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MUSEUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
Source : MNHN, Paris
ADANSON1A est un journal international consacré aux divers aspects de la botanique phanéro-
gamique et plus particulièrement à la connaissance systématique du monde végétal intertropical.
Chaque volume annuel se compose de quatre fascicules trimestriels totalisant 500 à 600 pages.
ADANSONIA is an international journal ofbotanyof the vascular plants, particuiarly devoted
to ail aspects of the investigation of tropical floras. One annual volume consists in 4 quarterly issues
amounting to a total of 500-600 pages.
Adansonia est publié par le Laboratoire de Phanérogamie, Muséum National d’Histoire
Naturelle, Paris, France.
Direction /Directors: A. Aubréville, J.-F. Leroy.
Secrétaire général / General secretary : A. Le Thomas.
Rédaction ! Edit or : J. Jérémie.
Comité de lecture /Référées: J. Bosser, Paris; E. Boureau, Paris; F. Ehrendorfer, Wien; F. R. Fos-
berg, Washington; F. Hallé, Montpellier; V. H. Heywood, Reading; L. A. S. Johnson, Sydney;
C. Kalkman, Leiden; R. Letouzey, Paris; R. E. G. Pichi Sermolli, Perugia; P. H. Raven,
Saint-Louis; R. Schnell, Paris; A. Takhtajan, Leningrad; M. Van Campo, Montpellier.
Manuscrits : Les articles proposés au journal pour acceptation ne doivent pas, en principe,
excéder 25 pages une fois imprimés, illustrations comprises. Ils sont examinés par les responsables
de la revue et soumis au besoin à un membre compétent du Comité de lecture. Un manuscrit peut
être retourné à son auteur pour modification; il est instamment recommandé aux auteurs de lire
attentivement les instructions détaillées en page 3 de cette couverture. Une fois acceptés les manus¬
crits sont normalement publiés rapidement (4 à 6 mois). En cas de refus d’un article, seules les
pièces originales (illustrations) seront retournées à l’auteur.
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Additiotml copies may be ordered when the manuscript is being sent.
Correspondance : Toute correspondance (manuscrits, commandes, abonnements) doit être
adressée à :
Postal address: Any correspondence (manuscripts, orders, subscriptions) should be adressed to:
ASSOCIATION DE BOTANIQUE TROPICALE (Adansonia)
16, rue Buffon
75005 PARIS, France.
Abonnements /Subscriptions : Les abonnements permanents (standing orders) sont acceptés et
soumis à préfacturation (prepayment).
Tarif (price) 1979 (vol. 19) : FF 230; 1980 (vol. 20) : FF 260.
AUTRES PUBLICATIONS DE L’ASSOCIATION DE BOTANIQUE TROPICALE
Flore de Madagascar et des Comores, 86 vol. parus jissued (77 disponibles /available) FF 3889.
Flore du Gabon, 24 vol. parus lissued .FF 1944.
Flore du Cameroun, 20 vol. parus jissued .FF 1560.
Flore du Cambodge, Laos et Viêt-Nam, 16 vol. parus lissued .FF 1065.
Flore de la Nouvelle-Calédonie et dépendances, 8 vol. parus jissued. .FF 1145.
(prix révisables sans préavis)
Source : MNHN, Paris
fl fl
TRAVAUX PUBLIÉS
SOUS LA DIRECTION DE
A. AUBRÉVILLE et Jean-F. LEROY
Membre de l’Institut Professeur
Professeur Honoraire au Muséum
au Muséum
Avec la participation financière du Ministère de la Coopération
Série 2
TOME 20
Fascicule 4
Date de Publication : 27 MAI 1981
ISSN 0001-804X
MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Laboratoire de Phanérogamie
16, rue Buffon, 75005 Paris
1981
Source : MNHN, Paris
SOMMAIRE — CONTENTS
Éditorial.351
Halle, N. — Données nouvelles et carpogrammes d’Orchidées
canaques.353
New data and carpograms of Orchids from New Caledonia.
Govindarajalu, E. — Studies in Cyperaceæ. — XIX. Novelty in
Lipocarpha : L. raynaleana and its végétative anatomy. . . . 369
Étude des Cypéracées. — XIX. Nouveauté dans le genre Lipocarpha: L.
raynaleana et son anatomie végétative.
Morat, Ph. — Note sur les Graminées de la Nouvelle-Calédonie.
VI : Lepturopetium, genre nouveau endémique.377
Notes on the Gramineæ of New Caledonia. VI: Lepturopetium Morat, gen.
nov., an endemic new genus.
Bullock, S. H. — Dynamics of végétative shoots of three species
of Aframomum (Zingiberaceæ) in Cameroun.383
Étude de population de rameaux végétatifs chez 3 espèces d'Aframomum
(Zingiberaceæ) au Cameroun.
Brunel, J. F. & Roux, J. — Phyllantheæ de Madagascar. I : à propos
de deux Phyllanthus de la sous-section Swartziani Webster. . . 393
Phyllantheæ of Madagascar. I : notes on two species of Phyllanthus of the
subsect. Swartziani Webster.
Jacques-Félix, H. — Observations sur les caractères staminaux et
la classification des Osbeckieæ (Melastomataceæ) capsulaires
africaines.405
Remarks on the staminal characters of the African capsuliferous Osbeckieæ
( Melastomataceæ) and their bearing on the taxonomy of thisgroup.
Musselman, L. J. & Parker, C. — Surface features of Striga seeds
(Scrophulariaceæ).431
Caractères de surface des graines de Striga ( Scrophulariaceæ).
Friedmann, F. — Sterculiacées et Lécythidacées nouvelles aux Masca¬
reignes .439
New Sterculiaceæ and Lecythidaceæ from the Mascarene Islands.
Ntépé, C. — Une nouvelle espèce pour le genre Rhektophyllum N. E.
Brown (Araceæ).451
A new species of the genus Rhektophyllum N.E. Brown (Araceæ).
Source : MNHN, Paris
EDITORIAL
Pour diverses raisons, Adansonia doit renoncer, au moins formelle¬
ment, à son identité. Ce fascicule est le dernier de la série aujourd’hui
familière qu’avait fondée le P r A. Aubréville en 1960 et dont, lui et moi,
nous assurions conjointement la direction depuis 1970, avec la collaboration
de Madame Le Thomas. Série, est-il besoin de le rappeler, qui symbolisait,
dans tous les grands Instituts de Botanique taxonomique étrangers, la
présence du Muséum de Paris. Elle était pour nous ce que sont le Kew
Bulletin pour Londres, Blumea pour Leyde, Candollea pour Genève, Will-
denowia pour Berlin, le Botaniska Notiser pour Stockholm, ... Je crois
pouvoir réaffirmer que par la qualité, dans la forme comme dans le fond,
elle a honoré hautement le Muséum de Paris et la Botanique tropicale. En
particulier, dans les pays francophones elle était le principal porte-parole
des sciences de la nature, et le Ministère de la Coopération, qui en était
conscient, nous octroyait une forte subvention annuelle. Adansonia comptait
essentiellement par la nature de son message : message unique en France,
dans le domaine de la Botanique tropicale, en ce que celle-ci, dans le cas pré¬
sent, se trouve associée à la gestion scientifique du plus grand herbier mon¬
dial. Il est redoutable, pour qui ou quoi que ce soit, de tirer son impor¬
tance d’une singularité alors que se déploie par ailleurs, comme un rouleau
compresseur, la normalisation. Adansonia n’a pu échapper tout à fait à celle-
ci, bien que la singularité en cause n’apparût telle qu’en France — car à
l’échelle mondiale nous étions et nous sommes resté l’un des grands Ins¬
tituts de Phytotaxonomie.
Le prochain fascicule d’ Adansonia (1981, n° 1) sortira avec l’intitulé
« Bulletin du Muséum National d'Histoire Naturelle, Paris, section B, Adan¬
sonia », sous le format du Bulletin du Muséum dont les services assureront
la diffusion; mais en fait Adansonia restera identique à elle-même avec une
entière autonomie rédactionnelle et continuant, comme par le passé, à
rendre compte des principaux résultats de la recherche en Botanique phané-
rogamique, principalement tropicale. J’assurerai la direction de cette revue,
avec, à mes côtés, Joël Jérémie, et avec le concours de tous les membres
du Laboratoire de Phanérogamie. J’espère que les lecteurs A'Adansonia
et notamment les botanistes français et étrangers, continueront à nous
accorder toute leur confiance.
J.-F. Leroy
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
DONNÉES NOUVELLES ET CARPOGRAMMES D’ORCHIDÉES
CANAQUES
N. Halle
Hallé, N. — 27.05.1981. Données nouvelles et carpogrammes d’Orchidées
canaques, Adansonia, ser. 2, 20 (4) : 353-368. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Dendrobium sous-genre Inobulbon de Nouvelle-Calédonie est défini
à partir de données nouvelles. Bulbophyllum corythium N. Hallé est une espèce
nouvelle; B. christophersenii L.O. Williams et Liparis cæspilosa Lindl. sont
nouveaux pour la Nouvelle-Calédonie. Diplocaulobium ouhinnæ (Schltr.) Krànz-
lin est revu d'après de nouvelles récoltes. 87 espèces, appartenant à 45 genres,
sont comparées entre elles par des caractères simples des fruits (carpogrammes).
Abstract ; Dendrobium subgen. Inobulbon from New Caledonia is defined
with new data. Bulbophyllum corythium N. Hallé is a new species; B. christo¬
phersenii L. O. Williams and Liparis cæspilosa Lindl. are new for New Caledonia.
Diplocaulobium ouhinnæ (Schltr.) Krânzlin is revised with new records. 87 New
Caledonian species from 45 généra are compared by évident characters of the
fruit (carpograms).
Nicolas Hallé, Laboratoire de Phanérogamie, 16 rue Buffon, 75005 Paris, France.
I. Dendrobium sous-genre Inobulbon
Un genre Inobulbon avait été établi par Krânzlin en 1910; le nom
avait été créé par Schlechter en 1906, pour une section du genre Dendro¬
bium, et comprenait deux variétés du D. muricatum Finet : var. muricatum
et var. munificum Finet, décrites en 1903 d’après des récoltes de Balansa
faites en 1868 et 1869. En 1910, Krânzlin préféra voir là deux espèces
distinctes, opinion que nous avons maintenue en 1977. Par contre nous
n’avons pas approuvé le découpage générique, proposé par Krânzlin, effec¬
tué à partir de données morphologiques insuffisantes, la pollinie et le fruit
n’étant pas connus, et prenant appui sur un caractère important mais erroné.
Page 316, dans sa description, Krânzlin écrit : « mentum sepalorum
lateralium nullum », ce qui est tout à fait faux, et la même erreur est exprimée
dans sa clé des genres p. 25 : « mentum nullum ». En fait les deux espèces
ont bien un mentum et une pollinie qui s’accordent parfaitement avec les
Dendrobium. Présentement ce sont des caractères tirés des fruits, de leur
structure et mode de déhiscence qui nous ont fourni des arguments origi¬
naux importants, ignorés de Krânzlin, justifiant le maintien d 'Inobulbon
au rang de sous-genre.
Dendrobium subgen. Inobulbon (Schlechter) N. Hallé, stat. nov.
— Dendrobium sect. Inobulbon Schltr., Bot. Jahrb. 39 : 69 (1906).
— Inobulbon (Schltr.) Schltr. & Krânzlin, Pflanzenr. 50 (1) : 316 (1910).
Nouvelle description : Ce nouveau sous-genre est voisin du sous-
genre Dendrobium Sw. ; il se distingue par son fruit pendant obovoïde, déhis-
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
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cent par 6 courtes fentes subapicales tandis que les valves fertiles très
charnues restent cohérentes depuis la base jusqu’au milieu du fruit. Les
lèvres placentifères sont rapprochées entre elles et peu saillantes au milieu
de la face interne des valves fertiles; ces valves ont un sillon longitudinal
bien marqué sur la face dorsale. Le mentum est court mais évident. Le
labelle est brusquement infléchi vers le bas au-delà de son aire proximale.
Les fruits des deux espèces, étudiés dans des conditions optimales de
maturité, sont semblables : larges subapicalement au niveau des courtes
fentes de déhiscence qui apparaissent bien avant la dessication des valves,
celles-ci restant longtemps très charnues. Les fibres persistantes et hérissées
des pseudobulbes, et le curieux mode de vieillissement de ces derniers
(voir N. Halle : 138, tab. 65,fig. 3, 1977) sont des caractères qui contri¬
buent à valoriser le nouveau sous-genre. — PI. 1.
Deux espèces.
1. Espèce-type : Dendrobium muricatum Finet, Bull. Soc. Bot. France
50 : 377, tab. 14, fig. 1-6 (1903), excl. var. munificum Finet; N. Halle,
in Flore Nouvelle-Calédonie 8 : 135, tab. 65 et 66 (1-13) (1977).
Nouvelles récoltes : N. Halle 6996, Mt Nakada, 900 m, 19.6.1979 (fir.); Veillon
s . n ., Mt Ninga, 6.1979 (fr.).
2. Dendrobium munificum (Finet) N. Hallé, Flore Nouvelle Calédonie
8 : 140, fig. 4\ 6\ 10', IV (1977); L’orchidophile 32 : 1000, 4 fig. (1978).
Nouvelles récoltes : N. Hallé 6945, scierie E Katricoin, 7.6.1979 (fr.).
Nota : Ces deux espèces ont déjà été considérées comme ornementales
par A. Guillaumin en 1921 (p. 154).
IL Dendrobium mortii F. Muell., Fragm. 1 : 214 (déc. 1859).
Cette espèce dont le type est de la côte Est de l’Australie (H. Beckler,
Riv. Hastings) a été reconnue par D. F. Blaxell (in lin. MacKee 22.3.1979)
comme identique au D. chalandei (Finet) Krânzlin de la Nouvelle-Calédonie,
synonyme postérieur. Il convient d’ajouter à notre description de 1977,
(p. 146) que le labelle est tourné vers le haut dans la fleur épanouie.
Localités nouvelles : J. Bégaud in MacKee 33656, Hte Diahot, Tendé, 50 m,
8.1977 (fr.); Schmid 1837 bis, Lifou, plateau Chila-Wédoumel, 17.6.1966.
III. Eria karicouyensis Schltr., Bot. Jahrb. 39 : 76 (1906).
Noter comme synonyme très probable le Dendrobium arthrobulbum
Krânzlin, in Sarasin & Roux, Nova Caled. 1 : 83 (1914). En 1977 nous
avions mentionné cette espèce comme Dendrobium insuffisamment connu
(p. 149). Krânzlin a eu le tort de décrire cette espèce sans analyser la
pollinie. Le type a été perdu à Berlin. La description est en accord avec
notre nouveau point de vue.
Source : MNHN, Paris
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IV. Bulbophyllum corythium N. Hallé, sp. nov. — PI. 2.
Species epiphylica parvula, pseudobulbis brevibus, subcylindricis, parvis gibbis coro-
natis, in vivo 6 mm altis, in sicco deformatis rugulosis, inter sese contiguis in rhizomate
sympodiaii breviter fractiflexo. Lamina parva, subpetiolata, ca. 10 x 3 mm, apice subacuta.
Inflorescentia 1,5-2 cm longa, scapo gracili micropustulato, floribus Jlavis 1-3 distantibus.
Ovarium micropustulatum. Sepala ad apicem et in nervo mediano micropustulata, 3 mm
longa. Petala angusta, 2 mm longa. Columna brevis, 1 mm alla, denticulis 2 utrinque.
Anthera viridula cum crista parva pustulata. Pollinia bihemispherica. Mentum 1,5 mm
longum. Labellum 2,2 mm longum, geniculatum, linguiforme, vitellinum, anguste insertum,
extus ad basirn bicallosum, ad apicem sulcatum. Fructus flavus vel ruber ellipticus, in sicco
5 X 2,7 mm, in vivo 5 x 3,5 mm, pedunculo 0,5-J mm longo. Quamquam inflorescentiæ
non sunt unifloræ, hæc species sectioni Monilibulbi J. J. Smith affinis est.
Type : J. Bégaud in MacKee 36924, Mt Mou, 950 m, 20.5.1979, floraison jusqu'au
5.6., à Nouméa (holo-, P!).
Notes complémentaires en partie d’après MacKee : Pseudobulbes
verts ou rouge sombre, subprismatiques, larges de 7 mm, hauts de 4-6 mm,
à 6-8 côtes émoussées terminées vers le haut par une petite bosse, d’où une
couronne de petites bosses entourant le mamelon apical où s’insère le
pétiole; la base du pétiole avoisine deux étroites cicatrices d’écailles tôt
caduques. Dessus des feuilles vert foncé brillant, dessous vert clair; fleurs
jaunes à labelle jaune orangé. L’espèce se situe comme suit dans notre clé
des Bulbophyllum de la Nouvelle-Calédonie (p. 165, 1977) :
8’”. Limbe elliptique d’env. 1 cm ; pseudobulbes contigus couronnés de
petites bosses; fleurs par 1-3, jaune pâle à labelle jaune orangé
. 9 bis. B. corythium
Autres récoltes : J. Bégaud in MacKee 32292, Mt Do, 950 m, 22.11.1976, en forêt
humide (fr.); J. Bégaud in MacKee 34441, piste du Dzumac, 900 m, 17.12.1977 (fr.).
Cette très petite espèce endémique est restée cachée jusqu’à sa décou¬
verte en trois stations différentes par un fervent de l’orchidophilie de
terrain et de culture, le néocalédonien J. Bégaud dont les bonnes trouvailles
sont légion.
V. Bulbophyllum christophersenii L. O. Williams, Bot. Mus. Leafl.,
Harvard Univ. 7 (9) : 143 (1939).
Cette espèce dont le type est des Samoa (Chrislophersen & Hume 2297,
Savaii, 8.8.1931, isotype P! ex BISH), est nouvelle pour la Nouvelle-Calé¬
donie. La description originale et les mensurations de Williams s’accordent
de très près avec notre matériel figuré (PI. 3). On peut ajouter les papilles
marginales microscopiques des pétales et du sépale médian qui n’ont
pas été notées. La colonne est dorsalement haute de 3 mm, soit 4 mm
avec l’anthère; les lobes latéraux digitiformes sont longs de 0,8 mm; le
mentum dépasse 2 mm. L’anthère a été trouvée stérile et la pollinie n’est
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
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pas encore décrite. Feuilles un peu plus larges que celles du type. L’espèce
se situe comme suit dans notre clé (p. 165, 1977) :
9”’. Pseudobulbes moyens d’env. 1-1,2 cm, contigus échelonnés; fleurs
solitaires sur un long pédoncule et scape, au total plus de 5 cm sous
le jeune fruit. 12 bis. B. christophersenii
Matériel : J. Bégaud in MacKee 33216, Hte Tchamba, forêt galerie encaissée sur
schistes, 50 m, 22.5.1977 (j.fr. et fr.); 33681, ibid., 150 m, 8.1977 (fragment stérile d’un
matériel en culture); MacKee 38199, cuit. Létocart, 10.1980 (fl.).
VI. Liparis cæspitosa Lindl., Bot. Reg., tab. 882 (1824); Gen. et
sp. Orch. : 32 (1830).
Cette espèce est connue de Madagascar, des îles Mascareignes, Ceylan,
Indonésie et jusqu’aux Nouvel les-Hébrides; nous la signalons pour la
première fois de Nouvelle-Calédonie :
Y. Dolbeau in MacKee 36598, Hte Amoa, 200 m (fl. blanches en cuit, à Nouméa le
15.2.1979), en coussin avec des Mousses; J. Bégaud in N. HaUé 7019, Hte Tchamba,
100 m, 7.1980 (fin de fl., fr.).
Espèce très proche de L. revoluta Hook. & Arnott de Polynésie; elle
s’en distingue par son long scape nu, les bractées, toutes ordinairement
fertiles, étant groupées dans la grappe. Le pseudobulbe est unifolié ce qui
distingue l’espèce du L. elliplica Wight qui est l’espèce néocalédonienne
la plus voisine. Fruit petit, 3,5 x 2,5 mm, triangulaire en coupe, les côtes
stériles sont dans les angles comme chez Oberonia equitans (G. Forster)
Mutel.
VII. Diplocaulobium ouhinnæ (Schltr.) Kranzlin, Pflanzenr. 45:337 (1910)
La fleur, faute de matériel, n’avait pas été analysée en 1977. De nou¬
velles récoltes de MacKee, menées à fleur par J. Bégaud, ont été reçues
au Muséum. Les fleurs sont blanches sauf deux ailes rouges de la partie
proximale du labelle. Le mentum grand, environ 4 mm, est à l’équerre de
la colonne qui est plus courte, environ 3 mm. Le lobe terminal du labelle
est obtus. — PI. 4.
Aux Nouvelles Hébrides il a été trouvé un matériel conspécifique dont
la seule différence est le lobe terminal aigu. L’espèce des Fidji, D. tipuliferum
(Reichenb. f.) Kranzlin, diffère par ses fleurs rouges à labelle Iacinié.
Notes (en partie d’après MacKee) : le D. ouhinnæ est une rare épiphyte,
dressée en touffes denses, trouvée sur Nothofagus à 2 m du sol; pseudo¬
bulbes jaunes; fruits verts presque tous parasités, présentant un petit ombilic
dans le tiers supérieur.
Nouveau matériel : Nouvelle-Calédonie : MacKee 34770, Hle Néaoua, Ouen
Sieu, 600 m, forêt humide sur schistes, 27.2.1978 (fr.); 37352, ibid., cuit. J. Bégaud à
Paita, 24.9.1979 (fl.). — Nouvelles-Hébrides : J. Bégaud in MacKee 37353, N Vaté,
plantation Harris, cuit, à Paita, 24.9.1979 (fl.).
Source : MNHN, Paris
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VIII. Carpogrammes d’Orchidées. — PI. 5-9.
Chez beaucoup d’espèces de Nouvelle-Calédonie, le fruit n’était pas
connu en 1977. L’intérêt des caractères du fruit avait alors été souligné,
et de plus en plus s’affirme la possibilité de déterminer spécifiquement le
matériel fructifère. De nouvelles récoltes ont été analysées sur le vivant
en complément de très nombreux fruits en alcool reçus de H. S. MacKee.
Nous présentons sous l’appellation de carpogrammes les données
simples suivantes : numéro d’ordre de référence; contour de la coupe
transversale maximale (le plus souvent coupe à mi-longueur), vue pleine
en noir, grandeur nature; seconde coupe, semblable mais évidée montrant
la paroi interne et les assises placentaires. Ces vues obtenues par encrage
et impression des coupes, au besoin corrigée par de fines retouches au
pinceau ou à la plume, montrent sommairement la paroi interne et les
attaches placentaires. Ces vues sont orientées de façon à ce que le côté
correspondant au labelle ou face adaxiale soit vers le bas; celui qui corres¬
pond au sépale médian et à la bractée ou face abaxiale est tourné vers le
haut. Le carpogramme peut en outre comporter la longueur du pédoncule
du fruit en millimètres, la longueur du fruit proprement dit, enfin l’état du
couronnement du fruit où l’on peut observer soit des débris (D), soit un
périanthe plus ou moins bien conservé (P), soit une colonne entière persis¬
tante (C). La référence de l’échantillon complète le carpogramme.
Certaines coupes peuvent présenter le début de la déhiscence (28, 35,
87, 106); certaines données sont incomplètes, se rapportant à des fruits
mutilés ou non mesurés à temps; certaines anomalies sont dues à des
déformations (70, 86), à des inégalités de développement (74) ou à un
parasitisme possible (? 129). Certaines espèces sont représentées par plu¬
sieurs carpogrammes ce qui permet d’apprécier la constance des caractères
observés. Le stade de fruit plein bien charnu avant la déhiscence est recherché
comme étant le meilleur; cependant à ce stade le fruit est parfois très fragile
et ainsi malaisé à analyser (surtout chez les Physurinx : 122, 123, 124, 133).
Certains genres ont été écartés comme Oberonia et Phreatia, le fruit étant
trop petit pour être analysé sans un fort grossissement.
Nota : Les plus belles figures en couleur de fruit d’Orchidées que
nous connaissions, sont des espèces, principalement américaines, données
par Beer (1863); les plus gros fruits représentés en vue latérale appartien¬
nent aux genres Lælia (L. perrinii Batem. var. major Lindl., 42 mm de dia¬
mètre), Chysis (Ch. lævis Lindl., diam. 43 mm), Stanhopea (S. tigrina
Batem. var. superba Hort., diam. 45,5 mm) et Catlleya (C. galeotliana
Beer, diam. 46 mm).
87 espèces se rapportant à 45 genres fournissent une première série
de carpogrammes pour lesquels les notes complémentaires qui suivent sont
fournies.
Acanthephippium viiiense L.O. Williams (30) : diam. 15 mm; une coupe plus grosse
a déjà été figurée (N. Halle, 1977, p. 279); les dents par 1 ou 2 sur chaque côté
sont caractéristiques.
Source : MNHN, Paris
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1 8 + 15+ P (MK 37756) 19
2 ♦ <1 7+14+ D (MK 28611
3 • Û 1+ 9+ P («K 33680)
*0
34 + 19 + D
(MK 31026)
V5»5+12+P(MK 35298)
0,5 + 12 + D
'▼ ” (MK 25624)
^ «S i, 5 + 12 + D
*** (MK 37758)
24 + 20 + D
(MK 38068)
22^ ^ 1 +1 0+D(MK 32609)
23 • O 3,5+7+0 (MK 34542)
24® 0 3 + 9 + D (MK 32947)
6 0 mCt 3+15+P(MK 33669) 250 ôo+12+C (MK 33423)
7 4 + 16 + P(MK 32319) 2 Ç& Tÿ 0+ l 2+0 (MK 37948)
8 *02,5 + 15 + P (MK 28913) ..
|||A*| 14 + 36 + D 27^V ^3
9 ^ V (MK 33216) ▼
7 + 30 + P
(MK 32487)
1f , & ÊÊm 4 + 24 + P
▼ V (MK 37761) 28
11 • ô !»5 + 5 + P(MK 32292)
Ç!
7+35+0
(MK 32451)
13 + 15
♦ O
3+21+0
(MK 35566)
12 + 37 + D
(MK 28129)
15 + 24 + D
(MK 34720)
♦ O
13 + 29 + D
(MK 33671)
35 + 35 + P
(MK 33030)
2 + 40 + D
(MK 26339)
15 + P (MK 29980)
14 + 30 + 0
V (MK 32674)
8 + 36 + C
TJJ (MK 34721)
115 + 55 + D
(MK 31967)
20_+ 70 + D
(MK
31429)
PI. 5. — Carpogrammes d'Orchidées. — Les genres suivants sont représentés : 1-22, Bulbo-
phyllum; 23, 24, Eria; 25, 26, Earina; 27-29, Dipodium; 30, Acanthephippium ; 31, 32,
Chrysoglossum. — Pour les espèces, voir le texte. (MK = MacKee).
Source : MNHN, Paris
— 363 —
Anoeclochilus imilans Schltr. (133) : diam. 5,5 mm'; nouvelle localité : Ponérihouen,
pente N du Mt Ounda, 500 m.
Appendicula reflexa Blume (114) : diam. 2,5 mm.
Bulbophyllum aphanopetalum Schltr. (1,2) : diam. 5,5 et 5 mm.
B. atrorubens Schltr. (3) : diam. 4,5 mm ; nouv. loc. : Hte Tchamba, 150 m.
B. baladeanum J. J. Smith (4, 5) : diam. 7,5 et 11 mm; l’espèce est connue comme variable.
B. beichei F. M-uell. (6-8) : diam. 4-5 mm; nouv. loc. : Hienghène, Kavatch, 200 m.
B. christophersenii L.O. Williams (9) : diam. 10 mm (c/. p. 357).
B. compionii Rendle (10) : diam. 8 mm; Mt Mandjélia, 750 m; c’est la première localité
connue de cette rare espèce, le type étant sans loc. Fleur souhaitée pour icono¬
graphie.
B. corylhium N. Hallé (11) : diam. 3,5 mm (c/. p. 357).
B. hexarhopalos Schltr. (12) : diam. 9 mm; nouv. loc. : Koh, Ouen Ouai (E Table Unio).
B. longifiorum Thou. (13-15) : diam. 10-13 mm; nouv. loc. : col de Petchecara, versant
Dothio.
B. ngoyense Schltr. (16, 146); diam. 5,5 mm; nouv. loc. : SW Taom, 600 m.
B. paehyanthum Schltr. (17, 18) : diam. 15-20 mm.
B. paUidiflorum Schltr. (19) : diam. 5 mm.
B. polypodioides Schltr. (20-22) : diam. 6-7 mm; les six côtes sont bidentées de façon
caractéristique.
Calaitlhe langei F. Muell. (61-64) : diam. 7-9,5 mm.
C. triplicata (Willemet) Ames (65, 66) : diam. 9-12 mm.
Ceratostylis micrantha Schltr. (60) : diam. 2,2 mm.
Chamæanthus neocaledonicus (Rendle) N. Hallé (115) : diam. 5 mm.
Chrysoglossum neocaledonicum Schltr. (31, 32) : diam. 7-8,5 mm; nouv. loc. : Mt Koghi,
pente W, 700 m.
Cleisostoma montanum (J. J. Smith) Garay (109) : diam. 5 mm.
Clemalepislephium smilacifolium (Reichb. f.) N. Hallé (139) : diam. 6 mm.
Cœlogyne lycastoides F. Muell. & Krânzlin (134) : diam. max. 40-45 mm.
Corybas neocaledonicus (Schltr.) Schltr. (135, 136) : diam. 4 mm.
Cryploslylis arachniles (Blume) Hassk. (58) : diam. 3,5 mm, fruit probablement non
Dendrobium camptocentrum Schltr. (33-35) : diam. 7-9,5 mm; fruit jaunâtre à pédoncule
rose (leg. Bégaud).
D. cleisiogamum Schltr. (143) : diam. 6 mm.
D. finetianum Schltr. (36) : diam. 9 mm.
D. fracliflexum Finet (37, 141) : diam. 11,5-12 mm; fruit vert ou vert foncé brillant.
D. gracilicaule F. Muell. (38, 140) : diam. 13-17 mm; nouv. loc. : Ouéholle, 200 m {leg.
Bégaud).
D. macrophyllum A. Rich. (39, 40) : diam. 26 mm; 32917 {leg. Bégaud) provient de Vaté,
Nouvelles-Hébrides.
D. odoniochilum Reichb. f. (41-44) : diam. 7-10 mm; l’étude des labelles permet de dis¬
tinguer la forme A (41) du Mt Nakada, et la forme B (42) de la Plaine des Lacs
(cf. N. Hallé, 1977, p. 112 et 113).
D. oppositifolium (Krânzlin) N. Hallé (45, 46) : diam. 9-11 mm.
D. pectinaium Finet (47) : diam. 4 mm; fruit insuffisamment plein, peut atteindre 6 mm.
D. polvcladium Reichb. f. (48, 49) : diam. 7-8,5 mm; nouv. loc. : Yaté, Gouemba, 500 m
(48).
D. sarcochilus Finet (50) : diam. 14 mm; fruits jaune verdâtre.
D. sylvanum Reichb. f. (51) : diam. 5,5 mm; fruit insuffisamment plein; il peut atteindre
8,5 mm (N. Hallé, 1977, p. 145, fig. 13).
D. vandifolium Finet (52) : diam. 12,5 mm; le pédoncule, souvent long, peut atteindre
25 mm (N. Hallé, l.c., p. 56, fig. 5).
D. virotii Guillaumin (53, 142) : diam. 8-9 mm; nouv. loc. : Plaine des Lacs.
Diplocaulobium ouhinnæ (Schltr.) Krânzlin (54) : diam. 6,5 mm {cf. p. 359).
Dipodium punctatum (Smith) R. Br. var. squamatum (G. Forster) Finet ex Guillaumin
(27-29) : diam. 9-12,5 mm; les fins poils suturaux remarquables ne sont pas visibles
sur ces coupes.
Source : MNHN, Paris
— 364 —
m o 15 + 20 + p
^ (MK 28912)
90
Il + 31 + D
(MK 31608)
15 + 30 + D
(MK 33684)
• £\ 9 + 19 + D
V/ (MK 32285)
0 13 + 23 + P
(Ml
>ç>:
(MK 32265)
, 10 + 25 + D
(MK 32286)
47#0 5,5 + 10,5 +P ( MK 32334)
480 Q 7+52+OCMK 33263)
10
21 + 43 + D
(MK 33709)
o
O
11 + 12 + D
(MK 38036)
8 + 36 + C
(MK 32530)
^ MK 33653) 51^^10+11 +P (MK 31973)
15+34+0
(MK 33200)
3 "fr ( NH 6669)
30+21+D (MK 34770)
f. J 55^' rfW4+3 ° + D
21 + 40 + D (MacKee 32015)
(NH 7001)
O
• O
® O
(NH 7000)
5 + 13 + D
(Veilion 2557)
■•O
♦O
(MK 34392)
2 + 28 + D
(MK 33215)
(NH 6998)
58 * Û 1 + 15 + P (MK 32485)
^ jRh 59 0+ 9,5 + P(MK 32849)
f Ç?5 + 16 + D (MK 26361) 604<llj5 + 7j5 + D (MK 30959)
. 6. — Carpogrammes d'Orchidées. — Les genres suivants sont représentés : 33-53, Den¬
drobium; 54. Diplocaulobium; 55-57, Ephemcrantha; 58, Cryptostylis; 59, Glomera; 60,
Ceratostylis. — Pour les espèces, voir le texte. (MK = MacKee; NH = N. Hallé).
Source : MNHN, Paris
— 365 —
©7<
20+C(MK 29031)
Çj6+16+C(MK 32025)
«-» 5,5 + 17 + D
V^» (MK 32267)
>4 •© 7+ 20+P(MK 31975)
i5 ^ô
•*#Ô
*♦
*0
‘W
,ÿ r
12 + 34 + D
| (MK 33006)
41 + 31 + D
(MK 31065)
7 + 24 + D
(MK 31424)
0 7 + 31 + D
(MK 33674)
10 + 23 + D
(MK 33743)
7 + 30 + P
(MK 33212)
6 + 29 + D
(MK 25291)
+ 40 + P
(MK 37921)
15 + 22 + P
(MK 37953)
17 + 23 + P
(MK 37762)
L2 + 32 + D
(MK 37764)
11 + 16 + P
(MK 32361)
16 + 22 + P
(V 2477)
•O
♦o
11* û 3+ 17
•♦O
♦O
4 A A 8 + 35 + C
(MK 35270)
*0
10 + 23 + P
(MK 32392)
|Q|3+17+P(V 9.11.71)
? + 41 + ?
(MK 31427)
10 + 38 + C
(MK 31228)
? + 30 + C
(MK 32857)
11 + 38 +C
(MK 29389)
n
6 + 33 + C
(MK 33156)
0O
*■*#»'( MK 29372)
, 7. — Carpogrammes d'Orchidées. — Les genres suivants sont représentés : 61-66, Calanthe;
67-70, Eulophia; 71-74. Geodorum; 75-81, Megastylis; 82-87, Phajus. — Pour les espèces,
voir le texte. (MK = MacKee; NH = N. Hallé; V = Veillon).
Source : MNHN, Paris
105 ^^5+6+ P (MK 28115)
17 + 42+C 1Q6 ^ £ £}4+ll+P(MK 30662)
91’
92
# 0 ;
#(MK 31832)
^ 10?TV 2+25+D (MK 37603)
14 + 40+C 10 ST V°- 5+22+<)(MK 33677)
33689)1090 jrt|2+ll + D tMK 31346)
W W 110#O (MH 6989)
14 + 39+0 1 ii^ o0j5 +?+? (MK 25312)
J(MK 31948) n 2 # O 0,5+1 2+D (MK 30908)
113# O 1 + 8 + D (MK 33711)
114*0 0,5+S,5+P(MK 30713)
1150 Q) 2+22+0 (MK 31676)
116#O (HH 7006)
117*0 (MH 7005)
1180ÔO+11+P (MK 35665)
119#O 0,5+9+P (MK 32313)
120# rj 0,5+6+P (MK 28925)
121# O0 + 9 + P (MK 32359)
12300 0+13+P (MK 32017)
123 ® O <NH 70<w)
124*0 1+H+ p <“< 371 * 77 >
125## l + 12+0( MK 31022)
126* Ol + 8 + D (MK 32223)
127* 0 0,5+7+D (MK 25650)
128# Ol + 8 + P(MK 24891)
129 • O l,5+8+P(MK 32287)
101* O 5,5 + 9,5+0(MK 28848 ) 130 ^*** 3+31+D(MK 31011)
10 2#O5+15+P(MK 32 0 18) 00
103#Ô(’™7 l 32 * O (HH 7002)
104^T Û (NH 7007) 133^ 02+17+P (MK 33883)
4 + 16 + D
(MK 30250)
4 + 16 + D
(MK 31347)
4 + 14 + D
(MK 33672)
94^ fjj 8+7+D (MK 31237)
95# O 2 + 10+P (MK 31722)
96-0^ 6+16+P(MK 34619)
•o
(NH 7008)
2,5 +33+i
(MK 33929)
13 + 20 + P
W uy (MK 31032)
100^ V 13+11+P(MK 35300)
PI. 8. — Carpogrammes d’Orchidées. — Les genres suivants sont représentés : 88-90, Phajus,
91-93. Pholidota; 94-100, Liparis; 101-103, Malaxis; 104, Pterostylis; 105, 106, Nervilia;
107, 108, Trachoma; 109, Cleisostoma; 110-113, Drymoanthus; 114, Appendicula; 115,
Chanueanthus; 116, 117, Tæniophyllum; 118, Pachyplectron; 119, Gonatostylis; 120,
Goodyera; 121, Hetæria; 122, Moerenhoutia; 123, Pristiglottis; 124, Zeuxine; 125-129,
Microtatorchis; 130, Tropidia; 131, Earina; 132, Sarchochilus; 133, Anoectochilus. — Pour
les espèces, voir le texte. (MK = MacKee; NH = N. Hallé).
Source : MNHN, Paris
— 367 —
1350ÔO+12+D (MK 35447) 143 ® O 11 +14 +P (MK 36944)
136% O 0 + 13+D (MK 37197) 144 % Q 1 +26+D (MK 36139)
PI. 9. — Carpogrammes d'Orchidées. — Les genres suivants sont représentés : 134, Calogyne;
135, 136, Corybas; 137, Spiranthcs; 138, Thelymitra; 139, Clematepistephium; 140-143,
Dendrobium; 144, Tæniophyllum; 145, Pterostylis; 146. Bulbophyllum. — Pour les espèces,
voir le texte. (MK = MacKee).
Drymoanthus minimus (Schltr.) Garay (110-113) : diam. 3,5-4 mm; nouv. loc. : Dumbéa,
baie de Koutio-Kouéta.
Earina deplanchei Reichb. f. (131 bis) : diam. 5 mm; nouv. loc. : Mt Nakada.
E. floripecten Kranzlin (25, 26) : diam. 6 mm; nouv. loc. : Kouaoua, Ménazi, contrefort
N, 500 m (25); Ouazangou, plateau 800 m (26).
E. valida Reichb. f. (131) : diam. 3,5 (non tout à fait plein); nouv. loc. : Mt Nakada,
950 m.
Ephemerantha eomata (Blume) Hunt & Summerh. (55-57) : diam. 12-16 mm.
Éria æridostachya Reichb. f. ex Lindl. (23) : diam. 2,5 mm.
E. karicouyensis Schltr. (24) : diam. 3,5 mm.
Eulophia moraiii N. Hallé (69, 70) : diam. 13 mm.
Eulophia pulchra (Thouars) Lindl. (67, 68) : diam. 12-13 mm; nouv. loc. : Hienghène,
Kavatch, 200 m (68).
Geodorum pictum Lindl. (71-74) : diam. (11-) 17-22 mm; nouv. loc. : Poum, Nomatch,
20 m.
Glomera macdonaldii (Schltr.) Ames (59) : diam. 5 mm.
Gonatostylis vieillardii (Reichb. f.) Schltr. (119) : diam. 3 mm.
Goodyera scripta (Reichb. f.) Schltr. (120) : diam. 3 mm.
Hetæria discoidea (Reichb. f.) Schltr. (121) : diam. 3 mm (peut atteindre 4 mm).
Liparis gibbosa Finet (94) ; diam. 4 mm (peut atteindre 5 mm).
L. indifférons J. J. Smith (95) : diam. 4-4,5 mm.
L. taxa Schltr. (96) : diam. 6,5-7 mm; nouv. loc. : île Ouen, baie Iré.
L. layardii F. Mue». (97-99) : diam. 8-10 mm; nouv. loc. : Mt Nakada, 900-950 m.
L. phalacrocorax N. Hallé (100) : diam. 4 mm; nouv. loc. : Mt Pembai, 800 m (leg.
F. Hugeaud).
Malaxis taurina (Reichb. f.) Kuntze (101-103) : diam. 4-6,5 mm.
Megastylis gigas (Reichb. f.) Schltr. (75, 76) : diam. 12 mm.
M. glandulosa (Schltr.) Schltr. (77, 78) : diam. 7-11 mm; nouv. loc. : Mt Ignambi, versant
W, 1000 m.
Source : MNHN, Paris
— 368 —
M. moniana (Schltr.) Schltr. (79, 80) : diam. 9-11 mm.
M. rara (Schltr.) Schltr. (81) : diam. 5,5 mm.
Microlalorchis oreophila Schltr. (128, 129) : diam. 4 mm (128), le second fruit est peut-
être renflé pour une raison anormale (129).
M. schlechieri Garay (125-127) : diam. 2,5-4 mm.
Moerenhoulia grandiflora (Schltr.) Schltr. (122) : diam. 5 mm.
Nervilia aragoana Gaudich. (105, 106) : diam. 6 mm.
Pachypleclron neocaledonicum Schltr. (118) : diam. 5 mm.
Phajus dænikeri Krânzlin (82) : diam. 12-13 mm.
P. neocaledonicus Rendle (83) : diam. 10 mm.
P. roberlsii F. Muell. (84-87) : diam. 9-15 mm.
P. lancarvilleæ (Banks ex L’Hér.) Blume (88-90) : diam. 17 mm.
Pholidota pallida Lindl. (91-93) : diam. 9,5-10,5 mm; le fruit est hexagonal, les 6 côtes
sont bien saillantes contrairement à l'ovaire; nouv. loc. : Hienghène, Kavatch,
200 m.
Prisliglollis moniana (Schltr.) Cretz & J.J. Smith (123) : diam. 6 mm; nouv. Ioc. : Mt
Nakada, 950 m.
Pieroslylis bureaviana Schltr. (145) ; diam. 7 mm; nouv. loc. : Kouaoua, Dahi, 500 m.
P. ophioglossa R. Br. (104) : diam. 7 mm (peut atteindre 9 mm); nouv. loc. : Mt Nakada,
pente S, 900 m.
Sarcochilus rarus Schltr. (132) : diam. 4 mm (pour une longueur d'environ 6 cm; fruit
subsessile).
Spiranthes sinensis (Pers.) Ames (137) : diam. 2,7 mm.
Tæniophyllum fasciola (G. Forster) Reichb. f. (177, 144) : diam. 4-5 mm; nouv. loc. :
Port Boisé (117) et Cap Reine Charlotte (144).
T. trachypus Schltr. (116) : diam. 3 mm; nouv. loc. : Mt Nakada, 900 m.
Thelymitra longifolia J. R. & G. Forster (138) : diam. 5,2 mm.
Trachoma subluteum (Rupp) Garay (107, 108); diam. 4,5-5 mm; nouv. loc. : Hienghène,
Kavatch, 200 m (108); Thio, Kouaré, 300 m (107).
Tropidia viridifusca Krânzlin (130) : diam. 8 mm.
Zeuxine francii Schltr. (124) : diam. 4 mm; nouv. loc. : Hte Yaté, Riv. Bleue, 150 m.
Bibliographie
Beer, J. G., 1863. — Berlrâge zur Morphologie und Biologie der Familie der Orchideen,
Wien : 44 p .,fig. et 12 tab. chromolithogr.
Guillaumin, A., 1921. — Les plantes ornementales de la Nouvelle-Calédonie, Revue
d'Hisl. nat. appl. 2 (5) : 152-160.
Halle, N., 1977. — Orchidacées, Flore de la Nouvelle-Calédonie et Dépendances 8 : 566 p.,
218 tab.
Hallé, N., 1978. — Petite histoire du Dendrobium munificum, l'Orchidophile 32 : 1000-
1003, 4 fig.
Jacquet, P., 1980. — Les Orchidées de la Nouvelle-Calédonie, L'Orchidophile 41 : 1508-
1513, 17 fig. couleur.
Krânzlin, F., 1910. — Orchidaceæ, Monandreæ, Dendrobiinæ, part. 1, in Engler,
Das Pflanzenreich IV, Heft. 45, 382 p.
Schlechter, R., 1906. — In Engler, Bot. Jahrbucher 39 : 69 (1906).
Source : MNHN, Paris
STUDIES IN CYFERACEÆ. — XIX. NOVELTY IN LIPOCARPHA :
L. RAYNALEANA AND ITS VEGETATIVE ANATOMY
E. Govindarajalu
Govindarajalu, E. — 27.05.1981. Studies in Cyperaceæ. — XIX. Novelty in
Lipocarpha : L. raynaleana and its végétative anatomy, Adansonia, ser. 2,
20 (4) : 369-375. Paris. ISSN 0001-804X.
Abstract : One set of collections without a name is named commemorating
Dr. J. Raynal, described and illustrated. The végétative anatomy of this
new taxon is also described and compared with that of its presumed relative
L. sphacelata. Both anatomical and taxonomical keys including this novelty
are presented for the identification of ail the South Indian species.
Résumé : Une nouvelle espèce de Lipocarpha, dédiée à Jean Raynal, est décrite
et illustrée. Son anatomie végétative est décrite et comparée à celle de L. sphace¬
lata, dont elle est supposée affine. Des clés taxonomique et anatomique per¬
mettent la détermination des 3 espèces désormais reconnues dans le Sud de
l’Inde.
E. Govindarajalu, Department of Botany, Presidency College, Madras-600.005,
south India.
Lipocarpha raynaleana Govindarajalu, sp. nov. — PI. I.
Herbæ annuæ. Radices aliquanto crasste, purpureo fusceæ. Culmi glauco-virides ( ubi
novi), post demum brunnei evadentes, fasciculati, plerumque recurvati (oblique erecti),
rigidi, subteretes, lævi,foliati ad basim, (2.5-) 5-15 (-20) cm x 0.8-1.0 mm. Folia linearia,
culmo æquilonga vel leviter longiora, rigida, stepe curvata, involuta, canaliculata, acuta,
glauco-viridia (ubi novi), post demum brunnea evadentes, eligulata, lævia per totum vel
ad apicem minute scabrida, 1-2 mm lata ; vaginæ infirme 1-2 pallide brunneæ (stramineæ)
membranaceæ, multinerviæ, latte, subacutæ cum margine hyalino. Inflorescentia capitata,
3-4-spiculata, spiculis confertim disposais, 8-15 x 10-15 mm. Bracteæ involucrales 2-3,
inæquales, plerumque recurvatte (patentes vel oblique erectæ), basi dilatatæ, foliiformes,
pluries longiores quant inflorescentiæ, bractæ longissimæ usque ad 13 cm longæ. Spicutæ
oblongo-ovatæ, teretes, obtusæ conicales, sessiles, spiculæ centrales 8-10 X 5-6 mm ; spi-
culte latérales 6-8 x 4-5 mm. Glumæ laie spathulatæ, carinatte, apice subcucullatæ, persis-
tentes, spiraliter dispositæ, dense imbricatæ, prominenter dilatatæ ad apicem, plerumque
apice incurvatæ, aliquantum crassæ, coriaceæ, tannin punctatæ, in medio valde trinerviæ
cum 3-4 nervis lateralibus validis utroque latere, 2.5-3.0 X 1.5-1.8 mm, nervo mediano
excurrenti in prominentem mucronem, mucrone 0.5-0.6 mm longo. Squamellæ (scalæ
hypogynæ) 2, ellipticæ, obtusæ vel acutæ, membranacæ, valde 3-7-nervatæ, hyalinæ, glumis
fere æquilongæ, 2.0 X 1.5-2.0 mm. Stamina 1-2, antheris elliptico-oblongis, apiculatis,
minutissimis, 0.5 mm longis. Stylus 0.5-0.8 mm longus ; stigmata 3, stylo æquilonga. Nux
anguste elliptica vel elliptico-ovata, recta, triquetra cum lateralibus depressis, sessilis,
distincte rostrata, dense granulata, lævis, atrobrunnea, longitudine j squamellæ æquantia,
1.5 X 0.5-0.6 mm; cellulæ extimæ epicarpicæ subhexagonales, utroque latere regulariter
dispositæ.
Type : Govindarajalu 14948, Padappai, Chenglepet Dt., Tamilnadu (Madras State)
(holo-, PCM; iso-, CAL, MH, BSI, BLAT, DD, PCM).
Paratypes : Govindarajalu 13890, Padappai, Chenglepet Dt., Tamilnadu (Madras
State), PCM; Venugopalan 156, ibid., PCM.
Source : MNHN, Paris
— 370 —
Note : This novelty is named after my friend, the famous Cyperologist
Dr. J. Raynal, Laboratoire de Phanérogamie, Muséum, Paris, who lost
his life for the cause of science during his scientific pursuit of plant collection
in Niger.
This species grows on the bunds of paddy fields. This new taxon is
related to Lipocarpha sphacelala (Vahl) Kunth but differs in having usually
recurved or obliquely erect culms, usually curved leaves as long as or
longer than culms, larger central and latéral spikelets, pale or colorless
characteristically persistent slightly larger broadly spathulate many nerved
glumes with strong médian nerve excurrent into prominent mucro, squa-
mellæ shorter than glumes, straight larger dark brown elliptic or elliptic
ovate nuts with depressed concave sides and nuts shorter than squamellæ.
ANATOMY OF LIPOCARPHA RAYNALEANA
Methods and for other information, see Govindarajalu (1966; 1968
a, b; 1974).
LEAF. Abaxial surface : Intercostal cells short, variable in size, hexa¬
gonal, moderately thick-walled, smooth; end walls straight. Stomata (L.
31.5-36.0 nm; W. 31.5 |xm), broadly elliptic, moderately thick-walled;
subsidiary cells parallel-sided or low dome-shaped (PI. 2, E ); guard cells
extended; interstomatal cells short with concave ends. Silica-cells short,
broad, thin-walled, each cell containing (1) 2-3 conical silica-bodies with
satellites occuring in a single continuous row (PI. 2, F).
Adaxial surface: Silica-cells occurring in 1-2 continuous rows in the
submarginal régions. Stomata absent. Other details, see abaxial surface.
Lamina , transverse section : Outline crescentiform or broadly U shaped
without midrib (PI. 2, C ). Specimen examined c. 2.0-2.1 mm wide. Hypo-
dermis adaxial 4-5 cells thick; abaxial just 1 layer of cells in thickness.
Adaxial epidermal cells larger than those of the abaxial. Margins abruptly
acute, upcurved, pointed (PI. 2, C). Sclerenchyma c. 15 small abaxial
strands opposite to some but by no means ail vb’s; c. 4 adaxial strands
(Ht. 45 txm; W. 54 nm) near each leaf margin pentangular and rectangular
(PI. 2, C, D)\ abaxial usually trapezoid (PI. 2, C, D) but sometimes penta¬
gonal (Ht. 27.0 nm; W. 31.5 nm). Bulliform cells absent. Air-cavities
occurring in between few vb’s (PI. 2, C) and containing lobed parenchyma
cells. Stomata in level with or slightly raised above the surface; guard
cells with outer ledges only; substomatal chamber narrow and small.
Vascular bundles c. 33 in number arranged in crescentiform row; c. 4 of
them larger and slightly more adaxial than the remainder (PI. 2, C); medium
size vb’s c. 3 in number; large and medium size vb’s oval-shaped belonging
to type III A (Cheadle & Uhl, 1948 a); small vb’s circular in outline of
type I (Cheadle & Uhl, 1948 a); ail arranged without any regular alterna¬
tion; large and medium size vb’s containing protoxylem lacunæ; metaxylem
Source : MNHN, Paris
— 371 —
Source : MNHN, Paris
— 372 —
vessel members (D. c. 22.5 nm in diameter); metaphloem of “ regular type ”
(Cheadle & Uhl, 1948 b). Bundle sheaths of ail vb’s 2-Iayered, complété;
I.S. parenchymatous, O.S. fibrous (PI. 2, D). Assimilatory tissue : chlo¬
renchyma radiating (PI. 2, D). Secretory cells not common.
culm. Epidermis, surface view: Cells elongated, moderately thick-
walled, smooth, more or less hexagonal; end walls straight. Stomata (L. 49.5-
54.0 nm; W. 22.5-27.0 i^m), oblong elliptic, thick-walled; subsidiary cells
parallel-sided. Silica-cells short, broad, thin-walled, occurring in a single
discontinuons row; each cell containing usually 2 conical silica-bodies
with satellites.
Transverse section: Outline circular (PI. 2, A); specimens examined
c. 1.5 mm in diameter. Central ground tissue solid, parenchymatous
the cells of which polygonal, thin-walled with intercellular spaces. Epi¬
dermis consisting of radially elongated moderately thick-walled cells.
Cuticle thick, lamellated (c. 4.5 nm thick). Stomata slightly raised above
the surface; guard cells with outer ledges; substomatal chamber narrow
and small. Assimilatory tissue: chlorenchyma conspicuously radiating
around the vb’s of outer ring (PI. 2, B); radiating chlorenchyma reduced
forming a cap at the phloem pôle of inner large vb’s (PI. 2, B). Vascular
bundles arranged in two rings: peripheral ring consisting of c. 41 small
vb’s of type I (Cheadle & Uhl, 1948 a) and circular in outline; vb’s c. 10
in number, oval-shaped of type III A (Cheadle & Uhl, 1948 a) and possess-
ing protoxylem lacunæ. Metaxylem vessel members (D. c. 18.0 nm in
diameter); metaphloem of “ regular type ” (Cheadle & Uhl, 1948 b).
Bundle sheath 2-layered : O.S. fibrous, I.S. parenchymatous, both com¬
plété in ail small vb’s but I.S. incomplète in larger vb’s (PI. 2, B). Scleren-
chyma : hypodermal strands conspicuous, variable in size and shape,
mostly pulviniform with angular sides (PI. 2, B), sometimes rounded (Ht.
31.5-45.0 |im; W. 45.0-67.5 nm); circumvascular sclerenchyma of inner
vb’s 1-3-layered forming crescentiform caps at xylem pôles. Air-cavities
absent. Secretory cells not seen.
root. Transverse section: Diameter of the root examined 0.6 mm.
Exodermis consisting of 1-2 layer of cells; cells variable in size and shape
with moderately suberized cell walls. Cortex lacunose with concentrically
arranged air-cavities separated from the contiguous ones by radiating
rows of parenchyma cells. Endodermis: cells elliptic ovate with uniform
thickenings ail around and fairly large lumina. Pericycle consisting of
a single layer of thick-walled cells. Metaxylem éléments central occurring
in pairs, oval in outline (D. 27-31.5 nm in diameter); protoxylem units 9,
alternating with as many metaphloem units; each metaphloem unit contain¬
ing 1-2 sieve tube éléments and 2-4 companion cells. Central ground
tissue made up of thick-walled cells.
Materials examined : Govindarajalu 14948 and 13890, Padappai, Chenglepet
Dt., Tamilnadu (Madras State), PCM; Venugopalan 156, ibid., PCM.
Source : MNHN, Paris
— 373 —
PI. 2. — Lipocarpha raynaleana Govindarajalu : A, transection of culm, ground plan x 22;
B, transection of a portion of culm x 130; C, transection of lamina, ground plan x 22;
D, transection of lamina margin x 66; E, surface view of abaxial epidermis showing
stomata X 170; F, surface view of costal epidermal cells showing silica-bodies x 170.
Source : MNHN, Paris
— 374 —
Anatomically Lipocarpha raynaleana is distinguished from L. spha-
celata (Govindarajalu, 1974) in the following respects.
leaf : intercostal, interstomatal cells and stomata shorter, silica-
cells thin-walled each one of them containing 2-3 cone-shaped silica-bodies
with satellites in the abaxial surface, silica-cells in the adaxial surface
restricted only to the submarginal régions only, 2-layered bundle sheaths,
abaxial sclerenchyma absent, pentangular and rectangular adaxial scleren-
chyma strands in the submarginal régions, metaphloem of “ regular type ”,
air-cavities fewer than vb’s containing lobed parenchyma cells.
culm : epidermal cells elongated, stomata shorter with parallel-
sided subsidiary cells, silica-cells in a single discontinuous row each cell
possessing usually 2 silica-bodies, central ground tissue solid, parenchyma-
tous, larger number of vb’s, sclerenchyma strands variable in size, shape
mostly pulviniform with angular sides, inner sheath parenchymatous,
outer sheath fibrous, air-cavities absent.
root : endodermal cells elliptic ovate, metaxylem vessel members
central occurring in pairs, metaphloem distinctly recognizable.
Taxonomical key
1. Glumes deciduous; nuts with convex or flat sides.
2. Glumes pale or fuscous, spathulate-oblanceolate with triangular apex;
nut narrowly oblong obovate much shorter than squamellæ... L. chinensis
2’. Glumes dark purple or purple dotted, narrowly cuneate, oblong
obovate with abruptly acute apex; nut narrowly oblong, as long
as squamellæ . L. sphacelaia
1’. Glumes persistent, broadly spathulate with triangular prominent mucro;
nut narrowly elliptic or elliptic ovate with depressed sides, J the length
of squamellæ. L. raynaleana
Anatomical key based on characters visible
IN SURFACE VIEW AND TRANSECTIONS OF LEAF
1. Interstomatal cells short; bundle sheaths double.
2. Vascular bundles 41-43 in number; air-cavities as many as vb’s, each
containing stellate perenchyma . L. chinensis
2’. Vascular bundles c. 33 in number; air-cavities fewer than vb’s, each
containing lobed parenchyma . L. raynaleana
1’. Interstomatal cells axially elongated; bundle sheaths single. L. sphacelaia
Key to letterings and abbreviations used in text
AB.E., abaxial epidermis
A.C., air-cavity
AD.E., adaxial epidermis
CH., chlorenchyma
CU., cuticle
C.V.S., circumvascular sclerenchyma
S.C., subsidiary cell
S.S., sclerenchyma strand
ST., stoma
V.B., vascular bundle
XY., metaxylem
Source : MNHN, Paris
— 375 —
E., epidermis
D., diameter
Ht., height
L., length
G.C., guard cell
HY., hypodermis
I.S., inner sheath
O.S., outer sheath
PH., metaphloem
SA., satellite
vb, vascular bundle (pl. vb’s)
W., width
S.B., silica body
Bibliographie
Cheadle, V. I. & Uhl, N. W., 1948 a. — Types of vascular bundles in the Monocoty-
ledoneæ and their relations to the Iate metaxylem conducting éléments. Amer. J. Bot.
35 : 486-496.
Cheadle, V. I. & Uhl, N. W., 1948 b. — The relation of metaphloem to the types of
vascular bundles in the Monocotyledons, Amer. J. Bot. 35 : 578-583.
Govindarajalu, E., 1966. — Systematic anatomy of south Indian Cyperaceæ; Bul-
bostylis Kunth, J. Linn. Soc. (Bot.) 59 : 289-304.
Govindarajalu, E., 1968 a. — Systematic anatomy of south Indian Cyperaceæ; Fuirena
Rottb., J. Linn. Soc. (Bot.) 62 : 27-40.
Govindarajalu, E., 1968 b. — Systematic anatomy of south Indian Cyperaceæ; Cyperus
L. subgen. Kyllinga (Rottb.) Suringar, J. Linn. Soc. (Bot.) 62 : 41-58.
Govindarajalu, E., 1974. — The systematic anatomy of south Indian Cyperaceæ;
Cyperus L. subgen. Juncellus, Cyperus subgen. Mariscus and Lipocarpha R. Br.,
J. Linn. Soc. (Bot.) 68 : 235-266.
Source : MNHN, Paris
Source : MMHN, Paris
NOTE SUR LES GRAMINÉES DE LA NOUVELLE-CALÉDONIE.
VI : LEPTUROPETIUM, GENRE NOUVEAU ENDÉMIQUE
Ph. Morat
Morat, Ph. — 27.05.1981. Note sur les Graminées de la Nouvelle-Calédonie.
VI : Lepturopetium, genre nouveau endémique, Adansonia, ser. 2, 20 (4) :
377-381. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Description d’un nouveau genre de Graminées, Lepturopetium,
appartenant à la tribu des Chlorideæ et voisin des Leptureæ. Il renferme une
espèce : L. kuniense Morat.
Abstract : A new grass genus, Lepturopetium, is described. It belongs to the
Chlorideæ but approches also the Leptureæ. The single species is L. kuniense
Morat.
Philippe Morat, Laboratoire de Botanique, Centre ORSTOM, B.P. AS, Nouméa
Cedex, Nouvelle-Calédonie.
Étant donnée la banalité maintes fois soulignée de la famille des
Graminées en Nouvelle-Calédonie, la mise en évidence d’une espèce nou¬
velle appartenant à cette famille est loin d’être un fait divers. Mais quand
cette espèce ne peut être attribuée à aucun genre connu, le phénomène devient
franchement surprenant. Une telle découverte montre d’une part que
l’exploration botanique de ce Territoire est loin d’être achevée, et d’autre
part que la flore des Graminées n’est peut-être pas aussi banale qu’on le
suppose.
Dans l’herbier du Centre ORSTOM de Nouméa (NOU) existe un
échantillon en provenance de l’île des Pins qui ressemble au premier abord
étrangement à un Lepturus. A l’analyse, il se révèle posséder simultanément
des caractères si particuliers qu’ils justifient la création d’un nouveau
genre, dont la diagnose s’établit comme suit :
LEPTUROPETIUM Morat, gen. nov.
Genus novum Chloridearum Oropetio Trin. sensu lato affine, a quo habitu prostrato
deinde adscendente haud pulvinato Lepturum R. Br. maxime simulante, inflorescentia
maturitate non disrupta, pluma inferiore floris inferioris bene evoluta uninervia, lemmate
aristatoque recedit.
Herbe rampante puis ascendante. Inflorescence en épi distique, ter¬
minal, unique, linéaire, cylindrique, ne se désarticulant pas à maturité.
Epillets adaxiaux, biflores et partiellement enfouis alternativement
dans des cavités situées de part et d’autre du rachis. Fleur inférieure fertile
avec glume inférieure bien développée et vascularisée et lemma aristée.
Fleur supérieure stérile portée par une rachéole.
Source : MNHN, Paris
— 378 —
Espèce type : Lepturopetium kuniense Morat, sp. nov. 1
Herba perennis prostrata deinde adscendens, 30-50 cm attingens. Foliorum laminæ
lineares, 5-7 cm longs, 3-4 mm latte. Ligulæ membranaces breviter ciliolatæ. Inflorescentia
spica unica terminali cylindrica 5-7 cm longa, maturitate non disrupta. Spiculs biflorte lanceo-
lats acutæ, 6-7 cm longs, adaxiales, distichæ, partim in cavitatibus alternatim utroque
latere rhachidis dispositis infosss. Gluma inferior bene evoluta, uninervia, 2,5-4,5 cm longa
(in spicula terminali eadem ac gluma superior). Gluma superior acuta, coriacea, 5-7-nervia,
spiculam æquans.
Flos inferior hermaphroditicus, lemmate papyraceo involventi 5-6 mm longo, trinervio,
apice subbifido, aristam 1,5-5 mm longam gerenti. Palea 4-5 mm longa, hyalina, binervia,
bicarenata, ovarium bifidum, très stamina 1 mm longa duasque lodiculas redactas includens.
Semen deest.
Flos superior semper præsens, sterilis, rhacheola pilosa, redactus ad lemma unicum,
inane, subbifidum, mucronatum.
Type : Schmid 2103, prairie ombragée en bordure de mer, sur sables calcaires
reposant sur fond rocheux. Ile des Pins, vers la Baie de Kumo, juin 1967 (holo-, PI;
iso-, NOU !).
Herbe pérenne à tige grêle couchée, s’enracinant aux nœuds. Souche
réduite avec quelques restes de vieilles gaines à la base, entourant les bour¬
geons de remplacement; chaume genouillé, ascendant, parfois ramifié,
atteignant 30-50 cm de hauteur. Feuilles munies de longs poils au sommet
des gaines, ornementation se retrouvant à la base des limbes sur la face
interne. Limbe linéaire, atteignant 5-7 cm de longueur et 3-4 mm de lar¬
geur. Ligule membraneuse courte, ciliolée au sommet.
Inflorescence en épi terminal unique, cylindrique, long de 5-7 cm,
de couleur paille ou rose violacé, dont la base reste cachée dans la dernière
feuille à l’anthèse et ne se découvre que tardivement. Rachis légèrement
flexueux, aplati, continu, ne se désarticulant pas.
Épillets biflores, lancéolés, aigus, long de 6-7 mm, alternes, en position
adaxiale, à insertion distique et partiellement enfouis dans des cavités
situées sur les faces opposées du rachis. Glume inférieure bien développée,
hyaline, uninerviée, longue de 2,5 à 4,5 mm, étroitement appliquée à la paroi
de la cavité du rachis, identique à la supérieure dans l’épillet terminal.
Glume supérieure aiguë, coriace, rigide, de la taille de l’épillet, arrondie
sur le dos, à marges membraneuses, 5-7-nerviée.
Fleur inférieure hermaphrodite, sessile, à callus pileux. Lemma papy-
racée, avec une courte pilosité sur la face externe enveloppante; 5-6 mm
de longueur, trinerviée, légèrement bifide au sommet d’où part une arête
scabre longue de 1,5-4,5 mm. Palea longue de 4 mm, hyaline, binerviée,
bicarennée, à sommet tronqué cilié, renfermant un ovaire bifide, 3 étamines
jaunes longues de 1 mm et 2 lodicules réduits. Graine non vue.
Fleur supérieure constante, stérile, portée par une rachéole, longue de
1,2 mm, légèrement pubescente, et représentée par une seule lemma tri¬
nerviée, vide, légèrement bifide au sommet et mucronée au sinus.
I. De Kunié ancien nom de l'ile des Pins.
Source : MNHN, Paris
— 379
Source : MNHN, Paris
— 380 —
Cette espèce n'est connue que par son type. Malgré des recherches,
elle n’a encore jamais pu être retrouvée. Sans doute est-ce une espèce
rare ou tout au moins très étroitement localisée. L’imprécision de son lieu
de récolte jointe à la très grande ressemblance qu’elle présente avec d’autres
espèces courantes comme Lepturus repens (Forst.) R. Br. et Stenotaphrum
micranthum (Desv.) Hubb. ex Hubb. & Vaughan, qui précisément croissent
dans le même biotope, expliquent qu’on ne l’ait pas encore retrouvée.
Malgré la convergence étonnante dans le port et l’inflorescence que
présente cette espèce avec le genre Lepturus R. Br., elle n’appartient pas
à ce dernier genre ni même à la tribu des Leptureæ du fait de son rachis
inarticulé, de sa glume inférieure bien développée et vascularisée et de sa
lemma aristée.
Par contre ce sont là des caractères de Chlorideæ, encore renforcés par
la présence constante de 2 fleurs dans ses épillets, la deuxième étant portée
par une rachéole allongée. De plus, l’inflorescence bien que distique pré¬
sente en section transversale une dissymétrie (PI. 1, II) — amorce d’une
structure unilatérale de l’inflorescence — tendant à repousser d’un seul
côté l’insertion des épillets sur le rachis.
Elle ne peut cependant être assimilée au genre Oropetium Trin. qui
présente une inflorescence similaire (cas rare chez les Chlorideæ) même
si ce dernier genre est pris dans le sens le plus large de Pilger (1954), repris
par Gillet & Quézel (1959) puis par Clayton, Phillips & Renvoize
(1974), c’est-à-dire en incluant les anciens genres Lepturella Stapf, Chætosti-
chium C. E. Hubb. et surtout Kralikia Coss. & Dur., avec lequel elle pré¬
sente bon nombre de caractères communs tels que : épillets biflores, callus
poilu, rachéole portant la deuxième fleur, glume inférieure présente (mais
réduite chez Kralikia) et étroitement appliquée à la paroi de la cavité du
rachis.
Mais tous les Oropetium connus, même au sens large, sont des plantes
cespiteuses de 5-15 cm de hauteur et poussant en coussinets plus ou moins
denses. Ils n’ont en aucun cas le port rampant puis ascendant, le développe¬
ment de l’appareil foliaire du Lepturopetium. En outre la présence ici
d’une glume inférieure vascularisée et toujours bien développée (parfois
jusqu’à la moitié ou au 2 /3 de l’épillet), d’une glume supérieure à 5-7 ner¬
vures (au lieu de 1-3 chez Oropetium) ainsi que la présence d’une arête
manifeste sur la lemma fertile 1 , existant encore sous forme de mucron sur
la lemma supérieure stérile, confirme la valeur du genre Lepturopetium et
son appartenance aux Chlorideæ.
Voisin, mais distinct des Oropetium, il se rapproche beaucoup des
Lepturus par son appareil végétatif, l’allure générale de son inflorescence et
la glume supérieure de ses épillets.
1. Ce caractère se retrouve chez Lepturella aristata Stapf, mais sans les autres particu¬
larités déjà mentionnées (épillets biflores, rachis non désarticulé, port rampant, etc...).
Source : MNHN, Paris
— 381 —
Bibliographie
Bor, N. L., 1960. — The Grasses of Burma Ceylon, India and Pakistan, Pergamon Press.
Bosser, J., 1969. — Graminées des pâturages et des cultures à Madagascar, Mémoire
ORSTOM n° 35, Paris.
Clayton, W. D., Phillips, S. M. & Renvoize, S. A., 1974. — Gramineæ, Part 2, Flora
of Tropical East Africa.
Gillet, H. & Quezel, P., 1959. — Le genre Oropetium Trin. en Afrique française,
Journ. Agriculture Bot. appliquée 6 (1-2-3) : 37-58.
Hansen, I. & Potztal, E., 1954. —■ Beitrâge zur Anatomie und Systematik der Leptureæ,
Bot. Jahrb. 76 (2) : 251-270.
Jacques-Félix, H., 1962. — Les Graminées d'Afrique Tropicale, Bulletin Scientifique
n” 8, I.R.A.T., Paris.
Lazarides, M., 1972. — A Révision of Australian Chlorideæ, Australian Journal of
Botany, Supplementary sériés, Supplément n° 5.
Monod de Froideville, Ch., 1968. — Poaceæ, in Backer & Bakhuizen van den Brink,
Flora of Java, Groningen.
Parham, J. W., 1979. — Poaceæ, in A. C. Smith, Flora Vitiensis Nova 1 : 290-391.
Pilger, R., 1954. — Das System der Gramineæ, Bot. Jahrb. 76 (3) : 281-384.
Source : MNHN, Paris
Source : MMHN, Paris
DYNAMICS OF VEGETATIVE SHOOTS OF THREE SPECIES OF
AFRAMOMUM (ZINGIBERACEÆ) IN CAMEROON
S. H. Bullock
Bullock, S. H. — 27.05.1981. Dynamics of végétative shoots of three species
of Aframomum (Zingibîraceæ) in Cameroon, Adansonia, ser. 2, 20 (4) : 383-392.
Paris. ISSN 0001-804X.
Abstract : Demography of leafy shoots was monitored for a year in 3 Afra¬
momum species, rhizomatous herbs. Emergence rate of new shoots showed four
oscillations in one species but a single maximum in two species. Growth rates
were highest while the shoots were leafless, and declined steadily with increasing
height. Herbivory by primates may increase emergence and growth rates.
Ail species showed mortality precisely related to shoot âge, with maximum
shoot longevity in the range of 1.2-1.5 years. Diverse relationships of pheno-
logy to climate, and of végétative to sexual phenology, were shown in these
species and two other herbs of the same habitat.
Résumé : Une étude de population de rameaux feuillés a été faite pendant 1 an
sur 3 espèces A'Aframomum (herbes rhizomateuses). Dans une de ces espèces,
la répartition annuelle du taux d'apparition de nouveaux rameaux montre
quatre sommets, mais n'en montre qu'un seul chez les 2 autres. Les taux de
croissance sont les plus forts tandis que les rameaux sont encore aphylles, puis
décroissent régulièrement avec leur accroissement en hauteur. Les taux de
croissance et d'apparition des rameaux semblent accrus par leur consommation
par des Primates herbivores. Chez toutes ces espèces, la mortalité est en relation
précise avec l’âge du rameau, la longévité maximum d’un rameau étant de l’ordre
de 1,2-1,5 an. Chez ces espèces, et chez les 2 autres herbes partageant leur habitat,
on montre diverses relations entre la phénologie et le climat, et entre la phéno-
logie végétative et sexuelle.
Stephen H. Bullock, Botany Department, San Diego State University, San Diego,
California 92182, U.S.A.
Appearance, growth and death among the many units of a branched
plant are the focus of the démographie perspective on clonal growth (Har¬
per, 1978). The dynamics of some rhizomatous plants has been studied
in temperate habitats, but tropical counterparts hâve been illucidated only
from the architectural perspective (Bell, 1979; Hallé, 1979). Here I
report actuarial data on giant herbs of disturbed areas in équatorial forest.
In this setting important considérations include the strong seasonality of
rainfall, and herbivory by large mammals. Observations are presented on
turnover and growth rates within the standing crop of leaf-supporting
shoots, comparing three congeneric species at one site: Aframomum gigan-
teum K. Schum., A. hanburyi K. Schum., and A. subsericeum K. Schum.
(Zingiberaceæ).
GROWTH HABIT
Each sympodial unit of an Aframomum clone begins as a subterranean
latéral branch on another shoot. Each branch has a rhizomatous stage
Source : MNHN, Paris
— 384 —
of horizontal growth, but for most branches this lasts only a fevv internodes,
and these internodes are quite short. The branch then turns upward,
beginning the upright growth that is of concern here. On the shoot,
leafless sheaths to a height of about 1 m are followed by a close array of
distichous leaves. A 6 m shoot of A. giganteum may bear 43 leaves, and
a 3 m shoot of A. subsericeum may bear 30 leaves. These shoots are
strictly végétative, and of indeterminate growth though each species and
grove has a fairly well-defined maximum height, in the range of 2-6 m.
Death of the entire shoot may be rapid, or very slow with death of the
leaves in descending sequence.
Groves of some species are apparently structured by a bimodal ten-
dency in the length of the rhizome stage; e.g. in A. daniellii “ rameaux
traçants et non-tracants ” respectively hâve 11-15 and up to 70 + internodes
(Halle, 1979). A. giganteum and A. hanburyi groves both hâve super-
ficially uniform canopies but the stems arise in clumps. In one grove
of A. giganteum the highest variance in numbers of stems per plot occurred
at the smallest plot size, 0.0625 m 2 , indicating that stems “ clump ” most
strongly at that or a smaller scale. New clumps would be initiated by the
stems with a prolonged rhizome stage (number and /or length of internodes).
Other tactics of spatial disposition of shoots are known, A. polyanthum
lacking long branches, and A. afT. sulcatum lacking short branches (Halle,
1979).
Leafless flowering branches arise from the rhizomes, distal to végé¬
tative branches (Halle, 1979). The species difler in the structure and
size of the inflorescence. Pollination may be by sunbirds, and several
mammals, including four primate species, disperse the seeds.
SITE
The study area was near the Southern border of the United Republic
of Cameroon, Campo subdistrict, in the vicinity of Nkoelon village (2° 23' N,
10° 3' E; ca. 200 m elev.). Four seasons were defined by rainfall, there
being a 3-4 week drought about July, and a 3 months drought from Decem-
ber through February (Table 1). However, the number of rainless days
per 28-day period exceeded 14 days in 10 of 13 consecutive periods, and
12 % of the year’s rain fell in a single week in October. The soil of the
area is a ferralitic latosol. which supports “ Biafran Forest ”, a floristic
unit described by Letouzey (1968). Logging disturbance, 2-6 years
previous, amounted to 8.4 % of the area (Bullock, 1980), of which about
half was suitable for development of Aframomum groves.
SAMPLING
The three species studied were the most abundant of perhaps 10 species
of Aframomum occuring in the région, and were among the most common
of ail herbs along roadsides and in old fields. The species can be found
Source : MNHN, Paris
— 385 —
scattered through the forest, but différences in success in various micro-
habitats are as yet poorly defined.
The three species were studied for 8-12 months from July 1976-June
1977. Observations were made every four weeks on fixed plots. For
simplicity, dates are reported hère by day numbers; thus day 001, 1 January
1977, was near the midpoint of the study. The new shoots found and
given identification numbers each month are referred to below as the
emergence cohort for that month. (No seedlings appeared in the plots).
The emergence rate is the number of these new shoots divided by the number
of shoots living at the previous census. A mean emergence date for each
cohort is taken as two weeks prior to the first observation of the cohort.
The height of each shoot was recorded each month, and refers to the dis¬
tance from the center of a basal bulge of the stem to the ligule of the upper-
most, green, expanded leaf, or to the tip of the spike for shoots consisting
only of bladeless sheaths. The heights reported hère are mean heights
for cohorts or designated portions of cohorts: this includes the means at
âges of two and six weeks, and a “ standard maximum height ”. The
latter represents, for A. giganteum, the maximum height of the tallest
half of the early emergence cohorts; for A. hanburyi, it is the height of the
tallest half of the initial (mixed-age) cohort présent on the plots. Mortality
is considered for the entire population of each grove (new deaths divided
by the number of live shoots in the previous census), for âge classes of shoots
independent of emergence date, and for the initial populations of the plots.
Numbers of flowers and fruits in different stages were also noted.
Comparative notes on the phenology of other common herbs are presented
in the Discussion.
Ail the plots were associated with logging disturbances.
There were two plots of A. giganteum. Agi was 8 X 8 m with an
initial density of 2.4 shoots /m 2 , on level ground, with bulldozer-mounded
earth behind the plot, and no tree cover. This grove was advancing into a
stand of the shrub Stachytarpheta; dead shrubs and dead standing shoots
of A. giganteum were removed from the grove in early July 1976, and some
additional shoots were eut in late July, late August and mid-September.
Ag2 was 5 X 9 m with an initial density of 3.0 shoots/m 2 , on bulldozer-
mounded earth, with no tree cover.
Three plots of A. hanburyi were observed. Ahl was 5 X 3 m with
an initial density of 5.2 shoots/m 2 , aligned along the edge of an old dirt
road, with encroaching branches of Harungana madagcscariensis and
Macaranga sp., and morning shade from taller trees of Musanga cecro-
pioides. Ah2 was 5 x 2 m with an initial density of 6.0 shoots/m 2 , situated
on an old tractor trait, and one end of the plot was seasonally water-logged ;
the high tree canopy was half-closed. Ah3 was 5 x 2 m with an initial
density of 4.7 shoots/m 2 , situated on an old tractor trail, with partial shade
from saplings and a high, broken tree canopy.
A single grove of A. subsericeum was observed, beginning in Decem-
ber 1976, on a 3 x 4 m plot with an initial density of 7.1 shoots/m 2 , on
level ground, with a light canopy of Harungana.
Source : MNHN, Paris
— 386 —
RESULTS
Aframomum giganteum
In Agi, the highest emergence rate (.91 new shoots/old shoot/month)
followed initial clearing of standing dead shoots and dead shrubs from the
grove (Table 1). High emergence also followed the next cuttings, but the
rate of mid-October (.29) probably reflected the rainfall maximum as well.
The rate then declined and was lowest through the major dry season (.01-
.04), increasing again through May and June (.11, day 178). In Ag2,
TABLE 1 : EMERGENCE, GROWTH AND MORTALITY RATES
Emergence and mortality are for entire groves on given census days; growth (cm incré¬
ment in mean height) applies to the emergence cohort of the given day; (* Ahl only).
Rainfall totals (mm) are given for the four weeks preceding each census.
Census da
207 232 256 291
315 347 010 038 066 094
122
150 178
n-
Agi
Emergence
.91
.27
.10
.29
.08
.04
.01 .04
.01
.03
.05
.08 .11
505
Growth 0-2 wks
54
42
33
68
44
129
86 59
102
58
63
46 49
503
2-6 wks
93
72
136
106
120
110
89 88
98
159
166
129 —
449
Death
.05
.08
.02
.04
.09
.12 .10
.07
.08
.07
.09 .10 215
Ag2
Emergence
.11
.06
.22
.29
09
.07 .03
.03
.06
.03
.05 .04 234
Growth 0-2 wks
74
92
106
94
92 45
46
71
75
107 108
191
2-6 wks
129
165
139
135
152
114 138
114
134
133
115 —
174
Death
0
0
0
.04
0
0 .04
.02
.04
.04
.04 .03
39
Ah
Emergence
. 14
.04
.13
.11
.06
.05 .07
.11
.04
.10
.10 .09
188
Growth* 0-2 wks
51
45
143
120
114
84 103
86
50
58
92 98
113
2-6 wks
92
168
79
85
123
125 124
137
152
114
113 —
99
Death
.05
.09
.08
.07
.12
.04 .12
.06
.07
.07
.14 .16 201
As
Emergence
.04 .07
.04
.05
.09
.06 .07
34
Growth 0-2 wks
48 53
19
34
40
45 34
34
2-6 wks
63 64
78
73
40
64 —
25
Death
.08 .06
.11
.04
.05
.07 .11
40
Rainfall
20
28
93
270 420
89
4 46
110
85
136
194 12
Source : MNHN, Paris
— 387 —
exact emergence rates could not be calculated as only shoots new during
the study were marked and monitored, so mortality among the pre-existing
shoots isn’t known. Nonetheless, the highest emergence rate was clearly
in the wettest month (ca. .29, Table 1). The rate declined through the
first half of the major dry season, not reaching a minimum until the February
census. Between February and late June there was no trend in emergence
rate.
The greatest incréments in shoot height were during the first six weeks
(Fig. 1, A ; Table 1). The mean height of shoots at the first observation
of any cohort ranged from 33 to 129 cm. The overall means among cohorts
for the first two weeks were 64 ± 27 cm for Agi and 83 ± 22 cm for Ag2.
The variation in this height did not reflect current rainfall, nor did the two
groves show parallel variation. In Agi, relatively slow growth was typical
(55 ± 14 cm, 11 cohorts) compared to other cohorts there (116 cm, 2 co¬
horts), and to both slow and fast-growing shoots in Ag2 (94 ± 13 cm,
7 cohorts and 142 ± 20 cm, 5 cohorts). The mean growth incrément for
the following month ranged from 72 to 165 cm for both groves (Table 1),
with averages of 114 ± 29 cm for Agi and 133 ± 16 cm for Ag2. This
incrément showed some tendency to be higher in cohorts emerging in wetter
months. The monthly incrément declined steadily for four or more
months (Fig. 1), becoming somewhat irregular after that, though close to
Source : MNHN, Paris
— 388 —
zéro. The standard maximum heights were 463 ± 63 cm for Agi (n = 70)
and 501 ± 22 cm for Ag2 (n = 25).
Excluding the October and November censuses, the mean natural
death rate in Agi over the year was .085/month (Table 1). There was
a marked minimum at the height of the wet season (.02-.04), and somewhat
higher than average values were recorded in January and February (.12
and . 10). In addition, there was mortality from cutting of .09 in August
and .05 in September. The exact rates could not be calculated for Ag2,
as with emergence, but the crude number of deaths among marked shoots
showed no trend from February through June.
The age-specific mortality in Agi was constant, as reflected by the
linear survivorship curve (Fig. 2, A), with a loss of .05 per month ( r 2 = .99,
Sb = .002). The régression predicts a half life of 10J months and that
ail the shoots would be dead before the 21 st month. Ag2 had high initial
survivorship, .987 for 0-8 months (r 2 = .97, Sb= .001), but there was a
dramatic change to a rate of .907 for âges 9-13 months (r 2 = .97, j» = .002;
Fig. 2, A). If the latter rate remained constant, the last shoots would
hâve died before 19 months âge.
Aframomum hanburyi
Emergence rate in A. hanburyi averaged .084 ± .03 between the
three groves over the whole study period. However, more or less regular
fluctuations occurred in the emergence rate; the timing in the three groves
was slightly different but the mean behavior was représentative (Table 1).
Peak emergence (>. 10) was in October-November, March, and May.
These observations extend over only 44 weeks, and the longer record for
Ahl suggested that a fourth peak occurred in August.
The greatest incréments in shoot height occurred in the first two
months (Fig. 1, B\ Table 1). At the first observation of cohorts in Ahl,
mean shoot height ranged from 45-143 cm. The minimum values occurred
at the August, September, early April and early May censuses, and these
averaged 51 ± 5 cm, less than half the average of the other months (105
± 20 cm). The mean incrément in the next month ranged from 79-168 cm,
with an average among cohorts of 119 ± 27 cm, but the lowest values
were for the two cohorts with the greatest initial growth. The trend in
growth for subséquent months was similar to that for A. giganteum (Fig. 1,
B). The standard maximum height was 315 ± 50 cm (n = 38).
There was also a substantial change in height distribution over the
year for Ahl. Whereas only 23 % of the initial population was taller
than 300 cm, at the final census 58 % surpassed this height. The différence
was apparently due to a decrease in herbivory by arboreal primates (pro-
bably Cercopilhecus nicliians): 19 % of the shoots présent initially were
obviously eaten or broken distally, but only 6 % were so damaged at the
final census.
Peak mortality was in May and June, with secondary peaks noted at
Source : MNHN, Paris
— 389
3
</> 4-
.2
1 5 9 13 232 347 094 178
AGE DATE
Fig. 2. — Survivorship (A) as a fonction of âge (months) in A. giganleum (• i$ Agi, o is Ag2),
and (B) as a fonction of time in the initial mixed-age population of A. hanburyi (v) and
A. subsericeum (»).
day 348 (due to Ah2) and at day 039 (due to Ahl). The average mortality
in the other months was .07 ± .02 (Table 1).
Age-specific mortality for A. hanburyi was higher in the first three
months than in the following eight, so the survivorship curve was slightly
concave. However, the sample was less than 50 shoots for ail âges over
six months, and at several âges no mortality occurred in this small sample.
Extrapolation of the mortality of the first four months in Ahl (.044) pre-
dicted 23 months would elapse before the death of ail shoots of one émer¬
gence cohort. About 74 % °f ail deaths (in both Ahl and Ah2) were
concentrated in the initial mixed-age cohorts. The initial cohort in the
two groves (combined n = 134) showed a loss of .07 per month (Fig. 2,
fl; r*= .99, = .004), and the régression predicted the entire cohort
would hâve died by the 14th month.
Aframomum subsericeum
In the one plot of A. subsericeum, emergence rate averaged .06 ± .02
for the seven months for which data are available (censures of day 011
through day 179, Table 1). The mean height of shoots at the first observa¬
tions of each cohort ranged from 19-53 cm. The lowest value was recorded
in early March, and the average among the other months was 42 ± 8 cm. In
the following month the incrément ranged from 40-78 cm, with a mean
of 64 ± 13 cm. The standard maximum height was 269 ± 23 cm (n = 42).
Source : MNHN, Paris
— 390 —
Over the period January to June mortality averaged .07 ± .03, and
the highest rates were in February and June. Only four deaths occurred
among the 34 shoots appearing while the grove was monitored, too few
to obtain meaningful age-specific mortality. However, among the mixed-
age shoots marked in December, survivorship was linear through the
observation period (Fig. 2, B), with a Ioss of .06 per month (r 2 = .99,
Sb = .003). The entire mixed-age cohort would thus hâve been lost
within 17 months.
DISCUSSION
Emergence rates in ail species averaged less than one new shoot per
ten old shoots per month. In A. giganteum, a single maximum in this
rate would characterize undisturbed conditions, with a peak in the wettest
months. A. subsericeum may be similar, but the rates were undifferentiated
through the short observation period. In contrast, each grove of A. han-
buryi showed fluctuations throughout the year, of similar magnitude. If
this was an endogenous feature, it is curious that the fluctuations were
relatively synchronous between widely separated groves. The variation
of émergence rates might be better resolved if not ail older shoots were
considered as the parent population, but only shoots of mature height.
The early puise of emergence in Agi clearly related to manual thinning
of that grove, and such a puise may be expected in ail the species after
thinning by trampling (éléphants) or herbivory (primates). Herbivory is a
prominent feature in Aframomum only regarding the stems of aerial shoots.
No evidence was found of damage to the rhizomes by vertebrates, or of
habituai eating of the leaves. Several primates regularly eat the young
stem of aerial shoots (Sabater-PI, 1977, 1979; Calvert, pers. com.) :
Cercopithecus nictitans, Papio sphinx , Pan troglodytes , and Gorilla gorilla.
However, only Gorilla has a major impact, with A. hanburyi and A. subseri¬
ceum together forming the bulk of the diet in littoral Southern Cameroon
and Rio Muni. A. giganteum , however, is rarely eaten, and no primate
herbivory is known on several other species of the district. C. nictitans
feeding (on Ahl) was confined to the tips of the shoots, not resulting in
the immédiate death of the remainder. Gorilla destroys the entire leafy
portion to reach the stem tissue, and frequently breaks off the shoot at
ground level (Calvert, pers. com.). Entire groves are not destroyed at
once by Gorilla, although an individual may eat many kilograms of Afra¬
momum stem in one day. Typically, a few stems are taken within arm’s
reach of a seated animal, and such feeding sites are separated by several
meters (Calvert, pers. com.). Certainly the growth rates recorded here
suggest “ recovery ” from herbivory is rapid (see also Bullock, 1978).
The general pattern of height growth (Fig. 1) is apparent atall seasons
and in ail species. A lag phase of slow initial growth after emergence was
not conspicuous. Comparing the heights at various âges to the standard
maximum heights showed that A. hanburyi (Ahl) grew most rapidly,
Source : MNHN, Paris
— 391 —
attaining proportions of its maximum of 0.28 ± . 10 at the âge of 2 weeks,
0.65 ± .10 at 6 weeks, and 1.07 ± .07 at 18 weeks. A. giganteum (Ag2)
attained 0.17 ± .04, .43 ± .06 and .75 ± .05 of full growth at these
âges, and A. subsericeum cohorts grew to 0.15 ± .04, .26 ± . 13 and .69
of their standard by the same âges. The actual daily height growth these
represent for 0-2 weeks and 2-6 weeks were roughly 5 cm per day for both
A. giganteum and A. hanburyi shoots, but only 2.5 cm per day for A. subseri¬
ceum. During much of the early rapid growth the shoots bear no lamina,
and so are largely dépendent on translocation of photosynthate from other
shoots.
The initial growth rates may be biased here by the relatively long inter-
vals between censuses. Individuals in each cohort might differ by nearly
four weeks in actual emergence date, and occasionally differ by more
than a meter in height; I hâve taken the means to be indicative.
Flowering in A. giganteum and probably A. subsericeum occurs mostly
during the peak of the rains. With no better resolution than monthly
censuses, the peaks of shoot emergence and flowering cannot be sharply
distinguished: these energetically costly activities may be nearly simulta-
neous. A. hanburyi flowered in a bimodal pattern, contrasting with its
shoot emergence. The population was never entirely out of flower, but
the peaks preceded the rainfall maxima, and flowers were nearly absent
in the major dry season, resulting in a scarcity of mature fruit in May
and June. The Aframomum species thus présent équivalent growth forms
but divergent relationships of végétative and sexual phenology. Alto-
gether, their flowering peaks may be largely non-coincident, so that these
sunbird-pollinated plants warrant further comparison with similarly pattern-
ed Heliconia species, hummingbird-pollinated herbs of the Neotropics
(Stiles, 1978).
Climate-related but diverse phenologies were evidenced by two other
species of forest disturbances, with different patterns in the relative timing
of végétative growth and reproduction. A study of 39 clones of Mega-
phrynium relutinum (Maranlaceæ ) showed new leaf emergence was strongly
biseasonal, coinciding with the wet seasons, but flowering was virtually
restricted to the major dry season. The coincidence of growth and repro¬
duction was seen in 18 clones of the suffrutescent Palisota ambigua (Comme-
linaceæ), but in this case both activities were biseasonal, and lagged after
the rainfall maxima.
Mortality in ail species was strongly related to shoot âge and indica¬
tions of seasonality in mortality were probably due to the unimodal or
periodic variations in shoot emergence. The shoots of ail species pro¬
bably hâve maximum longevities in the range of 1.2-1.5 years, in most
cases with less than 10 % of the cohort dying each month. The notable
différence in predicted longevity of A. hanburyi between shoots of known
âge and the mixed-age cohort suggests an increase in mortality slightly
after the âge of one year, beyond the scope of this study. Such a change
might be due to the timing of growth of végétative and flowering branches.
Moreover, the exact age-dependence is not a characteristic of a genet, but
Source : MNHN, Paris
— 392 —
is also affected by herbivores, and the surrounding plants. Nearby shoots
of the same grove are an important part of any one shoot’s environment,
at least in shading if not also in vascular interchanges.
Thorough intégration of emergence rates, growth, reproduction and
mortality will dépend on accounting for the connection of individual
shoots. Knowledge of Aframomum structural demography still lacks the
critical éléments of the relative timing of long, short and flowering branch
growth. Moreover, it is unlikely that the numbers of each branch type
(per existing mature shoot) is constant. Since végétative and flowering
shoots are certainly expensive productions, their growth is likely to hâve
major effects on the growth and mortality of parent leafy shoots. However,
démographie trends in clone autogeny are beyond the scope of this study.
Acknowledgements : Partial support was provided by the National Géographie
Society, IUCN/World Wildlife Fund, L.S.B. Leakey Foundation, New York Zoological
Society, and Société Forestière de Campo. J. Calvert (Anthropology Dpt., U.C.L.A.)
provided observations on Gorilla feeding.
Literature cited
Bell, A.D., 1979. — The hexagonal branching pattern of rhizomes of Alpinia speciosa
L. (Zingiberaceæ), Ann. Bol. 43 : 209-223.
Bullock, S.H., 1978. — Régénération of Musa atter feeding by Gorilla, Biotropica 10 :
309.
Bullock, S. H., 1980. — Impacts of logging in littoral Cameroon, Commonw. For.
Rev. 58 : 208-209.
Halle, N., 1979. — Architecture du rhizome chez quelques Zingibéracées d’Afrique et
d’Océanie, Adansonia, ser. 2, 19 : 127-144.
Harper, J. L., 1978. — The demography of plants with clonal growth, Verh. K. ned.
Akad. Wet., ser. 2, 70 : 27-48.
Letouzey, R., 1968. — Étude phytogéographique du Cameroun , Éditions Paul Le Cheva¬
lier, Paris, 508 p.
Sabater-Pi, J., 1977. — Contribution to the study of alimentation of lowland gorillas
in the natural State in Rio Muni, Republic of Equatorial Guinea (West Africa),
Primates 18 : 183-204.
Sabater-PI, J., 1979. — Feeding behavior and diet of chimpanzees (Pan troglodytes
troglodytes) in the Okorobikô Mountains of Rio Muni (West Africa), Z. Tierpsychol.
50 : 265-281.
Stiles, F. G., 1978. — Temporal organization of flowering among the hummingbird
foodplants of a tropical wet forest, Biotropica 10 : 194-210.
Source : MNHN, Paris
PHYLLANTHEÆ DE MADAGASCAR. I : A PROPOS DE DEUX
PHYLLANTHUS DE LA SOUS-SECTION SWARTZIANI Webster
J. F. Brunel & J. Roux
Brunel, J. F. & Roux, J. — 27.05.1981. Phyllantheæ de Madagascar. 1 : à
propos de deux Phyllanthus de la sous-section Swartziani Webster, Adansonia,
ser. 2, 20 (4) : 393-403. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : Cette première note d’une série concernant des Phyllantheæ (Euphor-
biaceæ ) malgaches critiques ou mal connues, confirme la présence, en tant
qu’espèce, de Phyllanthus amarus Schum. & Thonn. à Madagascar, excluant
celle de P. niruri L. D’autre part, une espèce nouvelle, Phyllanthus andrano-
vatensis, voisine de P. fraternus Webster, est décrite.
Abstract : This first note of a taxonomie study on some critical malagasy
Phyllantheæ (Euphorbiaceæ) , confirms the presence, as a species, of Phyllanthus
amarus Schum. & Thonn. in Madagascar, excluding P. niruri L. Moreover,
a new species, Phyllanthus andranovatensis, neighbouring P. fraternus Webster,
is described.
J. F. Brunel, Laboratoire de Biologie Végétale, Université du Bénin, B. P. 1515,
Lomé, Togo.
J. Roux, Laboratoire de Morphologie expérimentale. Institut de Botanique,
Université L. Pasteur, 67083 Strasbourg, France.
L’étude des genres Phyllanthus L. et affines, à laquelle nous procédons,
depuis 1973, en Afrique de l’ouest, nous a nécessairement conduits à recher¬
cher des points de comparaison dans les régions voisines, Afrique orientale
et australe, voire Madagascar. Au cours de prospections dans le sud de
cette île, nous avons pu récolter ainsi un certain nombre d’Euphorbiacées,
herbacées ou arbustives, de la tribu des Phyllantheæ Muell.-Arg. (Mueller,
1866). Parmi celles-ci, les deux plantes analysées dans la présente note,
appartiennent au genre Phyllanthus, caractérisé principalement par des
fleurs mâles sans pistillodes et à disque réceptaculaire généralement seg¬
menté; elles se rattachent de plus à la section Phyllanthus, où les fleurs
mâles sont le plus souvent tristaminées, avec un pollen colporé, et où
l’architecture des individus, marquée d’un dimorphisme raméal, suit le
modèle de Cook (Halle & Oldeman, 1970) : l’axe principal orthotrope,
à phyllotaxie hélicoïdale, porte des ramifications phyllomorphes, caduques,
seules florifères, et à phyllotaxie spirodistique. Enfin, un certain nombre
de critères complémentaires, situent, plus précisément encore, les plantes
envisagées dans la sous-section Swartziani Webster (Webster, 1957) : ce
sont, notamment, des graines costulées sur le dos, un pollen tricolporé,
à exine formant un tectum complet, plus ou moins lisse ou microperforé
en surface, ainsi que la présence, sur la tige érigée adulte, de cataphylles
(feuilles réduites à des écailles) lancéolées triangulaires.
Si l’on utilise la Flore de Madagascar et des Comores, dans laquelle
Léandri (1958) traite des Phyllanthus, l’une des plantes considérées se
Source : MNHN, Paris
— 394 —
rapporte à P. niruri L. var. amarus (Schum. & Thonn.) Léandri, tandis
que les spécimens de l’autre restent impossibles à déterminer.
L’identification de ces derniers est évidemment un problème. Mais
la détermination de P. niruri L. var. amarus (Schum. & Thonn.) Léandri
n’en est pas moins un second, car en Afrique de l’ouest, P. amarus Schum.
& Thonn. est une espèce autonome, et surtout, sans rapport immédiat avec
P. niruri L., taxon néotropical apparemment absent de tout le continent
africain (Brunel & Roux, 1975). Il importe donc de déterminer si les
« P. amarus malgaches » sont identiques à P. amarus Schum. & Thonn.
et dans quelle mesure ils peuvent être effectivement affines de P. niruri L.
Les « Phyllanthus amarus » malgaches ont été récoltés à Morondava,
Tuléar et Fort-Dauphin. Les populations d’origine étaient apparemment
homogènes, toutes semblables et rudérales, comme les P. amarus Schum.
& Thonn. d’Afrique.
Le Phyllanthus indéterminé a été récolté tout d’abord dans les environs
d’Andranovato, près de Fort-Dauphin. Nous l’avons retrouvé l’année
suivante, sur les pentes du Pic St Louis et près d’Amboasary-Sud. Il nous
est apparu d’emblée comme distinct du précédent, en particulier par son
écologie toute différente. Nous l’avons récolté en effet, à Andranovato, en
compagnie de Cypéracées et de Marsileacées. Sur les pentes du Pic St
Louis, la plante se cantonnait en bordure de ruisseaux, et, dans les stations
d’Amboasary-Sud, elle se trouvait dans des mares temporaires, au milieu
de fourrés à Didieréacées. Il s’agit donc d’une plante non rudérale, hygro-
phile, dont le cycle est vraisemblablement fugace dans les conditions natu¬
relles, comme le suggèrent les mares d’Amboasary-Sud, éphémères et rapide¬
ment désséchées.
Les échantillons collectés ont été systématiquement mis en herbier
pour référence et analyses ultérieures. Mais simultanément, ont été récoltées
chaque fois des graines pour mise en culture, celle-ci permettant une étude
plus détaillée des divers stades du développement (architecture, biométrie,
numérations chromosomiques, observations du pollen, etc.). Ces cultures
de populations expérimentales ont été effectuées au Jardin d’essais du
Laboratoire de Biologie Végétale, à l’Université du Bénin, à Lomé, comme
nous le faisons de façon constante pour toutes les plantes récoltées ou mises
à notre disposition (Brunel & Roux, 1976).
I. LES « PHYLLANTHUS AMARUS » MALGACHES
Cultivées simultanément, les populations expérimentales issues de nos
récoltes de « P. amarus » malgaches ne montrent pas, entre elles, de différences
notables. Elles n’en montrent pas plus avec les populations d’origine afri¬
caine ou américaine, cultivées en même temps pour servir de comparaison,
et ceci, même en considérant des caractères mineurs plus ou moins négligés
habituellement, car liés pour la plupart au développement général des
individus.
Source : MNHN, Paris
— 395 —
Ainsi, comme chez le P. amarus Schum. & Thonn. d’Afrique, l’axe
principal orthotrope des plantes malgaches ne produit spontanément de
relais érigés, que de façon relativement tardive, après 3 mois de culture
environ. Ses cataphylles présentent la caractéristique de se nécroser et de
noircir rapidement. L’épiderme de cette tige dressée est coloré par des
anthocyanes aux stades de jeunesse des individus (comme nous avons pu
l’observer aussi sur des populations d'origine guyanaise), mais cette colora¬
tion s’estompe rapidement.
Les ramules plagiotropes, seuls florifères, présentent une zonation
typique du sexe des fleurs : après une zone basale de 1 ou 2 aisselles foliaires
productrices de cymules entièrement mâles, l’axe ne porte, distalement,
TABLEAU I : Comparaison biométrique de deux populations africaine et malgache de
P. amarus Schum. & Thonn. Les couples de valeurs correspondent à des mesures
extrêmes. Les valeurs entre parenthèses signalent des observations exceptionnelles.
« P. amarus
malgache »
(Population
de Tuléar)
P. amarus
Schum. & Thonn.
(Population
de Lomé)
Axe orthotrope :
— longueur des cataphylles en mm. . .
1,3-1,4
1,3-1,4
Ramules plagiotropes :
— longueur en cm.
4-17
4-20
— nombre de feuilles.
15-50
20-50
— longueur des entrenœuds de la zone
médiane en mm.
1-4
2-4
Fleurs femelles :
— longueur du pédicelle en mm. . . .
0,9-1,7
1-1,7
— longueur des lobes périanthaires en
0,9-1,1
0,8-1,2
— longueur du style en mm.
0,1-0,15
0,1-0,2
Fleurs males :
— longueur du pédicelle en mm. . . .
0,9-1,3
0,6-1,2
— longueur des lobes périanthaires en
0.3-0.6
0,3-0,6
— grain de pollen, longueur en microns
18,5-22
19-23
— nombre de sillons.
3
3
Fruits •
— diamètre en mm.
1,7-1,96
1,7-2
Graines :
— nombre de côtes sur la face convexe.
6-(7)
(6)-7-(8)
— longueur en mm.
0,9-1
0,9-1
Numérations chromosomiques :
— n chromosomes.
13
13
Source : MNHN, Paris
— 396 —
que des cymules bisexuées, c'est-à-dire composées d’une fleur femelle,
flanquée au moins d’une fleur mâle. Ces fleurs ont très généralement 5 lobes
périanthaires.
Cette morphologie végétative et florale est illustrée ici (PI. 1 ; 3, C;
4, G). Les mesures quantitatives définissant le taxon sont, d’autre part,
rassemblées dans le tableau I. Ce tableau, qui permet au surplus une com¬
paraison chiffrée entre la plante malgache et le P. amarus Schum. & Thonn.
de l’Ouest africain, ne fait guère ressortir qu’une concordance évidente.
Nos « Phyllanthus amarus » malgaches appartiennent donc bien à l’espèce
Phyllanthus amarus Schum. & Thonn., espèce type de la sous-section
Swartziani Webster, à laquelle nous les avions d’ailleurs rattachés d’emblée.
C’est donc souligner par là que les plantes considérées n’appartiennent
pas à la sous-section néotropicale Niruri Webster, typifiée par P. niruri L. :
font défaut, en effet, les critères essentiels de cette subdivision, notamment
des cataphylles linéaires subulées, des feuilles assimilatrices à base du
limbe asymétrique, des fleurs femelles dont les lobes périanthaires ont une
nervure ramifiée, un pollen tétracolporé à exine microréticulée formant
tectum partiel, et des graines à surface verruqueuse.
Mais une telle affirmation ne saurait évidemment s’étendre sans con¬
trôle à l’ensemble du P. niruri L. var. amarus (Schum. & Thonn.) Léandri.
Aussi, les exsiccata déposés par Léandri au Muséum de Paris, et repré¬
sentatifs du taxon, ont-ils été analysés de leur côté.
Identiques à nos propres plantes, ils ne diffèrent en rien du P. amarus
Schum. & Thonn. de l’Ouest africain, et n’appartiennent pas davantage
à la sous-section Niruri Webster. Il en est de même d’ailleurs pour la var.
baronianus Léandri : les caractères distinctifs de cette « variété » (rameaux
anguleux, tépales mucronés, stipules cordés d’un côté) sont, en fait, très fré¬
quents chez P. amarus Schum. & Thonn., et les exsiccata correspondants ont
été annotés par Webster lui-même comme « P. amarus Schum. & Thonn. » L
L’identité des plantes considérées est donc claire. Si l’on ajoute que
nous n’avons pu trouver, dans les divers herbiers consultés, aucun indice
de l’existence d’un P. niruri L. à Madagascar, il apparaît que ce taxon est
à exclure de la flore spontanée de l’Ile, comme il a dû l’être de celle d’Afrique
Occidentale (Brunel & Roux, 1975). Tout au plus peut-on envisager des
introductions récentes et localisées, comme nous en avons nous-mêmes
effectué à Lomé. Mais celles-ci n’en conféreraient pas pour autant l’indi-
génat au P. niruri L.
II. LE PHYLLANTHUS D’ANDRANOVATO
Cette plante, que les flores actuelles ne permettent pas de déterminer,
ne semble pas avoir été antérieurement récoltée. En particulier, aucun des
exsiccata déposés au Muséum de Paris ne lui correspond.
1. Le rattachement par Léandri de P. amarus Schum. & Thonn. à P. niruri n'est en somme
que le prolongement des conceptions de Mueller (1866), considérant ce dernier taxon
comme extrêmement polymorphe et de vaste répartition. Si Hutchinson (1913) avait déjà
reconnu l'autonomie spécifique du P. amarus africain, conforme au protologue de Schu¬
macher & Thonning (1829), c'est surtout à Webster (1955) que revient le mérite d'une
clarification de la situation nomenclaturale du P. niruri L., et de sa circonscription exacte.
Source : MNHN, Paris
— 397 —
PI. I. — Phyllanthus amarus (Brunet 2114 ) : A, fragment de ramule plagiotrope; B, cataphylles
de l’axe orthotrope (extrémités nécrosées et noirâtres); C, couple de fleurs mâle et femelle
(cymule hermaphrodite), à l’anthèse de la fleur mâle, ici bistaminée; D, méiose pollinique,
métaphase II; E, aspect du fruit avant déhiscence; F, morphologie d'un disque de fleur
femelle après suppression du fruit (la columelle est restée attachée dans l'axe de la fleur).
Les traits d’échelle représentent 1 mm, sauf en D.
A port grêle, elle révèle en culture une croissance lente, atteignant à
peine, au bout de trois mois, une hauteur moyenne de 20 cm. L’axe primaire
de l’individu, érigé, se ramifie promptement, les aisselles foliaires basales
donnant précocement naissance à des relais orthotropes. Après les coty¬
lédons et 4 feuilles assimilatrices (feuilles « juvéniles »), cet axe porte des
cataphylles petites, longues de 0,8-0,95 mm.
Les ramules plagiotropes (PI. 2, A) ne dépassent guère une longueur
de 5 cm, avec, dans leur région médiane, des entrenœuds longs de 2-3 mm.
Ils portent en général une quinzaine de feuilles assimilatrices à limbe oblong-
elliptique, plus ou moins purpurescent à la face supérieure, glauque plus
ou moins rosé à la face inférieure, et à 4-6 paires de nervures secondaires.
Les stipules de ces feuilles, triangulaires, atteignent une longueur de 1,5 mm.
Les inflorescences de ces plantes monoïques se cantonnent sur les
ramules selon un schéma constant : après un segment proximal stérile
Source : MNHN, Paris
— 398 —
PI. 2. — Phyllanthus andranovatensis (Brunei 2/30) : A, Ramule plagiotrope inséré sur un
fragment d'axe orthotrope; B, fleur mâle bistaminée, vue de 3/4; C, fleur femelle, mor¬
phologie du disque après suppression du jeune fruit; D, fruit avant déhiscence en vue
latérale, détaché du réceptacle; E, méiose pollinique, métaphase II. (Les traits d’échelle
représentent 1 mm, sauf en E).
de 1-3 axillums vides, le ramule comporte en effet 4-6 aisselles productrices
de cymules pluriflores mâles, puis, distalement des aisselles uniflores femelles.
Les fleurs mâles (PI. 2, B), campanulées, ont un petit pédicelle long de
0,4-0,8 mm. Les lobes périanthaires, généralement au nombre de 5, atteignent
0,6-1,3 mm de longueur, et 0,7-0,9 mm de largeur; ils sont obovales, à
marge blanche, avec une nervure médiane verte, plus ou moins anthocya'née.
Le disque est formé de 5 petits segments lobulés. Les étamines sont géné¬
ralement au nombre de 3, mais, par suite d'une fréquente méiomérie, ce
nombre peut se réduire à 2; les filets sont presque entièrement soudés, mais
les anthères, à déhiscence transversale par rapport à l'axe de la fleur, et
atteignant 0,2-0,4 mm d' longueur, demeurent libres. Le pollen est tricol-
poré, à tectum lisse, avec des dépressions microperforées; son axe polaire
atteint une longueur de 22,5-25 microns (PL 4, A-F).
Les numérations chromosomiques, effectuées lors de la méiose polli¬
nique ont montré n = 13 chromosomes (PI. 2, E).
A l'anthèse, les fleurs femelles ont un pédoncule robuste, atteignant
au moins 0,6 mm de longueur. Les lobes périanthaires sont alors ovales
oblongs; à marge blanche, avec une nervure médiane plus ou moins antho-
cyanée et un apex arrondi rappelant ainsi le périanthe mâle, ils sont cepen¬
dant un peu plus étroits, avec une largeur de 0,5-0,6 mm. Le disque (PI. 2,
C) est annulaire, multilobé ou même lacinié. L’ovaire, sessile et subglobu¬
laire, est surmonté de styles libres dès leur base, longs de 0,3-0,4 mm,
bifides, et se terminant en lobes cylindriques.
Source : MNHN, Paris
— 399 —
PI. 3. — Morphologie des graines : P. andranovatensis ( Brune! 2130 ) : A, costulation au dos
de la graine; B, vue, région du hile. — P. amarus ( Brunei 2114) : C, costulation au dos
de la graine. (Le trait d'échelle représente 1 mm).
Le fruit (PI. 2, D) est porté par un pédoncule atteignant en moyenne,
au terme de sa croissance, 1,95 mm de longueur. C’est une capsule plus
large que haute, à surface généralement lisse à la base, et légèrement papil-
leuse au sommet. Elle atteint, avant déhiscence, un diamètre de 2,2-2,4 mm.
Elle est entourée du périanthe persistant et accrescent, dont les divisions
atteignent alors 1,9-2,3 mm de longueur et une largeur de 1-1,5 mm.
Les graines matures (PI. 3, A, B) sont des onglets sphériques longs de
1,05-1,3 mm, de couleur brun pâle, et portant sur leur face convexe 9-11 lignes
de costules longitudinales.
Ainsi décrite, la plante d’Andranovato apparaît proche de Phyllanthus
fraternus Webster, espèce rudérale dont la vaste répartition (Indes, Afrique
tropicale 1 et Antilles) rend plausible une éventuelle implantation localisée
en certains points de Madagascar. En effet, s’il faut bien préciser que ce
P. fraternus Webster n’a pas été signalé dans l'Ile, et qu’aucun exsiccatum
lui correspondant ne figure dans les herbiers relatifs à Madagascar, la
plante qui nous intéresse possède, avec lui, un certain nombre de caractères
communs. Ce sont, en particulier, un appareil végétatif rameux dès la
base des individus, une répartition florale, sur les ramules plagiotropes,
comportant une zone distale de fleurs femelles solitaires, et, sur ces fleurs
femelles un disque multilobé et lacinié.
Mais, à côté de ces convergences, ce Phyllanthus malgache se distingue
nettement du P. fraternus Webster par tout un ensemble de caractères. Ce
sont, tout d’abord des critères qualitatifs comme la coloration des épidermes
(non anthocyanés chez P. fraternus Webster), et surtout, la présence cons¬
tante d’une zone d’aisselles stériles à la base des ramules florifères. Mais
s’ajoutent également des critères quantitatifs, qui permettent une sépara-
1. La plante que les flores actuelles de l’Ouest africain dénomment P. niruri L. correspond
en effet, en réalité, à P. fraternus Webster (Brunel & Roux, 1975).
Source : MNHN, Paris
— 400 —
TABLEAU II : Comparaison biométrique de la population togolaise du P. fraternus
Webster et de celle du Phyllanthus d’Andranovato. Les couples de valeurs corres¬
pondent à des mesures extrêmes.
P. fraternus
« P. d’Andranovato »
Cataphylles de l'axe orthotrope :
—- longueur (mm).
1,5
0,95
PÉRIANTHE FEMELLE :
nombre de lobes.
6
5
— longueur maximale des lobes en fin
d’accrescence (mm).
0,9-1,4
1,9-2,3
— largeur de la nervure médiane des
lobes (mm).
0,25
1,0-1,5
Fruits :
— longueur du pédicelle (mm). . . .
1,4-1,6
1,95
Graines :
— nombre de costules dorsales. . . .
7-8
9-11
Cytotypes :
n chromosomes.
12
13
tion sans ambiguïté des deux taxons considérés, comme le montre le
tableau II.
Même en faisant abstraction des autres caractères énumérés, le caryo¬
type, à lui seul, apporte déjà la preuve de l’indépendance de la plante
d’Andranovato, vis-à-vis du P. fraternus Webster. Aussi, nous paraît-il
justifié de créer pour elle une nouvelle espèce, P. andranovatensis, le nom
spécifique rappelant le premier lieu de récolte 1 .
Phyllanthus andranovatensis Brunei & Roux, sp. nov.
Herba annua immo etiam brevi vila, 10-20 cm alla, glabra, caulibus ima basi plus
minusve decumbentibus, purpurascenlibus, sublerelibus, emmiltenlibus ramulos floriferos
patentes usque ad 5 cm longos. Folia oblongo-elliptica, usque ad 8 mm longa et 2,5 mm lata,
supra viridia vel purpurascentia, subtus glauca vel pallide rosea, supra obscura, subtus
prominula Costa, nervis lateralibus 4-5 ; stipulée lineares, triangulæ, integra;, 1,5 mm longæ.
lnflorescentiæ monoeciæ : in quoque ramulo, in basi 1-3 axillæ vacuæ, denique 4-6 axillæ
cum cymulis masculinis, deinde axillæ cum floribus femineis singulis. Flos masculus cam-
panulatus, pedicello 0,4-0,8 mm longo; calyx 5-lobatus, lobis ovatis, apice rotundatis,
albidis cum nervo medio viridi vel pallide roseo, 0,6-1,3 mm longis, 0,7-0,9 mm latis; discus
5-lobatus; stamina 2-3, filamentis connatis, antheris rima transversa, 0,2-0,4 mm longis.
Pollinis grana ca. 22,5-25 \xm longa, tecta, tricolporata. Flos femineus pediceUatus ; calyx
5-lobatus, lobis oblongo-ovatis, apice rotundatis, 0,6 mm longis, 0,5-0,6 mm latis, viridibus
1. L'étymologie du nom Andranovato (prononcé andranouvatt). fait allusion aux rochers
baignant dans les lagunes à l'ouest de Fort-Dauphin. L'endroit est également connu comme
« Ilôt des Portugais », ces derniers y ayant construit un fortin en 1504.
Source : MNHN, Paris
— 401 —
PI. 4. — Morphologie du grain de pollen : Phyllanthus andranovatensis (Brunei 2130) : A, B,
C, L. O. Analyse; D, endoaperture vue de face; E, coupe optique; F, vue de la surface
externe au MeB x 3500. — Phyllanthus amarus (Brunei 2114) : G, vue de la surface externe,
au MeB x 2000. (Mph : A, B, C, D, E x 1700).
Source : MNHN, Paris
— 402 —
vel purpurascentibus, margine albida; discus mullilobalus vel lacinialus : ovarium sessile,
slylis 0,3-0,4 mm longis, ima basi liberis, el bifidis cum lobis subteretibus.
P. fraterno Webster affinis, sed calaphyllis brevioribus, ramulis purpurascentibus,
floris feminei calyce cum 5 lobis longioribus et seminibus costis dorsualibus 9-11 differt.
Type : BruneI 2130, Andranovato, prés de Vinanibe, région de Fort-Dauphin,
8.1975 (holo-, STR; iso-, TOGO, P, B, TAN).
Répartition géographique : Connu seulement du Sud de Madagascar
(Région de Fort-Dauphin).
Utilisation : Sous le même nom d’ « ambanivola », les habitants
d'Andranovato utilisent les Phyllanthus herbacés des alentours (P. andrano-
valensis, P. tenellus Roxb., P. amarus Schum. & Thonn. et P. ampandan-
dravæ Léandri), pour soigner les maux intestinaux des jeunes enfants. Cet
usage, coïncidant avec la même utilisation des Phyllanthus herbacés et
notamment de P.fraternus Webster dans l’Ouest Africain, particulièrement
dans la région du Golfe du Bénin, est sans doute à rapprocher de l’action
antibactërienne décelée par Nozeran & Haicourt (1974) dans les décoc¬
tions de feuilles de divers Phyllanthus.
Au terme de cette étude, l’identité des deux plantes analysées se trou-
van ainsi établie, il apparaît donc nécessaire de modifier en conséquence
la clé de détermination donnée dans la Flore de Madagascar et des Comores,
et cette modification peut être envisagée de la manière suivante :
46. Feuille dépassant 3 mm, stipules atteignant 1,5 mm.
47. Disque des fleurs femelles lacinié, à lobes plus ou moins alternitépales.
48. Fleur femelle solitaire à l'aisselle des feuilles, dans la partie dis¬
tale des ramules; 5 tépales; feuilles, cataphylles et axes antho-
cyanés . P. andranovatensis
48'. Fleur femelle à l’aisselle des feuilles, associée à une fleur mâle (au
moins) dans la partie distale des ramules; 5 tépales; feuilles et
axes verts, cataphylles noirâtres. P. amarus
Remerciements : Cette première publication sur des plantes malgaches est, pour
nous, l'occasion de remercier très sincèrement l’Association Amitié-Madagascar-Inter-
national (AMI) pour les facilités qu’elle nous a accordées lors de nos voyages, et Mr le
Professeur J.-F. Leroy, directeur du Laboratoire de Phanérogamie (Muséum d’Histoire
Naturelle, Paris), qui a aimablement mis à notre disposition de nombreux échantillons
malgaches de l’Herbarium.
Bibliographie
Brunel, J. F. & Roux, J., 1975. — Notes sur les Phyllanthoideæ (Euphorbiaceæ) Ouest-
Africaines. I : Phyllanthus niruri L., une espèce à exclure des Flores de l’Afrique
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Brunel, J. F. & Roux, J., 1976. — Notes sur les Phyllanthoideæ (Euphorbiaceæ) Ouest-
Africaines. II : A propos du polymorphisme de Phyllanthus sublanatus Schum.
& Thonn., Bull. Soc. Bot. Fr. 123 : 365-376.
Halle, F. & Oldeman, R. A. A., 1970. — Essai sur l’architecture et la dynamique de crois¬
sance des arbres tropicaux, 178 p., Paris.
Source : MNHN, Paris
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Hutchinson, J., 1913. — Euphorbiaceæ, in Flora of Tropical Africa 6 (1) : 692-736.
Léandri, J., 1958. — Euphorbiacées, Flore de Madagascar et des Comores, fam. 111,1,
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189-1286.
Nozeran, R. & Haicourt, R., 1974. — Mise en évidence d’une activité antibactérienne
chez des Phyllanthus (Euphorbiacées), C. R. Acad. Sci. Paris, ser. D, 278 : 3219-
3222.
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Nat. Math., Afhand 4 : 189-197.
Webster, G. L., 1955. — Studies of the Euphorbiaceæ, Phyllanthoideæ 1., Contr. Gray
Herb. 52 : 44-63.
Webster, G. L., 1957. — A monographie study of the West Indian species of Phyllanthus
L., J. Arnold Arbor. 38 : 295-324.
Source : MMHN, Paris
Source : MMHN, Paris
OBSERVATIONS SUR LES CARACTÈRES STAMINAUX ET LA
CLASSIFICATION DES OSBECKIEÆ (MELASTOMATACEÆ) CAP¬
SULAIRES AFRICAINES
H. Jacques-Félix
Jacques-Félix, H. — 27.05.1981. Observations sur les caractères staminaux
et la classification des Osbeckieæ (Melastomataceæ) capsulaires africaines,
Adansonia , ser. 2, 20 (4) : 405-429. Paris. ISSN 000I-804X.
Résumé : Discussion sur la morphologie staminale des Osbeckieæ (Melasto¬
mataceæ). Il est démontré que le dimorphisme est un caractère générique ina¬
déquat. En conséquence : 1) le concept des genres africains, Dissotis et Anthero-
toma , est réajusté; 2) le genre Heterotis est létabli; 3) 1 sous-genre nouveau,
1 section nouvelle et 14 combinaisons nouvelles sont proposées.
Abstract : Discussion on the staminal morphology of Osbeckieæ ( Melasto¬
mataceæ ). It is demonstrated that the dimorphism is an inadéquate generic
character. Conséquent ly : 1 ) the concept of african généra Dissotis and Anthero-
toma is readjusted; 2) the genus Heterotis is reinstated; 3) 1 new sub-genus,
1 new section and 14 new combinations are proposed.
Henri Jacques-Félix, Laboratoire de Phanérogamie, 16 rue Buffon. 75005 Paris,
France.
Bien que complexe, un genre peut être homogène dans la mesure où
les groupes qui le constituent sont plus semblables entre eux qu’ils ne le
sont avec des genres voisins. Par contre, il est hétérogène lorsque certains
de ces mêmes groupes sont plus proches de genres voisins qu’ils ne le sont
entre eux. Cette dernière situation est exactement celle du genre Dissotis
Benth., dont certaines des subdivisions sont difficilement séparables du
genre Osbeckia tandis que d’autres en sont bien distinctes. Ces difficultés
proviennent du fait que ces deux taxa, auxquels on peut ajouter les Anthero-
toma , ont été établis et constitués sur la base du seul caractère staminal,
secondaire et fluctuant. Ce problème nous conduit à revoir certaines des
particularités présentées par l’androcée des Melastomataceæ , principalement
celui des Osbeckieæ , tribu à laquelle appartiennent nos genres litigieux.
A partir du caractère mélastomatacéen de fleurs diplostémones et
d’étamines pliées dans le bouton, deux tendances évolutives, plus ou moins
liées, se manifestent chez la plupart des groupes de la famille : allongement
du connectif en dessous des thèques; dimorphisme staminal.
A. PÉDOCONNECTIF, ÉPERON ET APPENDICES
Les étamines introrses des Melastomataceæ sont généralement très
dorsiventrales, c’est-à-dire que le connectif est relativement saillant, avec
un système vasculaire ramifié dans le sens proximal. La base elle-même,
Source : MNHN, Paris
— 406 —
souvent épaissie ou appendiculée à l’articulation avec le filet, se situe,
selon les groupes ou espèces, immédiatement sous les thèques, ou bien
en est séparée par un allongement axial que nous avons qualifié de « pédo¬
connectif » (Jacques-Félix, 1953 : 977).
Triana (1871 : 6), reconnaissait deux sortes d’étamines : celles dont
l’appendice frontal indiquerait que le filet s’insère sur la face postérieure
du connectif; celles dont l’appendice dorsal indiquerait que le filet s’insère,
à l’inverse, sur la face antérieure. II s'agit là d’une interprétation quelque
peu subjective, car il ne manque pas de connectifs non appendiculés, ou
appendiculés sur les deux faces. Cependant, il y a bien une remarque à
faire sur la nature de ces productions. On peut observer que lorsqu’un
appendice existe sur les étamines sans pédoconnectif, il est généralement
dorsal, solitaire et entier, en forme d’éperon, comme chez les Gravesia,
par ex., parmi les Sonerileæ, ou franchement transversal, comme chez les
Memecylon. Par contre, les étamines de nos Osbeckieæ, qui sont typique¬
ment dépourvues d’éperon, ont souvent un pédoconnectif, généralement
prolongé par un ou deux appendices frontaux, rarement épaissi d’un talon
dorsal peu évident. D’après C. Wilson (1950), qui a pourtant remarqué
que seuls les éperons et pédoconnectifs sont vascularisés, tous ces appendices
sont de même nature, et seraient les vestiges d’une ramification ancestrale
des étamines. Il est plus simple, croyons-nous, d’admettre que ces forma¬
tions résultent d’une croissance contrariée par le renversement des étamines
dans le bouton. De plus, elles ne sont pas toutes identiques. L’éperon dorsal
et le pédoconnectif sont des prolongements homologues du connectif,
ce qui explique qu’ils sont généralement exclusifs l’un de l’autre; par contre,
les autres productions que porte le pédoconnectif, soit de face à son arti¬
culation avec le filet, soit en un point quelconque du dos, sont de simples
excroissances de moindre importance.
Malgré l’explication banale de leur formation, ces différentes parties
de l’étamine conservent tout leur intérêt systématique : l’éperon dorsal
est un bon caractère générique; les appendices sont aussi de bons caractères
par la diversité de leurs formes.
B. LE DIMORPHISME STAMINAL
Deux voies évolutives sont à l’origine de l’inégalité des verticilles
staminaux. Chez celle que nous qualifions de régressive, il y a seulement
un moindre développement des différentes parties des étamines internes
(épipétalaires), sans grande incidence morphologique. Cependant, dans les
cas les plus extrêmes, non atteints chez nos Osbeckieæ , ces étamines peuvent
être réduites à un état rudimentaire; elles sont plus rarement inexistantes,
les fleurs devenant ainsi monostémones (Jacques-Félix, 1976 : 374). Selon
une autre voie, que nous qualifions de progressive c’est, inversement, le
développement exclusif, ou plus important, du pédoconnectif des étamines
externes (épisépalaires) qui détermine un véritable dimorphisme; le pédo¬
connectif affecte une forme particulière et les appendices frontaux, mieux
Source : MNHN, Paris
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différenciés, révèlent alors des caractères distinctifs nouveaux. Chez plu¬
sieurs groupes de Dissotis, les étamines internes sont également un peu
différenciées, avec pédoconnectif court, mais visiblement appendiculé.
L’allongement du connectif est donc le préalable habituel du dimor¬
phisme chez nos Osbeckieæ, car il est rare que les pédoconnectifs soient
également développés sur les deux verticilles, et aussi, toujours chez les
Osbeckieæ, que les étamines soient dimorphes sans inégalité des connectifs
(Dissotis wildei Jac.-Fél., du Zaïre, et Osbeckia togoensis Leuenberger,
du Togo, font partie des exceptions).
1. Variations intraspécifiques
Les caractères staminaux, y compris le degré de dimorphisme, sont
habituellement stables chez une même espèce et contribuent à sa définition.
Cependant, il arrive parfois que des plantes, dont les étamines sont homo-
morphes par réduction du verticille externe, apparaissent chez des espèces
normalement hétérostémones. Triana (1871 : 164) avait fait cette remarque
sur Dissotis debilis (Sond.) Triana, et n’accordait, de ce fait, que peu de
valeur à ce caractère. Nous-même avons trouvé ces formes sur Dissotis
irvingiana Hook., et les avons qualifiées d’ « osbeckioïdes » (Jacques-
Félix, 1935 : 370), de tels spécimens étant conformes à la définition habi¬
tuelle des Osbeckia. Puis, A. & R. Fernandes, en procédant à une étude
attentive de cette question (1954b), ont trouvé un tiers de formes osbeckioïdes
sur 68 spécimens examinés du Dissotis phæotricha (Hochst). Hook. f.
Ces « anomalies » ont plusieurs origines:
a) Osbeckioïdie adaptative: développement accéléré et néoténie. — Le
Dissotis irvingiana se prête remarquablement bien à l’examen de ces modi¬
fications. Les plantes qui s’écartent du type normal, à fleur grande, penta¬
mère, avec étamines dimorphes et discolores, présentent une série d’états
qui aboutissent à la fleur petite, tétramère, avec étamines homomorphes
et concolores (PI. 1, 1-5). A ce dernier stade, la réduction du pédoconnectif
entraîne celle des appendices frontaux; les anthères ne sont plus subu-
lées, mais oblongues et plus ou moins tronquées.
L’influence des conditions de croissance est évidente. Dans tous les
cas ce sont des spécimens récoltés sur des substrats insuffisants, ou à des
altitudes supérieures à celles qui conviennent au taxon considéré. Enfin,
certaines de ces espèces annuelles, chez lesquelles l’osbeckioïdie est fré¬
quente, sont également susceptibles de fleurir à l’état de plantule, réalisant
ainsi des cas évidents de néoténie, dont les caractères, tant génériques que
spécifiques, sont altérés.
b) Osbeckioïdie récessive : variétés isostémones. — Selon A. & R. Fer¬
nandes (1954a : 71; 1954b : 185), l’osbeckioïdie, c’est-à-dire l’apparition
accidentelle de caractères du genre Osbeckia chez des espèces de Dissotis,
est sous la dépendance de facteurs génétiques. Car, font-ils remarquer, les
Source : MNHN, Paris
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spécimens observés sont, soit à fleurs hétérostémones, soit à fleurs isosté-
mones, sans jamais porter de fleurs des deux types. Ces formes sont diffé¬
rentes de celles que nous venons de signaler. Elles se manifestent par l’égali¬
sation des deux verticilles staminaux, sans qu’il y ait nécessairement réduc¬
tion de taille des fleurs et des étamines. Deux cas peuvent se présenter :
1° les spécimens osbeckioïdes ne diffèrent que par leurs fleurs et apparaissent
çà et là parmi les populations normales, comme nous pouvons en observer
chez D. irvingiana (PI. 1, 6); 2° les spécimens isostémones diffèrent aussi
par quelques autres caractères, ou constituent de petites populations homo¬
gènes dans des stations ou régions géographiques isolées, formant ainsi des
variétés plus ou moins stables. Ainsi, on ne connaît au Cameroun que des
populations osbeckioïdes du Dissotis tisserantii Jac.-Fél. (PI. 1, 9’). Le
D. irvingiana nous fournit aussi l’exemple d’une population isolée sur un
pointement rocheux intraforestier du Gabon, dont les fleurs sont de taille
normale et les deux verticilles staminaux presque égaux (PI. 1, 7). On notera
que, dans ces conditions, les étamines internes sont également assez bien
différenciées : il y a uniformisation, mais non réduction, des étamines.
2. Gradation intragénérique du dimorphisme
L'existence d’une osbeckioïdie rémanente ou variétale, telle que nous
venons d’en citer des exemples, a nécessairement pour corollaire l’existence
possible d’espèces isostémones parmi des congénères hétérostémones. En
d’autres termes, un bon genre peut parfaitement réunir des espèces pré¬
sentant tous les stades d’évolution du dimorphisme. C’est le cas chez nos
Osbeckieæ.
3. Mécanisme de la diversité et de la variabilité des caractères
staminaux : dimorphisme, forme des anthères, etc.
Les précédentes constatations nous conduisent à faire quelques remar¬
ques sur le jeu des corrélations dont dépend la morphologie de l’androcée.
Deux causes initiales nous semblent à l’origine des séries évolutives concer¬
nant la formation d’un pédoconnectif et le dimorphisme qui en est générale¬
ment la conséquence. La première, à laquelle nous avons déjà fait allusion,
à propos de l’hypothèse de Wilson (1950), est la position repliée des éta¬
mines au cours de la préfloraison; il suffît de disséquer une fleur avant
l’anthèse, pour comprendre que pédoconnectifs arqués, éperons dorsaux
et autres appendices, résultent de la contradiction entre cette position et la
tendance basifuge de la croissance, ce que confirme le sens inverse de la
ramification vasculaire du connectif. La seconde est la situation périgyne
ou épigyne de ces étamines. Le plus souvent, chez nos Osbeckieæ, les
anthères sont périgynes; au cours de I’organogenèse, elles sont progressive¬
ment invaginées par la soudure intercalaire de l’ovaire à l’hypanthe, d’où
leur forme allantoïde-linéaire à sigmoïde-subulée et la nécessité d’un filet
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ou d’un pédoconnectif de même longueur pour assurer leur extraction lors
de l’anthèse. Quant au dimorphisme, il résulte de l’écart de temps dans
l’initiation respective des deux verticilles : tout retard dans le développe¬
ment des étamines internes en compromet le logement périgyne et en
accentue la réduction osbeckioïde.
La contre-expérience nous est fournie par des espèces — autres que
les Osbeckieæ — chez lesquelles l’ovaire est préalablement conné à l’hy-
panthe, et dont les étamines, nécessairement épigynes, sont plus souvent
homomorphes, tronquées ou oblongues. Nous avons une Osbeckiée,
Dissotis tubulosa, qui est isostémone, du fait que l’allongement de l’hypanthe
réalise une chambre épigyne suffisant au logement des étamines situées au
niveau des longues soies apicales de l’ovaire. Enfin, c’est par ce même
processus que se produisent les modifications osbeckioïdes que nous avons
décrites : les étamines, qui ne sont pas engagées dans les sacs périgynes,
en raison d’une croissance accélérée, affectent d’emblée des formes diffé¬
rentes de celles de l’espèce en cause, mais identiques à celles d’espèces
connues comme isostémones, à anthère courte, et pédoconnectif appendi-
culé rudimentaire. Aux exemples déjà cités, nous pouvons ajouter celui de
VOsbeckia chinensis L., espèce-type du genre, qui est une herbe pérennante,
remarquable par ses étamines longuement rostrées, alors que sa variété
pusil/a , annuelle et à évolution rapide, a des étamines tronquées, ou seule¬
ment apiculées (Hansen, 1977 : 61, fig. 9).
C. VALEUR SYSTÉMATIQUE DU DIMORPHISME STAMINAL
Ainsi, par sa généralisation à l’ensemble de la famille, le dimorphisme
staminal nous apparaît comme le meilleur et le pire des caractères. Le meil¬
leur, car cette prodigieuse diversité des étamines a contribué à l’épanouisse¬
ment des Melastomataceæ en quelque 4500 espèces. Le pire, car les grada¬
tions sont continues et vont de l’isomorphie parfaite à la dimorphie specta¬
culaire. Prendre l’un de ces degrés comme caractère distinctif pour établir
des unités supraspécifiques, peut conduire à dissocier un même phylum,
selon que les espèces en sont isostémones ou non; le prendre, inversement,
comme caractère associatif, peut conduire, tout aussi fâcheusement, à la
réunion de lignées différentes dans un même genre hétérogène.
Conséquences sur le classement des Osbeckieæ capsulaires
Le genre Dissolis a été établi par Bentham (1849), qui l’a séparé du
genre Osbeckia en prenant le dimorphisme staminal comme caractère
distinctif. Ce même genre a eu ses limites élargies par Bentham & Hooker
(Généra Plantarum, 1867), qui lui ont attribué la plupart des Osbeckieæ
hétérostémones, dont des genres reconnus antérieurement, en prenant cette
fois le dimorphisme staminal comme caractère associatif.
Peu après, Triana (1871 : 164) préconise le seul allongement du con¬
nectif comme caractère permettant de distinguer les Dissotis des Osbeckia ;
Source : MNHN, Paris
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malheureusement, chez presque tous ces derniers, y compris chez l'espèce-type,
le connectif est plus ou moins épaissi en dessous des thèques, et le caractère
figure dans la description du genre (Hansen, 1977 : 17). Ainsi, la notion
d’allongement est également subjective si ce caractère n’est accompagné
d’un autre qui soit discontinu. Toutefois, étant plus immédiatement discer¬
nable, et moins sujet à l’indécision, ce caractère permit à Triana de classer
toutes les espèces litigieuses d’Afrique dans le genre Dissotis, n’en laissant
aucune dans le genre Osbeckia.
Cogniaux (1891) adopte une attitude inverse. Appliquant la dicho¬
tomie artificielle du Généra Plantarum dans sa monumentale monographie,
il est conduit à disperser dans l’un ou l’autre des genres Osbeckia et Dissotis,
non seulement des espèces affines, ne différant entre elles que par le degré
de leur dimorphisme, comme les Dissotis multiflora (Sm.) Triana et D. brazzæ
Cogn., par ex., mais aussi des spécimens de même espèce, les uns hétérosté-
mones, tel D. phæotricha, les autres, osbeckioïdes, nommés Osbeckia zambe-
ziensis Cogn.
Ce même concept prévalant dans les monographies régionales, comme
celles de Gilg (1898) pour l’Afrique et de Perrier de la Bâthie (1932)
pour Madagascar, la situation des Osbeckieæ devient particulièrement
confuse : 1) les limites imprécises entre Dissotis et Osbeckia posent le
dilemme pour plusieurs espèces qui, au gré de l’interprétation subjective
des auteurs, sont transférées de l’un à l’autre genre, dont la composition
est ainsi hétérogène; 2) les deux genres sont respectivement polyphylé-
tiques : Dissotis inclut les Melastomastrum Naud., Heterotis Benth., et
Argyrella Naud., parce qu’ils sont normalement hétérostémones ; Osbeckia
inclut les Rousseauxia DC. 1 , à cause des fleurs isostémones.
D. TÉTRAMÉRIE ET TAILLE DES FLEURS
La fleur des Osbeckieæ est rarement tétramère. Ce caractère n’a de
valeur générique que chez les Dichætanthera, ce qui les distingue, entre
autres, des Dissotis subgen. Dissotidendron. Chez les Osbeckia et Dissotis,
le caractère est spécifique, et souvent fluctuant. C’est ce qui nous conduit
à en parler, car le passage du type 5 au type 4 accompagne souvent la réduc¬
tion osbeckioïde des étamines. Il y a environ un tiers d’espèces tétramères
chez les Osbeckia asiatiques. Chez les Dissotis la tétramérie ne s’observe
guère que chez les plantes que nous rassemblons dans le complexe des
Antherotoma, où les fluctuations sont fréquentes. Cependant, la tétramérie
normale n’est pas nécessairement associée à des étamines homomorphes.
Ainsi, le Dissotis alpestris Taub., parfois considéré comme variété tétra¬
mère du D. irvingiana, est parmi les plus hétérostémones (PI. 1, /). Quant
aux concordances entre tétramérie et osbeckioïdie conditionnées, elles ne
peuvent être constantes, puisque le nombre de pièces florales est discontinu,
et se décide dès les premiers stades de l’organogenèse, alors que tous les
degrés de l’osbeckioïdie peuvent se réaliser au cours de la croissance. Enfin,
1. Ce genre a été rétabli par nous (Jacques-Félix, 1973).
Source : MNHN, Paris
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la tétramérie n'est pas toujours liée à la médiocrité du développement;
ainsi, bien que toutes deux de petite taille, Antherotoma naudinii est 4-mère,
tandis que Osbeckia decandra (Smith) DC. est 5-mère.
Par contre, il existe une corrélation relative entre le développement
de la fleur et la différenciation des appendices staminaux. Les Dissolis
ont généralement de grandes fleurs, dont les étamines internes sont égale¬
ment bien différenciées, avec pédoconnectif bien appendiculé, ainsi que nous
l’avons dit plus haut; inversement, les espèces du complexe Antherotoma
ont des fleurs médiocres, hétérostaminées ou non, dont les étamines internes
sont peu différenciées, avec pédoconnectif presque nul et appendice obsolète.
En conclusion, chez les Melastomataceæ , la morphologie staminale :
allongement du connectif, dimorphisme, différenciation des appendices,
forme des anthères, etc., est affectée de variabilité, soit génétique, soit
adaptative, accentuée dans les deux cas par le mode particulier de l’estiva¬
tion de I’androcée.
E. CONVERGENCES OSBECKIOIDES ET RECHERCHE DES AFFINITÉS
RÉELLES
La solution du problème que pose l’uniformisation osbeckioïde des
types staminaux, consiste en une morphologie plus minutieuse des étamines,
permettant leur attribution aux types mieux différenciés des espèces hétéro-
stémones. De plus, une meilleure utilisation des caractères secondaires doit
faciliter le classement des espèces isostémones et spécimens osbeckioïdes.
Les caractères fournis par l’inflorescence, le nombre des pièces florales,
la caducité ou persistance des sépales, le type d’indûment, etc., sont nom¬
breux, mais se répètent, tant chez certains Dissotis que chez les Osbeckia.
De sorte que si l’on prenait l’un d’eux pour établir la dichotomie Dissotis/
Osbeckia, ce qui ne serait guère plus arbitraire que le choix du dimorphisme
staminal, c’est celui-ci qui serait qualifié de caractère ayant évolué parallèle¬
ment dans les deux genres. Ces caractères ne semblent pas combinés chez
les Osbeckia pour permettre d’établir des subdivisions; de sorte que, pour
Hansen (1977), le genre est homogène. Par contre, en raison d’une diversi¬
fication plus avancée des Osbeckieæ africaines, il est plus facile d’établir
des rapports entre les caractères végétatifs et floraux, et de reconnaître
des unités systématiques allant du genre à la section. Ainsi, les inflorescences
glomérulées, les fleurs hétérostémones, les sépales persistants, l’appendice
géminé des pédoconnectifs, et le nombre chromosomique, ont permis de
réhabiliter le genre Melastomastrum Naud. (A. & R. Fernandes, 1954) 1 .
1. Morphologie staminale : les appendices
Mieux que l’allongement ou le dimorphisme du connectif, les appen¬
dices sont un caractère discontinu et stable. De par leur existence ils per-
1. Aucune espèce de ce genre, récemment révisé (Jacques-Félix, 1974), n’a été nommée
chez les Osbeckia, et il ne nous retiendra pas davantage.
Source : MNHN, Paris
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mettent d’opposer plusieurs genres africains aux Osbeckia. Chez ceux-ci
(Hansen, 1977), le connectif est plus ou moins épaissi circulairement sous
les thèques, avec insertion axiale du filet; le talon dorsal peut même être
vascularisé (Wilson, 1950), mais les appendices antérieurs manquent chez
les espèces proches du type. Par contre, chez les Dissolis et genres voisins,
le pédoconnectif est arqué en avant et prolongé d’un appendice, donnant
bien l’aspect d’une attache dorsale du filet, ainsi que le disait Triana
(1871). De plus, selon qu’ils sont simples ou géminés, entiers ou bilobés,
claviformes ou subulés, etc., ces appendices peuvent servir à la définition
des genres, sous-genres et sections. Si chez quelques espèces, Dissotis
thollonii, par ex., le pédoconnectif est épaissi sur le dos, la morphologie
générale de l’étamine ne peut être confondue avec celle des Osbeckia. Le
problème se pose davantage pour les formes osbeckioïdes ou espèces iso-
stémones du complexe Anlherotoma, chez lesquelles le pédoconnectif
appendiculé est plus réduit. En réalité, il suffit d’un examen attentif pour
constater que les caractères persistent, ainsi qu’il apparaît chez les formes
osbeckioïdes de D. irvingiana (PI. 1, 6) ou chez une espèce isostémone,
comme D. senegambiensis (PI. 1, 12), pour ne citer que ces deux exemples.
Ce n’est que dans les cas extrêmes d’osbeckioïdie que l’appendice bilobé
est réduit à deux tubercules.
2. ÉMERGENCES
Les émergences sont des sépalules (Chadefaud, 1955). Cette définition
a le mérite de bien établir la distinction entre ces productions, qui sont
exactement des expansions tissulaires vascularisées, propres à l’hypanthe,
et les poils, d’origine épidermique, que l’on retrouve sur les sépales, brac¬
tées et organes végétatifs. Elles sont donc normalement distribuées en
rapport avec les principaux faisceaux vasculaires, et aussi avec leurs anasto¬
moses, lorsqu’elles sont plus nombreuses. Elles se forment en ordre basipète,
de sorte que les intersépalaires sont les plus développées, les suivantes le
sont moins, et elles peuvent être réduites à de simples protubérances vers
le bas. La régression évolutive de ces éléments archaïques se fait selon
le même processus : les basales disparaissent d’abord, tandis que les calicu-
laires restent les plus constantes, subsistant parfois à l’état de lobules; leur
absence complète est rare. Selon une autre forme d’évolution, les émergences
sont exclusivement caliculaires et sépaloïdes.
Une première étude, faite par Feissly (1964), nous montre l’intérêt
systématique des émergences. Nous nous bornons, le plus souvent, à
signaler leur existence, alors qu’elles s’assortissent en plusieurs types pou¬
vant caractériser des unités supraspécifiques. Elles sont espacées ou con¬
fluentes; tubériformes, squameuses, scutellées, claviformes ou sépaloïdes;
stipitées ou non, le stipe pouvant être arrondi ou comprimé, grêle ou
épais, etc.; enfin, elles peuvent être persistantes ou caduques. Elles sont
toujours plus ou moins sétuleuses à leur apex, sauf les sépaloïdes.
Source : MNHN, Paris
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3. Ornementation de l’hypanthe : combinaisons émergences /poils
On peut ramener à trois les types d’indûment à partir desquels il y a
évolution vers la disparition des émergences et vers la glabrescence : a) indû¬
ment sétuleux; b) indûment sétulo-velutineux; c) indûment tomento-
glanduleux.
a) Indûment sétuleux exclusif. — S’observe chez les Dissotis sect.
Dissotis, les Heterotis sect. Heterotis, et les espèces du complexe Anthero-
toma. Initialement les émergences sont en nombre défini; la surface de l’hy-
panthe et le dos des sépales sont glabrescents; l’apex épaissi des émergences
et des sépales porte des soies robustes, sclérifiées, nombreuses, hérissées.
Rarement quelques soies de même type sont dispersées entre les émergences
ou sur le dos des sépales. Lorsqu’il y a suppression évolutive des émergences
basales, les soies correspondantes sont alors directement portées par l’hy-
panthe; elles restent plus ou moins hérissées et ne masquent jamais la
surface. C’est le cas, par ex., chez Heterotis decumbens, qui tend aussi vers
la glabrescence, et chez plusieurs espèces du complexe Antherotoma, les¬
quelles n’ont souvent que des émergences intersépalaires stellatées et des
soies simples sur l’hypanthe.
b) Indûment sétulo-velutineux. — La surface de l’hypanthe et le dos
des sépales sont indumentés indépendamment des émergences sétuleuses.
On reconnaît deux types bien distincts.
Chez les Dissotis subgen. Dupineta, les émergences sont en nombre
déterminé; elles peuvent manquer sans transition chez quelques espèces
et sont totalement ou partiellement caduques chez les autres; leurs soies
apicales sont scabres à barbelées. L’indument de surface n’est jamais très
dense; il est formé de poils strigilleux, peu différents des soies apicales des
émergences.
Chez les Dissotis sect. Macrocarpæ, la surface de l’hypanthe, le corps
des émergences et le dos des sépales sont densément velutineux. Les émer¬
gences sont en nombre indéfini, et elles sont souvent dégradées depuis les
intersépalaires stipitées jusqu’aux basales tubériformes. Leur disparition pro¬
gressive au profit des soies apicales, conduit à des hypanthes densément
indumentés de poils variés. Les poils touffus, à base épaisse, dérivent des
soies apicales des émergences et des sépales. Ceux du Dissotis princeps ,
et espèces alliées, ne diffèrent guère des émergences tubériformes sétuleuses,
sauf qu’ils se retrouvent aussi sur les sépales et organes végétatifs. Des
poils squamiformes, semblables à ceux des Melastoma, caractérisent l’hy-
panthe des Dissotis sect. Squamulosæ; mais ils présentent toutes les transi¬
tions avec ceux qui sont diversement pectinés et rameux.
c) Indûment tornento-glanduleux. — Les poils capités-glanduleux micros¬
copiques (Feissly, 1964) qui existent de façon non significative chez de
nombreuses espèces, deviennent caractéristiques dans ce type d'indûment,
où ils sont diversement mélangés ou combinés à d’autres poils mous :
Source : MNHN, Paris
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plumeux, étoilés, vermiculaires, etc. C’est seulement chez Dissotis subgen.
Paleodissotis que cet indûment est associé à des émergences tubériformes.
11 est surtout important chez les Heterotis sect. Argyrella, typiquement
dépourvus d’émergences autres que les lobules caliculaires. Enfin, parmi
les Heterotis sect. Cyciostemma, chez lesquels domine la glabrescence,
Heterotis jacquesii fait exception par les soies capito-glanduleuses de
l’hypanthe.
4. Indûment des organes végétatifs
Il y a généralement concordance entre les types de poils de l’hypanthe
et ceux des organes végétatifs, sauf en ce qui concerne la face supérieure des
limbes, dont l’indument est relativement plus indépendant. Ainsi, les poils
spéciaux : touffus, squameux, etc., observés sur l’hypanthe des Dissotis
sect. Macrocarpæ, se retrouvent sur les axes de l’inflorescence, les rameaux
et les nervures de la face inférieure des feuilles, auxquels ils donnent souvent
un aspect scabre ou squarreux. Les poils plus nettement scutelliformes,
exclusifs sur certains hypanthes, s’étendent également sur les rameaux de
plusieurs autres espèces, chez D. falcipila, par ex., où ils sont très typiques.
La concordance est encore plus évidente pour les Heterotis sect.
Argyrella et aussi Dissotis (Paleodissotis) leonensis, chez lesquels les organes
végétatifs, y compris la face supérieure des feuilles, sont revêtus du même
tomentum que celui des hypanthes.
Hormis ce dernier cas, la face supérieure du limbe porte souvent
des soies simples, qui sont la partie excurrente de plages épidermiques
linéaires, scléreuses ou cristallogènes. Les proportions varient entre ces deux
parties : parfois la plage est très développée et la soie libre est très courte;
parfois c’est l’inverse. Ces variations peuvent se produire sur de mêmes
limbes, les plages épidermiques étant souvent plus développées vers les
marges. Ce type de poils n’est donc pas absolument caractéristique. Il est
répandu chez les Osbeckia, chez de nombreux Dissotis, chez les Heterotis
sect. Heterotis, tandis que dans certains groupes les soies ne sont pas
ancrées ; chez plusieurs espèces de Dissotis sect. Macrocarpæ, elles se situent,
avec ou sans ancrage radial, à l’apex des bulles du limbe; chez D. princeps
et espèces voisines, elles ont tendance à se ramifier.
5. Nombres chromosomiques
Nous n’avons d’autres résultats que ceux de Favarger (1952, 1962).
Nous ignorons donc quels sont les nombres chromosomiques de sections
importantes et de sous-genres entiers de Dissotis: le sous-genre Osbeckiella,
dont les nombres sont probablement identiques à ceux de la sect. Dissotis;
la sect. Macrocarpæ, les sous-genres Dissotidendron et Paleodissotis, qui
pourraient bien avoir des nombres différents.
Source : MNHN, Paris
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6. Pollen
Nous ne possédons que quelques résultats trop fragmentaires de Guers
(1969 & 1971). La palynologie devrait certainement nous apporter de
précieux arguments pour la classification générale des Osbeckieæ, moins,
peut-être, pour le strict problème Dissotis/Osbeckia.
7. Graine
Le schéma selon lequel les graines des Osbeckieæ sont cochléaires et
ornementées, supporte bien des exceptions. Celles des Dichætanthera et du
Dissotis leonensis sont cunéiformes; celles des Heterotis sect. Heterotis
sont visiblement arillées; celle de Y Heterotis entii, excellente espèce de la
sect. Cyclostemma, n’a pas du tout les caractères d’une graine d' Osbeckieæ,
etc. Malheureusement, les concordances entre caractères morphologiques
et groupes systématiques sont encore mal établies. Une étude méthodique,
comme celle appliquée à plusieurs tribus de Melastomataceæ capsulaires
américaines (Whiffin & Tomb, 1972), reste à faire pour les Osbeckieæ.
F. DOIT-ON RATTACHER LES DISSOTIS AUX OSBECKIA?
Plusieurs auteurs se sont posé la question. A. & R. Fernandes (1954,
a & b), s’appuyant sur le fait que la tendance évolutive du dimorphisme
staminal tend à supplanter l’isomorphie chez les Osbeckieæ , ont décidé
du maintien du genre Dissotis. Surtout, ils en ont conforté la position en
apportant une précision qualitative essentielle au caractère préconisé par
Triana, à savoir que le pédoconnectif est normalement appendiculé dans
ce genre, alors qu’il ne l’est pas chez les Osbeckia. Par ce moyen, la plupart
des espèces litigieuses peuvent être attribuées aux Dissotis. De plus, ces
auteurs, ayant ramené les cas d’osbeckioïdie à leur réelle signification, ont
corrigé plusieurs des attributions fautives antérieures.
G. DISSOCIATION DE DISSOTIS, GENRE POLYPHYLÉTIQUE
Favarger, à la suite de recherches cytologiques sur les Melastoma¬
taceæ ( 1952, 1962), propose une autre solution : 1) réunir au genre Osbeckia,
dont les espèces étudiées sont à n= 10 chromosomes, les espèces de Dissotis
(subgen. Dissotis ) l dont le nombre chromosomique est identique; 2) main¬
tenir dans un genre distinct celles dont les nombres chromosomiques sont
plus élevés (subgen. Heterotis et Argyrella) 1 . Ces recherches ont le grand
mérite de confirmer la composition hétérogène du genre Dissotis, et d'en
motiver le démembrement.
Cette composition polyphylétique a été excellemment traduite par
I. Les travaux de Favarger sont antérieurs aux subdivisions proposées par A. & R. Fer¬
nandes. J'ai réparti les espèces étudiées par Favarger dans les sous-genres appropriés.
Source : MNHN, Paris
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A. & R. Fernandes (1969) qui ont établi cinq sous-genres, auxquels nous
nous référerons dans la suite. Ces subdivisions ne sont pas équivalentes;
alors que certaines sont étroitement alliées aux Osbeckia, et que le problème
de leur séparation reste délicat; d’autres, comme les sous-genres Heterotis
(Benth.) A. & R. Fern. et Argyrella (Naud.) A. & R. Fern., sont des lignées
exclusivement africaines qui ne peuvent être confondues avec les précédentes.
En conclusion, il convient de revenir à une conception plus naturelle
des genres, en se basant sur l’ensemble des caractères; puis, le problème
étant ainsi circonscrit, rechercher ce qui sépare les espèces osbeckioïdes
africaines du genre Osbeckia.
HETEROTIS Bentham
Fl. Nigrit. : 347 (1849), ex cl. sect. Leiocalyx et Wedetiopsis.
Le rétablissement de ce genre est de nature à clarifier le problème
Dissotis / Osbeckia. Selon notre concept, les sections Wedetiopsis et Leiocalyx
(= Melastomastrum Naud.) en étant exclues, il peut inclure, inversement,
le sous-genre Argyrella (Naud.) A. & R. Fern. Dans ces conditions, il
regroupe les Osbeckieæ africaines dont les nombres chromosomiques sont
de n = 15 (H. rotundifolia sect. Heterotis), n = 16 (H.jacquesii sect. Cyclo-
stemma), n = 17 (H. canescens sect. Argyrella), et il écarte celles dont le
nombre chromosomique n = 10, plus largement répandu, serait commun
aux genres Dissotis et Osbeckia, selon nos connaissances actuelles.
Les autres caractères, qui unissent les Heterotis et les opposent aux
Dissotis, sont les sépales persistants; l’appendice staminal, simple à la base,
diversement tronqué, claviforme, 2-3-lobé; etc. Il y a plusieurs types d’in-
dument, dont nous parlerons pour chacune des trois sections admises.
Le dimorphisme staminal, qui a servi de prétexte à la confusion de
ce genre avec les Dissotis, n’est pas constant. Quelques espèces et variétés
géographiques sont normalement isostémones et il y a des formes osbec¬
kioïdes. En aucun cas ces espèces ne peuvent être confondues avec des
Osbeckia, en raison des caractères qui leur sont propres. Tous les Heterotis
sont pérennes, parfois grâce à la production de tubercules vrais, complétés
ou non de bulbilles aériennes.
a) Sect. Heterotis
— Dissotis subgen. Heterotis (Benth.) A. & R. Fern., Bolm Soc. Brot., ser. 2, 53 : 286
(1969).
Espèce-type : Heterotis rotundifolia (Smith) Jac.-Fél., comb. nov.
— Osbeckia rotundifolia Smith, in Rees, Cycl. 25, Osbeckia n. 4 (1813).
Source : MNHN, Paris
— 418 —
Autres espèces :
Heterotis prostata (Thonn.) Benth.
Fl. Nigrit. : 349 (1849).
— Melastoma prostata Thonn., in Schum., Beskr. Guin. PI. : 220 (1827).
Heterotis decumbens (Pal. Beauv.) Jac.-Fél., comb. nov.
— Melastoma decumbens Pal. Beauv., Fl. Oware & Bénin 1 : 69, tab. 41 (1806).
Heterotis buettneriana (Cogn. ex Buett.) Jac.-Fél., comb. nov.
— Osbeckia buettneriana Cogn. ex Buett., Verh. Bot. Brandenb. 31 : 95 (1890).
Soies des feuilles avec base épidermique peu visible. Inflorescences en
cymes simples, pauciflores. Hypanthe avec émergences stipitées : nombreuses
et très sétuleuses chez H. rotundifolia ; moins chez H. prostata; souvent
réduites à un tubercule unisétacé chez H. decumbens, ou nulles, sauf les
intersépalaires, et alors les soies sont directement portées par l’hypanthe.
Pas d’autre indûment que ces soies, sauf sur la base pédicellaire. Étamines
externes caractérisées par un appendice bilobé; lobes plus ou moins dilatés;
parfois un troisième, médian et plus court. Le pédoconnectif porte souvent
un appendice dorsal peu significatif. Graines visiblement arillées; varient
de presque lisses et plus ou moins fovéolées, à profondément sulquées selon
des lignes concentriques.
Ces quelques espèces sont étroitement apparentées. Il serait possible
de les regrouper comme variétés de H. decumbens; mais la mise en syno¬
nymie ou la réduction au rang variétal du seul H. prostata n’est pas satis¬
faisante. Le rétablissement de cette espèce permet de mieux situer le Dissotis
J'ruticosa (Brenan) Brenan & Keay, qui en est probablement synonyme,
ou du moins plus proche que de H. rotundifolia. Les H. decumbens et H.
rotundifolia sont plus proches l’un de l’autre que de H. prostata, qui diffère
par sa robustesse, ses feuilles plus allongées, ses sépales caudés, etc. Quant à
H. buettneriana, il se rapproche surtout de H. decumbens par ses feuilles,
mais c’est une espèce isostémone, apparemment stable.
Cette section est la plus proche du genre Dissotis par ses émergences
et son type staminal. Ces espèces occupent les stations sub- et intra-fores-
tières de la Région guinéo-congolaise, et aussi les stations protégées des
Régions soudanienne et zambézienne. H. prostata et H. decumbens ont une
aire qui s’étend de l’ouest à l’est de l’Afrique ; elles sont adventices récentes
en Indonésie.
b) Sect. Cyclostemma Bentham
Fi. Nigrit. : 349 (1849).
Espèce-type : Heterotis antennina (Smith) Benth.
Source : MNHN, Paris
— 419 —
Parmi les nombreuses espèces qui, depuis Bentham, sont venues enrichir
la gamme des caractères de cette section, nous pouvons citer :
Heterotis cinerascens (Hutch.) Jac.-Fél., comb. nov.
— Dissolis cinerascens Hutch., Kew Bull. 1921 : 372 (1921).
Heterotis pobeguinii (Hutch. & Dalz.) Jac.-Fél., comb. nov.
— Dissolis pobeguinii Hutch. & Dalz., FWTA, ed. 1, 1 : 211 (1927), nomen; Kew
Bull. 1928 : 221 (1928), descr.
Heterotis rupicola (Gilg ex Engl.) Jac.-Fél., comb. nov.
— Dissolis rupicola Gilg ex Engl., Pflanzenw. Afr. 3, 2 : 748 (1921).
Heterotis seretii (De Wild.) Jac.-Fél., comb. nov.
— Dissolis seretii De Wild., Annls. Mus. Congo., Bot., ser. 5, 2 : 328 (1908).
Heterotis entii (J. Hall) Jac.-Fél., comb. nov.
— Dissolis entii J. Hall, Kew Bull. 24 : 346 (1970).
Heterotis pygmæa (A. Chev. & Jac.-Fél.), comb. nov.
— Dissolis pygmæa A. Chev. & Jac.-Fél., Bull. Mus. Nat. Hist. Nat., ser. 2, 4 : 685
(1932).
Soies foliaires sans base épidermique différenciée. Inflorescences en
cymes simples, parfois typiquement une seule fleur terminale. Pas d’émer¬
gences sur l’hypanthe. Seulement un ou deux verticilles de pièces caliculaires,
non sétuleuses à l’apex, membraneuses, ciliées, très remarquables chez
quelques espèces; ou émergences intersépalaires lobuliformes, ± constantes,
ou typiquement manquantes. Par ailleurs, l’hypanthe est diversement
glabre ou indumenté de poils épars, glanduleux ou non. Étamines externes
avec appendice toujours entier à la base, souvent claviforme ou spatulé,
rarement échancré ou brièvement bilobé; elles sont homomorphes et peu
différenciées chez H. pygmæa, espèce rupicole de Guinée. Graines semi-
globuleuses, avec base hilaire large; celles de H. entii sont lisses, coniques,
nettement différentes du type habituel chez les Osbeckieæ.
Section très originale, bien distincte des Dissotis, surtout diversifiée
dans l’ouest africain. Ce sont des espèces de stations intraforestières; quel¬
ques géophytes affrontent les prairies d’altitude.
c) Sect. Argyrella (Naud.) Jac.-Fél., stat. & comb. nov.
— Argyrella Naud., Ann- Sci. Nat., ser. 3, 13 : 300 (1850).
— Dissolis subgen. Argyrella (Naud.) A. & R. Fern., Bolm Soc. Brot., ser. 2, 53 : 287
(1969).
Source : MNHN, Paris
— 420 —
Esfèce-type : Heterotis canescens (E. Meyer ex Graham) Jac.-Fél.,
comb. nov.
— Osbeckia canescens E. Meyer ex Graham, Edinb. Nat. Phil. Journ. 28 : 399 (1840).
Plusieurs espèces apparentées, parmi lesquelles nous citons :
Heterotis angolensis (Cogn.) Jac.-Fél., comb. nov.
— Dissotis angolensis Cogn., Mon. Phan. 7, Melast. : 371 (1891).
H. angolensis var. bambutorum (Gilg & Lederm. ex Engl.) Jac.-Fél.,
stat. & comb. nov.
— Dissotis bambutorum Gilg & Lederm. ex Engl., Pflanzenw. Afr. 3, 2 : 750 (1921).
Inflorescences paniculées. Pas d’émergences sur l’hypanthe; celles du
calice (inter- et parfois infra-sépalaires) sont lobuliformes, souvent réduites
et inconstantes, ou nulles. Indûment des organes végétatifs et de l’hypantho-
calice, formé d’un tomentum de poils mous : étoilés, plumeux, glanduleux,
vermiculaires. Appendice staminal des étamines externes, comparable à
celui de la sect. Heterotis : claviforme et plus ou moins 3-tuberculé. H. ango¬
lensis var. bambutorum est une variété isostémone d’altitude.
Cette section est très originale par son indûment. Contrairement aux
précédentes, les espèces ne sont pas forestières. Ce sont des héliophiles de
stations humides et de prairies d’altitude. L'espèce fondamentale, H. canes¬
cens, s’étend de l’Afrique du sud au Soudan. Elle s’est diversifiée sur quelques
montagnes de l’Angola, du Cameroun et de l’Ouest africain. Cette section
appartient donc à la flore paléoafricaine et n’a aucun rapport avec les
Osbeckia. A l’époque de Naudin le genre Argyrella pouvait sembler oppor¬
tun, alors que les Melastomataceæ africaines étaient encore peu connues.
Actuellement, il nous apparaît que cette unité se rattache naturellement
aux Heterotis par les espèces de la sect. Cyclostemma.
En conclusion, les Heterotis sont un genre à enchaînement. Les trois
sections, tant par leurs caractères que par leur aire géographique respective,
se séparent bien des Dissotis savanicoles, surtout répandus dans les Régions
soudanienne et zambézienne.
DISSOTIS Bentham
Fl. Nigrit. : 346 (1849).
Même allégé des Heterotis , le genre Dissotis reste formé de plusieurs
sous-genres de valeur inégale.
Source : MNHN, Paris
— 421 —
1. Dissotis subgen. Dissotidendron A. & R. Fern.
Bolm Soc. Brot., ser. 2, 43 289 (19.'9).
Ce sous-genre est bien distinct des Dissotis et pourrait en être séparé.
Toutes les espèces sont d’Afrique orientale; nous ne nous en préoccuperons
pas davantage.
2. Dissotis subgen. Paleodissotis Jac.-Fél., subgen. nov.
A specie typica frutescenti, foliorum tomento stellato, hypantho verrucoso pilis stellatis
ornato, seminibus cuneiformibus, libro intra lignum, distincta.
Espèce-type : D. leonensis Hutch. & Dalz.
C’est bien en application automatique du dimorphisme staminal que
cette espèce est attribuée aux Dissotis, car plusieurs de ses caractères sont
originaux. Les caractères anatomiques du bois 1 , typiques des Memecylon,
ne se rencontrent, chez les Melastomatoideæ, que chez cette espèce. Les
poils des feuilles sont étoilés ou plumeux. Ceux de la face supérieure des
feuilles âgées perdent leur touffe plumeuse et persistent sous forme de
petites soies hérissées, sans base épidermique linéaire. L’hypanthe est cou¬
vert d’émergences tubériformes, portant des poils étoilés, dont un plus
important au sommet (Feissly, 1964). Espèce figurée in Rev. Bot. appl. 24 :
tab. 8 (1934).
3. Dissotis subgen. Dupineta (Raf.) A. & R. Fern.
Bolm Soc. Brot., ser. 2, 43 : 288 (1969).
Espèce-type : D. multiflora (Smith) Triana.
Autres espèces : D. brazzæ Cogn., D. hensii Cogn., D. loander.sis
Exell, D. pauwelsii Jac.-Fél., D. tubulosa (Smith) Triana.
L’unité de ce taxon repose sur les caractères de l’hypanthe et des
étamines. Toutes les espèces ont un hypanthe accrescent et strigilleux;
certaines sont pourvues d’émergences régulièrement distribuées, totalement
ou partiellement caduques après l’anthèse; d’autres en sont dépourvues.
Chez D. tubulosa elles sont disposées en deux séries morphologiques bien
distinctes : les basales ont un stipe robuste, plus ou moins laminé, tronqué,
et elles sont persistantes; celles du haut ont un stipe grêle, et elles sont
caduques. L’appendice des étamines est bifide, les lobes sont obtus ou
dilatés.
I. Renseignement obligeamment fourni par D. Normand (Centre Technique Forestier
Tropical).
Source : MNHN, Paris
— 422 —
Ces quelques espèces donnent une bonne illustration de la gradation
du dimorphisme staminal. Nous avons dit plus haut que Cogniaux main¬
tenait D. multiflora comme Osbeckia, parce que les étamines sont peu
inégales, alors que leur caractère essentiel est d’être également différenciées,
celles du verticille interne ayant un pédoconnectif plus court, mais nette¬
ment appendiculé. L’attribution du D. tubulosa, dont les étamines sont
homomorphes et peu différenciées, est plus discutable. Nous avons déjà
donné l’exemple de ce Dissotis, dont les caractères staminaux découlent de
conditions préalables, qui sont ici une chambre staminale épigyne, et une
croissance accélérée. Nous nous sommes appuyé sur les caractères autres
que staminaux : forme et indûment de l’hypanthe, pour classer cette espèce
isostémone.
4. Dissotis subgen. Dissotis
Ce sous-genre, caractérisé par un appendice staminal bifide ou bipar¬
tite, a été subdivisé en plusieurs sections, dont les limites sont parfois
indécises, en raison même de la profusion des caractères. Nous proposons
quelques modifications.
a. Sect. Dissotis
Espèce-type : D. grandiflora (Smith) Benth.
Autres espèces : D. idanreensis Brenan, D. longisetosa Gilg & Lederm.
ex Engl., D. lebrunii (Rob. & Laval.) A. & R. Fern., D. elegans (Rob.
& Lawal.) A. & R. Fern., D. homblei (De Wild.) A. & R. Fern.
Nous ramenons cette section dans des limites plus étroites que celles
indiquées par A. & R. Fernandes. Les caractères en sont : émergences
régulièrement distribuées, formées d’un stipe laminé, glabre, et d’un apex
sétuleux. Hors des émergences, la surface de l’hypanthe est normalement
glabre; sépales glabrescents sur le dos, stellatés à l’apex. Cependant, on
peut observer quelques variations : émergences plus courtes et plus larges,
formant des secteurs d’anneaux ; quelques soies, de même nature que celles
des émergences, sont parfois dispersées sur la surface de l’hypanthe et le
dos des sépales.
Le dimorphisme staminal, spectaculaire chez quelques espèces, est
à peine appréciable chez d’autres espèces décrites dans le genre Osbeckia ,
mais les étamines internes ont un appendice bien caractéristique du genre.
b. Sect. Macrocarpæ A. & R. Fern.
Bolm Soc. Brot., ser. 2, 43 : 290 (1969).
Source : MNHN, Paris
— 423 —
Se distingue de la sect. Dissolis par l’indument généralisé de l’hypanthe,
des émergences et des sépales; par les émergences, parfois peu saillantes,
mais nombreuses, plus ou moins confluentes, diversement sétuleuses.
Inflorescences variables. Hypanthe de plusieurs espèces figuré par Wickens
(1975 : fig. Il & 12).
Espèce-type : D. speciosa Taub. (= D. macrocarpa Gilg).
Parmi les nombreuses autres espèces citons : D. kerslingii Gilg, D.
cryptantha Bak., D. trothæ Gilg, D. scabra Gilg.
Nous donnons à cette section un sens beaucoup plus large que celui
indiqué par d’autres auteurs, en déplaçant plusieurs espèces de la sect.
Dissotis, dont le type staminal est identique. D’une part, pour les espèces
concernées, il n’y a pas de différence essentielle entre fleurs solitaires et
fleurs paniculées. D’autre part, il y a transition entre hypanthe sétuleux
sans émergences, hypanthe avec émergences tubériformes masquées par
les soies, hypanthe avec émergences stipitées ou claviformes. D’ailleurs
il y a souvent gradation, ou variation, de ces caractères sur le même hypanthe
et chez la même espèce. Cependant, il existe une large gamme morpholo¬
gique depuis D. pachytricha R. E. Fries var. grandisquamulosa Wickens,
dont les émergences sont glabrescentes et charnues, au D. splendens A. Chev.
& Jac.-Fél., dont les émergences discoïdes sont stipitées et scabérulées. Il
serait certainement possible de distinguer des séries, ou groupes d’affinités,
d’après l’ornementation de l’hypanthe et le type de poils des organes
végétatifs. Ainsi, chez les espèces proches de D. speciosa les émergences
varient d’obsolètes à spatulées et sont pénicillées; chez celles proches de
D. denticulata les émergences sont fortement hérissées ; enfin, chez D. princeps
et espèces affines, l’indument est formé de poils touffus.
Cette section, surtout diversifiée dans la Région zambézienne, a aussi
quelques représentants en Afrique occidentale : D. barteri Hook. f., étroite¬
ment localisé sur quelques pointements rocheux de l’île Principe et du Gabon ;
D. splendens, endémique des rochers gréseux de Guinée.
c. Sect. Squamulosæ A. & R. Fern.
Bolm Soc. Brot., ser. 2, 43 : 291 (1969).
Espèce-type : D. longicaudata Cogn.
Citons parmi les autres espèces : D. sizenandii Cogn. et D. cordifolia
A. & R. Fern.
Cette section rassemble des espèces dont l’hypanthe porte des poils
squameux, entiers ou pectinés. Nous ne pensons pas qu’elle soit très oppor¬
tune. D’une part, elle se rattache à la précédente par des espèces qui pré¬
sentent ce même type de poils sur leurs organes végétatifs; d’autre part,
Source : MNHN, Paris
— 424 —
D. rhinantifolia (Bren.) A. & R. Fern. mériterait probablement une place
distincte par son type végétatif et son type staminal. Nous pensions aussi
en détacher D. thollonii Cogn. et D. louisii Jac.-Fél., dont le type staminal
est différent, sans être osbeckioïde; mais, en définitive, il semble que ces
espèces appartiennent également aux Macrocarpæ.
d. Sect. Sessilifoliæ A. & R. Fern.
Bolm Soc. Brot., ser. 2, 43 : 290 (1969).
L'spèce-type : D. welwitschii Cogn.
Autres espèces : D. anchietæ A. & R. Fern., D. gilgiana De Wild.,
D. glaberrima A. & R. Fern. (= Osbeckia brazzæi Cogn.), D. buræavi
(Cogn.) A. & R. Fern.
Cette section regroupe quelques espèces à feuilles sessiles, et ayant
une tendance à la glabrescence. Hypanthe sans autres émergences que les
intersépalaires, présentes ou non, peu ou pas sétuleuses, non stellatées.
Le type staminal montre une forte gradation du dimorphisme. Deux espèces
isostémones, placées initialement dans le genre Osbeckia , ont été rapportées
à cette section; nous en ajoutons une troisième.
Dissotis congolensis (Cogn. ex Buett.) Jac.-Fél., comb. nov.
— Osbeckia congolensis Cogn. ex Buett., Verh. Bot. Brandenb. 31 : 95 (1889).
C’est une espèce pérennante des sols frais, dont l’aire s’étend de la
Guinée à l’Afrique orientale. Les étamines sont homomorphes, avec un
pédoconnectif court, bilobé. Par une observation attentive on peut déjà
remarquer que cette conformation se distingue de celle des Osbeckia',
l’examen de nombreux spécimens permet de constater que certains sont
mieux différenciés, et que leurs caractères staminaux sont exactement
ceux du genre Dissotis (PI. 1, 17). Bien que cette espèce soit plutôt hirsute,
avec des feuilles brévipétiolées et des sépales persistants, son attribution
à la section Sessilifoliæ se justifie par les caractères de l’hypanthe. La transi¬
tion se fait par D. buræavi, espèce qui demande quelques explications.
Décrite par Cogniaux sur deux syntypes hétérogènes — dont l’un, Thollon
442, se réfère exactement à D. glaberrima —, nous avançons l’idée qu’elle
serait un hybride instable entre D. congolensis et D. glaberrima, ces plantes
occupant souvent les mêmes stations au Congo.
Note : Afin de ne pas entraîner de modifications de nomenclature,
nous maintenons le sous-genre Osbeckiella comme subdivision du genre
Dissotis, bien que nous estimions qu’il devrait en être détaché pour entrer
dans la composition d’une unité basée sur le genre Antherotoma.
Source : MNHN, Paris
— 425 —
5. Dissotis subgen. Osbeckiella A. & R. Fern.
Bolm Soc. Brot., ser. 2, 43 : 285 (1969).
Constitué de plantes souvent annuelles ou d’arbrisseaux de taille
médiocre; fleurs statistiquement plus petites que celles des autres sous-
genres de Dissotis. Surtout caractérisé par l’appendice laminé-bilobé des
étamines externes. Hypanthe variablement indumenté, selon que les émer¬
gences sont nombreuses, ou localisées vers le haut, sinon réduites aux
intersépalaires; dans ces derniers cas le; hypanthes portent des soies libres.
a. Sect. Osbeckiella
Espèce-type : Dissotis debilis (Sond.) Triana.
Autres espèces : D. phæotricha (Hochst.) Hook. f., D. gracilis Cogn.,
D. tisserantii Jac.-Fél., D. ternis A. & R. Fern.
Cette section es. bien homogène par les fleurs tétramères, en inflores¬
cences capituliformes ou réduites.
b. Sect. Senegambia Jac.-Fél., sect. nov.
A sect. Osbeckiella, cymis paniculatis velplus minusve contractis, floribus pentameris
sed interdum teIrameris, hetero- vel iso- staminatis , distincta.
Espèce-type : D. senegambiensis (Guill. & Perr.) Triana.
Autres espèces : D. irvingiana Hook., D. densiflora (Gilg) A. & R.
Fern., D. alpestris Taub. (ou D. senegambiensis var. alpestris (Taub.) A. &
R. Fern.) 1 .
Ces espèces sont habituellement classées avec celles du genre Dissotis
sect. Dissotis; mais il est bien évident que leur type staminal les apparente
aux Osbeckiella. On ne peut, par ex., séparer Dissotis irvingiana de D. phæo¬
tricha (PI. 1, 2, 8). De plus, il n’y a pas de différence précise entre des cymes
plus ou moins allongées ou contractées; il est fréquent que les espèces
pentamères aient des variétés ou formes tétramères. Enfin, si ces deux
sections rassemblent des espèces isostémones et hétérostémones, ces der¬
nières sont toutes susceptibles de présenter des formes osbeckioïdes.
Un autre caractère important est que, contrairement aux étamines
des Dissotis, normalement appendiculées sur les deux verticilles, les étamines
internes des Osbeckiella hétérostémones sont généralement très « osbeckioï¬
des », c’est-à-dire que le pédoconnectif et l’appendice sont très réduits,
comme chez D. irvingiana par ex. (PI. 1, I, 2). En conséquence, certaines
espèces isostémones, et plus encore les spécimens osbeckioïdes, cessent
1. Nous n’avons pris aucune décision sur le statut de ce taxon.
Source : MNHN, Paris
— 426 —
apparemment d’être caractérisés comme Osbeckiella, puisque l’appendice
se présente sous l’aspect de deux tubercules distincts. Mais il suffit générale¬
ment d’un examen attentif pour constater qu’il s’agit bien d’un appendice
bilobé (PI. 1, 12). Quant aux spécimens néoténiques, dont les étamines
sont totalement indifférenciées, ce sont des accommodats qu’il convient
de rapporter aux espèces normales dont ils proviennent, et non de les
considérer comme représentatifs des Osbeckia.
Les confusions sont faciles dans ce groupe entre espèces typiquement
isostémones et formes osbeckioïdes, entre Dissotis senegambiensis et D.
irvingiana par exemple. Pour nous, D. senegambiensis est une espèce isosté-
mone qui peut subir elle-même des réductions florales conditionnées. Elle
est pérennante, non rudérale, dispersée du Sénégal au Mozambique. Les
spécimens en provenance des régions orientales sont d’ailleurs souvent les
mieux différenciés (PI. 1, 13-14). On reconnaît encore D. senegambiensis
à ce que l’hypanthe porte plus souvent des soies dispersées ou en touffes
que des émergences. Quant au D. irvingiana , il est annuel, très répandu
dans l’ouest africain sur les sols perturbés : cultures, bords de route, etc.
11 peut présenter, soit des formes osbeckioïdes, dont les étamines conservent
un aspect (PL 1, 6) qui diffère de celui des étamines de D. senegambiensis
(PI. 1, 12); soit des formes néoténiques, lorsque son développement est
entravé (PI. 1, 2-5). D’après ces remarques, Osbeckia abyssinica se réfère
plutôt au Dissotis senegambiensis , tandis que D. alpestris se rapproche
davantage de D. irvingiana. Mais il est vrai que l’identification de ces
plantes reste laborieuse, et il est peut-être préférable de les regrouper,
comme l’ont fait A. & R. Fernandes (1972) et Wickens (1975).
H. COMPLEXE DES ANTHEROTOMA
Antherotoma Hook. f. est un genre de commodité, établi sur une espèce
antérieurement décrite par Naudin dans le genre Osbeckia. Certes, il est
facile d’identifier immédiatement A. naudinii Hook. f., d’après ses étamines
tronquées, à pore large, sensiblement homomorphes, avec pédoconnectif
court, médiocrement appendiculé. Curieusement, Triana (1871) conserve
ce genre, alors que, d’après le dessin qu’il en donne : ( tab. 4,fg. 43), la fleur
est nettement hétérostaminée, et qu’il place chez les Dissotis des espèces
bien plus litigieuses, comme O. senegambiensis Guill. & Perr. et O. decandra
Smith. Il est vrai que, selon les récoltes, l’appendice varie d’obsolète-bituber-
culé à franchement laminé-bilobé. Ainsi, il nous apparaît que A. naudinii
est une espèce isostaminée, identique à celles du sous-genre Osbeckiella.
Inversement, les formes osbeckioïdes des espèces hétérostémones de ce
sous-genre, celles du D. irvingiana, par ex., simulent exactement des Anthero¬
toma (PL 1, 5) et on ne peut les identifier correctement que d’après leurs
caractères végétatifs.
En conclusion, ces trois unités : le genre Antherotoma, les sections
Osbeckiella et Senegambia du genre Dissotis subgen. Osbeckiella, consti¬
tuent un groupe naturel qui se situe à la charnière des Dissotis/Osbeckia,
Source : MNHN, Paris
— 427 —
en raison d’une proportion importante d’espèces isostémones ou fréquem¬
ment osbeckioïdes. Mais, comme nous l’avons exposé plus haut, ces espèces
litigieuses conservent une morphologie staminale qui leur est propre, et
surtout elles s’identifient aux espèces spectaculairement hétérostaminées
qui font l’originalité de ce groupe. Cependant, nous ne pouvons nous ré¬
soudre à concrétiser présentement cette unité dans la classification, en
raison des trop nombreuses modifications nomenclaturales que cela entraîne¬
rait, alors que notre conviction demande à être confirmée.
I. POSITION DU GENRE OSBECK1A
Les unités taxonomiques, communes à l’Asie et à l’Afrique, sont
nombreuses. C’est le cas des Osbeckieæ qui se rencontrent dans toutes
les régions intertropicales de l’Ancien Monde. Il ne serait donc pas étonnant
que le genre Osbeckia lui-même, surtout diversifié en Asie, soit également
représenté en Afrique. Cependant, notre opinion est que les unités comprises
dans les genres Osbeckia et Dissotis, selon la définition du Généra Plantarum
(1867), ne constituent pas un seul complexe, duquel les espèces isostémones
seraient des Osbeckia et les hétérostémones des Dissotis. Bien au contraire,
nous avons reconnu : 1) que ces Osbeckieæ se divisent en plusieurs genres,
tels Meiastomastrum, Heterotis et Dissotis, de sorte qu’un genre Osbeckia,
qui en regrouperait les espèces isostémones, serait incohérent; 2) que les
Antherotoma eux-mêmes, sont une lignée distincte des Osbeckia, de ceux du
moins qui se réfèrent au type.
En d’autres termes, beaucoup des difficultés que nous éprouvons
en Afrique, tiennent à une définition trop vague du genre Osbeckia; nous
pensons que la stabilité de la nomenclature, à laquelle nous aspirons, peut
exiger parfois que des genres soient plus étroitement définis, au besoin
sur des caractères secondaires, s’ils ont l’avantage d’être discontinus. Ainsi
en Afrique, nous avons pu définir des groupements basés sur des concor¬
dances valables entre caractères secondaires et staminaux, et on peut
penser que les Osbeckia asiatiques sont également moins homogènes qu’il
n’y paraît. En effet, nous avons pris soin de préciser à plusieurs reprises,
dans ce texte, que nos comparaisons ne concernaient que les « Osbeckia
proches du type ». De petites différences staminales, qui semblent insigni¬
fiantes et dissociées au sein des Osbeckia, pourraient bien être les ébauches
de plusieurs types staminaux virtuels.
Que reste-t-il alors comme Osbeckia africains? Au terme d’une réflexion
différente de celle de A. & R. Fernandes, nous aboutissons à un résultat
sensiblement identique. Si nous n’admettons comme Osbeckia que les
espèces dont les caractères staminaux sont strictement osbeckioïdes, et
que leurs autres caractères ne permettent de rattacher à aucun des
groupes de Dissotis étudiés plus haut, nous n’en conservons guère.
Les O. decandra (Smith) DC., et O. praviantha Jac.-Fél., sont des espèces
annuelles, à étamines homomorphes, sans pédoconnectif ni appendice.
Source : MNHN, Paris
— 428 —
Ils sont donc très conformes à la définition du genre Osbeckia, mais on
pourrait, tout aussi bien, les placer en fin de série du complexe des Anthero-
toma. L’un d’eux, O. decandra a été successivement attribué au genre Disso¬
tis par Triana (1871), et au genre Antherotoma par A. & R. Fernandes
( 1954). Ces deux espèces sont endémiques des pelouses submontagnardes
de l’ouest africain.
O. porteresii Jac.-Fél. est un petit arbrisseau endémique des Mt Nimba,
remarquable par les poils glanduleux de l’hypanthe et les sépales persistants.
O. togoensis Leuenberger est un petit arbrisseau des collines du Togo,
remarquable par ses étamines en deux verticilles légèrement inégaux en
dimension, mais non dimorphes. Ces deux plantes, sans affinités entre
elles, n’entrent pas dans nos subdivisions du genre Dissotis; on ne peut pas
dire davantage qu’elles soient spécialement affines des Osbeckia proches
du type générique.
CONCLUSION
Au terme de cette étude, nous sommes parvenu à cette conviction que
les confusions entre taxa asiatiques et africains d 'Osbeckieæ sont plus
apparentes que réelles. Une morphologie staminale, intégrant tous les
caractères et tenant compte des fluctuations du dimorphisme, permet
de reconnaître que les genres Dissotis, Antherotoma et Osbeckia ont des
types staminaux distincts. Certes, les différences entre étamines d’Osbeckia
et étamines osbeckioïdes sont minimes, et pourraient être imputées à la
variabilité, si les formes osbeckioïdes ne dérivaient aussi clairement des
types hétérostaminés.
Le genre Heterotis, plusieurs sous-genres de Dissotis, et encore plu¬
sieurs sections du sous-genre Dissotis étant hors de cause, les unités afri¬
caines ayant les affinités les plus étroites avec les Osbeckia seraient la sect.
Dissotis et le complexe Antherotoma. Ce dernier pourrait être considéré
comme le plus proche, car les espèces sont souvent osbeckioïdes; en réalité,
son type staminal ne semble même pas esquissé chez les Osbeckia.
Une classification basée sur ces conceptions, rend plus cohérente
l’extension géographique des unités concernées. Par contre, elle ne facilite
pas la confection, ni l’usage, de clés dichotomiques. Nous avons seulement
tracé le concept du groupe naturel des Antherotoma, sans en affronter la
mise au point nomenclaturale. Nous n’en sommes guère qu’à l’inventaire
spécifique des Melastomataceæ africaines; c’est maintenant que peuvent
commencer les études pluridisciplinaires, nécessaires à leur classification.
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Source : MNHN, Paris
Source : MMHN, Paris
SURFACE FEATURES OF STRIGA SEEDS (SCROPHULARIACEÆ)
L. J. Musselman & C. Parker
Musselman, L. J. & Parker, C. — 27.05.1981. Surface features of Striga
seeds (Scrophulariaceæ), Adansonia, ser. 2, 20 (4) : 431-437. Paris. ISSN 0001-
804X.
Abstract : Seeds of nine species of the root parasitic genus Striga were examined
using the scanning électron microscope. Ail species hâve aereolate surfaces
with prominent ridges. These primary ridges are always ornamented with
bilobed protubérances near the crest of the ridge. Less prominent secondary
ridges run at varying angles between primary ridges. Secondary ridges may
lack ornamentation. There appears to be little corrélation between surface
features and host spécifie morphotypes although surface features may be of
some taxonomie value in certain species complexes.
Résumé : L’étude des graines de 9 espèces du genre Striga (parasite sur racines)
a été faite en microscopie électronique à balayage. Toutes les espèces ont des
surfaces aréolées à côtes saillantes. Ces côtes primaires sont toujours ornées
de protubérances bilobées près de leur crête. Des côtes secondaires, moins
proéminentes, font des angles variés entre les côtes primaires. Ces côtes secon¬
daires peuvent être dépourvues d’ornementation. Peu de corrélations entre
les caractères de surface et les morphotypes spécifiques des hôtes ont été mises
en évidence; cependant, les caractères de surface ont un intérêt taxonomique
dans certains groupes d’espèces complexes.
Lytton J. Musselman, Department of Biological Sciences, Old Dominion Uni-
versity, Norfolk, Virginia 23508, USA.
C. Parker, Agricultural Research Council Weed Research Organization, Beg-
broke Hill, Yarnton, Oxford 0X5 IPF, Great Britain.
INTRODUCTION
Striga is an old world and Australian genus of about 25 species. Ail
are obligate root parasites and include several species that are serious
pathogens of food crops. Of these, S. hermonthica, S. asiatica and S. gesne-
rioides are the most important, although other species hâve also been impli-
cated in crop losses.
There is considérable variation in morphology, size, flower colour and
host specificity in these three species. Striga asiatica and S. gesnerioides
are especially variable and hâve distinct morphotypes apparently associated
with geographical distribution and/or host preference (Musselman & al.,
1979). One objective of the présent study was to détermine if the seeds
of these morphotypes possessed distinct surface characteristics: such infor¬
mation could be useful in predicting host preference for an introduced strain.
A second objective was to produce illustrations of seeds. Previous
studies on surface features of Striga are restricted to those of Musselman
& Mann (1976) and Visser & Wentzel (1980). Striga seeds are very small
and are, therefore, idéal subjects for an SEM study.
Source : MNHN, Paris
— 432 —
PI. 1. — Striga asiatica : 1 (76-5), noie the poorly developed secondary ridges compared
wilh Fig. 4; scale = 100 ian; 2 (78-3), note the size of the protubérances of the primary
ridges compared with other strains (Figs. 4-6); scale = 50 um; 3 (79-1), general view of
seeds; a faint secondary ridge is noticcable running at acute angles to the primary ridges;
scale = 100 um; 4(77-5), in thisstrain ofthis species the secondary ridge is more pronounc-
ed;scale = 50 um;5 (78-4),the protubérances on theseed are very narrow; scale =50 um;
6 (79-1), close-up of protubérances; scale = 10 um.
Source : MNHN, Paris
— 433 —
PI. 2. — Striga densiflora (74-1): 7, detail of surface; in this species the régions between the
ridges are only sparsely orramented; scale = 50 um. — Striga euphrasioidcs (67-1): 8, this
species has very distinct surface features, especially of the secondary ridges; scale =
100 um; 9, detail of the secondary ridges showing the conspicuous protubérances; scale =
50 um. — Striga forbesii (78-3): 10, the ornamentation of the primary ridges is obscure
with short, blunt protubérances; scale = 50 um. — Striga gesnerioidcs (79-1): II, general
view; scale = 100 um; 12, note scattered protubérances on secondary ridges; scale = 50 um.
Source : MNHN, Paris
— 434 —
METHODS AND MATERIALS
Seeds used were from the parasitic seed collection of the tropical weeds laboratory
of the Weed Research Organization (WRO). Herbarium vouchers for most samples
are filed in the tropical weeds herbarium at WRO. Table 1 lists seeds examined in this
Untreated seeds were mounted with double sided cellophane tape, gold coated
in a Polaron E500 diode sputtering System and examined with a Cambridge Stereoscan
150 microscope.
RESULT AND DISCUSSION
Results are presented in figures 1-18. The shape of the seeds is in ail
cases variable. The length of the seeds is mainly 0.20-0.35 mm but S. eura-
sioides is longer, i.e. 0.50. The surface of the seeds of each Striga species
has a double System of ridges. The most prominent, here termed the pri-
mary ridge, are apparently produced by outgrowths of cells (Musselman
& Mann, 1976). These often spiral around the seed although the angle
of the individual ridges is quite variable even in the same seed sample.
A less prominent set of ridges, secondary ridges, may either run parallel
with the primary ridges (figs. 2-5, 7, 13-18) or at a distinct angle to the
primary ridges (figs. 2-4, 8, 9).
The primary ridges are always ornamented. The basic pattern is two
protubérances on each side of the crest of the ridge. Each protubérance
has two lobes, évident only under high magnification (figs. 6, 10, 12, 14,
17). The secondary ridges may also be ornamented but with protubérances
of different morphology from those of the primary ridges. This is well
illustrated in Striga euphrasioides , where the primary ridges hâve very
uniform protubérances, while those of the secondary ridges are more
uneven in size and spacing (fig. 9). The surface not covered by ridges is
only sparsely ornamented, if at ail (figs. 4, 10, 12, 15).
Only in Striga asiatica was it possible to discern différences in seed
surface features of different geographical origin. In general, seeds from
Asia hâve more highly ornamented seeds. Such seeds hâve more protu¬
bérances, and distinctly angled secondary ridges (cf. figs. 3 and 6 from Asia
with figs. 1 and 5 from the United States and South Africa). This finding
is supported by other work on the American strain (Musselman & Mann,
1976) and on the South African strain (Visser & Wentzel, 1980). It is
usually assumed that S. asiatica , discovered in the Carolinas in the United
States in the 1950s, originated from South Africa.
Unlike S. asiatica, it is not possible to distinguish the various mor¬
photypes/geographical strains of the other two wide-ranging species (S.
gesnerioides and S. hermonthica ) on the basis of seed surface features.
Strains of S. hermonthica from sorghum ( Sorghum vulgare) (fig. 15) and from
millet ( Pennisetum americanum) (fig. 16) are indistinguishable on the basis of
seed coat characteristics both having variable amounts of ornamentation,
e.g. figures 16 and 17.
Source : MNHN, Paris
— 435 —
PI. 3. — Slriga passargei (79-1): 13, in this species the protubérances are obtuse and short;
scale = 50 iim. — Striga aspera (77-1): 14, large protubérances are évident on the secon-
dary ridges and spaces between ridges. These protubérances are larger than those on the
primary ridges; scale 50 «m. — Striga hermonthica (71-11): 15, this illustrâtes One
extreme of ornamentation; in this strain, the ridges hâve only small, short protubérances;
scale = 100 um; 16 (77-25), general aspect of seeds; scale - 100 um ; 17 (77-7), primary
and secondary ridges and protubérances; scale = 10 um. — Striga parviflora (79-1):
18, note similarity to 5. asiatica (77-7); scale = 50 um.
Source : MNHN, Paris
— 436 —
TABLE 1 : SPECIES OF STRIGA, LOCATION AND HOSTS
Species
Origin
Host
WRO
Striga aspera
Sintiou-Maleme, Sénégal
(wild grasses)
77-1
(Willd.) Benlh.
Striga asiatica
Bogor, Indonesia
(wild grasses)
79-3
(L.) Kuntze
«
Rajasthan, India
Pennisetum
77-3
Mtwara, Tanzania
Sorghum
78-2
«
Bronkhorstspruit, South
Z,a
78-4
Korat, Thailand
(not known)
78-3
Pantancheru, India
Sorghum
76-3
North Carolina, USA
76-5
Akola, India
Sorghum
76-2
Karnataka, India
Sorghum
77-5
Sumatra, Indonesia
(wild grasses)
79-1
Parbhani, India
73-1
Striga densiflora
Gujarat, India
(not recorded)
7-1-1
Bcnth.
Striga euphrasioides
Lucknow, India
(not recorded)
67-1
Benth.
Striga forbesii
Zaria, Nigeria
(not recorded)
78-3
Benlh.
Striga gesnerioides
South Africa
Nicotiana
78-1
(Willd.) Watke
Bolgatanga, Ghana
Tcphrosia
Maradi, Niger
Jacquemontia
77-6
South Africa
Monsonia
77-5
«
Kambouinse, Upper
Volta
v * m
77-1
«
Maradi, Niger
Vigna
77-4
«
Florida, USA
Indigofera
79-1
Striga hermonthica
Sapu, Gambia
Sorghum
79-5
(Del.) Benth.
«
Samaru, Nigeria
Sorghum
77-38
Maradi, Niger
Pennisetum
77-4
Kordofan, Sudan
Pennisetum
74-1
Abu Naama, Sudan
Sorghum
77-25
Thiou, Upper Volta
Pennisetum
77-7
Striga passargei
Zaria, Nigeria
(wild grasses)
79-1
Benth.
Striga parviflora
Queensland, Australia
Schizachyrium
79-1
Benth.
Surface features of seeds may hâve taxonomie value. Striga euphra-
sioides seeds are distinct among those examined. This correlates well
with the distinct morphology of this species. Likewise, Striga forbesii
(fig. 10) has a distinct ridge ornamentation where the protubérances are
unequal in spacing and size. Furthermore, this species has distinctive
leaves and prefers much wetter habitats than most species.
Source : MNHN, Paris
— 437 —
Surface features may also be of value in the study of species complexes
such as the S. hermonthica I S. aspera I S. passargei group. Striga aspera
closely resembles S. hermonthica in overall morphology and is also sym-
patric with it in distribution (Musselman & al., 1979). The seeds of
S. aspera hâve prominent ornamentation of the secondary ridges (fig. 14)
where the protubérances are larger than those on the primary rigdes, as
in some strains of S. hermonthica (fig. 17). Surface features of 5. passargei
(fig. 13) are not sufficiently distinct to separate it from S. aspera or S. her¬
monthica.
Neither surface features of S. densiflora (a very distinct species in
its morphology (fig. 2), nor of the ill defined Australian species S. parvi-
flora (fig. 18) are sufficient to separate them from other species. The
seeds are, in fact, indistinguishable from S. asiatica.
Acknowledgements : This work was supported by the US Department of Agri¬
culture. Animal and Health Inspection Service, Plant Protection and Quarantine under
contract number 12-16-5-2244 — awarded to the first author. We wish to thank Mr.
David Kerr, Botany School, University of Oxford, for assistance in the SEM work.
REFERENCES
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Source : MNHN, Paris
Source : MMHN, Paris
STERCULIACÉES ET LÊCYTHIDACÉE NOUVELLES AUX MAS¬
CAREIGNES
F. Friedmann
Friedmann, F. — 27.05.1981. Sterculiacées et Lécythidacée nouvelles aux
Mascareignes, Adansonia, ser. 2, 20 (4) : 439-449. Paris. ISSN 0001-804X.
Résumé : L'auteur décrit 5 nouveaux taxons : chez les Sterculiacées, 2 espèces
et 2 sous-espèces de Dombeya et une espèce de Trochetia ; chez les Lécythidacées,
1 espèce de Fcclidia.
Abstract: The author describes 5 new taxa: 2 species and 2 sub-species of
Dombeya and 1 species of Trochetia in the Sterculiaceæ ; 1 species of Fatidia
in the Lecythidaceæ.
Francis Friedmann, Laboratoire de Phanérogamie, 16 rue Buffon, 75005 Paris,
La révision des Sterculiacées et des Lécythidacées pour la Flore des
Mascareignes (Réunion, Maurice, Rodrigues), nous conduit à décrire des
espèces et sous-espèces nouvelles.
STERCULIACÉES
Une plante appartenant à une espèce nouvelle de Dombeya Cavanilles
a été récoltée pour la première fois à Maurice en 1976; en effet, parmi le
matériel étudié, aucun échantillon plus ancien ne correspond à cette espèce.
Dombeya mauritiana Friedmann, sp. nov.
Arbor parva foliis glabrescentibus. Inflorescentiæ cymoste. Epicalyx bracteolis tribus
angustis caducis compositus. Flores masculi 10 mm in diametro, petalis albis inæquilateralis.
Flores feminei désuni.
Type : Friedmann & Cadet 2854, île Maurice, Magenta, 5.6.1976 (holo-, PI).
Petit arbre probablement dioïque, atteignant une dizaine de mètres
de hauteur et à tronc de 20-30 cm de diamètre; écorce finement rugueuse,
gris clair. Feuilles à limbe cordé à sommet aigu, à marge faiblement dentée,
7-11 x 5-8 cm; pétiole long de 4-6 cm; des poils stellés épars sur les deux
faces du limbe, plus abondants sur les pétioles qui prennent une teinte
légèrement roussâtre. Stipules aiguës, pubescentes, longues de 5-7 mm,
très caduques. (Feuilles de jeunesse, provenant d’un rejet, ± trilobées).
Inflorescences, longues de 6-8 cm, en cymes bipares devenant irrégulières
sur les dernières ramifications; une paire de bractées subulées, pubescentes,
à chaque ramification. Epicalice formé de 3 bractéoles séparées, aiguës,
Source : MNHN, Paris
— 440 —
pubescentes, longues de 2,5-3 mm. Fleurs o d’environ 1 cm de diamètre;
sépales longs d’env. 5 mm, soudés sur 0,8 mm, couverts sur la face externe
de poils stellés ± denses; pétales blancs, longs de 5-6 mm; androcée long
d’env. 6 mm à 5 groupes de 3 étamines déhiscentes, alternant avec 5 stami-
nodes; tube staminal long d'env. 1,5 mm. Gynécée long d’env. 2 mm;
ovaire couvert d’une pubescence blanche, à 5 loges biovulées, surmonté
de 5 stigmates qui restent unis; parfois l’ovaire se développe en une capsule
d’env. 5 mm de diamètre, mais les loges ne contiennent que des ovules
avortés. Fleur v inconnue.
Ces caractères font de D. mauritiana une espèce intermédiaire entre
D. populnea Cav. et D. ferruginea Cav.
D. populnea se caractérise par son épicalice d’une seule pièce à 3 dents
obtuses qui sont les vestiges de 3 bractéoles devenues concrescentes. Chez
les plantes de La Réunion il est persistant. Sur des échantillons anciens de
l’île Maurice (où D. populnea n’a pas été retrouvé), l’épicalice est entier mais
caduc ( Bojer s.n. « D. betulifolia », K). Un des échantillons possède un
épicalice composé d’un lobe à 2 dents, séparé de la 3' dent par une incision
profonde ce qui semble représenter une soudure imparfaite des bractéoles
primitivement libres (Du Petit Thouars s.n., K). Parmi les anciennes récoltes
c’est l’échantillon qui présente le plus d’affinités avec D. mauritiana.
L’épicalice à 3 pièces libres de D. mauritiana, se retrouve chez D. ferru¬
ginea dont l’aspect du feuillage n’est pas sans rappeler D. mauritiana. Il
se distingue cependant nettement de ce dernier par son port arbustif,
ses fleurs plus petites à pétales faiblement asymétriques, son écologie (plus
hygrophile), etc.
D. mauritiana est donc intermédiaire entre D. ferruginea et les formes
mauriciennes de D. populnea. La série, qui culmine avec la forme réunion¬
naise de D. populnea (à épicalice persistant), illustre une des évolutions
possibles de l’épicalice des Dombeya, de la forme divisée vers la forme
entière. Les aptitudes écologiques évoluent parallèlement de l’hygrophilie
vers la xérophilie.
Matériel étudié : Friedmann & Cadet 2854, Magenta, 5.6.1976, P; Friedman 3105,
Magenta, 8.4.1977, P; Gueho MAU 18451, Magenta, 8.4.1977, MAU.
Un des 2 Dombeya de l’île Rodrigues a été rapporté à D. ferruginea
Cav. par Baker d’après une récolte de Balfour qui, le premier, le trouva
dans cette île. Il s’agit cependant d’une espèce différente et non encore
décrite.
Dombeya rodriguesiana Friedmann, sp. nov.
— D. ferruginea auct. non Cav. : Baker, Fl. Maur. Se>ch. : 28 (1877) p.p.; Balfour,
Bot. Rod. : 331 (1879).
Source : MNHN, Paris
— 441 —
Source : MNHN, Paris
— 442 —
Arbor dioica heterophylla, usque ad 10 m alla. Folia juvenilia anguste elliplica basi
cuneala, apice attenuata. Folia adulla 6-14 x 4-7 cm, ovato-elliptica, apice acuta basi
oblusa velpaulo cordata. Inflorescentiæ cymosx. Epicalyx bracleolis tribus liberis, ± persis¬
tent ibus. Flores masculi 8-10 mm in diametro, petalis albis falciformibus. Flores feminei
5 mm in diametro.
Type : Jauffret R 99, île Rodrigues, juill. 1940 (holo-, MAU!).
Petit arbre hétérophylle, dioïque, atteignant 10-12 m de hauteur, à
fût droit, haut de 7 m et de 25 cm de diamètre mais pouvant être ramifié
plus bas. Tiges jeunes et tous les organes en croissance couverts d’un indû¬
ment très ras de poils stellés brun-rouge. Feuilles adultes à limbe de (3,5-)
6-14 x (l,5-)4-7 cm, ovale à elliptique, obtus ou faiblement cordé à la base,
aigu au sommet, à marge entière ou faiblement crénelée; face inférieure
couverte d’un indûment dense de poils stellés très courts; face supérieure
portant d’abord des poils stellés épars, puis glabrescente; pétiole long
de 2-4(-7) cm. Feuilles de jeunesse (seuls des rejets ont été vus) étroitement
elliptiques, glabres, de 11 x 2 cm; pétiole long de 1 cm. Stipules pubescentes,
triangulaires-aiguës, de 9 x 4 mm, ± enroulées en cornet avant de tomber.
Inflorescences longues de 12-13 cm (<J) ou 5-9 cm ($) en cymes bipares
devenant irrégulières après 3-4 ramifications, à pédoncule et ramifications
robustes (surtout sur les inflorescences $), pédoncule d’environ 5 mm de
diamètre. Bractéoles ± ovales, longues de 0,8-1,3 mm, un peu éloignées
de la base du périanthe, persistantes (se retrouvant sous la capsule). Pédicelle
floral articulé juste au-dessus de l’épicalice. Fleurs 3 d’env. 8-10 mm de
diamètre; sépales pubescents, longs d’env. 4,5 mm, soudés sur environ
1 mm; pétales blancs, très asymétriques, falciformes, longs d’env. 6 mm;
androcée long d’env. 3 mm, formé soit de 5 groupes de 3 étamines alternant
avec 5 staminodes, soit de 20 étamines, les staminodes étant anthérifères;
tube staminal long d’env. 2 mm; gynécée stérile long d’env. 1,5 mm, à
ovaire à 5 loges biovulées, long de 0,6 mm environ, hirsute, surmonté de
5 stigmates libres. Fleurs $ d’env. 5 mm de diamètre; sépales longs de 3 mm,
soudés sur 0,5 mm; pétales longs de 2 mm; androcée stérile, long d’env.
1,6 mm, à 5 groupes de 3 étamines indéhiscentes alternant avec 5 staminodes
± vacuolisés; tube staminal long de 1 mm environ; gynécée long d’env.
2,5 mm, à ovaire à 5 loges biovulées, globuleux, long d’env. 1,2 mm, par¬
semé de courts poils stellés denses, roux, surmonté de 5 stigmates roses,
épais, écartés à l’anthèse; capsule de 4-5 mm de diamètre, tardivement
déhiscente (loculicide). Graines ovoïdes, longues d’environ 3 mm ; embryon
à cotylédons pliés.
L’espèce la plus affine est D. ferruginea, dont la nouvelle espèce se
distingue par son port arborescent, l’épicalice distant du calice, les pétales
falciformes, l’hétérophyllie.
D. rodriguesiana a gardé des caractères qui semblent primitifs, comme
l’épicalice non accolé au calice et l’articulation encore visible du pédicelle
floral juste au-dessus de l’épicalice.
Source : MNHN,
— 443 —
Source : MNHN, Paris
— 444 —
Matériel étudié : Appasamy MAU 18895, 31.10.1963, Grande Montagne, MAU;
Balfour s.n., août-déc. 1874, K; Bouton s.n., Ç, K; Cadet 2597, juill. 1970,2, Plaine Corail,
MAU, P, REU; Coode 4317 A, 12.12.1973, 3, Grande Montagne, MAU, K; Foresi
Department 13, oct. 1948, $, Grande Caverne Corail, MAU; 14, nov. 1948, Grande
Montagne, MAU; Friedmann 2435, mai 1974, J, Grande Montagne; 2911, août 1976,
3, Ibid .; 2924, août 1976, $, Plaine Corail, P; Guého MAU 18162, août 1976, $, Plaine
Corail, MAU; Jauffret R 61, mai 1934, MAU; OwadaUy MAU 17466, 7.8.1975, Grande
Montagne, MAU; Rémy 2, 19.11.1956, $, Cascade Mourouc, MAU; Wiehe R 59 et
R 60, 16.9.1938, Grande Montagne, MAU.
Dombeya ferruginea Cav. ( Dissert. 3 : 128, 1787), existe à La Réunion
et à Maurice. D’une île à l’autre, les plantes présentent quelques différences
dans le port, la dimension des fleurs, l’écologie. Le niveau de différenciation
est celui de 2 sous-espèces, ainsi que le suggérait R. Capuron dans une
annotation sur une planche d’herbier. Le type de l’espèce provient de
l’île Maurice et constitue la sous-espèce ferruginea (Commerson s.n., île
Maurice, holo-, P-JU!).
Dombeya ferruginea subsp. borbonica Friedmann, subsp. nov.
A subsp. ferruginea typica, floribus minoribus et habitatione (crescit 1200-2000 m
ahitudme in insula Borbonia), differt.
Type : Capuron 28236 SF, La Réunion, Bélouve, 8.2.1968 (holo-, P!).
Arbuste haut de 1-3 m. Limbes foliaires de 3,5-13 X 1,5-7 cm, à face
inférieure blanchâtre, parsemée de poils stellés roussâtres ou à indûment
roussâtre; face supérieure d’un vert grisâtre, glabrescente ; pétiole long
de 1-3 cm. Stipules subulées, longues de 2,5-5 mm, très caduques. Inflores¬
cences longues de 3-9 cm, couvertes d’un indûment ferrugineux. Bractéoles
longues de 1-2 mm. Fleurs 3 '■ sépales longs d’environ 3,5 mm, soudés
sur ± 0,5 mm, ± réfléchis vers le pédicelle; pétales longs de 3 mm également
± réfléchis; androcée long d’env. 2,5 mm à 5 groupes de 3 étamines déhis¬
centes (parfois des groupes de 4 étamines par dédoublement de l’une d’elles),
alternant avec 5 staminodes (ou 1-5 staminodes anthérifères); tube staminal
long d’env. 1 mm; les étamines en disposition rayonnante (toutes n’étant
pas dans le prolongement du tube staminal); gynécée stérile, long d'env.
2 mm. Fleurs ? restant ± fermées en coupe; sépales longs d’env. 2,5 mm;
pétales longs de 1-1,8 mm; androcée stérile, long de 1,2-1,6 mm, à 5 groupes
de 3 étamines vides, alternant avec 5 staminodes; tube staminal long d’env.
0,5 mm; gynécée long d’env. 2 mm, ovaire à 5 loges biovulées surmonté
de 5 stigmates roses longs d’env. 1 mm, récurvés. Capsule, large d’env.
5 mm, à déhiscence tardive; graine longue de2 mm. (Certains individus à
étamines déhiscentes, semblent avoir également un ovaire fertile car ils
peuvent former des fruits contenant des graines. Ces individus sont donc ■?).
Matériel étudié : Bosser 11999, mai 1957, Mafale, P ; Cadet 3992,3, Petite Plaine,
jan. 1973; 4259, Plaine des Makes, 5.5.1973; 5000, Grand Coude, 12.2.1975, P, REU;
Frappier 123, P ; Friedmann 974,3, Rivière des Remparts, 7.2.1971 ; 2765, Salazie, 8.4.1976;
Source : MNHN, Paris
— 445 —
2792, $, 2793,, J, Dos d’Ane, 13.4.1976; 2880, Cilaos, 14.6.1976; 3181, Dos d'Ane, <J,
20.7.1977; G. de l’/sle 87, Bélouve, P; Du Petit Thouars s.n.. Hauts de la Rivière du Mât,
<J, P; Richard s.n.. Mare à Poule d’eau, P.
La subsp. borbonica est une plante d’altitude que l’on trouve entre
1200 et 2000 m. Par contre la subsp. ferruginea culmine vers 800 m au sommet
des plu* hautes montagnes mauriciennes et descend jusque vers 400 m.
A part ce décalage en altitude, les 2 sous-espèces poussent dans des stations
analogues, sur des crêtes ± exposées ou des pentes bien drainées.
Dombeya aculangula Cav. ( Dissert. 3 : 123, 1787), existe à La Réunion
et à Maurice sous 2 formes suffisamment différentes pour être considérées
comme des sous-espèces. L’espèce ayant été décrite sur des échantillons
provenant de La Réunion (type : Commerson s.n., La Réunion, holo-,
P-JU!), ce sont les plantes mauriciennes qui constituent la sous-espèce
nouvelle. Les plantes de Rodrigues, encore mal connues, sont rapportées
provisoirement à cette sous-espèce.
Dombeya acutangula subsp. rosea Friedmann, subsp. nov.
A subsp. typica, præcipue habitu frutice congesto (haud in plantis senilibus ) et floribus
roseis, differt.
Type : Friedmann 2357, île Maurice, Mt Trois Mamelles, face Sud, avril 1974 (holo-,
P!).
Arbuste multicaule gardant longtemps l’aspect d’un buisson touffu,
± hémisphérique. Feuilles cordées, groupées à l’extrémité des rameaux.
Inflorescences en double cyme scorpioïde, les 2 branches ± récurvées vers
le pédoncule. Fleurs roses, hermaphrodites mais probablement autostériles,
larges de 1,5-3 cm.
Matériel étudié : Ile Maurice : Ayres s.n., K; Bijoux s.n., janv. 1924, P; Bojer
s.n., « prope monte Pouce », K; Bouton s.n., Mt Pouce; s.n., « Ile de France »; s.n.,
« hab. insul. mauritii », K; Commerson s.n., P; Coode 5051, Corps de Garde, K; Friedmann
2357, avr. 1974, Trois Mamelles; 2783, 24.4.1976, Corps de Garde, P; Grey s.n., anno
1855, K; Guého 14764 MAU, Corps de Garde; 14779 MAU, Junction Peak; 18445 MAU,
Jard. Pamplemousses; Home s.n., (3-75), K; Staub & Guého 11313 MAU, Corps de
Garde; Vaughan 118, 24.6.1924, Corps de Garde, MAU; s.n., 19.6.1939, «Près Case
Noyale », MAU. — Ile Rodrigues : Balfour s.n., août-déc. 1874, K; Friedmann 2401,
mai 1974, Cascade St Louis; 2909, 3.8.1976, ibid., P; Jauffret R 98, juill. 1940, MAU.
Dans Hortus Mauritianus, Bojer (1837) cite un Trochetia candolleana
sans en donner la moindre description. Des échantillons d’herbier de
Bojer et Bouton portent ce nom. Il s’agit d’une plante différente de T. uni-
flora DC. (Mém. Mus. Hist. Nat. Paris 10 : 107, 1823). Pourtant Bojer
met cette dernière dans la synonymie de T. candolleana ! Une étiquette
d’herbier, de la main de Bouton, porte la mention : « Trochetia candolleana
Source : MNHN, Paris
— 446 —
Boj., Hort. Mau.; d’après Bojer ce serait le T. uniflora DC., Prod. J’envoie
ci-joints des spécimens, sous le nom de T. uniflora, d’un Trochetia... qui
semble bien être une plante différente du T. candolleana Boj. ». Bouton,
contrairement à Bojer, avait donc vu qu’il y a là 2 espèces différentes.
Cependant T. candolleana Boj. est un nom illégitime et ne peut être retenu
pour cette espèce.
Trochetia boutoniana Friedmann, sp. nov.
— T. candolleana Boj., Hortus Mauritianus (1837), nom. illeg., excl. T. uniflora DC.
(Mém. Mus. Hist. Nat. Paris 10 : 107, 1823), in syn.
Frulex alabastris ( sepalis) et fructibus indumento lanalo dense leclis. Flores solitarii
5-7 cm in diametro, pelalis venosis carmineis.
Type : Friedmann, Guého & Lecordier 2935, île Maurice, 11.8.1976 (holo-, P!;
iso-, MAU!).
Arbuste haut de 2-3 m, à tronc court atteignant 20 cm d'épaisseur,
se ramifiant rapidement en nombreuses branches marquées par les cica¬
trices de feuilles. Rameaux jeunes couverts d’un indûment de poils stellés
courts, blanchâtres. Feuilles à limbe de 3-8 x 1,6-3 cm, elliptique-obovale,
± auriculé à la base; face supérieure vert-grisâtre clair, glabrescente; face
inférieure à indûment blanchâtre dense de poils composés-stellés courts,
parsemés de poils stellés bruns, plus longs, donnant un aspect ponctué
(surtout sur les feuilles jeunes); pétiole long de 1,5-3 cm, blanchâtre. Stipules
subulées, longues de 10-13 mm, caduques. Pédoncules axillaires uniflores,
réfléchis vers le bas, longs de 2-4 cm, portant à leur extrémité 2 bractées
longues d’environ 10 mm, caduques. Pédicelles longs de 5-8 mm. Epicalice
spathiforme, long d’env. 2,5 cm, formant un capuchon à sommet effilé,
± en crochet, couvert de poils composés courts mélangés à des poils bru¬
nâtres plus longs donnant un aspect ponctué. Sépales 5, longs d’env. 3,5 cm
très faiblement soudés sur 0,5 mm, couverts d’un tomentum blanchâtre
épais formé de poils composés, hyalins, longs de 1,5-2 mm. Pétales 5,
asymétriques, longs de 4,5 cm, veinés de carmin sur fond blanc, la marge
étant plus densément colorée. Présence de nectar au fond de la corolle.
Androcée long d’env. 3 cm, à 5 groupes de 3 étamines (le filet de l’une
d’elles ± soudé au staminode) alternant avec 5 staminodes longs d’env.
18 mm, faiblement ciliés; tube staminal long d'env. 13 mm, légèrement
pubescent à l’intérieur. Gynécée long d’env. 4 cm, à ovaire elliptique long
de 1 cm, densément tomenteux blanchâtre, à 5 loges à 12-14 ovules hori¬
zontaux; style long de 3 cm env., à 5 stigmates courts. Capsule globuleuse
de 1,5-2 cm de diamètre (vue immature) contenant une dizaine de graines
par loge. Graines ± prismatiques, noires.
Matériel étudié : Bouton MAU 201 ; Gordon MAU 202, 18.9.1872; A. Wiehe
MAU 17540, 20.10.1975, Morne Brabant; Lalouette MAU 18016, 30.5.1976, MAU;
Friedmann, Guého & Lecordier 2935, 11.8.1976, Morne Brabant, P, MAU.
Source : MNHN, Paris
— 447 —
Source : MNHN, Paris
— 448 —
Espèce relativement xérophile connue seulement du Morne Brabant
où il y a une petite population. L’espèce la plus affine est T. uniflora DC.,
qui s'en distingue essentiellement par la présence d'un indûment écailleux
sur les jeunes rameaux et les feuilles, l’épicalice couvert d’excroissances en
crochet, les fleurs un peu plus petites, roses et non carmin.
LÉCYTHIDACÉES
Dans Botany of Rodrigues, Balfour (1879) signale la présence dans cette
île d’un Fœtidia qu’il considère être le F. mauritiana Lamarck (existant à
La Réunion et à Maurice). Les arbres de Rodrigues s’en distinguent cepen¬
dant par plusieurs caractères importants et appartiennent à une espèce
autonome.
Fœtidia rodriguesiana Friedmann, sp. nov.
— F. mauritiana auct. non Lam. : Baker, Fl. Maur. Seych. : 120 (1877); Balfour,
Bot. Rodr. : 341 (1879).
A. F. mauritiana, foliis mugis inæquilateraiis , margine revoiuta , floribus pedicellis
graciiibus pendentibus, sepalis foiiaceis mucronatis , hasi connatis, haud reflexis post anthesin,
staminorum fiiamentis sinuosis mox marcescentibus , fructibus dependentibus, alis -4 non
recurvatis, differt.
Type : Friedmann 3377 , île Rodrigues (holo-, P!).
Arbre hétérophylle à tronc ± tortueux, atteignant environ 10 m de
hauteur et un diamètre de 70 cm (et plus). Écorce faiblement crevassée.
Rameaux ultimes (florifères) de 3-5 mm de diamètre (sur le sec). Feuillage
d’un vert sombre. Feuilles juvéniles à limbe étroitement elliptique, 5-12 x
0,7-2,5 cm, à nervure centrale rouge. Feuilles adultes obovales, 5-10 X 3-5 cm,
à marge révolutée, atténuées à la base, arrondies au sommet, faiblement
émarginées, assez nettement asymétriques. Pétiole nul. Fleurs solitaires,
± cachées entre les feuilles, ± pendantes au bout du pédicelle grêle, souple,
long de 3-4 cm, réfracté immédiatement au-dessus de son insertion; 2 brac¬
tées persistantes, aiguës, longues de 5-6 mm, au sommet du pédicelle et
au contact du réceptacle floral. Bouton floral à 4 angles ailés. Fleurs larges
de 4-5 cm, à 4 sépales vert pâle de 2,3 X 1,8 cm, foliacés, restant ± en
coupe à l’anthèse, ne devenant pas réfléchis par la suite, apiculés, ± arron¬
dis au sommet et soudés entre eux sur environ 6 mm (la commissure des
sépales à env. 6 mm du disque staminifère); 4 ailes entre le pédicelle et
la commissure des sépales. Étamines nombreuses, disposées en 4 plages
± triangulaires, oppositisépales; filets longs d’env. 15 mm restant tou¬
jours ± fripés-sinueux pendant l’anthèse, se fanant rapidement avant
de tomber. Disque peu charnu, large l’env. 8 mm, portant au centre le
style long d’env. 15 mm à 4 branches en croix longues d’env. 2 mm. Ovaire
à 4 loges, à placentas axiles, bifides, portant environ 20 ovules horizon-
Source : MNHN,
— 449 —
taux ou ± pendants. Fruits pendants, larges de 6-8 cm, constitués par
le réceptacle fibreux-lignifié, très dur, entouré des 4 sépales accrus ali-
formes, étalés (non réfractés), ne contenant souvent pas de graines bien
développées.
Matériel étudié : Bosser 22381, 15.3.1978, Cascade St Louis, P; Cadet 2435,
juill. 1970, Vallée de Grand Baie, P, REU; Friedmann 2428, mai 1974, Anse Mourouc;
2938, août 1976, Fond Mourouc; 3289, 29.11.1977, Cascade St Louis; 3377, 15.3.1978,
Cascade St Louis, P.
C’est un arbre atteignant une dizaine de mètres de hauteur, à tronc
plus tortueux que celui de F. mauritiana. Dans toute l’île Rodrigues il n’en
reste plus maintenant qu’une vingtaine d’exemplaires (?) qui ne se régénèrent
pratiquement pas. Quelques jeunes pieds ont été plantés par le Service
des Forêts de l’île.
Références bibliographiques
Baker, J. G., 1877. — Flora of Mauritius and Seychelles, 557 p., Londres.
Balfour, I. B., 1879. — Botany of Rodriguez, Phil. Trans. Roy. Soc. 168 : 303-387.
Bojer, W., 1837. — Hortus Mauritianus : 41.
Candolle, A. P. de, 1824. — Prodrome 1 : 499-500.
Cordemoy, E. J. de, 1895. — Flore de l'Ile de La Réunion, 574 p., Paris.
Source : MNHN, Paris
Source : MMHN, Paris
UNE NOUVELLE ESPÈCE POUR LE GENRE RHEKTOPHYLLUM
N.E. Brown (ARACEÆ)
C. Ntépé
Ntépé, C. — 27.05.1981. Une nouvelle espèce pour le genre Rhektophyllum
N.E. Brown (Araceæ), Adansonia, ser. 2, 20 (4) : 451-457. Paris. ISSN 0001-
804X.
Résumé : Description de Rhektophyllum camerunense Ntépé, sp. nov. localisée
au Nigeria, au Cameroun, au Gabon et différant nettement de R. mirabile
N.E. Br. par sa feuille à base d'abord tronquée puis cordée, ses racines aériennes
aplaties et pubérulentes et ses inflorescences nombreuses.
Abstract : Description of Rhektophyllum camerunense Ntépé, sp. nov. from
Nigeria, Cameroun and Gabon and differing clearly from R. mirabile N. E.
Br. by its first truncate, then cordate Ieaf base, puberulous flattened aerial
roots and numerous inflorescences.
Colette Ntépé, Laboratoire de Botanique, Faculté des Sciences, Université,
B.P. 812, Yaoundé (Cameroun).
Le genre Rhektophyllum N.E. Br. d’Afrique tropicale pouvait être
considéré jusqu’à présent comme monospécifique, avec comme seul repré¬
sentant R. mirabile N.E. Br.; De Wjldeman & Durand, en 1901, avaient
cependant déjà décrit une seconde espèce, R. congense De Wild. & T.
Durand dont la diagnose était fort voisine de celle de R. mirabile N.E. Br.
(1882), les différences essentielles reposant sur la consistance et la nervation
des feuilles; l’examen des échantillons types déposés aux herbiers de Kew,
(R. mirabile) et de Bruxelles (R. congense). ainsi que d’autres collections,
ne permet en fait de relever aucune différence valable entre les deux espèces;
R. congense De Wild. & T. Durand est donc pour nous à mettre en syno¬
nymie de R. mirabile N.E. Br. et le genre paraissait donc monospécifique,
l’espèce en cause se rencontrant ainsi du Dahomey à l’Uganda et à l’Angola.
Au cours de nombreuses excursions botaniques au Cameroun, il a
cependant été observée une autre forme de Rhektophyllum , presque toujours
mélangée à R. mirabile N.E. Br., sauf dans l’Est de l’aire de cette dernière
espèce que l’on rencontre communément dans toute la zone forestière
camerounaise. Le fait a été signalé à R. Letouzey, qui a entrepris, lors
d’une de ses missions au Cameroun, de suivre les trajets des stolons et
tiges enchevêtrées, à partir des jeunes pieds de ces deux Rhektophyllum,
qui formaient un tapis dense dans un sous-bois très clairsemé de forêt
post-culturale de la région de Kribi-Bipindi; l’enchevêtrement et cette
multiplication des deux formes pouvaient avoir été provoqués par la taille à
la machette du tapis herbacé et du sous-bois lors d’un débroussaillement en
vue de cultures. Il constata alors que les deux formes étaient parfaitement
indépendantes, bien distinctes l’une de l’autre et qu’il ne s’agissait pas
d’une même plante présentant des variations morphologiques, ce qu’il
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
PI. 2.-/4 gauche, Rhektoph.vllum camerunense Ntépé et R. mirabile N. E. Br., en mélange; à droite, comparaison de feuilles :
1, R. camerunense (Letouzey 8342, Cameroun); 2, R. mirabile (Halle & Le Thomas 78, Gabon).
Source : MNHN, Paris
— 454 —
avait lui-même admis jusqu’alors. L’étude comparative détaillée de la
morphologie externe des deux formes a ainsi conduit rapidement à la certi¬
tude de l’existence de deux espèces différentes de Rhektophyllum au Came¬
roun. Nous décrivons ici cette seconde espèce.
Rhektophyllum camerunense Ntépé, sp. nov.
Stirps procera primum erecta, deinde serpens. Epigsarum radicum a lue transversæ
breviores suitI, aliæ longiores præter cattlem promisse, sed omnes complanatæ, leviter
pubescenles. Peliolus amplus, profunde sidcatus cujus dimidium e vagina constat ; lamina
ovata inferne truncata tum cordata, apice obscure acuminata, primum perforata, deinde
dissecta, nervis palmatis 5-6 e basi profectis, nervis lateralibus 2-4, adscendentibus utrinque
prominentibus, nervulis minutis.
Spadicis spatha sub-viridis, crassa, convoluta, apice obtusa; pedunculus 10-25 cm
longus; inflorescentiæ terminales 6-15 quarum spatha: involutæ plerumque violacés vel
subvirides sunt ; flores faminei inferne positi, ovario obpyramidali roseo, stigmate parvo,
discoideo, sessili, candido uniloculari, ovulo anatropo in muco demerso ; flores masculi,
albi, lunati. Pars mascula, fructuosi spadicis apice, sicut prominentia constat. Baccæ obpyra-
midales, subflavæ, apice nigræ.
A Rhektophyllum mirabili N. E. Br., radicibus complanatis, foliis basi truncatis
tum cordatis, inflorescentiis plurioribus, differt.
Type : Ntépé 139, Cameroun, km 60 route Douala-Edéa, racines, feuilles, fleurs,
20.2.1980 (holo-, YA; iso-, P).
Plante d’abord dressée sur racines échasses, pouvant atteindre 50 cm
de hauteur avec une tige très courte et épaisse, ensuite rampante par un
stolon émis de son sommet et pouvant porter des pousses feuillées, enfin
grimpante et pouvant s’élever jusqu’à 30 m au-dessus du sol. Deux sortes
de racines aériennes : longues racines verticales, atteignant le sol, très plates,
1,5-2,5 (-4) cm de largeur, purébulentes, non verruqueuses, émettant des
racines crampons horizontales, plus courtes, 10-20 cm de longueur, elles
aussi aplaties et pubérulentes. Deux sortes de tiges :
— Une tige très vigoureuse, formée par la soudure de la base des pétioles,
3-6 cm de diamètre, 50 cm de hauteur au maximum.
— Un stolon, plus mince, permettant la progression de la plante soit sur
le sol, soit sur l’arbre-support.
Feuille avec pétiole (60-100 cm) profondément canaliculé , largement
engainant sur près de la moitié de sa longueur, gaine se terminant en deux
auricules arrondies; limbe, 35-150 x 25-80 cm, ovale, base largement
tronquée chez la jeune feuille, puis cordée, sommet obtus acuminé, limbe
perforé d’abord, puis se déchirant à maturité pour devenir complètement
divisé; nervation palmée avec 5-6 nervures basilaires de part et d’autre
de la nervure médiane; 2-4 paires de nervures latérales primaires bien
saillantes, alternes, ascendantes, se ramifiant chacune en nombreuses
nervures secondaires également ascendantes, réseau plus atténué et allongé
de nervures secondaires et tertiaires.
Source : MNHN, Paris
— 455
Source : MNHN, Paris
— 456 —
PI. 4. — Rhektophyllum camcruncnsc Ntépé : 1, inflorescence avec spalhe fermée x 4/9; 2,
spalhe ouverte et spadice x 2/3; 3, fleur femelle x 5; 4, infrutescence avec spathe sec¬
tionnée x 4/9; 5, Iruits x 1 . (1-3, Ntépé 4, Cameroun; 4-5, Ntépé 107 , Cameroun).
Source : MNHN, Paris
— 457 —
Inflorescences terminales, généralement nombreuses, n’apparaissant
que sur la plante grimpante à plus de 3 m du sol, exceptionnellement moins;
bractée commune vert clair ou violacée enveloppant l’ensemble des inflo¬
rescences et libérant à son ouverture un régime de 6-15 spadices axillés
chacun par une bractée aussi vert clair; spadice avec long pédoncule pouvant
atteindre 18(-25) cm, recouvert d’une spathe vert-jaunâtre, convolutée,
charnue, 10-18 cm de longueur, obtuse au sommet, l’inflorescence exsudant
un liquide rougeâtre à la cassure; fleurs $ à ovaire subobpyramidal, rose,
surmonté d’un petit stigmate blanc, discoïde, sessile; une seule loge portant
un ovule recourbé, traînée de gelée émise à partir du placenta; spadice
fructifié (9-14 x 6 cm) surmonté d’un appendice persistant (reste de la
partie S).
Les deux espèces du genre Rhektophyllum se distinguent donc en
définitive aisément par les caractères suivants :
— Feuille hastée, souvent panachée dans le jeune âge de la plante, à base
échancrée; racines aériennes peu aplaties, verruqueuses; inflorescences
peu nombreuses, 1-6; ovaire vert clair à jaune crème; spadice fructifié
trapu, non terminé par un appendice. R. mirabile
— Feuille ovale, jamais panachée dans le jeune âge de la plante, à base tronquée
puis cordée; racines aériennes aplaties et pubérulentes; inflorescences
nombreuses, 6-15; ovaire rose; spadice fructifié allongé, terminé par un
appendice . R. camerunense
notes phytogéographiques : Espèce se trouvant également au Nige¬
ria et au Gabon; au Cameroun, à l’exception de toute la région de l’Est
(où l’on ne rencontre que R. mirabile) et certainement des régions sèches
septentrionales, elle se localise dans tous les sous-bois de forêt dense
humide, souvent sur sol frais, voire humide ou marécageux, mais non
nécessairement; elle s’élève en altitude jusque vers 1000 m et se rencontre
encore dans les galeries forestières en savane.
note économique : Des racines aériennes aplaties sont extraites des
fibres utilisées pour la corderie et peut-être le tissage.
Matériel étudié : Nigeria : Onochie FHI 34829, route Calabar-Mamfe, 30 km
Nord Obun (fl-, mars;, P. — Cameroun : Letouzev 8342, Meuban, 24 km Sud Djoun
(fr., nov.), P, YA; Mcurillon CNAD 1221, F.bolowa (fl., avr.), P; Ntépé 1, Mimboman
près Yaoundé (fr., 21.1.1979) P, YA; 4, Lolodorf (fl., avr.); 16, Mougoué, km 16 route
Lolodorf-Kribi (fl., avr.) P, YA; 32, Etoug Ebé, près Yaoundé au Sud-Ouest (racines,
4.7.1979), P, YA; 40, Lindoi, 40 km Ouest-Sud-Ouest Yaoundé (feuilles), P, YA; 106,
3 km S pont sur riv. Kéllé sur route Yaoundé-Eséka, soit env. 7S km Ouest Yaoundé
(fl., déc.) P, YA; 107, 10 km Est-Nord-Est Ebodjé, près Mamelles soit env. 40 km Sud
Kribi (fr., dec.) P, YA; 139, km 60 route Douala-Edéa (fl., 20.2.1980), P, YA (type).
— Gabon : Halle 2338, Abanga, P; 4230, Belinga, P.
Bibliographie
Brown, N.E., 1882. — Journal of Botany 20 : 195, tab. 230.
De Wildeman & Durand, T., 1901. — Bulletin de l’Herbier Boissier 2 (1) : 844.
Ntépé, C., 1973. — Contribution à l'étude des Aracées du Cameroun, Thèse 3 e cycle.
Université de Strasbourg.
Source : MNHN, Paris
Source : MMHN, Paris
TABLE ALPHABÉTIQUE
DÈS NOMS D’AUTEURS DU TOME 20
Berg, C. C. — Three new African Ficus species and a comment on Ficus gnapha-
locarpa (Moraceæ).
Billiet, F. & Heine, H. — Otacanthus cœruleus Lindley, une Scrophulariacée
brésilienne naturalisée aux Iles Mascareignes et aux Seychelles. Notes taxino¬
miques, floristiques et horticoles.
Blanc, P. — Observations sur les flagelles des Araceæ.
Bogner, J. — A new species of Plesmonium (Araceæ) from Indochina.
Bosser, J. — Contribution à l’étude des Orchidaceæ de Madagascar et des Masca¬
reignes. XX.
Brunel, J. F. & Roux, J. — Phyllantheæ de Madagascar. I : à propos de deux
Phyllanthus de la sous-section Swartziani Webster.
Bullock, S. H. — Dynamics of végétative shoots of three species of Aframomum
(Zingiberaceæ) in Cameroun.
Caballé, C. — Caractères de croissance et déterminisme chorologique de la liane
Entada gigas (L.) Fawcett & Rendle (Leguminosæ-Mimosoideæ) en forêt
dense du Gabon.
Cusset, C. — Contribution à l'étude des Podostemaceæ : 6. Les genres Leiothylax
et Letestuella.
Florence, J. & Hladik, A. — Catalogue des Phanérogames et des Ptéridophytes
du Nord-Est du Gabon (Sixième liste).
Friedmann, F. — Une espèce nouvelle du genre Mimusops (Sapotaceæ) à Mada-
— Sterculiacées et Lécythidacées nouvelles aux Mascareignes.
Govindarajalu, E. — Studies in Cyperaceæ. — XIX. Novelty in Lipocarpha :
L. raynaleana and its végétative anatomy.
Guinet, Ph. & Nielsen, I. — A new combination in the genus Schleinitzia (Legu¬
minosæ-Mimosoideæ) .
Hall, J. B. — New and little-known species of Placodiscus (Sapindaceæ) in West
Hall, J. B. & Siaw D.E.K.A. — The varieties of Grewia carpinifolia Juss. (Tilia-
Hallé, N. — Lomandra insularis Schlechter : notes phyllotaxiques sur une bonne
espèce de Liliacées de Nouvelle-Calédonie.
— Données nouvelles et carpogrammes d’Orchidées canaques.
Hansen, C. — Neodriessenia membranifolia (Li) C. Hansen, comb. nov. (Melasto-
mataceæ).
Jacques-Félix, H. — Observations sur les caractères staminaux et la classification
des Osbeckieæ (Melastomataceæ) capsulaires africaines.
Jérémie, J. — Notes sur le genre Ascarina (Chloranthaceæ) en Nouvelle-Calédonie
et à Madagascar.
Kundu, B. C. & Suhita Guha. — New species and variety of the genus Menisper-
mum (Menispermaceæ).
Leroy, J.-F. — Une première étape d'Adansonia : 1960-1980.
— Nouvelles remarques sur le genre Takhtajania (Winteraceæ-Takhtajanioideæ)
Lobreau-Callen, D. — Caractères comparés du pollen des Icacinaceæ et des
Olacaceæ.
Monod, Th. — A propos du Sphenoclea zeylanica (Sphenocleaceæ).
263
297
325
305
257
393
383
309
199
235
229
439
369
165
287
339
21
353
321
405
273
211
5
9
29
147
Source : MNHN, Paris
— 460 —
Morat, Ph. — Note sur les Graminées de la Nouvelle-Calédonie. VI : Lepturo-
petium, genre nouveau endémique.377
Musselman, L. J. & Parker, C. — Surface features of Striga seeds (Scrophulariaceæ) 431
Nordal, I. & Wahlstrom, R. — A study of the genus Crinum (Amaryllidaceæ)
in Cameroun.179
Ntépé, C. — Une nouvelle espèce pour le genre Rhektophyllum N. E. Brown
(Araceæ).451
Tirel, C. — Nouvelles espèces de Sloanea (Elæocarpaceæ) en Nouvelle-Calédonie 91
Tirel, C & Raynal, J. f- — Recherches bibliographiques sur trois espèces d’Elæo-
carpus (Elæocarpaceæ). 169
Veyret, Y. — Précisions botaniques sur l’Uleiorchis ulei (Cogn.) Handro (Orchi-
daceæ).141
Vignal, Ch. — Étude histologique des Chlorideæ : II.107
Éditorial.351
Revue bibliographique. 144
Source : MMHN, Paris
TABLE APHABÉTIQUE
DES UNITÉS TAXONOMIQUES
ÉTUDIÉES OU CITÉES DANS LE TOME 20
Les noms de TRIBUS et de GENRES sont en capitales, les noms de sous-genres,
de sections, d'espèces, de variétés et de formes sont en caractères courants romains,
les noms de taxa nouveaux sont en caractères gras; les synonymes sont en italiques. Les
numéros renvoient aux numéros de pages.
La table alphabétique des unités taxonomiques étudiées dans le volume 20 a été
établie par J.-J. Floret.
A
ACANTHEPHIPPIUM BL, 362
vitiense Williams, 361
ACERATIUM DC.
ganitrie Hassk., 176
ADIANTUM L.
vogelii Me»., 253
AFRAMOMUM K. Schum.
danielli (Hook.f.)K. Schum., 384
giganteum K. Schum., 384, sqq.
hamburyi K. Schum., 383, sqq.
subsericeum K. Schum., 383, sqq.
AGAURIA (DC.) Hook. f., 18
ALAFIA Thou.
grandis Stapf, 239
ALBIZIA Durazz.
ferruginea Benth., 246
megaladenia Merr., 165
ALSODEIOPSIS Oliv., 38, 42, 44, 62
rubra Engl., 245
AMARYLLIS L.
jagus Thomps., 184
ornata L.f. ex Ait., 186
ornata auct., 188
zeylanica L., 186
AMORPHOPHALLUS Bl. ex Decne.
bulbifer (Roxb.) Bl. ex Decne., 325
AMPHIMAS Pierre ex Harms
ferrugineus Pierre ex Pellegr., 240
ANACOLOSA BL, 34, 36, 38, 40, 44,
sqq.
casearioides Cavaco & Keraudr., 48,
54, 84
frutescsns Bl., 48, 84
grandiflora Loes., 48, 84
griffithii Mast., 48, 84
ilicoides Mast., 48, 84
insularis Christoph., 48, 84
lutea Gillespie, 48, 84
luzionensis Merr., 48, 84
papuana Schellenb., 48, 84
pervilleana Baill., 48, 52, 54, 59, 61,
79, 80, 84
puberula Kurtz, 48, 84
uncifera Louis & Bout., 48, 54, 84
ANCYLOBOTRYS Pierre
scandens (Schum. & Thonn.) Pich., 239
ANEILEMA R. Br.
beniniense Kunth, 242
ANGYLOCALYX Taub.
oligophyllus (Bak.) Bak. f., 248
ANISOMALLON Baill., 63
ANŒCTOCHILUS BL, 366
imitans Schltr., 363
ANONIODES Schltr., 91
ANTHEROTOMA Hook. f., 405, 411,
sqq., 427, 428
naudinii Hook. f., 409, 426
ANTHOCLEISTA Afzel.
vogelii Planch., 245
ANTHOCLITANDRA (Pierre) Pich.
robustior (K. Schum.) Pich., 239
ANTHOLOMA Labill.
billardieri Vieillard, 91
haplopoda Guillaumin, 91
montana Labill., 91
ANTHONOTHA Pal. Beauv.
macrophylla Pal. Beauv., 240
ANTROCARYON Pierre
micraster A. Chev. & Guill., 239
nannanii De Wild., 239
ANTROPHIUM Kaul f.
boryanum (Willd.) Kef., 18
APHANOCALYX Oliv.
djumaensis (De Wild.) Léonard, 240
marginervatus Léonard, 240
APHANOSTYLIS Pierre
mannii (Stapf) Pierre, 239
APHLOIA (DC.) Benn., 18
Source : MNHN, Paris
— 462 —
APODOCEPHALA Bak., 18
APODOST1GMA Wilczek
pallens (Welw. ex Oliv.) Wilczek, 245
APODYTES E. Mey., 63
APPENDICULA Bl., 366
reflexa Bl., 363
APTANDRA Miers, 32, 34, 40, 44, 62,
65, 70
liriosmioides Spruce, 51, 54, 76, 86
spruceana Miers, 48, 51, 52, 76, 86
zenkeri Engl., 36, 51, 54, 76, 79, 80,
83, 86
APTANDROPSIS Ducke, 36, 40, 44, 48,
52, 58, 70, 72
discophora Ducke, 43, 86
ARD1SIA Sw.
belingaensis Taton, 248
hallei Taton, 248
lethomasei Taton, 248
mayumbensis (Good) Taton, 248
mildbraedii (Gilg & Schellenb.) Taton,
248
staudtii Gilg, 248
ARGYRELLA Naud., 411, 419, 420
ARTABOTRYS R. Br.
aurantiacus Engl., 239
ARUNDINARIA Mich., 18
ASCARINA J. R. & G. Forst.
coursii (Humb. & Cap.) Leroy & Jéré¬
mie, 278, 282, sqq.
diffusa Smith, 279, 280
lucida Hook. f., 279
sect. Madascarina Leroy & Jérémie, 282
maheshwarii Swamy, 280
marquesensis Smith, 277, 280
philippinensis Robinson, 280
rubricaulis Solms, 273, sqq., 279, 280,
283
solmsiana Schltr., 273, 277, sqq., 283,
284
swamyana Smith, 280
ASCARINOPSIS Humb. & Cap.
coursii Humb. & Cap., 273, 282
ASPLENIUM L.
apcrtum (Chr.) Chr., 18
emarginatum Pal. Beauv., 253
herpetopteris Bak., 18
ASYSTASIA Bl.
gangetica (L.) Anders., 239
B
BACOPA Aubl.
crenata (Pal. Beauv.) Hepper, 252
BAPHIA Afzel.
batagensis Harms, 248
capparidifolia Harms
subsp. polygalacea (Hook. f.) Brum-
mitt, 248
BECLARDIA A. Rich.
macrostachya A. Rich., 18
BERLINIA Soland. ex Benth. & Hook. f.
auriculata Benth., 240
craibiana Bak. f., 240
BERT1ERA Aubl.
adamsii (Hepper) N. Hallé, 250
BLASTUS Lour.
membranifolius Li, 321, 322
BLECHNUM L.
bakeri Chr., 18
BOLBITIS Schott
gemmifera (Hiern) Chr., 253
BOMBAX L.
buonopozense Pal. Beauv., 240
BRACHYNEMA Benth., 36, 52, 60, 65
ramiflorum Benth., 53, 75, 86
BR1DELIA Willd.
atroviridis Muell.-Arg., 244
BRUNSWIG1A Heist.
massaiana Lind. & Rod., 186
BUBBIA van Tiegh., 13
BULBOPHYLLUM Thou., 362, 367
aphanopetalum Schltr., 363
atrorubens Schltr., 363
baladeanum J. J. Smith, 363
betchei F. Muell., 363
christophersenii Williams, 357, sqq.
comptonii Rendle, 363
corythium N. Hallé, 356, 357, 363
hexarhopalos Schltr., 363
longiflorum Thou., 363
luteobracteatum J. & P., 18
ngoyense Schltr., 363
nitens J. & P., 18
occultum Thou., 18
pachyanthum Schltr., 363
pallidiflorum Schltr., 363
perrieri Schltr., 18
polyopolioides Schltr., 363
BUXUS L.
madagascaria Baill., 18
BYRSOCARPUS Schum. & Thonn.
coccineus Schum. & Thonn., 242
viridis (Gilg) Schellenb., 242
C
CALANTHE R. Br.
langei F. Muell., 363
triplicata (Willemet) Ames, 363
CALATOLA Standl., 63
CALLICHILIA Stapf
bequaertii De Wild., 239
Source : MNHN, Paris
— 463 —
CALOPOGONIU M Desv.
mucunoides Desv., 248
CALVOA Hook. f.
monticola A. Chev. ex Hutch. & Dalz.,
245
CALYPTROCHILUM Krânzl.
chyrstianum (Reichb. f.) Summer., 248
CAMOENSIA Welw.
brevicalyx Benth., 248
CAMPANULA L., 162
CAMPYLOSPERMUM van Tiegh.
elongatum (Oliv.) van Tiegh., 248
oliverianum (Gilg) Farron, 248
CAMPYLOSTEMON Welw.
laurentii De Wild., 245
CANTLEYA Ridl., 63
CAPURODENDRON Aubrév., 233
CARPOLOBIA G. Don
alba G. Don, 250
CASEARIA Jacq.
barteri Mast., 252
CASIMIRELLA Hassl., 63
CASSINOPSIS Sond., 63
CATHEDRA Miers, 34, 36, 40, 62, 65,
68, 70
grandiflora Loes., 54, 86
guianensis Sandw., 38, 54, 86
oblonga Sleumer, 48
rubicaulis Miers, 48
CATHORMION Hassk.
altissimum (Hook. f.) Hutch. & Dandy,
246
CATTLEYA Lindl.
galeottiana Beer, 361
CAYRATIA Juss.
ibuensis (Hook. f.) Suesseng., 253
CEIBA Mill.
pentandra (L.) Gaertn., 240
CELOSIA L.
globosa Schinz, 239
CENTAUREA L.
cyanus L., 300
CENTAUROPSIS Boj. ex DC., 18
CENTOTHECA Desv.
lappacea Desv., 244
CEPHAELIS Sw.
peduncularis Salisb-, 250
CERATOSTYLIS Bl., 364
micrantha Schltr., 363
CERCESTIS Schott
congensis Engl., 240
CHÆTOSTICHIUM Hubb., 380
CHAMÆANTHUS Schltr., 366
neocaledonicus (Rendle) N. Halle, 363
CHASALIA Comm. ex Poir.
corallifera (A. Chev. ex De Wild.)
Hepper, 250
CHAUNOCHITON Benth., 34, 36, 44,
48, 51, 58, 60, 63, 70, 72, 82
klappcri (Sagot) Ducke, 38, 45, 79, 80
86
loranthoides Benth., 38, 41, 86
CHLAMYDOCARYA Baill., 38, 62
anhydathoda Villiers, 245
thomsoniana Baill., 245
CH LORIS Sw., 107, 118, 123, 128, 133,
sqq.
villosa (Desf.) Pers., 108
CHLOROPHYTUM Ker-Gawl
alismifolium Bak., 245
CHRYSALIDOCARPUS Wendl.
acuminum Jum., 18
pilulifera Becc., 18
CHRYSOGLOSSUM Bl., 362
neocaledonicum Schltr., 363
CHYSIS Lindl.
lævis Lindl., 361
CISSUS L.
barbeyana De Wild. & Th. Dur., 253
barteri (Bak.) Planch., 253
gossweileri Exell & Mend., 253
CITRONELLA D. Don, 63
CLE1SOSTOMA Bl., 366
montanum (J. J. Smith) Garya, 363
CLEMATEPISTEPHIUM N. Hallé, 367
smilacifolium (Reichb. f.) N. Hallé, 363
CLERODENDRUM L., 18
bipendense Gürke, 252
capitatum (Willd.) Schum. & Thonn.,
252
schweinfurthii Gürke, 252
umbellatum Poir., 252
CNEMOPTERIS Tard.
excaudata (Bon.) Tard., 18
CNESTIS Juss.
agelæoides Schellenb., 242
gabunensis Schellenb., 242
lescrauwætii De Wild., 242
CNETOPTERIS Tard.
alboglandulosa (Bon.) Tard., 18
COCCINIA Wight & Arn.
barteri (Hook. f.) Keay, 242
CIDIOCARPUS Howard, 63
CŒLOGYNE Lindl., 367
lycastoides F. Muell. & Krânzl., 363
COIX L.
lacrima-jobi L., 244
COLA Schott & Endl.
argentea Mast., 252
heterophylla (Pal. Beauv.) Schott &
Endl., 252
marsupium K. Schum., 252
verticillata (Thonn.) Stapf ex A. Chev.,
252
Source : MNHN, Paris
— 464 —
COMBRETUM Loefl.
afzelii Engl. & Diels, 242
COMMEL1NA L.
capitata Benth., 242
longicapsa C.B. Cl., 242
COPA1FERA L.
mildbrædii Harms, 240
CORDIA L.
aurantiaca Bak., 240
stenoloba Gürke, 240
CORYBAS Salisb., 367
neocaledonicus (Schltr.) Schltr., 363
COULA Baill., 40, 42, 44, 51, 60, 63, 72
edulis Baill., 32, 35, 37, 79, 81, 86
CRINUM L.
bequærtii De Wild., 184
biflorum Bak., 192
bœhmii Bak., 187
broussonelianum Herb., 186
broussonetii (Redouté) Herb., 186
congolense De Wild., 184
corradi Chiov., 187
distichum Herb., 179, 180, 188, 189,
191, 196, 197
giganleum Andr., 184
glaucum A. Chev., 179, sqq., 185, 186,
189, 192, sqq.
humile A. Chev., 179, 180, 189, 191,
196, 197
jagus (Thomp.) Dandy, 179, sqq., 184,
sqq.
kirkii Bak., 186
koutiense A. Chev., 182
iaurentii Dur. & De Wild., 184
lituratum (Reichenb.) Ravenna, 187
massaianum (Lind. & Rod.) N.E. Br.,
187
natans Bak., 179, sqq., 187, sqq.
ornatum (L. f. ex Ait.) Bury, 186, 188
pauciflorum Bak., 188
podophyllum Bak., 184
purpurascens Herb., 179, sqq., 187, sqq.
var. anguslilobium De Wild., 182
sanderianum Bak., 186, 188
scabrum Herb., 186
spectabilis Andr., 186
suaveolens A. Chev., 184
langanyikense Bak., 187
loxicarium auct., 187
vanillodorum Welw., 184
yuccæflorum Salisb., 186, 188
zeylanicum (L.) L., 179, sqq., 186, sqq.
CROSSONEPHEL1S Baill.
uniiugatus (Pellegr.) Leenhouts, 252
CROTONOGYNE Muell.-Arg.
mannianna Muell.-Arg., 244
CRYPTOPUS Lindl.
dissectus (Bosser) Bosser, 261
elatus (Thou.) Lindl.
subsp. dissectus Bosser, 261
CRYPTOSTYLIS R. Br., 364
arachnites (BI.) Hassk., 363
CTENIUM Panz.
newtonii Hack., 244
CNEN1TIS C. Chr.
truncicola (Chr.) Ching, 18
CULCASIA Pal. Beauv.
dinklagei Engl., 240
lanceolata Engl., 240
parviflora N. E. Br., 240
sapinii De Wild., 240
saxatilis A. Chev., 240
scandens Pal. Beauv., 341
tenuifolia Engl., 240
CURUPIRA G. A. Black., 36, 44, 51,
63, 69, 72
tefeensis Black., 32, 35, 86
CUVIERA DC.
heisteriifolia Mildbr., 250
CYANASTRUM Oliv.
cordifolium Oliv., 252
CYATHULA Bl.
achyranthoides (H.B.K.) Moq., 239
prostrata (L.) BL, 239
CYCLOSORUS Link
striatus (Schum.) Ching, 253
CYL1NDROPSIS Pierre
parvifolia Pierre, 239
CYNODON Rich., 107, 128, 134, 137
dactylon (L.) Pers., 109, 113, 119, 121,
125, 135, sqq.
parodii Caro & Sanchez, 138
plectostachyus (K. Schum.) Pilg-, 138
CYNORKIS Thou.
boryana (A. Rich.) Lindl., 257
brachystachya Bosser, 259, 260
CYNOSORCH1S Thou.
stenoglossa Krânzl., 18
CYPERUS L.
renschii Boeck., 242
CYPHOSTEMMA (Planch.) Alst.
ukerewense (Gilg) Descoings
var. gabonicum Descoings, 253
D
DALBERGIA L. f.
afzeliana G. Don, 248
hostilis Benth., 248
saxatilis Hook. f., 248
DEGENERIA Bailey & Smith, 40
DENDROBANGIA Rusby, 63
DENDROBIUM Sw., 364, 367
arthrobulbum Krànzl., 355
camptocentrum Schltr., 363
Source : MNHN, Paris
— 465 —
chalandei (Finet) Krànzl., 355
cleistogamum Schltr., 363
subgen. Dendrobium, 353
finetianum Schltr., 363
fractiflexum Finet, 363
gracicaule F. Muell., 363
sect. Inobulbon Schltr., 353
subgen. Inobulbon (Schltr.) N. Halle,
353, 354
macrophyllum A. Rich., 363
mortii F. Muell., 355
munificum (Finet) N. Hallé, 354, 355
muricatum Finet
var. munificum Finet, 354, 355
var. muricatum, 353, 354
odontochilum Reichb. f., 363
oppositifolium (Krànzl.) N. Hallé, 363
pectinatum Finet, 363
polycladium Reichb. f., 363
sarcochilus Finet, 363
sylvanum Reichb. f., 363
vandifolium Finet, 363
virotii Guillaumin, 363
DESMODIUM Desv., 47
adscendens (Sw.) DC., 248
ramosissimum G. Don, 250
velutinum (Willd.) DC., 250
DESMOSTACHYS Planch., 36, 62
brevipes (Engl.) Sleumer, 31, 38
planchonianus Miers, 31, 38, 42, 84
tenuifolius Oliv., 31, 38, 84
DIALIUM L.
pachyphyllum Harms, 240
soyauxii Harms, 240
tassmannii Harms, 240
DICELLANDRA Hook. f.
barteri Hook. f., 245
DICHÆTANTHERA Endl., 411, 416
DICHAPETALUM Thouv.
acuminatum De Wild., 242
angolense Chod., 242
bellum Breteler, 242
dewewrei De Wild. & Th. Dur., 242
fructuosum Hiern, 244
gabonense Engl., 244
glomeratum Engl., 244
madagascariense Poir., 244
parvifolium Engl., 244
staudtii Engl., 244
witianum Breteler, 244
DICRÆIA Thou.
sect. Leiocarpodicræa Engl., 199, 200
quangensis Engl., 202
violascens Engl., 199, 207
warmingii Engl., 209
DIDYMOCARPUS Wall.
madagascariensis C.B. Cl., 18
DIDYMOCHLÆNA Desv.
microphylla (Bon.) C. Chr., 18
DIOGOA Exell & Mend., 63, 65, 70
zenkeri (Engl.) Exell & Mend., 38, 53,
86, 248
DIOSCOREOPHYLLUM Engl.
cumminsii (Stapf) Diels, 246
DIOSPYROS L.
bipindensis Gürke, 244
simulans F. White, 244
zenkeri (Gürke) F. White, 244
DIPLOCAULOBIUM Krànzl-, 364
ouhinnæ (Schltr.) Krànzl., 359, 360, 363
tipuliferum (Reichb. f.) Krànzl., 359
DIPODIUM R. Br., 362
punctatum (Smith) R. Br.
var. squamatum (G. Forst.) Finet ex
Guillaumin, 363
DISCOGLYPREMNA Prain
caloneura Prain, 244
DISCOPHORA Miers, 34, 63
DISPERIS Sw.
perrieri Schltr., 18
DISSOTIS Benth., 405
alpestris Taub., 409, 411, 425
anchietæ A. & R. Fern., 424
angolensis Cogn., 420
subgen. ArgyrellaÇNaud.) A. & R. Fern.,
416, 419,
bambuiiorum Gilg & Lederm. ex Engl.,
420
barteri Hook. f., 423
brazzæ Cogn., 411, 421
buræavi (Cogn.) A. & R. Fern., 424
cinerascens Hutch., 419
congolensis (Cogn. ex Buett.) Jac.-Fél.,
409, 424
cordifolia A. & R. Fern., 423
cryptantha Bak., 423
debilis (Sond.) Triana, 407, 425
densiflora (Gilg) A. & R. Fern., 409, 425
subgen. Dissotidendron A. & R. Fern.,
411, 415, 421
sect. Dissotis, 422, sqq.
subgen. Dissotis, 422
subgen. Dupineta (Raf.) A. & R. Fern.,
419, 421
elegans (Rob. & Lawal.) A. & R. Fern.,
409, 422
entii J. Hall, 419
gilgiana De Wild-, 424
glaberrima A. & R. Fern., 424
gracilis Cogn., 425
grandiflora (Smith) Benth., 422
hensii Cogn., 421
subgen. Heierolis (Benth.) A. & R. Fern.,
416, 417
homblei (De Wild.) A. & R. Fern., 422
idanreensis Brenan, 422
Source : MNHN, Paris
— 466 —
irvingiana Hook., 407, sqq., 411, 425,
426
kerstingii Gilg, 423
lebrunei (Rob. & Lawal.) A. & R. Fern.,
422
loandensis Exell, 421
longicaudata Cogn.. 423
longisetosa Gilg & Lederm. ex Engl.,
422
louisii Jac.-Fél., 424
macrocarpa Gilg, 423
sect. Macrocarpeæ A. & R. Fern., 414,
415
multiflora (Smith) Triana, 411, 421, 422
subgen. Osbeckiella A. & R. Fern., 424,
425
sect. Osbeckiella A. & R. Fern., 424
pachytricha Fries
var. grandisquamulosa Wickens, 423
subgen. Paleodissotis Jac.-Fél., 415, 421
pauwelsii Jac.-Fél., 421
phæotricha (Hochst.) Hook. f., 407, 409,
411, 425
pobeguini Hutch. & Dalz., 419
pygmxa A. Chev. & Jac.-Fél., 419
rhinantifolia (Bren.) A. & R. Fern., 424
rupicola Gilg ex Engl., 419
scabra Gilg, 423
sect. Senegambia Jac.-Fél., 425, 426
seretii De Wild., 419
sect. Sessilifoliæ A. & R. Fern., 424
sizenandii Cogn., 423
speciosa Taub., 423
spbndens A. Chev. & Jac.-Fél., 423
sect. Squamulosæ A. & R. Fern., 414,
423
tenuis A. & R. Fern., 425
thollonii Cogn., 413, 424
tisserantii Jac.-Fél., 408, 409, 425
trothæ Gilg, 423
tubulosa (Smith) Triana, 410, 421, 422
welwitschii Cogn., 424
wildei Jacq.-Fél., 407
DOMBEYA Cav.
acutangula Cav.
subsp. rosea Friedmann, 445
baronii Bak., 18
ferruginea Cav., 440, 442
subsp. borbonica Friedmann, 444, 445
subsp. ferruginea, 445
mauritiana Friedmann, 439, sqq.
populnea Cav., 440, 441
rodriguesiana Friedmann, 441, sqq.
DONELLA Pierre
pruniformis (Pierre ex Engl.) Aubrév.
& Pellegr., 252
DORSTENIA L., 249
elliptica Bureau, 246
psilurus Welw., 246
DRACÆNA Vand. ex L.
camerooniana Bak., 245
capitulifera De Wild., 245
gabonica Hua, 245
phrynioides Hook. f., 245
DRIMYS J. R. & G. Forst.
DROGUET1A Gaudich.
leptostachys (Juss.) Wedd., 18
DRYMOANTHUS Nichols., 366
minimus (Schltr.) Garay, 367
DRYOPTERIS Adans.
remotipinnulata Bon., 18
subcrenulata (Bal.) Chr., 18
DRYPETES Vahl
laciniata Hutch., 244
E
EARINA Lindl., 362, 366
deplanchei Reichb. f., 367
floripecten Krânzl., 367
valida Reichb. f., 367
ECHINOCARPUS Bl., 91
ELÆOCARPUS L.
adenophyllus Wall., 175
angustifolius Bl., 169, 175, 176
cyanocarpus Maingay ex Mast., 176
ganitrus Roxb., 176
glandulosus Wall, ex Merr., 169, 175
monogynus Murray, 172, 175
oblongus Gaertn., 175
obbngus auct., 169, 174, 175
perim-kara A. DC., 175
persicifolius Brongn. & Gris, 176
serratus L., 169, 170, 172, 174, 175
sphæricus (Gaertn.) K. Schum., 169, 175,
176
ELAPHOGLOSSUM Schott
coriaceum Bon., 18
deckenii (Kühn.) Chr., 18
ELATOSTEMA Gaudich.
goudotianum Wedd., 18
ELEUSINE Gaertn., 131, 139
ELYTRARIA Mich.
marginata Vahl, 239
EMMOTUM Desv., 63
ENGLERINA van Tiegh.
gabonensis (Engl.) Engl., 245
ENTADA Adans.
gigas (L.) Fawcett & Rendle, 309, sqq.
ENTEROPOGON Nees, 107, 123, 128,
134, 137, 138
macrostachyus (A. Rich.) Benth., 109,
113, 114, 121, 135, 136
EPHEMERANTHA Hunt & Summerh.,
364
Source : MNHN, Paris
— 467 —
comata (Bl.) Hunt & Summerh., 367
ERIA Lindl., 362
æridostachya Reichb. f. ex Lindl., 367
karicouyensis Schlir., 355, 367
ERIOCŒLUM Hook. f.
racemosum Bak., 252
ERITRICHUM Schrad.
nanum (L.) Schrad. ex Gaud., 300
ERYTHROXYLUM P. Br., 18
EUGENIA L.
phillyreæfolia Bak., 18
EULOPHIA R. Br. ex Lindl., 365
euglossa (Reichb. f.) Reichb. f., 248
moratii N. Hallé, 367
pulchra (Thou.) Lindl., 367
F
FAGARA L.
bouetensis Pierre ex Letouzey, 252
clæssensii De Wild., 251, 252
rubescens (Planch. ex Hook. f.) Engl.,
252
FARQUHARIA Slapf
elliptica Stapf, 239
FAUREA Harv., 18
FICUS L.
abscondita Berg, 263, sqq., 270
arcuato-nervata Hutch., 263
ardisioides Warb., 263
barteri Sprague, 246, 247
subgen. Bibracleatæ Mildbr. & Burr.,
263
bubu Warb., 246
burretiana Mildbr. & Hutch., 246
camptoneura Mildbr., 271
capensis Thunb., 248, 271
conraui Warb., 246, 247, 263, 271
crassicosta De Wild., 263
craterostoma Warb., 243, 246
cyathistipula Warb., 246, 247
sect. Cyathistipulæ Mildbr. & Burr., 263
cyathistipulata Warb., 270
cyathistipuloides De Wild., 246, 270
densistipulata De Wild., 246, 270
dryepondtiana De Wild., 246
elasticoides De Wild., 246
elegans (Miq.) Miq., 246
epiphylica De Wild., 263
sect. Galoglychia (Gasp.) Endl., 263
gnaphalocarpa (Miq.) A. Rich., 263,
271, 272
kamerunensis Mildbr. & Burret, 246
kirkii Hutch., 263
leprieuri Miq., 246
lutea Vahl, 246
louisii Bout. & Léonard, 246
lyrata Warb., 263, 270
macrosperma Mildbr. & Burret, 246
mangiferoides Hutch., 246
mucuso Ficalho, 246, 271
natalensis Hochst., 243, 246
oresbia Berg, 263, 266, 267, 270
ottonifolia (Miq.) Miq., 241, 246
preussii Warb., 246, 266, 270, 271
pringsheimiana Braun & K. Schum.,
271
sagittifolia Mildbr. & Burr., 268, 270
scott-elliotii Mildbr. & Burr., 263
subcostata De Wild., 246, 247, 270, 271
subsagittifolia Mildbr. ex Berg, 246, 263,
268, 269, sqq.
sur Forssk., 248, 271
sycomorus L., 263, 271
subsp. gnaphalocarpa (Miq.) Berg, 272
subgen. Urostigma (Gasp.) Miq., 263
variifolia Warb., 248
vogeliana (Miq.) Miq., 248
vogelii (Miq.) Miq., 246
wildemaniana Warb., 248, 266, 270
FŒTIDIA Comm. ex Lam., 439
mauritiana Lam., 448, 449
mauritiana auct., 448
rodriguesiana Friedmann, 447, 448
FORRESTIA A. Rich.
tenuis (C.B. Cl.) Benth., 242
FREYC1NETIA Gaudich., 337
G
GALEARIA Zoll. & Mor., 34
GANITRUS Gaertn.
sphæricus Gaertn., 172, 174, 175
sphæricus auct., 176
GASTROLEPIS van Tiegh., 63
GEODORUM G. Jacks., 365
pictum Lindl., 367
GERBERA L. ex Cass.
perrieri Humbert, 18
GIGASIPHON Drake del Cast.
gossweileri (Bak. f.) Torre & Hillcoat,
240
GLOMERA Bl., 364
macdonaldii (Schltr.) Ames, 367
GLORIOSA L.
superba L., 245, 249
GNETUM L.
africanum Welw., 244
bucholzianum Engl., 244
GOMPHANDRA Wall, ex Lindl., 12, 46,
63
GONATANTHUS Klotzsch, 325
GONATOSTYLIS Schltr., 366
vieillardii (Reichb. f.) Schltr., 367
Source : MNHN, Paris
— 468 —
GONGRONEMA (Endl.) Decne.
latifolium Benth., 240
GONOCARYUM Miq., 32, 36, 44, 63
GOODYERA R. Br., 366
scripla (Reichb. f.) Schltr., 367
GRAMMITIS Sw.
gilpinæ (Bak.) Tard., 18
GRAVESIA Naud.
magnifolia H. Perr., 18
rubra (J. & P.) H. Perr., 18
GREWIA L.
carpinifolia Juss.
var. carpinifolia, 339, sqq.
var. rowlandii (K. Schum.) Burret,
339, sqq.
var. herniana Burret, 339, 340, 346
flavescens Juss., 346
forbesii Harv. ex Mast., 346
megalocarpa Juss., 340, 341
rowlandii K. Schum., 343
rugosifolia De Wild., 346
GR1SOLLEA Baill., 63
GUIBOURTIA Benn.
demeusei (Harms) Léonard, 240
GYMNADENIA R. Br.
boryana A. Rich., 257
H
HABENARIA Willd.
procera (Sw.) Lindl., 248
HÆMANTHUS L., 197
HARMANDIA Pierre ex Baill., 34, 52, 62,
65
mekongensis Baill., 48, 76, 86
HARTEYA Sleumer, 63
HARUNGANA Lam.
madagascariensis Choisy, 385
HEISTERIA Jacq., 36, 40, 63, 68, 69,
72, 82
acuminata (H.B.K.) Engl-, 32, 51, 86
amazonica Sleumer, 32, 51, 52, 86
brasiliensis Engl., 32, 41, 52, 86
citrifolia Engl., 32, 52, 86
cyanocarpa Poepp. & Engl., 32, 51, 86
densifrons Engl., 32, 51, 52, 69, 70, 79,
86
laxiflora Engl., 32, 41,52, 86
micrantha Huber, 32, 52, 86
microcalvx Sagot, 32, 41, 50, 86
minor Glaz., 32, 41, 52, 86
ovata Benth., 32,41, 52, 86
pallida Engl., 32, 50, 51,79, 86
parvifolia Sm., 32, 41, 43 , 52, 80, 86
pentandra Engl., 32, 51, 86
scandens Ducke, 32, 51, 86
silvanii Schwacke, 32, 41, 52, 79
spruceana Engl., 32, 52, 86
surinamensis Amsh., 32, 52, 86
zimmereri Engl., 32, 52, 86
HELICHRYSUM Mill.
abietifolium H. Humb., 18
lanuginosum H. Humb., 18
HELICONIA L., 391
HEMANDRADENIA Stapf
mannii Stapf, 242
HETÆR1A Bl., 366, 367
HETEROMORPHA Cham. & Schldl., 18
HETEROTIS Benth., 405, 411, 413
angolensis (Cogn.) Jac.-Fél.
var. angolensis, 420
var. bambutorum (Gilg. & Lederm. ex
Engl.) Jac.-Fél., 420
antennina (Smith) Benth-, 418
sect. Argyrella (Naud.) Jac.-Fél., 415,
419
buettneriana (Cogn. ex Buett.) Jac.-Fél.,
418
canescens (E. Meyer ex Graham) Jac.-
Fél., 420
cinerascens (Hutch.) Jac.-Fél., 419
sect. Cyclostemma Benth., 415, 416,
418
decumbens (Pal. Beauv.) Jac.-Fél., 414
entii (J. Hall) Jac.-Fél., 416, 419
sect. Heterotis, 414, sqq.
pobeguinii (Hutch. & Dalz.) Jac.-Fél.,
419
prostrata (Thonn.) Benth., 418
pygmæ (A. Chev. & Jac.-Fél.) Jac.-
Fél., 419
rotundifolia (Smith) Jac.-Fél., 417, 418
rupicola (Gilg ex Engl.) Jac.-Fél., 419
seretii (De Wild.) Jac.-Fél., 419
HOMALIUM Jacq.
africanum (Hook. f.) Benth., 252
longistylum Aubrév., 252
HOSIEA Hemsl. & Wilson, 62
HOVEA R. Br.
celsii Bonpl., 299
HUGONIA L.
planchonii Hook. f., 245
HUM1RIANTHERA Huber., 62
HUNTERIA Roxb.
camerunensis K. Schum. & Hall, f.,
239
HUPERZIA Bernh.
cavifolia (Chr.) Tard., 18
obtusifolia (Sw.) Rothm., 18
ophioglossoides (Lam.) Rothm., 18
pecten (Bak.) Tard., 18
perrieriana Tard., 19
squarrosa (G. Forst.) Trev., 18
verticillata (L. f.) Trev., 18
Source : MNHN, Paris
- 469 —
HYLODENDRON Taub.
gabunensc Taub., 240
HYMENOCOLEUS Robbrecht
libericus (A. Chev. ex Hutch. & Dalz.)
Robbrecht, 250
HYMENOPHYLLUM Sm.
parvum Chr., 18
perrieri Tard., 19
polyanthos V. de B., 18
HYPOLYTRUM Rich.
heteromorphum Nelmes, 242
pynærtii (De Wild.) Nelmes, 242
ICACINA A. Juss., 62
1LEX L.
mitis (L.) Radl., 18
IMBRICAR1A Com. ex Juss.
commersonii G. Don, 229
IMPATIENS L., 303
INDIGOFERA L., 436
INOBULBON (Schltr.) Schltr. & Krànzl.,
353
IODES Bl., 36, 52
seretti (De Wild.) Bout., 245
IRVINGBAILEYA Howard, 63
ISACHNE R. Br.
buettneri Hack., 244
J
JACQUEMONTIA Choisy, 436
JUMELLEA Schltr.
major Schltr., 18
JUSTICIA L.
extensa Anders., 239
K
KRALIKIA Coss. & Dur., 380
KRAMERIA L. ex Loefl., 82
L
LÆLIA Lindl.
perrinii Batem.
var. major Lindl., 361
LANDOLPHIA Pal. Beauv.
owariensis Pal. Beauv., 239
parvifolia K. Schum., 239
LASIANTHERA Pal. Beauv., 34, 47, 48,
63
LAVIGERIA Pierre, 62
LECANIODISCUS Planch. ex Benth., 288
LEEUWENBERGIA Letouzey & N.
Hallé
africana Letouzey & N. Hallé, 244
LEIOCARPODICRÆA (Engl.) Engl., 202
buesgenii Engl-, 199, 204
edeensis Engl., 199, 204
quangensis (Engl.) Engl., 199, 202
sphærocarpa Engl., 199
violascens (Engl.) Engl., 207
warmingii (Engl.) Engl., 199, 209
LEIOTHYLAX Warming, 199, 200, 202
buesgenii (Engl.) Engl., 200, 204
callewaertii Tayl. ex C. Cusset, 201,
202, 205, 206
drummondii C. Cusset, 202, 203, 204
edeensis (Engl.) Engl., 200, 204
penicillioides A. Chev., 207
quangensis (Engl.) Warm., 199, 200, 202
var. longifolia Haum., 204
schlechteri (Engl.) C. Cusset, 200
sessilis A. Chev., 207
sphærocarpa (Engl.) Engl., 200, 207
sphærocarpa auct., 209
violascens (Engl.) Wright, 207
warmingii (Engl.) Warm., 199, 200, 201,
209
warmingii auct., 209
LEPTAULUS Benth., 47, 48, 63
zenkeri Engl., 245, 251
LEPTODERRIS Dunn.
congolensis (De Wild.) Dunn., 250
LEPTURELLA Stapf
aristata Stapf, 380
LEPTUROPETIUM Morat
kuniense Morat, 377, sqq.
LEPTURUS R. Br.
repens (Forst.) R. Br., 380
LERETIA Vell., 62
LETESTUELLA Tayl., 199, 201, 207
chevalieri Tayl., 201, 209
tisserantii G. Taylor, 201, 208, 209
warmingii (Engl.) Warm., 201
LEUCÆNA Benth.
forsteri Benth., 165
insularum (Guill.) Dàniker
var. guamensis Fosberg, 165
LINDERNIA Ail.
diffusa (L.) Wettst., 252
LINDSÆA Dryand. & Sm.
ensifolia Sw., 253
LIPARIS Rich., 366
cæspitosa Lindl., 359
gibbosa Finet, 367
indifferens J. J. Smith, 367
layardii F. Muell., 367
laxa Schltr., 367
phalacrocorax N. Hallé, 367
Source : MNHN, Paris
— 470 —
LIPOCARPHA R. Br.
raynaleana Govindarajalu, 369, sqq.
sphacelata (Vahl) Kunth, 370, 374
LIRIOSMA Poepp. & Enbdl., 36,40,42,
44, 48, 52, 60, 62, 65
acuta Miers, 66, 70, 74, 86
crassa Monach., 86
guianensis Engl., 66, 86
singularis (Vell.) Mackr., 66, 86
LOBELIA L., 162
hartlandii Buchenan, 18
LŒSENER1ELLA A. C. Sm.
apocynoides (Welw. ex Oliv.) N. Hallé
ex J. Rayn., 245
LOMANDRA Labill.
banksii (R. Br.) Ewart, 21,23, 34, 26, 27
insularis Schltr., 21, sqq.
LONCHIT1S L.
pubescens Willd. ex Klf., 18
LONCHOCARPUS Kunth
griffonianus (Baill.) Dunn., 250
LUDWIGIA L., 46
octovalis (Jacq.) P. Raven, 248
LYCOPODIUM L.
cernum L., 253
M
MACARANGA Thou., 385
MACROPODIELLA Engl.
heteromorpha (Baill.) C. Cusset, 250
MALAXIS Soland. ex Sw.
taurina (Reichb. f.) Kuntze, 367
MALLOTUS Lour.
oppositifolius (Geisel.) Muell.-Arg., 244
MAPPIA Jacq., 40, 62
MAPPIANTHUS Hand.-Mazz., 42, 44,
62
MAPROUNEA Aubl.
membranacea Pax & K. Hoffm., 244
MARANTHES Bl.
aubrevillei (Pellegr.) Prance, 242
glabra (Oliv.) Prance, 242
MARISCUS Vahl
cylindristachyus Steud., 242
tenuis (Sw.) C.B. CL, 242
MEDIN1LLA Gaudich.
falcata H. Perr., 18
parvifolia Bak., 18
MEDUSANTHERA Seem., 34, 63
MEGAPHRYNIUM Milne-Redh.
velutinum (Bak. f.) Koechlin, 391
MEGASTYLIS Schltr.
gigas (Reichb. f.) Schltr., 367
glandulosa (Schltr.) Schltr., 367
montana (Schltr.) Schltr., 368
rara (Schltr.) Schltr., 368
MELASTOMA L., 414
decumbens Pal. Bcauv., 418
prostrata Thonn., 418
MELASTOMASTRUM Naud., 411, 417,
426
segregatum (Benth.) A. & R. Fern., 245
MEMECYLON L.
laurentii De Wild-, 245
MENISPERMUM L.
canadense L., 211, 214, 216, 220, sqq.
chinensis Kundu & Guha, 211,212, 217.
sqq.
dahuricum DC., 211, 212, 214, 216,
220, sqq.
var. mexicanum (Rose) Kundu &
Guha, 211, 223, 225
mexicanum Rose, 211, 225
miersii Kundu & Guha, 211, sqq., 216,
225, sqq.
MERR1LLIODENDRON Kanehira, 62
MICROCHLOA R. Br., 107, 133, 134,
136, 137
abyssinica Hochst. ex A. Rich., 130
caffra Nees, 130, 138
indica (L.) Pal. Beauv., 109, 113, 125,
131, 132, 135, 139
M1CRODESMIS Hook. f., 32
camerunensis Léonard, 248
pierlotiana Léonard, 248
MICROTATORCH1S Schltr., 366
schlechteri Garay, 368
oreophila Schltr., 368
MILLETTIA Wight & Am.
barteri (Benth.) Dunn., 250
MIMULOPS1S Schweinf.
glandulosa Bak., 18
MIMUSOPS L.
antongilensis Aubrév., 231
antsiranensis F. Friedmann. 229, sqq.
capuronii Aubrév., 229, 231
var. retusa Aubrév.
fa. tomentosa Aubrév., 233
commersonii (G. Don) Engl., 229
coriacea (A. DC.) Miq., 229
elengi L., 231
maxima (Lam.) Vaugh., 229, 231
petiolaris (A. DC.) Dub., 231
MINQUART1A Aubl., 36, 48, 50, 51, 52,
60, 63, 69, 70, 72
guianensis Aubl., 32, 35, 86
MIQUETIA Meissn., 38, 62
MŒRENHOUT1A BL, 366
glandiflora (Schltr.) Schltr., 368
MOMORDICA L.
charantia L., 242
jeffreyana Keraudr., 242
MONANTHOTAXIS Baill.
cauliflora (Chipps) Verdc-, 239
diclina (Sprague) Verdc., 239
Source : MNHN, Paris
— 471 —
MONSONIA L., 436
MONSTERA Adans., 336
acuminata C. Koch., 330
deliciosa Liebm., 326
obliqua Miq., 330
siltepecana Matuda, 330
MORINDA L.
lucida Benth., 250
morindoides (Bak.) Milne-Redh., 250
MOTANDRA A. DC.
guineensis (Thonn.) A. DC., 239
lujæi De Wild., 239
MUCUNA Adans.
flagellipes Vogel ex Hook. f„ 250
MUSSÆNDA L.
mannanii Wernh., 250
MYRICA L.
phillyreæfolia Bak., 18
N
NATSIATOPSIS Kurz, 62
NATS1ATUM Buch.-Ham., 38, 62
NEODRIESSENIA C. Hansen
membranifolia (Li) C. Hansen, 321, sqq.
NEODYPSIS Baill., 18
NERVILIA Comm. ex Gaudich.
aragoana Gaudich., 368
NEWTONIA Baill.
glandulifera (Pell.) Gilb. & Bout., 246
griffoniana Bak., 246
NICOTIANA L., 436
NOTHAPODYTES Bl., 62
O
OBERONIA Lindl-, 000
OCHANOSTACHYS Mast., 60, 63, 72
amentacea Mast., 32, 35, 86
OCHLANDRA Thw., 18
OCTOKNEMA Pierre
aflînis Pierre, 248, 251
CECOPETALUM Greemman & Thomps.,
63
OLAX L., 32, 34, 40, 42, 44, 48, 50, 52,
60, 63, 65
acuminata Wall., 66, 86
andronensis Bak., 70, 86
aphylla Br., 70, 86
benthamniana Miq., 72, 79, 86
imbricata Roxb., 70, 74, 79, 81, 86
irminensis Bak., 66, 86
gambecola Baill., 66, 86
humbertii Cav. & Ker., 66, 86
lanceolata Cav. & Ker., 66, 86
nana Wall., 70, 86
obtusifolia Wild., 86
phyllanthyi R. Br., 72, 86
psitachorum (Lam.) Vahl, 70, 86
refusa Muell., 72, 86
scandens Roxb., 66, 86
subscorpioidea Oliv., 248
stricta R. Br., 72, 81, 86
wightiana Wall., 86
OLEANDRA Cav.
distenta Kuntze, 18
OMPHALOCARPUM Presl ex Dur.
lîcomteanum Pierre ex Engl., 252
ONCOSTEMUM A. Juss., 18
ONGOKEA Pierre, 34, 52, 62, 65
gore (Hua) Engl., 48, 76, 87
ORMOCARPUM Pal. Beauv.
megaphyllum Harms, 250
OROPETIUM Trin., 377, 380
OSBECK1A L., 407, 411, 416
brazzæ Cogn., 424
buettneriana Cogn. ex Buett., 418
canescens E. Meyer ex Graham, 420
chinensis L.
var. pusilla Hansen, 410
congolensis Cogn. ex Buett., 424
decandra (Smith) DC., 59,412, 426, sqq.
porteresii Jac.-Fél., 428
praviantha Jac.-Fél., 427
rotundifolia Smith, 417
senegambiensis Guill. & Perr., 59
togoensis Leuenberger, 407, 428
zambesiensis Cogn., 411
OSTRYODERRIS Dunn.
impressa Dunn., 250
OTACANTHUS Lindl.
cceruleus Lindl., 297, sqq.
fulminensis Kuhlm. & Brade, 301
OTTOSCHULZIA Urb., 63
OXYANTHUS DC.
setosus Keay, 250
P
PACHYELASMA Harms
tessmannii (Harms) Harms, 240
PACHYPOD1ANTHUM Engl. & Diels
barteri (Benth.) Hutch. & Dalz., 239
PLACHYPLECTRON Schltr., 366
neocaledonicum Schltr., 368
PALISOTA Reichb., 391
PANDA Pierre, 34
PANDANUS L. f., 328
PANICUM L.
brevifolium L., 244
maximum Jacq., 244
Source : MNHN, Paris
— 472 —
PARARISTOLOCHIA Hutch. & Dalz.
ceropegioides (S. Moore) Hutch. &
Dalz., 240
macrocarpa (Duch.) Poney, 240
PARQUETINA Bail).
nigrescens (Afzel.) Bullock, 250
PASPALUM L.
paniculatum L., 244
scrobiculatum L.
var. commersonii Stapf, 244
PAVETTA L.
puberula Hiern, 250
PENNANTIA J. R. & G. Forst., 63
PENNISETUM Rich., 436
PEPONIUM Engl.
vogelii (Hook. f.) Engl., 242
PETERSIANTHUS Merr.
macrocarpus (Pal. Beauv.) Liben, 245
PHAJUS Lour.
daenikeri Krânzl., 368
neocaledonicus Rendle, 368
robertsii F. Muell., 368
tancarvilleæ (Banks ex l’Hérit.) Bl., 368
PHANERODISCUS Cavaco, 32, 34, 36,
40, 44, 54, 62, 65, 68, 70
diospyroidea Cap., 48, 54, 59, 80, 87
perrieri Cavaco
var. orientalis Cavaco & Keraudr.,
48, 54, 87
PHILIPPIA Klotzsch., 18
PHILODENDRON Schott
crassinervium Lindl., 334, 337
guttiferum Kunth, 326, sqq., 336
linnæi Kunth, 329, 331, sqq.
sect. Pteromischum Schott., 328, 332
PHLEBOCALYMNA Griff. ex Miers, 32
PHŒN1COSPERMA Miq., 91
PHOLIDOTA Lindl.
pallida Lindl., 368
PHREATIA Lindl., 361
PHYLLANTHUS L.
amarus Schum. & Thonn., 393, sqq.,
401
ampandadravæ Léandri, 402
andranovatensis Brunei & Roux, 393,
398,4«0, 401
dekindtii Hutch., 244
fraternus Webst., 393, 399, 400
muellerianus (Kuntze) Exell, 244
var. amarus (Schum. & Thonn.)
Léandri, 394
var. baronianus Léandri, 396
subsect. Niruri Webst., 396
reticulatus Poir., 244
subsect. Swartziani Webst., 393
tenellus Roxb., 402
PHYSOCERAS Schltr.
betsomangense Bosser, 258, 259, 260
boryanum (A. Rich.) Bosser, 257
PHYTOCRENE Wall., 38, 62
PICREUS Juss.
smithianus (Ridl.) C.B. Cl., 242
PILEA Lindl.
rivularis Wedd., 18
P1NELLIA Tenore
ternata (Thunb.) Breitenb., 325
PITTOSPOROPS1S Craib, 63
PITTOSPORUM Banks ex Soland.
mannii Hook. f., 250
PLACODISCUS Radlk.
angustifolius Radlk., 287, sqq., 293
attenuatus J. B. Hall, 290, sqq.
bancoensis Aubrév. & Pellegr., 290, 294
bracteosus J. B. Hall, 287, sqq.
boya Aubrév. & Pellegr., 287, 291, sqq.
boya auct., 290
caudatus Pierre ex Radlk., 293, 294
cuneatus Radlk., 287, 288
cuneatus auct., 289
gimbiensis Hauman, 294
glandulosus Radlk., 288, 291, sqq.
leptostachys Radlk., 287, sqq.
leploslachys auct., 289, 291
oblongifolius J. B. Hall, 287, sqq.
opacus Radlk., 289, 293, 294
paniculatus Hauman, 293
pseudostipularis Radlk., 287, 293
pynaertii De Wild., 294
resendeanus Exell & Mend-, 289, 294
riparius Keay, 287, 291, 294
riparius auct., 290
splendidus Keay, 293, 294
turbinatus Radlk., 288, 293
PLATEA Bl., 35, 63
PLEIOCARPA Benth.
bicarpellata Stapf, 239
PLESMONIUM Schott
coudercii Bogner, 305, sqq.
margaritiferum (Roxb.) Schott, 305, 307,
308
PLEURISANTHES Baill., 62
PODOCARPUS L’Hérit. ex Pers.
madagascariensis Bak., 18, 19
PŒCILOCALYX Bremek.
schumannii Bremek., 250
setiflorus (Good) Bremek., 250
POLYCEPHALIUM Engl., 34, 62
POLYGONUM L., 162
POLYPORANDRA Becc.. 62
POLYSPATHA Benth.
paniculata Benth., 242
POLYSTACHYA Hook.
affinis Lindl., 248
fusiformis Lindl., 18
modesta Reichb. f., 248
Source : MNHN, Paris
— 473 —
Isaratananæ H. Perr., 18
PORAQUEIBA Aubl., 63
POTAMOPHILA R. Br.
lelestui Koechlin, 244
PRISTIGLOTT1S Cretz. & Smith, 366
montana Schltr., 368
PROSOPIS L.
insularum (Guill.) Breteler
subsp. novo-guineensis (Warb.) Brete¬
ler, 165
PSEUDANTHEMUM Lindau
ludovicianum (Buettn.) Lindau, 239
PSEUDECH1NOLÆNA Stapf
polystachya (H.B.K.) Stapf, 244
PSEUDOBOTRYS Moeser, 63
PSEUDODRACONTUM N. E. Br., 307,
308
PSI ADI A Jacq., 18
PSEUDOWINTERA Dandy, 13
PSILANTHUS Hook. f.
mannii Hook. f., 250
PSYCHOTRIA L.
latistipulata Benth., 250
PTELEOPSIS Engl.
hylodendron Mildbr., 242
PTERIS L.
perrieriana Chr., 18
similis Kühn, 253
PTEROSTYLIS R. Br., 367
bureaviana Schltr., 368
ophioglossa R. Br., 368
PTEROTABERNA Stapf
inconspicua Stapf, 239
PTYCHOPETALUM Benth., 32, sqq., 60,
62, 65
acuta Miers, 70
diospyroidea Cap., 79
olacoides Benth., 66, 70, 75, 81, 87
petiolarum Oliv., 54, 66, 70
var. paniculatum Engl., 87
var. petiolatum, 87
uncinatum Anse!., 66, 79, 87
PYRENACANTHA Hook. ex Wight, 34,
36, 62
klaineana Pierre ex Exell & Mend., 245
R
RAPHIDIOCYSTIS Hook. f.
mannii Hook. f., 242
REMUSATIA Schott, 325
RHAPHIODOPHORA Hassk., 336
RHAPHIOSTYLIS Planch. ex Benth., 62
ferruginea Engl.
var. ferruginea, 245
preussii Engl., 246
RHAPTOPETALUM Oliv.
belingense Letouzey, 252
RHEKTOPHYLLUM N. E. Br.
camerunense Ntépé, 451, sqq.
congense De Wild. & Th. Dur., 451
mirabile N. E. Br., 330, 335, 336, 451,
452, 455, 457
RHOPALOPILIA Pierre
pallens Pierre, 248
RHYNCHOSPORA Vahl
corymbosa (L.) Britt., 242
RIC1NODENDRON Muell.-Arg.
heudelotii (Baill.) Pierre & Pax, 244
ROUSSEAUXIA DC., 411
RUELLIA L., 303
S
SABICEA Aubl.
venosa Benth., 250
SALACIA L.
chlorantha Oliv.
var. dalzielii (H. & M.) N. Halle, 245
hispida Black., 245
nitida (Benth.) N.E. Br., 245
SARCOCHILUS R. Br., 366
rarus Schltr., 368
SARCOSTIGMA Wight & Am., 34, 36,
38, 62
SCADOXUS Rafin., 197
cinnabarinus (Decne.) Nordal, 239
SCHIZACHYRIUM Nees, 436
SCHLEINITZIA Warb.
fosbergii Nevling & Niezgoda, 165
insularum (Guill.) Buckart, 165
megaladenia (Merr.) Guinet & Nielsen,
166
novoguineensis (Warb.) Verdc., 165
SCHŒNEFELDIA Kunth, 107, 137
gracilis Kunth, 107, 109, 113, 124, 125,
134, 135, 136, 138
SCHŒPFIA Schreb., 34, 36, 63, 78
brasiliensis A. DC., 66, 87
chinensis Gardn. & Champ., 57, 66, 83,
87
sect. Codonium (Vahl) Endl., 40, 42,
44, 50, 65, 81, 87
fragrans Wall., 66, 81, 85, 87
haitiensis Urb. & Britt., 66, 87
jasminodora Sieb. & Zucc., 81, 85, 87
obliquifolia Turcz., 81, 83, 85, 87
obovata Wright, 87
ovata Wight, 85
parvifolia Planch., 66, 79, 87
pringlei Robx., 66, 87
sect. Schœpfia, 40, 44, 50, 81, 87
sect. Schœpfiopsis (Miers) Engl., 42, 50,
SCHŒPFIOPSIS Miers, 40, 65
SCLER1A Bergius
grata Nelmes, 242
Source : MNHN, Paris
— 474 —
verrucosa Wild., 242
SCORODOCARPUS Becc., 32, 36, 40,
44, 50, 60, 63, 65, 70
borneensis Becc., 38, 53, 57, 79, 80, 87
SCUTELLARIA L., 162
SCYTOPETALUM Pierre ex Engl.
klaineanum Pierre, 252
SELAGINELLA Pal. Beauv.
cathedrifolia Sprague, 253
SENECIO L.
melastomæfolius Bak., 18
SHERBOURNIA G. Don
curvipes (Wernh.) N. Halle, 250
SLOANEA L., 91
koghiensis Tirel, 95, 97, 99
lepida Tirel, 103, 104, 105
magnifolia Tirel, 92, 93
montana (Labill.) Smith, 98, 100, 106
ramiflora Tirel, 100, 101, 102
raynaliana Tirel, 98, 100, 101, 102
suaveolens Tirel, 104, 105
SMILAX L.
kraussiana Meisn., 252
SOLANUM L.
terminale Forssk.
subsp. welwitschii (Wright) Heine,
252
SORGHUM Moench., 65
vulgare Pers., 436
SPHÆROTHYLAX Bish. ex Krauss, 199
sphærocarpa (Engl.) Tayl., 207
SPHENOCLEA Gaertn.
zeylanica Gaertn., 147, sqq.
SPIRANTHES Rich., 367
sinensis (Pers.) Ames, 368
STACHYANTHUS Engl., 38, 62
STACHYOTHYRSUS Harms
stadutii Harms, 240
STANDFIELDIELLA Brenan
imperforata (C.B. Cl.) Brenan, 242
STANHOPEA Reichb. f.
tigrina Batem.
var. superba Hort., 361
STEMONURUS Bl., 34, 63
STENOTAPHRUM Trin.
micranthum (Desv.) Hubb. ex Hubb.
& Vaugh., 380
STEPHANIA Lour.
dinklagei (Engl.) Diels, 246, 251
STREPTOCARPUS Lindl.
tsaratanensis Humbert ex Burtt, 18
STREPTOGYNE Pal. Beauv.
gerontogea Hook. f., 244
STRIGA Lour.
asiatica (Willd.) Benth., 431, 432, 434,
437
aspera (L.) Kuntze, 435, sqq.
densiflora Benth., 433, 436, 437
euphrasioides Benth., 433 , 434, 436
forbesii Benth., 433, 436
gesnerioides (Willd.) Watke, 431, 433,
434, 436
hermonthica (Del.) Benth., 431, 434,
sqq.
parviflora Benth., 435, 436
passargei Benth., 435, sqq.
STROMBOSIA Bl., 32, sqq., 42, sqq.,
51, 52, 60, 63, 69, 70, 72
grandifolia Hook. f., 38, 53, 87
javanica Bl., 38, 87
philippinensis (Baill.) Rolfe, 38, 54, 87
pustulata Oliv., 38, 54, 87
scheffleri Engl., 38, 54, 57, 59, 79, 80, 87
STROMBOSIOPSIS Engl., 63, 65, 70
tetrandra Engl., 38, 53, 87
STROPHANTHUS DC.
bullenianus Mast., 239, 249
STRYCHNOS L.
campicola Gilg ex Leeuwenberg, 245
date De Wild., 245
johnsonii Hutch. & Moss., 245
STYLOSANTHES Sw.
erecta Pal. Beauv., 250
SYCOMORUS Gasp.
gnaphalocarpa Miq., 272
SYMPHONIA L. f.
microphylla Benth. & Hook., 18
nectarifera J. & B., 18
SYNCLISIA Benth.
scabrida Miers ex Oliv., 246
SYNGON1UM Schott., 336
SYNTRIANDRUM Engl,
preussii Engl., 246
T
TACOANTHUS Baill.
pearcei Baill-, 300, 301
TÆNIOPHYLLUM Bl., 366, 367
fasciola (G. Forst.) Reichb. f., 368
trachycarpus Schltr., 368
TAKHTAJANIA Baranova & Leroy, 9,
sqq.
perrieri (Capuron) Baranova & Leroy,
11, 16, 17
TAKHTAJANIACEÆ Leroy, 20
TAKHTAJANIOIDEÆ Leroy, 20
TARENNA Gaertn.
eketensis Wernh., 250
fusco-flava (K. Schum.) N. Hallé, 250
TECTARIA Cav.
angelicifolia (Schum.) Copeland, 253
TELOSMA Coville
africanum (N.E. Br.) Coville, 240
Source : MNHN, Paris
— 475
TEPHROSIA Pers., 436
TERMINALIA L.
superba Engl. & Diels, 242
TESSMANNIA Harms
africana Harms, 240
TETRACERA L.
alnifolia Willd., 337
TETRAPLACUS Radlk.
platychilus Radlk., 300
lauberlii Mez, 298
TETRAPOGON Desf., 107
cenchriformis (A. Rich.) W. D. dayton,
108, 110, sqq., 117
spathaceus (Hochst. ex Steud.) Hack.
ex Dur. & Schinz, 108, 109, 113, 135,
139
tenellus (Roxb.) Chiov., 138
villosus Desf., 108, sqq., 117, 135, 139
TETRASTYLIDIUM Engl-, 50. 63, 65, 70
engleri Schwacke, 38, 53, 87
TETRORCHIDIUM Poepp. & Endl.
didymostemon (Baill.) Pax & HofFm.,
244
THELYMITRA J. R. & G. Forst., 367
longifolia J. R. & G. Forst., 368
THOMSONIA Wall., 307
TOXOCARPUS Wight & Am.
brevipes (Benth.) N.E. Br., 240
TRACHOMA, 366
subluteum (Rupp.) Garay, 368
TRAGIA L.
benthamii Bak., 244
TRICALYSIA A. Rich.
macrophylla K. Schum., 250
oligoneura K. Schum., 250
TRICHOMANES L.
cuspidatum Willd., 19
digitatum Sw., 18
lenormandii V. de B., 19
mannii Hk., 19
montanum Hook., 18
sinuatum Bon., 18
TRIGONELLA L.
cœrulea (L.) Ser., 300
TRISTEMMA Juss.
demeusei De Wild., 245
mauritianum Gmel., 246
oreophilum Gilg, 246
TROCHETIA DC., 439
boutoniana Friedmann, 446
uniflora DC., 445, 448
TROPID1A Lindl., 366
viridifusca KrànzI., 368
U
ULEIORCHIS Hoenne
ulei (Cogn.) Handro, 141, 142
V
VANILLA Mill.
africana Lindl., 248
VERNONIA Schreb.
manongarivensis Humb., 18
VIGNA Savi, 436
V1NTICENA Steud.
carpinifolia (Juss.) Burret, 339
VITEX L„ 18
agelæifolia Mildbr., 252
fosteri Wight, 252
VOACANGA Thou.
africana Stapf, 239
W
WARNECKEA Gilg
reygaertii (De Wild.) Jac.-Fél., 246
WEINMANNIA L.
bojeriana Baill., 18
hildebrandtii Baill., 18
humblotii Tul., 18
WELWITSCHIA Hook. f„ 28
WHITMOREA Sleumer, 44, 63
WORCESTERIANTHUS Merr., 32, 34
casearioides Merr., 76
WULLSCHLÆGELIA Reichb. f.
ulei Cogn., 141
X
XIMENIA L., 32, 36, 40, 42, 51, 60, 62,
65, 69, 72
americana L-, 48, 76, 87
caffra Sond., 48, 76, 87
elliptica Forst., 48, 87
parviflora Benth., 48, 76, 87
perrieri Cavaco & Keraudr., 61, 75, 76.
79, 81, 87
XIPHOPTERIS Kaulf.
oosora (Bak.) Alst., 18
Z
ZACATEZA Bullock
pedicellata (K. Schum.) Bullock, 250
ZEA L., 436
ZEHNERIA Endl.
capillacea (Schum.) C. Jeffrey, 242
ZENKERELLA Taub.
citrina (Harms) Taub., 240
ZEUX1NE Lindl., 366
francii Schltr., 368
7-ORN1A Gmel.
latifolia Sm., 250
Source : MNHN, Paris
ACHEVÉ D’IMPRIMER LE 25 MAI 1981
SUR LES PRESSES DE F D EN SON
IMPRIMERIE ALENÇONNAISE-61002 ALENÇON
Dépôt légal : 2 e trimestre 1981 - 92.036
Source : MMHN, Paris
INSTRUCTIONS AUX AUTEURS
ADANSONIA publie des articles en français ou en anglais, et seulement à titre exceptionnel
dans d'autres langues. Des résumés à la fois explicites et concis en anglais et en français sont exigés.
Manuscrits. — Les manuscrits doivent être dactylographiés en double interligne sur format
21 x 29,7 cm, et se conformer aussi strictement que possible à la présentation de la revue, ceci
tout particulièrement en ce qui concerne les têtes d'articles (titre, résumés, adresse), les citations
bibliographiques dans le texte et en fin d’article, les listes de synonymes, les clés. La présentation de
ces informations obéit à des règles rédactionnelles strictes, et des instructions détaillées en français
ou en anglais seront remises sur demande aux auteurs.
La nomenclature utilisée devra respecter les règles du Code International de Nomenclature
Botanique. La citation des auteurs doit être complète et non abrégée. Une liste alphabétique de
tous les taxons cités, avec leurs auteurs, devra être annexée à chaque manuscrit, ceci afin de faciliter
la compilation des tables annuelles d’ADANSONIA.
La liste bibliographique en fin d’article doit être alphabétique par noms d’auteurs, et chrono¬
logique pour les travaux d’un même auteur. Les références doivent y être complètes (auteur(s), date,
titre de l’article, ouvrage ou revue, volume, pages).
Dans le texte, seuls doivent être soulignés d’un trait:
1. Les noms scientifiques latins (épithètes spécifiques sans capitales).
2. Les noms vernaculaires (sans capitale).
3. Les mots ou groupes de mots que l’auteur désire faire ressortir en italiques.
Ne rien souligner d’autre (noms de personnes, titre, sous-titre, etc.).
Citation de spécimens. — Il est demandé aux auteurs d'éviter les longues listes de spécimens
étudiés et de se borner à citer quelques récoltes représentatives du taxon et de sa répartition.
Les indications variées provenant des étiquettes de récolte ne seront plus citées in extenso
mais devront être synthétisées sous forme de brèves notes phénologiques, écologiques, etc.
Il est conseillé aux auteurs :
1. de réserver les citations exhaustives des spécimens aux Flores en cours de publication quand
cela est possible,
2. ou, à défaut, de déposer ces listes exhaustives dans les bibliothèques des instituts bota¬
niques où elles pourront être consultées ou copiées à l’usage des spécialistes concernés;
3. de remplacer les listes de spécimens par des cartes de répartition, beaucoup plus démons¬
tratives.
Illustrations. — Le format maximum des illustrations publiées est 115 x 165 mm. Les dimen¬
sions des originaux (tant dessins au trait que photographies) devront être 1,5 à 2 fois celles des
illustrations imprimées. Les échelles éventuelles du dessin origiiuil seront indiquées en marge de
celui-ci, en plus des échelles après réduction mentionnées dans la légende destinée à l’impression.
Les photographies seront tirées sur papier blanc brillant, et devront offrir une netteté et un
contraste convenables. La revue ne publie normalement pas d’illustrations en couleurs.
Les figures constituant les éléments d'une même planche doivent être numérotées en chiffres
arabes.
Correspondance. — Voir en page 2 de couverture l'adresse postale. Les manuscrits non conformes
aux prescriptions ci-dessus seront retournés pour modification. Les épreuves sont envoyées une fois:
étant donné les délais postaux paifois considérables il est demandé aux auteurs de procéder aux
corrections sans retard, ceoi dans leur propre intérêt.
Source : MNHN, Paris