ADANSONIA est un journal international consacré aux divers aspects de la botanique phanéro-
gamique et plus particulièrement à la connaissance systématique du monde végétal intertropical.
Chaque volume annuel se compose de quatre fascicules trimestriels totalisant 500 à 600 pages.
ADANSONIA is an international journal ofbotanyof the vascular plants, particularly devoted
to ail aspects of the investigation of tropical floras. One annuai volume consists in 4 quarterly issues
amounting to a total of 500-600 pages.
Adansonia est publié par le Laboratoire de Phanérogamie, Muséum National d’Histoire
Naturelle, Paris, France.
Direction j Direct ors : A. Aubréville, J.-F. Leroy.
Rédaction /Editors : A. Le Thomas, J. Jérémie.
Édition et diffusion/ Publication manager: J. Raynal.
Comité de lecture /Referees: J. Bosser, Paris; E. Boureau, Paris; F. Ehrendorfer, Wien; F. R. Fos-
berg, Washington; F. Hallé, Montpellier; V. H. Heywood, Reading; L. A. S. Johnson, Sydney;
C. Kalkman, Leiden; R. Letouzey, Paris; J. Miège, Genève; R. E. G. Pichi-Sermolli, Perugia;
P. H. Raven, Saint-Louis; R. Schnell, Paris; A. Takhtajan, Leningrad; M. Van Campo, Mont¬
pellier.
Manuscrits : Les articles proposés au journal pour acceptation ne doivent pas, en principe,
excéder 25 pages une fois imprimés, illustrations comprises. Ils sont examinés par les responsables
de la revue et soumis au besoin à un membre compétent du Comité de lecture. Un manuscrit peut
être retourné à son auteur pour modification; il est instamment recommandé aux auteurs de lire
attentivement les instructions détaillées en page 3 de cette couverture. Une fois acceptés les manus¬
crits sont normalement publiés rapidement (4 à 6 mois). En cas de refus d’un article, seules les
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ASSOCIATION DE BOTANIQUE TROPICALE (Adansonia)
16, rue Buffon
75005 PARIS, France.
Abonnements ! Subscriptions : Les abonnements permanents (standing orders) sont acceptés et
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Tarif (price) 1978 (vol. 18) : FF 200.
AUTRES PUBLICATIONS DE L’ASSOCIATION DE BOTANIQUE TROPICALE
Flore de Madagascar et des Comores, 85 vol. parus jissued (77 disponibles j aval labié) FF 3073.
Flore du Gabon, 23 vol. parus /issued .FF 1394.
Flore du Cameroun, 19 vol. parus /issued .FF 1059.
Flore du Cambodge, Laos et Viêt-Nam, 15 vol. parus /issued .FF 620.
Flore de la Nouvelle-Calédonie et dépendances, 7 vol. parus jissued. .FF 536.
Source : MNHN, Paris
âdânaon
TRAVAUX PUBLIÉS
SOUS LA DIRECTION DE
A. AUBRÉVILLE et
Jean-F. LEROY
Membre de l’Institut
Professeur Honoraire
au Muséum
Professeur
au Muséum
Série 2
TOME 17
Fascicule 1
1977
Date de Publication : 8 Septembre 1177
ISSN 0001-804X
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Laboratoire de Phanérogamie
16, rue BufFon, 75005 Paris
1977
Source : MNHN, Paris
SOMMAIRE — CONTENTS
Éditorial. 3
Letouzey, R. — Présence de Ternstrœmia polypetala Melchior
(Théacées) dans les montagnes camerounaises. 5
Occurrence of Ternstrœmia polypetala Melchior ( Theaceæ ) in the moun tains
of Cameroun.
Normand, D. — Identification botanique du « Kouali-Neyrat » de
Guyane française. 11
The identity of « Kouali-Neyrat » from French Guyana.
Fosberg, F. R. & Sachet, M.-H. — Nomenclature of the Ochrosiinæ
(Apocynaceæ) : 1. Application of the names Neisosperma Raf.
and Calpicarpum G. Don . 19
Nomenclature des Ochrosiinæ (Apocynacées) : I. Application des noms
Neisosperma Raf. et Calpicarpum G. Don.
Fosberg, F. R., Boiteau, P. & Sachet, M.-H. — Nomenclature of the
Ochrosiinæ : 2. Synonymy of Ochrosia Juss. and Neisosperma
Raf.. 23
Nomenclature des Ochrosiinæ : 2. Synonymie d'Ochrosia Juss. et Neisosperma
Raf.
Raynal, J. — Notes cypérologiques : 30. Catagyna Pal. Beauv. ex
Lest, enfin identifié. 35
Notes on Cyperaceæ: 30. Catagyna Pal. Beauv. ex Lest, at last identified.
Raynal, J. — Notes cypérologiques : 31. Mélanges nomenclatu-
raux (Cyperoideæ). 43
Notes on Cyperaceæ : 31. Nomenclatural misceUany (Cyperoideæ).
Raynal, J. — Notes cypérologiques : 32. Le genre Isolepis R. Br. —
1. Quelques espèces africaines. 49
Notes on Cyperaceæ : 32. The genus Isolepis R. Br. -LA few African species.
Govindarajalu, E. & Thanyakumar, S. — The végétative anatomy
of Freycinetia sumatrana Hemsl. and F. rigidifolia Hemsl. along
with the comparative study of shoot apex organization in F.
rigidifolia and Pandanus tectorius Soland. 59
Anatomie végétative de Freycinetia sumatrana Hemsl. et F. rigidifolia Hemsl.
et étude comparée de l'organisation du méristème apical de F. rigidifolia et
Pandanus tectorius Soland.
Source : MNHN, Paris
— 3 —
Jacques-Félix, H. — Synonymes nouveaux de Mélastomatacées
d’Afrique et de Madagascar. 77
New synonyms of some Melastomataceæ from Africa and Madagascar.
Jérémie, J. — Étude des Monimiaceæ : le genre Kibaropsis ... 79
Studies on Monimiaceæ : the genus Kibaropsis.
Kostermans, A. J. G. H. — Notes on Asian Lauraceæ. 89
Noies sur des Lauracées asiatiques.
Kostermans, A. J. G. H. — Un nouveau Litsea (Lauraceæ) de
Nouvelle-Calédonie. 95
A new Litsea (Lauraceæ ) from New Caledonia.
Giraud, B. — Variation des caractères anatomiques d’un bois de
Méliacée : dimensions des rayons ligneux. 97
Variability of the anatomical features in a Meliacecus wood with biométrie
study of rays.
Revue bibliographique. — Flore des Mascareignes.107
Review. — Flora of Mascarenes.
ÉDITORIAL
Dans notre Monde, — et de mon présent point de vue, je suis tenté
d'écrire notre pauvre Monde, — l’action se juge à la rentabilité. Maître
mot d’une époque qui se repaît de croissance et de puissance. Une revue,
telle Adansonia, avec peu d’abonnés, n’y a pas sa place : ce qu’en termes
polis on nous a signifié.
Mais un schématisme exécutoire de cette sorte a quelque chose de
révoltant. Il est par définition l’anti-science car le nombre ou la mode
n’ont rien à voir avec la démarche de la science et sa justification essen¬
tielle, ni avec le cheminement pratique de la recherche et ce que celui-ci
implique souvent de tâches immenses, presque sans fin quoique fondamen¬
tales : entretien, classement, accumulation systématique des données, inven¬
taires, innombrables analyses, etc. autant de travaux qui échappent à
l’éclatante lumière des grandes réussites collectives. C’est cela, cependant,
la vérité. Et elle doit être saisie, fût-ce à force, en y contraignant les réfrac¬
taires. Peu d’abonnés? Oui, mais combien de lecteurs et d’utilisateurs?
2000, 5000... De toute façon, le problème n’est pas là.
Source : MNHN, Paris
Adansonia ne serait rien par elle-même. Qu’on le veuille ou non, le
Laboratoire de Phar.érogamie du Muséum est un haut-lieu de la Phyto-
systématique, en particulier tropicale, reconnu comme tel dans le Monde
entier. La Taxonomie, la Taxogénétique, l'inventaire scientifique des flores
et des écosystèmes du Globe, à la différence des jeunes disciplines scienti¬
fiques — dites de pointe — reposent en partie sur l’Histoire et sur les collec¬
tions : domaine dans lequel notre passé de trois siècles nous assure un
privilège presque sans rival à l’échelon international.
Adansonia, organe de l’« Institut » de Phanérogamie du Muséum, en
est comme tel partie intégrante. Depuis 17 ans, toujours pleine de vitalité
en ascension constante dans sa qualité, accueillie dans tous les grands
Instituts du Monde, elle est un des rouages organiques du mécanisme de la
recherche mondiale, comme le Laboratoire de Phanérogamie lui-même dont
les bâtiments ont été reconstruits par une Fondation internationale en 1935
et où chaque année plus de 130 chercheurs étrangers passent ou séjournent.
Dans la mesure où notre Pays entend ne pas démissionner de son
poste sur le front de la science, je ne puis concevoir l’effacement d’ADANSONiA
le silence de la France là où notamment les Pays en voie de développement
ont besoin d’elle, et là aussi où la communauté mondiale des naturalistes
— cette année encore à Uppsala — appellent à la croisade pour l’étude et
la défense de la nature tropicale.
De par sa spécificité, son unité, sa place dans l’interdépendance inter¬
nationale, elle est un outil que je considère comme essentiel et irremplaçable.
J’ai le devoir d'affirmer que la contribution apportée par Adansonia à la
Botanique depuis 17 ans (8500 pages; beaucoup d’auteurs, parmi lesquels
des maîtres éminents; des résultats maintenant classiques; parfois des
hypothèses de grande ampleur...) est de celles que retiendra l’Histoire
des Sciences.
Le principe même de la condamnation d’après le critère du nombre
d’abonnés mériterait d’être sérieusement modulé. En terme de rentabilité,
parlons au moins de rentabilité scientifique. Finalement notre Gouverne¬
ment dépense beaucoup au profit du rayonnement culturel de la France,
œuvre dont la rentabilité est certainement immense, mais que nous sommes
incapables de mesurer, au moins dans l’immédiat. Adansonia, dont le
rôle a été reconnu par l’UNESCO, devrait être inscrite au nombre des
œuvres de rayonnement, protégée, aidée dans sa diffusion par les services
des Affaires Étrangères, prise en main par les services publicitaires du
C.N.R.S. ou de la D.G.R.S.T.
Pour le moment, Adansonia, réduite à ses propres moyens, consi¬
dérée — ô non-sens! — comme une petite entreprise commerciale ordinaire,
se trouve en difficulté. Force nous est d’augmenter considérablement le
prix de l'abonnement. Les directeurs et l'équipe de rédaction d'ADANSONiA
savent que cette mesure sera comprise. Ils demandent aux lecteurs, notam¬
ment aux botanistes étrangers, de lui garder leur confiance et leur estime.
Jean-François Leroy.
Source : MNHN, Paris
PRÉSENCE DE TERNSTRŒMIA POLYPETALA Melchior
(THÉACÉES) DANS LES MONTAGNES CAMEROUNAISES
R. Letouzey
Letouzey, R. — 08.09.1977. Présence de Ternstrœmia polypetala Melchior
(Théacées) dans les montagnes camerounaises, Adansonia, ser. 2, 17 (1) : 5-10.
Paris. ISSN 000I-804X.
Résumé : Trouvée dans la forêt montagnarde ouest-camerounaise, mélangée
à d'autres plantes d’Afrique orientale ou à affinités orientales, cette espèce,
au Cameroun, ne paraît différer des échantillons tanzaniens connus que par
de minimes caractères foliaires et floraux.
Summary : Found in mountain forest of West Cameroon, mixed with other
Eastern African plants or with eastern affinities, this species, in Cameroon,
seems to differ from Tanzanian specimens only by minor characters of the
leaves and flowers.
René Letouzey, Laboratoire de Phanérogamie , 16, rue Buffon, 75005 Paris,
France.
La famille des Théacées, groupant quelque 30 genres et plus de
500 espèces surtout d’Asie orientale et en moindre nombre d’Amérique,
n’est représentée en Afrique que par 3 genres :
— Ficalhoa Hiern (avec une seule espèce, F. laurfolia Hiern, des
forêts de montagne, ou des galeries forestières de l'aire des forêts sèches
claires du Zaïre, du Rwanda, de l’Uganda, de Tanzanie, du Malawi,
de Zambie et d’Angola).
— Melchiora Kobuski (avec une espèce endémique, M. mannii (Oliv.)
Kobuski de la forêt dégradée du Pico de l’île de Sào Tomé, et une espèce,
M. schliebenii (Melchior) Kobuski, groupant quatre variétés, des forêts
de montagne du Zaïre, de l’Uganda et de Tanzanie).
— enfin Ternstrœmia Mutis ex L. f., si l’on fait abstraction du genre
introduit, particulièrement pour la culture du théier (régions du Mont
Cameroun et du Mont Oku), Camellia L.
Le genre Ternstrœmia Mutis ex L. f., avec une centaine d’espèces
tropicales océaniennes, asiatiques et américaines, ne figurait à ce jour en
Afrique qu’en Tanzanie d’une part, avec l’espèce T. polypetala Mel-
chior 1 , et en Angola d’autre part, avec l’espèce T. africana Melchior
(= Adinandrella congolense Exell). Cette dernière ne semble connue,
I. Comportant peut-être une variété peu distincte, cf. Verdcourt, F. T. E. A.,
Theacete : 3 (1962).
Source : MNHN, Paris
— 6 —
depuis quelque 50 ans, que par le type Gossweiler 8592, représenté actuel¬
lement dans les Herbiers du British Muséum et de Paris; elle est curieuse¬
ment localisée dans la mangrove ( fide Exell & Mendonça) du bas Zaïre 1
et les relations phylogéniques de cette espèce avec des espèces sud-améri¬
caines pourraient être examinées dans le cadre d’une monographie générique 2 .
L’espèce de Tanzanie, Ternstrœmia polypetala Melchior (cf. Verd-
court, op. cit., tabl. I), localisée dans les Monts Uluguru, district de
Morogoro 3 , en forêt de montagne (mist-forest and upland rainforest),
entre 1800 et 2300 m, a été découverte, en 1974, dans les montagnes
ouest-camerounaises et l'identification de la plante a été rapidement faite
par notre collègue H. Sleumer, spécialiste des Flacourtiacées, que nous
tenons à remercier ici-même; comme on le verra ci-après, un détail de
structure de l’ovaire nous faisait rapprocher cette espèce d’une Flacour-
tiacée, sur le terrain et en l’absence — pour ce nouveau genre inconnu au
Cameroun — de bibliographie disponible.
Au premier abord, il n’y a aucune difficulté pour considérer que les
individus tanzaniens et camerounais appartiennent à la même espèce. La
comparaison de l’échantillon camerounais récolté ( Letouzey 13380,
29.11.1974; fl. 3, fl, ? et fr., P, K, L, YA; bois, CTFT, Nogent) avec des
échantillons de T. polypetala Melchior, aimablement prêtés par les Herbiers
du British Muséum, de Kew et de Nairobi, ainsi qu’avec l’isotype Schlieben
3152 détenu par l’Herbier de Paris, permet cependant de relever de minimes
différences foliaires et florales mais celles-ci n’autorisent guère, semble-t-il,
malgré l’isolement géographique, à considérer que l’échantillon came¬
rounais (connu actuellement par une seule récolte en une seule localité)
pourrait être décrit comme représentant une sous-espèce qui se caracté¬
riserait essentiellement par un réseau de nervilles moins apparent dessous,
des pédicelles plus courts avec bradé aies plus larges toujours situées près
de la base du calice, des pétales plus petits, des étamines moins nombreuses
et moins hautes, avec anthères des étamines externes plus courtes que
leurs filets.
La description de l’échantillon Letouzey 13380 et l’observation d'indi¬
vidus voisins dans la même station apportent les précisions suivantes sur
l’espèce :
Arbre atteignant 40 cm de diamètre. Rhytidome garni de grosses
pustules liégeuses irrégulières; écorce tendre à section oblique rose veinée
1. Exell, Journ. Bol. 65. suppl. : 30 (1927) indique pour cet échantillon « Portuguese
Congo at sea-level near the River Congo, Sumba, Lower Congo » ; Exell & Mendonça, Consp.
fl. angol. I, 1 : 131 (1937) mentionnent à nouveau « Zaïre, Sumba, mangais do rio Zaïre...
endémica no Maiombe ». Sumba étant situé en Angola, sur la rive gauche du bas Zaïre (lat.
6°07' S, long. I2°32' E), et le fleuve Zaïre ne touchant pas le Cabinda, l'indication Portuguese
Congo ou Maiombe ou Cabinda semble dépourvue de sens pour l'espèce en cause; cette indi¬
cation ne figure d'ailleurs pas sur les étiquettes d’herbier des spécimens parisiens.
2. P. Sita vient de remettre à l’Herbier de Paris un échantillon récolté par lui-même,
sous n° 3812 (9.12.1974), au Congo-Brazzaville vers 11 B 10' E et 3° 50' S, soit au voisinage
de la frontière Gabon-Congo et à 15 km de la côte, dans une zone de forêt et clairière sur
sol hydromorphe (correspondant à la colonisation d'anciens cordons littoraux sablonneux
vraisemblablement); il s'agit de T. africana Melchior.
3. La variété possible (cf. supra ) se situant un peu à l'écart au Sud-Ouest, dans le district
d'iringa (camphor-bamboo-forest, 1500 m).
Source : MNHN, Paris
— 7 —
Source : MNHN, Paris
— 8 —
de blanc; niveau cambial virant rapidement à l’orangé; bois tendre, rosé.
Cime ± hémisphérique avec rameaux dénudés courbés portant en extré¬
mité des bouquets de feuilles dressées disposées en spirales. Pétiole 8 mm
(avec glandes spinuleuses sur le pétiole de certaines très jeunes feuilles);
limbe oblancéolé, 2-2,5 X 6-7,5 cm (pétiole inclus), base cunéiforme,
sommet obtus légèrement émarginé, marge enroulée dessous, environ
8 paires de nervures latérales peu marquées, anastomosées en boucles près
de la marge, vert foncé dessus, vert mat dessous (avec denticulations sur
la marge de très jeunes feuilles).
Fleurs solitaires, axillaires, mais surtout développées sous les bou¬
quets de feuillage ou vers leur base. Fleurs unisexuées, fleurs 3 et fleurs 2
pouvant se trouver sur le même arbre (avec une branche déterminée por¬
tant surtout des fleurs J). Pédicelles dressés obliquement mais courbés au
sommet, avec fleurs puis surtout fruits retombants, atteignant 12 mm à
la floraison et 20 mm à la fructification; 2 bractéoles opposées à la base
du calice (environ 2 mm de largeur et 1,5 mm de hauteur); 5 sépales jau¬
nâtres imbriqués, ± arrondis. A l’épanouissement de la fleur, fleur 3 de
12 mm de hauteur, fleur ? de 9 mm, les sépales ne représentant que la moitié
de ces hauteurs; 8 pétales imbriqués blancs (le plus externe étant rosé
extérieurement pour la fleur ?) et atteignant 9 mm de hauteur pour la
fleur 3 et 7 mm pour la fleur $, ± obovales et concaves, légèrement soudés,
au moins par 2, à la base. Fleur 3 avec env. 40 (-50) étamines blanches,
filet de 1-3 mm de hauteur, anthère (à fentes de déhiscence longitudinales)
surmontée d'un mucron triangulaire et haute d'env. 1,5 mm, pas de pis-
tillode. Fleur 2 avec 30-35 staminodes jaunâtres vers la base, blanchâtres
vers le haut, de 2-2,5 mm de hauteur, disposés sur un seul cercle; ovaire
paraboloïde de 3 mm de diamètre à la base et 4 mm de hauteur, jaune
pâle, couronné par un stigmate un peu convexe, irrégulièrement circulaire,
jaune; 1 loge, 3 ovules pendants. (La placentation des ovules ne paraît
pas être réellement apicale mais se situe près du sommet d’une cloison
semi-méridienne intrusive dans la loge de l’ovaire; le fruit présente de
même une excentration apicale, avec déplacement de la trace du style.
Cette observation sur la placentation — qui devra être vérifiée anatomique¬
ment sur du matériel plus riche en fleurs ? que le nôtre — confirme les
affinités entre certaines Théacées et certaines Flacourtiacées: l'embryon
courbé reste cependant typiquement un embryon de Théacée).
Baie entourée des sépales vert-jaunâtre, ovoïde (12 mm de diamètre,
16 mm de hauteur), de teinte jaune orangé, avec cicatrice de la base du
style un peu excentiée; péricarpe charnu, jaune orangé, de 3 mm d’épais¬
seur; 1 à 3 graines roses, ± anguleuses et à surface papilleuse. de 8 x 6
X 4 mm (pour 1 graine), 8x5x3 mm (pour 2 graines) ou 6 x 4 x 3 mm
(pour 3 graines); embryon courbé.
Cette espèce a été rencontrée, çà et là, entre 2100 et 2300 m, en
forêt de montagne ± dégradée à Nuxia congesla, Syzygium slaudtii. Prunus
africana, Podocarpus milanjianus... aux abords de la route de Baranka
(2400 m) à la Chefferie de Fossimondi (1700 m) sur le massif des Monts
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
— 10 —
Bamboutos (2740 m), à 25 km au Nord-1 /4 Nord-Ouest de Dschang.
(Cette localisation correspond au versant des Monts Bamboutos antérieure¬
ment inclus au territoire camerounais sous tutelle britannique, ce versant
constituant un des hauts bassins de la Cross River, la ligne de crête où
est situé depuis peu le village de Baranka formant autrefois la frontière
entre mandats britannique et français).
Cette découverte constitue un élément de plus dans les rapprochements
possibles entre les flores des montagnes d'Afrique orientale et des mon¬
tagnes du Cameroun, s’ajoutant aux nombreuses espèces, surtout her¬
bacées ou arbustives, signalées à ce jour et auxquelles il faut ajouter, non
seulement cette Théacée, mais d’autres espèces arborescentes, non remar¬
quées jusqu'à ce jour et récemment reconnues au Cameroun, telles par
leur fréquence : Celtis africana Burm. f., Pierygoia mildbraedii Engl., Newto-
nia buchananii (Baker) Gilb. et Burt., Lovoa sp., Zenkerella sp.
Il est à craindre que plusieurs de ces découvertes soient anéanties dans
un proche avenir. Depuis quelques années, tant sur les Monts Bamboutos
(2740 m) que sur le Mont Oku (3011 m), ainsi que sur bon nombre d'autres
massifs moins élevés, les lambeaux et taches de forêts submontagnardes
(1000-2000 m environ) et montagnardes (2000-3000 m environ) sont
sérieusement attaqués par les cultivateurs, souvent pour des cultures
vivrières (haricots, choux, pommes de terre, taros...), ou pour des cultures
industrielles (caféier) parfois éphémères (tabac). En plusieurs points les
cultures ont déjà cédé la place à des jachères, puis à des pâturages et les
mornes et maigres tapis de Sporobolus africanus (PoW.) Rob. &Tourn. pren¬
nent chaque jour plus d’extension, remplaçant les forêts autrefois protec¬
trices d’un certain microclimat et surtout maintenant les pentes et couvrant
les sols, avec toutes les répercussions bénéfiques de ces actions-ci sur les
régimes hydrographiques. Les destructions, justifiées par des intérêts
économiques à bien court terme, se sont d’ailleurs perpétrées et se perpé¬
tuent encore malgré les conseils et avertissements donnés.
C.N.R.S.,
Laboratoire associé n° 218.
Source : MNHN, Paris
IDENTIFICATION BOTANIQUE DU « KOUALI-NEYRAT »
DE GUYANE FRANÇAISE
D. Normand
Normand, D. — 08.09.1977. Identification botanique du « Kouali-Neyrat » de
Guyane française, Adansonia, ser. 2, 17 (1) : 11-17.. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Il a été récolté pour la première fois en 1956 en Guyane française,
une espèce de Vochysia, désignée vulgairement il y a dix ans, comme Kouali-
Neyrat. Elle est décrite comme une espèce nouvelle sous le nom de Vochysia
neyratii, avec une planche et une carte de la répartition actuellement connue.
Abstract : A species of Vochysia from French Guiana, collected for the first
time in 1956, had been mentioned in 1966 under the vernacular name Kouali
Neyrat. This species is described as Vochysia neyratii Normand, sp. nov.
with a drawing and a map of présent distribution.
Didier Normand , 6, boulevard Gambetta, 94130 Nogent-sur-Marne, France.
Aux 97 espèces de Vochysia publiées en 1948 dans la Monographie
des Vochysiacées par F. A. Stafleu, il convient d’ajouter à notre connais¬
sance 19 espèces qui ont été décrites postérieurement entre 1952 et 1971.
Dans le travail que nous avions fait imprimer en 1966 sur les Vochysiacées
de la Guyane française, nous avions dénombré sur ce territoire 7 espèces
de Vochysia et nous avions indiqué que l'espèce désignée comme Kouali-
Neyrat était probablement nouvelle. De cette espèce, nous avons examiné
jusqu’à maintenant une vingtaine de numéros d’herbier récoltés dans
les bassins de la Comté et de l’Orapu, puis jusque vers le Haut Oyapock
(cf. carte).
Étant donné une telle répartition entre les 53° et 52° de longitude W
du méridien international, il est certain que ce Vochysia, à feuilles coriaces
et acuminées, recouvertes en dessous d’un tomentum ferrugineux, appar¬
tient phytogéographiquement au groupe des espèces forestières amazo¬
niennes. Par sa morphologie foliaire, le Kouali de Neyrat rappelle un
certain nombre d’espèces déjà décrites.
Tout d'abord, il avait été rapproché de Vochysia e.ximia Ducke; il
en diffère nettement par la forme de l’inflorescence, par les dimensions
des fleurs et des feuilles et par divers autres caractères moins évidents.
Vochysia rufescens W. Rodriguès, décrit en 1971, possède aussi des feuilles
à revêtement ferrugineux, mais l'ovaire pileux conduit à classer cette espèce
dans la section Pachyantha Stafl., tandis que l’espèce guyanaise appartient
à la section Ciliantha Stafl. par son ovaire glabre. Vochysia vismiifolia
Spruce ex Warm. a typiquement une forme de feuille différente; sa variété
clensissima Stafl. (= V. densissima Pilger, espèce du Pérou d’ailleurs mal
Source : MNHN, Paris
— 12 —
connue) aurait des feuilles de même type que celles du Kouali-Neyral.
Enfin, en 1954, F. A. Stafleu a décrit Vochysia elegans d’après un spécimen
en fruits récolté par A. Ducke en Amazonie brésilienne 1 ; le pédoncule du
fruit est manifestement plus court que chez le Kouali-Neyral. En outre,
l’espèce est tout à fait différente par le limbe des feuilles beaucoup moins
coriace avec une nervation plus saillante en dessus, et par la longueur du
pétiole nettement supérieure; chez l’espèce guyanaise, les pétioles ne dépas¬
sent jamais 1,5 cm sur les herbiers fructifères examinés.
En conséquence, nous pensons que cette essence forestière guyanaise
doit être considérée comme botaniquement nouvelle; d’où la brève diagnose
latine suivante complétée par une description plus détaillée avec le relevé
du matériel étudié.
Vochysia neyratii Normand, sp. nov . 2
Sectionis Ciianthæ Stail., subsedionis Ferruginearum Warm. Species nova V. eximiæ
Ducke proxima cujus foliorum lexturam, indumentum et colorem habet. Differt petiolo
laminaque semper brevioribus et inflorescentia longiore.
Type : Ivan Petrov 185, Guyane française, Rivière Comté (holo-, P; iso-, CAY).
Grand arbre de 30 m de hauteur et jusqu’à 1 m de diamètre. Fût
lisse, avec des bourrelets horizontaux de teinte claire, sans contreforts
développés, long de 15 m et de diamètres courants de 60 à 80 cm. Rhyti-
dome écailleux seulement vers la base ou sur les gros arbres à flanc de
coteau.
Feuillage sombre. Jeunes rameaux, pétiole et face inférieure des feuilles
ainsi que les inflorescences recouverts d’un tomentum ferrugineux. Feuilles
opposées. Stipules petites, deltoïdes, caduques. Pétiole canaliculé en dessus,
long de 1-1,5 cm. Limbe elliptique coriace, long de 10 à 15 cm, large de
4 à 6 cm; acumen effilé, long de 1-1,5 cm, légèrement mucroné au sommet;
base du limbe variable. Face supérieure des feuilles glabre, brillante, vert-
jaune; nervure principale en creux, nervation imperceptible, bord du limbe
faiblement enroulé. Face inférieure recouverte d'un tomentum brun-roux;
nervure principale prccminente, nervures secondaires en relief, un peu
incurvées, plus de 20 de chaque côté, anastomosées à 0,1 cm du bord en une
nervure marginale onduleuse; présence entre les nervures secondaires de
nervures plus fines, de même orientation générale et faisant un angle de
60 à 70° avec la nervure principale; nervilles fréquemment cachées par le
tomentum, irrégulièrement transversales.
1. A la demande du Prof. J.-F. Leroy, le Directeur de l'Herbier du Rijksuniversileit
(Utrecht) a bien voulu nous communiquer en prêt le type du Vochysia elegans Stafl. qui n'exis¬
tait pas dans l'Herbier du Muséum de Paris. Nous exprimons à l'un et l'autre Directeurs
2. Cette espèce est dédiée à M. Neyrat, exploitant forestier en Guyane. Ses chantiers
situés sur les schistes de l'Orapu, près de la crique Virgile, contenaient par endroits en 1965
jusqu'à 30 m 3 /ha de ce Kouali qui était très utilisé dans la région de Cayenne sous forme
de sciage.
Source : MNHN, Paris
— 13 —
PI. I. — Vochvsia nevratii Normand : 1, rameau inflorescentiel x 3/5; 2, boulon floral x 3;
3, fleur épanouie x 2.5; 4, fruit x 3/4. (1-3, /. Pelrov 169: 4, I. Pelrov 189).
Source : MNHN, Paris
— 14 —
Floraison en janvier-février. Inflorescences dressées, terminales et
axillaires, densiflores, longues de 20 à 25 cm. Fleurs jaunes. Cymes 1-2-flores;
pédoncules de 0,4 à 0,7 cm, pédicelles longs de 1,2 cm environ. Bouton
floral pubérulent. Éperon long de 0,5 à 0,7 cm, jusqu’à 1 cm dans la fleur
épanouie, environ moitié plus court que le grand sépale (4 e lobe du calice),
formant un U avec celui-ci et ne s’élargissant pas dans la fleur adulte.
Grand sépale légèrement recourbé long d’en moyenne 1,5 cm dans le
bouton et jusqu’à 1,8 cm dans la fleur épanouie; en s'étalant, il libère
l’étamine, le style et le grand pétale. Pétales inégaux, 1 + 2 latéraux,
poilus; pétale du centre cilié, opposé à l’étamine, de longueur égale environ
au quart de celle de l’étamine, 0,4 à 0,5 X 0,2 cm. Étamine de même lon¬
gueur que le grand sépale et encapuchonnant le style dans le bouton,
glabre sur le dos, ciliée de marron sur les bords et intérieurement entre
les longues anthères linéaires; étamine à base auriculée et barbue au niveau
du filet rétréci, long d’environ 0,4 cm. Staminodes (s'ils existent) avec de
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
— 16 —
longs cils bruns. Ovaire glabre, pyramidal, surmonté d’un long style glabre,
appliqué dans le bouton contre la partie ventrale ciliée de l'étamine: stig¬
mate capité.
Fructification en février-avril. Capsules plus ou moins nombreuses
par inflorescence, mais un seul fruit par pédoncule. Capsules noires,
verruqueuses, oblongues, longues de 3 à 4 cm, portées par un pédoncule
long de 2,0 à 2,5 cm. — PI. 1.
Matériel étudié : Guyane Française. — Rivière Comté : P. B?na II 18, fr. jeunes.
7.2.1956; Bafng 1229, fr. gai leux, 15.11.1956; Bafog 1257; P. Bena 27 N. 11.12.1956;
I. Pelrov 168, 169, Degrad Edmond, fl., 29.1.1968: 184, ibid., fl., 10.2.1968; 185, ibid,
fl., 12.2.1968; 186, ibid., fr. jeunes. 20.2.1968; 187, ibid., fr., 27.2.1968.
Rivière Orapu : D. Normand s.n., Degrad Fourgassié, 17.11.1965; /. Pelrov 128
et 129, Permis Neyrat, 21.10.1966; 167, ibid.. fl. jeunes, 11.1.1968; Oldeman & Saslre 5,
fl., 25.1.1968; I. Pelrov 188 et 189, Permis Neyrat, fr., 4.3.1968; 190, ibid, fr., 3.4.1968.
Haut Oyapock : entre le camp Poivre et le Mont St.-Marcel : Saslre 4415, fl., 18.3.
1976; Saslre 4500, fl., 22.3.1976. 1
Nous avons relevé pour cette espèce les noms vulgaires de : kouali
(= kwali ), wachi-wachi kwalli, wana-kouali , grignon fou, koupi-kouali et
achiwa. Ils ne sont pas véritablement spécifiques, si ce n’est kopi-kouali
plutôt que koupi-kouali. L'achiwa de Neyrat est incontestablement cette
nouvelle espèce, mais l’appellation créole achiwa s’applique dans le bassin
du Maroni au moulendé-kouali(Vochysiaguianensis). Dans le Haut-Oyapock,
Sastre indique en dialecte wayampi : kwali-pila et kwali-sili.
Dans l’étude publiée en 1966 sur le bois des Vochysia guyanais, nous
avons montré qu’il ne fallait pas espérer identifier spécifiquement un bois
de Vochysia d'après l'analyse anatomique d’un prélèvement quelconque.
Nous jugeons par conséquent inutile de donner ici une description détaillée
du bois de Vochysia neyratii. Les grumes ont un aubier blanc, large de 4 à
8 cm, altérable et susceptible parfois d’être muloté, c’est-à-dire de présenter
de grosses galeries creusées par des larves xylophages de coléoptères qui
attaquent l’arbre sur pied.
A l'abattage, le bois parfait est blanc jaunâtre avec des veines rose-
orangé plus ou moins foncées et quelquefois, à cœur, un noyau coloré
d’environ 30 cm de diamètre.
Bibliographie
Normand, D., 1966. — Les Kouali, Vochysiacées de Guyane et leurs bois. Bois et Forêts
des Tropiques 110 : 3-11.
Paula, J. E. de, 1969. — Estudos sobre Vochysiaceæ. 4. Contribuiçâo para do conheci-
mcnto dos gcneros Vochysia Poiret e Erisma Rudge, da Amazonia, Bol. Mus.
paraens? Emilio Coeldi. bel. 31. 45 p., 11 pi., 24 réf., 2 pl., 2 tabl.
I. La récolte faite le 16.10.1966 au km 5,6 de la route Roura-Fourgassié concernant
les exsiccata stériles Oldeman B 679 et I. Pelrov 126, est provisoirement excluse de Vochysia
neyratii. Par contre, la part transmise à Utrecht le 30.12. 1966, Fleury s.n.. Permis Neyrat, vallée
de la crique Virgile, fl., février 1966, s'identifie à l'espèce nouvelle.
Source : MNHN, Paris
— 17 —
Rodrigltes, W. A., 1971. — Nova especie de Vochysia da Amazônia Brasiliera, Acta
amazànica 1 (1) : 7-10, 1 pl.
Stafleu, F. A., 1948. — A monograph of the Vochysiaceæ. 1. Salverlia and Vochysia,
Rec. Trav. Bot. Neerl. 41 : 398-525.
Stafleu, F. A., 1954. — Novitates Vochysiacearum. I, Acta Bot. Neerl 3 (3) : 405-411.
Laboratoire de Phanérogamie,
Muséum, Paris.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
NOMENCLATURE OF THE OCHROSIINÆ (APOCYNACEÆ) :
1. APPLICATION OF THE NAMES NEISOSPERMA Raf.
AND CALPICARPUM G. Don
F. R. Fosberg & M.-H. Sachet
Fosberg, F. R. & Sachet, M.-H. — 08.09.1977. Nomenclature of the Ochro-
siinæ (Apocynaceæ) : 1. Application of the names Neisosperma Raf. and Calpi-
carpum G. Don, Adansonia, ser. 2, 17 (1) : 19-22. Paris. ISSN 0001-804X.
Abstract: Calpicarpum G. Don initially comprised two species; A. de Can-
dolle restricted it to only one and reduced it to Kopsia ; this overlooked fact
prevents the use of Calpicarpum for the second species, for which Neisosperma
Raf. is avai labié.
Résumé : Calpicarpum G. Don, originalement décrit avec deux espèces, a vu
son sens restreint par A. de Candolle à une seule, classée par lui dans Kopsia ;
ceci empêche la réutilisation de Calpicarpum pour la seconde espèce, à laquelle
le nom générique Neisosperma Raf. convient.
F. Raymond Fosberg & Marie-Hélène Sachet, Department of Botany, U.S.
National Muséum, Smithsonian Institution, Washington, D.C. 20560, U.S.A.
In the course of studies to détermine the identities of several species
ascribed to the genus Ochrosia Juss. and collected on various Pacific Islands,
it became évident that several earlier workers (Hasskarl, 1855, Koidzumi,
1923, Markgraf, 1927) who had concluded that this genus should be
divided into two were correct. It was also évident that two of them had
applied the name Ochrosia to the portion that did not contain the type,
Ochrosia borbonica Gmel., and had created superfluous names for this
element, e.g. Bleekeria Hasskarl 1855, and Excavatia Markgraf 1927.
Koidzumi used Lactaria Rumphius for what the others called Ochrosia.
It was necessary to restore the name Ochrosia Juss. to the portion contain-
ing the type and to find an available name for what had been called Ochrosia
by the above authors. This was discussed briefly (Fosberg & Sachet,
1974) and the name Neiosperma (= Neisosperma) Raf. was selected from
two names simultaneously published by Rafinesque in 1838, both applying
to this concept.
While this discussion was still in press a paper appeared by Boiteau
& al. (1974), followed by another (1975), on the same subject, arriving
at the same conclusions as to the existence of two généra, but applying
the name Calpicarpum G. Don (1837) to the group which we had called
Neiosperma (= Neisosperma) Raf. (1838). The taxonomie and morphologie
work in these papers seems very carefully done and satisfactory, so we
were inclined to follow them. However, before annotating material using
Source : MNHN, Paris
— 20 —
Calpicarpum, it seemed advisable to check the typification and applicability
of this name.
The protologue of Calpicarpum consists of the description and two
species, C. roxburghii G. Don [nom. illegit. superfl. = Cerbera fruticosa
Roxb. 1819] and C.? lamarkii G. Don [nom. illegit. = Cerbera oppositifolia
Lam. 1783].
The first of these is strictly based on and typified by Cerbera fruticosa
Roxb. = Kopsia fruticosa (Roxb.) A. DC.
The second must be typified by Cerbera oppositifolia Lam. 1783,
cited in synonymy of and rendering C. lamarkii superfluous. Two other
names, “ Lactaria salubris Rumph. Amb. 2, p. 255, t. 84 ” [1741], and
“ Cerbera salubris Lour. Coch. ” [1790] are also cited in synonymy.
Alphonse De Candolle, Prodr. 8 (1844, pp. 351-352), reduced Calpi¬
carpum to Kopsia Bl. 1826?, and, p. 352, specifically excluded “ C. lamarkii
Don = Cerbera? oppositifolia ”.
This amounts to a lectotypification of Calpicarpum by exclusion, and,
according to Art. 8 of the Code (Stafleu & al., 1972), this typification
cannot be overturned unless it can be shown that it is at variance with
the description.
To décidé if De Candolle’s sélection of Kopsia fruticosa is in any
way contrary to Don’s description, the latter is repeated here with the
one of the two généra in the protologue that fits each set of features of
the description inserted in square brackets:
CALPICARPUM G. Don, Gen. Syst. 4 : 100 (1837).
Calyx 5-cleft, segments lanceolate, permanent, each ending in a gland
[Kopsia] ; corolla funnel-shaped, with a slender tube, swelling at throat,
throat highly colored and hairy, but neither furnished with teeth nor scales
[Kopsia] ; Segments of Iimb obovate, oblong, equal-sized [Kopsia]. Sta-
mens 5, inserted round the bottom of the swelled part of the tube; anthers
sagittate, inclosed [either]. Ovaria twin, 2-celled [both], on the sides
where they meet there is a small subulate scale covering the fissure [Kopsia?]
cells 1-ovulate [neither]. Ovula attached to middle of partition [Kopsia],
stigma large, with 2-lobed apex [Kopsia]. Drupe, or rather capsule,
usually solitary, oblique, urn-shaped, villous, with a slit down the middle,
semi-bivalved, 1-celled, opening up the inside and along the apex [Kopsia]'.
pulp hardly any, the whole substance being thin and rather fibrous [Kopsia].
Seeds solitary ovate-oblong, integument simple, white, pretty thick and
soft [neither?]. Albumen none [neither]. Embryo erect, with pale yellow
cotylédons conforming to the seed, and an ovate superior radicle [Kopsia].
Glabrous shrubs with dichotomous branches, broad opposite, lanceolate
leaves, and terminal corymbs of red flowers [Kopsia],
Thus the description almost entirely applies to Kopsia , so the Kopsia
element of the protologue, C. roxburghii = Kopsia fruticosa, must be
retained as lectotype.
Unfortunately, in their otherwise very careful and satisfactory study
Source : MNHN, Paris
— 21 . —
differentiating the two components often included in the genus Ochrosia
Juss., P. Boiteau and his colleagues (1974, 1975) ignored de Candolle’s
correct disposition of Calpicarpum and applied this name to the component
they were segregating from Ochrosia, exemplified by the plant specifically
excluded by de Candolle, called by him Cerhera oppositifolia, more
recently generally called Ochrosia oppositifolia (Lam.) K. Schum. They
created for this the combination Calpicarpum oppositifolium (Lam.) Boiteau,
since the name used for it by Don, Calpicarpum lamarkii G. Don, is super-
fluous and therefore illegitimate.
Fortunately the name Neisosperma Raf. applies without obstacle to
the same concept to which Calpicarpum was incorrectly assigned by Boi-
teau. This name was selected, from two simultaneously published Rafines-
quian names for the group, by Fosberg & Sachet (1972) and this appli¬
cation was discussed at greater length by them subsequently (1974).
There seems no doubt that this name of Rafinesque, typified by the
widespread strand species now correctly called Neisosperma oppositifolia
(Lamarck) Fosberg & Sachet, must replace Calpicarpum G. Don emend.
Boiteau for the half-dozen New Caledonian species placed in it by Boiteau
as well as for perhaps 13 or 14 other Indo-Pacific species scattered from
the Seychelles to the Marquesas islands.
Beginning with Hooker & Jackson, Index Kewensis 2 : 301, 1895,
there has been an unfortunate confusion in the spelling of Neisosperma.
Index Kewensis spelled it Neiosperma, which spelling was adopted by
Pichon (1947), by Merrill (1949), by us (1972 and 1974), and by Boi-
teau (1974). In our own case, we can only suppose that we were so
hypnotized by the Merrill and Index Kewensis usages that when we
checked Rafinesque’s original publication we read Neiosperma with the
correct Neisosperma in front of our eyes. We regret the numerous annota¬
tions on herbarium sheets where we hâve used the wrong spelling. We
thank Miss Toini Scherr, Dr. Lily M. Perry and Dr. Norton T. Miller
for detecting and calling our attention to our error.
REFERENCES CITED
Blume, K. L., 1826?. — Bijdr. Fl. Ned. lnd. 16 : 943-1066.
Boiteau, P., Allorge, L., Sêvenet, T. & Potier, P., 1974. — Observations morpholo¬
giques et chimiotaxonomiques sur les Oehrosiinées de Nouvelle-Calédonie, Adan-
sonia, ser. 2, 14 : 485-497.
Boiteau, P., Allorge, L. & Sévenet, T., 1975. — Notes sur les Ochrosiinées de Nou¬
velle-Calédonie, Adansonia, ser. 2, 15 : 147-153.
de Candolle, A., 1844. — Apocynaceæ, Prodr. 8 : 317-489.
Don, G., 1837. — Gen. Syst. 4 : 100.
Fosberg, F. R. & Sachet, M.-H., 1972. — Plants of Southeastern Polynesia. 2, Micro-
nesica 8 : 43-49.
Fosberg, F. R. & Sachet, M.-H., 1974. — Plants of Southeastern Polynesia. 3, Micro-
nesica 10 : 251-256.
Hasskarl, J. K., 1855. — Renia 1, 252 p.. Batavia.
Hooker, J. D. & Jackson, B. D., 1895. — Index Kewensis 2 : 301.
Source : MNHN, Paris
— 22 —
Koidzumi, G., 1923. — Contributiones ad Cognitionem Floræ Asiæ Orientalis, Bot.
Mag. (Tokyo) 37 : 37-59.
Markgraf, F.. 1927. — Die Apocynaceen von Neu-Guinea, Bot. Jahrb. 61 : 164-222.
Merrill, E. D., 1949. — Index Rafinesquianum, ix + 296 p., Jamaica Plain, Massa¬
chusetts.
Pichon, M., 1947. — Classification des Apocynacées. III, genre Ochrosia, Bull. Mus.
Hist. Nat. Paris, ser. 2, 19 : 205-212.
Rafinesque, C. S., 1838. — Sylva Telluriana, 184 p., Philadelphia.
Stafleu, F. A. & al., 1972. — International Code of Botanical Nomenclature, Regnum
Vegetabile 82, 426 p., Utrecht.
Source : MNHN, Paris
NOMENCLATURE OF THE OCHROSIINÆ (APOCYNACEÆ) :
2. SYNONYMY OF OCHROSIA Juss. AND NEISOSPERMA Raf.
F. R. Fosberg, P. Boiteau & M.-H. Sachet
Fosberg, F. R., Boiteau, P. & Sachet, M.-H. — 08.09.1977. Nomenclature
of the Ochrosiinæ (Apocynaceæ) : 2. Synonymy of Ochrosia Juss. and Neiso-
sperma Raf., Adansonia, ser. 2, 17 (1) : 23-33. Paris. ISSN 0001-804X.
Abstract: Alphabetical list of the 21 Ochrosia and 18 Neisosperma hererecog-
nized, with citation of synonyms and géographie distribution, and a general
index of names.
Résumé : Énumération alphabétique des 21 Ochrosia e\ 18 Neisosperma reconnus,
avec synonymies complètes et répartitions géographiques, et un index des
binômes publiés dans ces deux genres.
F. Raymond Fosberg & Marie-Hélène Sachet, Department of Botany, U.S.
National Muséum, Smithsonian Institution, Washington, D.C. 20560, U.S.A.
Pierre Boiteau, Laboratoire de Phanérogamie, 16, rue Buffon, 75005 Paris,
The three of us are now in agreement on the subdivision of Ochrosia
Jussieu into two généra, and on the correct name, Neisosperma Rafinesque,
for the genus with loosely fibrous or spinose endocarps. As the limits
and identities of most of the described species of these two généra are now
reasonably clear, it seems appropriate to list them, making the necessary
new combinations, in order that the names can be used. The accepted
names, with synonymy and cross référencés for the synonyms, are listed
below. Descriptions, keys and more complété synonymy must wait until
our more comprehensive révision of the two généra and their close
relatives is completed.
OCHROSIA Jussieu
Gen. PI. : 144 (1789); A. DC., Prodr. 8 : 356 (1844).
— Bleekeria Hasskarl, Retzia 1 : 38 (1855); Koidzumi, Bot. Magaz. Tokyo 37 : 51-52
(1923).
— Ochrosia subgen. Lactaria F. Muell., Fragm. Phytogr. Austral. 7 : 130 (1869).
— Ochrosion St. Lager, Ann. Soc. Bot. Lyon 7 : 131 (1880).
— Excavatia Markgraf, Bot. Jahrb. 61 : 194 (1927).
1. Ochrosia ackeringæ (Teysmann & Binnendijk) Miquel
Ann. Mus. Lugduno-Bat. 4 : 138 (1869).
— Lactaria ackeringæ Teysm. & Binn., Flora 49 : 486 (1866); Nat. Tidjschr. Nederl.
Ind. 29 : 249 (1867).
Source : MNHN, Paris
— 24 —
— Bleekeria ackeringæ (Teysm. & Binn.) Koidzumi, Bot. Magaz. Tokyo 37 : 52 (1923).
— Ochrosia lilloralis Merrill, Philipp. Journ. Sci. 4 : 315 (1909).
— Bleekeria lilloralis (Merr.) Koidz., Bot. Magaz. Tokyo 37 : 52 (1923).
— Excavalia lilloralis (Merr.) Markgraf, Bot. Jahrb. 61 : 194 (1927) (‘ liioralis ').
1 a. var. ackeringæ
Philippines : Luzon, Babuyan Group, Mindoro, Palawan. Malay Arch. :
Bangka; Lepar Arch.; Java; Bornéo; Sabah; Kei 1s. Cocos-Keeling. North
West New Guinea. New Mecklenburg.
1 b. var. angustifolia Baker f.
in Andrews, Monogr. Christmas Island : 182 (1900).
Christmas Island (Indian Océan).
2. Ochrosia alyxioides Guillaumin
Journ. Arn. Arb. 13 : 18 (1932).
— Excavalia neo-ebudica Guillaumin, Bull. Mus. Hist. Nat. Paris, ser. 2, 9 : 293-294
(1937).
New Hébrides.
3. Ochrosia balansæ (Guillaumin) Guillaumin
Bull. Mus. Hist. Nat. Paris, ser. 2, 27 (1955) : 475 (1956).
— Excavalia balansæ Guillaumin, Bull. Soc. Bot. Fr. 88 : 362 (1941).
3 a. var. balansæ
New Caledonia.
3 b. var. excelsior Boiteau
Adansonia, ser. 2, 15 : 149 (1975).
New Caledonia.
4. Ochrosia bodenheimarum Guillaumin
Mém. Mus. Hist. Nat. Paris, ser. Bot., 8 : 83 (1957); Boiteau & al., Adansonia,
ser. 2, 14 : 494 (1974).
New Caledonia. Insufficiently known, not re-collected.
Source : MNHN, Paris
— 25 —
5. Ochrosia borbonica Gmelin
Syst. Veg., ed. 13 : 439 (1791).
Cerbera borbonica (Gmel.) Sprenoel, Syst. Veg., ed. 5, I : 642 (1825).
Laciaria borbonica (Gmel.) Koidzumi, Bot. Magaz. Tokyo 37 : 51 (1923).
Rauvolfia striata Poiret, Encycl. Méth.. Bot. 4 : 83 (1804).
Ophioxylon ochrosia Persoon, Syn. 1 : 266 (1817).
Ochrosia maculata auct. non Jacquin.
Mascarene Islands : Mauritius; Réunion.
6. Ochrosia coccinea (Teysmann & Binnendijk) Miquel
Ann. Mus. Lugduno-Bat. 4 : 138 (1869).
Lactaria coccinea Teysm. & Binn., Nat. Tidjschr. Nederl. Ind. 29 : 249 (1867).
Bleekeria coccinea (Miq.) Koidzumi, Bot. Magaz. Tokyo 37 : 52 (1923).
Excavatia coccinea (Teysm. & Binn.) Markgraf, Bot. Jahrb. 61 : 195 (1927).
6 a. var. coccinea
Moluccas : Ceram; New Guinea.
6 b. var. peekelii (Markgraf) Fosberg & Sachet, comb. nov.
Excavatia coccinea var. peekelii Markgraf, Notizbl. 10 : 282 (1928).
Solomon Is. : Bougainville.
7. Ochrosia commutata K. Schumann
in Engler & Prantl, Natürl. Pflanzenfam. 4 (2) : 156 (1895).
New Guinea. We hâve not seen this species.
8. Ochrosia compta K. Schumann
in Engler & Prantl, Natürl. Pflanzenfam. 4 (2) : 156 (1895).
Ochrosia sandwicensis auct. non A.DC. : A. Gray, Proc. Amer. Acad. 5 : 333 (1862).
Often cited as O. sandwicensis A. Gray, but there is no such name : Gray merely
misapplied A. de Candolle’s name.
Lactaria sandwicensis auct. : O. Kuntze, Rev. Gen. 415 (1891) ( non Ochrosia sandwi¬
censis A.DC.).
Bleekeria sandwicensis auct. : Koidzumi, Bot. Magaz. Tokyo 27 : 52 (1923) (non
Ochrosia sandwicensis A.DC.).
Excavatia sandwicensis auct. : Markgraf, Mitt. Bot. Staatss. Münch. 1 : 29 (1950)
(non Ochrosia sandwicensis A.DC.).
Bleekeria compta (K. Schum.) Wilbur, Pac. Sci. 20 : 260 (1966).
Hawaiian Islands.
Source : MNHN, Paris
— 26 —
9. Ochrosia elliptica Labillardière
Sertum Austro-Caled. : 259, tab. 30 (1824).
— Lactaria elliptica (Labill.) O. Kuntze, Rev. Gen. 415 (1891).
— Bleekeria elliptica (Labill.) Koidzumi, Bot. Magaz. Tokyo 37 : 52 (1923).
— Excavatia elliptica (Labill.) Markgraf, Bish. Mus. Bull. 141 : 128 (1936).
— Bleekeria calocarpa Hasskarl, Retzia 1 : 40 (1855) (‘ kalocarpa '); F. Muell., Walp.
Ann. Bot. Syst. 5 : 492 (1859).
— Lactaria calocarpa (Hassk.) Hassk., Ned. Kruidk. Arch. 4 : 9-10 (1859).
— Ochrosia calocarpa (Haask.) Miquel, Ann. Mus. Lugduno-Bat. 4 : 139 (1869).
— Ochrosia noumeensis Baill. ex Guillaumin, Ann. Mus. Colon. Marseille, ser. 2,
9 : 195 (1936), nom. nud.; Bull. Soc. Bot. Fr. 88 : 34 (1941).
9 a. f. elliptica.
Java (cuit.). Australia, Lord Howe I., New Caledonia, New Hébrides.
Nauru, Océan I., Hawaiian islands (cuit.), Puerto Rico (cuit.).
9 b. f. syncarpa Boiteau
Adansonia, ser. 2, 15 : 151 (1975).
Ile Walpole and Ilot Beautemps-Beaupré (Loyalty Group).
10. Ochrosia fatuhivensis Fosberg & Sachet
Micronesica 8 : 48 (1972).
Marquesas.
11. Ochrosia grandiflora Boiteau
Adansonia, ser. 2, 15 : 147 (1975).
New Caledonia.
12. Ochrosia hexandra Koidzumi
Bot. Magaz. Tokyo 32 : 249 (1918).
— Bleekeria hexandra (Koidz.) Koidz., Bot. Magaz. Tokyo 37 : 52 (1923).
— Excavatia hexandra (Koidz.) Hatusima, Journ. Japan. Bot. 12 : 485 (1936).
Bonin Islands.
13. Ochrosia mariannensis A. de Candolle
Prodr. 8 : 357 (1844).
— Lactaria mariannensis (A. DC.) O. Kuntze, Rev. Gen. 415 (1891).
— Bleekeria mariannensis (A. DC.) Koidzumi, Bot. Magaz. Tokyo 37 : 52 (1923).
— Excavatia mariannensis (A. DC.) Markgraf, Bot. Jahrb. 61 : 194 (1927).
Marianas Islands.
Source : MNHN, Paris
— 27 —
13 a. var. mariannensis
Marianas Islands.
13 b. var. crassicarpa Fosberg & Falanruw
Micronesica II : 80 (1975).
Marianas Islands: Saipan.
14. Ochrosia minima (Markgraf) Fosberg & Boiteau, comb. nov.
— Excavaiia minima Markgr., Journ. Arn. Arb. 21 : 199 (1940).
— Bleekeria minima (Markgr.) Merrill & Perry, Journ. Arn. Arb. 24 : 214 (1943).
New Guinea.
15. Ochrosia moorei (F. v. Mueller) F. v. Mueller ex Bentham
Fl. Austral. 4 : 310 (1868).
■— Lactaria moorei F. Muell., Fragm. 3 (21) : 110 (1862).
— Bleekeria moorei (F. Muell.) Koidzumi, Bot. Magaz. Tokyo 37 : 52 (1923).
Australia. Confused by many authors with O. elliplica from which
it may be distinguished by its lanceolate, pointed leaves and less com-
pressed fruit.
16. Ochrosia mulsantii Montrouzier
Mém. Acad. Lyon 10 : 385 (1860).
— Ochrosia vieillardii Guillaumin. Not. Syst. Paris 12 : 79 (1945).
New Caledonia.
17. Ochrosia nukuhivensis Fosberg & Sachet
Micronesica 8 : 48 (1972).
Marquesas.
18. Ochrosia silvatica Dâniker
Vierteljahrsschrift Nat. Ges. Zürich 78, Beibl. 19 : 385 (1933).
New Caledonia.
Source : MNHN, Paris
— 28 —
19. Ochrosia solomonensis (Merrill & Perry) Fosberg & Boiteau,
comb. nov.
— Bleekeria solomonensis Merr. & Perr., Journ. Arn. Arb. 24 : 214 (1943).
Solomon Islands.
20. Ochrosia tahitensis Lanessan ex Pichon
Bull. Mus. Hist. Nat. Paris, ser. 2, 19 : 207 (1947); Lanessan, Plantes Utiles
Colonies Françaises : 865 (1886), nom. nud.
Society Islands.
21. Ochrosia vitiensis (Markgraf) Pichon
Bull. Mus. Hist. Nat. Paris, ser. 2, 19 : 207 (1947).
— Excava lia vitiensis Markgraf, Bull. Bishop Mus. Honolulu 141 : 127 (1936).
— Bleekeria vitiensis (Markgraf) A. C. Smith, Bull. Torr. Bot. Club 70 : 549 (1943).
Fiji Islands.
NEISOSPERMA Rafinesque
Sylva Telluriana : 162 (1838).
— Lactaria Rumphius ex Rafinesque, l.c.
— Pseudochrosia Blume, Mus. Bot. Lugd.-Bat. 1 : 158 (1850).
— Ochrosia sect. Echinocaryon F. v. Mueller, Fragm. Phytog. Austral. 7 : 129 (1869).
— Calpicarpum auct. non G. Don : Boiteau & al., Adansonia, ser. 2, 14 : 495 (1974).
1. Neisosperma acuminata (Valeton) Fosberg & Sachet, comb. nov.
— Ochrosia acuminata Trimen ex Valeton. Ann. Jard. Bot. Buit. 12 (2) : 231-233,
tab. XXII (1895).
Celebes.
2. Neisosperma apocnsis (Elmer) Fosberg & Sachet, comb. nov.
— Ochrosia apoensis Elmer, Leaflets Philipp. Bot. 4 : 1461 (1912).
Philippine Islands.
3. Neisosperma brevituba (Boiteau) Boiteau, comb. nov.
— Ochrosia brevituba Boiteau, Adansonia, ser. 2, 12 : 627 (1972).
New Caledonia.
Source : MNHN, Paris
— 29 —
4. Neisosperma brownii Fosberg & Sachet
Micronesica 8 : 49 (1972).
Marquesas Islands : Nukuhiva.
5. Neisosperma citrodora (Lauterbach & K. Schumann) Fosberg
& Sachet, comb. nov.
Ochrosia citrodora Lauterbach & K. Schumann, in K. Schum. & Lauterb., Flora
Deutsch. Südsee : 504 (1901 [1900]).
New Guinea.
6. Neisosperma ficifolia (S. Moore) Fosberg & Sachet, comb. nov.
Alstonia ficifolia S. Moore, Journ. Bol. 61, Suppl. : 32 (1923).
Ochrosia ficifolia (S. Moore) Markgraf, Bot. Jahrb. 61 : 190 (1927).
New Guinea.
7. Neisosperma glomerata (Blume) Fosberg & Sachet, comb. nov.
Pseudochrosia glomerata Bl., Mus. Bot. Lugd.-Bat. 1 : 158 (1850).
Ochrosia glomerata (Bl.) Valeton, Ann. Jard. Bot. Buit. 13 (2) : 233 (1895).
Lactaria glomerata (Bl.) Koidzumi, Bot. Magaz. Tokyo 37 : 51 (1923).
Celebes, New Guinea, Solomon Islands.
8. Neisosperma iwasakiana (Koidzumi) Fosberg & Sachet, comb. nov.
Lactaria iwasakiana Koidz., Bot. Magaz. Tokyo 37 : 50 (1923).
Ochrosia iwasakiana (Koidz.) Pichon, Bull. Mus. Hist. Nat. Paris, ser. 2, 19 : 211
(1947); Masamune, Sci. Report Kanazawa Univ. 3 : 324 (1955).
Ryukyu Islands.
9. Neisosperma kilneri (F. v. Mueller) Fosberg & Sachet, comb. nov.
Ochrosia kilneri F. Muell., Fragm. 7 : 129-130 (1871).
Lactaria kilneri (F. Muell.) O. Kuntze, Rev. Gen. 415 (1891).
Ochrosia mcdowalliana F. M. Bailey, Bot. Bull. Qusensl. Dept. Agr. Brisbane, 7 :
65 (1893).
Australia.
Source : MNHN, Paris
— 30 —
10. Neisosperma lifuana (Guillaumin) Boiteau, comb. nov.
Ochrosia lifuana Guillaumin, Bull. Soc. Bol. Fr. 88 : 363 (1941).
Ochrosia confusa Pichon, Bull. Mus. Hist. Hat. Paris, ser. 2, 19 : 210 (1947).
Calpicarpum confusum (Pich.) Boit., Adansonia, ser. 2, 14 : 496 (1974).
Loyalty Islands.
11. Neisosperma miana (Bâillon ex White) Boiteau, comb. nov.
Ochrosia miana Baill. ex White, Journ. Arn. Arb. 7 : 101 (1921); Guillaumin,
Bull. Soc. Bot. Fr. 88 : 363 (1941).
Calpicarpum mianum (Baill. ex White) Boit., Adansonia, ser. 2, 14 : 496 (1974).
Ochrosia miana Baill. ex Guillaumin, Ann. Mus. Colon. Marseille, ser. 2, 9 : 195
(1911), nom. nud.
New Caledonia.
12. Neisosperma nakaiana (Koidzumi) Fosberg & Sachet, comb. nov.
Lactaria nakaiana Koidz., Bot. Magaz. Tokyo 37 : 49-50 (1923).
Ochrosia nakaiana (Koidz.) Koidz. ex Hara, Enum. Spermat. Jap. Part 1 : 146
(1948).
Bonin Islands.
13. Neisosperma oppositifolia (Lamarck) Fosberg & Sachet
Micronesica 8 : 48 (1972).
Cerbera oppositifolia Lam., Encycl. Méth., Bot. 1 : 62 (1783).
Lactaria oppositifolia (Lam.) O. Kuntze, Rev. Gen. : 415 (1891).
Ochrosia oppositifolia (Lam.) K. Schumann, in Engl. & Prantl, Nal. Pflanzenfam. 4
(2) : 156 (1895).
Calpicarpum oppositifolium (Lam.) Boiteau, Adansonia, ser. 2, 14 : 495 (1974).
Cerbera parviflora Forst. f., Prodr. : 19 (1786).
Ochrosia parviflora (Forst. f.) G. Don, Gen. Syst. 4 : 99 (1837).
Lactaria parviflora (Forst. f.) O. Kuntze, Rev. Gen. : 415 (1891).
Cerbera salutaris Lour., Fl. Cochinch. : (1790). Status and identity very uncertain.
Cerbera platyspermos Gaertn., De Fruct. 2 : 193, tab. 124, fig. 2 (1791).
Ochrosia platyspermos (Gaertn.) A. DC., Prodr. 8 : 356 (1844).
Calpicarpum lamarkii [sic] G. Don, Gen. Syst. 4 : 100 (1837).
Lactaria salubris Rafinesque, Sylva Tellur. : 162 (1838); Rumphius ex Koidzumi,
Bot. Mag. Tokyo 37 : 51 (1923).
Ochrosia salubris (Raf.) Hasskarl, Retzia 1 : 41 (1855).
Neisosperma muricata Raf., I.c. : 162 (1838).
Ochrosia cowleyi F. M. Bailey, Queensl. Agr. Journ. 1 (3) : 229 (1897).
Seychelles to Polynesia and north to the Marianas.
Source : MNHN, Paris
— 31 —
14. Neisosperma poweri (F. M. Bailey) Fosberg & Sachet, comb. nov.
— Ochrosia poweri F. M. Bail., Dep. Agr. Brisbane, Bot. Bull. 13 : 11 (1896).
— Ochrosia newelliana F. M. Bail., Queensl. Agr. Journ. 5 : 389 (1899).
Austral ia.
15. Neisosperma rudis (Markgraf) Fosberg & Sachet, comb. nov.
— Ochrosia rudis Markgr., Bot. Jahrb. 61 : 189 (1927).
New Guinea.
16. Neisosperma sciadophylla (Markgraf) Fosberg & Sachet, comb. nov.
— Ochrosia sciadophylla Markgr., Gard. Bull. Singapore 22 (1) : 26 (1967).
Bismarck and Solomon Islands.
17. Neisosperma sevenetii (Boiteau) Boiteau, comb. nov.
— Ochrosia sevenetii Boit., Adansonia, ser. 2, 12 : 627 (1972).
— Calpicarpum sevenetii (Boit.) Boit., Adansonia, ser. 2, 14 : 496 (1974).
New Caledonia.
18. Neisosperma thiollierei (Montrouzier) Boiteau, comb. nov.
— Ochrosia thiollierei Montrouz., Mém. Acad. Lyon 10 : 235 (1860).
— Calpicarpum thiollierei (Montrouz.) Boiteau, Adansonia, ser. 2, 14 : 497 (1974).
New Caledonia.
Note : There has been some confusion surrounding the species Ochrosia
balansæ (Gi illaumin) Guillaumin (1956) and Podochrosia balansæ Bâillon
(1888), as the author citation in the place of transfer of the former was
incorrect (Guillaumin, 1956, p. 475) and some may question whether
the transfer was really validly made. We tentatively accept it here, but
may publish a clarification at a later date.
Excluded species
Neisosperma musculiformis (Lam.) Rafinesque, Sylva Tellur. 162 (1838)
Neuburgic musculiformis (Lam.) Miq., Fl. Ind. Bat. 2 : 403(1857).
Ochrosia novo-cdedonica Dâniker, Viert. Nat. Ges. Zürich 18 : 385 (1933)
= Pagiantha cerifera (Séb. & Panch. Markgr. Notigbl. Bot. Gard.
Berlin 12 : 546 (1935).
Source : MNHN, Paris
— 32 —
Ochrosia sandwicensis A.DC., Prodr. 8 : 357 (1844) = Rauvolfia sandwi¬
ch nsis A.DC., Le. : 339 (1844).
Ochrosia tuberculata (Vahl) Pichon, Bull. Mus. Hist. Nat. Paris, ser. 2,
19 : 369 (1947).
Excluded from Ochrosia but not placed.
REFERENCE C1TED
Guillaumin, A., 1956. — Contributions à la flore de la Nouvelle-Calédonie. CIX. Plantes
récoltées par M. MacKee [sic] (suite), Bull. Mus. Hist. Nat. Paris, ser. 2, 27 : 469-
476.
INDEX
To the binomials coined under Neisosperma and Ochrosia, with numbers referring
to the names accepted here (N = Neisosperma ; O = Ochrosia: excl ., species to be
excluded from these two généra, see above).
Neisosperma acuminata (Valet.)
Fosb. & Sach. NI
— apoensis (Elm.) Fosb. & Sach. N 2
— brevituba (Boit.) Boit. N 3
— brownii Fosb. & Sach. ... N 4
— citrodora (Laut. & Schum.)
Fosb. & Sach. N 5
— ficifolia (Moore) Fosb. &
Sach. N 6
— glomerata (Bl.) Fosb. & Sach. N 7
— iwasakiana (Koidz.) Fosb. &
Sach. N 8
— kilneri (F. Muell.) Fosb. &
Sach. N 9
— lifuana (Guillaum.) Boit.. . N 10
— miana (Baill. ex White) Boit. N 11
— muricata Raf..N 13
— musculiformis (Lam.) Raf.. . excl.
— nakaiana (Koidz.) Fosb. &
Sach. N 12
— oppositifolia (Lam.) Fosb. &
Sach. N 13
— poweri (F. M. Bail.) Fosb.
& Sach. N 14
— rudis (Markgr.) Fosb. & Sach. N 15
— sciadophyüa (Markgr.) Fosb.
& Sach. N 16
— sevenetii (Boit.) Boit. N 17
— thiollierei (Montr.) Boit. . . N 18
Ochrosia ackeringæ (Teysm. &
Binn.) Miq. O I
— var. ackeringæ.O la
— var. angustifolia Bak. f. O lb
— acuminata Trim. ex Valet. . N 1
— alyxioides Guillaumin ... 02
-— apoensis Elm.N 2
— balansæ (Guillaum.) Guil¬
laum. 0 3
— var. balansæ.O 3a
— var. excelsior Boit. ... O 3b
— bodenheimarum Guillaum. . O 4
— borbonica Gmel.0 5
— borbonica auct. N 13
— brevituba Boit.N 3
— calocarpa (Hassk.) Miq.. . . 0 9
— citrodora Laut. & Schum. . N 5
— coccinea (Teysm. & Binn.)
Miq.0 6
— var. coccinea.O 6a
— var. peekelii (Markgr.)
Fosb. & Sach.O 6b
■— commutata K. Schum.. . . 0 7
— compta K. Schum. 0 8
— confusa Pich.N 10
— cowleyi F. M. Bail.N 13
— elliptica Labill.0 9
— f. elliptica.O 9a
— f. syncarpa Boit .... O 9b
— fatuhivensis Fosb. & Sach.. O 10
— ficifolia (Moore) Markgr.. . N 6
— glomerata Valet. N 7
— glomerata auct.N 13
— grandiflora Boit. O 11
— hexandra Koidz. 0 12
— iwasakiana Koidz. N 8
■— kilneri F. Muell. N 9
— lifuana Guillaum.N 10
— littoralis Merr.O I
— macula ta Jacq. N 13
— maculata auct. 0 5
— mariannensis A.DC. O 13
Source : MNHN, Paris
— 33 —
— var. crassicarpa Fosb. &
Fal.O 13b
— var. mariannensis. ... O 13a
mcdowalliana F. M. Bail. . N 9
miana Bail), ex Guillaum. . Nil
miana Bail), ex White ... Nil
minima (Markgr.) Fosb. &
Boit.O 14
moorei (F. Muell.) F. Muell.
ex Benth. O 15
mulsantii Montr. O 16
nakaiana (Koidz.) Koidz. ex
Hara.N 12
newelliana F. M. Bail. . . N 14
noumee/uûBaill.ex Guillaum. 0 9
novo-caledonica Dânik.. . . excl.
nukuhivensis Fosb. & Sach. O 17
opposilifolia (Lam. ) K. Schum. N 13
parviflora (Forst. f.) G. Don N 13
— parviflora auct.0 9
— platyspermos ( Gaertn.) A.DC. N 13
— poweri F. M. Bail. N 14
— rudis Markgr.N 15
— salubris (Raf.) Hassk. ... N 13
— sandwicensis A.DC. excl.
— sandwicensis auct.0 8
— sciadophylla Markgr. N 16
— sevenetii Boit.N 17
— silvatica Dânik. O 18
— solomonensis (Merr. & Perr.)
Fosb. & Boit. O 19
— tahitensis Laness. ex Pich. . . O 20
— thiollierei Montr. N 18
— tuberculata (Vahl) Pich.. . . excl.
— undulata (Andr.) Boj. N 13
— undulata auct. 0 5
— vieillardii Guillaum.O 16
— vitiensis (Markgr.) Pich. . . O 21
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
NOTES CYPÉROLOGIQUES : 30. CATAGYNA Pal. Beauv. ex Lest.
ENFIN IDENTIFIÉ
J. Raynal
Raynal, J. — 08.09.1977. Notes cypérologiques : 30. Catagyna Pal. Beauv.
ex Lest, enfin identifié, Adansonia, ser. 2, 17(1) : 35-41. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Le genre Catagyna, seulement connu d'une description trop sommaire,
est identifié à une espèce méconnue, Scleria anomaia (Steud.) J. Rayn., endé¬
mique de Maurice peut-être éteinte, seul représentant aux Mascareignes d'une
section ouest-pacifique. Catagyna ‘Hutch.' n'a aucune existence nomenclatu-
rale, et devrait être radié de l'Index Nominum Genericorum.
Abstract: The genus Catagyna, hitherto known e descr., is based on an over-
looked taxon, Scleria anomaia (Steud.) J. Rayn., a species endemic to Mauritius,
possibly already extinct, beionging to a section otherwise restricted to W Pacific.
The entry Catagyna ‘Hutch. - in the Index Nominum Genericorum is wrong
and should be deleted.
Jean Raynal, Laboratoire de Phanêrogamie, 16, rue Buffon, 75005 Paris, France.
HISTORIQUE
En rédigeant, à l'aube du 19 e siècle, l'étiquette d’un spécimen reçu
de du Petit-Thouars, Palisot de Beauvois ne pensait sans doute pas
poser aux botanistes une énigme tenace qui durerait 160 ans. Reçu sous
le nom de Scleria , cet échantillon se voyait attribuer un nom générique
nouveau : « Catogyna de Ktxzw infra et yvvt] femina ». Ce nom est publié,
avec une graphie modifiée, par Lestiboudois (1819). Depuis, il n’a cessé
de soulever des questions auxquelles j’espère apporter aujourd’hui les
principales réponses.
Du matériel original de du Petit-Thouars, seules deux parts ont été
retrouvées à ce jour, toutes deux annotées exclusivement par Palisot de
Beauvois, et toutes deux égales en pauvreté : chacune n’est qu’un fragment
d’inflorescence partielle immature; l’une, provenant de l’herbier personnel
de Palisot de Beauvois, est conservée à Genève; l’autre, assortie d’un
dessin original à la plume et d'une légende manuscrite « Catagyna schœnoi-
dea », est passée dans l’herbier Desvaux avant d’être intégrée à l’herbier
de Paris. Sans doute est-ce sous ce nom que l'espèce devait être publiée
dans la seconde partie, jamais publiée (cf. Bentham, 1881), de l’Agrosto-
graphie de Palisot de Beauvois.
Première question, qui demeure sans réponse : qu’est devenu l’essen¬
tiel du matériel original de du Petit-Thouars? L’échantillon devrait se
trouver, comme beaucoup d’autres, à Paris, mais n'a pas été retrouvé.
Lestiboudois décrit des « calami nodosi, foliosi » absents du matériel de
Source : MNHN, Paris
— 36 —
Palisot de Beauvois. A-t-il eu communication d’un matériel plus complet?
ou n’aurait-il pas plutôt déduit ces maigres caractères communs à tous
les Scleria de l'attribution de son spécimen à ce genre par du Petit-Thouars?
Depuis sa création, le genre Catagyna n’est connu des cypérologues
que par sa très insuffisante description; c'est à juste titre que Gilly (1943)
déclare que seule l’étude du matériel de du Petit-Thouars permettra une
identification certaine de ce genre obscur. Cette condition nécessaire
n’était toutefois pas suffisante, comme je l’expliquai (J. Raynal, 1963)
après avoir redécouvert l’échantillon parisien de Palisot de Beauvois :
ces fragments d’inflorescence immature se rapportent bien au genre Scleria,
comme l’avait soupçonné Gilly e descr., et conformément à la première
détermination de du Petit-Thouars lui-même. Mais la détermination
spécifique paraissait impossible : aucune des espèces connues des Masca¬
reignes, de Madagascar ou même d’Afrique méridionale, seules régions
explorées par du Petit-Thouars, ne semblait correspondre à ce matériel
misérable, pourvu pourtant de certains caractères remarquables, comme
le style hirsute et les stigmates longuement papilleux.
L’examen, en 1974, du spécimen genevois, tout à fait semblable à
celui de Paris, n’apportait rien, si ce n’est une annotation de C. B. Clarke,
datée de 1895 : « Carpha aubertii Nees? ». Mais l’auteur de cette déter¬
mination incertaine — bien éloignée de la vérité — ne semble pas l’avoir
publiée, ce qui est heureux.
IDENTIFICATION
J’eus l’occasion, en 1976, d’entreprendre d’une part la révision des
Cypéracées de la « Flore des Mascareignes », d’identifier et d’incorporer
d’autre part dans nos collections parisiennes les très riches herbiers de
Caen, entre autres ceux de Lenormand et de Dumont d’Urville. Le
premier contient un grand nombre de spécimens annotés par Steudel,
qui doivent le plus souvent être considérés comme holotypes; tout comme
Poiret et bien d’autres, Steudel ne conservait en effet pour son herbier
personnel (intégré, lui, depuis longtemps aux herbiers de Paris) que des
fragments, des isotypes.
C’est précisément le cas d’une plante récoltée par Dumont d’Urville
à Maurice, sur la montagne du Pouce, en 1828 semble-t-il; cet échantillon
était représenté à Caen par deux belles parts, l’une dans l’herbier d’Urville,
l’autre dans l’herbier Lenormand, avec une étiquette écrite par Steudel
en 1853 : « Hypolytrum? anomalum Steud. ». A Paris, ce matériel-type
existait, réduit, là encore, à une inflorescence partielle pourvue d’akènes
mûrs, mais restée dans nos collections parmi les incertæ sedis.
Enfin, l’herbier de Paris contenait une riche récolte de Boivin à Mau¬
rice, restée indéterminée, représentant pour Boivin un genre nouveau.
Cet échantillon comprend 4 individus complets avec leurs bases et des
inflorescences mûres.
Source : MNHN, Paris
— 37 —
L’étude de tous ces matériaux méconnus m'a permis d’établir que :
1. Les récoltes de Dumont d’Urville et Boivin, ainsi que les inflo¬
rescences de du Petit-Thouars ayant servi à la description de Catagyna,
sont conspécifiques. Les caractères des glumes, des styles et des étamines
de ce dernier matériel pourtant immature sont suffisamment marqués et
localement distinctifs pour qu'aucun doute ne soit plus permis. C’est donc
de Maurice que provenait la récolte de du Petit-Thouars, localité tout
à fait en rapport avec son long séjour dans cette île. Mais pourquoi cette
identification n’avait-elle pu être faite plus tôt?
2. Il s’agit d'une espèce de Scleria totalement méconnue, décrite une
fois par Steudel sous un nom générique parfaitement inattendu, et aussitôt
oubliée. Baker (1877) n’y fait pas la moindre allusion. L'épithète anomalum,
s’il est regrettable de devoir la conserver sous Scleria, était certes justifiée
sous Hypolytrum! Pourquoi cette incroyable méprise? La seule explication
plausible est que Steudel a pris les deux angles latéraux du jeune ovaire,
très densément poilus, pour les carènes ciliées des deux pièces hypogynes,
soudées en une sorte d’utricule, de certains Hypolytrum... Pourtant l’examen
des nombreux akènes mûrs de l’échantillon aurait dû éviter à Steudel
une erreur aussi grossière, que rien dans sa bonne description ne vient
justifier.
3. Cette endémique mauricienne méconnue n'a donc été récoltée que
trois fois, d’abord en 1793-95 par du Petit-Thouars, puis en 1828 par
Dumont d’Urville au Pouce, enfin par Boivin en 1849 « au bord des
ruisseaux au sommet du chemin de Port-Louis à Moka », c’est-à-dire égale¬
ment sur le Pouce, sans doute seule localité de l’espèce dès cette époque.
Est-elle aujourd’hui, comme il faut le craindre en l’absence de récoltes
récentes, complètement éteinte? ou, à l’instar du Bérénice de la Réunion,
dont Bernardi (1961) déplorait la disparition, la retrouvera-t-on dans
quelque ravin peu accessible, épargné par les feux et les défrichements?
La parole est désormais aux botanistes mauriciens.
4. L'espèce n’appartient à aucune des sections de Scleria représentées
en Afrique, mais bien à la sect. Browniæ (C.B. CI.) Kern, localisée à la Malé-
sie et au Pacifique SW (Australie, Nouvelle-Calédonie, Nouvelles-Hébrides,
Fidji, Tonga). L’espèce mauricienne, quoique bien distincte, a autant
d’affinité avec les espèces malésiennes (en particulier 5. papuana Kern et
S. neo-caledonica Rendle) que ces dernières entre elles : outre l’association
d’épillets androgynes et d'un disque hypogyne développé, caractéristique
« technique » de la section, celle-ci se distingue aussi des autres Scleria
africano-malgaches par une souche couverte de fibres, des feuilles basilaires
en touffe dense, des glumes d’un brun tirant sur le rose, un akène trigone
hirsute prolongé en bec.
Scleria anomala vient donc grossir le contingent des taxons de souche
malésienne ou australienne qui, dans la flore des Mascareignes, jouent un
Source : MNHN, Paris
— 38 —
rôle encore non négligeable (cf. Astelia, Cordyline 1 ), pour s'amenuiser
brutalement vers Madagascar et le continent africain. L'intérêt biogéo¬
graphique particulier de ce Scleria fait d'autaht plus redouter son éven¬
tuelle disparition.
DESCRIPTION
Scleria anomala (Steud.) J. Rayn., comb. nov.
— Hypolyirum ? anomalum Steud., Syn. Cyp. : 133 (1855).
— Calagyna Pal. Beauv. ex Lest., Ess. Cyp. : 26 (1819), excl. and. posterior.
Herbe vivace à souche robuste verticale; base de la tige entourée d'un
manchon de fibres noires (gaines foliaires dilacérées persistantes). Tige
haute de 60-85 cm, trigone, lisse. Feuilles basilaires nombreuses
en touffe, longuement linéaires, atteignant 70 cm sur 10 mm de largeur,
bords s’enroulant à sec, scabres surtout vers le sommet longuement atténué
en pointe effilée; deux nervures latérales principales. Feuilles caulinaires
stériles 1-3, suivies de 4-6 bractées inflorescentielles étagées de tailles décrois¬
santes, les inférieures distantes d’environ 10 cm, axillant chacune 1-2 inflo¬
rescences partielles pédonculées. Gaines foliaires à ouverture tronquée
brièvement et densément hirsute. Inflorescences partielles paniculées assez
compactes, longues de 3-5 cm. Épillets fusiformes bruns, longs de 6 mm,
androgynes, glumes inférieures orthodistiques de tailles croissantes; les
1-2 inférieures au-dessus de la préfeuille vides, la suivante ç, les supérieures
spirodistiques, assez nombreuses, plus serrées, <?. Glumes ovales-lancéolées,
longues de 2,5-4,5 mm, les inférieures à nervure médiane carénée au som¬
met subaigu très légèrement excurvé; flancs sans nervures apparentes, brun
ferrugineux brillant, marbrés de plages mates d’un brun-rose cendré plus
clair. Fleurs cJ à 3 étamines, anthères longuement linéaires (1,6-2,1 mm),
jaunes, prolongées d’un connectif en longue pointe aiguë scabre (0,6-
0,9 mm). Ovaire jeune latéralement bicaréné, densément hirsute-ferrugi-
neux surtout sur les angles; style épais, long de 1,5 mm, très poilu-ferru¬
gineux; stigmates 3, longs de 3,5-5 mm, à longues papilles unicellulaires.
Akène mûr entouré à la base d’un disque hypogyne en bandeau large de
0,2 mm, non lobé; corps de l’akène ovoïde-trigone comprimé dorso-ventra-
lement, à angles latéraux marqués, 2,5 X 1,4 mm, jaunâtre taché vers le
sommet de brun foncé, prolongé au sommet par le style persistant en bec
brun foncé; péricarpe mince, fragile, finement granuleux et parsemé de
poils bruns raides. — PI. 1.
Type : Dumont d'Urville s.n., Maurice, Pouce, oct.-nov. 1828 (holo-, iso-, P!).
Autres récoltes : Du Petit-Thouars s.n., s. loc.. 1793-95, matériel-type du genre
Catagvna, P! G!; Boivin s.n., Maurice, sommet du chemin de Port-Louis à Moka,
15.9.1849, P! K!.
I. Renseignements aimablement communiqués par J. Bosser.
Source : MNHN, Paris
— 39 —
I. — Sclcria anomala (Steud.) J. Rayn. :
x 12; 4, pistil jeune x 12; 5, akène mi
Boivin s.n. — Dessin de J. Raynal.
Source : MNHN, Paris
— 40 —
UN POINT DE NOMENCLATURE
Le genre Catagyna rejoint donc la synonymie de Scieria Berg. Il
n’est sans doute pas inutile de se reporter en arrière et d’étudier les avatars
nomenclaturaux subis par ce nom.
Les monographies cypérologiques de Kunth (1837) et de Steudel
(1854-55) n’y font aucune allusion. Seul Endlicher (1836) le cite à cette
époque dans les genres mal connus, et se borne à reproduire Lestiboudois.
Il faut attendre Bentham (1881, 1883) pour qu’une hypothèse originale
soit émise : Catagyna Pal. Beauv. ex Lest., genre africano-malgache vu
la zone d’activité de du Petit-Thouars, pourrait correspondre à Eriospora
Hochst. ex A. Rich. Mais Bentham insiste bien pour que ce dernier nom
soit maintenu contre un Catagyna trop douteux, même prioritaire.
J’ai décrit (J. Raynal, 1963) comment cette simple hypothèse s’est
transformée, dans l’Index Kewensis (Jackson, 1893) et Dalla Torre
& Harms (1900), en affirmation pure et simple. Dès lors le mal était fait,
et lorsque Hutchinson (1936) constate l’illégitimité 1 d 'Eriospora Hochst.
ex A. Rich. ‘ 1851 ’ non Berkel. & Broome 1850, c’est tout naturellement
qu’il recourt au « synonyme » prioritaire Catagyna , créant par surcroît
le premier et seul binôme spécifique jamais forgé sous ce nom générique
à l’étrange destinée.
Bien entendu Catagyna pilosa (Bock.) Hutch., connu aujourd’hui
sous le nom d 'Afrotrilepis pilosa (Bock.) J. Rayn., n’a rien à voir avec le
matériel de du Petit-Thouars. C’est un taxon exclusivement ouest-afri¬
cain; d’autre part la structure de l’inflorescence (panicule d’épis composés
eux-mêmes d’épillets élémentaires androgynes) ne correspond pas au pro-
tologue de Catagyna; Catagyna pilosa ne peut donc en aucun cas typifier
Catagyna Pal. Beauv. ex Lest.
Gilly (1943) a considéré que cette espèce typifiait un « Catagyna
Pal. Beauv. ex Hutch. 1936 », basé de ce fait sur un type différent du Cata¬
gyna de 1819 et en conséquence illégitime. Cette solution, bien qu’ingé¬
nieuse — et suivie dans les fiches de l’Index Nominum Genericorum —
est à la fois fausse et inutile : Hutchinson indique très explicitement
qu’il réutilise le genre de Lestiboudois, dont la référence est citée in extenso.
A aucun moment il n’a prétendu décrire un nouveau Catagyna.
En résumé, Catagyna représente un cas nomenclatural sans doute
rare, qui mérite qu’on s'y arrête : le genre n'est pas typifié par le seul binôme
existant, qui ne concorde pas avec le protologue et doit être exclus. A
défaut de tout autre élément, on est bien obligé de le considérer comme
typifié soit par Y échantillon de du Petit-Thouars (ce qui est contraire à
l’Art. 10 du Code de Nomenclature) soit par Y espèce Scleria anomala
(Steud.) J. Rayn. à laquelle cet échantillon est rapporté. Mais cette typifi¬
cation n’est pas non plus très orthodoxe, puisqu’elle met en œuvre une
espèce décrite postérieurement sur un autre matériel, et qu’elle dépend
donc d’une identification (la mienne) toujours sujette à révision...
1. Problème méritant un réexamen, si le vol. 2 du « Tentamen » d’A. Richard est bien,
lui aussi, de 1850, comme l'indique Stafleu (1967).
Source : MNHN, Paris
— 41 —
Bibliographie
Baker, J. G.. 1877. — Flora of Mauritius and the Seychelles , 557 p. London.
Bentham, G., 1881. — Notes on Cyperaceæ; with spécial reference to Lestiboudois's
« Essai » on Beauvois's Généra, Journ. Linn. Soc., Bot. 18 (110) : 360-367.
Bentham, G. & Hooker, J. D., 1883. — Généra Plantarum 3 (2) : 447-1258, London.
Bernardi, L., 1961. — La mort de Bérénice, Musées de Genève, n. ser. 18 : 12-14.
Dalla Torre, K. W. & Harms, H. A. T., 1900. — Généra siphonogamarum: 1-160.
Leipzig.
Endlicher, S. L., 1836. — Généra Plantarum (2) : 81-160, Wien.
Gilly, C. L., 1943. — An Afro-south-american Cyperaceous complex, Brittonia 5 (1) :
1-20.
Hutchinson, J. & Dalziel, J. M., 1936. — Flora of n'est Tropical Africa, ed. 1,2 (2) :
293-651.
Jackson, B. D.. 1893. — Index Kewensis Plantarum Phanerogamarum, 1, 728 p. Oxford.
Kern, J., 1974. — Cyperaceæ, Flora Malesiana 7 (3) : 435-753. Noordhoff, Leiden.
Kunth, C. S., 1837. — Enumeratio Plantarum 2. 592 p. Stuttgart-Tübingen.
Lanjouw. J. & al., 1966. — International Code of Botanical Nomenclature, lOth Intern.
Congr. Edinh. 1964, 404 p. Utrecht.
Lestiboudois, T., 1819. — Essai sur la famille des Cypéracées, 46 p. Paris.
Raynal, J., 1963. — Notes cypérologiques. I. Afrotrilepis, nouveau genre africain,
Adansonia, ser. 2, 3 (2) : 250-265.
Stafleu, F. A., 1967. — Taxonomie literature, Regn. Veget. 52, 556 p. Utrecht-Zug.
Steudel, E. G., 1855. — Synopsis plantarum Cyperacearum: 81-348. Stuttgart.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
NOTES CYPÉROLOGIQUES :
31. MÉLANGES NOMENCLATURAUX (CYPEROIDEÆ)
J. Raynal
Raynal, J. — 03.09.1977. Notes cypérologiques : 31. Mélanges nomencla-
turaux (Cyperoideæ), Adansonia, ser. 2, 17 (1) : 43-47. Paris. ISSN 000I-804X.
Résltmé : Quelques changements de noms concernant les genres Aliniella,
Cyperuse t Pycreus. Rétablissement et conséquences de la priorité de Vahl (1805)
sur Poiret (1806).
Abstract: A few nomenclatural changes in Aliniella, Cyperus and Pycreus.
Vahl's Enumeratio, vol. 2 (1805) is prior to Poiret's Encyclopédie, vol. 7.
Jean Raynal, Laboratoire de Phanérogamie, 16, rue Buffon, 75005 Paris, France.
La présente note rassemble diverses mises au point nomenclaturaies
dans la sous-famille des Cyperoideæ, dont la nécessité est apparue à des
occasions variées : mise en ordre des collections parisiennes, préparation
de plusieurs Flores, etc.
Tout d'abord, une correction : la combinaison Schœnopleclus smithii,
que j'ai cru devoir valider tout récemment (Adansonia, ser. 2, 16 (4) : 530,
1977) avait déjà été créée par Sojâk, Cas. Nâr. Muz. (Prague) 141 (1-2) :
62, 1972). Cet auteur, dans un article purement nomenclatural, crée égale¬
ment, indice d'une taxonomie contestable, les noms Schœnopleclus smithii
subsp. lateriflorus (Gmel.) Soj., 5. supinus (L.) Palla subsp. hallii (A. Gray)
Soj. et subsp. saximontanus (Fera.) Soj. Ces trois noms sont à ajouter à
la synonymie de trois espèces de la sect. Supini — à laquelle n'appartient
pas S. smithii —, respectivement Schœnopleclus lateriflorus (Gmel.) Lye,
5. erectus (Poir.) Palla et S. saximontanus (Fera.) J. Rayn. (cf. J. Raynal,
Adansonia, ser. 2, 119-155, 1976).
ALINULA J. Rayn., nom. nov.
— Aliniella J. Rayn., Adansonia, ser. 2, 13 (2) : 157 (1973), non Skvortzow 1958
(Euglenophyta).
Espèce-type : Alinula lipocarphoides (Kük.) J. Rayn., comb. nov.
— Ficinia lipocarphoides Kük., Rep. Sp. Nov., Beih. 40 (1), Anh. : 125 (1936) (‘ lipo -
carphioides').
C'est tout récemment que J. Goetghebeur (in litt.) m’a aimablement
averti de l'illégitimité du nom Aliniella J. Rayn., déjà forgé, contrairement
à toute attente, pour un genre d'Algues. Ceci illustre à quel point tout.
Source : MNHN, Paris
— 44 —
en nomenclature, doit passer par une minutieuse vérification, sous peine
d’erreurs même improbables...
Alinula lipocarphoides, connue jusqu’ici de Zambie et Tanzanie, existe
aussi en Éthiopie (de Wilde 8393 , SE Wondo, 21.10.1965, WAG!; Thulirr
1442, Chilaio awraja, 3 km S Asella, 2400 m, 9.10.1971, UPS!).
SUR QUELQUES NOMS DE VAHL
Le second volume de YEnumeratio Plantarum de Martin Vahl, conte¬
nant entre autres les Cypéracées, fut publié après la mort de son auteur
grâce à l’intervention de J. W. Hornemann (cf. préface, datée oct. 1805).
Tout comme pour le premier volume, on trouve deux pages de titre différant
uniquement par la date : les plus rares portent la date 1805, le plus grand
nombre 1806. Stafleu (1967) interprète ceci comme une réédition, respec¬
tivement en 1805 et 1806, des deux volumes d’abord publiés en 1804 et
1805. La réédition d’un ouvrage spécialisé au tirage forcément limité
dans un délai aussi bref, la 2 e édition du volume 1 empiétant sur la première
édition du vol. 2, a certes de quoi surprendre.
M. Breistroffer (in lin.) suggère une explication beaucoup plus
convaincante : l’impression de chacun des deux volumes a débuté en fin
d’année, ainsi que l’attestent plusieurs faits établis. Le tirage, non terminé
en fin d’année, se serait poursuivi l'année suivante, l’imprimeur modifiant
automatiquement l’année sur la page de titre dès le 1 er janvier. Ce procédé
était, toujours d'après Breistroffer, courant à l’époque, et affecte de la
même façon le tirage de la Flora Carniolica de Scopoli.
La date précise de publication du second volume de Vahl n’est pas
connue; elle aurait pourtant son importance, car plusieurs espèces de
Cyperus ont été décrites indépendamment dans ce volume et par Poiret
dans le volume 7 de l’Encyclopédie, paru aussi en 1806, le 6 juillet.
En l’absence de preuve contraire, c’est la date imprimée sur la page
de titre d’un ouvrage qui fait foi (Code International de Nomenclature
Botanique, Art. 30). En conséquence la priorité des noms de Vahl sur
ceux de Poiret devrait être admise de longue date. Or, peut-être à cause
de la plus grande abondance des exemplaires portant la date 1806, c’est
cette date qui a été généralement adoptée; en outre c’est généralement
aux noms de Poiret que les cypérologues modernes ont donné la préférence,
à la suite de Clarke (1883, 1893) et de Kükenthal (1936). Pourtant cette
attitude manquait de constance, puisque dans le même ouvrage Kükenthal
admet les Cyperus maritimus, nudicaulis et tenerijfæ de Poiret, mais aussi
Cyperus congestus Vahl non Poir.
Il fallait donc essayer de mettre de l’ordre dans ce problème et
d’établir une solution uniforme; le tirage en 1805 du volume 2 de Y Enume¬
ratio paraît établi, mais avait-il été distribué dès cette date? Il convenait
d’être prudent en raison des changements nomenclaturaux possibles, les
noms de Poiret et de Vahl concernant tous des Cypéracées largement
distribuées et bien connues.
Source : MNHN, Paris
— 45 —
Grâce à l’amabilité de A. F. Maule, Curator au Botanical Muséum
de Copenhague, qui a bien voulu effectuer les recherches nécessaires,
c’est aujourd'hui chose faite. Il a pu retrouver dans la correspondance
reçue par Hornemann deux lettres d’O. Swartz (Stockholm). Dans la
première, datée du 24 décembre 1805, il s’attend à recevoir le second volume
« juste publié »; le 2 juin 1806 il accuse réception dudit volume. Il semble
donc que ce volume 2 ait bien été publié, au moins pour quelques rares
exemplaires, en décembre 1805. Même si l’on récusait cette date, la première
lettre de Swartz constituant une preuve plutôt fragile, la réception du
volume avant le 2 juin 1806 établit définitivement la priorité de Vahl sur
Poiret, publié en juillet.
En conséquence, les noms suivants doivent être désormais considérés
comme nomenclaturalement corrects (seuls les synonymes essentiels sont
donnés ici) :
Cyperus crassipes Vahl
Enum. PI. 2 : 299 (1805).
— C. scirpoides Vahl, Le. : 311 (1805) ( Thonning 370, Ghana, C; photo, P!).
— C. maritimus Poir., Enc. Méth., Bot. 7 : 240 (1806).
Type : Palisot de Beauvais in Jussieu 1789, Nigeria, Warri, ca. 1785 (holo-, P-JU!).
Cyperus pectinatus Vahl
Le. : 298 (1805).
— C. nudicaulis Poir., Le. : 240 (1806).
Type : /sert s.n., Dahomey, Ouidah, 1785 (holo-, C; photo, P!).
Cyperus rubicundus Vahl
Le. : 308 (1805).
— C. teneriffæ Poir., Le. : 245 (1806).
Type : Ventenat s.n., 'Porto Rico" (patrie inexacte, plus probablement Canaries)
(holo-, C; photo, P!).
L’attribution de la priorité à Poiret est, semble-t-il, le fait de Clarke,
pour des raisons et à des époques diverses : C. pectinatus reste ignoré de
lui ainsi que de la plupart des auteurs postérieurs à Kunth; C. crassipes,
distingué jusqu’à Bôckeler de C. maritimus, y est rattaché comme variété
par Clarke (1894), avec pour synonyme C. scirpoides Vahl; enfin Clarke
attribue une fausse identité à C. rubicundus Vahl, sur la foi de la patrie
(erronée) du type; c’est Kükenthal (1936 : 307, in nota ) qui rétablira
l’identité réelle de C. rubicundus, ainsi que celle de C. pectinatus, mais
non leur priorité nomenclaturale.
Mariscus congestus (Vahl) C.B. Cl. (= Cyperus congestus Vahl non
Poir.) et Cyperus giganteus Vahl non Poir. demeurent les noms corrects
Source : MNHN, Paris
— 46 —
déjà acceptés pour ces taxa. En ce qui concerne C. giganteus, il convient
peut-être de dissiper l'ambiguïté qui pourrait découler de la citation par
Vahl dans sa synonymie de « Cyperus culmo triquetro... Rottb. gram.
30 n. 49». En effet, ce Cyperus, auquel Rottboll (1773) n’a pas attribué
d’épithète spécifique, rassemble lui-même plusieurs éléments, un spécimen
de Rolander de Suriname, et deux citations, Cyperus longus oeloratus...
de Sloane et Cyperus odoratus L. Bien que Vahl, en décrivant son C. gigan¬
ieus, n’ait pas explicitement exclu ce synonyme linnéen, il ne se réfère
de toute évidence qu’au seul matériel vu par Rottboll: il cite en effet
Cyperus odoratus L. et le polynôme de Sloane dans l’Enumeratio sous le
nom linnéen (p. 356), les excluant ainsi implicitement de son C. giganteus.
D’autre part Vahl cite pour ce dernier deux spécimens, West de Porto
Rico et von Rohr de Suriname, aujourd’hui présents dans son herbier et
qu’il faut considérer comme syntypes. Tous deux appartiennent bien à
l'espèce communément nommée C. giganteus Vahl.
Il faut noter que Cyperus giganteus Poir., Enc. Méth., Bot. 7 : 263
(1806), nom ignoré de Kükenthal, est un taxon hétérotypique ( Ledru s.n.,
Porto Rico, P!), à la fois synonyme et homonyme postérieur illégitime de
C. giganteus Vahl.
Un dernier cas mérite enfin un examen plus approfondi. C'est celui de
Cyperus ferrugineus Poir., nom admis par Kükenthal malgré son illégiti¬
mité ( non Forssk. 1775). Kükenthal donne un synonyme incertain, Cyperus
intactus Vahl, dont il n’existe aucun spécimen dans l’herbier Vahl aujour¬
d’hui, mais que Kunth a connu (1837 : 14). Mais Vahl a indiqué « Galam.
Ex herbario Jussiæi », et a rapproché d’autre part sa plante de Cyperus
filiculmis, espèce américaine; c’est ce rapprochement qui, certainement,
en l’absence de spécimen, a permis à Kükenthal de proposer sa synonymie.
Je suis en mesure de la confirmer, après examen de l’herbier Jussieu. Ce
dernier ne compte en effet qu’un petit nombre d’échantillons de Cyperus
provenant du Sénégal (Galam); plusieurs, comme Cyperus crassipes Vahl,
sont cités ailleurs dans Y Enumérât io, et, par élimination, il est aisé d’établir
que c’est effectivement sur un échantillon de Pycreus ferrugineus (Poir.)
C. B. Cl. communiqué à Vahl qu’il a établi son Cyperus intactus. Le nom
illégitime de Pojret trouve donc fort à propos un substitut d’ailleurs prio¬
ritaire.
Pycreus intactus (Vahl) J. Rayn., comb. nov.
— Cyperus intactus Vahl, Enum. PI. 2 : 332 (1805).
— C. ferrugineus Poir., Enc. Méth., Bot. 7 : 261 (1806), nom. illeg., non Forssk. 1775.
— C. polystachyos Rottb. var. ferrugineus (Poir.) Bock., Linnæa 35 ; 479 (1868).
— Pycreus ferrugineus (Poir.) C. B. Clarke, FI. Br. Ind. 6 : 593 (1893).
— Cyperus foliosus Willd. ex Kunth, Enum. PI. 2 : 11 (1837).
— C. micans Kunth, Le. : 12 (1837).
— C. polystachyos var. micans (Kunth) C. B. Cl., Journ. Linn. Soc. 21 : 54 (1884).
— C. elongalus Steuo., Syn. Cyp. : 11 (1854), syn. emend. (type : Leprieur s.n., Sénégal.
P!).
Source : MNHN, Paris
— 47 —
— C. polystachyos var. baroni C. B. Cl., Journ. Linn. Soc. 20 : 283 (1883).
— Pycreus ferrugineus var. baroni (C. B. Cl.) Cherm., Ann. Mus. Col. Mars. 27 : 71
(1919).
— Cyperus ferrugineus var. baroni (C. B. Cl.) Kük., Pflanzenr. 101 : 373 (1936).
Type : coll. ?, 'herb. de Galam n. 17' in Jussieu 1857 partim, P-JU!
L'épithète de Vahl, assez obscure, traduit sans doute l’imbrication
étroite des glumes, caractère utilisé par Vahl pour différencier son espèce
de Cyperus filicinus.
Bibliographie
Clarke, C. B., 1883. — Cyperaceæ, in Baker, J. G , Contributions to the Floraof Mada¬
gascar, part III, Journ. Linn. Soc. 20 : 279-299.
Clarke, C. B.. 1894. — Cyperaceæ, in Durand, Th. & Schinz, H.. Conspecius Floræ
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Kükenthal, G., 1936. — Cyperaceæ-Scirpoideæ-Cypereæ, Das Pflanzenreich IV 20
(Heft 101), 671 p. (1935-36), Leipzig.
Kunth, C. S., 1837. — Enumeratio Plantarum 2, 592 p. Stuttgart-Tübingen.
Poiret, J. L. M., 1806. — Encyclopédie Méthodique, Botanique 7, 731 p. Paris.
Rottboll, C. F., 1773. — Descriptionum et Iconum rariores... 72 p., 21 pl. Copenhagen.
Stafleu, F. A.. 1967. — Taxonomie Literature, Regn. Veget. 52, 556 p. Utrecht-Zug.
Vahl, M., 1805. — Enumeratio Plantarum 2, 423 p. Copenhagen.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
NOTES CYPÉROLOGIQUES : 32. LE GENRE ISOLEPIS R. Br.
1. QUELQUES ESPÈCES AFRICAINES
J. Raynal
Raynal, J. — 0S.07.1977. Notes cypérologiques : 32. Le genre Isolepis R.
Br. — 1. Quelques espèces africaines, Adansonia, ser. 2, 17 (1) : 49-57. Paris.
ISSN 000I-804X.
Résumé : Fondements taxonomiques et phytogéographiques du genre Isolepis,
suivis d'une révision de quelques espèces africano-malgaches, dont une nouvelle,
d'Éthiopie.
Abstract: Taxonomie and biogeographic bases of the genus Isolepis, with a
review of several species from Africa and Madagascar, including a new one
from Ethiopia.
Jean Raynal. Laboratoire de Phanérogamie, 16, rue Buffon, 75005 Paris, France.
VALEUR ET SITUATION DU GENRE ISOLEPIS
En séparant dès 1810 le genre Isolepis des Scirpus s. lut., Robert Brown
faisait preuve d’une clairvoyance taxonomique remarquable. Il ne faut
pas s'étonner si Beetle (1945) pouvait encore considérer ce genre comme
artificiel et se féliciter qu’il ait été « wholly discarded... at the tum of the
Century ». En effet, l’application immodérée d'une définition restreinte
à un seul caractère (absence de soies hypogynes) avait pu rendre, au cours
du xix e siècle, tout à fait artificiel un genre Isolepis gonflé d’apports apparte¬
nant en fait, comme le souligne Beetle, aux genres les plus divers.
Aujourd'hui, la systématique de la famille tend enfin à prendre de
plus en plus en compte tous les caractères disponibles, s’éloignant ainsi
autant que faire se peut des systèmes trop simplistes. Surtout depuis la
brillante démonstration (Van der Veken, 1965) de l’hétérogénéité de
Scirpus s. lat., le genre Isolepis , débarrassé d’une bonne moitié d’espèces
parasites, a reconquis droit de cité. Il regroupe des espèces à embryon
de type Cyperus, épillets non orthodistiques et fleurs dépourvues constam¬
ment de tout appareil hypogyne (soies ou disque).
Ainsi défini (Haines & Lye, 1971; J. Raynal, 1973; Lye, 1974) le
genre Isolepis constitue une entité très naturelle. Le problème de l’inclusion
ou non dans Isolepis des petits groupes d’espèces constituant les genres
Eleogiton Link et Holoschœnus Link (= Scirpoides Séguier) n’a pas, à ce
jour, reçu une solution aussi satisfaisante, et mérite des investigations
complémentaires. C’est là, toutefois, une question mineure en regard de la
reconnaissance même d 'Isolepis au rang générique.
Sans doute l’absence de soies hypogynes, critère morphologique le
Source : MNHN, Paris
— 50 —
plus accessible, ne suffit-elle pas à définir efficacement Isolepis. En effet
la disparition de ces soies est un événement très polyphylétique, survenant
sur de multiples rameaux de l’arborescence évolutive, dans certains genres
« sensibilisés » comme Rhynchospora, Eleocharis, Scirpus, Schœnoplectus :
dans ces genres, la réduction des soies ne suscite pas automatiquement un
découpage taxonomique formel.
En effet, si cette image m'est permise, le tournant évolutif que marque
la disparition des soies hypogynes n’est pas un angle brutal, mais bien
une large courbe; entre les genres à soies constantes et ceux chez lesquels
toute potentialité génétique de développer ces soies a définitivement disparu
(p. ex. toutes les Cypereæ s. str., Fimbristylis, Isolepis), il se trouve toute
une frange de genres, et non des moindres, dans lesquels la tendance à la
régression des soies se fait jour à de multiples endroits, affectant ici une
section, là une espèce (cf. les races de Rhynchospora rubra, J. Raynal, 1968,
ou la variabilité du groupe de R. rugosa (Vahl) Gale), là encore seulement
des populations ou même des individus d’une même population (p. ex.
Eleocharis atropurpurea, Schœnoplectus supinus). Ainsi un caractère par¬
faitement tranché, par sa présence ou absence, aux extrémités des chaînes
phylétiques, devient-il inconstant et perd-t-il sa valeur taxonomique dans
la région moyenne. Cette façon de voir, si elle ne facilite pas la tâche du
systématicien, me paraît intégrer les faits de façon logique, et serrer de
plus près la réalité génétique de l’évolution. Il en résulte qu’un caractère
ne doit pas être jugé mauvais sous prétexte qu’il est localement inconstant;
c’est ce qui a conduit trop de cypérologues à accepter, dans le passé, des
genres démesurément gonflés et hétérogènes.
La perte des soies hypogynes n'a évidemment pas une importance
biologique fondamentale, même si elle marque une tendance à un mode
de dispersion différent des diaspores. Il n’en est pas de même des types
d’embryon, encore moins du mode de photosynthèse; ces derniers carac¬
tères correspondent sans aucun doute non seulement à des modifications
profondes de l’organisation de l’être mais à des acquisitions; elles se sont
produites, et c'est normal, moins souvent et moins aisément que des pertes
ou des avortements comme dans le cas des soies hypogynes. 11 n’en reste
pas moins que la disparition définitive, irréversible, de ces soies, telle qu'elle
est réalisée chez Isolepis, marque une étape évolutive indubitable, traduisant
l’aboutissement d’une tendance qui affecte la famille entière. Associé à
l'apparition du type d’embryon Cyperus, ce critère suffit amplement pour
refuser l'amalgame d 'Isolepis avec un genre Scirpus à tous égards différent.
11 faut souligner l'unité biogéographique offerte par Isolepis (qu'on
y inclue ou non Eleogiton et Holoschœnus ); c’est un taxon essentiellement
austral, particulièrement différencié en Afrique du Sud et en Australie,
ne gagnant l’hémisphère boréal qu’à l’état d’irradiations peu nombreuses
(ainsi l’Europe ne compte-t-elle que 3 Isolepis, 1 Eleogiton et 1 Holoschœnus).
Ficinia, genre très voisin d 'Isolepis, est exclusivement sud-africain. Au
contraire le genre Scirpus s. str. est surtout boréal, particulièrement déve¬
loppé en Extrême-Orient et en Amérique du Nord, répartition partagée
également par le genre affine Eriophorum L.
Source : MNHN, Paris
— 51 —
Ainsi s’aperçoit-on que, loin d’être une opération factice remise à
l’honneur pour le plaisir de bouleverser la nomenclature, l’éclatement
de Scirpus s. lat., considéré aujourd'hui avec une faveur croissante par
les cypérologues du monde entier, clarifie non seulement la définition des
groupes taxonomiques mais aussi leur histoire biogéographique. Si l’on se
reporte au schéma évolutif proposé pour les Cyperoideæ (J. Raynal,
1973), on voit que la sous-famille se compose ainsi de trois phylums essen¬
tiellement pantropicaux ( Cypereæ, Schœnoplecteæ, d’origine sans doute
africaine, Fimbristylideæ, d’origine paléotropicale), un phylum boréal
(Scirpeæ s. str.) et un phylum austral, gondwanien ( Isolepis et genres affines).
Si la distinction d'une tribu des Schœnoplecteæ semble bien justifiée par
son type embryonnaire particulier, les affinités étroites entre les phylums
d 'Isolepis et des Cypereæ rendent une telle distinction formelle moins
nécessaire; il n'est certes pas impossible qu'Isolepis et Ficinia puissent un
jour être placés directement sur le phylum des Cypereæ, non pas au sommet
comme l’avançaient Haines & Lye (1971) mais bien à sa base.
SUR QUELQUES ISOLEPIS AFRICANO-MALGACHES
Mon propos dans ce premier article se limitera à quelques espèces
africano-malgaches, dont la première est actuellement connue sous un
nom inapplicable, et la seconde est nouvelle. Suivent quelques combinaisons
nouvelles reconnues nécessaires sous Isolepis.
Isolepis sepulcralis Steud.
Syn. Cyp. : 94 (1855).
— Fimbristylis exigua Bock., Bot. Jahrb. 5 : 506 (1884), syn. nov.; type : Hildebrandt
3739, Madagascar (iso-, P!).
— Scirpus griquensium C. B. Clarke, Fl. Cap. 7 : 222 (1898), syn. nov. signalée par
S. Hooper; type : Tyson 2861, Afr. du Sud. Kl
— S. antipodus J. Cook, Trans. Proc. Roy. Soc. N. Zeal. 81 : 159 (1953), syn. nov.,
communiquée par S. Hooper; type : Cook 1764, N. Zélande.
— Scirpus cernuus auct. non Vahl : Cherm., Fl. Madag. 29 : 145 (1937).
— Scirpus chlorostachyus auct. non Levyns, Fl. Cape Pen. : 105 (1950); S. Hooper.
Res. Norw. Sc. Exp. Trist. Cunha 1937-1938 54 : 3 (1968).
Type : Dumont d’Urville 69 a, Sainte-Hélène (holo-, iso-, P!).
L’espèce, spontanée en Afrique méridionale et orientale, ainsi qu'à
Madagascar où elle abonde et remplace complètement Isolepis cernua
(Vahl) Rœm. & Sch. avec lequel Chermezon l'a confondue, existe également
dans des localités très éloignées de son aire d’origine : Sainte-Hélène d’où
elle est décrite, Tristan da Cunha, Australie et Nouvelle-Zélande (S. Hooper.
1968), Martinique enfin, d’où j’en ai identifié un spécimen récolté à Fort-
de-France ( Rodriguez 3543 bis, 26.4.1934). L'herbier de Paris contient
également un échantillon de cette espèce étiqueté « Bélanger, Inde, 1864 »
mais l’authenticité de cette information semble douteuse. Dans ses localités
Source : MNHN, Paris
— 52 —
les plus éloignées de l'Afrique cette plante résulte à coup sûr d'introductions
récentes. Il est possible que sa présence au xix e siècle à Sainte-Hélène,
escale fréquentée sur la route d'Afrique du Sud, résulte aussi d'une telle
introduction.
Le choix du nom correct de cette espèce réclame un commentaire
approfondi. Le premier auteur moderne à avoir distingué ce taxon, sympa-
trique en Afrique du Sud de I. cernua, est Miss Levyns (1944). Malheu¬
reusement elle crut l’espèce déjà clairement individualisée par Clarke
(Flora Capensis, 1898) sous le nom de Scirpus cernuus var. sublilis (Kunth)
C.B. Cl., variété elle-même basée sur Isolepis sublilis Kunth. En consé¬
quence elle se borna à créer le nom nouveau Scirpus chlorostachyus, en
raison de l'indisponibilité de l’épithète sublilis. Avant même de se préoccuper
de la conception de Clarke, il convient donc d’établir l’identité exacte
d 'Isolepis sublilis Kunth. Cette espèce est décrite d’après un matériel de
Drège non défini, si ce n’est par la précision — assez inhabituelle chez
Kunth — ‘ in cavernis rupium ’.
En l’absence du matériel original, conservé à Berlin et probablement
disparu, il était du moins possible de comparer le protologue et les doubles
de Drège distribués dans divers herbiers. Paris, notamment, en détient
plusieurs séries, dont une très remarquable, pourvue des rares étiquettes
complètes portant date et localité de récolte, ainsi que des étiquettes collec¬
tives d’espèce portant le numéro.
La quasi-totalité des Cypéracées récoltées par Drège a été étudiée
par Kunth; les noms cités dans Drège (1843) sont une fidèle transcription
de ses déterminations. Or Drège cite sous Isolepis sublilis deux récoltes,
présentes à Paris, et dont voici les caractéristiques :
— Isolepis sublilis a = Drège 1592 a , sandigen Stellen am Bergrivier,
zwischen Paarl und Pont, 500', 20.3.1828. Clarke, en 1898, cite ce
spécimen, mais remplace ‘ Pont ’ par ‘ Lady Grey Bridge '.
— Isolepis sublilis b = Drège 1411 (mais sans doute aussi Drège 1592 b'),
in einem grossen Felshôhle (Boschemansnest), Witberg, 6000', 15.1.1833.
A Paris, le second spécimen est un Isolepis cernua parfaitement carac¬
térisé. L’autre, représenté par 4 feuilles provenant de distributions diffé¬
rentes, est un mélange très inégal d’un individu unique de l’espèce annuelle
1. Normalement les récoltes de Drège ont été désignées par une lettre minuscule (parfois
deux) distinguant les différentes récoltes d'un même taxon, auxquelles est attribué un numéro
commun. Ainsi les deux spécimens d 'Isolepis sublilis a et b, tels qu'ils sont désignés dans
Drège (1843) et étiquetés dans la plupart des herbiers, ont-ils dû — au moins primitivement —
être désignés de façon complète par 1592a et 1592 b. Les numéros, contrairement aux lettres.
ne figurent pas dans le Catalogue de 1843, sauf dans le cas des matériaux indéterminés. Visi¬
blement, pour Drège, ces numéros n'étaient qu'une désignation provisoire en attendant la
détermination. Dans les herbiers, les numéros sont rarissimes, et je n'en connais que sur la
série parisienne principale.
L'échantillon Isolepis sublilis b porte, dans cette série, de la main de Drège, le numéro
7411. Il est vraisemblable que ce numéro a été attribué postérieurement à 1843, Drège ayant
constaté entre temps la non-conspécificité des deux récoltes. Cette hypothèse est renforcée
par la citation, par Drège (1847) des deux spécimens sous deux taxons différents.
Source : MNHN, Paris
— 53 —
I. sepulcralis, et de nombreuses petites touffes dissociées, donnant à première
vue l’impression d’individus cespiteux distincts, en réalité fragments d’un
ensemble de touffes reliées par de très fins stolons, identifiables en cela,
ainsi que par les akènes à cellules épidermiques allongées transversalement,
à Isolepis tenuissima Nees.
Fait étonnant, les trois espèces constituant à Paris ces deux échantillons
présentent des akènes mûrs, bien que Kunth dise n'en avoir point trouvé
dans son matériel.
A Kew, je n’ai trouvé qu’une seule feuille correspondant à ce matériel,
étiquetée ‘ Isolepis sublilis a ' (donc Drège 1592 a), et, fait surprenant,
composée exclusivement (exception faite d'un minuscule brin de Cyperus
teneUus L. f.) d’individus A'Isolepis sepulcralis bien semblables aux quelques
brins présents sur une seule des feuilles de Paris. C’est sur ce spécimen que
Clarke a fondé sa conception initiale de Scirpus cernuus var. sublilis,
croyant en toute bonne foi être en présence d’un isotype de Kunth sans
problèmes.
A Genève, le même échantillon ‘ Isolepis sublilis a ' est, comme à
Paris, constitué d'un mélange d’/. sepulcralis et I. tenuissima.
Une erreur d'étiquetage n'ayant pu avoir affecté, de façon identique,
les diverses parts de Drège aujourd’hui réunies à Paris et Genève, force
est d’admettre que les hasards de la répartition des doubles ont créé cette
représentation si dissemblable du matériel-type dans les herbiers européens.
Kunth a donc finalement disposé, pour décrire son Isolepis sublilis,
et si l’on veut bien exclure le brin de Cyperus, de trois espèces d'Isolepis.
A défaut d’un holotype, il convient donc de rechercher :
— à quoi s'applique le mieux son protologue,
— ce qu’en ont fait ensuite Clarke puis Levyns.
Certains des éléments de la description originale d7. sublilis se rap¬
portent exclusivement, ou peuvent s'appliquer, à l'échantillon /. sublilis b
( Drège 7411) habitat, glumes obtuses... D’autres (tiges rameuses ram¬
pantes) ne peuvent concerner qu7. tenuissima, donc le spécimen I. sublilis a
de la Bergrivier. Mais aucun des caractères cités par Kunth n’est exclusif
de la troisième espèce, /. sepulcralis, qui se trouve par contre éliminée par
la mention « étamines 3 »; ce caractère est commun à I. cernua et I. tenuissi¬
ma, mais I. sepulcralis n’a typiquement qu’l étamine, rarement 2. Peut-être,
étant donné sa relative rareté dans l’échantillon, cette espèce est-elle passée
inaperçue de Kunth; peut-être manquait-elle totalement dans la part
qu'il a étudiée.
En résumé, la description originale d 'Isolepis sublilis Kunth :
1) est un mélange en parties difficilement dissociables mais sensible¬
ment égales de caractères appartenant à I. cernua et I. tenuissima. Kunth
le constate d’ailleurs lui-même : « Species hinc I. tenuissima?, inde I. pygmææ
[= /. cernua] proxima ».
Source : MNHN, Paris
— 54 —
2) Ne concerne pas le taxon aujourd'hui connu à tort sous le nom de
Scirpus chlorostachyus Levyns.
Ceci écarte donc, de toute façon, la possibilité d’une lectotypification
par Clarke (1898), à laquelle on pourrait penser du fait de la synonymie
restrictive « I. subrilis Kunth pro parte » qu'il mentionne. Malgré l’homo¬
généité, à Kew, du matériel Drège de la Bergrivier, Clarke cite sous sa
var. subtilis les deux spécimens de Drège, dans une liste de matériel dont
les autres composants sont d'ailleurs tous de véritables I. cernua... ce qui
conduit à s’interroger sur la signification qu’avait pour Clarke sa variété.
Comme les deux espèces I. cernua et I. tenuissima portent des épithètes
antérieures à 1837, il semble inutile de vouloir à tout prix restreindre
I. subtilis à l’une d’elles; ce nom dépourvu d’intérêt nomenclatural peut
demeurer confus, à la fois synonyme p.p. des fsolepis cernua et tenuissima.
Il en est évidemment de même de Scirpus chlorostachyus Levyns.
Le nom de Levyns devait donc être remplacé; fort heureusement
j’ai, en révisant les Isolepis de l’herbier de Paris, découvert un nom méconnu,
attribué à notre plante par Steudel en 1855; récoltée par Dumont d’Ur-
ville à Sainte-Hélène, aux abords du tombeau de Napoléon, elle a pour
cette raison reçu le nom d 'Isolepis sepulcralis ; ainsi l’hommage posthume
d’une herbe bien modeste venait-il, après ceux évoqués par Heine (1967),
clore discrètement la brillante histoire botanique napoléonienne. Ce nom,
tenu dans l’oubli, comme sans doute la flore de la lointaine Sainte-Hélène,
par les botanistes africains, doit être aujourd’hui reconnu comme le plus
ancien disponible pour Scirpus chlorostachyus auct.
L’espèce suivante a plusieurs points communs avec Isolepis sepulcralis
Steud. : c’est une très petite annuelle, récoltée de longue date en Afrique.
Son originalité, cependant, est de n’avoir jamais été décrite, bien que faisant
partie de collections largement distribuées et étudiées.
Isolepis omissa J. Rayn., sp. nov.
Herba annua cæspitosa pygmxa. Caules 3-10, 3-10 mm alti, basi l-2-foliali ; lamina
setacea canaliculata 4-15 mm longa, vagina lubulosa memhranacea. Inflorescentia uni-
spiculata, spicula ca. S-flora, ca. 2 x I mm, squamæ in/mue fertilis apice foliato 2-3 mm
longo excluso. Squamæ ca. 1,5 mm longæ, carina viridi nervata, laleribus præter nervu-
lum tenuem prope carinam enervis scariosis. Stamina 2, antheris ovoideis minimis 0,12-
0,15 mm longis. Stylus fere ad basin trifidus, stigmatibus 0,7 mm lohgis. Achxnium
oblongo-ellipticum trigonum faciebus convexis, tenuiter puncticulatum, brunneum.
0,8-0,85 x 0,45-0,5 mm. — Tab. I, fig. 1-4.
Type : Schimper 1354, Ethiopie, Botakle près' Dedschenn, 3300 m, 22.9.1853
(holo-, P!).
Autres spécimens étudiés : Schimper 657, Mt. Boahit, 3900 m, 3.9.1852, P!;
Hedberg & Aweke 5399, Geech, 3700 m, 13° 15-16' N, 38° 3-13' E, 16.10.1973, UPS, K!
Cette espèce peut être comparée à I. sepulcralis Steud., dont elle diffère
nettement par sa taille extrêmement réduite, ses glumes à flancs énerves,
ovales-subobtuses, ses anthères minuscules et son akène à angles non aigus.
Source : MNHN, Paris
— 55 —
Elle a par ailleurs tout à fait le port, la taille et les petits épillets d ’Iso-
lepis liemiuncialis d’Afrique du Sud, dont les glumes à flancs nervés et les
akènes sont cependant plus petits et de formes bien différentes.
Isolepis aciformis (Nordenst.) J. Rayn., comb. nov.
— Scirpus aciformis Nordenst., Dinteria 11 : 53 (1974).
Quoique assurément voisine de I. sepulcralis , cette espèce semble bien
s'en distinguer par un akène plus court et une inflorescence constamment
réduite à un épillet véritablement unique, dont la première pièce est fertile;
chez /. sepulcralis l’inflorescence est typiquement ramifiée et la bractée in¬
férieure foliacée axille non pas une fleur mais un épillet parfois rudimentaire.
Isolepis brevicaulis (Levyns) J. Rayn., comb. nov.
— Scirpus brevicaulis Levyns, Journ. S. Afr. Bot. 10 (1) : 31, fig. 5 (1944).
Isolepis hemiuncialis (C. B. Clarke) J. Rayn., comb. nov.
— Scirpus hemiuncialis C. B. Clarke in De Wild., PI. Nouv. Hort. Then. 2 : 23, tab. 6,
fig. 1-9 (1904); Kew Bull., Add. ser. 8 : 29 (1908) (orth. mut. ‘semiuncialis').
Source : MNHN, Paris
— 56 —
Isolepis humbertii (Cherm.) J. Rayn., comb. nov.
— Scirpus humbertii Cherm., Bull. Soc. Bot. Fr. 68 : 422 (1921).
Isolepis inconspicua (Levyns) J. Rayn., comb. nov.
— Scirpus inconspicuus Levyns, l.c. : 30, fig. 4 (1944).
Isolepis karroica (C. B. Clarke) J. Rayn., comb. nov.
— Scirpus karroicus C. B. Clarke. Fl. Cap. 7 : 221 (1898).
Isolepis minuta (Turrill) J. Rayn., comb. nov.
— Scirpus minutus Turrill, Kew Bull : 69 (1925).
La liste ci-dessus ne prétend en aucun cas épuiser la question, même
à l’échelle africaine, et ne fait état que de matériaux révisés personnellement.
Pour terminer, quelques notes relatives à la révision d’espèces sud-
africaines :
Scirpus hyslricoides Nordenst., l.c. : 55 (1974) n’est autre que Rikliella
rehmannii (Ridl.) J. Rayn., sous une forme naine ( Nordenstam 2836, isotype,
Ml).
Isolepis pusilla Kunth est, sous Isolepis, le nom correct de Scirpus
nanodes Levyns (= S. tenuis Spreng. non Willd.).
Isolepis natans (Thunb.) A. Dietr. (= Scirpus natans Thunb., type :
Thunberg 1633, UPS!) sont bien les noms corrects prioritaires respective¬
ment dans Isolepis et Scirpus pour la plante communément dénommée
Isolepis rivularis Schrad. (= Scirpus rivularis (Schrad.) Bock.).
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Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
THE VEGETATIVE ANATOMY OF FREYCINETIA SUMATRANA
Hemsl. AND F. RIGIDIFOLIA Hemsl. ALONG WITH THE COMPA¬
RATIVE STUDY OF SHOOT APEX ORGANIZATION IN F. RIGI¬
DIFOLIA AND PANDANUS TECTORIUS Soland.
E. Govindarajalu & S. Thanyakumar
Govindarajalu, E. & Thanyakumar, S. — 08.09.1977. The végétative anatomy
of Freycinetia sumatrana Hemsl. and F. rigidifolia Hemsl. along with the
comparative study of shoot apex organization in F. rigidifolia and Pandanus tec-
torius Soland., Adansonia, ser. 2, 17 (1) : 59-76. Paris. ISSN 000I-804X.
Summary: By the study of the comparative anatomy of Freycinetia sumatrana
and F. rigidifolia the anatomical distinction between them is well established
particularly on the basis of the type and degree of specialization of stomata,
occurrence of silica bodies and other ergastic substances, nature of bundlc
sheaths, structure of the spines, shape of the keel, presence or absence of trans-
lucent layer of parenchyma next to the adaxial epidermis in the keel, continuous
or discontinuous occurrence of assimilatory tissues, etc. The structure of the
shoot apex and ils organization in F. rigidifolia and that of Pandanus tectorius
represents two conlrasting types and level of organization in that the former
is characterized by three distinct zones, a well stabilized two-layered distinct
tunica, the presence of a cambium-like zone and a central mother-cell-zone
while in the latter only two zones are présent (mantle laye r s and central mothei-
cell-zone).
Résumé : L'étude anatomique comparative des parties végétatives de Freycinetia
sumatrana et F. rigidifolia met en évidence des différences très nettes entre les
deux espèces, en particulier dans le type et le degré de spécialisation des stomates,
la présence de corps siliceux, et autres substances ergastiques. la nature des
gaines des faisceaux, la structure des épines, la forme de la carène, la présence
ou l'absence d’une couche de parenchyme translucide près de l'épiderme adaxial
du sillon médian, la présence de tissus assimilateurs continus ou non. F. rigidi¬
folia et Pandanus tectorius montrent deux types différents et deux niveaux d'orga¬
nisation dans la structure de l'apex de la tige : la première espèce est caractérisée
par trois zones distinctes, une tunique stable composée de deux couches, une
zone d'aspect cambial et une zone centrale de cellules-mères, tandis que la seconde
espèce ne comporte que deux zones (des couches formant un manteau et la zone
centrale de cellules-mères).
E. Govindarajalu et S. Thanyakumar , Department of Botany , Presidency College.
Madras-600 005, S. India.
INTRODUCTION
Solereder & Meyer (1933) in their systematic anatomical treatment
of the family Pandanaceæ hâve dealt with only five species of Freycinetia
out of a total of more than 160 species reported now by Lim & Stone
(1971). Tomlinson (1965) has described the stomatal structure of six
Source : MNHN, Paris
— 60 —
known and six unnamed species of this genus. North & Willis (1970)
hâve contributed a preliminary account on the anatomy of stem and leaf
of F. hombronii followed by the anatomy of reproductive organs of six
species of Solomon Islands. Nevertheless no attention is bestowed on
the importance of the epidermal characteristics of these taxa by these
authors. Stone (1968) has studied the anatomy of pedicels, stamens, fruits
of certain species of Freycinetia and in the light of which he has prophesied
that such studies when extended to the remaining species might become a
profitable area for future investigation. Quite recently Lim & Stone (1971)
in an attempt to find out the putative value of epidermal characteristics
in relation to taxonomie grouping hâve established their values in six
Malayan and eight non Malayan species of this genus. The vascular
construction in the stems of certain species of Freycinetia has been recently
published by Zimmermann & al. (1974). The présent prodromus based
on two species (sect. Auriculifoliæ & Hemsleyella) which are supposed to
be endemics to Andamans suggests a moral that further comparative
anatomical studies of ail the species of this genus may not fail to reveal
enough number of anatomical data which may be useful in taxonomie
works. Viewed also from another angle such a study becomes impérative
and essential in the wake of the progress witnessed in the présent decade
by the publication of the systematic anatomy of several families of the
Monocotyledons. As far as the végétative anatomy of F. rigidifolia and
F. sumatrana is concemed practically complété anatomical information
is not available barring the brief information on the root of F. sumatrana
(Reinhardt, 1885) and certain limited aspects of their foliar anatomy
(Lim & Stone, 1971).
The structure of the shoot apex and its organization for the family
as a whole is not known. The présent work deals with such an aspect
in the case of two taxa. In this connection F. rigidifolia and Pandanus
tectorius (local common species) hâve been studied and compared with
each other.
MATERIAL AND METHODS
Free hand and sledge microtomed sections were prepared, stained with safranin
and fast green of the fresh materials of F. sumatrana (PCM 11798 A) which were fixed
in FPA by the authors and those of F. rigidifolia were fixed and sent by D r N. P. Bala-
krishman. Régional Botanist, Port Blair. Andamans. Permanent slides were prepared
by following the customary methods. Préparation of epidermal peels was accomplished
by scraping away of the unwanted mesophyll tissues with the help of the razor blades
by using “ Parazone " (Metcalfe, I960; Govindarajalu, 1966). Laminai bits were
cleared by using 5 % sodium hydroxide followed by the treatmenl with saturated solution
of chloral hydrate (Foster. 1950). Tissues of stems and roots were macerated with
Jeffrey's reagent. Serial sections of shoot apices were taken at a thickness of 10 um.
One sel of sections was stained with a combination oi safranin and Delafield's Haemato-
xylin and another with safranin and fast green. The characterization of vascular bundles
and metaphloem is after Cheadle & Uhl (1948 a, b) and that of stomata is afterToM-
linson (1965) and Stone (1970).
Source : MNHN, Paris
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DESCRIPTIONS OF INDIVIDUAL SPECIES
Freycinetia sumatrana Hemsl.
LEAF. Abaxial surface: Costal and intercostal areas well delimited;
intercostal cells variable, short, rectangular, squarrish and hexagonal
(PI. 1, E). Costal cells axially elongated, broad; cell walls moderately
thick, smooth; end walls straight. Stomata (L. 43.2-59.4 nm; W. 39.6-
43.2 i^m), occurring in the intercostal areas, unspecialized and belonging
to class I, tetracytic without papilla, suborbicular with angular sides (PI. 1,
H); neighbouring cells 6-8 in number. Epidermal cells frequently becom-
ing subdivided and each one of them exceedingly thick-walled, encysting
a single or 4-6 cubical crystals (crystarque cells) (PI. 1, F). Spines (L. 348-
406 nm), obliquely oriented upwards towards the apex, the cells of which
axially elongated, thick-walled; spines multicellular, pointed, ultimately
becoming 1-celled at apex, présent at the margin and the midrib (PI. 3, E).
Adaxial surface: Cells isodiametric, or slightly axially elongated
(PI. 1, D); cell walls sinuous, moderately thick-walled. Stomata see
abaxial surface, occasionally présent but the polar subsidiary cells slightly
larger than those of the abaxial stomata (PI. 2, B); stomata always circular
unlike those of the abaxial surface. Crystarque cells absent. Adaxial
intercostal and costal cells sometimes containing granular silica materials
of different shapes and sizes occurring in discontinuous rows (PI. 1, J;
2, G). Costal cells, see abaxial surface.
Lamina, transverse section : Outline flanged V-shaped (Metcalfe
& Gregory, 1964; PI. 1, C), symmetrical, isolateral with adaxial médian
groove. Cuticle moderately thick, smooth over both surfaces. Keel
prominent, acutely triangular (PI. 1, C). Adaxial epidermal cells variable,
tabular; abaxial cells with convex surfaces in certain places and appearing
papillate due to the superimposition with blunt cone-like silica-bodies
(PI. 2, 1) or tabular throughout. Margins acute, slightly sloping down-
wards (PI. 1, C). Stomata amphistomatic, somewhat sunken and possessing
prominent outer ledges (PI. 1, K); substomatal chamber rather broad
and not associated with papillæ. Hypodermis consisting of ca. 3 layers
of large colourless cells in the adaxial régions and ca. 2 layers in the abaxial
régions (PI. 1, A) but in the midrib région being replaced by a single layer
of tangentially elongated thick-walled cells known as the translucent cells
présent on the adaxial side and 2-3 layers of similar cells présent internally
to abaxial surface (PI. 1, C). Assimilatory tissue consisting of short,
slightly elongated cells, adaxially 2-3-layered and abaxially 1 (-2)-layered
(PI. I, A) and appearing countinuous (PI. 1, C). Air-cavities elongated,
as many as and regularly alternating with vascular bundles, each one of
them containing 3 layers of slightly lobed thin-walled colourless cells out
of which the médian layer consisting of larger cells (PI. 1, A). Mesophyll
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cells slightly lobed (PI. I, G). Bulliform cells occurring in 2-3 layers,
each layer containing 10-11 cells arranged in more or less regular fan-shaped
groups (Metcalfe & Gregory, 1964; PI. 1, C). Vascular bundles 27
(13 + 1 + 13), oval (type IV; PI. 1, B), ail being similar and arranged at
regular intervals; metaxylem vessel éléments (D. 18-22 nm in diameter),
circular; number of metaxylem vessel cléments with respect to each vascular
bundle variable, sometimes solitary (PI. 4, E) or in groups of 2-3 (PI. 1, B)
and in either case protoxylem appearing separated from metaxylem or
both of them juxtaposed. Septate libers more commonly présent. Meta-
phloem of ‘ irregular type ’ but not easily distinguishable because of surround-
ing sclerenchyma ; but when recognizable, it consisting of 6-8 thick-walled
sieve tube éléments. Bundle sheath single-layered, parenchymatous, ir-
complete (PI. 1, B; 4, E). Circumvascular sclerenchyma 8-10-layered.
forming a deeply crescentiform cap at the phloem pôle of each vascular
bundle; some of its cells containing cubical crystals. Sclerenchyma strands
variable (Ht. 12.6-21.6 nm; W. 14.4-46.8 p.m) occurring solitarily or in
groups of 2-5 cells, squarrish, hexagonal, rectangular or triangular and
présent next to abaxial and adaxial epidermis and sometimes within the
hypcdermis (PI. 1, A; 2, H) and also in the midst of abaxial and adaxial
assimilatory tissues; each cell characterized by concentric lamellations
with narrow circular-oval lumina and some of the cells containing cone-
shaped silica-body projecting into the lumina (PI. 2, H). Idioblasts of
three kinds présent: a) raphide sacs présent internai to adaxial palisade;
the raphides being pencil-shaped (liât at one end and pointed at the other
(PI. 2, C); b) cells containing opaque more or less spherical, lobed, greyish
black bodies bearing crystalline shining nodules présent in the hypodermis
and also within the adaxial assimilatory tissues (PI. 2, D) and in the midst
of colourless mesophyll cells (PI. 2, L, M); c) smaller abaxial hypodermal
cells containing cubical crystals common (PI. 1, I).
SHEATH. Abaxial surface: Cuticle striated. Epidetmal cells broader
than long and arranged in more or less regular rows. Cell walls thin,
sinuous; end walls straight or overlapping. Stomata (L. 58-60.9 ^m;
W. 25.8-28.7 nm), see leaf; interstomatal cells short with straight end
walls. Crystal bearing idioblasts présent at the junction of epidermal
cells in certain places and occurring in discountinuous rows, each one of
them bearing a single cubical crystal. Hypodermal fibers quite common
occurring solitarily. Granular silica-bodies présent in the distal cells of
PI. I. — Freycinetia sumatrana : A, T.S. lamina p.p. x 100; B, T.S. laminai vascular bundle
x 150; C, T.S. lamina, ground plan x 30; D, surface view of adaxial epidermis of lamina
x 200: E, surface view of abaxial epidermis of lamina x 200; F, crystarque cell from
abaxial surface of lamina x 330; G, lobed mesophyll cells x 120; H, surface view of
stoma from abaxial epidermis of lamina x 330; I, crystarque cell from abaxial hypo¬
dermis of lamina x ISO; J, adaxial intercostal celis of lamina with silica materials x 270;
K, T.S. of laminai stoma x 330. — Pandanus tectorius : L, T.S. Shell zone x 200.
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the sheath. Marginal spines (L. 464-522 s*m), multicellular, multistratose,
obliquely erect, pointed: cells short to moderately elongated, moderately
thick-walled as in leaf (PI. 3, E); those at the distal end (L. 696-812 nm)
longer and curved.
Adaxial surface: Cells axialiy elongated, very narrow, thin-walled,
smooth with straight or overlapping end walls. Crystal bearing idio-
blasts, see abaxial surface. Stomata (L. 43.5-46.5 nm; W. 26.1-29.0 ixm),
occasional, see leaf.
Transverse section: Outline shallow crescentiform. Cuticle mode¬
rately thick on either surface. Both adaxial and abaxial epidermal cells
small, thick-walled, variable; abaxial epidermal cells raised, convex;
adaxial cells tangentially elongated, tabular. Stomata unspecialized,
belonging to class I. Hypodermis absent. Mesophyll of 3-4 layers of
large hexagonal mostly colourless cells compactly arranged without inter¬
cellular spaces. Sclerenchyma represented in several units, each unit
consisting of 1-4 cells in the midst of mesophyll tissue mostly solitarily
or sometimes linearly arranged; cells rectangular or isodiametric charac-
terized by lamellated thickenings (PI. 5, D). Vascular bundles few and
far between, circular in outline, belonging to type I. Circumvascular
sclerenchyma either deeply crescentiform forming a cap at the phloem
pôle or almost surrounding the vascular bundles (PI. 5, D). Raphide
sacs less common (PI. 4, D). Cubical crystals commonly présent in the
abaxial epidermal cells. Bundle sheath absent.
STEM. Transverse section: Diameter of the stem examined 1.7 cm.
Outer surface protected by 6-10 layers of phelloid cells (PI. 2, F) filled
with tannin. Cortex : 20-25 layers of parenchyma consisting of cells variable
in size and shape and arranged with intercellular spaces. Fiber bundles
oval-elliptical in outline embedded in the cortex and occurring along with
leaf trace bundles (PI. 2, F); the peripheral cells of the fiber bundles con-
taining cubical crystals. Leaf trace bundles 20-25 in number arranged
in a ring, each one of them characterized by 2-3 layers of crescent-shaped
sclerenchyma at the phloem side and the cells of which containing cubical
crystals. Cells with greyish granular contents and also thick-walled cells
PI. 2. — Freycinetia sumatrana : A, metaxylem vessel member from stem x 80, p.p. ; B, stoma
from adaxial surface of lamina, surface view x 330; C, raphide sac from the adaxial
assimilatory tissue. arrow indicates a single unit of the raphide x 330; D, lamina, hypo-
dermal idioblast containing nodular body x 200; E, T.S. peripheral monopolar vascular
bundle x 78; F, T.S. stem, ground plan x 13 , p.p.; G, lamina, adaxial costal and inter¬
costal cells with silica particles x 200; H, lamina, adaxial sclerenchyma strands with
cône shaped silica-body x 200; I, lamina, abaxial epidermis with silica deposits x 200;
J, T.S. thick-walled cortical cell of the stem with silica particles x 200: K, T.S. root,
ground plan x 40; L, lamina, colourless mesophyll cell with greyish black body x 200;
M, lamina, colourless mesophyll cell with greyish black body x 330.
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containing silica particles occasionally présent in the cortex (PI. 2, J).
Cortex internally delimited by 10-12 layers of sclerenchyma (PI. 2, F).
Vascular bundles (type III A) many, scattered, suborbicular or oval in
outline (PI. 2, E, F). Bipolar vascular bundles as reported by Tomlinson
& Zimmermann (1967) for the family, varying from 40-45 in number
commonly présent towards the centre of the axis (PI. 5, E); rarely incom¬
plète or partial bipolar vascular bundles (since each one of them possessing
only one unit of metaphloem instead of two) also présent in addition;
those towards the periphery being monopolar (PI. 2, E); the metaxylem
éléments sometimes occupied with multicellular tyloses which ultimately
causing the oblitération in the outline of the vessel element itself (PI. 5, C);
metaxylem vessel members characterized by oblique end walls and scalari-
form perforation, the latter possessing 50-80 bars (PI. 2, A); latéral walls
provided with scalariform — opposite pittings (PI. 2, A) and when exclu-
sively opposite and crowded the outlines of the individual pit becoming
flattened and angular (PI. 5, B); vessel members (D. 0.13 mm in diameter)
and having a mean length of 6.9 mm. Metaphloem of “ irregular type ",
each unit consisting of 4-7 large sieve tube éléments with as many com-
panion cells (PI. 3, C), sometimes not easily distinguishable. Ground
tissue in the cortex sclerenchymatous and parenchymatous towards the
centre. Bundle sheath single, fibrous, complété in the case of central
vascular bundles and not easily distinguishable in the peripheral bundles.
Septate fibers occasionally présent. Idioblasts: raphide sacs common in
the cortex and the central parenchymatous part surrounding the vascular
bundles.
ROOT. Transverse section: Diameter of the root examined 1.04 mm.
Exodermis: 2-layered consisting of radially elongated large, thin-walled,
hexagonal cells (PI. 2, K). Cortex differentiated into 3 zones, the outer
zone consisting of 23 layers of sclerenchyma, the middle 6-8 layers of
large parenchyma cells arranged without intercellular spaces and the
inner zone characterized by radially elongated air spaces, each one of them
separated by radiating rows of parenchyma (PI. 2, K). Endodermis not
distinct but in certain places cells with uniform thickening présent. Peri-
cycle 1-layered, distinct, parenchymatous. Metaxylem and metaphloem
units many, the former not only forming a perimedullary ring but also
distributed in the medulla thus forming a central core of metaxylem élé¬
ments (PI. 2, K). Metaxylem vessel éléments large (D. 36-45 nm in dia¬
meter), circular in outline; vessels with oblique end walls and scalariform
PI. 3. — Freycinetia rigidifolia : A, L.S. shoot apex, ground plan x 80: B, L.S. shoot apex
showing tunica and central mother cells x 200: D, stoma from the adaxial surface of
lamina x 330; F, T.S. midrib of lamina, ground plan x 40: G, sheath. marginal hairs
x 120; H, T.S. air-cavity of lamina x 80; I, T.S. stoma from abaxial surface of sheath
x 330. — F. sumatrana : C, T.S. metaphloem of stem x 200; E, lamina, marginal spine
y 40.
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perforation, the latter bearing 15-30 bars; latéral wall pitting opposite.
Metaphloem of “ regular type ” containing 3-4 large sieve tube éléments
with as many companion cells. Central ground tissue parenchymatous
having large schizogenous secretory cavities (PI. 2, K). Perimedullary
vascular éléments embedded in sclerenchyma.
Freycinetia rigidifolia Hemsl.
LEAF. Abaxial surface : Cells isodiametric, smooth (not papillose). Sto-
mata specialized belonging to class II and characterized by papillose
subsidiary ceils (PI. 3, D); neighbouring cells 10-11 in number. Cells
containing nodulose oval or elliptic silica-bodies abundantly présent.
Sometimes cells containing black granular materials also présent. Other
details, see F. sumatrana.
Lamina, transverse section: Keel obtusely triangular (PI. 3, F). Sub-
stomatal chamber narrow. Abaxial and adaxial hypodermis 3-layered.
Bulliform cells 2-Iayered, each layer containing 9 cells. Assimilatory
tissue on the adaxial side of the midrib région broken by sclerenchymatous
strands and thus becoming discontinuous (PI. 3, F) and likewise becoming
discontinuous throughout the abaxial side (PI. 3, F). Translucent paren-
chyma absent in the midrib next to adaxial epidermis (PI. 3, F). Air-
cavities relatively small in size possessing 4-5 layers of cells (PI. 3, H).
Bundle sheath complété. Circumvascular sclerenchyma 3-6-layered.
Metaxylem vessel members broad (D. 27-31.5 nm in diameter). Raphide
sacs absent. Sclerenchyma strands not containing silica-bodies. Other
details as in F. sumatrana.
SHEATH. Epidermis, surface view: Abaxial cells axially elongated;
cells walls thick, more or less smooth, pitted; end walls always straight.
Marginal spines 1-or 2-celled, cell walls of which exceedingly thick, pitted
(PI. 3, G). Crystarque cells abundant in abaxial layers particularly towards
the distal end of the spines occuring almost in a continuous row but absent
in the adaxial layer. Other details, see F. sumatrana.
Transverse section : Abaxial epidermal cells radially elongated, papillate.
Stomata amphistomatic, specialized belonging to class II (PI. 3,1). Scleren¬
chyma strands (L. & W. 54 |xm) well developed, variable (circular, triangular.
squarrish, pulviniform and polygonal) occurring nearer to abaxial epider¬
mis (PI. 4, B). Hypodermis présent (PI. 4, B) the cells of which containing
nodular silica-bodies. Bundle sheath 1-layered, parenchymatous, com¬
plété. Circumvascular sclerenchyma 2-layered and always présent at the
phloem pôle. For other details, see F. sumatrana.
STEM. Transverse section: Outer phelloid layers absent (PI. 4, A).
Cortex relatively broad and internally delimited by a single layer of scleren-
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chyma. Fiber bundles circular in outline. Leaf trace bundles 30-35 in
number. Bundle sheaths distinct in ali vascular bundles. Tyloses absent.
Raphide sacs absent in the cortex. Other details as in F. sumairana.
SHOOT APEX. — The apex (Ht. 220-150 nm; W. 240 i*m) is dome-shaped
exhibiting three distinct cytohistological zonation (PI. 3. A) rather than
conforming to a typical tunica-corpus type of organization (sensu Schmidt,
1924) because of the fact that the summit consists of a group of cells known
as central mother-cells as reported by Foster (1938) in Ginkgo biloba.
The cells of this zone are lightly stained and appear to be not only larger
and more vacuolated than those that are présent in the adjacent and sub-
jacent régions with référencé to the group of central mother-cells (PI. 3.
A, B). The height and width of the central mother-cell zone is ca. 60 nm
and 90 nm respectively. The ratio between the cell size and the nuclear
size is 1.5:1 and the cells within the group appear to be isodiametric and
angular in outline (PI. 3, B). However the contour of the central mother
cell zone appears to be broadly V-shaped (PI. 3, A),
The tunica is 2-layered and seems to be well stabilized consisting of
somewhat radially elongated cells (L. ca. 9 nm; W. ca. 9 nm; Pl. 3, A)
and the nucléus having a diameter of ca. 4.5 nm. Although the tunica is
supposed to be theoretically continuous over the summit there appears
to be a break in its continuity at the summit because its cells look more
like those of the central mother-cell zone in cytohistological features and
stainability than those that are présent in the rest of the tunica layers. In
other words, it appears as though the central mother-cells hâve encroached
upon the tunica situated at the summit and merged with the latter (Pl. 3, A).
When compared with the cytohistological features of the central mother-
cells the tunica cells are more densely cytoplasmic and less vacuolated
showing greater avidity for staining.
Beneath the group of central mother-cells there is a cup-or bowl-shaped
cambium-like zone made up of 5-6 layers of cells extending laterally and
joining with the tunica layers (Pl. 3, A). The individual cells of these
layers (L. ca. 12 i»m; W. ca. 6 nm) is tangentially flattened and the nucléus
has a diameter of ca. 4.5 y-m. Besides the above mentioned 3 zones no
other zone such as flank meristem, rib meristem etc. could be recognized
in this species.
Axillary buds are well developed in the axils of ail the leaves but
remain in a dormant condition. Subtending each axillary bud there
is a well differentiated shell zone as in Pandanus lectorius (Pl. 1. L). The
activity of primary thickening meristem is easily observed just beneath
the leaf though not conspicuous and continuous. A little distance away
from the cambium like zone quite a number of procambial strands differen-
tiate and get oriented in different directions. Raphide idioblasts although
common but restricted mostly to the peripheral parts of shoot apex. No
cubical crystals are présent.
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PI. 5. — Pandanus tectorius : A, L.S. shoot apex, ground plan ■ 50. — Freycinetia sumatrana :
B, surface view of metaxylem vessel member showing latéral wall pitting x 50; C, T.S.
metaxylem vessel member with and without tylose x 330; D, T.S. sheath ground plan
■ 330. p.p. : E, T.S. bipolar vascular bundle of stem x 130.
Pandanus tectorius Sol.
SHOOT APEX. — The apex as shown in PI. 5, A is dome-shaped having
a diameter of 209 pm and a height of 93 ^m. As the number of layers
and the planes of cell division in the extreme distal zone are so variable in
different loci, the application of the term “ mantle layers ” (Popham &
Chan, 1950) is better suited than the adoption of the term tunica layers
(Schmidt, 1924). The number of mantle layers as far as this species is
concerned ranges from 2-3. The cells comprising the mantle layers are
ail similar with respect to cytohistological features and stainability and
thus appears to be continuous over the summit unlike the situation observed
in F. rigidifolia (compare PI. 3, A and 5, A). Just behind the mantle
Source : MNHN, Paris
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layers a central mother-cell zone is présent and this is as broad as the mantle
layers (PI. 5, A). Besides these two zones no other zone worthy of its
name could be discovered from the structural, cytohistological and func-
tional standpoints. However, the cells situated behind the central mother-
cell zone are ail more or less isodiametric and at the same time larger
than those of the previous zone. Furthermore, the cells are also characte-
rized by high degree of vacuolation. On the other hand, the few layers
of cells that are situated behind and subjacent to the leaf primordia are
compactly arranged, tiered and tangentially flattened (PI. 4, C) and show
periclinal division activity. This layer of periclinally dividing cells is
identified as the primary thickening meristem which is well demarcated
and forming more or less continuous layers unlike those of F. rigidifolia,
and this meristematic layer is analogous to that of palms (Ball, 1941 ;
Tomlinson, 1961). Each leaf primordium subtends a distinct axillary
bud but the cells of which possess deeply stainable contents. The axillary
buds are ail subtended by well differentiated shell zones (PI. 1, L). Raphide
containing idioblasts and cubical crystals, see F. rigidifolia.
DISCUSSION
At présent it is gratifying to note that the taxonomie and anatomical
investigations focussed on this interesting family by St John (1960 et seq.),
Kam (1969), K am & Stone (1970), Stone (1968), Sze Peng Chu & Stone
(1973), Tomlinson (1965), Zimmermann & al. (1974) and a few others
seem to gravitate towards wiping out the erstwhile stigma regarding the
backward State of knowledge of this family and thus it may be hoped
that such a cumulative data may ultimately engender undoubtedly the
establishment of a microdiscipline known as “ Pandanology ” particularly
in view of the large size of the family.
As mentioned earlier the general végétative anatomical information
on the family as a whole is not only meagre but even less so from systematic
standpoint. It becomes clear on scanning through literature that even
today this kind of lacuna has not yet been bridged up completely although
beginnings hâve already been made by few authors pertaining to certain
taxa selected at random (Tomlinson, 1965; Kam, 1969; Kam & Stone,
1970; North & Willis, 1970; Lim & Stone, 1971; Sze Peng Chu &
Stone, 1973; Zimmermann & al., 1974). The investigations of six Malayan
and eight non Malayan species belonging to nine sections of Freycinetia
hâve thrown some light on the existence of anatomical variability among
them and on the basis of which Lim & Stone (1971) were able to propose
anatomical key despite the contrary opinion to the effect that the gamut
of variation in the foliar anatomy of Freycinetia is much narrower than
what is available in Pandanus (Tomlinson, 1965; North & Willis, 1970).
When the pilot study of Lim & Stone (1971) based upon only certain aspects
of foliar anatomy such as stomatal structure, presence or absence of inter¬
costal différentiation in the abaxial epidermis, shape and size of epidermal
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cells, presence or absence of epidermal papillæ and their distribution,
number of associated neighbouring cells of the stomata, the presence or
absence of silica-bodies and their abundance and distribution when pré¬
sent has not failed to indicate their potential values at the sectional and
sometimes even at the species level, the utilization of many more and
diverse kinds of anatomical characteristics of the lamina, sheaths, stems
and roots as pursued here may ultimately yield many more useful data
and dicta for the internai classification, fixing up interrelationships and
solving the taxonomie problems in Freycinetia. This assumption is engen-
dered and encouraged by the results of the présent complété anatomical
studies of the two species. To name a few important anatomical charac-
ters by which these two taxa can be distinguished are observed with respect
to the shape of the keel, number of hypodermal layers, presence or absence
of silica-bodies, type of bundle sheaths, number of layers in circumvascular
sclerenchyma, number of bulliform cells and their layers, the size and
shape of sclerendyma strands and the pattern of distribution, presence
or absence of raphide sacs, number of assimilatory tissues, number of cell
layers in the air cavities, type of stomata, morphology of the costal and
intercostal cells. Therefore it may be presumed in the light of the présent
work that future studies when pursued along these lines covering ail the
species on a comparative basis may yield anatomical data and micro-
morphological dicta of taxonomie importance.
Although there is a perfect agreement between our observations and
those of Lim & Stone (1971), the following discrepancies hâve been not-
iced which perhaps may be attributed to the anatomical variability of
these characters. For example Lim & Stone (1971) hâve reported the
occurrence of specialized stomata in F. sumalrana and F. rigidifolia which
the présent authors are able to observe only in the latter. It is also stated
by them that the silica-bodies are solitary or in pairs in F. sumatrana but
as far as our observations go they are présent not only in the form of
granular materials but also the cells containing them occur in discontinuous
rows. Furthermore, the neighbouring cells in F. sumatrana are said to be
10-11 in number but our materials show only 6-8 cells.
The shoot apical organization in Freycinetia rigidifolia and Pandanus
tectorius clearly indicate two contrasting patterns in that the one presented
by F. rigidifolia seems to be different from that of Pandanus tectorius in
having three distinct zones namely 2 layered distinct tunica, central mother-
cell zone and cambium-like zone while that of P. tectorius is characterized
by only two distinct zones such as mantle layers and central mother-cell
zone (cf. PI. 3, A; 5, A), although the existence of a central mother-cell
zone is shared by these two taxa. Between these two taxa F. rigidifolia
appears to be unique in having a well stabilized 2-layered tunica and a
5-6-layered cambium-like zone (PI. 3, A) whereas in P. tectorius there are
only mantle layers which are so designated on account of their fluctuating
condition with regard to their number and patterns of cell division. Fur¬
thermore, the shoot apex in F. rigidifolia is much bigger than in P. tectorius.
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Thus it is interesting to note that as far as the organization of the shoot
apex in P. teclorius is concerned, it appears to stand in contrast to and
different from that of F. rigidifolia in regard to the absence of a cambium-
like zone, development of mantle layers and narrower apex. On the
other hand, in terms of development and the activity of primary thick-
ening meristem, it may be pointed out that in F. rigidifolia it is not as dis¬
tinct as it is in P. teclorius. Thus it may be concluded that the shoot apex
organization in F. rigidifolia portrays one particular pattern despite its
sharing certain common features with P. tectorius while the latter represents
totally a different picture. It may be presumed that a comparative study
of shoot apices in adéquate number of taxa representing ail the sections
may block out at least certain major patterns of organization which could
also find some applications in taxonomie considérations as demonstrated
by the taxa investigated here.
In the shoot apex of F. sumatrana although not studied in detail for
want of enough materials it is worthwhile to record the presence ofergastic
substances in the form of spindle-shaped raphide sacs and the cubical
crystals, particularly the latter surrounding the procambium and pro-
vascular tissues and this particular feature is quite characteristically com¬
mon in the médian région of the shoot apex but in the case of F. rigidifolia
and P. tectorius only raphide sacs are observed and that too in the peri-
pheral parts of the shoot apex. Histochemical features of this kind (type
of ergastic substances, relative frequency and pattern of distribution etc.)
if collected out of shoot apical studies may not go without showing any
taxonomie import.
CONCLUSION
The comparative anatomical study of two species of Freycinetia
(F. rigidifolia and F. sumatrana) endemic to Andamans indicate inter-
specific différences of sufficient magnitude which are observed with respect
to type and degree of specialization of the stomata, number of neigh-
bouring cells, shape of keel, structure of marginal spines, number of hypo-
dermal layers in the leaf, presence or absence of hypodermis in the sheaths
and of silica-bodies, nature of bundle sheath, number of layers in circum-
vascular sclerenchyma, number of bulliform cells and their respective
number of layers, size, shape and pattern of distribution of sclerenchyma
strands, presence or absence of raphide sacs, number of assimilatory tissues
and their continuity or discontinuity, number of cell layers in the air-
cavities, presence or absence of translucent layer of parenchyma in the
adaxial subepidermal part of the midrib and presence or absence of cortical
silica-bearing idioblast in the stem. Likewise the structure and orga¬
nization of the shoot apices of Freycinetia rigidifolia and Pandanus tectorius
exemplify two contrasting models in that the former is characterized by
3 distinct zones (2-layered tunica, central mother-cell zone and cambium-
like zone) while the latter 2 zones only (mantle layers and central mother-
Source : MNHN, Paris
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cell zone). The significance of several anatomical characters of different
organs including those of shoot apices and the necessity of further syste-
matic anatomical investigations of ail the taxa for the sake of taxonomie
considérations hâve been discussed and emphasized.
Key to figure lettering and text abbreviations
AB., abaxial epidermis
A.C., air-cavity
AD. , adaxial epidermis
A. T., assimila tory tissue
B. C., bulliform cells
CA., secretory cavity
C. C., companion cell
CHL.. chlorenchyma
C.M.. central mother-cells
CR., crystal
C.Z., cambium-like zone
CU, cuticle
C. V.S., circumvascular sclerenchyma
D. , silica deposit
EN., endodermis
EX., exodermis
F. B., fiber bundle
G. C., guar cell
HY., hypdodermis
L.B., leaf trace bundle
L. P.. lobed parenchyma
M. . mantle
O. B., opaque body
O. L., outer ledge
P. , papillæ
PC., procambium
P.C., parenchymatous cortex
PH., metaphloem
PL., phelloid layer
P.X., protoxylem
R., raphide
R. S., raphide sac
S. , sclerenchyma
S.B., silica-body
S.C., subsidiary cell
SH., bundle sheath
S.P., silica particle
S.S., sclerenchyme strands
S.T.. sieve tube element
ST.C., stomatal chamber
S. Z., shell zone
T. , tunica
T.M., thickening meristem
T.P., tanslucent parenchyma
TY., tylose
V.B., vascular bundle
XY. or M.V., metaxylem vessel
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Source : MNHN, Paris
SYNONYMES NOUVEAUX DE MÉLASTOMATACÉES
D’AFRIQUE ET DE MADAGASCAR
H. Jacques-Félix
Jacques-Félix, H. — 0S.09.1977. Synonymes nouveaux de Mélastomatacées
d'Afrique et de Madagascar, Adansonia, ser. 2, 17 (I) : 77-78. Paris. ISSN
0001-804X.
Résumé : Les genres Rhodosepala Bak. et Myrianthemum Gilg sont caducs :
Dissotis senegambiensis (G. & P.) Triana = Rhodosepala pauciflora Bak.; Medi-
nilla mirabile (Gilg) Jac.-Fél., comb. nov. = Myrianthemum mirabile Gilg.
Abstract: The généra Rhodosepala Bak. and Myrianthemum Gilg are merged :
Dissotis senegambiensis (G. & P.) Triana = Rhodosepala pauciflora Bak.;
Medinilla mirabile (Gilg) Jac.-Fél., comb. nov. = Myrianthemum mirabile Gilg.
Henri Jacques-Félix, Laboratoire de Phanérogamie, 16, rue Buffon, 75005 Paris,
Dissotis senegambiensis (Guill. & Perr.) Triana
Trans. Linn. Soc. 28 : 58 (1871).
— Osheckia senegambiensis Guill. & Perr., Fl. Senegamb. Tent. I : 310 (1833).
— Rhodosepala pauciflora Bak., Journ. Linn. Soc. 22 : 475 (1887); Cogniaux, Mon.
Phan. 7, Melast. : 338 (1891); H. Perrier, Mém. Acad. Malg. 12 : 9 (1932); Fl.
Madag. 153 : 8 (1951); type : Baron 4909.
— Rhodosepala procumbens Cogn., loc. cil. : 339; type : Goudot s.n.
— Rhodosepala erecta Cogn., loc. cil. : 339; type : Hildebrandt 3903.
— Dissotis hildebrandtii Kraenz., Vierteljahrsschr. Nat. Ges. Zurich 76 : 15 (1931);
type : Hildebrandt 3903, Z!
Type : Leprieur s.n., Sénégal, avril 1826 (holo-, P).
Depuis sa création par J. G. Baker en 1887, le genre monospécifique
Rhodosepala a toujours été considéré comme valable et endémique à Mada¬
gascar. H. Perrier de la Bâthie 1 le compare bien aux Osbeckia africains,
en remarquant que cette espèce héliophile des savanes incendiables est
insolite parmi toutes les autres Mélastomatacées sylvicoles de l’Ile, mais il
pense que « ce n'en est pas moins une relicte, dont l’apparition à Madagascar
doit remonter à une date reculée » (p. 329). Il considère aussi que c’est
« une espèce presque éteinte, dont nous voyons disparaître les derniers
représentants » (p. 224).
Manifestement cette plante n’est pas une anthropochore d’introduc¬
tion récente, mais ce n’est pas non plus une endémique, car elle est tout
1. Les Mélastomacées de Madagascar, Mém. Acad. Mais-, 12, 292 p. (1932).
Source : MNHN, Paris
— 78 —
à fait identique au Dissolis senegambiensis du continent africain. La variété
du type 1 , à laquelle se rapporte exactement la plante malgache, a ce même
comportement en Afrique : c’est une hémicryptophyte, dont la distribu¬
tion sporadique s’étend sur une aire transcontinentale, allant du Sénégal
au Mozambique.
Le cas de cette espèce afro-malgache relève du problème plus général
que posent la parenté étroite entre certaines Osbeckieæ asiatiques et afri¬
caines et l’existence de plusieurs lignées évolutives instables en Afrique.
Les difficultés se situent tant au niveau générique, pour la délimitation
des genres Osbeckia et Dissolis, par exemple, qu’à celui des espèces. C'est
le cas, précisément, du Dissolis senegambiensis et de quelques autres,
caractérisés par des étamines subégales, sans être, pour autant, des formes
accidentelles, dites « osbeckioïdes », d’espèces typiques à étamines
hétéromorphes.
Medinilla mirabile (Gilg) Jac.-Fél., comb. nov.
— Myrianthemum mirabile Gilg, in Engl. & Prantl, Pflanzenfam. Nachtr. : 226
(1897); Mon. Afr.. 2, Melast. ; 33 (1898); Keay, Fl. W. Trop. Afr.,ed. 2,1 : 247 (1954).
Type : Soyaux 361 , Gabon (holo-. B, delet.).
Par ses feuilles verticillées, ses inflorescences copieuses, ses étamines
hétéromorphes, son fruit urcéolé, etc., cette belle espèce de la forêt came-
rouno-gabonaise est effectivement bien distincte des deux autres Medinilla
africains et il était facile, dans cette optique restreinte, de l'en séparer
génériquement. En réalité elle s’intégre aisément dans le genre Medinilla,
dont le concept recouvre quelque quatre cents espèces d’Asie et de Mada¬
gascar. On y trouve donc des caractères spécifiques très variés mais dis¬
cordants, ne permettant guère d’y reconnaître des subdivisions valables.
Ainsi, les sections Adhérentes et Seplalæ, proposées par H. Perrier 2 ,
pour les espèces malgaches, selon le mode d’adhérence de l'ovaire, ne
sont pas comparables à celles proposées par Bakhuizen van den Brink 3 ,
pour les espèces de Malaisie, selon la degré de turgescence des fruits et
la morphologie des étamines. Le Medinilla mirabile, comme les deux autres
espèces africaines, rentre dans la section des Adhérentes.
1. Pour résoudre des difficultés d'attribution, A. & R. Fernandes ont rangé des Dissolis
annuels comme variétés du D. senegambiensis. Bol. Soc. Brot., ser. 2, 46 : 69 (1972).
2. Flore de Madagascar 153 : 194 (1951).
3. Meded. Bot. Herb. Rijks. Unie. Ulrechl 91 : 148 (1943).
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES MONIMIACEÆ : LE GENRE KIBAROPSIS
J. JÉRÉMIF
Jérémie, J. — 08.09.1977. Étude des Monimiaceæ : Le genre Kibaropsis, Adan-
sonia , ser. 2, 17 (1) : 79-87. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Description d'un nouveau genre de Monimiaceæ endémique de la
Nouvelle-Calédonie, Kibaropsis Vieillard ex J. Jérémie, proche du genre Hedy-
carya dont il a été extrait.
Abstract: Description of a new genus of Monimiaceæ endemic from New
Caledonia, Kibaropsis Vieillard ex J. Jérémie, close to the genus Hedycarya
from which it as been splitted.
Joël Jérémie, Laboratoire de Phanérogamie , 16, rue Buffon, 75005 Paris, France.
Au cours de l’étude des Monimiacées de la Nouvelle-Calédonie, notre
attention a été attirée par certains échantillons rangés dans l'herbier du
Muséum de Paris avec le genre Hedycarya (genre essentiellement néo-
calédonien); ces plantes aux feuilles verticillées présentent sur le sec un
aspect différent de celui des Hedycarya ; elles ont été nommées par Guillau¬
min (1927, 1962) Hedycarya (?) caledonica, H. lapeinospertnæfolia et H. verti-
cillata, les deux premières espèces d’après des récoltes de Vieillard, la
troisième d’après deux spécimens de Hürlimann.
Vieillard pensait que ces plantes appartenaient à un nouveau genre,
« Kibariopsis », à l’intérieur duquel il reconnaissait deux espèces, K. cale¬
donica et K. pileocarpus (mss. in herb.).
Guillaumin doutait de l’appartenance de son H. caledonica au genre
Hedycarya; en effet, à la suite de la description latine de cette espèce, il
écrit : « en l'absence de fleurs, je n’ose décrire cette plante comme un genre
nouveau, cependant l’endocarpe à 4 angles aigus, la graine en forme de
haricot avec la radicule horizontale et des cotylédons bien développés,
portent à penser que Vieillard avait raison en créant pour cette plante
le genre Kibaropsis Vieill. mss. »
D’autre part, étudiant la structure de quelques Monimiacées, Métay
(1931) constate que par son anatomie VH. caledonica Guill. diffère des
autres espèces d’ Hedycarya et se place bien à part.
Des récoltes récentes, principalement celles effectuées par H. S. MacKee,
permettent d’analyser ces plantes de façon complète et en particulier de
décrire les fleurs mâles jusqu’à maintenant inconnues. Les observations
effectuées nous amènent :
1° à exclure ces plantes du genre Hedycarya, comme le pressentaient
Source : MNHN, Paris
— 80 —
les auteurs précédemment cités, et à décrire un nouveau genre de Moni-
miaceæ endémique de la Nouvelle-Calédonie;
2° à réunir les 3 espèces décrites par Guillaumin en une seule, aucun
caractère ne permettant de les distinguer valablement.
KIBAROPSIS Vieillard ex J. Jérémie, gen. nov.
Guillaumin, Arch. Bot. Caen 1 (5) : 75 (1927), nom. nud.
Arbor dioica : flores sexuum amborum pedicellati. Stamina carpellaque inlra recepta-
ctdum cupularem inserta. A genere Hedycarya slaminnm loculis anthesi continuis propter
connectivum haud ultra loculos productum, ovulo semianatropo , et embryone transverso
colyledonibus 4 differt.
Species typica :
Kibaropsis caledonica (Guillaumin) J. Jérémie, comb. nov.
— Hedycarya (?) caledonica Guill., Arch. Bot. Caen 1 (5) : 74 (1927).
— H. tapeinospermæfolia Guill., l.c. : 76, syn. nov.
— H. verticillata Guill., Mém. Mus. Hist. Nat., ser. Bot., 8 : 234 (1962), syn. nov.
Type : Vieillard 30, Nouvelle-Calédonie, sommet du Pouébo, fr. mai (holo-, P).
Arbre petit ou moyen, haut de 7 à 10 m, à plusieurs troncs (jusqu’à 10)
— les principaux d’environ 30 cm de diamètre — et à écorce brune un
peu rude (d’après H. S. MacKee); rameaux cylindriques, creux, glabres;
feuilles verticillées par 4-7; limbe obové, de (15-)20-25(-30) X 5-8(-10) cm,
vert foncé brillant dessus, vert clair en dessous, arrondi (avec parfois un
apicule) ou rétus au sommet, sensiblement atténué en pétiole à la base,
entièrement glabre, aromatique; nervure médiane très proéminente dessous,
sillonnée dessus, avec des éléments scléreux à son niveau; 12-15 paires
de nervures secondaires rectilignes se raccordant entre elles (nervation
brochidodrome); réseau de nervilles bien apparent sur le sec dessus
et dessous.
Les individus -J portent des fleurs jaune clair, groupées par 10-20 sur
des bosses tout le long des troncs et des grosses branches; pédicelle de
10-30 mm de longueur et de 1-2 mm de diamètre, présentant des petits
poils épars apprimés ascendants (plus nombreux à la base) et 2-5 bractéoles
longues d’environ 0,5 mm, pubescentes, au niveau de l’insertion sur
la tige. Coupe réceptaculaire de 7-10 mm de diamètre, pubérulente exté¬
rieurement comme le pédicelle, glabre intérieurement, à (4-)5-6 tépales
triangulaires, valvaires et marginés, poilus sur la marge, s’écartant au
moment de l’anthèse. Nombreuses étamines (plus de 50) insérées à l’inté¬
rieur de la coupe, longues de 1-1,5 mm, presque triangulaires, sessiles;
les loges communiquent entre elles au niveau de l’extrémité apicale de
l'anthère, au moment de l’anthèse. Pollen en tétrades calymmées, générale¬
ment planes, carrées à rhomboédriques ou décussées; exine faiblement
Source : MNHN, Paris
— U —
PI. 1. — Kibaropsis caledonica (Guill.) J. Jérémie : I, feuilles el rameau x 2/3; 2, groupe de
fleurs<J x 2/3; 3, fleuri en bouton x 3,5; 4, coupe longitudinale d'un bouton de fleur<J
x 3,5; 5, fleuri ouverte x 3,5; 6, un tépale vu par sa face interne x 8,5; 7, étamines
x 15 : a & b de face, à la déhiscence, c, de profil après l'anthèse; 8, étamine en coupe
transversale; 9, pollen en tétrade plane; 9', pollen en tétrade décusséc. (1. MacKee 13802;
2, MacKee 29864 ; 3-4, MacKee 26414 ; 5-6, 7c, MacKee 26589 ; 7a-7b, 8-9, MacKee 14742).
Source : MNHN, Paris
— 82 —
ornementée au pôle distal, finement réticulée, de même épaisseur dans
toute la partie libre de la monade; cloisons communes perforées; intine
épaissie au pôle distal. — PI. 1 ; 4, 2-7.
Les fleurs des individus $ sont elles aussi groupées sur des bosses
le long des troncs et des grosses branches; les pédicelles longs de 20-35 mm
sont semblables à ceux des fleurs cj; les coupes réceptaculaires, de 6-8 mm
de diamètre, sont pubérulentes extérieurement et présentent 6-8(-l 1) petites
dents longues d’environ 0,5 mm, pubescentes sur la marge; chaque fleur
renferme 40 à 60 carpelles longs de 2-3 mm entre lesquels se trouvent des
touffes de poils dressés. Ovaire côtelé avec des poils sur les côtes; styles ±
densément pubescents ou pubérulents. Chaque carpelle renferme un ovule
pendant semi-anatrope. — PI. 3; 4, 1.
Lors de la formation des fruits, la coupe réceptaculaire devient convexe;
ces fruits, rouges à maturité, sont des drupes d’environ 18-20 x 15 X 10 mm,
à 2 angles latéraux au niveau desquels se produit l’ouverture; chaque drupe
renferme une graine albuminée longue de 15-18 mm, ayant grossièrement
la forme d’une graine de haricot; l’embryon est transversal, long de 6-8 mm,
et possède 4 cotylédons de 3,5-4 x 2,5-3 mm (PI. 3). Selon H. S. MacKee,
les fruits verts sont mangés par le notou (Ducula goliath).
Source : MNHN, Paris
— 83 —
PI. 3. — Kibaropsis caledonica (Guill.) J. Jérémie : I, groupe de fleurs $ x 2/3; 2, fleur$ x 4,5;
3, coupe longitudinale d'une fleur 2 x 4,5; 4, 4', carpelles x 15; 5, carpelle en coupe
longitudinale x 23; 6, deux poils de la face interne de la coupe réceptaculaire; 7, fruits
x 1,3; 8, graine à l'intérieur du fruit x 2; 9, coupe longitudinale de la graine montrant
l'embryon x 2,2. (1, VeiUon 2128; 2-3, 4', Schmid 1166; 4, 5-6, MacKee 13228 ; 7-8,
MacKee 12363 : 9, MacKee 13802).
Matériel étudié : Bernardi 10195, forêt Plate, Mt Katepouenda, ait. 750 m, fr.
août; Foster 161, Mt Ignambi, stér. juin; Hürlimann 1830, Mt Jgnambi, ait. 1170 m,
j. fr. août, syntype de Hedycarya verticillata Guill.; 1931, pente E du Mt Ignambi, ait.
850 m, fr. août, syntype de Hedycarya verticillata Guill.; MacKee 12363, 20 km au S
du col des Roussettes, ait. 500 m, fr. avr.; 13228, entre haute Tchamba et haute Amoa,
ait. 600 m, fl. 2 et fr. août; 13802, 13810, vallée du Creek Tao, ait. 300-400 m, fr. nov.:
14742, massif de Ton Non, roche Ouaième, ait. 500-600. : m, fl. <J avr.; 21891, Pouébo,
ait. 600 m, fr. mai; 21903, 21906, haute Diahot : Tende, ait. 500-600 m, fl. 3 mai; 25325,
Ponérihouen, Mt Aoupinié, ait. 850-950 m, fr. avr.; 25364, même localité, fl. 3 avr.;
25391, même localité, ait. 500-600 m, fr. avr.; 25553, haute Hienghène : Ouyit, ait. 600-
800 m, fr. juin; 25686, Col d’Amos (haute Mayavetch). ait. 500 m, fr. juil.; 26414, Touho :
Tonine, ait. 800-1000 m, fl. 3 mars; 26589, Ponérihouen, pente E du Mt Aoupinié. ait.
Source : MNHN, Paris
— 84 —
PI. 4. — Kibaropsis calédonien (Guill.) J. Jérémie : 1, coupe longitudinale d'un carpelle montrant
l'ovule semi-anatrope. — Pollen non acétolysé coloré à la fuchsine basique : 2, tétrade
plane sub-carrée. intine épaissie au pôle distal; 3, en haut, une tétrade décussée à angle
droit. — Pollen acétolysé : 4. exine rugulo-réticulée dans les régions latéro-proximales
d'une tétrade plane; 5, coupe optique de l'exine; 6-7, L. O. analyse de l'exine finement
réticulée d'une monade dans la région distale. (I. MacKee 13228; 2-7. MacKee 14742).
Source : MNHN, Paris
— 85 —
500-600 m, fl. S avr.; 28419, Tiwaka, Inédète, ait. 450 m, fr. mars; 28421, même localité,
fl. 3 mars; 29864, Poindimié : Povila, ait. 400-500 m, fl. S mars; Schmid575, Mt Ignambi.
ait. env. 1100 m, fr. août; 1166. Wayageth vers haut Couina, ait. 850 m. fr. avr.; Veillon
427, Mt Ignambi, ait. env. 1000 m, fr. août; 2128, pentes du Koujoua, ait. 400-600 m,
fl. y mars: Vieillard 30, 3133, sommet du Pouébo, fr. mai; 3134, Wagap, fl. î, type de
Hedycarya tapeinospermxfolia Guill.
Le Kibaropsis caledonica a donc été îécolté uniquement dans la moitié
N de la Grande Terre, généralement sur les pentes des massifs montagneux
du versant oriental exposé aux alizés du Sud-Est, entre 400 et 1100 m
d’altitude, en forêt mésophytique sur schistes (Fig. 2).
Source : MNHN, Paris
— 86 —
JUSTIFICATION DU GENRE
Le Kibaropsis calédonien est proche du genre Hedycarya — auquel il
a été rattaché par Guillaumin — mais en diffère par quelques caractères
importants qui ne se retrouvent dans aucune des espèces connues
d’ Hedycarya :
— Chez tous les Hedycarya, le connectif des étamines est prolongé
au-delà des loges; il est soit dilaté (parfois aplati) et recourbé, soit réduit
à un apicule (chez H. arborea et H. angustifolia), les 2 loges de l'anthère
étant ainsi en permanence séparées l’une de l’autre. Les étamines de Kiba¬
ropsis caledonica ne présentent pas cette structure : au contraire, au moment
de l’anthèse, les 2 loges communiquent entre elles par le sommet de l’an¬
thère, les lignes de déhiscence étant en continuité. — PI. 6.
— L’ovule des Hedycarya est toujours anatrope (le hile étant très
proche du micropyle); chez Kibaropsis caledonica, l’ovule est semi-anatrope
(= amphitrope), le hile étant situé à une distance à peu près égale du
micropyle et de la chalaze. — PI. 4, 1.
— Chez les espèces du genre Hedycarya, l’embryon est orienté dans
le sens du grand axe de la graine (la percée de la radicule se faisant à l’op¬
posé du point d’insertion du fruit sur le réceptacle) et présente toujours
2 cotylédons. L’embryon de la graine de Kibaropsis caledonica est trans¬
source : MNHN, Paris
— 87 —
versai et possède 4 cotylédons; des coupes sériées 1 montrent que chacun
d’entre eux reçoit un triplet de faisceaux vasculaires indépendant de ceux
des 3 autres cotylédons. Il semble que le niveau de divergence de la vascu¬
larisation de 2 des cotylédons opposés soit légèrement inférieur à celui
de la vascularisation des 2 autres. — PI. 5.
— Le Kibaropsis calédonien est un arbre petit ou moyen, à plusieurs
troncs, qui possède des feuilles verticillées; les Hedycarya sont tous des
arbustes à feuilles opposées ou subopposées.
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Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
NOTES ON ASIAN LAURACEÆ
A. J. G. H. KOSTERMANS 1
Kostermans, A. J. G. H. — 08.09.1977. Notes on Asian Lauraceæ, Adansonia,
ser. 2, 17 (1) : 89-93. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Quelques nouveautés taxonomiques et nomenclaturales dans les Laura-
cées du sud-est asiatique.
Abstract: Some new taxa and combinations in the Lauraceæ from South-
East Asia.
A. J. G. H. Kostermans, Herbarium Bogoriense, Djalan Raya Juanda 22-24,
Bogor, Indonesia.
Alseodaphne cavaleriei (Lév.) Kostermans
Candollea 28 : 104 (1973).
— Nothaphabe poilanei Ltou Ho, Laur. Chine et Indoch. 77 (1932, 1934), syn. nov.,
typus : Poilane 17924, L, P; paratypus : Poilane 17915, L, P.
Léveillé’s plant was from Yunnan, Gan Chouen, whereas Poilane’s
specimens are from Cana, prov. Phanrang, Annam. Both collections
agréé perfectly.
Alseodaphne glaucina (A. Chev. ex Liou Ho) Kostermans, comb. nov.
— Machilus glaucina A. Chev. ex Liou Ho, Laur. Chine et Indoch. 59 (1932, 1934);
Hill, Index Kew, Suppl. 9 :168 (1938) (“ glaucinus "); Kostermans, Bibl. : 908 (1964).
Typus : Chevalier 38873, L, P.
Alseodaphne hainanensis Merrill
Lingnan Sc. J. 13 : 57 (1934): Tanaka & Odashima. J. Trop. Agr. Formosa 366
(1938); Chow & Wang, Cat. PI. Kwangsi : 21 (1955) (Chinese); Chun & al.. Fl. Haina-
nica 1 : 265, tab. 1 (1964); Kostermans, Le.: 68; Candollea 28 : Il (1973).
Typus : Tsang & Fung 766 = L.U. 18300, A, BO, DD, K, L.
China : Hainan : fl., How 73314, A, S1NG, July, buds, How 73137, BO.SING;
Po-ling, ait. 500 m. Sept., young fr., How 73643, BO. G, SING; Oct., fr., Wang 34714,
BO, NY; Viêt-Nam : Tonkin: Chapa, ait. 1700 m, Aug., fl., Pételot 3809, BO, NY.
— Annam : Nha-trang, massif of Hon-ba, 1000-1250 m ait., fl.. Chevalier 38873 L, P;
38871, P.
1. Krukoff botanist, Rijksherbarium, Leiden, The Netherlands.
Source : MNHN, Paris
— 90 —
Alseodaphne griffithii Kostermans, sp. nov.
Arbor, ramulis gracilibus glabris, gemmis terminalibus apicem versus minute griseo-
sericeis. Folia alternantia, aggregata, chartacea, glabra, oblonga, obtusa vel breve acuta,
basin versus attenuata, acuta, utrinque minute prominulo-reticulata, supra nervo mediano
impresso, nervis lateralibus utrinque gracilibus prominulis, erecto-patentibus, petiolo sat
gracili. Paniculæ axillares, glabræ, graciles, multifloræ, pedicellis filiformibus. Flores glabri,
tubo perianthii cupuliformi, nec profundo, tepalis ovatis, acutis, intus sericeis, antheris
4-locellatis, loculis basalibus majoribus, filamentis sat gracilibus glabris, duplo longioribus,
loculis antherarum exteriorum introrsis, interiorum extrorsis, glandulis basalibus magnis,
breve stipitatis, staminodiis laie hastatis brevissime stipitatis, ovario ellipsoideo, glabro,
stylo gracili, tequilongi, stigmate inconspicui.
Typus : Griffith K.D. 4273, K.
Tree, branchlets glabrous, smooth, terminal bud towards the apex,
densely, minutely grey-sericeous. Leaves spirally arranged, aggregate,
thinly chartaceous, glabrous, oblong, 3 x 9-4 x 17 cm, rounded or
shortly acute, base gradually tapered, acute, both surfaces densely promi-
nulously reticulate, the slender, erect-patent, arcuate nerves prominulous,
above midrib impressed, below prominent. Pétioles rather slender,
1-15 mm long, concave above.
Panicles axillary, glabrous, many-flowered, slender, up to 12 cm long,
bracts caducous. Pedicels filiform, 3-5 mm long. Flowers glabrous,
perianth tube cup-shaped, shallow, tepals subequal, thin, ovate, acute,
2.5 mm long, inside sericeous. Stamens 2 mm (inner whorl slightly shorter),
anthers broadly elliptic, 4-celled, filaments glabrous, twice as long as the
anthers. Cells of whorl I and II introrse, of whorl III extrorse, basal
glands large, shortly stipitate. Staminodes broadly hastate, very shortly
stipitate. Ovary ellipsoid, glabrous, style slender, as long with inconspi-
cuous stigma.
Near A. birmanica, but the midrib impressed, the panicles and flowers
glabrous.
Birma : Mergui, fl., Griffith 365 = K.D. 4273, K.
Cinnadenia malayana Kostermans, sp. nov.
Arbor, ramulis glabris. Folia alternantia, coriacea, glabra, oblonga, attenuata, utrinque
minute prominule reticulata, supra nervis prominulis, subtus concoloria, nervis pluribus
tenuibus erecto-patentibus prominulis, petiolo tenui. Racemi axillares, glabri, brèves, pauci-
flori, graciles, pedicellis gracilibus longis. Flores glabri, perianthii tubo parvo, lato, tepalis
laie ovatis, reflexis, coriaceis, glabris, staminibus 6x3, glabris, brevibus, antheris oblongis,
4-locellatis, introrsis, loculis magnis latere tangentibus, filamentis brevissimis, glandulis
parvis sessilibus, basalibus munilis, ovario subgloboso, stylo brevi, stigmate parvo, pellato.
Typus : F.R.I. 14593, L.
Tree, 8 m high and 10 cm diam., bole tapering, bark yellowish brown;
live bark pale brown. Wood yellowish. Branchlets rather slender,
Source : MNHN, Paris
— 91 —
smooth, glabrous. Terminal bud slender with few bud scales, glabrous
except the margins. Leaves spirally arranged, glabrous, coriaceous,
oblong, 4 x 13-5 X 17 cm, both ends tapered, obscurely acuminate,
base acute, both sides concolorous, rather glossy, densely, minutely, smoo-
thly reticulate, above midrib and the slender nerves prominulous, beneath
midrib prominent, the very slender, erect-patent, up to 15 pairs of nerves
prominulous. Pétioles slender, 10 mm long.
Inflorescences axillary, glabrous, few-flowered, racemiform, up to
2 cm long, with slender peduncle, often bearing 3-5 flowers apically,
bracts caducous. Flowers glabrous, perianth tube wide, shallow, 0.5 mm
high. Tepals fleshy, reflexed, ovate, acutish, veined, 3 mm long. Stamens
18 in 6 whorls, subequal, glabrous, 1.5 mm long; anthers oblong, 4-celled,
cells touching tangentially, large, ail introrse, filaments very short, rather
broad, basal glands small, sessile (ail stamens), ovary globose, style 1 mm,
stigma small, peltate.
Note: Closely related to C. paniculata (Hook. f.) Kosterm., but the
leaves oblong, narrower, not pitted but reticulate, the number of nerves
larger and not impressed. The flowers are alike.
Malay peninsula : Gunung Angsi, Comp. 8, Pedas, Negri Sembilan, hillside,
ait. 500 m, Febr., fl., F.RJ. 14593, KEP, L.
Dehaasia assamica Kostermans, sp. nov.
Arbor, ramulis hornotinis dense minutissime adpresso-pilosis, gemmis terminalibus
dense minuteque pilosis. Folia alternanlia, charlacea, glabra, oblanceolalo-oblonga, apice
oblusa et apiculata, basin versus sensim attenuata, utrinque dense minuteque reticulata,
supra nervo mediano impresso, subtus valde prominenti, nervis lateralibus erecto-patentibus,
arcuatis, prominulis, petiolo longo. Fructus sessiles, solitarii, globosi, pedicellis longis,
incrassatis.
Typus : Thakur Rup Chand 2778, L.
Tree, 45 cm diam. Branches grey, rough, lenticellate, the apical
part densely, minutely adpressed, brown pilose. Terminal bud densely,
minutely pilose. Leaves spirally arranged, aggregate, chartaceous, gla¬
brous, oblanceolate-oblong, 3.5 x 13-5.5 x 20 cm, obtuse and apicu-
late, base tapered, acute, both surfaces densely, minutely reticulate, above
midrib slender, impressed, the nerves very slender, slightly prominulous,
below midrib strongly prominent, the 9-12 pairs of erect-patent nerves
slender, arcuate, prominent. Pétioles slender, 1.5-2 cm long, concave
above.
The solitary fruit sessile on an upwards slightly thickened, 5 cm long,
reddish pedicel, the fruit globose, 1.5 cm diam.
Note: The fruiting pedicel bears near its apex some inexplicable
scars.
Source : MNHN, Paris
— 92 —
This is the first record of Dehaasia from Assam.
Assam : Garo Hills near Nokrek, ait. 1300 m, Aug., fr., Thakur Rup Chand 2778, L.
Persea yunnanensis (Lee.) Kostermans
Reinwardtia 6 : 188 (1962); Bibl. Uur. : 1263 (1964).
— Machilus yunnanensis Lecomte, Nouv. Arch. Mus.,ser.5,5 :100(19l3);Notul.syst.3 :
12 (1914); Léveillé, Cat. PI. Yunnan : 151 (1916); Handel-Mazzetti, Symbol.
Sin. 7 : 252 (1931); Liou Ho, Laur. Chine et Indoch. 58 (1932 and 1934); T. T. Yu,
Yunnan bot. Inst. 1 (1) : 26 (1941), Chinese; Wu, C. Y., List Spermatophyt. Yun¬
nan I : 25 (1959), Chinese; Kostermans, l.c. 194 and 931.
— Machilusyunnanensis var. duclouxii Lecomte, l.c. ; Liou Ho, l.c.-, Wu, l.c. 4 . Fl. Dendrol.
China, ed. 2 : 24 (1957), Chinese; Wang C. W., Forests China 150 (1961); Koster¬
mans, Bibl. 931 (1964); typus : Ducloux 2566, P.
— Machilus hracteaia Lecomte, l.c. : 101 ; Notul. Syst., l.c. 4 . Léveillé, /.c.; Smith, Notes
Bot. Gard. Edinb. 17 : 10 (1929); 294 (1930); Liou Ho./.c.; Lee, For. Bot.China: 511
(1935); T. T. Yu, l.c. : 25; Wu, l.c. : 24; Wang C. W., l.c. 112,114,115, 126; Koster¬
mans, Reinwardtia. l.c. : 191; Bibl.. l.c. : 903.
— Persea bracteata { Lec.) Kostermans, Reinwardtia, l.c. : 185; Bibl.,/.c. : 1207; typus :
Ducloux 7591: paratypus : Ducloux 7608, 7620, P.
Typus : Delavay 4360, P.
As Lecomte himself had already stated, the two species are closely
allied, the distinction as made by Lecomte has not even varietal value.
China : Yunnan : Yo-lin-chan near Song Min, fl., Ducloux 7591, L, P; woods
of Che-tong near Ta-Pin-tze, July, fr., Delavay 2830, L, P; near Ta-Pin-tze, on the left
bank of the Che tong rivulet at Moa-longtan, May, fl., Ducloux 2830, L, P; near Yunnan
Sin, July, fl., Ducloux 2566 L, P; E. Yunnan, summit of Lo Shieuh Mt., tree 8 m, July,
fl.. McLaren's Coll. U 209, C; Yao-Chou Mt„ July, fl.. McLaren's Coll. 185 F, C;
Szemao, ait. 1500 m, fl., Henry 11960, K; Yunnan, fl., Forrest 12541, K.
Potameia kwangsiensis Kostermans, sp. nov.
Arbor mediocris, ramulis el gemmis terminalibus glabris. Folia allernanlia, sub-
coriacea, elliplica, acuminata, basi acuta, supra sttblævia, nitida, nervis impressis, subtus
pallidioribus, nervo mediano prominenti, nervis lateralibus tenuibus, erecto-patentibus,
marginem versus arcuatis, prominulis, venis secundariis sat obscuris, parailelis. tenue connec-
tis, petiolo tenui. lnflorescentix axillares vel ad basin ramulorum hornotinorum, glabræ,
filiformes, vix vel non ramosæ, pauciflores, bracteis deciduis. Flores minuti, glabri, tubo
profundo, suburceolato, tepalibus 4, ovatis, acutis, antheris subsessilibus, glabris. minutis,
loculis 2, introrsis, glandulis basalibus parvis, globosis. staminodiis 4, stipitiformibus. parte
basali dense villosis, ovario glabro, tenui, ellipsoideo, stylo parvo, obeonico, stigmate incon-
spicui. Fructus globosi, læves, pedicello obeonico, tepalis incrassatis persistentibus, minutis.
Typus : W. T. Tsang 22586, P.
Tree, 6 m high. Branchlets slender, glabrous, glossy, terminal bud
minute, pointed, glabrous. Leaves spirally arranged, subcoriaceous,
glabrous, elliptic, 6 x 16-2.5 X 7 cm, acuminate with slender tip, base
acute; above smooth, glossy, midrib and nerves slightly impressed, some-
Source : MNHN, Paris
— 93 —
times the parallel secundary nerves faintly visible, beneath paler, glossy,
midrib prominent, nerves slender, 5-6 pairs, erect-patent, prominulous,
arcuate towards the margin, connected by faint, parallel, numerous veinlets,
réticulation obscure. Petiole slender, 1-1.5 cm long, flat above. Inflo¬
rescences filiform, glabrous, few-flowered, hardly or not branched (branches
filiform, up to 5 m long), in the axils of reduced leaflets (1 x 3.5 cm) of
thin branchlets, up to 4 cm long, or at the base of young shoots, up to
3 cm long. Pedicels filiform, 6-7 mm long, bracts caducous. Flowers
1.5 mm long, glabrous, tube 0.75 mm, deep, sub-urceolate, rather thick-
walled. Tepals 4, erect, broadly ovate, acute, 0.75 mm. Anthers 4,
2-celled, sessile (filament short, broad, adnate to the tepals), ovate-orbi-
cular, rather thick, 0.25 mm, the cells large, introrse, with 2 flaps; basal
glands minute, globose. Staminodes 2 pairs, opposite the anthers, stipitate,
almost as long as the anthers (inner pair shorter), basal part densely villous.
Ovary slender, ellipsoid, glabrous, 1.5 mm long, merging into a short,
conical style with inconspicuous pointed stigma. Fruit solitary on a
4 cm long infructescence peduncle, globose, smooth, glossy, up to 2 cm
diam., pericarp rather hard, 1.5 mm thick, fruiting calyx not diflerentiated
from the obconical, 1 cm long pedicel, tepals not enlarged, hardened,
subpersistent.
China : Kwangsi. Kwanglung border, Shang-She Distr., Shap Maan Taai Shan,
near village Ho Lung, fairly common in thicket, dry clay soil, June, fl., fr., W. T. Tsang
22586, AA. P.
An interesting species, the third known from mainland Asia (1 hâve
reduced P. lotungensis from Hainan to P. sinensis). It has ail the characters
of the other two species of Potameia , but is completely glabrous, but the
anthers are 2-celled with 2 flaps, the only exception in the mainly Mada¬
gascar genus Potameia. The other two hâve one flap, slightly incised in
the centre.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
UN NOUVEAU LITSEA (LAURACEÆ)
DE NOUVELLE-CALÉDONIE
A. G. J. H. Kostermans 1
Kostermans A. J. G. H. — 08.09.1977. Un nouveau Litsea (Lauraceæ) de
Nouvelle-Calédonie, Adansonia, ser. 2, 17 (I) : 95. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Description d'une nouvelle espèce de Litsea de la Nouvelle-Calédonie.
Abstract: Description of a new Litsea from New Caledonia.
A. J. G. H. Kostermans, Herbarium Bogoriense, Djalan Raya Juanda 22-24,
Bogor, Indonésie.
Litsea mackeei Kostermans, sp. nov.
— ? Endiandra, Guillaumin, Mém. Mus. nat. Hist. nat.. ser. B, 8 : 171 (1950).
Arbuscula, ramulis hornotinis minutissime pulvérulente pilosis, foliis oppositis, rigide
coriaceis, glabris, oblongis, obtusis basin versus attenuatis, acutis, utrinque lævibus, supra
nervis deest, subtus nervo mediano prominulis, nervis erecto-patentibus gracillimis non
prominentibus, prope marginem arcuato-conjunctis, petiolis sat crassis; inflorescentiis
axillaribus, minutissime pulvérulente pilosis, pedunculis communibus sat crassis, ramulis
decussatis in bractearum axillis, floribus ignotis.
Typus : MacKee 5463 (holo-, P; iso-, L).
Arbuste haut de 1 m; ramifications raides, grêles, à pubescence pul¬
vérulente. Feuilles opposées, très coriaces, glabres, oblongues ou sub-
spatulées, de 0,8 x 2,5 à 1,5 X 3,5 cm, obtuses, effilées vers la base aiguë,
lisses sur les deux faces; nervures totalement invisibles à la face supérieure,
à la face inférieure nervure médiane légèrement proéminente, 5-6 paires
de nervures secondaires très grêles, non proéminentes, formant un angle
de 45° avec la nervure médiane, et réunies en arceaux près de la marge;
pétioles épais, longs de 2-4 mm.
Inflorescences axillaires, assez denses, à pubescence pulvérulente,
composées d’un pédoncule principal plutôt épais, portant des bractées
décussées qui axillent chacune une ramification. Boutons floraux trop
jeunes pour être analysés.
Note : la forme des feuilles ressemble à celle de Litsea paouensis
Guill., mais elles sont complètement lisses.
Nouvelle-Calédonie : MacKee 5463, Tinip, Ouaco à Gomen, ait. 10 m, boutons
oct. (holo-, P).
I. Krukoff botanist, Rijksherbarium, Leiden, The Netherlands.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
VARIATION DES CARACTÈRES ANATOMIQUES
D’UN BOIS DE MÉLIACÉE : DIMENSIONS DES RAYONS LIGNEUX
B. Giraud
Giraud B. — 08.0?. 1977. Variation des caractères anatomiques d’un bois
de Méliacée : Dimensions des rayons ligneux, Adansonia, ser. 2, 17 (1) : 97-106.
Paris ISSN. 0001-804X.
Résumé : Les variations de la structure du xylème secondaire peuvent être
induites par bien des facteurs. Seule l’influence de l’âge sera prise en considé¬
ration dans cet article, et nous en étudierons les répercussions sur la constitution
anatomique d’un bois d 'Entandrophragma utile (Méliacée).
L’étude présente aura pour objet l’analyse biométrique des dimensions
des rayons ligneux.
Zusammenfassung : Man kann die sekundâr Xylem-Struktur-Verânderungen
durch manche Faktoren feststellen. In diesem Artikel wird nur der Zeitalter's
Einfluss berücksichtigt. Wir werden dessen Auswirkungcn auf die anatomische
Beschaffenheit eines Holzes des Entandrophragma utile (Meliaceæ) studieren.
Das Objekt des gegenwârtigen Studiums wird die biometrische Analyse
der Grôssen der Holzstrahlen sein.
Abstract : The variations of the secondary xylem structure may be induced
by several factors. In this note, we only consider the âge influence and its
repercussions on the xylem constitution of Entandrophragma utile ( Meliaceæ )
The présent study deals with biometrical analysis of the xylem rays size.
Bernadette Giraud, Université Pierre et Marie Curie (Paris VI), Laboratoire
de Paléobotanique, 12, rue Cuvier, 75005 Paris.
INTRODUCTION
L’étude des variations des dimensions cellulaires n’est pas une orien¬
tation récente des recherches en anatomie du bois, les travaux de Sanio,
sur les longueurs des trachéïdes d’un bois de P inus silvestris, datent en effet
de 1872. Depuis lors, les investigations dans ce domaine ont été très nom¬
breuses, et pour situer nos travaux parmi les différentes voies suivies (varia¬
tions interspécifiques; variations au sein d’une même espèce : dans les diffé¬
rentes parties de l’arbre...) nous préciserons que l’étude poursuivie con¬
cerne les variations qui surviennent dans les cernes formant le tronc d’un
arbre, depuis la moelle jusqu’au cambium, soit les variations horizontales
des caractères anatomiques du xylème secondaire en fonction de l’âge.
Cet article est particulièrement consacré aux variations des rayons
Source : MNHN, Paris
— 98 —
ligneux (hauteur, largeur); il fait suite à deux notes du même auteur, parues
en 1975, dont le thème est identique, mais qui concernent les éléments
vasculaires du bois hétéroxylé étudié.
MATÉRIEL ET TECHNIQUE
L’échantillon étudié : Entandrophragma utile (Dawe & Sprague)
Sprague ( Mariaux 730), appartient à la famille des Méliacées, section
Neo-Entandrophragma. Cette essence est connue commercialement sous
le nom d’Acajou-Sipo. Il provient d’une plantation effectuée en 1948,
par le Service des Eaux et Forêts, au Gabon (à Sibang, près de Libreville).
La croissance de cet arbre s’est donc déroulée sous un climat type de forêt
dense tropicale humide. A l’abattage, en août 1968, une section trans¬
versale du tronc a été prélevée à 50 cm environ au-dessus du sol. La forma¬
tion de la moelle date de 1948, le premier cerne a été édifié en 1949. Sur la
section horizontale polie on dénombre 20 cernes.
Les cernes ayant été repérés à la loupe binoculaire, on taille dans
chacun d’eux un petit cube. Ces cubes numérotés sont débités au microtome
à glissière en coupes minces dans le plan tangentiel. Les coupes sont colorées
à la safranine et montées au baume de Canada selon la méthode classique.
ÉTUDE BIOMÉTRIQUE DES RÉSULTATS
MÉTHODES STATISTIQUES EMPLOYÉES
1) Dans un premier temps, les données numériques ont été traitées
selon les méthodes statistiques classiques utilisées en Biologie (LAMotte,
1967).
Nous avons calculé pour chaque série de mesures, les moyennes
arithmétiques (X) et les limites de leur intervalle de confiance (Sm), en
utilisant les paramètres suivants :
moyenne arithmétique : X = = ~~ * n = nombre de mesures effec¬
tuées; / = fréquence observée,
variance: V = — (X) 2 |
écart-type: a = J/V
Limites de l’intervalle de confiance de la moyenne :
o
S m — ■ étant l'erreur standard, les limites cherchées (pour un coeffi-
\n— 1
Source : MNHN, Paris
— 99 —
oient de sécurité de 95 %) seront obtenues en reportant de part et d’autre
de la moyenne 2 fois l’erreur standard :
X ± S m (tabl. I et II).
2) Dans le cadre d’une étude sur les variations de l’ensemble des
caractères anatomiques du plan ligneux du Sipo (Thèse de spécialité,
Giraud B., 1976) devant le nombre de données à traiter, nous avons été
amenée à utiliser une méthode statistique d’analyse multivariable. Une
technique nouvelle fut alors employée, celle de l’analyse factorielle des
correspondances (Benzecri J. P., 1975). L’objectif d’une telle analyse est
de décrire la dépendance entre deux variables, en indiquant d’une part
dans quelle mesure les variables sont liées ou non entre elles, et d’autre
part en mettant en évidence les proximités entre les modalités de l’une ou
de l’autre (une modalité étant la valeur prise par une des variables dans
un cerne déterminé, un caractère donné présente de ce fait 20 modalités
pour l’ensemble des 20 cernes).
Les résultats énoncés dans cet article concernant les dimensions des
rayons ligneux ont été confirmés par cette méthode analytique.
RÉSULTATS - DISCUSSION
1. SÉRIATION DES RAYONS LIGNEUX
Le plan tangentiel d’un Entandrophragma utile présente une majorité
de rayons ligneux bisériés et, trisériés, mais lorsque nous examinons la
série de lames minces, les rayons semblent s’élargir au fur et à mesure que
l’on se rapproche de l’écorce. Pour chaque cerne nous avons relevé les
largeurs de 100 rayons, en nombre de cellules, afin d’établir le pourcentage
des différentes sériations (tabl. I, col. 3 à 6).
a) Les rayons unisériés : ils atteignent un très fort pourcentage
dans la première zone d’accroissement (57 %); leur nombre diminue rapide¬
ment, il passe à 5 % dès le quatrième cerne, et se stabilise plus ou moins
autour d’une valeur moyenne de 7 % à partir du cinquième cerne. Cette
décroissance accusée des valeurs dans les quatre premiers cernes, corres¬
pond à la période juvénile.
b) les rayons bisériés : la variation de leur pourcentage suivant
l’âge du bois, ne marque pas le passage du bois juvénile au bois adulte.
Leur nombre oscille entre 40 et 65 % dans les 17 premiers cernes, et dimi¬
nue fortement dans les 5 derniers cernes, passant de 50 à 15 %.
c) Les rayons trisériés : peu nombreux dans le bois juvénile (moins
de 5 %), ils varient entre 25 et 45 % dans le bois adulte jusqu’au quinzième
cerne. Leur nombre augmente alors et peut atteindre 60 % dans les derniers
cernes. Cette augmentation se fait aux dépens des rayons bisériés.
Source : MNHN, Paris
— 100 —
d) Les rayons quadrisériés : inexistants dans les cernes de bois
juvénile, ils font leur apparition dès les premiers cernes du bois adulte
(0 à 4 %), mais n’occupent réellement une place dans l’ensemble des diffé¬
rentes sériations qu’à partir du quinzième cerne.
L’ensemble de ces quatre courbes, réunies sur un même graphique
(fig. 1), nous montre que les pourcentages des différents types de rayons
sont liés : c’est ainsi que la diminution des rayons unisériés correspond à
une augmentation simultanée des rayons bisériés et trisériés (dans la pre¬
mière partie du diagramme, soit du premier au cinquième cerne); ensuite,
vers le quinzième cerne, les rayons bisériés diminuent à leur tour au profit
des rayons trisériés, tandis que nous voyons apparaître les rayons quadri¬
sériés. Une telle variation de la sériation des rayons nous a été confirmée
par l’analyse factorielle.
La largeur des rayons ligneux augmente donc avec l’âge et se révèle
être un caractère peu fiable. Nous présentons la variabilité de ce caractère
en un schéma (fig. 2), qui nous paraît être plus explicite que les courbes
précédentes, pour la mise en évidence de la différence entre le bois juvénile
TABLEAU I
Cernes
Largeur
SÉRIATION DES RAYONS LIGNEUX (%)
1 S.
2 S.
3 S.
4 S.
1
2,34 ±0,15
57 ± 4
40- 4
3±2
2
6,60 ± 0,47
34 - 4
62 d 4
4 2
3
2,13 : 0,47
29-4
60 4
11 ± 3
3,78 ! 0,22
5 ±2
65 4
30 t 4
5
7,89 ± 0,59
8 2
47 5
41 : 4
4±2
6
6,50 ± 0,22
9 - 3
51 r 5
38 ± 4
3 + 2
7
5,13 + 0,36
7 ± 2
44 5
48 • 5
1,41 ± 0,19
9 : 3
49 5
42 ± 4
9
3,48 • 0,46
8 - 2
52 ± 5
39 ± 4
I 1
10
1.86 i 0,09
10 ± 3
56 4
34 ± 4
11
5.64 : 0,22
8 : 2
52 : 5
40 4
12
7,17 ±0,51
6 : 2
61 4
33 : 4
13
8,00 • 0,46
6 t 2
65 4
29 ± 4
14
8,40 : 0,26
8 t 2
62 4
28 4
2 1
15
5,80 ± 0,37
12 ± 3
64 4
23-4
1 ± 1
16
5,73 ± 0,35
3 ± 2
52 4- 5
45 - 5
17
5,20 ±0,14
57 4
39 ± 4
2+ 1
18
4,38 : 0,27
2 ± 1
33 4
55 + 5
10 3
19
3,00 : 0,31
8 ± 2
22 - 4
63 ± 4
7 —.2
20
2,43 ± 0,27
9 ± 3
17 ± 3
59 ± 4
15 ± 3
1
2
3
4
5
6
Source : MNHN, Paris
— 101 —
Fig. — Variation de la largeur des rayons ligneux, en nombre de cellules de la moelle à
Bois juvénile
1 er 2 3 4
Source : MNHN, Paris
— 102 —
et le bois adulte, conjointement à l’évolution de ce caractère dans le bois
adulte.
L’augmentation de largeur des rayons avec l’âge a été constatée égale¬
ment dans d’autres bois de feuillus : chez Fraxinus excelsior les rayons
passent de 3 à 4 S, ceux de Caslanea saliva de 1S à 1S + 2S, enfin de 2S
à 4S chez Sassafras officinale (Lauracées) (White D. J. B. & Robards
A. W., 1966).
2. HAUTEUR DES RAYONS LIGNEUX
La hauteur des rayons ligneux dépend à la fois du nombre et de la
taille des cellules qui forment ces rayons. Suivant les différents types de
bois, ces deux facteurs peuvent être ou non variables; chez Fraxinus excel¬
sior, par exemple, la variation de la taille des rayons ligneux n'est due qu'à
la variation des dimensions des cellules constituantes, sans considération
de leur nombre (White D. J. B. & Robards A. W., 1966). Mais ces deux
facteurs peuvent également intervenir simultanément.
TABLEAU II
Cernes
Hauteur des rayons ligneux
(Nombre de cellules)
1 S.
2 S.
3 S.
4 S.
l
6 ± 1
14 ± 2
13 i 1
2
5 ± 1
10 + 1
10 ± 1
3
5 ± 2
11 ± 1
12 ± 3
4
4 ± 1
9 1
12 ± 2
5
6 i 2
11 ± 1
16 ± 2
17± 2
6
4 - 2
10 ± 2
13 ± 2
14 : 4
7
7 ± 1
11 ± 1
15 ± 1
18 4 1
8
6 ± 2
12 ± I
16 ^ 2
9
5 ± 1
13 ± 1
16 ± 1
20 4 i
10
5 ± 1
12 ±1
17 ± 1
6 :: 4
15 ± 1
17 ± 1
12
9 + 1
15 4 1
19 ± 1
13
8 ± I
15 ± 1
20 - 1
14
8 ± 1
17 ± 1
18 4 1
20 ± 2
15
7 ± 1
16 1
19-2
19 ± 1
16
9 ± 1
15 ± 2
19 ± 2
17
4 ± 3
17 ±2
20 4 2
17 ± 2
18
4 : 1
17 ± 2
20 4 1
19 2
19
5 ± 1
15 ± 2
20 4 2
18 - 4
20
5 ± 1
12 ± 3
21 ± 1
22 ± 4
1
2
3
4
5
Source : MNHN, Paris
— 103 —
Nous avons choisi d'évaluer la hauteur totale en nombre de
cellules.
Cent rayons ont été répertoriés dans chaque cerne, les valeurs moyennes
correspondantes ont été calculées, de même que les limites de leur inter¬
valle de confiance (tabl. Il, col. 2 à 5).
La mise en graphique de ces valeurs (fig. 3) donne en ordonnées les
moyennes des hauteurs des rayons ligneux, exprimées en nombre de cel¬
lules, et en abscisses la succession des cernes de la moelle à l’écorce.
a ) Les rayons unisériés : leur hauteur est relativement constante,
elle oscille entre 4 et 9 cellules.
b) Les rayons bisériés : du premier au dix-septième cerne leur hau¬
teur passe de 9 à 17 cellules; cette augmentation est suivie d’une chute
dans les derniers cernes. Notons que leur augmentation en hauteur cesse
à peu près au moment où leur nombre décroît, lorsque s'effectue le relais
par les rayons trisériés.
Source : MNHN, Paris
— 104 —
c) Les rayons trisériés : leur hauteur augmente régulièrement du
premier au dernier cerne, de 10 à 21 cellules.
d) Les rayons quadrisériés sont en nombre insuffisant pour pouvoir
établir une moyenne valable.
CONCLUSIONS
Tout au long de cette étude nous avons pu constater les faits suivants :
— Dans un même cerne, les rayons ligneux les plus larges sont égale¬
ment les plus hauts; prenons comme exemple les rayons ligneux du cin¬
quième cerne : les rayons unisériés ont 6 cellules de haut, les rayons bisériés
une moyenne de 11 cellules, tandis que les rayons trisériés atteignent
16 cellules.
— Il existe une corrélation entre le pourcentage des différentes séries
de rayons et la hauteur de ces mêmes rayons. C'est ainsi que lorsque le
pourcentage de rayons ligneux bisériés diminue il se produit une dimi¬
nution simultanée de leur hauteur (fig. 1 et 2, à partir du quinzième cerne).
— Les dimensions des rayons ligneux sont très variables : hauteur
et largeur (en nombre de cellules) augmentent régulièrement avec l'âge.
L’aspect du plan ligneux tangentiel évolue par conséquent tout au
long de la vie de l'arbre.
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Source : MNHN, Paris
— 105 —
Fig. 4. — Variation des dimensions des rayons ligneux, en fonction de l'âge : 4, aspect du
plan ligneux tangentiel, 4 cernes après la moelle; 5, aspect du plan ligneux tangentiel
au niveau du cerne le plus récemment formé.
Source : MNHN, Paris
— 106 —
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Source : MNHN, Paris
REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Flore des Mascareignes
Cette nouvelle flore, publiée en français et dont le 1 er fascicule vient de paraître,
couvre les 3 îles des Mascareignes : La Réunion, Maurice et Rodrigues. Elle est préparée
en Angleterre, en France et à l’île Maurice, en collaboration, sous le contrôle de J. Bosser
(Office de la Recherche scientifique et technique Outre-Mer, Paris et Laboratoire de Pha-
nérogamie. Muséum, Paris), Th. Cadet (Institut d’Études supérieures scientifiques,
La Réunion), H. R. Julien (The Sugar Industry Research Institute, Mauritius), et W. Ma¬
rais (Royal Botanic Gardens, Kew).
Pour la première fois, cette flore rassemble et met à jour des informations que l'on
trouvait dans : Baker, The Flora of Mauritius and the Seychelles (1877), Balfour,
Botany of Rodriguez (1879) (in Phil. Trans. Roy. Soc. Lond.), et Cordemoy, Flore de
l’île de La Réunion (1895).
Elle étudie en détail les plantes indigènes mais comprend aussi les plantes naturalisées
et les espèces communément cultivées. Les caractères principaux de certains genres occa¬
sionnellement cultivés sont donnés après la description de la famille. Les descriptions
des espèces sont détaillées et donnent les caractères les plus importants. Ne sont cités
que les échantillons à propos desquels se pose un problème particulier, qui est alors
discuté. Une synonymie complète, la typification et les références ayant trait à la litté¬
rature botanique concernant les Mascareignes sont données. Tous les genres indigènes
sont illustrés ainsi que les plus marquants parmi les genres naturalisés. Les noms verna¬
culaires sont cités et chaque fois que possible des notes sur l’écologie, l’utilisation.... etc.
des espèces complètent la description.
La Flore paraîtra en fascicules séparés comprenant une famille ou une série de familles
se suivant dans la classification qui a été adoptée (celle utilisée dans l'herbier de Kew).
Ces fascicules paraîtront au fur et à mesure de leur mise au point par les différents auteurs.
Un fascicule d'introduction est en préparation. Le premier fascicule traite des familles
des Goodéniacées par J.-L. Guillaumet (O.R.S.T.O.M.) et des Campanulacées sens,
lai. par F. Badré (Laboratoire de Phanérogamie, Muséum, Paris). Il comprend 22 pages
dont 8,5 pages d’illustrations et peut être obtenu à :
— Imprimerie du Gouvernement, Port-Louis, Ile Maurice, au prix de 12 roupies.
— O.R.S.T.O.M., Services centraux de Documentation, 70, route d’Aulnay, 93140
Bondy, au prix de 9,60 F, plus frais de port.
— The Secretary Bentham-Moxon Trust, Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond
Surrey TW9 3AB, Angleterre, au prix de £ 1,20; par la poste £ 1.40.
J. Bosser.
Source : MNHN, Paris
ACHEVÉ D’IMPRIMER LE 5 SEPTEMBRE 1977
SUR LES PRESSES DE FD EN SON
IMPRIMERIE ALENÇONNAISE-61002 ALENÇON
Dépôt légal : 4 e trimestre 1977 - 87.462
Source : MNHN, Paris
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