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Les opinions émises dans les Annales de la Société sont
propres à leurs auteurs. La Société n'en assume aucunem
la responsabilité.
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RÉVISION GÉNÉRALE
DIRÉACILIVINIDES :
PAR
JS. PU ZEYS.
AVANT-PROPOS
En 1846, j'ai publié une monographie des Clivinides ;
en 1861 j'ai entrepris un travail supplémentaire qui, alors,
s’est trouvé borné aux genres Ovygnathus, Camplodontus, Stra-
hotes, Listropus, Scapterus, Bohemannia, Scolyptus, Mesus,
Schizogenius, Clivina et Dacca. I ne me resterait à reprendre
aujourd’hui que les Ardislomis, Aspidoglossa et Dyschirius.
Mais les éléments nouveaux qui ont été mis à ma disposition
(1) Voyez : 1° Note monographique sur le genre Pasimachus et sur un nouveau genre voisin. Liége,
mai 1845, Mém. de la Soc. royale des sciences, II, p. 353.
2° Monographie des Clivina et genres voisins. Liége, janvier 1836. (Zbid.)
3° Postcriptum ad Clivinidarum monographiam, Liége, nov. 1861. (Zbid.)
à RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
sont si nombreux et si intéressants, que j'ai pris le parti de
procéder à une révision générale de tout le groupe.
Je me suis efforcé de réunir, dans les pages qui vont suivre,
tous les renseignements que l’on possède actuellement sur les
Clivinides. Les espèces que je n’ai pas vues en nature et dont la
description ne m’a pas permis de reconnaître la place qui devrait
leur être assignée dans l’ordre que J'ai suivi, ont été reportées
à la fin de chaque genre.
Le caractère essentiel qui sépare les Searitides proprements dits des
autres groupes des Scaritiens, est fourni par la languette qui est courte,
concave, fortement hispide et adhérant au menton.
Chez les Pasimachides, la languette est très-large, cornée et glabre ; les
mächoires sont toujours inermes ; le dernier article des palpes est triangu-
laire ou sécuriforme. à
Chez les Scaptérides, la languette est courte, glabre au moins au milieu ;
les palpes ont leur dernier article rétréci à l'extrémité; les mâchoires sont
arrondies; les mandibules sont très-courtes.
Chez les Oxystomides, la languette est glabre, les mâchoires et les man-
dibules sont longues et aiguës.
Chez les Clivinides, la languette est glabre, plus ou moins allongée; les
mächoires sont aiguës, les mandibules larges et courbées.
Enfin, chez les Ardistomides, les tarses sont plus ou moins élargis dans
les Œ.
Entre les Scaritides et les Scaptérides, je place les genres Acan-
thoscelis et Passalidius qui, avec la languette analogue à celle des pre-
miers, ont cependant une conformation générale semblable à celle des
seconds.
Je place à la suite des Scaptérides le genre Bohemannia dont les
mâchoires sont arrondies, mais dont les mandibules sont moins courtes et
qui a une languette étroite et allongée.
Je ne m'occuperai pas, dans ce mémoire, des Pasimachides, si ce n’est
pour décrire une nouvelle espèce de Molobrus ; ni des Scarilides, qui ont
fait l’objet d’un travail complet de la part de M. de Chaudoir.
A. PASIMACHIDES. B. ScariTIDEs.
Pasimachus, Bon. (Voy. Bull. Mosc. 1855.)
Molobrus, Putz. (Fmydopterus
Lac.) C. G. Acanthoscelis, Latr.
Carenum, Bon.
Mouhotia, Casteln. D. G. Passalidius, Chaud.
Scaraphiles, Westw.
4 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
E. SCAPTÉRIDES.
Scapterus, Dej.
Thlibops, nov. gen.
Listropus, Dej.
F. G. Bohemannia, Putz.
G. OxYSTOMIDES.
Oxystomus, Dej.
Stratiotes, Putz.
Camptodontus, Dej.
Camptidius, nov. gen.
Oxygnathus, Dej.
Scolyptus, Putz.
Dacca, Putz.
H. Czivinipes.
Pyramis, Put.
Mesus, Chevr.
Lachenus, Putz.
Cryplomma, Putz.
S'parostes, nov. gen.
Climax, Putz.
Nyctosyles, nov. gen.
Brachypelus, nov. gen.
Dyschirius, Bon.
Oxydrepanus, nov. gen.
Clivina, Latr.
Solenogenys, Westw.
Coryza, nov. gen.
AnCus, nov. gen.
ÏJ. ARDISTOMIDES.
Mocosrus Rodriquezi, n. sp.
Ater, parum nilidus, prothoracis elytrorumque margine exlerno purpureo-
cupreo-nitente. Caput transversum, antice profunde arcualim bi-impressum, occi-
pile parum convexo. Prothorax brevis, transversus, subcordatus, postice coarctatus,
basi in medio emarginato, angulis anticis products, posticis acutiusculis, impres-
sione semilunari postice utrinque notatus, alteraque minore pone angulos posticos.
Elytra lata, breviter ovata, basi truncata, postice sinuato-angustata, profunde
simpliciler striata, striis apice imo tantum punclata, stria & crebre punctulata.
Tibiae anticae extus acutius bidenticulatae.
Ardistomis, Putz.
Aspidoglossa, Putz.
Schizogenius, Putz.
Holoprizus, nov. gen.
Long. 30. — Lat. 41 1/2, 12. — Longit. antenn. 9 mill.
Un peu plus grand et plus robuste que le 47. purpuratus, d'un noir
beaucoup moins brillant avec un reflet violet très-apparent. Le bord externe
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES A)
du corselet et des élytres est d'un cuivreux pourpre très-éclatant, sans mé-
lange de vert. Les mandibules sont également striées transversalement,
mais elle sont encore un peu plus aiguës et la dent médiane est plus étroite.
Les antennes sont plus courtes. La tête est un peu plus courte, surtout
moins convexe en arrière. Les deux impressions antérieures sont moins
droites, elles divergent un peu en arrière et sont moins profondes en avant.
Le corselet est moins convexe, moins échancré en avant, ce qui rend les
angles antérieurs moins saillants; les angles postérieurs sont plus grands et
plus aigus; le sillon longitudinal est plus profond au milieu.
Les élytres sont notablement moins convexes; leur base est moins tron-
quée; les côtés sont moins arrondis en dessous des épaules, mais ils le sont
un peu plus au milieu; leur bord réfléchi est moins épais; les stries sont
tout à fait lisses; ce n’est qu’à l'extrémité que l’on y distingue quelques
points peu profonds; la huitième strie, sauf à sa base, est marquée de
points inégaux assez serrés ; les intervalles sont moins convexes que chez le
purpuratus ; les élytres sont distinctement plus longues, plus ovales et les
intervalles des stries sont plus plans.
Les tibias antérieurs ont leurs dents externes plus longues et plus
aiguës.
Recueilli par M. Rodriguez sur le plateau de la ville de Guatemala.
4 ind. tous ©.
G. Passaziius, Chaud. Rev. zool. 1863, p. 7.
M. le baron de Chaudoir a récemment fait connaître deux superbes
insectes, ayant tout à fait l'aspect de grands Scapterus. Cependant, des
caractères suffisants les séparant de ce genre, M. de Chaudoir a créé pour
eux le genre Passalidius dont il s’est borné à donner les caractères princi-
paux.
Je vais entrer à cet égard dans quelques détails qui pourront être mis
en rapport avec ceux que je donnerai ensuite sur le genre Scapterus :
Languette cornée, large, échancrée, garnie de soies nombreuses et adhé-
rant au menton comme chez les Scarites.
Pénultième article des palpes labiaux plus court que le dernier.
Mâchoires courbes, acuminées. Palpes maxillaires comme dans les S'cap-
terus ; seulement, leurs pénultième article est plus court.
6 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
Menton concave, lobes latéraux se terminant en pointe ; la dent centrale
est plus courte, large, légèrement échancrée à l'extrémité.
Tête très-convexe, très-grossièrement ridée, n'ayant pas au centre le
tubercule cornu des Scapterus.
Labre très-court, large, triponctué de chaque côté, portant trois dents
dont celle du milieu est tronquée et moins avancée : ses côtés sont
arrondis.
Epistome tronqué au milieu, ayant au centre un tubercule arrondi,
élevé, non proéminent, et de chaque côté une grosse dent plus saillante que
les ailes. 5
Mandibules comme dans le Scapterus sulcatus, mais les deux grosses
dents internes sont plus fortes, plus relevées; il y en a deux plus petites
en dessous, et la mandibule droite porte, un peu avant l'extrémité, une dent
plus forte que toutes les autres, plus épaisse mais moins longue que l'extré-
mité de la mandibule.
Antennes comme dans les Scapterus, mais leurs articles sont bi-sillonnés
en dessus et le deuxième est notablement plus court que le troisième; le
premier est complétement enfoncé sous les rebords supra-antennaires.
Les yeux sont très-lisses, fortement enchassés en arrière et en dessous
dans une saillie des joues.
Le corselet est un peu plus large que la tête, transversal, presque tron-
qué en avant, fortement arrondi en arrière; ses côtés sont presque paral-
lèles, un peu crénelés : la base est échancrée ; les angles antérieurs ne sont
nullement saillants; les angles postérieurs très-arrondis, complétement indis-
tincts ; la marge antérieure n’est pas rebordée ; la base porte un sillon trans-
versal, peu marqué au milieu et se prolongeant jusqu'aux deux impressions
latérales qui sont courtes, presque linéaires et lisses ; les côtés portent des
rides transversales; les rides de la partie antérieure sont longitudinales.
La poitrine ne porte aucune gibbosité ni renflement; la pointe sternale
est encore plus dilatée à l'extrémité que dans les Scapterus.
Les élytres sont subeylindriques, moins longues que dans les Scapterus ;
la base est moins tronquée; les épaules sont arrondies; l'extrémité est
comme dans les Scapterus, mais elle est couverte de granulations où les
stries disparaissent; les deux premières stries sont fort peu profondes au
milieu ; les intervalles externes sont relevés en forte carène ; la quatrième
strie est droite à sa base et ne se prolonge nullement.
Les épisternes métathoraciques sont larges et carrés. Les pattes sont plus
longues et moins épaisses que chez les Scaplerus ; les cuisses antérieures
sont moins renflées; les tibias ne portent qu’une seule carène moins dis-
tincte ; il sont dentés comme dans les Scapterus. Le premier article des
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES l
tarses est plus court et moins cylindrique. Les tibias intermédiaires ne
portent que la digitation terminale que l’on remarque chez les Scapterus.
L’éperons des tibias postérieurs est encore plus long.
1. — P. Afer, Chaud. Rev. zool. 1865, 5.
Port Natal., 3 ind. (Coll. de Chaudoir et Putzeys.)
2. — P. Andersonii, Chaud., ib. 6.
Lac N’gami. 2 ind. (Coll. de Chaudoir.)
SCAPTÉRIDES.
G. Scarterus, Dejean. Spec. II, 472.
Languette cornée, large, transversale, un peu échancrée au centre, his-
pide seulement sur les côtés; ses paraglosses petits, étroits, acuminés, la
dépassant un peu.
Pénultième article des palpes labiaux plus long que le dernier.
Mâchoires courbes, acuminées; leurs palpes à premier article court,
triangulaire ; — le deuxième de la longueur du dernier, presque cylindri-
que, s’élargissant légèrement vers l'extrémité ; le troisième triangulaire, de
moitié plus long que le premier; le quatrième ovalaire, d’un quart plus
long que le précédent.
Menton transversal ; lobes latéraux larges, tronqués, arrondis en dessus ;
dent centrale tout aussi élevée, étroite, entière à l'extrémité.
Tête grossièrement ridée, très-convexe, portant entre les antennes un
tubercule lisse, en forme de corne, tronqué à son extrémité qui est un peu
creusée au centre ; il se prolonge légèrement en arrière. (Chez le Sc. swl-
catus le tubercule est précédé d’une dépression qui s'étend jusqu’à l’épis-
tome ; il est simplement arrondi à son extrémité.)
Labre large, bisinué, tronqué au centre (Guerini), plus étroit et sub-tri-
lobé (sulcatus).
Epistome tronqué; ses ailes à peine un peu plus avancées, très-larges,
tronquées en avant; leurs angles obtus.
Les mandibules sont un peu plus courtes que la tête, peuarquées, épaisses,
portant au centre une forte carène qui se prolonge, mais moins distincte-
8 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
ment, jusque vers l'extrémité; le milieu s’élargit en une dent très-large,
tronquée (un peu plus étroite dans le sulcatus, la grosse dent du centre est
divisée en deux ‘dents arrondies dont la supérieure est un peu relevée.)
Antennes très-courtes, comprimées, grossissant à partir du cinquième
article. Le premier article est le plus long de tous; sa moitié inférieure est
cachée sous le rebord supra-antennaire; le deuxième article est plus large,
mais à peine plus court que le troisième. Les article 5 à 10 sont transver-
saux.
Les yeux sont saillants, mais, chez le Gwerini, leur moitié postérieure
est enchâssée ; le tubercule post-oculaire est aussi avancé; il l’est moins
chez le sulcatus.
Le corselet est peu convexe, presque carré ; ses côtés sont presque paral-
lèles ; les côtés de la base obliques; la base elle-même échancrée; le bord
antérieur est également un peu échancré au milieu ; les angles sont avancés
presqu'en forme de dents; tous les bords du corselet sont fortement
rebordés ; le rebord de la base et la moitié inférieure du rebord latéral sont
crénelés; les sillons antérieur et postérieur sont interrompus par un grand
nombre de petites carènes longitudinales. De chaque côté de la base s'élève,
jusqu’au deuxième tiers du corselet, un sillon assez large, mais très-irrégu-
lier. La surface elle-même est parsemée de quelques très-gros points qui
sont plus nombreux sur les côtés.
La poitrine porte au milieu une très-forte gibbosité oblongue, qui se pro-
longe vers la pointe sternale, laquelle se dilate à son extrémité.
Les élytres sont cylindriques; leur base est tronquée obliquement avec
les épaules élevées ; l'extrémité est très fortement et très largement arrondie,
nullement sinuée et brusquement déprimée. Elles sont profondément sillon-
nées-ponctuées, leurs intervalles sont très-convexes ou même relevés en
carène (swlcatus); la 4: strie se recourbe à sa base et se prolonge jusqu’à
l'épaule.
Les épisternes métathoraciques sont étroits et très-longs.
Les pattes sont courtes et épaisses. Les cuisses antérieures sont planes
en dessus, très-convexes en dessous; les tibias, très-rugueux, portent en
dessus une double carène, dont celle du milieu (qui se continue sur la digi-
tation terminale) est crénélée de petites dents pilifères. La digitation
terminale est très-longue, épaisse, recourbée à son extrémité; l'épine ter-
minale interne en est très-éloignée à sa base; elle est beaucoup moins
avancée. Chaque tibia porte à l'extrémité trois grosses dents dont la supé-
rieure, assez rapprochée de la 2°, est moins saillante. Le 1‘ article des
tarses est plus long que tous les autres réunis.
Les tibias intermédiaires sont triangulaires et por tent en dessus deux
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 9
dents dont l'inférieure est digitée, presque plus épaisse à l'extrémité qu'à
la base.
Les tibias postérieurs ont, en dessus, leur extrémité développée en
forme d'éperon assez long.
1. S. Guerini, Dej. spec. IT, 472. Ind. or. 1 ind. (Coll. Dejean).
2. S. sulcatus, Putz. Post. p. 17. — Chaud. Rev. zool. 1853, p. 7.
G. TaziBors, n. gen.
Languette aussi large que haute, tronquée au dessus, ses angles un peu
élevés ; ses paraglosses assez larges à l'extrémité, munis d’un faisceau de
poils et dépassant un peu le corps de la languette.
Palpes à pénultième article de moitié plus court que le dernier.
Mächoires acuminées, recourbées surtout à l'extrémité.
Palpes à 2° article tres-gros, subcylindrique, plus long que le 3° qui est
pyriforme ; le dernier est le plus long de tous, oblong, atténué à ses deux
extrémités, un peu dilaté au milieu de son côté interne.
Menton aussi haut que large ; ses trois lobes d'égale hauteur et acuminés.
Tête fortement enchâssée dans le corselet, ridée, très-convexe, portant
entre les yeux un tubercule lisse prolongé en arrière.
Dans le crenatus, les rides sont remplacées par 4 on 5 dépressions pro-
fondes entre lesquelles on distingue le tubercule central qui est plus large
et moins élevé.
Labre bi-sinué, avancé et tronqué au milieu.
Epistome tronqué au milieu, ayant de chaque côté, une grosse dent
proéminente; les ailes très-larges, un peu plus reculées que le centre de
l'épistome (presqu'échancré dans le crenatus).
Mandibules presque planes, larges, creusées au centre, carénées longitu-
dinalement, portant intérieurement deux grosses dents ; ces dents ne sont
pas distinctes chez le crenatus où les mandibules sont très-courtes et tron-
quées à l'extrémité. (Elles paraissent être usées dans l'unique individu que
j'ai examiné).
Antennes très-courtes, comprimées, grossissant à partir du 5° article. Le
1‘ article est le plus long de tous ; il disparait sous le rebord supra-anten-
naire. Le 2° article est un peu plus gros et plus court que le 3° ; les arti-
cles 5 à 10 sont transversaux, très-serrés les uns contre les autres.
Les yeux sont fortement enchässés en avant et en arrière, de sorte qu'on
ANNALES SOC, ENTOM,. DE BELGIQUE, T, X, p)
10 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
n'en voit qu'une partie qui a une direction oblique et paraît comme écrasée.
(je ne suis pas parvenu à les distinguer dans le crenatus).
Corselet allongé, convexe, presque cylindrique, légèrement rétréei en
avant; la base est très-arrondie; les angles antérieurs sont très-avancés,
aigus ; le sillon longitudinal est profond; le sillon transversal est bien mar-
qué, portant des points profonds alternant avec de courtes carènes. De
chaque côté de la base, on remarque un sillon très-court et se terminant
brusquement. — Chez le longicollis, ce sillon est surmonté d'un second
sillon un peu plus long. — La surface du corselet n’est nullement
ponctuée.
La poitrine porte, au milieu, une carène fort élevée et tranchante, qui
s'élargit un peu, puis se rétrécit de nouveau afin de passer entre les pattes
antérieures.
Les élytres sont très-convexes, allongées, subeylindriques, légèrement
rétrécies à la base et à l'extrémité. La base est tronquée et l'extrémité n’est
point brusquement abaissée comme dans les Scapterus et Passalidius ; les
stries s'étendent jusqu'au bout des élytres; elles sont très-larges et très-
profondes, plus ou moins fortement ponctuées ; les intervalles 3 et 5 portent
plusieurs points pilifères qui, chez le crenatus, ne peuvent être distingués
qu'à un très-fort grossissement.
Les pattes sont courtes, larges et épaisses. Les tibias antérieurs portent
extérieurement plusieurs fortes dents plus ou moins distinctes; les tibias
intermédiaires portent, à l'extrémité, un éperon, et souvent vers le milieu
une dent moins forte. — Episternes métathoraciques très-longs et étroits.
1. T. Dohrni, Chaud. Rev. zool. 1863, p. 7.
Java. J'en ai vu un individu dans la coll. de M. Dohrn et un autre dans
la coll. de M. de Chaudoir.
2. T. longicollis, Putz. Mon. cliv. p. 137. (Sénégal.)
3. T. crenatus, Chaud. Rev. z. 1864, p. 7.
Cochinchine. 1 ind. (Coll. de Chaudoir.)
G. Lisrropus, Putz. Post. p. 13. (1).
1. L. brevicornis, Brullé (Scarites), voy. d'Orb. p. 39, n° 163.
brevipennis, Putz. ib.
(1) La carène centrale du prosternum est très-rétrécie, même linéaire, entre les hanches.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES A1
Cet insecte vient de la Bolivie et non de la Plata.
4 ind. (Coll. de Chaudoir).
2. L. Xanthopus. Brullé (cliv.), voy. d'Orb. p. 39, n° 164.
discophorus. Chaud. Rev. zool. 1863, p. 8.
Bolivie. 1 ind. (Coll. de Chaudoir.)
3. L. iridescens n. sp.
Long. 5 — EI. 2 1/3 — Lat. 1 1/3 m.
Brun avec un reflet bronzé doré sur les élytres ; les palpes, la base des
antennes et les tarses testacés.
L’épistome est fortement tridenté; ses ailes, un peu reculées, sont obtu-
sément anguleuses extérieurement ; les grandes ailes, rebordées, sont obli-
quement dirigées en arrière Jusqu'au milieu des yeux. Le vertex porte, de
chaque côté, cinq carènes longitudinales qui se prolongent jusqu’au col ; les
deux du centre divergent un peu en arrière; les suivantes divergent un peu
en avant; les 3% sont parallèles aux précédentes, mais s’atténuent vers
l'extrémité ; les 4‘ sont plus courtes, interrompues au milieu, et n’atteignent
pas le sillon transversal antérieur ; les 5‘ longent les yeux.
Le corselet est transversal; la base est tres-arrondie, rebordée de même
que les bords latéraux qui sont parallèles ; le bord antérieur est tronqué ;
les angles antérieurs sont saillants et présentent cette forme d’oreillettes
arrondies qui caractérise le genre Zistropus. De chaque côté de la base, un
peu plus près du milieu que du bord extérieur, s'élève une impression
linéaire fine mais très-nette qui ne touche pas la base et se prolonge obli-
quement jusqu’au milieu; le sillon longitudinal est profond et atteint le
bord antérieur; le sillon transversal est entier.
Les élytres sont allongées, subeylindriques ; la base est tronquée; les
épaules sont dentées. Les stries sont profondes dans toute leur étendue,
fortement ponctuées jusqu’après le milieu ; le 3° intervalle est 3-ponctué
contre la 2° strie ; le 1‘ intervalle n’atteint pas la base.
Les tibias antérieurs sont larges; la digitation terminale externe est
très-grosse et épaisse jusqu'à l'extrémité ; les deux dents externes sont fortes
sans être très-longues, et au dessus de la 2° on aperçoit un renflement
surmonté d’un poil. Les tibias intermédiaires sont larges, épineux en
dessus. Les tarses sont étroits; le 1° article est subcylindrique, aussi long
que les 3 suivants réunis; ceux-ci, un peu plus étroits à leurs base, dimi-
nuent graduellement de Drabeur; le dernier est cylindrique, aussi long
12 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
que les deux précédents pris ensemble. Les crochets sont longs et grêles ; le
paronychium est de moitié plus court.
Amazone, 1 ind. (Coll. de Chaudoir).
4. L. micans, Chaud. (Coll.)
Long. 5 1/2 — El. 2 3/k — Lat. 1 1/2 m.
Un peu plus grand que le précédent; d'un brun très-clair avec les élytres
plus brillantes que le corselet; deux des carènes du vertex sont oblitérées ;
mais la différence essentielle se trouve dans les mandibules, qui sont plus
longues, plus arquées et surtout plus aiguës à l'extrémité.
Il ne serait pas impossible que cet insecte füt le G du précédent; mais le
fait ne pourra être vérifié que lorsqu'on aura pu examiner un plus grand
nombre d'individus.
Brésil. 1 ind. (Coll. de Chaudoir).
F
G. BonEManNiaA, Putz. Postscr. p. 17 et fig. 66, 67, 68.
B. gigantea, Boh. (Cliv.) Ins. Caffr., n° 127, Caffrerie.
G
OXYSTOMIDES.
G. Oxysromus Dej. — Putz. Postser. p. 3 et fig. 5, 6 (1).
1. — O. Sancti-Hilari, Latr. in Guérin, Icon. du Règne anim. Ins.
Do
O. grandis, Perty Del. anim., p. 9, pl. 9, fig. 7.
Brésil.
2. — O. cylindricus, Dej. sp. I, p. 410.
Brésil.
(1) La carène centrale du prosternum est très-large et fovéolée entre les hanches.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 15
G. SrraTIOTES Putz. Mon., p. 140. — Post. p. 8 (1).
A. Corselet ayant de chaque côté un sillon qui remonte :
a.) Jusqu'à l'impression antérieure. (7) S'ulcicolis.
b.) Presqu'au-delà du milieu. (8) S'ulculatus.
B. Corselet ayant de chaque côté une impression oblique courte.
1.) Tubercule post-oculaire entier derrière les yeux.
+ Labre multiponctué.
* Élytres ovales. (1) Clivinoides.
* Élytres oblongues. (2) Patesi.
++ Labre triponctué. (5) Zracundus.
2.) Tubercule post-oculaire divisé derrière les yeux par un sillon.
+ Troisième intervalle triponctué. (4) Latidens.
++ Troisième intervalle uniponctué. (5) Zongicollis.
+++ Troisième intervalle biponctué. (6) Minor.
1. — $. Clivinoides, Lap. (Putz. Mon. p. 141). Cayenne, 1 ind. Coll.
de Chaudoir.
L'individu qui fesait partir de la coll, Dupont appartient aujourd'hui à
M. le comte de Mniszech.
2. — S. Batesi, Chaud. (coll.).
Très-voisin, mais très-distinct, du #. Clivinoides. Une description géné-
rale est inutile ; il suffit de faire ressortir les différences. La couleur est la
même que celle du Clivinoides. La taille est plus grande (19 mill.). Les
élytres, au lieu d'être ovales, sont oblongues assez allongées, leur extrémité
est un peu rétrécie; les épaules ne sont nullement déprimées, mais large-
ment arrondies de mème que la base : les côtés sont plus parallèles; elles
sont un peu moins planes en dessus. L'écusson est fortement ridé. Le cor-
selet est un peu plus long et plus large.
Amazone, 4 ind. (Coll. de Chaudoir). J'en possède un venant du même
pays.
3. S. Iracundus. Putz. Post. p. 9.
4. S. latidens. Putz. Post. p. 10.
{1) Dans l'indication des caractères génériques (Post. p. 9, ligne 5,) il s’est glissé une faute d’im.
pression qu’il est à peine nécessaire de rectifier parce que le sens la signale clairement : court doit
étre substitué à long.
414 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
5. S. longicollis, Putz. Post. p, 10.
Brunneus, elytris piceo-brunneis, palpis antennisque testaceis. Labrum late
excavalum, tripunclatum. Caput laevigatum, utrinque sulco longitudinali impres-
sum, antice profundiore, clypeum hund attingente etad collum usque extenso. Oculi
tuberculo postico minus prominuli, hoc in medio sulculato. Prothorax suboblongus,
anlice multo auguslior, angulis anticis subprominulis, rolundatis, in medio anti-
ceque profunde sulcatus, supra planulatus, utrinque ante basim impressione brevi
parum distincla notatus. Elytra oblongo-ovata, profunde punctato-striata, inter-
stiliis convexis, 3° puncto anteposticali impresso. Tibiae anticae latae, sulcatae,
extus bidentatae, dente inferiore digitiformi.
Long. 7,7 192. — El. 4. 3 192. — Lat. 2, 1 394 m.
Amazone.
J'en ai examiné quatre nouveaux individus dans la collection de M. de
Chaudoir.
Outre les différences avec le #. Zatidens, qui résultent des deux descrip-
tions, le ongicollis a la tète plus petite ; son corselet est plus long et surtout
beaucoup plus rétréci antérieurement.
6.S. minor, n.sp.
Long, 6. El, 3. — Lat. 1 233 m.
Très-voisin du longicollis, mais encore plus petit; son corselet est un peu
plus plan et moins rétréci antérieurement ; l'impression oblique de chaque
côté de la base est plus marquée; les élytres sont plus étroites, proportion-
nellement plus allongées, plus cylindriques, les stries sont encore un peu
plus profondes, moins distinctement ponctuées, le troisième intervalle est
biponctué ; les yeux sont un peu plus saillants ; le tubercule post-oculaire est
moins proéminent et plus court.
Amazone, 3 ind. coll. de Chaudoir.
Gbis. S. Stenocephalus Brullé voy. d'Orb. p. 40, n° 168. (Clivina).
Très-voisin du $. minor, dont il a la taille; mais ses élytres ont leurs
stries à peine ponctuées et le troisième intervalle porte de 8 à 4 points.
Corrientes. (Le type se trouve au Muséum de Paris.)
7. S. sulcicollis, n. sp.
Plus petit (8 mill.) que le swleulatus, entièrement brun; le corselet est
moins rétréci au-dessus des angles postérieurs ; les deux sillons latéraux
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 15
remontent jusqu'au bord antérieur et le milieu de la base n'est pas
ponctué.
Amazone. 1 ind. (Coll. de Chaudoir.)
L'examen d'exemplaires plus nombreux fera reconnaître si cet insecte
n'est pas une simple variété du suivant.
Les Str. sulculatus et sulcicollis, bien qu'offrant les caractères essentiels
des genres où je les classe, ont cependant plus d'un rapport avec les Camp-
todontus : l'existence d’un sillon longitudinal au milieu de chacun des deux
côtés du corselet et la forte ponctuation du corps en dessous.
8. S. sulculatus, n. sp.
Niger, nitidus, elytris pedibusque piceo-bruneis, palpis antennisque testaceis.
Protorax elongato-subquadratus, antice leviter angustior, ultrinque sulcis 5 grosse
punctatis, antice arcuatis notatus. Elytra elongata, cylindrica, profunde striato-
punctata, interstilio 5° impunctato.
Long. 9. — El. 4 192. — Lat. 2 193 m.
La dent du menton est simple, creusée au centre, un peu moiasélevée que
les lobes latéraux qui sont aigus. Le troisième article des palpes maxillaires
est plus court que dans les autres espèces, c’est-à-dire 4 fois moins long que le
dernier ; celui-ci est assez élargi au milieu. Le labre qui est ordinairement
simplement excavé dans toute son étendue, porte au centre une échancrure
arrondie; le tubercule post-oculaire, plus long que les yeux, n’est pas plus
proéminent que ceux-ci. Le corselet est en carré allongé, un peu plus étroit
en avant; ses côtés sont légèrement rétrécis au dessus du milieu; les an-
gles antérieurs sont déprimés, arrondis; les angles postérieurs ne sont nul-
lement saillans; l'impression de chaque côté de la base est très-marquée,
ponctuée, et remonte jusqu'au tiers antérieur. Le sillon transversal anté-
rieur, muni de gros points, se recourbe en arrière à ses deux extrémités ;
on remarque quelques points inégaux qui parsèment, vers la base, l'espace
voisin du sillon longitudinal.
Les élytres sont longues, étroites, cylindriques, profondément sillonnées-
ponctuées; les intervalles sont très-convexes; le troisième ne porte aucun
point.
Les cuisses antérieures sont épaisses ; les tibias, courts, larges, sillonnés
au centre, portent extérieurement deux dents dont l'inférieure est de moitié
moins longue que la digitation terminale. Le corps, en-dessous, est entiè-
rement parsemé de très-gros points.
Amazone. l ind. (Coll. de Chaudoir.)
16 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
G. CAMPTODONTUS.
Premier groupe.
Ce groupe se compose d'espèces ayant quelque rapport avec les Stratiotes.
Le pénultième article des palpes maxillaires est à peu près de la longueur
du dernier; la tête est presque lisse; le corselet est en carré assez allongé ;
les élytres sont longues, cylindriques et leurs intervalles sont égaux
entre eux.
1. C. falcatus, Putz. Post. p. 8. n°5.
Colombie, 1 ind. (Coll. de Chaudoir.) C’est le type qui, jadis appartenait
à M. Buquet.
2. C. longicollis, n. sp.
Nigro-piceus, elytris brunneo-piceis. Verlex leviter ruqulosus atque punctulatus,
in medio longitudinaliter sulcatus. Prothorax oblongo-quadratus, utrinque sulcatus.
Elytra cylindrica, profunde punctato-striata, interstilio 5° 4—punclato. Tibiæ
anticæ exlus bidigitatæ unique dentalæ.
Long. 41 — El. 5 — Lat. 2 m.
D'un noir de poix avec les élytres et les pattes d'un brun foncé, les palpes
et les antennes testacés.
Le menton est étroit ; ses trois lobes sont aigus et celui du milieu dépasse
les autres.
Le dernier article des palpes maxillaires est un peu plus long et surtout
plus large que le précédent. Les antennes grossissent depuis le deuxième
article; leurs derniers articles sont presque carrés. Les mandibules sont
plus larges et surtout moins aiguës au bout que dans les autres espèces. Le
labre est largement excavé, arrondi sur les côtés où il porte un gros point.
La tête est assez grosse, mais non allongée comme dans les Stratiotes ; son
sommet est convexe, parsemé de quelques rides irrégulières et de points
très-petits ; il porte au centre une ligne enfoncée et, de chaque côté un
sillon oblique qui, ne dépasse pas les tubercules post-oculaires; ces deux
sillons ne sont point parallèles comme dans les Siratiotes ; ils divergent en
arrière, et, bien que larges, surtout en arrière, ils sont moins profonds. Les
yeux ne dépassent, ni les tubercules supra-antennaires, ni les tubercules
post-oculaires ; ces derniers sont de moitié moins longs que les yeux.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 47
Le corselet est un peu plus large que la tête, plus long que large; il a la
forme de celui d'une Clivine; ses côtés sont distinctement rétrécis entre le
milieu et les angles antérieurs ; les angles postérieurs sont un peu saillants ;
le sillon central est profond dans toute son étendue ; au milieu de chaque
côté, on voit un sillon très-profond, sinueux, qui se prolonge jusqu’au sillon
transversal antérieur; contre le rebord marginal, on distingue un autre
sillon ponctué, s'étendant entre les angles postérieurs et le point marginal
supérieur.
Les élytres sont trois fois plus longues que le corselet, exactement cylin-
driques, non rétrécies à l'extrémité; la base est tronquée et les épaules
sont arrondies. Les stries sont profondes dans toute leur étendue, ponc-
tuées ; leurs intervalles sont convexes et les 2° et 3° sont distinctement
relevés à leur partie antérieure; le 4° porte 4 points dont les deux premiers
sont les plus écartés entre eux.
En dessous et surtout vers les côtés, la tête, le corselet et l'abdomen sont
ridés et couverts de points peu gros mais serrés. Le dernier segment abdo-
minal porte, avant l'extrémité, un certain nombre de gros points irréguliè-
rement disposés.
Les tibias antérieurs ont extérieurement deux digitations très-longues au
dessus desquelles on voit en outre une petite dent ; l'éperon des tibias inter-
médiaires est assez long.
Amazone. L'ind. (Coll. de Chaudoir).
3. C. longipennis, n. sp.
Long. 13. — El. G 37k — Lat. 2 192 m.
Très voisin du précédent dont il diffère par les caractères suivants :
La dent centrale du menton est plus forte et tronquée à l'extrémité; les
mandibules sont moins planes et moins larges à l'extrémité; le corselet est un
peu plus court; les élytres, complètement noires, ne portent que 3 points
sur le 3° intervalle.
Amazone. 2 ind. (Coll. de Chaudoir).
L'examen d’un plus grand nombre d'individus fera connaître si le C. Z0x-
gipennis n'est peut-être la femelle du C. longicollis.
3bis C’est à ce groupe que semble appartenir le C. trisulcus, Brullé
voy. d'Orb. p. 42, n° 172. (Bolivie — Prov. de Chiquitos).
Deuxième @Groupe.
Les espèces de ce groupe ont les palpes très-grèles, l'avant dernier article
ANNALES SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T, X+ 3
18 REVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
des maxillaires plus long que le dernier. Les antennes ne grossissent que
faiblement vers l'extrémité; leurs antennes sont assez allongées; la tête est
complètement lisse avec une fossette oblongue sur le vertex. Le corselet
est carré, uni-sillonné de chaque côté; les intervalles des stries sont égaux
- entre eux.
4. C. Lacordairei, Putz. Mon. p. 140, 2. — Post. p. 6. 2.
O. Anglicanus, Steph.
Long. 41 192 — El. 6 — Lat. 2 273 m.
Cayenne. Amazone.
o. C. forcipatus, n. sp.
Plus grand et surtout plus large que le Zacordairei; les élytres sont
moins allongées et les épaules sont moins saillantes et plus arrondies; les
côtés sont un peu moins parallèles. Le corselet est moins carré, plus court,
plus convexe, plus élargi en arrière et beaucoup plus rétréci en avant ; les
angles postérieurs sont plus avancés. La tête est moins allongée; les tuber-
cules post-oculaires sont plus saillants, plus courts.
Long. 14 192 — El. 7 172 — Lat. 3 172 m.
Amazone (Bates) 3 ind. — Coll. de Chaudoir.
L'un de ces exemplaires porte 4 points sur le 3° intervalle.
6. C. Reichei, Putz. Post. p. 6. n° 3.
Colombie. 5 ind. (Coll. de Chaudoir).
Æroisième Groupe.
Palpes et antennes un peu moins grèles que dans le groupe précédent.
Les mandibules sont ponctuées vers la base. La tète est plus large, l'épis-
tome un peu plus échancré, plus fortement rebordé. La tête est couverte, en
avant, d’une ponctuation fine et très-serrée ; sur le vertex on remarque un
espace occupé par des points plus gros. Des points encore plus forts cou-
vrent le derrière de la tête. Les sillons du corselet sont plus profonds, plus
larges et plus fortement ponctués. Les élytres sont plus larges, un peu plus
ovales ; leurs épaules sont moins élevées et la base est tronquée plus obli-
quement.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 19
7. C. obtiteratus, n. sp.
Niger, nitidus, antennis brunneis, palpisque testaceis. Caput antice rugoso-
punclatum ; verteæ obscure foveolatus punctatusque; occiput punctatum. Prothorax
subcordatus, utrinque profunde sulcatus, sulcisque dimidiis anticis leviter impressis.
Elytra elongato-ovata, postice angustiora, punctato-striala, interstitiis, apice
præserlim, subplanis, 5° 5—punctulato. Caput, prothorax abdominisque basis
punclata. Tibiæ anticæ supra sulcatæ, extus bidigitatæ unique dentatæ.
Long. 42 192 — El. 6 192 — Lat, 3 m.
Noir; antennes et tarses bruns ; palpes testacés. Le dent du menton est
profondément canaliculée dans toute sa longueur. Les mandibules sont
chagrinées et ponctuées à la base. Le labre, l'épistome ainsi que les ailes de
celui-ci sont chagrinés et ponctués. L’épistome est légèrement arqué; ses
ailes sont un peu plus avancées. Le vertex porte au milieu une fossette
irrégulière et fortement ponctuée; des points semblables existent sur les
côtés, mais ils ne dépassent pas les tubercules post-oculaires. Les yeux sont
un peu plus saillants que les ailes ; ils sont au niveau des tubercules post-
oculaires ; ceux-ci sont fortement arrondis en arrière; leur longueur atteint
à peine celle des yeux.
Le corselet est à peine plus large que la tête, presque cordiforme; les
côtés sont arqués, se rétrécissant un peu jusqu'aux angles postérieurs qui
sont marqués par un petit tubercule saïllant ; la base se prolonge oblique-
ment. Le sillon latéral n’est interrompu qu'aux angles postérieurs. Le sillon
longitudinal est profond et ponctué; il prend naissance à la base dans une
fossette assez large et n’atteint pas le bord antérieur. Le sillon transversal
est également profond et ponctué; il n’atteint pas le bord antérieur et est
interrompu au milieu. De chaque côté du corselet on distingue un sillon un
peu sinueux, ponctué, très-large, surtout vers la base qu'il ne touche point;
il n’atteint pas tout à fait le sillon transversal antérieur; entre ce sillon
sinueux et le sillon latéral, on voit à la partie antérieure le commencement
d'une autre impression beaucoup moins distincte.
Les élytres sont un peu plus larges que le corselet, oblongues allongées,
un peu rétrécies à l'extrémité, légèrement dilatées au milieu ; leurs épaules
sont arrondies, mais la base est presque tronquée obliquement ; elles sont
assez convexes en-dessus, profondément striées-ponctuées ; les points sont
plus gros et plus espacés et les intervalles sont moins relevés, surtout à l’ex-
trémité, que dans les espèces précédentes. Sur le troisième intervalle, il
existe 3 points petits et peu distincts. En-dessous, les côtés de la tôte, du
20 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
corselet et des premiers segmens abdominaux sont marqués de gros points.
Les dents des tibias antérieurs sont un peu moins aiguës que dans le forci-
palus.
Surinam 1 ind. (Coll. de Chaudoir).
8. — C. crenatus, Brullé. Voy. d’Orb. p. 41, n° 171.
Niger, nitidus, antennis brunneis, palpis testaceis. Caput antice rugoso-puncta-
tum ; verlex in medio punctulatus ; occiput collumque punctata. Tuberculi post-
oculares breves acute prominuli. Prothorax transversus, basi oblique prolongato,
utrinque profunde lateque sulcatus, sulculis 2 anticis impressus. Elytra elongato-
ovala, postice angustiora, basi oblique truncata, profunde punctata, interstitus
convexis, 5° 5-punctalo. Caput, prothorax abdominisque basis infra punctulata.
Tibiae sulcatae, extus bidigitatae unique dentatae.
Long. 13. — El. 7. — Lat. 3 172 m.
Il diffère du C. obliteratus par les points suivants :
Les antennes sont un peu plus foncées ; les yeux sont plus saillants ; les
tubercules post-oculaires sont plus courts, moins arrondis et leur centre
forme une saillie assez prononcée. La fossette du vertex est encore moins
distincte ; les points de la partie postérieure de la tête sont plus nombreux
au milieu et ils s'étendent jusque sur le col. Le corselet est beaucoup plus
large, transversal, plus dilaté en arrière; les côtés de la base sont coupés
plus obliquement; tous les sillons sont plus profonds ; ceux des côtés surtout
sont beaucoup plus larges. Les élytres sont plus longues, leur base est tron-
quée obliquement; les stries sont plus profondes et leurs intervalles sont
presque relevés en carènes; les points du troisième intervalle sont plus gros.
La ponctuation du dessous est moins forte et moins dense sous le cor-
selet.
Pampas. 1 ind. Coll. de Chaudoir, de B. Ayres. — Le type, qui repose
au Muséum de Paris, vient de Corrientes, le long du Parana.
Quatrième groupe.
Palpes trèes-greles et très-allongés ; articles des antennes minces et cylin-
driques. Mandibules longues et fortement arquées, rugueuses à la base.
Tête chagrinée en avant, fortement ponctuée en arrière. Tubereule post-
oculaire aussi avancé que les yeux. Corselet un peu rétréci en arrière, pres-
que cordiforme, bisillonné de chaque côté. Intervalles des élytres relevés
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES PA
en carènes entre lesquelles on remarque deux lignes enfoncées entre les-
quelles se trouvent les points.
9. — C. Cayennensis, Dej. Putz. Mon. p. 139.
10. — C. Amazonum, Chaud. (coll.).
Niger, nilidus, palpis antennisque testaceis. Mandibulae longae, arcualae, basi
coriaceae. Caput latum quadratum antice coriaceum, postice punctatissimum. Pro-
thorax quadrato-subcordatus, utrinque profunde sulcatus. Elytra oblonga, in
humeris rotundatis ampliata, dein ad apicem usque leviter angustata; profunde-
striata, intersiiliis costulalis, striarum punciis utrinque tenue linealis, interstitio
5° {ripunclato.
Long. 14. — El. 7. — Lat. 4 m.
Un peu plus grand que le Cayennensis ; les mandibules sont plus longues
et plus arquées ; la tête est plus large en avant, plus fortement ponctuée en
arrière ; le tubercule post-oculaire est plus long et plus brusquement ar-
rondi en arrière; le corselet est plus large, plus échancré en avant, plus
rétréci à la base; les élytres sont plus larges, leurs côtés sont plus paral-
lèles; moins élargis au milieu.
Amazone (Bates). 2 ind, Coll. de Chaudoir.
11. — C. interstitialis, n. sp.
D'un noir plus foncé que le Cayennensis; mandibules un peu plus
courtes. Les rebords supra antennaires sont plus développés et très-arron-
dis, ce qui rend la tête plus large en avant. Les tubercules post-oculaires
sont plus courts, mais plus brusquement arrondis en arrière; les points de
l'occiput se prolongent davantage vers le col. Le corselet est un peu plus
élargi aux angles postérieurs qui sont plus saillants. Les sillons de chaque
côté sont plus profonds, plus réguliers et plus ponctués; ils atteignent le
sillon transversal antérieur; les deux sillons plus courts qui se trouvent
vers les côtés sont moins marqués. Les élytres sont plus ovales c’est-à-dire
plus rétrécies à la base; les intervalles (côtes) sont un peu moins élevés sur-
tout vers l'extrémité ; les stries entre eux sont moins profondes et les petites
lignes élevées bordant les points sont plus distinctes et plus régulières.
Brésil (Minas-Geraes), 2 ind. Coll. de Chaudoir.
Cinquième groupe.
L'unique espèce de ce groupe a beaucoup d'analogie avec celle sur la-
929 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
quelle s'établit le genre qui va suivre; mais elle en diffère par des carac-
tères qui sont plus que spécifiques.
Le C. puncticeps a les palpes grèles, le pénultième article des maxillaires
est plus long que le dernier; les antennes sont composées d'articles minces,
cylindriques et elles ne grossissent pas vers l'extrémité. Enfin, c’est un véri-
table Camptodontus. J'ajouterai que les dents des tibias antérieurs sont bien
moins allongées que dans le Camptidius ophthalmicus.
12. — C. puncticeps, Putz. Post. p. 6, n° 4.
Amazone.
G. CAMPTIDIUS, n. gen.
Maxillæ arcuatæ, acutæ, intus pilis paucis rigidis instructæ. Ligula
quam lata longior, supra truncata; paraglossis angustis, acuminatis illam
æquantibus sed divergentibus.
Palpi labiales sat breves, articulis 2 primis angustioribus, ultimo oblongo-
pyriformi.
Palporum maxillarium articulus ultimus oblongus, basi latior, apice
truncatus, penultimo ter longior.
Mentum dente medio lato, apice subrotundato, lobis lateralibus dimidio
longiore.
Mandibulæ longæ, minus arcuatæ, acutæ.
Antennæ breviores, apicem versus crassiores, ab articulo 5° monili-
formes.
Tibiæ anticæ extus longe-digitatæ.
Caætera utin Camptodonto.
Ce genre diffère particulièrement des G. Camptodontus et Stratiotes par
ses antennes qui sont moniliformes dans leur dernière moitié, par les dents
des tibias antérieurs qui sont au moins aussi développées que chez les
Schizogenius. Il s'écarte spécialement du G. Camptodontus, en ce que les
palpes sont beaucoup plus courts et plus épais et que le pénultième article
des maxillaires est plus court que le dernier; des Sfratiotes en ce que la
dent du menton est beaucoup plus élevée que les lobes latéraux.
Je n'en connais qu'une seule espèce.
C. ophthalmicus, n. sp.
D'un brun marron, plus foncé sur la tête et le corselet, plus clair sur les
palpes et les antennes. Les mandibules sont un peu rugueuses à la base.
Le labre est avancé au milieu, fortement chagriné. La tête également est
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 93
complètement chagrinée, convexe, absolument depourvue de sillons ou
d'impressions transversales. L’épistome est tronqué au milieu, uni à ses
ailes qui sont arrondies et peu avancées. Les yeux sont très-saillants, munis
en arrière d'un tubercule fort court qui se prolonge latéralement (mais
sans dépasser les yeux) en une pointe obtuse et lisse. Le corselet est presque
carré, un peu rétréci en arrière ; le bord antérieur est légèrement échancré;
les angles sont très-arrondis; le bord marginal est fortement rebordé,
échancré au 1 point latéral, et au dessus des angles postérieurs qui sont
saillants et dirigés en avant; les côtés de la base sont également rebordés;
la surface est peu convexe, entièrement parsemée de points beaucoup plus
gros que ceux de la tête. On remarque, de chaque côté, un sillon longitu-
dinal, large mais à peine ponctué, qui s'étend depuis la base jusqu'au bord
antérieur, puis un autre sillon plus étroit et ponctué, partant du bord
antérieur et descendant jusque vers le milieu du corselet.
Les élytres sont de la longueur du corselet, étroites, allongées, cylin-
driques ; la base est arrondie, fortement rebordée surtout en dessous des
épaules où elle forme une dent bien distincte.
Les stries sont profondes et ponctuées; les intervalles sont relevés pres-
qu'en carène, surtout les 2° et 3° qui, à la base, forment deux angles très
obtus ; le 3° porte trois gros points. En dessous, la tête, le corselet et la
poitrine sont fortement ponctués; l'abdomen l’est moins fortement. Les
tibias antérieurs sont larges, sillonnés en dessus, et portent extérieurement
deux digitations longues, et assez grèles de mème que la digitation ter-
minale.
Amazone. L ind. coll. de Chaudoir.
G. OxyGnaraus, Dej. Putz. Poster. p. 3, 5. fig. 1. (1).
G. Scorvrrus, Putz. Postser. p. 21. (2).
. Lorsque j'ai fondé ce genre, je ne connaissais que par la description la
Clivina curvidens, Laf.
J'ai maintenant sous les yeux le type de cette espèce. C'est à elle qu'il faut
rapporter mon Scol. microphthalmus. L'insecte du Nil blanc que j'avais
pris pour la Cliv. curvidens est une espèce distincte. La coll. de M. de
Chaudoir renferme une 3° espèce venant du même pays. La 4° est la Clio.
angustala D. Une 5° est ma Clio. planiceps de l'Australie.
(1) La carène centrale du prosternum est extrêmement large entre les hanches.
(2) La carène centrale du prosternum est fortement canaliculée, Elle l’est plus faiblement et elle est
plus large dans l’espèce australienne.
24 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
1. S. angustatus, Dej. (Cliv.) Putz. Mon. n° 49.
Sénégal. 1 seul ind. coll. Dejean.
2. S. curvidens, Laf. (Cliv.)
S. microphthalmus. Putz. Post. p. 22, n° 3.
Sénégambie portugaise.
3. S. affinis, Chaud. coll.
Plus grand que le curvidens; d'un noir plus brillant; la tête est moins
dilatée en arrière, moins convexe; les deux dents latérales de l'épistome
sont beaucoup plus marquées; les ailes antérieures (rebord supra-mandibu-
laires) sont moins distinctement séparées des grandes ailes (rebords supra-
antennaires). Les yeux sont plus grands, plus saillants. Le corselet est plus
large, surtout en avant, notablement plus court; les angles antérieurs sont
moins avancés ; les impressions des deux côtés de la base sont beaucoup plus
courtes ; la base elle mème est plus prolongée. Les élytres sont un peu plus
étroites au milieu et leurs épaules sont moins arrondies; les stries sont
moins profondes. Les digitations externes des tibias antérieurs sont plus
longues.
Nil blanc. M. de Chaudoir en possède des individus de Nubie et d'Egypte
supérieure.
4. $S. vorax, n. sp.
De la grandeur des petits individus du cwrvidens; les élytres ne sont
pas noires, mais d’un brun très-foncé. La tête est moins large en arrière que
dans le curvidens, mais ses yeux sont beaucoup plus saillants, plus même
que chez l'afinis ; les deux dents de l'épistome sont assez marquées; les
ailes ne portent pas de sinuosité marquée à leur point de jonction. Le cor-
selet, par sa longueur et sa largeur, tient le milieu entre ces deux espèces.
Les élytres sont un peu moins cylindriques que dans le cyrvidens, mais
les épaules sont aussi peu arrondies que dans l’afénis.
Nil blanc. 4 ind. coll. de Chaudoir.
9. S. planiceps, Putz. post. 42, n° 13. (Clivina).
Ceratoglossa rugiceps. Mac Leay, New south Wales ent. trans. I. p. 72.
J'en ai vu de nombreux individus provenant la plupart des environs de
Melbourne.
(Australie). Le Gf a les mandibules beaucoup plus aiguës que la Q.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 25
6. S. crassicollis, n. sp.
Long. 18. — El. 9. — Lat. 4 m.
Plus grand que le planiceps ; ses élytres sont proportionnellement plus
allongées ; le corselet est très-distinctement plus convexe, plus déprimé sur-
tout vers les angles antérieurs ; le bord antérieur est moins échancré.
GDacca, Putz: Postscr. p.68 et fig: 4.
D. forcipata, Putz. 1. c. Inde.
H
CLIVINIDES.
G. Pyramis.
Putz. Mon. Cliv. p. 58, et Postscr. p. 4, fig. 13, 14, 15.
1. P. crassicornis, Putz. L. c.
Nouvelle-Grenade.
2. oblongicollis, Putz. (Cliv.) Postser. p. 40 et fig. 50.
En 1862, je n'avais vu qu’un seul individu indiqué comme originaire de
l'Australie .
J'en ai actuellement sous les yeux trois qui viennent de la province de
Minaë-Geraës. C’est donc un insecte Brésilien.
Cette espèce diffère de la 2. crassicornis (qui fait aujourd'hui partie de
la collection de M. de Chaudoir, et que j'ai pu lui comparer), par ses élytres
plus allongées; son corselet un peu plus long et dont les angles antérieurs
sont beaucoup plus déprimés ; sa tète un peu moins convexe ; ses yeux moins
enchässés en arrière; ses tibias antérieurs plus fortement dentelés extérieu-
rement.
Chez l’une et l’autre espèce, la carène centrale du prosternum est canali-
eulée entre les hanches; la pointe est plane et arrondie.
G. Mesus, Chevr.
Voy. Putz. Postser. Cliv. p. 23 et fig. 42.
ANNALES SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. X, 4
26 DIVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
Ce genre est certainement très voisin du précédent ; cependant il en dif-
fère assez pour pouvoir être maintenu.
La languette est beaucoup plus étroite, enveloppée sur les côtés par des
paraglosses larges et tronqués au dessus. Chez les Pyramis, les paraglosses
sont très étroits et séparés de la languette.
Chez ces derniers, le 2° article des palpes maxillaires est en cœur très
large ; chez les Mesus, il est plus étroit et cylindrique et les deux derniers
articles sont également plus longs et moins larges.
Chez les Jesus, les mandibules sont beaucoup plus longues, plus étroites,
plus planes, unidentées vers la base.
Les antennes des Pyramis sont très-épaisses, moniliformes à partir du
4 article; celles des Jesus sont beaucoup plus minces et composées d’arti-
cles plus longs que larges.
Chez les Pyramis, le labre est simplement bisinué, tandis que celui des
Mesus est saillant au milieu ; la tête des premiers est petite, tandis qu'elle
est tres grosse chez les seconds; le sillon transversal antérieur du corselet,
brusquement interrompu chez les Pyramis, atteint de chaque côté le bord
antérieur chez les Jesus ; les tibias antérieurs des HMesus sont tres longue-
ment digités extérieurement, tandis que ceux des Pyramis sont plus étroits
et simplement dentés ; la carène centrale du prosternum n’est pas canaliculée
chez les Jesus.
M. rugatifrons, Chevr. loc. cit.
M. Arechavaleta m'en a envoyé un certain nombre d'individus pris par
lui a Montevideo; leur taille varie de 9 à 14 mill. Les uns ne portent que
deux points enfoncés sur le labre; les autres en portent trois ; les premiers
semblent être des G', au moins je me suis assuré du sexe de l’un d’eux;
leurs mandibules sont en général un peu plus longues et plus aiguës.
G. LACHENUS.
Putz. Mon. Cliv. p. 57. — Postser. p. 4 et fig. 19.
L. impunctipennis, Putz. 1. c.
Amér. tropicale.
G. CRYPTOMMA.
Putz. Mon. Cliv. p. 55. — Postscr. p. 4 et fig. 7, 8, 9.
C. multistriatum, Putz. L ce.
Nouvelle-Grenade et Colombie.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 97
G. SPAROSTES nov. gen.
Ligula cornea, fere pyramidalis, in medio carinata, apice setis duabus
connexis munita; paraglossae ligula multo longiores, angustae, acutae.
Palpi articulo 3° compresso, ultimo duplo longiore, illo utrinque attenuato,
apice mutico, paulo post medium latiore.
Maxillae validae, apice curvatae, acutae. Palpi maxillares articulis tribus
superioribus longitudine fere aequalibus; 2° crasso subeylindrico ; 3° an-
gustiore, clavato ; 4° eodem palporum labialium simili.
Menti lobi laterales oblique truncati, dente medio triangulari sublobato
valido paulo longiores.
Mandibulae latae, planae. Antennae breves, incrassatae ; articulo 1° se-
quentibus 2 longitudine aequali; 2° conico carinato; 5-10 transversis.
Labrum transversum, bisinuatum.
Clypeus truncatus, alis prominulis.
Caput convexum. Oculi prominuli.
Prothorax transversus, basi rotundatus.
Elytra subcylindrica, basi truncata, humeris dentatis, ante apicem pro-
funde sinuata, striata, stria praescutellari brevissima..
Tibiae anticae longe digitatae, intermediae calcaratae. Tarsorum arti-
culus 15 tribus sequentibus longitudine aequalis; unguiculi longiores, gra-
ciles, paronychio dimidio breviore.
Alae desunt.
1. — S. brevicollis n. sp.
Long. 19. — El. 10. — Lat. 5 172 m.
D'un noir brillant; les cuisses intermédiaires, les pattes postérieures et
les trochanters bruns.
La dent du menton est large, triangulaire, aiguë à l'extrémité, fortement
-mebordée, carénée au centre; les lobes latéraux sont un peu plus élevés à
leur angle interne, leur sommet est fortement et obliquement tronqué; le
menton tout entier est couvert de rides très-marquées.
Les mandibules sont larges à la base, peu aiguës à l'extrémité, planes à la
surface qui, outre deux carènes longitudinales , en porte d’autres plus
courtes à sa partie interne ; l'espace compris entre les carènes et le bord
externe est parsemé de points enfoncés.
Les antennes sont courtes, épaisses, couvertes d’une pubescence serrée à
partir du troisième article. Le premier article est à peu près cylindrique ;
28 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
le deuxième de moitié plus court, est beaucoup plus étroit et triangulaire;
le troisième est de même forme, mais plus épais et un peu plus court; le
quatrième trapézoidal; les suivants sont comprimés, plus larges que longs,
sauf le dernier qui est plus allongé et atténué à l'extrémité.
L'épistome est tronqué; ses ailes le dépassent très-notablement et s’éten-
dent presque jusqu’à l'extrémité du labre qui s'y trouve en quelque sorte
enchàssé; leur côté interne est presque droit, l'extrémité et le côté interne
arrondis; intérieurement elles sont creusées et bicarénées. Les grandes
ailes sont anguleuses et atteignent le dernier tiers des yeux. Le sommet de
la tête est trés-bombé ; il porte une carène qui s'avance en demi cercle pres-
que près de l’épistome et se dirige, après avoir été deux fois interrompue,
jusque derrière les yeux, où elle se renfle en une sorte de tubercule. Le
vertex a entre les yeux un sillon allongé qui se bifurque en avant.
Le corselet est transversal, près du double plus large que long, la base
arrondie, le bord antérieur largement échancré, les côtés presque droits,
rebordés, surtout aux angles antérieurs qui sont avancés mais non aigus;
les angles postérieurs sont à peine indiqués et très-arrondis; le sillon lon-
gitudinal est bien marqué entre les deux impressions transversales dont
l'inférieure est plutôt une dépression peu distincte et dont l’autre est formée
par deux courtes lignes qui viennent tomber à angle aigu sur le sillon lon-
gitudimal.
L’écusson est cordiforme, ponctué et chagriné.
Les élytres sent un peu plus larges que le corselet, deux fois et demie
plus longues, cylindriques ; leur base est tronquée et le rebord supérieur,
s’avançant au-dessus des épaules, fait paraître celles-ci épineuses; l'extré-
mité est arrondie, mais vues de côté, elles semblent presqu'échancrées, le
bord marginal étant relevé en cet endroit. Les stries sont bien marquées
dans toute leur étendue et ponctuées ; les intervalles sont convexes ; les troi-
sième et cinquième portent, contre la troisième strie, huit ou neuf gros
points enfoncés; tout le bord marginal est marqué d'une série très-régu-
lière de points pilifères alternant avec de petits tubercules luisants. La
petite strie préscutellaire est très-courte. Les deux première stries sont les *
seules qui parviennent à la base où elles se réunissent.
Les pattes sont assez courtes. Les cuisses antérieures, larges, bombées
extérieurement, ont, avant l'extrémité, une double dépression en forme de
sillon irrégulier. Les tibias sont très-larges, fortement sillonnés en-dessus;
toutes leurs digitations sont tres-développées; l'épine située au-dessus de
l’'échancrure interne est courbe jusque près de l'extrémité où elle se redresse;
au côté externe, on remarque une digitation un peu moins longue que la
terminale, puis deux dents très-marquées.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 29
Le premier article des tarses est en massue allongée, plus long que les
trois suivants réunis; ces derniers sont triangulaires et diminuent succes-
sivement de largeur ; le cinquième est du double plus long que le précé-
dent, plus étroit, presque cylindrique, se rétrécissant de l'extrémité à la
base. Les crochets sont longs et tres-grèles ; le paronychium est de moitié
plus court.
Les cuisses intermédiaires sont cylindriques; elles portent en-dessus,
près de l'extrémité, une grosse dent peu aiguë; les tibias, triangulaires,
ont un fort éperon au côté externe avant l'extrémité.
Le dessous de la tête est fortement ponctué, de mème que les côtés de
chacun des segments de l'abdomen.
La carène centrale du prosternum est rebordée, non canaliculée; elle est
déprimée avant les hanches et un peu au-dessus de la pointe, qui est
ovale.
Chine boréale.
2. — $. striatulus n. sp.
Long. 16. — El. 9 172. — Lat. 4 172 m.
Plus petit que le précédent.
Chacun des articles des antennes porte au centre une ligne noire ; les
mandibules sont moins rugueuses, mais recourbées à l'extrémité; les impres-
sions de la tète sont fort peu marquées. Les yeux ne sont pas noirs, mais
blancs mouchetés de brun. Le tubercule derrière les yeux est beaucoup
moins apparent. Les élytres sont moins régulièrement tronquées à la base ;
leurs stries sont un peu plus fines et les intervalles beaucoup moins con-
vexes ; le cinquième intervalle ne porte que trois gros points enfoncés.
L'épine placée au-dessus de l’échancrure supérieure interne des tibias anté-
rieurs n'est pas arquée à l'extrémité. Le dessous du corselet et les segments
abdominaux ne sont point ponctués.
Siam. 2 ind. (Coll. de Chaudoir.)
Inde (sans autre désignation). Coll. de Mniszech.
G. CLimax. Putz. Post. p. 11.
1. — C. serratipennis n. sp.
Long. 12. — El. 6 192. — Lat. 3 m.
Élytres plus étroites, plus allongées, plus cylindriques que celles du C.
Jissilabris ; le bord externe est dentelé en scie depuis l'épaule jusqu'au mi-
50 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
lieu ; les stries sont moins profondes, plus distinctement ponctuées ; le cor-
selet est un peu moins rétréei en avant; tout le sommet de la tète est cha-
griné ; les tubercules post-oculaires, également chagrinés, sont plus gros,
plus prolongés en arrière et sur les côtés; ils sont plus saillants que les
yeux. De même que chez les autres espèces, la carène centrale du proster-
num est canaliculée ainsi que la moitié de la pointe.
Amazone. 2 ind. (Coll. de Chaudoir).
L
2. — C. fissilabris. Putz. Post. p. 11.
Amazone. 2 ind. (Coll. de Chaudoir et Putzeys.)
3. — C. foveilabris. Putz. Post. p. 59, n° 31. (Cliv.)
Amazone. 1 ind. (Coll. Putzeys.)
G. NycTOsyLES, nov. gen.
Menti dens medius latus, apice subrotundatus, lobis lateralibus magis
elevatis, hisce rotundatis.
Ligula elevata, truncata, basi angustior, paraglossae acuminatae, ligula
breviores.
Prothorax etiam basi marginatus.
Striae interstitio 5° margini laterali in basi juncto.
Caetera ut in Dyschirio.
Ce genre semble représenter dans l'Amérique méridionale nos Dyschi-
rius européens; il se rapproche beaucoup de ces derniers par la forme gé-
nérale ; cependant son corselet est toujours beaucoup plus plan, plus large,
plus fortement rebordé et le rebord qui, chez les Dyschirius dépassé à peine
les angles postérieurs, est ici continué tout le long de la base. Les élytres
se rapprochent beaucoup de celles des Clivines; la dernière strie se prolonge
jusqu’au-dessus des épaules et le cinquième intervalle se réunit au bord
marginal en longeant la base,
La carène centrale du prosternum n’est ni rebordée ni canaliculée : elle
est parfois très-faiblement déprimée au centre.
1. — N. quadraticollis, Reiche. (Dysch.) R. Zool. 1842, 375. — Putz.
Mon. p. 12.
Venezuela.
2. — N. planicollis, Reiche. (Dysch.) R. z0ol. 1842, 376.
Venezuela.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 31
3. — N. laticollis, Dej. (Coll.)
Encore plus petit, plus court et plus plan que le planicollis. Le corselet
est plus large, moins convexe, moins rétréci en avant, plus fortement échan-
cré au bord antérieur, ce qui rend ses angles plus saillants. L'impression
transversale antérieure n'est indiquée que par deux points situés à ses
extrémités, l'impression elle-mème restant indistincte. Les élytres sont moins
allongées, moins convexes, moins rétrécies antérieurement et leurs striessont
moins fortement ponctuées.
Le type de la coll. Dejean vient de Cayenne. M. de Chaudoir en pos-
sède 4 ind. venant de l'Amazone.
G. BRACHYPELUS, nov. gen.
Mentum latum, breve, concavum, dente medio rotundato lobis latera-
libus longitudine aequali, hisce angulatis. Ligula subacuminata, para-
glossis ea brevioribus. Palpi labiales articulo ultimo ovato, intus dilatato.
apice acuminato, praecedente dimidio breviore; 3° longo, angusto, bisi-
nuato. Palporum labialium articulus ultimus ultimo labialium similis ;
21 longitudine aequalis sed angustior ; 3% minimus. Prothorax etiam basi
marginatus.
B. obesus, n. sp.
Long. 7. — El. 3 374. — Lat. 3 472 m.
Niger, nitidus, palpis testaceis ; mandibulis, antennis pedibusque brunneis. Pro-
thorax suborbiculatus, antice emarginatus. Elytra lata, breviter ovata, postice an-
gustala, maxime convexa, profunde punctaio-striata, interslilio 5° unipunclato.
Tibiae anticae extus bidentaiae.
L'insecte est d'un noir très-brillant; les palpes sont testacés ; les mandi-
bules, les antennes et les pieds sont bruns; les cuisses antérieures sont un
peu plus obscures.
Le menton est court; sa dent centrale est tres-large, de la hauteur des
lobes latéraux qui sont aigus intérieurement et s’arrondissent ensuite. Le
dernier article des palpes est en ovale court, renflé à la base, tronqué à
l'extrémité. Les antennes sont courtes, épaisses ; leurs articles diminuent
en longueur et augmentent en grosseur depuis le premier jusqu'au qua-
trième; les suivants sont transversaux.
Les mandibules sont très-larges, planes, courbes et aiguës à l'extrémité.
Le labre est court, largement échancré au milieu, avec les côtés arrondis.
32 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
L’épistome (qui est rebordé, de mème que les ailes), est tronqué, forte-
ment débordé par ses ailes qui forment un angle presqu'aigu. Le vertex est
tout à fait lisse. Les yeux sont saillants et ne dépassent cependant que très-
peu les rebords supra-antennaires. En arrière des yeux, on remarque de
chaque côté un sillon transversal qui est interrompu au milieu.
Le corselet est beaucoup plus large que la tête, presqu'orbiculaire,
arrondi à la base et sur les côtés, se rétrécissant vers la partie antérieure,
moins convexe que les élytres; le bord antérieur est largement échancré ; le
rebord marginal est bien marqué le long de la base où il est cependant plus
étroit; le sillon longitudinal est profond et n'atteint pas le bord antérieur du
corselet.
Les élytres sont en ovale très-court, très-arrondies à la base, un peu
rétrécies en arrière; leurs stries sont très-profondes, fortement ponctuées,
mais un peu moins marquées vers l'extrémité; les intervalles sont très-con-
vexes et le troisième porte un point enfoncé un peu au-delà du milieu; la
strie marginale (au fond de laquelle on remarque une rangée très-régulière
de points ocellés) se prolonge le long de la base jusqu'au-dessus du qua-
trième intervalle. La carène centrale du prosternum est large, rebordée,
profondément canaliculée, mais seulement entre les hanches. Outre la di-
gitation terminale, les tibias antérieurs portent deux fortes dents, larges
mails peu aiguës.
Madagascar. J'en ai vu deux individus, l'un dans la collection de M. le
comte de Mniszech, l’autre dans celle de M. le baron de Chaudoir.
G. Dyscairius, Bon.
Pour les généralités du genre Dyschirius, je puis me borner à ren-
voyer aux pages 4 et suivantes de ma Monographie : je n’ai à y ajouter que
les observations suivantes :
1. Les bords latéraux du corselet sont rarement rebordés comme chez la
plupart des carabiques, sauf dans quelques espèces américaines où le rebord
existe réellement (p. ex. D. cyrvispinus, filiformis) ; il est ordinairement
remplacé par un simple sillon, plus ou moins profond, plus ou moins
prolongé.
Dans la plupart des cas, ce sillon part de l'angle antérieur, traverse un
gros point situé au premier tiers du corselet, et ne dépasse que fort peu un
second point situé contre les angles postérieurs.
Chez certaines espèces, cependant, il disparaît presqu'immédiatement
après le premier point.
Tel est le cas pour le D. globosus.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 99
Dans d’autres espèces (p. ex. D. luticola, leviusculus) il dépasse le
premier point mais n'atteint pas le second.
2. J'ai déjà fait remarquer que la strie à la base des élytres n’est pas
toujours distincte dans les espèces où elle existe normalement et qu'au
contraire, on en voit parfois de légères traces dans des espèces où elle ne
constitue qu'un accident.
Il ne faut donc accorder qu'une valeur assez limitée à un caractère aussi
variable et qui, d’ailleurs, est parfois très difficile à constater.
3. À la base de chaque élytre, un peu en dessous de l'écusson, on trouve
ordinairement un point, beaucoup plus gros que celui des stries et où les
deux premières stries prennent souvent naissance.
Cependant ce point (que j'appelle préscutellaire) peut ètre isolé et sou-
vent alors il est situé très près de la base et peu facile à distinguer.
Il peut se rattacher aux deux premières stries ou bien à la première seu-
lement, ou bien il peut manquer tout à fait.
L'appréciation de ces divers caractères exige une certaine attention ; ce
n'est guère qu'après avoir examiné l'insecte de côté et de dessus que l'on
peut être assuré comment le point préscutellaire est relié aux stries.
4. Le 3° intervalle porte habituellement 3 points pilifères (le nombre le
plus ordinaire de ces points est de 4 chez les Clivina). Dans les espèces où les
stries sont peu marquées à la base où à l'extrémité, les points supérieurs ou
inférieurs font souvent défaut.
Chez plusieurs Dyschirius américains, ces points manquent absolument,
mais il faut bien se garder de confondre ce cas avec celui où ils sont réunis
aux points de la troisième strie; il est toujours facile de s’en assurer en
regardant l'insecte de côté ; les points des stries sont simples; ceux du troi-
sième intervalle sont pilifères.
5. Les tibias antérieurs se prolongent à leur côté externe en une digita-
tion longue plus ou moins arquée en dessous. A l’extrémité interne des
mêmes tibias, on voit une épine qui est parfois un peu recourbée; la lon-
gueur comparative de cette épine et de la digitation externe fournit souvent
un bon caractère spécifique.
Le tableau différentiel que va suivre a été dressé pour faciliter la déter-
mination des Dyschirius (1); mais comme j'ai été forcé d’abréger le plus
possible les indications, il sera indispensable de recourir aux observations
qui précèdent et à celles que j'ai données aux pages 4, 5 et 6 de ma
Monographie.
Malgré tout le soin que j'ai pu y mettre, il m'a été impossible de prévenir
(1) Je n’y ai point compris les espèces du sous-genre Reicheia, ni les Dyschirinus n° 95 et suivants.
ANNALES 80C. ENTOM. DE BELGIQUE. T, X. 5
94 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
un embarras qui pourrait résulter de ce que, dans quelques espèces, cer-
tains caractères sont sujets à varier p. ex. l'absence du point préscutellaire
ou de la strie basale des élytres ; dans ces cas, j'ai porté deux fois l'insecte
dans le tableau.
Rebord marginal du corselet n'atteignant pas les angles postérieurs.
I. Point préscutellaire nul.
a) Epistome échancré au centre. importunus.
b) — tronqué.
Corselet rétréci en avant immarginatus.
— arrondi luticola
— carré, arrondi aux angles,
Elytres convexes, rétrécies en arrière, presque leviusculus.
planes, également rétrécies aux 2 extrémités rwfipes.
II. Point préscutellaire isolé.
Elytres allongées terminatus
— Courtes.
1. Epine interne des tibias antérieurs longue et
recourbée TeCUrvus.
2. Epine de mème longueur que la digitation
et droite syriacus.
III. Point préscutellaire réuni à la première strie.
Strie marginale prolongée Juloipes.
Epistome bi-sinué semistriatus.
— tronqué
Strie marginale non prolongée.
1. Epine interne des tibias antér. recourbée. abbreviatus.
2. — simplement arquée. globosus.
Rebord marginal du corselet atteignant les angles postérieurs.
A
Milieu de l’épistome relevé en forme de dent.
Epine interne des tibias antér. recourbée en
hamecon. digitatus.
Epine simplement arquée.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
+ Elytres oblongo-ovales.
a. Stries non ponctuées.
D. — ponctuées.
1. Ponctuation fine.
Vertex portant un sillon transversal.
— portant une impression quadrangu-
laire.
2. Ponctuation grosse.
Corselet plus large.
— plus étroit.
++ Elytres oblongues, subcylindriques.
FFF — larges, brièvement subovales.
Stries nulles à l'extrémité.
— entières.
Digitation terminale externe recourbée.
— — arquée.
Epaules dentées.
— non dentées.
Corselet globuleux.
— transversal, tronqué en avant.
Bb
Epistome tronqué ou cintré.
I. Point préscutellaire nul.
a.) Elytres ovales ou oblongues.
* Elévation antérieure prolongée.
Strie marginale prolongée.
+ ailes de l’'épistome simplement saillantes.
Elytres lisses à l'extrémité.
— entièrement striées.
++ Ailes de l'épistome très avancées.
Strie marginale non prolongée.
épaules saïllantes.
épaules non suillantes.
** Elévation antérieure non prolongée.
+ Digitation externe plus longue que l’épine interne.
obsCurus.
thoracicus.
Jossifrons.
rugicollis.
numidicus.
humeratus.
hemiolcus.
simplez.
Julqidus.
Baïcalensis
Caspius.
cariniceps.
frontalis.
acutus.
impressus.
morio.
36 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
Corselet plus long que large. angusticollis.
— globuleux. attenuatus.
++ Digitation et épine égales.
Epaules saillantes un peu dentées. crenulatus.
— très arrondies. minutus.
b.) Elytres cylindriques.
X Striemarginaleprolongée,3‘intervalleuniponctué. extensus.
— — — triponctué.
Elévation antérieure tronquée en arrière. cylindricus.
— cordiforme, non prolongée.
Corselet un peu plus long que large. bacillus.
— beaucoup plus long que large. macroderus.
— prolongé (tète ponctuée). prolensus.
X x Strie marginale non prolongée.
+ Elévation antérieure non prolongée.
Corselet rétréci en avant. longipennis.
— non rétréci en avant. nanus.
++ Elévation antérieure prolongée.
Epaules très arrondies Peyroni.
— un peu saillantes.
Epistome relevé, cintré; ailes très-avancées,
— — — — aiguës. clypeatus.
Epistome tronqué, ailes simplement saillantes. pusillus.
IT. Point préscutellaire isolé.
Epistome échancré au centre rufo-æneus.
-— non échancré
Epine interne des tibias non recourbée punctatus.
— recourbée. pumilus.
ITT. Point préscutellaire non isolé.
Strie marginale prolongée.
a. Elytres cylindriques ou subcylindriques.
Tête rugueuse.
— — antérieurement. angustalus.
— — entierement. uliginosus.
Tête lisse
Dent inférieure des tibias antérieurs :
forte et aiguë. salinus.
courte et obtuse. SITUMOSUS.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 91
b. Elytres ovales ou oblongues.
+ 3° intervalle biponctué.
antennes et pattes testacées. Bonellii.
noires (base testacée). altenuatus.
++ 3° intervalle triponctué.
X Extrémité des élytres rougeûtre.
Vertex uni sillonné transversalement. hæmorrhoidalis.
— plurisillonné transversalement. analis.
x X Extrémité des élytres concolore. Dejeani.
Strie marginale non prolongée.
+ Tibias antérieurs plutôt sinués que dentés
extérieurement.
* Tête et corselet rugueux. marinus.
** Tête ponctuée, corselet lisse.
Corselet sub-globuleux. sellatus.
— ovale. pallipennis.
** Tète non ponctuée.
a. Bord antérieur de l'épistome largement et an-
culairement relevé.
Digitation recourhée. sphaericollis.
— simplement arquée. impunclipennis.
bd. Bord antér. de l'épistome tronqué ou cintré.
1. Elytres ovales.
Epine recourbée. lucidus.
— simplement arquée. ovipennis.
2. Elytres oblongues, rétrécies à l'extrémité.
3° intervalle triponctué. nitidus.
— biponctué. polilus.
3. Elytres cylindriques.
3° intervalle biponctué. chalceus.
— non ponctué. edentulus.
++ Tibias antérieurs dentés extérieurement.
Elytres strides jusqu'à l'extrémité.
+ Elévation antérieure prolongée.
prolongement court.
Epine des tibias plus courte que la digitation. nigripes.
— — égale à la digitation. integer.
prolongement long.
Stries et points bien marqués. @neus.
58 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
— très fines et points tres petits. remotepunctalus.
++ Elévation antérieure non prolongée.
Epine interne des tibias recourbée. CUrDISpInus.
— — simplement arquée.
a. 3 intervalle non ponctué.
Elytres cylindriques. Jiliformis.
— subcylindriques. sublævis.
b. 3° intervalle ponctué.
Epaules très arrondies. longulus.
— plus ou moins saillantes.
a) Elytres cylindriques. JAiliformis.
— plus ou moins oblongues.
Epistome tronqué. intermedius.
— sinué.
Antennes entièrement testacées. ruficornis.
— ayant la base testacée. subæneus.
b) Elytres ovales.
x Base obliquement arrondie.
Dent inférieure des tibias très longue. dentipes.
— — de grandeur ordinaire.
Antennes noires (sauf le 1° article). melancholicus.
(Epistome tronqué).
Antennes ayant les trois 1° art. testacés.
(Epistome cintré). chalybeus.
x x Base tronquée.
1'° intervalle très enfoncé en arrière de
l'écusson.
Sillon médian du corselet très profond. eæaratus.
— — de prof. moyenne. ispanus.
1"° intervalle non enfoncé en arrière. Æuphraticus.
Elytres dont les stries (au moins celles du
milieu) disparaissent avant l'extrémité.
- Elévation antérieure prolongée.
3° interv. triponctué EDS CORAUE Corne
Epist. cintré. apicalis.
— biponctué. leviusculus.
Elévation antérieure non prolongée.
Epine interne recourbée. aratus.
— — simplement arquée.
— et digitation égales.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 59
a) Antennes testacées.
Elytres subcylindriques. substriatus.
— en ovale court. semistrialus.
Lafertei.
dimidiatus.
b) Antennes noires. Jrigidus.
Epine plus courte que la digitation.
Corselet aplani. planiusculus.
— convexe.
Elytres brièvement ovales. globulosus.
— ovales.
Antennes testacées. indicus.
— testacées à la base. orientalis.
S-G. Reicxera, Saulcy. (Spelueodetes Miller.)
Je réunis dans un groupe spécial quelques espèces qui se distinguent par
leur couleur testacée, la forme ovale de leurs élytres, leurs épaules très
déprimées, leurs yeux extrémement peu saillants ou mème indistincts, leurs
antennes épaisses et dont le deuxième article, très-large, a au moins deux
fois la longueur du troisième.
M. de Saulcy a établi le genre Xeicheia sur une espèce qui, outre ces
caractères, a le dernier article des palpes plus accuminé que chez la plupart
des Dyschirius.
Le genre Spelacodetes, proposé par M. Miller, ne diffère du précédent
qu'en ce que les épaules et l’extrémité des élytres sont dentelées en scie et
que les intervalles des stries sont ponctués. Or, ces caractères, d'ailleurs
très secondaires, existent plus ou moins distinctement chez les X. Zucifuga
et sublerranea.
On ne connaît encore qu'un seul individu de la plupart de ces insectes ;
j'ai sous les yeux la 2. lucifuga ainsi qu'une espèce d'Algérie; je ne connais
le Spel. mirabilis que par la description et la figure. Je pense que les
caractères tirés de l’extrème petitesse des yeux et de la forme des antennes,
permettent de maintenir cette coupe à titre de genre. La manière de vivre
des insectes qui y rentrent est d’ailleurs différente des autres Dyschirius ;
tous vivent soit dans des grottes, soit enfoncés dans la terre.
Je place provisoirement ici le D. rotundipennis qui se distingue cepen-
dant des autres espèces par ses palpes plus dilatés intérieurement et beau-
coup moins acuminés.
40 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
4. R. lucifuga, de Saulcy. Ann. soc. ent. Fr. 1862 p. 285, pl. 8,
fig. 5—5a. Ibid, 1865. Bull. p. 35.
L'épistome est tronqué au milieu; ses ailes sont très avancées. L'élé-
vation antérieure est plane, triangulaire, prolongée en arrière presque
comme dans le D. aeneus. Les côtés du corselet portent un sillon qui est
marqué jusqu'à la base. La région dorsale des élytres est assez plane; les
intervalles sont parsemés de quelques longs poils; ceux des stries dorsales
sont un peu rugueux; le point préscutellaire est isolé ; les côtés portent, en
dessous des épaules, deux ou trois dentelures très distinctes. Les yeux,
bien que très petits, sont cependant visibles.
Collioure, au pied des Albères.
2. R. subterreana, n. sp.
Cet insecte est tellement voisin du précédent qu'il me parait superflu
d'en donner une description complète; je renvoie à l'excellente description
fournie par M. de Saulcy de la R. Zucifuga et je me borne à signaler les
différences.
Les élytres sont plus étroites en avant; leur région dorsale est absolu-
ment convexe; le corselet est plus ovale, plus étroit antérieurement; les
yeux sont très petits, à peine un peu plus distincts ; les antennes sont plus
épaisses et un peu plus longues; les mandibules sont un peu plus larges.
Cet insecte a été trouvé en Algérie, aux environs de Bône; j'en ai vu
3 individus, dont l’un fait partie de la collection de M. de Chaudoir; les
deux autres m'ont été communiqués par M. Peyron. Il pourrait bien appar-
tenir à la même espèce que celui dont Schaum a fait mention (Ann. soc,
ent. 1862. Bull. p. 49). Je dois cependant faire remarquer que ce dernier
a passé sous les yeux de M. de Sauley, qui dit, après l'avoir comparé à
la R. lucifuga : « Sa taille est double (2 mill. 1/5), sa tète différemment
» sculptée, ses yeux quatre fois plus grands et son labre bilobé. » (v. Ann.
soc. ent. de Fr. 1863. p. 679.)
3. R. mirabilis, Miller, Wien. ent. Mon. 1863. p. 28. (G. Spelaeo-
detes.)
Ferruginen, nitida, pilis nonnullis longissimis adspersa ; capite profunde longi-
tudinatiter bi-impresso; prothorace subgloboso, medio canaliculato, lateribus mar-
ginalo ; elytris striatis, interstiliis punctulatis, lateribus explanatis ; margine late-
rali, humeris et ante apicem sublhiliter àcute serrato.
Trouvée une seule fois dans une caverne de l'Herzegovine, je ne suis pas
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES A
bien certain que cet insecte ne soit pas identique à la R. Zwcifuga. Les
seules différences que j'aperçoive sont qu'ici le bord postérieur des ély-
tres serait dentelé en scie (sans être précisément dentelé, il est ondulé dans
la R. Zucifuga), et que les stries disparaïtraient plus complétement vers
l'extrémité.
4. R. praecox, Schaum, D.J.I. 224, note 5.— Ann. soc. ent. Fr. 1862,
Bull. p. 49.
Sicile. 1 ind. appartenant au Musée de Berlin.
La description de Schaum ne me permet pas de déclarer avec certitude
si cet insecte est réellement différent de la R. Zucifuga.
D. R. rotundipennis, Chaud. B. M. 1843. 742. 7, — Putz. Mon. p. 21.
14. — Schaum, D. J. 225. 22.
Le corselet est rebordé comme celui de la R. lucifuga.
Montagnes de l'Autriche, de la Styrie, de la Carinthie et de la Carniole,
S-G. DyscxiRius.
Pour ne point multiplier les citations synonymiques, je me borne en gé-
néral, à m'en référer, pour les espèces d'Europe, à la synonymie telle qu'elle
est établie dans ma Monographie et dans le premier volume des Deutsch-
land's Insekten du Dr. Schaum.
1. D. rufipes. Dej. Spec. I, 428, 20. Putz. Mon. Cliv. p. 22, n° 16.
Brunneo-aeneus, antennis pedibusque rufis; prothorax subrotundatus, margine
laterali antice tantum perspicuo ; elytra oblongo-ovata, strialo-punctata, apice su-
blaevia, foveola praescutellari nulla; stria marginali ad humerum abbrevialta ; ti-
biæ anticae extus acute bidenticulatae.
Long. 2 492. — El. 4 192. — Lat. 374 m.
Il se trouve particulièrement en Autriche. M. de Chaudoir en possède un
ind. trouvé à Jitomir. Je l'ai reçu de M. Motschulsky comme venant de la
Russie méridionale.
2. D. Melancholicus, n. sp.
Niger, nitidus, elytris prothoraceque «ænescentibus. Vertexæ unisulcatus, eleva-
ANNALES SOC, ENTOM, DE BELCIQUE,T, X. Ü
49 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
tione antica postice subangulata. Prothorax anqustus, subovatus. Elytra ovata,
latiuscula, grosse punctato-striata, stria marginali ultra humerum haud porrecla.
Tibiue anticae extus bidenticulatae.
Long. 2 35. — El. 4 194. — Lat. 374 m.
Complétement noir, un peu bronzé sur le corselet et les élytres. Les an-
tennes dont le premier article est brun, sont courtes et à partir du cinquième
article, composées d'articles un peu transversaux.
L'épistome est tronqué au milieu, avec le bord légèrement relevé; ses
ailes sont assez saillantes, écartées. L’élévation antérieure est un peu plus
étroite en arrière, mais non prolongée; le vertex ne porte qu'un seul sillon
transversal.
Le corselet est étroit, un peu plus long que large, peu arrondi sur les
côtés, légèrement rétréci vers la partie antérieure; le bord antérieur est
tronqué ; le sillon marginal est bien distinct jusqu’en-dessous des angles
postérieurs ; le sillon longitudinal et l'impression transversale sont bien
marqués.
Les élytres forment un ovale un peu oblong; la base et l'extrémité sont
également larges; les épaules sont très-légèrement saillantes : les stries sont
profondes et bien distinctes dans toute leur étendue; la première et la deu-
xième partent du point préscutellaire; les points sont gros et distincts jus-
qu'au-delà du milieu ; la strie marginale ne dépasse pas l'épaule.
Les tibias antérieurs portent extérieurement deux dents comme celles du
D. aeneus, mais un peu plus petites. La digitation et l'épine terminales
sont d'égale longueur.
Comparé au le D. Chalybaeus, D. Melancholicus est plus court, propor-
tionnellement plus large, surtout en arrière, moins arrondi sur les côtés; le
corselet est un peu moins long et le sillon longitudinal est moins profond
en arrière; les antennes sont plus courtes, moins épaisses; les dents
externes des tibias antérieurs, la digitation et l’épine terminale sont plus
courts. La coloration est d’ailleurs différente.
Je ne possède qu'un seul individu de cet insecte que M. Motschulsky
w’a envoyé comme venant de la Daourie.
3. D. globosus, Herbst.
Putz. Mon. Cliv. p.19, n° 12.
Nigro-subaeneus; prothorax transversim globosus, margine laterali antice tan-
tum perspicuo. Elytra convexa, breviler ovata, striato-punctala, basi ante striam
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 45
‘e
Ian foveolata, interstitio 5° 3-punctato, extus atque basi laevibus. Tibiae anticae
extus bidenticulalae.
Long. 2 172. — El. 4 174. — Lat. 1 m.
Cette espèce est très-répandue dans toute l'Europe. M. Motschulsky
men a envoyé des ex. provenant de différentes parties de la Sibérie.
Quelquefois les élytres sont un peu plus étroites ; le corselet lui-même
peut être moins large ; c'est le cas chez les individus qui figurent dans la
coll. de M. Motschulsky sous le nom de D. globulicollis Fald. et qui vien-
pent de la Daourie.
M. le Dr. Grenier ma communiqué un grand nombre d'individus pris à
Hyères et dont le corselet est d'un brun rouge.
M. de Chaudoir en possède un venant de Sarepta et dont le corselet est
d'une couleur encore plus claire : c’est à cette variété que semble se rap-
porter le 2. ruficollis, Kolen. Melet. ent. p. 23.
4, D. fulvipes, Dei.
Putz. Mon. Cliv. p. 17, n° 10.
Niger subnitidus, ore, palpis, antennis pedibusque testaceo-rufis. Clypeus in me-
dio sub-emarginatus. Prothorax ovato-rotundatus. Elytra lata, ovata, postice
subangustiora, punctato-striata, interstitio 3° 5- punctato, humeris rotundatis,
stria marginali per basim obsolele continuata. Tibiae anticae extus acute bidenti-
culatae.
Long. 4 192. — El. 2 492. — Lat, 1 192 m.
Cette espèce, dont-la collection Dejean ne renferme qu'un seul exem-
plaire, est très-voisine du D.rw.fo-aeneus; comme dans ce dernier, le bord
antérieur de l'épistome est relevé et échancré au milieu, mais l'échancrure
est moins profonde et se borne souvent à une simple sinuosité : le corselet
est plus allongé, plus rétréci en avant et moins large en arrière; les élytres
sont un peu plus longues, plus étroites à la base et à l'extrémité; les épaules
sont beaucoup plus arrondies et ne forment aucune saillie ; le point préscu-
tellaire n'est point isolé, mais il est placé à la naissance de la première strie.
Le rebord latéral du corselet dépasse le premier point marginal, mais n'at-
teint pas le second.
Espagne. 1 ind. coll. Dejean.
M. Bellier a retrouvé cette espèce le long d’un étang salé près de Val-
ladolid.
44 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
5. D. rufo-aneus, Chaud. B. M. 1843, p. 741, n° 6.
aemulus, Putz. Mon., p. 22, n° 17.
Algiricus, Putz. Mon., p. 23, n° 18.
A fricanus, Putz. Mon., p. 15, n° 6.
obsoletus, Putz. Mon., p. 16, n° 7.
Niger, nitidus, palpis antennisque testaceis, pedibus anticis brunneis, posticis
rufis. Clypeus in medio emarginatus ita ut saepe emarginatus videatur ; alae latae
prominulue. Prothorax rotundatus. Elytra lata, cvata, parum convexa, sat ten-
uiter punctato-striata, interstitio 5° 3- punctato, kumeris sub-prominulis, stria
marginal per basim plus minusve distincte continuata, foveola praescutellari
a striis sejuncta, Tibiae anticae extus acute bidenticulatae.
Long. 4 3%, 3 192. — EI, 2 19%, 1 394. — Lat. 1 472, 1 17# m.
L'examen d’un assez grand nombre d'exemplaires m'a fait reconnaitre la
nécessité de réunir ces cinq espèces qui ont été établies sur des individus
isolés présentant des modifications dans la longueur des élytres, leur ponc-
tuation, la netteté plus ou moins grande de la strie marginale le long de la
base, la longueur des dents à la partie externe des tibias antérieurs, etc.
Le type du 2. r#,f0-aeneus est un individu récemment transformé ; ilest
d'un brun bronzé assez clair ; il porte sur le troisième intervalle des stries,
non pas 4 points, comme la description l'indique par erreur, mais 3 points.
Les individus que M. Poupillier m'a envoyés comme venant de Kabylie
sont en général plus larges que ceux des autres parties de l’Algérie.
Cette espèce semble appartenir plus particulièrement à l'Algérie et à la
Sicile.
6. D. importunus, Schaum, D. J. I. 201 et Berl. E. Z. I. 126.
Nigro-aeñeus, nitidus, palporum anteunarumque basi testaceo-rufa. Clypeus in
medio emarginalus. Elevalio antica postice truncata. Prothorax subglobosus, antice
angustalus, angulis anticis deflexis ; margine laterali ultra punctum 1" laterale
haud distincta. Elytra oblongo-ovaia, basi laevia, ante apicem absolete striata neque
punclala ; inlerstilio 5° tri-punctato ; stria marginali obsoletissime per basim con-
hinuala; punclo præscutellari nullo. Tibiæ anticæ bidenticulatæ, dente inferiore-
quam in D. æneo majore.
Long. 3 34 — El. 1 78 — Lat. 1 113 m.
Trouvé pour la première fois par M. de Chaudoir, à Odessa, le long
d'une mare douce, à peu de distance de la mer, et envoyé par lui à ses
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 45
correspondants sous le nom de 2. dubius. Retrouvé en Grèce par M. Kie-
senwetter et décrit par M. Schaum sous le nom de D. ämportunus.
M. Peyron m'en a communiqué plusieurs exemplaires pris par lui à
Tarsous et M. Reiche un venant de Syrie.
L'absence de sillon marginal dès avant le milieu des côtés du corselet,
l'échancrure plus ou moins distincte du centre de l'épistome, la forme par-
ticulière des élytres, ne permettent pas de confondre cette espèce avec
d'autres. La strie marginale n’est que fort peu distincte le long de la base
des élytres; je n'ai même pas pu la découvrir chez certains individus. Le
deuxième des points du troisième intervalle est parfois confondu avec ceux
de la troisième strie.
7. D. immarginatus. Putz. Ann. $. ent. Fr. 1865, p. 353.
Nigro-æneus, palpis, antennis basi pedibusque testaceis. Palpi apice late trun-
cali. Clypeus subarcuatus, alis latiusculis. Elevatio antica postice truncala. Pro-
thorax subglobosus, antice augustatus, ibi capitis latudine ; angulis anticis deflexis ;
sulco longitudinali parum, transversali vero profundo ; margine lateral ultra
punclum primum marginale haud distincto. Elytra oblonga, antice posticeque æqua-
liter sub-angustata, margine laterali parum rotundato, humeris subprominulis ;
punctalo-striata, basi lævi, ante apicem absolete striata neque punclata ; interslitio
5° tripunctalo; stria marginali abbreviata; puncto præscutellari nullo. Tibiæ
anticæ dente laterali infervore longo, 2° obsolelo.
Long. 3 — El. 4 3% — Lat. 1 174 m.
Cette espèce présente un caractère que l’on ne rencontre que chez peu
de Dyschirius : le rebord extérieur du corselet n’est distinct que dans sa
partie supérieure ; il disparait un peu au dessous du premier point mar-
ginal, Le D. importunus offre également cette particularité, mais il a l'épi-
stome échancré au centre, son corselet est plus court, beaucoup moins ré-
tréci en avant, ses élytres sont plus longues, moins sinuées et plus arron-
dies sur les côtés, un peu plus rétrécies en arrière; les épaules sont plus
saillantes; les stries sont moins profondes et leurs points plus gros; les
palpes sont moins tronqués ; la dent inférieure des tibias est un peu moins
longue, mais la dent supérieure est plus marquée.
Le D. fulvipes ne peut pas être confondu avec le D. immarginatus ;
ce dernier est toujours plus petit, les élytres sont un peu plus courtes,
moins arrondies sur les côtés, plus convexes, les points des stries plus gros,
moins serrés et surtout plus irrégulièrement disposés ; le point préscutel-
laire manque absolument, etc.
46 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
La coll. de Chaudoir renferme un individu venant d'Espagne (Cartha-
gene). M. de Vuillefroy en a retrouvé plusieurs individus dans la même
localité, dans une mare sémi-saline presque desséchée.
8. D. frigidus, Mannerh, B. M. 1853, p. 31 n° 11.
Niger, nitidus, subænesceus. Clypeus marginatus, leviter arcuatus, alis angulatis.
Elevalio antica subglobosa, sulco transversali « vertice separata. Prothorax subglo-
bosus, margine antico truncato. Etytra oblongo-ovuta, punctato-striata, post me-
dium lævigala, punctis minulis distantibus, inierstitio 5° 5-puncrato, stria margi-
nal ultra humerum non porrecta, puncto præscutellari in basi striarum 1 et 2
sito. Tibiæ anticæ extus bidentatæ, dente inferiore magno, acute triangulari.
Digitatio terminalis spinæ interiori longitudine æqualis.
Long. 3 192 = El. 4 34 — El. 193 M.
Espèce parfaitement distincte par ses élytres d'un oblong très régulier,
assez faiblement striées et ponctuées dans leur première moitié, lisses dans
la moitié postérieure, à l'exception des première et deuxième stries qui
s'étendent presqu’à l'extrémité; par ses palpes et ses antennes entièrement
noires et surtout par le développement de la dent inférieure des tibias qui
est tout aussi forte, mais encore plus aiguë que chez le D. dentiger.
Jen'en ai vu qu'un seul exemplaire dans la collection de M. deChaudoir,
et qui vient de Kenai (Amérique Russe).
9. D. Bonellii, Putz. Mon. p. 35, n° 34. — Schaum, D. J. I. 220, 17.
Nigro-æneus, ore, antennis pedibusque rufis, palporum articulo uliimo in medio
piceo. Prothorax subrotundatus. Elytra oblongo-ovata, minus convexa, leviter stri-
ato-punctata, apice et latere laevigata, interstitio 3° bipunctato, stria marginali
ultra humerum porrecta ; foveola praescutellari striae primae subconnexa. Femora
antica crassa; tibiarum anticarum digitatio externa spina interiore vix longior,
angusta, curvata ; denticuli externi minuti.
Long. 4 — El. 2 — Lat. 2 173 M.
Cette espéce est peu connue; elle est souvent confondue dans les collec-
tions avec le D. ZLafertei; c'est donc avec ce dernier que je vais la comparer.
Sa taille est plus grande; les élytres sont beaucoup moins convexes, plus
longues, moins rétrécies à l'extrémité; les stries sont moins profondes, leurs
points plus petits et l'extrémité est plus lisse ; la strie marginale se prolonge
distinctement au dessus de l'épaule, sans, toutefois, s'étendre sur la base;
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 47
le corselet est un peu plus rétréci en avant ; les yeux sont moins saillants;
les ailes de l'épistome sont plus avancées; les cuisses antérieures sont plus
larges; la digitation terminale externe des tibias est plus grèle, plus longue
et plus recourbée; la dent externe intérieure est encore plus obtuse.
Le principal habitat de cet insecte semble ètre le bord du Danube, à
Vienne. Cependant M. de Chaudoir en possède un individu provenant de
Wierzchownia.
10-12. D. semistriatus, Dej.
D. Zafertei, Putz.
D. dimidiatus, Chaud.
M. Schaum (D. J. 221, 18.) a cru devoir réunir ces trois espèces.
Elles se ressemblent, en effet, beaucoup.
J'ai devant moi : .
1° Le type sur lequel Dejean a décrit le D. semistriatus, et qui vient
du Calvados, plus six autres individus pris en Savoie par MM. de Mathan
et Fauvel.
2° Les types de mon D. Zafertei, que M. de Laferté avait recus du
Piémont par M. Ghiliani.
3 Trois exemplaires types du 2. dimnidiatus rapportés du Caucase par
M. de Chaudoir.
Voici ce qui résulte de la comparaison de ces divers éléments :
Le corselet du D. semistriatus, est plus large, plus arrondi sur les côtés
que dans les deux autres espèces où il est en même temps plus allongé;
le sillon marginal est très peu apparent et dépasse à peine le point
antérieur.
Les élytres sont à l'extrémité, presque de la mème largeur qu'en avant,
tandis que dans le D. Lafertei elles sont très rétrécies en arrière.
Le point préscutellaire est presqu'isolé, tandis que dans le. Zafertei et
le D. dimidiatus à est distinct, situé à la base de la première strie. La strie
marginale qui, dans les deux dernières espèces ne dépasse guère le dessus
de l'épaule, est prolongée non sur l'épaule, mais le long de la base dans le
semistriatus. Chez ce dernier les dents externes des tibias antérieurs sont
un peu plus distinctes et la digitation terminale externe est de même lon-
gueur que l’épine interne. Chez le Zafertei et le dimidiatus cette épine est
plus courte. La couleur des pattes et des antennes est d’ailleurs différente.
Je crois donc qu'il y a lieu de maintenir les D. Lafertei et dimnidiatus
comme espèces distinctes du D. semistriatus.
48 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
10. D. semistriatus, Dej.
Putz. Mon. Cliv. p. 26, n° 23.
Nigro-aeneus, palpis, antennis pedibusque rufo-riceis, antennis basi dilutioribus.
Prothorax rotundatus sulco marginali abbreviato. Elytra subovata, apice angus-
tiora , humeris spinulosis, subtilius striato-punctata, apice et latere laevigata
interstitio 5° bipunctato; stria marginal secundum basim tenuiter prolongata,
foveola præscutellari striæ Â2€ vix connexa. Tibiarum anticarum digitatio externa
spinae interiori aequalis ; denticuli externi minuti.
Long. 3 492 — El. 1 39k — Lat. 4 194 m.
Le type de Dejean vient du Calvados où l'espèce semble ne pas avoir été
retrouvée.
M. Marquet m'en a envoyé des individus pris à Toulouse et M. de
Barneville un qu'il a rencontré aux environs de Paris.
11. D. Lafertei, Putz. Mon. Cliv. p. 30, n° 27.
Schaum, D. J. I. 221.
Nigro-aeneus, ore, antennis pedibusque rufis. Prothorax subrotundatus. Elytra
sub-ovata, apice auqustiora, Striato-punctata, apice et latere laevigata, interstitio
5° 3-punctato (3° sæpius obsoleto) stria marginali humerum vix superante ; foveola
praescutelluri striæ 12 connexa. Tibiarum anticarum digitatio externa spina inte-
riore longior ; denticuli externi minuti.
Long. 3 192 — El. 1 3% — Lat. 1 174 m.
France méridionale, et surtout Piémont.
MM. de Mathan et Fauvel m'en ont communiqué plusieurs exemplaires
recueillis par eux en Savoie le long de l'Isère, à Albertville.
12. D. dimidiatus, Chaud. Car. Cauc. p. 70 et Bull. Mosc. 1850. 197.
Il diffère du D. Zafertei par son corselet plus étroit et ses élytres un peu
plus allongées. Transcaucasie.
13. D. acutus, n. sp.
Nigro-aeneus, nitidus, palpis, antennarum basi tarsisque testaceis. Clypeus
subemarginatus, alis anqustis longioribus. Elevatio antica cordata, caudata. Pro-
thorax subglobosus, extus anguste marginatus. Elytra subovata, convexa, basi rotun-
data, humeris subrotundatis, apice angustata, grosse punctato-striata, stria mar-
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 49
ginali in humero vix distincta, puncto praescutellari nullo, interstitio 5 tripunctato.
Tibine anticae dente inferiore parvo, acuto; digitatio spinaque terminales longae,
acutae, longitudine subaequales.
Long. 3 — El. 1 23 — Lat. 1 174 m.
La taille de cette espèce, la longueur de ses élytres sont celles du
D. æ@neus.
La couleur est noire, légèrement bronzée, les palpes, sauf l'extrémité du
dernier article, sont testacés, de mêmes que les antennes dont cependant
les derniers articles sont un peu plus foncés. Les tarses sont également
testacés.
L'épistome est rebordé; le rebord est sinué; il s’abaisse au milieu et
forme ainsi une échancrure peu profonde.
Les ailes sont étroites, beaucoup plus avancées et plus séparées des
rebords supra-antennaires que dans tous les autres Dyschirius que je con-
nais; elles ne sont ni tronquées, ni arrondies à l'extrémité, mais coupées
obliquement et leur angle interne est un peu relevé. Le front porte, à la
hauteur de la naissance des yeux, un sillon transversal interrompu au
milieu, ce qui donne à l'élévation antérieure, peu saillante, une forme
triangulaire et la fait paraître prolongée en arrière.
Le corselet est presque globuleux, un peu plus large que long, très
arrondi sur les côtés, un peu rétréci en avant; le bord antérieur est tron-
qué. Le rebord marginal, assez faiblement marqué, est cependant distinct
jusqu’en dessous des angles postérieurs ; le sillon longitudinal s’élargit en
une sorte de fossette au delà du sillon transversal. Les élytres sont ovales,
élargies en avant; leur base est arrondie, l'extrémité est rétrécie; les stries
ne touchent point la base et les deux premières seules atteignent l'extrémité ;
leurs points sont gros et assez espacés ; le 3° intervalle est tri-ponctué, la
strie marginale ne dépasse l'épaule que fort peu distinctement ; il n'existe
aucune trace du point préscutellaire.
Les tibias antérieurs sont assez étroits; la dent externe supérieure est à
peine indiquée; la dent inférieure est petite mais aiguë; la digitation et
l'épine terminale sont assez grèles et la première n'est que très légèrement
un peu plus longue que l'autre.
Comparé au D. œneus, le D. acutus à les élytres moins convexes, plus
régulièrement ovales, quoique plus larges en avant, la base est beaucoup
plus arrondie et les épaules ne sont nullement saillantes; les stries sont
plus profondes et leurs points sont plus gros; le corselet est plus arrondi
sur les côtés. Les autres différences résultent suflissamment de la des-
cription.
ANNALES S0C, ENTOM, DE BELGIQUE, T, X.
50 REVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
La forme et la ponctuation de ses élytres le rapprochent beaucoup du
D. cariniceps ; cependant elles sont un peu plus étroites en arrière; le
corselet est beaucoup plus arrondi; les angles antérieurs de l'épistome sont
plus étroits et notablement plus avancés.
Je ne connais qu'un seul individu qui a été rapporté de Tarsous par
M. Peyron.
14. D. lœviusculus, Putz. Mon. Cliv. p. 27, n° 24.
SChaum, D J-1%222/10;
Nigro-aeneus, nitidus, palporum antennarumque basi atque pedibus posticis pi-
ceo-rufis ; clypeus truncatus alis parum prominulis ; elevatio anterior postice anguste
prolongata; prothorax subrotundatus sulco marginali abbreviato; elytra ovata,
convexa, striato-punctata, apice et latere lævigata, interstitio 5° bi-punctato ; stria
marginali basim non attingente. Tibiæ anticæ extus acute bidenticulatæ.
Long. 3. — El. 1 172. — Lat. 374 m.
Il diffère du D. semistriatus par ses élytres pius convexes, surtout en
arrière, par l'absence du point préscutellaire et de la strie basale, par l'élé-
vation antérieure de la tète qui est finement prolongée et suivie en arrière
de deux autres impressions ; enfin, par les tibias antérieurs dont la dent
externe inférieure est aussi développée que chez le D. aeneus.
Autriche, Tyrol, France (Calvados), Genève, Piémont, Chypre, Vol-
hynie.
15. D. planiusculus, n. sp.
Nigro-piceus, elytris sub-aenescentibus, palpis, antennis pedibusque rufis. Pro-
thorax subrotundatus, planiusculus, antice angustatus. Elytra ovata, parum con-
vexa, basi rotundata, apice vix angustiora, humeris denticulatis, striato-punctata,
extus apiceque lœvia; stria marginal ad humerum abbreviata ; foveola præscutel-
lari striæ suturali convexa. Tibiæ anticæ extus obsolete bidenticulatæ.
Long. 3 494. — El. 2 192. — Lat. 1 198 m.
C’est surtout par la moindre convexité du corselet et des élytres que cette
espèce diffère du D. ZLafertei. La couleur générale est d'un noir de poix
qui n'est légèrement bronzé que sur les élytres. Le milieu de lépistome est
moins large, moins nettement séparé des ailes; l'élévation antérieure est
plus arrondie et le sillon qui la borne en arrière est plus profond; le cor-
selet est beaucoup moins convexe, plus large en arrière, moins arrondi sur
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES jl
les côtés et en avant; la base est plus prolongée; le sillon transversal anté-
rieur et le sillon longitudinal sont plus profonds; les élytres sont un peu
plus courtes, plus élargies au milieu, un peu plus rétrécies en arrière, plus
planes au centre; les épaules sont plus marquées et portent une petite dent ;
la ponctuation est la mème, mais encore un peu plus profonde; les stries
et les points disparaissent plus complétement après le milieu; la première
strie est la seule qui atteigne l’extrémité ; sur la troisième strie se trouvent
trois points qui, confondus avec ceux des stries, sont difficiles à distinguer.
Les tibias antérieurs portent extérieurement deux petites dents dont l'in-
férieure est peu aiguë et dont la deuxième ne consiste qu'en un simple
renflement ; l'épine interne est un peu plus courte que la digitation externe.
Reçu de M. Riehl comme venant du Mexique.
16. D. abreviatus, Putz. Mon. p. 12, n°3.
Testaceo-brunneo-aeneus, palpis, antennis pedibusque pallide testaceis. Clypeus
latus, in medio subemarginatus, alis parum prominulis. Elevatio antica trans-
versa, sulco profundo a vertice separata. Prothorax latus, transversim subglobosus,
ad angulos posticos dilatatus, antice angustatus. Elytra oblongo-ovata, postice an-
gustata, humeris rotundatis, in medio striatis grosseque punctatis, basi et in dimi-
dia parte postica lævibus ; interstitio 5° impunctato; stria marginali ad humerum
abbreviata; puncto præscutellari striis haud connexo. Tibiæ anticæ extus acute
bidentatæ, spina interiore curvata, digitationt externæ longitudine æqualis.
Long. — 3192. — EI. 2. — Lat. 1 172 m.
l'ind. rapporté de Galveston (Texas), par M. Pilate. — Collection de
M. de Chaudoir.
17. D. apicalis, Putz. Mon. Cliv. p. 36, n° 35.
Nigro-aeneus, palpis antennarumque ima basi obscure rufis. Clypeus margine
elevato, arcuato, alis prominulis rectanqulatis, undique marginatis. Elevatio antica
cordata , longe caudata. Prothorax subovatus, basi dilatatus, antice angustatus,
sulco longitudinali subobsoleto, antico profundiore. Elytra elongata subcylindrica
humeris subrotundatis, fortiter punctato-striata, apice lævia, interstitio 5° tripunc-
tato, stria marginali ultra humerum haud porrecta; puncto praescutellari in basi
stricæ 12 silo. Tibic anticæ extus bidentatæ, dente inferiore magno, triangulari,
acuto. Digitatio terminalis spinaque interna longitudine subæquales.
Long. 3 34. — El. 2. — Lat. 1 274 m.
Dalmatie, France méridionale, Sicile, Grèce, Turquie, Russie méridio-
nale, le long de l’eau salée.
©t
NO
2 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
M. Marquet a pris au sud de Béziers un individu dont le vertex ne pré-
sente pas le prolongement normal de l'élévation antérieure.
18. D. morio, n. sp.
Nigro-æneus, palpis antennisque testaceis, pedibus postice brunneis. Clypeus
subarcuatus, alis parum prominulis. Elevatio antica cordata, caudata. Vertex
transversim plurisulcatus. Prothorax oblongus. Elytra elongata-oblonga, profunde
punctato-striata, basi lævia, apice sublævia, interstitio 5° 5-punctato, stria mar-
ginali ultra humerum non extensa, puncto præscultellari nullo. Tibiæ anticæ extus
denticulatæ, denticulo inferiore minuto. Digilatio externa spina interiore lon-
gior.
Long. 3. — El. 1 374. — Lat. 1 m.
L’épistome est de même forme que chez le D. aeneus, mais son rebord
est plus large et les ailes sont plus courtes ; l'élévation antérieure est moins
globuleuse, plus redressée en arrière où elle se prolonge, mais ce prolonge-
ment est plus ou moins interrompu par quelques sillons transversaux assez
irréguliers ; d’autres sillons se succèdent jusqu’après les yeux. Le corselet
est ovale, un peu plus large vers les angles postérieurs, tronqué en avant;
le sillon transversal antérieur porte, au fond, une succession de points iné-
gaux et entremèêlés de rugosités ; 1l est interrompu au milieu. Les élytres
sont oblongues-allongées, à peine un peu rétrécies à l'extrémité, très-peu
élargies au milieu ; la base est arrondie et lisse; les stries ne commencent
que plus bas que l'épaule, mais au dernier tiers de l'élytre, elles ne sont
plus distinctes; leurs points sont très-gros et espacés; le troisième inter-
valle porte trois points. La strie marginale s'arrête à l'épaule ; il n'existe
aucun point à la base près de l'écusson. Les tibias antérieurs portent exté-
rieurement deux dents dont l'inférieure est petite et la supérieure fort peu
marquée; l'épine terminale interne est plus courte que la digitation
externe.
La collection de M. de Chaudoir renferme deux Dyschirius venant de
Géorgie et sur l’un desquels J'ai fait la description qui précède. Le se-
cond exemplaire est un peu plus large, surtout au milieu, plus court, ses
épaules sont un peu plus marquées, et son corselet est plus globuleux.
19. D. ruficornis, Putz. Mon. Cliv. p. 33, n° 32.
Schaum, D. J. I, 213, 12.
Nigro-viridi-æneus, antennis, palpis pedibusque posticis pallide testaceis, pedi-
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES d9
bus anticis brunneis. Clypeus marginatus, subsinualo-truncatus, alis angustis, pro-
minulis. Elevatio antica transversa, postice plus minusve angustala, a vertice sulco
vel sulculis parum profundis separata. Prothorax subglobosus, sulco medio profundo.
Elytra subcylindrica postice leviter angustata, basi truncata, humeris prominulis,
profunde punctato-striala, punclis poslice evanescentibus, interstitio 5° punclis
5 majoribus impresso ; stria marginali ultra humerum non porrecta ; puncto præs-
cutellari striæ A2 connexo. Tibiæ anticæ extus ut in D. æneo bidenticulatæ ; digi-
tatio terminalis spinaque interna longitudine æquales.
Long. 3 192. — El. 2. — Lat. 78 m.
M. Miller me l’a envoyé de Vienne, M. Baudi des environs de Turin et
M. Von Bruck l’a pris à Gombo, littoral de la Toscane.
La collection de M. de Chaudoir renferme, sous le nom de 2. diluticor-
nis deux individus venant de Tiflis; ils sont un peu plus allongés, un peu
plus larges à l'extrémité ; les stries, chez l’un, sont plus marquées à la base ;
mais sous aucun autre rapport il ne me parait possible de les distinguer
de l'espèce.
20. D. nigripes, Lec. Proc, Philad. 10, 396 et 1857, 76, 77.
Apicalis, Lec. Agass. L. sup. 20.
Nigro-æneus, palpis antennarumque basi testaceis. Vertex plurisulcatus, eleva-
lione antica subprolongata. Prothorax globosus. Elytra oblonga, humeris subpro-
minulis, punclato-striata, interstitio 5° 5-punctato. Tibiæ anticæ extus bidenticu-
lalæ, digitatione spinaque terminalibus parvis æqualibus.
Long. 51 192. — EI. 4 78. — Lat. 4 {74 m.
Noir bronzé sur le corselet et les élytres. Palpes et base des antennes tes-
tacés. L’épistome est tronqué et son rebord est relevé; les ailes sont peu
avancées. L'élévation antérieure est déprimée au centre, cordiforme et légè-
rement prolongée en arrière,
Le vertex porte en outre quatre sillons transversaux.
Le corselet est globuleux, un peu plus étroit en arrière qu’en avant.
Les élytres sont oblongues, non rétrécies à l'extrémité; leurs épaules
sont légèrement saillantes.
Les stries deviennent moins profondes vers l'extrémité et extérieurement;
les points sont assez espacés; le troisième intervalle est 3-ponctué ; la strie
marginale ne dépasse pas l'épaule; les première et deuxième stries partent
du point préscutellaire.
Les tibias antérieurs portent extérieurement deux dents semblables à
54 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
celles du D. weneus; la digitation terminale et l'épine interne sont assez
petites et d'égale longueur.
États-Unis. 1 seul individu transmis par M. Le Conte à M. de Chau-
doir.
21. D. pumilus, Dej.
Putz. Mon. Cliv. p. 26, n° 22.
dentiger, Lec. Proc. Philad. 1857, p. 79.
Niger, nitidus, palpis, antennis pedibusque rufo-testaceis. Elevatio antica trans-
versa, subplana, postice augustala. Vertex transversim unisulcatus. Prothorax
subrotundatus antice leviler angustatus. Elytra oblonga, basi rotundata, humeris
subprominulis, lateribus ante medium dilatatis, apice leviler augushiora, grosse
punciato-striata, punctis ultra medium evanescentibus. Tibiæ anticæ extus denti-
culatæ, denticulo superiore obsoleto, inferiore valido ; spina interna terminali longa
curvala.
Long. 3. — El. 2 172. — Lat. 1 m.
D'un noir brillant, un peu bronzé sur les élytres dont l'extrémité est lége-
rement rougeûtre. Les palpes, les antennes et les pattes sont d'un testacé
rougeâtre. La dent du menton est large, peu aiguë, plus courte que les
lohes latéraux qui sont fortement ridés longitudinalement. Le deuxième
article des antennes est en massue courte, arqué à sa base.
L’épistome est large, tronqué, relevé; ses ailes sont peu avancées, forte-
ment rebordées ; l’élévation antérieure est transversale, peu convexe en
avant, séparée par un sillon profond du vertex qui est lisse. Le corselet est
subglobuleux, légèrement rétréci en avant; sa plus grande largeur est aux
angles postérieurs. L'impression transversale antérieure est plus profonde
que le sillon iongitudinal qui est moins marqué dans sa moitié postérieure.
Les élytres sont oblongues, de même largeur à l'extrémité qu'aux épaules,
mais s'élargissant en dessous de ces dernières jusqu'après le 1‘ tiers, pro-
fondément striées-ponctuées jusqu’au milieu d’où les stries vont en s'affai-
blissent jusqu’à l'extrémité et ne sont plus ponctuées, sinon les stries
externes.
Les stries ne commencent que plus bas que l'épaule. Dans aucun des
trois exemplaires que j'ai examinés, je n'ai pu distinguer de points sur le
3° intervalle. Le point prescutellaires est isolé ; la strie marginale n’est point
prolongée.
Les tibias antérieurs portent deux dents dont l'inférieure est plus longue
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 55
que celle du D. geneus. L'épine terminale interne est plus longue que la
digitation externe et fortement recourbée à son extrémité.
États-Unis.
M. Leconte croit que son 2. longulus pourrait être rapporté au pumilus.
Cela me parait impossible; les stries du Zongulus sont marquées à la base
et ne sont plus distinctes à l'extrémité ; c’est précisément le contraire dans le
pumnilus ; chez ce dernier, les antennes sont entièrement testacées; elles ne
le sont qu'à la base chez le Jongulus.
Je crois que c'est plutôt le dentiger Lec. qui est identique au pwmilus
Dejean.
22. D. Schaumii, n. sp.
Dilute fulvo-æneus, palpis, antennarum basi, ano pedibusque testaceis. Clypeus
truncatus, marginatus. Elevatio antica subconveæxa, breviter cordata haud caudata.
Vertex inter oculos lœvis. Prothorax transversim globosus, basi subangustatus, sulco
longitudinali obsoleto. Elytra ovato-suboblonga, postice angustata, in medio dila-
lala, humeris subprominulis, in dorso grosse punctato-striata, striis (prima ultima-
que exceptis) ante apicem evanescentibus ; interstitio 5° 5-punctato ; stria marginali
ulira humerum non porrecta. Tibiæ anticæ extus acute dentatæ, dente superiore
obtuso ; spina interiore digilatione terminali riulto breviore.
Long. 2 4 192 — El. 1 38 — Lat. 78 m.
Égypte. (Schaum.).
1 seul individu dans la coll. de M. de Chaudoir.
23. D. longipennis, n. sp.
Nigro-subæneus, palpis antennarumque basi testaceis. Clypeus marginatus, in
medio bisinuatus, alis prominulis ; elevatio antica globoso-cordata, postice anguste
caudata. Prothorax ovatus, margine antico truncato, sulco transversali anteriore
profundo, canaliculo medio obsoleto. Elytra subcylindrica, humeris rotundatis sub-
Prominulis, postice vix angustata, basi apiceque lævia, profunde grosseque punctato-
striala, intersiilio 5° tripunctato; stria marginali ad humerum abbreviala, puncto
præscutellari nullo. Tibiæ anticæ extus acute bidenticulatæ. Digitatio spinaque
terminales longitudine æquales.
Long. 2 3k — El. 1 192 — Lat. 778 m.
Cette espèce se rapproche beaucoup du D. apicalis ; mais il est d'une
plus petite taille ; les élytres sont un peu plus cylindriques; le point préscu-
56 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
tellaire manque; le corselet est un peu plus long, plus nettement tronqué
en avant; l’épistome n’est ni élevé, ni cintré dans son milieu ; il est simple-
ment rebordé; les ailes sont à peine distinctement rebordées extérieurement ;
la dent inférieure des tibias antérieurs est plus longue et plus aiguë.
Algérie.
M. Poupillier m'en a envoyé deux individus, J'en ai vu deux autres dans
la collection de M. Chaudoir.
24. D. Salinus, Schaum. Germ. Z. IV, 180.—D. J. I, 213. 13, Putz.
Mon. Cliv. p. 38, n° 39.
D. punctipennis, Putz. ib. p.33, n° 31.
D. striatopunctatus, Putz. ib. p. 36, n° 36.
D. salicola, Motsch. (1. 1.).
Obscure æneus, palporum antennarumque basi, mandibulis pedibusque plus mi-
nusve brunneis. Clypeus in medio arcuatus, alis prominulis. Elevatio antica postice
truncata, antice inæqualiter rotundata. Vertex transversim plurisulcatus. Pro-
thorax subovatus, antice angustatus. Elytra subcylindrica, fortiter punctato-striata,
punclis versus apicem evanescentibus, interslilio 5° 5-punctalo, stria marginali
ultra humerum secundum basim porrecta (sæpe obsoleta aut indistincta) ; puncto
præscutellari in basi striarum 1 et 2 sito; tibiæ anticæ extus fortiter bidenticu-
latæ.
Long. & — El. 2 192 — Lat. 1 37k m.
Cette espèce est très répandue le long des eaux salées ; elle se trouve en
Angleterre et en Belgique le long de la mer du Nord, en France le long de
l'Océan et de la Méditerranée, en Russie le long de la Mer noire et de la
Mer Caspienne et des lacs salés dans les Kirghises. Elle varie un peu sous
le rapport de la taille, de la forme du corselet, etc. La strie marginale, qui
est très distincte dans les individus pris par M. de Chaudoir, à Odessa, l’est
moins dans ceux de l'Allemagne du nord et moins encore dans ceux qui se
trouvent en Autriche et le long de l'Océan. Je dois donc reconnaitre que les
différences sur lesquelles j'avais fondé les D. punctipennis et striatopunc-
tatus n’ont pas une importanee suffisante.
Les huit espèces suivantes ont les élytres cylindriques et sans point pré-
seutellaire ; la strie marginale est ordinairement prolongée sur la base; les
tibias antérieurs sont bidenticulés.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 57
25. D. cylindricus, Dej. spec. I, 423, 11. — Putz. Mon. p. 44, n° 48.
Long. & 494 — EI. 2 — Lat. 1 174 m.
L’épistome est tronqué, rebordé; ses ailes sont médiocrement avancées ;
l'élévation antérieure est transversale, bornée en arrière par un sillon pro-
fond, lequel est suivi de deux ou trois autres sillons transversaux moins
apparents. Le corselet est ovale ; les élytres sont cylindriques et leurs
épaules forment une légère saillie, la ponctuation est indistincte après le
milieu. La digitation externe des tibias antérieurs est de mème longueur
que l'épine interne, mais beaucoup plus arquée.
Il se trouve particulièrement le long de la Méditerranée dans le limon
salé. Je l'ai pris le long des étangs salés au midi de Montpellier et
MM. Marquet et Martin l'ont rencontré assez abondamment aux environs
de Beziers et de Perpignan. J'en ai des individus venant des Iles de la
Grèce.
M. de Chaudoir l’a rencontré dans les environs d'Odessa et M. Dohrn
m'en à envoyé des exemplaires venant de Sarepta.
26. D. protensus, n. sp.
Long. # — El. 2 193 — Lat. 1 m.
Les élytres sont étroites, cylindriques.
Le corselet est convexe, allongé, plus étroit en avant ; la tête est plus
grosse que celle du 2. cylindricus; les ailes de l’épistome sont plus
avancées.
L'élévation antérieure est profondément déprimée au milieu ; elle se
prolonge en arrière en une carène étroite qui se subdivise entre les yeux
et fait paraitre le sommet de la tète rugueux. La tête est ponctuée en
arrière; le corselet porte aussi quelques points plus petits que ceux de la
tète et un peu vagues. Les élytres sont beaucoup plus étroites que celles
du 2. cylindricus; leurs points sont plus gros et restent distincts jusqu'à
l'extrémité. La digitation externe des tibias antérieurs est moins étroite
vers l'extrémité, et un peu moins arquée; la dent inférieure est plus longue.
Les antennes et les pattes sont testacées.
M. Grenier m'a communiqué plusieurs individus de cette espèce qui a été
trouvée à Hyères, probablement le long de la mer.
L'insecte que j'ai signalé (Mon. Cliv. p. 45) comme variété du 2. cylin-
dricus me parait appartenir à la présente espèce dont il diffère cependant
par le peu de profondeur des stries et des points de celles-ci.
ANNALES SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. X. 8
58 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
27. D. macroderus, Chaud. Bull. Mosc. 1850, p. 200, n° 20.
Schaum. D. J. I, 209.
Long. 3. 3 192 — El. 1 192. 4 293 — Lat. 374 m.
Les élytres sont conformées comme dans l'espèce qui précède, mais les
stries ne commencent que plus bas.
L'élévation antérieure du front est moins large, impressionnée au milieu,
cordiforme et simplement prolongée en arriere; elle est suivie de deux ou
trois sillons transversaux peu profonds.
Le corselet est moins convexe, moins rétréci antérieurement ; ses côtés
sont plus distinctement ponctués, mais la tête l’est moins. Le prolongement
de la strie marginale au dessus de l'épaule est très finement marqué.
Les tibias antérieurs sont semblables à ceux du D. protensus, mais leur
digitation terminale est plus étroite et plus longue.
Découvert par M. de Chaudoir à Odessa, au printemps. M. de Chaudoir
en possède un individu venant de Narbonne, noir, avec les antennes et les
pattes brunes.
M. Baudi m'en a communiqué ? exemplaires trouvés dans l'ile de Chypre.
M. Schaum l'a recu d'Athènes et de Phalère (Berl. E. 7. I, 125), et
M. Rosenhauer (Die Thiere Andal. p. 27) signale sa présence en Andalousie.
28. D. Peyroni, n. sp.
Long. 3. — El. 1 192. — Lat. 374 m.
Noir, avec les élytres un peu bronzées : palpes, antennes, pattes et rebord
inférieur des élytres d’un brun testacé.
Il est à peu près de la taille du æacroderus, mais le corselet est beau-
coup plus court, plus arrondi sur les côtés, pas plus large vers la base qu’en
avant ; le sillon longitudinal est moins marqué à sa partie antérieure. Les
élytres sont un peu moins allongées, moins cylindriques, plus élargies au
milieu, plus étroites à l'extrémité; les épaules sont encore plus arrondies et
le long de la base, on ne distingue aucune trace d’un prolongement de la
strie marginale. Le vertex est plus rugueux; l'élévation antérieure est beau-
coup plus prolongée en arrière en une mince carène qui va jusqu'en face
du milieu des yeux.
Par la forme du corselet et la longueur des élytres il se rapproche du
D. pusillus, mais il en diffère par la taille, par le prolongement plus mar-
qué de l'élévation antérieure du vertex, par la forme un peu moins cylin-
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 59
drique des élytres dont la base est plus arrondie et les épaules sont moins
distinctes, par l'absence de la strie basale, etc.
Bien que je n’aie vu qu'un seul individu qui a été rapporté de Tarsous,
par M. Peyron, je crois que cet insecte constitue une espèce nouvelle, que
je dédie à celui qui l’a découverte.
39. D. clypeatus, n. sp.
Très-voisin du D. Peyroni dont il a la taille, mais le corselet et les élytres
sont d'un bronzé plus verdâtre; les palpes, les antennes et les pattes sont
d'un testacé plus clair. Le corselet est de même forme, c’est-à-dire en ovale
court, mais il est plus étroit surtout en avant; le sillon longitudinal est plus
profond; les élytres sont un peu plus courtes et plus profondément striées-
ponctuées; la région préscutellaire est déprimée. Mais c’est la tète qui offre
les différences les plus importantes. L'épistome, au lieu d’être tronqué et
finement rebordé, a son milieu avancé, et très-relevé; les ailes, petites et
tres-peu saillantes chez le D. Peyroni et dans les espèces voisines, sont ici
prolongées, aiguës et très-nettement séparées des rebords supra-oculaires.
Le vertex est lisse; l'élévation antérieure, qui est tout aussi prolongée, a
cependant le prolongement moins étroit.
Sicile. 1 ind.
30. D. pusillus, Dej. sp. I, 425, 15. — Putz. Mon. p. 39, n° 40.
Schaum, D. J. 1, 211:
Long. 2 374. — El, 1 194. — Lat. 23 m.
Les élytres sont cylindriques, mais beaucoup moins allongées que dans
le D, macroderus, proportionnellement moins étroites, un peu plus larges
aux épaules.
Le corselet est ovale, également rétréci en avant et en arrière. Les stries
ne commencent que plus loin de la base; elles sont plus fortement ponc-
tuées jusqu’au dernier quart. La tête et le corselet ne sont nullement ponc-
tués. Les ailes de l’épistome sont plus avancées. L’élévation antérieure du
front est faiblement prolongée ; elle est bornée en arrière par un sillon pro-
fond ; entre les yeux, on remarque un autre sillon très-marqué.
Les tibias antérieurs ont leurs dents externes, surtout la supérieure,
plus aiguës que dans le D. macroderus.
60 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
31. D. nanus, n. sp.
. Long. 2 192. — El. 1 174. — Lat. 273 m.
Les élytres sont plus courtes que celles du D. pusillus, sub-cylindriques,
se rétrécissant légèrement des épaules à l'extrémité; la première et la
deuxième stries sont plus distinctes en avant où elles se réunissent, la strie
marginale n’est pas prolongée au-dessus de l’épaule; les stries sont beaucoup
plus profondes jusqu’à l'extrémité, mais leur ponctuation disparait après le
milieu.
Le corselet est plus large, moins convexe, plutôt carré qu’ovale, avec
tous les angles arrondis; le sillon longitudinal est plus marqué, surtout en
avant.
L’élévation antérieure du front est plus marquée, plus arrondie en avant
et un peu prolongée en arrière ; le deuxième sillon que, chez le pusillus,
on remarque entre les yeux, est ici remplacé par quelques ondulations. Les
pattes sont comme dans le D. pusillus.
M. de Chaudoir à trouvé deux ind. à Odessa.
32. D. bacillus Schaum, D. J. I, 210, note 2. — Berl. F. 7. 1, 125.
Long. 2 374. — El. 1 174. Lat, 273 m.
Intermédiaire entre le D. pusillus et le D. nanus. Les élytres sont aussi
longues que dans le pusillus, mais plus rétrécies en arrière; les stries sont
moins profondes et leurs points beaucoup plus petits ; la strie marginale est
très-distinctement prolongée sur les côtés de la base. Le corselet est comme
dans le D. nanus, mais il est plus long et encore plus plan.
Diffère du D. macroderus par ses élytres moins allongées, dont les côtés
sont moins parallèles et par conséquent moins cylindriques; le corselet est
moins long et ses côtés sont plus arrondis.
M. Schaum a trouvé à Smyrne quatre ind. de cette espèce; il en a remis
un à M. de Chaudoir dans la collection duquel je l'ai examiné.
33. D. flliformis, Lec. Proc. Philad. 1857, p. 78, n° 22.
Aeneo-niger, palpis antennisque testaceis, corpore toto subtus rufo-testaceo ; cly-
peus sat late marginatus, in medio leviter arcuatus, alis subprominulis ; elevatio
antica basi angustior sed haud prolongata. Vertex transversim bisulcatus, sulco
anteriore lato, 2 inter oculos minus profundo. Prothorax quadratim-subovatus,
antice angustior, margine laterali late explanato, sulco anteriore ruguloso. Elytra
elongala, cylindrica, humeris deflexis, prominulis, basi excepto profunde punctato-
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 61
striata, punctis e medio evanescentibus ; interstitio 5° impunclato; punclo præs-
cutellari magno striæ 12 connexo ; stria marginali ultra humerum non porrecta.
Tibiae anticae extus acute bidentatae, dente inferiore valido ; spina interiore digi-
tationeque terminali æqualibus.
Long. 3. — El. 4 192. — Lat. 273 m.
Cette espèce est beaucoup plus plane et plus régulièrement cylindrique
que les D. pallipennis et curvispinus; cependant, elle se rapproche de ce
dernier par plusieurs caractères importants : la conformation de la tête, la
profondeur des stries jusqu'à l'extrémité, l'absence de points sur le troisième
intervalle; la dimension inusitée du point préscutellaire. Le rebord du cor-
selet est beaucoup plus large que dans la plupart des autres Dyschirius.
New-York, près de l’eau salée, deux ind. Coll. de Chaudoir.
34. D. sublœævis, Putz. Mon. p. 42, n° 44.
Nigro-ueneus, palpis, antennis pedibusque testaceis. Clypeus latus, truncatus,
anguste marginalus. Elevatio anterior postice angustior haud prolongata. Vertex
punclo parum perspicuo impressus. Prothorax oblongus, antice leviter angustatus.
Elytra subcylindrica, infra basim punctato-striata, punctis sal remotis; striis extus
el apice minus profundis ; interstilio 5° impunctalo ; stria marginali ad humerum
abbreviata , puncto præscutellari striæ A2 leviter connexo. Tibiæ anticæ extus
acute bidenticulatæ; digitatio terminalis et spina interna longitudine æquules.
Long. 4. — El, 4 472. — Lat. 374 m.
Texas (Gralveston).
2 ind. Coll. de Chaudoir. Ce sont les deux exemplaires types rapportés
par M. Pilate.
39. D. curvispinus, Puiz. Mon. p. 41, n° 43.
Ferrugineo-aeneus. Clypeus truncatus, in medio subsinuatus. Elevatio antica
transversa, sulco profundo postice truncata. Prothorax elongato-suboblongus, antice
posticeque vix angustatus, lateribus distinctius marginatis. Elytra convexa, subcy-
lindrica, postice subangustala, undique profunde striata, striis punctatis ; punctis
ante apicem evanescentibus ; interstitio 5° impunctato ; stria marginali ultra hume-
rum levissime porrecta ; punclo præscutellari lato, in basi striæ # et 2 sito. Tibiæ
anticeæ extus obtuse sed distincte bidenticulatæ. Spina interior digitatione externa
paulo longior alque apice recurva.
Long. 3 193. — El. 1 23. — Lat. 1 m.
Texas (Galveston).
1'ind. (Coll. de Chaudoir.)
62 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
36. D. terminatus, Lec. Geod. Col. p. 40, n° 8.
Nigro-æneus, palpis, antennis pedibusque testaceis, elytris apice brunneis. Clypeus
in medio truncatus. Elevahio antica transversa, sulco profundo postice truncala ;
veriex dense rugoso-punctatus occipite lævi. Prothorax ovato-globosus, sulcis antico
medioque obsoletissimis, margine laterali ante medium vix perspicuo. Elytra con-
vexa, Subcylindrica, poslice angustiora, basi rorundata, in dorso striata, basi
lœvia apice sublævigata, punctis in striis remolis, interstilio 3° 3-punctato; stria
marginal ultra humerum non extensa, puncto præscutellari a striis remoto. Tibiæ
anticæ extus obtuse denticulatæ, denticulo superiore vix perspicuo; digitatione spi-
naque terminalibus æqualibus.
Long. 3. — El. 1 78. — Lat. 778 m.
États-Unis du Nord.
1 ind. Coll. de Chaudoir.
Bien que cet insecte présente un caractère extrèmement saillant (ponctua-
tion du vertex), dont ne parle pas la description de Le Conte, je crois bien
qu'il doit être rapporté à l'espèce décrite par l'entomologiste américain. —
J'en possède un individu venant du Mexique (?) qui a le rebord de l’épis-
tome un peu plus élevé et sinué.
38. D. angustatus, Ahr.
Putz. Mon. cliv. p. 40, n° 41.
D. jejunus, Daws. (cf. Schaum in Berl. E. z. VI, 431.)
Æneus, ore, antennis pedibusque testaceis. Clypeus anguste marginalus, subsi-
nuato-truncatus, alis parum prominulis. Elevahio antica in medio impresso, pos-
tice truncata, vertex rugosus. Prothorax oblongus, margine antico ruguloso. Etytra
elongata ; subparallela, fortius punctato-striata, interstilio 5° anle apicem unipunc-
tato ; stria marginali per basim porrecta; striæ duæ primæ e puncto præscutellari
emergentes. Tibiæ anticæ extus fortiler sed non acute bi-denticulutæ.
Long. 3 492 — El. 2 — Lat. 4 175 m.
Répandu dans toute l'Europe et dans la Russie méridionale; mais 1l n’est
commun nulle part, sauf peut être en Piémont d'où M. Baudi m'en a envoyé
plusieurs individus.
39. D. uliginosus, Putz. Mon. p. 34, n° 33. Schaum D. J. 212, 11.
Nigro-æneus, antennis basi brunneis. Clypeus anguste sinuato-marginatus, alis
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 63
parum prominulis. Elevatio antica in medio impressa, postice truncata ; vertex
lœvis. Prothorax subquadratus. Elytra elongata, subcylindrica, profunde striata, in
striis subtèliter punctata, punctis apicem versus evanescentibus, striis duabus primis
e puncto præsculellari emergentibus ibique depressis ; interstilio 5° impunctato ;
stria marginali ultra humerum profunde continuata. Tibiæ anticæ extus fortiter
acuteque bidenticulatæ.
Long, 3 — El, 1 39k — Lat. 1 174 m.
Allemagne.
Un seul individu qui fesait jadis partie de la coll. de Sturm et appartient
aujourd’hui à la coll. Schaum.
40. D. substriatus, Duft.
Putz. Mon. cliv. p. 43, n° 45. Schaum, D. J. I, 217, 16.
C. dimaculata, Bon.
Piceo-æneus, ore, palpis antennisque testaceis, pedibus elytrorumque macula
postica ferrugineis. Clypeus truncatus, leviter sinuato-marginatus, alis angustis
prominulis ; elevatio antica transversalis, angusta ; vertex transversim plurisulcatus.
Prothorax ovato-rotundatus. Elytru elongata, postice angustata, basi apiceque
rotundata, striis obsolete punctatis, in dorso tantum perspicuis ; stria basali nulla :
puncio præscutellari strice 12€ connexo. Tibiæ anticæ extus bidentatæ, dente infe-
riore magno subaculo.
Long. 3 192 — El. 2 — Lat. 4 175 m.
Le séjour principal de cette espèce semble être le nord de Fftalie.
M. Baudi l’a trouvé en Piémont, M. Von Bruck en Toscane, M. Schaum
à Nice. La coll. Dejean en renferme un exemplaire de Styrie, M. Grenier
m'en à communiqué deux qui ont été pris dans les Pyrénées orientales et
M. Marquet un autre qu'il a rencontrée dans la Haute Garonne.
M. de Chaudoir possède un individu venant du Piémont, qui est plus
petit, dont l’épistome est plus distinctement bisinué et dont le corselet est
presque carré c'est-à-dire plus long, dilaté à la base et moins rétréci anté-
rieurement. Je suis d'autant plus porté à n'y voir qu'une simple variété,
que parmi les individus reçus de M. Baudi, j'en trouve un dont le corselet
n’est pas loin d’avoir la même forme.
La même collection renferme également un seul individu d’une autre
variété provenant de la Mingrélie; le corselet est analogue à celui de la
variété précédente et les élytres sont un peu plus larges, surtout moins
rétrécies postérieurement, ce qui se rencontre aussi assez fréquemment
dans les individus du Piémont.
64 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
Al. D. extensus, Putz. Mon. p. 46, n° 49.
Schaum, D. J. p. 209, n° 9.
elongatulus, Dawson, Staint. Ann. 1856, p. 72.
Nigro-æneus, palpis, antennis pedibusque ferrugineis. Clypeus truncatus alis
parum prominulis. Elevatio antica planata, transversa, postice truncata ; vertex
5-sulcatus, sulco 1° in medio minus profundo, 2 interrupto. Prothorax elongatus,
e basi angustatus usque ad apicem ubi capitis latitudinem æquat. Elytra elongata,
cylindrica, fortiter punctato-striata, interstitio 5° unipunctalo ; stria marginal
per basim continua ; siria A8 e puncto prϾscutellari emergente, 2 basi abbreviatu.
Tibice antice extus bisinuatæ. Digitatio terminalis gracilior, arcuata, longior spina
interiore.
Long. 5 — El. 2 394 — Lat. 2 172 m.
Cette espèce est fort rare; trouvée d’abord au lac salé d’Eisleben en
Saxe, elle a été rencontrée plus tard en Angleterre, mais en nombre telle-
ment restreint que M. Dawson, qui ne la connaissait point et l’a décrite
comme nouvelle, ne la possède pas ; l'individu qu'il a eu l’obligeance de
me communiquer appartient à M. Clarke. L'exemplaire que je possède m'a
été donné par M. Schaum.
42. D. strumosus, Putz. Mon. Cliv. p. 48, n° 51.
Schaum, D. $. I, 208, 8.
Nigro-æneus, nitidus ; ore, palpis, antennis pedibusque rufis. Clypeus truncatus,
marginatus, alis latis supra oblique truncatis. Elevatio antica subprominula, trans-
versim oblonga, in medio impressa, sulco postico truncata. Prothorax ovato-qua-
dratus, antice leviter angustatus, angulis rotundatis, deflexis. Elytra subcylindrica,
humeris prominulis, in medio vix latiora, apice subangustata, striato-punclata,
basi apiceque lœvia, interstitio 5° tripunctato, stria suturali e puncto præscutellari
emergente. Tibiæ anticæ extus bisinuatæ; digitatio terminalis longior spina inte-
riore.
Long. 5 192 — El. 2 394 — Lat. 1 374 m.
Au premier aspect, il ressemble beaucoup aux grands individus du
D. chalceus ; mais outre que la strie marginale est très-nettement prolongée
le long de la base et que le 3° intervalle porte 3 points bien distincts, les
élytres sont plus étroites, le corselet est plus long, moins large à la
base etc.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 65
La collection de M. de Chaudoir renferme le type de Dejean, sur lequel
j'ai jadis décrit l'insecte, et un autre individu venant de Kislar. J'en pos-
sède un que je dois à l’obligeance de M. Miller qui l’a trouvé le long du
lac de Neusiedel près de Vienne. Il a été également rencontré en Grèce
près d'Athènes par M. Kiesenwetter.
43. D. edentulus, Putz. Mon. cliv. p. 51, n° 55.
Niger, elytris æneis, palpis, antennis pedibusque brunneis. Clypeus latus, trun-
catus, late marginatus, alis latis, parum prominulis. Elevatio antica puncto
impressa, postice sulco profundo truncata. Vertex transversim plurisulcatus, subti-
hissime punctulatus. Prothorax suboblongus, antice angustissimus. Elytra oblonga,
subcylindrica, basi rotundata, apice leviter angustata, infra basim punctato-striata,
apice lævia : interstihio 5° impunctato; stria marginal abbreviata ; stria A2 basi
depressa, e puncto præscutellari emergente. Tibiæ anticæ extus bisinuateæ ; digitatio
externa mullo longior ac spina interior.
Long. 7 — El. 4 — Lat. 2 m.
Texas. (Galveston.)
Le seul individu type fait aujourd'hui partie de la collection de M. de
Chaudoir.
44. D. chalceus, Erichs. — Putz. Mon. cliv. p. 51, n° 54. — Schaum
D 9220515)
D. oblongus, Putz. L. e. p. 52, n° 56.
Nigro-æneus, nitidus, palpis, antennis (basi præsertim) pedibusque rufis. Clypeus
truncatus, marginatus, alis latis supra oblique truncatis. Elevatio antica transver-
sim ovata, bi-impressa, postice subprolongata. Vertex transversim bi aut tri-sul-
catus, sulcis plus minusve rugulosis. Prothorax subovatus, antice angustatus, basi
modice canaliculatus. Elytra subcylindrica, humeris prominulis, in medio vix
latiora, punctato-striata, basi sublævia, postice leviter striata ; interstitio 5° bipunc-
tato ; stria marginali per basim haud continua ; stria 1? e puncto scutellari lato ac
profundo emergente. Tibiæ anticæ extus obluse bidenticulatæ ; digitatio terminalis
longior spina interna.
Long. 5 — 6. Ei. 2 374 — 3. Lat. 4 3/4 — 2 m.
Cette espèce a d'abord été trouvée en Allemagne, le long des lacs salés;
puis en Belgique le long des côtes de la mer du Nord, et en France, sur
la côte de l'Océan; mais c'est surtout à Odessa que M. de Chaudoir l’a
trouvée abondamment dans les Zimans près de la mer.
ANNALES SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. X. 9
LOUE RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
C’est avec le D. aitidus qu'il est le plus facile de confondre le chalceus.
Mais ce dernier, qui ne vit que près des eaux salées, a les élytres non
rétrécies après le milieu et par conséquent plus parallèles; les stries sont
plus fines, plus régulières et deviennent tres faibles vers l'extrémité; la
deuxième ne commence qu'en dessous de la première; le 3° intervalle ne
porte que deux points; le corselet est un peu plus long, moins ovale, plus
large en arrière, moins arrondi sur les côtés jusqu'aux angles antérieurs
où il est plus étroit; le sillon longitudinal est beaucoup moins profond à la
base; le sillon transversal antérieur porte en dessous beaucoup moins de
petites stries.
45. D. impunctipennis, Dawson.
Schaum, D. J. I, 767, 202.
arenosus, Putz. Mon. p. 48, 52.
inermis, Schaum, D. J. I, 203, 4.
lævistriatus, Fairm. et Lab. F. F. 47, 8.
Nigro-æneus, palporum antennarumque basi pedibusque aufis, pedibus anticis
brunneo-piceis. Clypeus marginatus, in medio arcuatus , alis elevato-prominulis.
Elevatio antica transversa, sulco postico truncata. Prothorax ovatus, in medio pro-
funde canaliculatus. Elytra elongalo-ovata, convexa, postice angustiora, profunde
striala, striis subpunctalis, interstitüis convexis, interstitio 5° bipunctato; stria
marginali per humerum haud continua, puncio præscutellari in basi striarum 1 et
2 sito. Tibiæ aniicæ extus bisinuatæ. Digilatio terminalis spina interiore
sublongior.
Long. 4 192. — EI. 2 193. — Lat. 1 394 m.
Il diffère du D. nitidus par ses élytres plus étroites, ponctuées d'une
manière moins apparente, plus profondément striées, les intervalles
convexes, le troisième ne portant que deux points; son corselet plus
étroit, dont le rebord marginal est moins marqué et les angles anté-
rieurs moins arrondis, son labre échancré angulairement, son épistome
fortement relevé au milieu, ses ailes plus étroites et plus proéminentes.
Le corselet est parfois ovale, assez étroit; les élytres varient de forme
comme celle du D. witidus. En Belgique il est ordinairement d’un bronzé
assez clair, rarement noir ou rougeûtre; les individus pris le long de la
mer Baltique sont en général plus sombres.
Cet insecte n'a été trouvé abondament que par M. Schaum à Swine-
munde, et par M. Mors à Nieuport (Belgique). On le rencontre sur les côtes
d'Angleterre; on l'a également trouvé en France à St-Valery.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 67
46. D. nitidus, Dej.
Putz. Mon. Cliv. p. 49, n° 53.
Schaum, D. J. I, 205, 6.
D. inermis, Curt. (cf. Schaum I. c. p. 767.)
Æneus vel nigro-æneus, nilidus, ore, palpis, antennis basi pedibusque posticis
brunneis. Clypeus in medio truncatus, alis latis oblique subtruncatis. Elevatio antica
hemisphærica, in medio impressa, postice plus minusve distincte prolongata; vertex
transversim plurisulcatus. Prothorax subrotundatus, basi profunde canaliculatus.
Elytra oblongo-ovata, humeris prominulis, in medio latiora, postice angustata,
profunde punctato-striata, striis postice levioribus ; interstitio 5° 3-punctato ; stria
marginali per basim haud continua ; striis duabus primis e foveola præscuiellari
emergentibus. Tibiæ anticæ extus obtuse bidenticulatæ. Digitatio terminalis longior
spina interna.
Long. 5. — El. 3. — Lat. 1 {72 m.
Bien que cette espèce varie assez, il est cependant toujours facile de la
reconnaitre.
La couleur ordinaire est d’un bronzé brillant, quelquefois d’un noir bril-
lant ; on rencontre souvent des individus d’un noir terne; la ponctuation
chez ces derniers est un peu plus fine et plus régulière. C’est à cette variété
qu'appartient le D. inermis Curt. (V. Pute. Mon. Cliv. p. 53, n° 57. —
Schaum, D. J. I, 767, 202).
Les élytres peuvent être presque cylindriques, c’est-à-dire non rétrécies
postérieurement; j'ai pris aux environs de Bruxelles deux ind. de cette
variété qui ont en outre les stries aussi fines et les points aussi distancés que
dans le D. politus.
Souvent, les individus du midi de la France sont plus profondément
striés ; le troisième intervalle ne porte aucune trace du point supérieur; la
deuxième et la troisième stries ne commencent distinctement qu’en dessous
du point préseutellaire ; le corselet est un peu plus étroit; le bord antérieur
de l'épistome, au lieu d'ètre tronqué, est fortement relevé et cintré dans
son milieu. Cette variété se rapproche de l'impunclipennis par son labre
échancré angulairement et par la longueur des ailes de l’épistome. Ces
caractères se présentant plus ou moins réunies dans les variétés du
D. nitidus provenant d'autres localités, ne peuvent évidemment pas
suffire pour permettre l'établissement d'une espèce nouvelle. Du reste,
la forme générale des élytres, la profondeur des stries et du sillon lon-
gitudinal du corselet ne permettent la réunion à aucune autre espèce qu'au
D. nilidus.
0 Ne
.
68 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
Le D. nitidus se rencontre communément le long des eaux douces de
toute l'Europe et de la Russie jusqu'à Kiachta. Je doute qu’il se trouve en
Algérie.
47. D. ovipennis, Chaud. (coll.)
Nigro-æneus, palpis, antennarum basi pedibusque posticis testaceo-rufis. Clypeus
antice marginatus, alis rotundatis prominulis. Elevatio antica hemisphærica, in
medio impressa, postice plus minusve distincle prolongata ; vertex transversim
pluri-sulcatus. Prothoraxz subrotundatus, profunde canaliculatus. Elytra subovata,
humeris prominulis, in medio rotundata, postice angustata, punctato-striata ; striis
postice profundioribus, interstitio 5° bipunctato, stria marginali per basim haud
continua; striæ duæ primæ e punclo præscutellari emergentes. Tibiæ anticæ
extus bidenticulatæ ; digitatio terminalis brevior spina interna, hac apice magis
curvala.
Long. 4. — El. 2. — Lat. { 472 m.
Le collection de M. de Chaudoir renferme, sous ce nom, quatre individus
de cet insecte qui vient des Sables d'Olonne. Il est voisin, mais bien dis-
tinct, du aitidus. Il est plus petit; la tête et Le corselet sont conformés de
même et sujets aux mêmes variations; mais les élytres sont beaucoup plus
courtes, plus ovales, plus régulièrement striées; les intervalles sont plus
convexes à l’extrémité; le troisième intervalle ne porte que deux points; les
tibias antérieurs qui, chez le witidus, ont leur épine terminale plus courte
que la digitation externe ont, au contraire, chez le D. ovipennis, l'épine
distinctement plus longue et plus recourbée à l'extrémité.
Je n’ai vu cet insecte dans aucune autre collection.
48. D. lucidus, Putz. Mon. Cliv. p. 37, n° 37.
Æneus, nilidus, palporum antennarumque basi tibiisque testaceo rufis. Clypeus
in medio alisque angulatis. Elevatio antica angusta, transversa, abrupte prolongata;
vertez obscure plurisulcatus. Prothorax ovatus, in medio ipso dilatatus, basi apice-
que angustissimus, in medio profunde sulcatus. Elytra subovata convexiora, humeris
prominuls, postice subanqustata, usque ad apicem profunde punctato-striata,
interstitüs convexis, 5° bipunctato, stria marginali ultra humerum haud porrecta,
struis 13 atque 22 e puncto præscutellari emergentes. Tibiæ anticæ extus bidenti-
culatae. Digitatio spinaque terminales longitudine aequales, hac apice magis
curvala.
Long. 4 172. — El, 2 478. — Lat. 1 174 m.
Il se rapproche beaucoup du 2. ovipennis par la forme de ses élytres,
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 69
mais celles-ci sont encore plus courtes et surtout plus convexes. Les autres
différences résultent suffisamment de la comparaison des deux diagnoses.
Bords de l'Euphrate. 1 ind. (Coll. de Chaudorr.)
49. D. politus, Dei.
Putz. Mon. Cliv. p. 46, n° 50.
Æneus, nitidus, ore, palpis, antennis pedibusque plus minusve testaceis. Clypeus
in medio truncatus (aliquando arcuato-elevatus), alis angustis. Elevatio antica
transversa, in medio impressa, postice sulco profundo truncata. Vertex plurisul-
catus. Prothorax oblongo-ovatus, subtiliter canaliculatus. Elytra angusta, oblonga,
basi rotundata, humeris vix prominulis, post medium angustata, tenuiter punctato-
striata, interstitio 5° bipunctato ; stria marginali per basim haud continua ; striæ
4 et 2 epuncto præscutellari emergentes. Tibiae anticae extus obtuse bidenticulatæ.
Long. 4. — El. 2. — Lat. 1 m.
Il se trouve dans les mêmes localités que le #ifidus, mais beaucoup moins
communément.
50. D. sellatus, Lec. Proc. Philad. 1857, p° 78, n° 19.
Il diffère du D. pallipennis par sa taille plus grande (Long. 5. — El.
3 1/2. — Lat. 1 1/2 m.), sa tête et son corselet d’une teinte plus foncée de
mème que les taches qui occupent le dessus des élytres après l'écusson et
avant l'extrémité, — par les ailes de l’épistome qui sont un peu plus avan-
cées et surtout par son corselet plus court et plus large.
New-Jersey, le long de la mer.
Je n'ai vu qu'un seul individu qui m'a été envoyé par M. Le Conte.
51. D. pallipennis, Say. 5
Putz. Mon. Clv, p. 41, n°42.
Ferrugineus, elytris pallidioribus, in regione postscutellari atque ante-apicali
plus minusve infuscatis. Clypeus truncatus, anguste marginatus, alis subpromi-
nulis; elevatio aniica subplana, haud prolongata ; vertice occipiteque dense rugoso-
punctatis. Prothorax ovatus, antice angustior, in medio sulcatus, sulco transversali
antico minus profundo rugulisque notato ; margine laterali sat explanato.
Elytra convexa, subcylindrica, apice vix angustiora, profunde striata, Striis vit
punctatis, interstitio 5° impunctato, stria marginal ad humerum abbreviata,
70 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
punclo præscutellari striæ A2 connexo. Digitatio terminalis longior spina
interna.
Long. 3 23 — El. 2 — Lat. 1 m.
Etats-Unis.
Outre l'ex. de la coll. Dejean, M. de Chaudoir en possède d’autres qui
ont été rapportés par M. Schaum.
92. D. sphæricollis, Say. Dejean.
Putz. Mon. Cliv. p. 17, n° 9.
Nigro-æneus, nitidus; palpis, antennis basi pedibusque testaceis ; femoribus
brunneis. Clypeus in medio angulatus, alis supra oblique subtruncatis; elevatio
antica transversa, parum distincla, sulco postico truncata. Vertex sulculis duobus
impressus. Prothorax ovatus. Elytra oblongo-ovata, humeris rotundatis vix pro-
minulis, profunde punclato-striata, interstitio 5° bipunctato, stria marginali ultra
humerum haud porrecta ; striis A4 92 que (vix)e puncto præscutellari emergentibus.
Tibiæ anticæ extus obtuse bidenticulatæ ; digitatio terminalis apice incurva, spinæ
interiori longitudine æquali.
Long. 5 — El. 2 192 — Lat. 1 122 m.
Le mauvais état dans lequel se trouvait l’unique individu de la collection
Dejean m'a fait mal apprécier les affinités de cette espèce. Ce n’est pas avec
le D. {horacicus qu'il doit être comparé, mais avec le xitidus. Ce que j'ai
considéré à tort comme une dent au centre de l'épistome, n'est qu'un pro-
longement anguleux un peu plus prononcé que celui qui existe par exemple
chez le D. Zucidus. Dans une variété méridionale du 2. nitidus, on
remarque une forme analogue, quoique plus arrondie en avant.
La forme du corselet, celle des élytres, la disposition des stries er la
denticulation externe des tibias antérieurs se réunissent pour faire
placer le D. sphaericollis dans le voisinage du D. nitidus. Indépendam-
ment des différences qui résultent de la diagnose, le corselet du sphaeri-
collis est moins large en arrière; les élytres sont plus convexes, plus
courtes, plus régulièrement ovales et leurs épaules sont beaucoup plus
arrondies.
M. Schaum en a rapporté un grand nombre d'individus qu'il a trouvés
pres de New-York, le long dela mer.
93. D. crenulatus, n. sp.
Niger, nitidus, elytris ænescentibus, palpis antennisque basi lestaceis, pedibus
prothoraceque subtus brunneis.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 14
Clypeus truncatus, margine erecto ; elevatio antica transversa, sulco postico trun-
cata. Prothorax subglobosus, antice subangustatus, sulco longitudinali profunde
impresso. Elytra elongato-oblonga, postice angustata, basi truncata, humeris pro-
minulis, profunde punctato-striata, basi lævia, punctis ante apicem evanescentibus,
interstitio 5° 5-punctalo, stria marginali ultra humerum non producta; puncto
præscutellari nullo. Tibiæ posticæ extus denticulatæ, denticulo inferiore acuto.
Long, 2 78 — El. 4 192 — Lat. 374 m.
Il ressemble un peu au 2. misellus, mais ses élytres sont plus allongées
plus étroites au milieu, beaucoup plus profondément striées à l'extrémité ;
leur base n’est pas arrondie, mais un peu échancrée au dessus des épaules
qui ont extérieurement une petite saillie en forme de dent. Le corselet est
plus étroit et un peu plus long. La dent inférieure des tibias antérieurs est
plus forte ; elle est aussi grande mais plus aiguë que celle du 2. aeneus.
L’épine interne est de mème longueur que la digitation terminale.
Kazan, bord du Volga.
1 ind. coll. de Chaudoir.
94. D. attenualus, n. sp.
Nigro-cupreus, elytris lucidis, palpis basi antennarumque articulis duobus primis
testaceis. Clypeus marginatus, margine ereclo, arcuato ; elevatio antica hæmisphæ-
rica, sulco postico truncata. Prothorax subglobosus, antice paulo rotundatus. Elytra
convexa, elongato-oblonga, postice angustata, basi truncata, humeris prominulis,
grosse atque profunde punctato-striatu, basi lœævia, punctis postice evänescentibus,
inlerstitio 5° bipunctato; stria humerali ultra humerum quandoque vix distincta ;
puncto præscutellari striæ primæ connexo (sæpe nullo). Tibie anticæ extus biden-
ticulatæ, dente superiore obtuso, 2 triangulari acuto. Digitalio spina terminali
longior.
Long. 3 172 — El, 2 — Lat. 1 198 m.
Il a à peu près la forme du D. intermedius, mais ses élytres sont plus
arrondies à la base; la ponctuation est beaucoup plus forte etc.
Cette espèce parait être extrèmement variable. La forme, la coloration et
la conformation de la tête sont constantes.
Les élytres sont parfois un peu plus où un peu moins rétrécies en arrière.
Dans un individu, le corselet est plus étroit et un peu plus rétréci à la
base; chez le même individu, les stries sont presqu'absolument indistinctes
à l'extrémité; chez un autre, le point préscutellaire est isolé, tandis que
72 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
chez un autre, il est complètement indistinct ; enfin la strie marginale n'est
parfois que très-légèrement marquée le long de la base.
4 ind. envoyés par M. Poupillier comme venant d'Alger.
Plusieurs individus provenant du Maroc sont plus petits (2 1/2 mill.), ont
les élytres un peu plus courtes, parfois un peu moins étroites en arrière,
mais sous aucun autre rapport ils ne diffèrent du type.
55. D. intermedius, Putz. Mon. p. 50, n° 26.
Æneus, palpis basi, antennis pedibusque posticis lestaceis. Clypeus marginatus,
leviter sinuatus ; elevatio antica haud prolongata ; vertex transversim uni-sulcatus.
Prothorax globoso-quadratus. Elytra elongato-ovata, post medium angustaia, punc-
tato-striata, striis postice lævioribus, interstitio 5° tripunctato; stria marginal
ultra humerum abbreviata; puncto præscutellari in basi striæ 1% aut striarum
À et 2 sito, tibiæ posticæ extus ut in æneo bidenticulatæ.
Long 3 — El. 1 192 — Lat. 1 m.
Cette espèce, qui est en quelque sorte intermédiaire par la forme de ses
élytres entre les D. aeneus et politus, parait se rencontrer dans toute
l’Europe; j'en ai vu des individus d'Allemagne, d'Autriche, de Volhynie;
je l'ai prise à Anvers le long de l'Escaut, dans les environs de Louvain et
de Bruxelles; M. Baudi m'en a envoyé plusieurs individus recueillis par
lui en Piémont.
M. Schaum (D. J. 1, 217) indique comme caractère que la première strie
seule part du point préscutellaire. Cela existe parfois, en effet, mais en
examinant bien l'insecte de côté, on s'aperçoit que la deuxième strie se réunit
presque toujours à la première dans le point basal.
06. D. digitatus, Dei.
Putz. Mon. Cliv. p. 18, n° 11.
Schaum, D. J. 198, 1.
Nigro-æneus, clypeus in medio valide dentatus (in © dente minore). Prothorax
rotundutus. Elytra breviter ovata, punctato-striata, stria marginali basi obsolete
continuala, slria 5° punctis 5 majoribus impressa. Tibiæ anticæ fortiter bidentatæ,
spina terminali interiore apice recurva.
Styrie, Silésie, Thuringe. ï
L'insecte signalé sous ce nom par M. Clasen, dans son catalogue des
coléoptères du Mecklembourg, n'est pas le 2. digitatus, mais le thoracicus.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 13
97. D. obscurus, Gyll.
Putz. Mon. Cliv. p. 16, n° 8.
Schaum, DJ: 01, 200,3.
Nigro-viridi-æneus, subnitidus. Clypeus in medio valide dentatus. Prothorax
rotundatus, profunde sulcatus. Elytra oblongo-ovata, postice angustata, striis pro-
fundis lœvibus aut sublævibus, stria marginali per basim continuata, interstitio
9° bipunctato. Tibice anticæ fortiter bidentatæ.
Long. 3 34 — El. 2. — Lat, 1 173 m.
L'élévation antérieure est déprimée au milieu et ses côtés sont relevés.
Cet insecte se trouve, mais moins communément que le D. fhoracicus,
sur les bords de la mer Baltique et de la mer du Nord. La collection de
M. de Chaudoir renferme des individus venant de Kiew et des bords du
Dniéper. M. Von Bruck m'en a communiqué un de Sarepta.
98. D. thoracicus, Rossi.
Putz. Mon. Cliv. p. 13, n° 4.
Schaum, D. J. I, 199, 2.
Æneus, nitidus. Clypeus in medio valide dentatus. Prothorax rotundatus. Elytra
oblongo-ovata, postice angustata, subtiliter striato-punctatu, stria 52 basi subobli-
terata, punctis 5 majoribus (puncto antico rarius distincto) impressa. Stria mar-
ginali per basim continuata. Tibiæ anticæ extus acute bidentatæ.
Long. 5. 3 — El. 3 3%. 2 — Lat. 4 492.1 m.
La © est ordinairement d'un noir assez terne, quelquefois rougeûtre,
avec les élytres plus courtes, moins rétrécies vers l'extrémité ; la dent cen-
trale de l'épistome est aussi moins étroite et plus courte.
Je possède des individus mâles à élytres allongées, nullement rétrecies a
l'extrémité. J'en ai également dont la taille est d'un cinquième plus courte
que d'habitude et dont le corselet est plus étroit, nullement dilaté vers sa
base.
Le D. riparius, Man. appartient à une variété qui a les stries plus pro-
fondes et plus fortement ponctuées, et, sous ce rapport, ressemble un peu
au rugicollis. C’est surtout cette variété que l'on rencontre dans le midi de
la France.
M. Motschulsky m'a envoyé, sous le nom de D, septentrionis, les deux
sexes d’un Dyschirius venant des bords du lac Ladoga. Sous aucun rapport,
cet insecte ne diffère du {koracicus.
ANNALES SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. X. 10
74 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
59. D. fossifrons, Chaud. (coll.).
Nigro-æneus, subnitidus, palpis, antennis pedibusque rufis. Clypeus in medio
valide dentatus. Vertex carinatus. Prothoraæx rotundatus. Elytra latiora, oblongo-
ovata, postice subangustata, in dorso minus convexa, strialo-punctata, stria 5? basi
subobliterata, punctis 3 majoribus impressa ; stria marginali per basim continuata.
Tibiae anticae extus denticulis longioribus duobus armatue.
Long. 5. — El. 3 172. — Lat. 1 112 m.
La couleur générale est noire, très-légèrement bronzée sur les élytres.
Les palpes, les pattes et les six ou sept premiers articles des antennes sont
d'un roux testacé. La dent centrale de l'épistome est élevée, plus large à la
base et plus creusée au centre que chez le 2. thoracius ; l'espace compris
entre cette dent et les deux ailes n’est pas tronqué, mais distinctement
arqué ; l'élévation antérieure est plus nettement tronquée en avant. Entre
les yeux, on remarque de chaque côté du vertex une carène longitudinale
qui se réunit en avant, à angle droit, à une autre carène transversale; au
centre de cet espace, s'élève une autre carène longitudinale isolée.
Le corselet est plus court, un peu plus large et moins rétréci en avant
que dans le {Loracicus ; le sillon longitudinal est moins profond. Les élytres
sont plus larges, plus tronquées à la base, moins rétrécies en arrière; elles
sont plus planes en dessus, plus profondément striées dans toute leur étendue
et leurs points sont plus gros; la troisième strie est à peine distincte avant
le premier point du troisième intervalle ; les épaules sont un peu plus sail-
lantes et la strie basale est plus marquée. Les dents externes des tibias anté-
rieurs sont beaucoup plus longues, surtout l'inférieure.
Kiachta. 6 ex. Coll. de Chaudoir.
60. D. rugicollis, Fairm. F. F. 1, 47.
Il ne diffère du 2. Numidicus que par la plus grande largeur de son cor-
selet qui, ordinairement, est plus fortement ridé.
Il est répandu dans toute la France méridionale sur les bords de la Médi-
terranée. J'en ai vu de Corse, de Sardaigne, de Sicile et de Chypre.
M. Peyron (Ann. Soc. ent. Fr. 1858, 386.) le signale à Tarsous.
61. D. Numidicus, Putz. Mon. Cliv. p. 15, n° 5.
Nigro-aeneus, nitidus, elytris cupreo-aeneis. Clypeus in medio valide dentatus:
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 75
prothorax rotundatus, subtiliter rugosus. Elytra oblongo-ovata, postice subangustata,
profunde striato-punctata, interstitio 5° punclis 5 impresso; stria marginali per
basim profunde continuata ; tibiae anticae extus dentibus longioribus 2 armatae.
Long. # 192. — El, 2 172. — Lat. 1 174 m.
Cette espèce dont, en 1845, je n'avais vu que peu d'individus, semble
ètre répandue dans toute l'Algérie; elle se trouve également en Sicile et
probablement encore dans d’autres localités du littoral africain. Sa couleur
est assez variable ; ordinairement elle est d’un noir bronzé avec les élytres
d’un bronzé cuivreux; parfois cependant, elle est entièrement d'un noir
bronzé. Les palpes, les antennes et les pattes sont souvent d'un testacé rou-
geätre. Ses caractères essentiels sont : des élytres un peu plus courtes et
beaucoup moins rétrécies en arrière que dans le {Aoracicus, plus profondé-
ment striées dans toute leur étendue ; les points sont plus gros et plus serrés;
ceux du troisième intervalle sont tous les trois plus distincts; la strie basale
est bien plus marquée. Le corselet est plus étroit, plus convexe et le sillon
longitudinal est plus enfoncé; les rugosités qui, chez le {horacicus, sont
très-fines, sont ordinairement beaucoup plus fortes chez le Numidicus. La
dent centrale et les ailes latérales de l'épistome sont plus longues et plus
relevées ; l'élévation antérieure est un peu déprimée au centre. Les tibias
antérieurs ont extérieurement deux dents beaucoup plus longues.
61bis, D. fridentatus, Lec. Ann. Lyc. vol. 5 (1851), p. 195.
Nigro-aeneus, nitidus, epistomate tridentato, fronte breviler cristata, sulcis pro-
fundis ; thorace transverso, convexo, antrorsum anqustato; elytris basi marginalis,
striis profunde punctatis, postice integris, interstitiis paulo convexis, 5° tripunctato,
tibis anticis extus acute bidigitatis, spina exteriore longiore, paulo curvata (18).
S. Diego. (Californie).
Var. Zlytrorum interstiliès minus convexis.
D. convezus, Lec. ib. et Proc. Phil. 1857, p. 77.
Ibid.
GLEN D basalis Lec Proc Phil}/18571p077
Nigro-aeneus, nitidus, clypeo trilobato, lobo medio breviore obluso, vertice subti-
lissime cristalo; thorace globoso, elytris thorace sublatioribus, striis antice punctalis,
poslice integris, ad apicem exaratis, marginali per basim continuala, interstitio
76 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
3° tripunctato ; antennis fuscis, basi pedibusque rufis, tibiis anticis dente inferiore
acuto, superiore minuto (15).
Fort Yuma, Rio Colorado (Californie).
62. D. humeratus, Chaud. B. M. 1850, 192.
Brunneo-aeneus, nitidus, postice rufus. Clypei dens medius abbreviatus. Pro-
thorax rotundatus. Elytra subcylindrica, profunde strialo-punctata, stria 32 punctis
3 majoribus impressa, stria marginali per basim continuata. Tibiae anticae extus
longe bidentatae.
Long. 5 1 1472. — El. 4. — Lat. 1 492 mill.
Je n'ai rien à ajouter à la description, donnée par M. de Chaudoir, de
cette espèce qui ne peut être confondue avec aucune autre. La forme de ses
élytres suffit pour la faire reconnaitre à première vue; elles ont beaucoup
d’analogie avec celles du salinus ; elles sont moins convexes en dessus que
dans les espèces précédentes. La digitation externe des tibias antérieurs est
plus longue et plus arquée que dans le {horacicus.
Le D. zumeratus n’a encore été trouvé que par M. de Chaudoir dans le
limon des mares salines aux environs d'Odessa. Il parait y être abondant.
63-67. Les D. simplex, fulgidus, Caspius et Baïcalensis forment un
groupe particulier parmi les espèces à épistome tricornu et à strie margi-
nale prolongée le long de la base ; il est caractérisé par des élytres larges,
brièvement ovales, à épaules peu déprimées, à base largement tronquée, dis-
tinctement aplanies au milieu; l'élévation antérieure du front est déprimée
au milieu et un peu relevée sur les côtés, mais moins que chez le D. obscu-
rus ; le corselet est couvert de très-petites rides entremêlées d'une ponctua-
tion fine; les dents externes des tibias antérieurs sont beaucoup plus
longues que dans les autres espèces. Ces caractères se remarquent surtout
chez les D. simplex et fulgidus, qui ont les élytres un peu plus larges et plus
déprimées au milieu; le premier a les stries moins profondes, surtout à la
base, et moins fortement ponctuées ; son corselet est plus large et beaucoup
moins rétréci en avant; la digitation terminale des tibias antérieurs est
recourbée, tandis qu’elle est simplement arquée dans les autres espèces.
Le fulqidus a les épaules distinctement dentées.
Le D. caspius diffère surtout du sémplexæ par ses élytres un peu plus
convexes et plus profondément ponctuées ; les angles antérieurs du corselet
sont moins arrondis et le bord antérieur est plus nettement tronqué.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES A
Le Baïcalensis a les élytres comme le Caspius, mais son corselet est
beaucoup plus globuleux, plus arrondi en avant et plus dilaté en arrière.
Le D. hemiolcus se rapproche du groupe dont il vient d'être question par
ses élytres planes en dessus, mais elles sont moins élargies et lisses à leurs
deux extrémités.
63. D. hemiolcus, Chaud. B. M. 1850, p, 196.
abbreviatus, Chaud. Car. Cauc. p. 69, n° 53.
Nigro-aeneus, nitidus, palpis basi, antennarum articulo 4° pedibusque brunneo-
lestaceis. Clypeus in medio valide dentatus. Prothorax angustius rotundatus. Elytra
ovata, basi subtruncata, in dorso planiuscula, striato-punctata, basi atque apice
laevigata, stria 52 punclis 5 majoribus impressa. Tibiae anticae extus bidenticu-
lalae.
Long. #. — EI. 2. — Lat,. 1 173 m.
Découvert par M. de Chaudoir à Lenkoran.
64. D. simplex, Chaud. B. M. 1850, 195.
Nigro-aeneus, elytris brunneo-aeneis nitidissimis, palpis basi, antennis (apice
exceplo) tibiisque testaceis. Clypeus dente medio angusto armatus, alis prominuls,
frontis elevatione antica in medio depressa. Prothorax transversim rotundatus,
subtiliter rugulosus. Elytra lata, ovata, basi subtruncata, in dorso planiuscula,
striata, modice punctata, stria 54 punclis 5 majoribus impressa ; stria marginal
per basim continua. Tibiae anticae extus longissime el acute bidentatae, digila-
tione terminali spina interiore longiore, recurva.
Long. 4, — El. 2. — Lat. 1 172 m.
Rapporté de la Sibérie orientale par M. Motschulsky. (1 ind. coll. de
Chaudoir.)
65. D. fulgidus, Chaud. B. M. 1850, p. 193.
Nigro-æneus, elytris brunneo-æneis, palpis, antennis pedibusque rufo-testaceis.
Clypeus dente medio triangulari acuto armaltus, alis prominulis ; frontis elevatione
antica in medio depressa. Prothorax latiusculus, transversim rotundatus, subtiliter
rugulosus. Elytra lata, ovala, basi subtruncata, humeris denticulatis, profunde
strialo-punctala, stria 54 punclis 5 majoribus impressa ; stria marginuli per basim
78 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
continua. Tibiæ anticeæ extus longissime bidentatæ, digitatione terminali spina inte-
riore longiore, curvala.
Long. 5. — El. 2 194. — Lat. 1 394 m.
Trouvé dans les steppes des Kirghises par M. Motschulsky. 1 ind. existe
dans la coll. de M. de Chaudoir. M. Motschulsky m’en a communiqué d’au-
tres exemplaires dont quelques-uns étaient d’un bronzé cuivreux très-
brillant.
66. D. Baïcalensis, Motsch. Ins. Sib. p. 40, n° 97.
Nigro-æneus, antennis basi rufo-testaceis. Clypeus dente medio breviore armatus,
alis prominulis ; frontis elevatione antica in medio depressa. Prothorax transver-
sim subglobosus, basi latiore, antice angustatus, angulis anticis maxime deflexis,
rugulosus. Elytra lata, ovata, basi subtruncata, strialo-punctata, 52 punclis s mujo-
ribus impressa ; stria marginali per basim continua. Tibiæ anticæ extus longe et
acute bidentatce.
Long. 4 192. — El. 2. — Lat. 1 172 m.
Deux exemplaires envoyés par M. Motschulsky, l’un à M. de Chaudoir,
comme venant de la Daourie, l’autre à moi-même, comme originaires de la
Sibérie occidentale.
67. D. Caspius, Motsch. (1. 1.)
Nigro-æneus, elytris brunneo-«wneis, palpis, antennis tibiisque nigro-brunneïs.
Clypeus dente medio triingulari acuto armatus, alis prominulis, frontis elevatione
antlica in medio depressa. Prothorax basi rotundatus, lateribus anticis parum
arcualis, antice late truncatus, rugulosus. Elytra lata, ovata, basi subtruncata,
striato-punclata. 52 punctis 5 majoribus impressa ; stria marginali per basim con-
tinuata. Tibiæ anticæ extus longe et acute bidentatee.
Long. 4 472. — EI. 2. — Lat. 1 192 m.
Deux individus envoyés sous ce nom par M. Motschulsky et comme
venant des bords de la mer Caspienne.
68. D. marinus, Lec. Ann. Lyc. V, 194. — Journ. Acad. se. IV, n° 1,
pl. 4, fig. 12.
M. Leconte avait d'abord établi sur cet insecte le genre Akephorus
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 19
qu'il a depuis supprimé. (Voy. Lec. Classif. of col. p. 13). En effet, il ne
diffère sensiblement des Dyschirius que par sa taille, par l'échancrure du
labre qui est plus profonde et par l'égalité en longueur des articles 2 et 3 des
antennes; le dernier article des palpes est aussi plus large vers sa partie
supérieure.
Je reproduis la description de M. Le Conte, en la complétant d'après
l'examen des débris de l'insecte que renferme la collection de M. de Chau-
doir.
Pallide testaceus, subnitidus. Antennæ sat tenues, articulis 2 el 5° longioribus,
æqualibus, cœleris oblongis. Clypeus latus, truncatus, alis latis prominulis ; elevatio
antica nulla ; vertex absque sulco ullo transversali, transversim rugosus. Prothorax
rugosus, Subquadratus, basi rotundata, medio producta, linea longitudinali integra.
Elytra macula transversa communi fusca ad medium ornata, subovata, antrorsum
valde angustata, post medium sensim paulo angustata, apice declivia, subito sub-
truncata, tenuiter striata, puncto præscutellari in basi striarum 42€ atque 22e sito,
stria marginali ultra humerum non porrecta, haud punctata. Tibiæ anticæ extus
obscure bidenticutatæ; digitatio terminalis brevior spina interna, hac arcuata.
Paronychium indistinctum.
Long. 6 mill.
Cette espèce se trouve en Californie à San Diego sur le bord de la mer.
Elle est très-commune au mois de juin.
G8bis, D, obesus, Lec. List of the col. of N. Amer. (1863) page 50,
note 2.
Rufo-testaceus, parum nitidus, epistomate late emarginato, alis rotundatis tho-
race lalitudine breviore ovalo, antice parum angustato, elytris fuscis, ænescentibus,
fere obsolete striatis, subovatis apice late subtruncatis (25).
San Francisco (Californie).
Très-voisin du D. marinus Lec. mais beaucoup plus robuste, avec les
élytres plus distinctement sub-tronquées.
69. D. punctatus, Dej.
Putz. Mon. Cliv. p. 24, n° 19 et Ann. S. ent. Fr. 1866. 354.
Schaum, D. J. 202 note, n° 7.
Nigro-æneus, nilidus, palporum antennarumque basi testaceis. Clypeus margi-
80 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
natus, margine in medio arcuato, elevatione antica postice truncata, sulco trans-
versali profundo. Prothorax subovatus, antice subangustaius. Elytra oblonga, pos-
tice vix angustiora, humeris prominulis, striato-punctata, basi lævia strs apicem
versus minus profundis ; puncto præsculellari striæ 1% haud connexo ; stria mar-
ginali ultra humerum non porrecta. Tibiæ anticæ extus bidenticulatæ.
Long. k. — El. 2. — Lat. 1 178 m.
Cette espèce est loin d'être répandue, quoique dans la plupart des collec-
tions on en rencontre le nom appliqué à l’un ou l’autre insecte. C’est cepen-
dant l’un des Dyschirius européens les plus faciles à distinguer, si l'on
veut bien vérifier ses caractères essentiels.
L'épistome n'est pas tronqué, mais son rebord est fortement relevé et
cintré au milieu; les ailes sont assez avancées, mais à peine anguleuses.
L'élévation antérieure n’est nullement prolongée; elle est tronquée en
arrière par un sillon transversal. Le corselet a un rebord marginal bien
distinct jusqu'en dessous du deuxième point, c'est-à-dire jusqu'après les
angles postérieurs. Les élytres sont oblongues, à peine plus étroites à
l'extrémité qu'à la base et faiblement dilatées sur les côtés. Les stries, sauf
la première, ne commencent qu'un peu plus bas que les épaules ; elles sont
profondes, et leurs points sont plus gros; la huitième ne porte que quelques
points très-peu distincts; les stries externes s’affaiblissent beaucoup après
le milieu et disparaissent parfois.
Le point préscutellaire est isolé, placé très-haut, près de l’écusson; on
n’en voit quelquefois qu'une trace assez légère. La strie marginale s'arrête
à l'épaule. Les dents des tibias antérieurs sont un peu moins marquées que
celles du D. aeneus. L'épine interne est de la mème longueur, mais deux
fois plus grèle que la digitation terminale.
Espagne, Algérie, France méridionale. Il ne parait être commun nulle
part. M. de Vuillefroy en a trouvé 2 ind. à Carthagène, le long d'une mare
sémi-saline. MM. Marquet et Martin l'ont rencontré à Béziers, le long de
la rivière l'Orb. M. Marquet l’a également pris à Toulouse.
70. D. dentipes, n. sp.
Piceo-æneus, antennarum articulis 3 primis pedibusque testaceo-brunneis. Cly-
peus arcuatus, in medio sinuatus, alis prominulis ab alis posticis distinctius sepa-
ratis. Elevatio antica haud prolongata. Prothorax ovato-rotundätus. Elytra oblongo-
ovata, punctalo-striata, Striis apice minus perspicuis, stria 12 punclo præscutellari
connexa, stria marginal ullra humerum haud porrecla, interstitio 5° tri-punclato.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 81
Tibiæ anticæ extus acute bidentatæ, dente inferiore maximo; digitatio externa
spinaque interna graciles, longitudine æquales.
Long. 3 — El. 4 192 — Lat. 1 178 m.
Cet insecte est intermédiaire entre les 2. aeneus et chalybaeus. IL est
de la taille de l'aeneus, mais d'un bronzé plus clair; le dernier article des
palpes est moins dilaté et moins tronqué à l'extrémité ; le rebord de lépis-
tome est plus relevé et sinué au milieu ; les ailes sont plus saillantes ; l’élé-
vation antérieure n’est nullement prolongée; elle est tronquée en arrière
par un sillon transversal auquel succède, entre les yeux, un autre sillon
moins profond ; le corselet est plus étroit et plus globuleux; les élytres sont
plus larges et ont leurs côtés un peu moins arrondis; les tibias antérieurs
ont leur digitation externe et leur épine terminale interne plus grèles, plus
longues et à peu près d’égale longueur; les deux dents situées au côté
externe sont plus marquées, surtout l'inférieure, qui est du double plus
longue.
Les deux caractères qui le rapprochent du chalybaeus sont le dernier
article des palpes qui est encore plus étroit, et l'élévation du rebord de
l'épistome qui est nettement sinué au milieu; le corselet est encore plus
étroit; quant aux élytres, elles sont beaucoup plus courtes, plus larges,
moins profondément striées en arrière.
Algérie. Un seul individu.
71. D. subæneus, Woll. Cat. Canar. p. 9. — Coleopt. Atlant. p. 7,
nLG:
Piceo-æneus, nitidus, antennarum articulis tribus primis pedibusque testaceo-
brunneis. Clypeus arcuatus, in medio sinuatus, alis prominulis, ab alis posticis
distinctius separatis. Elevatio antica globosa, haud prolongata. Prothorax ovato-
rolundatus. Elytra oblonga, subcylindrica, basi truncata, humeris subprominulis,
apice non attenuala, punctalo-striata, striis apice ininus perspicuis, punclis grossis
ultra medium fere evanescentibus, stria marginali secundum sec non ultra hume-
rum perspicuu, interstitio 5° 3-punctato. Tibiæ anticæ extus acute bidentatæ, dente
inferiore maximo ; digitatio exlerna spinaque interna graciles, longitudine
æquales.
Long. 3 — El. 4 172 — Lat. 1 m.
Il est très-voisin du D. dentipes ; mais ses élytres sont beaucoup plus
étroites, à côtés plus parallèles ; l'élévation antérieure de la tête est plus
marquée, plus globuleuse ; le rebord externe du corselet est beaucoup moins
ANNALES SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. X. 11
82 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
marqué; la strie marginale des élytres est distinctement marquée sur les
épaules, mais elle n’atteint pas la base.
L'unique individu que j'aie vu et qui a été trouvé à la Grande Canarie
par M. Wollaston, porte une tache rougeütre avant l'extrémité de chaque
élytre.
72. D. æneus, Dej.
Putz. Mon. Cliv. p.27, n° 25.
Schaum. D. J. I. 215. 14.
Æneus, nitidus, palpis, antennarum basi pedibusque posticis rufo-testaceis. Cly-
peus truncatus, alis acute prominulis. Veriex in medio longitudinaliter convexus
quasi subcarinatus, elevatione antica cordata, postice caudata. Prothorax subglo-
bosus, antice truncatus. Elytra oblonga-ovata, postice angustiora, humeris promi-
nulis, striato-punclata, punciis postice evanescentibus, inlterstitio 5 tripunctato;
puncto præscutellari striis duabus primis connexo ; stria marginali ultra humerum
non porrecta ; tibiæ anticæ extus didenticulatæ, denticulo superiore subacuto.
Cette espèce est répandue dans toute l'Europe et en Asie; elle se ren-
contre aussi bien le long des eaux douces que dans les terrains salés.
Le D. aeneus, Motsch. (Ins. Sib. p. 81) ne peut pas appartenir à cette
espèce, l'extrémité des élytres étant complétement lisse. M. Motschulsky
le place, d'ailleurs, auprès de son Païcalensis, qui est voisin du {Loracicus,
et non près du 2. wnicolor qui, s'il n’est pas une simple variété de l’&eneus,
en est au moins très-rapproché,.
Le D. wnicolor, Motsch. (Ins. Sib. p. 79 n° 96) qui vient de la Sibérie
occidentale et dont M. Motschulsky m'a envoyé deux individus, diffère de
l'aeneus par sa couleur d’un noir très-brillant et légèrement bronzé et sur-
tout par son corselet beaucoup plus étroit, plus convexe, fortement rétréci
à ses deux extrémités; ce caractère est encore plus prononcé que dans les
2° et 3° formes de l’aeneus. (Voy. Mon. Cliv p. 29.)
Je tiens de M. Motschulsky un individu du 2. aeneus venant de la
Russie méridionale ; il me l’a envoyé sous le nom de Æwthenus. Cet insecte
appartient évidemment à la 2° forme de l’'aeneus.
Dans la collection de M. de Chaudoir se trouvent deux exemplaires d’un
Dyschirius étiquetés : borealis, Man. et venant de Finlande; l’un est d’un
noir bronzé, l’autre d'un fauve bronzé avec une tache rougeûtre vers l’extré-
mité des élytres. Bien que le corselet soit un peu plus étroit que d'habitude,
je ne puis voir dans ces insectes que de très-légères variétés du D. aeneus.
Je possède également un individu de Finlande, d'un rougeûtre foncé,
plus clair sur le corselet.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 83
73. D. remotepunctatus, n. sp.
Æneus, palpis, antennarum basi pedibusque posticis rufo-testaceis. Clypeus trun-
calus, alis acute prominulis. Vertex in medio longitudinaliter conveæus quasi subca-
rinalus, elevatione antica cordata postice caudata. Prothorax subglobosus basi
angustatus. Elytra oblonga, humeris prominulis, tenuiler striata, punctis minutis
maxime remotis postice evanescentibus impressa; inlershitio 5° tripunctato; puncto
praescutellari striès duabus primis connexo ; stria marginali ultra humerum non
porrecta. Tibiæ anticæ extus bidenticulatæ, denticulo superiore subacuto.
Long. 4 192 — EI. 2 — Lat. 1 13 m.
La forme des palpes, de l'épistome, des impressions du vertex, est
exactement celle du D. aeneuws; le corselet est plus étroit et surtout plus
rétréci en arrière; il est aussi un peu moins convexe. Les élytres sont
beaucoup plus allongées; leur base est moins tronquée; les côtés sont
moins élargis; l'extrémité n'est pas rétrécie; elles offrent beaucoup de
ressemblance avec celles du 2. salinus, mais elles sont un peu plus courtes,
proportionnellement plus larges, les épaules sont plus saïllantes, elles sont
un peu planes en dessus. Les stries sont beaucoup plus fines que dans
l'une et l’autre de ces espèces; elles sont disposées comme dans l'aeneus,
mais les points sont très-petits et encore beaucoup plus espacés que dans
le D. politus. — La forme des élytres ne permet pas de le confondre avec
une variété de l'aeneus où les stries sont fines et les points petits et espacés.
J'ai trouvé un seul individu de cette espèce à Moerdijk (Hollande), le
long de l’eau salée, le 7 juillet 1863.
74. D. angusticollis, n. sp.
Dilute æneus, antennis basi pedibusque, femoribus anticis exceptis, Lestacers.
Clypeus arcuatus, alis prominulis. Elevatio antica haud prolongata. Prothorax
angustus, ovatus, basi subangustior, sulco longitudinali in medio vix perspicuo.
Elytra breviter ovata, basi lævia, apice sublæviu, punctato-striata, interstitio
5° tripunctato ; stria marginali ultra humerum haud porrecta; puncto præscutel-
lari nullo. Tibiæ anticæ extus acute bidenticulatæ; Sspina terminalis interna
digitatione externa dimidio brevior.
Long. 3. — El, 4 172. — Lat. 1 174 m.
D'un bronzé clair; la base des palpes, les deux premiers articles des
antennes, les pattes (sauf les cuisses antérieures) et le dessous du corps
Le
84 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES vus
testacés. Les palpes ont leur dernier article plus long, plus étroit et moins
tronqué que dans l'æneus, et même que dans le chalybaens.
L’épistome a son rebord fortement relevé et cintré ; les ailes sont étroites
et très-saillantes. L'élévation antérieure n’est nullement prolongée; elle
est bornéeen arrière par un sillon profond. Le corselet est étroit, ovale, un
peu oblong, un peu plus rétréci en arrière qu’en avant; le sillon marginal
est complet; le sillon longitudinal n’est bien distinct qu’à sa base et vers le
sillon antérieur qui est profond. Les élytres sont ovales, également rétré-
cies en avant et en arrière, les épaules sont peu saillantes, les stries sont
fortement ponctuées, mais elles n'atteignent pas la base et elles sont très-
peu marquées à l'extrémité ; le point préscutellaire manque, la strie margi-
nale s'arrête à l'épaule; le 3° intervalle porte trois gros points. Les tibias
antérieurs portent deux dents de la dimension de celles de l'œneus. La digi-
tation terminale est notablement plus longue que l'épine interne.
Je ne possède et n’ai vu qu'un seul individu venant d'Algérie (Bone).
Il semble être récemment transformé.
C’est avec le chalybaeus que ce Dyschirius a le plus de rapports; mais
son corselet est encore plus étroit, et le sillon du milieu est bien moins dis-
tinct; ses palpes sont plus allongés ; les élytres sont plus courtes et plus
larges ; le point préscutellaire n’est pas marqué; les stries sont moins dis-
tinctes à la base et l'épine terminale interne des tibias antérieurs qui chez le
chalybaeus est égale à la digitation externe, est chez l'angusticollis de moitié
plus courte.
75. D. integer, Lec. A. L. V. n° 4. (1851) p. 196, n° 5.
Nigro-æneus, nilidus, palpis, antennarunt basi pedibusque brunneis. Clypei
margo elevata, arcuata ; elevatio antica lata, cordatu, in medio foveolata, apice
rugulosa. Prothorax ovato-globosus, sulco longitudinali ubbreviato, antico trans-
versali punctulato. Elytra convexa, oblongo-ovata, humeris prominulis; stris
(82 excepla) integris, antice punctulatis ; stria marginali ad humerum abbreviata,
punclo præsculellari ad basim striarum À atque 2 sito ; interstitio 3° tripunctato.
Tibiw anticæ extus acute dentatæ, dente inferiore longo ; digilatione atque spina
inleriore æqualibus.
Long. 3. — El. 1 293. — Lat. 1 m.
Suivant M. Leconte, cette espèce est commune sur les bords du Rio
Colorado (Californie.)
2 ind. coll. de Chaudoir et Putzeys. Chez aucun de ces deux individus
qui proviennent l'un et l’autre de M. Leconte, je n'ai remarqué le carac-
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 89
tère signalé par celui-ci, que l’épine interne des tibias antérieurs serait
recourbée.
76. D. impressus, Putz. Mon. Cliv., p. 31, n° 28.
Nigro-æneus, ore, palpis basi, antennarumque articulo A9 testaceis. Clypeus
arcuatus. Elevatio antica subglobosa, postice subito et anguste prolongata, unde
sulcus transversalis interrumpitur. Prothorax subquadratus, t. e. lateribus fere
reclis, angulis omnibus rotundatis ; sulco longitudinali præsertim in medio tenuis-
simo. Elytra oblonga, humeris prominulis, valde striato-punctata, strüs externis
apicem versus subobsoletis, stria marginal ultra humerum non distincta ; intersti-
tio 5° 5 punctato ; punclo prescutellari nullo. Tibiæ anticæ exlus bidenticulatæ,
dente inferiore quam in D. œneo longiore. Digitatio externa spina interna longior.
Long. 3 174. — EI, 4 78. — Lat. 1 m.
Depuis 1844, que j'ai eu sous les yeux trois individus de cette espèce,
reçue du Portugal par M. Dupont, je n’en ai vu qu'un 4° exemplaire faisant
partie de la collection de M. de Chaudoir et venant de Carthagène.
77. D. minutus, Dej. Putz. Mon. Cliv. p. 25, n° 21.
D. misellus, Schaum. D. J. I. 217 et Berl. E. Z. 1864. 144.
D. micans, Gauth. des Cottes Ann. $. ent. Fr. 1863, 488 et 1866.
Æneus vel nigro-æneus, antennis brunneis basi testaceis, pedibus brunneis.
Clypeus truncatus, alis porreclis; elevatio antica globosa (vel leviter caudata).
Prothorax ovato-subrotundatus. Elytra oblongo-ovata, apice leviter angustalu,
humeris sub-prominulis , profunde striato-punctata, basi lævia, interstitio 5° tri-
punctato, punclo præscutellari nullo. Tibiæ aniicæ denticulo inferiore minulo,
acuto, superiore vero sub-obsoleto.
Long. 2 3%. — El. 1 193. — Lat. 778 m.
Cette petite espèce est sujette à quelques variations dont la plus impor-
tante est celle qui affecte la forme des élytres. Dans les individus typiques,
qui proviennent d'Espagne, celles-ci sont plus courtes, plus élargies au
milieu et par conséquent plus ovales que chez les individus venant du Pié-
mont sur lesquels M. Schaum a établi son D. misellus.
Les antennes sont parfois entièrement testacées. Le corselet est le plus
souvent élargi en arrière; quelquefois il est également rétréci à ses deux
extrémités.
Chez la plupart des individus espagnols, les stries, et mème les points
86 RÉVISION GÉNÉRALE. DES CLIVINIDES
restent très-distincts jusqu’à l’extrémité ; tandis que chez ceux des Pyrénées
orientales, des Alpes maritimes et de Toscane les unes et les autres s'affai-
blissent beaucoup plus dès après le milieu.
Les individus de Nice et du Piémont ont en général l'élévation anté-
rieure assez distinctement prolongée en arrière.
Le 1). micans, Gauth. est un individu récemment transformé.
L'espèce se rencontre également en Algérie.
78. D. frontalis, n. sp.
Nigro-æneus, palpis, antennarum basi pedibusque rufo-testaceis. Clypeus trun-
calus, anguste marginatus. Elevatio antica cordata neque tamen prolongata. Pro-
thorax ovato-rotundatus, antice vix angustatus, sulco medio subobsoleto. Elytra
oblongo-ovata, parum convexa, basi rotundata, humeris subprominulis, in dimidia
parte antica striato-punctata, interstitio 5° tripunctato, puncto præscutellari nullo.
Tibiæ anticæ denticulo exlerno inferiore minuto, acuto, superiore verso sub-
obsolelo.
Long. 2 192. — El. 4 173. — Lat. 23 m.
D'un noir bronzé; les palpes, les deux premiers articles des antennes
et les pattes (sauf l'extrémité des cuisses antérieures) sont d’un testacé
rougeûtre.
L'épistome est tronqué, très-finement rebordé; ses ailes sont peu sail-
lantes ; l'élévation antérieure est cordiforme, bornée en arrière par un sillon
profond et non prolongée au-delà de ce sillon comme dans le D.æneus. Le
vertex ne porte aucun autre sillon transversal. Le corselet est presque glo-
buleux, tronqué en avant, moins rétréci vers les angles antérieurs que chez
le D. œneus. Le sillon central est fort peu marqué, même à peine distinct
au milieu; les deux sillons formant les bords latéraux sont marqués
presqu'aux angles postérieurs.
Les élytres sont peu convexes, ovales-oblongues, faiblement rétrécies en
avant et en arrière; la base est arrondie; les stries sont assez profondes,
mais leurs points sont espacés et de grosseur médiocre; ils disparaissent un
pen au-delà du milieu et les stries, quoique distinctes presqu’à l'extrémité,
y deviennent très-peu profondes. Le 3° intervalle est triponctué; le point
préscutellaire manque ; la strie marginale ne dépasse pas les épaules. Les
tibias antérieurs portent extérieurement deux dents comme celles du
D. œneus. La digitation et l’épine terminale sont égales en longueur.
Cette espèce est assez voisine du D. misellus. (Noy. D. minutus). Elle
en diffère par la couleur de ses pattes; — par l'élévation antérieure du
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 87
vertex qui est encore moins prolongée en arrière, — par son corselet moins
rétréci aux angles antérieurs et dont le sillon longitudinal est beaucoup
moins marqué ; — par ses élytres moins convexes, plus larges vers l'extré-
mité; — par ses stries qui commencent plus près dela base et sont moins
distinctes vers l'extrémité.
Algérie, 1 individu.
79. D. recurvus, n. sp.
Niger nitidus, subæneus, palpis, antennis pedibusque testaceis. Clypeus sinuato-
truncatus, àanguste marginatus, alis rotundatis subprominulis, Elevatio antica
transversa, sulco profundo a vertice separata. Prothorax subglobosus postice rotun-
datus anticeque maxime angustatus; sulco marginali post punctum primum
evanescente ; sulco medio longitudinali tenui, in medio vix distincto.
Elytra oblonga, postice non angustata, basi truncata, humeris prominulis, in
dorso antico planiora, grosse punctato-striata, basi apiceque lævia ; stria marginali
in basi haud distincta, puncto præscutellari striis vix connexo. Tibiæ anticæ extus
bidenticulatæ. Spina interior curvata, longior digitatione terminal.
Long. 3 — El, 4 374 — — Lat. 4 174 m.
Par la forme de ses élytres, cette espèce ressemble assez au D. chaly-
baeus ; elles sont cependant plus convexes à la base et à l'extrémité, plus
déprimées en dessous de l'écusson, plus larges et encore moins rétrécies aux
deux extrémités.
Le 3° intervalle ne porte pas de points distincts; le point préscutellaire
est grand et dans l'unique individu que j'ai sous les yeux, il n’est qu'im-
perceptiblement relié à la base des première et deuxième stries.
Russie méridionale. 1 ind. coll. de Chaudoir.
80. D. Syriacus, n. sp.
Nigro-æneus, palpis, antennis pedibusque testaceis. Clypeus truncatus, angustis-
sime marginalus, alis subrotundatis prominulis. Elevatio antica subglobosa, sulco
profundo a vertice separata. Prothorax globosus, sulco laterali ante medium obli-
leralo.
Elytra oblonga , basi sublruncata humeris prominulis, grosse punctato-striata,
basi ima apiceque lævia, interstitio 2° bipunctato ; stria marginali in basi haud
distincta, punclo præscutellari striis viæ connexo. Tibiæ anticæ extus unidenticu-
latæ. Digitatio terminalis longior spina interiore.
Long. 3 394 — EI, 2 — Lat. 4 173 m.
88 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
La diagnose indique assez en quoi cette espèce diffère du 2. recurvus
dont elle est assez voisine. La taille est un peu plus grande; la couleur est
plus bronzée; les élytres sont plus longues, plus ovales, plus rétrécies en
avant et en arrière, un peu plus convexes, un peu rougeâtres avant l’extré-
mité; le 3° intervalle porte deux points très-distincts; le corselet est plus
étroit, plus globuleux; le sillon longitudinal du milieu est beaucoup plus
distinct; l'épistome n’est nullement sinué.
Les tibias antérieurs ont leurs dents externes plus petites ; la supérieure
n'est même indiquée que par un léger renflement. L’épine interne qui,
chez le recurvus, est remarquablement longue et recourbée à son extrémité,
est, chez le Syriacus plus courte que la digitation externe et presque droite.
Il diffère du D. semipunctatus en ce que les palpes, les antennes et les
palpes sont entièrement testacés; que le bord antérieur de l'épistome est à
peine relevé; que le corselet est plus large et non rétréci en avant; que les
élytres ne sont pas, comme dans cette espèce, rétrécies en dessous des
épaules, et que le sillon marginal n’est nullement distinct à la base des
élytres.
Syrie. 1. (Coll. de Chaudoir).
Chez deux ind. communiqués par M. Dohrn, on distingue à peine une
légère trace du point préscutellaire,
81. D. chalybœus, Putz. Mon. Cliv. p. 32, n° 29. Ann. Soc. ent. Fr.
1866, p. 351.
Nigro-æneus, nitidus, palpis, antennarum basi pedibusque posticis rufo-testaceis.
Clypeus sublruncatus, margine medio preminulo. Verlex transversim profunde
sulcatus, elevatione antica subrotundata haud prolongata. Prothorax anguste
subovatus. Elytra oblonga, humeris prominulis, striato-punctata, interstitio
3° 5 punclalo, punclo præscutellari striis 2 primis connexo, stria marginali ultra
_humerum haud porrecta. Tibiæ anticae extus acute bidenticulatae.
Long. 3 — El. 1 37k — Lat. 1 m.
M. Schaum (Berl. E. z. 1864, 144.) considère cette espèce comme iden-
tique au D. aeneus. Il m'est impossible de partager cet avis. J'ai sous les
yeux un grand nombre d'individus du chalybaeus qui se trouve abondam-
ment le long des marais salans au sud de Montpellier, de Perpignan et dans
les environs d'Alger ; pas un seul d’entre eux ne peut être confondu avec
une des variétés de l’aeneus. La teinte bleuâtre qui avait fait donner par
Sturm le nom sous lequel j'ai décrit l'insecte n’est qu'un accident.
RÉVISION GÉNÉRALE DES. CLIVINIDES 89
Au surplus, voici les caractères qui distinguent nettement le 2, chaly-
baeus de l'aeneus.
Les trois premiers articles des antennes sont d’une couleur testacée plus
claire. Le milieu de l'épistome, tronqué ou très-légèrement relevé dans
l'aeneus, est beaucoup plus relevé et cintré (souvent mème sinué) dans le
chalybaeus ; les ailes sont plus avancées et plus séparées des rebords supra
antennaires. Chez ce dernier, l'élévation antérieure n’est jamais cordiforme
et prolongée en arrière; elle est plus courte, transversale, bornée en avant
et en arrière par un sillon profond. Le corselet est un peu plus long, beau-
coup plus étroit, rétréci à ses deux extrémités ; le sillon longitudinal est
plus profond. Les élytres sont plus longues, moins élargies au milieu,
moins rétrécies en arrière et par conséquent plus cylindriques; elles sont
moins convexes, surtout en arrière où elles présentent chez l'aeneus une
déclivité très sensible; les côtés de la base sont moins obliques et plus arron-
dis ; les stries sont plus profondes dans toute leur étendue etleur ponctuation
est plus forte; les dents des tibias antérieurs sont un peu plus longues.
M. Marquet a pris à Vias, au sud de Montpellier plusieurs individus
portant sur chaque élvtre, avant l'extrémité, une tache rougeâtre parfois
très apparente.
82. D. hæmorrhoidalis, Dej.
Putz. Mon. Cliv. p. 32, n° 30.
Nigro-virescenti-aeneus, palpis, antennis, pedibus, abdomine elytrorumque
apice testaceis. Oculi maxime prominuli. Clypeus medio emarginatus ita ut obsolete
bidenticulatus videatur ; alae parum prominulae. Elevatio antica plana, postice
angustata sed haud prolongata. Prothorax subglobosus, antice parum angustatus,
margine antico truncato, margine laterali in medio tenuiter impresso.
Elytra oblonga, basi truncata, humeris prominulis, profunde strialo-punclata,
striis post medium tenuibus, externis omnino evanescentibus ; stria marginali ultra
humerum vix distineta ; punceto praescutellari lato, ad basim striaeprimaesito. Tibine
anticae extus acute bidentatae, spina interiore digitationeque externa aequahibus.
Long. 2 394 — El. 1 492 — Lat. 374 m.
La coll. de M. de Chaudoir renferme 5 ind. provenant des Etats de
l'Ohio et de la Louisiane.
DH D'analis, Lec A vI:IV,:p: 196/n°17:
Je n'ai vu qu'un seul individu qui a été envoyé à M, de Chaudoir par
ANNALES SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. X. 12
90 REVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
M. Leconte lui-même. Les seules différences qu’il présente avee Île
D. haemorrhoidalis sont les suivantes : |
L'échancrure du milieu de l'épistome est un plus marquée ; après le sillon,
très profond, qui borne l'élévation antérieure, on en voit encore deux ou
trois autres moins marqués ; le corselet est plus ovale ; les élytres sont un
peu plus allongées, un peu plus élargies après le milieu; les stries, bien que
diminuant beaucoup de profondeur après le milieu, restent cependant dis-
tinctes jusqu'à l'extrémité.
Californie (Rio Colorado).
SAND -aratus, LecA "LV, p.196 n°6:
Nigro-æneus, palpis. antennis pedibusque rufo-teslaceis, antennis apice pedi-
busque anticis obscurioribus. Clypeus truncalus, marginatus, alis prominulis subro-
tundatis. Elevatio antica inæqualiter rotundata, in medio depressa ; verlex sulco
profundo duobusque minus distinctis impressus. Prothorax globosus. Elytra oblongo-
elongata, poslice angustiora, humeris prominulis, in dorso projfunde punctato-
striala, striis ultra medium sublævibus, interstitio 3° impunclato, puncto præscu-
Lellari striæ 42e vix cohærente. Tibiæ anticæ acute dentalæ, dente superiore obso-
leto; spina interior digitationi longitudine æqualis, recurva.
Long. 3 — El. 1 172 — Lat. 78 m.
Californie. (Rio Gila).
1 ind. coll. de Chaudoir.
85. D. longulus, Lec. Proc. Philad. 1857, p. 75.
Niger, nüidus, palpis, antennis pedibusque brunneo-testaceis. Verlex uni-sul-
catus. Prothorax subrotundatus antice leviter angustatus. Elytra ovata, grosse
punctato-striata. Tibiæ extus obtuse denticulalæ, spina interna digitationeque
terminali æqualibus.
Long. 2 192 — El. 1 198 — Lat. 34 m.
D'un noir brillant qui devient brunâtre sur le corselet et légèrement
bronzé sur les élytres. Les palpes, les antennes et les pattes sont d'un
testacé brunâtre; l'extrémité des élytres est également un peu roussâtre.
Le bord antérieur de l'épistome est tronqué, legèrement relevé; l'éléva-
tion antérieure est rétrécie en arrière sans être cependant prolongée: elle
est borné par un sillon profond; aucun autre sillon ne traverse le vertex
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 91
dont le sommet, vu de côté, parait relevé en carène longitudinale. Les
antennes sont plus grèles que dans le 2. pumilus , le deuxième article est
en massue allongée, droite.
Le corselet est arrondi, un peu dilaté aux angles postérieurs, légèrement
rétreci en avant; le sillon transversal est aussi profond en arrière qu'en
avant, mais il est moins distinct au milieu.
Les élytres sont parfaitement ovales ; leur plus grande largeur est un peu
au dessous du milieu ; les épaules ne sont nullement saïllantes; les stries
sont profondes dans toute leur étendue; leurs points sont très gros et sont
distincts jusqu'à l'extrémité. Le point préscutellaire est situé à la base des
premières et deuxième stries ; le 3° intervalle porte trois points, mais celui
du milieu se confond avec ceux de la troisième strie. La strie marginale
s'arrête à l'épaule.
La coll. de M. de Chaudoir renferme, sous le nom de D. longulus Lec.,
un seul ind. de cette espèce. J'oserais d'autant moins affirmer que ce soitlà
l'insecte dont les caractères ont été indiqué par M. Leconte d'une manière
sommaire, que les stries ne sont pas : poslice obliteratae, mais qu’elles sont
seulement : poslice minus profundae.
86. D. luticola, Chaud. Bull. Mose. 1850, 196, n° 8.
Nigro-æneus, palpis antennisque busi testaceis, pedibus brunneis. Clypeus sub-
sinuato-truncalus, alis pronunulis. Elevatio antica subglobosa, postice angustata
sed haud prolongata ; vèrtex transversiün profunde sulcatus, sulcis lateralibus in
medio haud foveolatis. Prothorax subglobosus, sulco marginali ante medium abbre-
vialo. Elytra ovula, postice sub-angustata, basi truncata, humeris prominulis, in
dorso pérum convexa, grosse punctalo-striala, in basi atque ante apicem læviu,
interstiio 3° 3-punctaio, stria humerali ultra humerum non porrecta, puncio
præscutellari nullo. Tibiæ anticæ extus denticulis minutis 2 munitæ; digitatio
terminalis curvata, spina interiore longior.
Long. 1 374k. EI. 1 192 — Lat. 778 m.
A
M. de Chaudoir a découvert cette espèce à Odessa et à Kertch dans le
limon salé. M. Kiesenwetter l'a retrouvée à Trieste. (cf. Schaum D. J.
218, n° 3.)
87. D. Indicus, n. sp.
Brunneus, elytris obscurioribus, apice extremo lateralique testaceo, palpis, anten
nis, pedibusque testaceis. Palporum articulus ultimus subacutus. Vertex unisulca-
99 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
tus, elevatione antica globosa. Prothorax subglobosus, sulco longitudinali medio
tenui. Elylra subovata, postice angustiora, grosse punctato-striala, apice lœvia,
stria marginali ultra humerum nec porrecta. Tibiæ anticæ extus bidenticulatæ,
digitatione externa curvata, longior spina interiore terminal.
Long. 2 192 — El. 1 293 — Lat 394 m.
Tête et corselet bruns; élytres d’un brun de poix bronzé, avec l'extrémité
testacée; les palpes, les antennes et les pattes sont d'un testacé un peu
rougeûtre. Le dernier article des palpes est beaucoup plus aigu que dans la
plupart des autres espèces ; les mandibules ont également leur extrémité
aplatie et plus étroite. L'épistome est tronqué et a son bord légèrement
relevé. L’élévation antérieure est presque globuleuse, bordée en arrière par
un sillon profond: aucune autre impression ne se remarque sur le vertex ;
les yeux sont un pen moins saillants que ceux du 2. aeneus.
Le corselet est presque globuleux, un peu plus large que long; le bord
antérieur est distinctement tronqué ; le rebord marginal est bien marquéjus-
qu'en dessous des angles postérieurs : le sillon longitudinalest à peine visible.
Les élytres sont ovales, rétrécies en arrière mais elles ont les épaules un
peu plus saillantes. Les stries et les points sont profonds jusqu’au dernier
tiers où les uns et les autres disparaissent, la première strie seule restant
distincte jusqu'à l'extrémité. Un peu avant le milieu de l'élytre, la strie
suturale s’approfondit et se relève ensuite, ce qui occasionne une dépres-
sion longitudinale ; les premiers et deuxièmes intervalles s'épaississent et
s'élargissent en cet endroit.
La strie marguinale ne se prolonge pas au dessus de l'épaule ; les pre-
mières et deuxièmes stries partent du point préscutellaire. Les tibias
antérieurs portent deux dents un peu moins aiguës que celles du 2. aeneus.
La digitation externe est assez fortement courbée; elle est plus longue que
l'épine interne, qui est droite.
M. de Chaudoir possède un seul individu de cet insecte qui a été rap-
porté de l'Inde boréale par le D' Bacon et qui faisait partie de la coll. de
La Ferté.
88. D. orientalis, n. sp.
Piceus, elytris subæneis, antennarum bast testaceo. Palporum articulus ultèmus
subacutus. Vertex unisulcatus, elevatione antica globosa. Prothorax subglobosus,
sulco longitudinali tenui. Elytra subovata, grosse punctato-striata, apice lœvia,
stria marginali ultra humerum nec porrecta.
Long. 2 192 — El. 1 193 — Lat. 78 m.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 93
-
Cet insecte ne diffère du D. indicus qu’en ce que ses élytres sont un peu
moins allongées, plus larges, moins rétrécies en arrière ; que son corselet
est plus sensiblement dilaté aux angles postérieurs. La couleur est d’un
brun de poix, très légérement bronzé sur les élytres ; la base seule des
antennes est testacée.
Hong-Kong. J'ai vu plusieurs individus, tous semblables.
89. D. Dejeani, Putz. Mon. Cliv. p. 25, n° 20.
Nigro-æneus, antennis pedibusque brunneis, ore, palpis antennarumique basi
lestaceis. Clypeus in medio truncatus, margine suberecto, alis subprominulis.
Elevatio antica hemisphærica, supra plana, sulco transversali ab elevatione postica
separala, quæ magis prominel et vertici cohæret. Prothorax subrotundatus, antice
angustatus. Elytra subovata, postice angustiora, basi truncata, humeris prominu-
lis, in medio dilatata, fortiter punctato-striala, interstitio 5° 3-puncialo, stria
marginali ultra humerum inconspicua, puncto præscutellari in basi striarum 1 et
2 sito. Tibiæ posticeæ extus acute bidenticulatæ.
Long. 3 194 — El. 2 — Lat. 1 174 m.
Amér. bor. 1 seul ind. — Coll. Dejean.
90. D. globulosus, Say.
Putz. Mon. Cliv. p. 20, n° 13.
Var. minor. D. parvus, Lec. Agass. Lak. sup. p. 204. (cf. Lec. syn.
CV CE D. 77)
Nigro-subæneus, palpis, antennis pedibusque testaceis. Prothorax subrotundatus
antice leviter angustatus. Elytra oblongo-subovata, in dorso subplanata, humeris
obliquis, dentatis, strialo-punctatu, striis ante apicem subevanescentibus, stria
marginali ad humerum abbreviata. Tibiæ anticæ extrorsum bidenticulateæ.
Long. 3 — El. 1 192 — Lat. 1 m.
Cet insecte, que Dejean compare au 2. globosus, s'éloigne de cette espèce
par son corselet plus rétréci en avant et dont le rebord latéral est bien
distinct jusqu'en dessous des angles postérieurs, par ses élytres moins
ovales et dont les épaules sont plus marquées, par ses fossettes préscutel-
laires qui ne sont point isolées et par les dents des tibias antérieurs qui
sont plus aiguës. La digitation terminale est plus longue que l'épine imterne.
Il ressemble assez à un très petit exemplaire du 2. aeneus, dont les
94 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
élytres seraient un peu plus larges, plus courtes et moins rétrécies en
arriere.
J'en ai examiné 4 individus dans la coll. de M. de Chaudoir; 3 d'entre-
eux ont été rapportés de l'Ohio par M. Schaum.
91. D. cariniceps, Baudi, Berl. E. z. 1864, 201.
Nigro-æneus, palpis antennisque brunneis, basi testaceis, pedibus brunneis.
Clypeus in medio truncatus, modice marginatus, alis parum prominulis ; elevatio
antica elongato-cordata, vertice sulcis pluribus curvalis tmpresso. Prothorax sub-
globosus, sulco longitudinali tenuissimo.
Elytra oblongo-ovata, apice paululum angustata, humeris prominulis, leviter
punctato-strialu, antice posticeque lævia, interstilio 3° tripunctato ; stria margi-
nali ultra humerum plus minusve distincte porrecta ; puncto præscutellari nullo.
Tibiæ anticæ extus denticulatæ, denticulo inferiore minuto, superiore obsoleto ;
digitatio terminalis longior spina interna.
Long. 3 — El. 1 592 — Lat. 1 m.
Cet insecte est assez voisin du D. misellus, mais ses élytres sont plus
courtes, plus larges, beaucoup plus lisses à l'extrémité ; les points des stries
sont plus petits et plus espacés ; le sillon central du corselet est moins dis-
tinct ; l'épistome est plus nettement tronqué et l'élévation antérieure est très
prolongée en arrière.
Chypre.
Je n'ai vu de l'Ile de Chypre, qu'un seul individu que M. Baudi a bien
voulu m'envoyer. Avant l'extrémité des élytres, on remarque une tache
fauve peu arrêtée ; le corselet est en dessous de la même couleur; la base
des élytres ne porte aucune trace de prolongation de la strie marginale ;
mais, ainsi que me le mande M. Baudi, ce caractère est loin d'être constant ;
ordinairement la strie marginale ne dépasse guère l'épaule.
M Peyron a rapporté de Tarsous plusieurs exemplaires de cette espèce;
deux d'entre eux sont très remarquables par les rugosités qui couvrent
tout l’espace compris entre les veux et par la ponctuation serrée du der-
rière de la tête.
92. D. Hispanus, Putz. Ann. Soc. ent. Fr. 1866, p, 352.
Nigro-æneus, palpis testaceis, articulo ultimo piceo, antennarum articulo
4° brunneo. Clypeus elevatus, arcuatus, subsinatus. Elevaiio antica haud prolon-
qala, antice sulco arcuato, postice sulco transversali limitala, vertex sulculis plurt-
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 95
bus lransversis notatus. Prothorax subglobosus, antice vix subangustior. Elytra
oblonga, basi truncata, humeris prominulis, grosse striato-punctata, interstitio
5° 5-punctato, puncto præscutellarti striis duabus primis connexo ; stria marginali
ultra humerum haud porrecta. Tibiæ anticæ extus bidentatæ, dente inferiore
magno alique Crasso ; spina inlerior digitationti terminali aequalis.
Long. 3 — El. 1 34 — Lat. 1 174 m.
D'un bronzé souvent noirâtre.
Les premiers articles des palpes, le premier article et l'extrémité des
articles 2 et 3 des antennes sont d’un brun plus ou moins clair; les fibias
sont plus ou moins couleur de poix. Le rebord de l'épistome est assez forte-
ment relevéetcintré, souvent un peusinué. L'élévation antérieure est presque
semi-globuleuse, bornée en avant par un profond sillon arqué, et en arrière
où elle est un peu plus étroite, par un sillon transversal. Le vertex porte
quelques sillons irréguliers et moins marqués.
Le corselet est globuleux, très légèrement rétréci en avant ; ses angles
antérieurs sont très déprimés, les côtés antérieurs sont peu arrondis.
Le rebord marginal est distinct jusqu’après les angles postérieurs.
Le sillon longitudinal est moins profond au milieu qu'à la base; le sillon
transversal antérieur est marqué en dessous de petites lignes longitudinales
assez nombreuses.
Les élytres sont de moitié plus larges que le corselet, oblongues, peu
arrondies sur les côtés, également larges à la base et à l'extrémité, fortement
tronquées à la base avec les épaules saillantes ; la surface antérieure est
aplanie; les stries sont profondes dans toute leur étendue et marquées de
gros points qui ne disparaissent que peu avant l'extrémité ; le troisième
intervalle porte 3 points bien marqués; la strie marginale ne se prolonge
pas au dessus de l'épaule. Le point préscutellaire est situé à la base des
deux premières stries, mais la deuxième strie ne s’y relie que peu dis-
tinctement.
Les tibias antérieurs portent extérieurement deux dents dont l'inférieure
est forte et épaisse. La digitation terminale et l'épine interne sont à peu
près de même longueur.
Très voisin du 2. eœaratus, mais un peu plus grand ; le dernier article
des palpes est ordinairement un peu plus large à la base et plus tronqué à
l'extrémité ; le sillon médian du corselet est beaucoup moins profond, de
même que les stries et l'espace en dessous de l'écusson.
MM. Chevrolat et Bellier de la Chavignerie en ont trouvé plusieurs
individus aux mois d'avril et de mai le long d’un étang salé (laguna), dans
les environs de Valladolid.
96 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
93. D. Euphraticus, Putz. Mon. Cliv. p. 37, n° 38.
Nigro-aeneus nitidus ; palpis, antennis basi femoribusque 4 posticis brunneo-
lestaceis. Palporum maxillarium articulus ultimus longior, e basi ad apicem
angustalus, apice ipso truncalo. Clypeus truncatus, marginatus, medio vix pro-
minulo. Verteæ plurisulcatus, elevatione antica haud prolongata. Prothorax an-
gustus, subovatus. Elytra suboblonga, basi lruncata, humeris leviter prominulis,
poslice angustata, striato-punctata , punclis post medium evanescentibus, stria
1% punclo praescutellari connexa ; stria marginali ultra humerum non porrecta.
Tibiarum anticarum spina interior gracilis, digitatione exteriore brevior.
Long. 3 — Lat. 1 172 — El. 778 m.
Mésopotamie, bords de l'Euphrate.
94. D. exaratus, Schaum (i. L.)
tropicalis, Chaud. (coll.)
Niloticus, Chaud. (coll.)
Jlavipes, Motsch. (1. 1.)
Nigro-æneus, nitidus; palpis, antennarum basi, femoribusque 4 posticis
brunneo-testaceis. Palporum maæxillarium articulus ultimus elongatus. Clypeus
truncalus,margine medio præsertim elevato. Vertex plurisulcatus, elevatione antica
haud prolongata. Prothorax globosus sulco medio profundissimo. Elytra subovata,
basi truncata, humeris prominulis, profunde striata atque punctata, punctis post
medium evanescentibus ; interslitio 5° 5-punctato ; regione subscutellari depressa ;
stria 12 punclo præscutellari connexa ; stria marginali ultra humerum non por-
recta. Tibie anticæ extus acute bidenticulatæ; spina interior digitationi apicali
aequalis.
Long. 3 — El. 192 — Lat. 1 m
Cette espèce se rapproche assez du 2. Æ'uphraticus ; comme ce dernier,
elle a le dernier article des palpes maxillaires beaucoup plus long que le
même des palpes labiaux, mais nullement dilaté au milieu et diminuant de
grosseur de la base jusqu'à l'extrémité qui est tronquée. Ses élytres sont
plus courtes, plus larges que celles de l'Zuphraticus ; la strie suturale est
profondément déprimée depuis l'écusson jusque près du milieu; les stries
sont beaucoup plus profondes et sont surtout plus marquées à l'extrémité ;
les épaules sont un peu plus saillantes; le corselet est plus large, plus glo-
buleux ; l'épistome a son bord plus relevé au milieu ; les tibias antérieurs
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 97
Le
ont la dent inférieure beancoup plus longue et plus aigué; la digitation
terminale et l'épine interne sont égales en longueur.
M. Schaum m'en a envoyé, comme venant d'Egypte, un individu sous le
nom que j'ai conservé; M. Motschulsky me l'a adressé sous le nom de
D. flavipes. La collection de M. de Chaudoir en renferme 8 exemplaires
venant d'Assouam, sous le nom de 7). fropicalis et deux autres étiquetés
D. Niloticus.
95-98. M. Schmidt-Goebel s'était proposé d'établir sous le nom de Phreo-
ryctes, un genre dont il a figuré les caractères dans la pl. IIL, (fig. 6) de sa
Faun. Birman.
Mais d’après une note de sa main inscrite sur la couverture de la pre-
mière livraison de l'ouvrage, il à reconnu que ce genre ne se distinguerait
pas suffisamment des Dyschirius et il a désigné sous le nom de Dyschirius
debilis l'insecte figuré comme Preoryctes pusillus. Les seules différences,
en effet, entre ces petits Dyschirius de l'Inde et les nôtres, consistent dans
des palpes un peu plus aigus à l'extrémité et des épaules épineuses. Les
deux seules espèces qui me soient connues présentent d’ailleurs quelques
caractères particuliers. Le deuxième article des antennes est deux fois plus
long que le troisième, lequel est à peine plus long mais plus étroit à la base
que le quatrième ; les troisième et cinquième intervalles des stries portent
une ligne de points pilifères espacés.
95. D. interpunctatus, n. sp.
Long. 2 — El. 1 — Lat 23 m.
Fauve, palpes et antennes testacés. Le dernier article des palpes est
dilaté intérieurement, renflé un peu en dessous du milieu; il se rétrécit
ensuite jusqu'à l'extrémité qui est très atténuée et faiblement tronquée. Les
mandibules sont très aiguës. Les antennes atteignent les angles postérieurs
du corselet; leur premier article est gros, cylindrique; le deuxième en
massue, à peine plus court que le premier et plus large que le troisième
qui est triangulaire; Îes autres sont épais, arrondis. Le labre est court,
large, un peu échancré.
L’épistome, intimement uni à ses ailes, forme avec elles un arc de cercle
L'élévation antérieure est triangulaire; elle se relève en arrière où elle se
prolonge en pointe jusqu'au vertex. Le corselet est presque carré, un peu
ANNALES 80C,. ENTOM. DB BELGIQUE, T, X. 13
98 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
rétréci en avant; le bord antérieur est bisinué; les côtés sont peu arrondis ;
le sillon marginal s'étend depuis les angles antérieurs jusqu'au point situé
un peu intérieurement à la hauteur des angles postérieurs; le sillon trans-
versal antérieur n’est distinct que vu de côté.
Les élytres sont oblongues, aussi larges à l'extrémité qu'à la base qui est
presque tronquée. La strie marginale se prolonge jusqu'à l'extrémité de la
base; elle forme, à l'épaule, un petit angle saillant. La première strie seule
est entière ; toutes les autres disparaissent avant l'extrémité; les deuxième
et troisième ne prennent naissance qu'en dessous de la base, les troisième
et cinquième intervalles sont marqués d’une rangée de petits points
pilifères.
Les tibias antérieurs portent extérieurement deux dents aussi fortes, mais
moins aiguës que dans le 2. {horacicus.
Inde boréale. 2 ind. rapportés par le D' Bacon. (Coll. de Chaudoir.)
96. D. hispidulus, n. sp.
Long. 2 — El. 1 — Lat. 394 m. "
Très voisin du précédent. Le dernier article des palpes est plus ovale,
moins brusquement atténué à l'extrémité qui est tout aussi faiblement tron-
quée. Le corselet est plus étroit, plus convexe, plus rétréci antérieurement,
Les élytres sont plus larges, plus planes, moins lisses à l'extrémité; tous
les intervalles des stries portent une ligne de petits points pilifères.
Siam, 3 ind. (Coll. de Chaudoir et Signoret).
Les Dyschirius de l'Amérique méridionale s’écartent un peu de ceux de
l'Europe et de l'Amérique du Nord. Le dernier article des palpes est moins
dilaté intérieurement, mais tronqué à l'extrémité; les antennes sont moins
épaisses et composées d'articles plus allongés; les élytres sont en général
plus larges, moins rétrécies en avant et en arrière, plus fortement striées ;
le prolongement de la strie marginale sur la base est souvent beaucoup plus
marqué et forme un crochet au dessus de l'épaule; la digitation terminale
des tibias antérieurs est plus longue et les tarses ont leurs articles plus
étroits.
97. D. Minarum, n. sp.
Long. 4 — El. 2 — Lat. 1 1/3 m.
Noir bronzé, pattes et antennes brunes, palpes testacés ainsi que les
deux premiers articles des antennes et la base du troisième. Les mandi-
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 99
bules sont longues, étroites, courbées. La dent du menton est peu saillante ;
les lobes latéraux sont arrondis au sommet. Le deuxième article des palpes
maxillaires est large, ovale; le troisième est triangulaire ayant à peine le
tiers de la longueur du dernier qui est presque cylindrique, un peu rétréci
à la base et à l'extrémité, avec la pointe tronquée.
Les antennes sont assez grèles, composées d'articles triangulaires-allon-
gés, les deuxième et quatrième sont plus longs et à peu près égaux.
L’épistome a son milieu largement relevé, et ses ailes très avancées en forme
de dents un peu arrondies. L’élévation antérieure est presque globuleuse,
un peu rétrécie en arrière où elle est limitée par un sillon transversal pro-
fond. Le vertex porte, entre les yeux, un ou deux sillons moins larges et
moins marqués.
Le corselet est tres-globuleux, un peu rétréci antérieurement, rebordé
jusqu'aux angles postérieurs qui ne forment aucune saillie ; les côtés de la
base ne sont nullement rebordés. L'impression transversale antérieure porte
une série de gros points oblongs.
Les élytres sont larges, en ovale très court, fortement striées dans toute
leur étendue ; les points des stries, très gros, dépassent à peine le milieu ;
les intervalles sont très relevés ; aucun point n’y est distinct.
Les pattes sont peu épaisses; les tibias antérieurs, terminés par une
digitation et une épine longue et courbée au bout, ne portent extérieure-
ment que deux dents assez petites dont la supérieure surtout est marquée.
Les tibias intermédiaires sont entièrement glabres et inermes en dessus ; les
tarses sont très-étroits ; le premier article, subcylindrique, est aussi long que
les trois suivants réunis ; ceux-ci sont courts et décroissent successivement
de largeur ; le dernier est cylindrique.
Brésil (Minas-Geraes). 2 ind. coll. de Chaudoir.
98, D. Pampicola, n. sp.
Long. 4 — El. 2 — Lat. 1 173 m.
D'un noir bronzé, avec les palpes, la base des antennes et l'extrémité des
élytres testacés, les pattes et les antennes brunes. Les palpes sont assez
allongés ; leur dernier article est oblong, rétréci vers l'extrémité qui est
légèrement tronquée. Les antennes sont assez épaisses ; les articles 2 et 3
sont presque de mème longueur; les suivants sont triangulaires. L'épistome
est très légèrement sinué au milieu ; il se relève sur les côtés et n'est point
séparé des ailes qui sont avancées, tronquées. L’élévation antérieure est un
peu anguleuse en avant, bicarénée au dessus, tronquée en arrière par un
100 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
sillon transversal. Le vertex est lisse. Les yeux sont grands, très convexes.
Le corselet est presque globuleux, un peu plus long que large, très convexe ;
le rebord marginal se borne à une simple strie qui n’atteint pas les angles
postérieurs. Le sillon longitudinal est complètement indistinct, si ce n’est un
peu au dessus de la base; le sillon transversal antérieur n’est visible qu'au
mieu. Les élytres sont oblongo-carrées, leur base et les épaules sont arron-
dies; les stries sont profondes; mais celles vers l'extérieur sont moins mar-
quées à l'extrémité ; les points dont elles sont munies sont très gros dans la
première moitié des élytres ; la première strie remonte le long de l’écusson
jusqu'à l’extrème base où elles se joint au prolongement de la strie margi-
nale; cette dermière forme, à l'épaule, un angle saillant ; les autres stries
ne prennent naissance qu'en dessous de la base. Le 3° intervalle est 3-ponc-
tué. L'’extrémité des élytres est d’un fauve testacé ; cette couleur remonte
un peu le leng du bord marginal. L'épine terminale interne des tibias anté-
rieurs est plus forte et plus recourbée que la digitation externe. La première
des dents latérales des tibias est petite et triangulaire, la deuxième est à
peine distincte. — Les crochets sont grands: le paronychium est beaucoup
plus court.
Pampas. L ind. (Coll. de Chaudoir.)
99. D. patruelis, Lee. Ann. Lyc. vol, V. (1851) p. 196 (1).
Nigro-æneus, nitidus, epistomate bidentato, lateribus obliquis, fronte subtiliter
crislata, sulcis profundis ; thorace ovali, non transverso ; elytris basi non margina-
tis, striis integris, ultra medium tenuiter punctatis, interstitiis paulo convexis,
5°-tripunctato; tibiis anticis extus unidiqitatis, denteque superiore armalis, spina
exleriore longiore curvata. (* 44)
San Diego. (Californie).
Sat frequens.
100. D. consobrinus, Lec. Ann. Lyc. t. V. (1851), p. 196.
Nigro-æneus, nitidus, epistomate truncalo, lateribus fere rotundatis, fronte
transversim impressa, sulcis profundis ; thorace rotundato, elytris non angustiore,
his basi non marginatis, striis integris ultra medium punctatis, inlerstitiis con-
vexis, 5°-bipunclato; tibiis anticis exlus muticis, spina exteriore vix longiore
curvata. (* 15)
S. Francisco. (Calif.) 1 ind.
(1) Je-n’ai pas vu les n° 99-109.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 101
101. D. gibbipennis, Lec. Proc. Phil. 1857, p. 77, n° 88.
Elongatus, nigro-æneus pernitidus, clypeo lale emarginato, anqulis prominulis,
fronte transversim paulo impressa et dein plica parva brevissima notata ; thorace
latitudine haud breviore, globoso; elytris convexis, tripunctatis, pone basim 1n su-
tura impressis, striis punctalis haud impressis, externis poslice exaralis ; antennis
basi pedibusque obscure rufis, tibiis anthicis bidenticulatis. (. 45)
S. Diego. (Calif.) L sp.
102. D. æneolus, Lec. Proc. Phil. 1857, p. 76.
Antennis pedibusque nigris; clypeo late emarginato, bidendato ; fronte sulco
transversali impressa ; prothorace globoso ; elytris stria basali nulla, striis tenuibus
ad basim extensis, postice obliteratis, interstitio 5°-tripunctalo.
Je n'ai pas pu vérifier si M. Leconte a décrit cette espèce ; les indica-
tions ci-dessus sont les.seules qu'il m’ait été possible de puiser dans le
tableau publié par lui en 1857.
103. D. fruncatus, Lec. Proc. Phil. 1857, p. 78, n° 17.
Nigro-æneus, nitidus ; clypeo truncato, vix emarginato, fronte transversim haud
profunde impressa ; ihorace latitudine subbreviore, ovalo, antrorsum angustato ;
elytris striis impressis antice punctatis : 54 haud distinte bipunclata, 8 obsoleta, ad
apicem exarata, interstitiis planis, palpis pedibusque ferrugineis, antennis piceis
ad basim ferrugineis, tibiis anticis vix denticulatis. ( * 292)
Illinois. 1 sp.
104. D. erythrocerus, Lec ib. n° 48.
Elongatus. æneo-niger, nitidus, clypeo fere truncato, vix emarginato, angulis
parum prominulis, fronte transversim impressa, thorace latitudine longiore, subo-
vato, elytris striis impressis, ad basim abbreviatis, antice fortiter punctatis, 82 ob-
soleta ad apicem exarala, interstilüs fere planis; antennis, palpis pedibusque
rufis ; tibiis anticis vix denticulutis. ( * 20)
Ohio. Pensylvanie.
102 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
105. D. rufiventris, Lec. ib. p. 79, n° 26.
Nigro-æneus, nitidus, clypeo truncato, fronte transversim haud impressa, tho-
race latitudine haud breviore, ovali antrorsum paulo angustato, elytris striis antice
fortiter punciatis postice exaratis, ore abdomineque rufis, antennis fuscis, ad basim
pedibusque testaceis ; tibiis anticis dente inferiore acuto armatis. (* 11)
Louisiane. 1 sp.
106. D. setosus, Lec. ib. n° 27.
Æneo-niger, nitidus, clypeo emarginato, bidentato, fronte transversim impressa,
thorace latudine breviore, ovato, trapexoideo, elytris convexis , grosse seriatim punc-
tatis, postice lævigatis, interstitiis alternis punctis minutis setiferis uniseriatis
notalis, antennis pedibusque testaceis, tibiis anterioribus dente inferiore acuto,
superiore vix distincto. (* 12)
Massachusetts et New-York, dans les marais salés.
107. D. pilosus, Lec. ib. p. 80, n° 28.
Æneo-niger, nitidus, clypeo emarginato, bidentato, fronte transversim impressa,
thorace latitudine haud breviore, quadrato-globoso ; elytris convexis, striis integris
antlice profundis et foriter punclatis, interstiliis 1°, 3° et T° parce uniseriatim
punclatis et setosis ; ano, ore, antennis pedibusque lestaceis; libiis anticis dente
inferiore aculo, superiore vix distincto. ( 14)
Nouvelle Orléans.
108. D. hispidus, Lec. Descr. of n. spec. 1363, p. 4, n° 10.
Æneo-niger nitidus, clypeo emarginato bidentato, fronte transversim impressa,
thorace latitudine breviore, ovato; elytris convexis, striis antice grosse punclalis,
postice obliteratis, interstiliis alternis punctis setiferis minutis uniseriatis nolats ;
antennis pedibusque testaceis; libiis anticis dente inferiore acuto, superioreque
obsoletissimo armatis. (* 12)
Etats-Unis de l'Ouest.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 103
109. D. transmarinus, Mannerh. B. M. 1853, p. 30, n° 10.
Oblongus, supra obscure cupreo-æneus, subnitidus, subtus nigro-piceus; mandi-
bulis, antennis pedibusque obscure rufo-piceis; tibiis anticis spinis tribus longis
üntrorsum curvalis interne armatis, extus viæ dentatis; thorace suborbiculato, basi
apiceque truncato, medio canaliculato ; elytris thorace sesqui latioribus, ovalibus
gibbis, sat profunde striatis, striis A4 et 92 usque ad apicem integris, cϾteris pone
medium evanescentibus, omnibus antice profunde punctatis.
Long. 4 596 lin. — Lat. 293 m.
Sitkha.
G. Oxyprepanus. Chaud. (Coll.).
Menton très-court ; la dent du milieu peu élevée, obtuse; les lobes laté-
raux arrondis.
Languette en triangle allongé, tronquée au sommet, ses paragiosses étroi-
tes, divergentes, un peu plus élevées.
Palpes à dernier article large à la base, dilaté intérieurement, se rétré-
cissant fortement dès le milieu, de manière à former une pointe prolongée
un peu obtuse à l'extrémité. Le pénultième article des maxillaires très
court ; le deuxième de moitié plus court que le dernier, aussi large, ovale.
Antennes longues, dépassant les angles postérieurs du corselet, assez
minces ; le deuxième article presque du double plus long que le troisième ;
les articles 4-10 arrondis.
Mandibules planes en dessus, larges à la base, très arquées, très aiguës
à l'extrémité.
Labre transversal, arrondi sur les côtés, sub-émarginé au milieu.
Epistome plus ou moins tronqué, rebordé ainsi que les ailes qui sont sur
le même plan et ont leur angle externe droit.
Tibias antérieurs faiblement bidentés extérieurement. Tibias intermé-
diaires étroits, le premier article à peine un peu élargi vers l'extrémité,
aussi long que tous les autres réunis; le deuxième, en carré long, aussi
long que les deux autres suivants pris ensemble ; les troisième et quatrième
carrés, serrés; le cinquième cylindrique ; les crochets très petits ; le paro-
nychium indistinct.
La coloration en général est d’un brun clair.
Ce genre diffère peu des Dyschirius. Les caractères essentiels sont le
104 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
prolongement en pointe du dernier article des palpes, et la dimension du
deuxième article des tarses. Le corselet est plus carré, plus nettement tron-
qué en avant, plus fortement rebordé; les élytres ont leur rebord basal
bien marqué.
Il n’est représenté que dans l'Amérique tropicale. Toutes les espèces sont
de très petite taille.
1. O. {uridus, n. sp.
Rufo-brunneus, prothoracis margine elylrorumque apice dilutioribus. Clypei alae
vix prominulae, clypeo cohuerentes. Oculi prominentes. Vertex foveolatus. Protho-
rax subquadratus, basi prolongata. Elytra oblongo-ovata, humeris prominulis,
interstitio 3° tripunctalo.
Long. 3 1/4 — El. 1 33 — Lat. 1 m.
L'épistome est un peu concave ; l'élévation antérieure du front est plane
en avant, se rétrécissant en s'élevant en arrière où elle n’est pas limitée par
un sillon transversal; ce n’est qu'entre les yeux que l'on distingue, mais
faiblement, un sillon arqué.
Le milieu du vertex porte un très petit point. — Les yeux sont très-
saillants. Le devant de la tète est fortement rugueux.
Le corselet est convexe, carré, à peine rétréci en avant; ses côtés sont
droits ; les angles postérieurs ne sont pas saillants et très arrondis ; les côtés
de la base sont prolongés obliquement ; les angles antérieurs sont presque
droits et non déprimés.
Les élytres sont en ovale un peu allongé, légèrement élargies en dessous
de leur milieu, striées-ponctuées jusqu’à l'extrémité ; les stries ne com-
mencent qu'un peu en dessous de la base; le troisième intervalle ne porte
que trois points ; la strie marginale forme à l'épaule une petite saillie, puis
elle se dirige en crochet jusqu'à la naissance du cinquième intervalle, où
elle forme un angle et se prolonge ensuite jusque derrière l’écusson.
Les cuisses antérieures portent en dessus, avant l'extrémité, une petite
dent obtuse; les tibias, non sillonnés, ne sont que très faiblement bidentés
extérieurement.
M. Dohrn m'a communiqué un ind. de cette espèce, comme venant de
Surinam (Paramaribo).
La coll. de M. de Chaudoir en renferme un de l'Amazone qui a les côtés
du corselet un peu plus arrondis, et les stries des élytres remontant plus
haut vers la base.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 105
2. O. micans, Dohrn. (Coll.).
Long. 2 — El. 1 — Lat. 172 m.
D'un brun testacé clair, les palpes, les antennes et les pattes d’un tes-
tacé pâle. Les antennes sont un peu plus courtes et leurs articles plus serrés
que dans l'espèce précédente. L'épistome est très-nettement tronqué, son
rebord est moins élevé. Le corselet est plus court que large ; un peu rétréci
antérieurement, ses côtés sont plus arrondis. Les élytres sont oblongues,
ovales, un peu rétrécies à l'extrémité, avec la base tronquée et les épaules
faiblement arrondies; les stries, peu profondes mais marquées de gros points
espacés, s'affaiblissant a l'extrémité qui est presque lisse. Le troisième
intervalle porte trois point dont le premier et le troisième sont peu distincts.
Les deux dents externes des tibias antérieurs sont plus fortes et plus aiguës
que dans le /wridus.
Surinam (Paramaribo). 3 ind. coll. Dohrn et de Chaudoir.
3. Ô. minimus, n. sp.
Long. 2 — El. 1. — Lat. 3/8 m.
Sa coloration est la même que celle du #icans ; ses antennes sont sem-
blables. L'épistome est bisinué, ce qui le fait paraître un peu échancré au
milieu.
L'élévation antérieure est plus nettement triangulaire et plus prolongée
en arrière. Les élytres sont plus étroites, plus longues; leurs stries sont
plus profondes jusque près de l'extrémité; les deuxième et troisième ne
commencent qu'en dessous de la base; les intervalles sont plus relevés; la
la ponctuation moins forte ; les trois points du troisième intervalle sont tous
distincts. Les dents externes des tibias antérieurs sont moins aiguës.
Amazone (Santarem). 4 ind. (coll. de Chaudoir).
4, O. Brasiliensis, n. sp. (Sahlb. ï. L.)
Long. 2 472. — El. 1 193. — Lat. 37k m.
Plus grand que le minimus; les antennes sont plus épaisses, plus
obscures à l'extrémité; l’épistome est simplement tronqué, son rebord est
plus élevé; l'élévation antérieure est moins plane, moins rétrécie en arrière,
le vertex est plus rugueux; les yeux sont très-peu saillants; le corselet est
ANNALES S0C, ENTOM, DE BELGIQUE, T. X. 14
106 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
de même forme, mais plus convexe et cependant ses angles antérieurs sont
moins déprimés et moins arrondis; les élytres sont plus ovales et très-con-
vexes un peu plus bas que le milieu ; l'extrémité est plus rétrécie; les stries
sont moins profondes, moins distinctes à la base et elles disparaissent avant
l'extrémité. Les deux dents externes des tibias antérieurs sont semblables.
Brésil. 1 ind. (coll. de Chaudoir.)
9. O. ovalis, n. sp.
Long. 2 172. — El. 4 492. — Lat. 23 m.
Antennes à derniers articles serrés, mais testacés et non élargis comme
chez le Brasiliensis. L'épistome est tronqué, finement rebordé ; l'élévation
antérieure, un peu inégale au milieu, se redresse en arrière où elle est
suivie d'un sillon transversal ; la fossette du vertex est à peine sensible. Les
yeux sont un peu plus saillants que dans l'espèce précédente. Le corselet
est moins court, plus convexe, plus arrondi sur les côtés, ce qui le fait
paraître un peu globuleux. Les élytres sont plus larges, plus ovales. Les
trois points du troisième intervalle ne sont pas distincts. Les tibias anté-
rieurs sont plus fortement bidentés extérieurement.
Nouvelle Grenade. 1 ind. (coll. de Chaudoir.)
6. O. Mexicanus, n. sp. Chaud. (coll.)
Long. 23. — El, 1 172. — Lat. 374 m.
L’épistome est légèrement échancré au milieu ; l'élévation antérieure est
suivie d’un sillon transversal ; la fossette du vertex est indistincte; les yeux
sont très-saillants. Le corselet est très-convexe; les côtés sont presque droits,
mais les angles antérieurs sont très-déprimés, et les angles postérieurs ainsi
que la base sont très-arrondis, rétrécis, ce qui donne au corselet un aspect
tout différent de celui des autres espèces. Les élytres sont oblongues, sub-
cylindriques, légèrement rétrécies à l'extrémité, striées-ponctuées, excepté
à la base et à l'extrémité; le troisième intervalle est 3-ponctué.
Mexique, L'ind. (coll. de Chaudoir).
7. O. rufus, Putz. Mon. p. 44, n° 46 (Dyschirius).
D. brevicarinatus, Putz. Mon. p. 53, n° 58 et Post. p. 70.
Long, 2 293 — El, 1 192 — Lat, 4 m.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 107
Le corselet est un peu rétréci en arrière comme dans l'espèce précé-
dente.
Cuba (Havane).
G. CLIvINA.
J'ai réparti toutes les espèces que je connais en trente groupes dont j'ai
donné les caractères détaillés. J'ai pu ainsi simplifier beaucoup la description
des espèces nouvelles.
Premier groupe.
Antennes courtes, n'atteignant pas le milieu du corselet, épaisses, com-
posées d'articles très-serrés et transversaux à partir du cinquième.
Dernier article des palpes de moitié plus long que le précédent, non
élargi intérieurement et presque tronqué à l'extrémité.
Labre plus ou moins échancré. Epistome faiblement échancré; intime-
ment uni à ses ailes qui semblent le continuer. (les angles de l'épistome
sont cependant distincts dans la C. memnonia). Yeux saillants et libres.
Corselet convexe, carré ou transversal, sa base courte et peu prolongée.
Bord antérieur bisinué. Angles antérieurs ordinairement un peu avancés;
les postérieurs presque nuls. Impression antérieure n’atteignant pas le
bord.
Base des élytres fortement. tronquée ; épaules saillantes.
Huitième intervalle non prolongé au dessus de l'épaule ; quatrième et cin-
quième stries non réunies à la base. Troisième intervalle portant ordinaire-
ment deux points, rarement trois ou quatre, quelquefois aucun.
La carène centrale du prosternum est canaliculée depuis son milieu jus-
qu’à l'extrémité de la pointe dont les côtés sont rebordés. La carène est plus
forte entre les hanches dans les deux premières espèces; elle est plus
rétrécie dans la calida.
Chez la Senegalensis, le sillon est interrompu dans son milieu.
Insectes de couleur brune ou testacée.
Tibias antérieurs larges, digités, sillonnés au centre.
Le 1% article des tibias antérieurs non brusquement dilaté extérieure.
ment dans sa moitié supérieure.
108 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
Tibias intermédiaires en triangle allongé, fortement épineux, éperonnés.
Les insectes de ce groupe appartiennent spécialement à l'Afrique tropi-
cale et méridionale ; quelques espèces se rencontrent dans l’Inde.
1. C. grandis, Dej. Spec. I, 478, 22.
Putz. Mon.fp. 65, n° 1.
Sénégal, sénégambie Portugaise, Vieux Calabar. Nil blanc. Port Natal,
Delagoa-Bay.
2. C. Bohemanni, Putz. Post. p. 34, n° 3.
Caffrerie, 1 ind. (Coll. Bohemann).
3. C. mandibularis, Dej. Spec. V, 498, 26. — Putz. Mon. 66, 2. —
Post. 34, 4.
Sénégal.
4. C. testacea, Putz. Mon., p. 84, n° 20.
Sénégal.
9. C. Assamensis, Putz. Mon., p. 66, 3.
Assam.
6. C. Indica, Putz. Mon., p. 67, n° 4. — Post. 35, 5.
rugosifrons, Nictn.
Ceylan. Decan. Inde boréale.
7. C. memnonia, Dej. spec. V, 503, 31. — Putz. Mon. p. 70, n° 7.
Très-voisine de l’ixdica ; plus petite, plus courte; la base des élytres est
encore plus nettement tronquée et les épaules sont plus saillantes ; le cor-
selet est plus convexe, ses côtés sont plus arrondis et les angles antérieurs
sont moins saillants; la tête est beaucoup moins rugueuse et la fossette du
vertex est plus petite et plus arrondie; les yeux sont un peu moins en-
châssés en dessous; le labre est moins enchâssé ; l’épistôme qui, chez l'ix-
dica, est largement échancré et dont les ailes, en se relevant, forment la
continuation, est anguleux à ses deux extrémités dans la memnonia.
Cette espèce est fort peu répandue dans les collections ; tous les exem-
plaires que j'en ai vus viennent de Java.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 109
8. C. calida, n. sp.
Long. 7. — El. 3 394 — Lat. 2 m.
Cet insecte est intermédiaire entre les Cliv. ixdica et Senegalensis. La
tête est conformée comme dans cette dernière, mais le corselet est aussi
large, aussi carré, aussi peu rétréci en avant que dans la première; les
angles antérieurs ne sont nullement saillants; les angles postérieurs, au
contraire, le sont un peu. Les élytres sont plus courtes, plus larges que
dans la Senegalensis et encore un peu moins rétrécies à l’extrémité ; le
troisième intervalle ne porte que deux points. La couleur est celle de l'ix-
dica.
Je n'ai vu qu’un seul individu de cette espèce; il fait partie de la coll. de
M. de Chaudoir qui l’a reçu de M. Stevens comme venant des bords du
Nil blanc.
9. C. Senegalensis, Dej. spec. V, p. 500, n° 28.
Putz. Mon., p. 71, n°8.
Sénégal.
10. C. Westwoodi, Putz.
Castanea, Putz. Post. p. 35, n° 7.
M. Westwood ayant, dès 1837, décrit une ©. castanea (1) autre que la
présente espèce, je suis obligé de changer le nom de cette dernière.
La C. Westwoodi, bien qu'appartenant par ses principaux caractères au
groupe à la fin duquel je la place, a cependant un aspect assez différent qui
est dû à la moindre convexité de son corselet, lequel est plus carré, plus
distinctement rebordé et a les angles postérieurs plus saillants, à la forme
plus cylindrique de ses élytres qui ont les épaules moins tronquées et dont
le troisième intervalle et plus distinctement quadri-ponctué. Les antennes
sont un peu plus longues, est ses tibias antérieurs ne sont pas sillonnès en
dessus vers l'extrémité.
Ind. Or. (Ceylan et Nouvelle Guinée).
Deuxième Groupe.
Diffère du premier groupe par son épistome échancré au milieu, ses ailes
(1) Voy. ci-après n° 52.
410 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
plus étroites et plus brusquement saillantes ; ses grandes ailes plus déve-
loppées et couvrant presque les yeux; ses yeux beaucoup moins saillants ;
son corselet plus long, moins échancré au milieu; ses élytres plus ovales,
plus rétrécies à la base qui est arrondie et le long de laquelle se prolonge la
strie marginale; son troisième intervalle 4-ponctué; ses tibias intermé-
diaires plus larges, très garnis de poils extérieurement et non éperonnés.
La carène centrale du prosternum est rebordée et déprimée triangulaire-
ment après son milieu ; entre les hanches, elle est très rétrécie et nullement
canaliculée. La pointe porte deux sillons latéraux.
11. C. attenuata, Herbst, Natur. syst. X, p. 264, tab. 176, f. 7 e.
(Scarites.)
picipes, Bon. Obs. 2° p. p. 49, n° 3. Dei. spec. I, 416, 4. —Putz. Mon.
p. 105, 9. — Post. p. 51, n° 22.
melanaria, Puiz. Mon. p. 68, n° 5.
Long. 8 — El. # — Lat, 2 172 m.
C’est par erreur que Herbst et Bonelli ont assigné à cet insecte l'Amé-
rique du Nord pour patrie. Il vient de l'Inde et parait se trouver plus
particulièrement dans la partie septentrionale de cette contrée.
12. C. sulcigera, Chaud. (Coll.).
Long. 6 — El. 3 193 — Lat. 1 34.
Beaucoup plus petite que la C. attenuata. L'épistome est plus profonde-
ment échancré et ses ailes sont un peu plus avancées; les grandes ailes sont
plus larges. Les yeux ne sont nullement saillants. Le corselet est plus court,
plus élargi en arrière. Les élvtres sont plus rétrécies à la base, plus ovales;
elles sont plutôt sillonnées que striées et les intervalles sont très relevés en
carènes obtuses ; les points du troisième intervalle ne sont pas distincts. La
ponctuation de l'abdomen est plus grosse et plus distincte.
Siam. 1 ind. (Coll. de Chaudoir.)
13. C. striata, Putz. Mon. p. 74, n° 13.
Long. 5 394 — EI. 3 — Lat. 1 193 m.
Plus petite et plus étroite que la C. aétenuata. Les grandes ailes sont
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 111
moins arrondies; les yeux sont plus petits, plus enchâssés, moins saillants ;
le corselet est plus étroit, plus long, sa base est moins large; les élytres sont
plus longues, moins arrondies à la base; les dents externes des tibias anté-
rieurs sont moins fortes ; l'abdomen est plus distinctement ponctué.
Coromandel. 1 ind. (Coll. de Chaudoir). C'est l'exemplaire qui appar-
tenait à M. Reiche et que celui-ci m'avait communiqué en 1846 lors de ma
Monographie.
Troisième Groupe.
Lobes latéraux du menton arrondis, rarement tronqués. Dernier article
des palpes maxillaires deux fois plus long que le précédent, diminuant
régulièrement de grosseur de la base à l'extrémité qui est presque tronquée.
— Labre bisinué. — Antennes n'atteignant pas tout à fait les angles posté-
rieurs du corselet, grossissant vers l'extrémité, moniliformes à partir du
quatrième article. — Epistome largement échancré au centre, intimement
uni aux ailes qui, le continuant, sont plus avancées et arrondies. — Yeux
enchâssés en arrière jusqu’au tiers. — Une fossette oblongue au milieu du
vertex. — Corselet convexe, plus ou moins carré, légèrement échancré en
avant; angles antérieurs non saillants. Sillon transversal antérieur attei-
gnant le bord.— Base courte. — Stries libres à la base; la huitième ne
dépassant pas l'épaule; troisième intervalle 4-ponctué.
La carène centrale du prosternum est rebordée et canaliculée (ponctuée
à sa base chez les C. Ypsilon et scripla) de mème que la pointe. — Excepté
chez la C. extensico:lis.
Tibias antérieurs sillonnés. Le premier article des tarses brusquement
dilaté dans sa moitié supérieure. — Tibias intermédiaires éperonnés. —
Paronychium court.
14. C. fossor, Lin. ?
Putz. Mon. p. 75, n° 15. — Schaum, D. J. I, 229, 1.
Var. angustior elytris subparallelis.
C. proliza Kiesenw. (Schaum in Berl. E. Z. I, 124.) Grèce.
15. C. collaris, Herbst.
Putz. Mon. p. 76, n° 16.
Cf. Schaum, D. J. I, 299.
119 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
Les avis continuent à être partagés sur la question de savoir si la C. col-
laris ne serait pas une simple variété de taille et de couleur de la C. fossor.
Je citerai moi même comme exemple d’une telle modification dans la colora-
tion le Dolichus flavicornis et la C. ovipennis ci-après.
Mais dans ces cas, cette variation n'a pas la fixité qu'elle affecte chez la
C. collaris et elle n’est pas constamment accompagnée d’une variation dans
la taille.
On s’est demandé si la C. colaris, ne serait pas une seconde génération,
plus petite et moins colorée, de la C. fossor. Cette hypothèse me parait peu
admissible. Il résulte d'observations que j'ai faites depuis plus de vingt ans,
que la C. collaris est, pour ainsi dire, propre à certaines localités où elle
abonde pendant toute l’année, tandis que, pendant toute l’année aussi, on
n’y trouve que rarement la C. fossor; que dans d’autres endroits, on ne
rencontre que la C. fossor et jamais la collaris; qu'enfin, dans plusieurs
autres stations, les deux espèces se trouvent ensemble en avril, mai, juin,
août et septembre.
La C. fossor est parfois plus grande que le type. La C. collaris, toujours
plus petite et à élytres plus étroites et plus parallèles, ne varie guère de
taille ; chez l’une et chez l’autre, la coloration est constante, sauf dans la
collaris l'absence de coloration chez les individus récemment transformés.
16. C. ovipennis, Chaud. Car. Caucas. p. 68, n° 52.
Var. infuscata, Chaud. ibid.
Elle diffère certainement de la C. fossor en ce que les élytres sont moins
sinuées, que les épaules sont plus arrondies et que la base est plus large ;
que le corselet est plus étroit antérieurement et que ses angles tant anté-
rieurs que postérieurs sont moins saillants ; que le rebord externe est moins
relevé entre les angles antérieurs et le premier point marginal; que la dent
supérieure des tibias antérieurs est un peu plus longue ; que les articles des
antennes sont moins serrés et un peu plus longs.
Ces différences paraissent être constantes et il me semble difficile de ne
pas voir là une espèce.
Lenkoran. (Mer Caspienne).
On rencontre avec le type une variété analogue à notre C. colluris, avec
cette différence qu'ordinairement, dans cette dernière, le corselet reste noir,
tandis que chez la C. in fuscata, (au moins chez tous les individus que pos-
sède M. de Chaudoir), le corselet reste d'un brun plus ou moins rougeûtre.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 113
17. C. Transcaucasica, n. sp.
Long. 5 — El. 2 3/4 — Lat. 1 1/3 m.
Cette espèce est intermédiaire entre les C. collaris et Ypsilon.
Elle différe de la première par sa coloration d’un brun testacé, par sa
taille qui est plus petite, par la dent du menton qui est plus élevée, par ses
antennes plus minces, par le vertex qui, au lieu d’une fossette oblongue,
porte une profonde impression très étroite en avant et s'élargissant en
arrière, par deux autres impressions transversales qui coupent presque la
première; par son corselet un peu moins convexe, moins élargi vers la
base et par conséquent plus carré, et dont la surface est parsemé de points
plus gros ainsi que de rides transversales plus nombreuses; par ses élytres
un peu plus planes, plus cylindriques, plus fortement tronquées à la base.
Elle diffère de la C. Ypsilon par sa taille plus petite, ses élytres plus
courtes et dont les côtés sont moins parallèles; par le corselet moins long,
moins large, moins carré, non sinué avant les angles antérieurs qui ne sont
point saillants, et par l'absence de l'impression en Y ; par la fossette centrale
du vertex qui est autrement conformée et par la forme de l'épistome qui
ressemble à celui de la C. collaris.
Cet insecte, dont je n'ai vu qu'un seul individu venant de la Transcau-
casie, fait partie de ia collection de M. de Chaudoir.
18. C. Ypsilon, Dej., sp. V. 502. 30.
Putz. Mon. p. 77, n° 19.
Cette espèce se trouve principalement dans la Russie méridionale ; on la
rencontre également en Géorgie, dans l'Ile de Chypre, en Autriche. Sa
taille ordinaire est de 5 1/2 à 6 m. Deux individus de ta coll. Dejean indi-
qués comme venant du Caucause atteignent 7 m.
19. C. scripta, Putz. Mon. p. 78, n° 20.
La différence essentielle entre la C. scripta et la C. Ypsilon se trouve
dans la forme du corselet qui, chez cette dernière, est beaucoup plus con-
vexe et plus rétréci en avant, tandis que chez la scripta, il est plus plan et
paraît plus large surtout vers les angles antérieurs. Les angles de l’épistome
arrondis et peu avancés dans la C. Ypsilon, sont plus étroits, plus saillants
ANNALES SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. X. 15
114 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
et plus prolongés dans la seripta. Chez cette dernière, le vertex est occupé
par une fossette plus arrondie.
Les autres différences, indiquées dans la description de ma Monographie,
sont moins constantes.
L'unique individu que j'ai vu jadis et sur lequel j'ai établi l'espèce,
m'avait été communiqué par M. Lucas qui l'avait trouvé en Algérie.
Depuis j'en ai examiné deux autres, trouvés par M. Vuillefroy à Cartha-
gène, Je crois devoir rapporter à cette espèce deux individus qui se trou-
vent dans la coll. de M. de Chaudoir comme venant de Bagdad. L'un d'eux
a cependant le corselet plus étroit.
M. Baudi (Berl. E. Z. 1864, 169, note 5) signale la C. scripta en
Sicile.
20. C. impressifrons, Lec. Geod. Col. p. 41.
De la taille et de la forme de la C. Ypsilon. Brune, palpes, antennes et
pattes postérieures testacés. Epistome largement échancré, rebordé, intime-
ment uni aux ailes qui forment extérieurement un angle arrondi; le point
de séparation est indiqué par une carène obtuse ; une autre carène, arquée
comme celle de la C. grandis, borde en arrière l’épistome. Les yeux sont un
peu plus saillants que les rebords supra-antennaires; ils sont enchàssés en
arrière.
Le vertex est occupé par une impression oblongue, large et profonde,
ponctuée en avant et sur les côtés; la partie postérieure de la tête est cou-
verte d’une ponctuation inégale et peu serrée.
Le corselet est de moitié plus large que la tète, presque carré, avec la
base arrondie et peu prolongée, plus cependant que chez la C. fossor; le
bord antérieur est bisinué, légèrement échancré au milieu, avec les angles
un peu saillants ; le bord latéral se rétrécit légèrement en dessous du point
marginal supérieur, puis se dilate un peu jusqu'aux angles postérieurs ; les
sillons du milieu et du bord antérieur sont profonds et bien marqués; des
deux côtés de la base, on distingue un sillon linéaire ponctué qui se subdi-
vise à sa partie supérieure comme dans la C. Ypsilon, mais plus vaguement.
Les élytres sont allongées, cylindriques, tronquées à la base avec les
épaules encore moins arrondies que dans cette dernière espèce ; les stries
sont plus profondes et les intervalles plus convexes. Les tibias antérieurs
sont semblables, un peu moins profondément sillonnés, et les dents externes
sont un peu moins aiguës.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 115
M. Schaum m'en a donné un exemplaire venant du Kentucky. M. de
Chaudoir en possède cinq autres venant de la Louisiane et du Texas.
21. C. punctulata, Lec. Ann. Lyc. V. 198.
Long. 5 192. — El 3. — Lat. 1 192 m.
Brunnea. Clypeus märginatus in medio emarginatus, bisinuatus, alis ei cohæren-
tibus, carina obtusa tantum separatus. Antennæ extus crassiores. Oculi parum
prominuli. Vertexæ oblonge foveolatus, undique parce punctulatus. Prothorax capite
paulo latior, subquadratus, lateribus leviter arcuatis, antice subemarginatus, an-
gulis antieis subprominulis, undique punctulatus. Elytra subcylindrica, profunde
punctato-striata. Tibiæ anticæ sulcatæ, extus fortiter bidenticulatæ.
Élytres beaucoup plus courtes, moins cylindriques que celles de la
C. impressifrons. Corselet plus court, plus étroit, surtout en arrière ; ses
côtés moins parallèles.
Californie (San José). 1 individu (Coll. de M. Chaudoir), reçu de
M. Leconte.
22. C. vulgivaga, Bohem. Voy. Eugen. p. 9, n° 19.
Long. 6. — El. 3. — Lat. 1 293 m.
Cette espèce qui vient de la Chine (Hong Kong) est répandue dans
toutes les collections.
23. C. extensicollis, Putz. Mon., p. 83, n° 28.
Par la forme de son corselet et de ses palpes, cet insecte s'éloigne un
peu du groupe actuel dont il a cependant la plupart des caractères.
Java. Je n'en connais pas d'autre individu que celui sur lequel j'ai
fait ma description en 1846.
Quatrième groupe.
Ce gronpe ne se compose encore que d'une seule espèce, que je n'ai pas
eue sous les yeux, mais qui est décrite d’une manière très-complète par
M. Baudi.
116 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
Par sestibias intermédiaires éperonnés, elle s'écarte de la €. Zaevifrons
(Lernaea), mais elle s'en rapproche beaucoup par la forme du menton, par
celle des ailes de l’épistome et par le prolongement de la strie marginale au
dessus de l'épaule jusqu’à l’écusson (1); en outre l'épistome est profondé-
ment échancré dans son milieu, ce quin’est pasle cas chez la C. laevifrons.
24. C. Sicula Baudi. (Berl. E. Z. 1864, p. 200, not. 6.
Sicile. 1 seul ex. Coll. Baudi.
Cinquième groupe.
Rebords supra-antennaires débordant presque les yeux. Epistome tron-
qué au centre, avec ses angles proéminents et aigus; les ailes sont très-
petites et situées un peu en arrière. Le vertex est marqué d’une fossette
profonde, arrondie, se prolongeant plus faiblement en avant vers une
carène anguleuse. Corselet convexe, presqu'arrondi en arrière où les côtés
de la base sont peu prolongés ; l'impression transversale antérieure n’atteint
pas le bord à ses deux extrémités ; les angles postérieurs ne sont pas saillants.
Les élytres sont en ovale allongé; les épaules très-arrondies ; la strie
marginale se prolonge bien au-delà ; les quatrième et cinquième stries sont
réunies à leur base. Le troisième intervalle ne porte aucun point distinct.
Les tibias intermédiaires ne sont pas sillonnés; leurs digitations et dents
sont larges, peu allongées. Les tibias intermédiaires ne sont pas éperonnés.
25. C. Dumoulini. Putz. Mon. 69, 6.
Long. 4 192. — EI. 2. — Lat. 1 m.
Sénégal. 1 ind. (Coll. de Mniszech.) C’est le type qui faisait jadis partie
de la coll. Dupont.
Sixième groupe.
Voisin dutroisième groupe ; il s'en écarte par les caractères suivants: Le
dernier article des palpes s'amincit davantage de la base à l'extrémité; les
mandibules sont plus aiguës; les antennes sont beaucoup plus longues et
(1) Ce caractèzxe ne résulte pas de la description, mais d’une communication de M. Baudi.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 117
plus grèles. L’épistome a ses angles avancés; les ailes en sont distincte-
ment séparées et reculées ; les yeux sont beaucoup plus saillants. Les digi-
tations des tibias antérieurs sont plus longues ; les crochets des tarses sont
plus petits; la carène centrale du prosternum n’est point canaliculée; elle
est simplement foveolée vers le milieu.
26. C. Euphratica, n. sp.
Long, 4. — El. 2. — Lat. 1 m.
D'un brun testacé. Les mandibules sont planes en dessus, très aiguës à
l'extrémité, Les antennes sont très-longues, leurs articles, assez étroits,
sont presqu'aussi larges que longs à partir du cinquième. L’épistome est
très-faiblement échancré, ses angles sont relevés; les ailes sont séparées,
reculées, peu arrondies et un peu redressées à l'extrémité. Les yeux sont
très-saillants. L’élévation antérieure est transversale, bornée en arrière par
un sillon qui n'est visible que de côté; au milieu du vertex se trouve une
fossette oblongue, qui traverse une dépression très-peu marquée. Le cor-
selet est assez convexe, presque carré, ne se rétrécissant un peu qu'aux
angles antérieurs ; la base est prolongée et le bord antérieur est tronqué.
Le sillon transversal atteint le bord antérieur à ses deux extrémités. Près
de chacun des deux gros points des angles postérieurs, on voit une impres-
sion linéaire portant trois ou quatre points l'un au-dessus de l'autre. Les
élytres sont cylindriques ; la base est légèrement tronquée; les épaules
sont arrondies ; la strie marginale se prolonge jusqu’à la naissance de la
cinquième strie; le troisième intervalle est 4- ponctué. Les cuisses anté-
rieures sont épaisses et portent en dessous, vers l'extrémité, une grosse dent
obtuse. Les deux dents externes des tibias sont très-longues ; au-dessus,
on en voit nne troisième très-petite; le dessus des tibias est sillonné; les
tibias intermédiaires sont éperonnés ; chacun des segments de l'abdomen est
fortement ponctué.
Rapportée des bords del'Euphrate par Helfer. (&ind., coll, de Chaudoir.)
Elle n’est pas sans quelqu’analogie avec la C. foveiceps, mais elle en diffère
très-nettement par la longueur de ses antennes, par la disposition de la
strie marginale etc.
Septième groupe.
Dent du menton carénée à sa base, devenant plane à son extrémité qui
est largement triangulaire. Lobes latéraux plus élevés, tronqués avec une
118 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
petite dent à leur angle externe. Palpes à dernier article du double plus
long que le pénultième , subeylindrique, devenant un peu plus étroit vers
l'extrémité qui est tronquée. Antennes n'’atteignant pas les angles posté-
rieurs du corselet, assez épaisses, ayant leurs derniers articles aussi larges
que longs. Mandibules larges à la base, planes et finement ponctuées en
dessus. Labre presque tronqué en avant, ayant ses angles arrondis. Épis-
tome échancré en demi-cercle, ses angles aigus; son rebord est bien mar-
qué et après les angles se prolonge jusqu'au sillon transversal. Les ailes
sont situées un peu en arrière etarrondies. Les yeux sont grands, saillants
et dépassent de leur moitié les grandes ailes; ils ne sont que faiblement
enchässés en arrière. L’élévation antérieure est en carène arquée, un peu
anguleuse en avant; le sillon transversal est Ini-mème précédé par une
autre carène transversale raccourcie des deux côtés. Le vertex porte au
centre une large fossette et des deux côtés plusieurs carènes très-marquées
qui s'étendent jusqu’au col.
Le corselet est presque carré, ses côtés sont très-déprimés ; la base est
peu prolongée et le bord antérieur est plus ou moins échancré au milieu. Le
sillon transversal est profond, ponctué; il atteint le bord antérieur à ses
deux extrémités.
Les élytres sont oblongues, presque cylindriques, un peu rétrécies à
l'extrémité, leur base et les épaules sont arrondies. Les stries sont pro-
fondes et fortement ponctuées dans toute leur étendue; les intervalles sont
un peu relevés; le quatrième se joint au bord marginal qui est fortement,
prolongé jusqu'au milieu de la base; le quatrième intervalle est 4-ponc-
tué. La strie préscutellaire est parallèle à la suture; elle ne dépasse pas le
cinquième de l’élytre.
La carène centrale du prosternum est assez fortement rétrécie entre les :
hanches; elle est rebordée et profondément canaliculée dans toute son
étendue.
Les cuisses antérieures sont larges, un peu dilatées en dessous ; les tibias
sont larges, longuement digités, bidentés extérieurement, non sillonnés en
dessus. Les tibi1s intermédiaires sont étroits, non éperonnés : les crochets
des tarses sont très petits et le paronychium n'est pas plus long.
Le dernier segment abdominal ne porte de chaque côté qu'un seul point
pilifère.
27. C, rugiceps, Klug. Symb. phys. Dec. III, tab. 23, fig. 6.
Long. 7 —æ El. 3 3k — El. 1 393 m.
Nubie et Égypte supérieure. C’est de cette dernière contrée que
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 119
M. Schaum a rapporté plusieurs exemplaires qu'il m'a communiqués; il en
a donné un à M. de Chaudoir, un autre à moi-même.
28. C. sculptilis, n. sp.
Long. 7 492. — El. 3 192. — Lat. 1 394 m.
Très-voisine de la C. s'ugiceps ; un peu plus grande; le corselet est plus
étroit, plus long, moins arrondi sur les côtés, moins échancré au milieu du
bord antérieur ; les élytres sont un peu plus paralièles, moins rétrécies en
arrière, leurs stries sont plus profondes. Les sillons du vertex sont moins
parallèles que chez la C. rugiceps; ils convergent davantage en avant; la
ponctuation de l'abdomen est un peu plus forte.
Natal. 2 ind. (Coll. de Chaudoir.)
Huitième groupe,
Mandibules étroites, peu planes, souvent très-longues dans les Œ.
Antennes longues, mais ne dépassant pas les angles postérieurs du cor-
selet, grossissant de la base à l'extrémité et ayant leurs articles 5-10 pres-
que moniliformes.
Dernier article des palpes étroit, un peu élargi au milieu, légèrement
tronqué à l'extrémité.
Epistome à peine rebordé ; presque toujours largement échancré, l'échan-
crure formée de deux lignes droites; les ailes nettement séparées, situées
un peu en arrière.
Elévation antérieure et double carène latérale comme dans le dixième
groupe, mais ces dernières sont moins rapprochées à leur point de départ,
elles sont plus sinuées et même plus ou moins interrompues au milieu.
Le vertex porte au milieu une fossette qui est le plus souvent oblon-
gue (1).
Les yeux sont enchässés,
Le corselet est peu convexe, presque carré; les côtés de la base sont peu
prolongés ; les angles postérieurs saillants. L'impression transversale atteint
le bord anterieeur.
Elytres cylindriques, arrondies à la base; leur huitième intervalle pro-
(1) Il est probable que la O. sabulosa, Mac Leay (Ann. Jav. p. 124 éd, Leq.) appartient à ce groupe
Cependant elle aurait, d'après M. Mac Leay, le vertex dépourvu de la fossette centrale,
120 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
longé beaucoup au-delà de l'épaule (1), la quatrième strie préscutellaire est
longue, parallèle à la suture.
Les cuisses antérieures sont très épaisses, ovales, dentées en dessous vers
l'extrémité comme dans le vingt-quatrième groupe; les trochanters longs,
aigus, souvent redressés à leur extrémité.
Les tibias antérieurs sont sillonnés en dessus, longuement digités, lon-
guement bidentés, et ont ordinairement en dessus une dent beaucoup plus
petite. Les tibias intermédiaires sont éperonnés.
La carène centrale du prosternum est rebordée, canaliculée, assez brus-
quement déprimée entre les hanches; sa pointe est ordinairement assez
faiblement sillonnée. Chez la C. séricta, la pointe est plus élargie, non
sillonnée. Chez les C. ÆHelferi et lacustris, la carène est très rétrécie entre
les hanches.
Le dernier segment de l'abdomen porte, de chaque côté, deux points
pilifères rapprochés.
Les crochets des tarses sont grèles, plus courts que le paronychium.
29. C. lobata, Bonelli. Obs. ent. II, p. 49, n° 2.
Dej. Spec. I, 414, 2.
Putz. Mon. p. 81, n° 26
Bonelli a établi sa C. Zobata sur une forme qui n’était alors représentée
que par une seule espèce. Aujourd'hui, on connait un assez grand nombre
de Clivines se rattachant au même groupe, et on en découvrira certaine-
ment bien d'autres encore, car c’est l'une des formes spéciales aux Indes
orientales. — Si l'on ne tenait compte que des caractères indiqués: par
Bonelli, beaucoup d'espèces du groupe pourraient être confondues sous le
nom de Zobata, et elles le sont en effet dans la plupart des collections.
Il importe donc de bien fixer l'espèce qui doit conserver le nom. — Je
n'ai pas vu le type de Bonelli, mais M. Schüppel, qui l'avait remis à l’en-
tomologiste de Turin, l'avait également envoyé à Dejean; je puis donc
admettre que les deux individus que j'ai sous les yeux, qui ont servi à la
description consignée dans le Species et que j'ai moi-même décrits en 1846,
sont des types suffisamment authentiques de la C. Jobata. Ces individus
seront donc mon point de départ dans l'examen du groupe entier.
Long. 6. — El. 3 — Lat. 4 172 m.
Les cuisses sont extrèmement épaisses; elles sont divisées vers le milieu
(1) Ii l’est moins chez la ©, Wallacei,
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 191
par un sillon longitudinal profond. Leur partie centrale inférieure fait une
forte saillie anguleuse mais obtuse ; les trochanters sont fort élevés, mais
couchés le long de la cuisse; vers l'extrémité, en dessous, on voit une grosse
dent triangulaire. La saillie centrale dépasse et la pointe des trochanters et
l’épine infra-terminale.
L’épistome est formé de deux lignes droites obliques qui se réunissent au
centre et qui, extérieurement, forment denx angles aigus; les côtés de l’épis-
tome descendent presque perpendiculairement sur le sillon transversal qui
précède le vertex. Les ailes touchent à l'épistome en dessous de ses angles
et divergent extérieurement ; elles sont arrondies au sommet; leur côté
interne est légèrement échancré. — Entre le sillon transversal antérieur et
le vertex se trouve une carène transversale, courbée à angle droit à ses deux
extrémités ; ces deux carènes divergent fortement jusqu’en face des yeux
où elles deviennent parallèles, puis elles se terminent brusquement sur le
sillon transversal du col. — Le devant du vertex est un peu rugueux. —
Au milieu du vertex, devant le bord antérieur des yeux, se trouve une
fossette oblongue, non ponctuée, L'occiput est muni de quelques petits
points épars.
Le corselet est un peu plus court qu'il n’est res en avant; la base est
très-arrondie; les côtés s'écartent insensiblement jusqu'aux angles anté-
rieurs où le corselet atteint sa plus grande largeur; les angles sont avancés
et un peu arrondis. Les angles postérieurs sont marqués par une dent
saillant en avant. La surface est convexe, parsemée de quelques points
extrêmement petits.
Les élytres sont cylindriques, profondément striées-ponctuées. Les
quatre points du troisième intervalle touchent la troisième strie.
En dessous, le corselet est finement ridé. Le segment anal ne porte que
quelques très-petits points vaguement disposés.
30. C. hydropica, n. sp.
Long, 6. — El, 3. — Lat. 4 174 m.
De même couleur et de mème taille que la C. Zobata. Les mandibules sont
plus longues chez le G*. Les angles de l'épistome sont moins aigus. L' éléva-
tion antérieure est un peu déprimée au milieu et présente, de chaque côté,
un petit tubercule, Le devant du vertex présente quelques sillons courts et
irréguliers.
Le corselet est plus long, presque carré, moins rétréci en arrière, dis-
linctement ponctué en dessous. Les élytres sont un peu plus longues; la
ANNALES SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T, X. 46
199 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
ponctuation des segments abdominaux est plus forte. La partie inférieure
des cuisses est aussi développée surtout chez la ©, que dans la lobata, mais
la saillie est plus arrondie; la pointe des trochanters est un peu plus
relevée.
Inde boréale, 2 ind. rapportés par le D.. Bacon, (Coll. de Chaudoir.)
31. C. angularis, n. sp.
Long. 7. — El. 3 172. — Lat. 1 1792 m.
Plus grande que la Zobata. L'épistome est très-profondément échancré ;
la tête est plus lisse, très-peu distinctement ponctuée; la fossette du vertex
est oblongue et peu profonde. Le corselet à la mème forme que celui de la
C. lobata, mais il est plus long. Les élytres sont un peu plus étroites et plus
allongées; la troisième dent des tibias antérieurs est plus longue. Les
cuisses sont dilatées en dessous sur leur surface externe, mais leur saillie
est plus arrondie; les trochanters et les épines terminales sont moins sail-
lants. Les segmens de l'abdomen sont plus fortement ponctués sur les
côtés.
Indes orientales. M. Murray m'en a envoyé 2 individus. J'en ai vu trois
autres dans la coll. de M. de Chaudoir, mais aucun de ces insectes ne porte
l'indication précise de la localité d’où il est originaire.
32. C. capitata, (coll. de Chaudoir.)
Long. 7. — El, 3 192. — 1 34 m.
Notablement plus grande et plus large que la lobata ; d’une couleur plus
claire; la tête est plus grosse; l'échancrure de l'épistome est moins pro-
fonde ; les ailes sont plus arrondies; les côtés du vertex sont relevés en
carène ; la fossette centrale est plus courte. Le corselet est plus court, plus
large, moins rétréci en arrière ; les cuisses sont comme chez la lobata, mais
non sillonnées cts au sr les tibias antérieurs sont un
peu plus longuement digités.
Indes orientales, 1 ind. (coll. de Chaudoir.)
33. C. divaricata, n. sp.
Long. 5 472. — EI. 2 37k. — Lat. 1 172 m.
Les mandibules sont un peu plus étroites que celles de la C. lobata ; le
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 195
corselet est un peu plus large, encore plus court, moins rétréci aux angles
postérieurs, plus fortement ponctué en dessus. Les cuisses sont également
dilatées en dessous, mais le milieu de la dilatation est simplement arrondi,
non anguleux ; elles ne sont point partagées par un sillon longitudinal. Le
dernier segment de l'abdomen n’est pas plus fortement ponctué ; les autres
ne le sont nullement.
Indes orientales (Decan). 2 ind. (coll. de Chaudoir.)
34. C. elongatula, Nietner. Journ. of the Asiat. soc, n° V, (1856). Ann.
and Mag. of nat. hist. t. XIX, p. 241.
Long. 6 4/3. — El. 3. — Lat. 1 172 m.
Sa couleur la distingue de la plupart des autres espèces qui, en général,
sont d’un brun plus ou moins foncé. Celle-ci est noire, avec les palpes,; les
antennes, les pattes postérieures d’un brun testacé. Les mandibules sont
peu aiguës; le bord antérieur de l’épistome est échancré moins angulaire-
ment que chez la lobata; les ailes sont moins reculées, l'échancrure entre
elles et l'épistome est moins profonde. La tête est assez fortement ponctuée;
l'épistome ne l’est que très-finement ; les côtés de l'élévation antérieure sont
plus saillants ; les carènes latérales du vertex sont plus régulières; le cor-
selet est plus long, plus carré, plus ponctué ; le milieu des cuisses est moins
saillant en dessous ; elles ne sont pas sillonnées ; le segment anal est parsemé
de points beaucoup plus gros et plus serrés.
Ceylan (Colombo). 1 ind. (coll. de Chaudoir). C’est le type sur lequel
M. Nietner a fait sa description.
39, C. advena, n. sp.
Long. 7. — El. 3 394. — 1 172 m.
D'un testacé assez clair, un peu rougeätre sur la tête et le corselet. Elle
est assez voisine de la C. angularis, mais elle s’en distinque facilement
(indépendamment de sa couleur qui n’est peut-être pas constante) par la
plus grande largeur du corselet et des élytres; l'épistome est moins échan-
cré ; le vertex et le corselet sont plus fortement ponctués; la fossette du
vertex est plus arrondie; le dessous des cuisses n’est nullement dilaté.
Indes orientales, 2 ind. (coll. de Chaudoir.)
124 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
36. C. sabulosa, Mac-Leay.
Java. (Voy. ci-dessus page 119 note 1).
37. C. Javanica, Putz. Mon. p. 74, n° 12.
Long. 8. — El. 4 192. — Lat. 2 m.
De couleur noire, sauf les palpes, les antennes et les pattes postérieures.
Antennes plus longues et composées d'articles plus allongés que chez la
C. advena; le corselet est beaucoup plus rétréci en avant, etc.
Java. 1 ind. (coll. Putzeys,) J'en ai vu jadis un autre dans la collection
de M. Chevrolat.
38. C. Siamica, n. sp.
Long. 6 1492. — El, 3. — Lat. 1 374 m.
De la même couleur que la C. Zobata et notablement plus grande. L’épis-
tome est échancré de même, mais encore plus profondément; les ailes sont
plus anguleuses extérieurement. Le vertex est lisse, très-peu distinctement
parsemé de quelques petits points; la fossette centrale, arrondie et pro-
fonde, est suivie d'une dépression plus large et moins marquée. Le corselet
est plus long, plus carré que celui de la C. Zobata ; les côtés sont plus droits;
les angles postérieurs plus déprimés ; la surface est lisse, sauf vers la base
où l’on aperçoit quelques rides transversales et vers le milieu qui est par-
semé de quelques points un peu plus gros que ceux qui existent chez la
lobata. Les élytres sont comme dans cette dernière espèce. Les cuisses
antérieures sont très-épaisses, ovales, saillantes en dessous, mais la saillie
est moins brusque et plus arrondie que chez la lobata ; la pointe des tro-
chanters est un peu plus relevée. Les points des segments abdominaux sont
disposés de même, mais ils sont plus nombreux et plus gros.
Siam. J'en ai examiné 7 ind. rapportés par M. de Castelnau. L'un
d’entre eux ne dépasse pas la taille de 4 1/2 mill.
39. C. anceps, Putz. Post. p. 50, n° 19.
Long. 5. — El. 2 39%. — 1 m.
Elle est un peu plus petite que la C. Zobata, proportionnellement plus
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 495
courte ; le corselet est encore moins long, moins rétréci vers la base, les
côtés sont plus parallèles et les angles antérieurs sont plus déprimés; la
ponctuation est plus forte; les cuisses sont beaucoup moins dilatées en
dessous où elles sont simplement arrondies.
Indes orientales (Dacca).
40. C. stricta, Putz. Post. p. 49, n° 18.
Long. 6 172. — El, 3 172. — Lat. 4 273 m.
Elle a beaucoup de rapport avec la C. elongatula. Sa couleur est la
même, mais l'insecte est plus large dans toutes ses proportions; le corselet
est un peu plus court; la tête ne porte que quelques points sur les côtés;
les cuisses ne sont nullement dilatées en dessous.
Java. 1 ind.
41, C. humeralis, Putz. Post. p. 48, n° 17.
Long. 7. — El. 3 39k. — Lat. 2 m.
Cette espèce est bien distincte ; ses élytres sont d’un brun presque noir;
le corselet est plus long que large, ses côtés sont parallèles ; le milieu des
cuisses n'est nullement saillant en dessous; la pointe des trochanters est
relevée ; il n’existe pas de dent à l'extrémité inférieure; la dent supérieure
des tibias est très-obtuse. En dessous, le corselet n’est pas couvert d'ondula-
tions comme dans la C lobata ; il est fortement chagriné et ponctué ; la ponc-
tuation de l'abdomen est également forte.
Indes orientales (Iles de la Sonde). 2 ind.
M. Schaum m'a communiqué une Clivine de Java qui doit être rapportée
à cette espèce bien qu'elle ait le corselet plus long et que ses antennes
soient plus grèles.
42. C. transversa, n. sp.
Long. 6 — El. 3 — Lat. 1 192 m.
D'un noir légèrement brunâtre ; les palpes sont testacés, les antennes et
les pattes brunes. Les mandibules sont assez larges, planes, peu aiguës;
l'échancrure de l’épistome est moins profonde que celle de la C. Zobata ; les
ailes sont un peu plus reculées, plus larges et rugueuses en dessus.
126 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
Les yeux sont plus enchässés. La fossette du vertex est plus petite, plus
ronde ; tout le vertex, sauf au milieu, est beaucoup plus fortement ponctué.
Le corselet est plus large que long, plus large vers la base qu’antérieure-
ment, assez plan et finement ponctué sur toute sa surface.
Les élytres sont cylindriques, plus planes et proportionnellement plus
larges que celles de la Zobata ; les 4 points du troisième intervalle sont plus
distincts et plus éloignés de la troisième strie. Les cuisses antérieures sont
épaisses, dilatées en dessous mais arrondies ; les trochanters et l'épine ter-
minale sont comme dans la Zobata.
Le dessous du corselet est chagriné-ponctué ; les segments abdominaux
sont couverts d'une ponctuation beaucoup plus dense que chez les autres
espèces du groupe.
Siam. 1 ind. communiqué par M. Signoret.
43. C. brevior, n. sp.
Long. 6 34 — El. 3 192 — Lat. 1 273.
Noire; palpes testacés, antennes et pattes brunes. La tète est comme
celle de l'espèce qui précède; les mandibules sont un peu plus longues ; le
corselet est un peu plus large et plus court, plus arrondi sur les côtés ; il
est ponctué de même, mais un peu plus faiblement; les élytres sont plus
larges, plus courtes, moins cylindriques, plus ovales, leurs intervalles sont
moins CONVExEs.
Les cuisses sont faiblement dilatées en dessous; les tibias sont tout aussi
longuement digités, mais la dent supérieure est plus obtuse. Le corselet, en
dessous, est chagriné ponctué; l'abdomen est ponctué de la même manière
que dans la C. lobata.
Indes orientales (Rangoon). 1 ind. (Coll. de Chaudoir).
44. C. Helferi, n. sp.
Testaceu, ore, antennis, pedibusque pallidioribus. Mandibulæ acutæ. Clypeus sub-
truncatus, margine reflexo, angulis prominulis ; alæ minutæ, retractæ, subrotun-
datæ.
Caput transversum pluri-sulcatum, pone oculos punclulatum, vertice oblongo-
foveolato. Prothorax elongato-quadratus, anqulis anticis prominulis rotundatis,
posticis prominulis, utrinque oblonge foveolatus, punclisque grossis impressus serie
duplici dispositis. Elytra cylindrica, punctato-striata ; interstitio 5° 4-punctato.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 197
Tibiæ anticæ supra sulcatæ, extus bidigitatæ atque unidentatæ, intermediæ longe
calcarateæ.
Long. 5 — El. 2 492 — Lat. 1 193 m.
Elle ressemble, à première vue, à la C. anceps. Le corselet est plus étroit,
plus allongé, moins large en arrière ; 1l porte de chaque côté deux rangées
longitudinales de gros points irréguliérement disposés et qui se réunissent,
en arrière, à la hauteur des angles postérieurs dans une fossette allongée.
L’épistome est tronqué au centre ; ses angles sont relevés, mais moins sail-
lants que chez la C. anceps; les ailes sont moins reculées, beaucoup plus
étroites, moins anguleuses ; on remarque quelques gros points à côté des
yeux. La strie marginale des élytres est notablement moins prolongée au
dessus de l'épaule.
Cette espèce et les deux suivantes s’écartent du type du groupe par la
forme de l’épistome qui est simplement tronqué au milieu; la base des
élytres est moins arrondie, presque tronquée; les cuisses sont beaucoup
moins épaisses et sont dépourvues d’une dent à leur extrémité inférieure.
M. Schaum m'a communiqué deux individus qui ont été recueillis dans
l'Inde par Helfer. Il en a bien voulu m'en abandonner un.
45. C. Wallacei, n. sp.
Long. 5 — El. 2 492 — Lat. 1 175 m.
Très voisine de la C. Æelferi. L’épistome est semblable, les ailes sont un
peu moins reculées ; Les côtés de la tète en arrière des veux sont couverts
d'une ponctuation pius dense et beaucoup moins forte. Le corselet est plus
convexe, plus large, ses côtés sont plus parallèles; le bord antérieur est
plus échancré au milieu; les angles antérieurs sont moins déprimés, les
angles postérieurs plus marqués; les élytres sont plus tronquées à la base,
les épaules plus saillantes et moins arrondies; le huitième intervalle est
moins prolongé sur la base; la ponctuation des stries est beaucoup moins
marquée. Les digitations des tibias antérieurs sont moins longues et l’éperon
des tibias intermédiaires est plus large à sa base.
M. Schaum en a trouvé 2 ex. dans la coll. Wallace qu'il a acquise. Ils
viennent de Makassar, (Célèbes).
Il m'en a cédé un. M. de Chaudoir en possède également 2 ind. venant
de Dorey (Célèhes).
Je réunis, à la suite de ce groupe, plusieurs espèces africaines qui for-
ment en quelque sorte la transition vers le groupe suivant.
198 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
La forme des élytres, la coloration, la dent terminale des cuisses anté-
rieures les rattachent à la présente section, tandis que, chez plusieurs
d’entre elles, la forme de l’épistome, le vertex, la conformation des tibias
intermédiaires, l'absence d’un sillon sur les tibias antérieurs, la disposition
des points pilifères sur le segment anal, leur donnent une certaine affinité
avec la section suivante.
46. C. sobrina, Dej. Spec. V, 501, 20.
Putz. Mon. p. 71, n° 9.
Long. 6 — El. 4 — Lat. 2 172 m.
L’épistome, tronqué en avant, a son rebord fort élevé, surtout vers les
angles qui sont presque dentés; les ailes, plus reculées, sont plus larges et
plus arrondies que chez la C. Zobata ; la double carène des deux côtés du vertex
est plus régulière; le corselet est plus convexe, plus court, moins large en
arrière et par conséquent moins carré; l'abdomen n’est pas ponctué; les
deux points de chaque côté de l'anus sont aussi rapprochés que dans le
groupe suivant, les cuisses antérieures ont, en dessous vers l'extrémité, une
forte dent triangulaire.
Sénégal. 2 ind. (Coll. de Chaudoir).
47. C. femoralis, Putz. Mon. p. 72, n° 10.
Sénégal.
48. C. foveiceps, Putz. Mon. p.77, n° 17.
Dans la description de cette espèce, j'aurais dû dire, non que les angles
de l'épistome sont divisés en deux dents aiguës, mais que chacun des angles
de l’épistome est relevé en dent aiguë et que chacune des ailes, situées fort
peu en arrière, est également anguleuse.
Sénégal. 1 ind. appartenant aujourd’hui à M. le comte de Mniszech.
49, C. goniostoma, n. sp.
Long. 5 — El. 2 394 — Lat. 1 174 m.
Epistome et ailes comme chez la C. foveiceps, mais le vertex ne porte au
milieu qu'un simple petit point arrondi.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 129
Le corselet est beaucoup plus court que long, plus large en avant qu'en
arrière ; les côtés sont légèrement arqués, fortement rebordés. Les élytres
sont allongées, cylindriques, très arrondies à la base et aux épaules. Le
dernier segment de l'abdomen porte quelques points assez gros vers sa base
externe; les deux points de chaque côté de l'anus sont très rapprochés.
Les cuisses antérieures ont en dessous une grosse dent arrondie. Les
tibias intermédiaires sont éperonnés.
Egypte. 1 ind. (Coll. de Chaudoir).
50. C. lacustris, n. sp.
Long. 5 — El. 2 394 — Lat. 1 1493 m.
Brune. Le rebord de l’épistome est relevé, un peu abaissé au milieu, ce
qui le fait paraitre légèrement échancré. Les ailes sont sur la même ligne,
mais écartées, larges, arrondies. Les antennes s'épaississent vers l'extré-
mité ; à partir du 4°, leurs articles sont presque carrés avec les angles arron-
dis. L’élévation antérieure est transversale, arrondie en avant, tronquée en
arrière par un sillon non ponctué. La double carène latérale du vertex est
bien marquée, non interrompue; le vertex porte au milieu une petite
fossette arrondie et quelques gros points parsemés surtout vers les côtés.
Le corselet est convexe, assez étroit, de la même largeur en avant qu'aux
augles postérieurs ; la base est assez prolongée; les sillons transversal anté-
rieur et longitudinal sont profonds ; la surface est ondulée de petites rides
transversales, parsemée de points assez gros de chaque côté vers la base et
le milieu.
Les élytres sont oblongues, subcylindriques, leur base et les épaules sont
arrondies ; elles sont striées-ponctuées dans toute leur étendue, mais moins
profondément vers l'extrémité ; les intervalles portent à leur base un petit
tubercule.
Les cuisses antérieures sont peu épaisses, non dilatées en dessous ; elles
portent vers leur extrémité inférieure une dent arrondie. Les tibias ne sont
pas sillonnés en dessus ; ils sont longuement digités et dentés extérieure-
ment ; une troisième dent, plus petite, est distincte au dessus de la deuxième.
Les tibias intermédiaires ont, avant leur extrémité, un tubercule qui
remplace l'éperon. L'abdomen n’est point ponctué; les deux points de
chaque côté de l'anus, bien que rapprochés, sont tres distinctement sépa-
rés l'un de l’autre.
Lac N'Gami. 1 ind, (Coll. de Chaudoir).
ANNALES SOC, ENTOM. DE LA BELGIQUE, T. X. 47
130 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
91. C. consobrina, n. sp.
Long. 5 — El. 2 472 — Lat. 1 113 m.
Brune. Epistome et tête conformés comme chez la C. lacustris, sauf que
le rebord de l’épistome est plus nettement tronqué, que l'élévation antérieure
est moins étroite et moins distincte; que le vertex n'est pas ponctué, mais
seulement un peu rugueux en avant; le sillon du col est marqué de quelques
gros points.
Le corselet est plus court, plus arrondi sur les côtés, les angles antérieurs
sont plus déprimés et la base est moins prolongée; on y remarque à peine
quelques très petits points. Les élytres sont les mêmes que chez la C. lacus-
tris. Les cuisses sont également munies, vers leur extrémité inférieure,
d’une grosse dent arrondie. Les tibias sont sillonnés en dessus et la troisième
dent externe est moins distincte. Les tibias intermédiaires sont également
tuberculés et non éperonnés.
Sénégal. 1 ind. (Coll. de Chaudoir).
Neuvième groupe.
Il diffère du groupe suivant en ce que :
1° Les carènes latérales du vertex remontent moins haut.
2° Le huitième intervalle des élytres est beaucoup moins prolongé sur
la base.
3 Les stries sont très-marquées à l'extrémité; les 4 points du troisième
intervalle sont moins distincts ; le premier est situé près de la base et touche
à la deuxième strie ; les trois autres sont contre la troisième strie.
4 Les tibias intermédiaires sont éperonnés. La carène centrale du pros-
ternum est large, canaliculée ; la pointe l’est faiblement.
Insectes de couleur noire.
92. C. Parryi, Putz. Post. p. 60, n. 32.
Long. 8 172. — El. 5. — Lat.2 m.
Indes orientales. Rapporté de Dorey par Wallace.
C'est l'insecte qui a été figuré, mais non décrit, par Schmidt-Goehel,
sous le nom d'Zupalamus clivinoides (Tab. IT, fig, 4.)
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 4131
Les caractères sur lesquels Schmidt-Goebel se proposait d'établir le genre
E'upalamus résultent des fig. 4 a et 4 b, où ils sont représentés d’une ma-
nière parfaitement exacte. Or, il est facile de se convaincre, en comparant
les parties de la bouche de notre C. fossor, par exemple, qu'aucun organe
n'y est conformé d'une manière essentiellement différente.
Il va de soi que si le genre Z'upalamus n'est point admis, il ne serait pas
possible de conserver le nom spécifique de Schmidt-Goebel, ce qui donne-
rait : Clivina clivinoides (1).
993. C. lala, n. sp.
Long. 10. — El. 5. — Lat. 3 233 m.
Plus grande et surtout plus large que la C. Parryi ; les yeux sont encore
plus saillants; le sillon transversal au-dessus du vertex est plus profond ; le
corselet est plus convexe, beaucoup plus large, surtout en arrière, plus
arrondi sur les côtés, moins étroit en avant; les élytres sont plus larges,
plus arrondies à la base.
Indes orientales. (Rangoon) 4 ind. (Coll. de Chaudoir.)
94. C. agona, n. sp.
Long. 7 192. — El. 4 374. — Lat, 2 172 m.
Le sillon au-dessus du vertex est plus profond que chez la C. Parryi; la
fossette centrale est plus large, plus arrondie, plus profonde.
Le corselet est à peine un peu plus large en arrière qu’en avant ; les côtés
sont arrondis, les angles antérieurs très-déprimés ; toute sa surface est cou-
verte de rides transversales; au milieu, on distingue deux rides longitudi-
nales; un peu en dessous du milieu et plus près du centre que du bord
externe, on voit un espace criblé de petits points.
Les élytres sont un peu plus larges et plus longues ; la strie préscutel-
laire est prolongée ; le corselet est beaucoup plus ridé en dessous.
Rapportée de Siam par M. de Castelnau. (1 ind.)
(1) La C. castanea, Westw. (Proc. zool, soc. 1837, 128.) semble être une espèce voisine de la Parryi.
M. Westwood, à qui j’ai envoyé un type de cette dernière, a bien voulu le confronter avec l’unique
exemplaire de l’insecte décrit par lui et qui repose au Museum Britannique. La tête, la forme des
élytres, la disposition des stries et les dents des tibias sont les mêmes; mais la castanea, indépendam-
ment de la couleur qui est différente, est un peu plus petite, un peu plus courte et les angles de la
base du corselet sont plus saillants.
Mauille. 1 ind. rapporté par M. Cuming.
Erratum. — Putz.]. c., ligne 9°: au lieu de sTetts apice evanescentibus, lisez : punctis.
132 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
Dixième groupe.
Mandibules assez longues, étroites, peu arquées, aiguës.
Antennes longues, dépassant les angles postérieures du corselet, compo-
sées en général d'articles allongés. Dernier article des palpes un peu élargi
intérieurement. Épistome tronqué, rebordé ; ailes situées sur la même ligne
ou un peu en arrière. Élévation antérieure bornée en arrière par un sillon
profond d’où partent deux carènes arquées qui vont en divergeant jusqu'au
sillon transversal postérieur. Yeux enchässés.
Corselet convexe, plus large que long ; angles postérieurs saillants, les
côtés de la base prolongés ; impression transversale antérieure atteignant à
ses deux extrémités le bord antérieur.
Élytres ovales ou oblongues; leur base ordinairement très-arrondie;
stries profondes et fortement ponctuées, souvent peu distinctes à l’extré-
mité même ; le huitième intervalle prolongé beaucoup au-delà de l'épaule ;
les quatrième et cinquième stries réunies à la base: quatre points sur le
troisième intervalle ; strie préscutellaire longue, parallèle à la suture.
Carène centrale du prosternum assez étroite, canaliculée, déprimée avant
la pointe.
Tibias antérieurs longuement digités, non sillonnés en dessus.
Tibias intermédiaires étroits, portant en dessus trois ou quatre petites
dents surmontées d'un poil raide; les deux dents inférieures ont la forme
de petits tubercules.
L'abdomen n’est point ponctué ; le dernier segment a, de chaque côté,
deux points pilifères très-rapprochés et se touchant presque. Les crochets
sont longs et grèles ; le paronychium les dépasse un peu.
Toutes les espèces sont de petite taille (4 à 6 mill.); la couleur dominante
est le noir assez brillant, avec les palpes, la base des antennes, les pattes
postérieurs et les tibias antérieurs testacés. Elles sont originaires de l'Inde ;
quelques unes de l'Afrique australe et même de l'Afrique tropicale.
Espèces à élytres ovales.
55. C. obesicollis, Putz. Post. p. 66, n° 37.
Corselet court, transversal; bord latéral très-déprimé; cependant les
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 133
angles antérieurs sont visibles du dessus. Les côtés de la base sont très-
courts.
Célèbes.
96. C. convexicollis, Putz. Post. p. 52, n° 25.
Corselet court, transversal, mais plus étroit que chez la C. obesicollis ; les
côtés de la base sont plus longs; les angles antérieurs sont beaucoup plus
déprimés ; la surface est plus rugueuse.
Cette espèce, de mème que la précédente ont le milieu de la base des
élytres presqu'anguleux au-dessus du quatrième intervalle des stries.
Célèbes.
97. C. foveicollis, Putz. Post. p. 61, n° 33.
Corselet comme dans l'espèce précédente, mais moins rétréci et moins
déprimé en avant et portant avant le milieu de chaque côté une fossette un
peu plus distincte.
Chine.
58. C. marginicollis, n. sp.
Plus petite que la conveæicollis, plus grande que la mordaz ; le corselet
est moins arrondi dans sa moitié antérieure que chez la première, mais
il l'est plus que chez la deuxième; le rebord marginal est beaucoup plus
marqué que chez l'une et l’autre ; les élytres sont un peu plus étroites que
celles de la convexicollis, moins que célles de la mordax ; leur base est très-
régulièrement arrondie.
59. C. mordax, Putz. Post. p. 67, n° 38.
Mandibules plus longues, étroites et aiguës. Antennes plus grèles ; cor-
selet moins convexe, ridé, plus rétréci à la base; angles antérieurs distincts.
Indes orientales.
134 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
Espèces à élytres ovales-oblongues.
60. C. placida, n. sp.
Long. # 39h. — El. 2 192, — Lat. 1 {92 m.
Les palpes et les antennes sont entièrement testacés. Le dernier article
des palpes est très-long, très-peu élargi au milieu, légèrement tronqué à
l'extrémité. Les ailes sont bien distinctement séparées de l'épistome et un
peu plus reculées. Le corselet est plus court que large, à peu près de même
largeur à la base et en avant ; les angles antérieurs sont distincts; le sillon
longitudinal est beaucoup moins profond que chez la C. obesicollis et chez
les espèces voisines. Les élytres sont très-régulièrement arrondies à la base,
de la même largeur à l'extrémité ; les côtés sont presque droits.
Célèbes. (Dorey.) L ind. Cet insecte rapporté par Wallace, appartient
à M. de Chaudoir.
61. C. rufipes, Motschulsky. Bull. Mosc. 1861. Ess, ins. de Ceylan, p. 8.
Elle est un peu plus étroite que l'espèce précédente; le corselet est nota-
blement plus long, encore moins convexe, moins dilaté en arrière, nulle-
ment rétréci en avant.
Cette espèce est parfaitement distincte. Elle a été découverte à Ceylan
par M. Nietner. M. Motschulsky m'en a envoyé un individu.
Espèces à élytres oblongues.
62. C. Natalensis, Putz. Post. p. 63, n° 35.
Les angles antérieurs du corselet, bien que déprimés, sont cependant
très-distincts.
63. C. stigmatica, n. sp.
Long. 7. — El. 4. — Lat. 1 374 m.
D'un noir brillant, avec les palpes, les antennes, les tibias et les tarses
des quatre pattes postérieures testacés.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 439
La dent du menton est large, arrondie au sommet, excavée au centre,
carénée à la base; les lobes latéraux, de même longueur, sont beaucoup
plus larges et complètement arrondis. Les antennes sont beaucoup plus
grèles que celles de la C. obesicollis ; le deuxième article est plus long que
le troisième ; les art. 6-10 sont aussi longs que larges, presqu'arrondis, mais
assez espacés. Les mandibules sont larges, épaisses, carénées au milieu,
presqu'aiguës à l'extrémité. Le labre a sa partie antérieure avancée. La tête
est comme celle de la C. obesicollis, mais les sillons y sont plus marqués.
L’épistome à son bord antérieur plus relevé; les ailes, situées sur la même
ligne, sont plus écartées. Le vertex porte un point arrondi bien marqué.
Le corselet est presque globuleux, presqu’aussi long que large, plus étroit
que celui de la C. obesicollis, beaucoup plus déprimé aux angles antérieurs ;
les côtés de la base sont plus prolongés ; toute la surface est fortement ridée
et ponctuée de chaque côté dans toute sa longueur.
Les élytres sont oblongues-allongées, déprimées au milieu de la base ; les
épaules sont arrondies et l'extrémité est rétrécie ; les stries, profondes et
ponctuées, deviennent moins distinctes à l'extrémité.
Célèbes. Rapportée par Wallace. M. Schaum m'en a donné un individu.
J’en ai vu un autre dans la collection de M. de Chaudoir.
64. C. Madagascariensis, Putz. Mon. p. 73, n° 11.
Un peu plus petite que la C. Natalensis et surtout plus étroite. Le cor-
selet est plus large en arrière.
Madagascar. 2 ind. (Coll, de Chaudoir.)
65. C. ergthropyga, Schaum. (Coll.)
Nigra, palpis, antennis pedibusque posticis testaceis, elytris apice ferrugineo-
fulvis.
Long. 5, — El. 2 394, — Lat. 4 374 m.
Les mandibules sont assez larges, planes à la base, peu allongées, brunes
à l'extrémité, testacées à la base. Les antennes, bien que grossissant légère-
ment vers l'extrémité, sont assez greles ; les deuxième et troisième articles
sont à peu près de la même longueur. L'épistome est tronqué, son rebord
est assez élevé sur les côtés, ses angles sont obtus; les ailes, sur la même
ligne, sont séparées ; de mème que les ailes postérieures, elles ont leur bord
relevé. L'élévation antérieure est arrondie en avant, tronquée en arrière
136 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
par un sillon profond. Le vertex est complètement lisse ; il porte au milieu
une fossette oblongue à peine distincte. Le sillon qui sépare le col de la
tête est fortement ponctué. Le corselet est assez étroit, presque cordiforme ;
les côtés de la base sont prolongés; au-dessus des angles postérieurs qui
sont peu saillants, le bord externe est faiblement arqué, mais la partie anté-
rieure du corselet n’est pas plus étroite que la base. Les angles, déprimés,
sont droits et le bord antérieur est simplement tronqué. Les sillons trans-
versal et longitudinal sont très-marqués, le premier est ponctué au fond.
Toute la surface du corselet est ridée transversalement; on distingue vers
les côtés une dépression oblique, large mais fort peu profonde, qui remonte
jusque vers le point marginal supérieur.
Les élytres sont d’un tiers plus larges que le corselet, oblongues-cylin-
driques ; la base et les épaules sont très-arrondies ; les côtés ne sont légère-
ment élargis qu'au-delà du milieu ; l'extrémité est très-faiblement rétrécie.
Elles sont profondément et fortement striées-ponctuées, mais l'extrémité
même est presque lisse; les intervalles sont assez relevés, surtout vers la
base ; le dernier quart des élytres est entièrement d’un fauve ferrugineux.
Assouam. Rapportée par M. Schaum qui me l’a envoyée sous le nom
ci-dessus.
66. C. Caffra, Putz Post. p. 65, n° 36.
Cette espèce est très-distincte de toutes les autres par sa plus grande
largeur et la forme plus aplatie du corselet et des élytres. Les deux premiers
points du troisième intervalle sont situés contre la deuxième strie, les deux
derniers contre la troisième.
Les tibias intermédiaires sont bisillonnés tout le long de leur face externe.
Je n'en connais qu’un seul ind. que M. Stevens m'a envoyé comme venant
de Natal.
Onzième groupe.
Antennes longues, très grèles, composées d'articles allongés, le deuxième
un peu plus petit que les suivants. Epistome bisinué; ailes écartées, non
proéminentes, arrondies.
Corselet assez allongé, à base prolongée; bord antérieur échancré, angles
postérieurs un peu saillants ; impression transversale antérieure à peine
distincte, surtout au milieu.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 151
Elytres allongtes, à épaules arrondies ; faiblement striées, la strie margi-
nale ne dépassant pas l'épaule; toutes les stries atteignant la base.
Tibias antérieurs non sillonnés, longuement digités ; tibias intermédiaires
assez étroits, longuement éperonnés. Crochets longs et grèles; paronychium
plus court aux pattes antérieures, d'égale longueur aux pattes postérieures.
67. C. Bengalensis, Putz. Mon. 85, 32.
Bengale. l'ind. (Coll. de Mniszech.) C’est le type qui appartenait jadis à
M. Dupont.
Bbouzième groupe.
Corselet subcordiforme, un peu rétréci en avant, dilaté aux angles posté-
rieurs; côtés de la base étroits et prolongés obliquement en arrière. Les
angles antérieurs sont déprimés ; le bord antérieur est échancré au milieu ;
le premier point marginal est situé plus bas que dans les autres espèces,
c'est à dire en dessous du premier quart; l'impression transversale anté-
rieure atteint le bord à ses deux extrémités.
Les mandibules sont moins planes et plus aiguës que dans la C. fossor.
Les antennes sont longues, minces et grossissent légèrement vers l'extré-
mité ; les art. 5-10 sont plus longs que larges.
L'épistome est tronqué, rebordé; les ailes, qui y adhèrent, sont un peu
reculées ; l'élévation antérieure est lisse, arrondie en arrière. On remarque,
entre les yeux, un sillon transversal profond auquel viennent aboutir deux
sillons longitudinaux qui longent obliquement le vertex jusqu'à l'extrémité
des yeux.
Les élytres sont peu convexes; les épaules sont arrondies. Le huitième
intervalle forme une côte et remonte, parallèlement au bord extérieur,
jusqu’au milieu de la base où il se réunit au 4° intervalle.
La carène centrale du prosternum est rebordée, profondément canaliculée,
interrompue avant la pointe ; le milieu est déprimé.
Les tibias antérieurs sont profondément dentés, sillonnés en dessus; le
premier article des tarses n’est pas dilaté extérieurement.
Les tibias intermédiaires ne sont pas éperonnés.
68. C. lœvifrons, Chaud. Bull. Mosc. 1842, p. 314.
C. Lernæa, Schaum D. J. I, 288. — Putz. Post. p. 52, n° 24. Baudi
in Berl. E. Z. 1864, 199.
C. subcylindrica, Peyr. Ann. s. ent. Fr. VI, 386.
ANNALES SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. X. 18
138 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
L'exemplaire typique de M. de Chaudoir vient d’Astrabad. Bien qu'il
ait le corselet un peu plus arrondi antérieurement et moins ridé que les
individus de Grèce et de Syrie, je ne crois pas qu'il soit possible de le
séparer de ceux-ci. L'espèce semble être répandue en Grèce et en Syrie.
69. C. Americana, Dej. sp. V, 503, n° 32.
Putz. Mon. p. 80, n° 23.
C. analis, Putz. Mon, p. 81, n° 25.
Etats-Unis du Sud.
70. C. Ludoviciana, Chaud. Coll.
Long. 6 — El. 3 — Lat. 2 m.
Plus grande que l'Americana dont elle a l'aspect. Les antennes sont
composées d'articles plus allongés. La carène élevée qui, de chaque côté du
vertex, part du sillon transversal, et qui, chez l'Americana est peu nette et
ondulée, est ici plus tranchée, plus régulière et descend jusqu’au col. La
fine ponctuation et les rides transversales sont beaucoup moins distinctes.
Les élytres sont plus larges et plus courtes. Les dents externes des tibias
antérieurs sont moins longues et plus larges.
Louisiane. 5 ind. (Coll. de Chaudoir).
71. C. cordata, Putz. Mon. p. 86, n° 33.
L’individu unique sur lequel j'ai établi cette espèce vient de la Louisiane
et fait aujourd’hui partie de la collection de M. de Chaudoir.
Treizième groupe
Antennes composées d'articles plus longs que larges, presque cylin-
driques.
__ Epistome tronqué, ses ailes moins avancées.
Impression antérieure lisse, bornée en arrière par un sillon profond.
Corselet large, brièvement cordiforme, ayant de chaque côté une
fossette oblongue réunie à la base et une autre située à la base du sillon
longitudinal.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 139
Elytres oblongues, 5-ponctuées, huitième intervalle prolongé jusqu’au
milieu de la base où il se réunit au sixième intervalle.
La carène centrale du prosternum est assez fortement rétrécie entre les
hanches et profondément canaliculée dans toute son étendue.
Tibias antérieurs fortement sillonnés ; les intermédiaires non éperonnés.
premier article des tarses plus long que tous les autres réunis.
72. C. bifoveata, Putz. Post. p. 62, n° 34.
Amazone. 1 ind.
Quatorzième groupe.
Corselet et élytres aplanis.
Antennes à articles serrés et presque moniliformes dans leur dernière
moitié.
Angles de l’épistome avancés; ailes également anguleuses, mais moins
avancées que l’épistome.
Corselet presque carré, plus court que large.
Elytres allongées, 4-ponctuées, huitième intervalle ne s'étendant pas au
delà des épaules qui sont arrondies.
La carène centrale du prosternum n'est pas rebordée; elles est assez
fortement rétrécie entre les hanches; elle n’est pas canaïiculée (sauf chez la
C. planulata, où elle est en mème temps plus large) mais légèrement
déprimée longitudinalement.
Tibias antérieurs sillonnés. Tibias intermédiaires éperonnés.
Le premier article des tarses antérieurs est dilaté extérieurement dans sa
moitié supérieure.
73. C. limbipennis, J. Duv. Col. Cub. p. 16, pl. VI, f. 6.
Long. 5 34 — EI. k — Lat. 1 172 m.
Tres facilement reconnaissable à sa forme allongée, son corselet brun,
très plan, très finement ridé, un peu plus court que large, presque carré
avec les angles antérieurs très déprimés. — $es élytres couleur de poix
ayant le premier intervalle et le bord externe bruns. L’épistome est tronqué
au milieu, faiblement relevé; ses angles sont un peu avancés et arrondis ;
les ailes, qui y adhèrent, sont un peu reculées.
Cuba. 2 ind. (Coll. de Chaudoir et Putzeys).
L’exemplaire de M. de Chaudoir est le type de J. Duval.
140 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
74. C. planulata, n. sp.
Long. 7. — El. 3 — Lat. 1 37k m.
Flava.Vertex conveæus, subtilissime punctulatus foveolatusque. Prothorax planus,
subrotundatus. Elytra deplanata, cylindrica, basi apiceque rotundata. Tibiæ anticæ
extus acute nec longe bidentateæ.
L’épistome est construit comme celui de la C. Zimbipennis. Les palpes
sont un peu plus larges à l'extrémité; les mandibules sont plus longues et
surtout plus aiguës. L’élévation antérieure ainsi que le vextex, finement
ponctués, sont assez bombés, séparés par un sillon très-peu profond; le
corselet est moins plan, plus étroit et plus court; ses angles antérieurs
sont plus déprimés, les côtés plus arrondis; la surface ne porte pas les rides
nombreuses qui caractérisent la C. Zimbipennis ; les élytres sont propor-
tionnellement moins allongées, plus larges, plus planes, plus arrondies à
l'angle huméral; les tibias antérieurs sont moins longuement dentés exté-
rieurement.
Le seul individu que je connaisse a été cédé à M. de Chaudoir par
M. Deyrolle qui l'avait reçu du Mexique. Sa coloration très-pâle fait sup-
poser qu'il est récemment transformé.
75. C. Lebasii, Putz. Mon. p. 89, n° 58.
Long. 6 — El. 3 192 — Lat. 1 172 m.
Très-voisine de la précédente ; un peu plus petite; le corselet est un peu
plus large, surtout en arrière, et un peu plus convexe ; le vertex porte au
centre une fossette arrondie très-nette et très- profonde ; l'élévation anté-
rieure est déprimée au milieu.
Colombie. 1 ind. (coll. de Chaudoir.)
Quinzième groupe,
Antennes à articles serrés et presque moniliformes. Épistome bisinué ;
ses ailes un peu reculées.
Yeux nullement saillants, fortement enchässés ; le tubercule post-oculaire
est plus prolongé que la partie visible des yeux.
Corselet carré, à base peu prolongée; angles antérieurs très-saillants à
raison surtout d’une petite échancrure pratiquée dans le bord antérieur.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 141
Sillon transversal antérieur presqu'interrompu au milieu:
Élytres oblongues-allongées, 4-ponctuées ; le huitième intervalle, auquel
le cinquième se réunit, dépasse un peu l'épaule.
Carène centrale du prosternum rebordée, canaliculée, déprimée entre
les hanches; sa pointe faiblement bisillonnée.
Tibias antérieurs non sillonnés. Tibias intermédiaires éperonnés.
76. C. rufescens, Dej. sp. V, 504, 353.
Putz. Mon. p. 80, n° 34.
Etats-Unis du Sud.
Seizième groupe.
Palpes et antennes à articles épais; mandibules courtes ; épistome rebordé,
ses angles avancés en forme de dents; les ailes un peu reculées et égale-
ment anguleuses ; l'élévation antérieure hémisphérique, déprimée au milieu;
vertex largement fovéolé, plus ou moins rugueux et ponctué.
Corselet plus ou moins carré, ses angles antérieurs déprimés ; les angles
postérieurs dentés ; la base peu prolongée; l'impression transversale anté-
rieure atteignant le bord.
Élytres cylindriques, arrondies à la base ; le huitième intervalle ne dépas-
sant pas l'épaule ; le troisième intervalle 4-ponctué.
Carène centrale du prosternum rebordée et canaliculée dans toute son
étendue, très-rétrécie entre les hanches, la pointe étroite, oblongue.
Tibias antérieurs sillonnés en dessus, longuement digités et dentés exte-
rieurement, les intermédiaires longuement éperonnés.
Premier article des tarses antérieurs dilaté extérieurement à sa partie
supérieure.
77. C. quadrata, n. sp.
Long. 5 492. — EI. 3. — Lat. 1 172 m.
D'un brun testacé, avec les palpes, les antennes et les pattes plus clairs.
Les palpes sont assez épais, les mandibules courtes, larges à la base.
Antennes à peu près de la mème largeur à l'extrémité qu'à la base, leurs
articles 5-10 en ovale court.
Épistome large, tronqué et légèrement rebordé au milieu, ses angles
sont relevés et avancés en forme de dents obtuses, les ailes, un peu plus
142 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
reculées, sont anguleuses. L’élévation antérieure n’est suivie d'aucun sillon
transversal et se prolonge peu distinctement jusqu'au vertex, elle est large-
ment déprimée au milieu. Le vertex lui-mème, parsemé de points, porte
une impression large mais peu profonde. Les yeux sont à demi enchàssés
en arrière et intérieurement, mais le tubercule post-oculaire est très-
court.
Le corselet est plan, carré. ses côtés sont très-légèrement arqués, à peine
faiblement rétrécis en avant, le bord antérieur est tronqué, les côtés de la
base sont courts et coupés obliquement, les angles postérieurs forment une
petite dent dirigée en avant.
Les élytres sont à peine un peu plus larges que le corselet, allongées,
subcylindriques, également arrondies à la base et à l'extrémité.
Les cuisses antérieures ont l'extrémité des trochanters relevés en forme
de dents aigués. Les tibias antérieurs ont extérieurement trois dents dont
l'inférieure est longuement digitée et la supérieure est très-petite et
aiguë.
Colombie (Carthagène). 3 ind. (coll. de Chaudoir.)
78. C. planicollis, Lec. Proc. Philad. 1857, p. 81.
Long. 5 34 — El. 3 — Lat. 1 %3 m.
D'un fauve clair. Les mandibules sont planes, très-larges à la base, aiguës
à l'extrémité, Le pénultième article des palpes maxillaires est plus long que
chez les espèces voisines. Les antennes grossissent sensiblement à partir du
cinquième article. L'épistome est large, rebordé, largement mais peu pro-
fondément échancré, ses angles sont saillants, en forme de dents obtuses,
les ailes, un peu reculées, sont également anguleuses. Les rebords supra-
antennaires sont très-convexes, un peu moins saillants que les yeux ; ceux-
ci sont enchässés en arrière. L’élévation antérieure est assez éloignée de
l'épistome, bornée en avant par une carène en demi cercle, portant au
centre une impression transversale. Sur le vertex, on remarque une fossette
très-large et un peu oblongue, tout le sommet de la tète est très-inégale-
ment parsemé d’une ponctuation irrégulière.
Le corselet est un peu convexe, en carré transversal, un peu rétréci en
avant, le bord antérieur est légèrement échancré et les angles sont très-
déprimés. Les angles postérieurs sont saillants.
Les élytres sont cylindriques, leur base est arrondie, le huitième inter-
valle ne dépasse pas les épaules ; les trois premiers intervalles portent à leur
base un petit tubercule.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 145
Les trochanters et les tibias sont semblables à ceux de la C. quadrata.
Caroline du Sud. 1 individu (coll. de Chaudoir). Un deuxième ind.
venant du Mexique.
78bis, C. Texana, Lec. Descr. of new spec. (1865) p. 4, 11.
Elongata, rufo-ferruginea, nitida, epistomate truncato, dentibus utrinque 2 par-
vis armata, lobis oblique relractis, impressionibus frontalibus elongatis, vertice
profunde sulcato et subtililer punctato ; thorace latitudine haud breviore, paulo con-
vex0, lateribus parallelis, angulis posticis acutis dentiformibus, elytris cylindricis,
strüs profundis subtiliter punctulatis, interstitio 5° tripunctato; femoribus haud
dentatis ; tibiis intermediis calcaratis, anticis tridentatis ; paronychio unguibus
longitudine æquali. — Long. 25.
Texas.
Comme je n'ai pas vu cet insecte, je me suis borné à reproduire les indi-
cations de M. Leconte.
Dix-septième groupe,
Corselet presque carré, un peu plus long que large, plus large en avant
que vers la base, ses angles antérieurs un peu avancés; ses angles posté-
rieurs en forme de dent dirigée en avant; une autre dent semblable entre
la première et la base.
Élytres cylindriques, base arrondie, épaules bidentées ; troisième inter-
valle 5-ponctué.
Rebord de l'épistome relevé, échancré au milieu, uni aux ailes qui sont
sur le même plan.
Yeux très-enchässés.
Antennes assez longues, peu épaisses, composées d'articles rétrécis à
leur base.
Carène centrale du prosternum rebordée, canaliculée ; pointe large et
presque arrondie.
Tibias intermédiaires éperonnés.
79. C. rubicunda. Lec. Proc. Philad. 1857, p. 81.
Long 5 172. — El. 2 3yk. — Lat. 4 194 m.
Rufa, palpis antennisque pallidioribus. Antennæ longiores, ab articulo 4° cras-
siusculæ, submoniliformes, art 2° 5° longiore et angustiore. Clypeus alis conneæxus,
UT
M
144 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
antice margine elevato subemarginato. Vertex inter oculos transversim sulcatus, in
medio fossulatus, foveolisque pluribus irregularibus impressus. Prothorax deplanu-
us, oblengo-quadratus, antice vix angustalus, basi parum prolongata, utrinque
unidentala, margine laterali fere recto ; anguli postice prominuli ; utrinque versus
medium vage punctulatus. Elytra cylindrica, humeris subrotundatis, bidentatis,
externe convexiora, striato-punctata, interstitio 3° 5-punctato. Striola præscutel-
laris brevis. Tibiæ anticæ supra carinatæ, extus longe bidigitatæ denticuloque supe-
riore armatæ ; tibiæ intermediæ calcare longo munite.
Long. 5 1/3. — El. 3. — Lat. 4 172 m.
Cette espèce que M. Leconte a plutôt indiquée que décrite, présente
deux particularités qui la feront reconnaitre à première vue. En dessous
des angles postérieurs du corselet qui sont saillants, on voit une dent au
moins ainsi marquée que les angles eux-mêmes; et le bord marginal de
chaque élytre porte un peu en dessous de l'épaule, qui est dentée, une
seconde petite dent épineuse. La strie marginale s'arrête en dessous de
l'épaule ; la quatrième et la cinquième sont séparées à leur base. Les tibias
antérieurs portent au milieu une carène bien marquée, quoiqu'un peu
obtuse. Les palpes sont assez grèles ; les articles des tarses sont étroits, peu
distants les uns des autres ; le cinquième cylindrique; le paronychium est
plus court que les crochets.
Cet insecte intéressant a été trouvé dans la Louisiane par M. Schaum
qui m'en a communiqué un exemplaire. Cet individu s'éloigne un peu,
pour la coloration, de l'indication de Leconte (fota rufa): les élytres sont
d'un brun foncé ; leurs base seule est de la couleur du corselet. M. de Chau-
doir en possède un qui est coloré comme l'indique l’entomologiste américain.
Dix-huitième groupe.
Mandibules larges, planes, aiguës à l'extrémité. Antennes atteignant les
angles postérieurs du corselet, grossissant vers l'extrémité; leurs articles
serrés et presque moniliformes.
Épistome fortement rebordé, excepté au milieu, ce qui le fait paraître
échancré. Les ailes larges, arrondies, beaucoup plus avancées que l'épis-
tome. Yeux tres-saillants, enchâssés en arrière.
Corselet plus ou moins carré, les côtés de la base peu prolongés, coupés
obliquement, les angles postérieurs peu saillans ; les angles antérieurs très-
déprimés. Le sillon transversal antérieur atteint le bord à ses deux extré-
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 145
mités. Au milieu de chaque côté de la base, on distingne une impression
oblongue, peu profonde.
Les élytres sont allongées, subeylindriques, la base est arrondie et l’ex-
trémité un peu rétrécie. Le quatrième intervalle se réunit au huitième ;
le troisième est 4-ponctué, La strie marginale se prolonge un peu au-delà
de l'épaule.
La carène centrale du prosternum est brièvement canaliculée; la pointe
ne l’est que jusqu'au milieu. Entre les hanches, la carène reste assez large
chez la C. hilaris; elle est assez fortement rétrécie chez la C. cribricollis.
Les tibias antérieurs ne sont pas sillonnés en dessus. Les intermédiaires
sont éperonnés.
La couleur des deux espèces qui, jusqu’à présent, constituent ce groupe,
est un brun très-clair.
C0 NC hilarms, Puiz. Post, p. 15,n° 28.
Amazone.
81. C. cribricollis, Putz. Post., p. 47.
Amazone.
bix-neuvième groupe.
Ce groupe dans lequel je ne puis ranger qu'une seule espèce, est sufli-
samment caractérisé par les caractères de celle-ci, qui a certaines affinités
avec la C. rufescens. De mème que cette dernière espèce, la C. wroph-
thalma a les yeux fort peu saillants et le tubercule post-oculaire prolongé ;
le bord antérieur du corselet porte une échancrure près des angles; mais
les antennes sont beaucoup moins épaisses; l'épistome et ses ailes sont
autrement conformés ; le corselet, beaucoup plus long et plus déprimé sur
les côtés, a plutôt la même forme que celui de la C. fasciata, la carène
centrale du prosternum est plus rétrécie entre les hanches, etc.
82. C. urophthalma, Putz. Post. p. 37, n° 8.
Amazone. (Bates).
Vingiième groupe.
Il diffère du vingt-troisième groupe, par son épistome dont les angles
ANNALES SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. X. 19
446 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
sont relevés en forme de dents; les petites ailes, situées un peu en arrière,
et les grandes ailes sont également anguleuses.
L'élévation antérieure, séparée en deux éminences, est limitée en arrière
par un sillon transversal. Le vertex porte de chaque côté un tubercule
élevé. — Le corselet est cylindrique. — La base des élytres est plus
arrondie on ne distingue que deux points sur le troisième intervalle.
La carène centrale du prosternum est canaliculée dans toute son étendue,
très rétrécie entre les hanches.
L'éperon des tibias intermédiaire est fort.
83. C. taurind, n. sp.
Long. 7 — El. 3 374 — Lat. 1 192 m.
Noire ; palpes et premier articles des antennes testacés; le surplus des
antennes et les pattes bruns.
La dent du menton est fortement carénée au centre, tres longue et tres
aiguë, aussi élevée que les lobes latéraux qui sont arrondis à leur extrémité
et marqués intérieurement de petites carènes longitudinales.
Le dernier article des palpes est plus large au milieu qu’à sa base et à
son extrémité. Les antennes sont loin d'atteindre les angles postérieurs du
corselet ; leur troisième article est d’un tiers plus court que le deuxième;
les articles 5-10 sont élargis et presque transversaux.
Les mandibules sont courtes, planes et peu aiguës.
L’épistome est bisinué, échancré au milieu et ses angles sont prolongés
en forme de grosses dents dont la pointe est un peu obtuse.
Les petites ailes sont étroites, creusées au centre, relevées en angle à
l'extérieur; elles sont sur le mème plan que l’épistome, mais beaucoup plus
reculées que les dents latérales. Les grandes ailes s’avancent également en
angle très obtus. L’élévation antérieure est transversale, déprimée au
milieu ; ses côtés sont relevés en forme de tubercules ; elles est séparée du
vertex par un sillon large, mais peu profond.
Le vertex lui-même porte, de chaque côté un tubercule élevé et au milieu
une fossette peu profonde. Indépendamment d'une ponctuation très-fine et
peu dense qui parsème toute la tête, on remarque de chaque côté, en avant
et en arrière du vertex, des points très gros dont quelques uns sont
confluens.
Les yeux sont enchàssés en arrière jusqu’au tiers de leur surface.
Le corselet est subcylindrique, beaucoup plus long qu'il n'est large, très
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 447
convexe. Sa base est très courte; les côtés ont leur plus grande largeur à
partir des angles postérieurs; ils se rétrécissent au milieu pour s’élargir de
nouveau en face du premier point marginal à partir duquel ils deviennent
plus étroits. Les angles antérieurs sont coupés droit. Le bord antérieur est
échancré au milieu. Le sillon transversal antérieur est moins profond au
milieu. Les élytres sont allongées cylindriques, arrondies à la base et à
l'extrémité. La huitième intervalle se recourbe le long de la base et se
prolonge jusqu'en face du quatrième auquel il se réunit.
Le troisième intervalle est biponctué.
Les tibias antérieurs sont larges, fortement carénés au centre ; les deux
dents externes sont longues et épaisses et en dessus on remarque une troi-
sième dent beaucoup plus petite.
Je n'ai vu qu'un seul individu de ce bel insecte; il fait partie de la
collection de M. de Chaudoir où il est noté comme venant des bords du
Rio-Negro.
Vingt et unième groupe.
Dent du menton plus courte que les lobes latéraux, lesquels sont arrondis
au sommet.
Antennes courtes, épaisses et moniliformes à partir du cinquième
article.
Dernier article des palpes plus court que d'habitude, ovalaire, épais, à
peine tronqué.
Labre largement échancré.
Épistome large, rebordé, tronqué ou subsinué, ses angles saillants et
relevés. Ailes séparées, peu larges, leur côté externe relevé ou denté.
Élévation antérieure en fer à cheval un peu anguleux au centre, bornée
en arrière par un sillon profond.
Vertex portant, au milieu une fossette oblongue plus ou moins profonde,
et de chaque côté deux autres fossettes arrondies.
Carène oculaire très-saillante. Yeux très-saillants, un peu enchâssés en
arrière.
Corselet très-convexe, un peu rétréci en avant, arrondi, et non prolongé
en arrière ; ses angles postérieurs non saillants; le sillon transversal anté-
rieur prolongé de chaque côté jusqu'au bord antérieur.
Élytres plus où moins tronquées à la base; épaules plus ou moins
arrondies.
148 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
Le huitième intervalle ne dépasse pas l'épaule; il se réunit sur la base
au sixième .
Le troisième intervalle ne porte que deux points dont le supérieur dispa-
rait parfois.
La strie préscutellaire est très-courte.
Le dernier segment de l'abdomen et un espace arrondi sur les côtés des
autres segments, sont plus ou moins ponctuées.
Sauf chez une seule espèce (swlcipennis), la carène centrale du proster-
num est canaliculée et sa pointe est ordinairement bisillonnée. Chez les
C. lucida, distigma, inæqualis, bicolor, cruciata, macularis, latiuscula,
bipustulata, breviuscula, brevicollis, la carène est très-rétrécie entre les
hanhces, et souvent interrompue par une petite carène transversale.
Les tibias antérieurs sont larges, sillonnés en dessus. La digitation ter-
minale est épaisse, recourbée.
Le côté externe porte deux ou trois dents.
Les tibias intermédiaires, élargis au milieu, ne sont point éperonnés.
Les crochets des tarses sont grèles et le paronychium est très court, sou-
vent mème à peine distinct.
Voici comment on peut répartir les espèces appartenant à ce groupe :
Première section.
Les deux points pilifères qui se trouvent de chaque côté de l’anus sont
très-rapprochés et se touchent presque.
I. — Élytres noires.
a) Fossette du vertex large, prolongée à ses extrémités.
84. C. luberculata, Putz. Mon. p. 97, n° 50.
Long. 11 492. — El. 6. — Lat. 3 172 m.
Long. 10. — El. 4 778. — Lat, 3 m.
La fossette du vertex, qui est très-profonde, se prolonge en avant et en
arrière; elle est traversée par un sillon large et bisinué dans lequel se con-
fondent les fossettes latérales; de chacun des quatres angles formés par ce
croisement s'élève un tubercule large et presqu'arrondi.
Bogota.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 149
85. C. recurvidens, Chaud. (coll.).
Long. 9. — El. # 492. — Lat. 2 173.
Elle a à peu près la forme de la C. tuberculata ; mais le corselet est plus
court, le sillon longitudinal n'atteint pas le bord antérieur ; les élytres sont
plus élargies en dessous des épaules et plus rétrécies à l'extrémité ; les élé-
vations de la tête sont moins prononcées; le dernier article des palpes est
aplati à l'extrémité (ce n’est peut-être qu'un accident); le dernier segment
de l'abdomen n’est pas ponctué.
Bresil, L'ind. (coll. de Chaudoir).
86. C. fossifrons, n. sp.
Long. 7. — El. 3 374. — Lat. 1 374 m.
Beaucoup plus petite mème que les plus petits individus de la C. éuber-
culata; ses élytres, beaucoup moins tronquées et plus étroites à la base,
ont.leurs côtés plus arronais et leur surface plus convexe ; les intervalles
sont plus élevés, les stries moins fortement ponctuées ; la 4° strie se réunit
assez distinctement au prolongement du 8° intervalle ; le corselet est moins
large en avant, moins arrondi à sa base, plus convexe ; les angles antérieurs
sont plus déprimés et moins avancés ; le sillon longitudinal est beaucoup
plus profond et il n’atteint point le bord antérieur; les impressions de la
tête sont moins profondes; le rebord de l'épistome est un peu plus élevé;
les cuisses antérieures sont moins épaisses, les tibias moins larges et leur
digitatior externe plus étroite et moins recourbée. Le dernier segment de
l'abdomen et les côtés des deux segments précédents sont ponctués. La
carène centrale du prosternum est plus rétrécie entre les hanches.
Bahia, 1 ind. coll. Putzeys.
b.) Fossette centrale du vertex plus nettement circonserite.
87. C. marginipennis, Putz. Mon. p. 101, n° 54.
Fossette du vertex très petite; élytres bordées extérieurement d’un
fauve testacé. La strie préscutellaire ne dépasse pas la base des élytres.
Louisiane, 1 ind. (Coll. de Chaud.)
150 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
88. C. fuscicornis, Putz. Mon. p. 96, n° 49.
Long. 6 193 — El. 3 — Lat. 1 78 m.
Les élytres, (bordées de fauve comme celles de la marginipennis) sont
plus ovales, moins rétrécies en arrière, ont les côtés plus arrondis et sont
plus convexes. Le corselet est plus étroit en avant, son bord antérieur est
plus tronqué, ses angles plus déprimés. La fossette du vertex est très petite.
Les yeux sont plus grands. Les ailes de l’épistome sont plus arrondies.
Brésil (Rio grande), 2 ind. (coll. de Chaud.).
89. C. fuscipes, Putz. Mon. p. 100, n° 53.
Long. 5 23 — El. 2 374 — Lat. 1 172 m.
Plus petite que la marginipennis ; les élytres sont plus rétrécies aux
épaules, moins étroites à l'extrémité; le bord externe est légèrement rou-
geûtre vers l'extrémité. Le corselet est un peu plus long, plus étroit; ses
angles antérieurs sont plus avancés; toutes les fossettes du vertex sont plus
larges et plus profondes; les angles de l'épistôme et des ailes sont plus pro-
noncés. Les dents externes des tibias antérieurs sont beaucoup plus
longues.
Colombie, 1 individu (coll. de Chaudoir).
90. C. media, Putz. Mon. p. 101, n° 55.
Buénos Ayres.
91. C. tristis, Putz. Mon. p. 102, n° 56.
Nouvelle Grenade.
92. C. lucida, n. sp.
Long. 5 23 — El. 2 394 — Lat 1 172 m.
Elle est un peu plus grande que la C. marginipennis. Les élytres sont
un peu plus longues, plus larges, leurs côtés sont beaucoup plus parallèles ;
elles ne sont pas rétrécies en arrière. Le corselet est plus tronqué en avant,
moins rétréci aux angles antérieurs qui, par conséquent, sont plus droits.
Les angles de l'épistome sont plus tronqués.
M. Riehl m'a envoyé un individu de cet insecte comme originaire du
Mexique,
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 151
IT. Elvytres noires, marquées à l'extrémité d’une tache rougeitre.
, Le)
93. C. distigma, Chaud. (coll.).
En indiquant cet insecte comme ayant lesélytres entièrement noires, sauf
une tache ante-apicale, je parle plutôt de l'apparence que de la réalité. Un
examen attentif démontre que la base des élytres est plutôt d'un brun très
sombre que noir et que le système de coloration est analogue à celui de
la C. bipustulata; seulement la tache de l'extrémité est ordinairement plus
rouge et elle est toujours beaucoup plus circonscrite, plus petite, parfois
même elle disparait presqu’entièrement. La différence essentielle entre les
deux espèces réside dans la forme des élytres qui sont plus courtes dans
la distigma et moins rétrécies à l'extrémité; les épaules sont un peu
moins arrondies et le corselet est un peu plus court.
4 ind. Coll. de Chaudoir et Putzeys.
Introduite du Mexique par M. Sallé (trouvée en janvier près de Cordova
sous des bois enfoncés dans la vase d’une mare desséchée).
IT. — Base des élytres et deux taches ante-apicales d'un brun rougeütre.
94. C. inœqualis, n. sp.
Long. 6 374 — El, 3 194 — Lat. 1 23 m.
La coloration est la même que celle de la C. bipustulata.
L’épistome est semblable, mais son rebord est un peu plus élevé. Au milieu
du vertex, on voit une fossette oblongue, large et profonde, ponctuée, et se
prolongeant en avant jusqu'au sillon transversal, en arrière jusqu’au col;
elle est environnée de quatre autres fossettes oblongues et obliques, et,
entre celles-ci, se trouve de chaque côté de la tête, une carène courbe ;
toute la partie postérieure de la tête est assez finement ponctuée.
Le corselet est convexe, un peu plus long que large, non dilaté en
arriére et non rétréci en avant; ses côtés sont légèrement arrondis; les
angles antérieurs sont un peu avancés ; on remarque quelques points sur-
tout vers le milieu de chaque côté.
Les élytres sont plus courtes que celles de la C. bipustulata, moins rétré-
cies en arrière, moins arrondies et plus fortement tronquées à la base. Les
dents externes des tibias antérieurs sont un peu plus courtes. Les points
152 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
du dernier segment abdominal et des côtés des autres segments sont plus
petits, mais beaucoup plus nombreux.
Amazone. 1 ind. (Coll. de Chaudoir).
95. C. bicolor, n. sp.
Long. 7. — El. #. — Lat.2 m.
Elytres très allongées, cylindriques, fort peu rétrécies en arrière; la base
est fortement tronquée, mais les épaules sont brièvement arrondies.
Les stries sont profondes et ponctuées jusqu’à l'extrémité.
Le corselet est très large à la base, se rétrécissant fortement des angles
postérieurs aux angles antérieurs qui sont très déprimés et nullement
avancés ; le milieu de chaque côté est parsemé de points assez distincts ; au
milieu de chaque coté de la base on distingue une petite impression arrondie
très faiblement marquée.
L’épistome est tronqué, finement rebordé; ses angles sont tres relevés
en forme de dents: les ailes sont faiblement dentées, Au milieu du vertex
se trouve une fossette large mais très peu profonde, ayant au centre deux
ou trois points. La dent du menton est large et arrondie à son extrémité,
beaucoup plus courte que les lobes latéraux.
Pampas. 1 ind. (Coll. de Chaudoir).
96. C. cruciata, Chaud. (coll.).
Long. 7 193. — El. 3 594. — Lat. 2 178 m.
Tête, corselet et milieu des élytres d’un noir brunâtre; cette teinte se
prolonge jusqu'à l'extrémité sur les deuxième et troisième intervalles.
Dessous du corps, palpes, antennes, base et extrémité des élytres d'un
testacé ferrugineux.
Elytres allongées, se rétrécissant distinctement de la base à l'extrémité ;
la base elle-même est fortement tronquée; les épaules sont un peu plus
arrondies que dans l'espèce précédente. Le corselet est plus court que
large, se rétrécissant jusqu'aux angles antérieurs qui sont un peu saillants
et moins déprimées que dans l'espèce précédente; au milieu de chaque
côté de la base, on voit une impression linéaire et oblique. Il est ponctué
comme chez la €. bicolor.
L'épistome est très-légèrement sinué au milieu, ses angles sont très
redressés et prolongés en forme de dents; les angles externes des ailes sont
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 153
saillants mais un peu arrondis. Le vertex porte une fossette oblongue, large
et très profonde.
Les antennes sont moins épaisses que celle de la C. bipustulata. La dent
du menton est courte et peu aiguë; les lobes latéraux sont sillonnés longi-
tudinalement. Les pattes sont comme chez la C. bicolor.
De chaque côté des segments de l'abdomen, on voit un espace assez
fortement ponctué.
M. Sallé a reçu cette espèce du Mexique (San Andres Tuxtla). Elle est
répandue dans les collections sous le nom que je lui ai conservé.
97. C. macularis, n. sp.
Atra, nitida, palpis, antennis, elytrorum basi maculisque posticis 2 rotundatis,
pedibusque rufis. Clypeus bidentatus, alis oblique truncatis. Frons arcuatim cari-
nata, neque foveolata neque punctata. Prothorax subquadratus, basi non prolongato
dilatato. Elytra oblongo-parallela, punctato-striata, intersiitiis plantusculis, inter-
stitio 3° bipunctato. Tibiæ anticæ extus tridentatæ, intermediæ haud calca-
ratæ.
Long. 9 — El. 5 — Lat. 2 172 m.
Très-voisine de la C. bipustulata, avec laquelle elle a probablement été
confondue par M. Brullé. (Voy. d'Orbigny, p. 40, n° 167).
Les yeux sont plus enchässés et paraissent ainsi moins saillants; le vertex
ne porte pas au centre de fossette longitudinale ni les deux gros points
placés ordinairement entre le sommet de la tête et le sillon latéral. Le
corselet est plus rétréci antérieurement; l’espace compris entre le sillon
longitudinal et le bord marginal est parsemé, au milieu, de petits points
très distincts.
Les élytres sont proportionnellement plus allongées ; leur base est moins
tronquée et leur extrémité moins rétrécie ; les stries sont moins profondes,
leurs points sont moins gros, les intervalles nullement relevés et tout-à-fait
plans.
Le premier tiers des élytres est d'un fauve ferrugineux. Des deux côtés,
avant l'extrémité, on remarque deux taches de même couleur comme dans
la C. bipustulata. Les tibias antérieurs sont plus fortement sillonnés en
dessus ; les tibias intermédiaires sont garnis extérieurement d'une rangée
de poils épineux plus forts.
Santa-Fé. (République Argentine). Deux ind. trouvés le long du Parana,
par M. le D' Burmeister.
ANNALES SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. X. 20
154 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
98. C. latiuscula, n. sp.
Long. 7 192. — El. 4. — Lat. 2 178 m.
Tête, corselet, milieu des élytres et poitrine d'un noir légèrement
brunâtre.
Les palpes, les antennes, les quatre pattes postérieures et le bord infé-
rieur des élytres d'un testacé rougeûtre ; la base des élytres et deux taches à
l'extrémité brunes et assez peu distinctes. |
Epistome tronqué, non rebordé au centre; ses angles saillants en forme
de dents ; ses ailes relevées et un peu avancées. La fossette du vertex est
large, mais très peu profonde; le 1‘ des points latéraux est oblitéré.
Le corselet est carré, à peine rétréci en avant, parsemé de quelques points
très-petits ; l'impression de chaque côté de la base est à peine indiquée.
Les élytres sont oblongues, notablement plus larges que celles de la
C. bipustulata; leur base est plus tronquée; les intervalles sont moins
convexes. Le premier segment de l'abdomen porte extérieurement un espace
ponctué.
Les points du dernier segment sont extrêmement petits.
Les dents des tibias antérieurs sont un peu plus longues que chez la
C. bipustulata.
Amazone. 1 ind. (Coll. de Chaudoir).
99. C. bipustulata, Fab. Putz. Mon. Cliv. p. 98, n° 52.
100 C. breviuscula, n. sp.
Long. 6 192 — El. 3 — Lat. 1 233 m.
Noire; palpes, antennes, quatre pattes postérieures, base et deux taches
ante-apicales un peu arrondies et bord des segments abdominaux testacés ;
pattes antérieures brunes ainst que l'extrémité des articles des antennes.
L’épistome est tronqué avec le bord relevé; ses angles sont dentées exté-
rieurement. Le vertex porte au centre une fossette oblongue, petite et peu
profonde.
Le corselet est presque carré, un peu rétréci en avant ; sa ponctuation et
et les fossettes basales sont indistinctes.
Les élytres sont oblongues, plus courtes, moins rétrécies à l'extrémité que
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 155
celle de la C. bipustulata. Le rebord huméral est un peu plus marqué; les
intervalles des stries sont plus plans.
L'espace ponctué des segments abdominaux est moins circonscrit.
Montevideo. 1 ind. envoyé par M. Arechavaleta.
Deuxième section.
Les deux points voisins de l'anus sont écartés. — Le sillon transversal
antérieur du corselet est ordinairement presqu'interrompu au milieu.
À
Corselet ayant ses angles antérieurs saillants.
a.) Corselet ponctué. strialopunclata.
D.) — non-ponctué. sulcipennis.
B
Angles anterieurs du corselet non saillants.
a.) Corselet non-ponctué. stigmula.
D) — ponctué.
* Digitation terminale des tibias antérieurs formant un
crochet courbé à angle droit. bisignata.
” Digitation terminale simplement courbée.
+ Fossette centrale du vertex étroite et prolongée.
a.) Elytres brunes, unicolores. torrida.
b.) — noires avec une tâche apicale rougeûtre. postica.
— brunes à la base et à l'extrémité. biqutlata.
++ Fossette du vertex très large, prolongée en avant et
sur les côtés. brevicollis.
101. C. sfriatopunctata, Dej. V. 505, 34. Putz. Mon. p. 99, n° 52.
C. picea, Putz. Mon. p. 103, n° 58.
Long. 5 172. — EI. 3. — Lat. 1 172 m.
En 1846, je n'avais vu qu'un seul individu de la C, striatopunctata.
156 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
Depuis, j'ai pu me convaincre que parfois le corselet est un peu plus large
en arrière. C’est sur un individu de cette variété que j'avais établi ma
C. picea.
États-Unis du Sud.
102 C. sulcipennis, n. sp.
Noire, avec les palpes, les antennes et les pattes rougeätres de même que
le bord externe des élytres à l'extrémité, Les antennes sont plus épaisses
que dans la C. stigmula ; la fossette du vertex est beaucoup plus large,
plus déprimée sur les bords.
Le corselet n’est nullement dilaté à la base, ses côtés sont plus parallèles,
les angles antérieurs sont moins arrondis et plus saillants. Les élytres sont
un peu moins rétréciés à l'extrémité ; les intervalles sont encore plus relevés.
Les pattes sont d’une teinte plus brune; la digitation terminale externe est
beaucoup plus grosse et moins longue.
États-Unis du Sud. M. Motschulsky m'a envoyé un exemplaire de cet
insecte.
103. C. stigmula, Putz. Mon. p. 104, n° 59.
Long. 5 — El. 2 172 — Lat. 1 174 m.
Texas. 2 ind. (coll. de Chaudoir).
104. C. bisignata, Putz. Mon. p. 102, n° 57.
conveæa, Lec. Geod. col. p. 41.
Philad. Proc. 1857. 82, 22.
Long. 5 192 — El. 2 798 — Lat. 1 192 m.
Cette espèce se distingue facilement de toutes les autres par la forme
singulière de la digitation terminale externe des tibias antérieurs. Ils sont
brusquement tournées à angle droit.
États-Unis. 2 ind.‘(coll. Dej.).
105, C. torrida, n. sp.
Long. 4 — El. 2 — Lat. 1 m.
Brune, avec les palpes et les antennes testacés. Les dents externes de
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 457
ses ailes sont aiguës et bien marquées. Le vertex porte au milieu une fos-
sette profonde qui se prolonge jusqu'à la carène antérieure ; cette fossette
renferme quelques petits points; les points situés de chaque côté des yeux
sont peu nombreux et peu serrés.
Le corselet est carré; ses angles antérieurs sont très déprimés et nulle-
ment saillants. Chacun des côtés du corselet est parsemé au milieu de points
inégaux; le sillon transversal antérieur n’est nullement interrompu au
milieu.
Les élytres sont oblongues-subcylindriques, pas plus étroites à l’extré-
mité qu'à la base qui est tronquée ; les épaules sont un peu arrondies. Les
stries sont assez finement ponctuées, surtout vers l'extrémité ; les intervalles
ne sont pas relevés. Le dernier segment de l'abdomen (excepté l'extrémité)
est parsemé de points assez gros; des points semblables se distinguent à la
base externe des autres segments.
Amazone. L ind. (coll. de Chaudoir).
106. C. postica, Lec. Geod. col. p. 41, n° 7.
Corselet d’un noir un peu brunâtre; les élytres sont colorées comme
celle de la C. bipustulata, mais la teinte de la base est plus obscure.
Le rebord de l'épistome est moins relevé au milieu que sur les côtés, ce
qui le fait paraitre un peu échancré.
Le vertex porte une fossette allongée dont le fond et mèmes les côtés
antérieurs sont un peu ponctués; les points vers l'extrémité des yeux sont
gros et assez serrés.
Le corselet est en carré transversal, très peu rétréci antérieurement ; ses
angles antérieurs sont déprimés; sa surface est assez fortement ponctuée.
Les élytres sont oblongues, très peu rétrécies en arrière, leur base est
très arrondie; elles sont fortement striées-ponctuées et les intervalles sont
un peu relevés: les segments abdominaux sont ponctués comme dans l'espèce
précédente, mais les points sont plus gros.
Louisiane et Montagnes rocheuses. Il est probable que cette espèce se
retrouve sur divers points des États-Unis du Sud.
107. C. biguttata, Chaud. (coll.).
Long. 4 198 — EI. 2 198 — — Lat. 1 178 m.
Noire, avec un léger reflet bronzé. Palpes, antennes et pattes postérieures
testacés.
158 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
Les pattes antérieurs sont brunes. Les élytres portent, avant l’extré-
mité, une large tâche rougeûtre. La tête est comme celle de la C. torrida.
Le corselet est beaucoup plus court que long, très-convexe, dilaté en
arrière, se rétrécissant jusqu'aux angles antérieurs qui ne sont nullement
avancés ; il est vaguement ponctué au milieu de chaque côté; vu sous un
certain aspect, le sillon transversal antérieur parait être interrompu au
milieu.
Les élytres sont oblongues, rétrécies en arrière; leur base est arrondie ;
elles sont profondément striées-ponctuées et leurs intervalles sont un peu
relevés. Le dernier segment de l'abdomen est vaguement ponctué excepté à
l'extrémité ; les autres ne portent de points que vers la base externe.
Cuba. Louisiane. 2 ind. (coll. de Chaudoir).
M. Riehl m'en a envoyé plusieurs individus pris aux environs de la
Havane par le D' Gundlach.
108. C. brevicollis, n. sp.
Long. 7. — El. &. — Lat. 1 374 m.
Le vertex est occupé par une fossette très large, prolongée en avant et
en arrière, Croisée par un autre sillon également large dans lequel sont
comprises les deux fossettes latérales. Le devant du vertex porte quelques
gros points; en arrière, de chaque côté des yeux, se trouve un espace
occupé par des points beaucoup plus gros que chez la C. distigma.
Le corselet est plus court même que chez la C. postica, transversal, très
convexe, un peu rétréci en avant; les angles antérieurs sont très déprimés,
arrondis et nullement avancés; il est parsemé de très petits points qui sont
cependant plus gros au milieu que vers les angles antérieurs.
Les élytres sont oblongues comme chez la C. distigma, mais leur base
est plus nettement tronquée; les taches ante-apicales sont beaucoup plus
larges, moins circonscrites et occupent presque toute l'extrémité de chaque
élytre.
L'abdomen ne porte que quelques points de chaque côté des segments et
quelques autres au milieu de l’avant-dernier ; le segment anal est finement
et vaguement parsemé de points qui sont un peu plus gros vers le milieu.
Les deux gros points de l'anus sont écartés.
Je n'ai vu qu'un seul individu appartenant à M. de Chaudoir. Sa patrie
n'est point indiquée; mais c’est indubitablement un insecte améri-
Cain,
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 159
109. C. transversicollis, n. sp.
Long. 8 192 — EI. 4 192 — Lat. 2 192 m.
Elle se distingue de toutes Les espèces de ce groupe par son corselet trans-
versal, très dilaté vers les angles de la base, un peu rétréci en avant ; les
côtés ne sont nullement arrondis; le sillon longitudinal, bien marqué, n’at-
teint pas le bord antérieur; il ne dépasse que faiblement l'impression trans-
versale; toute la surface est parsemée de très petits points. L'épistome,
tronqué au milieu, a ses deux angles avancés et un peu relevés ; les ailes
sont plus avancées et plus arrondies que dans toutes les autres espèces. La
fossette centrale du vertex est profonde et oblongue.
Les élytres sont d’un brun foncé, à peu près de la même forme que la
C. bipustuluta, mais elles sont plus larges; leur base est plus tronquée, les
épaules sont plus arrondies; les stries sont plus profondes, leur ponctuation
est plus fine; le troisième intervalle ne porte que le point situé vers l’extré-
mité et à peine peut-on le distinguer de ceux des stries.
Bahia. l ind.
Vingt-deuxième groupe.
Il diffère du précédent par un corselet moins large, plus long, des élytres
plus cylindriques, et dont les épaules sont plus saillantes ; le huitième inter-
valle se prolonge au-dessus des épaules; le quatrième se prolonge sur la
base et s’y réunit au huitième.
La carène centrale du prosternum est rebordée dans toute son étendue,
sauf entre les hanches où elle est extrèmement rétrécie.
La coloration ordinaire est un brun plus ou moins clair avec une bande
noire au milieu des élytres, se prolongeant en avant et en arrière le long de
la suture.
Quelques espèces sont entièrement d’un brun testacé; une est entière-
ment d’un brun noirâtre.
a) Elytres d'un brun clair.
1° Corselet aussi large que long.
110. C. brunneipennis, Putz. Mon. p. 107, n° 65.
Long. 5 374 — EI. 8 — Lat. 1 374 m.
Le sillon central du vertex est court, n'allant pas mème jusqu’en face de
160 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
la partie antérieure des yeux; à son extrémité s'élèvent deux carènes en
demi-cercle qui descendent jusque plus bas que les yeux. L'espace compris
entre ces carènes et la carène antérieure est inégal et rugueux.
Le corselet est presque carré, à peine un peu plus étroit en avant ; ses
côtés sont coupés droit; le bord antérieur est tronqué ; les angles sont un
un peu avancés.
L’épistome est largement échancré ; ses angles sont avancés, arrondis.
Mexique. l ind. (coll. de Chaudoir).
2 Corselet plus long que large.
111. C. insularis, J. Duv. Col. Cub. p, 13. (Dyschirius).
Long. 5 — El. 2 374 — Lat. 1 173 m.
Corselet assez étroit, {rès-convexe, presque plus large en avant qu'en
arrière ; ses côtés sont fortement arrondis. Le sillon transversal antérieur
n'est point interrompu.
Le sillon central du vertex est très large et très profond ; il se rétrécit de
la base à l'extrémité où il atteint la carène antérieure. — Le bord de l'épis-
tome est ondulé et même complètement abaissé au milieu.
Cuba. Le type se trouve dans la coll. de M. de Chaudoir.
112. C. ferrea, Lec. Proc. Philad. 1857, p. 81.
Long. 5 — El. 2 172 — Lat. 1 472 m.
Elytres, palpes et pattes postérieures testacés; tête et corselet d'un brun
rougeâtre.
La tête est un peu plus plane que celle de la C. fasciata ; les yeux sont
plus enchässés en arrière. Le corselet est plus large dans toutes ses propor-
tions et surtout à la base; ses côtés et ses angles antérieurs sont moins
déprimés; sa surface est plus inégale et plus fortement ponctuée; les fos-
settes de chaque côté de la base sont beaucoup plus marquées. Les élytres sont
un peu plus larges et leurs stries plus profondes. Le sillon central du vertex
est très inégal, élargi en avant et en arrière ; des deux côtés on remarque
plusieurs gibbosités plus ou moins sinueuses. L’épistome est largement
échancré, mais moins que chez la C. brunneipennis ; le rebord est plus élevé.
Les digitations et dents des tibias antérieurs sont plus longues que chez
la fasciata.
États-Unis. (Illinois. Le.)
1 ind. que j'ai reçu de M. von Bruck comme venant de Baltimore.
RÉVISION GÉNÉRALE LES CLIVINIDES 161
113. C. bituberculata, Chaud. (coll.).
Long. # 192 — El. 2 — Lat. 1 m.
Entièrement d’un brun clair.
Le corselet est plus court, plus carré moins convexe que celui de la
C. fasciata. Le vertex, parsemé de points très distincts, est plus inégal;
ses carènes sont plus élevées surtout vers le milieu ; les sillons latéraux sont
plus prolongés en arrière. Le rebord de l'épistome est un peu moins nette-
ment tronqué au milieu ; le dernier segment de l'abdomen est plus distinc-
tement ponctué ; les dents des tibias antérieurs sont plus longues.
Mexique. 1 ind. (coll. de Chaudoir).
114. C. Burmeisteri, n. sp.
Brunnea, elytris pedibusque 4 posticis ferrugineis, antennis palpisque testaceis.
Clypeus late emarginatus, angulis prominulis, acutis, alis subtruncatis. Vertex
anlice carinis duabus antice conniventibus instruclus usque ad carinas oculares
extensis, in medio late et irreguluriter fossulatus, rugosus atque parce punctulatus.
Prothorax elongatus, convexus, basi late rotundatus nec prolongatus, margine
laterali angulisque anticis deflexis, undique punclulis adspersus. Elytra elongato-
cylindrica, basi truncata, humeris prominulis, striato-punctata, interstilio 5° bi-
punclato. Tibiæ anticæ sulcatæ, extus bidentatæ, intermediæ spinoso-ciliaiæ,
calcare nullo.
Long. 6 — El. # — Lat. 1 23 m.
Cette espèce diffère de la C. fusciata, par sa coloration et sa taille, par
ses antennes plus épaisses et dont le troisième article est un peu plus long.
Le labre est plus fortement échancré. L'épistome est plus fortement rebordé,
ses angles sont plus saillants, les ailes plus tronquées ; l'élévation antérieure,
qui est en fer à cheval chez la fasciata, est ici anguleuse et elle se prolonge
de chaque côté en carène un peu sinueuse jusqu'à la carène oculaire. Le
corselet est beaucoup plus long, plus rétréci en avant; le sillon transversal
antérieur est beaucoup moins profond dans son milieu, tellement que, vu
sous certain aspect, il parait ètre interrompu.
Les élytres sont plus allongées, plus cylindriques; la strie marginale
remonte plus haut.
Les tibias antérieurs sont un peu moins larges ; les tibias intermédiaires
sont plus fortement carénés et les poils spiniformes dont ils sont garnis sont
plus nombreux.
ANNALES SOC, ENTOM DE BELGIQUE, T. X. a!
162 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
République Argentine. M. le D' Burmester l’a trouvée à Mendoza et
m'en à communiqué ? individus ; j'en ai vu un troisième de la même loca-
lité, appartenant à M. Schaum. La collection de M. de Chaudoir en ren-
ferme deux autres venant des Pampas.
b) Elytres traversées par une bande noire.
115. C. fasciata, Putz. Mon. p. 106, n° 62.
Long. 5 — El. 2 394 — Lat. 1 173 m.
Chez cette espèce, le sillon central du vertex est très lisse, très régulier,
élargi à ses deux extrémités ; le corselet, dont la surface est très égale, est
long, convexe, très déprimé sur les côtés. Le corselet est ordinairement d’un
brun noirûtre.
Mexique.
116. C. Klugüi, Putz. Mon. p. 106, n° 63.
Long. 4 314 — El. 2 192 — Lat. 1 194 m.
Le corselet est d’une toute autre forme que celui de la C. fasciata; il est
beaucoup moins convexe, moins déprimé sur les côtés, élargi aux angles
antérieurs.
Le sommet de la tête est parsemé de petits points très distincts; le sillon
central du vertex est plus inégal, rugueux au fond; une partie des premiers
segments de l'abdomen et le dernier en entier sont couverts d’une ponciua-
tion serrée.
Colombie et Venezuela.
117. C. dilutipennis, Chaud. (coll.)
De la même taille que la C. fusciata; elle tient le milieu entre cette
espèce et la ÆZwgii. Son corselet est plus court, moins large que celui de
la fasciata, ses côtés sont moins déprimés, mais on n’y remarque pas l’élar-
gissement antérieur qui caractérise la C. Xlugüi. Les élytres sont un peu
plus courtes que celle de la fasciata et le sillon central du vertex est moins
régulier. Les dents des tibias antérieurs sont un peu plus longues.
Introduite du Mexique (San Andres Tuxtla), par M. Sallé. M. de Chaudoir
en possède 2 ind. J'en ai également 2.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 1653:
118. C. sculptifrons, Putz. Mon. p. 107, n° 64.
Long. 4 394 — EI. 2 192 — Lat. 1 174 m.
Le corselet est plus lirge en arrière que celui de la C. fasciata.
Le sillon central du vertex est conformé et ponctué comme celui de la
C. Klugii.
Colombie. coll. de Chaudoir.
ce) Elytres d’un brun noirûtre.
119. C. obscuripennis, n. sp.
Long. 5 — El. # 394 — Lat. 1 114 m.
C’est surtout par la coloration de ses élytres, d’un brun noiràtre uniforme
et simplement marginées de testacé, que cet insecte se distingue de la
C. ÆKlugii. Son corselet est un peu plus court, plus convexe, ses angles
antérieurs sont plus déprimés; la fossette, placée de chaque côté de la base,
est plus prononcée et arrondie; le sillon central du vertex est plus raccourci
en avant ; les élytres ont leurs bords externes un peu plus sinués.
- Caracas. 1 ind. (coll. de Chaudoir).
Vingt-troisième groupe.
Corselet dilaté en arrière, ayant la base très-courte et en avant de
laquelle se prolonge le sillon marginal qui est anguleux et non compléte-
ment arrondi comme dans le groupe auquel appartient la C. bipustulata.
Les angles postérieurs forment une saillie distincte et dirigée en avant.
La dent du menton est un peu plus courte que les lobes latéraux qui sont
arrondis à leur sommet. Les derniers articles des palpes sont épais à la
base et se terminent en une pointe obtuse.
Les mandibules sont courtes.
Les antennes, qui atteignent presque les angles postérieurs du corselet,
ont leurs articles élargis à partir du 4° et et moniliformes à partir du 5°.
L’épistome est tronqué, très-légèrement bisinué, intimement uni à ses
ailes qui sont un peu plus avancées et arrondies.
Le sommet de la tête est convexe et ne-porte aucun sillon transversal.
Les élytres, dont le 3° intervalle est 4-ponctué, ont leur 3° intervalle
prolongé jusqu’au milieu de la base où il se réunit au 4°,
164 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
La carène centrale du prosternum est rebordée et canaliculée dans toute
son étendue.
Les tibias antérieurs sont à peine distinctement sillonnés ; leurs dents
externes sont peu allongées.
Les tibias intermédiaires sont éperonnés.
120. C. punctifrons, Chaud. (Coll.).
Long. "7 — El. 3172 — Lat. 2m.
Noire, avec le labre, l'extrémité du corselet, le bord externe des élytres
et la suture bruns : les palpes, les antennes et les pattes d’un testacé bru-
nâtre ; les cuisses plus ou moins couleur de poix.
Les yeux sont fort peu saillants, parce qu'en avant ils sont presque cou-
verts par les rebords supra-antennaires et qu’en arrière et sur les côtés, ils
sont profonaément enchässés. Tout le devant de la tète est couvert d'une
ponctuation fine et serrée ; sur les côtés et en arrière les points sont plus
espacés : le vertex lui-même est lisse et ne porte qu'une fossette très-peu
profonde.
Le corselet est un peu plus long que large, sa base est arrondie, les côtés
sont presque droits et vont en se rétrécissant jusqu'aux angles antérieurs
qui sont droits et un peu déprimés. Sa surface est parsemée de points très-
petits qui sont plus gros au milieu et autour d'une impression oblique qui
existe de chaque côté de la base.
Les élytres sont de la largeur du corselet à sa base, subeylindriques,
arrondies à la base et à l'extrémité, profondément striees ponctuées;
le 3° intervalle porte 4 gros points contre la 3° strie : le 1° au l‘ tiers de
l'élytre, le 2° un peu après le milieu, le 3° au dernier tiers, le 4° un peu
avant l'extrémité. Le 8° intervalle remonte au-delà de l'épaule et se réunit
au 4.
Les tibias antérieurs sont faiblement sillonnés en-dessus; les dents
externes sont épaisses et courtes; l’épine terminale interne est forte et
arquée à l'extrémité; en dessous les tibias portent au milieu une forte dent
triangulaire.
Le dernier segment abdominal est finement et peu distinctement ponctué.
Brésil (Nouv. Fribourg) 1 ind. (coll. de Chaudoir).
121. C. erythropus. Putz, Mon., p. 88, n° 35.
L’exemplaire de la collection Dupont sur lequel j'ai fait jadis ma des-
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 165
cription appartient aujourd'hui à M. le comte de Mniszech qui a bien voulu
me le communiquer. Je n'ai qu'une rectification à faire: les premiers arti-
cles seuls sont un peu aliongés; les autres, vus de côté, sont presque
globuleux. Les tibias antérieurs ne sont pas sillonnés au milieu.
Colombie, 1 individu.
122. C. Boliviensis, Putz. Mon., p. 88, n° 36.
Long. 7 192. — El. 3 174. — Lat. 2 m.
Bolivie, 1 ind. (coll. de Chaudoir.)
123. C. laeta, n. sp.
Long. 6 194 — El. 3 19% — Lat. 1 172 m.
D'un brun brillant, les palpes, les antennes et les pattes testacés.
La dent du menton est triangulaire, carénée à sa base, pluri-striée à son
extrémité, un peu plus courte que les lobes latéraux qui sont arrondis,
mais un peu rétrécis à leur sommet; ils sont ridés longitudinalement.
Le dernier article des palpes maxillaires se rétrécit de la base à l'extrémité
ou il est obtusément tronqué; il n'est que du double plus long que le
pénultième. Le labre est arrondi sur les côtés, un peu avancé au milieu,
mais le centre porte une petite échancrure. L'épistome est bisinué, un peu
déprimé au centre; les ailes qui y adhèrent complétement sont avancées
obliquement, arrondies ; leur rebord est un peu plus élevé que celui de
l'épistome. L'élévation antérieure est hémisphérique, elle se prolonge étroi-
tement jusqu'au vertex; cette élévation ainsi que le vertex sont parsemés
de points trèes-petits; le restant de la tête, sauf l'occiput, sont fortement
ponctués. Le vertex porte une fossette oblongue peu profonde. Le tiers
postérieur des yeux et leur partie interne sont enchässés mais nullement
prolongés en arrière.
Le corselet et presque carré, dilaté aux angles postérieurs , se rétrécis-
sant légèrement jusqu'aux angles antérieurs qui font une légère saillie en
avant. Le bord antérieur est un peu échancré au milieu. La surface du
corselet est peu convexe, elle porte quelques rides transversales et est entiè-
rement parsemée de points très-petits et éloignés les uns des autres. Le
sillon longitudinal se prolonge jusqu'au bord'antérieur.
Les élytres sont allongées, subeylindriques, s’élargissant un peu plus
bas que le milieu ; la base est tronquée, mais les épaules sont arrondies ;
166 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
le 3° intervalle porte 4 points (quelquefois 5) contre la 3° strie.
Les trochanters des pattes antérieures sont aigus à leur extrémité qui
n’est cependant pas relevée. La digitation et l'épine terminales sont épaisses
et d'égale longueur; la 1" dent externe est de moitié moins longue, et
la 2° encore beaucoup plus petite ; toutes les deux sont très-aiguës. L'épine
située au-dessus de l'échancrure interne est petite et grèle. Le dessus des
tibias n'est pas distinctement sillonné. Le 1” article des tarses antérieurs
n’est que très-faiblement dilaté à son extrémité interne. Les tibias intermé-
diaires portent un fort éperon au-dessus duquel on remarque plusieurs
dents obtuses terminées par des poils spimiformes.
Montévideo, 2 ind. envoyés par M. Arechavaleta.
124. C. Pampicola, n. sp.
Long. 6 192 — El. 3 172 — Lat. 1 374 m.
Un peu plus grande que la C. Zueta à laquelle elle ressemble beaucoup.
Le corselet est plus rétréci en avant; l'impression de chaque côté de la base
est plus faible ; les élytres sont proportionnellement plus larges.
Je n'en ai vu qu'un seul individu acquis par M. de Chaudoir de M. Ger-
main, lequel l'a rapporté des Pampas. Malgré les différences signalées, je
ne suis pas bien sûr que cet insecte ne doive pas être réuni à l'espèce pré-
cédente.
Vingt-quatrième groupe.
Menton aussi haut que large. La dent centrale est carénée jusque près
de son extrémité qui est obtusément angulaire et ne dépasse pas les lobes
latéraux. Ceux-ci sont creusés intérieurement et tronqués obliquement en
dessus
Le dernier article des palpes est long, étroit, tronqué à l’extrémité.
Les antennes n'atteignent ordinairement pas les angles postérieurs du
” corselet ; elles grossissent lègèrement de la base à l'extrémité : le 2° article
est sensiblement plus long que le 3°; les autres sont ordinairement plus ou
moins oblongs; parfois cependant ils sont presque carrés et serrés les uns
contre les autres.
L’épistome est plus ou moins tronqué; ses angles ne sont pas saillants,
mais droits avec la pointe plus ou moins obtuse. Il dépasse les ailes qui sont
arrondies. Les yeux sont très-saillants, faiblement enchässés en arrière.
>
ME
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 167
Le sillon transversal antérieur de la tête est très-net. Le vertex est bombé
et porte une fossette arrondie plus ou moins distincte.
Le corselet est plus ou moins carré; les côtés de la base sont prolongés ;
les angles antérieurs font ordinairement une petitesaillie en avant; les angles
postérieurs sont également un peu saillants; le sillon transversal antérieur
est borné de chaque côté, avant le bord, par une fossette très marquée.
Les élytres sont allongées, leur base est arrondie. Les stries sont pro-
fondes et fortement ponctuées ; les intervalles sont assez relevés et le 3°
porte 5 gros points souvent tres-rapprochés de la 3° strie; le 8° intervalle
s'arrête à l'épaule ; les 4 et 5° stries ne sont jamais réunies à la base. Dans
quelques espèces il existe un rebord basal qui est parfois interrompu en
face des 1‘ stries et alors les intervalles entre celles-ci portent un petit
tubercule.
La carène centrale du prosternum est large, portant une fossette oblon-
gue plutôt que canaliculée; la pointe est déprimée au centre.
Chez les C. longipennis, carbonaria, parvidens, brunnea, Platensis,
vespertina, paroula, latimana, punctiventris, antennaria, elongata,
puncticollis, la pointe est large, arrondie et canaliculée de mème que la
carène; chez les cinq dernières la carène est très-fortement rétrécie et
déprimée entre les hanches.
Les cuisses antérieures portent à leur extrémité inférieure externe, une
dent large plus ou moins longue, plus ou moins aiguë. L'extrémité des
trochanters est parfois relevée en forme de dent. Chez quelques espèces on
remarque en dessous du milieu de la cuisse un petit tubercule en forme
de dent.
Les tibias antéricurs sont larges, leurs digitations et leurs épines sont
longues ; 1ls sont plus ou moins distinctement sillonnés en dessus. En des-
sous, un peu plus haut que le milieu, on remarque souvent une dent un
peu couchée et dont la longueur est variable.
Les tibias intermédiaires sont éperonnés.
Le premier article des tarses est aussi long que tous les autres réunis;
il est presque cylindrique, c’est-à-dire grossissant très-légèrement vers
l'extrémité.
Les crochets des tarses sont grèles ; le paronychium est plus long.
Première section.
Cuisses ayant une petite dent au bas du milieu de leur face externe, une
dent de moyenne longueur à l'extrémité des cuisses. Trochanters relevés
en forme de dent obtuse. — Base des élytres rebordée.
168 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
125. C. bidentata Putz. Mon., p. 94, n° 46.
Long. 7 172. — El. 4. — Lat.2 m.
La dent de l'extrémité des cuisses est grande et aigue; celle du milieu
ne consiste qu'en un tubercule ; le trochanter est relevé en une dent qui,
parfois, est assez aiguë. La dent en dessous des tibias est arrondie.
M. Dohrn m'en a communiqué deux individus venant de Sainte-Cathe-
rine (Colonie Blumenau).
126. C. laetipes, n. sp.
Elle se distingue à la première vue de la bidentata par ses antennes et
ses pattes d’un ferrugineux clair. L'épistome est plus étroit, plus fortement
rebordé, plus déprimé au milieu; les yeux sont un peu moins saillants; le
corselet est plus large antérieurement, à peine dilaté aux angles posté-
rieurs ; les élytres sont plus allongées. Les tibias antérieurs ne sont sillon-
nés que vers l'extrémité.
Brésil (Minas Geraes) 5 ind., coll .de Chaudoir.
127. C. oblita, Chaud. (coll.), n. sp.
Long. 6 3k — El. 3 192 — Lat. À 394 m.
Plus petite que la Zuetipes, les élytres sont un peu plus rétrécies en
arrière; le corselet est plus étroit, plus carré, moins rétréci aux angles
postérieurs qui sont moins marqués; les côtés de la base sont un peu plus
prolongés; toute la surface est couverte de stries transversales beaucoup
plus distinctes. La carène élevée qui sépare les yeux du vertex est nota-
blement moins étroite et plus courte ; les mandibules paraissent être plus
courtes et moins aiguës.
Nouvelle Grenade (Cumana), 1 ind. (coll. de Chaudoir).
128. C. tridentata, n. sp.
Long. 6 3k. — El. 3 192. — Lat. 1 394 m.
De la même taille que la C. oblita. Elle diffère de cette espèce et de la
laetipes par la dent du milieu des cuisses qui est plus forte et par le plus
grand développement de la dent qui termine les trochanters des pattes
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 169
antérieures. Le corselet est plus dilaté vers la base et plus rétréci en
avant; les angles antérieurs sont un peu moins saillants ; les élytres sont
plus arrondies à la base et ne sont nullement rétrécies à l'extrémité; les
tibilas antérieurs sont sillonnés en dessus et leurs digitations sont plus
étroites; les épines situées au-dessus de l'échancrure interne sont forte-
ment inclinées.
Surinam, Je n'en ai vu qu'un seul individu que j'ai reçu de M. Roelofs.
Il est entièrement d'un brun testacé.
129. C. nitidula, n. sp.
Long. 8 — El. 1 194 — Lat 2 m.
D'un noir très-brillant; les palpes, la base des antennes et les tarses
sont d’un testacé ferrugineux.
Comparée à la laetipes, elle est un peu plus grande, plus convexe et les
articles des antennes sont plus épais. Le rebord de l'épistome est plus relevé
sur les côtés; les carènes latérales des yeux sont plus épaisses et moins
droites. Les angles antérieurs du corselet, qui est beaucoup plus convexe,
sont moins saillants. La base des élytres est plus arrondie; le rebord basal
est plus déprimé et les stries sont moins profondes à l'extrémité. La dent
du milieu des cuisses est plus forte; les tibias antérieurs sont plus larges,
faiblement sillonnés en dessus; la digitation terminale externe est plus
longue et plis recourbée; l’épine terminale interne est beaucoup plus
longue que l’épine placée au-dessus de l’échancrure interne.
Montevideo. Plusieurs individus reçus de M, Arechavaleta.
Deuxième section.
Dent de l'extrémité des cuisses forte et aiguë. Trochanters terminés en
pointe relevée.
La base des élytres est munie d’un rebord plus ou moins interrompu.
130. C. Batesi, n. sp.
Long. 7 192. — El. 4. — Lat. 2 m.
Noire. Palpes, antennes, tarses, les tibias et la moitié des cuisses aux
l ,
quatre pattes postérieures et extrémité du dernier segment abdominal d'un
testacé rougeñtre.
ANNALES SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T, X. 22
470 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
L'épistome est presque tronqué ; son rebord est assez élevé. Les yeux
sont un peu plus enchässés en arriére que chez la /actipes. Le corselet est
à peu près semblable ; il est cependant plus convexe, ses angles antérieurs
sont moins avancés et les angles postérieurs sont moins saillants. Le bord
antérieur est un peu moins échancré, les élytres sont plus larges, ce qui
les fait paraître plus courtes. La pointe des trochanters est aussi forte que
l'épine terminale des cuisses antérieures. Les tibias ne sont sillonnés qu'à
l'extrémité; les deux épines internes sont d'égale longueur.
Amazone, © individus (collection de Chaudoir).
131. C. stygica, n. sp.
Long. 8 192. — El. 4 492. — Lat. 2 194 m.
Plus grande et de même couleur que la précédente. L'épistome est lége-
rement échancré; son rebord est moins élevé. Le corselet est plus long que
celui de la Zaetipes, aussi large en arrière qu’en avant ; les côtés de la base
sont un peu plus prolongés; les angles antérieurs sont plus déprimés que
dans la Zaetipes, les angles postérieurs sont moins saillants. Les élytres sont
plus planes, un peu plus larges à l'extrémité.
La dent de l'extrémité des cuisses et celle des trochanters sont petites et
obtuses. Les tibias sont fortement sillonnés en dessus. L’épine au-dessus de
l'échancrure interne est fortement inclinée.
Amazone, 2 individus (collection de Chaudoir).
132. C. longipennis, Putz. Post., p. 57, n° 29.
Long. 7 192 — El. 4. — Lat. 1 718 m.
Plus étroite que la Zaetipes. L'épistome est un peu plus échancre; le cor-
selet est moins large en arrière ; la base est un peu plus prolongée ; tous
les segments de l'abdomen sont ponctués vers les bords. La dent terminale
des cuisses antérieures est comme dans la s/ygica, mais les trochanters ne
font aucune saillie. Les tibias antérieurs sont distinctement sillonnés en
dessus ; les deux épines internes sont d’égale longueur.
Amazone, 2 individus.
Troisième section.
La base des élytres est dépourvue de rebord. Les cuisses antérieures
portent à l'extrémité une très-forte dent; l'extrémité des trochanters est à
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 474
peine relevée. La dent au milieu du dessous des tibias antérieurs est assez
développée, moins cependant que celle des cuisses.
133. C. dentifemorata, Putz. Mon. p. 90, n° 39.
Long. 10 — El. 5 — Lat. 3 192 m.
Le corselet est dilaté vers la base, rétréci en avant ; le bord antérieur est
tronqué ; les angles sont un peu saillants. L'épistome est légèrement échan-
cré angulairement, rebordé, marqué intérieurement de petites stries longi-
tudinales. Les tibias ne sont pas sillonnés; la dent qu’ils portent en dessous
est aussi longue, mais plus étroite que celle des cuisses.
Mexique. (Cordova ; au bord du Rio Seco sous les pierres très enfoncées
dans le sable et jusque dans l'eau au mois de mars. (M. Sallé).
134. C. adstricta, n. sp.
Long. 8 — El. # 194 — Lat.2 4173.
Brune ; palpes, antennes, pattes des deux dernières paires et le dessous
du rebord des élytres testacés.
L'épistome est échancré comme chez la dentifemorata. Le vertex porte
entre les yeux, indépendamment de la fossette ordinaire, deux impressions
obliques irrégulières qui ne se rejoignent pas au milieu.
Le corselet est à peu près comme dans la dentifemorata, mais il est pro-
portionnellement un peu plus étroit et n’est pas dilaté vers les angles posté-
rieurs ; la base est plus étroite et ses côtés sont plus prolongés.
Les élytres sont plus courtes, leur base est beaucoup plus arrondie; Îles
5 gros points du cinquième intervalle sont plus rapprochés de la troisième
strie. Les trochanters ne sont nullement dentés, tandis que chez la dentife-
morata ils se terminent en une petite dent saillante. Les tibias antérieurs
sont sillonnés en dessus. Ils portent, en dessous, une dent comme celle qui
existe dans l'espèce précédente.
Mexique. L'ind. (coll. de Chaudoir).
135. C. laticeps, Putz. Mon. n° 47. Colombie.
136. C. dissimilis, Putz. Mon. p. 96, n° 48.
Long. 8 492 — El. 4 34 — Lat. 2 174 m.
Elytres plus courtes que celles de la dentifemorata, plus arrondies à la
179 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
base et à l'extrémité; corselet plus carré, à peine un peu plus large vers la
base qu'en avant.
Epistome tronqué ; son rebord est régulièrement relevé.
Les tibias sont sillonnés en dessus et la dent qu'ils portent en dessous est
moins longue que chez la C. dentifemorata.
Nouvelle Grenade. 2 ind. (coll. de Chaudoir).
137. C. armata, Putz. Mon. p. 91, n° 40.
| Long. 8 — Ei. 4 — Lat. 2 m.
Un peu plus petite que la C. dissimilis avec laquelle elle a beaucoup de
rapports ; le corselet est un peu plus court, encore moins rétréci en avant ;
ses angles antérieurs ne sont nullement saillants ; l’épistome est moins re-
bordé, mais plus largement déprimé en arrière.
Malgré ces différences, ce n’est qu'avec hésitation que je maintiens cette
espèce.
Colombie.
138. C. cruralis, n. sp.
Long. 10 172 — El. 5 — Lat, 2 374 m.
D'un noir brillant ; les palpes, les antennes et les tibias sont d’un testacé
rougeûtre ; les cuisses des quatre pattes postérieures sont de la même cou-
leur vers l'extrémité. L'épistome est légèrement échancré au milieu; ses
angles sont arrondis; il n’est pas rebordé, mais assez largement relevé, et
longé en arrière par un sillon que précèdent des rides assez fortes et assez
nombreuses. Le point au centre du vertex est fort peu enfoncé. Le corselet
est beaucoup plus large que dans aucune des espèces de ce groupe ; il est
transversal, assez peu convexe, un peu élargi vers les angles postérieurs,
se rétrécissant en avant de manière à ne pas dépasser les yeux aux angles
antérieurs qui sont saillants. Les élytres sont un peu plus larges que le cor-
selet, oblongues, arrondies à la base et à l'extrémité, légèrement aplanies
surtout au premier tiers. La dent terminale des cuisses, l'extrémté des
trochanters et la dent sub-tibiale sont peu développées et obtuses. Le sillon
au milieu des tibias n’est distinct qu'à l'extrémité, mais le sillon latéral
interne est bien marqué.
Amazone. L'ind. (coll. de Chaudoir).
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 175
139. C. Amazonica, Putz. Post. p. 57, n° 30.
Long. 8 492 — El. & 192 — Lat. 4 34 m.
Elle est assez voisine de la crwralis, mais elle est plus étroite ; son corse-
let est plus long, plus convexe, l'extrémité seule des angles antérieurs est
saillante; les dents des cuisses et des tibias antérieurs sont plus fortes et
plus aiguës; les sillons sur les tihias sont encore moins marqués.
Comparée à la dentifemorata, elle a les élytres plus courtes, moins rétré-
cies à l'extrémité; le corselet est moins convexe, un peu plus court, moins
rétréci antérieurement et les côtés de la base sont moins prolongés et plus
arrondis: les antennes sont plus grèles; la dent du menton est plus large;
les trochanters sont plus developpés en pointe.
Amazone. L ind. (coll. de Chaudoir).
Quatrième section.
La base des élytres est dépourvue de rebord comme dans la section pré-
cédente. La dent de l'extrémité des cuisses est aiguë, mais plus courte.
La dent des tibias est plus longue et plus aiguë.
140. C. dentipes, Dej. I, 415, 3. — Putz. Mon. p. 92, n° 42.
Georgiana, Lec. Proc. Phil. 1857, p. 81. e
confusa, Lec. À. L. V, 198.
Var. fissipes, Putz. Mon. p. 89, n° 37.
Var. corvina, Putz. Mon. p. 92, n° 41.
Cette espèce qui habite la partie méridionale des États-Unis, Cuba et
même la Californie, varie assez pour la taille, pour la largeur et la convexité
du corselet et pour la longueur des élytres.
M. Leconte a établi sa C. Georgiana sur les individus à corselet plus
étroit, plus convexe; c’est précisément sur des individus de ce genre que
Dejean a établi la dentipes. Il est vrai que Leconte ajonte l'absence de fos-
sette sur le vertex ; mais M. Schaum m'a communiqué une série de C. Geor-
giana, provenant de M. Leconte, où ce caractère était plus ou moins
marqué.
M. Leconte (List of the Col. 1863, p. 4) rapporte sa C. confusa à ma
174 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
corvina. À en juger d'après un exemplaire que j'ai trouvé dans la coll. de
M. de Chaudoir, c'est au type de la dextipes qu'il faut réunir la confusa.
Les individus de longueur normale, mais à corselet moins convexe et plus
large, surtout en arrière, constituent ma C. fssipes.
Ceux qui ont à la fois, et les élytres plus courtes et le corselet plus large,
appartiennent à ma C. corvina.
140bis. C. Columbica, Putz. Mon. n° 45.
Colombie.
141. C. spinipes, n. sp.
Long. 7. — El. 4 174. — Lat. 2 178 m.
Cet insecte à la plus grande ressemblance avec la C. dentipes ; les anten-
nes paraissent être un peu plus épaisses ; les angles antérieurs du corselet
sont moins avancés ; les élytres sont un peu plus convexes ; la dent de l'ex-
trémité des cuisses est un peu plus petite.
Guatemala. 1 ind. (coll. de Chaudoir).
142. C. carbonaria, n. sp.
Long. 8. — EI, 4. — Lat. 2 178 m.
Très voisine de la delipes ; la base des élytres est plus arrondie aux
épaules ; les côtés ne sont nullement sinués au milieu. La base du corselet
est plus courte et plus large; les angles antérieurs ne sont point saillants;
les angles postérieurs sont un peu plus marqués; la fossette du vertex est
plus large et plus profonde. Le rebord de l'épistome est plus élevé, plus
échancré ; les ailes sont un peu moins reculées, plus creusées à leur côté
externe. Les dents des cuisses et du dessous des tibias antérieurs sont plus
petites et plus courtes. Les tibias sont fortement sillonnés en dessus.
Bolivie. 2 ind. (coll. de Chaudoir).
173. C. parvidens, Chaud. (coll.)
Long. 7 — El. 4 — Lat. 2 m.
Elle à les élytres plus étroites, plus cylindriques que la dentipes ; le cor-
selet est plus élargi en arrière, plus rétréci en avant; les angles antérieurs
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 415
sont très déprimés, nullement avancés ; la base est moins prolongée ; l'épis-
tome est plus tronqué et plus régulièrement rebordé. La dent des cuisses est
très petite et obtuse, celle qui est située en dessous des tibias est également
peu développée; les dents externes des tibias sont plus longues et l'épine au
dessus de l'échancrure interne est plus courte que l'épine terminale.
Mexique. (Playa Vicente). 1 ind. (coll. de Chaudoir).
144. C. brunnea, Puiz. Mon. p. 87, n° 34.
Mexique. M. Schaum m'en a communiqué 3 individus reçus par lui de
M. Truqui.
De la taille de la C. fossor, entièrement brune. Le corselet est de la
forme de celui de la C. dentipes, seulement les côtés sont un peu plus sinués
et les angles antérieurs un peu plus aigus; les yeux sont moins saillants ;
les digitations des tibias sont plus longues, etc.
145. C. Platensis, n. sp.
Long. ‘7 394 — El, & — Lat.92 m.
D'un noir brillant; les palpes et les premiers articles des antennes sont
d'un brun testacé; les pattes sont brunes avec la base des cuisses couleur
de poix.
L'épistome est pre:que tronqué, fortement relevé, surtout vers les côtés ;
les grandes ailes sont plus nettement séparées des petites que -dans la
C. dentipes; la fossette du vertex est plus large; le corselet est plus dilaté
vers la base qui est plus arrondie et moins prolongée ; les élytres sont plus
arrondies à la base et plus rétrécies à l'extrémité. La dent apicale des cuisses
est large, mais peu aiguë; la dent au dessous des tibias est de même lon-
gueur, mais un peu plus aiguë et couchée; la dent terminale à la base des
tarses est très grande,
Les digitations terminale et externe des tibias sont plus longues et plus
étroites que chez la dentipes. L'épine au dessus de l'échancrure interne est
plus courte que l’épine terminale. Les tibias sont sillonnés en dessus. Les
crochets sont plus longs que chez la dentipes.
Montevideo. J'en ai reçu plusieurs individus de M. Arechavaleta. M. de
Chaudoir en possède deux venant des Pampas. M. Burmeister m'en a com-
muniqué un pris par luile long du Parana.
176 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
146. C. vespertina, n. sp.
Long. 6 1/2 — El. 3 394 — Lat. 1 34 m.
Plus petite que la précédente; les élytres sont plus étroites et plus
allongées. Le corselet n’est nullement dilaté en arrière et non rétréci en
avant, les antennes sont un peu plus épaisses. L’épistome est fortement
rebordé sur les côtés; ce rebord s’affaiblit beaucoup au milieu, ce qui le
fait paraitre échancré. Les pattes sont semblables à celle de la C. Platensis.
Montevideo. 2 individus reçus de M. Arechavaleta, qui a pris cet insecte
au mois de novembre, le soir dans son officine.
147. C. parvula, n. sp.
Long. 5 — El. 3 192 — Lat. { 194 m.
Les pattes sont comme celle des deux espèces précédentes.
Le rebord de l’épistome est largement échancré au milieu. Les antennes
sont plus courtes, plus épaisses que celles de la Platensis ; les articles 5 à
10 ne sont pas plus longs que larges, très serrés les uns contre les
autres.
Le corselet est plus court, plus large que celui de la Platensis, faible-
ment rétréci en avant ; la base est encore plus courte; le bord antérieur est
est plus échancré au milieu. Les élytres sont proportionnellement de même
longueur, mais les côtés sont moins sinués et la ponctuation des stries est
plus forte.
Montevideo. (M. Arechavaleta) 2 ind.
Cinquième section.
Dent des cuisses courte. Corselet plus long que large. Epistome brus-
quement échancré. Abdomen ponctué.
148. C. latimana, Pntz. Mon. p. 92, n° 43.
Long. 7 — El. 3 394 — Lat. 1 37k m.
La tête est plus large que celle de la C. dentipes ; les antennes sont plus
épaisses ; le bord de l’épistome est très relevé sur les côtés, distinctement
échancré au milieu.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 177
Le corselet est plus long que large, non rétréci en avant, la base est
très courte et arrondie; les angles antérieurs et postérieurs ne sont pas
saillants; le bord antérieur est tronqué. Les élytres sont plus étroites, plus
longues et plus cylindriques que celle de la dentipes et les intervalles sont
plus relevés en côtes. En dessous, le corselet porte quelques gros points
épars; les segments de l'abdomen sont couverts, à leur partie supérieure
externe d'une ponctuation fine et serrée. La dent à l'extrémité des cuisses
est bien marquée, mais plus petite que chez la dentipes ; la pointe des tro-
chanters est à peine relevée ; la dent en dessous des tibias est peu saillante.
En dessus, les tibias sont bien nettement sillonnés; l'épine au dessus de
de l’échancrure interne est plus courte que l’'épine terminale.
Colombie. 1 ind. (coll. de Chaudoir.)
Sixième section.
Antennes dépassant les angles postérieurs du corselet. Yeux plus forte-
ment enchâssés en arrière. — Huitième intervalle se prolongeant un peu
au dessus de l'épaule. Les intervalles internes ayant à leur base un petit
tubercule.
149. C. punctiventris, n. sp.
Long. 6 — El. 3 — Lat. 1 1/2 m.
D'un noir plus terne et plus brunâtre que l'espèce précédente; les ély-
tres ont la même forme, mais elles sont un peu plus courtes; le huitième
intervalle se prolonge un peu au dessus de l'épaule, et chacun des inter
valles est surmonté d'un petit tubercule ; les cinq points du troisième inter-
valle sont très gros et très distincts. Le corselet est presque carré; sa base est
plus prolongée que dans la C. latimana; les angles antérieurs sont plus dépri-
més et leur pointe n’est point saillante ; les angles postérieurs sont à peine
marqués.
Les antennes sont plus longues que dans les autres espèces de la division.
L'épistome est largement et faiblement échancré. Le dessous du corps et les
pattes sontcomme dans la Zafimana, sauf que les tibias ne sont pas sillonnés.
Amazone, 3 ind. (coll. de Chaud.).
150. C. antennaria, n. sp.
Long. 5 172. — El. 2 34. — Lat.1 174 m.
De même couleur que la pwnctiventris. Les yeux sont encore plus en-
ANNALES SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. X. 23
178 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
châssés en arrière, ce qui les fait paraître moins saillants; le point enfoncé
du vertex est plus profond ; les côtés du corselet sont plus droits bien que
légèrement rétrécis en avant ; les angles antérieurs et postérieurs sont plus
saillants; la base est un peu moins prolongée. Les élytres sont semblables,
sauf qu’elles sont un peu plus courtes et que leur bord latéral est moins
sinué. L'abdomen n’est point ponctué. Les tibias ne sont pas sillonnés en
dessus ; leur dent supérieure externe est plus longue.
Brésil (Minas Geraës) et Cayenne, 5 ind. (coll. de Chaud.).
151. C. elongata, Chaud. B. M. 1843, 734.
Long. 6. — El. 3 193. — Lat. 1 178 m.
De mème taille que la €. punctiventris, mais l'abdomen n'est point ponc-
tué; l’épistome est beaucoup plus échancré ; les antennes sont plus épaisses ;
les yeux sont un peu moins saillants; la fossette du vertex est à peine
distincte.
Le corselet a la même forme, cependant il est un peu plus long, ses angles
antérieurs sont plus saillants et la base est un peu plus arrondie; les élytres
sont plus longues ; les tibias sont un peu plus distinctement sillonnés.
Cayenne, 2 ind. (coll. de Chaud.).
152. C. puncticollis, n. sp.
Long. 5. — El. 2 173. — Lat. 1 173 m.
Un peu plus petite que la C. antennaria ; les antennes sont également
longues ; l'épistome est semblable. Le corselet est un peu plus court, nulle-
ment rétréci en avant, ponctué au milieu de chaque côté. Les élytres sont
un peu plus courtes. L'abdomen n’est point ponctué. Les tibias antérieurs
sont très distictement sillonnés; la dent supérieure externe est un peu plus
courte.
Amazone, 4 ind. (coll. de Chaud. et Putzeys).
Vingt-cinquième groupe
L'espèce, unique jusqu’à présent, sur laquelle j'établis ce groupe, a tant
d'analogie avec la C. australasiæ, qu'au premier abord, on pourrait la
prendre pour une simple variété. La dent du menton est plus longue, elle
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 1479
atteint la hauteur des lobes latéraux. Les mandibules sont tres courtes,
larges, moins arquées, moins aiguës, carénées seulement à la base. Le cor-
selet est beaucoup plus convexe, à peine rétréci en avant, presque carré
avec ses côtés arrondis et ses angles antérieurs très déprimés. Les élytres
sont tronquées à la base, leur épaules relevées, les stries plus larges et plus
profondément ponctuées. C’est la cinquième strie, et non la quatrième, qui
va s'appuyer à la base sur le huitième intervalle.
La carène centrale du prosternum est assez fortement rétrécie entre les
hanches, brièvement et peu profondément canaliculée ; sa pointe est ovale,
profondément fovéolée à la base. |
153. C. atrata, Putz. Post. p. 54 n° 26 et Siett. E. Z. 1866. 36.
Cet insecte que J'ai reçu jadis comme venant de l'Amérique méridionale,
me parait plutôt ètre Australien. Je n'en connais qu'un seul individu.
Vingt-sixième gruope.
Il a beaucoup d’analogie avec le vingt-septième groupe. Il en diffère par
sa couleur moins luisante, ses antennes plus obscures, ses pattes d’un brun
noirätre, son épistome dont les ailes sont moins étroites, ses antennes plus
épaisses, ses yeux enchassés de toutes parts, le sillon transversal antérieur
de la tête un peu plus profond, sa tête plus convexe, très finement ponc-
tuée, son corselet plus ovale et plus échancré en avant, ses élytres plus
convexes, en ovale allongé très régulier, ses stries plus profondes, le dessous
du corselet finement ridé-ponctué et surtout par les épisternes métathoraci-
ques qui sont courts et carrés; le paronychiam est un peu plus long.
La carêne centrale du prosternum est large, canaliculée seulement
entre les hanches.
154. C. elegans, Putz. Post. p. 44, n° 14 et Stett. E. Z. 1866. 36.
Il y a longtemps que je possède cet insecte qui m’a été donné comme
venant de l'Amérique méridionale. Comme la plupart de ses caractères le
rapprochent des espèces d'Australie, je soupçonne que ce pays pourrait
bien être sa véritable patrie.
180 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
Vingt-septième groupe.
Dent du menton beaucoup plus courte que les lobes latéraux, très large,
profondément sillonnée au centre, arrondie à l'extrémité. Les lobes droits
intérieurement. Les palpes labiaux ont leurs deux derniers articles égaux
en longueur, très longs, le dernier un peu élargi au milieu, arrondi à
l'extrémité. Le dernier article des palpes maxillaires est comme celui des
palpes labiaux ; le pénultième est de moitié plus court, en triangle très
allongé.
Mandibules très arquées, larges, rebordées extérieurement, creusées de
chaque côté d’une carène centrale qui s’étend jusqu'au bout.
Antennes n’atteignant pas les angles postérieurs du corselet ; leur pre-
mier article très long, épais, un peu rétréci au milleu ; le deuxième de très
peu plus long que le troisième; les suivants devenant de plus en plus courts
et plus carrés jusqu'au dixième; le onzième de moitié plus long que le
dixième et ovale.
Labre large, légèrement échancré au centre, ses côtés très arrondis.
Epistome tronqué; ses ailes très avancées; arrondies à l'extrémité, à
peine séparées des grandes ailes. Élévation antérieure presqu'indistincte.
Vertex dépourvu de tout sillon transversal.
Corselet peu convexe, rétréci en avant; sa base est peu prolongée. Sillon
transversal antérieur entier. De chaque côté de la base, une impression peu
profonde, linéaire.
Elytres oblongues-allongées, plus on moins cylindriques, arrondies à la
base, un peu rétrécies à l'extrémité ; la quatrième strie recourbée à sa base
et se portant contre la base du huitième intervalle. — Troisième intervalle
4-ponctué.
Tibias antérieurs ayant la digitation et l’épine terminales tres longues et
deux fortes dents assez couchées, sillonnés en dessus. Paronychium trèslong.
Tibias intermédiaires ayant extérieurement un éperon très long.
Les deux points de chaque côté de l'anus très écartés.
Epistomes métathoraciques étroits et allongés.
La carène centrale du prosternum est large, rebordée entre les hanches;
la pointe est fortement déprimée à sa base.
155. C. procera, Putz. Stett. E. Z. 1866. 34. I.
Atra subænescens nitidissima, palpis, antennis pedibusquerufis. Mentidens latus,
rotundalus, canaliculatus, lobis lateralibus rotundatis brevior. Mandibulæ latæ,
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 181
arcualæ, sub-acutæ, planæ, in medio carinatæ, punctulatæ. Clypeus truncatus,
alis prominulis rotundatis, leviter punctulatis; elevatio antica brevis, a verlice
sulco parum profundo utrinque abbreviato separata ; vertex convexus, lævis. Pro-
thorax latitudine basali æqualis, basi rotundata in angulis posticis, lateribus parum
sinuatis, antice anguslior; margine antica in medio emarginala, angulis rectis ;
basi utrinque fossula lineari lævi, parum profunda impressa. Elytra subcylindrica,
basi rotundata, postice leviler angustata; striis parum profundis, minule punctu-
latis, apicem versus lævibus, 5% 4-punctata. Tibiæ anticæ sulcatæ, longe digitatæ,
dentibus duabus latis instructæ.
Long. 33. — El. 20. — Lat. 4 394 m.
D'un noir vernissé avec un léger reflet bronzé sur le corselet et les ély-
tres. Les palpes, les antennes et les pattes antérieures sont d'un roux un
peu brunâtre ; les pattes postérieures sont fauves. Les mandibules sont
larges, très arquées, planes en dessus et portent au milieu une carène qui
s'étend jusqu’à l'extrémité ; leur surface est parsemée de points très dis-
tincts. Les antennes n'atteignent pas les angles postérieurs du corselet ;
leur 1‘ article est gros, long, cylindrique ; le deuxième est le plus étroit
de tous, à peine un peu plus long que le troisième, mais beaucoup moins
élargi à l'extrémité; tous les autres grossissent successivement presqu’au
onzième; ils sont de forme carrée à partir du cinquième; le dernier est
plus allongé et aminci au bout. L'épistome est tronqué, son rebord est
moins épais au milieu. Les ailes sont très saillantes, ovales, et leur point de
jonction aux grandes ailes n'est indiqué que par une petite sinuosité, L'élé-
vation antérieure est très rapprochée de l’épistome ; elle est étroite et bornée
en arrière par un sillon assez large mais très profond et qui n’atteint pas
les sillons latéraux. Le sommet de la tête ne porte aucun sillon transversal ;
il est très imperceptiblement parsemé de petits points ; au milieu du vertex,
on distingue à peine une légère dépression arrondie. Les carènes qui sont le
prolongement des grandes ailes sont bien marquées, presque droites et ne
dépassent pas les yeux. Ceux-ci sont un peu plus saillants que les ailes; leur
quart postérieur est enchässé dans les tubercules post-oculaires. Le corse-
let, à sa partie antérieure, n’est qu'un peu moins large que la tête, mais il
s'élargit jusqu'au dessus des angles postérieurs et se rétrécit ensuite brus-
quement. Les angles postérieurs ne sont pas saillants; les angles antérieurs
sont droits, un peu déprimés; le bord antérieur est échancré au milieu.
Le sillon longitudinal est profond, sauf à sa base; le sillon transversal est
très rapproché du bord antérieur. De chaque côté de la base, plus près du
bord externe que du milieu, on voit une impression longitudinale étroite,
tres peu profonde, non ponctuée.
182 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
Les élytres sont allongées, cylindriques, avec la base et les épaules très
arrondies, l'extrémité un peu rétrécie, les bords très légèrement sinués
avant le milieu ; les stries sont médiocrement profondes, finement ponc-
tuées, elles s’affaiblissent extérieurement et vers l'extrémité; les quatre
gros points du troisième intervalle sont situés contre la troisième strie.
Les deux points anaux internes sont très écartés l’un de l'autre.
Les tibias antérieurs ont leurs digitations, dents et épines d'un brun
foncé ; les unes et les autres sont moins divariquées que d'habitude, Les
crochets des tarses sont longs et grèles; le paronychium est au moins de
la mème longueur.
Cet insecte vient de l'Australie, probablement des environs de Melbourne.
Je n’en ai vu qu’un seul individu faisant partie de la collection de M. de
Chaudoir.
156. C. prominens, Putz. Stett. E. Z. 1866. 35. 2.
Long. 30 — El. 18 — Lat. 4 174 m.
Long. 18 172 — El. 12 192 — Lat. 3 394 m.
Très voisine de la C. procera, dont elle n'est peut être qu'une variété.
Elle est plus petite ; le corselet est un peu plus court, moins large en arrière
les élytres sont un peu plus étroites à l'extrémité et les yeux sont plus
saillants.
Australie. (Melbourne). 2 ind. appartenant à M. de Chaudoir qui les a
reçus de M. Backewell
Vingt-huitième groupe.
Les espèces de ce groupe diffèrent de celles du vingt-septième par leurs
mandibules très aiguës, les ailes de l'épistome qui ne sont pas brusquement
séparées de celui-ci et sont au contraire sa continuation; elles sont un peu
moins avancées, plus larges et sont nettement séparées des grandes ailes;
les antennes sont un peu plus longues et moins épaisses ; leur troisième ar-
ticle est un peu plus court.
L’élévation antérieure est en fer à cheval, suivie d’un sillon transversal
plus profond ; le sommet de la tête est plus inégal, ponctué et il porte au
milieu un sillon longitudinal qui s'étend depuis le col jusqu’au sillon trans-
versal; les yeux sont moins enchàssés en arrière ; les angles postérieurs du
corselet sont légèrement mais distinctement saillants; les élytres sont moins
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 183
cylindriques, leurs stries sont plus profondes, plus fortement ponctuées, les
intervalles sont plus convexes ; les tibias antérieurs ont leurs digitations,
dents et épines plus écartées.
La carène centrale du prosternum est assez étroite, et subitement canali-
culée entre les hanches ; la pointe ne l'est qu'à sa base.
Chez les C. dimidiata, sellata, verticalis, la carène est extrèmement
rétrécie entre les hanches; elle n’est légèrement canaliculée que chez les
quatre dernières.
Au milieu de ce groupe, essentiellement Australien, se place une espèce
des Célèbes qui s’y lie très intimement.
157. C. Australasiæ, Bohem. Freg. Eug. R. p. 8, n° 18.
Cette espèce semble être répandue au Sud-Est de l'Australie.
158. C. rugithorax, Putz. Stett. Ent. Z. 1866, 37, 6.
D'un noir plus terne que la précédente, avec les élytres un peu plus
courtes, plus larges.
Le corselet est un peu moins convexe et les côtes de la base sont moins
prolongés.
Nouvelle-Zélande.
159. C. juvenis, Putz. Stett. Ent. Z. 1866, 37, 7.
Long. 8. — El. 4, — Lat. 2 m.
D'un testacé rougeâtre (qui dépend peut-être de l'éclosion récente);
beaucoup plus petite que la C. Australasiæ et surtout plas étroite ; l’élé-
vation antérieure du front est moins épaisse et borné en arrière par un
sillon interrompu au milieu; les angles antérieurs du corselet sont moins
arrondis et la base des élytres est plus distinctement tronquée. Les dents
des tibias antérieurs sont plus grèles.
Melbourne. 1 ind. coll. de Chaudoir.
160. C. microdon, n. sp.
Long. 7 El. 3 34 — Lat. 1 374 m.
D'un testacé un peu plus sombre que la C. juvenis ; la dernière moitié
184 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
des élytres est mème plus obscure que la base. Les antennes sont plus greles.
L'élévation antérieure de la tête n’est pas déprimée et rétrécie en arrière
comme dans la C. juvenis où elle a la forme d'un fer à cheval; le vertex ne
porte pas de fossette centrale ; le corselet est un peu plus plan, plus large, et
les impressions de sa base sont plus marquées, plus arrondies vers le bas.
Les tibias antérieurs ne portent que deux dents, très courtes et triangu-
laires, au dessus de la digitation terminale.
Melbourne. (2 ind.) coll. de Chaudoir.
161. C. lepida, Putz. Stett. Ent. Z. 1866, 38, 8.
Elle se distingue au premier coup d'œil de la C. Australasie par sa tète
plus petite, non fovéolée, son corselet plus long et plus étroit, ses élytres
un peu plus courtes, plus planes, etc.
Melbourne.
162. C. cava, Putz. Stett. Ent. Z. 1866, 38, 10.
Long. 7 492 — El. 4 — Lat. 2 m.
D'un testacé un peu brunâtre sur les eiytres le long de la suture.
L’épistome est tronqué au milieu, avancé vers ses angles qui sont intime-
ment unis aux ailes et forment avec celles-ci une saillie large et arrondie.
Toute la partie antérieure du front est fortement déprimée et plane, ponc-
tuée sur les côtés ; cette dépression ne se relève qu’à la hauteur de la partie
postérieure des yeux.
Le corselet est carré un peu allongé avec tous les angles presqu'arrondis
ou plutôt ovale un peu élargi en avant et en arrière ; les côtés sont très
arrondis aux angles postérieurs, à peine très légèrement rétrécis jusqu'aux
angles antérieurs ; le bord antérieur est fortement échancré au milieu.
Toute la surface est parsemée d’une ponctuation extrèmement fine; de
chaque côté de la base, en face des angles postérieurs on voit une impres-
sion linéaire très nette dont le fond est irrégulièrement ponctué.
Les élytres sont allongées-subcylindriques, un peu rétrécies vers l'extré-
mité, tronquées au milieu de la base avec les épaules arrondies.
Les cuisses antérieures sont épaisses, ovales ; les tibias sont larges, sillon-
nés en dessus; la digitation terminale externe est forte et épaisse ; la pre-
mière dent latérale est longue et prolongée ; elle est suivie de deux autres
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 485
dents triangulaires. Les tibias intermédiaires sont assez étroits ; leur éperon
est plus court et moins pointu que chez la C. Australusie.
Australie. (Moreton Bay). 1 ind. (coll. de Chaudoir).
163. C. vagans, Putz. Stett. Ent. Z. 1866, 38, 9.
Long. 6 192 — El. 3 192 — Lat. 1 293 m.
D'un noir un peu plus terne que la C. Australasie ; les sillons latéraux de
la tête sont moins parallèles et divergent plus fortement en arrière ; le vertex
ne porte pas de fossette longitudinale, mais un seul pointarrondi à peine mar-
qué ; les yeux sont moins saillants. Le corselet, dont la base est plus courte est
un peu plus long et ses côtés sont plus arrondis, plus déprimés. Les élytres
sont plus courtes, plus étroites vers la base, plus élargies au delà du milieu ;
les points des stries sont encore plus marqués et les intervalles sont plus
plans ; les dents externes des tibias antérieurs sont très petites et obtuses.
Australie méridionale.
164. C. ephippiata, Putz. Mon. p. 84, n° 31. Poster. p. 39, n° 10. —
Stett. ent. Z. 1866, 39, 11.
Plus convexe que la basalis; corselet moins rétréci en avant et moins
large en arrière ; épaules moins arrondies,
Iles Célèbes.
165. C. basalis, Chaud. B. M. 1843, p. 733.— Putz. Poster. 38, 9.
Australie mérid.
166. C. dimidiata, Putz. Stett. Ent. Z. 1866, 39, 13.
Long. 7 — El. 3 1/2 — Lat. 1 7/8 m.
La disposition des couleurs est à peu près la même que chez la C. basa-
lis, mais la tache noire est moins grande, dirigée très obliquement depuis la
marge latérale jusqu'à la suture où elle se prolonge jasqu'au delà du milieu
de l'élytre ; la teinte antérieure, au lieu d'être d'un rouge sombre, est d'un
testacé légèrement rougetre; les pattes et les antennes sont également
d’une teinte plus claire. Les yeux sont un peu moins saillants ; le corselet
est moins rétréci en avant, moins échancré au milieu du bord antérieur; les
élytres sont plus courtes et plus étroites.
Australie. (Melbourne).
ANNALES SOC, ENTON, DE BELGIQUE, T X. 24
186 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
167. C. sellata, Putz. Stett. Ent. Z. 1866, 40, 14.
Long. 5 — El. 2 172 — Lat. 1 173 m.
Fulva, capite, prothorace, elylrorumque plaga media ovata nigris. Clypeus
subemarginatus, alis convexis rotundis : elevatio antica arcuata; vertex obscure
foveolatus anticeque dense punctaius. Prothorax subquadratus, postice latior. Elytra
elongata, basi iruncala, humeris rotundatis, lateribus subrectis, apice angustata,
profunde punctalo-striata, interstitiis basi præserlim convexis. Tibiæ anticæ supra
sulcatæ, extus supra digitationem terminalem tridentatæ, dentibus duobus inferio-
ribus validis.
Cette espèce s’écarte un peu des autres par son épistome moins échancré
ses ailes moins arrondies sur les côtés et plus nettement séparées des ailes
postérieures ; par son élévation antérieure qui a la forme d'une carène en
fer à cheval ; par ses palpes un peu plus rétrécis au bout et son paronychium
très court. Son corselet a la mème forme que celui de la C. Australasie, à
est parsemé de points extrèmement petits; les élytres sont beaucoup plus
tronquées à la base, les épaules sont moins arrondies et l'extrémité est plus
rétrécie.
Australie. L ind, coll. de Chaudoir.
168. C. verticalis, Putz. Stett. Ent. Z. 1866, 40, 15.
Long. 5 1794 — El. 2 23 — Lat. 1 172 m.
Elle diffère de la précédente par sa couleur entièrement testacée, un peu
plus foncée sur la tête et le corselet ; la suture est légèrement brunâtre. La
différence essentielle se trouve dans la forme du corselet qui est presque carré,
aussi large en avant qu'en arrière ; le bord latéral est un peu sinué avant
les angles antérieurs. Les élytres sont plus cylindriques, nullement rétré-
cies en arrière. Sous tous les autres rapports, elle ressemble à la C. sellata.
Australie. 2 ind. coll. de Chaudoir.
169. C. suturalis, Putz. Post. p. 39, n° 11. — Stett. Ent. Z. 1866,
40, 16.
Long. 5 — El. 2 192 — Lat. 4 172 m.
Sous bien des rapports elle se rapproche beaucoup de la C. verticalis ; le
corselet a presque la mème conformation, mais il est moins convexe, plus
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 187
long et encore plus élargi en dessous des angles antérieurs; il est couvert
d'une ponctuation très-distincte. L'épistome a l'angle externe de ses ailes
plus marqué, simplement obtus et celles-ci ne sont pas séparées des ailes
postérieures. L'élévation antérieure est moins marquée, le vertex ne porte
en avant, que quelques points épars. Toutes les dents externes des tibias
sont oblitérées, ce qui, du reste, pourrait bien n'être qu'accidentel.
Australie. (Port Philippe). 1 ind, coll. de Chaudoir.
Vingt-huitième groupe.
Les angles de l’'épistome sont un peu plus avancés que les ailes qui s'en
écartent assez distinctement. A la différence du groupe précédent, ce n'est
pas la quatrième strie, mais la cinquième qui se réunit à la base au huitième
intervalle.
La carène centrale du prosternum est très rétrécie entre les hanches et
légèrement canaliculée.
170. C. melanopyga, Putz. Stett. Ent. Z. 1866, 41, 17.
Long. 5 492 — EL. 2 23 — Lat. 1 172 m.
Nigra nitida, palpis, antennis, geniculis, tarsis, elytrorumque dimidia parte
antica rufis. Vertex antice dense punctatus. Prothorax convexus, quadratus, antice
emarginalus, angulis prominulis. Elytra elongata, basi subtruncata, humeris subro-
tundatis. Tibicæ anticæ supra sulcatæ, extus valide bidentatæ denticuloque brevi
superiore armalcæ.
Cette espèce est encore une de celles qui s’éloignent du type du présent
groupe, surtout par la forme de son corselet et par la disposition des stries
des élytres. Les ailes de l'épistome sont aussi avancées que dans la C. Aus-
tralasiæ, mais elles sont moins arrondies; les grandes ailes en sont très
nettement séparées. L'élévation antérieure est en fer à cheval, séparée du
vertex par un sillon transversal; le vertex lui-même est un peu aplati, légè-
rement creusé au centre et parsemé de points plus ou moins nombreux.
Le corselet est carré, cependant un peu plus large que long ; un peu
échancré au milieu du bord antérieur; ses angles sont un peu avancés; les
angles postérieurs sont légèrement saillants. Il ne porte de points qu'au
fond des deux sillons linéaires situés des deux côtés de la base. Les élytres
sont allongées, presque cylindriques, faiblement rétrécies à l'extrémité; la
base est presque tronquée, mais les épaules sont arrondies. Ni la quatrième,
188 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
ni la cinquième strie ne se recourbent à la base pour aller se joindre au hui-
tième intervalle.
La tache noire occupe un peu plus que le tiers postérieur des élytres,
et, au milieu, se prolonge un peu le long de la suture.
Les tibias antérieurs ont leurs dents externes assez fortes ; on distingue
même une troisième dent, beaucoup plus petite, au dessus de la deuxième.
Melbourne. 2 ind. que M. de Chaudoir a reçus de M. Backewell.
171. C. obliquata, n. sp.
Long. 7. — El. 4. — Lat. 1 374 m.
D'un noir brillant avec les antennes, les palpes et les pattes (sauf les
cuisses antérieures) testacés.
Cette espèce se distingue au premier coup d'œil par ses élytres longues,
étroites et presque cylindriques.
Le dernier article des palpes est distinctement tronqué. Les mandibules
sont larges, assez courtes, aiguës à l'extrémité. L’épistome est large, re-
bordé, tronqué; ses deux extrémités se relèvent en angles obtus qui s'unis-
sent intimement aux petites ailes; celles-ci ne sont nullement arrondies,
leur côté externe est lui-même relevé en un angle obtus qui est pres-
qu'aussi avancé que les angles de l'épistome. Les grandes ailes sont
oblongues, plus fortement rebordées en avant que sur les côtés. L'élévation
antérieure forme une carène transversale suivie d'un sillon peu profond.
Le vertex est occupé par une dépression large, mais peu profonde, dont le
milieu porte une fossette arrondie et ponctuée. De la partie supérieure de
la carène située entre les yeux et le vertex, part un sillon bien marqué qui
se dirige vers le vertex et s'arrête brusquement avant de l'atteindre. Entre
cette carène et les yeux, on remarque deux fossettes arrondies et pilifères.
Le corselet est presque carré, un peu plus long que large, non rétréci
antérieurement et ayant la base peu prolongée : les angles antérieurs sunt
droits avec la pointe obtuse ; les angles postérieurs ne sont nullement mar-
qués ; le sillon longitudinal est peu profond, il ne dépasse que faiblement
le sillon transversal antérieur qui atteint le bord à ses deux extrémités.
La surface du corselet n'est point ponctuée et il n'existe aucune impression
des deux côtés de la base.
Les élytres ne sont pas plus larges que le corselet, presque cylindriques,
tronquées à la base avec les épaules arrondies, non rétrécies à l'extrémité.
Les stries, sauf la let la 8, n’atteignent pas l'extrémité des élytres;
la 4° se réunit plus ou moins distinctement à sa base à la 8‘; toutes sont
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 189
ponctuéés : la 3° porte quatre gros points pilifères. Le 8° intervalle s'étend
sur l'épaule sans cependant la dépasser. Les Libias antérieurs sont larges,
carénés en dessus et portent extérieurement deux longues dents au dessus
desquelles s'en trouve une 3° triangulaire. L'éperon des tibias intermé-
diaires est long et presque droit. Le dernier segment abdominal porte, de
chaque côté, deux gros points très-distants l'un de l'autre.
La carène centrale du prosternum est canaliculée, très-rétrécie entre les
hanches ; la pointe est arrondie et creusée au milieu.
Deux individus reçus par M. Dohrn du Musée de Sidney, et indiqués
comme provenant de l'Australie méridionale,
Vingt-neuvième groupe.
L'épistome est tout autrement conformé que dans les 24°, 25°, 26
et 27° groupes. Au lieu d'être intimement uni aux ailes, qui, tout en
s'avançant, en forment la continuation, il est, ici, denté à ses deux extré-
mités (plus distinctement que dans le 28° groupe) et les ailes, plus reculées,
forment extérieurement un angle obtus. La 4° strie se réunit à la base
au 8° intervalle.
La carène centrale du prosternum est conformée comme dans le
28° groupe.
172. C. heterogena, Putz. Stett. Ent. Z. 1866, 41, 18.
Long. 5 192 — EI. 2 34. — Lat. 1 192 m.
L'élévation antérieure, très marquée et assez courte, est séparée du ver-
tex par un sillon peu profond et ponctué ; le sommet de la tête porte un sillon
longitudinal large et muni de quelques gros points; les points de chaque
côté près des yeux sont de même grosseur.
Les yeux dont la moitié seulement est distincte, sont très saillants. Le
corselet est carré, un peu sinué sur les côtés, aussi large en avant qu'en
arrière; toute sa surface, sauf la partie antérieure au milieu, est parsemée
de points très distincts.
Les élytres sont très allongées, cylindriques ; leurs épaules, arrondies,
sont relevées; elles sont d'un brun de poix, mais leur rebord externe, la
suture en avant et en arrière, et les épaules sont d’une couleur testacée. La
quatrième strie se recourbe à sa base et se porte vers le huitième intervalle.
Le dessous du corps est noir; les pattes, sauf le dessus des cuisses, les
490 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
palpes et les antennes sont testacés. Les tibias antérieurs sont munis exté-
rieurement de dents très longues et d’une petite dent peu distincte.
Australie. 1 ind. appartenant à M. de Chaudoir qui l'a reçu de M. Mellr.
173. C. angustula, Chaud, (coll.)
Long. & 1792 — EI 2 472 — Lat. 4 m.
Entièrement d'un brun très-clair; le corselet, les palpes et les antennes
testacés. La tête est semblable à celle de la C. Aeterogena, mais l'élévation
antérieure est plus large et moins arquée. Le corselet est plus long et sa
base est encore moins élargie. Les élytres sont semblables, de même que les
tibias antérieurs.
Melbourne.
Cette petite espèce semble être commune à Melbourne. Elle varie beau-
coup. Voici les principales modifications que j'y ai rencontrées.
Tête, corselet et élytres noirs.
Première moitié des élytres d’un testacé rougeütre.
Elytres noires, corselet brun de poix.
Elytres noires, fauves sur la suture et extérieurement, corselet brun.
Corselet plus court.
Corselet plus étroit.
Tête et corselet plus ou moins fortement ponctués.
SUPER
174. C. deplanata, n. sp.
Ce n’est qu'avec hésitation que je sépare cette espèce de l'angustula à
laquelle elle ressemble sous tous les rapports, si ce n'est que le corselet est
un peu plus large et surtout notablemement plus plan. La coloration est
aussi variable que celle de l'angustula.
Tous les individus que j'ai vus proviennent également de Melbourne.
Trentième groupe.
Très voisin du vingt-huitième groupe, dont il diffère par la dent du men-
ton qui est très courte, très arrondie, et occupe le fond de l'échancrure ; par
les antennes plus courtes et plus épaisses ; par les mandibules, plus courtes
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 491
et moins aiguës ; — par les ailes de l'épistome qui sont plus larges et plus
arrondies ; — par le corselet, plus convexe, plus déprimé sur les côtés et
aux angles antérieurs, à peine rétréci en avant, moins dilaté en arrière, et
dont la base est en demi-cercle et non prolongée; les angles postérieurs sont
encore moins saillants; par les élytres presque lisses à l'extrémité et dont
toutes les stries sont libres à leur base; — par ses tibias antérieurs, plus
brièvement dentés — par ses tibias intermédiaires, plus étroits et presque
dépourvus de poils raides.
La carène centrale du prosternum est large, rebordée, très faiblement
canaliculée de même que la pointe.
175. C. biplagiata, n. sp.
Long. 6192. — El. 3 193. — Lat. 2 m.
D'un noir très brillant avec une tache d’un ferrugineux un peu sombre,
arrondie, avant l'extrémité de chaque élytre; les palpes, les antennes et les
quatre pattes postérieures sont d'un testacé rougeûtre.
La dent du menton est très large, occupant toute la longueur de l’échan-
crure, arrondie; les lobes latéraux sont plus élevés, arrondis, rebordés.
Les palpes ont leur dernier article presque cylindrique et tronqué à l'extré-
mité. Les antennes s’épaississent à partir du cinquième article qui est
transversal-arrondi de mème que les suivants.
Les mandibules sont larges, planes, peu aiguës. Le labre est largement
échancré au centre, arrondi sur les côtés. L’épistome est intimement uni à
ses ailes qui sont avancées et très arrondies. L’élévation antérieure est peu
marquée ; on y distingue quelques petits points ; elles est séparée du vertex
par un sillon transversal ; la fossette du vertex est prolongée jusqu’au col;
elle est assez large, mais fort peu profonde et lisse ; la partie antérieure du
vertex est très fortement ponctuée.
Le corselet est presqu'ovale, très convexe; la base n’est nullement pro-
longée ; les angles postérieurs sont complétement indistincts; les côtés, peu
arqués, vont en se rétrécissant légèrement jusqu'aux angles antérieurs qui
sont très déprimés et arrondis. Le sillon transversal atteint à ses deux extré-
mités le bord antérieur; un peu au dessus de la base du corselet, on remar-
que un sillon très peu profond, parallèle à celle-ci. La surface est parsemée
de très petits points, distincts seulement sous un très fort grossissse-
ment.
Les élytres sont oblongues ; les côtés sont presque droits; la base est tron-
quée, mais les épaules sont arrondies. Les stries sont très fortement ponc-
492 RÉVISION GÉNÈRALE DES CLIVINIDES
tuées, mais elles deviennent presqu’indistinctes au dernier quart des élytres;
les cinq premières partent de la base; le sixième intervalle se réunit, à la
base, au huitième. |
Les tibias antérieurs ont extérieurement deux grosses dents assez courtes;
ils sont légèrement sillonnés en dessus. Les tibias intermédiaires, étroits et
très peu garais de poils, ont un éperon long et fort.
Le dernier segment de l'abdomen porte des points aussi petits que ceux
du corselet.
M. de Chaudoir possède un individu qui a été trouvé dans des laines
venant de l'Australie. J'en ai un second qui ne diffère du premier que par
sa taille un peu moindre.
APPENDIX.
176. C. rufa, Lec. Proc. Philad. 1857, p. 81.
Rufa. Clypeus ad latera lobatus ; elytra striis integris subtilius punctulatis, punc-
tis dorsalibus pluribus. Femora antica subtus versus apicem profunde sinuata.
Tibiæ intermediæ haud calcaratæ. Paronychium elongatum.
Illinois.
177. C. Randalli, Lec. Proc. Philad. 1857, p. 81.
C. elongata, Rand. Journ. Bost. Vol. I.
tufa, sutura late nigricante. Elytra striis integris subtilius punctulatis, punctis
dorsalibus pluribus. Femora antica subtus versus apicem profunde sinuata. Tibiæ
intermedicæ haud calcaralæ. Paronychium elongatum.
Cette espèce semble se rapprocher de la C. Americana.
La tète manque dans le type.
Massachusetts.
178. C. merula, Lec. Proc. Philad. 1857, p. 81.
Nigra, antennis rufis. Clypeus ad latera lobatus. Prothorax quadratus; elytra
striis postice paulo oblitera:is, punctis dorsalibus pluribus. Femora antica sublus
versus apicem profunde sinuata. Tibiæ intermediæ haud calcaratæ. Paronychium
elongatum.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 193
179. C. punctigera, Lec. Proc. Philad. 1857. p. 81.
Picea, capite prothoraceque punctulatis; clypeus alis prominulis; vertex sulcatus ;
elytra punctis dorsalibus pluribus. Femora antica mutica, incrassata. Tibiæ inter-
mediæ calcaratcæ. Paronychium elongatum.
Caroline du Sud.
180. C. simplex. Chevr. Ann. S. ent. de Fr. 1863, p. 192, n° 110.
Parallela, nigra, nilida ; antennis crassis pedibusque ferrugineis ; capite sulcis
2 longioribus punctoque frontal fortiter impresso; thorace glabro, quadrato, linea
dorsali postice abbreviata ; elytris angustis, parallelis, simpliciter striatis, interstitio
3° {ripunclato, femoribus anticis latis, planis, intus depressis ; tibiis anticis intus
emarginalis, longe unispinosis, extus tridentatis (spina 12 brevissima), calcaribus
2 ierminatis, intermediis inermibus margine pilosis.
6. — 1 172 mill.
Havane. Voisine de la C. dentipes.
J'ai dù me borner à reproduire la diagnose de M. Chevrolat. Cet estima-
ble entomologiste ayant bien voulu me communiquer son exemplaire typi-
que, je n'ai pu y reconnaitre autre chose que la C. limbipennis, J. Duv.
espèce très différente, à tibias intermédiaires éperonnés et à 3° intervalle des
stries 4-ponctué. Il est donc à craindre que, par suite d'une transposition
d'étiquettes, ce type soit égaré. |
D'un autre côté, l’auteur dit que sa C. simplex est voisine de la €. den-
lipes. Je ferai remarquer que cette dernière espèce et toutes celles du groupe
auquel elle appartient présentent des caractères que n'offre pas la C. simplez.
Tibias intermediaires éperonnés — cuisses antérieures dentées — troisième
intervalle des stries 5-ponctué, etc. |
181. C. anthracina, Klug. in Peters Reise nach Mossambiq. IT, p. 159
(1862).
Long. Lin. 4 374.
Nigra, nitida, antennis rufescentibus, basi nigris, vertice sicut in G. grandi
impresso ; prothorace subquadrato, convexo, margine quam in G. grandi magis
elevato, linea media longitudinali impressa; elytris parallelis profunde striatis
ANNALES SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. X. 25
194 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
(striis 54 atque 4? apice abbreviatis), striis punctatis, interstitiis lævibus, vix ele-
valis, tibiis rufo-ciliatis.
Un exemplaire. Sena.
G. SOLENOGENYS, Westw.
Trans. Ent. soc. Lond. V, 1859, p. 170.
Aulacinia, Thoms. Archiv. 1858.
Mentum breve, emarginatum, dente medio anguslato, carinato, instructum.
Ligula cornea, pyramidata.
Mazxillæ curvalæ, subacutæ.
Palpi maxillares articulo ultimo præcedente duplo longiore, basi subangustato,
anlte apicem angustato, apice truncato,
Palpi labiules articulo ultimo eidem palporum maæillarium simili.
Mandibulæ latæ, supra planæ, apice angustatæ, parum curvalæ, subacutæ.
Capitis pars poslica maxime dilata, obtuse angulata, infra acute prolon-
gal«.
Antennæ breves, articulis 5-10 moniliformibus, 5° prœcedente sequenteque duplo
longiore; ultimo ovato.
Clypeus alis rotundatis cohærens.
Oculi magni, semilunares, complanali, subtus maxime perspicur.
Prothorax subcordatus, marginibus lalissimis, grosse serralis.
Elytra planala, singulo tricarinato.
Femora angusta; tibiæ anticæ extus bidentatae.
Tarsi articulo À° clavuto, caeteris simul lungiludine aequali ; 2 atque 5° subglo-
bosis ; 4° triangulari ; paronychio unquiculis aequali.
S. fœda, Westw. 1. c. p. 172. PI. I, f. 14.
Aulacinia rhysodioides, Thoms. Archiv. L. c.
Amazone, 2 ind. coll. de Chaudoir.
G. Coryza, nov. gen.
Languette triangulaire, large, tronquée au sommet et surmontée de
deux poils; ses paraglosses de même hauteur, très-étroits, acuminés. Palpes
courts, leur dernier article renflé intérieurement et terminé en pointe
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 195
tronquée ; le pénultième des maxillaires de moitié plus court, le deuxième
de même longueur, mais beaucoup plus large que les trois autres. Menton
transversal, coupé en demi-cerele au milieu, les lobes latéraux tronqués
obliquement; la dent centrale de mème hauteur, étroite, arrondie au
sommet. Les antennes sont courtes et ne dépassent qu'un peu le milieu du
corselet ; elles sont épaisses ; les articles 2, 3 et 4 sont en triangle allongé ;
les articles 5-10 sont arrondis.
Les mandibules sont plus longues que la moitié de la tête, fortes, épaisses,
carénées au milieu, rebordées sur les côtés externes, assez droites, recour-
bées seulement vers la pointe qui est aiguë. Le labre est plus étroit que chez
les Dyschirius, échancré au centre, arrondi sur les côtés. L'épistome est
fortement bisinué au milieu, ses angles sont proéminents; les ailes, à peine
un peu reculées, sont tronquées obliquement en avant, aiguës extérieu-
rement. Les grandes ailes (rebords supra-oculaires) sont très-arrondies et
rebordées. La tête est convexe ; elle porte au centre une forte carène lon-
gitudinale qui s'étend depuis le col jusqu’à l'élévation antérieure; elle est
rejointe vers son milieu par une ou deux autres carènes qui divergent
obliquement en arrière.
Le corselet est presqu'arrondi, tronqué en avant, avec ses angles anté-
rieurs un peu proéminents; les angles postérieurs nuls, la base fort peu
prolongée. Le sillon transversal antérieur n’atteint pas le bord antérieur ;
il est borné, de chaque côté, par une fossette profonde et arrondie.
Les élytres sont oblongues, à peu près aussi larges en arrière qu’à la
base qui est longée, depuis la suture, par un rebord s’abaissant sur chaque
strie, de sorte que chaque intervalle paraît tuberculé à sa base; ce rebord
est saillant au-dessus des épaules. Les stries sont profondes et fortement
ponctuées ; le troisième intervalle porte quatre points contre la troisième
strie. Les cuisses sont larges, de même que les tibias; la digitation termi-
nale de ceux-ci est beaucoup plus épaisse et plus longue que l’épine termi-
nale interne ; la première dent externe est de moitié plus courte; elle est
suivie d'une seconde dent triangulaire aiguë, au-dessus de laquelle on en
distingue à peine une troisième tres-peu saillante et arrondie. Le dessus
des tibias n’est point sillonné. Les tibias intermédiaires ne sont point épe-
ronnés. Le premier article des tarses est en massue, aussi long que les
suivants réunis ; les deuxième, troisième et quatrième sont transversaux,
très-serrés, analogues à ceux du genre Ardistomis, mais plus étroits
et plus carrés ; le cinquième est cylindrique ; les crochets sont très-petits.
Les deux points de chaque côté de l'anus sont assez rapprochés; celui
de l’intérieur est de moitié plus petit que l’autre. Vers la base de chaque
segment, on remarque quelques points inégalement disposés.
196 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
1. C. maculata, Nietner. Journ. of the Asiat. soc. 1856, n° 5.
Ceylan (Colombo).
M. Nietner s’est attaché à faire ressortir les différences existant entre
cet insecte et les autres Clivines de Ceylan. Les caractères qu'il indique
convenaient tous à l'espèce indienne que je possédais en 1852 et que j'ai
considérée comme pouvant être la même que celle de Ceylan, malgré la
diversité de coloration. Aujourd'hui, j'ai pu me convaincre que la C. macu-
lala n'est pas isolée et qu’elle est le type d'un groupe renfermant déjà
plusieurs espèces.
La C. maculata reste caractérisée par la couleur ferrugineuse de ses
élytres qui sont marquées au-delà du milieu d'une tache noire peu déter-
minée.
1'ind. (coll. Dohrn).
2. C. Nietneri, n. sp.
C. maculata, Putz. (Olim). Post. p. 51, n° 23.
Long. 3 37h. — El. 2 — Lat. 1 m.
La seule différence que je puisse indiquer entre cette espèce et la précé-
dente, c’est que chez la première, le corselet est plus large et que les
élytres sont noires avec un reflet bronzé et que le dernier quart est d'un
rougeàtre’obscur.
Indes orientales. 1 ind. (coll. Putzeys).
3. C. cariniceps, Chaud. (coll.)
Long. # — Lat. 2 194 — El. 4 m.
Un peu plus grande que la C. Nietneri. Le corselet est plus étroit, plus
long, par conséquent moins transversal et plus arrondi. Les élytres, entiè-
rement d'un noir bronzé, sont plus allongées, plus étroites, moins arrondies
sur les côtés.
Inde boréale. 2 ind. (Coll. de Chaudoir).
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 197
G. ANCUS, nov. gen.
Menton plus large que long, ses lobes latéraux larges, arrondis au
sommet, plus élevés que la dent centrale qui est petite, carénée au centre,
légèrement arrondie à l'extrémité.
La languette est tronquée au sommet, surmontée de deux poils, un peu
rétrécie vers sa base. Ses paraglosses, linéaires, en sont séparés, divergents,
et la dépassent un peu. Les palpes sont très-courts; leur dernier article
est pyriforme, épais à sa base et se rétrécit jusqu'à l'extrémité qui est légè-
rement tronquée ; son côté interne est un peu plus dilaté.
Le pénultième article des palpes maxillaires est de moitié plus court que
le dernier, plus étroit, en triangle allongé; le deuxième, aussi long que le
dernier, est très-renflé, ovale.
Les antennes sont courtes, épaisses, leur deuxième article est notable-
ment plus long que le troisième.
Les mandibules sont courtes, larges à la base, planes, recourbées et
aiguës à l'extrémité.
L’épistome est tronquée. Les yeux sont saillants. Le sommet de la tête
est profondement déprimé entre les yeux; il se relève en arrière.
Le corselet est carré, peu prolongé à la base; il porte de chaque côté une
impression large et ponctuée qui se bifurque et remonte vers le bord
antérieur comme chez la Cliv. ypsilon.
Les élytres sont cylindriques, tronquées à la base.
Les pattes sont courtes. Les cuisses antérieures sont larges, ovales; les
tibias fortement digités. Les tibias intermédiaires sont munis d'un fort
éperon. Le premier article des tarses est plus long et plus épais à son
extrémité que les trois suivants réunis. Les crochets sont petits et le paro-
pychium est presqu'indistinet.
La couleur générale est d'un brun clair avec les palpes et les pattes d'un
testacé pâle.
Plusieurs espèces de ce genre ont été rapportées des bords de l'Amazone
par M. Bates. Je ne crois pas pouvoir en séparer un autre insecte qui vient
de Siam. La présence d'espèces, ayant tant d’analogie entre elles, dans des
pays si différents, me parait être un fait assez étrange.
Les espèces de l'Amazone sont en général confondues sous le nom de
bicornuta. Je pense cependant qu'il en existe au moins trois distinctes.
198 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
1. À. sulcicollis, n. sp.
Long. # 192. — EI. 2 172. — Lat. { m.
Élytres et corselets étroits, cylindriques; la tète avec les yeux pres-
qu'aussi large que le devant du corselet; impressions et ponctuations du
corselet plus fortes.
2. A. bicornutus, Putz. Post. p. 45, n° 15 (Clivina).
Long. 5 192. — El. 2 3k. — Lat. 1 174 m.
Taille un peu plus grande; corselet plus large, plus carré, plus plan;
ponctuation et impressions plus faibles; élytres plus courtes, plus larges,
moins COnvexes.
3. À. depressifrons, n. sp.
Long. 6 192 — El. 3 — Lat. 1 m.
Encore plus grand; par ses élytres plus larges et proportionnellement
plus courtes, il se rapproche du bicornutus; mais son corselet est plus allongé
sans être cependant aussi étroit que celui du swlcicollis.
Les yeux sont plus enchâssés en arrière que dans les deux autres espèces ;
la disposition du tubercule postoculaire les fait paraitre anguleux à leur
bord inférieur externe.
L'ind. (coll. de Chaudoir).
Ce n’est pas sans hésitation que je propose d'admettre chacune de ces
formes comme espèces, surtout les deux premières ; les caractères paraissent
être susceptibles de s'entrecroiser. La proéminence des angles antérieurs
est un caractère qui varie dans les diverses formes.
4. À. heteromorphus, n. sp.
Long. 5 — El. 2 172 — Lat. 1 173 m.
Corselet presque carré, un peu plus large que long, beaucoup plus plan
que dans les autres espèces, plus arrondi vers les angles postérieurs, plus
échancré au milieu du bord antérieur, sillonné et ponctué comme dans le
D
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 199
bicornutus ; les élitres sont très courtes, nullement parallèles, mais en
ovale un peu allongé avec les côtés arrondis.
Mais c’est la tête de cet insecte qui présente les caracteres les plus singu-
liers. L’épistome et les petites ailes ont la forme normale ; les grandes ailes,
touten conservantleur configuration, sont tellement développées en largeur
et en longueur qu'elles cachent les yeux et la base des antennes et qu'elles
se prolongent presque jusqu’au corselet ; leur bord postérieur est fortement
arrondi jusqu'au milieu où il forme un appendice couvrant le col. Le dessus
de la tête est complètement aplani, ponctué, irrégulièrement sillonné sur
les côtés.
Sans la forme très distincte des élytres, j'aurais pris cet insecte singulier
pour un individu anormal de l'A. bicornutus.
Amazone. 1 ind. (coll. de Chaudoir).
9. À. excavaticeps, Chaud, (coll.)
Long. 4 — El. 2 — Lat. 1 m.
Dilute brunneus, palpis pallide testaceis. Mandibulæ parvæ, apice nigræ. Anten-
næ crassæ, angulos posticos attingentes, articulo 2 5° duplo longiore. Oculi parvr,
rotundati, prominuli. Vertex excavatus, punctatus, in medio utrinque tuberculatus.
Prothorax subquadratus, basi oblique truncatus, antice emarginatus, lateribus pa-
rallelis ; impressione basali oblonga, sulcis tribus parallelis punctulatis instructus.
Elytra cylinärica, basi truncala, humeris obtusis, profunde punctato-striata, in-
terstiliis convexis, 5° 4-punctato, stria 4a tn basi reflexa. Femora antica, crassa,
rugosa ; tibiæ haud sulcatæ, extuse 5-dentalæ ; tibiæ intermediæ supra spinulosæ,
ante apicem calcaratæ ; abdomen undique creberrime punctatum.
Ordinairement un peu plus plus petit que le swlcicollis. La languette est
plus étroite et le dernier article des palpes est moins dilaté intérieurement;
les antennes sont plus courtes, plus épaisses, leur deuxième article est beau-
coup plus long; les mandibules sont plus courtes ; la tête est plus ponctuée,
large en arrière; les deux tubercules du vertex ne sont pas situés en ar-
rière, mais entre les yeux ; le corselet est plus large, plus plan, les sillons
ponctués sont plus profonds, plus nettement circonscrits, plus prolongés
en avant et en arrière ; les angles postérieurs sont plus marqués ; les élytres
sont plus larges, plus planes, plus tronquées à la base, leurs épaules sont
moins arrondies; les points des stries sont plus forts ; les cuisses antérieures
sont rugueuses ; les tibias sont moins distinctement sillonnés en dessus et
les deux premières dents externes sont moins longues ; l'abdomen est entiè-
rement et fortement ponctué.
200 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
Siam. J’en ai examiné des individus dans les collections de M. de Chau-
doir, Signoret et Chevrolat.
I
ARDISTOMIDES.
G. ARDISTOMIS (1).
Les espèces de ce genre peuvent être réparties en trois groupes princi-
paux signalés par des caractères dont aucun, cependant, ne pourrait servir
de base à une coupe générique.
A. Premier groupe.
Le premier groupe renferme les espèces qui réunissent au plus haut degré
tous les caractères du genre. Les tarses antérieurs des mäles sont tres élar-
gis, presqu'en palette ; les rebords du corselet se continuent très distinc-
tement depuis les angles postérieurs jusqu'à la base. L'épistome est tronqué
au milieu, régulièrement rebordé ; il est intimement uni à ses ailes qui for-
ment un demi cerele régulier. Les élytres sont striées dans toute leur lon:
gueur; la deuxième strie remonte presque jusqu'à la naissance de la pre-
miere ; le troisieme intervalle porte de 5 a 7 gros points. Le dernier segment
abdominal est muni de deux points de chaque côté de l'anus. La carène cen-
trale du prosternum est large, canaliculée; la pointe ne l’est que faible-
ment.
Première section.
Elle renferme les espèces les plus grandes du genre. Dans la plupart on
voit, avant l’extrémité de chaque élytre dont le fond est noir ou noir bru-
nâtre, une large bande oblique plus ou moins rougeûtre.
(1) Les fig. 36 et 37 (Postser. pl. I) ont été mal rendues ; l’extrémité de la mandibule indique un
angle externe qui n’existe point. Le dernier article du palpe maxillaire, au lieu d’être rétréci à ses
deux extrémités, est, à sa base, de la même largeur que l’article précédent.
C’est par erreur aussi que la fig, 34 indique le tarse A antérieur ; c'est le tarse intermédiaire qu’il
faut lire.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 201
. Jasciolata, Putz. (Mon. 1). Brésil.
. Leprieuri, Putz. (Mon. 6). Cayenne.
. profundeslriata, n. sp. (voy. ci-après). Amazone.
. 0æygnatha, Chaud. (Mon 4). Cayenne, Para.
. wnicolor, Putz. (Mon. 5). Cayenne.
. obliquata, Putz. (Mon. 2). États-Unis mérid. (1).
. Schaumii, Lec. Proc. Philad. 1857, p. 80. Louisiane.
. Conveæa, n. Sp. (v. ci-après). Mexique.
. atripennis, n. sp. Guadeloupe.
. Mannerheimii, Putz. (Mon. 15). Portorico.
posticalis, n. sp. Amazone.
. brevis, n. sp. Amazone.
. Arechavalete, n. sp. Montevideo.
. curla, n. sp. Ste-Catherine.
. ovatla, Putz. (Mon. 14). N. Grenade.
. morio, Dei. » Amér. sept.
bd bd
© © © HI O8 W D
= bn bi
HR QI à
=
SD ©
3. A. profundestriata. n. sp.
Brunnea, palpis antennisque lestaceis, pedibus fulvis. Vertex unipunctatus.
Prothorax convexus, breviler ovatus, antice angustatus. Elytra suboblonga, ante
apicem utrinque profunde emarginaia, valide striata, stris punctulatis ; interstitiis
convexiusculis, 5° punctis 6 majoribus impresso, fascia obliqua postica fulvo-ferru-
ginea. Tibiæ anticæ bidenticulatæ.
Long. 3 192 — El. 3 — Lat. 2 178 m.
Cette espèce, dont je n'ai vu qu'un seul exemplaire G' faisant partie de
la collection de M. Bates, a été trouvée par ce dernier sur le bord de
l'Amazone. Elle est voisine de l'axnona, mais plus grande ; son corselet est
conformé comme celui de l'oxygnatha, mais il est plus étroit en avant et
plus dilaté en arrière; ses élytres sont plus larges, fortement échancrées à
l'extrémité ; la bande fauve oblique est située plus en arrière ; les stries sont
un peu plus profondes ; les dents des tibias sont plus fortes et plus larges ;
les antennes sont plus longues.
7. A. Schaumii, Leconte. Proc. Philad. 1857, p. 80.
Je ne connais cette espèce que par la description très succincte qu’en
donne M. Leconte. Ellé a la forme et la sculpture de l'A. obliquata, mais
(1) La diagnose porte : interstitio tertio 3-punctato au lieu de 7-puncetato.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T, X. 26
202 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
elle est plus étroite, les intervalles des stries sont moins convexes et le troi-
sième ne porte que 5 points. Elle est d’un noir brillant avec les élytres un
peu verdâtres sans tache rougeûtre, les palpes sont testacés, les antennes et
les pattes sont d'un brun de poix assez obscur; la tête est étroite, le
corselet est presque aussi long que large, fortement rétréei en avant.
L'’insecte a été découvert dans la Louisiane par M. Schaum.
Cette espèce ne peut pas être confondue avec l'A. morio, (voy. n° 16),
dont les élytres sont complètement noires, le corselet n’est que faiblement
rétréci en avant, les intervalles sont très convexes et le troisième intervalle
ne porte que 4# points.
8. À. convexa, Chaud. (coll.).
Atro-subænea, nilida ; ore antennis pedibusque rufo-testaceis, elytrorum macula
obliqua postica rufa. Vertex lævis, inter oculos obsolete transversim sulculatus sul-
coque postico profundiore impressus. Prothorax ovatus, convexæus, basi latior,
antice leviter angustalus, angulis anticis rectis deflexis.
Elytra oblongo-ovata, in humeris rotundatis latiora, apice angustata, convexa,
in dorso ipso subdeplanata, striata, striis subtiliter punctatis, 32 punctis 5 majori-
bus impressa. Tibiæ anticæ extus bidentatæ, dente inferiorc magno acuto, 2 supe-
riore lato obtuso.
Long. 7 — El. 4 — Lat, 2 192 m.
Cette espèce, qui a été reçue du Mexique (Cordova), par M. Sallé, pré-
sente d'assez nombreuses variations dans la taille, la forme du corselet et
dans la coloration. Les antennes sont d'un testacé plus ou moins päle, de
mème que la tache placée à l'extrémité des élytres ; celles-ci sont parfois
plutôt oblongues qu'ovales et le corselet est plus ou moins allongé, plus ou
moins rétréci antérieurement. J'en ai examiné trois individus que je tiens
de M. Sallé et quatre autres que cet entomologiste a remis à M. de Chaudoir.
L’A.convexa diffère des À. obliquata et oxygnatha par ses élytres, nota-
blement plus courtes, plns larges, ses stries moins enfoncées, leurs inter-
valles plus plans; le dessous du corselet fait beaucoup moins saillie que chez
ces deux espèces ; la tache fauve des élytres est aussi étroite et aussi limitée
que chez l'A. oxygnatha.
9. A. atripennis, n. sp.
Atro-nitida , capite prothoraceque supra brunneis, antennis pedibusque dilu-
lioribus, palpis testaceis, elytrorum margine inflexo brunneo. Oculi subpromi-
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 203
nuh. Vertex laevis ; occiput transversim profunde sulcatum. Prothorax subovatus
angulis anticis deflexis. Elytra oblongo-ovata, profunde striata, striis punctulatis,
interstitio 5° 5-punctato. Tibiæ anticæ extus bidendatæ.
Long. 6 — El. 3 39k — Lat. 2 m.
C'est à l'A. oxygnatha, que cet insecte peut le mieux être comparé. Il en
diffère d’abord par la couleur générale, par l'absence de tache fauve à
l'extrémité des élytres, par ses yeux beaucoup moins saillants, son corselet
plus étroit, à peine un peu élargi en arrière, moins distinctement sillonné
sur les côtés; par ses élytres moins larges et dont les stries sont moins
profondes à l'extrémité et sont distinctement ponctuées, par le nombre de
points sur le troisième intervalle ; enfin par les dents des tibias antérieurs
qui sont plus marquées, sans être aussi fortes, que dans les À. brevis et
posticalis.
Guadeloupe. 1 ind. G' coll. de Chaudoir.
11. A. posticalis, n. sp.
Atra niltida, palpis, antennis pedibusque posticis testaceis, pedibus anticis
brunneis, elytrorum macula minuta postica rufa. Vertex laevis ; occiput post oculos
transversim profonde sulcatum. Prothorax subrotundatus, antice leviter angustatus,
angulis anticis deflexis. Elytra elongato-oblonga, lateribus in medio subangustatrs,
profunde striata, intershlus convexis, 5° 7-punctato Tibiæ anticæ extus valide
dentatae, dente superiore obsoleto.
Long. 8. — El. 4 3yk — Lat. 3 m.
La couleur de cet insecte, sa forme generale, la forme de la tache anté-
apicale ; la profondeur de ses stries lui donnent assez l'aspect d'un Aspi-
doglossa ; mais l'analogie ne va pas au delà. Il est d’un noir moins vernissé
que l'A. oæygnatha, ses élytres sont plus larges, surtout en arrière ; plus
allongées, moins ovales, plus planes en dessus, moins échancrées à l'extré-
mité; le corselet est un peu plus court, plus carré, moins rétréci en avant ;
le troisième intervalle porte sept points qui sont placés plus près de la troi-
sième strie; la tache fauve des élytres est plus rougeâtre et beaucoup plus
petite ; la dent externe des tibias antérieurs est beaucoup plus forte et plus
longue.
Amazone, Coll. de Chaudoir. 4 ind.
204 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
12. À. brevis, n. sp.
Atra, elytris ænescentibus, palpis, antennis pedibusque testaceis, elytrorum ma-
cula obliqua postica rufa. Clypeus in medio marginis subdepressus ; vertex lœvis;
occiput post oculos transversim profunde sulcatum. Prothorax subovalus, antice
angustatus. Elytra ovata, profunde striata, insterstiis convexis ; 5° 9-punctato.
Tibiæ anticæ extus valide dentatæ, dente superiore obsoleto.
Long. 6 11/2.— El. 4, — Lat. 2 m.
Elle est colorée comme l'A. oxygnatha ; mais les antennes et les pattes
sont d'une teinte plus claire et les élytres ont un reflet bronzé plus prononcé.
Le corselet est un peu plus long, plus étroit en avant, ses angles anté-
rieurs sont plus saillants et les côtés de la base sont plus prolongés. Les
élytres sont beaucoup plus courtes, plus convexes, surtout à l'extrémité,
ovales, plus profondément striées, les intervalles sont plus convexes; la
ponctuation des stries est indistincte.
Je ne connais qu'un seul ex. de cette espèce. Il a été rapporté de l'Ama-
zone, par M. Bates, et fait partie de la coll. de M. de Chaudoir.
13. A. Arechavaletæ, n. sp.
Atra nitida, palpis, antennis pedibusque testaceis; femoribus basi infuscatis ;
elytris ante apicem macula fulva utrinque notatis.
Clypeus bisinuatus. Vertex inter oculos impressione postice recurva sulcatus.
Occiput transversim profunde sulcatus. Oculi subprominuli. Prothorax subovatus,
antice vix angustatus, angulis anticis deflexis. Elytra oblongo-ovata, postice suban-
gustiora, convexa, punctulato-striala, insterstis convextusculis, 3° 5-punclato.
Tibiæ anticæ sulcatæ, bidentatæ, dente superiore triangulari.
Long. 5 — El. 3 — Lat. 1 78 m.
Par la forme de son corselet et de ses élytres, elle se rapproche un peu
de l'A. atripennis ; mais celles-ci sont encore plus courtes, sans l'être cepen-
dant autant que chez l'A. ovata; chez cette dernière, d’ailleurs, elles sont
plus convexes et plus larges et le corselet est tout autrement conformé.
L'ensemble des caractères indiqués dans la diagnose signale suffisamment
cette nouvelle espèce que je me fais un plaisir de dédier à M. Arechavaleta
qui l’a découverte aux environs de Montevideo où elle semble être assez
rare.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 205
14. A. curta, n. sp.
Atra, palpis, antennis pedibusque brunneo-testaceis ; elytris ante apicem macula
fulva parum perspicua utrinque notatis. Prothorax quadrato-subovatus, angulis
anticis deflexis. Elytra ovata, postice subangustiora, convexa, punctulato-striata,
interstitiis convexiusculis, 3° 6-punctato.
Long. 4 34 — El. 2 8/8 — Lat. 4 273 m.
Elle ressemble beaucoup à l'espèce précédente, mais elle est un peu plus
petite, ses élytres sont plus courtes, les deux taches fauves sont grandes
mais ne sont pas très distinctes; le corselet est moins convexe, moins
long, moins rétréci et moins déprimé antérieurement; le sillon formant le
rebord latéral est moins distinct surtout après les angles postérieurs.
Je n'ai vu qu'un seul individu qui m'a été communiqué par M. Dohrn,
comme venant de la province de Ste-Catherine, colonie de Blumenau.
16. À. morio, Dej. (Clivina), Spec. V. p. 506, n° 35.
Putz. Mon. p. 104, n° 60.
Cette espèce n'appartient qu'imparfaitement au groupe à la fin duquel je
la place. Ses palpes sont moins étroits, tronqués à l'extrémité; les ailes de
l'épistome sont plus distinctement séparées, mème un peu reculées ; le cor-
selet est moins élargi en arrière, le sillon longitudinal est moins large et
moins profond à la base, et sa partie inférieure n’est pas visible du dessus;
les stries des élytres sont plus étroites, plus convexes, plus fortement ponc-
tuées, elles disparaissent vers l'extrémité, la troisième se réunit moins dis-
tinctement au bord marginal; le troisième intervalle ne porte que quatre
points distincts, les deux premiers contre la 2‘strie, les deux derniers contre
la quatrième, les articles des tarses antérieurs sont plus étroits ; les deux
points de chaque côté de l'anus sont plus rapprochés; enfin, les mandibules
plus larges, plus épaisses, sont plus arqués à l'extrémité.
Le seul individu que je connaisse est une © ; il fait partie de la collec-
tion de M. de Chaudoir. C’est le type de Dejean qui l'avait reçu de l'Amé-
rique du Nord.
Deuxième section.
Les espèces de cette section sont plus petites que celles de la première et
de la troisième. Tandis que la coloration est, dans la première, noire (sou-
206 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
vent avec une bande oblique fauve avant l'extrémité), et qu’elle est d'un
bronzé uniforme dans la troisième, elle est ici plus ou moins brune avec
l'extrémité des élytres plus ou moins testacée.
Le dernier article des palpes labiaux est un peu plus large ; les yeux sont
moins saillants; le vertex porte entre les yeux un sillon transversal arqué
qui réunit les deux sillons latéraux ; le corselet est plus carré, moins rétréci
en avant; les élytres sont moins échancrées à l'extrémité; la dent inférieure
des tibias antérieurs est beaucoup plus longue que dans les autres espèces.
17. rotundipennis, n. sp. Am. centr.
18. dyschirioides, Putz. Mon. p. 126, n° 13. Colombie.
19. venustula, n. sp. Amazone.
20. Aæemorrhea, n. sp. Brésil.
21. annona, Putz. Mon. p. 121. 3. Cayenne.
17. À. rotundipennis, n. sp.
Picea, palpis antennisque testaceis, pedibus piceo-rufis. Oculi subplani ; vertex
inter oculos sulco transversali leviter impressus. Prothorax convexus, fere cordatus,
basi anticeque angustatus, margine antico truncatus, margine laterali post angulos
basales minus profundus, sulco longitudinali medio profundo. Elytra brevissime
ovata, basi humerisque rotundata, apice leviter angustata et parum emarginata,
profunde punctato-striata, interstitiis 5° atque 5° 5-punciatis; tibiæ anticæ digi-
latione terminali externa gracili, exlus acute bidentatæ.
Long. 3 192 — El. 1 172 — Lat. 1 173 m.
Par la forme de ses élytres, cette petite espèce a quelque rapport avec
l'A. ovata, de la section précédente ; mais elle s’en éloigne beaucoup par la
forme de son corselet, par la ponctuation des intervalles des stries, par ses
tarses antérieurs, etc.
La tète est conformée comme dans l'A. venustula, mais le 2° article des
antennes est plus court et les yeux sont beaucoup moins saillants. Le cor-
selet a sa plus grande largeur au milieu et non au dessous de ce point
comme dans la venustula. Les élytres sont complètement différentes ; elles
ne sont point oblongues, mais en ovale extrêmement court et très-régulier
si ce n’est qu'elles sont un peu plus rétrécies à l'extrémité qu’à la base; elles
sont très convexes, profondement striées dans toute leur étendue ; la pre-
miere strie se recourbe à sa naissance et se prolonge jusqu’au milieu de la
base ; les points des stries sont gros mais très espacés ; les troisième et cin-
quième intervalles portent chacun cinq gros points pilifères. Les tibias anté-
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 207
rieurs sont plus étroits que chez la venustula, leur digitation terminale est
aussi grèle, mais un peu plus courte; les deux dents externes sont sem-
blables.
Amérique centrale. 1 ind. coll. Putzeys.
19. A. venustula, n. sp.
Brunnea, palpis, antennis pedibusque pallide testaceis ; elytris nigro-piceis, apice
imo suluraque postica brunneis. Vertex inter oculos sulco transversali arcuato im-
pressus. Prothorax subquadratus antice parum angustaius. Elytra convexa, oblonga,
post medium latiora, apice angustata, profunde striata, striis parce punctulatis,
interstitüis conveæis, 5° G-punclato. Tibiæ anticæ in medio sulcatæ, extus biden-
tatæ, dente inferiore longissimo.
Long. 4 394 — El. 2 34 — Lat. 4 192 m.
Elle diffère de l'A. dyschirioides par la couleur du corselet qui, dans
cette espèce, est la mème que celle des élytres ; par ses yeux un peu plus
larges, ses élytres distinctement plus allongées et un peu moins convexes.
Amazone. Coll. de Chaudoir, Schaum, Putzeys.
M. de Chaudoir en possède un ex. indiqué comme venant de Surinam.
20. A. hæmorrhæa, Chaud. (coll.).
tufo-brunnea; palpis, antennis pedibusque pallide testaceis, elytris brunneo-
piceis apice infuscatis. Verteæ inter oculos sulco transversali arcualo in medio
obsoleto, impresso. Prothorax ovato-quadratus, antice leviter angustatus. Elytra
ovata, profunde striata, striis parce punclulatis, interstitiis convexis, 5° G-punctato.
Tibiae anticae in medio sulcatae, extus bidentatae, dente inferiore longissimo.
Long. 3 394 — El. 1 394 — Lat. 1 174 m.
Indépendamment de la coloration, ses élytres sont beaucoup plus courtes
que dans l'espèce précédente, plus courtes et plus ovales même que chez la
dyschirioides. Le corselet est plus étroit, moins élargi aux angles posté-
rieurs, plus rétréci aux angles postérieurs, qui sont un peu plus aigus.
Brésil. (Minas Geraës).
M. Stevens m'en a envoyé un ind. J'en ai vu plusieurs dans la collection
de M. de Chaudoir.
21. À. annona, (Putz. Mon. cliv. p. 121, n° 3) est très voisine de
208 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
l'espèce précédente, mais elle porte à l'extrémité des élytres une tache rou-
geâtre plus circonscrite et le vertex est marqué d’un gros point enfoncé.
Troisième section.
Espèces en général plus petites que celles de la première section, plus
grandes que celles de la deuxième, à élytres ordinairement assez courtes,
de couleur plus ou moins bronzée et dépourvues de bande fauve.
22. : seriepunctata, Brullé. Brésil.
(Putz. Mon. 7.)
Brasiliensis. Putz. (Mon. 10.)
23. soror, Putz. (Mon. 8.) Colombie.
24. tropicalis, Putz. (Mon. 9.) Cayenne.
25. constricta, Putz. (Mon 11). Brésil,
26. elongatula, n. sp. Cuba.
27. Batesi, n. sp. Amazone.
28. dubia, Putz. (Mon. 12). Brésil
22. En 1846, j'étais dans le doute sur l'espèce à laquelle doit être rap-
portée la C. seriepunctata, Brullé. Il résulte de la confrontation que M. le
baron de Chaudoir a bien voulu faire de mon À. brasiliensis, avec le type
de Brullé déposéau Muséum de Paris, que ces deux insectes sont identiques.
De plus, j'ai pu me convaincre, par l'examen de nombreux individus que
les caractères par lesquels j'avais séparé les deux espèces soht très sujets à
varier.
26, À. elongatula, n. sp.
Viridi-ænea, pronoto viridi-cyaneo; palpis, antennarum articulis 3 primis,
pedibusque testaceis, femoribus brunneis. Clypeus truncatus alis rotundatis non
prominulis. Vertex lœvis. Prothorax oblongo-ovatus, antice truncatus. Elytra
oblonga, profunde striata, interstitio 5° punctis 6 piliferis impresso. Tibiæ anticæ
extus breviter bidentatæ.
Long. 5 192 — EI. 3 — Lat. 1 78 m.
Cette espèce se rapproche de l'A. seriepunctata, mais elle est plus petite
et beaucoup plus étroite, plus mème que la s0ror; le corselet est plus
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 209
allongé, moins rétréci en arrière; le premier point pilifère est situé plus
haut; les élytres ont leurs côtés presque parallèles ; les stries sont un peu
moins profondes à l'extrémité ; les points placés sur le troisième intervalle
sont plus nombreux et pihifères; les dents des tibias antérieurs sont moins
aiguës.
M. Riehl m'en a envoyé un individu qui a été recueilli dans les environs
de la Havane (Cuba) par le D' Gundlach.
27. A. Batesi.
Viridi-aenea, nitida ; palpis antennarumque basi testaceis, antennis pedibusque
testaceo-brunneis. Clypeus in medio truncatus, crasse marginatus. Vertex laevis.
Occiput transversim sulcatum. Prothorax quadrato-rotundatus, angulis anticis
rectis sed deflexis. Elytra ovata, ultra medium subampliora, apice angustata,
secundum suturam depressiuscula, profunde striata, interstiis subconveæis, inter-
stitio 5° 5-punctato. Tibiæ anticæ extus valide bidentatæ.
Long. 5, — El. 3. — Lat. 1 34 m.
Voici ce qui résulte de la comparaison de cette espèce avec celles dont
elle est voisine.
Ses élytres sont plus courtes que celles de l'A. seriepunctata ; plus rétré-
cies en arrière, plus déprimées le long de la suture au-delà du milieu; le
corselet est plus large, plus court, non rétréci à ses deux extrémités. La
dent supérieure des tibias est aussi forte mais plus obtuse.
Comparée à l'A. Brasiliensis, elle a les élytres notablement plus courtes,
plus larges, plus rétrecies à l'extrémité; son corselet est également plus
large et plus court; la dent supérieure des tibias antérieurs est plus forte
et plus marquée. Sa couleur n'a pas le reflet un peu cuivreux que l'on
remarque ordinairement dans l'A. Brasiliensis.
Rapportée de l'Amazone par M. Bates. (3 ex. coll. de Chaudoir.)
B. Deuxième groupe.
Dans le deuxième groupe, les tarses sont un peu moins élargis, le der-
nier article des palpes maxillaires est un peu moins long; les mandibules
sont plus courtes, le rebord du corselet est moins distinct après les angles
postérieurs ; le rebord de l'épistome est plus relevé, un peu échancré au
ANNALES SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. X. 27
9410 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
centre ; les ailes sont nettement séparées; les deux points latéraux du cor-
selet sont plus rapprochés; les stries des élytres fortement ponctuées, sont,
tantôt entières, tantôt oblitérées après le milieu; la deuxième strie ne
commence que beaucoup plus bas que les autres ; le troisième intervalle ne
porte que trois ou quatre points; le dernier segment abdominal porte
quatre points de chaque côté; la dernière espèce, se rapprochant du troi-
sième groupe, porte cinq points de chaque côté. La carène centrale du
prosternum est plus étroite que dans le premier groupe, plus brusquement
déprimée au milieu et non canaliculée; la pointe est très-convexe, étroite,
ovale ou cordiforme.
a.) Stries entières.
29. rugosa, n. Sp. Sainte-Catherine.
30. striga, n. Sp. Panama.
31. pallipes, Dej. Putz. (Mon. 16) Colombie.
Var. Coerulea, Putz. (Mon. 17) id.
32. cordicollis, Putz. (Mon. 18) Nouv. Grenade.
33. flavipes, Dej. Putz. (Mon. 19) Brésil.
b.) Stries plus ou moins oblitérées en arrière. (Le sillon latéral du cor-
selet est à peine marqué dans les trois dernières espèces.)
34. cyaneolimbata, Chevr. Cuba.
39. aenea, D. Sp. Brésil.
36. semipunctata, Dej. Putz. (Mon. 24) Brésil et Plata.
37. deleta, Putz. (Mon. 23) Brésil.
38. glabrata, n. sp. Montevideo.
39. Tuspanensis, Putz. (Mon. 26) Mexique.
40. labialis, Chaud. Putz. (Mon. 25) Cordovaet Guatemala.
Al. propinqua, n. Sp. Mexique.
29. A. rugosa, n. Sp.
Nigra, elytris nigro-aeneis, palpis, antennarum articulis 2 primis pedibusque
testaceis. Frons rugosa,. Prothorax cordatus, profunde canaliculatus. Elytra con-
vexiora, breviter ovata, postice angustata, profunde striata, interstitio 5° 4-punc-
talo; segmento anal strigoso-rugato.
Long. 6. — El. 4 192. — Lat. 3 172 m.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 911
Cette espèce diffère de toutes les autres par son front transversalement
rugueux de même que l'extrémité du dernier segment de l'abdomen. Le
corselet est très-cordiforme, bisinué au bord antérieur. Les élytres sont
fortement convexes, en ovale très-court; leur plus grande largeur est un
peu plus bas que le milieu ; l'extrémité est rétrécie. La suture est déprimée
dans la première moitié. Les stries sont profondes, non ponctuées; le troi-
sième intervalle porte quatre points, tandis que dans les autres espèces du
groupe il n’en a que trois.
M. Dohrn m'a communiqué deux exemplaires de cette espèce qui lui a
été envoyée de la province de Ste-Catherine (colonie Blumenau).
30. A. striga, Motsch. (Coll.)
Nigro-ænea, elytris æneis, nitidis, viridi-marginatis, palpis, antennarum basi
pedibusque pallide testaceis. Prothorax augustatus, cordatus, angulis anticis deflexis.
Elytra oblonga, profunde striala, striis grosse punctatis, interstitio 5° tri-punctato.
Tibiæ anthicæ extus acute bidentatæ, denticuloque superiore obtuso instructæ.
Long. 5 34. — El. 3 174. — Lat. 2 m.
Cette espèce à beaucoup de rapports avec l'A. pallipes ; cependant elle
s'en distingue à première vue par ses élytres moins convexes et surtout
plus allongées; les points des stries internes sont plus distincts ; le corselet
est encore plus rétréci à sa base; les angles antérieurs sont plus déprimés;
les dents externes des tibias antérieurs sont plus fortes et plus aigués ;
la petite dent placée au-dessus de celles-ci n’est pas plus marquée.
Cet insecte à été recueilli près de Panama par M. Motschulsky qui a
bien voulu m'en envoyer, sous le nom ci-dessus, un individu mâle.
34. À. cyancolimbata, Chevr. Ann. $. e. Fr. 1863. 194.
Æneo-cuprea, pronoto æneo-viridi; palpis, antennarum basi pedibusque testaceis.
Labium in medio prominens. Clypeus sinuato-truncatus, alis rotundatis subelevatis.
Prothorax globoso-cordatus. Elytra breviter ovata, basi subtruncata, profunde
punctato-striata, stria 12 e basi abbreviata ; interstilio 5° tri-punctato. Tibiæ anticæ
extus acute bidenticulatæ, denticuloque superiore munilæ.
Long. 4 492 — El. 2 192 — Lat. 2 m.
L'insecte est d’un bronzé noirâtre en dessous; les élytres sont d'un
bronzé cuivreux très-brillant; le corselet et la tête sont d'un vert un peu
249 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
bronzé. Le labre est un peu avancé au milieu. La bordure de l’épistome
s'abaisse au centre, ce qui fait paraître l’épistome échancré; les ailes sont
un peu relevées. Le vertex ne porte ni sillons transversaux ni points; il est
séparé des yeux par les deux sillons ordinaires. Le corselet est antérieure-
ment de la largeur de la tête ; il se dilate jusqu'au premier tiers où il atteint
sa plus grande largeur; il se rétrécit ensuite fortement jusqu'à la base.
Le bord antérieur est tronqué; les angles, qui sont droits, sont très-dépri-
més. Les élytres sont en ovale assez court; la base est presque tronquée;
les épaules sont peu arrondies; la plus grande largeur des élytres est un peu
après le milieu; les stries sont profondes, munies de gros points assez
espacés; les stries 5 à 8 deviennent moins distinctes vers l'extrémité; les
stries 2 à 5 sont imponctuées à la base; la deuxième strie ne commence que
vers le premier quart de l’élytre. Le dernier segment abdominal porte de
chaque côté quatre points : deux à la base et les deux autres au bord
externe. Les tibias antérieurs sont munis extérieurement de deux dents
aiguës au-dessus desquelles s’en trouve une troisième peu distincte.
Cette jolie espèce a été trouvée à la Havane (Cuba) par M. le D' Gund-
lach et m'a été envoyée par M. Riehl. J'en ai examiné 9 exemplaires. Je l'ai
décrite et distribuée sous le nom d'A. Gundlachii; mais ma description
n'ayant point été publiée, le nom donné par M. Chevrolat doit prévaloir.
39. À. ænet, n. Sp.
Obscure aeneu, palpis, antennarum basi pedibusque testaceis ; labium in medio
porrectum. Clypeus truncatus, alis rotundatis, elevato-prominulis. Prothorax cor-
datus. Elytra ovata, basi subtruncata, profunde punctato-striata ; strin 1 e basi
abbreviata ; interstitio 3° tripunctato. Tibiae anticae tridenticulatae.
Long. #. — El, 2 1/4. — Lat. 1 172 m.
Cette espèce est très-voisine de la cyaneolimbata ; elle en diffère par sa
couleur qui est d'un bronzé obscur presque noir sur le corselet; par l’épis-
tome qui est à peine rebordé et n’est nullement échancré; par le corselet
plus étroit et moins dilaté sur les côtés ; par les élytres moins larges et plus
arrondies aux épaules; par les dents des tibias antérieurs qui sont moins
marquées.
J'ai reçu cetinsecte de M. Stevens comme venant du Brésil (Minas Geraës).
J'en ai examiné 12 ex.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 913
36. À. semipunctata, Dej.
37.° À. deleta, Putz. (Mon. 23.)
Maintenant que j'ai eu l'occasion d'examiner de nombreux individus de
l’une et de l’autre de ces espèces, je puis en indiquer les caractères d’une
manière plus précise.
La première est ordinairement d'un vert tres-brillant, quelquefois cui-
vreux, quelquefois brunâtre; le sillon latéral du corselet est d'un bleu
d'acier ; les palpes, la base des antennes et les pattes sont d'un testacé plus
pâle que chez l'A. deleta ; le corselet est plus étroit en avant; les élytres
sont plus étroites, plus allongées ; les dents externes des tibias antérieurs
sont plus longues, et la troisième, quoique petite, est bien distincte.
Cette espèce se trouve plus particulièrement dans les parties méridio-
nales dn Brésil. M. de Chaudoir l'a recue de M. Beske; M. Arechavaleta
me l'a envoyée de Montevideo et M. Burmeister de la Banda orientale.
L’A. deleta est d'une teinte beaucoup plus sombre; le corselet est d'un
noir verdâtre ; les élytres sont d’un cuivreux foncé; elles sont plus larges,
plus courtes, plus convexes que dans l'A. semipunctata; les deux dents des
tibias antérieurs sont notablement plus petites ; à peine distingue-t-on une
légère trace d’une troisième dent au-dessus des autres.
Brésil.
38. À. glabrata, n. sp.
Nigro-viridis nitidissima, elytris aenescentibus ; palpis, antennarum basi pedi-
busque rufo-testaceis. Clypeus anguste marginatus ; vertex laevis, inter oculos sul-
culo arcuato obsolelo transversim impressus. Prothorax transversim subglobosus,
antice leviler angustatus, margine antico truncato. Elytra suboblonga-ovata, pos-
lice angustata, secundum suluram depressa, tripunctata, stria 42 tantum integra,
34 , 42 aique Da in basi ipsa perspicuis, caeteris omnino obsoletis. Tibiae aniicae
sulcatae, extus valide bidentatae.
Long. 7 — El. # — Lat, 3 172 m.
Cette espèce ne peut être confondue avec aucune autre. M. Arechavaleta
m'en a envoyé 9 individus pris par lui à Montevideo.
914 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
41. A. propinqua. n. sp.
Nigro-ænea ; palpis, antennarum basi pedibusque testaceis. Clypeus emarginatus,
alis prominulis subangulatis. Vertex obsoletissime unipunctatus. Prothorax globoso-
subcordatus, antice truncatus. Elytra oblonga, antice modice striata, stris punclis
piliferis grossis distantibus impressis, apice lœvibus ; inlerstitio 5° vix distincte
tripunctato. Tibiæ anticæ extus tridenticulalæ.
Long. 6. — El. 3 172. — Lat, 2 m.
Voisine de l'A. labialis dont elle se distingue aisément par les caractères
suivants : La couleur est plus noire ; les côtés du corselet sont moins arron-
dis ; les élytres sont plus étroites et plus allongées; les stries sont encore
moins profondes et leur ponctuation est plus fine et plus inégale; tous les
points sont pilifères. Le dernier segment abdominal porte cinq points de
chaque côté : trois à la base du segment; les deux autres plus gros au bord
marginal. L’A. Tuspanensis n'en a que quatre de chaque cûté.
Mexique (Oaxaca, mois de mai); rapportée par M. Sallé. Je lai vue
dans plusieurs collections sous le nom que je lui ai conservé.
€. Troisième groupe.
Le troisième groupe ne se compose que de deux espèces qui diffèrent de
celles du groupe précédent par l'absence de tout rebord entre la base du
corselet et les angles postérieurs ; on n’y rencontre qu'une série de gros
points pilifères ; les stries des élytres sont à peine marquées et sont pres-
qu'entièrement remplacées par de gros points enfoncés. Les points qui
occupent le dernier segment de l'abdomen sont plus nombreux, surtout
dans l'A. puncticollis où ils forment trois rangées.
42. ( À. viridis, Say. (Mon. 20).
vicina, Putz. (Mon. 22.) Amér. bor.
43. puncticollis, Dej. (Mon. 21) (1) ibid.
(1) M. Motschulsky m’en a envoyé un ind. sous le nom de D. éantillus, M; un autre sous le nom
de D.oblongulus, M.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 915
G. AspipoGLosa, Putz. Mon. Cliv. p. 108.
1. A. sphærodera, Reiche col., Rev. Zool. 1842, p. 376, n° 47.
Putz. Mon. Cliv. p. 110, n° 2.
Nigra, palpis antennisque testaceis, pedibus brunneis.
Clypeus breviter emarginatus. Prothoracis sulco longitudinali simplici. Elytra
elongato-ovata, convexa, bast oblique truncata, interstitio 3° 5-punctato, 5° 3-punc-
tato. Tibiae anticae minus longe dentatue.
Long. 9 492. — El. 6. — Lat. 3 174 m.
Cette espèce se distingue facilement de toutes les autres, par sa taille plus
grande, l'épaisseur de son corps, sa couleur noire sans aucun reflet bronzé,
l'absence presque complète de tache rougeûtre avant l'extrémité, le sillon
central du corselet qui n’est pas longé par deux autres sillons moins pro-
fonds, et par les dents de ses tibias antérieurs qui sont plus courtes et plus
épaisses.
Venezuela. 4 ind. coll. de Chaudoir. L'un de ces individus est le type de
M. Reiche.
2. À. submetallica, Putz. Mon. cliv. p. 109, n° 1.
Nigra, elytris æneis, palpis, antennis, pedibusque brunneo-testaceis. Clypeus sube-
marginatus, arcuatus. Prothoracis suleus longiludinalis simplex levissimus. Elytra
elongato-oblonga, convexa, basi subrotundata, interstitio 5° 5 vel G-punciato,
D° 5 vel 4-punctato.
Long. 10 192. — El. 6. — Lat. 3 198 m.
J'en ai vu jadis deux individus de Colombie dans les collections Buquet et
Chevrolat. M. de Chaudoir en possède un g' qui est indiqué comme venant
du Venezuela.
3. À. ruficollis, Chaud. (coll.)
Brunnea, elytris æneis nitidis ; antennis, pedibus, maculaque elytrorum apicali
dilatata testaceis.
Clypeus elevato-marginatus, in medio profunde emarginatus ila ul bidentatus
916 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
videatur. Prothoracis sulcus longitudinalis simplex. Elytra elongato-subovata, pos-
tice angustata, basi oblique truncatu, interstiis 5° 5-punctato, 5° bipunctato.
Long 9 492. — El. 6 192. — Lat. 3 m.
Rapporté de l’'Amazone par M. Bates. J'en ai examiné trois individus
dans la collection de M. de Chaudoir.
4. A. pallida, Putz. Mon. cliv. p. 111, n°3.
Colombie.
5. A. subangulata, Chaud. B. M. 1843, p. 738 (Dyschirius).
humeralis, Chaud. ib. p. 737.
fraterna, Putz. Mon. p. 114, n° 40.
vicina, Putz. ib. n° 9.
Nigra, elytris subænescentibus; palpis, antennis, pedibus maculaque elytrorum
ante-apicali subdilatata testaceo-brunneis.
Clypeus marginatus, sinualus velemarginatus. Elytra elongato-subovata, postice
angustata, basi oblique truncata ; interstis 5° atque 5° 7 vel 8-punclalis.
Long. 7 — El. # 19% — Lat, 2 174 m.
Lorsque j'ai écrit ma monographie, je ne possédais qu'une copie incom-
plète du Mémoire de M. de Chaudoir ; je n’ai pas connu la description des
D. subangulatus et kumeralis dont le second ne diffère pas essentiellement
du premier. Mes À. fraterna et vicina ne sont que deux formes d’un seul
et même insecte auquel je restitue le nom que M. de Chaudoir a imposé le
premier.
États-Unis du Sud.
6. A. torrida, Putz. Mon. Cliv. p. 113, n° 7.
Nigra, elytris ænescentibus, palpis, antennis, pedibus maculaque elytrorum ante-
apicali angusta testaceo-rufis.
Clypeus emarginatus. Elytra elongato-ovata, ad humerum apiceque subangustata,
basi rotundala ; interstitio 5° 9-punclato, à° 6-punclato.
Long. 7 — El. & — Lat. 2 178 m.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 247
Les côtés des élytres sont moins parallèles que dans l'A. subangulata, les
épaules et la base sont plus arrondies.
2 ind. venant du Mexique : l'un faisant partie de la collection Gory,
l'autre de la collection Dejean. Le premier a l'épistome moins distinctement
échancré.
7. A. latiuscula. n. sp.
Nigra nitida, elytris subænescentibus, palpis, antennis pedibusque testaceis, ely.
trorum macula postica angusta obscure rubra. Clypeus truncatus. Elytra oblonga
humeris prominulis, basi subrotundata, interstiliis 5° 7-6-punclato, 5° 5-punciato.
Long. 7 492. 9 — El. 4 474. 5 192 — Lat. 2 4/3 m.
Cette espèce est plus large que les autres (sauf les spkærodera, submetal-
lica et ruficollis), peu rétrécie à l'extrémité. Le bord antérieur de l'épis-
tome est tronqué, mais déprimé au milieu ce qui le fait paraître un peu
échancré; les ailes en sont très nettement séparées et leur surface interne
est rugueuse; la carène du vertex est plus prolongée en arrière que chez
l'A. crenata; l'angle huméral est moins saillant et en même temps moins
arrondi que dans cette dernière; la tache postérieure des élytres est d’un
rouge sombre; elle n'occupe que l’espace compris entre les cinquième et
septième intervalles ainsi que le prolongement de ceux-ci jusqu’à l'extrémité.
Brésil. (Minas Geraës). J'en ai examiné 35 individus des deux sexes,
8. À. Mexicana, Chaud. B. M. 1837, n° 7.
Nigra, elytris subænescentibus, palpis, antennis, pedibus maculaque elytrorum
ante-apicali testaceis. Clypeus in medio profunde emarginatus. Elytra elongato-
oblonga, convexa, humeris prominulis, basi rotundata, interstitio 3° 9-punctato,
5° 4-punctato.
Long. 8 — El. 4 — Lat. 2 192 m.
Mexique (Tlacotalpam.) dans la terre au bord de l'eau, au mois de mars.
(Sallé).
9. A. distincta, Chaud. (coll.)
Mexicana, Putz. Mon. p. 113, n° 5.
Nigra, palpis, antennis, pedibus elytrorumque macula ante-apicali brunneo-rufis.
ANNALES SOC, ENTOM,. DE BELGIQUE, T. X. 28
218 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
Clypeus emarginatus. Elytra oblonga, basi rotundata, interstitiès 3° alque 5°
5-punclalis.
Long. 7 1792 — EI. 4 — Lat. 2 172 m.
Diffère de l'A. Mexicana, par la teinte plus rougeûtre de la tache api-
cale, par son épistome moins profondément échancré, par ses élytres plus
courtes, plus arrondies sur les côtés et dont la base est plus régulièrement
arrondie ; par ses tibias dont les dents externes sont un peu moins longues.
Yucatan.
10. A. agnata, (Chaud. coll.)
Nigra, elyiris ænescentibus, palpis, antennis pedibusque testaceis ; elytrorum in-
terstitiis 6° et T° apice fuscis. Clypeus margine elevato subsinuato. Elytra or
basi rotunduta, convexa ; inlerstitio 5° 4-pnaclalo, 5° 2-punctato.
Long. 6 192 — EI. 3 394 — Lat. 2 178 m.
Corselet plus rétréci en avant plus élargi aux angles postérieurs que celui
de l'A. crenata; les élytres sont un peu plus courtes, plus ovales, plus
rétrécies vers les épaules et moins élargies en arrière ; la tache apicale dis-
parait presque complètement, il n'en reste de traces que sur les sixième
et septième intervalles.
Amazone. 5 ind. coll. de Chaudoir.
11. A. crenata, Dej.
Putz. Mon. Cliv. p. 111, n° 4.
Nigra, elytris œnescentibus, palpis, antennis, pedibus maculaque elytrorum
ante-apicali testaceis, Clypeus in medio emarginatus. Elytra oblongo-ovata, postice
anguslala, basi rotundalu, interstilüs 5° atque 5° G-punctatis.
Long. 7 — El. 4 — Lat. 2 192 m.
J'ai fait ma description d’après le type de Dejean qui est originaire de
Cayenne et qui provient de la collection Latreille. Bien que Dejean y ait
joint plus tard, dans sa collection, la plupart des autres Aspidoglossa qu'il
a acquises, c'est d'après ce type que doivent restés fixes les caractères de
l'A. crenata.
Les élytres sont peu arrondies sur les côtés, mais la base l’est parfaite-
ment ; la tache apicale bien développée, est d'un testacé plus clair et moins
rougeâtre que dans la plupart des autres espèces.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 219
La coll. Dejean renferme d’autres individus semblables au premier, venant
les uns, de Cayenne, les autres de Colombie.
12. A. semicrenata, Chaud. B. M. 1843, p. 735.
À. Guadalupensis, Putz. Mon. Cliv. p. 114, n° 8.
Nigra, elylris subænescentibus, palpis, antennis pedibusque brunneo-testaceis,
elytrorum macula subapicali oblonga subrufo-testacea. Clypeus marginatus, sinua-
tus. Elytra oblonga basi rotundata, interstitio 3° 10-punctato, 5° 8-punctato.
Long. 7 172, — EI. &. — Lat. 2 m.
Très voisine de l'A. crenata, mais un peu plus étroite; la tache apicale
est d’un testacé plus rougeâtre; les points sur les troisième et cinquième
intervalles sont beaucoup plus nombreux; l'épistome n'est point échancré
au milieu.
Guadeloupe.
13. A. vulnerata, Putz. Mon. Cliv. p. 115, n° 11.
Nigra, elytris ænescentibus, palpis antennis pedibusque testaceis, elytrorum ma-
cula postica dilatata rufa. Prothorax latior, transversus. Clypeus truncatus, sub-
marginatus. Elytra oblonga, basi rotundata, interstitio 5° 8-punctato, 5° 3-punctato.
Long. 6 39k — El, & — Lat, 2 172 m.
Cuba.
J'ai vu de nouveaux individus de cette espèce. Outre que la tache apicale
est plus rouge que dans la crenata, le corselet est plus court et beaucoup
plus large, les élytres sont plus courtes, plus élargies sur les côtés, leurs
épaules sont un peu moins arrondies, la digitation terminale des tibias an-
térieurs est moins longue et moins arquée.
14. À. comma, Putz. Mon. Cliv. p. 116, n° 13.
Nigra, elytris ænescentibus ; palpis, antennis pedibusque rufo-testaceis. Clypeus
marginatus, in medio arcuatus. Prothorax latior, transversus. Elytra oblongo-
ovala, humeris rotundatis deflexis, interstitio 5° 4-punctato, 5° bipunclato.
Long. 6 192 — EL. 4 374. — Lat. 2 198 m.
Son corselet élargi, ses élytres beaucoup plus ovales et l'absence de tache
apicale la distinguent de l'A. crenata.
290 : RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
Elle diffère de l'A. vulnerata par la forme de ses élytres qui sont beau-
coup plus ovales, plus rétrécies antérieurement, dont la base est plus
déprimée et les épaules encore moins saillantes et plus atténuées ; il ne reste
de la tache apicale qu'une teinte fauve à l'extrémité des sixième, septième et
huitième intervalles ; la digitation terminale des tibias antérieurs est un peu
plus arquée.
Nouvelle-Grenade. 4 ind. coll. de Chaudoir.
15. A. rivalis, Putz. Mon. Cliv. p. 113, n° 6.
Nigra, elytris aeneis : palpis, antennis, pedibus, elylrorumque macula ante-apicali
teslaceis. Clypeus truncatus. Elytra oblonga, basi rotundata, interstiliis 5 el 5°
4-punctalis.
Long. 6 — El. 3 192 — Lat. 2 198 m.
Les élytres sont beaucoup plus courtes que celles de la crenata et de la
vulnerata et moins rétrécies à l'extrémité. Elles sont moins ovales et ont les’
épaules moins rétrécies que celles de l'A. comma. Son corselet se rapproche
d’ailleurs de celui de la crenata.
Colombie et Brésil. La coll. Dejean en renferme un ind. rapporté de
Carthagène par Lebas.
16. A. curta, Chaud. (coll.)
Nigra, elytris subæneis, palpis, antennis, pedibus elytrorumque macula postica
testaceis. Clypeus emarginatus. Elytra oblongo-ovata, basi rotundata, interslilio
3° 5-punctato, 5° 4-punctato.
Long. 6. — El. 3 — Lat. 1 23 m.
Le corselet est plus large que celui de l'A. striatipennis, les élytres sont
un plus allongées, plus étroites, leurs épaules moins déprimées; l’épistome
est fortement échancré. Les impressions du vertex sont bien marquées et
les dents externes des tibias antérieurs sont un peu plus longues.
Elle se rapproche davantage de la rivalis, mais elle est un peu plus
courte et son corselet est plus large.
Nicaragua. 2 ind. coll. de Chaudoir.
17. A. striatipennis, Gory (Ann. S. Ent. Fr. 1833, p. 210).
Cayennensis, Putz. Mon. cliv. p. 115, n° 12.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 991
Nigra, elytris ænescentibus, palpis, antennis, pedibus elytrorumque apice testa-
ceis. Clypeus sublruncatus. Elytra oblongo-ovata, basi rotundata subdeflexa, inter-
stilio 5° 4-punctalo; 5° bi-aut nulli-punciato.
Long. 5 492 — El. 3 — Lat. 1 78 m.
Plus courte que les espèces précédentes, plus ovale; la tache apicale des
élytres n'est pas distincte, ou plutôt ce n’est que l'extrémité des élytres qui
est d’un testacé plus ou moins rougeâtre. L'épistome est assez fortement re-
bordé, un peu cintré. Les impressions du vertex sont peu marquées.
J'ai comparé dans la coll. de M. de Chaudoir le type de Gory et l'indi-
vidu de la coll. Dejean que j'ai décrit dans ma monographie.
Cayenne.
18. A. intermedia, Dei.
Putz. Mon. p. 118, n° 16.
Cette espèce parait être assez répandue vers la latitude de Buenos-Ayres.
M. Arechavaleta m'en à envoyé plusieurs individus pris par lui à Montevi-
deo et M. de Chaudoir en possède cinq venant des Pampas.
19. A. œrata, Putz. Mon. p. 117, n° 15.
Antilles.
20, A. cribrata, Putz. Mon. p. 116, n° 14.
Bahia, Surinam.
M. de Chaudoir en possède 2 ex. entre autres le type provenant de la
coll. Reiche.
21. A. collaris, n. sp.
Long. # — El. 2 174 — Lat. 1 43 m.
D'un testacé rougeätre, élytres brunes avec un reflet métallique, la
suture et le bord externe testacés. Les palpes, les antennes et la tète sont
semblables à ceux de la cribrala, mais les yeux sont moins proéminents.
Le corselet est plus arrondi sur les côtés, moins dilaté en arrière; les
élytres sont semblables, les points des stries externes sont un peu plus gros;
les dents externes des tibias antérieurs sont plus épaisses ; les articles des
tarses sont plus larges et plus triangulaires.
Brésil. (Minas-Geraës). 1 ind. (coll. de Chaudoir).
2929 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
G. ScxizoGenius. Putz. Mon. Cliv. p. 131.
Depuis vingt ans que ce genre a été établi, le nombre des espèces a pres-
que triplé; quelques unes d'entre elles présentent des formes que n’of-
fraient pas les espèces qui ont été connues les premières.
La modification la plus importante est celle que M. Leconte a constatée
dans un insecte de Californie (#8. crenulatus, Lec.) Le menton est
dépourvu de la dent centrale et les lobes latéraux, au lieu d’être échancrés
obliquement, sont tronqués à leur sommet.
En général, le corselet porte, de chaque côté un sillon recourbé à sa
base ; dans une espèce du Brésil (V-sulcatus, Putz. exaratus, Putz.) il
existe un second sillon pluscourt, situé entre le premier et le bord marginal ;
dans deux autres espèces, tous les sillons ont disparu sauf celui du milieu.
Les rangées de points ordinaires disposées sur les troisième, cinquième
et septième intervalle se réduisent dans quelques espèces nouvelles, soit en
ce qu’elles n’affectent que les troisième et cinquième intervalles ou bien seu-
lement le troisième, soit en ce que le nombre des points diminue.
Enfin, dans une espèce de Californie (p/wripunctatus, Lec.) les stries ne
sont nullement ponctuées tandis que les intervalles sont munis de points
nombreux. Quel que soit l'intérèt que présentent ces modifications, on n’en
peut tirer que des caractères spécifiques assez accessoires, car elles ne sem-
blent pas accompagner des modifications de quelqu'importance dans la
forme générale.
Dans le plus grand nombre des espèces connues, les élytres sont aplaties
au dessus, presque cylindriques, s'élargissant un peu après le milieu et se
rétrécissant plus ou moins vers l'extrémité; leurs intervalles sont plans,
convexes ou relevés en côtes saillantes.
Le corselet est tantôt fortement rétréci à sa base, tantôt élargi comme
dans les Dyschirius (1).
C'est en tenant compte de ces circonstances que l’on peut grouper les
espèces de la manière la plus naturelle.
1. dyschirioides, Putz. Post. p. 28. Amazone.
2. strigicollis, Putz. Mon. p. 132. Colombie.
3. canaliculatus, Putz. M. p. 133. Cayenne.
4. Trugii, Putz. n. sp. (v. infra). Mexique.
(1) La carène centrale du prosternum est extrêmement rétrécie entre les hanches : la pointe est assez
étroite et convexe.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
. capitalis, Putz. Post. p. 25.
. pluripunctatus, Lec. (v. infra).
. I V-punctatus, Putz. n. sp. (v. infra).
. Arechavaletæ, Putz. n. sp. (v. infra).
. tristriatus, Putz. M. p. 133.
var. longipennis, Chaud. coll. (v. infra).
. lineolatus, Say (sulcifrons, Putz. M. 34).
. Sulcutulus, Putz. M. p. 134.
. Sallei, Putz. n. sp. (v. infra).
. Sellatus, Putz. n. sp. (v. infra).
. impressicollis, Putz. M. p. 133.
. gracilis, Putz. M. p. 135.
. amphibius, Hald. (frontalis, Lec.)
. planulatus, Lec. New. sp. (1863) p. 5, 12.
. depressus, Lec. À. L. V. (1851) n° 4, p. 197, I.
. Jerrugineus, Putz. M. p. 135, (sulcatus Lec).
. clivinoides, Putz. n. sp. (v. infra).
. basalis, Putz. n. sp. (v. infra).
. apicalis, Putz. Post. p. 25.
. angqusticollis, n. sp. (v. infra).
. V-sulcatus, Putz. P. p. 26 (exaratus, Putz.)
. crenulatus, Lec. À. L. V. n° 4, 197, 4.
22
N. Grenade.
Californie,
Parana.
Montevideo.
Mexique.
N.:York.
Colombie.
Texas.
N. Grenade.
Colombie.
Cayenne.
N. York.
NWork:
Californie.
N. York.
Pampas.
Montevideo.
Brésil,
Montevideo.
Amazone.
Californie.
Le tableau ci-après pourra faciliter la détermination des espèces :
Menton sans dent, lobes latéraux tronqués.
Menton denté, lobes latéraux échancrés.
I. Corselet uni sillonné de chaque côté.
À.
Stries ponctuées.
a.) 3°, 5° et 7° intervalles 5-15 ponctués.
a. Elytres convexes.
(24) crenulatus.
strigicollis.
5) canaliculatus.
3) gracilis.
(4) Trugü.
224 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
b. Elytres plus ou moins planes.
* Noires ou couleur de poix, plus ou moins bronzées.
+ Carènes centrales du vertex parallèles.
— Corselet noir (9) éristriatus.
— Corselet brun. (10) lineolatus.
TT Carènes centrales du vertex divergeant en arrière.
«) Angles antérieurs du corselet un peu saillants en
avant. — Antennes testacées.
Elytres rougeätres à l'extrémité. (22) apicalis.
— — la base. (21) basalis.
£) Angles antérieurs du corselet très arrondis et
déprimés. Antennes brunes. (3) capitalis.
* ferrugineuses. (16) amphibius.
(17) planulatus.
(18) depressus.
(12) Sallei.
(19) ferrugineus.
b.) 3°, 5° et 7° intervalles 4-ponctués. (11) sulcatulus.
+ Intervalles formant des côtes. (14) impressicollis.
tt Intervalles simplement convexes. (15) sellatus.
c.) 3° et 5° intervalle 3-ponctués. (8) Arechevalete.
d.) — — 6 — (23) angusticollis.
3° intervalle 4-ponctué. (7) Z V-punctatus.
B.
Stries non ponctuées, intervalles ponctués.
(6) pluripunctatus.
II. Corselet bisillonné de chaque côté. (25) V-sulcatus.
III. Corselet non sillonné.
Elytres ovales allongées (1) dyschirioides.
Elytres allongées cylindriques. (20) clivinoides.
4. S. Truquii, n. sp.
Niger, palpis, antennis, pedibus elytrorumque margine apiceque rufis. Clypeus
tricornis, cornu medio minore; vertex plurisulcatus, sulcis ultra oculos abbrevials ;
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 995.
Occiput crebre grosseque punclatum. Prothorax convexus subquadratus, sulco fere
reclo perlongo utrinque instructus. Elytra subcylindrica, postice angustata, con-
vexa, profunde siriata, striis e basi ultra medium usque punctatis, interstitiis
9°, 0° 70 que 12-punctatis.
Long. 4 192 — EI. 3 194 — Lat. 4 174 m.
Cette espèce est facile à distinguer par la convexité de ses élytres et par
la longueur des sillons placés de chaque côté du corselet,
La dent centrale de l’épistome est plus courte que les dents latérales; les
carènes latérales du vertex ne s'étendent pas au-delà des yeux; celles du
centre divergent légèrement en arrière. Le corselet est plus étroit que chez
le 5. lineolalus, moins rétréci en avant et plus convexe que chez le Sallei ;
les sillons latéraux (au moins chez l'un des individus que j'ai sous les yeux)
se prolongent presque jusqu'au sillon transversal antérieur; celui-ei est à
peine distinct à ses deux extrémités. Les élytres sont presque cylindriques,
rétrécies seulement vers l'extrémité; leur surface n’est nullement plane
(comme dans les Zineolatus, Sallei, ete.) mais convexes ; les troisième, cin-
quième et septième intervalles portent chacun une ligne d’une douzaine de
gros points pilifères, Les dents externes des tibias antérieurs sont grèles et
longues comme dans le #. S'allei.
Je n’en ai vu que deux individus rapportés du Mexique par M. Truqui et
communiqués par M. Fry qui a bien voulu m'en donner un.
6. S. pluripunctatus, Lec. À. L. V. n° 4, p. 197, 3.
Cette espèce, qui a été trouvée en Californie, le long du Rio-Colorado,
est parfaitement distincte de toutes les autres par ses stries imponctuées,
tandis que les intervalles trois, cinq et sept sont occupés par une série de
quatorze à quinze gros points émettant chacun un gros poil blanchâtre. Les
élytres sont très rétrécies à l'extrémité.
Le S. simpleæ Lec. (A. L. V. n° 4, p. 197, 2) n’est qu'une assez légère
variété du plwripunctatus. Voy. Lec. Proc. Phil. 1857, p. 82.
1 ind. (coll. de Chaudoir).
7. S. quadripunctatus, n. sp.
Niger, elytris prothoraceque viridi-aeneis; palpis, antennis pedibusque piceo-
fulvis. Clypeus tricornis. Vertex plurisulcatus, sulcis mediis postice paulo divergen-
ANNALES SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. X. 29
2926 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
tibus. Occiput punctatum. Prothorax convexus subquadratus, sulco arcuato utrinque
instructus. Elytra oblongo-cylindrica, profunde striata, striis e basi ullra medium
punctatis, interstitio 5° quadripunctato.
Long. 6 174. — El. 3 192. — Lat. 2 m.
Il se distingue au premier coup d'œil en ce que le troisième intervalle
seul est marqué de quatre points.
L'insecte est d’un noir brillant ; le corselet et les élytres sont d’un vert
foncé avec quelques reflets cuivreux.
Les palpes, les antennes et les pattes, le rebord inférieur des élytres et
l'extrémité du dernier segment abdominal sont d’un fauve un peu obscur.
La base des cuisses, surtout des cuisses antérieures, est d’un brun noirûtre;
les antennes, qui grossissent à peine vers l'extrémité, atteignent les angles
postérieurs du corselet.
La tête est conformée comme dans les autres espèces ; l'épistome porte
trois dents saillantes d’égale longueur; de celle du milieu part une double
carène divergente. Le vertex, séparé de l’épistome par un sillon transversal,
porte lui-même, de chaque côté, quatre carènes dont les plus longues sont
celles du milieu; l'espace entre ces dernières s’élargit légèrement en
arrière. L'occiput est fortement ponctué. Le corselet est convexe, presque
carré, rétréci en avant; sa base est obliquement prolongée après les angles
postérieurs qui sont marqués par une petite dent obtuse; le bord antérieur
est coupé droit; les angles antérieurs sont droits avec l'extrémité obtuse.
Les sillons antérieur, postérieur et longitudinal sont bien marqués. Des
deux côtés de la base, on voit une impression formant d’abord un crochet et
s'élevant ensuite jusque vers le milieu du corselet. Une autre impression
beaucoup moins nette, prend naissance près des angles antérieurs et descend
obliquement jusqu’au quart du corselet. Le bord marginal, longé par un
sillon profond, paraît fortement relevé.
Les élytres sont allongées, à côtés parallèles, avec l'extrémité un peu
rétrécie et nullement sinuée. La base est arrondie, bien qu'elle s'élève un
peu à la naissance de la troisième strie.
Les stries sont bien marquées dans toute leur étendue, mais les points
dont elles sont imprimées disparaissent assez brusquement après le milieu ;
les intervalles ne sont relevés qu'à la base; le troisième porte quatre gros
points situés à égale distance les uns des autres.
Les tibias antérieurs sont larges et portent extérieurement deux longues
digitations au dessus desquelles on voit une grosse dent obtuse.
M. Burmeister m'a communiqué un ind. Œ pris par lui en avril le long
du Parana.
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 2er7
8. S. Arechavaletæ, n. sp.
Niger, prothorace elylrisque viridi-æneis, in dorso cuprascentibus, fusco-margi-
natis, palpis, antennis, pedibus, prothoracisque episternis fuscis. Clypeus tricornis,
cornu medio leviter retraclo; vertex ulrinque quadrisulcatus, sulcis paulo ultra
oculos porrectis, duobus mediis elevatioribus, postice divergentibus, omnium inter-
stiliis rugosis; occiput dense punclatum. Prothorax transversim subquadratus,
antice leviter angustatus, angulis anticis porrectis ; sulco medio integro profundo,
sulcis lateralibus dimidiatis incurvis. Elytra in medio plana, elongato-oblonga,
punctalo-striata, interstitiis 5° alque 5° tripuncltatis.
Long. 5 (3 594) — El. 3 374 (2) — Lat. 1 192 (1 178) m.
Le corps en dessous, et la tête, sont noirs; le corselet et les élytres sont
d’un bronzé verdâtre un peu obscur avec des reflets cuivreux vers la base
du corselet et sur le milieu des élytres. Le corselet et les élytres sont fine-
ment rebordés de fauve ; en dessous, les côtés du corselet et les deux derniers
segments de l'abdomen sont de la même teinte. Les carènes centrales du
vertex divergent un peu en arrière; les intervalles de toutes sont très
rugueux ; l’occiput est fortement ponctué comme dans la plupart des autres
espèces. Le corselet est assez court, convexe surtout en arrière, un peu
rétréci vers les angles antérieurs qui sont distinctement saillants en avant;
toute la surface porte des rides assez marquées; vers les angles antérieurs,
on remarque une dépression peu profonde qui ne s'étend pas au delà du
premier quart du corselet.
Les élytres sont oblongues, allongées, un peu plus étroites à l'extrémité
que vers les épaules qui sont arrondies; le rebord de la base est marqué
jusqu'à l'écusson, mais interrompu vers la naissance des premières stries.
Les stries sont profondes, leur ponctuation est peu distincte; les troisième et
cinquième intervalles portent trois points pilifères.
Comme on a pu le remarquer par les dimensions données ci-dessus, la
taille de cet insecte est assez variable,
M. Arechavaleta a rencontré ce Schizogenius sur les bords de la rivière
de Ste-Lucie, au nord de Montevideo.
9. S. tristriatus, Putz.
Var. longipennis, Chd.
La collection de M. de Chaudoir renferme, sous ce nom, trois individus
qui ont été rapportés du Mexique en même temps que le &. éristrialus.
2928 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
Ilsont beaucoupderapportsavec celui-ci, mais ils en different par lataille
un peu plus grande, par la longueur notablement plus grande des élytres qui
sont en même temps plus cylindriques, moins rétrécies à l'extrémité et dont
la couleur est un vert foncé tandis que dans le S!. éristriatus, elles paraissent
toujours être noires, quelquefois avec un reflet bleuûtre.
Le corselet est un peu plus étroit et moins élargi aux angles postérieurs.
Bien que M. de Chaudoir lui-même doute que ces insectes constituent
une espèce, je pense qu'il est prudent de laisser la question en suspens
jusqu’à ce que l’on ait pu étudier un plus grand nombre d'individus.
10. S. linevlatus, Say.
Souvent les élytres sont d’un noir bronzé. Ce sont des individus de cette
couleur, un peu plus étroits et ayant en outre les deux silions du corselet
plus prolongés, que M. de Chaudoir a séparés dans sa collection sous le
nom de S, æ@ncipennis.
12. S. Sallei, n. sp.
Brunneus, clypei carina duplex basi elevatior; verticis carinæ duæ centrales
parallele. Prothorax oblongo-quadratus, basi apiceque angustatus, trisulcalus,
carina marginali instructus. Elytra cylindrica, plana, punctato-striata, apice
simpliciler striata, interstitiis 5°, 5°, T° septempunctatis. Tibiæ anticæ extus bidi-
gitatæ denteque superiore armatæ.
Long. 5 174 — El. 2 374 — Lat. 1 m.
Il diffère de tristriatus et du capitalis par sa couleur, par ses élytres
plus étroites, plus parallèles, plus planes, moins fortement ponctuées; son
corselet est plus allongé et plus étroit; les deux carènes divergentes situées
en arrière de l’épistome sont aussi élevées à la base que chez le 5. capitalis;
les deux carènes centrales sont complètement parallèles, les digitations et
dentelures des tibias antérieurs sont plus longues.
Reçu du Texas par M. Sallé. 4 ind. coll. de Chaudoir et Putzeys.
13: $. sellatus, n. sp.
Niger, antennis pedibusque brunneis, prothorace cupreo-æneo-micante ; elytris
rufo-æneis, plaga nigra ovala in medio maculatis, margine ænescente. Prothorax
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 299
subquadratus, antice angustatus, basi parum prolongatus. Elytra elongata, subcy-
lindrica, profunde punctato-striata,interstitiis conveæis, 5°, 5° atque 7° 4-punctalis.
Long. 4 192. — El. 2. — Lat. 4 174 m.
Cette espèce est assez voisine du #', impressicollis, mais elle en est
cependant bien distincte par ses élytres plus allongées, plus étroites et plus
cylindriques, et dont les intervalles, surtout les premiers, Sont plus larges
et moins carénés; par sa coloration (qui n’est peut-être pas bien constante)
et surtout pas une tache noire oblongue qui en occupe le milieu; par son
corselet moins transversal, plus carré, à peine légèrement rétréci en avant
et dont les sillons s’affaiblissent en avant au lieu de se terminer brusque-
ment. Le sillon central de la tête n'est pas prolongé jusqu’à l’épistome où la
dent centrale fait défaut. Ce dernier caractère est tellement peu en harmo-
nie avec l'organisation de toutes les espèces du genre que je ne suis pas
éloigné de croire à une anomalie individuelle.
Caracas. 1 ind. coll. de Chaudoir.
Je n’ai pas vu un seul individu en bon état des S. impressicollis et
sellatus.
20. $. clivinoides, n. sp.
Brunneo-testaceus, elytris apice pallidioribus. Clypeus tricornis, dente medio
retracto. Vertex utrinque pluri sulcatus, in medio oblonge‘foveolatus ; occiput poslice
dense punctulatus. Prothorax quadratus, basi utrinque breviter impressus. Ebytra
elongata cylindrica, postice leviter angustata, punctato-striala, interstitio 5° bi-
punctato. Tibiæ anticæ extus tridentatæ, dente inferiore digitiformi.
Long. 5 — El. 3 — Lat. 1 194 m.
Brun, d'un brun testacé sur la moitié postérieure des élytres et sur les
jambes postérieures. Il a tout à fait l'aspect d’une Clivine.
Les mandibules sont assez courtes et épaisses. L’épistome, tridenté, a la
dent du milieu moins avancée que les autres; elle se prolonge en arrière en
une carène étroite qui se subdivise en deux autres, arquées et très écartées
l'une de l'autre.
Le milieu du vertex porte un sillon beaucoup plus large que dans la
plupart des autres espèces (excepté dans le dyschirioides) ; au centre, on y
remarque une fossette irrégulière et peu profonde.
Les carènes latérales sont divergentes, courtes et ne dépassent pas les
yeux.
230 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
Toute la partie postérieure de la tête est couverte d’une ponctuation
serrée et assez inégale.
Le corselet est carré ; ses côtés sont presque droits, légèrement arrondis
vers les angles antérieurs; le bord antérieur est très peu échancré et les
côtés de la base sont prolongés comme dans la plupart des Clivines. La
surface est convexe, très déprimée le long des bords latéraux. Les sillons,
central et antérieur, sont bien marqués.
Les élytres sont très longues (près de trois fois aussi longues que le
corselet), presque cylindriques, faiblement rétrécies dans leur moitié posté-
rieure, un peu planes seulement sur leur surface antérieure; profondément
striées-ponctuées; les points ne disparaissent qu'à l'extrémité ; le troisième
intervalle est bi-ponctué. Les cuisses antérieures sont un peu plus épaisses
que chez le S. sérigicollis.
Pampas. 1 ind. dans la coll. de M. de Chaudoir qui l'a acquis de
M. Germain.
21. S. basalis, n. sp.
Piceo-æneus, palpis, antennis, elytrorum basi pedibusque fuscis, Clypeus tricornis,
cornu medio leviter retracto; vertex utrinque quadrisulcatus, sulcis ultra oculos
porrectis, sulcis duobus inediis elevatioribus, posticedivergentibus; occiput vix
punctulatum. Prothorax convexus subquadratus, antice leviter angustatus, angulis
anticis porrectis, sulco medio integro profundo, sulcis lateralibus dimidiatis incur-
vis. Elytra subcylindrica, postice angustata,vix convexa, unte medium transversim
deplanata, profunde striata, striis e basi ultra medium usque distincte punctulatis,
intersliliis 5°, D° 7098 multipunctatis.
Long. & 192 — El. 3 174 — Lat. 1 1794 m.
La tête et la base des élytres sont d’un brun plus ou moins clair; le
corselet est d'un noir bronzé, avec des reflets verts et cuivreux vers la base.
Les trois dents de l'épistome sont très saillantes, mais celle du milieu est un
peu moins avancée que les deux latérales. Les carènes de l’épistome sont
assez courtes, bien que dépassant la partie postérieure des yeux; leurs
intervalles sont lisses; les deux carènes du centre, plus élevées que les
autres, divergent en arrière. L'occiput, ordinairement très fortement et très
densément ponctué dans les espèces du genre, est ici, à peine parsemé de
quelque petits points. Le corselet, un peu plus court que large, se rétrécit
un peu vers le bord antérieur; les côtés sont très peu arqués, si ce n'est
vers les angles antérieurs qui forment une légère saillie en avant. La surface
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES 9231
est convexe. Le sillon longitudinal atteint les deux extrémités; il est très
profond vers la base; de chaque côté, on remarque un second sillon égale-
ment profond, qui ne touche point la base et s'élève obliquement jusque
vers la moitié de la hauteur du corselet ; le bord marginal est longé par un
autre sillon qui s'étend depuis les angles postérieurs jusqu'aux angles
antérieurs.
Les élytres sont subcylindriques, atténuées à l'extrémité, tronquées à la
base, avec les épaules arrondies (bien qu’on y remarque une légère saillie),
planes un peu avant le milieu, profondément striées dans toute leur éten-
due; les points des stries disparaissent peine vers l'extrémité; les inter-
valles 3°, 5° et 7° portent chacun contre les stries, une rangée de 12 à 14
gros points pilifères.
La couleur générale des élytres est un brun plus ou moins mélangé de
ferrugineux; mais le tiers de la base est entièrement de cette dernière
teinte, excepté sur la suture.
Chacnn des segments de l'abdomen porte, de chaque côté, un gros point
pilifère ; le segment abdominal porte, en outre, deux points semblables de
chaque côté del’anus.
Je ne connais qu'un seul individu de cette espèce. Il a été pris par
M. Arechavaleta le long de la rivière de Ste-Lucie à 12 lieues au nord de
Montevideo.
23. S. angusticollis, n. sp.
Niger, nitidus, elytris ænescentibus, palpis, antennis pedibusque piceo-rufis.
Clypeus tricornis, cornu medio leviter retraclo. Vertex utrinque quadrisulcatus,
sulcis ultra oculos porrectis, duobus mediis elevatioribus, postice divergentibus,
interstitiès lœvigalis; occiput punctulatum. Prothorax subquadratus, lateribus fere
reciis, ad angulos anticos subprominulos vix angustatus ; sulco medio integro. pro-
fundo, sulcis lateralibus longis incurvis. Elytra elongato-oblonga, ante apicem
angustata, in stris grosse punclala, interstitiis 5° atque 5° quinque vel sexpunctalis.
Long. 4. — El. 2 — Lat. 1 174 m.
Cet insecte, dont je n'ai vu qu’un seul individu, à été trouvé avec le
S. Arechavaletæ. I] est de la taille des plus petits individus de cette espèce
dont il diffère, indépendamment de la coloration, par les yeux un peu moins
saillants, l'occiput beaucoup plus vaguement ponctué, le corselet notable-
ment plus long, plus étroit, moins arrondi sur les côtés, moins convexe,
moins ridé, et dont les sillons latéraux sont plus longs et moins obliques;
9232 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
par ses élytres plus planes et dont les côtés, plus droits dans leur première
moitié, sont beaucoup plus rétrécies dans leur seconde; les stries sont beau-
coup plus fortement ponctuées et les points pilifères des troisième et cin-
quième intervalles sont au nombre de cinq ou de six.
Montevideo (Santa-Lucia). Trouvé par M. Arechavaleta.
24. S. quinque sulcatus, Putz.
S. exaratus, Putz.
Je doute que ces deux insectes puissent être séparés. J'en ai vu un
troisième que je crois devoir également v réunir bien qu’il soit un peu
plus allongé et que le dernier quart des élytres soit entièrement d’un
brun testacé.
Tous les trois viennent du Brésil.
Hocoprizus, n. gen.
Menti lobi laterales angusti, acute ovati ; dens medius brevior.
Ligula apice truncata.
Maxille angustæ, curvatæ, acutæ.
Palpi articulo ultimo longo, acuto. Palporum maxillarium articulus 518 brevis.
Mandibulæ angustæ, planatæ, subreclæ, apice curvateæ.
Antennæ ab articulo 6° moniliformes ; articulus 2% 5° duplo longior, 3% cœæte-
ris angustior.
Clypeus latus alæque simul fere rotundati.
Oculi magni, ovati, haud prominuli.
Prothoraæx transversus, basi prolongata, marginibus grosse serratis.
Tarsi antici ari° 1° longissimo, clavato, 2, 5°, 4° lalis transversis, ° elongato-
quadrato.
Unguiculi tenues, paronychio vix perspicuo.
Sous bien des rapports, l'unique espèce de ce genre a de l’analogie avec
le genre Solenogenys ; mais le développement des tarses antérieurs, la forme
des palpes, la longueur du troisième article des antennes, les mandibules
analogues à celles des Ardistomis etc. l'en éloignent réellement.
19
O1
O1
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
H. serratus, n. sp.
Dilute brunneus, vertice, prothoracis lateribus, elytrorumque interstitiis duobus
primis striaque secunda piceis, palpis antennisque testacers.
Long. 2 394 — El. 1 192 — Lat. 1 m.
Le labre n'est pas distinct. L’épistome est large, tronqué, uni à ses ailes
qui sont sur la même ligne, sub-tronquées obliquement sur les côtés. Les
grandes ailes sont presque aussi avancées que les yeux qui sont couverts
en arrière por le tubercule post-oculaire. Toute la tête est très fortement
chagrinée ; un sillon transversal, peu apparent, sépare le vertex de l'éléva-
tion antérieure.
Le corselet est un peu plus large que la tête, fortement transversal avec
la base très prolongée ; il est plan en dessus. Le bord antérieur est large-
ment échancré; les angles antérieurs sont saillants; les côtés sont presque
droits, fortement dentelés en scie ; aux angles postérieurs on remarque deux
dentelures beaucoup plus fortes que les autres et deux petites sur les côtés
de la base. Toute la surface est fortement chagrinée comme la tête. Le long
des côtés règne une carène élevée et presque tuberculée; le sillon longitu-
dinal est large ; on ne distingue pas de sillon transversal.
Les élytres sont presque de la largeur du corselet, subcylindriques, mais
peu convexes; les épaules sont très relevées, très arrondies, finement den-
telées de même que tout le bord externe des élytres qui est très relevé.
Les stries sont très larges, mais peu profondes, fovéolées plutôt que ponc-
tuées; les intervalles forment de petites carènes.
Les pattes sont très finement chagrinées, peu larges ; les tibias antérieurs,
sillonnés en dessus, ont une digitation terminale externe plus que deux fois
aussi longue que l'épine terminale interne, et extérieurement deux dents,
toutes les deux aiguës et dont l'inférieure est aussi longue que la moitié de
la digitation terminale. Les tibias intermédiaires n’ont pas d'éperon exté-
rieurement, mais ils sont légèrement épineux vers leur partie inférieure.
En dessous, le corselet est chagriné ; l'abdomen est fortement ponctué. Le
dernier segment ne porte qu’un seul point pilifère de chaque côté de l'anus.
Amazone. Lind. coll. de Chaudoir.
J'ai décrit le corselet plutôt d’après son apparence que d’après ce qu'il
est en effet. Il est évident que la carène interne est le véritable rebord du
corselet lequel est réellement cordiforme ; la partie dentelée n’est qu'une
saillie du dessous.
ANNALES SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. X. 30
2354 DIVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
ADDITION AU GENRE DYSCHIRIUS.
3bis D. Tournieri, n. sp.
Nigro-æneus ; prothorax transversim globosus, margine laterali antice tantum
perspicuo. Elytra oblongo-ovata, humeris prominulis, striato-punctata, basi, latere
apiceque lævia, basi ante striam 14% foveolata, interstitio 3° tripunctato. Tibiæ
anticæ extus bidenticulatæ.
Long. 2 34 — El. 1 192 — Lat. 1 m.
La tète, le corselet et les pattes sont conformés comme dans le 2. globo-
sus ; mais les élytres ont une forme analogue à celle du D. æneus; au lieu
d'être, comme chez le globosus, en ovale court et régulier, elles présentent
un ovale plus allongé, un peu plus étroit à l'extrémité qu’à la base et dont
la plus grande largeur est un peu au dessus du milieu; les épaules sont tout
aussi saillantes que chez l'eneus. Les stries sont disposées comme chez le
globosus, mais le point préscutellaire est moins nettement isolé de la pre-
mière strie. |
La coloration est un peu plus bronzée que dans cette dernière espèce.
Le D. Tournieri ne peut pas être confondu avec le rwfipes; chez ce
dernier le corselet est plus étroit, les élytres n’ont pas les épaules saïllantes,
le point préscutellaire manque, les pattes sont autrement colorées, etc.
M. Tournier de Genève m'a envoyé plusieurs individus de cette espèce
qu'il a récoltés au sommet du Reculet (environ 6,400 pieds), point le plus
élevé du Jura. Ils se trouvaient dans des bouses de vaches desséchées, sur
des pâturages qui n’ont un peu d'humidité que lors de la fonte des neiges.
TABLE DES
nes pag.
ANCUSMP EC el ice 197
DICOrnUIUS PEL RER ENS 2, 198
dePrESSrONS PER NCTeLe BRUN)
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ANNON AMP MEME MERS PE NU 2100207
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AUNIPENNIS MP MEN EM ECU 9 202
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BrasiliensiS APP TEN SS Er 22 908
DEVIS DINAN LA Et nt 120207
CCG QUI 6 Aie RP PAR ILE Tr RL US 31 210
CONS ÉNIC LADA PANNE NPANANELe LENS 25 208
CONMEX A MES UE CANNES TEEN 8 202
CURE AU SR een nEn nn 1% 205
CYaDEOLiMhA A NP REMONTER 34 211
CIE LADA RTE AS re nr 37 213
AL Eat AURA a 28 208
dysChirioides PAC Ne 18 206
elongatula PAS ER EE NCILe 26 208
FASCIO TA TA MP ARRET RATE ee 1 201
H'avIDes DE Me PANNE 33 210
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DæMONrD EAP NN IEEE 20 207
MATIÈRES
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12
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RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
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CHUCIAE A DE MEN ee Ne Le 96
CHUTANS APM UNIT TE EM 138
curvidens, Laf. (G. Scolyptus). . .
cylindrica, Dej.(G. Dyschir.). . .
dentifemorata, Pr ec 133
dentipes Deja een EN 140
Aeplana ta MP ENONCE 174
digitata, Dej. (G. Dyschir.). . . . .
d'UIPENDIS MB AC EME ES 117
dinidiatan PM MENU EU 166
AISSIMIIS MP MST ele 136
distiema rl eee een T. 93
AIVATICALASAPA CARE NES 33
DÜUMONN UNS EME ANTENNES 25
dyschiria, Bon. (G. Dyschir.) . . .
CleBanS RENE DA LEE 154
elongatas Chaude PEN Le 151
Ahbr. (G. Dyschir.) . .
Rand. (Randalli, Lec.) 177
elongatula Nietn= PAS 34
CDOIDDIA TA NE MEME PERTE 164
QRYEDTODUS MBA RE Tee 121
ENVUNTODYE NP Re 65
EUphrAtICAMP AE ACC LE 26
exXÉENSICONIS PATES UMRULE 23
faSCIA ta IP eee Las verre 415
feMOralI SPAS EE, RTE 47
fenreas elec re Paulette E 112
SSIPES ALP ANNE AE An 150
flavipes, Dej. (G. Ardist.). . . . .
LOSSITONS IP NN EE 86
fOSSOT ML IN A ven Le ee MINEr 14
foveice ps MP MARNE RME 48
fOVEICONIS MP EN R ENE 57
nes
foveilabris, P. (G. Climax). . . . .
frontalis, Lec. (G. Schizog.) . . . .
fulvaster, Motsch. Cat. Ceyl. p. 7.
fulvipes, Dej. (G. Dyschir.). . . .
fUSCICONRIS MP EM NENTOUTEES 89
fUSCIDES PPS MEL Nr 89
GorgianaLec ee AR UUR Te 140
gibba, Fab. (G. Dyschir.) . . . ..
gigantea, Boh. (G. Bohemannia). .
globosa, Herbst. (G. Dyschir.) .
globulosa, Say. (G. Dyschir) . . .
LONIOStOMAN Re eee leur ele 40
gracilis, Heer. (G. Dyschir.). . .
Sans DE) PME Ne 1
hæmorrhoidalis, Dej. (G. Dyschir.)
Helferi PARNENS OP EEt EE 4%
héterosenas PM TRE ee 172
NU ATIS MEET 1-00
DumMETAlS APE EMA EU 41
RVATO DICAS PERRET 30
impressifrons,VLec. £U Tu r 20
inœqualis APE PR NT EE 94
INAICA NP D eee MIE CAE 6
In fUSCAtIMGRAUT ARENA NET 16
InSUlATIS TE DUVA RAR °111
intermedia, Dej. (G. Aspidogl.). .
JaVaNnICA PSC SEE NE Le 37
JUVENIS ES PAP ESPN PANNE AR EATe 459
LAN AR] RS RUN ET ES SO 416
labialis, Chaud. (G. Ardist.). .
lACUSERI SPEARS 50
DE CCUE EN LENOIR AS PA RE ER 493
laetipes MP APE A 126
lævicollis, Ahr. (G. Dyschir.) . . .
lævifrons, Ghaud PEUT ; 68
AA PA TS RO EE LE 53
JatICEDS ARDENNE AE EE 135
latimana; Pas EMA 148
JAtIU SCA MP AE NE CA EEE 98
Lebasi, Pier ANR 75
le pDIdA MP LME NSTE NE RME AE LT 161
Leprieuri, Chaud. (G. Ardist.). . .
Leprieuri, Lap. (G. Schizog.). . .
Lernæa;*SChaum NME EC 68
limbipennis, J. Duv. : . . . . : . 73
Jobata BONE MENT 28
Joneipennis MP: PAPE 132
lucida PS IN RE ET ES 92
Budoviciand Pi: PNA CRE RE 70
maculata, Nietn. (G. Coryza) . . .
MAGUIANIS AP AN I NPA EEE 98
Madagascariensis. P. . . .., eat AO
257
pag:
150
450
173
258
nos
mandiDularis Del et mi-1e 3
MATPINICONIS EEE IC UCI 58
MATCNMIPeNNIS PERTE 87
Ed ds ER NES MEN RER 90
MelanaTia PE PA RENE Al
MOIANOP VE A EPA EME EEE 170
MEMNONMA DENAIN ET ME 7
METUIA, EC EAP EMTEC 178
metallica, Ahr. (G. Dyschir.). . . .
Mexicana, Chaud. (G. Aspid.) . . .
MICTOAON TPE TERRE NEUTRE ES PE 160
minima, Ahr. (O0. Dyschir.) . . . .
minuta, Dej. (G. Dyschir.). . . . .
MONA RSR RE EME ER Nte PME Ce 59
morio, Del. (G. Ardist.) 00e
NAtALENSIS EP ST MEME 62
nitida, Dej. (G. Dyschir.). . . . ..
AU LI ETS DS EPST PO 129
OHESICOÏNT SP PAM EE EEE 55
ODLQUAtA PANNE ENTREE 171
ODA PE ENT M ee tant 127
oblongicollis, P. (G. Pyramis). . .
obseura, Gyll. (G. Dyschir.). . . .
ObSCUrIpenNIs PA 0 EU 116
DVIDENNIS MéNAUT NEA 16
oxygnatha, Chaud. (G. Ardist.). . .
pallida, Say? (rufescens, a 33e
pallipennis, Say. (G. Dyschir)) de
pallipes, Dej. (G. Ardist.). . . ..
BaMpiCOlA APR AA En 124
BATEVI NPA RSR Me UE ER 52
PaDVIAenS PER E R e E 443
parvu las MB Sen a URL 147
DICEA PEAR SENTE TERRE REX 101
DICIDES SN BOn Re CR en A 11
Dlacida PP ee 60
planiceps, P. (G. Scolyptus). .
planicollis, Reiche. (G. Nyctosyles).
planicollis QLec rene RENTE 78
planula tas P APR en Teneur 74
PIaten sis PME ; 145
polita, Dej. (G. Dyschir.). . . . . .
posticarLec mener Au 106
proceras PULL Le EVE EAN 155
DION RAM IR Se PAT NON EUR 14
DIOMINENS AP APE CAES 156
pumila, Dej. (G. Dyschir.). . . . .
punctata, Dej. (G. Dyschir.) . . *
puncticollis, Dej. (G. Ardist.) . . .
— RACINES STE NOUE 152
punctifronss PA EPA TEEN 120
puncusera Le Ml RRClele 179
pag:
108
135
149
150
110
187
108
192
183
166
130
174
176
155
110
134
142
140
175
157
180
111
182
178
164
199
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
n°s
PUNCÉVENTRIS APE RE RENNES 149
punctulata tlecee AAEIEAIE 21
pusilla, Dej. (G. Dyschir.). . . . .
— Steph. (G. Dyschir.) .
quadratas PA RCE Ti
quadraticollis, Reiche. (G. Nycto-
SYLES) MEN MT EN EEE
quadrimaculata, Pal. B. . .. .. 99
Randall Lec ere ele ter 177
recta, Walk. Mag. Nat. Hist.
1858120980 NA
TECHDVIAENS NP ENORME IEEE 85
rostrata, Dej. (G. Dyschir.) .
rotundicollis, Fald. (G. Dyschir.) .
rubDicun day ec LME NN 79
PU fase CN En SEA le Deere 176
EUfESCENS, De] MAC MR 76
rufipes, Dej. (G. Dyschir.). . . . .
AB MOSCh CN ER NERR e 61
TULICEDS RE UN RENE 27
TUSITROTAX, PANNE PCA 158
TULOSIFTONS ANICEN NAN EN EU 6
sabulicola, Lac. (G. Dyschir.). . .
SaDUIOSa MMS ON NE 36
SCLINER Pen ete le cible tele 19
SCUIPUSTONS AP NET ER UUE 118
SCUIDOIS AP EEE CRE EC 28
Séllata PE En SR ALERTE 167
semipunctata, Dej. (G. Ardist.). . .
semistriata, Dej. (G. Dyschir.) .
senegalensis, Del:2.1. 0. Net 9
SIAMICA UP HERMANN 38
Sieula 2Baud ie RUN NEAAIE 2%
SIMPIEX MODE lot eee ten 180
S0briDa Del ee En 46
sphæricollis, Say. (G. Dyschir.) . .
sphærodera, Reiche. (G. Aspid.). .
SDINIPES, (Be CA NEO NEA UE 141
stenocephala, Br. (G. Stratiotes) .
SÉVEMA LICAAPE RENE N EPA ARE 63
Stemula, PARAMETERS 103
SÉTALAAMP ANS M Dee ME nee 13
striatipennis, Gory.{G. Aspid.) . .
SiTalOpunc tata DE EEE APE 101
SÉNICHA PAPE EE CR PIERRE 40
SÉVEICA PE NN ANSE 131
subcylindrica!,, Peyr. 1. 410% 68
substriata, Duft. (G. Dyschir.) . .
sulcata, Lec. (G. Schizog.).
sulcicollis, P. (G. Ancus). . . . ..
SUICISera IPN PUR EN UANENER 12
SUIGIPEN IS APAIE NP EAN 102
pag:
177
115
149
183
192
141
13%
118
183
108
124
113
163
119
186
109
124
116
193
128
175
134
156
110
155
125
170
137
110
156
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
SUEUTA NS APCE ER None eee
taurina APR eee RENTE
DESLACEA MP ARE PTE NEO
NeExan a, LE EMAPMLSERENTAUE
TONI RP EN PR PURE ARTE
thoracica, Rossi, (G. Dyschir.). . .
transversicollis MP 2H ET
(Ndendata PE TN EME NL
ON SUIS EE PAM RNA ea ne
tUDeERCUTa ta EP ARENA EE ne
unicolor, Herbst. (v. Putz. Mon.
urophthalma, P.1. 1. 1.400
VaCanss PAT 2 ONE MENU
VERHICALIS PARENTS EU
VE SDETEIN APE M EE LE
viridis, Say. (G. Artisd.)
MUIEIVA LA BONNE EE MEME
Wallace Pr EN ARErT
WESENOOMP REA ER lee
xanthopus, Br. (G. (Listropus). .
MDSTOn A Del RENAN ON
CORAN ENST
GANINICEPS NP MT EM ENT
maculatas PNietn Rec
— DAME RACE
NIeUneT MP EEE celle
CRMBMOMMANEP MEN DENT
QUES ÉTIA UMP NP RU
DACCAMEP AREA ELEMENT
forcipata, P. . . EE
DYSCHIRIUS;SBOn- 12e CU
abDreviatusS SPEARS ELU,
— OS TOM AR NE RONOTS
ACULUSS PANNE NME NL 5
QUI SSP SARA AREAS
ŒNeONUS EC NPA RlEN
ÆNnEUS AR DE) NAN NAN
co he leite
ÆTCUSA ANT ARS ENS E Re
ærosus, Er. ined. (Cf. Schaum. D.
LS 2 116 SPA M LRU rite
ATICANUS, PARA
agnatus, Motsch. J.Sib. 79. . . ..
ahenUuS ANT AP NCEN MANN
AICIRICUS APE RER ANR
An AlS RL EC RTS MMS EN lens
AN BUSLALUS EAN ANA EMEA
ADICANSA PERMIS EC ETS
n°s
© D = €
pag.
186
146
108
143
156
n°s
— Lec. (nigripes, Lec.) .
ATALUSMUPECS SUR eee CRUE NetRe 84
arenosus, Steph. (thoracicus, Fab).
— P.(impunctipennis, Daws.).
armatus, Woll. (Canar. col. p. 8. —
Col PAT AN tp IEEE
ALLENUATUS AP ER LR ASE 54
bacillus ESChA ESA SR 32
Baïcalensis, :Motsch: 24 nent 66
basalis Dec en eee ACMnrS 6lter
Dimaculatus BONE TN RNA 40
bipunctatus, Grim. (substriatus,
1D EE ATEN AE MER RQ (AL AC M
Bone DA AURA ER 9
brevicarinatus, P. (G. Oxydrep.) .
CAFINICEPS BAUME 31
CASDIUS APS ANESR IST 67
ChalceuS Er ANS NE PNEENeE k%
ChalvbE US RP EN NAPPES ENTRE 81
CIVPÉA USA PEER A ER le 29
Consobrinus, Dec ed le 100
convexus, Lec.(tridentatus, L.var.) 61bis
Crenulatuss PA EEE A Ce 53
CURVISDINUSE AP ERA Ie TEEN 35
CYHLINATIEUS DE) REIN EC 25
Dejeanis PRE Ne Nec 89
dentiger LC MAI ES NCISIRE 21
JENTIPES EP AMEN RENE 70
digibatus Del. Em en CNE 56
dimidiatus, Chaud... . . . . . .. 12
distinctus, Motsch. R K. 18... ..
dyschiria, Bon. (Cliv. Dej.) Bonel-
TE du DIR ER PE Etes TR ne 9
edentulus be EME RE 43
elongatulus, Daws. . . . . . . .. 41
elongatus, Ahr. (politus, Dej.). . .
erythrocerus..Lec: NUS IEN 10%
Euphraticus MP AIMANT 93
EXATALUS PAIN TE ANNEES CRIE 9%
exten sus NP PENSER Er AI
ferrugineus, Kok. (ined.) v. Putz.
Mon 20e Nes ne enna
filiformis Le EMIENCNAENC NE 33
FOSSITONS NP ENS ERE UN ENOE 59
fni2idus Mann NEPTUNE 8
(RON HALIS AP MERE NS ENT 7
fulsidus Chaud ESA 65
fulvipes NDEl MEME PTE k
— Steph.(cf.Stett.E.Z.1848,36.
gibbipennis, Lec. . . . . ÉRTE ee 101
SIDDUS ME AD Al NERO 3
S10bOSUS RHeTDS TA ETS EEE 3
47
101
9%
60
74
46
86
Fil
43
101
42
240
nes pag.
globulicollis, Motsch . . . . . .. 3 43
2IODUIOSUS SP RP UE 90 93
gracilis,Heer.(cf.Schaum.D.J.222).
hæmorrhoidalis, Doj. . . . . . .. 82 . 89
hemiolcus Ghaud PES 630
HiSpanus PE EESTI 92 92
Dispidulus (PANNE EN PEER OS 108
HISDIAUS DEC ATEN EÈRE 108 102
humeralis, Chaud. (G. Aspidogl.) .
humeratus; (Chaud. 22700000 62 66
IMMmarsinatus, EMEA. CNT 7 45
IMPOTÉUNUS, SChAUMM UNS 6 44
1MPTESSUS; DREAM ANT 76: 85
impunctipennis, Daws. . . . . .. 45 66
INUICUS PL eee Site tetes 870091
Inermis, CUTbS EE EU ATELIERS 46 67
— Steph MERS Ie eNeE Pelete 46 66
insularis, J.Duv.(voy.Clivina,111).
NOEL 6 0 oo A ele toie 75 84
intermedius, P. . .. .. te OMR D NT
inferpunCtatus NP. UNE 0597
JEJUNUS DANSE RME LUN 38 62
lævicollis, Ahr. (globosus). . . . .
lævistriatus, Fairm. . ... . . . . . 45 66
lBVIUSCUIUS MP EN CR EE 14 50
LarRenteinPAN EMMA USE 41 47
Lapponichs,WLHomS "0-10. 00e
longicollis, Motsch. J.S. p.78, 94.
IOnBIPENRISE NE NEA ee 231055
HOnPUIUS LOC EAU en 85 55,90
RUGIQUS PALM MAN eee elletée 48 68
lucifuga, (Reicheia) Saulcy. . . . . 4 , 40
IUÉICOLAMCNAUT RENE UE 80071
macroderus, Chaud. . . . . . . .. 97 58
marinus, Lec. (Acephorus). . . . . 68 78
maritimus, Boh. (gibbus, H.) . ..
MeElAnCNONCUSAP PER EN IER arr]
metallicus, Ahr. (politus, D.) . . .
MNICAUSS AGAUIN NE CU 112085
microthorax, Motsch. . . . . . .. 84
Minarurms Prec Eee 0708
MINUTUS DE ECC) 77 85
mirabilis, Mill. (Spelæodetes), G.
ReiGheia tement Tee ere 40
misellus;SChaum. 1.1... 000 A0 085
OS DE ES ETS oO e nono ie 10 52
EVE 0 A PES EME ET 31 60
nigricornis, Motsch. J. S. 82.7 ..
DITES Alec ere 20 53
MIUIAUS DEP SEP Re te AG 7
NUMITICUS PAU ENT PU EL 610 07E
obesus, Lec. List. of n. Col. p. 50. 18bis 79
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
n°s
ODIDNEUS MP MEN ME ENTREE 44
DDSCUTUS A GNT CNE R TE 57
ObSOletUS PEER EEE RESE 5
OrIentaliS MP RE OM RSR EN 88
OVIDENDIS SAP EE MM PEN eee #7
oxygnatus, Chaud. (G. Ardist.) . .
Pal pennis PA PANNES 51
PamMpPICOI PE EE MIT CE ne 98
parvus, Lec. (globulosus, var.) . . 90
patruehs ph Lec ve me REC 90
pauxillus, Woll. (Col. Can. p. 8,
noM13—1COl ALL) Rene
Peyronis Pete creme Cie 28
DIIOSUS AP EC PER CCR 107
planicollis, Reiche.(G. Nyctosyles),
DIanisCULUS PERRIER PNCRE 15
polituS De AE MISERERE 49
præcox, Schaum. (v. G. Reicheia,
OT ON OPEN AR ONTAUE PNR
Drotensus el SET MERE 26
DUMIIUS PRE EC EN ICE 21
PURCIALUS MD SE NER CRERNSNERE 69
punctÜpennis PEN CNE 24
DUSIIIUS PDT AMEN ME NCE 30
quadraticollis, Reiche. (G. Nycto-
SYIES) A CCC ICE
quadridens. Motsch. Col. Calif.p.12.
TECHEVUS Peer et 79
remotepunctatus, P. . . . . . . .. 73
riparius, Manb. (thoracius, var.). .
rotundicollis, Motsch. J. sib. . . .
rotundipennis,(Chaud. G. Reicheia,
no 5.) en nhr eue ee Ma odcte
HOACOINIS EKOleNn POTERIE HS)
FUNCOTDISS HP ES CN EIRE 19
rufilabris, Motsch. B. M.1866, p. &4.
NUfpes (Dee RNA 1
FUNYENTrIS LEC- RENE e cee 105
rufo-æneus Chaud Rte CE 5
rufus, P. (G. Oxydrepanus) . . . .
HUPICOÏIS, ÉFAITME Ne ce tee 60
sabulicola, Lac. (angustatus, Ahr.)
SaliCola MANIERE
Salinus M SChaUM EE EEE 24
SERAUMI, (PPT re lRuat MN reed 22
SeLAtUS MT ec Ne Rte 50
semicrenatus, Chaud. (G. Aspid.) .
semipunctatus, Dej. (G. Ardist.).
SEMISÉTIAEUS, DE EN U 10
septentrionalis, Motsch. Et. ent.
ANT (EROrACIQUS) EE MERE
seriepunctatus, Br. (G. Ardist.) . .
87
83
43
52
41
102
4%
7e
RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
nes pag.
SCLONUS ELEC RE PEN ele 106 102
SIMPIEX Chaude EME A ES 64 77
SDBEÆPICOLS SYNC 62170
Stephensi, M. L. Jun. Trans. VS.
MMS OGM ENT EE
Striatopunctatus Pen 0 00e 24% 56
SERUMOSUS AP NE NT UE ANOEE 42 64
SUDENEUS MAWOLIERMPME REA PATE UNS FAN%81
subangulatus, Chaud. (G. Aspid.)
SUBI VIS PA CALE RUN TEE UReS 3% 61
SUbStrIatUs ADU I EMI Sel 40 63
subterraneus, P. (G. Reicheia, 2) . 40
svlvaticus, Thoms. (?). . . . . ..
SYPIACUS PEAU MN ES EN 80 87
Tanaïcensis, Motsch. J.S. 83 . ..
ternminatus Lecteurs 36 62
UOraCICUSMROSSIE MEET 58 73
HOUNNIENL RP MT Rene 3bis 234
transmaruus Mann 10e 00e 109 103
tridentatus, Lec. (convexus, Lec.) Gibis 75
frunCatUS elec een 103 101
UBINOSUS APE EME DER LNT 29,163
unicolor, Motsch.J.S.79.(æneus,D.)
HOPOPRIZUS TPM ENNERAE VONT 239
SOFTALU SIDE PEER TE 233
FACGHENUS PERRET 26
YMPUNCIPENNISS PME M ET ITe 26
ÉISTROPUS SE PAPIER 10
DTEVICONNIS BTE MERE NC ETES Pr)
brevipennis MP CCE CUS 10
discophorus Chaude 11/00 An
INTeSCENS PANNES RSI UNE Se |
MICANS APRES SEE ANNE Er 12
XHaNTAOPUS AB UE CNET 0 Abel
MESUS MEET EME EC EU 25
CUS AEITONS CRAN ERP 26
MOLOBRUS Rodriguezi . . . . .. k
NVCGTOSYLES POP PME 30
latcoliSNDe] Er Er Ar UC Sn
planicollis /Reichi®r. MMA EN 2:1130
quadraticollis, Reich. . . . . . .. 1 »
OXYDREPANUS PANNE 103
BraSiEnsIS MP LS MENP EPA 4 105
MADrevicaninmatus PME EelEUAIL 7 106
ULIAUS APE EPA ENT po Li) 4 4104
MexICAQUS MP AN Eee CNE 4 106.
MICANS PA EN RE ET 2 14105
DAUMIMUS MP NRA NU SA
OVALIS SP Pret ne Ce ee Ne 5 106
RUNUS PA (D VSCN) PSE GRAS
OXVGNATHUSMDe PESTE 23
elOnLa LUS AMIE ANNEE »
ANNALES SOC. ENTOM. DE BELGIQUE,
n°s
OXYSTOMUSMDe EN ERIEUE
CYNALICUS DE A SEEN MERE 7
SanCtiREL AT Near MESA 1
PASSALIDIUS, Chaud. . . . . ..
ATerMCRAUTERM NAN RIT EENEMNAUE 1
AndersontGhaud et MEN Cr Mle 2
PHREORYGTES, Sch.1G.. 1.00
PYRA MIS BPM ANNEE NT ÉSTArE
CTASSICONS AMP ENT 1
OPIONLICOIS PAM RAIN 2
SOAPTER US De] EEE
CU ENNEMI OT AE ANNEE 1
SUICATUS IP ENST EN AE ANNE 2
SCHIZOGENIUS PEER
amphibius Halde MSNM 16
ANCUS HCOUIS AP NOMADE 23
APICALI SE MP NS PERMANENTE ER 22
Arechavaletæ "10.728 Et 8
Dasalis ip AleRer DNA En een 21
CanaliCU]AtUS PEN TNNTNE 3
CADITALIS SEP AR PRE EE 5
ClVINOITES MP PAR EN RRREAAN A 20
GrenuUlatUS EC A RS NME 25
depressus éLec NAN ENS 18
dyschiricides MP EEE 1
exaratus, PP, HAN 2%
ferrusineUs sb A MEME 43
frontalis; L'ECRAN MAO 16
OrACIISS PAR Re eeNte 15
IMDreSSiCOINS MP EN Eee 1%
Jineolatus SAV: 0 CR NOUS 10
longipennis, Ghaud. . . . . . . .. 9
planulatus Lec MARRAINE 477
pluripunctatuss elec Mr 6
IV=punctatus SPA AMENER EANN %
MESSUleatUS MP AT ANUS 2%
SALE A PAM NA Der AMEL AS 12
SLA USE MEME AC NUE 13
SIMPIExS LOC ENCRES 6
StRISICOISS PE ENNEMI 2
SUICATUIUS MP PEN REED EU 11
SUICAtUS LeC PNA EN S RONC EE 19
SUICITONS DE PEN NE 10
ÉTISCR AUS NP A TEE UE ONenE 9
MRUQUIIE NE ANNE ARENA 2
SCOLMPTU SEM PER EURE
ANSE PE MEN EM STE ERNCIRS 3
angustatus; Del Rennes 1
CLASSICONIS AMP PENTIER EU 6
Curvidens, Late 2
MICrOphthalmus PES NEC 2
Dlanice ps PA PLEMET ES 5
51
249 RÉVISION GÉNÉRALE DES CLIVINIDES
nos pag nes
VOTARS PE PL ee AU En EU LRO MMatIdénse Ps (17 NN TT 4
SOLENOGENYS, Westw. . . . .. 19F M MIGnaiColIS PIRE 5
fŒda WEST CERN. » DINOT MP ES RNENRERESE 5e 6
SPAROSTES AP ERP AIE 27 | stenocephalus, Brul. (Gliv.). . . . 6bis
brevicolliS PME EE ee TMS UICICONS AB PSS EEE 7
SÜMNAUHIUS PAP PET RCE A2) NES TICUIALUS PARENT EEE 8
STRAMOTES PMR EE ASNINTALIBOPS NP PRET
Bates RP IE Ce DS Grenatus GRaud eee EE 3
CHVINOITES LEP MES Ne TMS AE DOhEN I NGhaAUT EPA 1
INACUNAUS PEER EEE EURE SUN INIONC COLIS MP: TN MMNNUEEE ©)
FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES.
NOTICE SUR UN NOUVEAU GENRE
DE
CURGULIONIDES D'AUSTRALIE
PAR
WW :RIOIET'O'F:S,
Il y a peu d'années, M. Haag-Rutenberg reçut de Queensland un bel
envoi d'insectes, parmi lesquels se trouvaient quelques Curculionides remar -
quables qu'il eut la bonté de me céder.
Au nombre de ceux-ci, une petite espèce attira particulièrement mon
attention ; un examen attentif me convainquit qu’elle devait former un genre
distinct de ceux décrits jusqu'ici. — En effet la structure des jambes, la
forme insolite du troisième article des tarses et l'absence complète du qua-
trième, constituaient un ensemble de caractères que je ne trouvais chez
aucune espèce connue.
Des envois ultérieurs d'Australie étant venus successivement enrichir ce
genre nouveau de trois autres espèces, je n’hésitai plus, et le considérai
comme suffisamment établi et digne d’être décrit.
La forme anormale du troisième article des tarses et l'absence du quatrième
s'observent seulement dans deux genres de la tribu des Diabathrartides
de M. Lacordaire : le genre Diabathrarius de Schonherr et le genre Afe-
licus de Waterhouse. D'après ce caractère, joint à d’autres que le nouveau
genre à de commun avec eux, il devrait trouver sa place dans lt même
244 NOTICE SUR UN NOUVEAU GENRE
tribu. — J'incline cependant à croire qu’en dehors de la forme anormale
des tarses, il est plus voisin des Gonipterus, Schh., tribu des Gonipterides.
On jugera, du reste, d'après les caractères génériques qui suivent, si la
place que je lui assigne dans la dernière tribu est suffisamment justifiée.
ACROTERIASUS, n. Gen.
(axpornpiasw, mutiler).
Rostre environ de la longueur de la tête, un peu plus étroit qu'elle,
presque parallèle sur les côtés, entier au bout; scrobes atteignant presque
la commissure de la bouche, profondes et larges, dirigées obliquement sous
l'angle inférieur des yeux, restant séparées en dessous.
Antennes submédianes, courtes, leur scape n'atteignant pas les veux ;
funicule de 7 articles ; le premier plus long et plus gros que les suivants ;
ceux-ci graduellement plus courts et plus larges; septième séparé de la
massue; — celle-ci accuminée et articulée.
Tête souvent un peu rétrécie derrière les yeux ; ceux-ci transversaux,
accuminés en dessous.
Prothorax sans lobes oculaires, échancré sur son bord antéro-inférieur ,
bisinué à sa base, plus ou moins conique.
Ecusson ovale.
Elytres assez courtes, à épaules obtusément saillantes.
Pattes robustes, cuisses creusées en dessous vers leur bout ; jambes un
peu courbées, creusées en dessous dans toute leur longueur; leur bord
intérieur armée d’une rangée de petites épines.
Articles des tarses, larges, spongieux en dessous, les deux premiers en
triangle transversal, le troisième en forme de palette ronde sans fissure au
milieu, quatrième absent.
Mesosternum un peu saillant, presque horizontal.
Metasternum médiocrement long, avec un petit repli en avant des hanches
postérieures.
Epimères du mesothorax assez grandes.
Premier anneau de l'abdomen plus long que les deux suivants, séparé
d'eux par une suture courbée.
Corps robuste, téguments épais.
DE CURCULIONIDES D'AUSTRALIE 245
La bouche de ces insectes n'a paru assez semblable à celle des Gonipté-
rides et leur facies rappelle en général celui du genre Œonipterus. Is consti-
tuent les quatre espèces suivantes :
1. À. Haacur, (PI. I, fig. 1).
Elongatus, brunneus, nitidus ; prothorace conico, longitudini latitudine baseos
æquali ; Elytris paralellis, fascia basali alteraque apicali nigris ornatis ; abdominis
segmento ullimo apice linea impressa.
Long. 5 mill. — Lat, 3 mill.
Entièrement d’un rouge brun, luisant. Tête brusquement rétrécie der-
rière les yeux, ceux-ci obliques, avec un assez grand enfoncement triangu-
laire devant eux. Rostre et tête couverts de petites écailles claires.
Prothorax aussi long que large à sa base, qui est bisinuée; conique,
droit sur les côtés ; couvert de gros points enfoncés, plus serrés sur les bords
et remplis d’écailles claires ; les mêmes écailles formant une ligne au milieu
du disque.
Ecusson couvert d'écailles de la même couleur.
Elytres sinuées à leur base ; leurs épaules obtusémentsaillantes, paralèlles
sur les côtés, arrondies au bout, offrant une large bande noire à la base
et une autre à l'extrémité; couvertes de rangées de gros points (*).
Dessous du corps et pattes portant des écailles de la même couleur que
le dessus.
Jambes de devant avec une rangée de cinq ou six petites dents sur
leur bord intérieur. Les autres jambes en présentant un nombre moindre.
Dernier segment de l'abdomen avec une petite impression longitudinale
au bout.
Je possède un seul exemplaire de cette espèce, que je dois à M. Haag-
Rutenberg, à qui je la dédie avec reconnaissance; elle provient de Queensland.
2. À. suBniTiDus, (PI. I, fig. 2).
Brunneus, subnitidus ; prothorace longitudine latiore, vitia media laleribusque
pallidis; elytris ovalibus, striato-punctalis, punctis squamiferis. Abdominis seg-
mento ullimo apice linea impressa.
Long. 5 mill. — Lat. 3 193 mill.
’ à : AL = ;
(*) Lorsque l’insecte est frais, ces points sont probablement remplis d’écailles, Dans mon exemplaire
il en parait rester des vestiges.
246 NOTICE SUR UN NOUVEAU GENRE
Rouge- brun foncé, un peu luisant, bouche et yeux noirs. Ceux-ci
obliques, ovales, avec une petite dépression triangulaire devant eux.
Devant de la tète profondément impressionné entre les yeux ; —l'impres-
sion se continuant moins large et moins profonde jusqu'à la moitié du rostre.
Tête non rétrécie derrière les yeux, couverte d’écailles claires, qui de-
viennent plus serrées sur le rostre et laissent son bout dénudé,.
Prothorax moins long que large à sa base; celle-ci bisinuée, rétréci anté-
rieurement, droit sur les côtés ; couvert de gros points enfoncés et remplis
d'écailles claires; ces écailles plus nombreuses sur ses bords, et sur la ligne
médiane où elles forment une ligne blanchätre.
Ecusson également couvert d’écailles claires.
Elytres sinuées à la base, plus larges que le prothorax ; leurs épaules
obliques, peu saillantes, arrondies, brièvement ovales, arrondies au bout ;
offrant des rangées de gros points enfoncés remplis des mêmes écailles.
Des écailles claires piliformes distantes, couvrent, ainsi que chez les deux
espèces suivantes, le dessous du corps et les pattes.
Une rangée de poils couvre l'arête intérieure de jambes ; celles de devant
avec quatre à cinq petites dents, les intermédiaires et postérieures avec
trois ou quatre,
Dernier segment avec une petite impression longitudinale au bout.
Les deux exemplaires que je possède de cette espèce, proviennent de
M. Henri Deyrolle et portent l'indication de : Nouvelle-Hollande.
3. À. NUBILUS, (PI. I, fig. 5).
Obscure-brunneus, opacus ; prothorace brevt; vitta media lateribusque pallidis ;
elytris striato-punctalis, punctis oblongis, pallidius vage trifasciatis ; abdominis
Segmento ultimo apice linea impresso.
Long. 6 mill. — Lat. 3 192 mill.
Entièrement d’un brun foncé, mat; bouche et yeux noirs; les derniers
obliques, ovales, allongés, avec une impression triangulaire devant eux.
Devant de la tète et rostre avec une impression comme chez l'espèce
précédente.
Tête rétrécie derrière les yeux: parcimonieusement couverte d'écailles
claires, ainsi que le rostre, dont le bout reste nu.
Prothorax de la forme du précédent, couvert d'une ponctuation serrée et
confluente, remplie de petites écailles un peu plus claires que le fond et
DE CURCULIONIDES D'AUSTRALIE 241
formant trois lignes parallèles sur le disque, couvrant plus densément les côtés.
Écusson couvert des mêmes écailles.
Elytres sinuées à leur base; leurs épaules un peu calleuses, obliquement
saillantes, ovales, allongées, arrondies au bout; faiblement calleuses vers
leur déclivité postérieure; striées de gros points allongés avec des inter-
valles très étroits.
De petites écailles un peu plus claires que le fond formant des taches peu
déterminées, la première couvrant la base, la seconde de forme triangu-
laire, située au milieu du bord extérieur, la troisième vers le bout de l'élytre
et s'étendant le long de la suture.
Dessous du corps et pattes couverts d’écailles comme chez les espèces
précédentes.
Jambes antérieures avec cinq à six dents, les autres avec trois ou quatre;
entre les dents une rangée de poils.
Je possède deux exemplaires de cette espèce qui proviennent de M.Thorey :
lun, de l'Australie septentrionale, avec l'impression allongée au bout du
dernier anneau de l'abdomen (@f.?) l’autre, indiqué comme de l'Australie
occidentale, sans cette impression, avec l'abdomen plus déprimé vers le
milieu. (Q.?) (‘)
4. A. EMARGINATUS, (PI. I, fig. 4).
Pallidior seu ferrugineus, opacus ; prothorace transverso, subcylindrico; elytris
strialo-punctatis, nebuloso trifascialis ; abdominis segmento ultimo late emarginato.
Long. & 374 — 5 mill. — Lat. 3 — 3 174 mill.
J'ai d'abord regardé comme de la même espèce que la précédente, trois
insectes de l'Australie occidentale, également obtenus de M. Thorey, mais
le dernier anneau de l'abdomen porte, au lieu de la petite ligne imprimée
au bout, une dépression sémi-circulaire tout à fait semblable à celle qui
s'observe dans le genre (oniplerus; caractère qui m'a paru surtout d'une
valeur assez grande pour constituer une différence spécifique.
En outre, le prothorax est ici moins transversal, moins rétréci antérieu-
rement, plus cylindrique et sa ponctuation plus fine et confluente.
La couleur générale de l'insecte est plus pâle, surtout chez un des trois
exemplaires ; pour le reste l'espèce est pareille à celle qui précède.
(+) J’ai vu depuis trois autres individus de cette espèce; un dans la collection de M. Chevrolat et deux
provenant de M. H. Deyrolle. Ils sont plus couverts d’écailles que les miens et portent le nom de
Gonipterus pruinosus, Chevr.
+4
248 NOTICE SUR UN NOUVEAU GENRE DE CURCULIONIDES D'AUSTRALIE
EXPLICATION DES DÉTAILS DE LA PLANCHE I.
1 a. Patte antérieure de l’Acroteriasus Haagii, vue du dessus.
1 0. Mème patte, vue du dessous.
1 c. Tête du même insecte vue de côté.
Nores.
J'ai découvert, depuis l'impression de la notice précédente, trois autres
espèces du mème geure que je me propose de publier, avec la figure du
Georynchus Mortetii, dans le volume suivant des Annales.
CONSIDÉRATIONS
SUR LA NOTICE PRÉCÉDENTE
PAR
M. LACORDAIRE.
J'ai examiné les Curculionides qui ont été présentés par M. Roelofs,
ainsi que la notice qui les accompagnait. Ils sont, à n’en pas douter, nou-
veaux ; rien qui leur ressemble n’a encore été décrit, à ma connaissance, ni
ne m'est tombé sous les yeux, parmi l'immense nombre de Curculionides
que j'ai examinés.
Quant aux analogies de ces insectes, M. Roelofs les à parfaitement recon-
nues. On ne peut les classer que dans la tribu des Goniptérides ou celles
des Diabathrariides; ils tiennent à la première par l'ensemble de leur
organisation, à la seconde, par l'absence du dernier article des tarses, le
développement extraordinaire du pénultième, et son intégrité. C’est uni-
quement sur ces deux derniers caractères que j'ai établi ce groupe des Dia-
bathrariides. Malgré leur importance, j'aurais probablement hésité à le
créer si j'avais connu les espèces dont il s’agit en ce moment, ou, tout au
moins, je lui aurais assigné, d’autres bases. L'étude de la nature nous
apprend, en effet, que des particularités plus ou moins insolites peuvent se
surajouter à un type quelconque d'organisation sans l’altérer sensiblement
et, encore moins, le transformer en un autre type. La faculté saltatoire qui
ANNALES SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. X. 52
250 CONSIDÉRATIONS SUR LA NOTICE PRÉCÉDENTE
existe chez un grand nombre d'insectes appartenant à des groupes très dif-
férents, en est un exemple; la suppression du 4° article des tarses et la
conversiou du 3° en une palette non échancrée, en est un second. Elles
existent, non seulement chez les Diabathrariides, mais encore chez plu-
sieurs Zrirhinides. Il n'y a, dès lors, rien d'étonnant à ce qu'elles puissent
se produire chez les Goniptérides, groupe dans lequel M. Roelofs place, et
avec raison à mon sens, le genre qui fait l'objet de sa notice.
DESCRIPTION D'UN NOUVEAU GENRE
DE
CURCULIONIDES DE MONTE-VIDEO
PAR
W-MRIONEE ONES:
GEORYNCHUS, n. Gen.
Rostre de la longueur de la tête, aussi large qu'elle à sa base, un peu
rétréei au milieu; mandibules saillantes, en forme de tenailles; scrobes
entières, arquées et dirigées sous les yeux. Antennes courtes, robustes,
médianes; scape très court, atteignant à peine les yeux, funicule de six
articles : le 1" plus long et plus gros que les suivants, les 2° au 6°, grossissant
peu à peu, fortement serrés, les derniers transversaux; massue brièvement
ovale, à peine articulée.
Yeux situés très bas, aux côtés de la tête ; tranversaux, en ovale allongé,
acuminés en dessous.
Prothorax presque aussi long que large à la base ; celle-ci sinuée; tron-
qué par devant, arrondi sur les côtés avec son bord antero-inférieur
échancré.
Ecusson à peine visible.
Elytres ovales, un peu sinuées à la base, leurs épaules peu saillantes,
arrondies.
Pattes médiocres; cuisses assez larges, comprimées; jambes également
comprimées, un peu recourbées en dehors, s'élargissant au bout qui est
252 DESCRIPTION D'UN CURCULIONIDE DE MONTE-VIDÉO
obliquement coupé ; corbeilles des postérieures ouvertes. Articles des tarses
très étroits, allongés, hispides en dessous; le premier plus long que
les deux suivants, quatrième plus long que le 1‘, plus étroit que les
autres, non bifide au bout et armé aux pattes antérieures de deux crochets
très faibles, séparés et parallèles; aux pattes intermédiaires, d’un seul cro-
chet plus fort. (")
Metasternum médiocre. Les deux premiers segments de l'abdomen sou-
dés ensemble. La soudure arquée et indiquant un deuxième anneau plus
large que les deux suivants réunis. Saillie intercoxale large arrondie en
avant.
G. MorTETH, n. sp.
Testaceus, fulvo-pubescens ; elytris punctato-striatis.
Long. rostr. incl. 7 mill.— Lat. 4 — #4 472.
Patrie : rivière Sta-Lucia, près Montevideo.
Testacé, tête et rostre couverts de poils jaunes, couchés, tres longs aux
environs de la bouche, mandibules noires. Antennes brunes, leur scape
couvert de longs poils. Prothorax ponctué, couvert d'écailles jaunes et de
poils couchés de la mème couleur, très longs et abondants en dessous en
avant des hanches antérieures. Elytres ponctuées-striées, revêtues de la
même vestiture que le prothorax. Dessous du corps ponctué, couvert de
poils jaunes ; pattes portant les mêmes poils; les jambes antérieures en
présentant une rangée régulière sur leur tranche interne.
Je dois le seul individu que je possède de cette espèce à M. Putzeys, qui
l’a recu de Montevideo. Je la dédie à M. Mortet, qui l'a prise sur des fleurs
au bord de la rivière Santa-Lucia. C’est le même insecte dont parle
M. Lacordaire, dans son Genera des Coléoptères, Tome VIT, pag. 348, note.
(*) Le seul exemplaire que j'aie à ma disposition ne possédant plus le bout de ses tarses postérieurs
je n’en puis rien dire. Il est probable qu’ils sont pareils aux intermédiaires.
bi.
NOTICE
SUR UNE NOUVELLE ESPÈCE DE NÉMOPTÈRE
PAR
M, DE SÉLYS-LONGCHAMPS.
Dans les genres d'insectes où les espèces sont très voisines les unes des
autres, ce n'est qu'avec une grande prudence que l'on peut songer à en
déterminer de nouvelles
Cette remarque doit s'appliquer au groupe nommé Wemoptera par
Latreille et fondé sur la Panorpa coa de Linné.
M. Lederer ayant bien voulu m'adresser, par l'intermédiaire de notre
collègue M. Weyers, un couple de Nemoptera pris par lui dans l'Asie
mineure aux environs de Smyrne, j'ai cherché à l'identifier avec les types
de Latreille, de Serville et de Rambur qui sont aujourd'hui réunis dans ma
collection.
L'espèce de M. Lederer me paraissant réellement différente, je la signale
comme nouvelle et je suis heureux de pouvoir la dédier au voyageur savant
et infatigable, qui a fait faire de si grands progrès dans la connaissance
entomologique de l'Asie Mineure, de cette contrée qui présente un si grand
intérêt pour l'étude philosophique et géographique des espèces, à cause des
types européens ou des formes très voisines dont elle est peuplée.
Afin de constater si l'espèce de M. Lederer est nouvelle, je l'ai étudiee
d’après l'ouvrage du docteur Rambur([nsectes Névroptères, 1842) possédant
les types qui ont servi à ses descriptions. [! divise les Nemoptera en trois
groupes :
254 NOTICE SUR UNE NOUVELLE ESPÈCE DE NÉMOPTÉRE
On ne peut pas rapporter notre espèce au 3° groupe dont la bouche est
à peine avancée en bec (Type : N. Olivieri, R.). Elle se rapporte aux
deux groupes dont la bouche est très avancée en bec, mais elle ne peut se
placer dans le premier chez quiles ailes supérieures sont jaunâtres, marquées
de nombreuses taches noires (Type : N. cou, L.).
Sa position naturelle est dans le 2° groupe qui, dans l’ouvragede Rambur,
contient quatre espèces. Ce ne peut être l'extensa, Oliv. dont les ailes
postérieures ont deux dilatations brun-noiràtre beaucoup plus fortes dont
la seconde est terminale. — Ce n’est pas la N. Alba, Oliv. qui a le corps
blanc sans taches et les ailes inférieure séacées blanc-obscur. — Ce n'est
pas la NW. Lallerata de Forkshal (pallida, Oliv. et R.) dont le rostre est
jaunâtre et dont les ailes inférieures n'ont qu'wre seule bande brune à leur
unique dilatation.
Il ne me reste donc à la comparer qu'à la N.barbara, Klug. (A lgirica, R.)
dont elle est en effet très voisine par les deux bandes brun-noirâtre qui
existent aux ailes inférieures, aux deux dilatations qui précèdent l'extrémité
de ces ailes. Voici la comparaison entre les deux espèces :
NEMOPTERA BARBARA, Klug. (Algirica,
Ramb.)
Taille moindre.
La côte des ailes supérieures largement lavée
de brun-jaunûtre, leur plus grande largeur
après le milieu.
La seconde bande noirâtre des ailes inférieu-
res placée plus près de leur extrémité
blanche qui est plus courte.
Le rostre jaune ayant en-dessus une täche
ovale roussâtre.
Antennes brun-fonce.
Patrie : Algérie (Bone, Orléansville, etc.).
NEMOPTERA LEDERERI, De Sélys.
Taille plus forte.
La côte des ailes supérieures presque incolore.
Leur plus grande largeur au milieu.
La seconde bande noirâtre des ailes inférieu-
res placée plus loin de leur extrémité blan-
che qui est plus effilée.
Le rostre jaune ayant en-dessus une bande
noire dans toute sa longueur.
Antennes noirâtres.
Patrie : Asie mineure, (Smyrne).
D'après cela je lui donne pour diagnose :
Nemoprera Lepereri, De Sélys.
Flava nigrovariegata, rostro suprà nigro. Ale antice late, hyaline,
sligmate minimo flavo. Ale postice longissime, pallide, ad basin flavide
dilatatione duplici fusca, ante apicem alarum albam.
J'ai pris connaissance du travail de M. Klug sur les Panorpates (Akad.
des Wissenschaften, juin 1836) où les espèces de Nemoptera sont énumé-
NOTICE SUR UNE NOUVELLE ESPÈCE DE NÉMOPTÈRE 959
rées et décrites et je n’ai pu rapporter à aucune d'elles la M. Zedereri. Les
diagnoses sont formelles pour interdire toute identification.
La N. Ledereri n’a rien de commun non plus avec les quatre espèces
d'Afrique, du Bengale et de l'Australie que M. Westwood a décrites dans
les Transactions of Ent. Soc. de Londres, tome V.
Il me reste à remercier vivement notre honorable collègue M. Capronnier
qui a bien voulu prendre sur ses importants travaux d'artiste le temps
nécessaire pour dessiner la V. Zedereri ainsi que les deux espèces voisines
(N. halterata et barbara) que nous figurons en mème temps pour com-
paraison.
EXPLICATION DE LA PLANCHE 2.
Fig. 1. Nemoptera Ledereri, De Sélys, de grandeur naturelle.
» 2. Son rostre grossi, vu en dessus.
» 3. N. barbara Klug. (Algirica, Ramb.), de grandeur naturelle.
» 4, Son rostre grossi, vu en dessus.
» 5. N. halterata, Forsk. (pallida, Oliv.), de grandeur naturelle).
» 6. Son rostre grossi, vu en dessus.
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COMPTES-RENDUS DES SÉANCES
DE LA
SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE
DEVBEEGIQUE
PUBLIÉS PAR LE CONSEIL D'ADMINISTRATION EN EXÉCUTION
D'UNE DÉCISION PRISE LE 28 SEPTEMBRE 1866 ET RATIFIÉE PAR L'ASSEMPLÉE MENSUELLE
DANS SA SÉANCE DU 6 OCTOBRE SUIVANT.
Æssemblée generale du 23 septembre 18G6G.
PRÉSIDENCE DE M. CAPRONNIER, VICE-PRÉSIDENT.
La séance est ouverte à midi.
M. Fologne, trésorier, remplit les fonctions de secrétaire.
Le procès-verbal de l'assemblée générale du 23 septembre 1865 est lu et
approuvé.
Il est donné lecture de lettres par lesquelles MM. Lambotte, président,
Weyers, secrétaire, et Eug. Charlier, s'excusent de ne pouvoir assister à
la séance.
M. Fologne, trésorier, expose, en l'absence du président, la situation
financière de la société.
. M. Alfred de la Fontaine, fait, au nom de la commission de vérification
des comptes, un rapport verbal concluant à l'approbation des comptes et de
l'inventaire, et invitant le Conseil d'administration à introduire quelques
réformes dans la tenue des livres indiquant l'entrée et la sortie des Annales
de la Société, dans le but de faciliter le contrôle.
Les conclusions de ce rapport sont adoptées.
À la suite d'observations échangées au sujet du rachat d’un certain
nombre de volumes des Annales, appartenant à la librairie Schnée,
M. Sauveur rappelle, qu'en présence des dépenses élevées qu'a exigées
l'impression du dernier volume qui a paru en 1864, le Conseil d'admi-
nistration s’est trouvé dans l'impossibilité de publier en 1865, et demande
s’il entre dans les intentions de cette Commission, de réparer le retard
ANNALES SOC, ENTOM, DE BELGIQUE. T. X, a
II
cette année, ou de réunir, en un seul volume, la publication de 1865 et
celle de 1866.
M. le docteur Breyer croit que cette question doit être réservée, que
l'Administration agira, sur ce point, comme elle le jugera utile et possible,
sauf à réclamer ultérieurement un bill d'indemnité, s'il y a lieu.
M. Sauveur partage, quant au premier point, l'avis de M. Breyer, mais
pense qu'il conviendrait, pour donner à cet égard plus de liberté à l'Admi-
nistration, et pour prévenir de nouvelles discussions, de ratifier d'avance
la décision, quelle qu’elle soit, qui sera prise par le Conseil,
M. Breyer se rallie à cette proposition qui est mise aux voix et adoptée.
L'assemblée maintient au chiffre de 12 francs le taux de la rétribution
annuelle des membres de la société pour l'exercice 1866-1867.
M. Sauveur demande si des mesures définitives ont été prises pour assurer
la conservation des collections et pour en activer le développement.
M. Fologne répond que des mesures préparatoires ont été adoptées à ce
sujet, mais que ces mesures n’ont pas encore reçu de consécration définitive.
M. Sauveur insiste pour que l'attention du Conseil d'administration soit
appelée d’une manière toute spéciale sur ce point important pour l'avenir
de la Société.
L'ordre du jour appelle l'élection d’un président en remplacement de
M. Lambotte dont le mandat expire cette année.
M. Sauveur est élu président pour les années 1866-1867 et 1867-1868.
M. le baron de Thysebaert, administrateur sortant, exprime le désir de ne
point être réélu cette année, et prie ceux des membres qui auraient eu
l'intention de voter pour lui, de reporter leurs suffrages sur un autre
collègue.
M. Breyer fait observer que M. Schuster, administrateur, dont le mandat
n'expire que l’année prochaine, a quitté le pays, et qu'il convient, dès-lors,
dans l'intérêt de la Société, de pourvoir d'office à son remplacement pour
l'année courante.
En conséquence, il est procédé à l'élection de trois administrateurs dont
les fonctions cesseront en 1868, et d’un quatrième dont les fonctions cesse-
ront en 1867.
MM. Weyers et Fologne sont réélus, M. Van Volxem est nommé admi-
nistrateur en remplacement de M. le baron de Thysebaert, et M. Houzé en
remplacement de M. Schuster.
L'ordre du jour appelle la désignation d’une localité du royaume, où
aura lieu l’excursion entomologique annuelle de 1867.
M. Sauveur propose la commune de Vielsalm (Luxembourg).
M. le baron de Selys-Longchamps appuie cette motion, en émettant le
III
vœu que le Conseil d'administration fixe l'époque de l'excursion, soit dans
la deuxième quinzaine de juin, soit dans le cours du mois d'août.
Ces propositions sont adoptées.
La séance est levée à 1 1/2 heure.
Assemblée mensuelle du &@ octobre 1866.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de la dernière réunion mensuelle est lu et adopté.
M. le Président informe l'assemblée que le Conseil d'administration a
nommé, pour cette année :
Vice-Président, M. Capronnier;
Secrétaire de la Société, M. Weyers;
Secrétaire du Conseil, M. Houzé;
Trésorier, M. Fologne ;
Bibliothécaire, M. Timmermans.
La répartition des fonctions de Secrétaire entre deux membres de lad-
ministration, a pour objet de faciliter le travail en le divisant.
M. Weyers (rue du Persil, 3) est chargé de la correspondance scienti-
fique, des impressions, ainsi que de l'envoi des Annales de la Société.
M. Houzé (rue des Tanneurs, 66) est chargé de la tenue des procès-
verbaux, du classement des archives, ainsi que de la correspondance et des
envois non spécialement réservés au précédent.
Le Conseil d'administration, désireux d'introduire, dans la marche de la
Société, certaines modifications utiles, a décidé que, jusqu’à nouvel ordre,
il se réunirait régulièrement deux fois par mois.
A l'avenir les membres qui habitent Bruxelles ou la banlieue, recevront
un billet de convocation, rappelant le jour et l'heure de chaque réunion
mensuelle.
La Société recoit les ouvrages suivants :
1° Énumération des micro-lépidoptères des Pays-Bas (suite), par
M. De Graaf.
2° Le 10° volume des Annales de la Société linnéenne de Normandie.
3 Les « Proceedings of the Boston Society of Natural history,
sig: 1418,» , accompagnés d’une lettre d'envoi dont il est donné lecture.
Des remerciements sont votés aux donateurs.
IV
M. le Président donne lecture des dispositions suivantes, qui ont été
adoptées par le Conseil en vue d'assurer la conservation permanente des
collections de la Société :
1° Le Conseil d'administration s’adjoindra, pour assurer la conservation
des collections de la Société, un employé salarié qui prendra le nom de
Conservateur.
2 La désignation de cet employé, ainsi que la fixation du chiffre de ses
honoraires, auront lieu chaque année dans la première séance qui suivra
l'assemblée générale des membres de la Société.
3 Le Conservateur aura pour mission principale de préparer les caisses
destinées à recevoir les collections, et de les entretenir dans un état constant
de propreté ; d'étiqueter, disposer et préserver les échantillons, et d'assurer
leur bonne conservation.
Il se conformera, sur ces différents points, aux instructions qui lui seront
données par le Conseil d'administration, et remplira, au surplus, toutes les
autres charges que le Conseil jugerait utile de lui confier dans l'intérêt de
la Société.
4 Le Conservateur se rendra régulièrement deux fois par mois, aux
jours et heures qui lui seront fixés par le Conseil d'administration, au local
de la Société, et y demeurera pendant la durée de temps qui lui sera
indiquée, à l'effet d'assurer, d'une manière permanente, le bon état d’entre-
tien des collections.
Il assistera aux réunions chaque fois qu'il en sera requis.
5° Le Conseil d'administration mettra à la disposition du Conservateur
tous les objets nécessaires à l'accomplissement de son travail.
6° Chaque année, avant le 15 août, le Conservateur dressera un inven-
taire des caisses renfermant les collections de la Société, avec indication
sommaire du contenu de chacune d'elles, et des accroissements que les
collections ont subis pendant le cours de l'année.
M. le Président mentionne les considérations qui ont engagé la Commis-
sion administrative à s’adjoindre un Conservateur salarié dans les condi-
tions indiquées, et qui se résument ainsi :
« L'entretien permanent des collections est chose indispensable, non-
seulement pour conserver ce qui existe, mais encore pour donner aux
membres de la Société la certitude que les dons qu'ils feraient généreuse-
ment à celle-ci, seront soigneusement gardés. x
« L'expérience a démontré qu'il est impossible d'exiger d'un membre
de la Société les sacrifices de temps que réclame l'entretien sérieux des
collections.
« Enfin, la présence d'un employé de l'administration au local, à jours
V
et à heures fixes, permettra au Conseil de mettre, deux fois par mois, au
moins, ce local, avec les livres et collections qui s’y trouvent, à la disposi-
tion des membres de la ville et du dehors. »
Les fonctions de Conservateur ont été confiées au sieur Jean Mathys,.
qui a déjà rendu d'intelligents services à la Société lors de l'exposition qui
a eu lieu dans le courant du mois d'août dernier, au jardin Zoologique.
Cet employé est tenu de se trouver au local, deux dimanches par mois, de
9 heures du matin à l heure de relevée, savoir: le 2"° dimanche qui suivra
chaque assemblée mensuelle, et le 2° dimanche qui suivra le précédent.
M. le Président soumet à la sanction de l'Assemblée la proposition sui-
vante, déjà approuvée, en ce qui le concerne, par le Conseil administratif :
« Il sera formulé, parles soins de ce Conseil, un compte-rendu de chaque
assemblée mensuelle, relatant d’une manière détaillée toutes les observa-
tions scientifiques, verbales ou écrites, qui y auront été présentées, ainsi
que toutes autres communications intéressantes qui y auront été faites.
« Ce compte-rendu, à la suite duquel on mentionnera l’ordre du jour de
l'assemblée suivante, sera adressé, dans le courant du mois, à chacun des
membres effectifs ou honoraires, ou tout au moins, à ceux qui habitent le
pays ; il sera, en outre, inséré dans les Annales de la Société. »
M. le Président signale les avantages qui résulteraient de l'adoption de
cette mesure, destinée, non-seulement à éclairer les membres qui sont
éloignés de la ville, sur les travaux de la Société, mais encore à donner plus
d'attrait aux assemblées ordinaires, en provoquant des communications
intéressantes de toute nature, et à enrichir les Annales de notes dignes
d'y ètre insérées.
M. Breyer appuie cette proposition, qui aura, selon lui, le grand avan-
tage de permettre l’impression de remarques qui, tout en présentant une
utilité réelle, sont passées jusqu'ici inaperçues parce qu'à défaut de pouvoir
en faire l’objet d’un travail spécial destiné à l'impression, ces remarques
ont été simplement consignées dans des procès-verbaux qui ne recevaient
point de publicité.
Il ne voit aucune difficulté à déléguer au Conseil d'administration le soin
de formuler les comptes-rendus dont il s’agit, à la condition, toutefois,
qu'une épreuve de ce travail soit soumise préalablement aux membres
nominativement cités dans la publication, à charge par ceux-ci d'adresser,
s'il y a lieu, leurs objections au Secrétaire du Conseil dans un délai de
24 heures.
Après une courte discussion à laquelle prennent part MM. Capronnier,
de Thysebaert et Andries, l’Assemblée approuve, à l'unanimité, la propo-
sition du Conseil d'administration, moyennant la réserve indiquée par
VI
M. Breyer. Elle autorise également le Conseil à publier le compte-rendu
de la dernière assemblée générale.
M. Weyers annonce, pour la prochaine séance, la présentation d'une
note concernant quelques Carabiques de la faune belge.
M. Capronnier s'engage à communiquer, le mème jour, certaines obser-
vations sur la chenille de l’Acherontia Atropos.
M. le Président propose qu’à l'avenir il soit fait, pour la réunion sui-
vante, une courte analyse du contenu de chaque volume ou brochure
reçu par la Société dans une de ses assemblées mensuelles.
Cette proposition est adoptée.
MM. Fologne, Peteau et Weyers sont respectivement priés de faire,
pour la prochaine séance, l'analyse des trois publications reçues par lAs-
semblée dans sa présente réunion.
M. Capronnier soulève la question de savoir si les analyses dont il
s’agit seront reproduites dans le compte-rendu des séances.
Après un échange d'observations, il est entendu que l'impression de ces
analyses n'aura lieu que pour autant que celles-ci aient été rédigées par
écrit, et qu'au surplus, l'appréciation de chaque cas particulier sera laissé
à l’Assemblée, qui décidera , selon l'importance , l'intérèt du travail, et
les circonstances.
M. le Président invite les membres de la Société qui assistent aux
séances, à se mettre, autant que possible, en mesure de présenter à chaque
réunion quelque observation, quelque note, quelque insecte remarquable ;
il fait également appel aux communications des membres étrangers à la ville.
M. Weyers dépose une superbe planche sur cuivre, adressée à la Société
par un deses membres, M. H. Deyrolle, et destinée à la reproduction de deux
gravures qui paraîtront dans le prochain volume des Annales de la Société.
Un spécimen de ces gravures sera communiqué dans la prochaine réunion,
ainsi qu'une autre planche offerte par M. Léderer.
M. le Président fait part de son intention, aussitôt que les travaux pré-
paratoires à la conservation des collections seront terminés, de faire appel
à tous les membres de la Société, en les priant de vouloir bien concourir,
par des dons généreux, à l'accroissement de ces collections qu’il importe
de rendre aussi complètes que possible.
La séance est levée à 10 heures.
VII
Assemblée mensuelle du 3 novembre 1866.
PRÉSIDENCE DE M. SAUVEUR.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.
M. le Président informe l’Assemblée que le Conseil d'administration a reçu
membre effectif de la Société, M. Lucien Lethierry, de Lille, membre de
la Société Entomologique de France, présenté par MM. Deyrolle, Mors et
Weyers.
Il dépose trois planches, dont deux coloriées, gravées d'après les dessins
de MM. Lederer et Deyrolle, et destinées à être insérées dans le prochain
volume des Annales.
M. le Président ajoute que le Conseil, dans sa dernière séance, a reconnu,
au point de vue financier, la possibilité de publier séparément les 9" et
10% volumes desdites Annales. Le premier est à l'impression et paraîtra
prochainement ; le second, si la Société reçoit la matière nécessaire, pourra
paraitre dans le premier semestre de l'année prochaine. Quant au 11° vo-
lume (1867), il ne pourra naturellement être publié que dans le cours du
second semestre et sa dépense devra être imputée sur l'exercice 1867-1868.
M. le baron de Sélys-Longchamps annonce la présentation d’un nouveau
catalogue révisé de l'ordre des Orthoptères. Il dépose, de plus, une note
à joindre au travail de M. Lallemant sur l'invasion des sauterelles en
Algérie ; ce dernier travail est déjà à l'impression.
M. Andries fait don à la Société des deux premiers volumes de l’histoire
naturelle des Coléoptères, par le Dr. Chenu.
Des remerciements sont votés au donateur.
M. Weyers donne l'analyse verbale des travaux entomologiques conte-
nus dans les n°‘ 1 à 18 des Proceedings of the Boston Society of Natural
ITistory, don fait à la Société dans sa séance précédente.
M. Weyers lit la note suivante qui lui a été communiquée par
M. Putzeys, concernant quelques Carabiques nouveaux ou rares pour la
faune belge, et qui ont été découverts dans les récentes explorations de la
Campine.
« L'exploration de la Campine n'a été commencée que depuis quelques
années. Les points qui ont été l'objet d'observations suivies sont encore
peu nombreux; ils se réduisent à trois : 1° Calmpthout, dans la Campine
anversoise, souvent visité par MM. Mors et Weyers, 2° les environs
du camp de Beverloo, et 3° Genck, dans la Campine limbourgeoise, où
M. Rofliaen surtout a fait plusieurs stations successives.
VIIS
» Les Carabiques nouveaux pour notre faune sont, jusqu’à présent, les
suivants :
A. communs aux trois localités :
Carabus clathratus, Lin., Cymindis macularis, Mannh. Zyperus
aterrimus, Payk.
B. à Beverloo seulement :
Calosoma sericeum, Fab. (auro-punctatum, Payk.)
C. à Calmpthout seulement :
Bembidium argenteolum, Ahr. et B. émpressum, Panz.
D. à Genck seulement :
Calathus micropterus, Duft. (se trouve également dans les environs de
Mons); Platysma angustatum, Duft, (trouvé également à Louvain, très-
commun à le baraque Michel); Æarpalus griseus, Panz. (également à
Louvain et à Remouchamps); Æarpalus ferrugineus, Fab. ; H. Æar-
palus Fréhlichii, Sturm. et Bembidium nigricorne, Gyll. (Segnis, Dej.)
» Il importe également de signaler :
1° Trechus obtusus, Er., dont un individu a été pris à Tilft, au prin-
temps dernier, par M. Miedel, 2° Dyschirius impunctipennis, Daws.
3 Dyschirius Chalceus, Er.; 4 Lagarus inæqualis, Marsh, recueillis
à Nieuport par M. Mors, et 5° Adelosia picimana, Duft., trouvé dans
la mème localité par M. Kerels. »
En ce qui regarde le Bembidium nigricorne, M. Weyers ajoute que
la capture de ce carabique est d'autant plus remarquable qu'il n'avait
jusqu'ici été observé qu’en Suède; il est done, non-seulement nouveau pour
la faune belge, mais encore pour celle des pays limitrophes; M. de Chau-
doir pense cependant qu'il a déjà été trouvé une fois dans les provinces
rhénanes. C'est à M. Rofliaen que nous devons cette découverte intéressante.
Il signale encore comme capture curieuse celle de la Zebia fasciata,
Dej. (Coptodera massiliensis, Fairm.) que M. Puls à rencontrée à Gand,
vivante, en assez grande quantité, dans un navire chargé de riz, venant
d'Akvab.
Il attire l'attention de ses collègues sur cette nouvelle source de décou-
vertes entomologiques qui peut parfois donner des résultats intéressants.
M. le baron de Sélys-Longchamps donne lecture de la note suivante :
Ravaces DE LA Nocrua SEGETUM, Tr., EN 1865.
«Za Noctua Segetum, Tr., est commune dans une grande partie de
l'Europe et notamment en Belgique. On sait que sa chenille attaque plu-
sieurs espèces de légumes, ainsi que le blé, comme son nom de chenille
IX
moissonneuse l'indique, mais on n’avait pas, jusqu'à ces dernières années,
cité la betterave comme étant sa nourriture de prédilection.
» C'est seulement en 1865 que les cultivateurs des riches plaines de la
Hesbaye se sont vus menacés de la manière la plus grave par les ravages
de la chenille de cette noctuelle. Une douzaine de fabriques de sucre de
betterave sont établies dans cette contrée, qui embrasse une partie des pro-
vinces de Liége, de Limbourg et de Brabant. La culture de la betterave
a pris une extension telle que, dans certaines fermes, un tiers de la culture
y est attribué; (disons, par parenthèse, que cette proportion est fort exagérée,
et que les agronomes les plus distingués pensent que si l'on continuait sur
cette échelle, la fertilité des terres en souffrirait singulièrement).
» Au mois de juillet 1865, un grand nombre de cultivateurs s'aperçurent
que beaucoup de jeunes betteraves périssaient après avoir été rongées,
au sommet de la racine, par des vers qu'ils m'apportèrent. Les betteraves
les plus avancées ne périssaient pas entièrement, mais c'était chose triste
à voir que les racines qui étaient traversées par de nombreuses garennes, à
commencer par le collet.
» Je reconnus de suite que nous avions affuire à la chenille de la Noc-
tuelle moissonneuse. J'en conservai quelques-unes avec la racine. Elles se
mirent en chrysalide, et le papillon en sortit au commencement d'août;
cependant les ravages continuèrent jusqu'à la fin d'août.
» Il est à remarquer que cette noctuelle parait une première fois en juin;
il me semble donc évident que la première génération avait vécu au détri-
ment d'une autre espéce de plante. Dans le Condroz, à Ciney (province de
Namur), on me parla également des ravages causés par cette Noctuelle,
mais là, c'était dans les jardins potagers qu'on la signalait. Elle détruisait
complètement les salades endives, en rongeant les racines de la plante. Il
est à remarquer, d’ailleurs, que dans le Condroz, on ne cultive pas la bette-
rave sur une grande échelle, le terrain ne s'y prètant pas comme en Hes-
baye. Je n'ai pas entendu dire que les céréales aient souffert de sesatteintes.
» L'habitude qu'a la chenille de ronger souterrainement les plantes, en
commençant par le collet, rend fort difficile ou plutot impossible des tenta-
tives d'échenillage. Je ne connais aucun bon procédé à recommander aux
agriculteurs,
» Le seul conseil que je puisse leur donner, c’est de protéger les corbeaux
freux (corvus frugilequs). Ils nichent en grand nombre à Longehamps pres
de Waremme, et j'ai remarqué que pendant tout le mois de juillet ils ont
vécu de la chenille de la Moctua Segetum. Is ne quittaient pas les champs
attaqués et ceux qu'ils fréquentaient ont en grande partie échappé au
désastre, tandis qu'à une lieue de là, aux environs de Barlo et de Goyé où
ANNALES SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. X. b
X
les corbeaux ne se trouvaient pas en nombre, plusieurs hectares de bette-
raves ont été complètement détruits.
» Jesignale ces observations à la Société Entomologique etaux cultivateur,
parce que, dans plusieurs mémoires recommandables sur les insectes nui-
sibles, on ne mentionne pas spécialement la betterave comme étant atteinte
par la chenille de la Noctua Segetum.
» Il est digne de remarque que, jusqu'en 1865, les ravages n'étaient pas
connus en Hesbaye, quoique ce papillon y soit commun depuis toujours, et
que cette année 1866, malgré l'abondance des chenilles dans la saison pré-
cédente, les betteraves n’en ont pas souffert,
M. Breyer fait remarquer, à propos de cette note, que la nécessité force
quelquefois les insectes à vivre aux dépens de certains végétaux dont ils
ne font pas habituellement leur nourriture, et, à ce propos, il cite la chenille
de la Gortyna flavago, C. V, qui fait accidentellement sa nourriture des
plantes de pommes de terre.
M. le baron de Sélys-Longchamps ayant fait cette remarque que le papil-
lon et la chenille de la Voctua Segetum se rencontrent parfois depuis le
mois de juin jusqu'au milieu de l'automne, et la question s'étant élevée de
savoir si cet insecte a deux éclosions par année, M. Breyer fait, à ce sujet
cette observation : d’après lui, surtout chez les espèces du genre
Noctua, les chenilles d'une même ponte n'éclosent pas simultanément;
chez celles qui éclosent en même temps, il arrive que la vie à l’état de che-
nille est accélérée ou retardée par l'influence de circonstances extérieures ;
l'époque de la chrysalidation devient done, de cette façon, quelquefois irré-
gulière. D'autre part, des circonstances analogues peuvent agir sur la chry-
salide, de manière à produire l'insecte parfait avec une apparente irrégula-
rité. Ce sont les motifs qui, d’après lui, font souvent croire à une double
génération annuelle, tandis que ce n’est là qu'un moyen de la nature pour
assurer la conservation de l'espèce.
M. Peteau présente une analyse des travaux entomologiques contenus
dans le 10° vol. des Annales de la Société Linnéenne de Normandie, offert
à la Société dans sa dernière séance. Ces travaux sont les suivants :
1° Études sur les Staphylinides de l'Amérique centrale, principalement
du Mexique, par M. A. Fauvel;
2° Remarques et notes synonymiques sur un certain nombre de coléop-
tères de la famille des Staphylinides par M. A. Fauvel;
3 Notes sur les Sphæria qui se développent sur les chenilles par
M. Eudes-Deslongchamps.
4 Compte-rendu d’une excursion faite par la Société Linnéenne à Falaise,
le 16 juillet 1866, par M. A. Fauvel;
XI
5° Première partie d’un travailsur la faune du Chili, renfermant une section
des Staphylinides de ce pays, par M. A. Fauvel, d'après l'examen d'insectes
recueillis dans les Andes par MM. Fairmaire et Germain.
M. Peteau appuie particulièrement sur l'introduction que donne
M. Fauvel à ce dernier travail :
L'auteur, dit-il, constate dans cet ouvrage que la faune chilienne est
caractérisée par un facies européen tout particulier, et que les insectes,
les Staphylinides surtout, participent de cette particularité. Il ajoute
que neuf espèces européennes, qu'il mentionne, ont acquis droit de
cité au Chili, tandis qu'il ne s’y est trouvé jusqu'ici que trois espèces du
Pérou, une del’Amérique du Nord, une de Madagascar, et qu'on n’y a pas
rencontré un seul genre caractéristique de la région brésilienne. Un autre
trait qui distingue les Staphylinides chiliens, c’est leur petitesse : le plus
grand n'atteint que 10 millimètres, encore est-ce un géant pour la
famille ; pas de vrais Staphylinus, pas d'Ocypus. On sent une faune pressée
entre les montagnes et l'Océan, qui manque d'espace pour se développer,
d'un sol généreux pour grandir ; on dirait un autre monde de lilliputiens.
M. le baron de Sélys-Longchamps confirme les observations que vient
de développer M. Peteau. Il reconnait quela faune chilienne possède au plus
haut point le facies européen; les oiseaux d’eau, surtout les Echassiers,
les Orthoptères dela famille des Acridiens, les Lépidoptères diurnes, surtout
les Vanessa, les Colias, les Pieris ont des traits frappants de similitude. Il
ajoute toutefois que le contraire a cependant lieu en ce qui concerne les
Odonates.
M. Weyers fait passer sous les yeux de la Société une boîte contenant un
grand nombre de magnifiques Buprestides, dont la plupart sont nouveaux
pour la science, et qui proviennent des îles Philippines, du Nord de l'Au-
stralie et de l'Amérique centrale.
M. le baron de Thysebaert communique également à la Société une boite
renfermant des espèces précieuses, tant par leur rareté que par les aberra-
tions qu’elles présentent ; ces espèces sont :
Argynnis Aglaja, L, Œ. Aberration noire.
Neméophila metelkana Ld g. ©.
Chelonia Dejeanii, G. cf.
Orgya pudibonda, L. Aberration concolore.
Clostera Timon, H. ©.
M. Sauveur annonce qu’il a capturé cetteannée à Diepenbeek (Limbourg)
dans un petit bosquet de sapins, une nouvelle espèce d'Elatéride pour la
Belgique : c’est le Cardiophorus ruficollis L ; il en a pris 3 exemplaires.
Ces insectes sont mis par lui sous les yeux de l’Assemblée.
XII
M. C. Van Volxem soumet également deux Longicornes dont la présence
n'avait point encore été signalée en Belgique : Leptura hastata, Fab.,
qu'il a pris à Rochefort, et Zeptura rubro-testacea, His., venant de Namur.
Comme renseignements locaux’, il ajoute qu'il a rencontré Æhopalopus
clavipes, Fab., à Stavelot et à Laeken Necydalis major, L.
M. Lambotte expose les raisons très-sérieuses qui l'ont empèché d'assister
à l'assemblée générale du 23 septembre. Il manifeste l'intention de commu-
niquer à la Société un extrait du discours qu'il avait l'intention de prononcer
dans cette circonstance, contenant une notice nécrologique sur l'honorable
M. Defré, un des membresles plus distingués de la Société, que celle-ci a eu le
malheur de perdre. Il demande qu'il soit donné publicité à cet extrait, ainsi
qu'à une seconde notice sur notre regretté collègue, M. le capitaine Seghers,
qui fut, plus récemment, victime de l'épidémie.
La séance est levée à 9 3/4.
Assemblée mensuelle du #* décembre 1866.
PRÉSIDENCE DE M. SAUVEUR.
La séance est ouverte à 8 heures.
M. Weyers fait les observations suivantes, au sujet de la note de
M. Putzeys qu'il a communiquée à la Société dans sa séance précédente :
« Parmi les espèces signalées comme nouvelles ou rares pour la faune
belge, dans cette note, plusieurs ont déjà été indiquées dans les catalogues des
Annales de la Société; cependant leur découverte remonte à peu de temps.
Dans tous les cas, les espèces qui n'ont jusqu'ici été renseignées dans aucun
catalogue belge sont : Bembidium argenteolum, Abr.; Bembidium nigri-
corne, Gyll.; Trechus obtusus, Er. et Dyschirius impunctipennis, Daws.
M. le Président informe l'assemblée que le conseil s'occupe activement
de l'élaboration d'un réglement d'ordre, destiné à assurer pour l'avenir la
parfaite régularité de la marche administrative.
Un catalogue révisé et complet de la bibliothèque vient d’être dressé, et
sera publié dans le prochain volume des Annales, qui, très-probablement,
paraîtra dans le courant du mois de décembre.
Le conservateur a continué son travail sous la direction du conseil
d'administration.
La collection des macrolépidoptères de Belgique est déjà à peu près en
ordre ; une liste des espèces qui y font défaut et des échantillons à renou-
veler sera dressée et communiquée aux membres qui s'occupent de cette
XIII
matière, avec prière de concourir à compléter autant que possible la
collection commune.
M. le Président consulte l'assemblée sur le point de savoir si elle entend
faire, de chaque ordre d'insectes, l’objet d’une collection générale, ou pro-
céder plutôt à la formation d'une collection appartenant exelusivement à la
faune belge, sauf à disposer les espèces européennes ou exotiques dans des
cadres distincts.
M. le baron de Sélys-Longchamps développe les raisons qui militent en
faveur de ce dernier système; il désire cependant que la création d’une
collection nationale ne fasse pas négliger les moyens d’en former une plus
générale.
Après une discussion à laquelle prennent part MM. Colbeau, Wevyers et
Andries, l'assemblée décide que, provisoirement au moins, ce système sera
adopté.
M. le Président demande que l’on résolve la question de savoir si, dans
la classification méthodique à observer pour la disposition des collections
belges, on adoptera le mode de classement suividans les différents catalogues
qui figurent dans les Annales de la Société, sauf à modifier l'ordre suivi,
quand ces catalogues auront été révisés; ou bien si l’on se conformera au
système reconnu le meilleur par les auteurs modernes,
Après avoir entendu les observations présentées à ce sujet par MM. Breyer,
de Sélys-Longchamps, Candèze, Sauveur, Timmermans et Houzé, l’assem-
blée décide que le second système sera adopté, et qu'elle désignera dans la
prochaine séance, d’après quels auteurs il sera procédé au classement de la
collection des lépidoptères.
M. le Président informe enfin l'assemblée que le conseil d'administration
se propose d'envoyer régulièrement, à l'avenir, un exemplaire de ses comptes-
rendus mensuels au Ministère de l'intérieur, à l'Académie, aux facultés des
sciences de nos quatre universités, ainsi qu'aux Sociétés du pays qui s’occu-
pent de l'étude des sciences naturelles. Le but de cette communication faite
aux Sociétés savantes est, non-seulement de chercher à répandre autant que
possible le goût des observations entomologiques parmi les personnes que
l'étude des sciences attire dejà, mais encore et surtout d'établir avec ces
Sociétés des relations amicales, première base d’une union confraternelle
si désirable entre toutes les associations nationales qui ont pour butcommun
l'étude de la nature.
M. le Président, afin de mieux caractériser et de préciser les intentions
de la Société entomologique à cet égard, demande que sa proposition soit
l’objet d’un vote.
L'assemblée applaudit à l'unanimité à la proposition de son président et
XIV
charge le conseil d'administration d'arrêter la liste des Sociétés auxquelles
une communication sera faite dans le sens indiqué.
M. le docteur Breyer fait don à la Société d'une boite d'insectes
recueillis par M. le capitaine Le Hon aux environs de Naples.
La Société reçoit en don les ouvrages suivants :
1° Les n° l et 2 du tome III des : Horæ societatis entomologicæ Rossicæ.
2° Annales de la Société entomologique de Suisse.
Des remerciements sont votés aux donateurs.
M. le docteur Breyer se charge de l'analyse de ces deux ouvrages.
3° Annales de la Société des sciences naturelles de Brème.
M. Fologne donne lecture de l'analyse suivante :
« La brochure ayant pour titre « Microlepidoptera in Nederland waar-
genomen, » contient la fin du catalogue des Microlépidoptères trouvés
dans les Pays-Bas, par MM. de Graaf et Snellen Van Vollenhoeven.
» L'ordre de classement pour les Tinéides et Ptérophorides, a beaucoup de
rapports avec celui qui a été adopté par MM. Staudinger et Wocke. Les
synonymies sont données d'une manière très-complète, quoique différant
en quelques points de celles établies par ces derniers auteurs.
» À chaque citation d'espèce, sont joints : l'indication des diverses localités
dans lesquelles l'insecte a été trouvé, ses époques d'apparition, ainsi que des
observations sur ses mœurs à l’état de larve et à l'état parfait.
» L'ouvrage contient, en outre, des notes intéressantes sur les différences
que présentent entre eux les ouvrages de divers auteurs. En résumé, cette
publication, faite avec beaucoup de soin et d’exactitude, nous sera très-utile
parce qu'elle a rapport à des insectes qui se trouvent presque tous en Bel-
gique.
» Le catalogue des Tinéides observées dans les Pays-Bas, comprend
347 espèces, soit 143 de moins que le nombre de celles trouvées chez nous.
La partie que je crois être la plus complète est celle qui contient l'énuméra-
tion des plus petites espèces, qui paraissent avoir attiré surtout l'attention
de nos voisins. q
» Dans la liste des Ptérophorides, M. de Graaf donne, à la suite de P/4-
typtilus Bertrami Rôssler, une note pour expliquer le changement de nom
qu'il a adopté pour cette espèce, connue depuis longtemps sous le nom de
Platyptilus Ochrodactylus, Hubner. Il résulte de cette note qu'il existe
une espèce nouvelle, très-voisine de Ockrodactylus, qui porte le nom de
Dichrodactylus, et au sujet de laquelle j'ai trouvé dans l'Zn{omologist
monthly magazine, un article publié par M. Stainton. La lecture de cet
article m'a fait découvrir dans ma collection les deux espèces confondues. Je
crois utile, en conséquence, de traduire ici l’article de M. Stainton. « Je
XV
remarquai, dit-il, dans le mois de septembre 1865, dans la collection de
mon ami M. Mühlig, à Francfort, un nouveau Ptérophore, très-voisin de
Ochrodactylus, portant le nom de Dichrodactylus. Le jour suivant, je
visitai le docteur Rôssler à Wiesbaden et je revis encore le même
insecte, mais s'appelant ici Ochrodactylus, tandis que le nom nouveau
de Bertrami était proposé pour l’autre espèce. Lequel est maintenant le
vrai Ochrodactylus, cela devient une question très-délicate à décider.
» Herrich-Schaffer a, sans doute, figuré Dichrodactylus sous le nom de
Ochrodactytus, car les défauts qu'il trouve dans la figure donnée par
Hubner semblent prouver que ce dernier a réprésenté l’autre espèce. Je
suis également disposé à croire que l'Ockrodactylus de Zeller est aussi le
Dichrodactylus. En attendant, pour éviter la confusion, je conseillerais
d'abandonner tout à fait le nom de Ochrodactylus, et d'admettre à sa place
deux espèces : Dichrodactylus Muhlig et Bertrami Rossler. La larve de
Dichrodactylus se nourrit de tanaisie ({anacelum vulgare), en juillet,
et le papillon parait en août. Bertrami se nourrit de l'Achillea Plar-
mica, au commencement de juin, et l'insecte parfait parait à la fin de ce
mois.
» La description des insectes exige une série d'exemplaires élevés. J'ai
un seul exemplaire élevé de Dickrodactylus, provenant d'une chrysahide
trouvée sur la tanaisie à Chudleigh en juin 1850, et dont l’éclosion eut
heu le 5 juillet. De Bertrami, je n'ai pas d'exemplaires élevés.
» Dichrodactylus a lapex des ailes antérieures plus long et plus en
faucille que chez Bertrami. Les écailles brunes à la frange inférieure de
la troisième penne des secondes ailes, sont aussi plus distinctes. Le meil-
leur caractère est cependant fourni par les pattes postérieures : chez
Berlrami, les tibias sont faiblement brunis, mais les tarses sont blancs
immaculés. Chez Dichrodactylus, les tibias sont bruns au milieu et au
bout, une tache brune se trouve, en outre, à la fin du premier article des
tarses ; ces trois marques foncées, ont un aspect très-apparent chez les
spécimens élevés.
» Je pense que les deux espèces seront trouvées, confondues, dans beau-
coup de collections, quoique des insectes capturés ne puissent bien
servir à la détermination quand les différences spécifiques sont si faibles.
Nous mettrons probablement tout en œuvre l'an prochain pour élever les
deux espèces.
» M. Muhlig a décrit son Dichrodactylus dansle Stettiner entomologische
Zeitung de 1863, p. 113. Le docteur Rossler a décrit son PBertrami
dans le 8° volume du Wiener Entomolog. Monatschrift, p. 53. »
» Il résulte, en effet, de tout ce qui précède, qu'il y a eu confusion faite
XVI
par plusieurs auteurs. Toutefois, pour éviter de continuer dans la mème voie,
je ne crois pas qu'il soit nécessaire d'abandonner le premier nom donné par
Hubner. Si, comme le pense M. Stainton, Herrich-Schaffer et d’autres se
sont trompés, en décrivant et figurant sous le nom d’Ochkrodactylus un
insecte nouveau qu'ils croyaient être celui figuré par Hubner ; si ensuite
M. le docteur Rossler a donné le nom de Bertrami à l'espèce d'Hubner et
attaché l’ancien nom à l’espèce nouvelle, ce ne sont pour moi que des com-
plications ajoutées aux synonymies. À mon avis, Hubner a établi l'Ockro-
dactylus, et M. Mublig le Dichrodactylus. Toutes les autres synonymies
ne doivent venir qu'après ces deux noms, qui sont les plus anciens.
M. Capronnier donne lecture de la note suivante :
OBSERVATIONS SUR L'ACHERONTIA ATROPOS.
» On a remarqué que plusieurs lépidoptères produisent, à leur volonté, un
certain son. Des observations ont été faites, qui constatent ce phénomène chez
quelques Zithosides et surtout chez l'Ackerontia Atropos, sans cependant
que l’on soit parvenu à déterminer les causes du bruit, relativement assez
fort, que chacun a pu constater chez ce dernier lépidoptère. |
» Mais jusqu’à présent, que je sache, on n’a pas observé de son distinct,
Jacultatif, chez aucune espèce de chenille.
» On m'avait apporté successivement, dans le courant d'août dernier,
cinq chenilles de l'Acherontia Atropos. Rien d'insolitene s'était d'abord pré-
senté; mais à la dernière chenille qui me fut remise, en touchant la branche
sur laquelle elle se tenait, j’entendis un petit bruit sec, vif, qui semblait partir
de l'insecte. Je recommençai alors l'expérience, et chaque fois que la branche
était touchée, la chenille, en prenant la pose du Sphinx, faisait entendre un
certain bruit, une espèce de crépitation, que l'on peut imiter en plaçant
sous l’ongle du doigt majeur, l'ongle du pouce, en relevant ce dernier par
un mouvement brusque, et en répétant l’action trois ou quatre fois préci-
pitamment.
» En maniant la chenille, le bruit cessait. J'ai placé alors la branche de
manière à pouvoir examiner le dessous de linsecte, et, donnant un léger
choc, je vis alors distinctement que le bruit signalé était produit par un
mouvement rapide des mandibules. On ne peut confondre cette crépitation
avec celle que fait la chenille en rongeant les feuilles, c’est bien un acte de
sa volonté.
» J'ai continué mes expériences pendant trois jours, et chaque fois j'obte-
nais les mêmes résultats que je viens d'indiquer. J'ai eu l’occasion de
répéter les dites expériences en présence de M. Houzé, et notre honoré
XVII
collègue à pu constater avec moi l'exactitude des faits que je viens d’ex-
poser.
» Je regrette que mon attention n'ait été appelée que sur la dernière
chenille. Il n'est pas probable que le phénomène ne fût inhérent qu'au sujet
observé, d'autant plus que je me suis rappelé que la personne qui m'avait
remis la première chenille, m'avait dit qu'en la prenant, « la bête avait
crié. » La simplicité du choix de l'expression m'avait fait sourire et je n’y
avais apporté aucune attention ; le bruit entendu par cette personne n'était
cependant pas une illusion et provenait réellement de la chenille.
» Quant à l'espèce de cri produit par l'insecte parfait, quelques auteurs
ont fait résider dans la tète les organes qui produisaient le bruit. Je viens
actuellement certifier un fait, c'est qu'un des A. Afropos provenant des
chenilles précitées, étant éclos d'une manière anormale, quant à la tête, la
trompe et les palpes atrophiées, le sujet était complétement muet.
» En m'abstenant d'en rien conclure, je pense néanmoins que c'est vers
la tète de l'insecte qu'il faudrait rechercher l'organe productif du bruit.
M. Weyers propose, et le conseil d'administration appuie, la nomination
d'un nouveau membre correspondant, M. le docteur Huyvenaar, résidant
à Hong-Kong, en Chine.
Il fait passer sous les yeux de l'assemblée un couple d'une charmante
espèce de Nemoptera recueillie par M. Lederer au Bosz-dagh en Anatolie,
et que ce dernier croit nouvelle pour la science.
La séance est levée à 10 1/2 heures.
ANNALES SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. X. (a
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LISTE DES MEMBRES
de la
SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
Les noms précédés d'un astérique (*) sont ceux des Membres fondateurs
Membres effectifs.
MM.
*ADRIAENS (Guillaume,, homme de lettres, rue des Commerçants, 17, à
Bruxelles. — Entomologie générale.
*ANDRIES (Joseph-Francçois- Auguste), rentier, chaussée de Haecht, 48,
St-Josse-ten-Noode, lez-Bruxelles. — Lépidoptères.
BarBier-Dicrenxs. — St-Quentin, France. (Aisne) et à Paris rue de
Paradis-Poissonnière, 1bis , — Coléoptères d'Europe.
Bezzier de la CHAviGNERIE, membre de la Société archéologique d'Eure-
et-Loire, des Sociétés entomologiques de Berlin, de Stettin et de
France, etc., rue de Parme, 9, à Paris. —- Lépidoptères d'Europe.
Biscaorr-EninGer (André), négociant, à Bâle, Suisse. — Coléoptères.
BoxvouLoir (v'* Henri de), rue de l'Université 15, à Paris, membre des
Sociétés entomologiques*de France, Londres, Berlin, Stettin, Vienne,
Suisse et Lyon. — Coléoptères.
Bourpox (Jules), docteur en sciences naturelles, place Saint-Pierre, 21, à
Liége. — Coléoptères.
ANNALES SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. X.
œ-
ot
ct
XX
‘Breyer (Albert), docteur en médecine, etc., boulevard de Waterloo, 52,
à Bruxelles. — Lépidoptères et Coléoptères.
CanDèze, docteur en médecine, membre de la Société entomologique de
France, membre correspondant de l'Académie royale de Belgique, ete.,
à Glain, lez-Liége. — Entomologie générale, Coléoptères (Elatérides
et Lamellicornes).
CAPRONNIER (J.-B.), artiste-peintre, rue Rogier, 246, à Schaerbeek. —
Entomologie générale, Lépidoptères.
CHapuis, docteur en médecine, membre correspondant de l’Académie royale
de Belgique, etc., à Verviers. — Entomologie générale.
CHarLier (Eugène), docteur en médecine, médecin chirurgien du bureau
de bienfaisance de Liége, membre de plusieurs Sociétés savantes, fau-
bourg St-Gilles, 19, à Liége. — Entomologie générale, Lépidoptères,
Coléoptères.
CHauDoIR (Baron Maximilien de), gentilhomme de la chambre de S. M.
l'empereur detoutes les Russies, membre de plusieurs Sociétés savantes
nationales et étrangères, à Paris. — Coléoptères (Carabiques).
CHEevroLaT (Auguste), membre de la Société entomologique de France, rue
Fontaine-Saint-Georges, 25. — Coléoptères.
CLavareau (Camille), à Namur. — Entomologie générale.
‘Cozseau (Jules), naturaliste, membre de la Société entomologique de
France et de la Société malacologique de Belgique, chaussée d'Etter-
beek, 324, à Etterbeek, lez-Bruxelles. — Colcoptères en général,
Orthoptères, Hémiptères, Névroptères et Lépidoptères de Belgique.
Couseaux (Hippolyte), rue Potagère, 36, à Saint-Josse-ten-Noode, lez-
Bruxelles. — Entomologie générale.
De Borne (Alfred Preudhomme), chef de bureau au commissariat d’arron-
dissement de Liége, membre de la Société royale des sciences de Liége ;
faubourg St-Gilles, 306, à Liége. — Coléoptères, spécialement les
Hétéromères.
DE CLEENE (Jean-Baptiste), négociant, Quai-aux-Foins, 41, à Bruxelles.
— Lépidoptères d'Europe.
DE FRaANQUEx (Charles), à Huy. — Lépidoptères d'Europe.
DE La LAFONTAINE (Alfred), rue Joseph If, 39, à Bruxelles. — Aptères.
‘De La LaFonTAINE (Jules), conservateur des collections de l'Université à
Gand. — Coléoptères, Lépidoptères, HŸménoptères et Diptères.
‘DemouLin (Gaspard), membre de la commission administrative du Musée
de Mons, membre de la Société entomologique de France, rue de
Nimy, 46, à Mons. — Hyménoptères et Diptères.
XXI
DepuiserT, naturaliste, rue des Saints-Peres, 17, à Paris, membre de la
Société entomologique de France. — Entomologie générale, Lépi-
dopteres.
DeyroLe (Emile), naturaliste, membre de la Société entomologique de
France, rue de la Monnaie, 19, à Paris. — Entomologie générale.
Deyrozze (Henri), naturaliste, membre de la Société entomologique de
France, rue du Colysée, 27, à Paris. — Coléoptères, Lépidoptères
exotiques.
DeyroLLe (Théophile), peintre naturaliste, rue de la Monnaie, 19, à Paris.
— Lépidoptères.
Doxcxier-HuarrT (Ch.), rentier, à Liége, rue du Paradis, 15. — Lépi-
doptères.
Durreux (Auguste), ancien receveur général du grand-duché de Luxem-
bourg, officier de l'ordre de la Couronne de Chène, membre des
Sociétés entomologiques de France, Stettin et Luxembourg. — Lépi-
ières européens et Lépidoptères exotiques diurnes.
‘Focoaxe (Egide), architecte, membre de la Société malacologique de Bel-
gique ; à Laeken, lez-Bruxelles. — Lépidoptères d'Europe.
FonTAINE (César), à Papignies, canton de Lessines (Hainaut). — Lépido-
ptères et Coléoptères.
Gaurarp (V. de), à Vevey, Suisse. — Coléoptères.
Giznicki (Henri), naturaliste, rue de la Monnaie, 19, à Paris. — Coléopteres.
(Gomexsoro (Huascar L. de), rua Kresca, 17, em St-Domingo de N'theroy
à Rio de Janeiro (Brésil). — Entomologie générale.
GRENIER (A.-D.), Président de la Société entomologique de France, rue de
Vaugirard, 63, à Paris. — Coléoptères de France.
Gronier (Alfred), rue Ste-Catherine, 11, St-Quentin, France, (Aisne). —
Lépidoptères d'Europe, Coléoptères du Nord de la France.
Guizcon, (Charles), notaire à Ruremonde. — Entomologie générale.
“Haxnon (J.-D.), docteur en médecine, professeur à l'Université de
Bruxelles, chaussée de Wavre, 54, à Ixelles. — Entomologie gén.
HartoG-Hæis Van DE Lier, à Delft, Hollande. — Entomologie générale.
Hzss (A.), rentier, à Manage, (Hainaut). — Lépidoptères, Coléoptères.
Houzé (Arthur), docteur en sciences naturelles, rue des Tanneurs, 66, à
Bruxelles. — Entomologie générale, Coléoptères.
“Huux (Jules), propriétaire, rue du Gouvernement, 16, à Gand. — Co-
léoptères.
JEekEL (Henri), naturaliste, membre de la Société entomologique de France ;
cabinet entomologique, rue de Lille, 13, à Paris. — Coléoptères euro-
péens et exotiques. Curculionides.
XXII
Jocy (Arthur), préparateur de chimie à l'Université libre de Bruxelles, rue
du Conseil, 72, à Ixelles, lez-Bruxelles. — Entomologie générale.
JUSTEN, négociant, rue des Chartreux, 33, à Bruxelles. — Entomologie
générale.
KereLs (Georges-Jean), ingénieur civil, rue du Jardin Botanique, 10, à
St-Josse-ten-Noode, lez-Bruxelles. — Coléoptères, Lépidoptères.
Lacerpa (Antonio de), à Bahia, Brésil. — Coléopteères,
LAMBOTTE (Philippe), à Paris. — Entomologie générale.
LamBorre (Henri), docteur en sciences, professeur à l'Université libre de
Bruxelles, membre de la Société malacologique de Belgique et de plu-
sieurs autres Sociétés savantes, rue de l'Abondance, 9, à Schaerbeek,
lez-Bruxelles. — Anatomie et physiologie des insectes.
LecomrTEe (Théophile), à la Halle, à Lessines, ou rue de Londres, 19, à
Ixelles,elez-Bruxelles. — Entomologie générale, Lépidoptères.
Leraierry (Lucien), membre de la Société entomologique de France, rue
Blanche à St-Maurice, lez-Lille. — Coléoptères et Hémiptères.
LiaGre (Charles), D' en médecine, chaussée de Charleroi, 63, St-Gilles,
lez-Bruxelles. — Entomologie générale.
MarseuL (abbé A. S.), membre de la Société entomologique de France, rue
Demours, 15, au Thernes, à Paris. — Coléoptères, (Histérides).
Miepe (Joseph), rue Villette, 47, à Longdoz-Liége. — Coléoptères.
Micxeaux (Jules), peintre naturaliste, membre de la Société entomologique
de France, rue du Sabot, 3, à Paris. — Entomologie générale.
Mxiszecx (Comte de), membre de la Société entomologique de France, rue
Balzac, 22, à Paris. — Coléoptères.
‘Mors (Louis), ingénieur civil, membre de la Société entomologique de
France, rue del’Abricot, 7, à Bruxelles, — Coléoptères et Lépidoptères.
‘PerTeau (Antoine), rue Royale, 173, à St-Josse-ten-Noode.—Lépidoptères.
Puzs (Jacques), pharmacien, place de la Calandre, 11, à Gand.— Diptères.
Purzeys (J.), secrétaire général au ministère de la Justice, membre de
plusieurs Sociétés savantes, rue de Naples, 35, à Ixelles. — Coléo-
ptères, (Carabiques).
RogLors (W.), artiste-peintre, chaussée de Huaecht, 218, à Schaerbeek.
— Coléoptères, (Curculionides).
Rosarr (Adrien), rentier, rue du Berger, 21, à Ixelles. — Lépidoptères
d'Europe.
SANDOZ (Virgile), artiste-graveur, rue d’Assaut, 19, à Bruxelles. — Lépi-
doptères de Belgique.
XXII
‘Sauveur (Jules), chaussée d'Alsemberg, 147, à Uccle, lez-Bruxelles. —
Faune entomologique de Belgique.
Scausrer (Adolphe), Herrngasse, à Cobourg, (Saxe-Cobourg). — Lépi-
doptères.
‘Secys-LonccHamrs (Baron Edmond de), sénateur, membre de l'Académie
royale de Belgique et de plusieurs autres Académies et Sociétés
savantes, à Liége, boulevard de la Sauvenière, 34. — Névroptères
(principalement Odonates indigènes) et Lépidoptères d'Europe.
SicxeLz (Jules), docteur en médecine, membre de la Société entomologique
de France, rue de la Chaussée d'Antin, 50, à Paris. — Entomologie
générale, Hyménoptères.
Simon (Eugène), étudiant en médecine, membre de la Société entomolo-
gique de France, rue Cassette, 24, à Paris. — Entomologie générale,
Arachnides.
SINGELÉE (Henri), employé, rue Notre-Dame-aux-Neiges, 27, à Bruxelles.
— Coléoptères.
SrauninGer (D' Otto), Diana-Bad, à Dresde (Saxe). — Lépidoptères
d'Europe. |
*Tenxsrenr (Aug.), rue de Tirlemont, 173, à Louvain. — Coléoptères,
Staphylinides.
THomsox (James), rue de l'Université, 23, à Paris, ou à Villa-Elderslie,
St-Germain-en-Laye (département de Seine-et-Oise). — Coléoptères.
Timmermans (Joseph-David), 1% commis à l'administration centrale des
chemins de fer de l'État, rue de l'Olivier, 78, à Schaerbeek. —
Lépidoptères.
‘Tayseparrr (Baron Charles de), propriétaire, rue de Berlaimont, 26, à
Bruxelles. — Lépidoptères.
Van Vorxem (Camille), boulevard du Régent, 32, à Bruxelles. — Ento-
mologie générale. — Coléoptères (Lamellicornes).
Vuizcerroy-Cassint (Félix de), membre de la Société entomologique de
France, rue d'Amsterdam, 47, à Paris. — Coléoptères, hémiptères,
hyménoptères, névroptères.
WeEixmManx (Rodolphe), chimiste, chaussée de Mons, 334, à Cureghem-lez-
Bruxelles. — Lépidoptères de Belgique.
Wevers (Joseph, Léopold), membre de la Société entomologique de France
et de la Société malacologique de Belgique, rue du Persil, 3, à
Bruxelles. — Coléoptères, (Buprestides).
XXIV
Membres honoraires.
MM.
Boispuvaz, docteur en médecine, membre des Sociétés botanique de
France, entomologique de France, impériale et centrale d'horticulture
de Paris, etc., rue Fossé-Saint-Jacques, 22, à Paris.
Doux (E.-A.), président de la Société entomologique de Stettin, ete., à
Stettin (Prusse).
FairmaiRe (Léon), membre des Sociétés entomologiques de France, de
Stettin et de Berlin, d'histoire naturelle de Maine-et-Loire et de
Savoie, zoologique et botanique de Vienne et royale d'Édimbourg,
licencié en droit, économe à l'hôpital de la Pitié, etc., rue Lacépède 1,
à Paris.
HAGExN (Herman-Auguste), docteur, à Kœnigsberg (Prusse).
KRaaTz, président de la Société entomologique de Berlin, docteur en
philosophie, etc., Oberwasserstrasse, 11, à Berlin.
LacorpaiRe, professeur de zoologie et d'anatomie comparée à l'Université
de Liége etc., à Liége. — Coléoptères.
Leconre (John-L.), docteur en médecine, à Philadelphie (Pensylvanie,
États. Unis). — Coléoptères de l'Amérique du Nord.
Leperer (D'-J.), Wipplinger strasse, 7, à Vienne (Autriche). —
Lépidoptères.
Mirrière (Pierre), membre de la Société entomologique de France, place
Kléber, 2, à Lyon. — Lépidoptères.
SNELLEN Van VOLLENHOVEN(Samuel-Constant), docteur en droit, membre
de l'Académie royale des sciences, président de la Société entomolo-
gique néerlandaise, conservateur au Muséum royal d'histoire natu-
relle à Leyde ; Leyde, Breedstraat, 276.
STAINTON, membre de la Société entomologique de Londres, etc., Mounts-
field Lewisham, neur London.
WesmaEz, membre de l’Académie royale de Belgique, etc., rue de la
Rivière, 26, à Saint-Josse-ten-Noode, lez-Bruxelles.
Membres correspondants.
MM.
BERTOLINI (Joseph), à Bologne.
CHaRLier (Alexandre), lieutenant de la marine marchande.
XXV
De PALANDT (baron Henri), à La Haye.
D'OsrTEN-SACKEN (baron Charles), membre du corps diplomatique de Rus-
sie, ete., à Washington (États-Unis).
GoBanz, docteur, professeur à l'Ober-Realschule de Graatz (Styrie).
Guino (Jose-Thomas), colonel, à Buenos-Ayres (République Argentine).
Huyvenaar, docteur à Hong-Kong (Chine).
Koppen, employé au ministère, à Saint-Pétersbourg, secrétaire de la
Société entomologique de Russie.
LALLEMANT (Charles), pharmacien, à Jaulgonne, France (Aisne). — Co-
léoptères du Nord de la France.
Lucrant, Ile Maurice.
Lyon-BarNET, vice-consul de France à Surinam (Guyane néerlandaise).
Marior (Jean-Romain-Pierre), docteur en médecine, à Cantagallo (Brésil).
Paipsox (Thomas-Lambe), docteur en sciences naturelles, à Paris.
SCUDDER (Samuel) à Boston, Massachusetts (États-Unis de l'Amérique du
Nord). — Lépidoptères et Névroptères.
SraL (Carl) D', à Stockholm, (Suède). — Coléoptères.
Vioca (Miguel-Navarro), rédacteur de la Revue scientifique et littéraire de
Buenos-Ayres, à Buenos-Ayres.
Nembres décédés.
‘De FR (Pierre-Charles), premier commis aux hypothèques, à Louvain.
Parys (Alexis), propriétaire à Schaerbeek.
"SEGHERS (Alexandre), capitaine en retraite, membre de la Société mala-
cologique de Belgique, à Ixelles.
Organisation administrative
POUR L'ANNÉE SOCIALE 1866-1867.
Conseil d'administration.
MM. Sauveur, président.
CAPRONNIER, vice-président.
Wevers, secrétaire.
Houzk, secrélaire-adjoint.
FoLoGne, {résorier.
Timmermaxs, bibliothécaire.
Van VoLxEM.
Commission de vérification des comptes.
MM. A. DE La FoNTAINE.
PETEAU.
ANDRIES.
LISTE DES OUVRAGES OFFERTS À LA SOCIÉTÉ.
ANDRIES. Chenu. Encyclopédie d'histoire naturelle, Co-
léoptères ; avec planches. 2 vol. in-&.
BiscHorr-EHinGER. Mittheilungen der Schweizerischen
entomologischen gesellschaft. Vol. 2°, N° 1,
2494 et 5: In-8°.
CHARLIER. Observation d’hydrocéphalie chronique. 2 ex. Broch. in-8°.
(Ouvrage du donateur).
CHAUDOIR (BARON DE). Essai sur les Féronies de l'Australie
et de la Nouvelle-Zélande. Broch. in-&e.
(Extrait des publications de l’Académie de
Moscou).
— Monographie du genre Collyris, Fab. avec
3 pl. dont 1 col. Broch. in-8°.
(Extrait des Annales de la Société ent. de
France).
— Description d’une nouvelle espèce d'Anthia
et supplément à la monographie du genre
Pelecium. Broch. in-8°.
(Extrait de la Revue et Magasin de Zoologie
de Guérin-Meéneville).
(Ouvrages du donateur),
ANNALES SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. X. e
XXVIII
DE Borre. Ballion. Liste des papillons trouvés pendant
les années 1860-1863, dans les environs de
Gorki.
Gopaxz p'. Zur Coleopteren-fauna der Steiner-Alpen,
und das Vellach-Thales.
(Ouvrage du donateur).
KozTz. Les petits ennemis de la betterave.
(Ouvrage du donateur).
LALLEMANT. Revue critique et observations sur la bro-
chure de M. le D' Amédée Maurin : Znva-
vasion des sauterelles.
(Ouvrage dn donateur).
LampoTTE. Plateau (Félix). Deux brochures sur la phy-
siologie des insectes.
LEconTE. Catalogue of Coleoptera of the regions adjacent
to the boundary line between the United-
States et Mexico. PI.
(Extrait du : Journ. Acad. Nat. sciences,
vol. IV, n° 1, nov. 1858).
— Synopsis of the Aelolonthide of the United-
States.
(Extrait du : Journ. Acad. nat. sciences;
vol. ITI. Nov. 1856, 2° série.)
— Report upon insects collected on the survey
for the railroad from the Mississipi river to
the Pacific Ocean. PI.
(Extrait de l'ouvrage de l'expédition améri-
caine, partie : Zoologie.)
— Revision of the Pyprestide of the United-
States. PI.
(Extrait des : Tansactions of the american
Philosophical Society, nov. 1850.)
—— The Coleoptera of Kansas & Eastern New-
Mexico. PI.
Broch. in-8°.
Broch. in-8°.
Broch. in-&°.
Broch. in-8°.
Jn-8°.
Broch. in-f°,
Broch. in-f°.
Broch. gr. in-4°.
Broch. gr. in-4°.
1 vol. in-4°.
XXIX
Leconte. List of Coleoptera of North-America, 1863.
Part. I. Broch. in-8.
— New species of North-American Coleoptera,
1863. Part. I. Broch. in-8°.
(Publiés par la Smithsonian Tnstitution.)
(Différents travaux publiés dans les Pro-
ceedings of the Academy of natural sciences
of Philadelphia, depuis 1855 à 1862, com-
prenant) :
_ Notes on the Amara of the United-States. In-8°. (June 1855.)
— Synopsis of the Z/ydrophilidæ of the United-
States. In-8&. (June 1856.)
— Synopsis ofthe /ycetophagidæ of the Uni-
ted-States. In-8°. (February 1856.)
— Synopsis of the Phalacridæ of the United-
States.) In=8°:(0 1856.)
— Note on the genus Zithodes of the United-
States. In-80..(05us 1856.)
— Notice on the genera of Scarabæidæ found
in the United-States. In-8°. ( : 1856.)
—— Analitycal table of the species of CAlænius
found in the United-States. In-8. ( » 1856.)
— Synopsis of the species of Chrysomela et
allied genera inhabiting the United-States.
PE In-8°. ( » 1356.)
— Catalogue of the species of Bembidium found
in the United-States. In-8°. (January 1857.)
__" Index to the Buprestidæ of the United-
States described in the work of Laporte et
Gory, with notes. In-8°.( » 1857.)
— Description of new mammals from western
Africa. In-8°. ( » 1857.)
— Synopsis of the species Clivina et allied
genera inhabiting the United-States. In-8°. (March 1857.)
XXX
LEconTE. Description of new species of Coleoptera,
chiefly collected by the United-States et
Mexican boundary commission under major
W. H. Emory. In=80.(4#001857)
Note on the species of Zleodes found within
the United-States. In-8°. (October 1858.)
Catalogue of the Coleoptera of Tejon, (Cali-
fornia. In-8°. (February 18959.)
Additions to the Coleopterous fauna of
Northern California. In-8°. (October 1859.)
Notes on Coleoptera found at fort Simpson,
Mackensie River, with remarks on northern
species. In-8°. (July 1860.)
Synopsis of the Scaphidiidæ of the United-
States. In-8°. ( » 1860.)
Notes on the Coleopterous fauna of lower
California. In-8°. (Nov. 1861.)
New species of Coleoptera inhabiting the
Pacific district of the United-Ktates. In-8°. ( » 1861.)
Notes on the classification of Cerambycide,
with descriptions of new species. In-8°. (February 1862.)
Synopsis of the Mordellidæ of the United-
States. In=80-7{0 1862.)
Notes on the species of Calosoma inhabiting
the United-States. In-8°.( » 1862.)
Synopsis of the species of Colymbetes inha-
biting America, north of Mexico. In:89/(0410 1862.)
(Ouvrages du donateur.)
LetniErry. Les fourmis du département du Nord.
— Les Altises du colza.
(Ouvrages du donateur.)
MiuiËrE. Iconographie et description de chenilles et
lépidoptères inédits. 16° et 17° liv. avec pl.
coloriées.
(Ouvrage du donateur.)
Broch. in-8°,
Broch. in-8°.
Gr. in-8°,
XXXI
Purzeys. Addition aux Amara. . Broch. in-&.
(Ouvrage du donateur.)
— V. de Motschulsky. Études entomologiques
10° et 11° années. 2 broch. in-8°.
— V. de Motschulsky. Énumération des nou-
velles espèces de Coléoptères rapportés de
ses voyages. 2° et 3° parties, avec L pl. 2 broch. in-8°.
— Catalogue of hemiptera in the collection of
Rev. Hope. 2 pl. Broch. in-8°.
— Hope. Observations sur les Zrotyles et des-
cription de plusieurs nouveaux genres et
espèces. Broch. in-8°.
— Chaudoir (Baron de). Note sur le groupe des
Stlomides et description d'un nouveau genre
de celui des Somoplatides. Broch. in-8°.
STAINTON. Histoire naturelles des Dnéides, tome 10,
avec planches coloriées. In-&.
—— Entomologists Annual for 1867. In-18°.
_ Tinéides de Syrie et de l'Asie-Mineure. In-8°.
(Ouvrages du donateur.)
SNELLEN VAN VOLLENHOVEN. (Suites à SEPr). Nederland-
sche Insecten, 3° série, n°° 9 à 16, avec pl. In-4°.
—— Essai d’une faune entomologique de l'archi-
pel Indo-Néerlandais :
1" monographie. Seutellérides, 4 pl. col. In-4°.
ares » Piérides,'7 pl. dont 6 col. In-4°.
— Diagnosen van eenige soorten van hemiptera
heteroptera. Broch. in-&°.
» & DEGRAAF. Énumération des micro-lépidop-
tères des Pays-Bas. (Suite). Broch. in-8°.
(Ouvrages des donateurs.)
WEYERs. Zrichson. Bericht über die Entomologie. An-
nées 1841, 1842 & 1843. In-&°.
XXXII
SOCIÉTÉS SAVANTES.
ACADÉMIE ROYALE DES SCIENCES, LETTRES ET BEAUX-ARTS DE
FÉDÉRATION
BELGIQUE. Bulletin. 36° année, 2° série,
tome29, nol'a: In-&°.
Annuaire de l’Académie royale pour 1867,
avec un portrait. In-18.
DES SOCIÉTÉS D'HORTICULTURE DE BELGIQUE.
Bulletin. Tome I à VIT ettome VIII, 1866,
1" fascicule. In-8°.
Congrès d'horticulture. In-8°.
Congrès de Pomologie. In-8°.
SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BERLIN. Berliner entomo-
logische Zeitschrift, tome X, 4° livrai-
son. In-8°.
DE FRANCE. Annales de la Société. 3° série,
tome 5°, année 1865 et tome 6", année
1866, 4‘ trimestre, avec pl. In-8°.
DES Pays-Bas. Tijdschrift voor entomologie
2° série, vol. 1 et vol. 2. Liv, 1", avec pl. In-&.
DE Russie. Horæ societatis entomologicæ
Rossicæ, vol. 3° et vol. 4, n° 1, avec pl. co-
loriées. :
DE STETTIN. Stettiner entomologische Zei-
tung. 27° année. In-8°.
DE SUISSE. Mittheilungen der Schweizeri-
schen entomologischen gesellschaft. Vol. 2,
noel 409 In-8°.
(Don de M. Bischoff-Ehinger.)
D'HISTOIRE NATURELLE DE Boston. Proceedings
of the Boston society of natural history.
Tome XI. (Sig. 1 à 18. pages L à 288). In-8°.
Condition et doings of the Boston society of
natural history, 1865. Broch
in-&°.
XXXIII
SociËtTÉ DE BRÈME. 1° et 2° Jahresbericht der Natur-
wissenschaftlichen Vereins zu Bremen. 2 broch. in-8o.
ne DE PRESBOURG. Verhandlungen des Vereins
für Naturkunde zu Presbourg. Vol. VII
et IX. In-8°.
— DE STYRIE. Mittheilungen der Naturwissen-
schaftlichen Vereins für Steirmark. Vol. 1 à
4. PI. In-8°.
= DES AMIS DES SCIENCES NATURELLES DE ROUEN.
Bulletin de cette Société, tome 1 avec pl. In-8.
— LINNÉENNE DE NORMANDIE. Bulletin de cette
Société. 10° vol. année 1864, avec pl. In-8°.
— MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. Annales de cette
Société, vol. 2°, 1' fascicule. In-8°.
== IMPÉRIALE ET ROYALE DE ZOOLOGIE ET DE BOTA-
NIQUE DE VIENNE. Verhandlungen des Kaï-
serlich-Koniglichen-Zoologisch-Botanischen
gesellschaft in Wien. Année 1853, 1855,
1856, 1857, 1858, 1859, 1860, 1861 (liv. 3
et 4), 1862, 1863, 1864, (liv. 3 et 4), 1865
et 1866, avec planches. In-8°.
Brauer, F. Monographie der Œstriden. In-8°.
Nielreichs. Klora von nieder Œsterreich, In-8°.
Brusina. Contribuzione pella fauna dei mol-
luschi Dalmati. In-8°.
Personen, Orts und sach-Register von 1851-
1860. In-8°,
Literatur’s Bericht. In-8.
SMITHSONIAN INSTITUTION. Annual report of the board
of regents of the Smithsonian institution.
Année 1864. In-8.
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TABLE DES MATIÈRES.
Révision générale des Clivinides par M. J. Purzeys.
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Descriplionedes especes. #1... Va
Addenda au genre Dischirius . . . . . . . . . . . . . . .
DIE RE Re Pen
Notice sur un nouveau genre de Curculionides d'Australie, par M. W. RorLors
Acroteriasus Haagii
« subnitidus .
« nubilus.
« emarginatus
Explication des détails de la Planche F. . . . . . . .
Considérations sur la notice précédente par M. LACORDAIRE.
Description d'un nouveau genre de Curculionides de Montevideo, par
M. W. RoELors .
Georynchus Mortetii
Notice sur une nouvelle espèce de Nemoptera, par M. En. DE SÉLYs-
ÉONGCHAMPS NE ANS Ne En ee de à croire
NemopteraLedererl ER CR
Explication de la planche 2. . . . . . . . . . . =.
XXXVI
Bulletins.
Compte-rendu de l'assemblée générale du 25 septembre 1866. .
« de l'assemblée mensuelle du 6 octobre 1866. .
« de l'assemblée mensuelle du 5 novembre 1866 .
De Séys-Lonccnamrs. Ravages de la Noctua segeium en 1866.
Compte-rendu de l'assemblée mensuelle du 1° Dée. 1866.
Carronnier. Observations sur lAcherontia Alropos. . .
Liste des membres de la Société .
Organisation administralive. .
Liste des dons offerts à la Société .
FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES.
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