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MUSEUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
Source : MNHN, Paris
ADANSONIA est un journal international consacré aux divers aspects de la botanique phanéro-
gamique et plus particulièrement à la connaissance systématique du monde végétal intertropical.
Chaque volume annuel se compose de quatre fascicules trimestriels totalisant 500 à 600 pages.
ADANSONIA is an international journal ofbotanyof the vascular plants, particularly devoted
to ail aspects of the investigation of tropical floras. One annual volume consists in 4 quarterly issues
amounting to a total of 500-600 pages.
Adansonia est publié par le Laboratoire de Phanérogamie, Muséum National d’Histoire
Naturelle, Paris, France.
Direction /Directors : A. Aubréville, J.-F. Leroy.
Rédaction /Editors : A. Le Thomas, J. Jérémie.
Édition et diffusion IPublication manager: J. Raynal.
Comité de lecture jReferees: J. Bosser, Paris; E. Boureau, Paris; F. Ehrendorfer, Wien; F. R. Fos-
berg, Washington; F. Hailé, Montpellier; V. H. Heywood, Reading; L. A. S. Johnson, Sydney;
C. Kalkman, Leiden; R. Letouzey, Paris; J. Miège, Genève; R. E. G. Pichi Sermolli, Perugia;
P. H. Raven, Saint-Louis; R. Schnell, Paris; A. Takhtajan, Leningrad; M. Van Campo, Mont¬
pellier.
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ASSOCIATION DE BOTANIQUE TROPICALE (Adansonia)
16, rue Buffon
75005 PARIS, France.
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soumis à préfacturation (prepayment).
Tarif (price) 1979 (vol. 19) : FF 230.
AUTRES PUBLICATIONS DE L’ASSOCIATION DE BOTANIQUE TROPICALE
Flore de Madagascar et des Comores, 86 vol. parus (issued (76 disponibles javailable) FF 2979.
Flore du Gabon, 24 vol. parus /issued .FF 1496.
Flore du Cameroun, 20 vol. parus Iissued .FF 1200.
Flore du Cambodge, Laos et Viêt-Nam, 16 vol. parus /issued .FF 672.
Flore de la Nouvelle-Calédonie et dépendances, 8 vol. parus /issued. .FF 881.
(prix révisables sans préavis)
Source : MNHN, Paris
âdâ
TRAVAUX PUBLIÉS
SOUS LA DIRECTION DE
A. AUBRÉVILLE
et
Jean-F. LEROY
Membre de l’Institut
Professeur
Professeur Honoraire
au Muséum
au Muséum
Série 2
TOME 18
Fascicule 4
Date de Publication : 30 Avril 1979
ISSN 0001-804X
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Laboratoire de Phanérogamie
16, rue Buffon, 75005 Paris
1979
Source : MNHN, Paris
SOMMAIRE - CONTENTS
Halle, N. — Analyse du réseau phyllotaxique des écussons du cône
chez Pinus.393
Analysis of the phyllotaxic pattern of the cône scales in Pinus.
Jacques-Félix, H. — Espèces nouvelles et peu connues du genre
Memecylon (Melastomataceæ) en Afrique.409
New and little known African species of Memecylon (Melastomataceæ).
Dokosi, O. B. — A new species of Elytraria (Acanthaceæ) occurring
in East Africa.433
Une nouvelle espèce d'Elytraria (Acanthaceæ) d'Afrique orientale.
Boiteau, P. & Allorge, L. — Nouveaux taxons d’Alyxia (Apo-
cynaceæ) de Nouvelle-Calédonie.443
New taxa of Alyxia (Apocynaceæ) from New Caledonia.
Arbo, M. M. — Révision del género Erblichia (Turneraceæ). . . . 459
Révision du genre Erblichia (Turneraceæ).
Guého, J. — Une nouvelle espèce de Gouania (Rhamnaceæ) endé¬
mique de l’île Rodrigues aux Mascareignes.483
A new species of Gouania ( Rhamnaceæ) endemic from Rodrigues Island
( Mascarene).
Hladik, A. & Halle, N. — Note sur les endocarpes de quatre espèces
de Spondias d’Amérique (Anacardiaceæ).487
On the endocarps of four American species of Spondias (Anacardiaceæ).
Source : MNHN, Paris
ANALYSE DU RÉSEAU PHYLLOTAXIQUE
DES ÉCUSSONS DU CÔNE CHEZ PINUS
N. Halle
Hallé, N. — 30.04.1979. Analyse du réseau phyllotaxique des écussons du
cône chez Pinus, Adansonia, ser. 2, 18 (4) : 393-408. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Dans un cône de Pin les séries parasliques d’écussons définissent
des aires parastiques continues (APC) ou discontinues, suivant la disposition
de leurs éléments entre la base et le sommet. Les multiples combinaisons
rencontrées sont étudiées. La localisation sur le cône des différentes séries
d’APC (des systèmes 1, 2, 3, 5, 8 et 13) permet, chez Pinus pinaster Ait., de
définir 4 zones distinctes séparées par des lignes de transition plus ou moins
sinueuses. P. muricata D. Don présente des APC d'un système 21, absent chez
beaucoup d’espèces européennes, et révèle 6 zones. Des différences portant sur
le nombre de zones, leur localisation, la qualité et la quantité de leurs APC,
donnent des caractères descriptifs nouveaux. Diverses espèces sont analysées et
des perspectives taxonomiques se dégagent. P. lemoniana Benth. se sépare du
P. pinaster d’après les caractères de ses APC.
Abstract : In a cône of Pine, parastichous sériés of scales are defining conti-
nuous parastichous areas (APC) or discontinuous areas, depending on the
level along the cône. Many spécifie arrangements are investigated. Diffe¬
rent kinds of APC (from 1, 2, 3, 5, 8 and 13 order) in Pinus pinaster Ait.
delimit four distinct zones separated by more or less sinuous boundaries.
P. muricata D. Don has APC of order 21, absent in many european species,
and shows six zones. Différences in the number of zones, their position,
quality and quantity of APC, provide new diagnostic characters. Some
species are analysed and taxonomie perspectives are deduced. P. lemoniana
Benth. is separated from P. pinaster through his APC characters.
Nicolas Hallé, Laboratoire de Phanérogamie, 16 rue Buffon, 75005 Paris,
France.
OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES SUR LA FORME DES ÉCUSSONS
Dans un cône de Pin, la forme des écussons (indépendamment de leur
relief) est très variable. Les lignes de contact et les commissures qui les
séparent forment un réseau notablement diversifié de la base au sommet
du cône. Chaque écusson a un contour plus ou moins régulièrement poly¬
gonal; il peut présenter 3, 4, 5, 6 ou au plus 7 segments de contact avec
les écussons qui l’entourent. Il peut aussi présenter 3 ou 4 points commis-
suraux au contact des écussons voisins. Segments et angles de contact
forment un maximum de 8 éléments, à la manière des 4 côtés et des 4 som¬
mets d’une case d’échiquier.
La surface en plan des écussons est aussi assez variable; les plus petits,
ceux des écailles stériles, sont situés vers les extrémités du cône. Les grands,
Source : MNHN, Paris
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moins variables, sont ceux des écailles fertiles. Les surfaces dépendent d’une
part du diamètre du cône, et d’autre part du nombre d’écussons dans la
zone considérée (c'est-à-dire de leur densité évaluée en projection ortho¬
gonale et par unité de longueur d’axe du cône). A diamètre égal la densité
la plus forte donne les écussons les plus petits. A densité égale les écussons
les plus grands sont évidemment situés là où le diamètre du cône est le plus
grand. Rarement grand diamètre et faible densité ne cumulent pas leurs
effets et, comme chez Pinuspaluslris Miller, les plus grands écussons peuvent
être situés dans le tiers supérieur atténué du cône.
G. Russel Shaw (1914) a déjà décrit ces différences en établissant
une distinction entre la phyllotaxie qu'il qualifie de définie, où il y aurait
un certain équilibre entre diamètre et densité, et la phyllotaxie dite indé¬
finie qui refléterait un certain déséquilibre entre ces deux facteurs. Mais,
bien que cet auteur ait montré des différences qui caractérisent des groupes
choisis de 4 écussons en position cruciforme, il n’a pas vu l’intérêt capital
de la modification progressive des aires parastiques. Nous ne sommes
plus du tout d’accord avec lui lorsqu’il croit pouvoir dire à propos de la
phyllotaxie des cônes de Pins : « its further employment is exceedingly
restricted on account of the constant répétition of the same orders among
the species ». Ce point de vue révèle une connaissance insuffisante du
problème. Nous allons proposer une méthode d’analyse plus fine que
celle de Shaw, préciser certaines particularités de la forme variable des
écussons et fournir des exemples pratiques d’utilisation taxonomique des
caractères de la trame phyllotaxique des cônes de Pinus.
Notre méthode descriptive, ici développée, a déjà été présentée succinc¬
tement, mais avec une illustration importante, dans les Comptes Rendus
de l’Académie des Sciences, Paris (1979).
DONNÉES GÉNÉRALES
SUR LES AIRES PARASTIQUES DE PINUS
Le problème est limité pour le moment à l’étude des cônes de Pins à
écailles dures, écusson bien délimité et ombilic dorsal. Les marges des
écussons forment une trame d’aires entrecroisées qui se réfèrent à un
nombre assez limité de parastiques ou spirales secondaires. Si l’on tient
compte de la numérotation de la spirale génératrice déterminée au préalable
par la méthode classique 1 , on observe facilement des successions d’écailles
disposées de 8 en 8, 5 en 5, 13 en 13 qui forment des aires parastiques.
Chez quelques espèces seulement on trouve des successions continues de
21 en 21 (Pinus muricata D. Don, P. serotina Michaux). Toutes les espèces
présentent, mais de façon parfois peu évidente car localisées dans la partie
subapicale du cône, des successions continues de 3 en 3 ou de 2 en 2. Sur
la spirale génératrice elle-même, des écussons contigus à numéros de 1 en 1,
s’observent assez souvent tout au sommet. Dans tous les cas cités ces mêmes
1. K. Schimper, 1829; A. Braun, 1831; Ch. Martins, 1833; L. & A. Bravais, 1838.
Source : MNHN, Paris
— 395 —
aires parastiques se prolongent en suites discontinues d’écussons soit vers
la base soit vers le sommet du cône, parfois des deux côtés.
Ainsi ces aires parastiques, fondamentales parce qu’en partie au moins
continues, sont de types dits 1 (spirale génératrice), 2,3,5,8,13 et facultative¬
ment 21. Dans de rares cas, à titre d’anomalie on rencontre des successions
différentes (exemple : 2, 4, 6 ou 7, 11, sur un cône de P inus pinasler de l’île
de Ré, N. Hallé 6579 ; 2, 4, 6, 10, 16 sur un cône de P. halepensis, s. loc.).
Sens de torsion : on sait que si les I, 3, 8 et 21 sont dextres, les 2, 5
et 13 sont sénestres et vice versa. Chez beaucoup d'espèces étudiées, les
deux types de rotation ayant été rencontrés, la précision ne paraît pas très
utile. Si l’on précise par exemple D8 ou S8 (écussons de 8 en 8 formant
une aire parastique dextre ou sénestre), il est intéressant de savoir que le
sens de rotation des « 8 » est toujours le même que celui de la spirale géné¬
ratrice.
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VARIATION DES AIRES PARASTIQUES
Une aire parastique complète s’étudie pratiquement de la base au
sommet du cône. La succession des écussons qui la composent se sépare
en aires parastiques continues, ou APC, là où les écussons se touchent entre
eux, et en aires parastiques discontinues, ou APD, là où les écussons sont
espacés (Fig. 1).
Les APC sont elles-mêmes diversifiées en portions que l’on peut
qualifier de majeures, dont les successions d’écussons forment un ruban
aux deux bords parallèles (parcours d’une tour sur un échiquier). Les
séries sont dites submajeures lorsque de très faibles décalages produisent
des sinuosités très faibles sur les deux bords du ruban. D’autres séries
d'écussons sont qualifiées de mineures quand les contacts entre écussons
successifs sont réduits ou même ponctiformes (parcours d’un fou sur un
échiquier), PI. 1, J.
Les APD sont diversifiées à leur tour en séries d’éléments séparés entre
eux par une, deux ou plusieurs rangées obliques d’écussons (Fig. 1, 8 et 9).
SYNOPSIS DES VARIATIONS SIMPLES DE LA TRAME
La figure 2 présente une classification empirique des différents
modèles d’écussons rencontrés dans l’étude de la trame phyllotaxique.
Abstraction faite des types intermédiaires progressivement variés, ce sont
des cas simples à répartition homogène qui sont proposés comme schémas
de référence.
En /, deux séries d’APC majeures se croisent à angle droit : les unes
sont dextres, fed , les autres sénestres, heb. Chaque écusson est en contact
avec 8 autres : 4 par des côtés communs, 4 autres par des sommets communs.
Se croisent ainsi en e dans la même figure les APC mineures iea et gec.
Cet exemple choisi comme point de départ correspond au modèle de
« phyllotaxie définie » au sens de Shaw.
En la et lb, les schémas sont des variantes aiguës et obtuses du cas
précédent. Malgré les différences d’angle ils se réfèrent encore à la phyllo¬
taxie définie.
En 2, on a un schéma qui dérive de 1 par «torsion desserrante»; en
e se croisent l’APC majeure fed , l’APC submajeure heb et l’APC mineure
iea. Variantes des écailles quadrangulaires carrées, on trouve parfois des
modèles rectangulaires (2a, 2b) ou obliques (2c, 2d).
En 3, le schéma dérive de 1 par « torsion resserrante ». Mêmes variantes
que ci-dessus (3a à 3d).
En 4, le modèle dérive de 1 par « étirement longitudinal »; en e se
coupent 3 APC mineures : fed, lieb et gec; iea est devenu une APD : quand
une foule s’engage dans un passage étroit où elle s’étire, il est difficile à
deux personnes qui se suivent de rester ensemble; cette image nous paraît
Source : MNHN, Paris
— 397 —
éclairer utilement certains aspects des problèmes phyllotaxiques. 4a et 4b
sont des variantes allongées ou comprimées du schéma 4.
En 5, le schéma dérive de 1 par « étirement transversal »; en e se
coupent 3 APC mineures : fed, heb et iea ; ceg est devenu une APD. 5a
et 5b sont des variantes allongées ou comprimées du modèle 5.
Source : MNHN, Paris
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EXEMPLE PRATIQUE CHEZ LE PIN MARITIME
Matériel : Pinus pinaster Ait. subsp. atlantica H. de Villar, bois
Henri IV, île de Ré, 25.12.1978 (N. Hallé 6579). Lot homogène (sauf un
cas d’anomalie noté ci-dessus) dont un spécimen de référence a été analysé
plus spécialement : longueur 135 mm, 183 écailles, spirale génératrice
sénestre.
Note : Le nombre total approximatif d'écailles (N) est malheureuse¬
ment rarement précisé dans les descriptions; il s’évalue pourtant aisément
à partir d’un comptage (n) effectué sur une parastique quelconque. Ainsi
par comptage sur parastique 8, 5 ou 13, on a :
N # n X 8 # ri X 5 # n" X 13.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
— 400 —
Préparation et technique : Les pyramides des écussons, fortement
saillantes et carénées dans l’espèce, sont arasées au rabot « Surform » de
façon à laisser intactes les lignes de contact. Celles-ci apparaissent alors au
fond de sillons inférieurs à 1 mm de largeur et 0,5 mm de profondeur.
Ainsi préparé, l’échantillon resté fermé mesure 140 mm dans sa plus grande
circonférence située entre le tiers et le quart inférieur de la longueur. La
surface ayant été tout autour polie au papier abrasif, les écailles sont numé¬
rotées (fig. 3) et les aires parastiques relevées comme suit : la surface pré¬
parée est enveloppée de ruban adhésif transparent en revêtement pellicu-
laire continu. On y trace les sutures et les numéros des écussons; des bandes
sont découpées au scalpel puis déroulées à plat : on a obtenu ainsi les
relevés d’aires parastiques figurés planche 1.
Observations : On dénombre un total de 32 aires parastiques conti¬
nues : 12 APC sénestres (1 + 3 + 8) et 20 APC dextres (2 + 5 + 13).
Les longueurs des APC varient comme suit (exemples figurés) :
SI = 51 mm D5 = 384 mm
D2 = 96 mm S8 = 182 mm
S3 = 235 + 112 mm (avec une interruption) D13 = 89 mm
L’ensemble des liaisons entre écussons permet de distinguer des zones
transversales qui se succèdent de la base au sommet du cône (fig. 4) :
Zone 1 (de 0 à environ 50 % de la hauteur totale du cône) : au-dessus
d’une petite série basale d’écussons subhexagonaux, les APC8 sont sub¬
majeures puis majeures; les APC 13 sont des mineures redressées et les APC5
des mineures couchées; le sommet de la zone atteint l’écusson 133, fin de
la plus longue APC13; la plus courte n’atteint que l’écusson 98. Total
des APC de la zone : 13 + 8 + 5 = 26.
En pratique, pour l’exemple étudié, la zone 1 se compose des écussons
0 à 102 qui forment une suite numérique continue et n’appartiennent pas
aux APC3; tous sont hexagonaux, sauf 3 exceptions au niveau supérieur
(98, 100, 101).
Zone 2 (d’environ 50 à 85 /) : les APC5 sont majeures puis sub¬
majeures puis à nouveau majeures; les APC8 sont des mineures redressées
et les APC3 des mineures couchées; la base de la zone correspond au début
des APC3 qui relaient les APC13; le sommet de la zone correspond à la
fin des APC8. Total des APC : 8 + 5 + 3 = 16.
En pratique, pour l’exemple étudié, la zone 2 se compose des écussons
134 à 163 qui forment une suite numérique continue et n’appartiennent ni
aux APC 13 ni aux APC2; tous sont hexagonaux.
Zone 3 (d’environ 85 à 95 %) : les APC3 sont majeures ou sub¬
majeures; les APC5 sont des mineures redressées; les APC2 sont des mi¬
neures couchées; la base de la zone correspond au début des APC2 qui
Source : MNHN, Paris
— 401 —
relaient les APC8; le sommet de la zone correspond à la fin des APC5.
Total des APC : 5 + 3 + 2 = 10.
En pratique, pour l'exemple étudié, la zone 3 se compose des écussons
172 à 176 qui forment une suite numérique continue et n’appartiennent ni
aux APC8 ni à l’APCl; ils sont à 5 ou à 6 côtés.
Zone 4 (d’environ 95 % au sommet) : les APC2 sont submajeures;
les APC3 sont des mineures redressées; l’APCl est une mineure couchée;
la base de la zone correspond au début de l’APCl qui relaie les APC5.
Total des APC : 3 + 2 + 1 = 6.
En pratique, la zone 4 de l’exemple étudié se compose des écussons
successifs 180 à 183 qui, sur la spirale génératrice, appartiennent à l’APCl
sans faire partie des APC5 ; ils sont à 6, 5, 4 ou 3 côtés.
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— 402 —
ANALYSE DES TRANSITIONS INTERZONES
Transition 1 (située entre les zones 1 et 2) : les terminaisons vers le
haut des APC13 se rapportent aux écussons suivants : 98, 101, 103, 104,
105, 106, 108, 109, 113, 115, 123, 125 et 133; les terminaisons vers le bas
des APC3 sont les écussons 103, 105 et 110; il a été tenu compte d’inter¬
ruptions dues à de petites irrégularités entre 112 et 118 d’une part, entre
125 et 128 d’autre part; les 12 écussons qui appartiennent à la fois aux
systèmes des APC13 et des APC3 (en gris plus foncé sur la fig. 5) consti¬
tuent la transition réelle qui s’étend en ligne sinueuse entre 46 et 62 %.
Dans cette interzone on n’observe qu’une seule disposition en échiquier
au carrefour des écussons 100, 113, 105 et 108, double liaison que ne résout
pas l’examen à la loupe : ce cas rare se présente donc comme exceptionnel
au sein d’une trame à variation continue; on peut en conclure que la « phyllo-
taxie définie » de Shaw est, au moins chez Pinus pinaster, le fruit d’une vue
de l’esprit plutôt que d’une réalité. Il faudrait un groupe important de carre¬
fours similaires voisins entre eux pour réaliser le système rigoureusement
défini de Shaw et ce n’est jamais le cas.
2 o rte Z
Fig. 5. — Étude de la transition entre les zones I et 2; les éléments contigus des APC13 et des
APC3 ont été respectivement figurés en continuité. On voit ainsi comment les APC3
couchées prennent la relève des APC13 redressées. Douze écussons (gris foncé) appar¬
tiennent à la fois aux APC13 et aux APC3; ils permettent de localiser exactement la sépara¬
tion entre les deux zones : 109. 106, 103, 108, 113, 105, 110, 123, 120, 133, 125, 112. Les
pourcentages se rapportent à la hauteur du cône.
Source : MNHN, Paris
— 403 —
En pratique, dans l’exemple étudié, la transition annulaire 1 se com¬
pose des écussons 103 à 133 qui forment une suite numérique continue
entre les niveaux supérieurs de la plus courte et de la plus longue APC13;
ils sont à 5, 6 ou 7 côtés.
Transition 2 (entre les zones 2 et 3) : les terminaisons vers le haut des
APC8 concernent les écussons suivants : 164, 165, 166, 167, 168, 170 et
171; les terminaisons vers le bas des APC2 sont les écussons 167 et 168;
on note une liaison supplémentaire entre 164 et 166 et c’est, avec 161 et
169, le seul carrefour en échiquier de cette interzone; les 7 écussons qui
appartiennent à la fois aux systèmes des APC8 et des APC2 (en gris plus
foncé sur la figure 6) constituent la transition réelle qui est un peu sinueuse
entre 81 et 90 % du cône.
En pratique, dans l’exemple étudié, la transition annulaire 2 se com¬
pose des écussons 164 et 171 qui forment une suite numérique continue
entre les niveaux supérieurs de la plus courte et de la plus longue APC8 ;
comme dans l’interzone précédente ils sont à 5, 6 ou 7 côtés.
Transition 3 (entre les zones 3 et 4) : les terminaisons vers le haut
des APC5 se rapportent aux écussons suivants : 175, 176, 177, 178 et 179;
la terminaison vers le bas de l’APCl est l’écusson 177. La région ne comporte
aucune liaison irrégulière et aucun carrefour en échiquier. Les écussons
zone z
Fig. 6. — Étude de la transition entre les zones 2 et 3; les éléments contigus des APC8 et des
APC2 ont été respectivement figurés en continuité. On voit ainsi comment les APC2
couchées prennent la relève des APC8 redressées. Sept écussons (gris foncé) appartiennent
à la fois aux APC8 et aux APC2; ils permettent de localiser exactement la séparation entre
les deux zones : 166, 171, 168, 170, 167, 164, 169. Hauteurs indiquées en pourcentages.
Source : MNHN, Paris
— 404 —
Fig. 7. — Étude de la transition entre les zones 3 et 4 ; les éléments contigus des APC5 et de l'APC I
ont été respectivement figurés en continuité. On voit ainsi comment l’APCl couchée prend
la relève des APC5 redressées. Trois écussons (gris foncé) appartiennent à la fois aux
APC5 et aux APCI ; ils permettent de localiser exactement la séparation entre les deux
zones : 179, 178, 177. Hauteurs indiquées en pourcentages.
177, 178 et 179 qui appartiennent à la fois aux systèmes des APC5 et de
l’APCl (en gris plus foncé sur la fig. 7) constituent la transition réelle qui
suit un parcours annulaire entre 95 et 97 % de la hauteur du cône. Les
écussons en question sont à 6 ou 7 côtés.
NOTES SUR QUELQUES AUTRES ESPÈCES
Pinus radiata D. Don, cuit. Valcanville, Manche, N. Hallé 6580;
4 cônes de 140 à 155 mm, 200 à 215 écussons.
Zone /: 0 à 8-10 %; pas d’APC21; APC13 mineures redressées;
8 mineures obliques; 5 mineures couchées.
Z2: 8-10 à 30-35 %; 21 mineures redressées; 13 et 8 submajeures à
majeures.
Z3: 30-35 à 80-85 %; pas de 21 ; 13 submajeures à mineures redressées:
8 submajeures à extrémités majeures; 5 mineures couchées à submajeures
et majeures.
Z4: 80-85 à 94-98 %; pas de 13; 8 majeures à mineures redressées;
5 majeures ou submajeures; 3 mineures couchées à submajeures ou ma¬
jeures.
Z5 : 94-98 à 98-99 %; pas de 8 ; 5 mineures dressées; 3 et 2 submajeures.
Z6: 98-99 à 100 %; pas de 5; APC2 de 5-9 écussons chacune ; APCI
de 3-5 écussons.
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— 405 —
Pinus pinea L., Espagne, E. Bourgeau « F 3498 », 1850; 92 mm,
125 écussons.
ZI : 0 à 85 %; 13 mineures redressées; 8 mineures obliques à sub¬
majeures; 5 mineures couchées.
Z2: 85 à 98 /; pas de 13; 8 et 5 ± majeures; 3 mineures couchées.
Z3 + Z4: 98 à 100 %; APC2 de 4-6 écussons; APC1 de 3 écussons.
Pinus muricata D. Don, Californie; 65 mm, 192 écussons.
ZI : 0-5 %, pas d’APC21 ; Z2: 5 à 55 %, avec APC21 ; Zi: 55 à 75 %,
pas de 21; Z4: 75-98 %, pas de 13; Z5 : sans APC8 ;Z6: sans APC5; peu
distinctes APC2 de 7-9 écussons; APC1 non distincte.
Pinus serotina Michx., États-Unis, Michaux f. « F 1004 »; 55 mm,
198 écussons.
Zl : 0-5 %, pas de 21 ; Z2: 5 à 60 %, avec 21 ; Zi; 60-80 %, pas de 21 ;
Z4: 80 à 98 %, pas de 13; Z5 : sans 8; Z6 : sans 5; peu distinctes APC2
de 6 écussons; APC1 de 3 écussons.
Essai de clé de quelques groupes d’espèces
1. Présence d'APC21.
2. APC21 régulières presque toutes de 4-6 écussons et d'une longueur
moyenne dépassant le tiers de la longueur du cône.
P. muricata D. Don (W USA)
P. serotina Michx. (E USA)
2'. APC2I peu régulières, les plus longues de 2-4, rarement 5 écussons et
d’une longueur moyenne inférieure au tiers de la longueur du cône.
P. radia ta D. Don (Californie)
P. attenuata Lemm. (E USA)
2". APC21 dispersées ou exceptionnelles en paires isolées d'écussons.
P. pinaster Ait. (voir aussi plus bas)
s 10 % de la longueur au-dessus de la base.
P. massoniana Lamb. (Chine)
P. palustris Miller (SE USA)
3'. Les APC 13 débutent à la base ou rarement à moins de 5 % au-dessus.
4. Les APC 13 dépassent en hauteur les 75 ou 80 % du cône.
P. patula Schltr. & Cham. (Mexique)
P. pinea L. (Portugal et Médit.)
P. coulteri D. Don (Californie)
P. torreyana Parry ex Carr. (Californie)
4'. Les APC13 ne dépassent pas en hauteur 50 à 70 % du cône.
5a. De 50 à 70 % P. banksiana Lamb. (N Amérique)
P. uncinata Mil), ex Mirb. (Eur.)
56. De 35 à 60 % P. halepensis Mill. (Méditerranée)
5c. De 35 à 45 % P. pinaster Ait. (Médit, et SW France)
P. nigra Arnold (Europe)
5 d. De 30 à 50 % P. silvestris L. (N et W Europe)
Source : MNHN, Paris
— 406 —
NOTE TAXONOMIQUE
Un échantillon déterminé « P inus lemoniana Benth., voyez Hort.
Transact. vol. 1, second sériés, p. 509, pl. 20 », et portant la mention « M.
Rauch 1844 » et l’indication de « Type » a été trouvé dans un lot de Pinus
pinaster Ait. de l’herbier du Muséum de Paris. L’article indiqué est de
C. Lemon (1835); il a été complété p. 512 par une validation du nom de
P. lemoniana par « the secretary ». Il est admis très souvent à la suite des
copieuses remarques de Lemon et de l’opinion de divers auteurs dont
Shaw (1914), que le P. lemoniana serait synonyme de P. pinaster. Or le
matériel examiné par nous est de nature à remettre cette synonymie en
question. Pour nous, les aires parastiques des deux cônes observés permet¬
tent d’affirmer qu’il ne s’agit pas du tout du P. pinaster mais soit du P. mas-
soniana Lambert (1803) (= P. sinensis Lambert, 1832), soit d’une « bonne
espèce » qui lui serait apparentée. Le matériel original proviendrait de
Falmouth (Cornouaille Brit.) et pourrait être issu d’une introduction exo¬
tique antérieure à 1800 (pied principal de 35 ans en 1833). Les feuilles sont
longues de 8-10 cm et leur largeur, 1,4 mm, dépasse celle des fines feuilles
du Pin de Chine (0,7 mm). E.-A. Carrière (1867) a déjà retenu ce Pin,
dont les cônes ont une curieuse position terminale, comme une bonne
espèce (n° 71, p. 470) contre l’opinion de G. Gordon qui en fait une variété
de P. pinaster (p. 178, 1858), à la suite de J. C. Loudon (1838).
REMARQUES ET CONCLUSIONS
11 a été développé une nouvelle méthode d’analyse de la trame des écus¬
sons de Pinus. Nous pensons qu’elle a un rôle important à jouer pour
une meilleure compréhension de la forme des cônes et de la variation des
écussons. Etant à base de topologie, non de géométrie, la méthode permet
de tirer facilement parti de tout matériel d’étude approprié; des éléments
non négligeables sont même parfois fournis par de bonnes photos ou de
bons dessins de cônes fermés.
Contrairement à Shaw qui a fondé sa théorie sur la même espèce
P. pinaster, nous y voyons mal l’intérêt pratique de la notion de phyllo-
taxie définie. Au contraire le passage progressif d’un type de trame à un
autre ne produit que par exception et de façon trop imparfaite la disposi¬
tion en échiquier : cela montre qu’il s’agit d’un cas limite sinon d’une vue
de l’esprit.
Les zones transversales qu’il devient possible de délimiter avec préci¬
sion quoique les transitions soient sinueuses, sont beaucoup mieux adaptées
à une compréhension rigoureuse de la variation de la trame des cônes.
Les nombreux écussons hexagonaux presque réguliers, tels que ceux
de P. pinea, permettent de bien montrer que chacun d’eux fait partie de
3 APC (une APC8 orientée sous un angle d’environ 45°, une APC 13 redres-
Source : MNHN, Paris
— 407 —
sée à environ 65° et une APC5 couchée à environ 20°). Cet exemple fonda¬
mental, aussi bien que les cas dérivés d’écussons hexagonaux moins régu¬
liers, concerne toujours les milieux des zones. Dans un même cône il existe
souvent deux sortes d’écussons hexagonaux qui correspondent à nos cro¬
quis 4 et 5 de la figure 2.
Les angles, les longueurs, les niveaux exprimés en pourcentages et
les nombres d’écussons permettront sans doute un jour d’ajouter des
caractères spécifiques à ceux qui sont déjà mis en valeur dans les descrip¬
tions.
Il apparaît utile de multiplier encore les observations et les données
descriptives en tenant compte de la variation des individus, des populations
et des espèces : la taxonomie du genre Pinus ne saurait qu’y gagner. Le
matériel, qu’il est préférable d’obtenir à plein développement quoique des
données essentielles soient déjà fournies par des cônes juvéniles, est souvent
insuffisant en collection sèche à cause de la fugacité de l’état d’occlusion.
D’autres organes végétaux à trames phyllotaxiques denses, actuels
ou fossiles, se prêteront aussi, sans doute fructueusement, à des études
d’aires parastiques continues ou discontinues.
La trame phyllotaxique des écussons jointifs des cônes de Pinus se
présente, sans qu’il y ait contradiction avec sa riche variation, en accord
parfait avec la théorie classique de la spirale génératrice de Braun. Toutes
les aires parastiques continues ou discontinues sont la conséquence directe
de l’allongement variable de l’axe conique du cône d’une part, de la régu¬
larité et de la faible variation en longueur comme en largeur des écailles
fertiles d’autre part. Le résultat est la déroutante régularité d’apparence
des écussons qui sont pourtant presque tous, dans une même trame, diffé¬
rents les uns des autres.
La théorie des hélices foliaires multiples de Plantefol (1945) ne
paraît pas pouvoir éclairer ce cas complexe de variation continue de trame,
même avec l’hypothèse de disparition et d’apparition d’hélices. Quant aux
explications mathématiques de la théorie classique, elles doivent à présent
céder la place à des observations morphologiques plus fines que précé¬
demment.
Bibliographie
Braun, A., 1831. — Vergleichende untersuchung über die Ordnung des Schuppen an
den Tannenzapfen... (Examen comparatif de la disposition des écailles sur les cônes
de Pins, pour servir à l'introduction à la disposition des feuilles en général). Nova
Acta phys.-medic. Acad. Léopold, natur. curios. Bonn. 15 : 195-402, tab. 17-50.
Bravais, L. & A., 1837. —• Essai sur la disposition des feuilles curvisériées, Ann. Sciences
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Scient, de France, 6 e session (1839?) : 1-53, tab. 1 et 2 (11), sans date, Ann. Sciences
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Callen, G., 1977. — Les Conifères cultivés en Europe, 2 : 433-903.
Carrière, E.-A., 1867. — Traité général des Conifères, ed. 2, Paris : 1-910.
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Plantefol, L., 1945. — La phyllotaxie dans le genre Lilium; théorie des hélices foliaires
multiples. Comptes Rendus Acad. Sciences, Paris 221 : 422-424, 1 fig. (paru en 1946).
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Shaw, G. Russel, 1914. — The genus Pinus, publ. of the Arnold Arbor. n° 5 : 1-96,
39 tab., Cambridge, Mass.
Source : MNHN, Paris
ESPÈCES NOUVELLES ET PEU CONNUES DU GENRE MEME-
CYLON (MELASTOMATACEÆ) EN AFRIQUE
H. Jacques-Félix
Jacques-Félix, H. — 30.04.1979. Espèces nouvelles et peu connues du genre
Memecylon (Melastomataceæ) en Afrique, Adansonia, ser. 2, 18 (4) : 409-432.
Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Description de 11 espèces et 5 variétés du genre Memecylon s.s.,
d’Afrique occidentale. Précisions sur quelques espèces mal connues.
Abstract : Description of 11 species and 5 varieties of the genus Memecylon
s.s., of West Africa. Précisions on some other imperfectly known species.
Henri Jacques-Félix, Laboratoire de Phanérogamie, 16 rue Buffon, 75005 Paris,
Le genre Memecylon, au sens restreint où nous le concevons ici
(Jacques-Félix, 19786), est constitué, en Afrique occidentale, des trois
sections Mouririoidea, Polyanthema et Afzeliana (Jacques-Félix, 1978a),
lesquelles ont pour caractères communs : feuilles avec nervure médiane
prédominante et sclérites filiformes; embryon plié avec hypocotyle long
et cotylédons foliacés chiffonnés; plantule à germination épigée avec
cotylédons accrescents et assimilateurs.
I. Sect. MOURIRIOIDEA Jac.-Fél.
Adansonia, ser. 2, 17 (4) : 422 (1978).
Cette section est parfaitement originale par plusieurs de ses caractères
floraux et foliaires. L’ovaire jeune est 4-loculaire; les lobes du calice sont
épais et valvaires; le fruit sphérique conserve les quatre lobes du calice.
Les feuilles ont une nervation transversale dense mais peu visible; les ner¬
vures submarginales sont obscures; le pétiole est généralement court et
laminé par décurrence du limbe.
Son aire est occidentale et s’étend de la Guinée au Gabon. A côté
de l’espèce-type, M. lateriflorum, il existe quelques autres espèces, mécon¬
nues jusqu’à maintenant, et que nous proposons, bien que certaines soient
encore mal représentées dans les collections.
Source : MNHN, Paris
— 410 —
Memecylon lateriflorum (G. Don) Bremek.
Repert. Sp. Nov. 37 : 196 (1937); Jacques-Félix, Bull. I.F.A.N. 15 : 1000 (1953);
Keay, FWTA, ed. 2, 1 : 262 (1954); Aubréville, Fl. Forest. Côte d’ivoire, ed. 2, 3 : 90,
lab. 283 (1959).
— Pavetta lateriflora G. Don, Gen. Syst. 3 : 575 (1834).
— Memecylon doniünum Planch. ex Benth., Fl. Nigrit. : 357 (1849); Hook. f., FTA
2 : 463 (1871); Triana, Trans. Linn. Soc. 28 : 155 (1871); Cogniaux, Melast., in
Mon. Phan. 7 : 1161 (1891); Gilg, Melast., in Mon. Afr. 2 : 44 (1898).
— M. simii Stapf, Journ. Linn. Soc. 37 : 99 (1905); type : Whyte s.n ., Liberia.
— M. applanatum Bak. f., Cat. Talb. PI. : 37 (1913); type : Talbot 1606, Nigeria.
Type : Don s.n., Sierra Leone (holo-, BM).
C’est une espèce de l’ouest africain. Nous avons du Gabon un spécimen
Le Testu 8022 qui s’en rapproche beaucoup, mais que nous ne pouvons
ni identifier de façon certaine, ni décrire. S’il s’agissait du M. lateriflorum
l’aire en serait nettement disjointe.
Memecylon amshoffæ Jac.-Fél., sp. nov. 1
Affinis M. lateriflori (G. Don) Bremek., floribus subsessilibus, hypantho-calyce
campanulato, lobis païentibus hypanthium æquantibus ; staminibus dolabriformibus, differt.
Arbuscula vel arbor ramis teretibus. Folia supra nitidula, elliptico-lanceolata vel
oblonga, acuminata, 3-4 X 8-10 cm; petiolo 3-5 mm longo; acumine 1-1,5 cm, sæpe cur-
vato; nervo mediano infra molliter prominenti ; nervis 14-16 transversalibus obscuris,
3-5 mm intervallatis ; nervis submarginalibus valde obscuris; marginibus révolu lis.
Cymæ axillares vel terminales, usque 3 cm longæ, sessiles vel breviter stipitatæ, ramo-
sæ; ramulis gracilis, 4-angulatis ; pedicello brevi, 2 mm longi, pedunculum articulato.
Alûbastrum calyce vestitum, ovoideum. Hypantho-calyx campanulatus, septis intersta-
minalibus crassis, parietalibus ; lobis triangularibus, 3x3 mm, hypanthium æquantibus ,
valvatis, crassis, patentibus. Petala transverse elliptica, 5x3 mm. Stamina dolabriformia ;
connectivo 2 mm longo, arcuato, glandula subæquilonga instructo ; ftlamento 3 mm longo.
Stylus deorsum crassus, stigmate punctiformi. Ovarium 4-loculare.
Fructus globosus vel obovoideus, 13 X 17 mm, lobis calycis coronatus. — PI. 1.
Type : Leeuwenberg 5142, Cameroun (holo-, WAG).
Cette espèce semble localisée aux franges rivulaires de la forêt came¬
rounaise.
Matériel étudié : Cameroun : W. de Wilde 1739 A & B (WAG, P), Badjob, au
SW d’Eséka sur le Nyong, arbre de 8 m avec un tronc de 0,25 m de diamètre, feuilles
vert foncé dessus, vert jaunâtre dessous, janv. 1964; 1739 C (WAG, P), 40 km NW
d’Eséka, berges de la Kélé, janv. 1964 ; 2717 (WAG, P), forêt rivulaire du Nyong, à
65 km environ au SSW d'Eséka, arbre de 5 m, tronc de 0,15 m de diamètre, juin 1964;
Leeuwenberg 5142 (WAG), à 49 km au SW d’Eséka, sur le Nyong, arbre de 5 m, tronc
de 0,30 m de diamètre, corolle violette, fév. 1965.
1. Espèce dédiée à J. G. H. Amshoff, de Wageningen, botaniste de talent, spécialiste
des Myrtacex .
Source : MNHN, Paris
— 411 —
Source : MNHN, Paris
— 412 —
Memecylon mouririoides Jac.-Fél., sp. nov.
Affinis M. lateriflori (G. Don) Bremek., cymis fasciculolis ; pediceUis florum longio-
ribus ; pela lis sagittiformibus, differl.
Arbuscula florida, circa 3 m alla, ramis teretibus. Folia coriacea, supra nitidula,
elliplica obtuseacuminala,basilaie cuneatadeindesecuspetiolumdecurrentia, usque5 X 10 cm ;
peliolo 1-2 mm longo ; nervo mediano infra molliler prominenti ; 10-12 nervis Iransversalibus
obscuris, 3-4 mm inlervallalis; nervis submarginalibus obscuris; marginibus sclerolicis.
Cymæ axillares, vel terminales, sæpe 3-7-fasciculaiæ, 2 cm longæ: slipilibus valde
applanatis, vix ramosis, umbelliformibus ; floribus longe (6-8 mm) pedicellalis. Alabastrum
initio calyce veslilum, deinde corolla exposila, subexserla, conica. Hypanlho-calyx campa-
nulatus, seplis inlerslaminalibus crassis, parielalibus ; lobis Iriangularibus, 2,5 x 1,5 mm,
hypanthium brevioribus, valvalis, crassis, demum patentibus. Pelala crassa, Iriangularia,
unguiculala vel sagillala, 2x3 mm. Anlhera conica e latera visa, 1,3 mm alla, thecis
fronlalibus æquilongis ; connectivum subparallelum, deorsum crassum, glandula 1 /4 æquanti ;
filamentum 3 mm longum. Stylus 6 mm longus. Ovarium 4-loculare, 4-8-ovulatum. Fructus
ignotus. — PI. 2, C.
Type : Le Testu 5078, Gabon, à l'ouest de Guidouma, 19.11.1924 (holo-, P).
Memecylon occultum Jac.-Fél., sp. nov.
Affinis M. lateriflori (G. Don) Bremek., ramis acute quadrangularibus graciliori-
busque, foliis fioribusque minoribus differt.
Arbor circa 15 m alla, ramis gracillimis, acute quadrangularibus, internodiis brevibus.
Folia opaca, subsessilia, usque 2,5 X 6 cm, anguste ovata vel lanceata, caudata, basi rotun-
data vel truncata deinde secus petiolum decurrentia; acumine 1 cm longo, obtuso ; nervo
mediano infra molliter prominenti; 12-14 nervis Iransversalibus obscuris, 2-3 mm inter¬
val la tis; nervis submarginalibus obscuris.
Cymæ axillares, subsessiles, 3-5 floribus parvis brevipedicellatis. Alabastrum calyce
vestitum. Hypanlho-calyx campanulatus, 2,5 x 2,5 mm ; septis inlerslaminalibus parielalibus ;
lobis valvatis erectis. Ovarium 4-loculare, 8-ovulatum. Stamina ignota. Fructus ignotus.
— PI. 2, A.
Type : Letouzey 9385, Cameroun, à 30 km ESE de Kribi au nord de la Kienké,
en forêt, j. fr., 19.4.1968 (holo-, P; iso-, Y A).
Paratype : Versteegh & Jansen 768, Liberia, Bomi Hills, petit arbre haut de 10 m
avec un tronc de 0,20 m de diamètre, j. fl., 29.9.1969, WAG.
C’est une bonne espèce, bien distincte de M. lateriflorum, mais impar¬
faitement connue. Malgré une aire assez vaste, elle semble rare et peu
florifère. Aux spécimens cités on peut ajouter quelques récoltes stériles :
Bégué 3086, Côte d’ivoire, Kokroun, avr. 1949, P; Schnell3009 bis, Guinée,
Nimba, juill. 1945, P.
Memecylon ramosum Jac.-Fél., sp. nov.
Affinis M. lateriflori (G. Don) Bremek., foliis brevioribus, fructibus solitariis, differt.
Arbor ramosissima, circa 20 m alla, ramis gracillimis teretibus. Folia supra nitidula,
elliplica vel oblanceata, acuminata, usque 3x8 cm, basi anguste cuneata ; acumine 1 cm
longo; nervo mediano infra carinato; 12-14 nervis Iransversalibus obscuris, numerosis,
2- 3 mm inlervallalis ; nervis submarginalibus obscuris. Flos ignotus.
Fructus solitarius, globosus, 15 X 15 mm, pedunculo 4 mm longo, hamoso, pediceUo
3- 5 mm longo; lobis calyci persistentibus acutis. — PI. 2, B.
Source : MNHN, Paris
— 413 —
Source : MNHN, Paris
— 414 —
Type : Leeuwenberg & Voorhoeve 4967, Liberia, région de Bong à 32 km N de
Kataka, 13.8.1962 (holo-, WAG; iso-, P).
Paratypes : Adam 16847, Liberia, Kitoma, mars 1959, P; King 292, Liberia, forêt
de Gola, nov. 1950, K.
Nous n’aurions pas nommé cette espèce d’après un seul spécimen
incomplet, qui aurait pu être un M. laleriflorum à cyme réduite et uniflore,
si d’autres récoltes, présentant les mêmes caractères végétatifs, n’indiquaient
qu’il existe bien, dans la forêt libérienne, un taxon distinct et sur lequel
nous croyons devoir attirer l’attention. Selon les collecteurs il s’agit d’un
grand arbre, haut d’une vingtaine de mètres, avec un tronc de 40 cm de
diamètre; le fruit est immature, de couleur verte; les lobes du calice sont
incisés jusqu’à la base; les traces des cloisons interstaminales sont visibles.
IL Sect. POLYANTHEMA Engl.
Pflanzenw. Afr. 3 (2) : 768 (1921); Jacques-Félix, Adansonia, ser. 2, 17(4) : 422
(1978).
Cette section est l’une des plus importantes du genre, avec une exten¬
sion allant du Sénégal à l’Afrique orientale et du Sud. Elle existe aussi à
Madagascar avec des espèces souvent xérophiles. Les caractères en sont
très homogènes et plusieurs espèces sont de distinction difficile. Les feuilles,
à nervation obscure, sont dites « uninerviées »; les cymes sont souvent
copieuses et ombellulées; les étamines ont généralement un connectif aigu;
le caractère globuleux du fruit est très utile pour la séparer de la section
Afzeliana.
Avant d’aborder les espèces difficiles, qui gravitent autour du M. poly-
anthemos, nous en traiterons quelques autres plus caractéristiques.
Memecylon viride Hutch. & Dalz.
FWTA, ed. 1, 1 : 214 (1927); Kew Bull. 1928 : 223 (1928); Keay, FWTA, ed. 2,
1 : 262 (1954).
Type : Talbot 496, Nigeria (holo-, BM).
Se distingue des autres espèces de la section par ses cymes subsessiles
et compactes. Elle est encore peu connue et la deuxième édition de la
FWTA (1954) ne la cite encore que par le type de Talbot. Selon des récoltes
récentes son aire s’étend du Liberia au Gabon. Dans l’ouest africain elle
ne doit pas être confondue avec le M. aylmeri Hutch. & Dalz., de la section
Afzeliana. — PL 3.
Matériel étudié : Liberia : Adam 16230, Queenstown, 29.11.1958, P; Bos 1842,
Duport, à l’est de Monrovia, forêt marécageuse, 30.3.1966, WAG; J. J. de Wilde 3635 ,
Devil Bush, à l’est de Monrovia, 22.3.1962, WAG; 3827, forêt nationale de Gola, 16.4.
Source : MNHN, Paris
— 415 —
Source : MNHN, Paris
— 416 —
1962, WAG; Voorhoeve 553, oct. 1961, WAG. —Nigeria : Talbot 496, Obin. -Gabon :
Breteler & van Raalte 5594, 5650, Gamba, forêt primaire sur sol sablonneux, 21 & 23.9.
1968, WAG.
Memecylon memoratum Jac.-Fél., sp. nov.
— Memecylon donianum auct. non Planch. ex Benth. : A. Chev., Sudania 2 : 147 &
149 (1914).
— Memecylon sp. Cooper & Record, Yale Univ. For. Bull. 31 : 34 (1931).
Inter species sectionis Polyanthemorum foliis amplioribus differt.
Arbuscula vel arbor, 3-10 m alta, ramis robustis teretibus. Folia coriacea, supra
nitidula, lanceato-oblonga vel elliptico-lanceolata, usque 7 X 27 cm, basi longe cuneata
deinde secus petiolum decurrentia, acuminata; petiolo 10 mm longo; nervo mediano infra
valde prominenti ; 20-30 nervis transversalibus supra obscuris, medianum prope perpendi-
cularibus, 5-10 mm intervallatis ; nervis submarginalibus obscuris.
Cymæ 5-7-fasciculatæ ad nodos effoliatos, sessiles, ramosæ, globosæ, 3x3 cm,
10-100 floribus pedicellatis ; bracteis triangularihus, 0,5 mm longis, caducis. Alabastrum api-
culatum, pediceUo 4-5 mm longo. Hypantho-calyx cupuliformis, 2,5 X 1,5 mm, truncatus
vel 4-microdentatus ; septis interstaminalibus membranaceis, in cruce dispositis. Petala
laie ovata, apiculata, 2,5 X 2 mm. Stamina dolabriformia ; connectivo arcuato, obtuso,
1 mm longo, glanduloso ; filamento 2 mm longo. Stylus 4 mm longus. Ovarium 8-ovulatum.
Fructus globosus, 8x8 mm. — PI. 4.
Type : H. Téhé 406, Côte d’ivoire (holo-, P; iso-, ABI).
Espèce très remarquable dans la section par la grande taille des feuilles.
Circonscrite à la forêt de Liberia, Côte d’ivoire, elle est peu récoltée, ou
confondue avec M. lateriflorum (G. Don) Bremek.
Matériel étudié : Côte d’Ivoire : Chevalier 19607, Grabo, bassin du Cavally,
arbuste de 2 à 3 m, fruits d'un vert blanchâtre, 26-28.7.1907, P; 19682, Grabo, collines
du Mt Tou, 30-31.7.1907, P; Guillaumel 326, forêt de Taï à Tabou, 20.1.1961, ABI;
439, forêt de Tabou, ABI; 475, forêt pélo-hygrophile entre Dogbo et Mana, 23.1.1966,
ABI; 1163, forêt de Taï à Tabou, 7.3.1962, ABI; Téhé 406, forêt de Grabo-Tabou,
20.2.1967, ABI, P. — Liberia : Cooper 414, rivière Dukwia, arbre de 10 m, 7.5.1929, K.
GROUPE DU MEMECYLON NORMANDII Jac.-Fél.
Nous reconnaissons trois espèces qui forment un petit groupe dis¬
tinct de celui du M. polyanthemos Hook. f. Elles se remarquent par des
feuilles dont les nervures transversales sont nettement obliques, par des
fleurs relativement grosses, un hypanthe patellé avec cloisons interstami-
nales bien développées, un nombre élevé d’ovules (10-16) et une glande
staminale bien développée.
Ces espèces ont des aires distinctes : M. normandii occupe l’Ouest
africain; M. macrodendron Gilg ex Engl, se trouve en forêt du Cameroun
méridional et du Gabon ; M. oubanguianum, que nous décrivons ci-dessous,
s’étend de l'est du Cameroun au Centrafrique.
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
Memecylon oubanguianum Jac.-Fél., sp. nov.
A M. normandii Jac.-Fél., foliis angustioribus cum nervis Iransversalibus pluribus;
floribus fructibusque majoribus differt ; a M. macrodendro Gilg ex Engl., foliis minoribus,
ramis non alatis, differt.
Arbuscula, vel arbor, 3-4 m alla, ramis juvenilibus 4-angulatis. Folia coriacea, lanceo-
lata, 2,5-3 X 7-9 cm, ad basim longe cuneata, ad apicem longe ( 1 cm) obtuseque acumi-
nata; petiolo 2-4 mm longo ; 8-10 nervis Iransversalibus obliquis; nervis marginalibus
obliteratis.
Cymæ solitariæ, axillares, 2,5 cm longæ, pauciramosx , floribus 10-20 ; stipite 3-8 mm
longo; bracteis caducis. Flores aliquantum magnæ, in alabastro apiculalæ, pedicello
4-5 mm longo. Hypanthium patelliforme, 4,5 x 2,2 mm, septis interstaminalibus membra-
naceis, prope calycem excurrentibus. Stylus 2,5 mm longus. Calyx redactus, truncatus,
4-microdentatus. Petala crassa, transverse elliptica, apiculata, 3,5 X 4,5 mm. Stamina
magna; anthera 2,6 X 1,4 mm; connectivo conico ohtusoque, glandula 1/2 æquilonga;
filamento 2,6 mm longo. Ovarium parietibus crassis, 14-16-ovulatum. Fructus globosus,
12 mm in diametro. — PI. 5.
Type : Tisseront 695, Centrafrique, Boukoko, 13.2.1948 (holo-, P).
Autres matériels étudiés : Tisseront 1991, « fruits du n° 695 », 22.1.1951 ; Breteler
2220, Cameroun, Bertoua, 13.12.1961, P, WAG.
COMPLEXE DU MEMECYLON POLYANTHEMOS Hook. f.
Le M. polyanthemos Hook. f., établi sur une récolte de Mann, en
Sierra Leone 1 , fait exception parmi les autres espèces de la section avec
un calice membraneux, lequel recouvre la corolle dans le bouton, se déchire
plus ou moins régulièrement en quatre lobes à l’anthèse, devient marcescent,
puis caduc. Ce caractère n’est plus toujours aussi absolu, car il peut varier
vers un calice moins développé. Aussi, ce n’est pas sans raison que Co-
gniaux (1891) rattachait des spécimens du Gabon et d’Angola à cette espèce
occidentale. Gilg (1898), en attribuant au M. polyanthemos Hook. f. le
fruit ellipsoïde du M. afzelii G. Don, taxon alors oublié 1 , se trouvait conforté
pour distinguer les spécimens du Gabon et d’Angola sous le nom de M. my-
rianihum Gilg, alors que les différences ne portent guère que sur ce caractère
assez fluctuant du calice.
Si le M. polyanthemos Hook. f. ne pose pas de problème, en raison
de ce qu’il est à peu près homogène sur son aire d’Afrique occidentale,
il n’en est pas de même des autres constituants du complexe : formes diverses
du M. myrianthum et espèces affines, qui s’étendent sur toute la Région
congolaise. Le M. myrianthum lui-même a été établi sur un matériel hétéro¬
gène, car le paratype Soyaux 271 diffère sensiblement du lectotype Wel-
witsch 911 par ses fleurs plus petites et est plus conforme à la définition du
M. claessensii De Wild.
La variabilité des caractères, chez ce complexe, porte sur différents
1. La confusion, entre M. polyanthemos Hook. f. et M. afzelii G. Don, remonte à Hooker
f. lui-même, car il avait basé son espèce sur deux syntypes : Afzelius s.n., type du taxon méconnu
M. afzelii, et Mann 851, le seul qui soit valable. Consulter Jacques-Félix, Bull. l.F.A.N.
15 : 990 (1953); voir également, ici-même, à la suite de M. afzelii.
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
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organes : dimension et nervation des feuilles; dimension et compacité des
cymes; forme du calice qui varie du limbe réduit et tronqué au limbe
membraneux plus ou moins enveloppant.
Les quelques espèces que nous proposons de distinguer dans ce com¬
plexe ont été établies sur plusieurs caractères.
Memecylon breteleranum Jac.-Fél., sp. nov.
A. M. myriantho Gilg, foliis latioribus, paucinervatisque, floribus majoribus, calyce
truncato, differt.
Arbor 8 m alla, ramis lerelibus vel vix angulatis. Folia coriacea laie elliptica, 5-6 X 8-
9 cm, ad basim cuneata, abrupte brevilerque acuminala ; petiolo 5-8 mm longo ; nervis
iransversalibus (4-6) submarginalibusque lolaliler obi itéra lis.
Cymæ 2-3-faseiculatæ ad nodos multos, 3-4 cm longæ, ramosæ, umbellulatæ, multi-
floræ ; stipite 1-2 cm longo; bracleis caducis. Flos pedicello 3 mm longo. Hypanthium
cupuliforme, 2,8 X 2,2 mm, seplis inlerslaminalibus redactis. Stylus 3 mm longus. Calyx
redactus, truncatus vel 4-microdentatus. Petala crassa, semi-ovata, 2,5 X 2 mm. Stamina
robusta; anthera 2x1 mm; connectivo curvato, conico acutoque, glandula 1/3 æqui-
longa; filamento 2,5 mm longo. Ovarium parietibus crassis, 12-ovulatum. Fructus ignotus.
— PI. 6.
Type : Breteler 2932, Cameroun, Ebaka, SW de Ndemba, 13.5.1962 (holo-, P;
iso-, WAG).
Cette espèce s’écarte du M. myrianlhum par ses larges feuilles coriaces
à nervation différente et ses fleurs plus grandes dans leurs différentes
parties.
Memecylon collinum Jac.-Fél., sp. nov.
A M. dasyantho Gilg & Lederm. ex Engl., foliis, cymis,floribusque minoribus differt ;
a M. huillensi A. & R. Fern., cymis gracilibus, floribus minoribus, calycis corona supra
fructum minore differt.
Arbuscula 2-3 m alla, foliosa, ramis gracilibus, flexuosis, subteretibus, internodiis
foliis brevioribus. Folia parva, coriacea, opaca, elliptica vel lanceolata, breviter obtuseque
acuminala, 1,5 x 3-4(5) cm; petiolo 1-2 mm longo ; nervis Iransversalibus (4-8), sub¬
marginalibusque, totaliter obliteratis.
Cymæ axillares, solitariæ vel geminatæ, 1-2 cm longæ, ramosæ, umbellulatæ, 40-
50 floris; stipite gracili, 7-8 mm longo ; bracleis caducis. Flos pedicello 1-1,3 mm longo.
Hypanthium cupuliforme, 1,6 X 1,2 mm ; seplis inlerslaminalibus membranaceis, subæqui-
dislantibus. Stylus 4 mm longus. Calyx redactus, truncatus vel 4-microdentatus. Petala
subquadrangularia vel semi-ovata, 1,4 X 1,6 mm. Stamina gracilia, anthera 1,3 X 0,6 mm ;
connectivo vix arcuato, longe acuteque conico, glandula elliptica ; filamento 2,6 mm longo.
Ovarium 6-8-ovulatum. Fructus globosus, 6-8 mm in diametro ; calycis corona vix 2 mm
in diametro. — PI. 7.
Type : N. Hallé 3587, Gabon, Bélinga, vers 1000 m, 23.12.1964 (holo-, P).
Autres matériels : N. Hallé 3096, 3506, Gabon, Bélinga, nov. & déc. 1964; N.
Hallé & Le Thomas 8, Gabon, Bélinga, 8.7.1966; N. Hallé & Villiers 4936, Gabon, rocher
Fané, 5.2. 1968; Jacques-Félix 5087, Cameroun, collines de Yaoundé, mars 1940.
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
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Nous réunissons sous ce nom quelques spécimens récoltés sur les
collines intraforestières du Gabon et du Cameroun et que nous séparons
ainsi des M. klaineanum et M. dasyanthum, l’autre espèce affine étant
M. huillense, d’Angola. La confusion générale de ces Memecylon sous le
seul nom de M. myrianthum, paraît aussi difficile que leur séparation.
Memecylon sitanum Jac.-Fél., sp. rtou.
A M. myriantho Gilg, foliis auguste lanceolatis paucinervatisque, cymis Iaxis nec
umbellulaiis differt.
Arbuscula ramis gracilibus teretibusque. Folia anguste lanceolala, 3-3,5 X 8-10 cm,
ad basim longe cuneata, ad apicem gradatim longeque ( 1-1,5 cm) acuminala ; peliolo
graciti 4 mm longo ; nervis transversalibus (4-6) subperpendicularibus, furcatis, oblileratis ;
submarginalibus pariter oblileratis.
Cymx axillares, plerumque solitarix, 3-4 cm longx, ramosx, laxx, stipite gracili
1-2 cm longo, ramis peditnculisque gracilibus. Flos igno lus. Fr uct us globosus, pedicello 2 mm
longo ; corona calycis manifesta, sinuata; septis redactis. — PI. 8, A.
Type : Farron 5125, Congo, plateaux Batéké, forêt de Mandiélé, 29.4.1966 (holo-,
P).
Matériel étudié : Congo : Chevalier 27647, de Renéville à Mbamou, 3.8.1912;
Descoings 7008, Alima Léfini à 11 km de Gamboma, 6.6.1961; Farron 4150, lambeau
forestier, près de la mare de Gamakala, 14.5.1965; Sita 2717, plateaux Batéké, km 46
de Maloukou à Maès, 19.10.1968. — Centrafrique : Descoings 12229, environs d'Obo,
vers Zémio, 31.12.1963.
Nous distinguons cette espèce d’après la constitution de la cyme et
d’après la forme et la nervation des feuilles. Elle est dédiée à Paul Sita,
botaniste congolais.
Memecylon klaineanum Jac.-Fél., sp. nov.
A M. dasyantho Gilg & Lederm. ex Engl, foliis angustioribus, cymis floribusque
minoribus differt.
Arbor 6-10 m alla, ramis teretibus. Folia subcoriaceæ, oblanceata, 3-4 x 9-11 cm,
ad basim longe cuneata, ad apicem anguste obtuseque acuminala ; peliolo 2-3 mm longo ;
nervis transversalibus 6-8, submarginalibusque totaliter oblileratis.
Cymx 2-3-fasciculatæ ad nodos multos foliatos vel defoliatos, 1-1,5 cm longx, ramosx,
umbellulatx, multiflorx; stipite 0,3-0,5 cm longo; bracteis plus minusve persistentibus.
Flos pedicello 2-3 mm longo ; alabastrum 2 mm longum, hypantho corolla breviore. Hypan-
thium cupuliforme, septis interstaminalibus membranaceis in cruce dispositis ; Stylus 2,5 mm
longus. Calyx pateriformis, truncatus vel 4-microdentatus. Petala late semi-ovata, 1,7 X 1,3
mm. Stamina parva ; anthera 1 X 0,5 mm ; connectivo conico, acuto, glandula parva antice
ornato ; füamento 1,5 mm longo. Ovarium 6-ovulatum. Fructus globosus, 7x6 mm. ■—
PI. 8, B.
Type : Klaine 2549, Gabon, environs de Sibange, 27.11.1901 (holo-, P).
Matériel étudié : Gabon : Klaine 352, 6.11.1899; 1065, 4.8.1897; 1170, 9.11.1897;
1720, 15.11.1899 ; 2205, 8.6.1901: 3052, 10.9.1902 ; 3449, 11.11.1903, tous aux environs
de Libreville; Le Testu 5138, Mouila, 15.12.1924; 8117, Moucouma, 8.6.1930; 8726,
Source : MNHN, Paris
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Mayangha, 6.4.1931: Thollon 749, Ogooué, Lopé, fév. 1887. — Congo : Fanon 4831,
forêt du cirque de Diosso (Pointe Noire), 28.1.1966.
Cette espèce, des forêts basses du Gabon et du Congo, se distingue
par ses cymes et fleurs très petites.
Memecylon liberiæ Gilg ex Engl.
Pflanzenw. Afr. 3(2) : 768 (1921); Keay, FWTA, ed. 2, 1 : 263 (1954).
Jeunes rameaux finement 4-angulaires, puis arrondis, verdâtres, entre¬
nœuds longs de 8-10 cm. Feuilles subsessiles, vert clair, à pétiole de 2-3 mm;
limbe étroitement elliptique, caudé-acuminé, d’environ 7 X 22 cm; acumen
long de 2 cm; nervure médiane imprimée au-dessus; 16-18 nervures trans¬
versales peu visibles ou finement saillantes sur les deux faces, surtout en
dessous; nervures submarginales également peu visibles, coarquées avec
les précédentes à 2 ou 3 mm des marges plus ou moins ondulées.
Cymes axillaires, courtes et peu ramifiées, souvent 2-3-flores, stipe
de 3-5 mm. Fleurs adultes non connues.
Fruit avec pédicelle de 2-3 mm, ovo-ellipsoïde-urcéolé, de 8 X 18 mm;
chambre épigyne avec traces de cloisons membraneuses. — PI. 9, 1, 2.
Type : non cité, probablement de Dinklage et détruit.
Néotype : Adam 30289, Liberia, Greenville, 19.11.1975 (holo-, P).
Malgré les indications très insuffisantes de Gilg et d’ENGLER, nous
croyons pouvoir matérialiser cette espèce sur le spécimen de Adam, récolté
dans la même région, et en conserver le nom.
III. Sect. AFZELIANA Jac.-Fél.
Adansonia, ser. 2, 17 (4) : 423 (1978).
Se distingue de la précédente, surtout par les caractères de la feuille
et du fruit. La nervation est généralement plus évidente, avec des nervures
convergentes plus écartées de la marge et plus nettement coarquées avec
les transversales, de sorte que certaines feuilles sont dites « subtrinerviées ».
Les cymes sont diversement contractées ou lâches, mais non ombellulées.
L’hypanthe est cupuliforme ou patellé; le calice jamais nettement lobé.
Les étamines sont souvent à thèques très convexes, à connectif obtus et
profondément incurvé par une glande punctiforme parfois très réduite.
Le caractère le plus évident est celui du fruit qui est ellipsoïde à oblong,
de teinte claire, souvent bleuâtre avant maturité.
Les espèces sont surtout fréquentes dans la forêt de l’ouest africain.
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
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où elles forment des groupes d’affinités de composition encore très confuse.
Nous les examinerons après avoir rétabli une espèce que ses caractères
foliaires permettent de distinguer aisément.
COMPLEXE DU MEMECYLON AFZELII G. Don
Nous regroupons sous cette espèce, ou auprès d’elle, des Memecylon
dont les feuilles sont à nervures transversales peu visibles et à cymes rami¬
fiées non contractées.
Memecylon afzelii G. Don
Gen. Syst. 2 : 655 (1832); Keay, Kew Bull. 1952 : 162 (1952), p.p. ; Jacques-Félix,
Bull. I.F.A.N. 15 : 988, tab. 4 & 5 (1953); Keay, FWTA, ed. 2,1 : 262 (1954) 1 .
Type : Afzelius s.n. (holo-, BM).
Cette espèce existe de la Guinée au Gabon (Le Teslu 5094), mais
avec des formes géographiques, plus ou moins distinctes, que nous décri¬
vons seulement comme variétés pour ne pas ajouter à la confusion.
Memecylon afzelii var. amœnum Jac.-Fél., var. nov.
A varielale typica, ramis quadrangulo-alatis , foliis laie elliplicis, apice basique rotun-
dalis, breviler obluseque acuminatis, differt; eliarn a M. candido Gilg primo adspeclu
similis, sed foliis brevioribus laiioribusque, cymis laxioribus differt. — PI. 9, 3-6.
Type : Guillaumet 901, Côte d’ivoire (holo-, P; iso-, ABI).
Arbuste de 2-3 m; rameaux nettement quadrangulaires-ailés. Feuilles
vert-clair opaques; pétiole de 1-2 mm; limbe elliptique à largement ellip¬
tique, de 3-4 X 6-7 cm, arrondi à largement en coin à la base, finement
cunéé sur le pétiole, arrondi au sommet et brusquement acuminé; acumen
de 8-10 mm, obtus; nervation obscure au-dessus; 6-7 nervures trans¬
versales finement saillantes en dessous, espacées de 5-7 mm; les conver¬
gentes peu coarquées à 1 ou 2 mm de la marge.
Cymes sur les nœuds défeuillés, feuillés et terminal, avec stipe de 5-7 mm,
avec seulement 1-2 entrenœuds; fleurs latérales solitaires et 3 à 5 terminales,
soit, au total 5-7 fleurs, à pédicelle de 3-5 mm. Hypanthe cupuliforme à
patellé, 3 X 1,5 mm, tronqué à sinué, 8 cloisons membraneuses bien
I. Cette espèce, publiée par G. Don, a été oubliée par Bentham (1832) dans Fl. Nigritiana,
puis aussi par Hooker f. (1871), qui a confondu le spécimen d’ Afzelius avec une récolte de
Mann, pour créer son M. polyanlhemos. Triana (1871) a bien publié un M. afzelii R. Br.,
d'après ic spécimen d’AFZELtus annoté par R. Brown, mais également comme synonyme de
M. polyanlhemos, et a été suivi par Cogniaux et par Gilg. Ce n’est qu'en 1952 que Keay
(i.c.) a rétabli la validité du M. afzelii G. Don et c’est en 1953 que j'ai montré que M. afzelii
et M. polyanlhemos sont deux espèces distinctes, appartenant à des sections différentes.
Source : MNHN, Paris
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développées; style de 3 mm. Pétales membraneux blanchâtres, semi-ovales,
2,5 X 2,5 mm. Étamines à anthères de 2 x 1 mm; connectif modérément
incurvé avec glande elliptique, conique-obtus à l’extrémité.
Fruit ellipsoïde, atténué sur le pédicelle, de 7-9 X 12-13 mm; couronne
calicinale peu saillante.
Matériel étudié : Liberia : J. J. de Wilde 3757, à 22 km NNE de Tapita, 2.4.1962,
WAG. — Côte d'Ivoire : Bamps 2572, San Pédro, mars 1970, BR, P, WAG; Guillaume!
95, Taï, oct. 1960 ; 901, forêt de Taï, 15.10.1961; 1076, Tabou, 14.2.1961; 1100, Bakoué
à Soubré, 13.1.1962; 1133, rive gauche du San Pédro, 18.1.1962; 1178, route de Taï à
Tabou, 8.3.1962 (tous AB1); Leeuwenberg 2441 , 2448, à 55 km N deSassandra, 15.1.1959,
WAG; 3753, à 35 km SW de Gueyo, fruit blanc, puis bleu foncé, 27.3.1962; Téhé 525,
Agboville à Sikinssi, 21.3.1967.
Cette variété a une aire assez bien circonscrite au bassin du Cavally.
Elle se rapproche du M. candidum Gilg par ses rameaux quadrangulaires,
mais nous préférons la rattacher au M. afzelii par ses cymes lâches.
Memecylon afzelii var. mamfeanum Jac.-Fél., var. nov.
A varielale typica foliis oblanceatis, cymis majoribus, staminibus redaciis sape eglan-
didosis, differt.
Type : Letouzey 13792, Cameroun, 20 km W de Ngouti, 11.6.1975 (holo-, P;iso-,
YA).
Dans cette section la réduction de la glande staminale n'est pas rare,
aussi rattachons-nous également au M. afzelii cette forme de la région de
Mamfé.
Memecylon afzelii var. pedunculatum Jac.-Fél., var. nov.
A varielale typica, foliis apice basique attenuatis; pedicello floris breviore, cum
pedunculo longiore angularique ad apicem crassiusculo articulato, differt.
Type : J. J. de Wilde 7988, Cameroun, sur les pentes du Nkolan, 20.2.1975 (holo-,
WAG).
Nous ne connaissons ce Memecylon que par un spécimen en fruit
et il nous paraît préférable de le rattacher au M. afzelii.
COMPLEXE DU MEMECYLON NODOSUM (Engl.) Gilg ex Engl.
Plusieurs espèces de la section Afzeliana se distinguent par des rameaux
épaissis aux nœuds, par des feuilles dont la nervation est assez bien visible
et par des cymes ombelliformes, rarement une fois ramifiées. Elles peuvent
varier par la forme et la texture des feuilles. Leur connaissance reste très
imparfaite.
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
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Memecylon nodosum (Engl.) Gilg ex Engl.
Pflanzenw. Afr. 3 (2) : 768 (1921).
— Eugenia nodosa Engl., Notizbl. Bot. Gart. 2 : 290 (1889).
Type : Buchholz s.n., août 1874, Gabon, Agonbro près rivière Rembo (holo-, B,
delet.).
Néotype : Chevalier 27052, même localité, 12.10.1912, P.
Cette espèce est bien caractérisée par ses feuilles à nervures trans¬
versales presque perpendiculaires à la médiane.
Memecylon arcuato-marginatum Gilg ex Engl.
Pflanzenw. Afr. 3 (2) : 766 (1921).
Bien que cette espèce n’ait pas été typifiée, il est permis de supposer
que ce sont des spécimens de Dinklage, récoltés dans la localité indiquée
par Engler, qui ont servi à la nommer. Nous la distinguons du M. calo-
phyllum Gilg, par ses rameaux épaissis aux nœuds et ses cymes ombelli-
formes.
Lectotype : Dinklage 1498, Cameroun, Batanga, 28.8.1892 (P; iso-, HBG, WAG).
Memecylon arcuato-marginatum var. simulans Jac.-Fél., var. nov.
A varielate typica, foliis membranaeeis, nervis iateralibus paucioribus, cymis laxio-
ribus differt.
Type : Zenker 241, Cameroun : Bipindi, mars 1913 (holo-, P; iso-, WAG).
Plusieurs spécimens de Zenker, étiquetés M. calophyllum Gilg, par
Gilg, en sont bien différents par leurs feuilles qui n’ont que 4 à 8 nervures
transversales, et par leurs cymes ombelliformes. Cette variété semble
localisée aux collines de la région Kribi-Bipindi, au Cameroun.
Matériel étudié : Bos 6950, 6951, forêt sommitale de Bidou, 17.6.1970, WAG;
J.-F. Villiers 900, forêt sommitale de Nkoltsia, 27.4.1974, P; Zenker 241, P, WAG;
4161, P, HBG; 4347, P, HBG; 4928, P, HBG, tous des environs de Bipindi.
Memecylon æquidianum Jac.-Fél., sp. nov.
A M. nodoso (Engl.) Gilg ex Engl., ramis teretibus; a M. arcuato-marginato Gilg
ex Engl., foliis coriaceis, 3-plo longioribus quant iatioribus; a M. calophyllo Gilg, ramis
ad nodos incrassatis, cymis simpiicibus, umbeliiformibus, differt.
Arbuscula 1-3 m al ta; ramis teretibus ad nodos incrassatis. Folia coriacea, auguste
elliptica vel oblonga, 3-4 X 12-14 cm, basi late cuneata, acumine 1 cm longo, obtuso ;
10-12 nervis transversalibus vix obliquis, supra oblitéra lis, infra vix conspicuis ; nervis sub-
marginalibus obliteratis.
Source : MNHN, Paris
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Cymæ axillares, solitariæ vel geminatæ, 1-1,5 cm longæ, sessiles vel stipite 5 mm
longo, simplices, umbelliformes, floribus 10-15 pedicellalis ; bracteis caducis. Flos albidus,
pedicello robusto 3-7 mm longo. Hypanthium cupuliforme, 3,2 X 2,6 mm, seplis membrana-
ceis, in cruce disposais. Stylus 3,6 mm longus. Calyx sinuatus vel truncatus 4-microden-
tatusque. Petala crassa, triangularia vel semi-ovata, 2,5 X 2,2 mm; anthera 1,8 X 1 mm;
tltecis convexis ; connectivo præalte impresso glandula punctiformi, vel eglanduloso, postice
obtuse conico; filamento 2-2,5 mm longo. Ovarium 8-10-ovulatum. Fructus ellipsoideus,
usque 7 X 17 mm. — PI. 10.
Type : Klaine 2605, Gabon (holo-, P).
A l’état stérile cette espèce se distingue des M. candidum et M. viride
par ses rameaux arrondis et épaissis aux nœuds.
Matériel étudié : Gabon : Klaine 90, 437, 519, juin, juill. 1896; 1180, déc. 1897;
2605, déc. 1901, tous environs Libreville. — Cameroun : Dinklage 1441, forêt de Campo,
2.2.1892, P; Leeuwenberg5763, à 35 km SE de Mbalmayo, 3.6.1965, P, WAG. — Guinée
Equatoriale : Tessmann 238, 27.11.1908, HBG.
Memecylon engleranum Cogniaux
Melast., in Mon. Phan. 7 : 1194 (1891); Gilg, Melast., in Mon. Afr. 2 : 43 (1898);
Engler, Pflanzenw. Afr. 3 (2) : 766 (1921); Keay, FWTA, ed. 2, 1 : 263 (1954); Adam,
Mém. Mus. Nat. Hist. Nat., ser. Bot., 20 : 336, tab. 101 (1971).
—• Memecylon nigrescens Engl., Bot. Jahrb. 7 : 338 (1886), nom. illeg., non Hook. &
Arn. (1883). Même type.
— Memecylon obanense Bak. f., Cat. Talb. PI. : 37 (1913); Keay, FWTA, ed. 2,1 ; 262
(1954), p.p. ; type : Talbot 486, Nigeria, BM!
—- Memecylon adamii Jac.-Fél., Bull. I.F.A.N. 15 : 992 (1953); Keay, FWTA, ed. 2,
1 : 262 (1954); syntypes : Adam 4088, 4089, Guinée, P.
Type : Buchholz s.n., oct. 1874, Cameroun (holo-. B, delet.).
Néotype : Mildbraed 10757, Cameroun : Likomba, déc. 1928, K.
Les spécimens de la région du Calabar (Nigeria-Cameroun) : Talbot
486, Mildbraed 10757, Binuyo & Daramola FHI 35483, etc., sont caracté¬
risés par un feuillage ample et des cymes très développées. Le M. obanense
Bak. f. est tout à fait conforme et la distinction qui en est faite dans la clé
de la FWTA tient à ce que le spécimen Talbot 485 (K) est hétérogène.
Vers le sud, l’espèce se rattache aux formes camerounaises du M. calo-
phyllum Gilg, décrit du Gabon. Vers l’ouest l’espèce est représentée par des
formes à feuilles lancéées décrites antérieurement comme M. adamii, et
par une variété de Côte d’ivoire que nous distinguons ci-dessous.
Memecylon engleranum var. occidentale Jac.-Fél., var. nov.
A varietate typica, foliis cymisque parvioribus differt.
Type : Bègue 3084, Côte d’ivoire (holo-, P).
Matériel étudié : Côte d’Ivoire : Bamps 2391, forêt du Téké, fév. 1970, BR,
P, WAG; Bègue 3084, forêt de Yapo, mai 1949; Cremers 14, Adiopodoumé, 8.2.1963,
stérile, ABI.
Source : MNHN, Paris
— 432 —
Ces quelques spécimens de la forêt de Côte d’ivoire, que nous ratta¬
chons au M. engleranunt, se distinguent : du M. afzelii, par une nervation
foliaire plus lâche et des cymes plus compactes; du M. aylmeri, également
par leurs feuilles et leurs cymes pourprées à bractées caduques.
CONCLUSION
Tous les taxa proposés dans cette étude méritent l’attention. Toute¬
fois, ils sont de valeur inégale, car de nombreuses récoltes et observations
sur le terrain sont encore nécessaires pour juger de la stabilité ou de la
variabilité de certains caractères, tels ceux des feuilles et de leur nervation,
la taille des cymes et des fleurs, etc.
Bibliographie
Jacques-Félix, H., 1978a. — Les subdivisions du genre Memecylon (Melast.) en Afrique,
Adansonia, ser. 2, 17 (4) : 415-424.
Jacques-Félix, H., 19786. — Les genres de Memecyleæ (Melastomataceæ) en Afrique,
Madagascar et Mascareignes, Adansonia , ser. 2, 18 (2) : 221-235.
Source : MNHN, Paris
A NEW SPECIES OF ELYTRARIA (ACANTHACEÆ)
OCCURRING IN EAST AFRICA
O. B. Dokosi
Dokosi, O. B. — 30.04.1979. A new species of Elytraria (Acanthaceæ)
occurring in East Africa, Adansonia, ser. 2, 18 (4) : 433-441. Paris. ISSN 0001-
804X.
Abstract : Five species of Elytraria hâve been known to occur in Africa.
These are E. marginata Vahl, E. maritima J. K. Morton, E. ivorensis Dokosi,
E. lyrata Vahl and E. acaulis (L. f.) Lindau. A new species E. minor Dokosi
which is the subject of this paper has been recordcd from Kenya and Tanzania
in East Africa. This new species closely resembles E. lyrata Vahl in being
acaulous and possessing lyrate leaves, but the leaves of the former are smaller
and bullate; the terminal lobe which is suborbicular is 3-4-nerved. There
are also différences in inflorescence structure. The breeding relationship
between this species and four other species has been investigated and the
results stated.
Résumé : Jusqu'à maintenant, 5 espèces A'Elytraria étaient connues d'Afrique :
E. marginata Vahl, E. maritima J.K. Morton, E. ivorensis Dokosi, E. lyrata
Vahl et E. acaulis (L. f.) Lindau. E. minor Dokosi, nouvelle espèce est-afri¬
caine du Kenya et de Tanzanie, fait l'objet de ce travail. Acaule, elle est
également très affine de E. lyrata par la forme de ses feuilles qui cependant
sont plus petites et gaufrées; le lobe terminal, suborbiculaire, possède 3-4 ner¬
vures. Il existe aussi quelques différences dans la structure inflorescentielle. Les
rapports entre E. minor et les quatre autres espèces sont également précisés.
O.B. Dokosi, C.S.I.R., CIO Botany Department, University of Ghana, Legon-
Accra, Ghana.
Elytraria minor Dokosi, sp. nov.
E. lyratæ Vahl affinis, sed foliis minoribus bullatis, lobo terminali suborbiculari,
inflorescentiis brevioribus raro ramosis, capsulis bracteas valde superantibus seminibus
paucioribus majoribus, salis differt.
Herba acaulis, perennis ; folia omnia basalia, (30-) 50 (-65) mm longa, ( 10-) 15-
20 (-25) mm lata, bullata, lyrata, lobis non profundis, lobo terminali suborbiculari, utrinque
3-4-nervi; pagina foliorum sparse ciliata subtus glabrata supra sparsissime pubescens,
Costa nervisque subtus pubescentibus, Costa supra pubescenti; petiolus villosus ; inflorescen-
tiæ 5-10 terminales et axillares, 30-50 (-80) mm longæ, simplices vel raro cum ramis soli-
tariis, glabratæ ; bracteæ purpurascentes, cymbiformes, ovatæ, 4-5 mm longæ, 1.5-2 mm
latæ, margine scariosa ciliata; bracteolæ binæ cymbiformes anguste ovatæ; calycis lobi
5 elliptici, posterior 4 X 1.5 mm, latérales anterioresque 4 X 0.75 mm; corolla 8-9 mm
longa; capsula purpurascens 6.5-7 mm longa, 1-1.5 mm diametro; semina 0.5-0.7 mm
diametro, 15-17 per capsulant.
Habitat in Africa orientali ad humum in sylvis.
Typus : Greenway & Rawlins 9366, Kenya (holo-, EA; iso-, K).
Source : MNHN, Paris
— 434 —
Source : MNHN, Paris
— 435 —
Fig. 2. — Elytrarya minor Dokosi, grown at the University of Ghana Botanical Garden.
Elytraria minor Dokosi closely resembles E. lyrataV ahl inbeingacaulous
and possessing lyrate leaves; but differs from it in having smaller bullate
leaves; the terminal lobe is suborbicular and 3-4-veined; the inflorescences,
terminal and axillary, are shorter than those of E. lyrata Vahl, solitary
or rarely 1-branched, spreading; bracts and capsule purplish.
E. minor Dokosi resembles E. maritima J. K. Morton in possessing
short spreading inflorescences, in the smaller number of seeds per capsule
(20-25) and in its relatively large seeds.
The new species is distributed mainly in the forest régions of Kenya
and Tanzania, where E. lyrata also occurs.
The seeds of E. minor were sent to me by J. C. Bowling from Kew
Botanical Garden. They were collected from a species of Elytraria being
grown there and labelled « from East Africa ». This new species was
raised from these seeds in the Department of Botany, University of Ghana,
Legon, Dokosi & Botokro GC 44901, GC 44902, GC 44903, GC 44904,
GC 44905, GC 44906, GC 44907, GC 44908. It was grown side by side
with the other three species previously described (Dokosi, 1971). Attempts
to hybridize Elytraria minor with E. marginata Vahl, E. maritima J. K.
Morton and E. ivorensis Dokosi were not successful, but stérile F x hybrids
(Dokosi & Botokro GC 44909, GC 44910, GC 44911, GC 44912, GC 44913,
GC 44914, GC 44915, GC 44916) were obtained with E. lyrata Vahl; their
anthers produced bad pollen. Details of hybridization experiments were
Source : MNHN, Paris
— 436 —
Fig. 3. — Elytrarya lyrata Vahl, grown at the University of Ghana Botanical Garden.
described in a previous paper (Dokosi, 1971). Each species has, during
this period, maintained its distinctive characters. E. lyrata Vahl and E. minor
Dokosi also produced stérile hybrids spontaneously during this period.
CHARACTERS OF F, HYBRIDS
In those cases in which pollen from E. lyrata Vahl was placed on the
stigma of E. minor, the F t hybrids could be distinguished from the maternai
parent by their large, long leaves and long-branched stérile inflorescences.
In the reciprocal Crossing experiments, the Fi hybrids showed darker
leaves with more or less orbicular terminal lobes, 3-4-nerved; the inflo-
Source : MNHN, Paris
— 437 —
Fig. 4. — Hybridisation in Elytraria spp.
rescences were stérile and purplish. The F t hybrids can therefore be
distinguished from their parents both in live plants and on herbarium
sheets, but better in live plants. In general, it has been observed that
100 % hybrids are not obtained in hybridization experiments because a
certain degree of self-pollination takes place.
None of the Elytraria under investigation is cleistogamous. Their
flowers open between 5 and 6 a.m. and close between 9 and 10 a.m. In
a previous paper (Dokosi, 1971) it was observed that those of the other
species of Elytraria open between 5 and 6 a.m. and close at noon.
MEASUREMENT OF LEAF LENGTH
TERMINAL LOBE LENGTH AND BREADTH
Materials and methods
Populations of Elytraria lyrata Vahl grow in the Botanical Garden
of the University of Ghana, Legon, and those of E. minor, through cultiva¬
tion, hâve also been growing there for over three years. Four mature
lobed leaves were selected at random from each plant and the parameters
determined. Measurements of leaves were therefore taken from fifty
plants in each of the species under considération. The length of each
Source : MNHN, Paris
— 438 —
leaf was measured from the tip to the point of attachment of the petiole to
the stem. The length of each terminal lobe was measured from the tip
of the leaf to the deepest part of the sinus separating the terminal lobe
from the one after it, and the breadth was measured at the broadest part
of the terminal lobe. The prominent nerves were counted from the deepest
part of the sinus mentioned above to the tip of the leaf. The statistical
results are shown in table 1.
TABLE 1
Leaf measurements (mm); mean ± one standard error
Species
Length of
TERMINAL
TERMINAL
Number of
LATERAL
NERVES
(both sides)
E. minor .
E. lyraia . .
56.7 ± 0.906
97.0 ± 1.743
23.7 ±0.375
38.9 ±0.829
18.9 ±0.302
26.3 ±0.454
5.5 ±0.106
11.4 ±0.224
i = 19.018, 229 d.f t = 16.504, 205 d.f t = 13.13, 218 d.f t = 23.425, 207 d.f
P <.001 P <.001 P <.001 P <.001
In each case the différences between the species were highly significant P < 0.001.
20 30 40 SO 60 70 80 90 IOO IIO 120 130 140 ISO
TOTAL LEAF LENGTH IMM1
TOTAL LEAF LENGTH (MMJ
Source : MNHN, Paris
— 439 —
~L.
r
r
_Ihw.
The author was given the opportunity to visit the Botanical Muséum
and Herbarium of Copenhagen University where Vahl’s type specimen
of E. lyrala Vahl was examined and photographed.
My trip to examine Vahl’s type specimen ended in Kew Herbarium,
London, where, with the permission of the Director, I had the opportunity
to examine ail the specimens of the species of Elytraria received from differ¬
ent parts of the world.
A key to the five species of Elytraria under observation, based on
habit, can be established :
1. Plant acaulous.
2. Leaves obovate, subentire margin, pubescent above, glabrous below
. E. ivorensis
2'. Leaves lyrate.
3. Leaves fiat, terminal lobe longer than broad, 4-8-nerved, latéral
lobes prominent; fruit not spreading. E. lyrata
y. Leaves bullate, terminal lobe suborbicular, 3-4-nerved; fruit spread¬
ing . E. minor
1'. Plant caulescent.
4. Main stem 4-20 cm in height, erect, sparingly branched; leaves
spathulate. E. marginata
4'. Main stem 2-3 cm in height, much branched, prostrate, creeping;
leaves broadly elliptic. E. maritima
I hâve identified the following specimens from East Africa as Elytraria minor Dokosi :
Kenya : Greenway & Rawlins 9366, Mambasasa, Utwani Forest Reserve in semi-
deciduous forest (type); Magogo & Glover 631, Shimba Hills, Sheldrick’s Falls, riverine
Source : MNHN, Paris
— 440 —
forest on rocks under falls; Napper 1382, Kwale District, Buda Forest Reserve; Rawlins
34, Witu District, Utwani Forest, restricted to areas of dense shade in Manilkara forest
with Rinorea under-storey; Verdcourt 2131, Mambasasa, in forest.
Tanzania : Drummond & Hemsley 3508, 5 miles SE of Ngomeni; Harris 3146,
Mile 60 W of Dar-es-Salaam ; Jeffery in K 338, Amani, Sokeke; Milne-Redhead & Tay¬
lor 7360, Turiani, in riverine forest.
I hâve identilied the following spécimens as Elytraria lyrata Vahl, which also occurs in Kenya
and Tanzania :
Kenya : Bally 2080; Greenway & Rawlins 9460, Lamu District; Magogo & G lover
K7', Kwale District.
Tanzania : Milne-Redhead & Taylor 7561, Lindi District.
Distribution of the species of elytraria in Africa :
Elytraria lyrata Vahl : Ghana, Zaïre, Angola, Tanzania, Uganda, Kenya, Malawi,
Zambia and Zimbabwe.
Source : MNHN, Paris
— 441
Elytraria marginata Vahl : Sierra Leone, Liberia, Ghana, Togo, Nigeria, Cameroun,
Fernando Po, Sao Tome, Principe, Equatorial Guinea, Gabon, Zaïre, Angola, Sudan
and Uganda.
Elytraria maritima Morton : Ivory Coast, Ghana.
Elytraria minor Dokosi : Kenya, Tanzania.
Elytraria ivorensis Dokosi : Ivory Coast, Ghana.
Elytraria acaulis (L. f.) Lindau : Zambia, Zimbabwe.
Acknowledgements : I should like to render my most grateful thanks to J. C. Bow¬
ling for sending me seeds of this species collected from East Africa and cultivated in
Kew Botanical Gardens. My sincere thanks are also due to the Curator of the East
African Herbarium, Kenya and the Deputy Director of the Central National Herbarium,
Howrah, India, for sending me their herbarium specimens for examination.
I am also grateful to Dr. Polhill who kindly sent me a xeroxed copy of Miss
Napper’s unpublished account on this genus. My thanks are also due to Mrs. Lieber-
man, Dr. Lock and Hall of this department for their advice in the course of this inves¬
tigation and also to Mr. Botokro who took care of the cultivated plants.
To the Chairman of C.S.I.R. and the Managing Trustées of Valco Trust Fund who
generously provided funds for the trip to carry out research outside Ghana, I render my
sincere thanks.
I am deeply indebted to the Director and staff of Botanical Muséum and Herbarium
of Copenhagen University for giving me ail the required facilities in the University.
Finally I render my sincere thanks to the Director of Kew Herbarium for permitting
me to examine the herbarium specimens of the genus Elytraria received from ali parts
of the world.
REFERENCES
Dokosi, O. B., 1970. — Une nouvelle Acanthacée d’Afrique Occidentale, Adansonia,
ser. 2, 10 (4) : 516-517.
Dokosi, O. B., 1971. — Experimental studies in the taxonomy of the species of Elytraria
in West Africa, Mitt. Bot. Staatssamml. München 10 : 256-265.
Morton, J. K., 1956. — The West African species of Elytraria (Acanthaceæ). A Taxo¬
nomie and Cytological study, Revista de Biologia 1 (I) : 49-58.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
NOUVEAUX TAXONS D’ALYXIA (APOCYNACEÆ)
DE NOUVELLE-CALÉDONIE
P. Boiteau & L. Allorge
Boiteau, P. & Allorge, L. — 30.04.1979. Nouveaux taxons d’Alyxia (Apo-
cynaceæ) de Nouvelle-Calédonie, Adansonia, ser. 2, 18 (4) : 443-457. Paris.
ISSN 0001-804X.
Résumé : Le genre Alyxia ( Plumerioideæ-Rauvolfieæ ) est révisé en tenant
compte de la classification en séries récemment établie par F. Markgraf
pour la Flora Malesiana. 3 séries, 8 espèces, 4 sous-espèces et 6 variétés
nouvelles sont décrites, toutes endémiques de Nouvelle-Calédonie.
Summary: The genus Alyxia ( Plumerioideæ-Rauvolfieæ ) is reviewed taking
into account the recent classification in sériés established by F. Markgraf
for the Flora Malesiana. 3 sériés, 8 species, 4 subspecies and 6 varieties
are described, ail endemic of New-Caledonia.
Pierre Boileau & Lucile Allorge, Laboratoire de Phanérogamie, 16 rue Buffon,
75005 Paris, France.
Après avoir effectué la révision des Rauvolfia de Nouvelle-Calédonie
(Boiteau, Allorge & Sévenet, 1976), l’étude des Alyxia néo-calédoniens
a été faite.
Le genre Alyxia Banks ex R. Brown compte de nombreuses espèces
en Nouvelle-Calédonie : 31 espèces dont 30 endémiques d’après notre
révision. Beaucoup de ces espèces sont polymorphes; elles présentent des
formes juvéniles qui peuvent se distinguer des formes adultes principalement
par la forme des feuilles, généralement beaucoup plus allongée chez les
formes juvéniles, par la phyllotaxie : feuilles opposées chez les formes
juvéniles d’espèces normalement 3-verticiIlées. Certaines espèces, notam¬
ment celles qui croissent sur les sols squelettiques ultrabasiques (pérido-
tites, serpentine) sont néoténiques, c’est-à-dire qu’elles sont capables de
fleurir et de fructifier sous leur forme juvénile. Ces particularités sont à
l'origine de nombreuses confusions et beaucoup de taxons, créés sur un
matériel très incomplet, nécessitent des mises en synonymie. Nous réserve¬
rons cette synonymie et la clé générale des séries et des espèces à la Flore
de Nouvelle-Calédonie, révision des Apocynacées à paraître en 1979.
L’objet de la présente note se limite à la description des taxons nou¬
veaux et à une seule combinaison nouvelle.
Le genre Alyxia n’avait fait jusqu’à ces dernières années l’objet d’au¬
cune tentative de classification. Au cours de l’étude à laquelle il a procédé
pour la Flora Malesiana, F. Markgraf (1977) a été le premier à diviser
ce genre en séries.
Source : MNHN, Paris
— 444 —
La plupart des espèces néo-calédoniennes devront s’insérer dans trois
des séries de Markgraf : Globuliferæ : 15 espèces, Reinwardlianæ : 2 espèces,
parmi lesquelles la seule non endémique, et Discalyxia: 1 espèce.
Il est impossible par contre d’intégrer les autres espèces néo-calédo¬
niennes dans la classification de Markgraf. C’est pourquoi nous devons
créer 3 séries nouvelles, apparemment endémiques de Nouvelle-Calédonie.
1. Ser. Suaves Boiteau, ser. nov.
Frulices erecii, ramosi. Folia ternata, valde coriacea, crassa, lanceolata, elliptica
vel ovata usque ad 6 cm longa. Inflorescentiæ in cymis axillaribus 4-floris, pedunculo
brevi, infra florem bracleis magnis, 10-12 mm longis, vel prophyUis caducis munilo ; sepala
magna, 2-4 mm longa, albido-lomenlosa. Mericarpia moniliformia, articulis 1-3 globosis,
4-8 mm in diametro.
Species typica : Alyxia suavis (Bâillon) Schlechter.
Trois espèces endémiques de Nouvelle-Calédonie.
Clé des espèces
1. Corolle pubescente à l'extérieur. Feuilles oblongues-obtuses, de 1,5-2
X 0,4-0,7 cm. Style très court, égalant la hauteur de l’ovaire. Fruit à
articles sphériques . A. sarasinii Guillaumin
1'. Corolle glabre à l’extérieur. Style atteignant 4-5 fois la hauteur de l’ovaire.
2. Feuilles elliptiques, souvent émarginées au sommet, de 3,6 x 1,5-2 cm.
Inflorescences accompagnées de prophylles spathulées, caduques.
Bractées obtuses. Fruit le plus souvent à un seul article par méricarpe,
globuleux de 8 mm de diamètre. A. clusiophylla (Bâillon) Guillaumin
2'. Feuilles sublinéaires sur les jeunes sujets, ovales, elliptiques ou sub-
orbiculaires à l’état adulte, de 4,5 X 2-3,5 cm. Bractées aiguës au
sommet, pas de prophylles. Fruit le plus souvent à un seul article ellip¬
soïde : 10 X 8 X 8 mm. A. suavis (Bâillon) Schlechter
Cette série est, par ses fruits, proche de la grande série des Globuliferæ,
mais s’en distingue nettement par les bractées et prophylles, ainsi que par
les segments du calice exceptionnellement grands pour le genre.
2. Ser. Baillonianæ Boiteau, ser. nov.
Frulices scandenles. Folia ternata, usque ad 9 cm longa. Inflorescentiæ in cymis
axillaribus, 4-floris, pedunculo brevissimo, sæpe in fructu accrescenti. Mericarpia moni¬
liformia, articulis 4-6, ellipsoideis, usque ad 3,5 cm longis, 1 cm latis, mesocarpio parum
carnoso, pericarpio crasso dernum crustaceo, ad seminis sulcos arcte coaptato, costulato.
Species typica : Alyxia baillonii Guillaumin.
Série comprenant 5 espèces endémiques de Nouvelle-Calédonie.
Source : MNHN, Paris
— 445 —
Clé des espèces
1. Feuilles glabres.
2. Feuilles membraneuses, à nervures secondaires très apparentes, 14-
20 paires, distantes de 2-3 mm, souvent bifurquées ou alternant avec
des nervures intercalaires. Limbe lancéolé, acuminé, de 5-6 x 1,8-3 cm.
Méricarpes à 4 articles ovoïdes longs de 1,2 cm ou un seul article
long de 3,5-4 cm. A. Iceseneriana Schlechter
2'. Feuilles coriaces, épaisses, à nervures secondaires indistinctes.
3. Feuilles lancéolées ou obovales, acuminées obtusiuscules, de
5-6 X 2,5-3 cm. A. baillonii Guillaumin
3'. Feuilles non acuminées au sommet.
4. Méricarpes à 1-3 articles. Feuilles ovales ou spathulées, émar-
ginées ou obtuses, de 2,5-4 x 0,8-2 cm, vert brillant.
. A. hurlimannii Guillaumin
4'. Méricarpes à 4-6 articles. Feuilles ovales ou obovales, profondé¬
ment émarginées au sommet ou rétuses, de 3,5-5 X 3-3,5 cm,
vert-glauque dessous, couvertes de pruine pulvérulente dessus.
. A. glaucophylla v. Heurck & Muell. Arg.
1'. Feuilles couvertes d’un tomentum brun clair, à nervures secondaires
saillantes, très visibles surtout dessous, distantes de 3-5 mm. Pédoncules,
pédicelles, bractées et calices couverts de poils... A. uubaichcnsis (Schltr.) Boit.
Série proche des Reinwardlianæ Markgr. mais s’en distinguant par ses
inflorescences toujours en cymes simples 4-flores, et surtout par ses fruits à
mésocarpe moins charnu, à péricarpe crustacé à la fin, bien appliqué sur
la graine dont il épouse les sillons.
3. Ser. Cylindrocarpæ Boiteau, ser. nov.
Frutices erecli, ramosi, raro scandentes. Folia semper opposita, sæpe rigida, apice
mucronata. Cymæ simplices, 3-flores, vel dichasiales et 2-3-nodes, 5-15-flores. Corollæ
tubus usque ad 10 mm longus. Mericarpia 1-2-articulata, articulis cylindraceis quoque
exlremiiale attenuatis, longitudine 8-sulcaiis.
Species tvpica : Alyxia cylindrocarpa Guillaumin.
Série endémique de Nouvelle-Calédonie : 6 espèces.
Clé des espèces, sous-espèces et variétés
1. Feuilles membraneuses, non mucronées au sommet.
2. Feuilles lancéolées, acuminées obtusiuscules, de 4-5 x 1,5-2 cm.
Fleurs petites, longues de 4-5 mm. Articles du fruit fusiformes-arqués,
atténués aux deux extrémités, de 15-20 X 6 x 6 mm.. A. vieillardii Boiteau
2'. Feuilles étroitement ovales, obtuses au sommet, de 2-3 x 0,3-0,5 cm.
Fleurs plus grandes : tube long de 5 mm, lobes : 2 mm. Articles
ovoïdes, atténués et apiculés au sommet, compressés dorso-ventrale-
ment, de 8 X 4 X 5 mm. A. oppositifolia Boiteau
]'. Feuilles coriaces, mucronées au sommet ou très aiguës-coriaces.
3. Rameaux comprimés, aplatis entre les nœuds, rouges. Sépales acu-
minés, teintés de violet au sommet. Corolle à lobes violets. Articles
Source : MNHN, Paris
— 446 —
du fruit ellipsoïdes, arrondis aux deux extrémités mais comprimés
dorso-ventralement, de 12 X 7 X 7 mm .... A. rubricaulis (Bâillon) Guillaumin
4. Feuilles de 5-7 x 3-3,5 cm . subsp. rubricaulis
4'. Feuilles de 2-3 x 0,7 cm . subsp. poyaensis Boiteau
3'. Rameaux cylindriques, grisâtres.
5. Feuilles symétriques.
6. Feuilles coriaces, oblongues-lancéolées, acuminées aiguës,
non mucronées, de 7 x 3-4 cm. Article du fruit unique, com¬
primé latéralement, long de 45-60 mm, porté par un stipe de
6 mm . A. inlegricarpa Boiteau
6'. Feuilles coriaces ou membraneuses mais mucronées au sommet.
Articles cylindracés long de 20-30 mm; stipe : 3 mm.
. A. cylindrocarpa Guillaumin
7. Feuilles subcoriaces ou membraneuses. Sommet des ra¬
meaux et pétioles glabres. Inflorescences glabres.
. subsp. cylindrocarpa
8. Liane grêle. Feuilles subcoriaces lancéolées, à acumen
long obtusiuscule, mucroné, cunéiformes à la base, de
5-5,5 x 1,3-2,5 cm . var. cylindrocarpa
8'. Arbuste érigé. Feuilles membraneuses ovales, à acumen
court obtusiuscule, mucroné, arrondies à la base, de
3-3,5 x 1,5-1,8 cm . var. oblusiuscula Boiteau
T. Petit arbuste ou sous-arbrisseau érigé. Feuilles coriaces,
ovales-aiguës et mucronées au sommet, arrondies à la base,
de 2,2 x 1,2 cm. Sommet des rameaux et pétioles pubes-
cents. Inflorescences très pubescentes. subsp. coriacea Boiteau
5'. Feuilles asymétriques, plus ou moins falciformes, oblongues-aiguës
ou sublinéaires. Articles du fruit cylindriques arqués, atteignant
5,5 cm de longueur . A. margaretæ Boiteau
9. Feuilles de 8-9 x 3 cm. Inflorescences en cyme composée,
5-15-flores. var. margaretæ
9'. Feuilles de 8-9 x 0,5-1 cm. Cyme simple, 3-flores.
. var. acutifolia Boiteau
Cette série est unique dans tout le genre. Elle est la seule à présenter
des feuilles uniquement opposées. Dans d’autres groupes on trouve des
feuilles opposées pour les seules formes juvéniles, mais non pour les formes
adultes. La seule espèce qui paraît avoir quelque rapport avec ce groupe
est A. scortechinii King & Gamble, de la péninsule malaise et de Sumatra.
Elle constitue avec une autre espèce de Sumatra la série Megalocarpæ
Markgr. Mais cette série diffère par trop de caractères de notre série des
Cylindrocarpæ pour qu’on puisse les réunir en un seul groupe. Ces deux
séries sont, en fait, très isolées dans le genre.
TAXONS NOUVEAUX
1. Alyxia kaalaensis Boiteau, sp. nov.
Fruticulus erectus, ramis pubescentibus. Folia ternata glabra, coriacea, lamina
elliptica 10-15 X 9-14 mm, sæpe apice emarginata, petiolo 2,5 mm longo. Inflorescentiæ
ax il lares 4-flores, subsessiles, pubescentes, pedunculo 0,5 mm longo. Calyx pubescens.
Corolla ex tus glabra, tubo 4 mm longo, lobis 1 mm longis, margine ciliatis. Ovarium glo-
bosum pubescens, basi breviter glabrum. Mericarpia 3-articulata, articulis globosis, 0,4 cm
in diametro, costulatis.
Source : MNHN, Paris
— 447 —
Source : MNHN, Paris
— 448 —
Type : MacKee 13599, pente sud du Mt Kaala, 400 m ait., terrain rocheux ser-
pentineux (holo-, P).
Autre matériel : MacKee 4618, 6490, 6506, 6507, 13568, 16127, 16656; Sévenet
& Boileau 1102; Virot 1212; Webster & Hildreth 14714, Mt Kaala, jusqu'à 1050 m;
MacKee 15476, 16697, 16707 ; Mission Franco-Suisse 14342, Ouroué, embouchure de la
Dothio; MacKee 20993, 24563, Taom, Mt Hémédéboa, 800-900 m, maquis sur crête
rocheuse serp.; MacKee 22214, Kopéto, crête E du Mt Vert, 800 m; MacKee 16663,
Koumac, Siounda, 200 m.
Espèce quelque peu variable. La forme de jeunesse à feuilles étroites :
18x4 mm, parfois opposées, alors qu’elles sont toujours ternées sur la
forme adulte et dans ce cas elliptiques ou arrondies, le plus souvent émar-
ginées au sommet : 20 X 10 ou 14 X 14 mm.
Elle appartient à la série Globuliferæ Markgr.
Elle se distingue de A. dolioliflora Guillaumin par son ovaire pubes-
cent, son port plus flexueux et plus élevé pour les exemplaires adultes, ses
fruits à articles sphériques.
De A. calelioides (Bâillon) Guillaumin, elle n’a jamais les fleurs isolées
terminales, ni les feuilles vraiment linéaires (2 mm de large).
Elle a parfois été confondue avec A. microbuxus (Bâillon) Guillaumin
dont elle se distingue par ses fleurs nettement plus grandes (5 mm contre
3 mm) et son calice pubescent.
Enfin, elle a parfois aussi été confondue avec A. nummularia S. Moore
(Moore, 1914). Outre la répartition géographique très différente des deux
espèces, on les distingue aisément par leurs fleurs (5 mm de longueur contre
3 mm), le fruit plus petit à articles sphériques alors qu'ils sont ovoïdes ou
ellipsoïdes et de 8 X 6 X 6 mm chez A. nummularia.
2. Alyxia pseudoserpentina Boiteau, sp. nov.
Frutex scandens. Folia ternata, glabra, membranacea, lamina oblonga, apice obtusa,
basi attenuata, 3-4 x 0,6-0,7 cm, subsessilia, petiolo 0,5 mm longo. Inflorescentiæ axillares,
4-flores. Calyx glaber. Corolla extus glabra, tubo 4 mm longo, lobis 2 mm longis. Ovarium
oblongum, raro pubescens. Mericarpia triarticulata, articulis globosis, 0,4-0,6 cm in dia-
metro, levibus.
Type : Balansa 221, bosquets des environs de Nouméa, terrain calcaire (holo-, P).
Autre matériel : Daniker 766, Karicaté, St. Vincent; MacKee 21784, Nouméa,
presqu’île Ducos (Koumourou); Mission Franco-Suisse 9080, Mé Ammeri; 11103,
11145, île Moro.
Comme l’ont signalé Boiteau, Allorge & Sévenet (1976), Alyxia
serpentina S. Moore est un synonyme de Rauvolfia semperflorens (Muell.
Arg.) Schltr. var. viridis (Muell. Arg.) Boit. Mais les échantillons sur
lesquels est basée cette nouvelle espèce avaient été rapportés à tort au
taxon de S. Moore.
Parmi les Alyxia, A. pseudoserpentina Boit, ne peut guère être confondu
qu'avec A. podocarpa v. Heurck & Muell. Arg. Il s’en distingue parses feuilles
Source : MNHN, Paris
— 449 —
beaucoup plus membraneuses, à bords non révolutés et surtout les articles
du fruit glabres alors que ceux de A. podocarpa sont densément pubescents.
Cette espèce croît surtout sur les calcaires coralliaires exondés. L’urba¬
nisation accélérée de la presqu’île Ducos, son principal habitat, peut faire
craindre sa disparition rapide. C’est probablement pour ce genre l’espèce
la plus immédiatement menacée.
Elle est à classer dans la série Globuliferæ Markgr.
3. Alyxia microcarpa Pancher ex Boiteau, sp. nov.
Frutex scandens vel sarmentosus. Rami graciles, cylindracei, glabri, cinerei. Folia
ternata, lamina subcoriacea vel membranacea, glabra, lineari, apice oblusa, basi alie-
nuata, 1-4 X 0,2-0,3 cm, vel lanceolala, apice oblusa, vel emarginala, 3x1 cm, mar-
gine sæpe revolula, nervis laleralibus sublus distinclis. Peliolus 1 mm longus. Inflorescentiæ
axillares, 4-flores, pedunculo 6 mm longo. Calycis lobi ovali vel triangulares, 1 mm longi,
raro puberuli, margine ciliali. Corolla albida lubo 2,6 mm longo, lobis ovatis 0,4 mm allis,
glabris. Ovarium valde selosum.
Type : Pancher 308, coteaux argilo-siliceux, environs de Nouméa (holo-, P).
Nous reprenons pour cette espèce l'épithète manuscrite in herb. de
Pancher; elle appartient à la série Globuliferæ Markgr.
Ce taxon, mis en synonymie avec A. disphærocarpa v. Heurck &
Muell. Arg. par Guillaumin, Ann. Mus. Colon. Marseille, ser. 2, 9 : 194
(1911), diffère, en fait, de cette dernière espèce par son port lianoïde, ses
rameaux flexueux, cylindriques, grisâtres (alors que ceux de A. disphæro¬
carpa, espèce érigée, sont raides, trigones et rougeâtres); par ses feuilles
membraneuses ou peu coriaces, plus polymorphes, à nervures secondaires
distinctes à la face inférieure; par son ovaire entièrement poilu sétacé,
alors que celui d'A. disphærocarpa n’est porteur de poils raides que dans
sa moitié inférieure; par ses fruits à articles plus nombreux et en moyenne
un petit peu plus petits (3-4 mm diam. contre 4-4,5 mm).
Ajoutons que A. disphærocarpa v. Heurck & Muell. Arg. est identique
à A. tisserantii Montrouzier, dont nous avons retrouvé une part du type,
et devra désormais porter ce nom.
L’espèce a été étudiée vivante au Parc de Montravel (Nouméa) où elle
est encore spontanée. C’est le lieu très probable de la récolte de Pancher.
4. Alyxia discolor Boiteau, sp. nov.
Frutex scandens, glaber. Folia lernaia, glabra, subcoriacea, lamina oblongo-elliplica,
2,3 x 0,7 cm, apice oblusa. basi cuneata, discolori, sublus glauco, super viridi, petiolo
2 mm longo. lnflorescemiæ axillares, 4-flores, pedunculo gracili, 0,6 cm longo. Calyx
glaber. Corolla exlus glabra , lubo 0,3 cm longo, lobis 0,1 cm longis. Ovarium lageniforme,
glabrum, pilorum selosorum duobus fasciculis utroque carpeUorum axilla. Mericarpia
uniarticulata, arliculis ellipsoidalibus, 0,8 x 0,6 x 0,6 cm. — PI. I, 10-13.
Source : MNHN, Paris
— 450 —
Type : Balansa 3473, collines ferrugineuses à l’embouchure de la Dothio (holo-, P).
Matériel étudié : Balansa 235, rive de la Dumbéa, au-dessus de Koé; 1405 a,
bords de la Couvelée; 2432a, Canala; Delacour s.n., Baie d’Urville ; Franc 826a, Dumbéa ;
Mackee 5089, vallée de la Dumbéa au-dessus du barrage; J3625, Ouroué, embouchure
de la Dothio, terrain rocheux serp.; Mission Franco-Suisse 1624, Mt Podchoumié.
Cette espèce a des affinités avec A. microbuxus (Bâillon) Guillaumin
mais s’en distingue par ses feuilles plus allongées, non émarginées au
sommet, très discolores, et surtout par son ovaire glabre à l’exception d’une
petite touffe de poils raides, au-dessus du disque virtuel, à l’aisselle des
deux carpelles, caractère qu’on ne trouve dans aucune autre espèce néo-
calédonienne. Elle appartient à la série Globuliferæ Markgr.
5. Alyxia lœseneriana Schlechter
Bot. Jahrb. 39 : 237 (1906).
Cette espèce comporte en fait deux variétés :
var. lœseneriana
Méricarpe 3-4-articulé; articles longs de 1,5 cm. Pédoncule sous le
fruit de 1 cm.
var. macrocarpa Boiteau, var. nov.
Mericarpia uniarticulata, arliculis 3,5-4 cm longis, peduneulo (sub fruclu) 2 cm
longo.
Type : MacKee 6414, collines du Mt Panié, 400-1200 m ait. (holo-, P).
Autre matériel : MacKee 18518, massif du Ton Non, secteur Sud, 800-900 m,
forêt humide très dense; 19176, Roche Ouaième, massif du Ton Non, exposition NE,
900-980 m, forêt basse dense sur pente raide schisteuse.
Tous ces échantillons sont fructifères mais la fleur est inconnue. Nous
pensons pouvoir les considérer cependant sans crainte d’erreur, comme une
simple variété de A. lœseneriana car les feuilles ont la même forme et sont
membraneuses et glabres dans les deux cas avec la nervation très parti¬
culière de cette espèce, unique dans la série des Baillonianæ Boiteau.
6. Alyxia oubatchensis (Schlechter) Guillaumin ex Boiteau, slat. nov.
— Alyxia obovata Schlechter, Bot. Jahrb. 39 : 238 (1906); Guillaumin, Fl. Synopt.
Nouv. Caléd. : 292 (1948), non A. obovata Seemann, Fl. Viti. : 156 (1865-73).
Source : MNHN, Paris
— 451 —
Source : MNHN, Paris
— 452 —
— Alyxia obovaia var. oubatchensis Schlechter, l.c. ; Guillaumin, Mém. Mus. Nat.
Hist. Nat. Paris, Bot.. 8 (1) : 80 (1957).
— Alyxia oubatchense Guillaumin, Ann. Mus. Colon. Marseille, ser. 2, 9 : 194 (1911),
La variété oubatchensis de Schlechter ne se distingue pas du type de
l’espèce, qu’il a décrite sous le nom de A. obovata, nom déjà attribué par
Seemann à une espèce des îles Fiji qui n’existe pas en Nouvelle-Calédonie.
Le nom de la variété doit donc être appliqué à l’espèce néo-calédonienne,
la description de Schlechter restant valable. Cette espèce appartient à
la série Baillonianæ Boiteau.
7. Alyxia vieillardii Boiteau, sp. nov.
Frutex scandais vel sarmentosus. Rami graciles, cylindracei, cinerei, præter ullimum
inlernodium compressi. Folia semper opposita, membranacea, nervis laleralibus distinctis,
2 mm inter se distantibus, circa II-jugis, lamina lanceolata, apice acuminato-obtusiuscula,
basi attenuatc. et decurrenti 4-5,6 x 1,5-2 cm, petiolo brevi. Inflorescentiæ axillares 3-flores,
pedunculo 1-2 mm longo, sub fructu accrescenti, pedicellis subnullis. Calycis lobi triangulati
carenati, obtusiusculi et ad apicem ciliati, 2 mm alti. Corolla tubo 3,5 mm longo, lobis
1,5 mm altis. Ovarium apice attenuatum, basi pubescens. Mericarpia I-3-articulata, stipo
10 mm longo, nigro, articulis arcuato-fusiformibus 15-20 mm longis, 6 mm in diametro.
Type : Vieillard 961, bord de rivière à Balade (holo-, P).
Autre matériel : Cheeseman 3153, Puebo coast, small bush, stream bank; Vieillard
958 a, arbuste commun, s. loc.
Cette espèce, par ses feuilles opposées et la forme des articles de son
fruit, ne peut être rangée que dans la série Cylindrocarpæ Boiteau. Elle y
occupe cependant une place très spéciale par ses feuilles membraneuses,
ses pédoncules très courts et ses très petites fleurs. Elle est donc très bien
individualisée. Guillaumin (1941) avait déjà noté les caractères très par¬
ticuliers de Vieillard 961 mais sans conclure à la possibilité d’en faire une
espèce nouvelle. Le matériel récolté depuis lors ne laisse aucun doute à
cet égard.
8. Alyxia oppositifolia Boiteau, sp. nov.
Frutex erectus gracilis, 1,5-2 m altus, glaber, ramis gracillibus, teretibus. Folia oppo¬
sita, anguste ovata, apice obtusa, basi rotundata, subsessilia, 2-3 x 0,3-0,5 cm, petiolo
0,5 mm longo. Inflorescentiæ axillares, glabræ, triflores, pedunculo filiformi 1-1,5 cm longo,
pedicellis 2-3 mm longis. Calyx glaber, ciliatus. Corolla extus glabra, tubo 5 mm longo,
lobis 2 mm longis. Ovarium globosum, basi albido-sericeum, apice glabrum. Mericarpia
uniarticulata ; articulis ellipsoideis 1 X 0,4 X 0,5 cm. — PI 2, 2-6.
Type : MacKee 16599, vallée de la Koumac, 30 m ait., alluvions pierreuses, ser-
pentineuses (holo-, P).
Source : MNHN, Paris
— 453 —
Autre matériel : Daniker 1153, Pic Koné; MacKee 23714, vallée de Poya, Ndokoa,
100 m, maquis sur pente raide serpentineuse; 25996, Koumac, crête calcaire rocheuse
au nord du ruisseau Grande Forêt, 250 m, forêt en partie dégradée; 26481, ibid.; 33500,
Gomen, 250 m, crête rocheuse calcaire.
Espèce très bien individualisée : la seule dans le groupe à feuilles
opposées à présenter des feuilles aussi petites, membraneuses, et des méri-
carpes à articles ne dépassant pas 10 mm de longueur. Elle appartient à la
série Cylindrocarpæ Boiteau.
9. Alyxia rubricaulis (Bâillon) Guillaumin
Bull. Soc. Bot. Fr. 88 : 366 (1941).
Cette espèce aisément reconnaissable à ses rameaux comprimés rouges,
à ses sépales violets au sommet et aux lobes de la corolle également violacés,
caractères exceptionnels dans le genre, comprend deux sous-espèces :
subsp. rubricaulis
Liane grêle à entrenœuds longs de 3,5-4 cm. Feuilles grandes,
6-7 X 2-3 cm, ovales ou elliptiques, acuminées-mucronées; pétiole long de
1 cm. Cymes composées, di- ou trinodes, de 5-15 fleurs au total, lâches:
pédoncules de 15-20 mm, cylindriques. Fruit à 2-3 articles par méricarpe;
articles ellipsoïdes-comprimés dans le sens dorso-ventral, arrondis aux
deux extrémités, de 12-23 X 4,5 X 5-6 mm. — PI. 2, 7-11.
Type : Balansa 2826, Foniambéré à la base du Mt Mou, en forêt (holo-, P).
subsp. poyaensis Boiteau, subsp. nov.
Frutex erectus, inlernodiis brevibus 0,6-1 cm, sæpe apice dilatatis. Folia parva, ellip-
lica, apice oblusa et mucronala, basi attenuata, 2-3 X 0,7-1 cm, peliolo 2-3 mm longo.
Cymx 3-flores, pedunculo compresso, apice dilatato, 5-7 mm longo. Mericarpia 1-2-arliculala,
arliculis ovoideis, dorso-ventraliler compressis, basi rotundatis, apice apiculatis, 7 x 3 x
3,5 mm. — PI. 2, 12-13.
Type : Schmid 168, Mont Poya, vers 700 m (holo-, P).
Autre matériel : Jaffré 1079, massif du Boulinda, secteur du Pic Poya, 900 m,
sol ferrallitique cuirassé; MacKee 32577, Pouembout, Tiéa (Plateau) 400 m, maquis,
terrain serpentineux altéré; Sévenet 978, cuvette Pic Poya.
10. Alyxia integricarpa Boiteau, sp. nov.
Frutex scandens, 2,5 m altus, ramis teretibus, cinereis, sine lenticellis. Folia opposita,
longiuscule petiolata, petiolo 1-1,2 cm longo, lanceolata, basi cuneiformia, 7 X 3-4 cm,
apice acuminata. Inflorescentiæ axillares, triflores, pedunculo 2 cm longo, pedicellis 2,5 cm
Source : MNHN, Paris
— 454 —
longis sub fructu. Flores ignoli. Mericarpia uniarticulata, arliculis arcualis utrinque
atténuaiis, 45-60 mm longis, lateraliter compressis, sanguineis. — PI. 2, 1.
Type : MacK.ee 13875, contrefort NE du Mt Panié, forêt humide assez basse,
600-800 m (holo-, P).
Cette espèce est proche de A. cylindrocarpa Guillaumin, mais s’en dis¬
tingue par ses méricarpes à un seul article arqué, comprimé latéralement,
atteignant 45 à 50 mm de longueur et par ses feuilles acuminées-aiguës
mais non mucronées, généralement plus coriaces. Bien que ses fleurs soient
encore inconnues, elle mérite d’être distinguée. Le Mont Panié est d’ailleurs
un site bien connu pour l’originalité de sa flore et sa richesse en espèces
endémiques. Elle appartient à la série Cylindrocarpæ Boiteau.
11. Alyxia cylindrocarpa Guillaumin
Bull. Soc. Bot. Fr. 88 : 365 (1941).
Cette espèce reconnaissable à ses feuilles coriaces, subcoriaces ou mem¬
braneuses mais toujours mucronées au sommet et aux articles de son fruit
cylindriques non-arqués, atténués aux deux extrémités, atteignant 50 mm
de longueur et portés par un stipe de 6 mm, doit être divisée en deux sous-
espèces, dont la première compte à son tour deux variétés :
subsp. cylindrocarpa
Feuilles subcoriaces ou membraneuses. Sommet des rameaux et
pétioles glabres. Inflorescence glabre.
var. cylindrocarpa
Liane grêle de 2 m environ. Feuilles subcoriaces, à nervures secondaires
indistinctes, lancéolées, terminées au sommet par un acumen plus ou
moins long, de 6-8 mm, peu distinct, obtusiuscule et mucroné, cunéiformes
ou à peine arrondies à la base, de 5-5,5 X 1,3-2,5 cm. — PI. 3, 2-5.
Type : Balansa 2426, SE de la Table Unio, en forêt (holo-, P).
var. obtusiuscula Boiteau, var. nov.
A varietate typica habitu fruticoso, foliis membranaceis basi clare rotundatis præcipue
differt.
Frutex erectus, 3 m allus. Folia membranacea, nervis lateralibus vix conspicuis,
7-8-jugis, lamina ovata, basi rotundata, apice breviter (3-5 mm) acuminata, obtusiuscula,
mucronata, 3-3,5 X 1,5-1,8 cm. — PI. 3, 1.
Type : MacKee 29001, Ouégoa, sentier de Parari, 100 m, forêt sur petit affleurement
serpentineux (holo-, P).
Source : MNHN, Paris
— 455 —
Source : MNHN, Paris
— 456 —
subsp. coriacea Boiteau, subsp. nov.
A subspecie typica habitu suffruticoso, foliis coriaceis, ramls petiolisque pubescentibus
præcipue differt.
Frutex erectus 0,70 m ah us vel arbusculus ramosus 0,30-0,50 m abus. Folia coriacea,
crassa, ovata, apice acuta, mucronata, basi rotundata, nervis lateralibus non conspicuis,
2,2 X 1,2 cm. Ramuli et petioli pubescentes. Inflorescentiæ valde pubescentes, articulis
(immaturis), 22 x 4 X 4 mm.
Type : Daniker 1043, Mt Koniambo, sur serpentine, 700 m (holo-, Z!).
Autre matériel : Dâniker 1429, massif de Tiébaghi; Jaffré 1383, dôme de Tiébaghi,
400 m; MacKee 22199, Kopéto, crête E du Mt Vert, 700 m, maquis haut sur pente raide
rocheuse (péridotite).
12. Alyxia margaretæ Boiteau, sp. nov. 1
Frutex erectus, 1,5 m altus, ramis teretibus, cinereis. Folia opposita, falciformia,
ohlongo-Ianceolata. apice longe acuminata, mucronata, basi rotundata, aliquid coriacea,
nervis lateralibus distinctis, 8-9 cm longa, petiolo 0,5 cm longo. Inflorescentiæ axillares,
glabræ, 3-flores vel in cymis bi- vel trinodibus 5-15-floris,pedunculolongissimo, 3,5 cm longo,
pedicellis ! cm longis. Calycis lobi ovato-acuminati. Corolla extus glabra, tubo 10 mm
longo, lobis 4 mm longis. Ovarium globosum, sericeum. Mericarpia uni- vel biarticulata,
articulis 55 mm longis arcuato-cylindraceis utrinque breviter rotundatis, stipite 2-3 mm
var. margaretæ
Feuilles larges de 2-3 cm. Cymes composées, 5-15-flores. — PI. 3,
6 - 12 .
Type : MacKee 26692, Poindimié, Povila, 400 m, forêt humide sur crête schisteuse.
Autre matériel : MacKee 28379, 31101, 31103, 31211, Ponérihouen, Pente E du
Mt Aoupinié, de 500 à 700 m, exploitation forestière Devillers, forêt humide sur grau-
wackes, fl. avr., fr. mai.
var. acutifolia Boiteau, var. nov.
A typo differt foliis sublinearibus, 0,5-1 cm latis, apice longe attenuatis basi atténuâtis
vel cuneiformibus. Cymæ 3-flores, uninodes. — PI. 3, 13-14.
Type : MacKee 23761, Pouébo, Ouangati, 800-900 m, forêt humide sur pente
schisteuse.
Autre matériel : MacKee 15629, Galarino, forêt-galerie, 50-100 m.
Espèce très bien individualisée; série Cylindrocarpæ Boiteau.
1. Dédiée à Mrs. Margaret MacKee. fidèle collaboratrice de H. S. MacKee, l'un des
meilleurs récolteurs en Nouvelle-Calédonie.
Source : MNHN, Paris
— 457 —
Bibliographie
Boiteau, P., Allorge, L. & Sévenet, T., 1976. — Révision des Rauvolfia de Nouvelle-
Calédonie, Adansonia, ser. 2, 16 (1) : 51-60.
Guillaumin, A., 1941. — Matériaux pour la Flore de la Nouvelle-Calédonie LIX.
Révision des Apocynacées, Bull. Soc. Bot. Fr. 88 : 364-380.
Markgraf, F., 1977. — Floræ Malesianæ Praecursiores LV, Apocynaceæ, IV, Alyxia,
Blumea 23 : 377-414.
Moore, S., 1914. — A systematic account of the plants collected in New Caledonia and
the isle of Pines by Prof. R. H. Compton, Part. I : Flowering Plants, 3-Gamopetalæ,
Apocynaceæ, Journ. Linnean Soc., Bot., 45 : 356-366.
Schlechter, R., 1906. -— Beitrage zur Kenntnis der flora von Neu-Kaledonien, Bot.
Jahrb. 39 : 239-242.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
REVISIÔN DEL GÉNERO ERBLICHIA (TURNERACEÆ)
M. M. Arbo
Arbo, M. M. — 30.04.1979. Revisiôn del género Erblichia (Turneraceæ), Adan-
sonia, ser. 2, 18 (4) : 459-482. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Urban réduit le genre Erblichia Seemann à une section du genre Piri¬
queta Aublet. Le tableau 1 montre les différences entre les deux genres. En fait,
le genre Erblichia comprend une espèce américaine et quatre espèces malgaches.
Piriqueta capensis Urban, placé par Urban dans la section Erblichia, possède
bien tous les caractères de Piriqueta à l’exception de la pubescence. Le tableau 2
montre les relations spécifiques basées sur 4 paires de caractères : 3 espèces
(E. berneriana, E. madagascariensis et E. antsingyæ) sont étroitement liées, tandis
que E. integrifolia et E. odorata se trouvent isolées par leurs caractères exclusifs.
L'étude des pollens (3-colporés, zonorés, réticulés, hétérobrochés) confirme
les affinités morphologiques : mailles irrégulières, murs sinués et bacules libres
dans les lumens dans les 3 espèces affines; mailles équatoriales polygonales,
plus petites chez E. odorata; mailles équatoriales réduites et sans bacules libres
chez E. integrifolia.
Trois nouvelles combinaisons sont établies; une clé des taxa et des descriptions
détaillées, morphologiques et palynologiques, sont données.
Outre ses affinités avec le genre Piriqueta, le genre Erblichia a des relations
avec les genres Mathurina, Adettoa et Stapfiella.
Abstract : Urban treated the genus Erblichia as a section of Piriqueta. Table 1
shows the différences between these two généra. Four species of Erblichia
are Madagascan and one is American. Piriqueta capensis Urban, a member of
section Erblichia, according to Urban, is kept under Piriqueta by virtue of possess-
ing its characters with the exception of the pubescence. Table 2 shows the
spécifie relationships based on 4 pairs of characters : 3 species (E. berneriana,
E. madagascariensis and E. antsigyæ ) are closely related, while E. integrifolia
and E. odorata are isolated by their exclusive characters.
Pollen research confirms the morphological affinities : irregular reticulate,
mûri sinuate and free baculæ in the three related species; équatorial reticula
polygonal and smaller in E. odorata; équatorial reticula reduced and without
free baculæ in E. integrifolia.
Three new combinations hâve been found to be necessary. A key and detailed
morphological and palynological descriptions are given.
Erblichia is moreover related to Mathurina, Adenoa and Stapfiella.
Maria M. Arbo, Departamento de Botânica, C.C. 209, 3400 Corrientes, Argentina.
TAXONOMfA
En 1853 Seemann publica la lamina de Erblichia odorata, especie
centroamericana, y en 1854 la description genérico-especifica. En 1881
Hoffmann describe E. madagascariensis. Urban (1883) reduce el género
Erblichia a una secciôn de Piriqueta, incluyendo en ella dos especies mas :
P. berneriana de Madagascar y P. capensis de Sudâfrica, considerando
Source : MNHN, Paris
— 460 —
esta ültima especie como la transiciôn entre las dos secciones : Erblichia
y Eupiriqueta. En 1946, Humbert describe otra especie malgache, P. man-
drarensis, que también corresponde a la secciôn Erblichia de Urban. En
1963, Capuron describe P. antsingyæ, también de Madagascar, y descubre
que P. mandrarensis habia sido descripta como Paropsia inlegrifolia ( Passi-
floraceæ), estableciendo una nueva combination.
De los autores que trataron la familia con posterioridad a Urban.
algunos como Gilg (1894) y Perrier de la Bâthie (1950) adoptan el
criterio de Urban, pero otros como Rose (1899), Standley & Steyer-
mark (1940), Hutchinson (1967) y Robyns (1967), reconocen el género
Erblichia. Capuron (1963) expresa que posiblemente habria que hacer
las combinaciones necesarias para pasar las especies malgaches de Piriqueta
a Erblichia, pero se abstiene de hacerlo por no conocer las especies ameri-
canas. Robyns (1967) incluye en Erblichia ademâs de las especies malgaches,
la especie sudafricana, P. capensis, sin hacer las combinaciones.
Considero que entre Erblichia y Piriqueta hay suficientes caractères
diferenciales (cuadro 1). Ademâs de la pubescencia, presencia o ausencia
de estipulas y grado de soldadura de los sépalos, caractères usados por
Urban, se suman el porte y la ornamentaciôn de la semilla.
La disposiciôn de los estilos es variable en la familia, son paralelos
en la base en siete géneros y divergentes en très : Erblichia, Mathurina y
Adenoa. Todas las especies de Erblichia poseen pelos simples articulados
en la axila de la base foliar. Este tipo de pelos, que no aparece en Piriqueta,
se présenta en el tallo en los géneros africanos Wormskioldia y Strepto-
petalum.
CUADRO 1 : COMPARACIÔN DE ERBLICHIA
Y PIRIQUETA
Caractères
Erblichia
Piriqueta
Porte.
Arbustos o ârboles
Hierbas o sufrûtices
Pelos.
Simples : unicelulares y arti¬
culados
Estrellados y glandulares
Estipulas.
Présentes
Ausentes
Sépalos.
Sublibres
Soldados entre si en la porciôn
basal (1/5 — 1 /2)
Anteras.
Generalmente apiculadas, po¬
siblemente versâtiles
Obtusas, introrsas
Bases de los estilos .
Divergentes
Paralelas
Semilla.
Escrobiculada
Reticulada
Erblichia esta constituido por cinco especies, una americana y cuatro
malgaches. Después de haber estudiado este género y muchas especies de
Piriqueta considero que P. capensis no debe incluirse en Erblichia, pues si
bien tiene pelos simples unicelulares, todos sus caractères son de Piriqueta.
Source : MNHN, Paris
— 461 —
Fig. 1. — Comparacion de caractères difercnciales entre las especies de Erblichia.
Source : MNHN, Paris
— 462 —
El cuadro 2 représenta grâficamente las relaciones entre las especies
de Erblichia, usando cuatro pares de caractères : 1) porte : arbôreo—
arbustivo; 2) corona : reducida a apéndices epipétalos—entera; 3) ovario :
con ginopodio—sésil; 4) sépalos, anteras y alabastro : agudos—obtusos.
CUADRO 2 : AFINIDADES ENTRE LAS ESPECIES
DE ERBLICHIA
Ovario : con ginopodio
o
n
E. integrifolia
E. berneriana
<
S
E. madagascariensis
S
E. antsingyæ
g
<
E. odorata
|
g-
Alabastro : obtuso
agudo
Hacia abajo y hacia la izquierda figuran los caractères exclusivos de Erbli¬
chia y hacia arriba y hacia la derecha los caractères comunes con Piriqueta.
Se observa que las especies malgaches, E. berneriana, E. madagascariensis
y E. antsingyæ estân claramente emparentadas entre si, quedando E. inte-
grifolia en la parte superior del cuadro y E. odorata en la base.
El estudio del polen confirma estas relaciones. Los granos de E. berne¬
riana, E. madagascariensis y E. antsingyæ son muy similares entre si. Los
de E. odorata presentan la misma morfologia, pero el tamano de las mallas
del reticulo y de las bâculas libres en los lümenes es menor. El polen de
E. integrifolia se distingue por el reticulo de mallas muy pequenas carentes
de bâculas libres en los lûmenes. La ornamentaciôn diferente de estos
granos apoyaria la separaciôn de E. integrifolia, pero en Turnera ulmifolia
esta variaciôn se repite en distintas variedades.
Entre las especies de Erblichia, E. integrifolia es la ünica que présenta
alabastros, sépalos y anteras obtusos, caractères propios de los géneros
africanos de Turnerâceas. Otro carâcter especial es la inserciôn de los
filamentos estaminales sobre el ginopodio. Su posiciôn es critica, y segün
Capuron podria constituir un género por si sola, pero en ese caso también
E. odorata constituiria un género independiente. Esta especie posee caractères
exclusivos como la corona reducida a apéndices epipétalos, brâcteas foliâ-
ceas y una distribution geogrâfica particular : Centro-América.
Source : MNHN, Paris
— 463 —
A pesar de las excepciones citadas, las cinco especies comparten una
sérié de caractères como el porte arbustivo o arbôreo, pelos articulados
en las axilas foliares, corona, bases de los estilos divergentes y semillas
escrobiculadas, cuya combinaciôn las distingue entre todas las Turnerâceas.
Erblichia esta relacionado con dos géneros monotipicos : Mathurina,
endémico de la isla Rodriguez (Mascarenas) y Adenoa, endémico de Cuba
(Antillas), y también con Stapfiella, género propio de Africa tropical.
ERBLICHIA Seemann 1 .
Bot. voy. Herald, tab. 27 (1853); ibid. : 130 (1854); O. Hoffmann, Sert, plant.
Madag. : 19 (1881); Standley & Steyermark, Publ. Field Mus. Nat. Hist., ser. Bot.,
22 : 351-357 (1940); Hutchinson, Gen. fl. pl., Dicot. 2 : 349 (1967); Robyns, Ann.
Missouri Bot. Gard. 54 (1) : 87 (1967).
— Esblichia Rose, Contr. U. S. Nat. Herb. 5 (4) : 166 (1899), sphalm.
— Piriqueta Aublet sect. Erblichia (Seemann) Urban, Jahrb. Kônigl. Bot. Gart. Berlin
2 : 78 (1883); Gilg, Nat. Pflanzenfam., ed. 1, 3 (6 A) : 57-64 (1894); ibid., ed. 2, 21 :
459-466 (1925); Perrier de la Bâthie, Fl. Madag. et Com. 142 : 7 (1950).
Arbustos o ârboles, pelos simples, ramas teretes irregularmente
estriadas, porciones con entrenudos largos alternan con porciones con
entrenudos cortos, pelos rojizos simples pluricelulares articulados en las
axilas de las bases foliares y acompanando las yemas. Hojas mâs o menos
agrupadas hacia el âpice de las ramitas, 1-3 estipulas a cada lado de la
base foliar, venaciôn pinada, venas prominentes en ambas caras, venas
secundarias alternas u opuestas, curvadas. Alabastros generalmente agudos.
Flores solitarias, axilares, homostilas, muy vistosas; pedünculo bibracteado,
pedicelo articulado, cillndrico; câliz 5, sépalos sublibres, generalmente
agudos, prefloraciôn quincuncial; corola 5, pétalos libres entre si, unguicu-
lados, insertos en la base del câliz, caducos; corona piesente; androceo
5-mero, estambres libres entre si ; anteras generalmente apiculadas, muy pro-
bablemente versatiles; estilos leve o marcadamente divergentes en la base.
Capsula unilocular trivalva, epicarpio granuloso o mamilifero. Semilla
piriforme, ligeramente curvada, testa escrobiculada, levemente estriada
longitudinalmente.
Tipo : Erblichia odorat a Seemann
Clave de las especies
A. Arbol de 7-30 m altura; flores grandes, 6-8 cm de longitud, corona redu-
cida a apéndices epipétalos. Centro-América. 1 . E. odoraia
A'. Arbustos o ârboles hasta 10 m altura; flores hasta 5 cm de longitud,
corona entera. Madagascar.
1. Dedicado a Ch. Erblich, uno de los administradores de los Jardines Reales de Han-
nover (Herrenhausen).
Source : MNHN, Paris
— 464 —
B. Alabastros rectos, elipsoidales, obtusos ; sépalos obtusos con un mechôn
de pelos blandos, crespos, en el âpice; anteras cortas obtusas; ovario
con un brève ginopodio; filamentos estaminales insertos en la base
del ovario; corona libre; frutos globosos, cicatriz de las piezas florales
muy ancha, simulando un corto estipite. 2. E. integrifolia
B'. Alabastros agudos o acuminados, àpice torcido; sépalos agudos o
acuminados; anteras largas, curvadas, apiculadas; ovario sésil; fila-
mentos estaminales insertos en la base de los sépalos; corona inserta
en la base de pétalos y sépalos; frutos globosos o elipsoidales, cica¬
triz de las piezas florales angosta, anular.
C. Hojas comûnmente obovadas, hasta 11 cm, cortamente pecio-
ladas, con glândulas en las crenas (a veces un par màs desarrollado
en la union de peciolo y lâmina); sépalos con 2-4 pares de glân¬
dulas cônico-subuladas en la cara externa, cerca del margen;
base de los estilos formando un ângulo de ca. 90° con el eje del
ovario.
D. Hojas pequenas (0,4-5,0 cm), âpice generalmente obtuso o
retuso; càliz 8-15 mm; anteras 2,0-5,5 mm. 3. E. berneriana
D'. Hojas grandes (2-11 cm), âpice generalmente agudo o acumi-
nado; câliz 18-28 mm; anteras 5-10 mm. 4. E. madagascariensis
C. Hojas elipticas, 13-20 cm, sésiles, base atenuada formando un falso
peciolo con un par de glândulas voluminosas en el âpice; sépalos
sin glândulas; base de los estilos formando un ângulo obtuso
(ca. 140") con el eje del ovario. 5. E. antsingyæ
1. Erblichia odorata Seemann (fig. 1, mapa 1).
Bot. voy. Herald, lab. 27 (1853); ibid. : 130 (1854); Record & Hess, Timb. New
World : 533 (1943); Robyns, l.c. : 87 (1967); Herklots, J. Roy. Hort. Soc. 96 (2) :
498-500. ilust. (1971).
— Esblichia odorata Rose, l.c. : 166 (1899), sphalm.
— Piriqueta odorata (Seemann) Urban, l.c. : 80 (1883).
— Piriqueta xylocarpa Sprague & Riley, Kew Bull. : 373 (1923); tipo : Campbell 33,
British Honduras (holo-, K).
— Erblichia xylocarpa (Sprague & Riley) Standley & Steyermark, l.c. : 353 (1940).
-— E.standlevi Steyermark, /n Standley & Steyermark, l.c. : 353 (1940); tipo : Yuncker,
Koepper & Wagner 8323 (holo-, F; iso-, BM, K, S, US).
Tipo : Seemann s.n., Panamâ, coast of Southern Veraguas, Paredes Islands, on the
outskirts of woods (holo-, K; fotografiado por Missouri Bot. Gard.).
Arbol 6-27 (-40) m altura, tronco 12-60 (-100) cm diâmetro, madera
color castaflo claro, dura y resistente, copa circular; ramas pardas, tenue-
mente estriadas, glabras o glabrescentes, porciones de 4-12 mm con entre-
nudos cortos (0,2-0,5 mm) alternan con porciones de 5-20 cm con entre-
nudos largos (4-10 mm); ramas jôvenes ocrâceas, cilindricas o angulares,
glabras a velutinas. Hojas con una sola yema axilar, acompanada por
escasos pelos articulados, estlpulas 1-2 mm, persistentes, 1-3 a cada lado,
mas desarrolladas las internas, triangulares o triangular-subuladas, rojizas,
pubescentes; peciolo 6-10 (-14) mm, eglanduloso, semicillndrico o a veces
canaliculado, glabro a ocrâceo-velutino; lâmina 4-13 (-20) X 2,0-4,5 cm,
cartâcea, lanceolada a obovado-lanceolada, base atenuada, âpice apiculado
o acuminado, margen irregularmente crenado a serrulado, crenas menos
notables en la parte basal, glandulosas, apiculadas u obtusas, aplculo a
Source : MNHN, Paris
— 465 —
veces acompanado por un mechôn de pelos, cara adaxial verde oscuro,
lustrosa, glabra o con pelos adpresos en la vena media, 6-8 pares de venas
secundarias formando ângulos de 60-80° con la vena media, cara abaxial
ligeramente mâs pâlida, glabra a velutina. Alabastro largamente acuminado,
acumen espiralado describiendo y 2 -l giro. Flores fragantes, pedûnculo
2,0-4,5 cm, 2-3 mm diâmetro, cilindrico o angular, a veces estriado, glabro
a ocrâceo-velutino; brâcteas subopuestas a alternas, caducas, foliâceas,
glabras a pubescentes, estipuladas, estipite hasta 4 mm, lamina 10-25 X 2-
5 mm, lanceolada, base atenuada, âpice apiculado-acuminado, margen
glanduloso serrado-crenado, pedicelo 0,8-3,0 cm, diâmetro ligeramente
mayor que el pedûnculo, glabro a velutino; receptâculo convexo, ligera¬
mente ensanchado; sépalos 4,0-6,5 x 0,6-1,0 cm, brevemente soldados
entre si (1,5 mm), 3-5-nervados, obiongo-lanceolados, acuminados, larga¬
mente mucronados (2-8 mm), exteriormente verdes, amarillo-verdosos o con
la porciôn central verde y los mârgenes amarillos o salmôn-anaranjados,
glabros o pubescentes, pelos simples, adpresos, especialmente en la base
y vena media; pétalos 6-8 (-10) X 3,5-4,8 cm, prefloraciôn contorta, caducos,
angulado-obovados, amarillo oro a igneos, a veces la una pubescente espe¬
cialmente en la cara adaxial, âpice obtuso o brevemente acuminado;
corona reducida a un apéndice de 2-4 mm, escuamiforme, membranoso,
a veces pubescente, con el borde superior profundamente lacerado, situado
en la base de la una de los pétalos; estambres insertos en la base de los
sépalos, filamentos 4,5-5,3 cm, subulados, anaranjados, aplanados en la
parte basal glabra a densamente villosa, anteras 2,5-6,0 mm, dorsifijas,
oblongas, curvadas, verde-amarillentas a ocrâceas, apiculo 0,5-1,0 mm;
ovario fusiforme 8-11 X 3-5 mm, verdoso, glabro a velutino, base prolon-
gada en un corto ginopodio, âpice obtuso, estilos levemente divergentes
en la base, 3,5-5,0 cm, cilindricos, anaranjados, glabros o pubescentes en
la base, estigmas infundibuliformes, anaranjados, borde brevemente fim-
briado. Câpsula elipsoidal, 3,3-5,0 X 1,5-2,0 cm, valvas ovado-elipticas,
obtusas, granulosas a mamiliferas, glabras a pubescentes, cicatriz de las
piezas florales ancha, con 5 lôbulos bien marcados. Semilla 4-6 X 2-3 mm,
amarillenta, câlaza subrotunda, hilo cônico 0,5 mm, arilo membranoso
mâs largo que la semilla.
Nombres vernAculos. — Mexico : sanjuanera (Chavelas & al., ES = 2953),
axochitl, azuche, chamiso, jarro de oro, suelda con suelda (Gonzalez Onega 6247), San
Pedro (Maluda 3319), palo de mora. — Guatemala : candelaria de montana (Steyermark
33448), candillaria, canop, conop, candelaria. — British Honduras : conup o roun rotin
(Genlle 5348), buiterfly tree. — El Salvador: ftor de fuego (Padilla 442).
Notas ; 1. En la descripciôn original de E. odorata, Seemann indica
que los sépalos son contortos, el ovario sésil y lose stigmas capitados. En
las flores que estudié la prefloraciôn del câliz es quincuncial, el ovario pré¬
senta un corto ginopodio y los estigmas son infundibuliformes.
2. La divergencia de los estilos es un carâcter importante, no mencionado
en la descripciôn original y mal representado en la ilustraciôn.
Source : MNHN, Paris
— 466 —
3. En la description original de Piriqueta xylocarpa Sprague & Riley
se describe una « infrutescencia corymbosa ». El tipo, Campbell 33, es un
ejemplar déficiente, en el cual se ha interpretado como infrutescencia una
rama con flores axilares cuyas hojas se han perdido.
4. Los pelos simples pluricelulares articulados que se encuentran
en la zona axilar de las hojas en todas las especies de Erblichia son escasos
y difxciles de observar en E. odorata.
Clave de las variedades
A. Cara abaxial de las hojas glabra o glabriüscula. la. var. odorata
A'. Cara abaxial de las hojas tomentosa o velutina . 1 b. var. mollis
1 a. Erblichia odorata var. odorata.
Distribuciôn geogrâfica y habitat : Sur de México y América Central. Crece
en laderas selvâticas hasta los 2000 m ait. En México florece en junio y julio y en América
Central desde diciembre a abril. Las flores son visitadas por colibries y por hormigas
cortadoras, que prefieren los pétalos a las hojas (Herklots, 1971).
Source : MNHN, Paris
— 467 —
Material estudiado : Mexico : Nayarit : Gonzalez Onega 6247, Cerro de la
Gloria, 400 m, 28.6.1926 (K); Conzaiii & al. 3291, Oaxaca, Pochutla, Cafetal San Rafael,
800 m, 14.5.1917 (MO); Matuda 3319, Tabasco, Balancan, 1.6.1939 (K); Chavelas & al.,
ES = 2953, Chiapas, Selva Lacandona, km 6, carr. Péniamo-Chancalà-Damasco, 150 m,
13-22.5.1968 (MO). — Guatemala : Tùn Oriiz 766, Dep. Petén, Parque Nacional, Tikal,
camino a Puerto Mendez, lado norte, km 163, 17.3.1970 (BM, MO). — British Hon¬
duras : Gentle 5348, Toledo District, Moffredye Creek, San Antonio, 26.4.1945 (S);
Hum 475, El Cayo District, Augustine Mountain Pine Ridge, resthouse hill, 1600',
25.4.1960 (US); Sehipp S-718 A, Temash river, 100 ft, 9.4.1935 (BM, K, S); Schipp
S-718, Camp 32. B.H. Guatemala survey, 2700 ft, 20.4.1934 (K). — El Salvador :
Padilia 442, Dep. Ahuachapân, 1924 (US). — Honduras : Allen 6178, Dep. Sta. Bârbara,
on road to Mochito Mine, vcty. El Sauce, 750 m, 15.4.1951 (BM); Molina 25978, Dep.
Comayagua, 10 km W of Siguatepeque new high way to the N coast, 1200 m, 18.4.1971
(BM, MO, US); Hazlett 1274, 2 km E of Lake Yojoa, 16.3.1974 (MO); Yuncker, Koepper
& Wagner 8323, Dept. Atlântida, in open forest along banks of Salado River, above the
village of Salado, vicinity of La Ceiba, 7.1938 (F, BM, K, S, US). — Costa Rica :
Siandley 46347, Prov. Guanacaste, Quebrada Azul, 29.1.1926 (US). — Panama : Allen
2468, Coclé, El Valle de Antôn, trail to Las Minas, 1000 m (MO, US); Seemann s.n.,
Paredes Islands (K).
1 b. Erblichia odorata var. mollis (Standley & Steyermark) L. O. Wil¬
liams.
Fieldiana, Bot. 29 (6) : 368 (1961); Standley & Williams, Fieldiana, Bot. 24 (7,1) :
112 (1961).
— Erblichia xylocarpa var. mollis Standl. & Steyerm., l.c. : 355 (1940).
Tipo : Steyermark 33448, Guatemala (holo-, F; iso-, F, US).
Distribuciôn geogrâfica y habitat : Sur de México y Guatemala. Al parecer
crece a elevaciones mayores que la variedad tipica (Williams, 1961).
Material estudiado : Mexico : Nelson 3803, Chiapas, near Chicharras, 6000 ft,
12-15.2.1896 (US); Matuda2021, Mapastepec, Sta. Rita, 1.1938 (K Y, 2789, Volcân Tacana,
1400 m, 17-23.3.1939 (K); 2653, Mt Ovando, 2.1938 (K). — Guatemala : Steyermark
33448, Dep. Quezaltenango, ridge top along Quebrada San Gerônimo, Finca Pireneos,
lower south-facing slopes of Volcân de Santa Maria, between Santa Maria de Jesüs and
Calahuaché, 1300-2000 m, 1.1940 (F, US).
2. Erblichia integrifolia (Claverie) Arbo, comb. nov. (fig. 1, mapa 2).
— Paropsia integrifolia Claverie, Ann. Inst. Bot. Géol. Colon. Marseille, ser. 2, 7 : 66
(1909); Perrier de la Bâthie, FI. Madag. et Comores 143 : 34 (1945).
— Piriqueta integrifolia (Clav.) Capuron, Adansonia, ser. 2, 3 (1) : 135 (1963).
— P. mandrarensis Humbert, Not. Syst., Paris 12 : 125 (1946); Perrier delà Bâthie,
Fl. Madag. et Comores 142 : 11 (1950); tipo : Humbert 13790, Madagascar (P).
Tipo : Perrier de ta Bâthie 1629, Madagascar, « bois sablonneux des environs de
Majunga » (holo-, P; iso-, P).
Gran arbusto o pequeno ârbol, ramas pardas, glabras, con lenticelas
elipticas o lanceoladas, porciones de 2-10 cm con entrenudos cortos (0,2-
0,5 mm) alternan con porciones de 6-10 cm con entrenudos largos (2-7 mm);
ramas jovenes verde-amarillas a ocrâceas, cilindricas o a veces angulares.
Source : MNHN, Paris
— 468 —
tomentosas a velutinas, pelos erectos alutâceos a amarillo-oro. Hojas
basales de las ramas reducidas a escamas triangular-subuladas, rojizas.
coriâceas, densamente pilosas en la cara adaxial, las siguientes bractei-
formes, rojizas, cubiertas de pelos blancos, blandos, crespos; nomôfilos
con una yema axilar, 1-3 estlpulas a cada Iado, cônicas a subuladas, 0,3-0,7
mm, rojizas, con numerosos pelos articulados: peclolo 2-4 mm, canalicu-
lado, piloso a tomentoso, a veces con pelos rojizos articulados mezclados.
lamina 25-70 x 13-35 mm, cartâcea, ellptico-lanceolada a obovado-
lanceolada, base cuneada, margen crenulado a serrulado, con glândulas
diminutas en las crenas y a veces un par de glândulas mas desarrolladas
0,7 mm, en la union de peclolo y lamina, âpice obtuso o agudo, raras veces
emarginado, cara adaxial verde obscuro, pilosa a tomentosa, cara abaxial
verde claro, pilosa a velutina, venas mayores y menores ocrâceas formando
un retlculo prominente, 5-7 pares de venas latérales formando un ângulo de
40-50° con la vena media. Alabastro recto, elipsoide, obtuso. Pedunculo
1-10 mm, 0,4-0,6 mm diâmetro, cillndrico, tomentoso con pelos simples,
erectos o curvados hacia el âpice; brâcteas 1-6 mm, opuestas a subopuestas,
oblongas a espatuladas, estlpulas reducidas a dos prominencias cônicas
rojizas, margen entero, âpice obtuso, pubescentes, con un mechôn de
pelos blandos, delgados, crespos en el âpice, con pelos articulados en la
axila; pedicelo 3-13 mm, diâmetro igual que el pedunculo, pelos simples,
cortos, crespos y otros largos, erectos o ligeramente acroscôpicos ; receptâ-
culo subcillndrico; sépalos 5,5-8,0 x 2,5-3,0 mm, sublibres, inervados
por 3 venas, las latérales con 1-2 ramas hacia el lado externo, ellpticos.
mârgenes de los sépalos internos membranâceos, âpice obtuso con un
mechôn de pelos delgados, blandos, crespos y a veces algunos pelos arti¬
culados, glabros en la cara interna y pubescentes en la externa; pétalos
15-23 x 7-13 mm, amarillos, obovados; corona 1,0-1,5 mm, libre, inserta
en la base del ovario, glabra, con el borde superior laciniado; estambres
insertos en la base del ovario (ginopodio), filamentos 6,5-10,0 mm, trian-
gular-subulados, aplanados en la base, glabros, anteras 1,5-2,0 X 1 mm,
dorsifijas, introrsas, rectas o con el âpice curvado después de la dehis-
cencia, base escotada, âpice obtuso; ovario 3,5 X 2-3 mm, piriforme, base
generalmente prolongada en un corto ginopodio (hasta 0,5 mm), âpice
obtuso, rugoso, glabro o con algunos pelos en la base y a lo largo de las
venas médias, estilos 2-10 mm, levemente divergentes en la base, ciün-
dricos, glabros, estigmas 0,2-0,3 mm, brevemente fimbriados. Câpsula
a veces ligeramente umbonada en el âpice, 6-12 mm, superficie granulosa.
glabra o con algunos pelos simples en la base, valvas obtusas, cicatriz de
las piezas florales muy ancha, con 5 lôbulos marcados. Semilla 2,5-4,0 X 1,5-
2,0 mm, arilo membranâceo, borde desgarrado formando lôbulos de lon-
gitud variable, algunos tan largos como la semilla.
Nota : En esta especie, lo mismo que en E. odorata, la base del ovario
estâ prolongada en un corto ginopodio. En E. odorata los estambres se
insertan en la base de los sépalos mientras que en E. integrifolia estân
insertos en la base del ovario. Claverie describe los estigmas como cordi-
Source : MNHN, Paris
— 469 —
formes, lo cual no coïncide con mis observaciones. Capuron (1963) des-
cribe el ginopodio como androginôforo. Creo que corresponde usar el
término ginopodio pues no se trata de una prolongation del eje floral sino
de la base del ovario. Esta porciôn se dilata en el fruto maduro, lo que
prueba que es parte del ovario, observândose las cicatrices de los filamentos
estaminales sobre las valvas. Por otra parte, la cicatriz que dejan las piezas
del perianto es muy ancha y cilindrica, haciendo que el fruto parezca
estipitado.
Nombre vernâculq : sahany (Rakoloniaini 6220 RN).
Distribuciôn geogrâfica y habitat : Vive en el oeste y centro-sur de Madagascar,
en la selva, sobre suelos arenosos generalmente, desde el nivel del mar hasta los 1100-
1200 m de altitud.
Material estudiado : Madagascar : Capuron 24219-SF, Ambongo, partie N de la
forêt de Tsiombikibo au Sud du Cap Tanjona (Mitsinjo), 19.11.1965 (P); Ramamonjisoa
2010 RN y 2550 RN, Ankarafantsika, Tsamandroso, Ambato-Boeni, 17.10.1950 (P);
Moral 3717 y 3722, N de Morondava, 11.1970 (P); Capuron 27860-SF, pentes inférieures
et moyennes du versant oriental du massif de Lalanandro, au N d'Ihosy, 6.11.1967 (P);
Capuron 28480-SF, vallée de la Menarahaka, à l'Est d’Ihosy, 19.12.1968 (P); Capuron
20572-SF, forêt de Jarindrano, rive gauche du haut Fiherenana, à l’Est de Maromiandry
(Sakaraha), 29.12.1961 (P); Capuron 20589-SF, forêt de Zombitse, à l’Est de Sakaraha,
27-28.12.1961 (P); Capuron 20605-SF, forêt d'Analamarina (Hazoroa) au SE de Sakaraha
vers 500-600 m, 28.12.1961 (P); Humbert 19635, ibid., vers 300 m, 6-9.12.1946 (P); Hum¬
bert 7061, bassin supérieur de l’Onilahy (Mangoky) : vallée de l’Andranomiforitra,
1000-2000 m, 19.12.1928 (P); Humbert 11689, Mt Vohipolaka au N de Betroka (Centre-
Sud), 1100 m, 11.1933 (P); Humbert 13790, aux confins orientaux du domaine du SW,
bassin de réception de la Mananara, affluent du Mandrare, sur les pentes occidentales
des montagnes entre l'Andohahelo et l'Elakelaka, près de la piste d’Ampahiso à Maha-
mavo, 600-800 m, 1.1934 (P); Perrier de la Bâthie 1629, bois sablonneux des environs
de Majunga (P); Rakoloniaini 6215 RN, Behara-Androy, 10.1.1954 (P); Rakoloniaini
6220 RN, ibid., 20.1.1954 (P).
3. Erblichia berneriana (Tulasne) Arbo, comb. nov. (fig. 1, mapa 2).
— Turnera berneriana Tulasne, Ann. Sc. Nat., Bot., ser. 5, 9 : 322 (1868); Bâillon,
Bull. Soc. Linn. Paris 1 : 576 (1886); Grandidier, Hist. Madag. (Plantes), Atlas
tab. 131 (1891).
— Piriqueta berneriana (Tul.) Urban, Jahrb. Kônigl. Bot. Gart. Berlin 2 : 78 (1883);
« P. bernieriana », Perrier de la Bâthie, Flore Madag. et Comores 142 : 8 (1950),
orth. mut.
Tipo : Bernier 268, Madagascar (holo-, P; iso-, P). El especimen Boivin 2560 bis,
citado por Tulasne es un duplicado de Bernier 268.
Arbusto 0,5-5,0 m; ramas pardas, marcadamente estriadas, glabras,
lenticelas elipticas o lanceoladas, cicatrices foliares prominentes, porciones
de 2-18 cm con entrenudos largos alternan con porciones de 0,2-3,0 cm
con entrenudos cortisimos. Hojas con 1-2 yemas axilares, pelos arti-
culados muy abundantes en la axila de la base foliar; est! pu las 1 a
cada lado, triangular-subuladas, 0,7-2,5 mm, rojizas, glabras, caducas;
peclolo 0,1-2,5 mm, eglanduloso, canaliculado, glabro; lamina (4-) 24-
Source : MNHN, Paris
— 470 —
50 X (2,5-) 10-21 mm, obovada, a veces lanceolada, cartâcea, glabra
o con algunos pelos erectos sobre las venas, base atenuada o cunea-
da, margen subentero o serrulado, a veces algo revoluto, dientes
glandulosos, glândulas de mayor diâmetro hacia la base (0,2-0,5 mm),
âpice obtuso, retuso o emarginado, a veces agudo, 3-6 pares de venas
secundarias formando un ângulo de 40-60° con la vena media, cara adaxial
algo lustrosa, generalmente maculada con manchitas irregulares pardas o
recorrida por lineas laberinticas, pardo-rojizas, igual que la cara abaxial.
Alabastros brevemente acuminados, acumen torcido, describiendo 1 /4 de
giro, a veces con los mucrones libres en el àpice. Pedünculo 2-27 mm,
Source : MNHN, Paris
— 471 —
Làm. 1. — Erblichia odorata Seemann : A, vista ecuatorial x 2000; B, mallas polares x 10000;
C, mallas ecuatoriales x 10000.
Source : MNHN, Paris
— 472 —
cilindrico, levemente estriado; brâcteas 0,2-1,0 mm, alternas a subopuestas,
caducas, triangular-subuladas, con pelos articulados muy densos en la
axila, glabras a ligeramente pilosas, estipuladas, estîpulas diminutas côni-
cas; pedicelo 7-20 mm, glabro, levemente dilatado en el âpice; sépalos
8-15 mm, apenas soldados, oblongo-lanceolados, agudos, brevemente
mucronados (hasta 0,5 mm), verdosos o amarillentos en la cara externa,
amarillo-anaranjados en la interna, 3-5-nervados, con algunos pelos adpresos
esparcidos por fuera y pelitos crespos en el âpice, glabros por dentro,
sépalos externos generalmente munidos de 2-3 pares de glândulas cônicas
o subuladas, rojizas, en la cara externa cerca del margen; corola 5-7 mm
mâs larga que el câliz, pétalos 12-19 X 8-13 mm, obovados, glabros,
amarillos, anaranjados o rojizos, base cuneada, âpice obtuso o brevemente
acuminado, 9-13 venas; corona 1,7-2,5 mm, blanquecina, inserta en la
base de sépalos y pétalos, margen y a veces cara interna fimbriados; fila-
mentos estaminales 3-9 mm, subulados, rosados o anaranjados, glabros,
base aplanada soldada a la base de los sépalos, anteras 2,5-5,5 mm, amarillas,
curvadas, subuladas, apiculadas (0,3-0,7 mm), base levemente emarginada,
filamento inserto en una pequena concavidad dorsal situada a 0,5 mm
de la base; ovario 1,7-2,0 X 1,2-1,7 mm, sésil, glabro, ovoide, rugoso;
estilos 7-11 mm, cillndricos, estriados, glabros, rojizos, totalmente diver¬
gentes en la base; estigmas 0,5-1,5 mm, penicilados, amarillo-anaranjados.
Câpsula 6-8 X 5-7 mm, glabra, subglobosa, superficie interna lisa con
manchitas castanas, cicatriz de las piezas florales angosta. Semilla 3,0-
3,5 X 1,5 mm, negruzca, glabra, hilo cônico, rafe linear, câlaza subro-
tunda no prominente, arilo membranâceo unilatéral, tan largo como la
semilla o menor.
Nota : Especie muy afin a E. madagascariensis de la cual se diferencia
fundamentalmente por el tamano de las hojas y de las piezas florales.
Distribuciôn geogrâfica y habitat : Endémica de Madagascar, crece en la selva
tropôfila, sobre suelos arenosos o rocosos calcâreos, hasta 300 m ait.
Material estudiado : Capuron 23263-SF, forêt d’Orangea à l'Est de Diego
Suarez, 25.2.1964 (P); Humbert & Cours 32219 y 32298 , ibid., 22.1.1960 (P); Cours5398,
ibid. (P); Capuron 23030-SF, près d’Antsoha (piste d’Andrafiabe à la baie de Rigny-
Diégo Suarez), 17.12.1963 (P); Humbert 32467 y 32514, collines et plateaux calcaires de
l’Ankarana du nord (prov. de Diego Suarez), 30-350 m, 24.1-29.2.1960 (P); Keraudren
1691, ibid. (P); Humbert 18934, ibid., au sud d’Ambondrofe, 250 m, 12.1937-1.1938 (P);
Humbert <& Capuron 25542, ibid., entre Ambilobe et Anivorano, 4-9.3.1951, 200-300 m
(P); Humbert 19240, collines et plateaux calcaires de l'Analamera (prov. de Diego Suarez),
50 m, 1.1938 (P); Capuron 20109-SF, bassin de la Saharaina, forêt de Sahafary, sur
sables, 27.11.1958 (P); Capuron 22003-SF, ibid., vers 200 m, 20.2.1962 (P); Debray 1619-D,
ibid., 21.3.1971 (P); Bernier 268, « crescit in littoribus arenosis, circa Lingvatou, nec
non in insulis adjacentibus » (P); Boivin 2560 bis, ibid. (P).
4. Erblichia madagascariensis O. Hoffmann (fig. 1, mapa 2).
Sert. Plant. Madag. : 19 (1881).
— Piriqueta madagascariensis (O. Hoffmann) Urban, Jahrb. Kônigl. Bot. Gart. Berlin
2 : 79 (1883); Perrier de la Bâthie, Flore Madag. et Comores 142 :10, tab. 2 (1950).
Source : MNHN, Paris
— 473 —
Source : MNHN, Paris
— 474 —
— Turnera madagascariensis (O. Hoffmann) Bâillon, Bull. Soc. Linn. Paris 1 : 582
(1886).
— Turnera hildebrandtii Bâillon ex Perrier de la Bâthie, l.c. : 10 (1950), pro syn.
TlPO : Hildebrandi 3376, Madagascar (holo-, K; iso-, BM, M, W).
Arbol pequeno o arbusto ; ramas pardas, glabras, con cicatrices foliares
prominentes, porciones de 10-100 mm con entrenudos largos (2-20 mm)
alternan con porciones de 2-3 mm con entrenudos cortisimos; ramas jovenes
1,5-3,0 mm diâmetro. Hojas con una sola yema axilar cubierta de pelos
simples, cortos, erectos; estipulas 1 a cada lado, 0,5-4,0 mm, triangular-
subuladas, rojizas, glabras, caducas; peciolo 1-6 mm, eglanduloso, canali-
culado, glabro; lamina 2-9 (-11) X 1-4 (-5,5) cm, obovada, a veces eliptica,
cartâcea, glabra o con algunos pelos simples erectos sobre las venas, base
cuneada, margen subentero o crenulado, generalmente con un par de
glândulas crateriformes (0,7-1,5 mm) en la base, crenas glandulosas, âpice
brevemente acuminado, a veces obtuso, 5-6 pares de venas secundarias
formando un ângulo de 50-60° con la vena media, cara adaxial algo lus-
trosa, con manchitas irregulares pardas, cara abaxial recorrida por lineas
laberinticas pardo-rojizas. Alabastro brevemente acuminado, acumen torci-
do describiendo 1 /4-1 /2 giro. Pedünculo cilindrico 6,5-14,0 mm, estriado,
con algunos pelos adpresos, brâcteas 1,5 mm, alternas, caducas, triangu-
lares, pilosas, con pelos articulados rojizos en la axila y a los lados, es¬
tipulas diminutas; pedicelo 20-28 mm, pelos adpresos esparcidos, levemente
estriado; receptâculo levemente ensanchado; sépalos 18-28 X 3-5 mm,
apenas soldados (1 mm), oblongo-lanceolados, acuminados, mucronados,
rosados en la cara externa con el nervio medio verde claro, blanquecinos
en la cara interna, 3-5-nervados, vena central mas prominente que las
latérales, pelos adpresos esparcidos por fuera y pelitos crespos densos
en el âpice, glabros por dentro, a veces con 2-3 pares de glândulas cônicas
alargadas rojizas en la cara externa cerca del margen; pétalos 2,0-3,5 X 1,2-
2,0 cm, obovados, glabros, rosados en la cara externa, igneos en la cara
interna, una amarilla, base de la lâmina cuneada, âpice obtuso brevemente
acuminado, 7-11 venas; corona 2-3 mm, amarilla, inserta en la base de
sépalos y pétalos, margen superior y cara interna fimbriados; filamentos
estaminales 9-14 mm, anaranjados, subulados, glabros, estriados, base
aplanada soldada a la base de los sépalos; anteras 5-10 mm, amarillas,
curvadas, subuladas, apiculadas (0,5-0,8 mm), base levemente emarginada,
filamento inserto un una pequena concavidad dorsal situada a 0,8-1,0 mm
de la base; ovario 3-4 X 2,5-3,0 mm, glabriûsculo, ovoide, rugoso; estilos
12-20 mm, cilindricos, estriados, glabros, anaranjados, totalmente diver¬
gentes en la base; estigmas 1,0-1,5 mm, penicilados, amarillos. Câpsula
glabra, globosa, 9 mm diâmetro, cara interna Usa jaspeada, cicatriz de
las piezas florales angosta. Semilla 3,0-4,5 X 2 mm, negra, glabra, hilo
cônico, rafe linear, câlaza subrotunda, arilo membranâceo 1,5-2,7 mm.
Distribuciôn geogrâfica y habitat : Endémica de Madagascar, en la selva tro-
pôfila, terrenos calcâreos o basâlticos, hasta 400 m ait., cerca de la Costa maritima. Fl.
y fr. en la estaciôn Uuviosa, diciembre a marzo (Perrier, 1950).
Source : MNHN, Paris
— 475
Lâm. 3. — Erblichia bcmeriana (Tulasne) Arbo : A, vista subecuatorial y abertura x 2000;
B, mallas polares x 10000; C, malla ecuatorial x 10000.
Source : MNHN, Paris
— 476 —
Material estudiado : Madagascar : HUdebrandt 3376, Mt Ambôhitsi (Ambre),
fl., 3.1880 (K, BM, M, W); Perrier de la Bâlhie 1227, W, secteur Ambongo-Boina, falaise
crétacée au bord de la mer à Amboanio près Majunga, 2.1901 (P).
5. Erblichia antsingyæ (Capuron) Arbo, comb. nov. (fig. 1, mapa 2).
— Piriquela antsingyæ Capuron, Adansonia, ser. 2, 3 (1) : 133 (1963).
Lectotipo : Capuron 6832-SF, Madagascar, Ouest, forêt de l'Antsingy (P).
Arbol 8-10 m, tronco 10 cm diamètre, corteza pardo-verdosa, lenticelas
suborbiculares ; ramas jôvenes verdosas, tenuemente estriadas, 5-7 mm
diamètre. Hojas sésiles, glabras, caducas, 1-2 yemas axilares, estipulas
persistentes, 1-2 a cada lado, triangulares, glabras, rojizas, 0,5 mm; base
foliar con una excrecencia semilunar que se desprende tempranamente
del tallo; abscisiôn por encima de la excrecencia; peclolo nulo; lamina elip-
tica, 13-20 x 5-10 cm, longitudinalmente plegada por encima de la base
atenuada en un falso peciolo de 10-20 mm, âpice acuminado brevemente
mucronulado rare obtuso o subrotundo, margen sublntegro o crenado,
glândulas cônicas acroscôpicas en las escotaduras y un par de glândulas
voluminosas, 3 mm diamètre, poculiformes en el âpice del falso peciolo,
13-20 pares de venas latérales, formando un ângulo de 80° con la vena
media. Alabastros agudos, âpice ligeramente torcido. Pedünculo 4,5-
8,0 cm, 1,2-1,7 mm diâmetro, cilindrico, levemente estriado, glabre; brâc-
teas 1 mm, alternas, triangulares, rojizas, con un mechôn de pelos arti-
culados en la axila; pedicelo 15-28 mm, levemente estriado, glabre; receptâ-
culo convexo, ligeramente ensanchado; sépalos 30 X 7-8 mm, soldados
en la base (1,0-1,5 mm), glabres, 3-5 (-7)-nervados, âpicemucronado(l mm);
pétalos 35-46 x 20-30 mm, angulado-obovados, anaranjado-rosados,
âpice agudo a veces brevemente acuminado; corona 3 mm, membranâcea,
borde superior brevemente lacerado, inserta en la base de pétalos y sépalos,
con 5 lôbulos opositipétalos mâs o menos marcados; estambres insertos
en la base de los sépalos, filamentos 17-20 mm, subulados, aplanados en
la base, glabres, anteras 13x1 mm, curvadas, probablamente versâtiles,
subuladas, base emarginada, apiculadas (0,5-1,0 mm), filamento inserto
en una pequena concavidad dorsal situada a 1,2-1,5 mm de la base: ovario
4-5 mm, sésil, ovoide o cônico, rugoso, âpice obtuso con algunos pelos,
estilos 20-25 mm, divergentes en la base, teretes, levemente estriados, glabres,
estigmas penicilados. Câpsula ovoide, 25-30 x 20 mm, mamilifera, cicatriz
de las piezas florales anular, angosta. Semilla 4-5 mm, parda, rafe linear
ligeramente prominente, câlaza levemente saliente, arilo circundante abierto
longitudinalmente, lacerado, en algunas porciones tan largo como la
semilla.
Notas : Segün la description original, las estipulas son axilares y
caducas; de acuerdo con mis observaciones son latérales y persistentes.
Las formaciones axilares observadas por Capuron son yemas seriales,
Source : MNHN, Paris
— 477 —
lâm. 4. — Erblichia madagascariensis O. Hoffmann : A, vista subpolar x 1600; B, mallas
polares x 10000; C, malla ecuatorial (muro y bâculas libres) x 10000.
Source : MNHN, Paris
— 478 —
que se pueden confundir fâcilmente con estipulas porque estân acom-
panadas por los mismos pelos articulados.
Distribuciôn geogrâfica y habitat : Madagascar, especie rara de la selva (Capu-
ron, 1963).
Material estudiado : Madagascar : Capuron 6832-SF, W, forêt à feuilles
caduques sur calcaires de l’Antsingy, près de la clairière d’Ambodiriana (E d'Antsalova,
piste Antsalova-Tsiandro), 100-150 m, fl., fr. imm., bois, 15.12.1952 (P); Leandri 2173,
ibid. (P); Razafindrakoto 4703-RN, ibid. (P).
PALINOLOGlA
Los granos de polen de Erblichia son prolados o subprolados, 3-
colporados zonorados, medianos a grandes, reticulados, heterobrochados,
muros simplibaculados. Sexina tan gruesa como la nexina o mas; la nexina
présenta, limitando los colpos, engrosamientos longitudinales que se inter-
rumpen a la altura de los poros.
En el cuadro 3 figuran los siguientes parâmetros : eje polar, eje ecua-
torial, longitud de la abertura externa, longitud de la abertura interna. Las
medidas, en gm, corresponden al promedio de 25 granos de polen, dândose
ademâs las medidas mâximas y mlnimas. Efectué las observaciones con
microscopio ôptico Wild M20 y con microscopio electrônico de barrido
(MEB), equipo JSM-U3 Jeol. En ambos casos observé granos acetolizados
CUADRO 3 : PARÂMETROS MEDIDOS EN EL POLEN DE
ERBLICHIA
Especies
odorata
inlegri-
'Sï
madagas-
anlsingyæ
Eje polar ....
55,8
40,7
50
66
58,1
màxima. . . .
63
45
55,2
70,2
66
minima ....
39,6
36
42,6
59,4
50,4
Diâmetro ....
41,6
31,7
40,6
54,4
42,8
màxima . . .
47,4
36
45
60
48
minima ....
34,8
28
36
51
35,4
Abert. externa . .
45,4
31,3
40,4
50,4
44,3
màxima....
54
33
48
54
51,6
minima ....
36
27
33
46,8
37,2
Abert. interna . .
12,3
10
14
11,1
11,4
màxima. . . .
16,2
12,6
18
13,2
18
minima ....
9
7,8
9
9,6
8,4
Source : MNHN, Paris
— 479 —
Lâm. 5. — Erblichia antsingys (Capuron) Arbo : A, vista ecuatorial x 2000; B, mallas polares
x 10000; C, mallas ecuatoriales x 10000.
Source : MNHN, Paris
— 480 —
clorinados segün la técnica de Erdtman, montados en gelatina glicerinada
para el microscopio ôptico y sin medio de montaje, con metalizaciôn
oro-paladio, para el MEB. Los preparados estân depositados en la palino-
teca de la Universidad Nacional del Nordeste, Corrientes (PAL-CTES).
E. odorata ( Molina 25978, US). Lâm. 1. Granos prolados, grandes.
Abertura externa 0,6-2,4 nm de ancho. Muros del retlculo 0,6 |xm de espesor,
apocolpios con mallas pequenas (0,1-0,3 i<m) y mesocolpios con mallas
grandes poligonales (1,2-3,6 |xm) cuyos lumenes presentan grânulos bacu-
loides. Contorno apo-mesocolpial triangular, lados de 9-15 am. Sexina y
nexina de igual altura aproximadamente (1,8 sxm).
E. integrifolia {Humbert 11689, P). Lâm. 2. Granos subprolados,
medianos. Abertura externa 0,6-2,4 |xm de ancho. Muros del retlculo
0,6 ixm de espesor, mallas pequenlsimas en los apocolpios (0,4 um) y mallas
poligonales de 0,8-1,3 nm en los mesocolpios. Contorno apo-mesocolpial
triangular, lados de 8,4-9,0 ixm. Sexina y nexina de igual altura aproxima¬
damente (1,2 (im).
E. berneriana (Capuron 23030-SF, P). Lâm. 3. Granos subprolados,
medianos. Abertura externa 2,4-4,8 [im de ancho. Muros del retlculo
sinuosos, 0,6-0,9 fxm de espesor, mallas polares de 1,8-3,0 ixm y mallas
ecuatoriales de forma irregular, 3,6-7,8 sxm, con numerosas bâculas en los
lümenes. Contorno apo-mesocolpial triangular, lados de 15,0-16,8 ixm.
Sexina 2,4 [xm de altura, nexina 1,8 |xm.
E. madagascaricnsis {Perrier 1227, P). Lâm. 4. Granos subprolados,
grandes. Abertura externa 0,6 «.m de ancho; muros del retlculo sinuosos,
1,2 u.m de espesor, mallas polares 1,2-3,6 jxm y mallas ecuatoriales de forma
irregular, 6-9 um, con grânulos y bâculas en los lümenes. Contorno apo-
mesocolpial triangular, lados de 7,2-15,0 [xm. Sexina 3,6 ton de altura,
nexina 2,4 ixm.
E. antsingyæ {Razafindrakoto 4703, P). Lâm. 5. Granos prolados,
grandes. Abertura externa 2,4 ixm de ancho. Muros- del retlculo sinuosos,
0,5-0,6 fxm de espesor, mallas polares 0,6-1,2 jxm y mallas ecuatoriales
5,0-8,5 ixm, dé forma irregular, con algunas bâculas en los lümenes de super¬
ficie granulosa. Contorno apo-mesocolpial triangular, lados de 10,2-
15,0 ixm. Sexina 1,8-2,0 jxm de altura, nexina 1,8 jxm.
La morfologla de los granos de polen refleja fielmente las afinidades
entre las especies del género. E. berneriana, E. madagascariensis y E. ant¬
singyæ forman un grupo natural, sus granos de polen son muy parecidos,
aunque varlan sus dimensiones y la magnitud de las mallas del retlculo.
E. odorata estâ aislada geogrâficamente y présenta caractères ünicos :
sus granos de polen, si bien presentan la misma morfologia, se diferencian
por la forma y el tamano de las mallas del retlculo. E. integrifolia posee
Source : MNHN, Paris
— 481 —
caractères exclusivos en el género y sus granos son distintos por sus dimen-
siones menores y por el reticulo de mallas pequenas donde faltan las bàculas
en los lûmenes. Las diferencias palinolôgicas entre E. integrifolia y las
demâs especies del género adquieren importancia si se las relaciona con
otros caractères; su importancia disminuye si se las considéra aisladamente :
en Turnera ulmifolia observé diferencias anâlogas estudiando el polen de
distintas variedades.
Leroy (Adansonia, ser. 2, 12 (1) : 22-23, 1972) apoya con nuevas observaciones
morfolôgicas la opinion de Capuron (1963), en el senlido que Piriqueia integrifolia
deberia constituir un género. Agrega a los caractères citados por Capuron las bràcteas
florales estipuladas situadas en el âpice del pedünculo floral y describe sus flores como
hipôginas, observando que en P. berneriana son periginas.
Estas importantes observaciones merecen un anâlisis teniendo en cuenta la totalidad
del grupo. Segûn figura en las descripciones del présente trabajo, las bràcteas son estipu¬
ladas en todas las especies, exceptuando tal vez las de E. antsingyæ que son muy redu-
cidas. La inserciôn de las bràcteas varia : E. integrifolia y E. odorata tienen las bràcteas
situadas en la extremidad del pedünculo floral, E. berneriana y E. antsingyæ las tienen
en la perciôn media y en E. madagascariensis el pedünculo es muy corto, de modo que
las bràcteas quedan muy cerca del àpice. Con respecto a la organizaciôn de la flor, consi¬
dère que las flores de todas las especies de Erblichia son hipôginas, ya que el receptâculo
floral es piano o ligeramente convexo.
Si bien Erblichia integrifolia es excepcional en ciertos aspectos, tiene muchos carac¬
tères comunes con las demâs especies del género. Creo, por eso, que mantenerla en
Erblichia contribuye a la mejor comprensiôn de la posiciôn que esta especie ocupa dentro
de la familia.
La investigaciôn fundamental para esta révision se efectuô en el Laboratoire de
Phanérogamie, Muséum National d'Histoire Naturelle, Paris, gracias a una beca de la
International Fédération of University Women. Se agradece encarecidamente la ayuda
de la Dra. Alicia Lourteig y la gentil colaboraciôn del Personal técnico.
Se continué el trabajo en el Departamento de Botânica de la Facultad de Ciencias
Agrarias, Corrientes, Argentina, contando con la invariable atenciôn del Ing. A. Krapo-
vickas y la Dra. Carmen L. Cristôbal.
Las observaciones palinolôgicas con el microscopio electrônico de barrido (MEB)
se hicieron en el Servicio de Microscopia Electrônica del Consejo Nacional de Investi-
gaciones Cientificas y Técnicas, Argentina, a cuya Carrera del Investigador pertenece
la autora.
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Source : MNHN, Paris
UNE NOUVELLE ESPÈCE DE GOUANIA (RHAMNACÉES)
ENDÉMIQUE DE L’ILE RODRIGUES AUX MASCAREIGNES
J. Guého
Guého, J. — 30.04.1979. Une nouvelle espèce de Gouania (Rhamnacées) endé¬
mique de l'île Rodrigues aux Mascareignes, Adansonia, ser. 2, 18 (4) : 483-486.
Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Au cours de la révision du genre Gouania (Rhamnacées) pour la flore
des Mascareignes, une nouvelle espèce, de l'île Rodrigues, a été découverte et
est décrite ici. Nous la dédions à François Léguât, auteur des premiers récits
sur l’histoire naturelle de cette île. Cette espèce, qui n’a plus été récoltée depuis
1942, est malheureusement peut-être éteinte.
Abstract : While revising Gouania (Rhamnaceæ) for the mascarene flora,
a new species from Rodrigues has been discovered and is described here. This
species is dedicated to François Léguât, author of the first relation on the natural
history of the island. Unfortunately, this species has not been collected since
1942 and may unfortunately be extinct.
J. Guého, The Mauritius Herbarium, M.S.I.R.I., Réduit, Mauritius.
Gouania leguatii J. Guého, sp. nov.
— G. retinaria auct. non DC. : Balf. f., Bot. Rodr., in Phil. Trans. Roy. Soc., London
168 : 335 (1879).
Scandens, lignosa, cirrhifera, ramis novellis piloso-ferrugineis. Stipula: auguste lineares
usque lineares, 2-3 mm longx. Laminæ foliorum membranaceæ auguste usque laie ovales,
apice ± laie acuminatx usque truncatæ, basi rotundatæ usque truncatx, (3,5-) 4-6,5 X 2-
5 cm, nervis secundariis 5-6-jugis, ascendentibus, pagina superiore glabrescentibus, pagina
inferiore nervis pilosis, marginibus ad apicem denticulatis usque glanduloso-dentatis. Inflo-
rescentiæ racemiformes, laxæ, 5-10 cm longx; flores 4-10-fasciculati, infimi peduncu-
lati; bracteæ ovales, fere 2 mm longx. Flores in diametro 4-4,5 mm, pedicellis 2-2,5 mm
longis, calyce glabro vel pilos aliquot extra gerente, sepalis taxe ovato-acutisI,5mmlongis,
petalis cucullatis, fere 1 mm longis, apice rotundatis, basisubunguiculatis, antheris subglobosis
0,3-0,4 mm longis; disco lobis ligulatis subacutis vel paulo truncatis, sepalis xquilongis;
stylo I mm longo, in floribus hermaphroditis trifido, in masculis brevissimo et apice trilobato.
Type : Jauffret 129, île Rodrigues, Cascade Victoire, fév. 1941 (holo-, MAU!).
Liane ligneuse; parties jeunes à pilosité ferrugineuse + dense
devenant plus pâle et caduque. Stipules étroitement triangulaires à linéaires,
longues de 2-3 mm environ, portant vers le sommet et le long des marges
des poils soyeux jaunâtres. Pétioles + grêles, canaliculés, longs de 1,5-
2,5 cm. Limbes foliaires membraneux, étroitement à largement ovales,
(3,5-) 4-6,5 X 2-5 cm (pouvant vraisemblablement être plus grands),
arrondis ou tronqués à la base (non nettement cordés), ± longuement
acuminés au sommet; face supérieure glabrescente, à nervures non sail¬
lantes; face inférieure à nervures principales proéminentes, gardant plus
longtemps leur pilosité; 5-6 paires de nervures secondaires ascendantes;
marges entières, un peu ondulées, devenant denticulées à dentées-glandu-
leuses vers le sommet. Inflorescences racémiformes, lâches, ayant à leur
base quelques fascicules pédonculés à l’aisselle des feuilles; axes grêles.
Source : MNHN, Paris
PI. 1. — Gouania Icguatii Guého, holotype (Jauffret 129).
Source : MNHN, Paris
— 485 —
J&
PI. 2. — Gouania leguatii Guého : 1, Heur, vue latérale x 10; 2, Heur femelle (une partie du
périanthe enlevée) x 12; 3, pétale x 20; 4, étamine x 20. ( Jauffret 129).
flexueux, longs de 5-10 cm, à pilosité + lâche; bractées ovales, brunâtres,
+ poilues sur les bords, longues de 2 mm environ. Fleurs en fascicules
4-10-flores, pédonculés; pédoncule atteignant à la base de l’inflorescence
1 cm de longueur, et fascicules pouvant être distants de 0,5-1 cm, plus
rapprochés vers le sommet. Pédicelles grêles atteignant une longueur de
2-2,5 mm, glabrescents. Fleurs de 4-4,5 mm de diamètre; calice glabre ou
muni de quelques rares poils face externe, sépales largement ovales aigus,
longs de 1,5 mm, un peu épais; pétales cucullés, membraneux, longs de 1 mm
environ, arrondis au sommet, rétrécis et subonguiculés à la base; étamines
à anthères subglobuleuses longues de 0,3-0,4 mm; disque à lobes ligulés,
aussi longs que les sépales, subaigus ou un peu tronqués au sommet; style
bien développé, long de 1 mm, trifide au sommet dans les fleurs bisexuées,
très court, affleurant au fond de la coupe calicinale et seulement trilobé
au sommet dans les fleurs mâles. Fruit triptère, haut de 1,3-1,5 cm, large
de 1,5-1,7 cm, échancré au sommet et obcordiforme ou un peu échancré
aussi à la base; assise externe du péricarpe brun clair, mince, se désagré¬
geant à maturité et laissant voir le réseau des nervures. Graines gris jau¬
nâtre, lisses, luisantes, ovales, atteignant 4-4,5 X 3 mm. — PI. 1-3.
Matériel étudié : Rodrigues : Balfour s.n., Trans. Venus Exped., fl. et fr., août-
déc. 1874, K; Jauffret 105, s. loc., fr. juill. 1940, MAU; 129, Cascade Victoire, fl. janv.-
fév. 1941, MAU (type); 138, s. loc-, fl. fév. 1942, MAU.
Des formes de cette espèce, existent à Aldabra et à Madagascar.
Elle est assez proche de G. laxiflora Tul. dont le type est des Comores et
se distingue de cette espèce essentiellement par les fascicules floraux nette¬
ment pédonculés et par les fleurs plus longuement pédicellées.
Source : MNHN, Paris
— 486 —
PI. 3. — Gouania leguatii Guého, fruits ( Jauffret 105).
Balfour dit qu'il n’a trouvé cette plante que deux fois, dans les parties
hautes de l’Ile. Depuis elle n’a été récoltée que par Jauffret au courant des
années 1940-42. Un de ses échantillons MAU. R. 105 porte des fruits arrivés
à pleine maturité. Les prospections récentes n’ont pas permis de la retrouver
et il est à craindre qu’elle ait disparu.
Remerciements : Nous sommes reconnaissants à MM. W. Marais et M. J. E. Coode
du Royal Botanic Gardens, Kew. pour toute l'aide qu’ils nous ont apportée au cours
de notre étude en août 1975; à M. J. Bosser de l’O.R.S.T.O.M. pour la révision critique
de notre manuscrit; à MM. R. Antoine et R. Julien du M.S.I.R.I. pour les encourage¬
ments qu’ils nous ont toujours prodigués au cours de notre étude.
Bibliographie
De Candolle, A. P., 1825. — Rhamneæ, in Prodromus Systematis naturalis regni vegeta-
bilis 2 : 19-42.
Baker, J. G., 1877. — Flora of Mauritius and the Seychelles : 52-53.
Balfour, I. B., 1879. — Botany of Rodriguez, P hit. Trans. Roy. Soc. London 168 : 335.
Source : MNHN, Paris
NOTE SUR LES ENDOCARPES DE QUATRE ESPÈCES
DE SPONDIAS D’AMÉRIQUE (ANACARDIACÉES)
A. H L ADI K & N. H ALLÉ
Hladix, A. & Halle, N. — 30.04.1979. Note sur les endocarpes de quatre
espèces de Spondias d’Amérique (Anacardiacées), Adansonia, ser. 2, 18 (4) :
487-492. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Étude de l’endocarpe de Spondias radlkoferi J. Donn. Sm. comparé
à ceux des S. mombin L., 5. purpurea L. et 5. dulcis Forst. ; les caractères décrits,
d’autant plus intéressants qu'ils sont persistants sur le terrain, se révèlent excel¬
lents pour confirmer la validité de cette espèce déjà réhabilitée à partir d’autres
données morphologiques et phénologiques.
Abstract : The endocarp of Spondias radlkoferi is compared with those of
S. mombin L., S. purpurea L. and S. dulcis Forst. The characters described
for the endocarp confirm the validity of this species already supported by other
morphological and phenological data. These characters preserve well and
provide an excellent criterion for field identification.
Annette Hladik, Laboratoire d’Écologie générale, 4 avenue du Petit Château,
91800 Brunoy, France.
Nicolas Hallé, Laboratoire de Phanérogamie, 16 rue Buffon, 75005 Paris, France.
Le Spondias radlkoferi J. Donn. Smith a récemment été réhabilité
au rang d’espèce dans le cadre de la flore d’Amérique centrale (Croat,
1974, 1975), à la suite des observations de terrain faites par divers cher¬
cheurs dans la Réserve biologique de l’île de Barro Colorado à Panama
(Smithsonian Tropical Research Institute). Antérieurement, dans la Flore
de Panama (Blackwell & Dodson, 1967), S. radlkoferi était considéré
comme une simple forme localisée de S. mombin L., espèce hautement
variable et à très grande répartition.
Les différences déjà notées sur ces arbres, assez communs à Barro
Colorado, portent sur la structure des troncs, sur leur phénologie, sur
les dates de la floraison et de la fructification, et enfin sur la couleur des
fruits mûrs. Ces derniers sont très caractéristiques, jaunes chez S. mombin
et verts chez 5. radlkoferi, d’où les noms vernaculaires panaméens de
« jobo amarillo » et de « jobo verde ».
Croat a relevé en outre des différences ± spécifiques tant dans la
nervation et la pilosité des feuilles que dans la morphologie des fleurs et
la taille des fruits. Sa description ne comporte pas de données valables
sur la morphologie des endocarpes. Or, c’est là que nous sont apparus des
caractères remarquables venant à l’appui de la réhabilitation spécifique.
Dans le présent travail, en complément de celui de Croat, nous appor¬
tons donc les descriptions des endocarpes des deux Spondias de l’île de Barro
Colorado et nous les comparons à deux autres espèces d’Amérique centrale,
S. purpurea L. et S. dulcis Forst.
Source : MNHN, Paris
— 488 —
Technique : Les fruits ont été nettoyés par brossage pour éliminer la couche méso-
carpique profonde en particulier, et, par fin élagage, pour supprimer les terminaisons
ramifiées et fibreuses qui enserrent et retiennent cette couche. Dans toutes les espèces,
sauf cas de mauvaise conservation dû à un séjour prolongé sur sol forestier, le corpus
endocarpique est très dur et très fibreux.
DESCRIPTION DES ENDOCARPES
Spondias dulcis Forst. : Corpus obpyramidal tronqué, aspect hérissé
spécialement aux abords des extrémités; les bras sont très nombreux et
longs avec quelques arceaux + rameux; on peut qualifier cette structure
d’hystricoïde. Cinq ouvertures périapicales; un seul rang de fenêtres laté¬
rales alternées, inégales, parfois grandes; base faiblement cupulée autour
de la colonne vasculaire axiale. — PI. 1, 1, 2; 3, 1.
Spondias nombin L. : Corpus en tonnelet court ou obpyramidal
tronqué, portant (8)10 crêtes longitudinales ± ajourées en poutrelles longi¬
tudinales fortes; on peut qualifier cette structure de trabéculée. (4)5 ouver¬
tures périapicales étroites; l'aire apicale pentagonale est plane et dégagée;
un rang souvent incomplet de petites fenêtres latérales alternées; base
entourée d’un fossé. — PI. 1, 3-8 ; 3, 2.
Spondias purpurea L. : Corpus en tonnelet court muni de 4-5 crêtes
± ajourées renforçant la paroi externe des loges; ces crêtes supportent
des poutrelles + obliques ramifiées en solives, d’où une structure à la fois
trabéculée et tigillée. 4-5 ouvertures périapicales séparées entre elles par
des crêtes et, apicalement, par des saillies en boucles ou en crocs + ra¬
meuses; trois ou quatre niveaux très irréguliers de petites fenêtres latérales
inégales, non ou rarement alternées; base entourée de 4-5 perforations. —
PI. 2.
Spondias radlkoferi J. Donn. Sm. : Corpus en tonnelet ± allongé
obconique tronqué, brièvement hérissé de nombreux bras très courts por¬
tant de fines et fragiles solives longitudinales; structure que l’on peut qua¬
lifier de tigillée. (3)4 ouvertures périapicales grandes autour du sommet
dégagé réduit et non aplani; 2 ou 3 niveaux irréguliers d’ouvertures latérales
non alternées; base entourée d’un fossé. — PI. 1, 9-12; 3, 3.
Matériel étudié : S. dulcis : fruits mûrs commercialisés à Paris, venant de Guade¬
loupe. — S. mombin : A. Hladik 493 bis , Panama, Barro Colorado island, 22.8.1967;
s.n., ibid., 12.1977, fruits décharnés trouvés au sol; Bourgeau 3129, Mexique, Omealca,
9.1866. — S. purpurea : Bourgeau 184, Mexique, 4-5.1866; J.G. Jack 5293, Cuba, Santa
Clara, 16.8.1927. — S. radlkoferi : A. Hladik s.n., Panama, Barro Colorado island,
12.1977, vieux endocarpes persistants au sol; Bourgeau 3130, Mexique, Omaelca, 9.1866.
Nota : herbiers (P) antérieurs à 1951, déterminés par Frank D. Venning.
Source : MNHN, Paris
— 489 —
PI. 1. — Endocarpes de Spondias de profil ou en vue apicale : 1 et 2, S. dulcis Forst. (Guade¬
loupe); 3-8, S. mombin L. (A. Hladik 493 bis); 9-12, 5. radlkoferi J. Donn. Smith (A.
Hladik s.n.).
DISCUSSION ET NOTES ÉCOLOGIQUES
Dans la forêt, les caractères différentiels des troncs et plus encore des
feuilles indiqués par Croat, ne sont pas toujours très évidents. Comme les
endocarpes, du fait de leur dureté, persistent sous les arbres tout au long
de l'année, il est possible d’utiliser leurs excellents caractères différentiels
Source : MNHN, Paris
— 490 —
PI. 2. — Endocarpe de Spondias purpurea L. : 1, profil; 2, vue apicale (Bourgeau 184).
pour identifier les pieds-mères. L'aire de chute des fruits doit être délimitée
avec soin sous chaque couronne et il faut tenir compte des transports
possibles de fruits dus aux animaux, au relief du sol et aux agents clima¬
tiques.
Il semble bien qu’à Barro Colorado, il n'y ait aucune hybridation
entre S. mombin et S. radlkoferi. Croat a bien montré le décalage de leurs
cycles biologiques : floraison et fructification retardées chez S. radlkoferi
par rapport à S. mombin.
Les analyses des fruits de S. mombin ont montré une grande concentra¬
tion de sucres solubles et autres composés assimilables (Hladik & al.,
1971) et une analyse comparative de S. radlkoferi serait nécessaire. Ses
fruits en apparence moins sucrés présentent un intérêt d’un autre ordre
pour les animaux qui s’en nourrissent : celui d’être produits au cours d’une
saison de moindre disponibilité alimentaire. Ainsi pouvons-nous suivre
Croat dans son hypothèse sur la filiation récente des deux Spondias, S.
radlkoferi de type 4 dérivant de S. mombin de type 5 qui est un type fréquent
dans le genre Spondias. Le fruit de S. mombin bien qu’apparaissant au cours
d’une saison de forte production est suffisamment attractif pour les ani¬
maux pour être disséminé en grande quantité et permettre à l’espèce de se
maintenir avec une densité relativement élevée. Les fruits les plus gros et
éventuellement les plus sucrés sont d’ailleurs « sélectionnés » par les ani¬
maux, en particulier par plusieurs espèces de Primates et les disparités
dans la grandeur des fruits entre les individus de cette espèce semblent
être entretenues par cette pression sélective qui tendrait vers la rétention
du caractère « gros fruit » (Hladik & Hladik, 1969). Au contraire, chez
S. radlkoferi, c’est le caractère phénologique qui semble prédominant
et aurait favorisé la ségrégation récente de cette espèce grâce à la même
pression sélective due aux animaux se nourrissant des fruits et dispersant
les graines. A Barro Colorado, la population de cette espèce est approxi¬
mativement deux fois plus nombreuse que celle de S. mombin au moins
en ce qui concerne les individus d'une circonférence supérieure à 60 cm,
soit 45 S. radlkoferi et 20 S. mombin comptés sur 5 hectares (Thorington,
1975).
Source : MNHN, Paris
— 491 —
CONCLUSION
La présence de deux espèces arborescentes sympatriques, très sem¬
blables en apparence, n’est pas un phénomène exceptionnel dans les forêts
denses tropicales; cependant leur « identité spécifique » n’a été que très
rarement travaillée étant donnée la complexité des grandes formes arbo¬
rescentes, à cycle biologique peu connu et difficiles à récolter.
Dans le domaine de la zoologie, beaucoup de ces espèces dites jumelles
(sibling species) ont été étudiées et discutées (cf. notamment Mayr, 1963,
et Bocquet & al., 1976) chez les petits mammifères, les oiseaux, les poissons
et surtout les Invertébrés, mais peu chez les grands mammifères. Selon
les couples d’espèces, le degré de similarité morphologique est d’ailleurs
bien variable et il semblerait préférable d’adopter l’expression : espèces
très proches phylogénétiquement (closely related species).
Nous proposons par cette description morphologique des endocarpes,
déjà utilisée par exemple chez deux espèces de Pseudospondias d’Afrique
(Hladik & Hallé, 1973) et également chez les Hugonia africains (Badré,
1971) une méthode simple et sûre de discrimination spécifique. Dans les
herbiers, le développement de collections de graines et d’endocarpes serait
vivement souhaité afin de servir de références fondamentales à des fins
très variées (Farron, 1977).
Dans le cadre des travaux récents portant sur les équilibres des éco¬
systèmes forestiers et les problèmes de coévolution entre le monde végétal
« nourricier » et le monde animal « coordinateur », les études morpho-
Source : MNHN, Paris
— 492 —
logiques (et biochimiques) des fruits consommés par les animaux sont
une des étapes à atteindre en vue d'une meilleure compréhension des
phénomènes.
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Source : MNHN, Paris
TABLE ALPHABÉTIQUE
DES NOMS D'AUTEURS DU TOME 18
Arbo, M. M. — Révision dei género Erblichia ( Turneraceæ ).459
Boiteau, P. & Allorge, L. — Nouveaux taxons A'Alyxia ( Apocynaceæ ) de Nou¬
velle-Calédonie .443
Boiteau, P., Allorge, L. & Sastre, C. — Morphologie florale des Apocynaceæ :
II. Caractères distinctifs entre Ambelanieæ ( Plumerioideæ ) et Macoubeæ
(Tabernæmontanoideæ) .267
Boudouresque, E., Kaghan, S. & Lebrun, J.-P. — Premier supplément au « Cata¬
logue des plantes vasculaires du Niger ».377
Capuron, R. t & Leroy, J.-F. — Paracorynanthe, genre nouveau de Rubiacées-
Cinchonées malgache. 159
Descoings, B. — Les formations herbeuses dans la classification phytogéogra-
phique de Yangambi.243
Dokosi, O. B. — A new species of Elytraria ( Acanthaceæ ) occurring in East Africa 433
Duranton, J.-F. — Étude phénologique de groupements herbeux en zone tro¬
picale semi-aride. I. Méthodologie. 183
Gill, L. S. — Chromosome numbers of Angiosperms in Tanzania : II ... . 19
— Karyotype of Vernonia æmulans Vatke ( Compositæ ).375
Govindarajalu, E. — The systematic anatomy of South Indian Cyperaceæ :
Cyperus L. subg. Pycreus (Pal. Beauv.) C.B. Cl. 95
Guého J. — Une nouvelle espèce de Gouania ( Rhamnaceæ ) endémique de l’île
Rodrigues aux Mascareignes.483
Halle, N. — Les localités de récolte de H. Lecomte au Gabon et au Congo. . 153
— Analyse du réseau phyllotaxique des écussons du cône chez Pinus .393
Halle, N. & de Wilde, J. J. F. E. — Trichostephanus acuminatus Gilg (Flacour-
tiacées), une approche biosystématique.167
Hladik, A. & Halle, N. — Note sur les endocarpes de quatre espèces de Spondias
d’Amérique (Anacardiaceæ) .487
Jacques-Félix, H. — Les genres de Memecyleæ ( Melastomataceæ) en Afrique,
Madagascar et Mascareignes.221
— Espèces nouvelles et peu connues du genre Memecylon (Melastomataceæ)
en Afrique.409
Jacques-Félix, H., Mouton, J. A. & Chalopin, M. — Nervation et types foliaires
chez les Memecylon (Melast.) africains. 67
Jérémie, J. — Étude des Monimiaceæ : révision du genre Hedycarya . 25
Jérémie, J. & Raynal-Roques, A. — Observations sur la végétation aquatique
aux Petites Antilles : variations saisonnières d’une mare à Ruppia et Najas
à la Guadeloupe.279
Jeune, B. — Sur le déterminisme de la forme de feuilles de Dicotylédones. . 83
Letouzey, R. — Notes phytogéographiques sur les Palmiers du Cameroun . . 293
Lobreau-Callen, D. — Les caractères polliniques du genre Ranopisoa Leroy
(Myoporaceæ) .237
Mazade, M. — Contribution à l’étude de la flore agrostologique de l’Empire
Centrafricain : I. Le genre Hyparrhenia .129
Morat, P. — Note sur les Graminées de la Nouvelle-Calédonie.257
Source : MNHN, Paris
— 494 —
Nevling, L. I. & Niezgoda, Ch. J. — On the genus Schleinitzia ( Leguminosæ -
Mimosoideæ) .345
Rao, T. A. & Jacques-Félix, H. — Les types de sclérites foliaires et la classifi¬
cation des Memecylon africains. 59
Raynal, J. — Clematopsis, genre africano-malgache : types biologiques et taxo¬
nomie . 3
Raynal-Roques, A. — Les plantes aquatiques alimentaires.327
Robert, M.-F. — Un nouveau pin pignon mexicain : Pinus johannis M.-F. Robert 365
Stevens, P. F. — A new species of Rhododendron ( Ericaceæ) from New Guinea 55
St. John, H. — Ochrosia ( Apocynaceæ ) of the Hawaiian Islands, Hawaiian plant
studies 60.199
Source : MNHN, Paris
TABLE ALPHABÉTIQUE
DES UNITÉS TAXONOMIQUES
ÉTUDIÉES OU CITÉES DANS LE TOME 18
Les noms de TRIBUS et de GENRES sont en capitales, les noms de sous-genres,
de sections, d'espèces, de variétés et de formes sont en caractères courants romains,
les noms de taxa nouveaux sont en caractères gras; les synonymes sont en italiques. Les
numéros renvoient aux numéros de pages.
A
ABATIEÆ Eichl., 168
ACACIA Mill., 318
erythrocalyx Brenan, 386
insularum Guill., 359
spirorbis Labill., 265
ACER L.
pseudoplatanus L., 85, 91
ACORUS L.
calamus L., 331
ACROSTICHUM L.
aureum L., 297
ADENIUM Rœm. & Schult.
obesum (Forsk.) Rœm. & Schult., 379
ADENOA Arbo, 459, 460, 463
AFROSERSALISIA, A. Chev.
cerasifera (Welw.) Aubrév., 302, 304
AFZELIA Sm.
africana Sm. ex Pers., 380
ALBIZIA Durazz., 350
adianthifolia (Schum.) W. F. Wight,
296
anthelminthica Brongn., 319
gummifera (Gmel.) C. A. Sm., 302
julibrissin Durazz., 351
zygia (DC.) J. F. Macbr., 296, 387
ALISMA L.
plantago-aquatica L., 330
ALSTON1A R. Br.
boonei de Wild., 296
ALTERNANTHERA Forsk.
sessilis DC., 331
ALIXIA Banks ex R. Br., 443
ser. Baillonianæ Boiteau, 444, 450, 452
baillonii Guillaum., 444, 445
caletioides (Bail!.) Guillaum., 448
clusiophylla (Bail!.) Guillaum., 444
cylindrocarpa Guillaum., 445
subsp. coriacea Boiteau, 446, 456
subsp. cylindrocarpa
var. cylindrocarpa, 446, 454
var. obtusiuscula Boiteau, 446, 454,
455
ser. Cylindrocarpæ Boiteau, 445, 446,
452 sqq.
discolor Boiteau, 447, 449
disphærocarpa Heurck & Muell. Arg.,
449
dolioliflora Guillaum., 448
glaucophylla Heurck & Muell. Arg., 445
ser. Globuliferæ Markgr., 444,448,449
hurlimannii Guillaum., 445
integricarpa Boiteau, 446, 451, 453
kaalaensis Boileau, 446
lœseneriana Schltr., 445
var. lœseneriana, 450
var. macrocarpa Boiteau, 450
margaretæ Boiteau
var. acutifolia Boiteau, 446, 455, 456
var. margaretæ, 446, 455, 456
ser. Megalocarpæ Markgr., 446
microbuxus (Bail!.) Guillaum., 448,450
microcarpa Boiteau, 449
nummularia S. Moore, 447, 448
obovata Seeman, 450,452
var. oubatchensis Schltr., 452
oppositifolia Boiteau, 445, 451, 452
oubatchense Schltr. ex Guillaum., 452
oubatchensis (Schltr.) Boiteau, 445, 450
podocarpa Heurck & Muell. Arg., 448,
449
pseudoserpentina Boiteau, 448
ser. Reinwardtianæ Markgr., 444, 445
rubricaulis (Baill.) Guillaum.,
subsp. poyaensis Boiteau, 446, 451,
453
subsp. rubricaulis, 446, 453
sarasinii Guillaum., 444
scortechinii King & Gamble, 446
serpentina S. Moore, 448
ser. Suaves Boiteau, 444
suavis (Baill.) Schltr., 444
tisserantii Montrouz., 449
torqueata (Baill.) Guillaum., 447
vieillardii Boiteau, 445, 452
AMBELANIA Aubl., 273
acida Aubl., 268, 272, 275
Source : MNHN, Paris
— 496 —
AMBELANIEÆ Pich. ex Boiteau, Allorge
& Sastre, 267, 268, 272, 274, 276
AMBELANIINÆ Pich. 267, 268, 272, 276
AMBLYGONOCARPUS Harms
andongensis (Welw. ex Oliv.) Exell &
Torre, 316
AMMANNIA L.
coccinea Rottb., 283, 284, 286, 287
AMPHIMAS Pierre ex Harms
pterocarpoides Harms, 296
ANACARDIUM L.
occidentale L., 379
ANAPHRENIUM E. Mey. ex Endl., 318
ANCISTRACHNE Blake
ancylotricha (Quis. & Merr.) Blake, 262
maidenii (Hamilton) Blake, 262
numæensis (Balansa) Blake, 237, 261
sqq.
uncinulata (R. Br.) Blake, 262, 264
ANCISTROPHYLLU M (Mann & Wendl.)
Mann & Wendl.
majus Burret, 314
opacum (Mann & Wendl.) Drude, 314
robustum Burret, 314
secundiflorum (Pal. Beauv.) Wendl.,
314
ANDROPOGON L.
altisssimus Hochst. ex A. Braun, 150
bagirmicus (Stapf) A. Chev., 150
bar 1eri Hack., 150
bouangensis Franch., 150
brachypodus Stapf ex A. Chev., 150
bracteatus H.B. & K. ex Willd., 150
buchananii Stapf, 150
chrysargyreus (Stapf) Stapf ex A. Chev.,
150
chrysopogon Welw. ex Rendle, 150
cyanescens (Stapf) A. Chev., 150
cymbarius L.
var. lepidus (Nees) Stapf, 150
diplandrus Hack., 150
dybowskii Franch., 150
eberhardiii (A. Camus) Merrill, 150
familiaris Steud.
var. levervilleensis Vanderyst, 150
filipendulinus Hochst. ex Steud., 150
fiUpendulus Hochst., 150
fulvicomus Hochst., 150
var. approximaïus Hochst., 150
gayanus Kunth
var. bisquamulatus (Hochst.) Hack.,
196
intonsus Nees, 150
kapandensis De Wild., 150
kimuengensis Vanderyst, 150
kiwuensis Pilger, 150
lasiobasis Pilger, 150
lecomlei Franch., 150
lepidus Nees, 150
var. intonsus (Nees) Hack., 150
lindenii Steud., 150
lugugaensis Vanderyst, 150
var. levervilleensis Vanderyst, 150
newtonii Hack., 150
niarensis Franch., 150
nlemfuensis Vanderyst, 150
var. villosus Vanderyst, 150
nsokii Vanderyst, 150
var. van-houttei Vanderyst, 150
var. violascens Vanderyst, 150
nyassæ Rendle, 150
obscurus K. Schum., 150
osikensis Franch., 150
pachyneuros Franch., 150
plurnix (Rendle) K. Schum., 150
pilosovaginatus De Wild., 151
pleiarthron Stapf, 151
pacilotrichus Hack., 151
pseudapricus Stapf, 196
rufus (Nees) Kunth, 151
var. auricomus Pilger. 151
var. exarmatus Stapf ex A. Chev., 151
var. fulvicomus (Hochst.) Hack., 1151
var. glabrescens Chiov., 151
seretii De Wild., 151
setifer Pilger, 151
tectorum Schum. & Thonn., 300
trachypus Trin., 151
vandersystii Franch., 151
viancinii Franch., 151
vulgaris Vanderyst, 151
var. glaucus Venderyst, 151
var. major Vanderyst, 151
welwitschii (Rendle) K. Schum., 151
xanthoblepharis Trin., 151
yinduensis Vanderyst, 151
ANDROSCÆPIA Brongn., 150
barteri Anders. ex Oliv., 150
ANINGERIA Aubrév. & Pellegr.
altissima (A. Chev.) Aubrév. & Pellegr.,
304
ANNONA L.
senegalensis Pers., 318
ANOGEISSUS (Wall, ex DC.) Guill. &
Perr.
leiocarpus (DC.) Guill. & Perr., 318
ANONYCH1UM Schweinf., 316
ANTHERICUM L.
brehmerianum Bak., 20, 21, 22
limosum Bak., 378
suffruticosum (Bak.) M.-Redh., 20
ANTHISTIR1A L.f.
andropogonoides Steud., 151
balansæ Grev. & Lem., 151
barteri Munro ex Oliv., 151
cymbaria (L.) Roxb., 151
foliosa H.B. & K., 151
Source : MNHN, Paris
— 497 —
humboldtii Nees, 151
latifolia Anders., 151
pilosa J.S. & C.B. Presl, 151
reflexa H.B. & K., 151
APONOGETON L.f.
distachyon L.f., 331
eberhardtii A. Camus, 331
fenestrale Hook. f., 331
ARTEMISIA L., 12
ARYTERA Bl.
collina Radlk., 265
ASPILIA Thou.
paludosa Berh., 379
AVICENNIA L.
germinans (L.) L., 297
B
BALANITES Del.
ægyptiaca (L.) Del., 318
BAMBUSA Schreb.
abyssinica A. Rich., 310
BIDENS L.
pilosa L., 23
BLEEKERIA Hassk., 199
compta (K. Schum.) Wilbur, 200
compta auct., 208
BOLBOSCHCENUS Palla, 333
BONTIA L., 241
BORASSUS L.
æthiopum Mart., 293,298, 299, 300, 301,
318
BOSCIA Lam., 318
BOUTELOUA Lag.
curti-pendula Torr., 370
gracilis Steud., 370
BRASENIA Schreb.
schreberi Gmel., 332
BREVIEA Aubrév. & Pellegr.
leptosperma Aubrév. & Pellegr., 304
BRIDELIA Willd.
ferruginea Benth., 300, 301
BRUGUIERA Lam
gymnorhiza (L.) Lam., 22
BULBOSTYL1S Kunth
scabricaulis Cherm., 381
BUTOMUS L.
umbellatus L., 332
BUTYROSPERMUM Kotschy, 318
C
CAJANUS Adans.
cajan (L.) Millsp., 22
CALAMUS L.
deerratus Mann & Wendl., 314
CALDESIA Pari., 330
CALLA L.
palustris L., 331
CALLIANDRA Benth, 350
CANARIUM L.
schweinfurthii Engl., 296
CANNA L.
glauca L., 332
CANTHIUM Lam.
cornelia Cham. & Schltr., 388
CAPRARIA L.
biflora L., 282
CAPSICUM L., 89 sqq.
annuum L., 86 sqq.
CARAPA Aubl.
grandiflora Sprague, 302
obovata Bl., 22
CARDAMINE L.
pennsylvanica Muhl., 332
pratensis L., 332
yesoensis Max, 332
CARISSEÆ K. Schum., 272, 273, 276
CARNEGIEA Britton & Rose
eximia Perk., 42
CARPODINUS R. Br. ex G. Don, 316
CARYOTA L.
urens L., 294
CASEARIA Jacq.
barteria Mast., 179
silvana Schltr., 265
CASSIA L.
occidentalis L., 22
CASSYTHA L.
filiformis L., 385
CASUARINA Adans.
chamæcyparis Poiss., 258
CEANOTHUS L.
greggii A. Gray, 370
CECROPIA Loefl.
peltata L., 297
CEIBA Mill.
pentandra (L.) Gærtn., 296
CENTELLA L.
asiatica (L.) Urb., 342
CERATONIA L.
siliqua L., 316
CERATOPTERIS Brongn.
thalictroides (L.) Brongn., 339
CERBERA auct.
parviflora auct., 199
CERIOPS Arn.
tagal (Perr.) C.B. Robinson, 20 sqq.
CHILOCARPEÆ Pich., 273, 274
CHILOCARPUS Bl., 273, 274
CHLORIS Sw., 283
barbata Sw., 284
CHLOROPHYTUM Ker-Gawl.
arundinaceum Bak., 20
carsonii Bak., 20 sqq.
Source : MNHN, Paris
— 498 —
filipendulum Bak., 20 sqq.
macrophyllum (A. Rich.) Aschers., 378
CLEIDION Bl.
verticillatum Baill., 263
CLEMATiS L., 3, 14
anethifolia Hook., 7, 8, 12
angustifolia Jacq., 4
bojeri Hook., 4, 5, 7, 8, 12, 15
dissecta Bak., 7, 9
falciformis Vig. & Perr.
f. « clematopsis » H. Perr., 12
ibarensis Bak., 6
kirkii Oliv., 15, 16
longipes Freyn, 10
mauritiana Lam, 6, 7, 9, 10, 12
oligophylla Hook., 10, 12
oliveri Hutch., 18
pimpinellifolia Hook., 8
f. « clematopsis » H. Perr., 12
pseudoscabiosifolia H. Perr., 10
scabiosifolia DC., 4, 15, 16, 17
simensis Fresen., 6
stanleyi Hook., 4, 16
trifida Hook., 8, 12
trifida auct., 12
uhehensis Engl-, 18
villosa DC., 4, 5, 15 sqq.
subsp. anethifolia (Hook.) O. Ktze.,
12
subsp. bakeri O. Ktze., 12
subsp. emirnensis O. Ktze., 12
subsp. « normalis », 4, 12
var. bojeri (Hook.) O. Ktze., 12
subsp. oligophylla (Hook.) O. Ktze.,
12
var. hildebrantii O. Ktze., 12
subsp. pimpinella (Hook.) O. Ktze.,
12
subsp. scabiosifolia (DC.) O. Ktze., 4
subsp. stanleyi (Hook.) O. Ktze
var. hirsuta O. Ktze., 12
subsp. trifida (Hook.) O. Ktze., 12
subsp. villosa , 4
CLEMATOPSIS Boj. ex Hutch., 3, 4, 14
anethifolia (Hook.) Boj. ex Hutch., 8, 12
bojeri (Hook.) J. Rayn., 8, 15
var. anethifolia (Hook.) J. Rayn., 9,
11 sqq.
var. bojeri, 9, 11 sqq.
var. macrophylla J. Rayn., 9,10,11,13
var. oligophylla (Hook.) J. Rayn., 9,
11 sqq.
var. pseudoscabiosifolia (H. Perr.) J.
Rayn., 9, 10, 11, 13
chrysocarpa Welw. ex Oliv., 5
oligophylla (Hook.) Hutch., 12
pimpinellifolia (Hook.) Hutch., 12
scabiosifolia (DC.) Hutch., 5, 8
subsp. scabiosifolia, 15, 16
trifida (Hook.) Hutch., 12
uhehensis (Engl.) Hutch., 5
villosa (DC.) Hutch., 5, 15
subsp. kirkii (Oliv.) J. Rayn. & Brum-
mitt, 16
subsp. oliveri (Hutch.) J. Rayn. &
Brummitt, 18
subsp. stanleyi (Hook.) J. Rayn. &
Brummitt, 16
subsp. uhehensis (Engl.) J. Rayn. &
Brummitt, 18
subsp. villosa, 16, 17
COCOS L.
nucifera L., 297
CODIA J.R. & G. Forst.
montana J.R. & G. Forst., 265
COMBRETUM Lœfl., 14
CONYZA Less.
floribunda H.B. & K., 21, 23
CORDYLA Lour.
pinnata (Lepr. ex A. Rich.) Miln.-Redh.,
316
CORYNANTHE Welw., 159, 160, 163,
166
COSTUS L.
afer Ker-Gawl., 22
COUMA Aubl., 272
COUM1NÆ Pich., 273, 274
CRINONIA Banks ex Tul., 27
CRINUM L.
distichum Herb., 378
CROTALARIA L.
kirkii Bak., 22
mucronata Desv., 196
retusa L., 196
CROTON L.
insulare Baill., 265
CUCUM1S L., 283
anguria L., 284
CURCULIGO Gærtn.
pilosa (Schum. & Thonn.) Engl., 385
CYMBOPOGON Spreng.
bagirmicus Stapf, 151
bracteatus (H.B. & K. ex Willd.) Hitchc.,
151
chrysargyreus Stapf, 151
cyanescens Stapf, 151
cymbarius (L.) T. Thomson, 151
diplandrus (Hack.) De Wild., 151
eberhardtii A. Camus, 151
effusus (Bal.) A. Camus, 151
elegans Spreng., 151
exarmatus Stapf, 151
familiaris (Steud.) De Wild., 151
filipendulus (Hochst.) Rendle, 151
var. angolensis Rendle, 151
Source : MNHN, Paris
— 499 —
foliosus (H.B. & K.) Rœm. & Schult.,
151
humboldtii Spreng., 151
kapandensis De Wild., 151
lecomlei (Franch.) Rendle, 151
lepidus (Nees) Chiov., 151
nyassæ (Rendle) Pilger, 151
phanix Rendle, 151
pilosovaginatus De Wild., 151
pleiarlhron (Stapf) Stapf ex Burtt-Davy,
151
princeps Stapf, 151
reflexus Rœm. & Schult., 151
rufus (Nees) Rendle
var. fulvicomus (Hochst.) Rendle, 151
var. major Rendle, 151
schmidianus (A. Camus) A. Camus ex
Schmid, 151
selifer (Pilger) Pilger, 151
solulus Stapf
fa. trichophyllus Stapf, 151
vanderyslii De Wild., 151
welwitschii Rendle
var. minor Rendle, 151
CYNODON L.
dactylon L., 282
CYPERUS L.
albomarginatus Mart. & Schrad., 106
atroglumosus Govind., 96, 103, 119, 126
decumbens Govind., 96, 103, 119, 123,
126
distans L.f., 333
dives Del., 333
flavidus Retz., 99, 100, 111
globosus Ail., 100, 126
haspan L., 333
hyalinus Vahl, 95
latespicatus Bock., 101, 107, 111, 127
latevaginatus Govind., 102, 103, 119,
126
luridus Govind., 103, 105, 109, 126
macrostachyos Lam. 96, 99, 101, 106,
111, 116, 126
papyrus L., 333
plumbeonuceus Govind., 103, 108, 119,
126
plurinodosus Govind., 103, 110, 119,
126
polystachyos Rottb., 96, 107, 112, 115,
126
pumilus L., 107, 111, 114, 126
puncticulatus Vahl, 96, 99, 113, 115, 127
pustulatus Vahl, 382
subgen. Pycreus (Pal. Beauv.) C.B. Cl.,
95
sanguinolentus Vahl, 99, 115
subsp. cyrtostachys (Miq.) Kern,
118, 123, 126
var. micronux (C.B. Cl.) Kük., 120,
123, 127
subsp. sanguinolentus, 117, 126
stricticulmis Govind., 103, 120, 123, 126
substramineus Kük., 99, 115, 121, 126
subumbellalus Kük., 383
sulcinux C.B. Cl., 99, III, 122,
unioloides R. Br., 99, 107, 125, 126
CYRTOSPERMA Griff.
senegalense Engl., 331
D
DACTYLOCTENIUM Willd., 283
ægyptium (L.) Pal. Beauv., 282
DEPLANCHEA Vieill.
sessilifolia Vieill., 261
DETARI U M Juss.
microcarpum Guill. & Perr., 316
DIANELLA Lam.
intermedia Endl., 265
DICHANTHIUM Willemet, 283
caricosum (L.) A. Camus, 282, 284
D1CHAPETALUM Thou.
insigne Engl., 168
DICRÆANTHUS Engl.
africanus Engl., 339
DIGITARIA Haller
longiflora (Retz.) Pers., 388
DIOSCOREA L., 70
bulbifera L., 384
dumetorum (Kunth) Pax, 384
DIOSPYROS L.
elliotii (Hiern) F. White, 384
mespiliformis Hochst. ex A. DC., 318
D1SSOTIS Benth.
irvingiana Hook., 386
DORSTENIA L., 25
DORYALIS E. Mey. corr. Warb., 174
DOVYALIS E. Mey., 174, 175
abyssinica (A. Rich.) Warb., 179, 180
DRACÆNA Vand. ex L.
aurea Mann, 218
deisteliana Engl., 302
DRIMIOPSIS Lindl. & Paxt.
kirkii Bak.. 20
maculata Lindl., 20
volkensii Bak., 20, 21, 22
DYBOWSKIA Stapf
dybowskii (Franch.) Dandy, 151
seretti (De Wild.) Stapf, 151
E
ECHINOCHLOA Pal. Beauv., 283
colonum (L.) Link, 282, 284, 334
pyramidalis Hitchc. & Chase, 334
stagnina Pal. Beauv., 334
Source : MNHN, Paris
— 500 —
ECHINOPS L.
amplexicaulis Oliv., 318
EICHORNIA Kunth
crassipes (Mart.) Solms-Laub., 339
ELÆIS Jacq.
guineensis Jacq., 293, 294, 296,297, 308
ELEOCHARIS R. Br.
dulcis (Burm. f.) Henschel, 333
sphacelata R. Br., 328, 333
ELYTRARIA Michx.
acaulis (L.f.) Lindau, 433, 440, 441
ivorensis Dokosi, 433, 435, 437 sqq.
lyrata Vahl, 433, 435 sqq.
marginata Vahl, 433, 435 sqq.
maritima J.K. Morton, 433,435,437 sqq.
minor Dokosi, 433 sqq.
EMILIA Cass,
coccinea (Sims) Sweet, 23
sonchifolia DC., 23
ENHALUS Rich.
kœnigii Rich., 335
ENTANDROPHRAGMA C. DC.
angolense (Welw.) C. DC., 302
ENYDRA Lour.
fluctuans Lour., 332
ERBLICHIA Seeman, 460
antsingyæ (Capuron) Arbo, 459 sqq.,
464, 470, 476, 478 sqq.
bcrneriana (Tul.) Arbo, 459 sqq., 464,
469, 470, 475, 478, 480
integrifolia (Claverie) Arbo, 459 sqq.,
464, 467, 470, 473 , 478, 480, 481
madagascariensis O. Hoffmann, 459 sqq.,
464, 470, 472, 477 sqq.
odorata Seeman, 459 sqq., 471, 478,
480, 481
var. mollis (Standl. & Steyerm.) L.O.
Williams, 466, 467
var. odorata, 466
slandleyi Steyerm., 464
xylocarpa (Sprague & Riley) Standl. &
Steyerm., 464
var. mollis Standl. & Steyerm., 467
EREMOSPATHA (Mann & Wendl.)
Mann & Wendl., 293
cabræ De Wild., 314
cuspidata Mann & Wendl., 314
hookeri Wendl., 314
macrocarpa (Mann & Wendl.) Wendl.,
314
tessmanniana Becc., 314
wendlandiana Dammer ex Becc., 314
ERLANGEA Sch. Bip.
cordifolia (Benth. ex Oliv.) Moore, 23
ERUCA Mill.
sativa Mill., 380
ERYTHRINA L.
excelsa Bak., 296
EUGENIA L.
nodosa Engl., 430
rariflora Benth., 218
EULOPHIA R. Br.
cucullata (Sw.) Steud., 388
EUPHORBIA L., 318
inæquilatera Sond., 384
sanguinea Hochst. & Steud., 384
EUR YALE Salisb.
ferox Salisb., 338
EVOLVULUS L.
convolvuloides (Willd. ex Schult.) Stearn,
282
F
FAGARA L.
macrophylla Engl., 296
xanthoxyloides Lam., 300, 301
FAGONIA L.
indica Burm. f., 390
FICUS L., 25. 316
abutilifolia (Miq.) Miq., 387
capensis Thunb., 300
glumosa Del.
var. glaberrima Martelli, 387
F1MBR1STYLIS Vahl
dichotoma (L.) Vahl, 382
dipsacea (Rottb.) C.B. Cl., 382
miliacea (L.) Vahl, 382
neocaledonica C.B. Cl., 265
FLACOURTIA Comm. ex L’Hérit., 175
FLACOURTIEÆ Clos, 174
FUIRENA Rottb.
leptostachya Oliv., 382
umbellata Rottb., 333
G
GAMBEYA Pierre
beguei (Aubrév. & Pellegr.) Aubrév. &
Pellegr., 304
boukokoensis Aubrév. & Pellegr., 302,
304
lacourtiana (De Wild.) Aubrév. & Pel¬
legr., 168, 304
GARC1NIA L., 302
GARDENIA Ellis, 318
madeifera Hook., 316
ternifolia Schum. & Thonn., 388
GLOSSOSTIGMA Wight & Arn.
diandra (L.) O. Ktze., 389
GLYCERIA R. Br.
fluitans (L.) R. Br., 334
GNIDIA L.
kraussiana Meisn., 389
Source : MNHN, Paris
— 501 —
GOUANIA Jacq.
laxiflora Tul., 485
leguatii J. Guého, 483 sqq.
ret inaria auct., 483
GRESLANIA Balansa, 257
GREWIA L.
barteri Burret, 389
mollis Juss., 318
GUIOA Cav.
pectinata Radlk., 265
H
HAEMANTHUS L.
multiflorus Martyn, 378
rupestris Baie., 378
HEDYCARYA J.R. & G. Forst.
allerni/olia Hemsl., 52
angustifolia A. Cunn., 26, 27, 30, 31
aragoensis J. Jérémie, 28, 36, 47, 48
arborea J.R. & G. Foret., 25 sqq.,
30, 33
australasica (Sonder) A. DC., 32
balansa: Perk., 28, 36, 49, 50, 52
baudouinii Baill., 28, 38, 42, 43, 52
bengalensis Roxb. ex F. Muell., 28
caledonica Guillaum., 25
chrysophylla Perk., 28, 36, 39 sqq.
comptonii S. Moore, 50
crassifolia Gillespie, 33
cunninghamii Tul., 30
cupulata Baill., 28, 40, 48 sqq.
dentata G. Foret., 28
var. australasica Sonder, 32
denticulata (A. Gray) Perk. & Gilg, 33
dorstenioides A. Gray, 26, 27, 35
var. denticulata A. Gray, 33
engleriana S. Moore, 27, 39, 40, 42
erythrocarpa Perk., 25, 52
grandiflora Perk., 38
hirsuta Spreng., 28
macrophylla A. Cunn., 30
microcarpa Perk., 28, 43 sqq.
neo-ebudica Guillaum., 33
ovalifolia Guillaum., 38
parvifolia Perk. & Schltr., 26, 27, 37,
38, 40
perkinsiana S. Moore, 40
pseudomorus F. Muell., 30
racemosa Tul., 52
rivularis Guillaum., 26, 27, 34 sqq.
saligna S. Moore, 40
scabra A. Gray, 28
sinuato-dentata Perk., 33
solomonensis Hemsl., 52
spectabilis Perk., 38
symplocoides S. Moore, 28, 42, 46, 47
tapeinospermifolia Guillaum., 25
verticillata Guillaum., 25
HEERIA Meissn., 318
HELIOTROPIUM L.
angiospermum Murr., 282
HIPPUR1S L.
vulgaris L., 335
HOTTONIA L., 89
palustris L., 86 sqq.
HOUTTUYNIA Thunb.
cordata Thunb., 340
HUGONIA L., 491
HUMBOLDT1A Vahl., 318
HYDROCOTYLE L.
sibthorpioides Lam., 342
HYDROLEA L.
zeylanica Vahl, 335
HYDROPHYLLUM L.
appendiculatum Michx., 335
virginicum L., 335
HYGROPHILA R. Br.
auriculata (Schumach.) Heine, 330
lævis (Nees) Lindau, 378
HYGRORYZA Nees
aristata (Retz.) Nees, 334
HYMENODICTYON Wall., 160, 162,
163, 164, 166
HYPARRHENIA Anders. ex Fourn., 300
altissima Stapf, 151
sect. Apogonia Stapf, 136, 140
sect. Arrhenopogonia W.D. Clayton,
136, 140
bagirmica (Stapf) Stapf, 130, 131, 132,
135, 142, 151
barteri (Hack.) Stapf, 130,131,135,142,
151
bisulcata Chiov., 151
bracteata (H.B. & K. ex Willd.) Stapf,
130, 131, 132, 136, 144, 145, 151
buchananii (Stapf) Stapf ex Stent., 151
chrysargyrea (Stapf) Stapf, 151
confinis (Hochst. ex A. Rich.) Anders.
ex Stapf
var. confinis, 144
contracta Robyns, 151
cirrulosa Stapf, 151
coriacea Mazade, 147, 149, 151
var. coriacea, 136, 148, 151
var. sericea Mazade, 136, 148, 151
cyanescens (Stapf) Stapf, 130, 131, 132,
135, 144, 151
cymbaria (L.) Stapf, 130, 131, 132, 135,
143, 151
diplandra (Hack.) Stapf, 130, 131, 132,
136, 146, 147
var. major Vanderyst, 151
dybowskii (Franch.) Roberty, 130, 131,
136, 150, 151
Source : MNHN, Paris
— 502 —
eberhardtii (A. Camus) Hitchc., 151
effusa (Bal.) A. Camus, 151
exarmata (Stapf) Stapf, 130, 131, 132,
135, 140, 151
familiaris (Steud.) Stapf, 130, 131, 135,
137, 143
var. pilosa Robyns, 151
fiiipendula (Hochst.) Stapf, 130,131,151
var fiiipendula, 132, 135, 142, 143
finitima (Hochst.) Anders. ex Stapf, 140
foliosa (H.B. & K.) Foum., 151
fulvicoma (Hochst.) Anders., 151
gazensis (Rendle) Stapf, 140
gracilescens Stapf, 151
var. brachypoda Chiov., 151
sect. Hyparrhenia, 135
involucrata Stapf
var. involucrata, 130, 131, 136, 146,
147
var. breviseta Clayton, 130, 131, 136,
147, 151
lecomtei (Franch.) Stapf
var. bisulcara (Chiov.) Robyns, 151
mutica Clayton, 132, 136, 146, 151
newtonii (Hack.) Stapf, 130, 131, 144,
145, 151
var. newtonii, 136, 145
niarensis (Franch.) Clayton, 130, 131,
144, 151
var. niarensis, 132, 136, 144
noiolasia Stapf, 151
nyassæ (Rendle) Stapf, 130, 131, 132,
134, 136, 142, 151
pachyslachya Stapf, 151
parvispiculata Bamps, 151
pilosa Mazade, 135, 137, 138, 139, 141,
151
pœcilotricha (Hack.) Stapf, 130, 131,
132, 135, 137, 152
sect Pogonopodia Stapf, 135, 144
sect. polydistachyophorum (Gren. &
Godr.) Clayton, 134, 140, 142
quarrei Robyns, 135, 140, 142, 152
rufa (Nees) Stapf
var, rufa, 130, 131, 132, 134, 137,
140, 142
var. fulvicoma (Hochst.) Chiov., 152
var. major (Rendle) Stapf, 152
schmidiana A. Camus, 152
smithiana (Hook.f.) Stapf, 138
soluta (Stapf) Stapf, 152
squarrulosa Peter, 152
slolzii Stapf, 152
sect. Strongylopodia Clayton. 134
subplumosa Stapf, 130, 131, 132, 136,
146, 152
iakaensis Vanderyst, 152
vanderysiii (De Wild.) Vanderyst, 152
vulpina Stapf
subsp. longipes A. Camus, 152
welwitschii (Rendle) Stapf, 130, 131, 132
135, 144, 152
HYPHÆNE Gaertn.
thebaica (L.) Mart., 293, 306
IMPERATA Cyr.
cylindrica (L.) Pal. Beauv., 300, 301
IPOMŒA L.
aquatica Forst., 327, 332
IRIS L.
pseudacorus L., 336
IRVINGIA Hook.f.
gabonensis (Aubry-Lec. ex O'Rorke)
Baill., 296
ISOBERLINIA Craib & Stapf
doka Craib & Stapf, 318
JUNIPERUS L., 370
JUSSIÆA L.
perennis (L.) Brenan, 387
K
KÆMPFERIA L.
æthiopica (Schweinf.) Solms-Laub., 390
KIBAROPSIS Vieillard ex J. Jérémie, 25
KIGELIA DC.
africana (Lam.) Benth., 318
KLAINEASTRUM Pierre ex A. Chev.,
228
gabonense Pierre ex A. Chev., 232
umbellata Rottb., 383
KYLLINGA Rottb.
debilis C.B. CI., 382
L
LANNEA A. Rich., 14, 318
LASIA Lour.
spinosa (L.) Thw., 331
LASIOS1PHON Fresen.
kraussianum (Meisn.) Burtt-Davy, 389
LECOMTEDOXA Dubard, 304
LEPIDAGATHIS Willd.
anobrya Nees, 196
LEPTOCHLOA Pal. Beauv.
capillacea Pal. Beauv., 334
Source : MNHN, Paris
— 503 —
LEUCÆNA Benth., 345, 346, 348
canescens, 349
forsteri Benth., 360
insularum (Guill.) Dân.
var. guamensis Fosb. & Stone, 362
var. insularum, 360
LEUCAS R. Br.
martinicensis (Jacq.) Ait. f., 20 sqq.
LIMNOCHARIS H. & B.
flava (L.) Buchenau, 336
LIMNOPHILA R. Br.
fluviatilis A. Chev., 389
LIMNOPHYTON Miq.
obtusifolium (L.) Miq., 330
LONCHOCARPUS Kunth
sericeus (Poir.) H.B. & K., 384
LOPHIRA Banks ex Gærtn., 14
LOUDETIOPSIS Conert
ambiens (K. Schum.) Conert, 301
LUDWIGIA L.
perennis L., 387
repens Sw., 339
LYCOPUS L.
asper Greene, 336
lucidus Turcz., 336
virginicus L., 336
LYTHRUM L.
salicaria L., 336
M
MACAGLIA A. Rich. ex Vahl
tuberculaia Vahl, 208
MACOUBEA Aubl., 267, 270
guianensis Aubl., 268, 269, 273
sprucei (Muell. Arg.) Markgr., 273
var. pauciflora (Spruce ex Muell. Arg.)
Monach., 276
witolorum Schult., 276
MACOUBEÆ Boiteau & Sastre, 272, 274
MA CO U B El NÆ Pich., 267, 268, 276
MACROPODIELLA Engl.
heteromorpha (Baill.) C. Cusset, 339
MARATHRUM H. & B.
fœniculaceum H. & B., 339
MARISCUS Vahl
alternifolius Vahl, 383
cylindristachyus Steud., 383
sumatrensis (Retz.) J. Rayn., 383
umbellaïus (Rottb.) Vahl, 383
umbellatus auct., 383
MARS1LEA L.
crenulata Desv., 337
drummondii A. Br., 337
MATHURINA Balf. f., 459, 460, 463
MAXWELLIA Baill.
lepidota Baill., 261
MELANTHERA Rohr.
rhombifolia Hoffm. & Mischl., 380
MEMECYLEÆ, 221, 222
MEMECYLON L., 221, 222
acurifolium De Wild., 229
adami Jac.-Fél., 431
æquidianum Jac.-Fél., 429, 430
sect. Afzeliana Jac.-Fél., 59, 64, 67, 78,
79, 80, 225, 409, 414, 424, 426
afzelii G. Don, 61, 63, 418, 426, 428
var. afzelii, 432
var. amœnum Jac.-Fél., 426, 427
n Jac.-Fél., 428
i Jac.-Fél., 428
i R. Fera., 234
* (Gilg) A. & R. Fera., 229
e Jac.-Fél., 410, 411
<? Exell, 234
■i H. 1
, 229
applanatum Bak.f.,
arcuato-marginatum Gilg ex Engl.,
i-marginatum, 430
,s Jac.-Fél., 61, 74, 77, 8
aylmeri Hutch. & Dalz., 61, 414, 432
baneri Hook.f., 61, 63, 75, 81, 226
bebaiense Gilg ex Engl., 61, 71, 76, 81,
229
bequaertii De Wild., 230
sect. Biovulata Jac.-Fél., 59, 64, 67, 68
blakeoides G. Don, 61, 63, 71, 72, 75,
77, 81, 225
boonei De Wild., 232
boukokoense Jac.-Fél. (ined.), 61
breteleranum Jac.-Fél., 420, 421
calophyllum Gilg, 71, 81, 430, 431
candidum Gilg, 61, 426, 428 , 431
capitellatum L., 65, 72, 81, 221, 225
cauliflorum H. Perr., 228
toides G. Don, 61, 71, 73, 75,
., 230
i De Wild., 418
lorum Naud., 81
o-violaceum Gilg ex Engl., 234
n (Guill. & Perr.) Hook.f., 225
n Jac.-Fél., 420, 423
230
., 228
& R. Fera.
Presl., 70, 81
De Wild., 231
H. Perr., 228
Gilg & Lederm.
Brenan, 61
Gilg ex Engl., 81, 226
Planch. ex Benth., 81, 410
Source : MNHN, Paris
— 504
engleranum Cognx., 61
var. occidentale Jac.-Fél., 431, 432
erubescens Gilg, 230
farronianum Jac.-Fél. (ined.), 61
fasciculare (Planch. ex Benth.) Naud..
61, 76, 80, 81, 230
fernandianum Gilg ex Engl., 232
flavovirens Bak., 61
fleuryi Jac.-Fél., 226
fosteri Hutch. & Dalz., 61, 231
gabonense (Pierre ex A. Chev.) Gilg.
ex Engl., 232
germainii A. & R. Fern., 61, 70, 72, 73,
74, 81
gilgianum Exell, 231
gilletii De Wild., 231
golaense Bak.f., 61, 231
guineense Keay, 61, 73, 81, 235
heinsenii Gilg, 230
heterophyllum Gilg, 231
heterophyllum auct., 234
heudelotii Naud., 231
huillense A. & R. Fern., 420, 422
jasminoides Gilg, 61, 231
klaineanum Jac.-Fél., 422, 425
lateriflorum (G. Don) Bremek., 61, 71
74, 77, 79, 81, 223, 224, 409, 410,
412, 414, 416
laurentii De Wild., 61
teucocarpum Gilg, 232
liberia; Gilg ex Engl., 22,424, 427
longicauda Gilg, 232
luiescens Naud., 228
macranthum Jac.-Fél. (ined.), 61,71, 76,
81
macrodendron Gilg ex Engl., 61, 416
majungense H. Perr., 234
maimii Hook.f., 226
meeusei H. Perr., 228
meiklei Keay, 61, 235
melastomoides Naud., 228
membranifolium Hook.f., 61, 232
memecyloides (Benth.) Exell, 61, 71, 73,
75, 76, 78, 81, 232
memoratum Jac.-Fél., 416, 417
miüenii Gilg, 226
sect. Mouririoidea Jac.-Fél., 59, 64, 67,
78, 225, 409
mouririoides Jac.-Fél., 412, 413
myrianthum Gilg, 61, 418, 420, 422
myrtilloides Markgr., 61, 72, 73, 81
nanum A. Chev., 232
ngouniense Jac.-Fél. (ined.), 61
nigrescens Engl., 431
nitidulum Cogn., 226
nodosum (Engl.) Gilg. ex Engl., 428,
430
normandii Jac.-Fél., 61, 416, 418
obanense Bak.f., 431
occultum Jac.-Fél., 412, 413
ogowense A, Chev., 226
oligoneuron Bl., 65, 66
oubangianum Jac.-Fél., 416, 418, 419
peculiare H. Perr., 232
sect. Polyanthema Engl., 59, 64, 67, 78,
225, 409, 414
polyanthemos Hook.f., 61, 71, 81, 414,
416, 418, 426
pterocarpum H. Perr., 224
pulcherrimum Gilg, 61, 232
purpureo-caruleum Gilg, 226
pynaertii De Wild., 226
ramosum Jac.-Fél., 61, 412, 413
reygaertii De Wild., 61, 234
roboreum Naud., 228
sansibaricum Taub., 234
sapinii De Wild., 61, 234
schliebenii Markgr., 234
sessile A. Chev., 235
sessilicarpum A. & R. Fern., 234
simii Stapf, 410
sitanum Jac.-Fél., 422, 425
spathandra Bl., 226
sect. Spathandra (Guill. & Perr.) Cogn.,
59, 64, 67, 78
sect Strychnoidea Engl., 59, 64, 65, 67,
72, 78
strychnoides auct., 231
strychnoides Bak., 226
superbum A. & R. Fern., 235
lessmanii Gilg ex Engl., 226
Innerve DC., 235
uniflorum Exell, 229
viguieranum H. Perr., 228
virescens Hook. f., 61
viride Hutch. & Dalz., 414, 415, 431
vogelii Naud., 232
vogelii auct., 81
tvalikalense A. & R. Fern., 235
wilwerihii De Wild., 231
yangambense A. & R. Fern., 235
zenkeri Gilg, 61, 71, 79, 81
MENTHA L„ 336
MENYANTHES L.
trifoliata L., 337
MIMOSA L.
glandulosa Soland. ex Forst., 360
MIMULUS L.
luteus L., 340
MOCQUERYSIA Hua, 178
MOLONGUM Pich., 268, 276
MONIMIOPSIS Vieill. ex Perk.
rivularis Vieill. ex Perk., 34
MONOCHORIA Presl
vaginalis Presl, 340
Source : MNHN, Paris
— 505 —
MONOCYMBIUM Stapf
ceresiforme (Nees) Stapf, 143
MONOTES A. DC.
kerstingii Gilg, 318
MONTIA L.
fontana L., 340
MONTRICHARDIA Crueg.
arborescens (L.) Schott, 331
MOORIA Montr.
canescens Brongn. & Gris, 265
MORELIA A. Rich.
senegalensis A. Rich. ex DC., 388
MOURERA Aubl.
fluviatilis Aubl., 339
MOURIRI Aubl., 64, 69, 78
MURDANNIA Royle
simplex (Vahl) Brenan, 381
MUSANGA C. Sm. ex R. Br.
cecropioides R. Br., 296, 297
MUSSÆNDA L.
erythrophylla Schum. & Thonn., 318
MYOPORUM Banks&Soland.ex Forst.f.,
237
MYRIANTHUS Pal. Beauv.
arboreus Pal. Beauv., 296
MYRIOPYLLUM L., 85, 89, 91, 92
aquaticum (Vell.) Verdc., 86, 87, 335.
N
NAJAS L., 283
guadalupensis (Spreng.) Magnus, 284,
287
major Ail., 337
NAUCLEA L.
latifolia Sm., 316
NELUMBIUM Juss., 327
NELUMBO L.
nucifera Gærtn., 337
pentapetala (Walt.) Fera., 338
NEOBEGUEA Leroy
mahafaliensis Leroy, 162
NEOCOUMA Pierre, 268, 272
NEPTUNIA Lour., 283
oleracea Lour., 337
plena (L.) Benth., 284, 286
NERAUDIA Gaudich., 218
NEWTONIA Baill.
buchananii (Bak.) Gilbert & Boutique,
302
NUCULARIA Battand.
perrinii Battand., 380
NUPHAR Sibth. & Sm.
advena Ait., 338
luteum Sm., 338
polysepala Engelm., 338
NYMPHÆA L., 327
alba L., 338
capensis Thunb., 338
cœrulea Sw., 338
gigantea Hook., 338
lotus L., 338
stellata Willd., 338
tetragona Georgi, 338
NYMPHOIDES Seguier
brevipedicellata (Vatke) A. Rayn., 337
crenata F. Muell., 337
cristata (Roxb.) O. Ktze., 337
forbesiana (Griseb.) O. Ktze., 337
indica (L.) O. Ktze., 337
subsp. occidentalis A. Rayn., 386
peltata (L.) O. Ktze., 337
rautaneni (N.E. Br.) A. Rayn., 337
NYPA Steck.
fruticans Wurmb., 294, 297
O
OCHROSIA Juss.
compta K. Schum., 199, 200, 201, 219
forbesii St. John, 200, 202, 219
haleakalæ St. John, 200, 203, 204, 219
hamakuaensis St. John, 200, 205, 206,
219
holei St. John, 200, 207, 208, 219
kauaiensis St. John, 200, 209, 212, 219
kilaueaensis St. John, 200, 211, 214, 219
konaensis St. John, 200, 213, 216, 219
kondoi St. John, 200, 215, 216, 219
lamoureuxii St. John, 200, 217, 219
microcalyx St. John, 200, 218, 219
sandwicensis A. DC., 199, 200, 208, 210
sandwicensis auct., 200, 208, 210
tuberculata auct., 208
O DINA Roxb., 318
ŒNANTHE L.
javanica DC., 342
OFTIA Adans., 237, 238, 241
africana (L.) Bocq., 239
revoluta Bocq., 239
OLEA L.
hochstetteri Bak., 302
OMPHALOCARPUM Pal. Beauv.
procerum Pal. Beauv., 304
ONCOBA Forsk.
spinosa Forsk., 316
ONCOCALAMUS (Mann & Wendl.)
Hook.f.
acanthocnemis Drude, 314
mannii Wendl., 314
phæobalanus Burret, 314
wrightianus Hutch., 314
ORONTIUM L.
aquaticum L., 331
ORYZA L.
barthii A. Chev., 334
Source : MNHN, Paris
— 506 —
glaberrima Steud., 334
longistaminata A. Chev. & Rœhr., 334
sativa L., 334
slapfii Roshev., 334
OSTRYODERRIS Dunn
stuhlmannii (Taub.) Dunn ex Harms, 385
OTTELIA Pers.
alismoides Pers., 335
ulvifolia (Planch.) Walp., 335
OXYSTIGMA Harms
mannii (Baill.) Harms, 311
OXYTENANTHERA Munro
abyssinica (A. Rich.) Munro, 318
P
PACHYSTELA Pierre ex Radlk.
msolo Engl., 302, 304
PALMER1A F. Muell., 52
PANDANUS L.f., 318
PANDIAKA (Moq.) Hook.f.
heudelotii (Moq.) Hook., 196
PANICUM L.
numæense Balansa, 262
uncinulalum R. Br., 262
PARACORYNANTHE Capuron, 160,163
antakarana Capuron ex Leroy, 160, 164,
165
uropetala Capuron, 159, 161, 162, 164
PARAHANCORNIA Ducke, 272
PARINARI Aubl.
curatellifolia Planch. ex Benth., 381
PARKIA R. Br., 316
africana R. Br., 318
PAROPSIA Nor. ex Thou., 174, 175
inlegrifolia Claverie, 460, 467
PAROPSIEÆ Harms, 167, 168, 175
PASPALUM L.
laxum Lam.. 284
PAULOWNIA Sieb. & Zucc., 89 sqq.
tomentosa Baill., 86, 87
PAUSINYSTALIA Pierre, 160, 163, 166
PAVETTA L.
lateriflora G. Don, 410
PELTANDRA Rafin.
virginica (L.) Kunth, 331
PENN1SETUM Rich.
pedicellatum Trin., 196
PENTATROP1S R. Br.
spiralis (Forsk.) Decne., 379
PENTODON Hochst.
pentandrus (Schum. & Thonn.) Vatke,
340
PHŒNIX L.
dactylifera L., 294
reclinata Jacq., 300, 302 sqq., 305, 318
spinosa Schum. & Thonn., 302
PHOLIDIA R. Br., 237
PHRAGMITES Adans.
australis (Cav.) Trin. ex Steud., 334
PHYLA Lour.
nodiflora (L.) Greene, 282
PHYSALIS L.
angulata L., 282, 284
P1LIOSTIGMA Hochst.
thonningii (Schum.) Miln.-Redh., 380
PINUS L.
attenuata Lemm., 405
banksiana Lamb., 405
subsect. Cembroides Engelm., 365, 366
cembroides Zucc., 365, 366,367, 370, 372
var. bicolor Little, 370, 371
var. cembroides, 370
var. remota Little, 370
coulteri D. Don, 405
culminicola Andresen & Beaman, 365,
366, 370, 371, 372
edulis Engelm., 365, 366, 370, 371, 372
halepensis Mill., 395, 405
johanis M.-F. Robert, 365 sqq.
juarezensis Nanner, 365
lemoniana Benth., 393, 406
massoniana Lamb., 405, 406
maximartinezii Rzedowski, 365, 366
monophylla Torr. & Frem., 365, 366,
370, 372
muricata D. Don, 393, 394, 405
nelsonii Shaw, 365, 366
nigra Arnold, 405
palustris Mill., 394, 405
patula Schltr. & Cham., 405
pinasrer Ait., 393, 395, 399, 405, 406
subsp. atlantica H. de Villar, 398
pinceana Gordon, 365, 366
pinea L., 405, 406
quadrifolia Pari., 365, 366, 370, 371, 372
radiata D. Don, 404, 405
serotina Michx., 394, 405
silvestris L., 405
sinensis Lamb., 406
torreyana Parry ex Carr., 405
uncinata Mill. ex Mirb., 405
PIPER L.
guineense Schum. & Thonn., 310
PIPTADENIA Benth., 345, 346, 348
colubrina Benth., 349
novo-gineensis Warb., 349, 354, 357
PIPTADENIASTRUM Brenan
africanum (Hook.f.) Brenan, 296
PIRIQUETA Aubl.
antsingyæ Capuron, 460, 476
berneriana Tul., 459, 469
capensis Urb., 459, 460
sert. Erklichia (Seeman) Urb., 460, 463
sect. Eupiriqueta Urb., 460
Source : MNHN, Paris
— 507 —
integrifolia (Claverie) Capuron, 467
madagascariensis (O. Hoffmann) Urb.,
472
mandrarensis Humbert, 460, 467
odorala (Seeman) Urb., 464
xylocarpa Sprague & Riley, 464
PISTIA L.
stratiotes L., 332
PITTOSPORUM Banks ex Soland.
suberosum Panch., 265
PLECTRONIA L.
odorala F. MuclI., 265
PLUMERIA L.
rubra L., 379
PODOCARPUS L’Hérit. ex Pers.
milanjianus Rendle, 304
PODOCOCCUS Mann & Wendl.
barteri Mann & Wendl., 293, 305, 306,
307
POGOGYNE Benth.
parviflora Benth., 336
POLYGONUM L.
bistorta L., 339
pulchrum Bl., 339
salicifolium Brouss. ex Willd., 339
senegalense Meisn., 339
PONTEDERIA L.
cordata Lour., 340
POTAMOGETON L.
crispus L., 340
natans L., 340
PROSOPIS L., 316, 345, 346
insularum (Guill.) Bret., 349
subsp. insularum, 360
subsp. novoguineensis (Warb.) Bret.
357
juliflora (Sw.) DC., 349
PSEUDECHINOLÆNA Stapf, 264
PSEUDOCEDRELA Harms
kotschyi (Schweinf.) Harms, 386
PSEUDOSPONDIAS Engl., 491
PSILOXYLON Thou. ex Tul., 176
PSYCHOTRIA L.
swynnertonii Bremek., 21, 23
vogeliana Benth., 23
PTEROCARPUS Jacq.
santalinoides L’Hér. ex DC., 385
PTERYGOTA Schott & Endl.
mildbrædii Engl., 302
PYCNANTHUS Warb.
angolensis (Welw.) Warb., 291, 319
PYCREUS Pal. Beauv.
flavidus (Retz.) Koy., 100
globosus Reichenb., 100
hyalinus Vahl, 95
latespicatus (Bock.) C.B. Cl., 101
macrostachyos (Lam.) J. Rayn., 106
polyslachyos (Rottb.) Pal. Beauv., 112
pumilus (N.) Nees, 114
puncliculalus (Vahl) Nees, 113
sanguinolenlus (Vahl) Nees, 117
slramineus (Nees) C.B. Cl., 121
sulcinux (C.B. Cl.) C.B. Cl., 122
unioloides (R. Br.) Nees, 125
Q
QUERCUS L.
intricata Trelease, 370
R
RANOP1SOA Leroy, 237, 238, 241
rakotosonii (Capuron) Leroy, 239, 240
RAPHIA Pal. Beauv.
aulacolepis Burret, 308, 312, 323, 324
diasticha Burret, 310
dolichocarpa Burret, 312, 323, 323
farinifera (Gærtn.) Hyl., 293, 304, 308,
309, 310, 312, 319, 320, 321, 324
gentiliana De Wild., 312
hookeri Mann & Wendl., 293, 310, 312,
313
laurentii De Willd., 312, 324
longiflora Mann & Wendl., 310
matombe De Wild-, 312
monbuttorum Drude, 170, 293, 308, 312,
313, 316, 319 sqq.
mortehani De Wild., 312
palma-pinus (Gærtn.) Hutch., 293, 310,
311
pycnosticha Burret, 312, 319, 322, 323
regalis Becc., 293, 308, 315
ruffia (Jacq.) Mart., 308, 312, 324
sankuruensis De Wild., 312
sese De Wild., 312
sudanica A. Chev., 306, 319
vinifera Pal. Beauv., 293, 308 sqq., 311,
318, 320
RAUVOLFIA L., 443
sandwicensis A. DC., 199
semperflorens (Muell. Arg.) Schltr.
var. viridis (Muell. Arg.) Boiteau, 448
RHIGOSPIRA Miers. 268, 272, 276
quadrangularis (Muell. Arg.) Miers, 268,
271
RH1ZOPHORA L.
racemosa G.F.W. Mey., 294, 310, 311
RHODODENDRON L.
sect. Vireya (Bl.) Copel.f., 55
subsect. Solenovireya Copel.f., 55
roseiflorum P. F. Stevens, 55, 56
ruttenii J.J. Smith, 55
RHŒO Hance
spathaca (Sw.) Stem, 381
Source : MNHN, Paris
— 508 —
RHUS L.
trilobata Nutt., 370
RICINODENDRON Muell. Arg.
heudelotii (Baill.) Pierre ex Pax, 296
RORIPPA Scop.
microphylla (Bcenn.) Hyl., 333
nasturtium-aquaticum (L.) Hayek., 333
ROTHMANNIA Thunb.
whitfieldii (Lindi.) Dandy, 316
ROYSTONEA O.F. Cook.
regia O.F. Cook, 294
RUELLIA L.
tuberosa L., 282
RUPPIA L., 283
maritima L., 284, 288
S
SABAL Adans., 294
SACCHARUM L.
spontaneum L., 334
SACCIOLEPIS Nash
interrupta Stapf, 334
SAGITTAR1A L.
latifolia Willd., 330
sagittifolia L., 330
SALACIA L.
zenkeri Loes., 170
SAMOLUS L.
valerandii L., 340
SARCOCEPHALUS Afzel. ex R. Br., 316
SC A DO XUS Rafin.
multiflorus (Martyn) Raf., 378
SCHEFFLERA J.R. & G. Forst.
abyssinica (Hochst. ex A. Rich.) Harms,
302
SCHIZACHYRIUM Nees
exile Stapf, 196
SCHLEINITZIA Warb. ex Guinet
fosbergii Nevling & Niezgoda, 346 sqq.
insularum (Guill.) Buckart, 345 sqq.
microphylla Warb., 346, 347
novo-guineensis (Warb.) Verdc., 345
sqq.
var. pubescens Verdc., 357
SCHŒNOPLECTUS (Reichb.) Palla
erectus (Poir.) Palla ex J. Rayn., 383
grossus (L.f.) Palla, 333
juncoides (Roxb.) Krecz., 383
lacustris Palla, 333
oxyjulos (Hooper) J. Rayn., 383
SCIRPUS L.
erectus Poir., 383
miliaceus L., 382
nevadensis S. Wats., 333
oxyjulos Hooper, 383
uninodis (Del.) Boiss., 383
SCLEROCARYA Hochst.
birrea (A. Rich.) Hochst., 316
SCLEROSPERMA Mann & Wendl.
mannii Wendl., 293, 306, 307
SCOPARIA L.
dulcis L., 22
SENECIO L.
abyssinicus Sch. Bip., 23
discifolius Oliv., 23
perrottetii DC., 380
SESUVIUM L.
portulacastrum L., 284
SETARIA Pal. Beauv.
austrocaledonica (Bal.) A. Camus, 257,
259, 260, 262, 265
jaffrci P. Morat, 257 sqq.
SIDA L.
alba L., 196
SIDEROXYLON L., 218
saxorum Lecomte, 162
SIUM L.
cicutifolia Schrank., 342
SONCHUS L.
asper Vil!., 23
SORGHUM Mœnch.
barteri (Hack.) O. Ktze., 152
bracteatum (H.B. & K. ex Willd.)
O. Ktze., 152
cymbarium (L.) O. Ktze., 152
diplandrum (Hack.) O. Ktze., 152
familiare (Steud.) O. Ktze., 152
filipendulum (Hochst.) O. Ktze., 152
lepidum (Nees) O. Ktze., 152
newtonii (Hack.) O. Ktze., 152
pacilotrichum (Hack.) O. Ktze., 152
rufum (Nees) O. Ktze., 152
SPARGANIUM L.
euryocarpum Engl., 341
SPATHANDRA Guill. & Perr., 221, 222
barteri (Hook.f.) Jac.-Fél., 224
sect. Biovulata Jac.-Fél., 225
blakeoides (G. Don) Jac.-Fél., 223, 224,
225, 227
var. fleuryi (Jac.-Fél.) Jac.-Fél., 226
carrula Guill. & Perr., 72
danguyana (H. Perr.) Jac.:FéI., 227, 228
fascicularis Planch. ex Benth., 230
lutescens (Naud.) Jac.-Fél., 228
melastomoides (Naud.) Jac.-Fél., 228
memecyloides Benth., 232
quinquangularis Vahl, 382
roborea (Naud.) Jac.-Fél., 228
sect. Spathandra, 225
SPHENOCLEA Gærtn.
zeylanica Gærtn., 341
SPONDIAS L.
dulcis Forst., 487 sqq.
mombin L., 487 sqq.
Source : MNHN, Paris
— 509 —
purpurea L., 487 sqq.
radkoferi J. Donn. Smith, 487 sqq.
STACHYTARPHETA Vahl
jamaicensis (L.) Vahl, 282
STAPFIELLA Gilg, 459, 463
STERCULIA L.
setigera Del., 318
tomentosa Guill. & Perr., 318
STREPTOPETALUM Hochst., 460
STRYCHNOS L.
densiflora Bail!., 170
innocua Del., 316
STYLOSANTHES Sw.
mucronata Willd., 196
SWARTZIA Schreb.
madagascariensis Desv., 316
SYZYGIUM Gærtn.
guineense (Willd.) DC., 387
T
TABERNÆMONTANA L., 272
TABERNÆMONTANEÆ A. DC., 273,
274
TAMARINDUS L., 316
indica L., 318
TENAGOCHARIS Hochst.
latifolia (D. Don) Buchenau, 336
TEPHROSIA Pers.
bracteolata Guill. & Perr., 196
linearis (Willd.) Pers., 22
TERMINALIA L.
glaucescens Planch. ex Benth., 296, 304
macroptera Guill. & Perr., 381
superba Engl. & Diels, 304
THELETHYLAX
minutiflora (Tul.) C. Cusset, 339
THEMEDA Forsk.
effusa Bal., 152
foliosa (H.B. & K.) Bal., 152
THESPESIA Soland. ex Corrêa
danis Oliv., 20 sqq.
TRACHYPOGON Nees
rufus Nees, 152
TRAPA L., 327
natans L.
var. bicomis (L.f.) Makino. 341
var. bispinosa (Roxb.) Makino, 341
TRICHOSTEPHANEÆ Gilg, 168, 175
TRICHOSTEPHANUS Gilg
acuminatus Gilg, 167 sqq.
TRIDESMOSTEMON Engl.
omphalocarpoides Engl., 302, 304
TRIGLOCHIN L.
procera R. Br., 336
TRILEPISIUM Thou.
madagascariense Thou., 302
TRIPLOCHITON K. Schum.
scleroxylon, 304
TRISTANIA R. Br.
callobuxus Brongn., 261
TURNERA L.
berneriana Tul., 469
hildebrandti Baill. ex H. Perr., 474
madagascariensis (O. Hoffmann) Baill.,
474
ulmifolia L., 462
TYPHA L.
angustifolia L., 341
australis Schum. & Thonn., 341
elephantina Roxb., 341
latifolia L., 341
TYPHONODORUM Schott
lindleyanum Schott, 332
U
UAPACA Baill.
paludosa Aubrév. & Leandri, 170
URGINEA Steinh.
ensifolia (Thonn.) Hepper, 378
UTRICULARIA L.
gibba L., 386
V
VALLISNERIA L.
spiralis L., 335
VANGUERIA Comm. ex Juss., 316
VATICA L., 318
VERNONIA Schreb.
æmulans Vatke, 23, 375, 376
cinerea (L.) Nees, 23
VERONICA L.
anagallis-aquatica L., 340
beccabunga L., 340
VICTORIA Schomb.
amazonica (Pôpp.) Sowerby, 338
VITELLARIA Gærtn.f.
paradoxa Gærtn. f., 318
VITEX L., 316, 318
chrysocarpa Planch. ex Benth., 389
W
WALTHERIA L.
indica L., 22, 196
WARNECKEA Gilg, 221, 222
acutifolia (De Wild.) Jac.-Fél., 229
amaniensis Gilg, 229
anomala (H. Perr.) Jac.-Fél., 229
bebaiensis (Gilg ex Engl.) Jac.-Fél., 229
bequaertii (De Wild) Jac.-Fél., 230
Source : MNHN, Paris
— 510 —
cinnamomoides (G. Don) Jac.-Fél., 224,
230, 231
erubescens (Gilg) Jac.-Fél., 230
fascicularis (Planch. ex Benth.) Jac.-Fél.,
230
fosteri (Hutch. & Dalz.) Jac.-Fél., 231
gillettii (De Wild.) Jac.-Fél., 231
golaensis (Bak.) Jac.-Fél., 231
guineensis (Keay) Jac.-Fél., 223,224,233,
235
jasminoides (Gilg) Jac.-Fél., 231
membranifolia (Hook.f.) Jac.-Fél., 232
memecyloides (Benth.) Jac.-Fél., 232
peculiaris (H. Perr.) Jac.-Fél., 232
pulcherrima (Gilg) Jac.-Fél., 232
reygaertii (De Wild.) Jac.-Fél., 234
sansibarica (Taub.) Jac.-Fél., 224, 229,
233, 234
sapinii (De Wild.) Jac.-Fél., 234
schliebenii (Markgr.) Jac.-Fél., 234
sessilicarpa (A. & R. Fem.) Jac.-Fél.,
234
superba (A. & R. Fern.) Jac.-Fél., 235
trinervis (DC.) Jac.-Fél., 235
walikalensis (A. & R. Fern.) Jac.-Fél.,
235
yangambensis (A. & R. Fem.) Jac.-Fél.,
235
MCKSTRŒMIA Reichb.
viridiflora Meiss., 265
WOLFFIA Horkel ex Schleid.
arrhiza (L.) Horkel ex Wimm., 336
WOLFFIELA (Hegelm.) Hegelm.
welwitschii (Hegelm.) Monod, 385
WOLFFIOPSIS Hartog & Plas
welwitschii (Hegelm.) Hartog & Plas,
385
WORMSKIOLDIA Thonn., 460
X
XERODERRIS Roberty
stuhlmannii (Taub.) Mendonça & Sousa,
385
XIMENIA L.
americana L., 316
XYLIA Benth.
hoffmannii Drake, 349
XYLOCARPUS Kœn.
granatum Kœn., 22
Z
ZANTHOXYLUM L.
novæzeelandiæ A. Rich., 28
ZIZANIA Gronov. ex L.
aquatica L., 335
latifolia (Griseb.) Stapf, 335
ZIZIPHUS Mil),
mucronata Willd., 318
baclei DC., 318
ZOSTERA L.
marina L., 342
La table alphabétique des unités taxonomiques étudiées dans le volume 18 a été
établie par J.-J. Floret.
ACHEVÉ D'IMPRIMER LE 30 AVRIL 1979
SUR LES PRESSES DE FD EN SON
IMPRIMERIE ALENÇONNAISE-61002 ALENÇON
Dépôt légal : 2 e trimestre 1979 - 90.677
Source : MNHN, Paris
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La nomenclature utilisée devra respecter les règles du Code International de Nomenclature
Botanique. La citation des auteurs doit être complète et non abrégée. Une liste alphabétique de
tous les taxons cités, avec leurs auteurs, devra être annexée à chaque manuscrit, ceci afin de faciliter
la compilation des tables annuelles d’ADANSONIA.
La liste bibliographique en fin d’article doit être alphabétique par noms d’auteurs, et chrono¬
logique pour les travaux d’un même auteur. Les références doivent y être complètes (auteur(s), date,
titre de l’article, ouvrage ou revue, volume, pages).
Dans le texte, seuls doivent être soulignés d’un trait:
1. Les noms scientifiques latins (épithètes spécifiques sans capitales).
2. Les noms vernaculaires (sans capitale).
3. Les mots ou groupes de mots que l’auteur désire faire ressortir en italiques.
Ne rien souligner d'autre (noms de personnes, titre, sous-titre, etc.).
Citation de spécimens. — Il est demandé aux auteurs d’éviter les longues listes de spécimens
étudiés et de se borner à citer quelques récoltes représentatives du taxon et de sa répartition.
Les indications variées provenant des étiquettes de récolte ne seront plus citées in extenso,
mais devront être synthétisées sous forme de brèves notes phénologiques, écologiques, etc.
Il est conseillé aux auteurs :
1. de réserver les citations exhaustives des spécimens aux Flores en cours de publication quand
cela est possible,
2. ou, à défaut, de déposer ces listes exhaustives dans les bibliothèques des instituts bota¬
niques où elles pourront être consultées ou copiées à l'usage des spécialistes concernés;
3. de remplacer les listes de spécimens par des cartes de répartition, beaucoup plus démons¬
tratives.
Illustrations. — Le format maximum des illustrations publiées est 115 x 165 mm. Les dimen¬
sions des originaux (tant dessins au trait que photographies) devront être 1,5 à 2 fois celles des
illustrations imprimées. Les échelles éventuelles du dessin original seront indiquées en marge de
celui-ci, en plus des échelles après réduction mentionnées dans la légende destinée à l’impression.
Les photographies seront tirées sur papier blanc brillant, et devront offrir une netteté et un
contraste convenables. La revue ne publie normalement pas d’illustrations en couleurs.
Les figures constituant les éléments d’une même planche doivent être numérotées en chiffres
arabes.
Correspondance. — Voiren page 2 de couverture l’adresse postale. Les manuscrits non conformes
aux prescriptions ci-dessus seront retournés pour modification. Les épreuves sont envoyées une fois-,
étant donné les délais postaux paifois considérables il est demandé aux auteurs de procéder aux
corrections sans retard, ceci dans leur propre intérêt.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris