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MUSEUM
NATIONAL D'HISTOIRE
19/4
NATURELLE
Source : MNHN, Paris
ADANSONIA est un journal international consacré aux divers aspects de la botanique phanéro-
gamique et plus particulièrement à la connaissance systématique du monde végétal intertropical.
Chaque volume annuel se compose de quatre fascicules trimestriels totalisant 500 à 600 pages.
ADANSONIA is an international journal ofbotanyof the vascular plants, particularly devoted
to ail aspects of the investigation of tropical floras. One annual volume consists in 4 quarterly issues
amounting to a total of 500-600 pages.
Adansonia est publié par le Laboratoire de Phanérogamie, Muséum National d’Histoire
Naturelle, Paris, France.
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berg, Washington; F. Hallé, Montpellier; V. H. Heywood, Reading; L. A. S. Johnson, Sydney;
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16, rue Buffon
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Tarif (price) 1979 (vol. 19) : FF 230; 1980 (vol. 20): FF 260,
AUTRES PUBLICATIONS DE L’ASSOCIATION DE BOTANIQUE TROPICALE
Flore de Madagascar et des Comores, 86 vol. parus lissued (77 disponibles /available) FF 3872.
Flore du Gabon, 24 vol. parus jissued .FF 1944.
Flore du Cameroun, 20 vol. parus lissued .FF 1560.
Flore du Cambodge, Laos et Viêt-Nam, 16 vol. parus lissued .FF 874.
Flo^e de la Nouvelle-Calédonie et dépendances, 8 vol. parus jissued. .FF 1145.
(prix révisables sans préavis )
Source : MNHN, Paris
TRAVAUX PUBLIÉS
SOUS LA DIRECTION DE
A. AUBRÉVILLE et Jean-F. LEROY
Membre de l’Institut Professeur
Professeur Honoraire au Muséum
au Muséum
Avec la participation financière du Ministère de la Coopération
Série 2
TOME 19
Fascicule 4
Date de Publication : 18 Mars 1980
ISSN 0001-804X
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Laboratoire de Phanérogamie
16, rue Buffon, 75005 Paris
SOMMAIRE — CONTENTS
Monod, Th. — Contribution à l’étude des Lotus (Papilionaceæ)
ouest-sahariens et macaronésiens. 367
Contribution towards a révision of Lotus (Papilionaceæ) in W. Sahara and
Macaronesia.
Raynal-Roques, A. & Jérémie, J. — Un marécage saxicole à Isoetes
et Ophioglossum en Guyane française. 403
An Isoetes-Ophioglossum pond on rock in French Guyana.
Kahn, F. — Comportements racinaire et aérien chez les plantes
ligneuses de la forêt tropicale humide (Sud-Ouest de la Côte
d’ivoire) . 413
Root and stem behaviour of woody plants in tropical rainforest (S. IV. Ivory
Coast).
Keddam-Malplanche, M. — Étude palynologique comparative des
espèces lianescentes dans les genres Sherbournia et Porterandia
(Rubiacées-Gardéniées) . 429
A comparison of pollen grains in climbing species of Sherbournia and Porte¬
randia (Rubiaceæ-Gardenieæ).
Sastre, C. — Fragilité des écosystèmes guyanais : quelques exemples.. 435
Sensitivity of biocoenoses in Guyana : a few examples.
Jeune, B. — Croissance des feuilles et stipules du Galium palustre
L. subsp. elongatum (Presl) Lange et valeur phylogénique de ces
données de morphogénèse. 451
Leaf and stipule growth in Galium palustre L. subsp. elongatum (Presl) Lange;
phylogenetical value of such morphogenetic data.
Caballé, G. — Caractéristiques de croissance et multiplication végé¬
tative en forêt dense du Gabon de la « liane à eau » Tetracera
alnifolia Willd. (Dilleniaceæ). 467
Growth pattern and végétative reproduction of the “ water-climber ” Tetracera
alnifolia Willd. (Dilleniaceæ).
Baumer, M. — Nouvelles données sur les noms vernaculaires de
plantes du Sudan. 477
New data on vernacular plant names in Sudan.
Sleumer, H. — Note sur les Flacourtiacées des Mascareignes- 495
Note on Mascarene Flacourtiaceæ.
Revue bibliographique . 497
Reviews.
Source : MNHN, Paris
CONTRIBUTION A L’ÉTUDE DES LOTUS (PAPILIONACEÆ)
OUEST-SAHARIENS ET MACARONÉSIENS
Th. Monod
Monod, Th. — 18.03.1980. Contribution à l'étude des Lotus (Papilionaceæ)
ouest-sahariens et macaronésiens, Adansonia, ser. 2, 19 (4) : 367-402. Paris.
ISSN 0001-804X.
Résumé : Revue de l'historique du genre Lotus dans une région comprenant
la Macaronésie et l’Afrique nord-occidentale. Synopsis des noms spécifiques
créés dans le sous-genre Pedrosia. Révision des Lotus du Sahara occidental et
atlantique.
Abstract : Review of the history of Lotus in Macaronesia and N.W. Africa.
Synopsis of the spécifie binomials coined in subg. Pedrosia. Révision of Lotus
in W. and Atlantic Sahara.
Théodore Monod, Laboratoire d'ichtyologie générale et appliquée. Muséum
National d'Histoire Naturelle, 43 rue Cuvier, 75231 Paris Cedex 05, France.
LE GENRE LOTUS DANS LA DITION
Si la Mauritanie saharienne compte 3 espèces communes de Lotus
faciles à distinguer, L. glinoides Delile 1837, L. jolyi Battandier 1900 et
L. roudairei Bonnet 1893, le sous-genre Pedrosia pose quelques problèmes,
de systématique comme de nomenclature, sur la côte saharienne atlantique.
Ces problèmes que je ne prétends nullement, bien entendu, être en mesure de
résoudre, je me contenterai ici de les signaler, chemin faisant, à l’attention
de plus qualifiés. C’est pour eux que j’ai réuni ces simples matériaux 1 .
Avant d’en arriver plus spécialement aux espèces ouest-sahariennes,
certaines questions plus générales doivent se voir évoquées ici.
La première concernera la subdivision du genre Lotus, distinct aujour¬
d’hui de Dorycnium et de Tetragonolobus. Celle-ci a été, on le sait, envisagée
de façons diverses.
Un premier point à mentionner est celui du taxon Pedrosia créé comme
genre par Lowe (1856 : 292) pour les Lotus à style porteur d’une dent
subapicale 2 .
1. Je tiens à remercier ici M. Jean Raynal, non seulement pour les soins attentifs qu’il
a bien voulu apporter à la préparation du manuscrit, mais pour les conseils éclairés qu’il m’a
donnés sur certains points de nomenclature.
2. « Pedrosia. — Calyx campanulatus, quinquefidus, laciniis (p. 293) tubo longioribus.
Corolla carina rostrata vexillum alasque excedente — Stamina diadelpha, 1/9. Stigma capitatus;
Stylus rectus, subtus dente subulato producto tissus. Legumen lomentaceum, linearc, rectum,
cylindraceum, isthmis sæpissime strangulato-moniliforme torulosum, septis inter semina trans-
versis pluriloculare. — Planta: plerumque maritimæ Macaronesianæ sc. Maderenses et Cana-
rienses, prostrato-fructiculosæ, humiles, microphyllæ, argentæ v. glaucescentes; floribus citrinis
luteis aurantiacisve sæpe atro-purpurascentibus »; l’auteur y distinguait deux groupes, l'un
avec les fleurs solitaires, axillaires (P. porto-sanctana Lowe et P. argentea Lowe), l'autre avec
les fleurs « subumbellati » (avec le P. florida Lowe, proche du P. glauca (Ait.) Lowe).
Source : MNHN, Paris
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Les Pedrosia — nous y reviendrons — constituent un groupe à répar¬
tition géographique définie : archipels macaronésiens, Maroc, Sud de
l’Espagne et Portugal, Sahara occidental et central, à l’Est jusqu'au Tibesti 1 .
Seringe (1825) divise le genre Lotus en 3 sections : Krokeria (Mœnch)
Ser. 2 (p. 209); Lotea (Medik.) Ser. (p. 209) et Eulotus Ser. (p. 210).
Lowe (1862), dans la Manual Flora of Madeira, répartit les Lotus
en 2 genres, Pedrosia et Lotus, mais en 1865 Bentham & Hooker (p. 491)
faisaient remarquer que le caractère tiré du style (inerme ou denté) paraît
« nimis artificialis » et que d’ailleurs chez L.jacobæa la « dens minutus styli
evanescit ». Ces auteurs d’autre part tiennent Heinekenia pour un simple
synonyme de Lotus.
Boissier (1872) accepte 4 sections : Eulotus, Lotea, Krokeria et
Ononidium, auxquelles Taubert en 1894 ajoutera Tetragonolobus.
En 1880 Willkomm & Lange peuvent se contenter pour les Lotus
hispaniques de 3 sections : Krokeria, Lotea et Eulotus.
En 1898 paraît la révision classique des Lotus par Brand. L’auteur
divise le genre en 2 sous-genres : 1° Pedrosia avec les sections Heinekenia
(pour une seule espèce, L. peliorhynchus Webb ex Hook. f., 1884) et Eupe-
drosia, où l’on trouve, parmi de nombreux Pedrosia, un Lotus argent eus
(Del.) Webb, d’Égypte, qui n’est pas un Pedrosia (« stylo simplici », spécifie
la diagnose) —- 2° Edentolotus avec les sections Krokeria, Xantholotus,
Erythrolotus, Ononidium et Quadrifolium.
On peut se demander si la simple couleur de la corolle peut constituer
un caractère bien solide au niveau de la section. Non seulement il y a des
fleurs plus ou moins bicolores, l’étendard étant souvent veiné ou infiltré
de rouge, mais la variation intraspécifique peut être considérable : le Lotus
jacobæus a la corolle « atropurpurea, vexillum flavicans » (Seringe, 1825 :
210) ou « lutea vel luteo-atropurpurea » (Schmidt, 1852 : 324) et le même
auteur signale (/. c. : 324-325) avoir trouvé un spécimen « welches ganz
gelbe Blüthen, ohne aile dunkle Schattierung zeigte », tandis que Cheva¬
lier (1935 : 968) créait une var. lutea : « inflorescentia tota lutea ».
Pitard & Proust (1908, réimpr. 1973) citent une douzaine de Lotus
canariens sans diviser le genre, alors que celui-ci comprend à la fois des
Pedrosia et des Lotus s. str.
Les flores nationales ou régionales ne donnent évidemment pas un
tableau complet des subdivisions du genre; c’est ainsi que la Flora of the
USSR, vol. 11 (1945, trad. 1971) ne concerne que 3 sections : Lotea, Strictella
1. Ce ne sont pas seulement les Pedrosia macaronésiens, sud-hispaniques, marocains et
sahariens qu’il faudrait réviser, mais tous les Lotus des archipels atlantiques, où les identifi¬
cations incertaines, ou manifestement erronées ne manquent pas : quand Masferrer, par
exemple, en 1881, cite (p. 165) un L. nubiens Hochst. ex Bak. aux Iles du Cap Vert il ne peut
s’agir que d’une confusion, peut-être avec quelque autre espèce du groupe arabieus.
2. Cette graphie est fautive, le genre Krokeria ayant été dédié par Mœnch à Anton Johann
Krocker (1744-1823), auteur de la Flore de Silésie. Walters, Rep. bot. Syst. 1 : 647 (1842)
et Taubert (1894 : 258) ont adopté l'orthographe plus correcte Krockeria; malheureusement
il ne semble pas que l’actuel Code International de Nomenclature Botanique permette de les
suivre, la graphie originale pouvant difficilement passer pour une erreur typographique; elle
figure en effet également dans l’Index de l’ouvrage de Mœnch; en outre la dédicace du nom
générique (p. 143) est ainsi formulée : « In memoriam cl. Krokeri Auctoris floræ Silesiacæ ».
Source : MNHN, Paris
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et Eulotus, la Flora of Turkey, tome 3 (C. C. Heyn, in P. H. Davis, éd.,
1969) pouvant se contenter de 2 : Krokeria et Lotus, comme la Flora Palæs-
tina (Zohary, 1972) qui utilise les 2 mêmes sections.
Alors que Rikli (1900 : 15; cf. 1901 : 322) créait dans le genre
Dorycnium, à côté de Bonjeania et Eudorycnium, une section Canaria, cette
dernière se voyait transférée par Gillett en 1958 dans le genre Lotus.
P. W. Ball enfin (Flora Europæa 2 : 174-176, 1968) définit 6 sections :
Lotus, Krokeria (Mœnch) « Willk. », Erythrolotus Brand, Lotea (Medik.)
« Willk. » x , Pedrosia (Lowe) Brand et Quadrifolium Brand.
En 1935, Maire, Weiller & Wilczek créaient (p. 120; cf. Maire,
1935 : 202) une section nouvelle des Stipulati pour L. roudairei et L. simonæ
pourvus l’un et l’autre de « stipules véritables à la base des feuilles » 1 2 . Mais
la présence de stipules ne paraît pas exceptionnelle dans un genre dont la
diagnose donnée par Zohary (1972 : 87) porte : « stipules minute, mostly
setaceous or reduced to tubercules or 0»; De Boissieu (1896 : 220) attribue
des stipules à L. chazaliei, Lowe (1862) à diverses espèces de Madère, etc.
On doit donc s’interroger sur la valeur taxonomique de la sect. Stipulati.
STATUT DE HEINEKENIA
En 1842 Webb & Berthelot acceptent, pour la flore canarienne : un
genre Lotea (pour Lotea ornithopodioides (L.) Medik.), et un genre Lotus
avec deux subdivisions — de rang taxonomique non précisé, alors que pour
d’autres genres des sections sont explicitement désignées : Etymolotus,
correspondant plus ou moins au futur Pedrosia de Lowe, et Heinekenia.
Ce dernier taxon comprend trois espèces : Lotus arabicus L., L. argenteus
(Del.) Webb (= Dorycnium argenteum Del.) 3 , d’Égypte, et L. loweanus
Webb, trois taxons bien différents; seul le dernier est un Pedrosia, les deux
autres étant des espèces à style inerme; on ne voit pas trop, dans ces condi¬
tions, en quoi Heinekenia peut se distinguer de Lotus s. str.; d’ailleurs
Lowe (1862 : 182) rejetait ce taxon comme « an illconstituted section merely
of Lotus ».
Plus tard Christ (1888) reprend, au rang générique, Heinekenia « Webb
ex parte », mais avec une acception totalement différente, limitée à une
espèce proposée in sched. par Webb ( Bourgeau 805, 1319) mais ne figurant
pas dans le premier Heinekenia de 1842; cette espèce est Heinekenia pelio-
rhyncha Webb ex Christ.
Il semble bien qu’en créant — sans le publier lui-même — Heinekenia
peliorhyncha, Webb avait simplement encore étendu la définition de son
1. Notons que les sections ici attribuées à Willkomm sont dues en réalité à Seringe (1825).
2. Que je n’ai pas retrouvées chez L. roudairei.
3. Webb (1842 : 87) est très explicite sur sa combinaison nouvelle, fondée sur la plante
égyptienne de Delile : Heinekenia species duas... consociat, ... alteram sub Dorycnio... olim
collocavit celeb. Delileus ». On ne voit donc pas pourquoi Brand (1898 : 172) écrit, à propos
de « Lotus argenteus Webb et Berth. » : « Unter diesem Namen beschreibt Webb eine... Pflanze
aus Madcira », et le considère comme sans rapports avec la plante d’Égypte... De toute évi¬
dence Brand a cru, à tort, cette combinaison fondée sur Pedrosia argentea Lowe.
Source : MNHN, Paris
— 370 —
Heinekenia originel. Christ, reprenant ce taxon, l’a restreint, mais à une
délimitation ne recoupant aucunement l’originale; de ce transfert malen¬
contreux devaient résulter d’inévitables confusions, et une situation nomen-
claturale délicate.
En effet, Brand (1898), tout en réduisant Heinekenia à une section de
Lotus subg. Pedrosia, lui maintiendra le sens de Christ, avec la seule espèce
Lotus peliorynchus, pédrosienne par son style « unequally cleft into two
subulate arms » (Hooker f., 1884 : 2), mais séparé des Pédrosies vraies
(Eupedrosia Brand) par son « vexillum cunéiforme » (cf. Hooker f., /. c. :
tab. 6733).
C’est dans ce sens que tous les botanistes ultérieurs ont compris Heine¬
kenia, qu’ils en fassent un genre ou seulement un taxon infragénérique.
Comme je l’ai montré ci-dessus, Heinekenia Webb 1842 est un taxon
mal défini à la fois taxonomiquement, composé qu’il est de trois éléments
assez disparates, et nomenclaturalement, Webb ne lui ayant pas assigné
de rang infragénérique précis. Aux termes du Code International de Nomen¬
clature Botanique, il est toutefois publié validement (Congrès de Léningrad,
Art. 35.2., 1978), et, s’il ne peut être pris en considération pour des ques¬
tions de priorité, son existence s’oppose à l’utilisation de tout homonyme
postérieur à un quelconque rang infragénérique, donc, à un tel rang, de
Heinekenia Webb ex Christ.
Pourtant, Heinekenia Webb ex Christ correspond à une entité taxono¬
mique reconnue, méritant d’être distinguée; mais à quel niveau hiérar¬
chique? On hésitera sans doute à lui conserver le statut générique que
Christ lui avait conféré; mais si on le place dans le genre Lotus s. lat., on
peut hésiter entre la solution adoptée par Brand (en faire une section du
sous-genre Pedrosia) et celle que je préconiserai, consistant à en faire un
autre sous-genre de Lotus, à côté de Pedrosia.
Bien sûr, le style denté étant commun à Heinekenia et Pedrosia ( Eupe¬
drosia ) on pouvait être tenté de rapprocher ces taxons à l’intérieur du sous-
genre Pedrosia, comme l’a fait Brand. Mais si l’on tient compte non plus
d’un détail somme toute minime mais du reste, port, morphologie florale,
gousse, etc., on admettra, je pense, que Heinekenia est une entité autonome
méritant un rang déjà assez élevé, et doit être considéré au moins comme
sous-genre; ceci sans aller jusqu’à suivre Christ (1888) et G. Kunkel (1974)
qui en font un genre, auquel cas d’autres divisions de Lotus devraient alors
sans doute acquérir aussi leur autonomie générique.
C’est pourquoi, devant la situation taxonomique de Heinekenia Webb
ex Christ, je me vois dans l’obligation, en le traitant comme sous-genre de
Lotus, de créer, en l’absence de tout nom nomenclaturalement correct, un
nom nouveau, Rhyncholotus, faisant allusion à l’allongement proboscidien
de la carène.
Source : MNHN, Paris
— 371 —
PI. 1. — Lotus arguinensis Maire : I, fl. (type). — L. jolyi Batt. : 2, fl. ( Monod 7070, île d'Arguin);
3, fl.: 4, carène (Monod 16224, Taorta près Dakhla). — L. assakensis Coss. ex Brand : 5,
fl. : 6, id., ailes et étendard enlevés (Monod 17793, île Herné). — L. roudairei Bonnet :
7, style (Maire 458, Hoggar). — L. chazaliei de Boiss. : 8, style (Chudeau s.n., presqu'île
du Cap Blanc). Dessins de l'auteur.
Source : MNHN, Paris
— 372 —
Le sous-genre Rhyncholotus compte les deux espèces suivantes :
Lotus berthelotii Masferrer 1
Anal. Soc. Esp. Hist. Nat. 10 : 160 (1881); Pareys, Blumeng. : 878, phot. (1958);
Eriksson &al.. Fl. Macaron., ed. 1 : 31 (1958); D. & Z. Bramwell, Wild Fl. Canar. 1s. :
151, fig. 34 (coul.) (1974); Eriksson & al., Fl. Macaron., ed. 2, 1 : 44 (1979).
— Heinekenia berthelotii (Masferrer) G. Kunkel, Cuad. Bot. Canar. 22 : 9 (1974).
— Lotus peliorhynchus Hook. f., Bot. Mag. 110 : tab. 6733 (coul.) (1884); Wittmack,
Gartenfl. 39 :601,/fe. 99, tab. 1334 (coul.) (1890); Kurtz, Gartenfl. 41 : 400, fig. 84-85
(1892); André, Rev. Hort. (Paris) 67 : 308, tab. (coul.) (1895); N***, Dr. Neuberts
Garten-Mag. 48 : 523, fig. (1895); Lepage, Le Jardin (Paris) 11 : 57, fig. 21 (1897),
sphalm. ‘ pelyorynchus ’; Brand, Bot. Jahrb. 25 : 198 (1898); Burchard, Rep. Sp.
Nov. 7 (76) ; 328 (1909); Anon., Gartenfl. : 210 (1928) (n.v.).
— Heinekenia peliorhyncha (Hook. f.) Webb ex Christ, Bot. Jahrb. 9 ; 124 (1888);
Webb in sched. (Bourgeau 1319, sphalm. ‘ Heinechenia ’, Bourgeau 805, P); Jackson,
Ind. Kew. 2 : 1108 (1893), sphalm. ‘ petioryncha ’.
— Pedrosia berthelotii Lowe ms.,fide Hook. f.. Bot. Mag. 110 : tab. 6733 (1884), in syn.
var. berthelotii
var. subglabrata Hillebrand ex Masferrer
Le. : 161 (1881).
— Heinekenia peliorhyncha var. subglabrata (Hillebr. ex Masf.) Christ, Bot. Jahrb. 9 :
124 (1888).
Lotus maculatus Breitfeld
Cuad. Bot. Canar. 17 : 27, 2 tab. (1973); D. & Z. Bramwell, Wild Fl. Canar. Is. :
151, fig. 178 (coul.) (1974).
— Heinekenia maculata (Breitf.) G. Kunkel, Cuad. Bot. Canar. 22 : 10 (1974).
SUBDIVISIONS INFRAGÉNÉRIQUES DES LOTUS DE LA DITION
Les Lotus macaronésiens, sud-ouest ibériques, nord-ouest africains et
sahariens comprendraient donc les taxons supraspécifiques suivants :
LOTUS Linné
Sp. PL, ed. 1, 2 ; 773 (1753).
Lectotype : L. corniculatus L.
1. On trouvera d’autres références à des figurations dans l’Index Londinensis.
Source : MNHN, Paris
— 373 —
subg. Canada (Rikli) Gillett
Kew Bull. 13 (3) : 364 (1959).
— Dorycnium sect. Conaria Rikli, Ber. Schweiz. bot. Ges. 10 : 15 (1900).
Compte, dès sa description et jusqu’à ce jour, trois espèces 1 .
La réunion des Canada à Lotus (Gillett, /. c.) est-elle bien justifiée?
D. Bramwell me signale (in litt., 22.3.1979) que tous les Canada des Cana¬
ries ont une carène foncée, caractère généralement considéré comme appar¬
tenant au genre Dorycnium (cf. par exemple Flora Europæa 2 : 172, 1968).
subg. Rhyncholotus Monod, nom. et stat. nov.
— Heinekenia Webb ex Christ, Bot. Jahrb. 9 : 124 (1888); G. Kunkel, Cuad. Bot.
Canar. 22 : 7 (1974).
— Lotus subg. Pedrosia sect. Heinekenia (Webb ex Christ) Brand, Bot. Jahrb. 25 : 198
(1898), nom. illeg., non Lotus § Heinekenia Webb, in Webb & Berth., Hist. Nat. Iles
Canar. 3 (2, 2) : 86 (1842).
Type : Heinekenia pe/iorhyncha (Hook. f.) Webb ex Christ (= Lotus bertheiotii
Masferrer).
subg. Pedrosia (Lowe) Brand
Bot. Jahrb. 25 : 198 (1898).
— Pedrosia Lowe, J. Bot. (Hooker) 8 : 292 (1856).
— Lotus § Etymolotus Webb, in Webb & Berth., Hist. Nat. Iles Canar. 3 (2,2) : 81 (1842),
p.p., excl. L. angustissimus.
Nombreuses espèces nominales, voir liste p. 374.
subg. Lotus
— Lotus sect. Eulotus Ser., in DC., Prodr. 2 : 210 (1825).
— Lotus subg. Edentolotus Brand, Le. : 204 (1898)'.
1. Lotus eriophthalmus Webb
in Webb & Berth., Hist. Nat. Iles Canar. 3 (2, 2) : tab. 59 (1837).
— Dorycnium eriophthalmus (Webb) Webb, l.c. : 88 (1842); Rikli, Bot. Jahrb. 31 : 325 (1901).
lÆtus spectabilis Choisy ex Ser.
in DC., Prodr. 2 : 211 (1825).
— Dorycnium spectabile (Choisy ex Ser.) Webb, l.c. : 89 (1842); et tab. 58 (1843); Rikli, l.c. :
326(1901).
Lotus broussonetii Choisy ex Ser.
Le. : 211 (1825); Webb, l.c. : tab. 57(1837).
— Dorycnium broussonetii (Choisy ex Ser.) Webb, l.c. : 90 (1842); Rikli, Le. : 323 (1901).
2. Correspondrait pro parte à la section Eulotus de Seringe (1825), qui comprend aussi
les Pedrosia. Quant au genre Ortholotus Fourreau (1868, p. 363), il ne coïncide nullement avec
Eulotus puisqu'il a pour type le Lotus reclus L. (= Dorycnium rectum (L.) Seringe, in DC-,
Prodr. 2 : 208 (1825) = Bonjeania recta (L.) Reich. 1832).
Zohary (1972, p. 87) spécifie dans la diagnose du genre Lotus : « style... provided with
a tooth or appendix at inner margin », mais les Lotus de Palestine ne semblent pas comporter
d’espèces à style denté {Pedrosia).
Source : MNHN, Paris
— 374 —
sect. Lotus
— sect. Xantholotus Brand, l.c. : 204 (1898); A. Chev., Rev. Bot. Appl. Agr. Trop. 15
(170-171) : 964 (1935) ( sphalm. ' Xanthobbus ').
sect. Erythrolotus Brand
l.c. : 218 (1898) P.W. Ball, Fl. Europæa 2 : 175 (1968).
— Lotus § Heinekenia Webb, in Webb & Berth., Hist. Nat. Iles Canar. 3 (2,2) : 86 (1842),
p.p., quoad L. arabicus L. 1
Cette section comprend dès sa description 14 espèces.
sect. Lotea (Medik.) Ser.
in DC., Prodr. 2 : 209 (1825); P.W. Ball, l.c. : 176 (1968).
— Lotea Medik., Phil. Bot. 1 : 204 (1789).
Type : Lotea ornithopodioides (L.) Medik. (= Lotus ornithopodioides L.).
sect. Krokeria (Mœnch) Ser.
in DC., Prodr. 2 : 209 (1825); Brand, l.c. : 204 (1898); P. W. Ball, I. c. : 175 (1968).
— Krokeria Mœnch, Meth. : 143 (1794).
Type : Krokeria oligoceratos Mœnch, nom. illeg. (= Lotus edulis L.).
ESSAI D’ÉNUMÉRATION DES LOTUS DU SOUS-GENRE PEDROSIA
Le sous-genre Pedrosia (Lowe) Brand compte une bonne quarantaine
d’espèces nominales, dont le statut est très loin d’être éclairci : malgré le
travail de Lowe (1862) pour Madère 2 , celui de Murray (1897) et la révi¬
sion du genre Lotus de Brand (1898), il est souvent devenu très difficile,
dans beaucoup de cas, d’identifier avec quelque sécurité un Pedrosia, en
particulier aux Canaries et aux Iles du Cap Vert, à un moindre degré en
Afrique du Nord et au Sahara parce que le nombre des « espèces » y diminue.
En attendant qu’un spécialiste qualifié s’attache à une révision des
Pédrosies (dont il existe un abondant matériel à Kew, Paris, Florence,
1. Stearn (in G. Kunkel, 1974) considère Heinekenia webb 1842 comme synonyme
A'Erythrolotus Brand 1898; mais, d’une part, le taxon de Webb contient deux autres espèces
que L. arabicus, dont au moins un Pedrosia: d'autre part, comme je l’ai signalé plus haut, le
nom Heinekenia, dépourvu de rang, ne bénéficie d'aucune priorité.
2. Et peut-être même à certains égards (p. ex. pour le Formenkreis du L. giaucus) à cause
de ce travail.
Source : MNHN, Paris
— 375 —
Lisbonne, etc.), je me contenterai ici de fournir une liste, d’ailleurs proba¬
blement incomplète, des binoms disponibles; le rappel de quelques syno¬
nymies proposées témoignera de la confusion qui existe à l’intérieur du
sous-genre.
Cette liste pourra, on l’espère, rendre service au futur réviseur du
groupe, mais il ne s’agit que d’une tentative, certainement incomplète : je
voudrais cependant qu’elle puisse, telle qu’elle est, se révéler utile, en souhai¬
tant que des comparaisons plus nombreuses et plus systématiques se fassent
à l’avenir entre les Pédrosies macaronésiennes et celles du Maroc et de la
côte atlantique saharienne.
1. Lotus anthylloides Ventenat
Jard. Malm. : tab. 92 (1805) K
Iles du Cap Vert.
Il s’agit bien d’un Pedrosia à style denté, mais on doit douter qu’il
vienne du Cap de Bonne Espérance comme l’indique Ventenat, puisque le
genre n’a jamais été retrouvé sur place, du moins à l’état sauvage (en effet
L. angustissimus et L. uliginosus ne sont qu’introduits dans la flore du Cap) :
un navire en provenance du Cap peut parfaitement avoir rapporté en
Europe un Pedrosia rencontré en route, aux îles du Cap Vert, aux Canaries
ou à Madère. L’espèce est citée des îles du Cap Vert par Brand (1898,
p. 203) : « Cap. Verd. (Forbes n. 18 — Bolle 1852, H. B. » : il est donc possible
que l’une au moins des espèces des îles du Cap Vert doive s’appeler anthyl¬
loides, mais laquelle, ou lesquelles? Pour Brunner (1840, p. 86-87) il pour¬
rait s’agir d’un « L. jacobæa [s/c] var. flaviflora », que Chevalier (1935,
p. 964) met en synonymie de L. brunneri, tout en créant un L. jacobæus
var. lutea (p. 968).
2. Lotus arborescens Lowe ex Coutinho
Arq. Univ. Lisboa 1 : 289 (1914); A. Chev., Rev. Bot. Appl. Agr. Trop. 15 (170-
171) : 966 (1935); Eriksson & al., Fl. Macaron., ed. 2, 1 : 44 (1979).
Iles du Cap Vert.
3. Lotus arenarius Brot.
Fl. Port. 2 : 120 (1804); J. Ball, J. Linn. Soc., Bot. 16 : 423 (1878); Masferrer,
Anal. Soc. Esp. Hist. Nat. 10 : 159 (1881) 1 2 ; R. P. Murray, J. Bot. 35 : 385 (1897);
Brand, Bot. Jahrb. 25 ; 198 (1898); Pitard, in Pit. & Proust, Fl. Archip. Canar. : 166
1. Pour la date, cf. Stearn( 1939).
2. A l'ile de La Palma.
Source : MNHN, Paris
— 376 —
(1908); Jahandiez & Maire, Cat. PI. Maroc 1 ; 399 (1932), et 3 : 894 (1934); Lindberg,
Acta Soc. Fenn., N.S.B. 1 (2) : 82 (1932) 1 ; Monteil & Sauvage, Inst. H. Et. Maroc,
Notes & Doc. 5 : 69 (1949).
var. cancsccns (Kunze) Brand
/. c. : 199 (1898).
— L. canescens Kunze, Flora 29 : 697 (1846).
var. webbii J. Bail, voir L. dumetorum
Péninsule ibérique, Maroc, Canaries.
4. Lotus arguinensis Maire
Bull. Soc. Hist. Nat. Afr. Nord 30 (6-7) : 340 (1939).
Sahara atlantique. A mon avis, synonyme de L.jolyi (cf. p. 385).
5. Lotus argyrodes R. P. Murray
J. Bot. 35 : 386 (1897); P. W. Ball, Rep. Sp. Nov. 79 (1-2) : 40 (1968).
— Pedrosia argenlea Lowe, J. Bot. (Hooker) 8 : 293 (1856).
— Lotusargenieus (Lowe) Masferrer, Anal. Soc. Esp. Hist. Nat. 10 :160 (1881); Brand,
Bot. Jahrb. 25 : 201 (1898), err. ‘ Webb ’; Menezes, Fl. Archip. Madeira (1914),
n.v.; Costa, Bol. Mus. Munie. Funchal 3 : 61 (1948); Pickering, Bol. Mus. Munie.
Funchal 15 ; 43 (1962) 2 , nom. itleg., non Salisb. 1796, nec (L.) Brot. 1804, nec (Del.)
Webb 1842.
— Lotus mandonii A. Chev., Rev. Bot. Appl. Agr. Trop. 15 (170-171) : 955, nom. superfl.
Madère.
L’existence de quatre Lotus argenteus homonymes — dont aucun n’est
plus utilisé aujourd’hui, puisque L. argenteus Salisb. est synonyme de
L. creticus L. et que les trois autres, postérieurs, sont illégitimes — semble
avoir provoqué une certaine confusion, à laquelle Brand (1898) a ajouté
sa distinction, totalement injustifiée, entre Dorycnium argenteum Del. et
Lotus argenteus Webb (cf. plus haut, p. 369, note); sans doute a-t-il lui-
même confondu Lotus argenteus Webb et Pedrosia argentea Lowe, plantes
qui n’ont rien en commun, la seconde étant bien de Madère. En tout cas,
les citations ultérieures « Lotus argenteus (Del.) Boiss. non Webb », fondées
sur cette erreur, n’ont bien entendu aucun sens.
Le nom correct de la plante égyptienne L. argenteus (Del.) Webb semble
bien être L. polyphyllos E. D. Clarke 1814.
1. Au Maroc, avec les f. typicus et fuscus et la var. crispulus.
Source : MNHN, Paris
— 377 —
Source : MNHN, Paris
— 378 —
6. Lotus assakensis Cosson ex Brand
Bol. Jahrb. 25 : 199 (1898); Jahandiez & Maire, Cat. Fl. Maroc 1 : 399 (1932);
Maire. Bull. Soc. Hist. Nat. Afr. Nord 26 : 199 (1935); ibid., 27 : 222, incl. var. longipes
Maire; Emberger & Maire, Cat. PI. Maroc 4 : 1042 (1941); Monteil & Sauvage,
Inst. Haut. Et. Maroc, Notes et Doc. 5 : 69 (1949); Gillett, Kew Bull. 13 (3) : 379,
sphalm. “ Loss. ” ex Brand ; Mathez & Sauvage, Trav. Inst. Chérif. et Fac. Sc. Rabat,
sér. gén., 3 : 151 (1975) ».
7. Lotus atropurpureus DC.
Cat. Hort. Monsp. : 121 (1813).
Iles du Cap Vert?
Le style est denté fide Seringe (1825 : 210). L’auteur de l’espèce hésite
sur son statut : « An species propria? an mera varietas Loti anthophylloides
[rie]? An Hybrida Loti jacobæi et Loti anthylloidesl ». Brand (1898 : 173)
se demande s’il ne s’agirait pas d’une forme horticole de L. jacobæi. Pas
d’origine précise, la plante obtenue à Montpellier de graines provenant de
Lisbonne, ce qui rend particulièrement vraisemblable une provenance des
îles du Cap Vert (plutôt que de Madère).
8. Lotus azoricus P. W. Bail
Rep. Sp. Nov. 79 (1-2) : 40 (1968).
Açores.
Serait le L. macranthus auct. : Palinha, Cat. pl. vase. Açores : 60 (1966),
non Lowe (cf. P. W. Ball, /. c. et Fl. Europ. 2 : 176, 1968).
9. Lotus bollei Christ
Bot. Jahrb. 9 : 123 (1888); Ormonde, Garcia de Orta, ser. Bot., 3 (1) : 34 (1976);
A. Chev., Rev. Bot. Appl. Agr. Trop. 15 (170-171) : 965 (1935), incl. var. argentea A.
Chev.
Canaries, Iles du Cap Vert.
Pourrait être, fide Chevalier, /. c.. Lotus glaucus var. (Lowe ms.) et
L. borzii Pitard. Le binom L. bollei ne figure pas dans la première édition du
catalogue macaronésien d’ERiKSSON & al. (1974), mais est cité dans la
seconde édition (1979 : 30) comme synonyme de L. coronillifolius Webb.
1. Environs de l’Oued Chebeïka.
Source : MNHN, Paris
— 379 —
10. Lotus borzii Pitard
in Pitard & Proust, Fl. Archip. Canar. : 167 (1908); Larsen, Biol. Skr. Dan. Vid.
Selsk. 11 : 21 (1960).
Canaries.
Serait L. glaucus var. (Lowe ms.) et L. bollei,fide A. Chevalier (1935 :
965), et L. emeroides R. P. Murray, fide D. &Z. Bramwell(1974 : 150).
11. Lotus brunneri Webb
in Hook., Niger Fl. : 119, lab . 3 (1849); Coutinho, Arq. Univ. Lisboa 1 : 289 (1914);
A. Chev., Rev. Bot. Appl. Agr. Trop. 15 (170-171) : 964 (1935), incl . var. pusillaA . Chev.,
/. c . : 965 (1935); Sunding, Garcia de Orta, ser. Bot., 2 (1) : 14 (1974); Ormonde, ibid .,
3 (1) : 35 (1976).
Iles du Cap Vert.
12. Lotus callis-viridis Bramwell & Davis
Cuad. Bot. Canar. 16 : 51, fig. 1 (1972) : G. Kunkel, Monogr. Biol. Canar. 3 : 45
(1972); D. & Z. Bramwell, Wild Fl. Canar. 1s. : 151 (1974).
Canaries.
13. Lotus campylocladus Webb
in Webb & Berth., Hist. Nat. Iles Canar. 3 (2,2) : lab . 62 (1837), et 53(1842);
Masferrer, Anal. Soc. Esp. Hist. Nat. 10 ; 158 (1881); R. P. Murray, J. Bot. 35 : 385
(1897); Brand, Bot. Jahrb. 25 ; 201 (1898); Pitard, in Pit. & Proust, Fl. Archip. Canar. :
166 (1908); Larsen, Biol. Skr. Dan. Vid. Selsk. 11 : 20 (1960); D. & Z. Bramwell, Wild
Fl. Canar. Is. : 149 (1974).
Canaries.
Pourrait être synonyme, d’après Brand, /. c., de L. holosericus Webb.
14. Lotus candidissimus A. Chevalier
Rev. Bot. Appl. Agr. Trop. 15 (170-171) ; 965 (1935).
Iles du Cap Vert.
Source : MNHN, Paris
— 380 —
15. Lotus capillipes Batt. & Trab.
Bull. Soc. Bot. Fr. 58 : 670 (1912).
Sahara central.
Synonyme de L.jolyi Batt. (1900); cf. Maire, Bull. Soc. Hist. Nat. Afr.
Nord 20 : 180 (1930), qui a vu le type dans l’herbier Battandier.
16. Lotus chazaliei de Boissieu
J. Bot. (Paris) 10 : 220 (1896); Bonnet, in Gruv. & Chud., Actes Soc. Linn. Bord.
63 : 38 (1909); Bak. f., Leg. Trop. Afr. : 85 (1926); A. Chev., Rev. Bot. Appl. Agr. Trop.
15 (170-171) ; 957 (1935); Zolot. & Murat, Mém. Soc. Biogéogr. 6 : 65, 99 (1938) ■;
Mont. & Sauv., Inst. H. Et. Maroc, Notes et Doc. 5 : 49 (1949).
— L. ifniensis Caballero, Dat. geobot. terit. Ifni : 1 (1935) 2 ; Paunero, Ann. Inst. Bot.
Cavan. 10 (1) : 84, 94, tab. 3,fig. a-h (1950).
— L. chazaliei var. ifniensis (Cabal.) Maire, Bull. Soc. Hist. Nat. Afr. Nord 30 (6-7) :
339 (1939); Emberg. & Maire, Cat. PI. Maroc 4 : 1043 (1941).
— L. chazaliei var. dalmasii Maire, in Emberg. & Maire,/. c. : 1043 (1941), nom. illeg.
(=var. chazaliei)-, Sauv., Bull. Off. Nat. Anti-Acrid. 4 : 14 (1953).
— L.jolyi auct. non Batt. : Bonnet, /. c. : 23 (1909) 3 .
Sahara atlantique. Voir p. 382.
17. Lotus coronællafolius Webb
in Hook., Niger FI. : 119 (1849); A. Chev., Rev. Bot. Appl. Agr. Trop. 15 (170-171) :
966 (1935); Sunding, Garcia de Orta, ser. Bot., 2 (1) : 14 (1974).
Iles du Cap Vert.
Serait, d’après Brand (1898 : 202), L. bollei, d’où la combinaison
suivante :
var. argenteus (A. Chev.) Sunding
Garcia de Orta, ser. Bot., 2 (1) : 14 (1974).
— L. bollei var. argenlea [sic] A. Chev., /. c. : 965 (1935).
18. Lotus dumetorum Webb ex R. P. Murray
J. Bot. 35 ; 384 (1897); Lowe, Man. Fl. Madeira 1 (2) : 176 (1862), nom. nud. ;
Coutinho, Arq. Univ. Lisb. 2 : 288 (1914); D. & Z. Bramwell, Wild Fl. Canar. Is. :
150, fig. 176 (coul.) (1974).
1. Dans l'Aguerguer.
2. D'Ifni(Sud Marocain). N’ayant pu consulter le travail de Caballero, je ne puis décou¬
vrir si c'est une espèce L. ifniensis ou une sous-espèce ifniensis du L. glauciis qu’il a décrite (cf.
Paunero, 1950 : 94).
3. Chudeau s.n., Port-Étienne, Mauritanie, 21.3.1908, P.
Source : MNHN, Paris
— 381 —
— Lotus arenarius var. webbii Ball, J. Linn. Soc., Bot. 16 : 423 (1878); Brand, Bot.
Jahrb. 25 : 199 (1898).
Canaries.
Pourrait être, d’après Maire (1931 : 42), L. maroccanus Ball 1873, et,
pour Brand (1898 : 199), L. arenarius Brot. 1804.
A été également subordonné comme sous-espèce, à L. glaucus Dryand.
(Ténériffe, in sched., P).
19. Lotus emeroides Webb ex R. P. Murray
J. Bot. 35 : 384 (1897); Bramwell & al.. Bot. Not. 124 (3) : 382 (1971).
Canaries.
D’après D. & Z. Bramwell (1974 :150) L. borzii Pitard 1908 en serait un
synonyme; mais Bramwell (1969 : 8) a signalé que L. borzii n’était pas un
Pedrosia; il conviendrait donc de revoir les types de ces deux taxons.
20. Lotus erythrorhizus Bolle
Bot. Jahrb. 14 : 238 (1892).
— L. glaucus var. erythrorhizus (Bolle) Brand, Bot. Jahrb. 25 ; 200 (1898); Eriksson &
al., Fl. Macaron., ed. 1 : fig. 31 (1974).
— L. lancerottensis var. erythrorhizus (Bolle) Kunkel, Cuad. Bot. Canar. 28 : 11 (1977).
Canaries. Comme on le voit ci-dessus, ce taxon n’est plus considéré
au rang spécifique, mais sa position a fait l’objet d’interprétations diverses.
21. Lotus floridus (Lowe) Masferrer
Anal. Soc. Esp. Hist. Nat. 10 :160 (1881).
— Pedrosia florida Lowe, J. Bot. (Hooker) 8 : 294 (1856); Man. Fl. Madeira 1 (2) : 177
(1862), incl. var. sulphurea Lowe, I. c. : 178 (1862).
— Lotus glaucus var. floridus (Lowe) Brand, Bot. Jahrb. 25 : 200 (1898).
Madère.
22. Lotus genistoides Webb
[ex Pitard, in Pitard & Proust, Fl. Archip. Canar. : 166 (1908), nom. nud.];
G. Kunkel, Monogr. Biol. Canar. 3 :46 (1972), insyn, dubia; Eriksson &al., Fl. Macaron.,
ed. 1 : fig. 31 (1974).
Canaries.
Source : MNHN, Paris
— 382 —
Je ne connais pas la référence à une description publiée : il s’agit évi¬
demment d’un nom de Webb in sched. : il existe en effet dans l’herbier
Webb un spécimen portant ce binom, comme a bien voulu me le signaler
le Dr. D. Bramwell (in litt., 28.2.1979), qui considère le taxon comme très
proche de L. spartioides.
23. Lotus glaucus Dryander
in Ait., Hort. Kew. 3 : 92 (1789); von Buch, Abh. phys. Kl. K. Pr. Akad. Wiss.
Berl. 1816-17 : 367 (1819); Lowe, Man. Fl. Madeira 1 (1) : 173 (1862); Masferrer,
Anal. Soc. Esp. Hist. Nat. 10 : 157 (1881); Christ, Bot. Jahrb. 9 : 122 (1888); Bolle,
Bot. Jahrb. 14 : 238 (1892); R. P. Murray, J. Bot. 35 : 382 (1897); Brand, Bot. Jahrb.
25 : 199 (1898); Costa, Bol. Mus. Munie. Funchal 3 : 61 (1948); Larsen, Biol. Skr. Dan.
Vid. Selsk. 11 : 21 (1960); Pickering, Bol. Mus. Munie. Funchal 15 :42 (1962); Picke-,
ring & Hansen, ibid., 24 : 67 (1969); Hansen, ibid., 24 : 23 (1969); G. Kunkel, Monogr.
Biol. Canar. 3 : 45 (1972); D. & Z. Bramwell, Wild FI. Canar. Is. : fig. 33 (1974).
Madère, Iles Salvages, Canaries, Maroc?
Lowe (1862) y voit deux variétés : intricata [sic] (p. 173) et dubia [sic]
(p. 174); Brand (1898) en retient quatre : \zx.floridus (Lowe) Brand, villosus
Brand (= L. lancerottensis var. villosa Bourgeau in sched.), canariensis
Brand et erythrorhizus (Bolle) Brand. Quant à Pitard (1908), il énumère
pour Lotus glaucus 6 variétés : genuinus (= var. glaucus), leptophyllus
(Lowe) Pit., augustissimus Pit. [sic] 1 , sujfruticosus Pit., villosissimus Pit. et
sessilifolius (DC.) Pit. On trouve enfin une var. fruticulosa Bornm. in sched.
(P)-
Les espèces suivantes ont été rapportées à L. glaucus : Lotus bollei
Christ (Chevalier, 1935); L. borzii Pit. (Chevalier, 1935); L. erythrorhizus
Bolle (Brand, 1898); Pedrosia florida Lowe (Brand, 1898; Hansen, 1969);
Lotus ifniensis Caballero (Maire, 1939); Pedrosia leptophylla Lowe (Christ,
1888; Murray, 1897; Brand, 1898); P. paivœ Lowe (Pickering & Hansen,
1969); Lotus pentaphyllus Link (Pitard & Proust, 1908); L. sessilifolius
DC. (Pitard & Proust, 1908); Pedrosia tenella Lowe (Masferrer, 1881;
Christ, 1888; Murray, 1897). On en a aussi rapproché Lotus salzmanii
Boiss. & Reut., pourtant donné par P. W. Ball (1968 a : 176) comme syno¬
nyme de L. creticus L. Cette liste montre bien l’état incertain de la systéma¬
tique des Pédrosies.
24. Lotus ifniensis Caballero
Dat. geobot. terit. Ifni : 1 (1935).
— L. chazaliei var. ifniensis (Caballero) Maire, Bull. Soc. Hist. Nat. Afr. Nord 30(6-7) :
339 (1939); Emberger & Maire, Cat. PI. Maroc 4 : 1043 (1941).
1. S’agit-il d’une erreur pour « anguslissimus »? Rien ne permet de l’affirmer.
Source : MNHN, Paris
cr.
— 383 —
- Lotus roudairei Bonnet : 18, fl.: 19, style ( Monod 10627, Mhalreth, Mauritanie). —
arabicus L. : 20, fl.; 21, style (Adam 18957, Sénégal). — L. chazaliei de Boiss. : 22, fl.;
style; 24, extrémité de l'ovaire (Naegelé s.n.. Cap Blanc, IFAN). Dessins de l'auteur.
Source : MNHN, Paris
— 384 —
— L. glaucus subsp. ifniensis (Caballero) Caballero, in Paunero, Ann. Inst. Bot.
Cavan. 10 (1) : 94, tab. 3 (1950).
Maroc, Sahara atlantique.
25. Lotus hillebrandii Christ
Bot. Jahrb. 9 : 122 (1888).
Canaries.
Serait, d’après R. P. Murray (1897 : 385), synonyme de L. arenarius
Brot., ou encore (in sched., P) une variété de L. campylocladus Webb.
26. Lotus hirtulus Lowe ex Coutinho
Arq. Univ. Lisb. 1 : 289 (1914); A. Chev., Rev. Bot. Appl. Agr. Trop. 15 (170-171) :
967 (1935); Eriksson & al., Fl. Macaron., ed. 1 : fig. 31 (1974); Ormonde, Garcia de Orta,
ser. Bot., 3 (1) : 35 (1976); Eriksson & al.. Fl. Macaron., ed. 2, 1 ; fig. 44 (1979).
Iles du Cap Vert.
Coutinho (/. c.) mentionne une « var. laxifolia Lowe ».
27. Lotus holosericus Webb 1
in Webb & Berth., Hist. Nat. Iles Canar. 3 (2, 2) : 83 (1842); ibid . : tab. 63(1843);
ibid. : 484 (1850) (‘ holosericeus ’); R. P. Murray, J. Bot. 35 : 386 (1897); Pitard, in
Pit. & Proust, Fl. Archip. Canar. : 166 (1908); G. Kunkel, Monogr. Biol. Canar. 3 :
45 (1972); D. & Z. Bramwell, Wild Fl. Is. Canar. : 149 (1974).
Canaries.
28. Lotus jacobæus Linné
Sp. PI., ed. 1, 2 : 775 (1753); Ser., in DC., Prodr. 2 : 210 (1825) 2 ; Brunner, Flora
45, Beibl. 1 : 86 (1840); Webb, in Hook. f„ Fl. Nigrit. : 118 (1849); Schmidt, Beitr. Fl.
Capverd. Ins. : 314 (1853) 3 ; Brand, Bot. Jahrb. 25 : 203 (1898); Coutinho, Arq. Univ.
1. La graphie originale (1842) holosericus peut difficilement passer pour une erreur typo¬
graphique : elle figure en effet non seulement dans le texte, mais aussi sur la planche, publiée
un an plus tard; d'autre part les formes sericeus et sericus existaient toutes les deux en latin
classique, la seconde dérivant directement du grec otipixôç, et sans doute préférée par Webb
derrière un préfixe lui-même grec (holo-J ; pour inhabituelle qu'elle soit, la graphie holosericus
n’est pas fautive et doit en conséquence être maintenue, même si Webb lui-même, changeant
ultérieurement d’avis, l’a modifiée en holosericeus dans l'index de son ouvrage, publié bien plus
tard.
2. « corolla atropurpurea, vexillum flavicans ».
3. « corolla lutea vel luteo-atropurpurea ».
Source : MNHN, Paris
— 385 —
Lisb. 1 : 289 (1914); Bak. f., Leg. Trop. Afr. 1 : 86 (1926); Keay, Fl. W. Trop. Afr., ed.
2, 1 (2) : 552 (1958).
Iles du Cap Vert, Gambie 1 .
On a décrit les variétés : flaviflorus Brunner (1840 ; 86) — on notera
que Brand (1898 : 203), Chevalier (1935 : 964) et Eriksson & al. (1979 :
fig. 30) placent cette variété dans L. brunneri Webb et non dans L. jaco-
bæus —, villosus A. Chev. (1935 : 968; Sunding, 1974 : 14) et luteus A.
Chev. (/. c.).
29. Lotus jolyi Battandier
Bull. Soc. Bot. Fr. 47 : 251 (1900).
— L. arguinensis Maire, Bull. Soc. Hist. Nat. Afr. Nord 30 (6-7) : 340 (1939).
Maroc, Sahara atlantique, occidental et central. Voir p. 376.
Maire a décrit les var. leiocarpus (1935 : 200) et eriocarpus (ibid. :
201; Foury, 1954 : 313, sphalm. « biocarpus »).
30. Lotus kunkelii (Esteve Chueca) Bramwell & Davis
Cuad. Bot. Canar. 16 : 53 (1972); G. Kunkel, Monogr. Biol. Canar. : 45 (1972);
M. A. Kunkel, Cuad. Bot. Canar. 17 : 33 (1973); D. & Z. Bramwell, Wild Fl. Canar.
Is. : 151 (1974); Eriksson & al.. Fl. Macaron., ed. 1 : fig. 31 (1974).
— L. lanceroitensis subsp. kunkeliiE st. Chueca, Cuad. Bot. Canar. 14-15 : 44(1972).
Canaries.
31. Lotus lancerottensis Webb
in Webb & Berth., Hist. Nat. Iles Canar. 3 (2, 2) : 84 (1842); Christ, Bot. Jahrb. 9 :
123 (1888), orlh. mut. ‘ Umzerottensis' ; Bolle, Bot. Jahrb. 14 : 238 (1892); R. P. Murray,
J. Bot. 35 : 383 (1897) (‘ lanzerottensis ’); Pitard, in Pit. & Proust, Fl. Archip. Canar. :
167 (1908); Hansen, Bol. Mus. Munie. Funchal 24 : 23 (1969); G. Kunkel, Monogr.
Biol. Canar. 1 : 33 (1970); Monogr. Biol. Canar. 2 : 34(1971).
Canaries.
Entreraient dans sa synonymie : Pedrosia neglecta Lowe, d’après
Brand (1898 : 200) et Lotus erythrorhizos, d’après D. & Z. Bramwell
(1974 : 151).
1. Localité d'un échantillon ancien de Mungo Park, citée par E. G. Baker et Keay,
mais qui demande confirmation.
Source : MNHN, Paris
— 386 —
32. Lotus latifolius Brand
Bot. Jahrb. 25 : 202 (1898); A. Chev., Rev. Bot. Appl. Agr. Trop. 15 (170-171) :
965 (1935), nom. illeg., non (Willd.) Sibth. & Sm. 1813 ‘.
Iles du Cap Vert.
33. Lotus leptophyllus (Lowe) Larsen
Biol. Skr. Dan. Vid. Selsk. 11 : 21 (1960); G. Kunkel, Monogr. Biol. Canar. 3 : 45
(1972); D. & Z. Bramwell, Wild Fl. Canar. Is. : 151 (1974).
— Pedrosia leptophylla Lowe, Man. Fl. Madeira 1 (2) : 177 (1862).
Canaries.
Bonne espèce pour les auteurs ci-dessus, L. leptophyllus serait à ratta¬
cher à L. glaucus pour Brand (1898 : 200).
34. Lotus loweanus Webb
in Webb & Berth., Hist. Nat. Iles Canar. 3 (2,2) : 87 (1842); Masferrer, Anal. Soc.
Esp. Hist. Nat. 10 : 160 (1881); Costa, Bol. Mus. Munie. Funchal 3 : 62 (1948); Picke-
ring, ibid. 15 : 43 (1962); P. W. Ball, Rep. Sp. Nov. 79 (1-2) : 40 (1968); Hansen, Bol.
Mus. Munie. Funchal 24 : 25 (1969).
— Pedrosia loweana (Webb) Lowe, Man. Fl. Madeira 1 (2) : 181 (1862).
— P. porto-sanctana Lowe, J. Bot. (Hooker) 8 : 293 (1856).
Madère.
35. Lotus macranthus Lowe
Trans. Cambr. Phil. Soc. 6 (3) : 546 (1838); Masferrer, Anal. Soc. Esp. Hist. Nat.
10 :160 (1881), sphahn. ‘ macranlhes ’ ; Brand, Bot. Jahrb. 25 : 201 (1898) ;Costa, Bol. Mus.
Munie. Funchal 3 : 61 (1948); Pickering, ibid. 15 : 43 (1962); P. W. Ball, Rep. Sp. Nov.
79 (1-2) : 40 (1968); Hansen, Bol. Mus. Munie. Funchal 24 (1969).
— Pedrosia macrantha (Lowe) Lowe, Man. Fl. Madeira 1 (2) : 179 (1862).
Madère. Aux Açores le L. macranthus auct. serait en réalité L. azoricus
P. W. Ball (P. W. Ball, 1968 a : 176; Hansen, 1969).
36. Lotus maroccanus Ball
J. Bot., n. ser., 2(11) : 306(1873); J. Linn. Soc., Bot. 16 :424(1878); Lindberg, Acta
Soc. Sc. Fenn., N.S.B. 1 (2) : 84 (1932); Peltier, Monogr. Biol. Canar. 4 :138 (1973).
Maroc.
1. = Dorycnium latifoliu
Willd.
Source : MNHN, Paris
— 387 —
Pourrait, d’après Maire (1931 : 42) et Foury (1954 : 313) inclure L.
dumetorum Webb ex R. P. Murray 1897.
Les variétés suivantes ont été décrites : eriosolen Maire (1926 : 25)
avec la f. pallidus Maire (1937 : 352); villosissimus Maire (1926 : 24) et
simulans Maire (1936 : 222).
37. Lotus mascaënsis Burchard
Rep. Sp. Nov. 7 : 328 (1909); D. & Z. Bramwell, Wild Fl. Canar. Is. : 151 (1974).
Canaries.
Burchard spécifie bien qu’il s’agit d’un Pedrosia et aussi que la plante
rappelle « in habitus ganz auffâllig an Lotus peliorhynchus », mais d’après la
diagnose il ne compare L. mascaënsis qu’aux L. spartioides, holosericus et
sessilifolius...
Le rapprochement avec L. berthelotii est cependant remarquable bien
qu’il s’agisse certainement d’un Pedrosia normal, comme le confirme
D. Bramwell (in litt., 16.2.1979).
38. Lotus melilotoides Webb
in Hook., Fl. Nigrit. : 118 (1849); A. Chev., Rev. Bot. Appl. Agr. Trop. 15 (170-171) :
966 (1935); Ormonde, Garcia de Orta, ser. Bot., 3 (1) : 35 (1976).
C’est bien un Pedrosia d’après Chevalier, /. c.; noter l’indication du
descripteur : « flores videntur rosei ».
Iles du Cap Vert.
39. Lotus neglectus (Lowe) Masferrer
Anal. Soc. Esp. Hist. Nat. 10 :159 (1881), err. ‘ neglecta ’.
— Pedrosia neglecta Lowe, Man. Fl. Madeira 1 (2) : 172 (1862), incl. var. virescens
Lowe, /. c. : 173 et var. cinerea Lowe, I. c. : 173.
Madère.
Serait synonyme de L. lancerottensis Webb (Brand, 1898 : 200;
Eriksson & al., 1979 : fig. 30).
40. Lotus oliveiræ A. Chevalier
Rev. Bot. Appl. Agr. Trop. 15 (170-171) : 966 (1935); Sunding, Garcia de Orta, ser.
Bot., 2 (1) : 14 (1974).
Iles du Cap Vert.
Source : MNHN, Paris
— 388 —
PI. 4. — Indûment du pédoncule floral : 25, Lotus cha/.aliei de Bolss. (Chudeau s.n., Cap Blanc);
26, L. jolyi Batt. (Monod 16224)-, 27, L. assakensis Coss. ex Brand (Monod 17793); 28,
L. jolyi Batt. (Monod 7070); 29, L. arabicus L. (Adam 18957); 30, L. chazaliei de Boiss.
(Naegelé s.n.). Dessins de l'auteur.
41. Lotus paivæ (Lowe) Meneses
J. Cienc. Mat. Fis. Nat. (Lisb.) 23 : 191 (1924); A. Chev., Bull. Lab. marit. St-Servan
13 : 32 (1934); Rev. Bot. Appl. Agr. Trop. 15 (170-171) : 809 (1935).
— Pedrosia paivæ Lowe, Fl. Salv. Tent. : 10 (1869).
Iles Salvages.
Il faudrait comparer les types des L. paivæ et L. salvagensis, que Picke-
ring et Pickering & Hansen considèrent comme distincts, L. paivæ pou¬
vant être subordonné à L. g/aucus, également présent aux Salvages
(Eriksson & al., 1974 : fig. 31; 1979 : fig. 44).
Quoique ressemblant beaucoup au L. sessilifolius DC., l’espèce appar¬
tiendrait, d’après Lowe (1869 : 11), à l’intérieur du subg. Pedrosia, au même
groupe que L. macranthus et L. argyrodes.
Source : MNHN, Paris
— 389 —
42. Lotus pentaphyllus Link
in von Buch, Phys. Beschr. Canar. Ins. : 156 (1825).
— L. sessilifolius var. pentaphyllus (Link) D. H. Davis, (‘ pentaphyllos ’); D. & Z. Bram-
well, Wild Fl. Canar. Is. : 150 (1974).
Canaries.
43. Lotus purpureus Webb
in Hook., FI. Nigrit. : 118, tab. 6 (1849); Coutinho, Arq. Univ. Lisb. 1 ; 289 (1914);
A. Chev., Rev. Bot. Appl. Agr. Trop. 15 (170-171) : 967 (1935); Ormonde, Garcia de
Orta, ser. Bot., 3 (1) : 35 (1976).
Iles du Cap Vert.
44. Lotus salvagensis R. P. Murray
J. Bot. 35 : 382 (1897); Hansen, Bol. Mus. Munie. Funchal 24 ; 23 (1969); Picke-
ring & Hansen, ibid. 24 : 67 (1969).
Iles Salvages. D’après les auteurs ci-dessus, espèce distincte de L. paivæ
(Lowe) Meneses.
45. Lotus sessilifolius DC.
Cat. Hort. Monsp. : 122 (1813) '; Ser., in DC., Prodr. 2 : 210 (1825) 1 2 ; Masferrer,
Anal. Soc. Esp. Hist. Nat. 10 : 158 (1881); R.P. Murray, J. Bot. 35 : 383 (1897); Brand,
Bot. Jahrb. 25 : 201 (1898); G. Kunkel, Monogr. Biol. Canar. 3 :45 (1972); D. & Z. Bram-
well, Wild Fl. Canar. Is. : 151, fig. 32, incl. var. pentaphyllos [«'<•].
— Pedrosia sessilifolia (DC.) Lowe, Man. Fl. Madeira 1 (2) : 158(1862).
— Lotus dorychnoides Poir., Enc. Méth., Bot., Suppl. 3 : 507 (1813).
Canaries.
Rapproché par de Boissieu (1896 : 220) de L. chazaliei, qui pourrait
représenter une « forme désertique et maritime » du L. sessilifolius.
Il y a in sched. (P) un « L. sessilifolius var. villosa Born. f. microphylla »
de Hierro.
1. « L. leguminibus 3-6 capitato-radiatis teretibus glabris, foliolis subcarnosis linearibus
basi angustatis canescentibus, stipulis foliiformis, caule fruticoso. Hab. in Teneriffa, unde
semina retulit cl. Broussonet. Species affinis L. glauco et cum ea ab hortulanis interdum confusa,
sed distinctissima duratione perennii nec bienni, caule fruticoso nec herbaceo, foliolis longio-
ribus et angustioribus, floribus numerosioribus majoribus, leguminibus cylindricis nec isthmulis
quasi articulatis ».
2. « ... glaucescens, caule suffruticoso, foliolis subcarnosis linearibus sessilibus canescen¬
tibus, stipulis linearibus, pedunculis longissimis axillaribus, floribus corymbosis brève pedi-
cellatis, leguminibus cylindricis glabris divaricatis, seminibus subglobosis parvis atris lævibus.
In Teneriffa... Fl. fiavi (v.s.) ».
Source : MNHN, Paris
— 390 —
46. Lotus spartioides Webb
in Webb & Berth., Hist. Nat. Iles Canar. 3 (2, 2) : 81 (1842), et lab. 64(1843); R. P.
Murray, J. Bot. 35 : 386 (1897); Pitard, in Prr. & Proust, Fl. Archip. Canar. : 166
(1908); G. Kunkel, Monogr. Biol. Canar. 3 : 46 (1972); D. & Z. Bramwell, Wild Fl.
Canar. Is. : \ 49. fig. 175 (coul.) (1974).
— P. campyiocladus var. spartioides (Webb) Brand, Bot. Jahrb. 25 : 201 (1898).
Canaries.
Si l’on considère, comme Brand, L. campyiocladus et L. spartioides
comme conspécifiques, il faut suivre le choix de Brand de l’épithète campy-
locladus (les deux espèces ayant été publiées simultanément).
47. Lotus tibesticus Maire
Bull. Mus. Nat. Hist. Nat., ser. 2,4 :906 (1932); Bull. Soc. Hist. Nat. Afr. Nord 34 :
135 (1943), incl. var. fallax Maire (/. c.) 1 ; Maire & Monod, Mém. I.F.A.N. 8 : 40,
tab. 4, fig. 1 (1950); Quézel, Mém. Inst. Rech. Sah. 4 : 144 (1958).
Sahara central : Tibesti, Koussi, 3000-3500 m.
Le descripteur rapproche l’espèce de L. macranthus Lowe, L. argenteus
Webb (qui n’est pas un Pedrosia — à moins qu’il ne faille comprendre L.
argenteus auct. non Webb : Brand = L. argyrodes R. P. Murray), et L.
loweanus Webb.
Le Lotus suaveolens Pers. est cité des Açores 2 et de Madère par la
check-list d’ERiKSSON & al. (1974 : fig. 31; 1979 : fig. 44). En 1974, Bolôs &
Vigo en font (p. 70) un L. angustissimus L. subsp. suaveolens (Pers.) Bol. &
Vigo. Bien entendu ce n’est pas un Pedrosia.
Lotus salzmannii Boiss. & Reut., décrit d’Espagne, n’est pas non plus
un Pedrosia. R. P. Murray (1897 : 382) le considère très proche de L. glau-
cus; mais les auteurs récents en font tous un synonyme de L. creticus L.
(Coutinho, Fl. Port., ed. 2 : 897, 1939, comme L. creticus var. commutatus
(Guss.) Coutinho; P. W. Ball, Fl. Europ. 2 : 176, 1968).
LES LOTUS AU SAHARA OCCIDENTAL ET ATLANTIQUE
1. Lotus arabicus L., Mant. PI. 1 : 104 (1767) 3 .
PI. 3, 20-21 ; 4, 29.
Le Lotus arabicus L. est parfois traité comme admettant une var. verus
Webb (= var. arabicus) (1842 : 86) et une var. trigonelloides (Webb) Webb,
1. Qui ressemble à Lotus jolyi.
2. Ne figure pas dans le catalogue de Palinha (1960), peut-être parce que considéré
comme synonyme de Lotus angustissimus.
3. « Flores... pallide rufescentes; vexillo venis rubris »; Seringe (1825 : 212) : « flores
rubri »; Berhaut, Fl. Sénégal, ed. 2 : 24 (1967) : « fleurs mauves ».
Source : MNHN, Paris
— 391 —
ibid. : 86 1 . Voir à ce sujet Masferrer (1881 : 164), Bolle (1892 : 238),
Pitard, in Pit. & Proust (1908 : 169), G. Kunkel (1970 : 33 et 1972 : 45).
Brand (1898 : 218-219) et Larsen (1960 : 22) acceptent L. irigonelloides
Webb au rang d’espèce. On verra plus loin que Gillett (1968) tient L. Iri¬
gonelloides pour synonyme non de L. arabicus mais de L. glinoides.
La distribution géographique de l’espèce est surprenante, même si
l’on ne peut admettre avec Ozenda (1977 : 294) qu’il s’agit d’une « plante
orientale ayant sa limite ouest au Tibesti; manque ailleurs ».
On obtiendrait, d’après la littérature et les exsiccata de Paris, le tableau
suivant : Baloutchistan, Iran, Arabie, Égypte, Nubie, Haut-Nil, Sudan
(p. ex. Brown & Masey, 1929 : 181-182, et Andrews, Fl. PI. Anglo-Egypt.
Sudan, 2 : 221, 1952), Kordofan (p. ex. Colston 9, P!), Éthiopie, Erythrée
(p. ex. Schweinfurth & Riva 385, P!), Tanzanie, Mozambique, Rhodésie,
Angola 2 , Nord-Transvaal, Tibesti ( Monod leg.. Maire, 1950 : 40), N. Nige¬
ria, Niger (Peyre de Fabrègues & Lebrun, 1976 : 193), Mali (Hutch.
& Dalz., Fl. W. Tr. Afr., ed. 2, 1 (2) : 553, 1958), Sénégal (Haute Gambie,
Adam 18957, IFAN!; Perrottet 199, P!; Leprieur s.n., P!; Berhaut, Fl.
Sénégal, ed. 2 : 24, 1967), Mauritanie (p. ex. Tartega, Tagant, Monod 149,
in Monod, 1939 : 93), Sahara occidental (Monteil & Sauvage, 1949 : 68),
Sud Marocain (Brand, 1898 : 219), Canaries (nombr. réf.). Le Lotus bor-
kouanus Quézel (1957 : 88 et 1958 : 145, tab. 6 A) serait très voisin de L. ara¬
bicus 3 . On a même cité une localité « Grèce » (E. G. Baker, in Oliver,
Fl. Trop. Afr. 2 : 62, 1871) mais il faudrait retrouver l’échantillon : la Flora
Europæa ne mentionne pas l’espèce.
Quoiqu’il en soit, on hésitera sans doute à considérer avec Ozenda
(1977 : 294, fig. 95 p.p .; 551) ce taxon comme « une espèce du Sahara sud-
oriental ».
Il semble donc que l’espèce plutôt de régions sèches que franchement
désertiques, en fait, de vocation plus ou moins sahélienne, occupe une aire
étendue au sud-ouest asiatique et en Afrique, une aire du type en équerre
bien connu sur les deux axes accoutumés NE-SW et E-W (avec irradiations
sahariennes).
2. Lotus jolyi Battandier
PI. 1, /; 2, 9 ( L. arguinensis ); 1, 2-4', 2, 10-14, 17; 4, 26, 28 {L. jolyi).
Maire décrit, en 1939, sur une récolte unique Murat 2410 dans la
« grande citerne » de l’île d’Arguin (13.5.1938), un Lotus arguinensis que
l’auteur reconnaît proche du L. jolyi mais s’en séparant par son port érigé,
1 . ss L. Irigonelloides Webb, in Webb & Berth., Hist. Nat. Iles Canar. 3 (2, 2) : tab. 65
(1837).
2. Plusieurs localités citées par Torre (1962 : 81); le L. massamadensis Welwitsch ex
Baker. 1871, venait de l'Angola.
3. Comme son nom l'indique, L. borkouanus vient du Borkou, et non du Tibesti comme
le signale Ozenda (1977. : 551).
Source : MNHN, Paris
— 392 —
sa fleur entièrement jaune, sa gousse arquée. En voici la diagnose : « Ab
affini L. jolyi Batt. differt caulibus rigidiusculis erectis 1. adscendentibus
(nec diffusis elongatis flexuosis); corolla undique aurea ; leguminibus tenui-
bus (3,5-4 cm X 1,5 mm), torulosis, falcatis. Herba tota viridi-argentea,
pilis adpressis undique vestita. Legumen adpresse villosum ».
Avant d’être décrit comme espèce nouvelle, Péchantillon-type de
L. arguinensis avait été nommé L. jolyi par son récolteur; Maire, lui-même,
tout en décrivant l’espèce nouvelle, reconnaît combien elle est proche de
L. jolyi, à laquelle elle pourrait même, quand les Lotus de la région seront
mieux connus, se voir subordonnée : il ajoute aussi avoir examiné un Lotus
du Cap Blanc ayant « les légumes minces comme le L. arguinensis, mais
droits, et, qui, d’autre part, possède les tiges allongées diffuses et les fleurs
bicolores du L. jolyi ».
J’ai récolté moi-même dans l'île d’Arguin le 13.3.1939 ( Monod 7070)
et à quelques centaines de mètres tout au plus de la station du L. arguinensis
un spécimen pouvant donc presque être tenu pour un topotype de ce der¬
nier, mais que Maire identifiait cependant en 1939 comme L. jolyi.
Reprenons les trois caractères principaux ayant justifié la description
de l’espèce nouvelle L. arguinensis.
1° Le port. — Si le type est en effet érigé, à rameaux rigides, c’est le
cas également du L. jolyi d’Arguin identifié par Maire lui-même (qui d’ail¬
leurs ignorait peut-être la provenance exacte de l’échantillon, celle-ci ne
figurant pas en 1939 sur l’étiquette), alors que le L. jolyi peut aussi se pré¬
senter sous une forme très différente, grêle, à tiges plus ou moins diffuses.
2° La coloration de la corolle. — Il est vrai que celle du L. jolyi
typique est plus ou moins bicolore, avec l’étendard plus foncé 1 , brunâtre
strié de lignes sombres (p. ex. plus ou moins pourpres) et les ailes comme la
carène jaunes (pl. 1, 2-3)', sur le type de L. arguinensis (pl. 1, /) il est devenu
difficile de juger de la couleur des divers pétales, mais en tous les cas j’ai
retrouvé sur l’étendard au moins un soupçon de la linéation constante chez
L. jolyi.
3° La gousse. — Celle-ci serait droite chez L. jolyi et arquée chez
L. arguinensis; mais si le type de ce dernier peut avoir en effet des gousses
légèrement arquées, elles ne le seront pas plus que certaines gousses du
L. jolyi (pl. 2, 14, et Ozenda (1977 : fig. 85, pro parte).
Somme toute, il me paraît tout à fait impossible de conserver à L. argui¬
nensis le statut d’une espèce autonome, alors qu’il devient évident que la
récolte de Murat entre sans peine dans le cadre de la variabilité, fort éten¬
due, du L. jolyi, à l’intérieur duquel je ne vois même pas la possibilité de lui
conférer un statut infrapsécifique : pour moi L. arguinensis n’est qu’un
simple synonyme du L. jolyi.
Le L. jolyi Battandier (décrit en 1900 du Tadmaït) possède 2 var. :
leiocarpus Maire (1935 : 200) et eriocarpus Maire (ibid. : 201).
I. Sur certaines fleurs d’un échantillon, Monod 15656 de Nouakchott (Mauritanie)
'étendard et, à un moindre degré, les ailes sont d’un pourpre violacé.
Source : MNHN, Paris
— 393 —
PI. 5. — Lotus glinoides Del. (type) : 31, fl.; 32, carène de la même fleur; 33, même fleur, ovaire
et style; 34, autre fleur du même échantillon, l'étendard replié dissymétriquement. Dessins
de l’auteur.
Source : MNHN, Paris
— 394 —
C’est une plante saharienne connue du Sud-Marocain au Sud-Mauri¬
tanien et de l’Atlantique au Tibesti, mais ne paraissant pas connue plus à
l’est (Egypte, etc.), du moins sous le nom de L. jolyi.
Voici quelques références (outre Ozenda, 1977 : 296, fig. 95 p.p.) :
Sahara occidental (et marges) : Sud-Marocain (Maire, 1935 : 201; Mathez
& Sauvage, 1975 :151); Sahara ex-espagnol (Guinea, 1945 :145 et 1948 ; 393);Zemmour
(Maire, 1935 : 155); Mauritanie (Monod, 1939 : 93; 1974 ; 49, fig. 124; 1979 : fig . 41;
Ozenda, 1977 : 296). — Sahara central : Tadmaït (le type); Batt. & Trab. (1912 : 670
(Z., capillipes )); Diels (1917 : 90-91); Maire (1933 : 123-124); Gram (1935 : 65); Corti
(1942; 147-148). —Tipesti ; Maire (1950 : 40) (Monod leg.); Quézel (1958 :144).
3. Lotus assakensis Cosson ex Brand
PI. 1, 5-6; 2, 15-16; 4, 27.
Brand décrit en 1898 un Lotus assakensis Cosson in sched. du Sud-Maro¬
cain (Oued Assaka), ( Mardochée s.n., type P) : « perennis; dense villosus;
caulibus erectis ramosis; foliis sessilibus vel subsessilibus; foliolis lanceolato-
ovatis; bracteis 3 calyce brevioribus, pedmculis quam folia paulo longioribus;
capitulis 2-floris; floribus luteis (?); calyce bilabiato, dentibus calycinis
2 superioribus longioribus Iatiusculis lineari-lanceolatis, 3 inferioribus
brevioribus angustioribus linearibus, omnibus tubo subæquilongis; vexillo
quam carina longiore; alis longitudine carinæ, leguminibus haud incurvis
calyce multo longioribus, sessilibus... ».
En 1936 Maire citait (p. 222) une var. eu-assakensis et une var. longipes,
d’Aouriora, à l’embouchure de l’Oued Dra. L’espèce est connue, plus au
sud, de celle de l’Oued Chebeïka (Mathez & Sauvage, 1975 : 151). Les
échantillons que j’ai récoltés le 19.5.1978 sur la plage de l'île Herné, au fond
du Rio de Oro, par 23°52' lat. N. ( Monod 17793 ) placent beaucoup plus au
sud la limite méridionale de l’espèce, et il n’est pas impossible qu’on la
retrouve un jour plus loin encore dans cette direction vers les baies de
Cintra et de St-Cyprien, voire vers le Cap Barbas et l’Aguerguer.
L’espèce est citée du Sahara marocain par Monteil & Sauvage
(1949 ; 69) et mentionnée par Gillett en 1958 (p. 379) : « Loss. [sphalm.]
ex Brand ».
Quelques exsiccata (P) identifiés L. assakensis donnent les localités sud-
marocaines suivantes : Cap Ghir ( Maire & Wilczek, 1934), sables maritimes
« ad Herculis Promontorium » (id., 1934), près Aouriora (id., 1935), Sous
(id., 1934), près Agadir n’Izir (id., 1934), près Aglou (Maire, 1937), Dar
ould Delim (Mardochée, 1875).
L’identification du Lotus de Herné avec L. assakensis ne semble pas
faire de doute, après sa comparaison avec divers exsiccata dont le type de
Cosson et l’échantillon Sauvage 3706 (MPU); la plante de Herné a des
capitules pouvant compter jusqu’à 4 fleurs, d’un très beau jaune vif.
Source : MNHN, Paris
— 395 —
4. Lotus chazaliei de Boissieu
PI. 1, 8; 3, 22-24 ; 4, 25, 30. Synonymie cf. p. 380.
Le Lotus chazaliei a été décrit en 1896 par de Boissieu d’après des
échantillons recueillis dans la presqu’île du Cap Blanc par le Comte de Dal-
mas, au cours de la croisière du yacht « Chazalie » 4 le 5.5.1895 (type, P).
Voici la description originale : « Totus dense et adpresse albo-sericeus,
suffruticosus, ramis crebris intricatis, foliis parvissimis et brevissimis omnino
sessilibus, foliolis crassiusculis ovatis vel ovato-lanceolatis acutis, stipulis
foliolis conformibus, pedunculis axillaribus brevibus, floribus mediocribus
1-4 compressis, bracteis foliorum forma calice multo brevioribus, cali-
cis sericei sub-bilabiati dentibus inæqualibus semper rectis vel denique
paulo introrsum curvatis, corolla glabra calice 1-plo longiore, stylo prope
apicem dentato, leguminibus cylindricis strangulato-monoliformibus demum
glabris, seminibus viridi-atris non marmoratis ».
Le descripteur rapproche l’espèce du L. sessilifolius DC. des Canaries,
dont L. chazaliei pourrait être une « forme désertique et maritime ».
Il est en effet très possible que quand les comparaisons nécessaires
auront été effectuées avec les taxons affines de la Macaronésie (et tout spé¬
cialement des Canaries), le L. chazaliei doive se voir rattaché à une espèce
antérieurement décrite.
Actuellement, et sous son nom de L. chazaliei, l’espèce est connue du
Sud-Marocain au Cap Blanc.
Ajoutons que si Bonnet en 1909 avait identifié L.jolyi un L. chazaliei
de Port-Étienne ( Chudeau s.n., 21.3.1908!), ses « L. glaucus Dryander » 2
de la côte mauritanienne entre Toueil et Bilaouakh ( Chudeau 42, 20.2.1908!)
et de Nouakchott ( Chudeau s.n., 8.2.1908!) sont des L.jolyi Batt.
Quant aux L. glaucus cités par A. Chevalier du Zemmour, env. de
Bir Moghrein (Explor. Bot. Afr. Occ. Fr. 1 : 171, 1920), il faudrait pouvoir
retrouver l’échantillon, mais l’identification paraît a priori inexacte 3 .
5. Lotus glinoides Del. 4 , Sem. 1836 Hort. Bot. Reg. Monsp. : 20
(1837) 3 ; Del. in St. Hil., Ann. Sc. Nat., Bot., ser. 2,7 : 286(1837); Ozenda,
Fl. Sahara, ed. 2 : 294, fig. 94 p.p. (1977); Monod, Bull. Mus. Hist. Nat.,
ser. 4, 1 : 24, fig. 192-194 (1979).
PI. 5, 31-34.
1. Les épithètes spécifiques rappelant le nom du navire sont tantôt du type « chazaliei »
(Lotus chazaliei, Statice chazaliei) tantôt du type « chazaliæ », comme pour le lézard Geckonia
chazaliæ : l’étymologie du nom du navire n’a pu, malgré les recherches de Madame Carpine-
Lancre, se voir explicitée.
2. L’étiquette porte : L. glaucus f. villosa.
3. Celle du Lotus « jollyi » (sic), cité à la même page, du Cap Blanc (de Vilmorin in Cheva¬
lier 18902, 6.1.1908; Charles in Chevalier 25572, 1911) peut être exacte, mais on a vu qu'une
confusion a pu exister entre jolyi et chazaliei.
4. Sphalm. « Delarb. » (Eriksson & al., 1974; 1979).
5. Date de publication : janvier, fide J. Raynal (in litt., 1979).
Source : MNHN, Paris
— 396 —
D'après Gillett (1958 : 375), seraient synonymes de L. glinoides :
L. trigonelloides Webb 1837 et L. arabicus var. trigonelloides (Webb) Webb
1942, alors que L. trigonelloides a été parfois rapproché de L. arabicus
(vide supra, p. 390).
Seraient très voisins : L. schimperi Steud. [Nom. Bot., ed. 2, 2 : 75
(1841) nom. nud.] ex Boiss. 1872 (fide Gillett & Bullock, 1958 : 256 *),
et L. nubicus Hochst. ex Bak. f. in Oliver, Fl. Trop. Afr. 2 : 61 (1871);
Jahandiez & Maire, Cat. PI. Maroc, 3 : 894 (1934) citent L. glinoides var.
schimperi. Pour Cufodontis (1955 : 258) L. schimperi n’est qu’un synonyme
de L. glinoides.
L. glinoides, schimperi et nubicus seraient étroitement affines mais spéci¬
fiquement distincts pour Gillett (1958) qui donne un croquis de leur dis¬
tribution, très incomplet (localités sahariennes) pour L. glinoides.
On cite le plus souvent comme référence L. glinoides « Del. in Saint-
Hilaire » (1837 : 286), mais il y a une diagnose antérieure, quoique de la
même année, dans Raffeneau-Delile, (1837 : 264) avec la diagnose suivante
« L. caule prostrato diffuso, ramis puberulis; foliis stipulisque obovato-
cuneatis; floribus solitariis aggregatisve ad latera ramorum, subsessilibus
vel nascentibus ad axillam folii trifoliati exstipulati ramulum abbreviatum
pedunculiformem terminatis; leguminibus cylindricis torulosis curvulis
subrectis — Loto arabico conformis sed omnibus partibus dimidio minor.
Folia glauciuscula et flores roseos pariter gerit, carina rostrata atrorubente.
Leguminibus distinguitur radiatim vulgo expansis, curvulis, subfiliformibus
nec ut in Loto arabico crassiusculis — Crescit in insulis niloticis unde allata
a Cl. Bové. Postquam eamdem pro Loti arabici varietate olim legissem et
servatam habuissem patuit tandem speciem esse ex toto distinctam — Annua
facillime culta in horto Monspeliensi ».
Un échantillon de l’herbier du Muséum est un isotype de l’espèce;
l’étiquette porte, de la main de Delile : « h. [ortus] m. [onspeliensis], de
graines de Bové d’Egypte! a été omis par moi qui ne l’ai pas distingué du
L. arabicus quoique je l’ai trouvé aussi », texte qui correspond parfaitement
à la fin de la diagnose latine. Delile avait déjà récolté l’espèce mais sans la
distinguer de L. arabicus, d’où le fait qu’elle ait été « omise » par l’auteur
de ses publications égyptiennes antérieures.
Sauvage (1953 : 14) énumère des var. : typicus Sauvage 1949 (nom.
illeg. = var. glinoides ), multiflorus Sauvage 1953, schimperi (Steud.) Batt. et
tuberculatus Sauvage (cf. Sauvage, 1951 : 7).
L. glinoides a parfois été placé parmi les Pedrosia, à tort bien entendu :
Walpers, Rep. Bot. Syst. 1 : 647 (1842), et A. Chevalier (1935 : 964).
Le L. glinoides est répandu en Arabie (p. ex. Migahid & Hammouda, Fl. Saudi
Arab. : 187, 1974), en Egypte, dans la région nilotique (p. ex. Baker, 1926 : 90), au Sudan
(p. ex. Broun & Masey, 1929 : 182 et Andrews, Fl. PI. Anglo-Egypt. Sudan 2 : 221,
1952), en Ethiopie (Cufodontis, 1955 : 258), au Tibesti (Quézel, 1958 : 144), au Sahara
1. Gillett & Bullock arrivent à la conclusion que le premier descripteur est Boissier
(1872), alors que Cufodontis (1955 : 258) écrivait « L. schimperi Steud. (1841 nom. nud.) ex
Vierh. 1907 ».
Source : MNHN, Paris
— 397 —
central (p. ex. Maire, 1933 : 124), au Sahara occidental (Monod, 1939 : 93; Guinea,
1945 : 145 et 1948 : 393; Monteil & Sauvage, 1949 : 69;Naegelé, I960 : 1328 ,fig.2p.p.;
Monod 16213, Taorta près Dakhla, 29.11.1977), au Sud-Marocain (Jahandiez & Maire,
Cat. PI. Maroc 3 : 894, 1934; Sauvage, Bull. Soc. Sc. Nat. Maroc 30 : 133 [1950] 1952;
Sauvage & Vindt, ibid. 36 : 218 [1956] 1957), aux Canaries (p. ex. D. & Z. Bramwell,
1974 :151).
Grandvaux Barbosa (1961 : 80, tab. 20, phot. 35) signale L. glinoides
aux Iles du Cap Vert (Santiago, Espérito Santo 3231) avec des fleurs « ama-
relas »; cela paraît singulier et devrait être vérifié.
Un exsiccatum (P), identifié comme L. glinoides par Sauvage, provient
du Mozambique, vallée de Muza et avait des fleurs jaunes, ce qui est singu¬
lier, comme la provenance d’ailleurs.
6. Lotus roudairei Bonnet, J. Bot. (Paris) 7 (12) : 232, fig. A-E (1893);
Quézel & Santa, Nouv. Fl. Algérie 1 : 492 (1962); Ozenda. Fl. Sahara,
ed. 2 : 295, fig. 95 p.p. (1977) K
PI. 1, 7; 3, 18-19.
Cette espèce se rencontre du Maroc à la Tunisie et du Sahara atlantique
au Sahara central :
Tunisie : Aïn Kebirita (type de L. hosackioides Coss. in sched., P). — Sud-Maro¬
cain : Foury (1954 : 315, à fl. «jaunes »); Sauvage & Vindt, Bull. Soc. Sc. Nat. Maroc
36 : 218 [1956] (1957); Akka, Maire & Wilczek s.n., 8.4.1934, P). — Saharaex-Espagnol :
Guinea (1948 : 393). — Sahara Occidental : Monteil & Sauvage (1949 : 69); Sau¬
vage, Zemmour (1953 : 14); Guinet & Sauvage (1954 : 104). — Tafilelt : Maire &
Wikzek s.n., 13.4.1934, P. — Mauritanie : Monod (1939 : 53), Kediat ej-Jill; Mhaireth
( Monod 70627). — Sahara Central : Battandier (1900 : 251); Diels (1917 : 91);
Maire (1933 : 125); Gram (1935 : 65); Maire 458, Hoggar P; Maire 449, Tassili, P;
L. Chevallier s.n., Tademait, 1904, P.
On peut tenter d'établir une clef pour l’identification des Lotus du
Sahara atlantique, dans laquelle j’ai fait figurer L. arabicus, qui sera peut-
être trouvé dans cette région.
1. Style avec une dent subterminale, au-dessous du stigmate (subg. Pedrosia) . 2
1. Style inerme, sans dent (subg. Lotus) . 4
2. Fleurs isolées (ou par deux), pédonculées ou subsessiles. 3
2. Fleurs en capitules 2-4-flores, pédonculés. L. assakensis.
3. Fleurs subsessiles; plante vivace, ligneuse. L. chazaliei.
3. Fleurs longuement pédonculées; plante annuelle, herbacée. L.jolyi.
4. Fleurs roses; gousses à bords rectilignes. 5
4. Fleurs jaunes; gousses ± toruleuses, à bords ondulés. L. roudairei.
5. Pédoncule floral plus long que la feuille axillante; corolle 15-20 mm; tige dressée.
. L. arabicus.
5. Pédoncule floral plus court que la feuille axillante; corolle 8-10 mm; tige couchée.
. L. glinoides.
^ I. Les « deux taches brunes à la base du pétiole » sont sans doute des rudiments de sti-
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
UN MARÉCAGE SAXICOLE A ISOETES ET OPHIOGLOSSUM
EN GUYANE FRANÇAISE
A. RAYNAL-ROQUES & J. JÉRÉMIE
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Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Description d'un petit marécage temporaire sur rocher renfermant
un Isoeies, genre jusqu'à présent inconnu dans la région guyanaise. Comparaison
avec des milieux écologiquement et floristiquement homologues d'Europe
méridionale, d’Afrique tropicale et méditerranéenne.
Abstract : A small temporary pond on rock is described; the genus Isoeies,
not yet recorded front the Guyanas, has been found there. Ecologically and
floristically homologous biotopes from Southern Europe, tropical and medi-
terranean Africa are compared to it.
Aline Raynal-Roques & Joël Jérémie, Laboratoire de Phanérogamie, 16 rue
Buffon, 75005 Paris, France.
En trouvant, en Guyane française, sur une croupe rocheuse émergeant
d’un marais, une station d’ Ophioglossum ellipticum, l’un de nous (A. R.-R.)
remarqua la similitude physionomique de cette localité avec des petites
mares temporaires sur rochers à Ophioglossum polyphyllum et Isoeies
duriæi de l’Europe méditerranéenne; la recherche systématique des spo¬
ranges à la base des touffes inondées permit alors de découvrir l 'Isoetes.
Les petits marécages sur rochers constituent des milieux très spécialisés,
limités et fragmentaires, généralement soumis à des contraintes à la fois
extrêmes et opposées; ils sont toujours marginaux dans leur cadre écologique
régional. Par leurs particularités physionomiques, écologiques et floristiques,
ainsi que par leur exiguïté, ils ont de longue date exercé sur les botanistes
un attrait incontestable. Les mares de platières de Fontainebleau aussi bien
que les Isoetion saxicoles méditerranéens ont fait l’objet de nombreuses
études et ont souvent été considérés comme floristiquement affines des
mares temporaires acides d’Afrique du Nord (Poirion & Barbero, 1967;
Chevassut & Quézel, 1956; Braun-Blanquet, 1936); aussi est-il classique
de voir dans la végétation des mares saxicoles de l’Europe méridionale,
et en particulier celles à Isoetes et/ou Ophioglossum, des irradiations de la
végétation de biotopes du même type d’Afrique subtropicale.
Des milieux comparables, mais bien moins connus, existent au sud du
Sahara, dans le monde tropical au sens strict; Monod (1954) a décrit la végé¬
tation de petites mares temporaires sur grès au Mali, Adjanohoun (1964)
celle de micro-marécages sur rochers découverts en Côte d’ivoire; des bio¬
topes analogues ont été observés par l’un de nous (A. R.-R.) au Cameroun.
Source : MNHN, Paris
— 404 —
Le genre Isoeles était jusqu’à présent inconnu de Guyane; l’intérêt
phytogéographique de cette récolte, ainsi que les observations faites à
propos de l’écologie de cette station particulière, justifient la publication
de cette note, d'autant plus que l’on ne sait que bien peu de choses sur les
conditions de vie de IV. ovata et de YOphioglossum ellipticum 1 .
La station que nous décrivons est de surface restreinte et se trouve
soumise à des impératifs écologiques peu communs, au moins en Guyane;
aussi n’est-il pas question d’accorder à notre description une signification
générale quant à l’écologie des espèces qui y croissent; une généralisation,
quelle qu’elle soit, ne peut être envisagée tant que d’autres stations n’auront
pas été découvertes et étudiées.
Le pripris 2 Maillard est un vaste marais paralittoral situé entre le
pont du Larivot et Tonate, à environ 25 km au NW de Cayenne; il fait
partie du grand ensemble marécageux qui longe le littoral guyanais. Les
eaux continentales y sont retenues par les cordons sableux littoraux et les
bancs vaseux de la mangrove. Malgré cette situation, l’eau n’y est saumâtre
que sur la frange littorale; pour des raisons géologiques et climatiques,
l’eau des pluies ne se charge guère d’éléments minéraux au contact des sols
où elle transite; dans la zone amont du marais l’eau est donc parfaitement
douce. L’importante pluviométrie enregistrée sur ces régions assure une
alimentation en eau suffisante pour, d’une part maintenir le mélange
saumâtre dans la zone la plus littorale, d’autre part, limiter les remontées
salines, au cours des brèves périodes sèches, à une étroite frange soumise
alors à une alternance de salinité.
Le biotope particulier qui nous intéresse ici se trouve dans la partie
amont du pripris Maillard, dans ce marais d’eau douce qui est occupé par
une prairie toujours inondée sur presque toute sa surface et dont la flore
est riche et diversifiée. La prairie est essentiellement occupée par une
Cypéracée, Eleocharis interstincta (Vahl) R. Br., qui forme un couvert
continu, même lorsque la profondeur de l’eau dépasse 1,5 m. Cet Eleocharis,
très dominant, est accompagné de quelques autres espèces végétales, dressées
hors de l’eau comme lui (Cy per us haspan L. subsp. juncoides (Lam.) Kük.,
Fuirena umbellata Rottb., Thalia geniculata L., Crinum erubescens Ait.,
Sagiltaria pugioniformis L., Æschynomene sensitiva Sw., par exemple) ou
flottantes en surface ( Nymphoides indica (L.) O. Ktze.), ou encore sub¬
mergées (Mayaca longipes Mart. ex Seub.).
Un rocher granitique émerge du marais et forme un petit îlot, haut
de 1 à 2 m selon la saison, dont la surface n’excède guère 300 m 2 ; il est
prolongé vers le nord-est par un haut fond couvert d’une prairie exondée
en saison sèche. Malgré ses croupes apparentes, le rocher n’est pas entière¬
ment dénudé; une végétation analogue à celle des savanes environnantes
1. La détermination de ces 2 Ptéridophytes ainsi que certaines données phytogéogra-
phiques sont dues au Dr. K. U. Kramer que nous tenons à remercier vivement.
2. Pripris = marécage, en Guyane.
Source : MNHN, Paris
— 405 —
sur sable (non inondables), mais fragmentaire, occupe ses replats. Dans les
creux qui ne retiennent pas l’eau, dans les moindres ensellements garnis de
gravillons, l’espèce la plus abondante est un nannophanérophyte du genre
Stylosanthes.
Deux cuvettes allongées, étroites, communicantes entre elles, forment
une suite de petites mares à la surface du rocher (la plus grande mesure à
peine 5 m de longueur); leurs berges rocheuses tombent abruptement sur le
fond horizontal de vase noire profonde de 10-15 cm, mêlée de gravillons;
elles peuvent contenir jusqu’à 25 cm d’eau; c’est là le biotope principal de
VIsoetes ovata ; on le retrouve, à l’état de pieds isolés, dans de petites
cuvettes dont le diamètre est de l’ordre du mètre et qui peuvent contenir
10 cm d'eau. L'Ophioglossum ellipticum est limité à un replat formant seuil
entre les cuvettes à Isoetes et le marais environnant, occupé par une minus¬
cule pelouse sur un sol humide noir mêlé de sable grossier et de graviers,
épais seulement de quelques cm. L'Ophioglossum n’atteint pas le rebord
dominant le marais, en léger bourrelet, dont le sol est plus squelettique.
L’eau de ces petites mares sur rocher est franchement acide et très peu
minéralisée; en août 1979, son pH, voisin de celui de l’eau du marais envi¬
ronnant, était d’env. 5 (mesure instantanée avec un papier de précision).
Par contre, elle semble moins minéralisée et moins chargée en matières
organiques que celle du marais, pourtant elle-même très pure; deux ana¬
lyses 1 , malheureusement non comparables entre elles puisque faites à des
dates différentes donnent entre autres les chiffres suivants (en mg/l) :
Ca++
Mg ++
Na++
K+
Mare sur rocher à Isoetes (août 79) ...
0,18
0,22
1,67
0,22
Marais à Eleocharis environnant (fév. 78) .
0,35
0,40
6,25
0,47
La station que nous décrivons a été visitée à 4 reprises alors qu’elle
se trouvait dans des situations fort différentes :
— au début et à la fin du mois de février 1978, au cours d’une période
exceptionnellement sèche; le niveau atteint par les eaux semblait voisin du
minimum;
— en avril 1979, après une longue période pluvieuse à l’issue de laquelle
le marais était très plein;
— fin août 1979, en période sèche; les eaux étaient plus hautes qu’en
février 1978.
1. Dosages dûs à l'amabilité du Centre ORSTOM de Cayenne, et en particulier à M. Na-
lovic que nous remercions ici, ainsi que ses collègues.
Source : MNHN, Paris
— 406 —
Lorsque les cuvettes du rocher sont pleines, elles constituent un plan
d’eau unique, bien que sinueux et étranglé, qui se déverse dans le marais par
un seuil plat, large de 1,5-2 m, ouvert au sud; vers le nord, une fissure
dans le rocher s’ouvre à un niveau légèrement plus élevé; elle ne sert donc pas
d’exutoire.
Les eaux pluviales ruisselant sur le rocher se collectent dans les petites
mares à Isoeles et constituent normalement leur seule alimentation; étant
données leurs faibles dimensions, elles ne peuvent abriter une végétation
aquatique différenciée que grâce à l’importance de la pluviosité et à la briè¬
veté et la relativité des périodes sèches. L’eau de ces mares est donc à la
fois très peu minéralisée et très acide (le 30.8.1979, le pH mesuré sur place
était de 4,6).
En période humide (avril 1979), les cuvettes, pleines jusqu’au bord,
contenaient 20 à 25 cm d’eau. L ’lsoetes, peu abondant, était entièrement
submergé, à l’exception des plus grands individus dont l’extrémité des
feuilles émergeait; les espèces annuelles n’étaient pas visibles et peu d’aqua¬
tiques apparaissaient en fleurs. L’eau suintait sur le rocher vers le marais;
un véritable écoulement devait se produire pendant et après les fortes
pluies. L'Ophioglossum, rare à cette période, croissait sur un sol couvert de
1 à quelques cm d’eau.
Le niveau du marais était particulièrement élevé; une dénivelée d’une
dizaine de cm seulement séparait les 2 plans d’eau. Un exhaussement éven¬
tuel du niveau général doit entraîner une transgression des mares du rocher
par la nappe d’eau du marais; ceci se produit probablement de temps à
autre, pendant une courte durée; VIsoeles comme l’ Ophioglossum doivent
alors tolérer ces submersions irrégulières; l’eau du marais, dont nous avons
souligné l’acidité et la faible minéralisation, constitue il est vrai un milieu
oligotrophe qui ne doit guère perturber l’équilibre pourtant fragile de ces
mares d'eau de pluie lors d’invasions fugaces.
La pauvreté apparente de la flore du marais observée lors de cette
visite est un argument en faveur de l’hypothèse selon laquelle les eaux
étaient alors particulièrement hautes; bien peu d’espèces se reconnaissaient
parmi les Eleocharis interstincta', certaines ( Crinum erubescens, Sagittaria
pugioniformis par exemple) étaient entièrement submergées; d’autres,
comme VEIeocharis lui-même, étaient stériles.
En période sèche, la végétation aquatique et hygrophile se développe
et s’enrichit d’espèces annuelles en fleurs; c’est ce qui fut observé surtout au
début du mois de février 1978, époque à laquelle le niveau de l'eau du marais
était de 50-60 cm inférieur à celui que nous venons de décrire. L 'Eleocharis
interstincta se trouvait dans 40-100 cm d’eau; les autres Cypéracées, les
Graminées, les grandes vivaces à bulbes ou tubercules de la prairie ( Crinum,
Thalia, Sagittaria) étaient en fleurs. La pente rocheuse qui conduit à cette
prairie et ne porte pas d'E. interstincta était en partie exondée; il restait un
liseré d’eau libre, peu profonde, entre la prairie (dont la limite correspond
à la présence d’un fond vaseux sur le rocher) et la berge rocheuse exondée ;
Source : MNHN, Paris
— 407 —
on y observait des espèces d’eau peu profonde. Rhynchospora holoschœnoides
(L. C. Rich.) Herter, R. trispicata Nees, Fuirena umbellata Rottb., Xyris sp.,
Cyperus haspan L. subsp. juncoides (Lam.) Kük., Nymphoides indica (L.)
O. Ktze.) mais aussi des annuelles qui poussent dans des eaux peu encom¬
brées et chaudes (Bacopa reflexa (Benth.) Edwall, Eleocharis retroflexa
(Poir.) Urb., Phyllanthus guianensis Kl. et P. diffusus Kl.
Les mares du rocher ne contenaient que quelques cm d’eau dans la¬
quelle une couche d’algues gluantes prenait une consistance presque solide
de gel. La végétation couvrait environ 30 % de la surface du sol, VIsoetes
étant largement dominant, avec 50 à 60 individus au m 2 ; il s’y mêlait quel¬
ques représentants de la zone peu profonde du marais ( Rhynchospora holos¬
chœnoides, Xyris sp., Cyperus haspan, Thalia geniculata, Æschynomene
Source : MNHN, Paris
— 408 —
sensitiva, Phyllanthus diffusus), mais aussi des petites annuelles des sols nus
temporairement exondés que nous n’avons pas vues sur la berge du marais :
Roiala mexicana Cham. & Schlechtend. et Utricularia subulata L.
Ces petites mares à Isoetes s’assèchent régulièrement, ce qui explique
l’absence d’espèces intolérantes à l’exondation; à la fin du mois de février
1978, les cuvettes étaient totalement sèches; VIsoetes, jaunissant, entrait
en repos ainsi que les autres espèces vivaces, tandis que les annuelles avaient
commencé à disparaître.
La petite pelouse à Ophioglossum était entièrement exondée en février
1978; une croûte d’algues en cours de dessication, commençant à craqueler,
couvrait le sol d’aspect tourbeux. Le couvert végétal, essentiellement grami-
néen atteignait environ 40 % et, malgré l’exiguïté de la surface de ce milieu
(env. 2-2,5 m 2 au total), l 'Ophioglossum apparaissait abondant puisque nous
avons pu compter 4 à 8 individus au dm 2 ; il se trouvait surtout entre les
touffes de Graminées, en compagnie de Sauvagesia tenella Lam., espèce qui
pousse habituellement en Guyane dans des zones d’inondation fugaces et
peu profondes; en outre, nous avons noté la présence de quelques petits
Stylosanthes sp., transfuges de zones non inondables et parfois même
presque arides, et de quelques Borreria verticillata Mey., transfuges des
bords du marais; la juxtaposition de ces 2 espèces démontre le caractère
écologiquement ambigu de ce biotope. Sa situation topographique l’expose
à des variations hydriques rapides et sévères qui ne peuvent être « tampon¬
nées » ni par des infiltrations dans le substrat rocheux, ni par des suinte¬
ments, puisqu’aucune réserve d’eau ne le domine. Il est certes inondable
puisqu’il sert de trop plein à la nappe d’eau des petites mares, et la croûte
d’algues sur le sol atteste son appartenance, temporaire, au milieu aqua¬
tique; mais son sol mince peut se dessécher, d’autant plus brutalement qu’il
est plaqué sur un rocher rapidement surchauffé par le soleil.
Grâce à sa petite souche charnue, Y Ophioglossum peut, en hémicrypto-
phyte, passer rapidement d’une biologie active à une biologie d’attente
(15 jours après l’avoir observé abondant et fructifié, ses parties aériennes
avaient presque totalement disparu).
L'absence de VOphioglossum sur l’extrême rebord du seuil, à peine
surélevé et peut-être un peu plus drainé, souligne l’étroitesse de sa marge
écologique; là, les gravillons grossiers encroûtés d’algues, où ruisselle pour¬
tant l’eau des mares à Isoetes, se dessèchent sans doute encore plus brutale¬
ment et VOphioglossum ne peut y subsister; parmi quelques Stylosanthes
qui tolèrent l’aridité du substrat, ne s’installe qu’une petite annuelle fugace :
Bulbostylis capillaris (L.) C. B. Clarke.
La station guyanaise que nous venons de décrire nous a paru s’intégrer
dans un ensemble de milieux biologiquement et écologiquement homologues
bien que floristiquement différents, localisés aussi bien dans le monde tro¬
pical que subtropical. A l’analyse, au-delà de la ressemblance superficielle,
on parvient à reconnaître quelques caractéristiques écologiques constantes,
malgré la profonde variation des conditions générales et nous avons tenté
de mettre en évidence quelques-unes de ces homologies.
Source : MNHN, Paris
PI. 2. — A, coupe schématique du rocher, de la zone sommitale au marais environnant; les niveaux extrêmes observés dans le marais sont
figurés; B, C, D, coupes schématiques des mares à Isoetcs et Ophioglossum dans différentes conditions hydriques; les niveaux d'eau et les
principales espèces sont figurés (le transect est synthétique dans la mesure où il n’est pas rectiligne sur le terrain; la figuration des plantes,
symbolique, n'est pas à l'échelle).
Source : MNHN, Paris
— 410 —
CARACTÈRES COMMUNS AUX MARÉCAGES ACIDES SUR ROCHERS (Europe
méditerranéenne, Afrique du Nord, Afrique tropicale, Guyane).
Substrat : Ces marécages occupent des creux généralement de petite
taille sur des rochers découverts (dômes, collines dénudées, ou simplement
dalles affleurantes); le substrat est le plus souvent une roche compacte,
imperméable, dure et siliceuse, souvent éruptive (c’est alors un granité
comme en Côte d’ivoire, au Cameroun et en Guyane, un porphyre comme
en provence, ou une lave comme en beaucoup de stations méditerranéennes);
si la roche est d’origine sédimentaire, c’est souvent un grès comme au Mali
ou à Fontainebleau.
Topographie : On observe généralement plusieurs cuvettes isolées,
séparées par des croupes rocheuses; chaque cuvette occupe une surface
restreinte, parfois inférieure au m 2 , rarement supérieure à 100 m 2 . 11 est
intéressant de noter qu’à Roquehaute (Hérault, France) par exemple, les
plus grandes mares sont d’origine artificielle (anciennes carrières) tandis
que les mares naturelles sont de petite taille. La végétation est donc générale¬
ment fragmentée en petites parcelles voisines mais non jointives. Les creux
inondables ne sont jamais très profonds; lorsque l’érosion leur a donné une
certaine ampleur, l’exutoire devient plus important et réduit la retenue d’eau.
Le fond de chaque dépression est tapissé par un sol peu épais (quelques
cm) comprenant des gravillons ou du sable grossier, des matières humiques
et des éléments fins (généralement des matériaux provenant de la décompo¬
sition de la roche) plus ou moins abondants. Des études pédologiques ont
rarement été effectuées; le sol provençal décrit par Poirion & Barbero
(1965) — sol qui présente un aspect identique à celui des cuvettes sur rochers
d’Afrique ou de Guyane — était relativement acide (pH moyen 5,2); en
l’absence d’autres mesures, nous considérons que c’est un ordre de grandeur
qui est vraisemblable pour de nombreux marécages sur rochers tropicaux.
Ces petites mares sont alimentées exclusivement par les eaux pluviales
qui ruissellent sur le rocher. Il arrive que cette alimentation se prolonge
parfois, après les pluies, par les suintements issus de matelas de végétation
plaqués sur des croupes rocheuses dominant les cuvettes; le transit de l’eau
de pluie est alors ralenti par son passage dans le mince sol organique où
elle est retenue comme par une éponge. En Afrique, les plaques d 'Afrotri-
lepis pilosa (Boëck) J. Rayn. jouent ainsi un rôle important en régularisant
quelque peu l’alimentation hydrique des petits marécages vers lesquels
l’eau qu’elles retiennent s'égoutte; elles y permettent ainsi le maintien
d’une végétation hygrophile qui ne peut supporter des alternances trop rapi¬
des d’humidité et d’assèchement du milieu.
Des données chiffrées concernant l’eau de ces mares font défaut; il est
certain qu’elle est franchement acide et très peu minéralisée comme le
montrent les rares mesures effectuées.
Au contact du rocher, la mince épaisseur d’eau s’échauffe rapidement
et atteint des températures élevées, parfois inhabituelles dans les régions
considérées.
Source : MNHN, Paris
— 411 —
L’inondation est toujours temporaire en raison du manque de réserve
d’eau; tous les rythmes se rencontrent : certains de ces marécages ne ren¬
ferment de l’eau que pendant peu de temps (les creux à Ophioglossum du
Cameroun ne sont inondés que 3 à 4 mois par an); la plupart des mares
méditerranéennes sont mouillées environ 6 à 8 mois (Harant, Quézel
& Rioux, 1950); la mare à Isoetes de Guyane n’est privée d’eau que briève¬
ment. Lors de la disparition de l’eau, le sol peu épais s’assèche brutalement
et subit lui aussi, de fortes élévations de température auxquelles les souches
pérennes sont soumises.
Végétation : La végétation de ces milieux soumis à des conditions
écologiques particulières est constituée d’un large contingent de plantes
annuelles auxquelles s’ajoutent des vivaces à biologie saisonnière, souvent
hémicryptophytes ou géophytes. Ces végétaux sont en état d’activité pen¬
dant la durée de l’inondation; aussi est-il justifié de les considérer comme
constituant une végétation de marécage, même si le biotope est entièrement
sec pendant des mois chaque année.
Remarque : Les petits marais temporaires sur dalle latéritique sem¬
blent présenter des conditions écologiques très voisines de celles des maré¬
cages sur rochers, à l’exception de la composition chimique du substrat;
pourtant, la flore des marais de bowé de l’Ouest africain n’est pas identique
à celle des marécages sur rochers bien qu’on y trouve des petites mares à
Isoetes (Pitot, 1959).
L’énumération des caractéristiques écologiques (les plus faciles à obser¬
ver) communes aux marécages saxicoles d’Europe méridionale, d’Afrique
méditerranéenne et tropicale, et de Guyane, permet de concevoir une
certaine affinité écologique unissant ces milieux géographiquement et
climatiquement si distincts. Certes leurs flores sont différentes, mais des
similitudes dans la physionomie de la végétation, dans son spectre biolo¬
gique, dans la biologie des espèces, et même dans la présence de certaines
unités taxonomiques qui existent dans peu d’autres milieux, telles que les
genres Isoetes et Ophioglossum (représentés par des espèces différentes)
étendent à la végétation elle-même l’homologie écologique observée.
Dans cette optique, nous aurions là un ensemble écologique d’affinités
tropicales dont des irradiations parviendraient jusqu’à l’Europe méridionale.
En Afrique méditerranéenne, ses représentants s’épanouiraient de façon
particulière à la faveur des conditions générales qui, par les variations
saisonnières sévères du climat, par la fréquence des sols nus par exemple,
permettraient à cette végétation éphémère de trouver, même hors des
affleurements rocheux, des conditions convenables; c’est pour cette raison
que les mares saxicoles européennes ont été si longtemps rapprochées des
mares d’Afrique du Nord. Mais il nous semblerait peut-être préférable de
considérer ces mares floristiquement riches d’Afrique du Nord comme le
développement local, dans des conditions particulièrement favorables,
d’un type de milieu fondamentalement saxicole et tropical.
Source : MNHN, Paris
— 412 —
Bibliographie
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Source : MNHN, Paris
COMPORTEMENTS RACINAIRE ET AÉRIEN CHEZ LES PLANTES
LIGNEUSES DE LA FORÊT TROPICALE HUMIDE (SUD-OUEST
DE LA CÔTE D’IVOIRE)
F. Kahn
Kahn, F. — 18.03.1980. Comportements racinaire et aérien chez les plantes ligneu¬
ses de la forêt tropicale humide (Sud-Ouest de la Côte d’ivoire), Adansonia, ser.
2, 19 (4) : 413-427. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : L’analyse du comportement spatial des systèmes racinaires des Dicoty¬
lédones ligneuses de la forêt tropicale humide (Sud-Ouest de la Côte d’ivoire)
témoigne d’une contraction de l’enracinement en rapport à l’involution de l’appa¬
reil aérien. Certaines formes cependant font exception, ce qui impose plusieurs
remarques sur l’évolution des plantes ligneuses au sein de l’ensemble forestier.
Abstract : The analysis of spatial behaviour of root Systems of woody dicot
in tropical rain forest of S.-W. Ivory Coast shows a contraction of the root
System correlated with the involution of aerial parts. However, some plants do
not behave this way, which leads to some remarks about the évolution of woody
plants in the global forest structure.
Francis Kahn, 1NPA - Ecologia, C.P. 478, 69000 Manaus, Brésil.
Les observations présentées ont été obtenues lors de recherches effec¬
tuées dans le cadre du Projet Taï (MAB 1), Programme 03 : évolution
de la végétation 1 .
Cet exposé généralise des observations portant sur l’enracinement des
plantes forestières du Sud-Ouest ivoirien (régions de Taï, Soubré, Grabo,
Monogaga).
Les systèmes racinaires sont déterrés à l’aide de pioches, piochons,
mâchettes. Pour suivre le comportement racinaire d’une espèce donnée,
nous déracinons plusieurs pieds de différente taille, de la plantule à la
forme « adulte » arbustive ou arborescente.
ENRACINEMENT ET STRUCTURE FORESTIÈRE
Nous décrirons les enracinements des plantes ligneuses forestières en
fonction de leur situation dans l’ensemble structural forestier. Pour cela
nous considérerons trois niveaux : les émergents et constituants de la strate
I. Le Projet Taï est une étude pluridisciplinaire des caractéristiques de l’écosystème de
la forêt TaT et de ses modifications, confiée par le Ministère de la Recherche Scientifique de la
Côte d'ivoire à l’O.R.S.T.O.M. et à l'Institut Universitaire d’Écologie Tropicale (I.U.E.T.)
ivoirien dans le cadre du Programme sur l’Homme et la Biosphère (M.A.B.) de l’UNESCO.
Source : MNHN, Paris
— 414 —
supérieure (arbres de 30 à 50 m de haut); les arbres des ensembles sous-
jacents (de 15 à 25 m); les arbustes du sous-bois.
1. L’enracinement des grands arbres présente un enchaînement dans la
production et le développement des axes racinaires qui aboutit à l’exploi¬
tation complète de l’espace disponible.
La plantule élabore un pivot effilé d’où sont issus des brachyrhizes 1
(PI. 1,/). Ce pivot s’accroît et produit les premiers macrorhizes 1 plagio-
tropes qui restent grêles (PI. 1,2).
A cette première phase succède une phase d’accroissement en profon¬
deur due, le plus souvent, à la production de pivots de remplacement après
traumatisme du méristème apical de l’axe initial. Corrélativement, la base
du pivot s’épaissit (PI. 1,5).
L’augmentation du diamètre des axes latéraux est, jusqu’ici, peu
sensible. Ces axes se développent progressivement, éloignant les zones
d’exploitation du tronc. Leur développement, s’il est lent, est considérable
et le système latéral devient spatialement prépondérant (PI. 1,5, 6).
L’espace proximal du tronc délaissé par la croissance des macrorhizes
latéraux est secondairement exploité par des macrorhizes issus des contre-
forts ou des principaux axes II (PI. 1,7).
Généralement le tronc se poursuit dans le sol par un pivot fortement
conique, multifide. De nombreuses racines verticales sont produites sous
les contreforts et à la base des principaux axes latéraux, ces axes pivotants
souvent grêles sont dépourvus de système latéral (PI. 1,4).
La planche 1 schématise l’enracinement des grands arbres, elle synthé¬
tise les données observées chez Ceiba pentandra Gaertn., Tarrietia uti/is
(Sprague) Sprague, Piptadeniastrum africanum (Hook. f.) Brenan, Plagio-
siphon emarginatus (Hutch. & Dalz.) J. Léonard, Parinari excelsa Sabine...
L’enracinement est comparable chez ces grands arbres, particulière¬
ment au niveau du système plagiotrope qui s’établit selon deux vagues : les
macrorhizes plagiotropes produits chez la jeune plante éloignent, au cours
de leur développement, les zones d’exploitation du tronc, l’espace proximal
ainsi délaissé est secondairement envahi par des macrorhizes dont la
production et le développement constituent une deuxième vague plagio¬
trope 2 .
2. Les enracinements des arbres qui s’épanouissent entre 15 et 25 m
peuvent se répartir en deux groupes :
— les espèces qui réalisent l’enracinement décrit chez les grands
arbres, mais à une échelle plus petite relative à leur taille plus faible. C’est
le cas de Corynanthe pachyceras K. Schum., arbre de 25 m de haut, qui
présente une nette occupation secondaire de l’espace proximal (PI. 2), et
1. Pour les termes de structures racinaires, voir Kahn (1977).
2. Ces vagues ne correspondent pas forcément à des processus morphogénétiques d’ini¬
tiation de méristèmes racinaires, nous n'envisageons que la réalisation spatiale des axes raci-
Source : MNHN, Paris
N ■&£>
1
PI. 1. — Enracinement des grands arbres : 1-4. Évolution du système pivotant : 1, pivot chez
la plantule qui, dans un premier temps, produit des brachyrhizes (b); 2, le pivot croît et
produit les premiers macrorhizes plagiotropes (m); 3, l’accroissement en profondeur est
ensuite assuré par la production de pivots de remplacement (pr) après traumatisme de
l'apex de l’axe initial, corrélativement le diamètre basal s’épaissit; 4, chez l’arbre, de nom¬
breux axes pivotants sont produits à la base des principaux axes latéraux. — 5-7. Évolution
du système plagiotrope qui est produit en deux phases successives : les macrorhizes plagio¬
tropes issus du pivot éloignent au cours de leur croissance les zones d'exploitation du tronc
et délaissent ainsi l’espace proximal qui est secondairement envahi par de nouveaux macro¬
rhizes issus du pivot, des contreforts ou de la base des principaux axes latéraux (cri : zone
d’exploitation distale; ep : zone d’exploitation proximale).
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
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PI. 3. — Système racinaire de Xylopia quintasii Engl. & Diels (photo F. Kahn, août 1978). Pro¬
duction secondaire de macrorhizes plagiotropes à croissance oblique dans l’espace proche
du tronc. (Échelle : cf. PI. 10).
de Xylopia quintasii Engl. & Diels (18 m) qui produit secondairement des
axes plagiotropes obliques à la face inférieure des principaux axes latéraux
(PI. 3);
— les espèces dont l’enracinement se limite essentiellement à la pro¬
duction d’une seule vague plagiotrope. Ainsi, l’enracinement de Diospyros
mannii Hiern (15-18 m) et de Diospyros sanza-minika A. Chev. (20-22 m)
diffère des précédents (PI. 4) : le système latéral plagiotrope est constitué
des macrorhizes mis en place chez la jeune plante, ces axes se sont développés
et ont repoussé progressivement les zones d’exploitation délaissant plus ou
moins l’espace proximal; chez Diospyros mannii Hiern, à partir de la base
du tronc, de fins macrorhizes peuvent être secondairement produits en
faible nombre; une telle production est quasiment inexistante chez Diospyros
sanza-minika A. Chev.
3. Les enracinements des plantes ligneuses du sous-bois se répartissent
également en deux groupes :
— Ceux qui tendent à reproduire l’enracinement des grands arbres.
Drypetes gilgiana (Pax) Pax & K. Hoffm. illustre ce premier groupe (PI. 5);
des macrorhizes plagiotropes sont secondairement produits à partir de la
base du pivot et exploitent l’espace proximal plus ou moins isolé par la
croissance des premiers axes latéraux.
De nombreuses espèces appartiennent à ce groupe, comme Drypetes
aylmeri Hutch. & Dalz., Memecylon guineense Keay, Memecylon golaense
Source : MNHN, Paris
418 —
PI. 4 — F.n haut : Système racinaire de Diospyros inannii Hit-rn (Echelle if. PI. 10, .?); en bas .
Système racinaire de Diospyros sanza-minika A. Chev. (Cxhellc : cf PI. 10. /). Le système
plagiotrope est assuré par la production d'une seule vague de macrorhizes. L’espace proxi¬
mal délaissé n’est pas secondairement exploité. — Photos F. Kahn, août 1978.
Source : MNHN, Paris
PI. 5. — En haut : Évolution de l'enracinement de Drypetes gilgiana (Pax) Pax & K. Hoffm.;
en bas : Système plagiotrope de D. gilgiana (Pax) Pax & K. Hoffm. De fins macrorhizes
sont secondairement émis, à partir du collet; ils exploitent l’espace proche du tronc, (ed :
zone d’exploitation distale; ep : zone d’exploitation proximale; rf : recouvrement foliaire).
— Photo F. Kahn, août 1978.
Source : MNHN, Paris
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Bak., Mæsobotrya barteri (Baill.) Hutch., Neoslœtiopsis kamerunensis
Engl., Microdesmis puberula Hook. f. ex Planch., Heisteria parvifolia Sm.,
Napoleonæa Ieonensis Hutch. & Dalz... Ces arbustes sont très fréquents dans
le sous-bois et s’épanouissent entre 3 et 10 m.
— Ceux qui marquent une réduction accrue des modalités d’occupa¬
tion du sol.
Ainsi Craterispermum caudatum Hutch., arbuste de 7 m, ne présente
qu’une seule vague de macrorhizes plagiotropes qui sont produits en faible
nombre et se développent rapidement. L’espace proche du tronc est délaissé
(PI. 6).
Mais si la plante n’a pas une ampleur spatiale suffisante pour isoler
par la croissance de ses axes latéraux la zone proche du tronc, la seule vague
plagiotrope assure alors une occupation complète de l’espace périphérique.
C’est le cas de Paracoffea ebracteolata (Hiern) Leroy (PI. 6) et de nombreuses
espèces du sous-bois dont les feuillages s’étagent entre 1 et 3 m : Carpolobia
lutea G. Don, Heinsia crinita (Afzel.) G. Tayl., Gærtnera cooperi Hutch.
& Dalz., Rothmannia longiflora Salisb., Ouratea morsonii Hutch. & Dalz...
Enfin, les espèces monocaules de petite taille (0,5-1 m), comme Ouratea
duparquetiana (Baill.) Gilg et Pycnocoma macrophylla Benth., ne produisent
que quelques macrorhizes plagiotropes à partir du pivot (PI. 7, 1, 2) et
accusent ainsi une résorption de la production plagiotrope.
Il ressort de ces descriptions :
— d’une part, que les modalités de l’occupation du sol se simplifient
au fur et à mesure que l’on descend dans la structure forestière : chez les
grands arbres, l’enracinement comprend deux vagues plagiotropes, chez
les arbustes du sous-bois, il se limite à la production d’une seule vague pla¬
giotrope de faible intensité chez les petites espèces monocaules;
— mais d’autre part, que ce gradient n’est pas continu puisque des
espèces arborescentes peuvent ne produire qu’une seule vague plagiotrope.
ENRACINEMENT ET COMPORTEMENT AÉRIEN
Oldeman (1974) a montré que le comportement aérien des plantes
ligneuses forestières se simplifie également des ensembles structuraux supé¬
rieurs aux ensembles inférieurs.
Chez les grands arbres, l’occupation de l’espace aérien s’effectue
en plusieurs phases : tout d’abord, la réalisation du modèle de croissance \
puis la multiplication de ce modèle qui se reproduit par vagues successives,
les réitérations du modèle étant à chaque nouvelle vague plus réduites et
corrélativement plus nombreuses. L’auteur distingue par analogie de leur
physionomie des réitérations arborescentes, arbustives, frutescentes et
herbacées.
1. Notion définie par Hallé & Oldeman (1970).
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
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Seuls les arbres des ensembles supérieurs réalisent la série complète
des vagues réitératives. « Chez les arbres bas, la réitération n’est jamais
arborescente, mais d’emblée arbustive. Dans la cime d’un arbuste, la pre¬
mière réitération est frutescente, et chez l’arbrisseau, il n’existe qu’une
réitération herbacée... » (ibid. : 86).
Ainsi, les arbustes forestiers ne réalisent-ils qu’une partie des moda¬
lités spatiales observées chez les grands arbres.
Les arbrisseaux dont l’enracinement ne produit et ne développe
qu’une seule vague racinaire plagiotrope se limitent, au niveau aérien, à la
seule réalisation du modèle de croissance. Il en est ainsi pour les espèces
du type Paracoffea ebracteolata (Hiern) Leroy et les petites monocaules
du sous-bois 1 . Ces arbrisseaux présentent alors un état semblable, au plan
statique et non dynamique, à celui d’un jeune arbre réalisant son modèle.
Par contre, les arbustes qui amorcent une deuxième vague racinaire
plagiotrope produisent des réitérations herbacées et frutescentes, ce que
l’on observe chez les espèces du type Drypetes gilgiana (Pax) Pax &
K. Hoffm...
Vers les ensembles supérieurs, cette évolution s’accentue et aboutit
aux comportements racinaire et aérien des grands arbres.
Cependant, nous avons constaté qu’un tel gradient de complication
de l’enracinement, du sous-bois à la voûte, n’est pas continu.
— En effet, Craterispermum caudatum Hutch. (7 m), Diospyros mannii
Hiern (15-18 m), Diospyros sanza-minika A. Chev. (20-22 m) (PI. 6 et 4)
ne produisent qu’une seule vague plagiotrope. Le système racinaire latéral
se limite au développement des macrorhizes plagiotropes mis en place chez
la jeune plante, et en ce sens, il se comporte comme celui des arbrisseaux
qui, au niveau aérien, restent conformes à leur modèle; la principale dif¬
férence porte alors sur le déploiement spatial des structures racinaires qui
s’accuse d’autant plus que l’arbuste ou l’arbre est grand. L’architecture
aérienne de ces espèces est également remarquable (PI. 7,5 et 8). Elles ne
pratiquent pas la réitération par vagues successives 2 , mais élaborent des
formes arbustives ou arborescentes essentiellement par la seule réalisation
de leur modèle qui accuse, en conséquence, un déploiement des structures
séquentielles.
— Enfin, certaines espèces arborescentes produisent, au niveau
racinaire, une deuxième vague plagiotrope qui assure l’exploitation secon¬
daire de l’espace proximal, mais elles se limitent, au niveau aérien, à la
1. La réitération traumatique (rejet) peut se produire; elle est directement liée à un trau¬
matisme et ne constitue pas un mécanisme spécifique de l'occupation de l’espace.
2. A. Santos (1977) qualifie ce mécanisme de réitération par vagues successives de « réité¬
ration profuse »; il élabore les grands édifices arborescents.
La réitération qui résulte de la dédifférenciation de la branche séquentielle a une autre
signification : il s’agit d’un phénomène tardif qui n’élabore pas la forme arborescente mais
constitue l’accroissement ultime du feuillage. Ce mode de réitération, de faible ampleur spatiale,
existe chez Craterispermum caudatum Hutch. (PI. 7); il se rencontre également chez Diospyros
mannii Hiern et Diospyros sanza-minika A. Chev.
Quant aux réitérations représentées chez ces deux espèces (PI. S,1 et 3), elles sont la
conséquence de traumatisme qui aboutit au développement de deux axes principaux dédoublant
la cime (cf. note précédente).
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
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seule réalisation du modèle. De tels comportements se rencontrent chez
Xylopia quintasii Engl. & Diels (PI. 9,7), Xylopia parvifolia (A. Rich.)
Benth., Allanblackia floribunda Oliv., Cleistopholis patens (Benth.) Engl.
& Diels..., et à une échelle plus grande, chez Symphonia globulifera L. f.
et Pycnanthus angolensis (Welw.) Warb. Ces arbres constituent un plumeau
terminal de branches phyllomorphes qu’ils disposent dans les trouées de
la voûte forestière. Une telle stratégie exclut un développement latéral
important, ces espèces ne pratiquent pas la réitération par vagues succes¬
sives qui constitue en fait le principal mécanisme d’extension latérale des
ramures. Cependant, chez les plus grandes espèces comme Symphonia
Source : MNHN, Paris
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PI. 9. — Architecture aérienne et recouvrement racinaire : 1, Xylopia quintasii Engl. & Diels.
(rf : recouvrement foliaire). — Architecture aérienne : 2, Symphonia globulifera Linn. f.;
3, Pycanthus angolensis (Welw.) Warb. Ces espèces élaborent des formes arborescentes de
grande taille, principalement à partir des axes du modèle, les réitérations sont très peu abon¬
dantes et elles n'apparaissent que tardivement, elles ne constituent pas un mécanisme d'éla¬
boration de la forme arborescente. (R : réitération).
globulifera L. f. et Pycnanthus angolensis (Welw.) Warb., la réitération
existe, mais elle consiste alors en la reproduction en faible nombre de la
forme initiale (PI. 9, 2 et 3).
REMARQUES SUR L’ÉVOLUTION
DES PLANTES LIGNEUSES FORESTIÈRES
« Un fait est tout à fait frappant : la phylogénie des Dicotylédones
est caractérisée par une très forte tendance à la contraction » (G. Mangenot,
1973 : 127). Chez les plantes ligneuses de la forêt tropicale dense humide,
des grands arbres aux arbrisseaux du sous-bois, l’enracinement témoigne
d’une contraction par simplification des modalités de l’occupation du sol.
Ce processus correspond également à une simplification de la stratégie de
l’appareil aérien.
Source : MNHN, Paris
— 426 —
Ainsi les arbres constituent de grands édifices par les nombreuses
réitérations successivement arborescentes, arbustives, frutescentes et her¬
bacées, et leur production racinaire plagiotrope s’effectue selon deux vagues.
Les arbustes du sous-bois ne réalisent que des réitérations frutescentes et
herbacées, et amorcent la deuxième vague racinaire plagiotrope. Enfin,
les arbrisseaux se limitent aux seules réalisations spatiales du modèle de
PI. 10. — Comportement spatial et évolution chez les plantes ligneuses forestières : 1, L'arbre :
l'appareil aérien résulte de nombreuses réitérations en vagues successives; l'appareil raci¬
naire plagiotrope est produit selon deux vagues correspondant aux zones d’exploitation
distale (I) et proximale (2). — 2-3, contraction par réduction des modalités spatiales :
2, arbuste qui, au niveau aérien, réalise des réitérations frutescentes et herbacées et qui,
au niveau racinaire, amorce une deuxième vague plagiotrope (cf. Drypetes gilgiana (Pax)
Pax & K. Hotfm.); 3, arbrisseau qui se limite à la production des axes séquentiels du modèle
de croissance et d'une seule vague plagiotrope racinaire (cf. Paracoffea ebracteolata (Hiern)
Leroy). — 3-4, Déploiement secondaire des appareils aérien et racinaire à partir d’une
forme involuée (cf. Diospyros sanza-minika A. Chev.). — 1-5, Restriction spatiale, par perte
des mécanismes réitératifs, qui adapte la plante à l'exploitation des trouées de la voûte
forestière (cf. Xylopia quintasii Engl. & Diels). La présence d’un système racinaire déve¬
loppant deux vagues plagiotropes renforce cette hypothèse. (La flèche 3 vers 5 marque
une évolution par déploiement et spécialisation du modèle de la forme involuée initiale qui
nécessiterait alors la reconstitution d’un système racinaire à deux vagues plagiotropes). —
5-6, Reconstitution d'une forme arborescente par déploiement des structures séquentielles
pour l'appareil aérien (cf. Pycnanthus angolensis (Welw.) Warb.). La réitération existe, mais
elle ne constitue pas un mécanisme d'élaboration de la forme arborescente.
Source : MNHN, Paris
— 427 —
croissance et, au niveau racinaire, à la production d’une seule vague plagio-
trope.
Une telle progression n’est cependant pas continue. En effet, certaines
formes arborescentes ne résultent que de l’extension dans l’espace des
structures séquentielles du modèle et ne produisent qu’une seule vague
racinaire plagiotrope.
La forme dicotylédonienne arborescente est généralement considérée
comme primitive 1 . Dans cette optique, la confrontation des différents
comportements spatiaux des arbustes et arbres forestiers permet d’appré¬
hender une évolution possible conduisant à ces formes (PI. 10). Les formes
involuées du sous-bois qui se limitent aux réalisations de leur modèle appa¬
raissent alors comme le résultat d’une évolution qui procède par la contrac¬
tion puis la disparition des processus réitératifs par vagues successives et par
la restriction de la production racinaire plagiotrope (PI. 10, I, 2, 2). Une
telle évolution traduit une spécialisation au sein de l’ensemble forestier
pour l’occupation de nouveaux habitats où l’énergie lumineuse est plus
faible. Et, dans un tel cadre, le déploiement spatial du modèle observé
chez certaines espèces arborescentes (cf Diospyros sanza-minika A. Chev...)
peut être considéré comme le résultat d’une évolution secondaire, à partir
d’une forme involuée du sous-bois qui permet à la plante de réintégrer
des habitats de plus haute énergie lumineuse (PI. 10, 3, 4).
Alors que d’autres formes arborescentes également limitées à la seule
réalisation de leur modèle (cf. Xylopia quintasii Engl. & Diels...) doivent
être comprises comme l’aboutissement d’une régression spatiale, par
perte des processus réitératifs 2 , qui adapte la plante à l’exploitation des
petites trouées de la voûte forestière (PI. 10, 1, 5), ces formes pourraient
par déploiement secondaire restituer de grands arbres, principalement
élaborés par les structures séquentielles du modèle de croissance (PI. 10,
5, 6).
Références bibliographiques
HallÉ, F. & Oldeman, R.A.A., 1970. — Essai sur l'architecture et la dynamique de
croissance des arbres tropicaux , 178 p., Paris.
Kahn, F., 1977. — Analyse structurale des systèmes racinaires des plantes ligneuses de la
forêt tropicale humide, Candollea 32 (2) : 327-358.
Mangenot, G., 1969. — Réflexions sur les types biologiques des plantes vasculaires,
Candollea 24 (2) : 279-294.
Mangenot, G., 1973. — Données élémentaires sur l’angiospermie. Ann. Univ. Abidjan,
Ser. E, 6 (1).
Oldeman, R.A.A., 1974. — L'architecture de la forêt guyanaise, ORSTOM, 204 p.,Paris.
Santos, A. Castro, 1977. — Tentative de classification des arbres selon leur capacité de
réitération, Mém. D.E. A. Écologie générale et appliquée, 44 p., Montpellier.
1. Cet aspect a été largement discuté par Mangenot (1969,1973).
2. Cette hypothèse est renforcée par le fait que ces espèces, réalisant une deuxième vague
de macrorhizes plagiotropes, présentent le comportement racinaire de la forme arborescente
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE PALYNOLOGIQUE COMPARATIVE DES ESPÈCES
LIANESCENTES DANS LES GENRES SHERBOURNIA ET
PORTERANDIA (RUBIACÉES-GARDÉNIÉES).
M. Keddam-Malplanche
Keddam-Malplanche, M. — 18.03.1980. Étude palynologique comparative des
espèces lianescentes dans les genres Sherbournia et Porterandia (Rubiacées-
Gardéniées), Adansonia, ser. 2, 19 (4) : 429-434. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Les espèces lianescentes appartenant aux genres Sherbournia et Porte¬
randia possèdent 2 types de pollen très différents alors que d’après leurs carac¬
tères morphologiques ces deux genres peuvent être confondus en l’absence de
graines. L’accent est mis sur les caractères de l’endexine qui sont toujours à
prendre en considération chez les Rubiacées.
Abstract : It is shown that pollen grains of climbing species of Sherbournia and
Porterandia are very different, whilst, the seeds excepted, morphological characters
of both généra are nearly similar. Emphasis is laid upon the structural features of
the endexine, which always deserves careful considération in Rubiaceæ.
Monique Keddam-Malplanche, Laboratoire de Phanérogamie, 16 rue Buffon,
75005 Paris, France.
Sherbournia est un genre comprenant 13 ou 14 espèces de lianes répan¬
dues de la Guinée occidentale au Congo oriental et en Angola. Les deux
espèces lianescentes Porterandia castaneofulva et Porterandia annulata,
susceptibles d’être confondues en l’absence de graine avec les Sherbournia
(N. Halle, 1970), sont aussi des espèces typiquement africaines (Congo,
Gabon); nous verrons que du point de vue palynologique ces deux genres
sont très différents.
Les pollens de ces espèces n’ont pas, à notre connaissance, été étudiés.
En microscopie photonique, l’étude des pollens a été faite après trai¬
tement par la méthode de G. Erdtman, les photographies ont été prises à
l’objectif à immersion X 100. En microscopie électronique à balayage,
des cassures ont été obtenues par passage aux ultrasons (Cerceau & al.,
1970). Le matériel utilisé provient de l’herbier du Muséum National
d’Histoire Naturelle de Paris.
I. OBSERVATIONS DANS LE GENRE SHERBOURNIA
Sherbournia curvipes (Wernham) N. Hallé : G. Le Testu 7882, Gabon,
Lastoursville, P. — PI. 1.
Microscopie optique (fig. 1,2): Pollen subisopolaire triporé, circu¬
laire en vue polaire, faiblement bréviaxe en vue méridienne (P = 25 pm,
E = 29 |i.m, P/E = 0,86). 3 apertures circulaires (pores) de 3,8 jim de
Source : MNHN, Paris
— 430 —
diamètre. Chaque pore est bordé d’un épaississement de nexine de 2,8 p.m
de large (anneau) et de 3-4 jim d’épaisseur. L’exine a 1 p.m d’épaisseur.
MEB 1 : Le tectum est continu, lisse sur toute sa surface, sans perfora¬
tions (fig. 7). Un anneau de nexine entoure le pore; des plaques d’endexine
sont clairsemées sur la surface interne du grain (fig. 5).
MET : L’étude de cette espèce au MET précise les observations faites
en microscopie optique et en MEB : Ectexine à tectum continu sans perfo¬
rations, columelles peu nombreuses, très courtes, à peine visibles entre le
tectum et la sole. Endexine discontinue, granuleuse, formant des plaques
très bien délimitées (Abadie & Keddam-Malplanche, 1975). Pore entouré
d’un anneau formé par l’épaississement de la sole.
Autres espèces :
S. myosura N. Hallé, Le Testu 8667, Gabon, Mayabi, P (PI. 1, J).
S. hapalophylla (Wernh.) Hepper, Le Testu 7858, Gabon, Lastoursville,
P (PI. 1,4).
S. bignoniiflora (Welw.) Hua, R. P. Tisseront 872, Centrafrique, Boukoko,
P (PL 1, 8-10).
S. ailarama N. Hallé, N. Hallé & J.-F. Villiers 4912, Gabon, Efout, P.
S. batesii (Wernh.) Hepp., Le Testu 8728, Gabon, Lastoursville, P.
S. calycina (Don) Hua, A. Chevalier 21176, Côte d’ivoire, P.
Parmi toutes ces espèces, on distingue deux types de tectum : l’un,
lisse et continu, sans perforations (S. myosura, S. hapalophylla), les colu¬
melles étant pratiquement invisibles en coupes MEB, l’autre, discontinu,
réticulé, à mailles plus ou moins grandes, toujours accompagné de colu¬
melles très visibles (S. bignoniiflora, S. ailarama, S. batesii, S. calycina).
Mais dans toutes ces espèces on retrouve le même type d’endexine en
plaques que celui de 5. curvipes. Parmi les Gardéniées, ce type particulier
d’endexine n’est actuellement connu que dans le genre Sherbournia.
II. OBSERVATIONS DANS LE GENRE PORTERANDIA
Porterandia castaneofulva (S. Moore) Keay : G. Le Testu 1632, Gabon,
Tchibanga, P. — PI. 2.
Microscopie optique (fig. 1, 2, 3, 4) : Pollen isopolaire tricolpé
endoaperturé, subcirculaire en vue polaire, faiblement bréviaxe en vue
méridienne (P = 23,3 [i.m, E = 25,6 [i.m, P/E = 0,91).
1. Cette étude a pu être faite, grâce à M. le Professeur Delamare-Deboutteville et à
M"° Munsch, au MEB du Laboratoire d'Écologie Générale du Muséum National d’Histoire
Naturelle à Brunoy.
Source : MNHN, Paris
PI. 1. — Shcrbournia eurvipes (Wernh.) N. Hallé (Le Testu 7882) : Micr. phot. : 1, 2, X 1000.
McB. : 5, face interne X 3400 : 6, coupe de l’exine X 14700 ; 7, surface de l’exine X
10500. — Sherbournia myosura N. Hallé (Le Testu 8667) : 3, vue équatoriale X 1000. —
Shcrbournia hapalophylla (Wernh.) Hepper (Le Testu 7858) : 4, vue équatoriale X 1000. —
Shcrbournia bignoniiflora (Welw.) Hua (Tisseront 872) : MeB. : 8, surface de l’exine
X 6900; 9, aperture face externe x 8000; 10, face interne x 6600.
Source : MNHN, Paris
— 432 —
Apertures au nombre de 3. Ectoaperture : complexe, comprenant
2 1/2 sillons formés par une interruption partielle de l’ectexine, un anneau
d’ectexine entoure un pore (arrêt ectexine-endexine) dans la zone équatoriale.
Endoaperture : arrêt de l’endexine de forme ovale dans la zone subéqua¬
toriale, de 7 p.m suivant l’axe polaire et de 5 p.m suivant l’axe équatorial.
Exine de 2-2,5 p.m d’épaisseur. Columelles soudées en un tectum
discontinu réticulé. Endexine irrégulière.
MEB : Surface du grain : Le tectum discontinu est lisse, les mailles
sont de tailles et de formes irrégulières (fig. 7). Un anneau d’ectexine
entoure le pore, les 2 1/2 sillons sont formés par de l’ectexine très amincie,
constituée par la sole et quelques pieds épars, le bord de cette ectoaperture
est sans marge (fig. 5).
Coupe de l’exine : Columelles courtes, cylindriques, de diamètre
variable et disposées de manière irrégulière, leurs têtes globuleuses sont
fusionnées en un tectum discontinu; nexine granuleuse endosculptée
(fig. 8).
Au niveau des apertures : une cassure méridienne dans un grain permet
de voir la face interne de l’aperture. La nexine granuleuse est épaissie sous
l’ectoaperture, cet épaississement s’élargit des sommets des 1 /2 sillons
jusqu’à la zone subéquatoriale; à ce niveau, la couche granuleuse de la
nexine s’interrompt. Un anneau entoure le pore (fig. 6).
Cette espèce n’a pu encore être observée au MET, mais par analogie
avec l’étude faite chez Aidia micrantha (K. Schum.) F. White (Abadie &
Keddam-Malplanche, 1975), nous pensons que la nexine granuleuse est
probablement de l’endexine $.$. et que l’anneau épaissi qui entoure le pore
doit être constitué par un épaississement de la sole.
Porterandia annulata (K. Schum.) Keay : G. Le Testu 9339, Gabon,
Bengwi, P. — (PI. 2, 9, 10).
Au MEB cette espèce présente un tectum discontinu lisse, les mailles
du réseau sont petites et irrégulières. La petite taille des mailles du réseau
différencie cette espèce de la précédente. L’endexine est aussi granuleuse.
CONCLUSIONS
La présence d’endexine granuleuse chez les Rubiacées appuie l’idée de
M. Van Campo (1971) selon laquelle « les endosculptures de l’endexine
sont généralement corrélatives de la gamopétalie..., parfois de la gamo-
sépalie ». En effet, parmi les Gardéniées que nous avons étudiées, aucune ne
possède d’endexine lisse; dans l’état actuel de nos connaissances, elle paraît
toujours irrégulière et granuleuse (MEB) comme nous l’avons déjà montré
dans une étude faite sur les genres Burchellia, Morelia et Pseudogardenia
(Malplanche, 1971); au MET, elle apparaît endosculptée (Abadie & Mal¬
planche, 1975). En outre, dans le genre Sherbournia, elle se différencie par sa
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
— 434 —
répartition en larges plaques bien délimitées, peu nombreuses, particuliè¬
rement caractéristiques. Un type d’endexine comparable, répartie en plaques
petites et nombreuses, a déjà été décrit chez les Renonculacées (Roland-
Heydacker, 1964).
En dehors des caractères distinctifs de l’endexine, le genre Sherbournia
possède un type pollinique triporé qui se différencie nettement de celui des
Porterandia lianescents, tricolpé endoaperturé.
Il semble donc que les caractères du pollen : apertures et répartition
de l’endexine, puissent apporter de bons critères de distinction entre les
espèces lianescentes de ces deux genres.
Références bibliographiques
Abadie, M. & Keddam- Malplanche, M., 1975. — Étude au microscope électronique à
transmission du sporoderme de deux espèces de Rubiaceæ, Bull. Soc. bol. Fr., Coll.
Palynologie, 122 : 89-91.
Cerceau, M.-Th. & al., 1970. — Cassure du pollen par les ultrasons pour l'étude structu¬
rale de l’exine au microscope électronique à balayage, C.R.Acad. Sc. Paris 270 : 66-69.
Hallé, N., 1970. — Rubiacées (2 e partie). Flore du Gabon 17, 335 p.
Malplanche, M., 1971. — Étude palynologique de trois genres de Rubiacées — Gardé-
niées d’Afrique, Adansonia, ser. 2, 11 (2) : 343-355.
Roland-Heydacker, F., 1964. —- Morphologie du pollen de Ficaria ranunculoides
Moench. Ranunculaceæ, Pollen et Spores 6 (2) : 373-378.
Van Campo, M., 1971. — Précisions nouvelles sur les structures comparées des pollens de
Gymnospermes et d'Angiospermes, C.R.Acad. Sc. Paris 272 : 2071-2074.
Source : MNHN, Paris
FRAGILITÉ DES ÉCOSYSTÈMES GUYANAIS : QUELQUES
EXEMPLES 1
C. Sastre
Sastre, C. 18.03.1980. Fragilité des écosystèmes guyanais : quelques exemples,
Adansonia, ser. 2,19 (4) : 435-449. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Généralement, après abandon des cultures traditionnelles sur brûlis
en Guyane et en Amazonie, le milieu forestier se reconstitue en trois phases, avec
dominances successives des herbes annuelles, des herbes vivaces et des ligneux.
Des observations en Guyane française montrent qu'une action humaine plus
intensive entraîne des phénomènes de savanisation, voire de désertification. Les
puissants moyens mécaniques (bulldozers) de l’actuelle «mise en valeur » fores¬
tière perturbent fortement le sol; sur de nombreux points d'exploitation aban¬
donnés, l’évolution de la végétation secondaire se bloque au stade « plantes
vivaces ».
Abstract; In Guianas and the Amazon basin, the régénération of tropical rain
forest on abandoned swidden cultivations follows three consecutive stages,
generally with dominance of I ) annual herbs, 2) perennial herbs, 3) woody plants.
Intensive human pressure bads to savannisation and even désertification, as
can be observed in places in French Guiana. The présent « development »
of French Guiana rain forest often uses powerful mechanical means (bull¬
dozers) which severely disturb the soil; on many famer logging spots, the évolu¬
tion of the secondary regrowth stops at the « perennial plants » stage.
Claude Sastre, Laboratoire de Phanérogamie, Muséum National d'Histoire Natu¬
relle, 16 rue Buffon, 75005 Paris, France.
La forêt tropicale humide recouvre 95 % du territoire de la Guyane
Française. Il est souvent admis que cette végétation « exubérante » est
indestructible et qu’une fois coupée, elle repousse et redonne une forêt
en un laps de temps très court (5 à 10 ans). En réalité, il s’agit d’une grande
erreur, et les malheureux exemples de savanisation et de désertification
provoqués par l’action humaine se multiplient tant en Guyane que dans
d’autres régions tropicales du monde (Bassin Amazonien, Goodland &
Irwin, 1975).
La forêt n’est pas un peuplement monospécifique de rapport semblable
à un champ de céréales, mais est un écosystème spatial complexe comparable
à une cathédrale. Cet ensemble se compose :
d’un support : le sol et en dessous la roche-mère,
de piliers (vivants) ; les arbres,
d’un toit : la voûte avec ses lianes et épiphytes,
de niveaux intermédiaires : petits arbres, arbustes,
1. Étude des écosystèmes guyanais n° 10.
Source : MNHN, Paris
436 —
et de ses habitants : animaux de toute sorte vivant parfois dans des
microbiotopes telles qu’une branche avec ses feuilles, une partie de la litière,
etc.
Les activités des différents éléments de la forêt interfèrent; ainsi
l’arbre n’existe que si le sol le permet, sol maintenu en place grâce
au système radiculaire des végétaux. Sur l’arbre, support fondamental
de la forêt, vivent toute une flore et toute une faune dont certains éléments
particulièrement bien adaptés ne vont jamais au sol (singes arboricoles,
plantes épiphytes, criquets de la voûte, etc...). D’autres espèces animales
et végétales gardent des rapports avec le sol (Amphibiens qui descendent
uniquement pour pondre, lianes, etc.).
Si certaines plantes et certains animaux n’utilisent l’arbre que comme
support, d’autres par contre s’en nourrissent (consommateurs primaires,
parasites). Ces derniers peuvent eux-mêmes être mangés par des prédateurs
(consommateurs secondaires). Il s’établit ainsi une chaîne trophique.
Ces êtres vivants rejettent des détritus qui tombent sur la litière cons¬
tituée principalement de feuilles mortes en décomposition. Celles-ci se
transforment peu à peu en sol organique, grâce à l’action de microorga¬
nismes. De nombreux composés chimiques (acides humiques, éléments
minéraux) sont repris par le système radiculaire des végétaux. Un cycle
s’établit ainsi, très rapide en climat équatorial où il n’y a pratiquement pas,
comme en Europe, de phase d’accumulation. De ce fait, la forêt guyanaise
vit sur un sol très mince de 20 à 30 cm.
Si pour une raison ou une autre, ce cycle se trouve interrompu, il est
facile de penser à ce qu’il adviendra par exemple en coupant les arbres sur
une grande surface.
Afin d’illustrer ce qui précède, nous prendrons quelques exemples
observés en Guyane Française mais auparavant, et à fins de comparaison,
rappelons les différentes phases de l’évolution de la végétation secondaire
dans un abattis traditionnel.
ÉVOLUTION DES ÉLÉMENTS NATURELS D’UN ABATTIS
Traditionnellement, les habitants de la région guyano-amazonienne
utilisent les techniques de l’abattis (ou essartage) pour effectuer leurs cul¬
tures : chaque année, une parcelle forestière de 1 à 2 ha est abattue, géné¬
ralement à la fin de la saison des pluies, puis brûlée une fois les arbres des¬
séchés. Ensuite, au début de la saison des pluies suivante, les cultivateurs
plantent et sèment.
Après l’abattage d’une telle parcelle, l’écosystème déséquilibré entraîne
la disparition quasi-totale des espèces forestières. Les gros animaux fuient
vers la périphérie tandis que certains petits animaux (Insectes aptères)
meurent sur place, incapables de survivre aux brusques changements de leur
milieu (régime hydrique, température, ensoleillement). De même, de nom¬
breux végétaux du sous-bois disparaissent. Le sol n’est pas épargné et son
régime hydrique se trouve fortement perturbé.
Source : MNHN, Paris
— 437 —
Après l’incendie des bois secs, le sol se trouve provisoirement enrichi
en sels minéraux, mais sa mise à nu va permettre aux agents atmosphériques
(soleil, vent, pluie) de l’éroder.
A un écosystème naturel, l’homme va substituer un écosystème arti¬
ficiel de production qui va rapidement épuiser le sol de ses éléments ferti¬
lisants. Aussi, au bout de 2 à 3 ans, le cultivateur abandonnera la parcelle,
sauf dans le cas de cultures spéciales (arbres fruitiers par exemple), et une
nouvelle végétation spontanée s’installera.
En Colombie amazonienne, Centlivres & al. (1976) ont montré
que les sols, d’abord enrichis en cations grâce aux cendres, s’appauvrissent
très vite par l’action conjuguée de l’érosion et des cultures. A la suite du
déséquilibre hydrique, il se forme des concrétions d’éléments ferriques
qui se déposent à 40-50 cm de profondeur et donnent naissance à une cui¬
rasse latéritique. Cette dernière s’épaissit d'autant plus que ce déséquilibre
persiste (Jimenez, 1976).
Avant l’abandon des cultures, de nombreuses plantes adventices
germent. Les annuelles dominent comme Erechtites hieracifolia (L.) Raf.
(Composée). Elles sont accompagnées par des espèces pérennantes, princi¬
palement des Graminées, des plantules d’espèces arborées ( Cecropia , Inga)
dont certaines forestières ( Cespedesia spathulata (Ruiz & Pav.) Planch.)
et des rejets de la végétation primitive; ces derniers plus abondants si le
brûlis a été effectué dans de mauvaises conditions.
Dès l’abandon des cultures, les annuelles disparaissent progressive¬
ment et les pérennantes deviennent dominantes (Graminées, Zingibéracées,
Marantacées) accompagnées de nombreuses espèces lianescentes. Au bout
de 1 à 2 ans, les espèces herbacées héliophiles disparaissent au profit des
plantes sciaphiles et la végétation se structure en différentes strates d’où
émergent les ligneuses.
Cette végétation évolue donc en passant par trois phases, avec domi¬
nance :
dans la première, généralement de courte durée, des espèces annuelles;
dans la deuxième, des espèces pérennantes;
et dans la troisième, des ligneuses. D’abord, les espèces pionnières à
durée de vie courte (20 ans) constituent la majorité des éléments de la voûte,
puis les essences plus strictement forestières finissent par dominer.
Suivant les sols, en une vingtaine d’années, la forêt secondaire atteint
une taille de 15-20 m et possède un sous-bois pratiquement reconstitué,
mais il faudra encore attendre près de 80 ans pour avoir une forêt haute de
40 m et semblable à celle d’origine (Sastre, 1976, 1978).
La faune subit aussi des modifications importantes. Durant une période
de 2 à 3 mois qui suit l’abattage, des espèces héliophiles envahissent peu à
peu la parcelle. La plus spectaculaire est un criquet, Descampsacris serrulata,
appelé par les indiens « petit bois brûlé » à cause de sa couleur et de son
homochromie avec le milieu (Descamps, 1976).
L’apparition des premiers éléments de végétation attirent de nombreux
insectes phytophages suivis de leurs prédateurs : Amphibiens ( Bufo gr.
typhonius ) et Lézards principalement ( Ameiva ameiva L., Cnemidophorus
Source : MNHN, Paris
— 438 —
lemniscatus L.), animaux à tendance rudérale (Gasc & Lescure, 1976).
Les cultures attirent d’autres animaux souvent forestiers : des sarigues
frugivores, des rongeurs qui se nourrissent de tubercules. Leurs prédateurs,
serpents principalement, trouvent dans l’abattis un terrain de chasse favo¬
rable (Gasc, 1976).
Après l’abandon des cultures et à mesure que la végétation devient
plus dense, les espèces de l’abattis disparaissent pour laisser progressivement
place aux animaux forestiers.
En Guyane, sur le Haut Oyapock, J.-P. Lescure (1977) note que dans
un abattis de cinq mois, 56 % des jeunes plantes spontanées sont issues de
germination et renferment quelques espèces forestières comme Lælia procera
(Poepp. & Endl.) Eichler, Flacourtiacée. Vingt ans après l’abandon des
cultures, la forêt bien structurée est en phase de reconstitution.
La régénération du milieu forestier demande beaucoup plus de temps
si la présence humaine a été plus longue (anciens lieux d’habitation, sentiers),
et, dans certains cas, on observe des processus de savanisation et même de
désertification par épuisement des sols (Benoist, 1925, Sastre, 1976) et
lessivage (Khobzi & al., 1978).
ÉTUDE DE LA PARCELLE ARBOCEL
Située sur la route de Sainte-Élie, près de Sinnamary, cette parcelle de
25 ha a été coupée expérimentalement en juillet-août 1976 sur 10 ha centraux,
suivant les méthodes utilisées par les entreprises papetières avec des engins
mécaniques, et sur 15 ha périphériques, d’une façon plus classique, à la
tronçonneuse. Dans le centre, une zone importante a subi un brûlis.
Dans les parties périphériques non brûlées, la végétation constituée
en majorité de rejets se récupère rapidement et dès la première année,
elle atteint 1 à 2 m de haut sans passer par les phases « plantes annuelles »
et « plantes vivaces » des abattis traditionnels.
Par contre, dans la partie centrale, 2 ans après l’abattage, la végétation
se régénère moins bien. Dans les endroits où les chenilles des bulldozers
ont laissé leurs empreintes (PI. 1), le sol est pratiquement nu; on peut y
observer quelques taches d'Algues bleues, des Phanérogames annuelles
comme Erechtiles hieracifolia et quelques touffes de Graminées pérennantes :
Panicum pilosum Sw., Paspalum conjugatum Berg.
Dans les zones fortement brûlées, les phases « annuelles » et « vivaces »
se prolongent grâce à d’importantes populations monospécifiques
d 'Erechtites hieracifolia, qui se maintiennent au bout de 6-8 générations
et d’une Fougère pérennante, Pytirogramma calomelanos (L.) Link, qui
couvre d’importantes surfaces.
Dans les autres endroits (PI. 1), les espèces ligneuses plus abondantes
sont représentées par des rejets d’angélique ( Dicorynia guianensis Amshof),
de gaiac ( Dipteryx odorata (Aubl.) Willd.) etc., et par de jeunes arbres tels
que le bois-canon ( Cecropia ), le pois sucré ( Inga ) et différentes espèces de
Vismia, accompagnées d’espèces forestières, ex. le goupi ( Goupia glabra
Source : MNHN, Paris
— 439 —
PI. 1. — Route de Ste. Élie, parcelle ARBOCEL; en haut, zone perturbée par les chenilles des
bulldozers; en bas, zone de repousse avec dominance de Cecropiapeltata L.
Source : MNHN, Paris
— 440 —
Aubl.)- Les rejets étaient beaucoup plus abondants un an après l’abattage.
Les espèces courantes dans les abattis abandonnés telles que Solanum
asperum L. C. Rich., S. subinerme Jacq., Solanacées arbustives et Mikania
scabra DC., Passiflora coccinea Aubl. et P. glandulosa Cav., Composée et
Passifloracées lianescentes, sont bien représentées. Les populations d’herbe-
rasoir ( Scleria mitis Berg.) sont importantes.
Dans les bas-fonds, des espèces héliophiles comme Typha domingensis
Pers. (Typhacée) remplacent les espèces sciaphiles de la forêt (ex. Rapatea
paludosa Aubl.).
Un écosystème de remplacement où abondent des espèces anthropo-
philes à grande distribution géographique se substitue à un écosystème
forestier riche en essences diverses.
Dans les zones où les engins mécaniques ont été utilisés, le sol a subi
de fortes dégradations et il est actuellement difficile d’estimer le temps qui
sera nécessaire pour observer un début de reforestation naturelle.
LE VERGER I.F.A.C.
Situé dans la région de Saint-Laurent, ce verger expérimental fut
installé en 1968 dans une parcelle forestière. Une fois la forêt abattue,
les souches furent arrachées et tous les débris végétaux ainsi qu’une bonne
partie de la couche superficielle du sol furent poussées au bulldozer vers
la périphérie de la parcelle et dans une petite zone située près de son centre.
Le sol mis à nu fut lessivé et le reste de la terre arable emporté par les eaux
vers les bas-fonds environnants, entraînant la mise à l’affleurement de
l’horizon imperméable sous-jacent (Boulet, 1977).
Le régime hydrique du sol fut complètement modifié par l’apparition
d’un pseudo-gley, donnant ainsi naissance à un sol hydromorphe à drainage
vertical bloqué, favorable à l’installation d’une savane.
En effet, dix ans après l’abattage, une végétation herbacée accom¬
pagnée de quelques îlots arbustifs persiste et les arbres plantés (des agrumes)
moururent très vite par asphyxie des racines. Ils furent parfois remplacés
(naturellement) par des pieds d ’Inga thibaudiana DC.
Suivant la classification écologique des plantes adventices et de savanes
de Hooctc (1971), nous observons quatre groupes d’espèces :
1) Adventices de lisière forestière
Cassia latifolia G.F.W. Meyer (Césalpiniacée)
Cecropia obtusa Trécul (Moracée)
Centropogon cornutus (L.) Druce (Lobéliacée)
Coccocypselum guianense (Aubl.) K. Schumann (Rubiacée)
Loreya mespiloides Miq. (Mélastomatacée)
Lycopodium cernuum L. (Lycopodiacée)
Miconia ciliata (L. C. Rich.) Decaisne, aussi en savane haute (Mélasto¬
matacée)
Nepsera aquatica Naud. (Mélastomatacée)
Vismia cayennensis (Jacq.) Pers. (Guttifère)
Source : MNHN, Paris
— 441 —
Xylopia aromatica Lam. (Annonacée)
Palicourea crocea Rœm. & Sch. (Rubiacée)
Goupia glabra Aubl. (Célastracée).
Les deux dernières espèces dominent dans les rares îlots arbustifs,
qui semblent marquer une évolution vers un climax forestier.
2) Adventices des lieux habités et des savanes
Chelonanthus alatus (Aubl.) Pulle (Gentianacée)
Desmodium barbatum (L.) Benth. (Papilionacée)
Hyptis atrorubens Poit. (Labiée)
Rolandra fruticosa (L.) Kuntze (Composée)
Scleria setacea Poir. (Cypéracée)
Unxia camphorata L. f. (Composée)
Zornia diphylla Pers. (Papilionacée)
et Cymbopogon nardus (L.) Rendle var. nardus, Graminée introduite
(Citronnelle).
3) Adventices des bords de route et des savanes
Andropogon bicornis L. (Graminée)
Clidemia capitellata (Bonpl.) D. Don var. dependens (D. Don) Macbr.
(Mélastomatacée)
Pterolepis glomerata (Rottb.) Miq. (Mélastomatacée)
Rhynchospora holoschœnoides (L. C. Rich.) Hert. (Cypéracée)
Sauvagesia erecta L. var. erecta (Ochnacée).
4) Espèces de savanes et de lieux ouverts naturels
Anisantheirina hispidula (Mart.) Penn. & Britt. (Scrophulariacée)
Appendicularia thymifolia (Bonpl.) DC. (Mélastomatacée)
Burmannia capitata Mart. (Burmanniacée)
Clidemia sericea D. Don (Mélastomatacée)
Rhynchospora rugosa (Vahl) Gale (Cypéracée).
L’évolution de la végétation secondaire se bloque à la phase « péren-
nante » et les espèces adventices à tendance savanicole dominent. La compo¬
sition floristique correspond donc, à celle d’une savane anthropique en cours
d’évolution.
L’ANCIEN PÂTURAGE DE PIERRETTE
Pierrette, ancien village d’orpailleurs, se situe sur la rive gauche du
fleuve Approuague à 50-60 km à vol d’oiseau en amont de Régina. Un pâtu¬
rage y a été établi sur une terrasse basse, puis abandonné il y a environ
20 ans. A la suite du piétinement du bétail, le sol très argileux a subi un
Source : MNHN, Paris
— 442 —
compactage le rendant hydromorphe. Ceci a favorisé une végétation prin¬
cipalement herbacée, avec en lisière des formations ligneuses de 5-8 m de
haut (PI. 2).
Nous pouvons y observer les catégories d’espèces suivantes :
1) Espèces forestières (surtout en périphérie) :
Carapa guianensis Aubl. (Méliacée)
Goupia glabra Aubl. (Célastracée)
Paragonia pyramidata (L. C. Rich.) Bur. (Bignoniacée)
Tapirira guianensis Aubl. (Anacardiacée).
2) Adventices de lisière forestière :
Coutoubea ramosa Aubl. (Gentianacée)
Lycopodium cernuum L. (Lycopodiacée)
Miconia ciliata (Rich.) DC. (Mélastomatacée)
Odontadenia puncticulosa Pulle (Apocynacée)
Pavonia fruticosa (Mill.) Fawc. & Rendle (Malvacée)
Pytirograma calomelanos Link (Fougère)
Sabicea aspera Aubl. (Rubiacée)
Vismia cayennensis (Jacq.) Pers. (Guttifère)
Xylopia aromatica Lam. (Annonacée).
3) Adventices de lieux anthropisés et de savanes :
Andropogon bicornis L. (Graminée)
Clidemia hirta D. Don var. elegans (Aubl.) Gris (Mélastomatacée)
Desmodium barbatum (L.) Benth. (Papilionacée)
Diodia ocymifolia Decaisne (Rubiacée)
Eleocharis minima Kunth (Cypéracée)
Fimbristylis müiacea Vahl (Cypéracée)
Hyptis atrorubens Poit. (Labiée)
Panicum pilosum Sw. (Graminée)
Sauvagesia erecta L. var. erecta 1 (Ochnacée)
Tonina fluviatilis Aubl. (Eriocaulonacée ) l .
4) RlPICOLE HÉLIOPHILE :
Ludwigia latifolia (Benth.) Hara (Onagracée).
Comme dans l’exemple précédent, l’évolution de la végétation
secondaire semble se bloquer à la phase « pérennante », mais la compo¬
sition floristique varie : les espèces savanicoles ne dominent pas, ce qui
pourrait laisser présager une évolution vers un climat forestier... mais
dans quels délais?
1. Parfois ripicole héliophile.
Source : MNHN, Paris
— 443 —
Source : MNHN, Paris
— 444 —
ÉTUDE DES ABORDS DE LA ROUTE DE ST. ÉLIE
Cette route située près de Sinnamary et longue d’une vingtaine de
kilomètres a été commencée en 1970 et stabilisée grâce à des matériaux
latéritiques. En 1978, soit 8 ans plus tard, les endroits de prélèvements se
reconnaissent facilement parce qu’ils ne présentent qu’une végétation
basse constituée dans sa majorité par des espèces de savane. Au contraire,
dans les secteurs où il n’y a pas eu de prélèvement de terre, la végétation
haute de 5-6 m, essentiellement arborée, est en bonne phase de reconsti¬
tution.
RELEVÉS FLORISTIQUES DES ZONES A PRÉLÈVEMENTS DE LATÉRITE
Espèces observées principalement dans trois types de savanes situées
dans les premiers kilomètres de cette route :
savanes 1) basse, 2) haute, 3) perturbée.
1) Espèces de savane basse :
Utricularia hispida Lam. (Lentibulariacée) 1
Comolia lythrarioides (Steud.) Naud. (Mélastomatacée)
Pæpalanthus sp.
Xyris savanensis Miq. (Xyridacée).
2) Espèces de savane haute :
Desmodium barbatum (L.) Benth. (Papilionacée) 2
Mandevilla hirsuta (L. C. Rich.) Schum. (Apocynacée) 2
Miconia ciliata (L. C. Rich.) DC. (Mélastomatacée)
Rhynchospora barbota (Vahl) Kunth (Cypéracée) 2
Sauvagesia rubiginosa St-Hil. (Ochnacée)
Scleria cyperina Kunth (Cypéracée)
Sipanea pratensis Aubl. var. pratensis (Rubiacée) 2
Tibouchina aspera Aubl. (Mélastomatacée)
Xyris fallax Malme (Xyridacée).
3) Espèces de savane perturbée :
Artdropogon bicornis L. (Graminée)
Borreria latifolia K. Schum. (Rubiacée) 1
Hyptis atrorubens Poit. (Labiée)
Pterolepis glomerata (Rottb.) Miq. (Mélastomatacée)
Rhynchanthera grandiflora (Aubl.) DC. (Mélastomatacée) 1
Sauvagesia erecta L. var. erecta (Ochnacée)
Unxia camphorata L. f. (Composée).
1. Parfois en savane haute.
2. Parfois en savane perturbée.
Source : MNHN, Paris
— 445 —
PI. 3. — Fleuve Approuague, cambrouze à Guadua macroslachya en aval de Pierrette (haut);
Saut Pararé, vieille cambrouze (2 siècles?) vue de l’inselberg granitique (bas).
Source : MNHN, Paris
— 446 —
D’après Hoock (1971) et Sastre (1971), ces espèces vivent normale¬
ment sur des sols hydromorphes et, suivant les variations pédologiques,
il est possible d’observer différents types de savane avec des associations
végétales bien définies. Par exemple près de la crique Macrabo, sur la route
de Stoupan, dans une savane à touradons, presque toutes les espèces de
savane haute citées précédemment croissent sur les touradons, tandis que
celles de savane basse se développent entre eux. Les différents types de
savane ne se répartissent donc pas suivant le paysage (colline, thalweg)
mais suivant les sols, contrairement à ce que pense Descoings (1976).
Les différences pédologiques se situent surtout aux niveaux de la
richesse relative en humus, du tassement et des conditions hydriques du sol.
Ces différences sont nécessaires et suffisantes pour entraîner différents
types de savane avec pour chacun, son cortège floristique. Cela signifie
aussi que la majorité des espèces qui y vivent, possède des exigences pédolo¬
giques assez strictes.
A partir du km 3, la route de St.-Élie a été ouverte en zone forestière
caractérisée par un sol tout à fait différent de celui des savanes; donc, si
des plantes savanicoles sont capables de s’installer en zone forestière,
cela signifie que les sols se sont fondamentalement modifiés.
Des remarques semblables pourraient être faites dans les abords des
aéroports de Régina et de St-Georges de l’Oyapock où dominent des espèces
de savane telles que Utricularia subulata L. (Lentibulariacée), Xyris fallax
Malme (Xyridacée), Rhynchospora rugosa (Vahl) Gale et R. holoschœnoides
(L. C. Rich.) Hert. A noter à St-Georges, la présence d’un groupement
végétal particulier composé de Sauvagesia erecta L., Sipanea pratensis
Aubl. var. pratensis (Rubiacée) et Cuphea blackii Lourteig, Lythracée connue
seulement de quelques affleurements granitiques des bassins de l’Oyapock
et de l’Approuague.
LES CAMBROUZES
Ce terme d’origine guyanaise désigne des formations herbacées,
bambusiformes, formant des fourrés denses difficilement pénétrables.
Les cambrouzes couvrent des surfaces de quelques ares à quelques hectares.
De Granville (1978) en distingue deux types principaux : celles à Lasiacis
ligulata Hitchc. & Chase (PI. 2) et celles, épineuses, à Guadua macrostachya
Ruprecht (PI. 3). D’après nos observations (Gasc & Sastre, 1978), toutes
les transitions existent.
Leur couvert interdit pratiquement la germination de toute autre espèce
et l’avance de la forêt est très lente, avance remise en cause lorsqu’un
arbre de lisière meurt et s’abat. En effet, à la place de ce dernier, c’est géné¬
ralement la cambrouze qui s’étend, empêchant que se mette en place le
groupement végétal typique des chablis, première étape de la régénération
naturelle de la forêt.
S’il est vrai que l’origine de certaines cambrouzes n’est pas élucidée,
nous avons des preuves de l’origine anthropique de celles observées dans la
Source : MNHN, Paris
— 447 —
Dominance des
pérennantes et
lianes ( 1-2 î
des
ns)
Dominance des ligneuses
Espèces pionnières
(15-20 ans)
Espèces forestières
Sub-climax ( + 1 siècle
2 Abandon d'anciens lieux d'exploitation
Cam b rou zes
(saut Pararé)
I
( 2 siècles)
Format ions
Sub-climax?
Abattis
traditionnels
(Trois — Sauts)
Désertification Prairie
(trace des bull- ( Pierrette )
dozers ARBOCEL)
Savane
Savanisation? ant hropophi le
(Verger I.F.A.C.
bord delà piste
de Ste - Elle)
Sub-climax
Tableau. Schéma récapitulatif de l’évolution de la végétation secondaire dans des localités
forestières : 1, en Colombie Amazonienne; 2, en Guyane Française.
Source : MNHN, Paris
— 448 —
région du Saut Pararé (rivière Arataye). En effet, une mission postérieure
à notre publication (Gasc & Sastre, 1978), a trouvé des restes de poterie
près de la cambrouze située sur le layon de base au km 2,8.
Si ces poteries sont amérindiennes, elles seraient âgées au minimum
de deux cents ans, époque de la disparition des Indiens Nourague 1 qui habi¬
taient ces lieux. Les cambrouzes correspondraient à l’emplacement d’anciens
villages, et la forêt ne s’y serait pas réinstallée (PI. 3). Or ces populations
ne disposaient pas d’importants moyens techniques et déboisaient sur des
petites surfaces. On peut imaginer ce que donnerait une occupation inten¬
sive sur de grandes surfaces, avec exploitation mobilisant des moyens
mécaniques modernes sans aucune mesure avec ceux utilisés par les Amé¬
rindiens (Gasc & Sastre, 1978).
CONCLUSIONS
Après abandon de parcelles forestières préalablement abattues, une
végétation nouvelle s’installe. Celle-ci évolue et tend généralement à redon¬
ner une formation climacique forestière... à condition que les dégradations
causées au sol ne soient pas trop importantes. Ceci se vérifie dans les abattis
traditionnels généralement de faible superficie (1 à 2 ha) et de courte durée
(2 à 3 ans).
Par contre, après une présence humaine plus longue avec des coupes
successives utilisant souvent des engins mécaniques lourds, les sols se dégra¬
dent et la végétation met beaucoup de temps à se régénérer. Dans ce cas,
l’évolution des formations secondaires peut se bloquer à un stade « sava-
noïde » (verger IFAC, Pierrette).
Les observations que nous avons pu faire en Colombie amazonienne
et en Guyane sont résumées dans le tableau ci-dessus.
Au moment où il est question de développer la Guyane Française,
il me semble nécessaire de mettre en garde sur certaines conséquences pro¬
bables d’une mauvaise gestion du patrimoine naturel.
Il faut savoir que de nombreux sols guyanais des terres hautes possè¬
dent un horizon B initial peu ou pas perméable (particulièrement visible
le long de la route Cayenne-St-Laurent près de Saut Sabbat). Ceci a des
implications pratiques très importantes au stade du défrichement, surtout
si celui-ci doit être effectué avec des moyens mécaniques puissants (Boulet,
1977).
La nature guyanaise contient sûrement des richesses insoupçonnées,
mais encore faut-il, pour les exploiter, effectuer toutes les recherches pré¬
liminaires qui permettent de travailler en connaissance de cause, et de tenir
compte des particularités locales. Puisse la sagesse humaine permettre une
bonne gestion du milieu naturel guyanais et éviter des catastrophes écolo¬
giques!
1. La présence ancienne des Nourague dans cette région est attestée par l’ouvrage du
R. P. Grillet (1682) : Journal de voyage qu'ont fait les pères Jean Grillet et François Bechamel
de la compagnie de Jésus, dans la Goyane, l’an 1674, in ; Relation de la Rivière des Amazones.
Claude Barbin, édit., Paris.
Source : MNHN, Paris
— 449 —
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Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
CROISSANCE DES FEUILLES ET STIPULES DU GALIUM
PALUSTRE L. SUBSP. ELONGATUM (Presl) Lange ET VALEUR
PHYLOGÉNIQUE DE CES DONNÉES DE MORPHOGÉNÈSE
B. Jeune
Jeune, B. — 18.03.1980. Croissance des feuilles et stipules du Oalium palustre L.
subsp. elongatum (Presl) Lange et valeur phylogénique de ces données de mor-
phogénèse, Adansonia, ser. 2, 19 (4) : 451-465. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : La croissance des appendices de ce Galium est conforme à ce qui est
observé dans d'autres espèces d’Angiospermes : croissance généralisée suivie de
la différenciation progressive du sommet vers la base de l'ébauche. La forme est
la résultante de l'ensemble des directions des divisions cellulaires. Il n'y a pas,
pour cette espèce, de centres générateurs intrafo'iaires apparents. Il n'y a pas non
plus de différence sensible (morphogénétiquement) entre feuilles et stipules.
L’analyse de ces feuilles complète la série des feuilles pennées à développement
basipète étudiées précédemment. Une approche nomothétique permet la mise en
relation des données morphogénétiques et de la phylogénèse.
Abstract: The growth of Ieaves and stipules is the same in this Galium as in
other species of Angiosperms: first, generalized growth then progressive diffé¬
rentiation from apex to base. The shape results from the orientation of the
cell divisions. There is neither apparent generative center in the Ieaves nor
any marked morphogenetical différence between Ieaves and stipules. Galium
Ieaves analysis complétés the sériés of previously publications on Ieaves with
pinnate and brochidodromous venation. The relation between morphoge-
netic data and phylogeny is interpreted using a nomothetical approach.
Bernard Jeune, Laboratoire de Morphologie Végétale, Université Pierre et Marie
Curie, 7 quai St-Bernard, 75005 Paris.
INTRODUCTION
Les plantes étudiées proviennent des bords de l’étang de la Ramée
situé à environ 7 km à l’ouest de Villers-Cotterêts (France). Elles sont
cultivées au laboratoire dans un paludarium sous une photopériode de 16 h.
Il s’agit de Galium palustre L. appartenant à la sous-espèce elongatum
(Presl) Lange, qui se distingue de la sous-espèce palustre par des feuilles
plus longues, plus larges et des tiges plus hautes et plus robustes.
Les appendices foliacés de la tige sont naturellement placés en verti-
cilles, ici de 4 pièces chacun. Bien que de formes semblables, on sait recon¬
naître parmi les 4 appendices disposés en chaque nœud 2 feuilles opposées
alternant avec 2 stipules également opposées. La distinction repose sur
2 critères :
1) Absence de bourgeon à l’aisselle des stipules. Ce critère était déjà
utilisé par De Candolle (1827) : « Dans certaines feuilles verticillées, telles
Source : MNHN, Paris
— 452 —
que la garance, le gaillet, on remarque que les bourgeons ou les jeunes
branches ne naissent pas à l’aisselle de toutes les feuilles mais seulement
à l’aisselle de 2 feuilles opposées entre elles. Je présume que ces 2 feuilles
munies de bourgeons sont les vraies feuilles, et que les autres doivent être
considérées, tantôt comme des stipules foliacées, et je présume que c’est
le cas de plusieurs rubiacées étoilées, tantôt comme des lobes de feuilles
palmatiséquées, ce qui est peut-être le cas des feuilles séminales des pins ».
2) Dépendance du système vasculaire des stipules vis-à-vis de celui
des feuilles (PI. 1, 1). Ce critère utilisé conjointement avec le précédent
permit à Lestiboudois (1848) de distinguer ces différents appendices chez
les Rubiacées. Il fournit, en outre à Colomb (1887) sa définition des stipules :
« tout appendice inséré sur la tige dont le système vasculaire est exclusive¬
ment formé des dérivations empruntées aux faisceaux foliaires, avant que
ceux-ci ne soient sortis de l’écorce ».
1
PI. 1. — 1, vascularisation des appendices foliacés au niveau d’un nœud; les faisceaux conduc¬
teurs des 2 feuilles (F et F') se prolongent dans l’entrenœud sous-jacent; par contre, les
faisceaux conducteurs des stipules (S et S’) forment 2 arcs horizontaux qui relient cette
vascularisation aux faisceaux foliaires; 2, contour (obovale) et vascularisation (irréguliè¬
rement pennée) d’une feuille; une partie du soubassement est représentée; 3, stipule du
même vcrticillc, de longueur légèrement inférieure et sans faisceau descendant dans le sou-
Source : MNHN, Paris
— 453 —
Remarquons que le vocabulaire utilisé fait des stipules des appendices
de la feuille, selon une opinion quasi-unanime, à tel point que la question
ne se poserait même plus (« Regardless of the great variability in the size,
form and methods of attachment of stipules, it is évident that they are
intégral parts of a leaf and not “ accessory ” or “ independent ” appendages
of the shoot » (Foster & Gifford, 1974).
Cette évidence, cependant, peut nous faire méconnaître leur nature
et leur origine, si l’hypothèse de Croizat (1960) est exacte. Pour cet auteur,
les feuilles et les stipules sont à l’origine un seul et même organe. La première
différence s’observe entre les feuilles conservant et celles perdant leur
bourgeon axillaire, ces dernières devenant dépendantes des premières :
« each leaf with bud attracting to its sector two leaves without their
buds (= stipules) »; d’où la conclusion : « The stipule is a primor-
dium—wholly the match of the foliage leaf primordium in phylogeny—which
has not evolved as a foliage leaf ».
Pour nous, l’intérêt de cette hypothèse, qui peut paraître sophistiquée,
est de se fonder en partie sur l’analyse des Galium dont elle explique de
façon très satisfaisante l’identité de forme entre feuilles et stipules (stricte¬
ment indiscernables dans l’espèce étudiée ici lorsqu’on les isole de la tige,
car leurs connexions vasculaires sont situées dans l’écorce et leurs limbes
sont semblables (PI. 1, 2, 3) et assure la continuité entre ces stipules et les
formes plus habituelles, plus dépendantes des feuilles.
En ce qui concerne la silhouette et les dimensions de ces appendices,
notons que les contours sont entiers, obovales à oblancéolés, la nervation
brochidodrome irrégulièrement pennée, et que la distinction entre feuille
et stipule ne peut se faire qu’au vu de la vascularisation au niveau de l’écorce
ou de la mesure des longueurs, celle des stipules étant légèrement plus
courte que celle des feuilles du même verticille (PI. 1, 2, 3). Les appendices
étudiés appartiennent à des tiges dressées et leur longueur est, en moyenne,
de 18 mm pour les feuilles contre 15 mm pour les stipules, avec un écart-
type de 3,5 mm dans les deux cas (pour 2 échantillons de 22 unités chacun).
Ainsi, les stipules sont en moyenne 3 mm plus courtes que les feuilles mais
il faut signaler que les longueurs, compte-tenu des écarts-types, peuvent
varier de plus du simple au double selon les rameaux.
ÉTUDE DE LA CROISSANCE : GÉNÉRALITÉS
Les feuilles sont initiées avant les stipules, de sorte qu’au sommet
des tiges ne s’observent d’abord que 2 jeunes primordiums opposés, super¬
posés aux stipules du verticille précédent, mais très tôt, les deux stipules
sont formées à leur tour et, dès que les feuilles atteignent 150 (im de longueur,
elles sont nettement visibles. Si on excepte la taille moindre pour ces der¬
nières que pour les feuilles de même niveau, les 2 types d’appendices pos¬
sèdent, à première vue, le même développement.
L’allongement est toujours beaucoup plus fort que l’élargissement;
ainsi le contour, d’abord hémicirculaire, s’allonge-t-il peu à peu, les 2 marges
Source : MNHN, Paris
— 454 —
PI. 2. — Différents stades de la lignification des faisceaux xylémiens des stipules; la lignification
est globalement basipète; dès le stade 4, les principales nervures d’ordre 2 sont lignifiées
(le procambium est initié, pour la nervation principale, à ce stade, voir PI. 3, 6). La ligni¬
fication des feuilles est en tous points semblable à celle des stipules. Ni les cristaux en
raphides, ni les poils, nombreux sur les marges et la nervure médiane, ne sont représentés,
sur cette planche ni sur les suivantes.
restant sensiblement parallèles sauf naturellement à la base rétrécie et au
sommet arrondi. L’ébauche commence à s’arrondir légèrement et à prendre
progressivement sa forme définitive oblancéolée ou obovale lorsqu’elle
atteint environ 2 mm de longueur.
La différenciation vasculaire débute dans la nervure médiane quand
l’organe atteint environ 500 pm de longueur. La lignification des nervures
latérales progressera du sommet vers la base. Pour une longueur de 2 mm,
les principales nervures sont incomplètement lignifiées (PI. 2), mais leur
procambium est formé (PI. 3, 6). Dès ce niveau, nous pouvons dire que les
caractéristiques morphologiques sont définitivement fixées; signalons
que cette différenciation vasculaire s’accompagne dans le mésophylle de
la formation de nombreux cristaux disposés en raphides.
En ce qui concerne l’activité mitotique, on constate que les ébauches,
colorées par la méthode de Feulgen et montées à plat entre lame et lamelle,
présentent d’abord une répartition sensiblement homogène des divisions
mais que rapidement la densité mitotique décroît sous le sommet (vers
200 pm de longueur) jusqu’à cessation complète de la mérèse (vers 500 pm
de longueur, PI. 3, 7-5). Ensuite ce processus de différenciation cellulaire
Source : MNHN, Paris
— 455 —
gagne progressivement la base de l’ébauche (PI. 3, 6). La région méristé-
matique paraît très homogène avec simplement une activité mitotique
augmentant légèrement de la nervure médiane vers les marges, ce qui
est bien visible quand on utilise la colchicine pour bloquer et donc accu¬
muler les mitoses (PL 3, 7).
Jusqu’ici, le comportement de toutes les ébauches est le même. Cepen¬
dant, après une longueur de 1,5 mm environ, l’individualité de chaque
élément commence à se manifester et on voit que l’éloignement du front
des mitoses du sommet se poursuit à des vitesses variables. Ainsi, certains
éléments cessent toute activité mitotique dès qu’ils atteignent 3 à 4 mm de
longueur, alors que d’autres présentent des divisions jusqu’à 8 mm. Bien
entendu, ces chiffres sont approximatifs car il est impossible de définir
l’instant précis où la dernière mitose s’achève puisqu’il n’y a pas de pas-
Source : MNHN, Paris
— 456 —
PI. 4. — 1-3, stipules de longueurs voisines mais présentant une zone méristématique d'étendue
variable (pointillés); on voit nettement que la largeur est d’autant plus grande que la zone
différenciée est plus étendue; le processus est le même pour les feuilles; 4, schéma indiquant
les directions de croissance (flèches) dans la zone méristématique (pointillés) d'une ébauche;
l'épaisseur des traits et la densité des pointillés varient selon l’intensité des phénomènes;
à droite sont indiquées les limites des zones méristématiques apicale (z.a.), médiane (z.m.)
et basale (z.b.).
sage brusque d’une zone sans mitoses à une zone à activité intense, mais
une variation progressive de densité. Or il faut rappeler que la longueur
des feuilles adultes varie de 11 à 25 mm (8 à 22 mm pour les stipules).
Ainsi, quand l’activité mitotique cesse, les ébauches (feuilles ou stipules)
ont atteint environ le tiers de leur taille finale.
La distinction entre les jeunes ébauches faiblement ou fortement
différenciées s'effectue, d’ailleurs, assez simplement par la seule observation
de leur contour. On note, en effet, qu’à longueur égale, la largeur est
d’autant plus faible que l’activité mitotique est forte. Or, puisque l’aug¬
mentation de taille due à l’auxèse est approximativement homothétique,
c’est que la mérèse provoque surtout un allongement des ébauches (PI. 4,
1-3).
Nous pouvons également comprendre la différence de taille entre
feuilles et stipules du même verticille : comme la fin des divisions a lieu
au même moment dans les appendices d’un même nœud et que les stipules
nées après les feuilles sont légèrement plus courtes que ces dernières à ce
stade, l’écart de longueur entre feuilles et stipules sera maintenu jusqu’au
stade adulte.
Source : MNHN, Paris
— 457 —
ÉTUDE DES DIRECTIONS DE CROISSANCE
Les mitoses ont une orientation apparemment aléatoire. Elles sont
alors classées en 6 secteurs égaux en étendue (30°) selon leur direction;
on convient de donner à l’axe de symétrie qui sépare l’ébauche en deux
moitiés symétriques, la direction 0°-180°; la direction perpendiculaire (celle
de l’élargissement) est donc 90°. La comparaison des fréquences mitotiques
dans les différents secteurs fournit ainsi l’indication des directions princi¬
pales de croissance.
Nous avons analysé 77 ébauches (40 feuilles et 37 stipules) de longueur
comprise entre 65 |xm et 1375 jxm, ce qui représente la période pendant
laquelle, d’une part, les caractéristiques morphologiques se mettent en
place et, d’autre part, le développement des feuilles et stipules paraît homo¬
gène, comme nous l’avons dit plus haut. Les appendices sont groupés en
6 classes correspondant à peu près aux longueurs suivantes : moins de
300 (xm, 320 [xm, 500 fxm, 800 [xm, 1000 jxm, 1350 jxm; nous avons séparé
les données en 2 tableaux, l’un pour les feuilles (tableau 1), l’autre pour les
stipules (tableau 2).
La lecture comparée des 2 tableaux nous montre immédiatement
que les principales directions de croissance et leur évolution sont les mêmes
pour les feuilles et les stipules, ce qui constitue un résultat attendu puisque
la forme de ces appendices est la même. Nous grouperons donc toutes les
données en un tableau unique (tableau 3) pour étudier, dans un premier
temps, la croissance des ébauches sans distinction de nature ; dans un second
temps, nous analyserons les différences individuelles.
TABLEAU 1 : Répartition des mitoses dans 6 secteurs d’orientations
DIFFÉRENTES (I A VI) POUR DES FEUILLES GROUPÉES EN CLASSES SELON
leur longueur (les chiffres entre parenthèses représentent les pour¬
centages).
Longueur (|xm) ....
95-290
300-325
450-560
765-795
1025-1130
1340
Nombre.
24
4
5
3
3
1
I : 170°-15°
151(31)
68(33)
137(29)
231 (39)
288 (34)
113(31)
II : 200-45°
61(13)
24(12)
45 (10)
39(6,5)
56(6,5)
34(9)
III : 50°-75°
69(14,5)
24(12)
58(12)
45(7,5)
80(9,5)
34(9)
IV : 800-105°
83(17)
35(17)
88(19)
75(12,5)
124(15)
53(14)
V : 1100-135°
40(8)
20(10)
41(9)
45(7,5)
67(8)
39(11)
VI : 145°-165°
79(16,5)
34(16)
98 (21)
160(27)
225(27)
97(26)
Total .
483(100)
205 (100)
467(100)
595(100)
840(100)
370(100)
Source : MNHN, Paris
— 458 —
TABLEAU 2 : Répartition des mitoses dans 6 secteurs d’orientations
DIFFÉRENTES (I A VI) POUR DES STIPULES GROUPÉES EN CLASSES SELON
leur longueur (les chiffres entre parenthèses représentent les pour¬
centages).
Longueur (jim)_
65-265
300-340
455-490
675-895
905-1150
1375
Nombre.
22
3
5
3
3
1
I : 170°-15°
154(38)
37(37)
130(38)
254(37)
220(34,5)
122(33)
II : 20°-45°
56(11)
8(8)
36(10,5)
67(10)
55(9)
26(7)
III : 50°-75°
36(9)
10(10)
33(9,5)
60(9)
61 (9,5)
26(7)
IV : 80°-105°
60(16)
17(17)
55(16)
113(16,5)
117(18)
51 (14)
V : 110°-135°
22(6)
9(9)
30(9)
46(7)
49(8)
25(7)
VI : 140°-165°
81 (20)
19(19)
57(17)
140(20,5)
135(21)
115(32)
Total .
409(100)
100(100)
341(100)
680(100)
637(100)
365 (100)
TABLEAU 3 : Répartition des mitoses dans 6 secteurs d’orientations
DIFFÉRENTES (I A VI) POUR LES ORGANES FOLIACÉS (FEUILLES ET STIPULES)
groupés en classes selon leur longueur (les chiffres entre paren¬
thèses représentent les pourcentages).
Longueur (|xm)...
65-290
300-340
450-560
675-895
905-1150
1340-1375
Nombre.
46
7
10
6
6
2
I : 170°-15°
305(34)
105 (34,5)
267(33)
485 (38)
508(34)
235 (32)
II : 20°-45°
117(13)
32(10,5)
81 (10)
106(8)
111(8)
60(8)
m : 500-75"
105(12)
34(11)
91(11)
105 (8)
141 (10)
60(8)
IV : 800-105°
143(16)
52(17)
143(18)
188(15)
241 (16)
104(14)
V : HOo-135"
62(7)
29 (10)
79(9)
91(7)
116(8)
64(9)
VI : 140"-165"
160(18)
53(17)
155(19)
300(24)
360(24)
212(29)
Total .
892(100)
305 (100)
808(100)
1275(100)
1477(100)
735(100)
APERÇU GÉNÉRAL
Le tableau général nous apprend les faits suivants :
1. Il existe des orientations de mitoses dans chaque direction du plan.
Source : MNHN, Paris
— 459 —
2. 3 secteurs sont cependant peu représentés : les secteurs II, III et V
(d’orientation moyenne 30°, 60° et 120°). A eux 3 ils ne totalisent que le
1/3 des mitoses en moyenne.
3. Les trois secteurs restant représentent donc les 2/3 des mitoses,
mais celles-ci sont inégalement réparties. Le secteur I représente, à lui seul,
plus de 1/3 de l’ensemble des mitoses. L’allongement est bien la principale
direction de croissance, d’autant plus que le secteur VI est plus important
que le secteur V.
Bien sûr, la forme lancéolée des ébauches ne pouvait être due qu’à
une croissance essentiellement longitudinale, mais ce que montre l’orien¬
tation des mitoses, c’est que le rapport longueur/largeur ne fait qu’augmen¬
ter car près des 2/3 des mitoses sont constamment orientées dans des sec¬
teurs responsables de l’allongement (secteurs I et VI). Il est à noter que ce
résultat était prévisible puisque nous avons vu que les ébauches partiel¬
lement méristématiques sont plus larges dans leur partie différenciée,
croissant par homothécie, preuve que la mérèse favorise constamment
l’allongement.
4. Après 1 mm de longueur, l’importance du secteur I diminue, alors
que ne cesse d’augmenter celle du secteur VI; il y a donc un ralentissement
progressif de l’allongement.
ANALYSE LOCALE
Nous n’avons, jusqu’à présent, considéré que l’ensemble des mitoses
de l’ébauche car, en chaque point, on peut observer une division d’orien¬
tation quelconque. Essayons cependant de rechercher s’il n’existe pas des
différences selon les diverses régions. Nous ne cherchons pas de variations
entre la nervure médiane et les marges, l’ébauche étant trop étroite, mais,
par contre, dans le sens longitudinal nous distinguons 3 zones :
— basale de 150 p.m de hauteur;
— apicale de 150 p.m de hauteur également, limitée vers l’apex par le front
de la région différenciée;
— médiane d’étendue variable entre les 2 précédentes (PI. 4, 4).
Nous avons regroupé, pour cette étude, les ébauches de longueur
supérieure à 450 p.m; les données sont présentées dans le tableau 4 :
1. En regroupant les mitoses des secteurs I, II et VI représentant
l’allongement, on constate qu’il est à peu près constant dans les zones
basales et médianes (69 % et 68,5 %), plus faible dans la zone apicale
(60 %). Inversement, les mitoses du secteur IV augmentent de la base vers
le sommet (13 %, 15,5 %, 20 /). L’élargissement est donc relativement
plus important au contact de la zone différenciée. Quantitativement cepen¬
dant, ces mitoses sont peu nombreuses, leur densité étant faible vers le
sommet (zone basale : 849 mitoses, zone apicale, plus large : 633 mitoses).
Source : MNHN, Paris
— 460 —
TABLEAUX 4 ET 5 : Répartition des mitoses dans 6 secteurs d’orien¬
tations différentes : 4, pour des ébauches (feuilles et stipules) divisées
transversalement en 3 zones (apicale : z.a., médiane : z.m., basale :
z.b.; les chiffres entre parenthèses représentent les pourcentages).
— 5, pour 3 ébauches foliaires de longueurs voisines (les chiffres entre
parenthèses sont les effectifs attendus dans l’hypothèse d’une répar¬
tition égale dans les trois ébauches; x 2 obs. = 22,1 (x 2 théor. = 18,3
au risque 5 %).
TABLEAU 4
Longueur de 450 [im à 1375 |xm
TABLEAU 5
«...
«,m.
z.b.
765 fxm
770 |xm
795 |xm
I : 170°-15°
200(32)
1019(36)
276(33)
76(76,87)
69(79,20)
86(74,93)
Il : 20°-45°
73(12)
234(8,5)
51(6)
12(12,98)
11 (13,37)
16(12,65)
III : 50°-75°
79(12)
254(9)
64(8)
15(14,97)
13(15,43)
17(14,60)
IV : 80°-105°
127(20)
435(15,5)
114(13)
35 (24,96)
30(25,71)
10(24,33)
V : 110°-135°
53(8)
201 (7)
88(10)
16(14,97)
16(15,43)
13(14,60)
VI : I40°-165°
101 (16)
670(24)
256(30)
44 (53,24)
65 (54,86)
51 (51,90)
ToT1L .
633(100)
2813(100)
849(100)
198
204
193
2. Le secteur VI est particulièrement important dans la zone basale,
au détriment du secteur I. Ceci est lié au contour de l’ébauche qui se rétrécit
légèrement au niveau de son insertion sur la tige. Les résultats sont illustrés
par le schéma de la planche 4 fig. 4.
DIFFÉRENCES ENTRE FEUILLES ET STIPULES
Globalement, la croissance est la même pour les 2 types d’appendices.
Pourtant, la comparaison des tableaux 1 et 2 montre certaines différences
dont une peut être significative.
Les stipules de longueur inférieure à 500 p.m ont régulièrement un
allongement plus fort que les feuilles correspondantes, l’écart atteignant
9 % des divisions dans le secteur I. Il pourrait s’agir de variations aléatoires,
mais pour 21 feuilles et 21 stipules mesurées, de longueur comprise entre
365 et 540 |xm, le rapport moyen entre la longueur et la largeur est signifi¬
cativement plus élevé pour les stipules que pour les feuilles :
— stipules : n = 21 ; — moyen = 1,93; écart-type = 0,20.
— feuilles : n = 21 ; y moyen = 1,76; écart-type = 0,15.
Source : MNHN, Paris
— 461 —
La différence d’écart-type n’étant pas significative (F = 1,78 pour
Fo. 9 7 5 = 2,46), la comparaison des moyennes peut se faire à l’aide du test t :
t„b8 = 3,12 or ^ 9,5 = 2,02; la différence est donc significative. Plus exac¬
tement, la probabilité pour qu’une telle différence due au hasard soit obser¬
vée est inférieure à 1 %. On admettra donc que l’inégale distribution des
mitoses correspond effectivement à un allongement plus fort des stipules;
toutefois, cette différence de comportement ne permet pas à ces dernières
de rattraper totalement le retard de longueur qu’elles ont sur les feuilles.
DIFFÉRENCES INDIVIDUELLES
Nous sommes obligés d’admettre, pour décrire le développement
des appendices, que ceux-ci se développent de manière semblable et que les
différences individuelles restent de faibles variations autour d’un modèle
moyen que l’on décrit.
Ceci admis, nous observons fréquemment d’assez fortes différences
entre les ébauches, même de forme et de longueur très proches. Prenons,
par exemple, les trois feuilles de longueurs 765, 770 et 795 p.m. Bien qu’elles
soient très semblables, elles n’ont pas exactement les mêmes directions
de croissance (tableau 5). En effectuant le test x 2 > on obtient une valeur
élevée (x 2 =22,l) telle que la probabilité d’observer une telle hétérogé¬
néité, due au hasard, n’est que de 2 %. Or, nous admettons comme postulat
que ces trois feuilles ont le même développement. Les hypothèses accompa¬
gnant la réalisation du test ne sont donc certainement pas acceptables.
Comme l’effectif théorique de chaque classe est suffisamment élevé (tou¬
jours supérieur à 5) c’est que les échantillons eux-mêmes ne sont pas indé¬
pendants. Ceci veut dire que les orientations mitotiques ne sont certainement
pas déterminées uniquement par des contraintes locales mais que, par
instants, doivent se produire des flux de mitoses d’orientations données.
Ces flux, de durée brève, expliqueraient alors les différences observées
entre les ébauches.
CONCLUSION
1. Nous avons remarqué une grande similitude entre les développe¬
ments des feuilles et des stipules. Les seules différences constatées ne por¬
tent que sur l’allongement légèrement plus rapide, malgré une taille plus
faible (initiation plus tardive) pour les stipules ainsi que l’absence de
bourgeon axillaire et l’anastomose vasculaire aux cordons foliaires. Ces
différences sont peut-être explicables simplement par l’initiation tardive
des stipules. L’étude morphogénétique ne fournit donc pas d’arguments
confirmant l’hypothèse selon laquelle les stipules ne sont que des appen¬
dices de la feuille; au contraire, elle renforce l’idée d’une continuité entre
feuilles et stipules, conformément à l’hypothèse de Croizat (1960).
Source : MNHN, Paris
— 462 —
2. Au cours de leur développement, les appendices sont d’abord entiè¬
rement méristématiques, puis la différenciation progresse du sommet
vers la base, la répartition des mitoses étant sensiblement homogène,
sans qu’on puisse distinguer de méristème apical ou marginal. Ceci est
d’ailleurs le processus décrit pour toutes les ébauches foliaires étudiées
entières et appartenant à des genres variés : Lupinus, Tropæolum, Limonium,
Nemophila (Fuchs, 1966, 1968, 1972, 1975-1976); Jasminum (Thomasson,
1969, 1970); Nicotiana (Jérémie, 1973); Myriophyllum, Hottonia, Pau¬
lownia, Capsicum (Jeune, 1972, 1975, 1978, 1979). On note, d’autre part,
une activité mitotique légèrement plus forte dans les régions marginales
et submarginales (la mesure ne porte, cependant, que sur une ébauche
unique).
En définissant le méristème marginal selon 4 critères : topographique,
cytohistologique, activité mitotique, fonction (Dubuc-Lebreux & Sattler,
1979; Sattler, 1979) nos résultats confirment donc l’absence de méristème
marginal d’après le critère de l’activité mitotique (Thomasson, 1970;
Jérémie, 1973; Dubuc-Lebreux & Sattler, 1979; Jeune, 1972, 1979).
Ainsi, « le limbe foliaire s’allonge, s’élargit et s’épaissit suivant un conti¬
nuum d’activité méristématique à travers tout l’organe » (Dubuc-Lebreux
& Sattler, 1979).
3. Nous pouvons avec ce Galium compléter le modèle de croissance
des feuilles pennées à développement basipète que nous avons précédemment
proposé (Jeune, 1978, 1979) : la forme pennée est assurée par le fonction¬
nement de deux centres générateurs de lobes situés près de la base des
ébauches, dans une zone de fort allongement intercalaire. Par leur fonction¬
nement, (mais non par leur position ni la nature des organes initiés) ces
centres générateurs sont semblables à ceux étudiés par Plantefol (1946-
1947) et Loiseau (1969). La forme est pinnatiséquée lorsque les mitoses
ont une orientation strictement déterminée par leur position; plus l’orien¬
tation des mitoses est (apparemment) aléatoire et plus la palmure se déve¬
loppe, au point que la feuille peut être entière. L’unité de développement
de la feuille prend alors le pas sur la multiplicité des éléments formés par les
centres générateurs; cette unification de la feuille est corrélée à une domi¬
nance apicale responsable de la brochidodromie.
Les appendices foliacées du Galium représentent un stade dans lequel
l’unification est presque totalement réalisée : la dominance apicale est
telle (voir l’importance des mitoses d’allongement) que la forme devient
pratiquement lancéolée. Avec l’irrégularité et le faible développement
de la nervation disparaît le dernier indice de fonctionnement des centres
générateurs de lobes qui n'existent donc apparemment plus ici. Le stade
suivant serait la disparition de la nervation d’ordre 2 (et l’appendice
foliacé ne serait plus penninervié). La feuille serait morphogénétiquement
identique à un lobe foliaire de Myriophyllum ou à’Hottonia.
En plaçant les feuilles, de la forme pinnatiséquée à la forme entière et
lancéolée, en une série continue, nous voyons donc que l’intégration des
Source : MNHN, Paris
— 463 —
éléments de la feuille, leur unification, s’accompagne d’un phénomène
de réduction 1 tel qu’au dernier terme de la série, la feuille elle-même n’est
plus que l’équivalent d’un des éléments qui composent le premier terme.
Si ce processus est l’un des processus évolutifs possibles des feuilles
des dicotylédones, on doit alors admettre que l’inverse, plus généralement
un processus assurant un « répétitive branching » (Arber, 1950) est possible
aussi, ou bien encore, une foliarisation des rameaux (Cusset, 1970). En
effet, que resterait-il des feuilles de dicotylédones si le seul mécanisme
d’intégration existait puisque, nous avons vu qu’il s’accompagnait d’une
réduction, ce que Asama (1960) avait déjà montré pour les ptéridophytes
1. En valeur relative, non en valeur absolue. Les feuilles du Myriophyllum , par exemple
ont plus d'éléments mais sont plus courtes et moins larges que les feuilles du Capsicum, appar¬
tenant à une autre lignée évolutive.
Source : MNHN, Paris
— 464 —
fossiles. On pourrait plutôt concevoir des phénomènes d’intégration ou de
multiplication des éléments, tour à tour favorisés, selon les périodes et les
différents taxons, en excluant l’idée d’un sens unique pour l’évolution,
en accord avec les travaux de Meyen (1973, 1978).
Ainsi ne faut-il voir dans la série allant des feuilles pinnatiséquées
aux feuilles entières aucune interprétation concernant le sens de l’évolution
mais un simple rapprochement typologique pour mettre en évidence ce
que Meyen (1978) appelle des « refrains », c’est-à-dire diverses modalités
de lois de développement communes. Pour les feuilles pennées de dicoty¬
lédones à développement basipètes les « refrains » sont :
— le fonctionnement des centres générateurs de lobes;
— la dominance apicale.
Par leur action conjointe au niveau du déterminisme des orientations
mitotiques et leur intensité variable (dominance apicale nulle pour les feuilles
pinnatiséquées — fonctionnement des centres générateurs nul pour les
feuilles lancéolées), ces « refrains » permettent d’expliquer les processus
d’intégration ou de division et donc les formes observées et ordonnées en
une série. Chaque élément de la série est, lui-même, un stade d’une évolu¬
tion propre à son taxon portant sur ces « refrains » et qui se traduit, pour
ce taxon, soit par une tendance à l’intégration soit par la tendance inverse
au « répétitive branching » (PI. 5).
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Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
CARACTÉRISTIQUES DE CROISSANCE ET MULTIPLICATION
VÉGÉTATIVE EN FORÊT DENSE DU GABON DE LA « LIANE
A EAU » TETRACERA ALNIFOLIA Willd. (DILLENIACEÆ)
G. Caballé
Caballé, G. — 18.03.1980. Caractéristiques de croissance et multiplication
végétative de la « liane à eau » Tetracera alnifolia Willd. (Dilleniaceæ), Adanso-
nia, ser. 2, 19 (4) : 467-475. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Tetracera alnifolia, liane ligneuse, présente en forêt dense gabonaise
une répartition géographique en agrégats, conséquence directe du fractionnement
de la plante dans les stades juvéniles. Les populations ainsi formées constituent
de véritables clones.
Un certain nombre de conditions sont nécessaires à ce fractionnement, et il
arrive de rencontrer, çà et là, des individus isolés.
Abstract : Tetracera alnifolia, a woody climber, is distributed in clumps within
the Gabon rain forest; this directly results from the breaking up of juvénile
plants. Populations so generated are true clones.
Certain conditions being required to induce this breaking up, one can observe
here and there isolated individuals.
Guy Caballé, Département de Biologie, Université Nationale du Gabon, B.P. 911,
Libreville, Gabon.
INTRODUCTION ET GÉNÉRALITÉS
Tetracera alnifolia Willd. 1 est une des grandes lianes ligneuses de la
forêt gabonaise. A l’âge adulte elle peut atteindre et même dépasser des
diamètres de 30 cm. Elle s’élève le plus souvent jusqu’à la cime des plus
grands arbres, et sa progression en hauteur dans le sous-bois forestier suit
une direction verticale. Ce dernier caractère est à souligner car, finalement,
peu de lianes présentent une progression verticale aussi nette. Dans bien
des cas les lianes de la grande forêt atteignent la voûte par paliers successifs
ou en suivant franchement un trajet oblique comme Entada gigas (Caballé,
en préparation). Si nous insistons quelque peu, ici, sur les trajets suivis
par les lianes dans le sous-bois, c’est parce que nous sommes convaincu
qu’il sera possible bientôt non seulement de les caractériser et partant de
les décrire, mais également de les expliquer dans un grand nombre de cas.
Tetracera alnifolia est une espèce connue et recherchée par les popula¬
tions locales et les forestiers car c’est une « liane à eau ». Une incision de
la tige provoque un sifflement caractéristique qui rappelle le bruit d’une
bouteille de soda que l’on débouche. Pour obtenir l’écoulement de sève
il faut inciser une deuxième fois la tige pour rompre la colonne de liquide.
1. Spécimen de référence : Caballé 145 (déposé à l’Université Nationale du Gabon).
Source : MNHN, Paris
PI- 1- — Tetraccra alnifolia Willd. Quelques caractères de reconnaissance : 1, coupe transver¬
sale de la tige (16.10.1978); 2, écoulement (16.10.1978); 3, infrutescence (14.6.1978); 4,
rhytidome (11.6.1978); 5, tige adulte dans le sous-bois (11.6.1978).
Source : MNHN, Paris
— 469 —
Exemple de répartition delà liane Tetracera alnifolia
dense.
On est surpris par la limpidité de cette sève ainsi que par le débit obtenu.
La PI. 1 rassemble quelques caractères de reconnaissance dont une coupe
transversale de la tige (PI. 1, 1) et l’écoulement produit (PI. 1,2). Sans ren¬
trer dans des détails anatomiques, il apparaît nettement que le grand nom¬
bre de vaisseaux conducteurs et leur taille — on les voit à l’œil nu! —suffit
à expliquer l’abondance de cet écoulement. 1
L’aire générale de répartition géographique de T. alnifolia est vaste
puisqu’elle couvre l’ensemble du massif forestier guinéo-congolais. Au
Gabon, on la trouve en général par petits groupes en forêt. C’est donc une
espèce assez commune. Un exemple de répartition est présenté (Fig. 2).
Il a été réalisé sur le grand quadrat du Laboratoire de Primatologie et
d'Écologie Équatoriale (C.N.R.S.) à Makokou, dans le nord-est du pays.
Il prouve que les individus sont répartis selon des agrégats. A notre avis,
deux causes principales concourent à l’établissement et la réalisation de
cette répartition : les conditions de milieu lors de l’installation de l’espèce
(trouées et chablis) et la stratégie de croissance mise en œuvre par T. alnifolia.
De toute évidence ces deux causes paraissent liées.
En outre T. alnifolia occupe, de préférence et à l’âge adulte, des stations
forestières assez stables dont la voûte est fermée et moyennement haute
1. Toutes les photographies présentées dans l’article sont de l’auteur.
Source : MNHN, Paris
PI. 3. — Tclraccra alnifolia Willd. Principales phases de croissance : 1, jeune individu en train
d’acquérir le port lianescent. L’extrémité de la tige seule est volubile et présente des entre-
nœuds longs. Du fait de l’absence de support, l’ensemble est penché et la tige est recourbée
vers le bas (16.6.1977); 2, l’ensemble a basculé, la tige principale A, est maintenant cou¬
chée. Les bourgeons axillaires ont donné des axes feuillés orthotropes (A2, A3, etc.) (24.12.
1976); 3-4, les axes A s et A 3 ont grandi. A s atteint à présent 1,86 m de hauteur, sa partie
supérieure, lianescente, s’est enroulée autour d’un piquet. A s , plus petit (61 cm), conserve
encore un port arbustif (1.4.1977); 5-6, A 3 s’est détaché de son support et retombe au sol.
Il porte douze petits rameaux feuillés. Un d’entre eux. A,, situé au niveau de la courbure,
a bien émergé. L’ascension verticale de l’ensemble se poursuit donc. A noter que A, accuse
un important retard de croissance par rapport à A,. Notons enfin qu’un deuxième axe-
relais, A s , est apparu (16.6.1977); 7, A 5 qui a dépassé A, atteint une hauteur de 3,20 m. La
production d'axes-relais successifs se poursuit (A,) 31.1.1978.
Les photographies 2-7 ont été réalisées à partir d’un même individu.
Source : MNHN, Paris
PI. 4. — Tetracera alnifolia Willd. Progression en hauleur et multiplication végétative : 1, pro¬
gression verticale d'un individu. Remarquez ici l'efficacité de l'enroulement autour du
support (21.6.1978); 2, entrelacement des tiges d'un même individu en faisceaux. En l’ab¬
sence momentanée de support, ce moyen permet à l’individu de s'élever dans le sous-
bois. Mais il est peu performant et n'est en fin de compte qu'un palliatif (29.1.1978); 3,
microspinescence des parties jeunes. Elle contribue probablement à augmenter l’adhérence
au support (16.6.1977); 4, tige rampante présentant une douzaine de petits axes feuillés
plus ou moins orthotropes (-►) (13.11.1977); 5-6, enracinement d'une partie de la tige en
contact avec le sol. En 6, on voit que les racines (r.) se forment au niveau des axes feuillés
(3.4.1979 et 14.11.1977); 7, par marcottage naturel la tige rampante s'est fractionnée. Ici
deux petits axes feuillés orthotropes sont jumelés (29.5.1978); 8, le terme du processus peut
être la séparation complète des petits axes feuillés qui deviennent autant d’individus. Le
clone comprend ici neuf individus (29.5.1978).
Source : MNHN, Paris
— 472 —
(18-30 m), le sous-bois étant le plus souvent clairsemé, donc des forêts
assez bien structurées et équilibrées. Elle n’est donc pas éliminée par la
concurrence une fois le chablis ou la trouée refermée et couvre, en consé¬
quence, une partie importante du cycle sylvigénétique. Cette permanence
assez grande dans le milieu ne peut être fortuite. Nous pensons que la
stratégie de croissance que développe T. alnifolia y contribue largement.
DIFFÉRENTES PHASES DE CROISSANCE
Nous ne reprendrons pas ici dans le détail les faits mentionnés et leur
chronologie. Les planches et notamment la figure, auxquelles nous ren¬
voyons, se suffisent à elles-mêmes. Néanmoins quelques remarques et
commentaires s’imposent pour bien comprendre ce qui se passe. Le passage
de la phase 2 à la phase 3' (Fig. 5) — ou de la PI. 3 ,1 à la PI. 3, 2 — ne peut
s’expliquer que par un basculement complet de la tige principale sur le
sol lorsqu’il n’y a pas de support à proximité immédiate de l’individu.
Dans le cas où un support existe c’est la phase 3 qui fait suite à la phase 2.
Ceci a son importance car la présence ou l’absence d’un support déterminera
à partir de quel moment les processus de marcottage et de fractionnement
interviendront. D’ailleurs, il peut se produire qu’ils n’interviennent pas du
tout, notamment lorsque la liane dispose de supports en nombre suffisant
pour s'élever régulièrement. De toute évidence cette dernière éventualité
ne se réalise que dans un nombre limité de situations.
Les photographies de la PI. 3, 2-7 ont été réalisées à partir d’un même
individu. Les dates de prises de vue couvrent une période allant du 24.12.1976
au 31.1.1978, soit près de 25 mois. Nous suivons aujourd’hui encore cet
individu. Ces dates sont données à titre indicatif. Il ne serait pas raisonnable
de les utiliser pour, par exemple, calculer des vitesses de croissance, car
la durée de chaque phase est très variable, compte tenu de l’éventail très
large des situations rencontrées in situ.
Bien qu’aucune illustration ne lui soit consacrée, une forme de jeunesse
existe dans tous les cas. La liane se présente alors constituée d’une seule tige
orthotrope de quelques dizaines de cm de hauteur et est couverte presque
uniformément par une microspinescence plus ou moins dense, plutôt
dense sur la tige et les pétioles des feuilles (PI. 4, 3). A partir du moment
où l’extrémité de la tige devient lianescente (PI. 3, 1 et Fig. 5, phase 2),
l’évolution s’accélère et les transformations se succèdent à un rythme
rapide.
La lianescence peut intervenir assez tard. Exemple : un individu que
nous avons commencé à observer le 28.10.1976 n’est entré en lianescence
que le 4.4.1979. Pendant tout ce temps il est resté figé, sa taille comme
son diamètre n’ont subi aucune variation. Cette opposition entre forme de
jeunesse (dressée, grandes feuilles, entrenœuds courts, peu ou pas de rami¬
fication) et forme adulte (lianescente, petites feuilles, entrenœuds longs,
des ramifications) existe chez la quasi-totalité des lianes tropicales. Cre-
Source : MNHN, Paris
— 473 —
Source : MNHN, Paris
— 474 —
mers et bien d’autres avant nous l’ont signalée. Le passage de l’une à l’autre
s’accompagne de changements tels que certains auteurs ont parlé de méta¬
morphose. D’importants travaux y sont consacrés et nous ne ferons ici
que les évoquer (Hue, 1975). Chez T. alnifolia les caractères de la forme de
jeunesse se retrouvent à chaque apparition d’axes nouveaux. Cremers
(1974) signale également ce même retour à la forme de jeunesse chez Tri-
phyophyllum peltatum (Dioncophyllaceæ).
Tous les axes se comportent de la même manière. La progression ver¬
ticale assurée par un seul axe lianescent peut être importante et rapide tant
qu’il y a utilisation d’un même support. Dès que la progression verticale
de l’axe est freinée ou arrêtée, par défaut de support par exemple, il y a
émission d’un ou plusieurs axes nouveaux. Ces axes nouveaux qui agissent
comme de véritables relais vont plus ou moins rapidement devenir lianes-
cents (la forme de jeunesse peut être de courte durée) et permettre ainsi à
l’ensemble de poursuivre son ascension vers le haut. Dans certaines stations
particulièrement instables, des hauteurs modestes ne sont atteintes qu’après
formation et empilement de plusieurs axes-relais. Pour l’individu que
nous avons suivi depuis le 24.12.1976 (PI. 3), la hauteur atteinte au 31.1.1978
était de 3,20 m pour un empilement de six axes successifs. La partie distale
d’un axe peut être horizontale. Mais cette horizontalité n’est que momen¬
tanée et occasionnelle, le plus souvent lorsque l’axe est détaché de son sup¬
port. C’est d’ailleurs cette partie libre de l’individu qui, en poursuivant sa
croissance, et par le seul fait de la pesanteur, tombera sur le sol. Le modèle
architectural développée par T. alnifolia s’apparente vraisemblablement
à celui de Champagnat (Hallé & Oldeman, 1970 :116-117).
Une fois en contact avec le sol, la tige peut poursuivre sa croissance,
même sur plusieurs mètres. Les phénomènes de marcottage et de fractionne¬
ment pourront alors se produire à tout instant. Cependant il faut signaler
que ces tiges rampantes sont particulièrement vulnérables et que la plupart
d’entre elles dépérissent à la suite de cassures.
CONCLUSIONS
Nous n’avons pas rencontré de plantules de T. alnifolia dans le sous-
bois des forêts à voûte fermée. A ce point de vue, l’espèce se situe à l’opposé
de lianes telles que Dalhousiea africana et Griffonia physocarpa, lesquelles
présentent, dans les mêmes conditions, une population de plantules en
réserve très importante et bien répartie dans le sous-bois. Dans l’hypo¬
thèse d’une ouverture soudaine de la forêt, T. alnifolia devra donc d’abord
y germer, puis s’y implanter et enfin s’y maintenir puisque nous la trouvons
à l’âge adulte, de préférence, dans des stations à voûte moyennement haute
et refermée, au sous-bois clairsemé. Il faut donc qu’elle dispose de moyens
appropriés pour, d’une part, lutter contre une concurrence très forte et,
d’autre part, s’adapter à des structures forestières en constante évolution.
Son modèle architectural, ses caractères de croissance et sa multiplication
Source : MNHN, Paris
— 475 —
végétative par marcottage nous paraissent constituer des atouts majeurs
dans la lutte difficile qu’elle doit mener pour survivre.
Remerciements : Nos remerciemenls s’adressent à l’Université Nationale du
Gabon, à A. Moungazi, employé au C.N.R.S. à Makokou, au Laboratoire de Primatolo¬
gie et d'Écologie Équatoriale du C.N.R.S. (Directeur A. Brosset) et à nos censeurs pour
la circonstance, MM. le Pr. F. Halle et le D r R. Letouzey pour l’aide précieuse qu’ils
nous ont apportée.
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Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
NOUVELLES DONNÉES SUR LES NOMS VERNACULAIRES DE
PLANTES DU SUDAN
M. Baumer
Baumer, M. — 18.03.1980. Nouvelles données sur les noms vernaculaires de
plantes du Sudan, Adansonia, ser. 2, 19 (4) : 477-494. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Complément à un précédent recensement des noms vernaculaires de
plantes du Sudan, essentiellement extrait des travaux de Drar et Ghabbour.
Abstract : Additions to a previous review of vernacular names of Sudan
plants, mostly taken from Drar’s and Ghabbour ’s Works.
Michel Baumer, 446 Combe caude, 34100 Montpellier, France.
Dans une publication récente (Baumer, 1975) nous nous étions efforcé
de faire l’état des connaissances sur les noms vernaculaires du Sudan utiles
à l’écologiste. Le présent article complète cet ouvrage en utilisant de nou¬
velles sources et spécialement un livre du regretté Mohammed Drar
(1970) édité par le Pr Vivi Tàckholm, et un article du Pr Samir I. Ghabbour
(1972); ces deux éminents savants égyptiens ont beaucoup voyagé au Sudan
et sont connus par leur importante contribution à la flore du nord-est de
l’Afrique. Deux noms ont été trouvés dans un ouvrage de Madame Nicole
Chialvo (1975) et trois dans un ouvrage de Pierre d’ARENBERG (1904).
Dans le présent article, les règles suivies pour la transcription de
l’arabe en lettres latines sont les mêmes que dans notre précédente publica¬
tion sur le même sujet, déjà mentionnée. Elles sont résumées ainsi :
— en général, les letlres arabes sont transcrites par leur plus proche équivalent latin;
— le tha est souvent transcrit par un t ou par un s, suivant la prononciation soudanaise;
— pour la même raison, le ta est généralement transcrit par d\
— le qàf est transcrit par un g et non par un q, pour suivre la prononciation de la majorité
des Sudanais, qui prononcent goz (et non qoz), baggara (et non baqqara );
— quelques consonnes ont été notées par une lettre latine complétée par un signe diacri¬
tique, suivant Madame Roth-Laly (1969) et non Carbou (1913), Lethem (1920) ou
Hillelson (1930), comme indiqué ci-dessous :
Roth-laly
Carbou
Lethem
Hillelson
é
tch
tj
ch
d
d ?
dh
I
r
gh
gh
è
dj
j
ë
s
ch
sh
sh
t
th
x
kh
kh
kh
Source : MNHN, Paris
— 478 —
— le eayn a été transcrit par un epsilon e;
— le hamza a été transcrit par une apostrophe (ou accent doux)
— 1 efalha est transcrit par un a, le kasra par un », et le damma par un u;
— une barre horizontale placée au-dessus d’une voyelle marque qu'elle est longue :
à, l, ü;
— u doit avoir le son ou français, sauf lorsqu’il est couvert d’un tréma;
— l'ordre alphabétique adopté est :
a, b, c, d, d, e, f, g, g, h, /', k, /, m, », o, q, r, s, £, /, /, u, h>, x, y, z.
Ni le eayn, ni le hamza ne changent l'ordre alphabétique.
Dans la transcription des noms latins des plantes, nous avons, contrai¬
rement à nos travaux antérieurs, suivi les recommandations du Code
international de nomenclature botanique, nous conformant en particulier
aux normes de « décapitalisation » aujourd’hui adoptées quasi-universel¬
lement, et entre autres par la revue Adansonia. Nous ne pouvons néanmoins
que regretter ce que nous considérons, à la suite d’EMBERGER (1960 : 36)
comme une certaine régression du langage scientifique que constitue la
nomenclature.
INDEX NOMS VERNACULAIRES-LATIN
L’index ci-après comprend 212 noms de plantes du Sudan. Dans les
trois colonnes on trouvera :
1) la liste alphabétique des noms vernaculaires;
2) leur équivalent latin constaté;
3) des indications diverses.
Dans la liste de la première colonne, l’orthographe a été maintenue
telle que donnée par d’Arenberg, Chialvo, Drar ou Ghabbour. Pour
certains noms, nous avons indiqué entre parenthèses une orthographe
conforme aux règles énoncées dans notre ouvrage de 1975, pour faciliter
le renvoi à ce document.
Quelques noms sont donnés dans une autre langue que l’arabe suda-
nais; celle-ci est alors indiqué entre parenthèses. Ces langues sont :
— le bari (pour kakania, kewerr, kokoaak); langue parlée autour de Cuba par une tribu
qui passe depuis quelques décades d'un mode de vie pastoral à un mode sédentaire;
— le bisarin (pour yatit-kilai); langue d’un très important groupe de tribus bega entre
la côte de la Mer Rouge, près de la frontière égyptienne et la jonction de la rivière
Atbara et du Nil; le groupe comprend les Bisarin Ûmm Nagi au sud-ouest de l’aire et
les Bisarin Umm Ali au nord-est, autour de Halaib;
— le dinka (pour umm sufa ), parlé par un grand groupe ethnique le long du Bahr el Arab
et dans la partie occidentale des Sudd;
— l’égyptien (pour qatta ftrani);
— le fagelu (pour zandimono), parlé sur la rive gauche du Nil supérieur, au sud-ouest
de Cuba;
— le hadendowa (pour jabat, kiltir kittir, klemidab, tikir, to'nay, yahnig), parler du grand
groupe bega des Hadendowa, qui occupent la partie méridionale des Collines de la
Mer Rouge, au sud des Amarar;
Source : MNHN, Paris
— 479 —
— le kakwa (pour owatori ), langue pratiquée dans l’extrême sud de la province d’Equa-
toria et dans l’extrême nord-ouest de l’Ouganda;
— le nuba (pour leaeba ), parler d’un vaste ensemble de population d’origine nubienne
avec apports négroïdes, qui occupent au Kordofan les monts Nuba et quelques petites
régions montagneuses où elles se réfugièrent devant les invasions arabes;
— le req (pour zoqeyni), parlé à Pile Zeraf et dans le nord-ouest des Sudd;
— le zande (pour baiiri, hake , ottoanzobo ), en fait groupe de dialectes parlés en Equatoria,
près de la frontière du Zaïre, spécialement autour de Yambio.
Pour ne pas surcharger la colonne 2 les binômes latins n’y ont pas
été complétés par les noms d’auteur; on trouvera ceux-ci dans le chapitre 3,
index latin — noms vernaculaires.
Les indications contenues dans la colonne 3 peuvent être : PA pour
Pierre d’ARENBERG; C pour Nicole Chialvo; MD pour Mohamed Drar;
G pour Samir I. Ghabbour. Nous n’avons pas utilisé A pour d’ARENBERG
ni D pour Drar pour réduire les risques de confusion avec notre précé¬
dent travail (1975) où A est déjà utilisé pour Andrews etD pour Maxwell-
Darling.
Lorsque les lettres MD sont suivies d’un nombre en italiques, celui-ci
est le numéro de l’herbier de Drar correspondant aux indications données.
Les chiffres entre parenthèses se rapportent à la bibliographie.
Les limites des provinces sont conformes à celles considérées dans
notre précédent travail; leurs noms ont été abrégés : D pour Darfur;
E pour Equatoria; Kn pour Kordofan.
Enfin, les abréviations suivantes ont aussi été employées : fl. pour
fleurs, fr. pour fruits, st. pour stérile.
Source : MNHN, Paris
— 480 —
adli, adlih
Suæda monoica
MD 267, Sinkat, collines de la
Mer Rouge, 3 mars (st.)
Mer Rouge, 3 mars (si.)
afnoun ( afnun )
Sinapis al lion ii
G, El Gabba, 3.2.1967 (fl., fr.),
dans les champs de blé; n’avait
été signalé antérieurement qu’en
a„ab
Verbascum nubicum
MD 564, Erkowit, Gebel Sitt,
10 mars (boutons)
aish {eS)
Pennisetum sieberianum
G, El Gabba, 28.10.1966 (fl.,
fr.), 18.11.1966 (fl., fr.)
Pennisetum sp.
G, El Gabba, 28.10.1966 (fl., fr.)
Sorghum durra
G, El Gabba, 18.11.1966 (fl., fr.)
aluk
Setaria pallidefusca
C, El Gabba, 18.11.1966 (fl., fr.)
ambatch, anbaj, anbatch
Æschynomene ela-
MD (1953 : 3, 17, 24; 1951) Sudd
(ambal, ambag)
phroxylon
amshut ( amSut)
Echinochloa stagnina
MD
anab
Vitis vinifera
G, El Gabba, 25.11.1966 (st.)
anaba
Loranthus acacia?
MD (1949 : 23), Gebel Eliri,
mts. Nuba (Kn) (1949, 7), Gebel
Marra (D)
andawfu
( Rubiacea )
MD 1033 et 1065, route Guba-Yei
andofa
(E), 10 avr. (st.) (cf. « kurru »)
aoro
Stereospermum
MD 2090, Wadi Burri, Gebel
kunthianum
Marra (D), 10 mai (st.)
aouir ( awir )
Ipomtra cairica
C
arad
Acacia etbaica
MD (1974b : 15), plateau d’Erko-
aradeib ( earadeib )
Tamarindus indica
G (1972 : 23), El Gabba
arak
Salvadora persica
G, El Gabba, 25.11.1966 (st.) (cf.
miswak et masawik )
arrod
Trichodesma africanum
MD 2010, Zalinglei (D), 8 mai
var. homotrichum
(fl.)
aswad
Solanum melongena
G, El Gabba, 18.11.1966 (fl., fr.)
badindjan (badinjfan )
Solarium melongena
MD 81, Xartum, cultivé, 25.2.1938
(st.)
bamia
Hibiscus esculentus
G, El Gabba, MD 77, Xartum,
près du Nil blanc, cultivé,
25.2.1938 (en boutons)
baobab
Adansonia digitata
MD (1949 : 23, 29); Drar pense
que le mot est dérivé de l’arabe
lobb, remède, parce que la pulpe
du fruit était autrefois utilisée
en médecine et l’est encore
ba "‘
Allium cepa
C, El Gabba, 3.2.1967 (fl.);
El Goled, 18.3.1967 (fl.)
basal makada
A Ilium sativum
C (1972 : 23)
bâtir i (zande)
Allophylus africanus
MD 1143, route Guba-Yei (E),
11.4.1938 (st.)
umm hnYira umm
Crateva adansonii
MD 1878 et 1908, Gebel Eliri,
bixeis (umm bixeSa)
mts. Nuba (Kn), 28.4.1938
(fl.); baxiza signifie « panier
circulaire », faisant référence
au fruit sphérique et comestible
(MD, 1949 : 33)
Source : MNHN, Paris
— 481 —
beberi
Juniper us procera
MD 1187 (Kagelu) (E), 11.4.1938
(st.)
benhelefu
Microglossa pyrifoiia
MD 1473 , route de Yambio (E),
15.4.1938 (fr.)
bersim hedjazi {bersim
hegazi)
Medicago saliva
G (1972 : 25)
bellikh {beliix)
Citrullus lanatus
G, El Debba, 28.10.1966 (fl., fr.);
El Gabba, 18.11.1966 (fl., fr.);
île de Tangasi, 9.12.1966 (fl.,
fr.); type à petits fruits un peu
doux fructifiant toute l’année
bingu (moro)
Bridelia sp.
MD 1129, Kagelu (E), 11.4.1938
(st.)
biriess, birish {birii)
Umbilicus bolryoides
MD 367, Sinkat, collines de la
Mer Rouge, 5.3.1938 (fl.); le
nom évoque la forme arrondie
des feuilles
b,S, " a
Pisum salivum
G, île de Tangasi, 9.12.1966
(graines); El Gabba, 24.2.1967
(fr.), 3.12.1967 (graines)
borlugan
Cilrus aurantium var.
sinensis
G, El Gabba, El Debba
boscia
Boscia senegalensis
MD 1875, Gabat, N. Tonga (Kn),
28.4.1938 (st.)
dakar shamu (dakar
Planlago psyllium
G, Dongola, 7.4.1967, mauvaise
Samar)
herbe dans les champs de la
rive E du Nil, près de la limite
du désert
damsisa
Ambrosia maritima
G, El Gabba, 25.11.1966, rive
du Nil (st.); El Goled, 18.3.1967,
rive du Nil (st.)
darab
Tamarix arliculala
MD (1949 : 15), Erkowit
darut
Terminalia macroptera
MD (1949 : 33), mts. Nuba
deleib
Borassus ælhiopum
MD (1949 ; 23), El Liri (mts.
Nuba)
dis
Typha domingensis
MD (1953 : 3, 17), région des
Sudd
dokhn (duxri)
Pennisetum sp.
G, El Debba, 28.10.1966 (fl.,
fr.); synon. : es
Penniselum sieberianum
G, El Debba, 28.10.1966 (fl.,
fr.); synon. : eS
dola
Caloiropis procera
MD 605, Erkowit, 11 mars (bou-
dom hindib
Solarium schimpe-
MD 371, Erkowit, 6 mars (fl., fr.)
durra {dura)
Sorghum durra
G, 18.11.1966 (fl., fr.); synon. :
farrakh ei qimri (farax
Rhynchosia memnonia
MD 114, Xartum, 26 fév. (fr.)
el qimri)
dans la forêt d’acacias 1
fasoiia
Phaseolus vulgaris
G, île de Tangasi
Raphanus sali vu s
G, El Gabba, en hiver
foui masri {fui masri)
Vicia faba
G, El Gabba, 18.11.1966 (st.)
fl. enjan., fr. en fév.
1. La « forêt d'acacias » de Xartum à laquelle se réfère Drar est très vraisemblablement
la ceinture verte d'Acacia nilotica, en partie naturelle et largement plantée qu'avait su créer le
Service forestier au sud de la ville; en 1977, cette ceinture est malheureusement extrêmement
dégradée par une extension urbaine mal orientée, et il n'en reste que des vestiges.
Source : MNHN, Paris
— 482 —
el gainbil
Cordia abyssinica
MD (1953 : 7); probablement une
faute pour gambil
gala
Mærua oblongifolia
MD (1949 : 15)
garnit
Triticum vulgare
G, El Gabba, semé en déc.,
gara
Cucurbita pepo var.
ovifera
G, El Gabba, 2.12.1966 (fl., fr.)
gemmeiz
Ficus sycomorus
G, El Debba, 28.10.1966 (fl., fr.);
El Gabba
umm genedil
Sporobolus cordofanus
C
el gom
Euclea schimperi
MD (1945 : 18) Erkowit
gongoles
Adansonia digitata
G, in MD (1970 : 21), désigne la
pulpe du fruit
gonibri
Piliostigma thonningii
MD 1052, route Guba-Yei, Bahr
el Gazai, 10 avr. (fr.)
goton
Gossypium barbadense
G, El Gabba, 25.11.1966 (fl., fr.)
gret fruit
Citrus paradisi
G, El Debba et El Gabba
guafa
Psidium guajava
MD 1793, route Yambio-Karika,
Bahr el Ghazal, 21 avr. (st.);
G, El Gabba
habb et arous (habb el
Abrus precatorius
MD 935b, Simsima sur le Nil
blanc supérieur, 7 avr. (fr.)
hadoufleit (hadufieit )
Podostelma schimperi
MD 255, Sinkat, collines de la
Mer Rouge, 3 mars (st.)
hake (zande)
Scleria racemosa
MD 1181, route Kagelu-Yei,
Bahr el Gazai, 11 avr. (fl.)
halfa
Desmostachya cf.
bipinnata
G(1972 : 3)
hamadei
Lannea schimperi
MD (1949 : 18)
hanboj
Capparis decidua
MD (1949 : 15), Erkowit; nom
du fruit; tundub est utilisé pour
la plante entière
handhal ( banda1)
Citrullus lanatus
G, El Debba, 28.10.1966 (fl., fr.)
hantout ( liant ut )
Anagallis arvensis
MD 327, Erkowit, 5 mars (fl.)
haraz
Acacia albida
G, île de Tangasi, 12.2.1967 (fl.,
fr.)
C, El Gabba
Itarjal (hargal )
Solenoslemma argel
harnab
Carissa edulis var.
tomentosa
MD (1949 :18), Sudd, Hadendowa
hashishet el fil (haSiset
e/fil)
Pennisetum purpureum
MD (1949 : 3) Sudd
haskanit
Tetrapogon cenchrifor-
C
heglig ( heglig)
Balanites tegyptiaca
MD 2505, En Nahud (Kn), 21 mai
(st.)
hsib
Salvadora persica
MD (1949 : 15), Erkowit
henna
Lawsonia inermis
G, El Debba, 28.10.1966 (st.)
hishia baab (hiSia baab)
Teucrium sp.
MD 360, Erkowit, collines de la
Mer Rouge, 5 mars (st.)
hoak
Farsetia longistyla
MD 277, Sinkat, collines de la
Mer Rouge, 3 mars (fl.)
ighk ( heglig )
Balanites ægyptiaca
P. près d'Abkuk, 3.3.1901 (fr.)
inderab
Cordia sinensis
MD (1949 : 35)
jabat (hadendowa)
Ziziphus spina-christi
MD (1949 : 5), Erkowit
Source : MNHN, Paris
— 483 —
jagery
Borassus æthiopum
(boisson tirée des
pédoncules)
MD 92
jehannamia
Bougainvillea sp.
G, El Gabba
jerjir (girgir)
Eruca saliva
G, El Gabba, 18.11.1966 (fl.
fr.) et 3.2.1967 (fl., fr.); île de
Tangasi, 9.12.1966 (fl., fr.)
jertitkalai
Justicia sp.
MD 332, Sinkat, collines de la
Mer Rouge, 3 mars (fl.)
kaddad
Gynandropsis gynan-
G, El Debba, 28.10.1966 (fl.,
fr.), El Gabba, 25.11.1966 (fl.,
fr.), île de Tangasi, 9.12.1966
(fl., fr.) et 17.2.1967 (fl., fr.)
kadrabas, kadraban
Solarium unguiculatum
G, El Debba, 28.10.1966 (fl., fr.),
El Gabba, 18.11.1966 (st.)
kaiout (kaiut )
Silene burchellii
MD 349, Erkowit, 5 mars (fl.)
kakania (bari)
Hibiscus vilifolius
MD 1310, route Kagelu-Yei,
12 avr. (st.)
kanab
Argemone mexicana
C
kareh
Ceralophyllum denier-
MD 971, Cuba, Bahr el Gazai,
dans le Nil, 8 avr. (st.)
karib kabri ( karib al
Caralluma retrospi-
MD (1949 : 15), Erkowit
karib saghir (karib
al saxir )
CaraUuma vinaia
MD (1949 : 15), Erkowit
karkadan
Abutilon pannosum
G, El Debba, 28.10.1966; El
Goleb, 4.11.1966; El Gabba,
25.11.1966, 3.2.1967; Dongola,
7.4.1967; (fl., fr. pour toutes
ces récoltes)
karkade
Hibiscus sabdariffa
G, El Gabba
kefl
Commiphora africana
MD (1949 : 33), mts. Nuba
kerfa dad
Albizzia anihelmin-
MD (1949 : 33), mts. Nuba
kewerr (bari)
Bersama abyssinica
MD 1288, route Kagelu-Yei,
12 avr. (fl.)
abu khamira ( abu xa-
Ximenia americana
MD (1949 ; 18) écrit que le nom
est dû à l'odeur du fruit
khobbeiza
Malva parviflora
G, El Gabba, 18.11.1966 (st.)
et 3.2.1967 (fl., fr.); île de
Tangasi, 9.12.1966 et 17.2.1967
(fl., fr. pour ces deux récoltes)
killir killir (hadendowa)
Acacia læta
Acacia mellifera
MD 662, Kassala, 17 mars (st.)
MD (1949 : 15), Erkowit
klemidab (hadendowa)
Sisymbrium erysimoi-
MD 465, Erkowit, Gebel Sila,
8 mars (fr.)
kogad
Anogeissus schimperi
MD 2013, El Faser, Darfur,
8 mai (st.)
kokoaak (bari)
Solanum indicum
subsp. distichum
var. monbuttorum
MD 1311, Kagelu (E), 12 avr.
(st.)
kommen
Pulicaria crispa
MD 2011, El FaSer, Darfur, 8 mai
(fl-, fr.)
koreib
Dactyloctenium ægyp-
C
kosa
Cucurbila pepo
G, El Gabba
Source : MNHN, Paris
— 484 -
kosheik ( koSeik )
G, El Gabba, 25.3.1967
Echinochloa pyrami-
MD 2429, Merri, Gebel Marra,
dans l'eau, 14 mai (fl.)
kurmut
Cadaba rolundifolia
MD 134, Xartum, dans la forêt
d'acacias
kurru
( Rubiacea )
MD 1290, route Kagelu-Yei,
12 avr. (st.), (cf. « andofa »,
« andawfu »)
laimoun (lemon )
Citrus aurantifolia
G, El Gabba, El Debba
lalob
Balanites ægyptiaca
MD (1949: 15), Erkowit; G (1972 :
(fr.)
23), El Gabba
leaeba (nuba)
Cocculus pendillas
MD, Nuba; MD suppose que le
nom pourrait être un diminutif
de l’arabe « lela »
leban
Origanum sp.
MD (1948 : 33)
abu le Ha
Detarium senegalense
MD, Nuba
leirokh ( leirox )
Thalia welwitschii
MD 1153, Kagelu, près de Yei,
11 avr. (fl. pourpre)
Ma
Cocculus pendulus
MD (1970 : 84)
lihb
G, El Gabba, 25.11.1966
lif
Luffa cylindrica
G, El Gabba, 25.11.1966 (fl.)
loof
Luffa cylindrica
MD (1949 : 3), région des Sudd
louba (tuba)
Vigna unguiculata
G, El Gabba, 18.11.1966 (fl., fr.),
24.2.1967 (fl., fr.); île de Tan-
gasi, 17.2.1967 (fl.)
G, El Gabba, 3.2.1967 (fl., fr.)
louba shitani (luba
Cassia occidenlalis
G, ile de Tangasi, 17.2.1967 (fl..
fr.)
labia afin
Lablab purpureus
MD 288, Sinkat, Collines de la
Mer Rouge, 3 mars
lubia doud ( labia dud)
Digéra muricata
G, île de Tangasi, 17.2.1967 (fl.,
fr.)
MD (1949 : 33) indique « mauvais
au goût, fruit non pulpeux »
mahgaya
Celtis integrifolis
manga
Mangifera indica
G, El Debba, 28.10.1966 (st.)
markh (marax)
Leptadenia pyrotech-
G, île de Tangasi, 9.12.1966 (fl.).
Dongola, 7.4.1967 (fl., fr.)
mashtoura ( maStura )
Kigelia africana
MD 65, S de Xartum, 25 fév. (si.)
melinjan ( melingan )
Solanum melongena
G, El Gabba, 18.11.1966 (fl., fr.)
itiiswak, pluriel masa-
Salvadora persica (ra-
G, El Gabba, 25.11.1966 (st.)
mk
meaux utilisés pour
se brosser les dents)
melokhia (meloxia)
Corchorus olitorius
G, El Gabba, 18.11.1966 (st.),
25.3.1967 (fl., fr.)
mokheit (moxeit)
Cordia rothii
MD (1949 : 35)
niokhl ( mox1)
Commiphora africana
(résine)
MD (1949 : 33), mts. Nuba
Musa sapientum
G, El Gabba, 3.2.1967 (fr.)
nabag
Ziziphus spina-christi
G (1972 : 23) El Gabba
nabb sha (nabb sa)
Cucumis dipsaceus
MD 195, Xartum, Mogren 1 28 fév.
(st.)
1. En 1977, les jardins du Mogren, qui constituaient une agréable oasis de verdure juste
au confluent des deux Nils étaient menacés par un projet — koweïtien parait-il — de parc
d'attractions. En face, et entre deux branches du Nil bleu, Pîle de Tuti, dont les nombreux
particularismes (culturels, ethniques, religieux) ont été jusqu'à présent conservés, est menacée
d'un projet d'urbanisation avec des immeubles de plus de dix étages. La municipalité de
Xartum saura-t-elle résister à l'appât du gain et d'un mauvais modernisme?
Source : MNHN, Paris
— 485 —
nabbuk
« Rhamnus lotus » 1
P, près de Karkodj, 22.2.1901
nakhl (naxl)
Phcenix dactylifera
G (1972, 26)
nakhsous el hol (naxsus
Ceratophyllum denier-
MD (1970 : 27), région des Sudd
et hoi)
Cymbopogon nervatus
MD (1949 : 23), mts. Nuba
na'naa (nazanaza)
Mentha viridis
G, El Gabba, 24.2.1967 (st.)
Echinochloa stagnina
MD (1970 : 54)
Azadirachta indica
MD 72, S de Xartum, 25 fév. (st.)
oshar ( uSar, oSar)
Calotropis procera
G, El Debba, 28.10.1966, (fr.),
El Goled, 4.11.1966 (fr.), El
Gabba, 24.2.1967 (fl.)
oshour ( oSur )
Calotropis procera
MD (1949 : 15), Erkowit
olioanzobo (zande)
Panicum maximum
MD 1476, route Yambio-Amadi,
15 avr. (fl.)
owaiori (kakwa)
Crateva adansonii
MD 1842, Karika, près de Yam-
bio, 22 avr. (fl.)
c/abila
Rhus vulgaris
MD 13/5, Kagelu, sur la route
de Yei, 12 avr. (fl.)
qali
Cadaba longifolia
MD 259, Sinkat, collines de la
Mer Rouge, 3 mars (st.)
Mærua oblongifolia
MD 312, Sinkat, collines de la
Mer Rouge, 4 mars (st.)
Hymenocardia acida
MD (1949 : 33). mts. Nuba
MD 163, Xartum, 27 fév. (fr.)
qatta firani (égyptien)
Cucumis melo subsp.
flexuosus
G, Égypte
quako
Blepharis ciliaris
MD 304, Sinkat, collines de la
Mer Rouge, 4 mars (fl.)
quanab ( qanab)
Argemone mexicana
MD 492, Erkowit, naturalisé,
8 mars (boutons)
rashad ( raïad )
Coronopus niloticus
MD 180, Xartum, 27 fév. (fl.)
MD 242, Xartum, 28 fév. (fr.)
Portulaca oleracea
G, El Debba, 28.10.1966 (fl.,
fr.); El Gabba, 18.11.1966 (fl.,
fr.), 25.11.1966 (fl., fr.), 3.2.1967
(fl., fr.); île de Tangasi, 9.12.1966
(fl-, fr.)
ronga'a ( rongaza)
ICrinum jagus
MD 1326, Yei (E), 12 avr. (st.)
sa’al sarh ( saza1 sarx)
Mærua crassifolia
MD 2499, Umm Gamad-Umm
Kedada, région d’El Faser,
Darfur, 20 mai (st.)
“b"
Aloe sinkatana
MD (1949 : 15) Erkowit et Sinkat,
collines de la Mer Rouge
sabbagh, sabbagh awad
Combretum hartman-
MD (1949 : 23, 33), El Liri,
(sabbax, sabbax
nianum
mts. Nuba
salala
Cissus quadrangularis
MD 2521, El Obeid (Kn), 21 mai
salf
Potamogeton octan-
MD (1970 : 97), Bahr el Gebel
" h
Boscia angustifolia
MD 702, Sennar, Gebel Moya,
19 mars (st.)
sasaban
Sesbania sesban
G, El Gabba, 18.11.1966 (fr.)
3.2.1967 (fl.); île de Tangasi
17.2.1967 (st.)
J. Probablement Ziziphus mucronata.
Source : MNHN, Paris
— 486 —
seed ( seid )
Cy per us rotundus
G, El Debba, 28.10.1966; El Goled.
4.11.1966, El Gabba, 18,25.11.
1966; 2.12.1966; 3,24.2.1967;
25.3.1967; Dongola, 7.4.1967;
île de Tangasi, 9.12.1966; 17.2.
1967; (pour toutes ces récoltes :
fl., fr.)
sena niekki
Cassia senna
G, Dongola, 7.4.1967 (fl., fr.)
shabal (Sabat)
Anethum graveolens
G, El Gabba, 18.11.1966 (st.)
3.2.1967 (fl.); île de Tangasi,
17.2.1967 (fl. fr.)
shagar leban (Sagar
Commiphora peduncu-
lata
MD (1949 : 33), mts. Nuba
shagaret el budurt
Adenia venenata
MD (1949 : 33), mts. Nuba
(sagaret el budun)
shagaret el marfain
(Sagaret el marfain)
Boscia angustifolia
Xeromphis nilotica
MD 702, Sennar, Gebel Moya,
19 mars (st.)
MD (1949 ; 33), mts. Nuba
shagaret et som
Euphorbia venefica
MD (1949 : 33), mts. Nuba
(Sagaret el som)
shajer et zaral
Mærita angolensis
MD (1949 : 33), mts. Nuba
(Sager el zaral)
shaleeh, shuleib
M.erua angolensis
M D 573, Erkowit, 10 mars (st.)
(Saleeb, Suleib)
shamar (Samar)
Cuminum cyminum
Farniculum sp.
G, El Gabba
G, Égypte
shammam ( Sammam )
Cucumis melo subsp.
inodorus
G, El Gabba
shatta (Satta)
Capsicum annuum
G, El Gabba, 24.2.1967
sont
Acacia arabica
P, entre Wad Medani et Sennar,
14.2.1901
sunut
Acacia nilotica
G, El Debba, 28.10.1966 (st.),
El Gabba 25.11.1966, rive du
Nil, commun (fl.)
tabaldi
Adansonia digitala
MD (1949 ; 23, 29), mts. Nuba
tabarly
Adansonia digitala
MD (1970 : 21), El Liri, mts.
Nuba
takis
Dodonæa viscosa
MD (1970 : 102), Erkowit et
Égypte
MD (1970 : 66), mts. Nuba
talh abiad, talh amar
Acacia seyal
tamatim
Lycopersicum esculen-
G, El Debba, 28.10.1966 (st.)
El Gabba, 3.12.1966 (fr.)
temeleika
Gynandropsis gynan-
MD 169, Xartum, bord du Nil
bleu, 27 fév. (fr.)
tamr hindi
Tamar indus indica
MD (1970 : 21)
tanbat
Sansevieria ehrenbergii
MD (1949 : 15), Erkowit
tasali
Citrullus colocynthis
G, El Gabba, 25.11.1966
“ bUm
Potamogeton octan-
MD (1970 ; 97), Bahr el Gebel
tikir (hadendowa)
Acacia mellifera
MD (1949 : 15), Erkowit
to'nay (hadendowa)
Solanum nigrum
MD 350, Erkowit, Gebel Sila,
6 mars (bouton)
tibish (tibiS)
Cucumis melo subsp.
flexuosus
G, El Gabba
Source : MNHN, Paris
— 487 —
tibish kelab (libiîkelab )
Cucumis dipsaceus
Cucumis melo subsp.
agrestis
Cucumis prophetarum
G, El Debba, 28.10.1966 (fl.);
El Gabba, 18.11.1966 (fl., fr.);
île de Tangasi, 9.12.1966 (fl.,
fr.); Dongola, 7.4.1967 (fl.)
G, El Gabba, 25.11.1966, (fl.);
île de Tangasi, 9.12.1966; Don¬
gola, 7.4.1967 (fr.); toutes ces
récoltes sur les berges du Nil.
G, île de Tangasi, 9.12.1966,
bord du Nil (fl., fr.)
tundub
Capparis decidua
MD 247, Omdurman, 28 avr. (fr.);
G, El Gabba, 18.11.1966 (fl.,
fr.), 25.11.1966 (st.), 24.2
1967 (st.); MD (1949 : 15),
Erkowit
lu rmus
Lupinus lermis
G, El Goled, 18 mars cultivé sur
la levée du fleuve (fl.)
umm shara (umm Sara)
Trichilia emelica
MD (1949 : 33), mis. Nuba
umm sufa (dinka)
Vossia cuspidata
MD 905, 115 km S Xartum au
bord du Nil blanc, 5 avr. (st.)
yahitig (hadendowa)
Psilolrichum gnaphalo-
bryum
MD 590, Erkowit, 10 mars (fl.)
yalil-kilai (bisarin)
Sedtlera lalifolia
MD 558b, Erkowit, 10 mars (fl.)
zandimono (fagelu)
Lannea schimperi
MD 1066, route Guba-Yei (E),
20 avr. (fr.)
Cocculus pendulus
MD (1949 : 33)
zoqeym (req)
Pislia slralioles
MD 807, Adok, S du Sudan,
auprès du Nil blanc, 31 mars
(st.)
INDEX LATIN-NOMS VERNACULAIRES
L’index alphabétique ci-après donne 166 noms latins avec leurs équi¬
valents vernaculaires; 43 d’entre eux sont nouveaux par rapport à notre
ouvrage précédent (1975); les autres y figurent, mais avec des équivalents
différents de ceux qu’on trouvera ici.
La colonne 1 donne les noms scientifiques corrects actuels des espèces.
Certains synonymes classiques sont indiqués.
La colonne 2 donne les équivalents vernaculaires relevés dans les tra¬
vaux de d’ARENBERG, Chialvo, Drar et Ghabbour mentionnés dans
l’introduction, tels qu’ils ressortent de l’index des noms vernaculaires au
latin. L’orthographe adoptée par ces auteurs est donnée entre parenthèses
avant le nom écrit en conformité avec les règles mentionnés dans l’introduc¬
tion.
La colonne 3 donne les équivalences mentionnées dans notre précédent
ouvrage.
Source : MNHN, Paris
— 488 —
Abrus precatorius L.
(habb el arous) habb el
hab el arus, habit, habilarus, habit
Abutilon pannosum
( karkadan)gargadan
umm bur, gargadan, hambuk
(Forst. f.) Schlecht.
Acacia albida Del.
el haras, haraz, heraz hiraz
Acacia arabica (Lam.)
garad, qarad (fr.), sunt (aussi pour
Willd.
A. elbaica, A. nilotica, et A.
nilotica subsp. adansonii)
Acacia elbaica
arad
garad (aussi pour A. arabica, A.
Schweinf.
nilotica, A. nilotica subsp. adan-
kitir, kitr, kittir, Sobahi
Acacia læla R. Br. ex
kittir
Benth.
Acacia mellifera (Vahl)
kit tir, tikir (haden-
kitir, kitr, kittir
Benth.
dowa)
Acacia nilotica (L.)
garad, sunt, sunut
Willd. ex DC.
Acacia seyal Del.
talh abiad, {ta!h ahmar)
talh axmar
talh, talh hainra, talha, teleh
Adansonia digilala L.
gongoleis (pulpe), bao¬
bab, tabaldi, tabarly
gangoleis (pulpe), humeira, tebeldi
Adenia venenata
(shagaret el kudur)
Forssk.
Sagaret el kudur
Æschynomene elaphro-
( ambatch) ambac, an-
ambac, abac, ambay, taror
xylon (Guillem. &
baj, ( anbatch) anbac
Perrott.) Taub.
Albizzia anthelminthica
kerfa dad
gerfet et dud, umm girS, takirni
Brongn.
Allium cepa L.
basal, bas!
Allophylus africanus
bâtir i
semehma, umm sumain
Pal. Beauv.
Aloe sinkatana Rey-
sabar
Ambrosia maritima L.
damsisa
Anagallis arvensis L.
( hantout ) liant ut 1
ain el genel, sabun geyt
Anethum graveolens L.
(shabat) Sabat
Anogeissus schimperi
kogad
sahab, selag, silog, silok
Flochst.
Argenione mexicana L.
kanab, ( quanab) qanab
Azadirachta indica A.
Balanites ægyptiaca (L.)
iglik, heglig, lalob (fr.)
heglig, et higlig, lallob (fr.), lalob.
Del.
(fruit)
Bersama abyssinica
kewerr (bari)
Blepharis ciliaris (L.)
quako
B. L. Burtt
Borassus æthiopum
deleib
daggat, deleib, doleb, munli, tigid
Mart.
Boscia angustifolia
sarh, (shagaret et mar-
sereh, surreh
A. Rich.
fain) Sagaret el mar-
fain
1. hanlul a beaucoup d’autres équivalents (Baumer, 1975) tels que Ipomœa blepharo-
sepala, I. kotschyana, I. obscura, I. sp., Merremia pinnala, M. tridentata subsp. angustifolia,
Mitracarpus scaber, Polygala irregularis.
Source : MNHN, Paris
— 489 —
Boscia senegalensis
kursan, moxeit, muxeit, muxet.
(Perr.) Lam. ex Poir.
umm xeit
Bougainvillea sp.
jehannamia
Bridelia sp. 1
bingu (moro)
zirega
Cadaba longifolia DC.
qali
sereh
Cadaba rotundifolia
kurmut
addimur. et dimmer, kurkut, kur-
Forssk.
mut
Calotropis procera
dota, ( oshur ) oSur
zuSar
(Ait.) Ait. f.
Capparis decidua
tundub, hanboj (fruit)
tundob, tundub, hunbug (fruit)
(Forssk.) Edgew.
Capsicum annuum L.
(shatta) Satta
fil fit, fi!fil amar, fil fi! masri, Satta
Caralluma retrospiciens
karib kabir
N. E. Br.
Caralluma vitlala
(karib saghir) karib
N. E. Br.
saxir
Carissa edulis var. lo-
harnab
mentosa Stapf
Carlhamus linclorius L.
( kosheik ) koüeik
asfar, gurdum, gurtum, kurkum,
kusa, qortom, qurtam, qurtum
Cassia occidenlalis L.
(louba shitani ) tuba
afnun, senna, soreeb
Cassia senna L.
sena mekki
senna, senna mekka, senna e! rif
Celtis inlegrifolia Lam.
mahgaya
ibnu, lebinka, mahadriya. mahagai
mahagarya, mahagaya, tutal
Ceralophyllum demer-
kareh, (nakhshush e!
umm sofa
sum L.
hot ) naxSuS el hot
Cissus quadrangularis
( salala) salada
karadis, salatalaza, e! salada
Citrullus colocynthis
libb, tasali
handal, hanzal
(L.) Schrad.
0 bettikh ) bettix, hand-
battix, handal, hanzal, irg e! battix
(Thunb.) Mansf.
hal
(= Colocynthis
citrullus (L.)
O. Ktze.)
Citrus auranlifolia
( laimoun ) lalmun
limun baladi
(Christm.) Swingle
Citrus aurantium L. var.
bortugan
bortugan, burtugan, burtuqan.
sinensis L.
narang
Cocculus pendulus
leba, leaeba (nuba).
zigai
(J. R. & G. Forst.)
Diels
Combretum hartman-
( sabbagh ) sabax (sab-
nianum Schweinf.
bagh awad) sabax
subax, subax soda
Commiphora africana
kefl, mokhl (résine)
anka, gafal, qafa!
(A. Rich.) Engl.
Commiphora peduncu-
shagar liban
iskic, luban
lata (Kotschy &
Peyr.) Engl.
Corchorus olitorius L.
(melokhia) meloxia
meluxa, moloxa, muluxia, xodara
1. B. scleroneuroides Pax figure sous le nom de gibil dans Broun & Massey (1929).
Source : MNHN, Paris
— 490
Cordia abyssinica
el gaiubil, probable-
R. Br, ( Cordia
ment une erreur pour
africana auct. ’)
al gambit 2
Cordia sinensis Lam.
inderab , ( mokheil )
bizu, derab, gembil, inderab, inde-
(= C. rolhii R. & S.)
moxeit 3
rab gimbil, kuguli, munderab.
Coronopus niloticus
(rashad) raSad
Sa!
(Del.) Spreng.
Cil rus pa radis i Macf.
gret frul
Craleva adansonii DC.
(umm bakhiza ) umm
Crinum jagus
baxiza, (umm bik-
heis) umm bixeis,
owatori (kakwa)
(ronga'a) rongaza
(Thomps.) Dandy
Cucumis dipsaceus
(nabb sha) nab Sa,
agur, gur et gazai, el Sweika
Ehrenb. ex Spach.
(libish kelab) libis
Cucumis meio L. subsp.
kelab
(libish kelab), tibiS
agrestis Naud.
kelab
Cucumis meio L. subsp.
qatta firani (égyptien).
flexuosus Hassib
( libish) libiS
Cucumis meio L. subsp.
( shamman) samman
Pour Cucumis meio L. nous avions
inodorus Naud.
noté (1975 : 85) agur, agur el
Cucumis prophetarum
(libish kelab) libiS ke-
kelb, seinal Samman, Samman,
libiS
L.
lab
Cuminum cyminum L.
(shamar ) Samar
kamoon, kimun axdar
Cucurbila moschaia
qara assali (medawar)
(Lam.) Poir.
Cucurbila pepo L.
kosa
Cucurbila pepo var.
(gara') garaz
ovifera Sick.
Cymbopogon ner va!us
nal
hamareib, mahareib, maraira, nazal
(Hoschst.) Chiov.
nal, nur, Sireib, leilalib
Cyperus rolundus L.
(seed) seid
dis, seid, el seid, seida, es sugeel
Dactyloctenium xgyp-
koreib
Hum Willd.
asabii, koreb, nyipu
Delarium senegalensis
abu leila
abu leila, Silekai
J. F. Gmel.
Digéra muricala (L.)
(lubia doud ) lubia dud
Mart.
Dodonæa viscosa Jacq.
talus
nih
Echinochloa pyramida-
koz
akam. gau, gaw, kam, umm suf
lis (Lam.) Hitchc. &
Chase
1. Cordia africana Lam., considéré par Heine, Fl. W. Trop. Afr., ed. 2, 2 : 320 (1963)
comme le nom correct de C. abyssinica R. Br., est en réalité synonyme de C. myxa L. (N.D.L.R.)
2. On trouve gimbil et gambil, et bien d’autres noms pour Cordia ovalis R. Br. ex DC.,
C. rolhii Rœm. & Schult.
3. Dans Baumer (1975 : 55) moxeit correspond à Boscia senegalensis (Perr.) Lam. ex
Poir.
4. dabkar désigne aussi C. religiosa (Wickens, 1966) et Trichilia emetica (Brown &
Massey, 1929).
Source : MNHN, Paris
— 491 —
Echinochloa slagnina
( amshout ) amSul,
a pat, apaco, birdi, buor, helew
(Retz.) Pal. Beauv.
kirep
Eruca saliva Mill.
Euclea schimperi
(A. DC.) Dandy
Euphorbia venefica
(shagaret el som) saga-
Sagar es sim (le même nom est
Trém. ex Kotschy
ret el som
employé pour E. lirucalli L.)
Farselia longislyla Bak.
Ficus sycomorus L.
gemmeiz
gammeiz, gameiz, gammeiz, gam-
Farniculum sp.
(shamar) Samar
mez abiei, gommez abiey, gim-
mez, gomeiz, gumeiz
Samar (pour F. vulgare Mill.)
Gossypium barbadense
L.
Gynandropsis gynandra
( goton ) qtn
tameleika, kaddad
lamaleika, lemeleika, lerreleika
(L.) Briq.
bamia, weika (fruit sec)
Hibiscus sabdariffa L.
karkade
io, karkade, kerkade, kirren
Hibiscus vitifoiius L.
kakania
Hymenocardia acida
Seigrub el kolab
Tul.
Ipomara cairica (L.)
(aouiz) awiz
Sweet
Juniper us procera
Hochst. ex Endl.
Justicia sp.
jerlilkalai 1
Kigelia africana (Lam.)
( mashloura) maStura
kigiliya, maStura, abu sidra, abu
Benth.
Sulor, Sutura
(K. æihiopum (Fenzl.)
Dandy)
Lablab purpureus (L.)
lubia afin 2
hallila, kaSrengeig (les deux mots
Sweet ( = Dolichos
utilisés pour les graines)
lablab L.)
Lannea schimperi
hamadei, zandimono
amzag, gallub, umm meileis
(Hochst. ex A. Rich.)
(fajelu)
Engl.
Lawsonia inermis L.
Lepladenia pyrotech-
( markh) marax
marax, merax, merk, zaeanSerab
nica (Forssk.) Decne.
Loranthus acaciæ Zucc.
abhamada, ainab et lalh, anaba
Luffa cylindrica (L.)
lifi loof 3
abu hamada, hamillub, sam
Lupinus ter mis Forssk.
turmus
Lycopersicum esculen-
lamaiim 4
banadora, lamaiin, lemalin, loma-
tum Mill.
tin
Mærua angolensis DC.
( shaleeb ) Salib, ( shu-
kurmul, raneran, rauran, sereh.
leib) Suleib , (shager
sereiha, surreh et ziraf, Sagar
el zaraf) Sagar et
el dud, Sagar et zeraf, Segeral
zeraf
um duda
1. abu nutvara est donné (Baumer, 1975 : 91) pour J. anselliana (Nees) T. Anders.,
mahlab pour J. flava (Vahl) Vahl, umm furaw pour J. kotschyi (Hochst.) Dandy et J. schimperi
(Hochst.) Dandy; cette dernière espèce est aussi mentionnée avec les noms naana et naa naa.
2. lubia afin est donné pour Lablab niger Medic. par Broun & Massey (1929) et par
Wickens (1963).
3. luffa est donné pour Luffa sp. et pour L. ægypliaca Mill. dans Baumer (1975 : 52) et
aussi pour Cissus ibuensis par Broun & Massey (1929).
4. lamaiim semble être le meilleur nom.
Source : MNHN, Paris
— 492 —
Mærua crassifolia
(sa'al) saeal, sarh
alag, ing et mahada, sirh, surreh.
abu tamara
Mærua oblongifolia
gala
alag, irg et mahada, sirh, surreh.
(Forssk.) A. Rich.
abu tamara
Mærua virgala Gilg 1
qali
abu lamra
Malva parviflora L.
( khobbeiza) xubbeiza
xubbeiza
Mangifera indica L.
manga
manga, mango
Medicago saliva L. 2
(bersim hedjazi) ber¬
sim hegazi
bersim hegazi
Menlha viridis L.
Microglossa pyrifolia
benhelefu
(Lam.) O. Ktze.
Musa sapienluni L.
moz
moz, Sagar el muz
Pamcum maximum
oltoanzobo (zande)
karabali, logisita, nyama, odunyo.
Penniselum sp.
(eish) eS, (dukhn) duxn
ehdeball, hommareh, karai, wiwi
Pennisetum purpureum
(hashishet et fi1) haSiü
bêla el ei
Schum.
el fil
Penniselum sieberianum
(eish) e$, (dukhn) duxn
(Schlecht.) Stapf &
Hubb.
Phaseolus lu nu! us L.
(louba) luba
Phaseolus vulgaris L.
fasolia
fasulia, lubia hamra, lubia xadra
Phirnix dactylijera L. 4
(nakhl) naxl
duffeig, gereidah, naxal, naxla.
Piliosligma thonningii
gonibri
nawa, rolab, zabaia.
abu xamira, xufal el gemal
(Schumach.) Milne-
Redh.
Pis lia stratiotes L.
zoqeym (req)
labr, el tubbor, el lubbur
Planlago psyllium L.
(dakar shamar) dakar
Podostelma schimperi
(hadoufieil) hadufleil
(Vatke) K. Schum.
Porlulaca oleracea L.
Polamogelon oclandrus
salf, lebian
Poir.
Psidium guajava L.
gawafa
Psiloirichum gnaphalo-
yahnig (hadendowa)
bryum (Hochst.)
Pulicaria crispa
kommen
(Forssk.) Oliv.
Rhamnus lotus L.
nabbuk
nabag, nabak, nabbag, nabbak
Raphanus salivus L.
Rluis vulgaris Meikle
qabila
1. Traité aujourd'hui comme synonyme du précédent; nous avons pourtant toujours
cru reconnaître ces deux espèces, M. virgala plus rare, confinée aux sables du Kordofan et du
2. Le foin de la même plante est appelé devis ou dris. Bersim baladi est d'ordinaire Tri¬
folium alexandrinum L., de même que bersim masri ; la première référence est donnée par
Broun & Massey (1929), la seconde par Tothill (1954).
3. Naeanaea est donné par nous (1975 : 56) pour M. sylveslris sensu Broun & Massey
(M. longifolia subsp. schimperi (Briq.) Briq.).
4. La spathe est appelée af (Broun & Massey, 1929); les fleurs mâles argun ( ibid .) et le
fruit balah ou lamr (Andrews, 1957; Broun & Massey, 1929; Tothill, 1954).
Source : MNHN, Paris
— 493 —
Rhynchosia memnonia
(farrahh el qimri) far-
bai , farah ei gumri, el luda, luweis.
(Del.) DC.
rax et qimri
sazafa, umm Seraita, singid,
Salvadora persica L.
arak, heib miswak
singil, serisiri, surnig, larana,
wadan ei far
arak, araka, miswak, el rak, Sau
Sansevieria ehrenbergii
(plur. masawik)
lanbal
doi
Schweinf. ex Bak.
Seddera lalifolia Sleud.
yaiil-kilai (bisari)
hameS bombakt
& Hochst.
Sesbania sesban (L.)
sasaban
sena, seseban, sureyb, surib
Setaria pallidefusca
aluk
alenko, alok, danab el falo, danab
(Schumach.) Stapf &
el kelb, danab el 1er, umm dincob.
Hubb.
gao, gualgiok, lag laga
Silène burchellii Otth.
(kaiout ) kaiut
ex DC.
Sinapis allionii Jacq.
( afnoun ) afnun
Sisymbrium erysimoides
klemidab
Desf.
kokoaak (bari)
subsp. distichum
(Thonn.) Bitt. var.
Solanum melongena L.
aswad, badingan
bedingan
Solamim nigrum L.
melingan
(lo’nay, hadendowa)
enab el dib, harS
Solanum schimperianum
toznay
dom liindih
guhm
Hochst. ex A. Rich.
Solanum unguiculatum
kadraban, kadrabas
A. Rich.
Solenostemma argel
harjal
hargal
(Del.) Hayne
Sorghum durra Stapl
(dourra) durra *, (aish)
eS
u mm genedil
aklimawi, hamaizi, safra kohia
Sporobolus cordofanus
(Steud.) Coss.
Stereospermum kun-
barangale, bawirisangu, bowirisan-
thianum Cham.
Suæda monoica Forssk.
adli, adlih
xaSxaS abyad
adleb, adlib (aussi pour S.frulicosa)
Tamarindus indica L.
tamr hindi , (' aradeib )
earadeib, el araden, ardeb, zardeib.
tamr hindi, tumur hindi
Tamarix ariiculaia Vahl
darab
Terminalia macroptera
(darout) darut
Guill. & Perr.
Teirapogon cenchrijor-
haskanil
mis (A. Rich.) Pilger
Teucrium sp.
(hishia baab) hiSia
Thalia welwilschii Ridl.
( leirokh ) leirox
Trichilia emeiica Vahl
(umm shara) umm Sara
dabkar, dimsol, umm gelgel, uni
subsp. suberosa De
hagri, el labing, umm Sara
Wilde
Tothill (1954), el
Source : MNHN, Paris
— 494 —
harriS
(L.) Lehm. var. ho-
motrichum Bornm. &
Kn.
Triticum vulgare Hochst.
Typha domingensis
Pers. ( - Typha aus-
dis
burdi
tralis Schumach.)
Umbilicus botryoides
biriess, biriS
Hochst. ex A. Rich.
„„ rh
Hochst.
Vicia faba L.
( fou1 masri)ful masri
fui masri
Vigna unguiculata (L.)
(louba) tuba
lubia hilu
Walp.
Vitis vinifera L.
anab
cenab
Vossia cuspidata
umm sufa (dinka)
birdi, boose, bus, umm suf
(Roxb.) W. Griff.
Xeromphis nilotica
(shagar al marfain)
abu marfein, sidr et marfein
(Stapf) Keay (= La-
Sagar el marfain
chnosiphonium niloti-
cum (Stapf) Dandy)
Ximenia americana L.
(abu khamira) abu xa-
alankuwe, ankwi, homeid abiad,
kaltu, kelto, meska, umm mideka.
Ziziphus spina-christi
jabot (hadendowa),
abu xameir
nabak, nabbak, nubak, siddir
(L.) Willd.
nabag
Bibliographie
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NOTE SUR LES FLACOURTIACÉES DES MASCAREIGNES
H. Sleumer
Sleumer, H. — 18.03.1980. Note sur les Flacourtiacées des Mascareignes,
Adansonia, ser. 2, 19 (4) : 495-496. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Établissement du nom de l’espèce-type du genre Erythrospermum
Lam. ainsi que de trois nouvelles combinaisons dans ce genre.
Abstract: Establishment of the name of the type species of Erythrospermum
Lam. and of three new combinations in the genus.
H. Sleumer, Rijksherbarium, Leiden, Netherlands.
Le genre Erythrospermum Lam., dans la région malgache, n’existe
qu’à l’île Maurice. Certaines étiquettes erronées ont pu faire croire qu’il
se trouvait aussi à Madagascar, mais, jusqu’à preuve du contraire, aucune
récolte n’a été faite de façon certaine dans cette île.
Lamarck établit son genre Erythrospermum in Tabl. Encycl. Méthod.
Bot. 2 : tab. 274 (1792), mais sans donner de nom aux deux espèces qu’il
figurait. Ce fut du Petit-Thouars qui le premier les nomma en 1806.
Les auteurs anciens distinguaient plusieurs espèces à Maurice, mais
déjà Baker, in Flora of Mauritius and the Seychelles : 10-11 (1877), ne rete¬
nait qu’une seule espèce avec un certain nombre de variétés. Nous sommes
également de cet avis, mais Baker donnait à l’espèce un nom illégitime.
Le nom que nous retenons est :
Erythrospermum monticolum Thouars
Hist. Vég. Isles Austr. Afr. : 67 (1806), err. monticola.
— E. verticillatum Lam. ex Poiret, Encycl. Suppl. 2 : 585 (1812).
Espèce-type du genre, caractérisée par des feuilles subopposées ou sub-
verticillées au sommet des rameaux et des grappes courtes, subombelli-
formes.
Type : Thouars s.n., s. loc. (holo-, P).
Les variétés sont les suivantes :
var. cordifolium (Clos) Sleumer, comb. nov.
— E. amplexicaule DC. var. cordifolium Clos, Ann. Sci. Nat., ser. 4, 8 : 257 (1857).
Source : MNHN, Paris
— 496 —
Caractérisée par des feuilles grandes, atteignant 18-20 cm de longueur,
à limbe largement arrondi et cordé à la base et à pétiole subnui ou très court.
Type : Bojer s.n., Madagascar? (sans doute de l’île Maurice) (holo-, P.)
var. amplifolium (Thouars) Sleumer, stat. nov.
— E. amplifolium Thouars, Hist. Vég. Isles Austr. Afr. : 67, tab. 2l,fig. 2 (1806).
Caractérisée aussi par de grandes feuilles atteignant 20 cm de longueur,
mais à limbe cunéiforme ou faiblement arrondi à la base et à pétiole long de
0,4-1,5 cm.
Type : Thouars s.n., s. loc. (holo-, P).
var. pyrifolium (Lam. ex Poiret) Sleumer, sial. nov.
— E. pyrifolium Lam. ex Poiret, Encyl. Suppl. 2 : 586 (1812).
— E. maurilianum Baker var. pyrifolium (Lam. ex Poiret) Baker, Fl. Maur. and Seych. :
11 (1877), nom. illeg.
Caractérisée par des feuilles plus petites, ne dépassant pas 10-14 cm
de longueur, ressemblant en cela à la variété typique, mais le plus souvent
alternes au sommet des rameaux et non subverticillées.
Type : Stadman 36, île Maurice, Bois de Brèdes (holo-, P).
Source : MNHN, Paris
REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
Hallé, F., R.A.A. Oldeman & P. B. Tomlinson. Tropical trees andforests.
An architectural analysis. Springer-Verlag, Berlin[etc.], 1978. XVIII-441
[-5] p. Cartonné. Prix : DM 125.
E.J.H. Corner, dont chacun admire l’enthousiasme, vit un jour que la botanique
était perdue sans recours aux tropiques. Une autre fois, rasséréné, il soutint simplement
qu’il lui fallait l’aide des tropiques, dont les arbres majestueux lui apporteraient le secret
d’une majestueuse pensée. Non sans sagesse, c'est simplement la seconde réflexion de
Corner que les auteurs de cet ouvrage ont mise en exergue de leur livre. Ils y ont mis aussi
des vers hollandais dont je n’ai pas percé le sens, et des vers français qui semblent évoquer
un temps où les arbres, indemnes encore des atteintes des hommes, valaient bien mieux
que les hommes. Mais sans les hommes, et tels qu’ils sont maintenant, qui donc écrirait
des livres sur les arbres?
Cette remarquable publication est la version anglaise fort développée d'un travail
que F. Halle et R. A. A. Oldeman publièrent en 1970 et qui fut commenté ici même par
A. Aubréville ’. Parut ensuite la thèse que R. A. A. Oldeman consacra en 1974 à la
forêt guyanaise, et dont une traduction anglaise de diffusion limitée a été préparée à
Kuala Lumpur. S’étant assuré la collaboration de P. B. Tomlinson, ces auteurs nous
offrent maintenant un copieux traité qui tient les promesses de leurs précédents essais.
Leur but est, nous disent-ils, essentiellement biologique. 11 s’agit en fait de cerner
l’équilibre écologique de la forêt en général. Pour cela, il faut se placer d’abord en milieu
tropical, parce que ce milieu si favorable à la croissance des végétaux permettra l’expres¬
sion la plus parfaite de leurs potentialités globales. Les ayant appréhendées, on pourra
comprendre les forêts installées dans les milieux bien plus contraignants des zones tem¬
pérées et froides.
Pour saisir les interactions entre les arbres des forêts tropicales, les auteurs veulent
considérer d’abord chacun pour soi les acteurs du drame. Chaque espèce d’arbre doit
être analysée dans l’ensemble de son développement. La connaissance ainsi acquise
servira alors de fondement à l’analyse des relations qui s’établissent entre eux au sein de la
forêt, et auxquelles celle-ci doit son existence et ses caractères. Cette attention portée au
développement, à ce que les anciens botanistes nommaient la métamorphose de la plante
ou parfois, avec Braun et quelques autres, son « rajeunissement » ( Verjüngung ), est
l'essence même de la morphologie. Et voici comment, par l’écologie, Hallé, Oldeman
& Tomlinson sont amenés à la morphologie.
Ils n’ignorent pas que le public botanique est avant tout un public de pays tem¬
pérés. On peut je pense regretter une certaine condescendance qu’ils manifestent à l’égard
de ceux qui ne connaissent pas les tropiques, ainsi que leur déclaration selon laquelle la
compréhension morphologique des plantes ligneuses ne peut être acquise réellement
que sous les tropiques. Fort logiquement de leur point de vue, ils regrettent que les études
morphologiques et morphogénétiques se soient développées d’abord dans les régions
tempérées, soupçonnant presque, je crois bien, les botanistes de ces contrées de ne conce¬
voir qu’à grand-peine un arbre à feuilles persistantes.
En réalité, il est sans doute fréquent que le botaniste qui aborde la nature tropicale
n’ait pas été préparé à ses travaux par des études morphologiques suffisantes. Une bonne
part de son émerveillement tropical vient alors très probablement de la méconnaissance
de phénomènes dont les régions tempérées, qui l’ont généralement vu naître, lui auraient
offert maints exemples, en petit le plus souvent, et comme tels d’étude plus aisée. A dire
vrai, le morphologiste « tempéré » qui compulse ce bel ouvrage n’y trouve la description
d’aucun principe morphologique réellement nouveau. Comme ceux des zones tempérées,
les végétaux ligneux tropicaux ont une croissance diffuse ou rythmique, un tronc sym-
podial ou monopodial et des rameaux qui se développent à partir de bourgeons d’abord
dormants, ou bien s'allongent dès leur initiation tandis que s’allonge aussi la pousse qui
1. A. Aubréville, Adansonia, ser. 2, 11 : 707-711, 1971.
Source : MNHN, Paris
— 498
les porte. Comme chez les arbres des régions tempérées, les rameaux sont plus ou moins
plagiotropes, les inflorescences sont terminales ou latérales, la sympodisation est liée ou
non à la sexualisation de l’apex des pousses, les bourgeons dormants sont ou non munis
d'écailles différenciées, et tout pour l’essentiel est en somme banal sous les tropiques.
Je m’empresse d’ajouter pourtant que bien des combinaisons de ces diverses dispositions
semblent propres aux plantes tropicales, et que certaines formes qui se rencontrent
sous les tropiques à l’état arborescent ne sont jamais en zone tempérée que le fait de
végétaux herbacés. La dichotomie vraie, par exemple, ne semble se trouver chez des
arbres que sous les tropiques, mais elle se voit également chez le Strelitzia reginæ, herbe
de climat méditerranéen.
Au point de vue morphologique, les auteurs ne m’ont, je l’avoue, pas convaincu de
l’intérêt irremplaçable des tropiques pour une étude générale des plantes et pour une
étude des plantes tempérées. La morphologie des végétaux ligneux tempérés est elle-même
fort délaissée, et je ne conseillerai pas à ceux qu’elle tenterait d’effectuer le détour des
tropiques, tout en encourageant évidemment de mon mieux les morphologistes qui
désireraient se pencher sur les végétaux tropicaux. Ceux-ci leur offriront par myriades
des combinaisons originales de phénomènes courants, et ils les leur offriront en grand.
La constitution morphologique des plantes est ce que les auteurs de cet ouvrage
nomment leur architecture, et le terme est heureux. Comme dans leurs travaux précédents,
ils répartissent les plantes ligneuses en vingt-trois types architecturaux, indépendamment
de toute considération taxonomique. Peut-être pour éviter une confusion possible avec la
notion de type nomenclatural, ils ont choisi de parler de « modèles » plutôt que de types,
et pour ma part je regrette le recours à un terme dont le sens devient chaque jour plus
vague (ne le voit-on pas signifier matériel d’étude, hypothèse, théorie mathématique et
que sais-je encore?) Pour nommer les différents types architecturaux qu’ils reconnaissent,
les auteurs se sont cette fois encore servis de la méthode éponymique. La chose leur a été
reprochée par des commentateurs de leurs autres publications, mais il est certain que des
termes nouveaux eussent été délicats à forger pour tous ces types, et qu’ils eussent sans
doute été bien lourds.
Il faut je crois se pencher très soigneusement sur les principes qui ont conduit à la
caractérisation des types ou modèles. Ils sont parfois assez insaisissables, et contrairement
à ce que laisseraient croire les commentaires des auteurs, ces types ne me paraissent pas
être toujours des types morphologiques. Comme ils le sont en partie, il est bien naturel
que soit accordée une grande importance au mode de ramification, et en effet certains
types rassemblent des plantes à tronc sympodial et d’autres des plantes à tronc mono-
podial. On est d’autant plus surpris de constater qu’en ce qui concerne le tronc, celui-ci
peut être indifféremment monopodial ou sympodial dans les végétaux qu’on a placés dans
le « modèle » de Troll, et qu’en ce qui concerne les rameaux, ces derniers peuvent être
pareillement monopodiaux ou sympodiaux chez les plantes qu'on a rangées dans les
« modèles » de Nozeran et de Massart. Alors que la distinction entre deux types peut
reposer sur le caractère sympodial ou monopodial du tronc, on se contente en d’autres
circonstances d’établir des types physionomiques, sans égard à la morphologie des
systèmes d'axes primaires ou latéraux.
Les auteurs tiennent d’autre part un grand compte de la plagiotropie des rameaux
et même de son déterminisme, pour établir des types qui semblent alors essentiellement
physiologiques. La seule différence entre les plantes placées dans le « modèle » de Nozeran
dans sa variante à rameaux sympodiaux et celles assignées au « modèle » de Prévost
résiderait semble-t-il dans le caractère fixé de la plagiotropie des rameaux dans le premier
cas, labile parce que déterminé par l’axe dans le second. Je dis résiderait, car bien qu’une
expérience soit citée, on n’a évidemment pas expérimenté sur toutes les espèces rangées
dans ces deux types, qui sont simplement alors, je le crains, des types physiologiques
hypothétiques. Cette importance un peu démesurée accordée à la plagiotropie me parait
provenir de ce que de très intéressantes études physiologiques de ce phénomène étaient
poursuivies par de proches collègues d'un des auteurs à l’époque où il concevait la classifi¬
cation dont nous parlons. En réalité, ni du point de vue morphologique ni du point de vue
écologique, la plagiotropie ne me paraît avoir l’importance qu’on lui prête ici. Je ne
parviens pas à trouver de différence bien fondamentale entre les schémas 12 A et B, qu’on
nous invite soigneusement à ne pas confondre. Les rameaux du schéma A, dits ortho¬
tropes, deviennent horizontaux et même pendants, et ceux du schéma B, plagiotropes, ten-
Source : MNHN, Paris
— 499 —
dent à se redresser. Il me semble qu'en fait tous les arbres ont des rameaux plus ou moins
plagiotropes. Qu’on compare notamment le schéma de la ramification de l 'Entando-
phragma utile (fig. 61A), auquel la plagiotropie est interdite puisqu'il est placé dans le
« modèle » de Rauh, à celui de la ramification du Brugiera sexangula (fig. 46A) dont les
rameaux sont éminemment plagiotropes puisque la plante relève du « modèle » d’AuBRÉ-
VILLE.
La distinction entre le « modèle » de Troll dans sa variante sympodiale et celui de
Champagnat semble aussi reposer sur le seul fait que les articles du tronc manifestent
chez le premier une plagiotropie endogène, tandis que chez le second ils ne font que
s’incliner sous l’effet de leur propre poids. Mais il ne paraît pas, d'après les schémas qui
sont fournis par les figures 66 et 68, que la distinction soit bien nette. La sensibilité à son
propre poids n’est-elle pas du reste pour l’axe un caractère endogène? Il sera, je le crains,
bien délicat d’affecter une plante à l’un de ces deux types d’après ce seul caractère.
Si par ailleurs dans le « modèle » de Rauh, les fleurs ou inflorescences sont toujours,
ainsi qu’il est précisé, « latérales et sans effet sur la croissance du système de pousses », on
ne peut lui rapporter comme on le fait l 'Acer pseudo-platanus, dont les inflorescences
terminent les rameaux courts et occasionnent la ramification sympodiale de ceux-ci.
Mais il ne s’agit, il est vrai, que d’un petit arbre tempéré.
Les descriptions des divers types ne tiennent pas compte du système radical des
plantes, et certainement les auteurs sont très excusables de ne s’en être pas préoccupés.
Ces quelques réserves ne doivent assurément pas empêcher de vanter maintenant
l’abondance et l’intérêt de la documentation morphologique que les auteurs ont réunie
sur de très nombreuses plantes tropicales. Elle est le fruit de longues années d'observations
personnelles. L’exposé de leur classification morpho-physiologique occupe en effet la
plus grande partie de leur livre, couvrant environ 250 pages, et à l’occasion de l’étude de
chaque type architectural une belle série d’exemples est décrite et représentée grâce à
d'excellents dessins demi-schématiques et à des photographies souvent parfaites, mais
par nécessité moins instructives. Nous avons là une mine de morphologie tropicale où
auront à puiser tous les morphologistes, qui devront simplement à mon avis, éviter de
s’attacher trop au système selon lequel sont présentés tous ces faits. De longues listes de
végétaux sont également fournies à l’issue de l’étude de chaque type. Elles ne sont pas
accompagnées d’études détaillées, mais elles dénotent évidemment un travail admirable de
prospection morphologique. Elles seront précieuses pour orienter les observations
futures.
Dans leurs descriptions, les auteurs ont attribué fort judicieusement une grande
importance au fait, déjà souligné par Pilger il y a 50 ans, de l’existence très générale de
rameaux sylleptiques chez les végétaux ligneux tropicaux. A dire vrai, encore une fois,
ceux-ci ne paraissent originaux que par méconnaissance de la morphologie des plantes
des régions tempérées. Les rameaux sylleptiques sont ceux qui se forment à partir de
bourgeons s’allongeant dès leurs initiation, tandis que s’allonge la pousse qui les a formés.
Ils sont par exemple un caractère constant de nombreuses Cupressacées, de certains
Eucalyptus, Cotoneaster et Cornus, et de nombreux végétaux tempérés épineux dont les
épines raméales sont précisément de tels rameaux. Du point de vue du morphologiste
-<c tempéré », ces rameaux sont anticipés dans leur développement, puisque les rameaux
usuels sont formés par des bourgeons qui débourrent l’année suivant celle de leur ini¬
tiation, alors que leur pousse porteuse a depuis longtemps terminé son allongement et
qu’est intervenue une phase de dormance hivernale. Parmi les rameaux anticipés, Spath
avait distingué en 1912 les rameaux sylleptiques, provenant de bourgeons qui s’allongent
dès leur initiation et ne passent par aucune phase de repos, et les rameaux proleptiques,
issus de bourgeons qui connaissent une brève phase de repos, puis débourrent durant la
saison même où ils ont été initiés. Les rameaux proleptiques, à la différence des sylleptiques,
montrent généralement des écailles gemmaires basales séparées par des entre-nœuds très
courts. Le nom de proleptique rappelle évidemment leur caractère anticipé. Malheureuse¬
ment, les auteurs de cet ouvrage ont choisi de nommer proleptiques tous les rameaux qui
se développent à partir de bourgeons ayant connu une phase de repos, fût-elle d’une année
presque entière ou de plusieurs années. Si cette terminologie était adoptée nous devrions
nommer proleptiques les rameaux usuels de nos arbres, dont les bourgeons débourrent au
printemps de l’année qui suit celle de leur initiation, et même les rameaux issus de bour¬
geons dormants depuis de nombreuses années. Leur terminologie conduit les auteurs à
Source : MNHN, Paris
— 500 —
affirmer que tel rameau est « proleptique » parce que son développement est retardé par
la période de dormance que connaît son bourgeon: c’est nous expliquer involontairement
que ce rameau est en avance parce qu’il est en retard.
Lors de l’étude de chaque « modèle », les auteurs cherchent à préciser la « stratégie »
de celui-ci, c’est-à-dire je crois les relations synécologiques qu’il entretient avec le milieu
où il se trouve, et en particulier la façon dont il s’y maintient par production, dissémina¬
tion et développement de ses semences. Ce que j’ai dit du mode ambigu de caractérisation
des types architecturaux laisse pressentir qu’il sera quelquefois délicat de leur trouver des
caractères synécologiques propres, et c’est ce que confirme la lecture des paragraphes
« stratégiques ». Néanmoins ceux-ci renferment de bien intéressantes remarques. Si ce
point de vue se confirme, il est curieux par exemple que les arbres placés dans le « modèle »
de Fagerlind n’atteignent pas les grandes tailles de beaucoup de ceux qui sont placés
dans le « modèle » d’AuBRÉviLLE, et qui ne diffèrent pourtant des premiers que par leurs
fleurs latérales et non plus terminales sur les rameaux.
La seconde partie de l’ouvrage est consacrée d’abord à l’examen de l’adaptabilité
des arbres aux conditions défavorables et de leur reconstitution (« réitération ») en cas
d’atteinte portée à une partie de leur corps, puis à l’étude architecturale de la forêt,
tropicale surtout, tempérée aussi. Comme l’architecture des êtres, celle de la forêt doit
s’étudier dans le temps, car elle est la traduction du développement de cette formation.
J’ai été frappé de ce que dans cet exposé de l’architecture de la forêt, il n’est que fort
peu question des types architecturaux précédemment définis pour ses espèces consti¬
tuantes. C’est sans doute que les différentes parties de la forêt sont occupées par des
représentants de types divers. Cette insuffisance de liaison entre les deux portions de
l’ouvrage provient assurément de la manière dont ont été caractérisés les types architec¬
turaux dans lesquels sont placés les arbres. L’écologie se soucie peu de ce qu’un tronc ou
des branches soient sympodiales ou monopodiales, de ce que les branches soient plus ou
moins plagiotropes et de la manière dont est déterminée cette plagiotropie. Or ce sont les
caractères écologiques qui sont responsables de l’architecture de la forêt. Si les arbres
étaient considérés en vue de la description de la forêt, n’eût-il pas été préférable de les
répartir selon des types écologiques, définis en vertu de la hauteur, de la forme de la cou¬
ronne, de la densité du feuillage, de l’amplitude éco-physiologique, de la vitesse de crois¬
sance et ainsi de suite?
Il y a dans cette partie écologique du livre un peu de mathématiques, et les auteurs,
choisissant de parler de stade « homéostatique » des forêts, s’excusent du manque de
« rigueur thermodynamique » de ce terme. Ils nous expliquent aussi pourquoi ils ont
délibérément choisi de n’utiliser que « quatre dimensions » pour nous décrire les arbres
et les forêts : nous leur pardonnons certainement volontiers tout cela.
Ce qu'ils nomment état homéostatique est somme toute un paraclimax. Il n’y a pas
de climax définitif de la forêt tropicale, mais des états paraclimaciques, ou homéostatiques,
qui s’acheminent par passage de l'un à l’autre vers un état de développement maximal où
la forêt comporte une strate supérieure de grands arbres sciaphiles dans leur jeunesse.
Cet état n’est pourtant lui-même qu’un paraclimax car il peut être remis en cause, même
sous les tropiques, par des bouleversements qui font recommencer l’évolution forestière
à un point comparable à l’un des stades antérieurs par lesquels elle était passée. J’ai été
fort intéressé par cette description car elle me paraît correspondre à ce que Couderc et
moi, analysant des formations tempérées, avons nommé l’évolution pseudo-cyclique de
la végétation (C.R. Acad. Sc„ sér. D, 278 : 613-616, 1974).
Je suis navré d’avoir cru devoir formuler quelques réserves sur ce bel ouvrage. Je
ne veux pas terminer sans dire le plaisir que j’ai d’en posséder un exemplaire. Je le consul¬
terai sans cesse pour l’impressionnante documentation morphologique qu’il contient,
mais sans trop m'attacher au système selon lequel elle est organisée. Les écologistes de
leur côté apprécieront, j’en suis sûr, d’y trouver un exposé de l’évolution de la forêt
tropicale qui, au total, ne la leur révélera pas si différente de la forêt tempérée.
Michel Guédès.
Source : MNHN, Paris
TABLE ALPHABÉTIQUE
DES NOMS D’AUTEURS DU TOME 19
Allorge, L. — Notes anatomiques sur les genres Parsonsia et Artia de Nouvelle-
Calédonie, comparaison avec d’autres genres d’Apocynacées.117
Baumer, M. — Nouvelles données sur les noms vernaculaires de plantes du Sudan 477
Bosser, J. — Un Casearia (Flacourtiaceæ) nouveau des Mascareignes.337
Bourreil, P., Gast, M., Ghiglione, C., Giraud, M. & Lemordant, D. — Contri¬
bution à l’étude morpho-anatomique, biométrique et biochimique des caryopses
de Graminées du genre Stipagrostis Nees — II . 93
Caballé, G. — Caractéristiques de croissance et multiplication végétative en forêt
dense du Gabon de la «liane à eau »Tetraceraalnifolia Willd.(Dilleniaceæ) . . 467
Descoings, B. — Les formations herbeuses dans la classification phytogéographique
de l’UNESCO.231
Floret, J. J. — A propos du contenu séminal dans les genres Anisophyllea et Poga
(Rhizophoracées-Anisophylloïdées).109
Geslot, A. — Le tégument séminal de quelques Campanulacées : étude au micros¬
cope électronique à balayage.307
Gilbert, M. G. & Raynal, J. t — The status and typification of Desmidorchis
Ehrenb. and D. acutangula (Asclepiadaceæ).319
Giraud, B. — Corrélation entre la répartition du parenchyme ligneux vertical et
la surface vasculaire dans un bois de Meliaceæ. 87
Goetghebeur, P. — Studies in Cyperaceæ. — 2. Contribution towards a révision of
the mainly African genus Ascolepis Nees ex Steudel .269
Halle, N. — Architecture du rhizome chez quelques Zingibéracées d’Afrique et
d’Océanie.127
Hladik, A. & Hladik, C. M. — Utilisation d’un ballon captif pour l’étude du cou¬
vert végétal en forêt dense humide.325
Jacques-Félix, H. — Espèces et combinaison nouvelles du genre Warneckea (Melas-
tomataceæ).257
Jeune, B. — Croissance des feuilles et stipules du Galium palustre L. subsp. elon-
gatum (Presl) Lange et valeur phylogénique de ces données de morphogénèse 451
Kahn, F. — Comportements racinaire et aérien chez les plantes ligneuses de la
forêt tropicale humide (Sud-Ouest de la Côte d’ivoire).413
Keddam-Malplanche, M — Étude palynologique comparative des espèces lianes-
centes dans les genres Sherbournia et Porterandia (Rubiacées-Gardéniées) . . 429
Lavie, P. — Les Vitaceæ du Niger. 71
— Caryosystématique des Vitaceæ : 1. Cissus L., Cyphostemma (Planch.) Alst.,
Rhoicissus Planch.175
Leroy, J.-F. — Jean Raynal (1933-1979) . 251
Monod, Th. — Contribution à l’étude des Lotus (Papilionaceæ) ouest-sahariens et
macaronésiens.367
Nielsen, I. — Notes on the généra Archidendron F. v. Mueller and Pithecellobium
Martius in Mainland S. E. Asia. 3
Source : MNHN, Paris
— 502 —
— Notes on the genus Albizia Durazz. (Lcguminosæ-Mimosoideæ) in Mainland
S.E. Asia.199
— Notes on Indo-Chinese Mimosaceæ .339
Raynal-Roques, A. — Le genre Hydrotriche (Scrophulariaceæ).145
Raynal-Roques, A. & Jérémie, J. — Un marécage saxicole à Isoetes et Ophio-
glossum en Guyane française.403
Sastre, C. — Fragilité des écosystèmes guyanais : quelques exemples.435
Sleumer, H. — Note sur les Flacourtiacées des Mascareignes.495
Vignal, Ch. — Étude histologique des Chlorideæ : I, Chloris Sw. 39
Revues bibliographiques. 364 et 497
Source : MNHN, Paris
TABLE ALPHABÉTIQUE
DES UNITÉS TAXONOMIQUES
ÉTUDIÉES OU CITÉES DANS LE TOME 19
Les noms de TRIBUS et de GENRES sont en capitales, les noms de sous-genres
de sections, d’espèces, de variétés et de formes sont en caractères courants romains,
les noms de taxa nouveaux sont en caractères gras; les synonymes sont en italiques. Les
numéros renvoient aux numéros de pages.
A
ABAREMA Pittier, 8
trapezifolia Pittier, 8
ABAREMA sensu Koster., 3, 5, 6, 8
bauchei (Gagnep.) Koster., 19
bigemina (Mart.) Koster., 21, 22
clypearia (Jack) Koster., 15
clypearia auct., 19
contorta (Mart.) Koster., 16
cuneadena (Koster.) Koster., 15
dalatensis Koster., 24
elliptica (Bl.) Koster., 21
globosa (Bl.) Koster., 18
globosa auct., 18
glomeriflora (Kurz) Koster., 20
kerrii (Gagnep.) Koster., 29
kiahii Koster., 18
kuenstleri (Prain) Koster., 17
lucida (Benth.) Koster., 19
microcarpa (Benth.) Koster., 17
monadelpha (Roxb.) Koster., 21
occultata (Gagnep.) Koster., 21
pahangensis (Koster.) Koster., 22
peliita (Gagnep.) Koster., 18
poilanei Koster., 23, 24
quocensis (Pierre) Koster., 31
quocensis auct., 29
robinsonii (Gagnep.) Koster., 26
robinsonii auct., 28
subcoriacea (Thw.) Koster., 15
tetraphylla (Gagnep.) Koster., 22
utilis (Chun & How) Koster., 20
yunnanensis Koster., 30
yunnanensis auct., 29
ABRUS Adans.
precatorius L., 488
ABUTILON Mill.
pannosum (Forst. f.) Schlecht., 488
ACACIA Mill., 7, 200
subgen. Acacia, 344
subgen. Aculeiferum Vassal, 346, 356
albida Del., 488
andamanica Nielsen, 347, 354
arabica (Lam.) Willd-, 488
arcuata Decne., 345
arrophula D. Don, 350, 351
brunnescens Parkins., 350
cæsia (L.) Willd., 346, 360
var. cæsia, 348
var. subnuda (Craib) Nielsen, 348
comosa Gagnep., 346. 348, 362
concinna (Willd.) A. DC„ 347
var. rugata (Hamil. ex Benth.) Bak.,
348, 349
craibii Nielsen, 344
delavayi Franch., 347
donnaiensis Gagnep., 346, 349
etbaica Schweinf., 488
hainanensis Hayata, 352, 363
harmandiana (Pierre) Gagnep., 36, 345
hooperiana Zippel ex Miq., 348
var. hooperiana, 348
var. subcuneata Miq., 348
inopinata Prain, 345
insuavis Lace, 353
lacta R. Br. ex Benth., 488
lebbeckoides A. DC., 223
leucophlcea (Roxb.) Willd., 345
macrocephala Lace, 352, 353
var. siamensis Craib, 355
macrophylla Bunge, 217, 220
meeboldii Craib, 346, 350
megaladena Desv., 350, 362
var. garretii Nielsen, 351
var. indo-chinensis Nielsen, 347, 351
var. megaladena, 347, 350, 351
mellifera (Vahl) Benth., 488
mollis Wall., 212
nilotica (L.) Willd. ex DC., 488
oxyphylla Graham ex Benth.
var. oxyphylla, 348
var. subnuda Craib, 348
pennata (L.) Willd., 350
var. arrophula auct., 351
Source : MNHN, Paris
— 504 —
subsp. hainanensis (Hayata) Nielsen,
352, 353, 355
subsp. insuavis (Lace) Nielsen, 352,
353
subsp. kerrii Nielsen, 347, 352, 353
subsp. pennata, 347, 352, 353
var. pluricapitala (Steud. ex Benth.)
Bak., 354
pennata auct., 349
philippinarum Benth., 348
pluricapitata Steud. ex Benth., 350, 354
polycephala A. DC., 348
polycephala Graham, 354
pruinescens Kurz, 347, 355
pseudo-intsia Miq., 347
var. ambigua Prain, 354, 355
rugata Hamil. ex Benth., 348, 349
var. concinna (Willd.) Kurz, 348
rugata (Lam.) Buch. ex Voigt, 348, 349
saponaria Hamilton, 222
siamensis Craib, 345
sinuata (Lour.) Merr., 349
tenerrima (de Vriese) Miq., 350
teniana Harms, 347
tenue (Craib) Koster., 34
thailandica Nielsen, 347, 356, 357
tonkinensis Nielsen, 346, 358, 359, 362
torta (Roxb.) Craib, 346, 360
vietnamensis Nielsen, 347, 360, 361
yunnanensis Franch., 346
ADANSONIA L.
digitata L., 488
ADENANTHERA L., 200
microsperma Teijsm. & Binnen., 341
pavonina L.
var. microsperma (Teijsm. & Binnen )
Nielsen, 341
var. pavonina, 341
tamarindifolia Pierre, 341
ADENIA Forssk.
venata Forssk., 488
ÆSCHYNOMENE L.
elaphroxylon (Guill. & Perr.) Taub.,
sensitiva Sw., 404, 408
AFRAMOMUM K. Schum., 127
daniellii (Hook. f.) K. Schum., 128,
132 sqq.
giganteum (Oliv. & Haub.) K. Schum.
128, 134 sqq.
meleguetta (Rose.) K. Schum., 132,134
polyanthum (K. Schum.) K. Schum.,
128, 136
pruinosum Gagnep., 132 sqq.
sulcatum (Oliv. & Haub.) K. Schum.,
128, 136
AFROTRILEPIS (Gilly) J. Rayn.
pilosa (Boëck.) J. Rayn., 410
AFZELIA Sm.
bella, 332, 333
ALBIZIA Durazz., 4, 5, 7, 8
sect. Albizia, 5, 6
anthelminthica Brongn., 488
attopeuensis (Pierre) Nielsen, 200
var. attopeuensis, 203, 205. 207, 208,
210
var. laui (Merr.) Nielsen, 203, 205,
207, 208, 210
bauchei Gagnep., 211
bracteata Dunn., 222
bubalina Benth., 17
burmanica Nielsen, 200 sqq., 204, 207,
209, 215, 216, 224, 225
chinensis (Osbeck) Merr., 200 sqq., 208,
221, 228
comiculata (Lour.) Druce, 200, 202
sqq., 208, 223, 226, 227, 350
crassiramea Lace, 200, 202 sqq., 207,
209, 223, 225
croizatiana Metcalf, 33
duclouxii Gagnep., 200, 202, 203, 204,
208, 209, 217
elegans Kurz, 228
esquirolii Léveillé, 217
sect. Eualbizia Fourn., 202
subsect. Falcifoliatæ (Benth.) Fourn.,
202
subsect. Macrophyllæ (Benth.) Fourn.,
202
subsect. Microphyllæ (Benth.) Fourn.,
202
subsect. Obtusifoliæ (Benth.) Foum.,
202
sect. Falcifoliæ Benth., 200, 202
gamblei Prain, 222
garrettii Nielsen, 201 sqq., 205, 207,
209, 212, 215
glomeriflora Kurz, 19
henryi Ricker, 217, 218
julibrissin Durazz., 199 sqq., 213, 228
var. julibrissin, 203 , 208, 209, 212
var. mollis (Wall.) Benth., 203, 208,
209, 212
kalkora sensu Prain, 200, 202 sqq.,
208, 209, 217, 218, 226
laotica Gagnep., 223
lebbeck (L.) Benth., 200, 202 sqq.,
208, 209, 220
var. parviflora Benth., 217
lebbeck auct., 217
lebbeckoides (A. DC.) Benth., 200 sqq.,
208, 228
littoralis Teijsm. & Binnen., 221
sect. Lophantha Foum.
ser. Granulosæ Benth., 202
ser. Pachyspermæ Benth., 202
lucida (Roxb.) Benth., 202
var. lucida, 222
var. pilosula Gagnep., 222
Source : MNHN, Paris
— 505 —
Iucidior (Steud.) Nielsen, 200, 202 sqq.,
208, 222, 223
macrophylla Bunge, 202
sect. Macrophyllæ Benth., 200, 202
magellanensis Elmer, 211
meyeri Ricker, 222
microphylh (Roxb.) MacBride, 227
sect. Microphyllæ Benth., 200, 202
millettii Benth., 200, 202, 223
var. arfeuilleana Pierre ex Gagnep.,
226
var. millettii, 226
var. siamensis Craib, 226
mollis (Wall.) Boivin, 212
myriant ha Merr., 212
myriophylla Benth., 202, 203, 205,
206, 208
var. foliosa Bak., 227
nigricans Gagnep., 226
sect. Obtusifoliæ Benth., 200, 202
odoratissima (L.f.) Benth., 200,202 sqq.,
207, 209, 217
var. mollis Benth. ex Bak. f., 225
pedicellata Bak. ex Benth., 200 sqq.,
207, 208, 211
sect. Platysperma Benth., 6
poilanei Nielsen, 202 sqq., 208, 209,
211, 216, 218, 219
procera (Roxb.) Benth., 200 sqq.,
207, 209
retusa Benth., 200, 202 sqq., 207, 208,
221
saponaria (Lour.) Bl. ex Miq., 200 sqq.,
207, 209, 222, 223
saponaria auct., 223
scandens Merr., 226
sherriffii Bak. f., 200 sqq., 207, 209, 216
simeonis Harms, 217, 218
sect. Spicifloræ Benth., 202
splendens Miq., 5, 200 sqq., 206, 210,
211
stipulata Boivin, 202, 228
teysmannii Kurz, 222
thorelii Pierre, 227
vernayana Merr., 216
vialeana Pierre, 202 sqq., 108, 225
var. thorelii (Pierre) Hô, 227
sect. Zygia B;nth., 202
ALINULA J. Rayn
lipocarphoides (Kük.) J. Rayn., 272
ALLANBLACK1A Oliv.
floribunda Oliv., 424
ALLIUM L.
cepa L., 488
sativum L., 488
ALLOPHYLUS L.
africanus Pal. Beauv., 488
ALOE L.
sinkatana Reynolds, 488
ALPINIA Roxb., 127
novæ-pommerianæ K. Schum., 127,
128, 138, 139, 142
oceanica Burkill, 140 sqq.
purpurata (Vieill.) K. Schum., 140, 142
AMBROSIA L.
maritima L., 488
AMOMUM L.
cevuga Seem., 127, 128, 138, 141
AMPELOCISSUS Planch., 192, 196
africana (Lour.) Merr., 74, 75
araneosa (Lawson) Planch., 191
arnottiana Planch., 191
bakeri Planch., 75
bombycina (Bak.) Planch., 74, 75, 77
grantii (Bak.) Planch., 72
latifolia (Roxb.) Planch., 185, 191
leonensis (Hook. f.) Planch., 71
pentaphylla (Guill. & Perr.) Gilg &
Brandt, 74, 76
salmonea (Bak.) Planch., 75
tomentosa (Heyne) Planch., 191
AMPELOPSIS Michaux, 191, 192, 196
brevipedunculata (Maxim.) Trautv.
var. hancei (Planch.) Li, 185
heterophylla (Thunb.) Siebold & Zucc.,
185
ANAGALLIS L.
arvensis L., 488
ANDROPOGON L.
bicornis L., 441, 442, 444
ANETHUM L.
graveolens L., 488
AN1SANTHER1NA Penn.
hispidula (Mart.) Penn. & Britt., 441
ANISOPHYLLEA R. Br. ex Sabine, 109
sqq.
bœhmii Engl., 111 sqq.
disticha Bail!., 110
ANOGEISSUS Wall, ex Guill. & Perr.
schimperi Hochst., 488
ANTROLEPIS Welw.
anthemiflora Welw., 278
elata Welw., 280
leucocephala Welw., 280
santolina Welw., 280
APPENDICE) LARIA DC.
thymifolia (Bonpl.) DC., 441
APTERANTHES Mikan
guessoneana Mikan, 322
ARCH1DENDRON F. v. Muel., 3, 5,
6, 7
balansæ (Oliv.) I. Nielsen, 4, 8, 9,
10, 13, 14, 23, 24
bauchei (Gagnepain) I. Nielsen, 9,
10, 12, 14, 19, 20
bubalinum (Jack) I. Nielsen, 9, 10,11,
13, 16
Source : MNHN, Paris
— 506 —
chevalieri (Koster.) I. Nielsen, 4, 9,
10, 12, 15, 24, 27, 28
clypearia (Jack) I. Nielsen, 4, 9, 13, 19
subsp. clypearia 11, 15
subsp. sessiliflorum (Merr.) I. Nielsen,
11, 15
conspicuum (Craib) I. Nielsen, 4, 9,
10, 12, 15, 28, 29
contortum (Mari.) I. Nielsen, 9, 10, 12,
13, 16
dalatense (Koster.) I. Nielsen, 9, 10,
13, 15, 23, 24
eberhardtii I. Nielsen, 4, 9, 10, 11, 14,
28, 30
ellipticum (Bl.) I. Nielsen, 9, 10, 13, 14,
21
fagifolium f. v. Muel-, 9
globosum (Blume) I. Nielsen, 9, 10,
12, 14, 18
glomeriflorum (Kurz) I. Nielsen, 4,
9, 10, 13, 14, 19, 20
harmsii v. Malm, 8
jiringa (Jack) I. Nielsen, 4, 6, 9, 10,
12, 14, 32
kerrii (Gagnepain) I. Nielsen, 12, 14,
28, 29, 31
kuenstleri (Prain) I. Nielsen, 9, 10,
11, 14, 17
laoticum (Gagnepain) I. Nielsen, 9, 10,
12, 15, 27, 28
lucidum (Benth.) I. Nielsen, 9, 10, 12,
14, 18, 19
microcarpum (Benth.) I. Nielsen, 9, 10,
11, 13, 17
monadelphum (Roxb.) I. Nielsen, 4,
9, 10, 11, 13, 14, 21
occultatum (Gagnep.) I. Nielsen, 9, 10,
11, 15, 20, 21
pahangense (Koster.) I. Nielsen, 4,
9, 10, 13, 14, 22
pellitum (Gagnep.) I. Nielsen, 9, 10,
11, 13, 18
poilanci (Koster.) I. Nielsen, 4, 9, 10,
13, 15, 23, 24
quocense (Pierre) I. Nielsen, 4, 9, 10,
12, 14, 31, 32
robinsonii (Gagnep.) I. Nielsen, 4, 8,
9, 10, 12, 15, 26, 28, 211
solomonense Hemsley, 6, II
tenuiracemosum Kanehira & Hatusima,
8
tetraphyllum (Gagnep.) I. Nielsen, 9,
10, 52, 13, 14, 22, 23
tonkinense I. Nielsen, 4, 9, 10, 12, 15,
23, 24, 25
turgidum (Merr.) I. Nielsen, 6, 9, 10,
11, 14, 32
utile (Chun & How) I. Nielsen, 9,10,12,
14, 20
vaillantii (F. v. Muel.) F. v. Muel., 10
yunnanense (Koster.) I. Nielsen, 9
sqq., 15, 30
ARGEMONE L.
mexicana L., 488
ARISTIDA L., 67
pugens Desf.
var. genuina Maire, 94
ARTEMISIA L.
campestris L., 94
ARTIA Guillaumin, 117, 118
coriacea Guillaumin, 120, 123
ASCOLEPIS Nees ex Steud., 269
ampullacea J. Rayn., 272, 296, 302, 303
anthemiflora Welw., 277
bellidiflora (Welw.) Cherm., 279
brasiliensis (Kunth) Benth. ex C.B.
Cl., 272, 292, 302
capensis (Kunth) RidI., 272, 290, 291,
302, 303
var. lacera C.B. Cl., 291
densa Gœtghebeur, 273, 284, 285, 286
dipsacoides (K. Schum.) J. Rayn.,
272, 302
subsp. dispsacoides, 298, 299
subsp. siamensis (C.B. Cl.) J. Rayn.,
298, 299
elata Welw.
var. gracUior C.B. Cl., 279
eriocauloides (Steud.) Nees ex Steud.,
270, 275, 282, 283, 301, 303
fibrillosa Gœtghebeur, 273, 288, 289
gracitis Turrill, 299
hemisphærica Peter ex Gœtghebeur, 273,
275, 282, 284, 285
killingioides Steud., 270, 301
leucocephala (Nees) Liten, 292
majestuosa Duvign & Léon., 271, 272,
299, 300, 302, 303
menongensis Meneses, 272, 293, 294,
302, 303
metallorum Duvign. & Leon., 273,
275, 281
neglecta Gœtghebeur, 275, 287, 288,
302
peteri Kük., 301
pinguis C.B. CI., 271, 272, 273, 294,
295, 302, 303
protea Welw., 269, 286
var. anthemidiflora Welw., 273, 276
277
var. bellidiflora Welw., 273, 278,
279, 285, 296
var floribunda Gœtghebeur, 273, 276,
277
var. kyllingioides Welw., 275
var. ochracea (Menezes) Gœtghebeur,
273, 274, 277
var. protea, 273, 274, 275
Source : MNHN, Paris
— 507 —
var. splendida K. Schum., 273,
281, 282, 297
var. stellata Gœtghebeur, 273, 281
var. transferts Kük., 279
var. tuberosa Kük., 279
pseudopeteri Gœtghebeur, 273, 284, 286
pusilla Ridl., 272, 297, 298, 302, 303
setigera Hutch., 297
speciosa Welw., 273, 288, 289
var. ochracea Meneses, 277
spinulosa Gœtghebeur, 273, 284, 287
tenuior Steud., 270, 301
trigona Gœtghebeur, 273, 284, 286
vatkeana Bock., 301
venezuelensis Schnee, 301
ASCOPHOL1S Fischer
gamblei Fischer, 272, 302
ATRACTYL1S L.
fia va Desf., 94
AZADIRACHTA A. Juss.
indica A. Juss., 488
B
BACOPA Aubl., 149, 153
myriophylloides Wettst., 151
reflexa (Benth.) Leofgr. & Edwall, 150,
157, 407
BALANITES Del.
ægyptiaca (L.) Del., 488
BERSAMA Fres.
abyssinica Fres., 488
BLEPHARIS Juss.
ciliaris Burtt., 488
BONJEAN/A Reichb.
recta (L.) Reichb., 373
BORASSUS L.
æthiopum Mart., 488
BORRERIA Mey.
latifolia K. Schum., 444
verticillata Mey., 408
BOSCIA Larr.
augustifolia A. Rich., 488
senegalensis (Perr.) Lam. ex Poir., 489
BOUCEROSIA Wight & Am., 319, 320
acutangula (Decne.) Decnc., 322
forskalii Décrié., 322
quadrangula (Forssk.) Decne., 322
russeliana Courb. ex Brongn., 320, 321,
322
tombuctuensis A., Chev., 323
BOUGAINVILLEA Comm. ex Juss., 489
BOUTELOUA Lag., 39
BRACHYACHNE Stapf, 39
BRIDELIA Willd., 489
BULBOSTYL1S Kuntq
capillaris (L.) C.B. Cl., 408, 409
BURCHELLIA R. Br., 432
BURMANNIA L.
capitata Mart., 441
C
CACTUS L.
triangularis L., 322
CADABA Forssk.
longifolia DC., 489
rotundifolia Forsk., 489
CALLIANDRA Benth., 362
CALOTROPIS R. Br.
procera (Ait.) Ait. f., 489
CAMPANULA L.
subsect. Campanulastrum (Small) Fed.,
307, 308, 310, 312 sqq.
cochleariifolia Lam., 307, 308, 310 sqq.
subsect. Eucodon (DC.) Fed., 307,
310, 312, 315 sqq.
ficarioides Timb.-Lagr., 308, 311, 312,
314, 316
subsect. Heterophylla (Wit.) Fed., 307
sqq., 317
hispanica Willk.
subsp. hispanica, 308, 312, 314, 316
jaubertiana Timb.-Lagr., 308, 310 sqq.,
314, 316
latifolia L., 308, 312, 315 sqq.
linifolia Lam., 308, 312, 314, 316
lusitanica L.
subsp. lusitanica, 308, 312 sqq.
macrorhiza J. Gay ex A. DC., 308, 310,
311, 312, 314, 316
patula L., 308, 312, 313, 316
persicifolia L.
subsp. persicifolia, 308, 312, 313, 316
precatoria Timb.-Lagr., 308, 312, 314,
316
rapunculoides L., 308, 312, 315, 316,
317
rapunculus L., 308, 312, 316
rhomboidalis L., 308, 311,312, 314, 316
rotundifolia L., 308, 309, 312, 314
ruscinonensis Timb.-Lagr., 307, 308,
311, 312, 314, 316, 317
stenocodon Boiss. & Reut., 308, 312,
314, 316
transtagana R. Fem., 316
CAPPARIS L.
decidua (Forssk.) Edgew., 489
CAPSICUM L., 462, 463
annuum L., 489
CARALLUMA R. Br., 320
acutangula (Decne.) N.E. Br., 322
sect. Caralluma, 322
hirtiflora N.E. Br., 323
quadrangula (Forssk.) N.E. Br., 322
Source : MNHN, Paris
— 508 —
retrocipierts N.E. Br., 319, 321, 489
var. acutangula (Decne.) White &
Sloane, 323
var. hirtiflora (N.E. Br.) Berger, 323
var. glabra N.E. Br., 323
subsp. relrocipiens
var. relrocipiens, 323
subsp. tombuetuensis (A. Chev.) A.
Chev.
var. acutangula (Decne.) A. Chev.,
323
var. tombuetuensis, 323
var. tombuetuensis (A. Chev.) White &
Sloane, 323
russeliana (Courb. ex Brongn.) Cuf., 323
tombuetuensis (A. Chev.) N.E. Br.,
323
vittata N.E. Br., 489
CARAPA Aubl.
guianensis Aubl., 442
CAR1SSA L.
edulis Vahl
var. tomentosa Stapf, 489
CARPOLOB1A G. Bon
lutea G. Don, 420
CARTHAMUS L.
tinctorius L., 489
CARUM L., 150
CASEARIA Jacq.
coriacea Vent., 337, 338
mauritiana Bosser, 337
CASSIA L., 7
fistula, 17
latifolia Meyer, 440
occidentalis L., 489
senna L., 489
CATHORMION Hassk., 5, 6
CAYRAT1A Juss., 72, 190, 192, 194, 196
carnosa Gagnep., 185
gracilis (Guill. & Perr.)
Suessenguth, 76, 78
ibuensis (Hook. f.) Suessenguth, 76, 78
pedata (Lam.) Juss., 186
trifolia (L.) Domin., 186
CECROPIA Loefl., 438
obtusa Trécul, 440
peltata L., 439
CEIB A Mill.
pentandra (L.) Gaertn., 414
CELTIS L.
integrifolia Lam., 489
tessmannii Rendle, 333, 392
CENTROPOGON Presl.
comutus (L.) Druce, 440
CERATOPHYLLUM L.
demersum L., 489
CERBERA Lour., 120
venenifera (Poir.) Steud., 122
CERBERIOPS1S Vieill., 120
comptonii S. Moore, 120, 121
CESPEDESIA Goudot
spathulata (Ruiz & Pav.) Planch., 437
CHÆTOSTICHIUM C.E. Hubb., 40
CHELONANTHUS Gilg
alatus (Aubl.) Pulle, 411
CHLORIDEÆ Kunth, 39, 40, 68
CHLOR1S Sw., 39, 40
acicularis Lindl., 42
barbata Sw., 41 sqq., 46, 48, 50 sqq.,
55, 60 sqq., 64, 68
ciliata Sw., 41, 44 sqq., 49 sqq., 58,
60 sqq.
cucullata Bisch., 42, 67
filiformis (Vahl) Poir., 44
gayana Kunth, 42 sqq., 50, 52, 56,
58, 60, 62 sqq.
glauca (Chapm.) Vasey, 67
pilosa Sw., 44 sqq., 54, 56, 58, 60, 64,
68
penicillata Pers., 44, 46, 47, 60 sqq.,
58, 60 sqq., 68
petræa Sac., 67
polystachya Sw., 42, 67
pyenothrix Trin., 42 sqq., 48, 50, 52,
54, 56, 57, 60, 64 sqq.
radiata Sw., 41 sqq., 46, 50, 54, 56, 58,
65, 68
roxburghiana Schult., 44, 68
submutica H.B.K., 42 sqq., 47, 50, 52,
54, 55, 56, 60
truncata R. Br., 44 sqq., 54, 58, 60, 63
ventricosa R. Br., 41, 44, 46, 47, 50
sqq., 54, 65, 67
verticillata Nutt., 42, 67
virgata Sw., 43 sqq., 61, 64 sqq.
CH RYSOCHLOA Swallen, 39
CISSUS L., 72, 175, 192, 194, 196
adnata Roxb., 186
aralioides (Welw. & Bak.) Planch., 189
antarctica Vent., 190
assamica (Lawson) Craib, 186
bainesii (Hook. f.) Gilg & Brandt, 180
cactiformis Gilg, 187
capensis (Burm. f.) Willd.
var. dregeana (Bernh.) Harvey, 182
chevalieri Gilg & Brandt, 82
cornifolia (Bak.) Planch., 72
corylifolia Planch., 72
crameriana Schinz, 179
crinita Planch., 82
currorii (Hook. f.) Planch., 180
cymosa Schum. & Thonn., 80
sect. Cyphostemma Planch., 176
dregeana Bernh., 182
ferruginea DC., 182
lelyi Hutch., 80
leonensis Hook. f., 75
Source : MNHN, Paris
— 509 —
njegerre Gilg, 180
palmatifida (Bak.) Planch., 72
populnea Guill. & Perr., 190
var. populnea, 79
quadrangularis L., 186, 187, 190
489
var. pubescens Dewit, 78
var. quadrangularis, 79
rotundifolia Forssk., 190
rufescens Guill. & Perr., 72
sandersonii Harvey, 181
serpens auct., 80
sicyoides L., 190
sokodensis Gilg & Brandt, 82
subaphylla (Balf. f.) Planch., 176, 183,
186
tomentosa Lam., 182
trilobata Lam., 188
vitiginea Hort. ex Planch., 182
CITRUS L., 81
aurantifolia (Christm.) Svvingle, 489
aurantium L.
var. sinensis L., 489
paradisi Macf., 490
CLEISTOPHOLIS Pierre
patens (Benth.) Engl., 424
CLEMAT1C1SSUS Planch., 192
CLIDEMIA D. Don
capitellata (BonpI.) D. Don
var. dependens (D. Don) Macbr., 441
hirta D. Don
var. elegans (L.) Benth., 442
sericea D. Don, 441
COCCOCYPSELUM P. Br.
guianense (Aubl.) K. Schum., 440
COCCULUS DC.
pendulus (J. R. & G. Forst.) 489
CŒLOCARYON Warb.
preussi Warb., 333, 334
COMBRETOCARPUS Hook. f., 109,
115
COMBRETUM Loefl.
martmannianum Schweinf., 489
COMMIPHORA Jacq.
africana (A. Rich.) Engl., 489
pedunculata (Kotschy & Peyr.) Engl.,
489
COMOLIA DC.
lythrarioides (Steud.) Naud., 444
CORCHORUS L.
olitorius L., 489
CORDIA L.
abyssinica R. Br., 99
rothii Roem. & Schult-, 490
sinensis Lam., 490
CORONOPUS Zinn.
niloticus (Del.) Spreng., 490
CORYNANTHE Welw.
pachyceras K. Schum., 414, 416
COSTUS L., 127
dinklagei K. Schum., 128
COUTOUBEA Aubl.
ramosa Aubl., 442
CRATERSIPERMUM Benth.
caudatum Hutch., 420 sqq.
CRATEVA L.
adansonii DC., 490
CRINUM L.
erubescens Ait., 404, 406
jagus (Thorops.) Dandy, 490
CROTON L.
oligandrum Pierre ex Hutch., 332, 333
CTENIUM Panz., 39
CUCUM1S L.
dipsaceus Ehremb. ex Spach, 490
subsp. agrestis Naud., 490
subsp. flexuosus Hassib., 490
subsp. inodorus Naud., 490
prophetarum L., 490
CUCURBITA L.
moschata (Lam.) Poir., 490
pepo L.
var. ovifera Sick., 490
var. pepo, 490
CUMINUM L.
cyminum L., 490
CUPHEA P. Br.
lackii Lourteig, 446
CYLINDROKELUPHA Koster., 3, 5, 6
annamensis Koster., 23, 24
balansæ (Oliv.) Koster., 23
balansæ auct., 24, 27
bubalina (Jack) Koster., 8, 11, 17
chevalieri Koster., 26, 28
plalyphylla Koster., 27
platyphylla auct., 29, 30
poilanei Koster., 27
robinsonii (Gagnep.) Koster., 26, 28 sqq.
robinsonii auct., 24
CYMBOPOGON Spreng
nardus (L.) Rendle, 444
nervatus (Hochst.) Chiov., 490
CYNODON Rich., 39, 40
dactylon (L.) Pers., 66, 68
CYPERUS L.
haspan L.
subsp. juncoides (Lam.) Kük., 404,
407
meeboldii Kük., 271
rotundus L., 490
CYPHOSTEMMA (Planch.) Alst., 72,
175, 192, 194, 196
adenocaule (Steud. ex A. Rich.) Des¬
coings, 191
var. adenocaule, 79
bainesii (Hook. f.) Descoings, 177, 180,
190
Source : MNHN, Paris
— 510 —
cramerianum (Schinz) Descoings, 177,
190
currorii (Hook. f.) Descoings, 190
cymosum (Schum. &Thonn.) Descoings,
80, 188
cymosum x Ieleyi, 80
elephantopus Descoings, 176, 177, 188,
190
flavicans (Bak.) Descoings, 72
junceum (Webb) Descoings, 191
juttæ (Dinter & Gilg) Descoings, 190
laginerum (Harvey) Descoings
laza Descoings, 177, 188, 190
lelyi (Hutch.) Descoings, 80
mappia (Lam.) Descoings, 190
njegerre (Gilg) Descoings, 177, 180, 191
oleraceum (Bolus) Lavie, 190
rupicolum (Gilg & Brandt) Descoings,
84, 190
sandersonii (Harvey) Descoings, 177,
181
sokodense (Gilg & Brandt) Descoings,
71, 82, 191
uter (Exell & Mend.) Descoings, 190
D
DACTYLOCTEN1UM Willd., 39
ægyptium Willd., 490
DAKNOPHOL1S W. D. Clayton, 39
DALHOUSIEA Graham ex Benth.
africana Graham ex Benth., 474
DELAPORTEA Thorel ex Gagnep., 344
armala Thorel ex Gagnep., 345
ferox Gagnep., 345
microphyüa Gagnep., 345, 346
DESM1DORCHIS Ehrenb.
acutangula Decne., 319 sqq.
forskalii Decne,, 322
quadrangula (Forsk.) M. Gilbert &
J. Rayn., 322
retrocipiens Ehrenb., 319 sqq.
DESMODIUM Desv.
barbatum (L.) Benth., 441, 442, 444
DETARIUM Juss.
macrocarpum Harms, 332, 333
senegalensis Gmel., 490
DIALIUM L., 333, 334
DICORYNIA Benth.
guianensis Amshof, 438
DIGERA Forsk.
muricata (L.) Mart., 490
DIODIA Gronov. ex L.
ocymifolia Decne., 442
DIOSPYROS L.
mannii Hiern, 417, 418, 422
sanzaminika A. Chev., 417, 418, 422,
426, 427
DIPTERYX Schreb.
odorata (Aubl.) Willd., 438
DODONÆA Mill.
viscosa Jacq., 490
DOLICHOS
lablab L., 491
DOPATRIUM Buch.-Ham. ex Benth.
macranthum Oliv., 156
DORYCNIUM Mill., 367, 369
argenteum Del., 369
sect. Bonjeania Rikli, 369
broussonetii Choisy ex Ser., 373
sect. Canaria Rikli, 369, 373
eriophtalmus (Webb) Webb, 373
sect. Eudorycnium Rikli, 369
latifolium Willd., 386
rectum (L.) Ser., 373
speciabilis (Choisy ex Ser.) Webb, 373
DRYPETES Vahl
aylmeri Hutch. & Dalz., 417
gilgiana (Pax) Pax & K. Hoffm., 417,
419, 422, 426
gossweileri S. Moore, 333, 334
E
ECHINOCHLOA Pal. Beauv.
pyramidalis (Lam.) Hitchc. & Chase,
490
stagnina (Retz.) Pal. Beauv., 491
ELEOCHARIS R. Br.
interstincta (Vahl) R. Br., 404, 406
retroflexa (Poir.) Urb., 407
ELEUS1NE Gaertn., 39
ENTADA Adans., 33
bomeensis Ridl., 343
gigas (L.) Fawc. & Rend., 467 sqq.
glandulosa Pierre ex Gagnep., 342
monoslachya A. DC., 341
phaseoloides (L.) Merr., 342, 343
pursætha A. DC., 341, 342, 343
reticulata Gagnep., 343, 344
spiralis Ridl., 343
tamarindifolia Pierre ex Gagnep., 342,
343, 344
tonkinensis Gagnep., 342
ENTANDROPHRAGMA C. DC.
utile (Dawe & Sprague) Sprague, 87 sqq.
ENTEROPOGON Nees, 39, 40
ERAGROSTEÆ Benth., 39
ERAGROST1S v. Wolf
papposa Steud., 94
ERECHTITES Rafin.
hieracifolia (L.) Raf., 437, 438
ERUCA Mill.
sativa Mill., 491
ERYTHROSPERMUM Lam.
amplexicaule DC.
var. cordifolium Thou., 495
Source : MNHN, Paris
— 511 —
amplifolium Thou., 496
maurilianum Bak., 496
monticolum Thou.,
var. amplifolium (Thou.) Sleumer, 496
var. cordifolium (Clos) Sleumer, 495
var. pyrifolium (Lam. ex Poir.) Sleu¬
mer, 496
pyrifolium Lam. ex Poir., 496
verlicillalum Lam. ex Poir., 495
EUCLEA L.
schimperi (A. DC.) Dandy, 491
EUPHORBIA L.
venefica Trém. ex Kotschy, 491
EUSTACHYS Desv., 39
F
FAGUS L.
sativa L., 91
FARSETIA Turra.
longistyla Bak., 491
ramosissima Hochst. ex Foum., 94
FICUS L.
sycomorus L., 491
FIMBRISTYLIS Dietr.
miliacea Vahl, 442
FOENICULUM Mill., 491
FREREA Dalz.
indica Dalz., 322
FUIRENA Rottb.
umbellata Rottb., 404, 407
G
GAERTNERA Lam.
cooperi Hutch., 420
GALIUM L.
palustre L.
subsp. elongatum (Presl) Lange, 451
sqq.
GLEDITSIA L.
javanica Lam., 340
GOSSWEILERODENDRON Harms
balsamiferum (Vem.) Harms, 332, 333
GOSSYPIUM L.
barbadense L., 491
GOUPIA Aubl.
glabra Aubl., 438, 441, 442
GRATIOLEÆ Benth., 172
GRIFFONIA Bail).
physocarpa Bail!., 332, 333
GUADUA Kunth
macrostachya Ruprecht, 445, 446
GYNANDROPSIS DC.
gynandra (L.) Briq., 491
H
HEINEKENIA Webb ex Christ
berlhelolii (Masferrer) Kunkel, 372
maculata (Breitf.) Kunkel, 372
peliorhyncha (Hook. f.) Webb ex Christ,
369, 372, 373
HEINSIA DC.
crinita (Afzel.) Tayl., 420
HE1STERIA Jacq.
parvifolia Sm., 420
HEMIANTHUS Nutt., 149
HEM ICA R PH A Nees & Arn.
isolepis Nees, 304
micrantha (Vahl) Britton, 304, 305
HIBISCUS L.
esculentus L., 491
sabdaritfa L., 491
vitifolius L., 491
HORNSTEDTIA Retz. 127
lycostoma K. Schum. & Lauterb., 128,
137, 138, 141
HOTTONIA L., 462
HUTCHINIA Wight & Arn., 322
HYDROTHRIX Hook. f., 150
HYDROTRICHE Zucc., 150
bryoides A. Rayn.-Roques, 145, 147,
148, 151, 155, 160, 169 sqq., 173
galiifolia A. Rayn.-Roques, 145 sqq.,
152, 156, 160, 165, 166, 172, 173
hottoniiflora Zucc., 146 sqq., 159, 161,
163, 172
var. flava Bonati, 164, 173
var. hottoniiflora, 162
var. latifolia Bonati, 145, 166
var. lerreslris Bonati, 160
mayacoides A. Rayn.-Roques, 146 sqq.
154, 160, 167 sqq., 172, 173
HYMENOCARDIA Wall, ex Lindley
acida Tul., 491
HYMENOSTEGIA (Benth.) Harms
pellegrinii (A. Chev.) Léonard, 333, 334
HYPTIS Jacq.
atrorubens Poit., 441, 442, 444
INGA Mill., 7, 200, 438
bigemina auct., 222
bubaiina Jack, 16, 17
clypearia Jack, 15, 16
elliplica Bl., 21
globosa Bl., 18
lucida Wallich, 222
lucidior Steud., 222
thibaudiana DC., 440
timoriana A. DC., 340
1NGEÆ Benth., 3, 6, 7
Source : MNHN, Paris
— 512 —
IPOMŒA L., 491
cairica (L.) Sweet,
IRVINGIA Hook. f.
gabonensis (Aubry.-Lec.) Bail!., 333,
334
ISOETES L.
duriæi Bory, 403
ovata Pfeiffer, 405, 407, 409
ISOLEPIS R. Br.
ascolepis A. Rich., 284
J
JASMINUM L., 462
JUNIPERUS L.
procera Hochst. ex Endl., 491
JUSTICIA L., 491
K
KAMPOCHLOA W. D. Clayton, 39
KIGELIA D.
æthiopum (Fenzl.) Dandy, 491
africana (Lam.) Benth., 491
KLAINEDOXA Pierre
gabonensis Pierre 333. 334
KROKER1A Moench.
oligoceraios Moench.
KYLLINGA Rottb., 272
décora Steud., 293
dipsacoides K. Schum., 298
eriocauloides Steud., 270, 283
L
LABLAB Adans.
purpureus (L.) Sw., 491
LACHNOSIPHONIUM Hochst.
niloticum (Stapf.) Dandy, 494
LAËTIA Loefl. ex L.
procera (Poepp. & Endl.) Eichl., 438
LANDUKIA Planch., 193
LANNEA A. Rich.
schimperi (Hochst. ex A. Rich.) Engl.,
491
LASIACIS Hitchc.
ligulata Hitchc. & Chase, 443, 446
LAWSON IA L.
inermis L., 491
LEE A Royen ex L., 184
LENS Mill.
phaseoloides L., 341
LEPTADENIA R. Br.
pyrotechnica (Forssk.) Decne., 491
LEPTUREÆ [« Lepturieæ »' Dumort..
39, 40
LEPTURELLA Stapf, 40
LIMNOPHILA R. Br.
hippurioides Philc., 148, 149, 151
LIMONIUM Mill., 462
LIPOCARPHA R. Br., 272, 303
isolepis (Nees) Haines, 304
microcephala (R. Br.) Kunth, 270, 302
selloviana Kunth, 305
LOPHIRA Banks ex Gaertn. f.,
alata Banks ex Gaertn. f., 333, 334
LORANTHUS Jacq.
acaciæ Zucc., 491
LOREYA DC.
mespiloides Miq., 440
LOTEA Medik.
ornithopodioides (L.) Medik., 369, 374
LOTUS L.
angustissimus L., 373, 375
subsp. suaveolens (Pers.) Bol. ex Vigo,
390
anthylloides Vent., 375, 378
arabicus L., 369, 374, 383, 388, 391,
396, 397
var. arabicus, 390
var. trigonelloides (Webb) Webb, 390,
396
arborescens Lowe ex Coutinho, 375
arenarius Brot., 375, 381, 384
var. canescens (Kunze) Brand, 376
var. webbii J. Bail, 376, 380
argenteus (Del.) Webb, 368, 369, 376
argenleus (Lowe) Masferrer, 376, 390
argenteus auct., 390
arguinensis Maire, 371, 376, 377, 385,
391, 392
argyrodes Murray, 376, 388
assakensis Cosson ex Brand, 371, 377,
378, 388, 394, 397
atropurpureus DC., 378
azoricus P. W. Bail, 378
berthelotii Masferrer, 387
var. berthelotii, 372
var. subglabrata Hillebr. ex Mas¬
ferrer, 372
bollei Christ, 379, 382
var. argentea A. Chev., 378
borkouanus Quézel, 391
borzii Pitard, 378, 379, 381, 382
broussonettii Choisy ex Ser., 373
brunneri Webb, 375, 379, 385
callis-viridis Bramwell & Davis, 379
campylocladus Webb, 379, 384, 390
sect. Canaria (Rikli) Gillett, 369, 373
subgen. Canaria (Rikli) Gillett, 373
candidissimus A. Chev., 379
capillipes Batt. & Trab., 380
chazaliei de Boissieu, 369, 371, 383, 388,
389, 395, 397
var. dalmasii Maire, 38
Source : MNHN, Paris
— 513 —
var. ifniensis Cabal.) Maire, 380, 382
var. ifniensis (Cabal.) Maire, 380, 382
var. ifniensis (Cabal.) Maire, 380, 382
comiculatus L., 372
coronillœfolius Webb, 378
var. argenteus (A. Chev.) Sunding,
380
creticus L., 376, 382
var. commutatus (Guss.) Coutinho,
380
creticus L., 376, 382
var. commutatus (Guss.) Coutinho,
390
dorychnoides Poir., 389
dumetorum Webb ex Murray, 376, 380
subgen. Edentolotus Brand, 368, 373
emeroides Webb ex Murray, 000
eriophtalmus Webb, 373
sect. Erythrolotus Brand, 368
erythrorhizus Bolle, 381, 382, 385
div. Etymolotus Webb, 369, 373
sect. Eulotus Ser., 368, 373
floridus (Lowe) Masferrer, 381
genistoides Webb, 381
glaucus Dryand., 378, 379, 381, 386,
390
var. augustissimus Pit., 382
var. canariensis Brand, 382
var. dubia Lowe, 382
var. erythrorhizus (Bolle) Brand, 381,
382
var. floridus (Lowe) Brand, 381, 382,
var. glaucus, 382
subsp. ifniensis (Cabal.) Cabal., 380,
384
var. intricata Lowe, 382
var. leptophyllus (Lowe) Pit., 382
var. sessilifolius (DC.) Pit., 382
384
var. suffruticosus Pit., 382
var. villosissimus Pit., 382
var. villosus Brand, 382
glinoides Del., 367, 391, 392, 395, 397
var. glinoides, 396
var. multiflorus Sauvage, 396
var. schimperi (Steud.) Batt., 396
var. tuberculatus Sauvage, 396
div. Heinekenia Webb, 369, 374
sect. Heinekenia (Webb ex Christ) Brand,
368, 373
hillebrandii Christ, 384
hirtulus Lowe ex Coutinho, 384
holosericus Webb, 379, 382, 384, 387
ifniensis Cabal., 380, 382
jacobæus L., 368, 378
var. flaviflorus Brunner, 375, 385
var. luteus A. Chev., 385
var. villosus A. Chev., 385
jolyi Batt., 367, 371, 377, 388, 391, 394,
397
var. eriocarpus Maire, 385, 392
var. leiocarpus Maire, 385, 392
jolyi auct., 380
sect. Krokeria (Moench.) Ser., 368,
369, 374
sect. Krokeria (Moench.) « Willk. »,
369
kunkelii (E. Chueca) Bramwell & Davis,
385
lancerottensis Webb, 387
var. erythrorhizus (Bolle) Kunkel, 381
subsp. kunkelii E. Chueca, 385
latifolius Brand, 386
leptophyllus (Lowe) Lars., 386
sect. Lotea (Medik.) Ser., 368, 374
sect. Lotus, 369, 374
subgen. Lotus, 373
loweanus Webb, 369, 386, 390
macranthus Lowe, 386, 388, 390
mandonii A. Chev., 376
macranthus auct., 378
maculatus Breitf., 372
maroccanus Bail, 381
var. eriosolen Maire, 387
var. pallidus Maire, 387
var. villosissimus Maire, 387
var. simulans Maire, 387
mascænsis Burchard, 387
melilotoides Webb, 387
neglectus (Lowe) Masferrer, 387
nubicus Hochst. ex Bak. f., 396
oliveiræ A. Chev., 387
sect. Ononidium Boiss., 368
ornithopodioides L., 374
paivæ (Lowe) Meneses, 388
sect. Pedrosia (Lowe) Brand, 388
subgen. Pedrosia (Lowe) Brand, 367,
368, 370, 373, 374
peliorhynchus Webb ex Hook. f., 368,
370, 387
pentaphyllus Link, 382, 389
polyphyllos Clarke, 376
purpureus Webb, 389
sect. Quadrifolium Brand, 368
reclus L., 373
subgen. Rhyncholotus Monod, 370, 372
roudairei Bonnet, 367, 369, 371, 383,
397
salvagensis Murray, 388, 389
salzmanii Boiss. & Reut., 382, 390
schimperi Steud., 396
sessilifolius DC., 382, 387, 388, 395
var. pentaphyllus (Link) Davis, 389
simonæ Maire, 369
spartioides Webb, 382, 387, 390
spectabilis Choisy ex Ser., 373
Source : MNHN, Paris
— 514 —
sect. Stipulati Maire, Weil. & Wilcz.,
369
suaveolens Pers., 390
sect. Tetragonolobus Taubert, 368
tibesticus Maire, 390
Irigonelloides Webb, 391, 396
uliginosus Schkuhr, 375
sect. Xantholoius Brand, 368, 374
LUDWIGIA L.
latifolia (Benth.) Hara, 442
LUFFA Mill.
cylindrica L., 491
LUP1NUS L., 462
tennis Forssk., 491
LDCOPERSICUM Mill.
esculentum (L.) Mill., 491
LYCOPOD1UM L.
cernuum L., 440, 442
LYONSIA R. Br., 118
M
MÆRUA
angolensis DC., 491
crassifolia Forssk., 492
oblongifolia (Forssk.) A. Rich., 492
virgata Gilg, 492
MÆSOBOTRYA Benth.
barteri (Baill.) Hutch., 420
MALQUETIA A. DC., 120
MALVA L.
parviflora L., 492
MANDEVILLA Lindl.
hirsuta (Rich.) K. Schum., 444
MANGIFERA L.
indica L., 492
MARISCULUS Gœtghebeur, 270
peteri (Kük.) Gœtghebeur, 272, 302
MARISCUS Ehrh., 270, 272
malawicus J. Rayn., 303
paradoxus Cherm., 303
MAYACA Aubl.
longipes Mart. ex Seub., 404
MEDEOLA L.
virginiana L., 127
MEDICAGO L.
sativa L., 492
MEMECYCLON L.
golaense Bak., 417
guineense Keay, 417
urschii H. Perr., 257, 268
MENTHA L.
viridis L., 492
MICONIA Ruiz & Pav.
ciliata (Rich.) DC., 440, 442, 444
MICROCHLOA R. Br., 39, 40
MICRODESMIS Hook. f.
puberula Hook. f. ex Planch., 420
MICROGLOSSA DC.
pyrifolia (Lam.) O. Ktze., 492
M1KANIA Willd.
scabra DC., 440
MIMOSA L., 200
arborea Thunb., 212
biglobosa auct., 340
cæsia L., 348
chinensis Osbeck, 221
concinna Willd., 348
corniculala Lour., 225
dulcis Roxb., 34
entada L., 341
jiringa Jack, 32
julibrissin auct., 206
kalkora Roxb., 217
lebbeck L., 220
lucida Roxb., 222
microphylla Roxb., 227
monadelpha Roxb., 21
nodosa auct., 19
odoratissima L. f., 225
pennala L., 352
procera Roxb., 223
rugata Lam., 348
saponaria Lour., 223
sinuata Lour., 349
speciosa Jacq., 212
speciosa auct., 212
torta Roxb., 350
MITRACARPUS Zucc., 432
MORELIA A. Rich., 432
MUSA L.
sapientium L., 492
MYRIOPHYLLUM L., 462, 463
N
NAJAS L„ 150
NAPOLEONÆA Pal. Beauv. ex Fisch.
leonensis Hutch. & Dalz., 420
NAUCLEA L.
diderrichii (De Wild. & Th. Dur.'
Merr., 332, 333
NEMOPHILA Nutt., 462
NEOSLŒTIOPS1S Engl.
kamerunensis Engl., 420
NEPSERA Naud.
aquatica Naud., 440
NICOTIANA L., 462
NIMIRIA Prain ex Craib
siamensis Craib, 344
NYMPHOIDES Seguier
indica (L.) O. Ktze., 404, 407, 409
O
ODONTA DENIA Benth.
puncticulosa Pulle, 442
Source : MNHN, Paris
— 515 —
OPHIOGLOSSUM L.
ellipticum Hk. & Grev., 403 sqq.
polyphyllum A. Br., 403
OROPET1UM Trin., 40
ORTHOLOBIUM Gagnep.
bubalinum (Jack) Koster., 17
chevalieri Gagnep., 27
plalyphyllum Gagnep., 27
umbellalum Gagnep., 27
ORTHOLOTUS Fourreau 373
OURATEA Aubl.
duparquetiana (Baill.) Gilg, 420 423,
morsonii Hutch. & Dalz., 420
P
PÆPALANTHUS Kunth, 444
PAINTERIA Britlon & Rose, 6
nitida (Vahl) Koster., 5, 33
PALICOUREA Aubl.
crocea Ram. & Schult. 441
PANICUM L.
maximum Jacq., 492
pilosum Sw., 438, 442
turgidum Forssk., 106
PAPPOPHOREÆ Kunth, 39
PARACOFFEA (Miq.) Uroy
ebracteolata (Hiem) Leroy, 420, 421,
422, 426
PA R AGONI A Bur.
pyramidata (L. C. Rich.) Bur., 442
PARALBIZZIA Koster., 3, 5, 6
robinsonii (Gagnep.) Koster., 26, 27
robinsonii auct., 24, 28, 29, 30
turgida (Merr.) Koster., 8, 11, 13
PAR1NARI Aubl.
excelsa Sabine, 414
PARKIA R. Br., 363
bicolor A. Chev., 332, 333
biglobosa auct., 340
dongnaiensis Pierre, 339
insignis Kurz, 340
javanica (Lam.) Merr., 340
javanica auct., 340
roxburghii G. Don, 340
sumatrana Miq., 339, 350
slreplocarpa Hance, 339
timoriana (A. DC.) Merr.
PARSONSIA R. Br., 115, 117, 120
crebriflora Baill., 119
PARTHENOCISSUS Planch., 190, 191,
193, 196
PASPALUM L.
conjugatum Berg. 438
PASSIFLORA L.
coccinea Aubl., 440
glandulosa Cav., 440
PAULOWNIA Sieb. & Zucc., 462
PA VON IA Cav.
fruticosa (Mill.) Fawc. & Rendle, 442
PEDROS1A Lowe, 368, 373
argentea Lowe, 367, 369, 376
berihelolii Lowe, 372
campylocladus Webb
var. spartioides (Webb) Brand, 390
florida Lowe, 367, 381, 382
glauca (Ait.) Lowe, 367
lepiophylla Lowe, 382, 386
loweana (Webb) Lowe, 386
macrantha (Lowe) Lowe 386
neglecta Lowe, 385, 387
paivæ Lowe, 382, 388
subgen. Pedrosia, 367
porto-sanclana Lowe, 367, 386
sessilifolia (DC.) Lowe, 389
lenella Lowe, 382
PENNISETUM Rich.
purpureum K. Schum., 492
sieberanum (Schlcht.) Stapf & Hub., 492
PETERSIANTHUS Merr.
africanus (Welw.) Merr., 333, 334
PHÆOMER1A Lindl. ex K. Schum , 127
magnifica (Rose.) K. Schum., 128, 135,
136, 137
PHASEOLUS L.
arboreus L., 19
lunatus L., 492
tetraphyllus L., 19
vulgaris L.. 492
zeylanicus L., 19
PHŒNIX
dactylifera L., 492
PHYLLANTHUS L.
diffusus Kl., 407, 409
discoideus (Baill.) Mull. Arg., 332, 333
guianensis Kl., 407
PILIOST1GMA Hochst.
thonningii (Schumach.) Milne-Redh.,
492
PIPTADENIASTRUM Brenan
africanom (Hook. f.) Brenan, 332, 333,
414
P1STIA L.
stratiotes L., 492
PISUM L.
sativum L., 492
PITHECELLOBIUM Mart., 3, 5, 201
sect. Archidendron (F. v. Muel.) Moh-
lenbrock, 10
attopeuense Pierre, 209
balansæ 01 iv., 23
bauchei Gagnep., 19
bigeminum (L.) Mart., 22
var. bubalinum (Jack) Benth., 16, 17
bubalinum (Jack) Benth., 16, 17
clypearia (Jack) Benth., 10, 15, 16
var. acuminatum auct., 19
Source : MNHN, Paris
— 516 —
sect. Clypearia Benth., 3, 5, 8, 9, 10
confertum Benth., 5, 202
conspicum Craib, 29
contortum Mari., 16
corymbosum Gagnep., 209
cunecdenum Koster., 15, 16
dewitianum Mohlenbr., 8
dulce (Roxb.) Benth., 34
harmandianum Pierre, 36, 345
indicum Léveillé, 36
jiringa auct., 31
kerrii Gagnep., 29
kuenstleri Prain, 17
laolicum Gagnep., 27, 29
lucidum Benth., 19
mekongense Pierre, 36, 345
microcarpum Benth., 17
nicobaricum Prain, 21, 22
nitidum (Vahl) Benth., 5
occullatum Gagnep., 21
pahangense Koster., 22
pelliium Gagnep., 18
quocense Pierre, 31
robinsonii Gagnep., 26
sect. Samanea Benth., 5
sessiliflorum Merr., 15, 16, 21
splenderts (Miq.) Corner, 211
subcoriaceum Thw., 15, 16
tenue Craib, 33, 34
lelraphyllum Gagnep., 22
turgidum Merr., 32
umbellatum (Vahl) Benth., 5
sect. Unguis-cati (L.) Benth., 5, 6, 8,
33
utile Chun & How, 20
vietnamense I. Nielsen, 34, 35
PLAGIOSIPHON Harms
emarginatus (Hutch. & Dalz.) Léonard,
000
PLANTAGO L., 84
psyllium L., 492
PLATYLEPIS Kunth, 269
brasiliensis Kunth, 275, 292
capensis Kunth, 275, 291
dioica Steud., 291
guyanensis Nees, 292
leucocephala Nees, 292
xanthocephala Nees, 293
PODOSTELMA K. Schum.
schimperi K. Schum., 492
POGA Pierre, 109, 114
oleosa Pierre .112, 113
POLYGONANTHUS Ducke, 115
PORTERANDIA Ridl.
annulata (K. Schum.) Keay, 429, 432,
433
castaneofulva (S. Moore) Keay, 429,
430, 433
PORTULACA L.
olearacea L., 492
POTAMOGETON L.
octandrus Poir., 492
PSEUDOGARDENIA Keay, 432
PS1DIUM L.
goyava L., 492
PSILOTRICHUM BI.
gnaphalobryum (Hochst.) Schinz, 492
PTERACHNE Schrad. ex Nees
PTEROLEPIS (DC.) Miq.
glomerata (Rottb.) Miq., 441, 444
PULICAR1A Gaertn.
crispa (Forssk.) Oliv., 492
PYCNANTHUS Warb.
angolensis (Welw.) Warb., 332, 333,
424, 425
PYCNOCOMA Benth.
macrophylla Benth., 420, 423
PYTIROGRAMMA Link
calomelanos (L.) Link, 438, 442
R
RAPATEA Aubl.
paludosa Aubl., 440
RAPHANUS L.
sativus L., 492
RHAMNUS L.
lotus L., 492
RHANTHER1UM Desf.
suaveolens Dest., 94
RHOICISSUS Planch., 175, 190, 191,
193, 196
capensis (Burm. f.) Planch., 117, 181
drepanophylla Gilg, 182
jamensis Schweinf. ex Gilg & Brandt,
182
revoilii Planch., 177, 182
sansibarensis Gilg, 182
RHUS L.
vulgaris Meikle, 492
RHYNCHANTHERA DC.
grandiflora (Aubl.) DC., 444
RHYNCHOSIA Lour.
memnonia (Del.) DC., 493
RHYNCHOSPORA Vahl
barbata (Vahl) Kunth, 444
holoschœnoides (L. C. Rich.) Herter,
407. 409, 441. 446
rugosa (Vahl) Gale, 441, 446
trispicata Nees, 407
RIKL1ELLA J. Rayn., 303, 304
squarrosa (L.) J. Rayn., 270
ROLANDRA Rottb.
fruticosa (L.) O. Ktze., 441
ROTALA L.
mexicana Cham. & Schlechtend., 408,
409
Source : MNHN, Paris
— 517 —
ROTH MANN! A Thunb.
longiflora Salisb., 420
S
SABICEA Aubl.
aspera Aubl., 442
SAGITTARIA L.
pugioniformis L., 404, 406
SALVADORA L.
persica L., 493
SAMANEA Merr., 6
SANSEVIERA Thunb.
ehrenbergii Schweinf. ex Bak., 493
SARCOCODON N.E. Br.
speciosa N.E. Br., 322
SAUVAGESIA L.
erecta L.
var. erecta, 441, 442, 444, 446
rubiginosa St.-Hil., 444
tenella Lam., 403
SCHŒNEFELDIA Kunth, 39, 40
SCIRPUS L.
chinensis Osb.
var. siamensis (C.B. Cl.) Raym.
siamensis (C.B. Cl.) Kern, 300
squarrosus L.
var. siamensis C.B. Cl., 300
SCLERIA Berg,
cyperina Kunth, 444
mitis Berg., 440
setacea Poir., 441
SEDDERA Hochst. & Steud.
latifolia Hochst. & Steud., 493
SERIALBIZZIA Kosterm., 5, 6, 201, 202,
204
acle auct., 209
splendens (Miq.) Kosterm., 211
SERIANTHES Benth., 6
SESBANIA Adans.
sesban (L.) Merr., 493
SETAR1A Pal. Beauv.
pallidifusca (Schumach.) Stapf & Hubb.,
493
SHERBOURNIA G. Don
ailarama N. Hallé, 430
batesii (Wernh.) Hepper, 430
bignoniiflora (Welw.) Hua, 430, 431
calycina (G. Don) Hua, 430
curvipes (Wernh.) N. Halle, 429, 431
hapalophylla (Wernh.) Hepper, 430,
431
myosura N. Hallé, 430, 431
SILENE L.
burchellii Otth. ex DC., 493
SINAPIS L.
allionii Jacq., 493
SIPANEA Aubl.
pratensis Aubl.
var. pratensis, 444, 449
SISYMBRUYUM L.
erysimoides Desf., 493
SOLANUM L.
asperum L. C. Rich., 440
indicum L.
subsp. distichum (Thonn.) Bitt.
var. mombuttorum Bitt., 493
melongena L., 493
nigrum L., 493
schimperanum Hochst. ex A. Rich., 493
subinerme Jacq., 493
unguiculatum A. Rich., 493
SOLENOSTEMMA Hayne
argel (Del.) Hayne, 493
SORGHUM Moench.
durrum Stapf, 493
SPARTINA Schreb., 40
SPOROBOLEÆ Benth., 39
SPOROBOLUS R. Br., 62
cordofanus (Steud.) Coss., 493
pungens Kunth, S2
STAPEL1A L., 319
europæa Guss., 322
quadrangula Forsk., 321, 322
STEREOSPERMUM Charnu, 85
kunthianum Cham., 493
STIPAG ROSTIS Nees, 67
plumosa (L.) Munro ex T. Anders,.
101
pungens (Desf.) De Winter, 104, 105,
93, 97, 98, 100 sqq.
subsp. pungens 96, 99
subsp. transiens (Maire) H. Scholz,
9, 496, 99
scoparia (Trin. & Rupr.) De Winter, 94
vulnerans (Trin. & Rupr.)jDe Winter, 94
STYLOSANTHES Sw., 405
SUÆDA Forssk. ex Scop.
monoica Forssk., 493
SYMPHONIA L.f.
globulilera L.I., 424
T
TAMAR1NDUS L.
indica L., 493
TAMAR1X L.
articulata Vahl, 93, 493
TA PEINOCHIL US Benth. & Hook.,
127, 128, 140, 141, 143, 144
TAPIRIA Aubl.
guianensis Aubl., 442
TARRIETIA Bl.
utilis (Sprague) Sprague, 414
Source : MNHN, Paris
— 518 —
TERMINALIA L.
macroptera Guill. & Perr., 493
TETRACERA L.
alnifolia Wiüd., 467 sqq.
TETRAGONOLOBUS Scop., 367
TETRAPOGON Desf., 39, 40
cenchriformis (A. Rich.) Pilg., 493
TETRASTIGMA Planch., 190, 193
henryi Gagnep., 186
TEUCRIUM L., 493
THALIA L.
geniculata L., 404, 407
welwitschii Ridl., 493
THAILENTADOPSIS Koster., 5, 6
ternis (Craib) Koster., 33, 34
THYMELÆA Mill.
hirsuta Mill., 94
TIBOUCHINA Aubl.
aspera Aubl-, 444
TONINA Aubl.
fluviatilis Aubl., 442
TRAGUS Hall., 40
TRICHILLA P. Br.
emetica Vahl, 493
subsp. suberosa De Wilde, 490
TRICHODESMA R. Br.
africanum (L.) Lehm.
var. homotrichum Born. & Kn., 494
TRIPHYOPHYLLUM A. Shaw
peltatum (Hutch. & Dalz.) A. Shaw, 474
TRITICUM L.
vulgare L., 494
TROPŒOLUM L., 462
TYPHA L.
domingensis Pers., 440, 494
australis Schumach., 494
U
UMBILICUS DC.
botryoides Hochst. ex A. Rich., 494
UNXIA L.f.
camphorata L.f., 441, 444
UTRICULARIA L.
hispida Lam., 444
subulata L., 408, 409, 446
V
VERBASCUM L.
nubicum Hochst., 494
VICIA L.
faba L., 494
VIGNA Sav.
unguiculata (L.) Walp., 494
VISMIA Vand.
cayennensis (Jacq.) Pers., 440, 442
V1TIS L., 190, 193, 196
bainesiï Hook. f., 180
capensis Burin, f., 181’
caribæa DC., 189
erylhrodes auct., 182
gorgonobotrys Webb, 75
leonensis (Hook. f.) Bak„ 75
Sect. Muscadinia Planch., 189
pédala Vahl, 186
salmonea Bak., 75
subaphylla Balf. f., 183
thonningii Bak., 80
tiliifolia H. & B. ex Roem. & Schult.,
184, 188
vinifera L., 183, 184, 494
subsp. vinifera, 189
VOSSIA Wall. & Griff.
cuspidata (Roxb ) Griff., 494
W
WARNECKEA Gilg
amaniensis Gilg. 257
cauliflora Jac.-Fél., 257, 260, 263
cinnamomoides (G. Don) Jac.-Fél., 257
congolensis (A. & R. Fem.) Jac.-Fél.,
264
fascicularis (Planch. ex Benth.) Jac.-Fél.
var. fascicularis, 266
var. mangrovensis Jac.-Fél., 257, 266
Horibunda Jac.-Fél., 257, 262, 265
lecomteana Jac.-Fél., 257, 258, 259
macrantha Jac.-Fél., 257, 264
membranifolia (Hook. f.) Jac.-Fél., 257
pulcherrima (Gilg) Jac.-Fél., 264
sansibarica (Taub.) Jac.-Fél., 257
sapini (De Wild.) Jac.-Fél., 262
sect. Strychnoidea Engl., 257
urschii (H. Perr.) Jac.-Fél., 257, 268
sect. Warnekea, 257
wildeana Jac.-Fél., 257, 260, 261
WEBSTERIA Wright, 150
X
XEROMPHIS Rafin.
nilotica (Stapf) Keay, 494
XIMENIA L.
americana L., 494
XYLIA Benth.
kerrii Craib & Hutch., 344
xylocarpa (Roxb.) Taub.
var. kerrii (Craib & Hutch.) Nielsen,
344
var. xylocarpa, 344
XYLOPIA L.
æthiopica (Dun.) A. Rich., 332, 333
Source : MNHN, Paris
— 519 —
aromatica Lam., 441, 442
parvifolia (A. Rich.) Benth., 424
quintasii Engl. & Diels, 417, 426, 427
XYRIS Gronov. ex L., 407
fallax Malme, 444, 446
savanensis Miq., 444
Z
ZIZIPHUS Mill.
spina-christi (L.) Willd., 494
ZORNIA Gmel.
diphylla Pers., 441
ZOYSIEÆ Benth., 39
ZYGIA Bœhm., 3, 5, 6, 8, 11, 33
apoense (Elmer) Koster., 9
caulostachya (Merr.) Koster., 9
fagifolia (Bl. ex Miq.) Koster., 9
jiringa (Jack) Koster., 32
latifolia Fawcett & Rendle, 8
ramiflora (F. v. Muell.) Koster., 9
La table alphabétique des unités taxonomiques étudiées dans le volume 19 a été
établie par J.-J. Floret.
Source : MNHN, Paris
ACHEVÉ D’IMPRIMER LE 18 MARS 1980
SUR LES PRESSES DE FD EN SON
IMPRIMERIE ALENÇONNAISE 61002 ALENÇON
Dépôt légal 1” trimestre 1980 - 91.165
Source : MNHN, Paris
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1. de réserver les citations exhaustives des spécimens aux Flores en cours de publication quand
cela est possible,
2. ou, à défaut, de déposer ces listes exhaustives dans les bibliothèques des instituts bota¬
niques où elles pourront être consultées ou copiées à l’usage des spécialistes concernés;
3. de remplacer les listes de spécimens par des cartes de répartition, beaucoup plus démons¬
tratives.
Illustrations. — Le format maximum des illustrations publiées est 115 x 165 mm. Les dimen¬
sions des originaux (tant dessins au trait que photographies) devront être 1,5 à 2 fois celles des
illustrations imprimées. Les échelles éventuelles du dessin original seront indiquées en marge de
celui-ci, en plus des échelles après réduction mentionnées dans la légende destinée à l’impression.
Les photographies seront tirées sur papier blanc brillant, et devront offrir une netteté et un
contraste convenables. La revue ne publie normalement pas d’illustrations en couleurs.
Les figures constituant les éléments d’une même planche doivent être numérotées en chiffres
arabes.
Correspondance. — Voir en page 2 de couverture l’adresse postale. Les manuscrits non conformes
aux prescriptions ci-dessus seront retournés pour modification. Les épreuves sont envoyées une fois ;
étant donné les délais postaux parfois considérables il est demandé aux auteurs de procéder aux
corrections sans retard, ceci dans leur propre intérêt.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris