Source : MNHN, Paris
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
ADANSONIA
TRAVAUX PUBLIÉS
AVEC LE CONCOURS
du Centre National de la Recherche Scientifique
SOUS LA DIRECTION DE
A. AUERËVILLE
et
Jean-F. LEROY
Membre de l’Institut
Professeur
Professeur Honoraire
au Muséum
au Muséum
Série 2
TOME 12
Fascicule 4
1972
LABORATOIRE DE PHANÉROGAMIE
16, rue de Buffon, Paris (5 e )
Source : MNHN, Paris
COMITÉ DE RÉDACTION
A. Aubréville : Membre de l’Institut.
Professeur Honoraire au Muséum national d’Histoire naturelle.
E. Boureau : Professeur à la Faculté des Sciences de Paris.
F. Demaret : Directeur du Jardin Botanique national de Belgique.
P. Jaeger : Professeur à la Faculté de Pharmacie de Strasbourg.
J. Leandri : Professeur au Muséum national d’Histoire naturelle.
J.-F. Leroy : Professeur au Muséum national d’Histoire naturelle.
R. Letouzey : Maître de Recherches au C.N.R.S.
J. Miège : Directeur des Conservatoire et Jardin Botaniques de Genève.
R. Portères : Professeur au Muséum national d’Histoire naturelle.
R. Schneli. : Professeur à la Faculté des Sciences de Paris.
M. L. Tardieu-Blot : Directeur de laboratoire à l’E.P.H.E.
J. Trochain : Professeur à la Faculté des Sciences de Toulouse.
M. Van Campo : Directeur de Recherches au C.N.R.S.
Rédacteur en chef : A. Le Thomas.
RECOMMANDATIONS AUX AUTEURS
Les manuscrits doivent être accompagnés de deux résumés, placés en tête d’article,
l’un en français, l’autre de préférence en anglais; l’auteur ne doit y être mentionné
qu’à la troisième personne. Le texte doit être dactylographié sur une seule face, avec
un double interligne et une marge suffisante, sans aucune indication typographique.
L’index bibliographique doit être rédigé sur le modèle adopté par la revue.
er. 2, 7 (4) : 541-465, tab. 1 (1967),
Pour tous les articles de taxonomie il est recommandé aux auteurs de préparer
leur index en indiquant les synonymes en italiques, les nouveautés en caractères
gras et les noms d’auteurs des différents taxons.
Le format des planches doit être de 16 x 11 cm après réduction. Les figures dans
le texte sont acceptés.
Les auteurs reçoivent gratuitement vingt-cinq tirés à part; le supplément qu’ils
doivent indiquer s’ils le désirent sera à leurs frais.
Toute coorrespondance ainsi que les abonnements et les manuscrits doivent être
adressés à :
ADANSONIA
16, rue Buffon. Paris V» — Tél. : 331-30-35
Prix de l’abonnement 1972 : France et Outre-Mer : 80 F
Étranger : 90 F
C.C.P. Paris 1.856.28 J.-F. Leroy
Source : MNHN, Paris
Adansonian, ser. 2, 12 (4) 1972.
SOMMAIRE
Boudet G. — Désertification de l’Afrique tropicale sèche .... 505
Stone C. et Guillaumet J.-L. — Un nouveau Pandanus (Panda-
nacées) sub-aquatique de Madagascar.525
Diarra Ngolo et Cusset G. — Sur les corrélations intralaminaires
du Cissus antarctica Vent.531
Sleumer H. — Révision du genre Calantica Tul. (Flacourtiacées) 539
Fouilloy R. — Trois arbres nouveaux d’Afrique tropicale (Laur.-
Myrist.-Sapind.).545
Cusset C. — Les Podostemaceae de Madagascar. 557
Descoings B. — Notes de phytoécologie équatoriale. Les steppes
loussékés du Plateau batéké (Congo).569
Markgraf F. — Espèces et combinaisons nouvelles d’Apocynacées
malgaches. IV.585
Villiers J.-F. — Ontogénie et signification morphologique des
éléments du trichome épinervaire et laminaire de Bégonia viti-
chotoma Hort.593
Lebrun J.-P. — Plantes nouvelles pour le Sénégal.603
Hideux M. et Marceau L. — Techniques d’étude du pollen au MEB :
méthode simple de coupes.609
Trouin M. — Nombres chromosomiques de quelques Graminées
du Soudan.619
Boiteau P., L. Allorge et Th. Sevenet — Révision des Ochrosia
de Nouvelle-Calédonie.625
Date de publication du fasc. 3, 1972 : 9 janvier 1973.
La publication d'un article dans Adansonia n'implique nullement que
cette revue approuve ou cautionne les opinions de l'auteur.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Adansonia, ser. 2 : 505-524, 12, (4) 1972.
DÉSERTIFICATION DE L’AFRIQUE TROPICALE SÈCHE
par G. Boudet
Résumé : En Afrique tropicale sèche recevant 200 à 450 mm de pluviosité annuelle,
le surpâturage de saison des pluies peut provoquer une dégradation irréversible de la
végétation pouvant aller jusqu’à la dénudation complète du sol. Le faciès de brousse
tigrée pourrait alors constituer une végétation de substitution sous l’effet conjugué de
l’érosion éolienne et du ruissellement en nappe. La désertification de l'Afrique tropicale
sèche ne résulte pas uniquement d’un dessèchement du climat bien que la méthode des
quintiles mette en évidence une succession de périodes sèches et humides correspondant
aux fluctuations de l’activité solaire.
Summary: In dry tropical Africa with 200 to 450 mm rainfall, overstocking during
rainy season induces serious damages to végétation, with possibility to hâve bare ground.
Brousse tigrée patterns are probably substitution végétation in conséquence of wind
érosion and sheet flow. Sériés of dry and wet spells in accord with sun activity fluctuation
are found with quintiles empirical method but it is not enough to explain désertification.
Au cours des études agrostologiques 1 effectuées au Mali, de part
et d’autre de la boucle du Niger, pendant les trois dernières années, de
graves indices de dégradation de la végétation ont été observés.
Témoignent-ils d’une désertification accélérée de l’Afrique tropicale
sèche? Peut-on en imputer la cause à l’homme et à ses troupeaux, ou à
une évolution climatique?
NOTION DE DÉSERTIFICATION
La désertification de l’Afrique est périodiquement présentée comme
une calamité imminente, Hubert, en 1920, dénonce un dessèchement
progressif de l’Afrique et Aubréville, en 1949, publie un gros ouvrage
sur le thème de la désertification. Plus récemment, en juin 1969, Putman
attire l'attention sur une « avancée régulière » du désert; en 1971, Depierre
et Gillet intitulent un article « Désertification de la zone sahélienne au
1. Les échantillons botaniques récoltés au cours de ces travaux, sont redéterminés
par J. P. Lebrun, botaniste à l’I.E.M.V.T., que nous remercions de sa franche colla¬
boration.
Source : MNHN, Paris
— 506 —
Tchad ». Enfin, au début de 1972, Hecq traite de la « désertification, résultat
de l’altération du système nomade ».
Que peut signifier le terme désertification? Représente-t-il pour tous
la définition du grand Larousse encyclopédique : « A l’échelle géologique,
transformation d’une région relativement humide en désert, due à une
aridité croissante du climat. A l’échelle historique, appauvrissement d’une
zone semi-aride par la destruction des sols et de la végétation sous l’influence
de l’homme (pâturages abusifs, cultures entraînant une érosion accélérée
du sol). »
En régions tropicales sèches de l’Afrique, l’élevage transhumant
provoque-t-il systématiquement la destruction des sols et de la végétation
conduisant à la désertification?
RÉACTIONS DU PATURAGE SAHÉLIEN
A LA DENT DE L’HERBIVORE DOMESTIQUE
Les pâturages sahéliens situés en Afrique tropicale sèche reçoivent
moins de 450 mm de pluie par an. Tout au Nord, en limite du désert, ils
reçoivent une pluviosité aléatoire, inférieure à 200 mm et ils ne donnent
lieu qu’à une exploitation par nomadisme, au gré de la répartition irrégu¬
lière des tornades.
Les pâturages recevant de 200 à 450 mm de pluviosité annuelle sont
traditionnellement exploités par transhumance. Les troupeaux progressent
vers le Nord, au début des pluies, en suivant le front de verdure et la for¬
mation des mares temporaires. Ils se replient vers le Sud, en début de
saison sèche, avec le tarissement des mares. La plupart se concentrent
progressivement près des points d’eau permanents : puits, grandes mares
et fleuves, alors qu’une minorité pénètre en zone soudanienne à forte
densité de cultures.
Un voyageur traversant le pays en pleine saison sèche est toujours
frappé par la disparition des pailles dans un large cercle autour des points
d’eau permanents, ainsi que par les traces d’intense piétinement et l’abon¬
dance des bouses aux environs des abreuvoirs. Pourtant cette « désertifi¬
cation » n’est qu'apparente et ne correspond qu’à une récolte du stock
de pailles si la pâture n’est intervenue qu’en saison sèche. (Après la récolte
de céréales en août, la Beauce n’a jamais été comparée à un désert.) Dès
les premières pluies, le paysage reverdit et le tapis herbacé se régénère
avec de très légères modifications, comme l’abondance de plantes nitro-
philes aux abords immédiats du point d’eau et la multiplication du cram-
cram, Cenchrus biflorus Roxb. sur les pâturages sablonneux. La produc¬
tivité du pâturage n’est pas réduite pour autant et souvent même elle
s’accroît. Lorsque les troupeaux consomment des gousses d’Acacias, le
rejet des graines non digérées facilite localement les germinations et des
fourrés peuvent apparaître dans les creux interdunaires, fréquentés en
saison sèche.
Par contre, le pâturage réagit très nettement au pacage de saison
Source : MNHN, Paris
507 —
Fig. 1. — Sur sol sablonneux, le surpâturage entraîne l’élimination des graminées puis la
création des microdunes.
Source : MNHN, Paris
— 508 —
des pluies, près des mares temporaires. Les animaux séjournent à proximité
immédiate des points d’eau et sur un rayon de 1 à 3 km, les espèces appétées
sont tondues à un rythme accéléré qui épuise leurs réserves jusqu’à l’anéan¬
tissement de leurs possibilités de grenaison, donc de régénération. Ces
plantes appétées climaciques sont alors progressivement remplacées par
des espèces à cycle végétatif de courte durée dont la dissémination est
facilitée par les animaux (diaspores zoochores) et ces plantes de substi¬
tution offrent une moindre résistance aux agents de l’érosion. L’évolution
des pâturages qui en résulte, variera avec les conditions édaphiques.
FACIÈS DE DÉGRADATION
AVEC SURPATURAGE DE SAISON DES PLUIES
Sur sols sablonneux
Sur sols sablonneux des formations dunaires, le surpâturage provoque
l’élimination progressive de la graminée annuelle : Aristida mutabilis
Trin. et Rupr.
En secteur sahélo-saharien, recevant moins de 400 mm de pluie, les
touffes de Panicum turgidum Forsk. sont arasées mais elles subsistent en
surélévation par suite du piégeage des éléments fins entraînés par le vent.
Entre les touffes s’installent les espèces de substitution à cycle court :
Boerhavia repens L., Tribulus terrestris L.
En secteur sahélo-soudanien recevant de 400 à 500 mm de pluie, le
terrain est rapidement recouvert par la Papilionacée à cycle court : Zornia
glochidiata Reichb. ex DC.
Cette espèce est très recherchée par les bovins et son implantation
constitue un enrichissement de la flore du pâturage. Il en résulte un afflux
plus important du bétail et le piétinement exagéré favorise l’action érosive
des vents en saison sèche, avec apparition de petites plages d’ablation sur¬
baissées à sol damé, où les espèces annuelles ne parviennent plus à germer
(fig. 1). Le tapis herbacé devient discontinu et localisé à de petites micro¬
dunes séparées par des espaces dénudés.
Sur sols colluviaux
Sur sols colluviaux à éléments fins des grandes dépressions et axes
d’écoulement non fonctionnels, les phénomènes de dégradation sont très
spectaculaires.
En secteur sahélo-saharien, le tapis herbacé peut être dense avec les
graminées annuelles : Panicum laetum Kunth, dans les parties basses.
Schoenefeldia gracilis Kunth, en bordure.
Ces espèces sont très appréciées du bétail et le piétinement exagéré
peut favoriser une mobilisation de la partie superficielle du sol provoquant
un glaçage asphyxiant, le « sealing », qui entraîne la dénudation du terrain,
les espèces annuelles ne parvenant plus à s’y implanter. Ce phénomène
Source : MNHN, Paris
— 509 —
Fig- 3- — Sur sol colluvial, dénudation du sol et mort des ligneux sous l'effet du colmatage
Fig. 4. —- Glacis dénudé avec affleurement des gravillons en haut de pente.
Source : MNHN, Paris
— 510 —
s’accompagne de la mort d’ Acacia ehrenbergiana Hayne qui constituait
des peuplements denses en bordure de dépression.
En secteur sahélo-soudanien, les grands glacis colluviaux portent
une steppe arbustive où le couvert ligneux atteint 50 p. 100, avec domi¬
nance de : Boscia senegalensis (Pers.) Lam. ex Poir., Grewia bicolor Juss.,
qu’accompagnent : Acacia laeta R. Br. ex Benth., Adansonia digilala L.,
Boscia angustifolia A. Rich., Commiphora africana (A. Rich.) Engl., Dalbergia
melanoxylon Guill. et Perr., Feretia apodanthera Del.
Le tapis herbacé est bien fourni et dominé par la graminée Schoenefeldia
gracilis Kunth et la Papilionacée Zornia glochidiata Reichb. ex DC. qu’ac¬
compagnent : Aristida adscensionis L., Diectomis fastigiata (Sw.) Kunth,
Diheteropogon hagerupii Hitch., Elionurus elegans Kunth.
De légers creux sont colonisés par des peuplements de Panicum laetum
Kunth et la graminée sciaphile, Pennisetum pedicellatum Trin., est abon¬
dante sous la couronne des arbustes.
Le sol de ces glacis est caractérisé par le profil suivant :
— 0 -10 cm : brun-jaune (E63) \ sablo-limoneux à sable fin, particulaire.
— 10-30 cm : brun vif (E56), argilo-sableux.
— 30-70 cm : brun (E72), argilo-limoneux avec un peu de pseudo-sable
ferruginisé.
— 70 à 100 cm et au-delà : jaune olive foncé (E76), argileux avec un
peu de pseudo-sable et quelques débris de quartz.
La fréquentation de ce pâturage en saison des pluies, provoque l’élimi¬
nation des graminées annuelles au profit de Zornia glochidiata qui disparaît
ensuite par plages qui vont en se réunissant. Sous l’effet du « sealing »,
les ligneux meurent à leur tour, laissant une vaste étendue dénudée, damée
et parsemée de bois mort (fig. 3).
DÉSERTIFICATION ET BROUSSE TIGRÉE
La brousse tigrée est une notion de photo-interprète et il faut attendre
1956, pour que ce terme soit généralisé par Clos-Arceduc qui appelle
ainsi l’aspect singulier de certaines photographies aériennes verticales où
la végétation dessine des bandes parallèles sombres sur fond clair. Il repère
cette formation de Nampala au Mali à Dosso au Niger, de part et d’autre
de la boucle du Niger, et surtout au voisinage du 15 e parallèle. Cette brousse
tigrée correspond sur le terrain à des séries répétées,
— d’étendues plates et nues sans végétation,
— d’étendues nues, parsemées de chicots de souches mortes avec
persistance de plages embuissonnées,
— d’étendues où les ligneux sont distribués en bandes.
La mise en place de ce paysage peut s’observer lorsque les phéno¬
mènes de dégradation sur sols limoneux interviennent, en secteur sahélo-
1. Nomenclature des couleurs du Code Expolaire de Cailleux A. et Taylor G.
Source : MNHN, Paris
— 511
soudamen, sur complexe géologique où affleurent en relief des couches de
roches résistantes, séparées par des roches tendres, déblayées par l’érosion
ancienne.
Des séries répétées de crêtes à affleurements de grès ferruginisés,
séparées par des dépressions colluviales ont pu être observées avec ou sans
dégradation. La végétation climacique est une steppe arbustive assez
fermée où le couvert ligneux peut dépasser 50 p. 100, avec individualisation
de faciès correspondant aux ondulations de terrain. Sur les plateaux, la
strate arbustive de la steppe est dominée par Pterocarpus lucens Lepr.
ex Guill. et Perr., qu’accompagnent : Acacia laeia R. Br. ex Benth., Acacia
senegal (L.) Willd., Boscia senegalensis (Pers.) Lam. ex Poir., Combretum
glulinosum Perr. ex DC., Commiphora africana (A. Rich.) Engl., Dichros-
lachys cinerea (L.) Wight et Am., Grewia flavescens Juss., Grewia tenax
(Forsk.) Fiori, Guiera senegalensis J. F. Gmel.
La strate herbacée y est lâche avec une répartition en taches : Blepharis
linariifolia Pers., Cenchrus biflorus Roxb., Elionurus elegans Kunth, Eragrostis
Iremula Hochst. ex Steud., Loudetia logoensis (Pilg.) Hubb., Microchloa
indica (L.f.) P. de B.. Monechma ciliaium (Jacq.) Milne-Redh., Schizachy-
rium exile (Hochst.) Pilger, Schoenefeldia gracilis Kunth, Tripogon minimus
(A. Rich.) Hochst. ex Steud., Zornia glochidiata Reichb. ex DC.
Sous cette formation, le sol est assez profond, avec un horizon gravil¬
lonnage situé vers 70 cm de profondeur. L’horizon supérieur épais de
10 cm est jaune-brun (D66), à structure particulaire, avec un pH de 4,6,
c’est un limon sableux à sable grossier. L’horizon sous-jacent est un limon
argilo-sableux brun-jaune (D63) à structure particulaire.
Une remontée du socle et des gravillons entraîne une modification
de la végétation et le substrat imperméable peut provoquer la formation
d’une petite mare temporaire. Celle-ci est entourée d'un fourré à : Acacia
ataxacantha DC., Combretum micranthum G. Don, Saba senegalensis
(A.DC.) Pichon, et d’un sous-bois à : Blepharis maderaspatensis (L.) Heyne
ex Roth, Pennisetum pedicellatum Trin., Triumfetta pentandra A. Rich.
Sur les pentes colluviales reliant les plateaux aux dépressions, se
retrouve la végétation des grands glacis colluviaux précédemment décrits
avec les espèces ligneuses : Acacia laeia, Boscia senegalensis, Grewia bicolor,
Grewia flavescens, et les espèces herbacées : Aristida adscensionis, Schoene¬
feldia gracilis, Zornia glochidiata.
Les dépressions sises entre les filons de roches dures sont colonisées
par une steppe arbustive à couvert ligneux dense, dont le recouvrement
dépasse 70 p. 100.
La strate ligneuse est dominée par : Piliostigma reticulatum (DC.)
Hochst., Pterocarpus lucens Lepr. ex Guill. et Perr., Ziziphus mauritiana
Lam., qu’accompagnent : Acacia laeta R. Br. ex Benth., Boscia salicifolia
Oliv., Combretum glulinosum Perr. ex DC., Guiera senegalensis J. F. Gmel.
La strate herbacée est dense et peut dépasser 1 m de hauteur avec
les principales graminées : Brachiaria ramosa (L.) Stapf, Diectomis fastigiata
(Sw.) Kunth, Digitaria nuda Schum., Diheteropogon hagerupii Hitch.,
Panicum laetum Kunth, Pennisetum pedicellatum Trin., Setaria pallide-fusca
(Schumach.) Stapf et Hubb.
Source : MNHN, Paris
— 512 —
Cette végétation climacique semble évoluer très rapidement sous
l’action du pacage de saison des pluies. Les troupeaux de transhumance
séjournent près des mares temporaires qui sont nombreuses dans la for¬
mation et le couvert végétal des glacis limoneux, est dégradé rapidement.
Les graminées annuelles broutées à rythme accéléré n'arrivent plus à fruc¬
tifier et sont progressivement remplacées par Zornia glochidiata , papilio-
nacée appétée, à cycle court, qui parvient à fructifier rapidement malgré
le broutage répété. Mais cette espèce se dessèche rapidement et ne présente
aucune entrave au vent pendant la saison sèche. Le sol piétiné, tassé en
profondeur et pulvérulent en surface subit un vannage éolien avec expor¬
tation des parties fines. Sur les glacis où la pente est faible et d’environ
3 p. 100 cette érosion éolienne est complétée par le ruissellement en nappe
des fortes tornades de début des pluies, qui lessive les parties hautes et
entraîne les éléments fins en bas de pente. Sur les parties hautes érodées
jusqu’au sol durci, l’eau de pluie ruisselle sans s’infiltrer et en bas de pente
les éléments fins constituent une couche imperméable à structure désagrégée
provoquant le « sealing » ou imperméabilité superficielle. Ce phénomène
d’imperméabilité superficielle du dépôt n’est dû qu’à la destruction de
la structure du sol car la texture du dépôt est semblable à celle de l’horizon
superficiel en place; dans la couche déposée, il y a léger appauvrissement
en sable au bénéfice de l’argile :
Composition en
p. 100
Horizon 0-10 cm
DÉPÔT
Matières organiques.
Sable grossier (0,2 à 2 mm). . .
Sable fin (0,05 à 0,2 mm). . . .
Sable très fin (0,02 à 0,05 mm).
Limon (0,002 à 0,02 mm). . . .
Argile (inférieur à 0,002 mm). .
0,21 0,74
65.1 58,1
4,3 6,0
7,2 4,7
6,0 9,5
17.2 21,0
Tout le glacis se trouve imperméabilisé et les graines d’espèces annuelles
n’y germent plus pendant que les espèces ligneuses meurent peu à peu.
Les termites se multiplient alors et consomment le bois mort tombé à
terre (fig. 4). Au bout de quelques années, le glacis est totalement dénudé
pendant que l’horizon gravillonnaire sous-jacent finit par affleurer en
haut de pente, en contre-bas d’un talus d’érosion régressive, surmonté
lui-même, d’une micro-dune constituée par l’apport éolien de saison sèche.
En opposition à cette dénudation du glacis, la dépression prend l’aspect
d'un fourré impénétrable avec les nombreuses germinations d’espèces
ligneuses qui profitent de l’excès d’eau collecté sur le glacis par le ruisselle¬
ment superficiel. En lisière du fourré, les dépôts colluviaux sont ensuite
peu à peu recolonisés par une végétation herbacée dominée par Andropogon
gayanus Kunth et le fourré pourra progresser sur le sol régénéré par la
rhizosphère graminéenne. Simultanément, le cordon éolien de haut de
Source : MNHN, Paris
— 513 —
Fig. 5. — Brousse tigrée avec l’intervalle dénudé présentant les gravillons en haut de pente
et le colmatage de bas de pente recolonisé par les graminées.
Fig. 6. — Aspect « brousse tigrée » sur photo aérienne verticale au 1/50 000.
Source : MNHN, Paris
— 514 —
pente favorise les germinations d’espèces ligneuses et un autre fourré s’y
installe. Par contre, il continue à subir l’érosion régressive et les individus
ligneux déchaussés meurent tour à tour. La Brousse Tigrée est alors en
place mais avec les mêmes espèces ligneuses que dans les faciès climaciques
et le lent déplacement des bandes est amorcé (fig. 5). L’orientation de
la pente des glacis détermine l’axe de travail de l’érosion en nappe, pendant
que l’érosion éolienne s’effectue dans le sens des vents dominants de saison
sèche. La disposition des bandes de fourrés sera la conséquence de la
combinaison de ces deux axes d’érosion qui pourront infléchir l’orientation
des fourrés et diversifier les aspects de la brousse tigrée en bandes parallèles,
bandes incurvées, en rosaces... (fig. 6).
Sur les grands glacis colluviaux, la dénudation sous l’effet du sealing
aboutit à de vastes plaines dénudées, fangeuses en saison des pluies et
damées en saison sèche. Mais le moindre obstacle, tel qu’un amas de bois
mort, va piéger les éléments fins entraînés par le vent et provoquer l’édifi¬
cation d’une petite dune ou « nebka », vite colonisée par des graminées
annuelles (fig. 7), si la pluviosité est suffisante (400 à 500 mm). Cette dune
de néo-formation va s’agrandir en forme de croissant, face au vent dominant
de saison sèche, mais la « discordance » entre sol d’apport et sol en place
restera visible très longtemps (fig. 8). Des espèces ligneuses des sols collu¬
viaux, s’associeront peu à peu aux graminées pionnières pour constituer
un élément de la future brousse tigrée sur glacis colluvial, qui sera le plus
souvent, nettement perpendiculaire au vent dominant de saison sèche.
D’après les observations que nous avons pu effectuer, la brousse
tigrée semble donc être un faciès de substitution de la végétation climacique
ne pouvant s’installer qu’après élimination totale ou par plages de cette
végétation et en profitant de conditions climatiques et édaphiques parti¬
culières. Elle aboutit à une contraction de la végétation climacique d’origine,
ce qui explique les diverses compositions floristiques des brousses tigrées.
L’influence d’un ruissellement en nappe sur une surface initiale sub¬
horizontale et imperméable a été relevée par la plupart des auteurs; Audry
et Rossetti en 1962, White en 1969 et 1970, remarquent que les arcs de
végétation et les bandes de fourrés sont habituellement perpendiculaires
au flot du ruissellement en nappe venant heurter des amas de matériaux
d’origine éolienne.
L’influence asphyxiante du sealing était déjà notée par A. Aubréville
en 1938 qui rapporte les observations effectuées en 1937 par une mission
forestière anglo-française dans la vallée de la Komadougou, au Niger,
où « le colmatage du sol pourrait être la cause du dépérissement de nombreux
arbres ».
L’influence des termites dont les termitières effondrées constituent
un parapluie asphyxique, a été considérée comme la cause principale de
la contraction de la steppe boisée par Clos-Arceduc en 1956. Au cours
de nos observations, sur les glacis colluviaux soumis au « sealing », l’action
des termites nous a semblé réduite à la consommation des arbres déjà morts
et tombés au sol. Cependant, leur contribution à la dénudation du sol est
évidente lorsqu’ils sont attirés en grand nombre sous les émondes d 'Acacia
seyal Del., dues aux chevriers (fig. 2).
Source : MNHN, Paris
— 515 —
Fig. 7. — « Nebka » piégée par un arbre mort et colonisée par les graminées.
Fig. 8. — Sous ces dunes de néo-formation, subsiste la « discordance » entre sol en place et
sol d’apport. (Photo Cortin A., pédologue, SOGETHA, Grenoble.)
Source : MNHN, Paris
— 516 —
L’influence du vent dominant de saison sèche ne semble pas avoir
déjà été évoquée dans le cas de la brousse tigrée. En 1959. A. Aubréville,
pense qu’il joue un rôle déterminant dans l’alignement des fourrés de la
plaine d’Accra, en orientant la pénétration des feux de brousse. En 1967,
L. Hurault accorde un rôle prédominant au vent de saison sèche pour
la remobilisation des sables mais la végétation doit être éliminée préalable¬
ment par surpâturage. Il suppose également un assèchement progressif
du climat, rejoignant ainsi Clos-Arceduc, alors qu’en 1971, Flohn et
Ketata ne trouvent pas de variations climatiques à long terme.
Le climat évolue-t-il ou non? Les relevés pluviométriques connus
peuvent-ils fournir une réponse à cette question?
VARIATIONS INTERANNUELLES DE LA PLUVIOSITÉ
Dès 1938, A. Aubréville « ne peut parler d’une diminution pro¬
gressive des précipitations atmosphériques dans laquelle on verrait un
assèchement du Sénégal. Le climat de l’Afrique occidentale est soumis à
des oscillations à périodicité de 20 à 50 ans à l’intérieur desquelles le climat
subirait d'autres variations de moindre durée ». En 1967, Cocheme et
Franquin étudient l’agroclimatologie de l’Afrique occidentale sèche et
présentent deux méthodes qui facilitent l’approche du problème : le coeffi¬
cient de variation et la méthode empirique des quintiles. Récemment
en 1972, Toupet a analysé avec ces méthodes les variations de précipi¬
tations en Mauritanie centrale. Il remarque que la décennie 1941-50 est
relativement sèche et encadrée par les décennies humides 31-40 et 51-60;
les années 1941-42 sont très déficitaires et les années 51-52 très excédentaires.
Les relevés pluviométriques de huit stations ont été dépouillés, Dakar
et Saint-Louis, au Sénégal, avec utilisation des données de 1855 à 1900.
publiées par A. Aubréville en 1938; Zinder, Niamey et Ouagadougou
à l’Est; enfin le gradient Nord-Sud, Tombouctou, Mopti, Sikasso, au Mali.
Le coefficient de variation, exprimé en p. 100, CV = 100 ecart tvn e
moyenne
a été calculé et il reflète les fluctuations de la pluviosité qui sont d’autant
plus fortes que la pluviosité est faible. 11 est voisin de 30 p. 100 pour une
pluviosité de 200 à 500 mm, alors qu’il descend au-dessous de 20 p. 100
pour une pluviosité supérieure à 800 mm (tabl. 1).
Par la méthode empirique des quintiles, l’ensemble des données de
chaque station, a été distribué en 5 classes d’égal effectif : très faibles
pluviosités, faibles pluviosités, moyennes pluviosités, fortes pluviosités,
très fortes pluviosités. Entre deux classes voisines, la moyenne entre la
pluviosité la plus forte de la classe inférieure et la pluviosité la plus faible
de la classe supérieure détermine la valeur du quintile entre les deux classes
et 4 quintiles sont ainsi obtenus par série de données. Les deux quintiles
délimitant la classe moyenne ont été considérés comme les valeurs limites,
d’une part, des années sèches, et d'autre part, des années humides. Sur
Source : MNHN, Paris
Tab. 1 : PLUVIOMÉTRIE (en mm)
Stations
Latitude
Longitude
PÉRIODE
Moyenne
Normale
Coefficient
V.LEÜ, DE
QUINT. LES
1941-70
1
2
3
»
Saint-Louis. . . .
16°02' N
16°28' W
1855-1971
384,2
337,0
36,8
274
329
390
490
14°44' N
17°30' W
1887-1971
550,7
539,1
32,1
410
467
590
700
13»48' N
9°00' E
1908-1971
492,5
513,3
27,5
395
465
530
600
Niamey.
13°29' N
2° 10' E
1905-1971
578,5
594,0
24,0
460
556
604
670
Ouagadougou. . .
12°21' N
1"31' E
1907-1971
837,8
860,2
18,7
690
824
880
950
Tombouctou. . . .
16°46' N
3°or w
1922-1971
211,2
212,2
29,4
153
200
220
258
Mopti.
14°32' N
4°05' W
1922-1971
545,6
552,8
22,8
440
501
558
665
Sikasso.
11°21' N
5°41' W
1920-1971
1 319,2
1 263,3
17,3
1 150
1 236
1 328
1 495
Nombre de Wolf
(act. solaire). . .
-
-
1749-1971
49,9
-
79,5
12,2
32,7
53,9
82,2
Source : MNHN, Paris
518 —
Tab. 2 : VARIATIONS INTERANNUELLES
Source : MNHN, Paris
519 —
Tab. 2 : VARIATIONS INTERANNUELLES (suite 1)
Ami ‘
Wolf
St-
Louis
Dakar
ZlNDER
Niamey
DOUGOU
Mopti
SlKASSO
1905
63,5
438
526
483
06
53,9
595
959
601
07
62,0
238
450
530
08
48,5
203
602
397
522
688
09
43,9
339
795
170
939
710
1910
18,6
725
341
433
966
11
5,7
261
449
290
575
12
3,6
675
426
215
449
603
13
1,4
150
313
229
339
411
14
9,6
275
397
390
356
661
15
47,4
325
894
402
281
772
16
57,1
488
341
619
494
656
17
103,9
524
700
375
986
18
80,6
664
9C3
627
605
917
19
63,6
605
376
346
695
641
1920
37,6
341
407
513
480
884
1212
21
26,1
315
334
604
695
996
22
14,2
332
437
489
634
988
152
500
1961
23
5,8
320
636
425
575
771
143
646
1231
24
16,7
305
528
230
684
862
285
1308
25
44,3
348
404
580
684
843
210
502
1489
26
63,9
478
501
422
407
603
167
358
1324
27
69,0
682
849
559
905
877
339
475
1759
28
77,8
318
427
659
568
1320
234
590
1872
29
64,9
406
629
554
816
980
702
1306
1930
35,7
663
709
518
791
985
108
523
31
21,2
164
401
566
525
834
257
1726
32
11,1
353
618
576
525
820
203
656
1501
33
5,7
450
627
563
451
906
290
1633
34
8,7
251
446
442
454
797
187
1387
35
36,0
522
867
525
543
1047
242
373
1668
36
79,7
362
468
677
751
900
313
662
1203
37
114,4
449
388
435
551
753
214
387
1311
38
109,6
450
595
463
555
853
155
435
1225
39
88,8
390
591
690
606
966
106
682
1332
une série d’observations, des périodes ont alors été délimitées pour les¬
quelles la moyenne des valeurs observées est faible ou forte. La période
concernée est alors considérée comme sèche ou humide (f ou F dans le
tabl. 3) bien qu’elle puisse présenter une année ou deux à pluviosité nette¬
ment différente. Puisque Welter pensait en 1930 que « les grandes pluvio¬
sités correspondent à des maximums de taches solaires et les sécheresses
relatives à des époques d’activité minimale », la même méthode des quin-
tiles a été appliquée aux nombres de Wolf, correspondant au nombre
Source : MNHN, Paris
— 520 —
Tab. 2 : VARIATIONS INTERANNUELLES (suite 2)
relatif de taches solaires, et communiqués par le Département solaire de
l’Observatoire de Paris-Meudon (DASOP).
Aux petites fluctuations des nombres de Wolf, correspondent presque
toujours des variations parallèles de la pluviosité, bien que ces variations
ne soient pas toujours simultanées. C’est ce qui peut expliquer qu’il n’a
pas été possible de trouver une corrélation mathématique significative
entre nombres de Wolf et pluviosités. L’orientation générale des fluctuations
est identique lorsque la période considérée est assez grande, et ceci pour
l’ensemble des stations examinées. La comparaison des fluctuations de la
pluviosité des diverses stations avec celles de l’activité solaire facilite le
choix des périodes à considérer et permet de déceler des phases sèches et
Source : MNHN, Paris
— 521 —
Tab. 3 : PÉRIODICITÉ DE LA PLUVIOSITÉ
humides. Pour de longues périodes, la méthode met en évidence de grandes
phases d’activité solaire :
2 °
1749-1794 (46 ans) — forte activité, m = 59,5.
1795-1834 (40 ans) — faible activité, m = 24,4.
1835-1874 (40 ans) — forte activité, m = 61,4.
1875-1924 (50 ans) — faible activité, m = 32,5.
1925-1971 (47 ans) — forte activité, m = 69,1.
Source : MNHN, Paris
— 522 —
Les relevés pluviométriques de Saint-Louis ne sont connus qu'à partir
de 1855, milieu de la 3 e phase, où ils correspondent à une période humide
qui se prolonge jusqu’en 1882. Pour les deux dernières phases, il est enfin
possible de comparer activité solaire et diverses pluviosités. Au cours de
la 4 e phase, de 1875 à 1924, de longues périodes de faibles pluviosités sont
séparées par de fortes pluviosités de faible durée, de sorte qu’à une faible
activité solaire correspond une dominance de faibles pluviosités. Par contre
depuis 1925, l’activité solaire est forte et les périodes de fortes pluviosités
sont longues, alors que les périodes de faibles pluviosités sont courtes.
Cette fluctuation dans les rythmes de pluviosité ne s’accompagne pas
nécessairement d’une diminution de la pluviosité pendant la période. Ainsi
pour Dakar, la moyenne des pluies est de 549 mm pour la période 1887-
1924 et de 548 mm pour la période 1925-1971. Si la moyenne reste stable
pour ces périodes longues, l’influence de la répétition de longues périodes
sèches, peut avoir une influence sur la végétation, et surtout sur la végé¬
tation ligneuse. Il semble également qu’il y ait une action certaine sur les
réserves des nappes souterraines, comme le notait Aubréville en 1938 :
la compagnie du chemin de fer de Dakar à Saint-Louis a noté dans ses
puits un abaissement général du niveau de l’eau de 3 m, entre 1883 et 1917,
avec réduction du débit. Le puits de Thiès ne débitait plus que 28,4 m 3
par 24 heures en 1903. Après approfondissement, le débit s’élevait à 150 m 3
en 1904 pour redescendre à 112 m 3 en 1914. L’arrivée de la période humide
a provoqué une nette amélioration de la situation. La hauteur d’eau du
puits de Thiès est remontée brusquement à 13 m en 1927 alors qu’elle
était de 4 m en 1923 et le débit est remonté à 150 m 3 en 1932.
Est-il raisonnable d’énoncer des prédictions pour l’avenir immédiat?
L’examen des nombres de Wolf révèle que les deux phases de faible acti-
tivé solaire ont été précédées par des soubresauts de grande activité.
l re phase : 1749-1794 :
1769-70 : 106,1; 100,8,
1778-79 : 154,4; 125,9,
1787-88 : 132,0; 130,9.
3 e phase : 1835-1874 :
1847-48 : 98,4; 124,7,
1870-71 : 139,0; 111,2.
5 e phase : 1925-1971, ... :
1937-38 : 114,4; 109,6,
1947-48 : 151,5; 136,2,
1957-58 : 189,9; 184,6,
1968-69 : 105,9; 105,6.
L’activité exceptionnelle des années 1957-58 marque-t-elle une apogée
de l’activité solaire et celle de 1968-69, un réveil timide?
Il faudrait alors prévoir une longue phase de faible activité se traduisant
par un étalement des périodes sèches. Il est d’ailleurs à noter que le réveil
de 1968-69 n’a eu qu’une faible incidence sur la pluviosité générale qui
s’amoindrit depuis 1960.
Source : MNHN, Paris
— 523 —
CONCLUSION
Bien qu’une période sèche sévisse sur toute la zone tropicale sèche
de l’Afrique occidentale depuis quelques années, il ne serait pas raisonnable
d’y voir la cause essentielle de la dégradation de la végétation, qui peut
être constatée actuellement. La dégradation observée en 1937 dans la Koma-
dougou, par la mission anglo-française, ainsi que celle qui fut signalée par
Clos-Arceduc en 1956, à la suite de ses prospections effectuées de 1950
à 1952, se sont d’ailleurs produites en pleine période humide. Cependant
la petite période sèche de 1941-43, comme la période actuelle, ont pu
accélérer le phénomène.
Si les agriculteurs apparaissent comme les artisans de la désertification
de l’Afrique par la hache et le feu, les éleveurs portent probablement une
forte responsabilité dans la désertification de l’Afrique sèche, là où les
cultures sont traditionnellement exclues. Si l’augmentation du cheptel est
nécessaire à la subsistance des éleveurs en accroissement constant, il est
évident que les formes traditionnelles d’élevage doivent évoluer de toute
urgence pour assurer la conservation de la productivité, voire la survivance
du domaine sahélien.
La lutte pour le maintien de « l’environnement » devrait être une
préoccupation majeure des pays concernés et recevoir l’aide indispensable
des organismes internationaux. L’évolution climatique entrevue dans cet
article devrait conduire à une grande prudence, d’autant plus que les plans
de développement des pays intéressés ont été élaborés sur les bases d’une
expérimentation conduite pendant les « bonnes années » de la période
humide 1925-1960.
Bibliographie
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Ann. Acad. Sci. colon., 9. Paris Soc. édit, géogr. marit. colon. (1938).
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I.E.M.V.T. Et. agrost. n“ 37, 309 p., 1 c. polychrome au 1/1 000 000 (1972).
Boudet, G., Cortin, A., Mâcher, H. — Esquisse pastorale et esquisse de transhumance
de la région du Gourma. Rép. du Mali, Ministère de la Production; DIWI, Gesell-
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Clos-Arceduc, M. — Étude sur photographies aériennes d’une formation végétale
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Sahara en Afrique occidentale. Rome F.A.O. (1967).
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Depierre, D. et Gillet, H. — Désertification de la zone sahélienne au Tchad (Bilan de
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Hurault, L. — Étude photo-aérienne de la tendance à la remobilisation des sables
éoliens sur la rive Nord du Lac Tchad (régions de Mao et Bol). Actes II e Symposium
Int. Photo-Interprétation Paris 1966 : IV. 1. : 71-80 (1967).
Putman, C. W. — Conférence sur le développement du bétail dans les zones sèches et
les savanes intermédiaires. Université de Zaria-Nigeria (1969).
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Toupet, Ch. — Les variations interannuelles des précipitations en Mauritanie Centrale.
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Welter, L. — La pluie à Dakar et l’activité solaire. Bull. Com. Et. Hist. Scient, de
l’A.O.F. : 264 (1930).
White, L. P. — Végétation arcs in Jordan. Journ. Ecol. 57 (2) : 461-464 (1969).
— Brousse tigrée patterns in Southern Niger. Journ. Ecol. 58 : 549-553 (1970).
Maître de Recherches O.R.S.T.O.M.
Institut d’Élevage et de Médecine Vétérinaire
des Pays Tropicaux
Maisons-Alfort.
Source : MNHN, Paris
Adansonia, ser. 2, 12 (4) : 525-530, 1972.
UN NOUVEAU PANDANUS (PANDANACÉES)
SUB-AQUATIQUE DE MADASGACAR
Benjamin C. Stone et J.-L. Guillaumet
Résumé : Pandanus peyrierasii Stone et Guillaumet est décrit d’après des échantil¬
lons collectés dans la région de Manantenina, sud-est de Madagascar, et placé dans
la section Lonchostigma. Les inflorescences mâles et femelles sont décrites. Le port,
l'habitat et les affinités sont exposés. La structure du fruit de cette nouvelle espèce sub¬
aquatique présente une étonnante similitude avec celle de son homologue écologique
malais P. helicopus.
Summary: Pandanus peyrierasii Stone et Guillaumet is described from specimens
collected near Manantenina, S.E. Madagascar. The species is assigned to Sect. Loncho¬
stigma. Both male and female inflorescences are described. A discussion of the habit,
habitat, relationships, and of the évident similarity of the fruit structure of this new
subaquatic species to that of the ecologically équivalent Malesian species P. helicopus
is included.
En juillet 1971, au cours d’une mission de reconnaissance de la
R.C.P. 225 du C.N.R.S. (Étude des écosystèmes montagnards de la région
malgache) dans les massifs montagneux du sud-est de Madagascar, l’atten¬
tion de l’un d’entre nous fut attirée par un Pandanus poussant en peuple¬
ments dans les cours d’eau côtiers. Bien qu’il fût entièrement stérile à cette
époque de l’année, nous pensions déjà qu’il était inédit.
En décembre de la même année nous pûmes revenir dans cette région
pour une assez longue mission sur les sommets anosyens; notre ami
A. Peyrieras, entomologiste et naturaliste aux remarquables qualités
d’observateur, connaissant l’intérêt de cette espèce récoltait des inflores¬
cences mâles, quelques jours avant que nous puissions trouver un matériel
complet dont l’étude confirmait la nouveauté.
Nous dédions avec le plus grand plaisir cette nouvelle espèce, d’un
genre déjà si riche à Madagascar, à A. Peyrieras.
Pandanus peyrierasii B. C. Stone et J.-L. Guillaumet, sp. nov. (fig. 1-2).
Arbor parva, foliis lineari-lanceolatis vel angustissime lanceolaio-ellipticis, c. 84 cm
longis et usque ad 5 cm latis in medio, in basi c. 3 cm lotis, apice angustato acuto non vel
Source : MNHN, Paris
— 526 —
Source : MNHN, Paris
— 527 —
minime acuminalo non-caudato ; marginibus serrato-dentatis, dentibus klydonimorphibus,
in basi c. 2-2,5 mm longis, et 1-4 mm sese separalis; apicem versus, diminutis, c. 1 mm
longis, omnibus valde antrorse curvatis appressibusque. Costa media infra, in basi, sparse
remoteque dentata, dentibus antrorsis c. 1,5 mm longis ; apicem versus, dentibus diminutis,
c. 1 mm longis vel minoribus, 1-6 mm sese separalis. Nervia longiludinalia prominulentia
c. 80-82. Basis folii amplificatus amplexicaulus marginibus infra parte munito, auguste
membranaceo-marginatus. Folia immersa angustiora nerviis longiludinalibus c. 32 vel
paucioribus. Inflorescentia terminalis, foeminae unicapitata, pedunculo 18 cm longo, 8 mm
lato, obscure trigonato, bracteato. Cephalium subglobosum vel ovoideum c. 7,5 x 6,8 cm,
plurimis drupis (c. I 500-2 000) compositum. Drupae auguste ellipticœ vel lineari-lanceo-
loidae, in medio parce expanso, omnibus unilocularibus, plerumque 29-32 mm longae, et
2- 3 (— 4) mm latae, stylo antrorse curvato-deflecto, in rostram subspiniforme c. 3 mm
longam producto, stigmate sublineari laterali c. 2 mm longi. Endocarpium ellipsoideum
medialiter position c. 5-5,5 mm longum tenuissimum. Mesocarpium superum medullosum :
inferum medulloso-fibrosum, fibris c. 12-16 plano-convexis. Inflorescentia mascula spicata
c. 15 cm longa c. I l-bracleata bracteis ovatis c. 10 x 4 cm vel minoribus acutis pallidis,
spicibus brevibus c. 5 I cm vel minoribus. Phalanges staminorum plerumque 3-5-staminatis
(rtunc 2-staminatis raro 6-7-staminatis ) stemonophoro ad 2-2,5 mm longo ftlamentis c.
3- 4 mm longis auguste bulbillosis ad apicem abrupte constrictis et tenuissime productis
antheris albis linearibus c. 2-2,2 mm longis minute apiculatis, apiculo c. 0,1 mm longo
conico. Stamina libéra (non phalangiatae) intermixta.
Type : Sud-Est de Madagascar, région de Manantenina, dans les cours d’eau;
feuilles émergées et immergées. Déc. 1971, fruits. J.-L. Guillaumet 4001 (holo-, KLN;
iso-, P, ORSTOM Tananarive).
Paratype : Inflorescence mâle, même localité. Déc. 1971, A. Peyrieras, s.n.
(KLN, P).
Pandanus peyrierasii est une remarquable espèce, montrant par la
forme des drupes et jusqu’à un certain point des stigmas, un cas d’évolution
convergente avec les « rassau » ou Pandanus aquatiques malais et tout
particulièrement P. helicopus Kurz. Les individus de ces deux espèces
poussent dans les cours d’eau en partie submergés, on peut les considérer
comme sub-aquatiques; dans les deux espèces les drupes sont petites,
extrêmement étroites avec un endocarpe très mince (inhabituel dans le
genre), la graine en position centrale, le style sub-spiniforme et le stigma
presque linéaire ou très étroitement ovoïde qui dans P. helicopus est plus
ou moins masqué par le style rejeté vers l’avant, alors que dans P. peyrierasii
il est latéral.
Si on excepte cette différence, il s’avère extrêmement difficile de placer
ces espèces dans deux sections différentes; mais, par contre, la structure
des phalanges d’étamines est profondément différente ainsi que celle des
feuilles, la dentation en particulier. L’organisation des phalanges d’étamines
de P. helicopus et de ses voisins, P. yvanii Solms, P. militaris Warb, etc.,
d’abord classés dans la section Rykia (Devr.) Kurz, justifie la création
d’une section distincte, Solmsia récemment décrite (Stone, 1969). De
façon similaire les espèces malgaches P. platyphyllus Martelli et P. rollotii
Martelli furent séparées de la section Rykia où elles avaient été mises par
Martelli (Martelli et Pichi-Sermolli, 1951) et la nouvelle sous-section
Lonchostigma fut créée pour elles (Stone, 1970-a). Cette sous-section mérite,
grâce aux connaissances récemment acquises, d’être élevée au rang de
section : Lonchostigma B. C. Stone (comb. nov.).
Source : MNHN, Paris
— 528 —
PI. 2. - Pandanus peyrierasii Stone et Guillaumet : vue partielle .d'une portion de l’épi
mâle sectionnée longitudinalement et montrant les phalanges 1-4 staminées.
Il est possible de placer P. peyrierasii dans cette nouvelle section.
Les stigmas des trois espèces sont identiques, mais notre nouvelle espèce
ne montre pas les lobes latéraux qui existent sur le stigma de P. platyphyllus
(voir la fig. 1-G in Stone, 1970 a). En outre le style émerge du sommet de
la drupe de telle façon qu’il est à peine possible de distinguer de « pileus ».
La ressemblance avec les drupes de P. princeps B. C. Stone et autres espèces
de la section Rykiella Pich. Serm. est plus étroite; mais P. princeps présente
le caractère très particulier d’avoir des inflorescences exactement axillaires.
Somme toute, la ressemblance la plus forte est avec P. rollolii et c’est
pourquoi nous plaçons P. peyrierasii dans la même section Lonchostigma.
Les fleurs mâles de P. rollolii (décrites par Pichi-Sermolli in Martelli
et Pichi-Sermolli, 1951) ont une structure très semblable, mais les étamines
sont disposées en phalanges de 4 à 7, alors que dans notre nouvelle espèce
les phalanges tri-staminées sont nombreuses; d’autre part, les anthères
sont plus courtes. Les drupes de P. rollolii montrent un « pileus » mieux
marqué avec un style nettement différencié. Les feuilles de P. rollolii sont
environ deux fois plus larges que dans P. peyrierasii , sensiblement de la
même longueur ou légèrement plus courtes, plus nettement rondes acumi-
nées à l’extrémité. Si les dents marginales sont quelque peu plus larges
et plus espacées les unes des autres, leurs caractéristiques générales sont
les mêmes; dans les deux espèces elles sont en « forme de vague » (type
klydonomorphe). Enfin les deux espèces diffèrent par la forme et la taille
de leurs fruits : globuleux ou ovoïde (7-8 cm sur 6-7 cm) dans P. peyrierasii ,
oblong (11-16 cm sur 6-9 cm) dans P. rollolii.
La nouvelle espèce peut s’intercaler ainsi dans la clé de la section
Lonchostigma (Stone, 1970 b) :
Source : MNHN, Paris
PI. 3. — Pandanus peyricrasii Stone et Guillaumet : en haut : au milieu et sur les bords (à
gauche) d'un petit fleuve côtier, entre Fort-Dauphin et Manantenina; en bas : Nord
de Manantenina.
Source : MNHN, Paris
— 530 —
— Drupes de 3 cm de long environ.
Fruit globuleux à ovoïde (7-8 cm sur 6-8 cm). . P. peyrierasii Stone et Guillaumet
Fruit oblong (11-16 cm sur 6-9 cm). P. rollolii Martelli
— Drupes de moins de 1,5 cm de long. P. platyphyllus Martelli
Les trois espèces de cette section, sont étroitement localisées à la
côte orientale et plus spécialement à la partie sub-littorale. A notre connais¬
sance, P. rollolii pénètre jusqu’en baie d’Antongil, P. platyphyllus ne dépasse
pas la hauteur de l’ÎIe Sainte-Marie et P. peyrierasii semble localisé à
l’extrême sud-est du nord de Fort-Dauphin au nord de Manantenina.
Ce sont des plantes liées aux endroits humides mais de façons diffé¬
rentes. P. platyphyllus, petit arbre peu divisé de 2 à 3 m de haut est inféodé
aux lieux marécageux, P. rollotii, souvent très divisé, perché sur de longues
échasses atteint 5 à 6 m et demande une eau plus courante, il fréquente
les bords des lagunes et petits cours d’eau, P. peyrierasii peu divisé et au
tronc à peine visible croit dans l’eau libre et possède des feuilles immergées;
les germinations et jeunes plantules se développent entièrement sous l’eau,
ensuite la plante est plus ou moins immergée, suivant les variations du
niveau de l’eau. Les trois espèces vivent en peuplements denses, presque
côte à côte ou au moins très proches les unes des autres dans le sud-est.
Bien que présentant le même modèle architectural, chaque article successif
terminé par une inflorescence et donnant naissance à deux ou trois articles
fils, elles sont toujours très facilement reconnaissables sur le terrain et ne
semblent pas présenter d’intermédiaires.
La section Lonchostigma, endémique de Madagascar, avec ses trois
espèces offre ainsi une remarquable homogénéité pour l’ensemble des
caractères morphologiques, écologiques et bio-géographiques.
Références
Martelli, U. et Pichi-Sermolli, R. — Les Pandanacées récoltées par Henri Perrier
de la Bathie à Madagascar. Mém. Inst. Sci. Madag., sér. B, 3 (1) : 1-174 (1951).
Stone, B. C. — Studies in Malesian Pandanaceae III. Notes on Pandanus Sect. Solmsia,
Sect nov. Fedn. Mus. J.N.S. 12 : 105-110 (1969).
— Observations on the genus Pandanus in Madagascar. Bot. J. Linn. Soc. 63 (2) : 97-132
(1970 a).
— New and critical species of Pandanus de Madagascar. Webbia 24 : 579-618 (1970 b).
B. C. Stone : School of Biological Sciences
University of Malaya — Kuala Lumpur.
J.-L. Guillaumet : Laboratoire de Biologie végétale
O.R.S.T.O.M. — Tananarive.
Source : MNHN, Paris
Adansonia, ser. 2, 12 (4) : 531-538, 1972.
SUR LES CORRÉLATIONS INTRALAMINAIRES
DU CISSUS ANTARCTICA Vent.
par Ngolo Diarra et Gérard Cusset
Résumé : Étude quantitative des corrélations existant entre les différents éléments
constitutifs du limbe (« domaties » incluses). Mise en évidence de phénomènes basipètes
cumulatifs d’inhibition.
Summary: Some quantitative data about corrélations between components of
the blade (including “ domatia ”). Basipetally-acting inhibitions are emphasized.
Ces dernières années, l’étude de l’architecture du limbe des Dicoty¬
lédones a amené à un véritable renouvellement du sujet. Il n’est plus possible,
actuellement, de conserver l’antique et superficielle distinction en feuilles
simples, lobées et composées, mais l’on doit reconnaître l’existence de
plusieur mécanismes agissant au cours de plusieurs cycles évolutifs successifs
et attribuer à la quasi-totalité des feuilles « simples » une structure méta-
mérique (Cusset 1964, 1969, 1970, ..., Guédès 1968, ...). Le moment
semble venu d’aborder l’examen quantitatif des rapports que contractent
entre eux les différents territoires constituants d’un limbe unique. Quels
phénomènes de dépendance réciproque les affectent-ils? Cet article, dans
l’exemple du Cissus antarctica Vent., est une première tentative de réponse.
MATÉRIEL ET MÉTHODES :
A partir d’un pied de Cissus antarctica de provenance horticole, nous
avons réalisé, par bouturage, un clone végétatif. Les divers exemplaires
ont, volontairement, été placés dans des conditions mésologiques variées,
allant d’une croissance sub-optimale en serre, sous éclairage physiologique
(tubes Gro-lux Wide Spectrum), jusqu’à la quasi inanition de la culture
sur eau en éclairement faible, ce qui nous a permis, pour des plantes à
génotype identique, de tester la plasticité phénologique de ce clone. Dans
l’exposé de nos résultats, nous ne ferons aucune distinction entre plantes
ayant crû en milieux dissemblables, tenant à mettre en évidence les seuls
phénomènes liés au génotype, quelle que soit l’amplitude phénotypique.
Source : MNHN, Paris
— 532 —
Nous pouvons, cependant, remarquer que nous nous plaçons là dans les
conditions les plus difficiles pour l’étude d’éventuelles corrélations, et
qui doivent, a priori, abaisser notablement les coefficients de corrélation.
La feuille du Cissus antarctica Vent., du point de vue morphologique,
est constituée de cinq territoires accolés : un médian, distal, deux latéraux
et deux basaux. Chacun de ces territoires (qui regroupe lui-même un certain
nombre de métamères, au sens de Cusset, 1970) peut être assimilé à un
article foliaire, semblable aux segments foliaires du Cissus sterculifolia
(F. Muell.) Planch., qui est étroitement apparenté à l’espèce que nous
étudions. La nervation est très simple, craspédodrome, et très apparente;
le territoire médian possède, autour de sa nervure médiane A l5 des nervures
secondaires A 2 , les territoires latéraux et basaux, des nervures secondaires
B 2 et C 2 du seul côté proximal de leur nervure médiane respective. B, et C v
Par ailleurs, une des caractéristiques du Cissus antarctica Vent, est
l’existence de « domaties » ou « glandes » (Drüsen de Suessenguth, 1953),
aux aisselles des nervures A 2 , B 2 et C 2 , à la page inférieure de la feuille.
Notons que dans quelques clones horticoles, couramment rencontrés chez
les fleuristes de la Région parisienne, ces « domaties » sont extrêmement
réduites et ne se voient qu’en coupes sériées, au microscope. Bien entendu,
nous avons évité de choisir pour point de départ un tel clone. Ces formations,
comme leurs homologues dans bien d’autres plantes, appartiennent à
l’architecture même de la feuille (Schnell et Cusset 1968, notamment)
et n’ont rien à voir avec des formations provoquées secondairement sous
une influence externe quelle qu’elle soit. Nous aurons donc à en tenir compte
en étudiant les corrélations entre les différents constituants laminaires.
Les mesures ont toutes été effectuées sur des feuilles ayant atteint
leur taille adulte, pour permettre des comparaisons directes; la dimension
des nervures a été prise en suivant fidèlement leurs courbures, au demeurant
peu marquées. Les « domaties » ont été dessinées à la chambre claire, et
les mesures effectuées directement sur les dessins, en unités arbitraires.
Du point de vue mathématique, nous avons utilisé la méthode classique
de calcul des coefficients de corrélation, à partir des écarts quadratiques.
Il s’en suit des calculs simples, mais fort volumineux, que nous ne pouvons
songer à reproduire ici. Leur exactitude a été garantie par l’emploi systé¬
matique d’une machine à calculer. Il convient de préciser que nous avons
toujours considéré assez de couples de mesures pour que la validité statis¬
tique de nos résultats ne fasse pas de doute, c’est-à-dire un nombre supérieur
à 40 (compris entre 82 et 63 selon les cas), sauf pour le coefficient concernant
les territoires basaux où nous ne disposions que de 27 couples de mesures,
en raison du nombre très faible de leurs nervures secondaires.
RÉSULTATS D'ORDRE STATISTIQUE :
Nous allons d’abord considérer la taille des nervures A 2 par rapport
à la distance qui sépare leur « insertion » sur la nervure médiane A, de
l’apex foliaire, qui est, évidemment, celui du territoire médian.
Source : MNHN, Paris
— 533 —
Nous constatons que sur le graphe représentatif (graphe 1) les « points »
(figurés par des croix) représentant les couples de valeurs se répartissent
suivant une ellipse fortement allongée, et qu’il semble exister une corré¬
lation positive forte entre ces données. Effectivement, le calcul statistique
nous fournit, dans ce cas, un coefficient de corrélation égal à 0,92 ce qui
est très significatif.
Si, maintenant, nous portons sur le même graphe 1 la longueur des
nervures B t en fonction de la distance de leur « insertion » sur Aj jusqu’à
l’apex de la feuille (couples de valeurs représentées par des points), les
faits se compliquent. En considérant seulement les mesures concernant les
nervures B l5 on voit qu’elles se groupent sensiblement selon une ellipse
assez arrondie, qui traduit une corrélation positive moins forte que dans
le cas précédent. Effectivement, le coefficient de corrélation calculé est
égal à 0,52 — ce qui est significatif pour l’effectif de population que nous
étudions. Si nous envisageons simultanément les nervures A» et B l5 la
courbe reliant les points figurant les couples extrêmes de valeurs observées
ne revêt que de très loin l’allure d’une ellipse unique. En effet, le coefficient
de corrélation global n’est que de 0,29 — ce qui n’est pas significatif, surtout
tenu compte de l’importance numérique de l’échantillon en cause. Les
nervures B, ne peuvent donc pas être rangées dans la même catégorie que
le nervures A 2 , bien qu’à première vue elles aient une position homologue.
Source : MNHN, Paris
— 534 —
Par ailleurs, retenons dès à présent que les grands axes des ellipses repré¬
sentatives ne sont pas de même pente.
Considérons, à présent, la taille des nervures B 2 par rapport à la dis¬
tance qui les sépare de l’apex de leur territoire (celui de la nervure B,).
On voit que sur le graphe 2 les points représentatifs des couples de valeurs
se répartissent étroitement autour d’une droite; statistiquement, leur coef¬
ficient de corrélation est égal à 0,92 c’est-à-dire hautement significatif.
Il existe donc une relation linéaire entre les valeurs étudiées. En effectuant
des mesures homologues pour les territoires basaux, ce qui revient à com¬
parer la taille des nervures C 2 avec la distance de leur « insertion » à l’apex
de C,, on constate graphiquement que les « points » représentatifs (figurés
par des croix sur le graphe 2) sont groupés selon une ellipse assez étroite,
ce qui est confirmé par un coefficient de corrélation de 0,67 — nettement
significatif.
On ne manquera pas de remarquer sur le graphe 2 que les droites
autour desquelles s’ordonnent les points correspondant aux territoires
latéraux et basaux n’ont pas la même pente. En se reportant au graphe 1,
où les croix expriment les mêmes données pour le territoire distal, il est
notoire que les pentes de ces droites deviennent de plus en plus fortes de
Source : MNHN, Paris
— 535 —
l’extrémité distale de la feuille jusque vers sa base. Il y a là un point impor¬
tant pour l’interprétation des phénomènes en cause et dont nous aurons
à reparler.
En ce qui concerne les « domaties », la valeur que nous avons choisi
de retenir est leur diamètre maximum. Il nous a paru que c’est la mesure
la moins délicate à obtenir, car il est souvent difficile de définir exactement
où commence la « domatie » et où s’achèvent les tissus nervuraires axillants.
Source : MNHN, Paris
— 536
Nous avons donc étudié les rapports entre le diamètre des « domaties »
et la longueur de la nervure secondaire qui les axille. C’est ainsi que les
« domaties » du territoire médian, de part et d’autre de la nervure A x ,
seront comparées à la taille des nervures A 2 , et les domaties des territoires
latéraux aux nervures B 2 . Le graphe 3 regroupe, figurées par des croix, les
couples de valeurs relatives au territoire distal, et représentées par des points
celles relatives aux territoires latéraux. Nous voyons, graphiquement, que
ces deux groupes de valeurs sont nettement distincts et correspondent à
deux ellipses semblablement orientées. Les coefficients de corrélation
calculés donnent respectivement des valeurs de 0,71 et de 0,75, hautement
significatives. Il est important de noter que les grands axes de ces ellipses
Source : MNHN, Paris
— 537 —
représentatives sont parallèles; ce n’est pas là le fait du hasard et ce résultat
ne sera pas négligeable lorsque nous interpréterons les données.
En dernier lieu, il nous a paru intéressant d’examiner les rapports
éventuels entre la plus basale des nervures A 2 et la plus basale des ner¬
vures B 2 , c’est-à-dire des nervures homologues dans l’interprétation de
la feuille comme formée de territoires différents que nous adoptons, et
d’ordre différent et non homologues dans l’interprétation classique de
l’architecture foliaire. Leurs tailles sont en relation linéaire étroite (coef¬
ficient de corrélation de 0,86), ce qui se remarque également sur le graphe 4.
INTERPRÉTATIONS :
Les résultats quantitatifs précédents nous ont servi de support pour
l’élaboration de quelques interprétations d’ordre morphologique.
Il est, tout d'abord, remarquable de constater que les diverses couples
de mesures étudiés sont corrélées positivement de façon très nette, à l’excep¬
tion de celles relatives aux rapports entre les nervures A 2 et Bj. Cela signifie
qu’il existe entre ces données des relations d’interaction linéaires, et donc
particulièrement simples. Par exemple, les nervures latérales du territoire
médian sont d’autant plus grandes qu’elles sont plus éloignées de l’apex
foliaire. Autrement dit, tout se passe comme si cet apex de la feuille exerçait
sur les nervures latérales de son territoire une inhibition directement propor¬
tionnelle à la distance qui le sépare de leurs bases. Cette influence inhibi¬
trice de l'apex foliaire avait déjà été mise en évidence (Cusset, 1964, Cusset
et Villiers, 1968) pour des Passifloracées et pour le Bégonia vitichotoma
Hort. Elle a été retrouvée, de façon expérimentale, sur le Paulownia tomen-
losa H. Bn. (Jeune, 1971) et une étude mathématique détaillée de la crois¬
sance du limbe de Nicotiana tabacum L. en est la preuve (Jérémie, inédit).
Quant aux nervures B t , même d’un simple point de vue quantitatif,
elles ne peuvent être assimilées aux nervures À 2 auxquelles elles ne corres¬
pondent d’ailleurs pas, dans notre interprétation de l’architecture foliaire
qui trouve là une bonne confirmation. A distance égale du sommet de
la feuille, elles sont beaucoup plus courtes que les véritables nervures
latérales A 2 . II nous semble que l’on doit considérer cet accroissement de
l’inhibition émanant de la région distale, non comme dû à une structure
particulière de ces nervures — nous n’en n’avons pas rencontrée —, mais
comme répondant à un renforcement de l’action du sommet de la feuille
par une action, en direction basipète, propre aux nervures A 2 elles-mêmes,
et probablement due à leurs apex.
Si maintenant nous examinons de quelle façon les apex respectifs des
territoires distal, latéraux et basaux inhibent leurs nervures latérales res¬
pectives, nous constatons que cette inhibition est de plus en plus forte
quand on se dirige vers la base de la feuille, ce qui se traduit, si l’on super¬
pose les graphes 1 et 2 par une pente de plus en plus accusée du grand axe
des ellipses cernant les couples de valeurs étudiés. Ce fait ne prend sa pleine
signification qu’en le rapprochant de ce qui précède. Nous voyons, en effet,
Source : MNHN, Paris
— 538 —
dans les deux cas, se superposer deux systèmes de corrélations. Il existe
dans chaque territoire des relations mutuelles de dépendance des éléments
latéraux envers les éléments distaux, mais aussi un système général de
corrélations, plus complexe qu’un simple gradient, reliant entre eux les
différents territoires. Des influences inhibitrices émanent de chaque terri¬
toire, semblant se cumuler de façon basipète pour inhiber, d’une façon
globale les territoires sous-jacents. Cette action se traduit, probablement,
de manière spectaculaire dans la très forte réduction de la moitié distale
des territoires inférieurs, la plus proche des ensembles supérieurs inhibiteurs.
Un autre point de ce travail réside en l’examen que nous avons fait
de la taille des « domaties » axillaires. Le graphe 3 nous a montré qu’elle
est étroitement corrélée à celle des nervures latérales qui leur correspondent.
Là encore, nous voyons une confirmation de ce que nous avions estimé,
pour le Bégonia vitichotoma Hort. par exemple, que ces « domaties »
sont des éléments constitutifs du limbe, non inclus dans la lame édifiée
par l’hyperfoliarisation. Par ailleurs on ne manquera pas de noter que la
taille de ces « domaties » semble moins affectée que celle des nervures
latérales qui leur correspondent par les inhibitions que nous avons décrites.
Peut-être leur position hors du plan même du limbe leur permet-elle d’y
échapper en partie.
Enfin, et dans le souci d’une étude microchirurgicale, il nous semble
intéressant d’avoir mis en évidence une étroite corrélation entre les tailles
de nervures homologues de territoires différents. Outre une confirmation
de ce que nous pensons de l'architecture foliaire, nous possédons là, du
point de vue statistique, de précieux témoins permettant de savoir, en cas
d’ablation du sommet de la feuille, quelle aurait été en l’absence d’expéri¬
mentation la taille des nervures latérales du territoire distal opéré.
Références bibliographiques
Cusset, G. — A propos des nectaires extra-floraux. Thèse 3° Cycle, 210 p., ronéo, Paris
(1964).
— Article « Feuille », in Encyclopaedia Universalis, Paris (1969).
— Remarques sur des feuilles de Dicotylédones, Boissiera 16 : 1-210 (1969 paru 1970).
Cusset, G. et Villiers, J. F. — Proliférations foliaires et architecture du limbe chez
un Bégonia. Mém. Soc. Bot. Fr. 7-16 (1969).
Guèdès, M. —• Contribution à la morphologie du phyllome. La Cellule 67 : 343-365
(1968 paru 1969).
Jeune, B. — Observations et expérimentation sur les feuilles juvéniles du Paulownia
lomeniosa H. Bn. Bull. Soc. Bot. Fr., sous presse (1972).
Schnell, R. et Cusset, G. — L’aspect morphologique des « acarodomaties » et la ques¬
tion des aisselles de nervures. Rev. Gén. Bot., 75 : 53-54 (1968).
Suessenguth, K. — Vitaceae in die natürlichen Pflanzenfamilien, ed. 2, 20 d : 174-398
(1953).
Source : MNHN, Paris
Adansonia, ser. 2, 12 (4) : 539-544, 1972.
RÉVISION DU GENRE CALANTICA Tul.
(FLACOURTIACÉES) 1
par H. Sleumer
Summary: A concise taxonomie révision of the genus Calant ica in Madagascar,
complementary to the one published by H. Perrier de la BÂthie in 1946, and including
the recently collected materials, which are preserved in the Muséum Nat. d’Hist. Natur.
at Paris, and in the Division of Botany, Centre Technique Forestier Tropical, at
Tananarive.
Résumé : Les collections de Calantica se sont énormément enrichies depuis l’étude
du genre par Perrier de la BÂthie en 1946. Une révision, abrégée du genre à partir
des échantillons récemment récoltés, déposés au Muséum Nat. d’Hist. Nat. à Paris, et
à la Division Botanique du Centre Technique Forestier Tropical à Tananarive, paraît de
ce fait justifiée 2 .
CALANTICA Tul.
Tul., Ann. Sc. Nat. 4, 8 : 74 (1857); Perrier, Mém. Mus. Nat. Hist. Nat. Paris,
n.s., 13, 3 : 284 (1940); in Humbert, Fl. Madag., Fam. 140 : 70-76 (1946).
Espèce-Lectotype : C. cerasifolia (Vent.) Tul.
CLÉ DES ESPÈCES
1. Étamines en nombre égal aux sépales (ou pétales). Feuilles ± coriaces,
± rougeâtres au-dessous, persistantes en général, avec de petits points
transparents très peu ou non visibles.
2. Feuilles oblongues-lancéolées, ou oblancéolées, 2-4, 2 x 0,6-2 cm,
entières ou à quelques dents obtuses; nervures secondaires très fines,
les dernières mailles du réseau étroites et allongées. Fleurs 4-5 mm
de diam.; ovaire velu. Est (Sud), Sud . 1. C. lucida
1. Ce travail a été exécuté avec une subvention du Centre de la Recherche Scienti¬
fique (C.N.R.S.) à Paris et de l’Organisation Néerlandaise pour le Développement de
la Recherche Scientifique (Z.W.O.) à La Haye.
2. J’exprime mes sincères remerciements à M mc F. Chauvet, qui a bien voulu
comparei le manuscrit aux matériaux correspondants de l’Herbier du Centre Technique
Forestier Tropicale à Tananarive.
Source : MNHN, Paris
— 540 —
2'. Feuilles vaiiables mais en général plus grandes, presque toujours
fortement dentées entre la base et le sommet; nervures secondaires
un peu saillantes au-dessus, les dernières mailles du réseau larges et
arrondies.
3. Fleurs de 5 mm de diam.; glandes et ovaire densément velus.
Est (Sud), Centre, Sambirano, Ouest. 2. C. cerasifolia
3'. Fleurs de 8-10 mm de diam.; glandes et ovaire glabres, Est 3. C. grandiflora
Y. Étamines 3 à 5 fois plus nombreuses que les sépales (ou pétales). Feuilles
membraneuses à chartacées, homochromes, caduques (en tant que connu),
avec de petits points transparents (= idioblastes du chlorenchyme palissa-
dique avec chacun un seul grand cristal) bien visibles.
4. Étamines 15 en deux séries, dont 10 au rang extérieur, et 5 au rang
intérieur.
5. Feuilles elliptiques à obovales, rarement elliptiques-oblongues,
5-10 x (1,5-) 3-6 cm, fortement dentées-crénelées de la base
au sommet. Cymes corymbiformes assez denses, avec (6-) 10-20
fleurs. Ouest. 4. C. biseriaia
5'. Feuilles elliptiques, elliptiques-oblongues, ou obovales-elliptiques
(2-) 2,5-4,5 x 1-2,5 cm, subentières. Cymes réduites à (1-) 2-3
(-4) fleurs. Sud-Ouest. 5. C. chauvetiae
4'. Étamines 25-35, disposées par groupes de 5-6, peu distinctement bi-
ou tri-sériées dans chaque groupe.
6. Feuilles oblongues ou oblancéolées, (1-) 1,2-2,7 x (0,3-) 0,6-
1,2 cm, entières ou peu crénelées. Sud-Ouest, Sud (limite orientale)
6. C. decaryana
6'. Feuilles oblongues, obovales-elliptiques ou elliptiques, (4-) 5-11
x 3-4,5 cm, régulièrement et brièvement crénelées-dentées. Est,
Centre (Est). 7. C. capuronii
I. Calantica lucida Sc. Elliot
J. Linn. Soc. 29 ; 20, pl. 5 (1891); Warb. in E.-P., Nat. Pflfam. ed. 1, 3, 6a : 37
(1893); Gilg, l.c. ed. 2, 21 : 429 (1925); Perr., Mém. Mus. Nat. Hist. Nat. Paris, n. s.,
13 : 284 (1940); in Humbert, Fl. Madag., Fam. 140 : 71 (1946).
Est (Sud) : env. de Fort-Dauphin, Scott Elliott 2834 (holo-, K ; iso-, P); Decary 4228.
— Sud : versant Sud et plateau sommital du massif granitique du Vohitsandriana,
au S de Ranopiso, SF 28577.
Habitat : Forêt.
2. Calantica cerasifolia (Vent.) Tul.
Ann. Sc. Nat. 4, 8 : 76 (1857); Baill., Hist. Pl. 4 : 320 et 321 (1873); Hoffm.,
Sert. Pl. Madag. 18 (1881); Baill., Bull. Soc. Linn. Paris 1 : 573 (1886); Warb. in E.-P.,
Nat. Pflfam., ed. 1, 3, 6a : 37, fig. 13, D-E (1893); Gilg, l.c. ed. 2, 21 : 429, fig. 191, D-E
(1925); Perr., Mém. Mus. Nat. Hist. Nat. Paris, n.s., 13 : 284 (1940); in Humbert,
Fl. Madag., Fam. 140 : 72, tab. 12, 5-10 (1946).
— BlackweUia cerasifolia Vent., Hort. Ceis. tab. 56 (1808); DC.,Prodr. 2 : 54 (1825).
Ouest : Port Bergé, Besisika, SF 5527 ; Soaiala, R.N. 8, RN 5643; Maevatanana,
Ambodiroka, Perrier 151 ; Antanandava, SF 4282; Ambalajana-Komby, SF 12667;
Tsarasaotra, Boina, Perrier 151 bis; Besalampy, SF6266; Maintirano, forêt de Manda-
nisafa, SF 12643 ; Antsalova, RN 11146 ; forêt de Tsimembo, SF 8247 ; Andafia, SF
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
— 542 —
26220; Miandrivazo, Beraboka, S F 6305, 11188, 17824; Mahabo, foiêt d’Ankaboka,
SF 12778.
Ouest (Nord) : bassin sup. de la Loky, Perrier 6714; Analamera, plateaux calcaires,
50-400 m, Humbert 19132, 19235 ; Forêt d’Andranomadiro, tebord Sud du plateau de
Sahafary, 300 m, SF 23070, Ankanaribe, route Maromiandra-Ambanja, SF 11095;
Ambanja, Beangona, RN 7903.
Sambirano : Nosy Bé, Bernardi 11911, Boivin 36 (cit. Perrier), Hildebrandt 3335,
Richard 289 (cit. Perrier); Zangoa, base N. du massif de Manongarivo, Perrier 4604;
Rive gauche du Sambirano, Perrier 3825; Bords du Ramena à Antahabe, Perrier 6700.
Est (Nord) : Diégo, Anjahankely, SF 8220; Montagne d’Ambre, SF 11281,11351.
Est : Baie d’Antongil, Maroa, Moquerys 153 (Z); Bassin de la Rantabe, entre
Antsambalahy et Beanana, 500 m, SF 9046 ; Ile Sainte-Marie, Boivin s.n. (Z); Fénérive,
Maintimambato, RN 7721; Ambatondrazaka, Ambavadiala, SF 15716; Tamatave,
Ambodiriana, RN 8035, 11657; forêt de Tampina, Ursch 46; Brickaville, SF 3223;
Mananjary, Marohandry, SF 13680; Andromba, SF 14402; Ambodisaina, SF 5615 ;
Nosy Varika, Ambatofotsy, SF 13714; Vohipeno, Ambinanindrano, SF 7064 ; Hakatra-
Vohipeno, S F 6441 ; S. de Farafangana, route de Manombo, SF 23607; Soanierana-
Ivongo, SF 2302.
Est (Sud) : Vangaindrano, Isahara, SF 2736; Ampasy, SF 5124; Fort Dauphin,
Cloisel 131; R.N. 11, Marosohihy, RN 3439; bord de la rivièie Ranohela, SF 25545.
Centre (Nord) : R.N. 4, RN 2845 ; Forêt de Besanatribe, bassin sup. du Sambirano,
1200 m, Humbert 18713 ; Ankaizina. Perrier 2357, 15114 ; Tsaratanana, Ambodimanga,
SF 19457.
Centre : Imerina, Tsinjoarivo, 1600-1650 m, Viguier et Humbert 1880 : Ifangovana,
Hildebrandt 3817; Fort Carnot, Ambalarano, SF 19711; Tolongoina, SF 5173, 7139,
9550; Ankeramambe, Ankirimbelo, SF9484; Escarpements rocheux de la Mandraka,
km 70 de la route de Tananarive-Moramanga, SF 18406.
Centre (Est) : Analamazaotra, Perrier 6721, 6723, 6726, Thouvenot 74 ; Anga-
vokely, 1500-1700 m, Bernardi 11601, SF 648 ; Lac Alaotra, Forêt au N. de la route de
Nickelville, Homolle 2130.
Localité non indiquée : Baron 3721, Bojer s.n.
Cult. : « Cultivé dans le Jardin Botanique de l’Isle de France, originaire de Mada¬
gascar», Commerson s.n. (BM, FI; G, type de Blackwellia cerasifolia ; P , P-Juss 14405).
Habitat : Forêts humides, ou plutôt sèches, sur les deux versants,
commun, 50-1700 m d’alt.
3. Calantica grandiflora Jaub. ex Tul.
Ann. Sc. Nat. 4, 8 : 75 (1857); Baill., Bull. Soc. Linn. Paris 1 : 573 (1886); Warb.
in E.-P., Nat, Pflfam. ed. 1, 3, 6a : 37 (1893); Gilg, l.c. ed. 2, 21 : 429 (1925); Perr.,
Mém. Mus. Nat. Hist. Nat. Paris, n.s., 13 : 285 (1940); in Humbert, FI. Madag., Fam. 140:
73, tab. 13, 3 et 4 (1946).
Est (Nord) : Sambava, Humbert et Capuron 24380; Ambodisatrana, SF 2771;
près de l’embouchure de la Bemarivo, SF 893 ; Antalaha, R.N. 2, RN 6621 ; Ambohi-
tralanana, RN 10079; Ampanavoana, RN 6950.
Est : Ile Sainte-Marie, Bernier 376 (P, syn- et lectotype), Boivin 1845 (P, syntype);
Fénérive, Tampolo, SF 12579, 15209, 15614, 17910; Tamatave, Loher a. 1911 (M);
Mahavelona, Louvel 55; Foulpointe, Thouars (P, syntype, cit. Tulasne, n.v.); Ambodi¬
riana, RN 6176; Brickaville, Cours 27606; Vatomandry, Perrier 14129; Nosy Varika,
SF 19528. Sans localité indiquée : Bojer s.n. (P, syntype, cit. Tulasne, n.v.), Chapelier s.n.
(P, syntype), Richard s.n. (P, cit. Perrier, n.v.).
Habitat : Forêt orientale, surtout littorale.
Source : MNHN, Paris
— 543 —
4. Calantica biseriata Perr.
Mém. Mus. Nat. Hist. Nat. Paris, n.s., 13 : 285 (1940); in Humbert, Fl. Madag.,
Fam. 140 : 74, tab. 13, 1 et 2.
Ouest (Nord) : Berges et galerie forestière le long de l’Andrafiamena, affl. du haut
Rodo, SF 24545.
Ouest : Soalala, Andranomavo, RN 3894 ; Ambongo, bords de la Kapiloza, Perrier
1799 (P, syn- et Iectotype); Kay près de Kimadio, sur le plateau d’Ankara (Boina),
Perrier 6730 (P, syntype); Maevatanana, Bekoratsaka, SF 19033. Morafenobe, Tsingy
du Bemaraha, 200-300 m, Leandri 548, 663 bis; Antsalova, RN 4674; Ambodiriana,
100-150 m, Leandri 2096, S F 6806.
5. Calantica chauvetiae Sleumer, sp. nov.
Frutex. Ranudi graciles, apicibus oppresse brevipilosi, deorsum cilo cinereo-corticati.
Folia ul videlur, decidua, elliplica vel elliptico-oblonga, inlerdum pro pane in eodem ramulo
subovaia vel subovalo-elliplica, apice laie atlenuata el obiusa, sed glandula terminali minuta
apiculala, basin versus in peliolum cuneala, lenuiler chartacea, in sicco livida usque virenlia,
opaca, juniora passim, malura sublus ad cosiam tantum pilis paucis indu ta ceterum glabra,
sublus hic inde domaliis brevipilosis instructa, margine subundulato vel integro hic inde
glandula impressa obsita, (2-)2,5-4,5 cm longa, 1-2,5 cm lata, nervis 2-3-paribus arcuatis
parum elevatis, reticulatione obscura; petioli graciles, pilosi, 3-5 mm longi.
Cymae axillares abbreviatae, sessiles vel graciliter usque ad 3 mm longe peduncu-
latae, ( l-)2-3(-4)-florae, omnino breviter oppresse pilosae; pedicelli graciles, in parte 1/3
inferiore articulati, sub anthesi 5-7 mm longi, sub fructu paullo accrescentes. Flores 6-7 meri.
Sepala lineari-lanceolata, sub-acuta, ex tus subdense, intus in superiore parte subappresse
pilosa, 4-5 mm longa, basi vix 1 mm lata. Petala sepalis simillima, sed paullo angustiora.
Glandulae crassae, pilis erectis hirsutulae. Stamina biseriata, oppositipetala, sérié exteriore
bina inter glandulas inserta, sérié interiore singula ovario proxima; filamenta glabra,
3-4 mm longa ; antherae elliplicae, dorsifixae, 0,7 mm longae. Ovarium ovoideum, glabrum,
stylis 3 reflexis c. 1,5 mm longis. Capsula aperta c. 6 mm longa, semina haud visa.
Type : Sud (Ouest) : Gorges du Fiherenana, en aval d’Anjamala, fl. 20-1-1962,
R. Capuron et F. Chauvet S F 20854 (holo-, P; iso-, L).
Habitat : Bush plus ou moins dégradé.
6. Calantica decaryana Perr.
Mém. Mus. Nat. Hist. Nat. Paris, n.s., 13 : 285; in Humbert, Fl. Madag., Fam. 140 :
76, tab. 13, 5 et 6 (1946).
Sud : Antanimora, Bosser 13912; base du massif de l’Angave, S F 22466 ; à l’Est
d’Ambovombe, Decary 3825 (P, type).
Sud (Ouest) : Ravin dans la descente du plateau calcaire, entre la Table (Tuléar)
et Ambohimahavelona, SF 20842.
Sud (limite orientale) : Bord d’un ruisseau à Imonty, bassin de la Mananara,
affl. du Mandrare, SF 22415.
Habitat : Bush dégradé, buissons à xérophytes.
7. Calantica capuronii Sleumer, sp. nov.
Frutex grandis. Ramuli novelli sat graciles, subdense breviter oppresse pilosi lenti-
cellisque linearibus pallidioribus 1-2 mm longis obsiti, vetustiores tenuibus griseo-corticati.
Source : MNHN, Paris
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Folia probabiliter decidua, oblonga vel obovalo-oblonga vel elliptica, apice sat abrupte
breviter ( 0,5-1 cm longe ) obtuse acuminata, basi cuneata vel obtusa, rarius subrotundata,
no ve lia (florendi tempore) papyracea, matura (fructificationem versus) firme chartacea
vel subcoriacea, supra laxissime, subtus ad costam nervosque subdense, per faciem sparse
oppresse pi bsa, leviter crenata vel undidata, vel subintegra, ( 4-)5-ll cm longa, 3-4,5 cm
lata, nervis 6-7-paribus arcuato-ascendentibus supra vix, subtus parum elevatis, in angulo
cum Costa hic inde domatiigeris, reticulatione densa utrinque prominula ; petioli subgraciles
pilosi, 4-8 mm longi.
Cymae ex axillis pro parte iam defoliatis ortae, singulae, ubique dense breviter oppresse
cinereo-pubescentes, (2-)3-5-florae, ( l-)l,5-2 cm longe graciliter pedunculatae ; pedicelli
in superiore 1 /3 articulati, graciles, 1{-1,5) cm longi. Flores 6-7-meri. Sepala ovato-acumi-
nata, 4-5 mm longa, basi l,5(-2 ) mm lata. Petala sepalis similia sed paullo angustiora
dorsoque densissime cinereo-tomentella. Stamina 2-3-seriata, i.e. 5-6 in quoque fasciculo
inter glandulas obvia ; filamenta glabra c. 4 mm longa ; antherae ellipticae, vix I mm longae.
Glandulae rotundae, apice hirsululae. Ovarium dense pilosum, stylis 3 ± reflexis c. 1,5 mm
longis. Capsula (SF 6551) ovoidea, hirsutula, 6-7 mm longa; semina haud visa.
Type : Fort Carnot, Anamalarina, fl. 15-10-1955, SF 15285 (holo-, P; iso-, L).
Est : Mananjary, Mont Vatovavy, à l’Ouest d’Antsenavole, defl. 1-2-1964, R. Capu-
ron SF 23231; Manakara, fr. 17-11-1952, SF 6551.
Habitat : Forêt.
A EXCLURE
Calantica jalberlii (Tul.) Bail!., Hist. PI. 4 : 277 (1872); Bull. Soc.
Linn. Paris 1 : 573 (1886) Bivinia jalbertii Tul.
Rijksherbarium,
Leiden-Hollande.
Source : MNHN, Paris
Adansonia, ser. 2. 12 (4) : 545-555, 1972.
TROIS ARBRES NOUVEAUX D’AFRIQUE TROPICALE
(LAUR. — MYRIST. — SAPIND.)
par R. Fouilloy
Résumé : En examinant les plantes des pays voisins du Cameroun et du Gabon
pour la publication des flores gabonaise et camerounaise, trois espèces (nouvelles n’appar¬
tenant pas à ces flores ont été découvertes; c’est le sujet de cette note décrivant une Lau-
racée : Beilschmiedia descoingsii; une Myristicacée : Calocaryon sphaerocarpum et une
Sapindacée : Crossonepltelis adami.
Beilschmiedia descoingsii Fouilloy, sp. nov.
Ramutis novellis minutissime flavo-pilosis, mox glabris, adultis cortice ulropurpureis
4-6 mm lotis ; foliorum petiolo brevi 8-10 mm, nigro rimoso supra canaliculato ; lamina
subcoriacea, supra oiivacea, subtus fusco-opaca, basi auriculata, apice breviter acuminato,
18-22 cm ionga, 7,5-8,5 cm lata; nervis lateralibus utrinque cire .j 8-9; panicula folium
aequante vel pimllo saperonte, ± 20 cm Ionga, minutissime aureo-pilosa, pedonculo sub-
glabro 3-5 cm longo, ramutis oppositis multifloris, bracteis ovatis sublus dense aureo-pilosis,
supra rubro-glabris, mox deciduis ; pedicellis flore duplo longioribus ; receptaculo hemisphae
rico intus glabro, tepalis acutis ex tus brevissime pilosis 0,02-0,03 mm, intus glabris ; stami-
nibus bi-seriatis 6 exterioribus 0,5 mm longis typo « acrothecon »; staminibus seriatis internis
filamento piloso, theca minutissima, glandula subglobosa ; staminodiis lanceolatis utrinque
pilosis; ovario subgloboso stylum exsertum attenuatum aequante. Frutex; alabastrum
I mm; flores luteoli 1,5 mm lati.
Type : B. Descoings 8108, f. fl. 16-7-1961, Congo-Brazzaville (holo-, P).
Les nombreuses espèces de ce genre de Lauracées ont été groupées
en sections d’après la conformation des étamines par Robyns et Wilczek.
La plante étudiée ici se range dans la section Acrothecon caractérisée par
les filets des étamines des 1 er et 2 e cycles : ces filets sont plus larges que
les anthères, ils présentent une forme losangique et vers l’intérieur, à
mi-hauteur, un bourrelet transversal velu forme comme un menton pro¬
éminent; les anthères sont apicales subextrorses. De plus, le 3 e cycle est
généralement stérile avec glandes fixées au filet et les tépales sont glabres
à l’intérieur. Parmi la douzaine d'espèces décrites pour cette section, une
se distingue facilement de toutes les autres par ses feuilles à base auriculée,
c’est B. auriculata Rob. et Wilc., B. descoingsii présentant la même parti¬
cularité- voici comme elles se différencient l’une de l’autre ;
Source : MNHN, Paris
— 546 —
Source : MNHN, Paris
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B. aurieulata
B. dtscoingsii
Grandeur des limbes.
17-50 x 6-20 cm
18-22 x 7,5-8,5 cm
Couleur des limbes.
Concolore, brun oli¬
vâtre
Discolore,
olivâtre dessus,
brun dessous
Nervures secondaires.
9-13 paires
8-9 paires
Largeur et couleur des fleurs.
3 mm, roses
1,5 mm, jaunâtres
Intérieur du réceptacle.
velu
Glabre, sauf en haut
Étamine 3 e cycle.
Stérile
Fertile
Couleur de la pilosité.
Grisâtre
Dorée
D’après les deux parts d’herbier confiées au Muséum de Paris on
peut préciser qu’il s’agit d’un arbuste dont les rameaux d’un diamètre de
5 mm sont brun-noirâtre et portent sur le dernier entrenœud, soit 1-2 cm,
une pubérulence jaune, rare et courte. Les feuilles supérieures sont sub¬
opposées, glabres, discolores sur le sec et sur la plante fraîche, subcoriaces,
pétiole noir de 8-10 mm; les oreillettes du limbe égalent le pétiole. Les
inflorescences axillaires ou subterminales mesurent ± 20 cm de long
dont 3-5 pour le pédoncule; la pubérulence dorée, rare à la base, est de
plus en plus fournie sur les axes vers l’extrémité et aux fourches; les ramifi¬
cations des deux premiers étages sont opposées et bractéolées; ces bractées
de ± 8 mm sont velues extérieurement, glabres et rouges à l’intérieur,
sauf au sommet, velu sur deux faces. Les fleurs de 1,5 mm de large sont
portées par un pédicelle de 1-5 mm à pubérulence courte 0,02-0,03 mm
et pointue; les poils du calice, aussi courts, sont arrondis au sommet;
l’intérieur glabre des tépales montre de petites bosses causées par les poches
sécrétrices du parenchyme. Le réceptacle subhémisphérique ou en cône
évasé à 90° est glabre à l’intérieur avec un anneau de poils en haut sous
l’insertion des pièces staminales. Les deux premiers cycles de ces dernières
sont semblables, couverts de poils frisés, plus longs sur les côtés et le « men¬
ton » ; le 3 e cycle montre de petites loges polliniques extrorses et le staminode
du 4 e cycle est ± aplati et velu sur les deux faces. Le pistil glabre mesure
1,2 mm avec un ovaire sphérique, un style tronc-conique et un stigmate
exsert.
Cette récolte de B. Descoings a été prélevée sur un arbuste de galerie
forestière à 46 km d’Edou, sur la route de Boundji, dans le Bassin de l’AJima-
Likouala, au Congo-Brazzaville. Jusqu’à plus ample informé, elle est
unique.
Pour comparaison, B. aurieulata Rob. et Wilc. est un petit arbre
de 4-7 m des sous-bois dans le Secteur Forestier Central du Zaïre récolté
à Yamgambi (type : Louis 14234, BR.).
Bibliographie : DC., Prodrome 15, 1: 130 (1868) \Tylostemon in Engler et Krause,
Jahrb. 26 : 387 (1899); Stapf, Journ. Linn. Soc. 37 : 111 (1905); Stapf in Thiselton-
Source : MNHN, Paris
— 548 —
Dyer, F.T.A. 6, 1 : 177 (1909); A. Chevalier, Soudania 1 (1911); Pellegrin, Bull.
Mus. Paris 34 : 228 (1928); Robyns, Rev. Zool. Bot. Afr. 19 : 101 (1930); A. Chevalier,
Fl. vivant. A.O.F. : 41 (1938); Robyns et Wilczek, Bull. Jard. Bot. Etat Brux. 19 : 437
(1949); Kostermans, 1 c. 22 : 137 (1952); Fouilloy et N. Halle, Adansonia, ser. 2, 3 :
243 (1963); R. Fouilloy, Flore du Gabon 10 (1965); Kostermans, Monographia Laura-
cearum, Bogor (1964).
Cœlocaryon sphaerocarpum Fouilloy, sp. nov.
Arbor 25-30 m alla, 70-100 cm lata; cortice fusco-nitido, ligna subrubro, molli; succo
rubescenti.
Ramuli juvenes pilosi mox glabri, 4-5 mm lali ; gemmulis falciformibus aculis ;
peliolis 15-18 mm longis, 3-4 mm latis, canaliculaiis, flexuosis; foliis oblanceolalis sub-
panduriformibus, apice acuminato, basi cuneata, 10-25 cm longis, 5-10 cm latis, ulrinque
glabris (raris pilis luieolis sparsis ) ; venis ulrinque cire. 7-10 sublus acuie prominentibus,
supra impressis; margine revoluia.
lnflorescentiae $ axillares 6-10 cm longae, simplices 3-8 umbellas gerenies ;
floribus cire. ± 25 in disco 4 mm lato pedicellis 1 mm ; calyce trilobato valvalo 1 mm longo,
inlus glabro ex rus pileo-naviculari ; antheris tribus ovalis ; floribus S ignolis. Fructus baccalus
subglobosus 50-55 mm al lus, 40-50 mm la rus, lut eus, apice depressus, duo bus valvis carnosis;
semen 30 X 15 mm, arillo profonde lacinialo usque ad apicem ob tectum ; albumen rumi-
natum, cavernula centrali.
Type : J. C. Adam 3401, f. fr. mai, Macenta, Guinée (holo-, P);3255, f. fl. S janv.,
eod. loc. (para-, P).
Sont rapportés à cette espèce nouvelle : A. Aubréville 397, f. fr., avril à juin. Banco,
Côte d’ivoire; 1718, f. fl. <J nov. (P); Cooper 433, f. fr. et photographie, Dukwia R.,
Libéria (K.).
Le genre Cœlocaryon est caractérisé par son albumen ruminé creusé
d'une cavité centrale parfois ± oblitérée; un arille lacinié enveloppe la
graine enfermée dans un péricarpe charnu déhiscent en 2 valves; les inflo¬
rescences sont des ombelles minuscules : un plateau de ± 5 mm de dia¬
mètre porte quelques dizaines de fleurs pédicellées. Un involucre mono-
phylle enveloppe les fleurs; mais il se détache circulairement à la base très
tôt et on ne l’observe que rarement en herbier. Les fleurs dioïques ont
3 sépales valvaires, les mâles renfermant des anthères soudées en couronne
à l’extrémité de la colonne des filets, les femelles montrant un ovaire avec
2 stigmates sessiles; des poils naviculaires et des poils multicellulaires
sériés sont fréquents sur les calices, les pédicelles et les pédoncules. Les
feuilles assez coriaces ont les nervures en creux sur la face supérieure;
sur la face inférieure, les nervures secondaires sont saillantes avec arête
aiguë, la nervure médiane présentant des cannelures aiguës formées par
la réunion des nervures secondaires. La marge est enroulée dessous.
C. sphaerocarpum est un arbre de 25-30 m de hauteur, 70-100 cm
de diamètre, sans empattement. L’écorce est lisse, brunâtre, le bois tendre
et rougeâtre clair. En coupant l’arbre un liquide rougissant immédiatement
à l’air colore la section en rouge orangé vif. Les rameaux très jeunes sont
couverts de poils roux apprimés, bientôt glabres. Les feuilles oblongues,
Source : MNHN, Paris
— 549 —
Source : MNHN, Paris
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parfois (individus mâles) subpanduriformes, de 10-25 X 5-10 cm, sont
aiguës au sommet avec 7-10 paires de nervures latérales, des nervures
tertiaires peu visibles et un pétiole canaliculé, flexueux, de 15-18 X 3-4 mm.
Les inflorescences mâles sont disposées en racèmes non ramifiés de
6-10 cm portant 3-8 petites ombelles sur des pédoncules de 4-8 mm; chaque
ombelle, après la chute de Pinvolucre, comporte un disque plat de 4 mm
de diamètre sur lequel sont dressées ± 25 fleurs pubescentes à poils navi-
culaires apprimés; colonne staminale à 3 anthères, 2 loculaires. L’inflo¬
rescence femelle est inconnue, sinon par ce que laisse prévoir l’infrutescence:
ombelle simple isolée.
Le fruit pendant, bacciforme, subglobuleux, à sommet déprimé, de
50-55 mm de haut et 40-50 mm de large, légèrement bilobé, est jaune à
maturité et s’ouvre en 2 valves pour libérer une graine souvent pointue
et enlacée jusqu’au sommet par les lanières de l’arille rouge. L’albumen
ruminé à la surface est creusé d’une cavité centrale.
II est sans doute imprudent de vouloir cerner une « nouvelle » espèce
de Cœlocaryon quand on considère le sort de nombreuses « espèces » de
ce genre de Myristicacées : C. klainei Pierre, C. cuneatum Warb., C. multi-
florum Warb., devenues synonymes de C. preussii Warb.; C. staneri Ghes-
quière devenu synonyme de C. botryoides Vermoesen. Cependant les
dessins d’après matériel frais de J. G. Adam en Guinée et de A. Aubréville
en Côte d’ivoire permettent de penser que l’on est en présence d’un Cœlo¬
caryon différent de C. oxycarpum par son fruit, de C. preussii par son
inflorescence mais assez proche de C. botryoides. Dans la Flore de la Côte
d’ivoire, le fruit sphérique d’un arbre nommé localement « viéda » est
rapporté au C. oxycarpum, l’auteur estimant qu’à complète maturité le
fruit de cette espèce peut ainsi s’arrondir et que la pointe qui justifiait son
nom disparaît. Mais J. G. Adam a dessiné des fruits mûrs paraissant bien
appartenir à C. oxycarpum et restés petits et aigus tandis que d’autres
arbres produisent les gros fruits sphériques du « viéda ». Il est donc possible
d’établir une clé des Cœlocaryon d’après les récoltes conservées au Muséum
de Paris, les descriptions et les figures des auteurs tout en remarquant
que les feuilles ne donnent guère de caractères décisifs. Ghesquière note
pour les échantillons de Staner : limbe arbre 3 rarement panduriforme,
arbre 9 limbe souvent panduriforme; les plantes de J. G. Adam et A. Aubré¬
ville montrent l’inverse : limbe 3 panduriforme, limbe 9 non.
CLÉ DES CŒLOCARYON
1. Inflorescences mâles et femelles deux fois ramifiées; fruit ellipsoïde allongé
25-40 x 15-30 mm; graine obtuse 25-28 x 12-13 mm; limbe lancéolé :
largeur maximale située à mi-longueur ou au tiers supérieur; 7-10 paires
nervures secondaires. C. preussii Warburg
(Zaïre, Gabon, Cameroun, Rép. Centre Afr., Nigéria.)
1'. Inflorescences mâles en grappes simples d’ombelles, les femelles en ombelle
simple ou 2 ombelles superposées; limbe souvent subpanduriforme : lar¬
geur maximale au tiers supérieur avec léger rétrécissement au tiers inférieur.
Source : MNHN, Paris
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2. Ombelles 9 simples, isolées; 8-12 paires de nervures secondaires;
fruit ellipsoïde allongé, moyen 35-40 x 2C-30 mm; graines 25-30
X 12-18 mm obtuses; des racines échasses; arbre des marécages..
C. botryoides Vermoesen
(Zaïre, Rép. Centre Afr., Cameroun.)
2'. Ombelles 2 simples ou 2 superposées; 7-10 paires de nervures secon¬
daires; fruit petit <30 mm ou très gros > 40 mm.
3. Fruit petit 25-30 x 10-12 mm à base amincie et sommet en pointe;
graine obtuse de 15 x 8 mm. C. oxycarpum Stapf
(Côte d’ivoire, Guinée, Sénégal.)
3'. Fruit gros, subsphérique : 50-55 mm de haut, 40-50 mm de large,
sommet déprimé; graine 30 x 15 mm à pointe aiguë ou non;
terrains exondés, pas de racines échasses.... C. sphaerocarpum Fouilloy
(Côte d’ivoire, Guinée, Libéria.)
Bibliographie : Cœlocaryon in Warburg, Notizbl. Bot. Gart. Mus. Berl. (1895);
Monographie des Myristicacées (1897); C. klainei Pierre, Rev. Cuit. Colon. 12 : 132
(1903); C. multiflorum et cuneatum in Engler, Jahrb. 33 : 385 (1904); C. klainei, preussii
et oxycarpum in Stapf, F.T.A. 6, 1 : 162 (1909); C. botryoides, Man. Ess. For. Congo
Belge : 59 (1923); A. Aubréville, Fl. forest. Côte d’ivoire 1 : 126 (1936); C. staneri,
Rev. Zool. Bot. Afr. 28 : 232 (1936); Troupin et Gilbert in Fl. Congo Belge et Rwanda-
Burundi 2 : 396 (1951); Hutch. et Dalziel, F.W.T.A., ed. 2 (1958).
Crossonephelis adami Fouilloy, sp. nov.
Arbor 15 m alla, cortice laevi ; ligno durissimo, albo-luteolo.
Rami teretes; foi iis pari-pinnatis 2-jugis; petiolo (2)-5-(8) cm longo, rachi tereti
2-3 cm longo ; foliolis suboppositis, ellipticis, 8-15 cm longis, 3-5,5 cm latis, basi cuneata,
apice acuminato, in sicco pallide viridibus, glabris, nervo medio utrinque pilis minutissimis
adpressis, peliolulis 5 mm longis. Racemi fuscopuberuli cire. 4-15 cm longi, simplices vel
ramosi; floribus 3 alabastro globoso villoso, disco puberulo; staminibus plerumque 5,
filamentis 3.5 mm (fl. 3) vel 1 mm (fl. 2) villosis, in alabastro geniculatis ; antheris villosis ;
germinibus puberulentis. Fructus bilobatus 4 cm altus, 5 cm latus, semble 2,5 cm longo.
Type : J. G. Adam 26139, fl.<J, Libéria, 400-600 m (holo-, P.); 26138, fl. ?, 24792,
f. fr., eod. loc. (para-, P.).
Le genre Crossonephelis a été créé par Bâillon en 1874 (Adansonia,
ser. 1,11: 245) pour un arbre de Madagascar récolté par Pervillé. En 1887,
Radlkofer décrivait le Melanodiscus africanus sur un échantillon origi¬
naire du Nigéria récolté par Moloney, puis en 1894 le Melanodiscus oblongus
du Kilima Njaro. Sur des récoltes de Le Testu, Pellegrin fonde le Melano¬
discus unijugalus en 1938. Dans une révision des Sapindacées de Madagascar,
parue en 1968 dans les Mémoires du Muséum de Paris, Capuron montre
que les genres Melanodiscus et Crossonephelis ne sauraient être nettement
distingués et propose de ne conserver que le plus ancien, Crossenephelis
(p. 84). Ce sont des Sapindacées à feuilles paripennées, à inflorescences
spiciformes groupant des cymules pauciflores; les fleurs sont polygames,
sans pétales, avec disque placentiforme ou en cône surbaissé, rouge-noirâtre;
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
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l’ovaire a deux loges uniovulées; le fruit est une baie à deux lobes avec
deux graines; embryon droit. L’aire géographique du genre s’étendait
ainsi de Madagascar au Nigéria; elle se prolonge maintenant jusqu’au
Libéria grâce aux récoltes de J. G. Adam, types et paratypes de Cr. adami.
Cette nouvelle espèce est un arbre d’une quinzaine de mètres au fût
droit, peu élargi à la base, à écorce lisse, foncée, de tranche mordorée,
courtement fibreuse; le bois blanc-beige est très dur. Les jeunes rameaux
sont arrondis.
Les feuilles sont glabres sauf quelques fins poils apprimés sur les
deux faces de la nervure médiane; elles sont alternes avec deux paires de
folioles subégales, légèrement acuminées, membraneuses, 5-7 paires de
nervures latérales; le pétiole de 5-8 cm est cylindrique comme le rachis
de 2-3 cm; le limbe varie de 8-15 x 3-5,5 cm avec pétiolule renflé et ridé
de 5 mm.
Les racèmes axillaires simples sont, soit solitaires, soit groupés, mesu¬
rant 4-12 cm de longueur; iis peuvent porter aussi 2-3 rameaux de 4-5 cm
dès la base formant une inflorescence de 13-15 cm au total; les axes flori¬
fères sont cannelés, très finement pubescents brunâtres; ils portent des
cymules scorpioïdes très contractées et sessiles, peu serrées; les boutons
ovoïdes, finement pubescents bronzés (poils de moins de 0,05 mm) mesurent
2 mm de diamètre sur un pédicelle de 1 mm articulé au tiers inférieur.
Les fleurs mâles jaune-bronzé sont groupées par 3-9 dans chaque cymule
et mesurent 7 mm de diamètre épanouies; les 5 sépales de 1,5 mm à extré¬
mité repliée vers le haut sont velus très finement (poils 0,1 mm) à l’extérieur
et moins densément mais avec poils plus fins et frisés à l’intérieur; les
5 étamines alternisépales portent sur de longs filets (3-5 mm) velus, blan¬
châtres, ployés dans le bouton, des anthères de 0,8 mm à base élargie,
blanches puis beiges avec quelques poils sur le sommet des loges; le filet
s’insère au tiers inférieur de l’anthère. Le disque aplati mesure 2,5 mm
de diamètre; il est densément pubérulent (poils de 0,05 mm), extrastaminal;
au centre, l’ovaire rudimentaire est bilobé, hirsute. Les fleurs femelles
(ou hermaphrodites, car l’examen du pollen a montré des grains mieux
constitués que ceux des fleurs mâles, Cerceau et Derouet) groupées par
1-3 dans chaque cymule mesurent 4 mm de diamètre épanouies; les 5 éta¬
mines sont plus courtes que les sépales, leurs filets sont velus et leurs anthères
portent quelques poils au sommet. Leur disque plat est pubérulent comme
i’ovaire bilobé (poils de 0,1 mm); le style simple, pubescent, porte deux
lignes stigmatiques latérales glabres. Chaque ovule présente une insertion
large à mi-hauteur. Les baies hautes de ± 4 cm sont jaunes et glabres à
maturité, aplaties latéralement, nettement bilobées; leur pulpe charnue
contient 2 graines ovoïdes de 2,5 cm à hile latéral allongé. Le style laisse
un mucron sur le fruit.
Matériel provenant du Libéria : Monts Nimba, forêts sempervirentes des bas
versants vers 400-600 m d’altitude; environs de Grassfield : J. G. Adam 26120, 26139,
fl. <3 sept.; 26318, fl. 5 sept.; 24748, 24792, fruits nov.
Source : MNHN, Paris
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CLÉ DES CROSSONEPHELIS
1. Feuilles 2-4-juguées avec l re paire de folioles stipuliformes, c’est-à-dire
folioles de base 2-3 fois plus petites que les suivantes et pétiole de 5-10 mm:
bractéoles de 2-10 mm en alêne; étamines à filet glabre; fleurs isolées :
cymules uniflores.
2. Folioles subcoriaces de 6-10 x 2,5-3 cm; 7-8 paires de nervures
glabres; rachis prolongé par une alêne de 2 mm; inflorescences 6-10 cm
portant 4-5 rameaux de 1-3 cm; bractéoles 2 mm; fleurs subsessiles :
pédicelle 0,5 mm; bouton 1,5-2 mm; 5 sépales, 5-(6) étamines alterni-
sépales; filet court, droit dans le bouton; disque glabre avec quelques
poils de 0,1-0,2 mm au bord; fruit 15 mm jaune, velouté, pédoncule
4 mm; arbre de 15 mm. Cr.oblongus (Radlk.) Capuron
(Afrique orientale.)
2'. Folioles papyracées de 13-20 x 6-8 cm; 6-7 paires de nervures velues
2 faces ainsi que la nervure médiane; rachis non prolongé en alêne;
inflorescences 15-18 cm portant 1-5 rameaux de 5-10 cm; bractéoles
10 mm; pédicelles 3 mm; bouton 2-3 mm; 4-5 sépales; 5-7 étamines
à longs filets ployés dans le bouton, ni alternisépales, ni épisépales;
disque glabre, verruqueux; arbre de 6 m. Cr. africanus (Radlk.) Capuron
(Nigéria, Cameroun occidental.)
Y. Feuilles 1-2-3 juguées, sans folioles inférieures stipuliformes : folioles de
chaque paire sub-égales, pétiole (l)-3-5 cm; bractéoles triangulaires ou
lancéolées; étamines à filets glabres ou velus; cymules 1-9-flores.
3. Feuilles (2)-3-juguées; folioles avec ou sans acumen, 5-10 x 3-4 cm,
glabres, chartacées, discolores, dessus rougeâtre brillant, dessous
vert mat, ± 7 paires de nervures; rachis prolongé par un mucron de
1 mm ou une alêne de 5-6 mm; inflorescences terminales 15-25 cm
rameuses à la base; axes tomentelleux jaunes; cymules ± 7 flores;
4 sépales; 4 étamines glabres épisépales; disque glabre à 4 lobes
alternisépales; fruit 2-3 cm; arbre 6-15 m. Cr. pervillei Bâillon
(Madagascar.)
3'. Feuilles 1-2-juguées; folioles ± acuminées, glabres sauf nervure
médiane légèrement velue dessous, concolores, papyracées ou char¬
tacées; rachis sans prolongement; inflorescences axillaires 5-15 cm
rameuses à la base, cymules distantes sur des axes pubérulents ou
pubescents; (4)-5 sépales; (4)-5 étamines alternisépales; disque sans
4. Folioles 12-20 x 3-6 cm à ± 8 paires de nervures; acumen de
2 cm; nervure médiane pubérulente dessous : poils de <0,05 mm;
pétiole (l)-3-(5) cm; inflorescences 5-10 cm avec 1-2 rameaux de
2-3 cm, axes pubérulents; cymules l-(3)-flores, bractéoles 1,5 mm;
pédicelles 2-3 mm; 5 sépales; 5 étamines à filets glabres; disque
glabre; arbuste de 3 m. Cr. iinijugalus (Pellegr.) Capuron
(Gabon, Zaïre.)
4'. Folioles 8-15 X 3-5,5 cm à 5-7 paires de nervures; acumen de
5 mm; quelques poils apprimés de 0,05 mm sur les 2 faces de
la nervure médiane; pétiole (2)-5-8 cm; inflorescences 5-15 cm avec
1-4 rameaux de 3-5 cm; axes pubescents; cymules S 1-3-flores,
les cj 3-9-flores avec bractéoles de 0,5-1 mm; pédicelle 1 mm;
(4)-5 sépales; (4)-5-(6) étamines à filets velus; disque densément
pubérulent; fruit ± 4 cm, bilobé, jaune et glabre à maturité;
arbre 15 m. Cr. adami Fouilloy
(Libéria.)
Source : MNHN, Paris
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Bibliographie : Crossonephelis in Bâillon, Hist. PI. 5 : 352 (1874); Cr. pervillei
in Bâillon, Adansonia, ser. 1,11: 245 (1874); Radlkofer in Engler, Pflanzenr. (1931-
34); M. imijugùtus in Pellegrin, Bull. Mus. Paris : 293 (1938); Hutch. et Dalz., F.W.T.A.
ed. 2, 1 : 720 (1958); Hauman, Fl. Congo Belge 9 (1960); Capuron, Révision des Sapin-
dacées de Madagascar, Mém. Mus. Nat. Hist. Nat. Paris 19 : 84 (1968).
Attaché au Muséum d’Histoire Naturelle
Laboratoire de Phanérogamie.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Adansonia, ser. 2. 12 (4) : 557-568, 1972.
LES PODOSTEMACEAE DE MADAGASCAR 1
par Colette Cusset
Summary: A révision of the Madagascan Podostemaceae. Three new genus
are described.
Dans le cadre de notre travail sur les Podostemaceae de l'Ancien
Monde, il nous a paru particulièrement intéressant de nous pencher sur
l’examen des représentants malgaches de cette famille. On connaît le
haut degré d’endémicité des Podostemaceae , caractère souligné par tous
ceux qui les ont étudiées et il pourrait sembler que ce trait ait incité les
Botanistes à en étudier les taxons de la Grande Ile. De façon assez sur¬
prenante, depuis Tulasne (1849, 1852) le seul travail important a été
effectué par Perrier de la Bathie (1929, 1952). Il est malheureusement
entaché de quelques erreurs d’observation et la nomenclature suivie n’est
pas en accord avec le Code actuel. Certaines de ces erreurs avaient été
déjà relevées par J. B. Hall dans un travail récent sur les Podostemaceae
du Ghana (1971). Selon cet auteur, toutes les espèces malgaches (excepté
« l’ Inversodicraea rubra Perr. »), appartiendraient à un même genre, inommé,
différent du genre Inversodicraea dans lequel Perrier les place. A notre
avis ces espèces se répartissent en 4 genres bien distincts.
1° Les Inversodicraea bemarivensis Perr. et mangorensis Perr. sont
différenciés entre eux, d’après leur créateur, par la présence, chez le premier,
d’un staminode entre les étamines, staminode inexistant chez le second.
En réalité nous ne l’avons jamais observé, ni dans la première espèce,
ni dans la seconde. Ce caractère étant le seul qui les sépare, nous sommes
amenée à les réunir en une seule. Cette espèce prise au sens large, est remar¬
quable par sa fleur droite dans la spathelle, et par sa capsule comprimée,
à deux valves inégales, 14-costée avec des côtes fines, assez analogue à
la capsule des Stonesia africains. Ce type de capsule ne correspond pas
à ce que l’on connaît dans les genres où la fleur incluse dans la spathelle
1. Seules les Podostemaceae sensu stricto sont étudiées ici. Nous adoptons l'opi¬
nion de Willis qui considère les Tristicha et genres alliés comme une famille propre,
Tristichaceae ; elles feront l’objet d’une étude ultérieure.
Source : MNHN, Paris
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est dressée, ce qui nous amène à créer pour elle un genre nouveau :
Endocaulos.
2° Les Inversodicraea imbricala (Tul.) Perr. et minutiflora (Tul.) Perr.
publiés en 1806 par Tulasne comme Dicraeia imbricata « Dicraea » \ et
Dicraeia minutiflora sont les deux espèces désignées comme syntypes de
la section Dicraeia, « Eudicraea ». C’est, en 1952, que Perrier rapporta
ces deux espèces au genre Inversodicraeia, créé par Engler en 1914
seulement, commettant là une erreur de nomenclature. En effet si Dicraeia
imbricata et Dicraeia minutiflora appartenaient bien au genre Inversodicraeia,
ce dernier serait à mettre en synonymie de Dicraeia, nomen prius. Leurs
noms légitimes seraient donc Dicraeia imbricata et Dicraeia minutiflora.
a) Cas du Dicraeia imbricata
Le Dicraeia imbricata Tul. par sa fleur dressée dans la spathelle et
sa capsule 10-costée n’est pas congénérique des Inversodicraeia africains,
ni des « Dicraeia » asiatiques (dont le nom correct est Polypleurum, cf.
J. B. Hall, 1971, p. 128), caractérisés par une capsule 8-costée à côtes
étroites et proéminentes. Cette espèce devrait donc appartenir au genre
Dicraeia qu’elle typifierait, si Du Petit Thouars (1806) n’avait publié
ce genre comme synonyme du genre préexistant Podostemum A. Michx.,
pour des raisons euphoniques, ce qui en rend la publication non valide
(cf. art. 34 du Code de la Nomenclature). Mais le « Dicraeia imbricata
Tul. » ne saurait être rangé dans les Podostemum dont la structure est bien
différente (capsule à 2 valves inégales,...). Il en résulte que cette espèce n’a
pas de nom générique légitime à l’heure actuelle et nous proposons pour
elle, la création du genre Paleodicraeia.
b) Cas du Dicraeia minutiflora
Le Dicraeia minutiflora Tul., que Tulasne plaçait à côté de son
Dicraeia imbricata, s’en distingue très nettement par sa fleur renversée
dans la spathelle (ce qui le distingue également des Polypleurum et des
Podostemum), sa capsule obovoïde 8-costée et la présence d’un staminode
entre les étamines 2 . Il n’est pas congénérique des Inversodicraeia africains
qui ont une capsule ovoïde et qui, surtout, n’ont pas de staminode entre
les étamines. Il constitue donc, avec l’ Inversodicraiea isalensis Perr. qui
présente les mêmes caractères, un genre nouveau que nous appellerons
Thelethylax en raison de sa spathelle apiculée.
1. Steudel (2 e édition de son Nomenclator Botanicus, 1 : 505, 1840) mit en syno¬
nymie Dicraeia Thou. et Lacis Schreb. sous le nom spécifique Lacis Dicraea, altérant
ainsi l’orthographe originale de Dicraeia, altération suivie à tort par les auteurs posté¬
rieurs. Nous corrigerons dans ce qui suit, cette orthographe, ainsi que celle du genre
Inversodicraeia « Inversodicraea ».
2. La description de la capsule d’ Inversodicraeia minutiflora que donne J. B. Hall
(1971) correspond en réalité à la fleur d' Endocaulos mangorense. Cette confusion peut
s’expliquer par un mélange d’échantillons dans une récolte de Perrier.
Source : MNHN, Paris
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3° Quant à Y Inversodicraeia rubra Perr., J. B. Hall (1971) le considère
comme « closely related to S. abyssinica (Wedd.) Warm. »; nous irons
plus loin en disant que Inversodicraeia rubra est synonyme du Sphaero-
thylax abyssinica (Wedd.) Warm.
Signalons enfin que l’exsiccatum Perrier 12644, représenté dans la
Flore de Madagascar, Fam. 88, et dans le Bulletin de la Société Botanique
de France, 106 : 56, est en réalité une Rhodophycée, et non le port en eau
profonde du S. abyssinica.
CLÉ DES GENRES
1. Fleur dressée dans la spathelle.
2. Capsule comprimée latéralement à 2 valves inégales, 14-costée à côtes
fines, les côtes les plus externes n’atteignant pas les pôles des valves.
2. Endocaulos
2'. Capsule non comprimée latéralement, ovoïde, à 2 valves égales, 10-
costée à côtes larges, atteignant toutes les pôles des valves. 3. Paleodicraeia
1'. Fleur retournée ou fortement inclinée dans la spathelle.
3. Capsule sphérique atténuée au sommet, 8-costée, à valves un peu
inégales. Une étamine encadrée de 2 tépales. 1. Sphaerothyiax
Y. Capsule obovoïde, 8-costée, à 2 valves égales. Un staminode entre les
étamines, le tout encadré de 2 tépales. 4. Thelethylax
1. SPHAEROTHYLAX Bischoff ex Krauss
Flora 25 : 426 (1844).
— Amstrophea Wedd., in DC., Prodr. 17 : 78 (1873).
Spathelle subglobuleuse. Fleur inclinée dans la spathelle. Tépales 2,
de chaque côté d’une étamine unique. Pollen bicellulaire. Ovaire à 1 loge,
surmonté de 2 stigmates sessiles.
Fruit : capsule à 2 valves un peu inégales, ornées de 3 côtes chacune
et de 2 côtes marginales.
Espèce-Type : Sphaerothyiax algaeformis Bischoff ex Krauss, Union
of South Africa.
Sphaerothyiax abyssinica (Wedd.) Warm.
Danske Vidensk Selsk. Skrift., ser. 6, 7 (4) : 145 (1891).
— Anastrophea abyssinica Wedd., in DC., Prodr. 17 : 79 (1873).
— Dicraeia rubra Perr., « Dicraea », Arch. Bot. Caen 3 (2) : 21 (1929).
— Inversodicraeia rubra (Perr.) Perr., « lnversodicraea », in Humbert Fl. Madag.,
Fam. 88 : 8, fig. 2 (1952), syn. nov.
— Inversodicraeia monanthera H. Hess, « lnversodicraea », Ber. Schweiz. Bot. Ges.
63 : 367 (1953), syn. nov. K
1. Nous avons vu le type de 17. monanthera Hess conservé dans l’Herbier du Poly-
technicum de Zurich (ZT). Il s'agit d’un échantillon de S. abyssinica dont les tiges sont
encore très jeunes et ne portent pas de fleurs alors que ces dernières sont déjà apparues
sur la partie basale thalloïde.
Source : MNHN, Paris
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Partie basale thalloïde, foliacée, crustacée, portant des fleurs sessiles,
solitaires, dressées, encadrées de 2 petites feuilles ovales légèrement engai¬
nantes. Tiges dressées portant des groupes de fleurs qui naissent à l’aisselle
d’une feuille très longue (2-4 cm, pouvant atteindre 10-12 cm), étroite,
simple ou dichotome, à segments linéaires. Bractées petites, irrégulières,
obovales (2-3 mm), exstipulées. Les longues feuilles dichotomes dispa¬
raissent peu à peu, ne subsistant que dans la partie supérieure de la plante
où les fleurs ne sont encore qu’ébauchées.
Spathelle ovoïde à sphérique. Fleur retournée dans la spathelle.
Tépales 2 linéaires (0,8 mm). Étamine 1 ; pollen bicellulaire. Ovaire uni¬
loculaire, sphérique, à sommet atténué, surmonté de 2 stigmates subulés
(0,2 mm).
Fruit : capsule sphérique à sommet atténué en pointe (1 mm) à 2 valves
un peu inégales, ornées chacune de 3 côtes, avec 2 côtes marginales. Graines
ellipsoïdales, rouge sombre, 0,3 x 0,15 mm, à testa réticulée.
Type : Schimper 1181, Éthiopie (holo-, B!; iso-, P1Z1).
Répartition : Madagascar : Bosser 19411, 19418 bis, rochers, cours d'eau claire,
Andringitra (fl., avr.); Perrier 13646, torrents du massif de l’Andringitra (fl., fr., avr.);
10533, torrents de PAnkaratra (fl., avr.); 10563, lit de torrent de la forêt de l’Anamalaitso
et dans le Bemarivo (fl., août); Therezien s.n., Antsampandrano, Antsirabe, ait. 1 800 m
(fr., mai).
2. ENDOCAULOS C. Cusset, gen. nov.
Genre actuellement monospécifique et endémique de Madagascar.
Endocaulos mangorense (Perr.) C. Cusset
— Spaerothylax mangorensis Perr., Arch. Bot. Caen 3 : 19 (1929).
— Inversodicraeia mangorensis (Perr.) Perr., « Inversodicraea », in Humbert, Fl. Madag.,
Fam. 88 : 7 (1952).
— Sphaerothylax bemarivensis Perr., Arch. Bot. Caen 3 : 20 (1929).
— Inversodicraeia bemarivensis (Perr.) Perr., « Inversodicraea », in Humbert, Fl.
Madag., Fam. 88 : 7, fig. 3, 1-3 (1952), syn. nov.
Descriptio generico-specifica :
Aquatile minutai in fluentibus crescens ; ima pars (radixl) taeniana, thalloidea crusta-
ceaque, marginibus minores vix caule sed multo foliis evoluto virgulas ferens. Folia disticha,
anguste oblonga cum vagina duarum minimarum stipularum gerenti, inflata, et ea re in
conoideum ventriculum mutatura, cadenteque lamina, anthesi. Spathelle, ovoidea, apice
rotundata, erectum florem amplexa, incondite fissa. Duo obovata sensim basi angustata,
andropodum duobus ovario longioribus staminibus munition ambita, tepala. Ovarium
duobus dissimilibus loculis axiali numerisissimis ovulis plcaentatione, apicali duobus liberis
subulatis stigmatibus brevissimo stylo. Capsula prona, lenticularis, duabus imparilibus
(staminibus opposita basim versus gibbosa et non altéra) valvis, 14-costata. Sembla ellip-
soidea, rugosa ferrugineaque testa.
Typus : Perrier 18293, Madagascar (holo-, P!).
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
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Partie basale thalloïde, rubannée, étroite (3-10 mm), peu ramifiée,
appliquée sur la roche par une rangée médiane de « rhizoïdes ». Sur les
marges de ce thalle naissent des pousses avec quelques feuilles. Ces pousses
sont endogènes, produites en ordre acropète, alternes ou parfois subop¬
posées. L’axe de la pousse ne sort pas du thalle, au moins tant qu’elle reste
végétative. Seules les feuilles sortent successivement en perçant la zone
externe du thalle. Les feuilles sont linéaires, étroites, distiques. Elles attei¬
gnent 2 à 3 cm de long. Leur base un peu élargie et engainante présente
2 petites stipules. Au fur et à mesure de la croissance de la jeune pousse,
les gaines foliaires grandissent et s’épaississent, englobant peu à peu les
stipules qui disparaissent complètement ou persistent dans les feuilles les
plus haut placées mais sont alors à peine visibles. Au moment de la for¬
mation des fleurs le limbe tombe, laissant une cicatrice au sommet des
gaines K
Du centre des 4-8 gaines foliaires épaissies, sort une spathelle ovale,
obtuse au sommet. A l’intérieur de cette spathelle la fleur est droite, parfois
légèrement inclinée. Elle sort en déchirant la spathelle au sommet, de
façon très irrégulière. Le pédicelle, après l’anthèse, atteint une longueur
de 2 à 3 mm. Tépales 2, de chaque côté de l’andropode, obovales, longue¬
ment atténuées à la base. Étamines 2 (1,2 mm) dépassant l’ovaire, portées
par un andropode de longueur variable. Pas de staminode entre les étamines.
Anthères biloculaires, introrses (0,4 X 0,2 mm). Ovaire biloculaire, dissy¬
métrique, à placentation axile. Placentas ellipsoïdaux, épais, portant de
nombreux ovules. Stigmates 2, libres, subulés (0,3 mm).
Fruit : capsule penchée à 2 valves inégales, comprimée latéralement,
14-costée. La valve opposée aux étamines est la plus bombée. Graines
petites, rougeâtres, ellipsoïdales (0,2 x 0,08 mm) à testa rugueuse.
Répartition : Madagascar : Decary 5729, rapides de la Sandrananta à Fort-
Carnot, Pce de Farafangana (fl., fr., oct.); 2153, torrent Antsakolany, D. de Maromandia
(fl., fr., juin); Perrier 1821, lit de l’Anavilava, affluent de droite du Bemarivo (fl..août);
4533, lit du Bemarivo (j. fl., juil.) (4533 et 1821, syntypes du S. bemarivensis ); 18410 bis,
lit du Ranomaintry, affluent de gauche du Mangoro (fl., fr., oct.).
3. PALEODICRAEIA C. Cusset, gen. nov.
— Dicraeia Thou., Gen. Nov. Madag. : 2 (1806) p.p., nom. illeg.
— Dicraeia Thou., sect Dicraeia, « Eudicraea », Tul., Ann. Sc. Nat., ser. 3, 11 : 100
(1849), p.p., nom. illeg.
Inundata herba, verisimililer ima pane perennis. « Rhizoma » fasciarum, parce ramo-
sum, superne in margine distichas vel saepius suboppositas virgulas ferens. Caules erecti,
pauci-ramosi, vaginis incrassatis semi-amplexicaulibus densissime distiche imbricatis operli.
Folia laminae majore lineari sive filiformi caduca parte, abrupte basi dilatata et persistente.
Spathella ovoidea, solitarie terminalis, erectum florem amplexa. Inter duo tepala duobus
1. Ce phénomène est bien connu dans de nombreuses Podostemaceae asiatiques
( Hydrobryum, Zeylanidium, ...). Il fut étudié par Warming (1882) et Willis (1902)
qui considère ces plantes comme ayant un « Time-Dimorphism ».
Source : MNHN, Paris
— 563 —
staminibus munitum andropodum. Ovarium breviier ellipsoideum, biloculare, duobus stig-
matibus linearibus brevibusque coronatum. Capsula ovoidea, minutissima, fusca, subaequa-
libus 5-cosIalis valvis. Semina desiderantur.
Paleodicraeia imbricata (Tul.) C. Cusset
— Dicraeia imbricata Tul., « Dicraea», Ann. Sc. Nat., ser. 3, 11 : 100 (1849); Arch.
Mus. Paris 6 : 116 (1852), nom. illeg.
— Inversodicraeia imbricata (Tul.) Perr., « Inversodicraea », in Humbert, Fl. Madag.,
Fam. 88 : 10 (1952), comb. illeg.
Source : MNHN, Paris
— 564 —
Thalle rubanné étroit (1 cm) portant sur ses marges des pousses
(1-2 cm), ramifiées, couvertes de nombreuses feuilles distiques, étroite¬
ment imbriquées. Feuilles linéaires, entières ou bifides, stipulées, à limbe
caduc, réduites par la suite à la gaine fortement épaissie. Spathelle terminale,
solitaire, ovoïde. Fleur droite dans la spathelle. Pédicelle fructifère court
(2 mm). Etamines 2, portées par un andropode encadré à sa base de 2 tépales
lancéolés (0,5 x 0,2 mm). Ovaire biloculaire, ovoïde, surmonté de 2 stig¬
mates linéaires, courts.
Fruit : capsule ovoïde à 2 valves égales, 10-costée. Graines inconnues.
Type : Du Petit Thouars s.tt., s.l., Madagascar (holo-, P!). Récolte unique.
4. THELETHYLAX C. Cusset, gen. nov.
— Dicraeia Thou., Gen. Nov. Madag. : 2 (1806), p.p., nom. illeg.
— Dicraeia Thou., sect, Dicraeia, « Eudicraea » Tul., Ann. Sc. Nat., ser. 3, 11 : 100
(1849), p.p., nom. illeg.
Ad lapides in fluentibus aquis perennis herba. Ima pars thalloidea, artarum fascio-
larum implicatarum similis, stériles vel unifloros coûtes gerens. Illi distichis foliis mutabi-
lissimis et dissimillimis, sive integris vel lobatis, sive laciniâtis vel filiformibus lobis décompo¬
sais, seu dendroideis praediti, alleri integris foliis apiculatam ovoideam spathellam cir-
cumstantibus. Flos, milans vel reflexus in spathella. Duo filiformia, gerens duo ovario
breviora stamina et staminodium andropodum, ambita tepala. Ovarium obovatum et obtu-
sissimum duobus stigmatibus, admodum distinctis, coronatum, biloculare, axiali numerosis
ovulis placentatione. Capsula obovoidea, duabus subaequalibus valvis, 8-striata.
Espèce-Type : Thelethylax minutiflora (Tul.) C. Cusset, Madagascar.
Partie basale thalloïde, rubannée, étroite, portant sur ses marges
des pousses stériles et fertiles. Pousses stériles formées de quelques feuilles
très divisées en segments filiformes à linéaires, ou lobées à lobes multi-
nerviés, ou entières et multinerviées. Pousses fertiles formées de quelques
feuilles distiques encadrant une spathelle ovoïde apiculée, solitaire. Fleur
retournée dans la spathelle, ou fortement inclinée. Tépales 2, filiformes,
encadrant un andropode terminé par 2 étamines et un staminode médian.
Étamines ne dépassant pas l’ovaire. Ovaire biloculaire, obovoïde, à base
atténuée, surmonté de 2 stigmates libres, bien développés.
Fruit : capsule obovoïde, ornée de 8 côtes plus larges que les espaces
intercostaux. Valves égales ou subégales.
Espèce-Type : Thelethylax minutiflora (Tul.) C. Cusset, Madagascar.
CLÉ DES ESPÈCES
. Spathelle encadrée par 4 feuilles épaisses, ovales-elliptiques. Stigmates
linéaires. 1. T. minutiflora,
. Spathelle encadrée de 3 feuilles linéaires très longues, stipulées. Stigmates
claviformes. 2. T. isalensis
Source : MNHN, Paris
— 565 —
11810 ).
Source : MNHN, Paris
— 566 —
1. Thelethylax minutiflora (Tul.) C. Cussset
— Dicraeia minutiflora Tul., « Dicraea », Ann. Sc. Nat., ser. 3, 11 : 115 (1849), nom.
illeg.
Podosiemum minutiflorum (Tul.) Benth. et Hook. f., « Podostemon », Gen. : 3 : 112
(1880).
— Inversodicraeia minutiflora (Tul.) Perr., « Inversodicraea », in Humbert, Fl. Madag.,
Fam. 88 : 12, fig. 4 (1952), comb. illeg.
— Podosiemum minutiflorum (Tul.) Benth. et Hook. f., var. lignorum Hochreutiner,
Ann. Cons. Jard. Bot. Genève : 62 (1907-1908).
— Dicraeia minutiflora Tul., « Dicraea », ssp. orientalis Perr., fa. inumbrata et insolata
Perr., Arch. Bot. Caen 3 : 25 (1929).
— Inversodicraeia minutiflora (Tul.) Perr., ssp. orientalis Perr., fa. inumbrata, insolata
et transiens Perr., in Humbert, Fl. Madag., Fam. 88 : 15 (1952).
— Podosiemum arundiana Vatke, in sched. (B, P!), « Podostemon ».
Partie basale thalloïde, rubannée, abondamment ramifiée et très
enchevêtrée. Deux types de pousses naissent sur les marges de ce thalle :
des pousses stériles formées de 3-4 feuilles très longues et très divisées en
segments étroits, filiformes ou rubannés, ou petites (3-4 cm) obovales-
oblongues multinerviées avec des nervures parallèles, tous les intermédiaires
existant entre ces formes extrêmes; des pousses fertiles formées de 4 feuilles
oblongues-elliptiques (1-1,5 mm), distiques, engainantes, encadrant une
spathelle unique. Entre ces deux types de pousses on observe un passage
progressif. Deux ou trois pousses gardent encore leur première feuille
identique aux feuilles des pousses stériles, tandis que la deuxième et la
troisième se modifient, devenant plus épaisses et engainantes. Puis la pre¬
mière feuille se réduit à son tour, d’abord à une feuille à limbe court, oblong,
à sommet arrondi, puis à une feuille oblongue-elliptique, caractéristique
des pousses fertiles.
Spathelle ovoïde, apiculée, solitaire, se déchirant irrégulièrement
au sommet à l’anthèse. Fleur retournée dans la spathelle; pédoncule, après
l’anthèse, long de 2,5-3 mm. Tépales 2, filiformes (0,3-0,4 mm), encadrant
un andropode égal ou plus grand que les filets staminaux. Staminode
subulé entre les deux étamines à anthères de contour arrondi (0,3 X 0,2-
0,3 mm). Pollen bicellulaire. Ovaire biloculaire, obovoïde surmonté de
deux stigmates filiformes assez longs (0,8-1 mm) rabattus le long des carpelles.
Fruit : capsule (1 x 0,7 mm) obovoïde à deux valves égales, 8-costée.
Les côtes sont plus larges que les espaces intercostaux. Graines inconnues.
Type : Du Petit Thouars s.n., Madagascar (holo-, P!).
Répartition : Madagascar : Afielius s.n., Andevorante (st., oct.); Boivin s.n..
s.l. (st.); Bosser 16966, Fatsimaro, Con. d’Ambodiriano Tamatave (st., dec.); 19748,
km 22 route d’Arivonimano (st.); Decary 2150, vallée de l’Antsahakolany, D. de Maro-
mandia (st., juin); 4988, Mananara, environs de Vondrozo, P. de Farafangana (st., août);
4988, eod. loc. (st.); 5658, rapides de la Sandrananta à Fort-Carnot, Pce de Farafangana
(st., oct.); 5679, eod. loc. (st.); 7214, torrent au Nord d’Anosibe (fév., st.); 7630, rivière
rapide, Fiarinarivo, au nord de Miarinarivo (st., mars); Du Petit Thouars s.n., s.l. (fl.);
Guillot 113, district de Vatomandry (st., mai) (Type de P. minutiflorum var. lignorum)',
Hildebrandt 3458, Andiana, dans lTkopa (st., juin) (Type de P. arundiana ); Humbert
Source : MNHN, Paris
— 567 —
5782, forêt de Manantantely, environs de Fort-Dauphin (st., sept.); Humbloi 427, Antsia-
naka (st.. nov.); Perrier s.n., dans la Sisaona, Imerina (fl.); 287, Tsarasaotra (fl. fr.,
août); 287 bis, rapides de l’ikopa entre Ambodiroko et Andriba (st., juin); 10547 et
10547a, Manongarivo (fl. fr., juin); 10548, massif de Manongarivo (st., oct.); 13586,
environs d’Ambalavao, ait. 900 m (j. fl.); 13645, massif d'Andringitra, ait. 1600 m (st.);
13736, Manambolo, au Sud d'Ambalavao (fl, fr.); 17040, forêt orientale vers le confluent
Onibe-Mangoro (st., fév.); 18139, affluent du Manambolo près d’Anosibe, bassin du
Mangoro (fl, fr., oct.); 18140, lit du Ronamaintry, affluent de gauche du Mangoro (fl.,
oct.); 18141, lit du Manambolo, bassin du Mangoro (fl. fr.); 18141 bis, affluent de droite
du Mangoro (fl., oct.).
2. Thelethylax isalensis (Perr.) C. Cusset
— Dicraeia isalensis Perr., « Dicraea », Arch. Bot. Caen 3 : 23 (1929).
— Inversodicraeia isalensis (Perr.) Perr., « Inversodicraea», in Humbert, Fl. Madag.,
Fam. 88 : 12, fig. 3 (1952).
Partie basale thalloïde, rubannée, étroite, portant sur ses marges en
alternance, de petites pousses formées de 3-4 feuilles encadrant, ou non,
une spathelle solitaire. Feuilles distiques très longues (2 cm) à limbe linéaire
entier, à base élargie en une gaine très embrassante généralement exstipulée.
Limbe non caduc.
Spathelle solitaire, ovale, apiculée, chagrinée dans sa moitié supé¬
rieure. Fleur retournée dans la spathelle ou fortement inclinée. Pédon¬
cule fructifère, 2,5-3 mm. Tépales 2 (0,2-0,3 mm) filiformes, de chaque côté
de l’andropode. Étamines 2 à anthères de contour arrondi. Staminode
subulé (0,1-0,2 mm) entre les étamines. Ovaire obovoïde, biloculaire, sur¬
monté de 2 stigmates claviformes, libres entre eux.
Fruit : capsule (1 X 0,8 mm) à 2 valves égales, ornée de 8 côtes plus
larges que les espaces intercostaux. Graines inconnues.
Type : Perrier 11810, Madagascar (holo-, P!).
Répartition : Madagascar : Perrier 11810, Isalo (j. fl., juil.).
Bibliographie
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Engler, A. — Podostemonaceae, Nat. Pflanzenfam., ed. 2, 18a : 3-68 (1930).
Hall, J. B. — New Podostemaeeae from Ghana with notes on related species. Kew
Bull. 26 (1) : 125-136 (1971).
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Flora 25 : 423-432 (1844).
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Source : MNHN, Paris
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(1914).
Laboratoire de Phanérogamie
Muséum — Paris.
Source : MNHN, Paris
— 571 —
Du point de vue physionomique, trois types do formations végétales
se partagent ainsi le paysage botanique du Sud du plateau batéké : la forêt,
la savane arbustive, les steppes loussékés.
La forêt apparaît sous trois aspects d’importance très inégale et d’origine
diverse.
Les boisements de loin les plus importants sont constitués par des
sortes de galeries forestières, généralement peu larges, qui occupent la
plupart du temps des ravins abrupts, pouvant atteindre 20 m et plus de
profondeur. Ces galeries se raccordent souvent aux massifs forestiers plus
étendus qui se développent sur les flancs mêmes du plateau. Elles pour¬
raient avoir une origine récente, et être le résultat d'une colonisation, par
les ligneux, des ravins taillés dans le plateau par l’érosion superficielle ou
souterraine. A ces galeries, s’opposent les bosquets de forêt mésophile
fréquemment rencontrés ailleurs sur le plateau, installés sur des zones
planes et dont l’origine est certainement différente et plus ancienne.
Le second aspect du boisement se présente sous la forme d’un large
bouquet d’arbres qui occupe le centre des mares (Gakouba,Gatsou,Gama-
kala), et où dominent les Alslonia et les Xylopia. Densément implantés,
ces arbres forment une masse dont les contours et la teinte caractéristiques
se reconnaissent de loin.
La dernière formation forestière que l’on rencontre n’occupe que des
superficies peu importantes, bien qu’elle soit fréquente. Il s’agit des bosquets
clairs d’origine humaine implantés autour des villages, et que la périgri-
nation incessante des habitants parvient à rendre nombreux. Aisément
reconnaissables, ils donnent, au monotone paysage batéké, la seule touche
physionomique indicatrice de la présence ou du passage de l’homme.
Ils sont principalement constitués d’espèces liées à l’activité humaine,
palmiers à huile, manguiers, bois de fer, etc. *.
La savane n’occupe dans la zone de Gakouba proprement dite, qu’une
importance très secondaire par rapport à la steppe. C’est une savane arbus¬
tive dont le tapis herbacé est dominé par Trachypogon thollonii, Hyparrhenia
diplandra , et dont le peuplement ligneux est essentiellement composé
d ’Hymenocardia acida et d'Anona arenaria. Elle s’étend principalement
sur la bordure du plateau, là où la forêt a disparu, et par larges tâches
vers l’intérieur. Il faut également noter sa présence sur les petites buttes,
de forme et de superficie très variables, qui parsèment la steppe. On voit,
déjà là, la corrélation extrêmement nette qui existe entre les conditions
édaphiques et la végétation. Une légère élévation de terrain permet à la
savane de subsister tandis que l’hydromorphie des terrains situés légèrement
plus bas impose la présence des loussékés.
1. L’analyse des formations ligneuses des plateaux batékés sera donnée dans
une note ultérieure.
Source : MNHN, Paris
— 572 —
3. - LA STEPPE
A première vue, la steppe du plateau batéké se présente comme une
vaste étendue herbeuse, d’une taille généralement très basse, 20 à 50 cm,
et absolument dépourvue de plantes ligneuses. Mais, sous une apparente
homogénéité, un examen rapide fait apparaître une étonnante complexité,
entièrement commandée par la topographie. Le microrelief comporte,
en gros, quatre éléments principaux (fig. 1).
La surface moyenne de l’ensemble que l’on appellera la plaine. Elle
se caractérise par la couleur blanche ou gris clair du sol sableux et par sa
végétation dominée par le Loudetia simplex.
Dans cette plaine, on peut distinguer des zones faiblement déprimées
et de plus ou moins grandes dimensions. Celles-ci sont divisées, de manière
irrégulière, en un nombre variable de petites surfaces polygonales, séparées
entre elles par des sortes de diguettes en léger relief, atteignant 1 à 2 m
de large. Cette conformation topographique rappelle d’une façon éton¬
nante le découpage des rizières. De plus, les différentes cases du damier
ne sont pas rigoureusement au même niveau et présentent alors, dans leurs
conditions édaphiques, des différences qui déterminent la présence de
groupements végétaux variés.
Des dépressions, très nombreuses, infiniment variées dans leur aspect,
leur forme, leur dimensions, se disséminent un peu partout dans la plaine
sans que leur répartition réponde à une raison évidente. Généralement
asséchées durant la saison fraîche et sèche, elles sont occupées normalement
par une végétation hygrophile et même aquatique, que permet la présence
d’une nappe d’eau libre temporaire.
Enfin, peu nombreuses et dispersées, des sortes de buttes arrondies
dominent, très relativement, la plaine et se signalent par une végétation
plus développée.
Entre tous ces éléments la transition s’opère en douceur, du fait des
très faibles différences de niveau. En fin de saison des pluies, la végétation
steppique des loussékés couvre le sol d’un tapis dense mais ras, dont la
Source : MNHN, Paris
Adansonia, ser. 2, 12 (4) : 569-584, 1972.
NOTES DE PHYTOÉCOLOGIE ÉQUATORIALE
LES STEPPES LOUSSÉKÉS DU PLATEAU BATÉKÉ (CONGO)
par Bernard Descoings
Résumé : Généralités sur la topographie et la géologie de la partie Sud du plateau
batéké, suivies d’une description rapide de la végétation. Étude plus détaillée des steppes
dites loussékés, avec la description des différents groupements végétaux qui s’y ren¬
contrent et des sols qu’ils caractérisent. Des schémas illustrent le microrelief des loussékés,
la catena de sol et de végétation ainsi que l’amplitude écologique locale de plusieurs
espèces.
On appelle lousséké, au Congo, certaines formations herbeuses,
basses et dépourvues de ligneux, caractéristiques des sols sableux lessivés
et plus ou moins hydromorphes. Dans la classification de Yangambi,
ces formations seraient à placer parmi les steppes l . Généralement y domine
une petite graminée cespiteuse, Loudetia simplex Hubb., appelée également
lousséké, mais, de fait, les formations loussékés sont très hétérogènes
quant à leur composition floristique et aux caractères des sols qui les
supportent.
Une rapide étude effectuée dans le Sud du plateau batéké nous a
permis de mieux les définir. C’est la synthèse de ces observations que l’on
trouvera ici 2 .
1. — SITUATION
La région naturelle des « plateaux batékés », au cœur du Congo,
est formée d’une série de remarquables plateaux (Koukouya, Djambala,
Nsa, Batéké) dont le plus vaste, le plateau batéké, commence à 40 km
à peine au Nord de Brazzaville 3 . La zone dont la végétation est étudiée
1. Pour la classification de Yangambi voir : CSA /COTA, publ. n° 22, Londres,
35 p., 10 fig. (1956); ou réimpression : CSA/CCTA, publ. n° 53, Londres, 33 p., 10 fig.
(1961).
2. Les relevés phytosociologiques et le détail du travail de terrain sont consignés
dans un rapport dactylographié de l’O.R.S.T.O.M. : B. Descoings, Les steppes loussékés
de la zone de Gakouba, plateau batéké, 1960 (rapport d'étude n° 8).
3. Pour plus de détail sur les régions naturelles du Congo voir la notice de la feuille
« Phytogéographie » de l’Atlas du Congo (Descoings, 1969) édité par l'O.R.S.T.O.M.
Un autre article développera par ailleurs cette question.
Source : MNHN, Paris
— 570 —
ici, se situe dans l’extrême Sud-Ouest du plateau batéké. On y accède par
la route de Brazzaville à Inoni que l’on suit jusqu’au campement dit du
« km 45 » sur le rebord même du plateau. Du campement part vers l’Est
une piste qui rejoint la mare de Gatsou et, au delà, le village de Mendielé.
Sur cette piste, à 3 km seulement du campement, à droite, s’élève une
dense masse d’arbres qui signale la mare de Gakouba. C’est plus parti¬
culièrement dans cette zone qu’ont été analysés les loussékés. Mais ceux-ci
s’étendent beaucoup plus largement de part et d’autre de la piste, depuis
le rebord du plateau au Sud, jusque vers la plaine de Monsala, au Nord,
formant ainsi le plus bel ensemble steppique de la région des Plateaux
batékés.
Du point de vue géologique \ le plateau batéké, comme les trois
autres plateaux est considéré comme une surface structurale d’âge pléisto-
cène représentant une pénéplaine d’accumulation de sédiments détritiques
continentaux. Les couches supérieures sont formées par des limons sableux
éoliens de couleur ocre. Les couches sous-jacentes, dites des grès poly¬
morphes, sont représentées par des grès tendres sans stratification marquée.
Ces niveaux appartiennent à la Série des Plateaux batékés. En-dessous
se trouve la série du Stanley Pool composée également de grès.
La zone de Gakouba apparaît très simplement comme un plateau
absolument plat, où la vue s'étend aussi loin qu’elle n’est pas arrêtée par
un massif forestier. Les seuls accidents que l’on peut enregistrer, mis à part
naturellement la bordure du plateau lui-même, sont constitués, soit par
les grandes dépressions transformées en mares permanentes comme celles
de Gakouba, de Gatsou ou des environs du village d’Inkolo, soit par les
vallées sèches décrites par G. Bocquier et P. de Boissezon (1959).
Les sols du plateau batéké 2 appartiennent aux sols ferrallitiques
fortement désaturés, et ils sont classés comme sols appauvris jaunes sur
matériaux sablo-argileux, à la surface du plateau, et comme sols appauvris
podzoliques sur matériaux sableux, dans les grandes vallées qui entaillent
le plateau. Sous forêt et sous savane, les profils présentent des différences
notables, en particulier pour ce qui concerne la nature et la répartition de
la matière organique.
2. — VÉGÉTATION
Un vaste plateau couvert d’une steppe rase, limitée d’un côté par une
savane arbustive et de l’autre par quelques avancées d’une forêt basse,
telle est l’image qu’offrent les environs de Gakouba. C’est là, un aspect
familier du plateau batéké, au moins dans sa partie Sud-Ouest, puisqu’il
s’y répète assez régulièrement sur des dizaines de km 2 .
1. D’après la feuille « Géologie », planche VIII et la notice jointe, Atlas du Congo,
O.R.S.T.O.M., 1969.
2. D’après Bocquier G. et de Boissezon P. (1959), et Brugière J. (1951).
Source : MNHN, Paris
— 573
partie supérieure essentiellement formée par les chaumes florifères des
graminées n’est pas sans rappeler par sa teinte et sa régularité les champs
de céréales. Le passage des feux laisse le sol presque entièrement dénudé,
mais, en saison sèche comme en saison des pluies, une rapide repousse
accompagnée de floraisons donne à l’ensemble un aspect de prairie rose
et verte, émaillée par endroit de jaune et de rouge.
Un premier examen faut apparaître les caractéristiques essentielles
de cette végétation.
— une grande diversité de groupements végétaux, qui se développent
sur des superficies généralement restreintes et déterminent une relative
richesse de la flore;
— une très grande sensibilité de la végétation aux moindres variations
de la topographie;
— une très étroite corrélation entre les divers groupements et les
caractéristiques édaphiques, selon un gradient très net lié à l’hydromorphie.
Schématiquement, on distinguera quatre types de formations végétales
correspondant aux éléments du microrelief.
Les buttes portent une formation soit du type savane à Trachypogon,
soit de transition entre la savane et la steppe à Loudetia simplex. La plaine
est couverte par le lousséké typique, formation herbeuse à base de Loudetia
simplex. Sur le damier se développe une végétation plus ou moins hygro-
phile très hétérogène, sans dominante et que l’on qualifie aussi, par exten¬
sion, de loussékés. Enfin, les dépressions comportent une végétation égale¬
ment variée, mais plus typiquement marécageuse.
Certains des groupements végétaux que l’on peut distinguer paraissent
bien définis et constants. Ils correspondent à des groupes écologiques
de plantes dont les caractéristiques écologiques et les limites d’amplitude
Source : MNHN, Paris
— 574
biologique sont très proches, Ces groupes se rencontrent, soit isolés, soit
le plus souvent en mélange avec d’autres pour donner des associations
plus complexes. Les espèces qui les composent ne possèdent, pour beau¬
coup, qu’une amplitude biologique très étroite, correspondant à une
grande sensibilité physiologique vis-à-vis des conditions de drainage du
sol. Cette faible amplitude détermine la richesse floristique du milieu,
et elle fait, des espèces considérées, d’excellentes indicatrices des conditions
édaphiques.
Laissant de côté la savane à Trachypogon, nous allons passer en revue
les principaux groupes écologiques, en donnant, pour chacun, un exemple
de profil pédologique.
I. GROUPE ÉCOLOGIQUE A LOUDETIA SIMPLEX (lousséké sensu stricto)
Ce groupe comprend trois espèces :
Loudetia simplex (Nees) Hubb. (Graminée), Monocymbium ceresii-
forme Stapf (Graminée), Bulboslylis laniceps Clarke (Cyperacée).
Ces espèces présentent généralement toutes les trois une forte abon¬
dance que traduit un recouvrement important.
Les deux graminées ont des amplitudes biologiques très semblables
et paraissent assez strictement corrélatives. Toutefois, Monocymbium
ceresiiforme est plus sensible à l’humidité du sol et réagit très nettement
à une asphyxie des racines, due à la présence d’une nappe perchée tem¬
poraire ou en formation, par un dépérissement et une coloration rouge
sombre. La disparition progressive du Monocymbium traduit d’une façon
sûre la formation en cours d’une couche d’alios imperméable. Elle est,
d’autre part, toujours compensée par l’apparition de quelques espèces
compagnes de Pobeguinea hamata.
La Cypéracée, Bulbostylis laniceps, caractérise aussi les loussékés,
mais son amplitude biologique est beaucoup plus large puisqu’elle entre
normalement dans la composition de différents types de savanes. Il semble,
cependant, qu’elle trouve là des conditions limites, car elle disparaît toujours
avec une accentuation de l’hydromorphie, peu après Monocymbium.
Les trois espèces ont le même type biologique (hémicryptophytes) 1
et le même type morphologique (cespiteux basiphylle) 2 ; de plus, leurs
cycles biologiques sont presque identiques, avec une légère avance pour
Loudetia. Le cycle végétatif est bouclé en 3 à 4 mois. Le passage du feu,
à la fin, ou, même, avant la fin du cycle, déclenche généralement une
reprise de la végétation.
En plus des espèces caractéristiques, quelques espèces annexes peuvent
se rencontrer dans ce groupe, mais toujours avec une faible importance :
Thesium wittei de Wild. et Staner (Santalacée), Panicum sp. (graminée
1. Les types biologiques selon la classification de Raunkiaer.
2. Pour les types morphologiques voir Jacques-Félix (1962) et Descoings (1971).
Source : MNHN, Paris
— 575 —
hémicryptophyte cespiteuse basiphylle), Andropogon huillensis Rendle
(graminée hémicryptophyte cespiteuse basiphylle).
Le tableau suivant fournit un exemple des données phytosociologiques
recueillies sur ce groupe écologique 1 .
Strate
Taille
( en m)
Rec.
(%)
Biov.
(m 3 /are)
Bulbostylis laniceps .
1
0,10
50
5,0
Bulbostylis laniceps (inflor.).
2
0,50
5
2,5
Lo iule lia simplex .
1
0,25
60
15,0
Loudetia simplex (inflor.).
2
0,75
6
4,5
Monocymbium ceresiiforme .
I
0,18
40
7,2
Panicum sp .
1
0,20
7
1,4
Thesium wittei .
2
0,60
Utricularia sp .
1
0,10
'
Sur le plan pédologique, le groupe écologique à Loudetia simplex
caractérise un sol sableux, lessivé dans sa partie supérieure et présentant
en profondeur un début de concrétionnement sous forme de granules
noires ou rouges. Voici la description d’un profil typique (voir aussi la
fig. 3, profil n° 1) :
— 0 à 55 cm : horizon gris clair sur les 5-10 cm supérieurs, devenant
de plus en plus clair en descendant, et blanc presque pur à la base; racines
très nombreuses sur les 15-20 cm supérieurs, mais présentes dans tout
l’horizon.
— 55 à 65 cm : horizon noir, devenant brun clair puis un peu blan¬
châtre ou jaunâtre vers la base, dense et assez dur, nettement limité à la
partie supérieure; de petites concrétions noires dans la partie inférieure.
— 65 à 120 cm : horizon ocre un peu jaune, piqueté de très nombreux
points rouges plus ou moins grands, avec, dans la partie supérieure, une
forte densité de nodules rougeâtres de plus en plus petits en descendant.
— Au delà de 120 cm : limon sableux; nappe à 170 cm de profondeur,
montant de 20 cm en 11 heures.
1. Rec. = recouvrement de la couronne; par convention, dans le cas des plantes
cespiteuses basiphylles, les inflorescences sont notées à part, avec un recouvrement égal
au dixième de celui de la partie végétative.
Biov. = biovolume, produit du recouvrement par la taille; il fournit une expression
indirecte de la biomasse.
Source : MNHN, Paris
— 576 —
2. GROUPE ÉCOLOGIQUE A POBEGUINEA HAMATA
Il comprend quatre espèces principales :
Pobeguinea hamata Jac.-Fél. (Graminée hémicryptophyte cespiteuse
basiphylle), Sc/eria canaliculato-triquetra Boeck (Cyperacée cryptophyte
uniculmaire), Cyperus leucocephalus Retz (Cyperacée hémicryptophyte
cespiteuse basiphylle), Craterostigma latibracteata Skan (Scrofulariacée
thérophyte).
On voit que ces espèces sont de type biologique et de type morpho¬
logique divers, ce qui entraîne dans le groupe une grande variabilité d'aspect
et de structure au long de l’année. Chaque espèce possède un cycle biolo¬
gique qui lui est propre. C’est ainsi que la graminée répond au passage du
feu par une repousse vigoureuse, le Cyperus suit avec plus de lenteur, et
le Scleria, cryptophyte, paraît au contraire peu sensible à l’action du feu.
En fin de saison sèche ou au début de la saison des pluies, le Pobeguinea
domine nettement et ses hautes inflorescences forment une strate assez
homogène.
Pobeguinea et Scleria paraissent avoir une même amplitude biologique.
Le Cyperus est l’espèce sensible du groupement et il disparaît lorsque les
conditions deviennent relativement trop sèches ou trop humides. Après
le passage des feux, il développe une abondante floraison blanc jaune bien
visible parce qu’elle se produit avant la fin de la repousse de Pobeguinea
et qui, de loin, caractérise le groupe écologique. Quant au Craterostigma,
qui est annuel, sa répartition est irrégulière et son cycle biologique, indé¬
pendant des feux, paraît surtout lié aux pluies.
Dans la zone étudiée, ce groupe écologique se rencontre peu souvent
à l’état pur. Plus généralement il entre dans la composition d’associations
complexes. Sur les sols moins humides et mieux drainés, on le trouve en
mélange avec le groupe précédent à Loudetia simplex plus ou moins dégradé
et parfois réduit au seul Loudetia. A la limite inverse, vers les sols franche¬
ment hydromorphes, apparaît Xyris vanderystii.
Le plus fréquemment ce groupe à Pobeguinea hamata est mêlé au
groupe à Loudetia vanderystii. Sont alors présentes d’autres espèces, à
répartition variable, et dont l’importance demeure toujours faible : Fim-
bristylis sp. (Cypéracée), Andropogon africanus Franch. (Graminée),
Rytachne rottboellioides Desv. (Graminée), Mesanthemum radicans (Benth.)
Koern (Eriocaulacée).
Le sol correspondant au groupe écologique à Pobeguinea hamata,
est noir en surface et grumeleux; en profondeur, il n’y a pas encore de
couche d’alios mais une zone de concrétionnement important marqué
en particulier par de nombreux granules et la teinte générale ocre de
l’horizon le plus profond.
Le tableau suivant donne un exemple de la composition moyenne
du groupe à Pobeguinea hamata associé au Loudetia vanderystii.
Source : MNHN, Paris
— 577 —
Strate
Taille
( en m)
Rec.
(%)
B,ov.
Pobeguinea hamata .
!
0,15
45
6,75
Pobeguinea hamata (inflor.).
2
0,75
4
3,00
Cyperus margaritaceits .
0,10
Cyperus margaritaceits (inflor.). . . .
2
0,40
5
2,00
Loudetia vanderyslii .
1
0,10
12
1,20
Loudetia vanderyslii (inflor.).
2
0,35
0,35
Andropogon africanus .
0,20
6
1,20
Rytachne rottboellioides .
0,25
7
1,75
Mesanthemum radicans .
1
0,04
7
0,28
Craterostigma latibracteata .
1
0,20
2
0,40
Scleria hir relia .
1
0,20
Panicum sp .
2
0,50
Fimbristylis sp .
1
0,02
Voici la description d’un profil caractéristique de cette même asso¬
ciation (voir aussi la fig. 3, profil n° 2) :
— 0 à 10 cm : horizon gris foncé, presque noir sur les 4-5 cm supé¬
rieurs, de plus en plus clair en descendant; forte densité de racines, l’horizon
est arraché avec les touffes; en surface, sol grumeleux, comme soufflé,
avec des plaques d’algues.
—- 10 à 45 cm : horizon blanc, un peu gris vers le haut, un peu brun
vers le bas, limite supérieure diffuse.
— 45 à 60-80 cm : horizon brun jaunâtre clair, homogène, avec des
points plus sombres et de petits nodules brun foncé très friables irrégulière¬
ment dispersés, limite supérieure nette.
—- 80-120 cm : horizon ocre foncé avec des tâches jaune rougeâtre
et de petits granules rougeâtres friables, surtout nombreux dans les 15 cm
supérieurs.
— Au delà de 120 cm : roche-mère; nappe à 170 cm montant de
45 cm en 2 jours.
3. GROUPE ÉCOLOGIQUE A LOUDETIA VANDERYST1I
Ce groupe ne comprend pratiquement qu’une seule espèce caracté¬
ristique : Loudetia vanderyslii (de Wild) Hubb., graminée hémicryptophyte
cespiteuse basiphylle. Elle se reconnaît aisément à ses inflorescences denses
oblongues, et forme des touffes épaisses fréquemment surélevées en petits
touradons. Elle est presque toujours présente avec un fort recouvrement.
Source : MNHN, Paris
— 578 —
Groupes écologiques
Groupements
des
dépressions
■fù
C’est une espèce fidèle indicatrice d’un état de submersion temporaire
du sol. La hauteur atteinte par la couche d’eau au dessus du sol peut s’ap¬
précier à la taille des touradons.
Ce groupe est très rarement trouvé à l’état pur, mais presque toujours
entrant dans une association plus ou moins complexe. Nous avons vu
qu’il se mêle au groupe à Pobeguinea hamata sur la partie humide du gra¬
dient écologique de celui-ci. Mais, plus ordinairement, il s’associe avec le
Xyris vanderystii, qui, lui, est plus strictement lié à une forte hydromorphie
du sol.
On trouve sur le tableau ci-dessous un exemple dans lequel Loudetia
vanderystii est associé avec Xyris vanderystii qui n’entre cependant dans
l’association que pour une faible part du biovolume.
Source : MNHN, Paris
— 579 —
Strate
Rec.
(%)
Biov.
(m 3 /are)
Loudetia vanderysiii .
2
0,35
75
26,25
Loudetia vanderysiii (infior.).
2
0,65
7
4,55
Andropogon africanus .
1
0.2C
6
1,20
1
0.15
4
0,60
Rytachne rotiboellioides .
1
0,15
10
1,50
Fimbrisiylis sp .
1
0.03
3
0,C9
Andropogon sp .
1
0,20
20
4,00
Andropogon sp. (infior.).
2
0,60
2
1,20
Xyris vanderysiii .
1
0,25
15
3,75
Eriocaulon sp .
1
0,15
10
1,50
Setaria sphaeelata .
1
0,20
Le profil pédologique sous le groupe à Loudetia vanderysiii est marqué
par une hydromorphie plus nette que sous le groupe précédent; la zone
de concrétionnement est plus importante et tend vers la constitution d’un
alios qui permet déjà le maintien, par moment, d’une couche d’eau libre
au-dessus du sol.
4. GROUPE ÉCOLOGIQUE A XYRIS VANDERYSTII
Ce groupe ne comporte lui aussi qu'une seule espèce caractéristique :
Xyris vanderysiii Malme (Xyridacée). C’est une hémicryptophyte cespiteuse
qui forme de larges touffes sur touradons, ce qui lui confère un aspect
assez voisin de celui de Loudetia vanderysiii. Sa floraison jaune vif, à la fin
de la saison des pluies, est très remarquable et permet de repérer de loin
les formations où le Xyris domine. La présence de cette espèce est nette¬
ment liée à celle d’une eau stagnante, recouvrant le sol pendant la plus
grande partie de l’année. Cette nappe à l’air libre résulte de la présence
en profondeur d’un alios imperméable.
Ce groupe écologique indicateur peut se rencontrer seul, Xyris van-
derystii dominant très largement un cortège d’espèces hygrophiles diverses,
comme Eleocharis nupeensis Hutch. (Cyperacée), Cyperus sp., Setaria
sphaeelata (Stapf) Hubb. (Graminée), Elionurus hensii K. Schum. (Grami¬
née), Panicum sp. pl. (Graminées) et les habituelles Eriocaulacées hygro¬
philes.
Mais, dans la zone de Gakouba, on trouve plus fréquemment associés
Xyris vanderysiii avec Loudetia vanderysiii. Le tableau suivant donne une
idée de la composition de cette association.
Source : MNHN, Paris
— 580 —
s™
Taille
( en m)
Rec.
(%)
(m 3 /are)
Xyris vanderystii .
1
0,20
55
11,00
Loudetia vanderystii .
1
0,20
45
9,00
Loudetia vanderystii (inflor.).
2
0,40
4
1,60
Setaria sphacelata .
1
0,25
30
7,50
Elyonurus hensii .
1
0,15
6
0,90
R ytachne rottboellioides .
1
0,15
12
1,80
Éieocharis nupeensis .
1
0,15
Eriocaulon sp .
2
0,15
Il faut noter que l’on rencontre assez fréquemment ensemble les
trois groupes écologiques précédents : Xyris vanderystii, Loudetia vanderystii,
Pobeguinea hamata. Dans ce cas, les trois espèces principales se retrouvent
avec une importance très voisine pour ce qui est du biovolume. Cette
association est intéressante car elle indique pour Loudetia vanderystii et
surtout pour Pobeguinea hamata une tolérance très grande vis-à-vis des
phénomènes d’hydromorphie du sol. Par contre, le Xyris possède une
amplitude biologique plus étroite puisqu’il ne s’aventure pas sur des milieux
encore perméables.
Dans l’hypothèse d’une formation continue du relief en damier, on
peut imaginer que le groupe à Pobeguinea hamata étant installé, la for¬
mation progressive d’un alios de plus en plus imperméable amène l’im¬
plantation du Loudetia vanderystii, puis du Xyris vanderystii sans que le
groupe du Pobeguinea se modifie beaucoup dans sa composition floristique.
On peut voir sur le tableau qui suit un exemple d’association de ces
trois groupes écologiques.
Strate
Taille
( en m)
Rec.
(%)
Biov.
(m 3 /are)
Loudetia vanderystii .
!
0,20
50
10,00
Loudetia vanderystii (inflor.).
2
0,55
5
2,75
Pobeguinea hamata .
1
0,20
45
9,00
Pobeguinea hamata (inflor.).
2
0,95
4
3,80
Xyris vanderystii .
0,25
50
12,50
Cyperus margaritaceus .
1
0,20
4
0,80
Scleria hirtella .
1
0,15
Eriocaulon sp .
1
0,15
12
1,80
Andropogon africanus .
1
0,20
Craterostigma latibracteata .
1
0,20
~
Source : MNHN, Paris
— 581
Le Xyris vanderystii est un précieux indicateur, dont l’amplitude biolo¬
gique s’avère donc plus étroite que celle de ses plus fréquents associés.
Il signale toujours une hydromorphie poussée du sol avec la présence d’un
alios humique net et caractérisé permettant le maintien d’une couche d’eau
en surface, durant une grande partie de l’année.
Le profil suivant a été relevé sous une association de Loudetia vande¬
rystii et Xyris vanderystii (voir aussi fig. 3, profil n° 3) :
— 0 à 15 cm : horizon noir, devenant gris foncé vers le bas, avec
une forte densité de racines.
— 15 à 50 cm : horizon gris clair devenant blanc brunâtre vers le
tiers inférieur et blanc pur à la base, limite supérieure diffuse, limite infé¬
rieure nette.
— 60 à 65-75 cm : horizon brun, un peu jaunâtre vers le haut, homo¬
gène, compact, humide mais assez friable; limite inférieure un peu diffuse.
— 65-75 à 80 cm : horizon brun rouge, hétérogène, avec des taches
jaunâtres ou brunâtres et de nombreuses granulations noires friables;
limite inférieure diffuse; l’ensemble est compact, dense et dur.
— 80 à 100 cm : horizon ocre brunâtre, de plus en plus clair en des¬
cendant, avec de nombreuses tâches et des granulations rougeâtres de
plus en plus rares vers le bas.
— Au delà de 100 cm : roche-mère; nappe à 170 cm montant de
30 cm en 2 heures.
5. GROUPEMENTS VÉGÉTAUX DES DÉPRESSIONS
Les dépressions qui parsèment le fond des loussékés portent des
groupements très hygrophiles, presque marécageux qui n’ont pas été
examinés dans le détail. Dans la zone étudiée, ils [sont caractérisés par
la présence de Setaria sphacelata Stapf et Hubb. (Graminée hémicrypto-
phyte cespiteuse basiphylle), de Panicum dregeanum Nees (Graminée hémi-
cryptophyte cespiteuse basiphylle), et de diverses autres espèces hygrophiles.
Si la seconde espèce possède une amplitude biologique très large,
la première paraît une bien meilleure indicatrice car elle révèle toujours
la présence d’un alios dur très épais. Voici la description d’un profil typique
de ces dépressions (voir aussi fig. 3, profil n° 4) :
— 0 à 7 cm : horizon noir, homogène, nombreuses racines.
— 7 à 25 cm : horizon gris clair, s’éclaircissant vers le bas; limite
supérieure diffuse, limite inférieure nette.
— 25 à 120 cm : horizon blanc pur.
— 120 à 190 cm : horizon brun, hétérogène avec des bandes obliques
ou horizontales de sable blanc ou gris; limite supérieure nette, limite infé¬
rieure diffuse; horizon humide, consistant mais peu dur.
— 190 à 230 cm et au delà : alios brun rouge, homogène, sec, très dur.
Source : MNHN, Paris
— 582 —
CONCLUSIONS
L’analyse de la végétation des loussékés de la zone de Gakouba montre
l’existence de deux sortes d’espèces.
Certaines, dont l’amplitude biologique est étroite, sont de bonnes
indicatrices des conditions du milieu édaphique. Les autres, au contraire,
peuvent être qualifiées ici de banales; ce sont des ubiquistes normalement
rencontrées dans des milieux variés.
Les nombreux profils pédologiques effectués dans les loussékés per¬
mettent d’observer, dans le sol, une évolution très nette que l’on peut suivre
sur un gradient d’hydromorphie croissante. Au départ, un sable blanc
en surface, très perméable, fortement lessivé sur tout son profil, à l'autre
extrémité du gradient, un sable noir chargé d’humus, gorgé d’eau, recou¬
vert pendant une grande partie de l’année par une couche d’eau libre
maintenue grâce à un alios humique dur et épais situé en profondeur.
Entre ces deux extrêmes toute une série évolutive de stades intermédiaires
caractérisée par un concrétionnement progressif, une formation également
progressive de l’alios qui se durcit, s’épaissit, s’imperméabilise. Concurrem¬
ment à ce phénomène, l’hydromorphie du sol s’accentue, la présence de
l’eau s’étend dans le profil et se prolonge dans le temps, l’humus brut
s’accumule.
Cette évolution se lit avec évidence sur les profils pédologiques. Mais
les corrélations établies entre la végétation et les conditions édaphiques
permettent de connaître avec certitude celles-ci au seul examen de celle-là
(voir la fig. 2).
Source : MNHN, Paris
— 583 —
En effet, les espèces bonnes indicatrices, compte tenu de leur amplitude
biologique ont pu être classées en groupes écologiques, chacun caracté¬
risant un stade de l’évolution du sol. Ces groupes se retrouvent soit à l’état
pur, soit en mélange sur les marges de leur amplitude écologique, ou encore
en association. Leur succession, dans l’ordre suivi : Loudetia simplex,
Pobeguinea hamata, Loudetia vanderystii, Xyris vanderystii, Setaria spha-
celata. mène des limites humides de la savane classique à Trachypogon,
aux formations typiquement marécageuses des bas fonds mouilleux, à
travers toute la gamme variée des loussékés.
Le tableau 1 montre la superposition de la série de végétation et de
la série évolutive du sol, ainsi que l’amplitude écologique des espèces
caractéristiques des groupes écologiques par rapport au facteur d’hydro-
morphie du sol. Il résume ainsi l’ensemble de nos informations.
Les zones basses, marécageuses ou très mouilleuses sont fréquentes
au Congo, en particulier vers le Nord du pays, dans les régions de la Likouala
et de l’Alima; les sols y sont également sablonneux et l’on retrouve les
loussékés très largement répandus, mais le système à microrelief en damier
que nous venons de décrire paraît assez particulier au plateau batéké.
Liste des espèces citées
Andropogon africanus Franch.
Andropogon huillensis Rendle
Alloua arenaria Thonn.
Bulbostylis laniceps Clarke
Cyperus leucocephalus Retz
Cyperus margaritaceus Vahl
Craterostigma lalibracieata Skan
Eleocharis nupeensis Hutch.
Elyonurus hensii K. Schum.
Hymenocardia acidu Tul.
Hyparrhenia diplandra (Hack.) Stapf.
Loudelia simplex (Nees) Hubb.
Loudetia vanderystii (de Wild.) Hubb.
Mesanthemum radicans (Benth.) Koern
Monocymbium ceresiiforme Stapf
Panicum dregeanum Nees
Pobeguinea hamata (Stapf) Jac.-Fél.
Rytachne roltboellioides Desv.
Scleria canaliculato-triquetra Boeck
Scleria hirtella Swartz
Setaria spliacelata (Stapf) Hubb.
Thesium wittei de Wild et Staner
Trachypogon thollonii Stapf
Xyris vanderystii Malme
Graminée
Graminée
Anonacée
Cyperacée
Cyperacée
Cyperacée
Scrofulariacée
Cyperacée
Graminée
Euphorbiacée
Graminée
Graminée
Graminée
Eriocaulacée
Graminée
Graminée
Graminée
Graminée
Cyperacée
Cyperacée
Graminée
Santalacée
Graminée
Xyridacée
I. Le présent travail entre dans le cadre d'une thèse de doctorat d’État enregistrée
au Centre de documentation du C.N.R.S. sous le n° 5159.
Source : MNHN, Paris
— 584 —
Liste des noms de lieux cités pour le Congo
Alima : l'une des régions naturelles du Congo, vers le Nord, dans la Cuvette congolaise
(voir Atlas du Congo, notice de la planche X « Phytogéographie »).
Batéké : les » plateaux batékés » forment l’une des régions naturelles du Congo, située
juste au Nord de Brazzaville et qui comprend du Sud au Nord les plateaux : Batéké,
de Nsah, de Djambala, Koukouya (voir Atlas du Congo).
Brazzaville : capitale de la République populaire du Congo, sur le fleuve Congo.
Djambala : plateau, l'un des plateaux batékés (voir ce mot); chef-lieu du même plateau.
Gakouba : l'une des « mares » du plateau batéké, vaste dépression contenant une nappe
d'eau libre permanente et profonde.
Gamakala : mare se trouvant sur le flanc sud du plateau batéké.
Gatsou : mare du plateau batéké.
Inkolo : village du Sud du plateau batéké.
Inoni : chef-lieu de canton dans le Nord du plateau batéké.
Koukouya : plateau, l'un des plateaux batékés (voir ce mot).
Likouala : l’une des régions naturelles du Congo, sur les bords de la cuvette congolaise.
Mendielé : village du Sud du plateau batéké.
Monsala : plaine de Monsala, lieu dit dans la partie Sud du plateau batéké.
Nsah : plateau, l’un des plateaux batékés (voir ce mot).
Bibliographie
Babet, V. — Exploration de la partie méridionale des plateaux batékés (1933). Bull.
Serv. Mines A.E.F. 3 : 21-56, 12 pl., 1 cart. (1947).
Bocquier, G. et Boissezon, P. de. — Note relative à quelques observations pédologiques
effectuées sur le plateau batéké (Région du Pool). République du Congo. Inst.
Et. Centrafr. rapport dact. 19 p., 5 pl. (juillet 1959).
Boissezon, P. de, Martin, G. et Gras, F. — Les sols du Congo. In Atlas du Congo.
O.R.S.T.O.M. 5 p., 1 pl. coul. 50 x 62 cm (1969).
Brugière, J. — Mission pédologique sur les plateaux batékés. Inst. Et. Centrafr. rapport
dact. 20 p„ 3 schém., 2 cart. (avril 1951).
Descoings, B. — Les steppes loussékés de la zone de Gakouba (Plateau batéké) (Répu¬
blique du Congo Brazzaville). O.R.S.T.O.M. rapport ronéot. 35 p., 1 fig., 1 tabl.
(août 1960).
— Esquisse phytogéographique du Congo. In Atlas du Congo. O.R.S.T.O.M. 2 p.,
1 pl. coul. 50 x 62 cm (1969).
— Méthode de description des formations herbeuses intertropicales par la structure
de la végétation. Candollea 26 : 223-257, 1 fig., 8 pl. (1971).
Jacques-Félix, H. — Les Graminées d’Afrique tropicale. I. — Généralités, classification,
description des genres. I.R.A.T. Paris. 1 vol., 345 p., 256 fig., 1 cart. 27 cm (1962).
Kcechlin, J. — Plateaux batékés. Botanique. Écologie. Inst. Et. Centrafr. rapport
dact. 25 p. (janv. 1952).
Trochain, J.-L. —- Accord interafricain sur la définition des types de végétation de
l’Afrique tropicale. Bull. Inst. Et. Centrafr. 13-14 : 55-93, 11 fig. (1957).
O.R.S.T.O.M. Paris
C.N.R.S. Centre d’Études phytosociologiques
et écologiques, Louis Emberger. Montpellier
Source : MNHN, Paris
Adansonia, ser. 2, 12 (4) : 585-591, 1972.
ESPÈCES ET COMBINAISONS NOUVELLES
D’APOCYNACÉES MALGACHES. IV
par F. Markgraf
Résumé : Description d’une espèce nouvelle de Plectaneia. — L’étude fine de la
variabilité morphologique permet de préciser le découpage infraspécifique chez quelques
espèces de Hazunta, Mascarenhasia et Pachypodium. — Le genre Echitella est insuffi¬
samment fondé et rentre dans Mascarenhasia. — L’étude de certains types entraîne des
synonymies dans les genres Alafia et Landolphia. — Le nomen 'nudum Baissea hilde-
brandtii correspond à une Asclépiadacée.
Summary: A new species of Plectaneia is described. — A study of the phenetic
variability in a few species of Hazunta, Mascarenhasia and Pachypodium makes possible
an improved infraspecific délimitation. — The genus Echitella, insufficiently founded, is
merged into Mascarenhasia. — The review of some type specimens leads to synonymies
for some species of Alafia and Landolphia. — Baissea hildebrandtii nom. nud. is nothing
but an Asclepiad.
PLECTANEIA
Plectaneia longisepala Markgr., n. sp.
Frutex scandens. Folia oblongo-elliptica, coriacea, glabra apice in caudam obtusam,
0,5 mm longam rotundato-acuminata, basi rotundato-angustata, 8-11 x 3-5,5 cm; nervi
latérales distincti, recti, numerosi, 1,5-2 mm inter se distantes; petiolus crassus, 1 cm
longus. Inflorescentiae terminales et axillares, plurifiorae, parvae, 3 X 1 cm; pedunculus
0,5-1 cm longus, pedicelli 3-4 mm longi. Sepala linearia, acuta, divergentia, glabra, 1,5-
1,8 x 0,4 mm. Tubus corollae glaber in alabastrof!) 1,0 x 0,5 mm, in parte superiore ad
0,7 mm ampliatus, faux callis 5 epipetalis incrassata ; lobi corollae oblongi, obtusi, glabri,
1,8 x 0,5 mm. Anlherae ovoideae, obtusae, 0,5 mm longae. Ovarium ovoideum, glabrum,
0,3 mm altum. Mericarpia juvenilia (!) glabra, quadrangularia, non alata (100 x 2 mm).
Semina generis, sed nimis juvenilia.
Type : Madagascar (Est) : Decary 6547, Ambila, au Sud de Tamatave, forêt litto¬
rale, fl. et fr. jeunes, 10-5-1928 (holo-, P).
Cette espèce et le Plectaneia thouarsii Rœm. et Schult. sont les seuls
représentants du genre dans le domaine Est de Madagascar. Les caractères
de l’espèce nouvelle, la rapprochent du PI. rhomboidalis Jum. et Perr. de
l’Ouest et du PI. boivini Jum. du Centre. Les sépales longs et aigus et les
lobes de la corolle plus longs que le tube se retrouvent chez PI. rhomboidalis,
Source : MNHN, Paris
— 586 —
et ses feuilles grandes et elliptiques, brièvement acuminées — non rétrécies
dès le tiers inférieur — ressemblent à celles du PL boivini.
MASCARENHASIA
Mascarenhasia angustifolia DC. var. keraudreniana Markgr., var. nov.
Folia breviter petiolata, auguste oblongo-obovata, apicc obtuse rotundata, 4-9 x 1,4-
2 cm. Nervi latérales distincti, 6-8 paria.
Type : Madagascar (Est) : Keraudren-Aymonin et Aymonin 25488, environs de
Diego Suarez, (holo-, P); Keraudren-Aymonin et Aymonin 25475, 25674, environs de
Diego Suarez; Debray 1539, Forêt de Sahafary (Diégo Suarez); Keraudren- Aymonin
et Aymonin 25663, Forêt de Sahafary (Diégo Suarez).
Vu la forme et la nervation des feuilles, il s’agit probablement d’une
introgression du Mascarenhasia arborescens Boj., espèce représentée dans
le voisinage.
Mascarenhasia maroana Aug. DC.
Bull. Herb. Boissier 2, ser. 1 : 580 (1901).
— Mascarenhasia thiryana Pierre ex Dubard, Bull. Soc. Bot. Fr. 53 : 303 (1906); Agric.
Prat. Pays Chauds 6, 2 : 60 (1906).
La comparaison des holotypes à Paris et à Genève permet de conclure
à leur conspécificité.
Mascarenhasia lisianthiflora (Boj.) DC.
Prodr. 8 : 487 (1844).
— Echites lisianthiflora Boj., Hort. Maurit. 2 : (1837).
— Echirella lisianthiflora (Boj.) Pich., Mém. Inst. Sci. Madagascar, sér. B, 2 : 90 (1949).
Cette espèce, répandue dans tout Madagascar, est extrêmement
polymorphe. Sa variabilité, examinée en détail par Y. Lassia (Thèse,
Marseille, 1927, p. 11-24), montre une indépendance complète de la varia¬
tion des caractères. Les dimensions des sépales varient souvent sur la même
tige. Les différences les plus frappantes sont offertes par les feuilles — comme
chez d’autres genres malgaches — car elles correspondent le plus directe¬
ment aux grandes différences climatiques rencontrées dans l’île. Cela ne
prouve pas qu’il s’agit de génécotypes héréditaires, mais leurs caractères
gagnent en valeur taxonomique lorsque certaines formes se cantonnent
dans une aire géographique définie.
De cette variabilité, réalisée en des directions diverses, on peut chercher
à fixer les extrêmes. On en a trouvé cinq :
1. On voit rarement une feuille mince, étroite, aiguë aux deux bouts,
plus ou moins lancéolée, 5,5-9 x 2-2,5 cm, sans spécialisation géographique.
2. Le plus souvent on rencontre une feuille largement elliptique.
Source : MNHN, Paris
— 587 —
coriace, en général obtuse ou à pointe très courte et obtuse, d’environ
7x5 cm.
3. On trouve avec la même fréquence une feuille elliptique-oblongue,
5-7 x 2-2,5 cm, obtuse ou à pointe très courte et obtuse.
Les types 2 et 3 se trouvent dans l’île entière, souvent sur la même
plante; les feuilles oblongues aux sommets des pousses, les feuilles plus
larges à la base et sur les pousses raccourcies. On ne peut donc attribuer
aucune valeur taxonomique aux types 1-3.
4. Par contre une feuille bien coriace, petite, souvent presque orbi-
culaire, 2,5-6,5 x 1,3-3,5 cm, est localisée dans la région la plus sèche,
méridionale, des domaines Ouest et Sud, où les autres formes de feuilles
n’existent pas. On peut donc lui attribuer une certaine valeur taxonomique.
5. Un autre type présente des feuilles grandes, larges, coriaces, à
pointe très courte et obtuse, 10-12 x 4,5-6,5 cm. Sa distribution est limitée
au Nord et aux régions de la Betsiboka et d’Antsalova (N.W.).
Nous considérerons donc les sous-espèces suivantes :
subsp. lisianthiflora (conforme à l’holotype de Genève).
Arbre ou arbuste de 10 m. Feuilles coriaces, glabres, elliptiques ou
oblongues-elliptiques, acuminées ou obtusément aiguës, 10-12 x 4,5-
6,5 cm. Sépales 5 x 1 mm, aigus, glabres. Tube inférieur de la corolle
2 cm, tube supérieur 1,5 cm de long, lobes 12-15 x 8 mm. Méricarpes
9-14 X 4 mm.
Répartition : localités distantes du Nord et de l’Ouest. Première
découverte : Richards.n., Majunga, Baie de Bombetoka. Cultivé à Bourbon,
Maurice et Calcutta dès le début du xix e siècle.
subsp. geayi (Cost. et Poiss.) Boiteau
Les Caoutchoucs de Madagascar 10 (1943), synomymis exdusis.
Mascarenhasia geayi Cost. et Poisson, C. R. Acad. Sc. Paris 128 : 1054 (1907);
Poisson, Rev. Gén. Bot. 21 : 20 (1909).
— Mascarehasia kakomba Cost. et Poisson, l.c. : 21.
Arbuste de 2-3 m. Feuilles caduques, à l’état adulte bien coriaces,
petites, souvent suborbiculaires, velues, de 2,5-6,5 x 1,5-3,5 cm. Sépales
de 4-5 x 2,3 mm, pubescents. Tube inférieur de la corolle long de 1-1,5 cm,
tube supérieur long de 0,8-1,5 cm; lobes de 7-12 x 3-4 mm. Méricarpes
longs de 6-9 (-12) cm.
Répartition : Ouest et Sud, environ 22° lat. Sud.
subsp. macrocalyx (Bak.) Boiteau
Les Caoutchoucs de Madagascar 10 (1943), sensu ampl.
— Mascarenhasia macrocalyx Bak., Journ. of Bot. 20 : 219 (1882).
— Mascarenhasia phyllocalyx Dubard, Bull. Soc. Bot. Fr. 53 : 261 (1906).
— Mascarenhasia yelutina Jum., C. R. Acad. Sc. Paris 128 : 1351 (1899).
Source : MNHN, Paris
— 588 —
— Mascarenhasia rutenbergiana Vatke, Abh. Naturw. V. Bremen 9 : 124 (1885).
— Mascarenhasia kidroa Cost. et Poisson, C. R. Acad. Sc. Paris 144 : 1054 (1907).
— Mascarenhasia pallida Dubard, Bull. Soc. Bot. Fr. 53 : 262 (1906).
— Mascarenhasia tenuifolia Dubard, l.c. : 263.
— Mascarenhasia lisianthiflora var. pubescens Dubard, l.c. : 258.
— Mascarenhasia lisianthiflora var. baronica Dubard., l.c. : 259.
— Mascarenhasia lisianthiflora var. hybrida Dubard., l.c. : 259.
— Mascarenhasia humblotii Dubard, l.c. : 262.
— Echitcs pubescens Comm. ex Dubard, l.c. : 258.
Feuilles coriaces, soit largement elliptiques, de 5-7 x 3-5 cm, obtuses
ou obtusément et très brièvement acuminées, soit oblongues-elliptiques,
de 5,5-9 X 2-2,5 cm, obtuses ou brièvement acuminées. Parties de la
corolle variables.
Répartition : Tout Madagascar.
Mascarenhasia arborescens (Boj.) DC.
Prodr. 8 : 488 (1844).
— Echites arborescens Boj. ex DC., l.c.
Cette espèce, répandue dans tout Madagascar, aux Comores et jus¬
qu’en Afrique orientale, montre, elle aussi, une très grande variabilité.
On ne peut isoler que certaines des combinaisons diverses de caractères,
réalisées lorsqu’elles correspondent à des répartitions géographiques res¬
treintes. On peut ainsi discerner comme variétés :
var. arborescens (conforme à l’holotype de Genève).
Feuilles elliptiques ou obovées, souvent sur la même tige (4-)9-12
X (l,5-)3,5-4,5 cm. Tube inférieur de la corolle 4 mm, tube supérieur 4 mm
de long, lobes 4 mm de long. Méricarpes courts, 10-12 X 0,8 cm.
Répartition : Tout Madagascar.
var. boivini (Dub.) Markgr., comb. nov.
— Mascarenhasia boivini Dubard, Bull. Soc. Bot. Fr. 53 : 295 (1906).
Feuilles bien coriaces, elliptiques ou assez obovées, obtuses ou briève¬
ment acuminées, grandes 10-17 x 4-7,5 cm. Tube inférieur de la corolle
5 mm, tube supérieur 5 mm de long, lobes 8-10 mm de long. Méricarpes
courts, obtus, 8-12 X 1-1,5 cm, tronqués.
Répartition : Côte Est de Madagascar.
var. comorensis Markgr., var. nov.
Arbor ad 30 m alla. Folia subcoriacea, acuta vel sensim et longiuscule acuminata,
magna, 9-12 X 3-5 cm. Tubus inferior corollae 3 mm, superior 3 mm longus, lobi 7 mm
longi. Mericarpia varietatis arborescens.
Source : MNHN, Paris
— 589 —
Type : Comores : Lavanchi s.n., Anjouan, forêt, 600-700 m, fl. et fr. (holo-, P).
Répartition : Comores et Afriques orientale.
A cette variété correspondent aussi les exemplaires originaires
d’Afrique orientale, nommés M. variegata Britt. et Rendle, M. elastica
K. Schum., M.fischeri K. Schum. (cf. Pichon, Mém. Inst. Sci. Madagascar,
sér. B, 21 : 81 (1949). Parmi les exemplaires cultivés sur le continent africain,
on trouve aussi la var. arborescens.
var. longifolia (Jum. et Perr.) Lassia
Les Mascarenhasia et Landolphia de Madagascar, thèse Marseille : 42 (1927).
— fa. longifolia JUM. et PERR., Agr. Prat. Pays chauds 7, 1 : 283 (1907).
Feuilles submembraneuses ou subcoriaces, oblongues, acuminées,
grandes, (9-) 12-18 x (2,5-) 3-5 cm. Inflorescences à 1-5 fleurs. Dimensions
des fleurs comme chez la var. arborescens.
Répartition : Centre (Tsitondroina et Isalo).
var. gracilis Markgr., var. nov.
Folia subrhombea, utrinque acuminaia, parva, 2-3,5 x 1-1,8 cm. Tubus inferior
corollae 3x1 mm, superior 3x2 mm, lobi 3 x 1,5 mm.
Type : Madagascar : Capuron 20044, Massif de la Montagne d'Ambre, rive droite
de la Rivière des Makis, entre la station des Roussettes et la Grande Cascade, fl. nov. 1958,
(holo-, P.).
Répartition : Nord de Madagascar.
ECHITELLA
Pichon a séparé deux espèces de Mascarenhasia pour constituer
un nouveau genre Echitella (Mém. Inst. Sci. Madagascar, sér. B, 2 : 69 (1949),
en raison de certaines différences des parties florales : anthères sessiles, non
adnées, base intérieure du connectif avec une simple houppe de poils,
clavoncule sans partie dilatée. Ces caractères bien que minutieusement
observés, ne sont cependant pas vraiment distinctifs. L’insertion des anthères
ne représente en fait qu’une différence minime de la hauteur de l’attache :
la houppe de poils, située sur un coussinet calleux, au point de vue mor¬
phologique correspond tout à fait au même organe que celui des autres
espèces, toujours variable en grosseur; la clavoncule montre les deux dila¬
tations, apicale et basale, comme chez les autres espèces, bien qu’un peu
moins accentuées. Les embryons, à cotylédons oblongs-elliptiques, aigus
sont les mêmes. Les deux Echitella rentrent donc pour nous dans le genre
Mascarenhasia :
Echitella lisianthiflora Pich. = Mascarenhasia lisianthiflora DC.
Echitella perrieri Pich. — Mascarenhasia perrieri Lassia
Source : MNHN, Paris
— 590 —
PACHYPODIUM
Pachypodium rosulatum Baker
La variabilité de cette espèce oblige à distinguer les variétés qui suivent :
var. rosulatum
Tube de la corolle dilaté un peu soudainement (presque campaniforme) ;
tube supérieur 25 X 12 mm; lobes de la corolle 18 X 14 mm. Feuilles
50-90 x 10-15 mm. Épines denses, fortes, 4-7 mm de long.
Répartition : Centre et Ouest, assez répandue.
var. drakei (Cost. et Bois.) Markgr., comb. nov.
— Pachypodium drakei Ccst. et Bois., Ann. Sc. Nat., sér. 9, 6 : 319 (1907).
Tube de la corolle infondibuliforme; tube supérieur 20-30 x 10 mm,
lobes de la corolle 15 X 12 mm. Feuilles 120 x 20 mm. Épines courtes
et éparses, 2-5 mm de long.
Répartition : Bord des plateaux de l’Ouest, du Nord jusqu’à environ
18° lat. mér.
var. gracilius Perr.
Bull. Soc. Bot. Fr. 81 : 306 (1934).
Tube de la corolle infundibuliforme; tube supérieur 27 x 7 mm;
lobes de la corolle 12x8 mm. Feuilles étroites, 40-60 x 8-12 mm. Épines
plus que 7 mm de long, assez fines.
Répartition : Centre, au sud du 21° lat. aussi au nord : Ambanja
et Antsohihy.
Note : Les Pachypodium à fleurs jaunes, formant un groupe naturel,
ont en commun un caractère remarquable : la radicule de l’embryon
est charnue, aussi large que les cotylédons et un peu plus longue, tandis
que chez les espèces à fleurs blanches et rouges la radicule est plus courte
et beaucoup plus étroite que les cotylédons, cylindrique. En même temps,
les espèces à fleurs jaunes ont un corps succulent bas et large, parfois enfoncé
dans le sol, en forme de rave. Cela fait soupçonner que la partie basale
de la plante dérive de l’hypocotyle chez les espèces à fleurs jaunes, tandis
que chez les autres le corps entier est un vrai tronc, atteignant d’ailleurs
la taille d’un arbre. Pour trancher cette question de morphologie, il serait
nécessaire de suivre le développement des plantules et des jeunes plantes.
L’auteur serait extrêmement reconnaissant aux collecteurs, de bien vouloir
lui envoyer des graines mûres d’espèces à fleurs jaunes et à fleurs blanches.
Source : MNHN, Paris
— 591 —
Alafia perrieri Jum. var. parvifolia (Pich.) Markgr., comb. rtov.
— Alafia parvifolia Pich., Not. Syst. 13 : 210 (1948).
Alafia pauciflora Radlk.
— Carissa sessiliflora Brongn. var. scandens Pich., Mém. Inst. Sc. Madagascar, sér. B,
2 : 140 (1949).
Hazunta membranacea (DC.) Pich. fa. pilifera Markgr., fa. nov.
Folia sublus pilis longis vario modo pilosa.
Madagascar (Ouest) : R.N. 1231, Ambato-Bœni, Ampobofaly; Boileau 2025,
Ambalabongo (holo-, P.); Broin 175, Maevatanana.
Landolphia myrtifolia (Poir.). Markgr., comb. nov.
— Echites myrtifolia Poir. in Lam., Encyclop. Bot. 2 : 536 (1811); DC., Prodr. 8 : 476
(1844).
— Parsonsia myrtifolia (Poir.) Rœm. et Schult., Syst. Veg. 4 : 403 (1819).
Vahea crassipes Radlk., Abh. Naturw. Vereins Bremen 8 : 399 (1883).
— Landolphia crassipes (Radlk.) K. Schum. in Pich., Mém. Inst. Fr. Afr. Noire 35 : 60
(1953).
Considéré comme perdu par Pichon (Not. Syst. 14 : 18 (1950)) l’holo-
type d 'Echites myrtifolia Poir. a été retrouvé dans l’herbier Jussieu par
M. Boiteau et s’est révélé conspécifique de Landolphia crassipes (Radlk.)
K. Schum., ce qui nécessite la combinaison nouvelle proposée. L’holo-
type de Vahea crassipes Radlk. rentre pour nous dans la variété typique,
mais en constitue une variation mineure à laquelle nous accordons seule¬
ment un rang sous-variétal sous le nom de Landolphia myrtifolia var.
myrtifolia subvar. crassipes (Radlk.) Markgr., stat. nov.
Secamone deflexa Jum. et Perr. (Asclépiadacée).
— Baissea hildebrandlii Vatke in sched. (Hildebrandl 3347), nom. nud.
Botanischer Garten
Universitât — Zurich.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Adansonia, ser. 2, 12 (4) : 593-602, 1972.
ONTOGÉNIE ET SIGNIFICATION MORPHOLOGIQUE
DES ÉLÉMENTS DU TRICHOME ÉPINERVAIRE
ET LAMINAIRE DE BEGONIA X VITICHOTOMA Hort.
par J.-F. Villiers
Résumé : L’étude morphologique des éléments du trichome épinervaire et lami¬
naire montre la formation de « scyphies » dans les deux cas. Les premières semblent
correspondre à des métamères foliaires (Cusset 1970); les autres seraient des émergences.
Summary: Morphological study of trichome of nerves and limb shows both may
be funnel-shaped. The [former correspond to “ metameres ” (leaf-telomes). The
latter are merely limb émergences.
Les phénomènes de bourgeonnement adventif et épiphylle sont connus
depuis fort longtemps. Le bourgeonnement épiphylle peut se présenter
sous deux formes déjà distinguées par C. de Candolle (1890). Le bour¬
geonnement floral correspond à la formation des fleurs sur le limbe d’une
feuille et est décrit dans de nombreuses espèces : Helwingia japonica Dietr.,
Bégonia sinuata Wall., divers Chailletia, etc. Le bourgeonnement épiphylle
végétatif aboutit à la formation de pousses feuillées sur le limbe comme
chez Cardamine pratensis L. ou Bryophyllum crenatum Baker (certains
auteurs regroupent le genre Bryophyllum avec le genre Kalanchoe).
Ce dernier type de bourgeonnement est connu depuis fort longtemps
puisque dès 1652, Mandirola a signalé un tel cas sur des feuilles d’Oranger
en décomposition. Ensuite Agricola, Neumann et Frignet en ont donné
d'autres exemples. En 1826, Cassini met en évidence le bourgeonnement
de Cardamine pratensis L. P. Duchartre, en 1879, puis en 1887, note la
position des bulbilles sur Bégonia phyllomaniaca Mart. Ces remarques
sont généralement faites dans un but utilitaire.
Les recherches ultérieures ont surtout porté sur la physiologie et
l’ontogénie de ces productions, notamment sur les Bégoniacées et plus
particulièrement sur Bégonia rex Putz., très utilisé du fait de sa culture
facile et de son abondant bourgeonnement. Il faut d’abord citer les impor¬
tants travaux de Hartsema et ceux de A. Hagemann. Les autres études
concernant la physiologie de cette reproduction végétative mettent en
Source : MNHN, Paris
— 594 —
PI. I. — Évolution des éléments du trichome de type II : 1, élément du trichome x 13,5;
2-4', formation d’une excroissance latérale x 13,5; 5, formation d’une lame foliacée x 9;
6, 6', reploiement des bords latéraux de la lame foliacée, x 8,5; 7, T, jeune scyphie
et coupe longitudinale x 6; 8, « scyphie » x 1,5; 8% détail de la nervation d’une
scyphie après éclaircissement x 1,5.
Source : MNHN, Paris
— 595 —
évidence le rôle des substances activatrices ou anti-inhibitrices. Citons
les résultats obtenus par Bouillenne, Prévôt, Bigot, à propos de la
polarité de ce phénomène.
On peut constater le petit nombre de recherches morphologiques
sur les Bégoniacées. C’est ainsi que le problème des formations épiphylles
de certaines espèces de cette famille a été peu étudié. Goebbel (1908) et
Troll (1939) les ont cependant signalées.
Matériel
Nous étudierons l'évolution du trichome épinervaire et laminaire
sur une population de Bégonia X vitichotoma Hort. conservée dans les serres
du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris 1 . L’absence de fleurs
ne permet pas une détermination certaine de cette espèce, cependant la
description donnée par Rochford et Gorer (1965) correspond bien à ce
binôme : « its interest lies in a number of leaf-like appendages, some 1 /4
to 1 /2 inch in eight, which appears at irregular intervals along the mains
nerves of leaves. » Cette plante est un hybride de Bégonia dichotoma Jacq.
et Bégonia vitifolia Schott.
TRICHOME EPINERVAIRE
A. Techniques
Les observations de morphologie externe sont faites à la loupe binocu¬
laire. Pour préciser la nature et la forme de la nervation, des éclaircissements
au Chorallactophénol ont été pratiqués.
Les observations anatomiques ont été faites sur des coupes au micro¬
tome épaisses de 7 i/.m, fixées sur les lames par une solution d’albumine
et colorée à l’aide d’une double coloration (fuschine-vert lumière).
B. Développement des éléments du trichome épinervaire
Les nervures portent deux types de formations appartenant au
trichome :
— celles du type I, nettement les plus abondantes, blanches, pluri¬
cellulaires, translucides, ne dépassant pas une longueur de 1 mm;
— celles du type II, strictement localisées sur les nervures, le plus
souvent à l’aisselle d’une nervure secondaire, jaunâtres ou verdâtres,
globuleuses à la base, de 1 à 2 mm de long.
C’est à partir des éléments du type II que nous allons observer la
formation d’une scyphie.
I. Nous tenons à remercier M. H. Rose, ancien Assistant au Service des Cultures,
qui nous a donné toutes facilités pour travailler dans les Serres du Muséum et nous a
autorisé à prélever des échantillons de feuilles.
Source : MNHN, Paris
— 596 —
Sur leur base apparaissent d’abord des éléments de type I (PI. 1, fig. 1-2).
Des coupes longitudinales pratiquées à ce stade, mettent en évidence la
présence d’un méristème basal d’origine sous-épidermique (PI. 2). Un
début de vascularisation est nettement visible.
La partie inférieure augmente de volume asymétriquement. Une
petite masse ovoïde vivement colorée en vert s’individualise d’un côté
(PI. 1, fig. 3-4’). La taille de cette formation n’est pas supérieure à celle de
l’élément de type II qui la porte maintenant.
La masse ovoïde tend à s’élargir et à augmenter de taille. Elle prend
progressivement l’aspect d’une petite lame foliacée d’une hauteur variant
de 2 à 3 mm. Les bords portent des éléments de type I (PI. 1, fig. 5).
Les bords latéraux de cette lame se replient vers la face interne. Nous
obtenons une coupe asymétrique ou scyphie, surmontée par l’élément du
trichome de type II qui lui a donné naissance, d’une taille variant de 3 à
4 mm. Un très court pétiole commence à s’individualiser (PI. 1, fig. 6-6’).
Dès ce stade, la scyphie est pratiquement formée. Elle croît ensuite
en conservant sa forme (PI. 1, fig. 7-7’).
Source : MNHN, Paris
— 597 —
C. La scyphie
L'expansion foliaire se présente comme un petit organe foliacé, ayant
l'aspect d’un cornet asymétrique, situé à la face supérieure du limbe et au
point de ramification de deux nervures le plus souvent. La partie la moins
développée est dirigée vers l’extrémité distale des nervures qui la porte.
Sa taille peut atteindre 4 cm. La forme générale est ovoïde. Elle est vivement
colorée en vert et ses deux faces sont couvertes d’éléments du trichome de
type I. Le bord est denté. Un court pétiole de couleur blanche est générale¬
ment individualisé et porte des poils (PI. 1, fig. 8).
Des éclaircissements pratiqués sur une scyphie adulte montrent une
nervation de type penné. Sur la zone dorsale, la plus développée, nous
observons une nervure médiane de laquelle se détachent des nervures secon¬
daires s’anastomosant à quelques millimètres du bord du limbe. La zone
ventrale ne présente pas de nervation propre, en effet les nervures que nous
pouvons voir sont en fait des nervures secondaires provenant de la nervure
primaire ou parfois très rarement du sommet du pétiole (PI. 1, fig. 8’).
La nervation de la scyphie ne correspond pas à celle d’une feuille de
Bégonia x vitichotoma Hort. : par contre elle est très comparable au réseau
formé par une nervure primaire et ses nervures secondaires ou une nervure
secondaire et ses nervures tertiaires.
L’examen microscopique des coupes transversales du pétiole de cette
formation nous montre (PI. 3, fig. 1-2) :
— une cuticule mince;
— un épiderme formé de cellules plus ou moins rectangulaires;
— une épaisse couche de collenchyme;
— un parenchyme cortical sous-jacent formé de grandes cellules
ellipsoïdes ou globuleuses, à parois minces laissant entre elles des méats
triangulaires;
— 2-3 faisceaux libéro-ligneux, généralement pauvres en vaisseaux;
— au centre, un parenchyme médullaire formé de petites cellules.
Les coupes pratiquées dans la partie basale du limbe de la scyphie
permettent de distinguer deux parties : la zone centrale contenant les tissus
conducteurs et les zones latérales très chlorophylliennes. La zone centrale
(PI. 4) ne montre pas de différence notable dans la disposition des tissus,
sauf que nous trouvons seulement deux faisceaux libéro-ligneux. Le reste
du limbe présente une organisation symétrique très différente (PI. 3, fig. 4) :
— une cuticule mince;
— un épiderme;
— un hypoderme formé de grandes cellules allongées;
— puis à nouveau un hypoderme, etc.
L’étude anatomique des tissus de la scyphie au-dessus de la zone
cupulaire montre une organisation semblable à celle vue précédemment.
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
— 599 —
TRICHOME LAMINAIRE
A. Techniques
L'observation des différents stades évolutifs des éléments du trichome
laminaire a été faite à la loupe binoculaire. L’étude de la nervation est
permise grâce à des éclaircissements au chlorallactophénol.
B. Développement des éléments du trichome laminaire
Le limbe porte deux types de formations appartenant au trichome :
— type I, semblable à celui vu sur les nervures;
— type III, se rapprochant des éléments de type II, mais d'une taille
généralement plus faible car ils ne dépassent pas une longueur de 1 mm.
La base est globuleuse et verte.
Le développement des éléments de type III se fait à partir de la base
de ceux-ci. On aboutit finalement à une lame foliacée verte porteuse de poils
de type I (PI. 5, fig. 1-3). la partie antérieure s’épaissit, puis grandit (PL 5,
fig. 4) pour former une coupe à bord ondulé (PL 5, fig. 5) d’apparence
très semblable à la scyphie décrite antérieurement. La croissance de cette
coupe va se faire d’une façon beaucoup plus régulière que celle de la scyphie
puisqu’au stade définitif nous obtenons une courte coupe creuse garnie
de poils de type I, à ouverture étroite au sommet, presque symétrique
(PL 5, fig. 6-6’).
Les éclaircissements de ces formations montre une nervation qui est
semblable à celle formée par les nervilles. Nous avons affaire à de simples
émergences.
Source : MNHN, Paris
— 600 —
Source : MNHN, Paris
— 601 —
INTERPRETATION MORPHOLOGIQUE
Les feuilles de Begoniax vitichotoma Hort. présentent à leur face supé¬
rieure deux sortes de formations appartenant au trichome : des émergences
de type classique sur le limbe et des formations foliacées ressemblant à
des scyphies sur les nervures. L’interprétation morphologique de ces
dernières présente un grand intérêt pour la compréhension de l’architecture
de la feuille.
Rappelons tout d’abord que la nervation des feuilles de Bégonia
X vitichotoma Hort. est palmée et possède 7-8 paires de nervures primaires.
Chaque nervure primaire donne naissance à des nervures secondaires
suivant un mode penné. Chaque nervure secondaire donne naissance de
la même façon à des nervures tertiaires.
Ainsi que nous l’avons montré antérieurement (Villiers et Cusset 1969)
la feuille de ce Bégonia nous apparaît comme formée d’articles foliaires,
eux-mêmes composés de métamères au sens de Cusset (un métamère
correspond à un territoire homologue de la foliolule du Passiflora hetero-
phylla Lam. ou de la foliole subsidiaire de VAgrimonia eupatoria L. qui
comporte toujours une nervure médiane autour de laquelle se réorientent
les nervures d’ordre plus élevé).
L’organisation vasculaire des scyphies est en tout point semblable
à celle d’un métamère ou même d’un article foliaire. Leur position au
point de ramification des nervures secondaires n’est pas sans rappeler celle
d’une nervure secondaire ou tertiaire sur une nervure primaire ou secondaire.
D’autre part il semble que nous n’ayons pas affaire à un bourgeonne¬
ment épiphylle. On n’observe qu’une unique feuille scyphiée. Des expériences
de découpage, qui, dans ce genre, lèvent les inhibitions des bourgeons
épiphylles restent ici sans résultats. Bigot (communication orale) nous a
assuré, que les substances chimiques capables de lever les inhibitions n’ont
pas d’action sur ces « bourgeons ».
Par leur nervation comme par leurs corrélations à l’intérieur du sys¬
tème foliaire déjà exposées précédemment (Villiers et Cusset 1969), ces
appendices foliaires semblent homologues à des métamères (au sens de
Cusset 1970). Ils ne correspondent pas à une feuille mais à une partie de
feuille placée dans un plan perpendiculaire du limbe.
La feuille du Bégonia x vitichotoma Hort. est à notre sens un système
métamérique ramifié dans les trois dimensions de l’espace.
Bibliographie
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sur des explantats foliaires de Bégonia. Bull. Soc. Bot. Fr. 113 : 433-439 (1966).
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Source : MNHN, Paris
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Laboratoire de Phanérogamie
Muséum — Paris.
Source : MNHN, Paris
Adansonia, ser. 2, 12 (4) : 603-607, 1972.
PLANTES NOUVELLES POUR LE SÉNÉGAL
par J.-P. Lebrun
Résumé : La présente note mentionne douze espèces nouvelles pour la flore du
Sénégal qui compte actuellement 2 086 espèces spontanées.
Summary: Here are listed 12 species not yet recorded from Sénégal. The whole
flora of this country reaches now 2 086 species.
En l’espace de dix ans (de 1963 à 1972), sept études agrostologiques
furent entreprises et menées à bien au Sénégal — soit sous l’égide de l’Office
de la Recherche Scientifique et Technique d’Outre-Mer (missions G. Fotius),
soit sous celle de l’Institut d’Elevage et de Médecine Vétérinaire des Pays
Tropicaux. Chronologiquement, la liste s’établit ainsi (Carte 1) :
1. Ferlo-oriental, 20 000 km 2 (G. Fotius, 1966).
2. Delta du Sénégal, 2 000 km 2 (J. Audru, 1967).
3. Région de Kanéméré, environ 6 500 ha (G. Fotius, 1967).
4. Région de Gallayel, 1 800 km 2 (M. Mosnier, 1968).
5. Ferlo-sud, 4 000 km 2 (A. K. Diallo, 1968).
6. Haute et Moyenne Casamance, 20 000 km 2 (G. Boudet, 1970).
7. Pâturages du Nord Sénégal, environ 35 000 km 2 (A. K. Diallo
et J. Valenza, 1972).
Au total, près de 83 000 km 2 ont été étudiés et cartographiés;
5 500 numéros d’herbier furent récoltés; leur étude nous a permis d’ajouter
plus de 80 espèces à la flore du Sénégal qui, finalement, est actuellement
riche de 2 086 espèces spontanées ou à considérer comme telles.
Miss J. K. Bowden, des Jardins Royaux de Kew a bien voulu nommer plusieurs
Orchidées, ce dont nous lui sommes profondément reconnaissants; notre ami P. Taylor
de la même institution a révisé nos collections de Polygala , c’est l’occasion de lui adresser
ici nos sincères remerciements; M. J. Raynal, Sous-Directeur au Muséum National
d’Histoire Naturelle, nous a fait l’amabilité de dresser, pour illustrer notre note, la carte
de répartition d’une Cypéracée soudanienne : Bulbosiylis pusilla (A. Rich.) C.B.Ci.;
qu’il trouve ici l'expression de notre gratitude. Précisons enfin que les espèces sont citées
dans l’ordre alphabétique des familles.
Source : MNHN, Paris
— 604 —
CYPERACEAE
1. — Bulbostylis pusilla (A. Rich.) C.B.CI. in Dur. et Schinz, Consp. Fl.
Afr. 5 : 615 (1895).
Notée dubitativement dans la Flore du Sénégal de J. Berhaut (éd. 2 :
364 et 372, 1967), cette espèce existe bien dans ce pays.
Diallo 195 bis, 6 km N.-E. Diadala, plateau gravillonnaire, 19-9-1966 (forme occi¬
dentale à akènes lisses); Fotius 537, Mbouné-Baldiol, 21-8-1964, P, ALF.
Sénégal!, Rép. de Guinée, Sierra Leone, Mali, Flaute-Volta, Ghana,
Nigeria, Tchad, Rép. Centrafricaine, Cameroun, Éthiopie, Uganda, Zaïre
(v. fig. 2).
2. — Scirpus articulatus L., Sp. PL 1 : 47 (1753).
Audru 3056, Télélé, rizière, 7-1-1966, ALF; Leprieur 37, « in argillosis ad ripas
fluminis Sénégal propre pagnum Nghio. Walo, mart. 1828 », P.
Source : MNHN, Paris
— 605 —
Carie 2. — Répartilion de Bulbostylis pusilla (A. Rich.) C.B.C1. (Cypéracée).
Pour l’instant sont seules connues ces deux récoltes effectuées à 138 ans
d’intervalle.
Çà et là dans les pays tropicaux du Vieux Monde; rare dans l’Ouest
africain : Sénégal!, Ghana, Niger, Nigeria.
FABACEAE (PAPILIONACEAE)
3. — Crotalaria cephalotes A. Rich., Tent. Fl. Abyss. 1 : 156 (1847).
Fotius K-579, Kanéméré, pente gravillonnaire avec blocs rocheux, 19-11-1965, ALF.
Afrique tropicale; paraît rare dans l’Ouest africain : Sénégal!, Ghana,
Dahomey, Nigeria.
Source : MNHN, Paris
— 606 —
GRAMINEAE
4. Hvparrhenia smithiana (Hook. f.) Stapf in Prain, Fl. Trop.
Afr. 9:314(1918); Clayton, Kew Bull., Add. sér. 3 : 57 et carte : 55 (1969).
Bas. : Andropogon smithianus Hook. f., Journ. Linn. Soc., Bot. 7 : 232 (1864).
Syn. : Sorghum smithianum (Hook. f.) Kuntze, Rev. Gen. PI. 2 : 792 (1891).
— var. major W. D. Clayton, Le.
Syn. : Hyparrhenia chrysargyrea auct. : FI. West Trop. Afr., éd. 1, 2 : 591 (1936);
non Stapf.
Fotius K-610, Kanéméré, bas de pente et bas-fonds plus ou moins humides,
30-10-1965, ALF!
Bien caractéristique par ses gaines basales couvertes de poils brun-
rouge, par ses épillets à poils fauve pâle et sa grande taille (150-200 cm)
Sénégal!, Haute-Volta, Rép. de Guinée, Sierra-Leone, Côte d’ivoire,
Ghana, Togo, Nigéria, Cameroun, Congo-Brazzaville.
MALVACEAE
5. — Sida acuta Burm. f.. Fl. Ind. : 147 (1768).
Fotius K-542, Kanéméré, sur gravillons au bord d’un ruisseau, 21-10-1965, ALF.
Pays tropicaux.
OPHIOG LOSSACEAE
6. — Ophioglossum reticulatum L., Sp. PI. 2 : 1063 (1753); non
sensu Berh., Fl. Sénégal, éd. 2 : 315 et fig. 317 (1967).
Fotius K-288, Kanéméré, zone humide près de la Gambie, 25-7-1965, ALF.
Il s’agit bien du véritable O. reticulatum L., qui jusqu’ici n’était pas
connu du Sénégal car l’échantillon Berhaut 1290 cité dans la flore du
Sénégal (éd. 2 : 315) est à rapporter à O. costatum R. Br. (cf. Raynal,
Adansonia, sér. 2, 7 (3) : 341, 1967).
Pays tropicaux.
ORCHIDACEAE
7. — Eulophia juncifolia Summerh., Kew Bull. 12 : 78 (1958).
Fotius K-683, Kanéméré, zone très engorgée, 13-11-1965, ALF.
Sénégal!, Guinée portugaise, Côte d’ivoire, Ghana.
Source : MNHN, Paris
— 607 —
8. — Habenaria bongensium Rchb. f., Otia Bot. Hamburg. : 58 (1878).
Folius K-279, Kanéméré, zone d’épandage de la Gambie, 24-7-1965, ALF, K.
Sénégal!, Nigéria, Cameroun, Rép. du Sudan.
9. — Habenaria nigerica Summerh., Kew Bull. 7 : 575 (1953).
Folius K-323, Kanéméré, bord d’un marigot encaissé dans une cuirasse, ALF.
Sénégal! et Nigéria.
POLYGALACEAE
10. — Polygala atacorensis Jacq.-Fél., Bull. Soc. Bot. Fr. 99 : 66 (1952).
Folius K-335, K-361 , Kanéméré, sur cuirasse gravillonnaire. 5-8 et 24-8-1965, ALF!
Cette très rare espèce était seulement connue du Dahomey et de la
Côte d’ivoire.
RUBIACEAE
11. — Kohautia aspera (Heyne ex Roth) Bremek., Verh. Koninkl.
Nederl. Akad. Wetensch. Afd. Natuurk., sect. 2, 48 : 113 (1952); Lebrun,
Mitt. Bot. Staatss. München 10 : 444-445 et fig. 5 (1971).
Valenza 101, près du campement de Belel Gaoudi, au S.-E. de Dagana, sol sablo-
argileux, 29-9-1970, ALF, P.
Espèce bien distincte de K. virgata (Willd.) DC. par les petites écailles
triangulaires réparties sur toute la plante et par ses fleurs sessiles, très
souvent groupées par deux.
Belle acquisition pour la flore sénégalaise mais parfaitement logique
car la plante était connue en particulier des îles du Cap-Vert, de Mauri¬
tanie et du Mali.
Membre de l’intéressant groupe d’espèces de zones sèches à aire dis¬
jointe (v. carte in Lebrun, l.c. : 445).
SCROPHULAR1ACEAE
12. — Micrargeria barteri Skan, Fl. Trop. Afr. 4 (2) : 458 (1906).
Boudei 4573, Teyel, sol sablo-argileux humide, 12-11-1967, ALF.
Sénégal, Guinée Portugaise, Côte d’ivoire, Ghana, Togo, Nigéria,
Cameroun.
Institut d’Élevage et de Médecine vétérinaire
des Pays Tropicaux
94700 Maisons Alfort
et Laboratoire de Phanérogamie
Muséum, 75005 Paris.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Adansonia, ser. 2, 12 (4) : 609-618, 1972.
TECHNIQUES D’ÉTUDE DU POLLEN AU MEB :
MÉTHODE SIMPLE DE COUPES
par M. Hideux et L. Marceau
Résumé : Une technique simple de coupes de grains de pollen, après inclusion
dans une solution de gomme arabique-glycérine, est donnée, comme une alternative
ou un complément de la technique d’obtention de surfaces de rupture de l’exine par
les ultrasons, pour les observations au microscope électronique à balayage (MEB).
Summary: A simple technique for sectionning pollen grains after embedding
in a solution of gum-arabic and glycerin, is described, as a complementary or alternative
technique to ultrasonic splitting of the exine, for study by scanning électron microscopy.
Cette note fait suite à un article publié récemment où les effets des
différents traitements physico-chimiques sur le pollen avaient été comparés
(Hideux, 1972 a). La présente technique avait été brièvement présentée,
toutefois des résultats expérimentaux complets n’avaient pu être donnés.
DESCRIPTION DE LA TECHNIQUE
Le milieu d'inclusion, constitué par une solution de gomme arabique
et de glycérine, est préparé selon la technique de Leins (1968). Les pro¬
portions initiales sont les suivantes : eau, 6 ml (25 %); glycérine, 4,5 ml
(25 %); gomme arabique, 11 g (50 %) et quelques cristaux de phénol.
La solution peut être soit préparée directement à ces proportions en faci¬
litant le dégazage par un procédé physique, soit préparée en doublant la
quantité d’eau et en la faisant évaporer ensuite pour revenir à 25 %. La
solution préparée peut se conserver pendant plusieurs mois à l’abri de l’air.
On dépose, à l’aide d’un agitateur en verre, la quantité nécessaire 1
de ce milieu d’inclusion à la base d’un support cylindrique en bois dont
le diamètre est de l’ordre de 8 mm. Le pollen ayant subi une acétolyse de
durée appropriée, est rincé à l’acide acétique plusieurs fois, puis à l’eau
(Hideux, 1972 a) et enfin dans une solution claire de gomme arabique-
1. Quantité nécessaire pour former une grosse « goutte » couvrant totalement
la base du support dont le diamètre est de 8 mm.
Source : MNHN, Paris
— 610 —
glycérine 1 . Il est ensuite transféré à l’aide d’une pipette Pasteur, sur la
« goutte » du milieu d’inclusion où sa pénétration, effectuée au moyen
d'un fil de verre très fin étiré à la flamme, est contrôlée sous la loupe binocu¬
laire. Le séchage rapide du milieu d’inclusion à l’étuve à 70 °C est décon¬
seillé : les bulles formées lors de l’inclusion ne s’éliminent pas. Par contre,
elles disparaissent lors d’un séchage lent d’environ 8 jours à l’abri de l’humi¬
dité de l'air ambiant. Lorsque la « goutte » a atteint la dureté convenable,
c’est-à-dire lorsque qu’elle est encore rayable à l’ongle (Leins, 1968), on
peut aisément la tailler en tronc de pyramide selon la technique couram¬
ment utilisée pour les blocs d’inclusion en microscopie électronique à trans¬
mission. Les coupes sont réalisées sur un microtome de marque Spencer
équipé d’un support spécial pour recevoir des couteaux de verre semblables
à ceux utilisés en ultramicrotomie. L’épaisseur des coupes est variable
selon la dimension des grains de pollen; elle est choisie de façon à avoir
une forte probabilité de couper le grain de pollen en deux fragments. Cette
probabilité est réalisée pour des coupes de l’ordre de P/2 2 nm pour les
pollens longiaxes et de l’ordre de E/2 2 pm pour les pollens bréviaxes.
TABLEAU 1. — Schéma expérimental des traitements physico-chimiques
Matériel d'herbier -
Ixerba brexioides
Carpenteria californica
40 kc/s
40 kc/s 15 min
1 heure
1 heure
ultrasons
I
émettrice,
40 kc/s
Microscope photonique
I
Microscope électronique à balayage
1. Solution claire de gomme arabique-glycérine = dilution d'une goutte de solu¬
tion initiale dans une grande quantité d’eau distillée (environ 10 ml).
2. P = dimension de l’axe polaire en |xm ; E = dimension du diamètre équatorial
Source : MNHN, Paris
— 611 —
L’expérience montre que le degré de liberté, autour de cette dimension
préférentielle, est assez grand. Dans l’expérience décrite ici dans le tableau 1,
où des grains de pollen de P = 17 |xm et de P = 35 p.m sont simultanément
coupés dans le même bloc, la dimension moyenne de 10 |xm a été retenue
comme épaisseur des coupes. Les premiers grains de pollen sont norma¬
lement coupés en deux fragments. Les seconds le sont aussi souvent en
raison de leur état, fortement collapsé après l’acétolyse, qui réduit très
sensiblement leurs dimensions. Les coupes obtenues, plongées dans l’eau
pour solubiliser le milieu d’inclusion, sont recueillies après centrifugation
et transférées, selon la technique habituelle (Cerceau et al., 1970; Hideux,
1971 et Hideux, 1972 a), sur une lamelle de verre de 12 mm de diamètre.
RÉSULTATS
L’application de cette technique de coupes, après inclusion dans une
substance hydrosoluble, est particulièrement intéressante pour les grains
de pollen résistant à la rupture par les ultrasons et pour ceux dont l’exine
fragile et souple se replie sur elle-même après rupture (Hideux, 1972 a).
Les deux espèces, choisies parmi les Saxifragacées ligneuses, Carpenteria
californica Torr. et Ixerba brexioides A. Cunn., illustrent précisément ces
deux cas d’obtention difficile de surfaces de rupture après un traitement
par les ultrasons. Le premier à cause de la dimension réduite et de la forme
subsphérique des pollens (résistance à la rupture), le second à cause de
la fragilité de l’exine (pollens collapsés dès l’acétolyse).
Ixerba brexioides A. Cunn. 1 .
Caractéristiques morphologiques du pollen en microscopie photonique
Symétrie, forme et dimensions : Pollen à symétrie d’ordre 4 ou 5, ovale en coupe
optique méridienne (P = 34 jxm; E = 30,5 pim), longiaxe (P/E = 1,13), zone interaper-
turale très convexe et angle apertural obtus en coupe optique équatoriale.
Exine: Exine épaisse à tectum lui-même très épais et perforé (?).
Apertures: Pollen quadricolporé ou pentacolporé. Système apertural composé.
Ectoaperture-sillon méridien; endoaperture équatoriale de forme invisible dissimulée
par un pli apertural, associé à Pectoaperture, très important; épaississement médian
prononcé de l’endexine sous Pectoaperture; amincissements latéraux méridiens de I’en-
dexine type Brexia (Hideux, 1972 b, c).
Observations structurales au MEB
1° Traitement habituel: Après une acétolyse et un traitement par les
ultrasons (cuve émettrice 2 , 1 h, 40 kc/s), de très nombreux grains de
pollen sont collapsés (PI. 1 ; fig. 1) et les surfaces de rupture sont pratique-
1. Ixerba brexioides, sous-famille des Brexioïdées, tribu des Brexiées, Nouvelle-
Zélande. Matériel pollinique prélevé grâce à l’obligeance du D r Ferguson (K) : 1) Colienso
s.n. (1843), New Zealand (K); 2) T.F. Cheeseman s.n., New Zealand (K.).
2. Appareil provenant de la Société Piézo-Céram (réf. 16 G) consistant entrois
bases émettrices en titanate de baryum vibrant respectivement à 40 kc/s, 500 kc/s et
1 000 kc/s dans des cuves remplies d’eau transductrice.
Source : MNHN, Paris
PI. I. — Ixcrba brexioides A. Cunn. : 1, simple traitement physico-chimique (acétolyse +
ultrasons); 2, 4, double traitement; 3, 5-8, coupes après inclusion dans gomme arabique-
glycérine. — I, pollens entiers collapsés x 600; 2 , pollens entiers, quelques-uns sont colla-
psés; 3, surface interne de Pendexine et du système apertural, pli apertural, amincissements
latéraux méridiens de Pendexine, endoaperture. Granulations de Pendexine s'estompant
au niveau médian du syst. apert. x 3 000; 4, surface de rupture longitudinale par rapport
à Pectoaperture-sillon x I 200 ; 5, coupe transversale du syst. apert. Pli apertural très
prononcé x 3 000; 6, idem, avec surface externe perforée du tectum x 6 000; 7, coupe
de l’exine. Tectum très épais : r, columclles minuscules : i-l, sole-endexine ; s. en, épaisse
(t/s + en # I) x 6 000: 8, idem, x 12 000. (La réduction photographique, par rapport
aux observations originales sur l'écran du M.E.B. est de 40 %. — Clichés des Laboratoires
d'Écologie et de Géologie du Muséum.)
Source : MNHN, Paris
— 613 —
ment inexistantes. Une seconde acétolyse et un second traitement par les
ultrasons (dans les mêmes conditions que le premier) permettent l’obser¬
vation de rares surfaces de rupture souvent longitudinales au niveau de
l’ectoaperture-sillon et repliées sur elles-mêmes.
2° Inclusion dans la gomme arabique-glycérine : Les sections de grains
de pollen acétolysés révèlent des plans de coupe nombreux et variés de
l’exine (PI. 1 ; fig. 5-8), des surfaces internes de l’exine et des apertures
(PI. 1 ; fig. 3). Les coupes de l’exine confirment l’épaisseur très importante
du tectum et révèlent l’épaisseur des autres sous-couches de l’exine : tectum
perforé très épais (t); columelles punctiformes (t-1), sole-endexine épaisse
(s + en). La valeur du rapport t/s + en, défini pour l’étude structurale
de l’exine au MEB (Hideux, 1972 b, c), est très voisine de l’unité (PI. 1;
fig. 6-8). Le caractère granuleux de la surface interne de l’endexine, la
forte amplitude du pli apertural, la présence d’amincissements latéraux
méridiens qui entourent complètement le système apertural \ la forme de
l’endoaperture sont mis en évidence par l’examen de la surface interne de
l’endexine obtenue par la coupe longitudinale du grain de pollen (PI. 1 ;
fig. 3). Le pli apertural et les amincissements latéraux de l’endexine sont
également particulièrement nets sur une coupe transversale du système
apertural (PI. 1 ; fig. 5). L’amincissement de l’ectexine affecte essentiellement
le tectum au niveau de l’ectoaperture où des éléments sculpturaux, équiva¬
lents morphologiques réduits des columelles des zones interaperturales,
sont visibles (PI. 1; fig. 6).
Carpenteria californica Torr. 1 2 .
Caractéristiques morphologiques du pollen en microscopie photonique
Symétrie , forme et dimensions: Pollen à symétrie d’ordre 2 ou 3, ovale ou sub¬
sphérique en coupe optique méridienne (P = 15-17 jxm; E = 15-17 jim), subéquiaxe
(P/E # 1), zone interaperturale convexe et angle apertural obtus en coupe optique
équatoriale.
Exine: Tectum partiel, réseau.
Apertures: Pollen tricolporé. Système apertural composé. Ectoaperture-sillon
méridien; endoaperture équatoriale visible de profil en coupe optique méridienne. Pli
apertural associé à l’ectoaperture.
Observations structurales au MEB
1° Traitement habituel : Après une acétolyse et un traitement par les
ultrasons dans des conditions semblables à celles du genre précédent (cuve
émettrice, 40 kc /s, 1 h), aucune cassure n’a pratiquement pu être observée.
1. Les amincissements latéraux méridiens de l'endexine du genre Brexia s’estom¬
pent dans la zone subpolaire (Hideux, 1972 b, c) contrairement à ceux du genie Ixerba
qui sont réunis dans la zone subpolaire.
2. Carpenteria californica , sous-famille des Hydrangéoïdées, tribu des Philadelphées,
Californie. Matériel pollinique prélevé grâce à l’obligeance du D r Quibell : C.F. Quibeil
852 (U.C.).
Source : MNHN, Paris
PI. 2. — Carpcntcria californica Torr. — 2, 3, 6, simple traitement physico-chimique (acéto-
lysc 1 ultrasons, sonde émettrice à 20 kc/s); I, 4, 5, 7-12, coupes transversales et longi¬
tudinales de grains de pollen acctolyscs, après inclusion dans la solution de gomme
arabique-glycérine (10nm d’épaisseur). — 1, 4, grains de pollen entiers, non atteints
par la coupe, symétrie d'ordre 2 et 3. tectum partiel, réseau, ectoaperture-sillon méridien
(cas de syncolpie, 4); 2, 3, surface de rupture longitudinale au niveau de l'ectoaperture-
silion ; 6, surface de rupture transversale; 7, 12, coupes transversales perpendiculaires
à l'axe P et aux systèmes aperturaux, zone polaire ou subpolaire; 5, 8, 11, idem, zone
intermédiaire; 9, idem, zone équatoriale ou subéquatoriale; 10, coupe longitudinale
partielle; S, coupe oblique. (Tous les clichés x 3 000. — La réduction photographique,
par rapport aux observations originales sur l'écran du M.E.B., est de 40 %. — Clichés
des Laboratoires d’Écologie et de Géologie du Muséum).
Source : MNHN, Paris
— 615 —
Après une seconde acétolyse et un second traitement par les ultrasons,
les cassures sont toujours rares; seuls quelques arrachements ou fractures
longitudinales au niveau de l’ectoaperture-sillon sont observés. Cependant,
après une acétolyse et un traitement par les ultrasons à l’aide d’une sonde
émettrice 1 (20 kc/s, 15 min), l'obtention de cassures est plus importante
comme le démontre le tableau 2 et la planche 2 (fig. 2, 3, 6).
Tableau 2. — Observations structurales du pollen de Carpenteria californica .
Comparaisons quantitatives préliminaires en microscopie photonique (M. ph.)
TOTAL DE
POLLENS
OBSERV.
Pourcentage df. :
Technique
physique
pollens
arrache-
ou de
coupes
versales
coupes
longitu¬
dinales
double pollens
coupes déformés
Coupes de 10|Lm
après inclusion
dans gomme-
arabique-gly-
81
6
36
27
17
2 12
Ultrasons, sonde
émettrice
20 kc/s, 15 min
194
69
29
1,5
0,5
c f F
2° Inclusion dans la gomme arabique-glycérine : La diversité des coupes
n’est pas comparable (tabl. 2) :
— coupes transversales, perpendiculaires ou subperpendiculaires par
rapport à l’axe P, à des niveaux variés (zone polaire ou subpolaire, PI. 2;
fig. 7, 12. Zone intermédiaire, PI. 2; fig. 5, 8, 11. Zone équatoriale ou sub¬
équatoriale, PI. 2; fig. 9);
— coupes longitudinales, plus ou moins parallèles à l’axe P, totales
ou partielles (PI. 2; fig. 10);
— coupes obliques (PI. 2; fig. 5).
La plupart de ces coupes révèlent la surface interne de l’exine et des
apertures et donnent une vision dynamique du système apertural : d’un
grain de pollen à l’autre, le pli apertural est plus ou moins accentué et la
forme de l’endoaperture très variable. Cet exemple est encore une illustra¬
tion de l’importance de la mécanique aperturale en palynologie (Van
1. Appareil provenant de la Société des Ultrasons d’Annemasse, consistant en
une sonde émettrice, type Sonimasse 250 T, vibrant à la fréquence de 20 kc/s.
Source : MNHN, Paris
PI. 3. — Carpenteria californica Torr. — 1-3, simple traitement physico-chimique (acétolyse
+ ultrasons, sonde émettrice à 20 kc/s); 4-10, coupes de grain de pollen acétolysés,
après inclusion dans la solution de gomme arabique-glycérinc (10 pm d’épaisseur). —
1 ( x 6 000), 3 ( x 12 000). surfaces réduites de rupture de l'exine ; 2 ( x 12 000), idem, surface
de rupture irrégulière accentuant sensiblement la profondeur de champ: 4, 6, 9 ( x 6000);
10 (x 12 000), coupes transversales du système apertural, surface interne de l'exine et
détails du pli apertural; 5, 7, 10 ( x 12 000). coupes de l’exine, t : tectum, t-l : columelles,
s : sole, en : endexine, t/s + en # 1. (La réduction photographique, par rapport aux
observations originales sur l’écran, est de 40 %. — Clichés des Laboratoires d’Écologie
et de Géologie du Muséum.)
Source : MNHN, Paris
— 617 —
Campo, 1961; Hideux, 1972 a, c) où des variations d’états d'un système
sont constatées pour des grains de pollens d’une même population ayant
subi les mêmes traitements physico-chimiques. La sensibilité du système
apertural est donc très grande.
L’étude structurale de l’exine sur les coupes est particulièrement inté¬
ressante : les plans de coupe sont réguliers et généralemest très importants
(PL 3; fig. 4-10). Par contre, les surfaces de rupture obtenues par les ultra¬
sons sont irrégulières et généralement réduites (PL 3; fig. 1-3). Cependant,
l’irrégularité de la surface de rupture accroît très sensiblement la profondeur
de champ des observations.
Le tectum partiel et les lumières du réseau, de formes et de dimensions
variables d’une zone à l’autre du grain de pollen, sont observés sur les
surfaces externes (PI. 2; fig. 1, 2, 4) ou sur les surfaces de rupture ou de
coupe (vision partielle, PL 2 et 3). Le tectum partiel (t), très épais, est
interrompu, sur les coupes, par les lumières du réseau. Les columelles
(t-1), massives, cylindriques, sont généralement courtes (t/t-1 # 1, PL 3;
fig. 2, 3, 7) et quelquefois très réduites (t/t-1 »- 1 PL 3; fig. 4, 7, 10).
La sole n’est jamais différenciable de l’endexine (en) par ce mode d’obser¬
vation. Les lumières du réseau sont réduites à des perforations ou totale¬
ment inexistantes dans les zones périaperturales où le tectum est complet.
La surface de l’ectoaperture est structurée (PL 2; fig. 1, 4, 10). Les
coupes du système apertural (PL 3; fig. 4, 6, 10) permettent la mise en
évidence du pli apertural et son interruption très caractéristique au niveau
équatorial. L’épaisseur de l’ectexine est très réduite par l’ectoaperture;
le tectum et les columelles sont les sous-couches les plus affectées par
l’amincissement. Dans la zone périaperturale (PL 2; fig. 10), le tectum
complet repose directement sur la sole. L’endoaperture, dont la forme
est difficile à déterminer à cause des phénomènes de mécanique aperturale,
est étroite et allongée équatorialement. Peut-être est-elle responsable de
l’interruption équatoriale du pli apertural?
CONCLUSIONS
Cette technique simple est fondamentale pour l’étude des grains de
pollen à exine résistante à la rupture et pour ceux, à exine fragile, collapsés
dès le traitement chimique de fossilisation artificielle. Elle est à la fois une
alternative et un complément de la technique de rupture de l’exine par
les ultrasons qui demeure essentielle pour le nettoyage des surfaces polli-
niques et pour l’obtention des surfaces d’érosion de l’exine (Cerceau, 1971 ;
Cerceau, Roland, 1972). En outre, la technique de rupture par les ultra¬
sons semble constituer la suite la plus logique du traitement chimique
de la fossilisation artificielle (acétolyse) lorsque des comparaisons doivent
être effectuées, notamment en analyse pollinique, entre le pollen actuel
et fossile. Les coupes, contrairement aux surfaces de rupture, sont obtenues
indépendamment des caractéristiques physiques des grains de pollen.
Enfin, comme les ultrasons, cette technique est simple : les opérations
Source : MNHN, Paris
— 618 —
d’inclusion, de solubilisation ne prolongent pas le temps de préparation
du matériel pollinique, ce qui est fondamental pour l’utilisation du MEB,
généralement destiné à de larges études comparatives, par exemple en
palynologie.
D’une étude comparative des avantages et inconvénients de ces deux
techniques appliquées aux observations structurales du pollen au MEB,
il ressort que le choix éventuel de l’une ou de l’autre, ou que la part accor¬
dée à chacune, doit être fait en fonction des résultats désirés. Diversité
et régularité des plans de coupe d’une part, obtention de surfaces de
rupture d’autre part sont respectivement quelques-unes des caractéris¬
tiques prises en exemple de ces deux techniques.
Remerciements. — Nous remercions tout particulièrement M me Cerceau, Maître
de Recherches au C.N.R.S. qui nous a permis de réaliser cet article et aidé de ses pré¬
cieux conseils en acceptant d'en revoir le manuscrit. Toute notre reconnaissance va
également à M. les P 13 Delamare Deboutteville et Laffitte, à M. Massoud et
M Ue Noël qui nous ont facilité l'accès aux microscopes électroniques à balayage des
Laboratoires d’Écologie générale et de Géologie du Muséum. Nous avons pu également
bénéficier d’une collaboration technique très efficace de M. Bossv, de M" e Derouet
et de M lle Munsch.
Bibliographie
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Ombellifères. In The Biology and Chemistry of the Umbelliferae, Heywood, V. H.
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Muséum National d’Histoire Naturelle :
Laboratoire de Palynologie de l’E.P.H.E.
61, rue de Buffon, 75005 Paris.
Laboratoire de Biologie Végétale Appliquée
et Laboratoire d’Ecologie Générale.
Source : MNHN, Paris
Adansonia, ser. 2, 12 (4) : 619-624, 1972.
NOMBRES CHROMOSOMIQUES
DE QUELQUES GRAMINÉES DU SOUDAN
par M. Trou in
Résumé : L'étude caryologique d’un matériel récolté sur le jebel Gourgeil et sur
les plateaux du Darfour nord-occidental (Soudan) permet de confirmer les nombres
chromosomiques de quelques taxons de Gramineae. Par contre, les nombres établis pour
Oropetium capense Stapf et Digilaria ciliaris (Retz.) Kœler diffèrent des résultats publiés
précédemment. Un nombre chromosomique, celui de Brachiaria deflexa (Schum.) C.E.
Hubb. ex Robyns, parait pour la première fois.
Summary: In this paper, some chromosome numbers of varied grasses are
confirmed and three others seem to be new. Samples hâve been collected in jebel Gurgeil
and north-east Darfur areas (Sudan).
INTRODUCTION
Au cours de l’étude caryologique (Trouin, 1972) des Graminées
récoltées au Darfour 1 quelques nombres chromosomiques nouveaux ont
pu être établis et d’autres, publiés par ailleurs, ont été confirmés. La pré¬
sente note complète une précédente publication de ces quelques résultats
(Trouin, 1970).
Des méristèmes radiculaires et des pièces florales, obtenus par culture
de graines prélevées sur les échantillons d’herbier 2 , ont été traités selon
les techniques mentionnées par Bourreil (1967).
Les dessins ont été effectués à l’aide d’une chambre claire O.P.L.
montée sur un microscope Wild M. 20. Une chambre photographique
Wii.d M.Ka2 a permis la réalisation des microphotographies.
Toutes les espèces citées ont été déterminées par le P r Quézel à l’excep¬
tion de Digilaria ciliaris (Retz.) Kœler, aimablement déterminée par
M. W. D. Clayton. Les noms génériques et spécifiques utilisés sont ceux
adoptés par Andrews (1956).
1. Échantillons collectés par P. Quézel et P. Bourreil au cours d’une mission
de la R.C.P. 45 au Soudan (septembre-octobre 1967).
2. Herbier du laboratoire de Botanique Générale de la Faculté des Sciences de
Saint-Jérôme, U.E.R. de Sciences Naturelles. Marseille.
Source : MNHN, Paris
— 620 —
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PI. 1. — 1, Bromus adoensis Hochst. ex A. Braun. (2n = 28); 2, Clitoris virgata Sw. (2n — 20);
3, Oropelium capense Stapf (2n = 40); 4, Tripogon minimus (A. Rich.) Hochst. ex Steud.
(2n = 20); 5. Brachiaria deficxa (Schum.) C. E. Hubb. ex Rob. (2n = 18); 6, Digitaria
ciliaris (Retz.) Koeler (2n = 36); 7, Setaria pallide-fusca (Schum.) Stapf et C. E. Hubb.
(n = 18); 8, Diectomis fastigiata (Sw.) Beauv. (2n = 20); 9, Rottboellia exaltata L.f.
(2n = 20).
Source : MNHN, Paris
— 621
RÉSULTATS
Pour chaque taxon est indiquée la provenance de l’échantillon sur
lequel on a prélevé les graines, puis le nombre chromosomique trouvé,
enfin, entre parenthèses, les auteurs ayant obtenu le même résultat.
1. — Bromus adoensis Hochst. ex A. Braun; jebel Gourgeil.
Cf. pl. 1, fig. 1 et pl. 2, microphoto. 1.
2n = 28.
(CuGNAC DE, et SlMONET, 1941; SCHULZ-SCHAEFFER, 1956.)
2. — Chloris virgata Sw., banquette de l’oued Oum Serroual.
Cf. pl. 1, fig. 2 et pl. 2, microphoto. 2.
2n = 20.
(Moffett et Hurcombe, 1949; Pritchard et Gould, 1964; Gould,
1966; Gupta, 1969; Malik et Tripathi, 1970).
3. — Tripogon minimus (A. Rich.) Hochst. ex Steud.; basaltes du
jebel Oum Serroual.
Cf. pl. 1, fig. 4 et pl. 2, microphoto. 3.
2n = 20.
(Singh et Godward, 1960; Adjanohoun et al., 1971.)
4. — Oropetium capense Stapf; dalle de grès près duTaringuei Rock.
Cf. pl. 1, fig. 3.
2n = 40.
5. — Brachiaria deflexa (Schum.) C. E. Hubb. ex Robyns; banquette
rocailleuse près de Torey.
Cf. pl. 1, fig. 5 et pl. 2, microphoto. 4.
2n = 18.
6. — Digitaria ciliaris (Retz) Kœler; sables limoneux derrière le
terrain d’aviation d’El Fasher.
Cf. pl. 1, fig. 6 et pl. 2, microphoto 5.
2n = 36.
7. — Setaria pallide-fusca (Schum.) Stapf et C. E. Hubb., banquette
rocailleuse près de Torey.
Cf. pl. 1, fig. 7 et pl. 2, microphoto. 6.
2n = 36.
(Avdulov, 1931; Moffett et Hurcombe, 1949; de Wet, 1954;
Singh et Godward, 1960; Larsen, 1963.)
Source : MNHN, Paris
— 622 —
2 ,r 3 ,7 4
PI. 2. — Microphoto : 1, Bromus adocnsis (Hochst.) ex A. Braun. (2n = 28); 2, Chloris virgata
Sw. (2n = 20); 3, Tripogon minimus (A. Rich.) Hochst. ex Steud. (2n = 20): 4. Bra-
chiaria dcfiexa (Schum.) C. H. Hubb. ex Rob. (2n = 18); S, Digitaria ciliaris (Retz.)
Koeler (2n = 36); 6, Setaria pallide-fusca (Schum.) Stapf et C. E. Hubb. (n = 18);
7, Diectomis fastigiata (Sw.) Beauv. (2n = 20).
Source : MNHN, Paris
— 623 —
8. — Diectomis fastigiata (Sw.) Beauv. : piémont du jebel Gourgeil.
Cf. pl. 1, fig. 8 et pl. 2, microphoto. 7.
2n = 20.
(Moffett et Hurcombe, 1949; Larsen, 1963).
9. — Rottboellia exaltata L.f. ; dépression argileuse près de Bolgni.
Cf. pl. 1, fig. 9.
2n = 20.
(Moffett et Hurcombe, 1949; Celarier, 1957; Rao in Bolkhovs-
kikh et al., 1969; Adjanohoun et al., 1971.)
CONCLUSION
Trois des nombres chromosomiques cités dans cette note confirment
ceux déjà établis, ils se rapportent aux taxons suivants : Bromus adoensis,
Tripogon minimus, Diectomis fastigiata. Par ailleurs, cinq des taxons étudiés
présentent des nombres chromosomiques différents de ceux indiqués ici :
Chloris virgata (2n = 14, Nielsen et Humphrey, 1937; 2n = 36, Thomas
in Darlington et Wylie, 1955; 2n = 40, Krishnaswamy, 1940), Orope-
tium capense (2n = 20 de Wet, 1960), Digitaria ciliaris (2n = 54, Hira-
yoshi et Yasue in Carnahan et Hill, 1961), Setaria pallide-fusca (2n = 18,
Krishnaswamy et Ayyengar, 1935; Singh et Godward, 1960; Tateoka,
1965; Malik et Tripathi, 1970; 2n = 72, Wilweber-Kishimoto, 1962),
Rottbœllia exaltata (2n = 36, Krishnaswamy et al.. 1945; Singh, 1966).
Enfin, le nombre chromosomique de Brachiaria deflexa (2n = 18) est
établi pour la première fois.
Bibliographie
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RÉVISION DES OCHROSIA DE NOUVELLE CALÉDONIE
par Pierre Boiteau, Lucile Allorge et Thierry Sévenet
Parmi les Apocynacées de la tribu des Rauvolfiées, le genre Ochrosia
Jussieu retient particulièrement l’attention des phytochimistes et des
pharmacologues. La présence dans la plupart des espèces de ce genre,
d’alcaloïdes tels que i'ellipticine ou la méthoxy-9 ellipticine dont l’activité
antitumorale s’est révélée positive, a conduit l’Institut de Chimie des
Substances Naturelles à étudier systématiquement la composition des
Ochrosia de Nouvelle-Calédonie. En même temps de nouveaux échan¬
tillons botaniques étaient recueillis notamment par l’un de nous avec
MM. McKee et Jeanniot.
Il est apparu indispensable, avant d’exposer les résultats chimiques
obtenus, de procéder à une mise en ordre de la taxinomie.
Dans le dernier recensement des Ochrosia de Nouvelle-Calédonie,
A. Guillaumin (1) estime que dix espèces existent dans ce territoire, y
compris les petits archipels (Belep, Loyautés) qui y sont administrativement
rattachés.
L’étude des nouveaux matériaux parvenus tant au Muséum National
d’Histoire Naturelle qu’à l’Institut de Chimie, nous a amenés, d’une part
à établir la synonymie de certaines des espèces retenues par M. Guillaumin,
d’autre part à décrire deux espèces nouvelles.
I» IDENTITÉ D'O. MULSANT1 Montrouzier ET D’O. VIEILLARDII Guillau-
L’examen de l’échantillon Montrouzier 249, conservé à l’Institut
de Botanique de Montpellier, de même que l’étude des matériaux recueillis
par Daniker (n os 1289, 1516 et 1592) conservés à Zurich (Institut für
systematische Botanik der Universitât) et attribués par cet auteur à O. mui-
sami Montr., ont montré qu’ils étaient identiques à l’échantillon Vieil¬
lard 961, type de l 'O. vieillardii Guill.
Dans les deux cas, outre l’analogie de la forme et de la nervation des
feuilles, on note le rachis de l’inflorescence non ou peu ramifié, la caducité
précoce des fleurs, les cicatrices florales rapprochées et de forme identique,
les mêmes bractéoles.
La description de Montrouzier (2) étant antérieure à celle de Guil¬
laumin (3), le nom d 'O. mulsanti Montr. doit être retenu.
Source : MNHN, Paris
— 626 —
2“ RAPPORTS D'O. LIFUANA Guillaumin ET O. CONFUSA Pichon
L’échantillon Balansa 2444 qui a servi de type à Guillaumin pour
la description de son O. lifuana (4), a été ensuite examiné par Pichon (5)
qui a été frappé par l’extraordinaire épaississement du tube de la corolle
et la brièveté du style et de la clavoncule. Cet examen a amené Pichon à
créer, à partir de Bergeret 132, rattaché également à son espèce par Guil¬
laumin, un nouveau taxon, O. confusa « ressemblant beaucoup à P O. lifuana
par l’appareil végétatif, mais très différent par la fleur ».
Nous avons examiné les nombreux matériaux récoltés depuis pour
cette espèce. Tous présentent les caractères floraux décrits par Pichon :
tube d’épaisseur normale, clavoncule bien différenciée à anneau de poils
caractéristique.
Au contraire l’examen de quelques fleurs parasitées nous a immédiate¬
ment fait reconnaître les particularités des fleurs d 'O. lifuana, si étonnantes
que Pichon écrivait : « II ne serait pas exagéré d’en faire un genre
indépendant ».
Cette parasitose se traduit par l’hypertrophie du réceptacle et de la
partie inférieure du tube de la corolle; une réduction proportionnelle des
lobes; une certaine atrophie des étamines et de l’ovaire, lequel demeure
surmonté d’une clavoncule qui reste de type juvénile. Dans les très jeunes
boutons floraux d 'O. confusa Pich., nous avons vérifié que la clavoncule
ne présente pas d’anneau pileux caractéristique; celui-ci ne prend son aspect
typique qu’au moment de la déhiscence des anthères.
Nous reportant alors au type d 'O. lifuana (Balansa 2444), nous avons
constaté que toutes ses fleurs étaient parasitées. De ce fait, en vertu de
l’article 71 de la nomenclature, la description de Guillaumin ne saurait
être retenue. L’espèce doit être appelée O. confusa Pichon, bien que ce
nom soit postérieur à celui de Guillaumin.
3° CONFUSION ENTRE O. ELLIPTICA Labillardière ET O. OPPOSIT1FOL1A
(Lamk.) K. Sch.
Ces deux espèces ont été nettement distinguées par Pichon (5), qui
place la première dans la section Laclaria F. Muell. et la seconde dans la
section Echinocaryon F. Muell.
Pourtant, dans la révision citée, Guillaumin (1) cite O. oppositifolia
dans son texte (lui attribuant des échantillons qui appartiennent en fait
à O. elliptica), tandis qu’il ne cite qu’O. elliptica dans sa clef analytique.
Les derniers travaux ont montré qu’O. elliptica Labill. est commun
en Nouvelle-Calédonie, alors qu’O. oppositifolia (Lamark) K. Schuman y
est beaucoup plus rare. Il n’était représenté dans l’herbier du Muséum au
moment où Guillaumin effectua sa révision que par un vieil échantillon,
Montrouzier 174, récolté sur l’île Art (Archipel des Belep). Une récolte
récente, Jeanniot 257, a confirmé l’existence de cette espèce en Nouvelle-
Calédonie proprement dite (îlot Hienghabat).
Source : MNHN, Paris
— 627 -
4" DESCRIPTION DE DEUX ESPÈCES NOUVELLES
Ochrosia brevituba Boiteau, sp. nov.
Arbor 6-10 m alla. Folia opposita vel 3-nalim verticillala ; peiiolo 1,7-1,8 cm longo;
lamina 7-9,5 x 2,8-3,5 cm, elliplica, membranacea, basi valde cuneaia, apice breviter
acuminata ; nervis secundariis 16-20 jugis, parum incurvis ad nervum marginalem arcuatim
anastomosantibus.
Cymae pauciflorae, densiusculae ; peduncula commuai 0.8-2 cm longo ; pedicellis
0,6-0,7 mm, l-bracteolatis. Corollae mbits brevissimus quasi-cylindricus in alabasiro juve-
nilis ; breviter conslriclo ad basim ante anthesim. Antherarum filamenti pilorum una ordo
ornati. Clavuncula loitga, prismatica, vertice Iruncata, ima basi annulo pilorum pendenlium
cincta.
Fructus atro-viridis lucido punctatus ; ovatus, breviter acuminalus, 4 cm longus, 3 cm
latus ; mesocarpium copiose fibrosum.
Type : McKee 25613 (holo- P!).
Nouvelle-Calédonie : vallée du Creek Tao (Oua Pandième), forêt
humide sur schiste, 300-400 m ait., McKee 13794; Ponerihouen, haute
vallée de Mou (Exploitation forestière Devillers), forêt humide, 600 m ait.
McKee 20872 et 25613; Jeanniot 144, Col de Tiebo et Mandjelia, forêt
Frouin; Sévenet 54, Col de Tiebo; Sévenel 58, forêt Ignambi, 800 m ait.
Fl. en juin; fr. en sept.
Cette espèce appartient à la section Echinocaryon (F. Muell.) Pichon.
Elle se distingue de toutes les espèces de cette section par ses inflorescences
courtes, pauciflores et surtout par l’anatomie florale : brièveté du tube
et du style, rangée de poils très visible sur le filet des anthères (PI. 1, fig. 8-13).
Ochrosia seveneti Boiteau, sp. nov.
Arbor 6-10 m alla. Folia opposita, petiolo 1,1-1,4 cm longo ; lamina 5,5-7,5 x 2,8 cm,
lanceolata, acuta vel breviter acuminata, coriacea, margine revoluta ; nervis secundariis
parum conspicuis.
Cymae pauciflorae ; pedunculo commuai nu I/o vel exiguo ; pedicellis 0,2-0,3 cm,
2-3-bracteolatis. Sepala margine scariosa, ciliata vel potius laciniata. Corollae tubus 4,5-
5 mm longus, abrupte contractus infra stamina. Clavuncula longa, confuse cylindrica, sine
Fructus ruber albo-maculatus ; ovatus, breviter acuminalus, 3,5 cm longus, 2,5 cm
latus : mesocarpium parum crassum, fibrosum.
Type : Sévenel 44 (holo-P!).
Nouvelle-Calédonie : Dôme de Tiébaghi, pente ouest, 550 m ait.;
fourré-hallier de thalweg, sur péridotites; sol ferrugineux avec blocs rocheux.
Fl. et Fr. nov.
Cette espèce appartient aussi à la section Echinocaryon. Elle y occupe
une place à part, par son calice à sépales carénés, à bords scarieux, laciniés
plutôt que ciliés. Les fruits sont rouges à maturité, maculés de blanc crème,
alors que ceux de l’espèce précédente sont d’un vert sombre ponctués de
vert clair (PI. 1, fig. 1-7).
5° LISTE DES ESPÈCES RETENUES POUR LA NOUVELLE-CALÉDONIE
Du fait de ces diverses précisions, le genre Ochrosia sensu lato doit être
considéré comme comprenant onze espèces en Nouvelle-Calédonie. A savoir:
Source : MNHN, Paris
— 628 —
Source : MNHN, Paris
— 629 —
O. balansae Bâillon ex Guillaumin, O. bodenheimarum Guillaumin, O. brevi-
tuba Boiteau, O. cottfusa Pichon, O. elliptica Labillardière, O. miana Bâillon
ex Guillaumin, O. mulsanti Montrouzier, O. opposilifolia (Lamk) K. Schum.,
O. seveneli Boiteau, O. silvatica Dâniker, O. thiollierei Montrouzier.
6® RÉSULTATS CHIMIOTAXINOMrQUES
L’étude structurale des alcaloïdes indoliques du genre Ochrosia peut
contribuer à la taxinomie de ce groupe difficile.
Bien que les travaux se limitent, pour l’instant, aux espèces néo-
calédoniennes et que nous ne puissions anticiper sur l’étude générale d’un
genre qui compte une quarantaine d’espèces au total, la présence d’ellip-
ticine ou d’alcaloïdes du même type n’a été constatée jusqu’ici que chez
des espèces de la section Lactaria (c’est-à-dire des Excavatia au sens de
Markgraf). Chez les espèces de la section Echinocaryon (Ochrosia sensu
stricto, d’après Markgraf), on n’a rencontré jusqu’ici que des alcaloïdes
de type plus primitif (6). Si ces faits se confirment, nous serons appelés à
remettre en cause l’unité du genre Ochrosia tel que le concevait Pichon (7).
Bibliographie
(1) Guillaumin, A. — Mém. Muséum Hist. Nat., Bot. 8, 1 : 81-83 (1957).
(2) Montrouzier, X. — Mém. Acad. Lyon 10 : 235 (1860).
(3) Guillaumin, A. — Notulae Systematicae 12 : 79 (1945).
(4) — Bull. Soc. Bot. Fr. 88 : 363 (1941).
(5) Pichon, M. — Bull. Muséum, 2 e sér., 19, 2 : 210 (1947).
(6) Janot, M.-M., et Potier, P. — Travaux non publiés.
(7) Boiteau, P., Bruneton, J., Cave, A., Koch, M., Peube-Locou, N., Plat, M.,
Potier P., et Sévenet, T. — Phytochemistry (à paiaître).
Laboratoire de Phanérogamie
Muséum National d’Histoire Naturelle,
16, rue Buffon — 75005 Paris.
Institut de Chimie des Substances Naturelles
du C.N.R.S., 91190 Gif-sur-Yvette.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
ÉDITIONS DU CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
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Source : MNHN, Paris
PUBLICATIONS DU LABORATOIRE DE PHANÉROGAMIE
Muséum National d’Histoire Naturelle
16, rue de Butfon
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Prix applicables au I er avril 1973
Commandes et règlements sont à adresser à :
Association de Botanique Tropicale
16, rue Buffon
75005 Paris, France
Chèques postaux LA SOURCE 33075 20
NOTULÆ S Y STEM ATICÆ
(1909-1960)
Publiées avec le concours du Centre National de ta Recherche Scientifique
France Étranger
Tome 1, I à 12, 384 p. (1909-11).FF
— 2, I à 12, 407 p. (1911-13).
— 3, I à 12 (fasc. 3 épuisé), 406 p. (1914-18).
— 4, I, 2, 3, 4-5, 150 p. (1920-28).
— 5, I à 4, 301 p. (1935-36) .
— 6, 1 à 4 (fasc. 2 épuisé), 210 p. (1937-38).
— 7, 1 à 4, 210 p. (1938-39) .
— 8, 1 à 4, 225 p. (1939-41).
— 9, 1-2, 3-4, 196 p. (1940-41).
— 10, 1-2, 3-4, 304 p. (1941-42).
— 11, 1-2, 3-4, 205 p. (1943-44).
— 12, 1-2, 3-4, 275 p. (1945-46).
— 13, 1-2, 3-4, 399 p. (1947-48).
— 14, 1 à 4, 398 p. (1950-51).
— 15, 1 à 4, 482 p. (1954-59).
— 16, 1-2, 3-4, 344 p. (1960).
La collection (moins les 2 fascicules épuisés)
860
ADANSON1A
Publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique
Tome 1, 1, 2, 350 p. (1961). 45. 50
— 2, 1, 2, 361 p. (1962). 45. 50
— 3, I à 3, 462 p. (1963). 55. 60
— 4, I à 3, 470 p. (1964). 55 . 60
— 5, I à 4, 579 p. (1965). 65. 75
— 6, I à 4, 644 p. (1966). 70 . 75
— 7, 1 à 4, 558 p. (1967). 65. 70
8, 1 à 4, 578 p. (1968). 65. 70
— 9, 1 à 4, 562 p. (1969). 65. 70
— 10, I à 4, 584 p. (1970). 70 . 75
— 11, 1 à 4, 734 p. (1971). 80. 90
— 12, 1 à 4 (1972). 80 . 90
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ADANSONIA - MÉMOIRES
Publiés avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique
1. Monographie des Sapotacées, par A. Aubréville, 157 p. (1964). 45.
Source : MNHN, Paris
FLORE GÉNÉRALE DE L’INDOCHINE
(1907-1950)
Tome préliminaire : Introduction, tables générales, par F. Gagnepain, 155 p., 13 pl.
(1944).FF 15.
Renonculacées, Dilléniacées, Magnoliacées, Annonacées, par A. Finet &
F. Gagnepain, 96 p., 14 lithographies (1907).Épuisé
Annonacées (fin), Ménispermacées, Lardizabalacées, Berbéridacées, Nym-
phéacées, Fumariacées. Crucifères, Capparidacées, par F. Gagnepain ; Violacées,
par H. de Boissieu, 95 p., 2 pl., 4 fig. (1908).Épuisé
Violacées (fin), Bixacées, Pittosporacécs, Xanthophyllacécs, Polygalacécs,
Caryophyllacécs, Portulacacées, par F. Gagnepain; Tamaricacées, par L. A.
Dooe; Élatinacées, Hypéricacées, par F. Gagnepain, 79 p., 3 pl., 10 fig.
(1909). Épuisé
Hypéricacées (fin), Guttifères, Ternstrœmiacées, Stachyuracées, par C.-J. Pitakd ;
Diptérocarpacées, par P. Guérin; Ancistrocladacécs, Malvacées, par F. Gagne-
pain, 158 p., 2 pl., 14 fig. (1910). 16.
Malvacées (fin), Sterculiacées, Tiliacées, par F. Gagnepain, 127 p.. 1 pl.,
18 fig. (1910). 13.
Tiliacées (fin), Linacées, Erythroxylacées, Oxalidacées, Rutacées, par A. Guil¬
laumin; Malpighiacécs, par P. Dop; Balsaminacées, par J. D. Hooker; Sima-
roubacées, par H. Lecomte, 112 p., 2 pl., 12 fig. (1911). Épuisé
Simaroubacées (fin), Irvingiacées, Ochnacées, par H. Lecomte: Burséracées,
par A. Guillaumin; Méliacées, Dichapétalacées, par F. Pellegrin; Opilia-
cées, Olacacécs, Aptandracées, Schœpfiacées, Erythropalacées, Icacinacées,
Phytocrénacécs, Cardioptéridacées, par F. Gagnepain, 159 p., 33 fig. (1911) 16.
Cardioptéridacées (fin), Ilicacées, Célastracées, Hippocratéacécs, Rhamnacées,
par C.-J. Pitard; Lccacécs, Ampélidacécs, par F. Gagnepain; Sapindacées,
Acéracées, par H. Lecomte, 221 p., 2 pl., 26 fig. (1912). 22.
Sabiacées, Anacardiacées, Moringacées, Connaracées, par H. Lecomte, 56 p.,
1 pl., 7 fig. (1908).
Légumineuses ; Mimosées, Césalpiniées, par F. Gagnepain, 159 p., 2 pl.,
14 fig. (1913).
Légumineuses : Césalpiniées (fin); Papilionées, par F. Gagnepain, 153 p.,
13 fig. (1916).
Légumineuses : Papilionées, par F. Gagnepain, 143 p., 2 pl., 13 fig. (1916).
Légumineuses : Papilionées (fin), par F. Gagnepain; Rosacées, par J. Cardot,
175 p., 19 fig. (1920).
Rosacées (fin); Saxifragacées, par F. Gagnepain; Cryptéroniacécs, par F. Ga-
gnepain & A. Guillaumin; Crassulacées, Droséracées, par F. Gagnepain;
Hamamélidacécs, Haloragacées, Rhizophoracécs, par A. Guillaumin; Com-
brétacées, Gyrocarpacées, Myrtacées, par F. Gagnepain, 143 p., 22 fig. (1920)
Myrtacées (fin), par F. Gagnepain; Mélastomacées, par A. Guillaumin;
Lvthracées, par F. Gagnepain; Punicacécs, par F. Gagnepain & A. Guil¬
laumin, 155 p., 18 fig. (1921).
Œnothéracées, Samydacées, Homaliacécs, Passifloracées. Cucurbitacées,
Bégoniacées, Datiscacécs, Ficoïdes, par F. Gagnepain, 151 p., 28 fig. (1921)
Ombellifères, par H. Chermezon; Araliacées, par R. Viguier; Comacécs,
par F. Evrard, 80 p., 10 fig. (1923).
16.
15.
15.
15
10
Caprifoliacées, par P. Danguy; Rubiacées, par C. J. Pitard, 144 p., 14 fig.
(1922). 15
Rubiacées (suite), par J. Pitard, 143 p., 10 fig. (1923). 15
Rubiacées (suite), par J. Pitard, 143 p , 10 fig. (1924).. 15
Rubiacées (fin), par J. Pitard; Valérianacées, Dipsacées, par J. Arènes; Com¬
posées, par F. Gagnepain, 143 p., 28 fig. (1924). 15
Composées (fin), par F. Gagnepain; Stvlidiacées, par P. Danguy, 87 p., 10 fig.
(1924). 10
Stylidiacées (fin), Goodéniacécs, Lobéliacées, Campanulacées, par P. Danguy:
Vacciniacécs, F.ricacées, Epacridacées, par P. Dop; Plombaginacées, par F. Pel¬
legrin; Primulacées, par G. Bonati: Mvrsinacées, par J. Pitard, 143 p., 18 fig.
(1930). 15
Myrsinacées (fin), par J. Pitard; Sapotacées, Ebénacées, par H. Lecomte,
169 p., 22 fig. (1930). 17
Source : MNHN, Paris
8. Styracacées, Symplocacées, par A. Guillaumin; Oléacécs, par F. Gagne-
pain; Salvadoracées, par P. Dop; Apocynacées, par J. Pitard, 143 p., 16 fig.
(1933). 15
9. Apocynacées (fin), par J. Pitard, 156 p., 14 fig. (1933). 15
Asclépiadacées, par J. Costantin; Loganiacées, par P. Dop, 161 p., 2 pl., 20 fig.
Loganiacées (fin), par P. Dop; Gentianacées, par P. Dop & F. Gagnepain;
Boraginacées, par F. Gagnepain & L. Courchei, 63 p., 1 pl., 7 fig. (1914).
Boraginacées (fin). Convolvulacées, par F. Gagnepain & L. Courchet; Hydro-
phyllacécs, par P. Danguy: Solanacées, par G. Bonati, 111 p., 12 fig. (1915)
Solanacées (fin), Scrofulariacées, par G. Bonati; Orobanchacées, par F. Pel-
legrin, 127 p., 11 fig. (1927)...
Orobanchacées (fin), par F. Pellegrin; Lcnlibulariacées, Gesnéracées, par
F. Pellegrin; Bignoniacées, par P. Dop; Pédaliacées, par F. Gagnepain,
143 p., 17 fig. (1930).
Pédaliacées (fin), par F. Gagnepain: Acanthacécs, par R. Benoist, 143 p.,
13 fig. (1935).
Acanthacécs (fin), par R. Benoist; Verbénacées, par P. Dop, 143 p., 12 fig.
(1935).
Verbénacées (fin), par P. Dop; Myoporacécs, par F. Gagnepain; Labiacées,
par T. Doan, 143 p., 16 fig. (1936).
Labiacées (fin), par T. Doan; Plantaginacées, Nyctaginacées, Amaranthacées,
par F. Gagnepain, 50 p., 5 fig. (1936).
Épuisé
10 .
13
15
15
15
15
10
5, I. Chénopodiacées, Basellacées, Phytolaccacécs, Polygonacées, par L. Cour¬
chet; Saururacées, Pipéracées, par C. de Candollk: Podostcmonacées, Népen-
thacées, Aristolochiacées, Chloranthacées, Myristicacées, par H. Lecomte,
97 p., 2 pl.. 11 fig. (1910).
2. Myristicacées (fin), Monimiacées, Lauracées, Hernandiacécs, Protéacées,
par H. Lecomte, 67 p., 7 pl., 4 fig. (1914).
3. Thyméléacées, Elæagnacécs, Loranthacées, Santalacécs, Balanophoracées, par
H. Lecomte, 63 p., 2 pl.. Il fig. (1915).
4. Euphorbiacées, par F. Gagnepain & L. Beille, 143 p., 17 fig. (1925). . .
5. Euphorbiacées (suite), par F. Gagnepain & L. Beille, 143 p., 23 fig. (1926)
6. Euphorbiacées (fin), par F. Gagnepain & L. Beille; Ulmacées, par F. Gagne-
pain, 159 p., 13 fig. (1927).
7. Ulmacées, Cannabacées, Moracées, par F. Gagnepain, 143 p., 15 fig. (1928)
8. Moracées (fin), Urticacées, par F. Gagnepain, 95 p., 13 fig. (1929). . . .
9. Urticacées (fin), par F. Gagnepain: Juglandacées, Myricacécs, Casuarinacées,
par L.-A. Dode; Fagacées, par R. Hickel & A. Camus, 111 p., 10 fig. (1929)
10. Fagacées (fin), Bétulacées, par A. Camus: Salicacées, par L.-A. Dode: Céra-
tophyllacées, Gnétacées, par J. Léandri; Taxacées, Araucariacées, Abiétacées,
Cupressacées, par R. Hickel; Cycadacécs, par J. Léandri, 77 p., 11 fig. (1931)
6, I. Hydrocharitacées, Burmanniacécs, Zingibéracées, Marantacées, par F. Gagne-
pain, 128 p., 3 pl., 13 fig. (1908). Épuisé
2. Marantacées (fin), Cannacécs, Musacécs, par F. Gagnepain; Orchidacées,
par F. Gagnepain & A. Guillaumin, 159 p., 10 fig. (1932). 15.
3. Orchidacées (suite), par F. Gagnepain & A. Guillaumin, 143 p., 16 fig. (1933) 15.
4. Orchidacées (suite), par F. Gagnepain & A. Guillaumin, 143 p., 15 fig. (1933) 15.
5. Orchidacées (fin), par F. Gagnepain & A. Guillaumin: Apostasiacées, par
F. Gagnepain: Hémodoracécs, par L. Rodriguez: Iridacécs, Amaryllidacées,
Taccacées, par F. Gagnepain; Dioscoréacées, par D. Prain & I.-H. Burkill,
143 p-, 17 fig. (1934). Épuisé
6. Dioscoréacées (fin), Stémonacées, Liliacées, par F. Gagnepain; Pontédé-
riacées, Phvlidracées, par H. Chéri ils: Xyridacées, par G. O. Malme. 119 p.,
12 fig. (1934). 12.
7. Xyridacées (fin), par G. O. Malme: Commélinacées, par H. Cherfils; Flagel-
lariacées. Joncacées, par A. Camus: Palmiers, par F. Gagnepain & L. Con-
rard, 143 p., 11 fig. (1937). 15.
8. Palmiers (fin), par F. Gagnepain & L. Conrard; Pandanacées, par U. Mar-
telli; Typhacées, par A. Camus, 89 p., 7 fig. (1937). 10.
9. Aracées, Lcmnacées, Alismacées, Butomacées, par F. Gagnepain; Naïada-
cées, Potamogétonacées, Aponogétonacées, par A. Camus; Centrolépidacées,
Restiacées, par F. Gagnepain, 169 p., 15 fig (1942). 17.
Source : MNHN, Paris
7, 1. Eriocaulacécs, par H. Lecomte; Cypéracées, par E.-G. Camus, 96 p., 14 fig.
(1912). 10.
2. Cypéracécs (suite), par E.-G. Camus, 96 p., 1 pl.. 13 fig. (1912).Épuisé
3. Cvpéracées (fin), par E.-G. Camus; Graminées, par E.-G. & A. Camus, 143 p.,
9 fig. (1922). 15.
4. Graminées (suite), par E.-G. & A. Camus. 143 p., 5 fig. (1922). 15.
5. Graminées (fin), par E.-G. & A. Camus, 168 p., 7 fig. (1923). 17.
6. Fougères, par M.-L. Tardieu-Blot & C. Christensen. 144 p., 17 fig. (1939) 15.
7. Fougères, par M.-L. Tardieu-Blot & C. Christensen, 143 p., 13 fig. (1940) 15.
8. Fougères, par M.-L. Tardieu-Blot & C. Christensen, 143 p., 19 fig. (1941) 15.
9. Fougères, par M.-L. Tardieu-Blot & C. Christensen, 111 p., 14 fig. (1941) 12.
Supplément.
S, 1. Renonculacécs, Dilléniacées, Magnoliacées, par F. Gagnepain: Anonacées, par
S. Ast ; Ménispermacées, Sargcntodoxacées, Bcrbéridacées, par F. Gagnepain,
144 p., 12 fig. (1938). 15.
2. Berbéridacées (fin). Lardizabalacées, Nymphéacécs, Papavéracées, Cruci¬
fères, Capparidacées, Violacées, Bixacées, Pittosporacées, Xanthophyllacées,
Polygalacées, par F. Gagnepain, 91 p., 10 fig. (1939). 10.
3. Polygalacées (fin). Car.vophyllacées, Hypéricacées, Guttifères, Terastrœ-
miacécs, Pcntaphyllacécs. par F. Gagnepain: Diptérocarpacées, par M.-L.
Tardieu-Blot: Malvacées, par F. Gagnepain, 127 p., 17 fig. (1943) ... 13.
4. Malvacées (fin), par F. Gagnepain; Sterculiacées, par M.-L. Tardieu-Blot;
Tiliacées, par F. Gagnepain; Linacées, par M.-L. Tardieu-Blot: Malpighia-
cées, par J. Arènes: Balsaminacées, par M.-L. Tardieu-Blot, 223 p., 37 fig.
(1945). 22.
5. Balsaminacées (fin), par M.-L. Tardieu-Blot: Rutacées, par A. Guillaumin;
Simaroubacées, Irvingiacées, Ochnacées, par F. Gagnepain: Burséracées, par
A. Guillaumin: Méliacées, par F. Pellegrin, 111 p.. 8 fig. (1946). ... 12.
6. Méliacées (fin). Dichapétalacées, par F. Pellegrin; Opiliacées, Olacacées,
Aptandracées, Schœpfiacécs, Erythropalacées, Icacinacées, Phytocrénacées,
Cardioptéridacées, par F. Gagnepain; Aquifoliacées, par M.-L. Trrdieu-
Blot, 63 p., 6 fig. (1948). 13.
7. Aquifoliacées (fin). Célastracées, Hippocratéacécs, Siphonodontacées, Rham-
nacées, par M.-L. Tardieu-Blot: Leeacées, par F. Gagnepain, 79 p., 15 fig.
(1948). 20.
8. Leeacées (fin), Ampélidacées, par F. Gagnepain, 63 p.. 8 fig. (1950). ... 16.
9. Ampélidacées (fin), Sapindacées, Staphyléacécs, Hippocastanacées, Bretsch-
neidéracées, Acéracées, par F. Gagnepain, 118 p., 18 fig. (1950). 30.
La série (moins les fascicules épuisés). .FF 900.
10. Fougères fin, Lycopodiacées, Selaginellacées, par M.-L. Tardieu-Blot et C.
Christensen, 51 p.. 4 pl. (1951). 17
FLORE DU CAMBODGE, DU LAOS ET DU VIET-NAM
Publiée avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique
1. Sabiacées, par F. Gagnepain & J.-E. Vidal, 58 p., 9 pl. (1960). 15.
2. Anacardiacées, par M.-L. Tardieu-Blot; Moringacées, Connaracées, par
J.-E. Vidal, 199 p., 23 pl. (1962) . 50.
3. Sapotacées, par A. Aubréville, 105 p., 16 pl. (1963). 27.
4. Saxifragacécs, Cryptéroniacées, Droséracées, par O. Lecompte ; Hamamélidacées,
Haloragacées, par M.-L. Tardieu-Blot: Rhizophoracées, Sonneratiacées. Puni- 54.
cacées, par Vu Van Cuong, 216 p., 19 pl. (1965).
5. Ombcllifrres, Aizoacées, Molluginacées, par M.-L. Tardieu-Blot; Passifloracées,
par G. Cusset, 157 p., 21 pl. (1967). 43.
6. Rosacées (1), par J. E. Vidal, 210 p., 23 pl. (1968). 52.
7. Rosacées (2), par Nguyen Van Thuan, 48 p., 3 pl. (1968). 21.
8. Nyssacécs, Cornacées, Alangiacées, par M.-L. Tardieu-Blot, 53 p., 4 pl. (1968) 19.
9. Campanulacées, par Nguyen Van Thuan, 55 p., 5 pl. (1969). 19.
10. Combrétacées, par O. Lecompte, 119 p., 13 pl., 8 cartes (1969). 38.
11. Flacourtiacées, Bixacées, Cochlospermacées, par M. Lescot, 114 p., 12 pl. (1970) 34.
12. Hernandiacées, par K. Kubitzki, 23 p., 1 pi. (1970). 9.
13. Loganiacées, par C. Tirel-Roudet; Buddléjacées, par A.J.M. Leeuwenberg
& J. E. Vidal, 111 p., 15 pl. (1972). 30.
Source : MNHN, Paris
14.
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3.
4.
5.
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3.
4.
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7.
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9.
10.
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13.
14.
16.
1 .
2 .
3.
5.
8 .
9.
12 .
Ochnacées, par A. Kanis; Onagracées, Trapacécs, par Vu Van Cuong & J. E.
Vidal; Balanophoracées, Rafflésiacées, par B. Hansen; Podostémacées, Tristi-
chacécs, par C. Cusset .sous presse
La série complète de 1 à 13 . 400.
FLORE DE LA NOUVELLE-CALÉDONIE ET DÉPENDANCES
Publiée sous les auspices de l'Assemblée Territoriale de Nouvelle-Calédonie
Sapotacées, par A. Aubréville, 168 p.. 40 pl., 15 cartes (1967). 45.
Protéacées, par R. Virot, 254 p., 52 pl., 52 cartes (1968). 68.
Ptéridophytes, par G. Brownlie, 307 p., 39 pl. (1969). 70.
Gymnospermes, par D. J. de Laubenfels, 167 p., 43 pl.. 43 cartes (1972). . 50.
Lauracées, par A. J. Kostermans .en préparation
La série complète de 1 à 4. 225.
FLORE DU CAMEROUN
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Unie du Cameroun
Rutacées, Zygophyllacées, Balanitacécs, par R. Letouzey, 173 p., 25 pl. (1963) 43-
Sapotacées, par A. Aubréville, 141 p., 29 pl. (1964). 36.
Ptéridophytes, par M.-L. Tardieu-Blot, 372 p., 55 pl. (1964). 93.
Scitaminales (Musacécs, Strélitziacées, Zingibéracées, Cannacécs, Vlaran-
tacées), par J. Koechlin, 162 p., 31 pl. (1965). 40.
Thyméléacées, par G Aymonin; Onagracées, Halorrhagacées, par A. Raynal,
143 p., 24 pl. (1966). 36.
Cucurbitacées, par M. Keraudren, 192 p., 36 pl. (1967). 48.
Les Botanistes au Cameroun, par R. Letouzey, 110 p., (1968). 27.
Ulmacées, Urticacées, par R. Letouzey, 222 p., 37 pl. (1968). 55.
Légumineuses-Césalpinioïdées, par A. Aubréville, 339 p., 78 pl. (1970) ... 76'
Ombellales (Ombellifères, Araliacées), par H. Jacques-Félix, 107 p., 23 pl. (1970) 30.
Ebénacées, par R. Letouzey & F. White; Ericacées, par R. Letouzey, 205 p..
39 pl. (1970). 34.
Loganiacées, par A. J. M. Leeuwenberg, 153 p., 42 pl. (1972). 27.
Vitacées, Leeacées, par B. Descoings, 141 p., 48 pl. (1972). 43.
Malpighiacées, Linacées, Lépidobotryacées, Cténolophonacées, Humiriacées,
Erythroxvlacécs, Ixonanthacées, par F. Badré: Santalacécs, par A. Lawalrée,
73 p-, 15 pl. (1972). 23.
Icacinacées, Olacacées. Pentadiplandracées, Opiliacées, Octoknémacécs, par
J.-F. Villiers, 199 p., 43 pl. (1973). 40.
Sapindacées, par R. Fouilloy & N. Hallé .en préparation
La série complète de 1 à 15 . 630.
FLORE DU GABON
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République du Gabon
Sapotacées, par A. Aubréville, 162 p., 26 pl. (1961). 40.
Sterculiacées, par N. Hallé, 150 p., 26 pl. (1961). 37.
Irvingiacées, Simaroubacées, Burséracées, par A. Aubréville. 100 p., 17 pl.
(1962). 25.
Méliaiilham-S. Balsaminacées. Rhamnacées, par N. Hallé, 74 p.. 17 pl. (1962) 18.
Graminées, par J. Koechlin, 291 p.. 46 pl. (1962). 73.
Rutacées, Zygophyllacées, Balanitacées, par R. Letouzey, 121 p.. 23 pl. (1963) 30.
Polygonacécs, Chénopodiacées, Amaranthacées, Nyctaginacécs. Phytolaccacées,
Aizoacées, Portulacacées, Caryophyllacées, par A. Cavaco, 75 p.. Il pl. (1963) 19.
Ptéridophytes, par M.-L. Tardieu-Blot, 225 p., 32 pl. (1964). 55.
Scitaminales (Musacées, Strélitziacées, Zingibéracées, Cannacées, Maran-
tacécs), par J. Koechlin, 172 p., 32 pl. (1964). 43.
Lauracées, Myristicacées, Monimiacées, par R. Fouilloy, 115p.. 26 pl. (1965) 29.
Mvrtacées, par G. J. H. Amshoff; Thvméléacées, par G. Aymonin, 100 p., 14 pl.
(1966). 25.
Rubiacées (1), par N. Hallé, 277 p-, 54 pl. (1966). 69.
Acanthacées, par H. Heine, 250 p., 50 pl. (1966). 62.
G. Le Testu et le Gabon, par N. Hallé & J. Raynal; Vitacées, Leeacées, par
B. Descoings, 123 p., 6 pl. (1968). 30.
Source : MNHN, Paris
15. Légumineuses-Césalpinoïdécs, par A. Aubréville, 362 p., 88 pl. (1968) . . . 90.
16. Annonacées, par A. Le Thomas, 371 p., 67 pl. (1969). 87.
17. Rubiacées (2), par N. Hallé, 335 p., 76 pl. (1970). 78.
18. Ebénacées, par R. Letouzey & F. White, 189 p., 27 pl. (1970). 30.
19. Loganiacées, par A. J. M. Leeuwenberg, 153 p., 42 pl. (1972). 27.
20. Icacinacécs, Olacacécs, Pentadiplandracées, Opiliacées, Octoknémacées, par
J.-F. Viluers, 199 p., 43 pl. (1973). 40.
21. Malpighiacées, Linacées, Lépidobotryacées, Nectaropéta lacées, Cténolopho-
nacées, Humiriacées, Erythroxy lacées, Ixonanthacées, par F. Badré; Santa-
lacées, par A. Lawalrée, 72 p., 16 pl. (1973). 18.
22. Célastracées, Pandacées, Bombacées, Cannabacées, Bixacées, Avicenniacées,
par J.-F. Villiers .en préparation
23. Sapindacées, par R. Fouilloy & N. Hallé .en préparation
La série complète de 1 à 21 . 900.
FLORE DE MADAGASCAR ET DES COMORES
Publiée sous les auspices du Gouvernement de la République Malgache
41-43
44- 44 bis.
45- 48.
49, I
49. 2
52-54.
55.
56.
58-59.
60.
65.
66-69.
72-76.
78 .
Marattiacées, Ophioglossacées, Hyménophyllacées, Cyathéacées, par
M.-L. Tardieu-Blot, 99 p., 12 pl. (1951).
Polypodiacées (s. lat.) (Dennstaedtiacées à Aspidiacécs), par M.-L. Tar-
dieu-Blot, 389 p., 51 pl. (1958).
Polypodiacées (s. lat.) (Blechnacécs-Polypodiacées) (s. str.)„ par M.-L.
Tardieu-Blot, 132 p., 26 pl. (1960).
Parkériacées, Gleichéniacées, Schizéacées, Osmondacées, Marsiléacécs,
Salviniacées, par M.-L. Tardieu-Blot, 35 p., 3 pl. (1952).
Lycopodiacées, Huperziacées, par M.-L. Tardieu-Bloi, 47 p., 8 pl.
(1971).
Cycadacées, Podocarpaeées, par D. J. de Laubenfels, 25 p., 6 pl.
(1972).
Potamogétonacées, Naiadacées, par H. Jumelle, 25 p., 2 pl. (1950).
Aponogétonacées, par H. Jumelle, 15 p., 5 pl. (1936).
Scheuchzériacécs, Alismatacées, Hydrocharitacées, Triuridacccs, par
H. Perrier de la Bathie, 37 p., 7 pl. (1946).
Cypéracées, par H. Chermezon, 335 p., 31 pl. (1937).
Palmiers, par H. Jumelle & H. Perrier de la Bathie, 186 p., 48 pl.
(1945).
Lemnacées, par H. Jumelle, 5 pl. (1937).
Flagellariacées, Restionacées, Xyridacées, par H. Perrier de la Bathie,
27 p., 4 pl. (1946).
Eriocaulacées, par H. Moldenke, 41 p., 4 pl. (1955).
Commélinacées, par H. Perrier de la Bathie, 48 p., 7 pl. (1938) .
Pontédériacées, Joncacées, par H. Perrier de la Bathie, 12 p., 2 pl.
(1946).
Liliacées, par H. Perrier de la Bathie, 147 p., 18 pl. (1938 . . .
Amaryllidacées, Velloziacécs, Taecacées, par H. Perrier de la Bathie,
57 p., 5 pl. (1950).
Dioscoréacées, Trichopodacées, par I.-H. Burkill & H. Perrier de
la Bathie, 82 p., 15 pl. (1950).
Iridacées, Musacées, Zingibéracées, Burmanniacées, par H. Perrier
de la Bathie, 73 p., 12 pl. (1946).
Orchidées (1), par H. Perrier de la Bathie, 477 p., 41 pl. (1939) .
Orchidées (2), par H. Perrier de la Bathie, 387 p., 36 pl. (1941). .
Salicacécs, Myricacées, Ulmacées, par J -F. Leroy, 36 p., 4 pl. (1952)
Moracées, par H. Perrier de la Bathie & J. Léandri, 76 p., 13 pl.
(1952).
Urticacées, par J. Léandri, 107 p., 19 pl. (1965).
Santalacécs, Olacacécs, Opiliacées, par A. Cavaco & M. Keraudren,
40 p., 6 pl. (1955).
Loranthacées, par S. Balle, 122 p., 14 pl. (1964).
Polygonacées, par A. Cavaco, 22 p., 1 pl. (1953)..
Chénopodiacécs, Amaranthacées, Nyctaginacées, Phytolaccacécs, par
A. Cavaco, 100 p., 11 pl. (1954).
Basellacées, Caryophyllacées, Nymphéacées, Cératophyllacées, Renon-
culacées, par H. Perrier de la Bathie, 80 p., 18 pl. (1950).
Annonacées, par A. Cavaco & M. Keraudren, 109 p., 24 pl. (1958)
33
21
19
27
25
20
27
Source : MNHN, Paris
101-103.
104-105.
110 .
112-113.
132-134.
135-136.
136 bis-139.
140-141.
142
143
189. 2.
189, 3.
Myristicacées, par H. Perrier de la BbTHiE, 13 p., 2 pl. (1952). .
Monimiacées, par A. Cavaco, 44 p., 10 pl. (1959).
Lauracées, par A. Kostermans, 90 p., 11 pl. (1950).
Capparidacées, par S. E. M. Hadj Moustapha Haddade, 71 p., 13 pl.
0965).
Podostémonacées, Hydrostachyacées, par H. Perrier de la Bathie,
49 p., 11 pl. (1952).
Pittosporacécs, par G. Cufodontis, 43 p., 6 pl. (1955).
Cunoniacécs, par L. Bernardi, 62 p., 10 pl. (1965).
Connaracécs, par M. Keraudren, 28 p., 5 pl. (1958).
Linacées, Erythroxylacces, Zygophyllacées, par H. Perrier de la Bathie,
80 p., 12 pl. (1952).
Rutacées, Simaroubacées, par H. Perrier de la Bathie, 99 p., 19 pl.
(1950).
Burséracées, par H. Perrier de la Bathie, 50 p., 10 pl. (1946). . .
Malpighiacées, par J. Arènes, 183 p., 14 pl. (1950).
Trigoniacées, Polvgalacées, par H. Perrier de la Bathie & J. Léandri.
40 p., 6 pl. (1955).
Dichapétalacées, par B. Descoings, 37 p., 5 pl. (1961).
Euphorbiacées (1), par J. Léandri, 209 p., 34 pl. (1958).
Callitrichacées, Buxacécs, par H. Perrier de la Bathie, 12 p., 2 pl.
(1952).
Anacardiacées, Aquifoliacées, Célastracées, Hippocratéacécs, par
H. Perrier de la Bathie, 194 p., 35 pl. (1946).
Salvadoracées, par H. Perrier de la Bathie, 9 p., 1 pl. (1946).. .
Icacinacées, par H. Perrier de la Bathie, 45 p., 8 pl. (1952). . .
Didiéréacées, par W. Rauh, 35 p., 10 pl. (1963).
Rhamnacées, par H. Perrier de la Bathie, 50 p., 9 pl. (1950) . .
Vilacées, Leeacées, par B. Descoings, 169 p.. 17 pl. (1967) ....
Chlénacées, par A. Cavaco, 37 p., 4 pl. (1952).
Rhopalocarpacces, par R. Capuron, 41 p., 7 pl. (1963).
Malvacées, Bombacacées, par B. P. G. Hochreutiner & H. Perrier
de LA Bathie, 191 p., 43 pl. (1955).
Stcrculiacées, par J. Arènes, 537 p., 141 p. (1959).
Dilléniacées, Ochnacées, Théacées, par H. Perrier de la Bathie,
74 p., 13 pl. (1951).
Hypéricacées, Gullifèrcs, par H. Perrier de la Bathie, 149 p., 30 pl.
(1951).
Diptérocarpacées, Elatinacées, Canellacécs, Violacées, par H. Hum¬
bert & H. Perrier de la Bathie, 80 p., 12 pl. (1954).
Flacourtiacées, Bixacées, Samydacées, par H. Perrier de la Bathie,
131 p„ 18 pl. (1946).
Turnéracécs, par H. Perrier de la Bathie, 13 p., 2 pl. (1950). . .
Passifloracées, par H. Perrier de la Bathie, 50 p., 8 pl. (1945). .
Thyméléacécs, par J. Léandri, 40 p., 7 pl. (1950).
Lythracccs. Sonneraliacécs, Lécythidacées, Khizophoracccs, Combré-
tacécs, par H. Perrier de la Bathie, 167 p., 37 pl. (1954) ....
Myrtacées, par H. Perrier de la Bathie, 79 p., 11 pl. (1953). . .
Mélastomacées, par H. Perrier de la Bathie, 326 p., 48 pl. (1951).
Œnothéracées, Halorhagacées, par H. Perrier de la Bathie, 40 p..
5 pl. (1950).
Cornacées, Alangiacées, par M. Keraudren, 21 p., 4 pl. (1958) . .
Myrsinacées, par H. Perrier de la Baihie, 148 p., 25 pl. (1953) . .
Ebénacécs, par H. Perrier de la Bathie, 137 p., 18 pl. (1952) . .
Oléacées, par H. Perrier de la Bathie, 89 p., 17 pl. (1952) . . .
Verbénacées, Avicenniacées, par H. N. Moldenke, 278 p., 43 pl. (1956)
Bignoniacécs, par H. Perrier de la Bathie, 91 p., 15 pl. (1938). .
Pédaliacées, Gesnériacées, par H. Humbert, 163 p., 32 pl. (1971). .
Lentibulariacécs, par H. Perrier de la Bathie, 22 p., 3 pl. (1955).
Acanthacées (1), par R. Benoist, 230 p-, 35 pl. (1967).
Cucurbitacées, par M. Keraudren, 173 p., 36 pl. (1966).
I. obéliacées, par F.-E. Wimmer, 44 p., 12 pl. (1953).
Composées (1), par H. Humbert, 338 p., 64 pl. (1960).
Composées (2), par H. Humbert, 280 p., 49 pl. (1962).
Composées (3), par H. Humbert, 287 p., 51 pl. (1963).
La série (moins les volumes épuisés).
Source : MNHN, Paris
INDEX ALPHABÉTIQUE DES FAMILLES PUBLIÉES DANS LES
DIFFÉRENTES FLORES
(Les numéros renvoient aux listes des pages précédentes )
Cambodge,
Indochine Laos Nouv. Cameroun Gabon Mada-
et Viêt-Nam Calédonie gascar
Abiétacées
Acanthacées
Acéracées
Adiantacées
Aizoacées (Ficoïdes)
Alangiacées
Alismatacées
Amaranthacées
Amaryllidacées
Anacardiacées
Ancistrocladacées
Angioptéridacées
Annonacées
Apocynacées
Apostasiacées
Aptandracées
Aracées
Araliacées
Araucariacées
Aristolochiacées
Asclépiadacées
Aspidiacées
Aspléniacées
Athyriacées
Avicenniacées
Azollacées
182, 1
8 5, I
7
158 bis
25
7 67
114
16 78
Balanophoracées
Balanitacées
Balsaminacées
Basellacées
BÉGONIACÉES
Berbéridacées
BÉTU LACÉES
BlGNONIACÉES
BlXACÉES
Blechnacées
Bombacacées
Boraginacées
Bretschneideracées
Buddlejacées
BURSÉRACÉES
Burmanniacées
Butomacées
Buxacées
Callitrichacées
Campanulacées
Canellacées
Cannabacées
Cannacées
Capparacées
Caprifoliacées
Cardioptéridacées
Caryophyllacées
Casuarinacées
Célastracées
138
83
Source : MNHN, Paris
Cambodge
Indochine Laos, Nouv. Cameroun Gabon Mada-
et Viêt-Nam Calédonib gascar
Centrolépidacées
CÉRATOPHYLLACÉES
Chénopodiacées
Chlénacées
Chloranthacées
COCHLOSPERMACÉES
Combrétacées
Commélinacées
Composées
CONNARACÉES
Convolvulacées
Cornacées
Crassulacées
Crucifères
Cryptéroniacées
Cténolophonacées
CUCURBITACÉES
Cunoniacées
Cu PRESS ACÉES
Cycadacées
Cypéracées
151
37
97
171
158
21
185
93
17
29
Datiscacées
Davalliacées
Dennstaedtiacées
DlCHAPÉTALACÉES
DlCKSONIACÉES
Didiéréacées
Didymochlénacées
Dilléniacées
DlOSCORÉACÉES
DlPTÉROCARPACÉES
Droséracées
Ebénacées
Elatinacées
Eléagnacées
Epacridacées
Equisétacées
Ericacées
Eriocaulacées
Erythropalacées
Erythroxylacées
Euphorbiacées
Fagacées
Flacourtiacées
Flagellariacées
Fumariacées
1, 7; S, 6
7, 6
1, I; S, I
6, 5-6
1, 4; S, 3
2, 6 4
l\ 9
1, 7; S, 6
5, 9-10
6, 7
1, 2; S. 2
Gentianacées 4, 2
Gesnériacées 4, 5
Gleichéniacées 7, 6
Gnétacées 5, 10
Graminées 7, 3-5
Grammitidacées
Goodéniacées 3, 6
GUTTIFÈRES 1, 4: S, 3
Gyrocarpacées 2, 6
Haloragacées 2, 6
121
132
44
136 bis
165
137
11
14 21
180
7
5, 2
136
155
Source : MNHN, Paris
Hamamélidacées
HÉMODORACÉES
Hernandiacées
HlPPOCASTANACÉES
HlPPOCRATÉACÉES
HOMALIACÉES
HUMIRIACÉES
Hydrocharitacées
Hydrophyllacées
Hydrostachyacées
Hyménophyllacées
Hypéricacées
Cambodge,
Indochine Laos Nouv. Cameroun Gabon
et Viêt-Nam Calédonie
ïî
I, 8; S, 7
Icacinacées I,
I licacées (AquiColiacccs) 1,
Iridacées
Irvingiacées 1,
ISOÉTACÉES
Ixonanthacées
Joncacées 6, 7
JUGLANDACÉES 5, 9
Labiées
Lardizabalacées
Lauracées
Leeacées
LÉCYTHIDACÉES
LÉGUMINEUSES
LEMNACÉES
Lentibulariacées
LÉPIDOBOTRYACÉES
LlLIACÉES
LlNACÉES
LlNDSÉACÉES
Lobéliacées
LOGANIACÉES
LOMARIOPSIDACÉES
Lycopodiacées
Lythracées
1,8; S, 7-8
vr
6 , 6
, 6; S,
3, 6
4, 1-2
5, 3
il
13
13
14
14
Magnoliacées
Malpighiacées
Malvacées
Marantacées
Marattiacées
Marsiléacées
M ÉLASTOM ATACÉES
MÉLIACÉES
MÉLIANTHACÉES
Ménispermacées
MOLLUGINACÉES
Monimiacées
Moracées
MORINGACÉES
MUSACÉES
Myoporacées
Myricacées
Myrisucacées
Myrsinacées
Myrtacées
1, 2; S, 1
î'a
!
Il
117
s
ig
Source : MNHN, Paris
as- si sbï'“ Ss 5*s s s=5 S
Cambodge,
Indochine Laos Nouv. Cameroun Gabon Mada-
et Viêt-Nam Calédonie gascar
Najadacées 6, 9
N ECTAROPÉTALACÉES
NÉPENTHACÉES 5, I
Nyctaginacées 4, 9
Nymphéacées 1, 2; S, 2
21
68
74
OCHNACÉES
OCTOKNÉMACÉES
Olacacées
Ombellifères
Onagracées
(Œnothéracées) 2, 8
Ophioglossacées 7, 6
Opiuacées 1, 7; S, 6
Orchidacées 6, 2-5
Orobanchacées 4, 4-5
OSMONDACÊES 7, 6
OXALIDACÉES I, 6
1, 7; S, 5 14
1, 7; S, 6
2, 9 5
Palmiers
Pandacées
Pandanacées
Papavéracées
Parkériacées
Passifloracées
Pédaliacées
Pentadiplandracées
Pentaphyllacées
Philydracées
Phytocrénacées
Phytolaccacées
Pipéracées
Pittosporacées
Plagiogyriacées
Plantaginacées
Plombaginacées
Podocarpacées
Podostémacées
POLYGALACÉES
Polypodiacées
PONTÉDÉRIACÉES
PORTULACACÉES
POTAMOGÉTONACÉES
Primulacées
Protéacées
PSILOTACÉES
PTÉRIDACÉES
PUNICACÉES
6, 7-8
6 , 8
S, 2
2 , 8
4, 5-6
6, ô
1, 7; S, 6
5, 1
5, 1
1, 3; S, 2
7. 6
4, 9
3, 6
5, 1
1, 3: S, 2-3
7,6-9 (.9. fa/.)
6 , 6
1, 3
6, 9
3, 6
5, 2
Rafflésiacées
Renonculacées
Restionacées
Rhamnacées
Rhizophoracées
Rhopalocarpacées
Rosacées
Rubiacées
RuTACÉES
30
22
6
143
179
15 20
7 69
92
4 18
88
109
3 3 8 5, 2
38
7
21
5, I
76
34
4 123
150
127
12, 17
1 6 104
Sabiacées
Salicacées
Source : MNHN, Paris
Cambodge,
Indochine Laos Nouv. Cameroun Gabon
et Viêt-Nam Calédonie
Salvadoracées
Salviniacées
Samydacées
Santalacées
Sapindacées
Sapotacées
Sarcolænacées
Sargentodoxacées
Saururacées
S AXI FR AGACÉES
SCHEUCHZÉRIACÉES
SCHIZÉACÉES
SCHŒPFIACÉES
SCROPHULARIACÉES
SÉLAGINELLACÉES
SlMAROUBACÉES
Si phonodontacées
Solanacées
SONNERATIACÉES
Sphærppétalacées \
Stachyuracées
Staphyléacées
Stémonacées
Sterculiacées
Strélitziacées
Stylidiacées
Styracacées
Symplocacées
Taccacées
Tamaricacées
Taxacées
Théacées
(Ternstrœmiacées)
T HÉLYPTÉRIDACÉES
Thyméléacées
Tiliacées
Trapacées
Trichopodacées
Trigoniacées
Tristichacées
Triuridacées
TURNÉRACÉES
Typhacées
Ulmacées
Urostachyacées
Urticacées
Vacciniacées
Valérianacées
Velloziacées
Verbénacées
Violacées
Vitacées
(Ampélidacées)
VlTTARIACÉES
1, 6-7; S, 5
S, 7
4, 3-4
4
r Rhopalocarpacées
5, 6-7
5, 8-9
Zingibéracées 6, I
Zygophyllacées
9 47
6 103
Source : MNHN, Paris
Adansoma. ser. 2, 12. 1973.
TABLE ALPHABÉTIQUE
DES NOMS D’AUTEURS DU TOME XII
Aubréville, A. — Adieu à Capuron. 7
— Étude phytogéographique de la famille des Sapotacées malgaches dans le cadre
géographique africain. 55
— Géophylétique des Buméliées et Sidéroxylées. 181
— Gambeyobotrys, genre nouveau de Sapotacées. 187
— Un genre de Sapotacées rare en Afrique équatoriale, Tuleslea Aubr. et Pellegr. 191
— Les Sapotacées de l'Ile de la Réunion. 337
Badré, F., Cadet, Th. et Malplanche. — Étude systématique et palynologique
du genre Heterochaenia ( Campanulaceae) endémique des Mascareignes. 267
Bernardi, L. — Capuron ne répond jamais (plus). 11
Boudet, G. — Désertification de l’Afrique tropicale sèche. 505
Boiteau, P. — Sur la première mention imprimée et le premier échantillon de
Catharanlhus roseus (L.) G. Don. 129
— Boiteau, P., Allorge, L. et Sevenet, Th. — Révision des Ochrosia de Nouvelle-
Calédonie . 625
Bosser, J. et Morat, P. — Contribution à l'étude des Orchidaceae de Madagascar.
XVIII. 73
Capuron, R. — Myoporacées, famille nouvelle pour Madagascar. 39
— Note sur les Verbénacées de Madagascar . 45
— Contribution à l'étude de la Flore forestière de Madagascar (A. — Sur le Para-
paniadenia, genre nouveau d’Euphorbiacées malgaches. — B. — Sur la présence
à Madagascar du genre Chaetocarpus Thw.). 205
— Contribution à 1 étude de la flore forestière de Madagascar. 375
Cusset, C. — Diplobryum, genre monospécifique nouveau de Podostemonaceae 279
— Les Podostemonaceae de Madagascar. 557
Descoings, B. — Deux Vitacées africaines nouvelles. 315
— Notes de phytoécologie équatoriale. Les steppes loussékés du plateau batéké
(Congo). 569
Diarra Ngolo et Cusset, G. — Sur les corrélations intra-laminaires du C issus
aniarclica Vent . 531
Fouilloy, R. — Trois arbres nouveaux d'Afrique tropicale (Laur.-Myrist.-Sapind.) 545
Guillaumet, J.-L. — Un procédé de multiplication végétative chez des Pandanus
malgaches. 429
— Les variations du genre Rhipsalis (Cactacées) à Madagascar. 433
Halle, N. — Quatre espèces nouvelles du genre Neorosea N. Hallé (Rubiacées
africaines). 197
— Les Bégonia filicifoliés et quatre espèces nouvelles du Gabon ( Begoniaceae) 359
Hebant-Mauri, R. — Le genre Trichomanes L. (Fougères Leptosporangiées) .. 469
Hideux, M. et Marceau, L. — Techniques d’étude du pollen au M.E.B. : méthode
simple de coupes. 609
Source : MNHN, Paris
— 634 —
Jacques-Félix, H. — Observations sur les Loudeiia annuels du Tchad, du Cameroun
et de République Centrafricaine. 231
— Glossologie de l'épillet. 245
Keraudren-Aymonin, M. — Reliquiae Capuronianae. Observations complémen¬
taires sur quelques Annonacées malgaches. 113
Leandri, J. — Croion nouveaux de l'Ouest de Madagascar (Euphorbiacées).... 65
— Le genre Cleidion (Euphorbiacées) à Madagascar. 193
— Contribution à l'étude des Croion malgaches à grandes feuilles argentées .... 403
Lebrun, J.-P. — Plantes nouvelles pour le Sénégal.603
Leroy, J.-F. — René Capuron (1921-1971), Fondateur de la Botanique forestière
à Madagascar . 13
— Prospection des Caféiers sauvages de Madasgacar : sur deux espèces sympa-
triques du Nord. 345
— Prospection des Caféiers sauvages de Madagascar : deux espèces remarquables
(Coffea tsirananae n.sp., C. kianjavalensis n.sp.). 317
Le Thomas, A. — Le genre Ambavia à Madagascar (Annonacées). 155
Lourteig, A. — Le genre Hedychium à Madagascar (Zingibéracées). 121
Markgraf, F. — Capuronella, genre nouveau d'Apocynacées malgaches. 61
— Espèces et combinaisons nouvelles d'Apocynacées malgaches. III. 217
— et Boiteau, P. — Apocynacées : une espèce malgache du genre monotypique
sud-africain Gonioma. 223
— Espèces et combinaisons nouvelles d’Apocynacées malgaches. IV. 585
Nguyen van Thann. — Révision du genre Shuteria (Papilionaceae ). 291
Oldeman, R. A. A. — L’architecture de la végétation ripicole forestière des fleuves
et criques guyanais. 253
Peltier, M. — Les Sophorées de Madagascar. 137
Raynal, J. — Notes cypérologiques. 17. Révision des Cladium P. Browne s. lat.
( Cyperaceae ) de Madagascar et des Mascareignes . 103
— Notes cypérologiques : 18. Un Tetraria nouveau du Malawi. 213
Sleumer, H. — Révision du genre Ludia Comm. ex Juss. (Flacourtiacées).... 79
— Révision du genre Calamica Tul. (Flacourtiacées). 539
Stone, B. C. — On the genus Pandanus ( Pandanaceae ) in New Caledonia .... 409
Stone, C. et Guillaumet, J.-L. — Un nouveau Pandanus (Pandanacées) sub-aqua-
tique de Madagascar. 525
Thomasson, M. — Remarques sur la végétation des environs de Tuléar (Sud-Ouest
malgache). IV : Modèles de ramification et surface foliaire. 447
Thomasson, G. — Remarques sur YEuphorbia stenoclada Bail!. 452
Trouin, M. — Nombres chromosomiques de quelques Graminées du Soudan... 619
Vassal, J. et Guinet, Ph. — Un Acacia américain à pétiole diaphyllodinisé :
A. willardiana Rose. 421
Veyret, Y. — Études embryologiques dans le genre Cynorkis (Orchidaceae).. 389
Viano, J. — Contribution à l'étude caryologique des Linaires de Turquie. 461
Villiers, J.-F. — Nouvelles espèces du genre Pyrenacamha Wight (Icacinacées)
en Afrique . 283
— Ontogénie et signification morphologique des éléments du trichome épinervaire
et laminaire de Bégonia vitichotoma Hort. 593
Dates de publication des fascicules du volume XII :
Fasc. 1 : 30 mai 1972.
— 2 : 1 er août 1972.
— 3 : 9 janvier 1973.
— 4 : 12 avril 1973.
Source : MNHN, Paris
Adansonia. ser. 2, J 2. 1973.
TABLE ALPHABÉTIQUE
DES UNITÉS TAXONOMIQUES
ÉTUDIÉES OU CITÉES DANS LE TOME XII
Les noms de TRIBUS et de GENRES sont en capitales, les noms de sous-genres,
de sections, d'espèces, de variétés et de formes sont en caractères courants romains;
les noms de taxa nouveaux sont en caractères gras; les synonymes sont en italiques.
Les numéros renvoient aux numéros de pages.
A
ACACIA (Tourn.) L.
willardiana Rose, 421
farinosa, 423
willardiana Rose, 423, 425
AFROSERSAL1SIA Cher.
kassneri (Engl.) Hemsl., 191
ALAFIA Thou.
perrieri Jum.
var. parvifolia (Pich.) Markgr., 591
pauciflora Radlk., 591.
ALLEANTHUS Thev.
greveanus (Bail!.) Cap., 386
A MBA VIA Le Thomas, 155
rapuronii (Cav. et Ker.) Le Thomas,
156
gerrardii (BaiII.) Le Thomas, 156
AM PALIS Boj.
greveana Baill., 386
AMPHICARPAEA Eli.
africana (Hook. f.) Harms
edgeworthii Benth., 304
rufescens ((Franch.) Thuan, 304.
ANASTROPHEA Wedd., 559
abyssinica Wedd., 559.
ANDROPOGON L.
smithianus Hook. f., 606
ANGRAECUM Bory
sesquipedale Thou.
var. angustifolium Boss. et Moral,
76, 77
APHLOIA sp., 102
ARGANIA Rœm. et Schult.
sideroxylon Rœm. et Schult.
B
BAISSEA DC.
hildebrandlii Vatke, 591
BAPHIA Lodd., 152
capparidifolia Bak., 152
BARROTIA Gaud.
ahissima Brongn., 416
aragœnsis Brongn., 414
balansae Brongn., 417
decumbens Brongn., 417
pancheri Brongn., 417
sphaerocephata Brongn., 415
BATHIORHAMNUS
cryptophorus Cap., 387
BAUMEA Gaud.
flexuosa Bock., 107
iridifolia [Poir.] (Willd. ex Link) Bock.,
107, 111
subsp. iridifolia 106, 108
subsp. laevinus J. Rayn., 106, 108
montana J. Rayn., 106. 109, 110
BEGONIA (Tourn.) L.
aggeloptera N. Hallé, 371, 372
angustilimba Merr., 366
antaisaka Humbert, 366
aspleniifolia Hook. f., 360, 362
atsingiensis Humb. nom. nud., 369,
370
attenuata DC., 366
bipinnatifida JJ. Sm., 360
boliviensis DC., 366
elatostematoides Merr., 369, 370
elastostemmoides Hook. f., 369, 370
elegans Elm.. 369, 370
Source : MNHN, Paris
— 636 —
filicifolia N. Hallé, 362, 363, 364
foliosa H.B.K., 369, 371
furfuracea Hook. f., 366
fuschioides Hook., 369, 371
hymenophylla Gagnep., 369, 370
incisa DC., 360
jamesoniana DC., 369, 371
loheri Merr., 360
maurandiae DC., 369, 370
microphylla DC., 369, 371
minutifolia N. Hallé, 371, 372
modesta Liebm., 369, 370
monantha Warb., 369, 370
nana L’Hérit., 369, 370
obliqua L., 366
oligandra Merr. et Perr., 360
parvifolia Klotzsch, 369, 370
perpusilla DC., 369, 370
polygonoides Hook. f., 366
prismatocarpa Hook. f., 369, 370
pseudoviola Gilg., 369, 370
pusilla DC., 369, 371
quercifolia DC., 360
salicifolia DC., 366
scortechinii King, 366
serpens Merr., 369, 370
serratipetala Irmsch., 360
sessilifolia Hook. f., 369, 370
squamulosa Hook. f.
var. bipindensis (Gilg. ex Engl.)
N. Hallé, 366
suflruticosa Meissn.
fa. bolusii Irmsch., 360
tanala Humb. nom. nud., 369, 370
triflora Irmsch., 369, 370
vankerkhoveni De Willd., 369, 370
vitichotoma Hort., 593
vittariifolia N. Hallé, 367, 368
warburgii Laut. et K. Schum.
warpuri Hemsley, 366
BEILSCHMIEDIA Nees
descoingsii Fouill., 545, 546
B1VINIA Tul.
jalbertii Tul., 544
BLACK.WELLIA Gaertn.
cerasifoha Vent., 540
BOWRINGIA Champ ex Benth., 151
madagascariensis, 151
BRACHIARIA Griseb.
deflexa (Schum.) C.E. Hubb ex Robyns,
620, 621, 622
BROMUS Dill. ex L.
adoensis Hochst. ex A. Brown, 620, 621,
622
BRYANTIA Webb.
oblinga Brongn., 410
viscida Brongn., 410
BULBOSTYLIS DC.
pusilla (A. Rich.) C.B.CI., 604, 605
BUMELIA Sw.
harmandii Lee., 183
laetevirens Hemsl., 183
C
CABUCALA Pichon
longipes Pichon, 222
madagascariensis (DC.) Pichon
var. longipes Markgr. ex Boiteau, 222
CADIA Forsk., 138
anomala Vatke, 145
(?) baroni Drake, 150
cataii Drake, 140
commersoniana H. Baill., 140
ellisiana Bak., 139
emarginatior Pelt., 142
pedicellata Bak., 141
pubescens Boj. ex Bak., 140
rubra R. Vig., 139
CALANTICA Tul.
biseriata Perr., 540, 543
capuronii Sleum., 540, 541, 543
cerasifolia (Vent.) Tul., 540
chauvetiae Sleum., 540, 541, 543
decaryana Perr., 543
grandiflora Jaub. ex Tul., 540, 542
jalbertii (Tul.) Baill., 544
lucida Sc. Elliot, 539, 540
CALVARIA Comm. ex Gaertn. f.
cerebellina Comm., 339
imbricarioides (DC.) Engl., 341
major Gaertn. f., 339
CAPITANOPSIS S. Moore
angustifolia (Mold.) R. Cap., 53
CAPURONETTA Markgr., 61
elegans Markgr., 61, 62
CAR1SSA L.
sessiliflora Brongn.
var. scandens Pich.
CARPENTERIA Torr.
califomica Torr., 613, 614, 616
CATHARANTHUS G. Don
roseus (L.) G. Don, 129
var. nanus Markgr., 222
CHAETOCARPUS Thw.
rabaraba Cap., 209, 210
CHAPELLIERA A. Rich.
iridifolia [Poir.] (Willd. ex Link) Nees,
107
CHLAMYDOCARYA Baill.
tessmannii Engl., 285
CHLORIS Sw.
virgata Sw., 620, 621, 622
CHLOROPHORA Gand.
greveana (Baill.) Léand., 386
humberti Léand., 386
Source : MNHN, Paris
— 637 —
CHRYSOPHYLLUM L.
giganieum Chev., 187
CISSUS L.
antartica Vent., 531
kouilouensis Desc., 312
CLADIUM P. Browne
anceps (Poir.) Hook. f., 105
var. composition Kük., 105
flexuosum (Bock.) C.B. Clarke, 107
var. polyanthemum Kük.
iridifolium (Bory) Baker, 105
jamaicense Crantz, 104
lavarum (Poir.) Cordem., 105
mariscus (L.) Pohl
subsp. jamaicense (Crantz) Kük., 104
106
CLEIDION Blume
capuronii Leand., 196
CLERODENDRUM L.
bosseri R. Cap., 45, 46, 47
COELOCARYON Warb.
botryoides Vermoesen, 551
oxycaipum Stapf, 549, 551
preussii Warb., 550
sphaerocarpum Fouill., 548, 549, 551
COFFEA L.
augagneuri Dubard, 348, 349, 353, 354,
357
bornieri
var. diversifolia Chev. pp., 348, 352
diversifolia Jumm. p.p., 352
jumellei J.F. Leroy, 349, 351, 352, 353,
534, 357
kianjavatensis J.F. Leroy, 322, 323, 327,
328
resinosa (sp. aff.), 326, 328
tsirananae J.F. Leroy, 319, 320, 325, 326
vatovavyensis, 328
CRASP1DOSPERMUM Boj. ex DC.
verticillatum Boj.
var. sessile Markgr., 219
CROSSONEPHELIS Baill.
adami Fouill., 551, 552, 554
africanus (Radlk.) Cap., 554
oblongus (Radlk.) Cap., 554
pervillei Baill., 554
unijugatus (Pellegr.) Cap., 554
CROTALARIA Dill. ex Linn.
cephalotes A. Rich., 605
CROTON L.
anosiravensis Léand., 67, 69, 70, 71
argyrodaphne Baill., 404
var. boinensis Léand., 404
var. orientalis Léand., 404
barorum Léand., 70
brevispicata Baill.
var. isalensis Léand., 71
brevispicatum Baill., 70
crocodilorum Léand., 70
chrysodaphne Baill., 405
danguyana Léand., 70
greveana Baill., 404
var. borealis Léand., 405
humblotii Baill., 407
var. anjuanensis Léand., 407
isalensis Léand., 70, 71
lepidota DC., 406
menabeensis Léand, 67, 68, 71
milanjensis Léand., 66, 67
nobilis Baill., 406
var. delphinensis Léand., 406
var. nobilis, 406.
scoriarum Léand., 67, 68, 70, 71
trichotoma Geisel., 407
vernicosa Bak., 406
CYNORKIS Thou., 389
ampullacea Perr., 393, 394, 395, 396,
397
lilacinax* ridleyi Perr., 398, 400, 401
ridleyi Dur. et Schinz., 390, 391, 392
CYPHOSTEMMA (Planch.) Alston
adami Desc., 307, 309
D
DICRAEIA Thou., 562, 564
sect. dicraeia, « Eudicraea » Tul., 562
imbricata Tul., 563
isalensis Perr., 567
minutiflora Tul., 566
ssp. orientalis Perr.
f. inumbrata Perr., 566
f. insolata Perr., 566
rubra Perr., 559
DIECTOMIS Kunth
fastigiata (Sw.) Beauv., 620, 622, 623
DIG1TARIA Herst. ex Adan.
ciliaris (Retz) Kœler, 620, 621, 622
DIPHOLIS DC.
minutiflora Pittier, 183
DIPLOBRYUM C. Cuss., 279
minutale C. Cuss., 279, 280
E
ECHINOCARPUS Blume
rhodanthus (Bak.) Schltr.
ECHITELLA
lisianthiflora (Boj.) Pich., 586, 589.
perrieri Pich., 589
ECHITES P. Br.
arborescens Boj. ex DC., 588
lisianthiflora Boj., 586
myrtifolia Poir., 591
pubescens Comm. et Dubard, 588
Source : MNHN, Paris
— 638 —
ELAEOCARPUS Burm. ex L.
dasyandrus Bak., 386
quadriiobus Jum. et Perr., 386
quercifolius Bak., 386
rhodanlhoides Bail!., 386
rhodanthus Bak., 386
ENDOCAULOS C. Cuss.
mangorense (Perr.) C. Cuss., 560, 561
EULOPHIA R. Br.
juncifolia Summerh., 606
EULOPHIELLA Rolfe
capuroniana Boss. et Morat, 73, 74
EUOSMrANTHUS Schum., 124
EUPHORBIA L.
stenoclada Baill.. 453
F
FENERIVIA Diels, 119
FLACOURT1A?
ludiaefolia Perr., 87
G
GAMBEYA Pierre
gigantea (Chev.) Aubr. et Pellegr., 187
GAMBEYOBOTRYS Aubr., 187
gigantea (Chev.) Aubr., 187, 188
GAMOCHILUD Lestiboud., 122
GANDASULIUM Rhump., 122
GANDASULIUM ( Rhumph.) Horan., 122,
124
GANDASULIUM (Rhumph.) Horan.
emend. Schum., 122
GLYCINE L.
ferruginea Grah., 303
involucraia Wall., 298
sulfata Wall., 299
vestita Grah., 295
GONIOMA E. Meyer
kamassi E. Meyer, 226, 227
malagasy Markgr. et Boiteau, 224, 225,
226, 227
H
HABENARIA Willd.
bongensium Rchb. f., 607
nigerica Summerh., 607
HAEMATODENDRON Cap., 375
glabrum Cap., 376, 377
HAZUNTA Pich.
membranacea (DC.) Pich.
f. pilifera Markgr., 591
f. pilifera Markgr., 222
HEDYCHIUM Kœnig, 122
subgen. Hedychium, 122
subgen. Macrostemium Horan. (sensu
Euosmianthus Schum.), 124
flavescens Carey ex Roscoe, 123, 125
flavum auct., 123
var. flavescens (Carey ex Roscoe)
Bak., 123
var. flavescens (Carey ex Roscoe)
Perr.
var. $-Horan., 123
Peregrinum N.E. Brown, 125, 126
subditum Turr., 123
HETEROCHAENIA DC., 267
ensifoiia (Lam.) DC., 269, 272, 273,
274, 275
borbonica Badré et Cad., 270, 271, 273,
276, 277
rivalsii Badré et Cad., 268, 269, 273,
276, 277
HIRTELLA L.
cerebriformis Cap., 381, 382
tamenaka Cap., 379, 380
HOLMSKIOLDIA Retz
angustifolia Mold., 53
HOMALIUM Jacq.
fcctidum (Roxb.) Benth., 102
HYPARRHENIA Fourn.
chrysargyrea auct. non Stapf., 606
smithiana (Hook. f.) Stapf., 606
var. major W. D. Clayt., 606
IMBRICARIA Comm. ex Juss.
borbonica Gaertn., 343
gigantea Pierre mss., 343
maxima Lam., 343
INVERSODICRAEIA Enf. ex R.E. Fries
bemarivensis (Perr.) Perr., 560
imbricata (Tul.) Perr., 563
isalensis (Perr.) Perr., 567
mangorensis (Perr.) Perr., 560
minutiflora (Tul.) Perr., 566
ssp. orientalis Perr., 566
f. inumbrata Perr., 566
f. insolata Perr. 566
f. transiens Perr., 566
monanthera H. Hess., 559
rubra (Perr.) Perr., 559
IXERBA A. Cunn.
brexioides A. Cunn., 611, 612
K
KOHAUTIA Cham. et Schlechtd.
aspera (Heyne ex Roth.) Bremek., 607
Source : MNHN, Paris
— 639 —
L
LABOURDONNAISIA Bojer
calophylloides Boj., 341, 342
revoluta Boj., 341
LANDOLPHIA Beauv.
crassipes (Radlk.) K. Schum., 591
crassipes (Radlk.) K. Schum.
var. crassipes
subvar. obtusiuscula Markgr., 219
myrtifolia (Poir.) Markgr., 591
subvar. crassipes (Radlk.) Markgr.,
591
LEPIDOSPERMA Labill.
anceps (Poir.) Willd. ex Link, 104
ensifolium Willd. ex Link, 105
iridifolium (Poir.) Willd. ex Link, 107
LINARIA Tourn. ex Mill.
sect. cymbalaria Chav., 462, 467
sect. elatinoides Chav., 463, 467
sect. linariastrum, 467
commutata Bernh., 463, 464, 466, 467
cordifolia Desf., 464, 466, 467
dalmatica (L.) Mill., 464, 465
var. grandiflora (Desf.) Boiss., 466,
467
genistifolia Mill.
var. genistifolia, 464, 465, 466, 467.
var. venosa Boiss., 465, 467
longipes Boiss. et Heldr., 462 , 464, 467
LOUDETIA Hochst. ex A. Br.
anima auct. annua (Stapf) Hubb. non L.,
234
annua (Stapf) Hubb-, 233
var. annua, 234
var. cerata (Stapf) Jacq.-Fél., 234
var. dronnei Jacq.-Fél., 235, 236
var. thorbeckii (Pilg.) Jacq.-Fél., 234
bidenlaia Berh., 233
cerata (Stapf) Hubb., 234
echinulata Hubb., 237
furtiva Jacq.-Fél., 238, 239
hordeiformis (Stapf) Hubb., 233
pratii Jacq.-Fél., 239, 240
simplex (Nees) Hubb., 574
thorbeckii Pilg., 234
tisserantii Hubb., 237
togoënsis (Pilg.) Hubb., 232
vanderystii (de Wild) Hubb., 577
LOVANAF1A Pelt., 142
capuroniana Pelt., 143, 144
mahafaliensis Pelt., 153
LUDIA Comm. ex Juss., 79
ambrensis Perr., 100
ankaranensis Cap. et Sleum., 91, 92
antanosatum Cap. et Sleum., 89, 90
arborea Perr.
bivalvis Clos., 100
boinensis Perr., 97
brcvipcs Sleum., 91, 95
chapelieri Sleum., 91, 93
comorensis Perr., 98
dracaenoides Perr., 94
erosifolia Sleum., 85, 87
faradifani Cap. et Sleum., 91, 92
fœtida Roxb., 102
glaucocarpa Cap. et Sleum., 85. 86
heterophylla Bory, 102
heterophylla Lam., 102
ikongoensis Cap. et Sleum., 99
imontiensis Cap. et Sleum.. 89, 90
leandriana Sleum., 88, 89
ludiaefolia (Perr.) Cap. et Sleum.. 87
madagascariensis Clos
mauritiana Gmel., 100
myrtifolia Lam., 102
myrtoides Cap. et Sleum., 87
ovalifolia Lam ex Tul., 100
pachyadenia Sleum., 99
pinnatinervia (Perr.) Cap. et Sleum., 93
scolopioides Cap, et Sleum., 84, 85
sessiliflora Lam., 100
sessilis Sleum., 89
spinosa Roxb.
suarezensis Cap. et Sleum., 95, 96
tuberculata Jacq., 100
wikstroemiifolia Sleum., 96, 97
M
MACHAERINA Vahl
anceps (Poir.) Boj., 104, 106
flexuosa (Bock.) Kern
iridifolia (Bory) Koyama, 105, 106
lavarum (Poir.) Boj., 105
MACLURA Nutt.
greveana (Baill.) Corner, 386
humberti (Léand.) Corner, 386
MARISCUS Gaertn.
anceps (Poir.) O. Kuntze, 105
iridifolius [Poir.] (Willd. ex Link)
O. Kuntze, 107
lavarum (Poir.) O. Kuntze, 105
MASCARENHASIA DC.
arborescens (Boj.) DC., 588
var. arborescens, 588
var. boivinii (Dubbard) Markgr., 588
var. comorensis Markgr., 588
var. gracilis Markgr., 589
var. longifolia (Jum. et Perr.) Lassia,
589
angustifolia DC.
var. keraudreniana Markgr., 586
boivini Dubard, 588
geayi Cost. et Poiss., 587
humblotii Dubard, 588
kakomba Cost. et Poiss., 587
Source : MNHN, Paris
— 640 —
kidroa Cost. et Poiss., 588
lisianthiflora (Boj.) DC., 586
var. baronica Dub., 588
subsp. geayi (Cost. et Poiss.) Boiteau,
587
var. hybrida Dubard, 588
subsp. lisianthiflora, 587
subsp. macrocalyx (Bak.) Boit., 587
var. pubescens Dubard
macrocalyx Bak., 587
maroana DC., 586
pallida Dubard, 588
perrieri Lassia, 589
Phyllocalyx Dubard, 587
rutenbergiana Vatke, 588
tenuifolia Dubard, 588
thiryana Pierre ex Dub., 586
velutina Jum., 587
MAST1CHODENDRON
capiri (DC.) Cronquist
var. capiri, 183
MAUNEIA Thouars
madagascariensis Steud., 84
M1CRARGER1A Benth.
barteri Skam, 607
MIMUSOPS L.
imbricaria Willd., 343
maxima (Lam.) Vaughan, 342, 343
maxima (Poir.) Vaughan, 343
MONOTHECA DC.
buxifolia (DC.) Dene, 183
N
NEOHARMSIA R. Vig., 149
baroni (Drake) R. Vig. emend. Pelt.,
150
madagascariensis R. Vig., 150
NEONAUCLEA Merr.
foveolata Cap., 383, 384
macrostipulata Cap., 385
NEOROSEA N. Halle
adami N. Hallé, 201, 202.
jacfelicis N. Hallé, 199, 200
leonardii N. Hallé, 199, 200
raynaliorum N. Hallé, 198, 199
O
OCHROSIA Juss.
brevituba Boit., 627, 628
confusa Pichon, 626
elliptica Labill., 626
lifuana Guill., 626
mulsanti Montr., 625
oppositifolia (Lam.) K. Schum., 626
seveneti Boit., 627, 628
vieillardii Guill., 625
OFTIA Adan.
rakotosoni R. Cap., 41, 42
OPHIOGLOSSUM L.
reticulatum L., 606
OROPETIUM Trin.
capense Stapf, 620, 621
P
PACHYPODIUM Lindl.
rosulatum Bak.
var. drakei (Cost. et Bois.) Markgr.
590
var. gracilius Perr., 590
var. rosulatum, 590
PALEODICRAEÏA C. Cuss., 562
imbricata (Tul.) C. Cuss., 563
PANDACA Nor. ex Thou.
boiteaui Markgr., 218
ciliata (Pich.) Markgr.
var. sambiranensis Markgr., 218
longissima Markgr., 217
mocquerysii (DC.) Markgr.
var. lancifolia Markgr., 218
var. parvifolia (Pich.) Markgr., 218
var. pendula Markgr., 218
parvifolia (Pich.) Markgr., 218
PAN DAN US Rumpf. ex L.f.
sect. australibrassia St. John, 418
sect. barrotia (Brongn.) B.C. Stone, 416
sect. Bernadia B.C. Stone, 418
sect. Brongniartia B.C. Stone, 417
subsect. Brongniartia B.C. Stone, 417
subsect. fructicosi B.C. Stone, 417
sect. dauphinensia, 430
sect. lonchostigma B.C. Stone, 527
sect. lophostigma (Brongn.) Warb., 410
subsect. cardiostigma B.C. Stone, 414
subsect. lophostigma, 410
sect. martellidendron, 430
sect. pandanus, 418, 419
sect. souleyetia, 430
sect. veillonia B.C. Stone, 418
ahissimus Panch. ex Brongn., 416
altissimus (Panch. ex Brongn.) Solms, 416
aragoensis (Brongn.) Solms, 414
balansae (Brongn.) Solms, 417
bernardii St. John, 418
clandestinus B.C. Stone, 411, 412, 413
decumbens (Brongn.) Solms, 417
fragans sensu Brongn., 419
lacuum St. John, 418
macrocarpus (Brongn.) Solms, 416
mc-Kei St. John, 416
minda Panch., 410
neao-caledonicus Martel., 418
Source : MNHN, Paris
— 641 —
oblongus (Brongn.) Solms, 410
odoratissimus L.
var. (innominatus) Brongn. excl. syn.„
419
pancheri (Brongn.) Solms, 417
pedunculatus R. Br., 419
peyrierasii B.C. Stone et J.L. Guill.,
525, 526, 528, 529, 530
platyphyllus Martel., 530
reticulatus Vieil!., 417
rollotii Mart., 528, 530
schlechteri Warb., 417
sphaerocephalus (Brongn.) Solms, 415
tectorius
var. brongniartii Martell., 419
var. fragans Martel., 419
var. microcephalus Martel., 419
var. novo-caledonicus Martel., 419
verecundus B.C. Stone, 412, 415
viscidus (Brongn.) Solms, 410
viscidus Plancher ms, 410
vieillardii Martel., 416
PARAPANTADENIA Cap., 206
trib. cluytieae Pax, 205
chauvetiae Leand. 206, 207
PARASONSIA
myrtiflora (Poir.) Roem. et Schult., 591
PLECTANEIA Thou.
breviloba Markgr., 221
elastica Jumm. et Perr.
var. insularis Markgr., 221
var. inutilis (Jumm. et Perr.) Pichon
ex Markgr, 221
var. inutilis
f. hirsuta (Jum.) Markgr., 221
firingalavensis
var. firingalaveusis
f. setulosa Markgr., 221
var. lanceolata (Pich.) Markgr., 221
inutilis Jum. et Perr., 221
lanceolata Pich., 221
longisepala Markgr., 585
macrocarpa Jum., 222
thouarsii Roem. et Sch.
var. macrocarpa (Jum.) Markgr., 222
POBEGUINEA
hamata Jacq.-Fél., 576
PODOSTEMUM Tul.
arundiana Vatke, 566
minutiflorum (Tul.) Benth. et Hook.,
566
var. lignorum Hochr., 566
atacorensis Jacq.-Fél., 607
POPOWIA Endl.
capuronii Cav. et Ker., 156
gerrardii (Baill.) Ghesq. ex Cav. et Ker.,
156
maritima Diels, 156
PREMNA L.
orangeana R. Cap., 48, 49
PSEUDOCADIA Harms
anomala (Vatke) Harms, 145
PUERARIA DC.
anabaptis Kurz, 303
PYRENACANTHA Wight, 283
acuminata Engl., 286
cordata, Vill., 285, 286
glabrescens (Engl.) Engl., 286
grandiflora Baill., 286
grandifolia Engl., 286
kaurabassana Baill., 286
kirkii Baill., 286
klaineana Pierre ex Exell et Mend.,
286
lebrunii Bout., 286
longirostrata Vill., 283, 284, 286
malvifolia Engl., 286
puberula Bout., 286
scandens Planch. ex Harc., 286
staudtii (Engl.) Engl., 286
sylvestris S. Moore, 286
vogeliana Baill., 286
R
RH1PSAL1S Gaertn.
baccifera (J. S. Mill.) Stearn, 434, 435,
436, 437, 438, 439, 441, 442, 443, 444
horrida Bak., 434, 434, 436, 437, 438,
439, 441, 443, 444
suareziana Web., 434, 435, 436, 438,
439, 441, 443, 444
ROTTBOELL1A L.f.
exaltata L.f., 620, 623
S
SAKOANALA R. Vig., 148
madagascariensis R. Vig., 148
villosa R. Vig. emend. Pelt., 149
SCIRPUS (Tourn.) L.
anceps Poir., 104
articulatus L., 604
iridifo\ius Bory non Poir., 105
iridifolius Poir., 107
lavarum Poir., 105
SCOLOPIA sp., 102
minutiflora Sleum., 100
pinnatinervia Perr., 93
spinosa (Roxb.) Warb.
urschii Perr., 93
SECAMONE R. Br.
deflexa Jum. et Perr., 591
Source : MNHN, Paris
— 642 —
SERSA1.1SIA R. Br.
kassneri Engl., 191
SETAR1A Beauv.
pallide-fusca (Schum.) Stapf et C.E.
Hubb., 620, 621, 622
SHUTER1A Wight et Arnott, 291
africana Hook. f., 304
anabaptis (Kurz.) Wu, 303
annamica Gagn., 296, 301
anomala Pampin, 304
densiflora Benth., 295
glabrata Wight et Arn., 295
hirsuta Bak., 296, 302, 303
involucrata (Wallich) Wight et Arnott,
296, 298
longipes (Franch.) Thouan, 304
pampininiana Hand.-Mazz., 298
rotundifolia Miq., 304
siamensis Craib, 304
sinensis Hemsl., 298
suffulta Benth., 296, 299
Irisperma Miq., 304
vestita Wight et Arnott, 295, 296
vestita Wight et Arn.
var. densiflora (Benth.) Bak., 295
var. glabrata Bak., 295
var. involucrata Bak., 298
var. villosa Pampin., 298, 301
SIDA L.
acuta Burm. f., 606
SIDEROXYLON (Dill.) L.
boivinianum Pierre mss., 337
borbonicum DC., 337, 338
borbonicum
var. capuroni Aubr., 339
gerardianum (Hook. f.) Aubr., 183
imbricarioides DC., 341
inerme L., 183
laurifolium Comm., 341
majus (Gaertn. f.) Baehni, 339, 340
SINOSIDEROXYLON
racemosum (Pierre ex Dub.) Aubr., 183
SLOANEA L.
rhodanta (Bak.) Cap., 386
var. rhodantha, 387
var. dalechampioides (Bak.) Cap. 387
SOPHORA L., 146
inhambanensis Klotzsch, 147
tomentosa L., 147.
SORGHUM L.
smithianum (Hook. f.) Kuntze, 606
SPHAEROTHYLAX Bisch. ex Krauss,
559
abyssinica (Wedd.) Warm., 559
bemarivensis Perr., 560
mangorensis Perr., 560
SPINILUMA (Baill.) Aubr.
oxyacantha (Baill.) Aubr., 183
STEPHANOSTEGIA Baill.
brevis Markgr., 220
capuroni Markgr., 219
holophaea Pich.
var. parvifolia (Pich.) Markgr., 221
megalocarpa Markgr., 220
parvifolia Pich., 221
T
TABERNAEMONTANA Plum. ex L.
parvifolia Pich., 218
TETRAR1A Beauv.
mlanjensis J. Rayn., 213, 214
THELETHYLAX C. Cuss., 564
isalensis (Perr.) C. Cuss., 564, 565, 567
minutidora (Tul.) C. Cuss., 564, 565, 566
TRICHOMANES L.
ankersii Parker, 490
radicans Swartz, 471, 473
TRICHOPTERYX Nees.
anima Stapf, 233
cerata Stapf, 234
crinita Stapf, 232
figarii Chiov., 232
hordeiformis Stapf, 233
togoënsis Pilg., 232
TRIPOGON Roth.
minimus (A. Rich.) Hochst. ex Steud.,
620, 621, 622
TULESTEA Aubr. et Pellegr., 191
kassneri (Engl.) Aubr., 191, 192
U
UNONA L.f.
gerrardii Baill., 156
UVARIA L.
acuminata Oliv.
var. catocarpa (Diels) Cav. et Ker.,
118
bathiei Ghesq. ex Cav. et Ker., 118
capuronii Ker., 115, 116
leandrii Ghesq. ex Cav. et Ker., 118
lemurica Diels, 117
manjensis Cav. et Ker., 118
maranteria (DC.) H. Baill., 117
V
VAHEA Lam.
1 crassipes Radlk., 591
VINCENTIA Gaud.
anceps (Poir.) ex Kunth, 105
I latifoUa Kunth, 105
Source : MNHN, Paris
— 643 —
VITEX Tourn. ex L.
subgen. chrysomallum
sect. simplicifoliae, 51
aurea Mold., 51
hirsutissima Bak., 51
menabeensis R. Cap., 51
X
| XANTHOCERCIS H Bail).
madagascariensis H. Baill., 145
XYRIS Gronov. ex L.
I vanderystii Malme, 579
La table alphabétique des unités taxonomiques étudiées dans le volume XII a été
établie par F. Badré.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris