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ANNALES
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE
DE BELGIQUE,
DÉPOSÉ AUX TERMES DE LA LOI.
Les opinions émises dans les Annales de la Société sont
propres à leurs auteurs. La Societé n’en assume aucunement
la responsabilité.
BRUXELLES — IMPRIMERIE DE VEUVE NYS.
ANNALES
SOLIÉTE ENTOMDLOGIQUE
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TOME QUATORZIÈME.
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BRÜXELLES.
PARIS. BRUXELLES. DRESDE.
E. DEYROLLE, Firs, | GAND & LEiPZiG, L. W, SCHAUFUSS.
rue de la Monnaie, 19. C. MUQUARDT. Wettiner Ho’.
— H. MERZBACH, SUCC'. | 22
1870-1871
DESCRIPTION
DE
SIX COLÉOPTÈRES EXOTIQUES
ÉCLOS A PARIS
Par A. CHEVROLAT.
( SÉANCE DU 2 JUILLET 1870. )
L'un de mes amis, M. le docteur Huet, qui est en relations intimes
avec M. Rougier Chauvière, grainetier bien connu, m'a procuré,
comme provenant de graines et d’une buche exotiques, les six nou-
velles espèces de coléoptères qui font le sujet de ce petit mémoire.
Par reconnaissance, je dédie à chacun de ces messieurs une de ces
espèces.
Ces découvertes me suggèrent un avis à donner aux entomolo-
gistes qui voudraient se procurer des Curculionides granivores; ce
serait de recueillir des graines de toute sorte qu'on séparerait par
espèces dans des bocaux recouverts d’un papier percé de trous d’épin-
gles. Un monographe de Bruchides, par exemple, recueillerait des
semences de Papillionacées, pour les Bruchides vrais, de Carduacées
et autres pour les Spermophagus et des fruits de palmiers pour les
Caryoborus qui naissent sous l’enveloppe ligneuse qui renferme la
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XIV. 1
6 DESCRIPTION DE SIX COLÉOPTÈRES EXOTIQUES.
pulpe. Ce simple procédé amènerait naturellement à connaître le
genre de vie des espèces, la plante qui les nourrit, les différences de
sexe et les variétés. Si je voulais donner ici la liste des espèces exo-
tiques ainsi obtenues par l’envoi de graines exotiques en Europe,
cette liste serait longue ; je n’en citerai que quelques-unes parmi les
Bruchides.
Brucxus theobromatis, mimosæ, coryphæ, seutellaris Fab. (Cette
dernière paraît être cosmopolite), tragacanthæ O1., arachidis, phaseoli
(Chv. Sch.), bixæ Hoffm., ingæ, glycinæ et indigoferæ Sch., pescapræ
Fab., halodendri et oxytropis Geb., glycyrrhizæ et astragali Stev. (1)
PacHyMERUS cratægi Harr., erotonæ et clitoriæ Sch.
CaryoBorus nucleorum, bactris, cardo, cassiæ, acaciæ, capsincola
et hibisci.
SPERMOPHAGUS robiniæ, sophoræ et convolvuli.
Deux de mes amis, l’un M. G. Tappes, dont la plume habile a
donné dans les Annales de la Société entomologique de France de
forts jolis dessins de nouveaux Cryptocéphales ; l’autre, M. Wapler,
dont le pinceau fait aussi beau que nature, ont bien voulu me prêter
leur concours, le premier pour représenter l’Allorrhina et le second
pour les trois autres espèces ; je ne saurais trop les en remercier.
CÉTONIDES.
1. Allorrhina Hueti (PI. 1, fig. 1). Oblongo-quadrata, supra purpureo
velulina; prothorace limbo angusto, macula axillari in elytris, maculis duabus
lateralibus, fascia laia postica (punctulis duobus rubidis secundum suturam positis)
pygidio lümboque propygidii læle flavis ; corpore infra pedibusque rubidis, fortiter
el rugose punctalis, mesosterno trigono recurvo, tibiis anticis tridentatis.
Long. 18 1/2; lat. 10 mill. Guatemala.
Dans l’intérieur d’un tronc d’arbre sur lequel végétait une orchi-
dée envoyée dernièrement à Paris, on découvrit une coque (oblongue,
agglutinée en dedans et recouverte en dehors de fibres de l’arbre).
qui fut d’abord prise pour une graine quelconque. Après l’avoir
grattée on découvrit vivante dans la dite coque la jolie espèce ici
décrite.
Elle a de grands rapports avec l’Allorrhina anomala Bates. (Ent.
Soc, Londres, X, 1869, p. 388) qui a même patrie.
CURCULIONIDES, CRYPTORHYNCHIDES.
2. Rhinochenus Rougieri (P1.I, fig. 2). Ovalis, supra rubro-brunneus,
sculello cinereo, elytris grosse punctato-striatis, apice cinereo-nebulosis, cum
(1) Pour nos espèces d'Europe : pisi, loli Pk. et alni Fhr.
DESCRIPTION DE SIX COLÉOPTÈRES EXOTIQUES. ÿ
fasaa, in pagine anteriore, punctulis albis formata; corpore infra pedibusque
dense cinereis, rostro plano perpendiculari nigro ; abdomine punctato, nigro late-
ribus cinereo.
Long. 9; lat. 5 mill. Brasilia.
M. Lucas, qui a établi ce genre sur le Cureulio stigma Lan. (Cryp-
«torhynchus Sch.) n’ayant pas cité ces auteurs, Lacordaire, dans son
Genera, a pensé qu’il s'agissait d’une espèce nouvelle et il a classé
ce genre loin de la place qu'il doit réellement occuper. Ses yeux éloi-
gnés (ils sont entièrement recouverts par les lobes du prothorax) et
sa trompe faite comme celle des Cratosomus, doit le faire classer à la
suite de ce genre. Quant aux Gorgus, chez lesquels les yeux se trou-
vent contigus, je maintiens ce genre comme distinct.
ANTHRIBIDES.
3. Aræcerus seminarius (PI. I, fig. 5). Capite albido, lineis duabus in
vertice ad annulum, intus album, inter oculos adnexis, fasciaque antica fuscis,
sulco longitudinali tenui, antennis gracilibus ferrugineis , clava triarticulata ocu-
lisque rotundatis nigris, prothorace transversim ruguloso, lineis quinque nigris
fulvo interjectis ; scutello rotundalto albido; elytris obscuris, in singulo costis tribus
nigris remote albo-maculatis, ad basin lineolis quatuor albis, una in singulo
humero, et duabus secundum suturam ; corpore infra griseo-subnilenti, pedibus
obscure ferrugineis.
Long. 4 1/2; lat. 2 1/2 mill.
Aucun renseignement bien précis ne m’a été fourni sur le mode de
vie de cet insecte.
BRUCHIDES.
4. Pachymerus lineola (P1. 1, fig. 4.). Niger,opacus, pygidio speculari
punctis duobus anticis impresso, linea longitudinali lactea, antice abbreviala,
capile carinato ; ore, antennis basi pedibus quatuor anticis larsisque posticis infra,
pectoreque rubidis ; femoribus posticis annulo albo signatis, infra multispinosis,
spinis duobus prominenltibus, tibiis posticis arcualis.
Long. 5; lat. 2 3/4 mill. Brasilia.
Elytres carrées, largement arrondies aux épaules, déprimées le
long de la suture; près de celle-ci apparaît une ligne d’un noir pro-
fond, interrompue au centre; elle est marquée de chaque côté, vers
le sommet, par un petit point blanc. L’écusson est aussi d’un noir
profond.
Cette espèce vit dans la semence de l’Hymenæa rugosa, plante
ÿ DESCRIPTION DE SIX COLÉOPTÈRES EXOTIQUES.
nommée vulgairement Courbaril ; elle devra être placée à côté du
P. melancholicus Sch. Bhm.
5. Spermophagus interstitialis. S. cardui affinis, sed latior, plu-
niusculus antennisque longioribus ; niger nitidus, capile prothoraceque glabris :
elytris mullistriatis interstitiis ordine punclulatis, pygidio punctato pectore crebre
punctato, duobus penultimis abdominalibus segmentis albo fimbriatis.
Long. 2; lat. 2 muill. Brasilia.
Cette espèce se nourrit de la même graine que la précédente.
6. Spermophagus gossypii. Oblongus, planiusculus, nigricans gri-
seoque mictus supra, griseo-obscurus infra, pygidio strigoso rubido, punctis duobus
parvis impresso, antennis nigro-opacis mediocribus, elytris tenue strialis, striis
intus minule et conferlim punctatis.
Long. 9; lat. 3 1/2 mil].
A notre dernière Exposition universelle française du Champ de
Mars, cet insecte est éclos d’une graine d’une espèce de coton nain
cultivé à Natal (colonie anglaise de l’Afrique australe), dont les pro-
duits étaient exposés.
Nora. Le Bruchus Chevrolati, publié par notre collègue, M. Allard
(Ann. de la Soc. Ent. de Belgique, tome XI, p. 108), est synonyme du
Br. Saundersii Jekel (Insecta Saundersiana, 1855, p. 6, pl. I, fig. 1) ;
cet auteur, qui ignorait sa patrie, l’a supposé provenir de l’Amérique
méridionale.
—“-Ce———
e
NOUVELLE RÉVISION
DES
ODONATES DE L'ALGÉRIE
PAR
M. DE SÉLYS-LONGCHAMPS.
(SÉANCE DU 4 FÉVRIER 1871.)
En publiant en 1850 dans la Revue des Odonates d'Europe a liste
des espèces d'Algérie (page 301), je disais : « M. le professeur Milne-
Edwards, du Jardin des Plantes de Paris et M. Lucas, du même
établissement, ont eu l’obligeance de me communiquer, en 1845,
les Libellules que ce dernier a recueillies dans ses voyages en
Algérie. C’est donc grâce à eux que j'ai pu les étudier et en faire
l’objet d’un travail que M. Lucas a bien voulu insérer dans le grand
ouvrage sur l’ÆZxploration scientifique de l'Algérie, publié par le
gouvernement français ; M. Lucas a donné dans cet ouvrage des
figures exactes des espèces nouvelles où peu connues. J’ai pu pro-
fiter dans ce travail de l’examen des Libellulides au nombre de dix
espèces, prises par feu M. Bové, en Algérie, et déposées alors au
Musée de Bruxelles, et de quelques-unes que j'ai vues dans le
Musée de M. Hope, à Londres, et au Jardin des Plantes, à Paris. »
On conçoit que depuis vingt-cinq ans, les recherches faites en
Algérie ont dû augmenter le nombre des espèces que je connaissais,
et l’on ne s’étonnera pas que de 32 il ne soit porté aujourd’hui à 47.
Il y a lieu également de rectifier la synonymie de quelques-unes et
10 NOUVELLE RÉVISION DES ODONATES DE L'ALGÉRIE.
d'apprécier différemment la validité de plusieurs d’entre elles comme
espèces ou races locales, comme je le faisais déjà en 1865 (dans le
1* Bulletin de l’Académie d'Hippone), en portant alors la liste à qua-
rante espèces, profitant surtout de trois envois que M. Paul Gan-
dolphe a bien voulu recueillir pour moi à Orléansville d’abord, puis
à Bône et au Mont-Edough, pendant le séjour prolongé que cet ento-
mologiste a fait en Algérie. La notice que je présente aujourd’hui,
comprend encore des additions et un travail général de révision que
je me suis décidé à faire après avoir reçu de notre collègue,
M. Camille Van Volxem, communication de trois espèces nouvelles
pour la Faune algérienne, parmi lesquelles je décris ici le véritable
mâle jusqu'ici inconnu de l’'Onychogomphus Genei, auquel M. Hagen
et moi avions rapporté précédemment des exemplaires d'Egypte qui
appartiennent sans doute à une espèce nouvelle voisine du pumilio.
Je décris également l’Agrion deserti dont je n’avais donné que
le nom.
Les quarante-sept Odonates d’Algérie se répartissent ainsi qu’il
suit : |
Cinq : Libellula hemihyalina, leucosticta, flavistyla, Edwards et
panorpoides, appartiennent à des groupes purement tropicaux de
l'Afrique et de l’Asie.
Cinq : Libellula arteriosa, Gomphus Lucasii, Platycnemis subdi-
latata, Calopteryx exul et Agrion deserti, sont d’un facies tout à fait
européen et se retrouveront peut-être dans le midi de l'Espagne.
Enfin les trente-sept espèces restantes, en un mot,les trois quarts,
existent en Europe.
Ces mêmes proportions se remarquent à peu près pour les Odo-
nates de l’Asie mineure, et sont conformes à ce que l’on constate
pour la plupart des insectes de la Faune méditerranéenne, notam-
ment chez les Lépidoptères.
On connaît cent espèces d’Odonates en Europe; la Belgique
seule en possède soixante-deux, soit près des deux tiers : Il me
paraît évident que des recherches suivies, faites en Algérie, doi-
vent y faire découvrir encore et pour le moins une quinzaine
d’espèces.
Famille 1. LIBELLULIDÉES.
1" Sous-famille. LIBELLULINES.
1. Libellula hemihyalina, J. Desjardins.
separata, de Selys. Expl. de l’Alg., n° 5 et Rev. Odon., p. 304.
Lucas, plir, I.
disparata. R.
Lac de Houbeira, près du cerele de La Calle en juillet (Lucas).
Cette race, que j'ai d’abord nommée separata, ne me paraît qu’une
légère modification du type de l’île Maurice, qui se retrouve dans
différentes parties de l’Afrique (Sénégal, Egypte) et même en Syrie,
si l'étiquette d’un exemplaire de la collection Latreille est exact.
2. Libellula trinacria, de Selys, 1841. Rev. zool., etc.
Bremii et clathrata, Ramb., n° 24 et 25.
Bône au Mont-Edough (Paul Gandolphe), à la fin d'août. Sénégal,
Egypte, Sicile (Ghiliani).
3. Libellula barbara, de Selys. Expl. de l’Alg., n° 6.
Lucas, pl. I, f. 2.
Lac Tonga, cercle de La Calle, fin d'août (Lucas).
Espagne méridionale (Ghiliani).
4. Libellula cancellata, L.
Bône, au Mont-Edough, en juin (Paul Gandolphe).
Europe.
5. Libellula cœrulescens, Fab.
dubia, Ramb., n° 48.
Lac de Houbeira, en juillet (Lucas).
Europe.
6. Libellula Ramburii, de Selys. Expl. de l’Alg., n° 7. Lucas,
DEL É7.
Marais d’Aïn-Dréan, aux environs du cercle de La Calle, au com-
mencement d'août (Lucas).
Sicile (Ghiliani), Candie, Egypte, Asie-mineure.
12 NOUVELLE RÉVISION DES ODONATES DE L'ALGÉRIE.
7. Libellula nitidinervis, de Selys, 1841. Rev. z0ol., etc
Lucas, pl. I, f. 4.
bætica, Ramb., n° 46.
Environs de Sétif, province de Constantine, en juin (Lucas).
Bône (Paul Gandolphe).
Sicile (Ghiliani), sud de l'Espagne (Panbus
8. Libellula erythræa, Brullé.
ferruginea, Vander Linden (excel. syn.).
coccinea, Charp.
Lacs Tonga et Houbeira (Lucas), en mars, avril et au commence-
ment de mai. Bône (Paul Gandolphe).
Europe méridionale, Asie-mineure, Egypte.
9. Libellula rubrinervis, de Selys, 1841. Rev. zool., etc.
Lucas pl 115:
hæmatina, Ramb., n° 74 (Pars.).
Lac Houbeira, en mars et avril (Lucas).
Sicile (Ghiliani), Egypte, Sénégal, Syrie.
10. Libellula arteriosa, Burm.
distincta, Ramb., n° 75, de Selys, Rev. Odon., p. 307.
conjuncta, de Selys. Expl. Alg., n° 12 (excl. syn.). Lucas,
DID EME
Lacs Tonga et Houbeira, à la fin de juin et en juillet.
Sierra-Leone, Cap.
C’est par erreur que je l’avais d’abord rapportée à la conjuncta de
Rambur, qui est des Antilles.
11. Libellula Fonscolombii, de Selys.
Bône (Paul Gandolphe), au Mont-Edough.
Algérie (Hope), Sénégal, Egypte, etc.
Europe, Asie-mineure.
12. Libellula sanguinea, Muil. Lucas, pl. IL, f. 3,
nigripes, Charp.
Reselii, Curtis.
Lacs Tonga et Houbeira, en mai et juin (Lucas).
Europe, Asie mineure.
13. Libellula striolata, Charp., Lucas, pl. I, f. 2.
vulgata, Ramb. et Auct. (Pars.).
Lac Tonga, etc., en juillet (Lucas). Bône, au Mont-Edough
(Paul Gandolphe).
Europe.
NOUVELLE RÉVISION DES ODONATES DE L'ALGÉRIE. 13
14. Libellula meridionalis, de Selys, 1841.
hybrida, Ramb., n° 99.
Environs de Constantine et de La Calle, en mai et juin (Lucas),
Bône, au Mont-Edough (Paul Gandolphe).
Europe méridionale et tempérée, Asie-mineure.
15. Libellula leucosticta, Burm. Lucas, pl. I, f. 1. deSelys.
Rev>10Odon.; p.910.
unifasciata, Ramb., n° 108.
Lacs Tonga et Houbeira, en julllet et août, et environs de
La Calle. Se repose souvent sur le sable brûlant (Lucas).
Sénégal, Egypte, Asie-mineure.
16. Libellula flavistyla, de Selys. Rev. Odon., p. 512.
Ramb., n° 120, Lucas, pl. I f. 7.
parvula, R., n° 119 (© adulte) (Pars).
Lefebvrei, R., n° 113, (Q jeune),
morio. Schneïid. (Œ et Q très-adultes).
Lac Tonga et environs de La Calle, en jui et juillet (Lucas).
Madagascar, Sénégal, Egypte, Gabon, Asie-mineure.
17. Libellula panorpoides, Ramb. Lucas, pl. If, f. 4., de
Selys. Rev. Odon., p. 316.
Acisoma panorpoides, Rämb.. n° 1.
Lac Houbeira sur les mares des bois (Lucas).
Malaisie. Je ne puis pas trouver de différence constante entre ces
exemplaires et ceux d'Algérie que j'avais d’abord cru distincts et
que je comptais nommer inflata.
18. Libellula Edwardsii, de Selys. Expl. Alg., n° 19. Lucas,
pl. IL, £. 5. De Selys, Rev. Odon., p. 315.
Prise une seule fois à la fin de juillet dans un des bois du Lac
Houbeira, planant sur une mare (Lucas).
Dans la planche de l’ouvrage de M. Lucas on a indiqué par erreur
l'individu unique comme étant un mâle. Cette espèce a quelques
rapports avec les Cordulines du genre Epitheca. Cependant je la
crois voisine des Libellulines du groupe de la signata Rambur.
93e Sous-famille CORDULINES.
19. Cordulia ænea, I.
Oran, communiquée par M. Van Volxem.
Europe et Sibérie.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XIV. 2
44 NOUVELLE RÉVISION DES ODONATES DE L'ALGÉRIE.
Famille I. AESCHNIDÉES.
1° Sous-famille. GOMPHINES.
20. Onychogomphus forcipatus, L.
hamata, Charp.
unguiculata, Vander Linden.
Algérie (Bové). L’exemplaire appartient à la race méridionale du
sud de l’Europe. Le type ordinaire habite l’Europe tempérée et
boréale. Il eut fallu examiner de nouveau l’exemplaire d'Alger, pour
s'assurer s’il n’appartient pas à la race nommée O. Lefebvrei, R. et
qui est d'Égypte. Se trouve aussi en Sibérie.
21. Onychogomphus Genei, de Selys, 1841. Rev. zool. et
Rev. Odon.
Onychogomphus Genei, de Selys. Monog. des Gomphines, n° 10
(Pars.).
Voici le signalement du mâle jusqu'ici inconnu :
O Longueur de l’abdomen, 30 millimètres ; aile inférieure 25 mill.
Ptérostigma assez grand, long de deux millimètres et demi, jaune
entre deux nervures noires, épaisses, surmontant trois cellules ;
nervures noirâtres, costale jaune en dehors; nervules en partie
jaunâtres, 10 antécubitales, 7-8 postcubitales et 2 rangs de cellules
postrigonales aux ailes supérieures.
Corps d’un jaunâtre terne : occiput cilié de poils roussâtres, un peu
relevé au milieu, devant du front un peu obscur. Thorax à bandes
roussâtre pâle, ainsi qu’il suit : deux médianes contiguës, un peu
épaissies vers le bas, une antéhumérale et une humérale équidis-
tantes (l’antéhumérale et les médianes courbées l’une vers l’autre)
et sur les côtés trois bandes, les deux premières aux sutures, la
troisième terminale, également équidistantes, peu marquées.
Abdomen à oreillettes non denticulées, les 8° et 9° segments de
l’abdomen dilatés en feuilles latérales étroites. L’abdomen marqué
de brun roussâtre pâle aux côtés des deux premiers segments, puis
de noir, ainsi qu'il suit : un cercle basal à l’articulation des 3-7°
segments; une raie à la suture médiane des 2-7°, interrompue à
l’arête dorsale, et suivie aux mêmes segments et au 8° d’un point
noir, de chaque côté de l’arête. Pieds avec apparence d’une raie
roussâtre, double aux fémurs, simple aux tibias. Épines des tibias
et des tarses et le bout des onglets noirs.
Appendices anals supérieurs un peu plus longs que les deux der-
niers segments. Vus en dessus, ils sont un peu renflés et rapprochés
M -
NOUVELLE RÉVISION DES ODONATES DE L'ALGÉRIE. 15
à la base, s’écartant ensuite par une courbure qui forme une tenaille
ovale allongée en se rapprochant au bout qui est en palette forte-
ment bifide à angle droit; la branche externe étant arrondie, l’interne
pointue penchée en bas. Vus de profil, ils sont épais, diminuantde la
base au bout qui montre sa partie bifide par suite de l’inclinaison
en bas de la branche interne.
Appendice inférieur d’un tiers plus court, recourbé en haut,
fourchu presque jusqu’à la base, les branches divariquées presqu’à
angle droit, allant en s’amincissant; leur pointe presque aiguë
formée par une échancrure interne.
Patrie : Oran. Communiqué par M. Van Volxem.
N. B. La femelle type, prise en Sicile par M. Ghiliani et déposée
au Musée de Turin, est décrite dans mes différents ouvrages.
Ce mâle ressemble beaucoup au pumilio d'Égypte par la stature
et la coloration. Il en diffère immédiatement par la forme des appen-
dices anals supérieurs écartés, en tenailles ovales fourchues au bout,
et par les inférieurs à branches aussi écartées que les supérieurs.
Cette dernière disposition est sans exemple dans le sous-genre
Onychogomphus, dont toutes les espèces connues jusqu'ici ont les
branches de l’appendice inférieur plus ou moins contiguës. Cepen-
dant on retrouve dans ces appendices tous les éléments de ceux de
l'O. forcipatus. La disposition de l’appendice inférieur imite ce qui
existe dans les sous-genres Heterogomphus et Epigomphus, et
nécessite une modification dans la caractéristique donnée aux Ony-
chogomphus.
Dans le Synopsis et la Monographie des Gomphines (1854 et 1858),
j'ai donné, d’après M. Hagen, une description et des dessins d’un
Onychogomphus d'Égypte qu'il croyait être le mâle du Genei. Ce
mâle diffère à peine du pumilio et fait partie du Musée de Berlin,
Aujourd’hui je suis persuadé que le mâle d'Oran que je décris est
bien celui du Genei. Quant au couple d'Égypte, examiné par
M. Hagen, on en trouve le signalement et la figure dans la monogra-
phie citée plus haut, avec l’indication des caractères, légers d’ail-
leurs, qui les séparent du pumilio. Si ces différences sont constantes,
il formera une espèce égyptienne distincte du pumilio et que je pro-
pose de nommer Onychogomphus Hagenii.
22. Gomphus Lucasii, de Selys. Expl. Alg., n° 20. Lucas,
pl. IL, f. 6. Monogr. des Gomphines, p. 318.
pulchellus, de Selys (d'Algérie). Monogr. Lib. 1840.
Bords du Rimmel, aux environs de Constantine et Lac Houbeira,
en juin (Lucas). Orléansville (Paul Gandolphe).
23. Lindenia tetraphyila, Vander Linden, de Selys. Expl.
Ale:,-n°22-Lucas, pl Il, f 7.-Ramb.
\
16 NOUVELLE RÉVISION DES ODONATES DE L'ALGÉRIE.
Æschna tetraphylla, Vander Linden. 1895.
lctinus prædator, Ramb., n°3.
Lindenia quadrifoliata, Eversm.
Cercle de La Calle, fin de juillet, dans les broussailles des lieux
arides (Lucas).
Egypte. Maremmes de Toscane (Pecchioli). Naples, au Lac Averne
(Vander Linden). Arménie (Eversman).
24.7 Cordulegaster annulatus. Latr.
Æschna lunulata, Charp.
Tanger. (Mus. de Paris).
Europe, Asie-mineure.
L’exemplaire africain appartient à la race méridionale imma-
culifrons.
2 Sous-famille. ÆSCHNINES.
25. Anax formosus, Vander Linden, 1825. De Selys. Expl.
Alg., etc.
Æ/schna azurea, Charp.
Alger, Philippeville, Bône, La Calle, en juin et juillet (Lucas),
Bône (Paul Gandolphe).
Égypte, Iles Canaries, Syrie, Europe.
26. Anax parthenope, de Selys. 1839, etc.
parisinus, Ramb., n°5.
Bône, au Mont-Edough, à la fin d'août (Paul Gandolphe). Tripoli
(Cantraine).
Naples, au Lac Averne (de Selys), le 10 mai. France, Berlin, Chine.
97. Cyrtosoma ephippigera, Burm.
Æschna ephippigera, Burm.
Anax mediterraneus, de Selys. Mon. L1b.. p. 120.
Anax senegalensis, Ramb., n° 9.
Bône (Paul Gandolphe).
Égypte, Sénégal, Congo, Asie-mineure, Hymalaya, Piedmont.
Observé dans ce dernier pays, voyageant en grand nombre, par
M. Victor Ghiliani. Moldavie.
98. Æschna affinis, Vander Linden. De Selys. Expl. Alg. n° 95.
Alger, Constantine, Bône, La Calle (Lucas), pendant tout l’été et
une grande partie de l’automne, sur les bords des sentiers. Bône, au
Mont-Edough (Paul Gandolphe).
Europe méridionale et tempérée.
NOUVELLE RÉVISION DES ODONATES DE L'ALGÉRIE. 17
29. Æschna mixta, Latr., de Selys. Expl. Alg., n° 24.
Alger et La Calle, en juillet et août sur le bord des lacs et des
rivières (Lucas). Bône et Mont-Edough (Paul Gandolphe).
30. Æschna cyanea, Mull., de Selys.
maculatissima, Latr.
. juncea, Charp. (Excl. syn.).
Bône, au Mont-Edough (Paul Gandolphe).
Europe.
Famille HE. AGRIONIDÉES.
1 Sous-famille CALOPTÉRYGINES.
31. Calopteryx virgo, L., de Selys.
virgo et vesta, Charp.
Oran. Communiquée par M. Van Volxem. L’exemplaire est une
femelle, de taille moyenne, à ailes notablement roussâtres età ptéro-
stigma médiocre, paraissant appartenir à la race méridionale.
La virgo habite l’Europeet l’Asie mineure.
32. Calopteryx splendens, Harris, Charp.
parthenias et xanthostoma, Charp.
ludoviciana, Leach.
virgo (Pars), L. Vander Linden.
Algérie. Un mâle de Ja race septentrionale, communiqué par feu
le professeur Sichel avec l'étiquette Lamb. Eth.
Europe, Asie-mineure.
33. Calopteryx exul, de Seiys. Syn. Calopt. et Mon. Calop. n°5.
aanthostoma, de Selys. Expl. Alg.. n° 26 (excel. syn.).
splendens, de Selys. Rev. Odon. (Pars). )
Environs de Constantine, en juin, sur le bord des rivières, parti-
culièrement à la jonction du Rummel et du Bou-Mersoug (Lucas).
Peut-être n’est-ce qu’une race locale de la splendens.
34. Galopteryx hæmorrhoidalis, Vander Linden, de Selys.
Expl. Alg., n° 27.
Cercle de La Calle, dans les forêts marécageuses et particulière-
ment dans les marais d’Aïn-Drean. Bône (Paul Gandolphe).
Les exemplaires appartiennent à la petite race observée en Sicile
et nommée C. papyreti, par Zeller.
L'espèce habite le midi de l'Europe (France, Italie, Espagne).
18 NOUVELLE RÉVISION DES ODONATES DE L'ALGÉRIE.
2e Sous-famille. AGRIONINES.
35. Lestes viridis, Vander Linden, de Selys. Expl. Alg., n° 28.
leucopsallis, Charp.
Cercle de La Calle, pendant tout l’été et une grande partie de
l’automne, dans les bois des lacs Tonga et Houbeira (Lucas). Bône
(Paul Gandolphe).
Europe et Asie-mineure.
36. Lestes virens, Charp., de Selys. Expl. Alg., n° 30.
vestalis, Ramb.
Alger, Constantine, Bône et cercle de La Calle (Lucas), en été et
en automne.
Europe et Asie-mineure.
37. Lestes barbara. Fab., de Selys. Expl. Alg., n° 29.
Comme la précédente (Lucas), Bône (Paul Gandolphe).
Se trouve également en Europe et en Asie-mineure.
38. Sympycna fusca, Vander Linden.
Agrion phallatum, Charp.
Bois du lac Tonga, en août (Lucas). Bône (Paul Gandolphe).
Égypte, Europe.
39. Platycnemis subdilatata, de Selys. Expl, Alg., n° 32.
Lucas, pl If, f 8.
Mai et juin, sur le Rummel et le Bou-Mersoug, aux environs de
Constantine (Lucas). Algérie (Bové).
40. Agrion tenellum, de Villers, de Selys. Expl. Alg., n° 33.
rubellum, Vander Linden, Ramb.
Cercle de La Calle, fin de juillet (Lucas), Algérie (Bové).
Europe occidentale et méridionale.
41. Agrion pumilio, Charp., de Selys. Expl. Alg., n° 34.
Rivières et mares des environs d'Alger et cercle de La Calle
(Lucas), en maï et juin.
Madère, Égypte, Asie-mineure, Europe.
49, Agrion Graellsii, Ramb., n° 22. De Selys, Expl. Alg.,
Fa SM O2 Le 2 ND À
Est de l’Algérie, particulièrement Bône et La Calle, près des lacs
et des rivières. pendant tout l’été et une grande partie de l’automne
(Lucas). Bône (Paul Gandolphe).
J'avais d’abord cru remarquer quelque différence entre les exem-
NOUVELLE RÉVISION DES ODONATES DE L'ALGÉRIE. 19
plaires d’Algérie et les types d’Espagne, et dans cette hypothèse
J'avais proposé le nom d’Agrion algirum pour distinguer les pre-
miers. Maintenant je pense que les différences ne sont pas constantes.
43. Agrion scitulum, Ramb., n° 15.
Agrion distinctum, Ramb., n° 16 (la femelle).
Pris une seule fois à la fin d’août dans le cercle de La Calle avec
l'A. Graellsii (Lucas).
Europe tempérée et méridionale.
44. Agrion mercuriale, Charp., de Selys. Rev. Odon., n° 20.
puella, Fonscolombe.
Fonscolombii, Ramb., n° 14.
Algérie, communiqué par feu le professeur Sichel, avec l'étiquette
Lamb.
45. Agrion Lindenii, de Selys. Expl. Alg., n° 37.
Alger, Constantine, Bône et La Calle sur les bords des sentiers
sablonneux, non loin des lacs et des rivières (Lucas), Bône et Mont-
Edough (Paul Gandolphe).
Europe tempérée et méridionale, Asie-mineure.
46.? Agrion puella, L. Vander Linden.
furcatum, Charp.
Tanger.
Europe.
Peut-être est-ce ici qu'il faut placer les exemplaires rapportés
d'Alger par feu M. Bové et que j'avais cru être l’A. pulchellum, de
Vander Linden, autre espèce européenne qui se trouve probablement
aussi en Algérie.
47. Agrion deserti, de Selys. Bullet. Acad. Hippone, 1865
(sans description).
Voici le signalement de l’exemplaire unique de cette espèce
inédite :
Q Longueur de l'abdomen 27 millimètres ; de l’aile inférieure 21.
Stature de l’Agrion cyathigerum, Charp., mais plus robuste.
D'un gris blanchâtre carné et livide (peut-être bleu pâle pendant
la vie), varié de noir bronzé ainsi qu'il suit : un point basal médian
à la lèvre supérieure ; tout l’épistome, excepté une fine bordure; le
dessus du front et de la tête dessinant seulement deux taches entre
les ocelles etde chaque côté un très-gros point'arrondi postoculaire ;
ces deux points réunis par le bord de l’occiput; les dessus du pro-
thorax excepté ses bords et une tache en $ de chaque côté; le bord
postérieur est légèrement redressé, presque arrondi; deux raies
épaisses submédianes au devant du thorax, finement séparées par
920 NOUVELLE RÉVISION DES ODONATES DE L'ALGÉRIE.
l’arête, une ligne étroite à la suture humérale et un vestige supérieur
à la suture médiane latérale. Sur l’abdomen une bande dorsale
ondulée, noir bronzé, réduite au 1° segment à une tache carrée; au
2 segment, elle touche les deux bouts ; les articulations postérieures
des 1-6°, cerelées de noir. Aux 3-7°, la bande commence par une ligne
dorsale étroite et s’élargit avant l’articulation postérieure; au 8",
elle est réduite à une tache basale dorsale en V, à pointe tournée
vers la base; au 9°, c’est un large triangle basal touchant presque
l'extrémité postérieure du segment par sa pointe; au 10°, une tache
basale, fourchue postérieurement. Le bord postérieur de ce segment
fendu. Appendices anals courts, épais, noirs à la base. Le bord pos-
térieur du 8° segment en dessous se termine par une épine aiguë,
comme chez l’A. cyathigerum. Extérieur des fémurs et des tibias avec
une raie bronzée qui, aux quatre fémurs antérieurs, est bordée d’une
série de points parallèles. Épines des tibias et articulations des
tarses noirs.
Aïles hyalines assez larges ; ptérostigma jaune, droit à sa base,
oblique en dehors; 11-12 postcubitales aux supérieures, 10 aux
inférieures.
L’exemplaire m’a été donné par M. Sichel avec cette étiquette :
Algérie. Lamb. Eth.
LE faudrait connaître le mâle pour bien apprécier les affinités de
cette espèce, qui diffère du cyathigerum et des espèces voisines par
la nuance pâle du corps (la couleur de beaucoup d'animaux du désert)
et par le noir du devant du thorax réduit à deux raies étroites
rapprochées, comme chez plusieurs Platycnemis.
Onychogomphus Genei.
1. Appendices anals grossis trois fois, vus de profil.
2, Appendices supérieurs vus en-dessus.
3. Appendice inférieur vu en-dessous,
ESSAI MONOGRAPHIQUE
SUR
LE GROUPE DES POGONIDES
PAR
Le baron M. de CHAUDOIR
(SÉANCE DU 4 FÉVRIER 1871.)
L'étude des caractères de ce groupe, qui peut être très-bien subdi-
visé en deux, dont l’un sera celui des Pogonides proprement dits,
l’autre, celui des Patrobides, nous démontre que ces insectes consti-
tuent le passage des Féronides aux Subulipalpes; comme ceux-ci, ils
ont les deux premiers articles seulement dilatés aux tarses anté-
rieurs des mâles, la pubescence des antennes commence au troisième
article, le rapprochement des deux cils sur le milieu du bord anté-
rieur de la languette est tel, qu’à une seule exception près (genre
Diplochætus), ils n’en forment ostensiblement qu’un, mais les para-
glosses sont libres à leur extrémité et séparées de celle de la Ian-
guette par une indentation étroite, mais assez profonde, comme dans
les Féronides.
ANNALES DE LA SOC. ENFOM. DE BELGIQUE, T. XIV. 3.
29 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES.
CARACTÈRES.
Laqula latiuscula, apice libera, hoc medio setis duabus plerum-
que confusis aut valde approximatis instructo; paraglossis
angusüs, ligulam parum superantibus.
Palpi haud subulati.
Antenne articulis a 3° ad 11" villosis.
Pedes tarsis maris anticis articulis duobus primis dilatatis,
subtus squamuloso-papillosis.
Hpisterna metasterni elongata, angusta.
POGONIDÆ sens. strict.
Liqula truncata, angulis apicis acutiusculis subporrectis.
Palpi maæillares articulo penultimo cireum apicem pilis nonnullis
instructo, ultimo versus basin subincrassato.
Mentum epilobis angustis, medio fortiter dentatum.
Tarsi supra unisulcati.
Caput postice haud strangulatum.
Elytra stria octava basi margini valde approximata, sinuosa.
Les insectes qui rentrent dans ce groupe habitent presque tous les
localités salines. Cependant, j'ai pris une seule fois, en Volhynie, un
individu du luridipennis au bord d’un étang d’eau douce, à plusieurs
centaines de werstes des lacs salins du midi de la Russie, dans un
pays où l’on n’a jamais trouvé de sel.
I. Mentum lobis subtrigonis, extus rotundatis, intus divergentibus,
epilobis apice dentatis, dente sinus breviore, fere usque ad basin
fñsso, duplici.
À. Mandibulæ fortiores, porrectæ . . . . . . CARDIODERUS.
PB. Mandibulæ mediocres, parum porrectæ . PoGoxus.
IL. Mentum lobis elongato-subquadratis, angulo externo late rotun-
dato, epilobis apice obtusis, dente medio longo, angusto, sub-
parallelo, lobos fere æquante, apice bifido.
A. Mandibulæ mediocres parum porrectæ . . POGONISTES.
PB. Mandibulæ fortiores, porrectæ . . . . . . SYRDENUS.
IT. Mentum lobis trigonis extus rotundatis, epilobis apice obtusis,
dente medio brevi, lato, apice truncato, arcuatim subemar-
sinato.
Ligula'apice bisetosa re AIN OU, DrPLOCHÆTUS.
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES. 93
IV. Mentum lobis subtrigonis, extus rotundatis, epilobis apice den-
tatis, dente medio trigono, subacuto simplici.
Ligul'apice-unisétosa . 1, 4... OCHTOZETUS.
CARDIODERUS..
Dejean. Spec. gén. des Coléopt. IT, p. 22.
Daptus Fischer. Entom. de la Russ. II, p. 40.
Mandibulæ exsertæ, porrectæ.
Caput basi crassits, oculis parum prominulis, fronte utrinque
foveata, fovea extus haud carinata.
Prothorax valde cordatus, convexus, excavationibus intra-angula-
ribus angustioribus.
Les caractères de ce genre sont peu tranchés; je le maintiens
plutôt à cause de son facies particulier et de sa coloration jaune
sans reflet métallique qui ne se retrouve dans aucun Pogonus,
sens. propr.
C. chloroticus. Dejean. Spec. gén. des Coléopt. II, p. 22;
Iconogr. des Coléopt. d’Eur. II, p. 22, pl. 105, fig. 6. — Daptus
chloroticus Fischer. Entom. de la Russ. IT, p. 40. Fab. XLVI, fig. 8.
Cette espèce bien connue, n’a pas besoin d'être décrite de nou-
veau. Elle habite les bords des lacs salants du midi de la Sibérie
centrale.
POGONUS.
Dejean. Spec. gén. des Coléopt. IT, p. 6.
Raptor Megerle. MSS.
Carabus Marsham ; Duftschmid.
Mandibulæ mediocres, parum porrectæ.
Caput pone oculos sat prominulos haud incrassatum, fronte utrinque
sulcata, extra sulcos plus minusve carinata.
I
Prothorax cordatus.
A.
Prothorax basi utrinque obsolete excavata, vix striata.
24 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES.
P. cardiotrachelus. Chaudoir.
Long 71/2 à 8 1/2 mill. Téte moyenne, carrée, légèrement rétrécie
en avant, un peu moins longue que large, à peu près lisse, peu
convexe, avec deux impressions allongées, peu profondes sur les
côtés de la partie antérieure du front, deux points pilifères le long
du bord interne des yeux, le premier allongé, séparé de l’impression
par une carène courte et obtuse, yeux assez grands, mais modéré-
ment saillants. Corselet de moitié plus large que la tête, d’un bon
tiers plus large que long, subtransversal, très-rétréci à sa base, ce
qui lui donne un air très-cordiforme; bord antérieur large, peu
échancré, angles peu avancés, assez distants des côtés de la tête,
bien marqués, quoiqu'un peu arrondis au sommet, côtés très-
arrondis sur presque toute leur longueur, et se redressant brusque-
.ment tout près des angles postérieurs qui sont petits, à peu près
droits, mais nullement arrondis au sommet, base un peu arquée et
remontant assez obliquement près des angles; le dessus presque
lisse, ligne médiane très-fine, n’arrivant pas tout à fait du bord
antérieur, point d'impression antérieure; partie qui longe la base
déprimée, plus ou moins faiblement et finement ponctuée, avec une
fossette ovalaire de chaque côté près des angles, en dehors de
laquelle on aperçoit une carène très-fine, le rebord latéral est très-
étroit sur toute son étendue. Æ7ytres un peu plus larges que le cor-
selet, allongées et parallèles, épaules carrées, mais largement
arrondies, côtés droits sur la plus grande partie de leur longueur,
extrémité assez obtusément arrondie sans la moindre sinuosité, le
dessus assez déprimé sur le disque, mais descendant assez fortement
vers les côtés et un peu moins rapidement vers l'extrémité; point de
dent à l'extrémité externe du rebord basal; les quatre premières
stries plus marquées, depuis la base jusqu’au delà du milieu et dis-
tinctement ponctuées, ainsi que le rudiment subscutellaire, leur
extrémité et les extérieures s’affaiblissent graduellement et à peine
ponctuées, intervalles plans, à peu près lisses, avec quatre à cinq
petits points pilifères sur le 3° et une rangée très-espacée le long du
bord interne du 9°; rebord latéral très-fin et très-étroit. Dessous du
corps presque lisse, un peu ardoisé. Antennes grêles, de la longueur
de la moitié du corps. Pattes fines et assez allongées pour ce genre,
jambes moins épineuses que dans les autres espèces.
D'un vert métallique assez brillant en dessus et sur les épipleures,
quelquefois d’un noir brillant, en dessous d’un noir mat, antennes,
palpes, bords du labre, pattes d’un rouge ferrugineux, trochanters
postérieurs d’un brun rougeûtre.
Je possède cinq individus de cette jolie espèce qui habite, je crois,
la côte orientale de l'Australie (Moreton Bay).
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES. 25
P. lamprus. Wiedemann. Zool. Mag. If, 1, p. 55. — Dejean.
Spec. gén. des Coléopt. IIT, p. 9.
Long. 5 1/2 à 6 1/2 mill. Il se distingue du ypallidipennis, par sa
forme plus convexe et plus cylindrique, par son corselet plus bombé,
très-cordiforme, moins court, dont les angles postérieurs sont assez
obtus, la base plus arrondie et plus remontante vers les angles ; les
bords de l'impression antérieure du dessus sont distinctement
ponctués, et toute la base l’est aussi très-fortement; les côtés de
celle-ci sont à peine creux, et la carène près des angles est très-peu
visible. Les stries des élytres sont plus fortement ponctuées. Les
articles extérieurs des antennes sont un peu plus gros, ce qui les fait
paraître plus courts. La coloration est comme dans le pallidipennis,
quelquefois vers la base et la suture le jaune tourne au vert, mais ce
reflet n’atteint pas l'extrémité.
Les trois individus que je possède faisaient partie de la collection
Dejean et viennent du Cap de Bonne-Espérance.
B.- :
Prothorax basi utrinque excavata et fortius bistriata.
P. pallidipennis. Dejean. Spec. gén. des Coléopt. I, p. 7;
Icon. des Coléopt. d'Europe IT, pl. 103, fig. 1.
Commun dans le midi de la France et en Espagne. J’en possède un
individu venant des côtes de la Normandie, mais 1l paraît qu'il n’a
pas encore été rencontré sur les côtes d'Angleterre.
P. luridipennis. Dejean. Spec. gén. des Coléopt. II, p. 9;
Icon. des Coléopt. d’Eur. IT, pl. 103, fig. 3. — Harpalus luridi-
pennis Germar. Faun. Ins. Eur. VIL 3. — Pogonus Burrelli Curtis.
Brit. Entom. I, t. 47. — Pogonus flavipennis Dejean. Spec. gén.
des Coléopt. IIT, p. 8; Icon. des Coléopt. d’Europ. IT, pl. 103,
ie. 2,
L'examen le plus minutieux des types, même de Dejean, ne m’a
laissé découvrir aucune différence entre le #avipennis et le luridi-
pennis. Ce sont seulement des individus plus grands, provenant de
contrées plus méridionales, telles que le midi de la France, PEspa-
gne, l’Illyrie.
L’habitat du Zwridipennis s'étend sur tout le midi de la Sibérie,
l’Europe tempérée et méridionale et jusque sur les côtes du Maroc
(Tanger). Je n’en ai pas vu d’individu venant d'Algérie. Ainsi que je
lai déjà dit, j'en ai pris un exemplaire de la taille de ceux qu’on
26 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES.
prend en Saxe, au bord d’un étang d’eau douce, dans ma propriété,
en Volhynie.
P. iridipennis. Nicolaïi. Diss. Col. agr. hal., p. 16. — Dejean.
Spec. gén. des Coléopt. IT, p. 10; Icon. des Coléopt. d’Eur. TI,
pl. 103, fig. 5. — Pogonus brevicollis Mannerheim. Hummel, Essais
entom. IV, p. 21. — P. fulvipennis Dejean. Spec. gén. des Coléopt. V,
p. 702; Icon. des Coléopt. d’Eur. I, pl. 103, fig. 4. — P. apricans?
Motschulsky, die Käf. Russi., p. 6, not. 2.
Cette espèce, bien distincte, à un habitat moins étendu que la pré-
cédente; comme malgré l’opinion de Mannerheim, Gebler et Mots-
chulsky, il est impossible d’en séparer le &revicollis, on la trouve
dans le midi de la Sibérie (Loktjewsk), de la Russie d'Europe, au
Caucase (Stéven), en Saxe et dans la partie orientale de la France
(Dieuze). Elle n’habite pas les bords de la mer, mais les terrains
salants. L’apricans Motschulsky n’est probablement qu'un individu
décoloré par le sel, trouvé près d’Ekaterinoslaw ; le type du fulvi-
pennis n’est qu'un petit individu de cette espèce, dont la tête et le
corselet sont un peu plus noirs et qui ne vient peut-être même point
d'Italie. :
P. littoralis. Dejean. Spec. gén. des Coléopt, IIL, p. 11 ; Icon.
des Coléopt. d’Eur. IL, pl. 103, fig. 6. — Carabus littoralis Duft-
schmid. Faun. Austr. Il, p. 183, n° 247. — Platysma littoralis Sturm.
Deutschl. Ins. V. p. 17, t. 115, fig. a. À. — Carabus pilipes Germar.
Reise nach Dalmat., p. 193, n° 73.
Il se trouve dans le midi de la France, en Algérie, en Dalmatie et
près d’Odessa, dans le midi de la Russie; il est à présumer qu’on le
retrouvera en Espagne, en Italie et en Grèce. MM. Faïrmaire et
Laboulbène ne disent pas qu’il se rencontre en France sur les bords
de l'Océan ; Dawson affirme bien qu'il est commun en Angleterre,
près des salines de Lymington ; mais il se pourrait bien que l’insecte
qu'il rapporte à cette espèce ne fût qu’une variété plus grande du
chalceus, car ce qu'il dit de la forme du corselet et des stries des
élytres, effacées sur les côtés comme dans les espèces voisines, ne
convient point au vrai littoralis.
P. gilvipes. Dejean. Spec. gén. des Coléopt. III, p, 14; Icon.
des Coléopt. d’Eur. IT, pl. 104, fig. 3. — Pogonus apicalis Küster.
Käf. Europ. XXV. 37.
Cette espèce n’est indiquée jusqu’à présent que comme habitant
le midi de la France, l’Ilyrie, la Sardaigne et Candie ; Kindermann
m'en à envoyé, comme venant de Syrie, un individu dont les élytres
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES. oi
sont colorées comme celles de l’éridipennis, mais qui ne m’a présenté
aucune autre différence, il y a plus ou moins de jaune à l'extrémité
des élytres dans les divers individus.
P. parallelus. Chaudoir.
Long. 6 mill. Il ressemble beaucoup au gifvipes, mais il semble en
différer par la longueur plus considérable de ses éytres qui sont plus
parallèles dans les deux sexes; le corselet est aussi moins étroit à sa
base et ses côtés sont moins sinués devant les angles postérieurs;
dans le mâle les stries sont comme chez le géloipes , mais dans la
femelle elles sont moins imprimées, les intervalles sont plus plans
et plus distinctement chagrinés, ce qui leur donne un aspect plus
mat. La coloration est d’ailleurs la même.
Le mâle que je possède vient d'Égypte; j'ignore la patrie de la
femelle. ”
P. micans. Chaudoir. Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc., 1842,
p. 820.
Long. 6 1/2 mill. Cette espèce offre encore plus de ressemblance
avec le gilvipes qu'avec le Ziftoralis ou le chalceus auxquels je l’ai
comparée dans ma description. Je ne possède toujours que la femelle
que j'ai décrite, qui diffère de celle du gilvipes par sa taille plus
grande, ses proportions plus larges ; le corselet est plus large, plus
court et plus transversal, sa base est moins rétrécie, maïs la sinuo-
sité qui précède les angles est plus forte, parce que ceux-ci sont
plus aigus et un peu plus ressortants. Les élytres sont aussi plus
larges, un peu moins parallèles, les stries plus faibles, surtout vers
les côtés et l’extrémité, les intervalles très-plans, très-chagrinés et
ternes, 1l y a de même 5 petits points sur Le 3°. La coloration est plus
verte et plus métallique.
Découvert à Astrabad, dans le nord de la Perse, par M. Karélin.
P. senegalensis. Dejean. Spec. gén. des Coléopt. V. p. 703.
— P. minutus, Dejean. Spec. gén. des Coléopt. V. 703. — P. caffer,
Boheman. Ins. Caffrar. I. 164.
Il est généralement plus petit que le gilvipes. mais les différences
indiquées par Dejean sont illusoires ; les stries des élytres semblent
un peu moins fortes,mais dans la femelle surtout, les intervalles sont
aplatis et chagrinés comme dans les deux espèces précédentes. Le
type du minutus doit évidemment être rapporté à cette espèce,
et l'erreur dans l’indication de la patrie provient de ce que ia collec-
tion Palis et de Beauvois renfermait beaucoup d'insectes de la eôte
occidentale d'Afrique, qui est la patrie du seuegalensis. Je possède,
28 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES.
outre le type de la collection, deux individus venant du Sénégal, et
un autre, pris par M. Boccandé, dans les possessions portugaises de
ce pays. Un individu du Natal, envoyé par le pasteur Guieinzius,
se rapporte au caffer Boheman, qui ne diffère en rien du vrai sene-
galensis.
P. apicalis. Erichson, Wiegmann’s. Archiv., 1843. I, 219.
Long. 5 2/3 mill. Ainsi que le dit Erichson, et que j'ai pu m'en
convaincre sur l'individu femelle, venant d’Angola, que je possède,
il est plus étroit et plus allongé que le senegalensis, le corselet est un
peu plus petit, les élytres visiblement plus longues et plus paral-
lèles, striées et chagrinées de même que dans la femelle du sene-
galensis.
P. chalceus. Stephens, Dawson. Geodeph, brit., p. 70 ; Schaum.
Ins. Deutschl. I, p. 374. — Carabus chalceus, Marsham. Entom. brit.
460. 75. — Carabus parallelipipedus, Marsham. Ibid. 469. 100. —
Pogonus halophilus, Nicolaï. Diss. sist. Col. agr. hal., p. 16. 1.
Dejean. Spec. gén. des Coléopt. IT, p. 13 ; Icon. des Col. d’Eur. IE,
pl. 104, fig. 1. — P. littoralis, Stephens. Tustr. brit. Ent. V, p. 376.
— Var. P. salsipotens, Wollaston. Cat. Col. Canar., p. 27. —
Var. P. viridanus, Dejean. Spec. gén. des Coléopt. IIT, p. 14; Icon.
des Coléopt. d’Eur. IT, pl. 104, fig. 2.
Cette espèce varie par sa taille (4 1/2 à 7 mull.) par la rondeur
plus ou moins forte des côtés du corselet, par la coloration tantôt
d’un brun bronzé, tantôt ferrugineuse des jambes, et par la teinte
bronzée ou verdâtre du dessus. Dejean avait désigné sous le nom
d’oceanicus, les petits individus à pattes rouges qu’on rencontre en
France sur les bords de l'Océan, et sous celui d’hispanicus, ceux
d’une taille plus grande, dont le sa/sipotens, que M. Wollaston a
trouvé aux Canaries, ne me paraît guère différer et dont le viridanus,
qui habite l'Espagne et la Sicile, n’est qu'une variété plus verdâtre
en dessus. Quoique Motschulshy l’énumère dans ses Käf. Russl.
p. 6, je n’en ai encore vu aucun individu russe, et on ne l’a, à ce
qu’il semble, pas encore rencontré dans le sud-est de l’Europe.
Il
Prothorax antice angustatus.
A.
Elytra interstitio tertio seriepunctato.
P. smaragdinus. Waltl. Reise nach Span. IE, p. 53. — P. viri-
dimicans, Fairmaire. Ann. de la Soc. ent. de France, 1852, p. 69.
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES. 929
Long. 7 à 8 mill. Cette espèce est remarquable par sa belle couleur
d’un vert clair, un peu métallique en dessus, sa forme allongée, ses
antennes minces etallongées. 7'éte un peu plus étroite et plus allongée
que celle du chalceus. Corselet également plus allongé, plus rétréci à
son extrémité antérieure qu'à sa base, ses côtés un peu moins
arrondis, le reste ne diffère guères. Æ7ytres un peu plus allongées,
plus parallèles dans la femelle, tandis que celles du mâle semblent
s’élargir légèrement vers le premier quart, après lequel elles se
rétrécissent Jusque vers l'extrémité, les stries un peu plus marquées,
surtout vers les côtés. Dessous du corps d’un noir un peu brunâtre,
l’anus finement bordé de jaune, pattes (proportionnellement plus
allongées) d’un jaune testacé avec les trochanters bruns; palpes et
antennes d’un ferrugineux un peu brunâtre.
Walti a trouvé cette espèce en Andalousie où elle ne semble pas
avoir été rencontrée après lui; les exemplaires que je possède vien-
nent de Tanger, comme ceux décrits par M. Fairmaire, qui l’indique
aussi comme venant d'Algérie (Mers-el-Kébir).
P. syriacus. Chaudoir.
Long. 7 mill. Je ne possède qu’une femelle et je ne connais pas le
mâle ; cependant, je crois que c’est une espèce distincte, ne voyant
pas à quelle espèce connue, on pourrait la rapporter. Té/e comme
dans le riparius, yeux plus proéminents. Corselet plus rétréci posté-
rieurement, quoique la base soit plus large que l’extrémité anté-'
rieure, bien plus arrondi sur les côtés, dont la partie postérieure est
bien plus sinuée; 1l est en général un peu plus étroit que celui du
riparius, et tandis que les angles postérieurs de ce dernier répondent
à l'extrémité de l’ourlet basal des élytres, la base du corselet du
syriacus est bien plus étroite que l’ourlet. Les éytres ont à peu près
la même forme, cependant la partie antérieure des côtés est moins
arrondie vers l'épaule, l’ourlet basal est moins arqué, les stries
internes sont plus fines et la ponctuation est moins forte, leur extré-
mité et la septième tout entière sont à peine marquées, les inter-
valles très-plans, sont plus chagrinés, les 3 points du 5° plus gros,
au moins dans mon individu. La coloration est presque la même,
cependant en dessus elle est plus verdätre, surtout vers les côtés
des élytres, et celles-ci sont plus ternes que dans la femelle du
riparius.
Kindermann l’a pris sur les côtes de la Syrie.
P. orientalis. Dejean. Spec. gén. des Coléopt. III, p. 16;
Icon. des Coléopt. d’Eur. IT, pl.104, fig. 5.
Long. 6 1/2 à 7 mill. Très-voisin du riparius, 1l en diffère surtout
par la forme de son corselet qui est un peu plus étroit, dont la base est
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T, XIV. 4
50 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES.
comme dans le syriacus, moins large que l’ourlet de la base des
élytres, et dont les angles postérieurs sont un peu obtus, quoique
l'extrême sommet forme une très-petite saillie, et ne sont précédés
d'aucune sinuosité, les côtés de la base sont coupés un peu oblique-
ment; le disque est plus convexe et séparé de la partie basale par
une dépression transversale plus marquée. Les dytres sont propor-
tionnellement plus larges et plus courtes, un peu plus ovalaires, la
base des côtés s’arrondit davantage vers l’épaule ; la ponctuation des
stries internes est plus forte, leur extrémité et les stries latérales
sont au moins aussi effacées. La coloration est presque la même,
quelquefois un peu verdâtre.
Je ne possède que deux individus de cette espèce, l’un est le type
de Dejean, venant de la Russie méridionale (Crimée ?), l’autre a été
pris par moi sur les bords des limans des environs d’Odessa. La
figure de l’Iconographie donne un peu trop de largeur au corselet,
mais elle fait très-bien ressortir la différence de forme de la partie
postérieure du corselet de cette espèce d’avec celle du riparius.
P. riparius. Dejean. Spec. gén. des Coléopt. IT, p. 16; Icon.
des Coléopt. d’Eur. IL, pl. 104, fig. 4.
Long. 6à7 1/4 mill. Je possède des individus de cette espèce venant
du midi de la France, de la Dalmatie et de Corfou. Rosenhauer et
Rambur le citent comme ayant été pris aux environs de Cadix.
L'individu que Dejean avait reçu de Crimée, appartient à l’espèce
suivante. Il se trouve aussi en Grèce et à Candie.
P. transfuga. P. persicus (Mannerheim) Chaudoir. Bull. de la
Soc. des Natur. de Moscou. 1842, p. 821: — P. orientalis Gebler.
Bull. de la Soc. des Nat. de Moscou. 1847. I, p. 319.
Long. 6 à 7 1/2 mill. Sa forme est plus régulièrement ovalaire que
celle du riparius; comme dans cette espèce la base du corselet a la
largeur de l’ourlet de 1a base des élytres, mais les angles postérieurs
ne sont précédés d’aucune sinuosité, ce qui fait que la partie posté-
rieure du corselet est plus large, 1l est aussi un peu plus court. Les
élytres se rétrécissent moins aux épaules, les stries sont plus faibles
et un peu plus finement ponctuées, ce qui fait paraître les élytres
plus lisses. La coloration est la même, seulement le dessus est géné-
ralement plus verdâtre. -
Il remplace le riparius en Asie ; dans mon travail sur les insectes
du Mazendéran, je l'avais confondu avec l’orientalis que je ne
connaissais pas alors; Mannerheim l’avait nommé ypersicus, mais
comme il habite aussi le midi et le sud-est de la Russie, la Crimée
et même la Sibérie, j'ai préféré lui donner un autre nom. C’est peut-
être l’insecte que quelques auteurs ont pris pour l’orientalis.
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES. 51
P. texanus. Chaud. (Guérin, Revue et Mag. de zool. 1868, p.64.)
Long. 7 à 8 mill. Quand, dans ma description de cette espèce, je
la comparais à l’orientalis, c’est le éransfuga que j'entendais par là.
Je renvoie à ma description ainsi rectifiée. Elle à été trouvée au
Texas par M. Pilate.
n LI
B.
Elytra interstitiis tertio et septimo seriepunctatis.
P. meridionalis. Dejean. Spec. gén. des Coléopt. ITT, p. 17;
Icon. des Coléopt. d’Eur. IT, pl. 104, fig. 6. — P. salinus Motschulsky.
Ins. de Sibér., p. 89. T. III, fig. 13. — Amara interstitialis Farm.
Ann. Fr. 1856, p. 525.
L'habitat de cette espèce est très-étendu. M. de Vuillefroy la pris
dans le sud-est de l'Espagne ; Dejean l’avait du midi de la France;
j'ignore s’il à été rencontré en Italie et en Grèce ou en Turquie, car,
ni Schaum, ni Peyron, ni Baudi n’en font mention. Je l’ai pris moi-
même à Odessa, et Kindermann à Sarepta; M. Motschulsky m'a
envoyé un individu assez petit sous le nom de sa/inus, comme venant
des Steppes des Kirguises. C’est bien l’insecte que lui et Gebler ont
décrit sous ce nom. Celui-ci l’a pris à Loktjewsk, dans le midi de La
Sibérie centrale. J’en ai reçu un autre individu de M. de Motschulsky,
sous le nom d’orientalis. |
Nora: M. Morawitz a décrit sous le nom de fasciatopunctatus, une
espèce de la Sibérie orientale qui doit être très-voisine du weridio-
nalis (Bull de l’Acad. des sc. de St-Pétersbourg. V. 1863, p. 246);
mais il dit qu’elle en diffère par sa forme plus robuste et par son
corselet plus large.
P. punctulatus. Dejean. Spec. gén. des Coléopt. IIE, p. 18;
Icon. des Coléopt. d’Europ. IX, pl. 105, fig. 1.
Long. 4 3/4 à 5 3/4 mill. 11 se distingue du weridionalis par sa
couleur d’un bronzé plus noirâtre, sa forme bien plus étroite et plus
allongée, son corselet moins transversal, les stries de ses élytres
plus faibles et plus finement ponctuées sur le disque, presque effacées
sur les côtés et vers l’extrémité, il y a moins de points enfoncés sur
le 7° intervalle, et il n’y en a aucun sur l'extrémité du 5°.
Stéven l’avait envoyé à Dejean comme venant des régions cauca-
siennes, mes individus viennent de Sarepta, d’Odessa et du midi de
la Sibérie centrale, d’où il m’a été envoyé par Gebler; il ne figure
cependant pas dans son catalogue des Coléoptères du district de
Kolywano-Woskressensk, mais il est probable qu'il laura confondu
avec son salinus. Schaum l'indique comme trouvé à Smyrne.
92 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES.
POGONISTES. Chaudoir.
Ligula apice medio seta ut videtur unica instructa.
Mentum lobis latitudine longioribus, apice latius truncatis. intus
haud divergentibus, parallelis, extus subparallelis, angulo
interno fere recto, haud dentato, externo late rvotundato, epilo-
bis angustissimis; dente sinus medio elongato, lobis pérparum
breviore, lateribus subparallelo, carinato, apice acute bidentato,
inter dentes angulatim emarginato.
Mandibulæ mediocres, parum exsertæ nec porrectæ.
Antennæ tenues filiformes.
Tarsi graciliores.
Caput basi haud incrassatum, {horax subcordatus, elytra parallela,
subelongata.
Dans ce genre que j'ai détaché des Pogonus, et dans les S'yrdenus,
la forme du menton est très-différente de celle de cette même partie
dans les autres genres de ce groupe, les lobes ont presque la forme
d’un rectangle, dont l’angle antérieur externe est largement arrondi,
les épilobes très-étroits, ne forment point de saillie dentiforme à leur
extrémité, la dent médiane, presque aussi longue que les lobes, est
en rectangle allongé, à peine rétréci antérieurement, et terminé par
deux dents assez aiguës, séparées par une échancrure angulaire assez
forte; ses bords latéraux sont finement rebordés et sont très-rappro-
chés du côté interne des lobes. Ce caractère joint à un facies un peu
différent de celui des vrais Pogonus, m'a paru suffisant pour établir
sur ces insectes un genre distinct, dont je sépare les Syrdenus
pour les mêmes raisons qui ont fait séparer les Cardioderus des vrais
Pogonus.
P. testaceus. Pogonus testaceus Dejean. Spec. gén. des Co-
léopt. II, p. 20 ; Icon. des Col. d’Eur. IF, pl. 105, fig. 4.
Cette espèce habite les côtes de la Méditerranée, dans le midi de
la France et en Algérie; elle ne semble pas étendre son habitat jus-
qu’au Levant où elle est remplacée par la suivante.
P. rufoæneus. Pogonus rufoæneus Dejean. Ibid. I, p. 19;
Icon. des Col. d’Eur. II, pl. 105, fig. 3. — Gebler.Ledeb. Reise III,
p. 42.
Long. 4 2/3 à 6 1/2 mill. Il est moins étroit et moins parallèle que
le Zestaceus, le corselet est plus large, un peu plus transversal, les
côtés sont plus arrondis antérieurement et un peu plus sinués vers
la base, celle-ci remonte un peu plus obliquement vers les angles ;
les élytres sont plus larges, le milieu des côtés est parallèle comme
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES. 53
dans le festaceus, mais ils s’arrondissent bien plus vers les épaules,
elles sont d’ailleurs striées et ponctuées de même; la coloration est
constamment plus bronzée en dessus.
Découvert d’abord par Gebler dans le midi de la Sibérie centrale
(Loktjewsk), il à été retrouvé par Motschulsky dans les steppes salins
des Kirguises, par Kindermann, près de Sarepta, par moi, près
d'Odessa, sur les bords des limans ; j’en possède un individu venant
d’'Illyrie et M. Baudi l’a trouvé dans l’Asie mineure. Les individus
d’Odessa sont plus petits que tous les autres que j’ai vus. Les figures
de l’Iconographie pèchent par trop de largeur et une coloration trop
obscure et trop bronzée.
P. gracilis. Pogonus gracilis Dejean. Spec. gén. des Coléopt. II,
p. 18; Icon. des Col. d’Eur. IT, pl. 105, fig. 2.
Cette petite espèce habite le midi de la France, les côtes de Sar-
daigne, de l’Adriatique, de la Grèce et de l’Asie mineure; on ne l’a,
à ce qu'il paraît, encore trouvée ni en Espagne, ni en Algérie.
P. angustus. Pogonus angustus Gebler. Ledeb. Reis. IE, p. 41.
— P, angustatus Motschulsky. Ins. de Sibér., p. 90.
Long. 4 mill. Plus étroit et plus allongé que le gracilis et entière-
ment d’un jaune testacé. Téle plus étroite, carènes latérales du front
obsolètes, yeux un peu moins saillants. Corselet plus allongé, presque
aussi long que large, moins élargi antérieurement, moins cordi-
forme, plus carré, modérément arrondi sur les côtés qui sont un peu
moins sinués près de la base, le dessus un peu plus convexe, plus
déprimé en travers près de la base, plus finement rebordé sur les
côtés, l'impression longitudinale interne des côtés de la base plus
linéaire, l’externe effacée, toute la base ponctuée et rugueuse
comme dans le gracilis. Élytres un peu plus étroites, striées et ponc-
tuées de même.
L’individu mâle que je possède m'a été envoyé par Gebler comme
venant du midi de la Sibérie centrale (Loktjewsk).
P. convexicollis. Chaudoir.— ÉOOREES cordicollis? Motschulsky,
die Käf. Russl., p. 6, not. 2.
Long. 4 1/2 mill. Il ne diffère de l’angustus que par sa coloration
constamment d’un brun rougeâtre bronzé en dessus, son corselet un
peu plus large et plus arrondi sur les côtés; l’espace entre l’impres-
sion interne des côtés de la base et les angles est plus large; la tête
l’est aussi un peu plus et les yeux un peu plus saillants ; le corselet
est tout aussi long et aussi convexe et les élytres ne présentent point
de différence.
54 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES.
J’en ai pris plusieurs individus, tous semblables, dans les boues
salines des localités basses, situées près de la mer à Odessa. La des-
cription du cordicollis est beaucoup trop incomplète pour qu’on
puisse lui rapporter cette espèce avec quelque certitude.
P. depressus. Pogonus depressus Motschulsky. Ins. de Sibér.,
LL Pi PA 6 À A A ES
Long. 4 mill. Il se rapproche du gracilis, mais il en diffère par sa
couleur entièrement d’un jaune testacé, sa forme plus allongée, plus
étroite et plus déprimée, ses antennes et ses pattes plus grêles et un
peu plus longues. Tête comme dans le gracilis, seulement plus
étroite; corselet plus long, tout aussi cordiforme, mais bien moins
arrondi sur la partie antérieure des côtés qui sont plus longuement
et plus faiblement sinués en arrière, ce qui le fait paraître plus carré,
base coupée tout aussi carrément,de même que les angles postérieurs,
le dessus un peu plus plan, offrant les mêmes impressions, mais
la base nullement ponctuée. É/ytres sensiblement plus longues, plus
étroites et plus parallèles que dans le gracilis, pas plus larges que le
corselet, sensiblement plus planes, d’ailleurs striées et ponctuées à
peu près de même. :
Deux individus de cette espèce bien distincte m'ont été envoyés
par M. Motschulsky, comme venant de Bogdo, dans le midi de la
Russie.
SYRDENUS. Chaudoir.
Pogonus Dejean, et cœt. auct.
Mentum ut in Pogoniste.
Ligula ut in Pogoniste.
Mandibulæ exsertæ porrectæ ut in Cardiodero.
Antennæ validiusculæ, apicem versus sensim crassiores.
Tarsi validiores.
Caput basi incrassatum, thorax subquadratus, elytra parallela, longa.
Ce genre à été proposé par Ziegler, mentionné par Dejean, mais
personne n’en a exposé les caractères. Comme plusieurs espèces déjà
présentent les caractères indiqués ci-dessus, et que ces insectes ne
laissent pas que d’avoir un facies qui leur est propre, je crois que ce
genre peut être considéré comme distinct.
S. filiformis. Pogonus filiformis Dejean. Spec. gén. des Col. IT,
p. 21; — Icon. des Col. d’'Eur. IE, pl. 105, fig. 5.
Tous les individus que je possède viennent de Sardaigne, j'ignore
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES. 35
s'il à été retrouvé ailleurs, M. Baudi dit qu'il y est très commun
dans les localités salines.
S. extensus. Chaudoir.
Long. 5 1/2 mill. Il est assurément très-voisin du fliformis, et
Schaum, qui me l'avait d’abord envoyé sous le nom que je lui ai con-
servé, l’y avait réuni plus tard, mais il me semble différer suffisam-
ment par sa forme plus aliongée et plus étroite, son corselet au moins
aussi long que large et par conséquent plus allongé que dans le
fliformis, moins élargi antérieurement, nullement arrondi sur les
côtés qui sont légèrement sinués derrière les angles antérieurs et
dont le dessus est plus plan, et dont les impressions basales sont
moins profondes. Les é7ytres sont plus étroites, ce qui les fait paraître
plus longues, les stries plus profondes. Il est d’un roux ferrugineux,
les élytres sont un peu plus claires, avec un reflet bronzé très-léger.
Schaum l’a pris en Égypte, sur les bords de la mer Rouge.
S. Grayi. Pogonus Grayi Wollaston. Ann. and. Mag. of nat.
hist. 1862.
Sa couleur pâle, surtout sur les élytres, sa petite taille, sa forme
bien plus étroite et surtout bien plus déprimée le distinguent facile-
ment du fliformis ; le corselet est un peu plus rétréci vers la base, la
partie postérieure de ses côtés est plus sinuée, les angles postérieurs
plus droits, les impressions de la base plus faibles, la base distinc-
tement ponctuée; les ytres étroites, très-parallèles, fort planes,
sont moins fortement striées, avec les intervalles plans.
Trouvé en quantités considérables, par M. Wollaston, dans le
sud-ouest de Lanzarote, une des Canaries, au bord du lac salé de
Januvio.
S. fulvus. Pogonus fulvus Baudi. Berl. entom. Zeit. 1864, p. 206.
Il est tellement voisin du précédent qu’ou à peine à trouver les
caractères qui l’en distinguent. Je ne les vois que dans la faiblesse
des impressions postérieures du corselet et dans sa forme encore un
peu plus étroite ; la forme du corselet est exactement la même, et les
élytres sont tout aussi planes. Je les crois cependant distincts, vu
l'immense différence d'habitat.
M. Baudi, de qui je tiens deux individus, en à pris plus de trente
dans les localités salines de l’île de Chypre. Je présume que Schaum,
qui n’avait sans doute pas vu l’insecte de Chypre, avait confondu avec
lui l’espèce qu'il m'avait envoyée d’abord sous le nom d’extensus, et
qu'il avait trouvée à Suez.
56 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES.
DIPLOCHÆTUS. Chaudoir.
(ärAoë, double, yxirn, poil.)
Pogonus Chevrolat.
Liqula medio apice setis binis approximatis instructa.
Mentum lobis trigonis, extus rotundatis, intus divergentibus, epi-
lobis apice obtusis, dente sinus brevi, lato, apice late truncato,
subemarginato.
Mandibulæ mediocres, parum porrectæ.
Tarsi parum elongati, validiuscuh.
Antennæ tenues, modice elongatæ.
Prosternum medio sulco longitudinali latiusculo impresso.
Habitus elongatus, valde parallelus.
Elytra disco bipunctata, strlis basi obsoletis, margine basali inter
gam et 54m strias interrupto, ab humero carinatim recurva.
Au milieu du bord antérieur de la languette on voit deux poils au
lieu du poil unique qui s’y trouve chez les autres Pogonides; la
double dent du milieu de l’échancrure du menton est remplacée par
une large dent simple, terminée par une légère échancrure en arc de
cercle ; l’ourlet basal, interrompu sur le milieu, descend en carène
aiguë et un peu arquée depuis l'épaule sur la base du 5° intervalle,
et il n’y a que deux points enfoncés sur le 3°, tandis qu'il y en a au
moins trois dans les autres espèces de ce groupe.
D. rutilus. Pogonus rutilus Chevrolat. Ann. de la Soc. entom.
de Franc. 1865, p. 197.
Long. 5 à 6 1/2 mill. Avec les caractères génériques indiqués ci-
dessus, la description de l’auteur suffira pour faire reconnaître
l'espèce. Son habitat n’est pas borné à l’île de Cuba, on la retrouve
dans le Venezuela et la Nouvelle-Grenade. J’en possède trois indi-
vidus de ces diverses localités, le plus petit, qui n’a que 5 mill.,
vient de Cuba et m’a été donné par M. Chevrolat. Aucun d’eux
n’atteint la taille indiquée par cet entomologiste (7 mill.).
OCHTOZETUS. Chaudoir.
(x31, bord d’une rivière, &irew, chercher.)
Pogonus Brullé, Dejean.
Ligula ut in Pogonis.
Mentum lobis trigonis extus rotundatis, intus divergentibus, epilobis
angustis apice dentatis, dente sinus, trigono, subacuto, shm-
plici.
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES. 91
Palpi maxillares, articulo penultimo toto piloso, elongato, ultimo
breviore subelongato conico.
Antennæ tenues , filiformes.
Tarsi graciles, elongati, in mare antici articulo primo longiuseulo,
secundo breviore, utroque intus vix ut in Pogonis intus extenso.
Habitus fere Bembidii ægyptiaci, thorax antice angustior subtrans-
+ versus, basi valde sinuatus, elytra antice late truncata,
thoracis basi annixa, mox pone humeros apicem versus sensim
attenuata.
Cette forme est intermédiaire entre les Pogorides et les Bembi-
diides, les palpes maxillaires sont surtout remarquables et se rap-
prochent beaucoup de ceux de ces derniers, le pénultième article est
comme dans ceux-ci entièrement revêtu de poils, il est mince à sa
base, et grossit peu à peu jusqu’à l'extrémité où il est tronqué, il est
sensiblement plus long que le dernier qui n’est nullement ovalaire,
mais qui diminue peu à peu de grosseur, depuis son insertion dans
le bout du précédent, jusqu’à l’extrémité qui est lég?rement tron-
quée; les labiaux sont comme dans les autres Pogonides. Les
mâchoires sont moins arquées à l'extrémité que dans les autres
espèces de ce groupe. Les pattes et surtout les tarses sont grêles,
les deux premiers articles des tarses antérieurs du mâle sont faits
comme dans les Pembidium (de la section de l’impressum), le premier
est fort allongé, le second, plus court, est aussi long que large, et tous
deux ne sont guères dilatés en dedans comme ceux des Pogonides,
dont cet insecte diffère en outre par la dent simple de l’échancrure
du menton et par son facies qui le rapproche beaucoup des Bembi-
dim argenteolum et voisins; par la coloration 1l rappelle un peu
l’egyptiacum ; le corselet ressemble même tout à fait à celui de ces
espèces. La seule connue est le :
O. bicolor. Pogonus bicolor Brullé. Voyag. de d’Orbigny. Ent.
Da29pli3) fige.
Long.6 mill. 7'éte semblable par la forme à celle du Bemb. impres-
sum et à peu près aussi emboitée dans le bord antérieur du corselet,
mais au lieu des forts sillons latéraux du front, on ne voit qu’une
dépression longitudinale assez légère de chaque côté de celui-ci et
des rides longitudinales qui s’affaiblissent et se raccourcissent vers
le milieu; yeux aussi gros que dans l’émpressum. Corselet plus élargi
vers la base, trapézoïdal, assez transversal, bord antérieur échancré
de même avec les angles tout aussi avancés et subaigus, côtés fort
peu arrondis vers le milieu et très-légèrement sinués avant les
angles postérieurs qui font un peu saillie en dehors, et dont le
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XIV. >
38 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE ‘DES POGONIDES.
sommet est aigu, base très-fortement sinuée de chaque côté et
remontant très-obliquement vers les angles, le dessus peu convexe,
très-finement ruguleux, ligne médiane très-fine.et entière, près de la
base une impression transversale peu profonde, légèrement striée,
aboutissant de chaque côté à une fossette allongée assez profonde,
entre laquelle et l’angle postérieur on observe une très-petite ligne
élevée assez tranchante, parallèle au bord latéral qui est très-fine-
ment relevé sur toute sa longueur. ÉZytres de moitié plus larges que
le corselet, un peu après leur base, puis diminuant peu à peu de lar-
geur vers l'extrémité qui est assez obtusément arrondie sans aucune
sinuosité, base tronquée largement, côtés s’élargissant après
l'épaule jusqu’au premier cinquième, et décrivant une courbe en cet
endroit, après lequel ils sont droits jusque près de l’extrémité ; le
dessus modérément convexe, l’ourlet basal fortement arqué pour
recevoir le bord postérieur du corselet et remontant très-obliquement
vers l'épaule où il forme un angle aigu avec le rebord latéral qui est
très-fin, les stries sont nettement gravées, entières, distinctement
ponctuées, les intervalles plans, avec 3 points enfoncés sur le bord
extérieur du 3°, et une rangée sur le bord interne du 9°. Le dessous
du corps est lisse, le milieu du prosternum est légèrement imprimé
longitudinalement. Il est en dessus d’un jaune testacé, plus clair sur
les élytres, avec un léger reflet bronzé sur la tête, la partie imprimée
de la base du corselet et les stries des élytres ; en dessous d’un noir
légèrement verdâtre, avec la moitié externe des épisternes du pros-
ternum, une assez large bordure tout le long de l’abdomen, le bord
postérieur des derniers segments de celui-ci, tous les trochanters,
les pattes, les palpes, la bouche et les quatre premiers articles des
antennes d’un jaune pâle, les sept derniers sont un peu plus rous-
sätres, ainsi que le bout des mandibules.
Brullé dit qu'il se trouve sur les bords du Parana ; trois de mes
individus proviennent de la même source que ceux du Muséum, les
quatre autres ont été trouvés par M. Germain dans les Pampas de la
tépublique argentine. D’après ce que M. Brullé dit de son genre de
vie, il paraît qu'il habite le voisinage des eaux douces.
M. Motschulsky (Bull. de la Soc. des Natur. de Mosc. 1864, II,
p. 192) rapporte avec doute au genre Pogonus une espèce des Indes
orientales (franquebar) qu'il décrit sous le nom de 2? hindustanus
(2””), mais comme ii dit dans la description « séria subscutellwri
nulla.… interstitio terlio unifoveolato », je doute fort que ce soit un
Pogonide.
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES. 39
PATROBIDÆ.
Ligula apice obtuse rotundata, angulis subrotundis.
Palpi maxillares articulo penultimo glabro, ultimo subcylindrico
apice truncato.
Mentum epilobis latioribus, medio dente bifido brevi.
Tarsi supra haud sulcati.
Caput pone oculos strangulatum, vel potius transverse impressum.
Elytra striis externis duabus longius ante basin confusis, octava
haud sinuata, margine basali nullo.
Les mœurs de ces insectes sont très-différentes de celles des
Pogonus, ils sont plus abondants dans les pays froids ou sur les som-
mets des montagnes, quoique quelques espèces habitent des zônes
plus tempérées ; ils se tiennent dans les localités humides sous les
pierres, les troncs d’arbres et au bord des ruisseaux qui découlent
des neiges.
J’ai jadis rapporté à tort au genre Cardiomera quelques espèces
caucasiennes de ce groupe, dont Motschulsky, à plus juste titre, a
fait un genre distinct sous le nom de Deltomerus, maïs qu'il a eu le
tort de placer dans les Anchoménides
Ce groupe doit être subdivisé d’après la position de l’étranglement
basal de la tête. Chez les vrais Patrobides cet étranglement ou sillon
transversal est à la hauteur du bord postérieur des yeux; tandis que
dans les Deltomérides 11 est situé beaucoup plus en arrière et assez
éloigné des yeux.
Vertex mox pone oculos transverse sulcatus… Patrobidæ sens. strict.
Vertex longius pone oculos transverse impressus.. Deltomerideæ.
Deux formes distinctes se présentent parmi les Patrobides propre-
ment dits : l’une assez convexe, avec le quatrième article des tarses
étroit, l’autre très-plane, avec le quatrième article des tarses au
moins aussi large que le troisième. A la première appartiennent les
vrais Patrobus qui ont tous un facies particulier qui les fait aisément
reconnaître ; à la seconde les Patrobus aplatis de Sibérie et du nord-
ouest de l’Amérique qui doivent être encore subdivisés d’après la
conformation des palpes et de ce même quatrième article des quatre
tarses antérieurs presque bilobé dans les uns, très-légèrement échan-
cré dans les autres.
PATROBIDÆ. sens. strict.
L. T'arsi anteriores quatuor, articulo quarto angusto.
Habitus convexiusculus.
40 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES.
PATROBUS.
Dejean. Spec. gén. des Coléopt., II, p. 26.
Schaum. Naturgesch. der Ins. Deutschl., I, p. 375.
Carabus Paykull, Duftschmid, Panzer, Iliger,
Harpalus Gyllenhal, Zetterstedt.
Platysma Sturm.
Schaum a tort quand il dit que le corselet de ces insectes est plan,
car 1l est ordinairement assez convexe sur le disque, et en général
le dessus de tout l’insecte est sensiblement plus convexe que celui
des espèces planes que Dejean et d’autres entomologistes avaient
placées dans ce genre, telles que le depressus et l’aterrimus. Je ne
m’étendrai pas davantage sur les caractères de ce genre bien connu
et Je renvoie à l’ouvrage de Schaum. |
P. flavipes. Motschulsky. Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc.
1864, IT, p. 191.
Long. 12 1/2 à 15 mill. Cette espèce qui dépasse ordinairement la
taille du /ongicornis diffère de l’excavatus, outre sa grandeur, par les
caractères suivants : Base de la téte plus forte, sillons frontaux
encore plus profonds surtout antérieurement, et plus lisse, sillon
transversal du vertex plus finement ponctué. Corselet plus long, pres-
que aussi long que large, plus carré, à peine plus étroit à sa base
qu’à son extrémité, partie antérieure des côtés bien moins arrondie,
partie postérieure plus longuement et plus faiblement sinuée, les
deux impressions de chaque côté de la base forment deux sillons plus
distincts et plus allongés, la ponctuation le long du bord antérieur et
de la base est plus fine, la rigole latérale et les côtés du disque sont
aussi ponctués. Zlytres bien plus allongées, plus parallèles ; l’extré-
mité des stries internes et celles externes tout entières un peu plus
marquées. Ponctuation du prosternum et des côtés des deux parties
postérieures du sternum plus fine quoique assez serrée. Antennes et
pattes plus longues et plus grêles.
D'un noir assez brillant surtout en dessus, abdomen devenant
roux et même testacé vers les côtés et l’extrémité, antennes tantôt
rousses tantôt brunes avec le premier article plus clair, palpes et
labre ferrugineux ; pattes d’un jaune plus où moins testacé, genoux
et tarses un peu foncés
M. Motschulsky l’a décrit comme originaire du Japon, mes trois
individus des deux sexes viennent du nord de la Chine (Mand-
schourie).
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES. 41
P. excavatus. Erichson. die Käf. des Mark Brand. p. 119.
— Schaum. Naturg. der Ins. Deutschl., I, p. 377. — Carabus exca-
vatus Paykull. Mon. Carab., p. 38, 22. — Faun. Suec. I, p. 123,
n° 34. — Carabus rufipes Duftschmid. Faun. Austr. Il, p. 181. (non
Fabricius.) — Harpalus rufipes Gyllenhal. Ins. Suec. Il, p. 97. (ex
part.) — Platysma rufipes Sturm. Deutschl. Ins. V. p. 56. — Patrobus
rufipes Dejean. Spec. gén. des Col. TI, p. 28; Icon. des Col.
d’Eur. I, pl. 106, fig. 1. — P. Napoleonis Reiche Ann. de la Soc.
Ent. de France, 1857. Bull. p. vu.
Long. 7 à 9 1/2 will. Les nombreux individus que j’ai soigneuse-
ment examinés ont tous les sillons frontaux profonds, plus ou moins
fortement ponctués, le front lisse sans rides transversales, l’excava-
tion des côtés de la base du corselet entièrement ponctuée à partir
du pli longitudinal qui la limite du côté externe ; le devant du cor-
selet est toujours fortement ponctué derrière ie sillon transversal
antérieur (excepté dans un seul individu provenant du Jura fran-
çais); les pattes et les antennes sont constamment ferrugineuses.
Dans cette espèce, comme dans la plupart des Patrobus, les élytres
des femelles sont plus longues et plus amples que dans les mâles. Il
n’y à aucune différence entre le Napoleonis Reiche et les autres
femelles de cette espèce. Quelques individus venant de Styrie et qui
me viennent de la collection Dejean et de Parreyss sont plus foncés
en dessus, un peu plus grands, un peu plus robustes que les exem-
plaires des autres parties de l’Europe, où l’espèce paraît répandue
dans toute la zône froide et tempérée. Elle ne se trouve plus dans les
pays plus chauds, et bien que Gebler la cite dans son catalogue des
insectes de la Sibérie centrale, je ne crois pas qu'on la rencontre en
Asie, car les individus que j'ai reçus de lui étaient tous des ovipennis.
P. styriacus. Chaudoir.
Long. 11 mill. Les deux sexes. Dejean l'avait confondu avec
l'excavatus dont il est bien distinct. Il est plus grand que les plus
forts exemplaires de celui-ci. Les antennes sont sensiblement plus
grêles et plus allongées, les articles sont plus longs et plus étroits ;
les côtés du front offrent des commencements de rides effacées sur
le milieu; le corselet est sensiblement plus long, presque aussi long
que large, plus échancré antérieurement, moins arrondi surie milieu
des côtés qui sont un peu moins sinués derrière, moins rétréci à la
base, le rebord latéral plus gros et plus relevé, les bords latéraux du
disque un peu déprimés ; dans l’excavation latérale postérieure près
du pli-externe on remarque un espace lisse un peu relevé qui n’existe
pas dans l’excavatus ; la base est coupée très carrément et ses côtés
semblent se diriger un peu en arrière vers les angles. Les élytres
42 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES.
sont bien plus ovalaires dans le mâle et ne différent presque pas de
celles de la femelle, les épaules plus anguleuses, le rebord latéral s’y
relève légèrement en forme de dent. un peu obtuse; les côtés sont
plus arrondis ; le dessus est un peu plus plan, les stries sont un peu
plus fortes antérieurement, le rebord latéral est plus largement
relevé. Les pattes sont proportionnellement plus allongées, les jam-
bes et lestarses plus grêles, les jambes postérieures du mâle légère-
ment arquées en dehors ; les deux articles dilatés aux tarses anté-
rieurs plus étroits que dans l’evcavatus. ;
Il habite les montagnesde la Styrie, et il ne faut pas le confondre
avec les individus de l pui du même pays, dont j’ai parlé plus
haut.
P. quadricollis. Miller. Verhandl. der Wien. Zool.-bot. Ver.
1868. p. 7.
Long. 8 mill. Il diffère surtout de l’execavatus par la forme car-
rée du corselet. Téte comme dans cette espèce, sillon transversal pos-
térieur un peu moins profond, partie postérieure un peu plus épaisse.
Corselet, en carré moins long que large, moins rétrééi à son bord
antérieur, au moins aussi large à sa base qu'à son extrémité, fort
peu arrondi sur la partie antérieure des côtés qui sont longuement et
légèrement sinués en arrière; la base, qui est bien plus large, est
coupée très-carrément ; les angles postérieurs sont légèrement res-
sortants et aigus; le disque est un peu moins convexe, la ligne
médiane n’atteint pas le bord antérieur, l'impression transversale
antérieure est ponctuée de même, les excavations des côtés de la base
le sont moins et, comme dans le séyriacus, 1l y a près du pli externe
un petit espace lisse un peu relevé. Æ7ytres moins rétrécies aux
épaules vers lesquelles les côtés s’arrondissent moins, la base en est
coupée très carrément et l’épaule est un peu saïllante comme dans le
styriacus. Antennes et pattes comme dans l’ezcaratus. Le dessus est
d’un noir brillant, le dessous entièrement d’un noir légèrement bru-
nâtre, le reste coloré comme dans l’evcavatus.
M. Miller m'en a cédé deux individus mâles qu'il a trouvés sur je
sommets des Carpathes orientaux. (Vallée de Gadjina, près des ruis-
seaux, sous les pierres.)
P. ovipennis. Chaudoir. Bull. de la Soc. des Natur. de Mosc.
1850, IL, p. 164.
Je maintiens cette espèce qui est bien distincte, et'qui n’est pas
rare près de Barnaoul. Mannerheim qui avait aussi remarqué les
différences qui la caractérisent, me l’a envoyée sous le nom d’oblite-
r'alus.
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES. 45
P. assimilis. Chaudoir. Bull. de la Soc: des Natur. de Mosc.
1844, p. 441. — P. campestris? Motschulsky. Ins. de Sibér. p. 130,
tab. VI, fig. 4. — P, clavipes Thomson. Skand. Coleopt. I, p. 214.
L'auteur suédois a mieux saisi que moi les différences qui distin-
guent cette espèce de l’ezcavatus et qui consistent dans la forme plus
allongée, plus étroite et plus convexe du corselet, dans les rides
transversales du front ; les élytres de la femelle sont bien plus rétré-
cies aux épaules que celles du mâle. On le trouve surtout en Suède,
en Finlande et dans le nord de la Russie d'Europe. Un des individus
de ma collection est étiqueté comme venant de Crimée, ce qui me
semble douteux, cela pourrait cependant être possible si, comme le
croyait Mannerheim, le campestris est identique avec l’assimilis, le
premier, d’après Motschulsky, étant originaire des steppes des Kir-
guises, mais ce que cet auteur dit du corselet « {horace subquadrato »
ne convient guère à l’assimilis. Un exemplaire de ma collection a les
élytres d’un testacé obscur, et les pattes d’un jaune un peu testacé.
P. obtusiusculus. Chaudoir.
Long. 9 mill. Une femelle. D’un noir obscur assez brillant en
dessus, légèrement brun en dessous, avec les palpes, les jambes et
les tarses un peu roussâtres ; il est facile à reconnaître aux angles
postérieurs du corselet qui, sans être arrondis, sont cependant un peu
obtus. Par sa forme, il se rapproche le plus de la femelle de l’assi-
milis. Tête un peu plus étroite que dans l’excavatus ; sillons lisses,
moins prolongés en arrière, fond de l’étranglement du vertex moins
ponctue, yeux plus saillants. Corselet un peu plus étroit, moins arrondi
sur les côtés qui ne sont nullement sinués en arrière et se dirigent en
ligne droite légèrement oblique vers la base avec laquelle ils forment
un angle plutôt obtus que droit ;il n’y à ni impression ni ponctuation
près du bord antérieur, le rebord latéral est plus fin et plus étroit, le
disque plus convexe. Zlytres plus allongées, sensiblement rétrécies
vers les épaules (Q) qui sont plus effacées, côtés plus arrondis der-
rière le milieu, extrémité plus acuminée ; les stries bien plus fines et
plus finement ponctuées, les intervalles bien moins convexes vers la
base et la suture. Côtés du sternum plus faiblement ponctués, pattes
plus grêles. |
Je l’ai acheté de feu A. Deyrolle comme venant de la Terre de Ru-
pert près de la baie d'Hudson
P. septentrionis. Dejean. Spéc. gén. des Col. IL, p. 29 (1828) ;
Icon des Col. d’Eur. I, pl. 106, fig. 2. — Harpalus rufipes var. c.
Gyllenhal. Ins. suec. IT, p. 97. — 1. picicornis Zetterstedt. Faun.
lapp. (1828) I, p. 32. — Var. Patrobus hyperboreus Dejean. Spec. IT,
44 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES.
p. 30. — Patrobus alpinus Curtis. Brit. Entom. IV, p. 192. —
P. septentrionis Dawson. Geod. brit. p. 72. — Var. Patrobus rubri-
pennis Thomson. Skand. Col. FE, p. 215. — Var. P. hyperboreus, Heer.
Faun. helv. p. 51. n° 2. — P. septentrionis Heer. Ibid. p. 51, n° 8.
— P. serenus? Gredler. Käf. Tyrol. 1863, p. 28.
L’Æyperboreus se distingue du type par la couleur plus noirâtre des
pattes, mais cette coloration des pattes se voit aussi dans des indivi-
dus européens. Le rubripennis ne diffère que par la couleur plus ou
moins rougeätre des élytres et par les pattes plus ferrugineuses. Le
premier habite le Groenland, le second le nord de la Suède et de la
Norwège. Le vrai seplentrionis est répandu dans tout le nord de l’Eu-
rope et en Sibérie jusqu’au Kamtchatka. Un corselet plus court,
moins convexe, à rebords latéraux plus larges, des élytres plus
planes et plus allongées, également plus rebordées sur les côtés, des
stries moins profondes et plus faiblement ponctuées, distinguent ces
insectes de l’excavatus qui est aptère, tandis que le septentrionis est
ailé. Heer dit que le septentrionis se trouve aussi en Suisse, et j'en
possède en effet un individu de ce pays, qui diffère par ses élytres
moins longues, et un peu arrondies sur les côtés, mais il faudrait
pouvoir comparer un plus grand nombre d'individus ; je présume que
c’est à cet insecte que se rapporte le Patrobus serenusGredier du Tyrol
alpin.
P. fossifrons. Dejean. Spec. gén. des Col. IT, p. 31. (non
Mannerheiïm vid. infra). — P. cinctus Motschulsky. Schrenk’s Reise
im Amur Land. p. 71, n° 28. — Platysma fossifions Eschscholtz.
Mém. de la Soc. des Nat. de Mosc. VI, p. 104. — Fischer. Entom.
de la Russ. Il, p. 128. texte lat. (pas français).
Long. 9 à 10 1/2 mill. Cette espèce, dont je ne possède que trois
femelles, me laisse des doutes sur sa validité. Elle ressemble beau-
coup au septentrionis Var. hyperboreus, elle est ailée comme celui-ci,
mais elle en diffère par l'impression transversale du vertex un peu
moins profonde, mais plus ponctuée, par les sillons frontaux plus
largement et plus abondamment ponctués surtout en arrière, par le
front légèrement ridé en travers, par l'impression antérieure du cor-
selet et ses excavations postérieures plus finement et plus abondam-
ment ponctuées, par ses é/ytres plus allongées, un peu plus ovalaires,
toutes les stries plus marquées sur toute leur étendue ; les pattes et
les antennes un peu plus allongées: Eschscholtz l’a trouvée à Ouna-
laschka, M. Sahiberg fils dans la proxince d’Okhotsk, Schrenk dans
la province de l'Amour; le cénclus n’est qu’un individu dont les bords
des élytres sont légèrement ferrugineux. Un individu de ce dernier
m'a été envoyé par M. Motschulsky.
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES. 45
P. lapponicus. Chaudoir. Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc.
1844, p. 440.
C’est une espèce que je voudrais voir confirmée par un plus grand
nombre d'individus ; je n’en ai vu que deux mâles, et encore présen-
tent-ils quelques différences. Dans le type de ma description qui est
d’un brun obscur en dessus, le devant du corselet est lisse et les exca-
vations sont à peine ponctuées, tandis que dans le second, que j'ai eu
plus tard et qui a les élytres ferrugineuses, le devant et la base du
corselet sont ponctuées ; mais les sillons frontaux et l’étranglement
du vertex le sont à peine dans tous les deux, la tête et le corselet sont
plus petits, et quoique la forme de ce dernier ne diffère guère de
celle du septentrionis; dans mes deux individus il est visiblement
plus convexe, et le rebord latéral est plus étroit et la rigole qui le
longe en dedans n’est pas aplanie comme dans cette espèce. Les d/y-
tres sont aussi un peu plus convexes, elles sont d’ailleurs striées et
ponctuées de même.
M. Maeklin (Stett. Ent. Zeit. 1857, p. 337) admet cette espèce dont
il dit avoir trouvé un individu en Lapponie, mais il y réunit le Zacus-
tris Motschulsky (Insect. de Sibér. p. 130, n° 199, tab. VI, fig. 3,
ouvrage qui n’a paru qu'en 1845) que cet entomologiste écrit avoir
pris dans les steppes des Kirguises et dont la description ne convient
point à mon lapponicus. Les individus du soit-disant Zacustris de
M. Maeklin viennent du Kamtchatka, et pourraient bien ne pas être
identiques à ceux des steppes, mais ils pourraient être ou de vrais
septentrionis ou des lapponicus. Quant ou vrai lacustris ne serait-ce
pas plutôt une espèce voisine du depressus? M. Maeklin n’a-t-1l pas
voulu parler du borealis Motschulsky (Ibid, p. 130, n° 201, tab. VI,
fig. 5)qui se rapproche plutôt de mon Zapponicus par sa taille(3 lign.),
mais dont la description est comme toujours, très-insuffisante ?
P. foveicollis. Dejean. Spéc. gén. des Col. IT, p. 30. — Platys-
ma foveicollis Eschscholtz. Mém. de la Soc. des Nat. de Mosc. VI,
p105:vFischer./Ent,vde la Russ.-[, p.129, T.:XIK; . fig. 5.
Patrobus angusticollis Mannerheim. Bull. des Nat. de Mosc. 1853, I,
p. 146.
Cette espèce est bien distincte par ses yeux peu proéminents, les
impressions du dessus de la tête bien moins profondes que dans l’ex-
cavatus, les élytres plus convexes, les antennes plus épaisses. Elle a
été d’abord découverte par Eschscholz à Ounalaschka; l'individu
type de l’angusticollis pris par M. Holmberg à Kenaï (côte nord-ouest
de l'Amérique) et qui est en ma possession, n’en diffère aucunement,
et j'y rapporte un individu venant de la Terre de Rupert (baie d'Hud-
son). Gebler croit devoir y rapporter un individu à pattes plus fon-
cées, pris près de Barnaoul.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XIV. 6
46 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES.
P. stygicus. Chaudoir.
Long. 9 1/2 mil]. Un mâle. La seule espèce dont il soit voisin est
le septentrionis, mais il en est bien distinct. Il en diffère par sa colo-
ration d’un noir profond assez brillant, sa forme plus allongée et
plus étroite, ses-antennes et ses pattes plus grèles et plus longues.
Tête semblable, sillons frontaux lisses, impression transversale du
vertex très-finement ponctuée. Corselet plus allongé, presque aussi
long que large, un peu plus étroit derrière que devant, trapézoïdal,
beaucoup moins arrondi sur la partie antérieure des côtés qui ne sont
point sinués en arrière et forment avec la base un angle presque
droit, le disque est plus aplani, il n’y à point d'impression transver-
sale ni de ponctuation près du bord antérieur, et c’est à peine si le
fond des excavations basales est légèrement ponctué. Zlytres plus
allongées, plus aplanies vers la suture, la base des premières stries
un peu plus marquée. Côtés du sternum à peine ponctués. Palpes
d’un brun rougeñtre, antennes légèrement roussâtres, tarses bruns.
L’individu que je possède vient de la côte méridionale de Terre-
Neuve, et m'a été donné par M. Reiche.
Nore. Le Pterostichus tenuis Leconte (Agassiz Lake super. p. 207)
qui est un Patrobus, comme nous l’apprend M. Leconte lui-même,
doit être une espèce voisine des précédentes, et à en juger par la
description qui est insuffisante, je l’aurais crue identique avec le
foveicollis; mais comme Leconte connaissait ce dernier dont il l’éloi-
gne même assez dans son dernier catalogue, il est à présumer qu'il
l’a reconnu comme espèce distincte.
P. latiusculus. Chaudoir.—Platysma fossifrons Fischer. Entom.
de la Russ. IT, p. 128, text. franc. tab. XIX, fig. 4. — Patrobus fos-
sifrons Mannerheim. Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc., 1843,
p. 194. — Var. immatura P. fulvus Mannerheïm. Ibid. 1853, H,
p. 145, n° 49.
Long. 9 à 11 mill. J’ai dû imposer un nouveau nom à cette espèce
que Mannerheim à cru à tort être le fossifrons d’'Eschscholtz. La des-
cription assez insuffisante qu'il donne de son fossifrons « apterus.…
thorace subtransverso,.… postice utrinque foveolato » ne cadre pas
avec le fossifrons d'Eschscholtz, qui, quoi qu’en dise cet entomolo-
giste, est alé; mais il paraît que Fischer a eu sous les yeux, en rédi-
geant sa description française, un individu du latiusculus.
Il est sensiblement plus large que les espèces précédentes. Z'éfe
plus élargie que dans le septentrionis ; le front est sillonné de même,
mais les sillons sont tout à fait lisses, l'impression transversale du
vertex n’est pas ponctuée, mais légèrement rugueuse au fond. Corse-
let plus large que la tête, assez transversal, cordiforme, assez dilaté
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES. 47
avant le milieu et passablement rétréci vers la base, bien arrondi sur
le devant des côtés qui sont plus ou moins légèrement sinués en
arrière, les angles postérieurs sont plus ou moins droits, quelquefois
presque obtus sans que le sommet soit cependant arrondi, les côtés
de la base remontent un tant soit peu vers les angles; le dessus est
assez convexe, lisse, l'impression transversale antérieure est peu sen-
sible et n’est jamais ponctuée, les excavations basales le sont très-
finement, elles sont larges, profondes et à peine bistriées, le rebord
latéral est comme dans le septentrionis. Elytres plus larges que le
corselet, peu allongées, ovalaires, un peu rétrécies vers les épaules
qui sont assez arrondies, ainsi que la moitié postérieure des côtés et
l'extrémité ; le dessus est assez convexe, les stries sont toutes assez
marquées, les internes le sont davantage et sont plus fortement ponc-
tuées que les externes, les intervalles internes sont un peu plus con-
vexes que dans le septentrionis, les trois points du troisième sont bien
marqués. Tout le dessous du corps est lisse; les pattes sont plus
robustes, les cuisses surtout dans les mâles sont plus renflées.
Entièrement d’un noir obscur assez luisant, à l'exception des pal-
pes et du premier article des antennes qui sont d’un ferrugineux peu
clair, du reste des antennes qui est d’un brun foncé, des pattes qui
sont d’un brun ferrugineux plus obscur aux cuisses.
Le P. fulous n’est qu’un indiviäu unique immature ; cette colora-
tion n'étant qu’exceptionnelle, je n’ai pu donner ce nom à l'espèce
qui est une des plus noires du genre. Les différences indiquées par
Mannerheim sont 1llusoires, 1l n’y a que les excavations basales du
corselet qui sont plus distinctement bistriées.
Il à été trouvé par M. Holmberg sur la côte orientale de l’île Kad-
jak près de la côte nord-ouest de l'Amérique ; il m’en a envoyé un
certain nombre d'individus ainsi que le type unique du fulous. Je ne
sais d’où venaient les individus décrits en 1843 par Mannerheiïm sous
le nom de fossifrons et celui de Fischer se retrouverait-il à Ouna-
laschka ?
J'ai trouvé dans la collection Reiche un individu étiqueté comme
venant de l’Orégon, qui est un peu plus étroit que ceux de Kadjak,
et dont les angles postérieurs du corselet sont plus saillants et plus
aigus, la partie postérieure des côtés est plus sinuée, mais n'ayant
pas pu découvrir d’autres différences je l’ai réuni au Zatiusculus. Les
yeux du mâle sont plus proéminents
P. Lecontei. — Chaudoir. Patrobus rufipes Leconte. Catal. 1863.
Descr. of new. spec. p. 18, n°57.
Long. 11 à 12 mill. Les deux sexes. Il est encore plus large que fe
latiusculus et autrement coloré. Beaucoup plus grand que l’ercavatus
et présentant la même coloration. Téfe proportionnellement plus
48 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES.
large, la partie derrière l’étranglement plus étroite, front un peu
inégal, sillons latéraux profonds, larges et lisses, fond de l’impres-
sion transversale postérieure légèrement ponctué; antennes plus
longues, sans être plus grêles. Corselet bien plus large que la tête,
de moitié plus large que long, subtransversal, pas plus étroit à sa
base qu’à son extrémité antérieure, mais paraissant légèrement cor-
diforme parce que sa plus grande largeur est avant le milieu ; bord
antérieur un peu plus échancré, angles antérieurs plus largement
arrondis, côtés très-arrondis vers l'extrémité, un peu moins vers le
milieu, puis se dirigeant en ligne droite et un peu obliquement vers
la base, avec le sommet des angles postérieurs très-aigu et saillant,
côtés de la base coupés carrément, le milieu faiblement arrondi; le
dessus lisse, disque assez bombé, mais bien plus largement déprimé
près des rebords latéraux (plus même que dans le septentrionis et le
latiusculus), ligne médiane profonde en arrière, oblitérée devant la
dépression transversale antérieure qui est peu distincte et tout à fait
lisse ;excavations basales larges, visiblement bistriées, distinctement
pointillées. Zlytres plus larges que le corselet, surtout dans la
femelle, plus ovalaires et plus arrondies sur les côtés, même dans le
mâle, un peu plus convexes, striées de même, mais les intervalles un
peu plus relevés, et la ponctuation des stries plus forte et moins
serrée. Le dessous du corps est lisse, car les côtés du prosternum
sont à peine pointillés et ceux du mésosternum ne le sont que très-
légèrement.
Je n’hésite pas à le considérer comme identique avec le rwjipes Le-
conte, nom que j'ai dû changer, comme ayant été employé pour
désigner l’excavatus. Les individus que j'ai décrits m'ont été donnés
il y à longtemps par M. Hardy fils, comme venant de l’île Saint-
Pierre près de Terre-Neuve ; ceux de M. Leconte de la Rivière Rouge
du Nord (Canada).
P. longicornis. Leconte. Trans. Amer. phil. soc. n. s. IV,
p. 421. — Feronia longicornis Say. Trans. Amer. phil. Soc. n. ser. I,
p. 40. — Patrobus americanus Dejean. Spec. gén. des Col. IT, p. 34.
Cette espèce, qui ne le cède guères pour la taille au flavipes, habite
le Canada et les États-Unis jusqu'au Texas. Il varie un peu quant à
la largeur du corselet et des élytres.
Nore. Je ne connais pas le 2. angicollis Randall (Bost. Journ. of
Nat. hist. IT, p. 1) qui paraît être de la taille du /ongicornis(9/20 pouc.
= 11 1/2 mill.) mais qui doit en différer par sa forme allongée et
déprimée et par ses pattes noires. (Hallowel, État du Maine.)
On ne trouve pas cité ici le 2. longiventris Mannerheim (Bull. de
la Soc. des Nat. de Mosc. 1853, IT, p. 145) parce que, malgré l’asser-
tion de cet auteur qu'il est commun à Kadjak, je n'ai reçu de
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES. A9
M. Holmberg, qui pourtant m’a envoyé plusieurs individus sous ce
nom, aucun exemplaire auquel la description citée püût convenir :
« … Capite thorace parum angustiore, fronte.. transversim rugosa,
thorace longitudine vix latiore,.… foveis.. bicarinatis... » Les indi-
vidus envoyés par Holmberg ne diffèrent pas du latinsculus (fossifrons
Mannerheim) qui a le front lisse et le corselet plutôt transversal.
Il. Z'ursi anteriores quatuor articulo quarto transverso, latiore.
Habitus deplanatus.
A. Tarsi anteriores quatuor articulo quarto subbilobo.
DIPLOUS.
Motschulsky. Die Käf. Russl. Tab. X.
Palpi articulis tenuibus subcylindricis elongatis, apice truncatis,
labiales apice magis truncati.
Antennæ tenues, longæ.
Sa forme pour le moins aussi déprimée que celle du Patrobus depres-
sus Gebler, et la conformation du quatrième article des quatre tarses
antérieurs qui n’est pas plus étroit que le précédent et de plus assez
fortement bilobé le distinguent suffisamment des Patrobus tels que
nous comprenons maintenant ce genre; la bilobation de ce même
article, la ténuité des palpes et des antennes l’éloignent de celui de
Platidius que nous avons établi sur les 2. depressus et aterrimus.
Je ne connais que le ?. sibiricus qui fasse partie de ce genre si
insuffisamment caractérisé par M. Motschulsky qui le distinguait des
Anchomenus par la dent bifñide du menton, et des Deltomerus par le
dessus des tarses glabre. Ce dernier caractère est exact, mais 11 Tui
est commun avec tous les autres Patrobides à l'exception des Delto-
merus. M. Motschulsky place encore dans son genre Diplous son
Patrobus californicus (Hor. ent. Ross. VI, suppl. p. 10. Genr. et esp.
d’ins.) dont nous trouvons la description dans le Bull. de la Soc. des
Nat. de Mosc. 1859, IT, p. 123, mais cette espèce m'est inconnue et
je ne sais si elle présente la même conformation du quatrième article
des quatre tarses antérieurs qui est le principal caractère du genre:
D. sibiricus. Motschulsky, die Käf. Russl. p. 71. — Patrobus
sibiricus Motschulsky. Ins. de Sibér. p. 128, n° 197.
Long. 10 1/2à11 mill. Les deux sexes. Z'éfe aussi longue que large,
yeux assez proéminents dans les deux sexes, milieu du front lisse,
. un peu convexe devant l'impression tranversale qui est peu profonde
et assez largement pointillée; les sillons latéraux assez profonds,
élargis en avant, finement pointillés. Corselel plus large que Ia tête
d0 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES.
avec les yeux, un peu moins long que large, sans être transversal,
assez rétréci postérieurement, cordiforme, bord antérieur peu échan-
cré, avec les angles non avancés, bien arrondis, ainsi que la partie
des côtés voisine de ces mêmes angles; le milieu l’est moins, et la
partie postérieure est assez fortement et longuement sinuée, les
côtés de la base sont coupés un peu obliquement, ce qui fait que les
angles postérieurs sont légèrement obtus, quoique leur sommet ne
soit point arrondi; le dessus est assez plan, le milieu du disque seul
est légèrement relevé, mais il est coupé en deux par une ligne
médiane assez forte dont les deux extrémités s’oblitèrent, devant 1}
est limité par une dépression assez légère, largement mais finement
pointillée ; toute la base est déprimée et couverte d’une ponctuation
fine et serrée; de chaque côté on voit une fossette allongée sublinéaire
peu profonde et contre l’angle postérieur une petite ligne élevée,
mais la large excavation, qu’on voit sur les côtés de la base dans les
Patrobus, fait ici défaut ; les côtés du disque sont assez déprimés et
aplanis, ils sont surtout en arrière couverts d’une fine ponctuation,
le rebord latéral est assez relevé, sa largeur est égale partout, même
à l’angle antérieur. Zlytres de plus de moitié plus larges que le cor-
selet dans le mâle, et encore plus larges dans la femelle, deux#fois .
plus longues que larges, parallèles dans le premier, un peu élargies
après le milieu dans la seconde, triangulaires et acuminées à l’extré-
mité, tronquées carrément à la base avec le sommet des épaules
assez arrondi ; le dessus assez plan, surtout sur le disque; toutes les
stries bien marquées, les quatre ou cinq premières plus marquées et
un peu ponctuées surtout vers la base, les autres presque lisses ; les
intervalles lisses, un peu convexes vers la base et la suture, plus
plans vers les côtés et l'extrémité; trois points bien marqués pili-
fères sur le troisième contre la troisième strie, et une rangée de
petits points peu nombreux sur le neuvième contre la huitième strie;
un rudiment assez long de strie près de l’écusson, le rebord latéral
assez relevé, maïs fin. Le dessous du corps lisse, les côtés du sternum
finement pointillés. Pattes longues et grêles, cuisses bien moins ren-
flées que dans les Patrobus. D'un noir obscur un peu plus brillant en
dessus qu’en dessous; bouche, palpes, antennes et pattes d’un jaune
testacé plus ou moins foncé, trochanters et base des appendices pos-
térieurs rembrunis.
Il habite la Sibérie orientale cis-baïcalienne au bord de la rivière
Nijnaïa-Ouda. C’est un insecte de forme fort élégante et qui rappelle
certains Anchomenus.
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES. 51
B. Tarsi anteriores quatuor articulo quarto non bilobo, emarginato.
PLATIDIUS. Chaudoir.
Patrobus Dejean, Gebler et auctorum.
Palpi articulis crassiusculis, ultimo præsertim labialium subinflato
ovato, apice obtuse rotundato.
-Antennæ minus tenues et breviores.
Ces insectes n’ont point le facies des Patrobus, mais la forme
aplatie et parallèle des Diplous ; toutefois leurs antennes ne sont ni
aussi longues ni aussi minces; leurs palpes sont plus courts, plus
robustes et le dernier article, surtout dans les labiaux, est en ovale
assez renflé vers le milieu; le quatrième article des tarses antérieurs
et intermédiaires est assez large, surtout aux deux premiers, cordi-
forme et échancré en arc de cercle à l’extrémité, mais nullement
bilobé. L'’étranglement du vertex est plus faible, les excavations de
la base du corselet sont remplacées par des impressions étroites,
allongées et bien moins profondes. La base des élytres est tronquée
tout aussi carrément que dans le genre Diplous, et les stries ne s’obh-
tèrent n1 sur les côtés n1 vers l’extrémité, comme c’est ordinaire-
ment le cas chez les Patrobus.
Je ne connais que deux espèces décrites depuis longtemps qui fas-
sent partie de ce genre. Ce sont : 1° le P. depressus Gebler (Ledeb.
Reise. IT, p. 49. — Dejean Spec. gén. des Col. V, p. 705; Icon. des
Col. d’Eur. II, pl. 106, fig. 3) qui ordinairement est, noir, mais dont
on connaît aussi une variété à élytres châtaines bordées de noir et
qu'on rencontre avec Le type dans l’Altaï, près de Riddersk et dans les
monts Kurnetsk et, d’après Nordmann, à la baie de Castries (?). Ainsi
que l’a déjà fait observer M. Motschulsky, il a beaucoup de ressem-
blance de forme avec les Bembidium voisins du fasciolatum et surtout
avec lPallaïcum Gebler (Anchomenus) — latum Motschulsky (P/ata-
phus (1)). 2° P. aterrimus Dejean. (Spec. gén. des Col. III, p. 32) plus
grand et plus allongé que le depressus auquel il ressemble beaucoup
et qui vient de la côte nord-ouest de l'Amérique septentrionale.
DELTOMERIDÆ.
Ce groupe qui, comme nous l'avons dit, se distingue des Patro-
bides proprement dits par la situation de l’étranglement de la partie
postérieure de la tête lequel est beaucoup plus éloigné des yeux, et
en outre par un facies bien différent, se subdivise en deux, selon
que le dessus des tarses est lisse ou revêtu de poils.
(1) Ge sous-genre a été propose par M. Motschulsky dans le Bull, de la Soc. des Natur. de
Mosc. 1864, Il, p. 184, pour tous les Peryphus aplatis, qui forment un groupe assez nombreux
et d'un facies particulier.
52 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES.
L: Tarsi supra glabri.:. 1... 1: 04 (PENETRETUS:.
IT. Tarsi supra pilosi. . . . . . . . . DELTOMERUS.
PENETRETUS.
Motschulsky. Bull. de la Soc. des Natur. de Mosc. 1864, IT, p, 328.
Patrobus Dejean, Villefroy et auct.
Quoique ce soit M. Motschulsky qui ait établi ce genre, il lui à
attribué des caractères en partie faux ; ainsi il dit que les quatre pre-
miers articles sont dilatés dans les mâles aux tarses antérieurs, et
que le quatrième est bilobé, tandis qu'il n’y à réellement de dilatés
que les deux premiers et que le quatrième n’est qu’échancré; puis il
le place à tort dans les Anchoménides, tandis qu'il fait bien évidem-
ment partie du groupe des Patrobides, dans le sens étendu. Ces
insectes sont assez voisins par leur facies des Deltomerus et surtout
du punctatissimus et même du validus.
P. rufipennis. Patrobus rufipennis Dejean. Spec. gén. des Co-
léopt. IT, p. 33; Icon. des Col. d’Eur. IL, pl. 106, fig. 4.
Cet insecte assez connu habite les montagnes du nord-ouest de
l'Espagne et du nord du Portugal et les Pyrénées françaises où il a
été trouvé dans les Pyrénées orientales et dans les basses Pyrénées,
(au pied de la montagne des Eaux-Bonnes, au bord du torrent).
P? nebrioides. Patrobus nebrioides Vuillefroy. Ann. de la Soc.
ent. de Franc. 1866, p. 345.
Ne possédant pas cet insecte que je n’ai qu’aperçu dans la collec-
tion de l’auteur avant d’avoir étudié les caractères de ce groupe, je
ne puis décider avec certitude s’il fait partie de ce genre ou du sui-
vant. La description ne nous apprend point si le dessus des tarses est
revêtu de poils ou glabre, mais ce qu'il est dit de la forme raccour-
cie et de la forte ponctuation des côtés du sternum me fait croire que
c’est un Penetretus. Il est presque entièrement noir, plus ponctué
sur le corselet, les intervalles des stries sont ponctués comme dans
le rufipennis. M. de Vuillefroy l’a pris près de Reynosa dans les Astu-
ries, je ne sais s’il a été retrouvé depuis.
DELTOMERUS.
Motschulsky. Die Käf. Russl. 1850. Tab. X.
Platynus Dejean, Motschulsky olim.
Cardiomera Chaudoir ; Harold et Gemminger.
Patrobus Miller, Fairmaire.
Palpi labiales apice recte truncati.
1
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES. Do
M. Motschulsky, en créant ce genre n’a fait mention que de deux
caracteres, savoir : la double dent du menton et les poils du dessus
des tarses, il l'avait placé à tort parmi les Anchoménides, erreur dans
laquelle Dejean était aussi tombé, Moi-même, ne connaissant pas
alors le genre Cardiomera, j'avais cru devoir y rapporter ces insectes
chez lesquels le quatrième article des tarses antérieurs est fortement
échancré sans cependant être bilobé, mais il ne peut plus mainte-
nant rester de doute que leur vraie place est dans le groupe des
Patrobides dont ils ont tous les caractères. On peut subdiviser ce
genre en deux sections :
I. Alati, supra dense villosi.
D. punctatissimus. Patrobus punctatissimus Fairmaire. Ann.
de la Soc. entom. de France, 1858, p. 782.
Long. 11 1/2 mill. Ce curieux insecte ressemble effectivement au
P. rufipennis, mais il en diffère par la ponctuation serrée dont il est
couvert et par le duvet composé de poils assez courts et verticaux
dont il est revêtu en dessus, et dont M. Fairmaire ne fait point men-
tion. Il est d’un ferrugineux un peu brun sur la tête, le corselet et le
sternum, avec les élytres et l’abdomen plus clairs et plus jaunâtres ;
palpes et antennes de la couleur du devant du corps, épipleures et
pattes d’un jaune testacé clair. T'éfe plus large et plus courte que
dans le rufipennis ; front plus largement et plus longuement impres-
sionné de chaque côté, étranglement postérieur plus marqué, yeux
bien moins proéminents, vertex et côtés le long des yeux finement et
densément ponctué ; le fond des impressions ruguleux, le milieu du
front lisse et glabre, le reste couvert de poils de diverses longueurs.
Corselet à peu près de la même forme, seulement un peu plus large,
avec les côtés moins arrondis vers l’extrémité antérieure qui est
moins rétrécie, et un tant soit peu moins fortement sinuée en arrière,
le dessus tout aussi plan, entièrement couvert d’une ponctuation
fine et serrée qui s’oblitère sur le disque, offrant d’ailleurs les mêmes
ondulations. Zlytres plus régulièrement ovalaires, les épaules étant
plus arrondies, et la base beaucoup moins tronquée, le milieu des
côtés un peu plus arrondi ; le dessus est à peu près aussi plan, et il
est strié de même, mais les stries sont bien moins fortement ponc-
tuées ; les intervalles, très légèrement arrondis, sont couverts d’une
ponctuation fine et très serrée et, comme nous l’avons dit, d’une
pubescence jaune très dense; sur le bord externe du troisième, on
voit une série de points à peine plus marqués que ceux du fond, et 1]
n’y en à guère d'appréciable le long de la huitième strie. Tout le
prosternum et les côtés du reste du sternum finement pointillés et
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XIV. 7
54 ESSAI MONOCRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES.
pubescents ; le milieu de ce dernier lisse, les segments abdominaux
parsemés de petits points pilifères plus épars. Antennes comme dans
le rufipennis; palpes un peu plus forts; pattes sembiables, avec les
Jambes et le dessus des tarses fortement pubescents.
Je ne possède qu'un individu de cet insecte qui m’a été donné par
M. de Vuillefroy comme venant de Bône (Algérie).
I. Apteri, supra glabri.
D. elongatus. Platynus elongatus Dejean. Spec. gén. des Col. V,
p. 716. — Icon. des Col. d’Eur. IT, pl. 115, fig. 3. — Motschulsky.
Bull. de la Soc. des Natur. de Mosc. 1839, p. 85. —Cardiomera elon-
gata Chaudoir. Carab. du Cauc., p. 129.
Long. 11 1/2 à 15 mill. Cette espèce, plusieurs fois décrite, se ren-
contre communément au bord des ruisseaux qui découlent des pla-
ques de neige sur les hauteurs qui dominent la route de poste qui va
de Kobi à Kivichet (Caucase central) à 8-9000 pieds d’élévation, en
juin.
D. dubius. Cardiomera dubia Chaudoir. Carab. du Cauc. p. 130.
Long. 10 à 11 1/2 mill. Je considère toujours cette espèce comme
distincte, malgré sa grande ressemblance avec la précédente. J’ai
indiqué les différences dans ma description, et j’ajouterai que la
ponctuation des stries est aussi moins forte. Elle habite à la même
élévation lies montagnes de l’Imérétie où elle est aussi commune que
l’elongata l’est dans le Caucase central.
D. fulvipes. Platynus fulvipes Motschulsky. Bull. de la Soc. des
Natur. de Mosc. 1839, p. 84.
Long. 11 mill. Je ne connais pas cette espèce qui est peut-être
aussi un Penetretus, ayant les intervalles des stries ponctués comme
ie rufipennis. Cependant M. Motschulsky qui avait remarqué que le
dessus des tarses est revêtu de poils dans les Deltomerus, l’a placé
dans ce genre. Il parait différer de l’elongatus par son corselet plus
large et plus cordiforme, coupé plus carrément à sa base, par ses
élytres ponctuées surtout sur les intervalles impairs qui sont couverts
vers la base de poils raides, et par la couleur des antennes, des pal-
pes, des pattes et du dessous d’un jaune rougeûtre.
L'auteur l’a pris en Touchétie (Caucase central) aux bords des
ruisseaux et dans les lieux ombragés.
D. elegans. Chaudoir.
Long. 10 mill. D'un brun clair rougeâtre, un peu plus foncé sur
les élytres. Plus petit et proportionnellement plus étroit que l’ezon-
ESSAT MONOGRAPHIQUE SUR L GROUPE DES POGONIDES. 9
gatus, dont il a d’ailleurs assez la forme. Téte presque pareille, mais
plus étroite, yeux encore moins saillants. Corselet pas plus large que
la tête, aussi long que large, bien moins cordiforme, moins échancré
antérieurement avec les angles non avancés et plus marqués, beau-
coup moins arrondi et moins sinué sur les côtés, les angles posté-
rieurs droits ; le dessus impressionné et ponctué de même près des
angles de la base, bien plus étroitement et finement rebordé sur les
côtés. Zlytres plus étroites, avec les épaules plus effacées, ce qui les
fait paraître plus rétrécies vers la base, le dessus bien plus aplani,
les intervalles plus plans, fort lisses; le troisième et le neuvième
ponctués de même. Antennes et pattes encore plus grêles.
M. Bayer, qui m'a envoyé quatre individus de cet insecte, me
marque qu'ils ont été trouvés sur le mont Archotismta à l’orient du
Kazbek sur le territoire des Khewsoures à de grandes élévations.
D. tatricus. Patrobus tatricus Miller. Wien. Entom. Monatschr.
1859, p. 306.
Long 8 1/2 à 10 1/2 mill. Il ressemble beaucoup au précédent, mais
il est plus foncé, la Zéte et le corselet sont moins étroits, celui-ci est
plus court, plus cordiforme, plus sinué en arrière, ses angles posté-
rieurs sont plus saillants, la base est coupée plus carrément, le des-
sus est plus plan, plus déprimé et plus relevé sur les côtés, plus
creusé et moins ponctué sur les côtés de la base; les éZytres sont
moins étroites, moins rétrécies vers la base, plus arrondies et plus
rebordées sur les côtés ; les stries sont moins profondes et à peu près
lisses.
M. Miller l’a trouvé abondamment sur toute la chaîne des monts
Tatra, au bord de la neige, à une élévation de 5 à 6000 pieds ; il se
rencontre aussi, mais plus rarement, sur les Alpes de l’autre côté de
la Waag.
D. validus. Cardiomera valida Chaudoir. Carab. du Cauc. p. 131.
Long. 10 à 11 mill. Sa forme plus robuste et plus raccourcie que
celle de toutes les espèces précédentes, ses pattes et ses antennes
plus épaisses, sans que celles-ci soient visiblement plus courtes, son
corselet bien plus élargi en avant que dans le dubius et plus relevé
sur ses bords ainsi que les élytres dont les stries, presque lisses,
sont plus profondes, et aussi quelques autres différences indiquées
dans ma description, le distinguent facilement des autres espèces
noires de ce genre.
Je l’ai pris sur le sommet des montagnes qui dominent Abbastou-
man du côté de l’Anatolie, à 8000 pieds environ d’élévation, sous des
pierres, au bord d’un petit ruisseau. Il n’a encore été retrouvé par
personne et comme je n’en ai pris que huit individus, il figure dans
)6 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES.
peu de collections, parmi lesquelles je citerai celle du Musée de Ber-
lin et celle de M. de Vuillefroy, auquel M. de Laferté a vendu une
seconde collection de Carabiques extraite, sans mon autorisation, de
la collection qu'il m'a vendue, procédé que je laisse à apprécier aux
entomologistes.
D. carpathicus. Patrobus carpathicus Miller. Verhandl, des
Wien. zool.-bot. Ver. 1868, p. 7.
Long. 10 1/2 mill. Deux mâles. A la première vue, on pourrait le
prendre pour un grand Patrobus excavatus, mais en l’examinant de
plus près, on voit qu'il offre tous les caractères des Deltomerus et que
la coloration est la seule cause de l'illusion. La féte est aussi forte
que celle du validus, les impressions du front sont plus larges, ce
qui rétrécit la partie convexe du milieu; l’étranglement postérieur
est tout à fait pareil, les yeux sont un peu plus saïilants (je compare
les mêmes sexes). Le corselet est plus long, presque aussi long que
large, moins élargi dans sa partie antérieure et un peu moins rétréci
à sa base, bien moins arrondi à la partie antérieure des côtés qui
sont tout aussi sinués avant les angles postérieurs qui sont un peu
plus aigus et légèrement saillants en dehors; le bord antérieur est
assez échancré en demi-cercle, les angles sont assez avancés et fort
peu arrondis au sommet ; la base est coupée parfaitement carrément ;
le disque est assez convexe, nullement aplani sur les côtés, coupé en
deux par une ligne médiane profonde surtout en arrière et limité pos-
térieurement par une impression transversale assez profonde, un peu
anguleuse sur la ligne médiane; les deux sillons longitudinaux de
chaque côté de la base sont plus profonds et les angles un peu plus
relevés, le milieu et les côtés sont lisses, une assez large bordure le
long du bord antérieur et toute la base sont finement et densément
pointillés et subrugueux; le long du bord postérieur de la rugosité du
devant on voit quatre points plus gros et aussi fortement pilifères
que les cinq ou six qui garnissent la moitié antérieure de la rigole
latérale; le rebord latéral est assez étroit. Les é/ytres sont en ovale
régulier à peu près de la forme de celles du fatricus mais plus amples,
plus larges que le-corselet, un peu tronquées à la base sur une lar-
geur qui ne dépasse pas celle de la base du corselet, assez arrondies
sur les côtés, assez planes, assez fortement et largement rebordées
tout le long des côtés ; les stries sont moins fortes que dans le ralidus,
légèrement et peu densément ponctuées; les intervalles sont lisses et
un peu relevés ; on retrouve la série de points pilifères sur le troi-
sième et le neuvième, et il y en a trois ou quatre à la base du cin-
quième. Le dessous est lisse à l’exception des côtés du sternum qui
sont finement ponctués. Les pattes sont aussi robustes que dans le
validus, mais les antennes le sont un peu moins, sans être aussi
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDES. D4
grêles que dans l’eJongatus et les «espèces voisines. Il est d’un noir
brunâtre assez luisant, les segments de l’abdomen sont bordés de
ferrugineux ; les palpes, le premier article des antennes et les pattes
sont d’un rouge ferrugineux, le reste des antennes est d’un brun-
rougeâtre.
M. Miller, qui me l’a envoyé, l’a trouvé sur les sommets de la
Czerna Gora dans les Carpathes orientaux, sur les frontières de la
Bucowine et de la Transylvanie (vallée de Gadjina, près des ruis-
seaux, sous les pierres).
M. Motschulsky établit encore dans ce groupe le genre Pachydesus
(Bull. de la Soc. des Natur. de Mosc. 1864, IT, p. 190) sur un insecte
du Cap de Bonne-Espérance qu'il nomme crassipes, qu'il dit ressem-
bler au Patrobus excavatus, mais je ne le connais point et ne suis
même pas sûr qu'il appartienne effectivement à ce groupe dont
aucune espèce n’est encore connue de l’hémisphère austral. On ne
saurait d'ailleurs rien préjuger d’après les caractères génériques
qu'il lui assigne. Il est à regretter que M. Motschulsky ne nous
apprenne jamais de qui il à reçu les espèces qu'il décrit, car à défant
de meilleures descriptions, cela faciliterait beaucoup la détermi-
nation.
SYNOPSIS DES GENRES ET DES ESPÈCES
POGONIDES.
I. POGONIDÆ. sens. strict.
Cardioderus Dei.
1. chloroticus Dej. . . . .
Pogonus De).
1. cardiotrachelus Chd. .
lamprus Wiedm.
. pallidipennis Dej. . . .
. luridipennis Dej.. . .
Burrelli Curtis.
v. flavipennis DeJ.
Sibérie.
. Australie.
. Le Cap.
Eur.
F5 & 12
5. iridipennis Nicol. . Eur. mérid.
brevicollis Mann.
v. fulvipennis Dej.
apricans ? Motsch.
6. littoralis Duft. Dej. . . Eur. mérid.
pilipes Germar.
J1gilvipes Dejs 0..."
apicalis Küster . . . Dalmatie. Syrie.
8. parallelus Chd.. . . .. Egypte.
OAAMICAN SIGN MES RITE Astrabad.
10. senegalensis Dej.. . . . Afr. mérid.
minutus DeJ.
caffer Boh.
11. apicalis Erichs. . . . . Angola.
42. chalceus Marsh. . . .. Europe.
parallelipipedus. Marsh.
halophilus Nicol.
littoralis Steph.
v. salsipotens Woll.
v. viridanus Dei.
13. smaragdinus Waltl.. . . Espagne,
viridimicans Fairm.
1%. syriacus Chd. ... .. Syrie.
15. orientalis Dej. . . . . . Crimée.
46-riparius De] 21,000: F. mérid.
47. transfuga Chd. . . . .. Asie.
persicus Mann.
orientalis Gebl.
18. texanus Chd. Guérin. . Texas.
19. meridionalis Dej. . . Eur. mérid.
salinus Motsch.
fasciato-punctatus ? Morawitz.
orientalis Motsch.
20. punctulatus Dei. . .
. Eur.mér. Sibér.
F. mérid. Italie.
Caucase. Sarepta.
Pogonistes Chd.
Méditerranée.
Siberie,Sarepta
Kirghis,Odessa,
As. min. Illyrie.
P'ETACILIS IDE]. 01e Méditerranée.
4. angustus Gebler.. . . . Sibér. centrale.
angustatus Motsch.
5. convexicollis Cnd. . .
cordicollis ? Motsch.
6. depressus Motsch. . . .
Syrdenus Chd.
1. testaceus Dei.
2. rufo-aeneus Dej.. . ..
Ce
. Odessa.
Russ. merid.
JÉNAONMISIDe APCE Sardaigne.
2. extensus Ghd. . . . . . Egypte,M.roug.
SR GTAYIAWOEl EN NER Te Lanzerote.
£fulvus Baudi Chypre.
Diplochætus Chd.
1. rutilus Chev.. . . . . . Cuba, Venezuel.
Ochtozelus Ghd.
1. bicolor Brullé. . . . . . Parana.
Espèce n'appartenant probablement pas au
groupe :
P, hindustanus Motsch.
II. PATROBIDÆ.
À. Parrominz. Sens, strict.
Patrobus Dei.
4. flavipes Motsch. . . .. Mandschourie.
2. excavatus Payk . . . . Europe.
rufipes Duft. Dej.
Napoleonis Reiche.
3. styriacus Ghd. . . . . . Styrie.
4. quadricollis Miller . . . Carpathes.
5, ovipennis Chd. . . . . . Barnaoul.
obliteratus Mann.
6. assimilis Chd.. . . . . . Suède, Finland.
campestris ? Motsch. Russie sept.
clavipes Thoms.
7. obtusiusculus Chd.. . .
8. septentrionis Dej.. . .
rufipes Var. C. Gyll.
picicornis Zett.
hyperboreus Var. Dej.
alpinus Curtis.
serenus ? Gredler.
Terre de Rupert
. Europ. sept.
14.
15.
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE GROUPE DES POGONIDÉS. D9
var. rubripennis Thims.
var. hyperboreus Heer.
lacustris Motsch.
L'fossifrons Dej 1.100 Sibérie.
cinctus Motsch.
. lapponicus Chd. . . . . Laponie.
lacustris ? Motsch.
. foveicollis Dej. Enh. . . Ounalaschka.
angusticollis Mann.
. stygicus Chd.. . . . .. Terre Neuve.
. latiusculus Chd. . . . . I. Kenaï.
fossifrons Fisch.Mann. Oregon.
v. fulvus Mann.
Lecontei Chd. : . . .. Terre Neuve.
rufipes Leconte. . . . Canad. Red Riv.
longicornis Say. Lec. . Etats-Unis.
americanus Dej.
Sp. invisæ.
tenuis Leconte.
(Pterostichus tenuis in Agass. Lak. sup.)
angicollis Randall . . Etat du Maine.
longiventris Mann. . Kadjak.
Diplous Motsch.
4. sibiricus Motsch. . . . Sib. orient.
Platidius Chd.
1. depressus Gebl. . . .. Altai.
2. aterrimus Dej. . . . . . Am. Bor.
B. DELTOMERIDÆ.
Penetretus Motsch.
1. rufipennis Dej. . . . . . Esp. Galic. Pyr.
2. nebrioides Vuill . . . . Asturies.
Deltomerus Motsch.
1. punctatissimus Fm. . . Bône.
2. elongatus Dej. . . . . . Caucase centr.
3. dubia Chaud... . . . .. Imeretie.
4. fulvipes Motsch. . . .. Caucase centr.
5. elegans Chd. . . . . .. Kazbek.
G'atatricus Miller. V7 Tatra.
TANATIAUS CHAN ENS AMES Anatolie.
8. carpathicus Mlller.. . . Carpath.onent.
Sp. invisa.
Pachydesus crassipes Motsch.
N'’appartient probablement pas au groupe.
TABLE DES GENRES ET DES ESPÈCES
AMARA. PATROBIDÆ; C0
MANN ETSNLIQNS Use se tie oletieie te 31 PATROBUS . . ...... AUDE PE
CARABUS. :
— . GIpinUs Ne. ENT
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AICHIONOUCUS MANN. MARINS ER EOUE 93 :
1 — fulvus var. immalura. . . . . . . . .
DELTOMERIDÆ: :... 00 DATE RUPETDOTEUSIVAT. MM NON UN,
DELTOMERUS I ME START OAI » VAT NAT MUR MAR ES ESPRITS
= ICENDANDICUS eee ee eue O0 APDONICUS ET RICE
= NIOUPIUS EN IE nee loue OPA 54 | — Jatiusculus....
= NOTOBANS CM Une ee te It het ate DEN Leconte MR TR COS
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—MEVA LUS LC RE RE NOR HONEMODIUSINSCUIUSEE CPE RENE RES
DIPLOGHÆETDUSE ENTRETENU S0 = MOVIDEDNIS Recto
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DIPLOUS PER RER RC CCE RON NQUAANICOIISER PR ECRIRE
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ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LE
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PLATYSMA
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HNUTAVNe EN ete DRE do AE L:013b
ANNALES DE LA S0C. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XIV. 8
CATALOGUE SYNONYMIQUE ET DESCRIPTIF
D'UNE PETITE COLLECTION DE
FOURREAUX DE LARVES DE PHRYGANDES DE BAVIÈRE,
donnée par M. Walser à la Société Entomologique de Belgique;
Par Alf. Preudhomme de Borre,
CONSERVATEUR AU MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE.
(SÉANCE pu ler AVRIL 1871).
En 1869, M. le D' Walser, savant entomologiste de la Haute-Ba-
vière, qui à fait une étude approfondie des mœurs des Phryganides
de son pays, et leur à consacré un très curieux travail intitulé :
Trichoptera bavarica (1), faisait parvenir à notre Société une petite
collection de fourreaux de larves de ces intéressants Névroptères.
Mes fonctions m’appelant à prendre soin des collections de la So-
ciété, j'ai été amené à m'occuper de la mise en ordre de cette collec-
tion, laissée jusqu'ici dans les petites boîtes qui avaient servi à son
transport de Bavière en Belgique.
Je me suis décidé à la disposer dans une caisse vitrée pour pouvoir
la faire servir à une exhibition publique. Nos Phryganides, et, on
peut dire d’une manière plus générale, tous nos Névroptères non
Odonates, nous restent à peu près inconnus. On conçoit que leur
fragilité, la difficulté de les prendre et de les conserver dans un état
d’intégrité qui flatte l’œil et récompense le collectionneur de ses
soins, sont et seront toujours un obstacle à ce que leur étude et leur
(1) Annales de la Société d'Histoire naturelle d'Augsbourg, XVII.
CATALOGUE D’UNE PETITE COLLECTION, ETC. 63.
collection trouvent beaucoup d’amateurs. Mais pourquoi ne pas
aborder cette étude par un autre bout? Je m'explique. Leurs larves
fourmillent dans nos eaux; leurs mœurs, l’industrie si remarquable
qu’elles apportent dans la construction des fourreaux qu’elles ha-
bitent et dont la nature et la forme sont, à ce qu’il semble, caracté-
ristiques pour chaque espèce, sont certainement au nombre des
sujets les plus dignes d’appeler les recherches des entomologistes.
L'usage des aquarium, aujourd’hui si universel, nous donne les
moyens de poursuivre dans nos demeures les observations commen-
cées à la campagne, et surtout de trancher le point difficile qui pour-
- rait rendre cette étude à bon droit ingrate, à savoir la constatation
de l’espèce à laquelle chaque larve et chaque fourreau se rapportent.
Par là, l'étude des Phryganides pourrait rivaliser d'intérêt avec celle
des Lépidoptères.
Je pense done que nous pouvons espérer de bons résultats d’une
exposition publique de ce don fait à notre Société.
Un point capital, à mon avis, restait à résoudre. M. Walser a
nommé ses Phryganides d’après Kolenati, et je me suis cru obligé de
conserver aux exemplaires les noms et les synonymes portés sur les
étiquettes que le donateur avait jointes à son envoi. Mais, d’un autre
côté, notre savant collègue, M. R. Mac Lachlan, secrétaire de la So-
ciété Entomologique de Londres et auteur d’une Monographie des
Phryganides de l'Angleterre (1), est presque continuellement en
désaccord avec Kolenati, et, par suite, avec M. Walser, sur les noms
que doivent porter les espèces et même les genres. M. Hagen, un de
nos collègues honoraires, est, lui aussi, généralement d’accord avec
M. Mac Lachlan sur ces questions synonymiques. Or ces deux habiles
névroptéristes ont déjà enrichi nos Annales de travaux sur cette fa-
mille, et, de plus, ils ont, à ce que j'ai appris, collaboré par leurs
conseils au Catalogue des Phryganides de notre faune, que nous es-
pérons voir très prochainement déposer par notre savant collègue,
M. le baron de Sélys-Longchamps. J’ai cru dès lors qu’il était indis-
pensable, pour rendre vraiment utile l’exhibition de notre petite col-
lection, de restituer à chaque espèce le nom qu’elle porte dans Îles
travaux de M. Mac Lachlan. Tel est le but de ce petit travail.
Quant aux courtes descriptions que j'ai données des vingt-deux
espèces de fourreaux composant la collection, je les ai faites sur les
échantillons mêmes. Le mémoire de M. Walser, dont notre biblio-
thèque possède un exemplaire, en offrira de plus détaillées, faites
d’après un grand nombre d'individus, et qui pourront être plus utiles
à ceux qui voudront s'occuper de recherches semblables sur les es-
(1) TercxoPTeRA BRiTANNICA; « Monoyraph of the British Species of Caddis-flies. — Trans. Ent. Soc,
of London. Sér. III, vol. V (1865), p. 1.
64 CATALOGUE D'UNE PETITE COLLECTION
pèces qui habitent la Belgique. Ils y trouveront aussi des indications
nombreuses sur les lieux fréquentés par les espèces, les époques
d'apparition, etc., tous détails qu'il sera intéressant de comparer
avec ce qu’on observera chez nous.
Je crois cependant devoir encore faire une remarque relative à ce
Mémoire. M. Walser. a été conduit, par l’étude des mœurs des larves
de Phryganides, à les classer, et d’après la nature des eaux qu’elles
habitent, et d’après celle des matériaux dont elles composent leurs
fourreaux. Un tel principe de classification est évidemment par trop
empirique et ne résiste pas à l’application ; il rompt, en effet, toutes
les affinités naturelles entre les insectes parfaits et donne lieu à des
réunions et à des disjonctions peu admissibles.
Voici en résumé cette classification :
A. LARVES VIVANT DANS LES EAUX COURANTES (RHYACOPHILÆ).
I. — Fourreaux formés de matériaux d’origine animale (Zoolegæ).
Aucune espèce connue.
IL. — Fourreaux formés de matériaux d’origine végétale (Phytole-
gæ). Quatre espèces des genres Stathmophorus, Goniotaulius, Mysta-
cides et Setodes.
III. — Fourreaux formés de matériaux d’origine minérale {Minero-
legæ).
a. Fourreaux en cailloux (Chalicolegæ). 7 espèces des genres Spa-
thidopteryx, Aspatherium, Hydropsyche, Plectronemia, Stenophylax.
b. Fourreaux en sable (Psammolegæ). 8 especes des genres Des-
motaulius, Goniotaulius, Stathmophorus, Notidobia, Plectronemia, Se-
todes.
B. LARVES VIVANT DANS LES EAUX STAGNANTES. (LIMNOPHILÆ).
I. — Fourreaux formés de matériaux d’origine animale (Zoolegæ).
4 espèces du genre Chætotaulius.
II. — Fourreaux formés de matériaux d’origine végétale (Phytole-
gæ). 6 espèces des genres Chætopteryx, Hallesus, Oligostomis, Tricho-
stegya, Glyphidotaulius.
III. — Fourreaux formés de matériaux d’origine minérale (WMine-
rolegæ).
a. — Fourreaux en cailloux {Chalicolegæ). Stenophylax pilosus.
b. Fourreaux en sable (Psammolegæ). 4 espèces des genres Gonio-
taulius, Mystacides et Setodes.
DE FOURREAUX DE LARVES DE PHRYGANIDES DE BAVIÈRE. 65
On voit qu'il y a peu de relations entre cette classification et n’im-
porte quel arrangement systématique des Phryganides. Voilà pour-
quoi j'ai suivi scrupuleusement la classification et l’ordre adoptés
par notre honorable collègue de Londres dans son travail sur les
espèces d'Angleterre.
Du reste, les larves de Phryganides et leurs fourreaux ont été déjà
l’objet d’un essai de classification qui se trouve dans les Recherches
pour servir à l'histoire et à l'anatomie des Phryganides, par M. Pictet.
D’après le désir exprimé par notre savant collègue, M. le baron de
Sélys-Longchamps, dans le bienveillant rapport qu'il a présenté à
la Société Entomologique sur mon petit travail, et où il a appelé mon
attention sur cette ancienne tentative de classer les Phryganides, je
m'empresse de reproduire ci-après le tableau synoptique donné par
M. Pictet (1), comme un document utile à comparer avec la classifi-
cation de M. Walser. Il faut remarquer que les huit genres admis en
1834 par M. Pictet correspondent, pour la plupart, aux sous-familles
ou tribus des névroptéristes d'aujourd'hui, avec quelques change-
ments, bien entendu.
(1) Remarques pour servir, ete., Genève, 1834, p. 28.
Organes respiratoires externes isolés ; pattes médiocres . . . .
Anneaux du :
thorax arrondis longues ; pattes postérieures longues.
Étui ouvert Organes respiratoires
.. par un trou en houppes ; , |
& à. RER Te courtes ; pattes Courtes. + + . . . . .
© étul a “E 2
S Anneaux du thorax terminés antérieurement en pointe . . . . . . . . . . . ..
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N. B. — M. Pictet ne connaissait pas les larves de ses Psycnomia.
PHRYGANEA.
MYSTACIDES.
SERICOSTOMA.
TRICHOSTOMA.
HyDROPTYLA.
RHYACOPHILUS.
HYDROPSYCHE.
Il mentionne également que, parmi ses Mystacides, les plus grandes ont les pattes postérieures courtes et les organes respiratoires en houppes,
comme les Sericostoma, mais composés de filets longs et mous.
66
DE FOURREAUX DE LARVES DE PHRYGANIDES DE BAVIÈRE. 67
Pour mieux fixer l'attention sur ie nom donné par M.Mac Lachlan, ce nom est imprimé
en petites capitales à la suite de la transcription littérale en italiques de chaque étiquette
de M. Walser.
4. PHRYGANIDES IN ÆQUIPALPES.
. Sous-Famille I. — Phryganides vraies.
GENRE PHRYGANEA Linné.
L — Trichostegia grandis Kolenati. PHRYGANEA GranDis L.
M'Lachl. op. cit. p. 18.
Le fourreau de cette espèce est assez irrégulièrement formé de
fragments foliacés de végétaux s’imbriquant sur leurs bords.
GENRE NEURONIA Leach.
II. — Oligotricha analis Kolenati. Phryganea analis Fabr. NEuro-
NIA RUFICRUS Scopoli. M'Lachl. op cit. p. 19.
Fourreau composé de verticilles presque réguliers de petites pail-
lettes végétales placées côte à côte dans le sens longitudinal.
Sous-Famille IL — Limnéphilides.
GENRE LiMNEPHILUS Leach.
SECTION B.
$ 1. A. Espèces de grande taille, à ailes antérieures de couleur plus ou
moins jaune paille; taches vitrées grandes et bien limitées. Chætotau-
lius Kolenati (en partie).
I. — Chœtotaulius rhombicus Kol. Phryganea rhombica L., Don.
LimnerxiLus RHOMBICUS L. M’Lachl. op. cit., p. 30.
Fourreau entièrement végétal, comme les précédents. Ce sont des
cocons épais, composés de fines brindilles, de débris de mousses, etc.
IV. — Chæœtotaulius flavicornis Fabr. Phryganea flavicornis Pictet.
LImNePHiLUs FLAVICORNIS Fab. M’Lachl. op cit., p. 32.
Fourreau très irrégulier et très original par les matériaux qui le
composent; la larve y associe à un peu de mousse des fragments li-
gneux, de petits caillous, de petites coquilles, surtout des genres
Limnée et Planorbe, et des fragments de coquilles plus grandes.
V. — Chœtotaulius vitratus De Geer. Phryganea lunaris Pictet.
LIMNEPHILUS LUNATUS Curtis. M’Lachl. op. cit., p. 35.
68 CATALOGUE D’UNE PETITE COLLECTION
Le fourreau est plus petit et plus régulièrement cylindrique que
celui de l'espèce qui précède, mais sa composition est tout aussi
complexe, et les petites coquilles y entrent surtout pour une grande
part.
VI. — Chœtotaulius angustatus Kolen., Phryganea picicornis Pic-
tet. Cette espèce du genre Limnerxizus n’a probablement pas été
rencontrée en Angleterre, car M. Mac Lachlan n’en fait pas mention.
Le fourreau de cette espèce est cylindrique, d’assez grande taille,
et très artistement formé. Il rappelle quelquefois, par son aspect et
son épaisseur, celui du n° II (Neuronia ruficrus ou analis), mais les
matériaux en sont plus variés ; les brindilles y sont manifestement
disposées toujours dans le sens transversal; on y voit de petits four-
reaux de Phryganides d’autres espèces (1), analogues, pour l’aspect,
à ceux de nos n® VIII et XX, aussi fixés transversalement dans le
tissu ; les petites coquilles, principalement des Planorbes, y sont col-
lées à plat, parfois avec beaucoup de symétrie; quelquefois les grains
de sable et le fin gravier y sont employés en grand nombre, excluant
alors sur certains points du fourreau tous autres matériaux ; d’autres
fois, ils font défaut. J’ai souvent rencontré dans nos ruisseaux des
fourreaux tout à fait semblables.
B. Espèces à ailes antéricures plus ou moins grises ou brunes; les
taches vitrées de petite dimension. Goniotaulius Kolenati (en partie).
VII. — Goniotaulius griseus L. Phryganea grisea Pictet. LIMNEPKI-
LUS GRISEUS L. M’Lachl, op cit., p. 41.
Fourreau cylindrico-conique, de fragments siliceux agglutinés,
assez fragile.
c. Espèces de petite taille, à ailes antérieures de couleur paille, jaune
ou brunâtre ; les taches vitrées ou manquent, ou sont seulement à l'état
de vestiges. Goniotaulius Kolenati (en partie).
VII (a et b). — Goniotaulius flavus Kol. Phryganea flava Pictet.
LIMNEPHILUS VITTATUS Fab. M’Lachl. op. cit., p. 46. Suivant M. Mac
Lachlan (p. 47) Phr. flava Pictet doit se rapporter à une espèce dif-
férente, Limnephilus centralis Curtis.
Tubes de nature terreuse ou siliceuse, à paroi mince, mais com-
pacte et presque lisse.
IX. — Goniotaulius vittatus Kolen. Phryganea vittata Pictet. Lim-
NEPHILUS VITTATUS Fab. M. Mac Lachlan ne reconnaît aucune diffé-
rence spécifique entre les Goniotaulius flavus et vittatus Kolenati.
(1) Apparemment ce sont de petits fourreaux abandonnés que la larve fait ainsi entrer dans la
construction de sa demeure,
DE FOURREAUX DE LARVES DE PHRYGANIDES DE BAVIÈRE. 69
Toutes deux sont pour lui le Limnephilus vittatus Fabricius, espèce
dont les variétés sont nombreuses.
Tubes siliceux, minces comme ceux du numéro précédent, mais
beaucoup plus fragiles et se rapprochant aussi par là de ceux du
DAV LT.
X. — Goniotaulius sp. — LIMNEPHILUS Sp.
Ces fourreaux, attachés longitudinalement à des brins de végétaux
morts, sont plus petits que ceux de la Phryganea grundis (n° T), avec
lesquels ils ont quelque ressemblance; mais les matières vegétales
sont en plus petits fragments, et il y entre aussi un peu de sable, en
grains plus ou moins ténus.
$ IL. — (Desmotaulius Kolenati.)
XI. — Desmotaulius hirsutus Kol., Phryganea hirsuta Pictet. Lrm-
NEPHILUS EXTRICATUS M'Lachl. op. cit., p. 49. Selon M. Mac Lachlan
{ibid. p. 49 et 50), Phr. hirsuta Pictet est une espèce différente, plus
rare, et qu'il a rencontrée cependant aussi en Angleterre.
Fourreau siliceux, cylindrique, lisse et assez consistant, quoique à
mince paroi.
XII. — Desmotaulius Megerlei Kol. Limnephilus punctatissimus
Steph. Brauer. Limnerxizus spARsus Curtis. M’Lachl. op. cit., p. 52.
Semblable pour la forme et les dimensions au précédent, mais
composé de grains siliceux plus grands, moins solidement agglu-
tinés.
Gare ANABoLIA Stephens.
XI (a et b). — Stathmophorus fuscus Kol,, Phryganea fusca L.,
Pictet et alior. AxaBozrTA NERvOSsA Curtis. M'Lachl. op. cit., p. 54.
Fourreaux-tubes siliceux, de forme cylindrico-conique, à paroi
assez mince. Les grains siliceux assez volumineux sont lâchement
agglutinés ; mais l’animal consolide parfois son habitation en y acco-
laut parallèlement de plusieurs côtés des brins ligneux assez longs,
et dépassant même souvent la longueur du fourreau.
GENRE STENOPHYLAX Kolenati.
XIV. — Sienophylax pilosus Brauer, Phryganea striata L., Pictet.
STENOPHYLAX HIEROGLYPHICUS Stephens, M’Lachl. op. cit., p. 57.
Grands et gros tubes uniquement composés de petits graviers sili-
ceux très bien maçonnés, et transparents cependant en plusieurs
endroits.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T, XIV. 9
10 CATALOGUE D'UNE PETITE COLLECTION
GENRE Hazesus Stephens.
XV. — Hallesus digitatus Schranck. Haresus p1G1TATUS Schranck,
M'Lachl. op. cit., p. 65.
Fourreau remarquable en fragments de feuilles mortes, et établi
entre deux feuilles mortes laissées étalées.
GENRE Exorcyza Rambur.
XVI. — Enoicyla pusilla Burm.; larve terrestre, Munich. ExorcyLA
pUSIiLLA Burm. Mac Lachlan. Ann. Soc. Ent. Belg. XTII, p. 72. Cette
curieuse espèce n’a pas été comprise dans la Monographie de M. Mac
Lachlan, parce qu’à cette époque elle n’avait pas encore été trouvée
en Angleterre.
Très-petit fourreau, composé de fragments d’écorce et peut-être
de lichens, avec quelques grains terreux. On sait que cette larve, au
lieu d’être aquatique, vit sur le tronc des arbres.
Sous-Famille III. — Séricostomides ou Trichostomides.
GENRE Dasysroma Rambur (Oligoplectrum M’Lachl.).
XVII. — Dasystoma sp., rare, Munich. — Ce genre n’existe pas en
Angleterre.
Petits fourreaux d’une matière extrêmement délicate et translu-
cide, d’un gris un peu ardoisé, et disposée en verticilles. Ce fourreau
n’est plus arrondi, comme tous les précédents et les suivants ; 1l est
prismatique quadrangulaire, et à arêtes très-vives.
GENRE Norinogra Stephens.
XVIII. — Notidobia ciliaris Brauer. Phryganea ciliaris L. Norrno-
BIA CILTARIS L. M’Lachl. op. cit., p. 79.
Tubes de nature exclusivement siliceuse, et très peu différents de
ceux du n° XI. Taille un peu inférieure.
GENRE GoERA Hoffmansegg.
XIX (a, b,c). — Spathidopteryx capillata Kolenati: Trichostoma ca-
pillatum Pictet. GorrA FrLAvIPES Curtis. M’Lachl. op. cit., p. 80.
Le tube en sable et fin gravier de cette espèce est consolidé de la
manière la plus curieuse au moyen de petits caillous roulés. Souvent
ces demeures sont fixées sur les galets des cours d’eau. Dans un
échantillon (b) de notre collection, quatre de ces fourreaux pierreux
DE FOURREAUX DE LARVES DE PHRYGANIDES DE BAVIÈRE. A
sont attachés, chevauchant l’un sur l’autre, au sommet d’un gros
caillou roulé.
B. PHRYGANIDES ÆQUIPALPES.
Sous-Famille V. — Leptocérides.
GENRE LEPTocERusS Leach.
XX.— Leptocerus sp.? — Lerrocerus sp. Les espèces de ce genre,
d’après M. Mac Lachlan, sont au nombre de dix en Angleterre.
M. Wailser rapporte avec doute à une espèce de ce genre plusieurs
petits fourreaux siliceux, très-lisses et très-réguliers, différant de
ceux du n° VIII, tout au plus par la taille et par une légère incur-
vation.
(GENRE SETODES Rambur.
XXI — Setodes pilosus —? SETODES OCHRACEA Curtis. M’Lachl. op.
Dep lLr (1).
Petits tubes siliceux, intermédiaires pour la texture et l’aspect
entre les n° VIII et XVIII.
Sous-Famille VI. — Hydropsychides.
GENRE Hyprorsycxe Pictet.
XXII. — Hydropsyche sp. — Hyprorsyoxe sp. M. Mac Lachlan en
compte six espèces en Angleterre.
M. Walser nous a donné, comme appartenant à une larve de ce
genre, une demeure en caillous ressemblant beaucoup à celles du
n° XIX (Goera flavipes ou Spathidopteryx capillata); mais elle à un
diamètre très-supérieur, et sa construction est plus grossière.
(1) Je suis resté dans le doute quant à la synonymie de cette espèce, que j'ai inutilement cherchée
dans l'ouvrage de M. Walser.
DESCRIPTION D’UNE ANOMALIE
OBSERVÉE
CHEZ UN EXEMPLAIRE DE HESTIA BELIA WESTWOOD,
PAR
Louis QUAEDVLIEG.
( SÉANCE DU 1 JUILLET 1871. )
Parmi les Hestia du Musée Royal, dont je viens d’achever la déter-
mination, se trouve un exemplaire aux ailes postérieures duquel la
première nervule inférieure fait défaut. (1)
Cependant, à l'endroit où la nervure médiane se joint à la disco-
cellulaire, on remarque une petite saillie dentiforme de la teinte noire
qui borde les nervures. En face, au bord extérieur de l’aile, se trouve
une autre petite dent tenant lieu des taches triangulaires situées à
l'extrémité des autres nervules. Ces saillies, ainsi que le démontre
la comparaison avec les exemplaires normaux, indiquent l’endroit
d’où aurait dû partir et celui où aurait abouti la nervule absente.
D’après leur position, on peut juger que la nervule en question eût
été beaucoup plus rapprochée de la deuxième nervule inférieure que
chez les individus ordinaires. L'espace compris entre la deuxième
(1) Je me suis servi dans cette description des expressions ptérologiques proposées par
Alexandre Lefebvre (Annales de la Société Entomologique de France, Tomes I (1832), p. 80, e
XI (1842), p. 5).
DESCRIPTION D'UNE ANOMALIE CHEZ L'HESTIA BELIA WESTWOOD. 10
nervule inférieure et la première supérieure est, en effet, sensible-
ment moindre que chez les spécimens où cet espace est divisé par la
première nervule inférieure. La partie de la nervure médiane qui va
de la base de la deuxième nervule inférieure à la disco-cellulaire est
notablement raccourcie. Enfin, le bord extérieur de l’aile se trouve
diminué entre la deuxième nervure inférieure et la saillie mentionnée
plus baut, ce qui donne à l’aile une forme allongée particulière.
Le rétrécissement qu’a subi cette partie de l’aile ne pouvait man-
quer d’occasionner des modifications dans les taches qu’elle contient.
En effet, celle des taches submarginales qui aurait dû se trouver
placée sur la première nervule inférieure, reliant les deux taches
marginales voisines, est notablement amoindrie. Dans la série de
taches discales, les taches 4 et 5 — en comptant à partir du bord
abdominal — sont réunies en une tache irrégulière.
L’anomalie affecte également les deux ailes postérieures. Il n’existe
d’ailleurs entre elles aucune différence qu’il faille mentionner. Enfin,
hormis ce qui vient d’être signalé, aucune partie de ces ailes, pas
même le premier pli inférieur, n’a subi de modification.
EXPLICATION DE LA PLANCHE.
Fig. 1. Hestia Belia. Exemplaire normal.
DU: » Anomalie.
On n'a dessiné entièrement qu'une des ailes postérieures à chaque figure,
ce qui suflit pour rendre compte de l'anomalie,
SUPPLÉMENT
AU
CATALOGUE DES COLÉOPTÈRES DE LA FAUNE BELGE.
(Relevé des ADDENDA publiés dans les volumes I à XIV inclus des Annales.)
PAR
J. SAUVEUR.
(SÉANCE DU 2 SEPTEMBRE 1871.)
Carabici.
CARABUS IRREGULARIS Fab.
— auronitens Fab. var. Purzeysn Mors.
— monilis Fab. var. RecuLaris Wissm.
— arvensis Fab. var. Seicert Heer.
— violaceus Linn. var. Exasperarus Duftsch.
CALOSOMA RETICULATUM Lat. Fab.
Negria LivIDA Linn. (N. Sabulosa Fab.)
DYSCHIRIUS IMPUNCTIPENNIS Daws.
— CYLINDRICUS Dej.
— LÆVIUSCULUS Putz.
Drypra DENTATA Rossi. (D. emarginata Fab.)
ÆTOPHORUS IMPERIALIS Germ.
BLECHRUS MAURUS Sturm.
Panagæus quadripustulatus Sturm. var. TRIMAGULATUS
Putz.
CHLOENIUS VELUTINUS Duftschm. Fab.
BADISTER UNIPUSTULATUS Bon. (B. cephalotes Dej.)
— PELTATUS Panz.
ANCHOMENUS (AGonum Bon.) ERIGETI Panz.
_ -— GRACILIPES Duftschm.
— —- SCITULUS De).
— — PUELLUS De].
Vol. Pages.
XI:xcr
VII 129
D'OR e.0 <
AT EXX
XI xxx
N85
LV°55
X VIII
NIATT
XIV x1x
XIL xxit
XI xxrI1
XI xxx
XL
VIT
I 176
VTT
XL ES
XL ECG
VIA T
NE TT
SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES COLÉOPTÈRES DE LA FAUNE BELGE. 75
Prerosricaus (arçuTor Meg.) INTERSTINCIUS St. NEC U77
— (oies Schaum.) NEGLIGENS St. (Sturmii
Dej.) IV 55
— (sreropus Meg.) ærniors Panz. XI xxx1
AMARA (LEIOCNEMIS Zimm.) CRENATA Dej. NAVATT
_— (cecia Zimm.) Fusca Dej. VII 137
— — CURSITANS Zimm. XT xxxT
— — QuenseLu Schh. XXE
— (AMARA Zimm.) FAMELICA Zimm. XI xxxr
— — ipivisA Putz. (Nov. Spec.) XIV vor
Zasrus currus Dej. Lat. VII 137
ANISODACTYLUS PSEUDOÆNEUS De]. XI 1xv
HarpaLus (opHonus Ziegl.) BREVIcOLLIS Dej. XI xxx1
— — PARALLELUS DeJ. XII xxx
— (Harpazus i. spec.) lævicollis Duftsch. var.
NITENS Heer. XI xxx
— (HarPaLus i. spec.) ignavus Duftsch. (hones-
tus Duftsch.) var. niripus St. XI xxxr
— (HARPALUS i. spec.) FULIGINOSUS Duftsch. AE Sa:
BRADYCELLUS COGNATUS Gy1l. XI xxxr
TRECHUS (THALASSOPHILUS W1L.) LONGICORNIS Sturm. VI 137
— RUBENS Fab. (paludosus
Gy1l.) ).6 fé o'œrat
= — OBTUSUS Er. X vi
Tacays Focxi Hiüimm. XIII xxx
— SEXSTRIATUS Duftsch. XÉ XX
BemBinium (pmiLocarus Steph.) ManxerHemMt Sahlb. 4 %'e-e ent
— (LopHA Meg.) HUMERALE Sturm. Xe
— (LEsA Meg.) Sruruit Panz. VII 138
— — NIGRICORNE Gyll. (segnis Dej.) X VIII
— (perypHus Meg.) LITTORALE OI. XI xxx1T
F — BRUNNIPES Dej. Mgl. NVIPH197
ne — ELONGATUM Dej. - IV 55
— — SPLENDIDUM Sturm. (venus-
tulum Dej.) DUR
— (noraraus Meg.) Anusrum Schaum. (fumiga-
tum Dej;.) XT xxx
EE — PRASINUM Duftsch. VII 137
— (BEMBIDIUM i. spec.) IMPRESSUM Panz. Fab. VII 137
Ft . ARGENTEOLUM Ahr. X vi
= — _ var. AZU-
REUM Gebl. XI xxvrt
— — — var. NIGRUM XI XXVIt
76 SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES COLÉOPTÈRES DE LA FAUNE BELGE.
Dytiscidæ.
Haliplus ruficollis De Geer var. srriaATus Sharp.
HYDROPORUS QUINQUELINEATUS Zett.
— ASSIMILIS Payk.
— SANMARKII Sahlb. (assimilis Gy1l.)
_ NOVEMLINEATUS Steph. (Schünherri Aubé)
XII xx
XIV xxv
XIIL xvux
] Er
XI LxXxxVIT
— erythrocephalus Linn. var: DEPLANATUS
Gyll.
— INCERTUS Aubé.
— NEGLECTUS Schaum.
AGABUS BIGUITATUS O1. (nitidus Fab.)
Palpicornia.
OCHTHEBIUS GRANULATUS Muls.
— FOSSULATUS Muls.
HYDRÆNA PULCHELLA Germ.
— S1EBOLDI Rosenh.
Cercyon quisquilium Linn. var. SCuTELLARE Il.
Staphylinidæ.
HOMALOTA FUNGICOLA Thoms.
TRicHopayA piLICORNIS Gyll. Er.
TACHINUS RUFIPENNIS Gy1l.
LEPTACINUS PARUMPUNCTATUS Gyll.
OxYTELUS ocEANUS Fauvel.
ComPsocuiLus PALPALIS Er.
OMALIUM INFLATUM Gyll.
ANTHOBIUM SIGNATUM Macrkel].
Pselaphidæ.
Tricuonyx MÆRKELN Aubé.
Clavigeridæ.
CLAVIGER LONGIcoRNIS Müll.
Scydmænidæ.
SCYDMÆNUS SPARSHALLI Denny.
— HELVOLUS Schaum.
Silphales.
LEPTINUS TESTACEUS Müll.
CHOLEVA INTERMEDIA Kraatz.
VI 178
XI xcrv
XII xzvit
KILL
XII xzvt
XII xzvir
XII xzvir
XIV zx
SONEV rx
XII xzvir
VI 178
KTLENVT
RER
XH'Ix
XIE TVA
VIII 277
SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES COLÉOPTÈRES DE LA FAUNE BELGE.
CaTors KiRBy1 Spence (rotundicollis Kellner).
ANISOTOMA CILIARIS Schmidt.
AGATHIDIUM SEMINULUM Linn.
— NIGRINUM Sturm.
Trichopterygia.
PTENIDIUM PUNCTATUM Gyll.
Histeridæ.
HiSTER VENTRALIS Mars.
CARCINUS MINIMUS Aubé.
ABRÆUS GRANULUM Er.
Phalacridæ.
OuiBrus PYGMÆUS Sturm.
Nitidulariæ.
BRACHYPTERUS AFFINIS Heer..
MELIGETHES DECOLORATUS Fôrster.
— SUBSTRIGOSUS Er.
— NANUS Er.
— EGENUS Er.
RHIZOPHAGUS FERRUGINEUS Payk.
— PARVULUS Payk.
Colydiadæ.
CERYLON IMPRESSUM Er.
Cucujidæ.
LÆMoPHLÆUS DENTICULATUS Preyssler (monilis F.)
— TESTACEUS Fab.
— CLEMATIDIS Er.
Pepracus pePressus Herbst. St.
MonoToma sriNIcOLLIS Aubé.
— QUADRICOLLIS Aubé.
— FLAVIPES Kunze.
Cryptophagidæ.
PARAMECOSOMA SERRATUM Gy1l.
ATOMARIA ELONGATULA Er.
— GIBBULA Er.
— ATRICAPILLA Steph. (nigriceps Er.)
Ebxisremus cLoBosus Walt].
ANNALES DE LA SOC. ENT. DE BELGIQUE, T. XIV.
VI 178
VI 178
VI 178
VI 178
VI 178
VI 178
VI 178
VI 178
VI 179
« VI 179
VI 179
VI 179
VI 179
VI 179
VI 179
XI xcvr
VA 79
VI 179
Ni 170
VI 179
VII 138
NL
VI 179
VI 179
NIET
VI 180
VI 180
VE 179
VI 180
10
77
78 SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES COLÉOPTÈRES DE LA FAUNE BELGE.
Lathridiadæ.
LATHRIDIUS PLANATUS Mann.
— ASsiImiLis Mann.
— FILIFORMIS Gy1l.
—— NODIFER Westw.
CORTICARIA LATICOLLIS Mann.
— CYLINDRICA Mann.
— ELONGATA Gyll.
— FUSCULA Humm.
Mycetophagidæ.
MYCETOPHAGUS QUADRIGUTTATUS Müll.
Parnidæ.
STENELMIS CANALICULATUS Gyll.
Scarabæidæ.
Onrnornacus Hügneri F. (Tages O1.)
APHODIUS CONSTANS Duftschm. (vernus Mull.).
MELoLoNTHA ALBipA Dej. Casteln.
Buprestidæ.
AGRILUS BETULETI Ratzeb.
— CINCTUS OI.
— AURICHALCEUS Redt.
Elateridæ.
ADELOCERA FASCIATA Linn.
CorymBitEs (CORYMBITES 1. Spec.) AULICUS Panz.
_ — cupreus F. var. ÆRU-
GINOSUS Fabr.
— (Liorricuus Kiesw.) ancustuzus Kiesw.
CampyLus RUBENS Pill. et Mitt.
Athous niger Linn. (hirtus Herbst.) var. Læsus Germ.
Livonius (PaecerEs Kiesenw.) BrucrTEeRt Fabr.
AGRIOTES SOBRINUS Kiesenw. (pallidulus Redtenb.)
BETARMON BISBIMACULATUS Schônh.
— piciPeNNIs Bach. (styriacus Redt.)
CryPTouyPNus RiPARIUS Fabr. Linn.
CARDIOPHORUS RUFICOLLIS Linn.
— NIGERRIMUS Er.
— ciNEREUS Herbst Hb.
— AGNATUS Cand.
VI 180
VI 180
VI 180
XIV zvurr
VI 180
VI 180
VI 180
VI 180
VI 180
III 90
VII 138
VI 180
XI xxvix
VIII 278
VIT 158
VI 181
VII 158
VII 138
XI xcv
XI xcv
XI x1x
XI zix
VI 181
VI 181
VI 181
VI 181
VII 138
RE
VI 181
VII 138
XI xxvi
SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES COLÉOFTÈRES DE LA FAUNE BELGE.
Dascillidæ.
CypHon coarcTaTUs Payk. var. unicoLor Ill.
— pADI Linn.
HYDROCYPHON DEFLEXICOLLIS Müll.
EUCINETUS HÆMORRHOÏDALIS Germ.
Malacodermata.
CanTHARIS (TELEPHORUS Schall.) (ANcIsTRoNYCHA Märk.)
ABDOMINALIS F.
CanTHaARIS (TELEPHORUS Schall.) (TELEPHORUS 1. spec.)
SUDETICA Letzn.
Cantaaris (TELEPHoORUS SChall.) (TELEPHORUS 1. spec.)
FULVICOLLIS Fab.
CantHaris (Tecepaorus Schall.) (RaaconycHA Eschsch.)
TRANSLUCIDA Krynk.
CanTaaRis (TezepHorus Schall.) (PycibrA Muls.) DENTI-
couuis Schümm. (Redtenbacheri Märk).
MALTHINUS GLABELLUS Kiesw.
— BIGUTTULUS Payk.
MaLraopes MARGINATUS Latr. (biguttatus Panz.)
— MISELLUS Kiesw.
MALACHIUS SCUTELLARIS Er.
— MARGINELLUS Oliv.
Telmatophilidæ,
TELMATOPHILUS TYPHÆ Fall.
Cleridæ.
TiLLUS UNIFASGIATUS Fabr. Latr.
OPILUS DOMESTICUS Sturm.
LaricoBius Ericasonu Rosh.
Ptiniores.
Prinus B1ciNCTUS Sturm.
— BRUNNEUS Duftschm.
— TESTACEUS OI.
Niprus HoLOLEUCUS Falderm.
Gigpiun scortias Fab.
ANOBIUM EMARGINATUM Duftschm.
— (Ernobius Thoms) pini Sturm.
— — NIGRINUM Sturm.
= J — ANGULICOLLIS Thoms.
VI 181
VI 181
VI 181
VI 181
VI 181
XI zvi
VI 181
XI x1x
VI 181
VI 181
Vive
VI 182
VI 182
XI x1x
VI 182
VI 182
VII 1358
VI 182
XIV zix
VI 182
VI 182
VI 182
XIV xv
XII 11
VI 182
XIV 2x1
XIV zxrr
PANNES
1
80 SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES COLÉOPTÈRES DE LA FAUNE BELGE.
DORCATOMA CHRYSOMELINA Sturm. VI 182
— AFFINIS Sturm. VI 182
RHIZOPERTHA PUSILLA Fabr. VI 182
Cisidæ.
Cis LaAricinus Mellié. VI 182
Tenebrionidæ.
ASIDA GRISEA O1. XI LxxxVII
ALraiToBius (Heterophaga Redtenb.) piaperiNus Panz. VI 182
Cistelidæ.
OmorHLus AMERINÆ Curt. (pinicola Redt. pubescens
Muls.) XI xc
Pythidæ.
L1SSODEMA DENTICOLLE Gyll. (quadriguttatum Lp.$S.Lat.) VII 139
Melandryadæ.
TerrATOMA DESMARESTH Lat. VI 183
ABDERA QUADRIFASCIATA Curt. Stp. NVIL 499
Pedilidæ.
XyLoPHiLus PyGMÆUS De Geer var. ocuLATUS Payk. VII 139
Mordellonæ.
MorDELLA viLLOsA Schrank. VI 183
MORDELLISTENA COARCTATA VIII 278
ANASPIS ARCTICA Zett. VI 183
— (siLartA Muls.) quapripusrucaTA Müll. VI 183
Bruchidæ.
UroDoN PyGmæÆus Schh. IV 55
Curculionidæ.
BRACHYTARSUS TESSELLATUS SChh. IV 55
Tropideres sepicola Herbst. var. EraiPpium Sch. IT 90
Cnoracus Sueprarni Kirb. (pygmæus Rob.— Alticopus
Galeazzi Villa.) ENP55
RHYNCHITES ALLIARIÆ Payk. (interpunctatus Steph.) XIII xxxvr
— betuleti Fab. var. vrripi-aurATUuS Math. III 90
SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES COLÉOPTÈRES DE LA FAUNE BELGE,
APION OCcHROPUS Schh.
— CONFLUENS Kirby.
— TENUE Kirby.
— LÆVIGATUM Kirby.
— CHEVROLATI Schh.
— YALIDIROSTRE SChh.
‘— FUSCIROSTRE Fab.
— SULCIFRONS Herbst.
SITONES HUMERALIS Steph. (promptus Schh.)
CLEONUS GUTTULATUS Schh.
LIOPHLOEUS AQUISGRANENSIS Fürst.
_ LENTUS Germ.
BARYNOTUS ALTERNANS Schh.
—— SQUALIDUS Schh.
Coexorsis FISsIROSTRIS Walton.
OriorayNcHUs HiRTICORNIS Herbst.
— VELUTINUS Germ.
Lixus BICOLOR Oliv.
MAGDALINUS DUPLICATUS Germ.
ERIRHINUS PILLUMUS Schh.
— (Dorytomus Germ.) minurus Schh.
ANTHONOMUS cINCTUS Redt.
BALANINUS ELEPHAS Schh.
TYCHIUS (MICROTROGUS) POSTICINUS Schh.
Barinius Bohem. morio Schh.
ACALLES ABSTERSUS Schh. (roboris Curt.)
— MISELLUS SChh.
CEUTORHYNCHUS HORRIDUS Panz.
— ABBREVIATULUS Schh. Fab.
RHINONCUS GUTTALIS Grav.
Mecinus pyraster Herbst. var. HÆmorrnoïpauis Herbst.
Xylophagi.
SCOLYTUS RUGULOSUS Ratzeb.
— ARMATUS Comolli.
Bosrrycaus LIcHTENSTEINN Ratzeb.
— DRYOGRAPHUS Er.
Cerambycidæ.
PURPURICENUS KOEHLERI Linn.
Clytus arcuatus Linn. var. INTERRUPTUS.
— var. CONNATUS.
— var. CoLBEauI Mors (nov. var.)
VI 183
VI 183
VI 183
VI 183
VI 185
VI 183
III 91
VI 183
VI 183
NT SXZNT
XIV zvrit
VI 183
HI 91
VI 183
XIV zwvrit
VI 183
VI 183
VI 184
IIT 92
VI 184
VI 184
VI 184
VI 184
VII 138
VII 132
VII 132
VII 132
81
82 SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES COLÉOPTÈRES DE LA FAUNE BELGE.
OBRIUM BRUNNEUM Fabr. Linn. XII EEE
DORCADION FULIGINATOR Lainn. VII 135
STENOSTOLA NIGRIPES Fab. VII 138
Rhagium bifasciatum Fab. var. ecorreri Muls. XI xxvir
LEPTURA TESTACEA Linn. (rubrotestacea Illig.) X xII
— HASTATA Fab. X xII
— LVIDA Fab. VI 184
Chrysomelidæ.
DonaciA RETICULATA Schh. Gyll. (appendiculata Ahr.) XIIT v
Donacia sericea L. var. Comart Suffr. XIV Ex
— affinis Kunze var. razuires Kunze. XIV curx
LEMA puncricozuis Curt. (rugicollis Suffr.) XIII xvIIx
CLyrara (Gynandrophthalma Lac.) FLAvicozuis Charp. XI xcvr
CRYPTOCEPHALUS HügNert Fabr. VI 184
— FRONTALIS Marsh. VI 184
— bipunctatus Linn. var. BIPUSTULATUS
Fab. VI 184
CRYPTOCEPHALUS MACELLUS Suffr. XIV zx
TIMARCHA METALLICA Fab. VI 184
CHRYSOMELA HEMISPHÆRICA Duftsch. Germ. XI x
— MOLLUGINIS Suffr. (genuensis Dej.) XI xcvI
— LAMINA Fab. VII 139
— DUPLICATA Zenker. VI 184
OREINA LuCTUOsA Duftschm. VI 184
GONIOCTENA FLAVICORNIS Suffr. XIV zx
— TRIANDRÆ Suffr. XI xcvi
PHRATORA VULGATISSIMA Linn. VI 184
ADIMONIA LITTORALIS Fab. XI x1x
Hacrica (CREPiDODERA All.) versicoLor Kutsch. (aurata
Foudr..) XIII xvrrr
HaurTica (PopaGrica All.) ruscipes Fab. VI 184
— (ApuTONA All.) LUTESCENS Gyll. VI 184
Loncirarsus Picicers Foudr. (atricapillus Redt.) VI 184
— OCHROLEUCUS Marsh. VI 184
PLECTROSCELIS SUBCOERULEA Kutsch. XIV xx
DipoLiA cyNoccossi Ent. Heft. VI 184
CASSIDA SANGUINOSA Sufff. VI 184
Erotylidæ.
TRITOMA BIPUSTULATA F. XIV Ex
SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES COLÉOPTÈRES DE LA FAUNE BELGE.
Coccinellidæ.
CocciNELLA (HarMoNIA Muls.) DuonecimpusrucaTa Fab. XIV xv
ALEXIA PILOSA Panz. VI 180
Endomychidæ.
MYRMECOXENUS SUBTERRANEUS Chevr. VI 180
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MONOGRAPHIE
DU GENRE RHINOCHENUS
Par A. Chevrolat.
(SÉANCE DU 14 OCTOBRE 1871.)
Le genre Rhinochenus (>, nez; %r, oie) a été établi par M. H. Lu-
cas (Animaux nouveaux ou rares recueillis dans le Centre de l'Amérique
du Sud, Voyage de M. le Comte F. de Castelnau, Entomologie, p. 171),
aux dépens des Cryptorhynchides. |
Le type de ce genre est le À. sticticus, originaire de Minas Geraes.
Caractères : Trompe plane, parallèle, pointillée, le plus souvent
carénée et glabre sur sa partie antérieure, emboîtée dans une gout-
tière ayant sa limite à la base du prothorax. Antennes insérées laté-
ralement au quart antérieur de la trompe. Scape insensiblement renflé
jusqu’au sommet. Funicule de sept articles arrondis et poilus; le 2°
est un peu allongé et cylindrique. Massue en forme de bouton, à der-
nier article pointu. Scrobes profonds, droits, coniques. Téte convexe,
recouverte d’une indumentation en forme de croûte, jaune-ochracé
ou blanchâtre. Yeux arrondis, aplanis, réticulés, presqu’entièrement
cachés sous les lobes prothoraciques pendant le repos. Prothorax
plus long que large, subconique, dénudé, rouge, plus ou moins
ponctué, chaque point émettant une écaille soyeuse, grise; atténué
en avant et transversalement resserré près du bord, plus ou moins
bisinueux à la base et offrant au-dessus de l’écusson une fissure
relevée. Écusson oblong ou arrondi. Élytres oblongues, épaules éle-
ANNALES DE LA S0C. ENTOM. DE BELGIQUE, T, XIV. 1
86 MONOGRAPHIE DU GENRE RHINOCHENUS.
vées obtusément et rectangulaires, déprimées au-dessous de l’écus-
son (celui-ci est obtusément élevé), couvertes d’une indumentation
épaisse d’un jaune qui diffère de couleur suivant les espèces ; stries
ponctuées ; les espèces à taches latérales rouges ont ordinairement à
cette place ces points bien plus gros avec fond cendré. Pattes cour-
tes, assez rapprochées, épaisses, un peu aplanies, couvertes d’une
épaisse indumentation grise et granuleuse. Cuisses munies sur la
tranche inférieure, vers le sommet, d’une petite dent émoussée ;
Jambes un peu moins longues; Tarses à premier et deuxième articles
triangulaires, troisième largement bilobé, quatrième épais arqué ;
crochets excessivement courts, éloignés.
Ce genre me paraît devoir avoisiner les Cratosomus de Schünherr.
Lacordaire, qui ne l'avait pas reconnu, l'avait placé à la suite du
genre Aldonus, dans le groupe IT de ses CRYPTORHYNCHIDES VRAIS.
DISTRIBUTION DES ESPÈCES.
a) Élytres glabres, interstices des stries ponctuées élevés en côtes
arrondies, n'ayant que le tiers postérieur recouvert d’une indumenta-
tion grise avec les points des stries allongés et noirs.
1. Rh. Reïchei (Dupont) Boh. in Schh. VII, I, p. 303 (CRYPTORHYN-
CHUS). — Oblongo-ovatus, supra rufo-testaceus, subtus piceus, parce albo-
squamosus, capite subtiliter crebre punctulato, rostro brevi, lato, subrecto,
confertim punctulato, basi obsolete carinato, thorace parvo, angusto, subre-
mote punctato; scutello albo-squantoso ; elytris sat profunde punctato-striatis,
interstitiis convexis, lævibus, apice infuscatis, niveo-squamosis, femoribus
subdentatis.
Long. 14 1/2, 16; lat. 7 1/2 mill. Balua.
b) Elytres à bande médiane rouge dirigée sur le haut de la suture et
s'étendant à la base jusqu’à la limite des angles postérieurs du pro-
thorax.
2, Rh. Hercules (Jekel). — Subovalis, luteus; rostro plano, nigro;
conferte punctulato (punclis elongatis), longitudine unicostato, antenms
nigris, Clava apice cinerea; capile rotundato, luteo-aurulento, antice vage
striolato; oculis rotundatis nigris ; prothorace rubro, antice attenuato trans-
versimque constricto, vage punctato, squamis luteis elongatis tecto, densio-
ribus infra lateribusque ; scutello depresso, oblongo, cinereo ; elytris ovalibus
in humero obtuse angulatis, post callum oblique depressis, punctato-str'iatis,
pallide luteis, maculu basali sat lata usque ad angulos posticos prothoracis
limitata, fasciaque media marginibus bidentata rufis, callo;elevato obtuso ;
MONOGRAPHIE DU GENRE RHINOCHENUS. 87
corpore infra pedibusque luteis, secundo, tertio et quarto segmentis abdomi-
nalibus medio nigris, cinereo-squamosis.
Long. 17: lat. 9 mill. Columbia.
Cette belle espèce unique fait partie de la collection de mon ami et
collègue M. Jekel.
3. Rh. subcruciatus (Dej.) — Pracedenti simillimus, elongato-
oblongus,indumento luteo indutus ; rostro lato,nigro, crebre punctulato, tenue
costato, antennis nigro-brunneis, clava apice cinerea; capite convexo, obso-
lete sulcato in parte anteriore punctulis elongatis ; oculis nigris ; prothorace
elongato, rubido, antice attenuato, transversim constricto, punctis setiferis
remotisque; scutello elongato; elytris oblongis, punctato-striatis, fascia
transversali lata rufa ante et versus medium posila usque ad scutellum
ducta, punctis fasciæ in fundo cinereis; corpore infra pedibusque luteis ;
abdomine nigro squamulis parvis et cinereis adsperso.
Long. 11; lat. 5 mill. Brasilia.
Cryptorhynchus subcruciatus Dej. Cat. 3° éd. p. 317.
L’apparence de points sur le prothorax et l’absence de la bande
basale aux élytres distinguent cette espèce de la précédente.
Prothorace rufo, vage punctato, singulo puncto squamulam
cineream efficiente, fascia basali angusta lutea, medio fissa;scutello oblonge,
cinereo; elytris luteis, fascia media lata rufa secundum suturam usque ad
angulos posticos prothoracis ducta et limitata, punctis striarum in fascia
majoribus rotundatis, in fundo cinereis.
Long. 12 1/2; lat. 6 mill. Cayenna.
Cet exemplaire, unique dans la coilection de M. Jekel, ne diffère de
celui du Brésil que par une taille plus forte.
4. Rh. X-rubra. — R. subcruciato affinis, elongato-oblongus, indu-
mento luteo vestitus, rostro nigro, parallelo, crebre punctato, longitudinaliter
costato; capite rotundato, inter oculos tenuissime sulcato; oculis nigris ;
prothorace elongato, rubido, setulis erectis griseis tecto, lincola antica
cinerea in medio marginis sila; scutello elongato angusto cinereo; elytris
luteis punclato-striatis, fasciis duabus rubris suturæ junctis litteramque X
efficientibus, prima basali angusta, secunda obliqua, ante medium in mar-
gine extensa, punctis illæ fasciæ in fundo cinereis; callo obtuse elevato,
postice oblique depresso; abdomine brunneo squamulis parvis et cinereis sat
confertim adsperso.
Long. 12; lat. G mill. Cayenna.
Unique. Collection de M. le comte de Mniszech.
Cette espèce n'offre aucuns points sur le prothorax.
8S MONOGRAPHIE DU GENRE RHINOCHENUS.
5. Rh. Lucasi. — Elongato-oblongus, luteus ; rostro plano, nigro, crebre
punctulato, obsolete carinato, antennis nigris ; capite convexo, dense squa-
moso, fovea lineari inter oculos sita, oculis nigris; prothorace rubro,
angusto, antice constricto, punclis mediocribus sat impressis æqualiter dispo-
sitis teclo; sculello elongato rubro; elytris oblongis, in humero oblique et
obtuse angqulalis, post callum depressis, luteis, fascia lata media rubra, antice
posticeque marginibus flavo-limbata, secundum suturam versus angulos pos-
ticos prothoracis oblique ducta, punctato-striata, punctis fasciæ rubræ rotun-
datis, impressis, in fundo cinereis, callo elevato obtuso; pedibus luteis;
corpore infra nigro, pectore lateribus et abdomine ad apicem cinereo-
squamosis.
Long. 10; lat. 4 1/2 mill. Amazona.
Unique. Collection de M. Jekel.
Cette espèce ressemble par les dessins au R. suberuciatus ; elle est
plus étroite de prothorax et plus allongée des élytres; la bande
rouge, élargie à la marge, est plus directe en arrière, bordée de jau-
nâtre, et elle est plus étendue au-dessous de l’écusson.
e) Élytres offrant une bande transversale et médiane rouge ; quel-
quefois cette bande est interrompue près de la suture. F
6. Rh. striatus. — PR. stigma subsimilis, elongato-oblongus, indu-
mento luteo vestitus, rostro lato, nigro, punctato, setulis griseis tecto, longi-
tudinaliter carinato; capite rotundato, convexo, fovea elongata inter oculos
signato ; oculis nigris; prothorace rubido, æqualiter punctato (singulis
punctis setulam erectam emitlentibus); scutello angusto oblongo; elytris
oblongis, punctato-striatis, fascia lata media rufa, punctis fasciæ in fundo
cinereis, punctis apicalibus in fundo rubris, callo subelevato, obtuso, postice
depresso ; corpore infra pedibusque luteis, abdomine rubido squamulis mino-
ribus cinereis vage tecto, in primo segmento aliquot punctis vagis.
Var. A. — Fascia elytrorum rufa trigona margine connexa et ante Sutu-
ram abbreviata.
Long. 10-10 1/2; lat. 5-5 1/3 mil. Brasilia.
Cette espèce est des plus tranchées, par les stries des élytres qui
offrent des points assez forts, réguliers, avec deux couleurs fon-
cières. du
7. Rh. fimbriatus. — R. stigma Lin. proximus, oblongus, indu-
mento luteo vestitus; rostro latiusculo, plano, rubido, in apice depresso et
recurvo, minutissime punclulato, setulis cinereis tecto, carinato, antennis
rufis; capite convexo fovea elongata inter oculos sila ; oculis nigris ; protho-
race rufo, antice atlénuato, transversim constricto, æqualiter remoteque
punctato.basi biarcuato, intra marginem sulcato, setulis albis notato ; scutella
Lea
+
MONOCRAPHIE DU GENRE RHINOCHENUS, $9
elongato albo; elytris luteis, punctato-shiatis, fascia lata media rufa, in
marginibus antica et postica albo-fimbriata, punctis fasciæ in fundo albis,
callo elevato, obtuso, postice arcuatim depresso ; corpore infra pedibusque
luteis, abdomine rufo, squamulis elongatis cinereis parvisque sparse tecto.
Long. 8 1/2; lat. 3 1/2 mill. Brasilia.
Cette espèce ne paraît pas être rare,
8. Rh. trilineatus. — Elongato-oblongus, sordide luteus ; rostro ni-
gricante, cinereo-pulvereo, antennis nigris; capite convexo, luteo, crebre
granuloso,-fovea rotundata inter oculos; oculis nigris; prothorace rubido,
rotundato, antice attenuato transversimque constricto, lineis tribus cinereis
ad basin adnexis usque ad medium projectis, setulis brevioribus cinereis
adsperso, vix distincte punctato; scutello oblongo luteo; elytris elongato-
oblongis, in humero suboblique truncatis, elevalis, obtuse angulatis, post
callum arcuatim depressis, punctato-striatis, punctis striarum parvis æqua-
libus, macula laterali rubida ultra medium sita, usque ad secundam striam
suturalem ducia, supra obliqua, in margine postico dupliciter obliqua,
medioque producta et emarginata, punctis fasciæ subreticulatis in fundo
cinereis ; corpore infra pedibusque luteis ; abdomine nigro, squamis cinereis
teclo.
Long. 8; lat. 4 mill. Amazona,
Unique. De la collection de M. Jekel.
d) Élytres avec une tache latérale et médiane rouge.
9. Rh. stigma Lin. Mus. Lud. Ulr. p. 48, 7 (CurcuLto); Schh. Gen. et
Spec. Curc. IV, I, p. 63, n° 16 (CRYPTORUYNCHUS). — Breviter ovalis, luteo-
flavidus, rostro brunneo, rugulose punctulato, basi flavido ; antennis nigro-
brunneis, clava cinerea; capite flavido, foveola inter oculos striolato ; oculis
nigris ; prothorace elongato, rubro, antice attenuato atque transversim con-
stricto, lateribus rotundato, æqualiter minuteque punctato, singulo puncto
cum setula cinerea ; scutello parvo, oblongo, flavido; elytris ovalibus flavidis,
macula laterali rubra, obliqua, usque ad secundam striam ducta (aliquoties
flavido limbata), punctis striurum in fascia in fundo cinereis ; abdomine
brunneo, squamulis minoribus, cinereis tecto.
Long. 10; lat. 41/3, 4 1/2 mill. Cayenna.
Synonymie : Curculio stigma Linn. Mus. Lud. Ulr., p. 8, 7. — Syst. nal. L, 11, p. 612, 52. —
Ed. Gmel. I, IV, p. 1765, 52.
Fabr. Ent. Syst. 1, U, p. 426, 137. — Mant. 1, p. 105, 100. Spec. Ins. 1, p. 17#, 79. — Syst.
Ent. p. 137, 56.
RhynchϾnus id. Fabr. Syst. El. I, p. #63, 126.
Oliv. Ent. V. 83, p. 197, 481, T. 34, f. 53 (minime T. 8, f. 87.)
Rhynchænus nota Il. Mag. V, p. 243.
Curculio stigma Oliv. Enc. méth. V, p. 50, 151, (Ex Schénhe rr.)
90 MONOGRAPHIE DU GENRE RHINGCHENUS.
Schünherr (Loco citato) désigne sous ce nom cinq variétés (x, 8,9,6, €),
qui probablement doivent constituer autant d'espèces. Il donne pour
synonymie à sa variété «, le Curculio piger Fab.Ent.Syst. Suppl., p.169,
160, 1, de l'Ile de la Trinité, que je décris ci-après comme une espèce
distincte (N° 10). A la variété 8, il rapporte comme synonymes le
Rhynchænus stigma OI. Ent. V, 83, p. 197, n° 181, PI. 34, fig. 53, de
Cayenne, et le Rhynchcænus nota I]. Mag. V, 243. C'est à la descrip-
tion de ces auteurs et à la figure citée ci-dessus que je rattache le vrai
stigma, qui n’est probablement que celui de Linné.
10. Rh. piger Fabr. Ent. Syst. Suppl. p. 169, 160, 1, 1790 (Cur-
CULIO). — « C. longirostris, femoribus dentatis, thorace brunneo, elytris
punctato-striatlis cinereis, macula marginali brunnea.
» Habitat in Ins. Trinidad. Dom. Ryan. Mus. Dom. Lund.
» Statura et magnitudo C. Mangiferæ. Caput griseum rostro sub pectore
inflexo. Thoraæ brunneus, immaculatus. Elytra punctato-striata, cinereu
macula magna, marginal, brunnea, versus apicem parum retusa. Pedes
grisei femoribus dentatis. »
Cette description se rapporte au R. stigma des auteurs ; néanmoins
sa provenance insulaire me donne à penser qu'il s'agit ici d'une
espèce voisine.
11. Rh. stenaspis. — R. stigma simillimus, attæmen paulo majus,
elongatulus, minus convexus, scutello elongato albo, punctis striarum nume-
rosis et impressis prϾcipue difjert ; macula laterali elytrorum rufa ut in
R. stigma.
Long. 10; lat. 5 mill, Nova-Granata.
De la collection de l’auteur.
La description de R. stigma lui convient en grande partie, et il à
même teinte de coloration. Voici les différences qui le distinguent de
cette espèce : Forme un peu plus allongée; trompe recouverte de la
même indumentation que la tête, à pointillé striolé comme elle, Pro-
thorax rouge, plus large et plus court, chargé d’une ponctuation plus
serrée et nombreuse. Écusson étroit, allongé, nettement blane et non
jaunâtre. Élytres relativement plus longues, plus longuement dé-
clives à l’extrémité; tache latérale rouge terminée entre la 2° et la
3° stries suturales.
19. Rh. cinereopunctatus. — R. Bahiensi affinis. Elongato-oblon-
qus, pallido-luteus ; rostro plano, aterrimo, opaco, ruge punctato, basicinereo,
antennis nigris, clava omnino cinerea; capite indumento cinereo incrustato,
vertice striolato, antice punctulato, foveola punctiformi inter oculos signato,
Per Len
MONOGRAPHIE DU GENRE RHINOCHENUS. 91
oculis nigris; prothorace subelongato, antice modice constricto, attenuato,
rubro, in basi anguste cinereo-limbato, medio fisso; scutello oblongo cinereo;
elytris oblongis, pallide luteis, subobtuse elevato-rotundatis, post callum
oblique depressis, tenue punctulato-str'iatis, fascia basali angusta rubra usque
ad angulos posticos prothoracis limitata, macula laterali media, subtrans-
versa, apice rotundata, rubra, usque ad secundam striam ducta, punctis
maculæ rotundatis amplis, cinereo-repletis, callo elevato obtuso; corpore
infra pedibusque luteis, abdomine cinereo-squamoso, tribus segmentis inter-
nis transversim nigro-limbatis.
Long. 12; lat. 5 3/4 mill. Bahia.
Unique. De la collection de M. Jekel.
143. Rh. brevicollis (jekel). — Parvus, elongato-oblongus, sordide
luteus, rostro in dimidia parte antica nigro; capite convexo, vertice striolato,
antice vage punclulato, oculis nigris , prothorace lato, brevi, rubro, postice
anguste cinereo-limbato, longitudine carinato, punctis mediocribus regula-
riter disposilis, intus setulam griseam et parvam efficientibus ; scutello bre-
viter oblongo ; elytris ovalibus, in humero obtuse angulatis, post callum trans-
versim impressis, minute punclato-striatis, macula transversa rubra, post
medium, antice bidentata, sed postice tridentata, usque ad primam striam
suturulem ducta, punctis striarum maculæ rubræ majoribus, seriebus duabus
marginis cinereis in fundo; corpore infra pedibusque cinereis, abdomine
brunneo, squamulis brevibus cinereis transversim irroralis.
Long. 8 1/2; lat. 3 1/2 mull.
Unique. Collection de M. Jekel.
e) Élytres n’offrant au milieu qu'une bande rouge étroite, liée à la
marge et terminée entre les 2° et 3° stries suturales.
14. Rh. transversalis. — R. Bahiensi similis, elongato-oblongus,
indumento luteo dense obsitus ; rostro plano, arcuato, nigro, confertim punc-
tato, carina longitudinali in fovea inter oculos sita in angulo nigro termi-
nata ; antennis nigris, clava apice cinerea; capite convexo ; prothorace supra
rubido, punctato, setulis erectis griseis teclo, in lateribus squamulis rotun-
datis griseis, supra scutellum producto, albo, medio fisso; scutello elongato-
oblongo, luteo; elytris oblongis, punctato-striatis, stria apicali longe suturam
impressa, fascia laterali media, rubida, intus abbreviata; callo elevato,
obtuso ; corpore infra pedibusque luteis, abdomine brunneo, squamulis elon-
gatis cinereis adsperso.
Long. 10 3/4; lat. 8 1/4 mil]. Cayenna.
Je possède deux exemplaires, un mâle et une femelle, de cette
espèce.
92 MONOGRAPHIE DU GENRE RHINOCHENUS.
f) Élytres marquées au milieu d’une, de deux ou de trois petites
taches, placées transversalement.
15. Rh. Bahiensis. —R. innotato proximus, elongato-oblongus indu-
mento luteo tectus; rostro nigro, crebre punctato, squamulis cinereis et
parvis notato, longitudine costato ; antennis pilosis, brunneis, clava apice
cinerea; capite rotundato, inter oculos fovea impresso ad imum angulum
nigrum sila ; prothorace subconico rubido, obsolete costato, punctis setiferis
æqualiter distantibus, lateribus squamoso, in medio basis macula rotundata
lutea centro fissa ; scutello elongato, oblongo; elytris elongato-oblongis, infra
humerum et infra callum depressis, punctato-striatis (punctis striarum
mediocribus æqualiter dispositis), versus medium et inter strias 3-4, macula
parva rufa; corpore infra pedibusque luteis, abdominis duobus primis seq-
mentis r'ufis, sequentibus brunneis, undique albo-squamosis.
Long. 11; lat. 5 1/2 mill. Bahia.
Unique. Collect. de M. le Comte de Mniszech.
M. Jekel possède trois exemplaires de cette espèce, qui tous for-
ment variétés.
Var. «. — À deux taches rouges en croix et une tache marginale
sur une ligne transverse au milieu de l’élytre droite, mais la gauche
n'offre qu’un seul petit trait rouge entre ces deux taches.
Var. 8.— Trois vestiges de petits traits rouges sur l’élytre gauche,
et deux sur la droite.
Var. +. — Elytres sans aucune tache.
y) Élytres sans taches.
46. Rh. innotatus. — Elongato-oblongus, indumento luteo incrustatus ;
rostro plano nigro, crebre punctato, longitudine carinato, antennis nigris,
clava cinerea ; capite convexo, fovea parva tuter oculos, oculis nigris; pro-
thorace supra rubido punctato (punctis regulariter repartitis, pilis cinereis
emiltentibus) limbo basali tenui in medio ampliato (et lineola nigra signato)
luteo; scutello angusto, oblongo, ad medium foveato ; elytris elongato-oblongis
immaculatis, obsolete punctato-striatis; corpore infra pedibusque luteis,
abdomine nigro, in primo segmento squamis sat confluentibus rotundatis sed
elongatis ad latera sequentibus.
Long. 12-14; lat. 5-6 mill. Columbia.
Je possède deux exemplaires de cette espèce, dont l’un faisait
partie de la collection de Curculionides de Lacordaire, que j'ai
acquise de notre regretté savant.
MONOGRAPHIE DU GENRE RHINOCHENUS. 93
h) Élytres àstries formées de points noirs pour le fond, séparés par
des gouttelettes blanches. Écusson blanc, oblong, étroit.
17. Rh. sticticus Lucas (Anim. nouv. ou rares recueill. dans le Centre
de l’Amér. du Sud, p. AT).
Scutello angusto, elongato, oblongo.
Tête petite, convexe, arrondie, couverte de poils écailleux d’un
gris cendré clair, déprimée entre les yeux et offrant à sa partie anté-
rieure un sillon profond et finement accusé. Rostre brun foncé,
caréné à la base, couvert de points petits, fins, oblongs, profondé-
ment enfoncés et irrégulièrement disposés. Antennes d’un brun-
roussâtre ; bouton couvert d’une tomentosité d’un gris-cendré clair.
Yeux d’un brun brillant. Thorax court, convexe au milieu, arrondi
sur les côtés, d’un brun-roussâtre, couvert de points assez forts et
peu serrés; chaque point donne naissance à un poil écailleux d’un
gris-cendré clair. Écusson petit, d’un jaune clair. Élytres à épaules
saillantes, arrondies, d’un brun-roussâtre, déprimées avant leur
extrémité qui est arrondie, couvertes d’écailles d’un gris-cendré
clair et, ornées de chaque côté d’une large tache irrégulière d’un
brun foncé tirant sur le roux; lignes de points très-gros, peu serrés,
profondément enfoncées, ces points, dont le fond est de la couleur
des élytres, donnent à ces organes un aspect moucheté. Corps en-
dessous d’un brun foncé couvert d’écailles d’un gris-cendré. Pattes
d’un gris-cendré clair.
Minas Geraes.
18. Rh. Rougieri Chevr. (Ann. Soc. Ent. Belg. XIV, p. 6, pl. E, f. 2).
— Ovalis, supra rubro-brunneus, scutello oblongo, cinereo, elytris grosse
punctato-striatis, apice cinereo-nebulosis, cum fascia, in pagine anteriore,
punctulis albis formata; corpore infra pedibusque dense cinereis, rostro
plano, perpendiculari nigro ; abdomine punctato, nigro lateribus cinereo.
Long. 9; lat. 5 mill. Bahia.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XIV. 12
DESCRIPTION
D'UN PERIBLEPTUS NOUVEAU
Par A. Chevrolat.
(SÉANCE DU 14 OCTOBRE 18714.)
La communication des espèces de Cléonides de la collection de
Schünherr m'ayant été faite dernièrement, j'ai reconnu que l’une
d'elles, le Cleonus De Haanii (Schh.) Fahr. in Schh. VI, If, p. 57,
n° 94, propre à Java., devait rentrer dans le genre PERIBLEPTUS de
Schünh. (Genera VIT, Il, p. 192).
Ma collection renfermant une troisième espèce, je pense qu’il sera
intéressant de la faire connaître.
Peribleptus decemmaculatus. — Niger, rostro nitido, arcuato,
cylindrico, minute punctulato, lateribus modice sulcato; antennis nigris,
clava ovata cinerea; prothorace opaco, subconico, valde rugoso, medio semi-
carinato sed postice semicanaliculato, linea laterali alba; elytris nitidis, sub-
vyriformibus, fortiter punctato-striatis, interstiliis punctulatis ; singulo
maculis quinque albis, prima transversa, ante medium, duabus ultra dua-
busque ante apicem ; femoribus elongatis arcuatis, anticis intus calcaratis,
tibiis dimidio brevioribus, mucronatis, unguiculis liberis.
Long. rostr. exclus. 11; lat. 3 1/3 mill. Moluques.
Le Lixæus strigosus Dej., de Bornéo, et un assez bon nombre d’es-
pèces indiennes offrent une grande analogie de forme et de carac-
tères avec le genre en question.
ESSAI MONOGRAPHIQUE
SUR LES
OR LEL OGC ON LENS
PAR
M. le baron M. de CHAUDOIR.
(SÉANCE DU 4 NOVEMBRE 1871.)
En établissant le genre Orthogonius, Dejean l’a placé auprès des
Coptodera, mais il lui trouvait de la ressemblance avec les Harpalus.
Schmidt-Gœbel (Faun. birman, p. 56) avance timidement l’opinion
que, vu la vestiture du dessous des tarses, ce genre serait peut-être
mieux placé avec les Harpaliens. Lacordaire (Genera des Col. I,
p. 269) pense que c’est un genre anormal de ce même groupe. Ces
entomologistes ont considéré ces insectes comme voisins de ces der-
niers, parce que les tarses offrent, en effet, une certaine analogie
avec ceux des mâles des Anisodactylides, mais les femelles de ceux-
ci les ont simples, tandis que, chezles Orthogonius, il s’en faut de peu
qu’ils ne soient conformés également dans les deux sexes. C’est
plutôt parmi les Troncatipennes que nous trouvons dans l’un et
l’autre sexe des tarses semblables à ceux du groupe qui nous occupe.
Un autre caractère dont l'importance ne saurait être contestée,
quoique certains entomologistes, qui n’aiment pas se donner la peine
de disséquer, refusent de s’en occuper, (et c’est là cependant qu'il
96 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS.
faut souvent chercher le véritable caractère distinctif de deux
genres évidemment différents, quoiqu'offrant d’ailleurs les mêmes
caractères), c’est que la languette des Orthogonius n’est pas libre à
son extrémité comme elle l’est dans les Harpaliens, et c’est encore
des Troncatipennes qu'il les rapproche. On rencontre bien encore
dans d’autres groupes (Panagéides, Licinides, etc.) des languettes
adhérentes aux paraglosses jusqu’au bout, mais ils diffèrent telle-
ment des Orthogonius, tant par leurs autres caractères que par leur
facies qu'il ne saurait être question d’un rapprochement entre eux.
Il n’y a que parmi les Troncatipennes, chez les Calathides et, d’après
Motschulsky, dans un genre de Subulipalpes (Elaphropus), qu'on ren-
contre des crochets dentelés aux tarses, et, bien que ce caractère ne
soit pas constant dans ce groupe, cependant il s’y rencontre très-
fréquemment et ne disparait en tout ou en partie que dans la mino-
rité des espèces, tandis qu’on ne le trouve jamais chez les Harpaliens.
11 n’y a jamuis aussi chez ceux-ci que deux articles glabres à la base
des antennes, tandis que chez les Orthogonius il y en a toujours trois
et de plus la base du quatrième, ce qui se voit chez quelques Tronca-
tipennes et dans plusieurs autres groupes de Carabiaues; dans les
Féroniens le nombre des articles glabres est de trois, mais chez les
Troncatipennes ils sont quelquefois tous plus ou moins pubescents.
Ce qu'il y a de plus embarrassant, ce sont les pattes. On trouve bien
des cuisses aussi renflées et des jambes aussi élargies et aussi épi-
neuses dans certains groupes de Harpaliens, et chez les Zabrides,
mais des jambes brusquement élargies à leur extrémité, et quelque-
fois prolongées dans la première paire à leur extrémité externe ne se
voient à proprement dire que chez certains Broscides, les Glyptides,
les Rathymides et le genre Microchila (je ne parle que des Carabiques
où la suture des épimères du mésosternum n’atteint pas les hanches
intermédiaires). Il ne peut naturellement pas être question d’un rap-
prochement avec les Broscides, mais quant aux Glyplus et aux Rathy-
mus, je crois qu'ils préparent une transition aux Zabrides, par des
formes qui peut-être restent encore à découvrir, et par conséquent on
arrive à voir dans les Orthogoniens une forme intermédiaire entre
les Troncatipennes et les Zabrides. quoique ceux-e1 en diffèrent beau-
coup par leur languette très-dilatée et libre à son extrémité, l’ab-
sence constante de pectination aux crochets des tarses, de points
enfoncés sur le 3° intervalle des élytres, la convexité de celles-ci,
l'épaisseur du corps, la grosseur de la tête et d’autres caractères
importants. Ce ne serait pas le seul point de contact, que nous con-
naissons, entre les Troncatipennes et les Féroniens.
SE EE
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS. | 97
CARACTÈRES DU GROUPE.
Liqula cornea, crassa, haud libera, summo vix apice promi-
nulo, setis 2-6 instructo; — paraglossæ membranaceæ,
amplæ, auriculatæ, apice aut rotundatæ aut intus suboblique
truncatæ, rarius fractæ aut geniculatæ.
Maxille intus dense ciliatæ, lobo externo tenui.
Palpi mediocres, glabri, articulis ultimis binis subæqualibus,
penultimo fere longiore, ultimo aut subcylindrico, apicem
versus subattenuato, aut subinflato-ovato, subobtuso.
Labrum latitudine brevius.
Mentum edentatum, sinu membrana obducto, lobis intus appen-
diculatis.
Mandibule parum porrectæ, arcuatæ, acutæ.
Antenne filformes, articulis tribus primis et summe quarti basi
glabris, cæteris pubescentibus, compressis, quarto subdila-
tato, basi abruptius attenuato.
Pedes validiores, femora plerumque inflata subtus canaliculata,
tibie pluricanaliculatæ et inter canaliculas acute carinulatæ,
carinulis plus minusve crenulato-spinosulis, anficæe latere
postico potius quam intus emarginatæ, apicem versus sensim
dilatatæ, apice aut recte truncatæ, aut extus in digitum plus
minusve productæ ; intermedie et postice apice interno for-
tius bicalcaratæ, 4//e sæpius summo apice subito extus dila-
tatæ; — {arsi longiores, articulis 2-4 plerumque latiusculis,
in mare semper dense squamuligeris, in femina scopuligeris,
primo plerumque sequentibus angustiore aut toto in utroque
sexu scopuligero, aut apice tantum in mare squamuligero,
quarto in majore specierum parte bilobo, interdum tamen
vix emarginalo (in Oréh. femorali, longicorné, forsan Bacon
posticis tantum, in Anoncopeuco omnibus); supra aut glabri,
aut leviter pilosuli, nunquam canaliculati; — wnguiculi sat
tenues aut simplices aut brevius pectinati.
Caput pone oculos haud attenuatum, his postice liberis.
Thorax brevis, transversus, margine laterali latius depresso.
Elytra plerumque planiora et elongato-quadrata, apice tum
rotundato, tum subtruncato; rarissime subconvexo-ovata.
Lpisterna metasterni elongata posterius angustiora.
Anus aut rotundatus, aut subtruncatus, utrinque bipunctato,
postice medio in mare interdum subexciso.
Prosternum postice inter coxas glabrum, tum simplex, tum
marginatum.
98 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS.
TABLEAU DES GENRES.
A. Maxillæ apice hamatæ acutæ. . . . . . 1E
B. Maæxillæ apice obtusæ, unco nullo . . . ANONCOPEUCUS.
I. Ligula angusta, apice 2-4 setosa . . . . . . Le
IT. Ligula latiuscula, apice sexsetosa . . . . . HEXACHÆTUS.
1. Mandibula dextra intus dentata. . . . . ORTHOGONIUS.
2. Mondibulæ intus haud dentatæ . . . . . ACTENONCUS.
(Palpi apice sub-inflato-ovati.)
ORTHOGONIUS.
Dejean. Spec. gén. des Coléopt. I, p. 279.
Lacordaire. Gener. des Coléopt. I. p. 269.
Carabus, Plochionus Wiedemann.
Apsectra Schmidt-Gæbel. Faun. birm. p. 61.
Haplopisthius Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc. 1850.
p.484
? Maraga Walker. Ann. and Mag. of Nat. hist., 3° série, 1858,
IL, p. 204. (1)
Ligula angusta, apice haud dilatata, plerumque setis binis, in pau-
cissimis quatuor instructa ; — paraglossæ glabræ, apice tum oblique
imtus truncatæ, tum rotundatæ (haud fractæ).
Maxillæ hamatæ, acutæ.
Palpi articulo ultimo subcylindrico, apicem versus subattenuato.
Labrum recte truncatum aut leviter emarginatum.
Mandibula dextra intus fortius dentata.
Elytra elongato-quadrata, parum convexa.
Ce genre se compose d’espèces pour la plupart fort rares dans les
collections, dont les unes habitent la côte occidentale et le midi de
l’Afrique, les autres, les deux presqu'iles des Indes et tout le groupe
d'îles qui en dépend, ainsi que la côte méridionale de la Chine (Hong-
kong). On n’en connait encore aucune dela côte orientale d’Afrique, (2)
ni de Madagascar ; la plupart des grandes îles de la Sonde et des
Moluques n’ont pas encore fourni leur contingent, malgré les chasses
fructueuses de M. Wallace à Bornéo et à Célèbes, ce qui fait pré-
sumer que le nombre des espèces s’accroîtra encore considérable-
ment. Grâce à la libéralité de MM. de Mniszech et W.-W. Saunders
et à des achats faits à MM. $. Stevens, Deyrolle et autres, je suis à
(1) Voyez ci-après, page 121.
(2) Voyez cependant, page 120, en note, une espèce du Nord del’Abyssinie.
ESSAI MONOGRAPHIQHE SUR LES ORTHOGONIENS. 99
même d’en faire connaître 24 nouvelles, ce qui double presque le
nombre de celles décrites jusqu’à présent, car, quoique le Catalogue
de MM. de Harold et Gemminger en énumére 31, sur ce nombre,
trois, savoir : brunnilabris, pinguis et Strachani ne sont que des syno-
nymes, une quatrième, profundestriatus, ne me semble être qu’une
variété, et le dubius Hope n’est pas même un Orthogonius; la Maraga
plantigera Walker n’en est peut-être aussi pas un, ce qui réduit à 26
le nombre des espèces authentiques. Parmi celles anciennement con-
nues, le curvipes et le lateralis sont devenus des types de nouveaux
genres. J'avais séparé sous le nom d’Haplopisthius deux espèces
chez lesquelles je croyais que les crochets des tarses postérieurs
n'étaient point pectinés, mais dans l’une, le Mellyi, ce caractère varie
selon les individus ou peut-être selon les sexes, et ne peut avoir par
conséquent aucune valeur générique. Schmidt-Gœbel avait établi son
genre Apsectra sur une espèce qui à tous les crochets simples, mais
j'en connais plusieurs qui sont dans le même cas et qui, étant d’ail-
leurs très-différentes les unes des autres, ne sauraient constituer un
genre naturel et ne seraient qu'une coupe artificielle, d'autant plus
qu’elles se répartissent très-naturellement parmi les différentes sub-
divisions du genre. Je n’ai donc pu l’adopter et, si j'ai établi le genre
Actenoncus sur une espèce qui présente le même caractère, je ne m'y
suis décidé que pour d’autres motifs et d’après d’autres caractères
plus essentiels.
Nous ne connaissons rien des premiers états de ces insectes, n1 de
leur manière de vivre.
Ligula apice bisetosa.
À
Elytra interstitiis alternis intermediis evidenter latioribus.
a. Unguiculi omnes simplices.
«. Antennæ thoracis basi longiores.
(APSECTRA Schmidt-Gœbel.)
O. Schmidt-Gœæbeli Chaud. — Apsectra duplicata Schmidt-
Gœbel. Faun. birm., p. 61.
Long. 17 1/2 mill. Je ne connais pas cette espèce qui doit ressem-
bler beaucoup à l’ulternans, mais qui en diffère par la longueur con-
100 ESSAI MONOCRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS.
sidérable des antennes, par la rugosité plus forte du front, par la
forme du corselet qui doit être plus large, plus rétréci vers la base
avec les angles postérieurs bien moins arrondis, par les élytres un
peu tronquées et même très-légèrement échancrées à l'extrémité,
enfin par la coloration du dessous du corps et des pattes qui est tout
aussi foncée que celle du dessus, tandis que dans l’alfernans elle est
constamment bien plus claire.
La description de Schmidt-Gæœbel à été faite sur deux individus
trouvés par Helfer en Birmanie.
J'ai changé le nom donné par cet auteur à cette espèce parce que
Je ne vois aucune raison de supposer que Wiedemann ait connu cet
insecte. Il est à peu près certain que son Carabus duplicatus ne diffère
point de l’insecte qu'il a décrit plus tard sous le nom de Plochionus
alternans ; il faudrait même restituer à celui-ci son premier nom, mais
je ne l’ai pas fait, car 1l est trop connu sous celui d’allernans, et je
n'aurais fait par là qu’augmenter la confusion.
8. Antennæ thoracis basin non superantes.
©. picipennis Chaud.
Long. 17 mill. De la taille de l’alternans auquel il ressemble un
peu, mais dont il diffère d’abord par l’absence de dentelures à tous
les crochets des tarses, par son corselet un peu plus large, dont les
angles postérieurs sont obtus et peu arrondis, la base est plus bisi-
nuée, les rebords latéraux bien moins rugueux et plus lisses ainsi que
le disque qui semble plus convexe, avec la ligne médiane et les deux
fossettes basales plus profondes. La forme des élytres est exactement
la même et les stries sont distribuées de même, mais les intervalles
pairs sont moins fortement ponctués ; le dessus est un peu plus con-
vexe dans sa partie antérieure. Il est coloré comme l’al{ernans, seule-
ment le dessus est plus luisant et les élytres sont d’un brun-rou-
geâtre. Il doit différer du Schmidt-Gœbeli par ses antennes plus
courtes, la forme de son corselet, la ponctuation des intervalles pairs
qui doivent être plus larges dans celui-ci et sa coloration.
L'individu mâle que je décris a été trouvé par feu Mouhot dans le
Camboje.
b. Unguiculi quatuor anteriores semper, postici interdum pectinati.
a. Elytra hirta
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS. 101
(HAPLOPISTHIUS Chaudoir (ex parte).)
Bull. de la Soc. des Nat. de Mosc., 1850. I, p. 434.
O. Mellyi Chaud. — Haplopisthius Mellyi. Chaudoir ibid., p. 432.
Long. 21-23 mill. Les deux sexes. C’est la plus grande espèce
connue jusqu’à présent. Elle ressemble à l’alfernans, mais elle est
plus large, surtout dans les élytres. 7'éfe un peu plus renflée à sa
base, bien plus fortement ridée sur le haut; antennes plus minces,
un peu plus allongées, les articles plus longs et plus étroits. Corselet
de la même forme, mais plus large, avec les rebords latéraux plus
élargis et le dessus plus rugueux surtout vers les bords. X/ytres sen-
siblement plus larges et moins allongées, conformées d’ailleurs à peu
près de même, l’angle de l'extrémité de la suture plus aigu, le dessus
moins lisse et plus opaque, les quatrième et sixième intervalles plus
larges et plus ponctués, le huitième plus abondamment pointilié, le
septième plus étroit; des points imprimés sortent des poils raides et
à peu près verticaux, qui ne sont pas assez nombreux pour former
une pubescence. Le dessous du corps est moins lisse et par places
légèrement rugueux, l’anus très-finement pointillé avec deux gros
points de chaque côté. Dans mon mâle, les crochets postérieurs sont
simples, dans la femelle ils sont pectinés.
Il habite la présidence du Bengale.
O. Mniszechi Chaud.
Long. 19 1/2 mill. Un peu plus petit que le Æellyi et plus étroit
dans les élytres, quoique toujours un peu plus large que l’alter-
nans ; les poils qui recouvrent les élytres sont un peu plus nombreux ;
ils sont distribués sur deux rangées sur les intervalles impairs et sont
inclinés vers les intervalles voisins, leur couleur est d’un jaune gris
qui se détache mieux sur le fond brun, quelques-uns sortent du bord
postérieur et forment une frange peu serrée. Les pattes sont aussi
plus hérissées de poils gris, les crochets postérieurs sont simples. Téfe,
labre, yeux et antennes comme dans le Hellyi. Corselet moins arrondi
sur les côtés et un peu plus rétréci antérieurement, sommet des
angles postérieurs moins arrondi, dessus plus ou moins fortement
ridé, mais toujours plus finement que dans le Mellyi. Élytres plus
étroites, un peu plus allongées, striées de même, intervalles pairs
moins ponctués, surtout vers l’extrémité; sur les intervalles impairs
au contraire, à l'exception de la majeure partie du premier, on voit
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XIV. 15
102 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS.
de chaque côté une rangée irrégulière de points enfoncés pilifères
assez gros.
Il m'a été donné par M. le comte de Mniszech, comme venant de la
presqu'ile de Malacca. L’individu que je possède paraît être un mâle,
ses tarses paraissant revêtus de squamules serrées en dessous ; celui
qu'il a gardé pour lui l’est sans aucun doute.
8. Elytra glabra.
O. alternans Dejean. Spec. gén. des Coléopt. I, p.289; Schmidt-
Gœbel. Faun.birm., p. 60. — Plochionus alternans Wiedemann. Zool.
Mag. Bd. IL St. I, p. 52, n° 75. — Carabus duplicatus Wiedemann.
Ibid. Bd. I. St. III, p. 166, n° 14.
Long. 15-17 1/2 mill. Les descriptions des trois auteurs cités suf-
fisent pour faire bien connaître cette espèce qui n’est pas rare dans
les collections, et qui est originaire de Java. Mac Leay la cite aussi
dans ses Annulosa javanica. D'après Schmidt-Uæbel, elle se retrou-
verait en Birmanie.
©. intermedius Chaud.
Long. 14 mill. Un peu plus petit que les petits individus de l’atter-
nans dont il diffère par son corselet un peu plus étroit, légèrement
ponctué sur les côtés du disque, mais plus lisse aux rebords latéraux,
par ses é/ytres un peu moins allongées, et dont les intervalles pairs
sont lisses à l'exception du sixième et du huitième; même la partie
postérieure du sixième l’est aussi, et il n’y a que quelques petits
points vers la base du quatrième; les gros points pilifères manquent
sur la partie antérieure du septième, et la différence de largeur entre
les intervalles pairs et impairs n’est bien sensible que dans la moitié
antérieure ; le dessous du corps est de la couleur du dessus, et c’est à
peine si les cuisses sont un peu roussàtres ; les jambes intermédiaires
sont conformées de même.
Je ne connais que l’individu que j'ai décrit et qui m'a été envoyé
par Melly comme venant de Java.
Unguiculi postici simplices.
O0. hypocrita Chaud.
Long. 15-14 1/2 mill. Comme le précédent, il diffère de l’al{ernans
par sa taille plus petite; de plus dans les deux sexes, les crochets
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS. 103
postérieurs ne sont point pectinés. Le corselet est plus transversal, les
angles postérieurs sont un peu moins arrondis; les dlytres sont moins
allongées, elles sont striées et ponctuées comme dans l’iafermedius ;
le dessous du corps et les pattes sont colorés en brun rougeître
comme dans l’alfernans.
Deux individus de cette espèce (deux femelles) ont été pris par
M. Lorquin dans les îles Philippines ; un 3° est étiqueté dans ma col-
lection comme venant de Java (peut-être par erreur).
B.
Elytra interstitiis internis sex latitudine fere æqualibus.
a. Prosternum inter coxas haud marginatum.
1. Tibiæ anticæ extus apice productæ.
z Elytra hirta.
O. hirtus Chaud.
Long. 17 1/2 mil]. Il ressemble un peu au Wniseechi, mais 1l est bien
moins poilu, le prolongement du prosternum n’est pas rebordé, les
intervalles des élytres sont à peu près égaux entre eux à l'exception du
septième qui est plus étroit; les crochets postérieurs sont également
simples; la partie postérieure des côtés et les angles postérieurs du
corselet sont plus arrondis; les é/ytres ont la même forme, mais le
deuxième intervalle est lisse et, sur le quatrième, il n’y a qu’une ligne
de fort petits points placée irrégulièrement sur sa partie antérieure ;
le sixième et le huitième sont aussi beaucoup moins ponctués ; les
intervalles impairs présentent la même ponctuation, mais les poils
qui sortent des points sont plus fins et moins visibles. Quant aux
pattes, elles sont bien loin d’être aussi velues, et le sont à peine
autant que dans l’allernans.
L'individu femelle que je possède m’a été donné par M. de Muis-
zech comme venant de Pouio-Pinang. Cette espèce fait évidemment
le passage de la section À à la section B.
8. Elytra glabra.
(Antennæ thorace haud longiores.)
(Elytra apice subtruncata.)
(HAPLOPISTHIUS Chaudoir (ex parte.))
O. Hopei Gray. Anim. Kingd. XIV, p. 273, pl. 13, fig. 4.
O. malabariensis Gory. Ann. de la Soc. entom. de France, 1833,p. 196.
10% ESSAT MONOCRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS.
Long. 20 mill. Une des plus grandes espèces du genre, et très-
luisante. Plus grand, proportionnellement plus large que l'acrogonus,
coloré à peu près de même, avec la différence que les parties claires
dans celui-ci sont plus foncées et brunâtres dans le Æopei. Téte un
peu plus grande, plus ridée sur les côtés et le devant du front et sur
l’épistôme ; yeux moins saillants ; quatrième et cinquième articles des
antennes moins élargis. Corselet bien plus large et plus transversal,
semblable d’ailleurs, si ce n’est que les côtés sont plus droits vers les
angles postérieurs qui sont moins arrondis au sommet. Â7ytres plus
amples, proportionnellement plus larges, plus planes, un peu plus
échancrées au bord postérieur, beaucoup plus faiblement striées, les
stries plus faiblement ponctuées, les intervalles très-lisses et presque
plans, les trois points sur le troisième bien marqués. La suture, les
bords latéraux et le fond des stries pas plus foncés que le reste.
L'un des deux individus que je possède est le type de Gory et était
indiqué comme venant des Indes orientales, le second m'a été cédé
par M. Henri Deyrolle comme venant de Malacca (*).
O. acrogonus Dejean. Spec. gén. des Col. V. p. 398. — Lacor-
daire. Genera, Atl., pl. 10, fig. 7. — Carabus acrogonus Wiedemann.
Zool. Mag. Bd. I, St. 3, p. 167, n° 15.— Orthogonius brunnilabris Mac
Leay. Annul. javan. p. 27, n° 51.
Long. 16 mill. Je ne crois pas nécessaire de décrire cette espèce
assez connue qui habite Java. Je m'étonne qu’on n’ait pas encore
remarqué que le brwnnilabris de Mac Leay se rapportait à l’acrogonus.
O. suturalis Chaud.
Long. 17 mill. A la premiere vue, il ressemble tout à fait à l’acro-
gonus et il est coloré de même, mais les crochets postérieurs ne sont
—— ——— — > —————— ——— = 0e a —— ——
(*) ©6. Doriæ. Putz,
Long. 18. — El. 12 1/2. — Lat. 7 1/2 mill.
Ce superbe insecte ne diffère de l'O. Æopei que par les points suivants :
D'un noir luisant, un peu brunätre sur les élytres. Les trois premiers articles des antennes sont
entièrement noirs, sauf la base du premier ; le 3° article est au moins de la longueur du 4°, tandis
qu'il est plus court chez l’acrogonus ; les bords latéraux du corselet dans toute la partie aplanie
sont d’un orangé un peu sombre; les intervalles 3, 5 et 7 des élytres sont de la même couleur,
ainsi que l'extrémité du 2°; l’extrémité suturale, au lieu d’être presqu’arrondie, se termine en
pointe; les stries sont formées par des points alignés un peu plus gros que chez l’acroyonus; ces
points sont tout aussi marqués à la base et à l'extrémité qu’au milieu; la strie préscutellaire est un
peu plus longue que chez l’acrogonus; le bord refléchi des élytres et du corselet, les côtés des seg-
ments abdominaux, les cuisses et les trochanters sont d’un ferrugineux assez clair.
Une femelle a été rapportée de Särawack (Bornéo) par M. le marquis Doria. Cet insecte appar-
ient au Musée de Gênes. J. PuTzEys.
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS. 105
point pectinés ; le corselet est moins arrondi sur les côtés, ses bords
latéraux sont moins déprimés et moins relevés; les éytres sont plus
étroites et plus allongées.
J'en possède un individu qui m'a été vendu par M. S. Stevens
comme venant de Poulo-Pinang. M. de Mniszech en possède un pareil
venant de la presqu'île de Malacca.
O. politus Chaud.
Long. 16 1/2 mill. D'un noir très-brillant et comme vernissé, avec
l'extrémité des palpes, les épipleures et les épisternes du mésoster-
num d’un brun-rougeûtre, vestiture du dessous des tarses d’un jaune
doré. (Prosternum nullement rebordé ; jambes intermédiaires droites,
nullement crénelées extérieurement; tarses assez dilatés, très-bilo-
bés ; tous les crochets pectinés.) 7'éfe comme dans l’acrogonus, partie
postérieure du front plus ridée d’un œil à l’autre; plis latéraux plus
distincts ; yeux tout aussi saillants. Antennes semblables, si ce n’est
que les articles 5-11 sont un peu plus étroits. Corselet plus large, plus
transversal, moins arrondi sur les côtés et sensiblement plus retréci
devant que derrière, angles antérieurs encore plus arrondis, tandis
que les postérieurs sont légérement obtus, presque droits, quoique
leur sommet soit un peu arrondi; le dessus présente à peu près la
même convexité et les mêmes ondulations, la dépression latérale
s’élargit davantage vers les angles postérieurs. Z/ytres plus larges et
proportionnellement plus courtes, leur largeur relativement à celle
du corselet sensiblement plus considérable, épaules plus carrées,
angle rentrant de l'extrémité de la suture plus profond ; l'angle juxta-
sutural par là-même plus marqué et moins arrondi; le dessus strié
comme dans le Æopei; les stries ne sont pas imprimées, mais imdi-
quées (comme dans l’Acfenoncus atratus) par des lignes de points
enfoncés devenant de plus en plus petits vers la base et vers
l'extrémité; les intervalles tout à fait plans et lisses, avec trois
points bien visibles sur le troisième ; l’anus nullement échancré, un
léger renflement ridé se voit vers le milieu du bord postérieur de
l’avant-dernier segment abdominal.
Il fait partie de la collection du comte de Mniszech et est originaire
de Malacca.
2. Tibiæ anticæ apice extus haud productæ.
(Tibiæ intermediæ subinflatæ, vix canaliculatæ.)
0. crassicrus Chaud.
Long. 18 mill. Cette espèce est remarquable à plus d’un titre ; mais
le caractère le plus saillant consiste dans la conformation des jambes
106 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS.
intermédiaires qui sont beaucoup plus grosses que dans toutes les
autres, avec des cannelures très-légères et fort peu de poils; les
jambes antérieures ne sont pas prolongées à leur extrémité externe,
caractère qu’on retrouve dans queiques autres. Il est noir comme le
politus, mais moins Juisant, avec un corselet moins large, bien plus
étroit que les élytres et rétréci vers la base. Les antennes et l’abdo-
men manquent à mon individu. La féfe est plus étroite que dans
l’acrogonus, le front est assez fortement plissé irrégulièrement sur-
tout vers les côtés et sur l’épistôme, les yeux sont au moins aussi
gros et aussi saillants. Le corselet est sensiblement plus étroit, bien
plus rétréci en arrière, bien plus arrondi sur les côtés qui tombent
plus obliquement sur la base, avec laquelle ils forment un angle
beaucoup plus obtus et plus arrondi au sommet; le dessus est tout
‘aussi lisse, le disque plus convexe entre les deux impressions trans-
versales qui toutes deux, surtout celle de la base, sont plus enfon-
cées, la dépression des côtés est plus étroite, le rebord latéral bien
relevé. Les élytres sont au moins de moitié plus larges que le corselet,
et présentent à peu près les proportions de l’Æopei, cependant elles
sont plus allongées, plus arrondies et nullement sinuées à l’extrémité,
la suture est terminée par une petite dent, les stries sont plus impri-
mées que dans ce dernier, la ponctuation des stries est tout aussi fine,
les points sont plus serrés, les intervalles lisses et plans, le second
point du 3° à peine visib'e, le 3° placé tout près du bout, la base du
quatrième et du sixième intervalles est un peu plus élargie; l’ourlet
basal effacé entre la première et la quatrième stries; le quatrième
article de tous les tarses est très-fortement bilobé; tous les crochets
sont pectinés.
L’individu mâle que je possède m’a été envoyé par le Musée de
Leyde comme venant de Java.
b. Prosternum postice inter coxas marginatum. é
«. Elytra interstitio septimo cæteris vix angustiore.
1. Antennæ thoracis basin superantes.
* Elytra apice haud truncata, rotundata.
(Tibiæ anticæ apice externo haud productæ.)
O. insularis Chaud.
Long. 13 1/2 mill. I1 à un peu la forme du Bugueti, mais il est
plus allongé; les angles postérieurs du corselet sont bien plus arron-
dis, les élytres bien plus faiblement striées, le septième intervalle
n’est pas beaucoup plus étroit que les autres, les antennes sont
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS. 107
grêles et bien plus longues que la base du corselet, les jambes anté-
rieures n’offrent pas le prolongement qu'on voit d'ordinaire à l’extré-
mité externe. Il est d’un brun plus clair et plus terne, les cuisses
sont d’un jaune testacé. Téte très-légèrement ridée, presque lisse,
avec deux fossettes arrondies entre la base des antennes, entourées de
quelques rides ; épistôme lisse, yeux grands, hémisphériques. Corselet
semblable à celui du Bugueti, de moitié plus large que la tête avec
les yeux, un peu plus de moitié plus large que long, visiblement
rétréci en avant, très-arrondi sur toute la longueur des côtés, avec
les angles de la base largement arrondis, celle-ci légèrement bisi-
nuée, le dessus presque lisse, un peu bombé, les impressions trans-
versales, l’antérieure surtout, peu profondes, la ligne médiane très-
fine, les deux fossettes basales assez petites, le rebord latéral un peu
plus étroit, se rétrécissant encore en avant, moins relevé surtout sur
les bords, lisse. Élytres un peu plus larges que le corselet, un peu:
plus allongées que dans le Buqueti, moins carrées aux épaules, dont
le sommet est plus amplement arrondi, arrondies de même à l’extré-
mité où la suture se termine par une très-petite dent, sans le
moindre angle rentrant; le dessus un peu plus plan, l’ourlet basal
entier, mais un peu sinué; les stries moins profondes, finement
ponctuées, les intervalles bien moins convexes, presque égaux entre
eux, cependant la base du quatrième et le sixième sont un peu plus
larges, et le septième un peu plus étroit, mais pas autant que dans
les espèces voisines du Bwqueti; à l’aide d’une loupe on aperçoit
quelques très-petits points épars sur les intervalles, et sur le troi-
sième deux points placés l’un non loin de la base, l’autre assez près
de l'extrémité; sur le milieu, le troisième manque tout à fait ou 1l est
très-petit. Le dessous est lisse, l'anus dans le mâle légèrement échan-
cré, les pattes sont assez allongées, les jambes intermédiaires à
peu près droites, non-crénelées extérieurement, tous les crochets
pectinés.
M. le comte de Mniszech me l’a donné comme venant de Poulo-
Pinang.
O. Mouhoti Chaud.
Long. 13 1/2-15 mill. Il se distingue surtout de l’ixswlaris par la
forme de son corselet qui est aussi large devant que derrière, et a la
forme d’un rectangle transversal dont les angles sont tous très-
arrondis, ainsi que les côtés courts; les dZytres ont la même forme,
mais les stries sont plus profondes et plus fortement ponctuées, les
intervalles sont un peu plus convexes, ceux impairs ont une ligne de
petits points un peu plus visibles. En dessus, il est d’un brun plus
foncé et plus luisant, en dessous ferrugineux, ainsi que les cuisses,
108 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS.
l'extrémité des antennes et les palpes ; les jambes et les tarses, bruns ;
tous les crochets sont pectinés.
Il habite le Laos (Mouhot), et la Cochinchine, d’où j'en possède un
individu qui m'a été donné par feu Doüé.
*" Elytra apice subtruncata
(Tibiæ anticæ apice externe productæ.)
" ©. fugax Chaud.
Long. 13 mill. Il ressemble quelque peu au Buqueti, mais il en
diffère suffisamment par ses longues antennes, ses élytres tronquées,
bien moins fortement striées, sa coloration moins obscure, etc. 7'éle
comme dans le Buqueti, yeux plus saillants, dessus presque lisse,
légèrement ridé irrégulièrement entre les yeux, suture de l’épistôme
très-profonde, terminée de chaque côté par une petite fossette.
Corselet à peu près de la même forme, un peu moins rétréei à son
extrémité, avec les angles postérieurs plus arrondis, un peu plus
large et un peu plus court, le disque convexe, mais lisse, les impres-
sions moins profondes, quelques points et quelques rides le long du
bord antérieur, les bords latéraux moins largement déprimés ; sur-
tout en avant, moins relevés sur les bords, légèrement ponctués ainsi
que les côtés de la base. Zlytres un peu plus étroites, encore plus
parallèles, visiblement tronquées à l'extrémité, mais nullement
échancrées, avec l’angle externe obtus et un peu arrondi, et la suture
terminée par une très-petite dent sans aucun angle rentrant ; ourlet
basal entier, stries moins profondes, distinctement ponctuées, inter-
valles bien moins convexes, sans être plans, très-finement chagrinés,
presque égaux, le septième seulementun peu plus étroit que les autres
vers sa base, mais nullement relevé, quelques points à peine visibles
sur les intervalles impairs, les autres nullement ponctués ; sur le
troisième trois points plus distincts le long des deux bords; la troi-
sième strie très-arquée en dedans à sa base. Dessous du corps lisse,
anus non échancré; antennes dépassant beaucoup la base du corse-
let; jambes intermédiaires droites, poilues maïs non crénelées exté-
rieurement, quatrième article des tarses bien bilobé; tous les cro-
chets assez fortement pectinés. D'un brun peu foncé en dessus,
surtout sur les élytres, avec les bords du corselet éclaircis et ferru-
gineux ; tête plus foncée que le reste; dessous du corps et épipleures
d’un jaune ferrugineux, mélangé de brun clair sur le sternum;
antennes d’un brun ferrugineux, le premier article jaunâtre, bords
du labre et palpes d’un ferrugineux clair, cuisses et appendices des
trochanters postérieurs d’un jaune assez clair, jambes et tarses
rembrunis.
ESSAT MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS. 109
Je dois cet insecte à M. Dohrn qui l'avait reçu de Nietner comme
venant de Ceylan.
O0. parallelus. Chaud.
Long. 15 mill. Une femelle. Bien que l'individu que je possède
n'ait que les quatre premiers articles des antennes, sa ressemblance
avec le fugaz me fait supposer que c’est ici sa place. Il en diffère par
sa coloration plus foncée en dessus, par son corselet dont les angles
postérieurs sont moins largement arrondis, ce qui le fait paraître
plus rétréci en avant, par ses é/ytres d’un quartplus longues. Le reste
comme dans le fugaæ.
Même patrie et même provenance.
O. Baconi. Chaud.
Long. 11 1/2 mill. Il ressemble au fugaz, mais il est plus petit,
moins lisse, et les élytres sont plus fortement striées. La éé/e a la
même forme, mais elle est plus ridée, et les côtés du front sont plissés
en long, la suture de l’épistôme est tout aussi profonde; les yeux
tout aussi gros et aussi proéminents. Corselet encore plus court, tout
aussi rétréci en avant, avec les angles postérieurs aussi arrondis,
mais le milieu des côtés l’est moins; le disque également convexe
mais moins lisse, et parsemé de quelques rides transversales et de
quelques petits points, les impressions transversales plus marquées,
le pourtour plus ponctué, les fossettes basales moins profondes ; les
bords latéraux déprimés de même et plus relevés, le milieu de la
base un peu ridé en long, comme le bord antérieur. Ælytres un peu
moins allongées, un peu plus arrondies sur la partie postérieure des
côtés, tronquées de même à l'extrémité, striées de même, mais un peu
plus profondément, la base de la troisième strie moins arquée; les
intervalles plus convexes, ceux impairs ponctués de même, les autres
lisses. Le dessous du corps lisse ; les jambes droites (mais je ne con-
nais que la femelle), les quatre tarses antérieurs très-bilobés, les pos-
térieurs manquent à mon individu. Le dessus est d’un brun noirâtre
médiocrement luisant, les bords du corselet sont un peu roussâtres,
le dessous, les antennes les palpes et les pattes ainsi que le labre,
d’un jaune testacé.
Il à été pris par le Docteur Bacon dans la présidence du Bengale.
©. longicornis. Chaud.
Long. 14 mill. Un peu plus grand que le Zuaconi auquel il res-
semble assez. Antennes tout aussi longues et aussi grêles. Corselet un
peu plus arrondi sur les côtés et aux angles postérieurs, ce qui fait
ANNALES DE LA 800. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XIV. 44
110 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS.
.
que le rétrécissement antérieur est moins sensible, le rebord latéral
tout aussi large, mais moins relevé: la rugosité du dessus est plus
marquée. Zlytres un peu plus longues, striées et ponctuées de même.
Tarses postérieurs étroits, le quatrième article nullement bilobé,
mais simplement échancré à l'extrémité, tous les crochets pectinés.
(Je présume que les tarses postérieurs du Buconi sont conformés de
même.) D'un brun un peu terne, tant en dessus qu’en dessous ; bords
postérieurs des segments abdominaux ferrugineux, cuisses et tro-
chanters de la même couleur, jambes et tarses bruns; antennes d’un
brun clair, troisième article plus obseur, labre brun rougeûtre sur-
tout vers les bords ; anus subindenté au milieu du bord postérieur.
Décrit d'après un individu mâie de la collection du comte de Mni-
szech, venant de Siam.
Note. — Autant qu’on en peut juger d’après les descriptions, c’est
ici que viennent se placer les O. angulatus, plicatus et sulcatus Schmidt_
Gœæbel (Faun. birm., p. 58-59, n° 4-6), qui ont de longues antennes,
un corselet rétréci en avant, des élytres tronquées plus ou moins
échancrées, mais l’auteur ne parle pas de la saillie du prosternum, de
la forme des tarses postérieurs, et quoiqu'il compare ces espèces à
lacrogonus, il n’a pas connu ce dernier qui me semble très-différent
de ces trois espèces.
O. punctulatus. Chaud.
Long. 15 1/2 mill. La téte manque à l'individu femelle que je pos-
sède; je ne puis rien dire ni de la longueur des antennes, n1 de la
conformation des pattes postérieures qui sont brisées ; cette descrip-
tion est donc très-imparfaite, mais la forme du corselet et des élytres
et la coloration sont tellement semblables à celles du Baconi que je
me suis décidé à placer ici cette espèce. Corselet tout à fait comme
dans cette espèce, mais plus ridé sur le disque et bien plus rugueux
sur les rebords latéraux entre les impressions transversales et les
deux bords. Élytres proportionnellement plus larges, tronquées de
même, mais avec le sommet de l’angle sutural un peu arrondi, le
dessus est strié de même ; les intervalles offrent la même convexité;
mais les cinq extérieurs sont assez densément et finement pointillés ;
les quatre intérieurs presque lisses; le second point du troisième
n’est pas visible. Le dessus est coloré de même, mais le dessous est
d’un brun peu foncé avec les segments abdominaux bordés de fer-
rugineux ; les jambes et les tarses plus bruns.
Il m'a été cédé par M. Deyrolle comme venant des Indes orien-
tales ; il ne possédait que ce seul individu.
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS. 411
9 Antennæ thoracis basin haud superantes.
(* Calcaria tibiarum posticarum gracilia acuta spiniformia).
# Unguiculi omnes simplices.
(Tarsi postici articulo quarto bilobo).
O. inops. Chaud.
Long. 13 1/2-15 1/2 mill. Deux femelles. A part sa coloration
noire, cette espèce ressemble beaucoup à l’acrogonus, mais son pro-
sternum rebordé etses crochets simples l'en distinguent suffisamment.
La téte est un peu plus rugueuse surtout près des impressions laté-
rales et de la suture de l’épistome qui est très-profonde, le vertex
est plus ou moins pointillé; le corselet est semblable, mais le disque est
un peu plus convexe, plus ridé et finement pointillé, l'impression
transversale plus marquée. Les é/ytres sont proportionnellement un
peu plus larges et un peu moins longues, elles sont striées et ponc-
tuées de même, le septième intervalle est plus convexe et un peu plus
étroit ; 1ls sont tous un peu moins plans, et l’on aperçoit à la loupe
quelques vestiges de ponctuation surtout sur les intervalles impairs
(excepté le premier), l’ourlet basal est interrompu entre la seconde
et la quatrième stries. Les jambes intermédiaires ne sont pas créne-
lées extérieurement, le quatrième articie de tous les tarses est très-
bilobé.
Le dessus est d’un noir modérément luisant ; le dessous, les pattes
et les antennes plus bruns, les bords du labre et les palpes rous-
sâtres ; la vestiture du dessous des tarses d’un jaune doré.
Les deux individus que je possède m'ont été vendus par M. Depui-
set comme trouvés aux Moluques par M. Lorquin.
#x* Unguiculi omnes subpectinati.
(Tarsi postici articulo quarto non bilobo.)
O. femoralis. Chaudoir, Bull. de la Soc. des Natur. de Mosc.
1848, I, p. 99.
Long. 11 1/2 mill. I a un peu la forme du puncticollis, mais 1l est
beaucoup plus petit, brun avec le dessous du corps, les antennes, le
labre, les palpes et les cuisses d’un jaune testacé, les bords latéraux
du corselet ferrugineux, les jambes et les tarses un peu plus foncés
que les cuisses ; le quatrième article des tarses postérieurs n’est pas
bilobé et il est assez étroit. T'éfe un peu plus courte, couverte d’une
ponctuation bien plus fine et plus dense, épistôme sans excavations,
parsemé de quelques petits points, le quatrième article des antennes
112 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS.
moins dilaté. Corselet à peu près de la même forme, cependant un peu
plus large, un peu moins rétréci antérieurement, moins convexe, bien
moins ridé sur le disque, mais finement pointillé sur le milieu et plus
distinctement sur tout le pourtour, les deux fossettes basales moins
profondes, le milieu de la base moins arrondi entre les deux sinuo-
sités. lytres un peu moins allongées, à épaules plus carrées, un peu
plus largement tronquées, striées de même, intervalles entièrement
couverts d’une ponctuation plus fine que le corselet, un peu moins
convexes, les trois points du troisième bien distincts.
J’en possède trois individus pris par Perrotet sur les Neelgherries.
O0. parvus. Chaud.
Long. 9 mill. Les deux sexes. À part sa taille beaucoup plus
petite, cet insecte ressemble tellement au précédent) qu’on se
demande si c’est une espèce distincte; cependant le corselet est plus
étroit, plus rétréci antérieurement, les angles sont encore plus
effacés.
Même provenance. Les tarses du mâle sensiblement plus larges,
que ceux de la femelle, revêtus en dessous, dans le mâle, d’une brosse
assez serrée, simplement ciliés dans la femelle.
** Calcaria tibiarum posticarum subobtusa, crassa, cochleiformia.
:. Antennæ thoracis basin non superantes.
y. Unguiculi omnes simplices.
‘©. Schaumi. Chaud.
Long. 15-16 mill. Il ne diffère presque du punclicollis Schmidt-
Gœbel (duplicatus Dejean) que par l’absence de dentelures à tous les
crochets, son corselet un peu plus étroit et dont les angles posté-
rieurs sont presque droits et à peine arrondis au sommet, les inter-
valles des stries plus convexes, et les rangées de points sur ceux
impairs plus marquées.
Il habite Ceylan; l’un de mes deux individus m'a été envoyé par
feu Schaum, sous le nom de duplicatus Wiedemann, dont il diffère
beaucoup.
yy. Unguiculi pectinati.
O. puncticollis. Schmidt-Gœbel KFaun. birm. p. 57, n° 2. —
O. duplicatus Dejean. Spec. gén. des Col. I, p. 279 (nec Wiedemann).
— Var.? O. profundestriatus Schmidt-Gæbel. Ibid., p. 58, n° 5.
Long. 15 1/2-19 mill. Je ne décrirai pas cette espèce bien connue
qui habite les Indes orientales et d’après Schmidt-Gœbel se retrouve
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS. de
en Birmanie. Je ne connais pas son profundestriatus, maïs je ne vois
rien dans la description qui fasse conclure à autre chose qu’à une
variété du type.
©. deletus. Schmidt-Gœbel. Faun. birm., p. 56, n° 1.
Long. 16 1/2 mill. L’individu mâle que je possède et qui est un de
ceux décrits par Schmidt-Gæbel, est plus luisant que mes puncticollis ;
son corselet est plus large et sa base égale presque celle des élytres ;
son extrémité antérieure est moins rétrécie, et les angles, quoique
arrondis, sont plus sentis, les côtés sont un peu moins arrondis, le
sommet des argles de la base plus droit; celle-ci est un peu échan-
crée, au lieu d’être légèrement arrondie, le dessus est bien plus lisse,
nullement ponctué, le rebord latéral est presque lisse et un peu plus
dilaté vers la base, l'impression transversale antérieure est plus
marquée. Les é/ytres ne diffèrent guères par la forme, elles sont
striées et ponctuées à peu près de même; on retrouve les mêmes
lignes de petits points sur les 3°, 5° et 7° intervalles. Le dessous du
corps, les pattes et les antennes sont comme dans le puncticollis.
Schmidt-Gæbel dit que quelques-uns de ses individus sont plus
ternes. |
Il m'a été envoyé par Schaum et provient des chasses de Helfer en
Birmanie.
0. crenaticrus. Chaud.
Long. 12 1/2 mill. Voisin du deletus maïs beaucoup plus petit. Téte
semblable par la forme, mais bien plus lisse; sillon médian de l’épis-
tôme plus faible, ceux des côtés du front plus courts et ponctiformes.
Corselet plus étroit, moins large à sa base, avec les côtés ét les
angles de la base bien plus arrondis; celle-ci nullement échancrée et
légèrement bisinuée, le disque fort lisse est encore plus convexe, la
rigole latérale plus creuse, toutes les impressions plus marquées.
Étytres un peu plus ovalaires, semblables d’ailleurs, les stries plus
profondes, les intervalles plus convexes. Le côté externe des tibias
intermédiaires plus arqué et fortement crénelé, tarses plus grêles,
moins dilatés, le quatrième article de tous très-bilobé. La couleur
de mon individu est d’un brun-clair un peu rougeâtre, mais j'ignore
si cette coloration est constante.
Feu Mouhot l’a trouvé dans le Camboje, et il m’a été généreusement
donné par M. W.-W. Saunders.
O0. melanarius. Chaud.
Long. 16 1/2 mill. Coloré comme le deletus, mais encore plus lui-
114 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS.
sant ; il en diffère par la ponctuation du vertex bien plus faible sans
être plus serrée; le corselet beaucoup moins rétréci antérieurement,
presque en rectangle transversal, avec les angles antérieurs beaucoup
plus arrondis que ceux de la base qui sont légèrement obtus, et la
partie antérieure des côtés beaucoup plus arquée que la moitié pos-
térieure; le dessus lisse, moins convexe, les impressions et les fos-
settes tout aussi imprimées; le rebord déprimé des côtés moins
relevé, moins rétréci en avant, et très-faiblement rugueux; les
élytres ont la même forme, mais l’angle rentrant très-ouvert qui ter-
mine la suture est limité de chaque côté par une saillie anguleuse
plus marquée, les stries sont plus fines, les intervalles plus plans,
nullement ponctués, à part les trois points sur le troisième et la série
juxtamarginale ; le septième à peine plus étroit que les autres. Le
dessous du corps, les pattes et les antennes comme dans le deletus.
Je l’ai acheté de M. S. Stevens comme venant de Poulo-Pinang.
xx. Antennæ thoracis basin superantes.
O0. angustus. Chaud.
Long. 13 mill. Ses antennes grêles et assez allongées le distin-
guent des autres espèces de ce groupe, avec lesquels il a de grands
rapports de forme. Tête et corselet d’un noir brillant, élytres un peu
plus brunes, dessous du corps et cuisses d’un brun rougeàtre, jambes
d’un brun plus noirâtre que les tarses, antennes brunes avec des
anneaux noirâtres aux quatre premiers articles, palpes ferrugineux,
labre brun. 7'éfe comme dans le punclicollis, mais beaucoup moins
rugueuse sur le milieu du front et sur le vertex, avec les mêmes
impressions; yeux plus proéminents. Corselet bien plus arrondi sur
les côtés, en sorte que la base est plus étroite que le milieu, l’extré-
mité plus retrécie que la base, les angles postérieurs obtus et assez
arrondis, le disque très-convexe, tout à fait lisse, les impressions
transversales peu marquées, les deux fossettes basales profondes, les
bords latéraux séparés du disque par une rigole profonde mais peu
large, se rétrécissant peu à peu en avant, et passablement relevés.
Étytres de fort peu plus larges que, le corselet, un peu plus étroites
et plus allongées que dans le puncticollis, tout aussi parallèles;
l'angle postérieur externe un peu plus arrondi; le dessus un peu plus
convexe, strié et ponctué de même, les intervalles plus lisses et un
peu plus convexes, les lignes de petits points sur le troisième et ceux
extérieurs un peu plus visibles, le septième un tant soit peu plus
étroit vers la base; tous les tarses très-bilobés, les crochets pectinés ;
les jambes intermédiaires du mâle légèrement arquées et crénelées
des deux côtés de la cannelure externe.
Quoique M. de Castelnau me l’ait donné comme venant du lac
ÉSSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS. 415
Ngami, je suis à peu près sûr qu'il vient de la Malaisie, car M. de
Mniszech en possède un individu originaire de ces contrées qui n’en
diffère que par sa coloration plus rougeâtre.
8. Elytra interstitio septimo multo angustiore, subcarinato.
(Elytra apice rotundata, non truncata.)
(Species africanæ.)
0. latus. Hope. Ann. and. Mag. of Nat. hist. X. (1842), p. 92,
Sp. 19.— 0. rugiceps Murray. Ann. and Mag. of Nat. hist. 3° sér. IT,
p. 346.
Long. 19 1/2 mill. 11 ressemble beaucoup au sexegalensis, et n’en
diffère que par sa largeur plus considérable; le corselet est à peine
plus étroit que les élytres, le disque est moins ponctué; les intervalles
des élytres le sont beaucoup moins, ceux internes sont même tout à
fait lisses.
L’individu que je possède m’a été donné par M. Murray, comme son
type originaire du Vieux-Calabar ; le type de Hope, que j’ai comparé
à Oxford, n’en diffère que par sa taille plus grande et vient de Sierra
Leone.
O0. senegalensis. Dejean. Spec. gén. des Coléopt. V. p. 399.
Long. 17-18 mill. Entièrement d’un noir un peu terne à l’exception
des palpes qui sont d’un brun ferrugineux, et des poils et vestiture
des tarses rougeâtres. Tête assez large et courte, nullement rétrécie
derrière les yeux qui sont gros, subhémisphériques, nullement em-
boîtés postérieurement, front assez plan, à peine ondulé, couvert
jusqu’au bord antérieur du corselet d’une ponctuation assez forte et
assez serrée, les côtés du col lisses, la suture de l’épistôme peu pro-
fonde, terminée de chaque côté par une petite fossette ; labre carré,
un peu moins long que large, nullement échancré; antennes médio-
crement minces, un peu plus longues que la base du corselet. Celui-
ci de moitié plus large que la tête avec les yeux, court et très-trans-
versal, presque deux fois plus large que long, bord antérieur coupé
carrément, côtés s’arrondissant fortement vers les côtés du col, et ne
formant pas d’angle distinct avec le bord antérieur, assez arrondis
vers le milieu et tombant obliquement sur la base, avec laquelle ils
forment cependant un angle presque droit, grâce à une petite sinuo-
sité qui précède l’angle, base coupée carrément avec deux très-
légères sinuosités, dont une de chaque côté du milieu; le dessus
modérément convexe, couvert de points assez marqués entremélés de
fines rides transversales, sur le disque et ses côtés, longitudinales
116 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS.
près du bord artérieur ; la ligne médiane très-fine, ne dépasse pas les
deux impressions transversales qui sont assez marquées, surtout celle
de la base qui se compose de deux arcs, et se termine de chaque côté
par une fossette ovalaire modérément profonde et très-distante des
angles postérieurs; le rebord latéral est large partout, surtout en
arrière, modérément relevé et ponctué comme le disque, mais plus
rugueux. Zlytres d’un quart environ plus larges que le corselet,
environ de moitié plus longues que larges, parallèles, coupées très-
carrément à la base, avec le sommet des épaules arrondi, arrondies
simultanément à l'extrémité qui n’est ni tronquée, ni acuminée, ni
sinuée, et qui ne laisse point l’abdomen à découvert; le dessus est
peu convexe, surtout dans le sens de la longueur, l’ourlet basal est
entier et presque droit, les stries sont assez imprimées, mais fines et
finement pointillées, elles se réunissent par paires près de l’extré-
mité, les 2°, 3°, 4° et 5° sont assez arquées en dedans près de la base,
il y a le rudiment assez long d’une 10° entre la première et la
seconde, les intervalles sont modérément convexes, ils sont presque
égaux en largeur à l'exception du quatrième et du sixième qui sont
dilatés près du bord antérieur, et du septième qui est beaucoup plus
étroit depuis la base jusqu’au delà du milieu, et qui dans sa partie
étroite est relevé en carène peu tranchante, le côté interne du
huitième est aussi légèrement relevé, ils sont tous plus ou moins fine-
ment ponctués, à l'exception du premier qui est lisse, mais ceux
extérieurs sont plus distinctement et plus densément ponctués que
ceux du disque, il y à trois points assez petits sur les deux bords du
troisième et une rangée continue de petits points ocellés sur le
neuvième; le rebord latéral n’est pas large, mais assez relevé; le
bord postérieur est assez largement aplani. Le dessous du corps est
lisse, les côtés de la poitrine sont très-légèrement ponctués; la
pointe postérieure du prosternum est visiblement rebordée, l'anus
est légèrement échancré dans le mâle; les cuisses sont assez grosses;
les jambes très-cannelées, peu poilues; les intermédiaires très-légère-
ment arquées, non crénelées en dehors; les tarses assez larges,
revêtus de quelques poils en dessus, le quatrième article des quatre
antérieurs bilobé, celui des tarses postérieurs bien échancré:; tous les
crochets pectinés.
J'ai le type de la collection qui vient des possessions françaises sur
le Sénégal, et un individu pris par Bocandé dans la Sénégambie por-
tugaise; dans ce dernier les élytres sont un peu plus larges.
O. mœstus. Chaud.
Long. 12 1/2 mill. Il est coloré comme le sexegalensis et présente
les mêmes proportions, mais il est beaucoup plus petit. La ponctua-
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS. 143
tion de la tête est un peu moins serrée; le corselet est plutôt un peu
moins large, plus rétréci antérieurement, et un peu moins arrondi
sur les côtés qui ne sont point sinués et tombent un peu obliquement
sur la base avec laquelle ils forment un angle un peu obtus dont le
sommet est fort peu arrondi; le disque est un peu plus convexe, plus
lisse vers le milieu et en avant, ponctuésur ses côtés; le rebord latéral
se rétrécit vers l'extrémité antérieure et il est plus lisse, les ondula-
tions de la surface sont plus profondes ; les dlytres ont exactement la
même forme, si ce n’est qu’elles sont un tant soit peu moins allon-
gées, elles sont striées et ponctuées tout à fait de même tant dans les
stries que sur les intervalles. Le dessous du corps est entièrement
lisse ; les pattes, les antennes et les palpes sont comme dans le sene-
galensis, les jambes intermédiaires du mâle paraissent tout à fait
droites.
Je crois cet insecte originaire de la Sénégambie portugaise; il avait
été confondu avec des Buqueti; mais il en diffère par sa taille un peu
plus grande, sa coloration plus obscure, les angles postérieurs du
corselet moins arrondis et ses élytres ponctuées.
©. longipennis. Hope. Ann. and Mag. of Nat. hist. X. p. 92,
sp. 20.
Long. 16 1/2 mill. Je crois que cet insecte, que je n’ai pas sous les
yeux, ressemble au senegalensis, mais qu'il en diffère par ses élytres
plus allongées ; je l’ai vu à Oxford, et dans une note faite à la hâte,
je trouve qu’il a un corselet assez petit et des élytres amples et
allongées ; il est évident que le trait qui traverse le second inter-
valle, dont parle Hope, n’est qu’accidentel.
Il se trouve à Sierra Leone.
O. Pradieri. Chaud.
Long. 19 mill. Encore très-voisin du senegalensis, mais certaine-
ment distinct; le corselet est bien plus rétréci en avant, et les angles
antérieurs sont encore plus effacés, les côtés le sont autant que dans
cette espèce, mais ils ne sont nullement sinués devant les angles pos-
térieurs, qui sont obtus et arrondis au sommet, le dessus est plus
ponctué sur le milieu du disque et un peu moins rugueux sur les re-
bords latéraux ; les é/ytres sont sensiblement plus larges et dépassent
beaucoup la largeur du corselet, leur forme est moins allongée et
moins parallèle, le dessus est un peu plus plan; elles sont striées de
même, mais les intervalles sont plus plans, le septième et le huitième
sont comme dans le senegalensis, les intervalles internes moins ponc-
tués ; le rebord latéral et le bord postérieur déprimé plus larges. Le
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XIV. 45
118 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS.
dessous du corps entièrement lisse; pattes, antennes et palpes
comme dans le senegalensis.
Un individu mâle m'a été donné comme venant du Gabon par le
colonel Pradier.
O. caffer. Boheman. Ins. Caffr. I. p. 64, n° 65.
Long. 15 mill. I] doit être très-voisin du brevithorax, et la descrip-
tion qu’en donne Boheman (je ne connais pas autrement cette
espèce) convient tout à fait à celui-ci, à part les caractères suivants :
sa taille est considérablement plus grande, le milieu du front est
lisse, ses côtés sont irrégulièrement striés en long, les mandibules, le
milieu du labre et les premiers articles des antennes sont plus foncés ;
les angles postérieurs du corselet sont peut-être plus droits, la ponc-
tuation des intervalles des élytres semble moins abondante, et les
intervalles internes seraient plus convexes que les externes, ce qui
n’est pas le cas dans le brerithorax, où c’est plutôt le contraire; les
côtés de la poitrine sont ponctués (dans l’espèce du Sénégal, ils sont
lisses comme tout le dessous du corps); les jambes intermédiaires
seraient légèrement arquées. Quand l’auteur dit que le sixième inter-
ralle est plus étroit que les autres, il s’est trompé et a voulu dire le
septième.
Wahlberg l’a pris dans les monts Makkaliens dans l’intérieur de
la Caffrerie.
O. brevithorax. Dejean. Spec. gén. des Coléopt. I. p. 282. —
O. Strachani Hope. Ann. and Magaz. of Nat. hist. X. 1842, p. 92.
Long. 11 1/2 mill. Il ressemble en petit au seregalensis, mais sa
coloration est différente. Elle est d’un brun plus ou moins foncé en
dessus avec les côtés du corselet rougeâtres ; le dessous du corps, les
épipleures, les pattes, les antennes, les palpes et le labre sont ferru-
gineux. La forme du corselet est à peu près la même, à part les angles
postérieurs qui sont presque droits, cependant légèrement obtus,
presque pas arrondis au sommet, et ne sont précédés d’aucune sinuo-
sité, les côtés sont moins arrondis, le milieu du disque est plus lisse.
Les élyires ne sont pas plus longues, mais elles sont un peu plus
étroites et très-parallèles ; elles sont striées de même, et les inter-
valles sont plus ou moins distinctement ponctués. Le dessous du
corps est lisse; les jambes intermédiaires sont droites.
L'un de mes deux individus m'a été envoyé par feu Schoenherr ;
l’autre, provenant également de lui, faisait partie de la collection
Dejean. Ils avaient été pris par Afzelius à Sierra Leone. Le Sérachani
dont j'ai vu le type à Oxford, n’est qu’un synonyme de cette espèce.
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS. 119
O. capucinus. Boheman. Ins. Caffr. I, p. 65, n° 66.
Long. 12 mill. Je ne connais pas cette espèce qui doit avoir à peu
près la taille et la coloration du brevithorax, si ce n’est que la suture
et les bords des élytres sont plus clairs, ferrugineux, ce qui peut
n'être qu'individue]l, mais le disque du corselet semble plus rugueux,
sa partie antérieure plus rétrécie, ses angles postérieurs plus arron-
dis; ses élytres semblent plus étroites et plus allongées, et leur sur-
face est lisse dans les intervalles des stries. La rugosité du corselet
et la longueur des élytres, ainsi que la coloration, semblent le distin-
guer des pinguis et Buqueti.
Il à été rapporté par Wahlberg de l’intérieur de la Caffrerie.
©. Buqueti. Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc. 1850. I, p. 431.
Long. 10-12 1/2 m1ll. Ainsi que dans le précédent et l’espèce sui-
vante, les intervalles des élytres ne présentent aucune ponctuation.
Sa coloration est d’un brun foncé un peu luisant, rougeâtre sur les
côtés du corselet, les épipleures, les antennes, les palpes, le labre et
les trochanters; sur la base des 2° et 3° articles des antennes, il y a
des taches brunes. Corselet plus rétréci antérieurement que dans le
brevithoraz, à peu près comme dans le wmæstus et le Pradieri; les
angles postérieurs plus obtus et plus arrondis au sommet; le disque
plus convexe, plus lisse, parsemé de petits points; le rebord latéral
relevé se sépare plus nettement du disque. Les élylres ne sont pas plus
larges que dans le brevithorax, mais un peu moins allongées, et les
intervalles sont tout à fait lisses; les trois points du troisième sont
très-petits.
Les trois individus que je possède ont été trouvés par Bocandé
dans la Sénégambie portugaise. Ils avaient été confondus par M. de
Laferté avec le Zrevithoraxæ dont ils sont bien distincts quoiqu’en dise
cet entomologiste, qui cite la Synon. Ins. de Schoenherr à propos de
cette espèce, bien que Schoenherr n’ait jamais décrit de Carabus bre-
tuthoraz.
O. pinguis. Murray. Ann. and Mag. of Natur. hist. 34 ser, II.
(1858), p. 348.
Long. 12 mill. Sensiblement moins allongé et proportionnellement
plus large que toutes les espèces de cette section; en dessus d’un noir
un peu terne comme dans le senegalensis, le labre, les palpes, les
antennes, le dessous du corps, les jambes et les tarses bruns, les épi-
pleures, les cuisses avec les trochanters, et le bord postérieur des
segments abdominaux rougeitres, les deuxième et troisième articles
120 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS.
des antennes rembrunis. Ponctuation de la fée un peu plus forte,
mais un peu moins dense. Corselel plus large et plus court, modéré-
ment rétréci en avant, nullement sinué devant les angles-postérieurs,
qui sont obtus et peu arrondis (comme dans le érevithoraz et le
mastus); le dessus plus lisse, légèrement ridé, parsemé de petits points
sur les côtés du disque, celui-ci plus convexe sur le devant, l’impres-
sion transversale moins profonde, les rebords latéraux plus étroits
antérieurement, plus relevés et plus nettement séparés du disque.
Éytres bien plus courtes, d’un tiers environ plus longues que larges,
dépassant peu la largeur du corselet, assez parallèles, bien arrondies
à l’extrémité, striées de même, intervalles moins convexes, lisses, le
huitième à peine ponctué, les trois points du troisième à peine visi-
bles. Le dessous du corps lisse.
L'individu femelle que je possède m'a été donné par M. Murray,
comme venant du Vieux-Calabar (*).
Norge 1. — L’insecte décrit par Hope sous le nom d’Orth. dubius
(Ann. and Magaz. of Nat. hist. X (1842), p. 92), n'est pas un Ortho-
gonius, mais un Harpalien du groupe des Anisodactylides, ainsi que
j'ai pu m'en convaincre en examinant le type à Oxford.
Note 2. — Je ne connais l’O. Clarkei Murray (Ann. and Mag. of
Nat. hist. 3° sér. IL. (1858), p. 547), que par la description. Je la
reproduis : Niger vel nigro-piceus, nitidus, O. rugicipite angustior et
convexior, antennis trophis (palpis) que, corpore subtus pedibusque
ferrugineo-piceis ; capile sparsim profunde punctato, biimpresso ut in
rugicipite sed læviore et cum punctis sat profundis in rugis positis ;
elytris multo minus distincte aciculatis quam in rugicipite, minus
profunde striatopunctatis, interstitiis fere planis, sparsim punctatis
præcipue lateribus et apice et cum lineis hic et 1llic irregulariter
(*) ©. cruralis, Putz.
Long. 12 1/2. — El. 8 1/2. — Lat. 6 mill.
D'un noir profond qui parait terne à raison de la ponctuation; dessous du-corps brun de même
que le labre, la partie antérieure de l’épistôme, les jambes et les tarses ; les palpes et les antennes
sont d’un testacé ferrugineux, les cuisses et les trochanters d’un ferrugineux clair.
Antennes peu épaisses, atteignant le premier tiers des élytres; tête enfoncée jusqu’aux yeux qui sont
très-saillants, fortement rugueuse et ponctuée, le labre et l’épistôme lisses. Corselet transversal, un
peu rétréci en avant, bord antérieur tronqué, angles très-arrondis de mème que les côtés et les angles
postérieurs. La base est bisinuée, un peu avancée au-dessus de l'écusson; le bord marginal est relevé,
et la gouttière qui le longe est large, surtout en arrière où elle se prolonge jusqu'aux fossettes de la
base ; la surface est entièrement ponctuée, mais les points sont plus petits et plus clairsemés au milieu
qui est ridé transversalement; le bord antérieur porte des rides longitudinales très-marquées. Les
élytres sont plus larges que le corselet, presqu’en carré allongé, tronquées à la base, largement arron-
dies à l’extrémité; les épaules ne sont pas marquées ; les stries sont profondes, ponctuées; les inter-
valles sont convexes, le 4° est notablement plus large que les autres dans sa moitié antérieure; tous
sont parsemés de petits points irrégulièrement disposés. En dessous, le corselet est finement et peu
profondément ponctué; les points sont plus forts sur la poitrine; les épisternes métathoraciques sont
ridés obliquement.
1 individu femelle appartenant au Musée de Gênes et rapporté de Sciotel, pays des Bogos, par le
D: Beccari.
it
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS. 194
transversim ductis, subtus ut in rwgicipite, sed episternis metatho-
racis oblique rugosis, femoribus pallidioribus. Long. 7 1/2-8 lin.
(16-17 1/2 mill.); larg. 3 lin. (6 1/2 mill.) Des mesures indiquées et
de la description il résulte que cet insecte est de la taille du sexega-
lensis, mais qu’il est plus étroit surtout dans les élytres, et qu'il a à
peu près la coloration du brevithorax, dont il dépasse de beaucoup la.
taille, mais dont il paraît offrir presque les proportions; les points
sur la tête et le corselet sont profonds maïs bien moins nombreux
que dans ces deux espèces surtout sur la première, les rides trans-
versales seraient un peu plus marquées sur le corselet, ses angles
postérieurs sont obtus; l’auteur dit que les d/ytres ont trois fois la
longueur du corselet, ce qui n’excède pas la longueur relative des
élytres dans les deux espèces auxquelles nous le comparons, qu’elles
sont plus larges que le corselet, mais moins que dans le rwgiceps où
elles sont très-larges, les stries sont moins imprimées, les inter-
valles presque plans, le dessus semble ponctué à peu pres comme
dans le sexegalensis, le septième intervalle est comme dans les autres
espèces africaines, seulement dans celles-ci il ne s’élargit qu’en
arrière et nullement à la base, et il y.a peut-être erreur dans cette
indication. Il y a encore de caractéristique que les épisternes du
métasternum sont assez fortement ridés obliquement. L’insecte de
M. Murray, qui est originaire du Vieux-Calabar, est donc probable-
ment une espèce distincte, intermédiaire entre le senegalensis et le
brevithorax.
NoTE 3. — Je ne sais sur quelle autorité MM. de Harold et Gem-
minger ont, dans leur catalogue, réuni le genre Maraga Walker aux
Orthogonius, et je ne prétends pas même dire qu'ils aïent eu tort,
mais l’exposé que donne cet auteur des caractères génériques, ne
suffit pas pour autoriser cette réunion. La taille indiquée est d’abord
exceptionnellement petite, quoique l’0. parvus ne la dépasse effecti-
vement pas (4 lin.) ; d’après M. Walker les palpes seraient courts et
subsécuriformes ; ce dernier caractère ne convient pas à un Oréhogo-
nius ; les pieds seraient courts et les cuisses postérieures bidentées,
ce qui ne se voit également dans aucune autre espèce de ce groupe :
Gen. MaraGA. Caput transversum (!), sublaeve, planum, oculi
magni, palpi breves, subsecuriformes, antennæ capite thoraceque
paulo longiores, articulis longiusculis. T’Aorax transversus postice
latus, angulatus, antice rotundatus, lateribus subconvexis. Zlytra
marginata, apice truncata, thorace latiora, sulcis optime determi-
natis. Pedes validi breviusculi, femoribus crassis, posticis biden-
tatis {!), tibiis subsetosis. — 47. planigera. Niger, capite antico cor-
poreque subtus fulvis,antennis pedibus necnon thoracis elytrorumque
marginibus piceis, coxis et femoribus testaceis, femoribus posterio-
ribus nigro-vittatis. (4 lin.). De Ceylan.
122 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS.
IT. Ligula apice setis quatuor instructa.
(Antennæ thoracis basin multum superantes.)
(Tibiæ anticæ extus apice haud productæ.)
* Elytra sutura apice præmorsa.
O. angusticollis. Schmidt-Gœbel. Faun, birm. p. 61, n°9.
Long. 16 1/2 mill. (7 1/2"). Je ne connais pas cet insecte et je
ne le place ici que d’après la description de l’auteur. Il a des antennes
très-longues comme le femoratus et, comme chez celui-ci, le corselet
bien plus étroit que les élytres; mais les angles postérieurs du
corselet sont tout à fait arrondis, le rebord latéral ne s’élargit pas
en arrière, la surface est distinctement ridée; à l'extrémité de la
suture des élytres il y a un angle rentrant bien marqué, les inter-
valles sont plus plans, avec quelques points plus distincts sur les
impairs qui sont un peu plus étroits.
Trouvé par feu Helfer en Birmanie.
©. piceus. Chaud.
Long. 8 1/2 mill. Il ressemble au femoratus, maïs il est bien
plus grand, et il est coloré comme lesindividus moins foncés de cette
espèce; les côtés et le devant du front sont assez inégaux ; le corselet
est un peu moins étroit et plus arrondi autour des angles antérieurs,
les postérieurs sont presque droits, mais le sommet en est légère-
ment arrondi, le rebord latéral est un peu plus large, les fossettes
basales plus creuses, les éytres sont un peu plus allongées, l’angle
rentrant de l’extrémité de la suture est plus grand et assez profond,
le dessus est strié de même, les intervalles sont tout à fait lisses; le
second point du troisième manque complètement dans mon individu.
Il m'a été cédé par M. H. Deyrolle comme venant de la presqu'île
de Malacca.
* Elytra angulo suturali subacuto vel subrotundato.
©. femoratus. Dejean. Spec. gén. des Coléopt. I, p. 218, n° 3.—
O. picilabris, Mac Leay. Annul. javan., p. 27, n° 50.
Long. 12 1/2-16 mull. Z'éfe moyenne, faiblement ridée sur le vertex
et assez fortement rugueuse sur la partie antérieure du front, sur-
tout dans les impressions latérales, épistôme trisillonné ; yeux bien
saillants ; antennes grêles, longues, dépassant de beaucoup la base
du corselet. Celui-ci de moins de moitié plus large que la tête, bien
moins long que large, assez transversal, aussi large devant que der-
rière, mais très-arrondi aux angles antérieurs et sur le devant des
ESSAI MONOGRADHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS. 193
côtés qui, depuis le milieu, se dirigent un peu obliquement vers la base
et forment une très-légère sinuosité devant les angles postérieurs
qui sont presque droits, mais dont le sommet est fort légèrement
arrondi ; la base légèrement bisinuée ; le dessus lisse et modérément
convexe, les deux impressions transversales assez marquées, la
postérieure traverse les fossettes latérales qui sont un peu plus en-
foncées et atteint la rigole latérale qui est assez imprimée, mais de
médiocre largeur, le rebord latéral assez relevé, peu dilaté en
arrière, un peu rétréci avant le milieu, lisse. Éytres de près de
moitié plus larges que le corselet, de moins de moitié plus longues
que larges, de forme peu allongée, assez carrées aux épaules dont le
sommet est cependant arrondi, parallèles jusqu'aux deux tiers où
elles s’arrondissent régulièrement et peu obtusément jusqu’à l’extré-
mité de la suture qui forme une petite dent plus ou moins obtuse ;
le dessus modérément convexe, descendant assez vers les côtés,
stries profondes, assez fortement ponctuées, se réunissant deux à
deux à l'extrémité, avec un rudiment assez long à la base près de
l’écusson; intervalles convexes, d’égale largeur, à l'exception du
septième qui se rétrécit peu à peu et se relève vers la base, et de la
base un peu dilatée du quatrième ; 1l y a trois gros points sur le troi-
sième, et des vestiges d’une ligne de très-petits points à peu près
effacés sur les troisième et cinquième, quatre ou cinq points for-
mant un sillon très-court à la base du sixième, et une rangée
inimterrompue de petits points ocellés sur le neuvième. Le dessous
du corps lisse, anus fortement échancré en angle rentrant, mais
seulement dans les mâles. Pattes assez allongées, jambes droites
dans les deux sexes, peu poilues, à peine crénelées extérieurement ;
tarses intermédiaires peu dilatés, même assez étroits, le quatrième
article de tous profondément bilobé, tous les crochets pectinés.
Pointe du prosternum nullement rebordée. D'un brun plus ou
moins noirâtre sur la tête et le corselet, élytres brunes, dessous du
corps d’un brun rougeûtre, labre brun clair, ceint de ferrugineux ;
antennes brunes avec le premier article ferrugineux, palpes entière-
ment de cette dernière couleur, cuisses d’un jaune testacé, genoux et
jambes presque noirs, tarses brun-foncé, poils ferrugineux.
Je possède, outre le type de Dejean et un second individu venant
de Java, un exemplaire venant de Poulo-Pinang, et un quatrième de
Malacca.
Q. luzonicus. Chaud.
Long. 12 mill. Un mâle. Plus petit et plus étroit que le jemoratus
dont il est très-voisin, entièrement d’un noir brillant, à l'exception
des palpes qui sont d’un brun plus où moins clair. Téfe plus petite
124 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS.
et bien moins large, yeux hémisphériques très-saillants ; le dessus
nullement ridé, mais simplement très-finement pointillé avec le
milieu du front lisse. Corselet à peu près deda même forme, mais
plus petit et moins arrondi sur les côtés, angles postérieurs plus
droits, rebord latéral aussi large mais moins relevé. Élytres moins
larges, plus allongées, plus acuminées à l'extrémité; striées de
même, mais la base des quatrième et sixième intervalles n’est ni
dilatée, n1 ponctuée ; l’ourlet basal s’efface également vers l’écusson
à partir de la quatrième strie. Anus échancré de même dans le mâle.
Jambes intermédiaires comme dans le femoratus, seulement un peu
échancrées à leur côté interne.
Il habite les îles Philippines. J’ai acheté l'individu que je possède
à la vente de la collection Waterhouse.
O. xanthomerus. Redtenbacher. Reise der Freg. Novara,
Zoo IT; p12 #80:
Long. 13 mill. (6). L'auteur compare cette espèce que je ne con-
nais pas, au femoratus. Elle est d’un noir brillant, les antennes, les
palpes, les jambes et les tarses sont d’un brun rougeûtre, les cuisses
d’un jaune testacé ; le corselet est un peu rétréci en avant, et tous ses
angles sont arrondis, le disque est finement ridé, le rebord latéral
finement plissé ; les élytres paraissent striées et ponctuées de même,
quoique la description soit beaucoup trop peu détaillée, seulement le
huitième intervalle est couvert de points enfoncés.
Trouvé à Hongkong par le chevalier de Frauenfeld. Musée Impé-
rial de Vienne.
HEXACHÆTUS. Chaudoir.
(é£, six, Xaury, SOI.)
Orthogonius, Guérin.
Liqula cornea, lata, apice breviter libero, fortius truncato, truucaturæ
margine infero arcuato seæ-setoso, setis binis mediüis longioribus ;
paraglossæ membranaceæ, amplæ, apice in lobum subtrigonum
valde deflexum productæ, unde transversim ut ita dicam genicu-
latæ, ibique supra dense seriatim pilosæ.
Antennæ thoracis basin haud superantes, omnino ut in O. acrogono.
Pedes ut in O. acrogono, tibiæ anticæ extus apice haud triangulariter
productæ ; tarsi articulis longicribus, unguiculi omnes basi pecti-
nati.
Caput grosse intricato-plicatum ; thorax transversus, anterius angus-
tior, supra lævis; elytra elongata, parallela, subtilissime striato-
punctata, apice oblique truncato, subemarginalo, angulo externo
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS. 195
subproducto, obtuso, suturali acutissimo subdentale, anum non
tegentia; prosternum postice inter coxas non marginatum; anus
fere truncatus.
Les plis profonds et irréguliers qui couvrent tout le dessus de la
tête et la conformation de l’extrémité des élytres font déjà exception
dans ce groupe, mais c’est surtout la languette qui mérite de fixer
notre attention, elle est bien plus large que dans tous les autres
Orthogoniens, très-tronquée à son extrémité qui est plus libre, le
bord inférieur de la troncature forme une ligne arquée munie de six
poils, les paraglosses sont terminées par un lobe triangulaire
recourbé en-dessous, et le long de l’arête formée par la jonction du lobe
descendant avec le bord antérieur des paraglosses proprement dites,
on voit une crête de petits poils serrés; c’est ce que J'ai exprimé par
paraglossæ geniculatæ.
H. lateralis. — Orthogonius lateralis. Guérin Méneville Voy-
de Delessert. (1843) IT. p. 35.
Long. 19 mill. Presqu'aussi grand que l’O. Æopei, et presque de la
même forme, il en diffère par ses caractères génériques, la forme de
son corselet et sa coloration. Tête, corselet et prosternum d’un brun
luisant, élytres d’un jaune testacé avec tout l’ourlet basal, une bor-
dure latérale étroite et une suture qui forme une grande tache trian-
gulaire s'étendant le long de la base jusqu'à la 5° strie et se rétrécis-
sant peu à peu jusqu’au premier tiers où elle occupe un intervalle et
demi de chaque élytre jusqu’à la moitié où elle se dilate de nouveau
brusquement jusqu’à la moitié du 4° intervalle, puis elle se rétrécit
en forme de fer de lance dont la pointe n’atteint pas l'extrémité; tout
ce dessin d’un brun plus obscur que le corselet, épipleures jaunes
bordés extérieurement de brun; en dessous côté externe des épis-
ternes du prosternum jaunâtre, le reste du dessous d’un jaune un peu
plus vif que les élytres, avec une large bande sur toute la longueur
de la poitrine, la partie antérieure des épisternes du mésosternum,
et les épisternes du métasternum bruns, ainsi qu’une tache brune à
chacun des angles postérieurs de l’anus, cuisses jaunes avec les
quatre trochanters postérieurs bruns, appendices postérieurs de la
couleur des cuisses; jambes et tarses noirs, poils roux, vestiture du
dessous des tarses jaune ; antennes brunes avec une tache ferrugi-
neuse sur le haut du premier article, palpes bruns avec le bout du
dernier article rougeàtre, labre bordé de ferrugineux, mandibules
brunes, parties intérieures de la bouche plus ou moins ferrugineuses.
Têle comme dans l’acrogonus, mais labourée en tous sens de gros plis
irréguliers très-convexes; articles extérieurs des antennes plus
étroits et plus allongés. Corselet de la même largeur, mais plus étroit
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, . XIV. 16.
126 ESSAT MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS.
en avant et bien moins arrondi sur les côtés, un peu plus convexe et
lisse, beaucoup moins déprimé vers les bords qui ne sont pas relevés,
impressions et fossettes à peine marquées. ZZytres un peu plus
allongées, coupées plus obliquement à l'extrémité, subéchancrées
avec les deux angles marqués et saillants, l’externe un peu obtus,
celui qui termine la suture aigu, formant presqu'une dent; stries
encore plus fines que dans le Æopei, plus finement ponctuées, inter-
valles parfaitement plans, couverts de points excessivement petits ;
des trois points du 3°, celui du milieu à peine visible. Dessous du
corps tout à fait lisse.
L’individu que je possède m’a été donné par M. de Mniszech comme
venant de Poulo-Pinang; M. Guérin le décrit comme venant de la
côte de Coromandel.
ACTENONCUS Chaudoir.
Actena Dejean. Cat. des Col., 3° éd. p. 12.
Ligula angusta, apice bisetosa haud dilatata, rotundata, paraglossæ
crassæ ligulam amplectentes, latæ, apice bilobæ, lobo singulo
magno apice late rotundato, glabro.
Palpi breves, articulo ultimo crassiusculo subinflato-ovato, apice
truncato. 2
Mentum angustius emarginatum, sinu simplici.
Mandibulæ breviores,basi latiusculæ, dextra intus vix dentata.
Tarsi articulo quarto valde bilobo, supra glabri.
Unguiculi omnes simplices.
Habitus ovatus, fere Lebidiæ ; elytra ampla, fornicata.
Cætera ut in Orthogonio.
Les caractères génériques ne diffèrent pas beaucoup de ceux des
Orthogonius, mais comme le facies en est assez différent, et que les
élytres présentent une convexité qui n’est pas propre aux espèces de
ce genre, les différences indiquées acquièrent une importance géné-
rique.
A. atratus. — Actena atrata Dejean. Cat. 3° éd. p. 12,
Long, 14 mill. Un mâle. D’un noir assez brillant, surtout sur la
tête et le corselet, élytres légèrement soyeuses, cuisses et trochanters
ferrugineux, genoux noirs comme le reste des pattes, palpes bruns
avec l'extrémité du dernier article testacée. T'éte petite, carrée, aussi
longue que large, yeux gros, libres derrière, hémisphériques, col
cylindrique, nullement rétréci , suture de l’épistôme profonde, de
chaque côté entre les antennes, une grande fossette allongée, dont
4 L
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGOMIENS. 4127
le côté interne est finement ridé, près des yeux quelques rides légères.
Antennes dépassant un peu la base du corselet, les huit derniers
articles plus larges que les trois premiers, en carré comprimé, le
quatrième brusquement aminci à sa base qui est lisse comme les
trois premiers. Corselet moins du double plus large que la tête avec
les yeux, presque deux fois aussi large que long, court, très-trans-
versal, plus rétréci en avant qu’en arrière; élargi vers le milieu où
les côtés sont très-arrondis ; les angles postérieurs obtus, très-arron-
dis au sommet, la base assez fortement bisinuée, avec le milieu for-
mant presque un lobe court et arrondi, et les côtés arrondis vers les
angles; bord antérieur nullement échancré avec les angles très-
arrondis, le dessus assez convexe, lisse, sans aucune ponctuation,
mais avec detrès-petites rides transversales éparses, la ligne médiane.
fine au milieu, plus imprimée à ses deux extrémités, entière, les
impressions transversales larges, peu enfoncées ; de chaque côté de
la base une assez grande fossette arrondie très-profonde, le rebord
latéral assez large surtout en arrière, rétréci près des angles anté-
rieurs, bien relevé, lisse, à part quelques stries transversales très-
fines. Élytres de moitié plus larges que le corseiet, mais se rétrécis-
sant un peu vers les épaules, tronquées carrément et même biéchan-
crées à la base, épaules carrées, mais assez arrondies, côtés s’arron-
dissant fortement à partir du milieu, et dessinantune courbeuniforme
jusqu’à la légère saillie angulaire très-obtuse voisine de la suture
où l’on observe un petit angle rentrant très-ouvert; elles sont de
moitié plus longues que larges, passablement voûtées en long et en
travers ; l’ourlet basal est assez sinué, les stries ne sont nullement
imprimées et ne sont indiquées que par des rangées de points assez
distincts, peu rapprochés les uns des autres; les intervalles sont
lisses et parfaitement plans, très-subtilement chagrinés ; on ne dis-
tingue aucun des trois points du troisième et la rangée juxta-margi-
nale est peu marquée, il y a deux légères excavations le long de la
base de chaque élytre, le rudiment préscutellaire est long et les
stries intermédiaires sont arquées en dedans à leur base comme
dans les Orthogonius, le rebord latéral est assez fin. Le dessous du
corps est lisse. Les jambes sont moins garnies de poils raides, les
épines apicales sont plus petites et moins fortes, l'extrémité exté-
rieure des jambes n’est ni dilatée, ni prolongée comme dans la plu-
part des Orthogonius; les intermédiaires sont tout à fait droites ;
prosternum nullement rebordé entre les hanches; anus un peu
échancré à son bord postérieur.
Je ne possède que l'individu qui faisait partie de la collection
Dejean, et qui lui avait été donné par M. Buquet, comme venant de
Java. M. le comte de Mniszech en possède une femelle du même pays,
dans laquelle l’anus n’est pas échancré, mais qui est un peu plus
luisante que mon mâle.
128 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS.
ANONCOPEUCUS. Chaudoir.
(x priv. 69e, crochet, rewxy, mâchoire.)
Ligula cornea, crassa, latiuscula, apice haud libera, truncata, qua-
drisetosa ; paraglossæ ei annatæ, membranaceæ, ligula haud lon-
giores, latiusculæ, apice truncatæ, angulo externo producto, plu-
risetoso.
Maæxille mala interiore recta, intus dense ciliata, apice minime
hamata obtusa.
Mandibulæ mediocres, subfornicatæ, apice subarcuatæ et subacutæ,
supra sparse punctatæ, cæterum læves; utraque intus inermis.
Labrum subtransversum margine antico late angulatim profundius
emarginatum.
Antennæ sat tenues, thorace paulo iongiores, articulis tribus primis
cum summa quarti basi lævibus, glabris, tertio conico, cæteris
elongato-quadratis evidenter breviore.
Pedes femoribus crassis, inflato-ovatis, trochanteribus posticis suba-
cuminafis, tibiis omnibus, imprimis vero intermediis in mare
incurvis, canaliculatis, anticis postice ante apicem emarginatis
extus apice in digitum productis, intermediis subtiliter extus cre-
nulatis, calcaribus fortibus armatis; tarsis elongatis, sat graci-
libus supra glabris nec sulcatis, subconicis vel subcordatis, quarto
apice subemarginato, ultimo longiusculo; anterioribus quatuor
maris modice dilatatis, magis cordatis, latitudine longioribus ;
subtus primi apice, secundo tertio quartoque minus dense spon-
giosis, (feminam non vidi).
Unguiculi omnes dense serrati.
Habitus fere Orthogonii senegalensis ; prosterni apex marginatus.
CϾtera ut in Orthogonio.
C’est évidemment une forme qui fait la transition des Orthogonius
aux Glyptus ; elle ressemble tellement aux premiers, que Dejean l'y
avait réunie. Les antennes, les palpes, le menton et la conformation
cénérale des cuisses et des jambes, à part leur forte courbure, et les ‘
mandibules sont à peu près comme dans l’Actenoncus, mais la forme
des paraglosses, l’absence de crochets aux mâchoires, l'épaisseur des
cuisses et la forme des tarses, rappellent les Glyptus.
A. curvipes. Dejean. — Orthogonius curvipes Dejean. Spéc. gén.
des Col. V. p. 397; Iconogr. des Col. d’Eur. I, pl. 19, fig. 1.
Long. 19 mill. D'un noir obscur peu brillant surtout en dessus,
côté du labre ferrugineux, vestiture des jambes et des tarses brune.
ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES ORTHOGONIENS. 129
Tête tout à fait comme dans l’O. senegalensis, front moins fortement
ponctué, base du vertex le long du corselet lisse, épistôme presque
lisse, yeux un peu moins saillants, également libres derrière. Cor-
selet un peu moins large, mais tout aussi court et aussi transversal,
moins rétréci dans sa partie antérieure, le bord antérieur un peu
plus échancré, les angles et la partie antérieure des côtés très-arron-
dis, la partie postérieure de ceux-ci l’est un peu moins, les angles de
la base sont un peu obtus et leur sommet est assez arrondi, la base est
coupée carrément et légèrement bisinuée ; le disque est un peu moins
convexe, presque lisse sur le milieu, pointillé et subrugueux vers les
côtés qui sont plus largement déprimés et bien plus relevés, tout
aussi rugueux que les côtés du disque et le bord antérieur jusqu’à
l’impression transversale qui est un peu moins marquée ; celle posté-
rieure plus rapprochée de la base, la ligne médiane bien marquée,
mais très-raccourcie à ses extrémités. Z/ytres un peu allongées, plus
étroites et encore plus parallèles, l’extrémité moins obtusément
arrondie, le sommet de l’angle sutural droit, nullement arrondi; le
dessus un peu plus convexe, strié à peu près de même, mais les stries
ne sont pas arquées en dedans à leur base, à l’exception de la 5°, qui
l’est un peu, l’ourlet basal ne va que depuis l’épaule jusqu’à la qua-
trième strie, les intervalles sont un peu plus convexes, finement mais
peu densément pointillés, le premier étroit et lisse, le septième un
peu plus étroit que les autres antérieurement, mais nullement relevé
en carène, les points ocellés sur le neuvième sont extrêmement petits
et forment une rangée continue ; sur le troisième on aperçoit à peine
non loin de l’extrémité, un point un peu plus fort que les autres sur
le milieu de sa largeur, le bord postérieur est un peu moins déprimé.
Le dessous du corps est lisse, les côtés du prosternum et du mésos-
ternum sont légèrement ponctués, les épisternes du métasternum le
sont davantage. Le bord postérieur de l’anus n’est point échancré, et
d’ailleurs conformé comme dans les Orthogonius. Pattes passablement
longues.
Je ne connais que l'individu trouvé par Dumolin au Sénégal, qui
faisait partie de la collection Dejean.
TABLE DES GENRES ET DES ESPÈCES.
ACTENONCOUS TER ER cat. 126
ATOS ne ele relate I »
ANONCOPEUGUS MSN EN SLR 128
CORVIDES AN MES NT le ON »
A PSECTRA (sous genre). . . . . . .. 99
HAPLOPISTHIUS (sous genre). . . .. 101
HEXAGA ANUS E CMP NERO E 124
Jatera lisa en ete Ne LAS Re 425
ORTHOGONIUS EMEA EE 98
ACTOSONUS MT RUN ee ee 104
AalETTANS ANR MN TC MR ET 102
aNSUSÉCONIS UE TARN ENMNNELE 122
ANCUSIUS NAN Ed Encle TR e CU ed 114
BaCONI A ET ee alieue done Re ele cie 109
HreVITHOTAR MERE NE TM AN 118
brunnilabris M. Léay +... 1.1.0. 10%
Buqueti ANT RENTE INT 119
ON) OURS NAME MES COR ER APE 118
CADÉCINUS Eee Re Me tte 119
Car Ke MUR AN ER EN RME ROC 120
CHASSICTUS Ne Pete Ie Ice he Le 105
CRENAICEUS eee TEE CE De 113
ChuTAlIS PLIZEYS (NOTE) ENONCE 120
HOlBIHS NEA MEME ÉMIS MEN 113
Doriæ Putzeys'(note),. 1..." 10%
duplicata{Apsectra) Schm.-G. . . . . . 99
duplicaius Dej AMEN MOMENT 412
duplicatus Wied.\ 1. 4%... . 0 102
feMOTANS ES METEN NE PA MERE EN re 411
femOraUS Me En MENT NE 122
ER Lo à NO ONE ee VO Re MENT AE 108
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COMPTES-RENDUS DES SÉANCES
DE LA
SOCIÈTE ENTOMOLOGIQUE
DE BELGIQUE
PUBLIÉS PAR LE CONSEIL D'ADMINISTRATION EN EXÉCUTION
D'UNE DÉCISION PRISE LE 28 SEPTEMBRE 1866 ET RATIFIÉE PAR L'ASSEMBLÉE MENSUELLE
DANS SA SÉANCE DU 6 OCTOBRE SUIVANT.
Assemblée mensuelle du $ octobre 18 70.
PRÉSIDENCE DE M. CAPRONNIER.
La séance est ouverte à 8 heures.
M. P. Maassen, d’Elberfeld, assiste à la séance.
Le procès-verbal de la dernière assemblée est approuvé.
Le président fait connaître que le Conseil d’administration s’est
constitué, pour l’année sociale 1870-1871, de la manière suivante :
Président, MM. CaProNxXIER.
* Vice-président, Vax VOLxEM.
Trésorier, FoLoGxeE.
Secrétaire, DE Borre.
Membres, DuroxT, RosART et WEINMANX.
La Société Impériale zoologique et botanique de Vienne accuse
réception des Annales de la Société entomologique, inclus le tome X.
Le secrétaire a reçu pour la bibliothèque de la Société les ouvrages
suivants : |
1° Verhandlungen der kaixerlich-küniglichen zoologisch-botanischen
Gesellschaft in Wien, année 1869, vol. 19, in-8°, avec pl.
(Don de cette Société, échange avec nos Annales.)
2° Carz Hasskars. Commelinaceæ indicæ, inprimis archipelagi
indici, etc., 1 vol. in-8°.
; (Don de l'auteur.)
3° vON FRAUENFELD. Beiträge zur Fauna der Nicobaren, in-8°.
4° — Ueber den Artnamen von APHANAPTERYX, in-8°.
5° — Zoologische miscellen, in-8°.
6° — Ueber einige Pflanzenverwüster des jahres 1869, in-8°.
T° — Vorlaüfige Mittheilung betreffend die Arbeit über die familie der
Psyllen, in-8";
(Dons de l'auteur.)
8° Bulletin de l'Académie royale des sciences, des lettres et beaux-
arts de Belgique, 39° année, 2° série, tome XXX, in-8°.
(Échange avec nos Annales.)
M. Maassen fait connaître qu'ayant autrefois habité Aïx-la-Cha-
pelle, il a souvent chassé dans les Hautes-Fanges sur le territoire
belge, et qu'il ya pris : Colias Palaeno, L., Arginnis Aphirape, Hb.,
et À. Pales, $. V. var Arsilache; cette dernière, qu'il a prise en
grande quantité, n’avait pas encore été indiquée en Belgique.
M, de Borre fait la communication suivante :
Notre collègue, M. J. Purves, m’a remis, pour le soumettre à la
Société, un Gordius aquaticus, de plus de cinq centimètres de long,
sorti du corps d’une Nebria brevicollis, prise par lui à Roumont, près
Bastogne.
Il à pris, dans la même localité, un exemplaire du Carabus auro-
nitens, espèce rare pour les parties orientales de la Belgique, et éga-
lement un exemplaire de l’Emus hirtus.
M. Weinmann fait la communication suivante :
Notre collègue, M. Dufour, m’ayant soumis le produit d’une chasse
à la miellée, qu'il a faite dans les premiers jours du mois de sep-
tembre dernier, à Rochefort, il s’y trouve deux noctuelles qui me
paraissent nouvelles pour notre faune; ce sont : Agrotis Obelisca,
S. V. et Hadena Satura, $. V. Il s’y trouve également un exemplaire
de l’Agroiis glareosa, Esp. Pour une seule chasse, il est difficile
d’avoir la main plus heureuse. |
M. Dufour a également repris aux environs de Dinant l’espèce
nouvelle qui y avait été prise par M. Breyer, et qui me paraît être
Hadena furva, $. V,
M. de Borre informe la Société que M. H. Nyst, membre de l’Aca-
démie de Belgique, lui à manifesté le désir d'obtenir, par voie
d'échange, le vr° volume de Boston journal of Natural history, que la
bibliothèque de la Société possède en double.
L'Assemblée décide qu’en considération des dons importants d’ou-
vrages entomologiques faits à la Société par M. Nyst, il y a lieu de
lui faire don du volume précité.
M. Van Volxem annonce qu'il à pris, il y a quelques jours, Gyri-
nus bicolor à Heyst, dans un fossé d’eau saumâtre.
La séance est levée à 8 3/4 heures.
ll
Assemblée mensuelle du 5 novembre 1870.
PRÉSIDENCE DE M. CAPRONNIER.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de la séance précédente est adopté.
Il est donné lecture d’une lettre de M. H. Nyst, remerciant la
Société du don qu’elle lui a fait du volume VI de Boston journal of
natural history. Cette lettre était accompagnée des ouvrages sui-
vants, destinés à la bibliothèque de la Société :
1° Fourcroy. Entomologia parisiensis, sive catalogus insectorum
quæ in agro Parisiensi reperiuntur. Paris, 1785, 1 vol. in-18, relié.
2° H. Nysr. Notice sur deux coquilles colombiennes, du genre Buli-
mus. In-8° avec planche.
3° — Notice sur quelques Bulimus nouveaux ou peu connus, broch.
in-8° avec 4 pl.
4° — Notice sur deux coquilles nouvelles du genre Crassatelle, etc.,
in-8° avec pl.
D° — Description succincte d'un nouveau mollusque marin des rives
de l’Escaut, br. in-8°.
6° — Notice sur une coquille du genre Cyrene, extraite du puits arté-
sien d'Ostende, br. in-8°.
7° — Rapport sur la découverte d’ossements fossiles faite à Saint-
Nicolas en 1859, br. in-8°.
8° — Sur une découverte d'ossements fossiles (Notice de M. le D'
Scohy), br. in-8°.
9 — Sur des ossements fossiles trouvés dans les environs de Saint-
Nicolas {Communication de M. le D' Van Ramdonck), br. in-8°.
10° — Notice sur quelques recherches paléontologiques faites aux
environs d'Anvers, br. in-8°.
11° — Notice sur un nouveau gîte de fossiles se rapportant aux
espèces faluniennes du midi de l'Europe, découvert à Edeghem, près
d'Anvers. br. in-8° avec pl.
12° — Descriptions succinctes de dix espèces nouvelles de coquilles
fossiles du Crag noir des environs d'Anvers, suivies d'une note sur un
gisement à Echinodermes, Bryoxoaires et Foraminifères, br. in-8°
avec pl.
13° — Rapport sur la description de deux coupes faites à travers les
couches des systèmes scaldisien et diestien, ainsi que les couches supé-
rieures près de la ville d'Anvers, par M. le capitaine Dejardin, br. in-8°.
14° — Sur un travail de M. le professeur Aug.-Em. Reuss, de Pra-
que, intitulé : Die Foraminiferen des Crag von Antwerpen, br. in-8°.
15° — Notice sur une nouvelle espèce de Pecten, et observations sur
le Pecten Duwelsii, br. in-8°.
IV
16° Nysr et Le Hox. Descriptions succinctes de quelques nouvelles
espèces animales et végétales fossiles, des terrains tertiaires éocènes des
environs de Bruxelles, br. in-8°,
L'assemblée vote des remercîments à M. Nyst.
Le Président informe la Société des difficultés qui retardent l’achè-
vement du tome XIII des Annales, l’investissement de Paris mettant
obstacle à la correction des épreuves du mémoire de M. de Marseul.
M. de Sélys-Longchamps fait la communication verbale sui-
vante :
« Je viens de terminer le manuscrit du Synopsis DES CORDUIINES,
» destiné à l’Académie des sciences de Belgique, qui à publié précé-
» demment ceux des Gomphines, Caloptérygines et de la plus grande
» partie des Agrionines; de sorte que, pour compléter un Synopsis
» GÉNÉRAL DES ODONATES, les Libellulines et les Æschnines resteront
» à publier.
» Le nombre des espèces de Cordulines, que je connais, est d’en-
» viron 75, que je répartis en 11 genres et sous-genres, d’après les
» caractères tirés de la réticulation des aïles, dont plusieurs n’ont
» pas été employés jusqu'ici; de sorte que, bien que j'aie adopté,
» pour les genres déjà décrits, les noms proposés, la distribution
» des espèces entre ces différents groupes n’est pas la même que
» celle qui se trouve dans les travaux publiés.
» Aujourd'hui je fais connaître à la Société les caractères prin-
» cipaux des différentes coupes, extraits d’un tableau synoptique : »
Sous-famille des GCORDULINES, Sélys (1).
Elle se distingue des Libellulines parce que les yeux, vers les
tempes, présentent un petit prolongement sinueux, et que, chez les
mâles, le bord anal des ailes inférieures est presque toujours excavé
et présente, en tous cas, une réticulation différente de celui des
femelles.
Dans le sexe mâle, le second segment de l’abdomen offre des oreil-
lettes plus ou moins distinctes, et les tibias antérieurs sont bordés
d’une petite lamelle latérale.
Le bord anal et les oreillettes rappellent ainsi, chez les mâles, ce
qui se voit chez les Gomphines et chez la plupart des Æschnines.
1e Légion. — CORDULIA, Leach.
Espace hypertrigonal libre. Secteurs de l’arculus naissant séparés
(excepté aux ailes inférieures des Gomphomacromia).
(4) Synonymie : Corduliu, Leach. — Chlorosoma et Epitheca, Charpentier. — Epophthalmia,
Burmeister.
1° Division. — TRIGONALES.
Triangle discoïdal régulier, à côté supérieur droit. Membranule
grande.
Genre I. — CorpuzrA, Leach (pars) Sélys.
Pas de triangle interne aux ailes inférieures.
1® Sous-genre : Hemicordulia, Sélys.
Le bord anal des ailes inférieures du mâle arrondi, non excavé,
sans nervule transverse dans le triangle adossé à la membranule.
Oreillettes oblitérées.
Patrie : Océanie (et Madagascar ?)
Type : Cordulia Australiæ, Rambur.
2 Sous-genre : Cordulia, Leach (pars) Sélys.—(Tetragoneura, Sélys).
Le bord anal des ailes inférieures des mâles excavé avec une
nervule transverse dans le triangle adossé à la membranule. Oreil-
lettes distinctes.
Patrie : Europe, Océanie, Amérique.
Type : Libellula ænea, L.
Genre II. — Eprraeca, Charp. (pars). Sélys. — CHLoRosoMA
(pars) Charp.
Un triangle interne aux quatre ailes.
1® Sous-genre : Epitheca, Charp. (pars) Sélys. — Chlorosoma
(pars) Charp.
Triangle interne des ailes supérieures de 3 cellules. Le discoïdal
des mêmes aïles un peu aigu inférieurement, de 2-3 cellules ; celui
des inférieures variable, un peu allongé.
Patrie : Europe, Asie, Océanie, Amérique.
Types : Libellula bimaculata, Charp. et Libellula metallica, Van-
derlinden.
2° Sous-genre : Oxygastra, Sélys. — Cordulia (pars) Auct.
Tous les triangles libres. Le discoïdal des supérieures à côtés
presque égaux; celui des inférieures court. Secteurs de l’arculus
naissant séparés aux quatre ailes. Le 10° segment abdominal des
mâles prolongé en une pointe longue penchée en bas.
Patrie : Europe méridionale occidentale.
Type : Cordulia Curtisii, Dale.
3° Sous-genre : Gomphomacromia, Brauer, Sélys.
Tous les triangles libres. Le discoïdal des supérieures à côtés
VI
presque égaux. Celui des inférieures court. Secteurs de l’arculus un
peu soudés à la base, surtout aux inférieures. Le 10° segment des
mâles non prolongé.
Patrie : Amérique méridionale.
Type : Gomphomacromia paradoxa, Braucr.
2° Division. — TETRAGONALES.
Triangle discoïdal des ailes supérieures à côté supérieur brisé.
Membranule nulle.
Genre III. — CorpuzernyA, Sélys.
Tous les triangles libres, Un seul rang de cellules postrigonales.
Bord anal des ailes inférieures non excavé, droit, sans nervule
transverse dans le triangle anal.
Patrie : Nouvelle-Hollande.
Type : Cordulephya pygmeæa, Sélys.
2° Légion. — EPOPHTHALMIA, Burm. (pars) Sélys.
Espace postrigonal traversé ou réticulé. Secteurs de l’arculus un
peu réunis à leur naissance.
1'° Division. — TETRAGONALES.
Triangle discoïdal des ailes supérieures à côté supérieur brisé.
Membranule petite.
Genre IV. — Inroxyx, Sélys. — EPoPHTHALMIA (pars) Burm.
Tous les triangles libres. Un seul rang de cellules postrigonales.
Onglets des tarses à divisions égales.
Patrie : Malaisie.
Type : Idionyx Yolanda, Sélys.
2e Division. — TRIGONALES.
Triangle discoïdal régulier, à côté supérieur droit. Membranule
grande.
1'° Sous-division. — NERVULIBASES.
Espace basilaire réticulé.
Genre V. — SyxTHEMIS, Sélys. — EPOPHTHALMIA (pars) Burm.
Espaces médian et basilaire réticulés. Triangles variables, tra-
versés ou non. Onglets des tarses à division inférieure plus courte.
Patrie : Océanie.
Type : Epophthalmia eustalacta, Burm.
VII
2° Sous-division. — VACUIBASES.
Espace basilaire libre.
Genre VI. — EropHTHALMIA, Burm. (pars) Sélys.
Espace médian réticulé aux quatre ailes. L’arculus placé beaucoup
avant le côté interne du triangle discoïdal des ailes inférieures.
Onglets des tarses à divisions égales.
1 Sous-genre : Epophthalmia, Burm. (pars) Sélys. — Macromia,
(pars) Rambur.
Triangles des ailes supérieures traversés; le discoïdal des mêmes
ailes un peu aigu vers le bas.
Patrie : Amérique septentrionale, Asie et Malaisie.
Types : Macromia tæniolata, Ramb. et Epophthalmia vittata, Burm.
2° Sous-genre : Macromia, Ramb. (pars) Sélys. — Didymops, Ramb.
Epophthalmia, (pars) Burm.
Tous les triangles libres; le discoïdal des supérieures assez large.
Patrie : Europe méridionale occidentale, Afrique, Asie, Malaisie,
Amérique méridionale.
Types : Cordulia splendens, Pictet. — Libellula transversa, Say.
Genre VII. — ÆscanosomaA, Bates MSS. Sélys.
Espace médian réticulé aux ailes supérieures, libre aux infé-
rieures, Le côté interne du triangle discoïdal des aïles inférieures
dans le prolongement de l’arculus. Triangles discoïdaux des quatre
ailes, et l’interne des supérieures traversés. Onglets des tarses à
division inférieure très-courte.
Patrie : Amérique méridionale tropicale.
Type : Æschnosoma elegans, Bates, MSS.
. M. de Sélys signale, d’après l’Entomologists monthly Magazine, un
grand nombre de captures du Deilephila lhvornica Esp. (lineata Fab.),
faites cette année, de mai en juillet, dans une foule de localités de
l’Angleterre. Il pense que les mœurs de cette espèce doivent être
essentiellement voyageuses, comme celles de Celerio F,. et Nerii L. Il
demande si aucun exemplaire n’en à été pris cette année en Belgique.
Son existence comme espèce belge, fait remarquer M. de Sélys, n’est
basée que sur une seule capture authentique, faite à Huy.
La séance est levée à 9 heures.
VII
Assemblée mensuelle du 3 décembre 1870.
PRÉSIDENCE DE M. CAPRONNIER.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de la séance précédente est adopté.
M. C. Fontaine se fait excuser de ne pouvoir assister à la séance.
Il est donné lecture d’une lettre de la Société entomologique de
St-Pétersbourg donnant une adresse pour l’expédition des volumes
qui lui sont destinés, et faisant connaître qu’elle n’a reçu que les trois
premiers volumes des Annales de la Société entomologique de
Belgique. Le secrétaire fait connaître qu’il s’est empressé d’envoyer
les autres volumes par la voie indiquée, en priant la Société entomo-
logique de St-Pétersbourg de vouloir bien nous compléter la série de
ses publications.
Depuis la derni’re séance, les ouvrages suivants ont été reçus
pour la bibliothèque de la Société :
1° Publications de l’Institut Royal Grand-Ducal de Luxembourg, sec-
tion des sciences naturelles et mathématiques (ci-devant Société des
sciences naturelles\. Tome XI. Années 1869 et 1870, 1 vol. m-8°.
(Echange avec nos Annales.)
2° Bulletino della Societa entomologica italiana. Anno 2°, Tri-
mestre [IT (2 exemplaires). Firenze, 1870, 2 broch. in-8°.
(Echange avec nos Annales.)
3° The Transactions of the Entomological Society of London, for the
year 1870, Parts L IL et IT. 3 broch. in-8° avec 5 pl.
(Echange avec nos Annales.)
4 Ta. Lecomre. Mollusques terrestres et fluviatiles rencontrés dans
l’île de Wight pendant l'été de 1869. 1 broch. in-8°.
5° Brusixa. Monographie des Campylæa de la Dalmatie et de la
Croatie, traduit de l'italien par Tu. Lecomre. 1 br. in-8°.
(Dons de M. Th. Lecomte.)
L'assemblée vote des remerciments à M. Lecomte.
M. Weinmann prend la parole en ces termes : J’ai l’honneur de
présenter à la Société un lépidoptère nouveau pour la faune belge;
c’est Xanthia ocellaris Bkh, prise à Dinant, en septembre, par notre
collègue, M. G. Barbieux.
M. Weyers donne lecture, au nom de M. Putzeys, de la note sui-
vante :
Amara indivisa. nov. sp.
On sait que Zimmermann a établi son genre Acrodon sur une
Amara (brunnea GyIl.) dont le caractère principal est de porter, au
centre du menton, une dent simple, aiguë, nullement creusée ou
IX
divisée. Le même caractère se rencontre chez l’A. crenata Dej.
(Leiocnemis), et chez l’A. simplicidens Mor. (Bradytus). Il ne peut
donc, à lui seul, justifier une séparation générique, mais sa fixité,
dans les espèces chez lesquelles 1l se présente, lui donne une assez
grande importance spécifique.
Indépendamment d’une dent simple dans l’échancrure du menton,
l'A. brunnea se distingue fort bien de l’espèce la plus voisine
(A. rufocincta), par sa taille plus petite, sa convexité plus forte, son
corselet plus large, surtout antérieurement et dont les côtés sont
régulièrement arqués dans toute leur étendue, les angles antérieurs
plus grands et plus avancés, ceux de la base très-obtus et presque
arrondis, la fossette basale externe moins distincte et plus ponctuée,
les stries des élytres munies de points plus forts, l’absence du gros
point pilifère à la base de la strie préscutellaire.
Au mois de mai dernier (1), M. Tennstedt a trouvé à Diest, sur les
glacis de la forteresse, un individu G' d’une Amara qui, participant
de la brunnea et de la rufocincta, est cependant bien distincte de
l’une et de l’autre. La dent du menton est conformée comme chez la
brunnea: l’insecte est de même taille, mais un peu plus large; les
antennes sont un peu plus épaisses, les yeux plus saillants ; le corselet
est aussi convexe, tout aussi arrondi sur les côtés antérieurs qui
sont encore moins rétrécis, mais avec les côtés presque droits dans
leur moitié inférieure; les angles antérieurs sont encore moins
avancés, ceux de la base sont droits ; le milieu de la base est moins
échancré; la fossette basale externe est large et profonde comme
chez l'A. rufocincta; les élytres sont un peu moins convexes, plus
larges vers leur base; la strie préscutellaire porte un gros point pili-
fère qui manque chez l’A. brunnea.
Les différences avec l'A. rufocincta sont encore plus saillantes :
taille plus petite; dent du menton simple; corselet plus convexe,
beaucoup plus large antérieurement, plus arrondi sur les côtés ; base
des élytres plus fortement ponctuée.
L’A. brunnea n’a point encore été trouvée en Belgique ni dans les
pays adjacents ; elle appartient à des régions plus boréales et aux
pays alpins. L’A. rufocincta est, au contraire, assez répandue chez
nous et, bien qu’elle n’ait point encore été rencontrée à Diest, elle
doit s’y trouver, puisqu'elle existe à Beverloo et à Hasselt.
Ce n’est pas sans grande hésitation que je propose l’admission
d’une nouvelle espèce d’Amara dans la Faune de l’Europe centrale,
qui à été si bien étudiée, je dirai même épluchée. Mon but, en usant
en ce moment de la publicité du Bulletin de la Société entomologique,
(1) Le 48 août, il a retrouvé au même endroit un individu (femelle) d'un brun plus clair
que le premier.
b
X
est surtout d'engager nos collègues à examiner de près les Celia de
leurs collections et à vérifier s’il ne s’en trouve pas qui présentent
les caractères que je viens de signaler.
M. de Borre lit la note suivante :
DESCRIPTION D’UNE NOUVELLE ESPÈCE DU GENRE
HYPHYDRUS.
HyYPHYDRUS LUGUBRIS. Ovatus, brevis, crassus, convexiusculus,
thorace fortiter, elytris leviter punctatis (Q), nigro-piceus, obsolete
sanguineo-maculatus.
Ovale, court, ayant la même épaisseur et la même convexité assez
médiocre que H. ovatus. Entièrement d’un noir très foncé et un peu
luisant, avec une vague tache humérale rouge sombre sur chaque
élytre ; quelques teintes de la même nuance se montrent au sommet
de l’élytre en dehors.
Devant de la tête très-aplati, plus long et moins large que chez
notre 11. ovatus, rebordé circulairement en avant d’un œil à l’autre,
finement, mais irrégulièrement ponctué, avec une petite fossette de
chaque côté. Antennes et palpes un peu rougeûtres.
Corselet environ 2 1/2 fois aussi large que long, échancré en avant,
rebordé sur les côtés ; sa base s’avançant au milieu entre les élytres
en formant un angle obtus. Les angles antérieurs assez saillants,
les postérieurs droits. Il est fortement et rugueusement ponctué sur
toute sa surface; la ponctuation est un peu moins grossière sur le
disque, des deux côtés ; quelques strioles longitudinales parallèles
assez apparentes au milieu de la base.
Élytres à ponctuation faible et inégale (©); une ligne longitudi-
nale formée de points plus forts, sur le disque, n’atteignant pas tout-
à-fait la base et cessant postérieurement aux 5/4 de chaque élytre.
Une autre ligne semblable, mais beaucoup moins marquée, longeant
la suture de chaque côté.
Dessous du corps et pattes aussi d’un noir de poix faiblement bril-
lant. Poitrine et abdomen à ponctuation fine et inégale. Les tibias
postérieurs terminés par une longue épine rougeâtre, ainsi que
l'extrémité des poils qui forment la frange des tarses natatoires de
la même paire.
Longueur : 4 1/2 mill. ; larg. 3 m.
Du Sinaï. Une femelle. Collection Crotch, à Cambridge.
M. de la Fontaine fait observer qu’il serait bon que les nouvelles
espèces décrites fussent présentées à la Société en même temps que
les descriptions.
M. Dupont fait connaître l’insuccès des recherches faites cette
XI
année par ses ordres dans les cavernes des bords de la Meuse pour
y découvrir des insectes anophthalmes.
M. Colbeau rappelle la découverte qu’il a faite au fond de la grotte
de Remouchamps, en compagnie de M. Weyers, de quelques Arachni-
des, qui ont été envoyées à notre collègue, M. Eug. Simon, à Paris.
M. Simon avait auparavant infructueusement exploré cette même
grotte, ainsi qu'il est constaté dans son Histoire des Aranéides.
M. Simon n’a pas fait connaître quel a été le résultat de l’examen
des exemplaires recueillis par M. Colbeau.
M. Weyers menuonne les résultats négatifs des recherches faites
autrefois dans les cavernes de la Belgique, par M. de Saulcy, très-
versé dans la chasse des insectes latébricoles.
M. Colbeau insiste sur la nécessité de ne pas abandonner encore
cette question, et de faire de nouvelles et consciencieuses explora-
tions, pour savoir à quoi s’en tenir sur la faune entomologique
souterraine de la Belgique.
Tous les membres présents adhèrent à cette conclusion.
La séance est levée à neuf heures.
Assemblée meusuelle du 7 janvier 1871.
PRÉSIDENCE DE M. FoLoGxe.
Présents : MM. Barbieux, Breyer, Colbeau, De Keyn, J. de la Fon-
taine, Dufour, Fontaine, Lecomte, Mors, Sandoz, de Sélys, de Thy-
sebaert, Weinmann, Weyers et Preudhomme de Borre, secrétaire.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de la séance précédente est adopté.
MM. Capronnier, président, et Van Volxem, vice-président, font
excuser leur absence.
Il est donné lecture d’une léttre de M. Mac Lachlan, membre de
la Société, l’un des rédacteurs de l’Æntomologists Monthly Magazine,
accompagnant l’envoi de plusieurs numéros de cette Revue, et pro-
posant un échange de publications.
La Société décide que les Annales, à partir de tome XIII, seront
envoyées à la rédaction de l’Æxtomologist's Monthly Magazine. Vu le
caractère d'actualité de cette publication, elle d'cide aussi de lui
adresser les comptes-rendus chaque mois.
Depuis la dernière séance, les ouvrages suivants ont été reçus
pour la bibliothèque de la Société :
1° The Entomologists Monthly Magazine n° 73 à 80. Juin 1870 à
janvier 1871; 8 brochures in-8°.
(Don de la Direction de cette Revue; Échange avec nos Annales).
XI
20 Danrer. Notice sur quelques condiments chinois fournis par la
famille des Xanlhozylacées, traduit par À. PREUDHOMME DE BOoRRE. —
Gand, 1870, 1 broch. in-8°.
(Don de M. Preudhomme de Borre).
3° Sepps Nederlandsche Insecten. Toeede Serie. Tiveede Deel-
n° 39-40, 41-49, 43-46, 47-50. — Derde Deel. n° 1-2, — La Haye
1869-70, 5 broch. in-4°, avec 16 pl.
(Don de M. Snellen van Vollenhoven).
4° Bulletin de la Fédération des Sociétés d'Horticulture de Belgique.
— Année 1869. — Gand, 1870, 1 vol. in-8°.
(Échange avec nos Annales).
5° Hore Societatis entomologice rossice. T. VII, n°* 2 et 3, T. VIII,
n° 1. — Pétershbourg, 1869-70. 2 broch. in-8°, avec 1 planche.
(Echange avec nos Annales).
\
M. de Borre présente, au nom de M. Maassen, d’Elberfeld, pour la
collection de la Société, trois exemplaires de Colias Palaeno L., cinq
exemplaires de Arginnis Aphirape Hb., et quatre de À. Pales $. V.
var. Arsilache, tous pris par ce savant lépidoptériste sur le territoire
belge, à la Maison Hestreux (Hertogenwald).
M. Fologne dépose aussi pour les collections de la Société un cer-
tain nombre de Notiophilus de Belgique, déterminés par M. Putzeys.
Des remerciments sont votés aux donateurs.
En exécution d’une décision du Conseil d'administration, le Prési-
dent fait la communication suivante :
« La commission des collections ayant décidé que les insectes
d'Algérie reçus de M. Laborie (Voir le compte-rendu de la séance du
4 juin 1870), ainsi que les envois que la Société pourrait recevoir
sans mention particulière, tombent sous l’application de l’article 4
de la convention du 27 septembre 1868, le Conseil a été d’avis que
cette collection doit être confiée immédiatement au Musée, pour en
éviter la destruction. »
« La Commission considère les mots : restera distincte, de l’article
premier de la convention susdite, comme pouvant s’interpréter par
un signe distinctif porté par chaque exemplaire placé au milieu d’au-
tres n’appartenant pas à la Société. »
Cette communication soulève une discussion à laquelle un grand
nombre de membres prennent part.
Sur la proposition de M. Colbeau, l’assemblée décide que le texte
de la convention conclue avec le Musée d'histoire naturelle sera
imprimé et distribué aux membres avec le compte rendu de la séance
de ce jour.
La discussion est close par l’ordre du jour, voté sur la proposition
de M. Colbeau.
Le secrétaire rend compte de l’avancement des Annales et annonce
que l’impression du tome XIIT est près d’être terminée, les épreuves
XIII
du mémoire de M. de Marseul ayant été corrigées par ses soins, en
vertu d’une décision du Conseil.
M. Breyer informe la Société de la publication d’une nouvelle
édition du Catalogue des Lépidoptères de Staudinger et Wocke,
impatiemment attendue.
M. de Borre donne lecture de la note suivante :
DESCRIPTION
D'UNE ESPÈCE NOUVELLE DU GENRE HYDROPORUS.
Hyprororus CrRorToHI. — Ovatus, nigro-piceus ; capile immaculato ;
thorace rugoso-punctato; elytris levibus, maculis lineolisque rufescentibus,
praesertim basi, ornatis, apice valde truncatis atque hidenticulatis.
Tête courte, entièrement noire, avec le milieu du front un peu
saillant, ce qui résulte, en partie, de l’existence, sur chacun de ses
côtés vers les yeux, d’une fossette très-marquée et très-rugueuse.
Corselet noir, large et court, très-finement rebordé sur les côtés ;
angles antérieurs un peu saillants, les postérieurs à peu près droits,
la saillie antéscutellaire médiocrement prononcée, avec un sommet
très-arrondi ; toute la surface rugueusement ponctuée, mais surtout
en avant et en arrière, où les points confluent presque en petites
strioles.
Élytres noires, avec des dessins rougeûtre-foncé mal limités et
peu apparents. Ces dessins consistent en une tache humérale, une
seconde tache latérale, au tiers environ de l’élytre, réunie par un
liseré rougeâtre à la tache humérale, une tache postérieure allongée,
ne touchant pas le bord des élytres, et qui paraît résulter de la réu-
nion plus ou moins complète, suivant les exemplaires, de deux taches
linéaires, parallèles au bord postérieur de l’élytre, et confondues au
moins à leurs deux extrémités ; puis, sur le disque de chaque élytre,
deux raies longitudinales se confondant en une petite tache à leur
naissance, à la base de l’élytre, puis se séparant, et cessant vers le
tiers de la longueur; enfin, toujours à la base, et presque contre la
suture, une tache assez petite, légèrement bilobée en arrière, ce qui
me fait supposer que, dans les individus où la maculation atteint son
maximum, il en émane aussi deux raies rougeâtres longitudinales
plus ou moins marquées. Quant à la ponctuation, elle se réduit à
une strie de points le long de la suture, et une autre peu apparente
sur le disque, en dehors de laquelle se voit un léger vestige de côte.
Le repli épipleural est un peu rougeàtre. En arrière, chaque élytre
est très fortement tronquée, et les deux extrémités de cette tronca-
XIV
ture curviligne forment deux petites dents, l’externe assez marquée
et plus forte que la suturale,
Le dessous du corps est noir, ainsi que les pattes.
Long. 6 ; larg. 3,5 mil].
Du Sinaï. J’ai pu étudier quatre exemplaires de cette espèce, qui
m’ontété communiqués par notre collègue, M. Crotch,de Cambridge,
qui a bien voulu me permettre d’en conserver un pour la collection
du Musée Royal de Belgique. Je me permets de lui témoigner ma
gratitude en lui dédiant cette espèce.
Klug (Symbolæ physicæ, Decas quarta, T. XXIIL, fig. 10) a décrit
et figuré une espèce d’Hydroporus du Mont Sinaï, H. insignis, qui est
très-voisine en réalité de celle que je viens de décrire, quoique la
figure ne le ferait pas supposer. Parmi les coléoptères que M. Crotch
m'avait communiqués, se trouvaient trois exemplaires de cette
espèce, qui, bien loin d’avoir la coloration aussi claire et les taches
aussi nettes que celui figuré par Klug, se rapprochaïent, au contraire,
extrèmement, par la coloration noir-foncé à dessins rouges peu ap-
parents, des quatre exemplaires de l’H. Crotchi. Maïs les dessins sont
différents : chez IT, insignis, ils tendent manifestement à former un
ensemble de macules discoïdales et latérales, ou même de fascies
transversales, tandis que chez H. Crotchi, l’ensemble auquel tendent
les dessins, est un composé de raies longitudinales sur le disque et
de macules sur le bord externe. H. insignis a le vertex rouge;
.H. Crotchi a la tête entièrement noire. Il est aussi ur peu plus grand
que J1. insignis. Mais son caractère spécifique le plus marqué con-
siste dans les dents et la troncature terminales de chaque élytre.
Plusieurs autres espèces d’Hydroporus présentent également un den-
ticule apical aux élytres, l’H. insignis Klug en offre même un léger
vestige, tout comme notre H. depressus Fab, d'Europe, mais aucune”
espèce à moi connue n’a l’élytre aussi fortement tronquée et des
dents aussi fortes, ce qui tient en partie à la forme curviligne de la
troncature.
M. de Borre fait encore la communication suivante :
Les professeurs de l’école normale primaire et pensionnat de
Jarlsbourg, près Paliseul (Luxembourg), m'ont envoyé, par suite
d’un arrangement que j'ai fait avec eux pour le Musée royal, un
très grand nombre d'insectes recueillis par eux l’année dernière, et
que je suis maintenant occupé à déterminer, pour leur former une
collection. L'ensemble de ces récoltes sera sans doute très intéres-
sant à connaître, comme matériaux d’une faune locale. En atten-
dant, voici quelques espèces que je crois devoir vous signaler :
1° Un exemplaire de Hister neglectus Germar, espèce rare, voisine
XV
de H. carbonarius, et que M. Mathieu ne cite que comme très dou-
teuse pour la Belgique, réserve peu habituelle chez lui.
2% Un exemplaire de Pygidia denticollis Schummel (Rhagonycha
Redtenbacheri Maerkel). Les Pygidia sont un genre de Téléphorides
alpins et subalpins, dont le dernier segment abdominal affecte une
forme anguleuse très remarquable. Cette espèce n’a encore été citée
en Belgique que par feu M. Parys (Annales, t. VI, p.181), qui l’avait
prise à La Roche.
3° Malachius marginellus O1. Trois exemplaires. Cette espèce est
aussi une de celles omises par M. Mathieu et ajoutées au Catalogue
par M. Parys.
4° Harmonia 19-pustulata Fab. Trois exemplaires. Cette espèce
de la famille des Coccinellides ne figure pas dans le catalogue
donné par feu M. Bouillon. C’est une addition remarquable pour
notre faune, car l’espèce est surtout propre à l’Europe méridionale,
quoiqu’on la trouve aussi en Silésie, suivant Zebe (Redtenb. Fn.
Austr., p. 965), et en Suède, si c’est bien l’espèce décrite par Fabri-
CIUS SOUS Ce nom.
M. Weyers met sous les yeux de la Société un exemplaire vivant
d’une espèce du genre Miptus Boïeldieu, pris par lui il y a quelques
jours dans un sucrier. Cette espèce paraît être le N. hololeucus Fal-
derm, non encore signalé en Belgique, mais qui, de même que pres-
que toutes les espèces de Ptinides, est plus ou moins cosmopolite.
M. le D' Breyer informe la Société de la capture aux environs de
Bruxelles d’une Noctuelle nouvelle pour notre faune : Hadena hepa-
tica L. Il la met sous les yeux de l’assemblée.
M. de Borre montre une petite boîte en bois d’acajou, hermétique-
ment fermée sur deux faces par des vitres scellées au mastic, et qui
faisait partie de la collection entomologique formée dans les pre-
mières années du siècle par M. Wellens. Le bois est perforé d’un
trou oblique, par où une larve d’Anthrène a pénétré dans l’intérieur.
Le corps de l’Anthrène mort est dans la boîte avec les débris d’un
coléoptère dévoré par la larve. La larve d’Anthrène a-t-elle perforé
elle-même le trou, ou at-elle profité d’un trou existant avant la
fabrication de la boîte, ou pratiqué par un insecte xylophage ? Cette
question ne peut être résolue d’une manière positive.
M. Lecomte demande que l’on insère dorénavant au compte-
rendu les noms des membres présents à chaque séance.
Cette proposition est mise aux voix et adoptée.
La séance est levée à 9 heures un quart.
XVI
Assemblée mensuelle du A février 18271.
PRÉSIDENCE DE M. CAPRONNIER.
Présents : MM. Colbeau, Dekeyn, Jules de Lafontaine, Dubois,
Dufour, Fologne, Preudhomme de Borre, Roelofs, Rosart, Sauveur,
de Sélys-Longchamps, de Thysebaert, Van Volxem, Weinmann et
Weyers.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de la séance précédente est adopté après l’obser-
vation suivante :
M. de Lafontaine demande, à propos du fait signalé par M. de
Borre, d'insectes dévorés par une larve d’Anthrène, à l’inté-
rieur d’une boite close, qu’il soit mentionné que la supposition que
la larve aurait pu elle-même pratiquer le trou remarqué dans la
planchette, est propre à M. de Borre, et que lui a combattu cette
explication et soutenu celle de la perforation du trou par une larve
de Xylophage.
MM. Fontaine, Lecomte et Vandenbroeck se font excuser de ne
pouvoir assister à la séance.
L'assemblée reçoit communication de la perte qu’elle vient de
faire de l’un des derniers membres qu’elle avait reçus en 1870,
M. l’abbé Eugène Coemans, professeur à l’Université de Louvain et
membre de l’Académie royale de Belgique. La fin prématurée et
presque subite de ce savant botaniste et paléontologiste est une
perte irréparable pour la science nationale.
Il est donné lecture de lettres de la Société des Sciences naturelles
de Styrie, des Sociétés Entomologiques de Russie et des Pays-Bas,
et de la Direction de l’Æntomologists Monthly Magazine, accompa-
gnant l'envoi de leurs publications ou accusant réception de celles
de la Société.
La Société Entomologique de Russie a bien voulu compléter pour
notre bibliothèque la série de ses travaux.
Depuis la dernière séance, les ouvrages suivants ont été reçus
pour la bibliothèque de la Société : |
1° H. Woopwanp. Contributions to British fossil Crustacea. (Extrait
du Geological Magazine, vol. VII, nov. 1870), 1 broch. in-8° avec
jl planche. (Don de l’auteur.)
2 Horæe Societatis entomologicæ rossicæ. — Tomes I, II, IV
(n* let 2, et pages 165 à 180), V (la planche IV), — 2 volumes,
2 brochures et des feuilles détachées in-8°, avec 12 planches.
3° Genres et espèces d'Insectes publiés dans différents ouvrages par
Vicror MorscHouLsKY ; supplément au Tome VI des Hore Societatis
entomologice rossice. — St-Pétersbourg, 1869-70 ; 2 broch. in-8°.
(Dons de la Société Entomologique de Russie ; échange avec nos Annales.)
XVII
4° Mittheilungen des naturwissenschaftlichen Vereines für Steier-
mark. — IT Band, II Heft. — Graz, 1870, 1 vol. in-8°, avec 5 planch.
(Echange avec nos Annales.)
5° Tijdschriflt voor Entomologie, wiltgegeven door de Nederlandsche
Bntomologische Vereeniging. XX°° Serie, V®* Deel, Afleveringen 2-6;
VI‘ Deel, Aflevering 1. — La Haye, TBSp à 1871. — 6 broch. in-8°,
avec 12 planches.
(Échange avec nos Annales.)
5° Dugors (Azpx.). — Zes Lépidoptères de l'Europe, leurs chenilles
et leurs chrysalides, décrits el figurés d'après nature. Livraisons 42, 43
et 44; 3 broch. in-8° avec 9 planches.
(Don de l'auteur.)
1° The Entomologists Monthly Magazine. N° 81. Février 1871,
1 broch. in-8°.
arte avec nos Annales.)
8° Mitlheilungen der Schiveizerischen Entomologischen Gesellschaft.
Vol. III, n° 6. — Schaafhausen, 1870. 1 broch. in-8°.
(Échange avec nos Annales.)
9° BezzyxOK (A.). Les Anomulies chez l'homme et chez les animaux.
Bruxelles, 1870, 1 broch. in-8°.
(Don de l'auteur.)
10° STAINTON. Z’he Entomologists Annual for 1871. — Londres,
1871, 1 vol. in-18, avec 1 planche.
11° SrarxTox. The Natural History of the Tineina. Volumes XI et
XII. Londres, 1870, 2 vol. in-8° avec 16 planches.
(Dons de l’auteur.)
Des remerciments sont votés aux donateurs.
Sur la présentation du Conseil d'administration, l’assemblée élit
membre correspondant M. Simon de Solsky, secrétaire de la Société
Entomologique de Russie, à St-Pétersbourg.
M. le baron de $Sélys-Longchamps présente le manuscrit d’un
ouvrage intitulé : Nouvelle Révision des Odonates de l'Algérie.
MM. Van Volxem et Sauveur sont nommés commissaires pour
l'examen de ce travail.
M. Weyers dépose ensuite, au nom de M. le baron de Chaudoir,
un autre travail manuscrit: Æssai monographique sur le groupe des
Pogonides.
Sont nommés commissaires : MM. Putzeys et Mors.
M. Colbeau communique à l’assemblée une boîte de Lépidoptères
recueillis aux environs de Huy, par notre collègue M. Charles de
Franquen, parmi lesquels on remarque la Dianthæcia carpophaga
Bkh, nouvelle pour notre faune, et les espèces suivantess générale-
ment rares chez nous : Agrotis baja S. V., A. multangula Hbn.,
A. simulans Hufn. (pyrophila $. N.), A. lucipeta S. N., A. corticea
S. V., Mamestra advena S. N., M. Saponarie Bkh., Hadena lithoæy-
lea S. V., Caradrina respersa $S. N., Calophasia lunula Hufn. (Zinarie
S. V.), Cucullia absynthii L., etc.
c
XVIII
M. Colbeau montre aussi plusieurs exemplaires d’un insecte
xylophage, le Zylesinus fraxini Fabr., recueillis par M. le président
Grandgagnage à Embourg, près de Liége. Ces insectes se trouvaient
l’été dernier en grand nombre, à l’état parfait, dans l’intérieur des
pêches dont ils se nourrissaient.
M. de Lafontaine demande si les mots collections de la Société, dans
l’article 4 de la convention du 27 septembre 1868, pourraient être
interprétés comme s'appliquant aux livres de la bibliothèque de la
Société.
M. Sauveur lui répond en ces termes :
L'art. 4 de la convention ne s'applique qu’aux collections extomolo-
giques. Il est tout à fait étranger à la bibliothèque.
La même observation s'applique à l’article suivant, qui, en par-
Jant de l’abandon éventuel de foules les collections de la Société, n’a eu
évidemment en vue que les collections d’ixsectes, puisque l’engage-
ment que cet article a pour objet de confirmer était, sur ce point,
tout à fait explicite.
Ni le Conseil d'administration, n1 les assemblées mensuelles, ni
l’assemblée générale, qui ont eu à examiner le projet de contrat,
n’ont entendu toucher à la bibliothèque, et j’ajouterai que les deux
signataires du contrat, M. le Directeur du Musée, agissant au nom
du Gouvernement, et moi, agissant au nom de la Société, l'avons
toujours compris ainsi.
La jouissance, comme la propriété de notre bibliothèque, nous
appartient aujourd’hui toute entière.
Jamais, du reste, ce point n’a été contesté; il ne saurait l'être.
M. de Lafontaine peut donc avoir tous ses apaisements.
La séance est levée à 9 heures.
à Assemblée mensuelle du Æ mars 1871.
PRÉSIDENCE DE M. CAPRONNIER.
Présents : MM. Breyer, Dubois, Fontaine, Lecomte, Sauveur, de
Sélys-Longchamps , Vanden Broeck, Van Volxem, Weinmann ,
Weyers et Preudhomme de Borre, secrétaire.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de la séance précédente est adopté.
MM. Candèze, De Keyn et Dufour se font excuser de ne pouvoir
assister à la séance. -
Le président annonce la perte douloureuse que la Société vient
encore de faire dans la personne d’un de ses membres effectifs, M. le
1X
major Barbieux, de Dinant, explorateur zélé de la faune lépidopté-
rique de cette intéressante localité.
Le Conseil, dans sa dernière séance, a reçu membre de la Société
M. Michel Mourlon, docteur agrégé de la Faculté des sciences de
l’Université de Bruxelles, présenté par MM. de Borre et Weyers.
Le secrétaire fait le dépôt, pour la bibliothèque de la Société, du
Tome XIII des Annales qui vient de paraître. Il saisit cette occasion
pour attirer l'attention de ses collègues sur la liste des membres de
la Société, qui y est insérée; il les prie de vouloir bien lui indiquer
toutes les rectifications qu’il pourrait y avoir lieu d’y apporter, ainsi
que d’avertir soigneusement, dans leur propre intérêt, le Conseil
d'administration, de leurs changements éventuels de résidence.
L'Académie royale de Belgique, les Bibliothèques des Universités
de Bruxelles et de Louvain remercient la Société pour l’envoi des
Annales.
Le secrétaire lit ensuite une lettre de M. P. L. Sclater, secrétaire
de la Société Zoologique de Londres, faisant connaître que cette
Société est disposée à accepter un échange de publications avec la
nôtre.
L'Assemblée décide que la collection entière des Annales sera
envoyée à la Société Zoologique de Londres.
Depuis la dernière séance, les ouvrages suivants ont été reçus pour
la bibliothèque de la Société :
1° ne Burmersrer-Raposzrovsxy et J. SicHe. Essai d'une Mono-
graphie des Mutilles de l'Ancien Continent. St-Pétersbourg, 1870,
1 vol. in-8°, avec 6 pl.
(Don des auteurs.)
2° Murray (Axprew). On the geographical relations of the chief
Coleopterous Faunæ. Londres, 1 vol. in-8°.
(Don de l’auteur.)
3° PLaTraAu (Féux). Recherches physico-chimiques sur les Articulés
aquatiques. °° partie. Bruxelles, 1870, 1 vol. in-4°.
(Don de l'auteur.)
4° Annuaire de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des
Beaux-Arts de Belgique. XXXVII° année. Bruxelles, 1871, 1 vol.
in-18 avec 4 portraits.
5° Bulletin de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des
Beaux-Arts de Belgique. Année 1870, n° 9-10, 11 et 12; année 1871,
n* 1et2; 5 broch. in-8°.
(Dons de l’Académie royale ; échange avec nos Annales.
6° Bulletin scientifique, historique et littéraire du Département du
Nord et des pays voisins. III° année, n° 1. Lille, 1871, 1 broch. in-8°.
(Échange avec nos Annales.)
7° The Entomologists Monthly Magazine. N° 82. Mars 1871,1 broch.
in-8°.
(Échange avec ncs Annales.)
XX
8° Mémoires de la Société royale des sciences de Liége. Tomes I, par-
tie 1 (1843) et partie 2 (1844), III (1845), V (1848), X (1855), XVIII
(1863) et XIX (1866), 7 vol. in-8° avec 42 pl.
(Don de cette Société ; échange avec nos Annales.)
9° Bullettino della Societa entomologica italiana. Anno 2°, trimes-
mestre IV. 1 broch. in-8° avec 1 pl.
(Echange avec nos Annales.)
L'assemblée vote des remerciments aux donateurs de ces ouvrages.
Après avoir entendu MM. Van Volxem et Sauveur, rapporteurs,
l’Assemblée vote l’impression, dans les Annales, du travail de M. le
baron de Sélys, sur les Odonates de l’Algérie, présenté dans la
séance précédente, ainsi que la gravure sur bois de la figure qui
l'accompagne.
MM. Sauveur et Van Volxem proposent que dorénavant on indique
à la suite du titre de chaque travail imprimé dans les Annales, la
date de la séance dans laquelle ce travail a été présenté.
Cette proposition est adoptée.
M. Weyers donne lecture, au nom de M. Putzeys, de la note sui-
vante :
M. Snellen van Vollenhoven vient de publier une nouvelle liste
des Coléoptères de la Néerlande. Ce n’est point une simple énuméra-
tion des espèces ; les localités où les insectes ont été rencontrés sont
relevées avec le plus grand soin ; presque toujours même les explo-
rateurs sont désignés.
Ce catalogue offre pour nous un grand intérêt, à raison non-seu-
lement de la proximité des deux pays, mais surtout parce que la plus
grande partie de la Belgique se trouve dans des conditions géologi-
ques, botaniques et climatériques analogues à celles que l’on rencon-
tre dans la Néerlande.
J'ai fait, en ce qui concerne les Carabiques seulement, la com-
paraison des deux Faunes. 11 résulte de ce travail que 13 espèces
signalées en Hollande manquent en Belgique, oun’y ont point encore
été trouvées, et que, par contre, 117 espèces rencontrées sur notre
territoire manquent encore chez nos voisins.
Voici d’abord les premières :
Elaphrus aureus (Brummen).
Carabus glabratus (Dieren). — Une seule fois.
Dyschirius remotepunctatus (Moerdyk). — Trouvé par moi-même.
Non signalé au catalogue.
Aetophorus imperialis (Rotterdam).
Dromius longiceps (Hollande méridionale).
Dromius fasciatus (Leyden, Amsterdam).
Dromius obscuroguttatus (La Haye et Ede).
XXI
Anchomenus scrobiculatus (Arnhem).
Steropus Illigeri (Ede et Wolfheze).
La présence de ces deux insectes en Hollande me paraît devoir
être confirmée par de nouvelles recherches.
Agonum impressum (Une seule fois en Hollande).
Agonum Thoreyi (Amsterdam).
Dolichus flavicornis (Gueldre).
Harpalus quadripunctatus Dej. (Non signalé au catalogue : a été
trouvé une seule fois sur la montagne St-Pierre, à Maestricht.)
La liste de nos propres espèces est assez longue, mais il faut ne
pas perdre de vue que plusieurs d’entre elles se rencontrent, chez
nous, dans des terrains calcaires, qui manquent en Hollande. Les
noms de celles-ci sont imprimés en italiques.
2, » punctulatus. 43. Lyperus aterrimus.
3. Cychrus attenuatus, kk. Omaseus gracilis.
4. Carabus auronitens. 45. Platysma angustatum.
5. » irregularis. 46. Steropus æthiops.
6. Calosoma sericeum. 47. Plerostichus melas.
fe » reticulatum. 48 parumpunctatus.
8. Leistus fulvibarbis. 49. Abax carinatus.
9. Dyschirius obscurus. 50. » ovalis.
10. » impunctipennis, 51 » parallelus.
ile » chalceus. 52. Amara municipalis.
12: » angustatus. 53. » cursilans.
13. » intermedius. 54. » sylvicola.
44. Brachinus explodens. 55. » infima.
15. » sclopela. 56. » patricia.
16. Dromius teslaceus. 51. » tibialis.
Aire » fenestratus. 58. » famelica.
18. » quadrillum. 59. » curta.
19. Lebia cyanocephala. 60. » vulgaris.
20. » hæmorrhoidalis. 61. » nitida.
21 » Crux minor. 62. » montivaga.
22. Cymindis humeralis. 63. » lepida.
23. » vaporariorum. 64. » striatopunclala.
24, » axillaris. 65. Dichirotrichus obsoletus,
95. Callislus lunalus. 66. Anisodactylus signatus.
26. Chlænius agrorum. 67. » nemorivagus.
27. » holosericeus,. 68. Ophonus obscurus.
28. » tibialis. 69. » punciatulus.
29. Licinus silphoides. 70. » rupicola.
30 » Hoffmanseggi. AS » parallelus.
31. Badister unipustulatus. 72. » maculicornis.
32. » peltatus, 73. » signaticornis.
33. Calathus piceus. 74. Harpalus calceatus.
34. Agonum ericeti. 6 » ferrugineus.
35. » gracilipes. 76. » lævicollis.
36. » austriacum. EE » distinguendus,.
37. » lugubre. 78. » fuliginosus.
38. » versutum. 198 » melancholicus.
39, » dolens. 60. » caspius.
40. » piceum. 81. » flavitarsis.
&1. Pœcilus punctulatus. 82. Acupalpus flavicollis.
. Notiophilus rufipes.
42.
Lagarus inæqualis.
XXII
83. » brunnipes. 103. » gilvipes.
84. Bradycellus cognatus. 104. » Normannum.
85. » distinctus. 105. » nigricorne.
86. » verbasci. 106. » monticola. St.
87. » harpalinus. 107. » nitidulum.
88. » similis. 108. » atrocæruleum.
89. Trechus micros. 109. » fasciolatum.
90. » longicornis. 110. » concinnum.
LUE » rubens. 411. » fluviatile.
92. Perileplus areolalus. 112. » elongatum.
93. Tachys quadrisignalus. 113. » ruficorne SL.
94. » parvulus. 114. » ephippium.
95. » bistriatus. 115: » prasinum.
96. » Fochi. 116. » punctulatum.
97. Bembidium rufescens. tite » argentcolum,
98. » quinquestriatum.
99. » Mannerheimii. Sahlb. Déjà, dans son catalogue de 1843, page 36,
100. » fumigatum. Sturm signalait cette espèce comme se trou—
101. » humerale. vant en Hollande.
102. » quadripustulatum.
M. de Sélys prend ensuite la parole, pour faire la communication
suivante :
Dans le bulletin du quatrième trimestre de 1870 de la Société
entomologique italienne, le professeur Pietro Stefanelli continue son
Catalogue des Lépidoptères de la Toscane. Cette fois, il traite des
Sphingides et familles voisines, généralement désignées sous le nom
de Crépusculaires.
Une note de l’auteur constate que, malgré les expériences faites
en divers pays et commencéesil y a bien longtemps, l’origine du son
produit par l’Acherontia Atropos est encore douteuse.
A l’article du Deilephila euphorbiæ, M. Stefanelli signale comme
aberration ou hybride? un exemplaire ayant les ailes supérieures
comme celles de la variété représentée par Hubner, figures 139-140,
mais dont les ailes inférieures d’un roussâtre clair sont dépourvues de
bande noire au bord terminal. Ce dernier caractère de l’exemplaire
unique pris par M. Federico Pescetto, est celui sur lequel j'ai
fondé la variété horoscopiæ, connue également par un seul exem-
plaire.
Le professeur Stefanelli constate enfin que, malgré les recherches
les plus actives, personne n’a jamais pu prendre le Deilephila esulæ,
de Boisduval, ni en Toscane, ni en Calabre, contrées qui lui sont
assignées comme patrie. Il est en conséquence porté à adopter l’opi-
nion de ceux qui regardent cette prétendue espèce comme fondée sur
des exemplaires de D. euphorbiæ ou hippophaes, colorés artificielle-
ment par des marchands malhonnêtes.
« Peut-être, ajoute-t-il, une véritable aberration du D. euphorbiæ,
ou bien un hybride provenant de l’accouplement de cette espèce avec
XXIII
l’hippophaes, a-t-elle servi de modèle à ceux qui, par l’appât vil d’un
profit illicite, ont commencé à préparer le Deilephila esulæ artificiel. »
J’ai pensé utile de reproduire ici le témoignage si important de
M. le professeur Stefanelli, parce que je suis de ceux qui, dans nos
bulletins mêmes (séance du 6 avril 1867, Tome XI, p. xvi), ai cru
que la préparation artificielle de l’esulæ n’était pas encore bien prou-
vée, et que j'ai rapporté le témoignage des auteurs qui ont assigné
la Toscane et la Calabre comme patrie à cette espèce nominale.
M. de Borre donne lecture de la notice suivante de M. le D' Can-
dèze :
On sait que la ville de Verviers possède beaucoup de fabriques
de draps, et reçoit journellement de grandes quantités de laines de
divers pays, et notamment du Cap, d'Australie et de Buenos-Ayres.
Mon ami, le D' Chapuis, habitant cette ville, fait rechercher dans
une des fabriques en question les insectes que renferme la laine
qu’elle reçoit, laine qui provient exclusivement de Buenos-Ayres.
Il a obtenu de la sorte une quantité incroyable de Coléoptères,
parmi lesquels plusieurs de la plus grande rareté. Il a eu l’obli-
geance de me céder les Lamellicornes qui sont, on le comprend, les
plus abondants dans cette singulière localité, les coprophages surtout.
Voici la liste des Lamellicornes recueillis de cette manière :
Megatora bonariensis Cdz. (n.sp.) 1 exempl. Atœnius sp.Un assez grand nombre d'exempl.
» bicolor Guëér. 2 exempl. Aphodius sp. nov. Un assez grand nombre
Canthon con{ormis Harold. 1 exempl. d'exempl. L
» podagricus Har. 2 exempl. Chætodus discus Dej.En très grande quantité.
» seminulum Har. 1 exempl. Trox suberosus F. En nombre.
» edentulus Har. 2 exempl. » leprosus Bl. En nombre.
» cupricollis Har. 1 exempl. pilularius Germ. En nombre.
» latipes Bl. une vingtaine. » trisulcatus Curtis. En nombre.
» bispinus Germ. une douzaine. Athyreus viridipennis Cdz. (sp. nov.) | ex.
» sanguineomaculatus Bl.9 exempl. Bolboceras sculpturatus Man. 1 exempl.
Scatonomus insignis Har. 2 exempl. Liogenys flavus Cdz. (sp. nov.) 3 exempl.
Onthocharis sp. nov. 1 exempl. Homalochilus niger BI1. En nombre.
Canthidium breve Har.Un millier et au-dela' Homonyx cupreus Guér. 1 exempl.
Chæridium apicatum Har. 25 exempl. Sulcipalpus valdivianus Phil. 1 exempl.
» robustum Har. Une cinquantaine Leucothyreus rugipennis Bl. Une dizaine.
Ontherus Alexis Bl. 8 exempl. Cyclocephala nigrocephala Sch. 1 exempl.
Phanœus splendidulus Fabr. Une centaine. Podalqus bonariensis. 5 exempl.
Gromphas inermis Har. Une douzaine. Dilaboderus Abderus Sturm. 6 exempl.
Onthophagus hirculus Mann. Une cinquant. Heterogomphus Pauson Perty. 14 exempl.
Euparia costulata Har. 4 exempl. Phileurus vervex Burm. Plusieurs exempl.
Atœænius opatroides B|. Un assez grand nom- Blæsia atra Burm. 1 exempl.
bre d'exemplaires. Euphoria lurida F. 1 exempl.
Je signalerai particulièrement dans cette liste les Megatopa bo-
nariensis et Athyreus viridipennis qui sont nouveaux; en outre les
Scatonomus insignis, Onthocharis sp.et Homonyx cupreus qui sont très-
peu répandus dans les collections. Cette dernière Rutélide, découverte
XXIV
d’abord à Port Famine, sur le détroit de Magellan, a été signalée
plus tard dans l’Entre-Rios, mais est restée, malgré sa grande taille
(25 mill.), une rareté entomologique. Quant à l’'Onthocharis, l'espèce
est peut-être inédite, mais n'ayant pas fait les recherches suffisantes,
je m’abstiens de me prononcer à cet égard.
M. de Borre fait les communications suivantes :
Notre collègue, M. G. R. Crotch, bibliothécaire à Cambridge, a
récemment examiné et déterminé toutes les Coccinellides des collec-
tions du Musée royal, que je lui avais communiquées. Il y a trouvé
quelques espèces ou variétés exotiques nouvelles, dont il m'a fait
espérer la description dans nos Annales.
I m'a prié d'informer les entomologistes qu’il recevra avec plaisir
en communication leurs Coccinellides, qu'il s’empressera de leur
déterminer, étant occupé à un grand travail monographique sur
cette famille. Il fera aussi volontiers des échanges et des achats.
. M. Crotch croit avoir déjà vu en Angleterre l’Amara indivisa, cette
nouvelle espèce décrite par M. Putzeys dans un de nos derniers
comptes-rendus.
M. Putzeys a bien voulu examiner tous les Carabiques de l’envoi
que notre collègue, M. Purves, m'a fait de ses chasses à Roumont,
près Bastogne. I] n’y à pas trouvé moins de cinquante deux espèces,
ce qui constitue un contingent déjà très-notable pour la faunule
locale.
Je ne crois pas cependant qu'il soit nécessaire d'insérer à notre
compte-rendu cette liste entière, dont voici seulement les espèces
les plus marquantes.
Elaphrus cupreus, Carabus purpurascens (avec parfois une tendance
très-marquée à passer à la variété exasperatus), Patrobus excavatus,
Anchomenus oblongus, Agonum gracile, Pterostichus parumpunctatus,
dix espèces d’Amara (aulica, consularis, apricaria, plebeja, vulgaris,
trivialis, acuminata, familiaris, bifrons, rufocincta), Bembidium flam-
mulatum et B. Mannerheimii Sahlb.
L’Agonum gracile se trouvait déjà dans une boîte contenant des
Coléoptères pris dans la même localité par notre jeune collègue,
M. Vandenbroeck, et que j'ai montrés à plusieurs de nos confrères
lors de notre dernière séance.
M. Vandenbroeck avait encore pris deux espèces dont la détermi-
nation avait paru contestable. L'une, que j'avais prise à tort pour le
Pœderus limnophilus Kr., est le P. caligatus Er., mais elle présente
quelque différence avec les individus de cette espèce que nous ren-
controns dans les parties centrales du pays; ces derniers, ainsi que
j'ai pu m'en assurer au moyen de la collection de M. Van Volxem,
sembleraient plutôt appartenir à la forme nommée P. paludosus Die-
XXV
trich, et que M. Kraatz (Naturg. Ins. Deutschl., I], 729 et 1060) rap-
porte, comme une variété à peine distincte, à P. caligatus.
L'autre espèce est, ainsi que je l’avais indiqué, la Donacia bidens,
une bonne espèce du genre Donacia. L’exemplaire trouvé à Roumont,
une femelle, a les cuisses tellement dépourvues d’éperons en appa-
rence, que cette circonstance avait jeté du doute sur la validité de ma
détermination, confirmée aujourd’hui par notre collègue, M. Sauveur.
M. Lacordaire (Mon. des Coléopt. subpentam. phytophages, I, p. 118)
caractérise du reste comme suit la femelle de cette espèce : « Femo-
ribus posticis dente tantum unico, parvo, nonnunquam obsoleto ar-
mais. »
En même temps que cet exemplaire, je puis aujourd’hui présenter
à la Société, quatre autres Donacia bidens (2 mâles et 2 femelles)
prises à Carlsbourg, par les professeurs et élèves de l’école normale
primaire. Cette espèce se prend donc sur plusieurs points de la pro-
vince de Luxembourg.
Je mettrai encore sous les yeux de l’Assemblée deux captures inté-
ressantes : Pyrochroa pectinicornis L. pris dans le courant de l'été
dernier à Louette-S'-Pierre, près Gedinne, par M. F. Gravet; et
Aphodius porcus Fab. pris en septembre 1870, à S‘-Gilles lez-Bru-
xelles, par M. Gust. Collin.
M. Van Volxem communique une intéressante monstruosité ou
arrêt de développement, qu’il a rencontrée chez un Carabus auratus.
L’exemplaire en question a le pronotum formé de deux portions laté-
rales à peu près trapézoïdales, se réunissant par une courte suture
centrale, devant et derrière laquelle se trouvent de profondes échan-
crures. Ce fait, dit M. Van Volxem, paraît contredire l’opinion d’Au-
douin, reproduite par Lacordaire, et d’après laquelle chacun des
trois arceaux du thorax se composerait, à sa partie supérieure,
de quatre pièces en série longitudinale qui se seraient réunies. [ci on
voit, au contraire, une réunion sur la ligne médiane de deux pièces
latérales disposées transversalement.
M. de Borre émet l’avis que le fait observé est trop intéressant
pour ne donner lieu qu’à une aussi courte mention dans le compte-
rendu de la séance. Il engage M. Van Volxem à en faire l’objet d’une
note accompagnée d’une figure.
M. Van Volxem présente ensuite un Hydroporus nouveau pour la
faune belge, H. quinquelineatus Zett., indiqué comme propre à la
Laponie et à l'Écosse septentrionale. L'exemplaire présenté a été
pris à Laeken par M. Van Volxem.
La séance est levée à 9 1/4 heures.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XIV. d
XXVI
Assemblée mensuelle du 4: avril 1871.
PRÉSIDENCE DE M. CAPRONNIER.
Présents : MM. Breyer, Candèze, De Keyn, Dufour, Fologne,
Lecomte, Rosart, de Sélys-Longchamps, de Thysebaert, Vanden
Broeck, Van Volxem, Weinmann, Weyers et Preudhomme de Borre,
secrétaire.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de la séance précédente est adopté.
M. Fontaine fait excuser son absence.
Le directeur de l’Institut agricole de l'État à Pants remercie
la Société pour l’envoi des comptes-rendus.
Il est donné lecture d’une lettre de M.le professeur Bonizzi, secré-
taire de la Société des Naturalistes de Modène, faisant connaître que
cette société accepterait volontiers un échange de publications avec
la nôtre et annonçant l’envoi de tout ce qu’elle à fait paraître
jusqu'ici.
La Société décide que la collection complète des Annales sera
envoyée à la Société des Naturalistes de Modène.
Depuis la dernière séance, les ouvrages suivants ont été reçus
pour la bibliothèque de la Société :
1° CHEVROLAT (Aug.). Description de deux Dorcadion nouveaux et
observations sur quelques autres espèces du même genre, Paris, 1870,
1 broch. in-8°.
(Don de l'auteur.
2° The Transactions of the Entomological Society of London for the
year 1870. Parts IV and V. 2 broch. in-8° avec 2 pl.
(Echange avec nos Annales.)
3° Annuario della Societa dei Naturalisti in Modena. AnnoI. Modène,
1866, 1 vol. in-8° avec 8 pl.
(Don de la Sociéte des Naturalistes de Modène ; échange avec nos Annales.)
4° Bulletin scientifique, historique et littéraire du département du
Nord et des pays voisins. Il° année, n° 2. Lille, 1871, 1 broch.
in-8°.
(Echange avec nos Annales.)
5° The Entomologists Monthly Magazine. N°83. Avr 1871, 1 broch.
in-8°.
(Echange avec nos Annales.)
Il est donné lecture d’un rapport de MM. Putzeys et Mors, con-
cluant à l'impression dans les Annales du mémoire de M. de
Chaudoir : Révision des Pogonides. L'Assemblée vote cette impres-
sion.
XXVII
M. de Borre présente le manuscrit d’un travail intitulé : Catalogue
synonymique et descriptif d'une petite collection de fourreaux de larves
de Phryganides de Bavière, donnée à la société entomologique par
M. Walser. Il donne lecture de l’introduction de ce travail et met
sous les yeux de l’assemblée cette collection, mise en ordre par ses
soins dans une caisse vitrée. MM. de Sélys-Lonchamps et Candèze
sont nommés commissaires pour l’examen de ce travail.
M. Candèze fait connaître qu'il a accepté des éditeurs des Suites à
Buffon la mission de surveiller la publication de la deuxième partie
du tome IX du Genera des Coléoptères, de feu Lacordaire. Le manus-
crit en était heureusement terminé, à la table près, de sorte que le
volume ne tardera plus longtemps à paraître. M. Chapuis, qui est
aujourd’hui possesseur des Chrysomélines et familles suivantes de la
collection Lacordaire, s’est chargé de terminer l’ouvrage de son
savant maître.
M. de Borre donne lecture de la note suivante :
» Je viens determiner le classement des Saturnides dela collection.
générale du Musée royal d'histoire naturelle. Ces Lépidoptères
avaient été déterminés, à part nos espèces d'Europe, par M. P.Maas-
sen, d’Elberfeld, qui à assisté l’automne dernier à une de nos séances.
M. Maassen, qui à en préparation un travail iconographique sur ce
groupe, doit en donner une nouvelle classification. Toutefois, comme
cette classification n’a pas encore subi l’épreuve de la publicité, j'ai
cru devoir provisoirement ranger nos Saturnides conformément au
travail de M. Fr. Walker (Zist of the specimens of Lepidopterous
Jnsects in the collection of the British Museum, Parts V and VI, Lepi-
doptera Heterocera, 1855), le dernier travail d'ensemble qui ait paru
sur la tribu. Cet ordre ne peut, dans aucun cas, être que provisoire ;
M. Walker a groupé géographiquement les espèces de chaque genre,
ce qui porte atteinte à un très grand nombre d’affinités incontesta-
bles. Il me suffit de citer l’Affacus Atlas qui, comme indien, s’y
trouve séparé des À. Aurota, Speculifer, Hesperus, etc., de l’Amé-
rique méridionale, par les Affacus africains, qui sont tout différents
par le facies.
» Cependant, conformément aux idées de M. Maassen et des autres
spécialistes actuels, j'ai introduit au milieu des Saturnides quatre
genres que M. Walker n’y plaçait pas, quoiqu'il en indiquât les affi-
nités avec ce groupe. Ce sont les genres Cricula WIk., qui vient se
placer très naturellement après les Copaxa, Adelocephala H.-Sch.,
Dryocampa Harris et Lonomia WIk., trois genres de transition, qui
peuvent également raisonnablement s’aligner à la fin de la tribu, à
Ja suite des Eacles.
XXVIII
» Quant au genre Endromis Ochsenh., auquel appartient notre
E. versicolora indigène, M. Walker en fait une tribu (famille est le
terme dont il se sert) distincte des Saturnides. M. Maassen ne croit
pas qu'il mérite cette distinction. Je le laisse à la suite des Saturnides
sans me prononcer à cet égard.
LISTE DES SATURNIDES DU MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE
DE BELGIQUE.
16.
. Lavendera Westw. 1 G'.
19.
Genre Attacus Hubner.
. Aurota Cramer. 4 ©.
. speculifer Walker. 1 Œ.
. Hesperus L. (splendidus Pal.
de Beauv.). 1 G', 3 ©.
. Jacobææ Wik. 2 Gf.
. Aricia Wik. 2 œ.
. Ethra WIk. 3 6,3 ©.
. Buiuhiniæ Bdv. 2 ©.
“Atlas L20%
» var x WIk.,2 ©.
s oar. € WIK. 1 G.
. Arrindia Milne-Edw. (ÆRicini
Bd} ler
. Cynthia Drury. 3 G', 2 Q.
» var. (ènsularis). 1 G'.
Genre Samia Hubner.
. Promethea Drury. 2 G', 2 ©.
-CecropiaL' 16 3.0;
. Calleta Westw. 1 G, 1 ©.
Genre relea Hubner.
. Polyphemus Cramer. 1 Gf,1 ©.
Genre Sagana Walker.
. Sapotoza Westw. 1 G'.
Genre Cepaxa Walker.
Janella Wik. 2 œ, 1 9.
Genre €rieula Walker.
. trifenestrata Helfer. 4 5°, 5 ©.
Genre Antheræa Hubner.
Cytherea Fab. (capensisCram.)
20.
30.
3114
Genre myperchiria Hubner.
. Jo Fab. (varia WIk.)1G°,3Q.
Dione Fabr. 1 ©.
» var. WIk. 1 ©.
. Yama-mai Gu.-Mén. 1 G,1 ©
. Katinka Westw. 1 Gf, 1 Q.
+ Eucalypti Scott. 1 G'? (Exem-
plaire en très mauvais état.)
Genre zropæa Hubner.
: Luna L/2GCMN0E
D. Mimosæ Bdv. 1 œ.
). Selene Hubn. 1 Œ.
Genre Saturnia SChrank.
. Pyri (1) Borkh. 4 &, 4 ©.
. Spint Borkb. 1 G, 2 ©.
. Pavoxra L. (carpini auctor.).
46,40.
Genre Perisomena Walker.
CŒCIGENA Kupido. 1 G', 1 ©.
Genre Cirina Walker.
semicæca WIk. 1 Œœ.
» var. B WIk. 1 Gf.
. Armida Fab. 1 ©.
. Nyctimene Latr. 2 6,2 Q.
. Sp. (scapularis Bdv. in lit.)
Lot 20.
5. brasiliensis WIk. 3 Gf, 2? ©.
. Liberia Hubn. 2 G°, 1,0.
. cruenta Wik. 1 gf.
. cinerea WIk. 1 Q.
. inornata WIk. 1 Gf, 1 ©.
.incisa WIk. (Wausica Hubn.).
L'oter Où
(1) Les noms des espèces européennes sont en petites capitales.
XXIX
55. Rosacordis WIk. 1 G.
Genre Eaeles Hubner.
56. imperialis Drury. 1 G', 1 Q.
57. Laocoon Cramer(regalis Fab.).
Lo
58. magnifica WIk. 1 G', 1 Q.
59. ducalis WIk. 1 c'.
60. cacicus Wik. 1 #, 1 ©.
61. principalis WIk. 1 Gf.
» var. x WIk. 1 G'.
Genre Adelocephala Herr.-Schaff.
62. anthonilis H.-Sch. 1 G', 1 ©.
Genre mryocampa Harris,
63. stigma Fabr. 1 ©.
64. Virginiensis Drury. 2 ©.
Genre Lonomia Walker.
42, Nausica Cramer. 1 Q.
Genre aglia Ochsenheimer.
43. Tau L. 6 G', 5 ©.
Genre mrahmæa Walker.
44, Whitei Butler. 1 Œ.
Genre remtileuca Walker.
45, Maja Drury. 1 Œ.
Genre mheseyntis Hubner.
46. Erythrinæ Fab. 3 G, 3 ©.
47. xanthopus WIk. 3 cf.
Genre Moltippa Walker.
48. Sabina‘WIk. 2 Œ, 1 ©.
Genre mirphia Hubner.
49. Tarquinia Cramer. 2 Gf°.
50. Calchas Cramer. 1 Q.
D ePAnNIR TE 65 65. apicalis Wik. 2 6, 1 ©.
ee RER 66. albigutta Wik. 6 , 3 Q.
93. Sp. (Theobromia Ba. in litt.). \
1 G Genre Endromis Ochsenheimer.
4. de Cramer. 16°, 10. | 67. versicoora L. 3 Gf, 2? ©.
a
M. de Borre fait encore la communication suivante :
» La liste des Carabiques pris à Roumont par M. Purves, dont j'ai
parlé lors de la dernière séance, doit encore être majorée de trois
espèces : Trechus minutus, secalis et obtusus. Cette dernière est une
bonne capture à signaler. »
M. de Borre présente un Erotylien américain sur les flancs et
l’abdomen duquel il s’est développé avec abondance un cryptogame
pédicellé de la famille des Champignons.
M. Van Volxem et plusieurs autres membres sont d’avis que ce
champignon appartient au genre Isaria Pers., dont on cite de nom-
breux exemples de développement dans des conditions analogues.
M. Weyers met sous les yeux de l’assemblée une femelle d’une
remarquable variété du Rhagium bifasciatum, qu’il a prise il y a quel-
ques jours à Calmpthout. Dans cette variété, qui a quelque analogie
avec la variété Ecoffeti, les deux bandes blanches des élytres se sont
confondues et considérablement agrandies, de sorte que la teinte
brune n’occupe plus que la base, le sommet et la suture. M. Weyers
possède dans sa collection un mâle de cette même variété, pris dans
la même localité, il y a trois ou quatre ans, par M. Mors.
La séance est levée à 9 heures.
Assemblée mensuelle du G mai 1871.
PRÉSIDENCE DE M. CAPRONNIER.
Présents : MM. Andries, Breyer, Capronnier, J. De Lafontaine,
Dubois, Dufour, Dupont, Fologne, Peteau, Sauveur, de Sélys-
Longchamps, de Thysebaert, Vanden Broeck, Weinmann et Weyers,
faisant fonctions de secrétaire.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de la dernière séance est approuvé.
MM. Lecomte, Fontaine, De Keyn et Preudhomme de Borre font
excuser leur absence.
Le Président informe l’Assemblée que la date de l’excursion
annuelle de la Société, qui doit avoir lieu dans l’Hertogenwald et les
environs, à été fixée au 9 juillet et jours suivants ; cette date sera
rappelée aux membres par une circulaire, qui les informera en même
temps des diverses dispositions qui auront été prises pour l’excursion.
Le secrétaire donne lecture :
1° D'une lettre émanant du Ministère de l'Intérieur, informant la
Société qu’un nouveau subside de 750 francs lui a été accordé pour
l'aider à continuer ses publications.
2° D'une lettre de M. de Norguet, secrétaire de la Société
des sciences, de l’agriculture et des arts de Lille, acceptant nos
offres d'échanges, et annonçant l’envoi prochain de la collection com-
plète, composée de près de 50 volumes, des publications de cette
Société.
L'Assemblée décide à l’unanimité que la collection complète de
nos Annales lui sera envoyée.
3° D'une lettre de M. Japetus Steenstrup, secrétaire de la Société
royale des sciences de Copenhague, acceptant également l’échange
proposé par nous. |
L'Assemblée décide de même, à l’unanimité, que la collection
complète de nos Annales sera envoyée à la Société royale des sciences
de Copenhague, qui a bien voulu s'engager à nous envoyer un nom-
bre équivalent de volumes de ses comptes-rendus et celles de ses
publications qui ont plus particulièrement trait à l’entomologie.
Depuis la dernière séance, les ouvrages suivants ont été reçus pour
la bibliothèque de la Société :
1° PLATEAU (Félix), Qu'est-ce que l'aile d’un insecte? Stettin, broch.
in-8° avec 1 pl.
(Don de l’auteur.)
2° ScHauruss (L.-W.), Monographische Bearbeitung der Sphodrini
in naturgemässer Auffassung. Dresde, 1865, broch. in-8°.
XXXI
3° In. Nunquam otiosus. Zoologische Mittheilungen. Liv. 1 à 3, in-8°,
Dresde, 1870-71.
4° In. Dictator Schaum. Broch. in-8°, Dresde.
5° Ip. Aufforderung an Sämmitliche Directoren der Lehr-Institute im
Künigreich Sachsen. Broch. in-8°, Dresde.
6° Ip. Notixen zum Gemälde G. Barbarellÿs, genannt Giorgone : Die
Ehebrecherin, etc. Broch. in-8°, Dresde.
(Dons de l'auteur.)
7° Bulletin de l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des
Beaux-Arts de Beigique. Année 1871, n° 3, broch. in-8°.
(Echange avec nos Annales.)
8° Horæ societatis entomologicæ Rossicæ. Tome IE, St-Petersbourg,
1863, 1 vol. in-8° avec 1 portrait gravé et 17 pl.
(Don de la Société entomologique de Russie; échange avec nos Annales.)
9° Schriften des Vereines zur Verbreitung naturwissenschaftlicher
Kenntnisse in Wien.Tomes IX et X, Vienne, 4869-70, 2 vol. in-12 avec
3 pl.
(Echange avec nos Annales.)
10° Verhandlungen der Kaiserlich-küniglichen-xoologisch-botanischen-
Gesellschaft in Wien. Tome XX, Vienne, 1870, 1 vol. in-8°, avec 16 pl.
(Echange avec nos Annales.)
11° Vox FRAuENFELD (G. Ritter) Kürzer Bericht der Ergebnisse
meines Ausfluges von Heiligenblut über Agram an den Plattensee, mit
Beschreibung einiger metamorphosen und einer neuen Clausilia. Vienne,
1870, broch. in-8°.
12° Ip. Ueber Vertilgung der Rapskäfers. Vienne, 1870, in-8°.
15° Ip. Die Ausgestorbenen und Aussterbenden Thiere der Jüngsten
Erdperiode. Vienne, broch. in-8°,
(Dons de l'auteur.)
14° THrgLens (A.), Trois jours d'herborisation aux environs de Goë,
Welkenraedt et la forêt d'Hertogenwald. Broch. in-8°.
(Don de l'auteur.)
15° The Entomologists Monthly Magazine. N° 84, mai 1871, br.in-8°.
(Échange avec nos Annales.)
16° Mac LacHLax (R.), On new forms etc. of extra European Tri-
chopterous insects. Broch. in-8°.
(Don de l'auteur.)
M. de Sélys-Longchamps donne lecture de son rapport sur le tra-
vail de M. Preudhomme de Borre intitulé : Catalogue synonymique et
descriptif d'une petite collection de fourreaux de larves de Phryganides
de Bavière, donnée par M. Walser à La société entomologique de Belgique.
Ce rapport conclut à l'impression dans les Annales ; M. Candèze, co-
rapporteur, se rallie aux mêmes conclusions.
En conséquence, l’impression du travail de M. Preudhomme de
Borre dans les Annales, est votée par l’Assemblée.
M. Lecomte fait parvenir, pour les collections de la Société, un
XXXII
certain nombre de fourreaux de larves de Phryganes, trouvés par
lui, dans les environs de Lessines.
M. de Sélys-Longchamps donne lecture de la notice suivante :
« Notre honorable collègue, M. R. Mac Lachlan, étant sur le point
de publier une révision générale des Ascalaphidæ, je me suis empressé
de lui communiquer ce que je possède de cette famille, et notamment
les types des collections Latreille, Serville et Rambur.
» Des rectifications importantes à la synonymie seront faites dans
ce travail,qui à principalement pour objet une classification nouvelle
des genres.
» Qu'il me suffise de citer pour exemplele genre Cordulecerus, établi
par le docteur Rambur pour classer le seul Ascalaphus surinamensis
de Fabricius. D’après les types de Rambur, que cet auteur a exami-
nés, il n’a pas connu l'espèce de Fabricius. Telle est du moins l’opi-
nion de M. Mac Lachlan, qui considère comme étant le vrai surina-
mensis des exemplaires que j'ai reçus du Brésil et qui, en effet, se
rapportent bien aux caractères donnés par Fabricius.
» Les exemplaires de ma collection, types étiquetés et cités par
Rambur dans la synonymie, forment au contraire une réunion ou ma-
gasin de plusieurs autres espèces distinctes :
» 1° Le villosus de Palisot de Beauvois (Névr. d’Afr. et d’Amér.,
pl. 7, fig. 4), (villosulus dans la synonymie) de l’île de St-Domingue.
M. Mac Lachlan le possède de Démérara.
» 2° Le brasiliensis de Guérin (Icon. du règne animal, pl. 62). Le
mâle a été nommé depuis Asc. alopecinus par Burmeister, et litigiosus
par Walker. La femelle vulpecula par Burmeister, et garrulus par
Walker. Je l’ai également reçu du Brésil par le D’ Claussen.
» 3° Une troisième espèce, est l’exemplaire figuré par Rambur(Hist,.
Névr., pl. 9, fig. 1) sous le nom de surinamensis. Il provient de la col-
lection Latreille et se distingue du brasiliensis par ses ailes enfumées
et les inférieures dont le tiers basal est noirâtre opaque et le cin-
quième apical gris-noirâtre. À cette troisième espèce je propose de
donner le nom de Cordulecerus Mac Lachlani de Sélys. Ce sera un
hommage mérité rendu au savant entomologiste anglais qui aura
beaucoup contribué, pour sa part, à débrouiller la confusion qui
régnait dans la famille des Ascalaphidæ. »
M. J. Delafontaine fait passer sous les yeux de l’Assemblée un
exemplaire du Pychnogonum balænarum Fab. (littorale Strom.). Ce
genre, établi par Brunnich aux dépens des Phalangium de Linné, avait
été considéré pendant longtemps par plusieurs zoologistes comme
appartenant à la classe des Arachnides; plus récemment M. Milne-
Edwards, dans son Histoire naturelle des Crustacés, en a fait le
type de son groupe des Pychnogonides, dernier de la classe des crus-
tacés, section des aranéiformes.
XXXIU
M. Delafontaine a capturé deux exemplaires du Pychnogonum balcæ-
narum sur nos côtes, sur des Actinies.
M. Weyers donne lecture, au nom de M. Putzeys, de la petite note
suivante :
« Les chasses du mois d’avril ont été peu nombreuses et d’ailleurs
contrariées par le mauvais temps. Cependant, M. Weyers a visité
plusieurs fois la bruyère de Calmpthout, et il y a rencontré le Bem-
bidium nigricorne Gyll. (segnis Dej.), insecte dont un seul individu
avait déjà été trouvé à Genck par M. Roffaen.
» Vers le milieu du mois, MM. Weyers et Van Volxem ont use
leurs explorations vers Terneuzen, dans la Flandre zélandaise. A
Sluyskil, ils ont découvert l’Aëtophorus imperialis, espèce antérieure-
ment signalée dans cette même contrée, à Zelzaete, sur notre terri-
toire, par M. J. Delafontaine (1).
» Ce troncatipenne semble ne pas y être rare ; 1l se trouve, avec
l'Odacantha melanura, sous les détritus des rosé un accumulés par
les vents sur les bords des marais. »
La séance est levée à 9 heures. ;
Assemblée mensuelle du 3 juin 4871.
PRÉSIDENCE DE M. CAPRONNIER.
Présents : MM. Breyer, De Keyn, Dufour, Dupont, Mors, Mour-
lon, Peteau, Sauveur, de Sélys-Longchamps, de Thysebaert,
Vanden Broeck, Weinmann, Weyers et Preudhomme de Borre,
secrétaire.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de la séance précédente est adopté.
MM. Fontaine et Lecomte font excuser leur absence.
M. de Solsky, secrétaire de la Société Entomologique de Russie,
remercie la Société pour sa nomination de membre correspondant.
La Société Entomologique de Londres remercie la Société pour
l’envoi du tome XIII des Annales.
M. Colbeau, président de la Société Malacologique de Belgique,
fait connaître que cette Société a reçu il y a quelque temps, par
erreur, des brochures destinées à la Société Entomologique, à
laquelle il les retournera prochainement.
M. Dupont transmet une lettre de M. F. Walker, de Londres, et
(1) Annales Soc. entom. de Belgique, tome XI, Comptes-rendus, p. XXII.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XIV. €
XXXIV
divers exemplaires d’une notice de cet entomologiste, destinés, l’un à
la bibliothèque de la Société, les autres à être distribués aux mem-
bres s’occupant d'Hyménoptères.
La Société Linnéenne de Bordeaux fait connaître qu’elle accepte-
rait volontiers un échange de publications avec notre société, tant
pour l’avenir que pour les publications antérieures.
La Société décide que la collection complète des Annales sera
envoyée à la Société Linnéenne de Bordeaux.
Le secrétaire donne ensuite lecture d’une lettre de M. Chapuis,
donnant des renseignements sur les moyens de se rendre à la
Paraque-Michel, point central de l’excursion annuelle, qui aura lieu
le 9 juillet et jours suivants. Ces détails seront communiqués aux
membres par la voie d’une circulaire.
Depuis la dernière séance, la Société a reçu pour sa bibliothèque
les ouvrages suivants :
1° Mémoires et Publications de la Société des Sciences, des Arts et des
Lettres du Hainaut. III série, Tome II, IE, IV et V, Mons, 1868 à
1870, 4 volumes in-8°, avec 47 planches.
(Echange avec nos Annales.)
2° CroTcH (G. R.), List of Coccinellidæ. Cambridge, 1871, 1 br.
in-8°.
(Don de l’auteur.)
3° Nunquam otiosus. Zoologische Mittheilungen. Von D' L. W.
SCHAUFUSS. Livraison 4, en feuilles, in-8°, Dresde, 1871.
(Échange avec nos Annales.)
4 WaALKER (Francis), Notes on Chalcidiæ. Part. I. Eurytomidæ
Londres, 1871, 1 br. in-8°.
(Don de l’auteur.)
5° CHEVRIER (Fréd.), Description de quelques Hyménoptères du
bassin du Léman, 1 broch. in-8°.
6° Ip. Quelques mots touchant les insectes Coléoptères Xylophages,
considérés au point de vue de la science forestière, 1 broch. in-8°.
(Dons de l’auteur.)
1° Annuario della Societa dei Naturalisti in Modena. Anni II, I,
IV e V. Modène, 1867 à 1870; 4 vol. in-8°, avec 30 planches.
(Echange avec nos Annales.)
8° The Entomologists Monthly Magazine. N° 85, juin 1871, 1 broch.
in-8°. ]
(Echange avec nos Annalcs.)
9° VANDEN BROECK (Ern.), Observations malacologiques. Bruxelles,
1869, 1 br. in-8° avec 1 planche,
10° Ip. Excursions, découvertes et observations malacologiques faites
en Belgique pendant l’année 1870. Bruxelles, 1871, 1 br. in-8°
avec 1 planche.
(Dons de l’auteur.)
M. Lecomte adresse de nouveau , pour les collections de la
XXXV
Société, quelques fourreaux de larves de Phryganides recueillis par
lui aux environs de Lessines.
Des remerciments sont votés aux donateurs.
M. de Borre fait quelques observations en réponse au rapport de
M. de Sélys-Longchamps, lu dans la dernière séance, relativement à
son Catalogue de fourreaux de larves de Phryganides. Après dis-
cussion, il convient avec M. de Sélys des modifications à apporter
à ce travail avant l’impression.
M. Weyers fait connaître que M. Roelofs a reconnu parmi les
insectes recueillis par lui à Calmpthout au mois d’avril dernier,
deux espèces intéressantes de Curculionides : Hypera constans Schh.
et Gronops lunatus F. (*)
M. Weyers à fait le dimanche 29 mai, une nouvelle chasse à
Zelzaete, dont les résultats ne sont pas encore entièrement étudiés.
Mais déjà M. Putzeys y a reconnu deux espèces de Carabiques nou-
velles pour notre faune, et que n’ont pas encore signalées en Hol-
lande non plus les entomologistes de ce pays. Ce sont : le Dyschirius
lœviusculus Putz. et l’Agonum puellum Dej. (**)
MM. Weinmann et Dufour ont fait à la même époque une excur-
sion à Arlon, mais les résultats en ont été peu favorables, par
suite de la rigueur de la saison.
M. Breyer fait observer que la rareté des espèces recueillies par
nos collègues cette année ne doit pas être attribuée à la rigueur
de la saison, attendu qu’elles paraissent, à peu d’exceptions près,
à date fixe, mais la rigueur de la saison fait qu'elles se cachent
généralement et sont ainsi difficiles à découvrir.
Une longue discussion sur cette intéressante question s'établit
entre MM. Breyer, Sauveur et plusieurs autres membres présents.
M. Breyer annonce qu'il a pris il y a deux jours à Hastière, près
Dinant, un exemplaire de Leucania albivena Grasl., espèce prise l’an
dernier dans la même localité et à la même date par M. Weinmann.
M. Dupont communique le rapport de M. le Conservateur de la
section d’Entomologie du Musée Royal sur le mouvement scienti-
fique de cette section pendant l’année 1870, c’est-à-dire depuis l’épo-
que de sa réorganisation.
Il fait cette communication, dit-il, afin que ses confrères connais-
sent les parties des collections publiques définitivement mises en
ordre dès aujourd’hui, ou qui le seront prochainement.
La Société exprime le désir que ces renseignements soient insérés
à la suite du compte-rendu de la séance.
La séance est levée à 10 heures.
(*) Tontes deux déjà citées dans le Catalogue de M. Mathieu.
(**) M. Parys (Ann. Soc. Ent. Belg. VI, p. 177) disait avoir pris cette dernière espèce à Blanken-
berghe et à Ostende.
XXXVI
EXTRAITS DU RAPFORT ADRESSÉ A LA DIRECTION DU MUSÉE ROYAL
D'HISTOIRE NATURELLE DE BELGIQUE PAR LE CONSERVATEUR DE
LA SECTION DES ARTICULÉS, LE 10 OCTOBRE 1870.
. . . Coléoptères. — Les parties dont la détermination est
achevée, sont : 1° Les Cicindélètes, et 2° les Carabiques, déterminés
par M. Putzeys, 3° les Paussides, par M. Dohrn, de Stettin, 4° les
Histérides, par M. de Marseul, de Paris, 5° les Throscides et 6° Les
Eucnémides, par M. de Bonvouloir, de Paris, 7° les Ælatérides, par
M. Candèze, 8° les foriides et 9° les Mylabrides, par M. de Marseul,
10° les Scolytides, par M. Chapuis, 11° les Cléonides, par M. Chevrolat,
de Paris, 12° les espèces européennes du genre Donacia, par
M. Sauveur, et 13° les Alticides d'Europe, par M. E. Allard,
de Paris. (*)
En outre, les groupes suivants sont déjà commencés : 1° les Hydro-
canthares, par moi-même, 2° les Lamellicornes, par M. Candèze,
3° les Buprestides, par M. Weyers, 4° les Molurides vrais, par
M. Haag, de Francfort, 5° les Curculionides, par M. Roelofs, et
6° les Longicornes, à peine entamés par le regretté professeur
Lacordaire.
Les Cicindélètes, les Throscides, les Eucnémides, les Elatérides et
une partie des Carabiques ont été inventoriés et classés par moi défi-
nitivement dans les boîtes (**). Au 1° octobre, le nombre de n° rem-
plis de l’Inventaire était de 772, celui des espèces et variétés définies,
de 599, celui des exemplaires, de 2871.
..... Lépidoptères. — M. Maassen, d’Elberfeld, vient d’arri-
ver à Bruxelles, à la recherche de matériaux pour un travail icono-
graphique qu'il prépare sur le groupe des Saturnides ; 1l va donner le
premier coup de pioche, et j'aime à croire qu'après lui, d’autres
travailleurs voudront suivre son exemple (***).
. . . Hyménoptères. — Ici nous possédons une collection
spéciale et autonome, célle des Zchneuinonides de Belgique du profes-
seur Wesmael. Pour préparer l’inventaire et plus tard le catalogue
de cette collection, j'ai dû dresser la liste générale des exemplaires
qui la composent, au nombre de 4117; j'aurai maintenant à établir
la concordance des exemplaires avec les divers ouvrages de M. Wes-
mael, où ils ont été décrits, et je pourrai ensuite dresser simultané-
(*) Cette liste doit être maintenant augmentée des Coccinellides, déterminées par M. Crotch, de
Cambridge.
(**) Actuellement (3 juin), les Carabiques sont entièrement classés, ainsi que les Paussides et les
Donacia. Les Histérides sont en voie de classement.
(*#*) Les Saturnides sont actuellement, non seulement déterminés, mais définitivement classés.
M. Maassen va commencer la détermination des autres Bombycides exotiques.
M. Quaedvlieg, de Visé, vient d'achever celle des espèces du genre ZZestia (Danaïdes).
ne |
#4
XXXVII
ment l'inventaire admimistratif de la collection et un catalogue
spécial, qui pourra être considéré en même temps comme le cata-
logue des espèces belges de cette famille, les travaux de M. Wesmael
étant restés le dernier mot de la science sur cette partie de la faune
du pays.
Quant aux Hyménoptères très-nombreux qui composent les ancien-
nes collections du Musée, M. Puls a bien voulu entreprendre de les
étudier, maïs il vient à peine de commencer son travail.
..... Hémiptères. M. Van Volxem a entrepris un premier
triage de nos Hémiptères en grands groupes ou familles. Il s’est
également chargé de la détermination des Scutellérides et des Penta-
tomides. Tout cela est à peine commencé.
... . . Collections nationales, — La Société Entomologique,
par la convention qu’elle à faite avec le Musée, s’est engagée à
former des collections d'insectes de la faune nationale, et à nous les
laisser exposer, à charge d’en assurer la conservation.
Cette convention n’a encore reçu qu’un commencement d'exécution
beaucoup. trop restreint. Nous avons cependant reçu en garde une
collection élémentaire de Lépidoptères diurnes, Bombycides et
Noctuélides, qui, par son exposition publique, a rendu déjà beau-
coup de services aux jeunes entomologistes ; nous avons également
reçu &@es collections de Carabiques et de Psélaphiens, formées pres-
que en entier par M. Putzeys, des collections d'Odonates et d’Or-
thoptères formées par M. le baron de Sélys-Longchamps, et plus
récemment des collections d'Odonates, d'Hyménoptères et de Lépi-
doptères offertes à la Société ba M. J. Sauveur. À côté de cela, j’ai
veillé, du mieux que j'ai pu, à la conservation des caisses renfermant
des magasins d'insectes indigènes et même exotiques appartenant à
la Société (*).
Assemblée mensuelle du 4° juillet 48714.
PRÉSIDENCE DE M. CAPRONNIER.
Présents : MM. Breyer, Craven, Dekeyn, Jules Delafontaine,
Dufour, Fologne, Fontaine, Purves, Rosart, de Thysebaert, Vanden
Broeck et Weyers, faisant fonctions de secrétaire.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de la séance précédente est approuvé.
MM. Lecomte, de Sélys-Longchamps, de Borchgrave d’Altena, Puls
(*) Depuis la date de ce rapport, MM. Weinmann et Breyer ont mis en ordre des collections plus
séricuses, comprevant les Diurnes, les Sphingides, les Bombycides et une partie des Noctuélides,
XXXVIIT
et Preudhomme de Borre se font excuser de ne pouvoir assister à la
séance.
Le président informe l’assemblée de la mort de deux de nos collè-
gues : MM. Victor de Gautard, de Vevey (Suisse), membre effectif, et
le général Thomas Guido, de Buenos-Ayres, membre correspondant.
Il fait ensuite connaître que le Conseil, dans sa dernière séance, a
admis au nombre des membres effectifs de la Société :
M. Alfred Craven, officier au service de la Grande-Bretagne, rési-
dant à Ixelles, présenté par MM. Preudhomme de Borre et Weyers.
M. Edouard Van Beneden, professeur de zoologie et d’anatomie à
l’université de Liége, et M. le comte de Borchgrave d’Altena, à Wodé-
mont, près Visé (Liége); ces deux derniers présentés par MM. de
Sélys-Longchamps et Weyers.
Le secrétaire donne lecture :
1° De lettres de MM. le comte de Borchgrave d’Altena et Ed. Van
Feneden, remerciant laSociété pour leur nomination. M. Van Beneden
annonce l'envoi prochain de quelques-unes de ses publications pour
la bibliothèque de la Société.
9° D'une lettre de M. le professeur Burmeister de Buenos-Ayres,
acceptant l'échange des publications du Musée public de Buenos-
Âyres contre nos Annales.
3° D'une lettre de M. le professeur Schnetzler, président de la
Société Vaudoise des sciences naturelles, acceptant également
l'échange des publications de cette Société contre les nôtres.
4° D'une lettre de M. Solsky, secrétaire de la Société entomologique
de Russie, accompagnant l’envoi de la livraison 4 du tome 7 des
publications de cette Société et accusant réception du tome 13 de nos
Annales. :
5° D'une lettre de M. Mulsant, président de la Société Linnéenne
de Lyon, accusant réception de nos Annales et acceptant l'offre
d'échange des publications de cette Société ainsi que de celles de
la Société d'Agriculture, Sciences et Arts utiles de Lyon contre les
nôtres.
L'assemblée décide que la collection complète de nos Annales sera
également envoyée à cette dernière Société.
6° D'une lettre de M. Capellini de Bologne, annonçant que l’Aca-
démie des sciences de Bologne entrera en relations d'échange de
publications avec notre Société.
7° D'une lettre de M. le D' Paolo Bonizzi, secrétaire de la Société
des Naturalistes de Modène remerciant la Société de l’envoi de nos
publications.
8° D'une lettre de M. E. Dupont, directeur du Musée royal d’his-
toire naturelle de Belgique, accompagnant l'envoi d’une de ses publi-
cations qu'il offre à la Société.
XXXIX
Le président, au nom du Conseil d'administration, propose à l’as-
semblée la nomination de M. Mulsant, comme membre honoraire de
notre Société.
L'assemblée, à l’unanimité, confère le titre de membre honoraire
à cet illustre entomologiste et décide, en outre, que la collection com-
plète des Annales de la Société lui sera offerte.
Depuis la dernière séance, les ouvrages suivants ont été reçus pour
la bibliothèque de la Société :
1° Bulletin de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-
Arts de Belgique, année 1871, n° 4 et 5. 2 broch. in-8° avec 5 pl.
(Échange avec nos Annales.)
2° WAaLkER (Francis). Notes on Chalcidiæ. Part. IL. Eurytomidæ
and Torymidæ. Londres, 1871. Broch. in-8°.
3° — Characters of undescribed Lepidoptera heterocera. Londres,
1871. 1 vol. in-8°.
4° — A list of hymenoptera collected by J. K. Lord, Esq. in Egypt,
in the neighbourhood of the Red Sea and in Arabia. Londres, 1871.
Broch. in-8°,
5° — List of Coleoptera collected by J. K. Lord, Esq. in Egypt,
Arabia and near the African shore ofthe Red Sea, with characters of
the undescribed species. Londres, 1871. Broch. in-8°.
(Dons de l'auteur.)
6° Petites nouvelles entomologiques, n° 28 (15 août 1870), n° 29
(1° mars 1871) et n° 30 (15 mars 1871.)
(Don de M. E. Deyrolle)
7° CHevrier (Fréd.) Essai monographique sur les Nysson du bassin
du Léman. (Insectes hyménoptères.) Genève, 1867. Broch. in-8°.
(Don de l'auteur.)
8° Horæ Societatis entomologicæ Rossicæ, tome VII, n° 4. Broch.
in-8° avec 2 pl. ù
(Echange avec nos Annales.)
9 Bulletin scientifique, historique et littéraire du département du
Nord et des pays voisins, n° 5, mai 1871. Lille, broch. in-8°.
(Echange avec os Annales.)
10° L’Abeille. Mémoires d'entomologie par M. S. À. de Marseul,
Tome VII, Liv. x et xx, Mylabres (p. 80-144). Broch. im-12.
(Echange avec nos Annales )
11° Vox FravexrezD (G. Ritter). Zoologische miscellen, XV.
Vienne, 1868. Broch. in-8°.
12° — Beiträge zur Fauna der Nicobaren, II. Vienne, 1868. Broch.
in-8°.
13° — Ueber Drehkrankheit bei Gemsen. Vienne, 1868, feuille in-8°.
14° — Weitere Mittheilung über den Baumuwollschädling Egyptens.
Vienne, 1868. Broch. in-8°.
15°Ueber den von Hernn Schirl erfundenen Schmetterlings-selbst{änger.
Vienne, 1868. Broch. in-8°, 1 pl.
(Dons de l'auteur, transmis par la Société malacologique de Belgique.)
XL
16° Dugors (Alphonse). Les Lépidoptères de l'Europe, leurs chenilles
et leurs chrysalides décrites et figurées d'après nature. Liv. 45 et 46.
2 broch. avec 6 pl.
(Don de l'auteur.)
17° The entomologist®s monthly magazine, n° 86, juillet 1871. Broch.
in-8°.
(Échange avec nos Annales.)
18° Dupoxr (Edouard). L'Homme pendant les âges de la pierre,
1 vol. in-8° avec pl.
(Don de l'auteur.)
19° Stettiner entomologische Zeitung, 32° Jahrgang. Liv. 1 à 9,
in-8° avec pl.
(Echange avec nos Annales )
Des remerciements sont votés aux donateurs.
Le secrétaire donne lecture d’une petite notice de M. Quaedvlieg,
intitulée : Description d'une anomalie observée chez une espèce du genre
Hestia, et destinée à nos Annales.
L'assemblée décide que cette notice sera imprimée dans le
tome XIV de nos Annales, actuellement sous presse, et que la figure
qui l’accompagne, sera gravée sur bois et intercalée dans le texte.
M. Weyers donne lecture,au nom de M.Putzeys,des notes suivantes :
« Vers le milieu du mois de mai, j'ai fait, avec M. Roelofs une ex-
cursion entomologique en Hollande. Le vent du Nord et l’absence
presque complète du soleil ont compromis le succès sur lequel nous
comptions. Nous avons dû nous borner à une exploration, bien péni-
ble et peu fructueuse, des dunes boisées de Bergen près d’Alkmaar
et à une chasse de trois jours à Oosterbeek près d’Arnhem.
» M. Roelofs, qui m'avait précédé en Hollande, avait fait deux
excursions dans les environs d’Utrecht, l’une à Zeist, l’autre à
Meern.
» Malgré le temps très défavorable, nous avons cependant réuni
77 espèces de Carabiques et 53 de Curculionides. Je me borne à
indiquer les principales :
Zeist el Meern. j 9. Panagæus quadripustulatus St.
1. Abax parallelus Duft. 10. Sircphosomus obesus Marsh.
2. Notiophilus rulipes Curt. | 11. Phyllobius pyri L.
3. Bewmbidium bruxellense Wesm. | 12. Apion simum Germ.
4. Phytonomus pollux Fab. 13. Cœliodes subrufus Herbst.
5. Ceutorhynchus atratus Gyll. 14. Balaninus pyrrhoceras Marsh.
6. » raphani Fab. Oosterbeek.
Bergen. 15. Notiophilus rufipes Curt.
7. Leistus rufescens Fab. 16. Leistus rufescens Fab.
8. Panagæus crux-major L. 17. Dyschirius thoracicus Fab.
XLI
18. Ophonus punctatulus Duft. 29. Phyllobius pyri L.
19. Amara gemina Zimm. 30. Apion simum Germ.
20. Agonum micans Nicol. ST 00 a MICRO:
21. Bembidium punctulatum Drap. | 32. » columbinum Germ.
22. » obsoletum Dej. 33. » carduorum Kirb.
D obtusum Sturm. 34, » fagi L.
24. » modestum Fab. 35. Rhynchites æneovirens Marsh.
25. » impressum Panz. 36. Cœliodes ruber Marsh.
26 » striatum Fab. 37. Mecinus pyraster Herbst.
27. Polydrosus pterygomalisSchh. (‘) | 38. Acalles ptinoïdes Marsh.
28. Phyllobius pomonæ Oliv.
» Aucun de ces insectes, sauf les n° 8, 7, 8,9, 16, 17, 19, 20, 22,
23, 25 et 27, n’avait encore été signalé en Hollande. — Les n° 24 et
26 n’ont point encore été trouvés en Belgique.
» Dans une exploration de la vallée de la Geule, à Fauquemont
(Limbourg hollandais), M. Roelofs a pris, au commencement de juin,
un assez grand nombre de Curculionides dont les suivants sont nou-
veaux pour la faune néerlandaise :
Otiorhynchus hirticornis Herbst. — Omias punctirostris Schh. —
Phyllobius pomonæ Oliv. — pyri L. — betulæ Fab. — Gymnetrum
campanulæ L. — Cœliodes subrufus Herbst. — punctulum Herbst.
» Les 28 et 29 mai, plusieurs membres de la Société ont exploré
les environs de Selzaete et notamment l’ancien chenal d’Axel, tant:
sur le territoire belge que sur le territoire néerlandais. Bien que les
eaux de cette localité soient plutôt saumâtres que salées, les Pogonus
chalceus y abondaïent, de même que d’autres insectes habitant les
bords de la mer. Entre autres captures faites par M. Weyers, je
dois signaler :
»Aëtophorus imperialis, Odacantha melanura, Agonum puellum(trouvé
pour la première fois en Belgique), Anisodactylus pseudoæneus (dont
un exemplaire est d’un beau bleu), Lagarus inæqualis, Bembidium
normannum, et surtout Dyschirius læviusculus, espèce nouvelle pour
notre faune et qui n’avait encore été rencontrée que dans bien peu
d’endroits de l’Europe centrale et méridionale.
» Entre Lokeren et Exaerde, M. Weyers a pris un exemplaire de
l’Acupalpus consputus..
» Les Agonum puellum, Lagarus inæqualiset Dyschirius lœviusculus
n'avaient pas encore été signalés en Hollande.
» Parmi les Carabiques communiqués par M. Jules Delafontaine,
provenant de chasses faites par lui depuis 1867 à Selzaete et dans
(*) Signalé dans la dernière liste de M. Snellen van Vollenhoven comme pris à la Haye, Was-
senaer et Utrecht. Déjà indiqué par Schônherr comme de Hollande.
ANNALES DE LA SOC. ENT. DE BELGIQUE, T. XIV. f.
XLII
quelques autres localités du royaume, je citerai les espèces suivantes
comme intéressantes à noter pour notre faune : Pogonus luridipennis
Germ.; Omaseus gracilis Dej., et Bembidium ephippium Marsh. à
Selzaete ; le Dyschirius politus Dej. à Genck, et l’Agonum piceum Dej.
(picipes Fab.) à Ardenburg près d’Eecloo. »
M. le docteur Breyer fait passer sous les yeux de l’assemblée quel-
ques espèces de Lépidoptères assez rares pour notre faune, capturées
dans ces derniers temps; ce sont : Agrotis sigma $S. V., Agrotis corti-
cea S. V., Hadena hepativa CI. (assez rare), Toxocampa craccæ $. V.
(1 exempl.), et Cidaria cuculata Hufn., dans les petites vallées de la
province de Namur aboutissant à la Meuse; Eupithecia Cauchyata
Dup. et Phasiane petraria Hb. (chenilles sur le Polystichum filix-mas)
à Auderghem, dans les environs de Bruxelles ; Heliothis dipsacea L.
dans la Campine.
M. le D’ Breyer fait ensuite la communication suivante : « Cette
année,les prairies n’ayant pas encore été fauchées, on rencontre fré-
quemment encore quelques espèces printanières assez fraiches ; c’est
ainsi qu'il y a quelques jours, j’ai rencontré l’Ino statices dans les
environs de Bruxelles, et, en capturant quelques exemplaires de cette
espèce, j'ai été témoin d’un phénomène assez singulier, qui aura
peut-être déjà été observé par quelqu'un de mes collègues, mais que
j'airemarqué pour la première fois. L'Ino statices se trouvait au
repos sur les fleurs des Valérianes, communes en cet endroit, et pré-
sentait une coloration cuivreuse bronzée foncée bien caractérisée,
mais qui passait à la couleur verte ordinaire dès que l’insecte avait
été placé dans une boîte. Le changement de couleur s’opérait à par-
tir du bord des ailes lentement et successivement pour finir au cor-
selet. »
M. Fologne fait remarquer qu’en effet, il a observé fréquemment
aussi ce singulier phénomène de coloration chez l’Ino statices ; il est
à peu près convaincu qu'il faut attribuer la couleur cuivreuse bronzée
foncée à la vapeur d’eau qui imprègne les écailles des ailes de cette
espèce, lorsqu'elle se trouve au repos sur les plantes qu’elle fré-
quente ; il suffit de placer l’insecte dans un lieu sec pour voir cesser
aussitôt le phénomène ; la couleur précitée est alors remplacée par
la couleur verte ordinaire.
Le président, parlant du grand catalogue des Lépidoptères d’Eu-
rope que vient de publier M. Staudinger et qui se trouve maintenant
dans les mains de chacun, constate que l’auteur y a de nouveau in-
troduit des changements notables et nombreux. Il demande si la So-
ciété, qui a adopté jadis le catalogue de M. Staudinger pour l’arran-
gement de ses collections, entend adopter aussi les derniers change-
ments introduits. Il croit que cette question devrait faire l’objet d’un
D
XL
examen sérieux et critique. [1 propose qu’un membre soit désigné
pour faire un rapport qui serait présenté et discuté à une prochaine
séanc?, Il propose, en outre, que cette question soit portée à l’ordre
du jour dans le compte-rendu imprimé de la présente séance afin
que tous les lépidoptéristes puissent en être informés et se préparer à
la discussion.
La'proposition du président est adoptée par l’assemblée, et M. le
D' Breyer veut bien se charger de présenter à la prochaine séance
un travail critique sur cet important sujet.
M. Craven se propose de présenter à une prochaine séance quel-
ques observations sur des crustacés rencontrés par lui dans ses
voyages aux Indes.
La séance est levée à 9 heures.
Assemblée mensuelle du 5 août 1871.
PRÉSIDENCE DE M. CAPRONNIER.
Présents : MM. Andries, Breyer, De Keyn, J. De Lafontaine,
Dubois, Dufour, Fologne, Lecomte, Mourlon, Puls, Purves, Roelofs,
de Sélys-Longchamps, de Thysebaert, Vanden Broeck, Van Volxem,
Weinmann et Weyers faisant fonctions de secrétaire.
La séance est ouverte à 8 heures.
MM. Sauveur, Preudhomme de Borre et Fontaine se font excuser
de ne pouvoir assister à la séance.
M. Craven, que son service vient de rappeler subitement en Angle-
terre, fait également excuser son absence.
Le secrétaire donne lecture :
1° D'une lettre de M. Antonio Aguilar, secrétaire de l’Académie
royale des sciences de Madrid, informant la société que la savante
compagnie accepte l'offre d'échange de ses publications contre nos
annales et annoncant l’envoi prochain de la série complète de ses
travaux.
9 D'une lettre de M. Trimoulet, secrétaire de le Société linnéenne
de Bordeaux, informant la société de l’envoi de la collection des
actes de cette Société. Le volume XX VIIT, actuellement sous presse,
parviendra prochainement.
Le Président, au nom du Conseil d'administration, propose à
l’assemblée la nomination de M. Laureano Perez Arcaz, professeur
de Zoologie à la faculté des sciences de Madrid, en qualité de mem-
bre correspondant.
L'Assemblée, à l'unanimité, confère le titre de membre correspon-
XLIV
dant à cet entomologiste distingué qui a bien voulu servir d’inter-
médiaire obligeant entre l’Académie royale des sciences de Madrid
et notre Société.
Depuis la dernière séance, les ouvrages suivants ont été reçus
pour la bibliothèque de la Société :
1° Bulletin scientifique, historique et littéraire du département du
Nord et des pays voisins. 1° Année 1869, n° 9, septembre. 2° année
1870, n°“ 1 à 12 et 3° année 1871, n° 3, 4 et 6. In-8°.
(Échange avec nos Annales.)
2° Mrnxrrère (P.). Iconographie et description de Chenilles et Lépi-
doptères inédits. Tome 3. Liv. 25, gr. 8°, 4 pl. color.
(Don de l’auteur.)
3° The Transactions of the entomological Sociely of London 1871.
Parts I and II, 2 volumes in-8°, 7 pl.
(Échange avec nos Annales.)
4° Vax Benne (Ed.)et Bessecs (Émile.) Mémoire sur la formation
du blastoderme chez les Amphipodes, les Lernéens et les Copépodes,
I-4°, 5 pl.
5° Van PBENEDEx (Éd.) et Brssers (Émile). Résumé d'un mémoire
sur le mode de formation du blastoderme dans quelques groupes de Crus-
tacés. In-8°.
6° Van Benepex (Éd.) Le genre Dactycotyle, son organisation et
quelques remarques sur la formation de l'œuf des Trématodes. In-6°.
1 planche.
7° Vax Bexenex (Éd.) Sur une nouvelle espèce de Grégarine dési-
gnée sous le nom de Gregarina gigantea. In-8°, 1 pl.
8° Van Bexepex (Éd.) Étude zoologique et anatomique du genre
Macrostomum, comprenant la description de deux espèces nouvelles,
broch. in-8°, 1 pl.
9° Vax BexeDex (Éd.) Recherches sur l'embryogénie des Crustacés.
Parties I à IV. 4 broch. in-8°, 4 pl.
10° Van BENEDEN (Ed.) Recherches sur l'évolution des Grégarines,
broch. in-8°, 1 pl.
11° Van Benrpex (Éd.) Réponse à quelques-unes des observations de
M. Balbiani sur l'œuf des Sacculines. 4 pages in-4°.
12° Vax Benepen (Éd.). Sur un scolex de Cestoïde trouvé chez un
Dauphin. 4 pages in-4°.
(Dons de l'auteur.)
13° Petites nouvelles entomologiques, n° 31 (1* Juillet 1871) n° 32
(15 Juillet 1871) et n° 33 (1 août 1871.) In f°.
(Don de M. E. Derrolle.)
14° Jahrbücher des Nassauischen Vereins für Natürkunde. Jahr-
gang XXIII und XXIV in-8° 6 pl. lith. et color.
(Echange avec nos Annales.)
a
XLV
15° Bulletin de l’Académie impériale des sciences de St- Pétersbourg.
Vols. I à XV et Vol. XVI n°* 1 et 2. (Pages 1 à 175) gr. in-4° avec un
grand nombre de planches noires et color. .
(Echange avec nos Annales.)
16° The Entomologists monthly magazine, n° 87. Août 1871, in-8°.
(Échange avec nos Annales.)
17° WaLzKer (Francis.) Notes on Chalcidiæ, Part IT. Torymidæ
and Chalcidide. In-8° fig.
(Don de l'auteur.)
18° PacxarDp (A. $.) Catalogue of the Phalenidæ of California,
broch. in-8°
19° PackarD (A. S.) On the embryology of Limulus Polyphemus.
broch. in-8°.
20° Pacxarp (A, 5.) Morphology and ancestry of the Kings crabs.
In-8°.
21° PackaRD (A. S.) The early stages of Ichneumon parasites, broch.
in-8°, pl.
22° PackaRp (A. S.) List of insects collected at Pebas, Equador,
and presented by Prof. James Orton. In-8°,
23° PackaARD (A. $S.) Bristle-tails and Spring-tails, broch. in-8°, pl.
24° PACKARD (A. S.) The Insects inhabiting salt water. N° 2, broch.
in-8°, pl.
25° PackarD (A. S.) The caudal styles of insects, sense organs i. e.
abdominal antennæ. In-S”.
(Dons de l'auteur.)
26° Smithsonian report for 1869. Vol. relié, in-8°, fig.
27° HavyDex. Geological survey of Wyoming and contiguous territory.
Volume relié in-8°.
(Don de la Smithsonian Institution.)
28° Wezzs (Wailter.) The water-power of Maine. Volume relié
in-8°, pl. et carte.
29. Fourth report of the commissioner of fisheries of the State of
Maine, broch. in-8°, pl.
(Don de la Portland Society of Natural History ; éch. avec nos Ann.)
30. Memoirs of the Boston Society of natural history. Vol. II. Part. 1.
(pages 1 à 28). In-4°.
31. Proceedings of the Boston Society of natural history. Vol. XIII,
sig. 15 à 23 (pages 225 à 368) in-8°.
(Échange avec nos Annales.)
32. Report of the commissioner of agriculture for the year 1869.
Volume relié in-8°, pl.
33. Report on diseases of cattle in the United-States 1869. Volume
relié in-8°, pl.
34. Monthly reports of the Departement of agriculture for the year
1870. Volume broché in-8°.
(Offerts par le département de l'agriculture des États-Unis.)
XLVI
35. PacxarD (A. S.) Record of american entomology for the years
1869 and 1870 broch. in-8°.
36. Second and third annual reports of the trustees of the Peabody
Academy of" sciences for the years 1869 and 1870, broch. in-8°.
87. The American Naturalist. Volume IV n° 3 à 12. Vol. V n° 1
in-8°, avec nombreuses fig.
(Échange avec nos Annales)
38. Proceedings and communications of the Essex Institute. Vol. VI.
© Pars II in-8°.
39. Bulletin of the Essex Institute. n° 1 à 12, in-8°, fig.
40. To Day : a paper printed during the Fair of the Essex Institute
and Oratorio Society, (octobre 31 à novembre 4.) In-4°.
(Échange avec nos Annales.)
A1. Annales de la Société malacologique de Belgique. Tome 5. 1870
In-8°, pl.
(Échange avec nos Annales.)
. Borspuvaz (D'.) Cndénione sur les lépidoptères envoyés du
eo. à M. de l’'Orza. Broch. in-8°.
43. Borspuvaz (D'.) Destruction des Ancolies. Note sur le Nœmatus
rufipes. Broch. in-8°.
A4. BorspuvaL (D'.) Description d'un lépidoptère nouveau : Papilio
Lorzæ. Broch. in-8°.
55. Borspuvaz (D'.) Note sur les ravages occasionnés cette année
dans la culture des fraises par la ç grande Tipule des jardins (Tipula
JA Broch. in-8°, fig.
6. Borspuvar, (D'.) Notes sur deux esnèces nouvelles de Coccides
ue sur les bambous cultivés au jardin du Hamma. Broch. in-8°.
(Dons de M. le Dr Boisduval.)
Des remerciements sont votés aux donateurs.
M. Weyers, parlant au nom de M. Preudhomme de Borre, propose
à l’assemblée d’envoyer la collection complète de nos annales à
l’Académie impériale des ‘sciences de St-Pétersbourg, qui à bien
voulu nous faire parvenir la coilection complète de ses bulletins.
Cette proposition est adoptée à l’unanimité.
Le président fait savoir à l’assemblée que, lors d’un récent voyage
à Paris, il a eu le plaisir de rencontrer plusieurs de nos collègues de
France, entr’autres MM. Fairmaire et le D' Boisduval; ce dernier se
propose d'envoyer prochainement un mémoire destiné à nos annales.
L'ordre du jour appelant l’examen critique du Catalogue des Lépi-
doptères de la faune européenne par M. Sie M. Breyer
demande que cet objet soit reporté à l’ordre du jour de la prochaine
séance, le temps lui ayant absolument fait défaut pour préparer le
travail dont il avait été chargé. Adopté.
1e
XLVII
M. de Sélys-Longchamps donne lecture du rapport officiel sur l’ex-
cursion faite par Ja Société à la Baraque-Michel les 8, 9 et 10 juillet
dernier. Il propose de remettre l'impression de son rapport au
compte-rendu de la prochaine séance du 2 septembre, quelques par-
tes devant être encore remaniées et complétées, et tous les renseigne-
ments à fournir par les membres qui ont assisté à l’excursion n’étant
pas encore parvenus. Adopté.
M. Lecomte fait don, pour les collections de la Société, de quatre
flacons de coléoptères provenant de chasses faites par lui pendant
les mois de juin et juillet dans les environs de Lessines.
M. Weinmann fait également don pour les collections de la Société
d’une boîte de Lépidoptères.
Des remerciements sont votés aux donateurs.
M. de Sélys-Longchamps montre à la Société deux Procris mâles
pris par lui à la Baraque-Michel, qui ressemblent au P. statices par
le bout des antennes, mais les barbes de la partie moyenne semblent
plus longues que chez le P. globulariæ et plus divariquées que chez
aucune des Procris européennes qu'il possède.
M. de Sélys-Longchamps montre également une Plusia qu'il a
prise anciennement en Ardenne et qui paraît identique avec la
P. V- aureum de Guénée, espèce très-voisine de la P. iota L. Dans la
même boîte, il fait passer sous les yeux de la Société, comme objets
de comparaison, une P. V- aureum de l'Écosse, la P. iota type de
Belgique et la variété percontationis Tr. prise à Longchamps.
M. Fologne montre les mêmes Plusia recueillies par lui en Bel-
gique. 1 n’y avait pas attaché beaucoup d'importance, considérant
la P. iota comme une espèce très-variable.
La P. V- aureum et la var. percontationis n’ont pas encore été,
pensons-nous, signalées en Belgique.
M. Breyer fait passer sous les yeux de l’assemblée une boîte con-
tenant quelques espèces de lépidoptères intéressantes pour la faune
belge, qu'il a capturées dans ces derniers temps; ce sont : Tapinostola
elymi Tr.; Leucania littoralis Curt.; Agrotis ripæ Hb.; une variété
intéressante de Rusina tenebrosa Hb.; une jolie variété de Cidaria
aquilaria H. S.; et Erastria venustula Hb., cette dernière des environs
de Bruxelles.
La séance est levée à 9 1/2 heures.
Assemblée mensuelle du 2 septembre 1871.
PRÉSIDENCE DE M. CAPRONNIER.
Présents : MM. Andries, Breyer, J. De Lafontaine, Dufour, Fologne,
XLVIII
Mélise, Sauveur, de Sélys-Longchamps, de Thysebaert, Van
Volxem, Weinmann, Weyers et Preudhomme de Borre, secrétaire.
MM. De Keyn, Fontaine et Lecomte se font excuser de ne pouvoir
assister à la séance.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de la séance précédente est adopté.
Le président annonce que, dans sa dernière séance, le Conseil à
reçu membres effectifs de la Société :
1° M. Nicolas Fondu, sous-contrôleur des accises, à Bruxelles,
présenté par MM. Weinmann et Fologne;
2° M. Louis Mélise, employé au gouvernement provincial du Bra-
bant, à Saint-Gilles, présenté par MM. Weyers et Preudhomme de
Borre.
M. Mélise, présent à la séance, remercie la Société pour sa nomi-
nation.
Il est donné lecture :
1° D'une lettre et d’une circulaire de la Société malacologique de
Belgique, invitant les membres de la Société entomologique à prendre
part à l’excursion qu’elle à organisée pour Orp-le-Grand, le 3 sep-
tembre 1871.
2° et 3° De lettres de la Société entomologique italienne et de la
Société Linnéenne de Normandie, annonçant le prochain envoi de
leurs publications.
4° D'une lettre du Président de la Société Linnéenne de Lyon,
accusant réception de l’envoi de nos Annales et accompagnant un
envoi de publications de cette Société.
5° D'une lettre de M. le professeur Troschel, de Bonn, directeur
des Wiegmann's Archiv für Naturgeschichte, faisant connaître qu'il
est disposé à échanger contre nos Annales les Bericht über die Ento-
mologie, et accompagnant l’envoi des vingt années qui manquaïent à
notre bibliothèque, de cette importante publication.
La Société accepte l'échange et décide qu’une collection complète
des Annales sera envoyée à M. le professeur Troschel.
Depuis la dernière séance, la Société a reçu pour sa bibliothèque
les ouvrages suivants :
1° Bulletin de l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-
arts de Belgique. Année 1871 ; n° 6 et 7, 2 broch. in-8°, avec 4 pl.
(Echange avec nos Annales.)
20 Petites Nouvelles entomologiques. N° 34 (15 août 1871) et 35
(1% septembre 1871).
(Don de M. E. Deyrolle.)
3° Verhandlungen des Vereins für Natur- und Heilkunde zu Pres-
burg. Neue Folge, I Heft (1869-70), 1 broch. in-8°.
XLIX
4 Catalog I der Bibliothek des Vereins fur Naturkunde zu Presburq,
zusammengestellt von D' G. Bückh. Presbourg, 1871, 1 broch. in-5°.
(Échange avec nos Annales )
5° Bericht über die wissenchaftlichen Leistungen im Gebiete der Ento-
mologie. Années 1847 (par Erichson); 1850, 1851, 1852 (par Schaum);
1854, 1855, 1856, 1857, 1858, 1859-60, 1861, 1862, 1863-64, 1865-66,
(en 2 parties) (par Gerstäcker); 1867-68 (par Gerstäcker et Brauer);
1869 (par Brauer). Berlin, 17 volumes in-8°, (les années 1855 à 1864
sont reliées en 3 volumes ; les années 1865 à 1869, en feuilles).
(Don de la Direction des Archiv für Naturgeschichte (Prof. Troschel); échange avec nos Annales.)
6° Coleopterologische Hefte, V et VI. Munich, 1869-70, 2 broch.
in-8°,
(Don de M. le baron E. von Harold ; échange avec nos Annales.)
7° Annales de la Société Linnéenne de Lyon. Nouvelle série;
tomes IV, V, VI, VII et X à XVII. Lyon, 1857 à 1869, 12 vol. grand
in-8°, avec 135 planches et portraits.
(Don de cette Société; échange avec nos Annales.)
8 Warxer (Fer.) Notes on Chalcidiæ. Part. IV, Londres, 1871,
1 broch. in-8°.
(Don de l'auteur)
9° Actes de la Socicté Linnéenne de Bordeaux. Tomes XXI à XXVI.
Bordeaux, 1858 à 1870, 6 vol. in-8&, avec 28 planches.
(Don de cette Société; échange avec nos Annales.)
10° The Entomologists Monthly Magazine. N° 88. Septembre 1871,
4 broch. in-8°. (Echange avec nos Annales.)
11° Poxorxy (A.) De l'origine des plantes alpines; traduit de l’alle-
mand, par À. PREUDHOMME DE Borre ; 1 broch. in-8°.
(Don de M. Preudhomme de Borre.):
Des remerciements sont votés aux donateurs.
M. Sauveur dépose pour les Annales le manuscrit d’un travail
intitulé : Supplément au Catalogue des Coléoptères de la Faune belge.
Ce travail est renvoyé à l’examen de MM. Van Volxem et de Borre.
M. de Sélys-Longchamps donne lecture des notes complémentaires
de son rapport sur l’excursion annuelle de la Société à la Baraque-
Michel. L’impression du rapport complet est ordonnée pour le présent
compte-rendu :
COMPTE-RENDU
de l’excursion faite à la Baraque-Michel, du 8 au 11 juillet A8T1, rédigé
au nom des membres de la Société Entomalogique qui y ont pris part,
par M. ne SéLys-LoNGCHAMES, rapporteur (1).
Le samedi8 juillet, à midi, nous étions réunis à Verviers, chez M. le
(1) Note du Rapporteur. Les observations géologiques et botaniques sont dues en grande
partie à M. Weyers, celles sur les coléoptères à M. le D: Chapuis et la détermination des
Lépidoptères nocturnes à M Weinmann.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XIV. 9
L
D' Chapuis, qui avait bien voulu se charger d’assurer les moyens
de transport pour l’excursion décidée et fixée par la société. Étaient
présents MM. le D' Chapuis, Weyers, comte Léon de Borchgrave et
de Sélys-Longchamps, membres de la Société entomologique, et
MM. le D' Lambotte et le professeur Laboulle, de Verviers, membres
de la Société de botanique.
Nous partimes en voiture de Verviers pour Dolhain et Goé où
commence la grande forêt d'Hertogenwald, vers le confluent de la
Gileppe avec la Vesdre. A ce point nous quittâmes la route de Goé à
Eupen, pour suivre celle qui, à travers la forêt, monte continuelle-
ment jusqu’à la Baraque-Michel, située tout à fait à la frontière belge;
cette route se bifurque ensuite en entrant en Prusse, conduisant
d’une part à Malmedy et d’autre part vers Soorbrodt et l’Eifel. A
mi-chemin de Goé à la Baraque, nous nous arrêtàmes à la maison
de garde de Hestreux, dont l'altitude indiquée est de 442 mètres au
dessus du niveau de la mer. Entre Goé et la Baraque, on ne ren-
contre dans la forêt que cette habitation et, un peu plus loin, celle
de Drossart. Nous exploràmes Hestreux pendant plusieurs heures de
l'après-midi. C’est à que M. Walthère de Sélys.vint nous rejoindre
etprit le seul Polyommatus Chryseis observé pendant l’excursion. M.de
Borchgrave aperçut un Colias qu’il considéra comme le palæno. On
prit plusieurs Erebia medusa en mauvais état, dont une dépourvue de
points noirs ocellés aux ailes supérieures. M. de Sélys père trouva
dans la forêtun exemplaire unique de larare Chrysopa fulviceps, et prit
une Procris dont il sera parlé plus loin.
Plusieurs d’entre nous allèrent jusqu’à la vallée remarquable de la
Saüer,afluent de la Helle et qui mériterait d’être explorée. MM. Cha-
puis et Weyers y recusillirent un assez grand nombre de coléoptères.
MM. Chapuis et Lambotte durent à notre grand regret nous quitter
et retourner à Verviers.
Nous arrivèmes le soir à la Baraque-Michel, autrement dite :
Maison Fischbach. La forêt cesse deux kilomètres auparavant au point
où la route traverse le ruisseau Drossart, affluent de la Gileppe.
Le haut plateau tourbeux et marécageux est nommé Hautes-Fanges
en français, Hautes-Fagnes en wallon, et Hohe-Vehn en allemand.
Quant au nom wallon que nous adopterons, nous devons prévenir
qu'on n’est pas bien d’accord sur son étymologie. M. le président
Grandgagnage, l’auteur des Wallonades, le fait dériver de Fagus
(hêtre) d’où Silva Faganea (Forêt des hêtres) à cause des troncs nom-
breux de cet arbre que l’on rencontre enfouis dans la tourbe.
M. Ch. Grandgagnage, auteur du Dictionnaire étymologique de la
langue wallonne, croit au contraire que le nom de Fagne provient
de Fania,latinisation du gothique Fani (datif singulier, nominatif et
accusatif pluriel Fanja) qui signifie : boue, fange.
LI
J'ajoute que le mot Hohe Vehn, aujourd’hui employé, signifie aussi
hautes tourbières marécageuses, d’où le mot fagne pourrait égale-
ment provenir par le changement de prononciation du'V en F. Dans
la commune de La Reid, près de Spa, un lieu analogue s’appelle
aujourd’hui encore Haut Marais.
Le plateau est composé de tourbes atteignant parfois une grande
épaisseur, et parsemé çà et là de gros blocs erratiques de quartzite
appartenant au système Revinien de Dumont. Ces tourbes sont for-
mées par l’accumulation lente et successive de diverses espèces de
Sphagnum constamment arrosées par les pluies qui sont très fré-
quentes et très abondantes sur le plateau. Elles forment avec les
neiges le grand réservoir naturel de plusieurs cours d’eau dont nous
parlerons plus loin.
La tourbe servant de combustible dans le pays, on conçoit qu’elle
fait l’objet de nombreuses exploitations qui ne paraissent pas être
faites bien systématiquement et consistent en excavations plus ou
moins profondes creuses çà et là et abandonnées ensuite pour en
ouvrir d’autres un peu plus loin. Ces excavations abandonnées se
remplissent d’eau, qui se recouvre de couches décevantes de Spha-
gnum plus ou moins épaisses, mais d’un beau vert, qu'il faut éviter
avec beaucoup de soin pour ne pas s’y embourber d’une façon
parfois dangereuse.
Quelques parties élevées du plateau présentent un terrain assez
solide, couvert de bruyères ; mais dans la plupart des cas ce n’est
qu’une masse spongieuse imprégnée d’eau qui s’y trouve retenue par
le sous-sol composé d’une argile compacte tout-à-fait imperméable.
Différentes lignes de rigoles ont été établies et drainent certaines
parties du plateau afin de permettre les plantations d’Epicea.
M. Laboulle pense que ce drainage jette la perturbation dans le
régime des cours d’eau qui débordent à la fonte des neiges et après
les orages, et qui sont presque à sec pendant le reste du temps.
Il paraît que le nom de Baraque-Michel (1) vient de ce qu’un pauvre
diable de ce nom éleva une chaumière au commencement de ce siècle,
dans ce lieu solitaire et désert, alors privé de tout chemin prati-
cable. Comme il arrivait chaque année que des voyageurs isolés
d'Eupen, de Jalhay, de Malmedy, de Spa ou de Stavelot s’égaraient
dans ces solitudes pendant l’hiver et périssaient dans les neiges et
dans les tourbières marécageuses, des personnes bienfaisantes de
Stavelot, la famille Fischbach, chargèrent les habitants de la cabane,
reconstruite plus solidement, de sonner de temps en temps une
cloche pendant les nuits d'hiver et d’aliumer un petit fanal au-dessus
(1) Le premier habitant se nommait Michel Schmidt, et ses descendants habitent encore au
même endroit.
LI]
de l'habitation, afin de fournir une direction aux voyageurs égarés.
On nous a conté que la corde de cette cloche se trouvait placée
contre le lit du ménage.
Depuis ce temps, on a bâti une belle chapelle à une cinquantaine
de pas de la maison, et la cloche y a été placée après la construction
de la route d’Eupen à Malmedy qui passe à la Baraque; maintenant
la cloche n’est donc plus sonnée et le fanal ne s’allume plus.
Nous ne croyons pas que ce changement soit favorable, car on nous
a raconté que pendant le dernier hiver de 1870-1871, deux ou trois
personnes avaient encore péri dans les environs.
Nous avions donc à la Baraque-Michel un établissement hospita-
lier qui représentait en dimensions microscopiques l’hospice du
Grand Saint-Bernard, comme notre sommet des Ardennes rappelait
dans des proportions tout aussi réduites celui de la célèbre montagne
des Alpes suisses.
La Baraque-Michel est le point le plus élevé de la Belgique ; son
altitude est de 672 à 674 mètres, selon diverses estimations, mais le
sommet réel de l’Ardenne est situé à 2 kilomètres plus loin, sur le
territoire prussien, près de la route de Soorbrodt. Il consiste en une
borne et est désigné sous le nom de Signal de Botrange; son altitude
est de 689 mètres, mais des appréciations barométriques paraissent
indiquer que le signal est d'environ 24 mètres plus élevé que la
Baraque; ce signal approcherait donc de 700 mètres. M. Houzeau en
fixe la latitude à 50° 31! N., et la longitude à 3° 44! E.
Notons pour terminer que, dans la cave de la Baraque, se trouve
une source minérale ferrugineuse (Pouhon) d’un goût agréable, d’une
fraicheur extrême et que les habitants ont encore un registre en bien
mauvais état, il est vrai, sur lequel les touristes peuvent inscrire
leurs noms.
Ce n’est pas à la Baraque que nous logeàmes, car la place eût
manqué; nous allämes à un kilomètre environ plus loin, à l’auberge
tenue par M. Hoen, sur le territoire prussien. Ce lieu porte le nom de
Monte Regi. Nous fûmes rejoints le soir par MM. Devos et Bodson,
membres de la Société de botanique, arrivant de Hockay, à travers les
tourbières avec grande difficulté, et qui nous quittèrent le lendemain
soir ainsi que M. Laboulle, au moment où M. Weinmann nous arrivait
de Bruxelles. :
L’excursion du 9 et du 10 juillet fut favorisée par un temps magni-
fique comme celle du 8. Malgré la grande altitude de ce plateau
désert et dégarni, qui forme un dôme évasé exposé à tous les vents
sans aucun abri ni arbres (ne parlons pas des jeunes sorbiers plantés
le long de la route), le thermomètre marquait encore environ +- 20°
cent. à l’entrée de la nuit.
Ce sommet en forme de dôme évasé, donne naissance à la Helle
LTII
qui part de la fontaine Perigné, où se trouve la borne frontière, et
forme à l’est la limite de la Belgique presque jusqu’à son confluent
avec la Vesdre qui a lieu à Eupen. La Saüer se dégage du plateau, se
dirigeant au nord, et tombe dans la Helle avant Eupen. On trouve
ensuite le ruisseau Drossart qui se réunit à la Gileppe. Celle-ci suit
la direction nord-ouest et se réunit à la Vesdre au-dessus de Goé, en
aval du gigantesque barrage de 60 mètres d’élévation, que l’on con-
struit en ce moment et qui doit emmagasiner, au profit de la ville de
Verviers, les eaux de la Gileppe alimentées, dit-on, par l’écoulement
des pluies et des neiges de 4,000 hectares de fagnes et de forêts.
A l’ouest et au sud-ouest du plateau sont situées les sources de la
Hoegne et de ses affluents, autrement dite : rivière de Polleur, qui
reçoit à Franchimont le Waghaiï, ou rivière de Spa, et se jette dans
la Vesdre à Pépinster; enfin au sud des Hautes-Fagnes sont les
sources de l’Eau-rouge, de la Warge, du Hockay et autres affluents
de l’Emblève.
Le mauvais temps qui se déclara le mardi, 11, nous empêcha d’ex-
plorer la pente sud-ouest vers la Hoegne et de revenir à Spa par le
Hockay, comme nous le projettions et nous dûmes regagner nos
foyers par Eupen et Verviers.
La végétation ne semble pas riche en espèces, mais elle a un carac-
tère particulier. On remarque sur le plateau et aux sources des ruis-
seaux la magnifique Arnica montana, en pleine floraison; les prés
humides abondent en Orchis; les marécages en Eriophora, dont les
graines en panaches blancs et cotonneux se voient de loin. On
observe les Vaccinium uliginosum, myrtillus et Vitis-Idæa, l'Oxycoccos
palustris est plus rare, le Spartium scoparia, les Genista anglica et
pilosa, la Pteris aquilina, la Calluna vulgaris, V Erica tetralix, les Lyco-
podium clavatum et selago. M. Weyers signale encore le Comarum
palustre dans la fagne, vers la Helle, les belles orchidées Platanthera
bifolia, Gymnadenia albida, les Trientalis europæa et Menyanthis tri-
foliata.
Les Lépidoptères, excepté le Cœnonympha Pamphilus, manquaient
en général dans les parties marécageuses et tourbeuses dépourvues
de broussailles.
Les belles captures dont nous allons parler et qui étaient l’objet
principal de l’excursion, eurent lieu vers les stations de l’Arnica
montana et surtout à la lisière de la forêt, vers une langue assez
étroite de bois rabougri, qui commence au pont de la route, au nord
de la Baraque-Michel, aux sources du ruisseau Drossart, affluent de
la Gileppe.
Ce bois remonte à l’est vers le sommet du plateau, où toute végé-
tation cesse bientôt. Les dernières broussailles, aux limites des
tourbes marécageuses, contenaient surtout : Salix repens et capræa,
LIV
Sorbus aucuparia, Quercus robur, Faqus sylvatica, Carpinus betulus,
Populus tremula, Juniperus europæa, Betula alba, Vaccinium uligi-
nosum et quelques Rosa, que nous n’avons pas déterminées.
L'aspect du plateau changera bientôt, en partie du moins, car on y
a planté sur mottes et en lignes des Abies excelsa, qui paraissent y
prospérer. Notons en passant que le Pinus sylvestris et le Larix,
plantés en grand nombre dans la partie belge ce l’Hertogenwald, à
Hestreux, Membach, etc., ont herriblement souffert des neiges et des
ouragans, qui les ont en partie brisés ou déracinés, tandis que
l’Abies excelsa résiste bien mieux à ces phénomènes météorologiques
si fréquents dans cette contrée. Les Allemands en préférant l’Abies
pour la partie de la fagne nouvellement plantée, entre l’auberge de
M. Hoen et le signal de Botrange, montrent leur esprit pratique.
Vers cette zône, M. Weyers remarqua sur le sol une grande quantité
de pierres qui paraissent être des silex du terrain crétacé. Il ne faut
pas ‘confondre ces silex avec les pierrailles d’une ancienne voie
romaine qui se dirigeait du pont Drossart vers le signal de Potrange
et dont on découvrit les vestiges, il y à quelques années, dans les
environs immédiats de la Baraque, près de la fontaine Perigné. La
construction de cette chaussée paraît avoir été faite dans de bonnes
conditions de solidité et de durée. Elle consistait, selon un habitant
du pays qui en parla à M. Weyers, en troncs de chênes, posés d’abord
longitudinalement, puis recouverts par d’autres transversalement.
Dans les interstices étaient placés des blocs de quartzite et des dalles
de schiste, de façon à permettre le roulage des chars. On pouvait
encore constater les sillons que ces véhicules y avaient tracés.
M. Weyers vit, en effet, quelques traces de cette puissante chaussée,
mais les troncs d’arbres avaient disparu.
La Société entomologique avait reçu de notre confrère, M. Maassen
d’Elberfeld, les Argynnis Iro, Aphirape, Pales var. arsilache et le Colias
Palæno, dont les deux dernières étaient nouvelles pour notre faune.
Cet entomologiste les ayant prises non loin de la Baraque-Michel, la
Société avait décidé que l’excursion de cette année aurait lieu dans
cette contrée, et nous réussimes complètement, car chacun de nous
a pu constater la présence de ces deux espèces et en nine plu-
sieurs exemplaires les 9 et 10 juillet.
La Colias Palæno ne diffère nullement des individus des hautes
Alpes suisses. Elle n’était pas très-rare, mais volait avec rapidité, à
la manière de l’Edusa. Nous la prîmes près de la Baraque et autour
de la traînée de bois rabougris, vers les sources de la Gileppe.
C’est autour du même bois marécageux que volait assez communé-
ment l’Argynnis Pales, qu’au vol on distinguait bien de la Selene, à sa
nuance plus rouge. Elle appartient à la race germanique sous-alpine
nommée arsilache, qui se distingue de la Pales des Alpes, parce que
VL
le dessous des ailes supérieures est tacheté de noir. Une seule
femelle fut capturée ; elle est presque colorée comme les mâles. Cette
Argynne se pose volontiers sur les fleurs de l’Arnica et sur un grand
chardon nommé Onopordum ; la Colias palæno, sur les feuilles du Vac-
cinium uliginosum et sur le Spartium scoparia.
M. de Sélys prit deux Cœnonympha Davus et M. de Borchgrave une
Argynnis aphirape, espèce observée d’abord par M. de Sélys, dans la
vallée, près de St-Hubert, avec l’A. Ino. Ces espèces, ainsi que
l’Erebia medusa, étaient sur leur déclin.
Le dimanche nous rencontrâmes, près des sources de la Gileppe,
MM. Haas et Kaltenbach fils, entomologistes d’Aix-la-Chapelle, qui
avaient remonté les vallées de la Helle et de la Saüer. Ils y avaient
capturé entr’autres la Nymphalis populi et l’Argynnis paphia; ils nous
avertirent qu'aux sources de la Gileppe, on rencontre en mai le
Polyommatus Helle qui jusqu'ici, en Belgique, n’avait été observé
que près d’Arlon, il y a 30 ans, par notre collègue M. J. Putzeys. Nos
confrères d’Aix-la-Chapelle furent peut-être assez intrigués d’en-
tendre le son du cornet dans cette forêt sauvage. C'était, en effet,
une partie de notre caravane à la recherche de l’autre, qui s'était
éloignée depuis la matinée et qui finit par rejoindre, grâce à ce
moyen d'appel, que nous croyons fort recommandable quand on fait
des excursions dans les bois. Nous en avons emprunté l'usage à
M. Du Mortier, membre de la Chambre des Représentants et Prési-
dent de la Société de Botanique qui, lors des excursions, s’en sert
avantageusement pour rassembler les botanistes dispersés.
Nous nous résumerons en constatant que la faune entomologique
du plateau des Hautes-Fagnes, d’accord avec la flore, est le type le
plus marqué de la région ardennaise. Elle manifeste le caractère
sous-alpin par la réunion des lépidoptères suivants : Colias palæno,
Polyommatus chryseis, P. helle, Argynnis pales var. arsilache, A. aphi-
rape,A.Ino, Erebia medusa, Cœnonympha Davus (type) et Hydrocampa
litteralis (1).
En terminant, nous dirons deux mots de l’excursion faite les 18 et
19 juin de cette année par la Société de Botanique, aux environs de
Moresnet, de Dolhaïin et de Goé, qui fut contrariée et interrompue
par le mauvais temps. MM. de Sélys-Longchamps et de Borch-
grave y prirent part et capturèrent quelques Nemeobius lucina L.
M. de Borchgrave prit un Polyommatus chryseis près de Moresnet et
M. de Sélys-Longchamps, un Agrion puella femelle, d’une variété sin-
gulière, chez laquelle les bandes humérales vertes du devant du
thorax sont réduites à une petite tache inférieure arrondie, près du
(1) A ces neuf espèces nous pouvons maintenant ajouter une tout aussi caractéristique que
vient de signaler à Hestreux notre collègue M. Quaedvlieg, nous voulons parler de l'Erebia
ligea L.
LI
prothorax. On prit aussi la Phrygane nommée : Stenophylax luc-
luosum. |
Le 9 août j'ai fait avec M. de Borchgrave une excursion au
Hockay. On descend à cette halte une demi-heure après être parti
de Spa par le chemin de fer qui conduit à Luxembourg. Le Hockay
est à une altitude d'environ 600 mètres. Le village est remarquable
par les énormes haies de hêtres qui entourent la plupart des mai-
sons et des jardins et qui les garantissent contre le vent et les
neiges.
Nous avions en vue, à l’horizon, l’auberge de M. Hoen et la
Baraque-Michel, à environ deux lieues, mais paraissant beaucoup
plus rapprochées à cause de la transparence de l’atmosphère à cette
grande élévation. Nous avons retrouvé des stations d’Arnica montana
et nous avons eu la grande satisfaction de prendre plusieurs Argynnis
Pales (var. arsilache), qui volaient au milieu des marécages mélangés
de broussailles, et accompagnées de Cœnonympha Davus, de sorte
que neus ne doutons pas que cette localité, beaucoup plus facile à
aborder que la Baraque-Michel, ne présente à peu près la même faune
entomologique.
Nous recueillimes les diurnes suivants : Pieris brassicæ, — rapæ,
— napi(i) *, Polyommatus phlæas, Argynnis arsilache, — selene, —
Aglaia * (un exemplaire très-petit), Satyrus hyperanthus, — janira,
Cœnonympha Davus, — Pamphilus, Vanessa Lo, * — urticæ, Hesperia
linea *, — sylvanus.
Je pris aussi une Æschna juncea.
Le lendemain, 10 août, j'expiorai la hauteur au-dessus de la
Géronstère, jusqu’à la ferme de Berinzenne.
En outre des Pieris, des Hesperia et des Vanessa observées la
veille, je vis en grand nombre Satyrus tithonus * et Thecla
lynceus *.
M. de Borchgrave explora ce jour-là la hauteur de Deigné et de
La Reïd; il y rencontra le Satyrus semele * et la Lycæna Ægon *,
espèces que je n'avais rencontrées, ni au Hockay, ni à la Géron-
stère.
LISTE DES ESPÈCES OBSERVÉES LES 8, 9 ET 10 JUILLET.
Coléoptères.
Les coléoptères rencontrés pendant l’excursion ne furent pas très-
nombreux, l’époque choisie n’étant pas très-favorable pour cet ordre
d'insectes, car elle était trop avancée pour la faune du printemps et
(1) Les * indiquent les espèces non observées à la Baraque-Michel.
LVII
pas assez pour celle de l’automne. MM. Chapuis et Weyers seuls les
recherchèrent.
Les Carabiques du plateau des Ardennes, en particulier de la
Paraque-Michel, ont déjà été étudiés avec soin par notre collègue
M. Putzeys, qui en a fait connaître l’énumération in extenso dans le
tome IX de nos Annales (page XXIX des Bulletins). Nous y ren-
Yoyons nos collègues. L’un de nous, ayant recueilli un certain
nombre de Carabiques pendant l’excursion et les ayant envoyés
à l'examen de M. Putzeys, voici ce que ce dernier en dit, après avoir
bien voulu les déterminer :
« Quoique l'exploration des Hautes-Fagnes de la Baraque-Michel
eût été fixée à une saison trop avancée pour les coléoptères,
M. Weyers en a rapporté cependant un certain nombre de carabiques
intéressants. Il suffira de citer l’Agonum gracile St., non encore ren-
contré à la Baraque-Michel ; le Bembidium humerale $t., belle et rare
espèce, dont 2 exemplaires seulement avaient été rencontrés jus-
qu'ici en Belgique, l’un à la Baraque et l’autre dans les Fonds de
Quarreux ; l’Agonum ericeti St., variété noire, trouvée au Hestreux. Il
faut aussi mentionner un exemplaire noir de l’Agonum sex-punc-
talum. »
M. Chapuis qui, depuis quelques années, a visité maintes fois le
plateau de la Baraque-Michel et qui y a fait des découvertes fort
intéressantes pour notre faune nationale, a bien voulu nous faire
parvenir un petit aperçu de la faune du plateau, que nous publions
ici avec plaisir et qui sera accueilli, sans aucun doute, avec intérêt
pour tous :
« Lorsque la faune du plateau de la Baraque-Michel et des pla-
teaux secondaires qui y conduisent, sera mieux connue, il n’est pas
douteux qu’elle nous apparaîtra tout aussi spéciale et tout aussi
digne d'intérêt que la flore que nous ont fait connaître deux célèbres
collaborateurs : le D' Lejeune et M'° Libert. Déjà, au point de vue
de l’entomologie et spécialement des coléoptères, des découvertes
intéressantes ont été faites. Je ne signalerai pas les espèces de cara-
biques que l’on y rencontre, puisque notre excellent collègue, M. Put-
zeys a bien voulu se charger de cette tâche ; pour ce qui me concerne,
je ne donnerai pas non plus la longue énumération des types qui s’y
trouvent; je crois devoir me borner à signaler les espèces remar-
quables et celles qui sont nouvelles pour notre faune.
En premier lieu, je citeraile Corymbites angustulus Kiesw., qui,
jusqu’à ces derniers temps, n’avait été signalé qu’au Harz ; on le ren-
contre ça et là pendant les mois de maï et juin aux environs de Sart
et du Hockay; il paraît vivre sur les saules ; c’est une espèce toujours
rare. On rencontre dans les mêmes conditions le Corymbites affinis
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XIV. h
LVIII
Payk. que le D' Candèze signale comme vivant dans l’Europe boréale
et la Sibérie.
Je ne parlerais pas du Corymbites quereus Gyil. qui, comme les
deux précédentes, habite les montagnes, si ce n’était pour indiquer
la présence aux environs du Hockay, d’une variété à élytres d’un
jaune testacé.
Dans cette même famille des Élatérides, j'ai éprouvé, il y a quelques
années, une vive satisfaction de rencontrer vers les plateaux les plus
élevés, une grande espèce qui était alors nouvelle pour notre faune :
le Corymbites cupreus Fab., Var. œruginosus Fab. C’est un très bel
élatéride à antennes pectinées, dont la couleur d’un vert bronzé
présente souvent des reflets pourprés.
Nous ne signaleronsque pour mémoire la présence, dans les mêmes
parages des Campylus linearis Lin., Megapenthes tibialis Lac., des
Agriotes gallicus Lap. et picipennis Bach.
. Lors de la dernière excursion de la Société entomologique, le
9 juillet, l’époque d'apparition de ces coléoptères était passée, celle
des Téléphorides l’avait remplacée ; aux environs de Hestreux, dans
la forêt d'Hertogenwald, nous avons rencontré l'Absidia pilosa Payk.,
que M. Miedel avait déjà signalée au même endroit; le Podabrus
alpinus Payk., espèce rare qui habite çà et là en Belgique, et, comme
espèce nouvelle pour notre faune, le Pygidia denticollis Schumm, (4).
En même temps que ces Téléphorides, on recueille parfois le Pyro-
chroa pectinicornis Fab. et, moins rarement, le Pyrochroa coccinea Lin.
qui vole vers le soir et que sa couleur éclatante trahit de loin.
Parmi les Lamellicornes, nous n’avons guère à noter que l’Hoplia
farinosa Lin. ,prise au vol aux environs de Hestreux par M. Miedel, et
que j'ai retrouvée cet été en battant les haies aux environs de
Heusy.
Deux petites espèces très-intéressantes doivent être inscrites ; ce
sont l’Elmis angustatus Müll., que j'ai trouvée dans la Helle non loin
dela Baraque, et le Lathridius nodifer Westw.; cette dernière espèce,
découverte par M. Westwood aux environs de Londres, à été recueil-
lie non loin de la Chapelle Fischbach, au premier printemps 1870 ;
elle n’est signalée, ni dans le catalogue des coléoptères des environs
d’Aix-la-Chapelle par M. Kôrster, ni dans celui des insectes d’Alle-
magne par M. Kraatz; dernièrement elle a été retrouvée en Hol-
lande et notée par M. Snellen van Vollenhoven.
Quelques bonnes espèces de Curculionides ont été récoltées au
Hockay, entre autres le Barinotus squalidus Sch. et le Tropiphorus
mercurialis Fab. Le Liophlœus aquisgranensis Fürst, à Heusy et le
Cœnopsis fissirostris Walton, de même à Heusy.
(1) Dans la séance du 7 janvier 4871, M. de Borre a fait voir un exemplaire de cette espèce,
pris à Paliseul (Luxembourg).
+
LIX
Deux Longicornes seulement sont à signaler : la Stenostola nigripes
Fab., et la Strangalia4-fasciata Lin.
Les Staphylinides sont plus nombreux et de nouvelles recherches,
de nouvelles études ne peuvent manquer de signaler des choses
intéressantes. Jusque maintenant nous noterons : Acidota crenata
Fab, au Sart et Acidota cruentata Mannh. à Heusy; aux environs de
la Baraque : Omalium inflatum Gyll. nouveau pour notre faune, et
Tachinus elongatus Gyll. Une capture très-intéressante est celle du
Compsochilus palpalis Er. aux environs de Jehanster.
C’est dans cette dernière localité, en secouant les branches de
pins que j'ai trouvé le Laricobius Erichsoni Rosh. de même que
plusieurs Psélaphiens très-rares, en fauchant dans les clairières des
bois : Trichonyx Mürkelii Aubé, Bythinus Burellii Denny et Claviger
longicornis Müll. Le Cephennium thoracicum Müll. n’est pas bien rare;
en hiver, il paraît se réfugier sous les écorces des souches de bouleau.
Parmi les Hétéromères, nous ne devons pas passer sous silence
l’Abdera 4-fasciata Curt., Lissodema denticolle Gyl1. et Mordellistena
pusilla Redt?
Les Chrysomélines sont représentées dans ces parages élevés par
quelques bonnes espèces ; nous citerons la Donacia afjinis Kunze et
ses deux variétés : rustica Kunze et pallipes Kuuze. La Donacia sericea
Lin. nous offre toutes ses belles variétés de nuances, et en outre la
variété Comari, regardée par M. Suffrian comme une espèce dis-
tincte.
Au Sart, j'ai récolté le Cryptocephalus flavescens Schm. ; à Heusy, le
C. pygmœus Fab, et le C. macellus Suf. La Chrysomela marginalis
Duft. est très-commune au Hockay; la Gonioctena flavicornis Suif.
espèce nouvelle aussi pour notre faune, a été trouvée à Heusy; la
Gonioctena pallida Lin. et toutes ses variétés de coloration jusqu’au
noir profond se rencontrent à la Baraque. Près de Jehanster, J'ai
trouvé en fauchant le Plectroscelis sub-cœærulea Kutsch.
Il y aurait encore beaucoup d'espèces à noter et même passablement
d'espèces nouvelles pour notre faune, parmi les Cryptophagides, les
Trichoptérygides et les Curculionides,maiselles trouveront place dans
un catalogue général ; nous avons seulement voulu attirer l’attention
de nos collègues sur cette partie de la province de Liége, afin de les
engager à y diriger leurs pas; nous ferons tout ce qui dépendra de
nous afin que leurs recherches soient couronnées de succès.
LX
=
Coléoptères.
(Abréviations : H. Hestreux. — B. M. Baraque Michel.)
Cicindela campestris L. H. B-M.
Notiophilus aquaticus L. B-M.
Carabus arvensis F. B-M.
Clivina fossor L. B-M.
Dyschirius globosus Hbst. H. B-M.
Agonum VI punctatum F. var. obsc. B-M.
— ericeti Panz. H.
— gracile St. B-M.
Anchomenus albipes F. H.
Olisthopus rotundatus Payk. H. B-M.
Pæcilus cupreus L. H. B-M.
Omaseus nigrita F. B-M.
Argutor diligens St. H. B-M.
Anisodactylus binotatus F. H.
Trechus secalis Payk. B-M.
Bembidium Mannerheimii SIb. B-M.
— humerale St. B-M.
— lampros Hbst. H. B-M.
— tibiale Duft. H.
— biuxellense Wesm. B-M.
— nitidulum Msh, B-M.
Agabus uliginosus F. B-M.
Oxythyrea stictica L. H. B-M.
Trichius fasciatus L. H. B-M.
Campylus lincaris L. H.
Melanotus castanipes Payk. H.
Elater sanguineus L. B-M.
Pygidia denticollis Schum. H.
Cis boleti Scop. B-M.
Pyrochroa coccinea L. H. B-M.
Tetrops præusta L. H.
Rbhagium inquisitor F. H. B-M.
Strangalia atra F. H.
— armata Hbst. H.
Pachyta octomaculata F. B-M
Donacia discolor Hoppe B-M.
Cryptocephalus sericeus L. H. B-M.
Phratora vitellinæ L. H.
Luperus betulinus Fourc. H.
Halyzia conglobata L. H.
Tritoma bipustulata F. H.
Lépidoptères (1).
A. DIURNES.
Aporia cratæsi L. Quelques Ex.
Pieris brassicæ L. Id.
— rapæ L. Id.
Colias palæno L. Assez commun; stations
de l'Arnica.
Thecla rubi L. Saison presque terminée.
— quercûs L. (vu). Un seul Ex.
Polyommatus chryseis S. V. (Hippothoë L. ?)
selon Staudinger. Un seul Ex. Hestreux.
Nympbalis populi L. Vallée de la Saüer.
Vanessa urticæ L. Un seul Ex.
Melitæa artemis S. V, Très-commun, mais
favé.
Melitæa Athalia Esp. Très-commun, plu=
sieurs variétés.
Argynnis aphirape Hubn. Deux Ex.
—- selene S. V. Très-commun.
— pales S. V. (Var. arsilache Esp.)
Assez commun, sources de la Gileppe.
Argvnnis paphia L. Vallée de la Saüer.
Erebia medusa S. V. Commun, mais fané.
Pararga mæra L. Type obscur. Un seul Ex.
contre un rocher,
Epinephele hyperanthus L. Très-commun.
Cœnonympha davus F. Deux Ex. fanés,
sources de la Gileppe.
Cœnonympha pamphilus L. Excessivement
commun.
Syrichthus malvæ L. (Alveolus Hübn.)
var. Taras Meig. Un seul Ex.
Hesperia sylvanus Esp. très-commun.
B. SPHINGIDES.
Deilephila porcellus L. Plusieurs sur les
prés, le soir.
Sesia spheciformis S. V. sur l'Arnica,
Deux Ex.
Procris ? Quelques Ex. Le mâle a les ailes
supérieures bleu-verdâtre, les an-—
tennes ont les pectinations très-large-
meut divariquées et la pointe plus
æpaisse que chez le P. statices ordi-
naire.
Zygæna trifolii Esp. et Var. minoides Assez
commune.
C. BOMBYCES.
Setina mesomella L. Quelques Ex.
(1) Les Noctuélides ont été déterminées par M, Weinmann, qui en prit une bonne partie, à la
miellée, contre le tronc des sorbiers plantés sur la route, près de l'auberge, et sur une prairie,
a côté de la même habitation, dans la soirée.
Il est remarquable que nous ne vimes absolument aucune espèce dé Zycæna. La première saison
était passée et la seconde, non encore commencée.
Gnophria quadra L. Un seul Ex.
Nemeophila russula L. très-commune.
— plantaginis L. et Var. hospita
S. V. très-commune.
Limacodes testudo S. V. Un seul Ex.
Bombyx quercûs L. commun.
Saturnia pavonia L. (carpini S. V.; Chenille
sur l'Erica tetralix.
Clostera reclusa S. V. Quelques Ex. pris à
la miellée.
D. NOCTUÉLIDES.
Acronycta menyanthidis. Vu à la mielice,
commune.
Agrotis porphyrea S V. Commune.
— pronuba L. Id.
— exclamationis L.
-- pyrophila S. V. Un seul Ex. le soir
sur la prairie.
Mamestra nebulosa Hufn. (plebeja Hübn.)
— contigua S. V.
— genistæ Borckh.
— dentina S. V.
Hadena adusta Esp.
— rurea F.
Leucania comma L.
Anarta myitilli L. Le jour sur les Erica.
Prothymia {Anthophila) ænea S. V.
Euclidia glyphica L.
LXI
Hypæna rostralis L.
E. PHALÉNIDES.
Ellopia fasciaria L.
Angerona prunaria L.
Bupalus piniarius L.
Ematurga atomaria L.
Thamnonoma brunneata Thb. (quinqua-
ria Hb.)
Fidonia limbaria F.
Boarmia consortaria F.
Ortholitha plumbaria F. (palumbaria S. V.)
Cabera pusaria L.
Venilia macularia L,
Cidaria hastata L.
— montanata S. V.
— albicillata L.
— bilineata L.
Acidalia mutata Tr.
Eupithecia plumbeolata Hw. Begranda-
ria B.?
F. PYRALIDES.
Botys litterata Sc. (literalis S. V.) SourceS
de la Gileppe.
E. PTÉROPHORIDES.
Platyptilia nemoralis Zell. var. saracenica
Wocke. Espèce nouvelle pour la Bel-
gique.
Névroptères.
A. PSOCIDÆ. D. PERLIDÆ.
Cæcilius obsoletus. Nemura variegata
Peripsocus phæopterus. — marginata
Stenopsocus cruciatus.
B. ODONATES.
Libellula cœrulescens F. Commune.
— sanguinea Müll. Un seul Ex.
— depressa Lin. Id.
_ dubia Vanderl. Très-commune
partout; cette espèce est rare et locale
ailleurs.
Cordulia arctica Zett. (vue).
Gomphus forcipatus L. (vu).
Cordulegaster annulatus Lat. (vu).
Æschna juncea ? L. (vue).
Calopteryx virgo L.
Agrion minium Harris.
C. EPHEMERIDÆ.
Ephemera danica, et quelques autres.
Chloroperla rufeola.
E. HEMEROBIDÆ.
Chrgsopa vittata Wesm. (integra Hag.)
— alba L.
— ventralis Curt.
— perla L.
— fulviceps Steph.
Hemerobius nervosus ?
— limbatus.
F. PANORPIDÆ.
Panorpa communis L. Type peu taché.
— germanica. Souvent sans taches.
— alpina.
G. PHRYGANIDÆ.
Plusieurs espèces, entr'autres Neuronia ru-
ficrus.
Orthoptères.
Forficula auricularia L. (nymphe).
Blatta lapponica L.
Odontura punctatissima Bosc.{nymphe.
Stenobothrus viridulus L.
Gomphocerus biguttatus Charp..
Tettix bimaculata L,
LXII
Hyménoptères.
Hylotoma nigripes Retz. B-M. Andrena albicrus I].
Athalia annulata Fab. B-M. Banchus pictus Fab. var, 2, Wesm.
Diptères.
Tabanus luridus.
Hémiptères.
Corisa nov. spec.? B-M. Pithanus Märkelii H.-S. H.
Salda orthochila Fieb. H. B-M. Capsus ater L. H.
— littoralis L.(St.) var, morio Zett. B-M. Aleodes inflexus WIIf. H.
Monalocoris filicis L. H.
M. de Borre, au nom de M. Miedel, signale la capture de plusieurs
coléoptères nouveaux pour la faune.
Ce sont les suivants :
« Ernobius pini St. Tilff. Un seul exemplaire.
E. nigrinus St. Angleur, Tilff, Hertogenwald.
E. angulicollis Thoms. Tilff. Pas rare.
Baridius morio Bohem. Angleur. Rare.
Je citerai de plus la capture que j’ai faite, le 15 juin, d’un exem-
plaire de Corymbites angustulus Kiesw., à Hockay (Hautes-Fanges). »
M. de Borre annonce encore que M. Quaedvlieg a repris cette année
Pieris Daplidice à la Montagne St-Pierre, près Maestricht.
M. le D'Preyer met sous les yeux de l’assemblée deux lépidoptères
nouveaux pour notre faune, et qu'il a pris cette année en Campine :
Agrotis sobrina Gn. et Hypenodes albistrigalis Hew. C’est la première
fois que cette dernière espèce, connue seulement en Angleterre, est
signalée sur le continent.
1 fait aussi voir une aberration de Hadena abjecta, Hh.
M. le D' Breyer commence ensuite l’exposé des raisons qui doivent
porter la Société à adopter la classification et la nomenclature de la
nouvelle édition du Catalogue des Lépidoptères de Staudinger et
Wocke. |
M. de Borre parle contre l’application trop exagérée du principe
de la priorité, qui élimine des noms consacrés par l’usage universel
des entomologistes, exemple le Papilio Podalirius.
M. de Sélys-Longchamps parle contre l’extension géographique
toujours plus vaste que Staudinger donne à la faune d'Europe, et
qu'il trouve inexacte pour certains points.
M. Breyer lui répond que cette extension est le fait, non de la
volonté de Staudinger, mais du progrès des études de géographie
entomologique, qui tendent peu à peu à faire abandonner toute divi-
sion empruntée à la géographie politique et à introduire dans la
;
|
)
©
LXII]
science les véritables grandes faunes naturelles, dont la circonscrip-
tion ne peut s'établir que progressivement.
La suite de la discussion est renvoyée à la prochaine séance.
La séance est levée à 9 1/2 heures.
Assemblée générale du 24 septembre 1874.
PRÉSIDENCE DE M. CAPRONNIER.
Présents : MM. Andries, Bommer, Breyer, Colbeau, De Keyn,
J. De Lafontaine, Dubois, Dufour, Dupont, Fologne, Fondu, Fon-
taine, Lecomte, Mélise, Peteau, Plateau, Quaedvlieg, Sandoz, Sau-
veur, de Sélys-Longchamps, Thielens, Vanden Broeck, Van Volxem,
Weinmann, Weyers et Preudhomme de Borre, secrétaire.
MM. Bonaert et Mourlon se font excuser de ne pouvoir assister à
l’assemblée.
La séance est ouverte à midi un quart, dans le nouveau local
affecté aux séances de la Société.
Le procès-verbal de l’assemblée générale du 25 septembre 1870 est
approuvé.
M. Capronnier, président, donne lecture du rapport suivant :
Messieurs,
Ainsi que le prescrit notre règlement, j'ai l'honneur de vous pré-
senter un aperçu des travaux qui ont rempli l'exercice que nous ter-
minons aujourd'hui.
Je vous dirai d’abord, Messieurs, que, sous tous les rapports,
notre Société continue à progresser. L'intérêt des travaux que ren-
ferme le volume qui représente notre année sociale, a certainement
toute l'importance des précédents. C’est à MM. Chevrolat, de Sélys,
de Chaudoir, de Borre, Quaedvlieg et Sauveur que nous devons les
articles qui composent notre publication.
Nos séances scientifiques sont régulièrement suivies. Le bulletin
mensuel le constate et, par son importance, accuse notre vitalité. De
nombreuses notes fort intéressantes ont été ainsi publiées. Quelques-
unes auraient pu certainement figurer avantageusement dans nos
Annales. Le compte-rendu de l’excursion annuelle de la Société à la
Baraque-Michel offre le plus grand intérêt, tant sous le rapport de
l’entomologie que sous ceux de la géologie et de la botanique.
Dans tous les travaux publiés dans les comptes-rendus, nous
retrouvons nos vaillants collègues : MM. de Borre, Putzeys, de Sélys,
Weyers, Weinmann, etc.
LXIV
Je voudrais voir suivre cet exemple par nos jeunes collègues. Je
voudrais voir communiquer plus fréquemment les observations de
toute nature qui se rapportent aux phases de métamorphoses des
insectes, à leur époque d’éclosion, indiquer les diverses localités de
capture. De ces travaux épars on pourrait extraire des observations
qui offriraient souvent quelque importance. Toute observation bien
suivie, constatant exactement les faits naturels, a toujours une
importance relative. Un simple fait peut acquérir une certaine valeur
par le rapprochement d’autres observations isolées. Au bout de
quelque temps, on possèderait des matériaux précieux qui donne-
raient des éléments de faune locale.
Nous comptons actuellement 97 membres effectifs, 12 membres
honoraires et 18 membres correspondants. Nous avons reçu cette
année sept nouveaux membres effectifs, mais, comme nous avons eu
le regret de perdre trois de nos collègues, MM. Barbieux, l’abbé
Coemans et de Gautard, l’augmentation sur l’année écoulée n’est
donc que de quatre sociétaires.
Nous avons conféré un titre de membre honoraire et deux de
membres correspondants.
On remarque que, depuis 1855, date de la fondation de la Société,
le mouvement du nombre de membres résidant en Belgique, sauf
quelques légères oscillations, a toujours été ascendant (*). A l’ori-
gine, on comptait 45 membres habitant le pays, et, actuellement, on
en constate 66.
La faculté pour les membres effectifs habitant les pays étrangers
de se racheter de la cotisation annuelle, n’a pas encore reçu d’appli-
cation.
Nous avons obtenu cette année les adhésions de quatorze sociétés
savantes, qui ont accepté l’échange de leurs publications contre nos
Annales. Nous citerons notamment les Académies de St-Pétersbourg
et de Madrid, la Société Royale Danoise des sciences, la Société Zoo-
logique de Londres, les Sociétés Linnéennes de Bordeaux et de Lyon,
le Musée de Buenos-Ayres, etc., etc.
(*) La liste des membres insérée au Tome Ler (Année 1857-58) indique 45 membres tégnicoles.
» » » II ( » 1858-59) » 43 »
» » » II ( » 1859-60) » 49 »
» » » [IV ( » 1860-61) » 49 »
» » » \ ( » 1861-62) » 48 »
» » » VI( » 1862-63) » 50 »
» » » VILI( » 1863-64) » 50 »
» » » VIIL( » 4864-65) » 50 >
» » » IX ( » 1865-66) » 54 »
» » » X( » 1866-67) » 50 »
» » » XI( » 4867-68) » 48 »
» » » XII ( » 1868-69) » 57 »
» » » XIII( » 1869-70) » 61 »
» » » XIV( » 1870-71) » 66 »
LXV
Il en résulte que le nombre de Sociétés avec lesquelles nous
sommes en relation d'échanges, se trouve porté à 50.
Ce résultat remarquable est dû, d’abord à l'initiative de notre col-
lègue, M. Weyers, et actuellement au zèle infatigable de notre secré-
taire, M. de Borre.
Comme suite à ce qui précède, notre bibliothèque a pris une
importance relativement considérable. Nous espérons, par l’exacti-
tude dans nos rapports d'échanges, conserver et augmenter nos rela-
tions à l'étranger.
La convention avec le Musée d'histoire naturelle continue à rece-
voir son application. La Direction vient d'accomplir une de ses obli-
gations, la plus importante, en mettant à notre disposition un local
convenable. Vous pouvez en juger, Messieurs, et vous aurez certaine-
ment la conviction que les choses se sont faites le mieux qu’il à été
possible. Ce résultat est plein de bonnes promesses pour l’avenir, et
je pense, Messieurs, que vous serez d'accord avec moi pour remercier
la Direction intelligente qui a présidé et pourvu aux exigences de
cette installation.
Ce fait accompli nous met en demeure de remplir notre obligation,
de continuer et d'achever la collection nationale qui incombe à nos
soins.
Quelques parties sont en voie d'achèvement. Dans les Coléoptères,
ce sont les Carabiques et les Psélaphiens ; dans les Lépidoptères, les
Rhopalocères et les Hétérocères jusqu'aux Noctuides ; puis les
Névroptères-Odonates et les Orthoptères. Ces travaux sont dûs à
MM. Breyer, Putzeys, de Sélys et Weinmann.
La nomenclature des travaux à effectuer serait infiniment plus
longue à énumérer que celle que je viens de présenter ; aussi j’ose es-
pérer que nos honorables collègues spécialistes voudront bien mener
à bonne fin l’œuvre importante dont ils ont bien voulu se charger.
Notre nouveau local réunissant la bibliothèque, les collections et tout
l’espace nécessaire, facilitera certainement l’accomplissement des
travaux désirés.
Notre situation financière est bonne; le second subside alloué par
le Gouvernement a comblé, et au-delà, notre arrièré, et nous finis-
sons avec un reliquat d'environ 815 francs à reporter sur l'exercice
prochain. Le projet de budget que nous allons avoir l'honneur de
vous présenter, offre un excédant des recettes sur les dépenses, de
fr. 1,000-46.
En bonne administration, il va falloir pourvoir à deux nécessités :
1° celle du coloriage des planches restées en noir d’un certain nombre
de volumes de nos Annales; et 2° la reliure des livres et brochures
de notre bibliothèque. L’accroissement de nos échanges nous fait
prévoir que, dans peu de temps, nous nous trouverons au dépourvu
ANNALES DE LA 80C. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XIV. i.
LXVI
de volumes à planches coloriées, si nous ne prenons des mesures dès-
à-présent. Il est tout aussi nécessaire à la conservation de notre
bibliothèque, qu’il y soit procédé à des reliures; il est inutile que je
signale les inconvénients qui résultent des livres brochés, en livrai-
sons, et parfois en feuilles ; dans cet état, il ne faudrait jamais les
prêter au dehors.
Pour cette année, l’excédant que je viens d'indiquer, pourrait être
appliqué, tout au moins en partie, à colorier nos planches noires et
relier quelques-uns de nos volumes.
Nul doute qu’à l’avenir nous ne trouvions les ressources néces-
saires pour assurer le service si intéressant de notre bibliothèque.
(Applaudissements.)
M. Peteau donne lecture du rapport de la commission de vérifica-
tion des comptes sur ceux de l’année sociale 1870-71.
Ces comptes sont approuvés,
M. Fologne, trésorier, rend compte de la situation financière, et
donne lecture du projet de budget pour l’année 1871-72.
M. Colbeau propose de porter à 15 francs la cotisation annuelle et
le prix du volume des Annales. Cette proposition, appuyée par
M. Weinmann, est mise aux voix et rejetée par 20 voix contre 7.
Le chiffre de la cotisation reste maintenu à douze francs.
MM. Breyer et de Sélys-Longchamps demandent que dorénavant,
quant à la fixation de la cotisation, sauf le cas d'existence de propo-
sitions contraires au maintien du chiffre, on ne fasse pas figurer cette
fixation à l’ordre du jour de l'assemblée générale. Plusieurs membres
objectent que les statuts l’exigent. M. de Sélys déclare que, dans ce
cas, il en ferait l’objet d’une proposition formelle de modification sta-
tutaire. La question est renvoyée à l’examen préalable du Conseil
d'administration.
Les divers articles du budget sont successivement votés, avec
quelques modifications et additions au projet présenté.
L'ordre du jour appelle la discussion de la proposition du Conseil
d'administration de reporter au 1% janvier le commencement des
années sociales et l’assemblée générale au mois de décembre, par
modification aux statuts de la Société.
MM.Capronnier et Fologne exposent les motifs de cette proposition,
qui est tour-à-tour combattue et défendue par plusieurs membres.
L'amendement présenté par M. Breyer, de se borner à un simple
changement de date sur les volumes des Annales, n’est pas admis.
Il est ensuite procédé au vote par appel nominal sur la proposi-
tion; dix-huit membres répondent : oui, et neuf, non. En consé-
quence la proposition, ayant réuni les deux tiers des voix,est adoptée.
Ont voté pour : MM. Andries, Bommer, Dufour, Fologne, Fontaine,
LXVI]
Lecomte, Mélise, Peteau, Preudhomme de Borre, Quaedvlieg, Sandoz,
de Sélys-Longchamps, Thielens, Vanden Broeck, Van Volxem, Wein-
mann, Weyers et Capronnier, président.
Ont voté contre : MM. Breyer, Colbeau, De Keyn, De Lafontaine,
Dubois, Dupont, Fondu, Plateau et Sauveur.
La proposition de M. Van Volxem, de prendre une résolution ainsi
formulée : « Tout manuscrit déposé devient la propriété matérielle de
» la Société, et l’auteur peut seulement en prendre ou faire prendre
» Copie à ses frais et sans déplacement, » est adoptée à l’unanimité
des membres présents.
M. Weinmann déclare retirer sa proposition d'étendre aux mem-
bres régnicoles la faculté de se libérer de la cotisation par un paie-
ment de 150 francs.
Le même membre développe une proposition tendant à fixer une
pénalité pour tous les détenteurs de livres de la bibliothèque qui
ne se conforment pas au règlement, et à charger le Conseil d'appliquer
cette mesure.
Cette proposition est discutée, mise aux voix et adoptée.
M. Colbeau propose de fixer l’amende à 50 centimes par contra-
vention aux articles du règlement de la bibliothèque. Cette proposi-
tion est aussi adoptée.
Il est ensuite procédé à l’élection de trois membres du Conseil
d'administration.
M. Dupont fait connaître les motifs qui l’obligent à décliner un
nouveau mandat.
MM. Preudhomme de Borre, Vanden Broeck et Weyers sont élus.
MM. Andries, Alfred De Lafontaine et Peteau sont ensuite réélus
membres de la commission de vérification des comptes.
MM. Breyer, Fologne, Van Volxem et Weyers sont réélus mem-
bres de la commission des collections, et M. Weinmann est désigné,
pour remplacer M. de Borre dans cette commission.
Sur la demande du président, l’assemblée déclare qu'il est bien
-entendu que la décision qu’elle a prise relativement au changement
du commencement de l’année sociale doit s’entendre dans le sens que
l’année 1871-72 qui va commencer, se prolongera jusqu’au 31 dé-
cembre 1872.
A la demande de plusieurs membres, il est décidé que la séance
mensuelle prochaine n’aura lieu que le samedi, 14 octobre.
L'assemblée s'occupe ensuite de la fixation du lieu où se fera
l’excursion entomologique annuelle de 1872. Les localités proposées
par divers membres sont : Calmpthout, Chimai, Habay-la-Neuve,
Hastière, la vallée de la Lesse et Virton. Le choix de l’assemblée se
porte sur Hastière (province de Namur).
La séance est levée à trois heures un quart.
CATALOGUE
DE LA
BIBLIOTHÈQUE DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE
DE BELGIQUE.
Le Catalogue de la Bibliothèque de notre Société a été publié une pre-
mière fois dans le Tome IX de nos Annales. Depuis cette époque, le nombre
des ouvrages dont elle se compose, est à-peu-près doublé, et l'accroisse-
ment annuel va constamment en progressant.
Pendant quelque temps ensuite, les volumes des Annales ont fait con-
naître les ouvrages entrés chaque année. Puis il a été décidé que cette
publication n'aurait plus lieu, l'indication des volumes reçus figurant déj 1
au compte-rendu de chaque séance mensuelle, mais que le Conseil aviserait
à faire publier ultérieurement une révision du Catalogue général.
En dressant les Inventaires manuscrits de notre Bibliothèque, j'ai pensé
qu'il serait utile et pratique d'établir le Catalogue de telle manière qu'il ny
eût plus dorénavant d'autres changements à y faire que d’en publier les
compléments successifs.
Dans ce but, j'ai adopté quatorze divisions systématiques pour le classe:
ment des ouvrages :
ÿ,
LXIX
1° Entomologie générale et appliquée; ouvrages traitant d'insectes
de plusieurs ordres ou d’articulés de plusieurs classes ;
2° Coléoptères ;
3° Lépidoptères ;
40 Névroptères et Orthoptères ;
9° Hyménoptères;
6° Diptères;
Hémiptères ; ;
8° Aptères, Aphaniptères, Thysanoures, Arachnides, Myriapodes ;
9° Crustacés et Cirrhipèdes;
10° Vertébrés ;
11° Mollusques et animaux inférieurs ;
12° Histoire naturelle générale, Zoologie générale, Botanique, Géo-
logie, Minéralogie;
3° Ouvrages divers;
14 Revues périodiques, publications des Sociétés savantes.
À chacune de ces divisions, j'ai consacré un petit cahier ou fascicule.
Aussitôt qu’un fascicule sera rempli, une copie, dans laquelle les ouvrages
seront rangés suivant l'ordre alphabétique des noms des auteurs, pourra être
livrée à l'impression, en même temps que le dépouillement des ouvrages de
la division se continuera dans un fascicule suivant. De cette manière, le
Catalogue paraîtra intégralement et d’une manitre indéfinie, méthodique-
ment divisé, au fur et à mesure de l'avancement du travail.
Les collections ou portions de collections des publications des Sociétés
savantes constituent, et constitueront de plus en plus, la partie fondamentale
de notre Bibliothèque. Mais la plupart d'entre nous sont loin de se rendre
compte de ce que nous possédons de cette manière, et nos études doivent
paturellement souffrir de l'ignorance où nous restons à cet égard. Tout au
plus ceux qui assistent régulièrement aux séances, pourraient, en jetant un
coup d'œil sur la table des ouvrages reçns, prendre note des travaux qui les
intéressent pour le moment; mais nos collègues de la province sont abso-
lument privés de cet avantage.
Ce point a déjà préoccupé la Société. On avait cru pouvoir obvier à l'in-
convénient que je signale, en chargeant tantôt l'un, tantôt l'autre de nos
collègues, d'analyser les publications reçues. L'expérience a démontré que
celte manière de procéder était peu pratique, ct elle a été atandonnée.
Plus tard, il a été question plusieurs fois de faire paraitre, à la fin de
LXX
chaque année, le sommaire des travaux contenus dans les publications
reçues des Sociétés savantes avec lesquelles nous sommes en correspon-
dance, mais aucune décision n'a été prise à cet égard.
Je crois avoir trouvé un autre moyen de ne pas laisser perdre ces ren-
eignements si précieux pour nous; et ce moyen aurait sur les précédents
l'avantage de ne pas laisser éparpillées des indications de toute espèce dans
les volumes successifs de nos Annales.
_ Dans le Catalogue de la Bibliothèque, je me suis décidé à traiter les
Mémoires compris dans les Annales et publications périodiques absolument
comme ceux que nous possédons en exemplaires séparés. Ils se trouveront
donc répartis, comme ceux ci, dans les quatorze divisions, avec l'indication
de la collection et du volume où on pourra les trouver. Ce travail, eu
égard surtout à son utilité pratique et à l'importance scientifique qu'il
donnera à notre nouveau catalogue, n'est pas aussi considérable qu’on
pourrait le croire. Quelques années sufliront, je pense, pour compiler tout
ce que nous possédons déjà, et l'enregistrement des accroissements men-
suels sera une tâche très facile.
Les noms des auteurs qui font ou ont fait partie de notre Société, en
qualité de Membres honoraires, effectifs ou correspondants, sont imprimés
en caractères gras, pour permettre d'établir facilement au besoin la part
bibliographique de chacun de nous dans la Bibliothèque sociale.
Le Secrétaire et Bibliothécaire,
À. PREUDHOMME DE BORRE.
LXXI
DIVISION II.
COLÉOPTÈRES.
FASCICULE I.
N°:
de l’Invent
général.
Allard (Ern.) — Monographie des Galérucides d'Europe, du
nord de l'Afrique et de l'Asie. Tribu des Alticides
ou Galérucides Anisopodes. — 1866,.1 vol. in-12. 122
— Notes pour servir à la classification des Coléoptères du
genre Sitones. — Paris, 1864, 1 broch. in-8°. 218
— Mélanges entomologiques. Étude sur le groupe des
Bruchites d'Europe et du Bassin de la Méditerranée.
(Ann. Soc. Ent. de Belg., XI.)
Assuss (E.-Pn.) — Etwas über Callidium russicum Fabr, (Wien.
Ent. Monatsch., Il.) 92
- Muthmassliche Lebensweise der Larven von Serro-
palpus barbatus Schall. (Ib. IIL.)
AuBÉ (CH.) — Note sur la famille des Psélaphiens. — Paris, 1833,
Li
ÿ
l'br une, 97
BaLy (J.-S.)— Descriptions of New Phytophaga. (Trans. Ent. Soc.
Lond. Ser. II, I.) ol
— Descriptions of uncharacterized Genera and Species of
Phytophaga. (Ib. Il.) »
— Further Descriptions of New Genera on Species of
Phytophaga. (Ib. ib.) »
— Descriptions of New Genera and Species of Phyto-
phaga. (Ib. ib.) »
— New Genera and Species of Gallerucidæ. (Ib. ib.) »
— Phytophaga Melayana; a Revision of the Phytophagous
Beetles of the Malay Archipelago, with Descriptions
of the New Species col'e cted by A. R. Wallace.
(Ib. IV.) »
- Characters of some undescribed Species of Phytophaga
belonging to the Families Cassididæ and Hispidæ.
(Ib. 1869.) »
— Descriptions of New Genera and Species of Hispidæ;
with notes on some previously described species.
(Ib. ib.) »
BaTEs (FRED.) — Descriptions of New Genera and Species of Hete-
romera. (Ib. 1868.) »
LXXII
Bares (H.-W.) — On the Species of Agra of the Amazons Region.
(Ib. IL.)
— New Species of Agra in the Collect:on of M W.-W.
Saunders. (Ib. 1b.)
— Contributivns to an Insect Fauna of the Amazon Valley
(Coleoptera, Prionides). (Ib. 1869.)
— New species of Coleoptera from Chontales, Nicaragua.
(Ib. ib.)
— On a new genus and some new species of Copridæ
(Lamellicornia). (Ib. 1870.)
_ Contributions to an Insect Fauna of the Amazon Valley
(Coleoptera, Cerambycidæ). ([b. 1b.)
— Note sur la synonymie des espèces de Coptodérides
décrites par M. le baron de Chaudoir et H.-W. Bates.
(Ann. Soc. Ent. Belg. XIII.)
Bertoloni (G.) — Illustrazione dei Prodotti naturali del Mozam-
bico. Dissertationi IV e V, — Coleotteri — Bologne,
1853-56, 2 broch. in-4e. 278.
— Descrizione di due Specie di Coleotteri Mosambicesi. —
Bologne, 1865, In-4°.
de Bonvouloir (Vicomte H.) — Essai monographique sur
la famille des Throscides. — Paris, 1859, 1 vol. in-8°.
Bouillon (J.-B.) — Un numéro de la Faune entomologique
belge. Coccinelles des auteurs. (Ann. Soc. Ent.
Belg. IL.)
— Catalogue des Coccinellidées de Belgique, avec addi-
tions et corrections au travail sur cette famille. (Ib. IT.)
DE BRÈME (Marquis F.) — Monographie de quelques genres de
Coléoptères Hétéromères appartenant à la tribu des
Blapsides. — Paris, 1842, 1 br. in-8°.
Brown (Epwin.) — On the Australian species of Tetracha. (Trans.
Ent. Soc. London, 1869:)
Candèze (E.) — Monographie des Elatérides. — Liége, 1857
à 1863, 4 vol. in-8°.
— Histoire des métamorphoses de quelques Coléoptères
exotiques. — Liége, 1861, 1 vol. in-8°.
Chapuis (F.) — Monographie des Platypides. — Liége, 1866,
1 vol. in-8°.
— Synopsis des Scolytides. — Liége, 1869, 1 vol, in-8e.
Chapuis (F.) et Candèze (E.) — Catalogue des Larves de
Coléoptères connues jusqu’à ce jour, avec la descrip-
tion de plusieurs espèces nouvelles. — Liége, 1853,
1 vol. in-&.
64
77
123
81
de Chaudoir (Baron M.) — Catilogue de la Collection de
Cicindélètes de M. le baron de Ces — Bruxelles,
1865, 1 vol. in-8°. 91
Essai sur les Féronies de l'Australie et de la Nouvelle-
Zélande. — Moscou, 1865, 1 vol. in-&. 92
Monographie du genre Collyris Fabricius. — Paris,
1864, 1 br. in-8°. 94
Note sur le groupe des Stomides et description d'un
nouveau genre de celui des Somoplatides. Moscou,
1846, 1 br. in-8°. 95
Description d'une Anthia inédite et de quatre nouvelles
Polyhirma. — Paris, 1866, 1 br. in-8°. 96
Supplément à la monographie du genre Pelecium. —
Paris, 1866. In-&. »
Révision du Groupe des Ozénides. (Ann. Soc. Ent.
Belg. XI.) 1
Note sur le genre Oxystomus. (Ib. ib.) »
Note sur le genre Carenum Bonelli (Ib. ib.) »
Révision des Trigonotomides. (Ib. ib.) »
Mémoire sur les Thyréoptérides. (Ib. XII.) »
Mémoire sur les Coptodérides (Ib. ib.) ».
Mémoire sur la famille des Carabiques (Parties I à VI).
— Moscou, 1848 à 1857, 2 vol. in-&°. 403. 404
Matériaux pour servir à l'étude des Cicindélètes. —
Moscou, 1861. In-&. 404
Matériaux pour servir à l'étude des Carabiques.
IIIe partie. — Moscou, 1863. In-8. »
Notices entomologiques sur le gouvernement et la ville
de Kiew. — Moscou, 1845. In-&8°. »
Note sur le genre Agra et description de plusieurs
espèces nouvelles. — Moscou, 1847. In-8°. »
Description d'une espèce nouvelle de Cicindèle trouvée
en Russie et de quelques Carabes inédits de Russie et
du Nord de l'Anatolie. — Moscou, 1848. In 8°. »
Supplément à la faune des Carabiques de la Russie. —
Moscou, 1850. In-8°. »
Révision des espèces qui rentrent dans l’ancien genre
Panagæus. — Moscou, 1862, In-&. »
Énumération des Cicindélètes et des Carabiques
recueillis dans la Russie méridionale, dans la Finlande
septentrionale et dans la Sibérie orientale par MM. Alex.
et Arthur de Nordmann, — Moscou, 1863. In-8°.
Description de quelques espèces nouvelles d'Europe et
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XIV.
Î
LXXIII
LXXIV
de Syrie appartenant aux familles des Cicindélètes et
des Carabiques. — Moscou, 1861. In-8°.
- Monographie du genre Colpodes Mac Leay. — Paris,
1859. In-8°.
de Chaudoir (Baron M.) et Hocaaurx (H.) — Énumération
des Carabiques et Hydrocanthares recueillis pendant
un voyage au Caucase. — Kiew, 1846, 1 vol. in-8e.
CHENU et DESMAREST (E.) — Encyclopédie d'histoire naturelle.
Coléoptères. Tomes I et II. — Paris, 2 vol. in-4°.
Chevrolat (A.) — Coléoptères de l’Ile de Cuba. I” Mémoire
(Cérambycides et Parandrides). — Paris, 1862. I br.
in-8°.
Coléoptères de l'Ile de Cuba. II‘ Mémoire (Cicindélètes,
Carabiques, Dytiscides, Gyrinides et Palpicornes). —
Paris, 1862, 1 broch. in-8°.
Rappel des Coléoptères décrits par Palisot de Beauvois
aux genres actuellement adoptés, avec synonymie, —
Paris, 1852, 1 vol. in-4°.
Coléoptères du Mexique. 1° et 2° Centuries. — Stras-
bourg, 1833-35, 1 vol. in-18.
Description d'une nouvelle espèce de Buprestide. —
Paris, 1853. In-8°.
Coléoptères de Syrie. — Paris, 1854. In-8°.
Description de trois Longicornes nouveaux. Paris,
1857. In-8°.
Description de quatre Longicornes européens. Paris,
1856. In-8°.
Première Centurie de Longicornes du Vieux-Calabar,
précédée de la révision du genre Listroptera, de la des-
cription des Desmocerus auripennis et Leptura mili-
taris. — Paris, 1858. In-&.
Description de Coléoptères nouveaux d'Algérie. —
Paris, 1861. In-8°.
Nouveau genre de Carabiques, de la Tribu des Cara-
bides. — Paris, 1854. In-8°.
Descriptions de nouvelles espèces de Coléoptères. —
Paris, 1857-58. In-8e.
Description d'espèces de Clytus propres au Mexique.
— Paris, 1859. In-&.
Description d’un genre inédit de Dejean (Centrocerum)
de la Tribu des Cérambycides. — Paris, 1861. In-8.
Description des Clytides du Brésil. —- Paris, 1861.
In-8°.
126
97
98
— Description des Clytides américains. — Paris, 1861.
In-8°.
— Révision des genres Eriphus et Mallosoma Serville, da
groupe des Clytides, et description de trois nouveaux
genres, dont un doit être rapporté au groupe des Calli-
diites. — Paris, 1862. In-8°.
— Description de deux Dorcadion nouveaux et observa-
tions sur quelques autres espèces du même genre. —
Paris, 1870, 1 broch. in-&.
Chevroiat (A.) et FauveL (A.) — Coléoptères de l'Ile de Cuba.
IT" Mémoire (Staphyliniens). — Paris, 1863, E br.
in-6°.
CLark (H.) — Descriptions of New East-Asiatic Species of Hali-
plidæ and Hydroporidæ. (Trans. Ent. Soc. London,
Der. LE, 1e)
— Notes on the Genus Hydatieus (Leach), with Descrip-
tions of New Species. (Ib. IT).
— Notes on the Genus Schematiza (Phytophaga, Galleru-
cidæ), with Descriptions of New Species. ([b. ib.)
— Descriptions of New Phyiophaga from Western Aus-
+ tralia. ([b. 1b.)
Crotch (G.-R.) — The genera of Coleoptera studied chronolo-
gically (1735-1821) (Ib. 1870).
Crotch (G.-R.) et Snarr (D.) — Additions to the Catalogue
of British Coleoptera, with Descriptions of New Spe-
cies/(Lb: M).
CzacL (A.) — Analytische Darstellung der Histeriden, nach Abbé
de Marseul, (Wien. Entom. Monatschr. T et suiv.)
Deyrolle (H.) — Description des Buprestides de ln Malaisie,
recueillis par M. Wallace, (Ann. Soc. Ent. Relg. VIII.)
— Description de Lucanides nouveaux. (Ib. IX.)
Dohrn (C.-A.) — Loxoprosopus ceramboides Guér. Eine ento-
mologische Humoreske. (Linnæa entom. X.)
DuxxixG (F.- W.) — On the Coffee Borer of Southern [India (Xylotre-
chus quadripes Chevrol.). (Trans. Ent. Soc. London,
Sér. IIT, 1868.)
Ezvitr (H.-L.) — Caryoborus gonagra Fabr., und seine Entwick-
lung in der Cassia. — Kônigsberg, 1860, 1 br. in-4°.
Fairmaire (L.) et REicHEe (L.) — Coléoptères recueillis dans les
Pyrénées orientales (Le Vernet), par M. Bellier de la
Chavignerie. — Paris, 1857. In-8e,
FERRARI. — Zwei neue Dorcadion-Arten vom Caucasus. (Wien.
Entom. Monatschr, VIIL.)
LXXV
491
99
av)
LXXVI
VON FRAUENFELD (CHEVALIER G.) — Boletophagus agaricola Fab.,
Diaperis boleti L. und Mycetophagus quadripustu-
latus L.— Vienne, 1867. In-8° (Zoolog. Miscell. XIT).
— Ueber die diessjährigen Verwüstungen des Raipsglanz-
kafers in Bôhmen und Mähren. — Vienne, 1867,
1 broch. in-8°,
VON FRivaLDSkY. — Ein neuer Grottenkäfer aus Ungarn. (Wien.
Entom. Monatschr. V.)
— Ein neuer Grottenkäfer aus Ungarn. (Ib. VI.)
GÉHIN (J.-B.) — Catalogue des Coléoptères de la collection de
J.-B. Géhin. — 1‘ fascicule (Cicindéliens); 2”° fasci-
cule (Dytisciens, Gyriniens). — Metz, 1851-52, 2 br.
in-8°,
GERMAR (E.-F.) — Ueber die Elateridengattung Campylus. (Linnæa
entom. I.)
— Beiträge zur Insektenfauna von Adelaide. (Ib. III.)
GERSTÆGKER (A.) — Die Chilenischen Arten der Gattung Carabus.
(Ib. XII.)
Gobanz (J.) — Zur Coleopterenfauna der Steiner-Alpen und
des Vellach-Thales. — Vienne, 18595, 1 broch. in-&°.
HauwpE (CL.) — Einige neue Käfer aus Croatien und Siebenbürgen.
(Wien. Entom. Monatschr. V.)
— Ueber die Lebensweise des Metœcus paradoxus und
Attagenus pantherinus. (Ib. ib.)
— Ein kleiner Beitrag zur gross-ôsterreichischen Käfer-
faura (Ib. VIL.)
— Neue Käfer-Arten. (Ib. VIIL.)
— Bythinus armatus n. sp. (Ib. 1b.)
HEER (0.) — Fauna Coleopterorum Helvetiæ. Tome I (sew7 paru).
— Zurich, 1838-41, 1 vol. in-12.
Hiccixs (E. Ta.) — Description of a New Genus and Species of
Prionidæ. (Trans. Ent. Soc. London, 1869.
Hope (F.-W.) — Observations sur les Erotyles, avec la description
de plusieurs nouveaux genres et de quelques espèces
inédites. — Paris, 1840, 1 broch. in-8°.
JACQUELIN pu VAL (C.)— Synopsis des espèces européennes du genre
Lampyris. (Glan. entomol. I.)
— Note monographique sur les Clambites d'Europe.
(Ib. ib.)
— Note sur le genre Xanthosphæra Fairm., et description
d’une espèce nouvelle de Cclenis. (Ib. ib.)
— Description de quelques espèces nouvelles. (Ib. ib.)
— Diagnoses de deux genres nouveaux du groupe des
Dasytides. (Ib. ib.)
128
136
Jekel
Note sur le genre Antidipuis Woll., et une coupe nou-
velle voisine Homæodipnis J. du V. (Ib. ib.)
Note sur le genre Micropeplus Latr. (Ib. ib.)
Note sur le genre Homapterus de M. Fairmaire. (Ib. ib.)
Note sur le genre Caulostrophus de M. Fairmaire.
(Ib. ib.)
Essai monographique sur le genre Henicopus. (Ib. ib.)
Supplément au synopsis des espèces européennes du
genre Lampyris. (Ib. ib.)
Synopsis des espèces européennes du genre Cebrio,
(Ib. ib.)
Description de deux genres nouveaux et d’une espèce
inédite de la famille des Ptinides. (Ib. ib.)
Description de deux espèces nouvelles. (Ib. 1b.)
Diagnoses provisoires de quelques genres nouveaux,
(Ib. ib.)
Note sur le Cardiomera Bonvouloirii de M. Schaum.
(Ib. ib.)
Remarques et notes critiques sur les Bembidium.
(Ib. ib.)
(H.) — C. J. Schoenherr Genera et Species Cureulioni-
dum. Catalogus recensus et ordinatus. — Paris, 1849,
1 vol. in-18.
Révision dn Genre Hypsonotus Gr. et de ses démem-
brements schônherriens Lordops et Eurylobus, —
Paris, 1854-59, 3 broch. in-8°.
Lettre adressée à M. Jacquelin du Val, sur le Bary-
peithes rufipes. — Paris, 1855, 1 broch. in-8°.
Insecta Saundersiana, or characters of undescribed
insects in the collection of W.-W. Saunders. — Coleop-
tera, Curculionides. Part. IL. — Londres, 1860, 1 vol.
in-8°,
Remarks on the Pollinosity of the Genera Lixus and
Larinus. — Londres, 1 broch. in-&°.
Observations suggérées par les Notes de M. Chevrolat
sur les Cérambycides de M. Thomson. (Premier article:
Lamiadæ). — Londres, 1 broch. in-&°.
Tentamenta entomologica. — Londres, In-8°.
Kawall (J.-H.) — Baträge zur Kenntniss der Käfer (Coleop-
tera) in den russ. Ostsceprovinzen Kurland, Livland
und Estland. — Riga, 1868, 1 broch. in-&.
VON KIESENWETTER (H.) — Monographis-he Revision der Gattung
Hydræna. (Linnæa entom. IV.)
Revision der Käfergattung Heterocerus. (Ib. V.)
LXXVII
164
165
166
LXXVIII
— Beiträge zu einer Monographie der Malthinen. (Ib. VII.)
Kinsca (TH.) — Synopsis du genre Omophlus Solier, avec les des-
criptions de nouvelles espèces, traduit par À, Preud-
homme de Borre. — Paris, 1 broch. in-18.
KzuG (Fr) — Die Arten der Gattung Manticora, (Linnæa
entom. IV.)
KOLENATI. — Die Larve von Elmis Maugetii Latr, (Wien. Entom.
Monatschr. IV.)
Kraatz (G.) — Verzeichniss der Käfer Deutschlands. — Berlin,
1869, 1 broch. in-8°.
— Genera Alcocharinorum illustrata, (Linnæa entom, XI.)
— Beiträge zur Kenntniss der Termitophilen. (Ib. ib.)
— Revision der europäischen Percus-Arten. (Wien. En-
tom. Monatschr. IT.)
— Ueber die Gattung Diochus Er. (Ib. IV.)
— Ueber Diochus Er. und Rhegmatocerus Motsch.
(Ib. VI)
— Zu Machærites subterraneus. (Ib. VIII.)
— Ueber die vermeintliche Tasterbildung des Machærites
subterraneus. (Ib. ib.)
KUTSCHERA (F.) — Beiträge zur Kenntniss des europäischen Halti-
cinen. (Zncomplet.) (Ib. III et suiv.)
Lacordaire (Th.) — Révision de la famille des Cicindélides
(Cicindelidæ) de l'ordre des Coléoptères, accompagnée
de la création de quelques genres nouveaux. (Mém.
Soc. R. Sc. Liége, I.)
— Monographie des Coléoptères subpentamères de la
famille des Phytophages. (1b. IIT et V.)
Le Conte J.-L.—Notes on the Amaræ of the United States. —
Philadelphie, 1855. In-8°.
— Synopsis of the Hydrophilidæ of the United States. —
Philadelphie, 1855. In-8°.
— Synopsis of the Mycetophagidæ of the United States. —
Philadelphie, 1856. In 8°.
— Synopsis of the Phalacridæ of the United States. —
Philadelphie, 1856. In-8°.
— Note on the Genus Lithodus Schônherr. — Philadel-
phie, 1856. In-&°.
— Notice of three genera of Scerabæitæ found in the
United States. — Philadelphie, 1856. In-&°.
— Analytical table of the species of Chlænius found in the
United States, — Philadelphie, 1856, In-8°.
— Catalogue of the Species of Bembidium found in the
ÿ
4
United States and contiguous Northern Regions. —
Philadelphie, 1857. In-80.
Index to the Buprestidæ of the United States, described
in the work of Laporte and Gory, with notes. — Phi-
ladelphie, 1857. In-8°.
Synopsis of the species of Clivina and allied genera
inhabiting the United States. — Philadelphie, 1857.
In-8°.
Description of New Species of Coleoptera, chiefly col-
lected by the United States and Mexican Boundary
Commission, under Major W.-H. Emory, — Phila-
delphie, 1858. In-8°.
Note on the species of Eleodes found within the United
States. — Philadelphie, 1858. In-8.
Catalogue of the Coleoptera of Fort Tejon, California.
— Philadelphie, 1859. In-&.
Additions to the Coleopterous Fauna of Northern Cali-
fornia and Oregon. — Philadelphie, 1859. In-8e.
Notes on Coleoptera found at Fort Simpson, Mackenzie
River, with remarks on Northern A — Philadel-
phie, 1860. In-8°.
Synopsis of the Scaphidiidæ of the United States. —
Philadelphie, 1860. In-&.
Notes on the Coleopterous Fauna of Lower California.
— Philadelphie, 1861. In-8°.
New species of Coleoptera inhabiting the Pacific district
of the United States. — Philadelphie, 1861. In-8°
Note on the Classification of Cerambycidæ, with des-
criptions of new species. — Philadelphie, 1862. In-8°.
Synopsis of the Mordellidæ of the United States, —
Philadelphie, 1862. In-8.
Notes on the species of Calosoma inhabiting the United
States. — Philadelphie, 1862. In-8°.
Synopsis of the Species of Colymbetes inhabiting Ame-
rica, north of Mexico. — Philadelphie, 1862. In-8°.
Notes on the Species of Brachinus inhabiting the
United States. — Philadelphie, 1862. In-8°.
New Coleoptera collected on the Survey for the exten-
sion of the Union Pacific Railway, E. D. from Kansas
to Fort Craig, New-Mexico. — Philadelphie, 1868,
1 broch. in-8.
Note on the Species of Myodites Latr. inhabiting the
United States. — Philadelphie, 1865, 1 broch. in-&.
LXXIX
229
231
LXXX
Notes on the Species of Harpalus inhabiting America
North of Mexico. — Philadelphie, 1865. In-8.
Synopsis of the Species of Colymbetes inhabiting
America North of Mexico. — Philadelphie, 1862, 1 br.
in-8°.
Notes on the Species of Brachinus inhabiting the
United States. — Philadelphie, 1862. In-8°.
List of Coleoptera collected in the Mountains of Lyco-
ming County, Po. — Philadelphie, 1866, 1 br. in-8°.
List of Coleoptera collected near Fort Whipple, Ari-
zona, by D' Elliott Coues, U. S. A., in 1864-65. —
Philadelphie, 1866. In-8e.
Revision of the Dasytini of the United States. — Phila-
delphie, 1866. In-8°.
Additions to the Coleopterous Fauna of the United
States. — Philadelphie, 1866. In-&.
On the Species of Galeruca and allied Genera inhabiting
North-America. — Philadelphie, 1865, 1 br. in-8°.
Prodromus of à Monograph of the Species of the Tribe
Anobini, of the Family Ptinidæ, inhabiting North-Ame-
rica. — Philadelphie, 1865. In-&°.
On the Stylopidæ. — Philadelphie, 1864, 1 page in-&.
On the subfamily Clavigeridæ, — Philadelphie, 1866,
1 page in-8°.
On the systematic Value of Rhynchophorous Coleop-
tera. — New-Haven, 1867, I br. in-&.
New Species of North American Coleoptera, prepared
for the Smithsonian Institution. Part. I. — Washing-
ton, 1863-66, 1 vol. in-8°.
Même ouvrage, pages 1 à 86. (Zncomplet.)
List of the Coleoptera of North America, prepared for
the Smithsonian Institution. Part. I, — Washington,
1863-66, 1 vol. in-8°.
Mème ouvrage, pages 1 à 50. (Zacomplet.)
The Coleoptera of Kansas and Eastern New Mexico. —
Washington, 1860, 1 vol. in-4e.
Synopsis of the Melolonthidæ of the United States. —
Philadelphie, 1856, 1 vol. in-4°.
Catalogue of Coleoptera of the Regions adjacent to the
Boundary Line between the United States and Mexico.
— Philadelphie, 1858, 1 vol. in-4°.
Revision of the Buprestidæ of the United States. —
Philadelphie, 1859, 1 vol. in-4°.
467
463
Lederer
—
Report upon Insects collected on the Survey for a
Railroad route from the Mississipi River to the Pacific
Ocean. — 1857, 1 vol. in-4°.
Descriptions of some Genera and Species of Coleoptera
from the vicinity of the southern Boundary of the United
States of America. — Paris, 1 vol. in-folio.
(J.) — Zur Machærites Literatur. (Wien. Entom. Mo-
natschr. VIII.)
Ueber Clytus arvicola. (Ib. 1b.)
Lethierry.— Les Altises du Colza. — Lille, 1865, 1 broch. in-8°.
Luzock (Sir Joux.) — On the Larva of Micropeplus staphylinoides.
Lucas (H.)
(Trans. Ent. Soc. Lond. 1868.)
— Note sur le Julodis cicatricosa, coléoptère de la
famille des Buprestides. — Paris, 1862. In-8.
de Marseul (S.-A.) — Essai monographique sur la Famille
Mathieu
des Histérides. — Paris, 1853, 1 vol. in-8°. (7 »complet.)
Supplément à la Monographie des Histérides. — Paris,
1859. In-8°. PRE
Catalogue des genres et des espèces d'Histérides. —
Paris, 1862. In-8°.
Catalogue des Coléoptères d'Europe. — Paris, 1857, .
1 vol. in-18.
Catalogue des Coléoptères d'Europe et du Bassin de la
Méditerranée en Afrique et en Asie. — Paris, 1863,
1 vol. in-12.
Descriptions d'espèces nouvelles d'Histérides. (Ann.
Soc. Ent. Belg., XIII.)
Supplément au Catalogue des Histérides, publié dans
les Annales de la Société entomologique de France, le
1°" novembre 1862. — (Ib. ib.)
C. — Catalogue des Insectes Colcoptères de la Bel-
gique. — ["° partie. (Cicindélidées, Carabidées, Dytisci- :
dées et Gyrinidées.) (Ib. I.)
Catalogue de la famille des Hydrophilidées de Bel-
gique, suivi du Catalogue des Elmidées, Parnidées et
Hétérocéridées. (Ib., IT.)
Catalogue des Coléoptères de la famille des Curculioni-
dées de Belgique. ({b. ib.)
Faune entomologique belge. Coléoptères. IVe partie
(Silphides, Scaphidides, Trichoptérygides, Nitidulides,
Peltides,' Histérides, Phalacrides, Colydides, Cucujides,
Cryptophagides, Lathridides, Mycétophagides, Der-
mestides, Géoryssides, Byrrhides, Throscides, Pséla-
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XIV.
LXXXI
LXXXII
phides, Scydménides, Scarabéides, Buprestides, Euc-
némides, Elatérides, Cyphonides, Téléphorides,Clérides,
Lyméxylides, Ptinides, Anobiides, Bosirichides, Hylé-
sinides). ([b., IL.)
Catalogue des Coléoptères de Belgique; V® partie (Dia-
pérides, Ténébrionides, Opatrides, Blapides, Cistéli:les,
Serropalpides, Mordellonides, Cantharidides, Oedémé-
rides, Lagriides, Pyrochroïdes, Rhinosimides, Anthi-
cides, Lycoperdinides, Cérambycides, Donaciides, Chry-
somélides, Corylophides). (Ib. IV.)
Miedel (J.)— Liste de Coléoptères nouveaux pour la faune belge,
MILLER
recueillis aux environs de Liége. (Ib. VII.)
(L.) — Die Apionen der Wiener Gegend. (Wien. Entom.
Monatschr. I.)
Malachius gracilis n. sp. (Ib. ib.)
Die Blaps-Arten der Wiener Gegend. (Ib. Il.)
Bemerkungen über die Gattung Cryptophagus. (Ib. 1b.)
Zwei neue Erodiinen-Genera. ([b. ib.)
Bemerkungen über einige Frühlingskäfer der Wiener
Fauna. (Ib. 1b.)
Eine September-Ausbeute vom Neusiedler-$See. (Ib. 1b.)
Kleinere Mittheilungen. (Ib. 1b.)
Eine Excursion in das Tatra-Gebirge. (Ib. II.)
Neue Käfer aus Kindermann’s Vorräthen. (Ib. V.)
Anophthalmus dalmatinus n. sp. (Ib. 1b.)
Neue Grottenkäfer. (Ib. 1b.)
Ergebnisse einer entomologischen Reise nach Cepha-
lonia (Ib. VI.)
Ueber Machærites spelæus Mill. und Bythoxenus sub-
terraneus Motsch. (Ib. ib.)
Ein neuer Grottenkäfer aus der Gruppe der Scaritiden.
(Ib. VII)
Zwei neue Otiorhynchus-Arten. (Ib. 1b.)
Otiorhynchus Ferrari n. sp. (Ib. 1b.)
Homalota glacialis n. sp. (Ib. VIT.)
MorawiTz (A.) — Vorläufige Diagnosen neuer Coleopteren aus
Sudost-Sibiren. (Cicindelidæ, Carabicidæ.)— St-Péters-
bourg, 1862, 1 broch. in-8°.
Vorläufige Diagnosen neuer Carabiciden aus Hako-
dide. — St-Pétersbourg, 1862, 1 broch. in-8°.
Mors (L.) — Notes sur quelques variétés de Coléoptères. (Ann.
Soc. Ent. Belg. VII.)
Addenda au Catalogue des Coléoptères de Belgique.
(Ib. ib.)
L2
OL
3 ww
LXXXUI
DE MorscauLsxy (V.) Ueber Diochus Erichson und Rhegmatocerus
Motsch. (Wien. Ent. Monatschr. V.) 92
== Historique. Fabricats berlinois. (Motsch. Et. entom.
XI, 1862.) 243
— Remarques sur la collection d'insectes de V. de Mots-
chulsky. Coléoptères. ([b. 1b.) Ù
—— Énumération des nouvelles espèces de Coléoptères rap-
portés de ses voyages. — IT° article, Moscou, 1859,
JIT' article, Moscou, 1870, 2 broch. in-&°. 244-245
Mulsant (E.) — Histoire naturelle des Coléoptères de France.
Lamellicornes. — Paris, 1842, 1 vol. in-8°. 401
ParRy (F. J. S.) A few Remarks upon M. James Thomson’s Cata-
logue of Lucanidæ, published in the « Annales de la
Société Entomologique de France, 1862 ». (Trans.
Ent. Soc. London, Sér. III, [.) o1
— A few Observations upon Lucanus Lama Oliv., and its
Synonymy. ([b. ib.) Ù
— À Caialogue of Lucanoiïd Coleoptera, with Illustrations
and Descriptions of various new and interesting Spe-
cies. (Tb. IT.) »
— A revised Catalogue of the Lucanoid Coleoptera; with
Remarks on the Nomenclature, and Descriptions of
New Species, ([b. 1870.) )
Parys (A.) — Addendaau Catalogue des Coléoptères de Belgique.
(Ann. Soc. Ent. Belg. VI.). nul
PAscoE (F.P.) — Notes on the Australian Longicornia, with Des-
criptions of Sixty New Species (Trans. Ent. Soc. Lon-
don, Sér. III, 1.) 51
— Longicornia Malayana ; or a Descriptive Catalogue of
the three Longicorn Families Lamiidæ, Cerambicidæ
and Prionidæ, collected by M. A.-R. Wallace in the
Malay Archipelago. (Ib. IIT.) »
— List of the Longicornia collected by the late M. P. Bou-
chard at Santa-Marta. (Ib. V.) »
— À Revision of the genus Catasarcus. (Ib. 1870.) »
— Descriptions of some Genera and Species of Australian
Curculionidæ. (Ib. ib.) »
Plateau (F.) — Réflexions et expériences sur le vol des Coléo-
ptères. — Genève, 1869, 1 broch. in-8°. 386
Preudhomme de Borre (A.) — Addenda au Catalogue des
Coléoptères de Belgique. (Ann. Soc. Ent. Belg. VIIL.) l
— Notice sur un nouveau genre de Teénébrionides appar-
tenant au groupe des Adéliides. (Ib. XI.) »
LXXXIV
— Notice sur les femelles à élytres lisses du Dytiscus mar-
ginalis. (Ib. XII.)
- Addition au Catalogue des Staphyliniens de Belgique.
(Ib. ib.)
— Addition à la notice sur les femelles à élytres lisses du
Dytiscus marginalis. (Ib. XIIT.)
— Considérations sur la classification et la distribution géo-
graphique de la famille des Cicindélètes. (Ib. 1b.)
-— Note sur le Byrsax (Boletophagus} gibbifer Wesm. —
Bruxelles, 1870, 1 broch. in-8°.
Putzeys (J.) — Monographie des Clivina et genres voisins. —
Liége, 1846, 1 vol. in-8.
, — Broscosoma, Carabidum Genus novum. — Bruxelles,
1846. In-12. |
— Trechorum europæorum Conspectus. — Stettin. In-12.
— Additions aux Amara. — Stettin, 1865, 1 broch. in-12.
— Postseriptum ad Clivinidarum Monographiam atque
de quibusdam aliis. — Liége, 1862, 1 vol. in-8°.
— Les Broscides. — Stettin, 1868, 1 broch. in-12.
— Note sur les Notiophilus. — Liége, 1866, 1 broch.
in Ô°.
— Étude sur les Amara de la collection de M. le baron de
Chaudoir. —- Liége, 1866, 1 vol. in-8°.
_— Trechorum oculatorum Monographia.— Stettin, 1870,
1 broch. in-12.
peu Révision générale des Clivinides. (Ann. Soc. Ent.
Belg. X.)
— Supplément à la Révision générale des Clivinides,
(Ib. XI.)
— Rapport sur les Carabiques recueillis dans l'excursion
de Vielsalm et considérations sur la faune d’une partie
des Ardennes. (Ib, 1b.)
Note sur les Carabüs sublævis ct detritus de Drapiez.
(Ib. XIIL.)
REICHE (L.)— Description d'une nouvelle espèce du genre Lampy-
ris L. —- Paris, 1857. In-8°.
= Snecies novæ Coleopterorum descriptæ, quæ in Syria
inven t Dom. Kindermann. (Wien. Entom. Monatschr.
W:.)
Roelofs {(W.) — Notice sur un nouveau genre de Curculionides
d'Australie; suivi de considérations par M. Lacor-
daire. (Ann. Soc. Ent. Belg. X.)
— Description d'un nouveau genre de Curculionides de
Monte-Video. (Ib. ib.)
— Notice sur le genre Acroteriasus (suite). (Ib. XL.)
— Note sur le Georhynchus Mortetii. (Ib. ib.)
— Variabilité des caractères sexuels secondaires chez les
Cureulionides et les Anthribides. (Ib. ib.)
Rocers (W.-F.) — Synopsis of the Species of Chrysomela and allied
Genera inhabiting the United States. — Philadelphie,
1856. In-8°.
SARTORIUS (AD.) — Methode Trichopterygien zu fangen. (Wien.
Ent. Monatschr. I.)
ee Beschreibung einiger Monstrositâten an Käfern. (Ib. II.)
— Ueber Cryptocephalus lævicollis Gebl. (Ib. ib.)
— Ueber Phytœcia Anchusæ Fuss. (Ib. ib.)
— Beschreibung einiger Monstrositâten von Käfer. (Ib. V.)
— Ueber Euryommatus Mariæ Rog. (Ib. ib.)
SAUNDERS (Epw.) — Catalogue of Buprestidæ collected by the late
M. Mouhot in Siam, etc., with descriptions of New
Species. (Trans. Ent. Soc. London, Sér. III, V.)
— Descriptions of Six new Species of Buprestidæ belon-
ging to the Tribe Chalcophorides Lacordaire. (Ib. ib).
— Notes on rare, and descriptions of new, Species of Bu-
prestidæ collected by M. James Lamb in Penang.
(Ib.1b.)
— A Revision of the Australian Buprestidæ described by
the Rev. F. W. Hope. (Ib. 1868.)
— Descriptions of Nine New Species of Buprestidæ.
(Ib. 1869.) | |
SAUNDERS(W.-W.)— On the Species of Catascopus found by M. Wal-
lace in the Malay Peninsular and East Indian Islands.
(b-Sér IL, 1)
SauNDERS (W.-W.) et Jekel (H.) Descriptions de quelques Cur-
culionites. —* Paris, 1855, 1 broch. in-8°.
SxaRP (D.) On the British Species of Agathidium. (Trans. Ent. Soc.
London, Sér. III, IL.)
A Revision of the British Species of Homalota.
(Ib. 1869.)
ScHAUM (H.) — Espèce nouvelle du genre Damaster. — Paris,
1862. In-8° (/4 planche manque).
— Beitrage zur Käferfauna Syriens, I Stück : Cicindelidæ,
Carabici, Dytiscidæ, Gyrinidæ (Wien. Ent. Monat-
schr.; IT).
— Erwiederung auf die Bemerkungen über den Catal.
Col. Eur. (Ib. VIT.
SCHICKENDANTZ.— On Burmeisteria, a new Genus of Melolonthidæ.
(Trans. Ent. Soc. London, 1868).
La
LXXXV
227
168
LXXXVI
ScmôpTE. — Ueber die Gattung Micralymma. (Linnæa entom. I).
ScamipTr (W.) — Revision der europäischen Oedemeriden. (Ib. 1b.)
ScHÔnN (R.) — Ueber das Vorkommen des Carabus hungaricus Fab.,
der Blaps ovata Sol, und reflexicollis Sol. in der Wie-
ner Gegend. (Wien. Ent. Monatschr. IT).
Stal (C.) — Monographie des Chrysomélides de l'Amérique. —
Upsal, 1862-65, 3 vol. in-4°.
STIERLIN (G.) — Revision der europäischen Otiorhynchus-Arten, —
Berlin, 1861, 1 vol. in-8°.
STIERLIN (G.) et de Gautard (V.)— Fauna Coleopterorum Hel-
vetiæ. Die Käfer. Fauna der Schweiz. 1 vol. in-4°.
SUFFRIAN (E.) — Revision der europäischen Arten der Gattung
Cryptocephalus. (Linnæa entom. IT et III).
— Zur Kenntniss der europäischen Chrysomelen. ([b. V).
— Zur Kenntniss der nordamerikanischen Cryptocepha-
len. (Ib. VI et VII).
— Berichtigtes Verzeichniss der Europäischen Cryptoce-
phalen. (Ib. VIII).
— Verzeichniss der bis jetzt bekannt gewordenen Asiati-
schen Cryptocephalen. (Ib. IX).
— Zur Kenntniss der Afrikanischen Cryptocephalen.
(Ib. XT).
— Berichtigtes Verzeichnissdernordamerikanischen Cryp-
tocephali. (Ib. XIT).
Tennstedt (A.) — Catalogue des Staphyliniens de Belgique.
(Ann. Soc. Ent. Belg. VI).
Thomson (J.) — Monographie de la famille des Monommides.
— Paris, 4860, 1 vol. in-&.
— Wallace. Voyage dans l'Asie orientale. Fragments ento-
mologiques renfermant la description de Coléoptères
nouveaux ou rares. — Paris, 1858, 1 vol. in-4°.
— Monographie du Genre Spheniscus, de la Famille des
Tenebrionidæ. — Paris, 1859, 1 vol. in-fol.
— Monographie du genre Batocera, de la famille des
Cerambycidæ, — Paris, 1 vol. in-fol.
Türk (R.) — Ueber Mordella bisignata Redtb. (Wien. Ent. Mo-
natschr. IV).
WALLACE (A. R.) — A Catalogue of the Cetoniidæ of the Malayan
Archipelago, with Descriptions of the New Species.
(Trans. Ent. Soc. London, sér. III, IV).
WATERHOUSE (C.-0.) — Description of a New Carabideous Insect
from Japan (Ib. V).
.
WATERHOUS
WESTWOoD (
LXXXVIH
Note on a Genus of Dynastid-Lamellicorns belonging
to the Family Pimelopidæ (Ib. ib.) »
On a new genus and some new species of Coleoptera,
belonging to the family Lucanidæ (Ib. 1869). »
E(G.-R.) — Notes on Chrysomelidæ in the Linnæan
and Banksian Collections (Ib. Sér. III, I). »
Descriptions of the British Species of the Genus Eu-
plectus (Family Pselaphidæ). (Ib. ib.) »
Notes on the species of Triplax of Stephens « Illustra-
tions » and Collection (Ib. 1b.) »
Descriptions of Scymnus discoideus (Family Coccinel-
lidæ), and two allied species ; and Description of a New
Species of Bryaxis (Family Pselaphidæ). (Ib. ib.) »
Note on the Strongylorhinus ochraceus of Schoenherr,
and Descriptions of Two nearly-allied Species of Curcu-
lionidæ from Australia (Ib. ib.) »
Descriptions of the British Species of the Genus Gyro-
phæna (Group Staphylini, Family Aleocharidæ). (Ib.ib.) »
Observations upon the Nomenclature adopted in the
recently published « Catalogue of British Coleoptera, »
having reference more especially to Remarks contained
in D' Schaum's Paper « On the Restoration of Obsolete
Names in Entomology. » (Ib. ib.) »
Note upon certain British Species of the Genus Que-
dius, in which the Elytra are more or less æneous and
the Scutellum punctured. (Ib. ib.) »
Notes on Omalium riparium, Homalota lævana, H. dilu-
ticornis and H. nigritula. (Ib. ib.) »
Wesmael (C.) — Anommatus terricola Wesm. — Bruxelles,
1855, planche in-8°. 372
Sur un cas de renversement de la jambe compliqué de
brièveté chez un Coléoptère. — Bruxelles, in-8°. »
J.-0.) — De Coleopteris Goliathidis novi mundi (Lin-
næa entom. X). 2
Descriptions of some New Exotie Species of Lucanidæ.
(Trans. Ent. Soc. London, sér. II, I). 51
Descriptions of Two New Australian Lucanidæ. (Ib. ib.) »
Descriptions of some New Species of Exotic Longicorn
Beetles. (Ib. ib.) »
Descriptions of some New Species of Coleopterous In-
sects belonging to the Eupodous Phytophaga, Natives
of the Old World and Australia. (Ib. IT). »
Remarks on the Genus Ectrephes, and Descriptions of
new Exotic Coleoptera. (Ib. 1869), »
LXXXVIII
— Descriptions of twelve new exotic species of the Coleop-
terous family Pselaphidæ. (Ib. 1870).
WoLLAsTON (T.-V.) — On the Euphorbia-infesting Coleoptera of the
Canary Islands. (1b. Sér. ITT, 1).
— On the Ptinidæ of the Canary Islands. (Ib. ib.)
ZiMMERMANN (C.) — Synopsis of the Scolytidæ of America North of
Mexico, with notes and an Appendix by J.-L. Le
Conte. — Philadelphie, 1868, 1 br. in-8°.
= Synonymical Notes on Coleoptera of the United States,
edited by J.-L. Le Conte. — Philadelphie, 1869,
1 br. in-&.
ANONYME. — Einige Bemerkungen eines süddeutschen Entomolo-
gen zum Catalogus Coleopterorum Europæ, in Verbin-
dung mit D'G. Kraatz und H. v. Kiesenwetter heraus-
gegeben von Prof. D' H. Schaum (Berlin, 1869). —
(Wien. Ent. Monatschr. IIT). |
— Nochmals Lethrus scoparius und der Berliner Catalo-
gus Coleopterorum (Ib. V.)
— Einige Bemerkungen eines süddeutschen Entomologen
zum Catalogus Coleopterorum Europæ, auctore H.
Schaum D'. Editio 2a, 1862. (Ib. VII).
— Schlusswort des süddeutschen Entomologen gegen die
Erwiederung auf die Bemerkungen desselben über den
Catal. Col. Eur. 1862, von D: H. Schaum. (Ib. 1b.)
—— Bemerkungen über vier im Catal. Col. Eur. fehlende
Arten. (Ib. ib.)
— Kleiner Beitrag zur Käferfauna Venedigs und des Lido.
(Ib. VIII).
— Acmastes Haroldii Schaum, eine für die europäische
Coleopteren-Fauna neue Gattung und Art aus der Fa-
milie der Carabiden. (Ib. ib.)
— Einige Worte über die Coleopteren-Gattung Calobius
Wollaston und die dazu gehôrigen Arten, mitgetheilt
von einem süddeutschen Entomologen. (Ib. ib.).
Fe
LXXXIX
DIVISION III.
LÉPIDOPTÈRES.
FASCICULE I.
N°:
de l’invent
général.
ABICOT. — Sur la chenille de la Cucullia blattariæ, var. caninæ.
(Ann. Soc. Ent. de France, 1845.) 48
AMYoT. — Histoire de la Teigne syringelle (Tinea syringella Fabr.)
(Ib. 1864).
Assmuss (E.-Pn.) — Die Raupe von Hepialus sylvinus. (Wien.
Ent. Monatschr. I).
BALLION. — Verzeichniss der in der naechsten Umgegend von Gorki
in den Jahren 1860-1863 gefundenen Schmetterlinge.
— Moscou, 1864, 1 br. in-8°,
Bar (C.) — Quelques mots sur les Morphos de la Guyane, Lépi-
doptères de la Tribu des Morphides. (Ann. Soc. Ent.
France, 1864.)
BATES (H.-W.) — On a Collection of Butterflies found by Th. Belt,
Esq. in the interior of the Province of Maranham, Bra-
zil. (Trans. Ent. Soc. Lond. Sér, III, V).
Becker (L.) — Observations sur la chenille de l'Hadena atri-
plicis. (Ann. Soc. Ent. de Belg., 1V).
Notice sur la transformation de l'Adela reaumurella.
(Ib. ib.).
Transformations de la Bucculatrix ulmella. (Ib, ib.)
Transformations de l'Œcophora arietella. (Ib. ib.)
Lépidoptères nouvellement découverts en Belgique.
(Ib. ib.).
Observations sur quelques chenilles de Tinéides. (Ib. V.)
Bellier de la Chavignerie (E.) — Observations sur quel-
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XIV.
ques Lépidoptères d'Islande. — Paris, 1856. in-8°.
Observations sur les Lépidoptères des Basses-Alpes
(suite). — Paris, 1857. in-8°.
Mémoire sur les variétés accidentelles chez les Lépido-
ptères.—Paris, 1857. in-&.
Observations sur les Lépidoptères des Pyrénées orien-
tales. — Paris, 1857. in-8°.
Description de variétés de Lépidoptères. — Paris,
1858. in-8°.
- Note sur l'Erebia Arete Fabr. — Paris, 1858. in-8°.
111
48
ol
l
XC
Description de la chenille du Sphinx Tithymali. —
Paris, 1858. in-8°,
Description de l'Agrotis occidentaliss var. de l'A. molo-
thina Esp., ericæ Boisd. — Paris, 1858, in-8°.
Note sur l'Acidaka pallidata. — Paris, 1859. in-8°.
Même ouvrage. (Ann. Soc. Ent. France, 1859).
Sur divers Lépidoptères de la Grèce. (Ib. 1b.)
Observations sur les Lépidoptères des Basses-Alpes
(suite). (Ib. ib.)
Sur deux Lépidoptères de Sicile. (Ib. 1b.)
Description de l’Agrotis occidentalis. ([b. 1860).
Lépidoptères de Sicile. (Ib. ib.)
Remarques sur les Lépidoptères de l'ile de Corse, re-
cueillis au printemps de 1860. (Ib. 1b.)
Description de trois Lépidoptères nouveaux de l'ile de
Corse. (Ib. 1861).
Note sur un Lépidoptère hermaphrodite (Chelonia
Latreillei). (Ib. ib.)
Sur plusieurs variétés accidentelles de Lépidoptères.
(Ib. 1b.}
Sur diverses espèces de Lépidoptères dela Grèce.(Tb.1b.)
Description de trois Lépidoptères nouveaux d’Espa-
gne. (Ib. 1862).
Lépidoptères nouveaux et chenille, observés en Corse.
([b. 1b.)
Variétés nouvelles de Lépidoptères observées en Corse.
(Ib. ib.)
Description de trois Lépidoptères européens nouveaux.
(Ib. 1863).
Sur un hybride obtenu en captivité de l’accouplement
de Smerinthus ocellata mâle avec Smerinthus populi
femelle. ([b. ib.)
Sur une variété noire de la Geometra Betularia. (Ib. 1b.)
Sur trois variétés accidentelles de Lépidoptères. (Ib. 1b.)
Sur l'Agrotis Endogæa Boisd. (Id. 1864.)
BERCE (E.) — Faune entomologique française. Papillons (Lépido-
ptères). Tome I (Rhopalocères), 1 vol. in-12 avec atlas
de 18 pl. \
Sur le Polyommatus Miegii. (Ann. Soc. Ent. France,
1859).
Description d'une nouvelle espèce de Lépidoptère.
(Ib. 1862).
Sur une aberration de l'Argynnis Paphia mâle. (Ib. 1b.)
9. rs Y
73
48
STE
Sur les ravages faits aux Poireaux dans l'arrondissement
de Fontainebleau par la chenille de l’Acrolepia pyg-
mæana Hoœw. St. (Ib. 1b.)
Bertoloni (J.) Historia Lepidopterorum Agri Bononiensis. —
Bologne, 1844, 1 vol. in-4e.
Illustrazione dei prodotti naturali del Mozambico. Dis-
sertazione IV. Insetti Lepidotteri Diurni. — Bologne,
1849, 1 br. in-4.
Boisduval (J.-A.)— Genera et Index methodicns europæorum
Lepidopterorum. — Paris, 1840, 1 vol. in-&e.
Lépidoptères de la Californie. (Ann. Soc. Ent.Belg. XI).
Sur des Lépidoptères de la Sibérie orientale. (Ann. Soc.
Ent. France, 1860).
Sur la chenille de la Dianthæcia cæsia. (Ibid. 186].)
Boyer DE FOonNscoLomBE — Note sur les mœurs de deux espèces de
Bombycites. (Ib. 1844).
Breyer (A.) — Observations sur le développement d’une cha-
leur propre et élevée chez le Sphinx convolvuli. (Ann.
Soc. Ent. Belg. IV).
Quelques mots sur le groupe ou famille des Psychides.
(Ib. V).
Quelquespetits détailssurlatransformation et la manière
de vivre de différentes espèces de Lépidoptéres. (Ib. ib.)
Orgya Ericæ. (Ib. VT.
Roesslerstammia assectella ; mœurs de la chenille. (Ib.1b.)
Tyris fenestrella Scop. (Ib. VIT).
Eupithecia tenuiata Hb. (Ib. ib,)
Eupithecia debiliata Hb. (Ib. ib.)
Eupithecia valerianata Hb. non Z. (Ib. ib.)
Scodonia belgaria Hb. (Ib. ib.)
Phasiane petraria Esper. (Ib. ib.)
Eupithecia denotata Hb. et Eupithecia dodoneata Gu.
(Ib. ib.)
Olindia ulmana Hb. (Ib. ib.)
Anisopteryx aceraria S. V. et æscularia S. V. (Ib. ib.)
Bombyx quercus, var. (Ib. ib.)
Trachée centrale dans les antennes des Lépidoptères.
(NTI):
Observation d’une seconde génération (d'été) de Lasio-
campa populifolia. (Ib. XIT).
Breyer (A.) et Fologne (E.) — Lépidoptères de Belgique.
Catalogue des Phalénidées. (Ib. IIP).
BruanD D'UzeLLE (TH.) — Description de la chenille de la Gnophos
variegata, (Ann. Soc. Entom. France, 1843).
XCI
48
XCII
— Notice sur diverses chenilles. (Ib. 1844).
— , Sur la Tinea gelatella L. (Tb. 1b.)
— Sur l'accouplement des Satyrus janira et Vanessa
urticæ. (Ib. ib.)
— Remarques ser les Lépidoptères recueillis aux environs
d'Hyères, pendant le printemps de 1859. (Ib. 1859).
—— Sur des Microlépidoptères recueillis aux environs
d'Hyères. (Ib. 1860).
— Note sur une espèce de Sericoris. (Ib. ib.)
—— Note sur quelques espèces du genre Pterophorus.
(Ib. 1861).
BurLer (A.-G.) — A Monograph of the Genus Hestia, with a Ta-
bular view of the Danaidæ (Trans. Ent. Soc. Lond.
SerUI V):
— Description of a New Species of Hestina, which mimics
a Danais. (Ib. 1869).
— Remarks upon certain Caterpillars which are unpala-
table to their enemies. (Ib. ib.)
-- Descriptions of new or little-known forms of Diurnal
Lepidoptera. ([b. 1b.)
— Descriptions of six new Species of Callidryas. (Ib. 1870).
— Notes on the species of Charaxes described in the
« Reise der Novara, » with descriptions of two new
species. (Ib. 1b.)
— On Butterflies recently received by M' Swanzy from
West Africa. (Ib. 1b.)
— Descriptions of some new Diurnal Lepidoptera, chiefly
Hesperidæ. (Ib. 1b.)
Capronnier (J.-B.) — Notice sur une aberration d'un Argyn-
nis Euphrosyne mâle. (Ann. Soc. Ent. Belgique, VII).
— Observations sur l'Acherontia Atropos. (Ib. X).
CHEnu et Lucas (H.) — Encyclopédie d'histoire naturelle. — Pa-
pillons. — Paris, 1851, 1 vol. in-4°.
Colbeau (J.) — Lépidoptères observés en Belgique. (Ann. Soc.
Ent. Belg. V).
Consranr. — Description de l'Acidalia luteolaria. (Ann. Soc. Ent.
France, 1863).
Dauge. — Note relative aux chenilles de l'Ophiusa thyrræa. (Ib.
1860).
De Fré (Ch.) —Catalogue des Microlépidoptères de la Belgique.
(Ann. Soc. Ent. Belg. Il).
— Lépidoptères. nouvellement découverts en Belgique.
(Ib. IV):
Deyrolle (E.) — Description de la Saturnia Phœnix (Ib. XII.)
409
48
Notice sur cinq Morpho nouveaux. (Ann. Soc. Entom.
France, 1860).
Donzez. — Description d'une nouvelle espèce de Lépidoptère.
(Ib. 1844).
_ Dougenay (En.) — Description de deux nouvelles espèces de Cha-
raxes des Indes orientales, dela collection de M. H. Dou-
bleday. (Ib. 1843).
DoumErc. — Note sur la Pyrale à frange en guipure. (Ib. 1859).
Sur la Geometra aprilinaria. (Ib. ib.)
Notice sur la Teigne du Chanvre (Psyche cannabinella).
(Ib. 1860).
Notice sur la Teigne à losange de l'Orthotriche.(Ib.ib.)
Notice sur le Botys du Cobea. (Ib. 1861).
Notice sur la Teigne des toiles d’Araignées Tégenaire
et Ségestrie. (Ib. ib.)
Sur la Cleophana linariæ. (Ib. ib.)
Dusois (CH.-F.) et Dubois (A). — Les Lépidoptères de l'Europe,
leurs chenilles et leurs chrysalides, décrits et figurés
d'après nature. — Bruxelles, 1863 à 1871 ; 46 livrais.
gr. in-8° (ex publication).
ECxSTEIN (J.) — Die Lebensweise von Thalpochares purpurina Hb.
(Wien. Entom. Monatschr. IV).
Epwarps (W.-H.) — The Butterflies of North America, with colo-
red drawings and descriptions. Part. I. — Philadel-
phie, 1868, 1 br. in-4°.
FaLLou (J.) — Description de trois variétés de DObpÈres (Ann.
Soc. Ent. France, 1859).
Sur un Aglia tau hermaphrodite. (Ib. 1862).
Description d'un nouveau Lépidontère Hétérocère du
genre Nemeophila Steph. (Ib. 1864).
Description d'une nouvelle espèce de Noctuelle du
genre Bryophila Treits. (1b. 1b.)
Rectification sur la Bryophila Gueneiï. (Ib. 1b,)
Détails sur les Lépidoptères recueillis dans l'excursion
de Zermatt. (Ib. ib.)
FaLLou (J.), GUÉNÉE et Sichel. — Notice sur les Chelonia Cervini
et Quenselii. (Ib. 1b.)
FauvEL (A.) — Note sur la Leucania littoralis Curtis. (Ib. 1863.)
Les Lépidoptères du Calvados. Manuel descriptif conte -
nant des tableaux dichotomiques de toutes les divisions,
la synonymie d'Engramelle et des remarques sur les
espèces nuisibles. I'e partie. Diurnes et Crépusculaires.
— Paris, 1863, 1 broch. in-d°,
XCIII
134
XCIV
FELDER (C.) et FELDER (R.) — Lepidopterologische Fragmente.
(Wien. Entom. Monatschr. III et IV.) 52
—- Lepidoptera nova in pæninsula Malayica collecta dia-
gnosibus instructa. Series prima. (Ib. IV.) »
— Lepidoptera nova Columbiæ, diagnosibus collustrata.
Series 15 et II2. (Ib. V.) »
— Lepidoptera nova a D. C. Semper in insulis Philippinis
collecta diagnosibus exposuerunt. (Ib. V, VI et VII.) »
_— Observationes de Lepidopteris nonnullis Chinæ centralis
et Japonæ. (Ib. VI.) »
—- Specimen faunæ lepidopterologicæ riparum fluminis
Negro superioris in Brasilia septemtrionali. (Ib. ib.) »
= Lepidoptera nova Columbiæ, diagnosibus collustrata.
Series II. (Ib. ib.) »
Fologne (E.) — Observation sur la chrysalidation des chenilles
du genre Brephos. (Ann. Soc. Ent. Belg. IL.) 1
— Observation sur la chenille de la Lampromia margine-
punctella. (Ib. III.) »
— Observations sur les chenilles de la Gracilaria convol-
vulella. (Ib. IV.) »
—— Observations sur la chenille du genre Œcophora.
(Ib. ib.) »
— Lépidoptères et chenilles observés en Belgique. (Ib. ib.) »
— Observations diverses et espèces nouvelles pour la Bel-
gique. (Ib. V.) »
— Notes d’une excursion à Fondeleffe, près de Dinant.
(Ib. VI.) »
— Observations sur quelques Lépidoptères observés en
Belgique. (Ib. 1b.) »
— Notes sur quelques Lépidoptères observés en Belgique.
(Ib. 1b.)
. Addenda au Catalogue des Lépidoptères de Belgique.
(XB2-VAT:) »
— Variétés de Lépidoptères observées (Ib. ib.) »
— Premiers états de la Gelechia rufescens Hw. (Ib. ib.) »
_ Lépidoptères nouveaux pour la faune belge. (Ib. VIII.) »
— Notes sur quelques Lépidoptères nouveaux pour la
faune de Belgique. (Ib. IX.) »
Fologne (E.) et d'Udekem (J.) — Notice sur la Coleophora
olivaceella. (Ib. IV.) »
VON FRAUENFELD (CHEVALIER G.) — Castnia Inca WIk., in Europa
gefangen. — Vienne, 1867, in-8°. (Zoolog. Mis-
cell. XIV.) 128
te
— Ueber einen Zerstôrer der Baumwollkapseln in Egyp-
ten. — Vienne, 1867, 1 broch. in-8°.
Frey (H.) — Revision der Nepticulen. (Linn. Entomol. XI.)
Fusr (H.-J.) — On the Distribution of Lepidoptera in Great Britain
and Ireland. (Trans. Ent. Soc. Lond. Ser. IT, IV.)
GARTNER (A.) — Ueber Colias Myrmidone Esp. (Wien. Entom.
Monatschr. V.)
— Lepidopterologische Beiïträge. (Ib. VI.)
— Die ersten Stände von Eupleuris striatella und Parasia
paucipuncCtella. (Ib. VIIL.)
— Die ersten Stânde von Sesia braconiformis und Dichro-
rampha Gruneriana. (Ib. ib.)
GHILIANI (V.) — Materiali per servire alla compilazione della Fauna
entomologica italiana, ossia Elenco delle specie di Lepi-
dotteri riconosciute esistenti negli Stati Sardi. — Tu-
rin, 1852, 1 vol. in-4°.
— Sur la stridulation du Sphinx Atropos. (Ann. Soc. Ent.
France, 1844.)
GIRARD (M.) — Sur la longévité de la Xylina exoleta (Tb. 1859.)
== Quelques mots sur l'étude des variations chez les insectes
en général, et en particulier sur les variations des Sa-
tyrus Hero et Arcanius (Lépidoptères Achalinoptères).
(Ib. 1862.)
— Note sur les Isaria symétriques des chrysalides de cer-
taines espèces de Vanesses (Lépidoptères diurnes ou
Achalinoptères). (Ib. 1863.)
— Note sur les cocons doubles du Sericaria mori. (Ib. ib.)
— Quelques faits relatifs à des Lépidoptères attaqués par
la Muscardine. (Ib. ib.)
— Note sur l'Attacus Yama-Maï. (Ib. ib.)
— Sur un fuit de parthénogénèse observé chez l’Attacus
Cynthia vera. (Ib. ib.)
— Sur une aberration observée chez la Metrocampa mar-
garitata L. (Ib. ib.)
— Note sur un fait de parasitime relatif à la Chelonia caja
(Lépidoptères Chulinoptères). (Ib. 1864.)
— Note sur la chaleur considérable de larves de la Gal-
leria cerella (Lépidoptères Chalinoptères, Crambides.)
([b. 1b.)
— Sur les ravages causés par les chenilles dans les bois des
environs de Paris. (Ib. 1b.)
— Sur les mœurs de l'Orgya antiqua. ([b. ib.)
Goossens. — Sur un cas de longévité observé chez la Chesias spar-
tiata. (Ib. 1862.)
XCY
490
2
51
D2
159
XCVI
GourEau. — Sur les mœurs de la chenille de la Phycis elutella.
(Ib. 1859.)
— Mœurs de la chenille de l’'Argyrolepia flagellana.
(Ib. ib.)
— Sur les mœurs de la Nepticula acerella. (Ib. 1860.)
GRAELLS. — Notice sur les métamorphoses de la Chelonia Latreilln.
(Ib. 1843.)
DE GRASLIN (A.) — Notice sur deux explorations entomologiques
faites dans les Pyrénées orientales, en 1847 et en 1857,
accompagnée de la description de quelques espèces
inédites de Lépidoptères de la France et de l'Espagne.
(Ib. 1863.)
— Sur la Leucania littoralis, (Ib. ib.)
GROTE (A.-R.) et Rogixson (C.-T.) — List of the Lepidoptera of
North America. I. — Philadelphie, 1868, 1 br. in-8°.
GUÉNÉE (A.) — Sur trois espèces de Lépidoptères nocturnes. (Ann.
Soc. Ent. France, 1843.)
— Essai sur une nouvelle classification des Microlépido-
ptères et Catalogue des espèces européennes connues
jusqu’à ce jour. (Ib. 1845.) |
— Note monographique et rectification sur un groupe du
genre Morpho Latr. où l’on décrit une espèce nouvelle.
(Zacomplet.) (Ib. 1859.)
— Études sur le genre Lithosia. (Ib. 1861.)
— Observations sur l'emploi du nécrentome, comme moyen
de conservation et de préparation des Lépidopières, en
réponse à la notice de M. Leprieur. (Ib. 1862.)
— Notice sur la famille des Œnochromides. (Ib. 1864.)
— Note sur quelques espèces du genre Colias (Ib. 1b.)
— Note sur le genre Setina Schr. (Ib. 1b.)
— Sur la Nemotois albiciliellus. (Ib. 1b.)
GuÉRIN-MÉNEVILLE. — Note sur les résultats de l'hybridation de deux
Lépidoptères nocturnes, les Saturnia arrindia (du
Ricin) et cynthia (du Vernis du Japon). (Ib. 1859.)
— Sur les cocons du Bombyx trifenestrata Linné. (Ib.
1861.)
— Sur diverses espèces de Vers-à-soie. (Ib. 1863.)
— Surle Bombyx (Antheræa) Pernyi. (Ib. ib.)
— Sur une particularité observée dans les métamorphoses
du Bombyx Yama-Mai. (Ib. 1b.)
— Sur le Bombyx Pernyi. (Ib. 1864.)
— Sur les mœurs de la Danai: Berenice, de l'Amérique
du Nord. (Ib. ib.)
— Sur le Bombyx Polyphemus. ([b. 1b.)
389
Fe, _ RE nil AE
XCVII
VON HEINEMANN (H.) — Einige Bemerkungen über die Arten der
Gattung Nepticula. (Wien. Entom. Monatschr. VI). 52
— Drei neue Phycideen. (Ib. VIII). »
HewiTson (W.-C.) — On Pronophila, a Genus of the Diurnal Lepi-
doptera. (Trans. Ent. Sce. Lond. Sér. III, I). o1
— Descriptions of Two New Species of Diurnal Lepido-
ptera. (Ib. ib.) »
— Descriptions of New Species of Diurnal Lepidoptera.
(Ib. Il). »
— À Monograph of the Genus Yphthima; with Descrip-
tons of Two New Genera of Diurnal Lepidoptera.
(Ib. ib.) »
— Descriptions of New Hesperidæ. (Ib. ib.) »
— Descriptions of some New Species of Diurnal Lepidop-
tera. ([b. V). »
— Remarks on M.A.-R.Wallace’s « Pieridæ of the Indian
and Australian Regions. » (Ib. 1868). »
— Descriptions of Two New Species of Papilio from
Ecuador. (Ib. 1869). »
— Descriptions of six new Species of Diurnal Lepidoptera
from Nicaragua. (Ib. ib.) »
— Descriptions of new Species of Diurnal Lepidoptera.
(Ib. ib.) »
— Descriptions of twenty-two new species of Equatorial
Lepidoptera. (Ib. 14870). »
Hormanx (C.-F.-D.) — Zur Naturgeschichte einiger Geometrinen
und Tortricinen. (Wien. Entom. Monatschr. VIII). 52
von HorniG (J.) — Ueber die ersten Stände einiger Lepidoptern.
(Ib. I et IT). »
JouRDHEUIL. — Sur le Bombyx processionea. (Ann. Soc. Entom.
France, 1861). 48
KEFERSTEIN (A.)— Sind Sphinx Celerio und Nerii europäische Fal-
ter? (Wien. Ent. Monatschr. IT). 52
— Ueber einige Tagfalter der Schweiz und Piemonts.
(Ib. IT). , »
— Lepidopterologisches. (Ib. IV et V). »
KirBy (W.-F.) — On the Geographical Distribution of European
Rhopalocera. (Trans. Ent. Soc. London, sér. III, I). o1
— On the Diurnal Lepidoptera described in Gmelin’s Edi-
tion of the Systema Naturæ. (Ib. 1869). »
— Notes on the Butterflies described by Linnæus.([b.1870). »
KoLENATI. — Acentropus niveus OIL. ; wieder aufgefunden und un-
tersucht, ob er eine Phryganide oder ein Lepidopte-
ron sei. (Wein. Ent. Monatschr. Il). D?
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XIV. m
XCVIII
Kozcar (V.) — Naturgeschichte eines in den Gallen von Tamarix
articulata Vahl lebenden Wicklers : Grapholitha Pha-
raonana Kollar. (Ib. ib.)
KünckEL. — Lépidoptères anormaux provenant de Zermatt. (Ann.
Soc. Ent. France, 1864).
LABOULBÈNE (A.)— Description et figure d'une Chenille mineuse des
feuilles du Bouleau. (Ib. 1863).
— Sur l'organe musical de la Chelonia pudica. (Ib. 1864).
— Sur un habitat remarquable de la chenille de l'Ephes-
tia elutella, (Ib. ib.)
de Lacerda. — Sur l'Elachista coffeella (Ib. 1862).
LALANNE (J.)— Manuel entomologique pour la classification des Lépi-
doptères de France. — Paris, 1 vol. in-8.
Lederer (J.) — Die Noctuinen Europa's mit Zuziehung einiger
meist dazu gezählter Arten des asiatischen Russland's,
Kleinasien's, Syriens und Labradors. — Vienne,
1857, 1 vol. in-12.
— Beitrag zur Kentniss der Pyraliden, — Vienne, 1863,
1 vol. in-8°.
—. Même ouvrage. — Vienne, 1863, 1 vol. in-&.
— Verzeichniss der von Herrn Jos. Haberhauer bei Astra-
bad in Persien gesammelten Schmetterlinge. — Saint-
Pétersbourg, L br. in-8°.
— Excursion lépidoptérologique en Anatolie. (Ann. Soc.
Ent. Belgique, IX).
— Contributions à la Faune des Lépidoptères de la Trans-
caucasie, (Ib. XII).
— Ueber die Lycæniden - Gattungen der europäischen
Fauna. (Wien. Ent. Monatschr. l).
-— Die kürperlichen Auszeignungen der europäischen
Hesperiden. ({b. ib.) ;
— Vier neue europäusche Schmetterlinge. (Ib. ib.)
—— Nachtrag zur Schmetterlings-Fauna von Beirut. (Ib, ib.)
— Erebia Arete Fabr. wieder aufgefunden. (Ib. II).
— Nocheinige syrische Schmetterlinge. (Ib. 1b.)
_ Classification der europäischen Tortricinen. (Ib. IT).
— Ein paar Worteüber D'Herrich-Schäffer’s Critik meiner
Noctuinen Europa’s im Regensburger Correspondenz-
blatt, 1858. (Ib. ib.)
— Ueber Guénée's Uranides et Phalénites. (Ib. IV).
— Die Raupen von Agrotis lucipeta $S. V. und Eurita
ludicra Hb. (Ib. ib.)
— Cremor tartari für Herrn. D' O. Staudinger. (Ib. 1b.)
Ueber Alb. Kindermann's letzte lepidopterologische
Ausbeute. (Ib. V).
Nemeophila Metelkana, n. sp. (Ib. ib.)
Verzeichniss der von Herrn. Johann und Frau Ludmilla
Haberhauer 1861 and 1862 bei Varna in Bulgarien und
Sliwno in Rumelien gesammelten Lepidopteren. (Ib. VIT).
Ein Zwitter von Bombyx pini. (Ib. ib.)
Beitrag zur Kenntniss der Pyraliden. (Ib. ib.)
Zur Lepidopteren-Fauna von Imeretien und Grusien.
(Ib. VIT).
Lucas (H.) — Notes sur l'élève des chenilles du Saturnia (Bombyx)
Cecropia L. (Ann. Soc. Ent. France, 1845).
Observations sur des cocons bissexuels de ver-à-soie,
Bombyx (Sericaria) mori. (Ib. ib.)
Sur les mœurs de l'Yponomeuta evonymella. (Ib. 1859).
Note sur les mouvements que la chenille de la Carpo-
capsa Deshaisiana imprime aux graines d’un Euphorbe
du Mexique dans lesquelles elle se métamorphose. ([b.ib.)
Sur les Saturnia mylitta et selene. (Ib. 1860).
Sur les chenilles de la Cnethocampa pytiocampa.(Ib.ib.)
Sur la présence de Leuconæa cratægi en Algérie. (Ib.ib.)
Sur les dégâts causés au Jardin des Plantes par la Gra-
cillaria syringella. (Ib. 1861).
Sur un fourreau de chenille trouvé sur le Tamariscus
africana, en Algérie. (Ib. 1863).
Note sur les mœurs de la chenille du Liparis chrysor-
rhæa. (Ib. ib.)
Sur les Papilio Ulysses, Ulyssinus et Montrouzieri(Ib.ib.)
Note sur une chenille de Microlépidoptère (Parasia
lapella). (Ib. 1864).
Quelques mots sur le cocon, les œufs et le mâle de la Sa-
turnia Bauhiniæ, Lépidoptère de la section des Chali-
noptères et de la tribu des Bombyciens. (Ib. ib.)
Sur l'habitat en Chine du Papillon Machaon. (Ib. ib.)
Sur la présence aux environs de Pékin des Pieris rapæ
et Daplidice. (Ib. ib.)
Sur une variété sicilienne de petite taille de l'Antho-
charis cardamines. ([b. ib.)
Sur les métis de Saturnia arrindia et cynthia. (Ib. ib.)
MaBiLse (P.) — Notice sur la Leucania littoralis Curtis. (Ib. 1863).
Mac Lachlan (R.) — Observations on some remarkable Va-
rieties of Sterrha sacraria L., with general Notes on
Variation in Lepidoptera. (Trans. Ent. Soc. London,
sers IT; IT).
XCIX
o1
C
Max (1) — Verzeichniss der im Jahre 1853 in der Gegend von
Fiume gesammelten Schmetterlinge. (Wien. Ent. Mo-
natschr. I).
— Verzeichniss der im Jahre 1858 in Sicilien gesammel-
ten Schmetterlinge. (Ib. III).
— Zur Lepidopteren Fauna von Amasia. (Ib. V).
—— Verzeichniss der im Jahre 1851 bei Brussa in Kleinasien
gesammelten Schmetterlinge. (Ib. VI.)
— Nachtrag zur Schmetterling - Fauna von Brussa.
(Ib. VIN).
MARTIN (EMM) — Longévité de deux Phalénites à l'état de chrysa-
lide. (Ann. Soc. Ent. France, 1862).
— Lépidoptères pris à Hyères (Var). (Ib. 1864).
Merck (aîné). — Mémoire sur la Psyche albida. (Ib. 1843).
Millière (P.) — Iconographie et description de Chenilles et Lépi-
doptères inédits. — Tome I, Lyon, 1859 ; IT, Paris,
1864, IIT (livraisons 23, 24 et 25) ; gr. in-8° (ex publi-
cation).
— Note sur l'Hæmerosia renalis. — Paris, 1864, 1 br.
in-8°.
— Même ouvrage. (Ann. Soc. Ent. France, 1864).
Moore (Fr.) — On the Asiatic Silk-producing Moths. (Trans. Ent.
Soc. Lond. Sér. II, I).
— Descriptions of New Species of Bombyces from North-
Eastern India. (Ib. IT).
MôscuLer (H.-B.) — Acentropus latipennis Môschler. (Wien. Ent.
Monatschr. IV).
—— Vier neue südrussische Schmetterlinge. (Ib. 1b.)
_— Beiträge zur Lepidopteren-Fauna von Labrador.(Tb.ib.)
— Beiträge zur Schmetterlings Fauna von Labrador.
(Ib. VTet VIII).
— Neue südrussische Schmetterlinge. (Ib. VI).
— Dianthæcia Christophi, n. sp. (Ib. ib.)
—— Bemerkungen zu einigen Sareptaner Schmetterlingen.
(Ib. VII).
-— Bemerkungen zu einigen Arten der Gattung Atychia
Lair. (Chimæra Hb.) etc. (Ib. ib.)
— Die zur Fauna von Europa gezählten Arten der Gat-
tung Chionobas. (Ib. 1h.)
MüLLer (J.) — Beitrag zur Entwicklungsgeschichte von Pleretes
matronula. ([b. I). |
NICkERL (F.-A.) — Neue Microlepidopteren. (Ib. VIII).
DE NoRGUET.— Sur les dégâts causés aux Lilas dans les environs de
«
|
Lille par le Gracilaria syringella. (Ann. Soc. Entom.
France, 1861).
Oberthur. — Note sur les Lépidoptères capturés aux environs
de Zermatt. (Ib. 1864).
Packard (A.-S.) — The Characters of the Lepidopterous Fa-
mily Noctuidæ. — 1 br. in-8°.
Paris: — Note sur les Anthocharis belia et ausonia. (Ann. Soc.
Ent. France, 1845).
— Sur les ravages de la Pyrale (Œnopthira Pillerana
Fab.), dans les vignes de la Champagne. (Ib. 1862).
Pinçon (J.) — Sur l'Attacus Yama-Maï. (Ib. 1863).
PI0CHARD DE LA BRULERIE. — Note sur une variété accidentelle du
Macroglossa stellatarum. ([b. ib.)
Preudhomme de Borre (A.) — Analyse d'un article de
- M. G. Koch : Distribution géographique des Lépido-
ptères. (Ann. Soc. Ent. Belg. XIII).
RATTET (FR.) — Sur une variété remarquable de la Strenia clathrata
Linné. (Ann. Soc. Ent. France, 1859).
RÔssLER (A.) — Zur Naturgeschichte von Geometra nolygrammaria.
(Wien. Entom. Monatschr. V).
_ Ueber die Zurichtung von Kleinschmetterlingen für
Sammlungen. (Ib. 1b.)
— Gedanken über die Bedeutung der Malerei auf den
Schmetterlingsflügeln. (Ib. ib.)
— Die Pflanzen und Raupen Deutschlands. Versuch einer
lepidopterischen Botanik von O. Wilde. Il‘ Theil,
Berlin, 1861. (Analyse.) (Ib. ib.)
— Ueber Nachtfang. (Ib. VI).
— Zur Naturgeschichte ven Bapta pictaria Curt. und
Epione vespertaria L. (parallelaria S. V.) (Eb. 1b.)
— Lepidopterologisches. (Ib. VII).
— Ueber die neue neben Platyytilus ochrodactylus H. S.
einzureihende Art. (Ib. VIII).
— Lepidopterologische Mittheilungen. (Ib. 1b.)
— Ueber Pterophorus serotinus Zeller. (Ib. ib.)
SALVIN (0.-C.) — A Synopsis of the genus Clothilda. (Trans. Ent.
Soc. London, 1869).
Sauveur (J.\ — Notes entomologiques ; 1 br. in-8°.
_ Même ouvrage. (Ann. Soc. Ent. Belg. VII).
— Lycæna Alexis Var. mâle. (Ib. ib.)
— Note sur les Lépidoptères recueillis à Vielsalm. (Ib. XT).
Sauveur (J.) et Colbeau (J.) — Des variations normales de
l'aile dans l'espèce chez quelques Lépidoptères. —
I article : Satyrus Arcanius L. (Ib. VIT).
CI
48
92
CII
Sauveur (J.) et Fologne (E.) — Liste des Tinéides de la
Belgique. ({b. 1b.)
ScHEDL (Cur.) — Einige Bemerkungen über res atra Freyer.
(Wien. Ent. Monatschr. T).
Scudder (S.-H.) — Notice of some North American Species of
Pieris. — Boston, 1861, 1 br. in-8&.
— A List of the Butterflies of New-England. —— Salem,
1863, 1 br. in-6°.
— Revision of the hitherto known Species of the Genus
Chionobas in North America. — Philadelphie, 1865,
1 br. in-8°.
— Report upon a Collection of Diurnal Lepidoptera made
in Alaska by the Scientific Corps of the Russo-Ameri-
can Telegraph Expedition. — Boston, 1868-69, in-8°.
— Supplement to a List of the Butterflies of New-En-
gland. — Boston, 1868, 1 br. in-8°.
— Notice of some new Butterflies from Iowa. — Boston,
1868, in &°.
— Description of a new Species of Butterfly from Florida.
— Boston, 1868, in-8°.
Seghers (A.) — Note sur la variété loides Dahl du Vanessa To
L. (Ann. Soc. Ent. Belg. VIT).
de Sélys-Longchamps (baron E.) — Sur le Deilephila
esulæ. ([b. XI).
— Sur les Lycæna Alcon et Euphemus. (Ib. ib).
— Enumération des Insectes Lépidoptères de la Belgique.
— Liége, 1844, 1 br. in-8°.
— Mème outrage.
— Môme ouvrage.
— Même ouvrage.
— Sur quelques Lépidoptères recueillis dans un voyage
en Italie. (Ann. Soc. Ent. France, 1844).
— Corrections aux espèces et variétés nouvelles de Lépi-
doptères, décrites dans l'Énumération des Insectes Lé-
pidoptères de la Belgique. (Ib. 1859).
de Sélys-Lonchamps (baron E.), Sauveur (J.), Folo-
gne (E.), Colbeau (J.)et Delafontaine (J.) —
Catalogue des Lépidoptères de la Belgique. — I"° par-
tie.(Diurnes, Sphingidées, Bombycidées et Noctuidées).
(Ann. Soc. Ent. Belg. I).
SEMPER (G.) — Description of Papilio Godefroygi, n. sp. (Trans.
Ent. Soc. Lond. Sér. IIT, IT).
_ Ueber eine Zwitterbildung bei Papilio Castor Westw.
(Wien. Ent. Monatschr. VII).
SMITH (S.-J.) — Description of a Species of Samia, supposed to be
new, from Norway, Me. — Boston, 1865, 1 br. in-8°.
-SNELLEN (P.-C.-T.) — De Vlinders van Nederland. — Macrolepi-
doptera systematisch beschreven. — La Haye, 1867,
1 vol. in-8°.
Snellen van Vollenhoven. — Essai d'une Faune entomolo-
gique de l'Archipel Indo-Néerlandais. II° Monographie.
Famille des Piérides, — La Haye, 1865, 1 vol. in-4°,
SPEYER (A.) — Bemerkungen über die wahrschemliche Zahl der auf
der Erde existirenden Schmetterlingsarten, und über
das numerische Verhältniss der Tagfalter zur Ord-
nung im Ganzen. (Linnæa Entomol. XII).
Stainton (H.-T.) —A few Words on the Synonymy of Laverna
Langiella. (Trans. Ent. Soc. Lond. Sér. III, D).
— Descriptions of Nine Exotic Species of the Genus Gra-
cilaria. ([b. ib.)
— On the Generic Characters afforded by the Habits of
various leaf-mining Micro-Lepidopterous Larvæ.(Ib. ib.)
— On the Europæan Species of the Genus Cosmopteryx.
(Ib.II.)
— A few Observations on the Synonymy of Tinea (?) Al-
picella and Zelleria Saxifragæ (n. sp.) ([b. 1868).
— The Tineina of Southern Europa. — Londres, 1869,
1 vol. in-8°.
== The Tineina of Syria and Asia Minor. — Londres,
1867, 1 vol. in-&°.
= Sur les chenilles mineuses appartenant au genre Mi-
cropteryx, lettre adressée à M. le D' AI. Laboulbène.
(Ann. Soc. Ent. France, 1863).
Stainton (H.-T.), ZeLLer (P.-C.), DoucLas (J.-W.) et Frey (H.)
— The Natural History of Tineina. — Londres, 1855
à 1870. Tome I à XII, 12 volumes in-8°.
Staudinger (O.) — Pieris Krueperi, ein neuer europäischer
Tagfalter. (Wien. Entom. Monatschr, IV).
— Description d'un Lépidoptère nouveau des Hautes-
Pyrénées. (Ann. Soc. Ent. France, 1860).
Staudinger (O.) et Wocke (M.) — Catalogue des Lépidoptères
d'Europe et des pays limitrophes. — Dresde, 1861,
1 vol, in-8°.
TRIMEN (R.) — On some New Species of South African Butterflies,
(Trans. Ent. Soc. Lond. Sér. IT, I).
CTI
158
469
482
48
480
92
48
379
51
CIV
— On some New Species of South African Butterflies col-
lected in British Kaffraria by W.S. M. D'Urban, Esq.
during 4860-61 (Ib. ib.)
— Descriptions of Three NewSpecies of the Genus Antho-
churis Boisd,, and a New Species ofthe Genus Pais
Hubn, from Tropical South Western Africa, (Ib. 1b.)
— Descriptions of some New Species of Butterflies found
in Southern Africa. (Ib. Il).
—— Notes on the Butterflies of Mauritius (Ib, V),
— On some undescribed Species of South-African Butter-
lies, including a new Genus of Lycænidæ. (Ib. 1868).
— Observations on some South-African Butterflies enume-
rated in the « Catalogue of Diurnal Lepidoptera of the
Family Satyridæ in the Collection ofthe British Mu-
seum. By A. G. Butler F. L. $., F. Z. $. London,
1868. » (Ib. ib.)
— Notes on Butterflies collected by J.-H. Bowker, Esq. in
Basuto-land, South Africa, with descriptions of some
New Species. (Ib. 1870).
VILLENEUVE (C.) — Sur quelques Lépidoptères éclos en hiver par la
chaleur d'une serre. (Ann. Soc. Ent. France, 1859).
Vixson (A.) — Lépidoptère nouveau de Madagascar (Salamis Du-
prei). (Ib. 1863).
WALkER (FR) — Characters of undescribed Lepidoptera in the
collection of W.-W. Saunders, Esq. (Trans. Ent. Soc.
Lond. Sér. IIL, 1).
— Characters of undescribed Lepidoptera in the collection
of A. Fry, Esq. (Ib. ib.)
— Description of a New Genus and Species of Noctuites.
(Ib. IT.)
WALLACE (ALEX.) — On the Oak-feeding Silk-worm from Japan,
Bombyx Yamamai (Guér.-Mén.) (Ib. V).
— On some Variations observed in Bombyx Cynthia in
1866. (Ib. 1b.)
WALLACE (ALF.-R.) — On the Pieridæ of the Indian and Australian
Regions. (Ib. IV).
— Notes on Eastern Butterflies. (Ib. 1869).
VWALLENGRÉN (H.-D.-J.) — Lepidopterologische Mittheilungen. —
(Wien. Ent. Monatschr. IV et VIT).
— Die während der Reise der Kônigl. Schwed, Fregatte
Eugenie gesammelten schon bekannten Schmetterlinge.
(Ib. VII).
WEIR (J.-J.) — Further observations on the Relation between the
48
51
LU:
Colour and the Edibility of Lepidoptera and their Lar-
væ. (Trans. Ent. Soc. Lond. 1870).
Wesmael (G.) — Sur une difformité observée chez un Lépidop-
ière.— Bruxelles, 1 br. in-8°.
ZELLER (P.-C.) — Crambina, Pterophorina, and Alucitina, collected
in Palestine by the Rev. O.-P, Cambridge, in 1865;
determined and the New Species described. (Trans.
Ent. Soc. London, sér. II, V).
Choreutidæ and Crambina collected in Egypt by the
Rev. O.-P. Cambridge in 1864, determined and the
New Species described. (Ib. ib.)
Die Arten der Blattminirergattung Lithocolletis beschrie-
ben. (Linnæa entomol. I).
Die Arten der Gattung Eudorea. (Ib. ib.)
Die Argyresthien, (Ib. II).
Die Gatiungen der mit Augendeckeln versehenen blatt-
minirenden Schaben, (Ib. II).
Beitrag zur Kenntniss der Coleophoren. (Ib. IV).
Drei Schabengattungen : Incurvaria, Micropteryx und
Nemophora, beschrieben. (Ib. V).
Die Schaben mit langen Kiefertastern. (Ib. VI).
Revision der Pterophoriden. (Ib. ib.)
Sieben Tineaceen-Gattungen beschrieben. (Ib. VII
et VIII).
Die Depressarien und einige ihnen nahe stehende Gat-
tungen. (Ib. IX).
Nachtrag zu den in 9° Bande (der Linn. entom.) be-
schriebenen Arten des Genus Cryptolechia. (Ib. X).
Die Arten der Gattung Butalis, beschrieben. (Ib. ib.)
ANONYME. — Supplément au Catalogue des Lépidoptères de Belgi-
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XIV. ñn
que. (Ann. Soc. Entom. Belg. II).
Liste des Lépidoptères qui, d'après MM. Heydenreich,
O. Staudinger et HerrichSchæffer, sont portés à tort
sous plusieurs numéros de l'Index methodicus du D°
Boisduval. (Ib. VIIT).
An accentuated List of the British Lepidoptera, with
hints of the derivation of the Names. — Londres, 1851,
1 vol, in-8°
CV
ÿY td
483
DIVISION XII.
Histoire naturelle générale; Zoologie générale;
Botanique; Géologie; Minéralogie.
FASCICULE I.
de l’Invent.
général.
Acassiz (L.) — Address delivered on the centennial Anniversary
of the Birth of Alexander von Humboldt. — Boston,
1869, 1 br. in-8°.
ALGER (FR) — Notice of Minerals from New-Holland. (Boston
Journ. Nat. Hist. IT).
_ Beaumontiie and Lincolnite identical with Heulandite.
(EBAY:
— Notices of new localities of rare Minerals, and reasons
for uuiting several supposed distinet species. (Ib. V).
— Examination of a Mineral from Cherokee County, in
Georgia. (Ib. VI).
ANDORFER (J.) — Botanischer Ausflug von Hohenau. (Verh. Zool-
Bot. Ver. Wien, 1856).
Arkins (J.) — Letter to D' Hooker on the New-Hebrides. (Murray
Journ. of Trav, a. Nat. Hist. I).
vON BAER (R.-E.) — Welche Auffassung der lebenden Natur ist
die richtige? und Wie ist diese Auffassung auf die
Entomologie anzuwenden?— Berlin, 1862, 1 br.in-8°.
— Idem. (Hor. Soc. Ent. Ross. T\.
Baker (J.-G.) — Boissier’s Klora orientalis (reviewed). (Murray
Journ. Trav. a Nat. Hist. I).
— Milde’s Ferns of Europe and the Atlantic Islauds (7evie-
wed). (Ib. ib.)
BaLcu (D.-M.) — On the Sodalite at Salem, Mass. (Proc. Essex
Instit. IV).
— On Native Grapes. (Ib. ib.)
BaRETTI (M.) — Note litologiche, (Ann. Soc. Nat. Modena, IV).
Bellynck (A.) — Flore de Namur, ou description des plantes
spontanées et cultivées en grand dans la province de
Namur. — Plantes vasculaires. — Namur, 1855,
1 vol. in-8°,
— Résumé d’un Cours de Zoologie. — Namur, 1864-65,
1 vol. in-8°.
333
D
492
Note sur un Orchis ustulatu L., à fleurs doubles, —
Gand, 1867, 1 br. in-&.
La Botanique moderne; Conférence sur la Botanique
générale. — Paris, 1869, 1 br. in-So.
Les Progrès récents de la Zoologie en France ; compte-
rendu du rapport de M. Milne-Edwards. — Paris,
1870, 1 br. in-&e.
Les Anomalies chez l'homme et chez les animaux. —
Bruxelles, 1870, 1 br. in-&.
BERMAN (J.) — Ueber einen Bastard von Melampyrum. (Verh.
BERTHOULD.
Zool. Bot. Ver. Wien, 1855).
— Animals and Plants found in the Hot Springs of
Soda Creek, New-Mexico. (Murray Journ. Trav. a.
Nat. Hist. I).
Bertoloni (G.) — Descrizione di una nuova malattia della Ca-
pepa nel Bolognese. — Bologne, 1862, 1 br. in-4°.
Della vegetazione del Bacino boschivo di Oropr. —
Bologne, 1865, in-4°.
Descrizione della Florole delle due isolette piu picciole
del golfo della Spezia, cioè del Tino e del Tinetto. —
Bologne, 1866, 1 br. in-40.
Dei danni che ha incontrato il Pioppo della Virginia
nella provincia bolognese, — Bologne, 1867, 1 br.in-4e.
BESNARD (A.-F.) — Die Mincralogie in ihren neuesten Entdec-
kungen uni Fortschritten im Jahre 1864. (Corr. Blatt
Zool-Min. Ver. Regensb. XIX).
Bôcxu (G.) — Catalog I der Bibliothek des Vereins für Naturkunde
Bommer
zu Presburg. — Presbourg, 1871, 1 br. in-8&.
(J.-E.\ — Monographie de la classe des Fougères. —
Classification. — Bruxelles, 4867, 1 vol. in-8°.
Note sur les poils des Fougères et sur les fonctions de
ces organes. — Bruxelles, 1 br. in-8°.
Quelques remarques sur l'absorption par les surfaces
des plantes. — Bruxelles, 1 br. in-&.
De la Fécondation artificielle des Palmiers et de la
récolte du pollen pour cette opération. — Gand, 1868,
À br. in-&e.
Considérations sur la panachure et la coloration des
feuilles. — Gand, 1867, 1 br. in-&.
Des matieres colorantes des feuilles, — Amsterdam,
4865, 1 br. in-&.
Boni (C.) — Oggetti d'arte di alta antichita recentemente scoperti
nelle Terremare Modenexi. (Ann. Soc. Nat. Modena, T).
CVI
69
103
440
41
34
62
499
CVIIT
Boovr (Fr.) — Descriptions of six new North-American Carices.
(Boston Journ. Nat. Hist. V).
Bourdon (J.) — De l'influence des climats sur les phénomènes
de la vie. — Bruxelles, 1864, 1 vol. in-8°.
BricHam (W.-T.) — Notes on the Volcanic Phenomena of the
Hawaiïian Islands, with a Description of the Modern
Eruptions. (Mem. Bost. Soc, Nat. Hist. I).
-- Notes on Hesperomannia, à new Genus of Hawaïian
Compositæ. (Ib. ib).
— The Eruption of the Hawaïian Volcanoes, 1868,
({b. ib.)
—— Historical Notes on the Earthquakes of New England.
(1638-1869). (Ib. IF).
Brown (R.) — The present state of science on the north western
Slopes of the Rocky-Mountains. (Murray Journ. Trav.
a. Nat. Hist. I).
— The Indians of the Western Shores of Vancouver
Island. (Ib. ib.)
Bucuenau (F.) — Nachträge und Berichtigungen zur Flora Bre-
mensis. (Abh. nat. Ver. Bremen, I). |
—— Ueber das Vorkommen von zwei Hüllblättern an Kol-
ben und die Keimung von Richardia (Calla) æthio-
pica L. (Ib. 1b.)
— Index criticus Juncaginearum hucusque descriptarum.
(Ib. ib.)
_ Biographische Notizen über Michael Rohde. (Ib. ib.)
_ Eine interessante Füllungserscheinung bei Lapageria
rosea R. et P. (Ib. ib.)
CALEGARI (M.) et CANESTRINI (G.)— Sloria deila Salsa di sopra presso
sassuolo della Sorgente della Salvarola e dei Pozzi olei-
feri di Montegibio. (Ann. Soc. Nat. Modena, I).
DE CANDOLLE (ALpu.) -— Bentham and Hooker’s Genera plantarum,
translated from the french by A. Murray. (Murray
Journ. Trav. a. Nat. Hist. I).
CANESTRINI (G.) — Oggetti delle T'erremare Modenesi. (Ann. Soc.
Nat. Modena, ]).
— Oggetti trovati nelle Terremare del Modenese, Seconda
relazione : Avanzi organici. (Ib. ib.)
— Cenni critici intorno alla Teori: del Külliker sul ori-
gine delle Specie. (Ib. Il). |
— Intorno ad un deposito di Selci lavorate antiche nel
Modenese. (Ib. ib.)
CASSELMANN (W.) — Ucber die Zusammensetzung der in der Nähe
74
34
30
i
von Dillenbrrg vorkommenden Nickelerze. (Jahrb.
Nassau: Ver. f. Nat. XIV).
— Ueber ein Graphitvorkommen in der Nähe von Mon-
tabaur. (Ib. ib.)
— Chemische Untersuchung einiger Mineralquellen zu
Soden und zu Neuenhain. (Ib. XV).
CLEvELAND (W.-C.) — North America. A working Map for illus-
trating, by coloration, the geographieal distribution of
life. — Boston, 1868, I carte in-plano.
Colbeau (J.) — Notice sur Jules d'Udekem. (Ann. Soc. Malac.
Belg, T).
Copr1 (FR) — Cenni su aicuni Fossili cristallizati e su la localita
loro, ove si rivengono nel Modenese. (Ann. Soc. Nat,
Modena, III). |
— Catalogo dei Fossili miocenici e pliocenici del Mode-
nese. (Ib. IV).
— Relazione di una nuova scoperta della Terramare di
Gorzano, ed osservazioni. (Ib. V).
CUNNINGHAME (R.-0.) — Letters to D' Hooker, on the Straits of
Mageilan. (Murray Journ. Trav. a. Nat. Hist. I).
CurTIS (M.-A.) — Enumeration of Plants growing spontaneously
around Wilmington, North-Carolina, with remarks on
some new and obscure species. (Boston Journ. Nat.
Hit De
DaAnIELL (W.-F.)— Notice sur quelques Condiments chinois fournis
par la famille des Xanthoxylacées; traduit par
À. Preudhomme de Borre. — Gand, 1870,
1 br. in-&,
Dawkixs (W.-B.) — D' Falconer and his Labours in India. (Mur-
ray Journ. Trav. a. Nat. Hist. I).
DESMaREST {E.) — Notice sur la vie et les travaux de L.-P. Gratio-
let. (Ann. Soc. Ent. France, 1865).
DoLLESCHALL. — Brief aus Java und über dortige Volks-Arzneiwis-
senschaft. (Verh. Zool-Bot. Ver. Wien, 1855).
Dougrawa (F.) — Ueber Sclerotina semen. (Ib. ib.)
Dupont (Ed.) — Les Temps antéhistoriques en Belgique.
L'Homme pendant les âges de la pierre dans les envi-
rons de Dinant-sur-Meuse, — Bruxelles, 1871, 1 vol.
in-8°,
EvEz (J.) — Bemerkungen über die Vegetation der Moldau, nach
eigenen, im Jahre 1833 gemachten Beobachtungen
entworfen. (Verh. Zool. Bot. Ver. Wien, 1853).
EMERsoN (G.-H.) — On Mugnetite and an unknown Mineral at
Nahant. (Proc. Essex Instit. IV).
CIX
34
015
[ES
EE
Co
Co
CX
ENGELMANN (G.) — Bibliotheca historico-naturalis. Index librorum
historiam naturalem spectantium ab anno 1700 ad 1846
in Germania, Scandinavia, Anglia, Gallia, Belgio,
Italia atque Hispania impressorum. — Pars prima,
continens Historiam naturalem in universum, Auato-
miam et Physiologiam comparatam, Zoologiam, Palæon-
tologiam. — Leipzig, 1846, 1 vol. in-S°.
ENGELMANN (G.) et Gray (AsA.) — Plaintæ Lindheimerianæ ; an enu-
FENzz (Ep)
meration of the plants collected in Texas, and distri-
buted to subscribers, by F. Lindheimer, with remarks
and descriptions of new species, etc. (Boston Journ.
Nat. Hist. Vet VI).
— Beitrag zur nähercn Kenntniss des Formenkreises
ein'ger inländischer Leucanthemum- und Pyrethrum-
Arten De Candolle’s. (Verh. Zool.-Bot. Ver. Wien,
1853).
Ueber Dasyhrion graminifolium. (Ib. 1855).
Ueber zwei neue Pflanzen von Pirona. (Ib. 1856).
Sedum Hillebrandii Fenzl. Ein Eeitrag zur näheren
Kenntniss einiger Sedum-Arten aus der Gruppe von
S. acre. (Ib. ib.)
Bemerkungen über die Nachweisung des Artenrechtes
von Cirsium Chailleti, von J. Juratzka. (Ib. 1857).
FLEISCHMANN (A.) — Flora an der südlichen K.K. Staats-Eisen-
bahn von Laibach bis Cilly. (Ib. 1853).
Focke (W.-0.) — Ueber Lolium festucaceum Lk. (Abh. nat. Ver.
Bremen, l).
Ueber Blitzrôhren bei Oslebshausen. ({b. ib.)
Eine hybride Stellaria. (Ib. 1b.)
Beiträge zur Kenntniss der deutschen Brombeeren,
insbesondere der bei Bremen beobachteten Formen.
(Ib. 1b.)
Zur Kenntniss der Bodenverhältnisse bei Bremen.
(Ib.ib.)
VON FRAUENFELD (CHEVALIER G.) -— Zoologische Miscellen, XIV,
XVI, Vienne, 1867, 1869, 2 br. in-8°.
Offenes Schreiben an Herrn Franz Mauser, als Erwie-
derung auf dessen Schmähschrift : Nicobariana.
1 br, in-8,
Zur Flora und Fauna von Neucaledonien., — Vienne,
1867, in-8, (Zool. Miscell. XT).
Beiträge zur Fauna der Nikobaren. I, II, III. —
Vienne, 1867-69, 3 br. in-8°.
Die ausgestorbenen und aussterbenden Thiere der
jüngsten Erdperiode. — Vienne, 1870, 1 br. in-12.
— Kurzer Bericht der Ergebnisse meines Ausfluges von
Heiligenblut über Agram an den Plattensee; mit Be-
schreibung einiger Metamorphosen und einer neuen
Clausilia. — Vienne, 1870, 4 br. in-8°.
—— Ueber Aquarien. (Verh. Zool. Bot. Wien, 1856).
*— Ueber sein Werk « Die Algen Dalmatiens. » (Tb. ib.)
— Beitrag zur Fauna Dalmatiens. (Ib. 1b.)
-- Brief aus dem Mittelmeere. (Ib. 1857).
FREsENIUS (R.) — Chemische Untersuchung der wichtigsten Mine-
ralwasser des Herzogthums Nassau. VIT“ Abhandl.
Die neue Natronquelle zu Weiïlbach. (Juhrb. Nassau.
Ver. Nat. XV).
— Idem. VIII" Abh. Die Mineralquelle zu Niederselters.
IX"Abh. Die Mineralquelle zu Fachingen.(Ib.XIX-XX)
— Analyse der Augusta-Quelle in Bad Ems. (Ib. XXI-
XXII).
Frirsca (C.) — Phänologische Mittheilungen. (Verh. Zool, Bot.
Ver. Wien, 1856).
— Instruction für phænologische Beobachtungen aus dem
Planzenreiche an den Gestadten der Donau. (Ib. 1b.)
— Phänologische Notizen. (Ib. 1857.)
FücxeL (L.) — Enumeratio Fungorum Nassoviæ collectorum. Se-
ries I. (Jahrb. Nassau. Ver. Nat. XV.)
— Symbolæ Mycologicæ. Beiträge zur Kenntniss der rhei-
nischen Pilze. (Ib. XXIII-XXIV.)
Funck (N.) —Coup d'œil sur la végétation du Luxembourg dans
ses rapports avec le sol. — Luxembourg, 1854, 1 broch.
in-4°,
GAMBARI (L.) — Descrizione dei Quarzi di Porretta. (Ann. Soc. Nat.
Modena, IIL.)
GEEKIE (ARCH.) — The geological origin of the present scenery of
Scotland. (Murray Journ. Trav. a Nat. Hist. I.)
GLUGE (T.) et d'Udekem (J.) — De quelques parasites végétaux
développés sur des animaux vivants. — Bruxelles, in-8°.
GRANDIEAN (M.-C.) — Mineralogische Notizen und Pseudomor-
phosen. (Jahrb. Nassau. Ver. Nat. XIX-XX.)
— Beitrag zur Kenntniss der Bildung Fossiler Kohlen-
Ablagerungen. ({b. XXI-XXII.)
GRaY (Asa) — Characters of some new Genera and Species of Plants
of the natural order Compositæ, from the Rocky Moun-
tains and Upper California. (Boston Journ. Nat.
Hist, V.)
CxI
498
46
46
394
[|
CXII
-— Notice of à new Genus of plants of the order Santa-
laceæ. (Ib. V.)
GREENWOOD (F.-W.-P.) — A description of the principal fruits of
Cuba. (Ib. Il.)
VON HAIMHOFFEN (CHEVALIER G.) — Beobachtungen über den Wurzel-
Auswuchs an Alyssum incanum L., und dessen Erzeu-
ger. (Verh. Zool. Bot. Ver. Wien, 1855.)
HALL (J.) — Niagara Falls, Their physical changes, and the geology
and topography of the surrounding country. (Boston
Journ. Nat. Hist. IV.)
— Nature of the strata, and geographical distribution of
the organic Remains in the older formations of the
United States. (Ib. V.)
Hartogh Heys van de Lier (H.) — Catalogue alphabé-
tique et systématique de la bibliothèque de Zoologie et
principalement d'Entomologie de Hartogh Heys van de
Lier, à Delft, — Leyde, 1869, I br. in-8°.
HasskaRL (C.)—Commelinaceæ Indicæ, imprimis Archipelagi fndici,
adjectis nonnullis hisce terris alienis. — Vienne, 1870,
1 vol. in-8°.
HAYDEN (F.-V.) — Preliminary Report of the United States Geolo-
gical Survey of Wyoming and portions of contiguous
Territories, — Washington, 1871, 1 vol. in-&e.
HAYES (A.-A.) — Notice of native Nitrate of Soda, containing Sul-
phate of soda, Chloride of sodium, Iodate of soda, and
Chloriodide of sodium, from the Province of Tarapaca,
Pampa of Tamarugal, in South Peru; and of Algoroba
Wood, from the buriest forests beneath the Pampa of
Tamarugal, (Boston Journ. Nat. Hist. IIL.)
HAYEs (J.-L.) — Probable influence of icebergs upon drift. (Ib. IV.)
HazsLiNszRY (FR.) — Beiträge zur Kenntniss der Karpathen-Flora.
VII. Laubmoose. (Verh. Zool. Bot. Ver. Wien. 1855.)
HESLEY W.-B. — On the vegetable productions of Abyssinia.
(Murray Journ. Trav. a. Nat. Hist. I.)
Fe Notice sur les productions végétales de l'Abyssinie, trad.
de l'anglais par À. Preudhomme de Borre. —
Gand, 1869, 1 broch. in-8°.
HerGeT (E.) — Die Thermalquellen zu Bad-Ems, (Jahrb. Nassau.
Ver. Nat. XIX-XX.)
HERMANN (J.) — Botanische Notiz. (Verh, Zool. Bot. Ver. Wien,
1856).
vox HEUFLER (CHEVALIER L.) — Neue Pilze für Wien. (Ib. 1855.)
— Ueber Kürber's Systema Lichenum Germaniæ. (Ib.
1856.)
184
400
41
34
298
— Ueber Facchinis Flora Tiroliæ Cisalpinæ. (Ib. ib.)
— Ueber Kryptogamen-Studium. (Ib. 1b.)
— Botanische Notizen (Ib. ib.)
— Zwei kleine Beiträge zur Lichenen-Flora der Gegend
von Wien. (Ib. ib.)
— Asplenii Species Europææ. HRRAMeNNEER über die
Milzfarne Europa's. (Ib. ib.)
— Uebergabe von 122 Farnen im Namen Senoner’s. (Ib.
1857.)
-— Ueber unterirdische Planzen. (Ib. ib.)
— Vorlage von 471 Laubmoosen, Geschenk des H. Prof.
Sendtner. (Ib. ib.)
_ Ueber Schreibung und Declination des Wortes « Farn. »
(Ib. ib.)
— Meeresalgen um Cattaro. (Ib ib.)
— Milzfarne aus Tommasini's Herbar. (Ib. ib.)
— Ueber « Th. Moore’s Ferns of Great Britain » (Ib. ib.)
— Ueber botanische Verdiensteund Werke von Ph.M.Opiz.
(Ib. 1b.)
— Botanische Mittheilungen. (Ib. ib.)
HILDEBRANDE. — The recent Earthquake at Hawaü. (Murray
Journ.Trav. a. Nat. Hist. I.)
HiLDENBRAND (E.) — Analyse der Manganspathes von Oberneisen.
(Jahrb. Nassau. Ver. Nat. XIV).
HILLEBRANDT (F.) — Aufzählung der auf vierzehn verschiedenen
Üsterreichischen Alpen beobachteten Planzenarten.
(Verh. Zocl. Bot. Ver. Wien. 1853.)
Hircucock (C.-H.) — On the geological structure of the two Ando-
vers. (Proc. Essex Instit. V.)
Hircucook (E.) — On certain causes of geological change now in ope-
ration in Massachusetts. (Boston Journ. Nat. Hist. I.)
— Sketch of the Geology of Portland and its vicinity.
(Ib. ib.)
HyeLr (C.) et RôaR (H.) — Chemische Untersuchung des Mineral-
wassers im Badehause zu den Vier Jahreszeiten in
Wiesbaden. (Jahrb. Nassau. Ver. f. Nat. XIV.)
HozziNcER (J.-B.) — Botanische Notiz. (Verh. Zool. Bot. Ver.
Wien., 1856.)
Howarp (FR.) — North Coast of Australia, extracts from letters to
Captain Richards. (Murray Journ. Trav. a. Nat.
Ehst. À)
Hunr (T.-S.) et ALGER (F.) — Chemical Examination of Algerite, a
new mineral species, including a description of the
Mineral. (Boston Journ. Nat. Hist. VI.)
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XIV. 0
46
41
34
[bg |
CXIV
Hyatt (A.) — On the geological structure of the region of the Adi-
rondacks. (Proc. Essex Instit. VI.)
Jackson (C.-T.) — Chemical analysis of Chrysocolla from the Hol-
quin copper mines, near Gib-ara, Cuba. (Boston Journ.
Nat. Hist. [.)
— Chemical analysis of three varieties of bituminous Coal,
and one of Anthracite. (Ib. ib.)
— Analysis of Pink Scapolite, and of Cerium ochre, from
Bolton, Mass. (Ib. IV.)
ee Chemical and mineralogical fragments. (Ib. V.)
JACKSON (J.-R.) — New Vermifuge. (Murray Journ. Trav. a. Nat.
Hist. I.)
— Notes from Honolulu. ([b. ib.)
vON JANKA (V.) — Ueber Banater Pflanzen des Prof. K. Koch.
(Verh. Zool. Bot. Ver. Wien, 1857.)
JonsTonus (J.) — Historiæ naturalis de Exanguibus aquaticis,
Libri IV. — Amsterdam, 1657, in-f°.
JuraïzkA (J.) — Botanische Not:zen, (Verh. Zool. Bot. Ver. Wien,
1855.)
_ Ueber Hieracium lasyophyllum und H. pratense
Tausch. (Ib. 1857.)
— Ueber Cirsium carniolicum und C. siculum. ([b. ib.)
— Nachtrag zu Cirsium siculum. (Ib. ib.)
_ Ueber Melampyrum hybridum Wolfn. (Ib. ib.)
KALBRUNNER (H.) — Beitrag znr Flora des V. U. M. B. (Ib. 1855.)
KERNER (A.) — Ueber den Einfluss der Temperatur des Quellen-
Wasser auf die in Rinnsale der Quellen vorkommenden
Pflanzen. (Ib. ib.)
— Niederôsterreichische Pflanzennamen. (Ib. ib.)
— Der Jauerling. Eine Pflanzengeographische Skizze.
(Ib. 1b.)
—— Die Flora der Bauerngärten in Deutschland. Ein Bei-
trag zur Geschichte des Gartenbaues. (Ib. ib.)
— Der Bakonyerwald. Eine Pflanzengeographische Skizze.
(Ib. 1856.)
KirscuBAUM (C.-L.)— Nekrolog von C.-H.-G. von Heyden (Jahrb.
Nassau. Ver. f. Nat. XIX-XX.)
— Nekrolog von J.-D.-W. Bayrhoffer. (Ib. XXI-XXII.)
Koch (CH) — Monographie du genre Æsculus; traduite par
A. Preudhomme de Borre. — Liege, 1857,
1 broch. in-8°.
— Notice sur quelques plantes grimpantes herbacées
appart nant à la famille des Cucurbitacées; trad. de
29
Le
(à p
253
l'allemand par À. Preudhomme de Borre. —
Gand, 1860, 1 broch. in-8°.
— Notice sur le genre Philadelphus ; trad. de l'allemand
par À. Preudhomme de Borre.—Gand, 1860,
1 broch. in-8°
— Études sur les Broméliacées; trad. de l'allemand par
A. Preudhomme de Borre. — Gand, 1860,
1 broch. in-8°.
— Monographie des Agavées; trad. de l'allemand par
A. Preudhomme de Borre. — Gand, 1862,
1 broch. in-8°.
VON KOENEN (A.) — Notice sur les terrains tertiaires de la Bel-
gique, trad. de l'anglais par A. Thielens. — 1 br.
in- &°.
KoErNickE (Fr.) — Notice sur la Tribu des Marantées, suivie de la
nomenclature des espèces cultivées dans les jardins;
trad, de l'allemand par A. Preudhomme de
Borre. — Gand, 1860, 1 broch. in-8°.
Kozzar (V.) — Skizzen aus G. Frauenfeld's Briefen an seine
Freunde aus Egypten und vom Rothen Meere. (Verh.
Zool. Bot. Ver. Wien. 1855.)
Kosmanx (B.) — Der Apatit von Offheim und der Kalkwavellit von
Dehrn und Ahlbach. (Jahrb. Nassau. Ver. f. Nat.
XXI-XXII.)
Korscay (TH.) — Beiträge zur Kenntniss des Alpenlandes in Sie-
benbürgen. (Verh. Zool. Bot. Ver. Wien. 1853.)
Lambotte (H.) — Traité de Minéralogie pratique. — Namur,
1842, 1 vol. in-12,
— Recherches sur l’organisation des membranes séreuses,
Bruxelles, 1840. 1 broch. in-8°.
— Note sur le rapprochement qui existe entre la disposition
du système cérébral des animaux vertébrés, et celle du
ganglion susæsophagien des animaux articulés, — Bru-
xelles, 1 broch, in*&°.
— Sur des roches d’origine ignée intercalées dans le Cal-
caire de transition de la Belgique. — Bruxelles, 1 br.
in-8o,
— Considérations sur le corps thyroïde dans la série des
animaux vertébrés, — Bruxelles, 1870, 1 br. in-&e.
Lambotte (Ph.) — Recherches sur l'origine des dépôts récents
de Manganèse hydraté de la province de Namur. —
Paris, 1 broch, in-&,
Le Conte (J.-L.)—Notes on the Geology of the Survey for the
CXx
303
304
306
302
313
4l
CXVI
extension of the Union Pacific Railway E. D., from the
Smoky Hill River, Kansas, to the Rio Grande. — Phi-
ladelphie, 1868, 1 vol. in-8°.
LESQUEREUX (L.) et ROGERS (H.-D.)— New Species of Fossil Plants,
from the Anthracite and Bituminous Coalfields of Penn-
sylvania, collected and described; with Introductory
Observations. (Boston. Journ. Nat. Hist. VI.)
MALAIsE (C.) — Carte agricole de la Belgique, in-folio, avec texte
(32 pages) in-folio. — Bruxelles, 1871.
Mans (H.) — Notes on Alsinidendron, Platydesma, and Brighamia,
new Genera of Hawaïan Plants; with an Analysis of
the Hawaïian Flora. (Mém. Boston Soc. Nat. Hist. I.)
Mathieu (C.) — Flore générale de Belgique, contenant la des-
cription de toutes les plantes qui croissent dans ce pays.
Bruxelles, 1853, 2 vol in-8°
— Même ouvrage. ‘
MAYxE (R.-C.) — Letters to Captain Richards, on the Straits of
Magellan. (Murray Journ. of Trav. a. Nat. Hist. I.)
Mayr (G.) — Das Hagenow'sche Dikadopter. (Verh. Zool. Bot.
Ver. Wien, 1855.)
— Beiträge zur Herbstflora von Szegedin. (Ib. 1856.)
Micaor. — Notice sur Albert Toilliez. (Ann. Soc. Malacol. Belg. I.)
Miine-Evwaros (H.} — Éléments de Zoologie, ou Leçons sur l'ana-
tomie, la physiologie, la classification et les mœurs des
animaux. — 4° édition. Bruxelles, 1841, I vol. gr.
in-@o,
— Discours prononcé aux funérailles de M. Duméril, au
nom de l’Académie des Sciences. (Ann. Soc. Ent.
France, 1860.)
Murray (A.) — The Nile Tributaries of Abyssinia, and the Sword
Hunters of the Hamran Arabs (reviewed). (Murray
Journ. of Trav:a. Nat! Hist. I.)
— Heuglin's Reise nach Abyssinien (reviewed). (Ib. 10.)
— Delpino on the apparatus for fecundating Phanerogamous
Plants (reviewed). (Th. ib.)
— Chapman's Travels in South Africa (reviewed). (Ib. ib.)
_ The Naturalist in India. (Ib. ib.)
— Ferns of Kilimandjaro. (Ib. ib.)
—- Collingwood's Rambles in the China Sea. (Ib. 1b.)
— À Fortnight’s Stay on Los Farallones. (Ib. 1b.)
NEILREICH (A.) — Die Vegetationsverhältnisse von Croatien. —
Vienne, 1868, 1 vol. in-8°.
— Nachträge zur Flora von Nieder-Oesterreich.—Vienne,
1866, 1 vol. in-8°.
258
D
952
43
— Diagnosen der in Ungarn und Slavonien bisher beo-
bachteten Gefäisspflanzen, welche in Koch’s Synopsis
nicht enthalten sind. — Vienne, 1867, 1 vol. in-8°.
—— Das Marchfeld ; eine botanische Skizze. (Verh. Zool. Bot.
Ver. Wien, 1853.)
— Botanische Notiz. (Ib. 1855.)
— . Geschichte der Botanik in Nieder-Oesterreich. (Ib. 1b.)
New8ERRY (J.-S.) — Descriptions of the Fossil Plants collected by
M" George Gibbs, Geologist to the United States North-
west Boundary Commission, under M° Archibald Camp-
bell, United States Commissioner. (Boston Journ. Nat.
Hist. VII.)
von NiEssL (G.) — Uebergangsform von Melampyrum nemorosum
und M. sylvaticum. (Verh. Zool. Bot. Ver. Wien,
1856.)
— Ueber Pollen von Melampyrum. (Ib. ib.).
— Pilze der Büchenwälder von Wien. (Ib. 1857.)
Nysr (H.) et Le Hon (H.) — Descriptions succinctes de quel-
ques nouvelles espèces animales et végétales fossiles, des
terrains testiaires éocènes des environs de Bruxelles. —
Bruxelles, 1 broch. in-&8?.
Ocusenius (C.) — Temperatur der Luft und des Meerwassers an
der Oberfläche zwischen Callao und Valparaiso. (Abh.
Nat. Ver. Bremen, I.)
— Mittheilungen aus Chile. (Ib. ib.)
Oz (C.) — Comunicazione intorno all'Archivio per l’Anatomia
microscopica publicato da Mass. Schultze. (Ann. Soc.
Nat. Modena, Il.)
OKkER (A.) — Chemische Analyse einer Spiriferen-Sandsteins von
Kemmenau, Amts Nassau. (Jahrb. Nassau. Ver. f.
Nat. XIV.)
OLIVER. — Excursions in the South of China. (Murray Journ.
Trav. a. Nat. Hist. I.)
ORTMANN (J.) — Ueber Heleocharis carniolica Koch und Carex orni-
thopodioides Hausm. (Verh. Zool. Bot. Ver. Wien,
1855.)
— Botanische Notiz. (Ib. 1856.)
— Ueber Cirsium Chailleti. (Ib. 1857.)
— Entgegnung auf die Nachweisung des Artenrechtes
von Cirsium Chailleti, von J. Juratzka. (Ib. b.)
Packard (A.-S.) — Observations on the Glacial Phenomena of
Labrador and Maine, with a Viewof the recent inver-
tebrate Fauna of Labrador. (Mém. Boston Soc. Nat.
Hist. I.)
CXxVII
426
492
CXVIII
Pancic (F.) — Verzeichniss der in Serbien wildwachsenden Phane-
rogamen, nebst den Diagnosen einiger neuer Arten.
(Verh. Zool. Bot. Ver. Wien, 1856.)
VON PERGER (A.-R.) — Ueber den Alraun, (Ib. ib.)
PERNHOFFER (G.) — Versuch einer Darstellung der pflanzengeogra-
phischen Verhältnisse der Umgebungen des Curortes
Wildbad-Gastein. (Ib. ib.)
Phipson (T'.-L.)— Essai sur les animaux domestiques des ordres
inférieurs, ou études pratiques sur les Insectes, les
Crustacés, les Mollusques, les Vers, les Polypes, les
Infusoires et les Spongiaires. — Bruxelles, 1857, 1 br.
in-8°,
PLuSkAL (F.-S.)—Phanerogamen-Flora der Gegend von Lomnitz
in Mäbhren, nebst den bisher aufgefundenen Varie-
tten, mit Ausschluss aller cultivirten oder verwilderten
Gewiächse, (Verh, Zool. Bot. Ver. Wien, 1853.)
— Zur Geschichte der Pflanzenkunde in Mähren (Ib.
1856.)
PorrscH (J.-S.) — Beitrag zur Mooskunde Niederüsterreichs.
(Ib. 1b.)
— Ueber zwei neue Moose aus Unterôsterreich. ([b. 1857.)
Poxorny (A.) — Nekrolog des Ant. RôlIL (Ib. 1855.)
— Botanische Notiz. (Ib. 1856.)
— Ueber die Physiotypia plantarum austriacarum. (Ib. ib.)
— Uebergabe zweier Pflanzenarten von Krakau. ([b. ib.)
— Ueber Equiseten. (Ib. 1857.)
— Ueber das Vorkommen von Equisetum inundatum.
(Ib. ib.)
— De l'origine des plantes alpines; traduit de l'allemand
par À. Preudhomme de Borre. — Gand, 1871,
1 broch. in-8°.
Purxan (F.-W.)— On a series of Indian Implements, made ofstone,
which had been found in various parts of Essex
county. (Proc. Essex Instit. V.)
RAUSCHER (R.) — Neue Pflanzenstandorte um Wien. (Verh. Zool.
Bot. Ver. Wien, 1857.)
XEGEL (En.) — Notice sur le Nidularium Meyendorffii Rgl., suivie
de considérations sur le genre Nidularium et les genres
voisins; trad. de l'allemand par À. Preudhomme
de Borre. — Gand, 1860, in-8°.
ReicHARDT (H.-W.)— Das Veremsherbar. (Verh. Zobl. Bot. Ver.
— Wien, 1855.)
— Nekrolog von Chr. Neumann. (Ib. 1b.)
— Nachtrag zur Flora von Iglau. (Ib. ib. et 1856.)
339
548
33
41
— Beitrag zur Flora von Schlesien. (Ib. 1856.)
— Ueber Struthiopteris germanica. (Ib. 1857.)
REICHE (L.) — Sur le projet d'établir dans chaque chef-lien des
départements de l'Empire un Musée d'histoire naturelle
locale. (Ann. Soc. Ent. France, 1859.)
REIssEk (S.)— Beitrag zur Flora von Wien. (Verh. Zool. Bot. Ver.
| Wien, 1855.)
— Ueber die wilde Vegetation der Rebe im Wiener
Becken. (Ib. 1856.)
Rocers (H.-D.) et Rocers (W.-B.) — An account of two remar-
kable trains of angular erratic blocks, in Berkshire,
Massachusetts, with an attempt at an explanation of the
phenomena. (Boston Journ. Nat. Hist. V.)
ROLL (ANT.) — Pflanzenphotographien. (Ib. 1855.)
— Ueber das Vorkommen der Trüffeln. (Ib. ib.)
— Beiträge zur Kryptogamenflora Unter-Oesterreichs.
Verzeichniss einer Anzahl für die Flora Unter-Oester-
reichs neuer Pilze. (Ib 1b.)
Rosart (A.) — Notice biographique sur M. Seghers. (Ann. Soc.
Malacol. Belg. Il.)
Rosart (A.) et Lambotte (H.) — Notice biographique sur
M. Le Bœuf. (Ib. IV).
Ross (A.-M.)—Catalogueof Birds, Insects, and Squirrels collected
in the vicinity of Toronto, Canada. — Toronto, 1871,
1 broch. in-12.
RUSSELL (J.-L.) — Attempt to ascertain some of the Hepatic Mosses
of Massachusetts, with remarks, (Boston Journ. Nat.
Hist. II.)
— Musei of Eastern Massachusetts. (Ib. V.)
SANDBERGER (F.) — Zur Erläuterung der geologischen Karte der
Umgebung von Karlsruhe (Durlach.) (Verh. naturw.
Ver. Carlsruhe, E.)
— Die Flora der oberen Steinkohlenformation im badischen
Schwarzwalde. (Ib. ib.)
SAPETZA (J.) — Beitrag zur Flora von Mähren und $Schlesien.
(Verh. Zool. Bot. Ver. Wien, 1856.)
SAUTER. — Botanische Notiz. (Ib. ib.)
SCHEIDWEILER (J.) — Tableaux du Règne Végétal. — Bruxelles,
10 feuilles in plano.
SCHINER (J.-R.) — Ueber A. Neilreich's botanisches Wirken. (Verh.
Zool. Bot. Ver. Wien, 1855.)
— Notiz über die Flora von V. U. M. B. des H. Kalk-
brunner. ([b. ib.)
48
41
42
»
CXX
ScHoTT (H.-W.) — Ueber Aquilegien. (Ib. 1853.)
— Ein wilder Primmelabkômuling. ([b. 1b.)
SCHRÔCKINGER VON NEUDENBERG (CHEVALIER J.) — Zur Erinnerung
an einen Ôsterreichischen Naturforscher (J. Natterer).
(Ib. 1855.)
ScHUMANN (J.)— Die Diatomeen der Hohen Tatra.— Vienne, 1867,
1 vol. in-8°.
Scaur (F.) — Ueber die Sesleriaceen der Flora von Siebenbürgen.
(Verh. Zool. Bot. Ver. Wien, 1856.)
Scudder (S.)— Professor Agassizin Brazil. (Murray Journ. Trav.
a. Nat. Hist. I.)
SEEMANN (B.) — Histoire naturelle du genre Areca, de Linné; trad,
par À. Preudhomme de Borre.— Gand, 1863,
1 br. in-8°.
—— Histoire naturelle du genre Borassus, de Linné; trad.
par À. Preudhomme de Borre. — Gand, 1863,
1 br. in-8.
de Sélys-Longchamps (baron E.) — Aperçu sur les Ani-
maux utiles ou nuisibles de la Belgique. — Bruxelles,
1 broch. in-folio.
— Sur la faune de Belgique. — Bruxelles, 1854, 1 broch.
in-8°.
— Même ouvrage.
— Communication au sujet des phénomènes périodiques.
— Bruxelles, in-&.
— Sur le calendrier de Faune en Belgique. — Bruxelles,
1852, in-8e.
— Discours prononcé sur la tombe de M. André Dumont.
— Bruxelles, in-&e.
de Sélys-Longchamps (baron E.) et GHaÿe (M.) — Obser-
vations sur l’état de la végétation à Waremme pendant
le mois de janvier et au 20 mars 1853. — Bruxelles,
in-8°.
SENDTNER (0.) — Auszug eines Briefes an H. L. R. von Heufler
über verschiedene Alpenpflanzen. (Verh. Zool. Bot.
Ver. Wien, 1857.)
SENONER. — Schilderung des städtlichen Museums von Roveredo.
(Ib. ib.)
SEUBERT (M.) — Notions générales de Paléontologie végétale ; trad.
par À. Preudhomme de Borre. — Liége,
1856, 1 broch. in-8°.
— Aperçu sommaire de la Chimie végétale; trad. de l'alle-
299
300
4
287
mand par À. Preudhomme de Borre. — 1 br.
in-8o.
— Eine Pflanzenmissbildung, abgebildet und beschrieben.
(Verh. naturw. Ver. Carlsruhe, IL.)
— Notizen zur badischen Flora. (Ib. ib.)
SIMONY (FR.) -— Fragmente zur Pflanzengeographie der üster-
reichischen Alpengebietes. (Verh. Zool. Bot. Ver. Wien,
1853.)
SNELL (F.-H.)— Individuelle und locale Verschiedenheiten in der
Ernährungsweise der Thiere, mit besonderer Rücksicht
auf die Vôgel. (Jahrb. Nassau. Ver. f. Nat. XVI.)
SPRING (A.) — Mémoire sur les Corpuscules de la Rate. (Mém. Soc.
R. Sc. Liége, I.)
STEIN (C.-A.) — Ueber das Vorkommen von phosphorsaurem Kalk
in der Lahn- und Dillgegend, mit besonderer Berück-
sichtigung des Vorkommen bei Staffel, Amts Limburg.
(Jahrb. Nassau. Ver. f. Nat. XIX-XX.)
— Bemerkungen zu D' B. Kosmann’s Aufsatz über den
Apatit von Offheim und den Kalkwavellit von Dehrn
und Abhlbach. (Ib. XXI-XXII.)
STIMPSON (W.)— On the Crustacea and Echinodermata of the Pacific
Shores of North America. (Boston Journ. Nat. Hist. VI.)
STôR (E.)— Il Vulcano Tenggher della Giava orientale ; traduzione
dal tedesco fatta sul manoscritto dal prof. G. CANESTRINI.
(Ann. Soc. Nat. Modena, II.)
— Schiarimenti intorno alla Carta delle Salse e delle loca-
lita oleifere di Monte Gibio. (Ib. ib.)
— Alcune osservazioni intorno alla storia naturale delle
Argille scagliose ; lettera al Prof. G. Canestrini
(1b. I.)
— Intorno agli strati terziarii superiori di Montegibio e
vicinanze. (Ib. IV.)
— Intorno ai depositi di Lignite che si trovano in Val
d'Arno superiore ed intorno alla loro posizione geolo-
gica, traduz. ital. sul manoscritto di G. CANESTRINI.
(Ib. V.)
STRUBING. — Ueber « C. Cornelius. Die Zug- und Wander-Thiere
aller Thierklassen. » (Berl. Ent. Zeitsch. IX.)
STUR (D.) — Beobachtungen über den Einfluss der geognostischen
Unterlage auf die Vertheilung der Pflanzen in Oester-
reich und Steiermark. (Verh. Zool. Bot. Ver. Wien,
1853.)
TESCHEMACHER (J.-E.) — Notice of three species of Trillium, found
in the vicinity of Boston. (Boston Journ. Nat. Hist. IL.)
ANNALES DE LA S0C. ENT. DE BELGIQUE, T. XIVe P
CXXI
4
46
41
Qt
CxXII
On the occurence of the Phosphate of Uranium in the
Tourmaline locality at Chesterfield. ([b. IV.)
On a new species of Rafflesia, from Manilla. (Ib. ib.)
Mineralogical notices. (Ib. ib.)
On the occurrence of Uranium in the Beryl locality at
Acworth. (Ib. V.)
Notes on Melocactus viridescens Nutt. (Echinocactus
Torr..et Gr:){lb.1b,)
On the fossil vegetation of America. (fb. 1b.)
Thielens (A.) — Note sur le gite fossilifère de Folz-les-Caves
(Brabant). — Lille, 1 broch. in 8°.
Acquisitions de la flore belge depuis la création de la
Société de Botanique jusque et y compris l’année 1868.
— Mons, 1870, 1 vol. in-&,
Flore médicale belge. — Bruxelles, 1862, 1 vol. in-12.
Herborisations dans la Campine brabanconne et anver-
soise. — Bruxelles, 1 br. in-&.
Quelques mots à propos des aérolithes tombés en Bra-
bant, le 7 décembre 1863. — 1 br. in-&e,
Les Ajuga pyramidalis et genevensis. — Bruxelles,
1864, 1 broch. in-8°
Notice sur le Luzula Forsteri, et liste de plantes rares
ou peu communes qui croissent aux environs de Thielt
Notre-Dame (Brabant). — Bruxelles, 1865, 1 br. in-&.
Observations sur quelques plantes rares ou nouvelles de
la flore de Belgique. — Bruxelles, 1865, 1 br. in-8°.
Note sur le Myosotis Dumortieri, espèce inédite, —
Bruxelles, 1868, 1 broch. in-8°.
Note sur le Cytisus decumbens Walp., espèce nouvelle
pour la flore de Belgique. — Bruxelles, 1868, 1 broch.
in-8°.
Note sur le Senecio barbaræfolius Rchb., espèce nou-
velle pour la flore belge. — Bruxelles, 1868, 1 broch.
in-8°,
Petites observations sur quelques plantes critiques. —
Bruxelles, 1868, 1 broch. in-8°.
Idem. Supplément. — Bruxelles, 1 broch. in-&.
Idem. Deuxième supplément. — Bruxelles, 1869, I br.
in-o°,
Notice sur l'Asparagus prostratus Dmtr. — Bruxelles,
1 br. in-8°.
Notice sur le Carex ligerina Bor., espèce nouvelle pour
la flore belge. — Gand, 1869, 1 br. in-8°.
it Sin
— Nouvelles annotations à la flore de la partie septentrio-
nale du Brabant. — Bruxelles, 1864, 1 br. in-8°.
— Une excursion botanique dans le Luxembourg français.
— Bruxelles, 1866, IL br. in-8°,
— Rapport sur l'Exposition internationale d'Horticulture
et le Congres de Botanique de Londres (Mai 1866). —
1 broch, in-8°,
— Trois jours d’herborisation aux environs de Goëé, Wel-
kenraedt et la forèt d'Hertogenwald. — Gand, 1871,
1 broch. in-8o.
TKaxy (W.) — Botanische Notiz. (Verh. Zool. Bot. Ver. Wien,
1859.)
. TomascHek (A.) — Beiïtrag zur Phanerogamen-Flora der nächsten
Umgebung Cilly’s. (Ib. ib.)
TuckERMAN (E.) — An enumeration of some Lichenes of New En-
gland, with remarks. (Boston Journ. Nat. Hist. IL.)
— A further examination of some New England Lichenes.
QI TE) À
-- Further notices of some New England Lichenes.([b.ib.)
— A further enumeration of some alpine and other Liche-
nes of New England. (Ib. V.)
VAN BENEDEN (P.-J.) et Coemans (£.) — Un Insecte et un Gas-
téropode pulmoné du terrain houiller. — Bruxelles.
1867, 1 br. in-&e.
VosE (G.-L.)—On the distortion of Pebbles in Conglomerates, with
Illustrations from Rangely Lake, in Maine. (Mem.
Boston Soc. Nat. Hist. I.)
— On the formation of Glaciers. (Proc. Essex Instit. VI.)
WankEL (H.) — Ueber die Fauna der mährischen Hôhlen, (Verh.
Zool. Bot. Ver. Wien, 1856.)
WELLs (D.-A.) — Notes and Observations on the Analysis and Cha-
racter of the Soils of the Scioto Vailey, Ohio, with some
general Considerations respecting the Subject of Soil
Analyses. (Boston Journ. Nat. Hist. VI.)
WELwiITsSCH (FR.) — The Pedras Negras of Pungo Andongo in
Angola. (Murray Journ. Trav. a. Nat. Hist. I.)
WENCKENBACH (Fr.) — Beschreibung der im Herzogthum Nassau an
der unteren Lahn und dem Rhein aufsetzenden Erz-
gänge. (Jahrb. Nassau. Ver. f. Nat. XVI.)
Wesmael (G.) — Discours sur la signification de l'espèce en
zoologie. — Bruxelles, 1847, in-&.
Ware (CH.-A.) — Observations upon the Geology and Paleontology
of Burlington, lowa, and its Vicinity. (Boston Journ.
Nat. Hist. VII.)
CXXHIT
9360
304
368
CXXIV
Wire (J.-D.) — Description and analysis of three Minerals from
Lake Superior. (Ib. V:)
_— Chemical Examination of some American Minerals.
({b. VI.)
— Examination of three new mineralogical Species pro-
posed by Prof. C.-U. Shepard. (Ib. ib.)
WHITTLESEY (CH.) — On the Weapons and Military Character of the
Race of the Mounds. (Mem. Boston Soc. Nat. Hist. I.)
— The Physical Geology of Eastern Ohio. (Ib. 1b.)
WiLvER (B-.G.) — On Morphology and Teleology, especially in the
Limbs of Mammalia. (Ib. ib.)
WiLLEY (H.) — American Lichenography. (Proc. Essex Instit. V.)
WRiGaT (CH) — On Ammania lingulata Griseb. (Ib. VI.)
WÜRTENBERGER (F.-J.) et WüRTENBERGER (L.) — Der Weisse Jura
im Klettgau und angrenzenden Randengebirg. (Verh.
nat. Ver. Carlsruhe, IL.)
ZuismanN (A.-E.) — Ueber Milchkrankheit in den Sklaven-Staaten
Ameriky’s. (Verh. Zool. Bot. Ver. Wien, 1855.)
ANONYME. — Beiträige zur Kenntniss der Karpathen-Flora. ITT,
Apetalen ; IV, Gymnospermen ; V, Ringsprosser ;
VI, Protophyta. (Ib. 1853.)
— D.M.G.—Dufton’s Abyssinia. (Murray Journ. Trav.
auNat. ist, TL)
— Maps of Abyssinia. (Ib. ib.)
— Greenland. (Ib. 1b.)
— French Expedition to the North Pole. (Ib. ib.)
— Pink Topazes. ([b. ib.)
— J.E. D.— A glance at the present position and pros-
pects of geographical science. (Ib. 1b.)
—— Eruption of Mount Vesuvius. {Ib. 1b.)
— South African « Patch Hats. » (Ib. ib.)
— Age of Kitchen Middens of Cape Henlopen, U. S.(Ib.1b.)
— Geology of Central North America. (Ib. 1b.)
RAPPORT
SUR LA DEUXIÈME ÉDITION DU CATALOGUE DES LÉPIDOPTÈRES
DE LA FAUNE EUROPÉENNE, DE MM. STAUDINGER ET WocKkE;
PAR M. LE D' A. BREYER.
Resurrexerunt Benedictini.
Le Catalogue des Lépidoptères de l'Europe de Staudinger, que vous
avez adopté comme guide pour la classification de nos collections,
porte la date de 1861. Il allait avoir dix ans, et déjà il est devenu
insuffisant et incomplet. Les investigations incessantes de tant d’en-
tomologues apportent tous les ans un nombre de découvertes et
d’études qui usent avec une rapidité effrayante les travaux destinés à
résumer l’état de la science contemporaine.
Des chercheurs infatigables ont parcouru l'Espagne, les colonies
algériennes, la Sicile, le Balkan, la Grèce, l’Asie-Mineure, une par-
tie de la Perse, et, au nord, le bassin du fleuve Amour, la Sibérie, la
Finlande, le nord de la Norwége, l'Islande et le Groënland. Les
magnifiques travaux de Stainton, l’Iconographie de Millière, les
études systématiques et fauniques de Lederer et de von Heinemann,
les études constantes de Zeller, de Roëssler et de tant d’autres, les
publications des différentes sociétés entomologiques ont apporté,
depuis dix ans, un matériel si considérable qu’un catalogue augmenté
et complété des Lépidoptères était devenu une nécessité absolue.
Depuis deux ans, on savait Staudinger et Wocke occupés d’une
nouvelle édition de leur catalogue. Ce travail, attendu avec impa-
tience, à paru à la fin de janvier de cette année. Retardé encore par
le brouhaha de la guerre, il ne nous est arrivé qu’en mai à Bruxelles.
A proprement parler, ce n’est pas là une deuxième édition com-
plétée, c’est plutôt un travail nouveau établi sur les anciennes bases,
mais élargies et augmentées d'indications utiles ou nécessaires.
Au lieu de 192 pages, nous en avons 426, plus du double , sans
que ce soit le nombre des espèces nouvellement renseignées qui ait
motivé l'agrandissement du volume. C’est la multiplicité des citations
bibliographiques, c'est l’indication de la patrie spéciale des espèces
qui absorbent l’espace.
CXXVI
Le catalogue de 1861 énumère 392 Diurnes.
179 Sphingides.
318 Bomhicides.
975 Noctuides.
719 Géométrides.
2583
Pour les Micro-Lépidoptères 2667.
Le nouveau catalogue énumère 456 Diurnes.
193 Sphingides.
374 Bombicides.
1027 Noctuides.
799 Géométrides.
2849
Pour les Micro-Lépidopteres 5215.
Il y avait donc en tout pour le catalogue de 1861, Macro et Micro-
Lépidoptères : 5250 espèces.
Il y a aujourd’hui : 6062 espèces.
Ce qui fait une augmentation de 812 espèces.
L'ordre d’énumération des espèces a été peu changé.
On sait que le catalogue de 1861 avait, pour l’énumération des
espèces de Macro-Lépidoptères, le système et la succession établis
par Lederer. Les modifications du nouveau catalogue ont été indi-
quées par le même auteur, soit dans des publications, soit dans la
collection du célèbre systématicien.
A la mort si inattendue de ce savant regretté, qui avait voulu,
dans les dernières années, prendre notre publication comme organe,
Staudinger s’est fait acquéreur de son héritage scientifique ; devenu
ainsi possesseur des manuscrits laissés par Lederer et de sa magni-
fique collection, 1l a choisi son nouveau catalogue pour initier le
pablic à ces améliorations, et il a cru, avec raison, donner par là à
son travail une autorité nouvellé.
Ces changements, du reste, se bornent à peu de chose :
Laelia Cœnosa, Hüb. est placée dans les Noctuides après Orion
et Ludifica — elle y forme un genre à part : Panthea, Hüb.
Le genre Cnethocampa est enlevé du groupe des Liparides: — il
est placé parmi les Notodontides avant le genre Phalera.
Le Notodonta Hybris est placé dans les Noctuides ; — il forme le
genre Raphia entre Clidia et Demas.
Comme antérieurement, les Noctuides ne sont pas divisées en
groupes ou familles ; elles constituent simplement une suite de
genres.
sdstéie
CXXVIT
Quelques genres nouveaux sont introduits : Orbiculosa est sous-
traite à son genre Valeria; elle forme le genre Oxytripia, mais elle
reste parmi ses espèces voisines. L’oviducte proéminent de la femelle
de cette espèce indiquerait pourtant une vie intra-florale de la
chenille ; mais celle-ci est encore un secret possédé par un collec-
tionneur-marchand de la Hongrie.
Les n° d'ordre ne s’arrêtent pas cette fois à la fin de chaque
famille; — ils suivent une continuité régulière jusqu’à la fin des
Macro-Lépideptères. Cette amélioration en à permis une autre : nous
n'avons plus que deux tables alphabétiques pour l’énumération des
espèces, l’une pour les Macro-Lépidoptères, l’autre pour les Micro.
Dans les Micro-Lépidoptères, la classe des Crambina à été suppri-
mée ; — elle a été confondue dans les Pyralidina.
Il y a d’autres changements dans le groupement en détail des trois
divisions de Micro-Lépidoptères, mais je m’abstiens d’en parler,
n'ayant eu, ni le temps, ni la compétence de juger la classification de
cette partie des Lépidoptères.
Avant d'aborder deux questions qui exigeront quelques détails
et qui provoqueront probablement une discussion utile parmi les
membres de cette Société, je ne puis m'empêcher d'exprimer mon
admiration pour ce travail en apparence si simple, pour cette
patience merveilleuse qu'il a fallu pour collectionner, copier et faire
imprimer, pour faire corriger surtout, au-delà de 25,000 citations
bibliographiques. 11 y a là un travail auquel je ne puis comparer,
comme difficulté d'exécution, que la Bibliographie entomologique
du professeur Hagen et l'impression des tables de logarithmes.
Ces citations présentent une clef complète pour toute la biblio-
graphie des espèces ; avec le catalogue de Staudinger en main, on
peut directement ouvrir et comparer les auteurs qui ont écrit sur la
matière. Ceux qui ont cherché autrefois bien péniblement à com-
parer ce que les différents auteurs ont dit sur les mêmes espèces,
comprendront quelles peines, quelle perte de temps et surtout quelles
erreurs faciles ce livre leur épargnera.Ces réflexions m'ont fait écrire
au haut de ce rapport : Resurrexerunt Benedictini!
Staudinger est peu suspect d’être ce qu’on appelle en histoire
naturelle un idéologue. Faisant peu de classifications, établissant
même rarement des genres, il excelle dans la distinction et dans la
description des espèces. Peu d’entomologues ont été dans le cas de
voir et de comparer un plus grand nombre d'individus des diffé-
rentes espèces de lépidoptères. Il est donc fort intéressant et fort
remarquable de considérer cet auteur se rapprochant des idées de
Darwin, et avouant que force lui est, par la quantité des formes de
transition, d'admettre qu'aujourd'hui encore telle espèce se trouve
dans un travail de séparation, et que nous rencontrons dans le
CXXVIHT
monde actuel des espèces en voie de formation. Il introduit dans la
science le terme de species darminiana.
Déjà, dans le catalogue de 1861, Staudinger avait introduit un
certain nombre d'espèces extra-européennes en les indiquant par
des astérisques. L’incertitude des frontières entre l’Europe et
l'Asie sur le territoire russe, l'impossibilité de respecter le détroit
des Dardanelles comme une frontière en histoire naturelle, la concor-
dance des faunes des îles de l’Archipel grec et de l’Asie Mineure
et l'unité indiscutable d’une faune méditerranéenne comprenant les
plaines de l’Afrique au versant nord de l’Atlas, avaient paru des rai-
sons suffisantes pour faire ces annexions.
Cette fois-ci Staudinger va plus loin; les divisions politiques et
géographiques, dit-il, ne peuvent être des bases pour des divisions
d'histoire naturelle ; les terrains fauniques doivent être considérés en
raison de leurs produits, toute autre division est artificielle. Kew à
établi pour la flore ou pour les terrains floraux le principe : qu'il est
nécessaire d’étendre un territoire jusqu'aux points où les espèces
qui se trouvent au centre cessent d’être en majorité.
A ce point de vue, Staudinger, pour rester dans la logique, a com-
mencé par changer les titres du catalogue. Nous n’avons plus une
énumération méthodique des Lépidoptères de l’Europe, mais le cata-
logue des Lépidoptères qui se trouvent sur le territoire de la Faune
européenne. Ce changement, qui paraît peu de chose à première vue,
devient énorme dès qu’on regarde sur la carte sa signification pra-
tique. L’annexion apporte au terrain européen toute la Sibérie jus-
qu'à la mer, le Kamtchatka inclus. De là sa limite descend jusqu’à
l'embouchure du fleuve Amour, remonte le bassin de ce fleuve jusqu'à
ses sources, prend possession des plaines élevées de l’Asie moyenne,
de la mer Caspienne, du nord de la Perse, exclut l'Afghanistan, com-
prend les pays caucasiques et transcaucasiques de l’Asie-Mineure,
la Syrie et la Palestine, mais exclut l’Arabie et l'Egypte, comprend”
l'Algérie, le nord du Maroc, l'ile de Madère et les îles Canaries,
mais exclut les îles du Cap Vert. Enfin, dans les régions polaires,
il unit le Groënland et le Labrador aux terrains européens.
La ligne de démarcation entre la faune européenne et la faune
asiatique se trouverait donc dans l’est vers le 50% ou 45° degré de
latitude nord, mais s’abaisserait à peu près brusquement, vers le 60"
degré de longitude de Paris, en faisant une pointe jusqu’au dessous
du 30° degré de latitude nord.
L'Europe géographique comprend à peu près 180000 milles carrés ;
l’étenduedela faune européenne arrive dans ces conditions à compren-
dre de 5 à 800000 milles carrés. Cette extension qui n’est rien moins
que le produit d’une multiplication par 3 ou 4, a de quoi effrayer tout
collectionneur.Il est vrai que ce terrain n’est donné que sous réserve;
CXXIX
l’exploration scientifique y présente des lacunes immenses, mais en
revanche la longue vallée de l'Amour, les parties Est de la Sibérie, les
pays caucasiques et transcaucasiques, certaines parties de la Perse,
les abords Sud-Est de lamer Caspienne, l’Asie-Mineure l'Algérie, l’île
de Madère, le Labrador et le Groënland ont été explorés avec beau-
coup de soin dans les dernières années et peuvent être considérés
aujourd’hui comme presque aussi connus que la faune de la Grèce
et de l'Espagne l’étaient il y à dix ou quinze ans.
L'intérieur de ces lignes de limites, les immenses plaines élevées
de l’Asie sont des étendues immenses peu ou pas explorées ; mais,
d’après leur nature géographique, toute présomption est en faveur
de leur conformité européenne.
Il y à un fait qui me paraît fort important à noter ici : les limites
de ce territoire cadrent à peu près avec la faune des mammifères
européens de la période quaternaire. C’est dans la plus grande partie
de cette étendue que se rencontrent les restes de l’Elephas primi-
genius et d’autres espèces perdues de la même période. Sauf peu
d’exceptions, encore mal établies du reste, ces espèces ne sont pas
sorties des limites désignées pour territoire aux lépidoptères euro-
péens. Il y aurait donc un argument paléontologique puissant qui
‘viendrait à l’appui de cette grande unité faunique.
Si à présent nous considérons la question des faunes à leur point
de vue élémentaire, nous trouvons pour l’Europe même, en dehors des
modifications spéciales produites par les hauteurs alpines et sous-
alpines et les divisions par faunes nord, moyenne et sud de l’Eu-
rope, une telle unité dans les espèces que toute séparation a paru
impossible ou puérile.
Nous possédons une série de catalogues ou énumérations des espè-
ces rencontrées en dedans de certains rayons restreints et en dehors
même des faunes de la France, de l’Angleterre, de l'Allemagne et de
la Belgique. |
Ces catalogues locaux sont surtout nombreux pour l'Allemagne.
Nous en avons pour tout le parcours du Rhin, pour différents can-
tons de la Suisse, pour les villes de Halle, Altona, Vienne, Augs-
bourg, Berlin, pour certaines parties de la Westphalie, pour les
environs de Hambourg, pour la Silésie, pour Stettin, pour Künigs-
berg et Dantzig, et nous avons, grâce au baron de Nolken et à M"°de
Lienig, les catalogues de la Livonie et de la Courlande. Ajoutons
que la faune de la Suède et la faune du Danemark sont des plus con-
nues, que l'Islande à été étudiée par Staudinger, que le Groënland
et le nord de la Norwége ont été explorés avec soin par Keytel et
Staudinger, que la faune d'Angleterre a été faite avec une minutie
et un zèle persévérant depuis une douzaine d’années, que la faune des
environs de St-Pétersbourg est commencée, et que, quelles que puis-
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T, XIV, q
CXXX
sent être les recherches de l’avenir, aucune modification sérieuse ne
pourra être apportée. Dans ces conditions, il est permis de prendre
les listes de ces localités comme unités, comme bases de raisonne-
ment pour arriver à des conclusions qui ont la valeur d'éléments
scientifiques. Or, en comparant les faunes des mêmes latitudes,
on est frappé de l’uniformité des espèces énumérées.
L’étendue est-ouest d’une espèce est beaucoup plus longue que son
étendue nord-sud. Et 11 paraît que le long des lignes isothermes il y a
peu de variations à travers l’Europe. Pourquoi cette loi qui domine
l’Europe cesserait-elle d'exister dès que nous dépassons l’Oural?
A ce point de vue l’adjonction de la Sibérie aux terrains de la faune
de l’Europe devient parfaitement logique, mais les espèces se limi-
tent du nord au sud avec plus de précision, et vouloir descendre en
Asie si fortement vers le sud paraît contradictoire au premier abord;
mais n'oublions pas que la faune de l’Europe est un composé de trois
faunes, et que celle du sud, la faune de la Méditerranée, se continue
à travers les îles de l’Archipel, évidemment dans l’Asie-Mineure; que
l'immense plaine dans laquelle la Méditerranée paraît avoir fait
invasion se limite par l’Atlas au sud, par les Pyrénées, par les Al-
pes, le Balkan, vers le nord; que les montagnes du Balkan, de la
Crimée et le Mont-Caucase dans toute son étendue, sont des vertè-
bres d’un même squelette.
Si nous prenons la triple faune de l’Europe comme base, il est évi-
dent que son prolongement en Asie doit être triple et nous trouvons,
de cette manière, l'augmentation si énorme des terrains de la faune
européenne, justifiée par des considérations géographiques et fau-
niques.
Quoi qu'il en soit, le contour de ces régions est démontré appar-
tenir à une grande faune ; le centre doit être étudié encore, mais ce
travail ne pourra se faire que lentement et successivement. L’expé-
rience démontrera peut-être qu'il y a des régions à exclure, mais on
ne pourra arriver à ce résultat qu'en appliquant un guide certain et
une mesure commune, et c’est à ce grand travail que le catalogue de
Staudinger doit servir.
Quant à ceux qui, d’une manière préméditée, ne veulent s'occuper
exclusivement que des Lépidoptères de l’Europe, leur liberté n’est
gênée en rien par l’admission des espèces extra-européennes dans le
catalogue. La désignation par astérisques établit une démareation
assez visible qui n’est contrariée en rien par la succession des n°
d'ordre. Il est bien important de remarquer que peu de genres sont
exclusivement extra-européens et qu'il s’agit, dans l’immense majo-
rité, d'espèces très-voisines des nôtres. Du reste, à la suite d’une
adjonction de terrain si énorme, sur une étendue presque quadru-
plée, l’accroissement des espèces est minime et tout à fait dispropor-
CXXXI
tionné. Le catalogue de 1861 à 309 Macro-Lépidoptères extra-euro-
péens. Le catalogue nouveau 597—disons 600, sur 2,250, c'est-à-dire
un quart environ.
Que ceux qui désapprouvent l’adjonction de ces territoires, et qui
veulent que la science continue à maintenir une faune européenne
dans le sens géographique, me disent comment il faut dénommer les
faunes des territoires ajoutés. S'il est démontré qu'il y a une sépara-
tion complète entre la faune de la Sibérie et celle del’Asie proprement
dite, et que la faune de l'Algérie se distingue complétement de la
faune de l'Afrique, où faut-il les énumérer ?
Il y a un dernier point, et certes ce n’est pas le moins important,
dont je dois m'occuper. C’est le nouveau bouleversement des noms
que le catalogue nous apporte encore une fois. Staudinger est plutôt
la victime que le coupable dans cette question.
Vous vous rappellerez que ce fut le congrès des Entomologues de
Dresde en mai 1858 qui décréta, pour sortir de confusion et de litige
dans les dénominations,le droit de lapriorité absolue; c’est-à-dire que
la science ne doit regarder comme valable que le nom donné en pre-
mier lieu, pourvu qu'il ait été accompagné d’une description suff-
sante ou d’un dessin reconnaissable. Le professeur Schaum, qui était
peut-être le plus compétent dans cette question, eut beau protester
contre l'introduction d'applications strictes d’un principe abstrait, il
eut beau plaider le droit de l’usage acquis par trente années de
pratique , on passa outre, et M. de Kiesenwetter remporta une vic-
toire qui était destinée à faire, pendant vingt ans peut-être, un mal
permanent à la science. Il y eut bien, après le congrès, quelques pro-
testations isolées, mais 1l y eut aussi des adhérents fanatiques, et ce
qui est pis, des fanatiques savants, fureteurs, travailleurs infatiga-
bles. Parmi les Lépidoptérologues et les Coléoptérologues de l’Alle-
magne, l'élément philologique se trouve largement représenté. Ces
Messieurs se mirent à remuer tous les bouquins du monde depuis
Linné jusqu’à nos jours. On n’a pas montré plus de zèle dans la
recherche et dans l’examen des manuscrits de Cicéron et d’'Homère,
des trente Évangiles et de l’Edda que ces messieurs en ont montré
en fouillant la littérature des insectes.
Au point de vue littéraire, ces travaux ne sont pas sans mérite,
mais au point de vue de l’histoire naturelle ils sont d’une stérilité
complète. [1 y a plus : entrepris pour faire cesser la confusion, ils
n’ont fait que l’augmenter. Au lieu de juger, de décider entre deux,
trois, quatre dénominations contradictoires , ils ont établi une
enquête sur tous les noms donnés depuis le temps de Linné. Il n’y a
que les insectes découverts dans les derniers vingt ans qni aient pu
échapper à leur zèle d’anabaptistes, IL y à un mot allemand pour
désigner cette manie : principienreiterei, ce que je traduis par « aller
à dada sur un principe. »
CXXXII
Quand le catalogue de 1861 est venu nous apporter les premiers
fruits du principe de la priorité absolue, il y avait des centaines de
noms changés et parmi eux les noms les plus connus et sur lesquels,
depuis des années, l’entente était faite entre les auteurs anglais,
français et allemands. Et le plus grand nombre de ces changements
intempestifs provenait de la découverte ou plutôt de la remise en
mémoire de quelques travaux, sans mérite scientifique sérieux, mais
évidemment plus anciens que les dernières publications de Linné lui-
même. Oublié dans le Berliner-Magasin de 1766, 1767 et 1769, on a
découvert un tableau des Macro-Lépidoptères des environs de Ber-
lin. La publicité de cet écrit avait été à peu près nulle dans son temps.
Il avait été ignoré par tous les auteurs; ni Herrich-Schaeffer,ni Ochsen-
heimer, ni Treitschke n’en ont fait la moindre mention. On peut bien
dire que pendant un siècle les travaux de Hufnagel et Rottenburg
avaient été complétement perdus, et c’est leur résurrection qui est
le résultat de l’activité de M. de Kiesenwetter.
Enfin, peregerunt monumentum, le fait est accompli ; 1l nous est
permis de pester, de confondre Kiesenwetter et Donnerwetter, 1l fau-
dra bien nous soumettre. La loi est mauvaise, s{upida, incommoda
lex, sed lex.
+. Notre seul espoir consiste en ce que ces grandesrecherches archéo-
logiques aient définitivement abouti, et que nous possédions enfin
des dénominations immuables.
On me demandera peut-être ce qu'il faut faire, etici mon avis est
bien simple. Chacun est libre, et aucune loi ne force à accepter les
changements. Maïs quel guide prendre alors? Sur quelles bases, selon
quelles r'gles classera-t-on et surtout comment évitera-t-on les
confusions avec les correspondants? Il ne se passera pas deux ans
avant que les listes de tous les marchands aient subi les change-
ments des catalogues, et les naturalistes auront fait de même!
Qui ne veut s’isoler dans la science doit accepter un lien commun,
et dans l’état actuel des choses il est impossible qu'il y en ait un
autre.
CXXXIII
OBSERVATIONS DE M. PREUDHOMME DE BORRE SUR LE RAPPORT
PRÉCÉDENT DE M. LE D' BRrEYER.
L'avis d’un lépidoptériste aussi compétent que notre excellent col-
lègue, M. le D’ Breyer, l’étude si consciencieuse qu’il a faite du cata-
logue soumis à son examen, me paraissent amplement suffire pour
que la Société adopte pour le classement de ses collections de Lépi-
doptères, l’ordre et la nomenclature de ce catalogue. Cependant il est
d’abord un point de détail sur lequel je voudrais faire une réserve.
La collection, dite élémentaire, qui se trouve aujourd’hui exposée
dans les galeries du Musée, sert très-avantageusement aux études de
tous les jeunes lépidoptéristes débutants de Bruxelles et des envi-
rons. Parmi ces jeunes gens, il s’en trouve sans doute qui n’ont
Jamais eu aucun livre pour les guider, et ceux-ci adopteront évidem-
ment sans hésitation, les noms sfaudingériens de nos étiquettes ; mais
d’autres, et évidemment ce sont les plus sérieux, ceux qui sont plus
particulièrement prédestinés à persévérer dans lascience, auront fait
la dépense d’acquérir quelque traité élémentaire (souvent très-mal
choisi), ou d’autres fois auront pu consulter quelque vieille collection
d’amateur. Ceux-là auront déjà fait la connaissance des noms de la
vieille école française, de ceux qui ont pour base les travaux de
Boisduval, Godart, Duponchel, ete.; en face de nos cadres, ils y trou-
veront bientôt les changements de Staudinger, et c’est bien mal con-
naître la jeunesse que de s’imaginer qu'ils comprendront qu'ils
doivent donner la préférence à des noms trouvés par eux dans une
collection plus ou moins anonyme sur ceux d’un livre imprimé, et
ils concluront majestueusement, avec la présomption de la demi-
science, ou plutôt du quart ou du huitième de science, que les mem-
bres de la Societé entomologique belge ne sont pas forts, que la con-
fusion la plus bizarre règne dans les noms des Lycæna, des Satyrus
et des Polyommatus de leur collection, etc. Conclusion : ils dédai-
gneront l'étude de notre collection, ils resteront dans leur ornière,
et voilà peut-être de bons sujets perdus pour l’entomologie de
l'avenir.
C’est pourquoi je désirerais, pour cette petite collection : 1° qu’une
grande étiquette indiquât que la collection est classée et dénommée
conformément à l'édition la plus récente du catalogue de Staudinger
et Wocke; 2° que, toutes les fois que le nom de ce catalogue diffère
de celui des ouvrages français les plus répandus, ce dernier fût
inscrit en dessous, comme synonyme.
Mais j'ai une autre réserve à faire, et à laquelle j’attache bien plus
d'importance. Avant de souscrire aux conclusions du rapport de
b
CXXXIV
notre honorable collègue, je désirerais que la portée en fût nette-
ment définie.
A diverses reprises, j'ai pu constater les années précédentes, que
quelques-uns de nos collègues étendaient la mesure de l’adoption
que nous avions faite de la première édition du catalogue de Stau-
dinger pour le classement de nos collections, jusqu’à vouloir en
rendre les dénominations obligatoires pour les communications et
notices qui paraissent dans nos publications. C’est contre une inter-
prétation aussi despotique, que je crois devoir protester, non seule-
ment au nom de la liberté scientifique, mais au nom même de la clas-
sification de Staudinger, que ses amis servent très-mal, en voulant
asseoir son triomphe sur la persécution des nomenclatures qu’elle
aspire à remplacer.
La persécution, sachons-le bien, n’a jamais profité qu'aux persé-
cutés. Cela est vrai pour la science comme pour tout. Les grandes
découvertes, les saines doctrines ont fait toujours leur chemin dans
le monde à travers les persécutions, et même grâce aux persécutions.
Les mauvaises causes, les erreurs, les théories jes plus subversives
(et nous en avons vu récemment des exemples frappants), croissent
à vue d’œil sous la persécution, déclinent rapidement si quelque cir-
constance leur permet d’être à leur tour persécutrices et violentes,
puis regagnent du terrain quand la réaction vient de nouveau les
proscrire.
Mais rentrons dans la question entomologique. Autant je proteste-
rais contre qui voudrait bannir l’usage du catalogue de Staudinger
et de ses noms comme une innovation fâcheuse, autant je proteste
contre l’imposition de ces noms dans une société scientifique. Recom-
mandons-les, dès que nous les regardons comme la légitime appli-
cation d’un principe nécessaire, servons-nous en pour notre collec-
tion sociale et pour nos collections particulières, mais ne crions pas
haro sur ceux qui n’ont pas le bonheur d’avoir des idées aussi pro-
gressistes que nous. Ce n’est pas du reste ainsi que nous les propa-
gerons rapidement. Ceux qui sont pressés de les voir régner parmi
nous, feraient beaucoup mieux de s’en sevvir dans un travail élémen-
taire qui donnerait en tableaux synoptiques et dichotomiques les
caractères de nos Lépidoptères. Un Manuel des Lépidoptères de Bel-
gique, sur le plan du Manuel de la Flore de Belgique de M. Crépin,
serait bien vite dans les mains de tous ceux qui s'occupent de Lépi-
doptères dans notre pays; et si l’auteur y employait les noms de
Staudinger, ces noms seraient en peu d’années d’un usage universel
parmi nos Lépidoptéristes. Voilà comme on doit faire la propagande
scientifique !
Et d’ailleurs, tout en rendant justice avec notre honorable rappor-
teur à tous les mérites du catalogue de Staudinger, je ne saurais me
CXXXV
rencontrer avec lui dans le respect qu'il témoigne aux décisions du
congrès des entomologistes allemands réunis à Dresde, et dont il
semble regarder tous les arrêts comme indiscutables et sans appel,
alors qu’il reconnaît cependant qu’une minorité sérieuse, ayant à sa
tête l’éminent entomologiste Schaum, y a combattu l’exagération des
principes sur lesquels se base Staudinger pour changer tant de noms.
Non, Messieurs, nul congrès ne saurait à mes yeux usurper dans la
science une telle autorité, eùt-1l même réuni dans son sein les ento-
mologistes de tout l’univers, ce qui n’a pas été le cas pour l’assem-
blée dont il s’agit. Dans la science, ce ne sont pas des conciles et des
encycliques scientifiques, même ceux de la docte Germanie, qui
peuvent faire la loi; pour la science il n’est point d'autorité dogma-
tique nulle part, et le naturaliste qui abdiquerait vis-à-vis de n’im-
porte quelle assemblée son droit de tout librement examiner, de tout
critiquer et de n’adopter comme juste et vrai que ce que son examen
propre lui fait trouver tel, ce naturaliste, dis-je, cesserait par ce seul
fait d’être un naturaliste. Amicus Breyer, amicus Staudinger, sed
magis amica libertas.
Je conclus donc en demandant que l’assemblée veuille bien décla-
rer que, si elle juge à propos d’adopter pour le classement de ses
Lépidoptères, le catalogue de Staudinger et Wocke, (nouvelle édi-
tion), elle n'entend nullement par là restreindre la liberté de ses
membres de faire usage de tout autre classement ou de toutes autres
dénominations, tant dans l’arrangement de leurs collections particu-
lières que dans leurs notes et publications.
LISTE DES MEMBRES
de la
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
24 SEPTEMBRE 1871.
Les noms précédés d'un astérisque (*) sont ceux des Membres fondateurs.
Membres effectifs.
MM.
ABEILLE DE PERRIN (Elzéar), membre de la Société entomologique de
France, rue Grignan, 7, à Marseille. — Coléoptères d'Europe.
ALLARD (E.), membre de la Société entomologique de France, rue Paradis-
Poissonnière, 1, à Paris. — Coléoptères d'Europe.
*AnDRies (Joseph-Francçois- Auguste), rentier, chaussée de Haecht, 56, à
Si-Josse-ten-Noode, lez Bruxelles. — Lépidoptères.
BecquemonT, membre de la Société entomologique de France, avenue de
Neuilly, 89, près Paris. — Coléoptères et Lépidopteres d'Europe.
Bezuier de la CHaviGNeRIE, membre de la Société archéologique d'Eure-
et-Loire, des Sociétés entomologiques de Berlin, de Stettin et de
France, etc., rue de Parme, 9, à Paris. — Lépidoptères d'Europe.
Bezzyncx (Rév. P. A.), Professeur au collège de la Paix, à Namur,
membre de diverses sociétés savantes. — Entomologie générale.
BeLvaL (Th.) D' en sciences naturelles; conservateur honoraire au musée
royal d'histoire naturelle; rue de Namur, 21, à Bruxelles, —
Entomologie générale, Lépidoptères.
Biscaorr-ExinGer (André), négociant, à Bâle, (Suisse). — Coléoptères.
Bomuer (J. E.), Secrétaire général de la société royale de Botanique de
Belgique ; conservateur du Jardin botanique de l'Etat; membre de
diverses sociétés savantes. — Marché aux Bois, 3, à Bruxelles. —
Entomologie générale, Lépidoptères.
Boxagrr (Raoul), Etudiant, rue de la Réunion, 5, à Mons. — Coléoptères.
BoxvouLoir (V'* Henri de), membre des Sociétés entomologiques de
France, Londres, Berlin, Stettin, Vienne, Lyon et Suisse, rue de
l'Université 15, à Paris. — Coléoptères.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XIV. r
CXXXVIII
BorcHGRAVE D'ALTENA (C* Léon de), au chäteau de Wodémont, près
Visé, province de Liége. — Lépidoptères.
Bourpon (Jules), docteur en sciences naturelles, place Saint-Pierre, 21, à
Liége. — Coléoptires.
“Breyer (Albert), docteur en médecine, etc., boulevard de Waterloo, 76,
à Bruxelles. — Lépidoptères et Coléoptères.
Caxpëze (E.), docteur en médecine, membre de la Société entomologique de
France, membre de l'Académie royale de Belgique, ete.,à Glain, lez-
Liége.— Entomologie générale, Coléoptères (Elatérides, Lamellicornes
et Longicornes).
CaPRoNNIER (A.), architecte, rue Rogier, 246, Schaerbeek. — Coléoptères.
CAPRONNIER (J.-B.), artiste-peintre, rue Rogier, 246, à Schaerbeek. —
Entomologie générale, Lépidoptères de Belgique et exotiques.
Caapuis (F.), docteur en médecine, membre de l'Académie royale de Bel-
gique, etc., Place des Récollets, à Verviers. — Entomologie générale.
CHarziEr (Eugène), docteur en médecine, médecin chirurgien du bureau
de bienfaisance de Liége, membre de plusieurs Sociétés savantes. Fau-
bourg St-Gilles, 19, à Liége, — Entomologie générale, Lépidoptères,
Coléoptères.
Cxaupoir (Baron Maximilien de), gentilhomme de la chambre de S. M.
l'empereur de toutes les Russies, membre de plusieurs Sociétés savantes
nationales et étrangères, en Volhynie (Russie). — Coléoptères (Ca-
rabiques).
CHevrozar (Auguste), membre de la Société entomologique de France; rue
Fontaine-Saint-Georges, 25. — Coléoptères.
CLavarEeAU (Camille), notaire, à Waret-la-Chaussée, province de Namur.
— Lépidoptères de Belgique.
‘Cocseau (Jules), naturaliste, membre de la Société entomologique de
France, de la Société malacologique de Belgique et de plusieurs
autres Sociétés savantes, chaussée de Wavre, 178, à Ixelles,
lez-Bruxelles. — Coléoptères en général, Orthoptères, Hémiptères,
Névroptères et Lépidoptères de Belgique.
CouBEaux (Hippolyte), rue des Paroissiens, 17, Bruxelles. — Entomologie
générale, — Lépidoptères.
CrAvEN (Alfred), officier au service de l'Angleterre, rue du Champ de
Mars, 3, à Ixelles. — Entomologie générale.
CRÉPIN (François), professeur à l'École d'Horticulture de Gand, rue de
Louvain, 28, à Bruxelles, — Entomologie générale.
Crorcx (G. R.), sous-bibliothécaire à l'Université de Cambridge (Angle-
terre). — Coléoptères d'Europe.
Daniecs (Frederick Wilhelm), Haverlo’ Kkegaard, à Bandholm, (Dane-
marck). — Entomologie générale, Coléoptères.
CXXXIX
DE CLeene (Jean-Baptiste), négociant, Quai-aux-Foins, 41, à Bruxelles.
— Lépidoptères d'Europe.
De FRANQUEN (Charles), à Huy. — Lépidopteres d'Europe.
Dexeyn (Eugene), négociant, rue aux Choux, 15, à Bruxelles. —
Lépidoptères.
De LAronTAINE (Alfred), rue Joseph IT, 39, à Bruxelles. — Aptères.
“De LaronTaine (Jules), conservateur des collections de l'Université, à
Grand. — Coléoptères, Lépidoptères, Hyménoptères et Diptères.
Decamain (Henri), membre de la Société entomologique de France, à
Jarnac (département de la Charente). Lépidoptères d'Europe.
‘Demoucin (Gaspard), membre de la commission administrative du Musée
de Mons, membre de la Société entomologique de France, rue de
Nimy, 46, à Mons. — Hyménoptères et Diptères.
Dgpuiser, naturaliste, membre de la Société entomologique de France,
rue des Saints-Pères, 17, à Paris. — Entom. gén., Lépidopteres.
Dgvrozze (Emile), naturaliste, membre de la Société entomologique de
France, rue de la Monnaie, 19, à Paris. — Entomologie générale.
Deyrozce (Henri), naturaliste, membre de la Société entomologique de
France, Faubourg St-Honoré, 191, à Paris. — Coléoptères, Lépido-
ptéres exotiques.
Deyrozce (Théophile), peintre naturaliste, rue de la Monnaie, 19, à Paris.
— Lépidoptères.
Doncxier-Huarr (Ch.), rentier, à Liége, rue du Paradis, 15. — Lépi-
doptères.
Dugois (Alphonse), D' en sciences naturelles, conservateur au Musée
royal d'histoire naturelle à Bruxelles. — Entomologie générale, Lépi-
doptères.
Durour (Arthur), joaillier, rue de la Madeleine, 7, à Bruxelles. —
Lépidoptères.
Dupoxr (E.), directeur du Musée royal d'histoire naturelle, membre de
l'Académie royale de Belgique et de plusieurs autres sociétés savantes ;
au Musée d'histoire naturelle à Bruxelles. — Entomologie générale.
Durreux (Aug.), ancien receveur général du grand-duché de Luxembourg,
officier de l'ordre de la Couronne de Chène, membre des Sociétés ento-
mologiques de France, Stettin et Luxembourg, à Kokelschener, Grand-
Duché. — Lépidoptères européens et Lépidoptères exotiques diurnes.
Emicx (Gustave d'), secrétaire adjoint au Ministère royal Hongrois du
commerce, chevalier de plusieurs ordres et membre de plusieurs
‘sociétés savantes, à Pesth (Hongrie). — Coléoptères.
‘Focoaxe (Egide), architecte, membre de la Société malacologique de Bel-
gique, au Palais du Roi à Bruxelles. — Lépidoptères d'Europe.
Foxpu (Nicolas), sous-contrôleur des accises, chaussée de Mons, à Cure-
ghem. — Lépidoptères.
Fonraine (César), membre de la Société malacologique de Belgique, à Pa-
pignies, canton de Lessines (Hainaut). — Lépidoptères et Coléoptères.
CXL
Giznicri (Henri), naturaliste, rue de la Monnaie, 19, à Paris.— Coléopteres.
Gosert (D) fils, à Mont-de-Marsan, département des Landes te
— Coléoptères.
Grenier (A.-D.), membre de la Société entomologique de France, rue de
Vaugirard, 63, à Paris. — Coléoptères de France.
Houzé (Arthur), docteur en sciences naturelles, rue des Tanneurs, 66, à
Bruxelles. — Entomologie générale, Coléoptères.
“Huux (Jules), propriétaire, rue du Gouvernement, 16, à Gand. — Co-
lcoptères.
JexeL (Henri), naturaliste, membre de la Société entomologique de France;
cabinet entomologique, rue de Lille, 13, à Paris. — Coléoptères euro-
péens et exotiques. (Curculionides).
KureLs (Georges-Jean), ingénieur civil, rue du Jardin Botanique, 53, à
St-Josse-ten-Noode, lez-Bruxelles. — Coléoptères, Lépidoptères.
Lacerpa (Antonio de), à Bahia, Brésil. — Coléoptères.
LamporrTe (Henri), docteur en sciences, professeur à l'Université libre de
Bruxelles, membre de la Société malacologique de Belgique et de plu-
sieurs autres Sociétés savantes, rue de l’'Abondance, 9, à Schaerbeek,
lez-Bruxelles. — Anatomie et physiologie des insectes.
Leconte (Théophile), membre de la Société malacologique de Belgique et
de plusieurs autres sociétés savantes, sur la Halle, à Lessines. — En-
tomologie générale, Lépidoptères.
Lermierry (Lucien), membre de la Société entomologique de France, rue
Blanche à St-Maurice, lez-Lille, — Coléoptères et Hémiptères.
Liacre (Charles), médecin de bataillon au régiment des Carabiniers, à
Malines. — Entomologie générale.
MacLacacan (Robert), F. L. S. Limes Grove, North-Lewisham, $. E.
London. — Névroptères.
MarseuL (abbé AÀ.$.), membre de la Société entomologique de France, bou-
levard Pereire, 271 (Porte Maillot) Ternes, à Paris. — Coléoptères.
Maucer (Auguste), rue de Campuley, 14, à Rouen |France).— Entomologie
générale, Diptères.
Méuse (Louis), employé au Gouvernement provincial, rue Berckmans, 9,
à Saint-Gilles lez-Bruxelles. — Coléoptères de Belgique.
MiepeL (Jules), rue Lairesse, 72, à Longdoz-Liége. — Coléoptères.
Micneaux (Jules), peintre naturaliste, membre de la Société entomologique
de France, rue de Seine, 47, à Paris. — Entomologie générale.
Mniszecx (Comte de), membre de la Société entomologique de France, rue
Balzac, 22, à Paris. — Coléoptères.
Morren (Edouard), professeur de botanique à l'Université de Liége,
membre de plusieurs Sociétés savantes. Quai de la Boverie, 1, à Liége.
—‘Entomologie générale.
des
duà
CXLI
‘Mors (Louis), ingénieur civil, membre de la Société entomologique de
France, rue de St-Pétersbourg, 23, à Paris. — Coléoptères et Lépi-
doptères.
Mourcox (Michel), docteur-agrégé à la faculté des sciences de l'Université,
de Bruxelles, rue Notre-Dame-aux-Neiges, 18, à Bruxelles. — Ento-
mologie générale.
Oserraü fils, imprimeur, faubourg de Paris, 20, à Rennes, ( Départe-
ment d'Ile-et-Vilaine, France.) — Lépidoptères.
“Pereau (Antoine), rue Royale, 173, à St-Josse-ten-Noode.—Lépidoptères.
Prcmereau (Auguste), à Fresnay-sur-Sarthe, département de la Sarthe
(France). — Coléoptères de France.
PLareau (Félix), docteur en sciences naturelles et en sciences zoologiques,
professeur de zoologie à l'Université de Gand. — Entomologie géné-
rale ; anatomie et physiologie; Crustacés ; Myriapodes.
PreupHoMmE DE Borre (Alfred), membre de plusieurs Sociétés savantes,
secrétaire et conservateur au Musée royal d'histoire naturelle à Bru-
xelles. — Entomologie générale ; géographie entomologique ; Coléo-
ptères, spécialement les Hétéromères et les Hydrocanthares.
Proosr (Alphonse), étudiant, rue des Roses, 76, Faubourg de Laeken,
Bruxelles. — Entomologie générale, Lépidoptères.
Puzs (Jacques), membre des Sociétés entomologiques de France, de Ber-
lin, etc., pharmacien, place de la Calandre, 6, à Gand. — Diptères,
Hyménoptères.
Purves (J. C.), propriétaire, au château de Roumont, par Champlon, près
Bastogne (Luxembourg). — Entomologie générale.
Purzeys (J.), secrétaire général au Ministère de la Justice, membre de
plusieurs Sociétés savantes, rue de Naples, 35, à Ixelles. — Coléo-
ptères, (Carabiques).
QuagpvuieG (Louis) fils, propriétaire à Visé (Liége). — Lépidoptères
européens et exotiques.
"RogLors (W.), artiste-peintre, chaussée de Haecht, 218, à Schaerbeek.
— Coléoptères, (Curculionides).
Rosarr (Adrien), rentier, rue Godecharles, 8, à Ixelles. — Lépidoptères
d'Europe.
SANDOZ (Virgile), artiste-graveur, rue d'Assaut, 19, à Bruxelles. — Lépi-
doptères de Belgique.
‘Sauveur (Jules), rue de la Loi, 212, à Bruxelles. — Faune entomolo-
gique de Belgique.
ScausTER (Ad.), Herrngasse, àCobourg, (Saxe-Cobourg). — Lépidoptères.
"Sézys-LonGcHamrs (Baron Edmond de), sénateur, membre de l'Académie
royale de Belgique et de plusieurs autres Académies et Sociétés
savantes, à Liége, boulevard de la Sauvenière, 34. — Névroptères
(principalement Odonates indigènes) et Lépidoptères d'Europe.
CXLII
SIMON (Eugène), D' en médecine, membre de la Société entomologique
de France, rue Cassette, 24, à Paris. — Entom. gén., Arachnides.
SINGELÉE (Henri), négociant, rue Notre-Dame-aux-Neiges, 27, à Bruxelles.
— Coléoptères.
STAUDINGER (D' Otto), Diana-Bad, à Dresde (Saxe). — Lépidoptères
d'Europe.
"Tenxsrepr (Aug.), rue de Tirlemont, 173, à Louvain. — Coléoptères,
Staphylinides.
TaigLeNs (Armand), doct. en sciences natur., membre de diverses Sociétés
savantes, rue de Namur, 40, à Tirlemont. — Entomologie générale.
THYSEBAERT (Baron Charles de), propriétaire, rue de Berlaimont, 26, à
Bruxelles. — Lépidoptères.
Van BENEDEN (Edouard), docteur en sciences naturelles, membre corresp.
de l'Acad. royale de Belgique, professeur de zoologie et d'anatomie
comparée à l’Université de Liége. — Entomologie générale, biologie,
embryogénie, Crustacés et Annélides.
VANDENBROER (E.), rue Terre-neuve, 124, à Bruxelles. — Entomolo-
gie générale, Arachnides, Myriapodes, Crustacés.
Van MosseveLpEe (Jules), à Termonde. — Coléoptères.
Vax Voixem (Camille), membre dé la Société malacologique de Belgique
et de plusieurs autres sociétés savantes, boulevard du Régent, 32, à
Bruxelles. — Entomologie générale. Coléoptères (Lamellicornes,
Longicornes) et Hémipteres.
W£ginmanx (Rodolphe), chimiste, chaussée de Mons, 334, à Cureghem-lez-
Bruxelles. — Lépidoptères de Belgique.
Weyers (Joseph-Léopold), membre des Sociétés entomologiques de France,
de Suisse, de Stettin, de la Société malacologique de Belgique, etc.
rue du Persil, 3, à Bruxelles. — Coléoptères (Buprestides).
REembres honoraires.
MM.
Boïspuvaz, docteur en médecine, membre des Sociétés botanique de
France, entomologique de France, impériale et centrale d'horticulture
de Paris, etce., rue des Fossés-Saint-Jacques, 22, à Paris.
Doux (E.-A.), président de la Société entomologique de Stettin, etc., à
Stettin (Prusse).
FarnmaiRe (Léon), membre des Sociétés enlomologiques de France, de
Stettin et de Berlin, d'histoire naturelle de Maine-et-Loire et de
Savoie, zoologique et botanique de Vienne et royale d'Édimbourg,
licencié en droit, chef de bureau à l'administration de l'assistance
publique, rue Guy-de-Labrosse, 13, à Paris.
HaGex (Herman-Auguste), Docteur ; à l'Université de Cambridge. État de
Massachusetts (États-Unis de l'Amérique du Nord).
CXLIHI
Kraarz, président de la Société entomologique de Berlin, docteur en
philosophie, etc., Zimmerstrasse, 94, à Berlin.
Le Conte (John-L.), docteur en médecine, à Philadelphie (Pensylvanie,
États-Unis). — Coléoptères de l'Amérique du Nord.
Mircièrs (Pierre), membre de la Société entomologique de France, Villa
des Phalènes. à Cannes (Alpes marit.). — Lépidoptères.
Mursanr (Étienne), président de la Société Linnéenne de Lyon, — Coléo-
ptères, Hémiptères.
SNELLEN VAN VOLLENHOVEN (Samuel-Constant), docteur en droit,
membre de l’Académie royale des sciences, président de la Société
entomologique néerlandaise, conservateur au Muséum royal d’his-
toire naturelle à Leyde; Leyde, Breedstraat, 276.
Sranvron, membre de la Société entomologique de Londres, etc., Mounts-
field Lewisham, near London.
SrAL (Carl), à Stockholm (Suède). — Entomologie générale, hémipteres.
WesmaEL, (C.), membre de l’Académie royale de Belgique, etc., rue de la
Rivière, 30, à Saint-Josse-ten-Noode, lez-Bruxelles.
Membres correspondants.
MM.
CHaRLier (Alexandre), lieutenant de la marine marchande.
DE PaLawnpDT (baron Henri), à La Haye.
D'OsTEN-SaCckEx (baron Charles}, membre du corps diploinatique de Rus-
sie, etc., à Washington (États-Unis).
CoBaxz, docteur, professeur à l'Ober-Realschule de Graatz (Styrie).
Huyvenaar, docteur à Hong-Kong (Chine).
KawaLL, pasteur, à Poussen (Courlande, Russie), — Entomologie géné-
rale, Hyménoptères.
Koppen, employé au ministère, à Saint-Pétersbourg, membre de la
Société entomologique de Russie.
Lazzemanr (Charles), pharmacien, à Meudon, près Paris. — Coléoptères
du Nord de la France et d'Algérie.
Lucrani, Ile Maurice.
D ur, vice-consul de France à Surinam (Guyane néerlandaise).
Marior (Jean-Romain-Pierre), docteur en médecine, à Cantagallo (Brésil).
Packarp (D'A.S.), Salem, Massachusetts (États-Unis de l'Amér. du Mord).
Perez Arcas (Laureano), professeur de zoologie à l'Université, membre
de l'Académie royale des sciences, Calle de las Huertas, 14, à Madrid.
Puipson (Thomas-Lambe), docteur en sciences naturelles, à Paris.
Scunner (Samuel) à Boston, Massachusetts (États-Unis de l'Amérique du
Nord). — Lépidoptères et Névroptères.
Socsky (Simon de), secrétaire de la Société entomologique de Russie, à
St-Pétersbourg.
» Vioca DnENSrarr o), avocat, à Buenos-Ayres.
Warren, consul de ‘Belgique, ? à Boston, États-Unis de l'Amérique du Nord.
CEXLIV
Membres décédés.
BarBieux, major pensionné, à Dinant. (Membre effectif).
Cogmaxs (l'abbé Eug.), membre de l'Académie royale des sciences de
Belgique et de diverses sociétés savantes, professeur à l'Université de
Louvain, Place St-Pierre, à Gand. (Membre effectif).
GaurarD (V. de), à Vevey, (Suisse). (Membre effectif).
Guipo (Jose-Thomas), général, à Buenos-Ayres. (Membre correspondant).
fs
Organisation administrative
POUR L'ANNÉE SOCIALE 1870-1871.
" Conseil d’administration.
MM. CaPRONNIER, président.
Van Vozxem, vice-président.
PREUDHOMME DE Borre, secrétaire et bibliothécaire.
FoLOGNE, érésorier.
Rosarr.
Duproxr.
WEINMANN.
Commission de vérification des comptes.
MM. A. DE La FONTAINE.
PETEAU.
ANDRIES.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XIV.
LISTE
DES BIBLIOTHÈQUES QUI, EN BELGIQUE, REÇOIVENT LES ANNALES
DE LA SOCIÉTÉ.
1. Anvers. — ‘ Bibliothèque de la ville.
2. Arlon. — » »
3. Ath. — » »
4. Audenarde. — » »
5. Bruges. — » »
6. Bruxelles. — » royale.
7 » — » du Sénat.
8. » — » de la Chambre des Représentants.
9. » — » du Ministere de l'Intérieur.
10. » — » du Musée royal d'histoire naturelle.
3 KA » 2e » de l'Université libre.
42. Charleroi. — > de la ville.
43. Courtrai. — » »
44. Gand. — » de l'Université.
45. Liége. — » »
16. Lierre. — » de l'École normale de l'État.
17. Louvain. — » de la ville.
18. » — » de l'Université catholique.
49. Malines. — » de la ville.
20. Mons. — » »
21. Namur. — » »
22. Nivelles. — » de l'École normale de l'État.
23. Ostende. — » de la ville.
24. Tournay. — » »
25. Verviers. — » »
26. Ypres. — » »
LISTE
DES ACADÉMIES, SOCIÉTÉS SAVANTES, REVUES PÉRIODIQUES, ETC.
AVEC LESQUELLES LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE ÉCHANGE SES PUBLICATIONS.
in
FETE ES
(24 SEPTEMBRE 1871.)
Belgique.
Bruxelles. — Académie royale des sciences, des lettres et des
beaux-arts.
» — Société Malacologique.
Ù — Fédération des Sociétés d'Horticulture de Belgique.
Gembloux. — Institut agricole de l'Etat.
Liége. — Société royale des sciences.
Mons. — » dessciences, des lettres et des arts du Hainaut.
Allemagne.
7. Berlin. — Entomologischer Verein.
8 » — Bericht über die wissenschaftlichen Leistungen im Ge-
biete der Entomologie. (partie entomologique de
Wiegmann's Archiv für Naturgeschichte, directeur
M. le professeur Troschel.)
9. Dresde. — Nunquam otiosus. — Zoologische Mittheilungen, par
L.-W. Schaufuss.
10. Kônigsberg. — Kônigliche physikalische-œkonomische Gesellschaft.
11. Munich. - Coleopterologische Hefte; direct. le baron von Harold.
12. Stettin. — Entomologischer Verein.
13. Wiesbaden. — Verein für Naturkunde im Herzogthum Nassau.
CXLVIII
14.
15.
16.
17
18.
49.
20.
21.
22.
34.
Angleterre.
Londres. — Entomological Society.
Zoological Society.
» _— The Entomologists Monthly Magazine; rédacteurs :
MM. Mac Lachlan, Stainton, etc.
»
Autriche.
Graz, — Naturwissenschaftlicher Verein fur Steiermark.
Presbourg. — Verein für Natur- und Heïlkunde.
Vienne. — Kaiserliche-Kônigliche Zoologische Botanische Gresell-
schaft.
» _— Verein zur Verbreitung Wissenschaftlicher Kenntnisse.
Danemark.
Copenhague. — Kongelige Danske Videnskabernes Selskab. (So-
ciété royale danoise des sciences).
Espagne.
Madrid. — Real Academia de Ciencias.
France.
. Bordeaux. — Société Linnéenne.
. Caen. — » » de Normandie.
. Lille. — Société des Sciences, de l'Agriculture et des Arts.
» — Bulletin scientifique, historique et littéraire du Départe-
ment du Nord et des pays voisins; direct. : MM. Des-
planques et Gosselet.
. Lyon. — Société Linnéenne.
» — » d'Agriculture, Sciences et Arts utiles.
. Paris. — » Entomologique de France.
»y — L'Abeille, Journal d'entomologie ; direct. : M. S.-A. de
Marseul.
» — Petites Nouvelles entomologiques ; direct. : M. E. Dey-
rolle.
Ktalie.
2. Florence. — Societa Entomolozica Italiana.
. Modène, — » dei Naturalisti.
Luxembourg.
Luxembourg. — Institut Royal Grand-Ducal.
39.
36.
37.
38.
39.
40.
41.
42.
43.
44.
45.
46.
47.
48.
49.
90.
CXLIX
Pays-Bas.
La Haye. — Nederlandsche Entomologische Vereeniging.
Russie.
Saint-Pétersbourg. — Académie impériale des Sciences.
» — Société Entomologique de Russie.
Suëde et Norwége.
Lund. — Université.
Suisse.
Lausanne. — Société Vaudoise des sciences naturelles.
Schaffhouse. — Schweizerische Entomologische Gesellschaft.
États-Unis.
Boston. — American Academy of Arts and Sciences.
» — Society of Natural History.
Philadelphie. — American Entomological Society.
Portland (Maine). — Society of Natural History.
Salem (Massachusetts). — Essex Institute.
» — Peabody Academy of Sciences.
San Francisco. — Californian Academy of Sciences.
Washington. — Smithsonian Institution.
» — Department of Agriculture.
Amérique méridionale.
Buenos-Ayres, — Museo publico; direct. : M. le D'H. Burmeister.
TABLE DES MATIÈRES.
;
Description de six Coléoptères exotiques éclos à Paris, par M. A. Cxe- ÿ
VRODATS LE 2: EME AU SNS USE TASSE PELLE Mere ù J
1PAATT ON IN AMEL RES 6 | 4. Pachymerus lineola : . . : . . . . | 7 i
2, Rhinochenus Rougieri. . . . . . .. » 5. Spermophagus interstitialis. . . . . 8 :
3. Aræcerus seminarius . . . . . . .. TN ]NG: — BOSSVDIe NN EC » à
Nouvelle Révision des Odonates de l'Algérie, par M. ne SÉLYs-LonccHamps. 9 |
Essai monographique sur le groupe des Pogonides, par M. le baron M. DE
CHAUDOIR : 4% 0h, 2 PAYSAN A SR AE SE CAN TR PO RES 21
Synopsis des genres etidesNesnoces RC RENTE CCC-E-TIE Ce 58
Table desvgenres-et des) espèces. 20e RM CN TN RC eee 60
Catalogue synonymique et descriptif d'une petite collection de fourreaux à
de larves de Phryganides de Bavière, donnée par M. Walser à la £
Société entomologique de Belgique, par M. A. PREUDHOMME DE BoRRE. 62
Description d’une anomalie observée chez un exemplaire de Hestia Belia 4
Westwood, par M. L. QUAEDVLIEG . . . . . . SUR Fou LONDRES 12
Supplément au catalogue des Coléoptères de la faune belge. (Relevé des
Addenda publiés dans les volumes [ à XIV inclus des Annales), par
MU SAUVEUR 7 A0 Re DURE CU as nt LS MORE : 74
Monographie du Genre Rhinochenus, par MA CHEVROEAT 00 Te 85
Caractères /du/genre. "4"... 00. PR RE Moon 150 »
Descriptiontdes espèces et crie een lice 86 |
1. Rhinochenus Reichei . . .., : .. 86 | 10. Rhinochenus piger. . ...... 90 |
PE — HETCUIES PRENONS D IMALTE — SteTIaSpis. NN »
3. — subcruciatus .',. . . . 871112: — cinereopunctatus . . . » |
4. = KA EUDrA ects ae DT 43 = Ni Nprevicolls. LEUR 91 |
5. — DUCATI 88 | 14. — transversalis. . . . . . » |
6. — SITIALUSN RE Een cie » | 45. — BaDiENSIS eee 92
He — fMbrALUS M ENS » | 16. — innotatus PER ENES »
8. —— trilineatus 27020 891117: — SÉICTICUS NN RER 93 |
9. SÉTPDIA Per ee » | 18. — ROUPICrIE ER Eee » |
Description d'un Peribleptus nouveau, par M. A. CHEVROLAT. . . . . . . 9%
Essai monographique sur les Orthogoniens, par M. le baron M. be Cuaunoir 95
Table desgenres et des espèces.n 2 OM NN Ne 130
Comptes-rendus des séances de la Société :
Séance du 8 octobre 1870
(Résumé d'une nouvelle classification de la sous-famille des Cordulines. —
M. de Sélys-Lonchamps })
du/S-décembre 18701" .01. 0. à
(Amara indivisa nov. spec. — M. Putzeys.)
(Description d'une nouvelle espèce du genre Hyphydrus : H. lugubris. —
M. Preudhomme de Borre.)
AU AUVMIET ASE ES RM ET er sae
(Description d'une nouvelle espèce du genre Hydroporus : H. Crotchi. —
M. Preudhomme de Borre.)
du tEvrier AO PET Le EC ie
Qu mars 1978 NA D Re Re CU NUE
(Comparaison des listes de Carabiques de Néerlande et de Belgique. —
M. Putzeys.)
(Renseignements du professeur Stefanelli sur les Deulephilus euphorbiæ et
esulæ. — M. de Sélys-Longchamps.) -
(Lamellicornes rencontrés à Verviers dans les laines de Buenos-Ayres. —
M. Candèze.)
qu Tavrd8711e. ts relie he Lieu eat Ne Le ee
(Liste des Saturnides du Musée royal d'histoire naturelle de Belgique. —
M. Preudhomme de Borre.)
GETUCON ETS a À RTE AMENER PC ONCE NAN DER AVE
(Notice sur quelques Ascalaphides. — M. de Sélys-Longchamps.)
Un TS TA et NU Lane AS A EE ARE ENSte
(Extraits du rapport adressé à la Direction du Musée royal d'histoire natu-
relle de Belgique par le Conservateur de la Section des Articulés, le
10 octobre 1870 )
qui quiletAS71 TN. L A Lane Re ANR ne
(Chasses entomologiques de MM. Putzeys et Roelofs en Hollande. —
M. Putzeys.)
US ADO IST Ds NU MENU ARRET PRE ME MAT L EEE
an Septembre 18740150. Lee OO ARE Vue
(Compte-rendu de l’excursion faite à la Baraque-Michel, du 8 au 11 juil-
let 1871, rédigé, au nom des membres de la Société entomologique qui
y ont pris part, par M. de Sélys-Longchamps, rapporteur.)
Assemblée générale du 24 septembre 1871 . . . . . . . . .. She rle
Catalogue de la Bibliothèque de la Société entomologique de Belgique.
Division II. Coléoptères. Fascicule. . . .. . . . . . ..
» II. Lépidoptères. D PRE eat da Pa RE 9 Le
» XII, Histoire naturelle générale etc. Fascicule [. . .
CLI
XI
XVI
XVIII
XXVI
XXXII
XXXVIT
LXII
LX VIII
LXXI
LXXXIX
CNI
CLIN
Rapport sur la deuxième édition du Catalogue des Lépidoptères de la
Faune européenne, de MM. Staudinger et Wocke, par le
DA Bayer: 6H Es Les 00e RS US CIS EN CXXV
Observations de M. Preudhomme de Borre sur le rapport précédent de
M6 De Breyer Hu NAN" OUR EI RRSEPRRE CXXXIIE
Liste des membres.de: la Société 2708 0 ES ORNE CXXXVII
Organisation administrative pour 4870-71. .............. CXEV
Liste des bibliothèques qui, en Belgique, reçoivent les annales de la
DOCIÉLRNENE RE D ANENTEet ha ARR E LR Ds NET SEE CXLVI
Liste des Académies, Sociétés savantes, Revues périodiques, etc. avec
lesquelles la Société entomologique échange ses publications. CXLVII
HAaDIe des matiéPes ee UNE ES UE SU Re ER CL
=: nés
Annales de la
—
Jocete En
AE D.7
OMOOgqUE eh elylq UE.
1 Allorhina
2 Rhinochenus R ouÿierli, Chevr.
L®
34
[éà)
Hueti, Civor. 3
)
Zmp. Houiste, 5 r. Mignon.
Âraecerus
SeMINATIUS, lhewr
lL. Pachymerus lineola, (er
Araales de la Sonété Fntomobnaque de 2
a
1: Hestia Belia Westw Exemplaire normal.
Anomealke
Anomalie
CATALOGUE
DE LA BIBLIOTHÈQUE DE LA SOCIÉTÉ.
Ce catalogue, dont les fascicules sont publiés successivement dans les
Annales, ei peuvent être acquis séparément, est divisé systématiquement
comme suit ; il comprend, indépendamment des titres des ouvrages publiés
isolément, ceux de tous les mémoires et notices insérés dans les recueils
… que possède la bibliothèque :
_ 1. Entomologie générale; Entomologie appliquée; Ouvrages traitant d'Insectes
de plusieurs ordres ou d’Articulés de plusieurs classes.
IT. Coléoptères.
IE. Lépidoptères.
IV. Névroptères et Orthoptères.
V. Hyménoptères.
VI, Diptères.
VII. Hémiptères.
VII. Aptères, Thysanoures, Aphaniptères, Arachnides et Myriapodes.
IX. Crustacés et Cirrhipèdes.
X. Vertébrés.
XI. Mollusques et Animaux inférieurs.
XIL. Histoire naturelle générale ; Zoologie générale ; Botanique ; Géologie ;
Minéralogie.
XIE. Ouvrages divers.
XIV. Revues périodiques ; Publications des Sociétés savantes.
Les [es fascicules des divisions If, IE et XI ont paru et se vendent au prix de
- cinquante centimes le fascicule,
La Société peut encore disposer de quelques exemplaires
des ouvrages suivants :
PUTZEYS.— Prémices entomologiques, (Monographie du genre
Pasimacaus ; 62 esp. nouv. Cicindel, et Carab.
(1 pl.), in-8°. : fr, 13
— Postseriptum ad CziviNibaRuM monographiam,
(2 pl.), in-8°. 3
(Extraits des Mémoires de la Société royale des sciences
de Liége. }
— TRECHORUM europæorum conspectus, in-8°. 0
(Extrait de Stettiner entomologische Zeitung.)
— Révision générale des CLiviNipEs, in-8°. 8
— Supplément à la révision générale des CLrvinNines,
(L'pl.)anc6, 01 1
(Extraits des Annales de la Société entomologique de
Belgique.)
LEDERER. — Contributions à la faune des Lépidoptères de la
Transcaucasie, (2 pl. color.), in-8°. 3 00
(Extrait des Annales de la Société entomologique de
Belgique.) |
DE SÉLYS-LONGCHAMPS. — Sur la Faune de Belgique, in-8°. 0
(Extr. des Bull. de l'Acad. royale de Belgique.)
PREUDHOMME DE BORRE. — Note sur le Byrsax (Boleto-
phagus) gibbifer Wesm., in-8°. 0
(Extr. des Bull. de l'Acad. royale de Belgique.)
DE CHAUDOIR. — Essai monographique sur le groupe des
Pogonides, in-8°. l
— Essai monographique sur les Orthogoniens, in-8°. a
Comptes-rendus des séances de la Société entomologique de
Belgique. Année 1868-69. 3
Idem. Année 1869-70. 3
Idem. Année 1870-71. + 0 8
f
En
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE
DE BELGIQUE.
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DÉPOSÉ AUX TERMES DE LA LOI.
Les opinions émises dans les Annales de la Société sont
propres à leurs auteurs. La Société n'en assume aucunement
La responsabilité.
BRUXELLES — IMPRIMERIE DE VEUVE NYS.
ANNALES
DE LA
SOCIÉTÉ ENTONOLOGIQUE
DE
BEL CG EOUHTE:
TOME QUINZIÈME.
BRUXELLES.
Au siége de la Société,
MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE.
PARIS. BRUXELLES. DRENDE.
€. DEYROLLE, Fils. | GAND & LEIPZIG, L. W. SCHAUFUSS.
rue de la Monnaie, 19. C. MUQUARDT. l Wettiner Hof.
=> H. MERZBACH, SUCC'. es
1871-1872
a
ESSAI MONOGRAPHIQUE
SUR LES
DRIMOSTOMIDES ET LES CRATOCGÉRIDES
ET DESCRIPTION
D'UN GENRE NOUVEAU DE MORIONIDES
PAR
Le Baron M. de CHAUDOIR
(SÉANCE DU 53 FÉVRIER 1872.)
DRIMOSTOMIDES.
Ces insectes qui, par la conformation de leur languette, les trois
premiers articles des antennes glabres, et les trois premiers des tarses
antérieurs des mâles dilatés et revêtus en-dessous de deux rangées
de squamules, sont évidemment voisins des Féronides, s’en distin-
guent: l°par la forme particulière du menton dont les lobes latéraux
sont fort divergents, en triangle aussi haut que large, à peine
arrondi extérieurement, et dont l’échancrure est garnie d’une pièce
articulée (comme dans les Abacétides), dont les côtés forment les
épilobes qui sont triangulairement dilatés vers le milieu et dont l’ex-
trémité dépasse le bout des lobes en forme d’oreillette un peu poin-
tue, tandis que le milieu s’avance en forme de dent simple, toujours
assez élevée, plus ou moins tronquée, la suture qui la sépare de la
pièce basilaire du menton étant bien marquée ; 2° par le lobe inférieur
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV. 4
6 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES DRIMOSTOMIDES ET LES CRATOCÉRIDES
ou interne des mâchoires qui n’est pas densément cilié en dedans ;
et 3° par ses téguments très-durs et cornés, caractère qui les rap-
proche des Morionides, et de quelques autres groupes voisins. Ils
diffèrent surtout des Abacétides, par la longueur des lobes du menton
qui, dans ces derniers, sont fort courts et larges. Par le facies,
quelques espèces de ces derniers ressemblent tellement à certains
Drimostoma, qu’à la première vue on les prendrait pour des espèces
de ce genre. Je considère donc les Drimostomides comme faisant la
transition des Abacétides aux Morionides.
CARACTÈRES DU GROUPE.
Zaqula cornea, crassa, apice longe libera, subdilatata, trun-
cata, angulis obtusis, longius bisetosa; — paraglosse mem-
branaceæ, longe liberæ, lineares, ligula paulo longiores.
Palpr elongati, tenues, glabri ; maxillares articulo ultimo præ-
cedenti æquali, aut parum iongiore, fere cylindrico, apice
subtruncato, labiales articulo ultimo paulo crassiore, paulo
latius truncato.
Mazxille tenues, longæ, mala inferiore subfalciformi, intus
rarius spinulosa, superiore biarticulata.
Mandibule plus minusve porrectæ, subareuatæ, haud hamatæ,
acutissimæ, dextra basi dentata.
Mentum lobis trigonis, valde divergentibus, extus vix rotun-
datis, latitudine haud brevioribus, epilobis basi conjunctis,
sutura impressa, intus medio triangulariter dilatatis, lobi
apicem aliquantum superantibus, obtuse acutis, medio in
dentem latum, porrectum, plus minusve truncatum productis.
Antenne moniliformes, aut filiformes modice elongatæ aut
breviores, articulis tribus basalibus glabris.
Pedes mediocres; femora intermedia supra uniseriatim crebre
Spinuloso-serrata, fibiæ antice apicem versus dilatatæ, recte
truncatæ, posteriores spinulosæ ; /arsi modice elongati;
anticri articulis tribus in mare dilatatis, subtus biseriatim la-
mellato-papillosis; unguiculi simplices.
Caput parvum; utrinque sulcatum, oculis prominulis.
Thorax subtransversus, utrinque basi profunde sulcatus.
Seutellum trigonum, inter elytrorum basin insertum.
ET DESCRIPTION D'UN GENRE NOUVEAU DE MORIONIDES. 7
Elytra latuseula, basi late truncata et marginata, apice rotun-
data convexa, plerumque profunde striata aut sulcata, stria
præseutellari nulla, interstitio tertio haud punctato.
T'equinenta omnia crassa, cornea.
Ce groupe comprend un petit nombre de genres qui diffèrent un
peu entre eux par le facies et qui peuvent être classés d’après le
tableau suivant :
Tarsi supra canaliculati, pilosuli. . . . . SrrIGoMERUS.
Marsysupra levés telabene" Er 0,10.
! Trochanteres postici apice emarginati, bicus-
o HS ON RE en LULU HOPDIZOMENUS
R | Trochanteres postici apice subobtuse acumi-
Date à 3.
Tarsi antici articulis duobus primis apice
£ haud oblique in dentem productis. . . . DrImosromA.
Tarsiantici articulis duobus primis in dentem
FIND A AA ANNEES PIE en LL EP SC AN ETS
" { Tarsi posteriores quatuor tenues. * . . . STOMONAXUS.
n » » Crassiusculi. . . DIiCEROMERUS.
STRIGOMERUS. Chaudoir.
orpië, Strie ; mépos, article (des tarses).
Antennæ filiformes, articulo tertio sequentibus multo breviore, his
elongato-quadratis, fortiusculis.
Tarsi supra pilosuli, medio evidenter unisulcati.
Cætera ut in Drimostomate.
Str. Schœnherri. — Drimostoma Schænherri Dejean. Spec.
gén. des Coléopt. V. p. 747.
Long. 8 1/2 mill. Un mâle. Zéfe et mandibules un peu plus allon-
gées que dans le Somonazus striaticollis (v.infr.), sillons frontaux plus
rugueux ; les antennes sensiblement plus allongées, les articles 4
à 11 bien plus longs et plus étroits. Corselet proportionnellement
moins large, surtout vers le milieu qui n’est qu'à peine plus élargi
que la base, plus rétréci vers l’extrémité, moins arrondi sur les côtés
qui tombent très-carrément sur la base avec laquelle ils forment un
angle très-droit, légèrement denté au sommet; le dessus un peu
moins convexe, les bords latéraux un peu plus largement relevés, le
8 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES DRIMOSTOMIDES ET LES CRATOCÉRIDES
fond des sillons latéraux de la base un peu moins étroit. É7ytres plus
amples, un peu plus élargies derrière l’angle huméral, plus voûtées,
striées de même, avec le fond des stries plus légèrement crénelé; le
dessous du corps bien plus légèrement ponctué, la ponctuation de
l'abdomen beaucoup plus fine, les épisternes du prosternum tout à
fait lisses.
Je ne possède que le type de Dejean, qu'il avait reçu de Schœnherr,
comme venant de Sierra Léone (Afzelius).
HOPLIZOMENUS. Chaudoir.
orAGoueEos, ATME.
Ligula apice subemarginata.
Labrum antice recte truncatum, minime emarginatum.
Antennæ graciles, articulo tertio sequentibus paulo longiore, his
angustis, longiusculis.
Pedes longiores et graciliores, fibiæ anticæ apicem versus minus dila-
tatæ ; appendice trochanteri postici apice truncato, profunde emar-
ginato, valide bidentato aut bicuspi.
Oculi parvi, modice prominuli.
Thorax latus, lateribus valde explanato-reflexo.
Elytra amplissima, versus basin latiora, lateribus latius marginata,
epipleuris antice dilatatis.
Cœtera Drimostomatis.
H. carinatus. Chaudoir.
Long. fere 10 mill. Une femelle. C’est une des plus grandes espèces
du groupe, et elle est facilement reconnaissable à sa forme élargie et
aux bords largement relevés du corselet et des élytres. Ze petite,
entièrement lisse, les sillons latéraux du front étroits, nullement
rugueux, bién marqués, le rebord qui couvre la base des antennes
assez saillant et relevé, les yeux bien plus petits que dans les autres
espèces de ce groupe et modérément saillants. Corselet de près du
double plus large que la tête, de moitié moins long que large, trans-
versal, à peu près de la même forme que dans le Sf. striaticollis, mais
bien plus grand et bien plus rétréci en avant qu’en arrière ; le bord
antérieur très-échancré, les angles antérieurs avancés, quoique bien
arrondis au sommet; les côtés, assez arrondis vers le milieu, tombent
peu obliquement sur la base, avec laquelle ils forment un angle
presque droit dont le sommet est aigu ; les côtés de la base coupés
carrément, le milieu légèrement prolongé, maïs coupé carrément avec
ET DESCRIPTION D'UN GENRE NOUVEAU DE MORIONIDES. 9
une légère sinuosité de chaque côté du pédoncule ; le dessus nullement
ponctué, mais très-subtilement chagriné, très-peu convexe, avec la
ligne médiane moins fortement imprimée, surtout antérieurement, les
côtés des sillons latéraux postérieurs moins abruptes, l’espace entre
le sillon et l’angle plan, les bords latéraux largement relevés, s’élar-
gissant à peine près des angles postérieurs. Élytres d'environ un
tiers plus larges que le corselet, à peine d’un quart plus longues que
larges, s’élargissant brusquement et assez considérablement derrière
l’angle huméral jusqu’au premier quart où le côté décrit une forte
courbe, puis se rétrécissant peu à peu jusqu'aux deux tiers où com-
mence la rondeur légèrement sinuée de l’extrémité ; le milieu des
côtés presque droit; la base très-échancrée, remontant obliquement
en avant depuis le pédoncule jusqu’à l’angle huméral qui est terminé
par une petite dent aiguë; la suture se termine aussi par une petite
dent aiguë, mais courte, séparée de celle de l’autre élytre par un petit
angle rentrant; le dessus assez convexe sur le pourtour, mais un
peu aplani sur le disque, où les sillons sont aussi moins fortement
crénélés et les intervalles moins convexes ; ceux-ci très-subtilement
chagrinés; la rangée de. points ocellés sur le neuvième largement
interrompue vers le milieu, le rebord latéral assez large, surtout en
arrière, un peu plus étroit en avant, ne dépassant pas la sinuosité
postérieure ; les épipleures assez larges, très-dilatés antérieurement.
Le dessous du corps très-finement chagriné, mais nullement ponctué.
D'un noir plus brillant en dessous qu’en dessus, très-légèrement
irisé par places, labre, antennes et pattes bruns, le premier article
des antennes et les palpes, ainsi que les mâchoires, ferrugineux ; le
rebord du corselet légèrement rougeatre.
M. E. Deyrolle m'en a cédé un individu comme venant de Guinée.
DRIMOSTOMA.
Dejean. Spéc. gén. des Coléopt. V. p. 745.
Mentum dente medio apice rotundato, utrinque pone sinum puncto
pilifero impresso.
Labrum subemarginatum.
Antennæ plus minusve moniliformes.
Tibiæ anticæ modice dilatatæ, apice extas unidentatæ, latere externo
haud spinosæ, postice ciliatæ, posteriores quatuor canaliculatæ apice
interno bicalcaratæ, intermediæ circum, posticæ intus tantum den-
sius spinulosæ.
Tarsi antici in utroque sexu apice recte truncati, angulis apicalibus
minime productis; posteriores satis graciles ; omnes supra glaber-
rimi, haud sulcati.
Elytra profundius sulcata, sæpius in sulcis crenata.
10 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES DRIMOSTOMIDES ET LES CRATOCÉRIDES
I. Elytra latiora, subovata.
1. Antennæ longiores, vix moniliformes
Dr. Westermanni. Chaudoir.
Long. 9 mill. La plus grande espèce du genre et pas beaucoup
plus petite que l’Æopl. carinatus, mais elle est plus épaisse et plus con-
vexe. Z'êle comme dans le punctifrons, avec la différence que le milieu
du front est lisse et la suture de l’épistôme profonde; les antennes
sont moins courtes et dépassent un peu la base du corselet, les arti-
cles externes sont moins larges, moins courts, quoique bien moins
allongés que chez le Strigom. Schænkherri, le quatrième est un tant
soit peu plus long que le précédent et que les sept suivants qui sont
tous égaux entre eux ; le dernier article des palpes labiaux est un peu
plus large et tronqué plus carrément. Corselet plus large, beaucoup
plus arrondi surtout sur le milieu des côtés qui tombent plus obli-
quement sur la base ; angles postérieurs précédés d’une petite sinuo-
sité et formant une petite saillie aiguë; le dessus tout aussi convexe,
lisse, avec une large rigole latérale fortement ponctuée, les deux
impressions transversales un peu plus marquées, le sillon du milieu
à peu près aussi profond, ceux latéraux tout aussi profonds, mais
plus larges et un peu ovalaires ; les rebords latéraux assez largement
relevés et ponctués, à l'exception de l’arête même qui est lisse.
Étytres d'un tiers environ plus larges que le corselet et d’un tiers
environ plus longues que larges, assez semblables quant à la forme
à celles du punctifrons, mais plus brusquement élargies derrière les
épaules, cette partie du côté décrit une courbe bien plus forte ; le des-
sus est encore plus convexe ; le fond des sillons plus fortement cré-
nelé; les intervalles sont plus convexes, surtout vers les côtés et l’ex-
trémité; épipleures lisses, ainsi que les épisternes du prosternum; le
milieu du dessous du corps plus lisse. Un mâle.
Il avait été envoyé par Westermann au Comte Dejean comme
venant de Guinée, et porte dans le catalogue de ce dernier le nom
que je lui ai conservé.
Dr. Pradieri. Chaudoir.
Long. 8 1/4 mill. Si je n’avais sous les yeux un individu du même
sexe que le précédent, je ne l’en aurais pas cru spécifiquement dis-
tinct. Le corselet est plus petit, moins large et moins arrondi sur les
côtés, la ponctuation de la rigole s'étend davantage postérieurement
et couvre tout l’espace compris entre les sillons postérieurs et les
angles ; la rondeur des côtés des élytres après l’épaule est un peu
ET DESCRIPTION D'UN GENRE NOUVEAU DE MORIONIDES. 11
moindre, quoique plus forte que dans le punctifrons; les crénelures
des sillons sont plus fortes. Ce n’est peut-être cependant qu'une
variété du précédent, qui m’a été donnée par le colonel Pradier
comme venant du Gabon.
2. Antennæ breviores, moniliformes.
Dr. punctifrons. Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc. 1850,
t. II, p. 430. — Dr. costatum Laferté Rev. et Mag. de Zool. 1853,
p. 370. "
Long. 6 mill. La ponctuation du milieu du front est quelquefois
plus abondante que je ne l'indique dans ma description. Je possède
le type du costatum. Cet insecte habite la Sénégambie et la colonie
de Sierra Léone.
Dr. cribrifrons. Chaudoir.
Long. 5 mill. Il ressemble beaucoup au punctifrons, mais il est plus
petit; toute la {é/e est ponctuée à l’exception de la partie la plus rap-
prochée du corselet et d’un espace lisse sur le milieu du front; le
corselet est plus rétréci en arrière, plus cordiforme, plus arrondi sur
les côtés, les angles postérieurs sont un peu plus saillants et pré-
cédés d’une petite sinuosité, l’espace entre l’angle et le sillon plus
étroit et ponctué; les é/ytres sont un peu moins larges, mais pas plus
allongées, le fond des sillons plus crénelé.
Le colonel Pradier m'en a donné un individu venant du Gabon.
Nore. M. Fairmaire (Ann. de la Soc. ent. de France, 1868. p. 768
et 769) décrit deux espèces de ce genre qu’il a nommées Chaudoiri et
ÆAlugi, toutes deux de Sainte-Marie de Madagascar, qui, d’après ce
qu'il en dit, doivent être placées 1c1, vu leur forme raccourcie et leurs
élytres ovalaires. Elles me sont inconnues.
Dr. rectangulum. Chaudoir.
Long. 5 1/2 - 5 5/4 mill. Les deux sexes. Il ressemble beaucoup au
punclifrons par la forme et il est coloré à peu près de même, mais il
en diffère par l’absence de ponctuation sur la tête et dans les rigoles
latérales du corselet; les sillons du front sont profonds, sinués et
lisses; la suture de l’épistôme est bien marquée; les rebords latéraux
du corselet sont plus étroits; le sillon du milieu est moins profond
et n’atteint pas le bord antérieur; les côtés sont un peu moins
arrondis ; les é/ytres ne sont pas plus allongées, mais le milieu des
côtés est plus parallèle; l’extrémité antérieure en est moins forte-
1% ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES DRIMOSTOMIDES ET LES CRATOCÉRIDES
ment arrondie, le disque est un peu aplani, les sillons sont bien moins
crénelés, le rebord latéral est plus étroit; le dessous du corps n’est
guères ponctué que sur les côtés de l’abdomen, encore cette ponctua-
tion ne s’étend-elle pas jusqu'aux bords latéraux.
Le mâle que je possède vient de Birmanie, la femelle m'a été
donnée par le docteur Gemminger comme venant de Java. Je n’ai pu
découvrir entre eux que des différences sexuelles.
IT. Elytra subelongata, parallela.
Dr. ebeninum. Klug, Beitr. zur Kenntn. Madag. Ins. p. 131,
T. I, fig. 10. — Fairmaire, Ann. de la Soc. ent. de France, 1868,
p. 768, 2.
Long. 6 3/4 mill. Dans cette espèce, les élytres sont parallèles,
moins courtes que dans les sections précédentes, mais elles sont
encore assez larges, de sorte qu’elle fait le passage des espèces voi-
sines du punclifrons à l'anthracinum.
Dr. anthracinum. Klug, Beitr. zur Kenntn. Madag. Ins. 132,
T. I, fig. 11. — KFairmaire, Ann. de la Soc. ent. de France, 1868,
p: 767, 1.
Long. 6 mill. L'individu que je possède est de petite taille, mais ne
saurait différer spécifiquement de ceux du Musée de Berlin et de la
collection Fairmaire. Ainsi que la précédente, cette espèce habite
Madagascar.
Dr. sulcipenne. Dejean, Spec. V. p. 749.
Long. vix 5 mill. J’ajouterai à la description du Species que la tête
est ruguleuse et légèrement ponctuée, excepté sur le vertex et le
milieu du front; les é/ytres sont médiocrement allongées, mais une
grande partie des côtés est parallèle, les sillons sont légèrement
crénelés ; les épisternes du prosternum, les côtés du métasternum et
de l’abdomen sont couverts d’une ponctuation peu profonde et peu
serrée ; les articles 5-10 des antennes sont un peu plus étroits et plus
ovalaires que dans le punctifrons.
Je ne possède que l'individu de la collection Dejean qui a perdu
l’élytre gauche. Il vient de Sierra Léone.
Nore. M. de Castelnau (Notes on Austr. Carab. p. 112) ne décrit
pas moins de huit espèces qu'il rapporte à ce genre, maïs je n’en ai
reconnu aucune parmi les Carabiques d'Australie que je possède; je
crois que quelques-unes au moins sont plutôt des Abacetus, auxquels
convient davantage ce que l’auteur dit de la forme du menton, dont
"|
He
ET DESCRIPTION D'UN GENRE NOUVEAU DE MORIONIDES. 13
les lobes seraient larges, arrondis et pointus à l’extrémité. Parmi les
autres espèces décrites comme des Drimostoma, le fuscipes Brullé est
un Adrimus, le mexicanum Chevrolat est un Diploharpu:; les ama-
roide, lalicolle et rufipes Boheman et pavidum Laferté sont des Stomo-
nazus, le quadrigustulatum Peyron ne peut être qu’un Abacetus. Quant
au laticolle Laferté, il n’appartient point à ce groupe, mais c’est un
insecte voisin de mes Metazys.
STOMONAXUS.
Motschulsky. Étud. entom. 1859, p. 34.
Tibiæ anticæ extus evidenter plurispinosæ.
Tarsi antici maris ut in Drimostomate ; feminæ articulis duobus primis
intus apice in dentem acutum productis, oblique truncatis; poste-
riores graciles (ut in Drimostomate).
St, striaticollis. Drimostoma striaticollis Dejean. Spéc. gén.
des Col. V.p. 747. — Dr. rufipes Boheman, Eugen. Res. p. 19. —
Dr. marginale Walker. Ann. and Mag. of Nat. hist. 1859, p. 51. —
Stomonaxus sculptipennis? Motschulsky. Etud. ent. 1859, p. 35. T. I,
fig. 6.— Drimostoma ceylanicum Nietner. Ann. and Mag. of nat. hist.
3° sér. Il, (1858) p. 178.
Long. 5-6 mill. L'’habitat de cette espèce est extrêmement étendu,
car on le rencontre au Sénégal, aux Indes orientales et jusqu’à Hong-
kong. Je possède des individus de ces diverses localités, entre les-
quels 1l ne m’a pas plus été possible qu'à Dejean de découvrir des
différences spécifiques ; la largeur des élytres semble varier un peu,
et, dans les individus indiens et chinois, le tour des élytres est plus
visiblement ferrugineux que dans ceux d’Afrique, mais ce dernier
caractère varie même dans ceux d’Asie. Quoique M. Motschulsky
décrive le sculptipennis de Ceylan (— ceylanicum, Nietner) comme
noir, sans parler de la bordure ferrugineuse, j'hésite à le considérer
comme une espèce distincte. Quant au ryfipes Boheman, je ne doute
point de cette synonymie; et 1l est probable que le Drimostoma mar-
ginale Walker de Ceylan est encore le même insecte.
Norte. D’après ce que M. Motschulsky dit des différences de son
genre Stomonazus d'avec les Drimostoma, il est à présumer qu'il n’a
point connu ce dernier, et qu'il aura pris quelque Abacetus pour un
Drimostoma, car ni le menton, ni la languette, ni les mandibules, ni
les antennes ne diffèrent de ceux de ces dermiers, et il faut chercher
les caractères distinctifs dans la présence de petites épines au côté
externe des jambes antérieures, et dans le prolongement en forme de
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XV. 2
14 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES DRIMOSTOMIDES ET LES CRATOCÉRIDES
dent de l’extrémité des deux premiers articles des tarses antérieurs
des femelles seulement, ceux des mâles étant comme dans les Dri-
mostoma.
St. amaroides. Drimostoma amaroide Poheman. Ins. Caffr. I,
DAT:
Long. 6 mill. Il est extrêmement voisin du sériaticolle dont il ne
diffère que par son corselet, dont la partie postérieure des côtés, au
lieu de tomber obliquement sur la base, avec une très-petite dent au
sommet de l’angle obtus, décrit, avant de la toucher, une très-légère
sinuosité, de manière à y former un petit angle droit, aigu au
sommet, sans saillie dentiforme ; les côtés sont un peu moins arron-
dis ; quant à la coloration et à la ponctuation tant des stries que du
done elles sont identiques.
L'individu femelle que je possède a GE ro au Natal par
Guieinzius.
St. pavidus. Drimostoma pavidum Laferté. Rev. et Mag. de
Zool. 1853, p. 370.
Long. vix ultra 4 1/2 mill. Bien plus petit que les précédents, dont
il diffère par sa forme plus raccourcie, son corselet un peu plus étroit
et plus convexe, ses élytres plus courtes, plus bombées, plus forte-
ment sillonnées, les sillons plus grossièrement crénelés, les inter-
valles plus convexes, et surtout par les épisternes du prosternum
ponctués et la ponctuation des côtés du dessous du corps beaucoup
plus forte et plus grossière ; les antennes sont plus courtes et plus
moniliformes. Sa couleur est d’un noir brillant, les antennes et les
pattes sont brunes, à l'exception des cuisses, qui, ainsi que les palpes,
sont d’un ferrugineux obscur.
Je ne possède que le type de M. de Laferté qui a été trouvé par
M. Bocandé dans les possessions portugaises au Sénégal.
St. celebensis. Chaudoir.
Long. 5 4/2 - 6 mill. Il esttrès-distinct du s/riaticollis et, tant par sa
forme que par sa coloration presque noire, il ressemble au pwncti-
Jrons, cependant l’extrémité des élytres est d’un rouge sanguin, mais
les côtés sont toujours de la couleur du haut ; la téfe et le corselet sont
presque comme dans le sériaticollis, maïs les élytres sont plus larges,
plus courtes, plus ovalaires, plus convexes, les stries plus faiblement
crénelées ; le reste ne diffère pas.
J’en ai cinq individus tous femelles, pris dans l’île de Célèbes par
M. Wallace.
ET DESCRIPTION D'UN GENRE NOUVEAU DE MORIONIDES. 1ù
St. laticollis. Drimostoma laticolle Boheman. Ins. Caffr. I, p. 176.
Long. 7 - 71/2 mill. Les deux sexes. C’est une espèce bien plus
grande et plus allongée que les précédentes, et qui ressemble à cer-
tains Abacetus. Tête un peu plus large que dans le sériaticollis, sillons
frontaux plus lisses, nulle part de ponctuation. Corselet un peu moins
court et moins transversal, plus cordiforme, ua peu plus large dans
les femelles, le bord antérieur un peu plus échancré, les côtés assez
longuement et assez visiblement sinués en arrière, les angles posté-
rieurs tout à fait droits, avec le sommet aigu mais non denté; le
dessus sculpté de même, mais le rebord latéral plus fin. ZZytres sen-
siblement plus allongées et parallèles, les sillons plus légèrement
crénelés, et les intervalles un peu aplanis sur le disque. Le dessous
du corps n’est ponctué, et encore l’est-il assez légèrement, que sur
les côtés du métasternum, les côtés et l'extrémité de l’abdomen ; il
ya encore quelques petits points le long de la suture interne des
épisternes du prosternum ; le côtéinférieur des cuisses antérieures du
mâle est anguleux et forme vers le milieu une saillie obtuse. La colo-
ration est presque la même, mais, ni l'extrémité des élytres, ni leurs
côtés ne sont rougeâtres.
Trois individus du Natal, dont l’un m’a été envoyé par Boheman.
DICEROMERUS. Chaudoir.
diépos , à deux cornes, wo, article (des tarses.)
Stomonaxzus Motschulsky.
Pedes validiores; tibiæ anticæ apicem versus latiores, extus pluri-
spinosæ; {arsi posteriores crassiusculi, articulis breviter trigonis,
subcongestis, fere æqualibus ; antici articulis duobus primis brevi-
bus, utroque apice in dentem longum productis, sequentibus duobus
brevissimis, transversis, lunatis.
Prosternum apice postico obtusum, nec marginatum nec excavatum.
Cætera fere ut in Stomonaxo.
D. orientalis. Sfomonaxus orientalis Motschulsky, Etud. entom.
1859, p. 35.
Long. 8 1/2 - 9 1/2 mill. Il à un peu la forme du S. striaticollis,
mais il est beaucoup plus grand, et le corselet surtout est plus large
et à peine plus étroit que les élytres. Téfe un peu plus large, les sil-
lons du front moins étroits, légèrement rugueux. Corselet près de
deux fois plus large que la tête, un peu plus échancré devant, plus
arrondi sur les côtés, la dent de l’angle postérieur plus saillante et
précédée d’une très-petite sinuosité, le dessus plus convexe, les sil-
lons latéraux postérieurs plus étroits, moins profonds. Z/ytres un
16 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES DRIMOSTOMIDES ET LES CRATOCÉRIDES
peu plus larges, coupées carrément et nullement échancrées à la base,
plus arrondies aux épaules, où l’on aperçoit une très-petite dent à
l'extrémité de l’ourlet; la partie postérieure du disque moins bombée,
les stries bien marquées et finement crénelées, les intervalles plus
aplanis. Episternes du prosternum tout à fait lisses, côtés et extré-
mité de l’abdomen et bords des segments très-finement pointilés,
épisternes du métasternum un peu plus ponctués. La coloration est à
peu près la même; en dessus il n’y a de rouge que l'extrémité des
élytres et le bord postérieur de l’anus; le labre, les antennes, Les
palpes et les pattes sont d’un jaune rougeûtre.
Son habitat s'étend depuis le nord jusqu'au midi de l’'Hindoustan.
(Bengale, Tranquebar).
CRATOCÉRIDES.
Plusieurs entomologistes ont déjà fait observer que ce groupe, tel
que l’avait conçu Lacordaire, était composé d'éléments trop dispa-
rates pour pouvoir être maintenu. Aïnsi les Cyclosomus sont voisins
des Tetragonoderus, les Pachytrachelus— Batoscelis, Microderus — Pan-
gus, Geopinus, Daptus et Agonoderus sont des genres d'Harpalides
sens, lat. ; les Somoplatus et Macracanthus sont voisins des Mazoreus,
et le genre Melanotus — Polpochila ne saurait être éloigné des Harpa-
lides, quoique sa place ne soit pas encore nettement définie. Il ne
resterait donc dans ce groupe que les deux genres Cratocerus et Bra-
chidius, maïs je crois, malgré l’apparente différence de forme, que les
Basolia (Catapiesis) devront y être réunis. On les a en général consi-
dérés jusqu’à présent, comme voisins des Morio, mais un examen
approfondi de leurs caractères me semble rendre cette opinion inad-
missible, la conformation de la languette, du menton, des jambes
antérieures, des tarses et de l’écusson étant toute autre dans ces deux
groupes. En revanche, l’aflinité avec les Cratocérides est beaucoup
plus grande. Nous la trouvons d’abord dans la nature dure et cornée
des téguments, dans la conformation des palpes, des antennes, des
mandibules, jusqu'à un certain point du menton, des angles anté-
rieurs de la tête, de l’écusson, des jambes antérieures et des tarses.
CARACTÈRES DU GROUPE.
Liqula cornea apice incrassata, truncata, bisetosa, parum
libera; paraglosse hand lineares.
Palpi glabri, maxillares articulo ultimo tenuiter ovato, apice
rotundato, præcedente multo longiore; Zabiales ultimo paulo
magis inflato-ovato.
ET DESCRIPTION D'UN GENRE NOUVEAU DE MORIONIDES. 17
Maille mala inferiore biarticulata, superiore intus densius
ciliata. |
Mentum lobis trapezoidalibus, antice plus minusve truncatis,
angulo externo rotundato ; sinu dentaio, pone dentem utrinque
punctis duobus et pone suturam basalem serie punctorum
piliferorum impressis.
Antenne minus elongatæ, crassiusculæ, articulis tribus primis
glabris, tertio apice plus minusve pilosulo, sequentibus qua-
dratis, interdum transversis ultimo ovato vel rotundato
Labrum planum, subtransversum, antice emarginatum, sexse-
tosum.
Handibule basi validæ, subporrectæ, arcuatæ, acutæ.
Pedes mediocres, fibie antice apicem versus sensim dilatatæ,
apice externo haud productæ, latere externo spinoso.
T'arsi crassiusculi, supra glabri, antici maris articulis quatuor
subtus biseriatim squamuloso-papillosis ; unguiculi simplices.
Seutellum subparallelum postice obtuse rotundatum, subangu-
latum, depressionem basalem haud superans (ut in Pros-
cidis).
Elytra basi late truncata, ibique haud marginata, stria scutel-
lari nulla.
Prosternum haud marginatum; episterna metasterni elongata.
T'egumenta omnia dura, cornea.
| Maxillæ mala inferiore hamata, acuta (Corpus
convexiusculum) . . . 2.
Maxillæ mala inferiore haud Aa ÉreS.
Corpus deplanatum). . . . . . . . Basozra.
{ Mandibulæ extus haud carinatæ. ie suh-
9 elongatus) . . . . . . CRATOCERUS.
Star extus FE ae (Habitus
TÉMUSCUIUS) EU Le PT) BBA GETDIUS-
CRATOCERUS.
Dejean. Spec. IV, p. 12.
Ligula summo apice angustior, setis minus distantibus, vix apice
libera; paraglossæ ei annatæ, membranaceæ, eam longius supe-
Danton latiusculæ, ovatæ, apice rotundatæ, glabræ.
18 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES DRIMOSTOMIDES ET LES CRATOCÉRIDES
Palpi maxillares articulo ultimo fusiformi, magis tenui.
Mandibulæ modice arcuatæ, extus parum rotundatæ, supra convexæ,
declives, extus haud carinatæ.
Mentum fere ut in Brachidio, lobis extus magis rotundatis, epilobis
angustioribus.
Antennæ extus quam in Brachidio minus dilatatæ, articulis 4-10 qua-
dratis, haud transversis, angulis rotundatis.
Tibiæ anticæ nec extus nec apice rotundatæ, hic angulatæ, farsi antici
feminæ articulis quatuor intus oblique productis, longius dentatis;
maris secundo tertioque transversis, brevissime lunatis, valde
emarginatis, primo quartoque quam intermedii angustioribus,
cordatis. :
Caput quadratum, latitudine paulo longius, fronte sutura antica sul-
cisque lateralibus brevioribus profundis ; oculi minus prominuli.
Thorax quadratus, latitudine brevior, sed parum transversus, ante-
rius subangustatus, convexiusculus.
Elytra minus breviter ovata, basi truncata; arcuatim emarginata,
convexa, sulcata, margine basali brevissimo ab humero ad striam
quintam excurrente, cæterum obsoleto.
Prosterni apex posticus utin Brachidio.
Cr. monilicornis. Dejean. Spéc. gén. des Coléopt. IV, p. 14;
Iconogr. des Col. d’Eur. IT, p. 172, fig. 3.
Long. 9 - 10 mill. Les deux sexes; quatre individus du Brésil. J’en-
possède en outre deux individus plus petits (8 m1ll.) dont l’un a été
pris par Squires près de Rio-Janeiro, l’autre vient du Venezuela, et
qui semblent avoir un corselet proportionnellement plus petit et
moins arrondi sur les côtés, maïs qui ne m'ont pas présenté d’autres
différences spécifiques. S'il n’y à pas eu erreur, l'individu du Vene-
zuela qui se trouvait dans la collection Laferté, y aurait été trouvé
par Goudot.
Cr. sulcatus. Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc. 1852, I, p. 77.
Long. 4 1/4 -4 1/2 mill. J’en aï deux individus mexicains qui m'ont
été envoyés par M. Sallé, l’un d’un brun foncé, l’autre d’un brun-rou-
geàtre. M. Dohrn m'en a donné un de couleur claire de Paramaribo,
et dans la collection Laferté, j'en ai trouvé un venant de S“-Cathe-
rine (Brésil) ? qui m’a paru avoir des élytres plus convexes, mais je
n’en suis pas sûr, l'individu étant en mauvais état.
BRACHIDIUS.
Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc. 1852, I, p. 78.
Ligula ut in Basolia, apice magis incrassato, haud tamen dilatato,
”
ET DESCRIPTION D'UN GENRE NOUVEAU DE MORIONIDES. 19
latius truncato, margine apicali infero magis deflexo ; paraglossæ
breviter liberæ, membranaceæ, ovatæ, ligulam haud superantes,
apice angulatæ, hic et supra glabræ.
Maxillæ arcuatæ, apice subhamatæ, acutissimæ.
Mentum lobis externis amplis, extus subparallelis, antice obtuse
lateque rotundatis; epilobis subovatis, lobos non superantibus ;
dente medio trigono, quam in Basolia multo minore, margine haud
carinato, a lobo medio sutura impressa diviso.
Mandibulæ validæ, latiusculæ, porrectæ, extus subangulatæ, apice
incurvo acutissimo, supra planæ, læves, margine externo acute
carinato.
Antennæ breves, crassæ, moniliatæ, articulo primo crasso, cylin-
drico, cæteris multo majore, secundo globoso, utroque glabro,
tertio breviter conico, præcedente dimidio longiore, basi glabro,
cæterum pilis frequentibus adsperso, sequentibus septem tertium
longitudine æquantibus, inter se æqualibus, longitudine latioribus,
transverse quadratis, basi brevissime pedunculatis, angulis baseos
rotundatis, dense pubescentibus, ultimo præcedentibus longiore,
ejusdem latitudinis, quadrato, apice latius rotundato.
Pedes validiusculi, breves, femoribus incrassatis ; fibiæ anticæ apicem
versus valde dilatatæ, apice cum latere externo late rotundatæ,
hoc plurispinoso, spina apicali interna longa, crassa, subarcuata,
apice minus acuta; — farsi crassiusculi, articulis brevibus, antici
in femina articulis primis duobus latissimis, brevibus, transversis,
intus in dentem longum productis; in mare tribus primis breviter
transversis, latissimis, apice arcuatim sat profunde emarginatis,
lunatis, quarto cordato paulo angustiore; quatuor primis subtus
biseriatim squamuloso-papillosis.
Caput breve, subtransversum, angulo antico prominulo, quam in
Basoliis magis producto, fronte utrinque oblique et antice trans-
versim profunde sulcato, oculis valde prominulis.
Thorax transverso-quadratus, anterius subangustatus, subconvexus.
Elytra breviter ovata, basi latissime truncata, subemarginata, hume-
ris rectis, dentatis, convexa, sulcata, apice minus obtuse rotun-
data nec sinuata.
Prosternum pone coxas haud productum, obtuse rotundatum, ibique
punctis duobus piliferis impressum.
J’ai devant moi trois individus de ce genre dont un mâle et deux
femelles, dont l’une se rapporte évidemment à ce mâle, et l’autre est
bien plus large, plus arrondie et paraît différer spécifiquement. Le
crassicornis que j'ai décrit, se trouvant dans la collection du comte de
Mniszech, je ne puis le comparer aujourd’hui, mais, d’après la des-
cription, j'y rapporte au moins provisoirement la paire dont j'ai
90 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES DRIMOSTOMIDES ET LES CRATOCÉRIDES
parlé, quoiqu’ils viennent des îles Philippines, tandis que le type
habite Timor (Moluques); la seconde femelle m'a été donnée par
Schaum comme venant de Poulo-Pinang.
Br. corpulentus. Chaudoir.
Long. 7 1/2 mill. Sur une longueur égale à celle de ma femelle du
crassicornis, mon individu femelle du corpulentus a trois quarts de mil-
limètre de largeur en plus; les côtés du corselet et surtout des élytres
sont plus arrondis et ceux de ces dernières ne sont point parallèles ;
elles sont aussi sensiblement plus convexes, et le corselet est plus
rétréci en avant.
Les Br. crassicornis des îles Philippines que je possède, varient de
6 1/2 à 7 1/2 mill. de longueur. les sexes ne diffèrent ni par la largeur,
ni par la forme.
BASOLIA.
Westwood. Mag. de Zool. de Guérin. Ins. 1835.
Catapiesis. Solier. Ann. de la Soc. ent. de France, 1835, 595,
phA19, EMA
Axinophorus. Gray. Anim. Kingd. XIV, p. 271.
Hololissus. Mannerheim. Bull. des Natur. de Mosc. 1837, IT, p. 43.
Liobasis. Agassiz. Nomencl. entom. Index.
Ligula paraglossis coriaceis, apice perparum liberis supra villosis,
apice ciliatis.
Maæillæ mala inferiore apice obtusa, haud arcuata.
Mentum lobis externis subquadratis, antice subangustioribus, apice
intus oblique truncatis, angulo externo producto, late rotundato,
extus rectis, epilobis angustis, apice obtuso lobum aliquantum
superantibus ; dente medio porrecto trigono, subacuto, lobos subæ-
quante, lateribus marginato, sutura basali nulla.
Mandibulæ porrectæ, valde arcuatæ, acutissimæ, supra convexæ,
læves, extus valde rotundatæ.
Antennæ thoracis basin haud attingentes, articulis tribus primis gla-
bris, primo crasso, versus basin attenuato, cæteris multo longiore,
secundo tertioque conicis, illo breviore, hoc longiore, sequentes
vix superante, apice pilis raris ornato, quarto trapezoidali, sequen-
tibus sex quadratis, latitudine vix longioribus, ultimo breviter
ovato, ultimis octo dense pubescentibus.
Tibiæ anticæ apicem versus sat dilatatæ, angulo externo apicali
rotundato spinoso-dentato, posteriores obsolete canaliculatæ,
tenuiter spinulosæ.
ET DESCRIPTION D'UN GENRE NOUVEAU DE MORIONIDES. 21
Tarsi validi, anteriores quatuor articulis breviter cordatis, vix lati-
tudine longioribus, in mare antici articulis quatuor perparum dila-
taütis, subtus biseriatim squamuloso-papillosis.
Caput mediocre quadratum, angulis anticis extus subprominulis.
Thorax planiusculus, transversim quadratus.
Elytra plana, singulo apice oblique versus suturam fruncato, striis
plus minusve abbreviatis.
Prosternum medium pone coxas longius productum, obtuse rotunda-
tum.
La forme si singulière de ces insectes les a déjà fait comparer aux
Hololepta. On en connaît cinq espèces que je possède toutes. Dans le
Catalogue Harold et Gemminger, le nom de M. Reiche a été placé par
erreur après l’attenuata au lieu du mien. Je dois de plus corriger la
synonymie que ces Messieurs ont donnée ; labrasiliensis n’étant point
la même que la nitida, mais ne différant point de mon elongata.
Ainsi : nitida Solier — lucanoides Mannerheïm; brasiliensis Gray —
elongata Chaudoir.
MORIONIDES.
Un assez gros insecte de l'Afrique australe (pays des Zoulous)
que m'a vendu M. S. Stevens il y a plusieurs années, et qui se
rapproche beaucoup des Séercostoma Murray, m'a cependant
présenté des caractères suffisants pour l'établissement d'un
genre nouveau que j'ai nommé :
STEREODEMA. Chaudoir.
Liqula apice rotundata, bisetosa, paraglossæ longiores.
Palpi labiales articulo ultimo minus brevi nec tam dilatato.
Maxillæ apice obtuse rotundatæ, nec arcuatæ.
Pedes graciliores, femora antica subtus medio subacute angulata ;
tibiæ anticæ apice extus magis dilatatæ, bisinuatæ; intermediæ
extus fortius crenatæ; farsi longiores, articulis minus congestis,
magis elongatis, trigonis, basi valde attenuatis, apice acutius
angulatis.
Habitus fere Ster. Whitei, sed corpulentior, elytris magis cylindricis,
apice declivioribus.
Prosternum inter coxas utrinque marginatum, apice postico biden-
tato — cætera ut in Sfereostomate.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T, XV. 5
29 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES DRIMOSTOMIDES ET LES CRATOCÉRIDES
Les principales différences consistent donc dans l’absence de cro-
chet aux mâchoires, dans la largeur bien moindre du bout des palpes
labiaux et dans la forme grêle et triangulaire des articles des tarses
dont la base est fort amincie, avec les deux angles de l'extrémité
aigus et saillants ; la pointe du prosternum est bidentée.
St. corpulentum. Chaudoir.
Long. 19 mill. Entièrement d’un noir plus ou moins brunâtre assez
terne, surtout en dessus, pubescence des antennes, cils des mâchoires
et des pattes roux. Téle assez petite, carrée, avec des yeux saillants,
hémisphériques, à moitié emboîtés derrière dans un rebord fort mince
de la joue, front lisse, plan, avec un sillon bien sinué de chaque
côté, atteignant la suture imprimée de l’épistôme ; celui-ci plan, en
hexagone très-transversal, entre le sillon et l’œil deux gros points,
base de la tête un peu renflée. Corselet de moitié plus large que la
tête avec les yeux, d’un tiers plus large que long, peu transversal,
atteignant sa plus grande largeur vers le milieu, pas plus étroit à sa
base qu’à son extrémité, à peine échancré devant, régulièrement et
modérément arrondi sur les côtés qui sont sinués avant les angles
postérieurs, ceux-ci sont en saillie aiguë tant sur les côtés qu’en
arrière; angles antérieurs obtus, légèrement arrondis au sommet ;
base prolongée sur le pédoncule et un peu arrondie, fortement sinuée
et échancrée près des angles ; le dessus assez convexe, surtout anté-
rieurement, légèrement ridé en travers ; l'impression transversale
postérieure légèrement indiquée, la ligne médiane très-faible, excepté
près de la base où elle devient un gros sillon; de chaque côté de la
base un fort sillon droit, mais se dirigeant un peu obliquement en
dehors, partant de la base et n’atteignant pas le milieu ; rebord laté-
ral assez mince, rigole étroite, mais assez profonde, portant une
rangée de points pilifères, excepté dans son tiers postérieur. É'cusson
en triangle pointu. Élytres moitié plus larges que le corselet, deux
fois plus longues que larges, base tronquée carrément, côtés paral-
lèles, un peu arrondis près des.épaules qui offrent une petite dent
terminant un commencement d’ourlet partant de l'épaule, mais ne
dépassant pas la cinquième strie dont la base cependant ne l’atteint
pas ; extrémité largement et un peu obtusément arrondie, légèrement
sinuée ; le dessus semi-cylindrique, descendant un peu sur la base et
très-rapidement et fortement vers l'extrémité ; stries profondes, avec
des points ou crénelures assez distantes les unes des autres et qui
s’affaiblissent un peu sur la partie antérieure du disque et dispa-
raissent le long de la base; intervalles lisses, plus convexes sur les
côtés et vers l'extrémité, les 6 premiers larges, le 7° un peu plus
étroit, le 8° de la moitié de la largeur du 7° et plus convexe que les
— ES
ET DESCRIPTION D'UN GENRE NOUVEAU DE MORIONIDES, 23
autres, le 9° très-stroit et plan, avec une rangée de points enfoncés ;
rebord latéral étroit peu relevé et formant un bourrelet marqué d’une
série de points à partir du premier cinquième, delà aux épaules, il se
prolonge en carène fine. Dessous du corps convexe, lisse, à l’excep-
tion d’une rangée de gros points sur chaque bord de la partie du pro-
sternum qui sépare les hanches, et d’une série de points assez mar-
qués qui traverse le milieu de chacun des trois avant-derniers
segments de l’abdomen, et longe le bord postérieur du dernier qui
est fortement sinué de chaque côté; les cuisses sont aussi couvertes
de plusieurs gros points pilifères.
DRIMOSTOMIDES
DICEROMERUS
DRIMOSTOMA
amaroide Boh. (Stomonaxus) . . ..
TABLE DES GENRES ET DES ESPÈCES,
NE Ces pete 12
Chaudoiri Fairm
costatum Laferté
PO em ONIOMCIMOMONO EU TSONETINN
ele fe aile nt eitrune re eee
fuscipes Brullé (Adrimus)
laticolle Boh. (Stomonaxus)
laticolle Laferté (prope Metaxys) . . . .
meæicanum Chevrol. (Diploharpus) . .
pavidum Laferté (Stomonaxus)
13 et 15
13
. 13et1#
Re Re ST UNE de ee 10
MONS RON ct à Ne 41
quadripustulatum Peyron (Abacetus ?) . 43
11
ae EN 13
Schænherri Dej. (Strigomerus) . . . . . 4
SEEN RAM PO EN EI LOGE 12
MOLVOIeS. COR EM DIN 10
HOPRIZOMENUS MEN PRET 8
rufipes Boh. (Stomonaxus)
STOMONAXUS
ceylanicus Nietn. (Drimostoma)
NAPPES 4
marginalis Walker (Drimostoma). . .
orientalis Motsch. (Diceromerus). .
rufipes Boh. (Drimostoma). . . . . . ..
SCUIDUNENNISEIMOISCR EE EEE
otre se CiisrelsNeletnietelts
CRATOCÉRIDES
AXINOPHORUS Gray (— BASOLIÀ) .
s'iertelisdole te)» re) ets) ste oies
sU1/te ele et lee
brasiliensis Gray
elongata Chaud
lucanoides Mann
slot ate eh roles one
s Me)hel lister le reotierlettetts
eo le let'ole toltsliale Mecs
DHD AC ONCAOLEC OMOMC OMC OO
sel helene relate = nelstiens
DB PO NDEON CM OMOT EL Ce Qu
OMOMIOOR OU TAIOMON CAEN T TR ENTT
CATA PIESIS Solier (— BASOLIA). . .
CRATOCERUS
Z'ustlo) jeter sn ' olelteite le elle
COOP ON EONTEOMOMCEOMONOY CS
HOLOLISSUS Mann. (— BASOLIA) . .
LIOBASIS Agassiz (— BASOLIA) . . .
MORIONIDES
STEREODEMA
eebe| et ee nier etes tr in tRte
= neue. elfe, (ere nil
| MATÉRIAUX
POUR UNE
FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE DE L'ASIE SEPTENTRIONALE
PAR
MM. de Sélys-Longchamps et Mac-Lachlan.
PREMIÈRE PARTIE.
ODONATES,
PAR
KT. DE SÉLYS-LONGCHAMPS.
Je n’ai que peu de choses à ajouter aux considérations générales
présentées plus bas par mon ami M. Mac-Lachlan en tête de la partie
des Non-Odonates dont la rédaction lui appartient en entier.
Nous signalons 44 espèces d’Odonates dans l’Asie septentrionale.
Parmi elles 30, soit environ les trois quarts, se retrouvent dans les
limites de l’Europe séparée de l’Asie par la crète de l’Oural et le
Caucase ; et 25, c’est-à-dire plus de la moitié, se rencontrent dans le
territoire restreint de la Belgique.
Si nous considérons les 14 espèces non-européennes dont plusieurs
n'étaient pas décrites, nous trouvons que géographiquement elles
appartiennent à des catégories diverses :
1° Six espèces nouvelles (dont cinq de la Sibérie orientale et une
: de la Steppe des des Kirghis) appartiennent à des formes tout-à-
fait européennes. Ce sont : Æschna serrala, crenata, arundinacea ;
Agrion glaciale, lanceolatum et ecornutum.
26 MATÉRIAUX POUR UNE FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE
2 Trois Gomphines de la Sibérie orientale sont d’un type japo-
nais ou indien, en un mot rappellent la Faune de l’Asie méridionale;
ce sont: Onychogomphus ruptus, Gomphus epophthalmus et Maacki.
3° Quatre espèces de la côte orientale du Kamstchatka se rapportent
à la faune de l’Amérique du Nord. Ce sont : Mesothemis corrupta,
illota, Anax junius et Æschna palmata. Cette dernière seule est
nouvelle, les trois autres se rencontrent en Californie, au Mexique
et dans le Sud des Etats-Unis. M. Hagen a déjà fait remar-
quer que les montagnes du Kamstchatka qui s'élèvent à plus de
5,000 mètres, forment la limite naturelle de la faune européenne ou
mieux paléarctique et que la lisière de la côte au-delà, possède une
faune en grande partie américaine.
4° La Pantala flavescens observée vers la mer d’Ajan (Kamstchatka)
doit être citée séparément. C’est une espèce qui se trouve dans les
deux mondes entre les tropiques, et s’étend plus ou moins au-delà.
M. Mac-Lachlan pense qu’il ne faut pas intercaler parmi les espèces
de l’Asie septentrionale le peu que l’on connait des Iles Kuriles. En
effet, ces îles, formant une traînée allant du Kamstchatka au Japon,
sont situées au Sud du 50° degré, et paraissent posséder une faune
analogue à celle du Japon. Nous ne connaissons de cette provenance
que le Gomphus Kurilis et l’Argia Kurilis, qui n’ont rien de commun
avec la faune paléarctique.
DE L'ASIE SEPTENTRIONALE. 97
Famille F. LIBELLULIDÉES.
1° Sous-famille LIBELLULINES.
1. Pantala flavescens, Fab.
Lib. viridula, Bauvois. — terminalis, Burm: — senegalensis, R. —
analis, de Haan. — Sparshalli, Curtis.
Le D' Hagen l’a reçue du Kamstchatka.
Cette espèce est jusqu'ici sans analogue par la grande étendue de
son habitat. Elle se trouve dans les parties intertropiçcales des deux
mondes, et dépasse notablement cette zône tant au Sud qu’au Nord.
Cependant son indication en Europe reposant sur un exemplaire
anglais de la collection de feu M. Sparshall est certainement une
erreur, à moins qu'il ne s'agisse d’un individu apporté sur un navire
ou transporté par un ouragan.
2. Libellula quadrimaculata, L.
quadripunctata, F.
Sibérie et Kamstchatka (Hagen).
Habite l’Europe, l’Asie mineure, et se retrouve sans aucune modi-
fication dans l’Amérique septentrionale.
3. Orthetrum brunneum Fonsc.
Lib. cærulescens, Fonse. et Sélys (Olim, Excel. syn.)
Irkutzk (Hagen).
Habite l’Europe et l’Asie mineure.
4. Diplax pedemontana, Allioni.
sibirica, Lepechin.
Se trouve dans la grande Tartarie jusqu'en Daourie ; sur les ruis-
seaux et les montagnes à Tochster ; à Irkutzk, etc.
Semblable à celle des Alpes de l’Europe et de l’Asie mineure pour
la taille et l'épaisseur de la bande transverse brune des ailes.
Au Japon, on trouve une race plus grande ayant l’intérieur des
femars postérieurs jaune (noir chez la pedemontana). Je la nomme
D. elata.
5. Diplax flaveola, I. à
Répandue, à ce qu’il parait, dans toute l'Asie boréale : lkutzk,
fleuve Wilni, Amur, Ajan, mer d’Ochotzk, Steppe des Kirghis, etc.
Semblable aux exemplaires de l’Europe et des Alpes arméniennes.
28 MATÉRIAUX POUR UNE FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE
6. Diplax depressiuscula, de Sélys.
Genei, Ramb.
Je possède un exemplaire femelle unique d’'Irkutzk. Il est de
grande taille. Ses aîles marquées de jaune safran à la base sont
lavées de brun enfumé jusqu’au ptérostigma.
Il faudrait examiner un mâle pour être certain que l’ espèce est
identique avec celle de l'Europe méridionale et tempérée. —J’ai pris,
il est vrai, en Belgique un exemplaire, également femelle, dont les
aîles sont encore plus fortement enfumées.
7. Diplax vulgata, L.
Steppe des Kirghis (Hagen).
Je ne l’ai pas vue.
L'espèce habite l’Europe septentrionale et tempérée.
8. Diplax scotica, Donov.
nigra Charp. (nec Vander Linden).
Parait répandue dans toute l’Asie septentrionale : Irkutzk ; fleuve
Wilni; Jénissei; Amur, Steppe des Kirghis.
Semblable aux exemplaires de l’Europe septentrionale et tempérée,
mais souvent de taille un peu plus forte. Plusieurs femelles ont au
nodus, une ombre jaune oblongue peu marquée, comme le voit sou-
vent chez la femelle de la flaveola.
Les individus de l’Amérique boréale semblent ne avec ceux
d'Europe.
N. B. Le D' Hagen (Gaz. Ent. de Stettin, 1856) signale ainsi qu'il
suit une espèce nouvelle d’Irkutzk, connue par une femelle unique :
Ressemble à la vulgata pour la forme et la coloration ; mais avec
les dessins de la striolata. Le bord costal des aîles supérieures et la
base des postérieures jaunes. Écaille vulvaire presque comme chez la
vulgata. Longueur 41 mill. Envergure 71°
Ne serait-ce pas la variété femelle de la scotica dont je viens de
parler ?
9. Leucorhinia rubicunda, I.
Irkutzk et fleuve Wilni.
Habite le nord et quelques parties moyennes de l’Europe.
J’ai examiné huit exemplaires de Sibérie (envoi du D''Maack). Je
ne constate pas les légères différences que le D' Hagen avait cru
reconnaître entre eux et les individus d'Europe.
10. Mesothemis corrupta, Hag. Syn. north amer, n° 3,
page 171.
Ajan, sur la mer d’Ochotzk (Hagen).
DE L'ASIE SEPTENTRIONALE. 29
Je n’ai pas vu les exemplaires.
Elle habite en Amérique le Mexique, l'Illinois et le Texas OCCI-
dental.
Peut-être a-t-elle été transportée sur la côte du Kamstchatka où
elle se serait acclimatée comme la Pantala flavescens et l’Anax junius ?
Elle est en tout cas d’un groupe tout-à-fait américain.
11. Mesothemis illota, Hag. Syn. North Amer, n° 4, page 172.
Une femelle d’Ajan (mer d’Ochotsk (Hagen).
Je fais pour cette espèce la même observation ques pour la précé-
dente dont elle est excessivement voisine. M. Hagen l’a reçue aussi
du Nord de la Californie et du Mexique, et moi du Mexique et de
l'Amérique centrale.
2e Sous-famille, CORDULINES.
12. Cordulia ænea, I.
Irkutzk ; fleuve Wilni; Tomsk ; Kamstchatka. |
Habite l'Europe septentrionale et moyenne, ainsi que l’Algérie.
13.‘ Epitheca arctica, Zetterst,
. Kamstchatka (Hagen).
L'espèce habite l’Europe septentrionale et les montagnes de l’Eu-
rope centrale. Je n’ai pas vu les exemplaires du Kamstchatka.
14. Epitheca bimaculata, Charp.
Irkutzk, fleuve Wilni.
En Europe elle est locale dans le nord, le centre et l’orient.
Chez une femelle d’Irkutzk, de la collection du D' Hagen, les aîles
ne sont pas lavées de re
Famille LH. ÆSCHNIDÉES.
1" Sous-famille. GOMPHINES.
15. Onychogomphus AR de Séiys.
Abdomen cf 36 mill. Q 33. Aîle inférieure gf 27-28; © 31.
Appendices supérieurs cf 3 1/2 ; inférieur 1 1/2 appendices Q 1 mill.
O' adulte. Aîles un peu salies. Costale à peine un peu plus pâle que
la réticulation qui est noire. Ptérostigma brun foncé (long de 4 mill.)
Triangle discoidal des ailes inférieures court.
ANNALES SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, Te XV. 4
30 MATÉRIAUX POUR UNE FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE
Les dessins du corps d’un vert jaunâtre clair, sur fond noir. Tête
jaune ; une fine bordure antérieure à la lèvre supérieure, une bande
basale au front contre les ocelles, le vertex et le derrière des yeux
noirs. Occiput jaune assez élevé, cilié de noir sur les côtés. Thorax
Jaune, ayant en avant six bandes noires très-épaisses presque droites ;
les médianes contiguës, laissant de chaque côté un espace jaune
en forme de 7 ; l’antéhumérale ne touchant pas tout-à-fait les sinus,
séparée de l’humérale par une ligne jaune interrompue avant le
haut; les côtés avec une raie noire complète à la 2° suture, précédée
d’une raie inférieure plus épaisse, ne touchant pas le haut. Abdomen
noir, marqué de jaune ainsi qu'il suit : une bande dorsale sinuée sur
les deux premiers segments ; une tache basale et une médiane au 3°;
une tache basale subtriangulaire aux 4-7°; un cercle terminal étroit
aux 7-9° et la seconde moitié du 10° excepté le bord terminal. En
outre, sur les côtés, une grande partie des 1° et 2° segments avec les
oreillettes, une tache basale aux suivants jusqu’au 7°, une médiane
au 7°, et une plus grande aux 8-9° qui sont notablement dilates.
Pieds noirâtres ; femurs postérieurs longs de 7 mili.
Appendices anals noirâtres, plus clairs en dedans ; les supérieurs
ayant le double du dernier segment, courbés en crochets elliptiques
comprimés. Le bout, vu de côté, est arrondi, élargi, échancré, de
façon à former le commencement d’une branche externe inférieure
plus courte que l’interne (supérieure) et se terminant à angle droit.
Appendice inférieur ayant un peu plus du tiers des supérieurs. Vu en
dessus, il est divisé en deux branches presque parallèles, assez écar-
tées l’une de l’autre, un peu aplaties au bout. Vu de profil, il est
penché en bas dans sa moitié basale non fendue, recourbé ensuite en
haut, et le bout extrême un peu penché.
d jeune. Aïîles un peu ocracées à la base et jusqu’au nodus. Ptéro-
stigma jaune pâle.
Q jeune. Lièvre supérieure non-bordée de noir. Aîles comme chez
le jeune mâle. Costale brune ; abdomen non étranglé au 3° segment,
peu dilaté au bout, les taches jaunes un peu plus larges ; les basales
des 3-7° prolongées sur l’arète dorsale, le 10° segment jaune, terminé
par une forte protubérance conique entre les appendices. Ceux-ci
cylindriques très-pointus, bruns, ayant presque le double du dernier
‘segment. Pieds bruns. Écaille vulvaire très-courte, divisée en deux
petites lames triangulaires contiguës.
Patrie : Région du fleuve Amur (coll. Hagen.) — Irkutzk, par le
D' Maack (coll. Sélys et Mac-Lachlan.)
N. B. J'ai décrit anciennement dans la Monographie des Gom-
phines l’espèce d’après le mâle jeune et sans appendices anals de la
collection Hagen. La connaissance des mâles adultes et complets
montre que cette espèce, qui ressemble beaucoup à l’uncalus d'Eu-
ü
ù
, DE L'ASIE SEPTENTRIONALE. 31
rope pour la coloration, est très-extraordinaire par la construction
de l’appendice inférieur du mâle, dont les branches sont notablement
écartées et très-courtes. Dans un autre groupe très-différent par la
prédominance du jaune dans la coloration du corps, j'ai signalé
(Ann. Soc. Ent. belge, t. XIV.) le mâle véritable de l’O. Genei d’AI-
gérie, dont l’appendice inférieur à branches écartées constitue une
exception semblable à ce que j'avais cru un caractère fixe dans le
sous-genre Onychogomphus. En prenant trop à la lettre cette dévia-
tion exceptionnelle, on devrait placer les O. Genei et ruptus parmi
les Heterogomphus, mais la construction des appendices supérieurs
et l’ensemble de la stature et de la coloration ne laissent aucun doute
que leur place véritable est parmi les Cnychogomphus.
‘Or je suis d’avis que, lorsque Ia place naturelle d'une espèce est
évidente, cette considération doit l’emporter sur la rigueur littérale
des caractères diagnostiques (et souvent empiriques) attribués à une
coupe systématique.
16. Ophiogomphus serpentinus, Charp.
Irkutzk, un mâle (coll. Sélys) par le D' Maack, Sibérie (Hagen).
Semblable aux exemplaires d'Europe.
17. Gomphus flavipes, Charp.
Irkutzk; Amur.
J’en ai vu une douzaine d'exemplaires. Chez quelques-uns les
parties noires du thorax sont un peu plus épaisses que chez les types
d'Europe. Le noir forme souvent une raie transverse au rhinarium
et une fine bordure à la lèvre supérieure.
15. Gomphus epophthalmus, de Sélys.
Abdomen G°33-36 mill. © 37. Aîle inférieure G' 32-33. © 34.
Appendices supérieurs Gf 2, inférieur } 3/4. Appendices Q 1 mill.
Aîles un peu salies, légèrement ocracées à la base. Costale jaune
en dehors (©) brune (©) ; ptérostigma brun, surmontant 5-6 cellules,
long de 4 à 4 1/2 mill.; bord anal des inférieures du g' assez échancré.
© Occiput un peu arrondi, jaune cilié de noir. Toute la tête noir»,
excepté une large bande transverse jaune occupant presque tout le
front ; le vertex et deux petites taches derrière les yeux de même cou-
leur. Thorax jaune avec six raies noires épaisses en avant. Les
médianes contiguës, ayant un prolongement médian vers le pro-
thorax ; l’antéhumérale et l’humérale très-rapprochées, presque tou-
jours confluentes par un point vers le haut. Sur les côtés, une ligne
noire courte inférieure à la première suture et une complète à la
2° suture. Poitrine noire, Abdomen noir marqué de jaune ainsi qu’il
suit : Une bande dorsale maculaire sinuée sur les 1-3° segments, une
tache basale courte pointue aux 4-7° ou 8°, un cercle terminal étroit
92 MATÉRIAUX POUR UNE FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE
aux 7-8°; une tache transverse terminale au 9°. En outre sur Les côtés
des taches aux trois premiers segments, les oreillettes, une petite
tache au 8°, une plus grande au 9°; ces deux segments notablement
dilatés.
Appendices anals noirs, de la longueur du 10° segment, divariqués.
Les supérieurs assez minces, cylindriques, plus épais à la base en
dessous, courbés d’abord en haut, puis en bas. Vus de profil, leur
extrémité mousse en dessus se relève subitement en une petite pointe
aiguë. Appendice inférieur à peine plus long, à branches épaisses,
aussi divariquées que les supérieurs, à extrémité mousse. Vus de
profil, les branches portent en dessus un peu après le milieu une forte
dent presque recourbée en arrière, Pieds noirâtres robustes. Femurs
postérieurs longs de 8 mill.
© Occiput formant au milieu un angle très-obtus. Derrière des
yeux portant près de l’occiput de chaque côté un gros tubercule sub-
conique mousse presque pédicellé. Abdomen épais, noir, rétréci au
3° seoment. Les taches dorsales basales jaunes des 4-7° segments
prolongées en ligne étroite sur une grande partie de ces segments,
dont les côtés portent une bande maculaire analogue à celle des trois
premiers. Appendices anals noirs cylindriques pointus, aussi longs
que le 10° segment qui se termine entre eux par un gros tubercule
qui est jaunâtre en dessus. Écaille vulvaire noire, fendue dans sa
seconde moitié en deux lamelles divariquées mousses, n’atteignant
pas la moitié du 9° segment.
Patrie. 1rkutzk par le D' Maack, (coll. Sélys et Mac-Lachlan).
N. B. La découverte de cette espèce est bien importante pour la
classification. Elle à au premier abord la plus grande analogie avec
le G. vulgatissimus d'Europe, mais elle s’en distingue de suite,
d’abord par la face noire, mais surtout par la forme des appendices
du mâle et les tubercules postoculaires de la femelle. Cette femelle
est très-voisine de celle du G. postocularis Sélys, du Japon, dont le
mâle inconnu porte sans doute des appendices anals dans le genre de
ceux de l’epophthalmus.
L'espèce du Japon en diffère par les deux grandes taches de la
lèvre supérieure, les coins de la bouche et trois taches au nasus
jaunes ; et par l’écaille vulvaire plus courte. La présence chez les
femelles de tubercules postoculaires près de l’occiput se retrouve
chez les trois espèces de la Nouvelle Hollande dont j’ai formé le sous-
genre Austrogomphus; mais chez les mâles de ces Austrogomphus les
appendices supérieurs ont une forte dent basale penchée en bas, et
les appendices inférieurs ne sont pas divariqués et ne portent pas de
dent médiane en dessus. Cette dent dé l’epophthalmus rappelle celle
des Onychogomphus et des Cyclogomphus. En résumé, la découverte
DE L'ASIE SEPTENTRIONALE 39
des G. epophthalmus et Maacki d'Irkutzk me paraît devoir conduire
à la suppression des sous-genres Cyclogomphus et Austrogomphus.
19. Gomphus Maacki, de Sélys.
G' Abdomen 35 mill.; aîleinférieure 29; appendices supérieurs 1 1/2:
inférieur 1 1/4.
Aîles un peu salies; costale noire en dehors; ptérostigma brun,
surmontant quatre cellules (long de 3 mill. 8/4).°
Bord anal peu échancré, l’angle presqu'arrondi; 13-14 antécubi-
tales aux supérieures ; 9-11 postcubitales.
Occiput obscur, uu peu relevé au milieu, cilié de noir, avec une
tache jaune en arrière; le reste de la tête noir, excepté une assez
large bande transverse jaune verdâtre occupant presque le front, et
une autre traversant la lèvre supérieure et les coins de la bouche,
enfin la base et les côtés de la lèvre inférieure également jaunâtres.
Thorax jaune verdâtre avec six raies noires épaisses en avant; les
médianes contiguës ayant un prolongement médian vers le prothorax ;
l’antéhumérale et l’humérale très-rapprochées, confluentes par un
point avant le haut. Sur les côtés, une ligne noire courte inférieure à
la première suture et une autre complète à la 2°. Poitrine noirâtre
avec des marques plus pâles. Abdomen renflé à la base, notablement
dilaté aux trois avant-derniers segments, noir marqué de jaunâtre
ainsi qu'il suit : une raie dorsale maculaire large sur les deux pre-
miers segments, étroite sur les autres jusqu’au 7° où elle est presque
nulle ; un cercle terminal étroit aux 7-9°. En outre, sur les côtés, des
taches aux trois premiers segments, les oreillettes, un point basal aux
4-6°, une tache médiane au 7°, la même tache très-large et margi-
nale aux 8 et 9° segments. Pieds noirâtres, robustes ; femurs posté-
rieurs longs de 7 mill.
Appendices anals noirâtres, de la longueur du 10° segment. Les
supérieurs parallèles, non divariqués, en fuseau à pointe pâle, épais-
sis en dessous au milieu en lamelle, à l'extrémité de laquelle se
détache intérieurement une petite branche très-pointue. Appendice
inférieur un peu plus long que la pointe normale des supérieurs
(moins longs si l’on compte leur branche interne aiguë). Il est four-
chu, à branches épaisses très-divariquées mousses à leur extrémité.
Q Inconnue.
Patrie. Irkutzk par le D'Maack.Un mâle unique.Coll.Mac-Lachlan.
N. B. Ressemble assez à l’epophthalmus qu’il imite par la stature
et la coloration. Il en diffère par les appendices supérieurs non diva-
riqués, l’inférieur dont les branches ne portent pas de dent médiane,
la forme et la couleur de l’occiput, la bande jaune qui va d’un coin
de la bouche à l’autre à travers la lèvre supérieure, les bandes jaunes
sumédianes du thorax en 7 comme chez lui, mais s’arrêtant en haut
34 MATÉRIAUX POUR UNE FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE
près des sinus antéalaires sans communiquer avec la tache jaune qui
forme le sommet de la raie humérale. Cette disposition se retrouve chez
le G. occipitalis et chez le Cyclogomphus ypsilon de l'Inde, auxquels le
G. epophthalmus ressemble encore par les appendices anals supérieurs
rapprochés et munis d’une dent interne formant le commencement
d’une bifurcation.
C’est, comme l’epophthalmus, une espèce qui parait devoir amener
la suppression du sous-genre Cyclogomphus, dont elle diffère prin-
cipalement par la disposition des bandes latérales noires du thorax.
Lorsque la femelle sera connue, l’existence ou la non-existence de
tubercules postoculaires déterminera la place exacte de cette espèce ;
mais pour le moment je la crois intermédiaire entre le groupe du
Gomphus occipitalis et celui des Cyclogomphus.
2° Sous-famille ÆSCHNINES.
20. Anax junius, Drury.
spiniferus, Ramb.
Kamstchatka (Hagen).
Cette espèce est répandue dans une grande partie de l'Amérique
septentrionale et aux îles Sandwich.
Les exemplaires sont de grande taille.
91. Anax formosus, Vander [..
Æ. azurea Charp.
lunata Kolen. Bullet. Moscou 1856.
Steppe des Kirghis (Kolenati).
D'après la description très-peu caractéristique donnée par M. Ko-
lenati, il me parait que ce ne peut-être que le formosus. La taille
serait un peu plus forte.
99, Æschna palmata, Hagen (Gaz. Ent. Stett. 1856.)
Kamtschatka vers la mer d’Ochotzk. (Hagen).
Je ne connais pas cette espèce, dont M. Hagen n’a vu qu’un seul
mâle. Elle est du groupe de la cyanca (d'Europe) et très-voisine de
la constricta Say de l'Amérique boréale, par ses formes, sa coloration,
sa taille et ses appendices. M. Hagen l’en sépare parce que le nom-
bre des nervules antécubitales est beaucoup moins considérable,
qu'il n'y a pas de bandes claires sur le devant du thorax et que les
pieds sont tout noirs.
93. Æischna serrata, Hagen (Gaz. Ent. Stett. 1856).
Steppe des Kirghis à Dschergain. | (LS
Je ne la connais pas. M. Hagen a examiné un mâle qui est voisin
%-
DE L'ASIE SEPTENTRIONALE. 35
de la crenata (n° 24) par ses formes, sa coloration, sa taille et ses
appendices anals. Elle en diffère par la queue fine du T noir du
front, par le ptérostigma encore plus court, plus étroit et par l’ap-
pendice anal inférieur très-court et large.
M. Hagen suppose que ces deux espèces sont d’un groupe proba-
blement propre à l’intérieur de l’Asie.
J’ajouterai que, si ce groupe diffère de celui de la juncea par le
ptérostigma plus court, lÆ. microstigma Schn. de Corfou et de
J’Asie-mineure en serait l’expression exagérée, son ptérostigma étant
plus court que celui d’aucune autre espèce de l’Ancien Continent.
24. Æschna. crenata, Hagen (Gaz. Ent. Stett. 1856 et 1857.)
g' Abdomen 55 mill.; aîle inférieure 48; appendices supérieurs 5 1/2,
inférieur 4.
Irkutzk. Fleuve Wilni.
Espèce très-voisine de la juncea.
oO Je trouve qu'il en diffère par les caractères suivants:
1° La côte ou carène dorsale des appendices anals supérieurs
forme 4 à 5 dents obtuses en arrivant près de leur extrémité. (Cette
côte est lisse chez la juncea.)
2° L’appendice anal inférieur est un peu plus long, un peu plus
rétréci avant son extrémité.
3° La nervure costale brune en dehors (jaune chez juncea).
4° Le ptérostigma un peu plus court (long de 3 1/2 null.).
5° La tache noire en T du dessus du front s’arrête à la carène qui
sépare le dessus du devant du front (chez la juncea elle déborde un
peu cette carène).
Le D' Hagen avait cru d’abord que la membranule blanche était
aussi un caractère distinctif; mais le second exemplaire qu'il a reçu
du fleuve Wilni lui a prouvé que la crenata peut avoir également la
membranule comme la juncea. Chez cetexemplaire, le bout des appen-
dices supérieurs était un peu plus allongé et les dents de leur carène
plus nombreuses.
L’exemplaire de M. Mac-Lachlan que je viens de signaler, alamem-
branule noirâtre, blanchâtre à la base. Mon collaborateur remarque
que les bandes du thorax sont bleues, et plus larges que chez la
juncea où elles sont jaunes, mais cette différence n’est pas tout à fait
constante, car je possède plusieurs exemplaires de la juncea d'Europe
et de Sibérie, où elles sont en parties bleuâtres et larges comme chez
la crenata.
© M. Mac-Lachlan m'a communiqué un exemplaire d’Trkutzk qu'il
suppose être la femelle ; mais je doute encore qu’il y appartienne, car
il ne me paraît pas différer d’un autre exemplaire que j’ai reçu de la
même localité, si ce n’est que l'extérieur de la costale est jaunâtre
36 MATÉRIAUX POUR UNE FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE
obscur (jaune chez juncea) et, quant à la forme du T du front, elle est
variable chez la femelle de la juncea. Les dimensions de ces deux
femelles fort petites sont les suivantes :
Abdomen 51 mill.; aîle inférieure 44; ptérostigma 4 1/2. Chez
l’exemplaire de M. Mac-Lachlan il n’y a qu'une nervule dans le
triangle discoïdal des supérieures. »
L’_Æschna clepsydra Say, du Canada, ressemble excessivement à la
crenata. Elle en diffère surtout parce qu'il n’y a pas de ligne noire
sur la suture entre le front et le nasus.
25. Æschna juncea, L.
pieta Charp.
Irkutzk ; M. Hagen l’a reçue aussi du Kamstchatka et de Norton
(Amérique arctique.)
Elle habite le nord et les montagnes de l’Europe et se retrouve
dans la Transcaucasie.
La juncea varie beaucoup pour la taille, la largeur des bandes
jaunes, verdâtres ou bleuâtres du thorax, le T noir du front, la lèvre
supérieure bordée de noir ou non, la membranule, la forme du bout
des appendices supérieurs du mâle, la longueur et la forme de ceux
de la femelle.
Parmi les exemplaires rapportés d’'Irkutzk par le D' Maack, il y a
des mâles de petite taille et à bandes latérales du thorax larges et
bleuâtres, que j'eusse au premier abord rapportés à la crenata dont
ils ne se distinguent que par la carène dorsale des appendices non
dentelée, et par la nervure costale jaune. — A l’article de la crenata,
je parle des exemplaires femelles de cette petite variété.
26. Æschna arundinacea de Sélys.
O D'Irkutzk (coll. Mac-Lachlan).
Ne connaissant pas le mâle, j'hésitais à décrire cet exemplaire uni-
que sous un nom nouveau; mais je me range à l’opinion de M. Mac-
Lachlan, qui le croit distinct de la juncea.
Il diffère des juncea de Sibérie par sa taille très-forte (abdomen 53;
aîle inférieure 48, large de 16; ptérostigma 5 ; appendices anals5.) Ce-
pendant certaines juncea d'Europe atteignent ces dimensions, maisnon
la grande largeur de l'aile inférieure. Il est encore caractérisé,
1° par l’absence de ligne noire à la suture entre le front et le nasus ;
2 les aîles entièrement lavées de brun clair enfumé excepté au bout ;
3° les bandes jaunes latérales du thorax très-larges, à peu près
comme chez la cyanea.
Par l’absence de ligne noire entre le front et le nasus, elle se rap-
proche de la clepsydra du Canada. Il y à 18 antécubitales et 14 post-
cubitales aux aîles supérieures.
DÉ L'ASIE SÉPTENTRIONALE. 37
97. Æschna borealis, Zetterst.
Fleuve Wilni (Hagen). Je n’ai pas vu les types.
L'espèce habite en Europe la Scandinavie, l'Écosse et quelques
montagnes de l’Allemagne. Elle est rare et locale. On l’a retrouvée
à Sitka, (Amérique arctique occidentale.)
La description que j’ai donnée dans la Revue des Odonates, laisse
à désirer sous quelques rapports, et alors je ne connaissais pas la
femelle que M. Mac-Lachlan vient de me communiquer. La confusion
possible de la borealis avec la juncea et avec la mixta m'engage à en
donner une diagnose comparative, résultat d'une étude assez longue.
Juncea, L:
1. Base des appendices supérieurs
du ‘en dessous non renflée,
ou à peine renflée (comme chez
la mixta).
2. Les yeux beaucoup plus conti-
gus, leur partie contiguë égale
le double de la longueur du
triangle occipital par lequel ils
sont entamés. (Moins contigus
que chez mixta où le triangle
occipital égale le tiers de Ia
partie contiguë).
3. Pieds noirs ou noirâtres, les
femurs seuls plus ou moins
bruns en dehors.
5. Les deux bandes jaunes ou
bleuâtres des côtés du thorax
plus larges, longues, bordées de
noir. (Chez mixta ces bandes
sont encore plus larges).
6. Membranule noirätre, presque
toujours blanchâtre à la base.
(Chez mixta toujours blanche
à la base).
7. Nervure costale jaune en de-
hors.
Borealis, Zett.
1. Base des appendices supérieurs
du cf‘ en dessous avec un petit
renflement dans le genre de
l’affinis, mais moins prononcé.
Appendices anals de la © un
peu plus courts que chez la
mixte.
. Les yeux beaucoup moins con-
tigus, le triangle occipital par
lequel ils sont entamés, égale
presque la partie contiguë..
4. Pieds brun-noirâtre en dedans,
l’extérieur des femurs et des
tibias brun roux. (Tibias noirs
chez mixta).
5. Les deux bandes bleuâtres des
côtés du thorax étroites, mal
arrêtées, plus courtes, non en-
tourées de noir.
6. Membranule noirâtre ou gris
noirâtre unicolore.
7. Nervure costale brune en dehors
(comme chez mixta).
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV. 5
38 MATÉRIAUX POUR UNE FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE
8. Ptérostigma un peu plus long. 8. Ptérostigma un peu plus court,
du moins chez le cf (à peu près
comme mixta). Chez la Q il est
comme junceu.
9. Secteur sous-nodal presque 9. Secteur sous-nodal presque
toujours bifurqué sous le pté- toujours non-bifurqué. (Tou-
rostigma. jours bifurqué chez mixta).
10. Taille plus grande. 10. Taille plus petite (comme
mixta). Femelle : abdomen 45".
aîle inférieure 40, ptérostigma
4 1/2, appendices 4.
28. Æschna mixta, Lat.
Steppe des Kirghis (Hagen).
Elle se trouve aussi dans l’Europe tempérée et méridionale et en
Algérie.
29, Æschna viridis, Eversm.
Steppe des Kirghis (Hagen).
Espèce locale en Allemagne et dans la Russie méridionale entre le
Volga et l’Oural.
30. Æschna grandis, L.
Steppe des Kirghis (Hagen).
Habite l’Europe septentrionale et moyenne.
Famille I. AGRIONIDÉES.
1" Sous-famille, CALOPTÉRYGINES.
31. Calopteryx virgo, L.
virgo et Vesta, Charp.
Irkutzk.
J'ai reçu trois exemplaires jeunes qui paraissent appartenir à la
race septentrionale, se rapprochant un peu de la race festiva de
l'Orient, par les aîles du mâle assez élargies et le faux ptérostigma
blanc de la femelle bien marqué.
La C. virgo est de toute l’Europe, de l'Algérie et de l’Asie mineure.
32. Calopteryx splendens, Harris.
parthenias, Charp.
ludoviciana Leach.
DE L'ASIE SEPTENTRIONALE. 39
Irkutzk; un couple de la race septentrionale.
L'espèce habite l’Europe, l’Algérie et l'Asie mineure.
2° Sous-famille. AGRIONINES.
33. Lestes sponsa, Hans.
forcipula Charp.
Agrion spectrum, Kolenati (teste Hagen).
Irkutzk.—Fleuve Wilni— Région de l’Amur — Steppe des Kirghis.
Varie de taille, comme en Europe. Le D' Hagen a constaté que
l’Agrion spectrum, Kolenati y appartient.
34. Sympicna fusca, Vander Linden.
phallatum Charp.
Irkutzk.
Se trouve en Europe, en Algérie et dans l’Asie mineure.
39. Erythromma najas, Hanss.
A. chloridion. Charp.
— Lehmanni? Kolenati.
Irkutzk.
Le mâle que j'ai reçu est petit. Il est remarquable parce qu'il
existe une bande antéhuinérale roussâtre assez longue, qui, chez les
exemplaires d'Europe est nulle, ou réduite à un vestige court infé-
rieur. Abdomen : 25 1/2 mill., aîle inférieure 18.
L'espèce habite le nord et le centre de l’Europe. Elle se trouve
aussi dans la Steppe des Kirghis, si c’est, comme je le crois, l’Agrion
Lehmanni de Kolenati.
86. Ischnura pumilio, Charp.
Irkutzk.
Habite l’Europe moyenne et méridionale, l’Algérie et l’Asie
mineure. Les femelles appartiennent à la var. aurantiaca Sélys.
37. Ischnura elegans, Vander L.
tuberculatum, Charp.
Irkutzk.
Je n’ai vu qu'un mâle. Il estsemblable à ceux qui habitent l’Europe
et l’Asie mineure.
38. Agrion cyathigerum, Charp.
hastulatum Ramb. (excel. syn.)
Charpentieri de Sélys (olim).
40 MATÉLIAUX POUR UNE FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE
Irkutzk — Région transbaikale — Kamstchatka — Steppe des
Kirghis. |
J’ai reçu deux mâles d’Irkutzk. Chez l’un, la tache en T du second
segment a une tige très-épaisse; chez l’autre la tige est presque
nulle.
Commun dans presque toute l’Europe.
39. Agrion concinnum, Johanson. Odon. Suec. p. 106, n° 7,
Hissinger, Finland Libell. p. 120, n° 3. |
Abdomen © 23 ; 0 23,24 mill. ; aîle inférieure Gf 17 ; © 18,19 mill.
Ptérostigma médiocre, brun foncé au centre, plus pâle à l’entour,
en lozange en dedans, un peu arrondi en dehors, ne couvrant pas
tout à fait une cellule.
Bord postérieur du prothorax à peine sinué, le lobe postérieur sub-
triangulaire large, légèrement évidé au milieu.
g Noir varié de bleu. Dessus et derrière de la tête noirs; taches
postoculaires pyriformes et, entre elles, une ligne occipitale bleue.
Bords du prothorax bleus. Devant du thorax noir avec une bande
antéhumérale entière plus large inférieurement, les côtés bleus avec
une ligne courte supérieure à la 1" suture et une étroite complète et
la poitrine noires. Abdomen court, bleu varié de noir ainsi qu'il suit :
au 1‘ segment une tache basale carrée en dessus et sur les côtés un
trait oblique touchant presque les deux bouts ; au 2°, une tache four-
chue antérieurement dont les branches latérales touchent la base,
cette tache très-épaisse de côté et son côté postérieur (transverse)
touchant le bord postérieur du segment par une queue fine ou bien ne
le touchant pas (en un mot en Uou en V anguleux.) La seconde moitié
des 3-5°, le tiers du 6° noirs en dessus, et cette couleur se réunissant
un peu avant le bout avec une large bande latérale inférieure et le
ventre, qui sont également noirs depuis la base de l’abdomen. Le 7°
tout noir, excepté une lunule basale latérale ; 8-9*bleus avec une fine
ligne latérale noire ; 16° noir, à bord postérieur formant une échan-
crure très-large subtriangulaire.
Appendices anals noirs, courts ; les supérieurs bifides, trigones ;
le bout un peu courbé en dedans, la branche inférieure assez mince
et portant la partie membraneuse quadrangulaire roussâtre. Appen-
dices inférieurs un peu plus longs, bifides, la branche inférieure
obtuse, la supérieure en hameçon trigone, courbée en dedans.
Pieds blanc verdâtre; dessus des femurs avec une large bande,
tibias avec une ligne parfois maculaire noires.
Q Lèvre supérieure jaunâtre, les deux lignes noires des côtés du
thorax épaisses, surtout la 2° au milieu. Les côtés du thorax marqués
de noir d’une manière analogue au mâle, mais occupant plus d’es-
pace en dessus. La tache basale du 1" segment touchant le bout par
DE L'ASIE SEPTENTRIONALE. 41
une queue dorsale; au 2° une bande dorsale d’un bout à l’autre,
élargie avant le bout ; les 3-7° noirs en dessus, excepté l’extrème
base sur les côtés ; le 8° noir excepté le bout; la première moitié
du 9° noire en dessus, cette couleur quadrifide postérieurement;
10° bleu, son articulation basale noire, son bord postérieur un peu
fendu. Sur les côtés, la raie noire existe sur tout l’abdomen jusqu’au
8° segment, séparée du noir du dos (excepté en arrière) et du noir du
ventre par une raie marginale jaune.
Appendices anals petits, blanchâtres.
Q jeune. Le bleu du corps remplacé par du rougeître.
Patrie. Scandinavie vers le 60° degré ; découverte par M. Johanson
en Suède dans le Westermanland, en Finlande par M. Hissinger en
juin et juillet.
Prise à Irkutzk et au fleuve Amur, par le D' Maack.
N. B. Je donne une description étendue de cette espèce paléarc-
tique parce qu’elle m'était inconnue lors de mes publications sur les
Odonates d'Europe. Elle est distincte de toutes les autres espèces
européennes par le thorax noir en dessous, la raie oblique latérale
des côtés du 1° segment et la bande noire également latérale des
segments suivants.
Chez les À. pulchellum et puella (auxquels le concinnum ressemble
par ses deux variétés dans la tache dorsale noire du 2° segment en
U anguleux ou en V épais) il y a, il est vrai, aux 3-6° segments un
prolongement latéral de la tache postérieure noire, mais Îles côtés du
1°" segment n’ont aucune marque noire, et, aux 3-7°on ne trouve pas
non plus cette bande noire isolée antérieurement qui suffit pour
caractériser le concinnum.
Excepté cette bande latérale noire, l’abdomen en dessus rappelle
beaucoup celui des A. scitulum, cœrulescens et mercuriale, dont il a la
taille, mais chez ceux-ci la tache dorsale noire du 1* segment
touche ses deux bouts. \
D'après la description du D' Hagen, son Agr. interrogatum de
l'Amérique arctique, dontune femelle incomplète est seule connue, au-
rait beaucoup d’analogie avec le concinnum par la raie noire latérale
des 1-3° segments (les autres manquent), ainsi que par la seconde
ligne noire des côtés du thorax. La seule différence notable serait la
raie humérale bleue très interrompue en point d'interrogation ; mais
chez un exemplaire femelle du concinnum cette disposition est déjà
indiquée.
40. Agrion glaciale, Hagen.
Agrion nov. sp. Hag. Gaz. Ent. Stett. t. 19, p. 97, n°9, (sans des-
cription).
42 MATÉRIAUX POUR UNE FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE
Abdomen œ 19-21, © 20-22 mill. Aîle inférieure Gf 14-15;
© 15-17 mill.
Ptérostigma médiocre brun foncé au centre, plus clair à l’entour,
un peu allongé, un peu arrondi en dehors, ne couvrant pas tout à fait
une cellule,
Bord postérieur du prothorax presque droit; le lobe postérieur
large, court, arrondi, un peu évidé au milieu (g) ou épaissi au
milieu (Q).
g' Noir bronzé varié de bleu. Dessus et derrière de la tête noirs, les.
taches postoculaires pyriformes bleues assez allongées et entre elles
une ligne occipitale de même couleur. Bords du prothorax bleus.
Devant du thorax noir avec une bande antéhumérale entière un peu
plus large inférieurement; les côtés bleus ayant à la 1" suture une
ligne courte supérieure, suivie d’un point, et à la 2°, une ligne étroite
complète noires ; le dessous pâle. Abdomen court, varié de bleu et de
noir. 1° segment bleu avec une tache basale dorsale carrée ; 2° avec
une tache fourchue peu épaisse, isolée, en U anguleux, dont les bran-
ches ne touchent pas tout à fait la base ; 3° bleu, ses trois quarts pos-
térieurs noirs en dessus, cette couleur un peu dilatée avant le bout ;
4-7° noirs en dessus excepté à l’extrêème base, où la couleur bleue
forme un anneau étroit ; 8° bleu ; 9° noir en dessus, bleu à la base ;
10° bleu sur les côtés seulement; son bord postérieur formant une
échancrure triangulaire bordée de bleu. Les côtés de l’abdomen en
dessous sont jaunâtres.
‘ Appendices anals supérieurs très-courts, bifides ; la partie supé-
rieure noire, courte, en tubercule coupé obliquement en dedans au
bout, puis un peu courbé inférieurement ; la partie inférieure bru-
_—
a F . ar:
DS oi ES NMELS
À r . . » r . L
nâtre allongée vers la base des appendices inférieurs, étroite, un peu
recourbée et excavée. Appendices inférieurs noirs, jaunes à la base,
presque aussi longs que le 10° segment, en crochets minces peu
courbés, un peu inclinés en haut et en dedans au bout.
Pieds blanchâtres ; dessus des femurs et une ligne étroite aux tibias
noirs. |
© Lèvre inférieure olivâtre; la coloration du reste du corps proba-
blement d’un bleu moins pur que chez le mâle. 2° segment avec une
bande dorsale noirâtre épaisse ne touchant pas tout à fait la base,
deux fois dilatée latéralement ; les 3-7° à peu près comme chez le
mâle ; 8° noir en dessus, cette couleur rétrécie à la base ; 9-10° noirs
en dessus, ce dernier fendu. Appendices anals jaunâtres, coniques,
assez épais. La ligne noire des tibias rudimentaire.
Q jeune. Ptérostigma jaunâtre.
o' var. Les branches latérales de la tache en U du 2° segment un
peu séparées de la branche transversale postérieure.
DE L'ASIE SEPTENTRIONALE. : 43
Patrie. Le nord d'Irkutzk, au fleuve Wilni (par 64°) dans la direc-
tion de Jakalyk, par le D' Maack. (coll. Sélys et Hagen.)
N. B. Aussi petit que le pumilio. C’est l’espèce la plus voisine de
l’A. armatum. Le mâle s'en distingue par le prothorax à lobe posté-
rieur non prolongé, par l’échancrure du 10° segment très-étroite et
par les appendices inférieurs non dilatés en spatule. Quant aux cou-
leurs, .le glaciale se sépare de l’armatum par la tache en U dont le
côté transverse postérieur est isolé du bord postérieur (réuni très-
largement avec lui chez armatum).
La femelle s’en distingue par le même caractère du prothorax non
prolongé, et la tache dorsale du 2° et du 8° segment touchant presque
la base.
Le type mâle à la tache en U du 2° segment comme puella. Chez la
variété signalée, elle est comme chez lunulatum, maïs confluente avec
le bord postérieur par une queue presqu’aussi large qu’elle (et non
en T à queue fine).
Les exemplaires décrits par le D' Hagen ont aux côtés du 2° et du
8° segment un point noir, ce qui est un rapprochement de plus avec
l’armatum.
La petite taille et le point noir à la suite du trait de la première
suture des côtés du thorax séparent le glaciale femelle de l’hastulatum
et des espèces voisines.
41. Agrion lunulatum, Hagen.
Sibérie transbaikale — Région du fleuve Amur — Kamstchatka.
En Europe, il habite la Scandinavie, l'Allemagne et la Belgique.
42. Agrion hastulatum, Charp.
Sibérie (Hagen).
N'ayant pas vu les exemplaires Sibériens de cet Agrion qui est
commun en Scandinavie, en Allemagne et en Belgique, je l’énumère
ici sur l’autorité du D' Hagen, ce qui, dans ce cas spécial, laisse sub-
sister quelque doute, parce qu’il n’a pas connu l'existence de la race
. ou espèce voisine que je décris plus bas sous le nom d’A. lanceolatum,
et qui habite la même contrée.
43. Agrion lanceolatum, de Sélys.
Abdomen 26-27 1/2 mill.; aîle inférieure, 19-20 mill.
d Très-voisin dé l’A. hastulatum. IL en diffère comme suit :
1° La tache noire dorsale en T du 2° segment est plus épaisse,
pointue en avant, de sorte qu’elle forme un triangle (avec une
queue fine touchant le bord postérieur). Les deux lignes latérales
de l’hastulatum manquent tout à fait.
2° Les taches noires dorsales postérieures des 3-6° segments avan-
MATÉRIAUX POUR UNE FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE 44
cent beaucoup plus antérieurement,où elles sont plus pointues,occu-
pant la moitié du 3° segment, presque les deux tiers aux 4-5°, les trois
quarts au 6°, et entièrement le 7°.
3° Les appendices anals inférieurs, vus de profil, sont un peu plus
courts que les supérieurs, et leur bifurcation presqu’égale (chez has-
tulatum les appendices inférieurs vus de profil sont plus longs que les
supérieurs formant une sorte de cône robuste penché en bas où l’on
aperçoit en dessous la branche inférieure beaucoup plus courte).
Q. Les deux exemplaires sont très-jeunes. Les dessins bronzés se
marquent sur un fond rougeâtre pale. Le 10° segment semble plus
étroitement fendu que chez l’hastulatum, et les pieds ont le noir très-
peu marqué. Mais cela peut tenir à l’âge. Le prothorax semble aussi
moins prolongé en arrière:
Patrie. Fleuve Amur et Irkutzk, par le D' Maack. Coll. Sélys et
Mac-Lachlan.
N. B. Peut-être n'est-ce qu'une race notable de l’hastulatum.
Cependant l’apparence des appendices anals du g° vus de côté est
très-caractéristique.
Par la tache dorsale noire du 2° segment sans branches latérales,
il imite le cyathigerum, dont on le distingue de suite par la présence
des deux lignes noires supérteures sur les côtés du thorax, le derrière
des yeux en partie noir, etc.
Sur l’abdomen, le noir occupe à peu près autant d'espace que chez
le lunulatum, mais, chez ce dernier, il y a toujours deux branches ou
lignes latérales noires au 2° segment, et d’ailleurs le ptérostigma, le
prothorax et les appendices sont tout différents.
Chez les mâles de l’Amur, il y à au prothorax deux virgules bleues
qu'on ne voit que très-rarement chez l’hastulatum. Ces virgules man-
quent chez le mâle d’'Irkutzk.
44. Agrion ecornutum, de Sélys.
Abdomen cf 22-24 mill., Q 23. Aîle inférieure Gf 15-16; Q 17 1/2.
Of. Extrêmement voisin du mercuriale d'Europe. Voia les diffé-
rences :
1° Le centre du ptérostigma est brun (noir chez le mercuriale
adulte).
2° La tache dorsale noire du 2° segment est dépourvue des branches
latérales ou cornes, qui ont fait comparer ce dessin au signe de Mer-
cure, mais cette tache touche la base du segment par une pointe dor-
sale médiane fine, de sorte qu’elle consiste en une bande complète
d’un bout à l’autre du segment, très-fine à la base, très-épaisse avec
deux dilatations au milieu, rétrécie enfin postérieurement en une
queue (assez épaisse encore) dans le quart postérieur.
3° Les points postoculaires bleus sont pyriformes, touchant ja
+
DE L'ASIE SEPTENTRIONALE. 45
petite ligne occipitale de même couleur (plus arrondis et ne la tou-
chant pas chez mercuriale).
4° En regardant de profil les appendices anals, les deux branches
des supérieurs paraissent plus fines ; au contraire les inférieurs sont
plus épais, à branche inférieure presque semblable à la supérieure,
presque aussi longue. (Cette branche notablement plus courte chez
mercuriale.)
Q. Ne diffère pas sensiblement de celle du mercuriale. Je n’ai pu
examiner malheureusement qu’une femelle.
Patrie. Région du fleuve Amur, par M. Maack. Coll. Sélys et
Mac-Lachlan.
N. B. Peut-être n'est-ce qu'une race du mercuriale d'Europe.
Cependant le mâle parait en différer d’une manière constante par la
tache noire du 2° segment et la proportion des appendices anals infé-
rieurs.
J’ai reçu d'Algérie deux mâles d’un mercuriale qui se rapproche un
peu de l’ecornutum parce que la tache du 2° segment est prolongée
jusqu’à la base par une raie dorsale très-fine et que l’intérieur entre
les deux cornes est presque rempli par la même couleur noire; mais
chez l’ecornutum les branches (cornes) ont disparu et elles existent chez
l’Algérien. Chez ces exemplaires Algériens les points postoculaires
bleus sont petits, isolés, et tout ronds, de sorte qu'ils sont, sous ce
rapport, l'opposé de l’ecornutum et que le mercuriale forme l’inter-
médiaire. Les femelles reçues en même temps paraissent semblables
à celles d'Europe et de la race ou espèce de l’Amur. On peut donner
à la race d'Algérie le nom d’Agrion hermeticum, Sélys.
ANNALES DE LA S0C. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV. 6
[us
SECONDE PARTIE.
NON-ODONATES
PAR
MI, ROBERT MAC-LACHEAN.
L’année passée (1871), M. Higgins, de Londres, reçut une coliection
très-considérable d'insectes de Sibérie et du pays del’Amur, recueillie
par un voyageur bien connu M. le D' Maack. Quoique le nombre des
Névroptères ne fût pas en proportion avec celui des insectes de
presque tous les autres ordres, leur quanuité était encore considé-
rable, et je réclamai l’assistance de notre honorable collègue M. de
Sélys-Longchamps pour en rédiger une liste, lui abandonnant la
partie concernant les Odonates. Notre collègue accepta le projet, et
nous entreprimes ce travail.
Mais une difficulté se présentait, celle de-fixer les limites géogra-
phiques. M. Maack avait voyagé principalement dans les pays situés
entre la ville de Irkutzk et l'embouchure de la rivière Amur, proba-
blement la partie la plus riche de toute l’Asie septentrionale. Cepen-
dant notre ami M. le D' Hagen avait déjà signalé un nombre assez
considérable d'espèces d’autres localités de cette vaste contrée, et
il était très-désirable que ces espèces figurassent dans notre travail.
Enfin, nous décidâmes de fixer la limite méridionale de ce terri-
toire immense vers Le 50° degré de latitude, procédé un peu arbitraire
sans doute, mais qui nous parut le plus pratique. Ainsi le présent
travail doit présenter le tableau de ce qu’on connait jusqu'aujour-
d’hui des Névroptères de toute l’Asieentre le 50° degré et la Mer Gla-
ciale d’une part, et entre les montagnes de l’'Ural à l'Ouest et l'Océan
Pacifique à l'Est. Et combien d'espèces connaissons-nous de ce terri-
48 MATÉRIAUX POUR UNE FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE
toire immense? Seulement environ 110 (dont 43 Odonates, et 67 Non-
Odonates) le tiers du nombre de celles qui se trouvent dans les Iles
Britanniques !
En 1856 et 1858, M. le D' Hagen a publié dans le Stettiner Entomo-
logische Zeitung plusieurs articles donnant un résumé de ce qu'il
connaissait de la faune névroptérologique de l’empire Russe, et nous
avons fait usage de ces travaux en ce qui concerne les espèces habi-
tant les pays compris dans les limites ci-dessus indiquées, en les in-
tercalant parmi celles qui n’étaient pas connues de lui; et pour moi
je dois lui offrir nos remerciements pour les renseignements et les
dessins concernant deux genres et espèces extraordinaires de Phry-
ganides, dont l’une était jusqu’à présent connue par le nom seulement,
Laissant les Odonates à mon collaborateur et ami, je passe main-
tenant à des considérations sur ce que présentent les Non-Odonates
d’après leur distribution géographique. La faune Sibérienne est émi-
nemment européenne. Parmi les 67 espèces il n’y en a que 20 qui
ne se trouvent pas en Europe, dont 16 sont nouvelles ; et 31 habitent
même les Iles Britanniques tout comme la Sibérie. En faisant une
analyse plus minutieuse, nous arrivons aux résultats suivants.
Parmi les Perlides nous voyons le remarquable et magnifique genre
Pteronareys, dont l'espèce de Sibérie est la seule connue en dehors de
l'Amérique septentrionale, un fait dont on peut trouver l’analogue
chez d’autres ordres. Les Planipennes présentent deux traits assez
remarquables, dont le premier est l'occurence du genre Mantispa, et
le second l'extension boréale du vrai genre Ascalaphus (représenté
par une espèce particulière), genre qui est surtout méditerranéen. Une
espèce nouvelle de Panorpa est intéressante parce qu’elle appartient
au groupe japonais du genre.
Les Phryganides (Trichoptères) forment presque la moitié de la
collection entière des Non-Odonates, et deux espèces s’écartent du
caractère ordinaire de la faune. Le joli Macronema radiatum repré-
sente un genre des tropiques qui n’a que peu d'espèces se trouvant
dans les pays moins chauds. Dans l'Amérique septentrionale, le
M. zebratum s'étend jusqu’au 43° de latitude au Canada, mais l’es-
pèce de Sibérie touche probablement le parallèle de 55°. Le nouveau
genre Amphipsyche est une forme tout à fait étrangère à la condition
ordinaire d’une faune boréale, et d’ailleurs intéressant, vu qu'il
laisse, par sa conformation, un peu de doute sur la validité d’une
des familles ou sous-familles des Phryganides.
Avant de finir cette courte introduction, je dois constater que de
93 des espèces, je n'ai pas moi-même vu les individus de Sibérie, et
que je les donne sur l'autorité de M. Hagen. Une partie sont des
pays à l'Ouest de Irkutzk. Quelques autres espèces, pas exactement
déterminées par M. Hagen, sont omises 1c1.
DE L'ASIE SEPTENTRIONALE. 49
Cet essai étant tenté, nous avons le droit d'espérer que Îles entomo-
logistes russes feront plus d’attention aux Névroptères de cette partie
de leurs possessions, car, quoique les régions les plus boréales
éprouvent une gelée presque perpétuelle, les vallées du Sud jouissent
du moins pendant quelques mois, d’un climat doux et possèdent un
terrain fertile et favorable au développement de ces insectes.
J’espèce que ce travail sera suivi prochainement par un semblable
(dans le Bulletin de Moscou), sur les résultats des chasses faites par
M. Fedtschenko en Turkestan, travail pour lequel j'ai déjà une
partie des matériaux. Je dirai seulement ici que, quoique ces insec-
tes soient pour la plupart de genres européens, les espèces nouvelles
sont beaucoup plus nombreuses que parmi les envois de Sibérie, et
il y a au moins un genre (Dinarthrum) de Phryganides, qui n’était
connu de moi que par l'espèce typique du nord de l’Inde, au sud des
monts Himalaya.
RoB. MAc-LACHLAN.
50 MATÉRIAUX l'OUR UNE FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE
PSEUDO-NÉVROPTÈRES.
ÉPHÉMÉRIDES.
1. Palingenia sibirica, Mac-Lachlan, espèce nouvelle, (PI. I,
fig. 1-] a).
Mâle. Les tarses postérieurs n’ont qu'un seul onglet. Tête d’un
jaune pâle ; une tache noiràtre à la base de chacune des antennes,
deux autres taches noirâtres, un peu triangulaires, situées en dessus,
touchant les yeux ; deux nuances brunâtres sur la partie postérieure
de la tête; enfin une ligne noirâtre longitudinale imprimée sur le
milieu en dessus, rejoignant une autre ligne transversale au front.
Pronotum noirâtre, une bande médiane longitudinale et les bords
d’un jaunâtre pâle. Méso- et métanotum noirâtres. Abdomen noiï-
râtre en dessus, les côtés jaunâtre pâle, et le bord postérieur des
segments également et finement pâle. Tout le dessous du corps est
d’un jaune très-pâle, presque blanchâtre, probablement un peu ver-
dâtre chez l’insecte vivant, avec quelques marques noirâtres sur les
, parties latérales inférieures du thorax. Les soies caudales finement
pubescentes, nâles, presque blanchâtres, les sutures des articles
plus obscures. Les appendices anals sont longs, épaissis avant le
bout, très-pâles. Le pénis forme deux lobes triangulaires très-pâles.
On y voit le vestige d’une soie médiane de trois ou quatre petits arti-
cles. Pieds blanchâtres.
Aîles antérieures d’un brunâtre pâle, graduellement plus foncées
jusqu’au bout; les nervures principales et les nervules pâles,
excepté quelques-unes de ces dernières dans le champ marginal et
sous-marginal, qui sont noirâtres.
Longueur du corps, 21 mill. ; envergure des aîles, environ 36 mill.
Cette description n’est pas bien satisfaisante, car le seul individu
(indiqué d’Irkutzk) que je possède, par suite d’un accident, a été brisé
presque complétement, mais heureu-ement J'avais déjà fait le dessin
du bout de l'abdomen. M. Eaton, qui à eu la bonté de l'examiner,
croit qu'il est à l’état de subimago. L'espèce, par son seul onglet aux
tarses postérieurs, avoisine la P. ampla de l'Inde, et de Java, plus
que la P. longicauda d'Europe, chez laquelle ces tarses ont deux
onglets.
Je possède, en outre, de Sibérie, une vraie Ephemera du groupe de
E. vulgata et danica, et deux autres espèces de la famille, mais elles
sont en trop mauvais état pour être déterminées avec certitude.
2
DE L'ASIE SEPTENTRIO NALE. 51
PERLIDES.
2. Pteronarcys reticulata, Purmeister. (PI. I, fig. 2-9b, 3-33).
Dans l'introduction de ce travail, j'ai fait des remarques sur
l'existence de quelques genres Américains dans la faune entomolo-
gique de Sibérie, surtout à propos de ce magnifique genre de Per-
lides. Dans l’envoi de M. Maack cet insecte se trouve en assez grande
quantité, et en très-bon état. L'un des individus porte l'étiquette :
Irkutzk ; le type de M. Burmeister était de Barnaul. Les descriptions
données par MM. Burmeister et Pictet, et les figures publiées par ce
dernier sont assez bonnes. Mais il manque toujours les renseigne-
ments sur les caractères sexuels, et il y a aussi d’autres points qui
ne sont pas tout à fait exacts. Ces deux auteurs parlent d’une ligne
longitudinale d’un jaune pâle sur le prothorax, qui se prolonge sur
le devant du mésothorax et du métathorax. Aucun des sept individus
que j'ai sous les yeux ne possède une ligne pâle entière sur le
prothorax ; ordinairement il n’y a que deux taches opposées d’un
jaune orangé (parfois plus pâles), et ce n’est que rarement qu'il y à
trace de taches semblables sur le mésothorax. Aussi la figure de
M. Pictet ne donne pas une bonne idée de la forme du prothorax
chez la femelle, car les côtés sont sensiblement concaves, et les
angles plus proéminents, et cette partie est beaucoup plus étroite en
avant que la figure ne l’indique.
Chez le mâle le dernier segment en dessus est étroit, régulière-
ment arrondi sur le bord, un peu épaissi, et fendu au milieu comme
chez presque tous les mâles des Perlides. Plus inférieurement, il y
a deux valvules verticales. Ordinairement l’une de ces valvules est
pressée contre l’autre : mais chez l’un de mes individus, elles sont
ouvertes, et entre les deux s'échappe le pénis, qui est d’une forme
extraordinaire ; ainsi l’on voit une tige assez longue et pâle, tournée
en haut au bout, et portant une pièce aplatie en feuille ovale, à bords
presque transparents, tournée brusquement en bas de sorte que l’or-
gane entier ressemble au cotylédon d’une petite plante. En dessous le
pénultième segment est très-grand, marron, couvant complètement
le dernier segment, les côtés profondément concaves, la partie
du milieu étant allongée et convexe, transversalement et irrégulière-
ment striée. Chez la femelle le dernier segment en dessus est trian-
gulaire au bout. En dessous, entre les soies caudales sont deux
petites valvules triangulaires qui dépassent un peu le bord du
segment dorsal. L’écaille vulvaire forme deux grandes valvules en
feuilles, dont chacune se prolonge en une épine longue triangulaire
à la base, très-aiguëé au bout. Ces deux valvules sont pressées
contre le ventre, mais chez une des femelles qui a été piquée pendant
52 MATÉRIAUX POUR UNE FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE
sa vie, le bout de l’abdomen est tourné un peu en haut, et dans ce
cas les deux valvules de l’écaille vulvaire présentent la forme figurée
par Pictet (Perlides, pl. 6, fig. 8).
Je dois faire remarquer que M. Burmeister parle (Handbuch der
Entomologie, vol. If, p. 1017) d’un individu de la Hongrie qu'il croit
être de la même espèce; mais je me permets de dire que la localité
me semble très-douteuse.
3. Dictyopteryx alpina, Pictet. — Je possède une femelle de
Sibérie qui s'accorde parfaitement avec les individus d'Europe.
4. Dictyopteryx dichroa, Mac-Lachlan, esp. nouv. (PI IT,
fig. 4-42, 5-5»).
Mâle. La tête et le pronotum sont entièrement rougeâtres, sauf que
les bords du pronotum deviennent noirâtres. Les yeux sont sphé-
riques et brunâtres. Les palpes et les antennes, excepté la partie
basale de ces dernières, sont d’un gris brunâtre. Le pronotum est à
peine plus large que long, le bord antérieur arrondi, les bords laté-
raux presque droits; le disque est marqué d’une ligne au milieu et
de deux lignes courbées imprimées comme chez la plupart des
espèces, mais d’une manière peu distincte, et la surface est peu
rugueuse. Les pieds sont rougeâtres ou testacés, les tarses plus
obscurs. Tout le reste du corps est noir, un peu luisant, et l'abdomen
vers la base et le bout porte des poils courts, grisätres. Le dernier seg-
ment de l’abdomen en dessus est un peu testacé, et porte deux pièces
carrées ou un peu triangulaires : entre ces deux pièces s’échappe le
pénis qui est très-grêle, en épine tournée en haut. En dessous ce
segment est large et arrondi, d’un testacé clair. Les soies caudales
sont plus longues que l’abdomen, les articles courts à la base et
entièrement testacés, mais ils deviennent graduellement plus longs,
et la moitiéapicale de chaque article estnoirâtre ; enfinlesarticles api-
caux sont entièrement noirâtres excepté à la base. Tous les articles
portent des poils verticillés pâles très-longs. Les aîles antérieures
sont assez longues et étroites, d’un gris pâle, hyalines, les nervures
brunâtres, mais la nervure costale plus pâle et jaune. Le champ
sous-marginal est réticulé d’aréoles pour la plupart grandes et irré-
gulières, ce qui est le même cas pour les postérieures qui ne présen-
tent rien de remarquable. Le bord apical vers le bout de toutes les
aîles est teinté de Jaunâtre peu distinctement.
Femelle. La tête est noïrâtre excepté une grande tache rougeâtre
au milieu du bord postérieur et quelques petites marques en points.
Le pronotum semble être plus carré que chez le mâle, à peine plus
large que long, rougeâtre excepté un espace noirâtre de chaque
côté du milieu, qui ne touche pas les bords latéraux. Les pieds sont
DE L'ASIE SEPTENTRIONALE. 53
testacés, les cuisses un peu obscures, et les tibias sont largement noi-
râtres à la base. Le dernier segment de l’abdomen en dessus est
triangulaire au bout; l’écaille vulvaire est transversale, étroite, et
profondément échancrée presque jusqu’à la base.
Longueur du corps G‘ 11-12 mill. ; © 13 mill. Longueur des soies
caudales 9 mill. Envergure des aîles G 25-29 mill. ; © 30 mill.
J'en ai vu plusieurs mâles, mais une seule femelle. Espèce grêle et
délicate, qui doit être facilement reconnue par les caractères cités
ci-dessus.
5. Dictyopteryx compacta, Mac-Lachlan, esp. nouv. (PI. I,
fig. 6, 7-7).
Müle. Le corps est noir. Sur le milieu de la tête est une tache lan-
céolée jaune, touchant le bord postérieur; et la partie antérieure,
qui est largement tronquée en avant, est bordée de jaune sur chaque
côté. Les yeux sont sphériques et brunâtres. Les antennes sont d’un
brun noirâtre, finement annelées de jaunâtre surtout dans la moitié
basale. Le pronotum est carré, ou même un peu plus long que large,
aussi large que la tête sous les yeux, les côtés droits ; sur le milieu
est une large bande jaune longitudinale, faisant suite à la tache de
la tête; la surface est rugueuse, et les lignes imprimées sont peu visi-
bles. Les hanches et les cuisses sont noirâtres, l'extrémité de ces
dernières jaunâtre ; les tibias sont jaunâtres, noïrâtres à la base. L'’ab-
domen est jaunâtre au bout; les deux derniers segments en dessus
petits, tranverses, et fendus au milieu ; en dessous le dernier segment
est très-crand, lancéolé, prolongé entre les soies caudales, et très-
aigu au bout, le tiers apical jaunâtre, noirâtre pour le reste. Les
soies caudales sont presque entièrement jaunâtres à la base, mais
elles deviennent noirâtres, excepté à la base de chaque article; elles
sont revêtues de poils verticillés jaunâtres. Les aîles sont courtes,
mais plus longues que l’abdomen, hyalines, la réticulation d’un
brun noirâtre : les antérieures sont très-obtuses au bout; le champ
sous-marginal est réticulé avec trois ou quatre grandes cellules
oblongues.
Femelle. Plus grande que le mâle, mais lui ressemblant presque
tout à fait pour la forme et les couleurs. Les antennes sont peut-être
plus uniformément brunâtres. L’abdomen est tronqué, ou un peu
évidé au bout en dessus. L’écaille vulvaire est large et grande, jau-
nâtre et revêtue de poils concolores ; le bord est arrondi, et sur le
milieu est une carène longitudinale bien distincte. Aux aîles anté-
rieures le champ sous-marginal est réticulé en cellules plus nom-
breuses, et plus irrégulières, mais à peu près sur un seul rang.
Longueur du corps G° 9 mill., © 11 mill. ; envergure des aîles,
G' 33 mill., © 37 mill.
ANNALES SCC, ENTOM. DE BELGIQUE, T, XV. à
D4 MATÉRIAUX POUR UNE FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE
J'en ai vu une seule paire de la collection de Maack. On doit recon-
naître l’espèce par la brièveté de sa forme, par les couleurs, et par
la forme du dernier segment abdominal en dessous chez le mâle et
la forme de l’écaille vulvaire chez la femelle.
6. Perla flavo-tincta, Mac-Lachlan, esp. nouv. (PI. I. fig. 9-9v).
Femelle. Tête en dessus d’un jaune rougeâtre ; sur le milieu est
une grande tache oblongue, noire, un peu fourchue en avant, qui
touche le bord postérieur, les bords sont égalements noirâtres ; les
yeux d’un brun-noirâtre. Les antennes sont jaunâtres, mais plus obs-
cures vers le bout. Le pronotum est un peu plus large que la tête,
beaucoup plus large que long, les côtés latéraux concaves, les angles
antérieurs aigus et prolongés, les postérieurs largement arrondis ;
la couleur est d’un jaune grisâtre, nuancé de brun, et les bords sont
finement noirs. Le mésonotum et lemmétanotum sont marrons, luisants,
avec une ligne jaune longitudinale sur le milieu. Les pieds sont
jaunes, les extrémités des cuisses et des tibias sont annelées de noir,
et le dernier article des tarses est également noir. L’abdomen est
d’un jaune pâle, les soies caudales plus claires; l’écaille vulvaire est
en forme de feuille allongée, profondément et triangulairement
fendue au milieu. Tout le dessous du corps est d’un jaune pâle.
Les aîles sont allongées et étroites, hyalines, teintées d’un jau-
nâtre très-pâle, le bord costal étant plus sensiblement jaune; la réti-
culation est jaune, mais quelques-unes des nervures après le milieu
des aîles sont brunes, ou même presque noirâtres.
Longueur du corps 18 mill. ; longueur des soies caudales 10 mill. ;
Envergure des aîles 52 mill.
Espèce qui, par sa couleur jaunâtre pâle et la forme du pronotum
et de l’écaille vulvaire n’a que peu d’analogie avec aucune des espèces
d'Europe.
7. Perla exilis, Mac-Lachlan, esp. nouv. — (PI. I, fig. 8-8?).
Femelle. Tête en dessus d’un fauve obscur, plus clair en arrière ;
sur chaque côté du disque est un grand tubercule arrondi plus pâle,
et vers le front encore deux tubercules, maïs allongés et obliques.
Les trois ocelles sont noirs, presque réunis par une tache noirâtre en
forme de fer à cheval. Les yeux sont ovals et d’un brun noirâtre. Les
antennes noirätres, excepté à la base. Le pronotum est presque
carré, un peu plus large que long, les côtés presque droits ; la cou-
leur est d’un fauve obscur, plus clair entre les lignes imprimées du
milieu, les bords brunâtres, presque noiïrâtres aux angles antérieurs.
Le mésonotum et le métanotum sont fauves, les deux lobes relevés
sur chacun de ces segments d’un brun noirâtre; les attaches des
aîles jaunes. Les pieds sont d’un gris jaunâtre, brunâtres extérieure-
DE L'ASIE SEPTENTRIONALE. 55
ment. Le dessous de la tête et de tous les segments thoraciques est
orangé. L’abdomen est grisâtre, jaunâtre en dessous; les soies cau-
dales jaune pâle, obscures au bout. Le dernier segment en dessus est
transversal, le bord apical étant prolongé en triangle obtus.
L'écaille vulvaire est très-petite, le bord formant deux petits lobes
triangulaires et aigus, entre lesquels est une excision triangu-
laire.
Les aîles sont allongées, d’un gris pâle un peu jaunâtre, et sensi-
blement plus jaunâtre sur le bord costal ; les nervures brunes, mais
celles du bord costal des postérieures jaunâtres.
Longueur du corps 24 mill, ; longueur des soies caudales 12 mil]. ;
envergure des aîles 65 mill.
De la famille de Perlides je possède en outre de Sibérie encore
une Dictyopteryx femelle, et aussi une Tæniopteryæ femelle, voisine
de la nebulosa, que je n’ose pas décrire à défaut de plus d’exem-
plaires. Aussi de nombreuses femelles d’une Capnia, dont il y avait
une foule d'exemplaires dans la collection faite par le D' Maack;
mais sans un seul mâle l'identification ou la description est impos-
sible. Dans la collection de M. de Sélys est une Chloroperla égale-
ment de Sibérie, mais les espèces de ce genre sont encore trop mal
connues pour hasarder une détermination, ou une description, sans
en voir beaucoup d'individus.
PLANIPENNES.
8. Sialis lutaria, Linné. — Je ne l’ai pas vue de Sibérie,
M. Hagen la signale du Lac Baikal.
9. Sialis sibirica, Mac-Lachlan, esp. nouv. (PI. I, fig. 10-10*).
Je possède plusieurs individus des deux sexes d’une Sialis de
Sibérie qui rappelle tout à fait l'aspect de S. fuliginosa, Pictet. Mais
les parties anales du mâle sont notablement différentes. Malgré les
changements causés par la dessiccation, les caractères sont si tran-
chés qu'ils écartent la possibilité d’une erreur.
Le dernier segment dorsal de l’abdomen ne présente rien de
remarquable ; il est régulièrement excisé, et ne porte pas d’appen-
dices visibles chez l’insecte sec. La plaque ventrale manque, ou d’ail-
leurs elle perd la forme transversale d’un segment ordinaire. Le
caractère extraordinaire réside dans la présnce de deux appendices
latéraux très-grands, se prolongeant chacun en une lame aplatie,
bien obtuse, sans analogue chez les autres Sialis.
Peut-être les nervules costales des aîles antérieures sont-elles
56 MATÉRIAUX POUR UNE FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE
moins nombreuses et plus fortes que chez la fuliginosa, mais ce n’est
pas d’une grande importance.
10. Raphidia xanthostigma, Schummel. —J’en possède trois
mâles de Sibérie. M. Hagen l'indique avec doute d’Irkutzk.
11. Inocellia crassicornis, Schummel. — J'en ai plusieurs
individus des deux sexes, de Sibérie.
12. Mantispa styriaca, Poda. — De M. Oulianine de Moscou,
j'ai reçu une Mantispa prise par M" Basnine à Nagibowo, en juin,
qui s'accorde parfaitement avec les individus d'Europe de cette
espèce.
15. Mantispa perla, Pallas. — Indiquée par Pallas en Daourie,
selon Hagen. Espèce répandue, mais que je ne possède que de Dal-
matie et du Caucase.
14. Psectra diptera, Purmeister. — Irkutzk selon Hagen in
lite.
15. Micromus aphidivorus, Schrank (— intricatus, Wesmael).
— Deux individus de Sibérie sont dans ma collection : indiqué aussi
de Irkutzk par Hagen.
16. Hemerobius humuli, Linné. — Indiqué de Irkutzk par
Hagen; M. de Sélys le possède de la même localité.
17. Hemerobius punctatus, Güszy? — Une femeile dans ma
collection est peut-être cette espèce ; mais les aîles sont plus étroites
que chez les individus typiques reçus d'Autriche.
18. Hemerobius fasciatus, Güszy. — Deux individus qui ne
semblent pas différer de ceux d'Autriche, etc.
19. Hemerobius subnebulosus, Stephens. Un mâle dans ma
collection me semble certainement de cette espèce voisine du ner-
vosus ; mais qui en diffère surtout par les appendices. Voir ma « Mo-
nograph of British Neuroptera-Planipennia. »
20. Hemerobius nervosus, Fab. — Indiqué de Ajan et de la
rivière Lena par Hagen.
21. Hemerobius concinnus, Stephens (Ye JRANRES Wes-
mael). — Indiqué de Irtysch par Hagen.
Megalomus hirtus, Linné. — Indiqué de Irkutzk par
Hagen.
DE L'ASIE SEPTENTRIONALE. 57
93, Megalomus algidus, Erichson., — De cette espèce, qui est
décrite par Erichson dans la partie entomologique du Voyage de
Middendorff, je possède une femelle de la collection du D'Maack.
La description est très-bonne; néanmoins il y manque quelques
détails. Chez mon individu, je vois 8-9 secteurs aux aîles antérieures,
et les nervules en échelons (venulæ gradatæ) sont pour la plupart
bordées de brun noirâtre. Erichson note avec beaucoup de vérité
que les poils des aîles sont courts en comparaison avec ceux de
M. hirtus. Les aîles antérieures semblent presque coriacées et opa-
ques. Les individus du voyage de Middendorff étaient de Boganida.
D’après la réticulation, M Brauer croit que cet insecte serait mieux
placé parmi les Drepanopteryx, et probablement il à raison (Cf. Ver-
hand. Zool. Bot. Gesellschaft in Wien, 1866, p. 987).
24. Chrysopa vittata, Wesmael.
25, Chrysopa vulgaris, Schneider.
26. Chrysopa phyllochroma, Wesmael.
27. Chrysopa septempunctata, Wesmael.
28. Chrysopa perla, Linné.
J’ai vu de Sibérie toutes ces espèces, qui sont citées par M. Hagen ;
‘et aussi :
29. Chrysopa formosa, Brauer (Burmeisteri, Schnd.), qu'il n’a
pas connue de ce pays. |
30. Myrmeleon formicarius, Linné (formicalynx, Auct.).
J’aivu de Sibérie plusieurs individus de cette espèce très répandue,
et Fischer v. Waldheim la cite de Nertschink sous le nom de Neutrum.
Dans les Transactions of the Entomological Society of London, 1871,
pp. 441-444, et Proceedings, p. Lxvir, je donne une exposition des
circonstances qui m'ont décidé à suivre les entomologistes suédois,
et notamment M. Wallengren, en considérant cette espèce comme
le vrai formicarius de Linné; tandis que celui aux aîles tachetées de
noir, ordinairement connu sous ce nom, retient l’appellation spéci-
fique de formicaleo, d’après la description dans la dixième édition du
Systema Nature.
M. Wallengren m'’informe (in litt.) que, d’après son avis, la descrip-
tion dans la 10° édition sous le nom de formicaleo s'applique égale-
ment à l'espèce aux ailes immaculées, et que celle aux aîles tachetées
reste sans nom. Quant à moi, je ne puis pas tout à fait partager cette
idée.
31. Formicaleo lineatus, Fab. — J’ai sous les yeux cinq indi-
vidus sibériens de cette espèce qui est très-répandue dans l’empire
58 MATÉRIAUX POUR UNE FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE
russe. Les mots « nervo marginali nigro-alboque punctato » dans la
description de Fabricius, donnent une idée exagérée, car au pre-
mier coup d'œil ces nervures paraissent entièrement noires, quoique
la sous-costale et le radius aient des espaces d’un jaune obscur peu
visibles. Fischer v. Waldheim décrit et figure l’insecte sous le nom
de sibiricum, et encore sous celui de fetragrammicus par erreur. Il se
sert du dernier nom pour les individus qui portent une tache noirâtre
ou grisätre en demi-lune sur la partie apicale des aîles postérieures :
mais je me demande si ce ne serait pas une indication de sexe, car le
seul individu vu par moi chez qui elle manque, me parait être une
femelle, et les autres qui la possèdent doivent être au contraire du
sexe masculin, chez lequel le bout de l’abdomen porte de nombreuses
petites épines noires.
32. Creagris plumbeus, Olivier. — Indiqué de la Kirghis
Steppe par M. Hagen, M. de Sélys le possède d’Irkutzk.
D'après la description, il me semble probable que Myrmeleon cons-
purcatum, Kolenati (Bulletin de Moscou, XXIX, p. 502), n’est autre
qu'une femelle de cette espèce. Kolenati l’indique de la Kirghis
Steppe. Il est bien possible que M. fabidus, Eversmann (loc. cit. XIV,
p. 359, tab. VI, fig. 4), se rapporte également ici, mais la descrip-
tion et la figure sont méconnaissables. |
33. Myrmecælurus trigrammus, Pallas. — Hagen le signale
de Irkutzk.
34. Ascalaphus sibiricus, Eversmann.— L'un des insectes les
plus remarquables pour la faune sibérienne, étant l’exemple d’une
extension septentrionale d’un genre méditerranéen. L’individu décrit
etfiguré par Eversmann était une femelle, et 1l l'indique commeayant
les aîles antérieures presque sans couleur. Un mâle que j'ai sous les
yeux, à ces aîles fortement enfumées, comme chez les individus très-
adultes de 14. coccajus. L'espèce est remarquable par la partie noire
basale des aîles postérieures qui se prolonge en deux lignes jusqu’au
bord inférieur ; l’une suivant le cubitus supérieur, l’autre la nervure
postcostale; le bout de ces ailes présente beaucoup de lignes noires
parallèles suivant les branches du secteur.
35. Panorpa communis, Linné. — J'ai vu plusieurs individus
des deux sexes. En les comparant avec les exemplaires de presque
tous les pays de l’Europe centrale et septentrionale, je ne vois point de
différence spécifique. Chez tous ceux de Sibérie, la bande noire avant
le bout des aîles est complétement fourchue vers le bord inférieur ;
chez les européens, la tige extérieure de ia fourche manque souvent
ou n’est indiquée que par une tache détachée.
7%
DE L'ASIE SEPTENTRIONALE. 59
36. Panorpa amurensis, Mac-Lachlan, esp. nouv. (PI. I,
fig. 11-110).
o. Aîles étroites, presque semi-circulaires au bout. La nervure
sous-costale ne s'étend que jusqu’au milieu de la costale dans toutes
les aîles. La couleur est légèrement jaunâtre surtout vers la base.
Sur les antérieures, les dessins noirs sont arrangés de la manière sui-
vante, Tout près de la base on voit trois petites taches, dont l’une
est placée sur le bord inférieur ; avant le milieu des aîles est une
bande oblique et irrégulière, presque interrompue; sur le milieu
une tache allongée qui ne touche pas le bord costal ; après le milieu
une bande large, étranglée au milieu, oblique, mais dans une direc-
tion contraire de celle de la première bande; cette bande est suivie
d’une tache triangulaire sur le bord inférieur ; finalement le bout des
aîles est largement noir, un peu sinué en dedans. Sur les inférieures
les petites taches basales et la première bande manquent, et elles sont
remplacées par deux taches à peu près opposées ; les autres dessins
comme dans les antérieures. La réticulation est noirâtre à la base,
mais jaunâtre sur les autres portions des aîles, excepté là où elle
traverse les dessins noirs.
La tête est petite, noire ainsi que les antennes; le bec un peu rous-
sâtre. Tout le reste du corps, avec les pieds, est d’un roussâtre obs-
eur. L’abdomen est très-robuste, et les deux bords latéraux (excepté
pour les segments apicaux) portent chacun l’apparence d’une expan-
sion membraneuse. Le bord postérieur du troisième segment sur le
dos est prolongé en une lame large et obtuse, courbée au bout, et
couvrant une dent triangulaire placée vers le milieu du quatrième
segment. Le sixième segment est cylindrique, presque circulaire au
bout. Le septième est plus long que le dixième et plus grêle, cylin-
drique, un peu plus fort vers le bout. Le huitième comme le septième,
mais un peu plus court. Le neuvième (ou dernier) a ses pinces très-
longues et grêles ; les appendices sont noirs, presque linéaires, très-
écartés et courbés après le milieu, ciliés de poils forts; vers le
milieu est une dilatation interne.
©. Les quatre aîles ont les dessins à peu près comme dans les pos-
térieures du mâle. L’abdomen grêle, un peu noirâtre. Longueur du
corps 20 mill., @© 15 mill. ; envergure G°30 mill., © 98 mill.
Dans le premier petit envoi d'insectes que j'ai reçu du pays
d’Amur, étaient trois individus de cette jolie espèce. Elle est d’un
groupe qui est probablement très-riche au Japon, mais qui n’a aucun
représentant en Europe. Elle avoisine les espèces japonaises décrites
sous les noms de japonica, Thunberg, Klugii, Mac-Lachlan (japonica,
Klug.), et macrogaster, Mac-Lachlan. Le groupe se distingue par la
brièveté de la nervule sous-costale dans les aîles antérieures (comme
chez l’alpina d'Europe), et surtout par la forme de l'abdomen, qui
60 MATÉRIAUX POUR UNE FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE
est extrémement robuste chez les mâles. Aussi la femelle est toujours
un peu plus petite que le mâle, tandis qu’on voit le contraire chez
le groupe européen.
TRICHOPTÈRES.
37. Phryganea striata, Linné, Hagen.—Turuchauk et Irkutzk
selon Hagen.
38. Phryganea obsoleta (Hagen), Mac-Lachlan. — Irkutzk et
Irtysch selon Hagen. Espèce très-répandue, mais encore rare
dans les collections et peu connue.
39. Holostomis phalænoides, Linné (daurica Fischer). —
Probablement assez répandue en Sibérie.
40. Holostomis atrata, Gmelin. (altaica, Fischer). — J'ai vu
cette espèce de différentes localités de Sibérie. Le nom est à tort
attribué à Lepechin, qui ne donna qu’une courte diagnose sans nom
(Cf. Hagen, Stettiner Ent. Zeit., 1858, p. 114).
41. Neuronia lapponica, Hagen. — Je possède deux individus
de cette jolie espèce recueillis par Maack en Sibérie. Ils sont un peu
plus petits que les exemplaires de l’Europe septentrionale. Je la
connais, en outre, de Laponie, de l’Ile d'ŒÆsel dans la Baltique et du
district du Lac Onega, et M. Stein, de Berlin, m'informe qu'il l’a
de Lithuanie.
42. Agrypnia Pagetana, Curtis. — J'ai sous les yeux un
individu de Sibérie.
43. Glyphotælius mutatus, Mac-Lachlan, esp. nouv. (PI. I.
fig. 12-12).
. C’est après beaucoup d’hésitations que je sépare de G. punctäto-
lineatus d'Europe, les individus que j’ai vus de Sibérie. En comparant
les deux sexes avec la seule paire que je possède d'Europe, je vois
que les aîles antérieures sont sensiblement plus étroites, le bord
apical plus sinué, et vers l'angle anal il y a une excision beaucoup
plus profonde, de sorte que l’angle est plus prononcé. La taille un
peu plus petite.
Chez l’un des mâles de Sibérie, les parties sexuelles sont dans une
condition des plus favorables pour l’investigation. Le bord apical du
dernier segment en dessus se prolonge au milieu et il est un peu
évidé, la partie proéminente étant garnie de beaucoup de petites
épines, courtes et fortes, d’un noir intense (chez un autre individu
ces épines ne sont pas visibles). Les appendices supérieurs sont
DE L'ASIE SEPTENTRIONALE. 6l
oblongs, obtus, (le bord apical un peu évidé), jaunes, concaves en
dedans. Les appendices intermédiaires sont assez extraordinaires,
fortement écartés à la base, paraissant comme une pièce très-dilatée
et concave, prolongée de chaque côté en une branche qui, au bout, est
très-aiguë et même un peu en crochet, le bord supérieur étant forte-
ment évidé ; le bout et les bords sont d’un noir intense. Les appen-
dices inférieurs sont assez longs, le bord inférieur régulièrement con-
cave, le bout tronqué et évidé, et intérieurement sur le bord supé-
rieur existe une dent noire très-prononcée. Le pénisestlong et grêle,
cylindrique et courbé en haut. Les gaînes fortement pectinées.
Quant au G. punctato-lineatus d'Europe, je crois trouver les diffé-
rences suivantes, selon mes propres observations, et celles que
M. Hagen m'a communiquées. Le bord supérieur du dernier segment
n’est pas prolongé au milieu, et ne porte pas d'épines. Les appen-
dices supérieurs sont plus couris, Les appendices intermédiaires et
inférieurs sont de forme un peu douteuse, mais selon M. Hagen les
premiers doivent être courts, à peine écartés, trigones et obtus au
bout.
Enfin, je n’ose pas affirmer que le G. mutatus soit plus qu’une race
de l’espèce européenne, mais sans doute une modification de cette
espèce suffisamment remarquable pour mériter un nom.
44. Grammotaulius atomarius, Fab. —/J’en ai reçu une paire
de Sibérie ; le mâle a les aîles antérieures très-fortement saupoudrées
d’atomes bruns, tandis que chez la femelle ces aîles sont presque
sans atomes. Peut-être y a-t-il des modifications légères dans les
parties génitales, mais sans importance.
45. Colpotaulius incisus, Curtis. — J'en possède une paire
de Sibérie. On doit noter ici que le màle du Colpotaulius possède
des caractères génériques, jusqu'aujourd'hui non décrits, qui le
séparent très-facilement des Limnophilus, sans considérer les diffé-
rences moins importantes du facies, etc. Par exemple, le seul éperon
au bout des tibias antérieurs qui est d’une forme toute différente
des autres éperons, étant très-fort et noir, (comme une grosse épine),
au lieu d’être testacé. De même, les cuisses en dessous sur chaque côté
de la rainure et dans son intérieur, sont revêtues d’une pubescence
noire ou noirâtre. Enfin les pieüs antérieurs sont plus courts et plus
forts chez les deux sexes. On peut voir tous ces caractères chez l’es-
pèce commune C. incisus, et ils sont encore plus distincts chez une
espèce nouvelle que j'ai vue des environs de Samarcande.
46. Limnophilus rhombicus, Linné. — Le seul individu de
cette espèce que j'aie vu de Sibérie est beaucoup plus petit que la
forme ordinaire d'Europe, et les dessins bruns plus intenses. Je pos-
ANNALES BE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, 1, XV. 8
U2 MATÉRIAUX POUR UNE FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE
sède des exemplaires presque sembiables pris par M. Zeller sur les
Alpes deCarinthie.
47. Limnophilus stigma, Curtis. — Les individus ne diffèrent
pas de ceux d'Europe.
48. Limnophilus politus, Mac-Lachlan (— concentricus, Kole-
nati, nec Zetterst). — M. Hagen le cite de Sibérie.
49. Limnophilus abstrusus, Mac-Lachlan, esp. nouv. (PI. I,
fig. 13-13%). — Mâle. Fauve, le dessus de l’abdomen un peu noirâtre ;
le prothorax revêtu de poils d’un jaune pâle, ainsi que la tête en des-
sus. Les pieds plus pâles, avec des épines longues et noires, peu
nombreuses. Aîles antérieures larges, surtout vers le bout qui est
oblique. La couleur est d’un jaune de paille un peu grisâtre, sans
dessins, sauf quelques petits atomes plus pâles, et presque sans indi-
cation de la tache fenestrée ordinaire ; pas de ptérostigma ; les ner-
vules un peu plus foncées, les poils courts, pàles et peu nombreux.
La cellule discoïdale longue et large; les première, seconde et
quatrième cellules apicales larges, plus ou moins tronquées à la base,
la troisième plus étroite et très-aiguë à la base. (Il est bien probable
que, chez d’autres individus, ces aîles sont plus ou moins enfumées
de grisâtre). Les ailes inférieures blanchâtres, semi-transparentes ;
la réticulation pâle, sans barbe sur le premier secteur apical. (Chez
mon individu, la réticulation est anormale, car la cellule discoïdale
de toutes les aîles, excepté l’antérieure droite, est ouverte).
Le segment terminal de l’abdomen en dessus est très-grand, le
bout avec une prolongation arrondie et large, roulée en dedans, en
lèvre et revêtue de poils courts en épines. Les appendices supérieurs
sont larges, arrondis, jaunes, cachés dans la cavité du dernier seg-
ment, le bord apical seul étant visible vu en dessus; ils sont concaves
en dedans, et fortement revêtus de poils longs et noirâtres. Les
appendices intermédiaires sont cachés dans la cavité ; ils sont un peu
divergents, longs, un peu courbés en forme de deux lames aplaties,
aiguës au bout. Les appendices inférieurs sont droits, subcylin-
driques, à peine aigus au bout, jaunes et fortement revêtus de poils
noirs. Le pénis est grèle, cylinarique, jaunâtre, roussâtre au bout,
un peu courbé au haut. Les gaînes-sont plus longues que le pénis,
cylindriques, le bout profondément fourchu en deux branches rous-
sâtres qui se dirigent en haut.
Longueur du corps 11 mill. ; envergure des aïles 34 mill.
Espèce qui a des rapports évidents avec L. politus, maïs qui me
semble distincte. Les aîles antérieures sont notablement plus larges
au bout, et le bord apical moins oblique : les appendices anals sont
aussi différents, si je ne me trompe. Aux appendices supérieurs
DE L'ASIE SEPTENTRIONALE. 63
il manque tout à fait la série transversale de petites dents noires
qu'on trouve toujours au milieu de l’intérieur de ces appendices chez
politus, et les gaînes du pénis sont remarquables comme étant si
profondément fourchues.
50. Limnophilus striola, Kolenati, — Indiqué du Kirghis
Steppe par Hagen, sous le nom erroné de afjinis.
51. Limnophilus griseus, Linné. — Indiqué de Irkutzk par
Hagen. Je le possède de l’Amur.
52. Phacopteryx brevipennis, Curtis (— granulata, Kolenati).
— M. Hagen l’a vu de Irtysch.
53. Stenophylax palatus, Mac-Lachlan, esp. nouv. (PI. I,
fig. 14-142).
Mäle. Tête d’un noir de poix en dessus, la face d’un ocracé bru-
nätre revêtue à chaque côté de poils noirs. Antennes noirâtres, fines,
l’article basal un peu brunâtre. Palpes d’un noir brunâtre. Thorax
noir en dessus, large. Pieds d’un brun jaunâtre, les tibias et tarses
des deux premières paires un peu noirâtres, la paire postérieure a
les tarses noirâtres, mais les tibias sont pâles, excepté vers la base
en dehors. Aïîles antérieures larges, arrondies au bout, entièrement
fuligineuses, excepté une petite tache blanchâtre au thyridium et
une contre l’arculus. La membrane est couverte de petites granu-
lations qui ne sont guère visibles sans la loupe, et sur chaque gra-
nulation est placé un poil court et noïirâtre. Les nervules sont peu
fortes et portent les poils noiïrâtres comme la membrane. Les aîles
postérieures sont beaucoup plus pèles, semi-transparentes, les ner-
vures plus foncées.
L’abdomen est d’un gris noirätre en dessus, le bord de chaque
segment brunètre et d’un roux ocracé assez vif en dessous. Le bord
supérieur du dernier segment est simple. Les appendices supérieurs
sont très-larges, un peu courbés en bas, cylindriques, jaunes et
revêtus de poils longs concolores ; à la base de chacun de ces appen-
dices est un autre petit appendice, plus en bas, droit et cylindrique,
large à sa base, de sorte que les appendices supérieurs ont l’air d’être
fourchus, la branche supérieure étant de beaucoup la plus longue.
Les appendices intermédiaires sont jaunâtres, si rapprochés vus en
dessus, qu'ils ont l'apparence d’être une pièce triangulaire, obtuse
au bout, mais vus en dessous ils sont cylindriques, écartés à la base,
mais très contigus au bout : ils dépassent de beaucoup le bord äu
dernier segment, vus en dessus. Les appendices inférieurs sont de
deux articles, le premier étant oblong, le second lancéolé et aigu,
64 MATÉRIAUX POUR UNE FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE
tourné en dedans contre la surface intérieure du premier article, de
sorte que, d’un côté, on ne voit que ce dernier, (voir les figures).
Au milieu du dernier segment ventral est une pièce large et arron-
die, placée entre la base des appendices supérieurs. Le pénis est
grêle, cylindrique, fourchu au bout, et je ne puis voir de gaînes. Le
bout de l’abdomen est sensiblement dilaté, surtout à cause de la
grandeur des appendices.
Longueur du corps, 12 mill ; envergure des aîles, 46 mill.
Je ne connais aucune espèce qui ait des rapports avec le palatus
pour la forme extraordinaire des appendices. Pour les couleurs il y
a un peu d’analogie avec le S. infumatus d'Écosse, et aussi avec les
Platyphylax Frauenfeldii, Kolenatii, et lanuginosus.
54. Platyphylax nigrovittatus, Mac-Lachlan, esp. nouv.
(PI. IE, fig. 1-19).
Corps noir ; la face, deux lignes sur le dos du mésothorax, et le
dessous de l’abdomen un peu roussâtres. Prothorax revêtu de poils
d’un jaune doré. Antennes d’un noir un peu brunâtre. Palpes jau-
nâtres. Pieds grisätres, les épines noires; les hanches et les tibias
postérieurs en partie noirâtres. Aîles antérieures peu larges, ellip-
tiques au bout, d’un fuligineux pâle, extrémement luisantes; au
milieu de presque toutes les cellules est placée une ligne noire, sou-
vent lancéolée ; l’une dans l’area thyridii est interrompue vers son
bout par le thyridium qui est très-grand et blanchâtre; une tache
noire ovale, un peu lanceolée, placée vers le bout de chacune des cel-
lules apicales, et une grande tache ovale dans la cellule cubitale
externe, une tache allongée de chaque côté du ptérostigma qui est
pâle; le bord apical et interne est aussi très-finement noir ou noï-
râtre. Les nervures noires, fortes, sans poils visibles. (Les lignes et
taches noires sont variables, et quelquefois elles manquent presque
entièrement, excepté la grande tache ovale dans la cellule cubitale
externe, et les deux du ptérostigma). Les aîles inférieures sont beau-
coup plus pales, presque blanchâtres, luisantes comme les anté-
rieures, la moitié apicale plus fuligineuse ; une tache noire au ptéro-
stigma, et le bord apical souvent noirâtre ; les nervures blanchâtres
dans la partie basale, mais noirâtres au bout; au milieu du bord
interne est un nuage fuligineux.
Chez le mâle, le bord terminal du dernier segment en dessus est
coupé semi-circulairement. Les appendices supérieurs sont courts et
larges, concaves en dedans, jaunes, le bord terminal très-obtus,
presque tronqué, frangé de poils longs et pâles. Les appendices
intermédiaires sont courts, presque carrés, noirs, pressés l’un contre
l’autre par leurs bords supérieurs, cachés dans la cavité du segment.
Les appendices inférieurs sont grands, noiràtres, la base est trian-
DE L'ASIE SEPTENTRIONALE. 65
gulaire et large, ensuite ils se prolongent en une lame épaissie,
courbée en haut, le bout étant très-obtus et avec une cavité en
dehors. Le pénis est profondément caché entre la base des appen-
dices inférieurs; il est grêle, court, cylindrique et testacé. Je ne vois
pas de gaines.
Le bout de l’abdomen de la femelle est très-obtus, fendu en des-
sous; eten dedans est une pièce tubulaire qui se prolonge en deux
valvules triangulaires, noirâtres et très-polies. L’écaille vuivaire est
grande, entière, jaunâtre, arrondie sur son bord libre.
Longueur du corps, 15 mil]. ; envergure des aîles, 40 mill.
J'ai vu beaucoup d'exemplaires de cette espèce (dont l’un est éti-
queté de Irkutzk) mais un mâle seulement ; elle est assez curieuse
à cause des dessins noirs des aîles, et très-facile à reconnaitre.
55. Thamastes dipterus, Hagen. (PI. IT, fig. 2-2*).
Je n’ai pas vu ce genre et espèce très-extraordinaire, que M. Hagen
cite de Irkutzk. Mais il a eu la bonté de m'envoyer les dessins très-
soigneusements faits en me donnant la permission de les publier.
(Voir l’explication des figures à la fin de ce travail). M. Hagen
remarque aussi que le mot Thaumastes imprimé dans la Gazette de
Stettin, 1858, p. 118, était une correction de la rédaction, et ne donne
pas sa vraie signification. Le genre est principalement remarquabie
parce que les palpes maxillaires de la femelle n’ont que trois articles,
d’après ce que dit M. Hagen.
56. Radema infernale Hagen. — (PI. II, fig. 3-3).
Encore un genre et une espèce inconmus pour moi, et qui n’ont
jamais été caractérisés. M. Hagen m'a envoyé ses dessins, etles notes
suivantes :
« Longueur avec les aïles 12 mill., aile supérieure 10 mill. Corps
» noir, fortement revêtu de poils concolores. Ocelles visibles, blancs.
» Des antennes il n'existe que l’article basal (le reste brisé en
» voyage), mais Je me rappelle que le second article était long,
» épaissi au bout, et fourni de poils. Palpes maxillaires de trois
«“ articles, brunàtres ; les labiaux semblables, mais plus courts. Aîles
» d’un brunâtre pâle, polies, mais avec des poils microscopiques, les
» nervures plus foncées, fortes, avec les poils plus longs et plus
» foncés. Appendices (voir les figures) noirs. Pieds d’un brun noi-
» râtre ; les éperons 0-2-3 ou plutôt 1-2-3, mais celui des antérieurs
» est très-petit : la formule 1-2-2' dans mon Phryganidarum synopsis
» Synonymica est certainement une erreur de l’imprimeur. Je ne pos-
» sède qu’un mâle de la rivière Lena. »
Je remarque que la réticulation de Radema est presque entière-
ment comme chez Apatania, mais le genre est certainement distinct
par la forme des antennes, le nombre des éperons, etc.
66 MATÉRIAUX POUR UNE FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE
57. Apatania majuscula, Mac-Lachlan, esp. nouv. (PI. TT,
fig. 4-42).
Le corps en entier est noir avec une ligne pâle sur chaque côté de
l'abdomen. Le prothorax revêtu de poils d’un jaune pâle. Palpes
d’un gris brunâtre. Pieds d’un jaunâtre obscur ; les cuisses noirâtres
excepté au bout, les hanches frangées de poils pales ; les tarses plus
obscurs au bout. Aîles antérieures grisâtres, un peu revêtues d’une
pubescence à peu près concolore, très-courte ; l’espace ptérostigmati-
que est très-grand, et se prolonge sur le bord antérieur, noirâtre
(quelquefois plus pâle) et coupé par une nervule transversale blan-
châtre ; cet espace est scabre et fortement revêtu d’une pubescence
noirâtre. La réticulation est d’un brun noirâtre. Les aîles posté-
rieures sont beaucoup plus pâles que les antérieures et sans ptéro-
stigma; les franges longues et grisâtres.
Les appendices intermédiaires du mâle sont très-longs et fins en
forme d’épines courbées en bas, le bord inférieur étant un peu cré-
nelé; ils sont jaunes et portent quelques poils au bout. Entre ces
appendices est une épine longue, noire, plus courte que les appen-
dices, également courbée en bas, d’un brun noirâtre, très-lisse. A la
base de chaque appendice intermédiaire et sur son intérieur sont
placés les appendices supérieurs qui sont petits, ovales, ou un peu
oblongs, bruns, frangés de poils. Les appendices inférieurs sont très-
grands, la base renflée, noïrätre, frangée de poils très-longs, ensuite
ces appendices se prolongent en une lame digitiforme comprimée
latéralement, d’un brun de poix. Entre les appendices inférieurs on
voit le pénis qui est très-ceurt et petit, et muni de chaque côté d’une
gaine en épine, plus longue.
Longueur du corps 6 mill. ; envergure des aîles 20-22 mil].
Espèce facile à reconnaître par les aîles antérieures ordinairement
avec un ptérostigma très-grand, et par la forme des appendices du
mâle. Je la possède de Irkutzk. C’est bien probablement la même
espèce que M. Hagen à dans sa collection sous le nom inédit de
septentrionalis, et qu'il a reçue de Irkutzk, et aussi d’Archangel dans
la Russie septentrionale européenne. On doit aussi la comparer avec
le type de Phryganea stigmatella, Zetterstedt, car cette espèce est
sûrement du genre.
58. Brachycentrus subnubilus, Curtis. ,
Indiqué d'Omsk par Hagen. J'ai vu ce que je crois la même espèce
de la Nouvelle-/emble.
09. Leptocerus grossus, Stephens.
Indiqué par Hagen (sous le nom de notatus) de [rtysch.
60. Leptocerus fulvus, Rambur.
2
Également indiqué de [rtysch par Hagen.
DE L'ASIE SEPTENTRIONALE. 67
61. Macronema radiatum, Mac-Lachlan, esp. nouv. (PI. IT,
fig. 5.)
Noir luisant, La tête jaunâtre au front; sur le vertex sont deux
tubercules latéraux arrondis, très-grands, revêtus de poils jaunes ;
chacun de ces tubercules touche à peu près l'œil. Yeux d’un brun
cuivreux. Antennes brunes, le bout de chaque article plus obscur ;
les deux articles basals testacés, marqués de brun noirâtre, le troi-
sième également testacé, brun noirâtre au bout. Palpes et prothorax
jaunes. Pieds jaune pâle, presque blanchâtres, fortement revêtus de
poils longs concolores ; ii y a une marque d’un brun noirâtre sur
les trochanters et à l'extrémité des tibias. Les tibias antérieurs
ont deux éperons au bout, dont l’un est long, l’autre moitié plus
court. Les aîles antérieures sont très-longues, assez étroites, gra-
duellement plus larges jusque vers le bout, qui est elliptique ; la cou-
leur est d’un jaunâtre pâle, presque blanchâtre et luisant, pres-
que sans pubescence. Elles sont fortement marquées de lignes noi-
râtres ; c'est-à-dire que dans la moitié basale sont quatre lignes longi-
tudinales, dont la supérieure touche le bout d’un triangle formé par
deux lignes costales transversales ; un peu plus vers le bout des aîles
est un autre triangle sur le bord postérieur ; ces deux triangles sont
ordinairement réunis par une ligne courbe longitudinale; l’espace
ptérostigmatique est occupé par une grande tache longitudinale, et
la partie apicale montre six lignes longitudinales qui suivent les sec-
teurs apicaux et dont presque toutes se réunissent avec le triangle
du bord postérieur ; le bord apical est également et finement noi-
râtre. La réticulation est pale, excepté là où elle traverse les lignes
noirâtres. Les aîles postérieures sont presque hyalines, le bout lar-
gement d’un fuligineux pâle. L’abdomen est d’un noirâtre terne.
Chez le mâle le bout de l’abdomen en dessus est frangé de poils
jaunes très-longs. Le lobe supérieur est long, jaune, élargi au bout,
celui-ci irrégulièrement échancré. Les appendices inférieurs sont
longs et grêles, en deux articles cylindriques, dont le second est
encore plus grêle.
Longueur du corps 10 mill., longueur des antennes 41 mill.;
envergure des aîles 39 mill.
J’ai vu plusieurs individus de cette très-jolie espèce dans trois
envois d'insectes de Sibérie et de l’Amur, mais sans aucune femelle.
C’est une des espèces les plus remarquables pour la faune, car
le genre est principalement exotique. I est vrai qu'il yen a une
espèce cle l'Amérique septentrionale qui se trouve jusqu’au 45° de la-
titude, mais en Sibérie le M. radiatum arrive jusqu’au 55° environ.
D est bien probable que l’insecte indiqué par Motschoulsky (Bul-
letin de Moscou, xxxn1, p. 487) sous le nom de Leptocera radiata,
mais sans description, est la même espèce.
68 MATÉRIAUX POUR UNE FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE
62. Hydropsyche atomaria, Pictet ?
Un insecte de Sibérie est indiqué avec doute par Hagen comme
appartenant à cette espèce.
63. Hydropsyche albofasciata, Mac-Lachlan , esp. nouv.
(PI. II, fig. 6-6°).
Mâle. Noir ; la tête et le prothorax avec des poils dorés. Antennes
jaunes, la moitié basale de chaque article brunâtre. Palpes maxil-
laires d’un brun noirâtre, le troisième article plus long que le qua-
trième. Pieds jaunâtres, les hanches noirâtres, et le bout des tibias,
et la moitié apicale du premier article des tarses postérieurs éga-
lement un peu noirâtres. Aîles antérieures assez courtes, étroites,
fuligineuses, le bout très-oblique ; à la base est une tache et quelques
atomes blancs, un peu après le milieu des ailes est une bande large
transversale blanche qui traverse toute la largeur de l’aîle ; vers le
bout est une grande tache oblongue blanche, qui commence sur le
bord costal et s'arrête brusquement au milieu du disque; et sur le
bord postérieur, opposé à la tache costale, est un vestige d’une petite
tache blanche. Toute l’aîle est couverte d’une pubescence noirâtre
qui devient blanchâtre sur les taches blanches. Les aîles postérieures
sont uniformément d’un fuligineux päle, un peu irisé, les franges
grisâtres ; le bord costal évidé avant le bout. L’abdomen est noi-
râtre, avec une ligne grise sur chaque côté.
Les appendices inférieurs sont longs, d’un jaune très-pâle, cylin-
driques, le premier article élargi au bout, le second très-court, aigu.
Le pénis est cylindrique, le bout un peu élargi, testacé et très-obtus,
tout à fait simple.
Longueur du corps 5 mill. ; envergure des aîles 15 mill.
Jolie petite espèce de l’Amur dont j'ai vu deux mâles.
64. Arctopsyche ladogensis, Kolenati.
J’en ai vu plusieurs individus de Sibérie qui ne diffèrent pas de
ceux d'Europe, excepté que les antennes ont l’air d’être un peu plus
claires.
65. Neureclipsis bimaculata, Linné.
Irtysch selon M. Hagen.
66. Polycentropus flavomaculatus, Pictet.
Sibérie, selon M. Hagen in litt.
Genre Amphipsyche, Mac-Lachlan, genre nou.
Mâle. Éperons 1-4-4; celui des tibias antérieurs assez court, placé
au bout. Ceux des deux paires des tibias intermédiaires très-inégaux,
DE L'ASIE SEPTENTRIONALE 69
l’un moitié plus long que l’autre (les tarses des pieds intermédiaires
ne sont guère perceptiblement dilatés.) La paire apicale des tibias
postérieurs très-inégale, l’un des deux étant très-long ; la paire
sous-apicale sur ces tibias petite et presque égale. Les cuisses inter-
médiaires et postérieures frangées de poils assez longs.
Sur le vertex sont deux tubercules ovals, très-grands et revêtus de
poils longs. Pas d’ocelles. Les yeux petits. Les antennes extraordi-
rairement longues et très-fines, l’article basal bulbeux. Le devant
de la tête renflé. Les palpes maxillaires grêles, de cinq articles ; le
premier très-court, les deuxième et troisième assez longs, presque
égaux, le quatrième plus court que le troisième, le dernier en fouet
beaucoup plus long que tous les autres réunis, et indistinctement
multiarticulé. Les palpes labiaux très-petits, les deux premiers arti-
cles courts et égaux, le troisième long. Pronotum en deux lobes
allongés. Mésonotum fort; de chaque côté, au point où les aîles anté-
rieures sont attachées, est une valvule relevée, allongée, tournée
vers l'abdomen, frangée de poils. L’abdomen est court et assez fort,
renflé; les appendices inférieurs sont de deux articles. Les aîles
antérieures sont longues et étroites, mais soudainement dilatées sur
le bord postérieur vers le bout, qui est obtus et elliptique. Elles
sont transparentes et nues, presque comme micacées. Dans l’espace
costal il y a une nervule à la base, une autre très-oblique au milieu,
et encore une autre vers le bout, et en outre deux ou trois fausses
nervules, rudimentaires ; il n’y a pas de cellule discoïdale, parce que
le secteur du radius ne se bifurque que quand il arrive à l’anasto-
mose ou ligne de nervules transversales, mais il y a une grande
cellule médiane, courte et large: le radius est très-fléchi avant le
bout ; la première cellule apicale ne s'étend que jusqu’à mi-chemi
entre le bout et l’anastomose, les autres sont longues et paralièles,
la troisième porte à la base un petit point dur, ce qu'on voit chez
presque toutes les Phryganides. Les aîles postérieures sont moitié
plus courtes que les antérieures, très larges et triangulaires, large-
ment plissées au milieu; le bord costal est évidé un peu avant le
bout, et il porte sur presque toute sa longueur, de nombreuses
petites épines en crochet (1). Pour la réticulation on peut dire qu'il
n'y a pas de cellule discoïdale, etles cellules apicales numéros 2 et 5
seules sont présentes; le bord inférieur a une frange de poils courts
presque inperceptibles, mais ils deviennent longs sur le bord anal.
Femelle. Éperons comme chez le mâle, mais les tibias et tarses
intermédiaires sont énormément dilatés, et sur ces tibias les éperons
(1) Ces petits crochets existent chez ous les insectes de la famille des OEstropsidæ,
et je crois qu’ils s’entrelacent avec des semblables sur le bord inférieur des ailes an-
lérieures. On les trouve aussi dans les Leptocérides du genre Mystacides,
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T, XV. 9
70 MATÉRIAUX POUR UNE FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE
sont courts, surtout la paire sous-apicale, ou plutôt je dois dire
médiane, parce que les tibias mêmes sont ici très-courts.
Ce sexe est beaucoup plus petit que le mâle. Les palpes sont encore
plus grêles, et en effet je crois ne voir que les maxillaires qui sont
petits, et les articles basals presque moniliformes, le dernier étant
long et fin. Les aîles antérieures sont beaucoup plus courtes et
plus larges, sans dilatation médiane, ayant la forme de celles des
Hydropsyche; la réticulation semble être à peu près comme chez le
mâle. Je ne puis rien dire pour les postérieures qui sont en mauvais
état. L’abdomen est court et obtus au bout. Je crois que les antennes
sont beaucoup plus courtes que chez le mâle, mais elles sont brisées
chez mes deux individus.
LA
Ce genre est remarquable pour la faune de Sibérie et il appartient
à un groupe exotique. Sans doute 1l a des rapports avec les genres
Polymorphanisus de Walker, et OBstropsis et OEstropsyche de
Brauer. Sur ces trois genres M. Brauer à érigé la famille ou sous-
famille des OEstropsidæ, dont l’un des caractères le plus remarquable
est que les palpes sont tout à fait rudimentaires, et réduits à des
tubercules presque imperceptibles. Mais dans l’Amphipsychenous avons
un genre qui certainement doit être placé avec ces trois autres, et
néanmoins il a les palpes (au moins chez le mâle) d’une Hydropsy-
chide, mais grêles et débiles, donnant l’idée qu’il sont en route pour
devenir rudimentaires, et, si mes yeux ne me trompent pas, chez la
femelleune paire des palpes manque réellement. Ainsi se pose la ques-
tion de la stabilité de la famille des OEstropsidæ comme distincte
des Hydropsychidæ. Pour le moment'je ne conclurai point. J’ai vu
des insectes de ce groupe de presque tout le monde tropical, pour
Ja plupart non décrits, conservant toujours leur facies remarquable,
et ils formeront au moinsun groupe très-distinct, si même on se dé-
cide à ne pas les séparer des Hydropsychides (1).
Je dois noter que M. Hagen, et d’après lui M. Brauer, se trompe
en donnant la formule 2.2.2 pour les éperons de Polymorphanisus,
car l’espèce typique, P. nigricornis, a 2.3.3 éperons; du reste les
genres OEstropsis et Polymorphanisus ont beaucoup de caractères
communs.
67. Amphipsyche proluta, Mac-Lachlan, esp. nouv. (PI. IF,
fig. 7-7°).
Mäle. Le corps entier est d’un ocracé blanchâtre, très-pâle. Les
antennes sont annelées de noirâtre aux sutures des articles dans la
(1) Depuis que ces remarques ont élé écrites, je trouve chez une espèce de grande
taille, du Brésil méridional, les indications certaines de palpes articulés, mais très
petits, et cachés dans la cavité du dessous de la tête.
DE L'ASIE SEFTENTRIONALE. 71
partie basale, mais, pour le reste, elles sont entièrementocracées. La
poitrine estrevêtue d'un pubescence blanche. Les yeux sont noirs. Les
pieds ont un point noir sur les trochanters, et un point brunâtre au
bout des tibias, et à la base des ongles. Les aîles antérieures sont à
peu près transparentes et luisantes, avec une légère teinte verdâtre,
qui est peut-être plus prononcée chez les individus vivants; vers le
bout.du radius 1l y a une nuance grisâtre; la réticulation est, d’un
verdâtre très pâle. Les postérieures sont entièrement blanchâtres ;
Ja réticulation concolore, excepté que le bout du radius est jau-
uâtre. Les appendices inférieurs sont jaunâtres, le premier article
dilaté et échancré au bout, le second petit et aigu ; ils sont frangés,
comme le bord du segment terminal, de poils longs et pâles. Il y a
aussi l'indication de deux valvules aiguës, peut-être des appendices
intermédiaires situés au dessus des appendices inférieurs.
Femelle. Comme chez le mâle, excepté que les aîles n’ont aucune
teinte verdâtre, pas même sur la réticulation, et iln’y a pas de nuance
jaunâtre au bout du radius. La poitrine ne porte guère de pubes-
cence. Les tibias et tarses intermédiaires dilatés sont blanchâtres.
Le bout de l’abdomen est frangé de poils pâles.
Longueur du corps, &, 7 mill., © 6 mill. ; longueur des antennes,
G', euviron 33 mill. ; envergure des aîles, c', 29 mill. ; ©, 22 mil.
J'ai vu 3 G'et 2 © de l’Amur.
Il est possible que l’insecte indiqué par Motschulsky sous le nom
(sans description) de Leptocera albescens, ou sous celui de L. nivea,
soit cette espèce.
1
19
MATÉRIAUX POUR UNE FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE
LISTE DES ESPÈCES.
N. B. Les espèces marquées * se trouvent également dans les limites de l'Europe
fixées par les Monts-Ourals et le Caucase.
Celles précédées du signe + se rencontrent dans les Iles Britanniques.
PSEUDO-NÉVROPTÈRES,
ODONATES.
Libellulidæ.
Pantala flavescens, F.
* + Libellula quadrimaculata. 1.
* Orthetrum brunneum, Fonscol.
* Diplax pedemontana, Allioni.
*{f— flaveola, L.
* — depressiuscula, Sélys.
*+— vulgata, L.
*+— scotica, Donov.
* Leucorhinia rubicunda, L.
Mesothemis corrupta, Hag.
—- illota, Hag.
* + Cordulia œnea, L.
* + Epitheca arctica, Zetterst.
* — bimaculata, Charp.
Æschnidæ.
Onychogomphus ruptus, Sélys.
* Ophiogomphus serpentinus, Charp.
* + Gomphus flavipes, Charp.
— epophthalmus, Sélys, esp. nouv.
— Maacki, Sélys, esp. nouv.
Anax junius, Drury.
*+ — formosus, Vander L.
DE L'ASIE SEPTENTRIONALE. 13
Æschna palmata, Hag.
— serrata, Hag.
— crenata, Hag.
*{— juncea, L.
— arundinacea, Sélys, esp. nouv.
*+— borealis, Zetterst.
#*+— mixta, Lat.
& — yiridis, Eversm.
+— grandis, L.
Agrionidæ.
4
* + Calopteryx virgo, L.
ANNE splendens, Harris.
*+ Lestes sponsa, Hanss.
* Sympicna fusca, Vander L.
#* + Erythromma najas, Hanss.
‘+ Ischnura pumilio, Charp.
#+ — elegans, Vander L.
* Agrion concinnum, Johanson.
— _ glaciale, Hag.
* — lunulatum, Charp.
* — hastulatum, Charp.
— lanceolatum, Sélys, esp. nouv.
— _ ecornulum, Sélys, esp. nouv.
\
La
NON-ODONATES.
Ephemeridæ.
Palingenia sibirica, Mac-Lachlan, esp. nouv. (plus trois espèces
indéterminables).
Perlidæ.
Pteronarceys reticulata, Burm.
* Dictyopteryx alpina, Pict.
— dichroa, Mac-Lachlan, esp. nouv.
— compact, Mac-Lachlan, esp. nouv.
Perla flavo-tincta, Mac-Lachlan, esp. nouv.
— exilis, Mac-Lachlan, esp. nouv.
Plus quatre espèces indéterminables de cette famille.
%
Pa
* + Micromus aphidivorus, Schrk.
+ Hemerobius humuli, Linné.
* Myrmeleon formicarius, Linné (formicalynæx, Auct.)
* Formicaleo lineatus, Fab.
sc
* Myrmecælurus trigrammus, Pallas.
+ Sialis lutaria, Linné.
* Mantispa styriaca, Poda.
‘+ Psectra diptera, Burm.
w RE
te te le —!.
ï ï ï
MATÉRIAUX POUR UNE FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE
NEVROPTERES.
PLANIPENNES.
Sialidæ.
— _ sibirica, Mac-Lachlan, esp. nouv.
Raphidiidæ.
+ Raphidia xanthostigma, Schumm.
Inocellia crassicornis, Schumm.
Mantispidæ.
— perla, Pallas.
Osmylidæ.
Hemerobiidæ.
— punctatus, Güszy (?).
—= fasciatus, Güszy.
— subnebulosus, Stephens.
— nervosus, Fab.
— concinnus, Stephens.
Megalomus hirtus, Linné.
— algidus, Erichs.
ï
Chrysopidæ.
* + Chrysopa vittata, Wesm.
#{ — vulgaris, Schnd.
ET — phyllochroma, Wesm.
A seplempunctata, Wesm.
ST — perla, Linné.
— {ormosa, Brauer.
Myrmeleonidæ.
Creagris plumbeus, Oliv.
FFE
DE L'ASIE SEPTENTRIONALE.
Ascalaphidæ.
Ascalaphus sibiricus, Eversm.
Panorpidæ.
*+ Panorpa communis, Linné.
— amurensis, Mac-Lachlan, esp. nou.
TRICHOPIÈRES.
+ Phryganea striata, Linné.
“in — obsoleta (Hagen), Mac-Lachlan.
Holostomis phalænoïdes, Linné.
ë — atrata, Gmelin.
* Neuronia lapponica, Hagen.
* + Agrypnia Pagetana, Curtis.
Glyphotælius mutatus, Mac-Lachlan, esp. nouv.
* + Grammotaulius atomarius, Fab.
* + Colpotaulius incisus, Curtis.
* + Limnophilus rhombicus, Linné.
*
D) — stigma, Curtis.
ET — politus, Mac-Lachlan.
— abstrusus, Mac-Lachlan, esp. nouv.
“sl -- striola, Kolenati.
== T
— griseus, Linné.
* + Phacopteryx brevipennis, Curtis.
Stenophylax.palatus, Mac-Lachlan, esp. nouv.
Platyphylax nigrovittatus, Mac-Lachlan, esp. nouv.
Thamastes dipterus, Hagen.
tadema infernale, Hagen, esp. nouv.
* (?) Apatania majuscula, Mac-Lachlan, esp. nouv.
*+ Brachycentrus subnubilus, Curtis.
* + Leptocerus grossus, Stephens.
#4 — fulvus, Ramb.
Macronema radiatum, Mac-Lachlan, esp. nouv.
* Hydropsyche atomaria, Pict. (?)
—— albofasciata, Mac-Lachlan, esp. nouv.
* Arctopsyche ladogensis, Kolenati.
* + Neureclipsis bimaculata, Linné.
*+ Polycentropus flavomaculatus, Pict.
Amphipsyche proluta, Mac-Lachlan, esp, nouv.
76
Figure 1.
Ct
I ©
12
15:
14.
2.
MATÉRIAUX POUR UNE FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE
EXPLICATION DES FIGURES,
PLANCHE I.
Palingenia sibirica G', bout de l’abdomen en-dessus ;
la le même en dessous.
Pteronarcys reticulata , bout de l’abdomen, en dessous;
92 bout du pénis de côté ; 2b le même de face.
Pteronarcys reticulata ©, bout de l’abdomen en-dessus ;
32 le même, en dessous.
. Dictyopteryx dichroa G', bout de l’abdomen en-dessus ;
42 le même en dessous.
. Dictyopteryx dichroa ©, bout de l'abdomen en dessus ;
5e écaille vulvaire ; 5? pronotum.
. Dictyopteryx compacta c', bout de l’abdomen en dessous.
Dictyopteryx compacta © , bout de l'abdomen en dessus ;
7* le même en dessous; 7 pronotum.
Perla exilis © , bout de l’abdomen en dessus ; 82 le même,
en dessous ; 8? pronotum.
. Perla flavotincta © , bout de l’abdomen en dessus ; 9: le
même en dessous; 92 pronotum.
. Sialis sibirica œ, bout de l’abdomen de côté; 102 le
même en dessous.
Panorpa amurensis S';11*abdomen de côté; 11? appen-
dices du segment terminal.
Glyphotælius mutatus G', bout de l’abdomen de côté;
12* excision du segment terminal en dessus ; 12? ap-
pendice intermédiaire plus grossi.
Limnophilus abstrusus SG‘, bout de l’abdomen, en dessus ;
132 le même de côté,
Stenophylax palatus G', bout de l’abdomen de côté;
142 le même en dessous. É
PLANCHE IL
Platyphylax nigrovittatus © ; 1* bout de l'abdomen du G'
de côté ; 1 le même en dessous ; 1° le même de la ©
en dessus ; 14 le même en dessous.
Thamastes dipterus, réticulation de l’aîle antérieure
du G'; 2a aîle postérieure rudimentaire du G';
14.
DE L'ASIE SEPTENTRIONALE. 77
2 réticulation de l’aîle antérieure de la Q ; 2° palpe
maxillaire du G'; 21 palpe labial ; 2e palpe maxil-
laire de la ©; 2! pied antérieur du g'; 25 le même
de la ©; 2h pied intermédiaire du g'; % bout de
l’abdomen du &', en dessus ; 2x le même de la oe
en face.
Radema infernale &, réticulation des aîles:; 32 palpe
maxillaire; 3, bout de l’abdomen de côté; 3° le
même en dessous ; 34 appendices intermédiaires en
dessus.
Apatania majuscula Œ, bout de l’abdomen, en dessus ;
42e même de côté.
Macronema radiatum œ.
Hydropsyche albofasciata G'; 6* bout de l’abdomen de
côté ; 6 bout du pénis.
Amphipsyche proluta Œ, réticulation des aîles:; 72 palpe
maxillaire ; 7? palpe labial ; 7e base d’une antenne:
74 pied intermédiaire de la © ; 7° bout de l'abdomen
du c de côté.
Agrion concinnum œ', taches de la base de l’abdomen,
en dessus ; 8% le même de côté; 8ble même, d’une
variété, en dessus ; 8° bout de l'abdomen en dessus ;
81 le même de côté.
Agrion glaciale &, taches de la base de l'abdomen en
dessus ; 92 le même, d’une variété ; 9° bout de l’ab-
domen en dessus ; 9e le même de côté.
Agrion lanceolatum G', bout de l’abdomen de côté:
102 taches de Ia base de l’abdomen en dessus.
. Agrion ecornutum G', bout de l'abdomen de côté ; 112 ta-
ches de la base de l’abdomen, en dessus.
Onychogomphus ruptus G', bout del’abdomen en dessus ;
122 le même de côté; 12b appendice inférieur en des-
sous; 12° bout d’un appendice supérieur plus grossi.
Gomphus epophthalmus ©, bout de l'abdomen, en
dessus ; 132 le même de côté; 13b appendice infé-
rieur en dessous ; 15° occiput de la ©.
Gomphus Maacki g', bout de l'abdomen, en dessus ;
14? le même de côté; 14b un appendice supérieur,
grossi; 14° apperdice inférieur en dessous. (N. B.
La partie très-fine et terminale de la branche in-
terne des appendices supérieurs s'étant trouvée
brisée avant la confection du dessin, elle est figurée
de mémoire et un peu approximativement).
ANNALES DE LA SUC. ENT, DE BELGIQUE, T. XV. 10
2#
NOTE
SUR
LA TRIBU DES ADÉLOCEÉPHALIDES
: Par le Dr. Boisduval.
En 1868 nous avons lu à la Société entomologique de France une
petite note sur la tribu des Cératocampides, avec la description de
quelques espèces que nous avons regardées comme nouvelles, nous
réservant de publier plus tard, un aperçu sur une autre tribu qui en
est très-voisine: C’est celle des Adélocéphalides, que nous offrons
aujourd’hui à nos collègues de la Société de Belgique.
Les Lépidoptères qui en font partie, ont été placés par Fabricius
dans l’innombrable légion des Bombyx, divisée maintenant par les
travaux des savants modernes en un grand nombre de tribus, de
genres et de sous-genres. Celle des Adélocéphalides dont il va être
question, est donc un démembrement de quelques Bombyx des an-
ciens auteurs.
Elle se compose exclusivement de Lépidoptères propres au Nou-
veau Continent, dont les chenilles, garnies de pointes roides sur le
dos, subissent leur métamorphose en terre comme celles des Céra-
tocampides et de nos Notodontides.
L'Amérique centrale doit probablement en produire un assez
grand nombre, qui resteront encore inconnus aux entomologistes de
nos jours pendant de longues années ; d'autant plus que les natura-
80 NOTE SUR LA TRIBU DES ADÉLOCÉPHALIDES.
listes voyageurs prennent de préférence les Lépidoptères Diurnes
dont les couleurs sont plus brillantes et dont la recherche est plus
facile, et ne s'occupent que très peu de la récolte des Hétérocères
nocturnes. Et si, de temps en temps, nous recevons quelques indivi-
dus, c’est que généralement ils ont été pris par l'effet du hazard.
Nous connaissons bien les premiers états des espèces de l’Amé-
rique du Nord, figurées parfaitement par Abbot, ainsi que de la ma-
jeure partie de celles du Brésil qui ont été élevées par Beske; mais
nous ignorons comment se comportent celles qui habitent le Mexique,
le Guatemala et les diverses républiques de l’ancienne Colombie;
cependant les insectes à l’état parfait ont une si grande similitude
avec ceux des autres provenances que nous croyons pouvoir affirmer
a priori, que leurs chenilles ont les mêmes habitudes et les mêmes
caractères. Nous ne savons pas s’il y a des Adélocéphalides dans les
Antilles, mais tout nous porte à croire qu'ilpourrait bien en exister
dans les grandes îles, telles que Haïti et Cuba.
Linnée n’a vu aucun Lépidoptère appartenant à ce groupe. Fabri-
cius en a décrit deux. Cramer, Abbot, MM. Walker et Herrich-
Schæffer nous ont aussi fait connaître quelques espèces.
Nous n'avons pas la prétention de présenter ici un travail complet
sur la tribu dontil s’agit, mais simplement d'offrir une sorte de cadre
dans lequel les Entomologistes qui viendront après nous pourront
grouper les genres et les espèces qui nous sont restés inconnus.
NOTE SUR LA TRIBU DES ADÉLOCÉPHALIDES, 81
. TRIBU DES ADÉLOCÉPHALIDES.
La plupart des Lépidoptères qui constituent cette petite tribu ont,
à l’état parfait, un facies qui rappelle plus ou moins certains de nos
Bombycites fileurs, mais ils s’en éloignent beaucoup sous leurs pre-
miers états et se lient intimement aux Cératocampides. Harris et
d’autres Entomologistes de l'Amérique du nord les ont même placés
dans la même tribu, sous le nom de Dryocampini, voulant sans doute
exprimer par ce mot que leurs chenilles vivent sur les chênes, ce qui
n’est exact que pour les Adélocéphales des États-Unis.
Nous donnons pour caractères à ces Hétérocères :
Chenilles axboricoles, munies de pointes roiïdes, plus ou moins
longues, simples ou dentelées, disposées parallèlement tout le long
du dos, dont celles du second anneau, quelquefois plus longues que
les suivantes, sont en forme de cornes plus ou moins recourbées en
arrière ; le premier anneau pourvu ordinairement d’une sorte de bour-
relet hérissé de petites pointes.
Métamorphose dans la terre.
Insecte parfait : tête un peu retirée sous le thorax; antennes des
mâles plus ou moins pectinées etse terminant généralement en pointe
filiforme dans leur tiers antérieur ; palpes assez courts, couverts de
poils serrés ; trompe le plus souvent rudimentaire ; aîles en toitdans
le’repos ; les {supérieures presque toujours traversées obliquement,
entre le milieu et l’extrémité, par une ligne-droiïte, et marquées
généralement vers la cellule discoïdale d’un stigmate particulier.
GENRE CERODERES. Doisd.
Chenilles ayant sur le premier anneau une collerette garnie de
pointes courtes, obtuses,etsur les deux suivants deux longues pointes
simples, recourbées en arrière comme chez le Ceratocampa Regalis ;
tous les autres anneaux jusqu’à l’extrémité portant des pointes ob-
tuses très-courtes. Chrysalides garnies de petites pointes sur le bord
des anneaux.
Insecte parfait : antennes des mâles pennées dans les deux tiers
inférieurs etise terminant en pointe filiforme; antennes des femelles
simplement dentées; palpes courts, velus, un peu écailleux ; pattes
fortes, de longueur moyenne ; aîles reverses dans le repos; les infé-
rieures discolores.
Ceroderes Molina.— Phalæna Molina Cram. 302E. F. et 396 B.
— Stoll, pl. 22, fig. 4, la chenille.
Cette espèce, l’une des’ plus belles de la tribu, nous paraît si mal
82 : NOTE SUR LA TRIBU DES ADÉLOCÉPHALIDES.
tigurée dans l'ouvrage de Cramer, que ce n’est pas sans hésitation que
nous y rapportons les individus que nous avons reçus du Brésil.
Le mâle à 9 centimètres d'envergure. Il est d’un gris-jaunâtre
brillant, à peu près comme dans le mâle du Smérinthe du peu-
plier. Ses aîles supérieures, dont le bord terminal est fortement
sinué et comme échancré, sont marquées de deux lignes trans-
verses plus obscures que le fond, dont l’une vers la base et l’autre
oblique sur le tiers postérieur; entre ces deux lignes, il existe sur
la cellule discoïdale une petite Junule de leur couleur. Les aïîles
inférieures sont aussi un peu sinuées près de l’angle anal ; leur disque
est largement rose, marqué d’une grosse tache noire ; la couleur rose
est bordée extérieurement par une raie étroite d’un rouge carminé.
La femelle est un peu plus grande que le mâle, dont elle ne dif-
fère que par ses aîles arrondies et non sinuées.
Le dessous des aîles dans les deux sexes est d’un gris RE in
avec une raie transversale commune; celui des supérieures est rose
depuis la base jusqu’au-delà du milieu et offre sur la cellule discoï-
dale une grosse tache noire.
Le mâle de ce papillon, lorsqu'il est au repos, a un peu l’aspect de
certaines variétés du Smerinthus populi (Beske).
Il habite le Brésil. Les deux individus PENSE par Cramer avaient
été envoyés de Surinam.
Beske nous a envoyé dans de l’alcool des chenilles très-bien con-
servées, qui neressemblentpas complètement à celle dontStoll donne
la figure, pl. 22, £. 4. Chez cette dernière, on ne voit aucune trace des
petites pointes obtuses qui garnissent la collerette; les pointes du
second et du troisième anneau sont assez courtes, jaunes avec le som-
met rouge, tandis que, dans les cheniiles quenous avons sous les yeux,
ces mêmes pointes ou cornes, sont longues, entièrement noires, et
recourbées en arrière. Ces deux chenilles appartiennent peut-être à
deux espèces différentes. Dans tousles cas, l’une et l’autre vivent sur
diverses espèces de Passiflores.
Le Ceroderes Molina est véritablement un trait-d’union entre les
Cératocampides et les Adélocéphalides.
GENRE OTHORENE. Boisd.
Adelocephala Walker, H.-Schæffer.
Chenilles : ayant le premier anneau garni de pointes acérées de
longueur médiocre; les deux anneaux suivants munis de longues
épines dentelées et les autres hérissés de pointes longues, crochues,
recourbées en arrière et de longueur égale.
Métamorphose en terre.
NOTE SUR LA TRIBU DES ADÉLOCÉPHALIDES. 83
Chrysalides garnies de petites pointes sur le bord des anneaux.
Insecte parfait : antennes pennées dans les deux sexes jusqu'au tiers
supérieur où elles deviennent filiformes et pointues; palpes velus,
très-courts ; trompe tout à fait rudimentaire, aîles entières, en toit.
Jusqu'à présent nous ne connaissons que la chenille du Cadmus
que nous avons reçue dans de l’alcoo!, grâce à l’obligeance de
Beske (1). -
Les Othorènes sont les géants de la Tribu.
1. Othorene Cadmus. — Adelocephala Cadmus Boisd. in Her-
_rich-Schæffer, 77-78. — Walker, Heter. 1499.
Cette belle espèce a de 12 à 13 centimètres d’envergure, les aîles
supérieures, légèrement pointillées de noirâtre, sont d’un roux très-
clair, avec la base et la moitié extérieure d’un gris rosé; cette der-
nière partie est séparée du fond par une ligne droite, oblique, peu dis-
tincte; l’extrémité de la cellule discoïdale est marquée d’un point
blanc. Les aîles inférieures sont d’un gris rosé, plus intense vers le
bord abdominal et lavé de roussâtre vers le hord extérieur. Le corse-
let est d’un gris de perle rosé, avec le milieu roussâtre; l’abdomen
est d’un gris plus ou moins rosé. Le dessous des quatre aîles est d’une
couleur roussâtre pâle avec une raie brunâtre.
La femelle ne diffère pas du mâle.
C’est à Beske que l’on doit la découverte de ce beau lépidoptère,
dont il a trouvé la chenille dans les forêts qui environnent Ia
colonie de la Nouvelle Fribourg.
2. Othorene Jason, Boisd.
Au moins aussi grand que le précédent avec les aïles supérieures
un peu pointues au sommet et entièrement d’un jaune canelle, tra-
versées par deux lignes obliques d’un brun roux, très bien marquées,
dont l’une sur le tiers basilaire et l’autre au-delà du milieu, com-
mençant près de l’angie apical pour arriver au milieu du bord interne ;
on voit, en outre, sur la cellule discoïdale un petit point, d’un brun
(1) Beske, d’origine allemande, quitta son pays il y a environ 23 ans et vint se fixer
au Brésil dans la colonie suisse de la Nouvelle Fribourg avec l'intention d’y cultiver les
vers à soie. Mais voyant que ce genre d'industrie ne lui donnait qu’un assez mince
résultat, il mit à profit quelques connaissances entomologiques qu’il avait acquises en
Allemagne, pour se livrer dans celte colonie, à la recherche et à l’éducation des che-
nilles qui y abondent, principalement pendant la saison des pluies. El obtint ainsi en
nocturnes de très-belles espèces nouvelles, qui n’ont pas peu contribué à enrichir nos
collections et qui, sans cet habile observateur, seraient restées inconnues. Le com-
merce qu’il faisait des lépidoptères provenant de ses éducations lui rapportait un cer-
tain bénéfice et lui permettait de vivre convenablement, lorsque malheureusement il
succomba tout-à-coup à la suite d’un accident. Cette perte est d'autant plus regrettable
qu’il n’a pas laissé d’élèves et que cette source entomologique est tarie pour longtemps,
84 NOTE SUR LA TRIBU DES ADÉLOCÉPHALIDES.
roux peu indiqué en dessus. Les aïîles inférieures sont d’un jaune-
d’ocre lavé de rouge avec quelques faisceaux de poils de la même
couleur vers le bord abdominal. Le corselet et le corps sont de la
couleur des aîles. Le dessous des aîles est d’un jaune d’ocre beaucoup
moins vif qu’en dessus ; elles offrent chacune sur cette face, au-delà
du milieu, une raie transversale oblique de couleur brune.
Décrit sur un individu femelle appartenant au Muséum qui l’a reçu
du Mexique.
3. Othorene fallax, Boisd. (PI. III, fig. 3.)
Il a le port et la couleur de l’Ofhorene Jason, maïs il est beaucoup
plus petit; ses aîles supérieures sont traversées par deux lignes
brunes dont l’une droite, entre la base et le milieu, et l’autre très
légèrement arquée, s'étendant du sommet presque au milieu du bord
interne ; entre ces deux lignes il y a, à l’extrémité de la cellule dis-
coïdale, un petit trait transversal de la même couleur. Les aîles infé-
rieures sont de la même couleur que les supérieures, avec les poils
du bord interné d’une teinte plus vive. Le corps est de la même cou-
leur que les aîles.
Cette jolte espèce à été élevée au Brésil par Beske. Nous ne con-
naissons pas la chenille.
4. Othorene Mexicana, Boisd.
Il est à peu près de la taille du Ceroderes Molina, c’est-à-dire qu’il
à environ huit centimètres et demi d'envergure. Ses aîles supérieures
sont entièrement d’un jaune d’ocre, traversées par deux lignes
brunes, très étroites, dont l’une, oblique, commence un peu avant
l'angle apical pour arriver au milieu du bordinterne, et dont l’autre,
située entre la base et le milieu, est un peu courbée; entre ces deux
lignes on voit à l'extrémité de la cellule discoïdale, un gros point
brunâtre, plus ou moins marqué. Les aîles inférieures sont aussi
d’un jaune d’ocre, avec tout le disque lavé de rougeâtre et le bord
abdominal garni de poils rouges. Le corselet et l’abdomen sont jaune
d’ocre. Le dessous des aîles supérieures est d’un jaune plus pâle,
avec la base lavée de rouge, un gros point discoïdal brun et une raie
oblique de lamême couleur ; celui des inférieures est égalementjaune
avec une raie transversale, courbe, s'étendant seulement du bord
externe jusqu’à la cellule discoïdale,
Décrit sur un très bel individu femelle que nous avons reçu
d'Oaxaca.
5. Othorene Wardii, Boisd. (PI. IT, fig 2.)
Envergure 9 centimètres. Cette belle espèce est d’un brun-violet
clair, avec une tache basilaire jaune ainsi qu’une bande courte et
large qui longe l'extrémité et qui s’étend du milieu au bord interne;
NOTE SUR LA TRIBU DES ADÉLOCÉPHALIDES. S5
toute la partie qui avoisine la côte est aussi plus ou moins jaune
sablée de brurnâtre ; outre cela on voit sur le disque deux taches d’un
blanc argenté, dont une plus grande, au-dessous de la nervure mé-
diane. Les aîles inférieures sont d’un violet obscur mélangé de jaune
avec l’extrémité largement jaune. Le corselet est d’un brun violet
avec le milieu jaune, ainsi que les premiers anneaux de l’abdomen :
celui-ci est roussâtre. Le dessous des aîles est lavé de violet.
La femelle est plus belle que le mâle; ses couleurs sont plus vives
et ses aîles supérieures sont un peu plus arrondies au sommet. :
La chenille, selon Beske, vit sur les Bananiers, où on la trouve très
rarement. Nous ne la connaissons pas.
Nous avons dédié cette belle espèce à M. Christophe Ward d’'Hali-
fax, entomologiste d’une grande espérance, comme un faible témoi-
gnage de notre considération et de notre gratitude.
GENRE ADELOCEPHALA, Boisd. Walker. Herrich-Schæffer.
Bombyx Fab.
Chenilles : pourvues de pointes raides dirigées en arrière, dispo-
sées parallèlement le long du corps, dont deux quelquefois beau-
coup plus longues sur le second anneau, et en forme de cornes; le
premier anneau muni d’un petit bourrelet portant de petites pointes,
plus ou moins saillantes.
Métamorphose dans la terre.
Insecte parfait : tête cachée en partie sous le corselet; palpes courts,
garnis de poils serrés; trompe rudimentaire ; antennes des mâles
pectinées dans leurs deux tiers inférieurs, devenant ensuite filiformes ;
antennes des femelles presque filiformes. Aîles en toit dans le repos ;
les supérieures marquées de deux lignes transverses avec un styg-
mate intermédiaire.
7 Chenilles munies sur le second anneau de deux longues
pointes en forme de corne.
1. Adelocephala Leucostygma, Boisd.
Nous ne connaissons que des femelles. Elles ont tout à fait :e port
du sexe correspondant du Stygma de l'Amérique du Nord ; elles sont
aussi à peu près de la même taille (six centimètres et demi). Le
dessus des aîles est d’un roux-canelle clair : les supérieures ont
avant l'extrémité une ligne transversale, oblique, légèrement trem-
blée, d’une teinte brune, limitant une partie plus obscure que lefond,
d’une couleur un peu ardoisée, laquelle s'étend jusqu'à la frange; la
ligne transversale qui avoisine la base est courbée et très peu pro-
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T, XV. 41
86 NOTE SUR LA TRIBU DES ADÉLOCÉPHALIDES.
noncée ; outre cela il y a sur la cellule discoïdale un gros point d’un
blanc pur. Les aîles inférieures offrent un peu au delà du milieu
une raie transversale obscure, plus ou moins bien marquée. Le cor-
selet et l’abdomen sont d’un jaune roux. |
Nous ne connaissons pas la chenille qui doit avoir beaucoup de
ressemblance pour la disposition des épines avec celles des espèces
suivantes.
Nous avons reçu cette espèce de Guatemala et d'Oaxaca.
D’après la description de Fabricius, cet Adélocéphale se rapporte
parfaitement au Sfygma qu’il indique, d’après la collection Hunter,
comme de l'Amérique méridionale. Smith, qui a peut-être vu à Londres
l'individu qui a servi de type à la description en question, l’a rap-
porté au contraire à l’espèce des États-Unis. Nous ajouterons toute-
fois, que nous n’avons pas une confiance absolue dans les synonymes
de Smith. Aïnsi il représente la Dicranura borealis sous le nom de
fureula, le Macroglossa afjinis sous celui de fuciformis, etc.
2, Adelocephala tristygma, Boisd. (PL. IT, fig. 4.)
Il a tout à fait le port et la taille de l’espèce précédente. Sa cou-
leur générale est d’un roux-canelle très vif. Les aïles supérieures
sont marquées sur le disque de trois petites taches d’un blanc argen-
tin ; leur base et leur extrémité sont d’un gris violâtre; cette partie
violâtre est séparée de la couleur du fond par une petite ligne plus
obscure. Les aîles inférieures sont sans taches dans le mâle, seul
sexe que nous possédions. Le corselet, la tête et l'abdomen sont d’un
roux-canelle vif. Le dessous n'offre rien de particulier, sauf que les
trois petites taches blanches ne reparaissent pas sur cette face.
Nous l'avons recu de Beske, qui l’a élevé plusieurs fois au Brésil.
Sa chenille est inconnue.
3. Adelocephala stygma.— Bombyx stygma, Fab. Ent. Syst.,
III, 424. Phalæna stygma, Smith-Abbot, Nat. hist. of Lepid. of Georg.
HE pL 56.
Cette espèce est très bien représentée sous ses divers états, dans
le bel ouvrage de Smith-Abbot. Le mâle est un peu plus petit que la
femelle. Les deux sexes sont d’un jaune-d’ocre foncé, pointillés de
brun, avec une bande oblique commune, d’un brun-roux. Les aîles
supérieures offrent, en outre, vers la base, une raie courbe de la
même couleur, et sur la cellule discoïdale un gros point blane cerelé
de brun.
La chenille, comme celles des trois espèces suivantes, vit sur diffé-
rentes espèces de chênes. Elle est jaunâtre avec quelques espaces
plus foncés sur les côtés et une ligne latérale noire, interrompue à
chaque incision; elle porte sur le second segment deux longues
NOTE SUR LA TRIBU DES ADÉLOCÉPHALIDES. 87
pointes noïres, un peu recourbées en arrière, et sur le restant du dos
deux rangées de pointes beaucoup plus petites ; on voitaussi au dessus
des pattes une série de petites pointes noires.
La métamorphose se fait en terre.
L'insecte parfait éclot, dit-on, à deux époques de l’année dans
l’Amérique du Nord. Des chrysalides reçues de Savanah au mois
d'octobre, nous ont donné le papillon en juin. Il n’est pas plus rare
que les trois espèces suivantes.
4. Adelocephala senatoria. (La chenille, PI. III fig. 5.) —
Phalæna senatoria Smith-Abbott. Nat. hist. of Lepid. of Georgia II, |
pl. 57.
Même observation que pour l’espèce précédente. Ici le mâle est
beaucoup plus petit que la femelle et d'un brun-roux foncé; celle-ci
au contraire est de la même taille que celle de Stygma. Chez l’un et
l’autre il y a avant l’extrémité une bande commune brune. Les aîles
supérieures sont marquées sur la cellule discoïdale d’un point blanc ;
les femelles ont les aîles d’un jaune d’ocre plus ou moins foncé et
sont quelquefois un peu pointillées de brun ; la côte des premières
aîles est aussi souvent lavée de brun-roussâtre.
La chenille ressemble par la forme et le nombre des pointes noires
à celle de l’espèce précédente, sauf qu’il en existe une sur le dernier
anneau, qui est plus longue que les autres; cette chenille est noire
avec sept raies jaunes parallèles. Elle vit sur plusieurs espèces de
chênes. D’après une note de notre collaborateur John Leconte, on la
trouve aussi sur le hêtre et le châtaignier.
Des chrysalides reçues d'Amérique sont écloses dans notre cabinet
à la fin de juin.
5. Adelocenhala pellucida. — Phalwna pellucida, Smith-
Abbot, Nat. hist. of lepid. of Georgia IT, pl. 58.
Drury à figuré (volume I, pl. 13, fig. 2) sous le nom de Phalæna
Virginiensis une femelle d’Adélocéphale qui se rapporte probablement
à cette espèce, ou à la précédente; mais la figure est trop grossière pour
qu'il soit possible de la rapporter avec certitude à l’une ou à l’autre.
Le mâle de pellucida diffère beaucoup des espèces précédentes par
ses aîles supérieures marquées dans leur moitié postérieure d’un
grand espace demi transparent, et par ses aîles inférieures un peu
prolongées vers l’angle anal. Sa couleur générale est le brun-roux,
ses aîles supérieures sont marquées vers la cellule discoïdale d'un
gros point blanc. La femelle est beaucoup plus grande que le mâle;
elle est d’un jaune-canelle, très légèrement pointillée de brun avec
une bande commune, brune, élargie et fortement ombrée en dedans
sur les aîles supérieures, qui sont, en outre, marquées vers la cellule
discoïdale d’un gros point blanc.
88 NOTE SUR LA TRIBU DES ADÉLOCÉPHALIDES.
La chenille est d’un vert jaunàätre, marquée de quatre raies roses;
elle est pourvue de pointes semblables en tout à celles que l’on voit
dans les espèces précédentes. Elle vit exclusivement sur les chênes
propres à l’Amérique du Nord.
Nous avons aussi reçu des chrysalides de cette espèce, maiselles ne
nous ont donné au mois de mai qu'un seul individu avorté.
6. Adelocephala rubicunda. — Bombyx rubicunda Fab. Ent.
Syst. IIT, p. 429.
Fabricius est le premier auteur qui ait fait connaître cette jolie
petite espèce; il l’a décrite sur un individu rapporté de la Virginie
par Bosc. Depuis cette époque, elle a été envoyée souvent des États-
Unis ; nous en avons même reçu des chrysalides qui nous sont écloses
à Paris vers le milieu de juin.
L’Adelocephala rubicunda n’est pas très grande; le màle égale à
peine celui de pellucida. Dans les deux sexes, les ailes supérieures
sont d’un joli rose tendre et offrent, pour tout dessin, un peu au delà
du milieu, une bande transverse oblique, d’un jaune-soufre, commen-
çant largement près la côte et se rétrécissant insensiblement pour
arriver vers le bord interne qu’elle n’atteint pas toujours. Les aîles
inférieures sont d’un blanc très-légèrement soufré, tantôt toutes
unies et tantôt marquées vers l’extrémité d’une bande rose, trans-
versale, plus ou moins tranchée. Le corselet est d’un jaune-soufre,
lavé de rose. L’abdomen est d’un blanc un peu jaunâtre. Le dessous
des aîles est d’un blanc un peu jaune avec l’extrémité des supérieures
rose ; la côte de ces mêmes aîles et le bord externe des inférieures
sont également plus ou moins roses.
La chenille est munie de pointes disposées comme dans les espèces
précédentes ; elle vit sur plusieurs espèces de chênes.
+} Chenilles munies de longues pointes de longueur égales,
disposées régulièrement sur tout le corps et toutes inclinées en
arrière.
7. Adelocephala Anthonilis, Poisd. in Herrich-Schæffer 79.
— Walker, Heter. 1499.
Nous ne savons pas quelle est la signification du mot Anthonilis
donné à ce papillon par Beske. Est-ce le nom vulgaire d’une plante ?
est-ce un mot estropié? nous l’ignorons complètement.
Il à six ou sept centimètres d’envergure. Les quatre aîles sont d’un
gris de souris ; les supérieures, dont les nervures sont un peu sail-
lantes, ont leur extrémité un peu plus obscure que le fond ; elles sont
en outre traversées par deux lignes obliques, brunes; entre ces deux
lignes, on voit sur la cellule discoïdale, un petit trait transversal
NOTE SUR LA TRIBU DES ADÉLOCÉPHALIDES. 89
également brunâtre. Les ailes inférieures sont tantôt sans aucune
marque et tantôt traversées au delà du milieu par une raie obscure
très-peu prononcée et toujours assez obsolète.
La chenille est entièrement noire et pourvue de longues pointes
d’égale longueur, toutes dirigées en arrière, comme celles d’un héris-
son lorsqu'il marche. Les épines de la collerette sont bien pronon-
cées, mais beaucoup plus courtes que les autres.
Elle vit sur plusieurs sortes d’arbres et éclot à deux époques. La
chenille que nous venons de décrire, a, comme celles des espèces sui-
vantes, un certain rapport avec les chenilles de quelques Héliconiens.
8. Adelocephala brevis, Walker, Heter. 1500. — Adelo-
cephala convergens Herrich-Schæïfer, 306.
Il est un peu plus grand que le précédent, son envergure est de
sept centimètres et demi. Ses quatre aîles sont d’un gris rougeâtre
ou un peu rosàätre ; les supérieures ont leur extrémité plus obscure
que le fond ; elles sont en outre traversées par deux lignes obliques
d’un brun rougeâtre, dont l’une part près du sommet pour arriver
vers le milieu du bord interne, et limite la partie plus foncée de l’ex-
trémité comme dans la plupart des autres espèces, la seconde ligne
est placée entre la base et le milieu; on voit sur la cellule discoïdale
un pétit espace légèrement obscur plus ou moins apparent et tenant
lieu de stygmate ou de lunule. Les aîles inférieures sont sans taches
chez la femeile ; dans le mâle, qui n’a guère plus de six centimètres,
elles offrent, au delà du milieu, l'empreinte d’une raie transversale
légèrement obscure et sur l’angle anal, une touffe de poils rou-
geâtres.
La chenille est fort jolie ; elle est d’un vert-jaune avec des pointes
couleur d’or très-brillantes, de longueur médiocre, recourbées et
dirigées en arrière, dont celles du second et du troisième anneau
sont dentelées ainsi que celle qui se trouve au milieu de l’avant der-
nier, laquelle à un peu la forme d’une queue recourbée. La collerette
n’a pas de pointes proprement dites ; elles sont remplacées par les
petits tubercules coniques.
L’éclosion à lieu à deux époques de l’année au Brésil. Comme
Beske, en nous envoyant les chenilles des espèces qu'il élevait au
Brésil, n’y a jamais joint les plantes, nous ne savons pas quels sont
les arbres qui lui servent de nourriture.
Nous avions donné à cette espèce le nom de Chrysacantha qu’elle
porte dans plusieurs collections, mais nous avons dû adopter celui
sous lequel M. Fr. Walker l’a décrite.
9. Adelocephala leucantha, Boisd.
Il a le port et la taille de l'espèce précédente; les aîles supérieures
sont d’un roux-canelle très clair, avec la base et le tiers postérieur
90 NOTE SUR LA TRIBU DES ADÉLOCÉPHALIDES.
d'un gris blanchâtre un peu rosé; ces portions plus claires sont limi-
tées par une ligne oblique un peu plus colorée que le fond, très peu
sensible et souvent tout à fait nulle. Il y aen outre sur la cellule dis-
coïdale un point brun bien marqué. Les aîles inférieures sont à peu
près de la même teinte que les supérieures et offrent chez les mâles,
vers l’angle anal, un espace garni de poils rougeâtres. Le corselet
ct le corps participent de la couleur des aîles. Le dessous est plus
clair que la face opposée.
Les chenilles, à en juger par celles que nous avons reçues dans
de lPalcool, paraissent être vertes; elles sont munies de pointes
blanchâtres à sommet noir, de longueur égale, dirigées en arrière,
dont celles du second et du troisième anneau, ainsi que celle qui se
trouve au milieu de l’avant dernier, sont un peu dentelées et un peu
plus grosses. La collerette est garnie d’une rangée de petites pointes
assez salllantes.
Cette espèce se trouve au Brésil, où elle a été élevée par Beske.
10. Adelocephala crocata, Boisd.
Cette espèce est l’une des plus petites; ses quatres aîles sont d’un
Jaune-fauve ainsi que le corselet et l’abdomen ; les supérieures sont
traversées obliquement du sommet au milieu du bord interne par
une ligne brune très étroite. Elles offrent aussi près de la base une
ligne transversale sinuée, de couleur obscure et très peu indiquée;
outre cela l'extrémité de la cellule discoïdale est marquée du point
blanc et le bout de l’aîle est lavé de gris rosâtre. Les aîles inférieures
sont sans tache avec la frange plus pâle. Le dessous des aîles est
jaunâtre avec une raie oblique brune ; le disque des supérieures est
jaune avec un point central plus foncé.
Décrit sur un individu femelle appartenant au Muséum. On ne sait
pas au juste de quelle contrée d'Amérique il a été envoyé à cet éta-
blissement. Nous le soupçonnons du Brésil.
11. Adelocephala argyracantha, Boisd.
Il est de la taille des deux espèces précédentes : ses aîles supé-
rieures sont fortement pointillées de brun noirâtre sur toute leur M
surface. Leur base et toute l'extrémité sont d’un gris rougeûtre;
entre ces deux teintes, le fond de la couleur du milieu est d’un roux-
canelle clair, et forme une large bande oblique, marquée sur la cel-
lule discoïdale d’une espèce de lunule d’un brun-noir. La ligne oblique
qui limite la partie grisâtre est très obsolète et peu distincte. Les
aîles inférieures sont d’un roux-tanné clair avec un espace vers le
bord abdominal garni de poils rougeâtres. Le corselet et l'abdomen
sont d’un roux-canelle. La femelle est plus sombre que le mâle et le
plus ordinairement ses aîles supérieures sont dépourvues du pomt
discoïdal noirâtre.
Le
D ES
FES
NOTE SUR LA TRIBU DES ADÉLOCÉPHALIDES. 91
… La chenille de cette espèce est aussi jolie que celle du Brevis
- dont elle se rapproche beaucoup ; elle est verte ou d’un jaune-vert,
* avec des pointes brillantes comme de l’argent poli, recourbées et
“dirigées en arrière, à peu près de longueur égale, dont celles du
second et du troisième anneau sont dentelées, ainsi que celle qui se
«trouve au milieu de l’avant-dernier, laquelle a un peu la forme
d'une queue recourbée. La collerette est garnie de pointes argentées
assez prononcées.
- Cet Adélocéphale et l’Anthonilis sont les deux espèces les plus
… répandues aux environs de la colonie de Novo Friburgo ; mais, pour
… se les procurer, il faut élever les chenilles, car Beske n’a que bien
… rarement rencontré les insectes à l’état parfait.
12. Adelocephala erubescens, Boisd.
Voici une espèce dont nous ne connaissons pas le premier état.
Elle à tout à fait le port et la taille du précédent. Ses aîles supé-
…rieures sont grisätres fortement pointillées de brun, traversées au
… delà du milieu par une ligne obscure; la ligne transversale de la base
est absorbée par le pointillé brun; on voit en outre sur la cellule
discoïdale une tache d’un gris brunâtre, assez grosse mais un peu
obsolète. Les aîles inférieures sont d’une couleur rosée, avec l'extré-
- mité d’un rose grisätre. Le dessous des aîles est d’un gris pâle poin-
tillé de brunâtre; celui des supérieures offre à l'extrémité de la
cellule discoïdale une tache noire bien marquée, correspondant à la
tache du dessus. Le corps et le corselet sont grisâtres.
Nous l’avons reçue du Brésil.
15. Adelocephala jucunda,, Walker, Heter. 1500. — Adeloce-
… phala dimidiata Herrich-Schæffer f. 307.
Ilale portet la taille du Brevis. Ses aîles supérieures sont un
peu plus arrondies, d’un roux clair, avec l'extrémité d’un gris-vio-
…làtre, séparée du fond par une ligne oblique, nulle ou à peine visible ;
la base est aussi lavée de gris violâtre; on voiten outre, tout le iong
de la nervure médiane, une ligne noirâtre, s'étendant dans toute la
longueur de l’aîle pour arriver, en se courbant insensiblement, à
l’angle apical ; il existe aussi à l’extrémité.de la cellule discoïdaie un
trait transversal, brunâtre. Les aîles supérieures sont d’un fauve
roussätre. Le corselet et l'abdomen sont de la couleur des aîles. La
…iemelle ne diffère du mâle que par une taille un peu plus grande.
Il paraît que cette espèce est plus rare au Brésil que les précé-
dentes, car Beske n’en à envoyé qu'un petit nombre d'individus.
«Il nous avait promis de nous faire connaître la chenille, mais sa mort
% inattendue l’a empêché de tenir sa promesse.
©
19
NOTE SUR LA TRIBU DES ADÉLOCÉPHALIDES.
14. Adelocephala subangulata, H-Schæffer, f. 304-305.
Cette espèce ales aîles supérieures plus pointues qu'aucune autre ;
celles-ci sont d’un brun-roux, traversées par deux lignes brunes,
l’une vers la base et l’autre oblique un peu arquée, sur le tiers pos-
térieur ; entre ces deux lignes, on remarque à l’extrémité de 1a cellule
discoïdale un trait transversal brunâtre ; entre la ligne oblique et le
bord terminal le fond est d’un gris violâtre. Les aîles inférieures
sont rouges avec le bord extérieur plus pâle. Le corselet est d’un
brun-roux ; l'abdomen est un peu plus pâle. Le dessous des aîles est
d’un blanc grisâtre, avec une raie brune commune; le disque des
supérieures est rose avec une lunule noire bien marquée sur la
cellule discoïdale.
La femelle, plus grande que lemâle, a les aîles supérieures arron-
dies, avec la portion située entre la ligne oblique transversale et le
bord terminal, de couleur brunâtre; ses aîles inférieures sont d’un
rouge plus obscur ; son abdomen est noir en dessus et.se termine par
deux faisceaux de poils roussàätres. Le dessous de ses quatre aîles est
blanchâtre, avec une ligne commune brunâtre. Celui des supérieures
offre la même lunule noire que dans le mâle, mais 1c1 le disque n’est
pas rose, il est blanchâtre comme le reste.
Nous n'avons reçu que des chenilles en mauvais état, dans de mau-
vais taflia où elles se sont presque entièrement décomposées. Les
épines ou pointes sont noires assez longues et dentelées sur le second
et le troisieme anneau ; la collerette est aussi garnie de pointes
roides.
Il y à des années, selon Beske, où cetteespèce est très commune au
Brésil, tandis qu'il en est d’autres où l’on rencontre à peine quelques
chenilles.
15. Adelocephala Isias, Boisd.
Le mâle est de la taille du Brevis (environ 6 centimètres 1/4). Ses
aîles supérieures sont d’un jaune d’ocre, un peu roux, pointillées de
brunâtre et traversées par deux lignes branes, dont l’une du côté de
la base et l’autre oblique, située sur le tiers postérieur et coupant
l’aîle du sommet au milieu du bord interne, comme dans les autres
espèces; entre ces deux lignes, on voit sur la cellule discoïdale un
point d’un blanc pur surmonté d’un point plus petit de la même cou-
leur. Les inférieures sont d’un rouge un peu rose, avec le bord exté-
rieur plus pâle. Le corselet et l’abdomen sont jaunes d’ocre. Le des-
sous des aîles est d’un gris jaunâtre ; le disque des supérieures est
rose, marqué d’une tache noire pupillée de blanc.
La femelle est notablement plus grande que le mâle dont elle dif-
fère par les caractères suivants : Les deux points blancs des pre-
mières aîles sont remplacés par une tache brunâtre peu prononcée,
En,
NOTE SUR LA TRIBU DES ADÉLOCÉPHALIDES. 93
la base et le bord terminal sont un peu plus obscurs que le milieu ;
les aîles inférieures sont d’un rouge plus sombre avec l'extrémité
lavée de jaunâtre ; la tache noire du dessous des supérieures n’est
point pupillée de blanc.
Décrit sur deux individus que le Muséum a reçus du Mexique.
1. Adelocephala dissimilis, Boisd.
Il est de la taille d’Anthonilis. Le mâle a les aîles supérieures d’un
brun-rougeûtre clair, avec les nervures noirâtres, coupées au delà
du milieu par une ligne transversale, oblique, noire, précédée sur la
cellule discoïdale d’un gros point blanc. Les aîles inférieures sont
entièrement noires. Le corselet est d’un jaune-roux. Le corps est
noir en dessus avec une brosse anale de poils fauves. Le dessous des
aîles est de couleur rouge, plus pâle à l'extrémité, avec les nervures
et une raie commune noire. Le dessous du corps est garni de petits
faisceaux de poils jaunes.
La femelle est plus grande que le mâle; ses aîles supérieures sont
plus pâles avec le même dessin ; ses aîles inféricures, au lieu d’être
noires, sont d’un roux très clair, teinté de rouge, avec une raie noire
transversale ; en dessous les quatre aîles sont plus pâles et lavées de
rougeàtre avec une raie commune comme dans le mâle.
Nous avons reçu cette espèce d'Oaxaca; la chenille doit avoir une
grande analogie avec celles des espèces voisines, mais nous ne con-
naïssons les premiers états d’aucune espèce de Mexique.
17. Adelocephala raspa, Boisd. (PI. IIT, fig. 1.) :
Envergure de 7 centimètres et demi à 8. Les aîles supérieures
sont d’un gris glauque, avec la frange et deux raies blanches : l’une
de ces raies un peu courbe nait un peu avant le sommet et vient finir
dans le tiers basilaire du bord interne; l’autre raie commence longi-
tudinalement au milieu de la base et se replie pour gagner le milieu
de la côte ; entre les deux raies en question il existe un tout petit
point blanc. Les aîles inférieures sont roses avec une tache centrale
noire, suivie d’une raie transversale blanche; leur frange est gri-
sâtre. Le corseiet est de la couleur des premières aîles, avec les
épaulettes bordées de blanc en dedans. L’abdomen est roussâtre.
Le dessous des aîles est grisâtre avec une tache noire bien marquée
sur chacune. Le disque des supérieures est en outre largement rose
jusqu’au delà du milieu.
Le mâle est un peu plus petit que la femelle dont nous donnons
la figure, mais il n’en diffère en rien.
Nous avons reçu cette belle espèce d'Oaxaca.
ANNALES SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV. 12
94 NOTE SUR LA TRIBU DES ADÉLOCÉPHALIDES.
GENRE ASTYLIS. Boisd.
Chenille munie sur le premier anneau d’un bourrelet épineux et sur
tout le corps de rangées parallèles de longues pointes inclinées en
arrière.
Métamorphose en terre.
Chrysalide garnie de petits poils épineux sur le bord des anneaux.
Insecte parfait : Tête un peu enfoncée sous le corselet; palpes assez
courts, velus et un peu écailleux; trompe assez développée, rou-
lée entre les palpes ; antennes longues ; celles du mâle finement pec-
tinées jusqu'aux deux tiers, devenant ensuite filiformes ; celles de la
femelle simples dans toute leur longueur ; aîles en toit “ui le repos ;
corselet offrant quelquefois sur le milieu une crête relevée; abdomen
long, terminé dans le mâle par un faisceau de poils écailleux.
Nous ne connaissons que les trois espèces suivantes qui vivent au
Brésil sur plusieurs sortes de Bananiers.
1. Astylis Bellatrix. Phalæna Bellatrix Cr. 805 T. — Stoll.
PI. 22, fig. 3, la Chenille.
Ce beau et rare lépidoptère avec ses aîles un peu elliptiques, a le
port de certaines noctuelles, dont il se rapproche encore par la
trompe proportionnellement plus développée que dans les autres
papillons de la même famille; mais sa chenille a tous les caractères
des autres Adélocéphalides. Les aîles supérieures sont d’un brun
très-clair, couleur de bois, avec une bande d’un brun foncé, assez
large, partant de la base, couvrant la côte jusqu’au milieu etse cour-
bant ensuite pour arriver vers l'extrémité de la cellule discoïdale où
elle se termine ; outre cela, on voit à quelque distance de la base une
ligne oblique, transversale, blanchâtre, très étroite, et sur le tiers
extérieur deux rangées courbes de petits points roussàätres, plus ou
moins bien indiqués ; le bord interne est aussi plus brun que le fond
et offre quelquefois une traînée de petits atomes blancs. Les ailes
inférieures sont d’un gris obscur, traversées, avant l’extrémité, par
une bande brunâtre mal définie. Le corselet est brun et offre sur son
milieu un faisceau redressé de poils écailleux ; la tête est également
brune avec les antennes plus claires. L’abdomen participe de la cou-
leur des aîles inférieures et se termine dans le mâle par un bouquet
de poils roux écailleux.
La chenille vit sur les Bananiers Musa sapientium et autres espèces.
Nous avons reçu un individu mâle élevé par Beske et une femelle,
prise aux environs de Bahia. La figure donnée par Cramer a été faite
sur un mäle envoyé de Surinam.
SRE
NOTE SUR LA TRIBU DES ADÉLOCÉPHALIDES. 95
2. Astylis Beskei. — Crino Beskei Hubn. Exot. Saml.
Les figures données par Hubner des deux sexes de cette espèce ne
laissent rien à désirer. Ils sont à peu près de la taille de Bellatrix,
sauf que les aîles sont un peu moins elliptiques et plus arrondies.
Les supérieures sont brunes, ondées de grisâtre ; elles offrent à par-
tir de la base une bande d’un gris brunâtre, qui remonte jusqu’au
milieu de la côte, où elle se fond avec la couleur générale ; outre cela
on voit sur le bord interne, où le brun est d’une teinte plus intense,
une petite raie marginale irrégulière d’atomes d'un-gris blanchâtre,
plus ou moins bien indiquée. Le corselet est de la même couleur que
_ la base des aîles supérieures, et offre à sa partie postérieure une
grosse tache brune un peu en fer à cheval. Les aîles inférieures sont
d’un gris jaunâtre avec une bande terminale d’un brun noirâtre,
assez large, et la frange d’un gris jaunâtre. L’abdomen est de la cou-
leur des secondes aîles ; il se termine comme dans l’espèce précé-
dente par un bouquet de poils bruns écailleux.
La chenille est d’une teinte assez claire, probablement verte avec
des pointes noires inclinées en arrière; la collerette est munie de
petites épines assez courtes.
Cette chenille, sauf la couleur, ressemble tout à fait à celle de la
Bellatrix ; elle vit de même sur les bananiers où elle est, selon Beske,
assez commune et très facile à élever.
3. Astylis Sommeri. — Crino Sommeri Hubn. Exot. Saml.
Voilà une très belle espèce élevée au Brésil par Beske, dont nous
n’avons jamais possédé ni la chenille ni l’insecte parfait. Deux indi-
vidus ont été envoyés à M. Sommer d’Altona et un seul à Beske qui
l’a cédé à un entomologiste allemand.
Il a le port de Bellatrix; ses aîles supérieures sont d’un brun cou-
leur de bois, avec des stries longitudinales plus claires et un peu
jaunâtres ; elles sont en outre marquées de deux taches triangulaires
d’un blanc argenté, dont l’une est placée à l'extrémité de la cellule
discoïdale, et l’autre entre le bord interne et la nervure médiane.
Les aîles inférieures sont d’un jaune sale, marquées d’une Junule
noire et terminées par une large bande noirâtre. Le corselet est de
la couleur des aîles supérieures ; l'abdomen est noirâtre, terminé par
un bouquet de poils bruns écailleux. |
Cette Adélocéphalide paraît être très-rare; il est à craindre,
maintenant que Beske n'existe plus, qu'il ne se passe de longues
années avant que l’on en reçoive d’autres exemplaires.
Nous possédons cinq lépidoptères dont les antennes sont pectinées
dans les deux sexes, qui probablement font partie du genre Psycho-
96 _ NOTE SUR LA TRIBU DES ADÉLOCÉPHALIDES.
campa de Grote, et qui pourraient bien appartenir à la tribu des Adé-
locéphalides ; mais, comme nous n’avons aucun renseignement sur
leurs chenilles, nous avons dù les passer sous silence. Quatre de ces
espèces viennent du Brésil et l’autre du Mexique. Elles sont toutes
remarquables en ce que la ligne transversale de l'extrémité, au lieu
d’être droite comme chez les Adélocéphales est anguleuse et presque
en zigzag. Nous en avions formé un genre à part sous le nom de
Gonogramma.
MONOGRAPHIE
DES
DÉNRALTDIUDES
PAR
Le Baron M. de CHAUDOIR.
(SÉANCE DU 4 MAI 1872.)
Nous établissons ce groupe sur un grand nombre de Troncati-
pennes, dont les uns composent le genre Callida, les autres s’en rap-
prochent plus ou moins et avaient été distribués dans les genres
Plochionus, Lebia, Coptodera, Xanthophœa, Demetrida, Glycia, Eu-
proctus, Stenonotum et Bothynoptera. Leur principal caractère
distinctif consiste dans la languette, qui est bordée antérieurement
d’une membrane qui unit les paraglosses. Il se retrouve, il est vrai,
chez les Agra, les Dromiides, les Graphipterus et chez quelques
genres voisins des Tetragonoderus (Corsyra, etc.), maïs chez les deux
‘erniers, indépendamment de la forme si différente et de quelques
autres caractères, les jambes sont armées à leur extrémité interne
de longues épines, tandis qu’elles sont fort courtes chez les Calli-
dides; chez les Dromiides, le mode d’indentation des crochets est tout
autre, le quatrième article des tarses n’est jamais bilobé, ni le der-
mer article des palpes labiaux sécuriforme, au lieu que chez les Cal-
idides, si même les tarses sont simples, le bout des palpes labiaux
est plus ou moins sécuriforme, ou si les palpes ne sont pas sécuri-
formes, le quatrième article des tarses est plus ou moins bilobé.
Quant aux Agra, dès la première fois que je m’en suis occupé (en
98 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
1847), j'ai fait remarquer leur grande affinité avec les Callida, et, si
je ne les fais pas entrer maintenant dans ce groupe, c’est en consi-
dération de leur forme si particulière et de quelques autres carac-
tères plus ou moins importants.
CARACTÈÉRES DU GROUPE.
Liqula antice paraglossis obducta.
Palpi labiales aut securiformes, tarsis articulo quarto interdum
simplici, aut cylindrici, hoc plus minusve bilobo.
Tibie apice brevissime calcaratæ, intermediæ maris apice haud
excisæ.
Unquiculi plerumque fortius pectinati.
Dans la plupart des genres de ce groupe, le dessus des tarses
est lisse, à part deux poils qui se dressent vers le milieu ; dans
quatre seulement, savoir : Botlynoptera, Euproctus, Endyno-
mena, et Xanthophea, le dessus est revêtu de poils nombreux.
Parmi ceux qui ont le dessus des tarses lisses, les Callida et
genres voisins n’offrent que deux soies à l’extrémité de la lan-
guetle, tandis que les ?/ochonus et les genres qui s’y rattachent
en ont quatre, et le genre Crossoglossa a le bord antérieur de
la languette et des paraglosses frangé de poils nombreux.
C'est sur ces caractères que sont fondées les principales subdi-
visions du groupe. On verra dans l'exposé des caractères de
chacun des genres ce qui les distingue des genres typiques de
chaque division.
SECTIO I. — TARSI SUPRA GLABRI.
DIVISIO 1, — LIGULA APICE BISETOSA.
STIRPS 1% , — MENTUM DENTATUM.
GLYCIA.
Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc., 1842, p. 805.
Cymindis. Klug, Fairmaire.
Liqula, palpi, antenne, labrum, mandibulæ, maæillæ et mentum ut in
Callidis.
Pedes ut in Callidis; tarsi supra glabri, articulo singulo apice bise-
toso, quarto angustius trigono, apice subemarginato, articulis
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 99
tribus primis anticorum in mare subdilatatis, biseriatim lamel-
lato-papillosis, intermediorum in utroque sexu simplicibus;
unguiculi serrati, vix pectinati.
Corpus plus minusve punctulatum, supra glabrum, abdomen parce
punctulatum pilosumque, ano maris utrinque unipunctato, feminæ
bipunctato.
Habitus Callidarum africanarum.
Ce genre qui appartient bien à ce groupe par la forme de sa lan-
guette et par son. habitus, se rapproche des Cymindides par la
conformation de ses tarses et de leurs crochets, et établit assez bien
la transition d’un groupe à l’autre.
G1. ornata. Cymindis ornata Klug. Symb. phys. Dec. III,
Taf. XXII, fig. 3. — Var. G1. Karelini Motschulsky. Ins, de Sibér.,
p. 41, n° 31. — Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc. 1850. IT, p. 92.
Les différences qui m’avaient semblé exister entre la véritable
ornata d'Egypte et la Karelini des bords de la Caspienne, paraissent
être individuelles, et je me suis décidé à réunir ces insectes. Un de
mes individus de l’ornata vient d'Égypte, l’autre de Nubie; ce der-
nier m'a été donné par M. Felder.
G1. castanea. Cymindis castanea Klug. Symb. phys. Dec. IT,
Taf, XXII, fig. 2.
Elle ne diffère de la précédente que par la coloration et n’en est
peut-être qu'une variété ; les élytres sont d’un jaune très-clair avec
une tache triangulaire assez grande d’un bleu verdâtre, s'appuyant
sur le bord postérieur qui, lui-même, est cependant jaune; l'abdomen
est de la couleur du sternum.
C’est également M. Felder qui l’a trouvée en Nubie et m'en a
donné un individu.
Gi. unicolor. Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc. 1848. I, p. 72.
— Cymindis Henoni Fairmaire. Ann. de la Soc. ent. de Franc. 1859.
Bull, p. ET.
Long. 9 1/4 mill. Elle se distingue facilement de l’ornata par sa
coloration brune, à l'exception du devant de la tête, du labre et de
la base des antennes jaunâtres, et par sa ponctuation plus marquée
ct plus serrée.
L'individu que je possède vient d'Égypte et faisait partie de la
collection Gory, mais d’après M. Fairmaire, cette espèce a été
retrouvée à Constantine (Algérie).
Norr. Ménétriés décrit (Mém. de l’Acad. de Pétersb. VI (1849),
100 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
p. 19, Tab. I, fig. 2, mauvaise) une Glycia dimidiata qui est beaucoup
plus petite que les précédentes (2 1/2" — 5 1/2 mill.) d’un jaune
ferrugineux, avec plus de la moitié postérieure des élytres d’un brun
roussâtre, et qui a été prise par feu Lehmann à Kizilkoum, dans son
voyage en Boukharie. Je ne suis pas sûr qu’elle appartienne à ce
genre, mais elle ne fait pas partie des Merizomena.
MERIZOMENA. Chaudoir.
(uspigeuevos, partic. passé de wepigew, partager).
Cymindis Chaudoir, Gebler.
Agatus Gebler.
Singilis Motschulsky.
Corpus supra fortius punctulatum, totum pilosulum; abdomen
densius punetatum, ano utrinque in utroque sexu pluripunctato.
Habitus quam in Glyciis minus elongatum ; elytra dimidiata, postice
nigro-Cyanea, Aut nigra.
Cætera omnino ut in Glycia.
Ce genre n’est à proprement parler qu’une subdivision des Glycia,
mais les poils dont tout le corps est couvert, surtout en dessus, tandis
qu'il est glabre dans celles-ci, la ponctuation des côtés de l’anus et
le mode particulier de coloration, ainsi qu’un facies plus raccourci,
m'ont décidé à en former un groupe distinct.
M. basalis. Cymindis basalis Chaudoir. Bull. des Natur. de-
Mosc. 1852. [, p. 59.
Long. 8 1/4 mill. J’ajouterai à la description que j'ai donnée de
cet insecte, que des poiñts enfoncés des côtés du vertex et du front
sortent des poils raides, noirs, dont quelques-uns sont bien plus
longs que les autres; que le corselet est aussi revêtu de poils, ainsi
que la partie jaune des élytres, mais ces poils sont plus courts et
jaunes ; le reste de l’élytre porte aussi des poils, mais ils ne sont bien
visibles que vers les côtés et l’extrémité ; tout l'abdomen, y compris
le dernier segment, est noir, mais le segment interne, qui ressort
dans mon individu, est testacé ; le peu de dilatation du dernier arti-
cle des palpes labiaux est dû à ce que l’individu que J'ai déenit est
une femelle.
Découverte par feu Kindermann dans le Diarbékir.
M. tricolor. — Agatus tricolor Gebler. Bull. des Natur. de Mosc.
1860, IL, p. 4.
Long. 5 miil, Elle ressemble beaucoup à la basalis, mais elle est
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 101
beaucoup plus petite et proportionnellement plus étroite ; les anten-
nes et les palpes sont entièrement ferrugineux ; la partie postérieure
des élytres et l'abdomen sont bleus; la couleur bleue ne remonte
_guères sur la suture. La féfe est un peu plus étroite, plus ponctuée,
même sur le front, avec les impressions entre les antennes peu mar-
quées ; le corselet est à peine plus large que la tête, bien moins court
que.dans la basalis, mais cependant moins long que large, bien moins
arrondi sur les côtés qui sont tout aussi sinués avant les angles pos-
térieurs, ceux-ci tout aussi saillants et aussi aigus; le milieu de la
base est prolongé de même; le dessus plus convexe, plus fortement
ponctué, les côtés ne sont nullement aplanis, et le rebord relevé est
très étroit, et porte plusieurs longs poils raides. Les d/ytres sont pro-
portionnellement un peu moins larges, et un peu plus rétrécies vers
la base, l’angle postérieur externe est plus marqué, quoique arrondi
au sommet; les stries sont un peu plus fines, ponctuées de même ;
sur chaque intervalle il n’y a qu’une rangée de points enfoncés, mais
ils sont plus gros, et les poils qui en sortent sont un peu plus longs
et répandus sur toute la surface des élytres. L’abdomen est aussi
plus ponctué. Le dernier article du palpe labial est plus dilaté dans
mon individu qui est un mâle, que dans la basalis femelle.
M. le comte deMniszech, quia acquis la collection Gebler, m’a donné
l’un des deux individus qui s’y trouvaient et qui avaient été pris par
le D'Schrenk sur les bords du lac Balkhasch.
Norg. La Singilis dimidiata Motschulsky (Bull. des Natur. de Mosc.
1864, IT, p. 235) est certainement une troisième espèce de ce même
genre ; elle semble être un peu plus grande (2 3/4""= fere 6 mill.) ;
les palpes, les antennes (?) et les tarses sont noirs, les intervalles
semblent plus ponctués; elle vient d’Anatolie.
LIPOSTRATIA. Chaudoir.
(Auroorparis, Aéserteur.)
Tarsi ut in Callida, articulo quarto non bilobo, sed profundissime
emarginato, præcipue in anticis.
Anus maris bipunctatus, feminæ quadripunctatus.
Cœtera ut in Callidis.
Les espèces ds ce genre pourraient sans doute rester dans le genre
Callida, dont elles ne diffèrent que par la conformation du quatrième
article des tarses, qui aux quatre postérieurs, quoique aussi large
que le précédent, n’est que profondément échancré, et qui ne l’est
presque qu’à ceux de la première paire de pattes, mais même 1c1 les
lobes sont bien plus courts que dans les Callida. Ce genre n’est pas
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XV. 15
102 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
moins parfaitement distinct des Glycia, où le quatrième article est
étroit, triangulaire, à peine échancré à l’extrémité, tandis qu'il est
en demi-lune dans les Lipostratia ; les tarses intermédiaires des Gly-
cia ne sont point dilatés, ni revêtus de squamules en-dessous, tandis
que dans celles-ci, ils sont dilatés et revêtus en-dessous comme dans
les Callida; les crochets des Glycia sont moins pectinés; les dents
bien plus courtes, et n’atteignent pas l'extrémité.
L. dichroa. Callida dichroa. Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc.
1848, I, p. 80. — C. bicolor. Chaudoir. Ibid. 1844, p. 462.
Long. 8-9 1/5 mill. Je renvoie à la description que j'ai donnée de
cette espèce, dont j’ai reçu depuis un second individu un peu plus
grand, un peu plus rougeâtre, et dont les élytres sont d’un bleu vio-
let; les antennes sont un peu plus minces que dans la Call. angustata
et les espèces voisines.
Elle habite les parties supérieures du Sénégal.
L. rufula. Callida rufula. Gory. Ann. de la Soc. ent. de Franc.
1335, p. 188.
Long. 9 mill. Elle diffère de la dichroa par la coloration des ély-
tres qui est d’un brun très-clair. Téte plus fortement et également
ponctuée. Corselet à peu près de la même forme, un peu plus étroit,
plus convexe, plus ponctué, comme la tête, la ligne médiane plus
enfoncée, les bords latéraux bien plus étroits. É7ytres plus longues,
plus convexes, striées et ponctuées de même ; tout le dessus du corps
revêtu de poils très-courts, presque verticaux, mais trop peu serrés.
pour former une pubescence ; côtés du prosternum aussi fortement
ponctués que le dessus du corselet, ceux du reste du sternum le sont
moins. La coloration de la tête et du corselet est un peu plus brune
que dans la dichroa ; les cuisses deviennent brunes vers l’extrémité,
les jambes et les tarses sont noirâtres.
Je ne possède que le type de Gory, qui est une femelle, et vient
aussi du Sénégal.
L. cribripennis. Chaudoir.
Long. 9-11 mill. Elle ressemble beaucoup par la forme à la Call.
nigriventris Hope (erythrodera Chaudoir), mais les élytres sont plus
vertes et tout autrement ponctuées ; la coloration des antennes, des
palpes et des pattes est différente. Téte presque tout à fait pareille.
Corselet à peu près de la même forme, un peu plus aplani le long des
bords latéraux, et distinctement ridé transversalement sur les côtés.
Elytres pareilles pour la forme, mais plus faiblement striées, avec
les intervalles très-plans et couverts de gros points assez serrés
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 103
qui leur donnent un aspect rugueux; ils sont aussi très-finement
chagrinés, ce qui les fait paraître d’un vert mat. L’abdomen est
entièrement d’un bleu-violet ; les antennes sont d’un noir obscur avec
le premier article seulement et le sommet du deuxième d’un jaune
testacé ; les palpes sont noirs, avec l’extrémité du dernier article
ferrugineuse ; cuisses, trochanters et appendices postérieurs d’un
testacé rougeñtre comme le col, le corselet, l’écusson, le pédoncule
des élytres et tout le sternum; leur extrémité noire ainsi que les
jambes et les tarses ; le peigne des crochets ferrugineux.
Trois individus des deux sexes de cette espèce m'ont été cédés
par M. S$. Stevens, qui les avait reçus du pasteur Guieinzius de Port-
Natal. |
Nore. Boheman dit de sa Callida elongata ({ns. Caffr. I, p. 37)
qu’elle a les antennes noires avec le premier article et la base des
deux suivants d’un rouge ferrugineux, les cuisses de cette dernière
couleur avec leur extrémité, les jambes et les tarses noirs; les
élytres sont d’un vert cuivreux ; mais les intervalles ne présentent
qu'une ponctuation éparse et légère, ce qui me fait supposer que
c’est une autre espèce du même genre que la cribripennis.
L. Mouffleti. Chaudoir.
Long. 10 mill. Elle offre la plus grande ressemblance avec la
cribripennis, mais la tête.est d’un rouge ferrugineux qui n’est légè-
rement obscurci que vers l’épistome ; les antennes sont plutôt brunes,
avec les trois premiers articles ferrugineux, les palpes sont de cette
dernière couleur avec les deux derniers articles des maxillaires et le
dernier des labiaux rembrunis; les angles postérieurs du corselet
sont plus arrondis, ses côtés ne sont pas ridés, mais simplement
ponctués ; les stries sur les élytres sont plus fortes, les points sur
les intervalles sont moins gros, mais presque aussi nombreux; les
élytres sont d’un vert moins clair, nullement cuivreux, tournant
légèrement au violet vers l'extrémité.
Feu Moufilet, à la mémoire duquel je la dédie, l’a trouvée au
Benguela.
CALLIDA.
Dejean. Spec. gén. des Col. I, p. 220 (Ca!leida).
Carabus Fabricius.
Cymindis Say.
Ligula cornea, apice latius truncata, setis haud approximatis, para-
glossis omnino abducta; his membranaceis, ligulæ utrinque et
antice angustius circumfusis, glabris.
104 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
Palpi mediocres, glabri; maæillares articulo penultimo breviore,
conico, ultimo compresso sub-ovato, apice truncato ; labiales arti-
culo ultimo seeuriformi, lato, apice oblique truncato, in femina
plerumque paulo angustiore.
Maxillæ valde arcuatæ, acutæ, intus dense ciliatæ, lobo externo
biarticulato, breviore, minus tenui.
Mandibulæ validæ, trigonæ, extus valde rotundatæ, intus vix den-
tatæ, apice acutæ, subhamatæ, supra basi carinatæ, extus valde
excavatæ, intus læves, declives.
Labrum transverso-quadratum, antice leviter RENE emargi-
natum, supra planum, antice sex-setosum.
Mentum profunde emarginatum, dente medio trigono, apice subro-
tundato, excavato, lobis multo breviore, his trigonis, intus parum
divergentibus, extus modice rotundatis, apicem versus attenuatis,
minus acutis, epilobis sat angustis, apice acutiusculis.
Antennæ plerumque tenues, filiformes, dimidio corporis breviores,
articulis tribus primis cum basi quarti glabris, cæteris pubescen-
tibus , primo paulo longiore crassioreque versus basin subatte-
nuato, secundo tertioque subconicis, illo brevi, hoc primum sub-
æquante, sequentibus plus minusve elongato-quadratis, tertio
paulo brevioribus, ultimo subacuminato.
Pedes mediocres , tibiæ tenuiter setulosæ, calcaribus apicalibus
tenuissimis, brevissimis, posticæ in mare sæpius subsinuatæ ; —
tarsi supra glabri, apice bisetosi, sulco medio plus minusve appa-
rente, subtus dense pilosi, interdum spongiosi; articulis tribus
primis trigonis aut leviter cordatis, longitudine sensim decres-
centibus, in mare anticis semper,intermediis plerumque dilatatis,
subtus biseriatim lamellato-papillosis, lamellis in intermediis
interdum aut omnino aut in articulo primo deficientibus ; articulo
quarto semper bilobo, lobis longis, ovatis aut linearibus, subtus
spongiosis; ultimo sat elongato, ad basim valde attenuato —
unquiculi validiusculi, fornicati, pectinati, dentibus longiusculis
5-7 verticalibus.
Habitus plerumque angustus, elongatus, rarius latior.
Abdomen læve, haud pilosum.
I. Anus in mare postice utrinque unipunctatus; in femina
bipunctatus.
1. Tarsi maris intermedii subtus biseriatim lamellato-papillosi.
À. Corpus supra punctatum.
Elytra omnino viridia aut cœrulea.
Thorax nigromarginatus.
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 105
C. marginicollis. Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc., 1844,
p. 465. — Call. cordicollis. Boheman. Ins. Car. I, p. 36 (1848).
Long. 8-9 mill. Je crois inutile de donner une nouvelle description
de cette espèce, après celle que j’ai publiée en 1844 et celle de Bohe-
man. Par le mode de ponctuation des élytres, leur coloration et la
couleur bleue de l’abdomen, c’est l’espèce qui se rapproche le plus
de la Lipostr. cribripennis. Elle habite le Cap de Bonne-Espérance
et la Caffrerie.
8. Thorax ferrugineus unicolor, aut piceus.
* Abdomen piceum, ano ferrugineo.
C. ruficollis. Dejean. Spec. gén. des Col. V, p. 339. — Carabus
ruficollis. Fabricius, Syst. Eleuth. I, p. 185. — Var. Call. analis,
Chaudoir, Bull. des Natur. de Mosc. 1850, I, p. 53.
Long. 9-9 1/2 mill. Je ne connaissais pas la ruficollis Fabr. Dejean,
quand j'ai décrit l’analis, et comme dans les individus de celle-ci,
que j’ai eus de la Sénégambie portugaise, les épaules sont plus obli-
térées et se rétrécissent un peu vers la base, ce qui n’est point le cas
dans la ruficollis de Sierra-Leone, j'avais cru qu’ils devaient consti-
tuer une espèce distincte; mais l’absence de tout autre caractère
distinctif me décide à ne les considérer que comme une variété du
type, d'autant plus que ce rétrécissement n’est pas au même degré
dans les trois individus du Sénégal, trouvés par Boccandé, que je
possède. La tête est toujours très-fortement ponctuée, les yeux assez
saillants, le corselet très-allongé, assez convexe, les stries des ély-
tres profondes, les intervalles convexes et fortement ponctués.
C. erythropyga. Chaudoir.
Long. 8 1/2 mill. Elle est très-voisine de la ruficollis, mais la ponc-
tuation de la éé{e est moins forte, surtout vers le milieu du front, les
yeux sont un peu moins saillants, le corselet est moins allongé, moins
convexe, les côtés sont moins sinués en arrière, les angles plus
arrondis au sommet ; les é/ytres ont l’angle postérieur externe plus
arrondi, elles sont plus planes, les stries sont moins profondes, les
intervalles moins convexes, un peu moins fortement ponctués. La
coloration est identique, mais les élytres, dans l’un de mes deux
individus, sont vertes comme dans la ruficollis, dans l’autre elles
sont bleues.
Elle vient du Natal.
** Abdomen piceum.
C. angusticollis. Boheman. Ins. Caffr. I, p. 38. — C. nobilis,
Erichson, Wiegm. Arch. 1843, I, p. 211.
106 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
Long. 8 1/2-9 1/2 mill. Le corselet est tout aussi allongé que dans
la précédente, un peu moins que dans la ruficollis, mais plus que
dans la nigriventris; les élytres sont tout aussi allongées, étroites,
parallèles et planes, les stries un peu moins fortement crénelées, les
intervalles moins ponctués; l’anus n’est point ferrugineux. Pour le
reste, Je renvoie à la description de Boheman.
Un de mes trois individus nr’a été envoyé par feu Boheman ; j'ai
acheté le second de M. $. Stevens, qui l’avait reçu du pasteur
Guieinzius ; tous deux viennent du Natal; le troisième a été pris par
Drège dans l’intérieur de la colonie du Cap. Il est plus que probable
qu'elle ne diffère pas de la nobilis Erichson, nom qui dans ce cas
aurait la priorité.
C. nigriventris. Hope. Ann. and Magaz. of nat. hist. X (1842),
p. 92. — Call. erythrodera Chaudoir, Bull. des Natur. de Mosc. 1844,
p. 465. — C. cœrulea Laferté. Rev. et Mag. de Zool, 1849, p. 349.
Long. 8-10 mill. J’ai comparé le type de Hope, et ce n’est qu’ainsi
que j’ai pu reconnaître qu'il était identique avec l’erythrodera. Dans
cette espèce, les antennes sont moins longues etcomposées d'articles
plus courts que dans l’angusticollis, le corselet est plus court, plus
arrondi sur les côtés et plus cordiforme, le dessus plus convexe; les
_élytres sont plus larges, moins planes, les intervalles plus ponctués ;
dans tous mes individus les élytres sont bleues.
Elle ne parait pas être rare dans les diverses parties du Sénégal.
#kk Abdomen rufum pectori concolor.
GC. affinis, Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc. 1837, IIT, p. 4;
1844, p. 463. — Call. amabilis, Boheman, Ins. Caffr. I, p. 39.
Long. 8 1/2-10 1/2 mill. Cette espèce se distingue facilement des
précédentes (à l’exception de la marginicollis) par la tête qui est
entièrement d’un rouge testacé comme le corselct, et par l’abdomen
qui est de la même couleur que la poitrine, le corselet est plus large
et moins cordiforme que dans la nigriventris, les intervalles des ély-
tres sont plus lisses et bien moins ponctués.
La plupart des individus que je possède viennent du Natal, l’un
d'eux m'a été envoyé par Boheman comme son amabilis ; il n’y a que
le type que j'ai décrit, qui ait été pris dans l’intérieur de la colonie
du Cap.
C. umbrigera,. Chaudoir.
Long. 8 1/2 mill. Elle est voisine de là nigriventris, mais elle en
diffère un peu par la forme et surtout par la coloration. La tête est
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 107
entièrement (y compris le col) d’un brun légèrement rougeûtre, le
corselet est un peu moins foncé avec les bords latéraux étroitement
ferrugineux; les élytres sont d’un vert-cuivreux avec une ombre
brune qui longe la suture et se dilate postérieurement, sans attein-
dre ni la base ni l’extrémité ; tout le dessous du corps est d’un rouge
ferrugineux ; les antennes sont entièrement de cette couleur, les
palpes bruns avec le bout des derniers articles ferrugineux, les pattes
sont colorées comme dans l’afinis. Tête un peu plus allongée et plus
étroite entre les yeux que dans la nigriventris, le front est plus épar-
sement ponctué, il n’y a point de rides ou stries longitudinales de
chaque côté de la partie antérieure. Corselet bien plus étroit que dans
la nigriventris, mais pas plus long, un peu moins large que la tête
avec les yeux, moins élargi à l'extrémité antérieure, moins cordi-
forme, moins arrondi sur les côtés, avec le sommet des angles posté-
rieurs légèrement arrondi; le dessus offre à peu près la même con-
vexité et la même ponctuation. Élytres pas plus larges, mais un peu
moins longues, moins parallèles, légèrement rétrécies antérieure-
ment, un peu dilatées après le milieu où les côtés sont un peu plus
arrondis, ainsi que l’angle postérieur externe ; le dessus un peu plus
convexe sur la partie postérieure du disque, plus fortement strié, les
intervalles plus convexes, ponctués à peu près de même, mais plus
lisses entre les points.
Cette jolie espèce, qui habite au Gabon, m'a été donnée par feu
Moufilet.
b. Elytra viridia margine rufo.
«. Abdomen posterius infuscatum.
C. angustata. Dejean. Spec. gén. des Col. V, p. 338.
Long. 8-9 mill. Elle ressemble beaucoup à la nigriventris, mais le
rebord latéral des élytres est ferrugineux ou testacé; le corselet est
bien moins cordiforme, plus étroit, moins arrondi sur les côtés, les
élytres sont aussi plus étroites, très-parallèles, les intervalles sont
moins ponctués ; le rebord basal, le bord interne du premier inter-
valle et le bord postérieur sont ferrugineux ; les élytres sont généra-
lement d’un vert plus ou moins bleuâtre, la partie antérieure des
épipleures est bleuâtre ; l’abdomen devient de plus en plus foncé
postérieurement, mais, vers la base, il est de la couleur de la poitrine.
J'en possède trois individus venant du Sénégal dont l’un est le
type de Dejean.
Norge. M. Motschulsky décrit sous le nom de rufocincta (Bull. des
Natur. de Mosc. 1864, II, p. 237) une Callida du Cap de Bonne-Espé-
rance qui doit être très-voisine de celle-ci, mais qui m’est inconnue.
108 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
Comme l’angustata, elle a les élytres étroitement bordées de rouge, et
l’abdomen rembruni, mais il semblerait que la tête est de la couleur
du corselet et que le milieu de l’une et de l’autre est plus lisse.
B. Abdomen rufum pectori concolor.
C. capensis. Chaudoir. Observ. Kieff. 1847, p. 11. — Call.
jucunda. Boheman. Ins. Caffr. I, p. 35 (1848).
Long. 9 mill. Cette espèce a un corselet plus large, plus carré et
plus plan que toutes les précédentes, et sous ce rapport l’affinis s’en
rapprochele plus ; mais le rebord latéral, la base et le bord apical des
élytres sont bien plus jaunes, et les épipleures sont entièrement de
cette couleur, ainsi que tout le dessous du corps, les pattes et les
palpes ; les antennes sont ferrugineuses, avec les trois ou quatre pre-
miers articles plus clairs, et l'extrémité des intermédiaires rembru-
nie ; la tête est entièrement de la couleur du corselet.
L'individu que je possède faisait partie de la collection Gory et
vient de la colonie du Cap; le voyageur Wahlberg l’a aussi rencon-
trée en Caffrerie.
C. ruficeps. Chaudoir.
Long. 8-9 mill. Cette espèce par sa coloration se rapproche le plus
de la capensis, mais par la faiblesse de sa ponctuation elle semble
faire le passage à la section suivante. Elle est d’un jaune testacé
plus clair en dessous, les élytres sont d’un bleu verdâtre ; il y a à la
base, sur les côtés, au bord postérieur et sur la suture autant de
jaune que dans la capensis, les épipleures sont aussi tout à fait de
cette couleur ; les pattes sont d’un jaune testacé, les cuisses et les
tarses se rembrunissent un peu vers leur extrémité; les palpes sont
ferrugineux, les antennes le sont aussi avec les trois premiers arti-
cles et la base du 4° testacés, l'extrémité des suivants est rembrunie.
La téle est assez carrée, et se rétrécit assez brusquement derrière la
saillie des joues, de manière à former un col distinct, mais qui en
dessus n’est point séparé du vertex par une impression transversale,
le dessus est plan, lisse au milieu, avec quelques points assez petits
et peu serrés sur le vertex, près des yeux et sur les côtés du devant
du front qui ne sontpas ridés, mais simplement marqués d’une ligne
longitudinale ondulée ; les yeux sont modérément saillants, et assez
emboités dans la saillie des joues à leur bord postérieur. Le corselet
n’est pas plus large que la fée, en forme de rectangle un peu plus
long que large, et un peu plus étroit vers la base qu’antérieurement,
le bord antérieur est à peine échancré, les angles antérieurs sont
droits mais assez arrondis au sommet, les côtés le sont peu et ils ne
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES, 109
sont que très faiblement sinués vers les angles postérieurs qui ne
sont point saillants, mais simplement droits, avec le sommet un peu
arrondi; les côtés de la base remontent fort peu obliquement vers les
angles, le dessus est assez peu convexe, mais la ligne médiane est
profondément imprimée et atteint les deux extrémités, la pente de
chaque moitié du disque vers cette ligne est assez forte, le disque
est assez lisse et n’offre que quelques petits points épars, les côtés
sont aplanis et ridés transversalement ; les bords latéraux sont assez
relevés, les deux fossettes basales assez profondes. Les dytres sont
du double plus larges que le corselet à leur partie antérieure, mais
elles vont en s’élargissant assez visiblement vers l'extrémité, les
épaules ne sont guères carrées et sont assez largement arrondies, les
côtés sont presque droits sur la plus grande partie de leur longueur,
ils ne sont que peu arrondis près de l’angle postérieur externe, le
bord postérieur est coupé carrément, l’angle sutural est droit, l’ex-
terne assez arrondi; leur longueur est un peu moindre que dans
l’'angustata ; le dessus est assez plan, les stries sont assez profondes
et crénelées, les intervalles un peu convexes et presque lisses, cepen-
dant on y remarque quelques petits points peu nombreux, les deux
points du troisième sont placés comme dans la capensis; le dessous
du corps est lisse.
Elle a aussi été trouvée près de Natal par le pasteur Guieinzius, et
j'en possède trois individus.
c. Elytra viridia aut cœrulea luteofasciata.
C. fasciata. Dejcan. Spec. gén. des Col. V, p. 387. Icon. des Col.
dur. T, pl. 11, fig. 7.
Long. 8-10 mill. Cette jolie espèce, si remarquable par la large
bande jaune qui traverse le milieu des élytres, a un habitat assez
étendu, car elle a été d’abord trouvée dans diverses parties du Séné-
gal, et depuis dans la Caffrerie, d’où j’en ai reçu plusieurs individus
parfaitement semblables à ceux du Sénégal.
d. Elytra picea aut brunnea.
C. rubiginosa, Chaudoir.
Long, 9 1/3 mill. Si elle diffère de [a capensis par sa coloration
d’un brun clair, assez rougeâtre sur la tête et le corselet, c’est de
cette espèce qu’elle se rapproche le plus par sa forme ; les côtés de la
tête sont moins arrondis derrière les yeux, le vertex est plus plan
et plus faiblement ponctué, tandis que sur le devant du front on
retrouve la même ponctuation et les mêmes rides latérales ; le corse-
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV. 14
110 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES,
let est encore un peu moins long, à peine aussi long que large, un
peu plus arrondi vers le tiers antérieur des côtés, ce qui le fait pa-
raître un peu plus élargi en cet endroit, et un peu plus rétréci en
arrière, la partie postérieure des côtés est à peine sinuée, les angles
de la base sont un peu obtus, nullement arrondis, la base est coupée
carrément et remonte fort peu obliquement vers les angles; le
dessus est tout à fait comme dans la capensis, les excavations de la
base sont plus profondes ; les é/ytres sont encore un peu plus larges,
la partie postérieure des côtés est plus arrondie, surtout vers l’angle
externe de la troncature, qui est moins large que dans cette espèce,
ce qui fait que les élytres ressemblent moins à un rectangle; le dessus
est tout aussi plan, les intervalles sont ponctués à peu près de
même, mais un peu moins lisses, les deux points sur le troisième
sont plus petits, la partie moyenne du rebord latéral est légèrement
dilatée. Le dessous du corps est tout à fait lisse. L’abdomen est rem-
bruni postérieurement à peu près comme dans l’angustata, les palpes
sont tachetés de brun, les antennes sont de cette dernière couleur,
avec les trois premiers articles et la base du quatrième ferrugineux ;
les pattes ferrugineuses avec l'extrémité des cuisses, une partie des
jambes et les tarses brun-foncé.
Un individu mâle trouvé par feu Moufilet dans le Benguela.
Nore I. Boheman décritencore (Ins.Caffr. I, p.40 et41) deux espèces
brunes sous les noms de Call. picea et castanea; malheureusement il
ne parle point de la conformation des tarses de ces espèces; mais,
comme il est dit dans la description qu’elles ressemblent à l’elongata,
qu’elles ont le prosternum et la poitrine fortement ponctués, et que
ce qu’en dit Boheman convient beaucoup à la rufula Gory, je ne serais
pas éloigné de croire qu'elles doivent rentrer dans les Lipostratia,
sans cependant que je puisse rien dire de positif à cet égard. Indé-
pendamment de sa forme, la rubiginosa diffère des deux espèces
décrites par Boheman par l’absence de ponctuation sur le dessous du
corps.
La Call. nigropicea Motschulsky (Bull. des Natur. de Mosc. 1864,
IT, p. 235) doit ressembler à la castanea, à en juger d’après la des-
cription, d’ailleurs très-insuffisante, mais elle a les élytres plus obs-
cures que le devant du corps; il se Ro bien que ce fût encore
une Lipostr atia.
Il est à présumer que c’est aussi ici que vient se ranger la Call.
rufolimbata Motschulsky (Bull. des Natur. de Mosc. 1864, IT, p. 237),
qui, d’après ladescription, ne doit pas différer beaucoup de la nigro-
picea du même auteur. Toutes deux viennent du Cap de Bonne
Espérance.
Notell. La Call. amænula Boheman (Ins. Caffr. I, p.42) m'est aussi
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. ati
inconnue, et la description ne parle point de plusieurs caractères
essentiels pour la classification des espèces de ce groupe. Par la forme
de ses élytres qui vont en s’élargissant postérieurement, elle se rap-
proche de la ruficeps, mais elle est violette avec les élytres d’un vert
d‘émeraude, la ponctuation est assez forte tant en dessus qu’en des-
sous. Elle n'appartient peut-être pas à ce genre.
Tarsi feminæ subtus spongiosi.
C. brunnea. Dejean. Spec. gén. des Col. V. p. 328.
Long. 11 1/2 mill. Elle a un peu la forme de la chloroptera, mais
elle est plus plane et sa couleur est entièrement d’un testacé bru-
nâtre, avec un reflet métallique très-léger le long des côtés des
élytres, surtout en arrière. Je suis porté à croire que c’est là la vraie
couleur de cette espèce, et qu’elle n’a point été détériorée par l’al-
cool, comme le suppose Dejean. La ééte est plus longue que large,
assez grande, lisse et assez plane en dessus, avec une impression
assez marquée de chaque côté entre les antennes et quelques petits
plis entre l’impression et le bourrelet latéral; les yeux peu saillants
dans la femelle, seul sexe que je connaisse, les joues assez gonflées
et arrondies derrière les yeux, l’étranglement qui limite le col, assez
marqué quoique peu enfoncé, celui-ci assez gros. Corselet à peu près
de la même forme que dans la chloroptera et la lepida, plus large que
la tête, plus arqué sur les côtés après les angles antérieurs; le des-
sus un peu plus plan, légèrement ridé en travers, les bords latéraux
plus creux, rugueux et pointillés ainsi que le bord antérieur, la base
et les abords de la ligne médiane ; le rebord latéral plus large et plus
relevé. Élytres presque comme dans la chloroptera, mais un peu élar-
gies en arrière, tronquées plus carrément à l’extrémité, l’angle
externe plus arrondi; le dessus plus plan, les stries fines et peu
imprimées, mais très-distinctement ponctuées, les intervalles très-
plans vers l'extrémité et sur les côtés, ne sont légèrement relevés
que sur la partie antérieure du disque, ils sont parsemés de petits
points très-écartés les uns des autres et placés sans aucun ordre, le
premier point pilifère du troisième est placé au premier tiers, le
second à l'endroit ordinaire. Le dessous du corps est à peu près lisse.
Il y a deux points pilifères de chaque côté de l’anus dans la femelle
et probablement un seul dans le mâle. Le dessous des tarses dans la
femelle est visiblement spongieux; les lobes du quatrième article
sont assez larges et ovalaires. LA
Je ne connais que l'individu qui à été décrit par Dejean, et que lui
avait envoyé Hoepfner comme venant des environs de Mexico.
412 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
B. Corpus supra læve.
a. Thorax cordatus.
(Species asiaticeæ.)
a. Elytra viridia aut viridicuprea.
GC. chloroptera. Dejcan. Spec. gén. des Col. V. p. 340.
Long. fere 10 mill. Le corselet de cette espèce a été imparfaite-
ment décrit par Dejean, car il n’avait pas remarqué qu'il était mal
développé dans l'individu unique qu'il avait sous les yeux; le côté
gauche seul étant normal, 1l se trouve que le corselet est plus large
que ne l'indique sa description, un peu moins long que large, assez
arrondi sur les côtés et sensiblement plus étroit avant les angles pos-
térieurs que vers le milieu, ce qui le fait paraître un peu cordiforme ;
ainsi que le dit Dejean, l'extrémité des cuisses, les jambes et les
tarses sont d’un brun-noirâtre. |
Je ne possède que l'individu qui faisait partie de la collection De-
jean et que Leconte père lui avait envoyé comme venant de Java.
C. lepida. Redtenbacher, Reis. d. Freg. Novar., IL, p. 6, Taf. I,
fig, 2.
Long. 9 1/2-11 mill. Elle ne diffère de la chloroptera que par la
couleur plus verte, plus claire et plus cuivreuse des élytres et par les
jambes et les tarses d’un jaune testacé; il ya aussi moins de brun à l’ex-
trémité des cuisses; les antennes sont noires, à l’exception des trois
premiers articles et de la base du quatrième qui sont ferrugineux.
Elle paraît être assez commune à Hong-Kong ; j’aiquelques doutes
sur cette espèce qui pourrait bien n'être qu’une variété de la chlo-
roplera, la coloration obscure des jambes et des tarses de cette der-
nière pouvant n'être qu’accidentelle,
C. femoralis. Chaudoir.
Long. 10 mill. Elle a tout à fait la taille et la forme de la chlo-
roptera et de la lepida, maïs elle en diffère beaucoup par la colora-
tion ; le corselet est un peu moins grand, ses angles postérieurs sont
un peu plus obtus. Tête et corselet bruns, partie antérieure de l’épis-
tome, et bords latéraux du corselet rougeûtres ; élytres entièrement
d’un vert très-cuivreux, épipleures, dessous du corps et cuisses d’un
brun-brillant très-foncé ; les attaches des cuisses, les appendices des
trochanters postérieurs, les jambes, les tarses, le labre, les palpes et
les antennes d’un ferrugineux plus ou moins clair.
Cette belle espèce habite le Deccan ; je l’ai achetée à la vente de Ia
collection Jeakes.
ts
Ds SES =
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 4113
C. permunda. Chandoïr.
Long. 8-9 mill. Elle diffère de la chloroptera par sa taille moindre,
sa forme plus étroite, ses élytres entièrement d’un vert-clair cui-
vreux, surtout vers l’extrémité, l’abdomen brun, les antennes et les
pattes entièrement testacées. Tête proportionnellement plus petite,
étranglement du col plus marqué, corselet pas plus large que la tête
avec les yeux, à peu près aussi long que large, plus rétréci aux angles
antérieurs, ce qui fait que la partie antérieure des côtés est plus
arrondie, les angles postérieurs un peu plus saïllants et plus aigus;
le dessus diffère peu, si ce n’est par la largeur des bords latéraux qui
sont plus étroitement déprimés et relevés; dytres un peu rétrécies
antérieurement, moins parallèles, extrémité tronquée un peu plus
obliquement, le Gessus un peu plus convexe, les stries moins pro-
fondes, les intervalles bien moins convexes, le disque légèrement
déprimé sur la suture au premier quart.
Deux individus m'ont été donnés par le Musée de Leyde comme
venant de Gorontalo (Célèbes).
Norg. La Call. fastuosa Klug. (Insect. Madag. p. 34. Tab. I, fig. 3)
paraît d’après la description appartenir à cette section, le dessus ne
semble point ponctué ; mais le corselet doit être plus étroit et plus
allongé, plus long que large, à peu près comme dans l’affinis ; la su-
ture et l’extrémité des élytres sont brunes, l’abdomen est ferrugi-
neux comme la poitrine. Elle à été trouvée à Madagascar, mais ne
paraît avoir figuré que dans la première collection faite par Goudot
et qui à été achetée par le Musée de Berlin.
8. Elytra rufa, utrinque late viridivittata.
C. Splendidula. Dejean. Spec. gén. des Col. V, p. 341. — Cara-
bus splendidulus Fabricius. Syst. Eleuth. I, p. 184, n° 77. — Lebia
splendidula Mac Leay. Ann. javan. p. 26, n° 49. — Calleida rubricata
Motschulsky. Bull. des Natur. de Mosc. 1864, IT, p. 238.
Long. 8-9 mill. L’habitat de cette espèce est très-étendu, car on
la trouve à Java, au Bengale, et sur les côtes de la Chine à Hong-
Kong et à Shangaï ; dans quelques individus de cette dernière loca-
lité, la suture ferrugineuse se dilate postérieurement jusqu’à la sep-
tième strie; c’est la rubricata Motschulsky.
C. lativittis. Chaudoir.
Long. 10 1/2 mill. Elle diffère de la splendidula par la forme beau-
coup plus allongée et plus parallèle des élytres. Le corselet est un
peu plus long, moins arrondi sur les côtés qui sont plus sinués en
114 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
arrière avec les angles plus saillants et plus aigus. Les é/ytres sont
très-longues, très-parallèles, les côtés ne sont arrondis que près des
épaules et de l’angle postérieur, l’extrémité est coupée très-carré-
ment, le dessus est plus plan, les stries sont moins fortes, les inter-
valles plus plans, le rebord latéral également étroit partout; point
de dépression sur le devant du disque.
D'un jaune testacé, tête et corselet plus rouges, ainsi que les deux
premiers articles des antennes, les palpes et la base des cuisses ; le
reste des antennes d’un ferrugineux obscur avec le troisième et le
quatrième article presque noirs, les appendices des trochanters pos-
térieurs jaunes, le reste des cuisses noirâtre, les jambes et les tarses
testacés, avec l'extrémité des jambes antérieures un peu rembrunie ;
les élytres d’un vert bien moins cuivreux, avec une large suture tes-
tacée qui se rétrécit vers la base et l'extrémité et s’étend sur la plus
grande partie de leur longueur jusqu’à la troisièmestrie, et en partie
même sur le quatrième intervalle, où elle se couvre d’un reflet ver-
dâtre ou bleuàtre ; le rebord latéral et les épipleures sont testacés.
Deux individus de cette espèce bien distincte m'ont été cédés par
M. S. Stevens, comme venant du Deccan.
b. Thorax quadratus vel anterius angustatus.
(Species americanæ.)
C. rufocuprea. C. amabilis Chaudoir. Bull. des Natur. de
Mosc. 1852. I, p. 51.
Long. 11-12 1/2 mill. Cette espèce se distingue par sa grande
taille et sa forme allongée et parallèle. L’extrémité des élytres est
plus ou moins échancrée, et, dans les trois individus que je possède,
les angles de la troncature sont plus ou moins arrondis. Quant au
reste, la description que j’en ai donnée, leur convient en tous points;
les yeux de la femelle sont un peu moins saillants que ceux du mâle,
l’anus n’est échancré dans aucun des deux sexes ; le rebord latéral
des élytres et les épipleures sont ferrugineux, le dernier article des
palpes seulement est brun avec l’extrémité rousse, les antennes sont
d’un ferrugineux plus clair vers la base, avec le bout des articles
intermédiaires plus ou moins rembruni.
J’en possède un mâle et deux femelles ; le premier m’a été envoyé
par M, Sahlberg fils comme venant de Cantagallo, les deux femelles
viennent de la province des Mines, et ont été trouvées par le voyageur
Squires. |
C. dives? Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc. 1852. I, p. 50.
Long. 11 1/4 mill. Je n’ai plus sous les yeux l’individu de la col-
lection Dupont que j'ai décrit, ce qui fait que je ne rapporte qu’avec
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 115
doute à cette espèce l'individu femelle venant du Guatemala que je
possède. IT est un peu plus petit que celui de Dupont (coll. Mniszech.),
et l'extrémité des élytres est fort peu échancrée ; l’angle externe est
assez arrondi. Cette espèce ressemble beaucoup à la rufocuprea, elle
doit être colorée à peu près de même, mais l’exemplaire que je pos-
sède est un peu trop fraîchement éclos, de sorte que les couleurs en
sont un peu pâles ; il y a un reflet d’un rouge cuivreux assez vif près
du bord postérieur des élytres ; les yeux sont un peu plus saillants
que dans la rufocuprea femelle, le corselet est plus carré, plus étroit
surtout dans sa partie postérieure, il n’est guère rétréci vers l’extré-
mité qui n’est pas plus étroite que la base, les côtés sont très-légère-
ment arrondis antérieurement et sur le milieu, et très-faiblement
sinués en arrière, (tandis qu’ils ne le sont point dans la rufocupreü),
les angles postérieurs sont un peu obtus, presque droits, mais ils ne
sont point arrondis au sommet ; les /ytres sont un peu plus étroites,
encore plus parallèles, l’angle postérieur externe est plus arrondi,
le dessus est plus plan, les stries sont moins profondes, très-faible-
ment crénelées au fond, aucune d'elles n’est interrompue, les inter-
valles sont tout à fait plans, les deux points du troisième sont
placés de même. |
Il m’a été donné par le Musée de Vienne comme venant du Guate-
mala; celui de la collection Dupont venait du Mexique, maïs on
sait que la faune entomologique des deux pays offre assez de res-
semblance.
C. obscuroænea. Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc. 1848. I,
DA81.
Long. 8 1/2 mill. Elle se distingue de l’œruginosa surtout par la
longueur des élytres et par le brillant de sa surface, ainsi que par sa
coloration plus obscure. Elle m’a été envoyée, il y a longtemps, par
Parreyss, comme venant du Brésil (prov. de Saint-Paul).
G. æruginosa. Dejean. Spec. gén. des Col. I, p. 222.
Long. 7 1/2-8 mill. La description du Species suffit pour faire
reconnaître cette espèce; dans le mâle l’anus offre une incision mo-
dérément profonde au milieu du bord postérieur. Elle est originaire
du Brésil (prov. de Rio-Janeiro).
C. subænea. Mannerheim. Bull. des Natur. de Mosc. 1837. II,
D27.
Long. 7-7 1/2 mill. Elle ressemble tout à fait à l’œruginosa par la
forme et la coloration ; elle est cependant plus claire et plus brillante,
mais la principale différence consiste en ce que les stries sont toutes
116 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
interrompues, et ne se composent que de petits tronçons de lignes
imprimées, finement ponctuées, séparées par des espaces tout à fait
lisses.
Feu Beske l’a prise assez abondamment à Novofriburgo, où il ne
semble pas avoir rencontré la précédente.
C. similis. Reiche Rev. Zool. de la Soc. Cuv. 1842, p. 308,
n° 24. — C. modesta Dejean; Chaudoir, Bull. des Natur. de Mosc.
1850, I, p. 62,n°82.— C. similata Chaudoir, Ibid. 1852, I, p. 54, n° 8.
Long. 6 1/2-7 1/4 mill. Très-voisine de l’œruginosa dont elle dif-
fère par sa coloration plus foncée; la tête, le corselet, le dessous du
corps, les articles extérieurs des antennes, la plus grande partiedes
palpes et les pattes étant d’un brun foncé et les élytres d’un vert-
olivâtre ; le corselet est un peu sinué sur la partie postérieure des
côtés, les angles postérieurs sont plus aigus, les bords latéraux un
peu plus aplanis; les é/ytres un peu plus larges , striées et ponctuées
de même.
J’en possède plusieurs individus pris par Lebas dans la Nouvelle-
Grenade. Quoique je n’aie plus sous les yeux ma similala, je ne doute
pas qu’elle ne se rapporte à cette espèce.
C. dyschroma. Chaudoir.
Long. 71/2 mill. Elle diffère de l’œruginosa par la coloration des
élytres qui sont brunes comme la tête et le corselet, sans le moindre
reflet bronzé ni métallique ; les yeux sont plus saillants, le corselet
un peu plus court, plus arrondi sur les côtés, avec les angles posté-
rieurs plus droits et plus aigus, et les bords latéraux aplanis comme
dans la sümilis ; les élytres sont plus profondément striées, mais les
stries sont un peu moins fortement ponctuées ; les intervalles sont
plus ou moins convexes.
Je possède deuxexemplaires de cet insecte, dontl’un m’a été donné
par M. Chevrolat comme venant de Cayenne, l’autre par M. Steinheïl
comme trouvé à Bahia (Brésil).
C. lurida, Chaudoir.
Long. 6 5/4 mill. Sa coloration est entièrement brune comme
celle de la dyschroma, mais elle est bien plus claire, surtout sur les
élytres, et plus rougeâtre en dessous. Les yeux sont un peu moins
crands, mais la féfe et le corselet sont d’ailleurs semblables; les
élytres sont plus étroites et un peu plus allongées, l'extrémité n’est
point échancrée, et l’angle externe est bien plus arrondi, les stries
sont plus fines et plus légèrement ponctuées.
Je n’en connais qu’un individu mâle, venant de Colombie, qui fai-
sait partie de la collection Dejean.
EL]
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 417
C. viridipennis. Leconte. Ann. of the Lyc. of New-York, IV,
p. 189. — Cymindis viridipennis, Say. Transact. of the Amer. phil.
Soc. n. sér. II, p. 9. — Calleida marginata Dejean. Spec. gén. des
Col., I, p. 222. — Carabus prasinus Melsheimer. Catal.
Long. 9-10 mill. Cette charmante espèce, d’un beau vert ordinai-
rement un peu cuivreux en-dessus, avec une bordure d’un pourpré-
cuivreux éclatant, surtout le long du bord apical, a une tête assez
étroite et un peu allongée; les yeux sont peu saïllants, même dans le
mâle ; il n’y à point de pli près de leur rebord interne ; le corselet
est plus ou moins étroit, mais il n’est pas plus large que la tête; Les
élytres sont très-planes, leur extrémité est coupée très-carrément,
les stries sont très-fines, légèrement ponctuées, les intervalles très-
plans et lisses.
Elle habite les États méridionaux de l’Union américaine depuis la
Géorgie jusqu’au Texas.
C. purpuripennis. Chaudoir.
Long. fere 10 mill. Elle ressemble un peu à la viridipennis, mais
elle est tout autrement colorée. La tête est d’un brun-obscur, avec
deux taches rougeîtres entre les yeux; le corselet est d’un bronzé-obs-
cur, les élytres sont d’un cuivreux-pourpré comme dans les C. bella et
onypterygioides; les palpes et les antennes sont bruns, avec le pre-
mier article de celles-ci ferrugineux ; le dessous du corps et les pattes
entièrement d’un brun-noirâtre luisant. Téfe plus courte que dans la
viridipennis, les joues un peu plus gonflées, les yeux un peu plus sail-
lants. Corselet semblable à celui de la femelle de cette espèce, un peu
plus arrondi sur les côtés, et un plus ridé en dessus vers les côtés.
Élytres encore plus allongées, plus parallèles, à peine élargies en
arrière, où les côtés sont encore moins arrondis, l'extrémité coupée
un peu moins carrément, très-faiblement échancrée, le dessus strié
et ponctué de même, les bords latéraux plus inégaux, le rebord laté-
ral encore plus étroit.
Je ne possède qu’un individu mâle qui m’a été cédé par M. A. Dey-
rolle, comme venant du Mexique ; il ne s’est pas trouvé parmi les
insectes recueillis par M. Sallé.
9, Tarsi maris intermedii subtus haud lamellati.
C. lacunosa. Mannerheim. Bull. des Natur. de Mosc. 1837, II,
p. 28. — C. interrupta Chaudoir. Ibid. 1844, p. 468.
Long. 7 1/2-8 1/2 mill. Cette espèce, qui est commune aux environs
de Rio-Janeiro, d’où j'en ai reçu un grand nombre d'individus de feu
Beske et de M. Sahlberg fils, se rapproche, par ses caractères, des
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV. 15
118 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
espèces voisines de la decora; cependant les élytres sont un peu ré-
trécies vers la base et leurs épaules, bien plus obtuses et plus arron-
dies. La coloration de la tête et du corselet est d’un ferrugineux plus
ou moins foncé, les élytres sont moins foncées, jJaunâtres, avec un
léger reflet bronzé; le dessous du corps, les pattes, les palpes et les
antennes sont d’un ferrugineux plus clair que la tête, avec l’extré-
mité des articles des antennes, à partir du quatrième, rembrunie ; il
n’y a qu'un point pilifère de chaque côté de l’anus des mâles, et
quatre chez les femelles ; il m’a été impossible de découvrir la moin-
dre trace de lamelles sur le dessous des tarses intermédiaires dans
les mâles ; les lobes du quatrième article des tarses sont longs et
minces comme dans la pallidipennis et les espèces voisines.
C. quadriimpressa. Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc. 1848,
Lip OU:
Long. 8 1/2 mill. J’ai indiqué les différences qui distinguent de la
précédente le seul individu que je possède; il. est possible que ce ne
soit qu'une variété de la lacunosa à stries entières, car, à part ce
caractère, il est assez difficile de trouver des caractères fixes entre
elle et les femelles de la lacunosa.
Elle m'a été envoyée par feu Beske comme venant de Novofriburgo.
C. misella. Chaudoir.
Long. 7 miil. De la taille de la lacunosa, de couleur plus foncée,
élytres plus bronzées. Z'éle un peu plus étranglée à la naissance du
col, côtés des joues plus arrondis derrière les yeux, près du rebord
interne desquels on remarque un petit pli qui manque dans la lacu-
nosa. Corselet moins étroit, moins cordiforme et moins rétréci en
arrière, côtés nullement sinués avant les angles postérieurs qui sont
plus droits ; toute la base coupée carrément ; le dessus un peu plus
plan, les bords latéraux un peu plus aplanis, l’impression transver-
sale de la base plus faible, et, au lieu de l’excavation des côtés, on ne
voit qu'un trait oblique assez large, mais assez court. Zlytres nulle-
ment rétrécies en avant, épaules plus carrées, quoique arrondies,
côtés très-légèrement arrondis, stries également interrompues, mais
leurs tronçons ne sont pas entourés d’excavations comme dans la
lacunosa, ce qui rend la surface plus unie; les intervalles très-plans,
le premier point du troisième est placé un peu plus en avant.
M. Sallé m'en à envoyé deux individus mâles comme venant du
Mexique. (Toxpam, en octobre, en secouant des feuilles mortes et
roulées.)
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 119
Il. Anus in mare postice utrinque bipunctatus, rarius
tripunctatus, in femina tri- vel quadripunctatus.
1. Tarsi intermedii maris articulis tribus primis subtus
biseriatim lamellato-papillosis.
: À. Corpus alatum, elytra subparallela.
a. Mesosternum inter coxas intermedias haud tuberculatum.
a. Tarsi articuli quarti lobis ovatis, non linearibus,
* Thorax lævis aut modice plicatus, lateribus angustius reflexis.
$ Thorax anterius subangustatus.
x. Elytra æqualia evidenter striata.
z. Pedes nigri vel picei, femora interdum metallica.
Elytra interstitiis omnino lævibus.
C. metallica. Dejean. Spec. gén. des Coléopt. I, p. 221.
Long. 10 1/2-11 mill. J’ajouterai à la description du Species que le
premier article des antennes est d’un jaune testacé, rembruni en
dessus ; le corselet est plus rétréci en avant qu’en arrière, la base est
à peine plus étroite que le milieu des côtés qui sont fort peu arron-
dis, la plus grande largeur est un peu après le milieu, d’où il va en
se rétrécissant légèrement vers l’extrémité antérieure qui n’est pas
beaucoup plus large que le col; les côtés de la base sont légèrement
coupés obliquement vers les angles qui sont un peu obtus et légère-
ment arrondis au sommet, les bords latéraux sont assez étroitement
relevés et s’élargissent un peu après le milieu et vers les angles pos-
térieurs. Le rebord de la base de chaque élytre est légèrement sinué,
on remarque une dépression très-étendue, mais peu marquée, sur la
partie antérieure du disque, et les stries y sont plus imprimées et les
intervalles plus relevés que sur le reste de l’élytre ; le septième et le
huitième intervalles sont légèrement relevés aux trois-quarts de la
longueur, de manière à former une légère callosité. Les élytres sont
d’un vert assez cuivreux, avec le rebord latéral d’un bleu d’acier ; le
dessous du corps et les pattes sont d’un noir brillant.
J’en possède quatre individus des deux sexes, trouvés près de Rio-
Janeiro ; on pourrait penser qu'il ne se trouve pas à Novofriburgo,
car il ne m'a point été envoyé par feu Beske.
Note. La Call. aurata Motschulsky (Bull. des Natur. de Mosc.
1864, IT, p. 236) doit être voisine de la metallica ; elle en diffère,
d’après la description, par la tête et le corselet d’un vert-clair, et les
élytres d’un violet doré ou éclatant, le corselet est plus étroit, plus
120 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. .
relevé sur ses bérds, les fortes stries des élytres sont presque lisses (?).
Elle vient du Nicaragua,
C. metallescens. Chaudoir.
Long. 11 mill. Elle ressemble beaucoup à la metallica, mais elle
en diffère, d’abord par la coloration qui est d’un brun très-foncé sur
la tête et le corselet, avec les bords latéraux de ce dernier d’un brun
plus clair, et d’un bronzé cuivreux sur les élytres dont la base et les
bords latéraux sont d’un vert-cuivreux ; puis par le corselet qui, sur
la même longueur, est plus large, et dont les côtés sont assez forte-
ment arrondis vers le milieu, qui est plus large que la base; celle-ci
ne semble guères plus large que le bord antérieur, les rebords laté-
raux sont sensiblement plus larges que dans la metallica, surtout
dans leur moitié antérieure ; les stries des éZytres sont ponctuées de
même, mais un peu moins enfoncées, et les intervalles sont plans,
même dans la dépression antérieure qui est encore moins sensible,
ainsi que la callosité.
Je n’en connais qu'un individu femelle qui m'a été cédé par feu
A. Deyrolle comme venant de Vera-Cruz (Mexique).
C. Batesi. Chaudoir.
Long. 10 mill. Encore très-voisine de la metallica ainsi que de la
metallescens, maïs de forme moins allongée. Le corselet est moins
allongé que dans la metallica, un peu plus arrondi sur les côtés,
moins rétréci vers sa base que dans la metallescens, les côtés de celle-
ci sont coupés carrément, le dessus est comme dans cette dernière.
Les élytres sont plus courtes et proportionnellement plus larges, sur-
tout dans la femelle, leurs côtés sont moins parallèles ; elles sont
striées et ponctuées comme dans la metallica, le rebord latéral est un
peu plus large ; les yeux de la femelle ne sont pas moins saillants
que ceux du mâle, ce qui n’est pas le cas dans les deux autres espè-
ces ; la tête, le corselet, le dessous du corps et les pattes sont noirs,
les élytres d’un bronzé plus ou moins cuivreux, verdâtre vers les bords.
Un mâle et une femelle m'ont été cédés par M. H.-W. Bates comme
pris à Ega (Haut-Amazone).
GC. cayennensis. Chaudoir.
Long. 9 1/2 mill. Elle diffère des précédentes par sa taille un peu
moindre et sa couleur presque entièrement noire, les bords latéraux
sont un peu bruns, ainsi que les antennes; le premier article de
celles-ci en dessous et les attaches des cuisses sont d’un brun jaunâ-
tre. Le corselet n’est pas plus large que dans là metallica, mais 1l est
plus court, les côtés sont plus arrondis que dans cette espèce, mais
moins que dans les deux autres, la base est moins rétrécie que l’ex-
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 491
trémité, les bords latéraux sont déprimés et relevés comme dans la
Batesi. La forme et la sculpture des élytres sont comme dans celle-
ci, cependant elles sont un peu plus étroites; les stries sont plus
profondes vers leur extrémité.
Je dois l'individu mâle que je possède à feu A. Deyrolle qui me l’a
cédé comme venant de Cayenne.
GC. smaragdinipennis. Reiche. Rev. zool de la Soc. Cuv. 1842,
p. 275.
Long. 9 mill. Très-voisine des espèces précédentes, mais plus
petite, elle en diffère par la belle couleur bleue du disque des ély-
tres, couleur qui passe au vert-cuivreux sur les côtés. 7'éfe un peu
plus courte que dans les précédentes; corselet presque tout à fait
semblable à celui de la cayennensis; élytres pareïlles, stries beau-
coup plus faibles vers l'extrémité, avec les intervalles entièrement
plans postérieurement.
Je ne connais que l'individu mâle décrit par M. Reiche comme
venant de la Nouvelle-Grenade et qui maintenant m’appartient.
C. ænea. Chaudoir.
Long. 9 4/2 mill. Cette espèce, dont je ne possède qu’un individu
femelle, a les élytres d’un bronzé olivätre avec le reste du corps
coloré comme chez la metallescens, maïs la tête et surtout le corselet
sont plus courts que dans cette espèce; les yeux ne sont pas plus
saillants que dans la femelle de la metallescens ; le corselet est plus
large que long, plus large que la tête, moins rétréci vers l'extrémité
qui est bien plus large que le col, moins arrondi vers le milieu des
côtés, un peu plus plan sur le haut, avec les mêmes ondulations de
la surface. Les élytres ne sont pas plus allongées que dans la Batesi,
etelles ont la même forme, mais elles semblent un peu plus planes,
et les intervalles des stries ne sont point relevés; l'extrémité est
tronquée plus carrément.
Je l’ai trouvée dans la collection Reiche, où elle était notée comme
venant du Brésil (Bahia?).
C. bicolor. Reiche. Rev. zool. de la Soc. Cuv. 1842, p. 275.
Long. 10 mill. Dans cette espèce les é/ytres ont la longueur de
celles de la metallica, mais le corselet est plus large, 1l a les propor-
tions de celui de la Batesi, l'extrémité des élytres est légèrement
échancrée et l’angle sutural est plus avancé et un peu plus aigu que
dans la metallica, les stries sont plus faiblement ponctuées, et plus
effacées vers l’extrémité, les intervalles sont plans, le premier point
du troisième est placé un peu avant le milieu. Tête et corselet tant
122 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
en-dessus qu’en-dessous, d’un bleu un peu violet, le rebord latéral
de ce dernier légèrement brunâtre, élytres d’un vert-cuivreux un peu
obscur, le dessous du corps d’un brun foncé presque noir ; les cuisses
ont un reflet bleuâtre ainsi que les épipleures qui sont bruns; les
antennes sont d’un brun-clair, avec les trois premiers articles rou-
geâtres.
Je ne possède que l'individu mâle décrit par M. Reiche et qui
vient de la Nouvelle-Grenade.
C. robusta. Chaudoir. C. nitida? Putzeys. Mém. de la Soc. des
Sc. de Liége, IT, p. 37, n° 10.
Long. 10 1/2 mill. Cette espèce n’est peut-être qu’une variété de la
bicolor, dont elle diffère par sa forme un peu plus large (dans le
même sexe), par les fortes stries et les intervalles convexes des ély-
tres, dont l'extrémité est conformée de même, et dont le premier
point du disque occupe à peu près la même place, mais la tête est
noire, ainsi que les antennes à partir du second article jusqu’au 5°
ou 6°, les suivants sont bruns, le corselet n’a qu’un léger reflet bleuà-
tre, ainsi que l’abdomen et les cuisses.
Elle vient du Rio-Negro, et je n’en possède qu’un individu mâle.
C. guyanensis. Chaudoir.
Long. 10 1/2 mill. Entièrement d’un noir assez brillant, à l'excep-
tion du premier article des antennes en-dessous et des attaches des
cuisses qui sont d’un brun-jaunâtre ; les articles extérieurs des anten-
nes et la base des palpes sont d’un brun clair, la vestiture des tarses
en-dessous est d’un jaune doré. La tête est comme dans la metallica ;
le corselet, bien plus large, moins long que large, plus arrondi sur la
partie antérieure des côtés, les angles postérieurs plus droits, la base
de fort peu plus étroite que le milieu, le dessus plus lisse, les bords
latéraux plus largement déprimés, les angles de la base moins rele-
vés. Les élytres ont tout à fait la même forme que dans la robusta,
elles sont striées de la même manière, les stries sont fort légèrement
ponctuées, le premier point du troisième intervalle est placé de même.
L'individu mâle que je possède, m'a été cédé par feu A. Deyrolle
comme venant de la Guyane française.
Nore. La Call. tristis Brullé (Voy. de d’Orbigny, p. 13, pl. 2, fig. 8),
sur laquelle j'ai jeté un coup d’œil dans la collection du Jardin des
Plantes, m'a semblé voisine de la guyanensis, elle est colorée de
même, et sa longueur est de 11 mill. ; le corselet est plus rétréci en
arrière et ses angles postérieurs sont plus saillants; la description
dit que les stries des élytres sont lisses et profondes; elle habite les
forêts humides du pays des sauvages Guarayos (Bolivie), en décem-
bre, sur les feuilles.
- 20
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES, 193
C. clara. Chaudoir.
Long. 11 mill. D’un beau vert un peu cuivreux tant en-dessus
qu’en-dessous, avec des reflets d’un rouge cuivreux vers l'extrémité
des élytres; antennes noires, les deux premiers articles d’un jaune
testacé, le troisième et la base du quatrième verdâtres, les jambes de
cette dernière couleur, les tarses noirs. Téle plus large que dans la
metallica, très lisse, la fossette du milieu du front presque oblitérée.
Corselet bien plus large, moins long que large, peu rétréci antérieu-
rement, mais très arrondi sur les côtés vers les angles antérieurs,
qui disparaissent dans la courbe, le milieu des côtés formant une
courbe très légèrement anguleuse, la partie postérieure légèrement
sinuée, la base un peu plus étroite que le milieu, les angles posté-
rieurs comme dans la metallica, le dessus un peu plus lisse, présen-
tant les mêmes ondulations, à part les bords latéraux qui sont plus
largement déprimés sur toute leur longueur. Élytres de la même
forme et de la même longueur que dans la bicolor, les stries aussi
fortement ponctuées que dans la metallica, mais moins imprimées,
les intervalles parfaitement plans, le premier point du troisième
comme dans la bicolor, point de dépression sur le devant du disque.
J’ai acheté un mâle de cette espèce, en assez mauvais état, à la
vente de la collection de M. van Lansberg qui l’avait reçu du Vene-
zuela.
GC. truncata. Chevrolat. Col. du Mex. 2° cent. n° 154.
Long. 11 mill. Voisine de la précédente, elle diffère de la metallica
par sa couleur bronzée, verdâtre sur la tête et le corselet, un peu
cuivreuse sur les élytres et le dessous du corps, avec les cuisses d’un
bronzé un peu olivätre assez obscur; palpes, antennes, jambes et
tarses colorés comme dans la metallica ; les côtés du corselet sont
plus régulièrement arrondis que dans la clara, les angles postérieurs
plus droits, mais pour le reste, la tête, le corselet et les élytres ont
la même forme que dans cette espèce; les stries sont encore plus
fines et très finement ponctuées, les deux points du troisième inter-
valle occupent la même place.
L’individu mâle que je possède m'a été cédé par M. Sallé comme
venant du Mexique.
C. onypterygioides. Chaudoir.
Long. 11 mill. Par sa coloration, cette espèce ressemble à certains
Onypterygia et Colpodes du Mexique et de la Colombie. Zéfe et cor-
selet d’un beau bleu-verdâtre, élytres cuivreuses, avec le rebord
latéral et apical et les épipleures bleus, dessous du corps et cuisses
d'un bleu-verdâtre, jambes et tarses noirs, antennes et palpes
194 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
comme dans la metallica. Elle ne diffère guères par la forme de la
truncata, si ce n’est que le corselet est plus court; les élytres sont
striées et ponctuées à peu près de même.
Quoique indiquée dans la collection Reiche comme venant du
Deccan, je suis à peu près sûr que cette espèce est originaire de la
olombie.
G. pretiosa. Chaudoir,
Long. 8 mill. D'un vert-clair un peu cuivreux en-dessus, l’extré-
mité des élytres d’un rouge-cuivreux brillant, les épipleures verts;
le dessous du corps et les pattes d’un brun assez foncé, le proster-
num et les épisternes avec un reflet verdâtre, les antennes ferrugi-
neuses avec le premier article testacé, palpes d’un brun-rougeûtre,
ainsi que l’épistome, le labre, les mandibules et les organes buccaux.
Tête un peu plus courte que dans la fruncata, joues formant avec
les côtés du col un angle rentrant plus marqué. Corselet plus étroit,
pas plus large que la tête, un peu moins rétréci et moins arrondi
vers les angles antérieurs, moins rétréci vers la base, le milieu des
côtés moins arrondi, le dessus un peu plus ridé, finement ponctué le
jong de la base et du bord antérieur, les fossettes basales plus pro-
fondes et plus limitées antérieurement, les rebords latéraux un peu
moins relevés. £lytres du double plus larges que le corselet, et bien
plus courtes que dans la metallica et même que dans l’œnea, en rec-
tangle à peine d’un tiers plus long que large, modérément convexes,
terminées comme dans la fruncata, finement striées, les stries plus
finement ponctuées, les intervalles légèrement convexes, s’applanis-
sant vers l’extrémité, presque lisses, les deux points du troisième
placés à peu près comme dans la metallica, le rebord latéral légère-
ment dilaté vers le milieu ; aucune dépression sur le haut.
Cette jolie espèce, qui diffère assez par le facies de ses congénè-
res, à été trouvée par M. Sallé dans la partie espagnole de Haïti; je
ne connais que la femelle.
GC. picipes. Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc. 1854, I, 129. —
Call. obscurata, Motschulsky, ibid. 1864, IT, p. 236.
Long. 8-9 1/2 mill. L'étude plus approfondie du genre m'a fait
voir que j'avais mal reconnu les affinités de cette espèce que j'ai
comparée à tort à l’œruginosa, dont l’éloigne le nombre des points
pilifères des côtés de l’anus, dont il y a deux de chaque côté dans
le mâle, et quatre dans la femelle, comme dans les espèces de
cette section, dont elle a tous les caractères ; par un hazard singulier
cependant, dans un de mes trois mâles, il n’y à qu’un point de cha-
que côté. La tête est comme dans la resplendens ; dans la femelle, les
yeux sont un peu moins saillants que dans le mâle; dans aucun des
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 195
deux sexes les joues ne sont arrondies derrière les yeux, et le col,
quoique assez étroit, n’est séparé du vertex par aucun étranglement.
Le corselet n’est pas plus large que la tête, un tant soit peu moins
long que large, modérément arrondi sur le devant et le milieu des
côtés qui sont légèrement sinués en arrière, les angles postérieurs
sont droits, sans être généralement saillants ni arrondis au sommet,
la base qui est coupée assez carrément jusqu'aux angles, est un peu
plus étroite que le milieu, mais un peu plus large que le bord anté-
rieur qui est légèrement échancré, avec les angles un peu marqués,
quoique arrondis ; le dessus est assez convexe, lisse et très légère-
ment ridé, la ligne médiane est entière et assez profonde, les deux
impressions transversales distinctes, de chaque côté de la base une
ligne arquée qui s’avance jusqu’au milieu et devient plus large et
plus profonde en arrière ; sur les côtés du disque, un peu avant le
milieu, une fossette arrondie assez marquée, le rebord latéral étroit
antérieurement, devient un peu plus large en arrière, mais les angles
sont peu relevés. Les élytres sont un peu moins du double plus larges
que le corselet, de près du double plus longues que larges, parallèles,
les épaules carrées, arrondies au sommet, les côtés légèrement
arrondis seulement après le milieu, l'extrémité tronquée peu obli-
quement, assez échancrée, avec l’angle sutural subaigu, légèrement
arrondi au sommet, l’angle externe marqué, mais plus ou moins
arrondi ; le dessus en demi-cylindre comprimé, avec de fortes stries
distinctement ponctuées, des intervalles un peu convexes, modéré-
ment lisses, deux points sur le troisième, dont le premier placé un
peü avant le milieu, et une rangée submarginale de gros points ocel-
dés, plus espacés vers le milieu ; le rebord latéral très-étroit ; dessous
lisse ; une légère incision au bord postérieur de l’anus dans le mâle ;
jambes de ce sexe nullement arquées. Dessus du corps d’un noir lui-
sant, élytres d’un bronzé-olivätre obscur, dessous d’un brun-noirâ-
tre, antennes brunes, roussâtres vers l’extrémité, le premier article
d’un brun-jaunâtre obscurci en-dessus, palpes bruns avec le bout
ferrugineux, pattes d’un brun plus ou moins roussâtre, les attaches
des cuisses et les appendices des trochanters postérieurs jaunâtres.
Je possède les deux sexes en quatre individus; l'espèce vient de
l'embouchure de l’Amazone, où elle a été trouvée (Parà) par M. Bates.
Elytra interstitiis utrinque punctulatis.
C. obscura. Dejean. Spec. gén. des Col. V, p. 331.
Long. 8 1/2 miil. D'un brun assez terne en-dessus surtout sur les
élytres, plus rougeâtre en-dessous, avec les bords des segments
abdominaux rembrunis, antennes et pattes brunes, les trois premiers
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV. 16
\e
196 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
articles des premières ferrugineux, ainsi que la base des cuisses et
les appendices des trochanters postérieurs. 7'éle un peu ponctuée sur
les côtés du vertex et parsemée de quelques petits points sur le front,
un peu rugueuse dans les impressions antérieures ; yeux un peu
moins saillants que dans la metallica, dont la tête a d’ailleurs la
forme ; corselet un peu plus court que dans cette espèce, plus rétréei
vers sa base, plus arrondi sur les côtés, les angles postérieurs plus
obtus, le dessus plus ridé sur les côtés du disque, un peu ponctué le
long du bord antérieur et des deux côtés de la ligne médiane, les
bords latéraux plus largement déprimés et plus fortement relevés ;
élytres tout aussi longues et parallèles, un peu plus largement tron-
quées à l'extrémité, nullement déprimées sur le devant du disque,
striées à peu près de même, les stries plus finement ponctuées, les
intervalles relevés à peu près de même, et légèrement ponctués sur-
tout de chaque côté.
Je ne possède que l'individu décrit par Dejean, qui est une femelle
et qui a été pris par Lacordaire à Buénos-Ayres.
zz. Pedes testacei.
Caput et thorax rufotestacea.
C. rhodoptera. Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosce. 1850. T,
pole
Long. 8 1/2-10 mill. Cette espèce est parfaitement distincte de la
cupreocineta, mais les différences que j'avais indiquées sont insuffi-
santes. La téte du mâle est plus étroite que dans le même sexe de la
cupreocincta; cette différence est encore plus sensible dans les
femelles des deux espèces; les yeux de la rhodoptera © sont bien
moins saillants; dans les deux sexes, elle a une forme plus allongée.
Le corselet est constamment sensiblement plus étroit vers la base que
vers le milieu, ce qui n’est guères le cas dans celui de la cupreo-
cincta, où il a une forme plus carrée avec les côtés arrondis et moins
sinués en arrière ; le disque est plus convexe dans la rhodoptera. Les
élytres sont un peu plus étroites et moins planes; les intervalles
internes sont aussi un peu plus relevés sur la partie déprimée du
disque; les points de la rangée submarginale ne sont pas placés dans
des excavations comme chez la cupreocincta, maïs le principal carac-
tère qui distingue les deux espèces, consiste dans la courbure assez
marquée des jambes intermédiaires et postérieures des mâles de la
cupreocincta, tandis qu'elles sont droites dans les deux sexes de la
rhodoptera. Sur les élytres, la couleur métallique est moins cuivreuse
et moins vive sur les côtés, elle a une teinte rosée qui s'étend sur le
disque jusqu’à la suture, bien que les abords de la suture tournent
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 127
au ferrugineux. Les antennes sont constamment ferrugineuses, sans
taches brunes, comme on les voit sur les articles externes de la
cupreocincta. ;
Je possède trois mâles et deux femelles de cette espèce qui a été
trouvée par feu Beske près de Novofriburgo, et qui paraît se re-
trouver dans la province des Mines (Brésil).
C. cupreo-cincta. Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc. 1848,
Lip. 83.
Long. 8-9 1/2 mill. La ééte est assez courte et assez large, les joues
assez arrondies derrière les yeux qui sont saillants dans les deux
sexes ; le col est séparé des joues et du vertex par un léger étrangle-
ment ; le front est plan, lisse, avec un sillon ondulé entre les yeux et
les antennes de chaque côté, et une fossette plus ou moins effacée
sur le milieu. Le corselet est de la largeur de la tête avec les yeux,
presque carré, un peu moins long que large, avec la partie anté-
rieure des côtés décrivant une forte courbe avec les angles anté-
rieurs ; le milieu des côtés peu arrondi généralement, leur partie
postérieure faiblement sinuée, les angles postérieurs droits, nulle-
ment arrondis au sommet, la base presque aussi large que le milieu,
coupée à peu près carrément, et remontant un peu obliquement vers
les angles, le dessus plan, lisse au milieu, légèrement ridé transver-
salement sur les côtés, avec une ligne médiane entière assez pro-
fonde, une impression transversale antérieure peu marquée, des
bords latéraux aplanis et assez largement relevés, et une excavation
allongée et arquée sur les côtés de la base. Les é/ytres sont en rec-
tangle, d’un peu plus du double plus larges que le corselet, et d’un
peu plusde moitié plus longues que larges, les épaulessont bien carrées,
quoique leur sommet soit arrondi, le milieu de la base de chaque
élytre est un peu échancré, les côtés sont assez parallèles, et ne
s’arrondissent légèrement qu'après le milieu, l'extrémité est tron-
quée carrément et assez largement, l’angle apical externe est assez
arrondi, le dessus est plan, légèrement déprimé sur le devant du
disque de chaque élytre, les stries distinctement ponctuées sont peu
profondes et s’affaiblissent beaucoup à l'extrémité, les intervalles
sont passablement plans et lisses, les deux points du troisième sont
placés comme dans la metallica, mais, dans certains individus, on en
voit sur les deux élytres un troisième au milieu; le neuvième est
caténulé, les excavations autour des points ocellés alternent avec
des espaces élevés; la callosité postérieure près du bord est peu
convexe ; les quatre jambes postérieures dans les mâles sensiblement
arquées, droites dans les femelles; sur le milieu du bord postérieur
de l’anus dans le mâle, on remarque une incision étroite assez pro-
fonde, et de chaque côté, près des angles, deux points pilifères; dans
198 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
la femelle, il y en a quatre de chaque côté et point d’incision au
milieu. D'un rouge ferrugineux, avec les bords du corselet et
l'abdomen plus clairs, sur les côtés des élytres une bande (vitta) d’un
vert-cuivreux éclatant, occupant les 7°, 8° et 9° intervalles, puis lon-
geant la base jusqu’au rudiment de strie préscutellaire et le bord
postérieur jusqu’à la 1" strie. Antennes, palpes et pattes d’un ferru-
gineux plus ou moins clair; articles intermédiaires des premières
marqués de brun à leur extrémité, les premiers articles plus clairs,
l’article bilobé des tarses rembruni.
J'en possède un certain nombre d'individus qui m'ont été envoyés
de Novofriburgo par feu Beske.
C. limbata. Sahiberg jun. Act. Soc. fenn. 1844, p. 506. — Call.
viridipennis. Dejean. Spec. gén. des Col. I, p. 225.
Long. 7 1/2-8 1/2 mill. Elle ressemble aux deux précédentes. La
tête dans les deux sexes est comme dans la rhodoptera, tandis que le
corselet est plus voisin de celui de la cupreocincta ; cependant 1l est
plus étroit et moins arrondi près des angles antérieurs. ceux de la
base sont un peu arrondis au sommet; les é/ytres ont tout à fait la
. même forme que dans la rhodoptera, maïs les stries sont plus pro-
fondes jusqu'à l'extrémité, surtout dans le mâle, la série submargi-
nale est aussi comme dans cette espèce. La tête, le corselet, le
dessous du corps, les antennes, les palpes et les pattes sont colorés
comme dans la cupreocincta, les élytres sont d’un vert-cuivreux, légè-
rement rufescent vers la suture, avec le rebord latéral et les épi-
pleures testacés.
J’en ai reçu un individu mâle de M. Sahlberg fils, comme trouvé à
Cantagallo ; une femelle se trouvait parmi les insectes recueillis par
Squires près de Rio-de-Janeiro. Le type de la viridipennis Dejean est
un individu en mauvais état, récemment transformé et mal déve-
loppé, dont le corselet est couvert de forts plis transversaux.
C. Lindigi. Chaudoir.
Long. 8 mill. Extrêémement ressemblante à la limbata, et, si ce
n’était la grande différence d'habitat, on aurait pu les croire iden-
tiques ; cependant le corselet est plus rétréci postérieurement, plus
arrondi sur les côtés et ressemble par conséquent davantage à celui
de la rhodoptera, les élytres ont la même forme, mais les intervalles
sont plus plans, surtout sur la partie postérieure du disque. La colo-
ration est presque la même que dans la limbata, maïs les élytres sont
d’un vert-cuivreux aussi éclatant que sur la bande latérale de celles
de la cupreocineta, avec une ombre brune foncée dilatée en arrière
le long de la suture; le rebord et les épipleures sont ferrugineux,
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 129
les palpes sont en grande partie bruns, les antennes ont les trois et
demi premiers articles testacés, le reste est brun-foncé.
J'en possède deux individus femelles trouvés par M. Lindig dans
la Nouvelle-Grenade.
Nore I. Je crois que la €. viridicincta Motschulsky (Bull. des Nat.
de Mosc. 1864. IT, p. 238) de l’isthme de Panama, doit être très-
voisine de la cupreocincta; je suppose qu’elle en est distincte, quoique
la description n'indique point de différences bien essentielles ; le
corselet semble être plus cordiforme, les stries des élytres doivent
être plus profondes et les intervalles plus convexes, les genoux sont
marqués de brun.
Nore Il. La Call. œneipennis Brullé (Voy. de d’Orbigny, p. 14),
nom que j'ai Changé en cupreomarginata (Bull. des Natur. de Mosc.
1850. I, p. 60), parce qu'il avait été déjà employé par Buquet, me
paraît devoir être aussi voisine de la cupreocincta ; ses couleurs
sont plus foncées et le corselet, qui doit être plus long, est aussi un
peu cuivreux sur les côtés. Elle habite la Bolivie (prov. de Santa-
Cruz de la Sierra).
Caput et thorax elytris concoloria, viridia.
C. viridicuprea. Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc. 1852,
ED. 00.
Long. 10 1/2-11 mil]. J’ajouterai à la description que j’en ai faite,
que les antennes sont quelquefois entièrement testacées et que les
tarses sont plus ou moins bruns.
On la rencontre dans la province de Rio-Janeiro (Novofriburgo) et
dans celle des Mines. J’en possède trois individus des deux sexes.
xx. Elytra inæqualia, lævia, obsolete striata.
C. rutilans. Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc. 1850, I, p. 52°
— Call. corrusca Dejean in Mus. (conf. Reïiche, Rev. zool. de la Soc.
Cuv. 1842, p. 274).
Long. 10-12 mill. La comparaison de plusieurs individus des deux
espèes m'a convaincu que les différences que j'avais signalées entre
la rutilans et la resplendens étaient illusoires, et qu’elles se distin-
guaient véritablement par la taille généralement moindre de cette
dernière, par la position du premier point du troisième intervalle,
qui, dans la resplendens, forme une assez grande fossette isolée sur le
milieu de la longueur, tandis que dans la rutilans, il est placé plus en
avant à l'extrémité inférieure de la dépression oblique antérieure,
130 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
et n’y forme point de fossette ; le second point est aussi moins gros
dans la rutilans ; les élytres, ainsi que les antennes, sont un peu
moins longues. La coloration est aussi constamment différente ; dans
la resplendens les élytres sont plus vertes, moins cuivreuses, et l’ex-
trémité est d’un rouge métallique très vif, ainsi queles deux ou trois
derniers segments de l'abdomen, tandis que les élytres et l'abdomen
sont entièrement d’un vert-cuivreux uniforme dans la rutilans. Dans
l'une et l’autre, les stries des élytres sont très-légèrement marquées
et très subtilement ponctuées.
Plusieurs individus venant de Colombie (Funck).
C. resplendens. Reiche. Rev. zool. dela Soc. Cuy. 1842, p.274.
— Call. candens Klug in lit.
Long. 9 mill. Cette charmante espèce a été trouvée par Lemoine à
Santa-Fé, dans la Nouvelle-Grenade,
$S Thorax subelongato-quadratus.
C. fulvipes. Reiche. Rev. zool. de la Soc. Cuv. 1842, p. 307,
n° 21.
Long. 9 mill. Cette espèce et la suivante se reconnaissent facile-
ment à la forme de leur corselet qui est en forme de rectangle, un
peu plus long que large, dont le milieu, surtout dans les mâles, n’est
pas plus large que les deux extrémités ; les côtés ne sont nullement
arrondis, tandis que leur partie antérieure décrit avec l’angle anté-
rieur une courbe assez forte et assez brusque, les angles de la base
sont un peu obtus, le bord antérieur est un peu échancré, ainsi que
le milieu de la base dont les côtés remontent légèrement vers les
angles, le dessus est plan, la ligne médiane entière et profonde, les
côtés de la base sont assez creux, les bords latéraux assez largement
relevés, le disque est lisse, mais légèrement ridé transversalement ;
le col de la tête est plus étroit, les joues derrière les yeux ne sont
pas arrondies dans le mâle, elles le sont un peu dans les femelles,
dont les yeux sont moins saillants que ceux des mâles; le front offre
de chaque côté une impression peu profonde entre les yeux, une
impression plus forte entre les antennes, etune fossette sur le milieu,
comme dans la metallica. Les élytres ont à peu près la même forme
et la même longueur, l'extrémité est un peu plus tronquée, même un
peu échancrée, l’angle externe moins arrondi, le dessus plus plan,
les stries sont à peine aussi marquées que dans la fruncata, et ponc-
tuées de même; sur la partie antérieure du disque de chacune, on
voit une dépression ondulée entre läquelle et le bord extérieur on
observe un espace un peu convexe, suivi d’une dépression après
laquelle vient une çallosité aussi marquée que dans laresplendens, les
666
LA
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 431
deux points du troisième intervalle sont placés comme dans la metal-
lica, maïs plus petits, la série submarginale est très-obsolète. An-
tennes et pattes plus grêles et plus allongées. D'un brun-noirâtre
brillant, avec deux petits points sur le milieu du front et le rebord
latéral du corselet rougeñtres, élytres d’un bronzé-cuivreux clair
‘assez brillant, épipleures bruns ; antennes et palpes bruns, le pre-
mier article des premières testacé ; pattes tantôt d’un jaune testacé,
tantôt d’un brun clair, avec les articles des tarses jaunes à leur base.
Un mâle et une femelle, dont le premier est le type de Reiche, et
qui viennent de la Nouvelle-Grenade ; la femelle y à été trouvée par
Goudot et diffère du mâle par la partie des côtés qui avoisine les
angles antérieurs, moins brusquement arrondie,
C. magnifica. Chaudoir.
Long. 10 mill. Le col est moins rétréci que dans la précédente,
les yeux un peu moins saillants dans le mâle, seul sexe que je con-
naisse ; le corselel a tout à fait la même forme, mais il est plus grand,
les angles postérieurs sont plus arrondis, le dessus est plus lisse, la
partie médiane du bord latéral plus rétrécie; les é/ytres sont un peu
moins longues, tout aussi parallèles, l'extrémité est plus échancrée,
l’angle externe un peu avancé, quoique arrondi au sommet, les stries
sont encore plus fines, les dépressions et les callosités aussi mar-
quées. D'un noir de jais très-luisant, comme vernissé, élytres d’un
noir-pourpré avec la base et l'extrémité ornées d’une assez large bor-
dure d’un vert-clair cuivreux, séparées du fond noir par une ligne
d’un rouge cuivreux éclatant; les bordures se dilatent extérieurement
et recouvrent les deux callosités latérales. Tout le reste de l’insecte
est d’un noir brillant comme la tête et le corselet.
Cette splendide espèce habite le Venezuela, et faisait partie de la
collection Laferté.
$$$ Thorax subcordatus.
C. decolor. Chaudoir.
Long. fere 7 mill. Je ne puis assigner de place certaine à cette
espèce, dont je ne connais que la femelle, qui, comme les espèces voi-
sines de la decora, à trois points pilifères de chaque côté du bord
postérieur de l’anus ; les lobes du quatrième article des tarses sont
ovalaires, amincis à la base, les premiers articles assez courts, trian-
gulaires et fortement revêtus de poils serrés en dessous ; les deux
points du troisième intervalle des élytres sont placés ie premier 20%
loin de la base, et le second à quelque distance de l’extrémité comme
dans la cupreocincta et la metallica; la forme est plus r'accourcie que
132 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
celle de l’œruginosa, le dernier article des palpes labiaux est vrès-
sécuriforme, même dans la femelle. Tête et corselet d’un brun-rou-
geâtre clair, élytres brunes, sternum à peu près de la couleur de la
tête et du corselet, abdomen plus brun, antennes brunes, avec les
trois premiers articles et la base du quatrième testacés, palpes et
organes buccaux de cette dernière couleur; cuisses brun-clair vers:
l'extrémité, jaunâtres vers la base, ainsi que les trochanters et les
appendices postérieurs, jambes et tarses de la couleur des palpes.
Tête conformée à peu près comme dans l’œruginosa, tout aussi lisse
et peu convexe, sans pli près du rebord interne des yeux, avec une
assez grande fossette sur le milieu et des inégalités ondulées de
chaque côté entre les antennes ; yeux un peu moins proéminents ;
articles des antennes moins allongés. Corselet un peu plus large que
la tête, bien moins long que large, subtransversal, assez élargi et
arrondi sur la partie antérieure des côtés, assez rétréci et passable-
ment sinué en arrière, avec les angles postérieurs très-droits et même
légèrement saillants, toute la base coupée carrément, l'extrémité
antérieure assez large, un peu échancrée, les angles largement ar-
rondis, nullement avancés ; le dessus assez plan, la ligne médiane
ntière et profonde, ses abords lisses, le reste légèrement ridé en
travers, l'impression antérieure peu marquée; les excavations des
côtés de la base assez profondes et s’avançant en triangle vers la
ligne médiane, sans la toucher, les bords latéraux assez largement
aplatis et limités intérieurement par une ligne très-légèrement im-
primée, parallèle au côté, plus faiblement marquée que dans l’ame-
thystina; le rebord latéral même étroit, se dilatant seulement aux
angles postérieurs. Élytres au moins de moitié plus larges que le cor-
selet, de moitié plus longues quelarges. un peu échancrées au milieu
de la base de chacune, largement tronquées carrément à l’extrémité,
avec l’angle externe assez droit, mais largement arrondi, les côtés
parallèles, s’arrondissant un peu plus vers l'épaule que vers l’angle
postérieur, le dessus un peu convexe, les stries fines, mais assez
marquées, légèrement ponctuées, les intervalles très-finement cha-
grinés, pas tout à fait plans, les points de la rangée submarginale
plutôt petits, le rebord latéral légèrement élargi vers le milieu. Les
pattes relativement assez courtes.
Je n’en possède qu’un individu femelle, qui m’a été donné par feu
Mouftlet comme venant de la Martinique.
** Thorax transversim fortius plicatulus ; lateribus late reflexis.
C. punctulata. Chaudoir Bull. des Natur. de Mosc. 1848, I,
p. 86.
Long. 12-13 mill. Cette espèce, à la description de laquelle je ren-
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 133
voie le lecteur, est originaire du Yucatan, où elle a été trouvée par
Pilate. Je possède maintenant les deux sexes. Dans la femelle, la
ponctuation des intervalles est bien plus faible, et il y a quatre points
enfoncés au lieu de trois sur le troisième; les côtés du corselet sont
encore plus arrondis vers le milieu, la saillie des yeux est presque la
méme.
C. amethystina. Carabus amethystinus Fabricius. Syst. Eleuth.
I, p. 201 (Ent. syst. I, p.160.) #0%. SchaumS tett. Ent. Zeit. 1847, p. 48.
— Calleida splendidaGory. Ann. de la Soc. Ent. de France 1833, p. 189.
— C. auricollis Castelnau. Etud. entom. (1835), p. 46. — C. festiva
Brullé. Voy. de d’'Orbigny, pl. 2, fig. 7. — C. dimidiata Reiche. Rev.
zool. de la Soc. Cuv. 1842, p. 275.
Long. 8 1/2-10 1/2 mill. Cette belle espèce, décrite sous tant de
noms différents, est cependant bien reconnaissable à ses élytres
bleues ou vertes, à sa tête d’une belle couleur cuivreuse ainsi que le
corselet, qui est transversal et fortement ridé ou plissé en travers;
quelquefois cependant la tête et le corselet sont d’un vert-bleuâtre ;
mais l'individu de ma collection qui offre cette coloration, est récem-
ment transformé. Son habitat semble très-étendu, car M. d’Orbigny
l’a rencontrée en Bolivie, et j'en possède des individus du Brésil
(Rio-Janeiro), de la Nouvelle-Grenade et du Venezuela. Je ne me
souviens pas cependant l’avoir vue parmi les insectes trouvés par
M. H. W. Bates sur les rives de l’Amazone.
C. aurulenta. Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc. 1852. I,
p. 55.
Long. 9-9 1/2 mill. Ayant acquis depuis un mâle et une femelle bien
développés, je complèterai et rectifierai ma description en faisant
observer que la fé/e est moins large que dans l’amethystina, plus
rétrécie derrière les yeux qui sont également saillants dans les deux
sexes, et que le col est plus mince; le corselet est aussi plus étroit,
moins dilaté sur le milieu, moins arrondi entre le milieu et les angles
antérieurs, qui, bien qu'arrondis, sont plus marqués, plus rétrécis
vers l’extrémité; presque aussi long que large dans le mâle, plus
court et plus arrondi sur le milieu des côtés dans la femelle; le
dessus est plus fortement ridé en travers, la ligne médiane encore
plus profonde, l’impression antérieure plus marquée ; les dytres sont
plus étroites sans être plus longues, et se rétrécissent légèrement
vers la base, les côtés sont plus droits, l’angle postérieur externe est
plus arrondi, les stries sont plus profondes, les intervalles plus
convexes, légèrement chagrinés, et parsemés de quelques petits
points à peine visibles, les deux points du troisième sont placés de
même.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV. 17
134 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
Le dessus est d’un cuivreux-verdâtre assez brillant, plus rougeñtre
vers l'extrémité des élytres ; le dessous d’un vert-olivâtre, avec l’ab-
domen plus ou moins rougeñtre, les palpes et les antennes sont d’un
brun-noirâtre avec l’extrémité des premiers ferrugineux et un reflet
olivâtre sur la base de celles-ci ; les jambes et les tarses sont d’un
brun-rougeàtre, les cuisses ont un très-fort reflet olivâtre.
Les deux individus que je possède ont été pris par le voyageur
Squires dans la province des Mines (Brésil).
G. rhytidera. Chaudoir.
Long. 9 1/2 mill. Très voisine de l’aurulenta, dont elle diffère par
les yeux plus proéminents dans les deux sexes, par le corselel plus
large, moins rétréci en avant, qui se rapproche davantage de celui
de l’amethystina, mais qui est moins arrondi sur le milieu des côtés,
et moins sinué en arrière ; le dessus est ridé et ondulé comme dans
l'aurulenta; les élytres sont plus larges dans le màle que dans la
femelle de cette espèce, elles ont d’ailleurs la même forme et elles
sont striées de même. Elle est d’un jaune-testacé, le corselet à un
fort reflet verdâtre, les élytres sont d’un vert clair métallique, le
rebord latéral et les épipleures sont testacés, ainsi que les antennes
et les pattes; les palpes sont tachetés de brun, ainsi que les tarses.
Cette description est faite sur un individu mâle récerament trans-
formé, mais d’ailleurs fort bien développé, que Squires à pris dans
la province des Mines; dans une femelle que je possède des mêmes
localités et qui, à part ses élytres encore un peu plus larges, ne m’a
offert aucune différence de forme, les élytres sont exactement colo-
rées comine dans la cupreocincta, c’est-à-dire qu’elles sont d’un
rouge ferrugineux, avec une bande (vita) d’un cuivreux assez vif
sur les 8° et 9° intervalles, qui longe la base, où elle atteint l’écusson
et le bord postérieur sans atteindre la suture; le rebord latéral et
apical, ainsi que les épipleures, sont ferrugineux comme dans le
mâle, le reste du corps est plus rougeûtre ; les palpes manquent à
l'individu.
C. viridimicans. Chaudoir.
Long. 11 mill. Exactement colorée comme la rhytidera, dont elle
difiere par la téte un peu plus large, avec les joues plus arrondies
derrière les yeux, le col sensiblement plus gros, les yeux un peu
moins proéminents ; le corselel moins court, presque aussi long que
large, rétréci antérieurement comme dans l’aurulenta, plus arrondi
sur le milieu, plus sinué postérieurement, avec les angles de la base
plus droits, nullement arrondis au sommet, et la base coupée carré-
ment jusqu'aux angles; le dessus est moins fortement plissé, surtout
aux avords de la ligne médiane ; on üe voit point la bgne imprimée,
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 135
parallèle au bord latéral, qui limite intérieurement la dépression
latérale adhérente à la rigole ; le rebord latéral est plus large et
plus relevé. Les élytres sont un peu plus larges et un peu moins
parallèles que dans la rhytidera, les côtés sont plus arrondis vers
l’angle postérieur externe, l'extrémité est moins largement tronquée;
les stries sont plus distinctement ponctuées, les intervalles un peu
moins convexes, très-lisses, sauf quelques points épars à peine per-
ceptibles.
Cette espèce qui vient aussi de la province des Mines (Squires), a
été placée par moi dans cette section à cause des rides du corselet :
‘cependant elle à aussi beaucoup de rapports avec la limbata, dont
elle à à peu près la coloration, mais dont elle diffère par sa grande
tulle, ses yeux plus saillants, son corselet plus rétréci en avant,
plus arrondi sur les côtés, plus sinué en arrière et bien plus large-
ment relevé sur les bords latéraux; les élytres sont plus amples, les
intervalles moins plans ; le corselet a un reflet verdâtre, les antennes
n’ont point de taches brunes.
C. cavicollis. Chaudoir.
Long. 10 1/2 mill. Elle ressemble à l’aurulenta, mais elle en diffère
par la dent du menton plus creuse, par le dernier article des palpes
D moins sécuriforme dans le mâle, par les antennes plus
épaisses et dont les articles sont moins ailongés, le front est plus
ondulé, le col plus large et moins étranglé en avant, le corselet est
sensiblement plus court, en forme de trapèze, rétréci antérieure-
ment, pas plus étroit à sa base que vers le milieu, fort peu arrondi
sur les côtés, surtout antérieurement, fort légèrement sinué posté-
rieurement, la base et les angles postérieurs sont conformés de
même, la première est un peu plus sinuée, le dessus est tout aussi
fortement ridé en travers, la ligne médiane est moins enfoncée et ne
dépasse pas les deux impressions transversales; les côtés et les
rebords latéraux sont comme dans l’aurulenta, l’excavation des côtés
de la base est plus profonde; les éytres sont proportionnellement
plus larges et moins allongées, plus arrondies sur les côtés vers
l'angle postérieur externe, qui est plus arrondi, l’extrémité est
coupée un peu obliquement, le dessus un peu plus convexe, strié et
ponctué de même, les intervalles sont un peu plus convexes vers
l'extrémité; il y a sur le milieu des côtés une dépression, suivie d’une
convexité plus sensible que dans l’aurulenta, le milieu du rebord
latéral est plus large; il n’y a aucune incision sur le milieu du bord
postérieur de l’anus; les pattes sont un peu plus fortes et plus
courtes, les articles des tarses et les lobes du quatrième moins
allongés. La partie postérieure de la tête, le corselet et les élytres
sont d’un cuivreux-rougeñtre assez foncé, le devant de la première
1356 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
et tout le dessous du corps d’un noir brillant avec un reflet bronzé
sur les épisternes du prosternum et les épipleures ; labre et parties
de la bouche noirs, extrémité des mandibules brune, celle des
palpes ferrugineuse, antennes très-noires avec le premier article
d’un testacé-rougeâtre, marqué d’une petite ligne noirâtre en-dessus;
pattes noires comme le dessous du corps.
Un mâle de cette espèce un peu anormale m'a été donné par le
Musée de Berlin comme venant du Brésil.
Nore. Dans ce groupe et près de l’amethystina vient se placer
encore la Call. Mniszechi Chaudoir (Bull. des Natur. de Mosc. 1852.
I, p. 53) qui se distingue de cette espèce par la couleur verte nulle-
ment cuivreuse de la tête et du corselet, celui-ci est plus étroit et
plus sinué sur les côtés, les élytres sont moins amples, beaucoup
moins fortement striées, les stries sont peu distinctes vers les bords
et vers l'extrémité et les intervalles sont tout à fait plans. Elle fait
partie de la collection Mniszech, ci-devant Dupont, et elle est éti-
quetée comme venant du Chili, mais je doute que ce soit vraiment sa
patrie. C’est plutôt peut-être le Pérou.
8. Tarsi articulo quarto lobis angustis linearibus.
(Antennæ piceæ, articulis tribus baseos testaceis.)
* Pedes testaceï.
C. refulgens. Sahlberg. Act. Soc. Fenn. 1844, p. 507, n° 13. —
C. viridula. Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc. 1850. I, p. 51. —
C. nitidipennis. Dejean. Catal. 8° éd., p. 10.
Long. 7 5/4-8 1/5 mill. La couleur des élytres varie du vert-mé-
tallique clair au cuivreux plus ou moins rougeàtre, les stries sont
plus ou moins interrompues, et elles le sont même très-peu dans le
type de la nitidipennis, et les excavations au fond desquelles sont
placés les tronçons de ces stries, sont beaucoup moins sensibles dans
cet individu que dans tous les autres que je possède; le bord posté-
rieur de l’anus porte dans le mâle une légère incision. La plupart de
mes individus m'ont été envoyés par feu Beske, comme pris à Novo-
friburgo ; j'en ai même reçu un de M. Sahlberg, mais pas nommé, ce
qui à été cause que je l’ai décrit sous un autre nom.
** Pedes picel.
C. cupripennis. Chaudoir. C. cupripennis. Dejean. Catal. 3°éd ,
p. 9. (Non décrit.)
Long. 8 1/2-10 mill. Elle est généralement plus grande que la
refulgens dont elle diffère par le corselet plus arrondi sur les côtés,
bien plus sinué postérieurement, par les stries des élytres plus pro-
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES, 137
fondes et nullement interrompues ; dans la femelle les joues sont plus
gonflées, et forment un angle rentrant assez marqué avec les côtés
du col; les yeux sont sensiblement moins saillants que dans le mâle ;
le corselet est bien plus élargi vers le milieu, avec les côtés bien
arrondis et bien sinués avant les angles postérieurs, dont le sommet
est plus aigu, ce qui fait qu’il est plus court, surtout dans la femelle ;
le milieu des bords latéraux est plus largement relevé; les dytres
sont un peu plus longues et plus parallèles, elles ne sont que d’en-
viron moitié plus larges que le milieu du corselet, les stries sont pro-
fondes, légèrement ponctuées au fond et s'unissent par paires à
l'extrémité, les intervalles sont un peu convexes, et s’applanissent
vers l’extrémité, les deux points du troisième sont placés comme
dans la refulgens, le premier un peu avant le milieu, les points ocellés
de la rangée submarginale sont gros et assez espacés vers le milieu;
le dessous du corps et l’anus du mâle sont comme dans la refulgens.
Tête et corselet d’un vert-obscur un peu cuivreux; élytres d’un
rouge cuivreux, dessous du corps d’un noir-brunâtre luisant, ainsi
que les pattes, attaches des cuisses, appendices des trochanters pos-
térieurs et extrémité des tarses d’un brun-clair rougeâtre ; antennes
rousses, avec les trois premiers articles et la base du quatrième tes-
tacés, le reste de ce dernier et l’extrémité de quelques-uns des sui-
vants d’un brun-obscur, épistome, labre, mandibules et palpes
presque noirs, le bout de ceux-ci ferrugineux.
Je possède trois individus des deux sexes de cette espèce, qui
habite la province des Mines (Brésil).
C. smaragdula. Reiche. Rev. Zool. de la Soc. Cuv. 1842,
p. 378. — C. smaragdina. Reïche. Ibid., p. 308, n° 25. — C. alcyonea?
Erichson. Wiegm. Arch. 1847. I, p. 69.
Long. 9 mill. Elle est tantôt d’un bleu d'azur, tantôt verte en-
dessus, d’un noir-brillant en dessous, avec les attaches des cuisses
ferrugineuses, et les trochanters postérieurs bruns; les antennes
sont d’un brun plus ou moins rougeâtre, avec les trois premiers
articles et la base du quatrième d’un jaune-testacé, et l’extrémité
des suivants d’un brun-obscur, le devant de la tête, l’épistome, le
labre (bordé de ferrugineux), les mandibules et les palpes noirs,
l'extrémité de ces derniers ferrugineuse. La féte est à peu près
comme dans la refulgens, peut-être un peu plus large ; le corselet plus
large et un peu plus court, pius arrondi sur les côtés, quoiqu'il le
soit moins que dans la cupripennis ; les côtés sont un peu sinués en
arrière, et les angles postérieurs sont à peu près droits, mais nulle-
ment saillants, la base est coupée carrément, assez rétrécie et guères
plus large que le bord antérieur ; le dessus est un peu plus ridé, la
ligne transversale antérieure un peu plus marquée ; les bords laté-
raux ne sont guères plus déprimés n1 plus relevés, Les élytres ont la
138 + MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
forme de celles de la refulgens, mais elles sont un peu plus larges, et
les côtés sont un peu moins parallèles que dans la cupripennis ; les
stries sont entières, mais elles sont moins profondes que dans celle-
ci, etfinement ponctuées, les intervalles sont presque plans, les deux
points du troisième placés de même.
Si Erichson, en décrivant son alcyonea, ne disait « elytris fortiler
punctato-striatis, » il n’y aurait rien dans sa trop courte description
qui ne convint à la smaragdula ; celle-ci vient de la Nouvelle-Gren:de,
celle d'Erichson, du Pérou oriental.
Note. La Call. cyanescens Brullé (Voy. de d'Orbign., p. 14) est,
d’après la description, d’un noir-bleuâtre en-dessus ; les antennes
ont aussi les trois premiers artieles et la base du quatrième roux ;
sa forme semble la rapprocher beaucoup de la smaragdula. Elle se
rencontre en Janvier dans la province de Santa-Cruz de la Sierra
(Bolivie), près du Rio-Grande.
C. ambigua. Chaudoir.
Long. 8 1/2 mill. Sa ressemblance avec les individus verts de la
smaragdula est des plus grande ; elle n’en diffère que par la partie
postérieure du corselet moins rétrécie, ses côtés moins arrondis, sa
forme étant d’ailleurs tout aussi large et aussi courte, les stries
des élytres sont plus profondes, et les intervalles plus convexes.
J'en possède trois individus des deux sexes venant de Bahia
(Brésil).
C. cuprea. Chaudoir.
Long. 8-8 1/2 mill. Colorée comme les deux précédentes, excepté
en-dessus, où elle est d’un cuivreux qui n’est un peu verdâtre que sur
la tête et le disque du corselet. Celui-ci est plus large que la tête, plus
transversal que dans l’ambiqua, la rondeur des côtés derrière les
angles antérieurs est plus forte, les angles postérieurs sont plus
aigus, le dessus est plus plan, les bords latéraux un peu plus large-
ment aplanis; les é7ytres sont plus planes que dans la smaragdula,
un peu moins allongées, les stries sont encore plus fines, et assez
distinctement ponctuées, les intervalies tout à fait plans.
Les deux individus que je possède ont été trouvés par M. Lindig
dans la Nouvelle-Grenade.
b. Mesosternum inter coxas medias tuberculatum aut prominens,.
2. Tarsi articulo quarto tenuiter bilobo, lobis linearibus.
C. nigricans. Chaudoir.
Long. 10 1/2 mill. Z'éte un peu ovalaire, un peu plus longue que
large, joues à peine arrondies derrière les yeux qui sont modérément
saillants ; col pas plus étroit que le front, nullement étranglé à sa
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 139
naissance ; le dessus très-lisse, un peu convexe, avec un petit V im-
primé sur le milieu et deux impressions entre les antennes. Corselet
pas plus large que la tête avec les yeux, aussi long que large, égale-
ment rétréci devant et derrière, atteignant sa plus grande largeur au
milieu où les côtés sont bien arrondis, ils le sont fort peu depuis le
milieu jusqu'aux angles antérieurs, qui sont obtus, mais peu arron-
dis au sommet, le bord antérieur ne dépasse pas le col en largeur;
derrière le milieu, les côtés sont assez sinués et tombent à angles
droits sur la base qui est à peu près de la largeur du bord antérieur,
coupée carrément, la partie qui remonte un peu obliquement vers les
angles très-courte, ceux-ci droits, légèrement saillants, nullement
arrondis ; le dessus assez convexe, finement ridé en travers, la ligne
médiane profonde et entière, les deux impressions transversales
assez marquées, surtout celle de la base; sur les côtés de celle-ci
une impression allongée, arquée, assez profonde, et s’affaiblissant
peu à peu en avant; les côtés nullement aplanis, la rigole et le rebord
latéral étroits, les angles postérieurs un peu relevés. Élytres près de
deux fois plus larges que le corselet, environ deux fois plus longues
que larges, très-allongées et très-parallèles, coupées carrément et à
peine sinuées à la base, assez échancrées à l’extrémité dont les deux
angles sont tous deux un peu aigus, et ne sont point arrondis au
sommet, ni plus avancés l’un que l’autre; le dessus en demi-cylindre
un peu comprimé, sans aucune dépression ni ondulation, les stries
sont assez profondes jusqu’à l'extrémité, distinctement ponctuées,
les intervalles sont lisses et un peu convexes, il n’y a sur le troisième
qu'un seul point placé non loin de l’extrémité ; la rangée submargi-
nale est un peu interrompue et très-espacée vers le milieu. Antennes
assez grêles, peu allongées.
D'un noir brillant, élytres olivâtres en-dessus, premier article des
antennes d’un jaune-sale, obscurci en-dessus, bout du dernier article
des palpes ferrugineux.
Un individu femelle de cette espèce m’a été donné par le Musée de
Vienne. comme trouvé par M. Moritz dans le Venezuela.
C. cardiodera. Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc. 1848. IT,
p. 128.
Long. 9-10 mill. Elle diffère de la nigricans par sa taille un peu
moindre, la partie antérieure des côtés du corselet plus arrondie,
ses angles postérieurs moins saillants, l’angle postérieur externe
des élytres plus arrondi, et les stries moins distinctement ponctuées;
l’incision du bord postérieur de l’anus dans le mâle est peu pro-
fonde, et forme un angle rentrant; les élytres sont constamment
d’un bleu-verdâtre.
J’en possède trois individus des deux sexes, qui ont été trouvés
140 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
par M. Sahlberg fils, à Cantagallo, et par Squires, près de Rio-
Janeiro.
GC. violacea. Reiche. Rev. Zool. de la Soc. Cuv. 1842, p. 307.
Long. 9 1/2 mill. Très-voisine des deux précédentes, elle s’en dis-
tingue par sa belle couleur bleue un peu violette; il n’y a que le
devant de la tête qui soit noir, le premier article des antennes est
roussàtre, les deux suivants et la base du quatrième sont violets ;
les palpes sont colorés comme dans la cardiodera, les jambes et les
tarses noirs avec un reflet violet sur les premières. Le devant du
corselet est comme dans la cardiodera, mais la base est un peu plus
rétrécie, les côtés sont à peine sinués et forment avec la base un
angle un peu moins droit et quelque peu arrondi au sommet. Les
élytres sont un peu moins étroites que dans les deux précédentes,
elles sont échancrées à l’extrémité comme dans la nigricans, striées
de même, mais il y a sur le troisième intervalle deux points placés
l’un avant le milieu, l’autre en arrière ; l’anus du mâle est moins
échancré.
Des trois individus de ma collection, deux faisaient partie de la
collection Reiche, et le troisième figurait dans celle de Dejean sous
le nom de chalybea. Ce dernier a été pris par Lebas en Colombie ; les
autres, d’après M. Reiche, ont été trouvés dans la république de
l'Équateur par M. Saint-Amand-Rostaine.
Note. La Call. prolixa Erichson (Wiegm. Arch. 1847. I, p. 69;
Consp. Ins. Col. Peruan.) doit être voisine des espèces de ce groupe,
peut-être même est-elle identique avec ma cardiodera, mais la grande
différence d'habitat et la brièveté de la description m’empêchent de
me prononcer. L'espèce d’Erichson vient du Pérou oriental.
C. bella. Chaudoir.
Long. 10 mill. Elle se distingue des espèces précédentes par sa
forme plus étroite et plus allongée, et par la belle couleur d’un
pourpre-cuivreux des élytres, semblable à celle qui orne les élytres
de l’onypterygioides. Le reste est coloré comme dans la cardiodera.
La tête est plus étroite, et par là même plus allongée, les yeux (dans
la femelle, seul sexe que je connaisse) sont un peu moins saillants ;
le corselet est plus petit, plus étroit, bien moins arrondi sur les côtés,
plus lisse, mais tout aussi convexe, avec le rebord latéral tout aussi
fin, la ligne médiane un peu moins enfoncée; les é/ytres sont bien
plus étroites et plus de deux fois plus longues que larges, en rec-
tangle très allongé, tronquées et échancrées de même à l'extrémité ;
les stries proprement dites sont à peine marquées, et l’on ne voit
presque que des lignes de petits points enfoncés assez rapprochés les
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 141
uns des autres ; les intervalles sont tout à fait plans, et, sur le troi-
sième, 1l y a deux gros points placés, le premier un peu avant le
milieu, contre la troisième strie, et le second au dernier cinquième
contre la deuxième; les points ocellés du bord sont gros et très-
espacés vers le milieu, la saillie du mésosternum entre les hanches
intermédiaires est bien moins forte que dans les trois précédentes,
mais Jes lobes du quatrième article des tarses sont tout aussi longs
et aussi linéaires.
M. Sallé m’en a envoyé deux individus femelles comme venant du
Mexique (Toxpam, juin, sous les écorces, août, sur les feuilles,
octobre, en secouant les feuilles mortes.)
8. Tarsi articulo quarto grossius bilobo, lobis ovatis, latioribus.
C. saphyrina. Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc. 1848. I,
p. 35.
Long. 10-11 1/4 mill. Je rectifierai la description en observant
qu'il n’y à que deux points pilifères sur le troisième intervalle des
élytres, et que la partie du mésosternum comprise entre les hanches
intermédiaires est saïllante et élevée comme dans les cardiodera et
violacea ; mais la conformation du quatrième article des tarses est
autre, les lobes étant plus larges vers l’extrémité, et non linéaires
et minces comme dans ces espèces.
Je possède deux mâles de cette espèce qui vient de la province de
S. Paulo au Brésil.
B. Corpus apterum, elytra antice valde angustata.
C. conica. Reiche. Rev. Zool. de la Soc. Cuv. 1842, p. 509. —
GC. mæœsta Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc. 1852. I, p. 56.
Long. 8 1/4 mill. Je ne connais point le mâle de cette espèce, dont
je ne possède que les deux individus femelles qui ont été décrits par
M. Reiche ; le type de ma mæsta fait partie de la collection de M. le
Comte de Mniszech, cependant je suis sûr qu’il se rapporte à l’espèce
de M. Reiche; la {éfe ressemble à celle de la femelle de la metallica ;
le milieu des côtés est très-légèrement anguleux, mais, avant et après
l’angle, ils ne présentent aucune rondeur, la base est un peu plus
rétrécie que l'extrémité; l’extrémité des élytres est non-seulement
tronquée, mais même légèrement échancrée. C’est, je crois, la seule
Callida qui n’ait pas sous les élytres d’ailes propres au vol, ce qui se
reconnaît au peu de saillie ou de carrure des épaules ; l’anus de la
femelle offre de chaque côté quatre points pilifères, les tarses sont
conformés comme dans le groupe des espèces voisines de la me-
tallica.
Elle à été trouvée par Lebas dans la Nouvelle-Grenade.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV. 18
149 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
3. Tarsi intermedii maris articulo primo subtus setoso, secundo
tertioque biseriatim lamellato-papillosis.
À. Abdomen obscurum.
(Tarsi articuloquarto bilobo, lobis latis ovatis, subtus spongiosis.)
a. Thorax capiti elytrisque pius minusve concolor.
C. thalassina. Dejean. Spec. gén. des Col., V. p. 334. — Var.
C. cœrulea Motschulsky, Bull. des Natur. de Mosc. 1864. II, p. 235.
Long. 7-71/2 mill. J’ajouterai à la description très-détaillée du Spe-
cies que le corselet n’est ordinairement pas plus large que la tête, et
que ses angles postérieurs sont en général droits.
Assez commune aux environs de Rio-Janeiro; feu Beske m'en a
envoyé de Novofriburgo un assez grand nombre d'individus, dont
les uns sont verts comme le type de Dejean, les autres bleus comme
celui de Motschulsky.
GC. festinans. Dejean. Spec. gén. des Col., V. p. 336. — Cara-
bus festinans Fabricius, Syst. Eleuth, I, p. 187, n° 93.
Long. 5 mill. Beaucoup plus petiteque la thalassina à laquelle elle
ressemble beaucoup par la forme et les couleurs; la tête est plus
lisse sur le front et le vertex et plus convexe, les antennes sont plus
courtes ; le corselet est bien plus rétréci et plus sinué avant les angles
postérieurs qui sont assez saillants, bien arrondi sur la partie anté-
rieure et le milieu des côtés, très-cordiforme, plus convexe, moins
fortement ridé transversalement, aplani le long des bords latéraux,
qui sont assez relevés et modérément étroits; les élytres ont à peu
près Ja même longueur et les mêmes proportions, et sont un peu plus
faiblement striées. La coloration est plus bronzée et un peu ohivâtre,
tant en dessus qu’en dessous; les antennes sont colorées de même;
les cuisses sont aussi d’un vert olivätre obscur.
Les trois individus que je possède faisaient partie de la collection
Dejean, et viennent de Cayenne.
C. convexicollis. Chaudoir.
Long. 5 mill. Voisine de la festinans, de la même taille, mais d’un
bleu assez obscur, plus foncé sur la tête et le corselet que sur les
élytres, les quatre premiers articles des antennes entièrement testa-
cés, la base des cuisses et les appendices des trochanters postérieurs
de cette dernière couleur, les jambes brunes. L'espèce d’étrangle-
ment qui indique la naissance du col, est un peu plus marqué; le
corselet, qui à d’ailleurs à peu près la même forme, est plus convexe,
et son rebord latéral est très-étroit; la longueur des é/ytres est un
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 445
‘peu moindre, les stries sont plus imprimées et plus ponctuées, et les
intervalles un peu convexes.
Je ne possède qu’un seul individu qui m’a été cédé par M. H. W.
Bates comme pris à Ega (Haut-Amazone.)
C. janthina. Reiche. Rev. Zool. de la Soc. Cuv. 1842, p. 309. —
C. gratiosa Dejean . (Conf. Bull. des Natur. de Mosc. 1850, I p. 58,
n° 45.)
Long. 5 1/2—6 mill. Elle diffère de la festinans par sa taille plus
grande et sa couleur qui est toujours d’un bleu-verdâtre sur la tête
et le corselet, et d’un beau bleu d’azur sur les élytres; le dessous du
corps et les cuisses sont d’un noir-bleuâtre; palpes, bouche, jambes
et tarses noirs, antennes noirâtres avec les quatre premiers articles
testacés, l’extrémité du quatrième est rembrunie. 7'éfe un peu plus
grosse que dans la festinans ; corselet bien plus arrondi sur le milieu
des côtés, et encore plus fortement sinué avant les angles de la base,
qui sont encore plus saillants et aigus, le dessus comme dans cette
espèce, mais plus ridé vers les côtés. ZZytres plus larges, et par là
même paraissant plus courtes, un peu élargies après le milieu, les
stries plus marquées, sans que les intervalles soient convexes.
Quatre exemplaires provenant des chasses de Lebas dans la Nou-
velle-Grenade ; types de Reiche et de Dejean.
GC. properans. Chaudoir.
Long. 5 1/2 mill. Extrêmement voisine de la janthina, dont elle dif-
fère par sa couleur vert-bleuâtre ; corselet comme dans cette espèce,
tout aussi arrondi et aussi sinué sur les côtés, le sommet des angles
postérieurs un tant soit peu arrondi, le dessus plus lisse ; Élytres un
peu plus larges et plus courtes, striées à peu près comme dans la
festinans, moins distinctement que dans la janthina.
Ega (Haut-Amazone) deux individus donnés par M. Bates.
C. tibialis, Brullé. Voy. de d’Orbigny, Ent., p. 15, n° 50. —
C. tersa Erichson, Wiegm. Arch. 1847, 1, p. 69. (Consp. Ins. Col.
Peruan.)— C. æanthoptera Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc. 1852,
FE, p. 49, n°5.
Long. 6-7 1/2 mill. Tête et corselet d’un noir légèrement violacé,
élytres d’un vert ardoisé, quelquefois un peu cuivreux, dessous du
corps et cuisses noirs, abdomen bleuâtre, attaches des cuisses et
jambes brunes, tarses plus foncés, palpes noirs, l'extrémité ferru-
gineuse, antennes d’un brun-noirâtre, les trois premiers articles et
la moitié du quatrième testacés. fe comme dans la janthina ; corse-
let un peu plus court, moins rétrécià son extrémité antérieure, moins
arrondi sur les côtés, pas plus sinué en arrière, avec Îles angles un
144 MONOGRAPHIE DES CALLYIDIDES.
peu arrondis au sommet, nullement saillants ; le dessus tout aussi
ridé, les bords latéraux nullement aplanis, assez étroitement relevés.
Étytres sensiblement plus larges, plus raccourcies, moins parallèles
que dans la thalassina, les stries très-fines, intervailes plans, dis-
tinctement chagrinés, ce qui leur donne un aspect soyeux ou ardoïsé,
parsemés de points peu serrés, extrèmement petits.
J’en possède deux individus du Chili, l’un venant de Solier et
l’autre de feu Moufflet, un troisième du Pérou occidental, et un
quatrième,pris par Goudot dans la Nouvelle-Grenade et qui est le
type de ma æanthoptera. À part la taille et la coloration des élytres,
ils ne m'ont semblé différer entre eux en rien.
Nore. La description de la Call. amæœnula Boheman (Eugen. Res.,
p. 4. n° 9) convient si bien à la fibialis que, si ce n’était la grande
différence d'habitat (1 l'indique comme venant d'Honolulu, l’une
des îles Sandwich), je serais tenté de l’y réunir; il est encore pos-
sible qu'il y ait eu erreur dans l'indication de la patrie; la frégate
Eugénie ayant relâché aussi au Pérou.
b. Thorax rufus. .
« Thorax anguste marginatus.
* Femora nigro-cyanea.
C. rubricollis. Dejean. Spec. gén. des Col. I, p. 225. — C. ele-
gans. Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc. 1844, p. 470. — Jacque-
lin-Duval. Hist. pol. et phys. de Cuba. Tab. VI, fig. 4 — Dromius
decorus. Dejean. Catal. 1'° éd., p. 8.
Long. 6-7 mill. Le rebord relevé des côtés du corselet est très-
étroit. Je me suis convaincu par la comparaison d’un certain nom-
bre d'individus que les différences que j'avais signalées entre ceux
des États-Unis et ceux de Cuba, n'étaient qu’accidentelles, et qu’ils
appartenaient tous à la même espèce.
** Femora rufa, nigro-terminata.
C. levistriata. Chaudoir.
Long. 6-7 mill. De la taille de la précédente, dont elle diffère par
la coloration des cuisses. Z'éle un peu moins lisse; coselet un peu
moins arrondi sur les côtés, sommet des angles de la base plus
arrondi, le dessus sensiblement plus plan, plus ridé en travers, sur-
tout vers les côtés, la ligne médiane plus marquée entre les deux
impressions, le rebord latéral un peu moins étroit; élytres moins
larges, un peu plus allongées et plus parallèles, un peu plus dis-
tinctement striées, l’angle apical externe un peu plus arrondi. Les
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 145
couleurs sont les mêmes, tant en dessus qu’en dessous, ainsi qu'aux
antennes et aux palpes; mais la majeure partie des cuisses, surtout
en dessous, ainsi que les jambes et les trochanters avec les appen-
dices postérieurs, sont d’un testacé assez clair, le reste des cuisses,
la base et l’extrémité des jambes et les tarses sont noirs.
M. Chevrolat m'en a donné un mâle, comme venant du Mexique, et
M. Guérin-Méneville une femelle venant de la Bolivie; je crois que
c’est ce dernier pays qui est la vraie partie de cet insecte.
GC. schistoptera. Chaudoir.
Long. 7-7 5/4 mill. Elle ressemble assez à la précédente, mais elle
en diffère par la coloration du sternum et des élytres. Le corselet est
un peu plus arrondi vers le milieu des côtés, plus rétréci et plus
sinué avant les angles postérieurs, qui sont un peu plus saillants, le
dessus est à peu près de même; les é/ytres ne diffèrent guères par la
forme, mais elles sont distinetement chagrinées, ce qui leur donne
cet aspect soyeux ou ardoisé qui les distingue. Elles sont d’un vert-
olivâtre un peu bronzé, le sternum est entièrement testacé, il y à
moins de noir à l’extrémité des cuisses et surtout des jambes, les
tarses sont testacés, avec l’extrémité de chaque article et tout le qua-
trième bruns.
M. H. W. Bates m'en a cédé, comme venant d’Ega (Haut-Ama-
zone), trois individus des deux sexes.
C. scutellaris. Chaudoir.
Long. 6 3/4-7 5/1 mill. Cette jolie espèce, facile à reconnaître à la
grande tache allongée triangulaire d’un testacé rougeâtre qui entoure
l’écusson, et qui se termine plus ou moins en pointe un peu après le
milieu sur la suture, a la forme de la levistriata, et elle est d’ailleurs
colorée de même, à part le sternum qui est testacé comme dans la
schistoptera; les pattes et les antennes sont comme dans la levistriata.
La téle est plus lisse; le corselel ne diffère guères de celui de cette
espèce ; les élytres ont la même forme et leur surface est striée de
même.
J'en possède trois individus des deux sexes venant du Brésil, deux
de la province de Sainte-Catherine, le troisième des Pampas brési-
liens.
CG. suturalis. Dejean. Spec. gén. des Col. V, p. 333.
”
Long. 6 1/2-8 1/2 mill. Elle diffère de la scutellaris principalement
par la suture des élytres qui est d’un testacé-rougeâtre presque jus-
qu'à l'extrémité, la partie antérieure est en forme de triangle allongé
comme dans la scutellaris, la partie postérieure en ovale qui se
réunit à la pointe du triangle, la plus grande partie du rebord latéral
146 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
et des épipleures, à l’exception de la base, est également testacée,
ainsi que tout le sternum; les antennes et les pattes sont comme
dans la scutellaris; il y a moins de brun à l’extrémité des jambes,
Dans une femelle de grande taille, le rebord latéral du corselet
est un peu plus élargi dans sa moitié antérieure, et le milieu des
côtés est légèrement anguleux, mais je crois que ce n’est qu’acci-
dentel. ;
Découverte d'abord à Buenos-Ayres par Lacordaire, elle a été re-
trouvée par M. Germain dans les Pampas argentins ; je possède
quelques individus des deux sexes de cette localité.
C. decora. Dejean. Spec. gén. des Col. I, p. 224 ; Icon. des Col.
d'Eur. 1° éd. IL, pl. 7, fig. 7. — Chevrolat. Col. du Mex. 2° fase.,
n° 36. — Carabus decorus. Fabricius. Syst. Eleuth. I, p. 181.
Long. 7-8 1/2 mill. Elle est assez répandue dans les Etats méridio-
naux de l’Union américaine, et a été retrouvée au Mexique. Je pos-
sède deux individus de cette dernière localité.
C. cordicollis. Putzeys. Mém. de la Soc. des Sc. de Liége. IT.
(1845); p. 373.
Long. 7-81/2 mill. Elle ne diffère guères de la decora que par la
couleur des élytres qui est bleue, et par leur longueur un peu moin-
dre; les stries sont aussi plus faiblement marquées; ce n’est peut-
être qu’une variété de la decora.
Trois individus des deux sexes, qui m'ont été envoyés par M. Sallé,
comme venant du Mexique.
8. Thorax lateribus latius explanato-reflexus.
+ Pedes nigri.
C. hæmatodera. Chaudoir.
Long. 5 1/2 mill. Cette jolie petite espèce est entièrement noire,
à l’exception des élytres qui sont d’un bleu foncé, du corselet qui est
d’un rouge de sang, tant en-dessus qu’en-dessous, et des trois pre-
miers articles des antennes avec la base du quatrième, qui sont tes-
tacés ; il y a de plus un reflet bleuâtre sur la ééte. Celle-ci est à peu
près comme dans la rubricollis, très-lisse sur le front et le vertex,
le col un peu plus étroit, les yeux un peu plus saillants. Le _corselet
un peu plus large, beaucoup plus rétréci avant les angles postérieurs.
qui sont un peu saillants, sans que leur sommet soit fort aigu ;,
Je bord antérieur n’est guères plus large que le col, les côtés sont
très fortement arrondis et très-sinués, on croirait même voir un
angle vers le milieu; le dessus est un peu convexe et assez lisse, la
LL SMÉSE
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 147
ligne du milieu est fine, presque effacée sur le disque, mais bien dis-
tincte vers la base, où elle est séparée de la profonde impression
transversale de chacun des côtés par un rebord élevé, l'impression
antérieure est assez marquée et assez rapprochée du bord, le rebord
latéral est sensiblement plus large et plus relevé que dans la decora,
surtout à partir du milieu vers l’extrémité antérieure. Les é/ytres
sont à peu près comme dans la festinans, cependant un peu plus
larges, surtout après ia légère sinuosité du premier tiers des côtés,
ceux-ci un peu arrondis postérieurement, l’angle postérieur externe
assez marqué, quoique arrondi au sommet ; la dépression du disque
avant le milieu assez sensible, les stries sont fines, très-légèrement
ponctuées, un peu plus imprimées vers l'extrémité ; les intervalles,
très-finement chagrinés, sont plans, et ne sont légèrement relevés
qu’en arrière, le premier point du troisième est petit et placé au
milieu de la longueur, le second, plus gros, est placé comme à l’or-
dinaire ; les antennes et les pattes sont assez allongées.
Un mâle m'a été cédé par feu A. Deyrolle comme venant de
Bolivie.
*#* Pedes testacei, piceo-variegati.
$ Pectus et abdomen nigra.
C. nigriceps. Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc. 1844, p. 468.
— C. amæna. Sahlberg. Act. Soc. Fenn. 1844, p. 509. — C. genicu-
lata? Boheman. Eugen. Res., p. 4. — Var.? C. linearis. Sahlberg.
Act. Soc. Fenn. 1844, p. 510.
Long. 6-7 mill. La description de l’amæna convient tout à fait à
cette espèce, à part les inexactitudes suivantes : l'extrémité du qua-
trième article des antennes est noir, les jambes antérieures sont
entièrement noires, ainsi que l’extrémité des quatre postérieures;
je crois que la linearis du même auteur n’est établie que sur un indi-
vidu à élytres plus vertes, un peu plus profondément striées, et dont
le corselet était accidentellement plus court. Il est presque certain
que la geniculata se rapporte à la même espèce, dont les couleurs
avaient été un peu altérées. Assez commune aux environs de Rio-
Janeiro, je l'ai reçue de M. Sahlberg fils et de feu Beske (Novofri-
burgo). Feu A. Deyrolle m'en a cédé un individu, trouvé par son
frère dans la province de Sainte-Catherine. Un autre, venant de
Para, et ne différant que par des stries plus faibles et des inter-
valles très-plans, m’a été cédé par M. Bates.
C. procerula. Chaudoir.
Long. 7 mill. Elle ressemble beaucoup à la nigriceps, mais elle m'a
semblé différer par ses élytres plus allongées et plus distinctement
148 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
striées ; il est cependant possible qu’elle ne soit qu’une variété de la
précédente, quoiqu'elle ait un facies un peu différent.
Un des individus que je possède vient de Parahyba (est-ce la pro-
vince ou la rivière de ce nom?, l’autre m'a été envoyé par M. Sahl-
berg fils comme venant de Rio-Janciro.
$$ Corpus subtus testaceum.
(Tarsi articulo quarto tenuiter bilobato).
x. Elytra rufosuturata.
C. suturella. Reiche. Rev. Zool. de la Soc. Cuv. 1842, p.274. —
C. cinctipennis. Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc. 1852. I, p. 48.
Long. 6 5/4 mill. Elle a à peu près les proportions de la fhalassina,
mais elle est tout autrement colorée. Tête brune, col testacé; corselet
de cette dernière couleur, élytres d’un bleu terne, les deux premiers
intervalles, à partir de la suture, d’un jaune sale, se fondant plus
ou moins avec le fond bleu, le neuvième et le rebord latéral, le bord
apical et les épipleures testacés, ainsi que tout le dessous du corps.
Antennes et palpes d’un brun-clair, extrémité de ces derniers et
les trois premiers articles des premières, ainsi que la base du qua-
trième, testacés; pattes de la même couleur, à l'exception de l’extré-
mité des cuisses, qui est brune. 7'éle ovalaire un peu allongée dans le!
mâle, plus arrondie dans les femelles, plus petite que dans la thalas-
sina, lisse, assez plane, yeux un peu plus saillants dans le premier
des deux sexes, col assez rétréci, sans étranglement. Corselet à peine
plus large que la tête, à peu près de la même forme que dans la fha-
lassina, un peu plus longuement et plus distinctement sinué posté-
rieurement, les angles postérieurs plus droits, le dessus plus plan,
plus lisse, les excavations basales plus profondes, les bords latéraux
plus larges. lytres au moins aussi allongées, un peu plus étroites,
bien parallèles, tronquées plus carrément à l’extrémité, plus planes,
plus finement striées, avec les intervalles plus plans et plus finement
chagrinés.
J'en possède trois individus de la Nouvelle-Grenade, qui faisaient
partie des collections de M. Reiche et du marquis de Laferté, et
deux que M. de Mniszech m'a donnés comme venant du Brésil,
mais il est possible qu’il y ait erreur dans l'indication de ce dernier
habitat.
xx. Elytra dimidiata, basi viridi-cyanea.
C. basalis. Putzeys. Mém. de la Soc. des Sc. de Liég. 1845. II,
p. 372. — C. semirufa. Motschulsky. Bull. des Natur. de Mosc. 1864.
E:h:287:
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 149
Long. 7 1/4-8 1/2 mill. La description donnée par M. Putzeys suffit
pour faire reconnaître cette jolie espèce que distingue sa coloration,
qui est presque entièrement d’un jaune-testacé, à l'exception de la
première moitié des élytres qui est bleue ou verte, couleur qui se
prolonge un peu sur la suture, de la tête, des palpes, des genoux, du
bout des Jambes et des tarses qui sont d'un brun assez foncé.
J’en possède un individu pris à Vera-Cruz, deux que Pilate a
trouvés à Teapa (Yucatan); et M. Motschulsky l’a aussi découverte
dans le Nicaragua.
xxx. Elytra virescentia, limbo laterali testaceo.
GC. sanguinicollis. Dejean. Spec. gén. des Col. V. p. 333.
Long. 6 1/4-8 mill. Sa forme est généralement moins allongée que
celle de la decora; la téte qui est moins allongée, et dont le col est
plus gros dans la femelle que dans le mâle, avec les yeux moins sail-
lants, n’a point de pli longitudinal le long du bord interne de ceux-
cl, comme on en voit un très-fin, mais bien distinct, dans la decora ;
le corselet est un peu plus large que la tête, sensiblement moins long
que large, moins rétréci en arrière, cependant un peu cordiforme,
plus arrondi sur les côtés, plus sinué en arrière, avec les angles pos-
térieurs plus droits, le dessus plus plan, les bords latéraux bien plus
largement relevés sur toute leur longueur. Les éytres sont propor-
tionnellement un peu plus larges et ont plus la forme d’un rectangle,
le dessus est plus plan, les stries sont fines, mais plus marquées, les
intervalles sont assez plans, les deux points sur le troisième sont
placés de même. Le corselet ést plus rougeûtre, et tout le dessous du
corps est de la même couleur, à l’exception du dernier anneau de
l'abdomen, qui est un peu rembruni; les élytres sont d’un vert terne
ou bleuâtre, avec le rebord latéral jaunâtre; les épipleures sont de
cette dernière couleur, à l’exception de la base qui est verdâtre; les
antennes sont colorées comme dans la decora; les palpes sont
testacés, avec le pénultième article des maxillaires et la base du
dernier de tous les quatre, bruns; les pattes sont comme dans la
decora.
J’en possède plusieurs individus des déux sexes, trouvés par
Lebas aux environs de Carthagène. Je ne pense pas qu’on puisse
considérer comme une espèce distincte un individu qui m'a été
envoyé par M. Dohrn comme venant de Paramaribo (Guyane), dont
le dernier anneau de l’abdomen n’est pas plus foncé que les pre-
miers.
C. Chevrolati. Chaudoir.
Long. 8 mill. Elle ressemble beaucoup à la sanguinicollis, mais la
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV. 19
150 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
tête est de la couleur du corselet, les élytres sont d’un vert plus
clair, les épipleures entièrement testacés, ainsi que tout l’abdomen ;
les articles extérieurs des antennes sont à peine plus foncés que la
base, les palpes sont entièrement rougeûtres, les pattes n’ont que
l’extrémité des cuisses un peu rembrunie. Le col est sensiblement
plus gros que dans la femelle de la sanguinicollis ; les yeux moins
saillants; le corselel moins court, moins arrondi sur le devant des
côtés, moins rétréci en arrière, ce qui lui donne un aspect plus carré;
les côtés sont plus sinués avant les angles postérieurs qui sont un
peu saillants et plus aigus au sommet; la partie antérieure des côtés
est un peu moins largement rebordée ; les é/ytres ont la même forme,
mais elles sont un peu plus allongées ; elles sont striées et ponctuées
à peu près de la même manière, les stries sont cependant un peu
moins fines et plus imprimées.
M. Chevrolat m'en a donné un individu femelle venant de la Nou-
velle-Grenade.
xxxx. Elytra tota testacea.
C. pallidipennis. Chaudoir. Ann. de la Soc. ent. de France,
1835. p. 437. — C. brunnea Chevrolat. Col. du Mex. 1° cent. 2° fasc.
{non Dejean). — €. flava (fusca) Chevrolat, ibid. Errata. — C. tes-
tacea. Reiche Rev. zool. de la Soc. Cuv. 1842, p. 308, n° 25.
Long. 7 1/2-9 mill. D'un jaune testacé, tête et corselet plus rou-
geâtres, premiers articles des antennes, épistome, labre, palpes et
pattes plus pâles; forme générale à peu près comme celle de la
suturella ; corselet cordiforme, arrondi et sinué sur les côtés; élytres à
stries très-faiblement ponctuées.
Je possède plusieurs individus de cette espèce venant du Brésil, qui
m'ont été envoyés par M. Thorey et feu Beske (Novofriburgo), un
type de la flava venant du Mexique et deux individus typiques de la
testacea de la Nouvelle-Grenade, Il m'a été impossible de découvrir la
moindre différence entre eux.
GC. pallida. Reiche. Rev. zool. de la Soc. Cuv. 1842, p. 309, n° 26.
Long. 7 mill. Taille des petits individus de la précédente; colora-
tion à peu près identique, les articles externes des antennes bru-
nâtres, les bords latéraux du corselet plus pâles, celui-ci plus carré,
à peine rétréci en arrière, fort peu arrondi sur les côtés, qui sont à
peine sinués près des angles postérieurs, dont le sommet est moins
arrondi, plus relevé sur ses bords latéraux qui sont plus larges ;
stries des élytres assez distinctement créneiées.
Je n’en connais pas d’autre individu que celui qui a été décrit
sous ce nom par Reiche etqui vient de Santa Fé de Bogota (Nouvelle-
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 151
Grenade). Si la forme du corselet est constante, elle la distingue
suffisamment de la pallidipennis.
Note. D’après une observation faite fort à la hâte au Jardin des
Plantes, il semblerait que la Call. fusca Brullé (Voy. de d'Orbigny,
p. 15) serait voisine de la pallidipennis ; maïs elle est d’une couleur
plus foncée; sa taille n’est que de 2 1/2 lign. (5 1/2 mill.); les inter-
valles sont Lance ement ponctués. Elle se trouve en Bolivie.
Nore 1. La Call. cyanipennis Perty (Del. anim. art. quæ in Bras.
coll. Spix et Mart., p. 5. Taf. 1, fig. 13) ne se rapporte à aucune des
espèces de ma collection. Elle est d'un brun rougeâtre (nigro-san-
guinea) en dessous, les élytres sont bleues, avec le bord ferrugineux
comme la tête, les antennes et le corselet; les stries des élytres sont
lisses et profondes ; d’après la figure, elle doit être de forme allongée,
mais les caractères d’après lesquels nous avons établi des sous-divi-
sions, n'ayant pas été indiqués, il m'est impossible de préciser dans
le voisinage de quelle espèce elle vient se placer. On l’atrouvée dans
le voisinage de la Sierra de Caraça (prov. des Mines). Long.
dual = 11 1/2 mill. ; larg. des élytres, 1 1/4" — 3 1/4 mill.
Nore 2. La Call. maura. Motschulsky (Bull. des Natur. de Mosc.,
1864, IT, p. 235) a les angles antérieurs du corselet aigus, ce qui
n’est le cas dans aucune ni Callida et me fait penser qu’elle est
étrangère à ce genre. Elle est, d’après ce que dit l’auteur, d’un brun
noirâtre avec la tête et le corselet d’un testacé rougeâtre, sa forme
est étroite et allongée, elle à 2 1/2 lignes de long et habite le Cap de
Bonne-Espérance.
Nore 3. La Call. brevicollis Motschulsky (Bull. des Natur. de
Mosc. 1864, IT, p. 239), que l’auteur compare à la splendidula, mais
qui est plus petite (3 1/4 lign.), d’un brun rougeâtre, sans bandes mé-
talliques sur les élytres, allongée, parallèle, est peut-être voisine de
la pallidipennis, et vient du Venezuela, mais, ne la connaissant pas,
je ue puis rien affirmer à cet égard.
Note 4. La Call. insularis Boheman (Eugen. Res. p. 4, n°8),
long. 7-8 mill., m'est aussi inconnue ; d’après la description, on pour-
rait croire qu’elle se rapproche &@e la sanguinicollis, dont elle diffère
par les élytres ferrugineuses avec des reflets verts plus ou moins
forts ; les palpes, les antennes et les pattes sont entièrement d’un
testacé rougeñtre, les cuisses seules sont légèrement rembru-
nies; mais il y à tant de caractères essentiels dont la description ne
parie point qu’on ne saurait rien dire de positif sur les affinités de
cet insecte qui, d’après Boheman, habite à Taïti et à Honolulu, loca-
lités distantes l’une de l’autre de plus de 40 degrés de latitude,
ce qui m'inspire des doutes sur la vraie patrie.
152 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
SPONGOLOBA. Chaudoir.
(axcayes, éponge, A68x, lobe).
Callida, Dejean, Chaudoir, Leconte.
Tarsi supra haud sulcati nec impressi, anteriores articulo tert1o
transverse trigono, quarto fortiter bilobo, lobis ovatis latis, subtus
dense spongiosis ; in mare antici subtus articulis tribus lamellato-
papillosis ; äntermedii articulo primo, interdum secundo quoque,
subtus biseriatim lamellatis ; tertio Sponglioso.
Unguiculi pectinati, dentibus modice Jongis.
Anus in mare utrinque bipunctatus ; in femina bipunctatus vel
tripunctatus.
Caput thoraxque subovata; oculis parvis, parum prominulis: elytra
posterius latiora.
Ces espèces, qui ne me semblent pas devoir rester dans le genre
Callida, pour les raisons énoncées ci-dessus, et parce que leur facies
est assez différent, paraissent faire la transition âu genre Philo-
phyga, dont elles ont un peu la forme, tout en étant plus allongées.
Cette forme paraît propre aux États-Unis, et en habite les parties
méridionales.
S. fulgida. Calleida fulgita. Dejean. Spec. gén. des Col. V.
p. 330.
S. Smaragdina. Calleida smaragdina. Dejean. Spec. gén. des
. Col. LE, p. 225. — Dromius festinans. Dejean. Catal. 1° éd., p. 8. —
@ Callida cyanipennis. Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc. 14844,
p. 467
Long. 7 1/:-9 mill. Say dit qu'on la rencontre même dans le
Massachusetts, et qu’il l’a prise lui-même dans l’État d’Ohio.
S. punctata. Calleida punctata. Leconte. Ann. of the Lyc. of
New-York, IV, p. 189.
Long. 7 1/2 mill. De la taille des petits individus de la smaragdina,
elle se distingue des deux précédentes par son corselet d’un rouge de
sang, sa poitrine et ses pattes ferrugineuses, à l'exception des
genoux et des tarses qui sont noirs ; la tête est d’un vert-bleuâtre
foncé, les élytres d’un vert-clair un peu cuivreux, l’abdomen d’un
vert-obscur. La tête est plus grosse, plus convexe et un peu plus
ponctuée que dans la smaragdina; les yeux ne sont pas plus sail-
lants ; le corselet est plus convexe, plus lisse ettrès-finement rebordé
sur les côtés ; les élytres sont comme dans la smaragdina ; mais les
points des stries sont plus distincts, les intervalles légèrement rele-
vés et un peu ponctués.
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 153
L'individu femelle que je possède, m’a été envoyé par feu Guex,
comme venant de la Louisiane.
EUPLATIA. Chaudoir.
(év, bien, razru, plat.)
Palpi labiales apice in mare parum, in femina adhuc minus securi-
formes.
Tarsi maris angusti. perparum dilatati, antici subtus anguste bise-
riatim lamellato-papillosi, intermedii haud lamellati, dense setosi,
quarto omnium spongioso, profunde bilobo, lobis latius ovatis;
omnes supra glabri, apice bisetosi, evidenter canaliculati.
Anus apice utrinque in mare unipunctatus, in femina bipunctatus.
Habitus latus, brevis, fere Coptoderæ cujusdam.
Cætera ut in Callidis.
On ne retrouve plus dans cette espèce la forme allongée des
Callida, et les seules espèces de ce genre qui s’en rapprochent un
peu, sont les Call. amethystina et voisines ; mais le peu de dilatation
du dernier article des palpes labiaux, même dans les mâles, l’ab-
sence complète de lamelles sous les tarses intermédiaires de ce même
sexe, joints à l’habitus large, court et déprimé, m'ont décidé à en
faire le type d’un genre distinct.
E. latiuscula. Chaudoir.
Long. 8 1/2 mill., lat. elytr. 3 1/2 mill. D'un brun foncé luisant ;
élytres olivâtres, avec le rebord latéral et les épipleures bruns, les
rebords du corselet rougeàtres, ainsi que la base des antennes, qui
deviennent plus brunes vers l’extrémité; palpes rougeâtres, ainsi
que la base des cuisses et les trochanters. Téte comme dans la
Call. amethystina, mais plus plane et plus lisse, offrant les mêmes
impressions près des yeux et des antennes, un V peu marqué sur le
milieu du front, les yeux également gros et saillants dans les deux
sexes. Corselel sensiblement plus large que la tête, de près du double
plus large que long, court et très-transversal, très-arrondi vers les
angles antérieurs et avec ceux-C1, ainsi que sur le milieu des côtés,
assez rétréci et un peu sinué vers la base, qui n’est pas coupée tout
à fait carrément et décrit une courbe régulière, mais très-légère, les
angles postérieurs très-droits, mais nullement saillants, nullement
arrondis au sommet qui offre même une très-petite dent, le bord
antérieur à peine échancré; le dessus assez plan, le milieu du
disque seul légèrement relevé ; toute la surface lisse, Ia ligne
médiane, assez profonde, atteint la base, mais ne dépasse pas anté-
rieurement l'impression transversale arquée mais peu marquée, les
154 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
côtés assez largement aplanis, les côtés de la base offrent une large
excavation un peu triangulaire, les bords latéraux largement relevés
surtout en arrière. Âlytres, de moitié plus larges que le corselet,
environ d’un tiers plus longues que larges en rectangle à angles
assez arrondis ; la base faiblement échancrée ; les côtés, assez paral-
lèles sur la partie antérieure du milieu, s’arrondissent postérieure-
ment de manière que l’extrémité n’est pas très-largement tronquée ;
la troncature est un peu oblique et légèrement échancrée ; le dessus
est assez plan et ne descend que vers la base et les côtés, le disque
est unpeu déprimé ; les stries sont assez imprimées et très-subtile-
ment crénelées au fond, les intervalles un peu relevés, lisses, le pre-
mier point enfoncé du troisième placé un peu avant le milieu, le
second, non loin de l'extrémité, tous deux très-petits, la rangée sub
marginale composée de points ocellés très-visibles, assez espacés
vers le milieu, le rebord latéral un peu dilaté en dedans vers le
milieu. Le dessous du corps lisse; la longueur des antennes et des
pattes comme dans l’amethystina.
Un mâle et une femelle m'ont été cédés par M. Bates, comme
trouvés à Ega (Haut-Amazone).
.. PHAEA. Chaudoir.
(oxtx, brun.)
Tarsi supra haud canaliculati, subtus dense setosi, haud spongiosi,
articulo quarto cordato haud bilobo, sed profunde emarginato,
anteriores quatuor maris articulis tribus subtus lamellato-papil-
… Jlosis, intermedii articwlo primo lamellis fere obsoletis.
Anus in mare utrinque unipunctatus, in femina bipunctatus.
Habitus fere Call. cupreocinctæ, sed latior ; color totius corporis
brunneus, minime metallicus.
Cœtera omnia ut in Callidis.
La forme en cœur, simplement, quoiqu’assez fortement échancré,
du quatrième article de tous les tarses, dont le dessus n’est point
impressionné, et le dessous n’est pas spongieux ou comme recouvert
d’une brosse serrée, distingue suffisamment cette espèce de toutes
les Callida. Sa forme est élargie comme dans les espèces voisines
de l’amethystina, mais plus courte, .et il n’y a aucune ponctuation, ni
sur le haut, ni en dessous.
P. diluta. Calleida diluta. Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc.
1848, I, p. 82.
Long. 71/2-8 mill. Je ne répéterai pas la description suffisam-
ment détaillée que j'ai donnée de cette espèce, dont feu Beske m'a
envoyé un assez grand nombre d'individus pris à Novofriburgo
(Brésil),
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 155
STIRPS 22, — MENTUM HAUD DENTATUM,
MICRAGRA. Chaudoir.
(uirpos, petit, Agra.)
Cylindronotum, Putzeys. Mém. de la Soc. des Sc. de Liége, II,
p. 374.
Stenonotum, Lacordaire; Gener. des Col., I, p. 107.
Ligula cornea, angusta, paraglossis obducta, apice bisetosa; para-
glossæ membranaccæ, super ligulam connatæ, margine antico pro-
fundissime emarginato, utrinque x lobum longiusculum, rotundato-
acuminatum producle, glabræ.
Palpi breves, crassiusculi ; maæillares articulo penultimo brevissimo,
ultimo compresso, apice satis oblique truncato, truncatura extus
acuta : labiales articulo ultimo crassiore subsecuriformi, apice obli-
que truncato, in mare latiore.
Antennæ graciles, dimidio corporis paulo breviores, pubescentes,
articulis tribus baseos glabris, primo crassiore, secundo breviore
cæteris primum æquantibus inter se subæqualibus.
Labrum transverse quadratum, planum.
Mandibulæ parum porrectæ, latiusculæ, extus rotundatæ, vix cari-
natæ, summo apice hamatæ, acutiusculæ.
Mentum denle medio aullo, quadratim emarginatum, lobis elongato-
trigonis, epilobis acutis.
Tarsi vix crassiusculi, supra glabri, articulo singulo apice bisetoso,
subtus densius ciliati; articulis singulis angustius trigonis, lon-
gitudine sensim decrescentibus, quarto latiore profunde bilobato,
lobis longis crassiusculis, ultimo subelongato; in mare antici
articulis tribus primis subdilatatis, subtus biseriatim lamcllato-
papillosis.
Unguiculi fortiusculi, hamati, intus longius pectinati.
Habitus elongatus, Agram simulans ; caput et thorax punctata ; thorax
elongato-quadratus, capite subangustior, elytra subparallela elon-
gata, subcylindrica.
Ces petits insectes, qui ont assez le facies des Agra, diffèrent par
la forme de la languette, dont les paraglosses sont prolongées en oreil-
leltes, par l'absence de dent dans l’échancrure du menton, par les
tarses plus grèles et glabres en-dessus, et par plusieurs autres carac-
tères. J’ai dû changer les noms de genre proposés par MM. Putzeys
et Lacordaire, parce qu’ils ont été déjà employés, et je leur en ai
donné un qui rappelle leur ressemblance avec les Agra.
M. lissonota. Chaudoir.
Long, 5 1/2 mill. Un peu plus grande que les suivantes. Téte en
156 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
ovale allongé, assez étroite, avec la partie postérieure aux yeux
assez allongée, se rétrécissant peu à peu, mais assez faiblement,
vers la base, un peu convexe et couverte d’assez gros points peu
serrés, l’épistome et le col lisses; les yeux grands, mais peu sail-
lants. Corselet un peu plus étroit que la tête, un peu plus long que
large, le bord antérieur d’un soupçon plus étroit que la base, coupé
carrément ; les angles droits, très-légèrement arrondis au sommet,
les côtés presque droits et parallèles, très-légèrement ondulés, les
angles de la base droits, légèrement arrondis au sommet, la base
coupée très-carrément; le dessus semicylindrique, ponctué assez
fortement comme la tête, la ligne médiane presque complètement
effacée, les deux impressions transversales droites et fort peu mar-
quées, les côtés et les deux extrémités très-étroitement rebordés ;
point d’excavations sur les côtés de la base, deux cils sur chaque
côté; l’un un peu avant le milieu, l’autre près de l’angle postérieur.
Écusson assez grand, triangulaire, lisse, légèrement creux. Élytres
près de trois fois plus larges que le corselet, en rectangle de moitié
plus long que large, avec les épaules assez largement arrondies, les
côtés légèrement rétrécis vers la base, et un peu arrondis après le
milieu, tronquées assez carrément, mais très-échancrées en arc de
cercle à l'extrémité, avec l’angle externe plus arrondi que l’angle
sutural, assez convexes, fortement déprimées transversalement au
premier tiers sur le disque qui est plus bombé derrière cette dépres-
sion ; les stries assez marquées et fortement ponctuées près de la base
et de l'extrémité, ainsi que sur les côtés, à peu près effacées et très-
légèrement pointillées sur le disque, où les intervalles sont aussi
plans, tandis qu'ils le sont un peu moins sur le reste des élytres;
partout ils sont très-lisses, avec deux très-petits points pilifères sur
le troisième, la rangée submarginale est très-peu distincte etlongue-
ment interrompue au milieu, le rebord latéral est très-étroit, le rudi-
ment de strie près de l’écusson est assez long. Le dessous du corps
est lisse, à l'exception de quelques petits points le long du bord
externe des épisternes du prosternum.
Tête et corselet en-dessous d’un bronzé légèrement cuivreux,
élytres d’un bronzé plus brillant, un peu olivâtre, dessous d’un noir
brillant ainsi que les pattes; jambes d’un brun-foncé ainsi que les
antennes, qui deviennent un peu plus claires vers la base; devant de
la tête, labre et organes buccaux noirs.
Je n’en possède qu'un individu, cédé par M. Bates, qui l'avait
trouvé à Ega (Haut-Amazone).
M. cursoria. Cylindronotum cursorium. Chaudoir. Bull. des
Natur. de Mosc., 1848, I, p. 88.
Long. 5 mill. Un peu plus petite, plus étroite et plus parallèle que
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 157
précédente ; antennes à articles un peu moins allongés ; yeux moins
saillants. Corselet un peu plus étroit, aussi large à son extrémité qu’à
son bord postérieur, encore plus parallèle sur les côtés qui, cepen-
dant, présententune fort légère sinuosité dans leur moitié postérieure,
les angles de la base bien moins arrondis au sommet. Ÿ/ytres plus
étroites, environ deux fois et demie plus larges que le corselet, et
près de deux fois plus longues que larges, plus parallèles, plus for-
tement échancrées à l'extrémité, plus planes, surtout sur le disque,
avec une dépression triangulaire plus marquée au premier tiers sur
la suture, une seconde, en forme de V, un peu avant le milieu de
chaque élytre, une callosité allongée, assez sensible, entre la 7° et
la 9° strie aux deux tiers postérieurs, et deux petites excavations
autour des deux points du troisième intervalle qui sont assez mar-
qués; les stries sont un peu moins effacées sur le disque, quoique
plus faibles que sur le devant et les côtés, les points des stries plu:
petits et plus serrés, les épisternes du prosternum plus ponctués.
Je ne possède que l'individu que j'ai décrit, et qui m’a été envoyé
par feu Beske, comme venant de Novofriburgo.
M. Reichei. Calleida’Reichei. Dejean. Cat., 3° éd., p. 10, 1" co!.
(non décrite).
Long. 5 1/3 mill. Elle atteint presque la taille de la lissonota, maïs
elle est aussi étroite, aussi parallèle et plus allongée que la cursoria ;
tête plus parallèle, moins rétrécie à sa base ; corselet plus long que
dans la cursoria, bien plus ondulé sur les côtés, l’ondulation formant
un léger angle saïllant vers le milieu et une sinuosité bien plus sen-
sible en arrière, de sorte que les angles de la base sont plus ressor-
tants et plus aigus, quoique le sommet en soit légèrement arrondi ;
le dessus est plus cylindrique et plus fortement ponctué ; le bord
antérieur légèrement échancré en arc de cercle. Xlytres à peu près
de la même forme, avec les dépressions et la callosité moins mar-
quées, et aucune excavation autour des deux points du troisième
intervalle, Les antennes sont allongéés comme dans la lissonota ; le
corselet et les élytres sont moins luisants que dans la cursoria; les
trois premiers articles des antennes d’une couleur testacée plus ou
moins obscure ; les pattes d’un brun moins foncé.
J'en ai deux individus dont l’un faisait partie de la collection
Dejean qui l'avait reçu de M. Reiche, comme venant du Brésil,
l’autre a été pris par le voyageur anglais Squires dans la province
de Rio-Janeiro.
M. aenea. Cylindronotum œæneum. Putzeys. Mém. de la Soc. des
Sc. de Liége, II, p. 374.
Long. 5 mill. De la taille de la cursoria, mais la téte est moins
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T, XV. 20
158 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
allongée, plus ovalaire, les yeux sont un peu plus saillants ; le corse-
let est plus court, plus ondulé sur les côtés, à peu près comme dans
la Reichei, le bord antérieur échancré comme dans cette dernière ;
on retrouve sur les côtés l’angle du milieu et la sinuosité posté-
rieure ; les éZytres sont parallèles, mais moins allongées, le bord pos-
térieur est un peu moins fortement échancré, les dépressions du des-
sus sont plus indistinctes, les stries plus fortement ponctuées, elles
s’affaiblissent peu sur le disque. La coloration est à peu près comme
dans la Reichei, cependant un peu plus terne sur les élytres.
Je possède un des types de M. Putzeys, et j'en ai reçu un autre de
M. Buquet; tous deux sont originaires de Cayenne.
M. crenulata. Chaudoir.
Long. 4 3/4 mill. D'une taille intermédiaire entre l’œnea et la cur-
soria. T'éteun peu plus forte et moins rétrécie derrière les yeux que
dans l’œnea ; ceux-ci encore moins saillants. Corselet ayant les mêmes
proportions, mais moins échancré à son bord antérieur et moins
ondulé sur les côtés, un peu plus ridé sur les côtés du dessus. X'lytres
à peu près semblables, un peu plus ondulées sur la surface, avec la
partie antérieure des intervalles plus convexe, et les stries un peu
plus faibles sur le disque. Antennes et pattes comme dans l’œnea.
Coloration du dessus plus claire et plus olivâtre.
Cette espèce, dont je ne possède qu’un individu, a été trouvée par
Squires dans la province brésilienne de Minas-Geraës; elle diffère
suffisamment des autres espèces brésiliennes, mais elle se rapproche
beaucoup de celle de Cayenne, dont je l’ai séparée surtout à cause
de la grande différence d'habitat ; quelques caractères viennent ce-
pendant à l'appui de mon opinion.
OTOGLOSSA. Chaudoir.
(orx, oreille, 9A6504, langue.)
Omnia fere ut in Micragra.
Habitus parum elongatus, caput et thorax lævia, oculi prominuli,
elytra breviora, quadrata, deplanata.
Quoiqu'ils aient presque tous les caractères génériques des Mi-
cragra, ces insectes en diffèrent beaucoup par le facies. La forme
élargie de la tête, avec les yeux proéminents, la surface lisse de la
tête et du corselet, qui est un peu rétréci à son bord antérieur, et la
forme élargie, carrée et aplatie des élytres ne permettent pas de les
laisser réunis aux Micragra.
O. tuberculosa. Chaudoir.
Long. 5 1/2 mill, Elle ressemble un peu à certaines Casnonia
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 159
(div. Apiodera). Tête plus longue que large, en carré brusquement
rétréci en col assez étroit à la base, le dessus lisse, mais très-inégal ;
on voit entre la partie postérieure des yeux, deux assez gros mame-
lons, deux tubercules subconiques de chaque côté du vertex et
une élévation convexe subtransversale sur l’épistome, ces espaces
convexes séparés entre eux par des dépressions ; de plus deux im-
pressions Jongitudinales entre les antennes. Corselet à peine plus
large antérieurement que le col, avec les côtés presque parallèles et
à peine ondulés jusque près des angles postérieurs, où ils s’écartent
brusquement pour former des saillies triangulaires fort grandes, de
sorte que la largeur de la base égale presque la longueur du corse-
let; les angles mêmes sont presque aigus au sommet; les bords anté-
rieur et postérieur sont coupés carrément ; le dessus est lisse, un peu
cylindrique dans la partie étroite, légèrement ridé en travers, la
ligne médiane n’est distincte que près de la base, dont la partie
dilatée est séparée du devant par une légère dépression transver-
sale, les rebords latéral et antérieur sont très-étroits, même aux
angles postérieurs qui ne sont point relevés. Élytres du triple plus
larges que la base du corselet, en carré à peine plus long que large,
légèrement rétréci depuis le premier quart jusqu’à l’angle posté-
rieur, tronqué à sa base, mais avec le sommet des épaules largement
arrondi; bientôt après les épaules, les côtés décrivent une courbe
subanguleuse, derrière laquelle ils offrent une très-légère sinuosité,
et se dirigent en ligne droite jusque assez près de l’angle postérieur
externe qui est assez arrondi; l'extrémité est coupée assez carrément
et très-légèrement échancrée ; le dessus, qui est assez plan, n'offre
pas de stries imprimées, mais, sur l'emplacement des 3° et 5° inter-
valles, on voit deux rangées de gros tubercules allongés, lisses, au
nombre de trois dans chaque, le reste de l’élytre est inégal, il y à
encore un tubercule arrondi sur la partie antérieure en dehors des
deux rangées ; le bord latéral est aplati et assez large antérieure-
ment, et il diminue de largeur postérieurement. Le dessous du corps
est lisse. |
D'un noir brillant, légèrement violet, passant peu à peu au brun
vers les côtés des élytres et au jaune pâle vers l'extrémité, tout l’ab-
domen de cette dernière couleur; palpes et organes buccaux d’un
brun-noirâtre, antennes d’un brun peu foncé, avec la première
moitié de chaque article, à partir du deuxième, d’un jaune pâle;
cuisses et trochanters de cette dernière couleur à la base des pre-
mières, d’un brun peu foncé vers l'extrémité ; jambes brunes avec la
moitié inférieure d’un jaune-pâle, terminé de brun, tarses d’un
jaune-pâle avec le bout de chaque article et tout le quatrième d’un
brun peu foncé.
Je n’en possède qu’un individu trouvé par Squires dans la province
des Mines (Brésil).
160 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
O. semilævis. Chaudoir.
Long. fere 5 mill. La tête et le corselet ont tout à fait une autre
forme que dans la précédente ; la première est en ovale court, les
côtés sont un peu arrondis depuis les yeux jusqu’au col, qui est assez
gros ; le dessus est un peu convexe, lisse, à l'exception de quelques
petits points sur les côtés du vertex, les impressions du devant
comme dans la précédente, les yeux un peu moins proéminents ; le
corselet est en carré un peu moins long que large, son bord anté-
rieur, qui est Coupé carrément, n’est guères plus large que le col,
et il est plus étroit que la base; la partie antérieure des côtés n’est
pas arrondie, mais, un peu avant le milieu, on y aperçoit un angle
saillant très-ouvert, jusqu’auquel ils s’élargissent un peu, sans que
la largeur du corselet y égale tout à fait celle de la tête; après cet
angle, ils sont à peu près parallèles et à peine perceptiblement sinués
jusqu’à un très-petit angle qui précède de peu celui de la base; ce
dernier est légèrement obtus sans être arrondi, la base est coupée
carrément et égale en largeur le milieu du corselet ; le dessus est en
demi-cylindre déprimé, un peu ridé en travers, lisse d’ailleurs, sans
impressions transversales, mais avec une ligne médiane assez visi-
ble, deux petites fossettes sur les côtés de la base près des angles,
et quelques petits points le long du bord postérieur, les rebords laté-
raux et antérieur comme dans la précédente. ÉZytres plus étroites
que dans la tuberculata, sans être plus courtes, ce qui les fait
paraître plus allongées ; elles ne sont ni dilatées antérieurement, ni
anguleuses sur les côtés derrière les épaules, les côtés sont parallèles
et ne se rétrécissent vers l'extrémité que bien après le milieu, les
stries sont assez distinctes vers la base, les côtés et l’extrémité; elles
sont marquées de petits points assez peu serrés, le disque, qui est
un peu convexe et entouré de dépressions irrégulières, est bien plus
faiblement strié ; il y a deux petits points sur le troisième intervalle,
placés comme dans les Micragra; sur les cinquième, septième et
neuvième il y en a des séries, les plus rapprochés du bord latéral
sont plus gros que les autres, ceux de la série submarginale ocellés,
la callosité postérieure externe est assez marquée.
D'un bronzé-olivâtre luisant, tant en-dessus qu’en-dessous, abdo-
men d’un jaune-testacé au milieu, noirâtre sur les côtés et à l’extré-
mité; palpes et organes buccaux noirâtres, ainsi que les trochan-
ters; antennes brunes avec les premiers articles ferrugineux;
attaches et extrémité des cuisses, jambes et tarses de cette même
couleur, cuisses et base des jambes brunes.
Un individu mâle pris à Ega (Haut-Amazone) par M. Bates.
O. inæqualis. Chaudoir.
Long. 4 2/5-5 1/5 mill. Très-voisine de la précédente, dont elle dif-
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 161
fère par sa coloration d’un bronzé très-luisant, mais plus obscur, par
sa lêle et son corselet parfaitement lisses, ce dernier un peu plus
court, ses é/ytres un peu plus larges, surtout antérieurement, dont
les inégalités sont bien plus accentuées, surtout dans quelques indi-
vidus, les stries complétement effacées, à l'exception de petites
lignes de points à peine perceptibles, et les intervalles parfaitement
plans.
Elle habite les mêmes localités que la précédente.
©. termina!is. Chaudoir.
Long. 6 mill. Elle est d’un noir-bleuâtre un peu moins Juisant que
la précédente, avec une assez large bordure apicale sur les élytres,
un peu moins échancrée sur la suture, d’un jaune orangé, l'abdomen
est tout entier de cette dernière couleur, le rebord latéral des élytres
est d’un brun-foncé. La téte est comme dans l’inæqualis ; le corselet
un peu moins court, aussi long qu'il est large dans son milieu, l’an-
gulation des côtés est plus prononcée, plus éloignée des angles anté-
rieurs, suivie d’une sinuosité très-forte et profonde, derrière laquelle
les angles postérieurs forment une saillie triangulaire assez aiguë,
la largeur de la base est sensiblement plus considérable que celle
du milieu à la hauteur de l’angle des côtés, et elle s’arrondit un peu
vers les angles; le dessus est tout aussi lisse, le rebord latéral s’élar-
git un peu aux angles postérieurs qui sont assez relevés, et auprès
desquels on remarque une excavation arquée assez sensible, qui
s’avance un peu en impression transversale sur le milieu de la base,
la ligne médiane est assez forte en arrière et très-faible en avant.
Les dlytres sont plus étroites, plus allongées et parallèles, de près de
moitié plus longues que larges; les dépressions dé la surface sont
beaucoup plus faibles; toutes les stries sont visibles, mais assez
indistinctement ponctuées, les intervalles sont légèrement relevés
et lisses, sur le disque ils sont plus plans.
Je possède trois individus de cette espèce, dont deux ont été trouvés
par le voyageur Squires, et le troisième par M. Sahlberg fils à Petro-
polis, dans la province de Rio-Janciro.
HYBOPTERA. Chaudoir.
(B:, tuberculeux, rréxr, aîle.)
Lebia Dejean; Aspasia Reiche.
Ligula cornea, lata, apice truncata, bisetosa, setis distantibus, para-
glossæ lateribus corneæ, antice membranaceæ, pilosulæ, ligulæ
margini antico latius obductæ.
Palpi breves, crassiusculi, articulo ultimo pilosulo; maxillares
162 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES,
ultimo subcompresso, dilatato, apice truncato, penultimo brevi;
labiales ultimo securiformi, lato, trigono, in maribus latissimo.
Antennæ crasse, breves, thoracis basi haud æquales ; articulô primo
cæteris longiore et crassiore, tertio intermediis paulo longiore,
cæteris breviter quadratis, ultimo elongato-ovato, basi triartieu-
lata glabra.
Mandibulæ brevissimæ, sed valde dilatate, deplanatæ, extus valde
rotundatæ, apice summo hamato, acuto, sub labro reconditæ.
Labrum planum, utrinque subexcavatum, rugulosum, breve, valde
transversum, basi angustatum, lateribus et angulis latius rotun-
datis; margine antico emarginato, sex-setoso, setis à margine sat
distantibus.
Mentum sinu medio recte truncato, lato, kaud dentato, lobis elon-
gatis, apice auriculatis, epilobis angustis, apice non acuminatis.
Pedes, tarsi unguiculique ut in Micragris.
Caput breve, latiusculum, valde rugatum, inæquale, oculis magnis
extantibus.
Thorax latissimus, valde transversus, rugatus, lateribus valde expla-
natis, subangulatis, apice valde angustato.
Elytra quadrata, quam in Otoglossis adhuc latiora, supra seriatim
tuberculala.
Habitus fere Cryptobatis minutæ.
Je me suis assez longuement étendu sur les caractères génériques
de ces petits insectes qui sont très-curieux, et qui se distinguent par
leur forme. qui rappelle beaucoup celle de certaines Cryptobatis,
tandis que leurs élytres sont ornées de plusieurs rangées de tuber-
cules plus ou moins élevés; leur languette largement bordée anté-
rieurement d’une membrane qui fait partie des paraglosses, indique
que leur place est dans le voisinage des Callida, et même, quoique
leur forme soit beaucoup plus raccourcie, on ne saurait méconnaître
une certaine ressemblance avec l’amethystina, sous le rapport de la
forme du corselet; mais beaucoup de caractères les éloignent des
Callida, et leur assignent une place auprès des Ologlossa etdes Onota.
Les espèces de ce genre sont propres aux parties les plus chaudes
de l'Amérique méridionale.
H. tuberculata. Lebia tuberculata Dejean. Species gén. des Col.
Tip: 212.
Long. 5-5 1/2 mill. Z'éle plus large que longue, très-brusquement
et fortement rétrécie en col cylindrique assez étroit à la hauteur du
bord postérieur des yeux, qui sont très-grands, très-proéminents,
plus qu'hémisphériques, et légèrement recouverts postérieurement
d’une plaque formant la saillie de la joue, le dessus creux sur le
milieu du front, avec de fortes rides se croisant en tous sens, epl-
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES, 163
stome rugueux. Corselet deprès du double plus large que long, très-
transversal, beaucoup plus large que la tête, avec le bord antérieur
à peu près de la largeur du col, mais les côtés s’écartent très-brus-
quement, formant avec le bord antérieur un angle tellement ouvert
qu’il est même peu sensible, puis ils s’arrondissent en décrivant une
très-forte courbe jusqu'au delà du milieu, où ils se rapprochent
légèrement et forment avec la base un angle à peu près droit, mais
arrondi au sommet, le milieu de la base est légèrement prolongé en
lobe très-court, arrondi en arrière ; le disque est modérément con-
vexe, couvert de fortes rides qui sont transversales de chaque côté
de la ligne médiane, qui est assez marquée, mais qui changent de
direction sur les côtés où elles sont embrouillées ; le long du bord
antérieur on aperçoit une ligne imprimée, et une petite fossette de
chaque côté de la base, les bords latéraux sont très-largement rele-
vés, lisses, avec deux poils raides sur le rebord même, l’un un peu
avant le milieu, l’autre près de l’angle postérieur. 7ytres très-larges,
ovalaires, de fort peu plus longues que larges, presque arrondies
dans les femelles, largement échancrées à leur base entre les épaules
qui se projettent un peu en avant, mais qui sont très-arrondies, un
peu tronquées assez carrément à l'extrémité, qui est bien plus
étroite que la base, avec les côtés arrondis, surtout dans la femelle,
le dessus peu convexe, assez aplati sur le disque, avec des stries
assez marquées, légèrement ponctuées, et dont quelques-unes, mais
surtout la 2° et la 3°, sont très-ondulées ; ces ondulations sont pro-
voquées par les rangées de tubercules ovalaires, modérément élevés,
qu'on aperçoit au nombre de 5 ou 6 sur les 3° et 5° intervalles ; il y
en à quelquefois deux ou trois sur la partie antérieure du 7°, mais
ils sont plus petits, les autres intervalles sont plans, mais quelque-
fois un peu rugueux ou inégaux, le bord latéral est largement dé-
primé vers le milieu, et diminue peu à peu de largeur vers les deux
extrémités ; il y a un assez long rudiment de strie près de l’écusson.
Le dessous du corps est lisse et luisant.
Tête et disque du corselet d’un.bronzé plus ou moins obscur, quel-
quefois tournant au brun-foncé, côtés du corselet largement jau-
nâtres, ainsi que le rebord antérieur et l’extrémité postérieure de la
ligne médiane, élytres d’un jaune sale assez obscur, plus clair vers
les bords latéraux et les tubercules bronzés ; sur l'extrémité du qua-
trième intervalle une tache convexe d’un jaune clair; tout le
dessous plus ou moins brun; labre, organes buccaux, antennes et
palpes d’un jaune assez pâle, milieu des cuisses plus ou moins rem-
bruni.
Outre l’exemplaire femelle de la collection Dejean qui est origi-
naire de Cayenne, j'en ai reçu un second, un mâle, du même pays,
et M. H. W. Bates m'en a cédé une femelle venant d’Ega (Haut-Ama-
zone), qui ne m'a paru différer en rien de ceux de Cayenne.
164 NONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
H. verrucosa. Aspasia verrucosa Reïiche. Rev. Zool. Soc. Cu.
1849, p. 311.
Long. 5 mill. L'individu que j'ai sous les yeux et qui est celui dé-
crit par M. Reiche, est une femelle qui est même un peu moins large
que le mâle de la précédente, ce qui m’a décidé à la maintenir comme
espèce distincte, jusqu’à ce qu’on en connaisse un plus grand nom-
bre d'individus ; la tête et le corselet ne m'ont pas semblé différer,
les élytres sont, comme je l’ai dit, sensiblement moins arrondies et
plus carrées, les stries sont moins ondulées, les tubercules moins
élevés, il n’y en a pas sur le 7° intervalle.
Elle habite la Nouvelle-Grenade.
H. viridivittis. Chaudoir.
Long. vix 5 mill. Elle diffère de la fuberculata par la coloration et
quelques autres caractères; la dépression frontale est limitée laté-
ralement par deux petites carènes qui convergent en s’arrondissant
postérieurement ; les angles postérieurs du corselet sont plus droits
et moins arrondis, les rides du corselet sont toutes transversales et
plus régulières ; les élytres sont plus courtes dans les mâles et plus
carrées ; le corselet est d’un jaune-clair avec deux larges bandes
(vittæ) d’un beau vert; les élytres sont d’un bronzé-obscur avec les
enfoncements entre les tubercules d’un bronzé-clair; ceux-ci sont
plus gros, plus élevés et très-lisses ; l'abdomen est largement ferru-
gineux vers le milieu, les quatre jambes postérieures sont rem-
brunies.
Deux individus trouvés par M. Sahlberg fils (Cantagallo) et par
Squires dans la province de Rio-Janeiro.
H. angulicollis. Chaudoir.
Long. 4 1/2 mill. Elle ressemble à la précédente par sa coloration,
mais elle en diffère par les côtés du corselet assez fortement anguleux
vers le milieu, mais moins arrondis entre cet angle et l’angle anté-
rieur ; les élytres ont à peu près la même forme, mais les stries sont
plus imprimées et plus fortement ponctuées, les intervalles en géné-
ral un peu moins plans, les tubercules bien moins élevés, mais plus
allongés, surtout sur le 5° intervalle, qui est plutôt un peu plus
convexe que ses voisins et interrompu par quatre points devant les-
quels la convexité des intervalles forme de petites pointes, ces points
enfoncés, tant sur le 3° que sur le 5°, toute la base et le fond des
points de la rangée submarginale sont d’un beau vert-métallique
comme les bandes du corselet, le rebord latéral et le bord postérieur
sont jaunes, ainsi que tout le dessous du corps et une bande longitu-
dinale sur tout le milieu de la tête.
M. H. W. Bates l’a trouvé à Ega (Haut-Amazone), et m'en a cédé
un individu.
Te on RC
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 165
ONOTA. Chaudoir.
(5, Âne, rés, oreille, gén. de «ÿs.)
Lebia Reiche; Coptodera Dejean.
Liqula crassa, cornea, truncata, apice bisetosa ; paraglossis obducta,
margine medio antico angustiore; paraglossæ membranaceæ,
parallelæ, glabræ, utroque angulo antico late subproducto-rotundato
(inde nom. gen.)
Palpi mediocres, glabri, maæillares articulo ultimo subovato-cylin-
drico, apice subacuminato; labiales eodem subinflato-ovato, apice
subacuminato-truncato.
Antennæ ut in Otoglossis articulo primo apicem versus minus inCras-
sato, quarto basi glabro.
Labrum antice leviter arcuato-emarginatum, basi a Un
angulis anticis rotundatis.
Mentum sinu medio leviter angulato, vix vero dentato, lobis ut in
Otoglossa.
Pedes, tarsi et unguiculi ut in Otoglossa ; tarsis supra longitudinaliter
subcanaliculatis.
Habitus aliquantum Otoglossæ, elytris striatis, haud inæqualibus.
O. bicolor. Chaudoir.
Long. 5 1/4 mill. D'un testacé-rougeâtre sur la tête et le corselet,
élytres d’un beau bleu-verdâtre, avec le rebord latéral et une assez
large bordure apicale, se rétrécissant un peu vers la suture, de la
couleur du devant du corps; dessous du corps testacé, antennes
brunes, avec les trois premiers articles ferrugineux, palpes rem-
brunis vers le milieu ; pattes ferrugineuses. T'éte en lozange rétréci
peu à peu et assez fortement derrière les yeux, qui sont grands et
saillants ; col assez étroit, cylindrique, séparé du vertex par une
impression transversale, celui-ci un peu convexe, le front plan,
lisse, avec deux assez fortes impressions entre les antennes, et deux
larges mais légères dépressions de chaque côté près des yeux, épis-
tome relevé le long de son bord postérieur. Corselet un peu plus
étroit que la tête avec les yeux, aussi long que large, le bord anté-
rieur à peine plus large que le col, les côtés un peu arrondis, avec
une angulation légère, mais sensible, et pas arrondie au sommet, un
peu avant le milieu, derrière laquelle les côtés se rapprochent en
décrivant une sinuosité très-longue et assez forte jusqu'aux angles
postérieurs, qui forment une saillie triangulaire et dont le sommet
n'est pas arrondi ; la base, qui est exactement de la largeur du milieu
du corselet, est coupée carrément, mais, à ses extrémités, elle re-
monte un peu obliquement vers les angles; le dessus n’est un peu
convexe qu'antérieurement, et couvert de légères rides transversales
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV, 21
166 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
assez régulières, la ligne médiane est fine et porte un peu avant le
milieu une petite fossette arrondie; le long du bord antérieur on
aperçoit une impression transversale séparée du bord par un petit
bourrelet ; il y a une autre impression qui traverse la base et se ter-
mine dans les deux excavations latérales; le rebord latéral est
étroit, mais il se dilate aux angles postérieurs qui sont bien relevés.
Élytres deux fois et demie plus larges que le corselet, de moitié plus
longues que larges, en rectangle très-peu rétréci vers la base qui est
un peu échancrée dans son milieu, avec des épaules carrées, mais
arrondies au sommet, et l'extrémité tronquée presque carrément,
mais peu large ; le dessus peu convexe, avec la partie antérieure du
disque de chaque élytre un peu déprimée, les stries assez fines, dis-
tinctement ponctuées, les intervalles plans, légèrement relevés dans
la dépression, avec deux petits points sur le troisième, et une rangée
submarginale. Le dessous du corps est lisse.
Des deux individus que je possède, l’un à été pris par M. Sahl-
berg fils à Cantagallo, l’autre m'a été donné par M. Alexandre Fry,
comme venant de la province de Sainte-Catherine.
O. angulicollis. Lebia? angulicollis Reiche. Rev. Zool. de la Soc.
Cuv. 1842, p. 312.
Long. 5 1/4 mill. Elle ressemble beaucoup à la précédente, dont
elle diffère par les élytres, qui sont d’un bleu violet, et par les palpes
entièrement ferrugineux ; le corselet est plus élargi aux angles posté-
rieurs que dans la précédente, et cette partie y est plus large que le
milieu du corselet et coupée carrément; les élytres sont un peu plus
larges et plus courtes.
J'en possède deux individus de la Nouvelle-Grenade, dont l’un est
le type de M. Reiche ; deux autres, qui ont exactement la même forme,
mais dont les élytres sont presque vertes, m'ont été cédés par M. H.
W. Bates comme trouvés à Ega (Haut-Amazone).
O. tenuicincta. Chaudoir.
Long. 5 5/4 mill. Elle diffère des deux précédentes par la bordure
apicale des élytres qui n’est pas plus large que celle des côtés, par la
couleur d’un vert-foncé des élytres; le corselet est plus large, moins
long que large, nullement anguleux sur le milieu des côtés, à peine
sinué postérieurement, avec les angles postérieurs droits, mais nul-
lement saillants ; le disque est un peu plus convexe et plus lisse, la
ligne médiane est plus marquée, le rebord latéral, partout plus large,
les élytres ont la même forme, mais les stries sont plus fortement
ponctuées et les intervalles plus convexes ; les antennes sont entière-
ment d’un testacé-rougeâtre.
Le seul individu de cette espèce bien distincte que je possède, me
vient de M. Bates qui l’a aussi trouvé à Ega.
DC
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 167
O.rutilans.Chaudoir. Re utilans Dejean.Catal.3° éd.,p.12.
2° col. (non décrit).
Long. 5 mill. Elle diffère de la précédente plutôt par la coloration
des élytres que par la forme; le corselet a seulement l’angle du milieu
des côtés un tant soit peu plus marqué ; l’angle externe de l’extrémité
des dytres est un peu moins arrondi; les intervalles sont moins
convexes, la ponctuation sur la partie postérieure des stries moins
forte. Les élytres, au lieu d’être d’un vert presque noir, sont d’un
bronzé-olivâtre métallique assez brillant.
Je décris l'individu de la collection Dejean qui figure dans son
catalogue, sous le nom que je fui ai conservé, et qui à été pris à
Cayenne par feu Lacordaire.
O. elongata. Chaudoir.
Long. 6 1/2 mill. Elle appartient parfaitement à ce genre par ses
caractères, mais sa forme est beaucoup plus allongée et plus étroite,
tandis qu'elle est colorée comme la bicolor. Tête comme dans celle-ci.
Corselet plus allongé, un peu plus long que large, à peu près de la
largeur de la tête, cordiforme, plus arrondi sur la partie antérieure
et le milieu des côtés, sans vestige d’angulation, plus sinué en
arrière où il est assez rétréci, avec les angles postérieurs saïllants
en dehors, mais légèrement arrondis au sommet, la base coupée car-
rément, un peu plus étroite que le milieu ; le dessus offrant la même
convexité, la ligne médiane assez profonde, mais paraissant presque
interrompue après le milieu, de sorte qu’elle semble formée de deux
fossettes étroites, en ovale très-allongé, l’impression transversale
antérieure est plus éloignée du bord, la gouttière latérale est plus
large, et le rebord latéral est plus largement et également relevé
sur toute sa longueur, les angles postérieurs ne le sont guères plus
que le reste du rebord. Zlytres environ du double plus larges que le
corselet, et au moins deux fois plus longues que larges, très-paral-
lèles, à peine échancrées près de l’écusson, avec les épaules carrées,
quoique bien arrondies au sommet, les côtés presque droits, fort peu
arrondis postérieurement, et l’extrémité tronquée très-carrément,
l’angle externe marqué quoiqu’assez arrondi; le dessus assez plan,
surtout sur la partie antérieure vers la suture, strié et ponctué de
même, les intervalles tout à fait plans. Toutes les parties colorées
comme dans la bicolor, les antennes et les palpes entièrement tes-
tacés.
L’individu que je possède se trouvait dans la collection Laferté, et
vient de la province de Sainte-Catherine (Brésil).
168 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
\
DIVISIO 9%, LIGULA APICE QUADRISETOSA.
PLOCHIONUS.
Dejean. Spec. gén. des Col. I, p. 250. — Carabus, Fabricius. —
Coptodera. Dejean.
Ligula Callidæ, apice quadrisetosa, setis intermediis longioribus ;
paraglossæ antice fere glabræ.
Palpi mediocres ; maxillares articulo ultimo subcompresso-cylindrico,
apice truncato ; labiales subsecuriformi, latitudine multo longiore,
apice oblique truncato.
Antenne variant, tum crassiusculæ, tum graciliores.
Labrum transverso-quadratum, planum.
Mentum dente medio majusculo trigono, plus minusve rotundato,
lobis subelongato-trigonis, apice subrotundatis, lateribus modice
curvatis, epilobis angustis, apice haud acuminatis.
Tarsi supra glabri, subtus dense pilosi, articulis trigonis, basi parum
attenuatis, latitudine variantibus, quarto præcedente breviore,
haud vero angustiore, apice profunde arcuato-emarginato (non
bilobo) ;maris anticiarticulis tribus modice dilatatis, subtus lamel-
lato-papillosis ; — intermedii articulis duobus mediis etiam la-
mellatis.
Unguiculi sat tenues, intus plus-minusve pectinati.
Dejean et les auteurs qui sont venus après lui, ont fait de ce
genre un magasin pour diverses espèces qu'ils ne savaient où
placer. Des quatre espèces énumérées par lui dans son Catalogue
publié en 1837, il n’y aque le Bonfilsi quisoitun véritable Plochionus.
Parmi celles du Catalogue de MM. de Harold et Gemminger, il faut
en retirer encore l’australis Erichson, le fenestratus Schmidt-Gœbel,
le nigrolineatus Chaudoir et le Pradieri Fairmaire, qui appartiennent
à d’autres genres (le piceus Montrouzier m'est inconnu).
(I. PLOCHIONI INGENUI.)
Antennæ crassiusculæ, articulis sat brevibus, externis latiusculis,
subquadratis.
Tarsi compressi, crassiores, articulo quarto emarginato.
Unguiculi brevius pectinati.
Thorax subquadratus.
P. pallens. Carabus pallens. Kabricius. Syst. Eleuth., I, p. 244.
— Plochionus Bonfilsi. Dejean. Spec. I, p. 251. — Hope. Coleopt.
Man. IL, pl. I, fig. 6. — P. Boisduvali. Gory. Ann. de la Soc. entom.
de France, 1833, p. 189.
Long. 6 1/2-9 1/2 mill. Cette espèce bien connue est cosmopolite;
pe
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 169
elle s’est répandue par le commerce dans presque toutes les contrées
chaudes et tempérées des deux hémisphères. J’en possède des exem-
plaires du midi de la France, du Sénégal, de l'Ile de France,
de Java, de la Polynésie, des États-Unis, de la Californie, du
Mexique, de l'embouchure de l’Amazone, et de Carthagène (Nou-
velle-Grenade). Ceux du Mexique et de ce dernier pays semblent être
plus foncés que les autres, mais ne m'ont offert aucune différence
appréciable de forme.
P. quadripustulatus. Coptodera quadripustulata. Dejean.
Spec. gén. des Col.I, p. 278.— Plochionus quadrinotatus Eschscholtz.
Zool. Atl., IT, p. 6, Taf. VIII, fig. 4.
Long. 5 1/2 mill. Bien plus petit que le précédent, auquel il res-
semble par la forme, mais dont il diffère par la coloration. Il y a de
plus sur le front, près du bord interne des yeux, un sillon étroit,
bien marqué, les yeux sont un peu plus saillants; les antennes sont
plus courtes, les articles extérieurs, du 5° au 10°, sont en carrés à peine
plus longs que larges, et par conséquent encore plus courts que dans
le pallens. Le corselet est plus court, plus transversal, de moitié au
moins plus large que long, en rectangle dont les côtés et les angles
antérieurs sont très arrondis ; le bord antérieur nullement échancré,
les côtés légèrement sinués en arrière, les anglesde la base droits et
plus aigus ; la base moins rétrécie que l’extrémité, coupée carrément
sur les côtés et le milieu qui est très-légèrement prolongé; le dessus
est de même finement ridé en travers, la ligne médiane un peu plus
largement imprimée sur le disque dont les côtés portent chacun un
petit point, les fossettes basales et les bords latéraux comme dans
le pallens. Les élytres sont plus étroites, très-parallèles, en forme de
rectangle légèrement échancré vers le milieu de la base et coupé à
l'extrémité comme dans le pallens, avec l’angle sutural un peu moins
aigu ; le dessus strié de même, mais les stries moins ponctuées, le
premier point du troisième intervalle placé plus en avant, le second
placé comme le premier contre la 3° strie, le rebord latéral plus
étroit, les articles des tarses un peu plus étroits, moins comprimés ;
les dents du peigne des crochets un peu plus longues.
Tête et corselet d’un brun clair, avec une large bande (vitta) noire
de chaque côté du disque. Élytres d’un brun-foncé avec une bordure
latérale et apicale fort étroite et, sur chacune, deux taches d’un
jaune assez clair,placées l’une sur ledisque antérieur, l’autre près de
l’extrémité et de l’angle sutural, toutes deux assez grandes, la pre-
mière allongée, un peu échancrée en face de l’écusson, la seconde
presque arrondie, un peu anguleuse en avant extérieurement ; le
reste de l’insecte d’un jaune ferrugineux.
Je ne possède que l'individu de la collection Dejean, venant du
Brésil.
170 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
(II MENIDIUS, (ufxedys, en demi lune).)
Antenne graciliores, articulis elongatis, anguste quadratis.
Tarsi supra haud compressi, graciliores, articulo quarto profunde
emarginato, potius bilobo, lobis brevioribus.
Unguiculi longius pectinati.
Thorax antice angustatus, fere semicircularis.
Ces caractères suffiraient presque pour établir un genre, et il est
probable qu'on se décidera à l’admettre. Ces insectes ont même un
facies assez différent de celui des vrais Plochionus, ce qui est dû
surtout à la forme presque semicirculaire du corselet.
P. timidus. Haldeman. Proc. Acad. nat. sc. Phil. I, p. 298.
Long. 7-7 5/1 mill. Ordinairement plus petit que le pallens, il en
diffère par sa coloration plus obscure surtout en-dessus. Zéfe un
peu plus petite, plus rétrécie à la base en forme d’un col plus étroit et
subcylindrique, séparé du vertex, quiestlégèrement convexe, par une
impression transversale ressemblant à un très-faible étranglement ;
le dessus légèrement rugueux, avec une impression ovalaire et un
peu bifurquée antérieurement sur le milieu du front et deux petites
lignes élevées de chaque côté le long du bord interne des yeux.
Corselet plus large que la tête, transversal, avec la base presque
aussi large que le milieu, mais très rétréci vers l'extrémité, qui est
coupée carrément et ne forme aucun angle avec les côtés, qui sont
très-arrondis, les angles de la base droits, à peine arrondis au som-
met, celle-ci coupée presque carrément, très-légèrement bisinuée ; le
dessus plus ou moins ridé transversalement, la ligne médiane entière
et assez imprimée, le disque assez convexe de chaque côté de la ligne,
l'impression transversale de la base distincte quoique peu profonde,
de même que les excavations latérales, le rebord latéral, qui com-
mence par être étroit, devient de plus en plus large vers les angles
postérieurs, mais il est peu relevé. Ælytres à peu près comme celles
du pallens, tant sousle rapport de la forme que pour la manière dont
elles sont striées, elles sont un peu plus rétrécies vers la base ; et les
angles postérieurs externes sont plus arrondis.
Cette espèce paraît répandue dans les États méridionaux de
l’Union américaine.
P. pictus. Chaudoir.
Long. 6 1/2 mil]. Plus petit, plus court et plus large que le fimidus
et autrement coloré. Téle à peu près semblable, l'impression du
milieu du front plus faible et plus linéaire, une seule ligne élevée
plus faible de chaque côté près du bord interne des yeux. Corselet un
peu plus large et surtout plus court, d’ailleurs pareil, la base cepen-
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 171
dant un peu plus arquée. Élytres sensiblement plus courtes et plus
larges, l’angle postérieur externe encore moins arrondi que dans le
pallens ; le dessus strié de même, mais les stries sont légèrement
ponctuées, les deux points du troisième intervalle plus marqués, le
rebord latéral un peu plus élargi vers le milieu.
Entièrement d’un jaune testacé rougeûtre, sur les élytres une
suture brune très-étroite, qui se dilate légèrement vers la base et
n’âtteint pas tout à fait l'extrémité ; derrière le milieu, une bande de
même couleur, rétrécie vers le milieu de chaque élytre mais dilatée
sur la suture et extérieurement, où elle remonte jusqu’à l’épaule sur
les huitième et neuvième intervalles ; le bord latéral testacé comme
le fond des élytres.
Je l’ai acheté chez feu A. Deyrolle qui l’avait reçu de Colombie.
P. amandus. Newman. The Entomol., I, p. 32. — P. vittatus.
Leconte. Proc. Ac. nat. sc. Phil. IL. p. 48.
Cette espèce est certainement très-voisine du pictus ; je ne la pos-
sède pas et ne la connais que par la description de l’auteur anglais :
la coloration est la même, mais la suture brune se dilate antérieure-
ment jusqu'aux épaules ; la bande transversale ne remonte pas jus-
qu’à l’angle huméral comme dans le pictus I1 n’est rien dit de la
forme.
Elle à été prise abondamment dans la Floride orientale près de
St-John.
P. pictipennis. Dromius pictipennis. Reiche. Rev. zool. de la
Soc. Cuv. 1842., p. 310.
Long. 7 5/4 mill. Plus allongé que le fimidus et autrement coloré.
Tète un peu plus allongée, avec une seule ligne élevée près du bord
interne des yeux, la fossette frontale est remplacée par une impres-
sion transversale formant un V très-ouvert. Corselet plus long,
quoique encore moins long que large, plus arrondi sur les Br
d’ailleurs parfaitement pareil. Élytres plus longues, pr oportionnel-
lement moins larges, fort parallèles, les stries légèrement ponctuées,
les intervalles plus plans. Antcanes et pattes plus grêles.
Coloration générale plus claire et moins rougeâtre que dans le
pictus, dont il diffère par le dessin des élytres ; la suture brune n’at-
teint pas l’écusson qui est entouré d’une tache jaune communi-
quant par un trait assez étroit avec la grande tache jaune du devant
du disque ; la base est brune, et le brun descend en pointe sur les
troisième et quatrième intervalles, la bande transversale après le
milieu forme une grande tache brune sur la suture qui remonte un
peu vers les côtés, où elle se dilate, antérieurement elle rejoint, par
une ligne brune très-fine occupant une partie du huitiéme intervalle,
172 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
la bordure de la base, et postérieurement le neuvième intervalle est
brun jusqu’au bord postérieur qui est jaunâtre, ainsi que le rebord
latéral, la suture après la bande reste brune jusqu’à l’extrémité, le
jaune des élytres est plus clair que la tête et le corselet.
Il habite à Santa-Fé de Bogota dans la Nouvelle-Grenade. Je dé-
cris le même individu qui a été sous les yeux de M. Reiche; on ne
comprend pas trop comment cet entomologiste a pu le placer parmi
les Dromius.
P. faviger. Chaudoir.
Long. 5 1/2 mill. Cette charmante espèce, dont le dessin des
élytres est si singulier, diffère en outre du timidus par sa taille plus
grande, la grosseur et la saillie des yeux et la forme du corselet.
Tête plus étroite, front plus plan, ridé longitudinalement, mais irré-
gulièrement de chaque côté de l'impression frontale ; yeux beaucoup
plus grands et plus saillants, plus qu'hémisphériques. Corselet beau-
coup plus court et plus transversal, beaucoup plus élargi vers la base,
arrondi à son bord antérieur, de sorte qu'il a, encore plus que chez
les précédents, la forme d’une demi-iune, les côtés sont un peu moins
arrondis, le sommet des angles postérieurs l’est un peu plus ; l’im-
pression transversale de la base est plus marquée, ainsi que les
excavations des côtés, la ligne médiane est plus profondément et
plus largement imprimée, les rebords latéraux sont plus larges, sur-
tout en arrière, et le bord antérieur est aussi un peu relevé, les rides
du disque sont très-marquées. Zlytres plus larges, plus arrondies
sur les côtés, surtout vers le premier tiers, striées et ponctuées de
même, avec le rebord latéral plus élargi sur une assez grande partie
de son étendue, l’angle apical externe moins arrondi, assez sensible,
le bord postérieur légèrement échancré. Antennes un peu plus fortes
extérieurement et un peu plus allongées.
Tête brune avec les côtés du front jaunâtres ; corselet également
brun avec tout le tour Jaune-clair, ainsi que le fond de la ligne mé-
diane ; élytres avec 10 taches jaune-clair sur chacune, de forme plus
ou moins hexagonale, séparées les unes des autres par des traits noirs
très étroits, ce qui fait ressembler ce dessin aux alvéoles d’un rayon
de miel ; la tache humérale, une seconde située près du bord latéral
après le milieu et une troisième près de l’angle postérieur externe
sont bien plus petites que les autres, les trois premières taches
situées le long de la suture sont réunies à leur bord interne par une
bande étroite qui, après la troisième tache, se termine par un large
crochet, le rebord latéral et le bord apical sont jaunes comme les
taches ; les antennes sont brunes avec les trois premiers articles d’un
jaune testacé, les palpes sont rembrunis vers le milieu, et les man-
dibules à leur base ; tout Le sternum est brun et l’abdomen jaunâtre ;
les pattes sont de la couleur de l’abdomen.
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. AT3
L'individu que je possède et qui vient de la Nouvelle-Grenade, fai-
sait partie de la collection de M. Reiche.
PHACOCERUS. Chaudoir.
(p4xos, lentille, xipæ:, corne).
Labr um antice leviter emarginatum.
Mentum sinu in fundo rotundatim subproducto, non vero dentato.
Antennæ breves, extus crassiores, articulis basalibus secundo tertio-
que tenuibus, quarto breviter conico, crasso, sequentibus lati-
tudine vix longioribus, fere lenticularibus, ultimo ovato, primis
tribus glabris, cæteris pubescentibus.
Tarsi ut in Plochionis genuinis, articulo quarto profunde emarginato
haud bilobo.
Unguiculi longius pectinati.
Habitus Plochioni genuini; thorace breviore, medio subdilatato,
apice valde angustato.
L'absence de dent dans l’échancrure du menton, qui n'offre au
fond qu’un léger prolongement très-arrondi, jointe à des caractères
moins importants, mefait considérer cet insecte comme constituant
un genre distinct. En tout cas, il faudrait toujours établir pour lui
une section particulière dans le genre Plochionus.
P. piceus. Chaudoir.
Long. 7 1/2 mill. Coloré comme le Ploch. timidus, auquel il res-
semble à la première vue, il en diffère par la tête plus forte, un peu plus
large, nullement rétrécie derrière les yeux, ni impressionnée en tra-
vers sur le vertex, avec le front couvert de rides longitudinales irré-
gulières qui s’arrondissent en fer à cheval sur le devant, sans
impression sur le milieu, ni lignes élevées près du bord interne des .
yeux qui sont plus gros et plus saillants. Corselet plus large que la
tête avec les yeux, près de deux fois plus large que long, très-trans-
versal, un peu plus étroit vers la base qu'au milieu, mais beaucoup
plus rétréci vers son extrémité antérieurement que vers la base, le
bord antérieur, qui n’est point échancré, n’est guères plus large que
le col; les angles antérieurs sont très-arrondis ainsi que le milieu
des côtés, les angles postérieurs presque droits, mais leur sommet
est un peu arrondi, la base est coupée presque carrément, cependant
elle est un peu bisinuée et ses côtés sont très-légèrement obliques ;
le dessus est- assez fortement et irrégulièrement ridé ; l'impression
transversale antérieure et les fossettes latérales de la base sont plus
marquées, le rebord latéral est moins dilaté en arrière. Ælytres
comme dans le fimidus, un peu plus larges, striées de même, inter-
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XV. 22
174 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
=
valles légèrement relevés vers le milieu, avec des rangées de fort
petits points vers les côtés, les points du troisième et de la rangée
submarginale plus gros.
Je ne possède que la femelle de cet insecte, ce qui fait que Je ne
sais si le dernier article des palpes labiaux est plus sécuriforme dans
le mâle, ni comment sont dilatés les tarses antérieurs dans le même
sexe. L’individu que je possède a été trouvé par Squires dans la pro-
vince des Mines.
AMELUS. Chaudoir.
Palpi labiales apice subcompresso-ovato, oblique truncato.
Antennæ dimidio corporis breviores, articulis externis basalibus
paulo latiores, breviter ovatis.
Tarsi anteriores quatuor crassiusculi, articulis cordatis, quarto
latiusculo, apice profunde arcuatim emarginato, haud bilobo ;
postici graciles, subconici, articulo quarto vix emarginato ; antici
tantum articulis tribus subtus medio biseriatim lamellato-
papillosis.
Catera ut in Plochioms.
Ce genre, établi sur la Coptodera nigripennis Gory, ressemble un
peu par sa forme au Menidius timidus, mais il est plus raccourci, le
corselet est plus étroit et les élytres sont plus courtes, plus arron-
dies. |
A. nigripennis. Coptodera nigripennis Gory. Ann. de la Soc. ent.
de France, 1833, p. 195. — Dejean. Catal. 3° éd., p. 12.
Long. 5 1/2 mill. Entièrement d'un testacé rougeâtre, à l’excep-
tion des élytres qui sont d’un brun peu foncé avec le rebord latéral
ferrugineux. Tête un peu plus longue que large, nullement rétrécie
derrière les yeux, qui sont gros, mais peu proéminents, presque libres
postérieurement; le dessus lisse, peu convexe, avec deux sillons
entre les antennes. Corselet un peu plus large que la tête avec les
yeux, bien moins long que large, coupé carrément devant, avec les
angles nullement avancés et très-arrondis, un peu élargi dans sa
partie antérieure, très-peu rétréci en arrière, avec la base un peu
plus large que l'extrémité, légèrement arrondie en arc de cercle;
côtés un peu arrondis, légèrement sinués en arrière et formant avec
la base un angle droit, dont le sommet n’est point arrondi ; le dessus
presque lisse, un peu convexe sur le disque qui est coupé par une
ligne médiane presque entière et assez imprimée, les côtés un peu
aplanis et assez relevés, ceux du dessus de la base assez creux près
des angles postérieurs. Zlytres plus de deux fois plus larges que le
corselet, à peine d’un cinquième plus longues que larges, un peu
rétrécies vers la bese, assez arrondies sur les côtés, largement
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 175
échancrées à la base, avec les épaules carrées, maïs largement
arrondies, tronquées assez carrément à l’extrémité, qui n’est point
échancrée et dont l’angle externe est obtus et arrondi; le dessus
peu convexe, surtout postérieurement, avec des stries finement poin-
tillées, des intervalles peu convexes, surtout postérieurement, fine-
ment chagrinés ; le septième est un peu plus relevé vers la base, il y
a deux points sur le troisième et une rangée de gros points ocellés
sur toute la longueur et la largeur du neuvième, le rebord latéral se
dilate un peu vers le milieu. Tout le dessous est lisse; l’anus du mâle
a deux points de chaque côté, celui de la femelle, trois.
Il habite Cayenne ; j'en possède quatre individus des deux sexes.
METALLICA. Chaudoir.
Plochionus. Dejean.
Liqula cum paraglossis ut in Plochionis.
Palpi glabri, excepto articulo apicali labialium pilosulo; omnium
ultimo subovato-cylindrico, obtuso, tenui (minime securiformi)
Antennæ breves, articulis 4-11 quam in Plochionis ingenuis paulo
angustiores.
Labrum antice leviter emarginatum.
Mandibulæ quam in Plochionis latiores, extus valde rotundatæ, sub-
fornicatæ, summo apice hamato, acuto.
Mentum sinu recte truncato, quadrato, lobis anterius parum angus-
tatis, apice obtuse rotundatis, epilobis apice obtusis, lobum paulu-
lum superantibus.
Tarsi parum elongati, crassiusculi, supra non compressi, glabri ;
articulis primo longiore excepto, breviter trigonis autsubcordatis ;
quarto bilobo, lobis modice longis ; antici articulis tribus in mare
dilatatis, subtus biseriatim lamellato-papillosis, omnibus dense
ciliatis, tertio quartoque spongiosis.
Unguiculi quam in Plochiono longius pectinati.
Habitus fere Plochioni crassiusculi, thorax lateribus magis rotunda-
tus, elytra metallica, interstitio tertio 4-punctato.
La forme du dernier article des palpes labiaux, les larges mandi-
bules un peu voûtées, le menton sans dent et dont les lobes sont un
peu en rectangle avec les angles antérieurs arrondis, me semblent
des motifs plus que suffisants pour former sur ces insectes un genre
distinct, d'autant plus que les élytres sont métalliques dans les trois
espèces que je connais, coloration étrangère aux Plochionus.
M. æneipennis. Plochionus æneipennis. Dejean. Spec. gén. des
Col. V. p. 362. — Castelnau. Hist. nat. des Col., I, p. 5, fig. 5.
Long. 9 1/5 mill. Entièrement d’un rouge-ferrugineux, un peu plus
176 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
obscur sur la tête et le corselet, avec les élytres d’un vert-cuivreux
obscur et les épipleures brunes. Téfe grosse, nullement rétrécie
derrière les yeux, qui sont assez gros et assez proéminents, sans
cependant être hémisphériques ; partie postérieure du front un peu
convexe à la hauteur du bord postérieur des yeux, de sorte que l’on
y aperçoit une légère dépression transversale limitant le cou, qui
n’est pas plus étroit que le front ; celui-ci assez ponctué en arrière
et vers les côtés, qui offrent de plus de légères rides longitudinales
sinuées, les impressions antérieures également ridées, le milieu et
l’épistome lisses, col légèrement rugueux. Corselet un peu plus large
que la tête avec les yeux. de moitié plus large que long, le bord
antérieur droit, nullement échancré ; les angles antérieurs nullement
avancés, tout à fait arrondis, les côtés très-arrondis, surtout un
peu avant le milieu, où la largeur du corselet est la plus grande,
tombant assez obliquement sur la base, les angles postérieurs obtus,
très-arrondis, la base largement coupée carrément, avec les côtés
remontant un peu obliquement vers les angles, aussi large que l’ex-
trémité; le dessus assez convexe, surtout antérieurement, ponctué
vers la base et l'extrémité, un peu ridé sur les côtés du disque, plus
lisse vers le milieu, la ligne médiane assez marquée, mais s’effaçant
vers le bord antérieur, les deux dépressions transversales plutôt
indiquées qu'imprimées, les fossettes latérales de la base, arrondies
et assez enfoncées, le bord latéral assez largement aplani, un peu
rugueux, le bourrelet latéral très-fin. É7yéres d’un tiers plus larges
que le corselet, environ d’un tiers plus longues que larges, en rec-
tangle légèrement rétréci vers la base, où il est légèrement bisinué
et obtusément arrondi à l’extrémité, fort peu arrondi sur le milieu des
côtés ; épaules carrées, assez arrondies au sommet, angle postérieur ex-
terne très-arrondi; le dessus assez convexe, s’abaissant en pente
plus rapide vers les côtés que vers la base et l’extrémité, assez for-
tement strié, les stries légèrement ponctuées, les intervalles assez
convexes, très-finement chagrinés dans la femelle, plus lisses dans
le mâle, parsemés de petits points à peine visibles à la loupe ; avec
quatre points pilifères sur le bord externe du troisième, deux ou trois
sur Celui du cinquième, une rangée plus nombreuse sur celui du sep-
tième et une rangée submarginale. Le dessous du corps lisse, sauf
quelques petits points pilifères épars sur l'abdomen et quelques poils
raides à l'extrémité postérieure du prosternum entre les hanches
antérieures.
Le type décrit par Dejean avait été pris par Dumoulin au Sénégal ;
M. Boccandé a retrouvé cette espèce dans la Sénégambie portugaise.
M. purpuripennis. Chaudoir.
Long. 91/2-10 mill. Elle ressemble beaucoup à la précédente,
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 177
mais la tête, le corselet, le dessous du corps et les pattes sont bruns,
et les élytres d’un pourpre-métallique, avec le rebord vert; les ar-
tennes, les pattes, le labre, les mandibules, les attaches des cuisses
et les appendices des trochanters postérieurs rougeâtres. T'éte beau-
coup plus fortement ridée longitudinalement sur toute la largeur du
front, qui n’est lisse que près de l’épistome, le fond des rides est
ponctué, mais le vertex ne l’est pas. Corselet plus large, plus trans-
versal, un peu moins convexe, moins ponctué et un peu plus lisse.
Élytres plus allongées, striées et ponctuées de même; la rangée de
points du cinquième intervalle quelquefois effacée.
J’en possède deux individus trouvés près du Port-Natal par le
pasteur Guieinzius.
M. viridipennis. Chaudoir.
Long. 11 mill. Elle estplus grande et pius allongée que l’œneipen-
nis. La tête et le corselet sont bien plus larges, mais la sculpture du
dessus dela tête est comme dans cette espèce, les proportions du
corselet sont comme chez la purpuripennis, et le dessus n’est pas plus
convexe, n1 moins lisse. Les é7ytres sont bien plus parallèles et plus
allongées, d’ailleurs striées et ponctuées de même, avec les points
du cinquième intervalle plus marqués.
L'un des deux individus que je possède, peut-être récemment
transformé, est d’un jaune testacé avec les élytres d’un beau vert
assez clair, légèrement cuivreux ; l’autre à séjourné longtemps dans
de l’alcool avec une masse de gros insectes à moitié décomposés, ce
qui aaltéré les couleurs, le vert des élytres est plus foncé, les parties
testacées sont toutes devenues plus obscures, mais je présume que
leur coloration normale est comme dans l’œneipennis.
M. $. Stevens l’avait reçue d’un chasseur d'ivoire qui l’avait trou-
vée sur les bords du Bahr-el-Abiad (Nil blanc).
DIVISIO 3. —LIGULA APICE PLURISETOSA.
\
CROSSOGLOSSA. Chaudoir.
(xp0000, frange, yAoscx, langue.)
Plochionus. Dejean. Chaudoir.
Ligula cornea, lata, truncata ; paraglossis ad latera anguste, antice
Jatius obducta, margine toto antico pilis longiusculis obsito, in-
termediis longioribus validioribusque ; paraglossæ antice glabræ,
ad latera pilosulæ, membranaceæ.
Palpi glabri, mediocres, articulo ultimo compresso-cylindrico, apice
subtruncato (minime securiformi, nec dilatato).
Antennæ, labrum mandibulæque fere ut in Metallica.
Mentum sinu quadrato, profundo, recte truncato, dente nullo ; lobis
178 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
trigouis, antice plus minusve late rotundatis, epilobis medio latis,
trigonis, haud acuminatis.
Tarsi supra glabri, subtus densissime ciliati, fere spongiosi, articu-
lis plus minusve late trigonis, quarto profunde bilobo, lobis sat
elongatis ; anteriores quatuor maris subdilatatis, subtus medio
biseriatim lamellato-papillosis.
Unguiculi valde pectinati, dentibus numerosis, longis, æqualibus,
extremis medios æquantibus.
Caput mediocre, collo crasso, oculis hemisphæricis; {horax plus
minusve transversus, lateribus- reflexis; elytra quadrata, plus
minusve ampla, basin versus angustata,.
La languette large, et dont tout le bord antérieur et les côtés sont
garnis de longs poils, les palpes nullement sécuriformes, le menton
coupé carrément au fond de son échancrure et sans dent, les tarses
dilatés dans les mâles aux quatre pattes antérieures, et la longueur
des nombreuses dents du peigne des crochets, qui sont toutes cou-
pées à égale hauteur, distinguent suffisamment ce genre de tous ses
voisins.
C. testacea. Chaudoir.
Long. 10 1/2 mil]. Entièrement d’un jaune assez testacé, plus clair
sur les bords du corselet et les élytres. Il n’y a que les derniers
articles des palpes, les 10 articles extérieurs des antennes, le bout
des mandibules et les tarses qui soient presque noirs. Téte un peu
plus longue que large, avec des yeux gros, très-saillants, hémisphé-
riques ; col presque aussi large que le front, un peu allongé, cylin-
drique, lisse, vertex nullement relevé devant le col, front assez plan,
couvert de très-petits points peu serrés, avec une impression en fer à
cheval sur le milieu, une petite ligne élevée, arquée, très-obtuse, de
chaque côté et deux petites impressions entre les antennes, épistome
lisse. Corselet bien plus large que la tête avec les yeux, de près de
moitié moins long que large, très-transversal, le bord antérieur à
peine échancré, pas plus large que le col ; angles antérieurs compléte-
ment arrondis et ne formant qu’une courbe régulière avec les côtés,
qui vont en s’élargissant fortement jusque vers le milieu, puis se
rapprochent un peu en arrière et tombent un peu obliquement sur la
base, qui est sensiblement plus large que l'extrémité antérieure et
qui est un peu arrondie en arc de cercle, aplati sur le milieu ; avant
les angles postérieurs qui sont obtus et un peu arrondis au sommet,
on remarque sur le côté une très-légère sinuosité, la partie anté-
rieure des côtés est fortement arrondie, mais nullement anguleuse ;
le disque est un peu convexe, lisse, coupé en deux par la ligne mé-
diane, qui est fine et assez marquée, mais qui ne dépasse pas les
deux impressions transversales, toutes deux bien distinctes, assez
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 179
éloignées des bords et dont l’antérieure est en arc de cercie; les fos-
settes latérales de la base assez profondes, les bords latéraux large-
ment déprimés, aplatis, mais peu relevés. XZytres un peu moins de
deux fois plus larges que le corselet après leur milieu, d’un tiers
plus longues que larges, assez sensiblement rétrécies vers la base,
qui est tronuquée carrément, un peu échancrée, avec les épaules car-
æées, arrondies au sommet ; les côtés divergents en arrière, arrondis
près des épaules et après le milieu, mais presque droits antérieure-
ment, l'extrémité tronquée un peu obliquement en ligne droite, avec
l’angle sutural prolongé en une petite pointe aiguë fort courte, et
l'angle externe obtus, mais nullement arrondi au sommet, le dessus
assez convexe, surtout en travers, offrant sur le milieu de chacune
une dépression large, mais assez faible, avec des stries indiquées par
des lignes de points imprimés assez visibles ; la première seulement
bien marquée dans sa moitié postérieure, les intervalles tout à fait
plans, couverts de points pareils à ceux des stries, peu serrés ; sur
le troisième deux points pilifères un peu plus gros, le premier pres-
que vers le milieu, le second à quelque distance de l'extrémité, la
rangée submarginale peu distincte et interrompue vers le milieu, le
rebord latéral étroit, un tant soit peu plus large vers le milieu ;
comme les élytres sont minces, les points de la surface leur donnent
un aspect alvéolé. Le dessous du corps est très lisse, sauf quelques
points épars sur l’abdomen, portant d'assez longs poils raides.
Les deux individus, dont un mâle et une femelle, que je possède,
m'ont été cédés par M.S. Stevens ; je crois qu'ils viennent du Deccan.
C. mellea. Chaudoir.
Long. 11 mill. Colorée à peu près comme la précédente, les élytres
un peu plus orangées ; les trois premiers articles des antennes et la
moitié du quatrième testacés. 7'éfe comme dans la festacea ; corselet
à peine plus large que la tête, par conséquent plus étroit que dans
cette espèce, avec la convexité du disque plus étendue, les bords la-
téraux moins largement déprimés, et le milieu des côtés moins ar-
rondi. Ÿlytres sensiblement plus larges et à peine d’un quart plus
longues que larges, rétrécies de même vers la base, un peu plus
arrondies sur les côtés, l’angle postérieur externe bien arrondi, la
pointe de l’extrémité de la suture plus petite; le dessus plus lisse et
plus luisant, les points des stries et des intervalles beaucoup plus
petits, ceux-ci moins nombreux.
L’individu femelle que je possède, a été pris aux îles Moluques
par M. Lorquin.
C. fasciata. Chaudoir.
Long. 8 1/2 mill. Plus petite, surtout plus étroite ct plus allongée
180 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
que les deux précédentes, d’un testacé rougeâtre, surtout sur la tête
et le corselet, avec une très-large bande (fascia) noire commune,
s'étendant jusqu'à la neuvièmestrie, s’arrondissant extérieurement et
avançant un peu en angle très-obtus sur la suture tant vers la base
que vers l’extrémité; la bande testacée de la base, rétrécie sur la
suture, est plus large que la bordure postérieure, et toutes deux réu-
nies égalent à peine la largeur de la bande noire ; les sept articles
extérieurs des antennes sont plus bruns que la base. La tféte est un
peu plus courte, les yeux moins saillants, le front lisse, l'impression
du milieu plus petite en forme de V étroit; le corselet, qui n’est pas
plus large que la tête, est bien moins transversal, il est à peine d’un
üers plus large que long ; les angles antérieurs sont plus marqués,
les côtés bien moins dilatés et moins arrondis, la partie des côtés
de la base qui remonte obliquement vers les angles est plus courte,
les impressions transversales du dessus sont moins marquées, la
ligne médiane les traverse et atteint presque les deux extrémités, les
bords latéraux sont déprimés et aplanis à peu près comme dans la
mellea ; les élytres sontsensiblement plus étroites que dans la testacea,
également rétrécies vers la base, pas plus arrondies sur les côtés,
mais l'extrémité est plutôt obtusément arrondie que tronquée,
l'angle externe se perd tout à fait dans la rondeur, l’angle sutural
est simplement droit, sans pointe saillante ; les stries sont extrème-
ment fines, mais plus marquées que dans les deux espèces précé-
dentes, très-finement mais distinctement ponctuées, les intervalles
sont un peu moins plans, mais parfaitement lisses ; les deux points
du troisième sont placés de même, mais plus gros.
Dans cette espèce, dont je ne possède également qu'une femelle,
trouvée aux îles Moluques par M. Lorquin, les lobes du menton ont
une forme plus triangulaire que dans les autres espèces, et leur ex-
trémité n’est pas aussi large, ni aussi largement arrondie.
C. nigrolineata. Plochionus nigrolineatus. Chaudoir. Pull. des
Natur. de Mosc. 1852, I, p. 44. — P. lateralis Dejean. Catal., 3°éd.,
DATES Co
Long. 8 1/2 mill. De la taille de la précédente, mais encore moins
large; le corselel est légèrement anguleux vers le milieu des côtés qui
sont un peu plus sinués en arrière, il est un peu plus rétréci vers la
base ; le rebord latéral est plus étroit; les é/ytres sont plus étroites
et plus allongées, leur forme est d’ailleurs la même, les stries sontun
peu plus marquées, etles intervalles plus relevés, surtout dans la dé-
pression du milieu de chacune, et lisses comme dans la fasciata. La
coloration est d’un ferrugineux plus foncé que dans celle-ci; les
élytres sont de la même couleur,avec une bande (vitta) noire, qui suit
tout le huitième intervalle depuis l'épaule jusqu'à l'extrémité du
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 481
deuxième intervalle, et antérieurement s'étend sur une partie du
neuvième. Pour plus de détails, je renvoie à ma première descrip-
tion de cet insecte, qui habite la présidence du Bengale, et dont je
possède trois individus des deux sexes, y compris l'individu de la
collection Dejean, qu'il avait nommé /ateralis, et qu'il avait reçu de
M. Reiche.
SECTIO IT. — TARSI SUPRA PILOSULL.
DIVISIO 1%. — LIGULA APICE PLURISETOSA.
BOTHYNOPTERA.
Schaum. Journal of Entom. IT. 1863, p. 75.
Ligula fere ut in Crossoglossa, ut in ea antice pilis numerosis lon-
giusculis obsita. |
Palpi, antennæ, labrum et mandibulæ fere ut in Crossoglossa.
Mentum sinu recte truncato, lato, minime dentato, lobis latis, trigo-
nis, valde divergentibus, extus rotundatis, epilobis 1obos vix supe-
rantibus, haud acuminatis, latiusculis, medio dilatatis.
Tarsi supra pilosuli, et unguiculi fere ut in Crossoglossa, paulo graci-
liores.
Caput collo angustiore cylindrico, oculis valde extautibus; thorax
planiusculus, capite cum oculis paulo angustior, fere quadratus,
lateribus et margine basali late reflexis ; e/ytra magna, subelon-
gata, anterius angustiora, lævia, vix striata, subinæqualia, inter-
stitio tertio grosse quadrifoveolato.
Quoique assez différent par le facies, ce joli insecte se rapproche
beaucoup des Crossoglossa par ses caractères génériques; c’est au
point qu'il ne s’en éloigne à vrai dire que par le dessus des tarses
revêtu de poils, et parce que ceux-ci sont un peu plus grêles. La seule
espèce connue est la
B. dorsigera. Schaum. 1. c., p. 76, pl. IV, fig. 3.
Long. fere 9 mill. L’individu décrit par Schaum est probablement
un peu plus grand (5!) que le mien, mais il ne saurait y avoir de
doute sur leur identité. La description et surtout la figure citées sont
parfaitement suffisantes pour faire reconnaitre l’insecte, qui a été
trouvé par le Capitaine Boys et le Docteur Bacon dans le nord de
l’Hindoustan.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV, 23
182 | MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
DIVISIO 2%. — LIGULA APICE QUADRISETOSA.
STIRPS 4a ° = MENTUM HAUD DENTATUM.
EUPROCTUS.
Solier. Hist. fis. e polit. de Chil. IV, p. 131.
Dromius. Reiche.
Ligula cornea, latior, undique paraglossis obducta, apice truncata,
quadrisetosa; paraglossæ membranaceæ, antice pilosulæ, Higulam
parum superantes, margine antico angusto.
Palpi fere ut in Hyboptera, labiales articulo ultimo minus late secu-
riformi.
Antennæ ut in Onota, interdum crassiores.
Labrum transverse quadratum, planissimum, haud emarginatum,
angulis rectis.
Mentum sinu lato recte truncato, haud dentato, lobis latis, extus
valde rotundatis, epilobis haud acuminatis, angustis.
Pedes, tarsi et unguiculi ut in Hyboptera, tarsi supra pilosuli.
Caput pone oculos subextantes sensim attenuatum, haud constric-
tum ; thorax cordatus, basi angustatus, angulis extus reflexis ;
elytra apicem versus dilatata.
E. fasciatus, Solier. 1. c., p. 132, pl. 1, fig. 6.
Long. 4 9/53-6 mill. D'un testacé rougeâtre, avec une grande tache
humérale arrondie en dedans et qui touche à la base et longe le bord
latéral, et une assez large bande transversale (fascia) allant d’un
bord à l’autre, formant une saillie carrée en avant sur la suture, et
un peu ondulée à son bord postérieur ; la bande et la tache sont
noires, la bordure apicale testacée n’est pas large, le labre et les
organes buccaux sont plus pâles que la tête. 7'éfe assez grande, un
peu hexagonale, un peu rétrécie, mais nullement étranglée derrière
les yeux, col assez large, vertex et front assez plans et très-lisses,
avec une impression un peu rugueuse de chaque côté entre la base
des antennes, et un point ovale près du bord interne des yeux, ceux-
ei assez gros, modérément saillants. Corselet juste de la largeur de
la tête avec les yeux, moins long que large, mais peu transversal, un
peu rétréei en arrière, un peu cordiforme, peu rétréci vers les angles
antérieurs qui sont un peu éloignés des côtés du col, modérément
arrondi sur la partie antérieure des côtés, un peu sinué avant les
angles postérieurs qui sont légèrement saillants, un peu aigus, la
base coupée carrément au milieu et un peu obliquement sur les côtés ;
le dessus lisse, modérément convexe, ligne médiane assez marquée
entre les deux impressions transversales qui sont distinctes, mais
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 183
peu profondes, le rebord latéral, fin et étroit, se dilate très légère-
ment aux angles postérieurs, qui sont un peu relevés. Élytres du
double plus larges que le corselet dans leur partie postérieure, mais
un peu rétrécies en avant, nullement échancrées à la base, avec les
épaules carrées, quoique très-arrondies, les côtés peu arrondis et
légèrement sinués avant le-milieu, l'extrémité très-obtusément ar-
rondie, le dessus très-lisse, peu convexe, avec une petite dépression
au premier tiers de chaque côté près de la suture; les stries ne sont
indiquées que par des rangées de points presque imperceptibles, les
intervalles sont parfaitement plans, et, sur le troisième, on aperçoit
deux points, dont l’un au fond de la dépression antérieure, l’autre
tout près du bord postérieur, les points de la rangée submarginale
assez petits et peu distincts, le rebord latéral fin et légèrement dilaté
en dedans avant le milieu.
Commun au Chili, d’où il a été rapporté par MM. Gay et Germain.
E. quadriplagiatus. Dromius quadriplagiatus. Reiche. Rev.
Zoo]. Soc. Cuv. 1842, p. 309.
Long. 5 mill. Il diffère beaucoup du fasciatus par sa coloration et
par la forme de son corselet. Téfe un peu plus étroite, plus rétrécie
à sa base, col plus distinct, ligne élevée le long du bord interne des
yeux plus longue et plus saillante. Corselet plus étroit, plus allongé,
plus arrondi sur les côtés, et bien plus sinué postérieurement, où il
est bien plus rétréci, ce qui le fait paraître bien plus cordiforme, les
angles postérieurs bien plus saillants, le dessus plus convexe, la
ligne médiane entière, bien marquée, les impressions transversales
presque nulles, les fossettes latérales de la base plus profondes, le
rebord latéral relevé de même. ÆVytres un peu plus rétrécies anté-
rieurement, un peu plus arrondies sur les côtés avec les stries un
peu plus marquées, les intervalles tout aussi plans, le premier des
deux points du troisième plus rapproché de la base, le second un peu
plus éloigné de l'extrémité, la dépression antérieure du disque
manque tout à fait, le rebord latéral est plus large, surtout vers le
milieu ; le dessus moins luisant; les articles des tarses en triangles
un peu moins larges. Tête et corselet d’un jaune-brunâtre, les côtés
de ce dernier bordés de brun, à l'exception des angles postérieurs
que la bordure n’atteint pas; élytres brunes, avec une petite tache
triangulaire autour de l’écusson, une bordure latérale qui se dilate
légèrement vers le milieu, conformément à l’élargissement du rebord
latéral, mais qui devient très-étroite le long de la base et du bord
postérieur, et sur chacune deux grandes taches un peu obliques,
placées l’une sur la partie antérieure du disque, l’autre sur sa partie
postérieure; ces taches, qui occupent une grande partie de l’élytre,
ne sont séparées l’une de l’autre, de la tache seutellaire et de la bor-
184 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
dure que par des lignes brunes assez étroites ; la suture brune se
dilate vers le milieu, et se joint à travers l’élytre avec la ligne intra-
marginale par une bande oblique qui remonte vers le côté; taches
et bordure d’un jaune-clair sale, dessous du corps, pattes et organes
buccaux de la couleur des taches, antennes un peu plus rougeîtres.
Je ne possède que l'individu décrit par M. Reiche comme venant de
la Nouvelle-Grenade.
E. xanthophæus. Chaudoir.
Long. vix ultra. 4 mill. Il ressemble beaucoup au précédent, et
ne diffère presque point par sa coloration, mais il est bien plus petit
et proportionnellement moins allongé. Z'éte plus large, impressions
entre la base des antennes mieux marquées, col plus gros. Corselel
plus court, presque aussi sinué, mais moins rétréci avant les angles
postérieurs, qui sont tout aussi saillants, de sorte que la base est
plus large, 1l y a une très-légère angulation pilifère un peu avant le
milieu des côtés; les angles de la base sont plus relevés, le dessus
n’est pas plus convexe que dans le fasciatus. Élytres un peu plus
courtes que dans le guadriplagiatus, un peu moins arrondies sur les
côtés, striées de même; le rebord latéral à une largeur qui tient le
milieu entre ces deux espèces. Les articles des antennes sont plus
gros, plus courts et plus lenticulaires. La bordure brune des côtés
du corselet est moins visible, le dessin des élytres est le même, mais
les lignes brunes qui séparent les taches sont plus étroites, et en cer-
tains endroits presque effacées. |
M. Tarnier m'en a envoyé deux individus comme venant de
Cayenne.
E. quadrivittis. Chaudoir.
Long. circa 4 mill. De la taille du précédent, mais plus étroit.
Tête moins large, marquée d’un sillon longitudinal sinué, assez fort,
de chaque côté du front jusqu’à l’épistome. Corselet un peu plus
étroit que la tête avec les yeux, aussi long que large, bien moins
arrondi sur les côtés, de sorte que, quoique presque aussi sinué en
arrière, il semble bien moins rétréci avant sa base, les angles de
celle-ci un peu moins saillants, légèrement arrondis au sommet,
avec les côtés de la base coupés plus obliquement, le dessus assez
distinctement ridé, plutôt transversalement, la ligne médiane entière
et assez marquée, un point imprimé sur le disque de chaque côté de
la ligne médiane, le rebord latéral comme dans le quadriplagiatus.
Élytres assez semblables par la forme à celles du fasciatus, un peu
moins rétrécies vers la base; les stries, plus marquées, distincte-
ment ponctuées ; les deux points du troisième intervalle placés comme
dans le fascialus, et point de dépression sur le devant du disque,
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 185
le rebord latéral comme dans le xanthophœus ; les antennes confor-
mées comme dans les fasciatus et quadriplagiatus.
Tête, corselet et dessous du corps colorés comme dans ce dernier,
bordure brune du corselet plus large, de sorte qu'il est plutôt brun
avec le rebord latéral et une large bande (vitta) sur le milieu, d’un
jaune-testacé; élytres brunes bordées de jaune, tache scutellaire se
prolongeant sur le premier intervalle jusqu’à l'extrémité ; au lieu des
deux taches, on voit sur chaque élytre deux bandes longitudinales
{vittæ) assez étroites, la première commençant non loin de la base
sur le troisième intervalle, entamant un peu les deux voisins et finis-
sant vers le milieu, la seconde sur la partie postérieure du disque,
plus mince, un peu arquée, avec la convexité tournée vers la suture,
un peu oblique, partant d’après le milieu du sixième intervalle
et finissant à l'extrémité du quatrième; ces deux bandes d’un
jaune plus pâle que la suture et la bordure; antennes brunes, avec
les trois premiers articles d’un jaune-testacé, palpes légèrement rem-
brunis vers le milieu, ainsi que les jambes sur le côté extérieur.
Un seul individu trouvé par Squires dans la province de Rio-
Janeiro.
E. Putzeysi. Chavdoir.
Long. 5 3/4 mill. Ce charmant petit insecte est de la longueur des
individus moyens du fasciatus, maïs il est bien plus étroit et plus
allongé. Tête comme dans le quadriplagiatus. Corselet offrant la même
forme et les mêmes proportions que dans le quadrivittis, seulement
un peu plus large à son extrémité antérieure, avec le rebord latéral
un peu plus large, le dessus un peu plus plan, plus lisse, et n’offrant
pas de point imprimé sur le disque. X7ytres sensiblement plus al-
longées que dans les espèces précédentes, de plus de moitié plus
longues que larges, presque parallèles, très-faiblement rétrécies
vers la base; le dessus déprimé sur le devant du disque, avec le pre-
mier point du troisième intervalle placé dans la dépression comme
dans le fasciatus ; les stries comme dans le xanthophœus, avec les
points moins rapprochés, mais un peu plus marqués ; le rebord laté-
ral pas plus large que dans le fasciatus. Antennes et pattes plus fortes
et plus longues que dans les autres espèces.
Tout le corps, à l'exception des élytres, coloré comme dans le qua-
driplagiatus; tête et corselet un peu plus rougeâtres, ce dernier sans
bordure brune; élytres brunes avec une suture et une bordure d’un
jaune testacé très-étroites, une tache scutellaire de même couleur
plus grande, et sur chaque élytre cinq taches d’un jaune clair, plus
ou moins ovalaires, assez grandes, séparées les unes des autres par
un réseau brun assez étroit, la première assez allongée derrière
l'épaule, la seconde, juste sur le milieu entre la première et la
186 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
cinquième stries, la troisième assez arrondie, près de l'extrémité et
del’angle sutural, les deux autres le long du bord externe sur la partie
postérieure, l’une ovale, plus grande, la seconde étroite et allongée.
M. Putzeys m'a cédé l'individu unique qu'il possédait et qui vient
de S® Fé de Bogota dans la Nouvelle-Grenade.
STIRPS 2a, — MENTUM DENTATUM.
ENDYNOMENA. Chaudoir.
(éd, revêtir.)
Lebia Fairmaire.
Ligula Callidæ, apice quadrisetosa, ut in Xanthophæis
Palpi tenues, fere glabri, maæillarium articulo ultimo elongato,
cylindrico, apice subtruncato; fabialium ultimo apicem versus
sensim subdilatato, recte truncato,elongato-trigono, non vero se-
curiformi.
Mandibulæ basi latissimæ, breves, extus valde rotundatæ.
Labrum transversum, anterius valde dilatatum, margine antico
subemarginato, angulis valde rotundatis.
Antennæ tenues, sat breves, cæterum ut in Callidis.
Mentum ut in Callidis.
Pedes ut in his; tibiæ setulosæ, crassiusculæ, pluricarinatæ, an-
ticæ extus subrotundatæ, apice oblique truncatæ ; tarsi fere ut
in Xanthophæa, supra pilosi, subtus dense setulosi, quarto arti-
eulo valde bilobo, lobis late ovatis, subtus subspongiosis ; antici ma-
ris articulis tribus primis biseriatim lamellato-papillosis , inter-
medii duobus tantum primis lamellatis; unguiculi utin Callidis
pectinati.
Caput subrotundatum, mediocre, oculis modice prominulis; tho-
raz subtransversus, cordatus, ad latera pluriciliatus ; elytra sub-
elongato-quadrata, dense punctulata, pubescentia. Corpus subtus
punctulatum, pilosulum ; anus maris postice utrinquebipunctatus,
medio leviter incisus.
E. Pradieri. Lebia Pradieri? Fairmaire. Rev. et Mag. de Zool.
1849, p. 34.
Long. 7 1/2-8 1/4 mill. D'un brun plus ou moins clair, plus ou
moins rougeâtre; tête et corselet un peu plus foncés que le reste du
corps. Z'éte un peu arrondie, assez grosse, assez brusquement rétrécie
derrière les joues en col assez gros; celles-ci assez renflées; yeux
grands, mais modérément saillants, col lisse, vertex, côtés et devant
du front, ainsi que l’épistome, parsemés de quelques points pilifères,
côtés légèrement ridés, une impression en forme de V peu distincte
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 187
sur le milieu. Corselet un peu plus large que la tête, bien moins long
que large, subtransversal, très-arrondi sur les côtés, bien rétréci et
assez sinué vers la base qui n’est point prolongée au milieu, mais
qui est également, mais très-légèrement, arrondie, le bord antérieur
est très-légèrement échancré, les angles antérieurs sont tout à fait
arrondis, les postérieurs sont légèrement obtus et quelque peu
arrondis au sommet; le dessus est peu convexe, parsemé de petits
points pilifères peu serrés, mais plus gros vers le bord antérieur et
vers la base, ainsi que le long des côtés, qui sont largement aplatis,
avec un rebord latéral très-fin et très-étroit, sur la moitié antérieure
duquel on voit unerangée de cils assez longs ;il y en a aussi quelques-
uns à l’angle postérieur, la ligne médiane est entière, assez profonde
sur le disque, mais s’affaiblissant aux deux extrémités, les excava-
tions basales modérément profondes, plus ou moins arrondies, les
impressions transversales à peine marquées. Z/ytres plus larges
d’un tiers que le corselet, et d’un tiers plus longues que larges, très-
légèrement rétrécies vers la base qui est largement et peu profondé-
ment échancrée, les épaules et l’angle postérieur externe très-arron-
dis, le milieu des côtés presque droit, l'extrémité tronquée carrément
et assez large, nuilement échancrée, le dessus assez plan, couvert
de petits points assez distincts et assez serrés, et d’une pubescence
courte et assez distincte, d’un gris-jaunâtre ; les stries ne sont point
marquées, et ne sont indiquées que par la légère convexité des inter-
valles ; il y a deux points imprimés, mais assez petits, sur le troi-
sième, le premier vers le milieu, le second près de l’extrémité, une
rangée de quatre points plus visibles sur la sixième strie, et des
points ocellés, plus espacés vers le milieu sur le neuvième inter-
valle qui est assez étroit, le rebord latéral n’est pas très-étroit. Le
dessous du corps n'est pas tout à fait lisse, il est un peu pubescent,
mais moins que le dessus; les poils sur l’abdomen sont plus nom-
breux que sur le sternum.
Mes deux individus m'ont été cédés par M. Guérin-Méneville ;
mais l’un est indiqué comme venant de Noukahiva (Iles Marquises),
l’autre comme pris par Perrotet à Pondichéry. M. Fairmaire dit
qu'elle vient de Taïti; mais son individu est de plus grande taille
que les miens (9 mill.), ce qui me laisse puce doutes sur leur
identité.
XANTHOPHÆA.
Chaudoir. Bull. de la Soc. Imp. des Natur. de Moscou. 1848, I,
p. 73. — Calleida. Dejean. Species des Coléopt.
Ligula obtuse rotundata, lata, et apicem versus sensim latior,
188 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
quadrisetosa; paraglossæ angustæ, glabræ, ligulæ margini antico
obductæ.
Palpi pilosuli, fortiores, articulo ultimo subinflato-compresso-ovato,
labialium paulo crassiore, oblique subtruncato.
Pedes, tarsi fortiores, supra pilosi, articulis intermediis, longitudine
plus minusve latioribus, quarto valde bilobato, lobis ovatis, la-
tiusculis, subtus spongiosis ; antici tantum maris articulis tribus
subdilatatis, medio anguste biseriatim lamellato-papillosis.
Antennæ articulo tertio cum sequentibus pilosulo.
Habitus depressus, elongatus, parallelus, thorace plerumque cor-
dato, rarius subelongato-quadrato, abdomen subpilosum.
Cutera fere ut in Callidis.
I. Elytra anterius haud angustiora, parallela.
Thorax angulis posticis extus refiexis, acutis.
(KANTHOPHAÆZÆ INGENUÆ.)
À. Elytra interstitio tertio pluripunctato.
a. Corpus supra gl&brum.
X. grandis. Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc. 1848. p. 75.
Long. 11-15. muil. Jusqu'à présent la plus grande du genre. Je
renvoie le lecteur à la description que j'en ai déjà donnée. On la
trouve aux environs de Melbourne. -
X. infuscata. Chaudoir.
Long. 8 1/2-9 1/2 mill. D'une coloration généralement plus obscure
que la grandis et beaucoup plus petite. Zêfe à peu près semblable ;
corselet environ aussi long que large; ses côtés sont un peu plus
arrondis vers le milieu, mais ils le sont moins vers les angles
antérieurs, qui sont moins obtus et moins largement arrondis;
la sinuosité qui précède les angles postérieurs est beaucoup
plus forte, ce qui fait que le corselet paraît assez Ctranglé avant
les angles, qui sont bien plus saillants et très-aigus au sommet,
leur côté postérieur n’est nullement oblique, mais le milieu de la
base, quoique coupé carrément, est un peu prolongé ; le dessus
est à peu près comme dans la grandis. Élytres proportionnellement
un peu moins allongées, un peu plus carrées aux épaules, plus paral-
lèles, coupées très-carrément à l’extrémité, dont l’angle externe est
moins arrondi, le dessus strié de même ; les intervalles pointillés de
même, sont un peu plus plans, les rangées de points plus gros sur
les 3° et 5° sont plus visibles, et il y en a davantage sur le 5°,et même
on en voit quelques-uns sur le 7°. Le dessous du corps et l’abdomen
sont moins ponctués. Il y a deux taches brunâtres presque en forme
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 189
de bande sur les côtés de la ligne médiane du corselet, qui, elle-
même, est ferrugineuse comme les bords; les élytres sont d’un
brun-rougeâtre, avec une bande (vita) brune qui commence tout
près de la base sur les 6° et 7° intervalles, et qui se dilatelégèrement
en dedans près de l'extrémité, qu’elle n’atteint pas ; les antennes sont
un peu plus rouges ; le reste est coloré comme dans la grandis.
Deux individus femelles, venant de la Tasmanie, m'ont été cédés,
il y a longtemps, par M. Dupont.
X. angustula. Chaudoir.
Long. 7 1/2 mill. Plus petite, plus étroite et plus pâle que la pré-
cédente. Corselet moins arron@i sur les côtés, plus allongé, avec les
angles postérieurs moins saillants, quoiqu’aigus; élytres plus étroites,
striées et ponctuées de même, mais il y a moins de gros points sur
le 5° intervalle, et il n’y en a aucun sur le 7°. La coloration est plus
pâle, jaunâtre ; il n’y a guère de tache obscure sur le disque du cor-
selet, le disque des élytres est plus clair, et le bord latéral, d’un
jaune pâle.
Les deux sexes ; un de mes deux individus se trouvait dans la col-
lection Gory ; les deux autres m'ont été vendus par S. Stevens comme
venant des environs de Melbourne.
b. Corpus supra pilosulum.
X. pilosula. Chaudoir.
Long. 8 1/2 mill. Elle ressemble un peu par sa forme à la vittata,
mais elle est entièrement d’un roux-brunâtre avec les bords latéraux
du corselet, la base des antennes, les palpes, le dessous du corps et
les pattes d’un testacé assez clair. Tout le dessus est revêtu de petits
poils jaunâtres, verticaux, trop peu serrés pour former une pubes-
cence. La fée est moins dilatée derrière les yeux et moins brusque-
ment rétrécie à sa base, le milieu du front-est lisse et glabre, la
ponctuation du vertex est moins serrée, mais un peu plus forte; le
corselet ne diffère qu’en ce que la partie antérieure des côtés est
moins arquée, la ponctuation du dessus est un peu plus forte, mais
moins serrée ; les élytres sont un peu plus étroites, plus allongées et
plus parallèles, le dessus est plus semicylindrique ; les stries sont
profondes, finement crénelées, les intervalles convexes, assez gros-
sièrement ponctués sur leurs bords, lisses au milieu, à part quel-
ques petits points très-peu nombreux; le neuvième est fortement
ponctué ; sur le côté externe du 3° et du 5° on aperçoit une rangée de
points plus gros.
M. S. Stevens m'en a vendu un individu comme venant de Mel-
bourne.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T,. XV. 24
190 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
B. Elytra interstitio tertio bi- vel tripunctato.
X. suturata. Calleida suturata. Newman. The Entomologist,
1849, p.367.
Long. 9 1/2 mill. Cette espèce et la suivante présentent sur le
troisième intervalle des élytres deux points enfoncés pilifères assez
marqués, placés, l’un au premier quart, le second aux quatre cin-
quièmes de leur longueur ; dans quelques individus de la suturata,on
en aperçoit vers le milieu un troisième, mais plus petit, non pilifère.
La tête est moins brusquement rétrécie derrière les yeux qui sont
plus gros que dans la vittata, le dessus est plus fortement ponctué,
le milieu du front lisse; le corselet est un peu moins court, pres-
qu'aussi long que large, à peine plus large que la tête avec les yeux,
bien plus rétréci à sa base et bien cordiforme, les angles antérieurs
sont moins arrondis, ainsi que la partie antérieure des côtés, qnisont
beaucoup plus fortement sinués devant les angles postérieurs, les-
quels sont tout aussi aigus et plus saillants; le disque est plus convexe
et lisse, la ligne médiane est bien plus enfoncée, les côtés sont moins.
relevés et très-rugueux extérieurement, simplement pointillés inté-
rieurement, la base et le bord antérieur le sont aussi; les éZytres ont
à peu près la même forme,et, comme dans la vittata, elles se dilatent
légèrement après le milieu, mais elles sont plus convexes, le rebord
latéral est plus étroitement relevé, les stries sont plus imprimées,
plus grossièrement ponctuées, les intervalles plus convexes, les
plus voisins de la suture ne présentent que quelques points épars,
mais les points deviennent plus nombreux à mesure qu’on se rap-
proche du bord latéral, et les intervalles externes sont abondamment
et fortement ponctués ; les épaules sont plus carrées.
Elle est d’un roux plus ou moins obscur, avec les élytres brunes ;
la suture et le bord externe sont roux; la bande suturale est ordi-
nairement étroite, mais quelquefois elle s'étend jusqu’à la 4° et la
5° stries, ses bords sont peu déterminés ; quelquefois les cuisses
deviennent plus obscures vers l’extrémité.
Quatre individus des environs de Melbourne.
X. picipennis. Plochionus australis? Erichson. Wiegm. Arch.
1842. I, p. 124.
Long. 10-10 1/2 mill. Elle ressemble beaucoup à la précédente,
mais elle est plus allongée. La féte est plus ovalaire et se rétrécit peu
à peu derrière les yeux vers la base; le corselet a les angles posté-
rieurs simplement droits, et non saillants et aigus comme dans la
suturata ; la sinuosité postérieure des côtés est par ià même bien
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 191
moins forte; les côtés du disque ne sont presque’ pas pointillés, la
rugosité des bords forme des plis transversaux, le bord antérieur et
la base sont à peu près lisses ; les d/ytres sont sensiblement plus
longues et plus parallèles, les stries sont plus finement ponctuées,
les intervalles externes sont un peu plus ponctués que ceux qui sont
plus voisins de la suture, mais ceux-ci sont presque lisses et les
autres sont bien moins fortement ponctués que dans la suturata. La
coloration est presque la même, mais les élytres, à l'exception des
épipleures, sont entièrement d’un brun-noirâtre; une partie .des
jambes est aussi rembrunie.
Trois individus venant aussi de l'Australie méridionale.
C. Elytra interstitio tertio apice unipunctato.
a, Corpus supra sat crebre punctulatum.
X. vittata. Calleida vittata. Dejean. Spec. gén. des Col. V,
p. 544.
Long. 8-9 1/2 mill. Je renvoie à la description du Species, en fai-
sant seulement observer que le disque du corselet est ordinairement
orné de deux taches brunes en forme de bandes, qui n’atteignent ni
la base, ni l'extrémité.
Commune aux environs de Melbourne.
b. Corpus supra aut læve, aut parce punctatum.
X. lissodera. Chaudoir.
Long. 8 1/4 mill. Elle ressemble à la première vue à la vittata,
mais elle en diffère par la tête et le corselet qui sont lisses. Sur la
première, qui à presque la même forme, il n’y a que quelques petits
points sur les côtés du vertex ; le corselet est très-lisse, à l'exception
de quelques très-petits points sur les côtés du disque et le long de la
base et du bord antérieur, la partie postérieure est plus étroite, ce
qui le fait paraître plus cordiforme, mais la rondeur des côtés, la
sinuosité postérieure, la saillie et l’acuité des angles de la base sont
les mêmes; les bords latéraux sont bien plus étroitement relevés,
surtout antérieurement. Les é/ytres ont la même forme et les mêmes
proportions, les stries sont plus imprimées, mais plus subtilement
crénelées, les intervalles un peu convexes et ponctués exactement
comme dans la suturata, c’est-à-dire que les intervalles sont progres-
sivement plus ponctués à mesure qu'ils se rapprochent du bord
latéral; même ici, cette ponctuation est moins serrée, mais plus forte
que dans la viftata ; près de la suture, elle est très-éparse.
La coloration est plus claire que dans les individus adultes de la
492 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
vittata ; il n’y à point de taches brunes sur le disque du corselet; la
suture brune est plus étroite et n’atteint ni la base, ni l’extrémité, la
bande (vitta) brune externe ne commence qu’à quelque distance de
la base, et n’occupe d’abord que le 7° intervalle, elle s’élargit peu à
peu en dedans, et, près de l’extrémité qu’elle n’atteint point, elle
s'étend jusque sur le cinquième.
Elle m'a été donnée par M. Dohrn comme venant du Sud-Ouest de
l'Australie.
X. parallela. Chaudoir.
Long. 11 1/2 mill. Cette espèce, presque aussi grande que la
grandis, a un facies très-particulier. La féte est un peu ovalaire, plus
longue que large, fort peu élargie près des yeux qui sont moins sail-
lants que dans les autres espèces, et très-peu rétrécie vers la base;
le dessus est légèrement convexe, nullement ponctué, mais légère-
ment rugueux. Le corselet n’est guères plus large que la Zéte, d’un
cinquième plus long que large, en forme de rectangle dont la base et
l'extrémité sont coupées carrément, les côtés très-peu arrondis, mais
assez sinués devant les angles postérieurs qui sont un peu saillants
et aigus comme dans la vittata, de sorte que la base du corselet est
plus large que l'extrémité antérieure, dont les angles sont droits,
nullement avancés et presque pas arrondis au sommet ; le dessus est
un peu convexe en travers, avec une ligne médiane aussi enfoncée
que dans la suturata, le milieu est lisse, les côtés du disque sont un
peu plissés transversalement, les bords latéraux, qui sont assez lar-
gement déprimés et relevés, sont couverts de petits points peu serrés
ainsi que la base et le bord antérieur, les fossettes latérales de la pre-
mière sont rugueuses. Les é/ytres, qui sont de près du double plus
larges que le corselet, et de moitié plus longues que la partie anté-
rieure du corps, sont en forme de rectangle de près du double plus
long que large, avec les épaules au moins aussi arrondies que dans
la vittata, l'extrémité coupée très-carrément, une sinuosité assez
visible vers le premier quart des côtés, qui après cela sont légère-
ment arqués, mais fort peu élargis; le dessus est en demi-cylindre,
légèrement déprimé sur la suture, les stries sont peu profondes, mais
assez fortement ponctuées, les intervalles assez plans, à peine visi-
blement ponctués sur leur milieu, si ce n’est les externes, dont
les huitième et neuvième le sont même assez fortement ; le point du
troisième est placé sur le milieu de la largeur, aux quatre cinquièmes
de la longueur.
D'un jaune-testacé plus clair que dans la grandis, avec une bande
(vi tta)entière, assez étroite, sur chaque moitié du disque du corse-
let, laquelle se prolonge sur les côtés de la tête jusqu'aux yeux et le
long du bord interne de ceux-ci, une suture occupant les deux pre-
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 193
miers intervalles de chaque élytre, et qui va depuis l’écusson jusque
tout près de l'extrémité, où elle se termine en pointe arrondie, une
bande (ritta) allant sur le septième intervalle depuis l’épaule jus-
qu’au-delà du milieu, où elle se rétrécit peu à peu, et une couple
de très-petites taches non loin du bord postérieur, toutes très-
noires ; presque tout le segment anal en-dessous, à l'exception d’une
étroite bordure antérieure, est aussi d’un brun-noirûtre, ainsi que
les bords latéraux des trois segments précédents; les antennes et
les palpes sont ferrugineux.
Cette belle espèce m’a été envoyée par M. Thorey, comme venant
du nord de l'Australie (Cap York).
X. ferruginea. Chaudoir.
Long. 7 1/2 mill. Elle atteint la taille de l’angustata et lui ressem-
ble par la forme; mais sa coloration est différente, et, comme dans
les trois espèces précédentes, il n°y a qu'un point enfoncé sur l’extré-
mité du 3° intervalle des élytres. La éte est moins rétrécie derrière
les yeux, moins plane sur le haut et parfaitement lisse. Le corselet
est à peine aussi large que la tête avec les yeux, aussi long que large,
presque carré, très-légèrement échancré à son bord antérieur, dont
les angles sont à peine avancés, presque droits et très-peu arrondis
au sommet: les côtés sont très-peu arrondis, un point imprimé sur
le bord, y produit avant le milieu un tout petit angle saillant, la
partie postérieure est sinuée et les angles de la base sont saillants
comme dans Ja parallela, le dessus est comme dans cette espèce,
mais il est lisse hormis quelques points à peine visibles dans les
rigoles latérales, et les fossettes basales un peu ponctuées. Les
élytres sont un peu plus étroites, très-parallèles, plus semi-cylindri-
ques, les stries sont plus profondes, plus finement ponctuées, les
intervalles convexes et tout à fait lisses; le point enfoncé du 3° est
plus marqué et placé comme dans la parallela, les points de la série
submarginale sont plus gros et espacés vers le milieu.
D'un roux-ferrugineux, plus foncé sur les élytres que sur la tête et
le corselet ; le dessous du corps et les pattes sont au contraire plus
clairs, ainsi qu’une suture fort étroite, le rebord latéral et les épi-
pleures des élytres, dont l'extrémité est aussi plus rougeûtre.
Les deux individus que je possède, sont aussi originaires du nord
de l’Australie.
194 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
IL. Elytra anterius sensim angustiora, haud parallela.
(DEMETRIDA.)
White. Trav.of Ereb, and Terror, 1846, p.2.—Guérin. Rev. Zool.,
1847, p. 85.
X. lineolata. Chaudoir.
Long. 7-8 mill. A la première vue, elle ressembleun peu à l’angus-
tata, maïs elle en diffère par son corselet nullement cordiforme et ses
élytres qui vont en se rétrécissant vers la base. Téfe ovalaire, sem-
blable pour la forme et la convexité à celle de la ferruginea, maïs un
peu ponctuée sur les côtés du vertex. Corselet à peine plus large que
la tête, au moins aussi long que large, un peu plus rétréci à son
extrémité qu’à sa base, bord antérieur à peine échancré, angles nul-
lement avancés, assez rapprochés des côtés de la tête, plutôt obtus
qu'arrondis, côtés modérément arrondis, faiblement sinués posté-
rieurement, angles postérieurs droits, peu saillants, mais aigus au
sommet ; le dessus assez plan, la ligne médiane nettement imprimée,
mais peu enfoncée, le disque lisse, les côtés assez distinctement
ridés transversalement, le bord antérieur et la base ponctués, le re-
bord latéral plus étroit vers l'extrémité que vers la base. Z'lytres du
double plus larges postérieuremeut que le corselet, mais se rétrécis-
sant peu à peu vers les épaules qui sont plus effacées que dans les
vraies Xanthophæa, coupées très-carrément à leur extrémité, avec
l’angle externe bien arrondi, les côtés très-légèrement arrondis,
presque droits ; le dessus assez aplani sur le disque, les stries assez
imprimées, très-finement ponctuées les intervalles un peu convexes,
couverts pour la plupart de points épars assez marqués, les deux
externes densément ponctués, sur le troisième, quatre à cinq gros
points pilifères distribués sur la longueur, la rangée submarginale
assez espacée.
Colorée à peu près comme l’angustata, les deux bandes brunes du
corselet assez visibles; élytres plus pâles et plus jaunes que la tête
et le corselet, avec des lignes brunes plus ou moins distinctes sur les
3°, »° et 7° intervalles, la plus rapprochée de la suture est assez
courte, les deux autres n’atteignent ni la base ni l’extrémité, et se
réunissent 11 par de petites taches intermédiaires ; quelquefois, le
6° intervalle entre les deux bandes est un peu plus foncé ; les an-
tennes, la bouche et les palpes sont testacés comme la tête et le cor-
selet, le dessous du corps et les pattes sont d’un jaune clair, les bords
de l’abdomen plus-ou moins teints en brun.
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES, 495
Elle est originaire de l’Australie septentrionale, et j'en possède
deux individus.
X. nasuta. Demetrida nasuta. White. Trav. Ereb. and Terror,
p. 2. — Guérin. Rev, zool. Soc. Cuvier. 1847, p. 86.
Long. 7 1/2 mill. De la taille de la précédente, mais tout autre-
ment colorée. Z'éle semblable par la forme et la convexité, mais nul-
lement ponctuée, très-lisse, impressions du devant du front plus pro-
fondes. Corselet presque plus étroit que la tête, aussi long que large,
assez rétréci vers la base, cordiforme, peu rétréci vers les angles an-
térieurs qui sont droits, légèrement arrondis au sommet, bord anté-
rieur à peine échancré, partie antérieure des côtés modérémentarron-
die, partie postérieure un peu sinuée, angles postérieurs peu saillants,
arrondis au sommet ; base un peu arrondie, remontant un peu oblique-
ment vers les angles, le dessus un peu convexe, lisse, ‘sauf quelques
très-légères rides transversales, la ligne médiane, nettement impri-
mée, est surtout profonde en traversant le disque, le rebord latéral
est assez étroit et se dilate peu postérieurement. ÂZytres à peu
près de la même forme dilatée en arrière et rétrécie en avant,
mais tronquées un peu obliquement et subéchancrées à l’extrémité,
plus planes en-dessous ; les stries plus ponctuées, les intervalles
plans et lisses ; sur le 3°, trois gros points enfoncés.
D'un brun noirâtre, avec le bord latéral des élytres, une tache
allongée qui descend de l'épaule sur les 5° et 6° intervalles jusqu’au
premier cinquième, et une bande (fascia) oblique, dentelée antérieu-
rement, touchant à l’angle sutural et remontant en s’écartant du bord
postérieur jusqu’à la 7° strie, qu’elle franchit un peu, d’un jaune-
clair, ainsi que les pattes, la bouche, les palpes et les mandibules;
les antennes testacées.
M. le major Parry m'a généreusement cédé le type qui a servi à
M. White, et qui est originaire de la Nouvelle-Zélande.
X. picea. Demetrida picea. Chaudoir. Bull. des Natur. de Mosc.,
1848, I, p. 77.
Long. 6 1/4-7 1/2 mill. De forme plus élargie et plus raccourcie
que les deux précédentes, et entièrement G'un brun-noirâtre, tant en
dessus qu’en dessous, bouche, palpes et pattes d’un testacé assez
pâle, labre, mandibules et antennes ferrugineux ; rebord latéral du
corselet et des élytres et épipleures légèrement rougeâtres. Je ren-
voie pour la description à l'endroit cité.
J’en possède un certain nombre d'individus provenant de la Nou-
velle-Zélande.
196 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
X..lineella. Demetrida lineella. White. Ereb. and Terr., 1846,
p. 2. — Guérin, Rev. zool. Soc. Cuvier. 1847, p. 85.
Long. 9 mill. Je ne connais pas cet insecte, qui doit être un peu
plus grand que les précédents, et qui est, d’après ce qu’en dit l’au-
teur, jaune testacé avec les côtés de la base de la tête et ceux du cor-
selet bruns; ces deux parties sont lisses, à l’exception de quelques
fines rides transversales sur ce dernier ; le sillon médian est trifur-
qué antérieurement; sur les élytres, qui ont des stries ponctuées, on
remarque une ligne brune près du bord externe, et une ou deux
taches de même couleur à l’extrémité de deux ou trois des inter-
valles internes. Antennes, organes buccaux, pattes et dessous du
corps testacés.
Elle habite Port-Nicholson dans la Nouvelle-Zélande.
SYNOPSIS DES GENRES ET DES ESPECE
: MNSECTIO I. —"UTARSI SUPRA GLABRI.
DIVISIO Ê. — LIGULA APICE BISETOSA,
STIRPS Î[. — MENTUM DENTATUM.
GENUS GLYCIA CHAUDOIR.
4. ornata Klug. Egypte, Asie occid. 3. unicolor Chaud. Égypte, Algérie,
2, castanca Klug. Nubie. Sp. invis. : dimidiata Méuetr. (an huj. gen.?)
Boukharie.
GENUS MELRIZOMENA MIHI,
4. basalis Chd. Diarbékir. Sp. invis. : dimidiata (Singil.s) Motsch. Ana-
2, tricolor Gebl. Lac Balkhasch. tolie.
GENUS LIPOSTRATIA MIHI,
1. dichroa Chd, Sénégal. 5. Mouffleti m. Benguela.
2. rufula Gory. ibid. Sp. inv.: elongala (Callida) Bhm. Cafrerie.
3. cribripennis m. Port Natal.
GENUS CALLIDA DEJEAN.
1 Anus in mare postice utrinque unipunctatus ; in femina bipunctatus.
4 Tarsi maris intermedii subtus biseriatim lamellato-papillosi.
A Corpus supra punctatum.
a Elytra omnino viridia aut cœrulea.
. æ Thorax nigromarginatus.
4. marginicollis Chd. Cap. Cafrerie.
B Thorax ferrugineus unicolor, aut piceus.
* Abdomen piceum, ano ferrugineo.
2. ruficollis Dej. Sénégal. | 3. erythropyga m. Natal,
** Abdomen piceum.
4. angusticollis Bhm. Afr. austr. | 5. nigriventris Hope. Sénég.
*** Abdomen rufum pectori concolor.
G. affinis Chd. Natal. | 7. umbrigera m». Gabon.
b. Elytra viridia margine rufo.
æ Abdomen posterius infuscatum.
8. angustata Dej. Sénégal. | Sp inv. : rufocincla Motsch. Cap.
B Abdomen rufum pectori concolor.
9. capensis Chd. Cap. Cafrerie. | 10. ruficeps m. Natal.
c. Elytra viridia aut cœrulea luteofasciata.
11. fasciala Dej. Sénégal. Cafrerie.
d. Elytra picea aut brunnea.
12. rubiginosa m. Benguela. nigropicea Motsch. Cap.
143. brunnea Dej. Mexico. rufolimbala Motsch. ib.
Sp. invis. : picea Boh. Cafrerie. amænula Boh. (an huj. gen ?) Cafrerie.
castanea Boh. ibid.
ANNALES DE LA S50C. ENTOM. DE UELGIQUE, T. XV. 25
198 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
14.
15,
16.
48.
B. Corpus supra læve.
a. Thorax cordatus.
a Elytra viridia aut viridicuprea.
chloroptera Dej. Java. 17. permunda m. Célèbes
Jlepida Redt. Hong-Kong. Sp. inv. : fastuosa Klug. Madag.
femoralis m. Deccan.
B Elytra rufa, utrinque late viridivittata.
splendidula Dej. Java. Chine. Bengale. | 19. Jativittis m. Deccan,
b. Thorax quadratus vel anterius angustatus.
20. rufocuprea m. Brésil. 25. similis Reiche. N. Grenade.
21. dives? Chd. Guatemala, Mexique. 26. dyschroma m. Cayenne. Bahia,
22. obscuroænea Chd. Brésil. 27. lurida m. Colombie,
23. æruginosa Dej, ib. 28. viridipennis Le C. Sud des États-Unis.
24. subænea Mann. ib. 29. purpuripennis m. Mexique.
2. Tarsi maris intermedii subtus haud lamellati.
30. Jlacunosa Mann. Brésil. 32. misella m. Mexique.
31. quadriimpressa Chd. ib.
IT, Anus in mare postice utrinque bipunctatus, rarius tripunctatus, in femina
tri vel quadripunctatus.
1. Tarsi intermedii maris articulis tribus primis subtus biseriatim lamellato-
papillosis.
À. Corpus alatum, elytra subparallela.
a. Mesosternum inter coxas intermedias haud tuberculatum.
æ. Tarsi articuli quarti lobis ovatis, non linearibus.
* Thorex lævis aut modice plicatus, lateribus angustius reflexis.
& Thorax anterius subangustatus.
x. Elytra æqualia evidenter striata.
z. Pedes nigri vel picei, femora interdum metallica.
Elytra interstitiis omnino lævibus.
33. metallica Dej, Brésil. 41. guyanensis m. Guyane franc.
34. metallescens m. Vera Cruz. 42. clara m. Venez.
35. Batesi m. Ega. 43. truncata Chevr. Mexique.
36. cayennensis m. Cayenne. kk. onypterygioides m. Colombie. Deccan ??
37. smaragdinipennis Reiche.N.-Grenade. 5. pretiosa m. Haïti.
38. ænea m. Brésil. LG. picipes Chd. Amazone.
39. bicolor Reiche. N. Gren. Sp. inv. : aurata Motsch. Nicaragua:
40. robusta m. Rio Negro. tristis Brullé, Bolivie.
Elytra interstitiis utrinque punctulatis.
47. obscura Dej. B. Ayres.
zz. Pedes testacei.
Caput et thorax rufotestacea.
48. rhodoptera Chd. Brésil. 51. Lindigi m. N. Grenade.
4). cupreo-cincta. Chd. ib. Sp.inv. : viridicincta Motsch.Panama.
50. limbata Sahlb. jun. ib. cupreo-marginala Ghd.(æneipennis Brullé).
52,
53,
Bolivie.
Caput et thorax elytris concoloria, viridia.
viridicuprea Chd. Brésil.
xx. Elytra inæqualia, lævia, obsolete striata.
rutilans Chd. Colombie, | 54. resplendens Reiche. N. Grenade.
55,
57.
58.
59.
60.
61.
64.
65.
66.
67.
69.
70.
Pile
73.
74.
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 199
$S$ Thorax subelongato-quadratus.
fulvipes Reiche. N. Grenade. | 56. magnifica m. Venezuela .
$$$ Thorax subcordatus.
decolor m. Martinique.
** Thorax transversim fortius plicatulus, lateribus late reflexis.
punctulata Chd. Yucatan. 62. viridimicans m. Brésil.
amethystina Fabr. Amér. mérid. 63. cavicollis m. ib.
aurulenta Chd. Brésil. Sp. inv. : Mniszechi Chd. Chili, ou Pérou.
rhytidera m. ib.
B. Tarsi articulo quarto lobis angustis linearibus.
* Pedes testacei.
refulgens Sahlb. Brésil.
*+** Pedes picei.
cupripennis (Dej.) m. Brésil. 68. cuprea m. N. Grenade.
smaragdula Reiche N. Gren. Sp. inv. : cyanescens Brull. Bolivie.
ambigua. m. Bahia.
b. Mesosternum inter coxas medias tuberculatum aut prominens.
æ. Tarsi articulo quarto tenuiter bilobo, lobis linearibus,
nigricans m. Venezuela. 72. bella m. Mexique.
cardiodera Chd. Brésil. Sp. inv. : proliæa Er. Pérou orient,
violacea Reiche. Colombie, Equateur.
B. Tarsi articulo quarto grossius bilobo, lobis ovatis, latioribus.
saphyrina Chd. S. Paul (Brésil).
B. Corpus apterum, clytra antice valde angustata.
conica Reiche. N. Grenade.
2. Tarsi intermedii maris articulo primo subtus setoso, secundo tertioque
biseriatim lamellato-papillosis.
A. Abdomen obscurum.
a. Thorax capiti elytrisque plus minusve concolor.
75. thalassina Dej. Brésil. 79. properans m. Ega.
76. festinans Dej. Cayenne. 80. tibialis Brullé. Chili. Pérou. N. Gren.
77. convexicollis m. Ega. Sp. inv.: amænula Bhm. Honolulu?
78. janthina Reiche, N. Gren.
—_
8
82.
83.
8k.
88.
89
b. Thorax rufus.
æ, Thorax anguste marginatus.
* Femora nigro-cyanea.
. rubricollis Dej. États-Unis. Cuba.
** Femora rufa, nigro-terminata.
levistriata m. Mexique ? Bolivie. 85. suturalis Dej. B. Ayr.
schistoptera m. Ega. 87. decora Dej. Etats-Unis. Mexique.
scutellaris m. Brésil. 87. cordicollis Putz. Mexique.
£- Thorax lateribus latius explanato-reflexus.
* Pedes nigri.
hæmatodera m. Bolivie.
** Pedes testacei, piceo-variegati.
$ Pectus et abdomen nigra.
. nigriceps Chd. Brésil. | 90. procerula m. Brésil,
200 MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
$S$ Corpus subtus testaceum.
x. Elytra rufosutura!a.
91. suturella Reiche. N. Grenade. Brésil ?
xx. Elytra dimidiata, hasi viridi-Ccyanea,
92. basalis Putz Mexique, Nicaragua,
xxx. Elytra virescentia, limbo laterali testaceo.
93. sanguinicollis Dej. Carthag. { 94. Chevrolati m. N. Grenade,
xxxx. Elytra tota testacea.
95. pallidipennis Chd. Amerique. Sp. invis. : fusca Brullé. Bolivie.
96. pallida Reiche. N. Grenade. |
Spec. invis. incert. sedis :
C. cyanipennis Perty. Brésil. | C. brevicollis Motsch. Venezuela.
C. maura Motsch. Cap. C. insularis Bhm. Taïti. Honolulu.
GENUS SPONGOLOBA MIT,
4. fulgida Dei. Ét.-Un. 3. punctata Le C. Louisiane.
2. smaragdina Dej. ib.
GENUS EUPLATIA MIHI.
4. latiuscula m. Ega.
GENUS PIHÆA.
4. diluta Chd. Brésil.
STIRPS [[1, — MENTUM HAUD DENTATUM.
GENUS MICRAGRA MIHI.
4. lissonota m. Ega. k. ænea Putz. Cayenne.
2. cursoria Chd. Brésil. 5. crenulata m. Brésil.
3. Reichei (Dej.} m. ib.
GENUS OTOGLOSSA MIHI,
3. inæqualis m. Ega.
k. terminalis m. Brésil.
4. tuberculosa m. Brésil.
2. semilævis m. Ega.
GENUS HYBOPTERA MIHI.
4. tuberculata Dej. Cayenne. Ega. 3. viridivittis m. Brésil.
2. verrucosa Reiche. N. Gren. | 4. angulicollis m. Ega.
GENUS ONOTA MIHI.
4. bicolor m. Brésil &. rutilans (Dej.) m. Cayenne.
2. angulicollis Reiche. N. Gren. Ega. 5. elongata m. Ste-Catherine,
3. tenuicincta m. Ega.
DIVISIO II. — LIGULA APICE QUADRISETOSA.
GENUS PLOCHIONUS DEJEAN.
I. PLOCHIONI INGENUI.
4. pallens Fabr. (Bonfilsi Dej.). cosmopolite. | 2. quadripustulatus Dej. Brésil.
IT, MENIDI, |
4. timidus Haldem. États-Unis. 4. pictipennis Reiche. N. Grenade.
2. pictus m. Colombie. 5. faviger m. ib.
3. amandus Newm. Floride.
GENUS PHACOCERUS M'HI,
4. piceus m. Brésil,
_
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES.
GENUS AMELUS MIHI,
nigripennis Gory.Cayenne.
GENUS METALLICA MIHI,
. purpuripennis m. Port Natal.
. æneipennis Dej. Sénégal. | 3. viridipennis m. Nil blanc.
DIVISIO III. — LIGULA APICE PLURISETOSA,.
GENUS CROSSOGLOSSA MIHI,
. testacea m. Deccan. | 3. fasciata m. Moluques.
. mellea m. Moluques. | k. nigrolincata Chd. Bengale,
SECTIC Il. — TARSI SUPRA PILOSULI.
DIVISIO 1. — LIGULA APICE PLURISETOSA.
GENUS BOTHYNOPTERA SCHAUM.
. dorsigera Schaum. Nord de l'Hindoustan.
DIVISIO IT, — LIGULA APICE QUADRISETOSA,
STIRPS I, — MENTUM HAUD DENTATUM.
GENUS EUPROCTUS SOLIER.
. fasciatus Sol. Chili. 4. quadrivittis m. Rio Janeiro.
. quadriplagiatus Reiche. N. Grenade. 5. Putzeysi m. 5? Fé de Bogota.
. xanthophæus m. Cayenne.
STIRPS II, — MENTUM DENTATUM.
GENUS ENDYNOMENA MIHI.
. Pradieri Fairm. Noukahiva, Pondichéry ? Taïti?
GENUS XANTHOPILÆA CHAUDOIR.
4. Elytra anterius haud angustiora, parallela.
XANTHOPHÆÆ INGENUÆ.
À. Elytra interstitio tertio pluripunctato.
a. Corpus supra glahrum,
. grandis Chd. Melbourne. 3. angustula m. Melbourne.
. infuscata m. Tasmanie. |
b. Corpus supra pilosulum.
. pilosula m. Melbourne.
B. Elytra interstitio tertio bi- vel tripunctato.
suturata Newm. Melbourne. | 6. picipennis m. Austral. mérid.
C. Elytra interstitio tertio apice unipunctato.
a. Corpus supra sat crebre punctulatum.
. vittata Dej. Melbourne.
. parallela mm Nord de l'Australie.
. lineolata m. Australie sept.
. nasuta White. N. Zélande.
b. Corpus supra aut læve ant parce p'unctatum.
lissodera m. Australie Sud-Ouest. 10. ferruginea m. Nord de l'Australie.
IT. Elytra anterius sensim angustiora, haud parallela.
DEMETRIDA. ,
13. picea Chd. N. Zéland».
4%. lineella White. N. Zélande.
TABLE DES GENRES ET DES ESPÈCES,
* — Species invisæ aut dubiæ,
A GAIDUS NE CR M MEET 100
— tricolor (Merizomena) Gebl. . . .. »
AMBRUSENOD ER ER PET cc 174
OI TINeNNIS IV Re ee eie »
AS PA SANS RER VE MIRE RUE 161
— verrucosa (Hyboptera) Reiche. . . . 16%
BOTHYNOPTERA Schaum . . . . . .. 181
UNIS SCAN EEE NCCT »
CABLEIDAREMR EEE CT EL 103, 152
GALL D ANR IEEE ETAIENT EE D D
En DEAOTOD A Ne ne er EN lente 421
À —)œneipennis BrulIE. "0,0. 429
PU SINOSANDE] MER Ce Lie 115
NI S CRT EN MISE ANNE 106
SH GQICYONER EN NN de Selle 137
= GMADUIS BONNE CULNNENTE 106
Sama vr hs iC ANSE EME 11%
— ambigua nob. . 138
A E HS EUR AMP a IE TPE TUE 133
= CNUEN AS ANIDEIE CURE CNET LE 147
mdr enulaiBoh AU CHE) EEE 10)
— amœænula Boh. (Eug. Res.) .. 4144
EE ET TE O TS ASE AIRES MÉREEMPAETRE 105
ee US LA A DO) ME NE An 107
ANS USDICOINSIBOD EE EN 105
Mnanrata Moses NUE ent 119
RQ UTICOULS CASTRES TA 133
ARE CIANES ME PE ENS »
DAS ASP UEZ- MT NS ENT IR LU 118
— Batesi nob. Eee ue tele ue Lil 120
DEA NOD TETE AA AN NEA 140
— bicolor Reiche . . . ... Se 121
— bicolor (Lipostratia) Ghd. . . .. 102
*— brevicollis Motsch. . . . . . . . .. 151
SH DTUNNE A De] NA AMENER Rr EN 111
DrunnemiChevr 150 CON 150
En CLIMIENS RUBAN ER EN Te 130
= CADENSIS AGREE IENAIE 108
I CATIOUCTAONAEN AE MERE CRUE 139
Fcastanea BON EC IEEE 110
—ACAVICO IIS MODE MENT RENE 135
= CAVENNENSIS NO ee 0 Meet 120
—ICNEYIOlALMOD Re CR EURE 149
= CHlOrOptera De] SCIE NON 112
— cinciipennis Chd. . . . . : . . . 148
—CIATANODE EE telele ne ce ee 123
—.cœrulea Laterté.:. 41.1 0. AR 106
— cordicollis Putz
— cordicollis Boh.
— corrusca Dej.
ICUPTEADOD FE. etai
— cupreo-cincta Chd,
—ICUpreomareinata Ch Eee
SACUDNIDENNIS NO) PRE
— Ccupripennis De; LM RON
= CYATIPEDNISIP ENV lee
— Cyanipennis (Spongoloba) Chd. . ..
— deCOOT DO) EEE EE
— dichroa (Lipostratia) Chd. .....
— diluta (Phæa) Chd. : . .
— dimidiata Reiche. . . . . . . . . ..
—"dives GhA PEER D AE
—dySChrOMANOD EN NE MEEE
— elegans Chd. . . .
*— elongala (Lipostratia?) Boh. . . . .
— erythroderg Chd' NN nn
— ENYENTOPYLAMOP CEE CRIE
— fasciata De (NS AREOEPPAETE
te as LUOSA/KIU SE NUE
— femoralis nob.
—festinans Fab NC Ce
— fesiva Brullé se NUE Aloe
Æflaca CET CL rie
— fulgida (Spongoloba) Dej. . . . . ..
—fULVIpeS REICH CNP ER ER
*fuscar Brullé ARRETE
— fusca Chevr. . . .. Eee Re
— geniculala Boh. . . .. se letene ei
— grahiosa Dei. LC MMM
— PUYACENSIS AOL. Me eee
— hæmatodera noh. . ..
*=2'insularis BORN ETIENNE
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—/janthina Reiche "run
—vucunix BOD- EN ERE RITIENNE
—icUn0sa Mann. ee Re
—1ativittis nOD/ Rice 2e
—\]epidatRedt. 0. DR TE
—Jevistriata nOD CPP RES
— limbata Sahlb.
É
MONOGRAPHIE DES CALLIDIDES. 203
ÉMAIe NO). HE à à LR AU 128 = SIMILIS REICNE Se ee ee see e 116
ÉNEQTISISADIb, . Le dan, 147 — smaragdina Reiche , . . . ...,.. 137
Aridanobs . .. .., . : ..n 1.0 116 — smaragdina (Spongoloba) Dej. . . . 152
RAP HICA NOD ., 230.10 ah eV 131 — smaragdinipennis Reiche . ..,.. 121
— marginata Dej. ...,..... + abri) — smaragdula Reiche. . ....,.... 137
— marginicollis Chd. ......... 105 —NPlENnTiTQ GOT. LE eee 133
É—=imaura Motsch, : 4144 00 2 ir. 151 — splendidula Fab mme cie 113
— metallescens nob. ......... 120 SUD MANN ER Ce ele 115
= ANS RPM 119 — suturalis Dej. . . . . .. SATA Re 145
Mn blanob. 22 Loue ul T 118 — suturala (Xanthophæa) Newm. .. 190
DE Mniezechi Chd. . MANU, 436 — SULUTEHANREICRE. M SN IEN 148
— modesia Dej. ..... elite 116 Rd D OR IO aL Eh odL do LT ET e 145
ribsinl Ch tee ne Rte 441 | ® — testacea Reiche. . ,......... 150
ÉHIETICANSMOD.. 1.1. 21.0 01e. 138 ——thalassina Del ANNE e- 142
Énibnceps Chd.0. 2.1. 502.20, 147 UDIAlSIBEUlIe EMMA EURE 143
TI CMINENIrIS HOPE NN. ed. Melle le TOME ts ts Bulle RAREMENT EE 122
#— nigropicea Motsch. . ........ 110 = OPUNCAIANUDENT Ne le ee 123
= I ENT AN PONS PR EPA RL 122 UMOTLErAMOD EN Ne MM en, 106
naiiipennis DE] NN Ne 136 — violacea Reiche . . . . .. Den eat
OISE A DEN RME 405 | *— viridicincta Motsch. ........ 129
AODSPUTANDE]. Mas eVelolenerehetete 125 — viridicuprea Chd. . ......... »
— obscurata Motsch, . . . . . .. ... 124 — yiridimicans nob. . . ........ 134
— obscuroænea Chd. ......... 115 — viridipennis Lec. ...... CIE
— onypterygioides nob. ........ 123 — viridipennis Dej. . . .. . . . . . . 128
pallidatReiche:. 6.1.0 150 —UITIQUIONA ME NN Ne ele 136
— pallidipennis Chd. ......... » — vitlata (Xanthophæa) Dej. ..... 491
Épermundanobp 1.1.7 00; 113 — æanthoptera Chd. .,......... 133
Eos LR Ent me, MIO INOQURABTSNNEL UP MENETENLE 103, 168
DIE IDE CRAN CE Re ICE 124 — amethystinus (Callida) Fab. . . . . . 143
= DretiOSANnOD tu... Ne » — decorus (id.) Fab, . . . .. NEC
= AU 0 ER 147 — festinans (id) Fab... 2. . 142
ONE EU D METEO NO ONE 140 — pallens (Plochionus) Fab. . . .. .. 168
ÆIPIOPErANS DOD. NU... 0e ep enste tete 143 — prasinus (Callida) Motsch. ..... 417
— punctata (Spongoloba) Lec. . . . .. 152 = TUNCOlISA (ide) FAD Eee. 105
—punctulata Chd. . . . . . . . 1. , 132 — splendidulus (id.) Fab . . ...... 113
— purpuripennis nob. . . .. . . . .. 117 COPTODERA EEE NE Pere 165, 168
— quadriimpressa Chd. ........ 115 — nigripennis (Amelus) Gory. . . . . . 174
=rrefulgens Sahlb 1. 01.0... 136 — quadripustulata (Plochionus) Dej. . 459
— lieichei (Micragra) Dej. . . . . . .. 157 — rutilans (Onota) Dej.. . . . . . . .. 167
— resplendens Reiche . ........ 130 GROSSOGLOSSA"n0P Cu N 477
nnodoptera Chd. . #14. 126 rAdSCiata NO NUE ete 179
6000 8) ST 1934 NE IlCONOD EN NN PA RON »
ÉXODUSLAANOD 0 122 = nierolineala GRAMME RE 160.
rubiginosa nob. - . . .. . 0 . . . 109 TES TACEANOD Ne UN EL Ur ES 178
—rubricata Motsch. . . . .. . . . ., 113 CKEINDRONODUMIE ANNE 155
HUbTICOlIS De ME EU CC 14% — æneum (Micragra) Putz. . . . . . .. 157
STUNCEDS D0D. 0... Mo © HUE — cursonium (id.)Chd' "mu nn 156
ÉrnCDILIS RAD ER Re 105 CHMINDISENR ERA 98, 100, 103
D rufocincta Mofsch.” ....%. . | 107 — basalis (Merizomena) Chd . . .,. .. 100
ARUIOCUPIEA NOP MT ee 0e 114 — caslanea (Glycia) Klug . . . . . .. 99
*— rufolimbata Motsch. ......,. 110 — Henoni (id.) Fairm. ......... »
— rufula (Lipostratia) Gory . . . . .. 102 once) KIDS Re ”
= NÉ OI PE RE 129 — viridipennis (Callida) Say . . . . .. 417
= SAN EUINICUILIS DE. Men se. à 149 DEMETRIDA (subgen.) White . . . .. 194
= saphynina Cdi RMI ele. 441 —JineellanWbite ei Ne tete 196
= schistoptera nob. : .. . 1... 1. 145 NO ATARI MONA EE 194
écutellaris mob. C0. » InASUtdeW DIE Feel elle lee 195
— semirufa Motsch. . ... RRQ 148 IDC ENTRE RS Re Un »
similata Chde tnt en ACC DROMITS ANS ste ...… 14%, 182
204
— decorus (Callida) Dej . . . . . . . .. 144
— festinans (Spongoloha) Dej . . . . .. 152
— piclipennis (Plochionus) Reiche . . . 171
— quadriplagiatus (Euproctus) Reiche, 183
ENDYNOMENA NO. 0.2. 0m 186
— PAU TNPAINMe en elle ie Cle »
EUPLATIAMNOD ERA E ere 153
—JAtIUSCUUINOD. Meier. »
BUBROGTIUS'SO MER ENPRE CE 182
—" USCIALU ISOLER »
= 1PULZEYSUNOD SR ER DEN LU 185
— quadriplagiatus Reiche . . ...,. 183
—— QUAUTIVITEISMON D. FES cie 184
— xanthophæus nob,. . .. . ..... »
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UN MOT SUR LE MODE D'ADHÉRENCE
DES
ALES DB DYTISCIDES AUX FEMELLES
PENDANT L’ACTE DE L'ACCOUPLEMENT
Par Félix PLATEAU
Membre de la Société Entomologique.
(SÉANCE DU 6 JUILLET 1872.)
Il n’est pas un entomologiste qui ne sache que, chezles mâles dela
plupart des Dytiscides, les trois premiers articles des tarses des pattes
de la première paire ou des pattes des paires antérieure et intermé-
diaire sont dilatés en lames transversales et garnis, à leur face infé-
rieure, de petits organes spéciaux auxquels on a donné les noms de
ventouses et de cupules.
Cette structure des tarses des mâles permet aux insectes en ques-
tion de rester solidement fixés, pendant l’acte de l’accouplement,
sur le dos des femelles, malgré les mouvements de natation souvent
rapides qu’elles exécutent.
Une étude attentive, au microscope, montre que les organes d’ad-
hérence des tarses des mâles affectent deux formes, qui ne sont, il
est vrai, que des modifications d’un même type. Les premiers aux-
quels je donnerai le nom de Cupules sessiles (le mot ventouse étant
impropre), sont les plus grands (1) ; on les distingue presque toujours
aisément à l’œil nu. Chacun d’eux a la forme d’une coupe circulaire,
très-peu profonde, dont les bords sont légèrement recourbés en de-
hors. Le centre présente constamment une petite élévation arrondie.
(1) Leur diamètre chez le D. dimidiatus est d’un millimètre.
ANNALES LE LA SUC, ENIOM. DE BELGIQUE, T. XV.
[4
a
206 ADHÉRENCE DES MALES DE DYTISCIDES AUX FEMELLES
Leur bord peut être lisse ou cilié. Le fond repose directement sur la
face inférieure de l’article correspondant du tarse ; s’il existe quel-
quefois un pédicule intermédiaire entre le fond de la cupule et la
surface tarsienne, il est toujours d’une tres-petite longueur. Je
citerai, comme exemple, les cupules du premier article des tarses
antérieurs dans le genre Dytiscus.
Les organes d’adhérence de deuxième ordre que je nommerai Cu-
pules ne sont toujours très-petits et ne se distinguent pas à
l'œil nu ; serrés les uns contre les autres, ils donnent à la face infé-
rieure des tarses un aspect spongieux.
Le microscope fait voir que chacune de ces Mitie pédiculées
est composée, par exemple chez l’Acilius sulcatus, d’une tige ou pédi-
cule renflé en massue vers son extrémité; le renilement est sur-
monté d’une petite cupule transparente, unie au pédicule par une
sorte de col. La forme de la cupule est celle d’un cône très-évasé.
La couleur blanche de son bord, la teinte jaune du centre et les stries
rayonnantes que présente sa surface lui donnent une analogie incon-
testable avec une corolle florale.
Il est indispensable, pour voir ces organes dans toute leur beauté,
de les observer chez l'animal frais.
On rencontre, en général, les cupules pédiculées associées aux cu-
pules sessiles et occupant tout l’espace que celles-ci ne couvrent pas ;
elles peuvent, cependant, soit exister seules, soit manquer, suivant
les espèces.
Des poils raides, parfois courbés en crochets, bordent les articles
des tarses ; malgré leur grand développement, je crois ne pas devoir
m'en occuper 1ci.
Le lecteur voudra bien excuser cette description préalable des
organes d’adhérence; bien que ne renfermant rien d’essentiellement
neuf, elle était indispensable pour l'intelligence des faits que je vais
exposer.
Quel est le mécanisme de l’adhérence des tarses des mâles au corps des
femelles ? Quelle est la valeur, en grammes, de la force susceptible de
rompre cette adhérence? Telles sont les deux questions que je me suis
proposé de résoudre.
à 18
J'ai dit, plus haut, que je préférais le nom de cupule à celui de
ventouse parce qu'ici le mot ventouse était impropre. En effet la ven-
touse véritable, telle que nous la rencontrons à la face interne des bras
des Mollusques Céphalopodes et à la surface du corps des Hirudinées,
des Cestoïdes et des Trématodes, parmi les Vers, suppose toujours
PENDANT L’ACTE DE L'ACCOUPLEMENT. 207
un organe susceptible d'opérer une véritable succion déterminée
par les contractions de fibres musculaires; soit qu’un vide relatif
soit effectué sous la ventouse par le retrait en arrière d’une papille
ou piston, comme chez les Céphalopodes, soit que ce vide soit le ré-
sultat d’un simple changement de forme de la ventouse entière.
Dans les cupules des pattes des Dytiscides mâles, les parois sont,
en grande partie, rigides et les fibres musculaires font défaut.
L’adhérence n’est même pas subordonnée, comme chez les animaux
à ventouses véritables, à la volonté de l’individu, elle est absolu.
ment inconsciente; il suffit que le système des cupules soit appli-
qué sur une surface mouillée, pour qu’elles y adhèrent immédiate-
ment. :
L'expérience suivante, bien facile à répéter, le prouve : On tue un
Acilius sulcatus, ou n'importe quel Hydrocanthare présentant des
organes d’adhérence, en le soumettant à la vapeur d’éther ou à celle
du chloroforme; on le lave ensuite à l’eau, puis on mouille une
plaque de verre et on y dépose l’insecte, en ayant soin que ses
palettes tarsiennes touchent la surface; on constate alors qu’elles y
adhèrent fortement. Cette expérience faite à l’aide d’un insecte frais,
réussit à coup sûr.
Les choses se passent ici absolument comme dans l'expérience
classique du fire-pierre que je rappellerai en quelques mots : On dé-
coupe dans un morceau de cuir un disque de quatre à cinq centimè-
tres de diamètre, on perce au centre du disque un petit trou au
travers duquel passe à frottement une ficelle que l’on arrête au
moyen d’un nœud. On mouille le disque de cuir en le laissant, au be-
soin, séjourner quelque temps dans l’eau, puis on l’applique, mouillé,
sur la surface lisse d’une pierre, d’un fragment de marbre ou de tout
autre corps solide, en ayant soin d'appuyer pour chasser l’air qui
pourrait rester interposé. Dans ces conditions, la pression atmosphé-
rique fait adhérer le cuir au corps solide avec tant de force qu’on
peut soulever le tout, à l’aide de la ficelle, sans que la rondelle de
cuir se détache.
Mais les mâles de Dytiscides sont fixés sur leurs femelles dans
l’eau et non dans l’air. Pour démontrer que leur adhérence s'effectue
encore, dans ce cas, suivant le même principe, il fallait s'assurer si
l'expérience du tire-pierre réussissait sous l’eau.
Elle réussit, en effet ; le cuir étant bien imbibé et le fragment de
marbre dont je me suis servi (1) étant placé au fond d’un vase plein
d’eau, j'ai pu aisément y faire adhérer le disque aussi souvent que je
le désirais et soulever le marbre jusqu’à la surface ou au dehors du
liquide.
(1) Son poids, dans l'air, était de 190 gr.
208 ADHÉRENCE DES MALES DE DYTISCINES AUX FEMELLES
III
La force avec laquelle les mâles adhèrent aux femelles est assez
considérable, proportionnellement aux dimensions de ces animaux.
Pour la mesurer, il fallait rechercher quel était le poids minimum,
en grammes, qui parvenait à rompre l’adhérence. Je m'y suis pris,
dans ce but, de la manière suivante :
La surface du corps des femelles sur laquelle adhèrent les mâles
n’est pas une surface plane, mais une surface courbe qui peut être
considérée, aux points où se fixent les tarses. comme une portion de
cylindre. J'ai donc fait adhérer les mâles tués par la vapeur d'éther,
non sur des plaques, mais sur des tubes de verre mouillés, d’un dia-
mètre tel que la courbure de leur surface fût aussi analogue que
possible à la courbure du dos de la femelle de l’espèce en expé-
rience.
A l’aide d’une aiguille, on passe un bout de fil fin au travers du
corps de l’insecte que l’on essaie. Ce fil passe par les trochanters de
la 3° paire et la suture des élytres ; on en noue les deux extrémités
ensemble; dans l’anneau de fil ainsi formé, on passe un petit crochet
métallique auquel pend un plateau de carton très-léger.
L'insecte adhérant au tube de verre par ses deux pattes antérieures
ou par les pattes de 1'° et de 2° paire, suivant les espèces, le tube de
verre est maintenu horizontalement, de sorte que l’animal et le pla-
teau qui y est fixé pendent verticalement. On verse ensuite, lente-
ment et avec précaution, dans le plateau, d’abord des grains de
plomb, puis du sable sec, en s’arrêtant de temps en temps. Il arrive
un moment, où le poids du plateau l’emportant, les tarses de l’in-
secte se détachent et tout le système tombe sur la table de l’expéri-
mentateur.
Si l’on a versé les plombs et le sable avec prudence, on peut con-
sidérer le poids qui a déterminé la chute comme le poids minimum
qui rompt l’adhérence (1). Ce poids est représenté par la somme des
poids de l’insecte, du fil, du plateau et de son contenu. On pèse ces
éléments à l’aide d’une balance sensible, Voici les valeurs que m'ont
fournies quelques expériences :
ACILIUS.
Tarses de 1" paire :
1% article. — Une grande cupule sessile et un grand nom-
bre de petites pédiculées.
9 article. — Deux cupules sessiles et un grand nombre de
petites pédiculées.
3° article. — Cupules pédiculées nombreuses.
(1) L'expérience doit être recommencée plusieurs fois pour obtenir une moyenne.
PENDANT L’ACTE LE L'ACCOUPLEMENT. * 209
Tarses de 2° paire. — Simples :
Adhérence par la première paire de pattes seule.
Tube de verre de 14 millimètres de diamètre extérieur.
Acilius sulcatus.
1% individu.
Poids du plateau et de son contenu (moyenne de deux
RO M MR Ta tar: 459
Dante Pinseëte tb due). AU NL LU 0510870
Poids minimum rompant l’adhérence . . . . . . G gr. 822
Ï
2° individu.
Poids du plateau et de son contenu (moyenne de deux
BApÉTIENCes) : 0. .\. : AAA PANEUE
LEA gr. 350
Poids de l’insecte et du fl. A APN
Hs
UN MM NE EU
Poids minimum rompant l’adhérence . . . . . . 5 gr. 750
Acillus canaliculatus,
Poids du plateau et de son contenu (moyenne de deux
LATE) AT A M CET ENT ea ES 7
RSI AMSEC te et nl EN PEN RENE PR ON 960)
Poids minimum rompant l’adhérence . . . . . . 3 gr. 995
DYTISCUS.
Tarses de 1'° paire :
1* article. — Deux grandes cupules sessiles et un grand
nombre de petites pédiculées.
2° article. — Grand nombre de cupules pédiculées.
3° article. — id. id.
Tarses de 2° paire :
B9fet 3° article. — id. id.
Adhérence par les pattes de première et de seconde paires.
Tube de verre de 25 millimètres de diamètre extérieur.
Byfiscus marginalis.
Poids du plateau et de son contenu (moyenne de deux
expériences) . RAA AU 3
Poids de l'insecte et a fil
Poids minimum rompant l’adhérence. , . . . . 98 gr. 820
219 ADHÈRENCE DES MALES DE DYTISCIDES AUX FEMELLES
HYDATICUS.
Tarses de 1° paire :
1% article. — 9 cupules sessiles.
2° article. — 7 1d.
3° article. — 6 id.
Tarses de 2° paire :
1° article. — 4 cupules sessiles.
2° article. — 5 id.
3° article. — 6 id.
Adhérence par les pattes de première et de seconde paires.
Tube de verre de 9 millimètres de diamètre extérieur.
Hydaticus transversalis.
Poids du plateau et de son contenu (moyenne de deux
ÉRPÉMENGES) LE Elan UE MN ANNEE
Poids.de linsecte et du fl 4,20 Ne Re EEE
2
Poids minimum rompant l’adhérence . . . . . . gr. 400
IV.
Les nombres ci-dessus montrent donc que l’adhérence des mâles
au corps des femelles peut faire équilibre à des poias relativement
assez grands ; le poids nécessaire pour rompre cette adhérence étant,
par exemple chez le Dytiscus marginalis, supérieur à treize fois celui
de l’insecte (1). Les efforts de natation les plus violents des femelles
ne leur permettraient par conséquent pas de se débarrasser de
l’étreinte des mâles.
La plupart des ouvrages d’entomologie répètent que les sillons que
présentent les élytres des femelles ont pour but de faciliter le rap-
prochement sexuel en empêchant le mâle de glisser.
Les sillons des élytres des femelles ont certainement leur petit
rôle dans l’économie de lanatureet, si mes observations sont exactes,
ce rôle consiste à faciliter au mâle l’action de grimper sur le dos de
l'individu de l’autre sexe, alors qu'après l’avoir poursuivi, il vient,
par une évolution rapide, se placer transversalement à son corps. Se
servant des crochets qui terminent ses tarses antérieurs et non de ses
cupules, lemäle s'accroche aux cannelures longitudinales des élytres
de la femelle, comme à des échelons. Il agit comme le nageur qu
voudrait monter sur la coque d’une chaloupe flottant la quille en
(1) Le Dytiscus seul, sans fil, pesait, dans Pair, 2 gr.15 ; dans l’eau, son poids était
nécessairement nul, le poids spécifique de ces animaux vivants étant inférieur à l'unité.
U
PENDANT L'ACTE DE L'ACCOUPLEMENT,. JU
l'air, et qni rencontrerait sous ses doigts les saillies formées par les
joints des planches.
Dès que le mâle est en position sur le dos de la femelle, ce qui a
lieu avec la plusgrande rapidité, le rôle des sillons devient nul, ainsi
que je vais essayer de le montrer plus loin.
Malheureusement, quand on analyse la manière de s'exprimer des
auteurs, on trouve qu'ils envisagent la question à un autre point de
vue : pour eux, le but des sillons semble être d’ajouter à la stabilité
du mâle pendant l'acte de l’accouplement en augmentant son adhérence,
de l'empêcher de glisser et de rendre inutiles les mouvements de la
femelle qui pourrait chercher à se dérober à son contact.
Malgré mon désir de ne pas hasarder d'opinion en désaccord avec
des idées généralement reçues, je ne puis m’abstenir de combattre
celle-ci qui n’a pour elle ni l'observation, ni l'expérience :
1° Chez les espèces dont les élytres sont habituellement striées,
on rencontre cependant fréquemment desindividus femelles à élytres
lisses. Cette particularité curieuse sur laquelle notre savant confrère,
M. Preudhomme de Borre, a publié un travail très-intéressant (1),
a appelé toute mon attention.
La surface polie des élytres des femelles en question n'empêche
pas du toutl’accouplement ; ainsi que nous l’apprend M. Preudhomme
de Borre, M. Van Volxem a pris une femelle de ce genre dans l’acte
de lacopulation (2), et, moi-même, en écrivant ces lignes, j’eisous les
yeux une femelle lisse de D. marginalis, sur laquelle le mâle est soli-
dement fixé malgré les mouvements rapides de sa compagne.
2° Les endroits &u corps de la femelle, toujours identiques (5) sur
lesquels le mâle de Dytiscus applique ses organes d’adhérence sont
parfaitement lisses, même chez les individus sillonnés. Ces endroits
sont: pour les palettes tarsiennes de la première paire, les régions
latérales supérieures de l’arceau dorsal du prothorax, et, pour les
tarses de la seconde paire, les régions latérales lisses des élytres,
répondant au troisième anneau abdominal (4) (par suite au delà des
sillons). On ne peut invoquer la présence du sillon marginal, les
tarses de la seconde paire du mâle étant placés transversalement sur
les élytres de la femelle, les crochets entourant leur rebord ; de sorte
que toutes les cupules se trouvent sur une surface lisse (3).
(1) Notice sur les femelles à élytres lisses du Dytiscus maïrginalis. (Annales de la
Sociélé entomologique de Belgique, t. XIE, p. 107.)
(2) Preudhomme de Borre, Op. cit., p. 110.
(5) Les mâles se maintiennent sur les femelles lisses exactement de la même ma-
hière et en affectant la même pose que sur les femelles à élytres sillonnées.
(4) Compté à la face ventrale à partir du bord postérieur du métasternum.
(5) Le sillon marginal w’ayant qu'un millimètre de large et la portion eupulifère des
tarses de deuxième paire près de cinq millimètres de longueur auxquels il faut encore
ajouter quatre millimètres pour les deux dernièrs articles, (D, marginalis.)
219 ADHÉRENCE DES MALES DE DYTISCIDES AUX FEMELLES, ETC.
Chez les Acilius, le mâle ne se fixe pas non plus sur des parties sil-
lonnées de la femelle, mais applique ses cupules sur la surface lisse
et un peu concave de la région latérale du tergum du prothorax.
3° Une surface lisse et même polie convient seule pour l’adhérence
des cupules des tarses des mâles. On pouvait le déduire à priori de
la structure des cupules ; maïs j’ai voulu vérifier le fait expérimen-
talement. Les cupules n’adhèrent pas sur les surfaces rugueuses,
elles adhèrent déjà fort mal sur des papiers mouillé et les légères
inégalités d’un verre dépoli très-fin suffisent pour empêcher une ad-
hérence parfaite.
L'expérience du tire-pierre ne réussit pas non plus sur une sur-
face rugueuse; ce n’est qu'à la condition que la surface soit lisse, que
le contact entre les bords du cuir et la pierre peut être parfait et
que la pression atmosphérique peut déterminer une adhérence suff-
sante.
4 Lorsqu'on place ensemble, dans le même aquarium, un mâle et
des femelles de Dytiscus, les unes lisses, les autres sillonnées, on ne
voit nullement le mâle témoigner de préférence pour ces dernières.
Quant à l’hypothèse que les individus lisses et à tarses antérieurs
non dilatés seraient des neutres, elle ne résiste pas à la plus simple
dissection. Ces individus sont des femelles dont les organes génitaux
sont parfaitement développés.
Je désire voir répétér, par d’autres naturalistes, les observations
et les expériences si faciles que j’ai décrites dans ces quelques pages.
Les efforts d’un seul ne suffisent souvent pas pour faire substituer la
vérité à une idée fausse, lorsque celle-ci fait partie, depuis longtemps,
de la science classique.
Gand, 29 mai 1872.
COMMUNICATION
DE
QUATRE RAPPORTS AUIENTIFIQUES INÉDIT
DE FEU M. LE PROFESSEUR WESMAEL
PAR
J. Sauveur.
— SÉANCE DU % NOVEMBRE 1872 —
Feu M. Wesmael avait, grâce à son esprit d'observation, à sa
patience, à sa longue expérience pratique et à sa connaissance appro-
fondie de l’entomologie, une aptitude toute particulière à découvrir
des espèces dont la présence échappait à de moins habiles que lui.
C'était le chercheur par excellence, ii y a vingt ou trente ans sur-
tout, à l’époque où les explorations scientifiques n'avaient pas
encore pris l’extension et la direction que notre association leur a
données.
Mais le respectable professeur avait, comme nous en avons tous,
ses petites faiblesses ; il aimait à garder pour soi, non seulement les
fruits de ses découvertes, mais encore les circonstances dans les-
quelles elles s'étaient produites. « Cherchez et vous trouverez, »
nous disait-il, — nous avons cherché et trouvé : ses conseils n’ont
donc pas été stériles.
Il eût cependant été intéressant pour nous, qui réunissons les
matériaux d’une faune entomologique du pays, d’être initiés à la
pratique du maître et de connaître les résultats de ses chasses.
J’ignore si ses collections et surtout ses manuscrits, dont nul
jusqu’à ce jour n’a été admis à prendre connaissance, fourniront
quelque lumière à ce sujet.
Quoi qu'il en soit, le hasard m'a fait découvrir quelques docu-
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T, XV 27
244 QUATRE RAPPORTS SCIENTIFIQUES INÉDITS.
ments qui remontent à plus de vingt-cinq ans, et qui présentent de
l'intérêt au point de vue des considérations qui précèdent :
M. Wesmael a été chargé autrefois par le gouvernement de faire
quelques voyages scientifiques dans le royaume, et d’en rendre
compte ; les rapports présentés par lui en 1840, 1842, 1844 et 1846,
à la suite d’excursions dans les Dunes, en Ardenne et sur les bords
de la Meuse, reposent dans les archives du Département de l’Inté-
rieur. |
Ces rapports sont inédits, et je suis heureux de pouvoir vous faire
connaître que le ministre m'a autorisé à les faire publier in-extenso
dans les Annales de la Société.
Les nombreuses observations qui y sont consignées, quoique s’ap-
pliquant à l’ensemble du règne animal, concernent surtout l’entomo-
logie. Tous les insectes remarquables qu’il a rencontrés, M. Wesmael
les signale, avec indication des localités et notes explicatives; je n’ai
pas eu le temps de vérifier s’il en est, parmi eux, qui sont nouveaux
pour notre faune, mais il en est bien certainement dont l'existence à
été établie par lui dans ses rapports, bien avant qu’elle fût constatée
par d’autres entomologistes ; l'exactitude scrupuleuse que l’auteur a
toujours apportée dans ses travaux, permet d’ajouter pleine foi à ses
allégations.
Les documents ci-après, Messieurs, seront, j'en suis convaincu,
acceptés avec satisfaction par la Société. N’eussent-ils qu’un intérêt
historique, leur publication dans nos Annales serait déjà chose inté-
ressante ; nous ajouterons, d’ailleurs, en les faisant connaître, quel-
ques pages aux œuvres du savant professeur ; et puis, en le suivant
à travers les champs, les sables et les bois, en assistant à ses cap-
tures, en écoutant ses intéressantes remarques qui le rappellent si
bien à notre souvenir, nous nous reporterons au temps où nous
étions ses élèves et, dans un moment de bienfaisante illusion, nous
nous croirons encore jeunes, alors que nous ne le sommes plus, et
nous croirons revoir le vieux maître alerte et dispos comme il y à
vingt ans, alors qu'il a cessé de vivre.
Voici les rapports dont il s’agit :
RAPPORTS
ADRESSÉS AU MINISTRE DE L'INTÉRIEUR
PAR M. LE PROFESSEUR WESMAEL.
94 août 1840.
M. le Ministre,
Conformément au désir exprimé dans votre lettre du 6 de ce mois,
j'ai l'honneur de vous exposer les résultats du voyage scientifique
que je viens de faire sur une partie de nos côtes avec votre autori-
sation.
Parti de Bruxelles le jeudi 6 août, au matin, j'y suis revenu le
vendredi 14. J'ai visité, dans cet intervalle, toute la partie de la côte
et des dunes comprise entre Ostende et Blankenberghe.
Les nombreuses excursions de MM. Dumortier, Kickx et autres
botanistes ont fait connaître, il y a déjà longtemps, la floresi remar-
quable des dunes, de sorte que je n’avais pas à m’en occuper, au
moins spécialement. Cependant, afin de donner une idée aussi exacte
que possible de l’aspect des lieux, à l’époque où je les ai parcourus,
J'ai cru devoir noter en passant les plantes que j'ai observées en fleur
et même en fruit, et donc voici la liste :
Phlœum arenarium. Carex arenaria. Scirpus maritimus. Agropyrum
pungens. Agropyrum junceum. Elymus arenarius. Epipactis palustris.
Hippophaë rhamnoïdes. Atriplex rosea, littoralis, angustifolia, haly-
mus et hastata. Chenopodium maritimum. Salsola tragus et kali.
Statice limonium. Plantago maritima et Coronopus. Orobanche major.
Mentha aquatica. Convolvulus soldanella. Erythræa Centaurium.
Pyrula rotundifolia. Hieracium umbellatum. Lappa tomentosa. Aster
tripolium. Inula britannica. Artemisia Absinthium. Eryngium mariti-
mum. Cicuta major. Euphorbia gerardiana. Viola tricolor. Parnassia
palustris. Senebiera Coronopus. Lepidium ruderale. Cakile maritima.
Thalictrum flavum. Sperqula saginoïdes. Arenaria peploïides, rubra et
tenuifolia. Ononis spinosa. Anthyllis vulneraria. Trifolium fragi-
ferum. ;
J’en viens maintenant, M. le Ministre, à la partie de mon rapport
relative au but spécial de mon voyage, lequel était entrepris, comme
vous le savez, afin de constater la physionomie zoologique des dunes.
216 QUATRE RAPPORTS SCIENTIFIQUES INÉDITS
I. ANIMAUX VERTÉBRÉS.
Je ne pouvais pas songer à m'occuper sérieusement des animaux
vertébrés, car :
1° Il n’y a guère d'autre mammifère vivant dans les dunes à
l’état de liberté, que le lapin.
2° Les oiseaux qui fréquentent nos côtes sont connus, et, d’ail-
leurs, c’est seulement dans les gros temps qu'ils quittent la haute
mer et viennent, en bandes nombreuses, se réfugier sur la plage.
8° Il ne semble y avoir dans les dunes, d’autres reptiles que le
lézard gris (Lacerta agilis L) et la grenouille rousse (Rana tempora-
riaL..
4° Quant aux poissons, les uns, ceux qui se vendent sur nos mar-
chés, sont suffisamment connus ; parmi ceux qui, n'étant pas un sujet
de consommation, ne sont pas dans le commerce, les plus gros et les
plus bizarres dans leurs formes ont été remarqués depuis longtemps ;
tels sont : la baudroïe (Lophius piscatorius L.), le lump (Cyclopterus
lumpus L.) le môle (Tetraodon mola L.) etc. Quant aux autres pois-
sons dont la taille et les formes ne sont pas de nature à attirer l’at-
tention des pêcheurs, lorsqu'il leur arrive d’en prendre, ils les re-
jettent à la mer, et il faudrait, pour sele procurer, qu’un naturaliste
séjournant plusieurs mois sur différents points de la côte, se mit
en relations avec eux.
II. ANIMAUX ARTICULÉS.
A. Insectes.
Tous les travaux que j’ai publiés jusqu’à ce jour ayant eu exclusi-
vement pour objet l’histoire de ces animaux, c’est aussi principale-
ment pour constater quels étaient ceux d’entr’eux qui sont propres
à nos dunes, que j'avais désiré parcourir celles-ci. Vous ne serez donc
pas étonné, M. le Ministre, de trouver dans cette partie de mon rap-
port, plus de détails que dans les autres.
A. INSECTES COLÉOPTÈRES.
1. Famille des Carnassiers.
+ Carnassiers terrestres.
Cicindela maritima. — Cette espèce, commune près d’Ostende, sur
le sable, varie beaucoup par la forme des taches blanches placées
vers le milieu des élytres. Certains individus sont, sous ce rapport,
si voisins de la Cicindela hybrida qu’il serait très-possible que ces
deux espèces n’en fissent qu’une. C’est une question intéressante, et
dont, après mûr examen, je soumettrai la solution à l’Académie.
GE 2 DR
FAT
DE M. LE PROFESSEUR WESMAEL. 2147
Demetrias unipunctatus, — Cette espèce se trouve en grande quan-
tité à terre, entre les graminées, surtout près de Blankenberghe.
Elle: n’habite cependant pas exclusivement les sables maritimes,
puisqu'on l’a trouvée dans diverses localités de l'Allemagne centrale.
Calathus microcephalus. — Très-commun à terre, entre les gra-
minées. Cette espèce présente de nombreuses variétés de couleur, et
n’est pas non plus exclusivement propre aux sables maritimes.
Pogenus littoralis. — Commun sur les bords d’une mare d’eau
saumâtre, près d'Ostende.
Pogonus luridipennis. — Mème localité, rare; je n’en ai pris qu’un
seul individu.
Ces deux dernières espèces habitent exclusivement les terrains
salés.
Notaphus ephippium. — Même localité. Si cette espèce est la même
que le Bembidion pallidipenne du comte Dejean, il faudrait en con-
clure qu’elle se trouve aussi le long des eaux douces.
Une observation qui n’est pas sans importance, c’est la grande
rareté des Amares dans les sables des dunes ; pendant huit jours de
recherches non interrompues, je n’ai rencontré qu’un seul individu
de l’Amara trivialis, et un autre de l’Amara bifrons. Cette rareté con-
traste singulièrement avec l’abondance des Amares dans les terrains
sablonneux du reste de la Belgique.
++ Carnassiers aquatiques.
Colymbetes fuscus. C. notatus. Agabus bipustulatus. Ilybius fuligi-
nosus. 1. quadriguttatus. Hydroporus inœqualis. H. sexpustulatus. H.
lineatus. Gyrinus natator.
Ces neuf espèces, que j’ai pêchées dans un fossé d’eau saumâtre,
près d’Ostende, à Slykens, se trouvent communément dans les eaux
douces et stagnantes de toute la Belgique; mais leur présence dans
des eaux de qualité si différente prouve un fait assez important, c’est
que la salure des eaux ne produit sur leurs organes aucun effet
appréciable.
2. Famille des Brachélytres
Cafius xantholoma. — Se trouve assez communément sous les ca-
davres d’Astéries et autres animaux que la mer jette sur la plage.
Cette espèce intéressante habite exclusivement les sables maritimes.
[a]
3. Famille des Clavicornes.
Saprinus immundus. S. metallicus. S. quadristriatus.
Dans le sable, sous les cadavres et les fientes. — Ces trois espèces,
réputées généralement rares, habitent aussi l'Allemagne.
9218 QUATRE RAPPORTS SCIENTIFIQUES INÉDITS
4. Famulle des Palpicornes.
Hydr obius oblongus. H. fuscipes. I. griseus. Berosus..……
J’ai pêché ces quatre espèces avec les Carnassiers aquatiques die
plus haut, et je les mentionne pour la même raison, c’est-à-dire pour
prouver que la salure des eaux n’influe aucunement sur eux. Quant
au Berosus, il appartient, je crois, au Berosus luridus de Stephens,
mais il ne semble pas que ce soit le même que le /uridus de Fabricius,
de Gyllenhall, etc., dont il diffère par l’absence d’une ligne élevée et
lisse, par le milieu du pronotum, ainsi que par sa taille un peu
moindre et les stries des élytres plus faiblement ponctuées. Je com-
muniquerai à l’Académie le résultat de l’examen ultérieur que je
ferai de cet insecte.
6. Famille des Lamellicornes.
Aphodius.... — Il m'a été impossible, jusqu’à présent, de trouver
le nom de cet Aphodie; mais, comme les espèces sont très-nombreu-
ses et difficiles à déterminer, je ne puis encore dire avec certitude
si c'est une espèce nouvelle.
Ægialia arenaria. — Espèce propre aux sables maritimes.
Melolontha fullo. — Cette grande et belle espèce de hanneton, qui
n'est pas rare dans les dunes, ne se trouve, ni dans le reste de la
Belgique, ni dans le nord de la France et de l'Allemagne, mais bien
au midi de l’Europe. Si, comme on l’assure, il se nourrit de l’Elymus
arenarius, sa présence dans les dunes n’a plus rien qui doive
étonner.
7. Famille des Mélasomes.
Heliopathes gibbus. — Assez commun dans les Dunes, surtout vers
Blankenberghe, et ne se trouve nulle part ailleurs en Belgique.
‘8. Famille des Taxicornes.
Phaleria cadaverina. — Cette espèce, qui est plutôt propre au midi
qu’au nord de l’Europe, n’est pas rare sous les cadavres que la mer
a rejetés sur la plage.
9. Famille des Sténélytres.
Cistela sulphurea. — Cette espèce se trouve aussi dans les pro-
vinces de Liége et de Hainaut.
DE M. LE PROFESSEUR WESMAEL. 919
10. Famille des Trachélides.
Pyrochroa rubens. — Cet insecte m’a été donné par M. Parret, qui
demeure au Sas de Slykens, près d’Ostende. Il en à pris deux indi-
vidus. On ne l’avait pas, jusqu’à présent, trouvé en Belgique. Cet
insecte n’a d’ailleurs aucun rapport avec le voisinage de la mer, et,
très-probablement, les deux individus pris par M. Parret provien-
nent de larves qui auront été transportées dans quelque chantier
d'Ostende, parmi les bois de construction.
Anthicus antherinus. — Cette jolie petite espèce n’est pas rare, à
terre, dans les dunes, près de Blankenberghe. Je n’en avais jamais
pris auparavant qu’un seul individu, en 1830, dans les EU
de Charleroi.
11. Famille des Rhyncophores.
Otiorhynchus substriatus. Sch. ? — Espèce remarquable, qui ne se
trouve, chez nous, que dans les dunes. Je né suis pas très-certain
que ce soit l’espèce décrite par Schœnherr.
2. Famille des Aphidiphages.
Coccinella 11-punctata. Coccinella humeralis.
Ces deux espèces se trouvent aussi dans le reste de la Belgique;
mais j'ai cru devoir les citer parce que, dans les dunes, elles abon-
dent, particulièrement sur les épis de l’Elymus arenarius, tandis
qu'ailleurs, elles sont assez rares.
D. INSECTES ORTHOPTÈRES.
1. Famille des Coureurs.
Blatta concolor. — Cette espèce, la plus petite des Blattes d'Europe,
n’est pas rare dans les dunes. Je l’avais précédemment découverte
dans la Campine, et décrite sous le nom de Blatta ericetorum dans les
Bull. de l’Acad. roy, des Sc. et B. lettr. de Brux. 1838. V. p. 589.
.
2 Famille des Sauteurs.
Decticus griseus. Assez rare dans les dunes.
Un assez grand nombre d'insectes de cette famille n’ont achevé
leurs métamorphoses que vers la fin de l’été ou le commencement de
l’automne, de sorte que c’est seulement alors qu’on peut leur faire
la chasse avec fruit.
290 QUATRE RAPPORTS SCIENTIFIQUES INÉDITS
C. INSECTES NÉVROPTÈRES.
1. Famille des Subulicornes.
Un de nos compatriotes, M. de Sélys-Longchamps, ayant tout ré-
cemment parcouru les dunes pour recueillir les insectes de cette
famille dont il a donné une bonne monographie, j'ai cru inutile de
m'en occuper.
2. Famille des Planipennes.
Hemerobius… Nov. Spec?— J'ai pris, près d’Ostende, troisindividus
d’une espèce d'Hémérobe, que je crois inédite, mais qui exige un
examen ultérieur.
d. INSECTES HYMÉNOPTÈRES.
1. Famille des Sessiliventres.
+ Tenthrédines.
L'absence complète d’arbres dans les dunes est, sans doute, la
cause de l’excessive rareté des Tenthrédines, dont je n’ai pris qu'un
seul individu, appartenant à l’'Emphytus grossulariæ.
2. Famille des Pupivores.
+ Ichneumonides.
Les Ichneumons sont rares dans les dunes ; je n’en ai pris que trois
individus appartenant aux {. pedatorius, culpatorius et exulans,
espèces communes partout. Je n’ai pris qu’un seul Cryptus, c’est un
mâle du migrator. Je dois mentionner encore l’Exochus gravipes, le
Glypta ceratites, les Pimpla stercorator et turionellæ, communs l’un
et l’autre, le Bassus lætatorius, très-commun, le Campoplex pugillator,
très-commun aussi, toutes espèces qu’on trouve en abondance dans
toute la Belgique.
Il me reste à citer trois espèces remarquables, nouvelles pour la
faune de notre pays.
Lissonota lineata Set © Grav. — 4 individus.
» scutellata Q.— Espèce inédite. — 4 individus.
Campoplex ebeninus © Grav. — 1 individu.
++ Braconides.
Les dunes ne sont pas non plus riches en Braconides. Parmi les
espèces que j'avais déjà découvertes ailleurs, j'ai rencontré dans les
dunes les Chelonus oculator, Ascogaster quadridentatus, Sigalphus
lloricola et caudatus, Taphœus fuscipes, Braco fulvipes, variator et
anthracinus, Aleiodes cireumscriptus, Perilitus ictericus.
DE M. LE PROFESSEUR WESMAEL. 901
Les deux espèces suivantes sont nouvelles pour la faune de Bel-
gique.
Agathis Syngenesiæ g' Nees. — 1 individu.
Alysia maritima G Q Hal. — Espèce très-remarquable qu’on
n'avait encore indiquée que sur les côtes d'Écosse. — 5 individus.
Quant aux groupes des Gallicoles et des Oxyures, je n’en ai pas
trouvé un seul individu.
8. Famille des Fouisseurs.
Les sables des dunes, que j'aurais cru devoir être habités par un
grand nombre de Fouisseurs, ne m'en ont offert que peu d’espèces ;
elles sont au nombre dequatre seulement, dont deux, la Tiphia viliosa
et le Pompilus pulcher, ne sont pas rares aux environs de Bruxelles;
les deux autres sont nouvelles pour notre pays :
Dryinus formicarius ©. — 4 individus.
Bembex rostrata S ©.— 5 individus.
Deux femelles de ce Bembex m'ont fourni le sujet d’une observa-
tion intéressante; la première, que je saisis au moment où elle allait
entrer dans son trou, tenait entre les pattes un OËEstre du bœuf,
diptère que je n’avais jamais pu me procurer. Je crus qu’en faisant
main-basse sur tous les Bembezx femelles, c'était un excellent moyen
de prendre d’autres individus de cet OEstre; mais je fus bientôt dé-
trompé, car le second Bembex dont je m'emparai, portait à son nid
un Hélophile tenace. Ce qui prouve que les Bembex n’approvisionnent
pas leur nid invariablement avec la même sorte de proie, comme le
font d’autres Fouisseurs.
4. Famille des Diploptères.
5. Fanulle des Melliferes.
Les insectes de ces deux familles sont en très-petit nombre dans
les dunes, et ne m'ont rien offert d’intéressant.
6. INSECTES HÉMIPTÈRES.
1. Famille des Géocorises.
Stenocephalus nugax. Syromastes quadratus. — Près de Blanken-
berghe. — Je les avais déjà trouvés aux environs de Liége et de
Charleroi.
Pachymerus varius. -— Commun près de Blankenberghe.
Pachymerus margine-punctatus. — Rare.
Ophthalmicus grilloides. — Près d’'Ostende.
Ophthalmicus albipennis. — Près de Blankenberghe. — Ces quatre
dernières espèces sont nouvelles pour la faune de Belgique.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV. 28
9299 QUATRE RAPPORTS SCIENTIFIQUES INÉDITS
Myrmus Schillingii. — Cette espèce remarquable est commune
dans les dunes, près d’Ostende, sur les Graminées. — J'en avais
pris antérieurement un individu dans la Campine.
Phytocoris unifasciatus. — Généralement rare dans le reste de la
Belgique, cette espèce est très-commune dans les dunes, sur les Gra-
minées.
Prostemma quitula. — J'ai été assez étonné de trouver près d’Os-
tende deux individus de cette espèce que je n’avais plus trouvée
depuis 1825, époque à laquelle j'en avais pris un individu sur les
rochers de Chèvremont, près de Liége.
Salda..….. Nov. Sp. — Sur les bords d’une mare d’eau saumâtre,
près d’Ostende, j’ai pris plusieurs individus d’un Salda que je crois
inédit, et dont je donnerai plus tard la description.
f. INSECTES LÉPIDOPTÈRES.
1. Famille des Diurnes.
J’ai vu voler dans les dunes les Vanessa Cardui, Satyrus Pamphilus,
Satyrus Semele, Polyommatus Agestis, Argynnis Lathona, tous communs
dans le reste de notre pays; mais une espèce nouvelle pour notre
faune, c’est l’Argynnis Niobe, dont j'ai pris un individu près d’Os-
tende.
2, Famille des Crépusculaires.
La seule espèce de cette famille que j'aie observée dans les dunes,
est la Zygæna Filipendulæ, très-abondante sur les fleurs de l’£ryngium
marilimum.
3. Famille des Nocturnes.
Les dunes m'ont offert trois espèces de cette famille, nouvelles
pour la faune de notre pays :
Agrotis Tritici Lin. — Un individu.
Polia præcox Lin. — Un individu.
Aspilates lineolata Hubn. — Trois individus.
ÿ. INSECTES DIPTÈRES.
Anthrax fimbriata F. — Je regarde la découverte de cette espèce
dans nos dunes comme d’autant plus intéressante, que l’on avait
accusé d'erreur Fabricius, pour avoir dit qu’elle habitait les envi-
rons de Kiel. Or, il devient très-probable que cette indication est
vraie, puisque Kiel est situé près de la mer.
OEstrus bovis. — Comme 1l n’est pas rare, dans cette partie de
notre pays, de voir sur le dos des bœufs, des tumeurs causées par la
présence de larves d’œstres, je n’ai pas été étonné de trouver l’in-
secte parfait.
DE M. LE PROFESSEUR WESMAEL.
19
19
Q2
B. Crustacés.
Les animaux de cette classe ne m'ont fourni le sujet d’aucune ob-
servation intéressante. La mer, en se retirant, abandonne çà et là des
Carcins ménades, des Crangons communs, etc.; on voit sauter sur la
plage des légions de Talytres, et les poutres et les fascines servent
de refuge à des milliers de Ligies.
€. Annélides.
Je n’ai pu recueillir que quelques tuyaux de Térébelles et d'Amphi-
trites, ainsi que trois Aphrodites aculeata.
III. ANIMAUX MOLLUSQUES.
Je n’ai eu l’occasion de faire aucune observation relative à ces
animaux.
IV. ANIMAUX RAYONNÉS.
Parmi les animaux de cet embranchement, il en est qui sont
revêtus d’une peau dure et résistante, d’une sorte de squelette exté-
rieur qui rend leur conservation très-facile : aussi en trouve-t-on
dans toutes les collections zoologiques. D’autres, au contraire, sont
entièrement mous, presque gélatineux, à peau très-fine, et sont d’une
conservation si difficile, qu'ils manquent dans la plupart des collec-
tions, et que, pour se faire une idée de leurs formes, on est réduit
au seul secours des figures plus ou moins exactes qu’on en a publiées.
Je veux parler des Acalèphes ou Arachnodermaires. Pendant un séjour
de 24 heures que je fis à Blankenberghe, au commencement de sep-
tembre 1837, je recueillis quelques-uns de ces animaux, et surtout
une magnifique espèce, lé Rhizostome de Cuvier. Je les déposai dans
du genièvre, seul liquide conservateur qu'il me fut possible de
trouver; mais, quand on ouvrit, à Bruxelles, le vase qui les contenait,
on les trouva entièrement décomposés et putréfiés. Depuis lors, il
m'était reste un vif désir de tenter un nouvel essai. Malheureusement,
la rareté des Acalèphes, pendant les huit jours que j'ai parcouru la
plage, y a, en partie, mis obstacle. Je n’ai pu parvenir à trouver que
deux individus de l’Aurelia crenata, que j'ai immédiatement placés
dans un bocal plein d’eau saturée d’alun, et je les ai ainsi rapportés
à Bruxelles assez bien conservés; mais, après être restés déposés
pendant plusieurs jours sur ma cheminée, 1ls se sont comme fondus
dans le liquide qui les contenait, et n’ont laissé au fond du vase
qu'un dépôt amorphe et blanchâtre. Il paraîtrait donc que si l’eau
d’alun peut suffire pour conserver les formes de ces animaux pen-
dant quelques jours, elle ne donne pas à leurs tissus assez de consis-
tance pour prolonger leur conservation, et que j'aurais dû, à mon
arrivée, les placer dans de l’alcool concentré, ou dans un liquide
tannant. C’est une expérience à recommencer.
Ici se termine la partie purement scientifique de mon rapport.
294 QUATRE RAPTORTS SCIENTIFIQUES INÉDITS
.
Dans la lettre que jai eu l’honneur de vous écrire, Monsieur le
Ministre, je témoignais le désir de pouvoir me faire accompagner de
deux élèves de l’Athénée. J’ai pensé ensuite que je ferais mieux de
ne prendre avec moi qu'un seul élève, et de louer, étant sur les lieux,
les services d’un homme qui porterait les boîtes, bocaux, etc., néces-
saires à nos récoltes de plantes et d'animaux. Nous avons pu, de cette
manière, supporter plus facilement la fatigue de huit jours d’excur-
sions sans relâche dans les sables des dunes et de la plage. Quant à
mon compagnon de voyage, M. J. H., élève de seconde, je n’ai eu
qu'à me louer de sa conduite, et du zèle avec lequel il à partagé tous
mes travaux.
Le maximum de la durée de mon voyage était fixé à douze jours,
comme j'avais eu l'honneur de vous le proposer moi-même, Monsieur
le Ministre, à cause de l'obligation où je me trouvais d’être de retour
à Bruxelles pour l'ouverture de la session du jury d’examen en
sciences. Sans cette circonstance, je vous eusse demandé une quin-
zaine de jours au moins. Je n'ai pas même profité de toute l'étendue
de la permission que vous m'aviez accordée, car le temps étant de-
venu pluvieux, je suis revenu le neuvième jour.
Lors de mon arrivée à Ostende, je me trouvais placé, relativement
à Nieuport et à Blankenberghe, à peu près comme l’âne de la fable,
entre les deux paniers, quoique, pas plus que le pauvre animal, je
n’eusse de raison pour tourner à droite plutôt qu’à gauche, c'est à
droite que je me dirigeai, et j’employai huit jours à visiter l’espace
compris entre Ostende et Blankenberghe. Il suit de là, Monsieur le
Ministre, que je n’ai pu explorer, ni les environs de Nieuport, ni
l’espace qui s'étend entre Nieuport et Ostende et que ma mission
n’est, en quelque sorte, qu’à moitié accomplie.
Lorsque, par l’examen du rapport que j'ai l'honneur de vous
adresser, vous aurez pu apprécier, Monsieur le Ministre, l’impor-
tance des résultats que j’ai obtenus, vous pourrez décider avec con-
naissance de cause, s'il y a chance, pour les sciences naturelles, de
tirer quelque parti d’un voyage complémentaire que j’entreprendrais
après la session du jury d'examen.
Quelque sort que vous réserviez à cette seconde demande, veuillez,
Monsieur le Ministre, agréer le témoignage de ma sincère gratitude
et de mon respectueux dévouement,
C. WESMAEL.
DE M. LE PROFESSEUR WESMAEL, 995
22 mai 1842.
Monsieur le Ministre,
L’excursion zoologique que j'ai faite dans les dunes à la fin du
mois. d'août dernier n'étant, en quelque sorte, que la continuation de
celle que j'avais entreprise l’année précédente, à peu près à pareille
époque, j'ai l’honneur de vous adresser mon rapport sur les résultats
scientifiques de ce second voyage, sous lamême forme que le premier.
L'autorisation de faire ce voyage n’ayant été accordée aux mêmes
conditions que précédemment, j'ai pu, comme la première fois, me
faire accompagner d’un élève de l’Athénée Royal assez instruit pour
me rendre des services. Mon choix est tombé sur M. A. N., élève de
rhétorique, dont je n’ai eu qu’à me louer sous tous les rapports.
Mon but étant de continuer à recueillir des matériaux pour arriver
à la publication d’un mémoire sur la faune entomologique des dunes
de Belgique, c’est à la recherche des insectes que j’ai consacré tous
mes instants.
A. INSECTES COLÉOPTÈRES.
1. Famille des Carnassiers.
Licinus depressus. — Je n'ai trouvé qu’un seul individu de cette
espèce remarquable que personne n’avait encore rencontrée en Bel-
gique. Les Licinus semblent être généralement très-rares dans notre
pays, et chaque espèce semble être circonscrite dans une localité
très-resserrée : ainsi le Licinus silphoïdes a été découvert près de
Chokier, province de Liége, et j’ai moi-même trouvé, il y a quelques
années, plusieurs individus du Licinus Hoffmannseggi dans les bois de
St-Michel, entre Nassogne et St-Hubert.
Pterostichus picimanus. — Trois individus sur le sable.
Cette espèce paraît être rare partout, et a été indiquée comme ha-
bitant surtout les parties orientales de la France et de l'Allemagne.
Quant à la Belgique, il paraîtrait que ce Pferostichus s’y trouve
encore aux environs de Virton, province de Luxembourg. Au moins,
en ai-je reçu de M. l'avocat Maus deux individus avec l'indication de
cette localité.
Dans mon précédent rapport, j'avais cru devoir signaler comme un
fait assez singulier, la rareté des Amares dans les sables des dunes.
Mon second voyage, quoique fait à peu près à la même époque
que le premier, m’a procuré la preuve que je m'étais trompé, car j'ai
eu occasion d'observer les Amara eurynota, trivialis, familiaris,
spreta, similata, obsoleta, plebeia, tricuspidata.
296 QUATRE RAPPORTS SCIENTIFIQUES INÉDITS
Cette différence dans les résultats de mes recherches, de l’une à
l’autre année, provient, je pense, de ce que le vent soufflait de direc-
tions différentes ; j'ai remarqué, en effet, que par les vents secs d’Est
ou de Nord-Est, on ne trouve presque plus d'insectes à terre, parce
qu'ils disparaissent enfouis sous le sable, il en est tout autrement
par les vents d'Ouest ou de Nord-Ouest.
Ophonus pubescens.— Assez commun autour d’une mare d’eau sau-
mâtre, près d'Ostende. Cette espèce paraît appartenir exclusivement
aux terrains salés.
Harpalus melancholicus Dej. — Un seul individu.
Harpalus servus. — Un seul individu.
Aucune de ces deux espèces n'avait encore été signalée en Bel-
gique.
Harpalus arenicola Mihi. — Espèce que je crois nouvelle. Par la
taille et les couleurs, elle ressemble beaucoup à l’Harpalus ignavus,
mais elle est un peu plus étroite, le pronotum est un peu plus rétréci
en arrière, et il n’y a pas de séries de points enfoncés à l’extrémité
du 7° intervalle des stries. 1 et une ©.
Parmi les Carabiques qui sont généralement répandus dans toute
la Belgique, je mentionnerai, comme habitant aussi les dunes, les
Carabus cancellatus et purpurascens, les Agonum sex-punctatum et
parumpunctatum, le Pœcilus cupreus ; j'y ai trouvé aussi les débris
d’une Blethisa multipunctata.
2. Famille des Brachélytres.
Ocypus pedator Erichs. — Cette belle espèce, dont j'ai trouvé deux
individus, m'avait été envoyée pour la première fois, peu de temps
auparavant, des environs de Mons, où elle est d’ailleurs très-rare.
3. Famille des Clavicornes.
Scaphidium immaculatum. — Un seul individu, sur le sable.
Comme les Scaphidium vivent généralement sous l'écorce des
vieux arbres ou dans certains agarics, je soupçonne fort que celui
que j'ai trouvé dans les dunes, n’était là qu’accidentellement; c’est
d’ailleurs la première fois qu’on l’observe en Belgique.
Hister neglectus Germ. — Deux individus.
Saprinus speculifer ? Payk. — Quatre individus.
Espèces nouvelles, l’une et l’autre, pour la faune de Belgique.
6. Famille des Lamellicornes.
Aphodius rufescens Gyll. — Commun dans les dunes, dans les
bouses. Cette espèce, qui présente de nombreuses variétés, se trouve
aussi dans le Luxembourg.
Aphodius sus F.— Moins commun que le précédent. Il n'avait pas
encore été trouvé en Belgique.
to
19
ES |
DE M. LE PROFESSEUR WESMAEL.
Famille des Cycliques.
Galleruca interrupta Nlig. — Un seul individu.
C. INSECTES NÉVROPTÈRES.
Libellula Scotica. — J'ai vu cette espèce voltiger en grande quan-
tité dans les dunes, vers les 12 et 15 septembre. Je consigne cette
observation, parce que M. de Sélys, dans sa Monographie, dit avoir
trouvé cette même L. Scotica le 20 juillet autour des tourbières de
l’Ardenne, et paraît croire qu’elle habite exclusivement les contrées
montagneuses.
d. INSECTES HYMÉNOPTÈRES,
Famille des Pupivores.
J'avais signalé en 1840, larareté des Ichneumons dans les dunes, et
cela, avec d’autant plus de regret que je prépare depuis longtemps
un travail sur ces insectes. J’ai été plus heureux cette année, et je
puis indiquer, entre autres espèces remarquables :
Ichneumon divisorius Grav., dont j'ai pris plusieurs individus de
chaque sexe; je ne connaissais auparavant que le cf qui m'avait
été donné comme venant de la Campine.
Ichneumon notatellus Mihi. — Espèce inédite, dont je ne connais-
sais que le mâle, et dont j'ai pris, dans les dunes, un bon nombre de
femelles et de mâles, sur les fleurs en ombelle.
Ichneumon niger Mihi. — Un mâle; espèce inédite.
Ichneumon rufipes Mihi. — Id. Id.
J’ai pris aussi deux espèces de Campoplexæ nouvelles pour notre
pays:
Campoplex decipiens Grav. — Commun.
Campoplex orbitalis Grav. — Une seule femelle.
€. INSECTES HÉMIPTÈRES,
Famille des Réduvites.
Oncocephalus griseus Spin. — Un seul individu.
Cette espèce se trouve aussi çà et là en Allemagne et en Italie.
f. INSECTES LÉPIDOPTÈRES.
Famille des Nocturnes.
Je n'avais pris en 1840 qu’un seul individu de la Polia præcox,
noctuélite très-remarquable ; je m'en suis procuré, dans ma seconde
excursion, neuf autres individus.
Agrotis Treitschkei Hubn. — Sept individus.
A. Valligera Fab. — Un individu.
Gortina Cuprea Hub. — Un individu.
Ces trois espèces sont nouvelles pour la faune de Belgique.
9228 QUATRE RAPPORTS SCIENTIFIQUES INÉDITS
Bombyx Trifolii Treits. — Espèce remarquable, qu'on n'avait indi-
quée qu'avec doute comme habitant la Belgique, et dont j'ai pris
un mâle et trois femelles.
En résumé, M. le Ministre, pendant un séjour sur la côte de dix
jours, dont six seulement de beau temps, j'ai recueilli environ 300
insectes, parmi lesquels une vingtaine d’espèces entièrement nou=
velles pour la faune de Belgique. Si vous considérez que, depuis plus
de vingt-cinq ans, je m'occupe de ces sortes de recherches dans notre
pays, et que, déjà l’année précédente, j'avais exploré la même partie
des dunes, vous apprécierez, j'espère, M. le Ministre, tout ce qu'il
m'a fallu déployer de tenacité et de sagacité dans mes recherches,
pour obtenir les résultats auxquels je suis arrivé, tandis qu’il sem-
blait me rester si peu de chance de faire de nouvelles découvertes.
Quant aux recherches qui peuvent rester à faire dans d’autres parties
des dunes, ainsi que dans des localités toutes différentes, et plus
particulièrement sur certains points des provinces de Namur, de
Luxembourg et de Liége, j'aurai l’honneur de vous en entretenir
dans une autre occasion. Pour le moment, M. le Ministre, je crois
devoir me borner à vous remercier de la bienveillance avec laquelle
vous avez daigné confirmer l’autorisation que m'avait accordée votre
prédécesseur, de faire le voyage auquel se rattache le rapport qui
précède, et que les pluies continuelles de septembre 1840 m'’avaient
fait différer jusqu’à l’année suivante.
Agréez, M. le Ministre, l'assurance de ma respectuense consi-
dération. C. WESMAEL.
27 octobre 1844.
Monsieur le Ministre,
Par votre lettre en date du 23 août dernier, vous m'avez autorisé à
faire une excursion scientifique en Belgique, à condition de vous en
exposer les résultats dans un rapport, comme j'ai fait précédemment
dans des cas analogues.
C'est ce rapport, M. le Ministre, que j'ai l'honneur de vous
adresser.
Parti de Bruxelles le 20 septembre, je me suis rendu directement
à Saint-Hubert, d’où je me suis écarté les jours suivants, de manière
à parcourir successivement les bois d’Awette, de Libin, d’Awenne, de
Masbourg, de Nassogne et de Saint-Michel. J'étais de retour à
Bruxelles le 28 au soir.
PAR M. LE PROFESSEUR WESMAEL, 9299
Ce qu’il m'importe d’abord d'établir clairement, c’est le but que je
me proposais dans cette excursion.
Dans la séance du mois d’août dernier, j'ai présenté à l’Académie
Royale des Sciences et Belles-lettres, un mémoire manuscrit conte-
nant le résumé des recherches que, depuis quinze ans, j'ai faites sur
les Ichneumons de Belgique. J’espérais, en parcourant les bois des
Ardennes pendant quelques jours, recueillir encore quelques maté-
riaux de nature à être ajoutés à ce mémoire.
Or, mon but a été complétement manqué, soit que la saison fût
trop avancée, soit que l’année füt peu favorable, mes explorations
ont été inutiles ; je n’ai pas même vu un seul Ichneumon.
Désirant, néanmoins, que mon voyage ne füt pas entièrement inu-
tile, j'ai alors donné à mes recherches une autre direction.
Les fleurs et les buissons étant presque dépourvus d'insectes, j'ai
pensé que la nature rocaïilleuse du sol pouvait être favorable à la
recherche des insectes qui vivent cachés sous les pierres, tels que la
plupart des Carabiques, et-certains Brachélytres. Il me paraissait
d’ailleurs intéressant de m’assurer si le sol des Ardennes présentait,
sous ce rapport, une physionomie caractéristique.
Il importe, à cetégard, de ne pas confondre les collines et les bords
des ruisseaux.
Sur les pentes boisées des collines, j’ai observé les Coléoptères
suivants : Carabus conveæus. Cychrus attenualus. Abax ovalis. A.
parallela. Molops terricola. Steropus concinnus. S. madidus. Pterosti-
chus oblongo-punctatus et P. parumpunctatus.
La seule remarque à faire concernant ces espèces, c’est que leurs
conditions d'existence paraissent être, jusqu’à un certain point, indé-
pendantes de l'élévation du «ol au-dessus du niveau de la mer, et que
- l’ombre et la fraîcheur des forêts déterminent seules leur habitation,
puisqu'on les rencontre également dans les forêts du Brabant, du
Hainaut, des provinces de ee et de Namur, avec cette restriction
cependant, que le Steropus madidus est partout beaucoup plus rare
que dans les Ardennes.
Une espèce qui mérite une mention particulière, parce qu'on n’a
encore signalé son existence que dans quelques localités en Allema-
gne, et qui est nouvelle pour la faune de notre pays, c’est le Licinus
Hoffmanseggii, dont j'ai trouvé quelques individus au sommet d’une
des collines les plus élevées.
Le seul Brachélytre digne d’être cité, et qui habite également sous
les pierres, dans la haute futaie, c’est le Staphylinus fulvipes, géné-
ralement très-rare en Europe.
Sur les bords des larges ruisseaux qui coulent au fond des ravins
sur les cailloux, habite une population toute particulière de petits
Carabiques.
ANNALES DE LA SOC, ENT, DE BELGIQUE, T. XV. 29
220 QUATRE RAPPORTS SCIENTIFIQUES INÉDITS
Ce sont des Bembidions à corps déprimé, et dont les plus nombreux
sont les Bembidion tibiale et decorum. J’y a1 aussi trouvé une espèce
très-rare, le Bembidion elongatum, dont la véritable patrie paraît être
l'Europe méridionale.
Ces Bembidions se retrouvent également le long de l’Ourthe, de la
Vesdre, et même de la Meuse près de Liége, et semblent appartenir
exclusivement chez nous aux rives des eaux qui coulent encaissées
entre les roches des terrains inférieurs à la houille, car les mêmes
espèces manquent complétement le long de toutes les eaux des
terrains tertiaires et modernes, où elles sont remplacées par d’autres
espèces.
C’est aussi près d’un de ces ruisseaux que j'ai découvert pour la
première fois l’Onfhophagus plagiatus.
Quant aux collines déboisées et couvertes de genêts, le seul Cara-
bique remarquable qu'elles m'’aient offert, est l’'Ophonus cordicollis.
Enfin, le seul Coléoptère remarquable que j’aie trouvé sur quelques
fleurs en ombelle, est le Trichius fasciatus, qui paraît manquer dans
le reste de la Belgique.
Très-peu de Diptères se laissaient encore apercevoir dans les loca-
lités que j'ai parcourues; j'ai pris néanmoins plusieurs individus de
la Sericomyia Lapponum, espèce propre au nord de l’Europe.
J’ai eu occasion de constater que plusieurs espèces d’'Œstres abon-
dent dans les Ardennes et particulièrement le Gastrus equi qui harcelle
les chevaux dans les pâturages. On voit aussi fréquemment sur le
dos des bœufs des tumeurs qui annoncent la présence de l’OEstrus
bovis.
Pour rendre moins incomplète la courte esquisse que je viens de
tracer de la physionomie entomologique de cette contrée pittoresque,
j'agouterai que, dans un voyage fait il y a plus de vingt ans, vers le
printemps, j'y ai trouvé en abondance l’Hylæcetus dermestoïdes et
quelques individus de la Pyrochroa pectinicornis, espèces qui, l’une et
l’autre, sont regardées comme tout à fait septentrionales. La
Pyrochroa coccinea y était aussi assez abondante vers la fin de mai.
En résumé, il paraîtrait que les insectes qui distinguent la faune
du sol ardoisier des Ardennes de celle de nos autres provinces, ten-
dent à lui donner une certaine analogie avec les contrées du nord, et
particulièrement avec la Suède.
Telles sont les courtes observations qu’un temps presque toujours
froid et pluvieux m’a permis de faire pendant cette excursion.
Veuillez, Monsieur le Ministre, agréer l’expression de mes senti-
ments de profonde considération.
C. WESMAEL.
19
C2
pe
DE M. LE PROFESSEUR WESMAEL.
Bruxelles, 20 novembre 1846.
Monsieur le Ministre,
Par votre lettre en date du 28 juillet dernier, vous avez daigné
m’autoriser à faire une nouvelle excursion scientifique dans notre
pays, à l'effet de continuer à recueillir des documents relatifs à la
faune entomologique. Des occupations urgentes et de nature diverse
m'ont empêché de vous adresser plus tôt le rapport que je m'étais
engagé à vous faire.
Malheureusement, l’état alors chancelant de ma santé ne m'a
permis d'exécuter ce voyage qu’à une époque déjà fort avancée eu
égard aux chaleurs extraordinaires de cette année; de sorte que, dans
les champs comme dans les bois, partout la nature avait pris une
physionomie automnale anticipée : aussi mes recherches ont-elles
été moins fructueuses que je n’avais droit de m'y attendre.
C’est aux environs de Huy, dans la vallée et sur les côteaux de la
Meuse, que j'ai cru devoir diriger mes explorations, en remontant la
Meuse jusqu’à Bas-Oha et en descendant jusqu’à Flône.
Parmi les plantes qui fleurissaient encore à l’époque où J'ai par-
couru ces lieux, il en est deux espèces seulement que je crois devoir
mentionner, parce que je n’avais pas encore eu occasion de les ob-
server en Belgique ; l’une d’elles est le Lamium maculatum qui croît
en grande abondance le long des haies vers Ampsin et Amay;
l’autre est le Rumex scutellatus, que j'ai trouvé au pied des rochers,
vers Ahin.
Quant aux insectes, voici la liste de ceux qui me semblent offrir
quelque intérêt pour les entomologistes.
ÏJ. COLÉOPTÈRES.
Lebia hæmorrhoïdalis. (Var. minor). — Bois de Flône.
Ophonus chlorophanus. — Côteaux calcaires, vers Ampsin.
Harpalus hottentota. — Au pied des rochers, vers Flône.
Xantholinus fulgidus F.— Bois de Flône.
Sunius filiformis. — Côteaux arides, sous les pierres.
Tillus unifasciatus. — Trouvé mort et mutilé, sous l'écorce d’un
vieux tronc.
Corynetes chalybœus. — Sur de vieux chênes, vers Ama y.
Ptilinus sexpunctatus. — Dans une haïe, sur une vieille so uche, à
Flône.
P. costatus. — Sur le tronc de vieux saules, vers Huy.
Anobium rufipes. — Sur un vieux chêne, à Amay.
Paromalus flavicornis. — Sous l'écorce de vieux arbres, vers Huy.
232 QUATRE RAPPORTS SCIENTIFIQUES INÉDITS
Plegaderus cœsus. — Sous l’écorce de vieux arbres, vers Huy.
Anthaæxia nitidula. — Sur les fleurs, à Amay.
Agrilus olivaceus. — Bois de Flône.
Cryptohypnus tetragraphus. — Bords de la Meuse.
C. dermestoïdes. — Id.
Ontophaqus lemur. — Côteaux incultes, rive droite de la Meuse.
O. fracticornis. — Id.
O. taurus. — Id.
O. nutans. — Id.
Attagenus serra. — Sur un vieux saule, vers Huy.
Salpingus piceæ. — Vers Huy.
Cleonus marmoratus. — Côteaux arides, vers Ampsin.
Otiorhynchus ligneus. — Id.
O. hirticornis. — Id.
O. sulcatus. — Id.
Callidium femoratum. — Sur une haïe à Bas-Oha.
Molorchus umbellatarum. — Trouvé mort sous l’écorce d’un vieux
arbre, à Amay.
Lycoperdina bovistæ. — Bois de St-Lambert,
IT. HÉMIPTÈRES.
Cimex melanocephalus. — Côteaux arides, vers Ampsin.
C. perlatus. — Id.
Pseudophlœus Dalmanni.— Id.
Lygœus familiaris Pz. — Trouvé contre le mur d’un jardin à Amay.
Capsus trifasciatus. — Sur un prunier, à Amay.
Cyllocoris scriptus. — Sur la bruyère, vers Ampsin.
Ledra Aurita. —Sur un noisetier, id.
Le Lygæœus familiaris que je viens de mentionner, est la sixième
espèce de ce genre que je découvre en Belgique, et je crois, à cette
occasion, pouvoir exposer quelques considérations qui ne sont pas
sans intérêt.
Le genre Lygée, tel qu’il est aujourd’hui circonscrit, se compose
d'espèces dont la coloration est élégamment mélangée de rouge et de
noir, et dont le nombre semble augmenter à mesure qu'on s’avance
vers le midi de l’Europe, et diminue, au contraire, vers le nord.
Ainsi en Suède, Fallen n’en signale qu’une seule, le Lygæœus equestris.
Quant à la Belgique, les six espèces qui y ont été trouvées, sont les
suivantes :
Lygœus equestris. — Environs de Liége.
L. saxatilis. — Environs d’Arlon.
L. punctum. — Id.
L. familiaris. — Environs de Huy.
L. Ræselii Schil. — Environs de Charleroi.
L. puncto-quitatus. —
DE M. LE PROFESSEUR WESMAEL. 233
De sorte que, chez nous, les Lygées semblent confinés dans les
parties orientales et méridionales du royaume dont le sol rocail-
leux est creusé de vallées profondes fortement échauffées par le soleil
d'été; tandis que le Brabant, Anvers et les deux Flandres, dont le
sol plus uni est généralement sableux ou argileux, et dont la tem-
pérature est moins inégale, paraissent ne pas être habités par les
Lygées.
III. HYMÉNOPTÈRES.
Eupalamus oscillator. — Bois de Flône.
Ichneumon leucocerus. — Id.
I. pistorius. — Id.
1. tenebrosus. — Id. ù
1. luctatorius. — Id. (Scutello toto nigro).
Amblyteles Gravenhorstii. — Id.
Dicælotus impunctatus. — Id.
Oiorhinus pallipalpis. — Id.
Cryptus mosthator. - Id.
C. anatorius. — Id.
C. fugitivus. — Id.
C. migrator. — Id.
Phygadeuon parviventris. — Id.
Sphinctus serotinus. — Id.
IV. DIPTÈRES.
Mycetobia fasciata. — Bois de Flône, sur le Boletus versicolor.
Cephaleia nigra. — Sur un buisson à Amay.
Tanipeza, longimana. — Bois de Flône.
Lissa loxocerina. — Id.
Tels sont, M. le Ministre, les résultats de huit jours d'exploration
pendant lesquels tous mesmoments ont été consacrés aux recherches
que mon voyage avait pour but.
Veuillez, M. le Ministre, agréer mes sincères remerciements, ainsi
que l’assurance de mes sentiments de profonde considération.
C. WESMAEL.
ERRATA.
MATÉRIAUX POUR UNE FAUNE NÉVROPTÉROLOGIQUE DE L'ASIE SEPTENTRIONALE.
Page 49, ligne 7 en descendant: Au lieu de espèce, lisez espère.
» D5 » 5 en montant. ” perd, TEE
POS NUIT id. » très-larges, » très-longs.
NOTE SUR LA TRIBU DES ADÉLOCÉPIALIDES.
Page 82, ligne 9 en monlant: Au lieu de est, lisez forme.
» 83 » 5 » » seraient » NOUS seraient.
“ 84 » 12 » » faune d'ocre » d’un jaune d'ocre,
» 86 » 12 en descendant » en question _ » de Fabricius.
n » » 14 en montant: Après Bombyx stigma » ?.
» 87 » 4 en descendant: Au lieu de se fait » a lieu. |
» 88 » 3 » » les chênes » des chênes. >|
» 89 » 43 en montant » laquelle » cette dernière. f
» 91 » 7 » » supérieures » inférieures.
; 92 » 7 » » les inférieures » les ailes inférieures.
” 93 » 6 en descendant » 1 » 16
» 94 » 20 en montant » famille » tribu,
” 95 » 1% en descendant » , et la frange » ; la frange est
» n » 16 en montant » Beske » Becker.
ETES
”
COMPTES-RENDUS DES SÉANCES
SOCIETE ENTOMOLOGIQUE
DE BELGIQUE.
ANNÉE 1871279:
Assemblée mensuelle du 14 octobre 28714,
PRÉSIDENCE DE M. J.-B. CAPRONNIER.
Présents : MM. Breyer, Candèze, Colbeau, De Keyn, J. De Lafon-
taine, Dubois, Dufour, Fologne, Fondu, Lecomte, Mélise, Sauveur,
de Sélys-Longchamps, de Thysebaert, Van Beneden, Vanden Broeck,
Van Volxem, Weinmann et Preudhomme de Borre, secrétaire.
MM. Fontaine et Weyers font excuser leur absence.
La séance est ouverte à 8 1/4 heures.
Le procès-verbal de la séance précédente est adopté.
Le Conseil d'administration, dans sa séance du 16 septembre, a
recu membre effectif de la Société, M. Félix Plateau, professeur de
zoologie à l'Université de Gand, présenté par MM. Breyer et de Sélys-
Longchamps.
Le président annonce ensuite que, dans sa séance du 9 octobre, le
Conseil d'administration a constitué son bureau de la manière sui-
rante pour l’année sociale 1871-72 :
Président. . . . . . MM. Capronnier.
Vice-président . . . . Van Volxem.
HEÉSOTIERC 1 UN Fologne.
DÉÉTÉLAIEE Ne 2 + 0 Preudhomme de Borre.
Secrétaire-adjoint . . . Vanden Broeck.
Le président fait ensuite, au nom du Conseil, la communication
suivante :
« Dans l'assemblée générale du 24 septembre dernier, MM. de
ANNALES DE LA S0C. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XV. a
Il
Sélys-Longchamps et Breyer ont émis le vœu que, dorénavant,
l’ordre du jour des assemblées générales, distribué aux membres de
la Société, ne portât la fixation du chiffre de la cotisation que pour
autant qu'il y eût des propositions tendant à le changer, ce qui impli-
querait l'obligation, pour les auteurs de telles propositions, de les
communiquer au moins un mois d'avance au Conseil d’adminis-
tration, chargé des convocations.
L'assemblée à renvoyé cette demande à l'examen préalable du
Conseil d'administration.
Celui-ci à été d'avis que, les statuts indiquant en termes formels
la fixation du chiffre de la cotisation comme un des points à discuter
chaque année en assemblée générale, ce qui établit, à défaut de
limitation expresse, le droit de chaque membre à prendre séance
tenante l'initiative de modifications au chiffre, il ne semble pas
possible de donner satisfaction au vœu exprimé par MM. de Sélys et
Breyer, sans modifier au préalable les statuts dans ce sens. »
M. de Sélys déclare qu’il ne croit pas nécessaire d’insister sur sa
proposition.
M. Sauveur pense que le Conseil pourrait se dispenser, sans porter
atteinte aux statuts, de faire dans les convocations la mention en
question.
M. de Borre lui répond que ce serait risquer de laisser supposer
aux membres que le chiffre de la cotisation serait devenu immuable,
ce qui pourrait abuser d’une manière fâcheuse ceux qui, comme
l'honorable M. de Sélys, plusieurs autres membres et lui-même,
sont opposés à toute augmentation du chiffre, sauf le cas d’impé-
rieuse nécessité.
Le président déclare que le Conseil ne perdra cependant pas de
vue la question soulevée, et l’incident est clos.
Correspondance.
MM. Stainton, membre honoraire, de Harold, rédacteur du Coleop-
terologische Hefte, et Troschel, directeur des Wiegmann's Archiv für
Naturgeschichte, accusent réception et remercient pour l’envoi des
publications de la Société.
M. Steenstrup remercie, au nom de la Société Danoise des
Sciences, pour l’envoi des Tomes I à XIII des Annales.
M. de Norguet adresse les mêmes remerciements au nom de la
Société des Sciences, de l'Agriculture et des Arts de Lille, dont il
annonce l’envoi de la collection complète des travaux.
M. le Secrétaire de la Société hollandaise des Sciences à Harlem
annonce qu'il s’est formé sous sa direction un Bureau scientifique
central néerlandais, destiné à remplir dans les Pays-Bas, le même
rôle que la Smithsonian Institution de Washington joue auprès des:
If
Sociétés scientifiques américaines. Il invite les Sociétés scientifiques
étrangères à prendre note de la création de cette institution et les
engage à chercher à former dans chaque nation un centre d’action
semblable.
M. Lindelüf, secrétaire de la Société des Sciences de Finlande, à
Helsingfors, annonce que cette Société accepte un échange de publi-
cations avec la nôtre et lui adresse un envoi de volumes.
M. Elie de Beaumont, secrétaire perpétuel de l’Académie des
Sciences de l’Institut de France, fait connaître que cette Académie
accepte l'échange de ses Comptes-rendus des séances, à partir du
1% janvier 1871, contre nos Annales.
. M. le D' Andrä, secrétaire de la Société d'Histoire naturelle des
Provinces rhénanes et de la Westphalie, informe que cette Société
accepte également un échange de publications avec la nôtre.
L'assemblée vote l’envoi de collections complètes des Annales aux
trois sociétés savantes susdites.
: M. Ch. Oberthur, membre de notre Société, propose un échange de
publications au nom de la Société des Sciences Physiques et Natu-
relles de Rennes, dont il annonce l’envoi des deux premiers cahiers
de travaux.
L'assemblée accepte cet échange, et décide que les Annales, à
partir du Tome XII, seront envoyées à la Société de Rennes.
Ouvrages reçus pour la bibliothèque de la Société :
1° Ross (AL.-M.) — Catalogue of Birds, Insects and Squirrels, col-
lected in the vicinity of Toronto, Canada. Toronto, 1871, 1 br. in-12.
(Don de l’auteur.)
2° [’Abeille. Mémoires d'Entomologie, par S.-A. De Marseux.
Tome VII, T° partie, pages 137 à 200; II° partie, pages 157 à 204.
Nouvelles et Faits divers; N°$ 17, 18, 19 et 20 ; 1 broch. in-12.
(Echange avec nos Annales.)
3° Acta Societatis Scientiarum Fennicæ. Tomus IX. Helsingfors,
1871, 1 vol. in-4° avec 14 planches.
4° Oefversigt af Finska Vetenskaps Societetens Fôrhandlingar. XII et
XIII. Helsingfors, 1869 à 1871, 2 vol. in-8°.
5° Bidrag till Finlands Naturkännedom, Etnografi och Statistik,
utgifna af Finska Vetenskaps-Societeten. Tomes I à X. Helsingfors,
1857 à 1864; 10 vol. in-8° avec 24 planches.
6° Bidrag till Kännedom af Finlands Natur och Folk, utgifna af
Finska Velenskaps-Societeten. Tomes XV, XVI, XVII. Helsingfors,
1870-71, 3 vol. in-8°.
7° Bidrag till Finlands officiela Statistik. V. Temperaturfürhallanden
i Finland aren 1846-1865. Fôrsta Häftet. Helsingfors, 1869, 1 vol.
in-4°.
(Dons de la Société des Sciences de Finlande; échange avec nos Annales.)
IV
8 Petites Nouvelles entomologiques. N°° 356 (15 sept. 1871), et 37
(1% oct. 1871).
(Don de M. E. Deyrolle.)
9 Bulletin de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des
Beaux-Arts de Belgique. Année 1871, n° 8, 1 broch. in-8°, avec
4 planches.
(Echange avec nos Annales.)
10° Bulletino della Societa Entomologica Italiana. Anno terzo. Tri-
mestre I. Florence, 1871, 1 broch. in-8°, avec 2 planches.
(Échange avec nos Annales.)
11° Verhandlungen des naturhistorischen Vereines der preussischen
Rheinlande und Westphalens. XXVIT"”° année. Bonn, 1870, 2 broch.
in-8°, avec 1 carte.
(Don de la Société d'histoire naturelle des Provinces rhénanes et de Westphalie;
échange avec nos Annales.)
12° Bulletin scientifique, historique et littéraire du Département du
Nord et des pays voisins. TT° année; N° 8. Lille, 1871, 1 broch. in-8°.
(Echange avec nos Annales.)
13° Coleopterologische Hefte. 1. Munich, 1867, 1 broch. in-8°.
(Don de M. le baron von Harold; échange avec nos Annales.)
14° Recueil des travaux de la Sociélé d'Amateurs des Sciences, de
l'Agriculture et des Arts, à Lille. Lalle, 1819 à 1827; 4 vol. in-8° avec
48 planches.
15° Mémoires de la Société des Sciences, des Arts et de l'Agriculture
de Lille. — Lille, 1827 à 1870 ; 48 vol. in-8”, avec 518 planches.
16° Catalogue de la Bibliothèque de la Société des Sciences, de
l'Agriculture et des Arts de Lille. Lille, 1870, 1 vol. in-8°.
(Dons de la Société des Sciences, de l'Agriculture et des Arts de Lille;
échange avec nos Annales.)
17° Mrnrire (P.) — Catalogue raisonné des Lépidoptères du Dépar-
tement des Alpes-Maritimes. T° partie. Cannes, 1871, 1 vol. in-8°.
(Don de l’auteur.)
18° Nunquam otiosus. Zoologische Mittheilungen. Von D'L.-W.ScHaAu-
Fuss. Livraison 5, en feuilles in-8°, Dresde, 1871.
(Echange avec nos Annales.)
19° The Entomologists Monthly Magazine. N° 89. Octobre 1871,
1 broch. in-8°.
(Echange avec nos Annales.)
20° Mittheilungen der Schweixerischen Entomologischen Gesellschaft.
Vol. IIT, N°8. Schaffhausen, 1871, 1 broch. in-8°..
(Échange avec nos Annales).
91° Sxarp (David). — Catalogue of British Coleoptera. Londres,
1871, 1 broch. in-8°.
(Don de l'auteur.)
999 MaraïsE (C.) — Carte agricole de la Belgique ; 1 feuille, accom-
pagnée de 32 pages de texte. (Extrait du Recensement agricole de la
Belgique.)
(Don de M. J. Sauveur.)
Des remerciements sont votés aux donateurs.
Rapports, lectures, communications.
Conformément aux conclusions présentées par MM. Van Volxem
et de Borre, l’assemblée ordonne l'impression dans les Annales du
travail de M. Sauveur, intitulé : Supplément au Catalogue des Coléop-
tères de la Faune belge. |
M. de Borre présente, au nom de M. Chevrolat, les manuscrits de
deux travaux : Monographie du Genre Rhinochenus, et Description d'un
Peribleptus nouveau. MM. de Borre et Roelofs sont chargés du rapport
sur ces travaux.
Le secrétaire donne lecture d’une lettre de M. Weyers, informant
la Société qu'il attend d’un moment à l’autre le manuscrit d’un
Mémoire de M. de Chaudoir, intitulé : Essai monographique sur les
Orthogoniens, envoyé de Russie par notre savant collègue pour nos
Annales. La Société désigne MM. Putzeys et Weyers comme commis-
saires pour Ce mémoire.
Par une lettre, en date du 11 octobre, M. Oberthur informe la
Société qu'il prépare pour elle une étude sur les Lépidoptères rap-
portés de la Caucasie par M. Deyrolle. Cette étude fera suite à celle
de feu Lederer sur les Lépidoptères des mêmes régions.
M. Candèze prend enfin la parole et fait connaître qu'il est aussi
à la veille de terminer pour nos Annales un Mémoire sur les Scara-
béides du Guatemala et des contrées voisines.
M. Breyer présente le manuscrit de son rapport sur la nouvelle
édition du Catalogue des Lépidoptères de Staudinger et Wocke. II
demande que ce rapport soit imprimé et distribué aux membres avant
la prochaine séance, où il compte en soutenir la discussion. L'as-
semblée fait droit à ce désir, et décide en outre que le rapport et la
discussion qui s’ensuivra seront publiés en appendice à la fin du
Tome XIV, afin de pouvoir recevoir toute publicité dès cette année.
M. de Borre donne lecture, au nom de M. Oberthur, de la note
suivante :
Norte sur LA CALLIMORPHA HERA ET LA CALLIMORPHA DOMINULA,
VARIÉTÉS A AILES INFÉRIEURES JAUNES.
Parmi les Lépidoptères intéressants qu’on peut trouver en Bre-
tagne, on peut citer à coup sûr la Callimorpha Hera.
Cette Chélonide qui est plus ou moins commune dans les diverses
parties de l’Europe, mais qui peut passer cependant pour y être pres-
que universellement répandue, n'offre, je crois bien, nulle part la
variété à ailes inférieures jaunes aussi fréquente que dans l’extrême
Ouest de la France.
On rencontre aux environs de Rennes, de St-Malo, Montfort, etc.,
U
VI
etc., le type jaune daus la proportion d’un tiers au moins et quelque-
fois même de la moitié des exemplaires à ailes inférieures rouges; et
les sujets rouges comme les sujets jaunes sont de fort grande taille
et ont une apparence très-robuste.
Il existe aussi une variété intermédiaire entre le type rouge vif et
celui qui est franchement jaune. Cette variété a les ailes inférieures
orangé pâle et de même teinte sur toute la surface de l’aile. Mais
cette variété est rare. Plusieurs fois cependant je l’ai prise et l’ai
répandue dans quelques collections françaises.
Pourquoi la Callimorpha Hera est-elle si fréquemment jaune en
Bretagne et au contraire l’est-elle si rarement ailleurs? Nul sans
doute ne pourrait le dire; et c’est encore là un des innombrables
secrets de la nature, impénétrables pour nous.
Une espèce voisine d’Hera, la Callimorpha Dominula est générale-
ment à ailes inférieures rouges dans toutes les localités d'Europe
qu'elle habite. A Paris, pour se procurer des exemplaires jaunes, il
faut élever des centaines de chenilles.
En Caucasie au contraire, M. Théophile Deyrolle n’a rencontré
que le type à ailes inférieures jaunes qui semble commun dans cer-
taines localités et notamment, je crois, à Kutaïs. La Callimorpha
Dominula du Caucase est très-grande et, de même que l’Hera de Bre-
tagne, elle semble bien loin d’être dégénérée.
N’est-il pas curieux de constater dans ces deux espèces du même
genre une localité très-restreinte pour la variété jaune, et située
pour Hera à l’extrème Ouest, pour Dominula, au contraire, aux con-
fins opposés de l’Europe?
Disons, pour compléter cette note, qu'ayant obtenu d’une femelle
d'Hera jaune des œufs fécondés, M. Fallou, à qui je les avais remis,
obtint en égale quantité, le type rouge et le type jaune.
En Bretagne, la Callimorpha Hera éclot en juillet et on la voit
voler jusque vers le 20 août. Elle se trouve partout dans les jardins,
autour des maisons, dans les forêts, dans les champs de blé noir, les
chemins creux, et aussi bien au bord de la mer que dans l’intérieur
du pays.
La parole est ensuite donnée à M. Van Volxem pour la communi-
cation suivante :
« À propos du compte-rendu de l’excursion annuelle de la Société
à la Baraque-Michel, publié dans le dernier numéro du Bulletin, Je
signalerai encore la capture par M. Weyers du Tritoma bipustulata,
Fab.—Quoique cette espèce se prenne dans les environs de Bruxelles,
par exemple au bois de la Cambre dans les bolets et ailleurs (j'en ai
trouvé plusieurs exemplaires dans le Luxembourg), elle n’a pas
encore été signalée en Belgique, ni dans le catalogue, ni dans ses
AE — sFRaR se
opel mures
VII
suppléments. 11 ne peut y avoir là qu'un oubli, car je suis certain
que tous ceux d’entre nous qui ont chassé aux Coléoptères, doivent
l'avoir rencontrée et probablement encore beaucoup d’autres espèces,
non indiquées jusqu'ici. Je profite de l’occasion, pour engager tous
nos collègues, qui connaîtraient encore: d’autres espèces dans le
même cas, à vouloir bien les signaler, même avant la publication d’un
catalogue sérieux des Coléoptères de Belgique, afin de fournir une
base pratique pour la formation de la collection nationale de la
Société. »
* M. Sauveur donne lecture de la note suivante :
ADDENDA ET ERRATA AU CATALOGUE DES COLÉOPTÈRES DU PAYS.
1° Phædon Cochleariæ F. et Phœdon Betulæ L. Ces deux
espèces sont indiquées comme n’en formant qu’une seule dans notre
ancien catalogue (t. IV, p. 48, n° 131); elles sont cependant bien dis-
tinctes. L’une et l’autre se rencontrent en Belgique, notamment aux
environs de Bruxelles; où la première est plus commune que la
seconde.
2 Phratora tibialis St. n'a pas encore été mentionnée; j'en
possède de nombreux exemplaires provenant de la partie orientale
du pays : Liége, Comblain, Aywaille, Dinant, Rochefort, Laroche, et
offrant les diverses variétés indiquées par Suffrian. Cette espèce varie
beaucoup sous le rapport de la teinte générale du corselet et des
élytres, et même sous le rapport de la couleur des tibias et des arti-
cles des antennes.
3° Luperus pinicola Duft. également nouveau pour notre faune ;
j'en possède une dixaine d'exemplaires, provenant de Vielsalm, et
offrant les diverses variétés citées par de Joannis.
4° Luperus betulinus Fourcr. L’auteur de notre ancien cata-
logue (vol. IV, p. 37, n° 39) mentionne Luperus rufipes L. comme
étant commun partout en Belgique : cette observation est exacte si
l'espèce qu’il indique est le rufipes de Gyilenhall, (Pfinus longicornis
œ Fab.); mais comme plusieurs auteurs, entr’autres de Marseul,
Jacquelin du Val et Fairmaire, et de Joannis dans sa Monographie
des Gallérucides distinguent les deux espèces, il importe de constater
que celle que l’on rencontre communément est bien Luperus betulinus
Fourcr. ayant la base des cuisses noires; je n’ai point rencontré
Jusqu'ici dans le pays d'exemplaires du véritable rufipes de Linné.
M. de Borre présente pour la collection de la Société, de la part de
M. Quaedrvlieg, deux exemplaires de l’£rebia Ligea L., espèce de
VIII
Lépidoptère diurne, tout-à-fait nouvelle pour notre faune, accompa-
gnés des détails suivants sur leur capture par M. Quaedvlieg :
« Le 13 août de cette année, j’ai pris à la Mäison Hestreux, sur la
route qui conduit de Goé à la Baraque-Michel, plusieurs exemplaires
d’Erebia Ligea L., la plupart déjà un peu fanés. Presque tous ceux
que J'ai vus, voltigeaient près du sol ou se posaient sur de petites
Composées jaunes, croissant en quantité le long de la route. L'époque
d’éclosion coïncide avec celle de Apatura Iris, que j'ai observé assez
fréquemment ce jour-là.
Je ferai remarquer, en même temps, que notre savant collègue,
M. de Sélys, avait déjà cité cette espèce comme probable dans notre
pays. »
M. Édouard Van Beneden fait connaître à la Société deux procé-
dés de préparation qu'il a employés l’été dernier à Helgoland, pour
la conservation des Méduses, des Cténophores, des Noctiluques et
de la plupart de ces êtres inférieurs, transparents comme du cristal,
qui vivent à la surface de la mer et que la pêche au petit filet fournit
en abondance. Il met sous les yeux de la Société différentes pe-
tites Méduses (Oceania, Geryonopsis), des Cténophores (Cydippe
pileus) et des Noctiluques (Noctiluca miliaris) qu'il a préparées de
cette manière et qui sont remarquables par leur parfaite conser-
vation.
L'un de ces procédés consiste dans l'emploi de l'acide osmique en
solution faible; l’autre dans l’usage de l'acide picrique.
L’acide osmique a été employé journellement en histologie,spéciale-
ment pour l’étude des terminaisons nerveuses, depuis que Max Schultze
adémontré parses belles recherches sur la structure de la rétine, tous
les avantages que l’on peut retirer de l'emploi de ce réactif. — Non-
seulement l’acide osmique durcit les tissus et les organes les plus
délicats, de façon à permettre d’en faire des coupes microscopiques
fort minces, maïs il possède en outre la précieuse propriété de colo-
rer d’abord en brun, puis en noir les matières grasses en général et
spécialement la myéline. — Il teint en brun les cellules épithéliales
et les éléments musculaires et rend très-apparente la structure fibril-
laire du cylindre de l’axe des fibres nerveuses. — Tout récemment
Franz Eïlhardt Schultze a employé avec grand succès l'acide
osmique pour ses belles recherches histologiques sur le Cordylophora
lacustris. Ce réactif dessine admirablement les limites des cellules et
fait ressortir leurs divers caractères.
Voici comment j'a employé l'acide osmique pour préparer les
Méduses et les Cténophores de façon à les mettre à l’abri de l’action
destructive de l’alcool.
On laisse agir l'acide osmique en solution très-faible ( à 4 °/) pen-
IX
dant un temps qui, d’après la nature ou la dimension des objets,
peut varier de 15 à 25 minutes. Après ce laps de temps, on voit les
objets se colorer légèrement en brun : les cellules de l’endoderme et
les organes formés aux dépens du feuillet endodermique se colorent
seuls et les autres tissus conservent leur transparence primitive.
Grâce à cette coloration des cellules endodermiques, les canaux
gastro-vasculaires se dessinent admirablement et les cirrhes devien-
nent plus distincts que chez la petite Méduse vivante. En même temps
tous les tissus se durcissent et on peut alors retirer de la solution
acide les objets qui ont été soumis à son action, les laver soigneuse-
ment et à diverses reprises, et les placer ensuite dans l'alcool fort,
sans craindre de leur voir perdre ultérieurement ni leurs formes élé-
gantes n1 la transparence de leurs tissus. — On peut même après
plusieurs semaines et probablement aussi après plusieurs mois, étu-
dier l’organisation et la structure de ces êtres si délicats, tout aussi
bien que si on les avait vivants sous les yeux.
La seconde méthode de conservation que j'ai employée avec suc-
cès, consiste dans l’usage de l'acide picrique en solution aqueuse con-
centrée. — Je conserve dans ce liquide, depuis six semaines environ,
de petites Méduses (Oceania) et des Noctiluques que j'ai l'honneur
de mettre sous les yeux de la Société. Elles ont conservé toute la
netteté de leur forme et tous les caractères de leur structure, — On
remarquera seulement que les petites Méduses aussi bien que les
Cydippes ont perdu un peu de leur transparence siparfaite quand elles
sont en vie. — J’ai examiné hier au microscope quelques Noctilu-
queg et j'ai pu constater qu’elles se prêtent à l’étude tout aussi bien
que si elles sortaient vivantes de la mer.
M. Van Beneden exprime l'espoir que ces procédés pourront rendre
quelques services aux entomologistes pour la conservation de cer-
taines larves trop délicates pour pouvoir être placées dans l’alcool.
M. Van Beneden fait ensuite la communication suivante :
« Tout en reconnaissant en théorie qu’une classification basée sur
un seul caractère ne peut être une classification naturelle et que ce
n’est pas d’après un seul caractère que les groupes vraiment natu-
rels se distinguent, un grand nombre de naturalistes, même des
. hommes éminents, se sont éloignés dans la pratique de ce principe
unanimement admis en théorie : c’est ainsi que, dans le système de
classification de Latreille et de Milne Edwards, presque unanime-
ment accepté par les entomologistes, les Arthropodes sont divisés en
deux grands groupes d’après les caractères de leur appareil respira-
toire, et les Crustacés se distinguent de tous les autres Condylopodes
par leurs branchies. — Tout Arthropode à branchies est un Crus-
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV. b
x
tacé; tout Arthropode à respiration trachéenne est un Insecte, un
Myriapode ou un Arachnide. — En basant ainsi une classification
sur l’existence d’un seul caractère, il devient extrêmement facile et
simple de décider la place que tel ou tel animal doit occuper dans la
classification ; et la place des Limules, par exemple, ne peut être un
instant douteuse ; les Xiphosures forment,pour M. Milne Edwards et
pour la grande majorité des naturalistes, une division de la classe
des Crustacés, tantôt placée dans le groupe des Branchiopodes à côté
des Phyllopodes et des Trilobites, tantôt rapprochée des Isopodes ;
d’autres fois enfin les Pæcilopodes ont constitué dans la classe des
Crustacés une division à part.
Mais aujourd’hui qu'il est généralement admis que la classification
doit représenter les affinités vraies des êtres, c’est-à-dire leurs liens
généalogiques, il est nécessaire de tenir compte, autant que possible,
des caractères tirés de l’ensemble de leur organisation, de l’histoire
de leur développement paléontologique et surtout de l’histoire de
leur développement ontogénique ou embryonnaire, qui représente en
raccourci l’histoire de leur développement généalogique.
Je dois à l’amabilité de mon savant ami, le docteur Packard, de
Salem (Massachussets), d’avoir pu étudier ici, en Belgique, tout le
développement embryonnaire de la Limule polyphème : M. Packard
a eu l'extrême complaisance de me faire plusieurs envois d'œufs et
d’embryons de Limules, pondus et fécondés sur les côtes américaines;
J'ai pu suivre toutes les phases du développement de ces êtres singu-
liers dont les affinités ont été complètement méconnues jusqu’à pré
sent. Seul, M. Strauss-Durkheim, en se basant sur des carætères
anatomiques importants, s’est opposé au courant des idées reçues
relativement à la place des Limules, et il a émis l'opinion que les
Gnathopodes doivent former un ordre à part de la classe des Arach-
nides.
L'étude du développement embryonnaire de ces animaux et de
leurs caractères anatomiques m'a conduit aux conclusions suivantes
que je puis formuler dès à présent :
I. Les Limules ne sont pas des Crustacés ; 1ls n’ont rien de com-
mun avec les Phyllopodes et leur développement embryounaire pré-
sente les plus grandes analogies avec celui des Scorpions et des
autres Arachnides, dont on ne peut les séparer. Dans le cours de leur
développement embryonnaire, on ne distingue aucune des phases
caractéristiques du développement des Crustacés, et il ne peut être
question de distinguer dans le cours de ce développement embryon-
naire, ni phase nauplienne, ni phase cyclopéenne.
IT. L'analogie entre les Limules et les Trilobites et l’affinité qui
relie entre eux ces deux groupes, ne peut être un instant douteuse
pour celui qui à étudié le développement embryonnaire de ces ani-
XI
mavx, Les lois du développement sont les mêmes chez les Trilobites
et les Xiphosures, et l’analogie entre les jeunes Trilobites et les
jeunes Limules est d’autant plus grande qu’on les considère à une
époque moins avancée de leur développement. À l'examen des
jeunes Limules, MM. Packard et Woodward ont été frappés de ces
analogies. ;
III. Les Trilobites, aussi bien que les Euryptérides et les Pœcilo-
podes, doivent être séparés de la classe des Crustacés et former avec
les Scorpionides et les autres Arachnides un rameau à part, dont
l’origine est encore à déterminer.
Remarque. — On ne connait pas encore positivement les caractères
des pattes des Trilobites ; cependant, d’après une découverte impor-
tante faite aux États-Unis l’année dernière et consignée dans le
Bulletin de la Société Géologique de Londres, M. Billings croit avoir
démontré que les Trilobites avaient les pattes articulées comme
celles des Limules. La question de la forme et des caractères de ces
appendices est, du reste, une question secondaire au point de vue
morphologique.La forme varie avec les fonctions des organes dansun
même groupe naturel. Les Nebalia avec leurs pattes foliacées sont de
vrais Décapodes et les Cladocères ne sont pas des Phyllopodes, mais
des Entomostracés, qui, au point de vue morphologique, doivent être
placés à côté des Copépodes. — Si même les Trilobites avaient été
complètement dépourvus d’appendices, 1l ne faudrait pas en conclure
qu'ils ne font pas partie dumême groupe que les Pœcilopodes. »
La séance est levée à 9 1/2 heures.
Assemblée mensuelle du Æ novembre 4871.
PRÉSIDENCE DE M. J.-B. CAPRONNIER.
Présents : MM. Breyer, Colbeau, De Keyn, J. De Lafontaine,
Dubois, Dufour, Du Pré, Fologne, Sauveur, de Sélys-Longchamps,
de Thysebaert, Vanden Broeck, Van Volxem, Weinmann, et Weyers,
faisant fonctions de secrétaire.
MM. Fontaine, Lecomte et Preudhomme de Borre font excuser
leur absence.
La séance est ouverte à 8 1/4 heures.
Le procès-verbal de la séance précédente est adopté.
M. J. De Lafontaine annonce qu'il se propose de présenter quel-
ques observations à M. Van Beneden à une prochaine séance, à
XII
propos de la note insérée par ce dernier dans le compte- -rendu de la
séance du 14 octobre. %
Le président informe l’assemblée que le Conseil d'administration, |
dans sa séance du 31 octobre, a reçu membre effectif de la Société,
M. Gaston Du Pré, étudiant en sciences, demeurant à Etterbeek,
présenté par MM. Colbeau et Preudhomme de Borre.
Correspondance.
La Société Entomologique de Russie accuse réception du Tome XIII
de nos Annales, et annonce l’envoi de la 2° livraison du Tome VIII
deses publications.
M. de Bonvouloir, archiviste de la Société Entomologique de
France, annonce l'envoi des publications de cette Société.
M. Snellen van Vollenhoven, président de la Société Entomolo-
gique Néerlandaiïse, répondant à une lettre que lui avait adressée
M. de Borre, relativement aux publications de M. le D' Herklots sur
la faune des Pays-Bas, informe la Société de l’envoi d’une partie de
ces publications, grâce à la générosité du savant rédacteur en chef
des Bouwstoffen, et indique le moyen de compléter cette collection
importante. 5:
M. Etienne Mulsant remercie la Société de sa nomination de
membre honoraire.
M. le D' Camillo Marinoni, secrétaire de la Société Italienne des
Sciences naturelles de Milan, informe que cette Société accepte avec
empressement l'offre d'échange de publications qui lui avait été
faite par nous, et annonce l’envoi prochain de la série complète des
publications de la Société de Milan, sauf le Tome I, qui est épuisé
mais qu'elle s’efforcera de procurer prochainement.
L'assemblée, consultée, décide que la collection complète de nos
Annales sera envoyée à la Société des Sciences naturelles de Milan.
Le président, au nom du Conseil d'administration, propose à l’as-
semblée la nomination de M. le D' Herklots, comme membre cor-
respondant de la Société. L'assemblée, à l’unanimité, ratifie cette
proposition.
Ouvrages reçus pour la bibliothèque de la Société :
1° Horæ Societatis Entomologicæ Rossicæ. T. VIT, N° 2. — Saint-
Pétersbourg, 1871, 1 broch. in-8° avec 3 planches.
(Échange avec nos Annales.)
2 Mémoires de la Société des Sciences physiques et naturelles du
Département d'Ile et Vilaine. Tome I, livraisons 1 et 2. — Rennes,
1863-65, 2 broch. in-8°.
(Échange avec nos Annales.)
3° Bulletino della Societa Entomologica Italiana. Anno I. Tri-
mestre III. — Florence, 1871, 1 broch. in-8°.
(Echange avec nos Annales.)
XIII
4 Bouwstoffen voor eene Fauna van Nederland, onder medewerking
van onderscheidene Geleerden en Besefenaers der Dierkunde. I° Deel,
98e stuk ; III° Deel, 3% en 4% stukken. — Leiden, 1856 à 1866, 3 br.
in-8°.
(Don de M. J.-A, Herklots.)
5° vox Morscuzsky (V.) Die coleopterologischen Verhaeltnisse und
die Kâfer Russlands. — Moscou, 1846, 1 vol. in-8°, avec 1 carte.
6° — Hydrocanthares de la Russie. — Helsingfors, 1853, 1 broch.
HO.
(Dons de M. J, Putzeys.)
T The Entomologasts Monthly Magazine. N° 90; Novembre 1871,
1 broch. in-8°. :
(Echange avec nos Annales.)
& L'Abeille. Mémoires d'Entomologie, par S.-A. DE MaARseuL.
Amara, par M. Purzeys, pages 1 à 100. Tome VIT, pages 145 à 156
et 201 à 220. Nouvelles et Faits divers, N° 21: — 1 broch. in-12.
(Échange avec nos Annales.)
9° Nunquam otiosus. Zoologische Mittheilungen. Von D'L.W. ScHau-
Fuss. Signat. 25 à 27 (pages 201 à 224), en feuilles in-8°. — Dresde,
1871.
(Échange avec nos Annales.)
10° Comptes-rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des
Sciences. Tome LXXII, janvier à juin 1871, Paris, 1871, 1 vol. in-4°
broché. — Tome LXXIIT, N° 1 à 13 (3 juillet à 25 septembre 1871),
13 N° brochés ensemble in-4°.
(Don de l'Académie des Sciences de France; échange avec nos Annales.)
11° Annales de la Société Entomologique de France. IV° Série, T. X,
Paris, 1870, 1 vol. in-8° avec 9 planches. — Partie supplémentaire au
Tome X : Monographie de la Famille des Eucnémides, par M. DE Box-
vouLorr, pages 1 à 288 ; Paris, 1871, 1 vol. in-8° avec 21 planches.
(Don de la Société Entomologique de France; échange avec nos Annales )
12° Purzeys (J.) Monographie des Amara de l'Europe et des pays
voisins. — Paris, 1870, 1 vol. in-12.
. (Don de l’auteur.)
13° GARBIGLIETTI (A.) Additamenta et emendationes ad Catalogum
methodicum et synonymicum Hemipterorum Heteropterorum Italiæ indi-
genarum. — Florence, 1870, 4 pages in-8°.
(Don de l'auteur.)
Des remerciements sont votés aux donateurs.
Rapports, lectures, communications.
M. Weyers donne lecture du rapport de M. Putzeys sur le Mémoire
présenté par M. de Chaudoir : Essai monographique sur les Orthogo-
niens. Conformément aux conclusions de ce rapport, auxquelles s’est
rallié M. Weyers, co-rapporteur, l'assemblée ordonne l'impression
du Mémoire dans les Annales de la Société.
XIV
Il est ensuite donné lecture du rapport de M. Preudhomme de
Borre sur deux travaux présentés par M. Chevrolat : Monographie du
genre Rhinochenus et Description d'un Peribleptus nouveau. Conformé-
ment aux conclusions de ce rapport, l’assemblée ordonne également
l'impression des deux notices dans les Annales de la Société.
M. Roelofs, qui avait été nommé co-rapporteur, s’est fait excuser,
n'étant pas en Belgique actuellement.
M. Weyers, au nom de M. Putzeys, donne lecture des deux notes
suivantes :
SUR UNE VARIÉTÉ DU PANAGZÆUS CRUX-MAJOR.
Lors d’une exploration récente (octobre 1871) faite dans le parc du
château de Longchamps, appartenant à notre collègue M. le Baron
de Sélys, MM. Weyers et Van Volxem ont trouvé cinq exemplaires
du Panagœus crux-major, constituant une variété remarquable et non
encore signalée : Le corselet est plus élargi dans sa partie anté-
rieure, et le milieu des côtés, au lieu de présenter un angle obtus qui
est toujours bien distinct dans le type, est parfaitement arrondi, sans
aucune trace d’élargissement angulaire.
NOTE SUR LE CALATHUS PICEUS MARsSH.
Bien que le Calathus piceus Marsh. (rotundicollis Dej.) ait été indi-
qué comme se rencontrant dans la province de Liége et dans le Hai-
naut, il n’avait encore été trouvé, bien authentiquement et dans une
localité bien précise, que dans une petite sapinière humide, située
dans le bois de Berthem, près de Louvain. M. Tennstedt l’y prenait
chaque année assez abondamment. Cette année, il semble avoir dis-
paru, peut-être par suite de la croissance des arbres. Mais j'avais été
frappé de l’aspect de ce bois, si semblable à celui qui se trouve au
sommet de la colline en face du château de Rixensart, et je résolus de
visiter cette dernière localité. Une courte exploration d’une demi-
heure m'y a, en effet, procuré les deux sexes du Culathus piceus.
Cet insecte est surtout intéressant en ce qu'à la différence des
autres espèces de Calathus, le G' n’a pas les tarses antérieurs plus
larges que ceux de la ©. Un entomologiste français, qui a publié une
monographie des Calathus ne s'était point aperçu de cette particula-
rité. Plus tard, ayant été rendu attentif par un de ses collègues, il
s’est empressé de proposer pour ce Calathus une coupe générique
sous le nom d’'Omodactylus. Or, il y à trente ans que Haliday (The
Entomologist, 1841, p.175) a établi sur l’insecte qui nous occupe un
genre spécial : Amphyginus, dont il a détaillé ainsi les caractères :
“ Mentum dente medio bicuspidato : ligula apice rotundata, para-
XV
glossis æqualibus : palpi articulo ultimo subcylindrico : unguiculi
intus serrati : tarsi simplices in utroque sexu.
» Pro typo Carab. piceus Marsham 1.444. — Calathus piceus .
Steph. M. 1.98. »
On peut donc être surpris de ce qu'avant d'entreprendre une mo-
nographie, M. Gautier des Cottes n’ait pas cru devoir consulter les
travaux de ses devanciers.
Conformément à une décision prise dans la séance précédente, il
est donné lecture du rapport de M. Breyer sur la nouvelle édition du
Catalogue des Lépidoptères de la faune européenne, de MM. Staudinger
et Wocke.
M. Weyers, au nom de M. de Borre, lit une note en réponse à ce
rapport, qui, tout en adhérant aux conclusions de M. Breyer, préco-
nisant l'emploi du catalogue en question, fait cependant des réserves
sur deux points : 1° la nécessité de conserver en synonymie sur les
étiquettes des collections, quand elles doivent être exposées surtout,
les noms usités dans les ouvrages français, lorsqu'ils different de
ceux du catalogue ; 2° la liberté la plus complète pour chacun, de se
servir des dénominations qu'il préfère, tant dans le classement de sa
propre collection que dans les notices ou communications présentées
par lui.
M. de Sélys-Longchamps, quant à lui, fait ses réserves au point de
vue des extensions géographiques ; il trouve que ces extensions sont
prématurées dans l'état actuel de la science, et que, par exemple,
M. Staudinger a tort de comprendre, au point de vue où 1l se place,
le Groenland et le Labrador dans la faune européenne, alors que la
une du nord de l’Amérique, quand elle sera suffisamment étudiée
et connue, aura certes la plus grande analogie avec la faune du nord
de l’Europe; il aurait donc dû comprendre tout le nord du conti-
nent américain et créer ainsi une faune particulière qu’il aurait pu
intituler faune boréale ou circa-boréale.
M. Van Volxem dit que, sous le nom de faune européenne, il ne
faut pas confondre plusieurs faunes distinctes, telles que celles des
mammifères, oiseaux, poissons, reptiles, etc., des coléoptères, lépi-
doptères, etc., chacune d'elles pouvant avoir des limites différentes.
L'assemblée, après discussion, admet les conclusions du rapport
de M. le D’ Breyer, tout en approuvant les réserves qui ont été faites
par les différents orateurs, et ordonne l’impression du rapport, ainsi
que celle de la note de M. de Borre, comme il a été décidé dans la
séance précédente (').
La séance est levée à 10 heures.
(*) Ce rapport et cette note ont été imprimés dans le tome XIV, page cxxv.
P
XVI
Assemblée mensuelle du 2 décembre 4871.
PRÉSIDENCE DE M. VAN VOLxEM, VICE-PRÉSIDENT.
Présents : MM. Andries, Colbeau, De Keyn, J. De Lafontaine, «
Dubois, Dufour, Fondu, Fontaine, Lecomte, Mélise, Puls, Sauveur,
de Sélys-Longchamps, de Thysebaert, Weyers et Preudhomme de
Borre, secrétaire.
MM. Capronnier, président de la Société, Thirot et Weiniran
font excuser leur absence.
La séance est ouverte à 8 1/4 heures.
Le procès-verbal de la séance précédente est approuvé.
Le président informe l’assemblée que le Conseil d'administration,
dans sa dernière séance, a reçu membres effectifs de la Société :
MM. Édouard Thirot, chef de bureau à l'administration communale
9
de Schaerbeek, demeurant à Jette-St-Pierre, présenté par MM. Mé-
lise et Weyers; et Ignacio Bolivar, de Madrid, présenté par MM. Wein-
mann et Van Volxem.
Correspondance.
Ce
MM. Du Pré et Thirot remercient la Société pour leur nomination
de membres effectifs.
La Société entomologique italienne remercie la Société pour l’envoi
des Annales.
La Société des Sciences naturelles de Styrie annonce l'envoi de ses
publications.
M. H.-T. Stainton, membre honoraire de notre Société et Secré=«
taire de la Société Linnéenne de Londres fait connaître que celle-ci
consentirait à échanger son Journal de Zoologie, in-8°, contre nos.
Annales, et pourrait en envoyer toute la collection en échange de la
nôtre.
Cette proposition est acceptée.
M. A. Le Jolis, Président et fondateur de la Société des Sciences
naturelles de Cherbourg, propose également un échange de publica=
tions, en y comprenant les quinze volumes déjà parus des Mémoires
de cette Société.
L'assemblée décide que la collection complète de nos Annales sera
adressée à cette Société.
M. le marquis Doria, directeur du Musée d'Histoire naturelle a
la ville de Gênes, annonce l’envoi du premier volume (1870) des
Annales de ce Musée, en vue de commencer un échange de publica=«
tions avec notre Société.
L'assemblée décide que les Annales, à partir du Tome XIII serontn
adressées au Musée de Gênes.
XYIL
Ouvrages reçus pour la bibliothèque de la Société :
1° Bulletin scientifique, historique et litttéraire du Département du
Nord et des pays voisins, II° année; n° 7 et 9-10. — Lille, 1871,
2 broch. in-8°.
(Echange avec nos Annales.)
2 Comptes-rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des
Sciences ; Tome LXXIII, n° 14 à 18 (2 à 30 octobre 1871).— Paris,
1871, 5 broch. in-4°. !
(Echange avec nos Annales.)
3° STAUDINGER (0.) et Wocke (M.)—Catalogue ou Énumération mé-
thodique des Lépidoptères qui habitent le territoire de la Faune euro-
péenne. — Dresde, 1871, 1 vol. in-8.
(Don des auteurs.)
4° voN SiEBOLD (C.-TH.-E.) — Beiträge zur Parthenogenesis der
Arthropoden. — Leipzig, 1871, 1 vol. in-8°, avec 2 planches.
(Don de M. le Dr Breyer.)
5° Anales del Museo publico de Buenos-Ayres. — Tome I (livrai-
sons 1 à 6); IT (livr. 1). —Buenos-Ayres, 1864 à 1870, 7 broch. in-4.,
avec 40 planches. x
(Echange avec nos Annales.)
6° Mittheilungen des naturwissenschaftliches Vereines für Steiermarr.
I Band. [I Heft. — Graz, 1871, 1 vol. in-8°, avec 14 planches.
(Echange avec nos Annales.)
7° Bulletino della Societa Entomologica Italiana. III année. Tri-
mestre IT. — Florence, 1871, 1 broch. in-8°.
(Échange avec nos Annales.)
8 L’'Abeille. Mémoires d'Entomologie, par S.-A. De MarseuL.T.VIIT,
pages 1 à 72. — Nouvelles et Faits divers, n° 22; 1 broch: in-8°.
(Echange avec nos Annales.)
9 Annali del Museo civico di Storia naturale di Genova. Décembre
1870. — Gênes, 1 vol. in-8°, avec 8 planches.
(Don äe M. le marquis Doria, directeur du Musée communal d'Histoire naturelle de Gênes;
échange avec nos Annales.)
10° Petites Nouvelles entomologiques. N°° 38 (15 octobre 1871), 39
(1% novembre 1871), 40 (15 novembre 1871) et 41 (1° décembre 1871).
(Don de M. Emile Deyrolle.)
11° The Entomologists Monthly Magazine. N° 91. Décembre 1871;
1 broch. in-8°.
(Echange avec nos Annales.)
12° Mémoires et publications de la Société des Sciences, des Arts et
des Lettres du Hainaut. II° série. T. VI. — Mons, 1871, 1 vol. in-8°,
avec 1 planche. e
(Échange avec nos Annales.)
13° Nunquam otiosus. Zoologische Mittheilungen. Von D'L.-W.ScHAu-
FUSS. Signatures 28 et 29 (pages 225 à 240), et titre, en feuilles in-8°.
— Dresde, 1871.
(Échange avec nos Annales.)
Des remerciements sont votés aux donateurs.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV. €
XVII
Rapports, lectures, communications.
M. Preudhomme de Borre donne lecture du travail suivant :
ANALYSE D'UN MÉMOIRE INTITULÉ : « LA DISTRIBUTION GÉOGRA-
PHIQUE DU PACHYTYLUS MIGRATORIUS LINNÉ, PAR F.-T. KÜPPEN. »
Un des membres correspondants de notre Société, M. Fr.-Th. Küp-
pen, ancien secrétaire de la Société entomologique de Russie, vient
de publier, dans les Mittheilungen aus Justus Perthes Geographischer
Anstalt (Année 1871, page 361), un travail extrêmement intéressant
au point de vue de la géographie entomologique; c’est une étude sur
la distribution géographique du Criquet migrateur, Pachytylus migra-
torius L., accompagnée d’une carte aidant à en faire comprendre les
détails. Ce n’est pas le premier début de notre savant collègue cor-
respondant dans cette spécialité des Acridiides. On lui doit déjà un
travail assez approfondi sur les mœurs de ces Orthoptères (Ueber die
Heuschrecken in Südrussland), qui a paru dans le Tome III des
Annales de la Société entomologique de Russie.
J'ai cru qu'il y aurait de l'intérêt à donner à notre Société une
analyse un peu détaillée, et même la traduction de quelques passages
de ce petit mémoire, publié dans un recueil consacré moins à l’ento-
mologie qu’à la géographie.
Le Criquet migrateur est un Orthoptère propre à la zône torride et
à une grande partie de la zône tempérée boréale de l’Ancien conti-
nent; mais, dans cette dernière, sa limite septentrionale est sujette
à des variations, dont l’explication est un des principaux objets du
travail de M. Kôüppen.
Dans les contrées telles que l’Arabie et la Perse, où la température
moyenne de l’année, tout comme celles des diverses saisons, demeure
presque invariable, l’abondance de l’espèce en question ne varie
guère non plus; elle est normalement limitée, et par la quantité de
nourriture, et par les ennemis naturels de l’insecte. Mais il n’en est
pas de même dans les contrées qui, comme la Russie méridionale,
peuvent présenter, tantôt des années favorables, tantôt des années,
ou même simplement des saisons, défavorables à la multiplication
des Pachytylus. Ainsi, suivant M. Kôüppen, la prolongation persistante
de la chaleur sèche pendant une partie de l’automne influera sur la
quantité d'œufs pondus dans des circonstances propices ; et, d’autre
part, une température d’au moins 14° Réaumur, se prolongeant pen-
dant plusieurs jours vers la fin de mai, sera indispensable à l’éclo-
sion des larves. Il résultera de la réalisation plus ou moins parfaite
de ces conditions, et de leur succession ou de leur interruption pen-
XIX
dant plusieurs années, ces déplacements observés dans la limite sep-
tentrionale de l’espèce, qui en augmentent ou en rétrécissent alter-
nativement l’aire de distribution.
M. Kôüppen a pu distinguer et tracer assez complètement sur sa
carte, pour l’Europe et la Sibérie, trois limites différentes de l’aire
géographique du Pachytylus migratorius : 1° la limite de sa distribu-
tion permanente ; 2° la limite de son existence temporaire à tous les
états de développement, un peu plus septentrionale ; 3° enfin la limite
où sa présence à l’état de bandes d'insectes parfaits a été constatée,
en dehors des régions où l’espèce peut vivre et se propager. Il y aurait
encore à établir la limite des apparitions individuelles accidentelles ;
mais celle-ci aurait une importance très-contestable. Je rapporterai
1c1 à peu près textuellement les détails donnés par l’auteur sur cette
triple délimitation et sur les observations qui lui ont servi de base.
La limite septentrionale de la distribution géographique perma-
nente du Pachytylus migratorius part, dans l’Europe occidentale, de
la côte de Portugal, vers 40° lat. N, se porte de là vers le nord-est
jusqu’à l'embouchure de la Bidassoa, en laissant ainsi en dehors
toute la partie nord-ouest de l'Espagne ; elle continue à s’élever obli-
quement en France jusque vers le lac de Genève, puis se dirige à l’est,
en suivant plus ou moins le 48° degré de latitude, et englobant le
Valais, tout le nord de l'Italie, la Carinthie et la Hongrie; elle arrive
dans la Russie méridionale, où elle atteint peu à peu le 50° degré,
le dépasse même dans le midi de la Sibérie, qu'elle parcourt, ainsi
que le nord de la Chine, pour aller finir au Japon, à une latitude un
peu inférieure à celle de son point de départ en Portugal, laissant en
dehors le nord de l'île de Niphon. M. Küppen fait remarquer que
toute cette limite ne s’écarte que peu de la ligne isotherme de 16 R,
pour le mois de juin. Pour achever de circonscrire l’aire si étendue de
cette espèce, la ligne va du Japon aux Iles Fidschi, puis à la Nou-
velle-Zélande et à l'Australie, dont elle n’embrasse que les parties
septentrionales, passe de là à l'Ile Maurice, puis s’élève vers le nord,
à travers l'Afrique, jusqu’à Madère. Mais dans cette dernière partie
du trajet, la frontière reste plus hypothétique, à défaut de con-
naissances exactes sur l’existence de l’espèce dans l’intérieur de
l’Afrique.
Quand, dans une contrée comprise dans cette aire, ainsi que cela a
été fréquemment observé dans la Russie méridionale, les Criquets
ont pu se développer avec une certaine abondance, le manque de
nourriture les oblige à émigrer en partie dans diverses directions, et
à franchir alors les limites. Si les circonstances permettent à ces
émigrés de se multiplier quelque temps en dehors de leur aire nor-
male, 1l en résulte une extension momentanée de cette aire, et par-
fois de nouvelles migrations vers le nord, jusqu'à ce qu'un seul prin-
XX
temps plus froid ou plus humide vienne mettre fin à leur invasion et
les obliger à rentrer dans leurs frontières naturelles. On à surtout
remarqué de semblables extensions temporaires de l’aire de distribu-
tion du Pachytylus migratorius, de 1746 à 1749 et de 1822 à 1898; à
ces époques, 1ls ont fait apparition en Allemagne, et ont pu s’y mul-
tiplier pendant plusieurs années consécutives. La limite septentrio-
nale de ces extensions temporaires peut se marquer aussi sur la carte
par une ligne qui, prenant son point de départ dans le sud-ouest de
la Bavière (où le Pachytylus migratorius a été observé de 1333 à 1339
et de 1748 à 1749), s’élève au nord-est par Jena et Halle vers Jüter-
bogk et Berlin, où elle prend une direction à peu près orientale, sui-
vant plus ou moins le parallèle de 52 degrés et demi de latitude, par
Müncheberg, Küstrin, Birnbaum et Posen (contrées où l’on a connu
l'espèce en 1730, 1752 et de 1827 à 1898); puis la ligne passe à tra-
vers la Pologne méridionale, par 52°, ensuite dans la partie méridio-
nale du gouvernement de Mohilew, s’inclinant peu à peu vers le sud
et allant ainsi atteindre le Wolga et l’Oural. C’est apparemment à
l'humidité du climat, nuisible au Criquet, même à l’état d'œuf pen-
dant l’hiver, qu’il faut attribuer la moindre extension de cette limite
vers le nord dans l’Europe occidentale.
Au nord de la limite qui vient d’être indiquée, le Pachytylus migra-
torius n’a plus la faculté de parcourir tout son cycle de métamor-
phoses, ni par conséquent de se reproduire. Ce qui n’empêche pas
qu'on ne l’ait souvent rencontré, par bandes, même dans des contrées
fort septentrionales ; ainsi, on l’a observé en Angleterre (1693 et
1748), et même cette dernière année auprès d’Edimbourg, en Suède :
(jusqu’en Ostrogothie), par 57 à 58° lat. N, en 1748 et 1844, et enfin
sur la Duna, près de Dunabourg et de Polozk, en 1545. Mais ces
troupes de voyageurs ne proviennent point d’une éclosion dans les
lieux mêmes où on les a observés, et n’y laissent pas davantage une
postérité les années subséquentes. Le seul exemple connu d’une
exception à cette règle, est la découverte faite un jour par Boheman,
au mois de septembre, dans le midi de la Suède, d’un Pachytylus
migratorius à l’état de nymphe. Évidemment c’est là une exception
tout accidentelle, qui ne prouve rien contre la règle. Plus on s’avance
vers le nord, moins les bandes de Criquets observées sont grandes, et
on finit par ne plus rencontrer que des individus isolés, comme on en
a vu plusieurs fois à St-Pétersbourg, et même près de Wasa, en Fin-
lande (63° latit. N).
Le manque de renseignements ne permet pas d'étendre ces études
à la frontière méridionale de l’aire de distribution du Pachytylus
migratorius. Cependant on peut remarquer qu’à la Nouvelle-Zélande,
le point méridional extrême de cette distribution, la température
moyenne des mois les plus chauds est, d’après Schmid (Lekrbuch der
)
XXI
Meteorologie, p. 363), de 15°, 5 R., ce qui ne diffère pas beaucoup de
la température correspondante de la limite septentrionale de l’aire en
Europe.
Voici les localités où le Pachytylus migratorius a été observé en
dehors de l’Europe : Madère, l’Algérie, Tunis, l'Égypte, Chartum,
l’Asie-Mineure, la Syrie, l'Arabie, la Perse, l’Inde, Siam, la Chine,
le Japon, Java, Lucon, les îles Fidschi, la Nouvelle-Calédonie, la
Nouvelle-Zélande, l’Australie septentrionale, et enfin l’île Maurice.
Mais cette dernière localité, indiquée par Serviile, mériterait encore
confirmation. Dans l’Asie centrale, l'espèce a été observée près du
lac Aral, sur les bords du Syr-Darja, sur le cours supérieur de
l’Ischim et de l’Irtisch, et enfin près des lacs Kurgaldschin, Nor-
Saisan et Balchaasch.
Suivant M. Kôüppen, les grandes chaînes de montagnes sont un
puissant obstacle à la diffusion du Pachytylus migratorius. Les Alpes
jouent notamment un grand rôle dans sa distribution en Europe, et
c’est sans doute à elles qu'il faut attribuer sa rareté relative dans les
contrées du sud-ouest de l’Europe et du nord-ouest de l’Afrique, où
il est presque complètement remplacé par d’autres espèces du même
groupe : le Caloptenus italicus, en Espagne, en Italie et dans le midi
de la France ; l’Acridium peregrinum, en Algérie.
On a aussi pu observer que cette espèce, et en général tous les Acri-
diides, évitent les contrées montagneuses et boisées. Ce qui leur con-
vient, ce sont les plaines des régions assez sèches, et c’est encore une
circonstance qui influe nécessairement sur leur distribution géogra-
phique.
« Le développement des organes de translation du Criquet migra-
. fur, » continue M. Küppen, « détermine la facilité et l'ampleur de
son vol, et favorise par suite ses migrations. Celles-ci sont évidem-
ment la cause de cette distribution géographique colossale de l’es-
pèce. Elles nous remettent en mémoire la remarque de Darwin, que
les espèces riches en individus et à vaste habitat, qui, grâce à leur
organisation, ont remporté dans leur patrie la victoire sur beaucoup
d'espèces concurrentes, sont celles qui, dans le cas d’émigrations en
dehors de leur aire, doivent avoir le plus de chances de s’annexer de
nouveaux territoires. »
Je serais entraîné beaucoup trop loin, si, dans cette analyse, je
devais suivre pas à pas l’auteur dans tout ce qu’il détaille d’intéres-
sant sur les faits biologiques de l’histoire raturelle du Pachytylus
migratorius, et rapporter toute l’argumentation qu'il a su en déduire
pour l’élucidation de sa distribution géographique.
C’est ainsi, par exemple, qu'il examine successivement quelles rai-
sons peuvent déterminer les migrations de cet orthoptère, en armées
plus ou moins nombreuses, puis les directions observées de ces mou-
XXII
vements. On a remarqué qu'ils se font‘le plus souvent de l’est à
l’ouest; mais M. Küppen pense qu'il ne faut pas attribuer cette cir-
constance, comme on a voulu le faire, à la prédominance des vents
d’est dans les moments où la stérilité des pays qu'ils habitent, accrue
encore par le règne de ces mêmes vents, les pousse à chercher des
lieux qui puissent leur fournir une pâture plus abondante. Des faits
nombreux viennent, paraît-il, démentir cette explication. En réalité,
le mouvement de ces hordes affamées est plutôt centrifuge. ainsi que
M. Kôüppen l’établit d’après des observations faites surtout dans les
plaines de l’Europe orientale, c’est-à-dire que toutes les migrations
paraissent rayonner des contrées où l'espèce pullule le plus; en
Europe, elles seront par conséquent dirigées à l'occident, tandis
qu’en Chine elles auront leur direction ordinaire vers le sud-est.
M. Küppen pense que le même rayonnement centrifuge a dû pré-
sider à la répartition de l’espèce, après qu’elle s’est trouvée spécifi-
quement constituée, et que ce rayonnement, se propageant par ondu-
lations, telles qu'on les voit encore se produire aux limites de son
aire géographique, a porté l’espèce depuis son centre de création ou
sa patrie originelle jusqu'aux points où elle s’est trouvée impuissante
à vaincre les conditions climatologiques ou celles de la concurrence
vitale qui lui sont opposées. Le centre de création, ou le point de
départ de l'espèce, se trouverait donc dans l’Asie centrale. L’absence
complète de cette espèce sur le continent américain, prouverait
encore qu’elle n’a commencé à exister spécifiquement que postérieu-
rement à l’époque de la séparation de l'Amérique d’avec l’Ancien
Continent.
Dans cette étude si intéressante, il est un fait qui me parait méri-
ter qu'on y insiste. C’est que les observations de M. Küppen viennent
confirmer le principe de géographie zoologique, que l’aire d’une
espèce ne peut se limiter sur la carte par une simple courbe, mais
qu'entre les lieux où l'espèce existe d’une manière constante ou nor-
male et ceux où son absence est constatée, 1l y a toujours une zône,
souvent très-large, celle des apparitions temporaires, qui est à l’aire
proprement dite ce que la pénombre est à la lumière. En dedans de
cette zône, dont la limite extérieure est beaucoup plus facile à tracer
que la limite intérieure, cette dernière se livre à des oscillations con-
tinuelles, à des mouvements ondulatoires, dépendant de la tendance
centrifuge ou expansive de l’espèce, et de la résistance que lui oppo-
sent, et les circonstances extérieures, et évidemment aussi la ten-
dance expansive des autres espèces, avec lesquelles la lutte de
concurrence vitale s'établit alors sur un terrain où les chances sont
partagées, et même varient d'année en année. M. Kôüppen a ainsi
pu figurer sur sa carte trois lignes, comme je le disais tantôt, et la
ligne intermédiaire représente la limite extérieure actuelle de ces
XXII
oscillations de la vraie frontière du Pachytylus migratorius; leur
amplitude varierait de deux à quatre degrés.
La dernière thèse de M. Küppen, que j'ai rapportée tout à l’heure,
à savoir que l’absence du Pachytylus migratorius en Amérique prou-
verait que l’espèce n’existe, en tant qu’espèce, que depuis la sépara-
tion des deux continents vers le pôle nord, me semble assez peu
nécessaire. Rien que le premier coup d'œil jeté sur la carte qui repré-
sente l’aire de ce Criquet, permet d'affirmer sans hésiter que cela
n’est pas possible. Ce n’est évidemment aucune de ces espèces que
l’on pourrait appeler circa-boréales antéglaciaires, parce que leur pré-:
sence, sous deux formes (races, variétés ou espèces) sur chacun des
continents indique qu’elles ont eu une souche commune, une aire
unique, à cette époque, antérieure à la période glaciaire, où les deux
continents étaient réunis dans la zône arctique par ce qu’on a appelé
un pont, c’est-à-dire une continuité de terres, dans des conditions de
climat, qui permettaient l'existence, à cette latitude, d’une faune qui
ne peut plus exister aujourd’hui que beaucoup plus au sud. La souche
de ces espèces dispersées par la période glaciaire n’existe plus pro-
bablement dans son intégrité ; mais les deux races, confinées, l’une
en Amérique, l’autre dans l’Ancien Continent, ayant subi de lentes
modifications chacune de son côté, sont aujourd’hui des espèces fort
analogues, mais distinctes par leurs caractères extérieurs, comme
par leur aire géographique séparée.
_ Rien de semblable pour le Pachytylus migratorius ; c’est une de ces
. espèces qu'on devrait nommer équatoriales postglaciaires ; son expan-
sion vers le nord n’a pu être que postérieure à la période glaciaire,
qui s’y serait opposée ; et elle ne peut avoir des affinités sur le Nou-
veau Continent qu’à des degrés de consanguinité beaucoup plus éloi-
gnés que ceux qui unissent les espèces circumboréales de la zône
tempérée. Si, comme quelques-uns le pensent, l'hémisphère boréal va
actuellement rétrogradant vers une nouvelle période de froid, le
Pachytylus migratorius est destiné à voir son aire rétrograder aussi
vers l’équateur ; et peut-être un jour verra-t-on des parties occiden-
tales et orientales de cette aire complétement disjointes, et, à la suite
de cette séparation, sa descendance s’y modifier isolément jusqu’à
former deux espèces distinctes, comme cela a eu lieu pour les espèces
circumpolaires.
M. de Sélys-Longchamps demande la parole pour présenter les
observations suivantes, à propos de la lecture qui vient d’avoir lieu :
« Les Pachytylus migratorius L. et cinerascens Fabr. sont si difi-
ciles à séparer, que, malgré une longue étude des descriptions don-
nées par M. Fischer de Freybourg, j'avais été porté en 1862 (Cat. des
XXIV
Orth. de Belgique; Ann. Soc. Ent. Belg. p. 153), à ne les présenter
que comme variétés de coloration. »
« Mais, en 1868, dans mes Additions et corrections au même Cata-
logue, j'ai changé d’avis, et rétabli la distinction spécifique, en don-
nant une diagnose comparative, puis le signalement de variétés
méridionales du cinerascens, notamment des individus que j'avais
pris à Biarritz, près de Bayonne, en août 1857. »
« Ce qui m'a fait adopter cette opinion, c’est qu'aux différences de
forme et de couleur viennent s'ajouter des mœurs bien différentes. »
« J’ai recueilli souvent le cinerascens dans les bruyères maréca-
geuses et sablonneuses de la Campine. I] y est sédentaire, ne s’égare
pas en Hesbaye (à quelques lieues de là), et s’y reproduit chaque
année. »
« Le vrai migratorius, au contraire, est en Belgique une espèce
d'apparition toute accidentelle, et non permanente. Je l’ai observée
en Hesbaye en août 1849, septembre 1859, octobre 1861, août 1862,
années pendant lesquelles cette espèce fut également observée isolé-
ment dans d’autres provinces Belges. En 1849, on l’observa aussi à
Paris, dans le nord et dans l’Europe centrale. »
« M. F. Küppen ne parlant pas du cinerascens, il serait intéressant
de connaître s’il admet cette espèce, et, dans l’affirmative, s’il est
bien sûr que toutes ses indications se rapportent bien au vrai migra-
torius type, notamment ce qu’il dit du séjour normal à Bayonne, où
je n’ai pris que le cinerascens, variété virescens, dont les habitudes
étaient les mêmes qu’en Belgique. Aux environs de Francfort sur le
Mein, c’est aussi le cinerascens que feu M. von Heyden a recueilli. »
M. Colbeau dit qu'il lui semble qu’il y a lieu de se tenir toujours
plus ou moins en garde contre l’exactitude des indications d’appari-
tion d’une espèce à des époques aussi reculées que celles du moyen-
âge, indiquées par M. Küppen, rien ne pouvant nous renseigner
exactement sur la véritable espèce qui fut alors observée.
M. de Borre répond qu'il n'entend pas, en analysant le travail de
M. Kôppen, se porter garant de l'exactitude de tous les points de
détail y renseignés ; l'étude en est intéressante surtout dans l’en-
semble de la question et dans les lois de géographie zoologique et de
dispersion des espèces qui y trouvent leur application. S'il n’a pas
cru devoir la compléter en ce qui concerne les rapporte du Pachytylus
migratorius avec la faune belge, c’est qu’il avait osé compter sur le
zèle et l’obligeance de notre savant confrère, M. de Sélys, beaucoup
plus compétent que lui en orthoptérologie nationale, pour donner ce
complément à son analyse.
M. de Borre fait encore les communications suivantes :
« J'ai soumis à notre savant collègue, M. Putzeys, un certain
nombre de Carabiques que notre confrère, M. Th. Lecomte, avait
XXV
recueillis cette année aux environs de Lessines. Il y a trouvé le Cala-
thus piceus Marsh., cette même espèce sur laquelle 1l nous a donné
une petite note dans la dernière séance, et qu'il ne connaissait encore
en Belgique que de Berthem, près Louvain, et de Rixensart. »
« M. Lecomte a pris également le Ludius ferrugineus L., et une
espèce intéressante du genre Donacia, la D. reticulata Gy1. (appendi-
culata Ahr. Lac.) espèce dont M. Sauveur nous a signalé pour la pre-
mière fois la présence en Belgique, à notre séance du 9 octobre 1869,
à la suite d’une capture qu'il en avait faite aux environs de Bru-
xelles. »
M. Sauveur ajoute qu’il a depuis repris cette espèce, et en grandes
quantités (50 à 60 exemplaires).
M. C. Fontaine dit que le Ludius ferrugineus ne doit pas être rare
aux environs de Lessines, car il l’y observe à peu près chaque année.
« L’Osmodermaeremita L., la plus grande espèce de Cétonides de nos
contrées et l’une des plus rares, « continue M. de Borre, ; se trouve
aux environs de Saint-Trond, comme me l'ont appris deux exem-
plaires de eette localité, qui m'ont été communiqués par M. F. Van
Horen, aide-naturaliste au Musée royal. »
« J'ai eu moi-même la chance de faire aussi trois captures qui me
semblent mériter d’être signalées, et que je mettrai en même temps
sous les yeux de l’assemblée :
» D'abord c’est une femelle de la Sfrangalia revestila L. (villica
Fab.), que j'ai prise à Duffel, près Malines, le 11 juin dernier. »
« Le 12 du mois de novembre, en cherchant des Dromius sous les
écorces des chênes, au Bois de la Cambre, j'ai trouvé, blotii dans une
petite cavité recouverte par l’écorce, le Corymbites (Limonius olim)
bipustulatus L. Je ferai surtout remarquer la saison avancée à laquelle
j'ai pris cet Elatéride. »
« Enfin j'ai pris, dans le courant du mois d’août, à Grammont, sur
un poteau, le Prionychus ater Fabr. Je viens d'apprendre que notre
nouveau collègue depuis quelques jours, M. Thirot, doit avoir aussi
capturé cette année aux environs de Bruxelles cette belle et rare
espèce de la famille des Cistélides (1). »
MM. Mélise et Weyers déclarent que c’est effectivement ce même
coléoptère, que M. Thirot a pris à Jette.
La séance est levée à 91/4 heures.
(1) Ces trois espèces avaient déjà été signalées comme belges.
ANNALES SOC. ENTOM,. DE BELGIQUE, T. XV. d
XXVI
%ssemblee mensuelle du G janvier 1832.
PRÉSIDENCE DE M. CAPRONNIER.
Présents : MM. Breyer, De Keyn, J. De Lafontaine, Dubois, Fondu,
Roelofs, Sauveur, de Sélys-Longchamps, de Thysebaert, Vanden
Broeck, Van Volxem, Weinmann, Weyers et Preudhomme de Borre,
secrétaire.
MM. Dufour et Mélise ont fait excuser leur absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de la séance précédente est approuvé.
Le président annonce que le Conseil d'administration, dans sa
dernière séance, a reçu membres effectifs de la Société : M. le
docteur Alexandre Milton Ross, à Toronto (Canada), présenté par
MM. Preudhomme de Borre et Weyers; et M. Desbrochers des Loges,
membre de la Société entomologique de France, à Gannat (Allier),
présenté par MM. Preudhomme de Borre et Roelofs.
Le Conseil a fixé la date de l’excursion de la Société à Hastière
près Dinant, au dimanche de la Pentecôte, 19 mai, et jours suivants.
Correspondance.
Don Ignacio Bolivar remercie la Société pour sa nomination de
membre effectif.
M. J.-A. Herklots adresse aussi ses remerciements pour celle de
membre correspondant.
M. le D' AI.-M. Ross annonce le prochain envoi à la Société de
deux ouvrages de sa composition, sur les Lépidoptères et sur les
Oiseaux du Canada.
M. J.-M. Salvaña, licencié en pharmacie, à Mataro (Espagne), fait
hommage à la Société d’un opuscule entomologique.
M. Adeline, archiviste de la Société des Amis des Sciences Natu-
relles de Rouen, annonce que cette Société se dispose à reprendre ses
relations d'échange avec la nôtre, relations interrompues par les
événements de la guerre.
L'Université Royale de Christiania adresse à la Société divers
ouvrages entomologiques publiés en Norwége. Sur la proposition de
M. de Borre, l’assemblée décide qu'une collection complète des
Annales sera adressée à ladite Université, en lui demandant d'établir
entre elle et nous des relations suivies.
M. À. Dours, secrétaire de }a Société Linnéenne du Nord de la
France à Amiens, annonce l'envoi des Mémoires de cette Société,
pour être échangés contre nos Annales. L'assemblée accepte l'échange
À
\
XXVII
et décide également que la collection complète des Annales sera
adressée à cette Société.
M. Dours fait aussi connaître personnellement qu'il serait disposé
à faire des échanges d’hyménoptères avec les membres de la
Société qui s'occupent de cet ordre. (Adresse : Boulevard de Longue-
ville, 38, à Amiens.)
Il est ensuite donné lecture de ia correspondance échangée entre
M. S.-A. de Marseul et le secrétaire de la Société, relativement à la
demande faite par le premier d’échanger le titre de membre effectif
contre celui de membre correspondant.
Le Conseil d'administration ayant décidé de présenter M. de Mar-
seul comme membre correspondant, l’assemblée le nomme en cette
qualité, au scrutin secret, conformément au réglement.
Elle décide ensuite que les Annales continueront à être adressées
à M. de Marseul en échange de sa revue l’Abeille, à condition que cet
échange comprenne les collections complètes des deux publications.
Ouvrages reçus pour la bibliothèque de la Société :
1° L’Abeille. Mémoires d'Entomologie, par S.-A. De Marseur.
T. VIT, IF partie, pages 1 à 64; 2° partie, pages 1 à 88. T. VIII,
pages 73 à 132. Nouvelles et Faits divers, n° 4, 5, 6, 9, 16, 24 et %5;
3 broch. in-8°. (Échange avec nos Annales.)
2° SrauDiN@Er et Wocke. Page 393 bis, carton à intercaler dans
le Catalogue des Lépidoptères de la Faune européenne.
{Don des auteurs.)
3° SARS (G.-0.) — Nye Dybvandscrustaceer fra Lofoten. — Christia-
nia, 1869, 1 broch. in-8°.
4° Boxcx (AXEL) — Crustacea amphipoda borealia et arctica.
Christiania, 1870, 1 vol. in-8°.
D — Bidrag til Californiens Amphipodefauna. Christiania, 1871,
1 broch. in-8° avec 1 pl.
6° Sregxr (H.) — Om en i Sommeren 1869 foretagen entomologisk
Reise gjennem Ringerike, Hallingdal og Volders. Christiania, 1870,
1 broch. in-8°.
(Dons de l’Université Royale de Norwége, à Christiania.)
T° Coleopterolog gische Hefte, herausgegeben von E. von Harozp. VII.
Munich, 1871, 1 broch. in-8°.
(Échange avec nos Annales.)
8° Oversigt over det Kongelige danske Videnskabernes Selskabs For-
handlinger og dets Medlemmers Arbeider. Copenhague, 1843 à 1870,
29 vol. in-8°, avec 35 pl.
9° SCHÔDTE (J.-C.) — Specimen Faun«æ subterraneæ. Bidrag til den
underjordiske F'auna. Copenhague, 1849, 1 vol. in-4°, avec 4 pl.
XXVII
10° — Corotoca og Spirachtha : Staphyliner, som füde levende Unger,
og ere Huusdyr hos en Termit. Copenhague, 1854, 1 vol. in-4°, avec
2 planches.
11° Krôver (H.)— Monografisk Fremstilling of Slægten Hippolyte’s
nordiske Arter. Copenhague, 1842, 1 vol. in-4°, avec 6 pl.
12° SrgexsTruP (J.-J.-S.) et Lürkex (Car.-Fr.) — Bidrag til
Kundskab om det aabne Havs Snyltekrebs og Lernæer, samt om nogle
andre nye eller hidtil kun ufulstændigt kjendte parasitiske Copepoder.
Copenhague, 1861, 1 vol. in-4°, avec 15% pl.
13° Marverr (FR. — Bidrag til de danske Myrers Naturhistorie. —
Copenhague, 1860, 1 vol. in-4°, avec 5 pl.
(Dons de la Société Royale Danoise des Sciences; échange avec nos Annales.)
14° Petites Nouvelles entomologiques. N° 42 (15 décembre 1871)
et 43 (1° janvier 1872.)
(Don de M. E. Deyrolle.)
15° Bulletin de la Fédération des Sociétés d'Horticulture de Belgique.
Année 1870. Fascicule I. Gand, 1871, 1 vol. in-8°.
(Echange avec nos Annales.)
16° vox HAROUD (BARON EDG.) — Monographie du Genre Glaphyrus
Latreille, traduction par A. PreupHomme De Borrg. 1 broch. in-12.
(Don de M. Preuthomme de Borre.)
° Mémoires de la Société Linnéenne du Nord de la France. Années
1866, 1867 et 1868. Amiens, 1867 à 1870, 3 vol. in-8°, avec 3 pl.
(Don de cette Sociéte ; échange avec nos Annales.)
18° Bulletin scientifique, historique et littéraire du Département du
Nord et des pays voisins, T° année, n° 11. Lille, 1871, 1 broch,
in-8°, avec 1 planche.
(Echange avec nos Annales.)
19° The Entomologists Monthly Magazine. N° 92. Janvier 1872,
1 broch. in-8°.
(Échange avec nos AE
20° SALVANA CoMAs G. -M.) — Apuntes para la Geografia y Fauna
Entomologicas de Mataro. Madrid, 1870, 1 broch. in-8°.
4 (Don de l'auteur.)
91° Tabellen über den Flächeninhalt des Bremischen Staats, den
Wasserstand der Weser und der Witterungsverhältnisse des Jahres 1870.
Beilage N° 4 zu den Abhandlungen des Naturwissenschaftlichen Vereins
zu Bremen. Brême, 1871, 1 broch. in-8°.
(Echange avec nos Annales.)
Des remerciements sont votés aux donateurs.
Rapports, lectures, communications.
M.Weyers annonce le prochain envoi, par M. de Chaudoir, de trois
Mémoires destinés aux Annales de la Société.
Le secrétaire donne lecture de Ja note suivante, qu'il a reçue de
M. À. Chevrolat :
XXIX
DESCRIPTION D'UN MECOMASTYX NOUVEAU, PAR À. CHEVROLAT.
M. Auguste Sallé, à son retour en France d’un récent voyage en
Suisse, a eu l’occasion de voir à Lyon, dans la collection de M. Per-
roud, le type qu'il a publié sous le nom de Anomocerus Montravelii
{Montrouzier). Mélanges Entomologiques, 4° cahier, p. 138, pl. I, f. 8.
Ii résulte de cet examen que Lacordaire a confondu cet insecte,
qu'il a placé dans son genre Mecomastyx avec une nouvelle espèce
qu'il décrit, et qui en est très-distincte.
Le premier, qui est très-frais et bien figuré, se trouve à Kanana, et
celui qui suit à l’île de Mare, dans la Nouvelle-Calédonie (1).
Mecomastyx Lacordairei. Chev!.
M. Montravelii (Montrouz) Perroud. (Lacordaire Genera, T. VII,
p. 137-158, pl. 74, f. 5 ©.)
Oblongo-fuscus ; antennis longissimis capillaribus niqgris; rostro longo,
subcylindrico, perpendicularr basi arcuato silaceo-squamoso, carinis longitu-
dinalibus duabus tenuibus nigris; capite convexiusculo sordide albo, fovea
inter oculos impresso, macula semi-circulari fusca signato; oculis inferio-
ribus rotundalis fuseis ; prothorace elongato, postice subconico, antice atte-
nuato et constricto, lineis quinque atbis vel sex fuscis ; scutello subquadrato
fusco; elytris elongato-oblongis, parallelis, obtuse rotundatis, fuscis ; singulo
ad basin lineis quatuor atbis, macula dorsali fasciaque poslica e maculis sub-
contiquis albis formata, punctato-striatis (striis octo geminalis); pedibus
fuscis, anticis albo-notatis, posticis tantum cinereis.
Long. rostro excluso 15, 17 ; Lat. 4 1/2, 5 mil.
La femelle ne diffère nullement du mâle par les dessins, n1 par la
taille. Le scape de l’antenne se termine à la base du rostre, et le
funicule, étant replié, à la même longueur que ce dernier ; il est noir
et unicaréné au milieu.
Ce genre d’insecte est le plus curieux des Curculionides, par la
longueur extraordinaire des antennes et surtout du scape, qui
mesure plusieurs fois l'étendue du corps.
M. Chevrolat adresse encore la note synonymique qui suit :
Lacordaire (Genera, T. V, p. 332) a réuni à tort au genre Uloma
l’insecte décrit par MM. Perroud et Mulsant sous les noms générique
et spécifique de Melasia tarsalis. C’est un Diapéride de Venezuela; sa
patrie a été indiquée faussement comme le Sénégal.
Le Catalogue Gemminger et de Harold, tome VIT, pages 1961-62
reproduit naturellement les mêmes errements.
M. Weinmann croit devoir appeler l’attention de ses collègues sur
(1) C’est un Belge, M. l'ingénieur Eioin, ancien secrétaire de l’empereur du Mexique Maximilien, qui
a rapr orté l’espèce ici décrite, lors de son voyage en Océanie,
XXX
le point suivant. D’après les règles établies par le congrès de Dresde,
il faut, pour établir le droit de priorité du nom d’un insecte, que sa
description ait eu lieu dans une publication mise en vente et que
chacun ait pu se procurer. Or, cela pourrait être contesté, croit-il,
quant aux comptes-rendus de nos séances, jusqu’au jour où ils
paraissent réunis dans le volume des Annales. Pour trancher cette
difficulté, l'assemblée décide que les comptes-rendus de chaque
séance mensuelle pourront être acquis au prix de cimquante centimes,
en s'adressant au secrétaire ou au trésorier. Cette décision devra
être portée à la connaissance du public sur la couverture du tome des
Annales qui va paraître.
M. de Borre fait les communications suivantes :
« Notre collègue, M. Putzeys, m'a signalé une jolie petite espèce
de Carabique, le Stenolophus elegans Dej., qui se rencontrera bien
certainement en Belgique, et dont un exemplaire a été pris par
M. Vanden Broeck, au mois d’avril dernier, à Sluyskill, dans la
Flandre Zélandaise. »
« J'ai à vous signaler aussi une espèce d’Aphodius (sous-genre
Acrossus), nouvelle pour notre faune. C’est l’A. atramentarius Er.
que certains auteurs regardent, non sans motifs, comme n'étant pro-
bablement qu’une variété à palpes noirâtres de l’A. depressus Kugel.,
espèce déjà signalée en Ardenne. Je vous en fais voir un exemplaure
pris cet été à Roumont par notre collègue M. Purves. La forme des
angles postérieurs du chaperon servira à distinguer tout d’abord
cette espèce ou variété, de la variété gagatinus de l’A. luridus, dont
elle est fort voisine et qui à aussi les palpes noirs. »
M. Van Volxem ne pense pas qu'il y ait à distinguer, même
comme variété, l’A. atramentarius de l’A. depressus. La couleur rouge
des palpes de ce dernier tient seulement à l’état immature des
individus.
M. de Borre répond qu'il ne saurait partager cet avis; il a vu des
exemplaires de À. depressus à palpes rouges et qu’il ne pourrait pas
regarder comme des individus immatures.
M. de Borre fait ensuite voir un exemplaire de l'Ophonus punctu-
latus Duftschmidt, assez bonne espèce de Harpalides, pris à Boïts-
fort le 29 maï dernier par M. G. Collin, membre de la Société mala-
cologique.
M. Weinmann fait voir une aberration remarquable de la Vanessa
C.-album, qu'il a reçue d’Alsace.
M. le D' Breyer donne quelques détails sur un procédé qu'il a
employé pour préparer, sur des plaques de verre, au moyen de la
térébenthine ou du baume de Canada, les aîles des petites espèces de
Lépidoptères, afin d'en étudier la nervulation.
La séance est levée à 9 1/4 heures.
XXX!
Assemblée mensuelle du 3 fevrier 1872.
PRÉSIDENCE DE M. CAPRONNIER.
Présents : MM. Ancries, Breyer, Colbeau, J. De Lafontaine.
Du Pré, Fologne, Fondu, Lecomte, Mélise, Roelofs, Sauveur, de
Sélys-Longchamps, Thirot, de Thysebaert, Vanden Broeck, Van
Volxem, Weinmann, Weyers et Preudhomme de Borre, secrétaire.
MM. Dubois et Fontaine ont fait excuser leur absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de la séance précédente est approuvé.
Le président annonce que le Conseil d'administration, depuis la
dernière séance, a reçu membres effectifs de la Société : M. L. Bec-
ker, artiste peintre, à Ixelles, présenté par MM. Dupont et Breyer;
M. A. Manès, capitaine d'infanterie, à Ajaccio (Corse), présenté par
MM. Miedel et Preudhomme de Borre; M. Angel de Larrinua y Azcona,
de Madrid, présenté par MM. Bolivar et Preudhomme de Borre; et
M. David Sharp, de Thornhill (Écosse), présenté par MM. E. Dey-
rolle et Preudhomme de Borre.
Le Conseil a accepté les démissions de membres effectifs données
par MM. Th. Belval et J. Van Mossevelde.
Correspondance.
M. l’abbé S.-A. de Marseul remercie pour sa nomination de mem-
bre correspondant, et annonce l’envoi, pour la bibliothèque de la
Société, de tout ce qui lui manquait de la collection de l’Abeiïlle et
de celle des Nouvelles et Faits divers.
La Société entomologique néerlandaise et la Société physique-
économique de Kôünigsberg annoncent l'envoi de leurs publications.
L'Académie royale des Sciences de Madrid remercie pour l'envoi
de nos Annales.
La Société impériale des Naturalistes de Moscou adresse les mêmes
remerciements en annonçant le prochain envoi de ses publications.
Lettre semblable de M. le D' P. Bonizzi, secrétaire de la Société
des Naturalistes de Modène.
M. E. Deyrolle annonce l’envoi d’un paquet qui contiendra divers
ouvrages que plusieurs Sociétés savantes lui ont adressés pour
notre Société.
M. le D' L.-W. Schaufuss (Wettiner-Hof, à Dresde), envoie le
prospectus de la mise en vente d’une grande collection de Lépido-
ptères européens et exotiques, provenant de feu le directeur Kaden.
Plusieurs exemplaires de ce prospectus sont mis à la disposition des
membres de la Société.
XXXI]
M. de Borre donne lecture d’une lettre qui lui a été adressée par
M. Meyer-Dur, entomologiste à Burgdorf, canton de Berne. Ce natu-
raliste, sur le point d'entreprendre une exploration de la faune
hémiptérologique du midi de la France, offre aux amateurs d’hémip-
tères et des autres ordres d'insectes (Lépidoptères et Orthoptères
exceptés) de les faire participer dans ses chasses, moyennant la
souscription d’actions de cent francs chacune, dont moitié à verser
immédiatement, le reste dans 3 ou 4 mois, après réception des
insectes. Le nombre des souscriptions sera limité. Il donnera de
4 à 500 exemplaires d’hémiptères pour une action, etc.
Ouvrages reçus pour la bibliothèque de la Société :
1° Annuario della Societa dei Naturalisti in Modena. VI° année,
livr. 1 à 6. Modène, 1871, 4 broch. in-8° avec 2 pl.
(Âchange avec nos Annales.)
2 The Entomologists Annual for MDCCCLAXXII. Londres, 1872,
1 vol. in-18 avec 1 pl.
(Don de M. H, T. Stainton.)
3° Bulletin de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des
Beaux-Arts de Belgique. Année 1871, n° 9 et 10, 11 et 12, 3 broch.
in-8° avec 3 pl.
(Échange avec nos Annales.)
4° Atti della Societa Italiana di Scienze naturali. Tomes IT à XI,
et XIV (Fascic. I et Il). Milan, 1861 à 1871; 12 vol. et 2 broch.
in-8° avec 76 pl.
(Don de la Société italienne des Sciences naturelles, à Milan; échange avec nos Annales.)
5° Tijdschrift voor Entomoloyie, uitgegeven door de Nederlandsche
Entomologische Vereeniging. Tweede serie, 6° deel, aflever. 2 tot 6.
La Haye, 1871, 5 broch. in-8°, avec 12 pl,
(Échange avec nos Annales.)
6° SNELLEN VAN VOLLENHOVEN (S.C.). Sepp's Nederlandsche Insec-
ten. Tweede serie, 3° deel, n° 3 à 12; 5 broch. in-4°, avec 10 pl.
(Don de l’auteur.)
7° Petites Nouvelles entomologiques. N° 44 (15 janvier 1872) et 45
(1 février 1872).
(Don de M. E. Deyrolle.)
& Dugois (Azrs.) Les Lépidoptères de l'Europe, leurs chenilles et
leurs chrysalides. 47° livr. Bruxelles, 1871, 1 broch. in-8° avec 8 pl.
(Don de l'auteur.)
9° Bulletin scientifique, historique et littéraire du Département du
Nord et des pays voisins. III‘ année, n° 12, IV° année, n° 1. Lille,
1871-72, 2 broch. in-8°. s
(Echange avec nos Annales.)
10° L'Abeille. Mémoires d'Entomologie, par S. A. DE MARSEUz.
Tomes I, II, IX, IV, V, VI. Paris, 1864 à 1869, 6 vol. in-12. — Idem.
Tome VII, p. 65 à 136; Monographie des Magdalinus d'Europe, par
XXXII
DEsBroCHERS DES LoGes, p. 1 à 32; T. VIII, p. 133 à 164. Nouvelles
et Faits divers ; n° 1, 2, 3, 7, 8, 17 et 26 ; 2 broch. in-8°.
(Don de M. de Marseul; échange avec nos Annales.)
11° PrR£é (L.) Recherches malacologiques. Notice sur le Planorbis
complanatus (forme scalaire). Bruxelles, 1871, 1 broch. in-8° avec 2 pl.
(Don de l’auteur.)
12° Bulletins des séances de la Société malacologique de Belgique.
Séance du 7 janvier 1872, 3 feuilles in-8°.
(Don de cette Société.)
13° The Entomologists Monthly Magazine. N° 93. Février 1872,
1 broch. in-8°.
(Échange avec nos Annales).
14° Schriften der küniglichen physikalisch-ükonomischen Gesellschaft
zu Kôünigsberg. Année 1870, et IT° parties. Künigsberg, 1870-71,
2 vol. in-4°. ,
(Echange avec nos Annales.)
15° WarxeR (Fr.) Notes on Chalcidiw. Part. V. Londres, 1872,
1 broch. in-8°.
(Don de l'auteur.)
16° Stettiner Entomologische Zeitung. Année XXXII, n° 10-12;
année XXXIII, n° 1-3. Stettin, 1871-72, 2 broch, in-12, avec 2 pl.
(Echange avec nos Annales.)
Des remerciements sont votés aux donateurs.
Rapports, lectures, communications.
M. Weyers dépose, pour les Annales, au nom de M. le baron de
Chaudoir, le manuscrit d’un mémoire intitulé : Essai monographique
sur les Drimostomides et les Cratocérides, et description d'un genre nou-
veau de Morionides. MM. Putzeys et Weyers sont nommés commis-
saires pour l’examen de ce mémoire.
M. Weyers annonce le prochain envoi, par le même auteur, d’une
Monographie du genre Calleida.
M. de Sélys-Longchamps annonce qu'il ne tardera pas à présenter
le manuscrit d’un travail sur les Névroptères de la Sibérie, qu'il a
entrepris, en collaboration avec M. R. Mac Lachlan, principalement
d’après les matériaux recueillis par M. Maack. Les auteurs offrent à
la Société deux planches qu'ils font graver à Londres pour l’illus-
tration de ce travail.
M. Capronnier annonce aussi la prochaine présentation d’un
mémoire de M. Boisduval, sur les Adelocephala, accompagné de
planches.
M. de Sélys-Longchamps donne lecture des notes suivantes de
M. Donckier-Huart :
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T, XV. €
XXXIV
LÉPIDOPTÈRES DÉCOUVERTS PAR M. Doxcrrer-HuART.
Lycæna Adonis $. V. sr. Ceronus Esp. — Prise à Embourg (car-
rière du Prince), en mai 1870.
Macroglossa Bombyliformis O. var. Milesiformis Tr. J’en ai pris
deux exemplaires dans mon jardin, l’un il y à une dizaine d’années,
et l’autre il y a six ans. Les deux capturés au mois d’août.
Renseignements locaux. — Agrotis præcox L. Dup. PI. 73, fig. 2.
Un exemplaire trouvé dans mon jardin le 21 juillet 1870.
M‘ de R... a pris aux environs de Visé les Lépidoptères suivants :
Nola Albulalis Hb. Dup. pl. 228, fig. 2.
OEcophora Roesella L. Dup. pl. 306, fig. 1.
Feu MM. Fallon et Pôlet ont pris à Annevoye, province de Namur :
Lycœna Hylas $. V. (J'en possède un exemplaire qui m’a été donné
par M. Fallon, en 1837).
Rectification au compte-rendu n° 50, du 2 juillet 1870, page 3
(Annales XIIT, p. xxx1v) :
Eupithecia Insignata Hb. (Consignata Bkh. Dup. pl. 201, fig. 6),
été prise par M. Deltour à Leeuw-St-Pierre, en avril 1862, et non à
Woluwe-St-Pierre.
a
Ces notes de M. Donckier donnent lieu aux observations suivantes :
Plusieurs membres font observer qu'il serait bon, pour donner
plus de certitude à ces indications d’espèces ou variétés nouvelles,
que les membres de la Société fussent mis à même de discuter et
vérifier l’exactitude des déterminations.
M. de Sélys-Longchamps dit pouvoir personnellement répondre
de l’exactitude de l'observation en ce qui concerne le Macroglossa
Milesiformis. Il a également vu l’exemplaire de Lycæna Hylas, dont
la détermination ne laisse non plus aucun doute.
M. Colbeau voudrait aussi plus de certitude dans les désignations
de localités, surtout quand il s’agit de captures faites, non par le
membre lui-même qui en rend compte, mais par des tierces per-
sonnes. Lui-même n’a jamais rencontré la Lycæna Hylas dans les
environs de Namur qu'il a explorés cependant à fond.
M. Van Volxem dit que M. Dutreux a pris Hylas aux environs
d’Arlon. |
M. Fologne dit que, si Eupithecia Insignata a été prise à Leeuw-St-
Pierre, elle l’a été également à Woluwe-St-Pierre, par lui-même; et
M. Breyer ajoute qu'il l’a prise aussi près de Vilvorde.
Après cette discussion, M. de Sélys-Longchamps demande la
parole, et fait la communication suivante :
Notre savant collègue, M. Mac Lachlan, à publié dans le tome xr
du Journal de la Société Linnéenne de Londres, un mémoire lu dans
XXXV
la séance du 4 mai 1871, et intitulé: An Attempt towards a systematic
classification of the Family Ascalaphidæ.
En 1866, le Docteur Hagen, dans la Gazette Entomologique de
Stettin, publia une liste synonymique des espèces alors connues, et
admit onze genres.
M. Mac Lachlan en adopte nee opt dont douze sont établis
par lui.
Il énumère cent trois espèces. La moitié d’entre elles, dont beau-
coup sont nouvelles, sont soigneusement caractérisées. Parmi les
autres, il en est que M. Mac Lachlan n’a pas décrites parce qu'il ne
les a pas eues en mains, et d’autres parce qu’elles sont suffisamment
connues et décrites dans d’autres ouvrages.
Ce travail est un grand progrès pour la connaissance de cette
superbe famille de Névroptères ; il offre les éléments d’une véritable
monographie.
En parlant des mœurs des Ascalaphidæ , l’auteur déplore avec
raison le peu de renseignements que l’on possède. Il cite avec éloge
ceux qu'a fournis le Docteur Brauer, de Vienne, sur l’Ascalaphus
macaronius de Scopoli (kungaricus Ramb., longicornis Charp.)
Une seule fois jusqu'ici, j'ai eu l’occasion d'observer des Asca-
laphus. C'était à Bull, en Suisse, vers la fin de juillet 1838. Ces
insectes, qui appartenaient à l'espèce de l’Ascalaphus Coccajus Schif-
fermuller (meridionalis Charp. et Ramb.), volaient en grand nombre
dans l’après-midi, au soleil, sur une prairie marécageuse et subal-
pine. Ils s’élevaient assez haut en l'air, puis se laissaient descendre
subitement pour se relever ensuite immédiatement, à la manière des
Éphémères et de certains Diptères de la famille des Tipulidées.
Voici, comme aperçu, la liste des genres admis par M. Mac Lach-
lan dans la famille des Ascalaphidées :
1 Division : Holophthalmi.
Genres : 1. Haploglenius, Burm.— 2. Ptynx, Lefebvre.—3. Melam-
brotus, Mc Lachl. — 4. Ttmesibasis, Mc Lachl. — 5. Cormodes,
Me Lachl. — 6. Jdricerus, Mc Lachl.
* 2e Division : Schizophthalmi.
7. Cordulecerus, Ramb. — 8. Ulula, Ramb. — 9. Orphne, Lefebvre.
— 10. Colobopterus, Ramb. — 11. Acmonotus, Me Lachl. — 12. Su-
phalasca, Lefebvre. — 13. Bubo, Ramb. — 14. Teleproctophylla, Le-
febvre. — 15. Siphlocerus, Mc Lachl. — 16. Helicomitus, Me Lachl. —
17. Encyopsis, Mc Lachl. — 18. Ogcogaster, Westwood. — 19. Glypto-
basis, Mc Lachl. — 20. Acheron, Lefebvre. — 21. Hybris, Lefebvre.
— 922, Nephonevra, Me Lachl. — 23. Proctarrelabris, Lefebvre. —
|
XXXVI
24. Helcopteryx, Me Lachl. — 25. Puer, Lefebvre. — 26. Ascala-
phodes, Me Lachl. — 27. Ascalaphus, Fab.
M. Mac Lachlan pense que le genre Stilbopteryx Newmann
(Asezia Lefebvre) appartient aux Myrmeleonidæ, comme la pensé
Hagen, et non aux Ascalaphidæ, ainsi que l’avait cru Alexandre Le-
febvre, qui avait eu sous les yeux des exemplaires dépourvus de
leurs antennes.
M. de Borre fait ensuite la communication suivante :
Dans le catalogue descriptif de fourreaux de larves de Phryga-
nides de Bavière, que j'ai publié dans le Tome XIV de nos Annales,
j'ai attribué (p. 70), à l'espèce nommée Halesus digitatus Schranck,
d’après les indications de M. Walser, un fourreau très-remarquable
et très-différent de tous les autres, disposé entre de petites feuilles
laissées étalées comme le sont celles qui restent naturellement sub-
mergées au fond des eaux.
C’était une erreur que je me hâte de rectifier. Notre savant col-
lègue anglais, M. Mac Lachlan a eu l’obligeance de me la signaler
dans une lettre du 8 janvier dernier :
« Concernant une des espèces, » m'’écrit-il, « il me semble que le
D’ Walser fait une assez sérieuse erreur ; Il y à cinq ou six ans, j'ai
reçu de lui une collection d’étuis de Phryganes. J’en trouvai un éti-
queté « Halesus digitatus, » qui est bien certainement celui du Gly-
photælius pellucidus, et la même erreur se trouve répétée dans votre
travail. La description de la larve de l’Halesus donnée par M. Walser
dans sa notice publiée sous le titre de Trichoptera bavarica(pp. 33-34),
s'accorde aussi assez bien avec le Glyphotælius, maïs n’a pas la
moindre ressemblance avec l’Halesus. Il est bien vrai que M. Walser
donne aussi quelques mots sur le Glyphotælius, mais tout-à-fait inin-
telligibles pour moi. Je ne connaiïs point d’autre espèce qui fasse un
étui comme celui du Glyphotælius. C’est un tuyau sur lequel la larve
attache de grands morceaux de feuilles ou les feuilles entières, de
sorte que souvent l’étui forme une masse circulaire bien aplatie. »
« L’étui de l’Halesus digitatus est un tuyau allongé sur lequel la
larve attache des morceaux de bois, ou d’autres matériaux, le plus
souvent d’une manière inclinée, et ordinairement l’un des bouts porte
des morceaux plus grands que les autres; la larve est toute diffé-
rente, jaune au lieu de vert. Vous trouverez d’assez bonnes figures
des deux larves dans les recherches de M. Pictet. »
» Il serait très-intéressant de connaître l’espèce de Dasystoma
(Oligoplectrum) qui fait les étuis quadrangulaires. Nous avons en
Angleterre au moins deux formes de ces étuis, mais pas de Dasystoma.
On soupçonne que le genre Brachycentrus fabrique les nôtres. Mais
c’est un soupçon, et rien de plus. »
De :
XXXVII
Dans une seconde lettre, du 11 janvier, M. Mac Lachlan m'a signalé
une description de l’étui de Glyphotælius pellucidus, par M. Hagen
(Stettin. Ent. Zeit. 1864, p. 241), qui confirme pleinement sa manière
de voir. En même temps notre collègue a bien voulu me gratifier de
deux véritables étuis de Halesus digitatus, à ce qu'il croit, que j'ai
l'honneur de mettre sous vos yeux et que j’ajouterai à la collection
donnée par M. Walser. Ces étuis viennent de Bâle.
Il y a donc lieu de rectifier de la manière suivante mon catalogue :
En tête du genre Limnephilus (p. 68), il faut intercaler ce qui suit:
SECTION A.
Bord apical des aîles antérieures sinué. (*) Glyphotælius Steph., Gly-
phidotaulius Kolenat1.
III. — Limnepnrsus PezLucrpus Oliv. M'Lachl. op. cit. p. 28.
Et rapporter à cette espèce la description du fourreau indiqué
(p. 70) comme étant celui de l’Halesus digitatus.
En place de celle-ci, on pourrait mettre la description suivante, qui
est celle des fourreaux venant de Bâle, et que M. Mac Lachlan m'a
donnés : Fourreau presque en prisme quadrangulaire composé sur
chacune de ses faces d’une série de petits fragments de bois disposés
obliquement par rapport à l’axe du fourreau, mais inclinés alterna-
tivement dans l’un ou l’autre sens assez régulièrement. Ces petits
fragments sont la plupart d’égale longueur, sauf à une des extrémités,
où ils sont plus allongés, ainsi que le fait observer M. Mac Lachlan
dans sa lettre du 8 janvier.
M. Sauveur offre, pour la collection de la société, trois exemplaires
du Scirtes hemisphæricus L, pris à Forest, près Bruxelles.
M. de Lafontaine demande la parole pour faire remarquer que
M. de Borre, dans la dernière séance, a désigné par le nom de Steno-
lophus elegans une espèce qu’il eût dû appeler Acupalpus elegans, le
nom d’Acupalpus ayant incontestablement la priorité sur celui de
Stenolophus, et étant celui qu’adopte le catalogue de Gemminger et
Harold.
M. de Borre lui répond que, toutes réserves faites quant au droit
qu'il entend maintenir pour ses collègues et pour lui, de faire usage,
dans les communications à la Société, des dénominations qu'ils
jugent préférables, s'il a désigné (d’après M. Putzeys du reste) l’es-
pèce susdite sous le nom générique de Stenolophus, c’est, non pas
parce qu'il rejette celui d’Acupalpus, maïs parce qu'il le réserve au
meridianus etespèces voisines, en en séparant les feutonus, elegans etc.,
sous le nom de Stenolophus. Mais il n'entend pas contester à M. de
(*) Le bord apical des ailes antérieures est entier chez les espèces des différentes coupes composant la
section B de ce genre.
XXXVIIL
Lafontaine le droit d’appeler l’insecte en question Açupalpus elegans
s’ilne croit pas suffisants les faibles caractères sur lesquels on a établi
le genre Stenolophus.
MM. Van Volxem et Weyers font remarquer que c’est le catalogue
de Schaum, édition de Stein, qui est la base adoptée pour le classe-
ment des collections de la Société, et que c’est sous le nom de Sfeno-
lophus elegans que l'espèce y figure.
M. de Borre dit qu'il n’entend pas le moins du monde se servir de
cet argument, attendu que l’adoption d’un catalogue pour classer une
collection ne saurait lui paraître un motif suffisant pour rendre obli-
gatoires pour les membres d’une société les noms qui s’y trouvent.
I rappelle aussi que, dans la séance du 4 novembre dernier, à propos
du catalogue de Staudinger et Wocke, la Société a approuvé les
réserves qu'il avait faites, et qui consistaient notamment dans la con-
sécration de la liberté de langage scientifique dans les séances de la
Société.
M. Colbeau ne nie pas la liberté entière pour chacun pris en parti-
culier, de se servir des noms qu’il juge les plus convenables ; mais,
abordant une question de principe, il s'élève fortement contre ces
idées, en tant qu’elles pourraient s’appliquer aux relations officielles
de la Société. Il dit que c’est le droit et le devoir de celle-ci de mettre
obstacle à la confusion qui résulterait de la liberté laissée, dans ce
cas, aux membres qui parlent en son nom, ou qui la représentent, et
qu'elle doit par conséquent imposer à ces membres la règle de ne
désigner les espèces, surtout lorsqu'il s’agit d’additions à la faune
nationale, que par les noms du catalogue qu’elle a adopté pour le
classement de ses collections, la Société restant toujours maîtresse,
du reste, de choisir un nouveau catalogue, si elle reconnaît que le
sien à vieilli.
M. de Borre réplique qu’il faut d’abord supposer que les membres
de la Société sont gens assez sérieux pour qu’on n’ait pas à craindre
des divergences par pur caprice dans la nomenclature. Il maintient
qu'ériger en principe les idées de M. Colbeau serait établir dans la
science la doctrine de l’immobilisme, la négation du progrès ; car à
toute époque, si les sociétés scientifiques avaient voulu renfermer
pour les relations, officielles ou non officielles, leurs membres dans
l’usage exclusif des catalogues représentant l’état de la science à
un moment donné, aucun des ouvrages systématiques qui ont fait
avancer la science n’aurait pu voir le jour, vu qu’il n’en est pas un
qui n’ait apporté nombre de changements aux noms, et qui n’eût
par conséquent dû être repoussé, si les sociétés eussent été régies
par des lois telles que celles que M. Colbeau voudrait voir régner
parmi nous.
Après une discussion extrêmement animée, et dans laquelle plu-
XXXIX
sieurs autres membres interviennent, chacun des interlocuteurs per-
sistant dans son opinion et aucune proposition n’étant formulée, la
séance est levée à 9 1/4 heures.
Assemblée mencuelle du 2? mars 1872.
PRÉSIDENCE DE M. VAN VOLXEM, VICE-PRÉSIDENT.
Présents : MM. de Borchgrave, Breyer, Colbeau, J. De Lafontaine,
Dufour, Du Pré, Fondu, Le Comte, Mélise, Sauveur, de Sélys-Long-
champs, Thirot, de Thysebaert, Vanden Broeck, Weinmann et
Preudhomme de Borre, secrétaire.
MM. Capronnier, président de la Société, Fologne, Fontaine,
Roelofs et Weyers se font excuser de ne pouvoir assister à la séance.
. La séance est ouverte à 8 heures.
M. de Lafontaine dit que le compte-rendu de la dernière séance
n’a pas rendu fidèlement les expressions dont il s’est servi dans la
remarque qu'il à faite à la fin de la séance. Il demande l'insertion au
procès-verbal de la rectification suivante, ce qui lui est accordé par
la Société :
« M. de Lafontaine demande la parole pour faire remarquer que
M. de Borre a désigné par le nom de Stenolophus elegans une espèce
que tous les entomologistes ne désignent pas par ce nom. Ainsi le
catalogue de Gemminger et Harold en fait un Acupalpus. J’ajouterai
que, pour ceux qui ne font qu’un seul genre des Stenolophus Dejean et
Acupalpus Latreille, c’est le dernier genre qui à incontestablement
la priorité. Ainsi, dans le catalogue de Schaum adopté par la Société,
le nom du genre devrait être Acupalpus, et le sous-genre Stenolophus,
contrairement à ce qui s’y trouve. »
M. Colbeau croit devoir demander des explications à M. de Borre
relativement à la portée du mot « officiels » de sa réponse insérée
dans le dernier compte-rendu, et qui lui semble une négation des
devoirs imposés au secrétaire et aux autres membres du Conseil
quant à l’exécution des décisions de la Société.
M. de Borre répond qu'il y a eu plus d’un malentendu dans cette
discussion. Lui, croyait que son honorable collègue voulait interdire
aux membres de la Société l’usage d’autres noms que ceux des cata-
logues adoptés, tandis qu’il est établi que M. Colbeau a dit le con-
traire. D’autre part, il pense que M. Colbeau interprète mal ses
paroles s’il y voit une affirmation que, dans son opinion, le secré-
taire, ou tout autre membre de l’administration, aurait le droit de
XL
se refuser à exécuter les décisions prises par la Société, c’est-à-dire
de transgresser les statuts. Il n’a rien voulu dire, ni ne croit avoir
rien dit de semblable. Il a critiqué, très-énergiquement, il l’avoue,
une décision autrefois prise, et qu'il supposait rapportée, quant à
l'adoption d’une nomenclature officielle, étendue à autre chose qu’au
simple étiquetage de la collection sociale ; mais, ce faisant, il n’a fait
qu’user du droit que tout membre à de manifester son opinion sur
les décisions prises ou à prendre; et si, comme secrétaire, il se
reconnait évidemment obligé à se conformer aux résolutions votées
par la Société, il n’est pas moins évident que, comme membre, il a
le droit de dire ce qu’il en pense, et même d’en proposer l’abroga-
tion. Et, comme il lui semble que, nonobstant les résolutions votées
dans la séance du 4 novembre 1871, le doute est encore possible,
il se propose de faire à cet égard une proposition formelle lors de la
prochaine assemblée générale.
A la suite de ces explications, le procès-verbal de l’assemblée du
3 février est approuvé.
Le président annonce que le Conseil d'administration, depuis la
dernière séance, a reçu membres effectifs de la Société : M. $. Pes-
talozzi-Hirzel, de Zurich, présenté par MM. Preudhomme de Borre
et Weinmann; et M. Paul Mabille, professeur de l’enseignement
moyen etmembré de la Société Entomologique de France, à Paris,
présenté par MM. Preudhomme de Borre et Fologne.
Le secrétaire dépose, pour la bibliothèque de Ia Société, un exem-
plaire du Tome XIV des Annales, qui a paru depuis la dernière
séance.
Correspondance.
L'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de
Belgique transmet le programme de ses concours pour 1875.
Le Directeur de l’Institut agricole de l’État, à Gembloux, remercie
pour l’envoi de nos Comptes-rendus.
M. R. Kippist, bibliothécaire de la Société Linnéenne de Londres,
accuse réception de nos Annales, et annonce l’envoi des publications
de cette Société.
MM. A. Manès, A. de Larrinua et A. M. Ross adressent des remer-
ciements pour leurs nominations de membres effectifs.
Ouvrages reçus pour la bibliothèque de la Société :
1° PLareau (Fézuix). — Recherches expérimentales sur la position
du centre de gravité chez les Insectes. Genève, 1872, 1 broch. in-8°.
(Don de l’auteur.)
9 BeLzynok (A.) — Les Anomalies dans le règne végétal. Bruxelles,
1871, 1 br. in-8°.
(Don de l’auteur.)
XLI
3° Mittheilungen der Schweixerischen entomologischen Gesellschaft.
Vol. III, Fasc. 7. — Schaïffhouse, 1871, 1 br. in-8°.
(Échange avec nos Annales.)
4° Petites Nouvelles entomologiques. N° 46 (15 février 1872), et 47
(1° mars 1872).
(Don de M. Emile Deyrolle.)
5° Comptes-rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des
Sciences; Tome LXXII, Tables; Tome LXXIII, n° 19 à 26 (16 no-
1
xembre à 28 décembre 1871); Tome LXXIV, n° 1 à 7 (2 janvier à
12 février 1872), 16 broch. in-4°. +
(Echange avec nos Annales.)
6° Stettiner Entomologische Zeitung. Année XXXI. N° 10 à 12.
Stettin, 1870, 1 br. in-12 avec 1 pl.
(Échange avec nos Annales.)
7° CaxDèze (E.) — Notice sur J. Théod. Lacordaire. — Bruxelles,
1872, 1 broch. in-12 avec portrait.
(Don de l'auteur.)
8° Coleopterologische Hefte, hérausgegeben von E. vox Haron». VII.
Munich, 1871, 1 br. in-8°. k
(Echange avec nos Annales.)
9° HerkLoTs (J. A.) — Sur quelques monstruosités observées chez
des Crustacés. Harlem, 1870, 1 br. in-8°, avec 1 pl.
10° —— Deux nouveaux genres de Crustacés vivant en parasites sur
des poissons (Epichthys et Ichthyoxenos). Harlem, 1870, 1 br. in-8°
avec 1 pi.
(Dons de l’auteur.)
11° MinrtÈRe (P.) — Iconographie et description de chenilles et lépi-
doptères inédits. Tome TIT, livr. 25. Paris, 1870, 1 br. gr. in-8°, avec
4 pl.
: (Don de l'auteur.)
12° Bulletin de la Société Linnéenne de Normandie, IX° série. Tomes I
à IV. Caen, 1867 à 1870, 4 vol. in-8° avec 18 planches.
(Echange avec nos Annales.)
3° Annales de la Société Entomologique de France. V° série. Tome I.
(1871), 1°.et 2° triinestres. Paris, 8 novembre 1871, 1 broch. in-8°
avec 2 planches.
(Echange avec nos Annales.)
14° RerCHE (L.) — Examen de quelques espèces de Cétonides d'Europe
el pays limitrophes, et description de quatre espèces nouvelles. — Quel-
ques mots sur le Catalogue général des Coléoptères de MM. Gemminger
et Harold. Paris, 1870, 1 br. in-8°.
15° —— Notice nécrologique sur Auguste Simon Paris. Paris, 1869,
1 br. in-8°.
16° —— Etude des espèces de Mylabrides de la collection de
L. Reiche, suivie d'une Note sur le genre Trigonurus Mulsant et descrip-
tion d’une espèce nouvelle. Paris, 1865, 1 br. in-8°.
17° — Quelques remarques sur la Monographie du genre Anthaæia,
publiée par M. de Marseul dans l'Abeille, 1865. Paris, 1866, 1 br. in-8°.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV. [
XLII
‘
18° — Notes sur quelques espèces du genre Athous, des Coléoptères
Elatérides. — Magrrre (P.) Remarques sur divers Lépidoptères observés
auprès de Carcassonne. — Paris, 1869, 1 br. in-8°.
(Dons de M. Putzeys.)
19° Bulletin de l'Académie Royale des Sciences, des Lettres et des
Beaux-Arts de Belgique. Année 1872. N° 1, 1 broch. in-8°.
(Échange avec nos Annales.)
20° Société des Amis des Sciences Naturelles de Rouen. Années 1866
à 1869. Rouen, 1867 à 1870, 4 vol. in-8°, avec 8 planches.
(Don de cette Société ; échange avec nos Annales.)
21° Bulletin scientifique, historique et litttéraire du Département du
Nord et des pays voisins, IV° année; n° 2. — Lille, 1872, 1 broch.
in-8°.
(Echange avec nos Annales )
22° Bulletin de l'Académie Impériale des Sciences de St-Pétersbourg.
Tome XVI, n°3, 4, 5 et 6. St-Pétersbourg, 1871, 4 broch. in-4° avec
1 portrait et 2 planches. ;
(Echange avec nos Annales.)
23° The Entomologists Monthly Magazine. N° 94: 1872, 1 broch.
in-8°.
(Échange avec nos Annales.)
24° Bulletin des séances de la Société Malacologique de Belgique.
Séance du 4 février 1872, 4 pages in-8°.
(Don de cette Société.)
25° Ross (Ar. M.) — The Birds of Canada ; with descriptions of their
habits, food, nests, eggs, times of arrival and departure. Toronto, 1871,
1 voi. in-12 avec 8 planches.
(Don de l'auteur })
26° VANDEN BRoECK (ERNEST.) — Considérations sur les déviations
scalariformes des Planorbis complanatus de la mare de Magnée (près
Liége). Bruxelles, 1872, 1 broch. in-8°.
(Dor de l'auteur.)
Des remerciements sont votés aux donateurs.
Rapports, lectures, communications.
M. Colbeau donne lecture du rapport de M. Putzeys sur le Mémoire
de M. de Chaudoir présenté dans la dernière séance. Conformément
aux conclusions de ce rapport, auxquelles s’est rallié M. Weyers,
second commissaire, l'impression de ce travail dans les Annales est
ordonnée.
M. de Sélys-Longchamps communique l'extrait suivant d’une lettre
de M. Aug. Dutreux, de Luxembourg, en date du 13 février :
“ ,.... à propos du rapport sur l’excursion à la Baraque- Michel,
je me suis rappelé que j’ai aussi découvert la Coliade Palæno, non
pas, il est vrai, dans le Grand-Duché de fuxembourg, mais sur la
frontière entre le Grand-Duché de Bade et le Wurtemberg. C'était
XLIII
pendant la première semaine de juillet 1869, en pleine Forêt-Noire,
près du Fôrster-Haus badois, situé sur le point le plus élevé de l’un
des contreforts de la Forêt qui se dirigent vers le Rhin. Le Fürster-
Haus est bâti dans une grande éclaircie, où se trouve beaucoup d’eau
vive, et des prés marécageux. Le Palæno était abondant. J’en pris
10 à 12 en moins d’une heure. Cette localité est sur le bord de la
—_ routeentre Wild-Bad et Baden-Baden. ;
—_ M. de Sélys saisit cette occasion pour faire remarquer que chez les
Palæno belges des Hautes-Fagnes, le petit point discoïdal noir des
ailes supérieures paraît assez constant, tandis qu’il manque presque
— {toujours chez les exemplaires des Alpes suisses.
…_ Il engage en même temps les entomologistes à ajouter à la liste
…. des espèces caractéristiques de notre région subalpine l’Erebia ligea,
— découverte par M. Quaedvlieg après l’excursion.
À M. le D’ Breyer demande la parole et s'exprime en ces termes :
Messieurs,
Vous savez tous que nos séances hebdomadaires du mercredi se
passent en conversations libres et constituent une espèce de club
entomologique. Dans ces conversations, où chacun expose ses desi-
derata généraux et spéciaux, on a regretté à différentes reprises
que le classement des espèces, l’arrangement et la possession des
collections absorbent d’une manière trop exclusive ceux qui s’occu-
pent d’études entomologiques.
L'étude des états antérieurs est toujours négligée pour tous les
ordres autres que celui des Lépidoptères. Pour les Lépidoptères
où l'éducation des espèces se fait fréquemment et avec soin, les
éleveurs veulent bien noter la forme de la chenille, la forme du cocon,
la forme de la chrysalide et, tout au plus, la date de l’éclosion. Depuis
l'œuf jusqu’au papillon, les formes ont été généralement bien décrites ;
mais la succession des individus dans l’espèce, leur accouplement,
leur hybridation, la stabilité dans les variétés, n’ont pas encore
trouvé d’observateur patient. Quand l’amateur a obtenu une éclosion,
il ne voit qu'une chose : préparer le papillon bien frais et aussi
délicatement que possible pour lui faire une belle place dans une
caisse de sa collection.
Il y à pourtant des questions du plus haut intérêt à la portée de
l'expérimentation de chacun, des questions dont la solution donnerait
plus de satisfaction à l’auteur que ce mihi si désiré derrière le nom
d’une espèce ou d’une variété nouvelle. On à craint qu’en présentant
cette plante purement et simplement, elle ne produisit pas autant
d'effet que si l’on pouvait y ajouter une espèce de petit programme
pratique. Nous sommes donc convenus d'indiquer pour le moment
aux investigations des éleveurs les points suivants :
XLIV
Leucoma Salicis L.
Dans les dernières années, quelques observateurs ont soutenu avec
insistance que le développement des œufs non fructifiés (parthénogé-
nétique) peut s’observer assez fréquemment dans cette espèce. Plus
il y aura d’observateurs qui se décideront à surveiller cette question,
plus vite la question sera élucidée authentiquement. Votre commis-
sion fera pour sa part les recherches et elle soumettra à votre sur-
veillance une série de chrysalides femelles de cette espèce. Nous
prions donc dès à présent tous les membres d’y donner attention vers
la fin mai, afin que nous puissions réunir un bon nombre de chenilles
provenant des localités les plus diverses du pays. Il sera bon de ne
les recueillir qu’à l’état parfaitement adulte, autant que possible au
moment où elles commencent à filer.
Angerona Prunaria L.
Cette belle et fréquente espèce présente deux formes fort tran-
chées : la forme jaune pointillée de noir est regardée comme type, la
forme gris-verdâtre avec bande médiane jaune chez la femelle,
presque noire avec bande orange vif chez le mâle, est regardée
comme variété et désignée sous le nom d’aberration Sordiata ou
Corylaria.
Je puis affirmer d’expérience que la variété se montre plus fré-
quemment quand les chenilles, au printemps, (ainsi à peu près
adultes) sont nourries de feuilles de prunier (Pr. Spinosa et domestica).
Si on les nourrit de feuilles de rosier ou de myrtille, on obtiendra,
au contraire, presque exclusivement le type.
Celui qui répétera cette expérience sera d’abord récompensé
par l’obtention de variétés qu'il ne pourrait jamais acquérir dans
le commerce, et il aidera à confirmer ou à infirmer une obser-
vation que je n’a faite que pendant trois ans. Il sera bien plus
intéressant encore de rechercher si, au bout de quelques générations,
la variété Sordiata ne deviendrait pas constante. Il faudra, dans ce
but, n’admettre le mariage qu'entre Sordiata mâle et femelle. L’ac-
couplement s'obtient très-facilement; les pontes sont d’une grande
abondance; éducation des chenilles, dans leur première jeunesse,
est fort facile ; elles mangent volontiers les feuilles de laitue séchées ;
seulement elles doivent être tenues dans un vase hermétiquement
fermé, car l'instinct de dispersion est très-grand chez elles; quand
elles ont changé deux fois de peau, elles ne se contentent que difiici-
lement de laitue ; elles sont omuivores, mangent presque toutes les
plantes basses, mais préfèrent des plantes à branches ou tiges multi-
ples pour pouvoir s’isoler les unes des autres. On peut leur donner
des branches de prunelier ou des plantes de Polygonum persicaria,
plantes faciles à avoir en pot. Ces chenilles restent alors sur la
RE
XLV
plante, ne cessent de manger qu'aux premiers froids de l’automne et
se retirent contre terre avec les gelées d’hiver. Si on veut les laisser
à l’air libre, ce que je préfère, il est bon de leur fournir une couche de
branches mélangées de feuilles sèches ; pour hiverner, elles ont pris
déjà leur forme définitive ; elles remontent le long des tiges, tout au
commencement du printemps, ne semblent pas manger encore ni se
tenir contre les branches, à l’air. Plus tard, elles rongent les bour-
geons et commencent à se nourrir dès que les premières feuilles se
développent. On les rencontre ainsi, au printemps, sur les tiges
. ligneuses dont les bourgeons se développent les premiers. En liberté
je les ai trouvées principalement sur les myrtilles, les chèvre-feuilles,
les petits bouleaux et les petits pruneliers.
Hybrides.
L’hybride de Smerinthrus Populi et Ocellata est le seul qui se trouve
dans le commerce. Les hybrides Vespertilioides et Epilobii sont cités
par les auteurs, mais reposent sur des présomptions, sans avoir
jamais été élevés à la suite d’un accouplement observé. Parmi les
trois Saturnia Pyri, Spini et Pavonia l’'hybridation a été observée ;
malheureusement on s’est contenté de collectionner les produits sans
constater si ces hybrides étaient aptes à la reproduction. Les espèces
exotiques introduites en Europe pour des essais de la culture de Ia
soie ont été croisées entre elles et leur croisement à généralement
été productif.
Il serait très-intéressant de multiplier les essais d’hybridation.
Les Sphingides et quelques familles dans les Bombyx semblent pré-
senter le plus de chances pour ces essais. Il ya pourtant une diffi-
culté contre laquelle on se heurtera la nn année si l’on ne
prend pas ses précautions.
Dans les genres qui sembient le plus se prêter à ces essais, on
trouvera, comme une mesure préventive prise par la nature contre
lhybridation naturelle, l'inégalité des temps d'apparition juste-
ment pour les espèces sur lesquelles on voudrait opérer de préfé-
rence.
Sphinx Ligustri et Convolvuli volent, l’un à la fin du printemps,
l’autre vers la fin de septembre. Ocellata et Populi n’éclosent pas
en même temps. Les Orgya gonostigma, antiqua et ericæ se suivent
à d’assez grandes distances.
Dans les Bombyx, Neustria vole longtemps avant Castrensis ; Rubi
vole au mois de mai, Quercus au mois de juillet, Trifolii en septem-
bre et Dumeti seulement au mois d'octobre. Quercifolia et Pôpruli-
folia sont séparés de six à sept semaines; {licifolia vole au premier
printemps et Tremulifolia appartient à l’automne.
11 faudra donc, en choisissant deux espèces et en les élevant pour
XLVI
les essais d’hybridation, calculer d'avance le temps de l'apparition
de l’espèce ; il faudra retarder l’un et avancer l’autre.
Pour avancer les chenilles de Bombyx, on obtient des résultats
assez satisfaisants en les tenant dans l’obscurité ; elles mangent
alors presque continuellement et grandissent avec une rapidité
extraordinaire ; pour retarder l’éclosion des chrysalides, on doit les
conserver à une température de cave pendant un certain temps.
Pour augmenter les chances d'un résultat, il sera nécessaire d’ex-
périmenter sur un nombre assez considérable d'individus ; on fera
deux grandes caisses ou deux serres dans lesquelles on réunira :
dans l’une, toutes les femelles de À avec tous les mâles de B, et, dans
l’autre, toutes les femelles de B avec les mâles de A.
Si l’on était assez heureux pour obtenir des pontes fécondes, il
faudrait non-seulement tâcher de parvenir à élever l’hybride, mais en
réserver une partie pour un nouvel accouplement et vérifier jusqu’à
quel degré la race hybride pourrait devenir race constante.
Instabilité de l’espèce.
Certains genres, comme les genres Zygæna, Eupithecia, Nepticula,
Lithocolletis, semblent provoquer des expérimentations doubles
1° Quelle variété obtient-on par la continuité de l’éducation? et
2 quelle autre par changement de la plante nourricière ?
Dans le but de résoudre cette dernière question, un essai fort facile
pourra être tenté: réunir un grand nombre de plantes vivantes dans
une serre en choisissant de préférence celles qui sont habitées cha-
cune par une espèce particulière des genres indiqués — choisir des
plantes qui sont bien exemptes d'habitants — introduire alors dans
la serre en abondance aussi grande que possible telle espèce du genre
qu'on pourrait se procurer en quantité ; — exclure naturellement de
la coïlection des plantes celles que l’espèce habite ordinairement.
Messieurs, on pourrait augmenter ie nombre des recherches de ce
genre à l’infini; — une fois dans cette voie, chacun trouvera facile-
ment des observations à faire et l'étude des Lépidoptères fournira,
dans quelques années, des éléments nombreux, comparables aux
découvertes si intéressantes et si précises que la botanique a fournies
dans ces derniers temps.
M. Dufour objecte à M. Breyer que Smerinthus ocellata éclôt sou-
vent plus tard que $S. Populi. Trois fois 1] l’a pris au mois de juin au
Jardin Zoologique de Bruxelles. À propos des accouplements d’es-
pèces différentes, 1} a observé une fois celui de Smerinthus ocellata et
de Sphinx Ligustri, mais il n’a pu constater aucun résultat.
Une discussion intéressante à laquelle prennent part également
MM. Fondu, Weinmann et de Sélys, s'engage sur ces questions.
M. Van Volxem, à propos des expériences que M. Breyer conseille
XLVII
de faire sur les Gelechia et les Nepticula, remarque que, si les résul-
tats obtenus ainsi par l’expérimentation sur deux ou trois généra-
tions, étaient négatifs, il serait difficile de les regarder comme pro-
bants, puisqu'il résulte de tous les faits apportés par les auteurs à
l’appui de la théorie darwinienne, que les races ne peuvent se fixer
qu'après un beaucoup plus long laps de temps.
M. Breyer en convient, mais dit qu'il ne doit pas être préjugé sur
les résultats, qui peuvent aussi bien être positifs que négatifs, et
alors ils auraient une portée incontestable.
Le secrétaire donne lecture de la note suivante, envoyée par
M. À. Chevrolat :
« J'ai eu occasion dernièrement, dans le Compte-rendu n° 70,
page 5, de votre estimable Société, de donner sur la Melasia tarsalis
deux rectifications : l’une sur la place que doit occuper ce genre, et
l’autre sur la véritable patrie de l’espèce, qui est le Venezuela.
» Une seconde espèce du Brésil, qui m'a été communiquée par
M.le Comte Mniszech,venant corroborer l'établissement de ce genre,
je crois intéressant de la publier :
Melasia Brasiliana Chvt.
Oblonga, subhemisphærica, nigra, nitida. Caput nigrum minute
punctatum, antice recte truncatum, labio oreque rufis, antennis nigris,
articulo 1° rufo, sequentibus articulis nodosis sensim ac sensim crassio-
ribus ; Prothorax transversim subquadratus, lateribus rotundalus, mar-
ginatus et tenue sulcatus, minutissime punctulatus. Scutellum planum,
postice rotundatum, punciulatum, marginibus tenue sulcatum. Elytra
oblonga, sulcato-striala, striis intus punctatis, interstiliis latis œqua-
libus vix distincte punctulatis; corpus infra pedesque nigri, tibiis
anticis arcuatis, omnibus apice incrassatis tarsisque infra rufescentibus.
Long. 9; lat. 5 mill. Brasilia.
« Cette espèce se distingue de la M. tarsalis par une forme plus
allongée, et par sa couleur noire brillante. »
Le secrétaire donne encore lecture du travail suivant :
OBSERVATIONS SUR LA MONOGRAPHIE DU GENRE RHINOCHENUS,
par VW. RoELors.
M. Chevrolat vient de publier dans nos Annales une Monographie
du genre Rhinochenus; ce travail m'a suggéré quelques observations,
que je crois utile de communiquer. M. Lucas avait établi le genre
sur une espèce de l’ancien genre Cryptorhynchus, et l'avait imparfai-
tement caractérisé ; M. Chevrolat ajoute d’autres caractères à ceux
du premier auteur. — « La trompe, » dit-1l, entre autres, « est
emboitée dans une gouttière ayant sa limite à a base du prothorax. »
XLVIJII
I ne m'a pas paru qu'il en fût ainsi; le canal rostral ne s’arrête
pas à la base du prosternum, et n’est pas limité par lui, mais par le
mésosternum, qui le ferme au bout.
Plusieurs autres caractères, donnés par l’auteur, me paraissent
plutôt des caractères spécifiques que génériques, notamment la colo-
ration et la vestiture des différentes parties de ces insectes; et
d’autres d’une bien faible valeur, comme « la fissure relevée » (?) au
dessus de l’écusson. Il aurait été, je pense, plus désirable de signaler
des caractères plus importants, dont Lacordaire s'était servi pour dis-
timguer les différents genres et groupes de Cryptorhynchides, comme
les anneaux de l’abdomen, et surtout la forme du mésosternum ;
d'autant plus que M. Chevrolat croit que le genre doit être placé à
la suite de Cratosomus, que Lacordaire avait mis dans les Zygopides.
— La forme du rostre et les yeux entièrement recouverts parles lobes
du prothorax (lorsque le rostre est contracté) sont les caractères
qui, d’après l’auteur, doivent rapprocher le genre de Cratosomus (1).
Quant au second caractère, je ne vois pas comment il peut rap-
procher les deux genres ; puisque les Cratosomus ont les yeux entiè-
rement découverts, même lorsque le rostre est tout-à-fait contracté,
et que ces insectes n’ont point de lobes au prothorax. C’est préci-
sément un des principaux caractères, dont Lacordaire s’est servi
pour les séparer des Cryptorhynchides vrais (2).
Lacordaire, dit l’auteur, n’avait pas reconnu le genre Rhinochenus,
et l’avait placé à la suite du genre Aldonus, dans le 2° groupe des
Cryptorhynchides vrais; cela n’est pas tout-à-fait exact; le savant
auteur du Genera, ne reconnaissant pas le genre, et seulement
guidé par la description imparfaite de M. Lucas, le met dans ses
genera incertæ sedis, et cite les paroles de Lucas, qui le croyait voisin
immédiat de Cryptorhynchus. I est vrai qu'il ne s’est pas douté que
le sticticus, type du genre de M. Lucas, était le sticticus de Linné,
M. Lucas n'ayant pas nommé cet auteur, mais, dans le cas contraire,
il est douteux qu'il eût de beaucoup changé la place du genre.
Il dit, dans une note (5), à propos du genre Cryptorhynchus, qu'il y
aura lieu d’en séparer beaucoup d'espèces, et il parle justement de
C. Reichei, et C. stigma, comme étant dans ce cas ; ce sont des espèces
voisines du sticticus, et que M. Chevrolat met avec lui dans son
genre Rhinochenus; mais, d’après le système de Lacordaire, tous ces
insectes auraient été des Cryptorhynchides vrais, et appartenant par
conséquent à un autre groupe que les Cratosomus.
M. de Borre présente deux captures intéressantes rencontrées
(1) Voyez Annales, T. XIV, p. 7,
(2) Genera. T. VII, p. 142,
(3) Ibid, p. 193.
22m
XLIX
parmi des coléoptères aquatiques recueillis l’an dernier à Lessines,
par M. Th. Le Comte : Agabus (Liopterus) agilis Fab. et Orectochilus
villosus Fab. Relativement à cette dernière espèce, il dit qu’elle est
probablement beaucoup plus répandue qu’on ne serait porté à le
croire ; mais étant nocturne, et restant cachée pendant le jour dans
les racines des végétaux aquatiques, elle échappe le plus souvent aux
recherches.
M.'Le Comte demande la parole pour annoncer son prochain départ
pour la Styrie, où il compte résider pendant une couple d’années. ]l
se met à la disposition de la Société et de ses membres pour le cas
où il pourrait leur être utile pendant son séjour dans la monarchie
autrichienne, où il a déjà de très-nombreuses relations.
La Société Le remercie de son extrême obligeance, et lui témoigne
le désir qu'il mette à profit son séjour à l’étranger pour agrandir le
cercle de nos relations scientifiques.
La séance est levée à 9 1/2 heures.
Assemblée mensuelle du 6 avril 41872.
PRÉSIDENCE DE M. CAPRONNIER.
Présents : MM. Andries, Becker, de Borchgrave, Breyer, Colbeau,
De Keyn, J. De Lafontaine, Dubois, Du Pré, Fondu, Le Comte, Miedel,
Roelofs, Sauveur, de Sélys-Longchamps, de Thysebaert, Fit
Broeck, Van Volxem, Weinmann, Weyers et Preudhomme de Borre,
secrétaire.
MM. Dufour et Fontaine font excuser leur absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de la séance précédente est approuvé.
Le président annonce que le Conseil d'administration, dans sa
séance du 2 avril, a admis en qualité de membre effectif, M. Spiri-
dion Brusina, chef de section au Musée d'histoire naturelle d’Agram
(Croatie), présenté par MM. Le Comte et Preudhomme de Borre.
Le Conseil à accepté la démission de membre effectif donnée par
M. Mauger, de Rouen.
Depuis la dernière séance, la Société a eu la douleur de perdre un
autre de ses membres effectifs, ancien membre du Conseil d’adminis-
tration, M. G. J. Kerels, ingénieur, décédé à Chartres (France), où
il se trouvait temporairement.
Correspondance.
La Société Entomologique italienne remercie pour l’envoi de nos
Annales et annonce celui de ses publications.
ANNALES DE LA S0C, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV. g
L
La Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen adresse une
lettre de même teneur.
MM. Rouge et Dubois, libraires à Lausanne, annoncent l’envoi des
publications de la Société Vaudoise des Sciences naturelles, au nom
de cette société.
M. H. de Saussure, au nom de la Société de Physique et d'Histoire
naturelle de Genève, fait connaître que cette Société serait disposée à
accepter un échange de publications avec la nôtre.
M. le marquis F. Lancia de Brolo, secrétaire de l’Académie Paler-
mitaine des Sciences, fait une communication identique, de la part
de cette Académie.
L'assemblée décide que des collections complètes de nos Annales
seront envoyées à la Société de Physique et d'Histoire naturelle de
Genève, ainsi qu’à l’Académie des Sciences de Palerme.
Ouvrages recus pour la bibliothèque de la Société :
1° The Journal of the Linnean Society (Zoology). Tome I (numéros
1 à 5), IL (6 à 8), IT (9 à 12), IV (13 à 16), V (17 à 20), VI (21 à 24),
VII (25 à 28), VIII (29 à 32), IX (33 à 40), X (41 à 48) et XI (49 à 54).
— Londres, 1856 à 1871, 54 broch. in-8° avec 55 planches.
2° Proceedings of the Linnean Society of London. Sessions 1866-67,
1868-69, 1869-70, 1870-71 et 1871-72 (pages I à XX VIIL.)—Londres,
1866 à 1872, en feuilles in-8°. (Les sessions antérieures se trouvent
réunies avec le Journal).
3° List of the Linnean Society of London, 1871, 1 br. in-&.
(Dons de la Société Linnéenne de Londres; échange avec nos Annales.)
4° Annuaire de l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des
Beaux-Arts de Belgique, XXX VIII: année. — Bruxelles, 1872, 1 vol.
in-12, avec 5 portraits.
(Echange avec nos Annales.)
D° Catalogue des collections de Coléoptères, Coquilles, Graines et
Herbier et de la Bibliothèque scientifique de feu F. Ogier de Baulny. —
Paris 1672
(Don de M. H. Deyrolle.)
6° L'Abeille, Mémoires d'Entomologie, par M. $. À. DE MaRseur,
Tome VIII, pages 165 à 196 ; Synopse du Genre Meligethes, par Cu. Brr-
SOUT DE BARNEVILLE. Nouvelles et faits divers; n° 27; 1 broch. in-12.
(Echange avec nos Annales).
7° Publications de l'Institut royal grand ducal de Luxembourg, sec-
tion des Sciences naturelles et mathématiques (ci-devant Société des
Sciences naturelles). Tomes VIT et XII. Luxembourg, 1864 et 1872,
2 vol. in-8°, avec 3 planches.
(Echange avec nos Annales.)
8 Comptes-rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des
LI
Sciences. Tome LXXIV. N° 8, 9 et 10 (19 février à 4 mars 1872),
3 broch. in-4?°.
(Échange avec nos Annales.)
90 Annales de la Société Entomologique de France. V° Série, Tome I
(1871), 3° trimestre. Paris, 14 février 1872, 1 broch. in-8°, avec
2 planches.
(Echange avec nos Annales.)
10° Petites Nouvelles Entomologiques. N°° 48 (15 mars 1872) et 49
(1* avril 1872).
(Don de M. Emile Devyrolle.)
11° Bulletino della Societa Entomologica Italiana. Anno terzo. Tri-
mestre IV, Florence, 1872, 1 brochure, in-8° avec 1 pl.
(Échange avec nos Annales.)
12° NreTNER (J). — Observations on the enemies of the Coffee tree in
Ceylon. Ceylan, 1861, 1 broch. in-8°.
(Don de M, J. Putzeys.}
13° The Entomologists Monthly Magazine. N° 95. Avril 1872, 1 br.
in-8°. :
(Echange avec nos Annales.)
14° Bulletin de la Société Vaudoise des Sciences naturelles. Tomes VII
à XI (Bulletins n°° 48 à 67). Lausanne, 1861 à 1872, 20 broch. in-8",
avec 95 planches.
(Don de cette Société ; échange avec nos Annales )
15° Dugors (Arrx.)— Les Lépidoptères de l'Europe, leurs chenilles et
leurs chrysalides. 48° livr. Bruxelles, 1872, 1 broch. in-8° avec 3 pl.
16° —— Conspectus systematicus et geographicus Avium Europœæa-
rum. Bruxelles, 1871, 1 broch. gr. in-8°.
(Dons de l’auteur.)
17° Société Malacologique de Belgique. Procès-verbal de la séance du
3 mars 1872. 1 feuille in-8°.
(Echange avec nos Comptes-rendus.)
18° Bulletin de la Société des Sciences naturelles de Neuchâtel. T. VIT,
9 cahier. Neuchâtel, 1866, 1 vol. in-8° avec 5 planches.
(Don de M. le Dr Breyer.)
19° Warrer {(Fr.) — Notes on Chalcidiæ. Part. VI. Londres, 1872,
À br. in-8°.
(Don de l’auteur.)
20° Purzeys (J.) — Additions à la Monographie des Trechus. Stettin,
1870, 1 feuille in-8°.
(Don de l'auteur.)
Des remerciements sont votés aux donateurs.
Rapports, lectures, communications.
M. de Sélys-Longchamps dépose le manuserit d’un Mémoire inti-
tulé : Matériaux pour une Faune Névroptérologique de l'Asie septen-
trionale, par MM. de Sélys-Longchamps et Mac Lachlan. Ce travail,
qui est accompagné de deux planches gravées sur métal, offertes par
LI]
les auteurs, est renvoyé à l’examen de MM. Fologne et Preudhomme
de Borre.
M. Capronnier présente un autre Mémoire envoyé par M. le doc-
teur Boisduval, membre honoraire, et ayant pour titre : Note sur la
Tribu des Adélocéphalides (avec une planche coloriée). MM. Capron-
nier et Breyer sont nommés rapporteurs pour ce travail.
M. Weyers annonce qu'il espère pouvoir déposer à la prochaine
séance, le manuscrit d’une Monographie des Calleida, par M. le baron
de Chaudoir.
M. Weyers donne ensuite lecture, au nom de M. J. Putzeys, de la
note suivante :
DESCRIPTION DE DEUX ESPÈCES NOUVELLES DU GENRE CARABUS.
Notre collègue, M. Van Volxem, a fait pendant l’été dernier un
voyage dans les Algarves, pays encore inexploré au point de vue
entomologique. Je prépare une notice sur les Carabiques recueillis
pendant cette expédition.
Pour le moment, je me borne à donner la description de deux
Carabes remarquables que M. Van Volxem a obtenus de M. Olcese,
de Tanger, et que celui-ci avait reçus du Rif.
Ces deux espèces appartiennent à deux formes extrêmes, l’une à
corselet très large et à très grosse tête, l’autre à corselet atténué en
avant et à tête fort étroite.
Carabus elephas.
Long. 33. — EI. 21. — Lat. 14 mill.
Ater, prothoracis marginibus violaceis, elytrorum subcyaneis. Caput
maximum, breviter ovatum, turgidum, sublæve. Mandibulæ crassæ, subar-
cuatæ, punctulatæ. Oculi prominuli, tuberculo orbitali postico nullo.
Prothorax latissimus, transversim quadratus, antice profunde emargi-
natus, infra angulos anticos rotundatos dilatatus, ante angulos posticos
sinuatus, hisce prolongatis apice rotundatis ; superficie tota rugosa punctis
minutis vix sparsa ; margine laterali etiam antice elevata, postice latissima ;
sulcis transversis antico posticoque profundis.
Elytra oblonga, apice angustata, convexa, in dorso ipso subdeplanata,
striis numerosis punctulatis, interstitiis alternatim latioribus frequentissime
interruptis ita ut granulati videantur ; in quoque elytro costulæ 3 fossulis
6-8 interruptæ ibique in spinula nitidiore desinentes, — Corpus subtus haud
punctatum.
Rif. ©.
Carabus Olcesei.
Long. 82. — EI. 22. — Lat. 13 mil].
sibé
LI
Cette espèce est si voisine du C. Aumonti qu'il suffira d'indiquer
les différences.
L’insecte est plus petit. (Les © du C. Aumonti atteignent ordinaire-
ment 38 mill.) La tête est un peu plus courte, ponctuée entre les yeux
et plus encore à sa partie postérieure; les yeux sont un peu plus
saillants ; le corselet n’est pas plus long que large; la plus grande
dilatation des côtés qui, chez l’Aumonti, se trouve au milieu, est 1ci
au tiers antérieur ; le bord postérieur est plus sinué au-dessous des
angles qui sont plus prolongés; la surface est entièrement parsemée
de gros points entremêlés de fortes rides ondulées. Les élytres sont
plus ovales, étant moins rétrécies vers la base et moins dilatées en
dessous du milieu ; chacune d'elles porte six côtes élevées dont les
2e, 4° et 6° sont interrompues de manière à figurer trois séries de
tubercules oblongs. Entre chacune des côtes, on distingue deux
lignes de points séparées par une rangée de granules, dont ceux de
l'extrémité, surtout, se terminent en pointe.
En dessous, les épisternes du métathorax et les côtés de chacun des
segmens abdominaux sont marqués d’une ponctuation grossière.
Rif. ©.
Le secrétaire donne lecture de la note suivante, qui a été envoyée
par M. L. Lethierry, de Lille :
SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES COLÉOPTÈRES DE LA FAUNE BELGE,
PAR L. LETHIERRY.
Occupé depuis bon nombre d’années à récolter les Coléoptères du
département du Nord, ce n’est qu’à de bien rares intervalles que j'ai
franchi la frontière de Belgique : je ne me suis jamais avancé bien
loin dans l’intérieur du pays, et les quelques localités que j'y ai
explorées ne sont pas éloignées de mon département de plus de une
ou deux lieues : de temps en temps j'y ai rencontré quelques espèces
que je ne vois figurer, ni dans le catalogue des Coléoptères de Bel-
gique, publié par M. Mathieu, ni dans le supplément à ce catalogue
dressé récemment par M. Sauveur ; je crois donc bien faire en com-
muniquant à la Société la liste de ces espèces, dont le nombre mal-
heureusement est peu considérable, Un mot maintenant sur la situa-
tion des localités citées.
1° Près de Ploegsteert, village belge entre Messines et la fron-
tière, à gauche d’un chemin de gravier conduisant à la route de
Lille à Ypres, sont quelques bouquets de bois qui par eux-mêmes
n’offrent rien de particulier, mais au milieu desquels, et en plein
taillis, existe une petite mare qui certaines années est mise à sec
après les chaleurs de l’été. Le fond de cette mare est rempli par une
couche noire de feuilles tombées : ça et là du fond de l’eau s'élèvent
LIV
quelques saules marceaux; les bords sont occupés par des tiges de
Carex, et défendus à l'extérieur par des ronces et des églantiers. Si
l’on veut prendre en certaine quantité les Coléoptères qui habitent
cette mare, il faut agiter assez vigoureusement le filet empêtré au
milieu des herbes et des Carex; mais alors les ronces du bord déchi-
rent cruellement les mains de l’entomologiste trop ardent : ce n’est
donc qu'au prix de son sang qu'il peut s'emparer des espèces qui
habitent ces eaux tranquilles et abritées. Parmi ces espèces je
citerai : l’Agabus striolatus, espèce nouvelle pour la Faune Belge, et
qui en France n'avait jamais été découverte ailleurs qu'aux environs
de Lille; l’Hydroporus decoratus, également nouveau pour la Faune
Belge, l’Ilybius quttiger, les Hydroporus neglectus et dorsalis, et
d’autres espèces du même genre en quantité; les Hydrochus brevis et
carinatus, le Philhydrus ovalis, etc. Les Carex sont habités par le
Phalacrus caricis, que je n’ai jamais trouvé que là. Sur les bords,
divers Bembidium, les Agonum fuliginosum et gracile, la Calodera
œthiops, l'Ocyusa Maura, le Stenus impressus, le Bryaæxis impressa, etc.
Comme on peut le voir, cette petite mare, qui n’a pas dix mètres de
long sur autant de large, vaut la peine d’être visitée.
2 Près de Hollebeke, village situé entre Ypres et Comines, et le
long du chemin de fer qui unit ces deux villes, on rencontre de
grandes étendues de bois, composés en grande partie de pins sil-
vestres, entrecoupés ça et là de terrains arides et sablonneux, et de
bas-fonds tourbeux reposant sur un sous-sol siliceux. Le Corymbites
quercûs y est au mois de mai excessivement abondant, avec sa variété
à élytres jaunes.
3 Le bois d’Angre, entre Mons et Valenciennes, près de la fron-
tière française, couvre les pentes d’une vallée pittoresque qu’on appelle
dans le pays le Caillou qui bique.
Ce bois a été souvent cité dans les diverses listes de Coléoptères
soumises à la société et doit par conséquent être bien connu des
entomologistes Belges: larivière torrentueuse qui y coule, nourrit bon
nombre d’Elmis et autres insectes qu’on ne trouve que dans les eaux
courantes.
4° Le Mont-Noir, entre Ypres et Bailleul, est pour ainsi dire à
cheval sur la frontière. Mais le sommet appartient à la France. Cette
colline est couverte de bois, avec quelques bouquets de pins, mélèzes
et sapins clairsemés, et couronnée par un sommet déboisé, tapissé
seulement de bruyères et de genets. On y trouve quelques espèces
remarquables : au pied des bruyères, le magnifique Cleonus nebulosus,
le Cneorhinus exaratus, le Bradycellus similis et le Stenus geniculatus ;
un peu plus bas, sur la pente exposée au Sud, les Cœænopsis fissiros-
tris et Waltoni, le premier beaucoup plus rare que le second : sur les
chemins, en abondance à la fin de l’été, l’Aphodius obliteratus : au
LV
printemps le Meloë brevicollis : dans les fourmilières beaucoup de
bonnes espèces, notamment le Hetærius sesquicornis. Mais, il faut que
je l’avoue, la partie de cette colline que j'ai presque exclusivement
explorée, c’est la partie française exposée au Sud : les Coléoptères
que j'y ai pris, sont donc plutôt Français que Belges; cependant,
comme la frontière n’est pas à plus de cent mètres de là, eux ou
leurs ancêtres ont dû faire plus d’une promenade en Belgique, et ce
serait sans doute être trop sévère que de les prendre pour de purs
Français, et de ne pas les considérer comme faisant partie également
de la Faune des deux pays (1).
Voici cette petite liste :
Agabus striolatus Gyll.— Ploegsteert. Très-rare. Deux exemplaires
seulement.
Hydroporus decoratus Gyll. — Ploegsteert. Peu commun.
H. melanarius Sturm. — Holiebeke. Commun.
Philhydrus ovalis Thoms. — Ploegsteert. Commun.
Ochthebius gibbosus Germ. — Bois d’Angre. Un seul exemplaire
trouvé dans la rivière, là où le courant est le plus rapide.
Aleochara cuniculorum Kraatz. — Hollebeke, dans un terrier de
lapin. Rare.
Calodera œthiops Gravenh.— Ploegsteert. Rare.
Ocyusa maura Erichs. — Ploegsteert, Hollebeke. Commun.
Homalota luridipennis Mann. — Ploegsteert. Rare.
H. hepatica Erichs. — Ploegsteert. Rare.
H. Aubei Brisout. — » ”
H. pulchra Kraatz. — » »
Conurus lividus Erichs. — Mont-Noir, sous les pierres. Rare.
Quedius nigriceps Kraatz. — Ploegsteert. Peu commun.
Baptolinus alternans Grav.—Bois d’Angre, sous les écorces humides.
Rare.
Stenus impressipennis J. Duval (2). — Hollebeke. Rare.
S. aceris Lacord. (3).—Ploegsteert. Hollebeke, Mont-Noir ; sous les
mousses. Commun.
Platystethus nitens Sahlb. — Ploegsteert. Assez commun.
(1) Aux personnes qui voudraient avoir des renseignements sur la Faune du département du Nord,
qui longe sur une si grande étendue les frontières méridionales de la Belgique, je signalerai le Cata-
loque des Coléoptères du département du Nord, par M. de Norguet, et le supplément à ce catalogue, du
même auteur, publiés en 1863 et 1867 dans les Mémoires de la Société des Sciences de Lille : on y trou-
vera inscrites beaucoup d'espèces non encore rencontrées en Belgique.
(2) Déjà cité au Catalogue de M. Tennstedt (T. VI, p.75, n° 428), sous le nom de S. carinifrons
Fairm., qui est le nom du Catal. de Schaum. Le nom le plus ancien de cette espèce parait être S. ossium
Steph. A. DE B.
(3) Cette espèce ne figure pas au Catalogue de Schaum. Jacquelin-Duval la considérait comme
synonyme de S!. impressus Germ. (annulipes Heer), citée par Schaum, et que M. Lethierry mentionne
parmi les espèces qu’il a prises autour de la mare de Ploegsteert. Pour M. Lethierry, ce sont donc
deux espèces différentes. J, SAUV.
LVI
Euplectus bicolor Denny.— Ploegsteert, dans le terreau des chênes
creux. Rare.
Meligethes palmatus Erichs. — Hollebeke. Commun.
Cryplophagus labilis Krichs. — Ploegsteert, dans une souche de
chêne. Un seul.
Parnus luridus Erichs.— Ploegsteert, Hollebeke. Très-commun.
Dasytes plumbeus Ilig (1). — Ploegsteert, sur les fleurs d’aubépine.
Assez commun.
D. coxalis Mulsant. — Ploegsteert, Hollebeke, etc. Commun par-
tout; anciennement confondu avec le D. flavipes. Fabr.
Orophius glabriculus Gyl (2). — Hollebeke. Assez commun dans les
bolets des arbres.
Bruchus ater Marsham. — Hollebeke, Mont-Noir. Commun sur les
fleurs du Spartium scoparium.
Apion semivittatum Gyil. — Bois d’Angre, sur la Mercurialis
perennis, en compagnie de l’Ap. pallipes. Peu commun.
A. dispar Germ. — Hollebeke. Un seul exemplaire trouvé par
M. de Norguet.
Cœnopsis Waltoni Sch. — Hollebeke, Mont-Noir, sous les mousses.
Assez rare.
Sibynes potentillæ Germ. — Hollebeke, Mont-Noir. Assez rare.
Orchestes melanocephalus Oliv. — Mont-Noir, sur les feuilles des
ormes, Rare.
Ceutorhynchus arcuatus Herbst. — Mont-Noir. Rare.
C. ferrugatus Perris. — Mont-Noir. Un seul.
Hylastes opacus Erichs. — Hollebeke, sous l’écorce des pins abat-
tus. Commun.
Bostrychus ramulorum Perris (5). — Mont-Noir, sur le pin sil-
vestre. Rare.
Lagria atripes Mulsant. — Ploegsteert, Hollebeke: Commun.
Lina longicollis Suffr. — Ploegsteert, Hollebeke, etc. Espèce com-
mune, confondue souvent avec la L. tremulæ, Fabr., qui est plus
rare.
Psylliodes attenuata Hoffmansegg.—Environs du Mont-Noir. Com-
mune sur le houblon dont elle dévore les jeunes pousses.
(1) Le Dasyles plumbeus Illig. est synonyme du D. flavipes Olivier. Suivant MM. Gemminger et von
Harold {Catal. Coleopt. VI, p. 1707), ce serait au D. coxalis Mulsant, qu’il faudrait rapporter l’espèce
que Fabricius nommait D, flavipes. Dans tous les cas, il y a deux espèces, et M. Lethierry nous signale
la présence en Belgique de l’une et de l’autre, M. Mathieu indiquait (Catal. T. III, p. 80), un 2. jla-
vipes F.— D. plumbeus Illig., puis un D, pallipes Illig. — D, flavipes Panzer — D. livida F. Avait-il
en vue les deux espèces que M. Lethierry nous indique sous leurs véritables noms? C’est possible,
mais nullement certain, et nous pouvons regarder les indications ci-dessus comme une excellente rec-
tification. A. DE B.
(2) Du genre Ocroremnus Mell.
(3) N'est pas au Catalogue de Schaum,. Jacquelin-Duval en fait une synonymie de B, micrographus
Gyll, J. SAUV.
LVI
M. de Sélys-Longchamps demande la parole pour faire la commu-
nication suivante :
Dans les Transactions de la Société entomologique de Londres
(1871, partie IV, page 417), M. T.-H. Briggs à publié une notice
intéressante intitulée : On the forms of Zygæna trifolii.
Il croit avoir constaté l'existence en Angleterre de deux formes
qui, selon lui, auraient autant de droit à être séparées que la Zyg.
lonicéræ. I1 trouve des caractères dans la taille; la grandeur et la
disposition des cinq points rouges des aîles supérieures ; la bordure
noire des aîles inférieures ; l'épaisseur des antennes ; l’époque d’ap-
parition; la chenille; la nourriture de la chenille; et les localités
habitées par l’insecte parfait.
Ces deux formes de Zygæna paraissent de la fin de mai à la mi-
juillet. Je crois à propos d'appeler à temps l’attention de nos col-
lègues lépidoptéristes pour qu'ils puissent cette année faire des
observations que l’on comparera à celles de M. Briggs. Dans ce but,
je mets sous leurs yeux le signalement des deux formes, telles que
M. Briggs les caractérise :
N°3. Zygæna trifolii ({ardif).
Envergure des aîles 4! 9! à 4! 5" (1).
Autennes beaucoup plus épaisses et
plus courtes que chez les Z. filipendulæ
et loniceræ. Celles du Gjf étant beaucoup
plus épaisses que celles de la ©.
Chez les individus typiques, les ailes
supérieures d’un vert très-brillant. Les
taches rouges larges ; la paire centrale gé-
néralement plus ou moins réunie, surtou
chez le G'.
Chez le cf, toutes les taches sont
souvent réunies et forment une bande.
(Rarement chez la Q).
Ailes inférieures d’un rouge brillant
profond, avec une large bordure noire
légèrement sinuée au bord interne.
Habite les localités marécageuses. Très-
locale.
Vole depuis la seconde semaine de juin
jusqu’à la seconde semaine de juillet, se-
lon les années, mais {oujours un mois
plus tard que le n° 4, et à la même épo-
que que la Z. filipendulæ (mais non dans
les mêmes localités).
N° 4. Zygæna trifolii (précoce
et pelit).
Envergure des aîles 4! 2! à 4! 51,
Antennes presque aussi épaisses.
Tête revêtue de poils beaucoup plus
épais.
Chez les individus types, les ailes su-
périeures sont d’un vert beaucoup plus
foncé que chez aucune autre espèce, et les
taches rouges centrales petites et séparées.
(Mais dans quelques localités, la con-
fluence des taches est commune).
Aîles inférieures rouge foncé, chez
quelques exemplaires Lout-à-fait pourpres,
avec une bordure noire beaucoup plus
large que chez les autres espèces anglaises,
ayant une tendance à être égale partout,
et non sinuée au bord interne.
Habite les localités sèches. Souvent sur
les bords de la mer.
Vole depuis la seconde semaine de mai
jusqu’à la seconde semaine de juin, #n
mois plus tôt que le n° 3, presque tou-
jours en compagnie de la Z. filipendulæ.
(1) Apparemment pouces et lignes, mesure anglaise.
ANNALES SOC. ENTOM,. DE BELGIQUE, T, XV. k
LVII]
M. Priggs entre dans de longs détails sur les chenilles, mais je ne
les transcris pas ici pour le moment, parce qu'il y a encore quelque
doute pour l’une des deux, dont l'éducation n’a pu être suivie com-
plètement, et que les plantes ne sont pas indiquées en latin, ou ne
sont pas connues.
Aïn de ne pas apporter, sans le vouloir, quelque confusion dans
ce sujet difficile, avant d’avoir reçu des types britanniques des deux
races ou espèces, je m’abstiens pour le moment d'émettre une opi-
nion sur les Z. trifolii observées en Belgique.
‘Je me borne à faire remarquer que l'espèce que j'ai considérée jus-
qu'ici comme telle, est très-commune au comniencement de juin dans
les prairies marécageuses des bords du Geer, à Longchamps près de
Waremme, et que c’est là que j'ai pris assez souvent l’aberration
que j'ai nommée et décrite en 1844 (1) sous le nom de variété
minoïdes, et que M. le D' Staudinger désigne dans sa dernière
édition (1871) sous celui de confluens. Je crois qu'il y a lieu de réta-
blir le nom de minoïdes, puisqu'il à pour lui le droit de priorité.
Je possède plusieurs autres variétés, dont l’une où les deux taches
centrales sont séparées l’une de l’autre, ce qui me paraît répondre à
l’aberration à laquelle M. Staudinger réserve le nom de orobi
(maculis mediis separatis).
Si, dans le Catalogue des Lépidoptères, publié en 1857, dans le
Tome [°° de nos Annales, nous avons adopté le nom d’orobi pour la
var. minoides, c'est par erreur.
Quant à celui de glycirrhizæ, d’après M. Staudinger, il est syno-
nyme de frifolii.
En examinant une quarantaine de Z. trifolii de ma collection, (et
en faisant provisoirement abstraction des deux formes signalées par
M. Briggs), je trouve que les cinq taches rouges des aîles supérieures
présentent cinq variétés principales, et que cette disposition résulte
de la manière dont se modifie la double tache médiane, selon qu’elle
est divisée en deux, ou réunie en une seule, ou confluente avec la ter-
minale, ou confluente avec la basale, ou confluente avec toutes deux-
Ayant pu consulter dans la riche bibliothèque de M. le baron de
Thysebaert les figures citées par le D'Staudinger, je crois pouvoir les
attribuer aux variétés ou aberrations suivantes, ce qui modife en
quelques points la disposition adoptée par le D" Staudinger et sa
synonymie, en ce qui concerne la Z. trifolii de Belgique :
Zygæna trifolii, Esp.
a. (ryrE). TRIFOLII Esp. (Partim) 34, fig. 5— Hubn. 135.
Les taches médianes réunies en une seule (isolées des basales et de
la terminale).
(1) Éuumération des Lépidoptères de Belgique (Mém, de la Soc. Roy. des Sciences de Liége, 1844).
LIX
b. Aberr. oroBr Hubn. Geyer, 153.
Les deux taches médianes séparées.
ce. Aberr. «zvcrrr#1Zæ Hubn. 138. — Freyer 164, fig. 3.
Les deux taches médianes réunies, et confluentes avec la terminale
seule.
d. Aberr. minornes Sélys (1845). — Confluens, Stgr. (1871). —
Trifolii (partim) Esp. 34, fig. 4. — Achilleæ, Hubn. (nec Esper.) 165.
Les deux taches médianes réunies en une seule bande avec les
basales et la terminale.
Filipendulæ Hubn. 166, en estune sous variété chez laquelle la réu-
nion en bande est moins parfaite et forme le passage vers l’aberra-
tion glycirrhizee.
e. Aberr. BaAsaALIS Sélys (1872). — Trifolii (Partim). Hubn. 134.
Les deux taches médianes réunies et confiuentes avec les basales
seules.
Cette dernière aberration est moins commune que les autres.
Aucune de ces aberrations n’est d’ailleurs constante ; elles passent
de l’une à l’autre.
Dans le supplément de Duponchel, la Z. frifoli, planche VI fig. 7,
représente, me parait-il, l’aberration orobi, et la figure 1, planche VIN,
le type de l'espèce.
M. Preyer donne quelques détails sur la manière dont on doit se
procurer les chenilles de Zygæna trifolii, en saisissant le moment où
elles grimpent aux tiges des graminées, pour y former leur cocon.
M. Capronnier fait voir à l’assemblée quatre belles espèces de
Papillons de Madagascar : Papilio Cyrnus Bdv., P. Delalandii Godart,
P. Epiphorbas Bdv. et P. Oribazus Bd.
M. Weyers fait la communication suivante :
« M.J. Délafontaine et moi avons profité des journées de dimanche
31 mars et lundi 1° avril pour explorer les environs de Selzaete et de
Sluyskill dans la Flandre Zélandaise. Bien que cette excursion ait
été faite dans des conditions détestables quant au temps, nous avons
recueilli cependant quelques espèces de Carabiques intéressantes
pour notre faune.
Nous pouvons citer entre autres :
De Selzaete : Pogonus luridipennis Germ. — Pogonus chalceus
Marsh.— Lagarus inœqualis Marsh., déjà rencontré par nous l’année
dernière, dans cette même localité, etc., etc.
De Sluyskill : Aëtophorus imperialis Germ. (peu abondant). — Oda-
cantha melanura Lin. (assez abondante). — Dromius linearis Ov. —
Agonum gracile Sturm ; — Agonum puellum Dej. — Agonum Thoreyi
Dej. (nouveau pour notre faune). — Bembidium fumigatum Dej. C’est
le 2*exemplaire de cette espèce pris en Belgique ; M. Putzeys en avait
LX
trouvé un exemplaire le 11 avril 1844 à Anvers, et, le croyant iné-
dit à cette époque, l’avait décrit sous le nom de Bembidium Dejeani.
Bembidium assimile Gyll., ete., ete. »
M. Fondu annonce qu'il a pris le 30 mars Acronycta auricoma dans
la forêt de Soignes.
M. le D' Breyer dit que cette espèce a deux générations, dont une
printanière; mais qu'il est bon de tenir note de la date qui vient
d’être indiquée par M. Fondu, comme répondant à la précocité du
printemps de cette année.
M. de Sélys pense que M. Donckier a pris une fois cette espèce à
une époque de l’année très-peu avancée, en même temps que Cossus
ligniperda.
M. Weyers fait voir à ses collègues deux magnifiques Buprestides
dont il vient de faire l’acquisition : Chrysochroa Mniszechii H. Deyr.,
et Chr. rugicollis Edw. Saund., de la Cochinchine et du Laos.
M. de Borre annonce que le Musée royal d'histoire naturelle a acquis
également une grande quantité de Coléoptères à la vente de la col-
lection Ogier de Baulny.
La séance est levée à 9 1/2 heures.
Assemblée mensuelle du Æ mai 187%.
PRÉSIDENCE DE M. J.-B. CAPRONNIER.
Présents : MM. Breyer, J. De Lafontaine, Dufour, Le Comte, Mé-
lise, Roelofs, Sauveur, de Sélys-Longchamps, Thirot,de Thysebaert,
Van Volxem, Weinmann, Weyers et Preudhomme de Borre, se-
crétaire.
MM. de Borchgrave, Fontaine et Fromont font excuser leur
absence.
La séance est ouverte à 8 1/4 heures.
Le procès-verbal de la séance précédente est approuvé.
Le président annonce que le Conseil d'administration, dans sa
dernière séance, a admis en qualité de membres effectifs : MM. Car-
los Mazarredo, de Madrid, présenté par MM. Bolivar et Preudhomme
de Borre, et le D' L. Fromont, médecin principal de première classe
à l'Hôpital militaire d'Anvers, présenté par MM. Preudhomme de
Borre et Weyers.
Il fait connaître ensuite la perte que la Société vient de faire de
l’un de ses membres correspondants, M. Herklots, naturaliste émi-
nent, membre de l’Académie des Sciences d'Amsterdam, et conser-
rateur au Musée royal de Leide.
LXI
Le Conseil propose à l’assemblée de nommer membres correspon-
dants de la Société, en raison des bons offices qu'ils lui ont rendus, et
des dons qu'ils ont faits à sa bibliothèque : MM. Henri de Saussure,
à Genève, le marquis Frédéric Lancia de Brolo, secrétaire de lAca-
démie royale des Sciences de Palerme et Fr. Walker, à Londres.
Il est procédé au scrutin, et les trois candidats proposés sont élus
membres correspondants.
M." Breyer fait la proposition que le Conseil d'administration
s'adresse à la direction du Musée royal d'Histoire naturelle pour lui
demander que les collections d'insectes de Belgique formées par la
Société soient installées dans le local où se tiennent les séances, et
qui est jugé suffisamment sec pour cet usage.
L'assemblée adhère à cette proposition, et charge le Conseil de
faire cette démarche.
Correspondance.
MM. Pestalozzi-Hirzel et Fromont adressent des remerciements
pour leur nomination de membres effectifs.
L'Académie royale des Sciences de Madrid remercie pour l'envoi
du dernier volume des Annales.
MM. L. Hellmann, secrétaire de la Société des Naturalistes de
Brünn, et le D' Faudel, secrétaire de la Société d'Histoire naturelle
deColmar font connaître que ces Sociétés seraient disposées à échan-
ger leurs publications contre nos Annales. L'assemblée décide que
des collections complètes des Annales seront adressées à ces deux :
Sociétés.
Le Comité d’organisation du Congrès d’Anthropologie et d’Archéo-
logie préhistoriques, dont la 6"° session doit se tenir à Bruxelles,
du 22 au 30 août prochain, adresse à la Société son Programme.
Ouvrages reçus pour la bibliothèque de ia Société:
1° Bulletin scientifique, historique et littéraire du Département du
Nord et des pays voisins. Année 1872, N° 3. Lille, 1872, À br. in-8°.
(Échange avec nos Annaies.)
90 Berliner Entomologische Zeiischrift. Tomes XIV, XV et XVI
(1° trimestre). Berlin, 1870 à 1872, 5 broch. in-8° avec 16 planches.
(Echange avec nos Annales.)
8° Reirrer (Epm.). — Revision der europäischen Meligethes-Arten.
Brünn, 1871, 1 vol. in-8° avec 5 planches.
(Don âe M. G. Kraatz.)
4° Mourrox (MicHer). — Esquisse géologique sur le Maroc. Bru-
xelles, 1870, 1 broch. in-8° (2 exemplaires).
5° Nysr (H.) et Mourrox (M.). — Note sur le Gîte fossilifère
d'Aeltre (Flandre orientale). Bruxelles, 1872, 1 broch in-8°.
(Dons de M. Mourlon.)
LXII
6° Bulletin de l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-
Arts de Belgique. Année 1872. N° 2 et 3; 2 broch. in-8°, avec 1 pl.
(Échange âvec nos Annales.)
T° Verhandlungen der Kaiserlich-Küniglich. zoologisch-botanischen
Gesellschaft in Wien. Tome XXI. Vienne, 1871, 1 vol. in-8 avec
4 portrait et 14 planches.
Q oO
8° VON FRAUENFELD (G. Rirrer). — Die Grundlage des Vogel-
schutzgesetzes. Vienne, 1871, 1 broch. in-8°.
9° Nowickt (Max). — Ueber die Weixenverwüsterin Chlorops tænio-
pus Meig. und die Mittel zu ihrer Bekämpfung. Vienne, 1871, 1 broch.
in-8°.
10° KüxSTLER (G). — Die unseren Kulturpflanzen schädlichen Insek-
ten, mit besonderer Rücksicht auf die Erscheinungen, welche be den
Beschädigungen durch Insekten sich zeigen, und das Stadium der Ent-
wicklung, in welchem sie vorzugsweise schädlich sind. Vienne, 1871,
1 br. in-8°.
Dons de la Société Zoologique-Botanique de Vienne; échange avec nos Annales.
11° von FRAUENFELD (G.). — Die Wirbelthierfauna Niederôster-
reichs. — Vienne, 1871, 1 br. in-8°.
12° —— Die Grundlagen des Vogelschutzgesetzes. — Vienne, 1871,
1 broch. in-8°.
15° —— Der Vogelschutz. — Vienne, 1871, 1 broch in-8°.
14° —— Die Pflege der Jungen bei Thieren. Vienne, 1871, 1 broch.
in-12.
(Dons de l'auteur.)
15° L’Abeille, Mémoires d'Entomologie, par M. $. À. pe Marseur.
Monographie des Otiorhynchides, pages 1 à 68. Nouvelles et Faits
divers. N° 28. 1 broch. in-12.
(Echange avec nos Annales.)
16° Petites Nouvelles entomologiques. N°%50 (15 avril 1872) et 51
(1° mai 1872).
Don de M. Em. Deyrolle.
17° The Transactions of the Entomological Society of London for the
year 1871. Parts III, IV and V. Londres 1871, 3 broch. in 8° avec
2 planches. ù
(Echange avec nos Annales.)
18° Société Malacologique de Belgique. Procès-Verbal de la séance du
7 avril 1879, 1 feuille in-8°.
(Échange avec nos Comptes rendus.)
19° Comptes-rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des
Sciences. Tome LXXIV. N° 12 à 15 (18 mars à 8 avril 1872) 4 bro-
chures in-4°. ÿ
(Echange avec nos Annales.)
20° GUuÉNÉE (A.). — Notice sur divers Lépidoptères du Musée de Ge-
nève, 1 broch. in-4° avec 1 planche.
(Don de l'auteur.)
RS
LXJII
24° The Entomologisl's Monthly Magazine. N° 96. Mai 1872, 1 bro-
chure in-8°.
(Echange avec nos Annales.)
22° Nysr(H.) et Mourcon (M.). — Note sur le Gîte fossilifère d’Aeltre
(Flandre orientale). Bruxelles, 1872, 1 broch. in-8°.
{Don des auteurs.)
23° SCHUERMANS (H.) — Anciens chemins et monuments dans les
Hautes Fagnes. Bruxelles, 1871, 1 broch. in-8°,
(Don de l'auteur.)
Des remerciements sont votés aux donateurs.
Rapports, lectures, communications.
Après lecture du rapport de MM. Fologne et Preudhomme de
Borre, commissaires, l’assemblée vote l’impression dans les Annales
du Mémoire de MM. de Sélys-Longchamps et Mac Lachlan intitulé :
Matériaux pour une Faune Névroptérologique de l'Asie septentrionale,
ainsi que des deux planches qui y sont jointes.
M. Capronnier donne lecture de son rapport concluant également
à l'impression du travail envoyé par M. Boisduval : Note sur la Tribu
des Adélocéphalides. M. le D' Breyer, co-rapporteur, se joint à ses
conclusions, et l’assemblée vote l’impression dans les Annales dudit
Mémoire ainsi que de la planche qui l'accompagne.
M. Weyers dépose. au nom de M. le baron de Chaudoir, le manus-
crit d’une Monographie des Callidides. Ce travail est renvoyé à l’exa-
men de MM. Putzeys et Weyers.
Quelques membres remarquent qu'il est regrettable que notre
savant collègue ait changé en Callida l’ancien nom Calleida, de ce
genre de Carabiques, car il pourrait en résulter de la confusion avec
les Callidiides, ou Callidütes, tribu de la famille des Longicornes,
ayant pour type le genre Callidium.
M. de Sélys communique, au nom de M. de Borchgrave, une liste
de Lépidoptères diurnes observés du 9 avril au 2 mai à Wodémont-
lez-Visé, et qui indique en somme une grande précocité dans les
apparitions de cette année. Voici cette liste, où figurent plusieurs
espèces, notamment des Vanessa, qui évidemment avaient hiverné :
Pap. Machaon ; Pier. Brassice; P. Rapæ ; P. Napi (commun); Anth.
Cardamines (assez commun) ; Colias Hyale ; Rhodocera Rhamni (d'hi-
vernation ?); Thecla Rubi (un GS le 28 avril); Pol. Phiæas (2 S);
Vanessa C.-album ; V. Polychioros; V. Urticæ; V. 10; Melitæa Athalia
(un le 2 mai); Argynnis Lathonia ; Pararge Æ'geria var. Egerides
(très-commun depuis le milieu d’avril); Cœnonympha Pamphilus;
Spilothyrus Alceæ (malvarum) (le 2 mai) ; Misoniades Tages (2 mai).
«D’après ces apparitions précoces », dit M. de Borchgrave à la
fin de sa lettre, « je suppose que le Hockay et les environs de la Ba-
raque-Michel pourront être explorés avec succès Les 19 et 20 maï. »
LXIV
M. de Sélys dit pouvoir ajouter encore à ces apparitions précoces
de l’année Lycæna argiolus.
M. Breyer dit qu’il a effectivement pu constater aussi que lasaison
est extrêmement précoce. Les apparitions Sont avancées en général
de près de trois semaines. C’est ainsi qu’il vient de prendre fraîche-
ment éclose en Campine Scod. Belgaria Hb. Il a repris en même temps
C. ligniperda, dont l’existence semble s'être prolongée longtemps
cette année.
M. de Borre demande la parole et donne lecture de la note sui-
vante
Je crois devoir attirer l'attention de nos collègues sur un petit
article extrêmement intéressant, que le savant naturaliste anglais,
Sir John Lubbock, a publié dans le Journal of the Linnean Society.
Zoology (Vol. XI, 1871, p. 422).
Il s’agit dans cet article des formes primordiales dont toutes les
formes actuelles des insectes doivent, dans l’hypothèse transfor-
miste, être dérivées.
On sait que plusieurs auteurs ont pensé que ces formes pou-
vaient avoir encore leurs analogues vivants, soit dans les Blattides
(M. Fr. Müller), soit dans les Pseudo-Névroptères (M. Häckel), tan-
dis que M. Brauer a émis récemmentla supposition que ces premiers
types devaient avoir eu de grandes affinités avec un genre assez cu-
rieux, voisin des Podures, le genre Campodea, à cause des ressem-
blances qu’on peut trouver entre ce genre et les larves d'insectes
appartenant à des ordres très-divers. Ce serait admettre que chez
l'insecte la larve serait un type de rétrogradation. C'est ce à quoi
Sir John Lubbock ne veut pas consentir. Mais il est également d’avis
que les Campodea sont en effet probablement Îles représentants en-
core vivants des formes primitives des insectes. Son opinion s'appuie
sur un autre ordre de faits.
« Les larves des insectes, » dit-il, “ ne sont en aucune façon de
simples phases du développement de l’animal parfait. Au contraire,
elles sont sujettes à l'influence de la sélection naturelle, et éprouvent
des changements résultant entièrement de leur adaptation aux con-
ditions de leur existence. Il est évident que, si le développement
embryonaire d’un animal à l’intérieur de l’œuf peut donner un abrégé
de son histoire spécifique, 1l ne saurait en être de même de premières
formes, imparfaites sans doute, mais jouissant d’une existence à
elles, au milieu de circonstances extérieures, tout comme les insectes
parfaits. » Si donc un animal a deux modes divers de vivre à deux
périodes différentes de son existence, son développement devient
immédiatement soumis à l’infiuence de forces différentes, et, la sélec-
tion naturelle aidant, il arrivera à des particularités anatomiques
assez distinctes dans chacun des états correspondant à ces périodes,
+
=
LXV
pour qu'il soit nécessaire qu'une période intermédiaire de repos
(nymphe ou chrysalide) soit interposée entre elles.
C’est au point de vue de ces modifications qui, on le comprend,
portent surtout sur l'appareil de nutrition, que Sir John Lubbock voit
dans les Campodea un type primitif.
« [lya, » dit-il, « parmi les Insectes trois formes typiques d’or-
ganes buccaux : 1° le fype masticateur ; 2° le type suceur et 3° le {type
intermédiaire, celui des Campodea, et, généralement parlant, de tous
les Collembola, oùmâchoires et mandibules sont rétractées, sans force,
flexibles au contraire, et ne pouvant servir qu’à mordre et mâcher les
substances les plus molles. » Suivant que des insectes possédant une
bouche organisée sur ce troisième type seront placés dans des cir-
constances où un suçoir leur sera plus avantageux, où bien dans les-
quelles des mandibules et des mächoires leur rendront plus de
services, on peut comprendre que la sélection naturelle amènera gra-
duellement la transformation de leurs organes intermédiaires en l’un
ou l’autre des types extrèmes.
De plus, comme il se peut encore que, pendant la première partie
de leur vie, le pouvoir de broyer les aliments soit un avantage, tandis
que ce sera la succion pendant la seconde partie, et vice-versa, l’ac-
tion de la sélection naturelle s’exercera alors à ces deux époques
dans deux directions différentes, et, dans une même espèce, comme
chez les Lépidoptères, les deux types d'organes buccaux seront réa-
lisés, l’un par la larve, l’autre par l’insecte parfait. C’est surtout
pour des cas semblables que la période de transition, où l’animal est
condamné à un jeûne prolongé, trouve son éxplication naturelle. A
cet état transitoire de nymphe correspondent encore d’autres modi-
fications, notamment très-souvent l'acquisition d’aîles, qui s’expli-
quent tout aussi aisément.
Sir John Lubbock s'occupe ensuite de la question de la nature pro-
bable et de l’origine des aîles. Il est d’avis que ces appendices servant
chez l’insecte à la locomotion aérienne, ne sont, dans leur généalogie
anatomique que le développement d'organes dont la destination phy-
siologique primitive était, soit la respiration, soit la locomotion
aquatique, soit l’une et l’autre ensemble, c'est-à-dire des espèces de
branchies flottantes. On sait que c’est également parmi les organes
respiratoires modifiés que notre collègue, M. le professeur Félix Pla-
teau (1), a été amené à placer l’homologie des aîles des insectes.
= Une discussion prend naissance à propos du dernier point indiqué
dans l’analyse qui précède.
M. Van Volxem regarde comme fort peu vraisemblable cette hypo-
thèse sur l’origine des aîles des insectes. À chaque segment dont
(1) Qu'est-ce que l'aile d’un Insecte? Stett. Entom. Zeit. 1871.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T, XV. 0
LXVI
l’arceau inférieur est appendiculé d’une paire de pattes, l’arceau supé-
rieur correspondant porte une paire d’appendices, les aîles, tant
supérieures qu'inférieures, celles-ci remplacées quelquefois par les
balanciers, et les ptérygodes, sujets à disparaître, mais dont l’exis-
tence morphologique reste un fait constant.
M. le D' Breyer, partant de comparaisons myologiques résultant
de l'anatomie des aîles des lépidoptères et des pattes de leurs che-
nilles, croit aussi qu'il est difficile d'admettre que les aîles seraient
des organes respiratoires modifiés.
M. de Lafontaine dit que l'aile d’un insecte lui parait bien plus
comparable aux membres des vertébrés, dont les extrémités articu-
lées retrouveraient des analogies dans les nervules de l’aîle.
M. Breyer lui répond qu'entre deux types aussi différents que le
type vertébré et le type articulé, 1l n’est pas possible de procéder à
des comparaisons par analogie, mais bien à des comparaisons par
différence. Cependant il croit devoir faire remarquer incidemment
comme quelque chose de très-curieux, que le summum du dévelop-
pement des facultés intellectuelles aboutit, chez les insectes comme
chez les vertébrés, à l’état de société : d’une part, les Fourmis, les
Abeilles, etc. ; d'autre part, les Hommes et certains animaux supé-
rieurs.
M. de Lafontaine prend la parole pour blâmer les notes mises par
deux membres de la Société au bas des pages de la note de M. Le-
thierry insérée au compte-rendu de la séance précédente.
M. Sauveur répond qu’il est nécessaire, si l’on ne veut pas que la
liste des insectes observés dans le pays s’embrouille de plus en plus,
que les indications d'espèces comme nouvelles pour la faune soient
l’objet d’une vérification critique au point de vue de la synonymie
pour éviter les doubles emplois. Si cette critique était remise à la
séance suivante, comme le désire M. de Lafontaine, les corrections
qui peuvent résulter de cette critique, pourraientsouvent être perdues
de vue.
M. de Borre dit qu'il partage l’avis de M. Sauveur, mais seulement
pour le cas des additions au catalogue de la faune belge, qui est, ou
du moins est censé être, une œuvre collective de la Société. Hors ce
cas spécial, il croit qu'il n’est pas convenable d’ajouter des notes aux
travaux publiés par nos collègues dans nos Annales et Comptes-
rendus.
M. Van Volxem dit qu'il ne trouve pas que la description de deux
espèces nouvelles ajoutée en notes par M. Putzeys, à la Révision des
Orthogoniens de M. de Chaudoir, fasse tort à ce travail.
M. de Borre lui répond que le cas est très-différent. Ces descrip-
tions ajoutées étaient chose convenue d’avance entre MM. de Chau-
doir et Putzeys. Il ne pense pas qu’autrement on pourrait laisser aux
LXVII
rapporteurs nommés, au secrétaire, ou à tous autres membres, le
droit d’ajouter des notes, additions ou corrections aux travaux origi-
naux. Libre à eux d’en dire tout ce qu'ils veulent dans leurs râpports;
libre à eux aussi de publier ensuite des critiques ou des notices com-
plémentaires ou rectificatives ; mais le texte du manuscrit de l’auteur,
si l'impression est ordonnée, doit être imprimé purement et simple-
ment,
MM. de Sélys et Roelofs adhèrent à cette manière de voir.
L’incident est clos.
M. Van Voixem fait voir un exemplaire de Callistus lunatus pris à
Bruxelles, sur le boulevard du Régent, où 1l avait sans doute été
apporté avec les pierres du macadam.
Il rend compte aussi des chasses qu'il a faites récemment dans le
grand duché de Luxembourg. Il y a pris Pterostichus melas, Adelosia
picimana, Lagarus inæqualis (en grande quantité), espèce qu’on
trouve aussi vers nos côtes, puis Argutor interstinctus, qu'on ne con-
nait en Belgique que par la capture à Rochefort, indiquée par
M. Parys. Il a aussi pris sur le Muguet Lema brunnea.
MM. Breyer et de Lafontaine disent qu'ils ont déjà pris cette der-
nière espèce aux environs de Bruxelles.
M. de Borre montre un exemplaire femelle du Cerophytum elate-
roides Latr., pris par lui le 23 avril dans le Parc de Bruxelles. Cette
rare espèce d'Eucnémides saute aussi bien qu’un Élatéride.
M. Weyers fait la communication suivante :
« MM. J. Delafontaine, Deby et moi, avons fait une nouvelle
excursion dans la Flandre zélandaise, le dimanche 14 avril; nous
avons exploré, cette fois, les environs d’Assenede, localité qui nous à
paru fortintéressante et que nous nous proposons de visiter encore pro-
chainement. Nous y avons repris toutes les espèces que nous avions
rencontrées 15 jours auparavant à Sluyskill et Zelzaete. L’Odacan-
tha melanura Lan., l’Aëtophorus imperialis Germ., les Agonum pi-
ceum Lin. et puellum Dej., ainsi que le Bembidium fumigalum Duft.,
étaient extrêmement abondants ; mais nous n’avons retrouvé qu’un
seul exemplaire seulement de l’Agonum Thoreyi Dej. et du Lagarus
inæqualis Marsh. Parmi les 44 espèces de Carabiques rencontrées par
nous dans cette excursion, nous pouvons citer encore le Sfenolophus
teutonus Schranck et l’Acupalpus consputus Duft. »
« Huit jours plus tard, nous avons visité Calmpthout dans la
Campine anversoise. Nous fûmes malheureusement contrariés par le
mauvais temps. Le vent d'ouest et la pluie qui persistèrent pendant
la plus grande partie de la journée, nous empêchèrent de recueillir
les bonnes espèces de Carabiques pour lesquelles cette localité est
devenue célèbre. Parmi les quelques espèces que nous en avons rap-
portées, nous ne pouvons guère citer que le Cybister Roeselii Fab.,
LXVII
l’'Astynomus œdilis Lin., le Rhagium bifasciatum Fab. et le Melanotus
castanipes Payk. »
La séance est levée à 9 3/4 heures.
Assemblée mensuelle du #°% juin 1872
PRÉSIDENCE DE M. J.-B. CAPRoNNIER.
Présents : MM. Andries, Breyer, Colbeau, Dufour, Fondu, Fon-
taine, Le Comte, Mélise, Sandoz, de Sélys-Longchamps, de Thyse-
baert, Vanden Broeck, Weinmann, Weyers et Preudhomme de Borre,
secrétaire.
La séance est ouverte à 8 1/4 heures.
Le procès-verbal de la séance précédente est approuvé.
Le président communique la lettre par laquelle l’Académie royale
des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, sous la
date du 10 mai, a invité la Société entomologique à se faire repré-
senter par l’un de ses membres à la célébration du centième anni-
versaire de la fondation de l’Académie par l’impératrice Marie-
Thérèse. Délégué par le Conseil d'administration, il a assisté à cette
solennité qui à eu lieu les 28 et 29 mai,
Correspondance.
MM. Fr. Walker et le marquis Fr. Lancia de Brolo remercient
pour leur nomination de membres correspondants.
M. le baron Henri de Pallandt, de La Haye, membre correspon-
dant, remercie pour l’envoi des comptes-rendus de l’année 1870-71.
M. le D’ Bühse, secrétaire de la Société des Naturalistes de Riga,
en envoyant trois volumes des publications de cette société en
échange du tome XIII de nos Annales, qu’elle a reçu, offre d’échan-
ger la collection à peu près complète des dites publications, contre
une série de nos Annales. L'Assemblée accepte cette proposition, et
décide que les tomes I à XII seront envoyés à la Société de Riga. Le
tome XIV lui a été adressé il y à quelque temps par la voie de
librairie et lui parviendra sôus peu.
La Société entomologique italienne adresse un trimestre de son
bulletin, en remerciant pour l’envoi de nos publications.
La Société Royale Danoise des Sciences remercie pour l’envoi du
tome XIV, et adresse le programme des questions qu’elle a mises au
conçours pour l’année 1872.
M. le Directeur du Musée royal d'histoire naturelle, répondant à
LXIX
la demande qui lui à été adressée touchant l’installation des collec-
tions de la Société dans le local où se tiennent les séances, fait con-
naître qu'il ne voit rien qui s’y oppose. La Commission des collec-
tions pourra s'entendre avec le conservateur de la Section des
Articulés du Musée pour l’exécution de cette mesure.
M. de Borre communique, de la part de M. de Caumont, président
de l’Institut des Provinces de France, le programme de la session du
Congrès scientifique de cet Institut qui s'ouvrirale 1* juillet prochain
dans la ville de Saint-Brieuc, en Bretagne.
Ouvrages reçus pour la bibliothèque de la Société :
1° L’Abeille, Mémoires d'Entomologie, par M. $. À. DE MARSEur.
Tome VITE, pages 197 à 256 ; Monographie des Otiorhynchides, pages
69 à 104. Nouvelles et Faits divers, N° 29 et 30, 2 broch. in-12.
(Échange avec nos Annales.)
2 Stettiner Entomologische Zeitung. Année XXXIII. N° 4 à 6. —
Stettin, 1872, 1 broch. in-12.
‘Échange avec nos Annales.)
3° on tnen herausgegeben vom naturwissenschaftlichen Vereine
zu Bremen. III Bd. I Heft. — Brême, 1872, 1 vol. in-12.
(Échange avec nos Annales.)
4° Comptes-rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des
Sciences. Tome LXXIV. N° 11 (11 mars 1872), 16 et 17 (15 et 22avril
1872). — Paris, 3 broch. in-4.
(Echange avec nos Annales.)
5° Annales de la Société Entomologique de France. V° Série, Tome I
(1871), 4° trimestre. Paris, 10 avril 1872, 1 broch. in-8°, avec
3 planches.
(Echange avec nos Annales.)
Gs Mémoires de la Société des Sciences naturelles de Cherbourg. Tomes
IV à XV. — Cherbourg, 1856:à 1870, 12 vol. in-8° avec 50 planches.
7° LE Joxis (AuG.).— Table méthodique des matières contenues dans
les dix volumes composant la 1"° série (1852-1864) des Mémoires de la
Société impériale des Sciences naturelles de Cherbourg. 1 broch. in-8e.
(Dons de la Société des Sciences naturelles de Cherbourg; échange avec nos Annales.)
8° Petites Nouvelles Entomologiques. N° 52 (15 mai 1872) et 53
(1° juin 1872).
(Dén de M. Emile Deyrolle.)
99 Annali del Museo civico di Storia naturale di Genova. Vol. II. —
Gênes, 1872, 1 vol. in-8° avec 13 planches.
(Echange avec nos Annales.)
10° Arbeiten der Naturforscher-Vereins zu Riga. Neue Folge.Heft. I,
IL und IV. — Riga, 1868 à 1871, 3vol. in-8.
(Don de la Société des Naturalistes de Riga ; échange avec nos Annales.)
LXX
11° Mittheilungen der Schweixerischen Entomologischen Gesellschaft.
Vol. IIT. Fasc. 9. — Schaffhausen, 1872, 4 broch. in-8 avec 2 pl.
(Échange avec nos Annales.)
12° Société Malacologique de Belgique. Procès-verbal de la séance du
5 mai 1872, 1 feuille in-8°. !
(Echange avec n9s Comptes-rendus.)
13° Bulletino della Societa Entomologica Italiana. Anno quarto.Tri-
mestre I. — Florence, 1879, 1 brochure in-8°.
14° DE BEerrorint (STer.) — Catalogo sinonimico e topografico dei
Coleotteri d'Italia, pages 1 à 12. — Florence, 1872, 1 broch. in-8.
(Dons de la Société Entomologique Italienne; échange avec nos Annales.)
15° The Entomologists Monthly Magazine. N° 97. Juin 1872, 1 br.
in-8°. . ,
(Echange avec nos Annales.)
16° Bulletin de la Société d'Histoire naturelle de Colmar. Années 1860
à 1870, 9 vol. in-8° avec 7 planches.
17° Bibliothèque de la Société d'Histoire naturelle de Colmar.— Col-
mar, 1869, 1 broch. in-8°.
(Dons de cette Société ; échange avec nos Annales.)
Des remerciements sont votés aux donateurs.
Rapports, lectures, communications.
Il est donné lecture du rapport de M. Putzeys sur la Monographie
des Callidides, dont le manuscrit avait été déposé à la dernière séance
au nom de M. le baron de Chaudoir. Conformément aux conclusions
de MM. Putzeys et Weyers, second commissaire, l'impression de ce
mémoire dans les Annales est votée par l’assemblée.
Plusieurs des membres de la Société, qui ont pris part à l’excur-
sion annuelle le 19 mai et jours suivants, à Hastière, communiquent
des listes de coléoptères, lépidoptères, myriapodes et crustacés
recueillis dans cette excursion, qui a été assez contrariée par le
mauvais temps. M. Weyers est chargé d’en rédiger un compte-rendu,
avec la collaboration de ses collègues. Onze membres de la société,
et un membre de la société malacologique, ont pris part à l’excur-
sion. ,
M. Weyers demande la parole et donne lecture, au nom de M. Put-
zeys, de la notice suivante :
CARABIQUES NOUVEAUX DÉCOUVERTS DANS LES MONTAGNES
DES ASTURIES (LEORDES, Picos pe Europa), PAR M. EHLERS,
par J. PuTzeys.
1. Carabus auriculatus Putz.
Voisin du C. pyrenœus dont il est le représentant dans les Astu-
ries, mais essentiellement différent. La tête est, dans les deux sexes,
LXXI
beaucoup plus large en arrière des yeux ; le corselet n’est nullement
cordiforme, mais transversal, très peu arrondi sur les côtés, faible-
ment rétréci en arrière, plus régulièrement échancré en demi cercle
au bord antérieur ; les bords marginaux sont beaucoup plus relevés
et les angles antérieurs sont très prolongés en forme d’oreillettes ;
les angles postérieurs sont également plus longs et plus aigus.
Les élytres sont un peu plus courtes, plus larges aux épaules qui
sont moins atténuées ; leur sculpture est analogue à celle du C. pyre-
nœus, mais chacune d'elles porte trois côtes élevées et lisses, inter-
rompues quatre ou cinq fois, et beaucoup plus distinctes que les
rudimens que l’on en voit chez le pyrenœus.
La grosseur de la tête, la largeur des épaules et surtout la forme
particulière du corselet, ne permettent pas de croire que les six indi-
vidus, tous semblables, recueillis par M. Ehlers, ne constituent
qu'une variété locale du C. pyrenœus.
2. Harpalus cardiaderus Putz.
Le groupe de Harpalus auquel Motschulsky a donné le nom de
Platus, se compose de quelques espèces de forme peu convexe, à cor-
selet en carré plus large que long, très échancré antérieurement,
arrondi sur les côtés jusqu’au quart inférieur où la marge latérale se
redresse pour former des angles droits, très grands ; le milieu de la
base est plus ou moins échancré; la strie préscutellaire est ordinai-
ment peu prolongée; la dent du menton est forte et très longue.
L'espèce typique de ce groupe est le H. hottentotta, près duquel vien-
nent se placer les 11. leiroides Motsch., lœvicollis Duft. et Bonvouloiri
Vuill. |
Le 1. cardiaderus se rapproche surtout du hottentotta; il est un
peu plus petit et notablement plus court; le corselet est plus large,
le bord antérieur est plus échancré et les angles antérieurs, très
arrondis, sont beaucoup plus avancés ; les côtés sont plus fortement
arrondis dans leur moitié antérieure et plus rétrécis dans leur moitié
postérieure; la base est un peu plus échancrée; cette échancrure
semble se composer de deux lignes droites obliques qui se réunissent
au milieu ; les angles sont plus obtus ; les deux fossettes sont plus
profondes ; toute la base est ponctuée; les élytres sont plus courtes,
plus larges, plus ovales ; leur extrémité est plus fortement sinuée,
même échancrée, chez la Q. Les épisternes du métathorax, allongés
dans le F1. hottentotta, sont ici courts et carrés. La base des antennes
et les tibias sont couleur de poix. Les élytres de la © sont soyeuses
et ternes.
3. Bembidium crassicorne Putz.
Long. 2 3/4 m. Noir, tibias testacés. Antennés courtes et épaisses ;
LXXIT
sillons frontaux convergeant, mais ne se réunissant pas en avant.
Corselet convexe, court, très arrondi sur les côtés, notablement ré-
tréei vers les angles postérieurs en-dessous desquels la base estéchan-
crée de chaque côtécomme dans les Philochtus; les angles même sont
droits; les fossettes de la base sont très rapprochées des angles, pro-
fondes et en demi cerele ; le bord antérieur n’est point échancré ; les
angles sont arrondis ; les côtés ont un rebord large surtout à partir
du tiers antérieur. Les élytres sont ovales, fortement striées et ponc-
tuées dans leur première moitié; la première strie seule se prolonge
jusqu’à l'extrémité.
Cette espèce ne peut guère être comparée avec aucune autre. Si
l’échancrure de chaque côté de la base du corselet la place parmi les
Philochtus, la brièveté et l'épaisseur des antennes l’en éloigne. Elle
a un peu l'aspect du B. Mannerheimi Sahlb., mais elle est plus petite,
le corselet est plus étroit, plus cordiforme, autrement impressionné;
les stries sont plus régulières, plus profondes et leurs points sont
plus gros; les sillons frontaux sont autrement disposés ; la colora-
tion est différente, etc. Je n’en ai vu que quatre individus.
M. Fondu fait voir à l’assemblée deux grands Ichneumons accom-
pagnés chacun d’un cocon. Ayant élevé l’année dernière trois che-
nilles du Bombyx Rubi L., ces chenilles, au lieu de filer leur toile
comme d'habitude au mois de mars, firent cette opération avant
l'hiver, dès le mois d’octobre. Cette année, il est sorti des toiles, au
lieu des Bombyx attendus, les Ichneumons en question, et la toile
s’est trouvée contenir, non la chrysalide du Bombyx, mais une très-
grande coque noire, œuvre de ces Hyménoptères parasites.
M. Weinmann, d’après une lettre de M. I. Bolivar, fait connaître
que la Saturnia Isabellæ Graells, prise jusqu'ici seulement à l’Escu-
rial, vient d’être trouvée par un entomologiste de Madrid, M. Zapa-
ter, dans une localité assez éloignée de l’Escurial, à la Sierra de
Albaracin (Teruel).
M. le D' Breyer annonce que notre collègue, M. Coubeaux, a pris le
26 mai, à Wespelaer, deux exemplaires de Catephia Alchymista
Schiff.
La séance est levée à 9 1/4 heures.
LXXII
Assemblée mensuelle du G juillet 1872.
PRÉSIDENCE DE M. J.-B. CAPRONNIER.
Présents : MM. Andries, Breyer, De Keyn, J. De La Fontaine,
Fologne, Mélise, Roelofs, Sauveur, de Sélys-Longchamps, Thirot, de
Thysebaert, Weinmann et Preudhomme de Borre, secrétaire.
MM. Vanden Broeck et Weyers ont fait excuser leur absence.
La séance est ouverte à 8 1/4 heures.
Le procès-verbal'de la séance précédente est approuvé.
Le président annonce que le conseil d’administration, dans sa
séance de ce jour, a reçu membre effectif de la Société : M. Henri
Tournier, de Genève, membre de la Société Entomologique de
France, présenté par MM. Preudhomme de Borre et Weyers.
Il annonce également que deux de nos collègues, MM. E. Van Be-
neden et Van Volxem, ainsi que le second fils de M. de Sélys-Long-
champs, viennent de s’embarquer à Anvers pour entreprendre un
voyage scientifique au Brésil. Ils exploreront d’abord le littoral de
cette contrée depuis Rio-Janeiro jusque vers l'équateur, puis ils
comptent visiter la province de Minas-Geraës, dans l’intérieur des
terres. La Société apprend cette nouvelle avec une grande satis-
faction.
Correspondance.
Don Carlos de Mazarredo remercie pour sa nomination de membre
effectif, et M. H. de Saussure, pour celle de correspondant.
Ce dernier fait connaître en même temps que les membres de notre
* Société qui voudraient assister à la session annuelle de la Société
Helvétique des Sciences naturelles, y trouveront un accueil cordial.
Une circulaire jointe à sa lettre fait connaître que cette session aura
lieu à Fribourg les 19, 20 et 21 août.
La Société Royale de Botanique de Belgique, par l'intermédiaire
de notre collègue M. J. E. Bommer, son secrétaire, adresse à la
Société, avec une vingtaine de circulaires, une invitation à participer
à son excursion scientifique annuelle qui a lieu le 7 juillet et jours
suivants, aux environs de Gerolstein, dans l’Eifel.
La Société charge son secrétaire de remercier pour cette gracieuse
invitation.
À propos de cette communication, M. de Borre demande comment
il se fait que notre Société et la Société de Botanique, quoique comp-
tant un très-grand nombre de membres communs, n’aient pas encore
établi entre elles des relations suivies, comme celles que nous entre-
tenons avec la Société Malacologique. Il propose l’envoi à la Société
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XV. î
EXXIV
Royale de Botanique d’une collection complète de nos Annales, pour
ouvrir ces rapports si désirables, et l’Assemblée s’empresse d’adhé-
rer à cette proposition.
M. J. Henry, secrétaire de la Smithsonian Institution, annonce,
sous la date du 1° juin, l’envoi d’un paquet d'ouvrages offerts à notre
Société par cette Institution et les Sociétés américaines qui corres-
pondert avec nous.
La Société des Sciences Naturelles de Carlsruhe annonce l’envoi
du dernier volume paru de ses Mémoires.
L’Académie Royale Suédoise des Sciences remercie pour l’envoi de
nos Annales, et nous adresse un paquet de Mémoires et notices con-
cernant l’Entomologie.
M. C. Stäl, par lettre en date du 29 juin 1872, présente ses remer-
ciements pour sa nomination de membre honoraire, qu'il vient seule-
ment d'apprendre, quoiqu'elle remonte à plus de deux ans. Il annonce
en même temps l’envoi d’un de ses ouvrages.
Ouvrages reçus pour la Bibliothèque :
1° Bulletin scientifique, historique et littéraire du Département du
Nord et des pays voisins. Année 1872, N° 5. — Lille, 1872, 1 broch.
in-8°.
(Échange avec nos Annales.
2 Annuario della Societa dei Naturalisti in Modena, VI° année.
Livraisons 7°, 8° et 9°. — Modène, 1872, 1 broch. in 8°, avec 3 pl.
(Échange avec nos Annales.)
3° THIELENS (ARm.). — Notice sur quelques plantes rares ou nou-
velles de la Flore belge. Gand, 1871, 1 broch. in-8°.
(Don de l’auteur.)
4° KawaLL (J.-H.) — Coup-d'œil sur la Flore de la Courlande. —
Gand, 1871, 4 broch. in-8°.
(Don de l’auteur.)
5° Entomologische Blätter aus der Schweiz. Herausgegeben von
K. Dierricu. Heft IT. Avril 1872. — Zurich, 1 broch. in-8°.
(Don de M. Pestalozzi-Hirzel.)
6° Comptes-rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des
Sciences. Tome LXXIV. N° 18 à 24 (29 avril à 10 juin (1872). —
Paris, 7 broch. in 4°.
(Échange avec nos Annales.)
7° Petites Nouvelles Entomologiques. N° 54 (15 juin 1872) et 55
(1 juillet 1872).
(Don de M. Emile Deyrolle.)
8° Atti della Accademia di Scienze e Lettere di Palermo. Nuova serie.
Vol. II. — Palerme, 1853, 1 vol in-4° avec une planche.
(Échange avec nos Annales.)
9° ScuppEr (S.-H.). — À systematic revision of the American Butter-
flies, with brief notes on those known to occur in Essex County, Mass.
— Salem, 1872, 1 broch. in-8°.
LXXV
10° Description d'un nouveau papillon fossile (Satyrites Rey-
nesii) trouvé à Aix en Provence. — Paris, 1872, 1 broch. in-8° avec
1 planche.
(Dons de l’auteur.)
11° Guénée (A.). — L'Échenillage, 1 broch. in-8°.
(Don de l’auteur.)
12° Sociela Entomologica Italiana. Resoconto delle Adunanxe generali
e parziali per l'anno 1872, IT, 1 broch. in-8°.
(Don de la Société Entomologique Italienne.)
13° The Entomologists Monthly Magazine. N° 98. Juillet 1872,
1 broch. in-8°.
(Échange avec nos Annales.)
14° The Transactions of the Entomological Society of London for the
year 1872. Parts I and II. — Londres, 1872, 2 broch. in-8° avec
5 planches.
(Échange avec nos Annales.)
15° Verhandlungen des naturwissenschaflichen Vereins in Carlsruhe.
Funftes Heft. — Carleruhe, 1871, 1 vol. in-8°, avec 3 planches.
(Échange avec nos Annales.)
16° SrÂz (C.). — Hemiptera Fabriciana. T. I et II. — Stockholm,
1868 et 1869, 2 vol. in-4°.
47 —— Homoptera nova vel minus cognita. — Stockholm, 1865,
1 broch. in-8°.
18° —— Bidrag till Reduviidernas kännedom. — Stockholm, 1868,
À broch. in-8°.
19° —— Bidrag till Hemipterernas Systematik. — Stockholm, 1867,
1 br. in-8°.
20° —— Synopsis Saldarum Sueciæ. — Stockholm, 1868, 1 broch.
in-8°.
21° —— Bidrag till Membracidernas kännedom. — Stockholm, 1869,
1 br. in-8°.
22% WALLENGREN (H. D. J.) — Skandinaviens Neuroptera 1°° partie
(Neuroptera Planipennia). — Stockholm, 1871, 1 vol. in-4°.
23° —— Nordôüstra Skûnes Fauna. — Stockholm, 1866, 1 br. in-8&.
24° —— Anteckningar à Entomologi. — Stockholm, 1870, 1 broch.
in-8°.
25° HoLMGREN (A. E.) — Bidrag till kännedomen om Beeren Eilands
och Spetsbergens Insekt-Fauna. — Stockholm, 1869, 1 vol. in-4°.
26° FAHRÆæUS (G. J.) — Coleoptera Caffrariæ, annis 1838-1845 a
J. A. Wahlberg collecta. Heteromera. — Stockholm, 1870, 1 volume
in-8°. L |
27° Bonemax (C. H.) — Spetsbergens Inseckt-Fauna. — Stockholm,
1865, 1 br. in-8° avec 1 pl.
28° —— Bidrag till Gottlands Inseckt-Fauna. — Stockholm, 1867,
1 br. in-8°.
LXXVI
29° NeumAN (C. J.) — Vestergüthlands Hydrachnider. —- Stockholm,
1867, 1 br. in-8°.
30° KixDBERG (N. C.) — Anteckningar om Ostergütlands Dagfjäriler.
— Stockholm, 1867, 1 br. in-8°. |
31° THomsox (C. G.) — Entomologiska anteckningar under en resa i
Skâne 1866. — Stockholm, 1867, 1 br. in-8°.
32° Mar (A. W.) — Om tva für vetenskapen nya Amfipod-species frän
Bohuslän, af hvilka det ena àr typ für ett nytt genus inom Pontoporeier-
nas grupp. — Stockholm, 1870, 1 br. in-8° avec 1 pl.
33° STUXBERG (ANT.) — Bidrag till Skandinaviens Myriopodologi.
I. Sveriges Chilognather. — Stockhoiïm. 1870, 1 br. in-8°.
34° von PoRATEH (C. O.) — Redogürelse für en under sommaren 1868
utfürd zoologisk resa till Skûne och Blekinge. — Stockholm, 1869,
LANDE In-0e,
85° —— Om nagra Myriopoder frân Azorerna. — Stockholm, 1870,
1 br. in-8°.
36° ReuTer (0. M.) — Ofversigt af Sveriges Berytidæ. — Stockholm,
1870, 1 br. in-8°.
37° THORELL (T.) — Om Aranea lobata Pallas (A. sericea Oliv). —
Stockholm, 1867, 1 br. in-8°.
38° Araneæ nonnullæ Novæ-Hollandiæ. — Stockholm, 1870,
1 br. in-8°.
(Dons de l’Académie Royale Suédoise des Sciences ; échange avec nos Annales).
89° STAL (C.) — Enumeratio Hemipterorum. Tome I. — Stockholm,
1870, 1 vol. in-4°.
40° —— Hemiptera insularum Philippinarum. — Stockholm, 1870,
1 vol. in-8° avec 3 planches.
41° —— Orthoptera quædam africana. — Stockholm, 1871, 1 br.
in-8°.
(Dons de M. Stainton.)
42° The Tineina of North-America by (the late) D' BRACKENRIDGE-
CLEMENs, with notes by the Editor H. T. Srarxrow, EF. R.S.,
Sec. L. $. London, 1872, in-8°.
(Don de l’auteur.)
Des remerciements sont votés aux donateurs.
Rapports, lectures, communications.
M. Félix Plateau adresse un travail intitulé : Un mot sur le mode
d'adhérence des mâles de Dytiscides aux femelles pendant l'acte de l'ac-
couplement. MM. Preudhomme de Borre et Weyers sont nommés
commissaires pour en faire l'examen.
M. Weyers s’est fait excuser de ne pouvoir encore déposer le
compte-rendu de l’excursion d’Hastière, les listes des espèces
recueillies dans cette excursion n’étant pas encore achevées.
LXXVIT
M. Roelofs demande la parole, pour faire la communication sui-
vante :
« J'ai fait, avec M. Ritsema de Leyde, aux premiers jours de juin,
une excursion entomologique aux îles Néerlandaises de la Mer du
Nord. Ces îles n’ont été que fort peu explorées sous le rapport de
l’entomologie, etle peu de temps que nous avons pu consacrer à l’exa-
men,provisoire de trois d’entre elles, Texel, Vlieland et Terschelling,
est loin de suffire à la connaissance complète de leur faune. Nous
espérons du reste y retourner et visiter alors également les trois
autres : Ameland, Rottum et Schiermonnikoog.
« Les insectes de tous les ordres que nous avons recueillis dans ce
premier voyage, sont cependant assez nombreux pour donner un
aperçu de la faune, et, la contrée étant pour ainsi dire inconnue
sous le rapport entomologique, nous croyons que la communication
des listes ne sera pas sans intérêt pour la Faune Hollandaise et
Belge. Je me propose de la faire plus tard à la Société, avec l’aide
de mon excellent compagnon de voyage, n’ayant pas encore reçu pour
le moment la détermination de différents envois que j'ai soumis à
l'examen de plusieurs spécialistes, et ne possédant de M. Ritsema
que la liste des Lépidoptères, des Hémiptères et des Diptères.
» J'espère présenter plus tard pour nos Annales, avec les listes
complètes, une relation de notre petite excursion, ainsi que quelques
observations sur la situation, la composition du sol et les particula-
rités zoologiques de ces contrées, bien intéressantes et encore trop
peu connues, même dans le pays dont elles font partie.
» Pour le moment, je fais suivre ici l’énumération des espèces les
plus remarquables dans les parties du produit de notre chasse qui
sont déjà déterminées (1). J’y joins les observations générales que
M. Ritsema vient de me communiquer.
» En fait de LéprpopTÈres, il a pris quelques exemplaires de
l’Acentropus niveus Oliv. dans un marécage à Texel, espèce prise par
lui dans le temps, si je ne me trompe, à Leyde ou à Haarlem (9).
» En fait de DrrTÈREs, on peut citer une espèce nouvelle du genre
Machærium, que M. Van der Wulp vient de décrire et de figurer sous
le nom de Hf. littorale; elle est de Terschelling ; puis : CϾnosia paci-
fica Meig. (?) So, Terschelling, nouvelle pour la Faune; Scatophaga
litorea Fall. © Vlieland, rare; Psila nigra Fall. ©, Terschelling,
rare ; Hilara pilipes Zetterst, G', Vlieland, rare; Culex annulipes
Meig. ©, Texel, pris seulement en Zeelande; Chironomus barbipes,
Staes. ©, Texel, rare; Leptomyza grisea, Fall. (?) S', Vlieland,
(1) Les Hémiptères sont déterminés par M. Snellen van Vollenhoven, les Lépidoptères, par
M. P. C. T, Snellen, les Diptères, par M. F. M. Van der Wulp.
(2) Prise à Bruxelles, par MM. Andries et Fologne.
LXXVIIL
nouvelle pour la faune; Mecromyxa nigriventris, Macq. & Vlieland,
rare.
» En fait de HÉMIPTÈRES, deux espèces probablement nouvelles
du genre Salda; ensuite Salda eburnea Fieb. (?), et une Capsine
inconnue, tous de Terschelling ; enfin une espèce nouvelle de Agal-
liostes, de Vlieland.
» Pour ce qui concerne ces deux ordres, Terschelling paraît donc,
selon M. Ritsema, la plus intéressante des trois îles ; j'ignore jusqu’à
présent si les Coléoptères vont confirmer cette opinion. Parmi les
Carabiques que M. Putzeys a bien voulu déterminer, le Bembidium
pallidipenne, que je trouvai au bord d’un marais d’eau douce à West-
Terschelling, est dans ce cas. En fait de Carabiques intéressants, on
peut encore citer la variété à cuisses rouges de Carabus granulatus L.,
prise à Texel. Cette variété n’avait été rencontrée jusqu’à présent ni
en Hollande, ni en Belgique. »
M. Weinmann donne lecture du travail suivant :
« La Société a reçu en échange du tome XIV de ses Annales, trois
volumes des Arbeiten des Naturforscher-Vereins zu Riga. Ces volumes
sont entièrement consacrés au catalogue de la faune lépidoptérolo-
gique des trois provinces Russes : Estland, Livland et Kurland, par
M. le baron Nolcken. Je n’entreprendrai pas d’analyser ce volumi-
neux travail, qui peut être regardé comme un des mieux faits de ce
genre; je me borneraï à indiquer, en quelques lignes, la manière dont
ce catalogue a été dressé, et à présenter quelques observations con-
cernant l’utilité de ce travail, même pour les personnes étrangères à
ces pays.
» M. le baron Nolcken nous donne, non-seulement une liste très-
complète de tous les lépidoptères observés dans ces trois provinces,
mais il indique presque toujours les localités où l’insecte a été
observé, l’époque de son apparition, et cite, avec une grande loyauté,
les noms des collaborateurs qui l’ont aidé dans cet important tra-
vail. Ce qui rend surtout intéressant pour nous le catalogue de
M. Nolcken, c’est sa préface. Elle contient d’abord un aperçu géolo-
gique de ces contrées, nous indiquant les différentes couches qui les
traversent et viennent y affleurer ; elle nous indique ensuite la nature
du sol, ses aspérités et ses déclivités, et finit par nous donner un
aperçu général de la flore de ces différentes provinces.
» Ces données déjà très-importantes, sont encore complétées par
des observations thermométriques faites dans six localités diffé
rentes, indiquant les maxima et les minima des quatre saisons de
l’année, ainsi que les températures moyennes pour chaque saison.
» Cette préface, qui ne comprend pas moins de 40 pages, est remplie
de notes intéressantes, qui permettent au lecteur de s'initier d’une
manière très-suffisante à la nature de la contrée dont ce catalogue
LXXIX
s’occupe, et par cela déjà, ce livre mérite toute l’attention des ento-
mologues qui s'occupent de lépidoptères.
» La plupart du temps, les découvertes d'espèces nouvelles pour les
faunes locales sont dues au hazard; une espèce nouvelle se trouve
presque toujours sous le filet du chasseur au moment où il y pense
le moins, et parce que sa bonne chance l’a précisément conduit, à
l’époque voulue, à l’endroit où cet insecte se trouvait. Avec des Cata-
logues aussi bien faits que celui de M. le baron Nolcken, et par leur
étude attentive, on doit arriver à pouvoir prédire d’une façon presque
* certaine les espèces qui doivent se rencontrer dans les différents
pays. Il existe une grande analogie de terrains entre les provinces de
la Courlande et une partie de la Belgique. Son sol se compose d’une
série de plateaux qui s’inclinent peu à peu vers la mer, elle manque
de montagnes, car on ne peut pas donner ce nom à de simples col-
lines dont la hauteur absolue ne dépasse pas 300 mètres. Il n’est
donc pas étonnant que l’on y rencontre la plupart des espèces Belges
qui n’appartiennent pas à la faune méridionale. Les hautes fanges
ne sont pas rares en Courlande et c’est dans ces terrains que se sont
rencontrées les espèces les plus intéressantes de ce pays ; toutes les
espèces des hautes fanges de la Belgique s’y retrouvent, mais on y
rencontre encore un certain nombre d’autres qui, jusqu’à présent
non observées ici, devront très-probablement s’y trouver, lorsque
ces terrains auront été explorés à une époque convenable.
» Pour n’en citer qu’un exemple, la Lycæna optilete est très-répandue
dans les fanges de la Courlande, on l’y trouve vers la mi-juin et
_ ensuite Jusqu'au 15 août; comme cette espèce se trouve également en
Allemagne, il est extrêmement probable qu’elle ne doit pas manquer
chez nous, et qui sait si, en explorant nos hautes fanges vers la fin
du mois de mai, un heureux chasseur n’y rencontrera pas une de ces
raretés qui se nomment Argynnis Freya ou Frigga ou même Chiono-
bas Jutta dont ces terrains‘fangeux constituent l’habitat (41).
» Après ces quelques généralités, je dirai quelques mots au sujet
des espèces indiquées dans ce catalogue.
» Dans un avant propos du 3° volume, M. le baron Nolcken s’élève
avec assez de raison contre l’usage reçu de comparer les chiffres
des espèces mentionnées dans les faunes locales et d'établir ainsi
une espèce de rivalité entre les richesses entomologiques de divers
pays. M. Nolcken fait observer que les investigations de la science
sont encore tellement incomplètes qu’il est impossible, pour le
moment, d'établir ces chiffres, même d’une façon approximative.
(1) Notre savant collégue, M. le baron E. de Sélys-Longchamps, nous a cependant indiqué
plusieurs espèces de lépidoptères comme devant se trouver très-probablement en Belgique, et
ses prédictions se sont déjà en partie réalisées.
XC
Cependant je ne vois pas grand inconvénient à citer et à comparer
ici quelques chiffres, cela n’eût-il d’autre but que de stimuler le zèle
de nos jeunes entomologistes. Ici je demanderai à présenter une ob-
servation :
» On peut dire que les catalogues locaux pèchent généralement par
l'inscription d’un trop grand nombre d’espèces dont l’existence n’est
pas suffisamment prouvée, et je reconnais qu'il est difhcile qu'il en
soit autrement. Ce genre de travail ne peut guère se faire par l’ob-
servation d’une seule personne, il faut nécessairement avoir recours
aux observations des autres entomologues du pays, observations qui
ne sont pas toujours marquées au coin d’une rigoureuse exactitude.
L’amour-propre aidant, chacun veut contribuer pour sa part à l’in-
troduction d’une espèce nouvelle, et l’auteur se trouve ainsi obligé de
consigner dans son travail des espèces au moins douteuses et dont
l’existence est loin d’être démontrée. Notre propre catalogue n’est
pas exempt de ces erreurs et M. le baron Nolcken reconnait lui-même
que plusieurs des espèces mentionnées dans le sien n’y ont été
admises qu'avec le signe du doute.
» Je me permettrai même d'ajouter que, sous ce rapport, le cata-
logue de Riga est encore plus complaisant que le nôtre, car quelques
espèces y sont admises par la seule raison qu’elles se trouvent dans
quelques collections indigènes, piquées avec des épingles du pays et
étalées dans la manière du propriétaire. Indication bien vague, puis-
qu'il arrive à tous les collectionneurs soigneux, de dépiquer et de
réétaler des espèces étrangères, dont l’épingle ou l’étalage se trou-
vaient défectueux.
» À mon avis, les espèces mêmes qui ont été capturées dans un pays,
ne peuvent pas pour cela être regardées comme étant réellement
indigènes. Les communications rapides qui existent aujourd’hui
entre tous les pays d'Europe et même exotiques, peuvent parfaite-
ment transporter d’un pays dans un autre des espèces étrangères,
qui s’y trouvent alors accidentellement, mais qui ne sauraient y
subsister, ni par conséquent s’y propager. Ainsi, M. Nolcken cite
l'Erynnis Tages, dont il a rencontré un individu isolé volant dans un
jardin, qu’il explorait depuis six ans, sans l’avoir jamais rencontré
auparavant. La présence de cette espèce dans son catalogue ne se
trouve motivée que par la capture de trois individus pris dans la
même localité, dont deux en 1866 et un en 1867. Depuis cette époque
Erynnis Tages n’a plus été rencontré en Courlande. Je me demande
s’il suffit de ces trois captures pour constituer l’indigénat d’une
espèce fort commune d’ailleurs dans les endroits où elle habite, et
si l’on n’est pas fondé de supposer que c’est accidentellement que
ces trois individus ont été transportés dans ces régions. Sans
vouloir m’étendre plus longuement sur cette question, qui peut
XCI
prêter d’ailleurs à la controverse, je serais d’avis de n’admettre
comme indigènes, dans les catalogues, que les espèces vivant réelle-
ment dans le pays, c’est-à-dire qui s’y propagent en liberté pendant
plusieurs générations. Rien n’empêchera du reste de consigner dans
une annexe les noms des espèces observées ou capturées, mais dont
l’indigénat est douteux.
» Voicimaintenant quelques chiffres du catalogue de Riga comparés
au nôtre : Le catalogue de Riga contient 106 espèces de Rhopalocera,
dont 83 espèces sont communes à la Belgique, 23 espèces y sont
étrangères; par contre, nous possédons 14 espèces qui ne s’y trouvent
pas.
» Les Sphinges sonten nombre égal dans les deux faunes; il y a des
différences pour 7 espèces, qui portent principalement sur les Sesia et
les Zygæna.
» Les Bombyces varient également peu en nombre dans les deux
faunes ; 124 espèces pour la Courlande, 126 pour nous; une centaine
d'espèces sont communes aux deux pays, 22 de nos espèces man-
quent à la Courlande, parmi lesquelles je citerai : Ocneria dispar,
Cnethocampa processionea et Porthesia chrysorrhæa, trois espèces que
nous lui cèderions volontiers.
» Le catalogue de Riga contient 249 espèces de Noctuelles, environ
185 espèces communes avec la Belgique, qui en compte 257. Il se
trouve une soixantaine d’espèces Belges inconnues en Courlande, qui
par contre en possède 57 qui ne se trouvent pas ici. Le résultat
indique une grande activité parmi les entomologues de ces provinces,
car notre moyen principal de chasse, celle dite à la miellée, leur
paraît inconnue; du moins je ne la trouve pas mentionnée dans le
livre de M. Nolcken, qui indique cependant la manière dont les
insectes ont été capturés. Environ 232 espèces de Géomètres sont in-
diquées dans le catalogue de Riga, et terminent ainsi la série des
Macrolépidoptères.
» Si dans les genres qui précèdent, nos espèces surpassent un peu
en nombre celles de la Courlande, il n’en est plus de même en ce qui
concerne les Microlépidoptères, dont nous ne comptons ‘environ que
836 espèces. Le Catalogue de Riga contient 121 espèces de Pyralidæ
et Crambina, 261 Tortricidæ et 544 Tineina, soit en tout 927 espèces de
Microlépidoptères. C’est dans ce dernier groupe surtout que notre
infériorité est marquée par 50 espèces en moins qu’à Riga. Le résul-
tat prouve combien il nous reste de découvertes à faire, dans cette
famille qui, depuis plusieurs années, semble avoir été abandonnée
par nos entomologues. Espérons qu’en présence de cette infériorité,
notre zèle se réveillera et que bientôt nous verrons nos jeunes
collègues s’adonner activement à l’étude des microlépidoptères, dont
personne, pour le moment, ne paraît plus s'occuper chez nous. »
ANNALES DE LA S0C. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV- k
XCII
M. de Borre fait voir plusieurs petits fourreaux des larves d’une
espèce remarquable de Phryganides, l’Enoicyla pusilla, la seule dont
les larves ne soient pas aquatiques. Il se propose d’ajouter à la
collection de la Société ces fourreaux qui lui ont été envoyés de Hol-
lande par M. Ritsema, le compagnon de notre collègue M. Roelofs
dans son récent voyage aux îles du Zuyderzee. M. Ritsema lui a
envoyé ces fourreaux pour lui prouver une différence dans la forme
et la composition d’avec ceux provenant de Bavière et que M. de
Borre avait décrits l’année dernière. Soit que l’espèce de Bavière ne
soit pas la même que celle de Hollande, soit qu’elle se comporte dif-
féremment pour la construction de ses étuis dans les deux pays, une
différence existe en effet.
MM. Breyer et Fologne disent que cette espèce n’est pas rare
dans la forêt de Soignes, où ses fourreaux ont été recueillis par
MM. Weyers et Van Volxem, et où eux-mêmes les ont souvent obser-
vés, en recherchant ceux des Psyche, sur les troncs des hêtres, fort
près du sol.
M. de Borre dit que c’est encore là un point que lui a contesté
M. Ritsema, qui assure qu’en Hollande il n’a jamais vu les fourreaux
contre les troncs, mais toujours sur le sol. L'espèce paraitrait donc
avoir des mœurs assez différentes suivant les pays qu’elle habite.
M. de Sélys-Longchamps dit qu'il a pris l’année dernière, vers le
20 octobre, près de Barisart (Spa), un exemplaire à l’état parfait de
ce petit Névroptère.
M. de Borre fait les communications suivantes :
1° La grande espèce d’Ichneumonide présentée à notre dernière
séance par notre collègue M. Fondu, est l’Ophion undulatus Graven-
horst (/chn. Europ., p. 697. n° 137), principalement caractérisé par
l’ondulation formée par la nervule interne de la cellule radiale à
l’aile supérieure. Je n’ai trouvé nulle part qu’elle eût encore été
signalée comme s’attaquant aux chenilles du Bombyx rubi. On l’a
obtenue de la chenille du B. trifolü. Les observations faites par
notre collègue sont de tout point l’exacte confirmation de ce que
Ratzeburg dit des mœurs des Ophion dans leurs relations avec les
Lépidoptères (en général les grands Bombyx) auxquels ils font la
guerre. J’appellerai également votre attention sur la manière, déjà
signalée aussi par Ratzeburg, dont ces insectes sortent de leur
coque noire; c’est en découpant à l’une des extrémités un opercule
parfaitement circulaire. A l’un des exemplaires présentés par
M. Fondu, cet opercule est tombé, mais à l’autre il reste adhérent
par un point. $ |
2 L’année dernière, notre collègue M. Putzeys nous faisait une
communication relative au Calathus piceus, espèce qui ne figurait
pas dans nos catalogues, quoique prise auprès de Louvain par
PRE —
XCIII
M. Tennstedt, et qu’il venait de retrouver à Rixensart dans un bois
de sapins. Quelque temps après, j’eus l’occasion de signaler aussi la
présence de cette espèce parmi les coléoptères recueillis aux envi-
rons de Lessines par M. Le Comte. Au commencement du mois der-
nier, le 2 juin, j'en ai pris une demi-douzaine d'exemplaires à La
Hulpe, et je l’ai retrouvée quelques jours plus tard à Cortenberg,
toujours dans les mêmes circonstances où elle avait été prise par
MM. Tennstedt et Putzeys, c’est-à-dire dans des sapinières de grands
arbres. Je me crois donc autorisé à penser que cette espèce n’est pas
extrêmement rare dans lé Brabant, et que, si elle a pu passer pour
telle, c’est uniquement faute d’être bien renseigné sur les endroits
où il faut la chercher.
3° Je crois devoir encore signaler la capture faite le 16 juin par
M. Plateau, d’un exemplaire du Rhagium bifasciatum dans la forêt
de La Houssière, près de Braine-le-Comte.
M. de Sélys-Longchamps fait la communication suivante relative
à deux excursions qu'il a faites cette année vers les Hautes-Fagnes,
avec M. de Borchgrave :
« Le8 juin, nous avons visité Hockay et le bois Longloup, qui en
est fort rapproché, mais qui fait partie de la commune de Malmédy.
« J'ai pris un exemplaire unique de l’Epitheca arctica. Cette Cordu-
line, qui habite la Scandinavie, l'Écosse, l'Irlande et les Alpes alle-
mandes, est, comme on sait, très-locale et rare partout. En Belgique
elle n’avaitété rencontrée qu’à Arlon.
« La Libellula dubia était tout aussi commune qu’en juillet 1871,
lorsque nous la primes à la Baraque-Michel. J’observai aussi les
Lib. depressa et quadrimaculata et l’Agrion minium.
« Les Lépidoptères étaient rares et en apparence fort retardés, car
la Thecla rubi était dans son moment de grande apparition. En
frappant sur les branches des hêtres, on la faisait voler en très-
grand nombre. Le Syrichthus malvæ (alveolus) n’était pas rare. La
C. Pamphilus commençait à peine à paraître. Nous ne vimes pas
d’autres diurnes. Il y avait quelques Géomètres peu intéressantes.
« Le 4 juillet nous fimes une seconde excursion. Partis de Ver-
viers, nous nous arrétames à Hestreux pour visiter les bords de la
Sauer, qui sont charmants.
« Malgré le temps assez variable, nous primes dix-neuf espèces de
Lépidoptères diurnes, en y ajoutant une que nous trouvâmes l’après-
midi au ruisseau Drossart. Les Vanessa Antiopa et Atalanta et le
Steropes Paniscus, représentés chacun par un seul exemplaire, ne figu-
raient pas parmi nos captures de juillet 1871 dans ces mêmes loca-
lités, de sorte qu'aujourd'hui nous connaissons trente diurnes des
Hautes Fagnes, entre Hockay, Drossart et la Sauer. L’'Erebia Medusa
ait tout à fait à son déclin. Il en était de même de l’Argynnis Aphi-
XCIV
rape, dont on ne vit que deux mauvais exemplaires. La C. Palæno se
montra au ruisseau Drossart malgré le vent et un peu de pluie. Nous
ne pûmes prendre que quelques femelles fanées, qui se posaient pour
poudre sur le Vaccinium uliginosum. Mais M. de Borchgrave eut la
satisfaction de trouver sur une fleur d’Arnica une Arg. Arsilache
fraîchement éclose.
« Nous comptions loger chez M. Hoen, et revenir de là sur Hockay,
mais l’orage nous décida à rebrousser chemin sur Verviers (1). Men-
tionnons encore que, sur la route qui longe la Sauer et à Hestreux,
la magnifique Nymphalis populi (surtout sa variété tremulæ) était
fréquente. Elle se posait sur les crottins de chevaux.
« Le lendemain 5, M. de Borchgrave se rendit sans moi à Hockay,
par Spa. Il se dirigea immédiatement vers le bois Longloup et mar-
cha vers la maison Hoen qui en est distante d’une lieue et demie
environ. Il trouva de magnifiques stations d’Arnica et constata, pour
la première fois,-la présence de la C. Palæno dans cette partie de la
Haute Fagne, grâce à une femelle passée qu'il trouva posée sur une
fleur d’Arnica. Il prit aussi plusieurs À. Arsilache &G et Q magni-
fiques, et un grand nombre de C. Typhon (Davus). La Theclarubi avait
disparu, excepté un seul exemplaire passé. La Medusa était fanée éga-
lement. M. de Borchgrave conclut avec raison qu’il est beaucoup plus
commode de se rendre sur la Fagne par Hockay (distant d’un quart
d'heure de Spa par le railway) que d’y aller par Verviers et la Ba-
raque-Michel, puisque la présence du Palæno, de l’Arsilache et de la
Medusa près de Hockay montrent que cette localité vaut les autres.
« Le 16 juin dernier, M. de Borchgrave a pris, dans un pré humide
au lieu dit Val Dieu, commune de Charneux (vallée äe la Berwinne),
un Polyommatus Chryseis ©. Cette capture étend vers le nord de la
Belgique nos connaissances sur les limites de cette espèce qui, jus-
qu'ici, ne s'était montrée qu'à une altitude plus élevée. La localité
n’est guère qu'à 150 mètres d’élévation. C’est aussi à Charneux qu’il
observa Arg. Ino, il y a deux ans.
« Notre espoir, en visitant les Fagnes au commencement de juin et
de juillet, était de constater quelles sont les Lycæna qui y vivent côte
à côte avec nos autres Lépidoptères subalpins. Nos recherches,
cette fois encore, ont été vaines. Nous n'avons pas aperçu une seule
Lycæna. » |
M. de Sélys annonce ensuite qu’il résulte d'observations faites en
Toscane par M. le professeur Stefanelli, que Papilio Zanclæus n’est
bien décidément qu’une seconde génération de P. Podalirius. I se
demande si la variété Feisthamelii ne devrait pas, elle aussi, son
(1) M. de Borchgrave croit d’ailleurs que le passage des marécäges entre le Longloup et
‘la maison Hoen est peu praticable.
XCV
origine à cette seconde génération du Podalirius propre à l’Europe
méridionale. Il y a là quelque chose de semblable à ce qui a été con-
staté pour Cœnonympha Pamphilus et C. Lyllus.
M. Weinmann objecte à ce que vient de dire M. de Sélys qu’il n’est
pas tout à fait exact que P. Podalirius n’ait une seconde génération
que dans les contrées méridionales. Notre collègue, feu le major Bar-
bieux, prenait quelquefois à Dinant des Podalirius de seconde géné-
ration, dans le mois de septembre.
M. le D' Breyer rappelle que nous sommes précisément à l’époque
où l’on doit recueillir les chenilles de Leucoma salicis en vue des
expériences qu'il a conseillé de faire. Malheureusement elles sont
rares cette année. Il demande à tous les membres qui en auraient des
chrysalides, de les lui envoyer au plus tôt, car l’éclosion en est très-
rapide. Il présente en même temps à l’assemblée quatre de ces chry-
salides, isolées dans des verres à quinquet, fermés à leurs deux bouts
par du papier collé au tube, doublé en dedans par un tampon de
ouate. Cette disposition rendant absolument impossible toute appro-
che du mâle, on pourra être assuré que, si les femelles y pondent
des œufs après leur éclosion, ces œufs n’auront pas été fécondés, et
pourront être mis en expérience pour les études de parthénogénèse.
Ces quatre tubes sont déposés au local de la Société dans un tiroir
fermé.
M. Weinmann fait remarquer que le sexe des chrysalides de
L. salicis se reconnaît à la couleur de leurs poils qui sont jaunes
chez le G', blancs chez la O.
M. Sauveur dit qu’il a pris récemment quinze exemplaires de Cly-
thra humeralis entre Tilff et Chênée ; il l’avait déjà prise au même
endroit il y a deux ans. M. Chapuis l'avait aussi prise près de Liége.
Cette espèce de Phytophage n’a pas été inscrite dans les catalogues
de nos Coléoptères.
La séance est levée à 9 1/4 heures.
Assemblée mensuelle du 3 aout 1872.
PRÉSIDENCE DE M. WEINMANN.
Présents : MM. Colbeau, De Keyn, Dubois, Dufour, Fromont,
Mélise, Thirot, de Thysebaert, Vanden Broeck et Weyers, faisant
fonctions de secrétaire.
MM. Capronnier, Breyer, Plateau et Preudhomme de Borre ont
fait excuser leur absence.
XCVI
La séance est ouverte à 8 1/4 heures.
Le procès-verbal de la séance précédente est approuvé.
Le président annonce que le conseil d'administration, dans sa
séance de ce jour, a reçu membre effectif de la Société : M. C. Van
Bemmel fils, étudiant, à St-Josse-ten-Noode, présenté par MM. Dupont
et Weyers.
Sur la proposition du conseil, l'assemblée nomme ensuite, à l’una-
nimité, membre correspondant de la Société : M. le chevalier de
Frauenfeld, secrétaire de la Société impériale et royale de zoologie
et de botanique de Vienne.
Correspondance.
M. A. Schrütter, secrétaire général de l’Académie impériale des
sciences de Vienne, accuse réception de la série de nos Annales et
informe la Société que l’Académie accepte avec plaisir notre proposi-
tion d'échange. Il annonce l’envoi prochain des publications de
l’Académie.
C'est à l’initiative de M. Th. Le Comte, membre de la Société,
voyageant actuellement en Autriche, que ces rapports d’échanges
sont dus.
L'Académie royale des sciences de Prusse, à Berlin, par lettre de
son secrétaire M. Kummer, remercie pour l’envoi de la série de nos
Annales. Elle nous enverra dorénavant ses Monatsberichte (bulletins
mensuels),et très-prochainement, une série des bulletins antérieurs,
aussi complète que possible.
Ouvrages reçus pour la Bibliothèque :
1° MuLsANT. — Histoire naturelle des Coléoptères de France. —
Altisides. — Paris, 1859-1860, 1 vol. in-8° avec portrait.
20 —— Jistoire naturelle des Coléoptères de France. —Longicornes.
— Paris, 1862-1863, 1 vol. in-8&.
30 —— Jlistoire naturelle des Coléoptères de France. — Floricoles.
— Paris, 1868, 1 vol. in-8° avec 19 pl.
49 —— Histoire naturelle des Coléoptères de France. — Gibbicoles.
— Paris, 1858, 1 vol. in-8 avec 14 pl.
5° —— Jjistoire naturelle des Coléoptères de France. — Piluli-
formes. — Paris, 1869, 1 vol. in-8° avec 2 pl.
(Dons de l’auteur.)
6° Annales de la Société d'agriculture, d'histoire naturelle et ats
utiles de Lyon, 3° série, vol. 8 à 11 in-8°, 1865-1867, avec un grand
nombre de planches, cartes et tableaux.
7° Annales de la Société d'agriculture, d'histoire naturelle et arts
utiles de Lyon, 4 série, vol. 1 et 2,- 1868-1869, avec planches et
cartes. ;
(Echange avec nos Annales.)
XCVII
8 Annales de la Société Linnéenne de Lyon, nouvelle série. Année
1870-1871, tome XVIII, in-8° avec 9 planches.
Echange avec nos Annales.)
9° Aïtti della reale Accademia dei Lincei, tome XXIV, sessions I à
VII, avec pl. Rome, 1871-1872, gr. in-4° L
(Échange avec nos Annales.)
10° Bulletin de l’Académie impériale des sciences de Saint-Péters-
bourg, tome XVII (feuilles 1 à 26), avec pl., gr. in-4°. — Saint-
Pétersbourg, 1871-1872.
(Echange avec nos Annales.)
11° Bulletino della Societa entomologica Italiuna. — Anno quarto,
trimestre Il, 1872, 2 pl., in-8°.
(Echange avec nos Annales.
12° Atti della Societa Italiana di scienze naturali, vol. XIV, fase.
III et IV, et vol. XV, fasc. I. Milan, in-8°.
(Echange avec nos Annales.)
13° Société des Amis des sciences naturelles de Rouen, 6° et 7° années,
1870-1871, in-8°.
(Echange avec nos Annales.
14° Bulletin scientifique, historique et littéraire du département du
nord et des pays voisins. N° 6, juin 1872. Lille, in-80
(Échange avec nos Annales.)
15° Petites Nouvelles entomologiques. N° 56 (15 juillet 1872) et n° 57
(1° août 1872), in-f°.
(Don de M. Emile Deyroile,)
16° Procès-verbaux des séances du 2 juin, du 23 juin et du 2 juillet
1872 de la Société malacologique de Belgique, in-8°.
(Echange avec nos Comptes-rendus.)
17° Publications dela Société des Naturalistes de la Nouvelle-Russie.
Odessa. 1872, 3 fascicules, in-8°. |
(Echange avec nos Annales.)
18 Oversigt over det Kongelige Danske Videnskabernes Selskabs.
1872, ne 2. — Copenhague, avec pl., in-8°.
(Echange avec nos Annales.)
19° Soxauruss. — Nunquam otiosus, vol. 2 (pages 242-280). —
Dresde, in-8°.
(Echange avec nos Annales.)
20° The Entomologists Monthly Magazine, n° 99, août 1872, in-8°.
(Echange avec nos Annales.)
21° BErRTOLIN1. — Avvertenze da osservarsi per la recolta e spedi-
zione di coleotteri. Un feuillet autographié.
(Don de l’auteur.)
22° Dupont. — L'Homme pendant les âges de la pierre dans les
environs de Dinant-sur-Meuse, 1 vol. in-8°.
(Don de l'auteur.)
23° Bulletin de l'Académie royale des sciences, des lettres et des
beaux-arts de Belgique, 41° année, tome XXXIII, n° 4, 5 et 6, avec
pl. in-8°,
(Échange avec nos Annales.)
XCVII
94° Rendiconto delle sessioni dell Accademia delle Scienze dell
Istituto di Bologna. — Anno accademico 1871-1872, in-8°.
(Echange avec nos Annales.)
25° Bulletin de la Fédération des Sociétés d’horticulture de Belgique,
1870, 2° fascicule, in-8°.
(Echange avec nos Annales.)
26° Centième anniversaire de fondation de l'Académie royale des
sciences, lettres et beaux-arts de Belgique, 1871-1872, 1 vol. in-8°.
(Don de l’Académie.)
97° F. PLATEAU. — Matériaux pour la faune belge, 2° note, Myria-
podes, broch. in-8° avec pl.
(Don de l'auteur.)
28° Gurpo VIMERCATI (comte). — Sulla posizione del centro di
gravita negli insetti e sulle riserche sperimentali del Sig. Plateau per
determinar la relazione, broch. in-8°.
: S (Don de l'auteur.)
Des remerciements sont votés aux donateurs.
Le président propose à l’assemblée d'envoyer le tome XIV de nos
Annales (1871) aux sociétés qui ont envoyé leurs publications et avec
lesquelles la Société n’est pas encore en relations d'échange. Le
conseil d'administration serait autorisé à faire les démarches néces-
saires auprès de celles d’entre ellés qui, ayant des publications anté-
rieures, pourraient les échanger contre une série de nos Annales. —
Adopté.
M. Mulsant envoie à la Société son portrait photographié qui est
reçu avec reconnaissance.
À propos de ce don, M. Weyers propose à l’assemblée de faire
l’acquisition d’un album destiné à renfermer les portraits photogra-
phiés des membres de la Société, que ceux-ci seraient invités à faire
parvenir. Il cite l'exemple de diverses sociétés savantes qui ont déjà
pris cette mesure, qu’il serait désirable de voir adoptée par la
Société. — Adopté.
Rapports, lectures, communications :
M. Weyers donne lecture du rapport de M. de Borre sur le travail
de M. Plateau, intitulé : Un mot sur le mode d'adhérence des mâles de
Dytiscides aux femelles pendant l'acte de l'accouplement. Conformément
aux conclusions de ce rapport, auxquelles s’est rallié M. Weyers,
co-rapporteur, l'assemblée, à l'unanimité, vote l'impression du tra-
vail de M. Plateau dans les Annales.
M. Dubois, au nom de M. Plateau, donne lecture de la note sui-
vante :
« On sait que les chenilles de Psychides et de Tinéides, pour élargir
le fourreau qu'elles habitent, au fur et à mesure de l’augmentation
de volume de leur corps, le fendent, soit partiellement, soit dans
as ist LÉ
14
XCIX
toute la longueur et y adaptent une pièce nouvelle de largeur conve-
nable. Je viens d’être témoin d’un fait analogue de nature à révéler,
une fois de plus, l'instinct merveilleux de ces petits animaux.
» À la demande de mon savant ami, M.Maurice Girard de la Société
entomologique de France, M. Millière avait bien voulu m'adresser
de Cannes, un fourreau de Psyche Febretta, Boyer de Fonscolombe,
espèce spéciale à l’extrême sud-est de la France.
» L'envoi avait été fait par la poste dans une très-petite boîte de fer-
blanc. L’employé des postes, en appliquant le timbre sur l’adresse,
avait appuyé d’une manière exagérée et déprimé fortement le cou-
vercle; de sorte que la larve que contenait le fourreau en avait été
chassée.
» En ouvrant la boîte, je trouvai donc, à mon grand regret, le four-
reau vide et, à une petite distance, la larve nue et immobile. M’étant
aperçu qu’elle vivait encore et désirant ne pas perdre l’occasion
d'élever cette espèce intéressante, j’essayai de la réintégrer dans sa
demeure; mais le corps de la larve était raccourci et gonflé, l’orifice
du fourreau trop étroit et mes efforts furent inutiles.
»J’eus alors l’idée de fendre complétementlefourreau dans sa lon-
gueur, à l’aide de ciseaux fins, de l’ouvrir et d’y coucher la chenille
comme dans un berceau.
» J'avais un léger espoir qui, heureusement, s’est réalisé; la larve
ne se sentit pas plus tôt dans son enveloppe naturelle qu’elle se mit
à fixer alternativement des fils de soie à droite et à gauche aux
bords de la fente du fourreau; elle le recousait, dans le sens propre
du mot. Le lendemain on ne voyait plus de traces de la lésion.
Depuis ce moment, la chenille de P. Febretta s’est comportée
comme si aucun accident ne lui était arrivé. Trente jours après
l'opération que je viens de relater, elle a attaché son fourreau pour
subir la nymphose. J'attends actuellement, avec impatience, le
résultat de la métamorphose. » :
M. Weyers, au nom de M, Putzeys, donne lecture de la note sui-
vante :
DESCRIPTION DE DEUX ESPÈCES NOUVELLES DE CARABIQUES.
Amara africana, Putz.
Long. 9. — El. 5 4/2. — Lat. & mill.
Nigro-ænea, antennarum articulis tribus primis brunneo-testaceis ; prothorax
transversus, antice anguslatus, angulis anticis parum prominulis, obtusis; basi
truncala, angulis rectis apice obluso, foveola interna, lineari, externa vix dis-
tincla, spalio inter eas crebre subliliter punctulato. Elytra oblongo-ovata, basi
truncala, ante apicem sat profunde sinuata, tenuiter striala, striis apice vix pro-
fundioribus.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T, XV. l
Cette espèce, provenant d'une région où l’on n’avait encore ren-
contré aucun représentant du genre, appartient aux A#ara propre-
ment dites, mais elle ne rentre dans aucun des groupes actuellement
établis. Les tibias intermédiaires et postérieurs du sont arqués,
mais les derniers seuls sont pubescents intérieurement. Sa place la
plus naturelle serait entre le 1° et le 2° groupes, c’est-à-dire après
les Triæna.
Sa couleur est un noir bronzé, presque terne chez les © ; les trois
premiers articles des antennes sont d’un testacé brunâtre. La dent
du menton est large, profondément divisée ; le dernier article des
palpes, surtout des labiaux, est très nettement tronqué ; les antennes
sont loin d'atteindre la base du corselet; leur 3° article est com-
primé à sa base et un peu anguleux ; les yeux sont peu saillants.
Le corselet est du double plus large que long ; le bord antérieur
est tronqué, à peine un peu avancé vers les angles antérieurs qui
sont déprimés et obtus ; les côtés s’élargissent presqu’après le milieu
où ils se rétrécissent un peu jusqu'aux angles de la base qui sont dé-
primés, droits avec la pointe obtuse ; la baseest à peu près tronquée ;
elle n’est un peu sinueuse qu’au milicu de chacun des deux côtés. La
surface est un peu convexe chez le c', beaucoup plus plane chez la
© ; on ne distingue qu'une faible trace des impressions transver-
sales ; le sillon longitudinal est très-finement marqué; il n’atteint
pas le bord antérieur ; les deux fossettes de la base sont peu dis-
tinctes, surtout l’externe; la fossette interne se réduit à un sillon
linéaire ; la base est parsemée de très-petits points qui sont surtout
distincts entre les deux fossettes; le point pilifère de l’angle posté-
rieur est situé dans l’angle même; la base et Les côtés ne sont nulle-
ment déprimés ; le bord marginal est finement marqué.
Les élytres sont oblongues-ovales, un peu plus larges à la base que
les angles postérieurs du corselet; le rebord basal est coupé droit,
prolongé aux épaules en une: petite dent; les côtés s’élargissent un
peu jusqu'au delà du milieu; l’extrémité est assez profondément
sinuée ; la surface est peu convexe, presque plane au milieu; les
stries sont fines, très-légèrement ponctuées; elles ne s’approfon-
dissent que légèrement vers l'extrémité; la strie préscutellaire ne
porte pas de gros point à la base; la série marginale de points ocel-
lés est interrompue au milieu. Le dessous du corps est lisse; les
pattes sont parfois un peu brunâtres ; le dernier segment de l’abdo-
men porte, de chaque côté, un point chez le G', deux points chez la Q@.
Auseba (Afrique orientale).
Leiocnemis atro-virescens. Putz.
Long. 5 4/2. — El. 3. — Lat. 2 1/2 mil.
Tête et corselet noirs, élytres noires avec un reflet verdâtre, l’ex-
{|
}
CI
trémité et le bord externe un peu rougeûtres ; parties de la bouche
et antennes testacées; pattes brunes.
Prosternum du G‘ portant au milieu une assez large impression
ovale, peu profonde, ponctuée; la pointe sternale n’est pas rebor-
dée, mais elle porte deux points pilifères; un seul point pilifère de
chaque côté de l’anus.
Le dernier article des palpes est de la longueur du 3°, mais plus
épais et presque fusiforme. Les antennes sont semblables à celles de
la Z. arcuata, c’est-à-dire assez grêlés mais peu allongées ; les yeux
sont notablement plus saillants que dans cette espèce. Le corselet est
court, transversal, très-régulièrement arrondi sur les côtés, égale-
ment rétréci en avant et en arrière; le bord antérieur est tronqué et
les angles sont largement arrondis ; la base est conformée comme
chez la Z. arcuata, mais moins relevée sur les côtés; les angles,
quoiqu'ouverts, sont très nettement marqués; la fossette basale
interne est linéaire, absolument parallèle au sillon longitudinal; la
fossette externe est profonde, ponctiforme, longée extérieurement
par une carène qui descend jusqu’à la base ; toute la base porte de
gros points peu nombreux et espacés ; les deux impressions trans-
versales sont beaucoup moins marquées que chez l’arcuata.
Les élytres sont en ovale court, profondément striées; les stries
sont très finement ponctuées et les intervalles sont assez convexes.
La série marginale de points pilifères est interrompue au milieu.
Le dessous du corps est comme dans la Z. arcuata; les pattes sont
un peu plns courtes et plus fortes.
Comparée à cette dernière espèce, la Z. atrovirescens, indépendam-
ment de la coloration, a les yeux plus saillants, le corselet plus étroit
et proportionnellement plus long, moins rétréci en avant; les côtés
de la base sont moins relevés, les angles plus marqués ; la base elle-
même est ponctuée; les deux fossettes sont pius profondes surtout
l’externe qui, lorsqu'elle n’est pas oblitérée chez l’arcuata, est tou-
jours arrondie, peu marquée et non bordée extérieurement par une
petite carène; les élytres sont beaucoup moins larges, leurs stries
sont plus profondes et les intervalles plus convexes.
1 ind. ç‘ capturé à Aguilas, au sud de Cartagène, par M. Ehlers.
M. Weyers rend compte dans les termes suivants de l’excursion de
la Société à Hastière :
La tâche qui m’a été confiée ne sera pas longue, car je n’ai que
peu de choses à dire de notre excursion à Hastière. Les excursions
se suivent et ne se ressemblent pas. Autant celle que nous avions
entreprise, l’année dernière, sur le plateau de la Baraque-Michel
avait été favorisée par le beau temps et féconde dans ses résultats,
"
CII
autant celle qui nous réunissait à Hastière, cette année, a été peu
fructueuse et contrariée par le mauvais temps. Tout semblait cepen-
dant se réunir pour la favoriser : en effet, les terrains dévonien et
carbonifère qui forment la constitution géologique de cette partie de
notre pays, supportent une flore très-variée et pour ainsi dire spé-
ciale, qui devait, par conséquent, nousfaire espérer une grande variété
dans la faune entomologique. Malheureusement, comme je viens de
le dire, une pluie presque continuelle vint contrarier toutes nos espé-
rances ; seuls, nos amis de la Société malacologique, qui s'étaient
joints à nous, eurent lieu de se féliciter de ce temps humide et plu-
vieux, car leurs récoltesen mollusques furent particulièrement abon-
dantes.
Le 18 mai, au soir, nous étions déjàréunis à Hastière. Profitant d’une
petite éclaircie, notre collègue, le D' Breyer, que nous accompagnà-
mes, voulut tenter une chasse à la miellée, mais la pluie nous força
bientôt de rentrer à l’auberge, sans avoir pu capturer un seul lépi-
doptère.
Le lendemain, 19, le temps ne nous parut guères plus favorable,
aussi le D' Breyer, découragé, prit le parti de retourner à Bruxelles.
Nous nous décidàämes cependant à nous mettre en route en nous
divisant en trois groupes : les lépidoptéristes devaient longer Ia
Meuse jusqu’à Waulsort et nous retrouver, après midi, dans la char-
mante petite vallée du Fond du Ris Veau qui fut désignée pour lieu
de rendez-vous général ; les malacologues se proposaient d'explorer
attentivement la petite vallée qui remonte directement derrière l’au-
berge et qui se bifurque un peu plus loin, l’une des branches allant
vers Onhaye et l’autre vers Anthée; tandis que les coléoptéristes,
dont je faisais partie, après avoir également remonté cette vallée,
devaient explorer les hauteurs. Bientôt une pluie fine et pénétrante,
qui devait durer jusqu’au soir, vint entraver nos recherches et les
rendre à peu près nulles; c’est à peine si nous pûmes recueillir quel-
ques espèces vulgaires de Carabiques, de Lamellicornes et de Chry-
somélines qui ne valent pas la peine d’être mentionnées. M. Plateau
fut plus heureux, car il recueillit un nombre assez considérable de
Myriapodes et de Crustacés, dont nous donnerons la liste ci-après.
Nous retrouvâmes nos compagnons lépidoptéristes au Fond du Ris
Veau; ils n’avaient pas été plus heureux que nous et tous ensemble
nous retournâmes à l’auberge en longeant la Meuse.
Plusieurs d’entre nous, découragés par l’inclémence du temps, se
proposaient de retourner chez eux le lendemain matin, lorsque le
soleil vint heureusement nous offrir quelques dédommagements. La
journée s’annonçant bien, nous nous mîmes en route pour visiter la
vallée de l’Hermeton, but principal de notre excursion. Chemin fai-
sant, le long de la Meuse, nous recueillimes un assez grand nombre
Clil
de coléoptères dont quelques bonnes espèces de carabiques telles que
Harpalus hottentota, Lagarus interstinctus et Agonum micans.
La vallée de l'Hermeton, assez étroite et creusée dans les psam-
mites du Condroz, est bordée de chaque côté par des coteaux assez
abruptes, rocailleux et élevés, couverts de bois; le fond de la vallée
se compose de prairies naturelles au milieu desquelles serpente assez
impétueusement la petite rivière. Au moment de l’excursion, les
foins n’avaient pas encore été coupés, aussi les lépidoptères étaient
fort abondants, surtout certaines Mélitées et les Argynnes. Nous n’y
observâmes pas moins de 25 diurnes, entre autres le Nemeobius
Lucina en grande abondance, que plusieurs d’entre nous voyaient au
vol pour la première fois; mais rien de bien intéressant. Les coléop-
téristes furent plus heureux, car ils recueillirent quelques bonnes
espèces, entre autres : Melandrya caraboïdes, Anoplodera sexquitata,
Molorchus umbellatorum, Cistela ceramboïdes, Dascillus cervinus, Dri-
lus flavescens, Bembidium rufescens, Bradycellus rufulus et Cionus olens
(nouveau pour notre faune), un grand nombre de Chrysomélines et
d’Altises, dont Phyllotreta pæciloceras, Thyamis brunnea et Psylliodes
chalecmera (toutes trois nouvelles pour notrefaune), quelques bonnes
espèces de Téléphorides, etc., etc.
Quelques espèces intéressantes d’hémiptères furent aussi recueil-
lies par M. Van Volxem qui les renseignera plus tard dans le catalo-
gue des hémiptères de Belgique qu'il se propose de publier dans le
16° volume de nos Annales. Dans la soirée, MM. Weinmann et Dufour
établirent une miellée sur une grande échelle (sur plus de 2 kilomè-
tres), mais malgré tous leurs efforts, elle ne donna que des résultats
insignifiants.
Les prairies de l’Hermeton fournirent aussi, en abondance, aux
quelques amateurs de botanique qui se trouvaient parmi nous,
quelques bonnes plantes, entr’autres Orchis ustulata, Orchis corio-
phora, Orchis morio et Orchis laifolia qui sont citées comme assez
rares pour notre flore.
MM. Plateau et De Borre nous avaient déjà quittés dès le matin pour
aller chasser dans les environs de Namur. M. De Borre alla jusqu’à
Engis, dansle courant de l’après midi, et retrouva dans cette localité
le Sisyphus Schäfferi qu'il y avaitdéjà rencontré les années précédentes.
Le plus grand nombre de nos collègues retournèrent chez eux
dans la soirée. MM. Van Volxem, Sauveur, Delafontaine et moi-
même, espérant la continuation du beau temps, restàämes seuls pour
explorer, le lendemain, la rive opposée de la Meuse en chassant jus-
qu'à Waulsort, mais nous avions compté sans la pluie qui recommença
de plus belle vers 9 heures et nous empêcha d'exécuter notre pro-
gramme. Ce fut une journée complètement perdue.
J'ai jugé inutile de donner in extenso la liste complète de nos
CIV
trouvailles qui sont, pour la plupart, des espèces vulgaires ou rensei-
gnées déjà dans nos catalogues comme se trouvant dans la vallée de
la Meuse; j'ai cité les quelques espèces intéressantes ou nouvelles
pour notre faune et me bornerai, en terminant, à donner la liste des
Myriapodes et des Crustacés recueillis par M. Plateau, parce que
c’est la première fois qu’une liste semblable est citée dans nos
Annales :
LISTE DES MYRIAPODES ET DES CRUSTACÉS RECUEILLIS À HASTIÈRE
LES 19 ET 20 MAI 1872.
MYRIAPODES.
Lithobius forficatus. Lin. Polydesmus complanatus var. blanche 2 ind.
Lithobius calcaratus. G. L. Koch. un O' Glomeris limbata. Latr. Très abondante.
Cryptops agilis. Mcinert. Julus Londinensis. Leach Très abondant,
Geophilus longicornis. Leach. Julus sp.? 2 individus. (*)
Polydesmus complanatus. Latr.Trèsabondant. | Julus terrestris. Lin.
Neuf espèces, sur 26 rencontrées, jusqu’à présent, en Belgique.
CRUSTACÉS.
Gammarus pulex. Desm. Porcellio dilatatus var. rouge (2 individus).
Armadillidium triviale. Nobis. Ligidium Persoonii. Brandt (un individu).
Oniscus murarius. Cuv. Philoscia muscorum. Latr. (abondant).
Porcellio dilatatus. Brandt (abondant). Philougria riparia. Kinahan.
Douze entomologistes et malacologues ont pris part à l’excursion.
M. Weinmann prend la parole en ces termes :
Voici quelques observations faites à Calmpthout les 24 et 25 juin
derniers :
Les chenilles de la bruyère sont très-rares cette année. Celles des
Bombyx Castrensis et Trifolii, si abondantes les années précédentes,
manquent presque totalement. Orgya Ericæ est peu fréquente et
Lasiocampa Ilicifolia est tout à fait introuvable. Cela peut s'expliquer
par l’état chétif de Ja bruyère qui paraît avoir beaucoup souffert de
la sécheresse. Il ne faudra pas s'étonner si, dans les années qui vont
suivre, On ne rencontrera plus que très-isolément à Calmpthout, des
espèces que le catalogue y indique comme communes. À l’exception
de Cœnonympha var. Pyroxena et de Lycæna Ægon, j'y ai rencontré
peu de Diurnes ; par contre les Noctuæ étaient très-abondantes ; une
seule miellée m'en a procuré près de 200 exemplaires d’espèces très-
varices. Parmi ces espèces, une seule se trouve nouvelle pour la faune
(*) Espèce non décrite que j'ai déjà signalée dans: Matériaux pour la faune belge. Bullet.
de l'Acad. t, 33. 1872. (Note de M. Plateau.)
PE
CV
belge, c’est la Leucania impudens Hb., dont j'ai capturé deux exem-
plaires déjà un peu fanés, ce qui indiquerait les environs du 15 juin,
comme époque d’éclosion pour l’année 1872. Ci-joint la liste des
espèces récoltées :
Gonophora Derasa (1 exemplaire) ; Thyatira Batis (2 ex.) ; Cymato-
phora Duplaris (1 ex.); Acronycta tridens (commun); Agrotis Molo-
thina (1 ex.); Agrotis Augur (5 ex.); Agrotis pronuba (commun) ;
Agrotis ditrapezium (5 ex.); Agrotis festiva (très-commun); Agrotis
exclamationis (commun) ; Mamestra tincta (2 ex.); Mamestra nebulosa
(commun); Mamestra thalassina (assez commun); Mamestra persi-
cariæ (1 ex.); Hadena monoglypha (1 ex.); Hadena gemina (assez
commun); Hadena strigilis (commun); Trachea atriplicis (commun),
Eupleæxia lucipara (commun); Dypterygia scabriuscula (1 ex.); Rusina
tenebrosa (commun); Grammesia trigrammica (assez commun); Leucania
impudens (2 ex.); Leucania turca (1 ex.); Moma orion (2 ex.); Cha-
riclea umbra (1 ex.); Heliothis dipsaceus (1 ex.); Erastria fasciana
(commun); en tout 28 espèces,
M. le D' Fromont communique l'observation suivante :
Bien que le Bolboceras mobilicornis soit déjà renseigné dans nos
catalogues comme se trouvant dans notre pays, ainsi que M. Weyers
a bien voulu me l'écrire, je crois néanmoins devoir vous faire con-
naître que j'ai pris une dizaine de ces petits Coléoptères dans mon
jardin, à Anvers. C’est pendant les quinze derniers jours du mois de
juin et durant le mois de juillet que je les ai capturés, entre 9 et
10 heures du soir, à proximité d’un poulailler vers lequel ils sem-
blaient diriger leur vol. C’est en vain que j’ai cherché à en découvrir
pendant le jour dans cet endroit.
Sur dix de ces petits insectes capturés pendant la période de temps
indiquée, il ne se trouve que deux femelles. Les mâles offrent entre
eux des différences de taille très-prononcées. Une particularité sur
laquelle je crois devoir appeler l’attention, bien que déjà elle ait
été probablement signalée, c’est que la corne dont est armée la tête
du mâle et surtout les deux dents qui se trouvent sur les parties
latérales du prothorax, ne sont pas développées dans des propor-
tions en rapport avec la taille de l’insecte, c’est-à-dire que, chez les
grands mâles, la corne et les dents sont, toutes choses étant égales
d’ailleurs, plus puissantes que chez les petits. La proportion du
volume du corps des grands étant :: 3 : 2, celle des appendices du
prothorax se trouve être :: 8 : 1 et même : 4, et pour la corne
Dole
La séance est levée à 9 1/4 heures.
CvI
Assemblée mensuelle du 7 septembre 1872.
PRÉSIDENCE DE M. J. B. CAPRONNIER.
Présents : MM. Colbeau, Dufour, Fondu, Fromont, Mélise, Roe-
lofs, Sandoz, de Sélys-Longchamps, Thirot, Ge Thysebaert, Wein-
mann, Weyers et Preudhemme de Borre, secrétaire.
MM. De Keyn et J. De Lafontaine ont fait excuser leur absence.
La séance est ouverte à 8 heures. |
Le procès-verbal de la séance précédente est approuvé.
Correspondance.
M. le D' Andrä, secrétaire de la Société d'Histoire naturelle de la
Prusse rhénane et Westphalie, annonce l'envoi des publications de
celte société.
M. Mulsant fait une communication analogue au nom des Sociétés
Linnéenne et d'Agriculture, Histoire naturelle et Arts utiles de Lyon.
La Société d'Histoire naturelle de Colmar et l’Université royalede
Norwège à Christiania, remercient pour l’envoi de nos Annales.
M. C. Holst, secrétaire de l’Université de Norwège, annonce qu'il
va envoyer à la Société une petite collection d'insectes de Norwège.
M. le D' Fromont adresse son portrait-carte pour l’Album de la
Société.
MM. I. Bolivar et de Larrinua font hommage à la Société d’une
petite boîte contenant des coléoptères des environs de Madrid. La
Société leur vote des remerciements.
M. Weinmann, qui a transmis ce don, fait connaître que nos col-
iègues de Madrid et d’autres naturalistes viennent de fonder dans
cette capitale une Société d'Histoire naturelle, qui a commencé à
publier des Annales. La Société charge son secrétaire d'informer
M. Bolivar qu’elle sera très-disposée à établir un échange de publi-
cations avec la nouvelle Société.
MM. Ducuing, J. Valserres, de Liesville, Favarger et Hamet,
membres du Comité d'organisation de l'Exposition des insectes utiles
et de leurs produits, qui aura lieu à Paris, du 1* au 15 octobre 1872,
transmettent le programme de cette exposition, en invitant les
membres de notre société à y prendre part. Un modèle de déclara-
tion pour les exposants se trouve joint à cette circulaire. La décla-
ration doit être adressée avant le 25 septembre au Secrétariat de la
Société centrale d’Apiculture, rue Monge 59, ou à M. Hamet, au
Pavillon de l’ancienne pépinière du Luxembourg, à Faris.
Cette circulaire, et le programme et réglement qui l'accompagne,
seront communiqués par le secrétaire à ceux de nos collègues qui
voudraient participer à cette exposition.
CVII
Ouvrages reçus pour la Bibliothèque de la Société :
1° Annual Report of the Board of Regents of the Smithsonian Fnsti-
tution for the year 1870. — Washington, 1871, 1 vol. in-8°.
(Échange avec nos Annales.)
2° Youxa(Ed.). — Special Report on Immigration. — Washington,
1872, 1 vol in-8°.
; (Don de l'auteur )
3° Report of the Commissioner of Agriculture for the year 1870. —
Washington, 1871, 1 vol. in 8° avec 28 planches.
4° Monthly Reports of the Department of Agriculture for the year 1871.
— Washington, 1872, 1 vol in-8°. |
(Dons du Département de l'Agriculture des Etats-Unis ; échange avec nos Annales.)
5° Memoirs presented to the California Academy of Sciences, vol. I.
Parts I and II. — San Francisco, 1862, 2 voi. in-4°.
6° Proceedings of the California Academy of Sciences. Années 1868 à
1871, 4 broch. in-8°.
(Dons de l’Académie des Sciences de Californie ; échange avec nos Annales.)
7° Proceedings and Communications of the Essex Institute, Vol. VI.
Part III. — Salem, 1871, 1 broch. in 8°.
8& Bulletin of the Essex Institute. Année 1871. — Salem, 1871,
12 n° en feuilles. É
(Echange avec nos Annales.)
9° Abhandlungen herausgegeben vom Naturwissenschaftlichen Vereine
zu Bremen, Vol. III, fase. 2. — Brême, 1872, 1 broch in-8°, avec
2 planches.
(Échange avec nos Annales.)
10° The Transactions of the Entomological Society of London for the
year 1872. Part. III. — Londres, 1872, 1 broch. in-8°, avec 1 pl.
(Échange avec nos Annales.)
11° Warxer (Fr.) —- Notes on Chalcidiæ. Part. VII. — Londres,
1872, 1 broch. in-8°.
(Don de l’auteur.)
12° Petites Nouvelles Entomologiques. N° 59 (1° septembre 1872.)
(Don de M. Enile Deyrolle.)
13° Bulletin scientifique, historique et littéraire du département du
Nord et des pays voisins. Juillet 1872, — Lille, 1872, 1 broch. in-8°
(Échange avec nos Annales.)
14° Verhandlungen des naturforschenden Vereines in Brünn.Tomes I
à IX. — Brünan, 1862 à 1871, 10 vol. in-8°, avec 14 planches.
(Don de la Société des Naturalistes de Brüun; échange avec nos Annales.)
15° The Entomologist's Monthly Magazine. N° 100. Septembre 1872,
1 broch. in-8°.
(Échange avec nos Annales.)
16° Atti della Reale Accademia dei Lincei. Tome XXV, Sess. 1°,
2a et 32. — Rome, 1872, 2 broch. in-4° avec 5 planches.
(Échange avec nos Annales.)
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV. mn
CVIIl
7° L'Abeille, Mémoires d'Entomologie, par S. A. DE MaRseur.
Tome VIII, p. 257 à 324. Nouvelles et Faits divers. N°31, 1 broch.
in-12.
(Échange avec nos Annales.)
Des remerciements sont votés aux donateurs.
Rapports, lectures, communications.
M. Fondu annonce qu'il a pris le 27 juillet sur les boulevards de
Bruxelles Cleoceris viminalis K. Cette Noctuelle n’avait encore été
signalée que dans la province de Luxembourg.
Plusieurs autres membres entretiennent l’Assemblée de chasses
qu'ils ont faites depuis la dernière réunion, mais qui n’ont rien pré-
senté de particulièrement intéressant.
La séance est levée à 8 3/4 heures.
Assemblée mensuelle du 5 oetobre 1872.
PRÉSIDENCE DE M. WEINMANN.
Présents : MM. Andries, Bommer, Breyer, Colbeau, De Keyn,
Dufour, Fondu, Fromont, Mélise, Miedel, Purves, Vanden Broeck,
Weyers et Preudhomme de Borre, secrétaire.
MM. Capronnier, président, Dubois et Fontaine ont fait excuser
leur absence.
La séance est ouverte à 8 1/4 heures.
Le procès-verbal de la séance précédente est approuvé.
Le président annonce que le conseil d’administration, dans sa
séance du 30 septembre, a reçu, en qualité de membres effectifs de
la Société : MM. Marcel Le Brun, à Troyes (France), présenté par
MM. Preudhomme de Borre et Weyers; et le D' Jules Tosquinet,
médecin derégiment au 2°de ligne, à Bruges, présenté par MM. Preu-
dhomme de Borre et Puls.
Le secrétaire présente les portraits-cartes suivants qu'il a reçus
pour l’album de la Société: MM. Andries, de Borchgrave, Chevrolat,
Colbeau, Crépin, Dufour, Fondu, Fontaine, Oberthur, Sharp, Tenn-
stedt, Weinmann, Millière, de Marseul et Walker. Les portraits de
MM. Fromont et Mulsant avaient été seuls reçus antérieurement.
Correspondance.
M. Brusina remercie pour sa nomination de membre effectif.
La Société des Sciences naturelles de Styrie remercie pour l'envoi
de nos Annales et annonce l’envoi de ses publications.
|
CIX
La Société Royale Danoise des Sciences remercie pour l’envoi de
nos publications.
M. Burmeister, directeur du Musée de Buenos-Ayres, adresse les
mêmes remerciements, en annonçant l’envoi des publications de ce
musée.
L'Académie Royale des Sciences de Bavière, en accusant réception
d’une collection de nos Annales, annonce, comme commencement
d’un échange de publications, l’envoi d’une série de ses Bulletins.
La Société Royale de Botanique de Belgique fait connaître qu’elle
accepte un semblable échange et envoie la collection complète de
ses Bulletins.
M. Fr. Walker fait hommage de quelques brochures à notre
Société. |
Ouvrages reçus pour la Bibliothèque :
1° Mittheilungen des naturwissenschaftlichen Vereines für Steier-
mark. Année 1872. Graz, 1872, 1 vol. in-8° avec 4 pl.
(Échange avec nos Annales.)
2% Petites Nouvelles entomologiques. N°° 60 (15 septembre 1872) et
61 (1 octobre 1872).
(Don de M. Emile Devyrolle.)
3° Urxvr (Giorro). — Sulla fecondazione dell Ape regina. Consi-
derazioni. — Florence, 1871, 1 br. in-8.
49 —— Esame critico delle Teorie sulla Partenogenesi delle Api. —
Forli, 1872, 1 br. in-8°.
(Dons de l'auteur.)
5° Mrrière (P.) — Iconographie et description de chenilles et lépi-
doptères inédits. Tome IT, liv. 27 et 28. — Paris, 1872, 2 br. gr. in-
8° avec 8 pl.
(Don de l'auteur.)
6° Sitzungsberichte der Künigl. Bayer. Akademie der Wissenschaf-
ten. Années 1861 à 1870. — Munich, 81 broch.in-8° avec 77 pl.
T° Sitzungsberichte der mathematische-physikalischen Classe der
Kôünigl. Bayer. Akademie der Wissenschaften. Année 1871, fascicules
1 à 3, et 1872, fase. 1. — Munich, 4 br. in-8° avec 5 pl.
(Dons de l’Académie Royale des Sciences de Bavière ; échange avec nos Annales.)
8° Anales del Museo publico de Buenos-Ayres.T. IT, fase. 2 et 3. —
Buenos-Ayres, 1871, 2 br. in-4° avec 11 planches.
(Echange avec nos Annales.)
9° Verhandlungen des naturhistorischen Vereines des preussischen
Rheinlande und Westphalens. Année XVIII, part. 1 et 2, et XIX,
part. 1. — Bonn, 1871-72, 3 vol. in-8° avec 11 planches. |
(Echange avec nos Annales.)
, 10° L’Abeille. Mémoires d'Entomologie, par $S. A. De Marseur»
T. VIII, pages 325 à 360. Nouvelles et Faits divers. N° 32. 1 br. in-12.
(Echange avec nos Annales.)
CXx
11° Newman's Entomologist. À Journal of British Entomology, Re-
cord of captures and Medium for exchange. N°° 99 à 105 (janvier à juil-
let 1872), 7 br. in-8°.
(Don de M. F. Walker.)
12° The Entomologists Monthly Magazine. N° 101. Octobre 1872,
1 br. in-8°.
(Echange avec nos Annales.)
43° Dusors (Arpr.). — Les Lépidoptères de l'Europe, leurs chenilles
et leurs chrysalides. 49° et 50° livraisons ; Bruxelles, 1872, 2 br. in-8°
avec 6 planches.
(Don de l'auteur.)
14° Bulletin de la Société Royale de Botanique de Belgique. T. I à X.
— Bruxelles, 1862 à 1872, 29 br. in-8° avec 44 pl.
(Don de cette Société, échange avec nos Annales.)
Des remerciements sont votés aux donateurs. |
M. de Borre demande que la Société fasse des propositions à
M. Newman, directeur de la revue The Entomologist, dont quelques
numéros viennent de nous être donnés par M. Walker, dans le but
d'établir un échange de nos Annales avec cette publication. M. le
D'Breyer appuie la proposition, pourvu qu’il soit entendu que M. New-
man consente à nous adresser les numéros mensuels à mesure qu'ils
paraissent, et que notre Société lui enverra ses comptes-rendus aussi
mensuellement, indépendamment des Annales. L'assemblée adopte
cette motion.
Rapports, lectures, communications :
Le secrétaire donne lecture de la note suivante, envoyée par ses
auteurs :
EXCURSIONS LÉPIDOPTÉROLOGIQUES AUX HAUTES-FANGES
PENDANT L'ÉTÉ DE 1872,
par MM. Cx. Doxcoxter et L. QUAEDVLIEG.
Nous avons visité assez fréquemment cet été l’Hertogenwald et le
plateau des Hautes-Fanges. Voici les principaux résultats des cinq
excursions que nous y avons faites :
1° — 16 Juris.
EXCURSION LE LONG DE LA ROUTE DE DOLHAIN A LA BARAQUE-MICHEL. —
L. QUAEDVLIEG.
Papilio Podalirius. — Observé plusieurs exemplaires depuis Dolhain
jusqu’à la maison Drossart.
Colias Palæno. — 1 ex. près de ja Maison-Hestreux.
Vanessa Antiopa. — 1 ex. entre Goé et Hestreux.
V. Cardui. — Très-commun depuis Goé jusqu’à la Baraque-Michel ;
descendant Ie long de la route avec la plus grande rapidité.
CX]
Melitwa Aurinia Rott. — Assez commun depuis Goé jusqu’à la limite
supérieure de la forêt.
Erebia Medusa. — Assez commun dans la moitié supérieure de la
route de Goé à Hestreux. Très commun au-delà de Hestreux et
dans la partie inférieure des Fagnes.
Carterocephalus Palæmon Pall. — Assez commun depuis Goé jusqu’à
la limite supérieure de la forêt.
90 — 30 Juin.
MËME ITINÉRAIRE. — L. QUAEDYLIEG.
Colias Palæno. — Commun ; partie inférieure des Fagnes.
Limenitis Populi. — Assez commun depuis Goé jusqu’à la limite supé-
rieure de la forêt.
Vanessa Cardui. — Assez commun, mais passé.
Erebia Medusa. — Commun, mais passé; partie inférieure des Fa-
gnes.
Pararge Mæra. — Assez commun de Goé à Hestreux ; plus rare entre
IHestreux et la limite supérieure de la forêt.
Carterocephalus Palæmon. -- Quelques ex. passés.
3° — 21, 22, 23 JuIcLET.
EXCURSION LE LONG DE LA ROUTE DE GOË A LA BARAQUE-MICHEL; LE :3, RETOUR
PAR LES BORDS DE LA GILECPE, — CH. DONCKIER Et L. QUALEDVLIEG.
Lycæna Corydon. — 1 ex. ; prairie humide près de la Gileppe.
L. Hylas Esp. — 1 ex.; dans le voisinage de la Baraque-Michel.
Cette Lycène et L. Ægon, observée à la même excursion, sont les
seules que nous ayons observées dans les Fagnes.
Apatura Iris. — Commun depuis Goé jusqu’à la limite supérieure de
la forêt.
Limenitis Sybilla. — Quelques exemplaires depuis Goé jusque Dros-
sart.
Argynnis Paphia. — Assez commun Eu né Goé jusqu’à la limite
supérieure du bois.
A. Aglaia. — Quelques ex. depuis Goé jusque Drossart.
A. 1n0. — 1 ex. entre Goé et Hestreux ; un autre dans une prairie
marécageuse des bords de la Gileppe.
A. Pales v. Arsilache. — Commun; partie inférieure des Fagnes.
Melanargia Galathea. — 1 ex. passé ; prairie au bord de la Gileppe.
Pararge Mæra. — Commun de Goé à Hestreux; moins commun de
Hestreux aux Fagnes.
CXII
4° — 4 AoùrT.
EXCURSION CONTRARIÉE PAR LA PLUIE, LE LONG DE LA ROUTE DE G0É
A HESTREUX. — L. QUAEDYLIEG.
Apatura Iris — 1 ex.
Vanessa Cardui. — 1 ex. frais ; 2° éclosion.
Argynnis Aglaia. — 4 ex. passé.
Erebia Ligea. — Un garde forestier m'en a montré un exemplaire en
fort mauvais état, pris, m'a-t-il dit, vers le 30 juillet.
59 — 15 Aoùr.
EXCURSION LE LONG DU CHEMIN QUI CONDUIT DE GOË A DROSSART
PAR LA VALLÉE DE LA GILEPPE.
. Lycæna Corydon. — 1 ex., moitié inférieure du chemin.
Apatura Iris. — 1 ex. © très passé.
Vanessa. Antiopa. — Assez commun depuis Goé jusqu'à la limite
supérieure de la forêt.
Argynnis Paphia. — Quelques ex. passés.
A. Adippe. — 2 ex. ; moitié inférieure du chemin.
Le lépidoptériste qui se rend de Dolhaïn à la Baraque-Michel, voit
s’opérer en quelques heures de très grands changements dans la
faune, Nous avons essayé, d’après nos observations de l’an passé et
de cette année, de partager les lépidoptères de ces localités en divi-
sions faunales, divisions qui dépendent le plus souvent de l’altitude,
Un travail de ce genre a été fait pour le règne végétal de ces mêmes
localités par M. Auguste Donckier (1). Comme on pouvait s’y atten-
dre, les divisions établies pour les plantes par ce savant botaniste et
géologue, correspondent à celles que l’on est naturellement conduit
à établir pour les lépidoptères. Aussi employons-nous dans l’exposé
suivant les mêmes dénominations que M. A. Donckier. Comme les
observations de ce genre nous paraissent être de quelque intérêt
pour la géographie zoologique, nous continuerons nos recherches
dans ce sens, afin de constater'les différences qui se produisent à
différentes altitudes non seulement entre deux espèces, mais dans
une même espèce relativement à la fréquence, aux variations, aux
époques d'apparition, etc.
1° VALLÉES ; PARTIE INFÉRIEURE. — Altitude, 100 à 250 pieds;
terres d’alluvions cultivées ; prairies humides.
La faune de cette zône est celle des plaines et des prairies basses.
Parmi les espèces qui la composent, il en est qui paraissent presque
confinées dans cette zône, comme Anthocharis Cardamines.
(1) Bulietins de la Société Royale de Botanique de Belgique, Séance du 18 juin 1871. t, X. p. 67-75.
CXIIT
2° VALLÉES; PARTIE MOYENNE. — Altitude, 250 à 500 pieds;
prairies humides et bois.
Les espèces qui fréquentent les coteaux boisés et les bords des
ruisseaux des montagnes composent cette faune. Colias Hyale et
Edusa, Lycæna Corydon et Agestis, Argynnis Adippe et Ino, Melanar-
gia Galathea m'ont paru ne pas sortir beaucoup des limites de cette
division. D'autres espèces, comme Papilio Podalirius, Apatura Iris,
Limenitis Sybilla et Populi, Argynnis Paphia et Aglaia, Satyrus Se-
mele, Pararge Mœra, Carterocephalus Palæmon commencent à parai-
tre dans cette zône, mais se reproduisent avec plus ou moins de fré-
quence dans celles qui suivent.
3° VALLÉES; PARTIE SUPÉRIEURE. — Altitude, 500 à 1000 pieds;
prairies marécageuses et bois.
Déjà dans cette zône apparaissent des formes des montagnes,
mélangées avec des espèces des vallées. Ærebia Medusa et Ligea y
paraissent assez communs, tandis que Papilio Podalirius, Apatura
Iris, Limenitis Populi, Argynnis Paphia et Aglaia, les Melitwa, Pa-
rarge Mœæra, Carterocephalus Palæmon restent avec la même fré-
quence, ou même deviennent plus communes que dans la seconde
zône.
4° MONTAGNES; RÉGION INFÉRIEURE. — Altitude, 1000 à 1500
pieds ; bois.
Les espèces Alpines deviennent plus communes. Erebia Medusa et
Ligea, assez communs dans la 3° zône, deviennent communs ou très-
communs dans celle-ci. Nous y avons trouvé un exemplaire de Pa-
læno,en même temps que Papilio Podalirius, Apatura Iris,ete. Pararge
Maæra est devenu bien moins commun que dans les zônes précédentes.
5° MONTAGNES ; RÉGION MOYENNE. — Altitude, 1000 à 1500
pieds ; bois et bruyères,
Dans cette zône, où finit la végétation arborescente, les espèces
Alpines constituent le fond de la faune. À part un ou deux ris, An-
tiopa, Paphia, Aglaia, ete. qui arrivent jusqu’à la limite des bois; à
part certaines espèces très communes partout en Belgique, nous
n’observons que les Colias Palæno, Argynnis Pales v. Arsilache
et des Erebia. Nous ne pouvons passer sous silence une remarque
qui montre que, même sur nos montagnes relativement si peu éle-
vées, l’altitude a une grande influence sur l’époque d’apparition des
espèces de lépidoptères. Le 16 juin Erebia Medusa était en pleine
éclosion dans la 4° zône, tandis que dans les Fagnes (5° zône) il com-
mençait seulement. Le 30 du même mois, il avait presque disparu
dans la 4° zône, tandis que dans les Fagnes nous en avons pris plu-
sieurs exemplaires assez bien conservés, Le 16 juin nous prîmes
CXIV
Colias Palæno près de Hestreux, tandis que dans les Fagnes nous
n’en avons pas vu un seul exemplaire.
6° MONTAGKES ; RÉGION SUPÉRIEURE. — Altitude, 2000 pieds;
landes marécageuses et fanges,
Cette zône est très pauvre en lépidoptères. Quelques exemplaires
d’Argynnis Selene, les Piérides les plus communes, Vanessa Urticæ,
Gonopteryx Rhamni et Cœnonympha Pamphilus composent presque
seuls la faune de cette région. A la vérité, nous y avons pris un
exemplaire de LycænaHylas Esp., mais, comme il est le seul que l’on
y ait pris jusqu’à présent, du moins à notre connaissance, nous ne
savons si nous devons y voir un accident ou une véritable station.
Une autre localité assez souvent visitée par uous, c’est la partie de
la Montagne-S'-Pierre qui s'étend depuis le village de Haccourt
jusqu’à Maestricht. Notre attention avait été attirée sur cette loca-
lité, qui, à cause de la nature particulière du sol, mérite d’être con-
sciencieusement explorée. Voici, des espèces que nous y avons trou-
vées, celles qui nous paraissent les plus caractéristiques.
Leucophasia Sinapis. — 1 ex. le 28 juillet; pré humide planté de
peupliers au pied de la montagne, à Loën (Lixhe); un autre, le
25 août, bord du canal de Liége à Maestricht, à Lixhe,
Lycæna Minima. — Assez commun, fin de mai, commencement de
juin, prairies au pied de la montagne près du château de Caster
(Petit-Lanaye).
Hesperia Comma. — Commun entre Haccourt et Grand-Lanaye ;
fin juillet au commencement de septembre.
Hesperia Actæon. — Commun entre Loën et Grand-Lanaye; juil-
let et août.
Syrichthus Saô. — 1 ex. très frais le 25 août. Aucun de ces lépi-
doptères n’a encore été rencontré sur la rive droite de la Meuse aux
environs de Visé, ni sur les bords de la Berwinne.
En fait de Hétérocères, nous nous bornerons à signaler Lophopteryx
Cuculla Esp., au bois de Kinkempois-lez-Liége, 2 ex., et plusieurs
chenilles. Luperina Virens 2 ex., le 25 août à la montagne S'-Pierre.
Plusieurs membres expriment le regret que les espèces indiquées
par MM. Donckier et Quaedvlieg ne soient pas présentées à la
société, surtout lorsqu'elles sont du nombre de celles dont la déter-
mination pourrait donner matière à contestation.
M. le D' Breyer prend la parole et dit que les auteurs du bon
petit travail qui vient d’être lu, paraissent avoir porté trop
exclusivement leur attention sur la question de l’altitude, qui n'est
pas la seule qui joue un rôle dans la distribution des espèces. Ils
CXV
auraient dû notamment insister sur le fait que les hauteurs dont ils
ont entrepris d'étudier les lépidoptères, sont couronnées par une
région de marécages et tourbières. Si elle eût présenté à son sommet
des rochers, des localités bien exposées au soleil, certaines espèces
eussent été trouvées par eux beaucoup plus haut; en pareil cas, par
exemple, Papilio Podalirius, avec son arbuste le Prunellier (Prunus
spinosa) pourrait s'élever à des hauteurs bien plus considérables.
Limenitis papuli également accompagnerait le Populus albu à une
altitude fort supérieure.
M. le D' Breyer donne lecture d’une note concernant diverses che-
nilles très communes et très nuisibles à l’agriculture, ainsi que les
procédés les plus pratiques pour arriver à s'opposer à leur multipli-
cation désastreuse.
M. Mélise demande la parole. Les règlements provinciaux relatifs
à l’échenillage, dit-il, sont basés sur une loi qui remonte au temps
de la République. Il n’est que trop vrai que, quoique rappelés admi-
nistrativement aux communes tous les ans, ils sont tombés en désué-
tude, ainsi que l’a dit M. Breyer. Dans la province de Brabant, l’ad-
ministration provinciale recommande un second échenillage en
novembre, mais sans être mieux écoutée que pour celui du prin-
temps. La Députation permanente s’est souvent préoccupée de cet
état de choses. L'un de ses membres, M. Veydt, a fait de cette ques-
tion l’objet d’un rapport, où il préconise surtout la protection des
oiseaux insectivores. Ce rapport a été transmis au Gouvernement,
qui, occupé de la préparation d’un Code rural, doit y comprendre
l’étude de cette question des chenilles.
M. Mélise croit que la Société entomologique, en s'inspirant des
vues et des conseils développés dans le travail de M. Breyer, pourrait
agir efficacement aussi près du Gouvernement pour amener une solu-
tion aussi rationnelle que possible de cette question.
M. Breyer demande que la Société veuille bien, avant tout, nom-
mer une commission qui examine sa note, afin que les conclusions,
après examen, puissent en être présentées au nom de la Société ento-
mologique.
L'assemblée compose cette commission de MM. Mélise, Bommer
et Weinmann, et la charge de lui présenter, dans sa prochaine
séance, un rapport sur le travail de M. Breyer.
M. le D' Breyer communique à la Société les résultats d’une chasse
aux lépidoptères faite à la fin d'avril et dans la première semaine de
septembre, à Yvoir (province de Namur) par notre coilègue,
M. L. Becker.
Les principales captures faites dans cette localité par notre collè-
gue sont : Cidaria salicata Hb. (représentée par un nombre d’exem-
plaires suffisant pour témoigner de la fréquence de l’espèce), Cida-
ANNALES SOC, ENTOM,. DE BELGIQUE, T. XV. n
CXVI
ria vespertaria Bkh. (espèce rare), Cidaria galiata Hb., Aspilates qil-
varia F., Abraxas adustata Schiff., Melitæa Dictynna Esp., et un
exemplaire d’Argynnis Dia, remarquable par sa très petite taille.
L'expérience d'isolement de chrysalides de Leucoma salicis, dans
le but d'obtenir avec certitude des pontes d’œufs non fécondés pour
constater des faits de parthénogénèse (voir le compte-rendu de la
séance du 6 juillet), a échoué. Les femelles écloses ont péri dans les
tubes, sans avoir pondu. Chez M. le D’ Breyer, où des tubes sembla-.
bles étaient mis aussi en expérience, il n’est éclos que des mâles.
M. Breyer fait voir un exemplaire de Polia flavicineta K., qu'il a
obtenu d’une chenille recueillie dans l’excursion d’Hastière. |
Il croit pouvoir affirmer avec certitude qu’une autre chenille,
recueillie dans la même localité par lui, était celle de Ptilophora plu-
migera Esp. Malheureusement il lui est arrivé un accident assez com-
mun dans l’élève des chenilles de Notodontides ; elle s’est noyée, en
descendant jusqu'à l’eau où baignaïent les tiges sur lesquelles elle
devait se chrysalider.
M. Weyers, au nom de M. Putzeys, fait la communication sui-
vante :
Jusqu'ici, l’Amara cursitans Zimm.: était considérée comme rare en
Belgique.
Quelques exemplaires seulement avaient été rencontrés par
MM. Miedel et de Borre dans les calcaires d’Aywaille et de Flémalle.
M. de Borre regardait cet insecte comme ayant une apparition très
tardive, vers le mois d'octobre. Cependant M. Miedel l'avait ren-
contré des le printemps, mais toujours en petit nombre.
Cette année, pendant le mois d’août, M. Miedel a trouvé des
Amara cursitans dans les collines entre Klémalle et Chokier, et ayant
remarqué que l’insecte se tient à la racine des plantes, il a fini par
en récolter plusieurs centaines. Parmi ces individus, j’ai remarqué
les trois formes qui ont été décrites par Zimmermann sous les noms
de cursitans, properans et fuscicornis.
M. le D' Fromont fait voir deux exemplaires de l’Ædilis montana
Serv., sur la capture desquels il donne les détails suivants : Étant
allé chasser à Calmpthout avec son fils, celui-ci prit une femelle de
ce Longicorne et la garda quelque temps piquée sur l’épaule de son
vêtement. Quelques jours après, ce jeune homme passant dans une
rue d'Anvers, aux environs du port, un mâle de la même espèce vint
s’abattre et se faire prendre sur son épaule, à la même place où la
femelle avait été attachée. Cependant cette espèce n’exhale aucune
odeur qui nous soit perceptible.
La séance est levée à 9 1/4 heures.
CXVII
Assemblée mensuelle du 2 novembre 1872,
PRÉSIDENCE DE M. J. B. CAPRONNIER.
Présents : MM. Breyer, Colbeau, Dufour, Fondu, Le Comte,
Mélise, Sauveur, Vanden Broeck, Weinmann, Weyers et Preudhomme
de -Borre, secrétaire.
MM. Fontaine, de Sélys-Longchamps et Thirot se sont excusés de
ne pouvoir assister à la séance.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de la séance précédente est approuvé.
Le président fait part à l’Assemblée de la perte douloureuse que
la Société et la science entomologique viennent de faire dans la per-
sonne de M. Constantin Wesmael, membre honoraire et président
honoraire de la Société, membre de l’Académie royale de Belgi-
que, ete., l’un des plus illustres hyménoptérologistes de l’époque,
dont la plupart des membres fondateurs de la Société s’honorent
d’avoir été les élèves. |
Beaucoup de nos collègues ont assisté à ses funérailles, le 28 oc-
tobre dernier, et M. Sauveur y a prononcé les paroles d’adieu sui-
vantes :
« Au nom du Conseil de surveillance du Musée royal d'histoire
naturelle, dont il était le président, — au nom de la Société Entomo- :
logique de Belgique, dont il était président honoraire, — au nom des
anciens élèves de l’Athénée de Bruxelles, dont il fut le professeur —
je viens déposer trois couronnes sur la tombe de Wesmael.
» C'était un homme de bien, poussant le sentiment du devoir jus-
qu’au rigorisme, l’amour de la science jusqu’au sacrifice.
» Des beaux jours ont été ceux qu’il à consacrés à l’instruction de
la jeunesse.
» Une grande peine a traversé sa vie : l'étude de l’histoire natu-
relle, à laquelle il s'était voué tout entier, qu'il considérait comme
indispensable au développement de l’intelligence, à la moralisation
et à l’élévation des idées, cessa, en 1850, de figurer au programme
des cours humanitaires.
» Ce fut une rude épreuve pour le philosophe naturaliste; il
n'était plus à l’âge où on lutte pour une idée; il désespéra presque
de l’avenir.
» Cependant, la graine qu’il avait semée dans sa longue carrière
professorale, avait germé et commençait à produire des fruits,
» La Société entomologique Belge fut fondée, et l'utilité de réta-
blir l’enseignement des sciences naturelles dans les classes humani-
taires fut proclamée par elle.
» C'était un premier pas.
CXNVIII
» Combien eût été grande la joie du vieillard, s’il avait vu, dans
ses derniers jours, se réaliser l’espoir qui renaissait en lui !
» Ses anciens élèves, ses anciens collègues poursuivront l’idée
parce qu’elle est vraie, et leurs efforts, désormais, seront d’autant
plus légitimes, qu’ils seront les exécuteurs testamentaires de la
pensée de Wesmael. »
M. le D’ Breyer exprime le désir que le portrait de feu Wesmael,
ainsi qu'une notice sur sa vie et ses travaux, paraisse dans nos
Annales, et l’assemblée adhère à ce vœu.
M. de Borre annonce qu'aussitôt qu'il aura terminé pour le Musée
d'histoire naturelle le travail d'inventaire de la collection d’Ichneu-
monides de Belgique, donnée à cet établissement par le savant ento-
mologiste dont nous déplorons la perte, il a toujours été d'intention
d’en présenter à la Société un extrait, indiquant tous les lieux de
captures des espèces rencontrées dans le pays, d’après les étiquettes
de cette collection et les renseignements épars dans les divers écrits
et manuscrits de Wesmael, qui ont été donnés aussi pa* lui au Musée.
Il fera précéder ce travail d’une introduction biographique répondant
au désir qui vient d’être émis.
Le président annonce ensuite que, dans sa séance de ce jour, le
conseil d'administration à reçu, en qualité de membre effectif, M. le
D' Gaston Moquin-Tandon, demeurant à Vienne (Autriche), pré-
senté par MM. Th, Le Comte et Preudhomme de Borre.
Correspondance.
M. Marcel Le Brun remercie pour sa nomination de membre
effectif.
M. R. Mac Lachlan indique trois erreurs qui se sont glissées dans
son Mémoire sur les Névroptères de l’Asie septentrionale et en de-
mande la rectification. L'Assemblée décide qu’un errata sera im-
primé à la fin du volume en publication.
M. Burmeister annonce l’envoi des publications du Musée public
de Buenos-Ayres.
M. G. Ulivi, à Borgo San Lorenzo (province de Florence), trans-
met le prospectus d’un nouveau journal : Le Api ialiane, consacré à
l'apiculture en Italie.
Le Bureau de logements et d'adresses de l'Exposition universelle
de Vienne en 1873, envoie une circulaire pour offrir ses services aux
visiteurs de cette exposition.
Le Secrétaire offre à la Société, de la part de M. Fologne, un
album destiné à recevoir la collection des portraits-cartes des
membres.
Des remerciements sont votés à M. Fologne.
Les portraits des membres suivants ont été reçus pour cette col-
sde M
CXIX
lection depuis notre dernière séance : MM. Bolivar, J. B. Capron-
nier, Morren, Plateau, Preudhomme de Borre, Staudinger, Thielens,
Boisduval, Stainton et de Pallandt,.
Ouvrages reçus pour la Bibliothèque.
1° Bulletino della Societa Entomologica Italiana. Anno 4°, trim. II.
Florence, 1872, 1 broch. in-8°.
(Échange avec nos Annales.)
2 Bulletin de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des
Beaux-Arts de Belgique. Année 1872. N°7 et 8. 2 broch. in-8° avec
3 planches. ;
(Echange avec nos Annales.)
3° Anales del Museo publico de Buenos-Ayres. T. IT. Fascic. 4.
Buenos-Ayres, 1872, 1 broch. in-4° avec 6 pl.
(Echange avec nos Annales.)
4 Petites Nouvelles entomologiques. N° 62 (15 octobre 1872) et 63
(1% novembre 1872).
(Don de M. Em. Deyrolle.)
5° Newman's Entomologist. N° 109. Octobre 1872, 1 br. in-8°.
6° The Zoologist : a monthly Journal of Natural History. Sér. IT.
N°85. Octobre 1872, 1 broch. in-8°.
(Dons de la Direction de ces deux Revues; échange avec nos Aunales.)
7° Mémoires de la Société Linnéenne du Nord de la France. T. II
(1868 à 1871). Amiens, 1872, 1 br. in-8° avec 1 pl.
8° Société Linnéenne du Nord de la France. Bulletin mensuel. N° 1
à 4 (juillet à octobre 1872), 4 broch. in-8°.
(Echange avec nos Annales.)
9° Bulletin scientifique, historique et littéraire du Département du
Nord et des pays voisins. N° 8. Août et septembre 1872. Lalle, 1872,
1 broch. in-8°.
(Echange avec nos Annales.\
10° Anales de la Sociedad Espanola de Historia natural. Tome IT.
Cah. 1. Madrid, 1872, 1 broch. in-8° avec 8 pl.
(Don de cette Société ; échange avec nos Annales.)
11° L'Abeille. Mémoires d'Entomologie, par M. $. À. DE MARSEUL.
T. VIT, p. 361 à 396. Nouvelles et Faits divers. N° 33, 1 br. in-12.
(Echange avec nos Annales.)
19 Créprix (FR.) — Primitiæ Monographiæ Rosarum. Matériaux
pour servir à :’Histoire des Roses. Fasc. T et IT; Gand, 1869 et 1872,
2 broch. in-8°.
13° Crépin (FR.), GRAVET (FR.) et DELOGNE (C.) — Catalogue de la
Flore de Belgique, comprenant les Phanérogames, les Cryptogames vas-
culaires, les Mousses et les Hépatiques. — Bruxelles, 1872, 1 br. in-8°.
(Dons de M. F. Crépin.)
14° The Entomologists Monthly Magazine. N° 102. Novembre 1872,
1 broch. in-8°.
Échange avec nos Annales.
Le]
CXX
15° CHAUDOIR (BARON M. DE). — Cbservations sur quelques genres
de Carabiques, avec la description d'espèces nouvelles. Moscou, 1872,
1 broch. in-8.
(Don de l'auteur.)
Des remerciements sont votés aux donateurs.
Rapports, lectures, communications.
M. Mélise donne lecture du rapport de la commission nommée
dans la séance précédente pour l’examen de la note de M. le Dr
Breyer, relative à l’échenillage. Ce rapport conclut à l’impression de
cette note à la suite du compte-rendu de la séance de ce jour, et à
l'envoi de quelques exemplaires au Ministre de l'Intérieur.
M. Colbeau demande qu’un exemplaire soit en outre adressé à
chacune des Députations permanentes du royaume.
M. Sauveur dit qu'il convient de laisser ce soin au gouvernement,
auquel la Société s’adressera directement.
La proposition de M. Colbeau n’est pas admise, et l’Assemblée
adopte simplement les conclusions du rapport.
M. Weyers, au nom de M. Putzeys, dépose le manuscrit d’un tra-
vail intitulé : Monographie des Calathides, accompagné d’une planche.
MM. Weyers et de Borre sont nommés commissaires pour faire rap-
port sur ce mémoire.
M. Weyers présente encore, de la part de M. de Sélys-Long-
champs, un travail intitulé : Révision des Psocides décrits par Rambur.
Sont désignés pour l’examiner : MM. Colbeau et de Borre.
M. Sauveur annonce qu'il est autorisé à offrir à la Société, pour
être publiés par elle, si elle le juge à propos, les rapports adressés |
par feu M. Wesmael en 1840, 1842, 1844 et 1846, au Département de
l'Intérieur, à la suite d’explorations faites en Ardenne, dans les
Dunes et sur les bords de la Meuse. Ces rapports inédits, qui repo-
saient dans les archives du Ministère, sont remplis de renseigne-
ments entomologiques du plus grand intérêt.
Le secrétaire en ayant donné lecture, l'assemblée en vote la publi-
cation dans le tome XV de nos Annales, dont l'impression tire à
sa fin. Cette décision a été prise nonobstant l'observation faite par
le président et les membres du conseil présents à la séance, que
l’état des finances ne permettait pas cette dépense.
M. Mélise fait voir un exemplaire © de la Strangalia revestita L.
{villica Fab.), pris par lui à Etterbeek, le 18 juin dernier.
M. de Borre montre un exemplaire Œ d’Odontœus mobilicornis F.
qu'il a pris à Bruxelles, contre un mur de la rue Bodenbroeck, le
9 octobre. Il remarque que des circonstances particulières auront
sans doute été favorables à.Ja multiplication de cette espèce, dont on
a signalé cette année plus de captures que d'ordinaire. Notre collè-
CXXI
gue, M. Fromont, en a pris à Anvers un certain nombre, comme il
l’a annoncé dans une séance précédente ; et le numéro des Petites
Nouvelles entomologiques du 1° novembre renferme une communica-
tion de M. Bellier de la Chavignerie, qui l’a aussi prise en grande
quantité auprès d'Évreux.
M. de Borre signale, parmi les espèces recueillies dans l’excursion
d’'Hastière par M. Sauveur : Campylus linearis L., Telephorus (Ancis-
tronychus) violaceus Payk. et Pachyta collaris L.
M. Mélise annonce que M. Thirot a pris le 15 août dernier, à Groe-
nendael, près de la station, un exemplaire de Lycæna Corydon.
M. Colbeau rappelle que MM. Sauveur et Fologne ont pris la même
espèce dans le même endroit il y a plusieurs années. Sa présence
paraît y être tout à fait accidentelle.
M. Capronnier dit qu'il a reçu, il y a quelques semaines, un envoi
de lépidoptères brésiliens qui lui à été adressé de Rio-Janeiro par
notre collègue M. Van Volxem, dont il a reçu une lettre lui donnant
de bonnes nouvelles de son voyage.
M. Weyers annonte qu'il vient de recevoir des nouvelles plus ré-
centes encore de nos collègues, par une autre lettre de M. Van
Volxem, datée de Botafogo, près Rio-Janeiro, le 1° octobre. I1 donne
lecture de cette lettre, remplie de détails extrêmement intéressants.
Cependant les chasses de nos collègues ne répondent pas encore
entièrement à leurs espérances, et la sécheresse du climat y con-
tribue beaucoup.
M. de Borre rappelle que Lacordaire, dans les détails qu'il a
donnés sur les mœurs des insectes coléoptères de l'Amérique méri-
dionale (Annales des Sciences naturelles. Kérie I, tomes XX et XXI),
a constaté qu'une différence considérable dans la richesse de la faune
résulte du commencement de la saison des pluies au Brésil, et
qu'avec cette saison on voit surgir brusquement tout un monde d’in-
sectes. Il n’est donc pas étonnant que nos collègues n’aient pas eu
des chasses aussi fructueuses qu'ils l’auraient désiré, jusqu’à l’époque
d’où datent leurs dernières lettres.
La séance est levée à 9 3/4 heures.
QUELQUES MOTS SUR L'ÉCHENILLAGE,
PAR M. Le D' BRrEvER.
Le Dictionnaire de l’Académie définit le mot écheniller : « Oter les
chenilles. » Cette définition est bien vague. — Aussi croit-on pouvoir
se contenter d'enlever les nids et cela aux périodes prescrites par
la loi.
Il est pourtant évident que la destruction des différentes espèces
CXXII
de chenilles exigera des méthodes et des saisons différentes pour
qu’on puisse espérer un résultat sérieux des corvées que l’agricul-
teur s'impose.
D'abord, il ne peut nullement être question de détruire toutes les
chenilles quelconques ; 1l s’agit de distinguer les espèces qui, par
leur nombre et par les plantes qu’elles attaquent, contrarient parti-
culièrement nos cultures agricoles, les arbres des jardins, de nos
parcs et de nos forêts.
Cette tâche se simplifie dans notre pays par deux causes :
1° Les chenilles qui attaquent les cultures de plantes basses sont
peu nombreuses — les destructions qu’elles occasionnent se limitent
à quelques feuilles, sans empêcher le développement intégral de la
plante (Chenilles des papillons blancs sur les choux.)
Si, par exception, des chenilles deviennent nuisibles et détruisent
une culture agricole, le mal se produit sur une étendue fort restreinte,
ne se répète et surtout ne s’aggrave point en se généralisant l’année
suivante (Destruction des plantations de betteraves par les chenilles
d’Agrotis segetum ou exclamationis.)
2 Les plantations de sapins sont d'introduction et non abori-
gènes; — pour cette cause, ces arbres jouissent provisoirement du
privilége d’être exempts de chenilles dont la voracité mettrait la
culture en danger.
Il est très-remarquable que le Bombyx Monacha vive chez nous
isolé sur le hêtre et le chêne sans occasionner le moindre dommage,
— qu’on ne le rencontre jamaisdans nos sapinières, tandis que, dans
le Nord de l’Europe, il a détruit des centaines de lieues carrées de
forêts de sapins.
Les mesures à prendre contre les dévastations des chenilles se
trouvent restreintes de cette manière aux espèces qui s’attaquent
aux arbres fruitiers des jardins et aux arbres d’ornementation des
parcs, des allées, des chaussées et des chemins vicinaux.
Ici la surveillance incombe à l'État d'autant plus directement qu’il
est propriétaire à l’ordinaire des plantations des grandes routes et
que ce sont justement ces arbres, les haïes et les broussailles qui se
trouvent le long de ces routes qui servent de repaires aux espèces
les plus voraces. J’indiquerai brièvement l’histoire naturelle des
espèces qui font des dommages réels et dont la destruction peut être
obtenue par des mesures simples et d'exécution peu onéreuse.
Porthesia Chrysorrhæa. (Cul doré.) Petit Bombyx blanc qui
éclot vers fin juillet-août et dépose vers cette période ses œufs cou-
verts de la laine anale de la mère, sur les feuilles et les tiges de
tous les arbres fruitiers et de presque tous les arbres indigènes à
feuillage caduc.
CXXHII
Ces pontes contiennent un nombre d'œufs très-considérable ; les
chenilles éclosent vers la fin d’août; elles vivent en société, rongent
les feuilles de l’arbre par leur surface externe ou interne et réunis-
sent dans ce but les feuilles terminales d’une branche à l’aide de fils
de soie. En automne, elles sont peu voraces, ne touchent point à
d’autres feuilles qu’à celles qu’elles ont successivement réunies pour
former leur abri : nid ou bourse de chenilles.
C’est au printemps qu’elles quittent cette demeure et se répandent
le long des branches et d’un arbre à l’autre; — elles mangent le
jeune feuillage dès que le bourgeon se développe, attaquent feuilles
et fleurs au point de réduire les arbres à l’état de balais.
Cette espèce peut se détruire dès le mois de septembre — mais
choisir ce temps serait une niaiserie économique. Le mal ne vaudrait
pas les peines, et dans les campagnes on a plus à faire en ce moment
que de s’occuper d’écheniller.
Quand l’hiver fait tomber le feuillage,les nids de cette espèce per-
sistent parce que les feuilles qu’ils comprennent dans leur construc-
tion ont été fixées à la branche par la toile qui constitue le nid.
Celui-ci devient par cela même excessivement apparent et se recon-
naît à cent pas de distance. — Si l’on choisissait les quatre mois
d'hiver pour les faire récolter par des pauvres ou par des enfants, si
l’on payait, par exemple, un franc le mille, on chargerait le budget
d’une grande commune d’une dépense de vingt à quarante francs,
mais on serait certain d’avoir fait une dépense utile et juste. — Le
seul point sur lequel 11 faudrait insister, serait celui de faire brûler
les nids en présence du garde-champêtre.
Comme résultat : ce Bombyx qui est aujourd’hui la peste de nos
campagnes serait devenu au bout de quelques années une rareté
relative.
Bombyx Neustria. Un joli papillon nocturne dépose ses œufs
en anneau autour d’une branche où ils passent l’hiver sans protec-
tion ni abri. Ces œufs n’éclosent qu’au printemps. Par cela même
cette espèce échappe complètement à l’échemillage légal. Les chenil-
les vivant en société dans leur premier âge, n’enveloppent les
jeunes bourgeons d’une toile qui les abrite pendant la nuit et le
mauvais temps de cette saison, que vers la fin d'Avril. — Quand les
feuilles du premier abri sont mangées, elles changent de nid et
comme les feuilles ont poussé pendant ce temps, leur deuxième ou
troisième demeure devient beaucoup plus spacieuse et ainsi plus
apparente. — Vers la fin de mai, les chenilles grandies commencent
à se disperser et sans toile, sans abri, vont à la recherche de leur
nourriture le long de toutes les branches de l’arbre et se répandent
facilement d’un arbre à l’autre. C’est surtout à cet âge qu’elles
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV. 1 0
CXXIV
deviennent nuisibles et les dommages qu’elles occasionnent sont
d'autant plus considérables qu’elles s’attaquent principalement aux
arbres fruitiers : pruniers, pommiers, poiriers. — Elles se ren-
contrent aussi sur l’orme et dans les haïes de prunelliers sauvages.
La destruction de cette espèce doit se faire avant la fin du mois de
mai, dès que la floraison des arbres fruitiers est terminée. — Avant
que le feuillage de l’arbre ait acquis toute son épaisseur, ces nids
sont fort visibles. Il s’agit seulement d’avertir les propriétaires des
jardins chaque année, au moment utile, et d'abandonner à leur
intérêt de propriétaires la destruction d’un ennemi qui devient nui-
sible principalement par l'ignorance de ses mœurs.
Cnethocampa Processionea. La Processionnaire ne s'attaque
jamais qu’aux chênes plantés en allées ou isolés; tout au plus les
rencontre-t-on sur les arbres de cette espèce qui forment lisière dans
nos bois. Les dommages qu’elle occasionne, sont de peu d'importance
pour la végétation, les chenilles parviennent plus rarement à dénuder
une partie considérable des branches et encore moins l’arbre entier,
— mais elles sont à craindre à cause de leurs poils qui occasionnent
des chatouillements fort pémibles et, s'ils sont en nombre, des érup-
tions aussi grandes, aussi profondes à la figure, au cou et aux mains
qu’une friction d'huile de croton en produirait sur les mêmes par-
ties. De plus, les poils de cette chenille ne sont pas seulement à
craindre pendant sa vie, mais longtemps encore après sa mort.
La Processionnaire est remarquable parce qu’elle construit un nid
social vers lequel les chenilles se retirent pendant le jour et duquel
elles sortent processionnellement vers le coucher du soleil. On les
voit alors à quatre ou cinq de front, marcher vers le haut de l’arbre,
les unes suivant les autres en rangs serrés, sans la moindre interrup-
tion, comme un régiment bien discipliné sortirait de la caserne. —
Arrivés vers les branches, chaque chef de file prend sa direction et la
ligne qui est derrière lui le suit peu à peu dans la même voie. Pour
retourner vers leur demeure, elles suivent le même ordre.
A l’intérieur de ce nid, les chenilles amassent leurs ordures, chan-
gent de peau et se chrysalident en dernier lieu. — Elles en sortent
papillons à peu près toutes le même jour, s’accouplent dans les deux
fois vingt-quatre ‘heures et se dispersent dans toutes les direc-
tions.
Les œufs sont pondus par stries oblongues qui dessinent d’avance
la marche aux jeunes chenilles.
Il est probable, que toutes jeunes, ces chenilles construisent déjà
des nids, mais ce n’est qu’à la deuxième ou troisième peau qu’elles
commencent le véritable grand nid dont je vais parler. Il se place
contre le tronc, rarement plus haut que grandeur d'homme, souvent
CXXV
à deux ou trois pieds et plus fréquemment encore presque contre
terre. Quoique du diamètre d’une assiette ordinaire et épais de trois
à quatre doigts, il serait encore difficile à distinguer pour celui qui
n’est ni jardinier, ni entomologue. Mais il y a un signe visible pour
tout le monde qu’un arbre est hanté par un nid de processionnaires :
c’est le grand nombre de fils de soie qui couvrent comme une toile
d’araignée une bande de l'écorce — l’espace entre le nid et la bran-
che.
C’est vers la fin du mois de mai qu'il faut détruire ces nids. On
choisira de préférence un jour de pluie, le milieu de la journée, on
arrachera le nid avec un crochet tenu sur une baguette ou avec une
de ces hachettes dont on se sert pour racler les pommes de terre et
on l’ensevelira tout de suite à un pied de profondeur sous le sol en
piétinant sur ce tombeau.
Liparis (Ochneria) Dispar. Cette espèce est plus désagréable
que nuisible à l’état de chenille. Elle dévaste les arbres de nos pro-
menades, parcs et boulevards; elle s'attaque surtout aux tilleuls,
aux ormes, aux peupliers, mais elle envahit aussi les arbres frui-
tiers. Les œufs se déposent contre les troncs et les grosses branches
et principalement dans les angles des cicatrices des grands arbres.
Ils sont couverts de soieanale de la mère et représentent une cocarde
bombée un peu soyeuse, couleur pain d'épices, fort visible à l’œil
d’un jardinier un peu exercé. Ces œufs éclosent au printemps et les
petites chenilles se dispersent tout de suite. Elles ne construisent
donc aucun nid commun et ne concentrent leur destruction sur .
aucune branche en particulier.
Le nombre qui en périt naturellement tout jeune est par cela même
assez grand ; mais, en revanche, celles qui survivent, acquièrent plus
de volume. — Arrivées à la longueur d’un doigt, on les voit, pendant
les mois de juillet et août, se reposant contre les troncs. Vers cette
période, elles commencent à faire leur chrysalide dans les fissures et
les cicatrices de l’écorce. Le papillon éclot quinze jours plus tard.
Si la chenille n’a pas été faite pour réjouir l’œil des promeneurs,
le papillon n’a pas été mieux partagé. Les femelles se tiennent pares-
seusement pendant que les mâles, à peine éclos, voltigent au
moindre rayon de soleil ; ils ne se reposent que pendant l'obscurité.
La destruction de cette espèce peut se faire facilement par la des-
truction de la femelle ; seulement cette méthode laissera échapper les
œufs qui auraient déjà été pondus.
Il sera très-aisé de faire brosser les troncs pendant l'hiver dans les
promenades infestées par ces chenilles. Les œufs tombés par terre
périront infailliblement dans cette saison.
Leucoma Salicis ne se rencontre que sur le peuplier et le
CXXYI
saule, et ne peut être nuisible que pour des allées nouvellement plan-
tées de jeunes peupliers. On en préviendrait la multiplication exces-
sive en faisant secouer ces arbres vers la fin de mai, car la destruc-
tion des œufs de cette espèce est impossible et la destruction du
papillon donnera plus de peine que le dommage qu’occasionne la
chenille ne vaut.
Telle est l’énumération des espèces contre lesquelles on a ordonné
anciennement l'obligation d’écheniller.
J'ai passé leg espèces du genre Hyponomeuta parce que leurs
dégâts pour les jardins et les plantations publiques sont fort mi-
nimes et, si elles s’aventurent sur les arbres fruitiers, la destruction
des nids de Neustria s’étendra naturellement aux leurs. Je n’ai
rien dit non plus des mesures à prendre contre les chenilles des
Géomètres du genre HHibernia ni contre celles du Cheimatobia Brumata,
plus nuisibles pour le feuillage des haïes que pour les arbres frui-
tiers. Comme les femelles dans toutes ces espèces sont aptères, on
avait imaginé d'empêcher leur ponte contre les branches par un
anneau de goudron qu’on formait à l’aide d’une brosse autour d’une
partie du trone. Mais les pontes de ces espèces s'effectuent en octo-
bre et novembre, quand ce goudronse trouveséché depuis longtemps,
et, en supposant même que l’anneau fût renouvelé en automne, ce
serait encore inutilement, car la femelle accouplée et levée en l'air
est transportée par le mâle vers les branches de l’arbre où elle
doit déposer sa ponte.
Je puis résumer ces observations en trois points :
1° Il est urgent de faire écheniller pendant l'hiver et de faire brû-
ler les nids de Chrysorrhæa.
2 Il est nécessaire d’avertir les paysans et les jardiniers fruitiers
à la fin d'avril, afin qu'ils recherchent les nids, qui deviendront
visibles dans la quinzaine après la floraison.
3° Les gardes-champêtres auront des instructions contre les Pro-
cessionnali es.
Je ne terminerai pas ces remarques sans une réflexion qui me
paraît se lier étroitement à la question de la destruction des che-
nilles nuisibles.
- Je ne sais si c’est en vertu d’un réglement ou en vertu d’une
simple tradition qu’on coupe les haïes le long de nos cliemins de fer
et le long des propriétés au mois de juin.
Si cette opération a sa raison en horticulture, je n’ai rien à dire ;
mais sielle doit servir à diminuer la vermine, comme on dit, elle
est tout au moins sans but et son utilité pourrait se comparer au
résultat qu’obtiendrait un homme qui, pour se garantir de la pluie,
tiendrait sa canne en l’air.
Les pousses que les ciseaux détachent, abattent évidemment un
CXXVII
certain nombre de chenilles, mais celles-ci se laissent tomber par
terre, soit au milieu de la haie, soit à côté et regagnent bien vite un
abri sûr. $i, au contraire, on laissait ces branches pousser jusqu’en
automne, elles serviraient, dans le courant de l’année, à attirer les
pontes de Chrysorrhœa de Neustria et de quelques autres espèces ;
faisant alors la coupe pendant l'hiver et se servant des branches
tombées pour faire le feu, on donnerait une utilité protectrice à la
coupe des haies.
Assemblée mensuelle du 7 décembre 1872.
PRÉSIDENCE DE M. J. B. CAPRONXIER.
Présents : MM. Andries, Breyer, Candèze, Colbeau, Dubois, Du-
‘four, Du Pré, Fologne, Fondu, Giron, Le Comte, Mélise, Morren,
Purves, Roelofs, Sandoz, Sauveur, de Sélys-Longchamps, Vanden
Broeck, Weinmann, Weyers et Preudhomme de Borre, secrétaire,
MM. Fontaine et de Thysebaert ont fait excuser leur absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
M. Capronnier, à propos de la note sur l’échenillage, publiée avec
le compte rendu de la séance précédente, dit qu’en contradiction
avec les faits cités par M. Breyer, il a élevé des chenilles de Pro-
cessionnea, dont le nid, au lieu d’éclore en une fois, a donné des éclo-
sions en partie la même année et en partie l’année suivante.
M. Breyer lui répond que le fait n’a rien d’extraordinaire, sur-
tout s’il s’agit d’une éclosion en captivité, et que, même à l’état
libre, des faits de ce genre pourraient quelquefois se produire aussi,
mais que, dans son travail, 1l était nécessaire pour lui de ne consi-
dérer les choses que telles qu’elles arrivent normalement et dans
l'immense majorité des cas.
Le procès-verbal de la séance précédente est ensuite adopté.
Le président annonce que le Conseil d'administration, dans sa
dernière séance, a admis au nombre des membres effectifs de la
Société : M. Alfred Giron, vice-président du tribunal de première
instance de Bruxelles, présenté par MM. Weyers et Breyer, et
M. Morton Allport, naturaliste, membre de plusieurs sociétés sa-
vantes, à Hobart-Town (Tasmanie), présenté par MM. Preudhomme
de Borre et Dubois.
Correspondance.
MM. Tosquinet et G. Moquin-Tandon remercient pour leur nomi-
nation de membres effectifs.
Les Sociétés Linnéenne de Londres, amine de Russie, de
CXXVII
Physique et d'Histoire naturelle de Genève, et des Naturalistes de
Riga accusent réception de nos Annales et nous annoncent l’envoi
de leurs publications.
M. Aug. Rouget, au nom de l’Académie des Sciences, Arts et
Belles-Lettres de Dijon, fait connaître que cette Académie est dis-
posée à entrer en relations d'échanges avec nous et qu’elle nous
enverrait les seize volumes de la Il° série de ses Mémoires contre
une collection de nos Annales. L’échange est accepté.
L'album des portraits des membres de la Société s’est accru des
suivants : MM. Bonaert, Chapuis, De Franquen, H. Deyrolle, Du-
treux, Gobert, Liagre, Mabille, Miedel, Simon, de Thysebaert,
Huyvenaar et de Saussure.
Ouvrages reçus pour la Bibliothèque :
1° The Transactions of the Linnean Society of London. Vol. XX VII,
part. IV; vol. XX VIII, part. I et II; vol. XXIX, part. I. Londres,
1871-72, 4 vol. in-4° avec 78 planches.
2° The Journal of the Linnean Society. Zoology. Vol. XI, n° 53
et 54. Botany. Vol. XIII, n°° 66 et 67. 4 broch. in-8° avec 1 pl.
3° Proceedings of the Linnean Society of London. Session 1871-72 ;
en feuilles.
4° Additions to the Library of the Linnean Society received from
June 17, 1870, to June 15, 1871; 1 broch. in-8°
b° List of the Linnean Society of London, 1871. 1 broch. in 8°.
(Dons de la Société Linnéenne de Londres; échange avec nos Annales.)
6° Annuario della Societa dei Naturalisti in Modena. Anno VI.
Modène, 1872, 1 vol. in-8° avec 5 pl. ;
(Échange avec nos Annales.)
7° Catalogue d'une précieuse collection de livres d'histoire natui elle et
spécialement d'entomologie ayant formé la bibliothèque de feu M. La-
cordaire, et dont la vente aura lieu le mardi 17 décembre 1872 et les
trois jours suivants, sous la direction de G. Mayolez, à Bruxelles.
(Don de M. G. Mayolez.)
8& Ross (Az. M.). — On the Fossil Remains of the Elephas ameri-
canus found near Millbrook, Ontario, and now in the writer's possession.
Toronto, 1872, 1 page in-4°.
(Don de l'auteur.)
9° Horæ Societatis Entomologicæ Rossicæ. T. VIII, n° 3, et t. IX,
n° 1. St-Pétersbourg, 1871-72, 2 broch. in-8° avec 2 pl.
(Échange avec nos Annales.)
10° Petites Nouvelles entomologiques. N° 64 (15 novembre 1872)
et 65 (1 décembre 1872).
(Don de M. E. Deyrolle.)
11° Mémoires de la Société de Physique et d'Histoire naturelle de
Genève. Tomes XV à XXI (chacun en 2 parties). — Genève 1859 à
1872, 14 volumes in-4e avec 190 planches. Table des Mémoires conte-
nus dans les tomes I à XX, L broch. in-4°,
(Don de cette Société ; échange avec nos Annales.)
CXXIX
12° Société Malacologique de Belgique. Procès-verbaux des séances du
4 août, du À septembre, du G octobre et du 3 novembre 1872. In-8°.
(Echange avec nos comptes-rendus).
13° Newman's Entomologist. N° 110. Novembre 1872; 1 broch. in-8°.
(Echange avec nos Annales.)
14° The Zoologist : a monthly Journal of Natural History. Sér. IT
n° 86. Novembre 1872, 1 broch., in-8°.
‘ (Échange avec nos Annales.)
15° Mittheilungen der Schweixerischen entomologischen Gesellschaft.
Vol. III. N° 10. Schaffhouse,1872, 1 broch. in-8°.
16° Catalog der Bibliothek der schweizerischen entomologischen Ge-
sellschaft. Août 1872, 1 broch. in-&°.
(Dons de la Société Entomologique Suisse ; échange avec nos Annales.)
17° Atti della Reale Accademia dei Lincei. Tome XX V. Sess. IV, V
et VI. Rome, 1872, 1 broch. in-4° avec 8 planches.
(Echange avec nos Annales.)
18° L’Abeille. Mémoires d'Entomologie, par M. S. A. DE MARsEUL.
Tome VIII, pages 397 à 490, titre et table. Nouvelles et Faits divers.
N° 34. 1 broch. in-12. |
(Échange àvec nos Annales.)
49° Dugors (ArpH.). — Les Lépidoptères de l'Europe, leurs chenilles
et leurs chrysalides, 51° livraison. Bruxelles, 1872, 1 broch. in-8° avec
3 planches.
(Don de l'auteur.)
20° Bulletin de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des
Beaux-Arts de Belgique. Année 1872. N° 9-10 ; 1 broch. in-8° avec
une pl.
(Échange avec nos Annales.)
21° The Entomologists Monthly Magazine. N° 103. Décembre 1872 ;
1 broch. in-8°. l
(Echange avec nos Annales.)
Des remerciements sont votés aux donateurs
Rapports, lectures, communications : !
M. Weyers lit un rapport sur la Monographie des Calathides, par
M. Putzeys, présentée dans la dernière séance. M. de Borre, second
commissaire, se rallie aux conclusions favorables de ce rapport, et
l’assemblée en vote l'impression dans nos Annales, avec une planche
noire.
M. Colbeau donne lecture de son rapport et de celui de M. de Borre
sur le travail de M. de Sélys-Longchamps : Révision des Psocides
décrits par Rambur. Conformément à leurs conclusions, l'impression
en est également votée.
M. Weyers lit un petit travail de M. Putzeys, intitulé : Deuxième
supplément à la Révision générale des Clivinides. L'impression de ce
travail dans les Annales est aussi votée.
CXXX
M. Weyers fait ensuite la communication suivante :
« Je viens d’être informé que notre collègue, M. Miedel, a pris dans
les inondations de la vallée de l’Amblève, le 1°" décembre :
1° Bembidium rufescens Dej.; plusieurs exemplaires.
28 _ monticulum St. ; cinq exemplaires.
3° Trechus obtusus Er.
Le 1° a déjà été rencontré à Bruxelles et à Hastieère, le 2° à Liége,
Bruxelles et Mons, et le 3° dans la vallée de l’Ourthe. à Diest, etc. »
M. de Borre montre à l’assemblée un certain nombre de grosses
fourmis algériennes, dont plusieurs encore en vie, qui viennent de
lui être remises par M. De Munter, ébéniste de cette viile. Elles ont
été extraites de cavités qui se trouvaient dans du bois de Thuya
d'Algérie (Callitris quadrivalvis), dont un morceau accompagnait
l’envoi offert au Musée d'histoire naturelle. Les ouvriers croyaient
que ces cavités étaient absolument closes de toutes parts, mais il n’a
pas été possible de contrôler cette assertion assurément erronée.
M. Weyers donne lecture de quelques considérations sur les diffi-
cultés que les entomologistes rencontrent très-souvent en Belgique à
faire expédier des insectes par la voie postale, alors que ce service
public, dans la plupart des pays étrangers, semble donner à ces
envois les plus grandes facilités.
Une longue discussion s’établit sur ce sujet, et l’assemblée conclut
à renvoyer l'examen de la question et les démarches qu'il y aura
sans doute lieu de faire, aux bons soins du Conseil d'administration.
Sur la proposition du président, il est décidé que l’assemblée
mensuelle de janvier 1873 aura lieu le deuxième samedi (11) au
lieu du premier samedi (4), cette date se trouvant un peu trop rap-
prochée de celle du Jour de lan.
La séance est levée à 9 heures.
4
CXXXI
Assemblée générale du 2G décembre 187%.
PRÉSIDENCE DE M. J. B. CAPRONNIER.
Présents : MM. Breyer, Colbeau, De Keyn, J. De Lafontaine,
Dupont, Fologne, Fondu, Fromont, Giron, Mélise, Plateau, Purves,
Roelofs, Rosart, Sauveur, de Sélys-Longchamps, Thirot, Vanden
Broeck, Weinmann, Weyers et Preudhomme de Borre, secrétaire.
MM. Andries, De Franquen et Quaedvlieg se sont fait excuser de
ne pouvoir assister à l’Assemblée.
La séance est ouverte à midi et demi.
Le procès-verbal de l’Assemblée générale du 24 septembre 1871
est approuvé.
M. Capronnier, président, donne lecture du rapport suivant :
MESSIEURS,
J’appelle d’abord toute votre attention sur l’accroissement d’im-
portance de notre Société au point de vue des publications scienti-
fiques et des échanges avec les diverses sociétés savantes du pays et
de l'étranger. L’année dernière nous comptions 50 sociétés corres-
pondantes et actuellement nous arrivons au nombre de 81.
Les principales de celles avec qui les relations se sont établies pen-
dant l’année sont : les Académies des Sciences de France, d'Autriche,
de Bavière, de Prusse, de Suède, de Bologne, de Palerme et de Rome,
la Société Linnéenne de Londres, la Société de Physique et d'Histoire
naturelle de Genève, etc., etc. Plusieurs nous ont fait parvenir des
séries très-considérables de leurs publications antérieures.
Le nombre des volumes et brochures composant la bibliothèque
s’est positivement doublé pendant l’année qui vient de s'écouler.
Il est évident que notre Société est devenue un centre où conver-
gent les travaux d’un grand nombre d'auteurs, ce qui prouve cer-
tainement tout le cas que les savants étrangers font de nos publica-
tions.
Votre Administration, Messieurs, n’a rien négligé pour donner à
notre XVr° volume toute l'importance exigée par la situation. Nous
avons également, dans l'exécution de la planche coloriée (que nous
méttons sous vos yeux) fait tous nos efforts pour que la partie artis-
tique soit digne de la partie scientifique et nous espérons prouver
qu'en Belgique nous avons aussi des artistes spéciaux qui peuvent
rivaliser avec les meilleurs de l'étranger. Effectivement, il faut abso-
lument, sous peine de déchoir, marcher dans la voie tracée par les
nécessités de la situation.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV. D
CXXXII
Mais, Messieurs, si nous sommes d’accord pour accepter le prin-
cipe de perfectionnement, il est essentiel que nous nous assurions des
ressources suffisantes pour faire face à toutes les exigences d’une
bonne et volumineuse publication. Dans l’état actuel des choses, il
n'en est pas ainsi.
Il devient donc indispensable de nous assurer par de nouvelles
mesures des revenus assez importants pour parer à toutes les éven-
tualités.
Nous allons avoir l’honneur, Messieurs, de vous présenter quel-
ques propositions pour arriver à balancer notre budget. Nous dési-
rons avant tout ne pas augmenter la cotisation annuelle. Il serait
superflu d’en exposer ici tous les motifs. Il suffira de dire que nous
voulons conserver d’abord tous nos membres et laisser l’accès facile
aux jeunes gens qui désireraient se perfectionner dans l'étude de
l’entomologie.
Nos propositions sont de différentes natures. Nous comptons ma-
jorer le prix de nos Annales et par conséquent augmenter notre re-
venu. Nous comptons également sur l’appui du Gouvernement, qui
déjà est venu si efficacement à notre aide.
Mais, Messieurs, n'oublions pas que dans toutes circonstances, il
est préférable de compter sur soi-même, et dans ce cas il sera peut-
être nécessaire de faire un appel à l'initiative privée de nos socié-
taires. Quoiqu'il en soit, je n'hésite pas à invoquer leur patriotisme.
Je dis : patriotisme, parce que notre existence est essentielle, pour ne
pas laisser en Belgique un vide dans une partie importante de l’his-
toire naturelle. Et, je le répète, notre situation actuelle prouve
évidemment que nous tenons une place honorable dans la grande
société du monde savant.
Notre volume XV renferme des travaux de MM. de Chaudoir, de
Sélys-Longchamps, Mac Lachlan, Boisduval, Plateau et Wesmael.
Remercions MM. de Sélys-Longchamps et MacLachlan, à la géné-
rosité de qui nous devons les deux planches qui accompagnent leur
travail. Espérons que cet exemple trouvera des imitateurs, ce qui
facilitera singulièrement nos publications.
Les comptes-rendus de nos séances mensuelles ont aussi pris une
grande extension. C’est à MM. Oberthur, Van Beneden, Sauveur,
de Sélys-Longchamps, Putzeys, Preudhomme de Borre, Chevro-
lat, Roelofs, Breyer, Plateau, Weyers, Weinmann etc. que nous
devons les divers articles principaux. Ces travaux, par leur actualité
et leur importance, témoignent particulièrementde la vitalité de la
Société.
Nous comptons actuellement 110 membres effectifs, dont 46 étran-
gers et 64 régnicoles, puis 11 membres honoraires et 23 correspon-
dants.
CXXXIUI
Nous avons reçu cette année 22 membres effectifs, et, en décomp-
tant les pertes par décès et démissions, nous constatons une augmen-
tation de 12 sociétaires.
La prospérité de la Société dépend surtout de l’accroissement de
ses membres. Tout est là. — Aussi, Messieurs, faisons tous nos
efforts dans ce but; que la propagande soit faite sur une grande
échelle. A cette occasion j'aurais un vœu à émettre, ce serait que la
Société voulüt bien modifier son règlement en donnant à chacun
de nous le droit d'amener avec lui une ou plusieurs personnes
étrangères, aux réunions du mercredi. Ce serait, entr’autres, un des
moyens d'étendre le goût de l’entomologie en convertissant à notre
cause de simples amateurs.
La Commission des collections continue son travail. — Faisant
suite aux travaux de MM. Putzeys, de Sélys et Weinmann,
MM. Breyer et Sauveur ont achevé les Noctuélides, les Géométrides
et les Chrysomélines.
Tout dans nos rapports avec le Musée d’ Histoire naturelle prouve
la bonne entente qui existe entre nous et cette Administration. Nous
n'avons qu'à nous féliciter des preuves de sympathie que nous rece-
vons de la Direction.
Au moment de déposer les fonctions de la Présidence, je dois re-
mercier mes honorables collègues de l’Administration de leur exac-
titude et du zèlequ’ils n’ont cessé d’apporter dans l’accomplissement
de leurs fonctions.
Quant à moi, Messieurs, veuillez croire à ma gratitude pour l’in-
dulgence que vous avez bien voulu me montrer. Je ne sais si j'ai tou-
jours rempli convenablement la mission, toujours délicate, dont vous
m'avez honoré; mais j'ai la conviction d’avoir toujours agi con-
sciencieusement dans l'intérêt de la Société. (Applaudissements.)
Aucun des membres de la Commission de vérification des comptes
n'étant présent à la séance, le secrétaire fait voir à l’Assemblée
l’approbation écrite donnée par cette commission sur lesdits
comptes.
Le président et le secrétaire prennent successivement la parole
pour exposer la situation financière de la Société.
Par suite de l’accroissement des proportions du volume qui va
paraître, les comptes de l’exercice courant, après paiement de toutes
les dépenses s’y rapportant, se clôtureront par un déficit de
1,970 francs environ.
Le secrétaire expose que, dans l’état actuel des ressources et des
charges de la Société, celles-ci dépassent, pour l’année normale, les
premières de 300 francs environ.
\
CXXXIV %
Il importe donc à la fois d’équilibrer le budget normal, et de com-
bler le déficit actuel.
Les comptes sont approuvés par l’Assemblée.
Le secrétaire lit ensuite un projet de budget, comprenant diverses
propositions destinées à faire face aux nécessités de la situation.
Une longue discussion s'engage à laquelle prennent part la plu-
part des membres présents.
L'Assemblée s'occupe d’abord du chiffre de la cotisation des
membres pour l’année sociale 1873. Cinq propositions sont faites
(12 francs, par le Conseil, 24, par M. Colbeau, 20, par M. De Lafon-
taine, 16, par M. Sauveur, 14, par M. de Sélys-Longchamps). Il est
procédé au vote en commençant par le chiffre le plus élevé. Le chiffre
de 24 francs est rejeté par 19 voix contre 3, ainsi que celui de
20 francs. Celui de 16 francs est adopté par 14 voix contre 8.
Le Conseil propose de fixer le prix du volume, pour la vente, à
20 francs. M. Sauveur demande que ce prix soit abaissé à 16 francs,
prix égal à la cotisation, et M. De Lafontaine, à 18 francs. Le chiffre
de 20 francs est rejeté par 12 voix contre 10, celui de 18 francs est
adopté par 13 voix contre 9.
L'Assemblée décide, à l'unanimité, que le prix de dix-huit francs
sera établi dès à présent pour le tome XV, qui paraîtra sous peu de
jours.
Elle approuve la décision prise par le Conseil d'administration de
supprimer la bonification de 33 1/5 pour cent accordée aux libraires,
et de se charger lui-même de la vente des volumes.
Elle approuve aussi celle de mettre tous les frais résultant des tirés
à part à la charge des auteurs qui en ont demandé.
Afin de permettre au trésorier de faire face au déficit actuel, l’As-
semblée autorise le Conseil d'administration à préparer le projet
d’un emprunt, de mille francs au maximum, à souscrire volontaire-
ment entre les membres de la Société, et elle déclare déléguer à l’as-
semblée mensuelle le pouvoir d’approuver ce projet. |
En conséquence de ces résolutions, le budget de l'exercice 1873 se
trouve fixé, en recettes, à la somme de frs 4698,80 ; en dépenses, à
celle de frs 5680,41. Déficit : frs 981,61, à couvrir par l’emprunt.
L'ordre du jour appelle la nomination du président de Ia Société
pour les années 1873 et 1874, en remplacement de M. J. B. Capron-
nier, non rééligible.
Vingt-et-un membres prennent part au vote, et M. le D' Candèze
est élu président par 19 voix. (Applaudissements.)
M. de Sélys-Longchamps propose de voter les remerciements de
la Société à M. Capronnier, pour le zèle et le dévouement qu'il a
apportés dans les fonctions qu’il vient de résigner. Les applaudisse-
ments répondent à cette proposition.
D 5
* CXXXV
MM. Fologne, Van Volxem et Weinmann sont ensuite réélus mem-
bres du Conseil d'administration.
MM. A. De Lafontaine et Peteau sont réélus membres de la Com-
mission de vérification des comptes, et M. Sauveur leur est adjoint
en remplacement de M. Andries, lequel a décliné un nouveau
mandat.
MM. Breyer, Fologne, Van Volxem; Weinmann et Weyers sont
réélus membres de la Commission des collections.
L'Assemblée s'occupe enfin du choix de la localité où se fera
l’excursion annuelle prochaine. Les localités proposées sont :
Bouillon, le Hertogenwald, Chimay, les environs de Mons, et les
Dunes entre Nieuport et la frontière de France. Treize voix donnent
la préférence à cette dernière localité.
La séance est levée à 3 heures.
LISTE DES MEMBRES
de la
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE.
26 DÉCEMBRE 1872.
Les noms précédés d'un astérisque (*) sont ceux des Membres fondateurs.
Membres effectifs.
MM.
ABEILLE DE PERRIN (Elzéar), membre de la Société entomologique de
France, rue Grignan, 7, à Marseille. — Coléoptères d'Europe.
ALLARD (E.), membre de la Société entomologique de France, rue Paradis-
Poissonnière, 1, à Paris. — Coléoptères d'Europe.
AzLLporT (Morton), membre des Sociétés Zoologique et Linnéenne de
Londres, à Hobart-Town (Tasmanie).— Entomologie générale,
*ANDRIES (Joseph-Francçois- Auguste), rentier, chaussée de Haecht, 56, à
St-Josse-ten-Noode, lez-Bruxelles. — Lépidoptères.
Becker (Léon), artiste peintre, rue Godecharles, 28, à Ixelles. — Lépido-
ptères.
BecquemonT, membre de la Société entomologique de France, avenue de
Neuilly, 89, près Paris. — Coléoptères et Lépidoptères d'Europe.
BezLier de la CHAviGNERIE, membre de la Société archéologique d'Eure-
et-Loire, des Sociétés entomologiques de Berlin, de Stettin et de
France, etc., rue St-Louis, 26, à Evreux (Eure). — Lépidoptères
d'Europe.
Beccynor (Rév. P. A.), Professeur au Collège de la Paix, à Namur,
associé de l'Académie royale de Belgique, et membre de diverses
sociétés savantes. — Entomologie générale.
Biscaorr-ExinGer (André), négociant, à Bâle, (Suisse). — Coléoptères.
Bozivar (Ignacio), Secrétaire-adjoint de la Société Espagnole d'histoire
naturelle, Hita, 4, à Madrid. — Lépidoptères.
Bomwer (J.E.), Secrétaire général de la société royale de Botanique de
Belgique; conservateur du Jardin botanique de l'Etat; membre de
diverses sociétés savantes, rue de la Chancellerie, 18, à Bruxelles. —
Entomologie générale, Lépidopteères.
CXXXVII
BonagrT (Raoul), Étudiant, rue de la Réunion, 5, à Mons. — Coléoptères.
Bonvoucorr (V'° Henri de), membre des Sociétés entomologiques de
France, Londres, Berlin, Stettin, Vienne, Lyon et Suisse, rue de
l'Université 15, à Paris. — Coléoptères.
BorcaGrave D'ALTENA (C'° Léon de), au château de Wodémont, près
Visé, province de Liége. — Lépidoptères.
Bourpon (Jules), docteur en sciences naturelles, place Saint-Pierre, 21, à
Liége. — Coléoptères.
*Breyer (Albert), docteur en médecine, etc., boulevard de Waterloo, 76,
à Bruxelles. — Lépidoptères et Coléoptères.
Brusina (Spiridion), chef de section au Musée d'histoire naturelle, à Agram
(Croatie). — Entomologie générale.
Canpèze (E.), docteur en médecine, membre de la Société entomologique de
France, membre de l'Académie royale de Belgique, etc.,à Glain, lez-
Liége. — Entomologie générale, Coléoptères (Élatérides, Lamellicornes
et Longicornes).
CAPRONNIER (A.), architecte, rue Rogier, 246, Schaerbeek. — Coléoptères.
CAPRONNIER (J.-B.), artiste-peintre, membre de la Société entomologique
de France; rue Rogier, 246, à Schaerbeek. — Entomologie générale,
Lépidoptères de Belgique et exotiques.
Cuapuis (F.), docteur en médecine, membre de l'Académie royale de Bel-
gique, etc., Place des Récollets, à Verviers. — Entomologie générale.
CHarLier (Eugène), docteur en médecine, médecin chirurgien du bureau
de bienfaisance de Liége, membre de plusieurs Sociétés savantes, Fau-
bourg St-Gilles, 19, à Liége. — Entomologie générale, Lépidoptères,
Coléoptères. 4
CHaupoir (Baron Maximilien de), gentilhomme de la chambre de S. M.
l'empereur de toutes les Russies, membre de plusieurs Sociétés savantes
nationales et étrangères, en Volhynie (Russie). — Coléoptères (Ca-
rabiques).
CagvroLar (Auguste), membre de la Société entomologique de France; rue
Fontaine-Saint-Georges, 25. — Coléoptères.
CLavareau (Camille), notaire, à Waret-la-Chaussée, province de Namur.
— Lépidoptères de Belgique.
‘Cozseau (Jules), naturaliste, membre de la Société entomologique de
France, de la Société malacologique de Belgique et de plusieurs
autres Sociétés savantes, chaussée de Wavre, 178, à Ixelles,
lez-Bruxelles. — Coléoptères en général, Orthoptères, Hémiptères,
Névroptères et Lépidoptères de Belgique.
CourEaux (Hippolyte), rue des Paroissiens, 17, Bruxelles. — Entomologie
générale. — Lépidoptères.
Cravex (Alfred),oflicier au service de l'Angleterre, à Bombay (Hindous-
tan), ou chez M. Ern. Vandenbroeck, rue Terre-Neuve, 124, à
Bruxelles. — Entomologie générale, Crustacés.
CXXXVIIT
Crépin (Francois), conservateur au Musée royal d'histoire naturelle, mem-
bre correspondant de l'Académie royale de Belgique, rue du Com-
merce, 16, à Bruxelles. — Entomologie générale.
Crorcx (G. R.), sous-bibliothécaire à l'Université de Cambridge (Angle-
terre). — Coléoptères d'Europe.
DE FRanQuEx (Charles), à Huy. — Lépidoptères d'Europe.
Dexeyn (Eugène), négociant, rue aux Choux, 15, à Bruxelles. —
Lépidoptères.
DE LAFoNTAINE (Alfred), rue Joseph IT, 39, à Bruxelles. — Aptères.
“De LaronTaine (Jules), conservateur des collections de l'Université, à
Gand. — Coléoptères, Lépidoptères, Hyménoptères et Diptères.
DELAMaAIN (Henri), membre de la Société entomologique de France,
Jarnac (département de la Charente). Lépidoptères d'Europe.
“DemouziN (Gaspard), membre de la commission administrative du Musée
de Mons, membre de la Société entomologique de France, rue de
Nimy, 46, à Mons. — Hyménoptères et Diptères.
DEpuiseT, naturaliste, membre de la Société entomologique de Sd
rue des Saints-Pères, 17, à Paris. — Entom. gén., Lépidoptères.
Dessrocers Des LoGes (J.) membre de la Société entomologique de
France, à Gannat (Départ. de l'Allier). — Coléoptères européens ;
Curculionides européens et exotiques.
Deyrocce (Emile), naturaliste, membre de la Société entomologique de
France, rue de la Monnaie, 19, à Paris. — Entomologie générale.
_
gs"
Devrozze (Henri), naturaliste, membre de la Société entomologique de
France, Faubourg St-Honoré, 191, à Paris. — Coléoptères, Lépido-
ptères exotiques.
Devyrozce (Théophile), peintre naturaliste, rue de la Monnaie, 19, à Paris.
— Lépidoptères.
Doncxier-HuarrT (Ch.), rentier, à Liége, rue du Paradis, 81. — Lépi-
doptères.
Dusois (Alphonse), D' en sciences naturelles, conservateur au Musée
royal d'histoire naturelle à Bruxelles. — Entomologie générale, Lépi-
doptères.
Durour (Arthur), joaillier, rue de la Madeleine, 7, à Bruxelles. —
Lépidoptères.
Duroxr (E.), directeur du Musée royal d'histoire naturelle, membre de
l'Académie royale de Belgique et de plusieurs autres sociétés savantes ;
au Musée d'histoire naturelle à Bruxelles. — Entomologie générale.
Du PRÉ (Gaston), étudiant en médecine, chaussée St-Pierre, 99, à
Etterbeek. — Coléoptères.
Durreux (Aug.), ancien receveur général du grand-duché de Luxembourg,
officier de l'ordre de la Couronne de Chène, membre des Sociétés ento-
mologiques de France et de Stettin, et de l'Institut royal grand-
ducal de Luxembourg, à Kokelschener, Grand-Duché. — Lépido-
ptères européens et Lépidoptères exotiques diurnes.
CXXXIX
Emicx (Gustave d'), secrétaire adjoint au Ministere royal Hongrois du
commerce, chevalier de plusieurs ordres et membre de plusieurs
sociétés savantes, à Pesth (Hongrie). — Coléoptères.
"FocoGxe (Egide), architecte, membre de la Société malacologique de Bel-
gique, au Palais du Roi à Bruxelles. — Lépidoptères d'Europe.
"Fonpu (Nicolas), sous-contrôleur des accises, rue des Chapeliers, 6, à
Bruxelles. — Lépidoptères.
FonTaixe (César), membre de la Société malacologique de Belgique, à Pa-
pignies, canton de Lessines (Hainaut). — Lépidoptères et Colcoptères.
Fromoxr (Louis), médecin principal de 1 classe, à l'Hôpital militaire
d'Anvers, rue Longue d’Argile, 168, à Anvers. — Insectes de
Belgique.
Giznicki (Henri), naturaliste, rue de la Monnaie, 19, à Paris.— Coléoptères.
Giron (Alfred), vice-président du tribunal de première instance de
Bruxelles, rue Goffart, 12, à Ixelles. — Lépidoptères.
GogerT (D') fils, à Mont-de-Marsan, département des Landes (France).
— Coléoptères.
Grenier (A.-D.), membre de la Société entomologique de France, rue de
Vaugirard, 63, à Paris. — Coléoptères de France.
“Huzix (Jules), propriétaire, rue du Gouvernement, 16, à Gand. — Co-
léoptères.
JaAnsoN (E.), bibliothécaire de la Société entomologique de Londres,
Museum street, 28, à Londres. — ŒEntomol. génér., Coléoptères
(spécialement les Elatérides).
JEkEL (Henri), naturaliste, membre de la Société entomologique de France;
cabinet entomologique, rue Letort, 2, (18° arrond.) à Paris. — Coléo-
ptères européens et exotiques. (Curculionides).
LacerpA (Antonio de), à Bahia, Brésil. — Coléoptères.
Larrinua y Azcona (Angel de), Calle San Roque, 3, à Madrid. — Coléo-
ptères.
Le Brux (Marcel), membre de la Société entomologique de France, rue
Grand Cloitre St-Pierre, 28, à Troyes (Dép. de l'Aube). — Coléo-
ptères.
LecomTe (Théophile), membre de la Société malacologique de Belgique et
de plusieurs autres sociétés savantes, à Lessines.— Entomologie géné-
rale, Lépidoptères.
Leraierry (Lucien), membre de la Société entomologique de France, rue
Blanche à St-Maurice, lez-Lille. — Coléoptères et Hémiptères.
Lriacre (Charles), médecin de bataillon au régiment des Carabiniers, rue
d'Egmont, 46, à Malines. — Entomologie générale, Lépidoptères.
Mamizee (Paul), professeur, membre de la Société entomologique de France,
place de la Halle aux Veaux, 5, à Paris. — Lépidoptères.
Mac LacaLan (Robert), F. L. S. Limes Grove, North-Lewisham, $. E.
London, — Névroptères.
ANNALES DE LA S0C. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV. q
CXL
Maxës (Ad.), cupitaine d'infanterie, membre de la Société entomologique
de France, à Ajaccio (Corse). — Coléoptères.
Mazarrepo (Carlos de), élève de l’École des Ingénieurs-forestiers, Calle
San Roque, 3, à Madrid. — Entomologie générale.
Mérnuse (Louis), employé au Gouvernement provincial, rue du Prési-
dent, 24, à Ixelles. — Coléoptères de Belgique.
MrepeL (Joseph), rue Lairesse, 72, à Longdoz-Liége. — Coléopteres.
Micneaux (Jules), peintre naturaliste, membre de la Société entomologique
de France, rue de Seine, 47, à Paris. — Entomologie générale.
Mxiszecx (Comte de), membre de la Société entomologique de France, rue
Balzac, 22, à Paris. — Coléoptères.
Moquix-Tanpox (Gaston), docteur en sciences, quai Franz-Josef, 35, à
Vienne (Autriche). — Formicides.
Morrex (Edouard), professeur de botanique à l'Université de Liége,
membre de l'Académie royale de Belgique et de plusieurs Sociétés
savantes. Quai de la Boverie, 1, à Liége. — Entomologie générale.
’Mors (Louis), ingénieur civil, membre de la Société entomologique de
France, rue de St-Pétersbourg, 23, à Paris. — Coléoptères et Lépi-
doptères.
MourLox (Michel), docteur-agrégé à li faculté des sciences de l'Université
de Bruxelles, conservateur au Musée royal d'histoire naturelle, rue
Montoyer, 6, à Bruxelles. — Entomologie générale.
Oserraü fils, imprimeur, faubourg de Paris, 20, à Rennes, ( Départe-
ment d'Ile-et-Vilaine, France.) — Lépidopteres.
PesraLozzi-HirzeLz (Salomon), Pelikanstrasse, 31, à Zurich (Suisse). —-
Lépidoptères.
“Pereau (Antoine), rue Royale, 173, à St-Josse-ten-Noode.—Lépidoptères,
PicHereau (Auguste), à Fresnay-sur-Sarthe, département de la Sarthe
(France). — Coléoptères de France.
PLaTeau (Félix), docteur en sciences naturelles et en sciences zoologiqnes,
professeur de zoologie à l'Université de Gand, membre correspondant
de l'Académie royale de Belgique, place du Casino, 15, à Gand. —
Eniomologie générale; anatomie et physiologie; Crustacés; Myria-
podes.
Preupaomme DE Borne (Alfred), membre de plusieurs Sociétés savantes,
secrétaire et conservateur au Musée royal d'histoire naturelle à Bru-
xelles, — Entomologie générale ; géographie entomologique ; Coléo-
ptères, spécialement les Hétéromèeres et les Hydrocanthares.
Proosr (Alphonse), étudiant, rue des Roses, 76, Faubourg de Laeken,
Bruxelles. — Entomologie générale, Lépidoptères.
Puzs (Jacques), membre des Sociétés entomologiques de France, de Ber-
lin, etc., pharmacien, place de la Calandre, 6, à Gand. — Diptères,
Hyménoptères.
Purves (J. C.), propriétaire, rue du Président, 3, à Ixelles. — TEntomo-
logie générale.
‘à
CXLI
Purzeys (J.), secrétaire général au Ministère de la Justice, membre de
plusieurs Sociétés savantes, rue de Naples, 35, à Ixelles. — Coléo-
ptères (Carabiques).
QuarpvuEeG (Louis) fils, propriétaire à Visé (Liége). — Lépidoptères
Prop pidop
européens et exotiques.
"RoLors (W.), artiste-peintre, chaussée de Haecht, 218, à Schaerbeek.
. — Coléoptères, (Curculionides).
Rosarr (Adrien), rentier, rue d'Idalie, 33, à Ixelles. — Lépidoptères
d'Europe.
Ross (Alex. Milton), M. D., membre de diverses sociétés savantes, à To-
ronto (Canada). —-Entomologie générale, Lépidoptères.
SaNDOZ (Virgile), artiste-graveur, rue d’Assaut, 19, à Bruxelles. — Lépi-
doptères de Belgique.
‘Sauveur (Jules), rue de la Loi, 212, à Bruxelles. — Faune entomolo-
gique de Belgique.
SCHUsTER (Ad.), Herrngasse, à Cobourg, (Saxe-Cobourg).— Lépidoptères.
"SÉécys-LonGcæamps (Baron Edmond de), sénateur, membre de l'Académie
royale de Belgique et de plusieurs autres Académies et Sociétés
savantes, à Liése, boulevard de la Sauvenière, 34. — Névroptères
(principalement Odonates indigènes) et Lépidoptères d'Europe.
SHARP (David), membre de plusieurs sociétés savantes, à Thoruhill (Dum-
frieshire, Écosse). — Coléoptères.
Simon (Eugène), D' en médecine, membre de la Société entomologique
de France, rue Cassette, 24, à Paris. — Entom. gén., Arachnides.
STAUDINGER (D Otto), Diana-Bad, à Dresde (Saxe). — Lépidoptères
d'Europe.
"Tenxsrepr (Aug.), rue de Tirlemont, 173, à Louvain. — Coléoptères,
Staphylinides.
Trees (Armand), doct. en sciences natur., membre de diverses Sociétés
savantes, rue de Namur, 10, à Tirlemont. — Entomologie générale.
Tæror (Edouard), chef de bureau à l'administration communale de Schaer-
beek, rue de Laeken, 42, à Jette St-Pierre (Brabant). — Lépido-
ptères.
‘Taysesagrr (Baron Charles de), propriétaire, rue de Berlaimont, 26, à
Bruxelles. — Lépidoptères.
Tosquinet (Jules), médecin de régiment au 2° de ligne, rue Église
St-Anne, 6, à Bruges. — Hyménoptères.
Tournier (Henri), membre de la Société entomologique de France, à
Genève. — Coléoptères.
Van Bemmez (Charles), étudiant, rue Saint-Lazare, 25, à St-Josse-ten-
Noode. -- Entomologie générale.
Van BENEDEN (Edouard), docteur en sciences naturelles, membre de
l'Acad. royale de Belgique, professeur de zoologie et d'anatomie
comparée à l’Université de Liége. — Entomologie générale, biologie,
embryogénie, Crustacés et Annélides.
CXLN
VANDENBROEK (E.), rue Terre-neuve, 124, à Bruxelles. — Entomolo-
gie générale, Arachnides, Myriapodes, Crustacés.
Van Vorxem (Camille), membre de la Société malacologique de Belgique
et de plusieurs autres sociétés savantes, boulevard du Régent, 32, à
Bruxelles. — Entomologie générale. Coléoptères (Lamellicornes,
Longicornes) et Hémiptères.
WEINMANN (Rodolphe), chimiste, chaussée de Mons, 334, à Cureghem-lez-
Bruxelles. — Lépidoptères d'Europe, Lycénides européens et exo-
tiques. |
Weyers (Joseph-Léopold), membre des Sociétés entomologiques de France,
de Suisse, de Stettin, de la Société malacologique de Belgique, ete.
rue du Persil, 3, à Bruxelles. — Coléoptères (Buprestides).
NEembres honoraires.
MM.
Boispuvar, docteur en médecine, membre des Sociétés botanique de
France, entomologique de France, impériale et centrale d'horticulture
de Paris, etc., rue des Fossés-Saint-Jacques, 22, à Paris.
Doaex (E.-A.), président de la Société entomologique de Stettin, etc., à
Stettin (Prusse).
Farmmaire (Léon), membre des Sociétés entomologiques de France, de
Stettin et de Berlin, d'histoire naturelle de Maine-et-Loire «et de
Savoie, zoologique et botanique de Vienne et royale d'Édimbourg,
licencié en droit, chef de bureau à l'administration de l'assistance
publique, rue Guy-de-Labrosse, 13, à Paris.
Hacex (Herman-Auguste), Docteur ; à l'Université de Cambridge. État de
Massachusetts (États-Unis de l'Amérique du Nord).
KRaarz (G.), président de la Société entomologique de Berlin, docteur en
philosophie, etc., Zimmerstrasse, 94, à Berlin.
Le Coxre (John-L.), docteur en médecine, à Philadelphie (Pensylvanie,
États-Unis). — Coléoptères de l'Amérique du Nord.
Mizrière (Pierre), membre de la Société entomologique de France, Villa
des Phalènes. à Cannes (Alpes marit.). — Lépidoptères.
Mursaxr (Étienne), président de la Société Linnéenne de Lyon. — Coléo-
ptères, Hémiptères.
SNELLEN VAN VOLLENHOVEN (Samuel-Constant), docteur en droit,
membre de l'Académie royale des sciences, président de la Société
entomologique néerlandaise, conservateur au Muséum royal d'his-
toire naturelle à Leyde; Leyde, Breedstraat, 276.
Srarnron, membre de la Société entomologique de Londres, etc., Mounts-
field Lewisham, near London.
Sräc (Carl.), à Stockholm (Suède). — Entomologie générale, hémiptères.
CXLIHI
Membres correspondants.
MM.
CHarLiEer (Alexandre), lieutenant de la marine marchande.
FRAuENFELD (chevalier G. de), conservateur au Musée impérial zoologique
.-de Vienne, secrétaire de la société Zoologique-Botanique de Vienne,
membre de diverses sociétés savantes; Weyringergasse, 8, à Vienne.
Goganz, docteur, professeur à Klagenfurt (Carinthie).
Huyvenaar, docteur en médecine, rue Duquesnoy, 5, à Bruxelles.
KawaLL, pasteur, à Poussen (Courlande, Russie), — Entomologie géné-
rale, Hyménoptères.
Kôpren, employé au ministère, à Saint-Pétersbourg, membre de la
Société entomologique de Russie.
LALLEMANT (Charles), pharmacien, à Meudon, près Paris. — Coléoptères
du Nord de la France et d'Algérie.
Lancia De BroLo (marquis Frédéric), secrétaire de l’Académie royale
Palermitaine, à Palerme.
Lucrantr, Ile Maurice.
Lyon-Barner, vice-consul de France à Surinam (Guyane néerlandaise).
Marior (Jean-Romain-Pierre), docteur en médecine, à Cantagallo (Brésil).
MarseuL (Abbé S. A. de), membre de diverses sociétés savantes, boulevard
Pereire, 271 (Porte Maillot), Ternes, à Paris.
OsTEN-SackeN (baron Charles), membre du corps diplomatique de Russie,
etc., à Washington (Etats-Unis).
PackarD (D'A.S.), Salem, Massachusetts (États-Unis de l’'Amér. du Nord).
PaLLANDT (baron Henri de), Parkstraat, 115,, à La Haye.
Perez Arcas (Laureano), professeur de zoologie à l'Université, membre
de l'Académie royale des sciences, Calle de las Huertas, 14, à Madrid.
Pripson (Thomas-Lambe), docteur en sciences naturelles, à Paris.
SaussurE (Henri de), membre de diverses sociétés savantes, Cité, 24, à
Genève.
Scunner (Samuel) à Boston, Massachusetts (États-Unis de l'Amérique du
Nord). — Lépidoptères et Névropteres.
Socsky (Simon de), secrétaire de la Société entomologique de Russie, à
St-Pétersbourg.
Viora (Miguel-Navarro), avocat, à Buenos-Ayres.
WaLkEr (François), Esq. F. L.S. Elm Hall, Wanstead N.E., à Londres.
Warren, consul de Belgique, à Boston, États-Unis de l'Amérique du Nord.
CXLIV
Membres décédés.
HerkLors (J. A.), membre de l’Académie royale des sciences, conserva-
teur au Musée d'histoire naturelle, à Leide. (membre correspondant.)
KereLs (Georges Jean), ingénieur civil, à St-Josse-ten-Noode. (membre
effectif).
WEsMAEL (C.), membre de l'Académie royale de Belgique, etc, à St-Josse-
ten-Noode, (membre honoraire et président honoraire de la Société).
me
Organisation administrative
POUR L'ANNÉE SOCIALE 1871-1872.
RSA LE —
Conseil d’administration.
MM. CaPronnier, président.
Van VoLxem, vice-président.
PreuDHOMME DE Borne, secrétaire el bibliothécaire.
FoLocne, érésorier.
WEINMANN.
WEYERS.
VANDEN BROECK, secrélaire-adjoint.
Commission de vérification des comptes.
MM. A. De LA FoNTAINE.
PRTEAU.
ANDRIES.
LISTE
DES BIBLIOTHÈQUES QUI, EN BELGIQUE, REÇOIVENT LES ANNALES
DE LA SOCIÉTÉ.
1. Anvers. — Bibliothèque de la ville.
2. Arlon. — » »
3. Ath. — » »
4. Audenarde. = » »
5. Bruges. — » »
6. Bruxelles. — » royale.
FA » — » du Sénat.
8. » — » de la Chambre des Représentants.
9. » _ » du Ministère de l'Intérieur.
10. » — > du Musée royal d'histoire naturelle.
at: » _ » de l'Université libre.
42. Charleroi. — » dela ville.
43. Courtrai. — » »
44. Gand. — » de l'Université.
15. Liége. — » »
16. Lierre. — » de l'École normale de l'État.
47. Louvain. — » de la ville.
18. » —— » de l'Université catholique.
49. Malines. — » de la ville.
20. Mons. — » »
21. Namur. — » »
22. Nivelles. — v de l'École normale de l'État.
23. Ostende. — » de la ville,
24. Tournay. — » »
25. Verviers. — » »
26. Ypres. == » »
LISTE
DES ACADÉMIES, SOCIÉTÉS SAVANTES, REVUES PÉRIODIQUES, EC.
AVEC LESQUELLES LA SOCIËTÉ ENTOMOLOGIQUE ÉCHANGE SES PUBLICATIONS.
(26 DÉCEMBRE 1872.)
Belgique.
4. Bruxelles. — Académie royale des Sciences, des Lettres et des
Beaux-arts.
2. » — Société royale de Botanique de Belgique.
3. » — Société Malacologique.
4, » — Fédération des Sociétés d'Horticulture de Belgique.
5. Gembloux. — Institut agricole de l'État.
6. Liége. — Société royale des Sciences.
7. Mons, — » des Sciences, des Lettres et des Arts du Hainaut.
Allemagne.
8. Berlin, — Kôünigliche Preussische Akademie der Wissenschaften.
9. » — Entomologischer Verein.
10, » — Bericht über die wissenschaftlichen Leistungen im Ge-
biete der Entomologie. (partie entomologique de
Wiegmann’s Archiv für Naturgeschichte, directeur
M. le professeur Troschel.)
11. Bonn. — Naturhistorischer Verein der Preussischen Rheinlande
und Westphalens.
12. Brème. — Naturwissenschaftlicher Verein.
13. Carlsruhe. — » »
14. Colmar. — Société d'Histoire naturelle,
ANNALES DE LA S0C. ENT. DE BELGIQUE, T. XV. à
CXLVIII
15. Dresde. — Nunquam otiosus. — Zoologische Mittheilungen, par
L.-W. Schaufuss.
16. Kônigsberg. — Kôünigliche physikalische-œkonomische Gesellschaft.
17. Munich. — Kôünigliche Bayerische Akademie der Wissenschaften.
18. » -— Coleopterologische Hefte; direct. le baron von Harold.
19. Stettin. — Entomologischer Verein.
20. Wiesbaden. — Verein für Naturkunde im Herzogthum Nassau.
Angleterre.
21. Londres, — Entomological Society.
22. » — Zoological Society.
23. » Linnean Society.
24. » — Newman's Entomologist. An illustrated journal of Bri-
tish Entomology ; rédacteur : M. E. Newman.
2: » — The Zoologist. A monthly journal of Natural History ;
rédacteur : M. E. Newman.
26. » — The Entomologists Monthly Magazine; rédacteurs :
MM. Mac Lachlan, Stainton, etc.
Autriche.
27. Brünn. — Naturforschender Verein.
28. Graz, — Naturwissenschaftlicher Verein für Steiermark.
29. Presbourg. — Verein für Natur- und Heïlkunde.
30, Vienne. — Kaiserliche Akademie der Wissenschaften.
31. » — Kaiserliche-Kônigliche Zoologische Botanische Gesell-
schaft. :
D » — Verein zur Verbreitung Wissenschaftlicher Kenntnisse.
Danemark.
33. Copenhague. — Kongelige Danske Videnskabernes Selskab. (So-
ciété royale danoise des sciences).
Espagne.
34, Madrid. — Real Academia de Ciencias.
39. » _— Sociedad Española de Historia natural.
France.
86. Amiens, — Société Linnéenne du Nord de la France.
37. Bordeaux, — » »
38. Caen. — » » de Normandie.
39. Cherbourg. — » des Sciences naturelles.
40. Dijon. — Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres.
CXLIX
41. Lille. — Société des Sciences, de l'Agriculture et des Arts.
42. » — Bulletin scientifique, historique et littéraire du Départe-
ment du Nord et des pays voisins ; direct. : MM. Des-
planques et Gosselet.
43. Lyon. — Société Linnéenne.
44. » — » d'Agriculture, Sciences et Arts utiles.
45. Paris. — Académie des Sciences de l'Institut de France.
46. » — Société Entomologique de France.
47. » — L’Abeille, Journal d'entomologie ; direct. : M. S.-A. de
Marseul.
48. » — Petites Nouvelles entomologiques; direct. : M. E. Dey-
rolle.
49. Rennes. — Société des Sciences physiques et naturelles du Départe-
ment d'Ile et Vilaine.
50. Rouen. — » des Amis des Sciences naturelles.
Italie.
51. Bologne. — Accademia delle Scienze.
59.
. Florence. — Societa Entomologica Italiana.
. Gênes. — Museo civico di Storia naturali ; direct : M. le marquis
Doria.
. Milan. — Societa Italiana di Scienze naturali.
5. Modène, — » dei Naturalisti.
. Palerme. — Reale Accademia Palermitana delle Ssienze e Lettere.
. Rome, — » » dei Lincei.
Luxembourg.
. Luxembourg. — Institut Royal Grand-Ducal.
Pays-Bas.
La Haye. — Nederlandsche Entomologische Vereeniging.
Russie.
. Helsingfors. — Société des Sciences de Finlande.
. Moscou. — » Impériale des Naturalistes.
. Odessa. — » des Naturalistes de la Nouvelle Russie.
. Riga. — Naturforscher- Verein.
. Saint-Pétersbourg. — Académie impériale des Sciences.
» — Société Entomologique de Russie.
CL
66.
67.
68.
69.
70.
al
72.
73.
74.
75.
76.
77.
78.
40
80.
81.
Suëde et Norwége.
Christiania. — Université.
Lund. — »
Stockholm. — Académie royale Suédoise des Sciences.
Suisse.
Genève. — Société de Physique et d'Histoire naturelle.
Lausanne. — » Vaudoise des Sciences naturelles.
Schaffhouse. — Schweizerische Entomologische Gesellschaft.
États-Unis.
Boston. — American Academy of Arts and Sciences.
» — Society of Natural History.
Philadelphie. — American Entomological Society.
Portland (Maine). — Society of Natural History.
Salem (Massachusetts). — Essex Institute.
» — Peabody Academy of Sciences.
San Francisco. — Californian Academy of Sciences.
Washington. — Smithsonian Institution.
» — Department of Agriculture.
Amérique méridionale,
Buenos-Ayres, — Museo publico; direct. : M. le D° H. Burmeister.
CATALOGUE
DE LA
BIBLIOTHÈQUE DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE
DE BELGIQUE.
DIVISION I.
Entomologie générale; Entomologie appliquée;
Ouvrages traitant d’Insectes de plusieurs ordres,
ou d’Articulés de plusieurs classes,
FASCICULE I.
N°:
de l'Invent,
général.
AHRENS et GERMAR. — Fauna Insectorum Europæ. — Halle, 1812
et suiv. FasciculesT à XIIT ; 13 fascicin-18 de planches
et feuilles détachées. 479
Allard (E.) — Notice nécrologique sur Gabriel de Baran. (Ann.
Soc. Ent. France, 1864). 48
Auvor. — Note sur les règles de la nomenclature entomologique.
(Ib. 1859). »
— De la nomenclature entomologique. (Ib. ib.). »
ANDRé (A.) — Notice nécrologique sur D. José Arias Teijeiro.
(Ib. 1868). »
Assuuss (E. Ph.) — Verzeichniss einiger Insekten, in denen ich
Gordiaceen antraf. (Wien. Ent. Monatschr. Il). 92
AupiNET-SERVILLE. — Note sur les insectes composant sa collection.
(Ann. Soc. Ent. France, 1844).
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV. I
2
Von BAER (K. E.). — Ueber Beobachtungen der schädlichen In-
secten und über die Mittel gegen dieselben. (Hor. Soc.
Ent. Ross. I.).
BALBIANI. — De l'influence de la chaleur sur le développement em-
bryonnaire des Insectes et des Arachnides. (Ann. Soc.
Ent. France, 1865).
-— Sur la maladie des Vers-à-soie. (Ib. 1867.)
Bar — Lettres sur l’Entomologie de Cayenne. (Ib 1864).
DE BARAN (G.) — Sur un nouveau mode d’arrangement scienti-
fique des boîtes des collections. (Ib. 1859)
— Notice nécrologique sur Charles Delarouzée. (Ib. 1861).
BARLET. — Mededeeling omtrent de kweëking van Bombyx Jama-
Mayu in beïjeren (ex allemand.) (Tijdschr. v. Entom.
| sér. II, IV).
Becker (L.) — Insectes observés en Campine, pendant le mois
d'août 1860. (Ann. Soc. Ent. Belg. V).
Bellier de la Chavignerie, — Remarques sur le résultat
de chasses entomologiques, principalement en Lépido-
ptères, faites en Sicile, (Ann. Soc. Ent. France, 1859).
— Lettresur l'entomologiedesenvirons de Palerme([b.1ib.).
— Observations sur la faune entomologique de la Sicile.
(Ib. 1860).
— Lettre sur des chasses entomologiques en Corse. (Ib. ib.).
— Lettre sur ses chasses entomologiques en Corse.
(Ib. 1861).
— Lettre surses chasses entomologiques en Corse et dans
l'ile de Sardaigne (Ib. 1862).
— Sur ses chasses entomologiques en Corse. (Ib. ib.).
— Sur un voyage entomologique dans l'ile de Corse.
(Ib. 1863).
_ Sur ses chasses entomologiques dans l'ile de Corse
(Ib. 1864).
Bellier de la Chavignerie, Reicue (L.), BRisouT DE BARNE-
VILLE (L.), Sicxorer, de Sélys-Longchamps,
Hagen, Sichel et Bicor. — Observations sur la
faune entomologique de la Sicile, — Paris, 4860, in-8°.
Bertoloni (Gius.) — Delle malattie e dei danni che soffre
l'Albero del Pero nella provincia Bolognese. — Bologne,
1860, 4 broch. in-4°.
— Erba spagna. Relazione intorno alla cagione, che impedi
il solito e sollecito ripullulare delle mediche dopo la
prima falciatura della secunda meta di aprile di
quest'anno 1862. — Bologne, 1862, 1 broch. in &.
26
61
67
BLANCHARD (E.) — Recherches entomologiques faites en Sicile et en
Calabre. (Ann. Soc. Ent. France, 1844).
Boisduval. — Notice sur M. le comte Dejean. (Ib. 1845).
de Bonvouloir (vicomte H.) — Catalogue de la Bibliothèque
de la Société Entomologique de France, 1832-1866.
(Ib. 1867).
Bouillon (J.-B.) — Observations sur des accouplements d’es-
pèces différentes. (Ann. Soc. Ent. Belg. IT).
Bourdon (J.) — Rapport sur le Mémoire envoyé en réponse à la
troisième question du concours: On demande un
traité d'entomologie horticole, etc. — Gand, 1860,
1 br. in-8°.
DE BRÈME (MARQUIS) — Discours d'installation de la Société Ento-
mologique de France à l'Hôtel de Ville de Paris. (Ann.
Soc. Ent. France, 1844).
DE BRETTON (BARON.) — Lettre sur l'introduction en Europe de
l'élevage des Vers à soie du Chêne. (Ib. 1867).
Breyer (A.) — Des espèces monomorphes et de la parthénogé-
nese chez les Insectes. (Ann. Soc. Ent. Belg. VI).
— Examen et critique de la thèse de M. Plateau sur la
Parthénogénèse. (Ib. XII).
— De la Parthénogénèse chez Polistes gallica et de la Pœdo-
génèse des Strepsiptères, d’après M. de Siebold
(Ib. XIII).
Capronnier (J.-B.)-—- Notice sur une excursion aux Pyrénées
Orientales, exécutée en juillet 1865. (Ib. IX).
CHARAULT. — Sur les parasites de la Liparis dispar. (Ann. Soc.
Ent. France, 1869).
CHAVANNES. — Réflexions sur la nature originelle de la maladie des
Vers-à: Soie du Mürier., (Ib. 1867).
— Ueber die Krankheit des Seidenspinners und die
Erziehung einer gesunden Brut desselben, übertragen.
von M. WaAnHnSCHAFFE. (Berl. Ent. Zeitschr. V).
CHEVALIER (A.). — Sur l'emploi de l'alcool camphré pour détruire
les insectes qui attaquent les plantations. (Ann. Soc.
Ent. France, 1868).
CLaupon (A.). — Sur l'emploi de l'essence d'amandes amères pour
la conservation des insectes. (Ib. 1867).
CLaupon (A.) et PÉLISSIER. — Remarques sur l’action d'une solution
alcoolique de noix vomique sur les insectes. ([b. 1868).
CoquerEL (Cx.) — Note sur quelques insectes de Madagascar et de
Bourbon. (Ib. 1859).
O1
48
79
48
49
48
4
CorRET. — Renseignements sur diverses questions d’entomologie
appliquée. (Ib. 1867).
DESMAREST (Euc.) — Résumé des travaux de la Société Entomolo-
gique de France, depuis l'année 1833 jusqu'à l'an-
née 1843. (Ib. 1844).
= Résumé des travaux de la Société Entomologique de
France, pendant l'année 1844. (Ib. 1845).
— Considérations sur les règles de la nomenclature ento-
mologique. (Ib. 1859).
— Note nécrologique sur J. N.B. G. Levrat. (Ib. 1860).
— Notice nécrologique sur Barthélemy Milhau. (Ib. 1867).
Notice sur la vie et les travaux entomologiques
d'Alexandre Lefebvre. (Ib. 1868).
Deyrolle (Ach.) — Sur l'emploi du caoutchouc pour préserver
de l'humidité les cartons à insectes. (Ib. 1863).
Deyrolle (E.) — Sur un nouvel appareil servant à détruire les
Thrips, les Pucerons et en général tous les insectes qui
vivent à l'extérieur des plantes. (Ib. 1866).
— Sur les chasses de M. Théoph. Deyrolle dans les Alpes
Pontiques. (Ib, 1869).
Deyrolle (H.) — Notice nécrologique sur Alfred Mouflet.
(Ib. 1866).
— Notice nécrologique sur Ludovic Riom. (Ib. 1869).
Dohrn (C.-A.) — Note relative aux règles de la nomenclature
entomologique. (Ib. 1859).
Doué. — Observations sur les règles de l1 nomenclature entomolo-
gique. ([b. 1b.).
Doumerc. — Note sur les règles de la nomenclature entomologique.
(Ib. 1b.).
Dugevour. — Discours prononcé aux funérailles de M. L. Dufour,
le 20 avril 1865. (Ib. 1865).
Dubois (Alph.) — Traité d'Entomologie horticole, agricole et
forestière. — Gand, 1865, 1 vol. in-8°.
Durour (Léon). — Sur l'Epeira sericea et le Pompilus croceicornis,
avec quelques considérations sur leur habitat géogra-
phique. (Ann. Soc. Ent. France, 1861).
— Lettre à la Société Entomologique de France, au sujet
de sa nomination à la Présidence honoraire. ([b. 1b.),
— De la direction à donner aux études entomologiques.
(Ib. 1864).
DunnixG (J.-W.). — Notes on a Collection of [nsects sent by
M. Ansell from South-West Africa. (Trans. Ent. Soc.
London, 1870).
Earox (A.-E.). — Remarks upon the Homologies of the Ovipositor.
(Ib. 1868).
Fairmaire (L.) — Note sur les règles dela nomenclature ento-
mologique. (Ann. Soc. Ent. France, 1859).
— Observations sur la question des règles de la nomencla-
ture entomologique. (1b. 1b.).
_ Note sur les galles de Chine. (Ib. 1860).
— Notice nécrologique sur Ch. Coquerel. (Ib. 1868.)
FazLou (J.) — Une semaine à Zermatt (Valais). (Ib. 1864.)
— Lettre sur l'excursion de la Société entomologique dans
l'Ardèche, en juin 1869. (Ib. 1869.)
Fauvez (A.) — Sur les Insectes et Crustacés faisant partie de l'exhi-
bition des produits naturels de la Nouvelle-Calédonie à
l'Exposition internationale du Havre. (Ib. 1868.)
Fernic. — Sur divers insectes recueillis en Alsace. (Ib. 1b.)
Fiscuer (C.), PrüTzNER et STEIN. — Excursion des entomologischen
Vereins nach dem Brieselanger Forste am 12 Juni.
(Berl. Ent. Zeit. VIIT.)
Fologne (E.), Mors (L.) et Weyers (J.-L.) — Rapport
sur les excursions entomologiques faites dans la Cam-
pine anversoise. (Ann. Soc. Ent. Belg. V.)
Fologne (E.), Sauveur (J.), Colbeau (J.) et Peteau (A.)
— Compte-rendu d'une excursion entomologique faite
aux environs de Dinant et de Rochefort, au mois de
juillet 1860. (Ib. 1b.)
ve Fourcroy (A.-F.) — Entomologia parisiensis, sive Catalogus
Jnsectorum quæ in Agro Parisiensi reperiuntur. —
Paris, 1785, 1 vol. in-18.
von FRAUENFELD (cuEvALIER G.) — Das Insectenleben zur See. —
Vienne, 1867, in-&, (Zool. Misc. XI.)
—— Ueber einige heuer hâufiger aufgetretene [nsekten. —
Vienne, 1867, in-8°. (Ib. XIT.)
— Verschiedene Metamorphosen. — Vienne, 1867, in-8°.
(Ib. XIV.)
— Ablage von Heuschrecken und Cicadeneies. — Vienne,
1869, in-&. (Ib. XVI.)
— Weitere Mittheilang über den Baumwollschädling
Egyptens, nach einem Bericht des Herrn Ivanovich in
Cairo. — Vienne, 1868, 1 br. in-8°.
— Ueber einige Pflanzenverwüster des Jahres 1869. —
Vienne, 1869, 1 br. in-8°.
Frursen (G.) — Das Insektenleben Süd-Afrikws, eine biologische
Scizze. (Berl. Ent. Zeit. XI.)
49
396
49
6
FumouzE — Sur la cantharidine provenant de diverses espèces d’in-
sectes. (Ann. Soc. Ent. France, 1869.) Ù
GASSELIN DE BomparT. — Emploi du coaltar pour la conservation des
collections. (Ib. 1865.)
GÉHIN. — Sur les poudres insecticides. (Ib. 1859.)
GENERALI (G.) — Sui mutamenti di colore che avvengono nel sangue
di alcuni Insetti, quando l’umore sanguigno e esposto
all aria atmosferica. (Ann. Soc. Nat. Modena, I.)
GERBER (A.) — Sur l'acide phénique employé comme moyen de con-
servation des collections entomologiques. (Ann. Soc.
Ent. France, 1865.)
DE GERNET (C.) — Remarques entomologiques sur la dernière expo-
sition organisée par la Société Impériale Économique.
(en russe.) (Hor. Soc. Ent. Ross. I.)
GERVAIS (P.) — Sur des larves expulsées par un malade. (Ann. Soc.
Ent. France, 1862.)
— Allocution prononcée sur la tombe de P.-A,-A. Doué.
(Ib. 1869.)
GERVAIS D'ALDIN. — Sur le silicate de potasse, employé au lieu de
la gomme arabique, pour coller les petits insectes. (Ib.
1862.)
GiRARD (M.) — Sur une particularité qui suit l'action toxique de la
benzine chez certains insectes. (Ib. 1859.)
— Sur l’action de la benzine. (Ib. ib.)
— Sur la géographie entomologique. (Ib. ib.)
_ Sur l'influence ficheuse exercée par le mauvais temps
sur les abeilles. (Ib. 1860.)
—— Sur les sécrétions musquées chez les Insectes. (Ib. ib.)
_— Sur la rigidité musculaire résultant de l'action toxique
dc la benzine. (Ib. 1b.)
— Analyse d'un travail sur l'appareil alaire chez les In-
sectes, et particulièrement chez les Phryganides. (Ib. ib.)
— Sécrétions de matière musquée chez les Insectes. (Ib.
1861.)
— Recherches sur la chaleur animale des Articulés.
(Ib. 1b.)
—— Note sur l'emploi de divers liquides et en particulier du
sulfure de carbone pour la conservation des collections
entomologiques. (Ib. 1b.)
— Note relative aux mœurs des Abeilles, (Ib. ib.)
— Note sur diverses expériences relatives à la fonction des
ailes chez les Insectes. ([b. 1862.)
—- Réponse aux objections de M. le D' Schaum, à propos
48
492
48
PARUS PR ne
des expériences sur la chaleur propre des animaux
articulés. (Ib. 1b.)
Note sur les larves d'insectes employées comme amorces
pour la pèche. (Ib. 1b.)
Recherches sur la chaleur animale des Articulés. (Ib.
1b. et 1863.)
Sur une visite à la Magnanerie expérimentale du Jardin
d’Acclimatation. (Ib. 1863.)
Note sur une curieuse adhérence de masses polliniques
d'Orchidées aux pièces céphaliques de divers Insectes
mellivores. (Ib. 1864.)
Sur la nécessité des croisements dans l'éducation des
Insectes en captivité. (Ib. 1855.)
Sur les organes sonores de divers insectes. (Ib. ib.)
Sur l'emploi des poulaillers roulants pour combattre les
ravages des larves des Hannetons. (Ib. 1866.)
Discours prononcé le 9 janvier en prenant les fonctions
de Président de la Société entomologique de France
pour l’année 1867, suivi de Notes et renseignements,
et de la Table des travaux d'Entomologie appliquée
publiés par les membres de cette Société depuis sa fon-
dation. (Ib. 1867.)
Notes sur la sériciculture. (Ib. 1b.)
Quelques observations sur la collection entomologique
du Japon à l'Exposition universelle de 1867. (Ib. 1868.)
Observations sur les collections entomologiques du pa-
villon de l’isthme de Suez à l'Exposition universelle de
1867. (Ib. ib.)
Observations sur les collections entomologiques des
Principautés danubiennes à l'Exposition universelle de
1867. (Ib. ib.)
Observations sur les collections entomologiques de
l'Australie à l'Exposition universelle de 1867. ([b. ib.)
Note sur les collections entomologiques du Vénézuéla et
de la Guyane anglaise à l'Exposition universelle de
1867. (Ib. Ib.)
Note sur l’Entomologie de l'Amérique du Nord, consi-
dérée spécialement au point de vue des espèces iden-
tiques et analogues à celles d'Europe, avec indications
de mœurs inédites, d’après les collections du Canada et
de la Nouvelle-Écosse du Palais de l'Exposition univer-
selle de 1867, et la collection du Mexique exposée au
Ministère de l’Instruction publique. (Ib. ib.)
Quelques observations relatives aux objets d'entomo-
GIRAUD.
logie appliquée de l'Exposition universelle de 1867.
(Ib. 1b.)
Quelques renseignements de sériciculture relatifs aux
produits exposés en 1868 au Palais de l'Industrie.
(Ib. 1b.)
Quelques observations séricicoles dans le midi de la
France. (Ib. 1b.)
Notice nécrologique sur la vie et les travaux scienti-
fiques d'Adolphe Doumerc. (Ib. ib.)
Sur les Lépidoptères producteurs de la soie récemment
introduits en France. (Ib. ib.)
Note de sériciculture. (Ib. 1869.)
Sur ses excursions entomologiques en Brie. (Ib. ib.)
Sur la chaleur libre dégagée par les animaux inverté-
brés et spécialement par les insectes. (Ib. ib.)
Sur divers cocons doubles du Ver-à-soie. (Ib. ib.)
— Détails sur les Aphidiens et sur leurs parasites. (Ib.
1867.)
Go0sSENs (TH.) — Du phénol pour la conservation des collections
d'entomologie. (Ib. 1866.)
GouceLeT. — Note nécrologique sur le D° Boucher. (Ib. 1859.)
GourEAu. — Mémoire sur l'irisation des ailes des insectes. (Ib.
1843.)
Observations sur l'utilité de l'entomologie, (Ib. 1844.)
Discours d'installation à la présidence de la Société
entomologique de France, prononcé le 22 janvier 1845.
(Ib. 1845.)
Notes pour servir à l'histoire des insectes qui vivent
dans le Chardon penché (Carduus nutans). (Ib. ib.)
Sur les ravages de divers insectes aux environs de Cher-
bourg. (Ib. ib.)
Sur les mœurs de Carpocapsa funebrana et de Peri-
lampus lævifrons. (Tb. 1859.)
Remarques sur les règles de la nomenclature entomolo-
gique. (Ib. ib.)
Sur divers parasites trouvés dans un nid d'Odynère.
(Ib. 1861.)
Sur des faits de parasitisme simultané. (Ib. 1862.)
Sur les insectes qui nuisent aux Vinnetiers ou Berberis.
(Ib. ib.)
Sur les insectes qui produisent les galles de la Ronce.
(Ib. ib.)
Sur les parasites du gallinsecte de la Vigne. (Ib. 1863.)
RE
— Sur les rapports de l’entomologie avec l'helminthologie
et la médecine. (Ib. 1865.)
— Sur les insectes qui vivent aux dépens des feuilles de
l'aulne. (Ib. 1868.)
— Sur les-insectes qui vivent dans le Sénecon aquatique.
(Ib. 1b.)
DE GRAAF (N.-H.) — Over zijdeteelt, (Tijdschr. v. Ent. VI.)
. Grenier.
Sur l’organisation donnée à la collection Aubé. (Ann.
Soc, Ent. France, 1869.)
GUÉRIN-MÉNEVILLE (F.-E.) — Rapport fait à la Société royale et cen-
trale d'Agriculture sur la proposition faite par M. Gué-
rin-Méneville de fonder un prix pour récompenser les
agriculteurs qui auront découvert et mis en pratique des
moyens propres à détruire les insectes nuisibles à l’agri-
culture. (Ib. 1845.)
= Sur les insectes qui attaquent l'Olivier. (Ib. ib.)
ne Note sur le projet de provoquer des études sur les
Insectes utiles et nuisibles à l’agriculture et à l'indus-
trie. (Ib. 1859.)
— Sur des essais d'introduction des Vers-à-soie exotiques
dans la grande culture. (Ib. ib.)
— Sur l'introduction et l'acclimatation du nouveau Ver-à-
soie de l’'Aylanthe ou Vernis du Japon en Europe.
(Ib. ib.)
— Sur les essais d'éducation de plusieurs espèces de Vers-
àa-soie. (Ib. 1864.)
—— Sur des œufs de Ver-à-soie venant de Quito. (Ib.
1867.)
. Sur les cocons des Bombyx Mylitta et Selene. (Ib. 1b.)
D Sur le Ver-à-soie du Chêne. (Ib. 1868.)
— Études sur les Insectes considérés comme la cause de la
maladie des Cannes à sucre, dans les îles Maurice et de
la Réunion. [°° partie. (Ib. 1869.)
Hagen (H.-A.) — Bibliotheca entomologica. Die Literatur über
das ganze Gebiet der Entomologie bis zum Jabre 1862.
— Leipzig, 1862-63, 2 vol. in-&.
Harris (Tu.-W.) —: À Treatise on some of the Insects injurious to
vegetation. — 3° édit., Boston, 1862, 1 vol. in-&°.
— Entomological Correspondence, edited by S.-H.
Scudder. — Boston, 1869, 1 vol. in-8°.
von HEYDEN (L.) — Ueber neue, von Herrn von Frivaldszky in den
Schriften der ungarischen Academie 1865 beschrie-
benen Insekten-Arten. (Berl. Ent. Zeitschr. XIII.)
ANNALES DE LA S0C. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV.
10
HiGcixson (TH.-W.) — Memoir of Thaddeus William Harris. —
Boston, 1869, 1 broch. in-8°.
HorFManN (J.) — Brief over Bombyx Yama-mayu. (Tijdschr. v. Ent.
ser: 11; 11)
Hurron (T.) — On the Reversion and Restoration of the Silkworm,
with distinctive Characters of Eighteen Species of Silk-
producing Bombycidæ. (Trans. Ent. Soc. Lon:lon,
Sér. IIL, IT)
JAYET. — Note nécrologique sur N. Auger, dit Racine. (Ann. Soc.
Ent. France, 1864.)
JONSTONUS (5) — Historiæ naturalis de Insectis, Libri III. —
Amsterdam, 1657, in-f°.
VON KIESENWETTER (H.) — Note relative aux résles de la nomencla-
ture entomologique. (Ann. Soc. Ent. France, 1899.)
- Réclamation au sujet : 1° de la Notice de M. Amyot,
intitulée : De la nomenclature entomologique; 2 de
quelques remarques de M. Reiche. (Ib. 1860.)
— Note sur la vie et les travaux entomologiques du
D' Schaum. (Ib. 1865.)
— Physiognomische Betrachtung einiger Inscctenformen.
(Berl. Ent. Zeit. I.)
— Ueber die Fauna von Ragaz, (Ib. III.)
— Nekrolog von J.-C.-F, Märkel. (Ib. IV.)
— Eine entomologische Excursion in das Wallis und nach
dem Monte Rosa im Sommer 1861. (Ib. V.)
—= Ueber « Album microscopisch-photographischer Dar-
stellungen aus dem Gebiete der Zoologie, von Ern.
Heeger. Heft. T. » ([b. ib.)
— Eine entomologische Alpenexcursion im Sommer 1862.
(Ib. VII.)
— Ueber « Naturgeschichte der Insecten mit besonderer
Berücksichtigung der bei uns einheimischen. Von
D: L. Glaser. » (Ib. VIIL.)
— Ueber « Opuscules entomologiques, par E. Mulsant,
XIII. » (Ib. ib.)
— Nekrolog von D'H.-R. Schaum. (Ib. IX.)
— Entomologische Beiträge zur Beurtheilung der Darwin-
schen Lehre von der Entstehung der Arten. (Ib. XI.)
— Ueber « Die Darwin'sche Theorie und das Migrations-
gezetz der Organismen, von Mor. Wagner. » (Ib. XII.)
von KIESENWETTER (H.) et Scaaum (H.) — Note relative aux règles
de la nomenclature entomologique. (Ann. Soc. Ent.
France, 1859.)
308
48
KOLENATI. — Einige neue [nsekten-Arten vom Altvater (dem hohen
Kozrz (J.-P
.Gesenke der Sudeten). (Wien. Entom. Monatschr. IV.)
.-3.) — Les petits ennemis de la Betterave. Mémoire sur
les Insectes nuisibles de la Betterave et les affections
morbides qui attaquent cette plante. — Paris, 1866,
1H rnNe 0:
Kraatz (G.) — Ueber « Forscherlehen eines Gehorlosen von
LABOULBÈNE
Aug. Menzel. » (Berl. Ent. Zeit. II.)
Zur Terminologie der Paraglossen. (Ib. IT.)
Nekrolog von J.-Fr. Ruthe. (Ib. IV.)
Ueber « Terminologia entomologica. Nach dem neuesten
Standpunkte dieser Wissenschaft bearbeitet von J. Mul-
ler. » (Ib. ib.)
Oeffentliche Erklärung gegenüber den Arbeiten des
H. von Motschulsky, insbesondere seinen Etudes ento-
mologiques, XI. (Ib. VIL.)
Einige Worte über die Benutzung der oflentlichen
Sammlungen. (Ib. 1b.)
Ueber die Theorie von der Umbildung der Species.
(Ib. 1b.)
Ueber « Die Parasiten der Honigbiene, und die durch
dieselben bedingten Krankheïten dieses [nsekts. Von
Dr Ed. Assmuss. » (Ib. IX.)
Ueber « Bach : Studien und Lesefrüchte aus dem
Buche der Natur. » (Ib. 1b.)
Nekrolog von Senator C.-H.-G. von Heyden. (Ib. X..)
Ueber den neuen Zeichnungs-Apparat von D'J.-R. Schi-
ner in Wien. (Ib XIIL.)
(AL.) — Allocution prononcée aux funérailles de M. Du-
méril, au nom de la Société Entomologique de France.
(Ann. Soc. Ent. France, 1860.)
Note pour servir à l’histoire des parasites de la Noctua
(Hadena) brassicæ. (Ib. 1861.)
Observations sur les Insectes tubérivores, avec réfuta-
tion de l'erreur qui, attribuant les Truffes à la piqüre
d’un Insecte, les a fait assimiler aux Galles végétales.
(Ib. 1864.)
Paroles d'adieu adressées à M. L. Dufour, le 20 avril
1865. (Ib. 1865.)
Sur la préparation des Insectes de la taille la plus
exiguë et sur la conservation des collections entomolo-
giques. (Ib. 1866.)
Notice nécrologique sur le D' Ch. Aubé. (Ib. 1869.)
11
en
to
1S1
»
»
48
— Allocution prononcée sur la tombe de Ch. Aubé.
(Ib. 1b.)
de Lacerda (A.) — Sur des essais d'éducation de Vers-à-soie
faits à Bahia. (Ib. 1860.)
LALANNE (J.) — Augustule et Belloni, ou Entretiens sur l'Entomo-
logie, suivis d'un Dictionnaire historique de quelques
Papillons, etc., in-8°.
LEBERT. — Ueber die gegenwärtig herrschende Krankheit des
Insekts der Seide. (Berl. Ent. Zeit. IT.)
Lederer (J.) — Ueber anerkennenswerthe Unpartheilichkeit
moderner Kritik. (Wien. Entom. Monatschr. V.)
LEPRIEUR (C.-E.) — De l'emploi de l'alcool saturé d'acide arsénieux
pour la conservation des collections entomologiques. —
Paris, 1860, 1 br. in-8°.
— Idem. (Ann. Soc. Ent. France, 1861.)
— Remarques sur des Coléoptères et Hémiptères. (Ib.
1859.)
Lethierry.— Rapport sur l'exeursion provinciale faite en Savoie,
en juillet 1861. (Ib. 1861.)
LiCHTENSTEIN. — Sur l'emploi des feuilles du Prunus lauro-cerasus
pour tuer et conserver les insectes. (Ib. 1869.)
LorquiN. — Lettre sur des chasses entomologiques aux iles Philip-
pines. (Ib. 1860.)
LowE (J.) — Observations on Dzierzon's Theory of Reproduction in
the Honey-bee. (Trans. Ent. Soc. London, Sér. III, V.)
LowxE (B.-T.) — Observations on Immature Sexuality and Alter-
vate Generation in Insects. (Ib. 1871.)
Lucas (H.) — Sur quelques faits physiologiques relatifs à divers
insectes. (Ann. Soc. Ent. France, 1868.)
—- Note sur les Crustacés et les Aranéides rencontrés aux
environs de Roscoff en août et en septembre 1868.
(Eb. 1b.)
LuccIANI. — Observations sur l’'Eumenes costata et sur divers Co-
léoptères. (Ib. 1845.)
MARMOTTAN. — Excursion entomologique annuelle dans les Vosges
et l'Alsace en 1866. (Ib. 1867.)
Martin (Cn.) — Note nécrologique sur M. Mauss. (Ib. 1864.)
MARTIN (Emm.) — Compte-rendu de la séance tenue à Clermont-
Ferrand, le 27 juin 1859. (Ib. 1859.)
— Rapport sur la session extraordinaire tenue à Clermont-
Ferrand, en juin et juillet 1859. (Ib. ib.)
ms Rapport sur l'excursion provinciale faite à Besançon,
Pontarlier et Jougne, en juin 1860. (Ib. 1860.)
— Lettre sur ses chasses d'hiver à Hyères. (Ib. 1864.)
MÉNÉTRIÉS (E.) — Einige Worte über die Hypothese der Kreuzung
der Arten bei den Insecten. (Wien. Ent. Monat-
schrs El):
— Ueber gewisse Arten von Critik entomologischer Werke.
(Ib. III).
Migneaux (J.) — Notice nécrologique sur Jacquelin du Val.
(Ann. Soc. Ent. France, 1862).
Miilière (P.)— Notice nécrologiquesur Ch. Th. Bruand d'Uzelle.
(Ib. 1861).
Mior (H.) — Les Insectes auxiliaires et les Insectes utiles. — Ver-
salles, 1870, 1 vol. in-18.
Mircueze (3.) — Remarks on Captain Huiton’s Paper « On the
Reversion and Restoration of the Silkworm. (Trans.
Ent. Soc. London, Sér. IIT, IT).
Moxrrouzier. — Lettre sur l’'entomologie de la Nouvelle Calédonie.
(Ann. Soc. Ent. France, 1862).
Morren (C4.)— Rapportsurun Mémoirede M. Verloren, d'Utrecht,
en réponse à l1 question suivante, proposée pour le
concours de 1844 : Éclaireir par des observations nou-
velles le phénomène de la circulation dans les insectes,
en recherchant si on peut la reconnaitre dans les larves
des différents ordres de ces animaux. — Bruxelles,
1844. 1 br. in-&e.
MorscauLskY (V. DE). — Insectes du Japon (swile). (Motsch. Etud.
Entom. X, 1861).
— Genres et espèces d'insectes publiés dans différents
ouvrages. (Hor. Soc. Ent. Ross. VI, suppl.).
MuLper (CL.) — Een woord over het spinnen en de spintuigen der
insekten. (Tijdschr. v. Entom. VIIT).
— Heeft Swammerdam de Kikvorschen onder de Insekten
gerangschikt? (Ib. ib.).
MuLLer (ALB.) — On the dispersal of non-migratory Insects by
atmospheric agencies. (Trans. Ent. Soc. London. 1871).
MuLuer (J.) — Die ôffentlichen und privat-entomologischen Samm-
lungen Brünvs. (Wien. Ent. Monatschr. I).
Murray (A.) — Hamlet Clark's Letters Home (reviewed). (Murray
Journ. of Trav. a. Nat. Hist. I).
Oberthur (Ch.) — Rapport sur l'excursion entomologique pro-
vinciale faite dans les montagnes de la Lozère, en juillet
1863. (Ann. Soc. Ent. France, 1864).
OL1VIER-DELAMARCHE. — Observations sur les mœurs des insectes
aux environs de Bône, en Algérie. (Ib. 1863).
— Détails sur des chasses entomologiques faites aux envi-
rons de Bône, en Algérie. (Ib. 1864).
15
48
177
34
48
14
von Osten-Sacken. — Ueber die St-Petersburger Insecten-
fauna, (Wien. Ent. Monatschr. III).
Packard (A.-S.)— Observations on the Development aud Posi-
tion of the Hymenoptera, with Notes on the Morpho-
logy of Insects. — 1 br. in-8e.
— Guide to the study of Insects, and a Treatise on those
injurious and beneficial to Crops : for the use of Col-
leges, Farm-Schools, and Agriculturists, — 2° édition.
Salem, 1870, 1 vol. in-8&.
— List of Jnsects collected at Pebas, Equador, and presen-
ted by Prof. James Orton. — Salem, 1869, 1 br. in-8&.
— New or Rare American Neuroptera, Thysanura and
— Myriapoda. — Boston, 1871, in-&.
— The Caudal styles of Insects Sense Organs, id est
Abdominal Antennæ. — Salem, 1870, 1 br. in-8°.
— On Insects inhabiting Salt-Water. — New- Haven,
1871, 1 br. in-&.
— On Synthetie Types in Insects. (Boston Journ. Nat.
Hist. VIT).
— On Insects inhabiting Salt-Water. (Proceed. Essex
Instit. VF).
Paris. — Sur un accident causé par la piqüre d’un insecte, (Ann.
Soc. Ent. France, 1865).
Paris et Sichel (J.) — De l'influence des années chaudes sur
l'époque des éclosions. (Ib. ib.).
PERCHERON (A.) — Bibliographie entomologique. — Paris, 1837 ;
2 vol. in-8° reliés en 1.
PerRis (E.) — Histoire des métamorphoses de divers insectes.
(Mém. Soc. Roy. Sc. Liége, X).
—— Notes diverses. (Ann. Soc. Ent. France, 1864).
— Insectes dont les larves habitent la Vigne sauvage, le
Pin, le Chène ordinaire, le Chêne Tauzin et l'Orme.
(Ib. 1869).
— Exploration des nids d’hirondelles. (Ib. ib.).
PEyroN. (E.) — Sur le projet de publication d'une faune entomo-
logique française, par les soins de la Société Entomolo-
gique de France. (Ib. 1859).
PeyroN (E.) et MarriN (Emm.) — Rapport sur l'excursion des Pyré-
nées-Orientales, exécutée en juin et juillet 1862. (Ib.
1863).
PiocHARD DE LA BRULERIE (CH.) — Rapport sur l'excursion faite en
Espagne par la Société entomologique de France pen-
dant les mois d'avril, mai et juin 1865. (Ib. 1866).
52
171
346
33
48
445
48
Plateau (F.)—S$Sar la force musculaire des Insectes. — Bruxelles.
À br. in-8°.
— Sur la force musculaire des Insectes. 2"° note. —
Bruxelles, 1866, 1 br. in-8°.
— Études sur la Parthénogénèse. — Gand, 1868, 1 vol.
° in-8&.
_— Qu'est-ce que l'aile d'un Insecte? — Stettin, À br. in-8°.
— Recherches physico-chimiques sur les Articulés aqua-
tiques. 1'epartie. — Bruxelles, 1870, 1 vol. in-4°.
RATZEBURG. — Ueber die Behandlung der Forstinsectenkunde nach
neuerem Zuschritt. (Hor. Soc. Ent. Ross. IT).
REICHE (L.) — Réponse à M. von Kiesenwetter, relativement aux
règles de la nomenclature entomologique. (Ann. Soc.
Ent. France, 1859).
— Note sur la nomenclature entomologique. (Ib. ib.).
— Réponse à la note de MM. de Kiesenwetter et Schanm
relative aux règles de la nomenclature entomologique.
(Ib. ib.).
— Sur l'usage des insectes dans les industries de la parure.
(Ib. 1868).
— Notice nécrologique sur Auguste-Gimon Paris. (Ib.
1869).
RonpanI (C.) — De speciebus duabus Dipterorum generis Asphon-
dyliæ et de duobus eorum Parasitis. (Ann. Soc. Nat.
Modena, IT).
— Larva e Parassito della Tischeria complanella Lin.
(Ib. II).
DE Roo van WEsTMaAs. — Iets over het dooden en zuiver bewaren
van Insekten, voornamelijk van Vlinders. (Tijschr. v.
Ent. Ser. II, IV).
SALIMBENI (L.) — Avvertenze pratiche sul! allevamento dei Bachi da
seta. (Ann. Soc. Nat. Modena, D).
— La Farfalla corpuscolosa del Baco da seta, Studi ed
Osservazioni. (Ib. III).
SALLÉ (A.) — Notice nécrologique sur le D' Marco Aurelio Rojas.
(Ann. Soc. Ent. France, 1866).
SCHAUFUSS (L. W.) — Dictator Schaum. Ein offner Brief an alle
Entomologen. — Dresde, 1863, 1 br. in-8.
SCHAUM (H.) — On the Restoration of obsolete Names in Entomo-
logy. (Trans. Ent. Soc. Lond. Sér. IT, L.)
— Ueber die Nomenclaturgesetze und den Catalogus Col.
Europæ. (Wien. Entom. Monatschr. IV).
— Zur Beseitigung von Missverständnissen. (Ib. VIIL.)
— Objections aux remarques publiées par M. Girard sur
908
495
492
16
la chaleur propre des animaux articulés. (Ann. Soc.
Ent. France, 1862.) 48
— Sur la propriété des auteurs sur les noms génériques et
spécifiques. (Ib. 1864.) »
— Ueber « Die Thicre Andalusiens. Von W. G. Rosen-
hauer. » (Berl. Ent. Zeit. I.) 49
— Ueber « Icones zootomicæ, herausgegeben von Prof,
V. Carus. » (Ib. II.) »
— Ueber « Die kleinen Feinde der Landwirthschaft, von
Prof, Nôrdlingen. » (Ib. ib.) »
= Nekrolog von W. Spence. (Ib. IV.) »
— Die Bedeutung der Paraglossen. (Ib. V ) »
— Ueber « Die Biene und die Bienenzucht, nach dem
gegenwärtigen Standpunkte der Theorie und Praxis,
von À. Baron von Berlepsch. » (Ib. VI.) »
— Ueber « Bibliotheca entomologica. Die Literatur über
das ganze Gebiet der Entomologie bis zum Jahre 1862,
von D'H. A. Hagen, I Band. » (Ib. ib.) »
— Ueber « Naturwissenschaftliche Reise nach Mossam-
bique in den Jahren 1842 bis 1848 ausgeführt von
W. Peters. V. Insecten und Myriapoden bearbeitet in
Verbindung mit Klug, Loew, Schaum, Gersticker und
Hopfer. » (Ib. 1b.) »
— Ueber Parthenogenesis. (Ib. VII.) »
—— Ueber Pseudo-Diagnosen und Pseudo-Beschreibungen.
(Ib, 1b.) »
SCHINER (J.-R.) — Einige Bemerkungen zu den in Wiegmann's
Archiv enthaltenen Jahresberichten über die Leistungen Û
in den Entomologie. (Wien. Ent. Monatschr. I.) 52
—- Ucber die Beweiskraft der sogenannten typischen
Exemplare. Eine juridisch-entomologische Abhandlung.
(Ib. IL.) »
— Pia desideria in einer Reïhe von Thesen ausgesprochen,
welche nach gründlicher und vielfältiger Erwägung
und Beleuchtung von Seite der Fachgenossen, vielleicht
dereinst zu einen Usus rationalis in der Scientia ama-
bilis zu leiten und zu führen geeignet sein dürften. |
(Ib. ib.) » |
—— Soll und Haben, eine entomologische Bilance. (Ib. 1b.) » |
— Ein Votum über die von der Dresdner Entomologen-
Versammlung angenommenen Gesetzte der entomolo-
gischen Nomenclatur. ([b. IÏT.) »
— Ueber Dilettantismus in der Entomologie. (Ib. ib ) »
— Vincenz Kollar. (Ib. IV.) »
— Principiis obsta. (Ib. VIL.)
SCHIODTE (J.-C.). — Uebersicht der Land-, Süsswasser-und Ufer-
Arthropoden Grônlands, aus dem Dänischen übersetzt
von À. von Erzez. (Berl. Ent. Zeit. IIL.)
Scudder (S. H.). — Remarks on some Characteristices of the
Insect-Fauna of the White Mountains, New-Hamp-
shire. — Cambridge, 1863, L broch. in-8c.
—- Idem. (Boston Journ. Nat. Hist. VII.)
de Sélys-Longchamps (baron E.).— Catalogue des Lépi-
doptères ou Papillons de la Belgique, précédé du tableau
des Libellulines de ce pays. — Liége, 1837, 1 broch.
in-8°.
— Note sur une excursion dans l'Entre-Sambre et Meuse.
(Ann. Soc. Ent. Belg. VII.)
—— Ravages de la Noctua segetum, en 1865. (Ib. X.)
— Note sur M. B. Walsh. (Ib. XIII.)
Sichel (J.). — Courtes remarques sur les moyens de conserver
les collections entomologiques.—Paris, 1860, in-8°.
— Idem. (Ann. Soc. Ent. France, 1861.)
— Considérations sur les règles de la nomenclature ento-
mologique. (Ib. 1859.)
— Note sur le sexe des noms génériques Polistes, Eumenes
(Hyménoptères) et des autres noms génériques ter-
minés en es. (Ib. 1863).
S1EMASCHKO. — Sur l'origine et la fondation de la Société entomolo-
gique de Russie, (ex russe) (Hor. Soc. Ent. Ross. I.)
— Insectes vivants sur la neige, (ex russe) (Ib. ib.).
SIGNORET (V.). — Notice nécrologique sur J.-B. Amyot. (Ann. Soc.
Ent. France, 1866).
Six (G. A). — Eene entomologische Wandeling in Augusius in de
omstreken van Driebergen. (Tijdschr. v. Ent. I.).
SMITH (FR.) — Observations on the Economy of Brazilian Insects,
chiefly Hymenoptera, from the Notes of M. Peckolt.
(Frans. Ent. Soc. London. 1868).
Snellen van Vollenhoven (S. CG.). — Eenige aanteeke-
ningen van gemengde inhoud. (Tijdschr. v. Ent. If).
— Opmerkingen omtrent de vangst van kleene insecten.
(Ib. VIII.)
SPRUCE (R.). — On Insect Migrations in South America. (Murray
Journ. of Trav. a. Nat. Hist. [).
STEIN (J. P. E. FR.). — Ueber eine vom Verfasser Ach. Costa einge-
sandte kleine Broschüre : « Ricerche entomologiche
sopra i Monti Partenii nel Principato ulteriore. » (Berl.
Ent. Zeitschr. III.)
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T: XV.
III
49
189
34
49
18
STIERLIN. — Beitrag zur Insekten-Fauna von Epirus (Coleoptera ;
Hemiptera). (Wien. Entom. Monatschr. V.)
TARGIONI-TozzeTTI. — Discorso inaugurale letto nella prima Adu-
nanza publica della Societa entomologica italiana. —
JL br. in-8°.
— Idem.
Türk (R.). — Zur Fauna austriaca (Coleoptera; Orthoptera).
(Wien. Ent. Monatschr. V.)
Van HAssELT (A. W. M.). — Jets over de oorzaak der tegenwoordige
ziekte van den Zijdeworm, naar J. von Liebig.
(Tijdschr. v. Ent. Sér. IT, III).
VERLOREN (M. C.) — Over bijenteelt. (Ib. Sér. 1, IV).
— Mededeelingen over Engeland. (Ib. ib.).
— On the Comparative Influence of Periodicity and Tem-
perature upon the Development of Insects. (Trans. Ent.
Soc. London, Sér. III, I.)
WAHNSCHAFFE (M.). — Eine Notiz über Insekten des Mecres. (Berl.
Ent. Zeit. XI.)
WVALCKENAER (C. A.) — Faune parisienne. Insectes; ou Histoire
abrégée des Insectes des environs de Paris, classés
d'après le système de Fabricius. — Paris, 1802.
2 vol. in-8e,
WALLACE (ALEX.) — Ailanthiculture; or the Prospect of a new
English Industry. (Trans. Ent. Soc. Lond. Sér. III, V).
WEIR (4. JENNER). — On Insects and Insectivorous Birds; and
especially on the Relation between the Colour and the
Edibility of Lepidoptera, and their Larvæ. (Ib. 1869).
Wesmael (C.) — Note sur l'instinct des Insectes. — Bruxelles,
in-80.
— Tératologie entomologique. — Bruxelles, 1849. In-8°.
WeEsrwoop. — Notice sur John Curtis. (Ann. Soc. Ent. France,
1863.)
VVEYENBERGH (H. jun.) — Kenige entomologische aanteekeningen.
(Tijdschr. v. Ent. VI.)
— Een paar Vragen. (Ib. Sér. II, I.)
— Prodromus en algemeene beschouwing der fossiele
Insekten van beijeren. (Ih. IV).
Weyers (J.L.) — Sur la mort de 3. Lederer. (Ann. Soc. Ent.
Belg. .
Wozr. — Notice nécrologique sur M. Name de Dissenhofen.
(Ann. Soc. Ent. France, 1845).
ANONYME. — Nouveau Guide de l'amateur d'insectes, par plusieurs
membres de la Société entomologique de France. —
Paris, 1859, 1 v. in-18.
52
48
334
DE à SE LR 9e
2° pue pen et D ee Ru le À DS à A Ed té
Mn 7" …
TI
Ueber entomologische Nomenklatur. (Wien. Ent.
Monatschr. [V).
Albert Kindermann (Sohn). (Ib. 1b.).
Kurzer Bericht über die Ergebnisse weniger Sammel-
stunden in Venedig und am Lido im September 1862,
mitgetheilt von einem süddeutschen Entomologen.
(Ib. VII).
Sur l'état des magnaneries au Bengale, traduit par
L. Reicne. (Ann. Soc. Ent. France, 1859).
Sur l'utilité des oiseaux pour la destruction des insectes
nuisibles à l'agriculture, traduit de l'anglais par
L. Raicue. (Ib. 1862).
Réglement de la Société Entomologique de France,
révisé dans la séance du 11 décembre 1867. (Ib. 1867).
Morphology and Ancestry of the King Crabs. The
* Ancestry of Insects. — Salem, 1870, 1 br. in-8e.
Aanteekening omtrent het leven en de wetenschappe-
lijke werkzaamheden van Q. M. R. Ver Huell. (Tijschr.
v.‘Ent. ID:
Zucht des Japanischen Eichenspinners Yama-Mayu.
Berichte ueber einige im Sommer des Jahres 1865 in
Deutschland damit angestellten Versuche. (Ib. Sér.
IT)
Notice biographique sur M. Edouard Ménétriés. (Hor.
Soc. Ent. Ross. IT).
Entomologisches von der Pariser Welt- Ausstellung.
(Ib. V).
Gesetz der entomologischen Nomenclatur. (Berl. Ent.
Zeitschr. I.)
British Museum Entomological Collections, (Murray
Journ. Trav. a. Nat. Hist. T).
19
D2
49
34
DIVISION II.
COLÉOPTÈRES.
FASCICULE 11.
de AA
. . 4 général,
Abeille de Perrin (E.) — Mœurs du Cardiophorus exaratus
Erichson. (Ann. Soc. Ent. France, 1867.) 48
— Moœurs du Corœæbus bifasciatus Olivier. (Ib. ib.)
»
— Note synonymique sur l'Agapanthia Kirbyi. (Ib. 1b.) »
— Synonymies et notes. (Ib. 1b.) »
— Coléoptères nouveaux ou rares pour la faune française,
trouvés en Provence. (Ib. 1b.) »
Allard (Æ.) — Diagnoses de quelques Haltises nouvelles. (Ib.
1859.) »
— Diagnoses de quelques Haltises de France. (Ib. ib.) : »
— Note rectificative sur diverses espèces d’Alticites.
(Ib. ib.) »
— Quelques détails relatifs au genre Orestia. (Ib. ib.) »
— Diagnoses de quatre espèces nouvelles d’Altsites.
(Ib. ib.) »
— Essai monographique sur les Galérucites Anisopodes
(Latr.), ou Description des Altises d'Europe et des bords
de la Mer Méditerranée. (Ib. 1860.) »
— Catalogue complémentaire des diverses espèces d’Al-
tises qui ont été décrites, tant dans les Annales de la
Société entomologique de France, par E. Allard, que
par MM. Foudras, Wollaston, Kutschera, ete., et qui
proviennent d'Europe et du nord de l'Afrique. (Ib.
1861.) »
—— Description de deux nouvelles espèces d’Altises. (Ib.
1863.) »
— Notes pour servir à la classification des Coléoptères du
genre Sitones. (Ib. 1864.) »
— Description d’une nouvelle espèce de Clythra et Tableau
synoptique du sous-genre Lachnæa. (Ib. 1b.) »
—- Quatre nouvelles espèces du genre Erodius. (Ib. 1b.) »
— Tableau synoptique des espèces du genre Erodius.
(Ib. ib.) »
ANCEY. — Sur une monstruosité observée chez l'Ergates faber mâle.
(Ib. 1862.) »
AGBÉ (CH.) — Note sur quelques Altica confondues sous le nom
d’Altica oleracea. (Ib. 1845.)
Description de deux Coléoptères nouveaux appartenant
à la faune parisienne. (Ib. ib.)
Note sur deux espèces nouvelles de Brachélytres.
([b. 1b.)
Note sur une nouvelle espèce de Coléoptère tétramère,
qui devra servir de base à une coupe générique nouvelle.
(Ib. 1b.)
Note sur le genre Calyptobinm. (Ib. 1b.)
Révision de la Famille des Psélaphiens. (Ib. 1844.)
Note relative à divers Coléoptères. (Ib. 1859.)
Sur une excursion entomologique dans le midi de la
France. (Ib. 1860.)
Observations concernant diverses espèces d’Alticides.
(Ib. ib.)
Description de quatre nouvelles espèces de Coléoptères
appartenant à un genre nouveau. (Ib. 1861.)
Description de six espèces nouvelles de Coléoptères
d'Europe, dont deux appartenant à deux genres nou-
veaux et aveugles. (Ib. 1b.)
Sur une nouvelle espèce du genre Theca. (Ib. ib.)
Coléoptères nouveaux d'Europe, et observations entomo-
logiques. (Ib. 1862.)
Description de deux nouvelles espèces d'Hypoborus.
([b. ib.)
Note sur la synonymie de l’Apristus subæneus et de
l'Omias concinnus. (Ib. 1864.)
Description de trois nouvelles espèces de Nanophyes.
([b. 1b.)
Note sur la synonymie de l’'Hydroporus opatrinus Germ.
et ses congénères. (Ib. 1867.)
AuBé (Cn.) et Grenier (A.) — Rapport au sujet des observations
de MM. Reiche et Schaum sur le genre Phlæozæteus.
(Ib. 1863.)
AUDINET-SERVILLE. — Sur les habitudes de l'Oberea pupillata Gyll.
(1b. 1844.)
Analyse de l’Essai monographique sur les Clérites, par
M. le marquis Maxim. Spinola. ([b. 1845.)
BELLEVOYE. — Sur les mœurs du Leptinus testaceus. (Ib. 1862.)
Bellier de la Chavignerie (E.) — Remarques sur quelques
Coléoptères de l'ile de Corse. (Ib. 1860.)
Sur un cas tératologique offert par la variété noire de
la Cetonia aurata. (Ib. 1865.)
22
BLanxcHaRD (E.) — Remarques sur les métamorphoses observées chez
les Buprestides. (Ib. 1843.)
BoiELnieu (A.) — Quelques Coléoptères nouveaux des îles d'Eubée
et Baléares. (Ib. 1865.)
de Bonvouloir (vicomte H.) — Descriptions de plusieurs
espèces nouvelles de la Famille des Throscides. (Ib.
1860.)
— Description de plusieurs espèces nouvelles de la Famille
des Throscides. (Ib. 1861.)
— Description d’un genre nouveau et de deux espèces nou-
velles de Coléoptères de France. (Ib. ib.)
Bournix. — Lettres sur les ravages des Colzas dans le Rhône par
les Altises. (Ib. 1845.)
DE BRÈME (MarQuis.) — Insectes Coléoptères nouveaux ou peu
connus ; l'° et 2° Décades. (Id. 1844.)
— Sur des cartouches et balles perforées par des larves.
(Ib. ib.)
Brisout DE BARNEVILLE (CH.) — Diagnoses de plusieurs espèces
nouvelles du genre Homalota propres à la France, (Ib.
1859.)
— Descriptions de quelques espèces nouvelles de Coléop-
tères français. (Ib. ib.)
— Descriptions de quelques Coléoptères nouveaux propres
à la faune française et spécialement aux environs de
Paris. (Ib. 1860.)
— Espèces nouvelles de Coléoptères français. (Ib. 1861.)
— Méthode dichotomique appliquée aux Tychius de
France, et description de quelques espèces nouvelles
des genres Tychius et Miccotrogus. (Ib. 1862.)
— Sur le Megarthrus Bellevoyei de Saulcy. (Ib. ib.)
-— Sur l’Athous titanus. (Ib. 1864.)
Buisour bE BARNEVILLE (H.) — Monographie du Genre Gymnetron.
(Ib. 1862.)
— Sur plusieurs Coléoptères rares trouvés aux environs de
St-Germain en Laye. (Ib. ib.)
—— Monographie des espèces européennes et algériennes du
genre Bagous. (Ib. 1863.)
— Sur plusieurs Coléoptères rares trouvés auprès de Paris.
(Ib. 1b..)
— Monographie des espèces européennes et algériennes
du genre Acalles, suivie de la description abrégée des
espèces propres à l'ile de Madère, d’après M. Wollaston.
(Ib. 1864.)
— Sur les mœurs de lErirhinus maculatus Marsh.
(Ib. ib.)
— Monographie des espèces européennes et algériennes
du genre Orchestes. (Ib. 1865.)
— Notes supplémentaires, rectificatives et synonymiques
sur les genres Gymnetron, Bagous et Acalles, avec La
description d’une nouvelle espèce d'Acalles. ([b. ib.)
— . Nouveau tableau des Acalles, avec la description de
deux nouvelles espèces et celle de l'Orchestes Queden-
felti Gerhard. (Ib. 1867.)
Buquer (L.) — Notice sur une monstruosité observée dans l'antenne
droite d'un Buprestide (Jalodis Clouei). (Ib. 1843.)
— Notice monographique sur le genre Ctenoscelis, de la
- tribu des Prioniens. (Ib. 1b.)
= Mémoire sur deux genres nouveaux de Coléoptères de
la famille des Longicornes (Oxilus et Sthelenus), suivi
de la description de plusieurs espèces appartenant aux
genres Platyarthron, Oeme (Sclerocerus Dej.), Clytus,
Apriona, Cerosterna et Acanthoderus. (Ib. 1859.)
— Description de quelques Longicornes nouveaux. (Ib.
1860.)
— Sur une monstruosité observée chezle Carabus clathra-
tus L. (Ib. 1863.)
— Description d’une nouvelle espèce de Carabique appar-
tenant au genre Casnonia Latr. (Ib. 1864.)
CAIGNART DE SAULCY (FÉLICIEN). — Détails sur divers Coléoptères.
(Ib. 1860.)
— Note sur ses chasses entomologiques en Suisse,
(Ib. 1861.)
— Coléoptère français nouveau. (Ib. 1862.)
— Observations sur les genres Choleva, Catops et Catopsi-
morphus, et remarques sur le nouveau Catalogue de
M. Schaum, suivies de la description de deux nou-
veaux genres et de quatre nouvelles espèces de Coléo-
ptères propres à la faune française. (Ib. 1b.)
— Description d’un nouveau genre de Coléoptères hypogés
propre à la faune française, et Remarques sur le genre
Machærites Miller. (Ib. 1863.)
— Description d'une nouvelle espèce française de Coléop-
tères (Ib. 1b.)
— Note au sujet de la Linderia Mariæ (Ib. ib.)
— Description de quatre nouvelles espèces de Coléoptères
propres à la faune française et remarques sur quelques
autres espèces. (Ib. ib.)
»
»
»
Observations sur divers Coléoptères. (Ib. ib.)
Faune française et européenne. Descriptions et re-
marques. (Ib. 1864). |
Descriptions des espèces nouvelles de Coléoptères
recueillies en Syrie, en Égypte et en Palestine, pen-
dant les mois d'octobre 1863 à janvier 1864, par M. de
Saulcy, sénateur. (Ib. ib.)
Description d'une espèce nouvelle du genre Articerus,
propre à la faune méditerranéenne, et d’une espèce nou-
velle de Machærites, propre à la faune française
(Ib. 1865.)
Description d’un genre nouveau et d’une espèce nou-
velle propre à la France méridionale. (Ib. ib.)
CaplomoNr (G.) — Révision de la Tribu des Hypérides Lacordaire,
et en particulier des genres Hypera Germ., Limobius
Schœnh. et Coniatus (Germ.) Schæœnh., renfermant la
description de plusieurs genres nouveaux et de 85 es-
pèces nouvelles. (Ib. 1867 et 1868.)
CHAPELIER. — Sur les mœurs du Callicnemis Latreillei. (Ib. 1861).
de Chaudoir (baron M.) — Monographie du genre Colpodes
Mac Leay. (Ib. 1859.)
Révision du genre Agra. (Ib. 4861.)
Description de nouvelles espèces des genres Tricondyla
et Therates. (Ib. ib.)
Description de quelques nouvelles espèces de Cicin-
délètes et de Carabiques (Ib. 1863).
Monographie du genre Collyris Fabricius. (Ib. 1864.)
Descriptions de Carabiques nouveaux. (Ib. 1867.)
CHEREAU (A.). — Note sur les antennes du Spilophora trimaculata.
Chevrolat (A.).
(Ib. 1861.)
Clytides d'Asie et d'Océanie. (Mém. Soc. R.
Se. Liége, X VIII.)
Description de vingt-quatre nouvelles espèces de Téré-
diles, pour faire suite à la Monographie des Clairones,
de M. le D' Klug. (Ann. Soc. Ent. France, 1843.)
Notes synonymiques sur divers Coléoptères. ([b. 1859.)
Description de deux espèces nouvelles de Cureulionites
propres à la faune française. ([b. ib.)
Note sur le genre Prinobius de M. Mulsant. (Ib. 1b.)
Description d'espèces de Clytus propres au Mexique.
(Ib. 1860.)
Description d'espèces nouvelles de Curculionites d'Eu-
rope. (Ib. 1b.)
Notesurles mœurs de la Crepidodera vastatrix. (Ib. ib.)
25
_ Sur deux Coléoptères trouvés dans des sources chaudes.
; (Ib. ib.) »
— Remarques sur quelques Alticides. (Ib. ib.) »
— Description d'un genre inédit de Dejean (Centrocerum),
de la Tribu des Cérambycides. (Ib. 1861.) »
— Description de Clytides de l'ancienne Colombie. (Ib. 1b.) »
— Observations et notes synonymiques (Ptinides, Ano-
| bioides, Bostrichides.) (Ib. ib.) »
Description des Clytides du Brésil. (Ib. 1862). CRUE
— Coléoptères de l'ile de Cuba. Notes, synonymies et
descriptions d'espèces nouvelles. Familles des Céramby-
cides et des Parandrides. (Ib.1b.) »
— Description de Clytides américains. (Eb. ib.) »
— Révision des genres Eriphus et Mallosoma Serville, du
groupe des Clytides, et description de trois nouveaux
genres, dont un doit être rapporté au groupe des Cal-
lidiites. (Ib. ib.) »
— Coléoptères de l'île de Cuba. Notes, synonymies et des-
criptions d'espèces nouvelles. Familles des Cicindélètes,
Carabiques, Dytiscides, Gyrinides et Palpicornes (Ib.
1863.) »
— Idem. IV° Mémoire. Familles des Histériens, Phala-
crides, Nitidulaires, Trogositaires, Colydiens, Rhyzo-
dides, Cucujipes, Mycétophagides, Dermestins, Byr-
rhiens et Chélonariides. (Ib. ib.) »
— Idem. V® Mémoire. Familles des Parnides, Hétérocé-
rides, Passalides et Lamellicornes (Tribus des Coprides,
Aphodiides, Hybosorides, Géotrupides et Trogides.)
(Ib. 1864.) »
— Observations synonymiques sur quelques Anobides.
(Ib. 1b.) »
— Coléoptères de l'ile de Cuba. Notes, synonymies et des-
criptions d'espèces nouvelles. VI* Mémoire. Famille
des Lamellicornes. (Tribus des Mélolonthides, Raté-
lides, Dynastides et Cétonides, avec les indications des
tribus, sous-tribus et groupes du Genera de Lacor-
daire.) (Ib. 1865.) »
— Idem. VIIe Mémoire. Familles des Buprestides, Thro-
scides, Eucnémides et Élatérides. (Ib. 1867.) »
Chevrolat (A.) et FAUvEL (A.). —Idem. IIIe. Mémoire. Famille
des Staphyliniens. (Ib. 1863). »
Coquerez (CH.). — Note sur la larve de la Megacephala euphratica
Oliv. (Ib. 1859). »
— Espèces nouvelles du genre Sternotomis. (Ib. 1861).
ANNALES DE LA S0C. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV. IV
ÿY
26
Description de larves de Coléoptères de Madagascar,
(Ib. 1862).
CoTTy (ERN.) — Observations sur la Megacephala euphratica.
(Ib. 1860.)
DELAROUZÉE (Cn.) — Description de deux Coléoptères nouveaux.
_
(Ib. 1359.)
Description de deux espèces nouvelles de Coléoptères
des cavernes, (Ib. 1860.)
Note sur une nouvelleespècede Catopsimorphus. (Ib. ib.)
Note sur le Paussus Favieri Fairm. (Ib. ib.)
Desbrochers des Loges. — Note sur une particularité des
mœurs du Silpha nigrita Creutzer. (Ib. 1859.)
Description de deux nouvelles espèces de Coléoptères
propres au centre de la France. (Ib. 1865).
Description des deux sexes du Corymbites (Diacanthus)
æratus Muls. et Guilleb. (Ib. ib.)
Sur quelques Coléoptères nouveaux pour la faune fran-
çaise. (Ib. ib.)
Sur les mœurs des Pogonocherus. (Ib. ib.)
DEsmaresT (E.) — Description de deux nouvelles espèces de Bu-
prestides du genre Hyperantha Gistl, Mannerheim,
(Ib. 1843.)
Deyrolle (Ach.) — Monographie de la tribu des Zophosites.
Deyrolille (H.)
(Ib. 1867.)
Déscription de deux Buprestides nouveaux
(Cathoxantha Bonvouloiri et Chrysochroa Mniszechii).
(Ib. 1861.)
Description de deux nouvelles espèces du genre Mor-
molyce. (Ib. 1862.)
Description de deux nouvelles espèces de Buprestides.
(Ib. ib.)
Nouveau genre de Lucanide. (Ib. 1863).
Description de plusieurs nouvelles espèces de la famille
des Lucanides. (Ib. 1864).
Nouveau genre de Cétonide (Crémastochilides). (Ib. 1b.).
Doumerc. — Sur un Coléoptère qui vit aux dépens des feuilles du
Houblon, (Ib. 1862).
Durour (L.). — Note sur la composition segmentaire de quelques
larves de Coléoptères. ([b. 1843).
Histoire des métamorphoses du Choragus Sheppardi et
du Xyletinus hederæ. (Ib. ib.).
Nouvelles observations sur la situation des stigmates
thoraciques dans les larves des Buprestides. (Ib. 1844).
ne D y
Rectification relative à la composition de la bouche du
Choragus Sheppardi, (Ib. ib.).
Encore une notice sur la composition segmentaire de
quelques larves de Coléoptères et sur la position des
stigmates thoraciques. (Ib. 1845).
Note à l'occasion de l'histoire des métamorphoses du
Trachys pygmæa, de M. Leprieur. (Ib. 1861).
Description de la larve du Nosodendron. (Ib. 1862).
Fairmaire (L.) — Description de trois nouvelles espèces de
Coléoptères de l'Océanie. (Ib. 1843).
Miscellanea entomologica. Troisième partie. (Ib. 1859).
Notice nécrologique sur Ph. Lareynie, suivie d'observa-
tions sur les Coléoptères de l'ile de Corse. (Ib. Ib.).
Notes sur quelqnes insectes de Barbarie. (Ib. ib.).
Description de quelques nouveaux Coléoptères de
France. (Ib. ib.)
Diagnoses de plusieurs nouvelles espèces de Coléoptères
d'Europe. (Ib. ib.).
Diagnoses de quelques Coléoptères européens nouveaux.
(Ib. 1b.).
Diagnoses de quelques espèces nouvelles de Coléoptères
européens et algériens. (Ib. ib.).
Diagnoses de nouvelles espèces de Coléoptères. (Ib.
1860).
Diagnoses de deux Coléoptères nouveaux d'Algérie.
(Ib. ib.).
Faronus Telonensis, n. sp. (Ib. ib.).
Notes synonymiques. (Ib. ib.)
Miscellanea entomologica. Quatrième partie. (Ib. 1861).
Coléoptères nouveaux recueillis pendant l'excursion en
Savoie. (Ib. ib.).
Sur la Feronia (Pœcilus) æraria. (Ib. ib.).
Diagnoses de deux nouvelles espèces de Coléoptères
propres à la faune française. (Ib. ib.).
Pristonychus cyanescens, sp. nov. (Ib. ib.).
Miscellanea entomologica. Cinquième partie. (Ib. 1862).
Deux questions relatives à l'histoire des Coléoptères.
(Ib. 1b.)
Rectifications synonymiques. (Ib. ib.).
Coléoptères d'Algérie, rapportés par M. Ogier de
Baulny. (Ib. 1863).
Notesur quelques Coléoptères recueillis par M. Ph. Ger-
main, à Mendoza, dans les Cordillières. ([b. 1864).
Note sur la larve de la Phaleria cadaverina. (Ib. 1865).
26
Essai sur les Coléoptères de Barbarie. Cinquième partie.
(Cicindelidæ, Carabidæ, Staphylinidæ, Scarabæidæ,
Cebrionidæ, Tenebrionidæ, Cureulionidæ, Chrysome-
lidæ, Coccinellidæ.) (Ib. 1867).
Révision des Coléoptères du Chili. Fam. Buprestidæ.
(Ib. ib.).
Fairmaire (L.)et Coquerëz (C.). — Essai sur les Coléoptères
de Barbarie. IT° et IIL° parties (Scydmenidæ, Paussidæ,
Staphylinidæ, Phalacridæ, Nitidulidæ, Dermestidæ,
Scarabæidæ). (Ib. 1860).
Fairmaire (L.) et Germain (P.). —- Révision des Coléoptères du
Chili. (Cerambycidæ). Zacomplet. (Lb. 1859.)
Idem. ([* supplément aux Cerambycidæ.) ([b. 1861).
Idem. (Staphylinidæ). (Ib. 1b.)
Jdem. Fam. Scarabæidæ. (Ib. 1862).
Idem. Fam. Cistelidæ, Melandryidæ, Lagriidæ, Pedi-
lidæ, Anthicidæ, Mordellidæ, Rhipiphoridæ, Meloidæ,
Œdemeridæ, Salpingidæ. (Ib. 1863).
FauvEL (A.)— Note sur les Pæderus à ahdomen concolore. ([b. 4861).
Sur les genres Calyptomerus Redt, et Comazus Fairm.
(Ib. ib.).
Oxytelus Perrisii, sp. nov. (Ib. ib.)
Notice sur quelques Aléochariens nouveaux ou peu
connus et description de larves de Phytosus et Leptusa.
(Ib. 1862 et 1863).
Diagnoses d’un nouveau genre et de deux espèces nou-
velles de Staphylinides de France. (Ib. 1862).
Ochthebius pyrenæus, nov. sp. ([b. ib.).
Remarques sur le Leptinus testaceus. (Ib. 1863).
Sur le Megarthrus Bellevoyei Sauley. {[b. ib.).
Remarques critiques sur les Staphylinides décrits par
Solier dans l'Historia de Chile de Gay. (Ib. 1864).
Observations sur quelques caractères génériques du
Sphærius acaroides Wall. ([b. 1b.)
Notes synonymiques. (Ib. 1b.)
V'EISTHANEL (BARON). — Description d’une nouvelle espèce de Carabe
de la Chine. (Ib. 1845).
Fouuias. — Sur les mœurs de divers Coléoptères. (Ib. 1863).
GauTIER DES COTTES (BARON). — Descriptions de trois Coléoptères
nouveaux et propres à la faune d'Europe. (Ib. 1859).
Description d'une nouvelle espèce de Staphylinien
d'Europe. (Ib. 1860).
Observations relatives à divers Coléoptères propres à la
Faune de la Corse. (Ib. 1b.)
?
Ü
GIRARD.
Note sur la Feronia (Pœcilus) æraria Coquer. et Fairm.
(Ib. 1h.)
Notes sur des Coléoptères du Sénégal intérieur. (Ib. 1b.)
Otiorhynchus Raymondi, esp. nouv. (Ib. 1b.)
Description de cinq nouvelles espèces de Coléoptères
propres à la faune française. (Ib. 1861).
Description de Coléoptères nouveaux propres à la faune
française. (Ib. 1b.)
Caractères différentiels de trois espèces nouvelles de
Pæderus propres à la faune française. (Ib. 1b.)
Sur le Lucanus serraticornis. (b. ib.)
Observations sur divers Coléoptères de la famille des
Élatérides. (Ib. ‘ib.).
Remarques sur le Cryptocephalus lobatus et l'Agapan-
thia violacea, (Ib. 1b.)
Genre nouveau de Staphylinien et description de nou-
velles espèces de Coléoptères de Syrie et d'Europe.
(Ib. 1862).
Descriptions de trois nouvelles espèces de Coléoptères
propres à la faune francaise, et observations relatives à
deux insectes découverts dans l'ile de Corse. (Ib. 1863).
Notes synonymiques relatives à divers Coléoptères pris
en Espagne. (Ib. 1865).
— Sur des Ptines trouvés dans des nids de pigeons. (Ib.
1859).
Sur l'Epicauta adspersa. (Ib. 1860).
GouceLer et BrisouT DE BARNEVILLE (H.) — Descriptions de Coléo-
. ptères nouveaux, de Galice et d'Algérie. (Ib. 1859).
Descriptions de nouvelles espèces de Coléoptères. (Ib.
1860).
GourEAu. — Note pour servir à l'histoire de l'Agrilus biguttatus.
(Ib. 1843).
Note pour servir à l'histoire du Callidium sanguineum.
(Ib. ib.)
Réponse à la Note intitulée : De la composition seg-
mentaire de quelques larves de Coléoptères. ([b. ib.)
Note pour servir à l’histoire du Phytonomus rumicis.
(Ib. 1844.)
Note pour servir à l’histoire du Morimus lugubris et
de la Saperda scalaris, et recherches sur la constitution
céphalique des larves de Longicornes et sur la position
de la 1"° paire de leurs stigmates. (Ib. 1b.)
Note sur l’Aspisoma candelaria Reiche. (Ib. 1845.)
»
»
30
Sur les mœurs des Apoderus, Attelabus et Rhynchites.
(Ib. 1860.)
Note sur la larve de la Psylliodes napi. (Ib. 1864.)
Sur les mœurs du Ceuthorhynchus assimilis. (Ib.
1865.)
Grenier (A.) — Réponse à la note de M. de Sauley, relativement
GUÉRIN
au Machærites Mariæ. (1b. 1863.)
Description de trois nouvelles espèces de Coléoptères
français des genres Cionus, Raymondia et Anophthal-
mus, et quelques réflexions sur les yeux de certaines
espèces réputées aveugles. (Ib. 1864.)
Sur l’Athous Titanus Muis. (Ib. ib.)
Sur l’Apalochrus flavolimbatus. (1b. 1865.)
Remarques sur divers Coléoptères français. ([b. ib.)
Sur une nouvelle espèce de Ceuthorhynchus, des
Hautes-Pyrénées. (Ib. 1866.)
-MÉNEVILLE (F.-E.) — Notice sur les métamorphoses de
l'Apion apricans et sur les parasites de ce coléoptère.
(Ib. 1843.)
Description d'une nouvelle espèce de coléoptère du
genre Myrmechixenus, découverte dans les serres aux
ananas de M. Panckoucke, à ‘sa campagne de Fleury,
près Paris. ([b. ib.)
Revue critique de la Tribu des Eucnémides. (Ib. ib.)
Sur les Trichopteryx aptera et testacea. (Ib. 1844.)
Note sur les mœurs de l’'Agapanthia marginella. (Ib.
1845.)
Ravages des vignes dans le midi de la France paf la
larve d'une Altica verte. (Ib. ib.)
Note sur les métamorphoses des Mordelles. (Ib. 1b.)
Note sur le genre Margus. (Tb. ib.)
Description de quelques espèces de Coléoptères prove-
nant de l'Algérie. ([b. 1859.)
Étude sur les Graphiptères. ([b. ib.)
Description d'une nouvelle espèce de Coléoptère du
genre Melancrus, et rectification relative à une note
publiée dans le Bulletin entomologique de 1859. (Ib.
1861.)
Sur des larves de Hanneton renfermant des Mermis de
grande taille. (Ib. 1864.)
Sur une variété de Lema merdigera. (Ib. 1865.)
VON HAROLD (BARON E.) — Diagnoses de nouvelles espèces d’Apho-
dins. (Ib. 1860.)
Î
|
|
|
|
— Note sur l'identité de l'Aphodius atramentarius Er.,
avec l'Aphodius depressus Kugel. (Ib. 1862.)
— Note sur les espèces mexicaines du genre Phanæus, et
descriptions de quelques espèces nouvelles de Coléo-
ptères mexicains. (Ib. 1863.)
Jekel (H.) — Recherches sur la classification naturelle des Cur-
culionides. I"e partie. ([b. 1864.)
— Essai sur la Classification naturelle des Geotrupes La-
treille et descriptions d'espèces nouvelles. (Ib. 1865.)
vOx KIESENWETTER (H.) — Détails sur son excursion entomologique
en Espagne. (Ib. ib.)
Kraatz (G.) — Monographie des Colons d'Europe, traduction
par H. Tournier. (Ib. 1863.)
LABOULBÈNE (A.) — Examen anatomique de deux Meloiontha vul-
garis trouvés accouplés et paraissant du sexe mâle. (Ib.
1859.)
— Note sur une monstruosité de l'Oryctes Silenus (Ib. 1b.)
— Description de la larve du Callicnemis Latreillei, ([b.
1861.)
— Sur les stismates de la larve du Nosodendron fascicu-
lare. (Ib. 1862.)
— Descriptions de plusieurs larves de Coléoptères, avec
Remarques. (Ib. ib.)
— Note sur la phosphorescence des larves et des nymphes
du genre Lampyris. (Ib. 1863.;
de Lacerda. — Sur des changements rapides de coloration ob-
servés chez une Coccinellide. (Ib. 1862.)
Lallemant. — Sur les mœurs du Prinobiuslethifer. (Ib. 1864.)
Le BèGuE DE GERMINY (comTE P.) — Description d'une nouvelle
espèce de Nebria. (Ib. ib.)
Le Conte (J.-L.) — Remarques synonymiques sur divers Co-
léoptères. ([b. ib.)
LEPAIGE. — Note sur le Campylus linearis. (Ib. 1845.)
LEPRIEUR (C.-E.) — Sur les Coléoptères qui se trouvent dans les
marais salans des environs de Dieuze. (Ib. ib.)
— Description de la larve du Teretrius parasita. (Ib.
1861.)
— Essai sur les métamorphoses du Trachys pygmæa,
insecte de la famille des Buprestides, (Ib. ib)
Linper (J.) — Description de trois nouvelles espèces d'Anophthal-
mus trouvées en France. (Ib. 1859.)
— Description d’un nouvel Anophthalmus français. ([b. 1b.)
31
Description de deux nouveaux Coltoptères pyrénéens.
(Ib. 1860.)
Sur des Coléoptères rares ou non encore signalés en
France. (Ib. 1862.)
Description d’un nouveau genre aveugle appartenant
aux Carabiques et diagnoses de deux Coléoptères nou-
veaux. (Ib. 1863.)
Description de trois Coléoptères européens nouveaux.
(Ib. 1864.)
Lucas (H.) — Note sur un nouveau genre de la Famille des Mélano-
somes (Micipsa rufitarsis), qui habite le sud des posses-
sions françaises dans le nord de l'Afrique. (Mém. Soc.
R. Sc. Liége, X..)
Notice sur une monstruosité qui se trouve dans une
antenne droite du Colymbetes coriaceus Hoffm. (Ann.
Soc. Ent. France, 1843.)
Sur plusieurs Coléopteres nouveaux du Nord de
l'Afrique, nés à Paris. (Ib. ib.)
Observations pour servir à l'histoire naturelle de l'Er-
gates faber L. (Ib, 1844.)
Observations pour servir à l'histoire vaturelle du Bu-
prestis (Chalcophora) mariana, précédées de quelques
remarques sur la composition thoracique de la larve de
cette espèce et sur la position qu’occupe la première
paire de stigmates. ([b. ib.)
Sur une variété curieuse du Carabus lotharingus Dej.
(Ib. 1859.)
Rhizotrogus suturalis, esp. nouv. (Ib. ib.}
Note sur le genre nouveau Leucoloephus, de la famille
des Mélanosomes. ([b. ib.)
Sur trois nouvelles espèces du genre Pachydema.
(Ib. ib.)
Phyllopertha deserticola, esp. nouv. (Ib. ib.).
Sur un nouveau genre dela tribu des Cétonides. ({b. ib.)
Sur le Rhytirhinus annulipes Lucas (Ib. ib.)
Sur deux nouvelles espèces africaines des genres Mo-.
rica et Akis. (Ib. ib.)
Note relative à diverses espèces de Chlænius. (Ib. ib.)
Note sur deux nouvelles espèces de Julodis. (Ib. ib.)
Note sur les mœurs du Sitaris muralis. (Ib. 1860.)
Note sur une nouvelle espèce de Buprestides du genre
Julodis, (Ib. 1b.)
Note sur les Anobium. (Ib. ib.)
Sur le Ceuthorhynchus Raphaelensis. (Ib. 1b.)
»
À PQ
Note sur les Oxythyrea Noemi et alLopicta. (Ib. 1b.)
Note sur une nouvelle espèce de Lamellicorne phyllo-
phage (Pachydema Lethierryi), qui habite les posses-
sions françaises du nord de l'Afrique. (Ib. 1861.)
Description du Mallaspis Moreletii (mâle), Longicorne
de la Tribu des Prionides. (Ib. ib.)
Note sur le Chrysodema erythrocephala; Buprestien
qui habite l'ile de Balade (Nouvelle-Calédonie). ([b. 1b.)
Quelques remarques sur les métamorphoses de l'Arœ-
cerus fasciculatus, Colcoptère Rhynchophore de la
Tribu des Anthribides. (Ib. 1b.)
Sur les mœurs de l’'Hetærius sesquicornis Preyssler.
(Ib. 1b.)
Note sur le Julodis cicatricosa, coléoptere de la famille
des Buprestides. (Ib. 1862.)
Sur le Carabus Varvasi. (Ib. ib.)
Sur le Caryoborus languidus (Ib. ib.)
Sur une nouvelle espèce du genre Distipsidera, et sur
une nouvelle espèce du genre Navomorpha. (Ib. ib.)
Note sur deux nouvelles espèces de Coléopteres de la Nou-
velle Calédonie. (Ib. 1863.)
Sur une larve de Curculionite vivant dans les fruits de
la Bardane. (Ib. 1b.)
Notes sur divers Coléoptères. (Ib. 1b.)
Sur la Megacephala (Tetracha) euphratica OI. (Ib. ib.)
Sur une coque construite par la larve d’un Copride de
Siam. (Ib. 1864.)
Note sur les Plusiotis Adelaida et costata, Coléoptères
de la famille des Lamellicornes et de la tribu des Ruté-
lides. (Ib. 1865).
Note sur le genre Diodyrhynchus Germar. (Ib. ib.)
Sur la présence du Polyphylla fullo en Alsérie. (Ib. 1b.)
de Marseul (S. A.) — Supplément à la Monographie des Histé-
DE MATHAN.
rides. (Ib. 1860, 1861 et 1562.)
Sur les Hister nigellatus et ruficornis. (Ib. 1862.)
Description d'espèces nouvelles de Buprestides et d’un
Histéride du genre Carcinops. (Ib. 1867.)
— Coléoptères français nouveaux. (Ib. 1862.)
Sur quelques espèces rares de Coléoptères rencontrées
dans les départements de la Manche et du Calvados.
(Ib. 1863.)
Note surl'Ochthebius Lejolisii Muls. et Rey. (Ib. 1865.)
MonrrouziErR. — Essai sur la faune entomologique de la Nouvelle
ANNALES LE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV. V4
»
94
Calédonie (Balade) et des Iles des Pins, Art, Lifu, etc.
— Coléoptères. (Ib. 1860 et 1861.)
DE MorscuuLsky (V.) — Note sur quelques rectilications relatives à
des espèces de Coléoptères. (Ib. 1859.)
— Note relative à divers Coléopières. (Ib. 1860.)
DE NoRGUET. — Sur les mœurs de l'Adelops Wollastonti Waterh.
(Ib. 1863).
PERAGALLO. — Note pour servir à l'histoire des Lucioles. {1b.1862).
— Seconde note pour servir à l'histoire des Lucioles.
(Ib. 1863.)
PEREZ. — Histoire des Métamorphoses du Macronychus quadritu-
berculatus et de son parasite, (Ib. 1b.)
PErRis (Ep.). — Histoiredes Insectes du Pin maritime. Supplément
aux Coléoptères et rectifications. (Ib. 1862.)
— Notes pour servir à l'histoire des mœurs des Apion.
(Ib. 1863.) |
. Description de quelques espèces nouvelles de Co-
léoptères. (Ib. 1864).
— Description de quelques nouvelles espèces deColéoptères,
Rectifications et Notes. (Ib. 1865).
Picciont. — Observation sur les mœurs de la Cetonia cardui. (Ib.
1844).
PI0CHARD DE LA BRULERIE (CH.). — Métamorphoses de la Serica ho-
losericea Scopoli. (1b. 1864.)
Poortman. — Sur le Melolontha vulgaris trouvé en abondance sur
la plage du Havre. (Ib. 1862.)
Purox (A.). — Description d'une nouvelle espèce de Coléoptères de
la division des Malacodermes. (Ib. 1865.)
— Sur le Luperus sulphuripes Graells. (Ib. 1b.)
— Note sur le genre Xyloterus Erichson. (Ib. 1867.)
Purzeys (J.). — Postscriptum ad Clivinidarum Monographiam atque
de quibusdam aliis. (Mém. Soc. R. Se. Liége, XVIITL.)
Rañgur (P.)— Monographie du genre Elaphocera. (Ann. Soc. Ent.
France, 1843.)
REICHE (L.). — Sur l’Anthrenus museorum. (Ib. ib.)
— Description de l'Aspisoma candelaria. (Ib. 1845.)
— Notessynonymiquessur le cinquième volume de l'Hand-
buch der Entomologie, par M. H. Burmeister, Berlin,
1840. Coléoptères Lamellicornes, Xylophiles. (Ib.
1859.)
— Quelques Coléopteres des Basses-Alpes. (Ib. 1b.)
— Notes entomologiques sur divers Coléoptères. (Ib. ib.)
— Sur l'Oxythyrea Noemi, réponse à M. de Motschulsky.
(Ib. ib.)
»
445
48
»
»
Remarques entomologiques et description d’une nou-
velle espèce de Coléoptère. (Ib. 1860.)
Description d'une nouvelle espèce de Coléoptère du
genre Microtelus. (Ib. ib.)
Réponse à quelques points d'une note de M. le
D" Schaum. (Ib. ib.)
Coléoptères de Sicile recueillis par M. E. Bellier de la
Chavignerie et description de dix espèces nouvelles.
(Ib. 1b.)
Sur ies Corymbites quereus et Gyllenhalii. (Ib. 1b.)
Sur quelques espèces de Coléoptères du Nord de
l'Afrique (Ib. 1861).
Coléoptères nouveaux recueillis en Corse par M. E. Bel-
lier de la Chavignerie. (Ib. 1861 et 1862.)
Notes synonymiques. (Ib. 1861 )
Espèces nouvelles de Coléoptères appartenant à la
Faune circa-méditerranéenne. (Ib 1861, 1862 et 1865).
Notes synonymiques sur divers Goléaptères: (Ib. 1862).
Note synonymique sur quelques espèces du genre Ma-
crodactylus Latr. (Ib. ib.)
Examen rapide de quelques pages du Catalogue des
Coléoptères d'Europe de M. Schaum, Berlin, 1862.
(Ib. 1863).
Note sur quelques larves de Lampyrides. (Ib. 1b.)
Espèces nouvelles de Coléoptères d'Algérie. (Tb. 1864).
Description de trois espèces nouvelles de Coléoptères
français. (Ib. ib.)
Note sur les Carabus latus, complanatus, brevis et hel-
luo de Dejean. (Ib. 1b.)
Etude des espèces de Mylabrides de la collection de
M. L. Reiche, suivie d’une Note sur le genre Trigo-
nurus Mulsant, et description d’une espèce nouvelle.
(Ib. 1865).
Quelques remarques sur la Monographie du genre
Anthaxia, publiée par M. de Marseul, dans l'Abeille,
1865. (Ib. 1866.)
Surune plaque membraneuse recouvrant quelquefois les
deux derniers segments abdominaux chez le Dytiscus
latissimus. ([b. 1867).
Reicue (L.) et Scxaun (H.) — Discussion critique sur la synonymie
de plusieurs espèces de Coléoptères. ([b. 1862).
REICHENBACH. — Sur l'habitation et les mœurs des insectes du genre
Byrrhus. (Ib. 1844.)
RouGer (AuG.) — Notice sur l’'Homalopus Loreyi. (Ib. ib.)
56
DE SAUSSURE (H.) — Sur trois Coléoptères nouveaux, découverts
aux environs de Genève. (Ib. 1859).
Scuauruss (L. W.) — Diagnoses de Coléoptères nouveaux. (Ib.
1862.)
Scaaun (H.) — Observations critiques sur la Famille des Lamelli-
cornes Mélitophiles. (Ib. 1844).
= Catalogue des espèces connues qui entrent dans la
famille des Lamellicornes Mélitophiles. (Ib. 1845.)
— Notes : 1° sur les genres Singilis et Phlæozeteus, etc. ;
2% sur les Xylonotrogus et Elaphropus, ainsi que sur
diverses observations de M. de Motschulsky. (Ib. 1860).
— Note sur la synonymie de deux espèces de Chlænius.
(Ib. 1861).
— Espèce nouvelle du genre Damaster. (Ib. 1862.)
Scaaun (H.), von KiESENWETTER (H.), REICHE (L.), CAIGNART DE
SauLcy (F.)etFairmaire (L.) — Discussion critique
sur la synonymie de plusieurs éspèces de Coléoptères.
(Ib. 1863).
ScHaun (H.) et RICHE (L.) — Observations synonymiques relatives
à diverses Coléoptères. (Ib. 1859.)
STIERLIN (G.) — Monographie des Otiorhynchus d'Europe : Tableau
analytique des groupes; traduit par G. A. BAER. (Ib.
1864.)
SrrAUCH (A.) — Note sur l'Apalus bimaculatus. (Ib. 1863.)
SUFFRIAN. — Monographie des Chysomèles; traduction de L. F'air-
maire. (Suite.) (Ib. 1865.)
Thomson (J.) — Systema Cerambycidarum, ou Exposé de tous
les genres compris dans la famille des Cérambycides et
familles limitrophes. (Mém. Soc. R. Sc. Liége, XIX.)
— Description d'une espèce nouvelle de Buprestides.
(Ann. Soc. Ent. France, 1859.)
_- Monographie de la famille des Monommides. (Ib. 1860.)
—- Catalogue des Lucanides de la collection de M. James
Thomson, suivi d’un Appendice renfermant la descrip-
tion des coupes génériques et spécifiques nouvelles.
(Ib. 1862.)
TourNIER (H.) — Note sur divers Coléoptères. (Ib. 1860).
Diagnoses de deux nouvelles espèces de Coléoptères
propres à la faune d'Europe. (Ib. ib.)
-— De quelques nouveaux Coléoptères d'Europe et d'Algé-
rie. (Ib. 1867.)
TroBERT. — Cicindela syriaca, esp. nouvelle. (Ib. 1844.)
Vixsox. — Sur la Rodalia Guermesina Mulsant. (Ib. 1862.)
WANKOWIEZ (J.) — Description de quelques Coléoptères nouveaux
trouvés en Lithuanie. (Ib. 1865.)
Description de trois Coléoptères nouveaux trouvés en
Lithuanie. (Ib. 1867.)
— Note surles variétés de l'Oxyporus maxillosus F. (Ib.ib.)
WENGkER. — Note sur quelques Staphyliniens. (Ib. 1862.)
— Description de plusieurs espèces nouvelles exotiques du
genre Apion Herbst. (Ib. 1863.)
57
DIVISION HT.
LÉPIDOPTÈRES.
FASCICULE II.
ALLARD (G.) — Notes sur les insectes de l'Algérie. T. Lépidopteres.
(Ann. Soc. Ent. France, 1867.)
Assuuss (E.-Pa.) — Die Raupe von Tortrix Hamana, var. Diver-
sana Hübn. (Berl. Ent. Zeit. IL.)
BaAGkER (J ) — Aanteekening over Psyche villosella Ochs. (Tijdsch.
v. Entom. Sér. II, II.)
BaLBran. — Sur l'inoculation de la maladie des Vers-à-soie aux che-
nilles de divers Lépidoptères. (Ann. Soc. Ent. France,
1867.)
BALLION (E.) — Eine neue Spannerart (Amphidasis Hüberaria).
(Hor. Soc. Ent. Ross. IV.)
— Ein Zwitter von Endromis versicolora L. ([b. ib.)
Bar. — Sur les mœurs de certaines chenilles de la Guyane. (Ann.
Soc. Ent. France, 1870.)
BAUMANN. — Brief über Bombyx Yama-maju. (Verh. Zool. Bot.
Ges. Wien, 1867.)
Bellier de la Chavignerie. — Description d'une Noctuelle
nouvelle de l'ile de Corse. (Ann. Soc. Ent. France,
1865.)
—— Sur la chenille de la Polia Asphodeli. ([b. ib.)
= Chasses aux Lépidoptères à Valladolid. (Ib. ib.)
— Sur la poche abdominale membraneuse de la femelle du
Parnassius Mnemosyne. (Ib. 1867.)
— Sur les Chelonia Dejeanii Godart et Konewkai Herr.-
Schæff., d'Espagne. ([b. 1b.)
— Sur la Geometra lapidaria Herr.-Schælff. ([b. 1b.)
— Sur la Catocala adultera Ménétr. (Ib. 1868.)
— Sur les femelles semi-aptères de l'Hepialus pyrenaicus.
(Ib. 1b.)
— Note sur la Leucophasia Lathyri Duponchel. (Ib.
1869.)
— Sur la Nyssia alpinaria (Ib. ib.)
— Note sur l'Eudorea Staudingeralis Mabille. (Ib. 1870.)
48
49
BERCE. — Sur la variété eremita Ochs. du Liparis monacha L. (Ib.
1865.)
_— Sur la Lithosia carniola. (Ib. 1867.)
— Sur la Teigne des pierres à fourreau triangulaire de
Geoffroy, Solenobia (Duponchel) lichenella (Zeller),
Solenobia petrella (Guénée). (Ib. 1868.)
— Sur la corne signalée par M. Goossens chez plusieurs
espèces de chenilles. (Ib. 1869.)
BERCE et JOURDHEUILLE. — Observation de parthénogénèse chez une
espèce du genre Solenobia. (Ib. 1868).
BERTOLONI (A. JuNIoR)). —- Dei danni che ha recato ai frutti ed alle
foglie del Fico (Ficus carica) 1l bruco della Xylopoda
Nemorana Dup. fra 11 luglio e l'agosto del 1868 nel
bolognese e provincie attigue. (Bull. Soc. Ent. Ital. I}:
Boisduval.— Note sur la trihu des Cératocampides. (Ann. Soc.
Ent. France, 1868).
_ Description d’un lépidoptère nouveau (Papilio Lorzæ).
— Paris, 1869, in-8°,
L
temala à M. de l’Orza. — Rennes, 1870, 1 vol. in-&.
BUTLER (A.-G.) — Descriptions of a new genus and six new species
of Pierinæ. (Trans. Ent. Soc. London, 1871).
Consrant (A.). — Description de quelques Lépidoptères nouveaux.
(Ann. Soc. Ent. France, 1865).
CorET. — Sur les dégâts causés dans les vignobles des environs de
Puteaux par la chenille de la Tortrix (Cochylis) roserana
Frœlich. (Ib. 1868).
CREWE (H. H.). — Notes on Eupithecia Larvæ (Entom. Annual,
1861 et 1862).
—- Notes on some species of the Genus Eupithecia. (Ib.
1863).
— Notes on Eupitheciæ. (Ib. 1865).
Curo (A.) — Nuove varieta accidentali di due specie di Lepidotteri
Ropaloceri appartenenti alla fauna italiana. (Bull. Soc.
Entom. Iial. IL.)
CzEGLEY (J.) — Ueber die Forstschädlichkeit von Orgyia antiqua.
(Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1860).
— Ueber Sphinx Neri. (Ib. ib.)
CzerY (F. R.)— Lepidopteren-Fauna von Mährisch-Trübau, syste-
matisch zusammengestellt. — (Ib. 1857).
—— Nachtrag zur Schmetterlingsfauna von Mährisch-
Trübau. (Ib. 1858).
Delamain. — Sur la Selenia lunaria. (Ann. Soc. Ent. France,
1868).
— Considérations sur des Lépidoptères envoyés du Gua-
99
48
40
Depuiset. — Sur l'habitat du Papilio Antenor. (Ib. 1867). »
— Sur le Deilephila esulæ. (Ib. 1868). »
Deyrolle (E.) —$ur la Saturnia Phœnix. (Ib. 1870). »
DoRFMEISTER (G.) — Ueber einige in Steiermark vorkommende
Zygænen (suite) (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1855). 41
DOoRFMEISTER (V.) — Cucullia scopariæ, neu entdekte Schmetter-
lingsart der Wiener Gegend, und Beschreibung zweier
Raupen (Ib. 1853). »
EeraRp (S.)—Sur les chrysalides des Papilio Machaon et Podalirius.
(Ann. Soc. Ent. France, 1867). 48
— Note sur la Chelonia villica. (Ib. 1868). »
_ Quelques remarques relatives à divers Bombycides. |
(Ib. ib.) » |
= Sur les chenilles de Vanessa cardui. (Ib. 1869). » |
— Sur diverses espèces de Lépidoptères. (Ib. ib.) »
— Anomalie présentée par l'aile supérieure droite d’un
Papilio Machaon. (Ib. 1870). »
_ Sur le Smerinthus tiliæ. (Ib. 1b.) »
ErscHorF (N.) — Lepidopterologisches. (Hor. Soc. Ent. Ross. V.)# 39
Zur Naturgeschichte der Clostera Timon Hüb. (Ib. 1b.) »
— Für die St-Petersburger Fauna neue Schmetterlinge.
(Ib. ib.) »
_ Ueber die Lepidopteren-Faunen St-Petersburg und
Berlins. (Ib. VI). »
— Aberrationen von vier species Lepidopteren der St-Pe-
tersburger Fauna. (Ib. ib.) Ù
FALLOU (J.) — Note et description relatives à la Setina Bdv. Ande-
reggli H.S., variété Riffelensis Fal., Lépidoptère Hété-
rocère observé à Zermatt (Valais). (Ann. Soc. Ent.
France, 1865). 48
— Note sur une variété locale de Lépidoptère Rhopalocère
observée dans le Valais en 1863 et 1864. Le Polyom-
matus Bdv. Virgaureæ L., variété Zermattensis Fall.
(Ib. 1b.) Ù
— Observation sur une aberration de Lépidoptère Rhopa-
locère du genre Melitæa Fabr. (Melitæa Parthenie Bork.)
(Ib. ib.) »
-—- Note sur un nouveau cas d'hermaphrodisme chez un
Lépidoptère Rhopalocère du genre Argynnis, À. Paphia.
(Ib. ib.) »
— Note sur une aberration observée chez un Lycœna
Adonis mâle. (Ib. ib.) »
— Note sur l’Ypsipetes elutata Alb. (Ib. 1h.) »
— Sur une aberration du Polyommatus phlæas. (Ib. 1b.) »
on Sur l'emploi de l'eau pulvérisée dans l'éducation des
chenilles, et sur divers Lépidoptères du Haut-Valais.
(Ib. 1866.)
— Sur la Callimorpha hera et l'Ellopia fasciaria. (Ib. ib.)
— Sur une nouvelle espèce de Tinéites du genre Dissoc-
tena Staudinger. (Ib. 1867.)
— Observation de parthénogénèsechezla Psyche nitidella.
(Ib. 1b.)
— Sur deux aberrations de la Melitæa Athalia. (Ib. 1868.)
— Sur la capture à Jarnac, par M. Delamain, de l'Enno-
mos fuscantaria. (Ib. ib.)
— Note sur une variété locale du Bombyx quercüs L.
(Ib. 1869.)
— Sur trois Lépidoptères anormaux. (Ib. 1870.)
— Note relative àplusieurs Lépidoptèresanormaux.([b.ib.)
FAcvEL (A.) — Note sur les femelles aptères du genre Hibernia.
(Ib. 1865.)
FELDER (C.) —Gelegentliche Verbreitung von Lepidopteren. (Verh.
Zool. Bot. Ges. Wien, 1861.)
— Verzeichaniss der von der Naturforschern der K. K.
Fregatte Novara gesammelten Macrolepidopteren. (Ib.
1862.)
Fezver (C.) et FELDER (R.) — Species Lepidopterorum hucusque
descriptæ vel iconibus expressæ, in seriem systemati-
cam digestæ. (Ib. 1864.)
Ferric. — Sur les chenilles et chrysalides des Papilio Podalirius et
Machaon. (Ann. Soc. Ent. France, 1868).
VON FRAUENFELD (CHEVALIER G.) — Ueber den von Herrn Schirl
erfundenen Schmetterlings-Selbstfänger. — Vienne,
1868, 1 br. in-&.
— Teichobia verhuelleila von Heyden. (Verh. Zool. Bot.
Ges. Wien, 1866).
— Ueber Conchylis Zoegana L., und Choreutis Bjerkan-
derella Thbg. (Ib. ib.)
Frey. — The Tineæ ofthe Higher Alps. (Entom. Annual, 1858).
Fucns (C. A.) — Beobachtungen über Lepidopteren. (Jahrb. Nass.
Ver. f. Nat. XIX-XX).
— Verzeichniss der Grosschmetterlinge welche in der Ge-
gend von Oberwesel vorkommen. Ein Nachtrag zu dem
Verzeichnisse der Schmetterlinge Nassau’s von Dr A.
Rôssler. (Ib. XXI-XXIT).
— Zur Naturgeschichte von Acidalia contiguaria Hb.
(Ib. ib.)
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XV. VI
42
GARTNER (A.) — Die ersten Slände einiger Lepidopteren. (Berl.
Ent. Zeit. IX.)
DE GAVERE(C.)— Notices sur quelques Macrolépidoptères indigènes.
(Tijdschr, v:Ent$ér. Ib)
GiranD (M.) — Notice sur les femelies aptères du genre Hibernia
(Lépidoptères Chalinoptères, Phalénides). (Ann. Soc.
Ent. Fr. 1865.)
Note sur une double aberration présentée par une
femelle de Lycæna Adoñis (Lépidoptères Achalino-
ptères). (Ib. 1b.)
Sur les chenilles du Bombyx rubi. (Ib. ib.)
Sur les mœurs de la Psyche calvella. (Ib. 1b.)
Sur les dégâts causés par la Tortrix viridana, (Ib. ib.)
Sur deux éducations de Vanessa urticæ. (Ib. ib.)
Sur une variété de la chenille de l'Acherontia Atropos.
(Ib. ib.)
Sur une aberration de passage du Lycæna corydon.
(Ib. 1b.)
Sur les femelles des Hibernia. (Ib, ib.)
Note sur l'aberration taraxacoides (Bellier de la Chavi-
gnerie) du Bombyx castrensis (Linné), Lépidoptère
Chalinoptère ou Hétérocère. (Ib. 1866.)
Note sur une aberration de la Pyrameis (Doubl.) Ata-
lanta (Linn.), Lépidoptère Achalinoptère ou Rhopa-
locère. ([b. ib.)
Sur la sécrétion musquée observée chez le Sphinx
ligustri. (Ib. 1867).
Sur l’acclimatation définitive en France de l'Attacus
cynthia Drury. (Ib. ib.)
Sur deux cas de difformité observés chez des Lépido-
ptères diurnes. (Ib. ib.)
Sur la Solenobia lichenella. (Ib. 1868.)
Sur les ravages faits en Brie sur les pommiers par les
Yponomeutes. (Ib. ib.)
Anomalie observée chez une Anthocharis cardamines
mâle. (Ib. 1869.)
Sur un Attacus pyri de taille naine. (Ib. 1870.)
GirAUD (J.) — Remarques au sujet des parasites des galles du Limo-
piastrum Guyonianum. (Ib. ib.)
Goossens (TH.) — Notice sur la préparation des chenilles. (Ib. 1865).
Sur les caractères sexuels chez les chenilles. (Ib. 1867).
Sur l'Hibernia rupicapraria. (Ib. 1868).
Sur l’Agrotis cinerea et l'Hermimia cribralis. (Ib. ib.)
49
26
48
RS A =
— Note sur les pattes membraneuses des chenilles.
(Ib. ib.)
— Observations sur la chenille de l’Aglossa cuprealis
Hubner. (Ib. 1869).
—- Descriptions de chenilles d'Eupithecia. (Ib. ib.)
— Remarques anatomiques sur plusieurs espèces de che-
nilles. ([b. ib.)
— Remarques sur les Plusia iotaet V-aureum. (Ib. 1870).
dE Sur une aberration de la Vanessa C-album. (Ib. ib.)
— Sur une curieuse particularité des chenilles de Lycæna.
(Ib. 1b.)
_- Analyse d'un mémoire sur les variations chez les che-
uilles. (Ib. ib.)
GouLeY (ALB.) — Sur l'Orgya antiqua. (Ib. 1865).
— Sur les mœurs des chenilles de diverses espèces du
genre Deilephila. ([b. 1866).
DE GRAAF (H. W.) — Kenmerken der inlandsche Déni
(Tijdschr. v. Ent. D.
—- Over de Europesche Pterophoridæ. (Ib. IT).
— Nieuwe inlandsche Lepidoptera. ([b. IV).
— Deux nouvelles espèces de Tortricides. (Ib. ib.)
— Les Macrolépidoptères des Pays-Bas. (Ib. VL.)
—- Sciaphila ictericana Haw. en hare synonymie. (Ib.
DR LV).
DE GRAAF (H. W.) et SNELLEN (P. C. T.) Microlepidoptera nieuw
voor de Fauna van Nederland. ([b. Sér. IT, IV et V).
DE GRAAF (N. H.) — Over Bombyx Cynthia. (Ib. V).
GREBNER. — Over Zerene grossulariata, (Ib. VI).
Grenier. —Observations sur des fourreaux de chenilles du nord
du Mexique. (Ann. Soc. Ent. Fr. 1867).
Guénée (A.) — Souvenirs de Zermatt. (Ib. 1865).
— Quelques espèces de Lépidoptères prouvées par leurs
premiers états. ([b. 1b.)
— Note sur deux espèces linnéennes du genre Papilio.
(Ib. 1867.)
— D'un organe particulier que présente une chenille de
Lycæna. ([b. 1b.)
_ Une visite aux Lépidoptères de l'Exposition universelle
de 1867. (Ib. 1868.)
_ Le Bombyx quercüs et ses analogues. ([b. ib.)
— Note sur l'Œcocecis Guyonella Gn. et sur la galle
qu’elle produit. (Ib. 1870.)
GUÉRIN-MÉNEVILLE. — Sur le Saturnia (Faidherbia) Bauhiniæ.,
(Ib. 1864.)
ES
QI
44 Ps ÿ
— Sur le Bombyx du N'Dank (Lasiocampa Parinarii).
(Ib. 1867.)
—— Sur une anomalie observée chez une chenille du Bombyx
du mürier. (Ib. ib.)
—- Sur les fourreaux d’une grande espèce de Psychides du
Mexique. (Ib. ib.)
HABERLANDT. — Ueber eine bisher wenig beobachtete Getreidemotte
Tinea pyrophagella Klbr. (Verh, Zool. Bot. Ges. Wien,
1864.)
VON HEINEMANN (H.) — Some Remarks on the Species of the Genus
Nepticula. (Ent. Annual, 1863.)
HERRICH-SCHÆFFER.— Vorarbeiten zu einer Synonymik sämmtlicher
Lepidopteren. (Berl. Entom. Zeit. IIL.)
— Die Schmetterlingsfauna der Insel Cuba, (incomplet).
(Corr.-Blatt zool. min. Ver. Regensb. XIX.)
— Lepidopterorum index systematicus, (incomplet ).
(Ib. 1b.)
— Ein Ausflug ins Ober-Engadine, (incomplet). (Ib. ib.)
— Zwei neue Microlepidoptera von Artemisia absynthium
aus der Gattungen Depressaria und Bucculatrix. (Lb. 1b.)
Hewirsox (H. C.) — New Species of Diurnal Lepidoptera from
South and Central America. (Trans. Ent. Soc. London,
1871.)
HEYLAERTS (F. J. M.) — Les Macrolépidoptères des environs de
Bréda. (Tijdschr. v. Ent. Sér. II, V.)
HormanN (0.) — Ueber die Naturgeschichte der Psychiden. (Berl.
Ent. Zeit. IV.)
von HorniG (J.) — Ueber die ersten Stände ciniger Phycideen.
(Verh, Zool. Bot. Ges. Wien, 1853).
— Ueberdie ersten Stände einiger Lepidopteren. (Ib. 1853,
1855 et 1856.)
Hüger (A. F.) — Notodonta Unicolora Ménétr. (Hor. Soc. Ent.
Ross. IV.)
— Ueber die leichteste und ergiebigste Fangart der Nacht-
schmetterlinge. (Ib. ib.)
— Beitrag zur Bereicherung der Lepidopteren. Fauna von
St-Petersburg. (Ib. 1h.)
—- Bericht über meine Lepidopteren-Ausbeute des Jahres
1867 in der Umgegend von St-Petersburg. (Ib. V.)
— Bericht über meine Lepidopteren-Ausbeute des Jahres
1868 in der Umgegend von St-Petersburg. (Ib. V[.)
_ Eine neue Noctua, entdeckt und beschrieben, {Ib. ib.)
IvEN (C.) — Raupe von Clostera Timon Hüb. (Ib. V.)
26
L
4 V'Â
JOURDHEUILLE (C.) — Note sur les ravages causés dans les planta-
tions d’osier par l'Halias cloräna Duponchel, Earias
clorana du Catalogue de Staudinger. (Ann. Soc. Ent,
France, 1868.)
Calendrier du Microlépidoptériste, Recherche des
chenilles, 1"° partie, (Ib. 1869).
Idem. idem. [T° et IIT° parties. (Ib. 1870.)
Kawall (J. H.) — Deilephila Nerii L, in Kurland. (Berl. Ent.
Zeit. XI.)
VON KIESENWETTER (H.) — Ueber « Die geographische Verbreitung
der Schmeiterlinge Deutschlands und der Schweiz, von
Ad. Speyer und Aug. Speyer. » (Ib, III.)
Ueber « Die Schmetterlinge Deutschlands und der
Schweiz, systematisch bearbeitet von H. von Heine-
mann. » (Ib. IV.)
KirBy (W. F.) — Catalogue des Rhopalocères d'Europe, dont les
chenilles ne sont pas connues ou ne le sont qu'imparfai-
tement. (Ann. Soc. Ent. France, 1865.) &
Notes and Observations on Europæan Butterflies, (Ent.
Annual, 1865.)
Kxaccs (H. G.)— Notes on British Lepidoptera {excepting Tineina)
for 1864. (Ib. ib.)
Notes on British Lepidoptera for 1865. (Ib. 1866.)
Notes on new and rare British Lepidoptera (excepting
Tineina) in 1866. (Ib. 1867.)
Notes on new and rare British Lepidoptera (excepting
Tineina) in 1867 (Ib. 1868.)
Notes on new and rare British Lepidoptera (excepting
Tineina) in 1868 (Ib. 1869.)
Notes on new and rare British Lepidoptera (excepting
Tineina) in 1869. (Ib. 1870.)
New British Species in 1869. (Ib. ib).
Notes on new and rare British Lepidoptera (excepting
Tineina) in 1870. (Ib. 1871).
Knaces (I. G.) et Douscenay (H.) — Notes on new and rare Spe-
KoLLaR (V.) —
cies of Lepidoptera (excepting Tineina) for 1863, with
Descriptions of Two Species of Noctua new to Science.
(Ib. 1864.)
Ueber Gelechia pyrophagella. (Verh. Zool. Bot. Ges.
Wien, 1855).
Ueber Beschädigang des Roggens in den Scheuern durch
die Raupen eines Nachtfalters, Noctua (Apamea) basi-
linea W. V. (Quecken-Eule). (Ib. ib.)
PSS
©
48
41
46
Kraatz (G.) — Ueber « Die Pflanzen und Raupen Deutschlands,
von O. Wilde. » (Berl. Ent. Zeitschr. IV.)
— Der neue Borkhausen oder hessisch-rheinische Falter-
fauna. Von D'L. Glaser. (Ib. VIL.)
KretscHmaR (C.) — Leucania Klymi. (Ib. V.)
— Ueber verschiedene Lepidoptera. (Ib. VI.)
— Zwei neue europäische Schmetterlinge. (Ib. ib.)
— Caradrina Menetriesii nov. spec. (Ib. VIT).
— Ueber Nonagria fraterna. (Ib. ib.)
— Ueber ein Zwitter von Saturnia pavonia. (Ib. VIII.)
_ Ueber Lepidoptera. ([b. 1b.)
Krerscamar (C.) et Prürzxer (F.) — Ueber Tapinostola Hellmanni
Ev. (Ib. VII.)
KRIECHBAUMER. — Ein Zwitter von Erebia Medea S. V. (Verh.
Zool. Bot. Ges. Wien, 1867.)
KünckEL (J.) — Sur le Deilephila esulæ. (Ann. Soc. Ent. France,
1868.)
LABOULBÈNE (AL.) — Sur les expériences de M. N. Wagner pour
démontrer l’action de l'électricité pour la formation des
pigments sur les ailes des Lépidoptères. (Ib. 1865.)
— Sur l’Attacus Lebeau Gruér.-Méneville. (Ib. 4868.)
Lederer (J.) — Verzeichniss der von H. Jos. Haberhauer bei
Astrabad in Persien gesammelten Schmetterlinge. (Hor.
Soc. Ent. Ross. VL.)
— Nachtrag zum Verzeichniss der von Herrn Jos. Haber-
hauer bei Astrabad in Persien gesammelten Schmetter-
linge. (Ib. VIIL.)
— Lepidopterologische Mittheilangen : I. Ueber Psyche
atra Esper. II. Ueber die Ochsenheimer’sche Gattung
Notodonta. III. Ueber die europäischen Cymatopho-
riden. IV. Boletobix fuliginaria L. kein Spanner, son-
dern eine Eule. (Berl. Ent. Zeit. Il.)
— Celonoptera mirificaria, ein neuer europäischer Span-
ner. (Ib. VI).
re Die Spanner. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1853).
— Lepidopterologisches aus Sibirien. ([b. 1b.)
— Grapholitha Hornigiana, n. sp. (Ib. 1855.)
— Weiterer Beitrag zur Schmetterlings-Fauna des Altaï-
gebirges in Sibirien. ([b. 1b.)
— Beitrag zur Schmetterlings-Fauna von Cypern, Beirut
und einem Theile Klein-Asiens. (Eb. 1b.)
—- Drei neue Schmetterlinge aus der Fauna der ôsterrei-
chischen Kaiserstaates. ([b. 1b.}
49
LiBpacx (A.) — Ueber die Lebensweise der Raupe von Sesia conopi-
formis Esp. (Berl. Ent. Zeit. I.)
Ueber die Lebensweise einiger Sesienraupen. (Ib. III.)
Ueber Leucania Ulvæ H.-Sch. (Ib. V.)
Ueber. « Die Pflanzen und Raupen Deutschlands, ete.
IT. Theil. » (Ib. ib.)
LODEESEN (J. W.) — Een paar dagen te Beek. (Tijdschr. v. Ent.
VIII.)
LoEW (FR.) — Die ersten Stände der Tinea spretella $. V. (T. fuci-
punctella Haworth) (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien,
1861.)
Zoologische Notizen über verschiedene Lepidoptera.
(Ib. 1866.)
Lucas (H.) — Quelques remarques sur une variété du Chrysopha-
nus Phlæas, Lépidoptère Achalinoptère de la Tribu des
Eryciniens et de la Famille des Lycénides. (Ann, Soc.
Ent. Fr. 1865.)
Note sur une variété de la Leuconea cratægi, Lépido-
ptere Achalinoptère de la Tribu des Papilioniens etde la
Famille des Piérides. (1b. ib.)
Sur des chenilles africaines, supposées du genre Lasio-
campa. (Ib. ib.)
Sur la présence des Arctia luctifera et lubricipeda aux
environs de Pékin. (Ib. ib.)
Note sur le mäle du Morpho Hecuba, Lépidoptère de
la section des Achalinoptères et de la Tribu des Mor-
phides. (Ib. 1867.)
Sur la Leuconea cratægioides (L. Hippia Bremer).
([b. ib.)
Sur l'existence au Japon de la Limenitis Sibilla L.
(Ib. 1b.)
Note sur l’Anthocharis Levaillantii. (Ib. 1b.)
Sur le Papilio Antenor. ([b. 1h.)
Sur l’acclimatation à Paris du Bombyx de lailante.
(Ib. 1b.)
Sur le Morpho Cypris femelle. (Ib. 1b.)
Sur le Papilio Duponchelii mâle. (Ib. 1868.)
Note sur un cas d'hermaphrodisme observé chez un Ly-
cæna Alexis. (Ib. 1b.)
Remarques sur lUrania Riphæus, Lépidoptère Cha-
linoptère de la Tribu des Uraniens. (Ib. 1869.)
Nôte sur le Papilio Marchandi. (Ib. 1b.)
Sur les dégats causés à la culture du Tabac dans le dé-
partement de la Dordogne par la chenille de l'Agrotis
segetum. (Ib. 1870.)
Mabille (P.) — Notices surles Lépidoptères de.la Corse. I" no-
tice. (Ib. 1866.)
—— Idem. H° notice, avec une énumération monographique
des Eupithécies de la Corse. (Ib. 1867.)
— Sur divers Lépidoptères de la Corse. (Ib. 1868.)
— Notices sur les Lépidoptères de la Corse. III notice,
avec la liste des Acidalides de ce pays, la 2° partie de
l'énumération monographique des Eupithécies de la
Corse, et la description de quatre Eupithecia nouvelles
pour la faune parisienne. (Ib. 1869.)
— temarques sur divers Lépidoptères observés auprès de
Carcassonne. (Ib. ib.)
Mac Lachlan (R.) — Notes générales sur les variations des
Lépidoptères ; traduit de l'anglais avec annotations par
M. Girarp et J. FazLou. (Ib. 1867.)
— On the British Species of Tortrices belonging to the
Genus Eupæcilia of Curtis. (Entom. Annual, 1869.)
MaiTLAND. — Over het geluid van Acherontia Atropos. (Tijdsch. v.
Ent. V.)
MALAPERT. — Sur les ravages des chenilles du Bombyx anastomosis,
à Poitiers. (Ann. Soc. Ent. Fr. 1870.)
Mann (J.) — Zwei neue osterreichische Spanner. (Verh. Zool. Bot.
Ges. Wien, 1853.)
— Die Lepidopteren gesammelt auf einer entomologischen
Reise in Corsica, im Jahre 1855. (Ib. 1855.)
—— Aufzählung der im Jahre 1865 in der Dobrudscha ge-
sammelten Schmetterlinge. (Ib. 1866.)
ee Schmetterlinge gesammielt im Jahre 1866 um Josefsthal
in der croatische Militärgrenze. (Ib. 1867.)
— Schmetterlinge gesammelt im Jahre 1867 in der Um-
gebung von Bozen und Trient in Tirol. (Ib. ib.)
MAURISSEN (A.-H.) — Macrolépidoptères observés dans le Duché de
Limbourg. (Tijdschs. v. Ent. Sér. IL, I.)
— Supplément à la liste des Macrolépidoptères du Lim-
bourg néerlandais (Ib. Sér. IF, V.)
Millière (P.) — Sur le Lasiocampa pini. (Ann. Soc. Ent.
France, 1868.)
— Catalogue raisonné des Lépidoptères du département
des Alpes Maritimes, I" partie. Cannes 1871, 1 vol.
in-8°. | |
MôscuLer (H. B.)— Aufzählung der in Andalusien 1865 von H. Graf
Qt
SA
Qt
|
À
|
von Hoffmansess gesammelten Schmetterlinge. (Berl.
Ent. Zeitschr. X.)
Muuper (CL.) — Bijdrage tot de ontleedkundige kennis van Sa-
turnia Cynthia. (Tijds. v. Ent. V.)
Niro (J.-A.) — Sur une immense migration de l'Urania fulgens,
observée au Mexique. (Ann. Soc. Ent. France, 1868.)
Nowickt (M.) — Beitrag zur Lepidopterenfauna Galiziens. (Verh.
Zool. Bot. Ges. Wien, 1865.)
Packard (A.-S.) — Catalogue of the Phalænidæ of California.
— Boston, 4861, À br. in. 8°
— Notes on the Family Zygænidæ. (Proc. Essex Inst. IV.)
Perris (En.) — Sur les dégâts causés dans les Landes par le Bom-
by pityocampa (Ann. Soc. Ent. France, 1865.)
DE PEYERIMHOFF. — Sur le meilleur procédé d’étalage des très-petits
Microlépidoptères. (Ib. 1867.)
PrüTzxEr (J.) — Verzeichniss der in der Umgegend von Berlin
vorkommenden Schmetterlinge. (Berl. Ent. Zeit. XI.)
RamBur. — Description de plusieurs espèces de Lépidoptères noc-
turnes inédites ou mal connues. (Ann. Soc. Ent.
France, 1870.)
RÔssLER (A.) — Saturnia Cynthia F., die ostindische Ricinussei-
| denraupe. (Jahrb. Nass. Ver. f. Nat. XIV.)
— Beiträge zur Naturgeschichte einiger Lepidopteren.
(Leucania scirpi Bdv.; Herminia tarsiplumalis Hb. ;
H. tarsicrinalis Knoch ; Geometra polygrammata Bkh.;
Gnophos pullata $. V.; G. obscurata S, V. ; Eupithecia
isogrammata Tr.) (Ib. XVT).
— Verzeichniss der Schmetterlinge des Herzogthums Nas-
sau, mit besonderer Berücksichtigung der biologischen
Verhältnisse und der Entwicklungsgeschichte. (Ib.
XIX-XX.)
RoGENHorER (A.) — Notiz über Lælia cœnosa Hübn. (Verh. Zool.
Bot. Ges. Wien, 1857.)
— Beitrag zur geographischen Verbreitung einiger für
—- Oesterreich neuer Schmetterlinge. (Ib. 1858).
— Ueber zwei Zwitter von Lepidoptern. (Ib. ib.)
— Ueber die ersten Stände eines Lepidopteron (Cidaria
Podevinaria Herr.-Sch.) (Ib. ib.)
— Ueber Heterogynis dubia. (Ib. 1860.)
— Cucullia formosa n. sp.Ein neuer europäischer Nacht-
falter. ([b. 1b.)
— Drei Schmetterlings-Metamorphosen. (Vanessa Egea
Cram. (triangulum Fab.); Hydræcia luuata Freyer
(illunata Gue.) ; Cucullia formosa m.) (Ib. 1862.)
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV. VIL
49
49
541
49
48
46
41
2
50
—— Fünf Schmetterlings-Zwitter. (Ib. 1865.)
— Zur Lepidopteren-Fauna Oesterreichs. ([b. 1866.)
DE Roo van WESTMaAs (E. A.) — Eene hybride soort uit het Genus
Smerinthus. (Tijdschr. v. Entom. I.)
— Aanteekeningen omtrent Lepidoptera. (Ib. IT et III).
— Eene twijfelachtige Cabera (Ib. II.)
—- Notice sur la Eubolia palumbaria, ([b. ib.)
— Quelques observations sur le cri que fait entendre le
Sphinx (Acherontia) Atropos. (Ib. II.)
Een hermaphrodit van Tephrosia crepuscularia.
(Ib. IV.)
— Première éducation du Ver-à-soie du Chène, Bombyx
(Antheræa) Vama-mai Guér.-Mén., en Néerlande.
(Ib. VII.)
— Boekaankondiging. De Vlinders van Nederland (Macro-
lepidoptera) systematisch beschreven door P.-C.-T.
Snellen. (Ib. Sér. IT, IIL.)
DE Roo van WESTMAAS (E. A.) et DE GRAAF (N. H.) — Verslag over
de opkweeking der Saturnia Cynthia in Nederland.
(BV)
SanD (M.) — Sur la chenille de la Gortynia lunata Frey. (Ann.
Soc. Ent. France, 1868.)
ScHAuM (H.) — Ueber die Graines von Bombyx Pernyi. (Berl. Ent.
Zeit. IIL.)
ScHEDL (CHR.) — Beschreibung der ersten Stände von Eupithecia
Mayeri Mann. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1856.)
SCHENCK (AL.) — Verzeichniss im Herzogl. Nass. Amtsbezirk
Wied-Selters (westliche Abdachung des Westerwaldes)
beobachteter Macrolepidopteren. (Jahrb. Nass. Ver. f.
Nat. XVI.)
SCHLEICHER (W.)— Verzeichniss der Lepidopteren des Kreises ober
dem Wienerwalde, (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien,
1856.)
Scamip (ANT.) — Beiträge zur Naturgeschichte der Schmetterlinge.
(Berl. Ent. Zeit. VII.)
ScamipT (FE. J.) — Heterogynis dubia. Ein für Oesterreich neuer
Schmetterling. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1860.)
SEMPER (G.) — Beitriäge zur Entwicklungsgeschichte einiger osta-
siatischer Schmetterlinge. (Ib. 1867.)
SIEVERS (J. C ) — Verzeichniss der Schmetterlinge des St-Peters-
burger Gouvernements. (Hor. Soc. Ent. Ross. II et IV.)
— Beitrag zur Fauna des St-Petersburger Gouvernements
für 1865 und 1866. (Ib. V.)
46
41
US RS CE RE D TR ER Sens
SNELLEN (P. C. T.) — Over het wijfje van Fidonia progemmaria
Hübn. (Tijdschr. v. Entom. I.)
Eenige opmerkingen omtrent de eerste toestanden en
leefwijze van sommige soorten onzer inlandsche Macro-
Lepidoptera. (Ib. ib.)
Mededeelingen over Nederlandsche Lepidoptera. (Ib. II
et IV.)
Nieuwe inlandsche Vlinders. (Ib. V.)
Notice sur la faune lépidoptérologique de l'ile de Sicile.
(Ib. ib.)
Aanteekeningen over inlandsche Lepidoptera. (Ib. ib.)
Over een viertal voor onze Fauna nieuwe Macrolepi-
doptera. (Ib. VI.)
Notice sur la Boletobia fuliginaria L. (Ib. ib.)
Quelques remarques sur le Catalogue des Lépidoptères
d'Europe et des pays limitrophes de MM. Staudinger et
Wocke. (Ib. VII.)
Over Agrotis Ripæ Hübn. (Ib. VIIL.)
Over het verschil tusschen de Lithosidæ en Chelonariæ.
(Ib. ib.)
Over de binnenrandsaderen der achtervleugels bij de
Drepanulina. (Ib. ib.)
Over eene Porthesia chrysorrhæa L. met afwijkend
aderenstelsel in de achtervleugels. (Ib. ib.)
Iets over het onderzoeken der vleugel-aderen bij de
Vlinders. (Ib. ib.)
De rups van Gelechia terrella W. V. (Ib. ib.)
Aanteekening over Cemiostoma susinella Herr.-Sch.
(Ib. ib.)
Over Anerastia farrella Curtis. (Ib. Sér. IT, L.).
De rups van Luperina literosa Haw. (Ib. ib.)
De inlandsche soorten van het geslacht Eupithecia
Curtis. (Ib. ib.)
De rups van Depressaria ultimella Stainton. (Ib. Sér.
I. AT!)
Over Zygæna Filipendulæ, varieteit Chrysanthemi
Borkh ; Esp. ; Hub». ; Ochs. (Ib. ib.)
Over Cidaria ferrugata L. (Ib. ib.)
Over Margarodes, als generieke naam. (Ib. ib).
Over de rupsen die in planten veranderen. ([b. ib.)
Aanteekeningen op Herrich-Schäffer's Prodromus sys-
tematicus Lepidopterorum. (Ib. Sér. IT, III et V.)
Aanteekening over Chloantha hyperici W. V. (Ib.
STE EV.)
o1
ÿ2
Lepidopterologische aanteekeuningen. (Ib. ib.)
Naschrift tot de aanteekening over Chloantha hyperici
WMV. {Eb.rSer. M)
Aanteekeningen over Nederlandsche Lepidoptera.
(Ib. ib.)
Aanteekening over de europesche soorten der Cyma-
tophorina. ([b. ib.)
Snellen van Vollenhoven (S. C.) — De Rups van Hepia-
lus sylvinus. (Ib. I.)
Phyllodes Verhuellii, nieuwe Vlindersoort uit Java.
(Ib. ib.)
Phyllodes Eyndhovii, nieuwe Vlindersoort uit Java.
(Ib. IL.)
Over eenige nieuwe soorten van Dagvlinders uit Oost-
Indie. (Ib. III.)
Description d’une nouvelle espèce de Lépidoptère du
genre Papitio, suivie d’une énumération des espèces de
. cegenre, qui se trouvent au Musée royal des Pays-Bas,
à Leide. (Ib. ib.)
Deux Lépidoptères nouveaux. (Ib. ib.)
Description de quelques espèces nouvelles de Lépido-
ptères. (Ib. IV.)
Over Oost-[ndische zijdewormen. (Ib. V.)
Bijdrage tot de kennis van het vlindergeslacht Adolias.
(Ib. ib.)
Over Pygæra bucephala. (Ib. VI.)
Description de quelques nouvelles espèces de Lépido-
ptères des Indes Orientales. (Ib. ib.)
Over eene rups van Clostera curtula. (Ib. VIIL.)
Description de deux nouvelles espèces de Piérides et de
la femelle de P. Polisma. (Ib. Sér. II, L.)
Description de deux nouvelles espèces de Lépidoptères.
(Ib. ib.)
Beschrijvingen en Afbeeldingen van Nederlandsche
Vlinders. Part. [. Amsterdam, 1860; Part. II, La
Haye, 1870, 2 vol. in-4° ; Part. III, livraisons 1 et 2
(ex publication, faisant suite à Sepp (J. Chr.) Neder-
landsche [nsecten.)
SPEYER. — Ueber « Enumeratio Lepidopterorum Haliciæ orientalis
auctore Max. sila Nowicki. » (Berl. Ent. Zeit. VI.)
Stainton (H. T.) — New British Species in 1857. (Entomol.
Annual, 1858.)
Rare British Species captured in 1857. (Ib. 1b.)
427
Observations on British Tineina. (Ib. 1858, 1859 et
suiv.)
Answers to Enigmas. (Ib. ib.)
Enigmas still unanswered. (Ib. ib.)
New Enigmas for solution, (Ib. ib.)
Natural History of the Tineina. (Ib. ib.)
Paris viewed lepidopterologically. (Ib. 1858.)
New British Species in 1858, (Ib. 1859.)
New British Species in 1859. (Ib. 1860.)
Rare British Species captured in 1859. (Ib. ib.)
New British Species in 1860. (Ib. 1861.)
Rare British Species captured in 1860. (Ib. ib.)
Index to the New Lepidoptera in former volumes of the
Annual. (Ib. ib.)
À Chapter on Zygæna Minos. (Ib. 1862.)
New British Species in 1861. (Ib. ib.)
Rare British Species captured in 1861. (Ib. 1b.)
Observations on British and Continental Tineina,
(Ib. ib.)
New British Species and Captures of Rarities in 1862.
(Ib. 1863.)
Travel. (Ib. 1864.)
Observations on Tineina, (Ib. ib. 1865 et suiy.)
Devonshire. (Ib. 1865.)
New British Tineina, (Ib. ib. 1866 et suiv.)
My First Visit to the Engadine. (Ib. 1866.)
New British Lepidoptera since 1853. (Ib. ib. et 1871.)
In Memoriam Carl von Heyden, (Ib. 1867 et 1868.)
My second visit to the Engadine. (Ib. 1871.)
Staudinger (O.) — The Species of the Lepidopterous Genus
Ino of Leach, together with some Preliminary Remarks
on Local Varieties. (Ib. 1864.)
Beïtrag zur Lepidopterenfauna Griechenlands. (Hor.
Soc. Ent. Ross. VII.)
Staudinger (O.) et WockE (M.) — Catalogue ou Enumération
méthodique des Lépidoptères qui habitent le territoire
de la Faune européenne. — Dresde, 1871, 1 vol. in-&.
STEFANELLI (P.) — Catalogo illustrativo dei Lepidotteri Toscani.
Parte I. Ropaloceri. (Bull. Soc. Ent. Ital. I.)
Idem. Parte seconda. Sfingidi. (Ib. IL.)
Frammenti di una comunicazione intorno a vari Lepi-
dotteri toscani. (Ib. ib.)
Sull odore di ambra o muschio che tramanda la Sphinx
convolvuli L. (Ib. ib.)
& ES Y Œ-U. 6, © Very
We SS v. S: NU
4
STEIN (J. P. E. F.) — Ueber « Les Lépidoptères dela Belgique, etc.,
par Ch.-F. Dubois. » (Berl. Ent. Zeitschr. IV et V.)
— Ueber « An accentuated list of the British Lepidoptera,
with hints of the derivation of the names. » (Ib. V.)
— Ueber « Verzeichniss der Schmetterlinge von Erfurt,
in einem Umfange von zwei Stunden; zusammenge-
stellt von D" Keferstein und A. Werneburg. » (Ib. ib.)
TaARGIONI-TozzETTI (A.) — Sull apparecchio che separa ed esala
l'odore di muschio nel maschio della Sphynx convolvuli.
(Bull. Soc. Ent. Ital. IL.)
AF TENGSTROM (J. M.) — Ein neuer Crambus aus dem nôrdlichen
Russland. (Hor. Soc. Ent. Ross. III.)
TiEFFENBACH (H.) — Zwitter von Bombyx dispar. (Berl. Ent.
Zeit. IX.)
VAN DER HOEvEN (J.) — Quelques mots sur le cri que fait entendre
le Sphinx (Acherontia) Atropos. (Tijdschr. v. Ent. I.)
Van HASsELT (A. W.) — Het verdedigings-toestel der rups van den
grooten of tweestart Hermelijn-Vlinder, Cerura.
(Dicranura s. Harpya) vinula (Ib. VIII.)
VER HuELL. — Eïigenschappen van twee exotische Lepidoptera.
(Ib. I.)
— Over de rups van Papilio Machaou. (Ib. II.)
VERLOREN (C.) — Quelques observations sur le Papilio Machaon.
(Ib. 1b.)
WAHNSCHAFFE (M.) — Der Frass des Kahn-Eichen-Wicklers (Tor-
trix viridana Linné) im Berliner Thiergarten vom Jahre
1863. (Berl. Ent. Zeit. VIIL.)
Walker (Fr). — Characters of undescribed Lepidoptera Hete-
rocera. — Londres, 1869, 1 vol, in-8°.
WEYENBERGH (H. JUNIOR.) — Over Tæniocampa munda. (Tijdschr.
v. "Ent. Sen. IL EIT)
— Over Calymnia trapezina L. (Ib. ib.)
— Over Solenobia triquetrella F. v. R. (Ib. ib.)
Wocke (M. F.) — Entomological Travel in Norway. (Entom.
Annual, 1865.)
WTTEWaAaAL (J.) — Ochsenheimeria urella? (Tijdschr. v. Entom.
Ser. 11, Il.)
ZELLER (P. C.) — Grapholitha tomiana, n. sp. (Ib. Sér. I, III.)
— Ueber Phalæna Geometra chenopodiata Linn. (Ib. 1b.)
— Beobachtungen über die Spätlinge unter den Lepidop-
teren des nordôstlichén Deutschlands. (Ib. Sér. II, V.)
Anonyme. — Liste de Macrolépidoptères nouveaux pour la faune des
Pays-Bas, communiqués dans la séance de la Société
49
entomologique néerlandaise du 30 juillet 1864. (Ib.
VIIL.)
Tortricinen als nieuw voor de Fauna van Nederland
opgegeven in de algemeene vergadering van 38 julij
1865. (Ib. ib.)
Liste de Macrolépidoptères nouveaux pour la Faune
des Pays-Bas, communiqués dans la séance de la Société
entomologique néerlandaise, du 26 août 1865. (Ib.
Sen Il, 1.)
Microlepidoptera als nieuw voor de Fauna van Neder-
land opgegeven in de algemeene vergadering van
26 augustus 1865. (Ib. ib.)
Microlepidoptera als nieuw voor de Fauna van Neder-
land opgegeven in de algemeene vergadering van
15 julij 1867. (Ib. Sér. IT, III.)
DD
56
DIVISION V.
HYMÉNOPTÈRES.
FASCICULE I.
N°
de l’Invent.
ALLEN (J.-A.) — Notice of a Foray of a Colony of Formica sangui-
nea Latr., upon a Colony of a black species of Formica,
for the purpose of making slaves of the latter. (Proc.
Essex. Instit. V.)
AuBÉ (CH.) — Sur les mœurs d'une grosse Fourmi noire du midi de
la France. (Ann. Soc. Ent. France, 1863).
AUuBÉ (Cu.) et Sichel (J.)—Remarques sur les mœurs des Hymé-
noptères. (Ib. 1865.)
BASssETT (H.-F.) — On the odour of Cynipidæ. (Trans. Ent. Soc.
London, Proc. 1870.)
BRISCHKE (C.-G.-A.) — Die Hymenopteren der Provinz Preussen.
Ichneumones. (Schr. Phys. Œk. Ges. Künigsb. II.)
— Idem. I'e Fortsetzung. Sphegidæ, Sapygidæ, Scoliadæ,
Mutillidæ, Chrysidæ, Vespidæ, Eumenidæ, Formicariæ.
(Ib. ib.)
— Idem. Schluss. Apidæ. (Ib. III.)
— Idem. IV® Fortsetzung. Tryphonides. (Ib. XI.)
BriscakE (C.-G.-A). et Zanpacn (G.) — Beobachtungen über die
Arten der Blatt-und Holzwespen. (Ib. IL, IV, VI).
DE BURMEISTER-RADOSZkOWSKY (0.)— Matériaux pour servir à l'étude
des Insectes de la Russie. IV. Note sur quelques Hy-
ménoptères de la tribu des Apides. — St-Pétersbourg,
1 broch. in-8°.
— Notes synonymiques sur quelques Anthophora et Cer-
ceris, et descriptions d'espèces nouvelles. — St-Péters-
bourg, 1868, 1 broch. in-&°.
— Description de quelques nouvelles espèces d'Hyméno-
ptères (ex russe). (Hor. Soc. Ent. Ross. I.)
— Description des espèces de Guëpes qui se rencontrent
aux environs de St-Pétersbourg (ex russe). (Ib. IL.)
— Description d'un genre nouveau Pseudomelecta, et de
quelques espèces du genre Eumenes. (Ib. III.)
— Énumération des espèces de Chrysides de Russie.
(Ib. ib.)
général.
dl
11
Matériaux pour servir à l’étude des Insectes de la Rus-
sie; Notes sur quelques Hyménoptères de la tribu des
Apides. (Ib. V.)
Hyménoptères recueillis aux environs de St-Péters-
bourg. (Ib. 1b.)
Notes synonymiques sur quelques Anthophora et Cer-
ceris, et descriptions d'espèces nouvelles. (Ib. VI.)
DE BURMEISTER-RTNOSZKOWSRY (0.) et Sichel (J.) — Essai d'une
Monographie des Mutilles de l'Ancien Continent. —
St-Pétersbourg, 1870, 1 vol. in-8°.
CHEVRIER (F.) — Description de quelques Hyménoptères du Bassin
CRESssON (E.
du Léman. — 1 broch. in-8.
Essai monographique sur les Nysson du Bassin du
Léman. (Insectes hyménoptères). — Genève, 1867,
1 broch. in-8°.
Essai monographique sur les Oxybelus du bassin du
Léman. — Schaffhouse, 1868, 1 broch. in-8°.
Description de deux Chrysides du bassin du Léman.
— Schaffhouse, 1868, 1 broch. in-8°.
T.) — On the Hymenoptera of Cuba. (Proc. Ent. Soc.
Philadelph. IV).
Catalogue of Hymenoptera in the Collection of the En-
tomological Society of Philadelphia, from Colorado
Territory. (Ib. ib.)
Descriptions of some new species of Mutilla, from
California. (Ib. ib.)
Notes on the Pompilidæ of North America, with des-
criptions of new species. (Trans. Amer. Ent. Soc. I.)
Catalogue of a small Collection of Hymenoptera made
in New-Mexico during the summer of 1867. (Ib. ib.)
À List of the Ichneumonidæ of North America.
(Ib. Let IL.)
Catalogue of a collection of Hymenoptera made by
Prof. F. Sumichrast near Cordova, Mexico. (Ib. II.)
DauLèon et Sichel (J.) — Remarques et questions sur quelques
espèces européennes du genre Sirex. (Ann. Soc. Ent.
France, 1859.)
DamIANITSCH (R.) — Hymenopterologische Beiträge. (Verh. Zool.
Bot. Ges. Wien, 1866).
DEsBoroucx (J. G.) — Observations on the Duration of Life in the
Honey-Bee. (Trans. Ent. Soc. Lond., 1868).
Desvienes (Tn.) — Descriptions of New Species of the Genus Bas-
ANNALES
sus. (Ib. Sér. III, [.)
BE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV. VUI
Qt
1
41
51
D8
_ Descriptions of Two New species of Ephialtes, (Ib. 1b.)
Doumerc. — Notice sur les métamorphoses des Eulophes. (Ann.
Soc. Ent. France, 1859.)
_—_ Notice sur les mœurs de l'Ichneumon fasciatus Fourc.,
parasite du Petit Paon. (Ib. 1860).
Dours (A.) — Monographie iconographique du genre Anthophora
Latr. (Mém. Soc. Linn. Nord France, 1868).
Durour (L.) — Sur l'Euchalus Miegii, nouveau genre et nouvelle
espèce de Chalcidite et sur quelques autres Hyméno-
ptères de ce même genre.(Ann.Soc. Ent.France, 1861).
—_ Sur une nouvelle espèce d’Astata. (Ib. ib.)
— Sur une nouvelle espèce de Bembex. (Ib. ib.)
— Sur une nouvelle espèce de Cephus. (Ib. ib.)
— Notice sur la Formica Savignyi Duf. (Ib. 1862).
— Note justificative sur le Micromyrma pygmæa. (Ib.
1863).
— Note sur une nouvelle espèce de Fourmi (Formica
Vinsonella). (Ib. 1864).
. Description du Siphonura Gallæ quercüs, nouvelle
espèce de Chalcidite. (Ib. ib.)
von DuisBurc. — Zur Bernstein-Fauna. (Schr. Phys.-Œk. Ges.
Kôünigsb. IX).
Exery (C.) — Formicidarum Italicarum Species duæ novæ, (Bull.
Soc. Ent. Ital., I). |
ee Studi mirmecologici. (Ib. I).
ERBER (J.) — Brutbau von Vespa alsatica. (Verh. Zool.-Bot. Ges.
Wien, 1867).
FazLou et GiRAUD (J.) — Sur l'apparition de grandes quaniités de
Fourmis. (Ann. Soc. Ent. France, 1867).
FoERsTER (ARN.) — Ueber die Familie der Myrmariden. (Linn.
Entom. Il). |
= Monographie der Gattung Campoplex Grv. (Verh.
Zool.-Bot. Ges. Wien, 1868).
os Ueber die Gallwespen. (Ib. 1869).
von Frauenfeld (Cheval. G.) — Weitere Mittheilung über
die Rapswespe. (Ib. 1866).
— Xiphydria camelus L. ([b. 1868).
— Même ouvrage. Vienne, 1868, in-8°. (Zool. Miscell. XV).
GiraRD (M.) — Observations sur l'intelligence des Bourdons et des
Xylocopes. (Ann. Soc. Ent. France, 1865).
— Anomalie observée chez une Xylocopa violacea mâle.
(Ib. 1869).
GirauD (J.) — Sur le Cynips fecundatrix Hartig. ([b. 1867).
— Notice sur quelques galles d'Hyménoptères. (Ib. 1868).
Notes relatives à divers Cynips. (Ib. ib.)
_ Note sur trois Hyménoptères parasites. (Ib. 1869).
Note biologique sur la Melittobia Audouini. (Ib. 1b.)
Observations hyménoptérologiques. (Ib. ib.)
Note sur le Janus femoratus Curtis, Hyménoptère de
la famille des Tenthrédines. (Ib. 1870).
Sur la Dufourea Dejeanii Lep. (Ib. ib.)
Hymenopterologische Notizen. (Verh. Zool.-Bot, Ges.
Wien, 1855).
Observations sur quelques espèces d'Hyménoptères
rares ou peu connues, trouvées dans les environs de
Vienne. (Ib. 1856),
Description de quelques Hyménoptères nouveaux ou
rares. (Ib. 1857).
Note sur un Hyménoptère nouveau du genre Ampu-
lex, trouvé aux environs de Vienne. (Ib. 1858).
Signalements de quelques espèces nouvelles de Cyni-
pides et de leurs galles. (Ib. 1859).
Éaumération des Figitides de l'Autriche (Groupe de la
famille des Cynipides). (Ib. 1860).
Description de plusieurs Apides nouvelles et observa-
tions sur quelques espèces connues. (Ib. 1861).
Hyménoptères recueillis aux environs de Suse, en Pié-
mont, et dans le département des Hautes-Alpes, en
France; et description de quinze espèces nouvelles.
(Ib. 1863).
Sur une Apide parasite formant un nouveau genre.
(Ib. ib.)
Description et métamorphoses d’une nouvelle Tenthré-
dine du genre Selandria Leach. (Ib. ib.)
Note sur quelques Hyménoptères très-rares, décou-
verts en Antriche, et description d’un Chalcidien nou-
veau (Dirhinus imperialis). (Ib. ih.)
GourEau. — Note sur le Microgaster globatus ? Linné. (Ann. Soc.
Ent. France, 1845).
Sur un exemple de parasitisme double chez un Chalci-
dite. (Ib. 1860).
Sur divers Hyménoptères parasites. (Ib. 1861).
GREDLER (V.) — Notiz zur geographischen Verbreitung der Amei-
sen in Oesterreich. (Verh. Zool.-Bot. Ges. Wien,1859).
GUÉRIN-MÉNEVILLE (F.-E.) — Sur les galles étoilées du Diplolepis
umbraculus. (Ann. Soc. Ent. France, 1860).
Sur l'hivernation des Guëêpes communes. (Ib. 1864
et 1866).
59
SO YO % ÿ
41
48
41
48
60
— Note sur un Chalcidite sorti des pepins d'une pomme.
(Ib. 1865).
VON HAGENS. — Ueber Ameisen mit gemischten Colonien. (Berl.
Ent. Zeitschr. XD).
—— Einzelne Bemerkungen über Ameisen. (Ib. XIT).
VON HAIMHOFFEX (G.) — Ueber die Eichengalle von Cynips coriaria
Hart. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1867).
Hazipay (A. H.) — Caractères de deux nouveaux genres d'Hymé-
noptères de la famille des Chalcididæ et de la collection
du docteur Sichel, — Paris, 1862, in-8°.
— Môme ouvrage. (Ann. Soc. Ent. France, 1862).
HarTiG (R.) — Ueber Sirex gigas. (Berl. Ent. Zeit. VII).
VON HEYDEN (L.) — Ueber dus seither unbekannte Männchen von
Xyloterus fuscicornis K. (Ib. XII).
HorxE (C4.) — On the habits of some Bees and Wasps from India.
(Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1869).
JAENNICKE (F.) — Zur Hymenopteren-Fauna der Umgegend von
Frankfurt a. M. (Berl. Ent. Zeit. XT).
— Ampulex europæa Gir. (Ib. ib.)
JERDON (T. C.) — Letter from Lahore, on the habits of the genus
Dorylus, or Typhlopone. (Trans. Ent. Soc. London,
Proc. 1865).
JERVOISE (J. C.) — On Cynips ramuli. (Ib, Proe. 1870).
Kawall (J. H.) — Ichneumoniden in Kurland mit Berücksich-
tigung livländischer Ichneumoniden. — Riga, 1855,
1 broch. in-8°,
— Hymenopteren in Kurland mit Berücksichtigung von
Livland. Die Stachelträger (Aculeata Latr.). — Riga,
1856, 1 broch. in-8°.
— Beiträge zur Kenntniss der Hymenopteren Fauna
Russlands. — Moscou, 1864, 1 broch. in-&,
— Nachtrag zu dem Verzeichniss der Ichneumoniden
Kurland’s. — Riga, 1864, 1 broch. in-8°.
— Die den Genuinen Ichneumoniden verwandten Tribus
in Russland, vorzugsweise in Kurland. — Moscou,
1866, 1 broch. in-8°.
— Enneas Ichneumonidarum Curonix quas descripsit
novas. — Moscou, 1869, 1 broch. in-&°.
vON KiESENWETTER (H.) — Ueber die Bienen des Hymettus. (Berl.
Ent. Zeit. IV).
—— Ueber Metopius migratorius. ([b. V).
—— Ueber Pompylus croceicornis Dufour. (Ib. 1b.)
— Ueber « Beobachtungen über die Arten der Blatt-und
Holzwespen von Brischke und Zaddach » (Ib. VIN).
196
»
— Ueber « Die Hymenopteren Deutschlands nach ihren
Gattungen und theilweise nach ihren Arten analytisch
zusammengestellt,von D' E. L. Taschenberg.» (Ib. IX).
KoLLAR (V.) — Beitrag zur Kenntniss über die geographische Ver-
breitung des Agriotypus armatus Walker. (Verh. Zool.
Bot. Ges. Wien, 1857).
— Ueber springende Cynips-Gallen auf Quercus Cerris.
(Ib. ib.)
Kraatz (G.) — Ueber « Die europäischen Formiciden, nach
der analytischen Methode bearbeitet, von D' G. Mayr.»
(Berl. Ent. Zeit. V).
KRIECHBAUMER (J.) — Beiträüge zur Kenntniss deutscher Bienen.
(Linnæa Entom. Il).
— Hymenopterologische Beiträge. (Verh. Zool. Bot.
Ges. Wien, 1869).
— Vier neue Hummel-Arten. (Ib. 1870).
LABOULBÈNE (A.) — Sur le Cynips aptera. (Ann. Soc. Ent. France,
1865).
— Sur les Hyménoptères recueillis en Corse par M. Eug.
Simon. ([b. 1870).
LE PELETIER DE St FARGEAU. — Monographia Tenthredinarum, :
synonymia extricata. — Paris, 1823, 1 vol. in-12.
Lethierry (L.) — Les Fourmis du Département du Nord. —
Lille, 1866, 1 broch. in-8°.
LicHTENSTEIN. — Sur les mœurs du Celonites apiformis (Ann. Soc.
Ent. France, 1869).
— Sur l'Anthidium contractum. (Ib. ib.)
— Seconde note sur les Celonites apiformis. (Ib. ib.)
— Note sur le Rygchium oculatum Spinola. (Ib. 1b.)
Low (Fr.) — Zoologische Notizen über verschiedene Hymenoptera.
(Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1866).
— Ueber Lyda inanita Villars. (Ib. 1867).
LOWE (J.) — On Dzierzon’s Theory of Reproduction in the Honey-
Bee. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1867).
LowxE (B. T.) — On 33 species of Ants from Port-Jackson. (Ib.
é Proc. 1863).
LurBock. — On the habits of Polynema fuscipes, ofthe family
Proctotrupidæ. (Ib. Proc. 1862).
Lucas (H.) — Sur les transformations d’un Hyménoptère gallicole.
(Ann. Soc. Ent. France, 1860).
— Sur les galles produites sur le Quercus pedunculata par
le Cynips calycis Burgsd. (Ib. ib.)
— Sur les galles du Cynips aptera Fab. (Ib. 1860 et 1864).
61
41
62
Quelques remarques sur la manière de vivre du Melli-
nus sabulosus, hyménoptère de la tribu des Fouisseurs.
(Ib. 1861).
Sur des balles de plomb emdommagées par les larves
du Sirex gigas. (Ib. ib.)
Sur la Melipona scutellaris Latr. (Ib. ib.)
Un mot sur le Diastrophus rubi, hyménoptère gallicole
de la famille des Cynipsides. (Ib. 1862).
Note sur le Lophyrus pini L., et sur son parasite, le
Torymus obsoletus Fabr. (Ib. 1864).
Quelques remarques sur le Philanthus apivorus, Hymé-
noptère fouisseur de la Tribu des Crabroniens et de la
Famille des Cercérites. (Ib. 1867).
Quelques remarques sur les Nids des Polybia scutellaris
et liliacea, Hyménoptères sociaux de la Tribu des Ves-
pides. (Ib. ib.)
Sur la Mutilla gloriosa, de Californie. (Ib. ib.)
Note sur une galle d'Hyménoptère. (Ib. 1868).
Sur les mœurs de la Xylocopa violacea. (Ib. ib.)
Étude pour servir à l’histoire naturelle de la vie évolu-
tive de la Xylocopa violacea, Hyménoptère perce-bois
de la Tribu des Apiens. (Ib. ib.)
Quelques mots sur un cas de cyclopie observé chez un
Insecte Hyménoptère de la Tribu des Apiens (Apis
mellifica). (Ib. ib.)
Un mot sur le Pelopæus spirifex et sur les Aranéides
destinées à servir de nourriture aux larves de cet Hy-
ménoptère de la famille des Sphégides. (Ib. 1869).
Sur une espèce nouvelle du genre Allocera. (Ib. ib.)
Sur l’Alloçera unicolor. (Ib. 1870).
Sur les mœurs du Philanthus apivorus, (Ib. ib.)
Mac Lachlan (R.) — On Strongylogaster cingulatus and $Se-
landria stramineipes. (Trans. Ent. Soc. London, Proc.
1867).
On an example of gynaudromorphism in Dolerus madi-
dus Klug. (Ib. ib.)
On two monstrosities of Hylotoma fasciata St-Farg.
and Tenthredo scalaris Klug. (Ib. ib.)
Mathieu (C.)— Observation sur un Hyménoptère. (Ann. Soc.
Ent. Belg. III).
Mavr (G. L.) — Adnotationes in monographiam Formicidarum
Indo-neerlandicarum. (Tijdschr. v. Ent. Sér. IT, IT).
Formicidæ novæ americanæ, collectæ a Prof. P. de
Strobel, descriptæ. (Ann. Soc. Nat. Modena, III).
We Et
492
ne =
Enumeratio Formicidarum, quas P. Strobel in Arzen-
tinia meridionali collegit, distinctarum, indicatione
adjecta earum habitationum. (Ib. ib.)
Beiträge zur Kenntniss der Ameïisen. (Verh. Zool.
Bot. Ges. Wien, 1853).
Beschreibungen einiger neuer Ameiïsen. (Ib. ib.)
Ueber die Abtheilung der Myrmiciden, und eine neue
Gattung derselben. ([b. ib.)
Formicina austriaca. Beschreibung der bisher im üster-
reichischen Kaiserstaate aufsefundenen Ameisen, nebst
Hinzufügung jener in Deutschland, in den Schweiz
und in Italien vorkommenden Arten. ([b. 1855),
Beiträge zur ungarischen Formicinen-Fauna. (Ib.
1856).
Myrmecologische Studien (Ib. 1862).
Formicidarum Index synonymicus (Ib. 1863).
Diagnosen neuer und wenig gekannter Formiciden.
(Ib. 1866).
Cremastogaster Ransonneti, n. sp. (Ib. 1868).
Neue Formiciden (Ib. 1870).
MeixErT (FR) — Bidrag til de danske Myrers Naturhistorie. —
Copenhague, 1860, 4 vol. in-4°.
Morawi1Z (A.) — Ueber eine neue, oder vielmehr verkannte Form
von Männchen unter den Mutillen, nebst einer Ueber-
sicht der in Europa beobachteten Arten. — $St-Péters-
bourg, 1864, 1 broch. in-&,
Verzeichniss der um St Petersburg aufgefundenen Cra-
broninen. — St-Pétersbourg, 4864, 1 broch. in-8&.
MorawiTz (F.) — Ueber einige Andrenidæ aus der Umgegend von
St Petersburg. (Hor. Soc. Ent. Ross. IIT).
Bemerkungen über einige von Prof. Eversmann be-
schriebene Andrenidæ, nebst Zusâtzen (Ib. IV).
Uebersicht der im Gouvernement von Saratow und um
St Petersburg vorkommenden Odynerus-Arten. (Ib.1b.)
Ein Beitrag zur Hymenopteren-Fauna der Ober-
Engadins. ([b. V).
Ueber einige Faltenwespen und Bienen aus der Umge-
gend von Nizza. (Ib. ib.)
Die Bienen des Gouvernements von St Petersburg.
(Ib. VI
Beitrag zur Bienenfauna Russlands. (Ib. VIT.
MULLER (ALB.) — On Cynips renum and C. agama. (Trans. Ent.
Soc. Lond. Proc. 1870).
Munx. — On the reproduction of Honey-bee. (Ib. ib.)
4
64
Nortox (E.) — On the Hymenoptera of the Genus Atlantus in the
United States. (Boston Journ. Nat. Hist. VII).
Description of Mexican Ants noticed in the American
Naturalist, April 1868. (Proc. Essex Inst. VI).
Catalogue of the described Tenthredinidæ and Uroceridæ
of North America. Zrcomplet. (Trans. Amer. Ent.
Soc. I et IT).
Osten-Sacken (baron R.) — Contributions to the Natural
History of the Cynipidæ of the United States and of
their Galls. Article 4th, (Proc. Ent. Soc. Philad. IV).
Packard (A.-S.) — Revision of the fossorial Hymenoptera of
Picciout (F.)
North America. I. Crabronidæ and Nyssonidæ. — Phi-
ladelphie, 1866-67, 4 vol. in-8°.
Noteson two Ichneumons parasitic on Samia Columbia.
— Boston, 1865, in-&8°.
The Early Stages of Ichneumon Parasites. — Salem,
1871, 1 broch. in-8p.
The Humble-Bees of New-England and their Parasites,
with Notices of a New Species of Anthophorabia, and a
New Genus of Proctotrupidæ. — Salem, 1864-65,
1 broch. in-ëe.
Même ouvrage. (Proc. Essex Instit. IV).
— Descrizione di ura nuova specie d'Imenottero della
famiclia degli Sfecidei, e appartenente alla Fauna della
Toscana. (Bull. Soc. Ent. Ital. I).
Descrizione di un nuovo genere d'Iménotteri della
famiglia degli Sfecidei spettante alla Fauna Toscana.
(Ib. ib.)
Puls (J.-Ch.) — Note sur quelques Fourmis cosmopolites. (Ann.
Soc. Ent. Belg. XI).
Note sur les Hyménoptères rapportés des provinces
occidentales de la Transcaucasie, par M. Th. Deyrolle.
Tenthrédinées. (Ib. XIII).
Quelquesinsectes Hyménoptères recueillis par M.P.Stro-
bel, dans la république Argentine. — Milan, 1868,
1 broch. in-8°,
Même ouvrage.
Purxan (F.-W.) — Notes on the Habits of some species of Hum-
ble Bees. (Proc. Essex Inst. IV).
Notes on the Leaf-cutting Bee. (Ib. ib.)
Notes on the Habits of some Species of Humble Bees
and of the Leaf-cutting Bee. — Salem, 1864-65, in-8°.
Puron. — Sur des dégâts causés dans les forêts en Lorraine par
des Cynips. (Ann. Soc. Ent. France, 1870).
33
23
10
172
309
543
174
33
39
RayxER (F.-M.) — Leiter on Nematus trimaculatus Lep. St Farg.
(Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1862).
REINHARD (H.) — Beitrige zur Geschichte und Synonymie der
Pteromalinen. (Ber!. Ent. Zeitschr. I et IT).
Ueber Arn. Forster's Synoptische Uebersicht der Fami-
lien und Gattungen in den beiden Gruppen der Chal-
cidiæ Spin. und Proctotrupii Latr, ([b. II.)
Die Figitiden des mittlern Europa. (Ib. IV.)
Ueber Cephalonomia formiciformis Westw. (Ib. VI.)
Beiträge zur Kenntniss einiger Braconiden-Gattun-
gen. (Ib. VI, VII et suiv.)
Chelothelius, eine neue deutsche Hymenopteren-Gat-
tung aus der Familie der Dryiniden. (Ib. VII.)
Die Hypothesen über die Fortpflanzungsweise bei den
eingeschlechtigen Gallwespen. (Ib. IX.)
Zur Entwicklungsgeschichte des Tracheensystems der
Hymenopteren mit besonderer Beziehung auf dessen
morphologische Bedeutung. (Ib. ib.)
ROGENHOFER (A.) — Zur Lebensgeschichte von Cephus compressns
Fab. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1863.)
RocEr (f.) — Einiges über Ameisen : I. Ein neues Genus der Myr-
miciden; II. Ein Zwitter von Tetrogmus caldarius ;
IT. Kritische Bemerkungen über Formica capsincola
Schilling. (Berl. Ent. Zeit. L.)
Beiträge zur Kenntniss der Ameisenfauna der Mittel-
meerländer. (Ib. IIT et VL.)
Die Ponera-artigen Ameisen. (Ib. IV et V.)
Myrmicologische Nachlese. (Ib. V.)
Einige neue exotische Ameisen-Gattungen und Arten.
(ba EE) |
Synonymische Bemerkungen über Formiciden. (Ib. ib.)
Die neu aufseführten Gattungen und Arten meiner
Formiciden - Verzeichniss, nebst Ergänzung einiger
früher gegebenen Beschreibungen. (Ib. VII.)
Verzeichniss der Formiciden-Gattungen und Arten.
(Ib. VII. Suppl.)
Ronpant (C.) — Nota sugl’ Imenotteri parassiti della Cecidomya
frumentaria. (Ann. Soc. Nat. Modena, I.)
RUTHE (J. F.) — Beiträge zur Kenntniss der Braconiden. (Berl.
Ent. Zeit. IL.)
Ueber Arn. Fôrster’s Systematik der Proctotrupier,
und A. H. Haliday’sSystematik der Diapriiden. (Ib. III.)
Deutsche Braconiden. (Ib. IV, V et VI.)
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XV. IX
49
492
66
SAUNDERS (W. W.) — On Xylocopa divisa. (Trans. Ent. Soc.
Lond. Proc. 1862.)
— On some galls of Cynips. (Ib. Proc. 1864.)
de Saussure (H.) — Sur quelques Scolies de Basse Californie.
(Ann. Soc. Ent. France, 1863.)
— Mutillarum novarum species aliquot. (Ib. 1867.)
de Saussure (H.) et Sichel (J.)—Catalogus specierum Generis
Scolia (sensu latiori). — Genève, 1864, 1 vol. in-&.
Sauveur (J.) — Observations sur la découverte et les mœurs
d'un Hyménoptère (Eurylabus dirus). (Ann. Soc. Ent.
Belg. V.)
— Note sur les Formicides de Belgique. (Ib. XI.)
SAY (TH.) — Descriptions of new Species of North-american Hyme-
noptera, and observations on some already described.
(Boston Journ. Nat. Hist. I.)
SCHAUM (H.) —Ueber Dichthadia Gerstäcker. (Berl. Ent. Zeit. VII.)
SCHENCK (AD.) — Die nassauischen Bienen. Revision und Ergän-
zung der früheren Beobachtungen. (Jahrb. Nass. Ver.
f. Nat. XIV.)
— Die deutschen Gattungsnamen der Bienen. (Ib. ib.)
— Die Honigbiene vom Hymettus. (Ib. ib.)
— Die deutschen Vesparien, nebst einer Naturgeschichte
dieser Familie überhaupt mit Berücksichtigung der
exotischen Arten. (Ib. XVI.)
— Zusätze und Berichtigungen zu der Beschreibung der
nassauischen Grabwespen, Goldwespen, Bienen und
Ameisen. (Ib. 1b.)
— Beiträge zur Kenntniss der nassauischen Cynipiden
(Gallwespen) und ihrer Gallen, nebst einer Naturge-
schichte der Gallen und Cynipiden im Allgemeinen.
(Ib. XVII-XVIIL.)
-— Beschreibung der nassauischen Bienen. Zweiter Nach-
trag, enthaltend Zusätze zu nassauischen Arten und die
Beschreibung der übrigen deutschen Arten. (Ib. XXI-
XXIL.)
— Zusätze zu dem Verzeichnisse der nassauischen Hyme-
noptera aculeata. (Berl. Ent. Zeit. XI.)
SCHWAB (A.) — Ueber die Verheerungen der Kieferblattwespe in
der Umgebung von Schwarzwasser und Skotschau in
K.K. Schlesien. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1860.)
SHIMER (H.) — Notes on Humble Bees. (Proc. Essex Instit. VI.)
Sichel (J.) — De la chasse des Hyménoptères. — Paris, 1859,
1 br. in-l8.
347
Observations hyménoptérologiques. — Paris, 1862,
1 br. in-8°.
Liste des Hyménoptères recueillis en Sicile par M. E.
Bellier de la Chavignerie. — Paris, 1859, 1 br. in-&°.
Liste des Hyménoptères recueillis par M. E. Bellier de
la Chavignerie dans le département des Basses-Alpes
(grandes montagnes), pendant les mois de juin, juillet
et août 1858. — Paris, 1860, 1 br. in-&e.
Considérations zoologiques sur la détermination de
l'espèce et sur la fixation des limites entre elle et la
variété, tirées principalement de l'étude de l'ordre des
Insectes Hyménoptères. — Liége, 1868, 1 br. in-8°.
Essai monographique sur le Bombus montanus et ses
variétés. — Lyon, 1865, 1 br. in-8°.
Essai d’une Monographie du genre Oxæa Klug. —
Paris, 1864, 1 br. in-8°.
Essai d’une Monographie des genres Phasganophora
Westw.et Conura Spinola. — Paris, in-8°.
Révision monographique, critique et synonymique du
genre mellifère Sphecodes Latreille, basée sur la mé-
thode numérique, avec des remarques sur les mœurs
des Sphecodes comme insectes nidifiants et non para-
sites. — Paris, in-8°.
Révision des genres Stephanus Jurine et Megischus
Brullé. — Paris, in-8°.
Abia aurulenta Sichel ©, cf; fragment d’une révision
monographique des Cimbicides de France et d'Europe.
— Paris, in-8.
Diagnoses de quelques espèces nouvelles d'Hyméno-
ptères. (Ann. Soc. Ent. France, 1859.)
Liste des Hyménoptères recueillis par M. E. Bellier de
la Chavignerie dans le département des Basses -Alpes
(grandes montagnes), pendant les mois de juin, juillet
et août 1858. (Ib. 1860.)
Liste des Hyménoptères recueillis en Sicile par M. E.
Bellier de la Chavignerie. (Ib. ib.)
Sur l'Hylotoma formosa. (Ib. 186°.)
Synonymie du genre Bothriocerus. (Ib. 1b.)
Observations hyménoptérologiques. (Ib. ib.)
Sphex hemiprasina, nova Hymenopteri species. ([b.
1863.)
Essai d’une monographie du genre Oxxa Klug.
(Ib. 1865.)
Essai d'une monographie des genres Phasganophora
349
48
»
Westwood, et Conura Spinola, Hyménopteres de li
famille des Chalcidides. (Ib. 1b.)
Révision monographique, critique et synonymique du
genre mellifère Sphecodes Latr., basée sur la méthode
numérique, avec des remarques sur les mœurs des
Spherodes comme insectes nidifiants et non parasites.
(Ib. 1b.)
Révision des Genres Stephanus Jurine et Megischus
Brullé (Famille des Evanides). (Ib. ib.)
Abia aurulenta Sichel. Fragment d'une révision mono-
graphique des Cimbicides de France et d'Europe.
(Ib. ib.)
Sur les sons produits par divers Hyménopières. (Ib. 1b.)
Sur une nouvelle espèce du genre Phasganophora.
(Ib. 1b.)
Sur les mœurs du Pteromalus Boucheanus Ratzeb.
(Ib. ib.)
Sichel (J.) et Ranoszxovsky (0.) — Essai d'une Monographie
des Mautilles de l'ancien continent. (Hor. Soc. Ent.
Ross. VI.)
Six (G. A.) — Beschrijving van eene nieuwe soort van Eupel-
moide, benevens eenige aanteekeningen. (Tijdschr. v.
Ent” S6r. IE 11)
Suit (Fr) — Descriptions of New Species of Aculeate Hymeno-
ptera, collected at Panama by R. W. Stretch, Esq.,
with a List of described Species and the various loca-
lities where they have previously occurred. (Trans. Ent.
Soc. London, Ser. IIT, I.)
Descriptions of New Species of Australian Hymeno-
ptera and of a Species of Formica from New Zeeland.
(Ib. ib.)
A List of the Genera and Species belonging to the Fa-
mily Cryptoceridæ, with Descriptions of New Species ;
also a List of the Species of the Genus Echinopla.
(Ib. ib.)
Observations on Ants of Equatorial Africa. ((b. 1b.)
Descriptions of Brazilian Honey-bees belonging to the
Genera Melipona and Trigona, which were exhibited,
together with Samples of their Honey and Wax, in the
Brazilian Court of the [nternational Exhibition of 1862.
(Ib. ib.)
On the Construction of Hexagonal Cells by Bees and
Wasps. (Ib. IL.)
Descriptions of some New Species of Hymenopterous
»
92
26
Insects belonging to the Families Thynnidæ, Masaridæ
and Apidæ. ([b. ib.)
Notes on some Hymenopterous Insects collected by
M. Peckolt at Catagallo, South Brazil. (Ib. V.)
Descriptions of New Species of Cryptoceridæ. (Ib. ib.)
Descriptions of Aculeate Hymenoptera from Australia.
(Ib. 1868.)
Descriptions of New Species of the Genus Pison; and a
Synonymic List of those previously described, (Ib.
1869.)
Descriptions of New Genera and Species of Exotic
Hymenoptera. (Ib. 1b.)
Bees and the Art of Queen Making. (Ib. Proc. 1862.)
On a collection of nests of bees, wasps and fossorial
Hymenoptera. (Ib. ib.)
On Myrmecocystus mexicanus Wesm. ({b. ib.)
On an imperfect hermaphrodit of Apis mellifica. (Ib. ib.)
On two hermaphrodite honey bees. (Ib. Proc. 1863.)
On the nest of Trigona carbonaria, (Ib. ib.)
On the construction of Hexagonal Cells of Bees and
Wasps. (Ib. Proc. 1864.)
On six wasps’ nests of most singular construction.
(Ib. 1b.)
On a parti-colonred wasps’ nest. (Ib. ib.)
On Cræsus septentrionalis. (Ib. Proc. 1865.)
On a symmetrical nest of Vespa sylvestris. (Ib, Proc.
1866.)
On Rhyssa persuasoria. (Ib. Proc. 1867.)
On the habits of the genus Odynerus (Ib. ib.)
Cn Megachile Willughbiella, (Ib. 1b.)
On the habits of the genus Polistes. (Ib. Proc. 1868.)
On Ophion macrurus. (Ib, ib.)
On Gastropsis (olim Œstropsis), a new Genus of Acu-
leate Hymenoptera. (Ib. ib.)
On the Affinities of the Genus Sibyllina of Westwood.
(Ib. Proc. 1869.)
On Cynips aptera. (Ib. 1b.)
On a collection of honey-bees of all parts of the world.
(Ib. 1h.)
On Colletes cunicularta. ([b. 1b.)
On several species of humble-bees. (Ib. ib.)
On an american species of Cynips, found on the
Quercus tinctoria, (Ib. ib.)}
69
70
On à mass of earth-cells formed by a species of Halic-
tus, found by M. J. K. Lord nair Cairo. (Ib. ib.)
On Japanese Hymenoptera. (Ib. Proc. 1870.)
Notes on Aculeate Hymenoptera. (Entom. Annual
1598.)
Notes on the Capture of Rare Species in 1858, etc.
(Ib. 1859.)
Observations on Hymenopterous Papers which have
appeared during the Year 1859; with Notes on the
Captures of Rare Species which have occurred during
that Period. (Ib. 1860.)
Observations on the effects of the late unfavourable
Season on Hymenopterous Insects; Notes on the Eco-
nomy of certain Species, on the Capture of others of
extreme Rarity and on Species new to the British
Fauna. (Ib. 1861.)
Notes on Hymenoptera observed during the past
Season ; some Observations on Hymenopterous Para-
sites, and a Monograph of the Family Chrysididæ.
(Ib. 1862.)
Notes on Hymenoptera. (Ib. 1863, 1864. 1865, 1866,
1868, 1869, 1870.)
Notes on various Species of Apidæ, Formicidæ, Fos-
sores and Vespidæ ; with Observations on some of the
Parasites of the latter. (Ib. 1871.)
Notes on the Aculeate Hymenoptera of South Devon,etc.
(Ib. 1872.)
Snellen van Vollenhoven (S. C.) — De inlandsche Blad-
SPINOLA
wespen, in hare gedaanteverwisselingen en levenswijze
beschreven. (Tijdschr. v. Ent. I, II et suiv.)
Beschrijving van eenige nieuwe soorten van Blad-
wespen. (Ib. II.)
Over twee Bladwespen. (Ib. IV.)
Bij de afbeelding der larve en pop van Rhyssa persua-
soria. ([b. ib.)
Over eene Galwespsoort, die nieuw is voor onze Fauna.
(Ib. VIIT.)
Drie nieuwe soorten van inlandsche Hymenoptera. (Ib.
Sér. Il, IL)
Nieuwe naamlijst van Nederlandsche Vliesvlengelige
Inseciten (Hymenoptera). (Ib. S. IT, IV.)
(M.) — Notes sur quelques Hyménoptères peu connus, re-
cueillis en Espagne, pendant l'année 1842, par M. V.
Ghiliani, voyageur naturaliste. (Ann. Soc. Ent.
France, 1843.)
STEIN (J. P. E. F.) — Eine neue Art der Gattung Homonotus
Dahlb. (Berl. Ent. Zeit. IIL.)
Ueber « Die Bienen des Herzogthums Nassau. Von A.
Schenck. v (Ib. V.).
Ueber « Die deutschen Vesparien, nebst Zusätzen und
Berichtigungen zu der Bearbeitung der nassauischen
Grabwespen, Goldwespen, Bienen und Ameisen. Von
A. Schenck. » (Ib. VI.)
Ueber « Catalogus specierum generis Scolia (sens.
latiori), etc.; conscripserunt H. de Saussure et J. Si-
chel. » (Ib. VIII.)
STONE (S.) — On Vespa germanica. (Trans. Ent. Soc. London,
Proc. 1864.)
Letter on the habits of some species of Vespa. (Ib. ib.)
Wasps and their Parasites in 1864. (Ib. Proc. 1865.)
Letter on Wasps. (Ib. ib.)
Scarcity of Wasps in the year 1865. (Ib. ib.)
SUMICHRAST (FR.) — Notes on the habits of certain species of Mexi-
can Hymenoptera, presented to the American Entomo-
logical Society. — I. On the habits of the Mexican
species of the genus Eciton Latr. (Trans. Amer. Ent.
Soc. II.)
TASCHENBERG. — Üeber einige seltenere Hymenoptera. (Berl. Ent.
TEGETMEIER.
TscHEk (C.)
Zeit Vi)
— On the theory propounded by Principal Leith to
account for the development of à fertile queen-bee from
an egg which would, under ordinary circumstances,
have produced a steril worker. (Trans. Ent. Soc.
London, Proc. 1861.)
A novel instance of intelligence and prevision in the
honey-bee. (Ib. Proc. 1864.)
— Beiträge zur Kenntniss der üsterreichischen Pim-
plarien. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1868.)
Beitriäge zur Kenntniss der ôsterreichischen Trypho-
niden. (Ib. 1h.)
Pimpla nucum Ratz. (Ib. ib.)
Ueber eine neue Galle auf Eichen und deren Erzeuger.
(Ib. 1869.)
Beiträge zur Kenntniss der ôsterreichischen Cryp-
toiden. (Ib. 1870.)
Neue Beiträge zur Kenntniss der üsterreichischen
Cryptoiden, (Ib. ib.)
49
12
Van BEMMELEN. — Over een groot micrennest en het trekken van
insekten. (Tijdschr. v. Ent. V.)
Van HasseLT (A. W. M.) — Dood door bijen-steek, (Ib. VIIL.)
Waiker (Fr.)—A List of Hymenoptera collected byJ.K. Lord,
Esq., in Egypt, in the neighlhourhood of the Red Sea
and in Arabia, with descriptions of the new species. —
Londres, 1871, 1 vol, in-&°.
—— Description des Chalcidites trouvées au Bluff de Saint-
Jeun, dans la Floride orientale, par MM. E. Dou-
bleday et R. Forster. (Ann. Soc. Ent. France, 1843.)
— Notes on Chalcidites, and Characters of undescribed
Species. (Trans. Ent. Soc. London, Ser. III, I.)
—— Characters of undescribed Species of Smiera (Chalri-
dites). (Ib. IT.)
— Characters of a New Genus and Species of Chalcidites,
(Ib. ib.)
— Notes on Chalcididæ ; and Description of a new species
of Megastigmus. (Ib. 1869.)
WaLLACE (ALEX.) — Note on the Ravages of the (Currant) Sawfly.
(Ib. Proc. 1862.)
WATERHOUSE (G. R.) — On the formation of the Cells of Bees and
Wasps. (Ib. Ser. IIT, IL.)
Wayne (W. H.) —- On injury caused to plum, cherry and pear
trees by Blennocampa (Tenthredo) cerasi L. (Ib. Proc.
1870.)
Wesmael (C.) — Tentamen dispositionis methodicæ Ichneu-
monum Beloii. — Bruxelles, 1844, 1 vol. in-4°.
— Monographie des Braconides de Belgique. I" et IL° par-
ties. — Bruxelles, 1835, in-4°.
— Observations sur les espèces du genre Sphécode. —
Bruxelles, 1835, À vol. in-8°.
— Notice sur un Ichneumon gynandromorphe. — Bru-
xelles, in-8°.
— Notice sur les Chrysides de Belgique. — Bruxelles,
in-8°,
— Notice sur la synonymie de quelques Gorytes (genre
d'Hyménoptères fouisseurs Latr.). — Bruxelles, in-8°.
— Notice sur les Ichneumonides de Belgique appartenant
aux genres Metopius, Banchus et Coleocentrus. —
Bruxelles, in-8°.
— Revue des Anomalons de Belgique. — Bruxelles,
1849, in-8°.
— Revue critique des Hyménoptères fouisseurs de Bel-
gique. — Bruxelles, 1851-52, in-8°.
26
— Mantissa Ichneumonum Belgii. — Bruxelles, 1848,
1 vol. in-8°.
== Adnotationes ad descriptiones Ichneumonum Belgi. —
Bruxelles, 1848, in-8°.
— Ichneumones amblypygi europæi. — Bruxelles, 1854,
in-&°,
— Ichneumones Platyuri europæi, descriptiones et adno-
tationes novæ. — Bruxelles, 1853, in-8°.
— Ichneumonologica Miscellanea. — Bruxelles, 1855,
in-8°,
— Ichneumonologica Otia. — Bruxelles, 1857, in-8°.
— Remarques critiques sur diverses espèces d'Ichneumons
de la Collection de feu le professeur J. L, C. Graven-
horst, suivies d’un court appendice ichneumonologique:
— Bruxelles, 1858, in-8°.
WEstwo00p (J. 0.) — On the Caterpillars of the Saw-Flies. (Ent.
Annual, 1858.)
— ‘Descriptions of New Genera and Species of Exotic
Hymenoptera. (Trans. Ent. Soc. London, 1868.)
— On a nest of Eumenes atricornis. (Ib. Proc. 1867.)
— Descriptions of new Genera and Species of Chalcididæ.
(Ib. Proc. 1868.)
— On some remarkable forms of Hymenoptera. (Ib. ib.)
—— On an Hymenopterous insect, of the family Cynipidæ,
from the Sula Islands. (Ib. Proc. 1870.)
WiLson (C. A.) — On Mason Wasps. (Ib. Proc. 1869.).
ANONYME — On the annual abundance or scarcity of Wasps, obser-
ved near Chichester. (Ib. Proc. 1864.)
—— Observation of swarms of Ants. (Ib. Proc. 1865.)
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV.
DIVISION X.
VERTÉBRÉS.
FASCICULE I.
Ne:
de l'Invent.
AgiNi (J.) — Ueber das Gift der Salamandra maculata. (Verh. Zoo!.
Bot. Ges. Wien, 1858.)
ALLEN (J. A.) — Notes on Birds observed in Western Jowa, in the
Months of July, August and September ; also on Birds
observed in Northern Illinois, in May and June, and
at Richmond, Wayne Co., Indiana, between June third
and tenth. (Mem. Bost. Soc. Nat. Hist. I.)
Catalogue of the Birds found at Springfield, Mass.,
with Notes on their Migrations, Habits, etc. ; together
with a List of those Birds found in the State not yet
observed at Springfield. (Proc. Essex. Inst. IV.)
Notes on the Habits and Distribution ofthe Duck Hawk,
or American Peregrine Falcon, in the Breeding Season,
and Description of the Eggs. (Ib. ib.)
ARGYLL (DUC D’). — On M' Wallace’s Theory of Birds Nests. (Mur-
ray Journ. Trav. a. Nat. Hist. L.)
AScHNER (Tu.) — Ueber eine weisse Schwalbe. (Verh. Zool. Bot.
Ges. Wien, 1856.)
ATwoop (N. E.)— Account of several species of native Fishes.
(Proc. Essex. Instit. IV.)
Account of the Cramp Fish, Torpedo occidentalis Storer.
(Ib. V.)
AYREs (W. 0.) — Enumeration of the Fishes of Brookhaven, Long
Island, with remarks upon the species observed. (Bos-
ton Journ. Nat. Hist. IV.)
An attempt to prove that Cottus cognatus of Richard-
son, Cottus viscosus of Haldeman, and Uranidea quies-
cens of De Kay, are one species, and are identical with
Cottus gobio of Linnæus. (Ib. V.)
Description of a New Genus of Fishes, Malacosteus.
(Ib. VL.)
Description of a new Species of Polypterus, from West
Africa. (Ib. ib.)
BACHMAN (J.) — Observations on the genus Scalops (Shrew Moles)
with description of the species found in North America.
(Ib. IV.)
general.
6
2-2 RS
BAYER (J.) — Notiz über Stürche. (Verh. Zool.Bot.Ges. Wien, 1859.)
— Notiz über eine neue Art Fischfanger in Serbien.
(Ib. 1863.)
Bellynck (A.) — Anthropologie. Compte-rendu du rapport de
M. de Quairefages sur les progrès de l’Anthropologie,
— Bruxelles, 1868, 1 br. in-8°.
BrAncont (G.) — Intorno alla Famiglia cui appartenne l'Epiornis
maximus. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1865.)
Biceow (S. L.) — Observations on some of the habits of Salmo
fontinalis. (Boston Journ. Nat. Hist. VI.)
BLyrx (Epw.) — Letter on the Rhinoceros Horns. (Murray Journ.
Trav. a. Nat. Hist. I.)
— Layard’'s Birds of South Africa (reviewed). (Ib. ib.)
BonaPARTE (PRINCE Cu. Luc.) — Annotations sur la Revue du Cata-
logue Parzudaky des Oiseaux d'Europe, par M. de Sé-
lys. — Paris, 1857, in-8°.
Bonizzi (P.) — Prospetto sistematico e Catalogo dei Pesci del Mo-
denese. (Ann. Soc. Natur. Modena, IV.)
— I Mammiferi viventi ed estinti del Modenese. (Ib. V.)
BREWER (T. M.) — Remarks on the positions assumed by Georg
Ord, Esq. in relation to the Cow Black-Bird (Icterus
agripennis) in London’s Magazine for February 1836.
(Bost. Journ. Nat. Hist. I.)
— Some additions to the Catalogue of the Lirds of Massa-
chusetts in Prof, Hitchcook's Report; ete. (Ib. ib.)
—— A few Ornithological Facts, gathered in a hasty Trip
through portions of New Brunswick and Nova Scotia,
in June 1850. (Ib. VI.)
— Notice of the Egg of Thalassidroma Leachii, with Des-
criptions of the Eggs of Procellaria Bulwerii, Procel-
laria, obscura, and Puffinus major. (Eb. ib.)
BRüuœIN (P. TH. A.) — Abnormes Gemsgehôürn, (Verh. Zool. Bot.
Ges. Wien, 1867.)
— Die Wirbelthiere Vorarlbergs. Eine Aufzäblung der
bis jetzt bekannten Säugethiere, Vügel, Amphibien und
Fische Vorarlbergs, einschliesslich «es Rheinthiles und
des Bodensee’s. (Ib. 1868.)
Æ" Nachtrâge zur Wirbelthier-Fauna Vorarlberg’s des
Rheinthales und des Bodensee’s. (Th. 1b.)
BuRMEISTER (H.)—Ueber das Becken von Megatherium. (Ib. 1870).
— Descripcion de la Macrauchenia patachonica. (An. Mus.
Pabl. B. Ayres, [.)
— Sobre los Picaflores descriptos por D. Felix de Azara.
(Ib. ib.)
7
al
41
76
Noticias preliminares sobre los Glyptodontes del Museo
Publico. (Ib. ib.)
Fauna Argentina. Primera parte. Mamiferos fosiles.
(Ib. ib.)
Idem. Secunda parte. Mammifera pinnata Argentina.
(Ib. ib.)
Sobre la Pontoporia Blainvillei, rara especie de los
Delfines. ([b. 1b.)
Sobre un Armadillo gigantesco (Dasvpus gigas). (Ib. ib.)
Sobre la Balænoptera bonaerensis. (Ib. 1b.)
Sobre el Glyptodon tuberculatus. (Ib. 1b.)
Sobre el esqueleto del Dasypus gigas, comparandolo
con el tipo de los Glyptodontes extinetos. (Ib. 1b.)
-_ Sobre algunos huesos encontrados en una isla cerca de
las Conchas. (Ib. ih.)
Sobre el Toxodon fosil. (Ib. ib.)
Descripcion detallada del Epiodon australe. (Ib. 1b.)
Descripcion de cuatro especies de Delfines de la costa
Argentina. ([b. ib.)
Catalogo de los Mamiferos Argentinos, con los del Mu-
seo Publico de Buenos Ayres. (Ib. ib.)
Sobre una nueva especie de Lampeta (Petromyzon
macrostomus). ([b. 1b.)
Otaria juôata Forst, y Arctocephalus nigrescens J. E.
Gray. ([b. 1b.)
CaBoT (S.) — Observations on the plumage of the red and mottled
Owls (Strix asio). (Boston Journ. Nat. Hist. IL.)
Observations on the characters and habits of the ocel-
lated Turkey (Meleagris ocellata Cuv.). (Ib. IV.)
Descriptions and habits of some of the Birds of Yucatan.
(Ib. 1b.)
Further account of some of the Birds of Yucatan.
(Ib. V.)
Description of Pyranga roseogularis (Rose-throated
Tanager). ([b. 1b.)
The Dodo (Didus ineptus) a rasorial and not a rapa-
cious Bird. ([b. 1b.)
CANESTRINI (Gius.) — Ueber die Stellung von Ophicephalus BI.
(Verh, Zool. Bot. Ges. Wien, 1858.)
Ueber die Stellung der Helmichthyiden im Systeme.
(Ib. 1859.)
Uber die Stellung der Aulostomen im Systeme. (Ib. 1b.)
Ueber eine merkwürdige Eigenschaft der Clitoris von
Mus musculus L, (Ib. ib.)
Zur Kritik des Müller'schen Systems der Knochen-
fische. (Ib. ib.)
Zur Systematik der Percoiden. (Ib. 1860.)
Zur Systematik und Charakieristik der Anabatinen.
(Ib. ib.) |
Catalogo dei Pesci d'acqua dolce d'Italia. (Ann. Soc.
Nat. Modena, I.)
Sopra due Cranii antichi trovati nel! Emilia. (Ib. IL.)
Sopra alcuni Pesci dell Arno, (Ib. ib.)
Effetti di dimagramento osservati nel Gobius fluviatilis
Bon. (Ib. 1b.)
Carattéri anomali e rudimentali in ordine all origine
dell” Uomo. (Ib. ib.)
Intorno ai Labroidi del Mediterraneo Studj. (Ib. II.)
Sopra alcuni Crani antichi scoperti nel Trentino e nel
Veneto. (Ib. ib.)
Intorno a due Uccelli monstruosi. (Ib. V.)
CANESTRINI (G ) et GENERALI (G.) — Sopra un Cuore anormale del
Gallo domestico, (Ib. IV.)
CasPARY (R.)— Ueber eine für ein Meteor gehaltene Gallertmasse,
Charlier (Eug.)
die sich als aufgequollene Frosch-Eileiter erwiesen.
(Schr. Phys. Oek. Ges. Künigsberg, VIL.)
Observation d'un monstre humain notencé-
phale. — Liége, 1865, 1 br. in-8°.
Même ouvrage.
Observation d'un monstre humain pseudencéphale. —
Liége, 1865, 1 br. in-8°.
Même ouvrage.
Observation d’un enfant vivant double inférieurement
à partir du bassin, ou monstre double iléadelphe. —
Liége, 1868, 1 br. in-8.
Même ouvrage.
Observation d’un poulet pygomèle, présentant une nou-
velle variété de ce genre de monstruosité. — Liége,
1868, 1 br. in-8°.
Même ouvrage.
CopEvELLE (Arm.) — Les Pinsons. (Mém. Soc. Linn. Nord France,
1868.)
Corri (Fr.) — Breve descrizione di un frammento di Rhinoceros
leptorhinus pro parte, o megarhinus. (Ann. Soc. Nat.
Modena, V.)
Coues (ELL.) — The Osteology of the Colymbetes torquatus; with
Notes on its Myology. (Mem. Boston Soc. Nat. Hist. I.)
Catalogue of the Birds of North America contained in
78
the Museum of the Essex Institute; with which is in-
corporated À List of the Birds of New England. With
brief Critical and Field Notes. (Proc. Essex Instit. V.)
DEANE (J.) — Illustrations of fossil footmarks. (Boston Journ. Nai.
Hist. V.)
DEscumanx. — Notiz über das Lebendiggebären des Olmes (Proteus
anguinus). (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1862.)
DocTEur (A.) — Catalogue des Oiseaux du Dépariement de la Gi-
ronde. (Act. Soc. Linn. Bordeaux, XXI.)
DyBowski (B. N.) — Vorläufige Mittheilungen über die Fischfauna
des Ononflusses und des Ingoda in Transbaïikalien.
(Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1869.)
— Beitrag zur Kenntniss der Wassermolche Sibiriens.
(Ib. 1870.)
ErBERr (J.) — Beobachtungen und Versuche an lebenden Amphi-
bien in der Gefangenschaft und namentlich an Zame-
nis Æsculapii Wegl. (Ib. 1856.)
_- Weitere Beobachtungen über Zamenis Æsculapii Wegl.
(Ib. 1857.)
— Beobachtungen an Amphibien in der Gefangenschaft.
(Ib. 1863.)
— Die Amphibien der ôsterr. Monarchie. Mit Anführung
der Beobachtungen, die an den in der Gefangenschaft
gehaltenen Arten gemacht wurden. (Ib. 1864.)
EscHRICHT (D. F.) — Questionnaire relatif aux Cétacés du golfe de
Gascogne. (Actes Soc. Linn. Bordeaux, XXII.)
EtriNcEr (F.) — Der syrmische Sumpf Obedska Barra und seine
Vogelwelt. (Verh. Zcol. Bot. Ges. Wien, 1837.)
FieBeR. — Emys europæa L. bei Chrudim. (Ib. 1866.)
Fixer (J.) — Ueber Strix uralensis. (Ib. 1855.)
— Ueber eine weisse Dohle, (Ib, 1b.)
— Zwei neue Vügel Oesterreichs. (Ib. 1857.)
— Ornis austriaca. Verzeichniss der Vôgel der üsterrei-
chischen Kaiïserstaates. (Tb. ib.)
Forsyru (J. B.\— On the habits of Salmo fontinalis. (Boston Journ.
Nat. Hist. V.)
von Frauenfeld (chevalier G.) — Acerina rossica Cuv. —
Vienne, 1869, in-8°. (Zool. Misc. XV.)
— Ueber einen in einen Stein eingeschlossenen lebenden
Salamander. — Vienne, 1867, 1 br. in-&°.
— Ueber den Artnamen von Aphanapteryx. — Vienne,
1869, 1 br. in-8°.
— Notiz über das Vorkommen von Luchsen in Oesterreich.
(Verh., Zool. Bot. Ges. Wien, 1860.)
33
— Weitere Mittheilung über das angebliche Lebendigge-
bären von Proteus. ([b. 1862.)
— Ueber eine merkwürdige Verfärbung eines Gimpels.
(Ib. 1863.)
— Epidermalwucherung am Ohr und Kopf einer Haus-
maus. (Ib. 1864.)
— Ueber Biber zu Wittingau. (Ib. 1866.)
— Verfärbung eines schwarzen Gimpels. (Ib. ib.)
- Ueber Farbenabänderungen von Vügeln in der Samm-
lung des H. Jul. Finger. (Ib. ib.)
— Ueber einem in einen Stein eingeschlossenen lebenden
Salamander. (Ib. 1867.)
— Ueber die Einführung des Lachses und anderer Kost-
barer Fische in Melbourne. (Ib. 1868.)
— Ueber Aquila imperialis. (Ib. 1b.)
— Ueber eine ausgezeichnete Varietät von Upupa epops.
(Ib. 1b.)
— Ueber Drehkrankheiït bei Gemsen. (Ib. ib.)
— Ueber den Artnamen von Aphanapteryx. (Ib. 1869.)
— Acerina rossica Cuv. (Ib. ib.)
—- Ueber einen Fasanbastart. (Ib. 1870.)
— Arvicola subterranea in Oesterreichaufgefunden.(TIb.ib.)
FRIEDLOWSKY (A.) — Ein Fall von Fehlen des Schweïfes, sowie der
After-und Urogenitalüffnung an einem Hunde, nebst
einem Anhange über Wirbelassimilation. (Ib. 1867.)
— Ueber eine missbildete Affenhand. (Ib. 1870.)
—— Ueber gelappte Gallenblase bei einer Katze und einem
Affen. (Ib. ib.)
Fry (A.) — A Capybara Trap. (Murray Journ. Trav. a. Nat.
Hist. I.)
GENERALI (G.) — Intorno a un Caso d’Indurimento di un Feto
bovino. (Ann. Soc. Nat. Modena, I.)
— Intorno à una varieta di Calcoli orinari della specie
bovina. (Ib. II.)
GuseLLi (A.) — Delle Razze cavalline e del modo di migliorarle.
(Ib. IL.)
GiB8Es (L. R.) — Description of a new Species of Salamander.
(Boston Journ. Nat. Hist. V.)
— Description (with figure) of Menobranchus punctatus.
(Ib. VI.)
GiLL (TH.) — Prodrome of a Monograph of the Pinnipedes. (Proc.
Essex Instit. V.)
— Synopsis of the Primary Subdivisions of the Cetaceans.
(Ib. VL.)
x
39
80
GiraRD (CH.) — A List of the Fishes collected in California, by
M. E. Samuels, with Descriptions of the new Species.
(Boston Journ. Nat. Hist. VI.)
GLÜCRSELIG. — Einige Beobachtungen über das Leben der Eidech-
sen. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1863.)
GLUGE et d’'Udekem (J.) — Description d'une monstruosité hu-
maine amorphe. — Bruxelles, 1 br. in-8e.
GRUENHAGEN. — Ueber die Aufgaben und Leistungen des Blutes.
(Schr. Phys. Oek. Ges. Künigsb. X.)
GUNDLACH (J.) — Description of five new Species of Birds, and other
Ornithological Notes of Cuban Species. (Boston Journ.
Nat. Hist. VI.)
Haasr (J.) — Bemerkungen über Strigops habroptilus, eingesendet
aus Canterbury auf Neuseeland; uebersetzt aus dem
Englischen von G. von Frauenfeld. (Verh. Zool.
Bot. Ges. Wien, 1863.)
Hagen (H.) — Ueber die Seeschlange. (Schr. Phys. Oek. Ges.
Kônigsb. I.)
— Ueber die in historicher Zeit ausgestorbenen Vôgel.
(Ib. ib.) .
Hazz (J.) et Wyman (JEFFR.) — Notice of the geological position of
the cranium of the Castoroides ohioensis, and anatomical
description of the same. (Boston Journ. Nat. Hist. V.)
Hawr (BL.) — Ueber Webervôgel. (Schr. Phys. Oek. Ges. Kô-
nigsb. VL.)
— Brief über den Zug der Vôgel im Frühjahre 1856.
(Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1856.)
— Verzeichniss der in der Umgebung des Furtteiches bei
Mariahof in Ober-Steiermark vorkommenden Vôgel,
mit Bemerkungen über die Lebensweise, Fortpflanzung
und Jagd einiger derselben. (Ib. 1856 et 1858.)
— Ornithologische Beobachiungen am Furtteiche zu Ma-
riahof in Ober-Steiermark. (Ib. 1868.)
HeckeL (J.) — Ueber verirrte wilde Schwäne. (Ib. 1855.)
Heinzez (L.) — Ein Fall von Schlangenbiss. (Ib. 1865.)
HELLER (C.) — Monstrôser Rehkopf. (Ib. 1866.)
Hewscne et Hagen (H.) — Ueber einen auf der Kurischen
Nehrung bei Nidden gefundenen Knochen. (Schr.
Phys. Oek. Ges. Künigsb. I.)
HerkLorz (Oscar). — Ueber Geruchs- und Geschmackssinn der
Karpfen. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1864.)
— Einige Worte über den Nestbau von Silvia turdoides.
(Ib. ib.)
— Ueber Coluber natrix. (Ib. 1865.)
(SL
41
391
Cn
11
41
11
41
— Ueber Aquila imperialis, (Ib. 1867.)
— Ueber Falco rufipes. (Ib. ib.)
— Œdicnemus crepitans. (Ib. ib.)
VON HEUFLER (R.) — Aus dem Leben einer Nachtigall. (Ib. 1855.)
VON HEYDEN (C. H. G.) — Ueber das Vorkommen von Calopeltis
flavescens Scop. bei Schlangenbad, und von Tropido-
notus tessellatus Laur. bei Ems. (Jahrb. Nass. Ver. f.
Nat. XVI.)
Hopek. — Vorlage seltener Vügel der unteren Donauländer. (Verh.
Zooi. Bot. Ges. Wien, 1869.)
Hôzzz. — Uber das Vorkommen der Biber in Galizien. (Ib. 1861.)
VON HOoMEYER (A.) — Bemerkungen zu A. Rümer’s Verzeichniss
der Vôgel Nassau’s. (Jahrb. Nassau. Ver. f. Nat. XXI-
XXIL.)
HorvaTH (GEYZA). — Neue Beiträge zur Kenntniss der Wirbelthiere
Ober-Ungarns. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1867.)
[SsEL (A.)— Descrizione di una Scimmia antropomorfa proveniente
dal! Africa centrale. (Ann. Mus. Civ. Stor. Nat. Ge-
nova, 1870.)
JACKSON (J. B. S.) — Anatomical description of the Gallapagos
Tortoise. (Boston Journ. Nat. Hist. I.)
_ Dissection of two adult Dromedaries; à male and a
female (Ib. IV.)
— Dissection of a Spermaceti Whale and three other
Cetaceans. (Ib. V.)
JæckEL (A. J.) —- Ichthyologisches aus meinem Tagebuche von
1864. (Corr. Blatt. Zool.-min. Ver. Regensb. XIX.)
— Ueber die Verbreitung der Vipera Berus Linn. in
Bayern. (Ib. ib.)
—— Ueber einige Bastardfischen. (Verh. Zool. Bot. Ges.
Wien, 1869.)
JÆGER (G.) — Ueber die Lebensweise von Recurvirostra avocetta.
(Ib. 1859.)
—— Ueber einen neuen Sehnenknochen des Genus Falco.
(Ib. 1b.)
JEITTELES (L. H.) — Beiträge zur Chiropterenfauna Oberungarns.
(Ib. 1860.)
— Ueber zwei für die Fauna Ungarns neue Fische : Lu-
cioperca volgensis Cuv. Val. und Alburnus maculatus
Kessler. (Ib. 1861.)
— Ueber zwei für die Fauna Ungarns neue Vôgel : Falco
cenchris Naum. und Larus argentatus Brünn. (Ib. ib.
— Cobitis merga Krynicki, eine für Mitteleuropa neue
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XV. XI
81
DR UVRANSERE
46
41
975
53
41
82
Art aus der Fisch-Familie der Acanthopsides Heckel
und Khner. (Ib. ib.) »
— Ueber das Vorkommen des Nürz-Wiesels (Fœtorius
lutreola Keys. und Blas.) in Ungarn. (Ib. ib,) »
— Verzeichniss der Fische des Hernad und einiger seiner
Zuflüsse. (Ib. ib.) »
— Ueber die in der Gegend von Kaschau vorkommende
Igel-Varietät. (Ib. ib.) »
— Vorläufige Mittheilung über einen wahrscheinlich
lebendig gebärenden europäischen Süsswasserfisch
(Rhodeus amarus Agass.) (Ib. 1862.) »
— Ueber das Vorkommen von Lucioperea volgensis C. V.
bei Wien, nebst Beitrâgen zur näheren Kenntniss der
beiden mitteleuropäischen Lucioperca-Arten. (Ib. ib.) »
Prodromus faunæ vertebratorum Hungariæ Superioris.
Beiträge zur näheren Kenntniss der Wirbelthiere
Ungarn's. ([b. ib.) »
— Ueber die Ientität von Alburnus fasciatus Nordm. und |
Alburnus bipunctatus Heck.-Kner. (Ib. 1863.) » |
— Ueber Leuciscus rutilus Linn. und Leuciseus rutiloides
de Sélys-Longchamps. (Ib. ib.) » |
— Die Arten der Gattung Squalius Bon. in der March bei
Olmutz. (Ib. ib.) » |
— Ueber das Vorkommen der Sylvia (Hypolais) polyglotta |
Vieillot in Deutschland, (Ib. 1866.) » |
Ueber Falco cenchris Naum. (Ib. 1867.) v |
_ Ueber das Vorkommen des Hausratte (Mus rattus L.) |
in Niederüsterreich. (Ib. ib.) »
— Ueber das Vorkommen der nordischen Zwergspitzmaus
(Sorex pygmæus Laxmann et Fes in Niederoster-
reich. ([b. ib.) » ;
— Eine für Niederôsterreich und die nrdlichen Alpen-
länder neue Fledermaus. (Ib. 1868.) »
SONSTONUS (JoH.) — Historiæ naturalis de Piscibus et Cetis, Libri V.
— Amsterdam, 1657, 1 vol. in-folio relié. 160
— Historiæ naturalis de Serpentibus, Libri II. — Am-
sterdam, 1657, in-fe. »
Kaspar (R.) — Lobér Farbenvarietäten bei Vote (Verh. Zool.
Bot. Ges. Wien, 1868.) al
— Ueber ein abnormes Rehgeweïh. (Ib. ib.) »
— Bericht über zwei in Mähren selten vorkommende
Vôgel. (Ib. ib.) »
Kawall (J. H.) — Thierreste der Vergangenheit in Kurland.
— Riga, 1866, 1 br. in-8°. 198
— Biologisches vom Storch (Ciconia alba Briss.) —
Moscou, 1868, 1 br. in-8°.
vON KETTNER (F.) — Ornithologisches von Grossherzogthum Baden
(Verh. naturw. Ver. Carlsruhe, IL.)
VON KHEVENHULLER-METSCH (PRINCE). — Zwei merkwürdige Fälle
aus der Vogelwelt. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien,
1855.)
KirscaBauM (C. L.) — Die Reptilien und Fische des Herzogthums
Nassau. Verzeichniss und Bestimmungstabelle. (Jahrb,.
Nass. Ver. f. Nat. XVII-X VIII.)
KiRTLAND (J. P.) — Descriptions of the Fiskhes of the Ohio River
and its tributaries. (Boston Journ. Nat. Hist. III, IV
et V.)
KLUNZINGER (C. B.) — Synopsis der Fische des Rothen Meecres. I
Theil. Percoiden. Mugiloiden. (Verh. Zool. Bot. Ges.
Wien, 1870.)
KNEELAND (S.) — Dissection of Scymnus brevipinna (Lesueur).
(Boston Journ. Nat. Hist. V.)
— Dissection of Crocodilus lucius. (Ib. VI.)
— On the Skeleton of the Great Chimpanzée, Troglodytes
gorilla. (Ib. 1b.)
KNeR (R.) — Ueber Murænophis und Hippocampus. (Verh. Zool.
Bot. Ges. Wien, 1855.)
— Ueber künstliche Befruchtung der Fische. (Ib. 1856.)
— Ueber Leuchten von Phoxinus lævis. (Ib. 1859.)
— Zusatz der Mittheilung des H. L. H. Jeitteles über
__ Rhodeus amarus. (Ib. 1862.)
— Ueber Salmoniden-Bastarde. (Ib. 1865.)
— Vergleichung eines jungen Zeus faber mit Argyrope-
leus hemigymnus. (Ib. 1b.)
Kocx (C.) — Das Wesentliche der Chiropteren, mit besonderer
Beschreibung der in dem Herzogthum Nassau und den
angrenzenden Landestheilen vorkommenden Fleder-
mäuse. (Jahrb. Nass. Ver. f. Nat. XVIT-XVIIL.)
Kozuar (V.) — Wildkatze bei Wien geschossen. (Verh. Zool. Bot.
Ges. Wien 1855.)
— Ueber eine ungewôhnliche Farben-Varietat der Gemse
(Rupicapra Capella Blas.) (1b. 1857.)
— Ueber ein seltenes Vorkommen der Sammt-Ente Anas
fusca L. (Ib. ib.)
— Der Stein- und Goldadler Aquila fulva und Aquila
chrysaetos Linn., in der Nähe von Wien geschossen.
(Ib. ib.)
46 :
41
46
41
* 84
— Beitrag zur Naturgeschichte der Nuss- oder Tannen-
hehers, Corvus caryocatactes. (Ib. 1858.)
Krainz (L. M.) — Ueber Proteus anguinus. (Ib. 1862.)
von KuBinyt (A.) — Ueber Syrrhaptes paradoxus. (Ib. 1863.)
LAGRÈzE-FossaT. — Note sur une Tortue fossile trouvée à Moissac,
et sur la constitution et l'âge des terrains tertiaires des
environs de cette ville. (Act. Soc. Linn. Bordeaux,
XXIL.)
Le Conte (J. L.) — Descriptions of several new Mammals
from Western Africa. — Philadelphie, 1857, in-8°.
LENK (FR.) — Ornithologische Notiz. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien,
1863.)
LeypoLp (Fr.) — Bemerkungen über Dolichotes patagonica, Lago-
stomus tridactylites et Dasypus minutus. (Corr. BI.
zool. miner Ver. Regensburg, XIX.)
LINDERMAYR. — Brief aus Athen über Salicaria elaica. (Verh. Zool.
Bot. Ges. Wien, 1856.)
Loew (FR.) — Farbenveränderungen bei Vôgeln. (Ib. 1867.)
LorEenT (E.) — Ueber die Wuthkrankheït der Hunde. (Abh. natur.
Ver. Bremen, L.)
Mac Cucoc (TH.) — On the importance of habit as a guide to
accuracy in systematical arrangement, illustrated in the
instance of the Sylvia petechia of Wilson, and all
subsequent writers. (Boston Journ. Nat. Hist. IV.)
Macnus (A.)— Das menschliche Gehôrorgan in komprimirter Luft.
(Schr. Phys. Œkon. Ges. Kônigsb. VI.)
Mioe (J.) — Notiz über den Olm. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien,
1862.)
— Ueber Salamandra maculosa Laur. (Ib. 1865.)
— Ueber Zootoca vivipara Wagl. (Ib. 1870.)
MiNDEN. — Ueber Syrihaptus paradoxus Pall. in unserer Gegend.
(Schr. Phys. Œk. Ges. Kônigsb. IV.)
MOLLer. — Ueber die Hülfsapparate an den Sinnesnerven. (Ib. ib.)
Monrrton (S. G.) — An inquiry into the distinctive characteristics of
the aboriginal race of America. (Boston Journ. Nat.
Hist. IV.)
MüuLiG. — Ornithologische Notiz. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien,
1856.)
MüLLer (Auc.) — Ueber das Bruchstück vom Schädel eines Fin-
wales, Balænoptera syncondylus, welcher im Jahre
1860 von der Ostsee an die Kurische Nehrung gewor-
fen wurde. (Schr. Phys. Œk. Ges. Künigsberg, IV.)
— Ueber ein Flügelbein der linken Seite eines Finwall-
Schädels. (Ib. VIT.)
41
TS
cs _— DE ER > | - _ é . =
I TT ETS EPS UE CS NE
— Ueber einen Bärenschädel. (Ib. X..)
Murray (AnDr.) — Reply to M. Wallace’s Theory of Birds’ Nests.
(Murray Journ. of Trav. a. Nat. Hist. I.)
— Pollen and Vandane’s Fauna of Madagascar (reviewed).
(Ib. ib.)
— The Jararaca. (Ib. ib.)
— A nine-tusked Elephant. (Ib. ib.)
NEUMANN (E.) — Ueber das Blut. (Schr. Phys. Œk. Ges. Kônigsb.
XL.)
Ninni (A.) — Enumerazione dei Pesei delle Lagune e Golfo di
Venezia, con note. (Ann. Soc. Nat. Modena, V.)
Nowicri (A.)— Schritte wegen Schonung der Gemse und des Mur-
melthieres in der Tatra. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien,
1867.)
Nysr (H.) — Sur une découverte d'ossements fossiles : notice de
M. le docteur Scohy. Rapport. — Brux., 1 br. in-&.
— Sur des ossements fossiles trouvés dans les environs de
St-Nicolas : Communication de M. le docteur Van
Ramdonck. — Bruxelles, 1 br. in-&.
PEAB0pY (W.B.0.)—A Report on the Birds of Massachusetts made
to the Legislative in the session of 1838-39. (Boston
Journ. Nat. Hist. III.)
VON PELIKAN (A.) — Bcmerkungen über Petrocosyphus saxatilis.
(Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1867.)
von PELZELN (A.) — Ueber Colymbus arcticus und Colymbus gla-
cialis. (Ib. 1867.)
— Ueber Gold- und Steinadler. (Ib. 1858.)
— UÜebersicht der Geiïer und Falken der kaiserl. ornitho-
logischen Sammlung. (Ib. 1862 et 1863.)
— Notiz über Cygnus immutabilis Yarrell. ([b. 1862.)
— Ueber vier von Natterer in Brasilien gesammelte, noch
unbeschriebene Vogelarten. (Ib. 1863.)
— Ueber Farbenabänderungen bei Vôgeln. (Ib. 1865.)
— Ueber zwei neue Caprimulgiden aus Brasilien. (Ib. ib.)
— Ueber eine von H. Julius Haast erhaltene Sendung
von Vogelbälgen aus Neu-Seeland. (Ib. 1867.)
— Notiz über ein exemplar des Colobus Kirkii J.E. Gray.
(Ib. 1869.)
Perkins (H. C.) — Note respecting fossil bones from Oregon. (Bos-
ton Journ. Nat. Hist. IV.)
Preudhomme de Borre (A.) — Notice sur des débris de
Chéloniens faisant partie des collections du Musée royal
d'histoire naturelle et provenant des terrains tertiaires
des environs de Bruxelles. — Bruxelles, 1869, 1 br.in-8°.
85
34
41
418
286
86
— Description d'un jeune individu de la Dermatemys Ma-
wii, espèce américaine de la famille des Élodites. —
Bruxelles, 1869, 1 br. in-8°.
_ Description d’une nouvelle espèce américaine du genre
Caiman (Alligator). — Bruxelles, 1869, 1 br. in-8°.
— Description d'une nouvelle espèce africaine du genre
Varan (Varanus). — Bruxelles, 1870, 1 br. in-8°.
Ray (J.) — Note sur le Campagnol mineur (Arvicola cunicularius
Ray), lettre à M. de Sélys-Longchamps. — Paris,
1847, in-&.
RÔMER (A.) — Verzeichniss der im Herzogthum Nassau, insbeson-
dere in der Umgegend von Wiesbaden vorkommenden
Säugethiere und Vôügel. (Jahrb. Nass. Ver. f. Nat.
XVII-XVIIL.)
ROGENHOFER (A.) — Vorlage von Hanfs Vügel. (Verh. Zool, Bot.
Ges. Wien, 1858.)
Ross (A.-M.) — The Birds of Canada, with descriptions of their
habits, food, nests, eggs, times of arrival and departure.
— Toronto, 1871, 1 vol. in-12.
SAMUEL. — Ueber neuere Arbeiten, die Gehirnbildung betreffend.
(Schr. Phys. Oek. Ges. Kôünigsb. III.)
SAYAGE (T. S.) — Observations on the habits of the Python Nata-
lensis. (Boston Journ. Nat. Hist. IV.)
SAVAGE (T. S.) et Wyman (J.) — Observations on the external cha-
racters and habits of the Troglodytes niger Geofir.,
and on its organization. (Ib. ib.)
— Notice of the external characters and habits of Troglo-
dytes Gorilla, a new species of Orang from the Gaboon
River ; Osteology of the same. (Ib. V.)
SCHAUER (E.) — Notiz über Columba moluccensis Lath. (Verh.
Zool. Bot. Ges. Wien, 1867.)
SCHAUFUSS (L. W.) — Ueber Circaetus gallicus Boj. (Ib. 1863.)
SCHINER (J. R.) — Ueber Petrocosyphus saxatilis. ([b. 1867.)
ScxwAB (A.) — Ornithologische Notizen. (Ib. 1855.)
— Notiz über einen geschossenen Bären. (Ib. 1867.)
ScLATER (PH. L.) — Baird's Review of American Birds. (Murray
Journ. Trav. a. Nat. Hist. I.)
Scudder (S. H.) — Symmetry and homology in limbs. (Ib. ib.)
SEIDENSACHER (E.) — Mittheilungen über das Brüten mehrerer
Vôgel der Steiermark. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien,
1862.)
— Einige ornithologische Beobachtungen in Croatien.
(Ib. 1863.)
de Sélys-Longchamps (Baron Edm.) — Essai sur l'his-
984
285
283
152
46
41
605
toire naturelle du Brabant, par feu M... (Mammifères).
Analyse et extraits. — Bruxelles, 1848, I br. in-4°.
Études de Micromammalogie. Revue des Musaraignes,
des Rats et des Campagnols, suivie d'un Index métho-
dique des Mammifères d'Europe. — Paris, 1839,
1 vol. in-8°.
Essai monographique sur les Campagnols des environs
de Liége. — Liége, 1836, 1 vol. in-&.
Note sur le Mus agrestis de Linné. — Bruxell., in-&.
Note sur deux espèces de Musaraignes observées nou-
vellement en Belgique. — Bruxelles, in-8.
Note sur une nouvelle Mésange d'Europe. — Bru-
xelles, in-8°.
Note sur une migration de Cassenoix (Nucifraga). —
Bruxelles, in-8o,
Récapitulation des hybrides observés dans la famille
des Anatidées. — Bruxelles, in-8°.
Notice sur les Becs-croisés leucoptère et bifascic (Loxia
leucoptera et bifasciata). — Bruxelles, in-8.
Note sur la famille des Récurvirostridées. — Bru-
xelles, in-&.
Notice sur l'Hirondelle rousseline d'Europe et sur les
autres espèces du sous-genre Cecropis.—Bruxelles,in-8°.
Additions à la récapitulation des hybrides observés
dans la famille des Anatidées. — Bruxelles, 1856, in-8&.
Observations sur l'ouvrage de M. Lesson intitulé: Nou-
veau Tableau du Règne animal. — Paris, 1842, In-8°.
Note sur quelques petits Mammifères du midi de la
France, — Paris, 1843, in-8°.
Analyse de « Beiträge zur Ornithologie Griechenlands,
etc., par H, comte Von der Mühle.» — Paris, 1844,in-8°.
Analyse de « Revue critique des Oiseaux d'Europe, par
le D' H. Schlegel. » — Paris, 1845, in-8°.
Lettre relative aux Leuciscus de la Faune belge. —
Paris, 1844, in-8°.
Note sur le Passer pusillus (Pallas) et sur la Sylvia icte-
rina (Vieillot). — Paris, 1847, in-8°.
Distribution géographique des Campagnols (Arvicola)
en Europe. — Paris, 1847, in-8°.
Analyse de : The Dodo and his Kindred, by H. E. Strick-
land and À. G. Melville. — Paris, 1848, in-8°.
Résumé concernant les Oiseaux brévipennes mention-
nés dans l'ouvrage de M Strickland sur le Dodo. —
Paris, 1848, in-8°.
87
147
88
— Analyse du Catalogue des Oiseaux d'Europe, offerts en
1856 aux ornithologistes par M. E. Parzudaki. —
Paris, 1857, in-8°. »
_—. Sur les oiseaux américains admis dans la faune euro-
péenne. — Liége, 1846, in-&. »
SEYWALD (J.) — Kleine Notizen. (Verh.Zool.Bot.Ges. Wien,1865.) 41
SPREITZENHOFER (G. C.) — Ueber eine isabellfarbige Varietät der
Schopflerche. (Ib. 1858.) »
— Ueber Aquila pennata and Platalea leucorodia. (Tb.1860.) »
— Beobachtungen über den Frühjahrs-Zug mehrerer
Zugvôgel in den Donau-Auen Wiens und deren näch- »
ster Umgebung. (Ib. 1b.) »
STEINDACHNER (FR.) — Ueber Amphisile scutata Klein und Amphi-
sile macrophthalma n. sp. (Ib. ib.) »
— Kritische Bemerkungen zu Theod. Gills « Monograph
of the Genus Labrax, of Cuvier. » (Ib. 1862.) »
— Ueber den dreifachen Verlauf der Seitenlinie auf der
Caudale bei einigen Percoiden. (Ib. ib.) »
— Ueber eine neue Gerres-Art aus Mexico. (Ib. 1863.) »
— Ueber das Vorkommen monstrüser Kopfbildungen bei
den Karpfen. ([b. ib.) »
— Bemerkungen über verschiedene Fische des Donauge-
bietes. Nach Profess. von Siebold’s brieflicher Mitthei-
lung. (Ib. ib.) » |
— Ueber eine neue Pristipoma-Art aus Bahia. (Ib. ih.) »
—- Ueber einige Labroiden des Wiener Museums. (Ib. ib.) »
—- Verzeichniss der von H. Graf Ferrari und H. Custos-
Adjuncten Zelebor in Siebenbürgen, in der üstlichen
Theilen Slavoniens, in der Nähe der Theiss-Mündun-
gen und bei Tuldscha (nächst den Donau-Mündungen)
gesammelten Fische und Reptilien. (Ib. ib.) »
— Verzeichniss der von H. Mann, ersten Aufseher am K.
Museum, bei Brussa gesammelten Reptilien. (Ib. ib.) »
— Verzeichniss der von D' Th. Kotschy im Jahre 1862
auf der InselnCypern gesammelten Schlangen. (Ib. ib.) »
— Coris (Hologymnosus) tæniatus, n. sp. (Ib. ib.) »
— Julis gracilis, n. sp. (Ib. ib.) »
— Platyglossus (Halichœres) Doleschalli, n. sp. (Ib. ib.) »
— Petroscirtes altivelis, n. sp. (Ib. ib.) »
— Zusätze und Berichtigungen zu den batrachologischen
Mittheilungen. (Ib. 1864.) »
-— Bemerkungen zu den Batrachier-Geschlechtern Elosia
Tschudi, Lisapsus Cope und Crossodactylus Dum. Bibr.
(Ib. 1865.) »
Ueber Cephalus hypophthalmus spec. Gray, Richards.
(Ib. 1866.)
Ueber Barbus Mayori Val.und Lota vulgaris Cuv.(Ib.ib.)
Collichtys lucida Richds. an nov. spec.? (C. chinensis).
(Ib. ib.)
Labrichthys australis. (Ib. ib.)
Platyglossus bifasciatus, n. sp. (Ib. ib.)
Lethrinus genivittatus Cuv. Val. und L. striatus, n. sp.
(Ib. ib.)
Hæmulon xanthopteron Cuv. Val. (Ib. ib.)
Crayacion cochinchinensis, n. sp. ([b. ib.)
Channa fasciata, n. sp. (Ib. ib.)
Batrachus marmoratus, n. sp. (Ib. ib.)
Exocætus hirundo, n. sp. (Ib. ib.)
Ueber einige neue Süsswasserfische von Angola. ([b.1b.)
Ueber zwei neue Sciænoiden. (Ib. ib.)
Ueber zwei seltene Serranus-Arten und Centropristis
luciopercanus Poey von den Antillen. (Ib. 1b.)
Ueber einige neue oder wenig gekannte Fische von
Zanzebar. (Ib. ib.)
Ueber ein neues Cyprinoiden-Geschlecht von Hong-
kong. (Ib. ib.)
Zur Fischfauna Kaschmirs und der benachbarten Län-
derstriche. (Ib. ib.)
Ueber drei neue Schlangenarten. (Ib. 1867.)
Ueber eine neue Batrachusart. (Ib. ib.)
STORER (D. H.) — An examination of the Catalogue of the marine
and fresh water Fishes of Massachusetts, by J. V. C.
Smith. (Boston Journ. Nat. Hist. I.)
Description of a new Species of the Genus Hydrargyra;
with some additions to the Catalogue of the Fishes of
Massachusetts in Hitchcock’s Report. (Ib. 1b.)
Description of a new species of the genus Gasterosteus.
(Ib. ib.)
À Report on the Fishes of Massachusetts. (Ib. IT.)
À Report on the Reptiles of Massachusetts. (Ib. IIT.)
Supplement to the ichthyological Report. (Ib. 1b.)
Descriptions of two new species of Fishes. (Ib. IV.)
Additional descriptions of, and observations on, the
Fishes of Massachusetts. (Ib. 1b.)
STorER (H. R.) — Observations on the Fishes of Nova Scotia and
Labrador, with Descriptions of New Species. (Ib. VI.)
STRICKER (S.) — Beiträge zur Biologie der Batrachier. (Verh. Zool.
Bot. Ges. Wien, 1866.)
ANNALES DE LA S0G. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV.
89
XII
90
SUMICHRAST (F.) — The Geographical Distribution of the Native
Birds of the Department of Vera Cruz, with a List of
the Migratory Species; translated from the french by
T. M. BrewER. (Mem. Bost. Soc. Nat. Hist. I.)
Thielens (A.) — Notice sur les Ibis falcinellus Temm. et Elanus
melanopterus Leach. — Mons, 1869, 1 br. in-8°.
TRINCHESE (S.) — Descrizione di un Feto di Orang-Utan. (Ann.
Mus. Civ. Stor. Nat. Genova, 1870.)
TrippE (T. M.) — Notes on the Birds of Minnesota. (Proc. Essex
Instit. VI.)
von Tscausi (CHEVALIER V.) — Ueber die Farbenvarietäten im orni-
thologischen Cabinet des Universitäts - Museums zu
Krakau. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1866.)
— Beiträge zur Farbenveränderung der Vogel in Weiss
und Schwarz. (Ib. 1b.)
— Notizen über Farbenvarietäten bei Vôgeln. (Ib. 1867.)
VAN BENEDEN (P. J.) — Note sur l'oreille externe des Oiseaux de
Proie nocturnes. (Mém. Soc. R. Sc. Liége, I.)
Vion (R.) — Les Axolotls, compte-rendu d’une lecon de M. Aug.
Duméril. (Mém. Soc. Linn. Nord France, 1867.)
WALLACE (ALF. R.) — A Theory of Birds Nests : shewing the rela-
tion of certain sexual differences of colour in Birds to
their mode of nidification. (Murray Journ. Trav. a.
Nat. Hist. I.) ;
WEINLAND (D. F.) — On the Egg-tooth of Snakes and Lizards. —
Salem, 1857, 1 br. in-8°,
— On the armature of the lower Bill of the Hatching
Tringa pusilla Wilson. — Salem, 1857, in-8°.
WEIsBACH (A.) — Zwei Schädel aus alten Grabstätten im nôrdli-
chen Bôhmen. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1868.)
Wiver (B. G.)— Contributions to the comparative Myology of the
Chimpanzee. (Boston Journ. Nat. Hist. VII.)
Vox Wirrich. — Beschreibung einiger Altpreussen-Schädel. (Schr.
Phys. Oek. Ges. Kôünigsberg, 1.)
— Beschreibungzweier alter bei Deutsch Eylau gefundener
Schädel. (Ib. IIL.)
— Ueber die Nachwirkung der Nervenreize, sowie über
_ das Ermüden der Nerven und ihre Unempfindlichkeit
— bei gleicher Erregung. (Ib. ib.)
— Ueber den blinden Fleck in unserm Auge. (Ib. IV.)
— Ueber einen Schädel der aus einem Altpreussischen
Grabe stammt. ([b. VII.)
— Beschreibung einiger Schädel aus Altpreussischen
Gräbern. (Ib. X.)
Wyman (JErr.) — On the cancellated structure of some of the Bones
of the Human Body. (Boston Journ. Nat. Hist. VI.)
Observations on the Development of Anableps Grono-
vii (Cuv. et Val.). (Ib. ib.)
Description of a « White Fish » or « White Whale ».
(Beluga borealis Lesson.) (Ib. VII.)
ZabnAcH (G.). — Beitrag zur preussichen Ornithologie. (Schr. Phys.
Oekon. Ges. Kônigsb. VII.)
ANONYME. — Rhinoceros schedding theirs Horns. (Murray Journ.
Trav. a Nat. Hist. IL.)
New Dinosaur. (Ib. ib.)
Geographical Relations of the Reptilia and Batrachia of
Sonora. (Ib. ib.)
Black Siberian Wolf shot in Thibet. (Ib. ib.)
Steatornis caripensis. (Ib. ib.)
Birds bred last year in the Zoological Gardens, Re-
gent’s Park. (Ib. ib.)
Predaceous habits of Indian Frogs. (Ib. ib.)
Falconer's Palæontological Memoirs (revieved). (Ib. ib).
White Mammals. (Ib. ib.)
Department of Agriculture. Reports on the Diseases of
of Cattle in the United States. — Washington, 1869,
} vol. in-&e,
91
Ce
545
92
DIVISION XII.
Histoire naturelle générale; Zoologie générale;
Botanique; Géologie; Minéralogie.
FASCICULE II.
de nn
\ général.
ARNOLD (F.) — Lichenen aus dem sudôstlichen Tirol, gesammelt
von L. Molendo. (Verh. Zool.-Bot. Ges. Wien, 1864.) 41
ASCHERSON (P.) — Bemerkungen über einige Pflanzen des Kitai-
bel'schen Herbariums. (Ib. 1867.) »
Baiz (TH.) — Ueber dieMyxogasteres Fr. (Myxomycetes Wallroth).
(Ib. 1859.) »
— Ansuchen um Zusendung auf Insecten lebenden
Pilze. (Ib. 1860.) »
Bayer (J.) — Ueber die Mannigfaltigkeit der Pflanzenformen und
deren Anordnung im Systeme. (Ib. ib.) »
— Monographia Tiliæ generis. (Ib. 1862.) »
Beer (J. G.) — Ueber die Nothwendigkeit starker Vergrôsserun-
gen bei Beobachtung zarten Pflanzen und Goodyera.
(Ib. 1859.) »
— Ueber Thee aus Kaffeebaumblättern. (Ib. 1861.) »
BerGEr (A.). — Asclepias syriaca bei Zara. (Ib. 1858.) »
BERROYER (E.). — Ueber Aspidium Lonchitis. (Ib. 1866.) »
BRiTTiNGER (Cur.) — Flora von Ober-Oesterreich oder systematische
Uebersicht aller in diesem Kronlande wildwachsenden
oder im Freien gebauten Samenpflanzen. (Ib. 1862.) »
— Zusätze zur Flora von Ober-Oesterreich. (Ib. 1864.) »
— Notiz zur Flora von Ober-Oesterreich. (Ib. 1865.) »
Bruni (P. Tu. A.) — Einigeneue Bürger der Flora Vorarlbergs. ,
(Ib. 1867.) »
— Teratologische Beiträge. (Ib. 1b.) »
DoLEsCHALL (L.). — Briefe aus Amboina. (Ib. 1862.) »
von EBxEr (V.) — Analyse der Asche von Asplenium Serpentini.
Ein Beitrag zur Kenntniss des Bodeneinflusses auf die ”
Vegetation. (Ib. 1861.) »
ENGELMANN (G.). — Ueber nordamerikanische Cacteen. (Ib. 1858.) »
ERBER (J.) — Ergebnisse der diessjährigen Reise nach Griechen-
land. (Ib. 1866.) »
ERDiNGER (C.). — Salix Kerneri (— viminali-incana.) (Ib. 1865.) »
VON ETTINGSHAUSEN (C.).—Ueber zwei Hülzer von der Trajansbrucke.
(Ib. 1858.) »
— Ueber Hôlzer im Laïbacher Moor. (Ib. ib.) »
FEnzL (En.). — Sedum magellense Ten. und olympieum Boiss.,
nebst einer Notiz über Armeria rumelica und canescens
Boiss. (Ib. 1866.) »
FRAUBERGER (H.), — Beitrag zur Flora von Nieder-Oesterreich.
(Ib. ib.) »
von Frauenfeld (chevalier G.) — Mein Aufenthaltin Rio-
Janeiro. (Ib. 1858.) »
— St-Paul (Ib. ib.) »
— Brief aus Neuseeland. (Ib. 1859.) D
—- Mein Aufenthalt auf Taïti. (Ib. ib.) »
— Reise von Shanghaï bis Sidney auf der K. K. Fregatte
Novara. (Ib. ib.) »
— Besprechung von « Johnstone’s and Croalls : The natu-
ral printed british Sea-weeds. » (Ib. 1860.) »
— Ueber den Aufenthalt von Sr. Majestät Fregatte No-
vara auf den Stuartinseln. (Ib. 1b.) »
— Besprechung des Verzeichnisses der von R. Radikofer
in Fiume und Sesina gesammelten Algen. (Ib. ib,) »
— Besprechung des Aquariensalons. (Ib. 1b.) »
— Aufenthalt am Cap der G. Hoffnung während der
Weltfahrt der K.K. Osterreichischen Fregatte Novara.
(Ib. ib.) »
— Bemerkungen gesammelt auf Ceylon während des Au-
fenthaltes der K.K. Fregatte Novara im Monat Jänner
1858 daselbst. (Ib. ib.) »
— Meine Ausflüge in Madras während des Aufenthaltes
der K.K. ôsterr. Fregatte Novara daselbst. (Ib. ib.) »
— Der Besuch auf den Nikobaren mit der K.K. üsterr.
Fregatte Novara. (Ib. ib.) »
— Ueber unterirdisch lebende Spinnen und Fische. (Ib.
1862.) »
— Bemerkungen über einen Schreiben von J. Haast aus
Neu-Seeland. (Ib. ib.) »
— Bemerkungen über irrthümliche naturwissenschaftliche
Mittheilungen in Zeitungen. (Ib. ib.) »
— Ueber die sogenannte Sägspän-See, beobachtet wäh-
— rend der Weltreise der Novara. (Ib. ib.) »
_ Bericht über eine Reise durch Schweden und Nor-
wegen im Sommer 1863. (Ib. 1863.) »
— Bericht über eine Sammelreise durch England, Schott-
land, Irland und die Schweiz, in den Sommermonaten
des Jahres 1865. (Ib. 1865.) »
— Ein Besuch im Bôhmerwalde nebst Aufzäblung der
94
—
Varietäten der zoologischen Kabinets im hochfürstlich
Schwarzenberg'schen Jagdschlosse Wohrad nächst
Frauenberg. (Ib. 1866.)
Formosa. (Ib. ib.)
Zur Flora und Fauna von Neucaledonien. (Ib. 1867.)
Frirscx (A.). — Bericht über die Leistungen der zoologischen Sec-
tion des Comités zur naturhistorischen Durchforschung
Bühmens in den Jähren 1864 und 1865. (Ib. 1866.)
Fritscx (C.). — Phänologische Notizen. (Ib. 1858.)
Ueber phänologische Beobachtungen an den Gestaden
der Donau im Jahre 4857. (Ib. ib.)
Vorlage des 7 Heftes der phänologischen Beobachtun-
gen im Kaiserthume Oesterreich. (Ib. 1859.)
Notiz über Aldrovanda vesiculosa L. (Ib. 1862.)
Nachricht von den in Oesterreich im Laufe der Jähren
1859, 1860 und 1861 angestellten phänologischen Beo-
bachtungen. (Ib. ib.)
Frirscu (C.) et Boos (J.) — Phänologische Notizen. (Ib. ib.)
GRÆFFE (Eb.). — Notizen über die Fauna der Viti-Inseln, einge-
sandt als vorläufiger Bericht über die zweite im Auf-
trage der Herren J. C. Godeffroy und John in Ham-
burg dahin unternommene Explorationsreise, (Ib.
1866.)
VON GRIMBURG (F. R.)—St-Pôülten’s Umgebung, in geognostischer,
pflanzengeographischer und 6konomischer Beziehung,
in einem Umkreise, der südlich in Wilhelmsburg,
westlich in Loosdorf, nôrdlich in Statzendorf und
Ostlich in Perschling seine Begrenzung findet, und
dessen Zentralpunctdie Stadt St-Pülten behauptet, (Ib.
1857.)
GRUNOW (A.) — Die Desmidiaceen und Pediastreen einiger ôster-
reichischen Moore, nebst einiger Bemerkungen über
beide Familien im Allgemeinen. (Ib. 1858.)
Botanische Mittheilungen. (Ib. 1859.)
Ueber neue oder ungenügend gekannte Algen. Erste
Folge. Diatomaceen. Familie Naviculaceen. (Ib. 1860.)
Ueber die von Ritt. von Heufler um Hadersdorf gesam-
melte Diatomaceen. (Ib. 1861.)
Auffinden von Chætoceros in See-Sägespänen. (Ib.
1862.)
Die ôüsterreichischen Diatomaceen, nebst Anschluss
einiger neuen Arten von andern Lokalitäten, und
einer kritischen Uebersicht der bisher bekannten Gat-
tungen und Arten. Erste Folge: Epithemieæ, Meridio- :
RE à à >
neæ, Diatomeæ, Entopyleæ, Surinelleæ, Amphipleu-
reæ. Zweite Folge: Nitschieæ. (Ib. ib.)
— Ueber einige neue und ungenügend bekannte Arten
und Gattungen von Diatomaceen, (Ib. 1863.)
— Ueber die Tetrasporen von Batrachospermum. (Ib.
1865.)
Haasr (J.) — Notiz auf Neu-Seeland. (Ib. 1862.)
— Schreiben aus Neu-Seeland. (Ib. ib.)
Hackez (E.) — Botrychium matricariæfolium. (Ib. 1867.)
VON HARTMANN (CHEVALIER FR.) — Notiz über die Herbst-und Win-
terflora am Lago di Garda. (Ib. 1862.)
HazsLinszxY (FR.) — Beiträge zur Kenntniss der Karpathen- Flora.
VIII. Flechten. (Ib. 1859.)
— Idem. IX. Lebermoose. (Ib. 1860.)
— Beitrag zur Kenntnis der Sphärien des Lyciums. (Ib.
1865.)
— Synonyme der Sphæria Lycii. (Ib. 1867.)
VON HAUSMANN (BARON FR.). — Neue Nachträge zur « Flora von
Tirol. » (Ib. 1858.)
— Botanische Mittheilungen. (Ib. 1859.)
— Mittheilung einiger neuen Funde für die Flora Tirols.
— (Ib. 1860.)
HEIN (Is.) — Beitrage zur Flora von Niederôsterreich. (Ib, ib.)
— Ueber Scabiosaaustralis in Niederôsterreich. (Ib. 1861.)
HEIN (Tx.) — Ueber mehrere für die Flora Wiens seltene Pflanzen.
(Ib. 1865.)
HELLER (C.). — Zur Fauna der Adria. (Ib. 1858.)
HErB1cx (FR.) — Ueber das Vorkommen von Aldrovanda vesiculosa
L. um Krakau. (Ib. ib.)
— Pflanzengeographische Bemerkungen über die Wälder
Galiziens. (Ib. 1860.)
— Beitrage zur Flora von Galizien. (Ib. ib.)
— Ueber die Verbreitung von Sicyos angulatus L. in Ga-
lizien. (Ib. 1861.)
— Bemerkungen über den bei Krakau wildwachsenden
Sarothamnus vulgaris Wimmer. (Ib. ib.)
Kritische Bemerkungen über Blitum chenopodioides
Besser. (Ib. 1862.)
HeurrFEz (J.) — Enumeratio Plantarum in Banatu Temesiensi
sponte crescentium et frequentius cultarum. (Ib. 1858.)
VON HEUFLER (CHEVALIER L.) — Ueber den Prinzen Eugen von Sa-
voyen, als Befôrderer botanischer Studien. (Ib. 1857.)
— Ueber Botrychium anthemoides Presl. ([b. ib.)
95
CCC)
96
— Ueber den Glutpilz von Marienbad, Pyronema Maria-
num Carus. (Ib. ib.)
— Ueber Prasiola Sauteri. (Ib. 1858).
— Ueber Algen von Raaber Bahnhoff nach Grunow.
(Ib. ib.),
— Ueber den schwarzen Brand der Rebe. (Ib. ib.)
— Ueber muscologische Bestrebungen in Tirol. (Ib. ib.)
— Botanische Mittheilungen. (Ib. ib.)
— Nachrichten von Herren Reisender Wawra und Lorenz,
— (Ib. ib.)
— Ueber Roœstelia lacerata und Erysibe occulta. (Ib. ib.)
— Die Laubmoose der ôsterreichischen Torfmoore. (Ib. ib.)
— Ueber Amblystegium. ([b. 1859.)
— Ueber pflanzengeographische Resultate Kerner's aus
— dem Biharer Gebirge. (Ib. ib.)
— Ueber Spatoglossum intermedium. (Ib. ib.)
— Ueber « Beobachtungen über Standorte und Lebens-
— weise dalmatinischer Seetange, von Maager von Kirch-
berg. » (Ib. ib.)
— Ueber « Schulzer's System der Basidiosporeen Un-
— garn’s. » (Ib. ib.)
— Ueber Puccinia umbelliferarum, (Ib. ib.)
— Verlage von Niessl's Beitrag zur Pilzflora Nied. Oester-
reichs, und botanische Mittheilung. (Tb. 1b.)
_ Beiträge zu einer Lebensgeschichte Sendtner's. ([b. ib.)
— Die Verbreitung von Asplenium fissum Kit. (Ib. ib.)
— Ueber das wahre Hypnum polymorphum Hedwig's.
(Ib. ib.)
— Untersuchungen über die Hypneen Tirol's. (Ib.1860.)
— Ein für Niederôsterreich neuer Pilz. (Ib. 1864.)
HiLLEBRANOT (F.) — Beitrag zur Flora von Ungarn. (Ib. 1857.)
HinreRÔCKER (P. 3. N.). — Valeriana divaricata n. sp. (Ib. 1858.)
— Auffühung mehrerer für die Flora Ober-Oesterreichs
oder mindestens für die Umgegend von Linz neuer oder
bisher nur selten gefundener Pflanzen-Arten und ibrer
Standorte. (Ib. ib.)
— Erwiderung gegen D* C. Schiedermayer. (Ib. 1859.)
Hôrer (FR.) — Notiz über die Flora von Pillichsdorf, (Ib. 1861.)
HOLzL (K.). — Botanische Beitrâge aus Galizien. II. Ueber die von
B. Hacquet wahrend seiner Karpatenreisen gemachten
botanischen Beobachtungen. (Ib. ib.)
— Ueber eine für Oesterreich neue Lathyrus-Art. (Ib.
1362).
— Die Potentillen Galiziens. ([b. 1863.)
Hozzincer (J. B.) — Beitrag zur Lichenen-Flora Nieder-Oester-
reichs. ([b. 1b.)
HückeL (E.) — Botanische Ausflüge in die Karpathen des Stryer
und Samborer Kreises in Galizien. ([b. 4865.)
—— Ueber die Flora der Umgegend von Drohobyez in Gali-
zien. Ein pflanzenphysiognomischer Versuch. (Ib.
1866.)
von Jaxka (V.). — Ueber neue und kritische Pflanzen. (Ib. 1858.)
— Die Differential-Charactere von Ranunculus crenatus
W.et K., R. magellensis Ten. und R. alpestris L.
(Ib. ib.)
— Phaca Bayeri. (Ib. ib.)
JuraTzxa (3.). — Nachweisung des Artenrechtes für Cirsium Chail-
leti Koch gegen die Behauptung des H. J. Ortmann das
es ein Bastard sei. (Ib. 1857.)
— Beitrag zur Kenntniss der Cirsien. (Ib. io.)
—- Ueber einige Arten der Gattung Melampyrum.([b. 1b.)
— Ein Beitrag zur näheren Kenntniss der in Nieder-Oes-
terreich vorkommenden Hieracium-Arten aus der
Gruppe Pilosella Fries. (Ib. 1b.)
— Ueber Thesium carnosum Wolfner. (Ib. 1858.)
— Ueber Cytisus repens Wolfner. ([b. 1b.)
— Ueber das Herbarium normale von Schulz. (Ib. 1b.)
— Botanische Mittheilungen. (Ib. 1b.)
— Ucber Notochlæna Marantæ R. Br. (Ib. ib.)
— Ueber Lathyrus latifolius L. und L. silvestris L, ([b.1b.)
— Ueber Melica nebrodensis Parlatore. ([b. 1b.)
_ Ueber Rudbeckia laciniata L. ([b. 1b.)
— Ueber Echinops commutatus n. sp., E. exaltatus Schrd.
und E. banaticus Rochel, (Ib. 1b.)
Heliospermum eriophorum n. sp. (Ib. ib.)
— Ueber F. Schultz's Herbarium normale. (Ib. 1859.)
— Ucber Kerner’s Pflanzen aus dem Biharer Gebirge.
(Ib. ib.)
— Zur Moosflora Oesterreichs. (Ib. ib., 1860 et 1863.)
— Cirsium Reichardtii m. (Ib. 1859:)
— Besprechung von Kôrber's Parerga lichenologica und
von Streintz's Nomenclator fungorum. (Ib. 1860.)
— Ueber einige neue Flechten. (Ib. ib.)
— Ueber Milde’s bryologische Funde von Meran.(Ib.1862)
— Ueber Carduus nutanti-defloratus aus Nieder-OUes-
terreich. (Ib. ib.)
— Eurhynchium androgynum aus Sicbenbürgen. (Ib. ib.)
ANNALES DE LA SOC. ENT. DE BELGIQUE, T. XV.
97
98
— Heliosperma glutinosum, von Baron Hausmann in
Tirol gefunden. (Ib. ib.) »
— Ueber Homalia lusitanica und Hypnum Heufleri. (Ib.1b.) »
— Plagiothecium Rôseanumin Nieder-Oesterreich. (Ib. ib.) »
— Nachricht über drei für die Flora von St Pôlten neue
Pflanzen. (Ib. ib.) »
— Muscorum frondosorum species novæ. (Ib. ib.) »
— Ueber die Hepaticæ europeæ von D" Gottsche und Ra-
benhorst. (Ib. 1863.) »
— Phormidium thinoderma am Neusiedlersee. ([b. ib.) »
— Ueber die Verbreitung des Hypnum turgescens.
(Ib. 1864.) »
—— Desmatodon griseus n. sp. (Ib. 1b.) »
— Ueber dem Supplement der Bryologia europæa von
D" Schimper. (Ib. 1865.) »
— Ueber Moosflora. (Ib. ib.) »
— Ueber das Vorkommen von Muscaritenuifolium Tausch.
in der Wiener Umgebung. (Ib. ib.) »
— Bryologische Notizen. ([b. 1866.) »
— Bryologische Mittheilungen. (Ib. ib. et 1867.) »
— Cuscuta Epithymum L. (Ib. 1867.) »
— Botanische Vorkommnisse. (Ib. 1b.) »
_— Ueber Campanula latifolia. (Ib. ib.) »
KALBRUNNER (H.) — Beitrag zur Flora des Waldviertels. (Ib.1861,) »
KaiTz (A.) — Bemerkungen über einige ungarische botanische
Werke. (Lb. 1862 ) »
— Sertum floræ territorii Nagy-Kôrôsiensis. (Ib. ib.) >
— Reliquiæ Kitaibelianæ partim nunc primum publicatæ
ex manuscriptis Musei Nationalis hungarici. ([b. ib.
et 1863.) »
Keiz (F.) — Ueber die Pflanzen- und Thierwelt der Kreuzkofll-
Gruppe, nächst Lienz in Tirol. (Ib. 1859.) »
KERNER (A.). — Das Pilis-Vertes Gebirge, eine pflanzengeographi-
sche Skizze. ([b. 1857.) »
_ Das Hochkar, eine pflanzengeographische Skizze.
(Ib. ib.) »
— Batrag zur Kenntniss der niederôsterreichischen Cir-
sien. (Ib. ib.) »
— Ueber die Vegetationsformen der ungarischen Tiefe-
bene. (Ib. 1858.) »
— Ueber die Zsombék-Moore Ungarns. (Ib. ib.) »
— Niederôsterreichische Weiden. (Ib. 1860.) »
— Ranunculus cassubicus L.in Nieder-Oesterreich aufge-
funden. (Ib. 1862.) »
—— Ueber das sporadische Vorkommen sogenannter Schie-
ferpflanzen im Kalkgebirge und insbesondere über die
Auflindung zweier für die oberôsterreichische Flora
neuer sonst nur im Schiefergebirge beobachteten Ge-
wächse im Bereiche des Dachsteingebirges. (Ib. 1863.)
— Ueber botanische Nomenclatur im Allgemeinen und
insbesondere über jene der Cytisussträncher aus der
Gruppe Tubocytisus D. C. (Ib. ib.)
— Ueber zwei für die tirolische Flora neue Riedgräser.
(Ib. ib.)
— Nachtrag zu C. M. Nendtvich's Enumeratio plantarum
territorii Quinque-Ecclesiensis. (Ib. ib.)
— Reisebericht in Krain und Istrien, (Ib. 1864.)
_ Die hybriden Orchideen der ôsterreichischen Flora.
(Ib. 1865.) d
KERNER (J.) — Ueber die Auffindung von Trifolium saxatile All.
in Tirol. (Ib. 1861).
— Salix retusoides, ein neuer Weidenbastart. (Ib. 1862.)
— Drei neue Bürger der Flora Nieder-Oesterreichs. (Ib.
1865.)
Kapp (I. A.) —Prodromus floræ Comitatus Nitriensis sistens plan-
tas phanerogamicas et cryptogamicas vasculares in
Comitatu Nitriensi hucusque observatas. (Ib. ib.)
KNER (R.) — Ein Wort zur Zeit. Offenes Schreiben an alle Freunde
der Natur- und Geschichtsforschung in Oesterreich.
(Ib. 1863.) |
vON KÔCHEL (CHEVALIER L.) — Nachruf an Th. Kotschy. (Ib. 1866.)
KOLBENHEYER (K.) — Vorarbeiten zu einer Flora von Teschen und
Bielitz. (Ib. 1862.)
Korscay (TH.) — Ein Beitrag zur Geschichte der Botaniker Oester-
reichs. (Ib. 1857.)
— Ueber einen Polyporus. (Ib. 1858.)
— Die Sommerflora des Antilibanon. (Ib. 1864.)
— Der Libanon und seine Alpenflora. (Ib. 1b.)
KRAsAN (FR.) — Die Haupttypen der Blüthenstände europ. Rubus-
arten und die Entfaltungsfolgeihrer Blüthen.(Ib.1863.)
— Versuch die Polymorphie der Gattung Rubus zu erklä-
ren. (Ib. 1865.)
KrziscH (J.)— Bemerkungen zu dem im Jahrbuche der K. K. zool.-
bot. Ges. vom Jahre 1865 veroffentlichten Prodromus
floræ Comitatus Nitriensis des H. J. A. Knapp. (Ib.1866.)
LEINWEBER (C.) — Notiz über Cornus mas. (Ib. 1865.)
vON LEOXHARDI (H.) — Ueber Pflanzen- und Thiersystematik und
ein ihren Forderungen vôllig entsprechendes Darstel-
lung's und zugleich Forschungs-Hilfsmittel. (Ib. 1857.)
99
ES Late — ES
100
LorEN1z (R. G.) — Ein bryologischer Ausflug von Tegernsee nach
dem Ahrenthale und zurück. (Ib. 1863.) »
LoRENTz (J.)— Nachrichten über den kroatischen Karst und Unter-
suchung des Quarnero. (Ib. 1858.) »
— Ueber die Durchforschung der submarinen Fauna und
Flora des Quarnero. (Ib. ib.) »
— Entstehungsgeschichten einiger Hochmoore in Oberüs-
terreich, Tirol, Lungau und Obersteiermark. ([b. ib.) »
— Skizzen einiger Moore aus den Salzburger Alpen.
(Ib. ib.) »
— Ueber Acclimatisation. (Ib. 1865.) »
VON MARTENS (E.) — Verzeichniss der von D' E. Schweinfurth im
Sommer 1864 aufseiner Reise am rothen Meere gesam-
melten und nach Berlin eingesendeten zoologischen
Gegenstände. (Ib. 1866.) »
MassaLonGo (A. D. B.) — Catagraphia nonnullarum Graphidea-
rum brasiliensium (ex herbario Heufleriano). (1b.1860.) »
Mayr (G. L.) — Beschreibung einer neuen Pflanzen-Stihlpresse.
(Ib. 1859.) »
MEYZLER (A.) — Die Flechten des Radstadter Tauern. (Ib. 1863.) »
Miuve (J.) — Ueber exotische Equiseten. $ IL. Equiseta crypto-
pora. (Ib. 1861.) »
— Ucber ein neues Equisetum,E. Braunii Milde.(Ib.1862.) »
— Ueber Equiseten. (Ib. 1b.) »
— Nachträge zu meinen Beschreibungen exotischer Equi-
seten. (Ib. 1863.) »
— Index Equisetorum omnium. (Ib. ib.) »
= Ueber einige deutsche und verwandte Edquiscten-
Formen. (Ib. ib.) »
— Ueber Equisetum scirpoides Michx. in Kärnthen.(Ib.ib.) »
— Ueber Equiseten. (Ib. 1864.) »
— Index Equisetorum. Editio altera aucta et emendata,
(Ib. ib.) »
— Nachtrag zum Index Equisetorum. (Ib. 1865.) »
MüuLer (BERN.) — Verzeichniss der im Jahre 1835 in der Marma-
ros gesammelten Pflanzen. (Ib. 1863.) »
NEILREICH (A.) — Ueber das Vorkommen des Ornithogalum Kochii
Parlatore bei Wien. (Ib. 1858.) ” »
— Nachträgliche Bemerkungen über Ornithogalum Kochii
Parlatore. (Ib. 1b.) »
— Ueber Avena tenuis und Cirsium cano-palustre. (Ib.
1859.) »
— Ueber die Vegetationsverhältnisse der aufzulassenden
Festungswerke Wien’s. (Ib. ib.) »
—- Nekrolog von Franz Hillebrandt. (Ib. 1860.)
— Ucber Dianthus diutinus Kitaibel. ([b. ib.)
— Nekrolog des K. K. Ministerialrathes Karl Ritters von
Enderes. (Ib. ib.)
_- Nekrolog des Grafen Johann Zichy. (Ib. 1863.)
-- D' Franz Herbich. Sein Leben und sein Wirken. (Ib.
1865.)
— Die botanischen Leistungen des D' Burser und des
Conte Marsigli in Nieder-Oesterreich. (1b. 1866.)
von NIESsL (G.) — Beitrag zur Cryptogamenflora Nieder-Oester-
reichs. (Ib. 1857.)
— Neue Pilze. (Ib. 1858.)
-— Zweiter Beitrag zur Pilzflora von Nieder-Oesterreich.
(Ib. 1859.)
— Berichtigung über Puccinia clavata. (Ib. 1862.)
ORTMANN (J.) — Beitrag zur Geschichte von Cirsium Chailleti, (Ib.
1857.)
Panac (J.) — Die Flora der Serpentinberge in Mittel-Serbien.
(Ib. 1859.)
VON PERGER (A. R.) — Proben deutscher Thiernamen aus dem X,
XI und XII Jahrhundert. (Ib. 1857.)
— Ueber das Wort Hopfen. ([b. 1b.)
— Ueber den Gebrauch unserer heimischen Pflanzen bei
kirchlichen und weltlichen Festen. (Ib. 1861.)
PETERMANN. — Aufruf für C. Mauch. (Ib. 1867.)
PETTER (K.) — Ueber Cirsium Candolleanuw. ([b. 1858.)
— Berichtüberdie auf einer Reise nach den quarnerischen
Inseln gesammelten Samenpflanzen. (Ib. 1862.)
Prippi (R. A.) — Ueber zwei neue Pflanzengattungen. Ein Schrei-
ben an H. Prof. u. Direct. Ed. Fenzl. (Ib. 1865.)
Pick (F. J.) — Untersuchungen über die pflanzlichen Hautpara-
siten. (Ib. ib.)
PoETscu (J. S.) — Beitrag zur Flechlenkunde Niederüsterreichs.
(Ib. 1857.)
— Beitrag zur Lebermooskunde Niederüsterreichs. (Ib. ib.)
— Beitrag zur Kenntniss der Laubmoose und Flechten
von Randegg in Niederüsterreich. (Ib. 1b.)
— Beitrag zur Laubmooskunde von Kremsmünster in
Oberôüsterreich. (Ib. 1h.)
— Zweiter Beitragzur Cryptogamenkunde Oberüsterreichs.
(Ib. ib.)
— Flechten aus Steiermark, (Ib. 1858.)
— Dritter Beitrag zur Kryptogamenkunde Oberüster-
reichs. (Ib. ib.)
102
Neue Beiträge zur Kryptogamenflora Nieder-Oester-
reichs. (Ib. 1859.)
Lichenes Welwitschiani. Aufzählung mehrerer von:
D' F. Welwitsch in Oesterreich gesammelten Flechten.
(Ib. 1863.)
PokornY (A) — Ueber Purkinje's Herbariumsetiquetten. (Ib. 1858.)
Erster, Zweiter, und Dritter Berichte der Commission
zur Erforschung der Torfmoore Oesterreichs. (Tb. ib.)
Nachricht über die Moosbrunner Torfmoore nächst
Wien, (Ib. ib.)
Nachrichten über den Laibacher Morast und seine Ve-
getations- Verhältnisse. (Ib. ib.)
Ueber die Vegetation der Moore im Allgemeinen.
(Ib. ib.)
Nachrichten über das Torfmoor am Nasskühr bei Neu-
berg in Steiermark. (Ib. ib.)
Ueber eine Sitzung der schles. Gesells. für vaterlän-
dische Culiur, Botanische Section. (Ib. 1859.)
Ueber die Einrichtung eines geographisches Reperlo-
riums der Flora von Oesterreich. (Ib. ib.)
Ueber eine kleine Schrift von O. Sendtner über die
Vegetationsverhältnisse von Baiern. (Ib. ib.)
Plan und Instruction zu einem beweglichen geographi-
schem Repertorium der Flora Oesterreichs. (Ib. 1b.)
Gegenwärtiger Stand des Repertoriums der Flora Oes-
terreichs. (Ib. 1b.)
Aufzäblung von Algen, bei Capo d'Istria gesammelt von
Schmuck. (Ib. ib.)
Bericht über das pflanzengeographische Repertorium.
(Ib. ib.)
Ueber Formen von Farne im Pester Museum. (Ib. ib.)
Vierter Bericht der Commission zur Erforschung der
Torfmoore Oesterreichs. (Ib. ib.)
Verzeichniss der küstenländischen Lebermoose der
Tommasinischen Herbars. (Ib. 1860.)
Beitrag zur Flora des ungarischen Tieflandes. (Ib. 1b.)
Fünfter und letzter Bericht der Commission zur Erfor-
schung der Torfmoore Gesterreichs. (Ib. 1b.)
Ucber die männliche Pflanze von Salix pentandra-alba
Kerner. (Ib. 1861.) /
Ueber Grôsse und Alter ôsterreichischer Holzpflanzen.
(Ib. 1865.)
Notiz über das diessjährige massenhafte Auftreten des
Schneeschimmels (Lanosa nivalis Fr.) im Wiener
Stadtpark. (Ib. ib.)
PoLak (J. E.) — Ueber Diplotænia cachrydifolia Boiss. und Festuca
sclerophylla Boiss. (Ib. 1b.)
— Ueber den Standort der Gummi resina gebenden Um-
belliferen in Persien. (Ib. 1b.)
Ransonner (Baron E.) — Reise von Kairo nach Tor, zu den Koral-
lenbänken des rothen Meeres. (Ib. 1863.)
Rauscner (R.) — Ueber das angebliche Vorkommen von Botry-
chium anthemoïides Pressl, am Pvhrrn. (Ib. 1860.)
REHMANN (A.)— Die Gefäss-Kryptogamen von Westgalizien. (Ib.
1862.)
— Versuch einer Aufzählung der Laubmoose von West-
galizien. (Ib. 1865.)
REICHARDT (H. W.) — Beiträge zur Kenntniss hypokotylischer
Adventivknospen und Wurzelsprosse bei kräutigen
Dikotylen. (Ib. 1857.)
— Ueber Milde’s schles, Gefässkryplogamen. (Ib. 1858.)
— Ueber Milde’s schlesische Laubmoose. (Ib. ib.)
— Ueber Th. Gümbel's Moosflora des Rheinpfalz. (Ib. ib.)
. Ueber Leptothrix olivacea und Fusisporium pallidum.
(Ib. ib.)
—- Beitrag zur Moosflora von Unterüsterreich. (Tb. ib.)
— Ueber Homalothecium Philippeanum. (Ib. 1859.)
— Cirsium-Bastard aus Steiermark. (Ib. 1b.)
— Asplenium Heufleri, eine Hybride zwischen Asple-
nium germanicum Weis. und A. Trichomanes L.
(Ib. 1b.)
— Ueber Gagea bohemica, Salvia austriaca, Cineraria
aurantiaca und Aspidium Oreopteris. (Ib. 1860.)
— Ueber das Alter der Laubmoose. (Ib. ib.)
— Die Flora des Bades Neuhaus nächst Cilly, eine pflan-
zengeographische Skizze. (Ib. ib.)
— Ueber Karcissus serotinus. (Ib. 1861.)
— Beitrag zur Flora von Niederüsterreich. (Ib. ib.)
— Verbascum Neilreichii, ein neuer Blendling. (Ib. ib.)
— Beitrag zur Flora Niederôsterreichs, aus dem Herbare
D' A. Patterlik’s. (Ib. 1b.)
— Beitrag zur Kenntnis der Cirsien Steiermarks. (Ib. ib.)
— Verbascum pseudo-phænicum, ein neuer Blendling.
(Ib. 1b.)
— Bericht über eine Reise nach dem Quarnero. (Ib. 1862.)
—— Aspidium rigidum von der Raxalpe. (Ib. ih.)
104
Nachricht über Chlamidococeus pluvialis A. Br. (Ib.
1b.)
Besprechung eines Aufsatzes über zwei deutsche
Isoetes-Arten, von H. Pr. A. Braun. (Ib. 1b.)
Ueber Botrychium virginianum $Sw., einen neuen
Bürger der Flora des ôsterreichischen Kaiserstaates.
(Ib. 1b.)
Ueber das Vorkommen von Sturmia Loeselii am Neu-
siedler-See. (Ib. 1863.)
Ueber die Auffindung von Aspidium Thelypteris um
Moosbrunn. (Ib. 1b.)
Bericht über die aufeiner Reise nach den quarnerischen
Inseln gesammelten Sporenpflanzen. (Ib. 1b.)
Ueber eine Missbildung des Schaftes von Taraxacum offi-
cinale Wigg. (Ib. ib.)
Ueber zwei neue Arten von Centaurea aus Kurdistan.
(Ib. 1b.)
Häufiges Auftreten von Peridermium pini ([b. 1864.)
Zwei um Wien gefundene Nitella. (Ib. 1h.)
Ueber Cladophora viadrina, Aspergillus glaucus, und
Eurotium herbariorum. (Ib. ib.)
Beitrag zur Flora Iglau's. ([b. ib.)
Ueber Conferva aureo-fulva Kützing. (Ib. Ib.)
Ueber die Manna-Flechte, Sphærothallia esculenta
Nees. (Ib. 1b.)
Beitrag zur Kryptogamen-Flora des Maltathales in
Kärnthen. (Ib. ib.)
Ueber ein massenhaftes Auftreten von Cladophora via-
drina Kg. in Galizien. (Ib. ib.)
Ueber die Pilze des Genus Cordyceps. (Ib. 1865.)
Beitrag zur Flora von Kärnthen. ([b. ib.)
Ueber das Vaterland von Pœonia officinalis. (Ib. 1h.)
Ueber das Vorkommen von Helminthosporium rhizo-
ctonum Rabenh. in Nieder-Oesterreich. ([k. ib.)
Nachruf an D'J.C. Maly. (Ib. 1866.)
Diagnosen der neuen Arten von Pilzen, welche die No-
vara-Expedition mitbrachte. (Ib. 1b.)
Ueber eine Missbildung der gemeinen Führe, Pmus
sylvestris L. (Ib. 1b.)
Die in den Werken von Clusius enthaltenen Nachrich-
ten über Gallen und Pflanzenauswüchse. (Ib. 1h.)
Beitrag zur Flora Iglaus, so wie des bühmisch-mähri-
schen Gebirges. (Ib. ib.)
»
Ein nener Standort von Equisetum hiemale L. in den
Umgebungen von Wien. (Ib. ib.)
Ueber ein neues Vorkommen von Mnium spinulosum
Bruch. et Sch. (Ib. ib.)
Lichenologische Notiz. (Ib. ib.)
Ueber das Vorkommen von Polyporus Rostkowii auf
einer Panzerfregatte. (Ib. ib.)
Ueber das Vorkommen von Solorina erocea Kbr. in
Nieder-Oesterreich. (Ib. ib.)
Ueber das Vorkommen von Gypsophile repens L. am
Schneeberg in Nieder Oesterreich. (Ib. ib.)
Ueber das Auftreten von Verbena bracteosa Michx.
m Feldkirch in Vorarlberg. (Ib. ib.)
eber eine Missbildung von Delphinium cheilanthum
Fisch. (Ib. ib.)
Ueber die weisse Trüffel Nieder-Oesterreichs. (Ib. 1b.)
Ueber eine Fasciation von Lilium Martagon L. (Ib.
1h.)
Ueber das Vorkommen von Scabiosa crenata R. etSch.
in Montenegro. ([b. ib.)
Onopordon græcum Gouan aus Dalmatien. (Ib. ib.)
Diagnosen der neuen Arten von Lebermoosen, welche
die Novara-Expedition mitbrachte, (Ib. 1b.)
Ueber Peridermium pini L K (Ib. 1867.)
Maiskolbenmissbildung. (1b. ib.)
Ucber eme auffallende Difformität der Wurzel von
Daucus Carota L. (Ib. ib.)
Ueber einen neuen Standort des Aspidium Thelypteris
Sw. bei Moosbrunn nächst Wien. (Ib. ib.)
Beitrag zur Flora des bühmisch mäbrischen Gebirges.
(Lb. 1b.)
Dianthus Mikii (D. monspessulano-barbatus). Ein
neuer Nelken-Blendling. (Ib. ib.)
Beitrag zur Pilz-Flora von Nieder-Oesterrreich, (Ib. ib.)
Ein neuer Brandpilz. (Ib. ib.)
ah
REICHARDT (H. W.). JuraTzkA (J.), GoTTSCHEE (C. M.), et Gru-
NOW (A.) — Specimen floræ cryptogamicæ septeminsu-
larum editum juxta plantas Mazziarianas herbarii
Heufleriani, et speciatim quoad filices herbarii Tomma-
siniani. (Ib. 1861.)
REISSEK (S.). — Vegetations-Geschichte des Rohres an der Donau
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XV.
in Oesterreich und Ungarn. (Ib. 1859.)
Ueber die Wanderungen des Xanthium spinosum.
(Ib. 1860.)
XIV
»
»
»
106
REUSS (AUG JUNIOR.) — Beitragzur Kenntniss der Veronica anagal:
loides Guss. ([b. 1866.)
RoEmEr. (C.) —Beitrag zur Laubmoosflora der Umgebung von Na-
miest bei Brünn. (Ib. ib.)
RocexHorer (A.) — Notiz über Cirsium spinosissimum. (Ib. 1862.)
SAPETZA (J.) — Neuer Standort der Adenophora suaveolens. (Eb.
1859.)
— Beitrag zur Flora von Mähren. (Ib. 1860.)
— Verzeichniss einiger bei Karlstadt in Croatien vorkom-
menden selteneren Pflanzen. (Ib. 1866).
VON SARDAGNA (M.). — Ueber in Dalmatien gemachten Endeckun-
gen. (Ib. 1860.)
SCHIEDERMAYER (K.). — Ueber Pelorienbildung bei Linaria. (Ib.
1858.)
— Berichtioung über das Vorkommen einiger Pflanzen
um Linz. (Ib. ib.)
SCHiNER (J. R.) — Ueber Ophrys apifera und Salvia austriaca.
(Ib. 1867.)
SCHLIEPHACKE (K.). — Beiträge zur Kenniniss der Sphagna. (Ib.
1865.)
— Üeber das Genus Andreæa Ehrh. (Ib. ib.)
SCHULZER VON MÜGGENBURG (ST. .— Systematische Aufzahlung der
Schwämme Ungarns, Slavoniens und des Banates,
welche diese Länder mit anderen gemein haben. (1b.
1857.)
— Ueber Hymenophallus in Ungarn. ({b. 1859.)
— Ueber Ditiola Fries (Eb. 1860.)
— Ueber Dacryomyces stillatus Nees sen. (Ib. ib.)
—— Ueber dus Sclerotium von Agaricus tuberosus Bull.
(Ib. 1b.)
— Mycologische Beobachtungen. (Ib. 1862.)
— Beiträge zur Mycologie. ([b. 1865 et 1865.)
— Mykologische Miscellen. (1b. 1866.)
SCHULZER VON MüccEenrurG (Sr.), Kani1z (A.) et Knapp {J. A.). —
Die bisher bekannten Pflanzen Slavoniens. (Ib. ib.)
Scawarz (C.) — Der Untersberg, ein Beitrag zur Moosflora Salz-
burgs, ([b. 1858.)
SCHWEINFURTH (G.). — Ausflüge um Kosser. (Ib. 1865.)
—— Flora des Soturba an der nubischen Küste. (Ib. ib.)
SPIEGEL. — Das Torflager im Rheinthale bei Dornbirn in Vorarl-
berg. (Ib. 1860.)
SPREIZENHOFER (J.). — Neue Pflanzenstandorte um Wien. (Ib.
1855.)
»
»
»
»
STEINDACHNER (FR.) — Vorläüfige Mittheilung über Leucifer ura-
canthus n. sp., Ophianoplus Sarsii n. sp., und über
die äusseren Kiemen-Anhänge der Protopterus-Arten.
(Ib. 1861.)
STOITZNER (C.). — Botanische Notiz. (Ib 1865.)
—- Verzeichniss der um Elisenthal in Mähren gesammelten
Algen. (Ib. 1866.)
SToLiczka (F.). — Einige Betrachtungen über den Character der
Flora und Fauna in der Umgebung von Chini, Provinz
Bisahir, im nordwestlichen Himalaya-Gebirge.([b. ib.)
STREINZ (W.). — Catalogus Fungorum. (Ib. 1858.)
VON SZoNTAGH (Nic.) — Enumeratio plantarum phanerogamicarum
et cryptogamicarum vascularium comitatus Arvensis in
Hungaria. (Ib. 1863.)
— . Enumeratio plantarum phanerogamicarum sponte cres-
centium copiosiusque cultarum Territorii Soproniensis.
(Ib. 1864.)
Tinri (BARON C.). — Ueber das Blühen von Paulownia imperialis.
(Ib. 1863).
TOoMASCHEK (A.). — Ueber die Entwicklungsfähigkeit der Blüthen-
kätzchen von Corylus Avellana L. (Ib. 1859.)
— Nachtrag zur Phanerogamen-Flora Cyllis. (Ib. ib.)
— Zur Flora der Umgebung Lembergs. (Ib. 1859, 1860
et 1862.)
— Nachträge zur Flora der Umgebung von Lemberg und
der Ostlichen Galiziens überhaupt. (Ib. 1866.)
VON TommasiNI (CHEVALIER M. H.). — Ueber zwei zweifelhafte
Pflanzen Wulfen’s Hypecoum litorale und Fumaria
acaulis. (Ib. 1861.)
— Die Vegetation der Sandinsel Sansego und einiger
naheliegender Inseln im Quarnerobusen. (Ib. 1862.)
— Botanische Mittheilungen. (Ib. 1865.)
TRIENTL. — Botanische Notiz. (Ib. 1864.)
TscHiEertz. — Ueber Lamatsch’s Pflanzenwaarenkunde. (Ib. 1867.)
VENTuRI (G.) — Notiz über Entdeckungen in der Flora Venedigs.
(Ib. 1860.)
— Beobachtungen über die Fructificationsorgane der Flo-
rideen. (Ib. ib.)
VoGL (A.) — Beitrâge zur Anatomie und Histologie der unterir-
dischen Theile von Convolvulus arvensis L. (Ib. 1863.)
— Zur näheren vergleichend histologischen Kenntniss des
Bitterholzes (Lignum Quassiæ). (Ib. 1864.)
— Beitrâge zur Kenntniss der Entstehung crystallinis-
cher Bildungen im Inhalte der Pflanzenzelle. (Ib.
1865.)
107
CESR - CE PR
108
Weiss (An.
Zur Metamorphose des Zellkerns. (Ib. 1866.)
J. G.) — Ueber ein neues Vorkommen der Spaltüff-
nungen und einige andere Bemerkungen über dieselben.
(Ib. 1857.)
Beitrag zur Kenntniss der Spaltüffnungen. (Ib. ib.)
Ueber die Entwickelungsgeschichte und den anato-
mischen Bau der handfürmigen Auswüchse an den
Blättern und Stengeln von Gireoudia manicata Klotzsch.
(Ib. 1858.)
Beitrage zur Flora von Lemberg. (Ib. 1865.)
Weiss (Eum.) — Floristisches aus Istrien, Dalmatien und Albanien.
(Ib. 1866.)
WELWITSCH (F.). — Systematische Aufzählung der Süsswasser-
WIESBAUER
Algen des Erzlierzogthums Oesterreich unter der Enns.
(Ib. 1857.)
(J.) — Beiträge zur Flora von Presburg. (Ib. 1865.)
ZELLER (R.) — Ueber Mimulus luteus. (Ib. 1866.)
ZukaL (H.)
ZLNWANZIGER
— Ueber Buxbaumia. (Ib. 1863.)
(G. A.) — Aufzählung der auf einem Ausfluge nach
Heiligenblut im August 1861 gesammelten Laubmoose
mit einer kurzen Schilderung der dortigen Vegeta-
tionsverhältnisse. (Ib. 1862.)
Beiträge zur Flora von Salzburg. (Ib. 1b.)
Botanische Reise im Juli 1862 von Salzburg nach dem
Radstädter Tauern bis Mauterndorf im Lungau, dann
dem Grossarler Thale im Pongau. Ein Beitrag zur
Kenntniss der Verbreitung der Pflanzen im Lande
Salzburg mit besonderer Berücksichtigung der Gefäss-
cryptogamen, Laubmoose und Flechten. (Ib. 1863.)
ANONYME. — Buchenschwämme aus Siebenbürgen. ([b. 1858.)
TABLE DES MATIÈRES.
Essai monographique sur les Drimostomides et les Cratocérides et descri-
ption d'un genre nouveau de Morionides, par M. le baron M. ne Cuau-
DOIR cn A0 ET TE LACRHE Et RNA PSN ARAENe D URL FU te b)
Tapiedes eCNESEUMTAES FES DECES AN Mare Meter ele deal cents td ee lanta eme DE | oÙe LENS le 24
Matériaux pour une Faune Névroptérologique de l'Asie septentrionale,
par MM. pe SéLys-Lonccaamps et Mac LACHLAN . . . . . . . . . .. 95
Première partie : Odonates, par M. ne Sécys-Lonccnamps . . . . . . . . »
Descriptions :
Onychogomphus ruptus de Sél. . . . 29 | Æschna borealis Zett. . . . . . . ., 37
Gomphus epophthalmus de Sél. . . . 31 | Agrion concinnum Johanson. . . .. 40
— Maacki de Sél. . .. . .. 33 — glaciale Hagen .,..... [4
Æschna crenata Hagen. . . . . . .. 35 — lanceolatum de Sél. . . .. 43
— arundinacea de Sél.. . . .. 36 — ecornutum de Sél. . . . .. k%
Seconde partie : Non-Odonates, par M. R. Mac Lacnran. . . . . . . .. 47
Descriptions :
Palingenia sibirica M.Lachl.. . . .. 50 [ Limnophilus abstrusus M.Lachl. . . 62
Pteronarcys reticulata Burm. . . .. 51 | Stenophylax palatus M.Lachl. . . . . 63
Dictyopteryx dichroa M.Lachl. . .. 52 | Platyphylax nigrovittatus M.Lachl. . 64
— compacta M.Lachl.. . .. 53 | Radema infernale Hagen. . .. ... 65
Perla flavo-tincta M.Lachl. . . . .. 54 | Apatania majuscula M.Lachl. . . .. 66
=) exilis, Mibacht. 2 0e re: » | Macronema radiatum M.Lachl. . . . 67
Sialis sibirica M.Lachl. , . . . . .. 55 | Hydropsyche albofasciata M.Lachl. . 68
Panorpa amurensis M.Lachl. . . .. 59 | Genre Amphipsyche M.Lachl. (gen.
Glyphotælius mutatus M.Lach].. .. 60 DOVE) RER TERRE »
Amphipsyche proluta M.Lachl. . .. 70
PISLOIdeSTESPOCES LEE Tente te ete eu she te Le ee le delete) cale ne UN SE ne 72
Explication des figures (Planches I et IL.).... .. ele ere re e le Ml ete - 76
Note sur la Tribu des Adélocéphalides, par M. le Dr Borspuva. . . . . . 79
Description des espèces, . . . . . . . . M OUDLENO NUE Là ACER Re METAL tar PILE 81
Genre Ceroderes Bdv. .,...... 81 7. Adelocophala Anthonilis Bdv. 88
Ceroderes Molina Cram. . . . . .. . » 8 — brevis WiIk: 2/54. 89
Genre Othorene Bdv. . … . . . . .. 82 9; — leucantha Bdv. . ... »
1. Othorene Cadmus Bdv. . . . .. 83 | 10. — crocata Bdv ...... 90
2. — Jason BV 0 or] RUE — argyracantha Bdv . . . »
3. _— NAS BAVE MER 84 | 12. — erubescens Bdv. ... 91
k. — Mexicana Bdv. . ... Le EU A — JUCUNOANWI EN 2 »
5. — WardiiBdve A Ne » | 44. — subangulata H.-Sch. . 92
Genre Adelocephala Bdv. . . . - .. 85 | 45. — ISAS BAYER Use de »
4. Adelocephala Leucostygma Bdv . 1016 — dissimilis Bdv. . . . . 93
2. — tristygma Bdv. .... 86 | 17. — TASPANBAT 0. - »
SUN NT ESEYEMA AD EUR AUS »INGENTOEM ASUS UBAVI- LE. LUN TN 94
4. — senatoria Smith-Abb. 87 4. Astylis Bellatrix Cram. . . . . . »
5. — pellucida Smith-Abb. » Qi — Beskei Hübn. . . . .. 95
6. — rubicunda Fab. . . .. 88 3. — Sommeri Hübn .... »
ANNALES DE LA SOC. ENTOM,. DE BELGIQUE, T. XY. XV
110
Monographie des Callidides, par M. le baron M. pe Cuaupoir . . . . . .
Synopsis des genres et des espèces. . ....... se...
Table des genres et des espèces. . ... . .. «ere. ee
Un mot sur le mode d'adhérence des mâles de Dytiscides aux femelles
pendant l'acte de l'accouplement, par M. FÉLIX PLATEAU . . . .
Communication de quatre rapports scientifiques inédits de feu M. le
professeur WESMAEL. 0.) 000 el pa ARR ee
Avant propos, par M. J. SAUVEUR... . .. . .. ......... ..,.
Rapport du 24 août 1840 sur une excursion aux dunes du littoral. . . . .
» 22 mai 1842 » » »
» 27 octobre 184% » aux environs de St-Hubert. .
» 20 novembre 1846 » » Huy er:
Errata: SORTE ea EN STONE Re RER RE age
Comptes rendus des séances de la Société :
Séance qu'14/0CI0DrE TO TA ERREUR NE SR PR RIRE se
(Note sur la Callimorpha Hera et la Callimorpha Dominula, variétés à
ailes inférieures jaunes. — M, Oberthur.) .
(Addenda et errata au catalogue des coléoptères du pays. — M. Sauveur.)
(Sur deux procédés pour la conservation des animaux inférieurs mous et
transparents. — M. E. Van Beneden.)
(Sur la place que les Limules doivent occuper dans la classification des
Arthropodes. — M. E. Van Beneden.)
2" du Anovembhre 1871 SLAM, TRS RARE RE EE PE ARE
(Sur une variété du Panagœus crux-major. — M. Putzeys.)
(Note sur le Calathus piceus Marsh. — M. Putzeys.)
du 2 déCernbre HOME ENTREPRENEUR EPA MERE
(Analyse d'un Mémoire intitulé : » La Distribution géographique du Pachy-
tylus migratorius Linné, par F. T. Kôppen. » — M. Preudhomme
de Borre.)
— du 6 HANVIÉR TON EN CA USE NE ERP RER Ter ER
Description d'un Mecomastyx nouveau, et note sur la Melasia larsalis. —
M. Chevrolat.)
AU 9 ENTET STE LR TM TRES M Re ER RU
(Analyse d'une classification systématique de la famille des Ascalaphi-
dées, par M. R. Mac Lachlan. — M. de Sélys-Longchamps.)
(Rectification au catalogue descriptif de fourreaux de larves de Phryga-
nides de Bavière. — M. Preudhomme de Borre.)
æ— du 2 mars 1872. . . . . . ARENA EE SAC TU ee LENS
(Programme pratique de quelques expériences biologiques à faire pour
certains Lépidoptères. — M. Breyer.)
(Melasia Brasiliana, sp. nov. — M. Chevrolat)
(Observations sur la Monographie du genre Rhinochenus. — M. Roelofs.)
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(Description de deux espèces nouvelles du genre Carabus. — M, Putzeys.)
(Supplément au Catalogue des Coléoptères de la Faune Belge. — M. Le-
thierry.)
(Sur une notice de M. T. H. Briggs relative aux variétés de la Zygœna
trilolii. — M, de Sélys-Longchamps.)
XVI
XXVI
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(Analyse d'un travail de Sir John Lubbock sur le genre Campodea
considéré comme représentant vivant des formes primordiales des
insectes. — M. Preudhomme de Borre.)
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(Carabiques nouveaux découverts dans les Montagnes des Asturies par
M. Ehlers: Carabus auriculatus, Harpalus cardiaderus, Bembidium
crassicorne. — M. Putzeys.)
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(Excursion entomologique à trois des Iles Néerlandaises de la Mer du
Nord. — M. Roelofs.)
(Analyse du Catalogue de la faune lépidoptérologique d'Estonie, Livonie
et Courlande par M. le baron Nolcken. — M. Weinmann.)
(Excursions entomologiques dans les Hautes Fagnes. — M. de Sélys-
Longchamps.)
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(Note relative aux mœurs de la Psyche Febretta. — M. Plateau.)
(Description de deux espèces nouvelles de Carabiques : Amara africana,
Leiocnemis atro-virescens. — M, Putzeys.)
(Compte rendu de l'excursion de la Société à Hastière, du 18 au 21 mai.
— M. Weyers.)
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(Excursions lépidoptérologiques aux Hautes Fanges pendant l'été de 1872.
— MM. Donckier et Quaedvlieg.)
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(Paroles prononcées aux funérailles de M. C. Wesmael. — M. Sauveur.)
(Quelques mots sur l'échenillage. — M. Breyer.)
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Assemblée générale du 26 décembre 1872. ..............
Liste des membres de la Société . . : . . . . . .. CARTE SO AT es «
Organisation administrative pour 1871-72. . ......... AE
Liste des bibliothèques qui, en Belgique, reçoivent les Annales de la
SOCIBLE RM, A MS EN EUS SEalte one de ent Se Slee
Liste des Académies, Sociétés savantes, Revues périodiques, etc. avec
lesquelles la Société entomologique échange ses publications. .
Catalogue de la Bibliothèque de la Société entomologique de Belgique
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— Division I. Entomologie générale, etc. Fascicule [.
— » IL. Coléoptères. » If.
_ » IL. Lépidoptères. » IL.
.— » V. Hyménoptères. » I.
— » X. Vertébrés. » [.
—- » XII. Histoire naturelle générale etc. » IE,
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La Société peut encore disposer de quelques exemplaires
des ouvrages suivants :
PUTZEYS.— Prémices entomologiques, (Monographie du genre
Pasimacaus ; 62 esp. nouv. Cicindel, et Carab.)
{1 pl), in-8&. fr.058
—— Postseriptum ad CziviNinarum monographiam,
M (2pl.), in-8°. 3
(Extraits des Mémoires de la Société royale des sciences
de Liége. )
TrecHorcu europæorum conspectus, in-8°. 0
_ (Extrait de Stettiner entomologische Zeitung.)
— Révision générale des CLIvINIDES, in-8°. 8
— Supplément à la révision générale des CLivinipes,
(1 pl.), in-8°. 1
(Extraits des Annales de la Société entomologique de
Belgique.)
LÉDERER. — Contributions à la faune des Lépidoptères de la
Transcaucasie, (2 pl. color.), in-8°. 3
(Extrait des Annalés de la Société entomologique de.
. Belgique. )
DE SÉLYS-LONGCHAMEPS. — Sur la Faune de Belgique, in-8. 0
(Extr. des Bull. de l’Acad. royale de Belgique.) .
PREUDHOMME DE BORRE. — Note sur le Byrsax (Boleto-
phagus) gibbifer Wesm., in-8°. 0
(Extr. des Bull. de l'Acad. royale se Belgique.)
DE CHAUDOIRS — Essai monographique sur le groupe des
Pogonides, in-8°. 1;
— Essai monographique sur les Orthogoniens, in-8&. 1
— Essai sur les Drimostomides et les Cratocérides, etc. 1
— Monographie des Callidides. 3.
Comptes-rendus des séances de la Société entomologique de
Belgique. Années 1868-69, 1869-70, 1870-71.
Chacun.
Idem. Année 1871-72. 5
50
20
CATALOGUE
DE LA BIBLIOTHÈQUE DE LA SOCIÉTÉ.
Ce catalogue, dont les fascicules sont publiés successivement dans les
Annales, et peuvent être acquis séparément, est divisé systématiquement
comme suit ; il comprend, indépendamment des titres des ouvrages publiés
isolément, ceux de tous les mémoires et notices insérés dans les recueils
que possède la bibliothèque :
1. Entomologie générale ; Entomologie appliquée; Ouvrages traitant d'Insectes
de plusieurs ordres ou d’Articulés de plusieurs classes. |
II. Coléoptères.
II, Lépidoptères.
IV. Névroptères et Orthoptères.
V. Hyménoptères.
VI. Diptères.
VII. Hémiptères.
“VIHI. Aptères, Thysanoures, Aphaniptères, Arachnides et Myriapodes.
IX. Crustacés et Cirrhipèdes.
X. Vertébrés.
XL Mollusques et Animaux inférieurs.
XII. Histoire naturelle générale ; Zoologie générale ; Botanique ; Géologie ;
Minéralogie.
XIE, Ouvrages divers.
XIV. Revues périodiques ; Publications des Sociétés savantes.
Les premiers fascicules des divisions LE, If, If, V, X et XII et les deuxièmes
des divisions IE, Het XIE sont en vente au prix de cinquante centimes le fascicule.
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