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BRUXELLES — IMPRIMERIE DE VEUVE NYS.
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TOME DIX-SEPTIÈME.
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MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE,
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TOME DIX-SEPTIÈME.
FASCICULE I.
Signatures 1 à 18 et planche I.
Paru ledOiuittet 1874.
BRUXELLES.
Au siége de la Société,
MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE.
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SUR
LES ÉPOQUES D’APPARITION
LÉPIDOPTÈRES HEURES DU BRÉSIL
PAR M. C. VAN VOLXEM, DANS SOX VOYAGE EN 1872,
par J. B. CAPRONNIER.
SÉANCE DU 8 JUILLET 1873.
Le 4% juillet 4872, M. Van Volxem, aussi intrépide voyageur que
savant naturaliste, entreprit une excursion scientifique dans l’Amé-
rique du Sud. À
Le principal but de son voyage était des recherches entomologi-
ques. Bien que ses études spéciales le portassent principalement à
recueillir les Coléoptères et Hémiptères, il récolta à mon intention.
une certaine quantité de papillons fihopalocères.
Débarqué à Rio-Janeiro le 31 juillet, M. Van Volxem s'établit
d’abord à Botafogo, un des faubourgs de la capitale. Pendant les
mois d’août, septembre et octobre, ses recherches eurent lieu dans les
localités avoisinantes. IL explora ainsi les montagnes du Corcovado,
de la Tijuca et les environs des lagunes qui se trouvent à leur pied ;
puis celles de Jacarepaguà et de Rodrigo de Freitas ; ensuite les pla-
ges de Copa Cabana et de Marapendy.
Des îles de la baie de Rio, il ne put visiter que Paquetà.
I fit quelques excursions à Icarahy et aux lagunes de Pertininga
et de Itaipü, qui sont situées de DORE côté de la baie, à peu près en
face de Botafogo.
Toutes les localités dont nous venons de parler, se trouvent dans
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII. «|
À
6 NOTICE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION
les environs immédiats de Rio. Petropolis et Therezopolis, situées
dans la chaîne des Orgues, sont déjà un peu plus éloignées.
M. Van Volxem consacra également quelques jours à la visite, en
passant par Santa-Thereza, de Entre -Rios et Valença, qui appartien-
nent aussi à la province de Rio.
Les environs de Rio, de même que toute la province de ce nom,
présentent une grande uniformité sous le rapport de la composition
minéralogique du sol, la terre végétale reposant immédiatement sur
les Gneiss stratifiés qui forment exclusivement le sous-sol de cette
partie du Brésil. Les seules différences que l’on rencontre d’un en-
droit à un autre, proviennent du degré de décomposition de ces
roches, qui, par suite de leur plus ou moins grande cohésion, oppo-
sent une résistance différente aux influences atmosphériques.
La végétation présente donc un caractère général assez uniforme;
l'altitude du sol est la cause qui modifie le plus la flore dans ces ré-
gions. On peut constater toutefois de légères dissemblances entre
deux chaînes de montagnes voisines ou deux bassins différents, bien
que leur physionomie d'ensemble soit à peu près la même. Des forêts
vierges couvrent la plus grande partie de ces terrains ; quelques-unes
cependant ont été détruites et remplacées par des plantations de
café, la seule grande culture de la province.
La faune, qui dépend si étroitement de la flore, varie à peu près
dans les mêmes limites que celle-ci; elle ne présente ni différences
tranchées, ni variations brusques, et se modifie insensiblement à
mesure que les conditions physiques changent. Ainsi, — pour citer
un exemple se rapportant à deux points d'altitude différente, mais
de même composition géologique, — les genres d'insectes en géné-
ral que l’on rencontre dans les environs immédiats de Rio, se retrou-
vent en grand nombre sur les hauts sommets des Orgues, mais très-
souvent les espèces diffèrent par quelques points de détail.
Le Jardin botanique de Rio, célèbre par sa magnifique allée de
palmiers, est un des endroits les plus féconds en Lépidoptères.
M. Van Volxem y a constaté, en un seul jour, une soixantaine d’es-
pèces différentes. |
Au commencement de novembre, notre naturaliste se porta dans
la province des Mines (Minas Geraës). Il visita successivement Porto-
novo-do-Cunha, Juiz de Fora, Barbacena, S" Joio d'El Rey, Baepen-
dy (Cachambu), S” Jose de Picu et Chapéo d'Uvas.
Ces diverses localités de la province des Mines font partie de la
région de l’intérieur que l’on désigne sous le nom de Campos; elle
est caractérisée par la rareté des forêts proprement dites, et se trouve
recouverte d’une végétation chétive, se composant en grande partie
de plantes herbacées. La région des Mines est séparée de la province
de Rio par la Serra de Mantiqueira, dont le plus haut sommet, le
DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL. 7
pic de Itatyaya, est en même temps le point culminant du Brésil, Il
atteint l’altitude de 2712 mètres.
Le 93 novembre, notre voyageur était de retour à Rio.
Le 5 décembre, il s’'embarquait pour Buenos-Ayres, visitant au
passage Desterro (Ile Ste-Catherine) et Rio grande do Sul. Son sé-
jour dans la capitale de la République de la Plata et ses environs ne
fut que de huit jours. Aussi ne put-il rapporter de ces parages que
peu de Lépidoptères.
Le 1 janvier 1873, M. Van Volxem rentrait à Rio et terminait
son intéressante et fructueuse excursion scientifique.
Dans toutes les localités qui viennent d’être citées, notre explora-
teur récolta en cinq mois, d’août à décembre, 130 espèces de Lépi-
doptères, représentées par environ 500 individus. Ces insectes furent
capturés avec soin, dans un état de parfaite conservation.
Certainement les environs de Rio ont été très-explorés quant aux
Rhopalocères ; mais il est, selon moi, toujours intéressant de con-
firmer et de compléter les renseignements acquis ; de plus je puis
présenter dix espèces nouvelles, dont on trouvera la description dans
la présente notice.
Je pense donc être utile en publiant la liste complète des Lépido-
ptères rapportés par M. Van Volxem. Ce qui ajoutera beaucoup à
cette utilité, c’est la consignation précise des dates et des localités
où ils ont été recutillis. Ces sortes de documents manquent presque
complètement; si on pouvait en posséder de semblables pour les
diverses contrées du globe, ils rendraient de grands services à l'étude
de la faune lépidoptérologique. Sous ce rapport, nous avons de
grandes obligations à M. Van Volxem. Il serait à désirer qu'il eût
de nombreux imitateurs.
Je puis assurer que les déterminations ont été faites scrupuleuse-
ment. En cas de doute, ou lorsque les documents m'ont fait défaut,
j'ai soumis les insectes à l'examen de mon honorable ami le D' Boïis-
duval, et il s’est toujours empressé de compléter mes données et de
me fournir tous les renseignements nécessaires. Qu'il me soit permis
de lui en exprimer ici toute ma reconnaissance.
Je dois également adresser mes remerciements à M. Plætz, de
Greifswald (Poméranie), lépidoptérologiste distingué, pour les ren-
seignements qu'il m'a fournis, concernant les déterminations de
quelques Hespérides, famille dont il s’occupe spécialement.
LA
l
LD
C2
NOTICE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION
RHOPALOCERA.
TRIBUS PAPILIONIDES.
GExus Parrcro Linn.
. P. Protesilaus, lin.
Cette belle espèce, ordinairement commune, n’a été observée
qu’à de rares intervalles.
Oct., 2. Botafogo.
. P. Pompeius, Fabr.
Le papillon recueilli appartient à la variété Pandion, Bdv.
Doubld.
Août, 15. Paqueta.
. P. Zacynthus, Fabr.
Espèce rare ; a été recueillie au bord de la Lagune.
Août, 26. Jacarepagua.
4. P. Proteus, dv.
Mâle et femelle; ont été capturés accouplés. Ces occasions
sont toujours très-utiles pour préciser les sexes, surtout dans
le groupe d'espèces dont il s’agit,
Proteus est très-voisin de Vertumnus, Cr., dont on compte
12 variétés et environ autant de noms d'espèces, que l’on croit
pouvoir réunir à ce dernier. Proteus ne serait-il pas dans ce
cas, car la différence la plus marquante avec Vertumnus est
l'addition d’une tache blanche, qui, chez le mâle, émarge sur la
tache verdâtre. Comme Vertumnus, Proteus a, chez le mâle,
les taches d’un rouge irisé ; tandis que chez la femelle, le rouge
est mat, sans reflets. On peut aussi remarquer que, parmi le
type Vertumnus, on trouve des individus qui forment la tran-
sition entre les deux espèces.
Août, 21. Gavia.
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DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL. - 9
. P. Ascanius, Cr.
C1
Rare. Deux superbes sujets, mâle et femelle.
Août, 20. Icarahy. — Nov., 27. Botafogo.
6. P. Agavus, Drury.
Commun.
Août, 21. Botafogo. — Oct., 13. Jardin botanique de Rio. —
Id., 17. Copa Cabaria.
7. P. Harrisianus, Swains.
Cette belle et rare espèce n’a été prise qu’une fois.
Août, 23. Gavia.
8. P. Choridamas, Bdv.
Sept., 17. Copa Cabana. — Id., 25. Botafogo.
9. P. Crassus, Cr.
Assez commun.
Sept., 25. Jard. bot. de Rio. — Nov., 27. Botafogo.
10. P. Protodamas, God.
Août, 23. Gavia. — Sept., 10. Entre-Rios. — Nov., 27. Bo-
tafogo.
11. P. Polydamas, Lin.
Commun. Cette espèce, ainsi que toutes celles du genre,
fréquente généralement les clairières et lisières des bois.
Nov., 1. Petropolis.
12. P. Thoas, Lin.
Très-commun.
Août, 28. Botafogo. — Sept.. 10. Entre-Rios — Id., 17-22.
Copa Cabana. — Id., 21. Jard. botan. de Rio.
13. P. Torquatus, Cr.
Mâle et femelle. Captures intéressantes. Appartiennent égale
ment à ces espèces dont les deux sexes offrent tant de diffé-
rences dans leur facies. La femelle a été décrite sous le nom de
Trojanus.
Sept., 9-10. Entre-Rios.
10
15.
16.
10
18.
21.
NOTICE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION
P. Herodotus, Bdv.
Très-rare.
Août, 24. Botafogo.
P. Hectorides, Esp.
Mâle. Fait partie de ce groupe d’espèces dont les dessins, pour
les deux sexes, sont tellement dissemblables que le mâle et la
femelle ont été décrits sous des noms différents : Torquatinus
pour le mâle, Hectorides pour la femelle.
Oct., 6. Itaipü.
TRIBUS PIERIDES.
Genus LerTaLiIs, Dalm.
L. Orise, Bdv.
Nov., 21. S" Jose de Picu.
L. Kollari, Luc.
Deux mâles.
Sept., 10. Entre-Rios.
Gexus Preris, Schrk.
P. Pyrrha, Cr.
Cette espèce, très-comaune à Rio, est remarquable par la
dissemblance de forme et de couleur entre les deux sexes. La
femelle a tout à fait l’aspect de certains Heliconiens.
Août, 9, 17, 21, 28. Botafogo
. P. Margarita, Hüb.
Mâle et femelle.
Sept , 17, 24. Copa Cabana.
. P. Monuste, Lin.
Août, 7. Botafogo.
P. Pylotis, God.
Sept., 25, Botafoga.
DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL. ff
29, P. Buniæ, Hübn. A
Sept., 10. Entre-Rios. — Id., 17. Copa Cabana.
23. P. Autodice, Hübn.
Mâles et femelles; assez commun.
Un exemplaire © à été pris à bord du bateau allant de Rio à
Montevideo, en vue de Desterro (Ile S'*-Catherine).
Déc., 8, Desterro. — Id., 21. Buenos-Ayres.
24. P. Van Volxemii, N. Sp. (PI. I. Fig. 1.)
Envergure 56 millim.
Cette espèce peut se placer à côté de P. Autodice, Hübn. Bien
qu'un peu plus grande, elle en possède les principaux carac-
tères. Elle habite les mêmes parages et a été capturée à la même
époque.
Les ailes sont d’un blanc laiteux; les nervures, légèrement
brunes, sont peu apparentes.Les ailes supérieures ont à l’extré-
mité de la cellule discoïdale une tache en lunule noire, assez
marquée, estompée sur les bords et s'étendant vers la nervure
sous-costale, en décrivant une courbe vers la base. La côte est
liserée de noir, et cinq nervules apicales se terminent par une
fine tache noire triangulaire s’émargeant sur la frange, et dimi-
nuant d'importance graduellement vers l’angle interne.
Les aïles postérieures, sauf les nervures, n’ont aucun dessin.
En dessous, les ailes supérieures offrent les mêmes taches
noires qu'’au-dessus, mais moins marquées; le blanc des ailes
est légèrement teinté de jaune vers la côte externe et le bord
marginal.
Le dessous des ailes inférieures ne diffère pas du dessus; seu-
lement elles sont légèrement lavées de jaune, la teinte augmen-
tant de ton vers la base et le bord externe.
La tête, le thorax et l’abdomen sont noirs en dessus, garnis
de poils blanes et gris. Le dessous est entièrement blanc. — Les
palpes sont noirs, hérissés de poils de même couleur et blancs. —
Les antennes sont noires annelées de blanc, le bout spatulé et
terminé par une tache jaune. — L'’unique insecte que j'ai eu à
ma disposition est un mâle.
. Je dédie cette belle espèce à M. Van Volxem à qui nous devons
toutes les captures mentionnées dans le présent travail.
Décembre, 21. Buenos-Ayres.
NOTICE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION
Gexus CazrpryASs, Bdv.
Toutes les espèces de ce genre ont un vol très-rapide. Les
papillons se prennent difficilement et ont presque toujours les
ailes endommagées. Ils fréquentent surtout les lisières des
bois. 3
C. Eubule, Lin. x.
Nov., 27. Botafogo.
C. Philea, Lin.
Sept., 25. Botafogo.
. C. Argante, Fabr.
Nov., 27. Botafogo.
. C. Cipris, Fabr.
Nov., 8. Barbacena.
Gæexts Corras, God.
C. Pyrrhothea, Hübn.
Cette espèce, commune à Puenos-Ayres et au Chili, est par
conséquent fort connue. M. Boisduval, dans son Species général
en a indiqué les principaux caractères; mais ce lépidoptère
étant très-intéressant par son facies, qui le rapproche tant de
la faune européenne, j'ai pensé qu'il pourrait être utile de
m'étendre quelque peu sur ce sujet.
Voisin de notre Colias Edusa, Lin.. il en a tout le port et la
taille. Comme dans cette dernière espèce, la Q se distingue du G'
par la bande marginale maculée de taches jaunes; et, ce qui
rend le rapprochement parfait, c’est que la © a une variété
jaune-soufré, absolument comme la var, © Helice.
’armi les exemplaires capturés, il se trouve mâles et femelles
atteints d'albinisme. Chez le mâle, les premières ailes, qui dans
le type sont rouge-orangé, sont blanc-nacré, lavées de jaune-
foncé vers la base. Les secondes aïles ont conservé le rouge-
orangé, mais aux deux tiers seulement, laissant ainsi une par-
tie blanche qui forme une bande partant de Ia base, suivant le
bord abdominal et allant, en diminuant, jusqu’à l'angle supé-
30.
31.
32.
33.
DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL. 143
rieur. Quant au-dessous des aïles, l'observation est la même que
pour le dessus, mais en sens inverse : les premières ailes sont
jaune-orange, laissant une bande blanc-nacré qui part de la
base et s’étend contre la côte, vers l'angle apical, pour se ter-
miner en pointe à l’angle interne. Les ailes inférieures sont
blanc-nacré, légèrement lavées de jaune. Quant à la © aber-
rante, les ailes sont d’un gris-noirâtre, lavées de jaune-clair
sur les deux faces.
Cette observation est propre, du reste, à presque toutes les
Coliades Aurores.
Déc., 21. Buenos-Ayres.
Var. Q Heliceoïides, Capr.
Cette variété femelle de Pyrrhothea, Hübn., dont il vient d’être
question dans l’article précédent, se distingue du type femelle
en ce que le jaune orangé a pris la teinte de jaune soufré, abso-
lument comme la var. © Helice du type Edusa, Lin. d'Europe.
M. Boisduval dans son Species général, page 40, ne l'indique
que par la mention : var. A. J’ai pensé que. la var. Américaine
en question méritait certainement un nom Re
Déc., 21. Buenos-Ayres.
Genus TErrAS, Swains.
T. Tenella, Bdv.
Assez commun.
Parmi les exemplaires capturés, se trouve une variété bien
marquée, qui diffère du type par l’addition, en dessous des
secondes ailes, d’une tache de trois millimètres formée de points
rouge-ocreux et placée à l’angle supérieur.
Août, 7. Botafogo. — Id., 27. Gavia. — Sept., 13, 21. Jard.
Bot. de Rio. — Id., 48. Botafogo. — Oct., 6. Itaipu.
T. Elathea, Cr.
Mäle et femelle.
Août, 7. Botafogo. — Sept., 17. Copa Cabana. — Id., 26.
Jard. Bot. de Rio.
%
T. Sinoïdes, Bdv. M.S. PI. I, fig. 2.
Un seul exemplaire de cette espèce nouvelle.
Oct., G. Itaipu.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T, XVII, 2
14
34.
36.
37.
38.
39,
40.
41.
NOTICE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION |
T. Phiale, Cr.
Août, 6. Tijuca.
. T. Sinoë, God.
Très-commun.
Août, 8, 9. Botafogo. — Id.. 15. Paquetà. — Sept., 10. En-
tre-Rios. —Id., 17. Copa Cabana. — Id., 18, Botafogo. — Nov.,
27. id.
T. Elvina, God.
Ce charmant papillon est d’une finesse extrême ; il ne mesure
que vingt à vingt-huit millimètres d'envergure; 1l est assez
commun et se tient sous bois, à l’abri du Soleil. Cette espèce,
après Brephos, sa voisine, est la plus petite des Piérides.
Août, 23. Gavia. — Sept., 18. Botafogo. — Oct., 18. Ibid. —
Nov., 27. Ibid.
TRIBUS LYCÆNIDES.
Genus THECrA, Fab.
T.Marsyas, Lin.
Toute l’Am. mér.
Août, 7. Botafogo. — Sept., 24. Copa Cabana.
T. Ortygnus, Cr.
Sept., 27. Botafogo.
T. Acmon G' Cr. Hemon © Cr.
Mâle et femelle.
Août, 28. Botafogo. — Sept., 25. Ibid. — Oct., 2. Ibid.
T. Cymon, Pdv.
Godart l’a prise pour la © d’Acmon.
Sept., 15. Jard. Bot. de Rio.
T. Phaleros, Lin.
Août, 9. Botafogo. — Sept., 23, 26. Jard. Bot. de Rio. —
Oct., 2. Botafogo. — Id., 6. Itaipü.
42.
43.
44.
45.
46.
AT.
48.
49.
5]
52
DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL. 45
T. Melibœus, Fab.
Nov., 1. Petropolis.
T. Palegon, Cr.
Août, 24. Botafogo. — Sept., 25, 27. Ibid. — Id., 17. Copa
-Cabana. — Nov., 4. Juiz de Fora.
T. Dindymus, Cr.
Sept., 25. Botafogo.
T. Catharinæ, Bdv.
Août, 28. Botafogo. — Id., 30. Rio-Janeiro. — Sept., 26.
Jard. Bot. de Rio. — Nov., 27. Botafogo.
T. Neon, Bdv.
Août., 7. Botafogo.
T. Gedeon, Bdv.
Août, 9. Botafogo.
T. Pseudaon, Bd.
Août, 17. Botafogo. — Sept., 23. — Jard. Bot. de Rio. —
Nov., 27. Botafogo.
>
T. Bœonides, Bdv.
Sept., 17. Copa Cabana. — Id., 26. Jard. Bot. de Rio. —
Oct., 6. Itaipü.
. T. Herodotus, Fab.
Sept., 25. Botafogo. — Nov., 4. Juiz de Fora.
. T. SimϾthis, Drury.
Août, 27. Gavia.
. T. Echion, Lin.
Sept., 17, 24. Copa Cabana.
16
NOTICE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION
53. T. Lenis, N. Sp. (PI. I, fig. 3.)
Envergure 24 millim.
Les premières ailes sont bleu-clair, chatoyant blanc violacé.
Une large bande marginale brun foncé, estompée sur les bords
(saupoudrée de bleu à sa naissance) part de la base, s’étend vers
la côte, décrit une courbe passant par la cellule discoïdale, et
se prolonge vers l’angle interne. — Le point discoïdal se dé-
tache en noir sur le fond brun. — La frange est grise, blanche
à l’angle interne.
Les ailes inférieures sont blanches à reflets bleus, caudées
par un appendice grêle assez long ; et l'angle anal se termine
par une tache noire, velue. Les nervures sont finement dessi-
nées en noir, un filet de même couleur accompagne le bord mar-
ginal. Les espaces internervuraux sont garnis de cinq taches
noires, plus grandes vers l’angle anal et s’effaçant graduelle-
ment vers l’angle supérieur. Une bande noire caractéristique
garnit toute la marge du bord externe en s’arrêtant à la
- deuxième nervure. — La frange est blanche.
Le dessous des premières et secondes ailes est grisr nacré. Le
point discoïdal de chaque aïle est formé par deux petites taches
oblongues brun clair, bordées de brun foncé et de blanc.
Les ailes supérieures, en dessous, ont une bande marginale
formée d’un fin trait noir, puis de taches grises très-claires for-
mant feston entre chaque nervure. Du tiers de la côte anté-
rieure, vers l’angle apical, s'échappe une petite bande trans-
verse, brisée au milieu, formée de sept taches carrées brun-jaune,
liserées de noir et de blanc, et s'arrêtant aux deux tiers de l’aile;
les cinq premières taches sont petites et confluentes, et les deux
dernières plus grandes se détachent et forment la brisure.
Les ailes inférieures, en dessous, ont les mêmes couleurs et le
même aspect que les supérieures. Une première ligne basilaire
est formée de quatre taches, dont la première est le double plus
grande. La courbe que ces taches décrivent, vient s'appuyer sur
la tache discoïdale qui est très-effacée. Du milieu du bord
externe s'échappe, comme aux ailes supérieures, le filet brisé
formé de petites taches irrégulières ; maïs, au lieu de s’arrêter
aux deux tiers, il continue parallèlement à la marge jusqu’à la
côte abdominale, en marquant sur la gouttière anale un trait
noir très-vif. La bande marginale est semblable à la supérieure.
A l’angle anal se distingue une tache noire cerclée de.jaune
d’ocre ; dans le troisième interstice se voit également un point
noir cerclé de jaune; mais moins apparent que dans le précé-
dent. — La frange est blanche. — Le thorax et l’abdomen, en
dessus, prennent la couleur des aïles, et en dessous sont blancs.
de
b7.
DES EÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL. 1
=
— Les antennes sont noires, annelées de blanc, le bout terminé
par un point jaune-0creux.
Oct., 6. Itaipü.
T. Crolus, Cr.
Août, 23. Gavia.
. T. Vesulus, Cr.
Nov., 27. Botafogo.
. T. Delus, Bd.
Août, 28. Botafogo.
T. Deborrei, N. Sp (PI. I, fig. 4.)
Enñvergure 20 millim,
En dessus les ailes sont brun-foncé. Un soupçon de chatoie-
ment ardoisé vers la base. — Aux ailes supérieures, le disque
brun nébuleux se devine. — La frange est peu apparente.
Les ailes inférieures ont une queue grêle peu saillante, et
l’angle anal se termine par un petit appendice en forme de
palette, de poils bruns, et, vers cette partie, la teinte brune de
l’aile pâlit sensiblement, ce qui fait ressortir en foncé deux
taches et un point. Un léger filet blanc s’appuie contre le bord
marginal. — La frange . blanche, interrompue ‘de brun à.
chaque nervure.
Le dessous des premières ailes est brun cendré, jaunâtre vers
la base. Une bande marginale, large d’un tiers de l’aile, com-
mence à l’angle apical et descend en diminuant jusqu’à l’angle
interne. Cette bande se compose d’abord, vers le bord marginal,
d’une ligne formée de sept points bruns, sur fond blanc; les
deuxième et troisième sont confluents, ainsi que les deux der-
niers. L'autre extrémité de la bande se compose d’une ligne de.
points brun-jaune entourés de deux lunules noires. L’intervalle
entre ces deux lignes est rempli par deux rangées de points
maculés bruns, cerclés de blanc et se confondant vers l’angle
interne.
Les secondes ailes en dessous ont un dessin très-compliqué.
On y distingue d’abord, à l’angle anal, une tache apparente
noire, accompagnée d’une lunule jaune. Ensuite, prenant nais-
sance sur le bord externe, se développe une ligne basilaire
transversale courbe, formée de six points brun-jaune, cerclés
de noir, puis de blanc; le premier point touchant au bord
18
98.
60.
61.
NOTICE SUR LES ÉPOQUES D’APPARITION
externe, est le double plus grand que les suivants qui sont plus
ou moins confluents et irréguliers de grandeur. Vers le milieu
de l’aile, prenant naissance également au bord externe, com-
mence une ligne courbe formée de points semblables aux précé-
dents ; les deux premiers points sont moyens, puis les suivants
sont confluents deux par deux et forment une ligne brisée. Le
restant de l’aile est rempli par des points maculés de la même
nature que ceux de la bande marginale des ailes supérieures.
La frange est blanche, assez large, coupée de brun à chaque
nervure.
Le corselet et l’abdomen sont, en dessus, de la couleur des
ailes, et blancs en dessous; chaque anneau de l’abdomen est
liseré de blanc sur les côtés.
Les antennes sont noires annelées de blanc; la massue est
terminée par un point jaune d’ocre.
J’ai dédié cette curieuse espèce à M. de Borre, un de nos émi-
nents entomologistes.
Nov., 27. Botafogo.
T. Derus, Bd.
Nov., 27. Botafogo.
GENUS LyczæxA, Fab.
. L. Cassius, Cr.
Habite toute l'Amérique méridionale.
Août, 7. Botafogo. — Sept., 15. Copa Cabana. — Oct., 6.
Itaipü.
L. Filenus, Poey.
Août, 7,9, 28. Botafogo. — Sept., 17, 22. Copa Cabana. —
Nov., 27. Botafogo.
TRIBUS ERYCINIDES.
Genus EuryGona, Bdv.
E. Thucydides, Fabr.
Août, 9. Botafogo.
RSR
DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL. 19
62. E. Eubione, Hew.
Août, 9. Botafogo.
Gexus THEOPE, Westw.
63. T. Terambus, God.
Sept., 25. Botafogo.
Genus DIoPHTHALMA, Bdv.
64. D. Odice, God.
Août, 25. Botafogo.
Genus DEsmozoxa, Bdv.
65. D. Calyce, Feld.
Août, 20. Icarahy. — Id., 28. Botafogo. — Sept., 25, 927,
Ibid. — Id., 2, 23. Jard. Bot. de Rio. — Id., 24. Copa Cabana.
66. D. Cächrys, Fabr.
Sept., 23. Jardin Bot. de Rio.
GExUS NELOKE, Bdv.
67. N. Lucinda, Cr.
Sept., 25. Botafogo.
GENUS NYMPHIDIUM, Fabr.
[ep]
e»)
. N. Azora, God.
Août, 20. Icarahy.
69. N. Esra, Bd.
Adût, 17, 24, 98. Botafogo.
70. N. Plutargus, Fab.
Nov., 4. Juiz de Fora.
71.
72.
74.
. P. Perditus, Fabr.
NOTICE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION
Gexus TaxiTEs, Bdv. |
T. Meris, Cr.
Août, 24. Botafogo.
T. Thersander, Cr.
Se tient à plat sur les troncs d'arbres à la manière des Géo-
mètres. La couleur et le dessin tourmenté de cette espèce, se
confondant avec les rugosités de l’écorce, la dissimulent à la
vue de ses ennemis. an
Sept., 25, Botafogo. — Oct. 2. Ibid.
GENuUS FRiTiLzA, Bdv.
. F. Meleagris, Bdv.
Cette espèce se tient à plat sous les feuilles. Cette obser-
vation, ainsi que celle relative à l’espèce précédente, qui peut
s'étendre à la plupart des Érycinides, offre une certaine ana-
logie avec les habitudes des Géomètres.
C’est un cas de mimique assez remarquable.
Oct., 24. Therezopolis.
GENUS MESENE, WESTW.
M. Hebesa, Bdv.
Sept., 10. Entre Rios.
. M. Sagaris, Cr.
Se tient dans les fourrés, au plus profond des bois.
Août, 21. Botafogo. — Sept., 18. Ibid.
. M. Melanis, Hübn.
Nov., 4. Juiz de Fora.
GENxuS PAxARA, Westw.
Se tient très-haut sur le tronc des arbres. —- Descend rare-
ment. — Difficile à prendre plutôt que rare. :
Sept., 18. Botafogo.
DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL. 21
Genus Limwas, Bdv.
78. L. Unxia, Hew.
Se tient sur les arbres comme l'espèce du genre précédent.
Sept. 13, 26, Jard Bot. de Rio.
GExus AnpArA, Bdv.
79. À. Helius, Cr.
Même observation que ci-dessus.
Nov., 27. Botafogo.
Genus Nerras, Bdv.
80. N. Susanna, Fabr.
Août, 9, 17. Botafogo. — Sept., 17. Copa Cabana.
TRIBUS PERIDROMIDES.
GENUS AGERONIA, Hübn.
Les-Ageronia présentent un phénomène tout particulier, c’est
un son qu'ils produisent pendant leur vol, et que l’on a comparé
au bruit de crépitation de sarments en combustion.
Jusqu'à présent on avait quelques doutes si le bruit observé
n’était particulier qu'aux mâles. M. Van Volxem a eu fréquem-
ment occasion d'observer les Ageronia se livrant à leurs joyeux
ébats, et il affirme que le bruit en question est commun aux
deux sexes.
81. À. Feronia, Lin.
Août, 4. Rio-Janeiro. — Id., 7. Botafogo. — Sept., 15. Copa
Cabana. — Oct., 6. Itaipu.
82. À. Amphinome, Lin.
Août, 17. Botafogo. — Sept., 13. Jard. Bot, de Rio. — Id.,
25. Botafogo. — Oct., 2. Ibid.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XVIT. 3
19
to
83
85
86
88
89
NOTICE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION
GENUS PERIDROMIA, Bdy. ; |
. P. Arethusa, Cr.
Sept., 13, Jard. Bot. de Rio.
TRIBUS DANAIDES.
GExus DaAxaAïs, Latr.
. D. Gilippus, Cr.
Assez commun.
Août, 21, 23. Gavia. — Id., 28. Botafogo.
. D. Archippus, Fabr. — Var. Brasiliensis, Bd.
Commun.
Août, 15. Paqueta.— Sept., 25. Botafogo.— Nov., 27. Ibid. —
Déc., 8. Ste-Catherine.
Gexvs Hymexitis, Bdv.
. H. Astrea, Cr.
Sept., 48. Botafogo.
Gexus THyriprA, Hübn.
. T. Eupompe, Hübn.
Oct., 20. Therezopolis. — Nov., 21. S" Jose de Picu.
GENUS ERNICORNIS.
. E. Euritea, Cr. L
Août, 17. Botafogo.
. E. Thyris, Bdv.
Août, 17. Botafogo, — Sept., 17. Copa Cabana. — Oct: 23.
Jard. Bot, de Rio.
90.
338
93.
94.
95.
DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL. 23
TRIBUS HELICONIDES.
Les Héliconiens s’observent sur les lisières des bois, se posant
sur les fleurs.
GENUS ITHoMIA, Hübn.
Les Ithomia ont le vol très-lent, et se tiennent dans les en-
droits ombreux.
I. Cotytto, Guér. Bdv.
Sept., 25. Botafogo.
I. Drymo, Hübn.
Août, 14, 17, 21. Botafogo. — [d., 23. Gavia. — Sept, 22.
Copa Cabana. — Oct., 6. Itaipü.
Genus MrcxaniTis, Fabr.
. M. Eucrate. Hübn.
Très-commun.
Août, 17, 21. Botafogo. — Sept., 13. Jard. Bot. de Rio. —
Id., 18. Botafogo. — Oct, 6. Itaipü. — Nov., 27. Botafogo.
M. Lysimnia, Fabr.
Août, 7, 9. Botafogo. — Id. 27. Gavia. — Sept., 6. S*
Theresa. — Oct., 6. Itaipü. — Nov., 9. Barbacena. — Id., 12.
S" Joao d’El Rey. — Id., 27. Botafogo.
Genus HELzIcoxrA, Latr.
H. Clytia. Cr.
Août, 8. Botafogo. — Oct., 2. Ibid,
H. Phyllis, Fabr.
Août, 28. Botafogo. — Sept., 18. Ibid. — Id., 22. Copa Ca-
bana.
94 NOTICE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION
Gexus SEME:IA, Bdv. |
96. S. Vibilia, God. +
Août, 8. Botafogo. — Sept., 9. Porto Novo do Cuntra. — Id,
15, Copa Cabana,
TRIBUS ACRÆIDES,
GExus ACRÆA, Fabr.
Les Acrœa observés, assez rares dans la province de Rio,
sont au contraire très-communs dans la province des Mines.
97. À. Thalia, lin.
Sept., 17. Copa Cabana. — Nov., 4. Juiz de Fora. — Id., 27.
Botafogo.
98. À. Juna, Bd.
Août, 5. Valença. — Id., 10. Entre-Rios.
99. À. Morio, Bd.
Nov., 19. Baependy (Cachambu).
100. A. Pellenea, Hübn.
Nov., 8. Barbacena.
TRIBUS NYMPHALIDES.
Genus EREs1A, Bdy.
101. E. Lansdorfi, God.
Assez rare.
Août, 24, 28. Botafogo. — Sept., 15. Copa Cabana.
Gexus MertrÆA, Fabr.
102. M. Janthe,. Fabr.
Sept., 10. Entre-Rios. — Oct., 6. Itaipü.
7 < réf As
DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL. : 25
103. M. Flavula, Bdv.
Août, 9, 14. Botafogo. — Sept., 4. Valença, — Id., 10. Entre-
Rios. — Oct., 6. Itaipü.
GENUS AGRAULIS, Bdv.
104, À. Vanillæ, Lin.
Août, 7. Botafogo. — [d., 23. Gavia.— Sept., 10. Entre-Rios.
— Nov., 27. Botafogo.
105. A. Julia. Fabr.
Août, 6. Tijuca. — Id., 7, 13. Botafogo. — Id., 15. Paqueta.
106. A. Dido, Lin.
Août, 28. Botafogo. — Sept., 25. Ibid.
GENUS CELÆNA, Bd.
107. G. Antigone, Feld. Bdv.
Août, 21, 23. Gavia. — Sept., 13, 21. Jard. Bot. de Rio —
Nov., 27. Botafogo.
108. €. Jatrophæ, Lin.
Août, 7. Botafogo. — Id., 27. Jacarepagua. —Oct , 6. Itaipü
— Nov., 27. Botafogo.
GExUuSs EurEMA, Doubl. à
109. E. Zabulina, God.
Août, 14. Botafogo. — Nov., 4. Juiz de Fora.
Genus VAXESsA, Fabr.
110. V. Huntera, Fabr.
Sept., 24. Copa Cabana. — Oct., 24. Therezopolis.
111. V. Myrinna, Doubl. Syngenesiæ. Bdv.
Nov , 1. Petropolis.
26 NOTICE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION
Ru
112. V. Larinia, Fabr. |
Sept., 24. Copa Cabana.
Gexus Cyeperts, Doubl.
113. C. Næris, Herr. Sch.
Mâles et femelles.
Août, 25, 27. Gavia. — Id., 28. Botafogo.
114. C. Margarita, God.
A été capturé à bord du bateau à vapeur, allant de Rio à Mon-
tevideo, à la hauteur de $" Pedro (Rio Grande do Sul). Déc., 10.
Gæexus Eprcazra, Westw.
115. E. Oïsis, Fabr.
Miles et femelles. — Fabricius a décrit la © sous le nom de
Blandina.
Août, 17. Botafogo. — Sept., 25. Ibid. — Oct., 2. Ibid.
116. E. Numilia, Cr.
Mâle.
Nov., 27. Botafogo,
GENUS CATAGRAMMA, Bdv.
117, CG. Sorana, God.
Août, 6. Tijuca. — Id., 24. Botafogo. — Sept., 13. Copa Ca-
bana. — Id., id. Jard. Bot. de Rio.
Genus EusaGis, Bdv.
118. E. Agacles, Dalm.
La plus petite des Nymphalides.
Août, 28. Botafogo, — Sept., 13. Copa Cabana, — Oct., 6.
Itaipu
19
—!
DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL.
119. E. Postverta, Cr.
Mâles et femelles. — Cramer a décrit la Q sous le nom de
Mylitta.
Août, 8,9. Botafogo. — Sept., 24. Copa Cabana. — Oct., 6.
Itaipü
Genus GyNzæcrA, Doubl.
120. G. Dirce, Lin.
Sept., 13. Jard. Bot. de Rio.
GENUS AMPHIRENE, Bdv.
121. À. Trayja, Hübn.
A été pris sur le bateau à vapeur dans les mêmes conditions
que le n° 114. — Déec., 10.
GENUS HECALENE.
122. H. Clytemnestra, Cr.
Août, 27. Gavia. — Sept., 21, 23. Jard. Bot. de Rio. — Id.,
25. Botafogo. — Nov., 27. Ibid.
Genus TIMETES, Bdv.
123. T. Themistocles, Fabr.
Août, 28, Botafogo. — Sept., 25. Ibid.
GExus HETEROCHROA, Bdy.
124. H. Plesaure, Hübn.
Août, 21. Botafogo.
125. H. Cytherea, Lin.
Août, 7, 8, 9. Botafogo.
GENUS PapxrA, Fabr.
;
126. P. Phidile, Hübn.
Oct., 2. Botafogo.
28 NOTICE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION L
TRIBUS BRASSOLIDES.
Gexus Brassozis, Fabr.
127. B. Astyra, God.
Sept., 17. Copa Cobana. — IG , 21. Jard. Bot. de Rio. — Id.,
24. Copa Cabana.
TRIBUS PAVONIDES.
Gexus CaLziGo, Hübn.
128. C. Cassiæ. Lin.
Août, 4. Botafogo. — Sept., 19. Copa Cabana. — Id., 95.
Botafogo. — Oct., 5. Icarahy.
GExuSs PAvoxrA, Latr.
129. P. Eurylochus, Cr.
Deux superbes femelles, mesurant 460 millim. d'envergure.
Ce géant des lépidoptères diurnes fréquente les bois, particu-
lièrement les endroits ombreux, comme les Morpho ; mais il est
beaucoup plus méfiant que ces derniers, et par conséquent plus
difiicile à capturer.
Sept., 16. Jard. Bot. de Rio. — Id., 147. Copa Cabana.
TRIBUS MORPHIDES.
Gexus Morrro, Fabr.
130. M. Leonte, Hübn.
Ce Morpho est assez commun et se tient sous bois. Il a le vol
lent et plane dans l’espace. Pour le capturer il faut être très-
circonspect ; lorsqu'il descend pour se reposer sur les feuilles
ou les troncs d'arbres, le moindre geste l’effarouche, aussi le
Chasseur ne doit faire aucun mouvement et attendre patiemment
le moment propice pour donner le coup de filet, car s’il est
manqué, le papillon s'élève à une grande hauteur et est bientôt
Li NS MT EC ReRE
ET
ÿ
DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL. | 29 F
C@r ‘
perdu de vue. M. Van Volxem a fait aussi la remarque que, se ; |
tenant immobile au milieu de plusieurs de ces grands insectes, )
ils venaient l’entourer comme pour l’examiner, et même ils
poussaient la curiosité jusqu’à se poser sur ses vêtements; un
entre autres s’obstinait à venir se poser sur le bord du filet, tant
qu'il fut pris.
Sur les fruits du Passiflore tombés sur le sol, et presque en à,
décomposition, M. Van Volxem a vu fréquemment cinq ou six
de ces Morpho, posés sur un de ces fruits, s’en repaître avec
une avidité telle, qu'ils semblaient se griser complètement,
et à ce moment on pouvait facilement les prendre avec la
main.
Sept. 15, 17, 24. Copa Cabana. — Id. 18, 25, 27. Botafogo.
TRIBUS BIBLIDES.
GENUS BIBLis, Fabr.
131. B. Aganisa, Bdv.
Sept. 13. Jard. Bot. de Rio. — Id. 15. Copa Cabana.— Id. 25.
Botafogo.
TRIBUS SATYRIDES,
GENUS ANTIRRHÆA, Hübn.
132. A. Archæa, Hübn.
Août, 17. Botafogo.
Genus HÆTERA, Fabr.
133. H. Nereis, Drury.
Nov. 27. Botafogo.
Gexus NEoONYMPHA, Bdy.
134. N. Clueria, Fabr.
Août, 17. Botafogo.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XVII. 4
30
135.
136.
137.
138.
139.
140.
141.
142.
NOTICE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION
N. Myncea, Cr.
Sept. 18. Botafogo. — Id. 21. Jard. Bot. de Rio.
N. Phares, God. Var.
Sept. 18. Botafogo.
N. Argenteus, Swains.
Sept. 18. Botafogo.
N. Byses, God.
Sept. 18. Botafogo.
N. Gemmula. Bdv.
Sept. 18, 25. Botafogo.
N. Subina, Bdv.
Sept. 6. Valença. — Id. 10. Entre Rios. — Id. 13, 18, 21.
Jard. Bot. de Rio. — Nov. 27. Botafogo.
N. Sosybius, Fabr.
Août 6. Tijuca. — Id. 9. Botafogo. — Sept. 13. Jard. Bot. de
Rio. — Id. 15. Copa Cabana. — Nov. 4. Juiz de Fora. — Id. 27.
Botafogo.
N. Melobosis. N. Sp. PI. I, fig.5.
Envergure 41 millim.*
A le portet la couleur brun-uniforme de NW. ske Fabr.,
mais plus grand de taille. — L’angle apical est plus arrondi. —
Une ligne médiane, transverse, brun foncé, à peine indiquée,
coupe les ailes supérieures sans atteindre néanmoins le bord
postérieur. — Un dessin marginal composé de lignes en zigzag
arrondi, part du sommet apical jusqu’à l’angle anal, ce dessin
se décrit de deux en deux nervures, la base s’appuyant vers la
frange et le sommet sur la nervure intermédiaire. —- La frange
a la même teinte que les ailes et est séparée du bord par deux
minces filets, le premier un peu plus clair, le second plus foncé
que le fond.
Le dessous des ailes est d’un brun plus clair et plus jaunâtre
M ET a ne
Hu a
Lau de pé
DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL. 31
que le dessus. — Les quatre taches discoïdales sont brunes,
assez marquées. — Les ailes sont coupées par une ligne brune,
sinueuse, médiane, transversale, puis par une seconde basilaire
parallèle, aussi sinuée très-irrégulièrement. — Aux ailes infé-
rieures, contre la ligne médiane, la teinte est brusquement plus
claire, et vers la marge elle devient légèrement violacée. — Le
dessin en ligne zigzaguée indiqué pour le dessus des ailes, est
le même, mais nettement dessiné, et composé de deux traits, un
brun très-fin, et un jaunâtre. — Le même effet se produit pour
la marge. Les ailes en dessous ont, contre le dessin précité, un
rang d’ocelles. Aux premières aïles on en compte quatre, aux
secondes, six. — Les ocelles sont ainsi composées : La pupille
est blanc-brillant, la prunelle est noire et l'iris brun-jaune
est entouré d’un cercle brun. — Aux ailes supérieures, à l’angle
apical, les deux premières ocelles ne sont qu’apparentes, les
deux autres presque nulles. Aux ailes inférieures, les deux à
l’angle supérieur sont très-vives, puis les deux vers l’angle
anal un peu moins. Les ocelles intermédiaires sont presque
effacées.
La tête, le thorax et l’abdomen sont de la teinte des ailes. —
Les fines antennes sont brunes en dessus, rougeâtres en des--
sous ; l'extrémité noirâtre.
Nov. 6. Chapeo d'Uvas.
143. N. Abretia, N. Sp. PI I, fig. 6.
Envergure 39 millim.
A le port de l’espèce précédente ; le brun estplus clair et plus
jaunâtre. — Une ligne partant de la côte près de l’angle apical
et aboutissant vers l’angle anal, coupe les ailes transversale-
ment. La partie du fond des ailes vers l'extérieur est plus claire
que celle vers la base. — Une bande marginale est formée de
traits en lunules coupant régulièrement les nervures. Le som-
met des lunules est tourné vers la base. — La frange est de la
même teinte que lesaiïles, et est séparée du bord par deux traits,
le premier brun foncé, le second brun jaunâtre.
Le dessous des ailes est le même que le dessus, seulement la
teinte en étant beaucoup plus claire contre la ligne transverse,
cette dernière se trouve conséquemment plus marquée. La par-
tie foncée est coupée, de plus, par une ligne basilaire sinueuse
d’un brun foncé. Le dessin marginal est également le même
qu'’au-dessus, mais plus accentué, la partie concave des lu-
nules étant d’une teinte plus foncée.
Sur chaque nervure, parallèlement aux lunules, un point
32 NOTICE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION
noir infiniment petit remplace les ocelles, et à la loupe on dis-
tingue, sur le premier point noir, vers l’angle supérieur des
secondes ailes, une pupille blanche.
Le corps et les antennes sont uniformément de la teinte des
ailes.
Sept. 6. Valença.
144. N. Ocirrhoë, Fabr.
Août, 9. Lagoa Pertininga. —Id. 21. Gavia.— Sept. 21. Jard.
Bot. de Rio. — Nov. 27. Botafogo.
Gexus Dyxprrus. Bdv.
145. D. Nerces, Bdv.
| Oct. 24. Therezopolis.
TRIBUS HESPERIDES.
Cette tribu, une des plus nombreuses et des plus répandues dans
les principales contrées du globe, n’est pas aussi connue que les
autres parties des Diurnes. Les amateurs ne faisant pas grand cas de
ces petits papillons généralement de couleurs obscures, il s'ensuit
qu'ils ne sont pas demandés et que les arrivages en sont assez
restreints. Ceci est très-regrettable, car ces insectes sont aussi inté-
ressants à étudier que n'importe quelle famille. Il existe certaine-
ment plusieurs bons et excellents travaux sur la matière; mais il
manque un ouvrage spécial qui les centralise et les coordonne. Dans
cet état de choses, 1l s’ensuit que bon nombre d’espèces, bien que
communes dans les collections, n’ont pas encore été étudiées.
M. Van Volxem a rapporté 34 espèces d’Hespérides, dont 20
m'étaient inconnues ; M. Plütz, à qui j'ai soumis les insectes, a bien
voulu les déterminer, et indiquer quatre espèces, sinon nouvelles, au
moins innommées.
J’ai donc cru que les décrire et les figurer serait apporter quel-
ques renseignements qui auraient toujours leur utilité.
Genus Gonrurus, Hübn.
146. G. Eurycles, Latr.
Août, 8. Botafogo. — Sept., 17. Copa Cabana. — Id., 25. Bo-
tafogo.
147.
148.
149.
150.
151.
4 ë : ;
DES LÉPIDOPTÉRES DIURNES DU BRESIL. 33
1
G. Undulatus, Hew. Var.
Août, 9. Botafogo.
G. Protillus, Herr.-Sch.
Sept., 27. Botafogo.
Genus GoxiLoBA, Westw.
G. Parvipuncta, Herr.-Sch.
Sept., 18. Botafogo.
G. Coscinia, Herr.-Sch.
Sept., 10. Entre-Rios. — Oct., 18. Botafogo.
G. Plætzii, N. Sp. PI. I, fig. 7.
Envergure-34 millim.
A le port et la taille de G. Coscinia, Herr.-Sch.; 1e côte mar-
ginal des ailes supérieures plus arrondi. — Les aïles sont d’un
brun noir. Les supérieures sont légèrement jaunies vers l’angle
apical, et les aïles inférieures le sont également dans la partie
discoïdale.
Aux premières ailes, parallèlement à la côte et contre la cel-
lule discoïdale, sont deux taches carrées blanc-vitreux, nettes,
très-apparentes ; la plus grande est située vers la cellule. Au
sommet, près de la côte, une petite bande blanche transverse,
coupée par les nervules sous-costales, forme trois petites
taches blanches oblongues, la plus petite vers la côte; cette
partie vers la base est lavée de brun-jaune ocreux. — Les
secondes ailes ne présentent aucun dessin. -— La frange parti-
cipe de la couleur des aïles.
Le dessous des premières ailes est noir. Les taches vitreuses
blanches sont les mêmes et aussi apparentes que celles du
dessus. Une teinte rouge-ocreux part de la base de la côte,
s’élargit, s’épate à l’angle apical, en longeant le bord margi-
nal, et s'arrête à la seconde tache discoïdale. — Les secondes
ailes en dessous, sont brun rouge-ocreux, coupées par une large
bande transverse brun-jaune. Les espaces internervuraux contre
le bord abdominal sont entièrement d’un brun-noir, rougeâtre
à l'extérieur. — La frange est jaunâtre dans toute son étendue.
— La tête et le corps sont de la teinte des ailes; le dessous de
l’abdomen est brun-jaune. — Les antennes, en dessus, sont
‘
34
154.
157.
NOTICE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION
noires ; un peu de jaune à la base de la massue. Le dessous est
noir, annelé de jaune, ainsi que toute la massue. Le crochet
reste noir.
Je dédie cette belle espèce au savant M. Plôtz.
Oct., 24. Therezopolis.
. G. Salius, Cr.
Sept., 24, Copa Cabana.
GENUS PHAREAS, Westw.
. P. Crinisus, Cr. Var.
Oct., 24. Therezopolis.
GENUS PYRRHOPYGE, Hübn.
P. Zeleucus, Fabr.
Nov., 27. Botafogo.
. P. Versicolor, Latr.
Nov., 6. Chapéo d'Uvas.
Gexus Carysrus, Hübn.
. C. Orope, Plütz.
Herrich-Schäffer a donné à cette espèce le nom de Gon.
Corope, et à une autre celui de Cobalus Corope. M. Plütz trouve
que deux noms semblables dans la même famille sont une cause
de confusion et, pour l’éviter,1l propose pour l’espèce en question
le nom de Orope.
Sept., 18. Botafogo.
C. Theogenis, N. Sp. PI. I, fig. 8. C. Theogenis, Plütz.,
in litt.
Envergure 30 millim.
Cette espèce a le même facies que C. Orope, Plütz. (Gon. Co-
rope, H.-Sch.) dont elle est très-voisine, Les ailes supérieures
sont brun-foncé. — Au-delà du milieu de l’aile est un petit
point blanc ; en dessous une petite ligne courbe brun-clair, à
peine indiquée, et au sommet, près de la côte, est une petite
ligne blanche transverse, coupée par les nervules sous-costales,
nues F
DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL. 39
et formant trois petits points peu apparents, Le plus petit contre
la côte,
Les ailes inférieures ont la même teinte que les supérieures,
le centre légèrement éclairci. — La frange est de la couleur des
ailes. En dessous les premières ailes sont, au centre, d’un
brun-foncé, plus clair vers la côte et le bord marginal. Les
petits points blanchâtres du dessus sont également visibles,
mais plus obscurs; et, au-dessous du point central, on dis-
tingue la petite lunule brun-clair du dessus, mais plus mar-
quée. Les secondes ailes en dessous sont de la même teinte de
brun, mais un peu plus clair. — Parallèlement au bord margi-
nal, on soupçonne deux rangs de petites taches maculées brun-
clair, mais à peine visibles. — La frange est brun-jaune,
appuyée sur un petit trait brun-foncé. — La tête et le corps
participent de la teinte des ailes, mais l’abdomen est blanchâtre
en-dessous. — Les antennes sont brunes en dessus et un peu
plus claires en dessous.
Sept. 18. Botafogo.
158. G. Lucia, N. sp. PI. I, fig. 9. C. Lucia, Plôtz,inlitt.
Envergure, 30 millim.
Le dessus des aïles est presque semblable à C. Theogenis ; seu-
lement le fond brun est plus foncé et les petites taches blanches
de cette dernière espèce sont, dans Lucia, d’un brun-clair, et
à peine apparentes. — La frange est brun-jaune, coupée alter-
nativement de taches brunes.
Les premières aïles en-dessous sont brunes, de la teinte du
dessus. Partant de la base, la côte est brun gris clair ; cette
teinte s'arrête à la naissance des nervules sous-costales. Au
sommet, à l’angle apical, se trouve un ensemble de taches,
émargeant sur le fond et descendant jusqu’au milieu du bord
marginal, à savoir :
Entre les nervules sous-costales, le fond est brun-gris clair,
puis des taches brun-foncé rougeâtre ; ensuite des taches brun-
foncé très-apparentes, pour finir à l’angle apical par la teinte
brun-gris. Continuant cet ensemble, en descendant contre la
marge et entre les nervules discoïdales, est un groupe de taches
brun-foncé maculées, se terminant enfin par une tache gris-
clair très-visible. Contre la cellule discoïdale, on distingue à
peine trois lunules d’un brun nébuleux.
Le dessous des secondes ailes est un ensemble de taches ma-
culées exactement de la même teinte qu’à l’angle apical. Ces
36
159
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161
162
163
164
ls
NOTICE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION
taches forment d’abord une bande marginale brun-foncé s’arré-
tant contre la première nervule médiane, (c’est-à-dire que la
gouttière abdominale est brun-gris sans dessins). — Au centre,
contre le bord antérieur, est un peu de repos formant une tache
gris-clair. — A la base, un ensemble de taches brunes forme
deux rangs de cercles irréguliers. — La frange est brun-jaune,
coupée de taches brunes, reposant sur une ligne formée de trois
traits, deux noires et une jaune au milieu. La tête, les antennes,
le corps et l’abdomen participent, sur les deux faces, de la
couleur des ailes.
M. Plütz a remarqué que cette espèce figure, innommée, dans
la collection du musée de Berlin.
Oct., 24. Therezopolis.
. C. Neroïdes, H.-$.
Août, 28. Botafogo.
. C. Menestriesi, Latr.
M. Plôtz fait observer que le nom doit être écrit ainsi sui-
vant Latreille, et non pas Menetriesi comme l’a fait Herrich-
Schæffer.
‘Août, 17. Botafogo.
. C. Lafrenayii, Latr.
Août, 28. Botafogo. — Sept., 27. Ibid.- Oct., 18. Ibid.
Genus PamPHiLA, Fabr.
. P. Corades, Feld.
Sept., 18. Botafogo. ‘
. P. Athenion, Hübn.
Août, 28. Botafogo. — Sept., 10. Entre Rios.
. P. Cornelius, Latr.
Août, 9, 14. Botafogo. — Sept., 25. Ibid. — Oct., 2, 18. Ibid.
. P. Pudorina, H.sS.
Sept., 18. Botafogo. — Id., 21. Jard. Bot. de Rio.
171. P. Cerialis, Cr.
DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL, 37
Genus HesPErrA, Fabr.
166. H. Orcus, Cr.
Août, 21. Gavia. — Sept., 24. Copa Cabana.
Genus PyrGeus, Hübn.
167. P. Arsailte, Lin.
Mâles et femelles.
Août, 9. Botafogo. — Sept., 9. Porto-Novo-do-Cunha. — Id.,
10. Entre Rios.
Genus PyTHonipEs, Hübn.
168. P, Hemes, Cr.
Août, 17. Botafogo. — Sept., 25. Ibid, — Nov., 27. Ibid.
169. P. Tryxus, Cr.
Sept., 18. Jard. Bot. de Rio. — Oct., 2. Botafogo.
170. P. Lagia, Hew. ’
Août, 9. Botafogo.
Nov., 27. Botafogo.
GENUS Acxryopes, Hübn. si
172. A. Busirus, Cr.
Sept., 24. Copa Cabana.
173. A. Melander, Cr.
Août, 28. Botafogo.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XVII, 5
38
NOTICE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION
174. À. Begga, H.-Sch.
Sept., 25. Botafogo. — Oct., 2. Ibid. — Nov., 27. Ibid.
175. À. Corbinianus, Poey.
M. Plütz remarque que,suivant Herrich-Schäffer, cette espèce
est semblable à Ærope, Prittwitz.
Sept., 13, 21. Jard. Bot. de Rio.
176. À. Fredericus, Hübn.
Sept., 13. Jard. Bot. de Rio.
GENUS ANTIGONUS, Hübn.
177. A. Janthinus, Plütz, in litt. N. Sp. PI. I, fig. 10.
Envergure, 41 millim.
Les ailes au-dessus sont d’une couleur uniforme brun-noir
puissant, à reflets chatoyants, légèrement bleuâtres. Dans les
ailes supérieures, les nervures seules se détachent du fond en
plus clair.— La côte est légèrement repliée à mi-longueur, et le
restant se trouve tronqué quant à l’angle apical.
Le dessous des ailes supérieures présente les mêmes caractè-
res que le dessus, seulement le bord interne est lavé de gris.
Parallèlement à la marge, partant du milieu du bord interne,
s’élançant vers l’angle apical, on distingue une bande formée
de taches foncées à peine indiquées.
Les ailes inférieures, en-dessous, sont également de même
teinte. Vers la gouttière abdominale, la couleur est plus claire
comme au bord interne des ailes supérieures. Parallèlement au
bord marginal, sont deux bandes ondulées, formées de taches
plus foncées que le fond, mais peu sensibles. — La frange est
de la couleur des aïles. La tête, les antennes, le corps et l’abdo-
men sont également de la même teinte.
M. Plôtz fait remarquer que cette espèce a été souvent con-.
fondue avec Obscurus de Hübner et cependant, bien qu’elle ait
été reconnue comme espèce véritable par Herrich Schæffer, elle
est encore restée innommée.
Août, 28. Botafogo.
D Ma AU
. AO k
Jr
DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DU BRÉSIL.
Genus HELIASs, Fabr.
178. H. Phalænoïdes, Hübn.
Août, 28. Botafogo.
GENUS PTERYGOSPIDÆA.
179. CG. Cærulans, H.-Sch.
Sept., 18. Botafogo.
Genus CecroPrTeRUs, H.-Sch.
180. C. Zarex, Hübn.
Août, 6. Tijuca. — Sept., 21, 26. Jard. Bot. de Rio.
TABLE DES ESPÈCES ET NOMS NOUVEAUX
DÉCRITS DANS CETTE NOTICE.
Pieris Van Volxemii, PI, I, fig. 1. Page 11.
Terias Sinoïdes, 9 LAON A CARE Ar IE 25
Colias Var. Heliceoïdes, ER EE
Thecla Lenis, PE feat MAG.
» Deborrei, BTP RNA HONTE
Neonympha Melobosis, PI. I, fig. 5, » 30.
» Abretia, PI: fs. 6 », 31.
Goniloba Plôtzii, PRÉ Eee Tu Di 08.
Carystus Orope, », 34.
» Theogenis, PL ex 82 0p 34
» Lucia, 1 A D 1 A ROC A
Antigonus Janthinus. PRO fee AE Vm138.
ESS AI
D UN
TABLEAU SYNOPTIQUE
DES ESPÈCES DU GENRE MECINUS GERM.
par H. TOURNIER, de Genève.
SÉANCE DU 6 SEPTEMBRE 1873.
GENRE MECINUS Germ.
I. Corps noir, quelquefois avec l'extrémité des élytres bru-
nâtre (1).
A. Rostre courbé.
1. Prothorax plus large que long, élytres plus larges que
le prothorax, médiocrement allongées.
a Pubescence des élytres courte, couchée, grise.
M. pyraster Herbst. Käf. VI, p. 252, t. 78. f. 6.
b Pubescence des élytres plus nié Vu un peu dres :
sée, jaunâtre.
M. Schneideri Kirsch. Berl. Zeit. 1870, p. 392.
2. Prothorax pas plus large que long, élytres allongées,
étroites, pas plus larges que le prothorax.
© M. longiusculus Bohem. Schônh. Gen, Curc. VIII.
2. p. 188.
G teretiusculus Bohem. I. c. p. 189.
(filiformis Aubé. Ann. Fr. 1850, p. 344.)
B. Rostre court, droit.
M. collaris Germ. Mag. Ent. IV, p. 318.
(1) Cette dernière couleur s’étend plus ou moins chez les individus immatures qui
sont quelquefois entièrement testacés.
TABLEAU SYNOPTIQUE DES ESPÈCES DU GENRE MECINUS GERM. 41
II. Corps entièrement ou au moins les élytres d’un bleu foncé.
A. Prothorax noir, ou noir avec un reflet faiblement bronzé.
l. Prothorax noir, mat, subrugueusement ponctué; tête
grossièrement ponctuée.
M. janthinus Germ. Mag. Ent. IV, p. 319.
2. Prothorax noir, avec un faible reflet bronzé, brillant, à
ponctuation assez fine, peu serrée; tête lisse.
M. lœviceps Tourn. nov. spec.
B. Prothorax bleu foncé, brillant, assez fortement, mais peu
densément ponctué, ponctuation bien séparée; tête
marquée de points gros peu serrés.
M. Heydeni Wencker. Cat. Col. Alsace, 1866, p. 130.
III. Corps, ou au moins une partie des élytres et des pattes, d’un
testacé plus ou moins rougeâtre.
À. Corps totalément testacé, page supérieure recouverte
d’une pubescence sertée, fine, soyeuse, couchée.
rostre aussi long, © plus long que le prothorax ;
mince, faiblement courbé.
M. Reichei Tourn. nov. spec.
B. Corps en partie seulement d’un testacé rougeâtre, protho-
rax toujours noir.
1 Page supérieure à pubescence assez serrée, en partie au
moins couchée; taille au-dessus de deux milli-
mètres,
a Rostre très-court, très-droit; élytres rougeûtres,
avec une ligne suturale et une ligne longitudinale
sur le milieu de chacune, noires.
M. comosus Bohem. Schônh. Gen. Curc. VIII. 2.
pa 190;:
b Rostre plus ou moins courbé, ou subcoudé à la hau-
teur de l’insertion des antennes.
+ Pubescence de la page supérieure assez fine, assez
courte, un peu couchée.
— Rostre G' deux fois et demie, © trois fois et un
quart aussi long que l’un des yeux pris dans sa
plus grande longueur. Élytres testacées; sur
chacune d’elles, une bande longitudinale noire
ou brunâtre qui couvre les deuxième, troi-
sième et quatrième interstries et envahit un
peu la région scutellaire.
M. nasutus Tourn. nov. spec.
42 ESSAI D'UN TABLEAU SYNOPTIQUE
— Rostre G une fois et trois quarts, © deux fois et
trois quarts aussi long que l’un des yeux pris
dans sa plus grande longueur. Élytres noires ou
brunâtres, avec une large bande longitudinale
latérale, testacée.
M. circulatus Marsh. Ent. Brit., p. 274.
+ + Pubescence de la page supérieure assez longue,
un peu grossière, moins couchée.
— Rostre au moins deux fois, © plus de deux
fois aussi long que la tête. Prothorax plus étroit
à la base que les élytres à leur racine.
L) Élytres noirâtres, avec les interstries alternes
rougeàtres.
M. alternans Kirsch. Berl. Zeit. 1870, p. 173 (cahier
supplémentaire.)
an Élytres noirâtres avec un fin bord latéral rou-
geûtre.
M. barbarus Gylh. Schh. Gen. Cure. IV, p. 778.
— Rostre Gf à peine plus long que la tête (Q in-
connue) fortement courbé, subcoudé à la hau-
teur de l’insertion des antennes. Forme géné-
rale courte, large ; prothorax large, aussi large
à la base que les élytres à leur racine, parallèle
sur ses bords latéraux. Élytres noires avec un
fin bord latéral testacé.
M. humeralis Tourn. nov. spec.
2. Page supérieure à pubescence très-parcimonieuse,
longue, très-rigide, droite ; taille au plus de un mil-
limètre et demi. Antennes, moins la massue, et pattes
d’un rouge jaunâtre ; élytres d’un testacé rougeûtre
avec la région scutellaire noirâtre.
M. Fairmairei Tourn. nov. spec.
Les M. dorsalis Aubé. Ann. Fr. 1850, p. 343, et M. setosus Kiesenw.
Berl. Zeit. 1864, p. 274, nous sont restés inconnus.
Mecinus læviceps Tourn. Soc. Ent. de Belgique. Comptes-
rendus, n° 90.
Sarepta. Long. 2 3/4 mill. Allongé, étroit. Noir avec un léger reflet
bronzé, élytres d’un bleu foncé ; tout le corps est très-parcimonieu-
sement recouvert d’une pubescence fine, couchée, grise. Téte arron-
die, lisse, marquée entre les yeux d’une petite fossette un peu allon-
gée; rostre trois fois et un quart aussi long que l’un des yeux pris
DES ESPÈCES DU GENRE MECINUS GERM. 43
dans son plus grand développement, peu épais, régulièrement
courbé, sans ponctuation apparente: antennes assez fortes, massue
allongée, grosse, bien séparée du funicule. Prothorax un peu plus
long que large, subconique, faiblement et régulièrement arqué sur
ses bords latéraux, bord postérieur très-étroitement bordé, bord
antérieur muni d’un bourrelet bien conformé; surface un peu convexe,
brillante, à ponctuation assez fine, peu serrée, nettement séparée.
Scutellum petit, peu densément recouvert d’une pubescence blan-
châtre. Élytres étroites, allongées, un peu plus larges à leur racine
que le prothorax à sa base; angles huméraux saillants ; bords laté-
raux parallèles sur les trois cinquièmes de leur longueur; de ce
point rétrécies et arrondies jusqu’à l’extrémité ; surface un peu con-
vexe, striée ; stries fortes, larges, presque aussi larges que les inter-
stries, marquées dans leur fond de gros points presque carrés;
interstries étroits, plans, marqués sur leur milieu d’une ligne longi-
tudinale de points fins, peu serrés. Pattes peu fortes ; cuisses anté-
rieures très-faiblement angulées à leur bord inférieur.
Cette espèce est intermédiaire comme taille entre les M. janthi-
nus Germ. et M. Heydeni Wencker; elle diffère des deux, outre la
taille, le coloris, etc., par la tête lisse.
Mecinus Reicheïi Tourn. Soc. Ent. de Belgique. Comptes-
rendus, n° 90.
Algérie. Long. 2 3/4 à 3 mill. Allongé, peu convexe. Entiérement
d’un testacé rougeâtre ; densément recouvert sur le front, la base du
rostre et toute la page supérieure, d’une pubescence fine, couchée,
un peu soyeuse et d’un jaune doré, à l’exception de trois lignes lon-
gitudinales sur le prothorax et les élytres, où elle est blanche ; ces
lignes sont ainsi disposées; une médiane et deux latérales, la
médiane part du milieu du bord antérieur du prothorax, se dirige sur
le scutellum qu’elle couvre, et se prolonge sur la suture des élytres
jusqu’à l'extrémité, les deux latérales sont parallèles à la médiane;
dessous du corps et pattes peu densément recouverts d’une pubes-
cence blanchâtre. Zéte ronde, densément et assez fortement ponc-
tuée, marquée entre les yeux d’une petite fossette; rostre
assez fort, peu courbé, trois fois et un quart aussi long que l’un des
yeux dans son plus grand développement, mat, assez fortement et
densément ponctué ; rostre © assez mince, peu courbé, quatre fois et
demie aussi long que l’un des yeux pris dans son plus grand déve-
loppement. Prothoraz plus large que long, médiocrement, mais régu-
lièrement arrondi sur ses bords latéraux, bord antérieur avec un
bourrelet très-étroit, faible ; surface peu convexe, assez grossière-
ment et densément ponctuée. Seutellum petit. Élytres un peu plus
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44 ESSAI D'UN TABLEAU SYNOPTIQUE
larges à leur racine que le prothorax à sa base, à épaules bien sail-
lantes, subparallèles sur les deux tiers antérieurs de leurs bords
latéraux, de ce point faiblement, mais régulièrement rétrécies et
arrondies jusqu’à l'extrémité; surface peu convexe, striée; stries
peu fortes, ponctuées ; interstries faiblement convexes, finement
chagrinés. Paltes peu fortes; cuisses inermes, non angulées.
Nous n’avons vu que deux exemplaires de cette jolie espèce ; l’un
d’eux (Q) fait partie de la collection de M. Reiche, à qui nous avons
eu le plaisir de la dédier. |
Mecinus nasutus Tourn.Soc. Ent. de Belgique. Comptes-rendus,
n° 90.
Calabre. Long. 3 mill. Allongé, subparallèle sur les bords laté-
raux. Noir; chez le G',les pattes sont entièrement testacées; chez la
Q, les tarses et les tibias sont testacés, les cuisses sont noires ; chez
celle-ci, l'extrême pointe du rostre, le scape, et les premiers articles
du funicule sont d’un brun rougeâtre ; chez le Œ', le scape seul est
rougeâtre ; les élytres sont d’un testacé rougeâtre, à l’exception d’un
bord étroit à leur racine, de la région scutellaire et sur chacune
d'elles, d’une bande longitudinale plus ou moins bien limitée, qui
occupe les deuxième, troisième et quatrième interstries ; ces dif-
férentes parties sont noires. Z'ête arrondie, fortement et très-densé-
ment ponctuée, subgranuleuse, glabre, ou avec quelques poils épars
sur le vertex ; rostre assez densément recouvert entre les yeux par
une pubescence couchée, jaunâtre, un peu brillante; le rostre chez
le Gest deux fois et demie aussi long que l’un des yeux pris dans
son plus grand développement, brusquement coudé et un peu renflé
à la hauteur de l’insertion des antennes, mat, assez densément et
grossièrement ponctué, et offre un peu avant l’extrême pointe quel-
ques poils rigides, jaunâtres, dressés ; chez la ©, il est trois fois
aussi long que l’un des yeux pris dans son plus grand développe-
ment, régulièrement courbé, nullement coudé ni renflé près de l’in-
sertion des antennes, brillant, lisse, n’offrant que quelques gros
points épars; chez les deux sexes, il est très-faiblement sillonné entre
les antennes, Prothorazæ plus large que long, rétréci assez réguliè-
rement depuis la base au bord antérieur, faiblement, mais régulière-
ment arrondi sur ses bords latéraux; surface un peu convexe, très-
grossièrement et très-densément ponctuée, subrugueuse ; parcimo-
nieusement recouvert d’une pubescence peu longue, couchée,
brunâtre sur le disque, mais blanche sur une bande longitudinale
aux bords latéraux et sur une fine ligne médiane, cette dernière
n’est pas d’un blanc pur, mais un peu jaunâtre ; de chaque côté du
bord antérieur, derrière les yeux, il se trouve quelques poils raides,
y LS
HAE
ra !
DES ESPÈCES DU GENRE MECINUS GERM. 45
dirigés en avant. Scutellum petit, densément recouvert d’une pubes-
cence blanche. ÉZytres allongées, parallèles sur les trois cinquièmes
de leur longueur, puis rétrécies et séparément arrondies à l’extré-
mité, à peine plus larges à leur racine que le prothorax à sa base;
angles huméraux peu proéminents ; surface peu convexe, striée;
stries fortes, régulières, formées de points gros et peu serrés; les
externes sont un peu plus faibles, et les points qui les forment, ne se
relient pas entre eux, interstries finement chagrinés et marqués de
quelques points peu serrés; elles sont peu densément recouvertes
d’une pubescence assez courte, couchée, brunâtre sur le disque et
blanche sur une bande longitudinale latérale qui occupe les sep-
tième, huitième et neuvième interstries, se prolonge à l’extrême
pointe des élytres en un bord étroit et remonte un peu le long
de la suture ; la partie postérieure des quatrième, cinquième et
sixième interstries est occupée par une touffe de poils d’un blanc
jaunâtre; ces poils sont un peu plus longs que le reste de la pubes-
cence. Dessous du corps et patles avec une pubescence très-serrée,
grisâtre ; cuisses antérieures munies d’un très-petit denticule.
Cette espèce est voisine du M. circulatus Marsh.; elle s’en distin-
gue par une taille un peu plus grande, une forme un peu plus
allongée, le coloris et les proportions du rostre.
Mecinus humeralis Tourn. Soc. Ent. de Belgique. Comptes-
rendus, n° 90.
Sicile. Long. 2 1/2 mill. Gf. Court, large, peu convexe. Noir; les
antennes, moins la massue, un bord latéral, étroit, aux élytres,
tibias et tarses, d’un testacé jaunâtre. Téfe arrondie, assez densé-
ment, mais finement ponctuée, densément recouverte d’une pubes-
cence grossière, un peu dressée, brune. Rostre très-court, deux fois
aussi long que l’un des yeux pris dans son plus grand développe-
ment, courbé, mat, recouvert, moins l'extrémité, d’une pubescence
analogue à celle de la tête. Prothorax très-large, d’un quart plus
large qu'il n’est long, subparallèle sur ses bords latéraux, faiblement
rétréci et arrondi antérieurement pour former à ce bord un bour-
relet très-étroit, très-faible; surface peu convexe, peu densément et
assez fortement ponctuée, recouverte d’une pubescence très-serrée,
grossière, un peu dressée, brune, à l’exception d’une grande tache
longitudinale de chaque côté, vers les bords, et d’une petite tache
arrondie au-devant du scutellum, qui sont d’un beau blanc; les
taches latérales partent du bord postérieur, mais n’atteignent pas
le bord antérieur. Scutellum densément recouvert d’une pubescence
blanche. Élytres courtes, larges, pas plus larges à leur racine que
la base du prothorax, parallèles sur les trois quarts de leur longueur,
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T, XVII. 6
46 ESSAI D'UN TABLEAU SYNOPTIQUE DES ESPÈCES DU GENRE MECINUS GERM.
puis assez subitement rétrécies jusqu'à l'extrémité, où elles sont
séparément arrondies ; surface peu convexe, striée; nous ne pouvons
rien dire des stries et de la sculpture de cette partie des téguments,
cachés qu’ils sont chez l’exemplaire unique que nous avons sous les
yeux par une pubescence très-serrée, grossière, peu couchée; cette
pubescence est d’un brun grisâtre, à l’exception d’une tache blanche
sur les angles huméraux, et des interstries un (juxtasutural), trois,
sept et neuf, qui sont recouverts d’une pubescence d’un gris clair, :
blanchâtre ; cette même nuance se montre en une petite touffe de
poils à l'extrémité des cinquième et sixième interstries. Dessous du
corps et pattes assez densément recouverts d’une pubescence blanche
variée de gris clair. Cuisses épaisses, inermes.
Q inconnue.
Cette espèce se reconnaîtra aisément à sa forme courte, a sa
pubescence, le coloris de celle-ci, etc.
Mecinus Fairmairei Tourn. Soc. Ent. de Belgique. Comptes-
rendus, n° 90.
Tanger. Long. 1 à 1 1/2 mill. Court, large, convexe. D’un noir un
peu brunâtre ; antennes, moins la massue, élytres, à l’exception de la
région scutellaire, et pattes d’un rougeâtre assez clair ; corps très-
parcimonieusement recouvert en dessus de longs poils rigides,
dressés, blanchâtres. Téte arrondie, lisse, glabre, marquée entre
les yeux d’une petite fossette arrondie.Rostre long, mince; chez le cf,
il est presque droit, deux fois et trois quarts aussi long que l’un des
yeux pris dans sa plus grande largeur, mat; chez la © ,il est faible-
ment, mais régulièrement courbé, brillant, presque quatre fois aussi
long que l’un des yeux. Prothoraz d’un quart plus large qu'il n’est
long, brillant, un peu convexe, marqué de quelques points fins très-
espacés. Seutellum petit, glabre. Élytres très-faiblement plus larges
à leur racine que le prothorax à sa base, courtes, brillantes, régu-
lièrement striées ; stries bien marquées, offrant dans leur fond des
gros points peu serrés, interstries obsolétement chagrinés. Dessous
du corps et pales avec quelques poils un peu rigides, courts. Cuisses
épaisses, surtout chez le c'; dans ce sexe, les antérieures sont obso-
lètement angulées à leur bord inférieur.
Cette espèce nous a été communiquée par M. Fairmaire sous le
nom de Tychius seminitens in litt., appellation que nous n’avons pas
cru devoir lui conserver, désireux que nous étions de la dédier à ce
cher collègue.
‘s "4 RTL tte À 0,
A - VS T
DES
CICINDÉLIDES ET CARABIQUES
RECUEILLIS EN PORTUGAI, PAR M. CAMILLE VAN VOLXEM'
EN MAI ET JUIN 1871
par M. J. PUTZEYS.
SÉANCE DU 8 NOVEMBRE 48173.
M. Van Volxem se proposant de publier une relation complète de
son voyage, je me borneraiï à donner la liste des endroits qu'il a ex-
plorés et la date des explorations.
Au nord du Tage (du 2 au 17 mai) :
Bussaco, Coïmbra, Pombal, Leiria, Mafra, Cintra, Carregado,
Caldas de la Raïinha. |
Au sud du Tage :
19 mai. Evora.
20 — Beja.
214 — Santa Clara.
22-98 mai. Monchique, La Foya, Caldas de Monchique.
28 mai-7 juin. Villa Nova de Portimao, Lagos, Sagres, Cap St-
Vincent, Loule.
10 juin. Faro.
13 — Tavira.
16 — Villa Real de $. Antonio.
18 — Mertola.
M. Van Volxem a ensuite visité quelques localités de l’Andalousie.
Il a passé à Tanger, où il a séjourné du 1° au 10 juillet.
48 RELEVÉ DES CICINDÉLIDES ET CARABIQUES
Enfin, lors de son retour, il s’est arrêté à Sta Olalla, au nord de
Burgos.
Je marquerai d’un * les insectes qui ont été recueillis en dehors du
Portugal.
Cicindela maura L.
Villa Real (9), Faro (11), Tavira (1), Portimao (1), Lagos (7),
Tanger (6).
*C. luctuosa D.
Tanger (abondante).
C. maroccana Fab.
Carregado, Foya.
*C. trisignata D.
Tanger (5).
C. circumdata D.
-Villa Real (7).
C. littoralis Fab.
Lagos, Villa Real, Tanger.
*C. flexuosa Fab.
Tanger (2).
Omophron limbatum Latr.
Coïmbra.
O. variegatum OI.
Coïmbra (en nombre).
Notiophilus rufipes Curt.. :
Bussaco (4), Coïmbra.
N. geminatus var. marginatus Gené.
Ste Clara (4), Monchique.
N. IV-punctatus Dej.
Bussaco, Foya, Sta Clara (2), Monchique (2).
Carabus quadarramus Laf.
Bussaco (2).
C. lateralisChevr.
Bussaco (3).
C. melancholicus Fab.
Coïmbra, Mafra.
RECUEILLIS EN PORTUGAL PAR M, CAMILLE VAN VOLXEM. 49
*C. rugosus Fab.
Tanger.
C. Hellwigi Schaum.
Mañra (2).
C. celtibericus Germ.
Alcabaga, Lagos, Monchique, Caldas de la Raïnha, Cintra.
Calosoma sycophanta Lin.
Cintra (2).
C. indagator Deï.
Portimao (en nombre).
Nebria brevicollis Fab.
Bussaco (9).
N. Van Volxemi n. sp.
Nigra, nitida, abdomine, palpis, antennis pedibusque pallide testaceis.
Prothorax cordatus, ante basim constrictus, angulis posticis latis, acu-
tiusculis, impressione transversali antica, lateribus basique punctatus ;
elytra oblonga, punctato-striata, interstitio 5° 5-foveolato.
Long. 10. — El. 6 172. — Lat. # m.
La tête est large, carrée, non rétrécie er arrière des yeux, rou-
geâtre dans sa partie antérieure ; les antennes ont leurs 2-5 articles
obscurs à la base et à l'extrémité. Les yeux sont très-saillants, à
peine enchâssés en arrière ; le vertex est convexe, parsemé de quel-
ques points ; on remarque des rides obliques à l'extrémité des im-
pressions entre les yeux.
Le corselet est plus court que long, cordiforme ; sa plus grande
largeur est au tiers antérieur, où il est arrondi ; il se rétrécit forte-
ment, mais presque sans courbure, jusqu'aux angles antérieurs, qui
sont avancés et arrondis ; dès le milieu, il se rétrécit jusqu’au quart
postérieur, d’où il descend presque droit sur la base, dont les angles
sont grands, un peu aigus, légèrement prolongés en arrière, ce qui
fait paraître la base échancrée ; le bord antérieur est un peu pro-
longé presqu’au milieu. Le rebord marginal est large, ponctué ; la
base est très déprimée, entièrement couverte de points. L’impression
transversale antérieure est large, profonde, ponctuée, de même que
l’espace compris entre elle et le bord antérieur ; le milieu de la sur-
face, très-convexe, est partagé par le sillon longitudinal qui est pro-
fond.
Les élytres sont oblongues, également rétrécies à la base et à l’ex-
trémité ; leurs côtés sont fort peu arqués, et l’extrémité n’est que fai-
50 * RELEVÉ DES CICINDÉLIDES ET CARABIQUES
blement sinuée ; elles sont un peu aplanies sur le dos, profondément
striées ; la ponctuation des stries est très distincte; le 3° intervalle
porte cinq gros points dont deux sont parfois peu marqués ; le bord
marginal, assez étroit, est plus ou moins roussâtre dans sa dernière
moitié ; les stries 4-7 n’atteignent pas l'extrémité, où l’on remarque,
en face de leur prolongement, un espace oblong relevé. En dessous,
le sternum et les côtés du corselet sont beaucoup plus faiblement
ponctués que les méso- et métasternum ainsi que leurs épisternes ;
les deux ou trois derniers segments de l’abdomen sont testacés, lis-
ses; les tarses sont plus ou moins rembrunis ; les tarses antérieurs
et intermédiaires du G' portent quelques sillons et quelques points.
Cet insecte est assez voisin de la N. Genei ; indépendamment de la
coloration, il en diffère par les points suivants : les yeux sont plus
saillants, le corselet est un peu plus étroit, simplement arrondi au
tiers antérieur et non presque anguleux ; la base est plus échancrée ;
les élytres sont plus étroites, les épaules plus relevées, moins large-
ment arrondies ; le sillon basal est moins droit ; le rebord marginal
est plus étroit ; le nombre des points dorsaux est différent, etc.
Monchique. 43 individus.
Leistus angusticollis D.
Bussaco (5).
L. expansus n. spec.
Intermédiaire entre les L. spinibarbis et fulvibarbis, un peu plus
petit que le premier ; d'un bleu plus verdâtre ; les yeux sont un peu
moins saillants ; la tête est plus ridée près des yeux et plus distinc-
tement ponctuée. Les élytres ont les épaules plus effacées et les côtés
plus parallèles chez le Gi les stries sont plus profondes et plus
grossièrement ponctuées ; mais la différence essentielle gît dans la
forme du corselet qui, au lieu d’avoir les côtés antérieurs régulière-
ment arrondis, les a dilatés avant le milieu de manière à former un
angle obtus, à peu près comme chez le L. fulvibarbis, mais moins
prononcé ; les angles antérieurs sont moins avancés ; la marge, rous-
sâtre, est encore plus large que chez le spinibarbis ; le centre du cor-
selet et les intervalles desstries sont parsemés de points encore plus
petits.
Il ne peut être confondu avec aucun des autres Leistus plus au
moins bleus : (afer Coq., crenatus Fairm., montanus Steph., abdomi-
nalis Reiche, nitidus Duft., parvicollis Chaud., megaloderus Chaud.),
qui, tous, ont les côtés antérieurs du corselet régulièrement arrondis.
Sud du Portugal (Foya, Monchique).
Le L. fulvibarbis n’est pas rare dans les environs de Coïmbra (Pau-
lino), mais M. Van Volxem ne l’a pas rencontré dans son voyage.
RECUEILLIS EN PORTUGAL PAR M. CAMILLE VAN VOLXEM. 51
Tæniolobus planus Bon.
Lagos (9).
*Scarites gigas Fab.
Gibraltar.
Sc. polyphemus Bon.
Villa Real, Tavira, Portimao, Faro, Tanger (en nombre). Plu-
sieurs individus de Faro et de Tanger portent 3 points sur le 3° inter-
valle.
*Sc. hespericus Dej.
Tanger (5).
Sc. lœvigatus Fab.
En nombre à Portimao et Tavira.
*Graphipterus Rolphi KFairm.
Tanger.
Aptinus bellicosus Duf.
Carregado, Beja.
*A. andalusiacus Rambur.
Tanger.
Brachinus crepitans Fab.
Portimao.
B. psophia De)j.
Mafra, Cintra, Tanger.
B. efflans Dej.
Cintra.
B. glabratus Bon.
Bussaco (3).
*Zuphium microphthalmum n. sp.
Rufo-testaceum, capile elytrisque nigro-piceis. Oculi minores. Protho-
raz elongatus, angulis posticis acutis: Elytra elongata antice angustata .
Long. 9. — El. b. — Lat. 3 174 m.
De la taille et de la forme du Z. fuscum G., mais la tête est noire
et les élytres sont unicolores. Les antennes sont plus longues ; la tête
est plus rétrécie en avant; le labre et l’épistome sont testacés; les
yeux sont beaucoup plus petits et situés moins en arrière. Le corse-
let est plus long, moins large et moins arrondi en avant; les angles
postérieurs sont plus aigus et plus saillants. Les élytres sont nota-
52 RELEVÉ DES CICINDÉLIDES ET CARABIQUES
blement plus étroites aux épaules, plus planes en dessus; les stries
sont un peu plus distinctes ; de même que chez le fuscum, la marge
externe et apicale, ainsi que la suture, est bordée de testacé.
Trouvé aux environs de Tanger, parM. Olcese.
Blechrus glabratus Duft.
Beja, Carregado, Mafra, Foya, Villa Nova, Tanger.
B. plagiatus Duft.
Lagos, Sagres (4).
Metabletus obscuroguttatus Duft.
Aranjuez.
M. scapularis De).
Aranjuez, Tanger.
M. foveola Gyll.
Carregado (2).
M. foveolatus Dej.
Portimao (11).
Apristus albonotatus Dej.
Coïmbra (8).
Amblystomus mauritanicus Dej.
Lagos, Tanger.
A. Raymondi Gaut.
Portimao.
Platytarus Famini D.
Lagos.
Cymindis miliaris Fab.
Cintra.
Masoreus Wetterhali Gyll.
Var. affinis Küst.
Abondant à Portimao.
*Chlænius velutinus Duft.
Tanger, en nombre.
C. spoliatus Rossi.
Portimao, Tanger.
C. vestitus Payk.
Monchique (5), Faro, Tanger, Rio Tinto, *St Olalla.
RTE LCA LEA NS R N'ENL
Nid AU We tu l , 3
" 4
RECUEILLIS EN PORTUGAL PAR M. CAMILLE VAN VOLXEM. 53
*C. agrorum OI.
Tanger.
C. azureus Duft. (Dinodes D.).
Faro (2), Tanger (1).
*Oodes hispanicus Dej.
Tanger (6).
Licinus peltoides Bon.
Portimao (5), Lagos, Cintra.
L. granulatus Dej.
En nombre à Portimao, asia Lagos.
Chez quelques individus, les élytres sont très-rétrécies à l’ex-
trémité.
L. siculus Dej.
Mazagan (6).
Pogonus littoralis Duft.
Lagos.
P. chalceus et viridanus.
Portimao, Lagos.
P. gilvipes De.
Trouvé en nombre à Portimao, Lagos et Faro. Plusieurs des
_ individus de la première localité sont verts avec l'extrémité des
élytres testacée (Pog. apicalis Küst.).
P. Grayi Woll. (fulvus Baudi).
Voy. Chaud. Mon. des Pogonides, p. 35 (Ann. Soc. Ent. Belg.,
AIN; p: 35:)
* Les P. Grayi Woll. et fulvus B. appartiennent évidemment à une
seule et même espèce : l’insecte de Wollaston n’avait encore été ren-
contré qu’à Lanzarote, l'une des Canaries, celui de Baudi, que dans
l'Ile de Chypre. C’est plutôt la différence d'habitat entre ces deux
insectes que des caractères bien marqués qui avait déterminé M. de
Chaudoir à les admettre comme distincts. La découverte de l’espèce
à la côte méridionale extrême du Portugal est donc un fait très-in-
téressant. M. Van Volxem en a recueilli 12 individus à Villa Nova
de Portimao au commencement du mois de juin.
Patrobus rufipennis Dej.
19 individus à Bussaco, Mafra, Cintra, Carregado.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. LE BELGIQUE, T, XVII. 7
54 RELEVÉ DES CICINDÉLIDES ET CARABIQUES
Sphodrus complanatus Dej.
Casa Blanca (6).
Calathus luctuosus Dej.
Foya, Monchique.
Voy. Ann. Soc. Ent. Belg. XVI, p. 47.
C. mollis Marsh.
Portimao (20), Faro (1).
C. piceus Marsh.
Coïmbra (3), Cintra (4), Monchique (2).
*Anchomenus prasinus Thunb.
Sta Olalla (3).
A. albipes Fab.
Partout en nombre.
Agonum modestun St.
Sta Clara.
Olisthopus hispanicus Dej.
Foya, Mafra, Castro Verde, Belem.
*Abacetus Sal:manni Germ.
Tanger.
Platyderus lusitanicus Dej.
Monchique (2).
P. montanellus Gr.
Bussaco (2).
*Pœcilus mauritanicus Luc.
Tanger (20).
Orthomus velocissimus Walt].
Tavira.
O. barbarus D.
Portimao, Lagos.
*O. hispanicus D.
Tanger (10).
Omaseus nigrita Fab.
Bussaco (2), Monchique.
Steropus.
Il y a, dans la Péninsule ibérique, trois groupes bien distincts de
Steropus.
Le 1°, à pointe sternale non marginée ; segment anal du G' caréné
Lit: pi TN HER RS
RECUEILLIS EN PORTUGAL PAR M. CAMILLE VAN VOLXEM. 6H)
transversalement ; fossettes du corselet portant deux impressions
longitudinales ; 3° strie des élytres munie d’un seul point dorsal.
4° concinnus Fab., et madidus St.
Asturies.
20 Lacordairei Putz., (F. gallega Fairm.)
Galice.
Le 2°, à pointe sternale non marginée ; segment anal du G' caréné
longitudinalement ; fossettes du corselet formées d’une seule impres-
sion longitudinale; points dorsaux des élytres au nombre de 3; der-
nier article des palpes plus court que le pénultième. Corps large et
peu convexe.
1. Corax Ghilianii Putz.
Guadarrama.
Le 3°, à pointe sternale marginée ; segment anal du G simplement
déprimé vers l'extrémité ; base du corselet portant une impression
unique se reliant au sillon marginal.
Ce dernier groupe seul a des représentants en Portugal.
1. L'un, au nord du Tage, est le Sf. Hoffmannseggi Dej. qui est
caractérisé par des élytres ordinairement assez courtes, ne portant
normalement qu’un seul point dorsal, très faiblement sinuées à
l’extrémité.
M. Van Volxem l’a pris à Bussaco, Cintra, Belem, Ajuda, Leiria,
Mafra, Caldas de la Rainha, Pombal.
2. L’autre, plus au sud, est le Sf. globosus Fab., ordinairement
plus grand, plus étroit, à corselet plus ovale, élytres plus allongées,
très fortement sinuées avant l’extrémité, qui est large et presque
tronquée ; les points dorsaux sont au nombre de 3 (parfois de 4 ou
même de 2); l’insecte est ordinairement très terne chez la © ; les
stries sont moins profondes, souvent même peu distinctes ; les inter-
valles sont plus plans.
Cette espèce, qui se rencontre en Algérie, au Maroc, en Anda-
lousie, a été trouvée par M. Van Volxem à Monchique, la Foya,
Sagres, Lagos, Castro Verde, Tavira et aux environs de Tanger. La
plupart des individus recueillis à la Foya et à Monchique ont le bord
extérieur des élytres et les tarses d’un testacé ferrugineux. Cela À
tient sans doute à une transformation plus récente.
3. C’est entre ces deux espèces que se place le Sf. insidiator Brûl.
D'un noir vernissé très brillant dans les deux sexes ; moins convexe
que le Hoffmannseggi, à corselet moins arrondi sur les côtés, plus
large en avant et à rebords marginaux plus étroits ; les élytres sont
un peu plus larges, surtout en arrière, déprimées sur la suture ; les
56 RELEVÉ DES CICINDÉLIDES ET CARABIQUES
stries sont ordinairement assez superficielles, ponctuées, souvent à
peine distinctes ; les points dorsaux sont disposés comme chez le
Hoffmannseggi ; les antennes sont plus courtes.
M. de la Brülerie l’a trouvé à Medina Cœli; M. Ehlers à Fon-
tèbre.
Pterostichus Paulinoï Vuillefr. Abeille, V, p. 292 (1868).
Pt. Van Volxemi n. sp.
Les Pterostichus du nord de l’Espagne, appartenant au groupe
du parumpunctatus, ont tous le milieu du dernier segment abdominal
du ç' relevé en une forte carène longitudinale, plus ou moins angu-
leuse, plus ou moins bifurquée.
Dans le nord du Portugal (c’est-à-dire au-dessus du Tage) on ren-
contre abondamment une espèce très distincte, dont le G' a le der-
nier segment abdominal très déprimé en arrière, tandis que le bord
anal est relevé et un peu replié : c’est le St. Paulinoï Vuill. dont
M. Van Volxem à trouvé des individus à Bussaco, Coïmbra, Leiria,
Carregado, Mafra.
Ce caractère se retrouve chez un autre Pferostichus très voisin du
Paulinoï et que M. Van Volxem a découvert à Monchique. Il est un
peu plus petit, moins brillant ; le corselet est moins sinué avant les
angles postérieurs ; il ne porte, de chaque côté de la base, qu’une
seule impression linéaire, tandis qu’il en existe une seconde très dis-
tincte chez le Paulinoï; la marge externe est moins épaisse; les
élytres sont un peu plus courtes, moins arrondies aux épaules qui
sont plus relevées, Je propose pour cette nouvelle espèce le nom de
St. Van Volxemi.
Percus politus Dej.
Voy. la notice de M. Perez-Arcas : Revista de las Spec. Españolas
del g. Percus, p. 22.
Sagres, Tavira (8).
Amara frivialis.
Faro, $. Bartolomeo, Tanger, *Sta Olalla (9).
À. lucida Duft.
Monchique.
Zabrus flavangulus Chevr.
Bussaco.
Z. piger Dej.
Foya, Belem.
RECUEILLIS EN PORTUGAL PAR M. CAMILLE VAN VOLXEM. o7
Aristus capito De].
Cintra.
A. clypeatus Rossi.
Beja (en nombre). Sagres.
A. sphærocephalus OI.
Sagres, Mertola, S. Bartolomeo, Leiria, Beja, Pombal, Porti-
mao (19).
Ditomus calydonius Rossi.
Faro, Cintra, Tanger (8).
Odontocarus cordatus Dej.
Portimao.
O. cephalotes Dej.
Tanger.
*Odogenius fulvipes Latr.
Sta Olalia.
*O,. gracilis Ramb.
Tanger (2).
Apotomus rufithorax Pecch.
Lagos.
*Acinopus megacephalus Rossi.
Tanger.
A. tenebrioides Dft.
Portimao, Sagres, *Sta Olalla. .
Anisodactylus binotatus Fab.
Rio Tinto
Ophonus obscurus Fab.
Cintra (2), *Sta Olalla (5).
O. diffinis De)j.
Mafra (10), Pombal (4).
O. rotundicollis Fairm.
Cintra (6), Portimao (3), Aranjuez, Leiria, Tanger 8).
O. discicollis Walt].
Portimao (2).
*O. carteroides Fairm.
Tanger (3).
58 RELEVÉ DES CICINDÉLIDES ET CARABIQUES
* 0. azureus Fab,
Sta Olalla (4).
O. meridionalis Dej.
Sagres, S'a Olalla (2).
O. rotundatus Dej.
Tanger, Portimao (6), Cintra, Beja (5).
Ces derniers, récemment transformés, sont plus petits et paraissent
un peu plus courts. Le corselet est, chez tous, très déprimé longitu-
dinalement au milieu.
O. subquadratus Dej.
Mafra, Leiria, Tanger.
O. longicollis Ramb.
Sagres (2).
*O. rupicola St.
Tanger.
*O. brevicollis Dei.
Sta Olalla.
Harpalus ruficornis Fab.
Coïmbra, Pombal, Mafra, Aranjuez, Leiria.
H. ignavus Duft.
Foya, Monchique.
I. sulphuripes Germ.
Bussaco, Sta Olalla.
H. consentaneus Dej.
Foya (6).
H. fastiditus Dej.
Monchique (3).
H. contemptus Dej.
Bussaco, Coïmbra, Monchique (2), Tanger.
H. distinguendus Dej.
En nombre à Bussaco, Coïmbra, Belem, Monchique, Malaga,
Foya.
*H. semipunctatus Dej.
Sta Olalla (2).
H. tenebrosus Dei.
Portimao (32), Villa Real, *Sta Olalla (2).
RECUEILLIS EN PORTUGAL PAR M. CAMILLE VAN VOLXEM. D9
*H. neglectus Dej.
Tanger (9)
H caspius Ste.
Bussaco (4). Pombal (3), *Sta Olalla (6).
Stenolophus feutonus Schr.
En nombre partout.
*St abdominalis Gené.
Tanger.
Acupalpus meridianus L.
Monchique (2).
A. dorsalis Fab.
Monchique (4).
A. brunnipes St.
Mafra.
Trechus minutus Fab.
Bussaco (4), Coïmbra, Cintra (2), Leiria, Monchique (3).
T. Schaufussi Putz.
Bussaco (2).
Perileptus areolatus Cr.
Mertola.
Tachys Focki Hümm.
Trouvé dans une caverne appelée dans le pays Egreginha dos
Soudos, aux environs d’Alte, dans du guano de chauves-souris.
*T. hœmorrhoidalis D.
. Malaga (9).
T. nanus Gy1I1.
Bussaco.
T. bistriatus Duft.
Beja, Lagos (3).
T. scutellaris Germ.
Portimao (4), Lagos (6).
Bembidium rufescens De)j.
Cintra, Mafra.
B. oblusum St.
Castro Verde.
60 RELEVÉ DES CICINDÉLIDES ET CARABIQUES RECUEILLIS EN PORTUGAL.
B. biguttatum Fab.
Cintra (2).
*B. IV-pustulatum Dej.
Malaga (2).
B. IV-quitatum Fab. var. Genei.
Bussaco (15), Carregado, Castro Verde, S'a Olalla.
B. normannum Dei.
Lagos (5).
*B. lampros Herbst.
Sta Olalla.
B. ambiguum De).
Belem, Beja.
B. cœruleum Dej.
Monchique.
B. cruciatum Dei.
Mertola, en nombre.
B. hispanicum Dei.
Coïmbra.
B. Paulinoi V. Heyd.
Coïmbra (5).
B. punctulatum Drap.
Coïmbra, en nombre.
B. Dufouri Perr. (inéd. ?)
En nombre à Coïmbra.
Cet insecte, que M. Paulino d’Oliveira m’a envoyé sous ce nom,
vit en communauté avec le B. punctulatum dont il semble n’être
qu'une variété. Il est toujours d’une couleur plus foncée et moins
brillante; les pattes sont entièrement d’un brun de poix un peu
bleuâtre : la tête est beaucoup moins ponctuée ; le corselet ne l’est
qu’à la base et très-faiblement en avant ; les stries des élytres sont
moins profondes, plus finement ponctuées et seulement dans leur
moitié antérieure; les stries 5 et 6 sont à peine marquées à l’extré-
mité. En-dessous, les côtés du corselet ne portent que quelques
points épars en avant et à la base.
Tachypus flavipes.
Leiria, Ajuda.
APPENDICE
AU
MÉMOIRE DE M. J. B. CAPRONNIER, SUR LES LÉPIDOPTÈRES DU BRÉSIL.
DESCRIPTION D'UNE ESPÈCE NOUVELLE DU GENRE TERUAS
par M. le D' BOISDUVAL.
T. Sinoïdes Bdv. N. sp. PI. L, fig. 2 (1).
Envergure, 28 millim.
Cette espèce est très-voisine de T. Phiale Cram.; également origi-
naire des environs de Rio, elle en a le fucies; seulement les ailes ont
les angles terminaux plus arrondis.
Les premières ailes sont blanches, la côte est lavée d’une légère
teinte jaunâtre s’étendant de la base à l’angle apical; cette partie
est ornée d’une bordure noire, arquée, sinuée en dedans. La base et
la côte sont en outre chargées d’un pointillé grisâtre.
Les secondes aïles sont recouvertes entièrement du lavis jaunâtre,
un peu plus foncé versle bord marginal. Comme point discoïdal, une
très-légère tache gris-clair.
En dessous les premières aïles sont blanches. Une bande jaune
citron s’étend le long de la côte, recouvre l’angle apical et descend
en mourant vers l’angle interne. À la partie supérieure on distin-
gue, par la transparence, la tache noire du dessus de l’aile. Un
point noir presque imperceptible marque l’extrémité de la cellule
discoïdale.
Les secondes ailes en dessous sont entièrement jaune-clair. La
tache discoïdale brune est assez marquée; elle est surmontée d’un
petit point de même couleur placé sur l’angle de la cellule. Au milieu
de l’aïle est une bande transverse, ondée, parallèle à la marge et
composée de taches formées d’atomes brunâtres, comme chez presque
toutes les espèces du genre. Chaque nervure, contre la frange, est
marquée d’un très-petit point noir; cette frange est blanche, jaune
(4) Voir ci-dessus, page 13.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVIL. 8
62 APPENDICE AU MÉMOIRE DE M. CAPRONNIER, SUR LES LÉPIDOPTÈRES DU BRÉSIL.
au sommet. Les antennes sont brunes, annelées de blanc. Le thorax
et l'abdomen sont d’un brun-gris en dessus, jaune-clair en dessous.
Oct. 6. Itaipü.
OBSERVATION RELATIVE A TERIAS TENELLA, Bdv.
Voir ci-dessus n° 31, page 13.
Dans la description de la variété, la tache ferrugineuse du dessous
des ailes pourrait faire confondre cette variété avec l’espèce Terias
Lisa, Bdv., de l'Amérique Septentrionale. Mais, sauf cette ressem-
blance, quoique importante, les autres caractères et l'habitat en font
certainement une simple variété de T. Tenella.
J.-B. CAPRONNIER.
An ne
MATÉRIAUX POUR SERVIR A LA MONOGRAPHIE
DE LA
TRIBU DES ERIRRHINIDES
DE LA FAMILLE
DES CURCULIONIDES (COLÉOPTÈRES)
par H. TOURNIER, de Genève.
SÉANCE DU 6 DÉCEMBRE 1875.
Très-honorés Collègues,
Lorsque l’an dernier je vous promettais un essai monographique
de la tribu des Tychiides, je n’avais pas encore acquis la certitude
que, telle qu’elle était alors constituée, elle ne pouvait pas se prêter à
un travail sérieux ; ce ne fut que lorsque je l’eus entièrement étudiée,
et inspecté toutes ou presque toutes les espèces qui y étaient com-
prises, que j’ai pu constater qu’elle devait être démembrée et, pour
la plus grande partie, rentrer dans la tribu des Érirrhinides. Il m’a ,
donc fallu étudier avec beaucoup de soin cette dernière tribu pour
assigner une place certaine aux genres et espèces que je devais sortir
des Tychiides ; après m'être entouré de nombreux matériaux, parmi
lesquels se sont montré des genres à établir et des espèces nouvelles
à décrire, j'ai pu assigner une place certaine aux genres Jekelia
Tourn., Pachytychius Jekel, etc., etc.
Je pense qu’un tableau de la nouvelle classification que j’adopte
pour les genres compris dans la tribu qui m'occupe, vous intéressera;
je viens vous le soumettre, priant instamment ceux d’entre vous qui
ont quelques matériaux nouveaux ou peu connus de me les commu
niquer, afin que je puisse les comprendre dans la monographie que
je prépare.
De tous les genres européens compris par Lacordaire dans sa
tribu des Érirrhinides je n’en écarte que deux : Mecinus et Gerano-
rhinus ; le premier parce qu'il n'offre pas les affinités désirables avec
la tribu actuelle; son facies, sa vestiture, le nombre des articles du
funicule antennairé, la structure de son rostre, ses jambes courtes
64 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE
et lourdes, sont autant de caractères qui ne sont pas en accord avec
ceux des Érirrhinides; par contre, les rapports de ces insectes avec
les Gymnetron (Miarus exclus.,) sont si intimes qu'entre eux il est
difficile de saisir des différences génériques bien sérieuses ; il est
même quelques espèces qui offrent une pareille vestiture, un sem-
blable coloris, d’autres dont le rostre est conformé sur le même
plan. Quoi de plus voisin, par exemple, des Gymnetron à rostre
court, épais, droit, que le Wecinus comosus.
Les formules que Lacordaire donne de ces deux genres ne sont
quant au fond, pas sensiblement différentes ; les voici textuellement
relevées :
MEcxus Germ. GYMNETRON Schœnh.
Rostre allongé, plus ou moins Rostre légèrement arqué; ses
grêle, arqué, rarement (par exem- | scrobes commençant vers son mi-
ple collaris) presque droit, cylin- | lieu ou un peu en avant, et attei-
drique ; ses scrobes commençant | gnant les yeux.
vers le milieu ou le tiers de sa
longueur, obliques et. atteignant
sa base.
Antennes courtes, médiocre-
ment robustes; scape en massue
au bout ; funicule de cinq articles :
1 obconique, allongé, 2 plus
court ; 3-5 transversaux, serrés ; | celui-là plus long et plus gros,
massue ovale, obtuse au bout, | 3-5 très-courts, subarrondis;
articulée. massue grosse, ovalaire, sub-
obtuse au bout, parfois imparfai-
tement articulée.
Antennes en général assez ro-
bustes ; scape en massue au bout,
touchant les yeux; funicule à
articles 1-2 allongés, obconiques,
Yeux assez petits, ovales, Yeux assez grands, ovales
transversaux. transversaux.
Prothorax transversal ou non, Prothorax transversal, plus ou
médiocrement convexe, légère- | moins rétréci en avant, arrondi
ment arrondi sur les côtés, tron- | sur les côtés et à sa base, celle-ci
qué, ou un peu arrondi à sa base, | parfois légèrement bisinuée en
faiblement rétréci etcoupé carré- | même temps, tronqué en avant ;
ment en avant, avec un sillon | prosternum très-court, plan ou
transversal le long de son bord | faiblement excavé (1).
antérieur.
(1) Le prosternum est ici d’une structure analogue à celui des Mecinus ; au moins
chez les espèces qui ne l'ont pas faiblement excavé.
L'
"
"
DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES. 65
Écusson petit, en triangle cur-
viligne ou transversal.
Élytres assez ou peu convexes,
allongées , parallèles, rétrécies
dans leur tiers postérieur, pas
plus larges que le prothorax et
un peu échancrées à leur base.
Pattes médiocres ; cuisses en
massue ; jambes droites, tron-
quées et mucronées au bout;
tarses assez courts, à articles
1-2 très-étroits, 4 assez long ;
ses crochets très-petits, élargis
à leur base.
Les trois segments intermé-
diaires de l’abdomen égaux, sé-
parés du premier par une suture
droite; saillie intercoxale assez
large, tronquée en avant. Méta-
sternum de longueur médiocre.
Corps allongé, très-finement
pubescent.
Écusson petit, variable.
Élytres peu ou médiocrement
convexes, ovales ousubparallèles,
obtusément arrondies en arrière,
avec l’angle sutural un peu ren-
trant, à peine plus larges que le
prothorax et légèrement échan-
crées en arc à leur base.
Pattes médiocres, hanches an-
térieures contiguës, cuisses en
massue, tantôt inermes, tantôt
dentées ou denticulées en dessous
(1); jambes de la même paire
brièvement ou assez fortement
mucronées au bout, le mucro
dans ce dernier cas redressé ;
tarses étroits, à articles 1-2 ob-
coniques, 3 peu élargi, 4 long ;
ses crochets soudés à leur base.
Saillie intercoxale assez large,
parallèle, tronquée en avant.
Corps ovale ou ovale-oblong,
finement pubescent, rarement
presque glabre.
Les Gymnetron placés par le savant auteur du Genera dans la Sec-
tion À de la Phalange I de sa Cohorte des Curculionides Phanérogna-
thes Apostasimérides, n’y sont pas mieux placés que les A/ecinus chez
les Érirrhinides, puisqu'ils y forment, ainsi que le dit l’auteur (2),
la plus considérable des exceptions, et qu’il prévoit lui-même qu'ils
devront en être retranchés (3); ces deux genres devront être réunis
en une petite tribu des A/écinides, qui prendra place entre celle des
(1) Quoique Lacordaire ne mentionne pas ce caractère dans la formule du genre
Mecinus, il y existe.
(2) Lacordaire, Genera des Coléopt. T. VIL, p. 6.
(3) Lacordaire dit (1. e. p. 6) : « Mais rien ne s’oppose à ce qu’on fasse disparaitre
celte exception, en reportant ces insectes (les Gymnetron) dans la cohorte précédente,
où ils prendraient place dans le voisinage des Anthonomides. Je crois cependant qu’il
vaut mieux ne pas les éloigner des Miarus. »
66 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE
Cionides et celle des MWiarides, formée du genre Miarws ; elle aurait
peut-être été mieux placée entre les Zychiides et les Cionides, mais
le genre Gymnetron serait trop éloigné du genre Miarus, avec lequel
il a des rapports très-intimes.
Le second, à savoir Geranorhinus, n’a aucun rapport avec les Érir-
rhinides, et doit se placer auprès du genre Coniatus; le caractère sur
lequel Lacordaire insiste pour intercaler ce genre dans le groupe
des Zydronomides, est la structure des tarses; mais je ne vois rien
ici qui diffère des tarses que l’on observe chez les Coniatus (par ex.
splendidulus); ces organes sont construits parfaitement sur le même
plan, et tous les autres caractères du genre Geranorhinus, tels que la
structure des antennes, la massue de celles-ci, les segments abdo-
minaux, le rostre et ses scrobes, etc., sont aussi similaires que pos-
sible avec ceux que l’on voit chez les plus petites espèces du genre
Coniatus; qu’on joigne à cela une même livrée, qui dénote la même
manière de vivre, et certes les rapports seront incontestables.
J’ai créé neuf genres nouveaux, les uns pour des espèces inédites
qui ne pouvaient rentrer dans aucun des genres déjà formulés, les
autres pour des espèces ne cadrant nullement avec les formules des
genres où elles étaient placées ; enfin j’ai déplacé les genres Philer-
nus et Smicronyr, le premier inscrit par Lacordaire dans ses Érir-
rhinides vrais, sans qu'il ait tenu un compte rigoureux de la struc-
ture des tarses allongés, à 3° article non ou à peine plus large que
les précédents, et de ses pattes grêles, caractères totalement
opposés à ceux prescrits pour ce groupe, mais qui cadrent parfaite-
ment avec ceux du groupe des Æydronomides, parmi lesquels je le
place ; l’unique espèce connue s’en rapproche également par sa ves-
titure et ses autres caractères. Le second, Smicronyz que l’auteur
cité intercale dans le groupe des Cryptoplides, il ne l’a évidemment
placé là que faute d’avoir inspecté des matériaux suffisants. S'il
avait connu en nature les #. modestus Tourn (in litt.), 8. rwfipes
Kiesenw., #. rufipennis Tourn. (in litt.), il aurait vu chez eux le der-
nier article des tarses aussi ou plus long et dépassant plus le précé-
dent que chez plusieurs des genres compris par lui dans ses Érir-
r'hinides vrais, groupe duquel il ne l’avait séparé que pour la brièveté
du 4° article de ses tarses; le genre Smicronyæ est fort mal placé
entre les genres T'anysphyrus et Anoplus, qui ont de trop grands rap-
ports pour souffrir entre eux des éléments étrangers ; tandis que, par
ses yeux subcontigus en dessous, il se rapproche du genre Skharpia
Tourn., et, par le premier article du funicule de ses antennes, seul
notablement plus long que les autres, du genre Pseudostyphlus Tourn.
Le genre Æypoglyptus m’étant totalement resté inconnu en nature,
je n'ai pu lui assigner une place certaine, et à l’exemple de Lacor-
daire, je l’inscrit à la suite des rirrhinides vrais.
DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES. 67
ERIRRHINIDES.
Sous-menton muni d’un pédoncule saillant. Mandibules
grêles et assez saillantes, ou très courtes en tenailles, ou bien
en forme de pinces. Rostre plus ou moins allongé, plus ou moins
grêle, cylindrique ou subcylindrique ; ses scrobes séparées ou
conniventes en arrière, linéaires, rectilignes ou obliques. An-
tennes de longueur variable, leur funicule de 7 articles, le 7°
presque toujours libre. Prothorax quelquefois muni de lobes
oculaires, rarement bisinué à sa base. Écusson plus ou moins
visible. Jambes le plus souvent grêles et arrondies, presque
toujours plus ou moins fortement mucronées ou onguiculées au
bout ; corbeilles des jambes postérieures ouvertes ; tarses varia-
bles. Métasternum plus ou moins allongé. Épimères mésotho-
raciques petites ou médiocres. Corps presque toujours pubes-
cent ou plus ou moins recouvert d’écaillettes; généralement
d’une livrée obscure.
La formule qui précède est à peu près la même que celle que La-
cordaire donne dans son Genera ; les seules modifications y appor-
tées sont occasionnées par l’absence des éléments exotiques et la
suppression du genre Wecinus.
* Ces insectes peuvent se répartir en quatre groupes assez nettement
tranchés :
68 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE
I. Yeux plus ou moins grands, plus ou moins ovales, nullement
saillants.
A. Tarses plus ou moins larges et spongieux en dessous, à
article 3 plus large que 1-2 et bilobé.
a. 4° article des tarses débordant fortement le 5°.
1. ERIRRHINIDES VRAIS.
a' 4° article des tarses ne débordant pas ou que très-
peu le 3°, parfois nul.
3. TANYSPHYRIDES.
A! Tarses grêles, filiformes, non ou à peine spongieux en
dessous.
2. HyDRONOMIDES.
11. Yeux petits, arrondis, saïllants.
4. BRACHONYDES.
GROUPE I. -- ERIRRHINIDES VRAIS.
I. Scrobes rostrales atteignant ou peu s’en faut la commissure de
la bouche.
A. Corps oblong.
a. Jambes inermes en dedans.
1. Scrobes rostrales séparées en arrière.
2. Rostre allongé, arqué, médiocrement robuste.
1. Procas Steph.
2! Rostre assez court, droit, robuste.
2, Acrisius Desb.
1! Scrobes rostrales confluentes en arrière.
3. Acrodrya Tourn.
a! Jambes denticulées en dedans.
1. Rostre allongé, arqué, médiocrement robuste.
4. Jekelia Tourn.
1! Rostre court, droit. robuste.
5. Colchis Tourn.
A' Corps filiforme.
6. Brachypus Schœnh.
DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES. 69
II. Scrobes rostrales plus ou moins distantes de la commissure de
la bouche.
A. Cuisses, au moins les antérieures, inermes.
B. Funicule antennaire à article 1 seul notablement plus
long que les autres.
a. Tarses non spongieux en dessous.
7. Pseudostyphlus Tourn.
a! Tarses spongieux en dessous.
1. Yeux distants en dessous.
8. Elleschus Steph.
1' Yeux subcontigus en dessous.
9. Smicronyx Schœnh.
B' Funicule antennaire à articles 1-2 notablement allon-
gés.
a. Yeux contigus en dessous.
10. Sharpia Tourn.
a' Yeux distants en dessous.
1. Jambes droites.
2. Prosternum excavé.
11. Aubeonymus Duv.
2! Prosternum plan.
3. Scrobes rostrales conniventes en arrière.
4. Écusson bien visible.
12. Pachytychius Jekel.
4! Écusson caché ou très-petit.
13. Barytychius Jekel.
3! Scrobes rostrales séparées en arrière.
5. Tarses non spongieux en dessous.
14, Oryx Tourn.
5! Tarses spongieux en dessous.
15. Grypidius Schœnh.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII, 9
MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE
1! Jambes antérieures au moins flexueuses ou ar-
quées.
2, Jambes plus ou moins fortement mucronées,
mais sans épines à leur extrémité.
3. Deuxième segment de l’abdomen égalant au
plus en longueur les deux suivants réunis.
16. Notaris Germ.
83! Deuxième segment de l’abdomen deux fois
aussi long que les deux suivants réunis.
17. Icaris Tourn.
2! Jambes mucronées et armées d’épines à leur
extrémité.
4. Un lobe oculaire; prosternum échancré à
son bord antérieur.
18. Erycus Tourn.
4 Pas de lobes oculaires ; prosternum droit à
son bord antérieur.
19. Erirrhinus Schœnh.
A! Toutes les cuisses dentées en dessous.
20. Dorytomus Germar.
Genre Incertæ Sedis.
21. Hypoglyptus Gerstæck.
GENRE PROCAS.
Steph. Ill. of. Brit. Entom. 1V, p. 90.
picipes Marsh. Ent. Brit. 4802, p. 272. Angleterre.
Steveni Gyll. Schh. Gen. Curc. II, p. 287. Russie.
maæstus Bach. Käf. Fn. IT, 1854, p. 296. Allemagne.
granulicollis Walton. Ann. Nat. Hist. 2. IL, p. 168. Angle-
terre.
Saulcyi Reiche, Ann. Ent. Fr. 857. p. 677. Chypre.
Lethierryi Chevrol Rev. Zool. 1860. p. 77. Algérie.
3
A NT ES Ste
La
DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES. 71
Cottyi Perris, Ann. Ent. France 1864. p. 298. Oran.
Le P. picipes Marsh. seul m'est connu en nature; je lui réunis les
P. Steveni Gy1l. et granulicollis Walt., d’après l'autorité de MM. Gem-
minger et Harold.
GENRE ACRISIUS.
Desbrochers, Ann. Ent, Fr.1869. p. 395.
Hyperomorphus, Perris, Abeille 1869. p. 26.
Genre placé bien à tort par M. Desbrochers (1) à la suite du genre
Aubeonymus, car il ne possède aucun caractère qui puisse l’y ratta-
cher; il serait peut-être mieux placé dans la tribu des Hylobiides.
Chez l’Acrisius le rostre est court, droit, robuste, élargi vers son
extrémité, les scrobes rostrales sont peu obliques, bien séparées
postérieurement; elles prennent naissance près de la commissure de
la bouche et un peu au devant du rostre, leur ouverture étant
visible lorsque l’on regarde l’insecte de face; les antennes sont
fortes, la massue est grosse, d’un ovale très-court ; les yeux sont pe-
tits ; le prosternum, nullement excavé; le deuxième segment abdo-
minal, subsoudé au premier; enfin le facies et la sculpture sont bien
différents ; tandis que, chez les Aubeonymus, le rostre est assez
allongé, peu robuste, arqué, les scrobes rostrales sont confluentes
en arrière, prennent naissance sur les côtés au quart au moins de
la longueur du rostre; les antennes sont relativement minces, la
massue est petite, d’un ovale allongé, les yeux sont grands; le pro-
sternum est profondément excavé ; le deuxième segment abdominal
est nettement séparé du premier par une suture forte, etc.; c’est-à-
dire tous caractères opposés à celui du genre Acrisius.
Celui-ci ne contient que l’espèce qui a donné matière à sa créa-
tion.
Koziorowiczi Desb. Ann. Ent. Fr. 1869, p. 396.
asperatus Perris, Abeille, 1869, p. 27. Corse.
Vit sous les mousses ; j'en dois deux exemplaires à la générosité
de M. E. Revelière.
GENRE ACRODRYA. N. G.
Rostre assez allongé, médiocrement robuste, subcylindrique,
presque droit, faiblement déprimé en dessus; scrobes presque com-
(1) Desbrochers, Mittheilungen der Schweizerischen Ent. Ges., Vol, LT, N°7. p.545
72 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE
plètes, rectilignes, atteignant les yeux et confluentes postérieure-
ment; antennes antérieures, peu robustes, scape atteignant le bord
antérieur des yeux, en massue au bout, funicule de 7 articles, 1-2 al-
longés, obconiques, 1 un peu plus gros et un peu plus long que 2,
3-7 courts, subarrondis, mais très-faiblement et graduellement
élargis, de manière que 7 devient un peu transversal, massue
oblongue-ovale, triarticulée. Yeux petits, ovales, transversaux. Pro-
thorax aussi long que large, peu convexe, tronqué antérieurement
et postérieurement, un peu arrondi sur les côtés, rétréci et briève-
ment tubuleux en avant, sans lobes oculaires; prosternum droit à
son bord antérieur. Écusson caché. Élytres peu convexes, courte-
ment ovalaires, rétrécies dans leur tiers postérieur, très-peu plus.
larges que le prothorax à leur base, à épaules tombantes ; chargées
sur leur disque de côtes longitudinales saïllantes, crénelées sur leur
arête et terminées postérieurement par des calus plus ou moins
saillants. Pattes médiocres, assez robustes; cuisses un peu en mas-
sue, inermes; jambes droites, mucronées à. leur extrémité interne ;
tarses assez courts, à articles 1-2 un peu étroits, 3 beaucoup plus
large, fortement bilobé, 4 peu allongé, ne dépassant le 3 que dela
moitié de sa longueur, ses crochets petits. Deuxième segment abdo-
minal plus de deux fois aussi long que les deux suivants réunis, sé-
paré de 1 par une suture obsolète, droite; saillie intercoxale assez
large, droite en avant, Métasternum assez court. Corps ovalaire, par-
cimonieusement pubescent.
J'ai créé ce genre pour un intéressant Coléoptère découvert en
Toscane, par M. von Bruck, de Crefeld, auquel je l’ai dédié. Par sa
forme générale, il rappelle un peu les Procas. Son prothorax est,
comme chez ceux-ci, plus étroit que les élytres et assez régulièrement
arrondi sur les côtés ; par son coloris et sa vestiture, il est voisin du
genre Acrisius ; il diffère notablement des deux par sa sculpture et
ses scrobes confluentes en arrière.
Brucki Tourn. Toscane.
Long 5 mill. (1) Larg. 2 3/4 - 3 mill.
D'un testacé brunâtre ; très-parcimonieusement recouvert de poils
un peu rigides, fins, Jaunâtres et couchés en arrière. Rostre un peu
plus court G', presque aussi long ©, que la tête et le prothorax ré-
unis, assez densément et fortement ponctué, surtout près de la base,
muni sur son milieu d’une carène longitudinale obsolète, lisse; tête
densément et subrugueusement ponctuée, marquée entre les yeux
d’une légère dépression. Prothorax très-densément recouvert de gros
points, profonds, subconfluents, marqué dans son milieu d’une très-
(1) Les longueurs indiquées dans ce mémoire sont toujours : rostre exclu.
DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES, 13
fine carène longitudinale, lisse, peu régulière, abrégée antérieure-
ment et postérieurement. Écusson invisible, Élytres peu profondé-
ment et largement ponctuées-striées, interstries alternativement
relevés en côtes saillantes, tranchantes et finement crénelées sur
leur sommet; les côtes 1-2, c’est-à-dire celles placées sur les inter-
stries 9-4, sont terminées postérieurement par une sorte de calus
étroit, assez saïllant; chaque élytre porte cinq côtes, et, entre les 2°
et 3°,se montrent deux calus allongés ou rudiments de côtes, les au-
tres interstries sont très-étroits, un peu relevés et finement denti-
culés sur leur tranche ; les points qui forment les stries sont gros,
ronds, peu serrés et peu profonds. Dessous du corps grossiè-
rement et peu densément ponctué.
M. von Bruck a, comme je l’ai dit précédemment, capturé en Tos-
cane (Valombrosa) 6 exemplaires de cette espèce ; il a généreusement
doté ma collection d’un Get d’une © de ce curieux Curculionide.
Qu'il en reçoive ici mes sincères remerciements.
GENRE JEKELIA.
Tournier. Ann. Soc. Ent. Fr. 1873, page ? (1).
Par ses scrobes rostrales qui prennent naissance près de la commis-
sure de la bouche, ce genre vient prendre place ici, et s’éloigne par
conséquent du genre Barytychius, auprès duquel je l’avais précédem-
ment placé; c’est par erreur que j'ai indiqué les jambes comme
possédant une lame mucronale ; elles sont fortement onguiculées et
denticulées le long de leur bord interne.
ephippiata Fairm. Ann. Ent. France, 1870, p. 401 (Tychius). Al-
gérie, Tanger.
impressipennis Tourn. Ann. Ent. Fr. 1873, p. ? Algérie.
GENRE COLCHIS. N. G.
Rostre assez court, robuste, assez arrondi, presque droit, faible-
ment plan et déclive en avant ; scrobes linéaires, atteignant presque
la commissure de la bouche, nullement confluentes à la base du rostre,
et n’atteignant pas tout à fait le bord antérieur de l’œil; antennes
subterminales, assez courtes, assez robustes, scape un peu épaissi
(1) Les citations ainsi incomplètes sont celles de POnRE ou d'espèces décrites dans
un mémoire sur la tribu des Tychiides, mémoire remis à la Société entomologique de
+ France; il paraîtra dans le 4° trimestre de 1875,
74 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE
en massue, n’atteignant pas tout à fait les yeux ; funicule de 7 arti-
cles, 1-2 plus ou moins allongés, 3-7 très-courts, transversaux,
s’élargissant peu à peu, mais régulièrement, 7 subcontigu à la mas-
sue, celle-ci d’un ovale allongé, triarticulée. Yeux grands, déprimés,
ovales, transverses, Prothorax faiblement transverse, très-peu con-
vexe, presque droit sur les côtés, tronqué antérieurement, très-fai-
blement bisinué postérieurement, très-brièvement tubuleux en avant,
lobes oculaires bien accusés ; prosternum échancré à son bord anté-
rieur. Écusson médiocre. Élytres peu convexes, subparallèles ou
très-faiblement rétrécies depuis les épaules, à ce point passablement
plus larges que le prothorax à sa base, épaules nullement tom-
bantes, bien accusées. Pattes assez allongées, cuisses robustes, en
massue, inermes ; jambes, surtout les antérieures, courbées, sinuées
et denticulées à leur côté interne, fortement mucronées à leur extré-
mité. Tarses assez longs, médiocrement larges, spongieux en-des-
sous, 3° article plus large que le 2°, bilobé, 4 aussi long que 2-3 réunis,
crochets médiocres. Deuxième segment abdominal plus de deux fois
aussi long que les deux suivants réunis, séparé de 4 par une suture
arquée ; saillie intercoxale assez large, faiblement arrondie anté-
rieurement. Corps très-peu convexe, d’un ovale très-allongé, densé-
ment recouvert d’écaillettes arrondies et de quelques soies rigides
disposées en séries.
tibialis Tourn. Égypte.
Long. 6 3/4 mill. Larg. 2 1/2 mill.
Noir poix; densément recouvert sur tout le corps, le rostre et les
pattes de petites écailles arrondies, exactement appliquées aux
téguments, d’un gris jaunâtre; par dessus celles-ci, se montrent
quelques poils criniformes un peu dressés, blanchâtres, disposés
subirrégulièrement sur la tête, le rostre, le prothorax, les pattes et
le dessous du corps, mais placés en une série régulière sur chaque
interstrie des élytres. Tête, rostre et prothorax finement et très-
densément ponctués, subrugueux; élytres médiocrement striées,
stries n'offrant dans leur fond qu’une ponctuation très-faible, peu
serrée; interstries plans, finement rugueux. Jambes, surtout les
antérieures, fortement denticulées sur leur bord interne. Rostre fai-
blement plus court que le prothorax, non caréné en-dessus, article 2
du funicule antennaire plus court que 4. Prothorax presque aussi
large que long, courtement tubuleux antérieurement, sa plus grande
largeur se trouve immédiatement après ce point, et, de là, il est très-
faiblement rétréci et arrondi jusqu'à son bord postérieur. Élytres
passablement plus larges aux épaules que le prothorax dans sa plus
grande largeur ; angles huméraux un peu arrondis; de ce point fai-
DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES. | 75
blement, mais régulièrement rétrécies jusqu’à l'extrémité où elles
sont communément arrondies.
Un exemplaire ; ma collection.
carinirostris Tourn. Mingrélie.
Long. 6 1/2 mill. Larg. 2 3/4 mill.
Noir poix; pattes et antennes ferrugineuses. Même structure et
même vestiture que l’espèce précédente ; en diffère par le prothorax
un peu plus long que large, subparallèle sur les côtés, à surface
plus grossièrement ponctuée; par le rostre caréné en-dessus ; par les
élytres relativement un peu plus larges, à stries formées de gros
points peu serrés, à interstries légèrement convexes, et enfin par les
jambes moins fortement courbées et denticulées sur leur bord
interne. Funicule antennaire à article 2 un peu plus long que 1.
Un exemplaire; ma collection.
GENRE BRACHYPUS.
Schoenh. Curcul. Disp. Meth., p. 217.
Ce genre m'est resté inconnu en nature ; je le place ici d’après
l’autorité de Lacordaire.
lixoides Gylh. Schh. Gen. Cure. III, p. 103. Asie.
cylindricus Hochh. Bull. Mosc. 1847, II, p. 536. Caucase.
GENRE PSEUDOSTYPHLUS. N. G.
Rostre faiblement plus long que le prothorax, assez robuste, très-
faiblement arqué, arrondi ; scrobes commençant environ au tiers de
sa longueur, rectilignes, étroites, dirigées vers le bord antérosupé-
rieur de l’œil, nullement confluentes en-dessous. Antennes .peu
grêles, scape grossissant un peu en massue à son extrémité, attei-
gnant le bord antérieur de l’œil ; funicule de 7 articles, le premier
seul notablement plus long que les autres, obconique, un peu épais,
2-7 courts, 3-7 globuleux, 7 à peine plus large que 2; massue ova-
laire, acuminée à son extrémité, articulée, article 1 grand. Yeux
grands, longuement ovales, transversaux, placés un peu en-dessous
et ne laissant entre eux à leur partie inférieure qu’un espace assez
étroit. Prothorax peu ou pas transversal, faiblement convexe, très-
peu arrondi sur ses bords latéraux, légèrement tubuleux à sa partie
antérieure, coupé presque droit antérieurement et postérieurement;
76 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE
lobes oculaires très-faibles, prosternum assez fortement échancré.
Écusson très-petit, ponctiforme. Élytres oblongues, passablement
plus larges que le prothorax, rétrécies en arrière. Pattes courtes,
fortes ; cuisses fortement en massue, inermes; jambes droites, fortes,
très-faiblement mucronées au bout ; tarses courts, assez larges, non
spongieux en-dessous, villeux; articles 1-3 plus larges que longs, 3
notablement plus large que 2, bilobé, 4 aussi long que les 3 précé-
dents réunis, à crochets médiocres. Deuxième segment abdominal
subégal en longueur aux deux suivants réunis, séparé du premier
par une suture un peu arquée ; saillie intercoxale assez large, angu-
leuse devant. Métasternum allongé. Corps oblong, vêtu d’écaillettes
arrondies, couchées et de poils squameux un peu dressés. Genre
créé pour deux espèces qui, par leur facies et leur vestiture, s’écar-
tent notablement des £rirrhinus (Notaris), avec lesquels elles étaient
associées, etdont elles diffèrent évidemment parleurs pattes courtes,
robustes, les jambes fortes, droites, les tarses non spongieux, mais
simplement villeux, le funicule antennaire à article 4 seul notable-
ment plus long que les suivants; par leur facies, elles ont quelques
rapports avec certains Orthochætes, etont, comme eux, des poils squa-
meux dressés,
Le savant entomologiste de Mont-de-Marsan avait déjà remarqué
que cette forme n’était point celle des £rirrhinus, lorsqu'il décrivait
l’une des espèces sous le nom de Bagous setiger.
pillumus Gyll. Schh. Gen. Cure. II, p. 288. Allemagne, France,
Suisse.
seliger Perris, Ann. Soc. Linn. Lyon, T. IV, 1857, p. 144
France mér.
severopolinus Dufour. Fairm. Ann. Fr.1857, p. 741
France mér.
bilunulatus Desb. Mittheil. Schwz. Ent. Ges. 1870, p. 192, in-
cert. sedis.
arlemisiæ Becker in litt.? (Erirrhinus).
M. Becker, de Sarepta, m’a envoyé cette dernière espèce sous le
nom d’Erirhinus artemisiæ; malgré mes recherches, je ne l’ai trouvée
décrite nulle part. La patrie de cette espèce était restée inconnue
à M. Desbrochers ; elle ne paraît pas très-rare aux environs de
Sarepta.
GENRE ELLESCHUS.
Steph. Ill. of. Brit. Entom. IV, p. 105.
Genre qui ne peut appartenir à la tribu des Tychides, puisqu'il
n'offre aucun des caractères que Lacordaire assigne à cette tribu ; les
DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES. 77
crochets des tarses ne sont pas appendiculés, les segments abdomi-
naux sont droits à leur bord postérieur et enfin les élytres recouvrent
entièrement l'abdomen. Le funicule antennaire a l’article 1 seul no-
tablement plus long que les suivants; chez l’une des espèces (scanicus),
l’article 2 n’est que très-faiblement plus long que large et à peine
plus long que 3; chez l’autre espèce (bipunctatus), l’article 2 n’est
pas plus long que large et subégal à 3. L’on ne peut donc pas dire,
ainsi que le fait Lacordaire dans la formule cie ce genre « funicule à
articles 4-2 allongés. »
scanicus Payk. Fu. Suec. III, p. 251. — Schh. Gen. Curc. VII.
2, p. 186. France, Allemagne, Italie, Hongrie, Suisse.
bipunctatus Linn. Syst. nat. éd. X, p. 380. — Schh. Gen.
Curc. VII. 2, p. 187. France, Allemagne, Italie, Suisse,
Laponie.
GENRE SMICRONYX.
Schænh. Curcul. VIT. 2, p. 318.
Les Smicronyx, comme je l’ai démontré au début de ces lignes, ne
peuvent rester chez les Cryptoplides de Lacordaire, ce groupe ayant
pour caractère principal : le 4° article des tarses très-court, ne dé-
bordant pas ou que très-peu le 3°, parfois même nul; tandis qu’il
est, chez bon nombre de Smicronyx, aussi long que les trois précé-
dents réunis, et que conséquemment il déborde fortement le 3°; chez
les S. rufipennis Tourn. etS. rufipes Kiesenw., le 4° article dépasse le
8° de la moitié de la longueur totale des tarses.
Les espèces contenues dans ce genre sont toutes de petite taille et
peuvent se répartir dans trois groupes principaux, selon que leur
corps, en dessus, est glabre, couvert d’écailiettes arrondies, ou enfin
d’écaillettes piliformes.
L Corps glabre, ou presque totalement glabre en dessus.
A. Élytres d’un bleu plus ou moins foncé.
a. Pattes noires.
1. Prothorax presque lisse, au moins sur le disque,
brillant.
cyaneus Gylh. Schh. Gen. Cure. INT, p. 424. France mér., Italie,
Sicile, Russ. mér., Algérie.
1! Prothorax faiblement ponctué sur le disque, plus
fortement sur les côtés, peu brillant.
ANNALES DE LA S0C, ENTOM, LE BELGIQUE, T, XVIL. 10
MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE
1
2
opacus Gougelet et Brisout. Ann. Fr. 1860, p. 335. Algérie.
Le S. opacus G. et B. n’est qu’une variété du S. cyaneus Gylh. J’ai
sous les yeux tous les passages entre les formes typiques.
a Pattes toutes ou en partie rouges.
Erichsoni Hochh. (1) Bull. Mosc. 1847. IT, p. 551. Caucase.
A! Élytres noires.
B. Pattes, au moins en partie, rouge clair.
fulvipes Reiche, Ann. Fr: 1858, p. 10. Grèce.
B!' Pattes noires, parfois brunâtres.
a. Prothorax peu convexe, assez fortement et densé-
ment ponctué.
puncticollis Tourn. nov. sp. Genève.
a Prothorax plus convexe, presque lisse, éparsément
et très-finement pointillé.
politus Bohem. Schh. Gen. Curc. VII 2. p. 314. Allemagne,
France, Italie, Suisse.
IL. Corps paré en dessus d’écaillettes plus ou moins arrondies ou
ovalaires, au moins sur les élytres.
A. Prothorax densément recouvert de petites aspérités, gra-
Ï
nuleux.
a. Aspérités du prothorax assez fortes ; pattes entière-
ment noires. Prothorax au moins aussi large que
long, subrégulièrement arrondi sur ses bords la-
téraux.
1. Prothorax offrant sur son disque une fine carène
longitudinale.
Reichi Gylh. Schh. Gen. Curc. IT, p. 426. France. Suisse-
l' Prothorax sans carène longitudinale sur son
disque.
2, Interstries des élytres parés, outre les écail-
lettes arrondies qui les recouvrent, d’une ran-
gée longitudinale de poils criniformes un peu
dressés, brillants.
(1) Je fais figurer cette espèce ici, parce qu’elle apparait le plus souvent glabre en
dessus; mais, d’après l’auteur, lorsqu'elle est dans toute sa fraicheur, elle se montre
recouverte de fines écaillettes, Je n’ai pas vu d’exemplaire en cet état.
DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES. 79
seriepilosus Tourn. nov. sp. Turquie.
9' Interstries des élytres parés seulement d’écail-
lettes arrondies n’offrant aucuns poils crini-
formes dressés.
funebris Tourn. nov. sp. Algérie,
a Aspérités du prothorax très-fines ; tibias testacés.
Prothorax un peu plus long que large, peu ar-
rondi sur ses bords latéraux.
scops Tourn. nov. sp. Sarepta.
A! Prothorax simplement ponctué.
B. Disque du prothorax à ponctuation assez forte, ronde,
mais peu serrée, laissant entre elle de petits espaces
lisses, brillants.
cicur Gylh. Schh. Gen. Curc. III, p. 426. Allemagne, France,
Italie, Suisse, Hongrie.
B' Disque du prothorax presque lisse, ou marqué d’une
ponctuation très-fine. |
a. Prothorax un peu plus large que long.
1. Prothorax presque lisse, peu densément recouvert
d’écaillettes un peu allongées, laissant voir sur
-le milieu une ligne longitudinale lisse. :
jungermaniæ Reich. Mantiss. Ins. 1797. p. 16. T. 1, f. 12. —
Schh. Gen. Curc. III, p. 425. Allemagne, France,
Suisse.
l1' Prothorax assez densément ponctué, très-densé-
ment recouvert d’écaillettes ovalaires, ne lais-
sant voir aucune trace de ligne médiane lisse.
cretaceus Tourn. nov. sp. Iles Ioniennes.
a' Prothorax aussi long que large, assez densément
ponctué, sans ligne lisse sur son disque,
corsicus Fairm. Ann. Fr. 1861, p. 584. Corse, Algérie.
IT. Écaillettes du dessus du corps piliformes.
A. Corps et pattes noires.
ES
6
* 80 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE
nebulosus Tourn. nov. sp. France mér. Espagne.’
A! Corps noir, pattes d’un testacé plus ou moins clair.
B. Écaillettes formant sur les élytres, par condensation,
quelques taches claires, blanchâtres.
modestus Tourn. nov. sp. Genève.
B' Écaillettes ne formant pas de taches, mais disposées
régulièrement presque en séries sur les interstries des
élytres.
striatipennis Tourn. nov. sp. Syrie, Hongrie. -
A" Élytres, au moins en partie, et pattes d’un testacé rou-
geàtre plus ou moins clair.
C. Prothorax pas plus long que large, presque parallèle
sur ses côtés, aussi large à son bord antérieur qu’à
son bord postérieur. Élytres n’offrant qu'une bande
latérale d’un testacé rougeûtre, foncé.
rufipes Kiesenw. Berl. Zeit. 4864, p. 276. Zante.
J’ai eu sous les yeux deux exemplaires typiques que m'a envoyés
l’auteur; l’un des deux a la bande latérale testacée très-foncée, il
est probable que cette espèce se montrera aussi avec les élytres
entièrement noires; elle se reconnaîtra toujours-à la forme de son
prothorax et à l’exiguité de sa taille.
C! Prothorax visiblement plus long que large.
a Prothorax un peu arrondi et élargi sur ses ‘bords la-
téraux, assez fortement tubuleux antérieurement ;
élytres testacées, brunes sur la région scutellaire
et la suture.
Kiesenwetteri Tourn. nov. sp. Algérie.
a Prothorax subparallèle sur ses bords latéraux, pas
sensiblement tubuleux antérieurement; élytres
presque totalement d’un testacé jaunâtre clair.
rufipennis Tourn. nov. sp. Égypte.
Voici les descriptions des espèces inédites qui figurent dans ce ta-
bleau :
S. puncCticollis Tourn. Genève.
Long, 2 1/4 mill.
Allongé, peu convexe. Noir, brillant; glabre en dessus, orné en
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+
DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES. 81
dessous de quelques petites écaïllettes blanchâtres. Prothorax ün peu
plus large que long, à bords latéraux assez fortement arrondis,
visiblement plus resserrés en avant qu’en arrière ; surface brillante,
assez densément et fortement ponctuée. Élytres d’un tiers plus
larges, prises ensemble à leur racine, que le prothorax à sa base, à
épaules bien conformées ; surface assez fortement et régulièrement
striée ; stries visiblement ponctuées; interstries plans, sans ponc-
tuation appréciable. Rostre aussi long que la tête et le prothorax
réunis, assez fort, régulièrement courbé, offrant en dessus quelques
fines carènes brillantes.
S. seriepilosus Tourn. Turquie.
Long. 2 1/4 mill.
Ovalaire, un peu convexe. Noir, sans brillant; couvert en dessus
d’écaillettes ovalaires, brunâtres, variées sur les élytres par quelques
petites taches formées d'écaillettes blanches ou grisâtres. Prothorax
plus large que long, ayant sa plus grande largeur un peu après le
milieu de sa longueur ; surface un peu et régulièrement convexe,
densément recouverte de granulosités assez fortes ; sans trace de
ligne lisse sur son disque. Élytres un peu plus larges à leur racine
que le prothorax à sa base, à épaules bien conformées ; surface régu-
lièrement convexe, régulièrement striée; stries fortes, ne paraissant
pas ponctuées; interstries plans, offrant, à part les écaillettes qui les
recouvrent, une rangée longitudinale de petites soies fines, un peu
dressées. Rostre un peu plus long que la tête et le prothorax réunis,
assez fort, un peu courbé.
S. funebris Tourn. Algérie.
Long. 2 1/4-2 1/2 mill.
Ovalaire, peu convexe. Noir, brillant ; les bords latéraux du pro-
thorax, quelques taches assez grandes, irrégulièrement disposées
sur les élytres et les pattes, sont recouverts par des écaillettes d’un
blanc de craie. Prothorax presque aussi long que large, offrant sa
‘plus grande largeur au milieu environ de sa longueur; disque peu
convexe, couvert de granulosités analogues à celles que l’on voit
chez le Reichei, mais n’ayant pas sur son milieu la ligne longitudi-
nale lisse que l’on remarque chez celui-ci. Élytres un peu plus larges
à leur racine que le prothorax à sa base, peu convexes, régulière-
ment striées ; stries fines, sans ponctuation appréciable; interstries
plans, lisses, n’offrant pas les rangées de soies que l’on remarque
chez l'espèce précédente. Rostre peu courbé ; un peu plus long chez
le ©. d'un quart plus long chez la ©, que le prothorax et la tête
réunis.
82 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE
S. scoops Tourn. Sarepta.
Long. 2 mill.
Noir; tibias testacés. Allongé, peu convexe; prothorax pas plus
long que large, couvert d’aspérités très-fines ; rétréci antérieurement,
faiblement arrondi sur les côtés. Élytres à épaules peu saillantes,
légèrement et régulièrement rétrécies de ce point à leur extrémité.
Corps couvert en dessus de petites écaillettes ovalaires plaquées sur
les téguments ; ces écaillettes sont variées d’un brun grisâtre et d’un
blanc sale ; cette dernière couleur se condense en une fine ligne mé-
diane sur le prothorax, en quelques petites taches près des bords
latéraux de celui-ci, et en quelques taches irrégulières sur les ély-
tres. Dessous du corps et pattes assez densément recouverts d’écail-
lettes blanchâtres. Rostre un peu plus long que la tête et le prothorax
réunis, assez robuste, faiblement mais régulièrement courbé, écail-
lettes oculaires assez grandes, rondes, blanches.
S. cretaceus Tourn. Iles loniennes.
Long. 1 5/4 mil).
Noir. Allongé; un peu déprimé en-dessus. Prothorax aussi
long que large, faiblement arrondi sur les côtés, plus fortement
rétréci antérieurement que postérieurement; disque finement et
densément ponctué, peu convexe, un peu relevé longitudinale-
ment au devant du scutellum, densément recouvert sur toute sa
surface de petites écaillettes brunâtres. Élytres allongées, à épaules
peu saillantes, à bords latéraux subparallèles jusqu'aux deux tiers de
leur longueur, faiblement convexes, recouvertes de petites écaillettes
ovalaires, assez régulièrement disposées; elles sont d’un brun-grisà-
tre, variées de gris-jaunâtre, cette dernière couleur forme sur chaque
élytre deux taches mal limitées, l’une partant de l’angle huméral
pour se diriger vers le milieu de la longueur de la suture, l’autre un
peu au-dessous de celle-ci, suivant la même direction. Dessous du
corps et pattes couverts de petites écaillettes jaunâtres. Rostre aussi
long que la tête et le prothorax réunis, légèrement courbé, robuste ;
écaillettes oculaires (4) d’un blanc jaunâtre.
S. nebulosus Tourn. France mér., Espagne.
Long. 2 mill.
Entièrement noir. Forme du S. jungermaniæ KReich.; relative-
ment moins large, plus allongé; parcimonieusement recouvert
(1) Je nomme ainsi les écaillettes, qui, chez les Sinicronyx, sont placées au sommet
du rostre au devant des yeux; elles sont généralement plus grandes que celles des autres
parties des téçguments.
DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES. 83
en dessus d’écaillettes très piliformes, d’un gris clair, formant
des petites taches irrégulières par la condensation des écaillettes sur
certaines places. G‘ prothorax un peu plus long que large, © pro-
thorax pas plus long que large, densément ponctué chez les deux
sexes. Élytres fortement striées. Écaillettes oculaires peu saillantes,
d’un gris clair et subpiliformes. Rostre Gf à peine aussi long, Q un
pen plus long que la tête et le prothorax réunis, peu courhé, assez
robuste.
S. modestus Tourn. Genève.
Long. 2 mil].
Noir; pattes testacées. Forme de l'espèce précédente, très
parcimonieusement recouvert en dessus de petits poils semi-
dressés et d’écaillettes piliformes couchées ; ces dernières sont con-
_densées sur les élytres en quatre petites taches vagues et blanchà-
tres. Prothorax faiblement plus long que large, un peu arrondi sur
ses côtés, finement et densément ponctué. Élytres fortement striées.
Dessous couvert d’écaillettes grisâtres. Gf rostre égal en longueur
à la tête et au prothorax réunis ; © rostre plus long que la tête et le
prothorax réunis ; écaillettes oculaires petites, peu saïllantes, ova-
laires.
S. striatipennis Tourn. Syrie, Hongrie.
Long. 4 1/4 mill.
Noir; pattes d’un testacé rougeñtre clair. Intermédiaire pour
la forme entre l'espèce précédente et le S. rufipes Kiesenw. ;
recouvert très parcimonieusement d’une pubescence grise, fon-
cée, unicolore, disposée presque régulièrement en deux séries
longitudinales sur les interstries des élytres ; celles-ci fortement
striées, stries ne paraissant pas ponctuées. Prothorax à peine plus
long que large, un peu arrondi sur les côtés. Écaillettes oculaires
médiocrement saillantes, rondes, blanches. Rostre un peu plus long
que la tête et le prothorax réunis, faiblement, mais régulièrement
courbé, assez fort.
S. Kiesenwetteri Tourn. Algérie.
Long. 4 3/4mill.
Noir; base des antennes, pattes et élytres, moins les régions
scutellaire et suturale, d’un testacé rougeñtre ; la région scutel-
laire et la suture des élytres sont d’un brun plus ou moins
foncé. De la forme générale du S. rufipes Kiesenw. Un peu plus
grand ; le prothorax est un peu moins étroit, faiblement arqué sur
84 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE
ses bords latéraux; dessus du corps couvert d’une pubescence assez
abondante, d’un brun grisâtre, avec une petite tache blanche sur le
bord postérieur du prothorax au devant de l’écusson et deux petites
taches de même couleur sur les deux tiers postérieurs des élytres.
Écaillettes oculaires blanches, saillantes. Rostre œ Q un peu
plus long que la tête et le prothorax réunis, peu courbé, un peu
fort.
S. rufipennis Tourn. Égypte.
Long. 1 1/2 mill.
Noir ou brun foncé, base des antennes, élytres et pattes d’un
testacé rougeâtre. Prothorax très-étroit, plus long que large,
subparallèle sur les bords latéraux; dessus du corps couvert d’une
pubescence piliforme variée de blanc et de jaunâtre. Écaillettes
oculaires très-petites, peu saillantes. Rostre un peu plus long que
la tête et le prothorax réunis.
Le S. pygmœus Curt. m'est resté inconnu en nature; quant au
S. cæcus Reich. la description qu’en donne Schoenherr ne me permet
pas de reconnaître cette espèce parmi celles que j'ai sous les yeux ;
les collections contiennent, sous ce nom, tantôt des S. jungermanieæ,
tantôt des S. cicur, et quelquefois tous les deux.
GENRE SHARPIA. Tourn. N. G.
Rostre allongé, grêle, subcylindrique, un peu arqué, marqué entre
les yeux d’un sillon plus ou moins transversal, plus ou moins fort;
scrobes confluentes en arrière, atteignant environ le milieu du rostre ;
antennes assez longues, scape un peu épaissi en massue, atteignant
le bord antérieur de l’œil ; funicule de 7 articles obconiques, le pre-
mier le plus long, les suivants graduellement plus courts et plus
larges, le 7° subcontigu à la massue, celle-ci oblongue, articulée.
Yeux assez grands, contigus en dessous. Prothorax aussi, ou un peu plus
long que large, subcylindrique, faiblement tubuleux antérieurement,
lobes oculaires plus ou moins développés ; prosternum échancré à son
bord antérieur. Écusson très-petit, ponctiforme. Élytres peu con-
vexes,oblongues, notablement plus larges aux épaules que le protho-
rax, rétrécies postérieurement. Pattes assez allongées, cuisses un
peu en nassue, jambes droites, assez grêles, très-brièvement mucro-
nées au bout ; tarses assez longs, à article 3 pas plus long, mais un
peu plus large que les précédents, 4 aussi long que les 3 précédents
réunis, crochets médiocres, un peu épaissis à leur base. Deuxième
segment abdominal aussi long ou plus long que les deux suivants
DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES. 8)
réunis. Corps oblong densément écailleux. Genre qui représente en
Europe les Spermologus Schh.; ils ont comme eux les yeux contigus en
dessous et les tarses médiocrement élargis, ils en diffèrent par les
scrobes rostrales confluentes ou subconfluentes postérieurement et
par leur facies, qui est plutôt celui des Dorytomus que des Phytono-
mus. Je l'ai dédié à M. Sharp, notre savant collègue; il contient trois
espèces, dont deux inédites ; la troisième avait été placée dans le
genre Erirrhinus par M. Rosenhauer ; cet entomologiste clairvoyant
n'avait pas remarqué la contiguité des yeux.
Heydeni Wencker in litt. (Erirhinus) Syrie.
Long. 3 3/4 mill.
Assez allongé, peu convexe. Tête petite, ronde, fortement et
transversalement impressionnée entre les yeux à la base du rostre,
ce qui fait que celui-ci ne continue pas la courbe régulière avec le
front, mais paraît comme implanté entre les yeux; ceux-ci grands,
_ prolongés inférieurement et contigus en dessous ; rostre long, fili-
forme, arrondi, un peu arqué, une fois et demie aussi long que le
prothorax, densément et rugueusement ponctué, marqué, sur sa
partie supérieure, de plusieurs fines carènes; antennes longues,
grêles, insérées un peu après la moitié de la longueur du rostre;
articles 1-2 du funicule subégaux entre eux, les suivants plus courts
et graduellement plus larges. Prothorax un peu plus long que large,
subparallèle sur les deux tiers postérieurs de ses bords latéraux,
de ce point arrondi et fortement rétréci antérieurement pour y
former un bourrelet large, bien accusé; bord postérieur bisinué ;
lobes oculaires forts, assez proéminents. Scutellum obsolète. Élytres
environ de moitié pluslarges à leur racine que le prothorax à sa base,
à épaules bien conformées, bords latéraux subparallèles sur leur
moitié antérieure, puis faiblement arqués et rétrécis postérieure-
ment; surface peu convexe, régulièrement striée, interstries larges,
plats, le cinquième est légèrement relevé à son extrémité en un fai-
ble calus. Pattes grêles, cuisses inermes, tibias antérieurs faiblement
sinués à leur côté interne, tarses assez robustes, les articles deux et
trois très-faiblement, mais graduellement plus courts que le premier;
crochets des tarses simples. Tout le corps est densément recouvert
d’écaillettes arrondies, exactement appliquées aux téguments et for-
mant comme un enduit crétacé; sur la page supérieure elles sont un
peu jaunâtres, variées de brunâtre, surtout sur le disque du prothorax
et le long de la suture des élytres ; par-dessus cette première couche
d’écaillettes, l’on en observe d’autres très-fines, piliformes, parcimo-
nieusement et irrégulièrement disposées sur le prothorax et les
pattes, mais très-régulièrement placées en une ligne longitudinale
sur chaque interstrie des élytres.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T, XVII. 11
86 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE
Je n’ai vu qu’un exemplaire de cette espèce ; il fait partie de la
collection de M. L. de Heyden.
grandis Tourn. Perse.
Long. 4 1/2 mill.
Un peu plus grande que l’espèce précédente, avec le même coloris
et la même vestiture ; les écaillettes criniformes qui sont disposées
en séries longitudinales sur les interstries des élytres, sont un peu
plus courtes. Le prothorax est moins parallèle, faiblement, mais ré-
gulièrement arrondi sur ses côtés, un peu plus court, pas plus long
que large, à lobes oculaires moins saillants. Le rostre est deux fois
aussi long que le prothorax, plus épaissi à la hauteur de l'insertion
des antennes, les carènes de sa face supérieure sont plus fortes, plus
saillantes, surtout la médiane; les scrobes rostrales sont avancées
jusqu’au tiers de sa longueur, où les antennes sont insérées, l’extré-
mité est marquée de gros points longitudinaux, serrés.
Ma collection ; un seul exemplaire que m’a généreusement donné
M. Sharp.
rubida Rosenhauer (Erirrhinus) Thier. Andal. 1856, p. 270,
note. France mérid., Espagne, Italie.
GENRE AUBEONYMUS.
Jacquelin-Duval. Gen. Col. Eur. Curc. 1855, p. 75.
carinicollis Lucas. Expl. Alg. 1849, p. 449, pl. 38, f. 1. a-d. Al-
gérie.
pulchellus J. Duv. Gen. Col. Curc., p. 75, pl. 30, f. 147.
Sicile.
LA. Picteti Tourn. Ann. France, 1860. Bull., p. 81, appartient au
genre suivant, son prosternum n'étant pas excavé; l’on connaît en-
coreuneautre espèce : À. notatus Muls.etGod. Ann. Soc. Linn. Lyon,
1867, p. 412. Magenta. Je ne l’ai pas vue en nature.
GENRE PACHYTYCHIUS.
Jekel. Journal of Entomol. 1861. I., p. 270.
Styphlotychius Jekel. 1. c. p. 271.
Ce genreades rapports intimes avec le précédent, duquel il ne dif-
ME NUL ANS Fe STE AE
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DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES. _ 87
fère réellement que par le prosternum non excavé. Il contient les
espèces que depuis longtemps déjà M. Jekel avait séparées du genre
Tychius pour en former ses genres Pachytychius et Styphlotychius ;
‘ce dernier n’offrant pas des caractères suffisants, je ne l’ai pas
conservé.
Ces insectes peuvent se répartir dans deux groupes assez nette-
ment tranchés.
I. Cuisses postérieures dentées.
A. Corps densément recouvert en dessus d’écaillettes unico-
lores ne formant aucun dessin.
a. Ces écaillettes d’un gris jaunâtre, ou brunâtres.
strumarius Gylh. Schünh. Gen. Curc. III, p. 413. Espagne,
Maroc.
elephäs Kraatz. Berl. Zeit. 1862, p. 271. Andalousie.
a! Ces écaillettes d’un beau bleu foncé.
Picteti Tourn. (Aubeonymus.) Ann. France, 1860. Bull. p. 81.
A' Corps couvert en dessus d’écaillettes plus ou moins fon-
_ cées, variées, formant des taches plus ou moins limitées.
B. Écaillettes du dessus du corps bleues, à l’exception de
deux grandes taches humérales, où elles sont d’un gris-
jaunâtre.
sellatus Lucas (Sibinia). Expl. Alg. 1849, p.450, pl. 38, f. 2, a-d.
Algérie.
B' Écaillettes du dessus du corps variées d'un gris-jaunâtre
et brunâtre.
a. Forme courte, très-large.
latus Jekel. Journ. of Ent. I., p. 273. Corfou.
a! Forme moins courte, moins large.
1. Bords latéraux du prothorax étendus en une a-
rête saïllante.
trapezicollis Fairm. in litt., Tourn. Ann. Soc. Ent. France,
1873, 4° trimestre, p. ? (1). Algérie, Tanger.
l' Bords latéraux du prothorax n’offrant pas d’a-
rêtes saïllantes.
2. Prothorax et élytres densément revêtus d’écail-
lettes d’un gris jaunâtre, n’offrant que quel-
ques taches brunes, irrégulières; taille plus
grande.
(1) Ce cahier n'ayant pas encore paru, je ne puis compléter la citation.
88 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE
bæticus Kirsch. Berl. Zeit. 1870, p.175 (Beïheft). Andalousie, Maroc.
9! Élytres plus ou moins densément revêtues
d’écaillettes grises ou jaunâtres le long de
leurs bords latéraux, la région suturale au
moins toujours d’un brun plus ou moins
foncé; taille plus petite.
3. Prothorax recouvert d’écaillettes d’un brun
foncé, marqué d’une fine ligne médiane et
de quelques très-petites taches formées
d’écaillettes jaunâtres.
Lucasi Jekel. Journ. of Ent. 1861. L., p. 272. Algérie.
elongatus Lucas. Expl. Alg. 1849, p. 450. Algérie.
3! Prothorax revêtu d’écaillettes brunâtres, à
l’exception des bords latéraux, qui sont lar-
gement couverts d’écaillettes grises ou jau-
nâtres.
hæmatocephalus Gylh. Schünh. Gen. Curc. IL, p. 415.
Suisse, France, Allemagne, Italie.
II. Cuisses inermes.
A. Corps, au moins en partie, brunâtre, ou noir.
a. Dessus du corps assez densément revêtu d’écail-
lettes d’un gris jaunâtre, ou variées du gris au
brun.
1. Prothorax subparallèle ou très-faiblement ar.
rondi sur ses bords latéraux.
9, Élytres à angles huméraux bien développés,
obtus.
sobrinus Chevrol. inlitt., Tourn. Ann. Ent. France, 1873, 4° tri-
mestre, p. ?
9! Élytres à angles huméraux très-peu développés,
largement arrondis.
robustus Wollast. Ins. Mader, 1854, p. 344. Madère.
l! Prothorax largement et régulièrement arrondi
sur ses bords latéraux.
2. Tibias antérieurs assez courts, épais.
DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES, 89
sparsutus Oliv. Ent. V. 83, p. 127, t&. 27, pl. 393. — Schôünh.
Gen. Curc. III, p. 417. Allemagne, Suisse, France,
Italie, Espagne, Russie mérid., Turquie, Algérie.
Var. obesus Bohem. Schôünh. Gen. Curc. VIT. 2, p. 308.
Suisse.
Var. pernix Gylh. Schôünh. Gen. Curc. IIT, p.417. Hongrie.
2 Tibias antérieurs plus longs, plus grêles.
scrobiculatus Rosenhauer, Thier. Andal., 1856, p. 281. Ma-
laga.
a' Dessus du corps parcimonieusement revêtu de poils
assez longs ; prothorax pas plus long que large,
très-faiblement arrondi sur ses côtés, densément
couvert de petites aspérités rondes, brillantes ;
élytres fortement ponctuées-striées. Rostre mince,
un peu courbé, presque deux fois aussi long que
le prothorax. Corps noir, quelquefois avec les
élytres brunâtres. Long. 4 1/2 mill.
granulicollis Tourn. nov. sp. Portugal, Maroc.
A' Corps d’un testacé plus ou moins clair, parcimonieusement
recouvert d’écaillettes piliformes. (Styphlotychius Jekel).
B. Prothorax ridé longitudinalement ou subgranuleux.
a. Prothorax peu convexe en dessus, à ponctuation con-
fluente longitudinalement, le faisant paraître fine-
ment ridé.
Kirschi Tourn. Ann. Ent. France, 1873, 4° trimestre, p. ?
a' Prothorax subgranuleux.
scabricollis Rosenh. Thier. Andal. 1856, p. 280. Espagne, Fr.
mér., Algérie.
B' Prothorax ponctué.
a. Cette ponctuation très-serrée.
1. Prothorax orné sur son disque de trois petites
taches blanches formées par des écaillettes pili-
formes; l’une vers le milieu de son bord posté-
rieur, les deux autres latérales.
trimacula Rosenh. Thier. Andal., 1856, p. 278. Grenade.
l' Prothorax sans aucune tache sur son disque,
90 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE
hypocritus Tourn. Ann. Ent. France, 1873. 4° trimestre, p. ?
a' Cette ponctuation peu serrée.
1. Élytres pas, ou très-peu plus larges que le pro-
thorax, oblongues.
Lacordairei Tourn. Ann. Ent. France, 1873. 4° trimestre, p ?
Espagne, Maroc.
1! Élytres notablement plus larges que le prothorax,
ovalaires.
subasper Fairm. Ann. France, 1870, p. 401. Espagne, Algérie,
Maroc.
Je n’ai pas vu en nature les trois espèces suivantes ; je ne puis leur
assigner une place certaine dans le tableau qui précède :
leucoloma Jekel. Journ. of Entom. I, p. 272. Algérie.
pachyderus Fairm. Ann. Fr. 1870, p. 401. Tanger.
rubriceps Rosenh. Thier. Andal, 1856, p. 277. Andalousie.
GENRE BARYTYCHIUS.
Jekel. Journal of Entomol. 1861. I, p. 270.
hordei Brullé. Expéd. Mor. IIT, 1823, p. 246. Turquie, Grèce,
Syrie.
C’est à tort que M. Jekel (1. c. p. 274) a rapporté cette espèce au
B. squamosus Gylh.
squamosus Gylh. Schünh. Gen. Cure. III, p. 418. France mér.,
Italie, Espagne, Algérie.
alboguttatus Redt. Russeg. Reis. I. 1843, p. 988. Syrie.
intramarginalis Hochh. Bull. Mosc. 1847, I, p. 549.
Caucase.
Var. caucasicus Hochh. Bull, Mosc. 1851. I, p. 94.
N'ayant pas vu en nature les espèces que je réunis au squamosus
Gylh., je n’établis cette synonymie que d’après l'autorité de
MM. Gemminger et Harold (Catal. Coleopt. Vol. VIII, p. 2515.) Je
crois cependant que le B. alboguttatus Redt. devra plutôt être réuni
au B. hordei Brullé, le vrai B. squamosus Gylh. ne se trouvant pas
en Syrie.
. ee DA NARENT
3%
DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES. | 91
globipennis Tourn. Ann. France, 1873. 4° trimestre, page ?
Cette espèce diffère totalement des deux précédentes par sa
forme globuleuse, son prothorax grossièrement et densément ponc-
- tué, etc.
Le T. elegans Brullé, Exp. Morée. III, 1832, p. 245. pl. 42, f. 11,
Grèce, appartient peut-être à ce genre; je ne puis rien en dire, ne le
connaissant pas en nature,
GENRE ORYX. Tourn. N. G.
Rostre médiocre, assez robuste, un peu courbé, subeylindrique ;
ses scrobes commencent à peu près au tiers de sa longueur, sont
rectilignes et atteignent le bord antéro-supérieur des yeux. Anten-
nes assez longues, scape grossi peu à peu, funicule de 7 articles,
1-2 longs, obconiques, 3-7 courts, subglobuleux, 7 nettement détaché
de la massue, celle-ci ovale, articulée. Yeux latéraux, ovales, trans-
versaux. Prothorax transversal, très-faiblement arrondi sur ses
bords latéraux, un peu tubuleux antérieurement, sans lobes ocu-
laires, coupé droit à son bord. antérieur, légèrement bisinué à sa
base; prosternum un peu échancré à son bord antérieur. Écusson
petit, subponctiforme. Élytres un peu plus larges que le prothorax,
un peu convexes, rétrécies postérieurement, épaules obtuses. Pattes
assez longues, cuisses en massue, jambes droites, sinuées intérieu-
#rement, courtement mucronées à leur extrémité interne ; tarses assez
grands, non spongieux en dessous, simplement villeux ; art. 1-2 sub-
égaux, aussi larges que longs, 3 passablement plus large, bilobé,
4 assez grand, crochets médiocres. Deuxième segment abdominal à
peine aussi grand que les deux suivants réunis, séparé du premier
par une suture droite ; saillie intercoxale assez large, anguleuse an-
térieurement. Corps oblong, densément revêtu d’écaillettes bril-
lantes.
J’ai créé ce genre pour l’Erirrhinus nitidus Chevrol. ; il s'éloigne des
Erirrhinus par ses jambes droites, ses tarses non spongieux en
dessous, etc. etc. Sa vestiture et son facies sont aussi différents, et
dénotent d’autres habitudes.
nitidus Chevrol. Rev. Zool. 1861. p. 155. Algérie, Sicile.
De tous les Érirrhinides européens, c’est la seule espèce qui ait
une vestiture de couleur aussi vive et aussi brillante ; le dessus du
corps est entièrement recouvert HÉceues d’un beau vert clair,
brillantes.
92 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE
GENRE GRYPIDIUS.
Schünherr. Disp. Méth. 1826, p. 231.
equiseti Fabr. Syst. Ent. p. 150. — Gylh. Schünh. Gen. Cure.
III. p. 314, Suisse, France, Allemagne, Italie.
Var. atrirostris Fabr. Spec. Ins. II. App. 1781. p. 499.
Suède, Laponie, Allemagne, Suisse, France.
Je ne puis voir dans le G. atrirostris Fabr. qu’une variété de cette
espèce.
brunnirostris Fabr. Ent. Syst. 1. 2 p. 404. — Gylh. Schünh.
Gen. Curc. IIT, p. 316. Allemagne, Suisse.
GENRE NOTARIS.
Germar, Mag. d. Entom. II, p. 340.
Le genre Erirrhinus, tel qu'il est généralement adopté aujourd’hui.
contient des éléments assez divers pour démontrer que les essais de
subdivision faits à différentes époques n’ont pas été soumis à des tra-
vaux assez sérieux, ou que les matériaux n'étaient pas suffisants. L’un
des caractères du genre Erirrhinus, tel qu’il est adopté, est évidem-
ment d’avoir les jambes assez grêles, flexueuses, et les tarses spon-
gieux en dessous ; l’absence de l’un de ces caractères en a fait sépa-*
rer les espèces à jambes droites, qui composent le genre Grypidius;
pour les mêmes différences, jointes à d’autres, j'en ai dû retrancher
les espèces qui forment les genres Pseudostyphlus et Oryx. Ainsi
épuré, le genre Erirrhinus contient encore des formes assez opposées
pour être démembré de nouveau ; au premier coup d’œil l’on s’aper-
çoit déjà qu'il renferme des facies divers, les £. festucæ et Nereiïs
par exemple, avec leur forme allongée, peu convexe, étroite, leurs
pattes très-grêles, longues, etc., ont autant de rapports avec certains
Bagous qu'avec les Æ. bimaculatus et scirpi. J'ai été assez heureux
pour découvrir un caractère qui me permet de diviser ce genre en
deux groupes ; c’est la présence chez une bonne partie des espèces
qu'il contient, de deux petites épines ou éperons droits placés à l’ex-
trémité des jambes de chaque côté du mucron, caractère qui n’a pas
encore étésignalé, etqui a une valeur d’autant plus grande, que, dans
toute la tribu, il ne se présente qu'ici; ce caractère présent ou absent
et accompagné d’autres d’une moindre importance, m’a permis de
diviser les Erirrhinus en quatre genres faciles à distinguer, quiréu-
nissent chacun des formes homogènes.
LE
N4
1 4
DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES. 93
J’ai conservé les noms génériques de :
Noraris Germar type E. bimaculatus Fab.
Errrexinus Schônherr type Æ. festucæ Herbst.
et j'ai créé les genres :
ICARIS type E. sparganii Gylh.
Erycus type E. scirpi Fab.
Voici, avec les caractères déjà connus, ceux que je leur assigne :
- I. Jambes plus ou moins fortement mucronées, mais sans épines
ou éperons à leur extrémité.
À. Deuxième segment abdominal égalant au plus en longueur
les deux suivants réunis, séparé du premier par une su-
ture un peu courbée ; saillie intercoxale peu large, forte-
ment anguleuse, antérieurement, subconique. Téguments
parcimonieusement pubescents.
Noraris Germ.
B. Deuxième segment abdominal deux fois aussi long que
les deux suivants réunis (1), séparé du premier par une
suture droite; saillie intercoxale large, à peine angu-
leuse antérieurement. Téguments densément recou-
verts d’écaillettes plus ou moins arrondies.
Icaris Tourn.
La
II. Jambes mucronées et armées à leur extrémité, au-dessous du
mucron, d’épines ou petits éperons droits, plus ou moins
courts.
À. Prothorax muni de lobes oculaires; prosternum échancré à
son bord antérieur ; jambes peu courbées, peu grêles,
courtement mucronées.
Ervycus Tourn.
B. Prothorax sans lobes oculaires, prosternum droit à son
bord antérieur. Jambes longues, grêles, bien courbées,
longuement mucronées.
ErrreHNus Schôünh.
(1) Ce caractère seul autorise à créer ce genre ; Lacordaire y attachait une grande
importance, car il a dit (Genera des Coléopt. VE, p.12, note) : «Jene suis pas toul à fait
d'accord avec le premier de ces savants entomologistes (Gerstæcker) lorsqu'il dit que
la grandeur relative des segments intermédiaires de l'abdomen ne peut servir qu'à
diviser les genres en sections. Cela est vrai quelquefois, mais en général dans les
genres purs de tout alliage étranger, cès segments ne varient pas et dès lors ils ont
une valeur générique. »
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T, XVII. 17
M fn)
94 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE
granulipennis Tourn. Turquie.
Long 9-10 mill. Larg. 4-4 1/2 mill. De la forme générale du bima-
culatus et à peu près de la même vestiture; mais plus grand, plus
large et couvert sur les élytres de granulations fortes, peu serrées,
rondes, brillantes ; celles-ci n’ont pas sur leur disque des stries ponc-
tuées et appréciables ainsi qu’on les observe chez le bimaculatus ;
le prothorax est couvert d’une ponctuation très-grossière, confluente;
7% article du funicule antennaire beaucoup plus large que le précé-
dent, subcontigu à la massue.
bimaculatus Fabr. Mant. 1 p. 98. — Schünh. Gen. Curc. VII,
2, p. 163. Allemagne, Hongrie, France, Angleterre.
J’ai sous les yeux, des exemplaires d’une forme plus allongée, plus
parallèle, dont le prothorax est presque aussi long que large, un peu
moins convexe, couvert d’une ponctuation un peu moins grosse. Les
* élytres sont plus allongées, plus parallèles sur leurs côtés, les stries
en sont plus régulières et mieux marquées, la granulation des in-
terstries est plus fine, et les interstries alternes sont densément
revêtus d’une pubescence jaunâtre, serrée, ce qui forme sur les ély-
tres des bandes longitudinales alternativement claires et foncées.
Les jambes, surtout les antérieures, sont plus longues et un peu plus
grêles. (N. Friwaldszkyi Tourn.) Je n’ai vu que deux individus de
. cette forme, je ne l'enrégistre donc momentanément que comme va-
riété de l’espèce présente. Hongrie; communiqué par M. de Fri-
waldszky.
GENRE ICARIS Tournier, N. G.
globicollis Fairm. (Erirrhinus) Cat. Grenier, 1863, p. 112.
France mérid., Turquie, Hongrie.
sparganiiGylh. Schünh. Gen. Curc. II, p. 310, Allemagne, Rus-
sie mérid.
cinereus Mill. Wien. Ent. Monatschr. 1861, p. 209. Damas.
pertinax Gylh. Schünh. Gen. Curc. II, p. 309. Caucase.
Cette dernière espèce m’étant restée inconnue en nature, je ne la
place ici que par analogie.
GENRE ERYCUS Tournier, N. G.
petax Sahlb. Thon. Arch. II, 4. 1829, p. 22.—Schünh. Gen. Curc.
VIT, 2. p. 163. Turquie, Russie mérid., Caucase.
DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES. c 95
scirpi Fabr. Ent. syst. I. 2, p. 405. — Schônh. Gen. Curc. VII. 2,
p. 163. Suisse, France, Allemagne, Sicile, Algérie.
acridulus Linn. Syst. nat. ed. X, p. 378. — Schônh. Gen. Curc.
VII, 2, p. 164. Suisse, Allemagne, France, Russie, Itälie,
Espagne.
var. montanus Kraatz. Silésie.
Brancsiki Tourn. Hongrie.
sulcipennis Tourn. in litt. (Erirrhinus).
Long. 3 mill. Larg. 4 1/3 mill.
Noir; antennes et pattes, parfois les antennes seulement, d’un
testacé rougeâtre plus ou moins clair. Rostre un peu plus long que
la tête et le prothorax réunis, cylindrique, arqué, marqué, ainsi que
la tête, de quelques gros points épars, orné en dessus de trois fines
carènes longitudinales lisses. Prothorax un peu plus long que large,
subparallèle sur ses côtés, uullement rétrécipostérieurement, arrondi
un peu antérieurement, où il est très-légèrement tubuleux ; surface
densément et très-grossièrement ponctuée. Scutellum invisible. Ély-
tres profondément sillonnées, fond des sillons marqué de gros points
peu serrés ; interstries relevés, obsolètement et vaguement ridés
transversalement.
Cette intéressante espèce rappelle un peu par sa taille et sa forme
l’Erycus acridulus variété montanus, mais en diffère notablement par
une forme plus allongée, le prothorax plus fortement, plus densé-
ment ponctué, l’absence de scutellum, etc., etc. MM: de Friwaldszky
et Brancsik m'ont communiqué cette espèce ; je me fais un plaisir de
la dédier à ce dernier. |
Mærkeli Bohem. Schônh. Gen. Cure. VII, 2, p. 164. Saxe.
æthiops Fabr. Ent. Syst. I, 2, p. 405.— Schônh. Gen. Curc. II,
p. 285. Suède, Laponie.
GENRE ERIRRHINUS.
Schônherr, Disp. Meth. 1826, p. 229.
festucæ Herbst. Käf. VI p. 527, pl. 85, £. 13. — Schônh. Gen.
Cure. VII, 2, p. 168. Suisse, France, Allemagne.
Nereïs Payk. Ins. Suec. III, p. 240. — Schônh. Gen. Curc. III,
p. 312. Suisse, Angleterre, France, Allemagne.
scirrhosus Gylh. Schônh. Gen. Curc. IT, p. 312. France, Italie,
Allemagne, Algérie.
96 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE
Les deux suivantes me sont restées inconnues en nature :
Erirrhinus pilifer Gredler. Käf. Tirol. II. 1866, p. 345. Tirol.
D’après la description qu’en donne l’auteur, cette espèce me paraît
voisine du Pseudostyphlus pillumus Gylh., et devra probablement en-
trer dans ce genre.
Erirrhinus Gerhardti Letzner, publié dans le Zeitschrift für
Entomologie de la Société de Silésie, travail que je n’ai pas encore
pu consulter. ;
GENRE DORYTOMUS.
Stephens, Il. Brit. Ent. IV, 183], p. 82.
‘Genre nombreux en espèces, d’une étude difficile, et variant beau-
coup de forme et de coloris. Notre regretté collégue Wencker avait
raison lorsqu'il m'écrivait que, s’il renonçait à publier la monogra-
phie de ces insectes, c'était en raison des difficultés qu’il rencon-
trait.
Les différences sexuelles sont ici assez appréciables : outre les
pattes antérieures plus allongées chez les G' de certaines espèces, le
rostre chez ce même sexe est un peu plus court, un peu plus robuste,
et les antennes sont insérées plus à l’extrémité ; les segments abdo-
minaux sont plus ou moins fortement et longitudinalement con-
caves.
Les espèces qu’il renferme peuvent se répartir ainsi :
I. Corps d’un brun foncé, testacé ou jaunâtre, varié de ces diffé-
rentes teintes ; jamais d’un rouge vif.
A. Articles 1-2 du funicule antennaire toujours notablement
plus longs que chacun des suivants ; 2 au moins d’un tiers
plus long que 3, antennes grêles.
vorax Fabr. Ent. Syst. I. 2, p. 444. — Schônh. Gen. Curc. III,
p. 290.
V. © ventralis Steph. Ill. Brit. IV, p. 83.
V. SG Q macropus Redtenb. Faun. Aust. ed. 2. p. 761.
Angleterre, Suisse, Allemagne.
auripennis Desb. Mittheil. d. Schweiz. Ent. Ges. IT,
N° 7, p. 351, Corse.
meridionalis Desb. 1. c. p. 352. Andalousie.
Friwaldszkyi Tourn. in litt.
planirostris Tourn. in litt.
.
d'OS, CEST PTE RE RL '
B. Jobs
DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES. 97
Les D. auripennis et meridionalis Desb. ne sont pour moi que des
variétés de cette espèce si variable; je possède dans mes cartons
deux exemplaires d’un Dorytomus provenant d’Andalousie; ils ca-
drent exactement avec la description que donne M. Desbrochers pour
son D. meridionalis, et, dans les 60 exemplaires que j'ai sous les yeux,
je trouve tous les passages gradués jusqu’à la forme typique; la va-
riété Friwaldszkyi Tourn. in litt. est encore plus remarquable , elle
est de la moitié de la taille ordinaire, les jambes antérieures du &
n’offrent que fort peu de différences en longueur et structure avec
celles de la ©, lerostre paraît plus fin, plus courbé que chez le vorax
typique, et le coloris est celui de la variété macropus; cette variété
provient de Hongrie, je l’ai reçue de MM. de Friwaldszky et de Hopff-
garten. Quant au D. macropus, cette espèce n’a évidemment été éta-
blie que sur des exemplaires récemment éclos, dont les téguments
n’ont pas eu le temps de s’affermir et se colorer au contact de l’air ;
j'ai sous les yeux tous les passages entre des exemplaires totalement
d’un jaune clair à des individus entièrement noirs, même sur les
pattes et les segments abdominaux. Je possède d'Algérie trois exem-
plaires d’une autre variété fort remarquable (D. planirostris Tourn.)
dont le rostre est évidemment plus court que chez D. vorax typique,
élargi assez fortement et graduellement jusqu’à son extrémité, beau-
coup plus droit, un peu plus large, plat et grossièrement rugueux en
dessus; la carène longitudinale du milieu du prothorax fait défaut ;
je ne puis pas malgré cela la séparer du type.
filirostris Gylh. Schônh. Gen. Cure. II, p. 306. Suisse, Alle-
magne, France, Italie, Espagne.
tomentosus Fairm. Ann. France, 1859, p. 61.
incanus Muls. et Rey. Opusc. Ent. IX, 1859, p. 33.
France mérid.
A! Article 1 du funicule antennaire seul évidemment bien al-
longé, 2 étant beaucoup plus court que lui, quoique un
peu plus long que 3; antennes moins grêles.
a. Rostre G © plus long que la tête et le prothorax
réunis.
1. Prothorax marqué sur son disque d’une carène
longitudinale plus ou moins forte.
2. Tibias antérieurs des G anguleusement élargis
au milieu environ de leur côté interne.
variegatus Gylh. Schünh. Gen. Curc. II, p. 292. Suisse, France,
Allemagne, Hongrie.
98 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE 4
tremulæ Payk. Fn. Suec. IE, p. 189. — Schünh. Gen. Curc. VII,
2. p. 169. Ë
o* vecors Gylh. Schünh. Gen. Curc. III, p. 293.
Q@ amplithorax Desb. Mitt. d. Schw. E. G. III, n°7, 351.
Suisse, France, Allemagne, Hongrie, Italie.
Les D. variegatus Gylh et tremulæ Payk, ont évidemment des rap-
ports très-intimes ; cependant le premier parait différer du second
par une forme encore plus large, plus courte, plus trapue, une pu-
bescence beaucoup plus abondante et plus longue, le prothorax rela-
tivement un peu plus long, moins arrondi sur les côtés, ce qui pro-
vient de ce que postérieurement ils sont plus droits, etc. Il se
pourrait que, malgré ces différences, ces formes ne soient que des
variétés d’une même espèce; je n’ai pas eu sous les yeux assez
d'exemplaires, et surtout de provenances assez diverses, pour ré-
* soudre cette question.
tenuirostris Bohem. Schünh. Gen. Curc. VII. 2, p. 175. France.
D’après la description de l’auteur, cette espèce me paraît établie
sur un exemplaire G', de petite taille, de la précédente.
2! Tibias antérieurs des g‘ pas sensiblement élar-
gis à leur bord interne.
3. Élytres brunes ou testacées, variées de taches
plus ou moins foncées.
costirostris Gylh. Schôünh. Gen. Cure. II, p. 294. Suisse,
France, Allemagne, Italie, Sicile, Hongrie, Laponie.
maculatus Marsh. Ent. Brit., p. 292. — Walton. Ann. Nat.
Hist. Sér. 2. IL. 1848, p. 166. Suisse, Angleterre, France,
Italie, Sicile.
Silbermanni Wencker. Cat. Col. Alsace. 1866, p. 129. Alle-
magne, Suisse.
tæniatus Fabr. Spec. Ins. L., p. 181. — Schônh. Gen. Curc. VII.
2, p.172. Suisse, France, Allemagne, Italie.
agnathus Bohem. Schônh. Gen. Curc. VII. 2, p. 174. Suisse, An-
gleterre, Allemagne.
3! Élytres entièrement d’un testacé rougeâtre
clair.
ER LMP MAOCAOES ARLES MA A HE PR Nc
ARE
DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES, 99
agnathus Bohem. Var. clitellarius Bohem. Schônh. Gen.
Curc. VII. 2, p. 177. Suisse, Suède, Allemagne.
tortrix Linn. Fn. Suec. 1761, p. 482. — Schônh. Gen. Curc. Il;
| p. 304. Suisse, France, Allemagne, Angleterre, Italie.
4! Prothorax sans ligne lisse ou carène longitudi-
LE nale sur son disque.
.
bituberculatus Zetterst. Fn. Ins. Lapp. I 1828, p. 305. —
Schônh. Gen. Curc. INT, p. 295. Laponie, Suède, Alle-
magne, Suisse.
suratus Gylh. Schônh. Gen. Curc. IL, p. 296. Suisse, Allemagne,
ÿ Hongrie.
Cette espèce, que Schônherr avait d’abord admise, et que plus tard
il réunit à la précédente, me paraît en différer constamment et devoir
être rétablie ; il est vrai que l’auteur n’en avait vu qu’un seul exem-
plaire. Chez le suratus, les élytres sont plus allongées, plus paral-
lèles, moins convexes, les stries sont plus fortes et plus régulières,
les interstries plus plats, plus larges ; le prothorax a sa plus grande
largeur un peu après le milieu de sa longueur, les côtés se rétrécis-
sent régulièrement en avant eten arrière, tandis que, chez le bitu-
berculatus, la plus grande largeur du prothorax se trouve antérieu-
rement ; en outre le coloris chez suratus est constant ; si l’on observe
des exemplaires immatures, ou des exemplaires très-foncés, l’on
peut toujours distinguer les bandes latérales claires qui ornent les
élytres ; j'ai reçu le suratus en nombre assez grand de différentes
contrées de l’Allemagne et de Hongrie, mais jamais mélangé avec
le bituberculatus vrai.
a Rostre G' © plus court ou au plus égal à la tête et
au prothorax réunis.
1. Prothorax paré sur son disque d’une ligne lisse
ou d’une faible carène longitudinale.
2. Pubescence du dessus du corps au moins en
partie subcriniforme, dressée.
flavipes Panz. Fn. Germ. 41. 11. — Schônh. Gen. Curc. VII. 2,
p. 173. Suisse, Allemagne, Hongrie, France.
2! Pubescence couchée, nullement criniforme.
3. Prothorax aussi ou plus long que large, corps
de forme étroite, allongée.
$ 1h WE
1
L
100 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE
salicinus Gylh. Ins. Suec. IV, p. 584. — Schônh. Gen. Curc. III,
p. 297. Suède, Allemagne.
3! Prothorax plus large que long ; corps plus ou
moins long.
4. Corps testacé ou brunâtre, densément re-
couvert en dessus d’une pubescence uni-
. colore d’un gris cendré,
puberulus Bohem. Schônh. Gen. Curc. VII. 2, p. 178. Hongrie,
Dalmatie.
4' Corps varié de testacé et de brunâtre. ou
entièrement testacé avec quelques taches
claires formées par la pubescence.
5. Scutellum noirâtre, brun ou testacé, ja-
mais densément recouvert d’une pu-
bescence blanche.
6. Élytres d’un testacé flave, variées de
brunâtre.
affinis Payk. Fn. Suec. III, p. 190. — Schônh. Gen. Curc. VIT, 2,
p. 171. Suisse, Suède, Allemagne, France.
validirostris Gylh. Schônh. Gen. Curc. IT, p. 294. Suisse, Al-
lemagne, France, Italie, Hongrie.
occalescens Gylh. Schônh. Gen. Curc. IT, p. 298. Suisse, Alle-
magne, Hongrie.
minutus Gylh. Schônh. Gen. Curc. III, p. 298. Suisse, Alle-
magne, France, Hongrie.
6! Élytres rougeâtres, unicolores, ou
avec la suture plus ou moins noi-
râtre.
majalis Payk. Fn. Suec. IE, p. 251. — Schônh. Gen. Curc. VII.
2, p. 176. Suisse, France, Allemagne, Hongrie.
salicis Walton. Ann. Nat. Hist. Sér. 2. VII. 1851, p. 314. Angle-
terre.
punctator Herbst. Käf. VI, p. 166, t. 71, f. 5.
fructuum Marsh. Ent. Brit., p. 292.
Allemagne, Suisse, Angleterre.
.
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DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES, 101
5! Scutellum densément recouvert d’une
pubescence blanche.
infirmus Herbst, Käf. VI, p. 257, t. 78, f. 13. — Schônh. Gen.
Curc. III, p. 300.
1! Prothorax sans ligne lisse ou carène sur son
disque.
2. Corps entièrement d’un brun rougeâtre.
amplipennis Tourn. Caucase.
Long. 41/2 mill. Larg. 1 3/4-2 mill.
d'. Rostre subégal à la longueur du prothorax, antennes insérées
au tiers de sa longueur. ©. Rostre aussi long que la tête et le pro-
thorax réunis, antennes insérées un peu avant le milieu de sa lon-
gueur.
GO‘ ©, entièrement d’un brun rougeâtre, foncé, très-parcimonieu-
sement recouvert d’une pubescence courte, couchée, d'un jaune gri-
sâtre, mélangée de blanc, formant sur les élytres quelques petites
taches irrégulières assez semblables à celles que l’on voit chez le
- punctator. Tête un peu ponctuée, faiblement impressionnée entre les
yeux, rostre presque droit, ponctué et longitudinalement caréné.
Prothorax un peu transversal, arrondi sur les côtés, peu convexe,
grossièrement, subrugueusement ponctué. Scutellum très-petit, sub-
ponctiforme. Élytres relativement très-grandes, cinq. fois aussi
longues que le prothorax et plus de deux fois aussi larges, à épaules
saillantes, élargies sur les bords latéraux jusqu'aux deux tiers de
leur longueur et de ce point rétrécies et arrondies ; surface forte-
ment ponctuée-striée, interstries un peu convexes, rugueux; les 3°
et 5° offrent à leur extrémité un faible calus densément revêtu de
_poils blancs. Pattes assez fortes, toutes les cuisses dentées.
Ma collection : 1 G', 1 Q. Le développement des élytres chez cette
espèce, son prothorax relativement petit, lui donnent l’aspect de cer-
tains Phytonomus.
2 Dessus du corps entièrement d’un testacé clair
plus ou moins jaunâtre.
3. Pubescence du dessus du corps grise, unico-
lore, ne formant pas de taches.
villosulus Gylh. Schônh. Gen. Curc. III, p. 303. Autriche.
3! Pubescence formant sur les élytres des taches
è plus ou moins claires.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII. 13
io,
102 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE
pectoralis Panz. Ins. Germ. 36. 16.— Schônh. Gen. Curc. VII
2. p. 177. Suisse, France, Angleterre, Allemagne.
nebulosus Gylh. Schônh. Gen. Curc. p. 304. France,
Italie.
Chez cette espèce le prothorax est quelquefois obsolètement ca-
réné.
II. Élytres au moins d’un rouge vif.
dorsalis Linn. Syst. Nat. ed. X, p. 378. — Schôünh. Gen. Curc.
111, p. 306, Suisse, France, Allemagne.
La collection de M. E. von Bruck contient deux exemplaires de
cette espèce, chez lesquels ‘le prothorax et les élytres sont entière-
ment rouges. ;
Je n’ai pas vu en nature l’espèce suivante :
atomarius Gené, Mem. Ac. Torin. 1839, p. 77, pl. 2, f. 16, Sar-
daigne.
GENRE DE PLACE INCERTAINE.
GENRE HYPOGLYPTUS.
Gerstaeck. Stettin. Entom. Zeit. 1855, p. 172.
pictus Gerst. Stett, Zeit. 1855, p. 173, Corfou.
.gracilis Kiesenw. Berl. Zeit. 1864, p. 264, Grèce.
D -
5 PR
“PEUR dére
DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES. *). 408
GROUPE 2. — HYDRONOMIDES.
I. Massue antennaire grosse, ovale.
A Funicule antennaire à article 4 plus long que 2.
1. Hydronomus Schônh.
A! Funicule antennaire à article 4 plus court que 2.
| 2. Bagous Germ.
II. Massue antennaire grêle, oblongo-ovale.
A Funicule antennaire à article 4 plus court que 2.
3. Ephimeropus Hochh.
A! Funicule antennaire à article 1 plus long que 2.
4. Philernus Schônb.
GENRE HYDRONOMUS.
Schônherr, Disp. Meth. 1826, p. 231.
alismatis Marsh. Ent. Brit., p. 273. —Schônh. Gen. Curc. VII. :
9, p. 183.
tibialis Bohem. — (Bagous) Schônh. IL. c. VIIL. 2, p. 87.
Allemagne, Suisse, France, Angleterre, Italie.
GENRE BAGOUS.
Schônherr, Disp. Meth. 1826, p. 289.
Ce genre d’une étude difficile se laisse diviser en quelques groupes
assez tranchés, déjà indiqués dans la monographie du genre, faite
par M. H. Brisout de Barneville (1). Malgré l’opinion émise par La-
» cordaire, que le B. elegans Fabr. pourrait fournir matière à la créa-
tion d’un genre, je ne puis partager cet avis; car les caractères
qu'il lui assigne se retrouvent, à un degré plus ou moins fort,
chez plusieurs autres espèces (par ex. B. rotundicollis Bohem., min-
grelicus Tourn. in litt.), à savoir les scrobes abrégées avant le milieu
_ du rostre, les tibias dentés à leur bord interne, la massue des an-
(4) Annales Soc, Ent. France, 1863, p. 4914.
104 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE
tennes un peu allongée, et le 7° article du funicule peu contigu avec
elle.
I. Prothorax finement pointillé; taille assez grande (Anactodes
Brisout.)
elegans Fabr. Syst. EL. IT, p. 499. — Schônh. Gen. Curc. VIIL.
2, p. 74. Allemagne.
II. Prothorax granulé.
A Pénultième article des tarses étroit, pas ou presque pas
plus large que le précédent.
a. Forme linéaire.
cylindrus Payk. Faun. Suec. III, p. 241. — Schônh. Gen. Curc.
III, p. 536. Suède, Allemagne, Suisse, France, Italie.
Friwaldszkyi Tourn. Hongrie.
Long. 3 3/4-4 mill. Cette espèce étant assez voisine de la précé-
dente, je me contenterai d’en donner les caractères différentiels,
Elle a la même forme générale, mais est plus grande ; le rostre est un
peu plus court, plus mince, parfaitement arrondi et plus égal encore
que chez le B. cylindrus Payk., très-brillant, finement, mais cepen-
dant plus fortement ponctué que chez ce dernier ; le prothorax est
un peu moins parallèle, faiblement arrondi sur ses côtés, moins con-
vexe en dessus ; les élytres sont relativement un peu plus larges et
les calus postérieurs passablement plus prononcés. Noir ; recouvert
d’un enduit jaunâtre ; les antennes sont d’un jaune rouge clair avec
la massue un peu plus foncée; les pattes sont noires, avec les deux
crochets des tarses d’un jaune clair.
Hongrie. Deux exemplaires communiqués par M. de Friwaldszky.
« Forme oblongue, ovalaire, plus ou moins courte,
1. Rostre mince, presque plus long que la tête et le
prothorax.
9, Taille relativement assez grande.
rotundicollis Bohem. Schônh. Gen. Curc. VIII. 2, p. 75. Alle-
magne. |
? Taille très-petite.
DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES. 105
exilis Duval, Gen. Col. Curc. 1854, p. 64, note 2. France mérid.
l' Rostre médiocrement mince, à peu près de la lon-
gueur du prothorax.
+ 2. Forme allongée.
mingrelicus Tourn. Mingrélie.
Long. 3 mill. Allongé, subparallèle. Brun foncé; antennes, base
des cuisses, tibias et tarses d’un jaune rouille clair, élytres d’un
brun rougeâtre ; dessus très-légèrement recouvert d’un enduit gri-
sâtre. Tête, base du rostre, densément et assez fortement granu-
leuses ; celui-ci presque aussi. long que le prothorax, mat, un peu
courbé, assez épais; antennes insérées au milieu de sa longueur.
Prothorax assez fortement granuleux, aussi large que long, régu-
lièrement arrondi sur ses côtés et presque également rétréci en
avant et en arrière; dessus un peu convexe, sans sillon médian. Ély-
tres un peu plus larges à à leur racine que la base du prothorax, mais
pas plus larges que lui dans son milieu, parallèles sur les côtés jus-
qu'aux deux tiers postérieurs de leur longueur, de ce point rétrécies;
surface régulièrement convexe, striée ; stries ne paraissant pas ponc-
tuées ; interstries très-faiblement convexes, assez fortement chagri-
. nés, moins cependant que le prothorax, n’offrant pas de calus pos-
térieurement. Pattes grêles, longues ; jambes armées à leur bord
interne de quatre ou cinq très-petits ne tarses longs, très-
grêles, articles 1-3 subégaux en longueur, 3 très-faiblement plus
élargi que 2, 4 un peu plus long que les deux précédents réunis.
Ma collection. Cette espèce, par son facies, diffère de toutes celles
du genre ; elle à un peu la forme du cylindrus, mais elle est plus
large, le prothorax est arrondi, etc.
9! Forme ovalaire, assez courte.
biimpressus Fähr. Schônh. Gen. Curc. VIII. 2, p. 78. HR
France mérid.
minutus Muls. et Rey, Opusc. Ent. IX, 1859, p. 35. France mé-
rid.
1" Rostre court, épais.
2. Prothorax assez fortement élargi avant le mi-
lieu.
Aubei Cussac, Ann. Fr., 1851, p. 206, PI. 4, n° II. France.
SF
106 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE
petro Herbst, Käf. VI, p. 366, t. 89. f. 1. — Schünh. Gen. Curc.
VIII. 2, p. 78.
chorinœus Fähr. Schônh. 1. c. VIIL. 2, p. 78.
laticollis Gylh. Schônh. 1. c. IT, p. 548.
limosus Gÿlh. Schônh. 1. ce. VIIL. 2, p. 77.
Allemagne, Italie, France, Suisse.
sardiniensis Brisout, Ann. Fr., 1863, p. 510. Sardaigne.
2' Prothorax presque droit ou médiocrement
élargi sur les côtés.
3. Élytres notablement plus larges à leur racine
que le prothorax ; par suite, forme générale
moins parallèle.
binodulus Herbst, Käf. VI, p. 247, t. 77, f. 5. — Schônh. Gen.
Curc. VIII. 2, p. 75. Allemagne, Francé, Suisse.
nodulosus Gylh. Schônh. Gen. Curc. III. 538. Allemagne,
Suisse, Italie.
subcarinatus Gylh. Schônh. Gen. Cure. INT, p. 548. ah de
Hongrie, Suisse.
Frit Herbst, Käf. VI, p. 256, t. 78, f. 12, — Schônh. Gen. Curc.
VIIL. 2, p. 79.
mundanus Bohem. Schônh. 1. c., p. 79.
claudicans Bohem. Schônb. 1. c., p. 80.
Allemagne, Suisse, France, Italie.
diglyptus Bohem. Schünh. Gen. Curc. VIII. 2, p. 82. Allemagne.
perparvulus Rosenh. Thier. Andal. 1856, p. 291. Andalousie.
Cette espèce, qui est restée inconnue en nature à M. H. Brisout de
Barneville, prend place dans ce groupe.
3! Élytres médiocrement plus larges à leur racine
que le prothorax; par suite, forme générale
subparallèle.
Revelieri Tourn. Corse.
Long. 3 mill. Noir ou brunâtre ; antennes, moins la massue, qui est
un peu plus foncée, tibias et tarses d’un jaune rouille plus ou moins
foncé. Tête arrondie, assez convexe; rostre court, un peu courbé,
glabre à l'extrémité, brillant, densément ponctué. Prothorax aussi
large que long, subparallèle sur ses côtés, rétréci antérieurement,
bord postérieur coupé presque droit; surface peu convexe, marquée
EC her EL
DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES. < 107
dans le milieu d’une dépression longitudinale; assez fortement gra-
nuleux. Écusson très-petit, ponctiforme. Élytres un‘peu plus larges
à leur racine que le prothorax à sa base, à épaules un peu tombantes ;
parallèles'sur les trois cinquièmes antérieurs de leur longueur, de
ce point rétrécies; surface un peu convexe, assez fortement striée,
_stries ponctuées, interstries un peu convexes, surtout les alternes
* qui sont aussi un peu plus larges, finement chagrinés ; 4° offrant un
peu après ia déclivité un petit calus pointu. Pattes assez grêles,
jambes non denticulées sur leur bord interne; tarses étroits, arti-
cles 1-3 subégaux en longueur, assez courts, 3 pas plus large que 2,
4 aussi long que les trois précédents réunis. Tout le dessus et
le dessous du corps est densément recouvert d’écaillettes.grisâtres ;
le prothorax est orné sur le milieu de deux bandes longitudinales
* brunâtres, et les élytres offrent quelques petites taches claires et fon-
cées, surtout sur le 2° interstrie; elles offrent aussi quelques petits
poils jaunes, transparents. Le G' a le milieu du métasternum un peu
concave longitüdinalement.
J’ai reçu cette espèce de M. E. Reveliere, à qui je la dédie; elle est
intermédiaire quant à la forme entre les B. subcarinatus et lutu-
losus.
lutulosus Gylh. Ins. Suec. IV, p. 568. Schônh. Gen. Curc. VIII
2 P. 83. ”
Var. dorsalis Perris, Ann. Soc. Linn. Lyon, sér. 2, IV,
1857, p. 144. |
formicetorum Duval, Cat. Curc. 1854, note 1.
Allemagne, France, Suisse.
tempestivus Herbst, Käf. VI, p. 246, t. 77, f. 14— Schônh. Gen.
Curc. II, p. 546.
enemerythrus Bohem. Schônh. I. c. VII, 2, p. 83.
conveæxicollis Bohem. Schônbh. 1. c., p. 84.
Var. adspersus Fôrst. Verhandl. Ver. Preuss. Rhein]. VI,
4849, p. 34.
Allemagne, Suisse, Italie.
A! Pénultième article des tarses bilobé, plus large que le pré-
cédent.
a. tarses courts.
lutosus Gylh. Ins. Suec. IT, p.85. —Schônh. Gen. Curc. VIIT, 2,
à p- 85.
. validitarsus Bohem. Schônh. 1. c., p. 87.
Allemagne, France, Italie, Suisse.
TER
108 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE
collignensis Herbst, Käf. VIL, p. 50. t. 98. £. 7 c.
binotatus Steph. TL. Brit. IV, p. 48.
lutulentus Gylh. Schônh. Gen. Curc. VII, 2, p. 85.
puncticollis Bohem. Schônh. 1. c., p. 86.
Allemagne, France, Italie, Suisse.
Olcesei Tourn. Tanger.
Long. 3 1/2 mill.
Un peu allongé; corps noir, totalement recouvert d’un enduit
grisâtre; cuisses et tibias d’un testacé rougeâtre, tarses noirs,
antennes brunes ; tête un peu convexe, marquée entre les yeux
d’une petite fossette allongée; rostre un peu plus long que la tête,
un peu courbé, brillant et ponctué à l’extrémité. Prothorax un
peu plus long que large, régulièrement mais faiblement arqué sur
ses côtés, faiblement et également convexe en-dessus, n’offrant
qu’une faible dépression large et courte, au-devant du scutellum ;
bord postérieur faiblement bisinué ; surface assez fortement granu-
leuse. Élytres un peu plus larges à leur racine que la base du protho-
rax, à épaules un peu tombantes; parallèles jusqu'aux deux tiers
postérieurs de leur longueur, de ce point rétrécies et arrondies, con-
vexes en-dessus, à déclivité postérieure courte; surface fortement
striée, stries paraissant lisses, interstries plans, finement chagrinés,
le 4° offre postérieurement un calus à peine sensible. Pattes assez
longues, jambes armées au côté interne de quelques petits denti-
cules ; tarses à articles 1-2 courts, pas plus longs que larges, petits,
3 presque aussi long que les deux précédents réunis, deux fois aussi
large que 2, bilobé ; 4 très-faiblement plus long que 3.
Chez cette espèce les tarses sont passablement plus courts et plus
larges que chez les deux précédentes.
costulatus Perris, Abeille, VII, 1870, p. 23. Corse.
robustus Brisout, Ann. Fr. 1863, p. 513. Grèce.
validus Rosenh. Beitr. Ins. Fn. Eur. 1847, p. 54. Hongrie.
Cette espèce, restée inconnue à M. Brisout, doit prendre place dans
® *
: hot chsé :scoll
LL RE
ce groupe ; c’est l'espèce la plus large et la plus robuste de celles qui :
me sont connues. Elle paraît fort rare.
a! Tarses allongés, grêles.
cylindricus Rosenh. Thier. Andal. 1856, p. 289. Algesiras.
DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES. 109
III. Prothorax ponctué, ruguleux.
-costatus Chevrol. Rev. Zool. 1860, p. 509. Algérie.
J’ai sous les yeux le type de M. Chevrolat ; il fait maintenant par
tie de ma collection.
Chevrolati Tourn. Portugal, Maroc.
Long. 2-2 1/2 mill.
Court, assez large; d’un brun plus ou moins noirâtre, base des
antennes, extrémité du rostre, pattes et tarses un peu rougeâtres.
Corps totalement recouvert d’un enduit hydrofuge d’un gris jaunâ-
tre, varié de gris clair et de brunâtre. Tête un peu convexe, densé-
ment et grossièrement ponctuée ; rostre G'un peu plus court, © aussi
long que la tête et le prothorax réunis, un peu courbé, très-densé-
ment ponctué, mat, paré tout à fait à son extrémité de quelques poils
criniformes un peu jaunâtres ; antennes insérées à peu près au mi-
lieu de la longueur. du rostre, à funicule un peu allongé, massue
courtement ovalaire. Prothorax aussi large que long, fortement
arrondi sur les bords latéraux, assez fortement resserré avant le som-
met, faiblement convexe en dessus, surface grossièrement et forte-
ment ponctuée, rugueuse, couverte d’un enduit d’un gris jaunâtre
clair et parée sur le milieu de deux bandes longitudinales d’un bru-
nâtre plus ou moins foncé, surtout postérieurement, laissant entre
elles une ligne médiane claire ; la teinte brunâtre s’étend parfois le
long des bords latéraux. Scutellum invisible. Élytres un peu plus
larges à leur racine que le prothorax dans sa plus grande largeur,
faiblement, mais régulièrement élargies et arquées sur les bords laté-
raux ; surface un peu convexe, fortement striée, stries ponctuées,
ponctuation plus ou moins visible à cause de l’enduit qui la recouvre;
les interstries 3, 5, 7, paraissent un peu plus relevés que les autres ;
sur ces mêmes interstries, l’on observe quelques taches irrégulières
d’un gris jaunâtre clair et quelques taches brunâtres. Pattes assez
courtes et fortes ; tarses courts, assez larges, à article 3 un peu plus
large que 2; le 4° est un peu moins long que les trois précédents
réunis.
Cette espèce a quelques rapports avec le B. 7-costatus Chevrol.,
j'en ai répandu quelques exemplaires sous ce nom; mais, ayant reçu
depuis de mon savant collègue, M. Chevrolat, le type de son espèce,
j'ai pu m’assurer qu’elle en est parfaitement distincte.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XVII, 14
- 110 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE
IV. Prothorax réticulé.
inceratus Gylh. Schônh. Gen. Curc. II, p. 544.
argillaceus Gylh. Schônh. I. c., p. 552.
encaustus Bohem. Schônh. Gen. Cure. VII, 2, p. 76.
halophilus Redtenb. Kn. Austr. ed. 1, p. 393.
Allemagne, France, Italie, Turquie.
Kraatzi Brisout. Ann. Fr. 1863, p. 516. Moravie.
Les Bagous
brevis Gylh. Schœnh. Gen. Curc. IT, p. 550. Suède.
curtus Gylh Schœnh, Gen. Curc. VIII, 2, p. 81. Suède.
dilatatus Thoms. Skand. Col. X, p. 342. Suède.
hæmatopus Gylh. Schœnh. Gen. Curc. II, p. 543. Caucase.
Hochhuthi Tourn. (1).— minutus Hochh. Bull. Mosc., 1847,
II, p. 573. Transcaucasie.
longitarsus Thoms. Skand. Col. X, p. 185. Suède.
muticus Thoms. Skand. Col. X, p. 184. Suède.
m’étant restés inconnus en nature, je ne puis leur assigner une
place certaine.
GENRE EPHIMEROPUS.
Hochhuth, Bull. Mosc. 1847, II, p. 543.
geniculatus Hochh. Bull. Mosc. 1847, II, p. 544, Caucase.
GENRE PHILERNUS.
Schæœnherr, Gen. Curc. III, 1836, p. 429.
Halophagus Becker.
farinosus Gylh. Schænh. Gen. Curc.Ill, p.430.
halimocnemis Becker, Bull. Mosc, 1864, II, p. 484.
Russie mérid.
(1) Le nom de minutus faisant double emploi, j'ai dû le changer.
L
Y |
4
A
_ +
ER “dl
, DE LA TRIBU DES ÉRIRRAINIDES. au
GROUPE 3. — TANYSPHYRIDES.
_ La formule que Lacordaire donne pour son groupe des Cryplo-
plides (1) s'adapte exactement à mes Tanysphyrides ; j'ai dû changer
la dénomination de ce groupe; le genre Cryptoplus est exotique, et
par conséquent n'entre pas dans le cadre de ce travail.
Tête sphérique ; yeux transversaux, déprimés, contigus au protho-
rax. Tarses plus ou moins larges, à article 3 plus large qué les pré :
cédents et bilobé, le 4° enfoui, ou peu s’en faut entre ses lobes,
parfois nul. Segments intermédiaires de l’abdomen coupés carré-
ment sur leur bord postérieur.
Il est facile de se convaincre, d’après les caractères qui précèdent,
que le genre Smicronyx ne pouvait pas rester dans ce groupe, car la
structure des tarses, caractéristique ici, est toute autre ; le 4° article
des tarses est, chez certaines espèces de ces derniers, aussi long que
les trois précédents réunis, et par conséquent déborde fortement
le 3°. , |
Ce petit groupe, ainsi épuré, est parfaitement homogène ; il con-
tient trois genres européens.
I. Funicule antennaire de 6 articles ; 4° article des tarses présent.
A. Corps brièvement ovale ; élytres notablement plus larges
que le prothorax.
1. Tanysphyrus Germ.
A! Corps oblong; élytres peu plus larges que le prothorax.
2. Endaliscus Kirsch.
II. Funicule antennaire de 7 articles ; 4° article des tarses nul.
3. Anoplus Schœnh.
GENRE TANYSPHYRUS.
(Germar) Schœnh. Curcul. Disp. meth., p.24.
lemnæ Fabr. Ent. Syst. I, 2, p. 412. — Schœnh. Gen. Curc. II,
p. 332. Suisse, France, Allemagne, Italie.
(1) Lacordaire, Genera des Coléopt., T. VI, p. 486, à la troisième ligne de la
formule de ce groupe, au lieu de « le 3° enfoui, etc. » lisez le 4° enfoui, etc. C’est
une erreur dont Lacordaire a omis la rectification.
112 ÿ MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE
GENRE ENDALISCUS.
Kirsch, Berliner Ent. Zeits., 1873, p. 418 (1874).
Rostre court, un peu plus long que la tête, un peu épais, courbé ;
ses scrobes, commencées près de son sommet au tiers de sa longueur,
atteignant les yeux. Antennes assez courtes, scape en massue, attei-
gnant le bord antérieur des yeux; funicule de six articles, 1 presque
aussi long que 2-6 réunis, courts, à peine graduellement élargis ;
massue grosse, brièvement ovale. Yeux latéraux, grands, ovales, peu
convexes. Prothorax allongé, un peu déprimé en dessus, subparallèle
sur les bordslatéraux, courtement tubuleux, antérieurement lobé au
milieu de son bord postérieur. Écusson triangulaire, très-petit,
presque invisible. Élytres allongées, plus de trois fois aussi longues
que le prothorax, parallèles sur les deux tiers de leur longueur,
rétrécies et un peu acuminées postérieurement, séparément arron-
dies à l’extrémité, faiblement saiïllantes à leur racine, un peu plus
larges que le prothorax, épaules un peu calleuses. Pattes fortes;
cuisses en massue, inermes; jambes droites, sinuées à leur bord
intérieur, un peu épaissies et finement onguiculées au bout; tarses
assez longs, larges, épais ; article 1 faiblement plus étroit, mais pas-
sablement plus long que 2, 3 à peine pius court que 1, plus long et
beaucoup plus large que 2 ; 4 ne dépassant pas l’échancrure du 3, ses
crochets seuls s’aperçoivent en dessus, ils sont assez forts. Deuxième
segment abdominal à peine plus long que 3-4 réunis, séparé du pre-
mier par une suture presque droite ; saillie intercoxale assez large,
tronquée antérieurement. Corps oblong revêtu d’un enduit d’un gris
jaunâtre.
Skalitzkyi Kirsch, Berliner Ent. Zeits., 1873, p. 418 (reçu en
avril 1874).
Long. 4 mill. Larg. 1 2/3 mill.
Allongé, peu convexe. D’un brun de poix, avec l’extrémité du
rostre, les antennes, les bords latéraux et l’extrémité des élytres
d’un brun rougeûtre ; tout l’insecte est revêtu d’un enduit d’aspect
hydrofuge d’un gris jaunâtre, varié sur les élytres, surtout posté-
rieurement, de brunâtre ou jaunâtre, cette dernière couleur alternant
dans les interstries sur le disque avec quelques petites taches un
peu plus claires; cet enduit se montre à un fort grossissement au
moins sur les élytres et les pattes, formé par des écaillettes arrondies
intimement accolées ensembles et jointes aux téguments; sur la
partie postérieure des élytres, au milieu des interstries, l’on voit
quelques poils squamigères, un peu courbés, couchés en arrière;
les jambes sont un peu ciliées à leur bord interne et les tarses
sont recouverts par de petites écaillettes ovalaires. Tête arrondie,
fortement et très-densément ponctuée; rostre une fois et un tiers
DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES. 113
aussi long que la tête est large, courbé, déprimé en dessus, surtout
près de l'extrémité, qui, vue de profil, paraît un peu comprimée
et atténuée, mais ne l’est nullement vue de face, fortement et
assez grossièrement ponctué près de la base, presque lisse vers
l'extrémité qui offre en dessous quelques poils rigides un peu longs.
Antennes construites comme il est dit dans4la formule générique ;
l’extrémité du scape et du premier article du funicule offre quelques
très-petites écaillettes grisâtres. Prothorax un peu plus long que
large, subparallèle sur les trois quarts postérieurs de sa longueur,
un peu déprimé en dessus, marqué sur tout son disque de points
ronds, profonds, assez gros, réguliers, mais peu serrés. Élytres de
la forme décrite précédemment, fortement striées ; les stries parais-
sent ponctuées, malgré l’enduit qui les recouvre, interstries larges,
plats, finement coriacés.
La description qui précède est faite d’après un seul exemplaire
qui m'a été communiqué par M. Kirsch, de Dresde.
Le genre Endaliscus est voisin du genre Endalus de Casteln., mais
en diffère évidemment par la structure du rostre et des antennes.
GENRE ANOPLUS.
Schænherr, Disp. meth. 1826, p. 244.
plantaris Naezen. Act. Holm. 1794, IV, p. 270. — Schœnh. Gen.
Curc. II, p. 465. France, Suisse, Allemagne, Italie.
roboris Suffr. Stett. Zeit. 1840, p. 59. France, Suisse, Allema-
gne, Corse.
setulosus Kirsch, Berl. Zeit. 1870, p. 217. Silésie, Hongrie,
Suisse.
GROUPE 4. — BRACHONYDES.
Réduit pour les Coléoptères européens à un seul genre.
GENRE BRACHONYX.
Schænherr, Disp. meth. 1826, p. 232.
pineti Payk. Mon. Curc. 1792, p. 61.
indigena Herbst, Käf. VI, p. 170, .t. 71, f. 12. —
Schæœnh. Gen. Curc. III, p. 330.
Suisse, France, Allemagne, Italie.
J’ai sous les yeux un exemplaire de cette espèce, qui est entière-
ment d’un brun très-foncé ; cette variété parait rare.
114 MATÉRIAUX POUR LA MONOGRAPHIE DE LA TRIBU DES ÉRIRRHINIDES.
SUPPLÉMENT.
Smicronyx Revelierei Tourn.
Long. 1 1/2-1 5/6 mill. Larg. 2/3-5/6 mill.”
Allongé; noir, parcimonieusement recouvert en dessus d’écail-
lettes brunâtres et orné de quelques taches formées par des écail-
lettes d’un beau blanc ; deux sur le prothorax, placées une de chaque
côté à ses angles postérieurs ; elles sont assez grandes, subcarrées,
atteignent antérieurement à peu près la moitié de la longueur des
bords latéraux et laissent entre elles sur le disque un espace à peu
près égal à leur largeur respective; six sur chaque élytre, peu
régulières ; une près du scutellum, une sur l’angle huméral, les 3°
et 4° sont plus grandes, un peu transversales, placées l’une au tiers,
l’autre aux deux tiers de la longueur de l'élytre, les deux autres
sont près de l’extrémité; les pattes sont assez densément vêtues
d’écaillettes grisâtres, et le dessous du corps est entièrement recou-
vert d’écaillettes blanches. Rostre assez fort, régulièrement courbé,
à peine plus long chez le G', d’un quart plus long chez la ©, que la
tête et le prothorax réunis, orné au devant des yeux d’écaillettes
oculaires d’un beau blanc de neige; marqué à sa base de quelques
fines carènes longitudinales et d’une ponctuation assez forte, serrée
près de son extrémité ; antennes assez densément recouvertes d’une
fine pubescence grise. Prothorax un peu plus long que large, faible-
ment arrondi sur les côtés, finement granuleux en dessus, marqué
sur le milieu de son disque d’une très-fine ligne longitudinale lisse.
Élytres un peu plus larges à leur racine que le prothorax, à épaules
bien conformées, angle huméral un peu obtus ; subparallèles sur les
deux tiers de leurs bords latéraux, arrondies à l’extrémité ; surface
striée, stries assez fines, bien marquées, paraissant lisses, interstries
plats, assez larges, brillants, obsolètement coriacés transversale-
ment.
Cette jolie espèce m’a été communiquée trop tard pour être com-
prise dans le tableau que j'ai donné pour les espèces de ce genre;
par sa vestiture formée d’écaillettes ovalaires, elle prend place dans
le groupe II, et vient, par les fines aspérités dont son prothorax est
couvert et la ligne médiane lisse de son disque, se ranger après Rei-
chi Gylh. Elle a été découverte aux environs de Porto-Vecchio et à
Ajaccio, par M. E. Revelière, à qui jela dédie ; il en a généreusement
cédé.gf et Q à ma collection.
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7
TABLE ALPHABÉTIQUE DES ÉRIRRHINIDES.
Acrisius Desb.
Koziorowiezi Desb. .........,. 71
Acrodrya Tourn.
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Anoplus Schoenh.
PDA RENAeZENS ele te uen ist) 113
TS RM PR ER ë n
setulosus Kirsch....,...... TA US n
Aubeonymus Duv.
RICO LNEMLUC NET TT a 86
notatus Muls. et God. .......,.... n
Bagous Schoenh.
Aube Cac. « 2. 02 0% RE TRE 105
biimpressus Fahrs ............... "
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DHOMEUIAL EONENL 06 Rt he. ee 109
collignensis Herbst., ..,.:,.,...,.... 108
costulatus Perris. ......:.. M RARE u
ITU EAN EERETE EE ns ere V ele 110
cylindricus Rosenh. . . .. , : ... .. .,. 108
cylindrus Payk. ......... MERANS SRE 104
diglyptus Bohem. ...,,........ 140206
RARES TNOMAN 2 à 3 24 ce PL Let ess 110
RAR RADr ins 2e sure ei à PATES 104
A ET AUS CS MP SEE A Re 105
GTA ELU ue due de ire sde Do es 106
RASE VIE ONE. à 020 ie 2 ele 1e 104
PAMALODUS GTI ie 1. ei Me 110
NET OU nes AMIE SEC n
UC LOT RCE CREER AR 1
ALAN BrISONÉ.. 7. 00. 20 QU ‘ "
RIOMICMEUN MT ROME EL. 2 eu. 0. La e ; 1"
RCI A ROLL 20 Te ile . 107
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mUNRrelIQus Tourn. 4 5e Nuls 105
miautus Muls. et Rey. ...,..,. u
muticus Thoms. ...,.....,. ras tE10
Roduionns Gyin. 120...) 0. en ii. ; 106
Olcesei Tourn/....,...... as ve :108
perparvulus Rosenb.. .. ..:......, . 106
DAODMONNEL RD IL St Là n
PT CE ND 4 RENNES ENT à 1
robustus Brisout , ....... : 108
rotundicollis Bohem. . ............ 104
sardiniensis Brisont… ; :.., FRPELANETP 106
*
septemcostatus Chevrol. .....,,..... 109
subcarinatus Gylh.. . . . . . . . .. si SE TE08
tempestivus -Herbst. .:. . ... . . :.,.... 107
VAIO ROSEN RANCE ECRIRE 108
Barytychius Jekel.
elegans Brullé ........... A ele 91
SI0PiDEnRIR TOUrDEE Dr NT ete te 0e 1
hordei Brullé. . ...... NOR RTE 90
squamoeus /Gylh. Um EE u
Brachonyx Schoenh.
PINORR PAYER eee halles a le balai LAS
Brachypus Schoenh.
cylindricus Hochh. .......,. PARA RAT 4
Rx OI enr CYR Een ESC NE es "
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CAFIALPOSETIS) LOUER: 1 ee ile se Ael ere (l
tibialis Tourn. =... .... NE NET . 1044
Dorytomus Steph.
AÉHDISAP AVR Ur Va ea enr eme teen 100
agnathus'Bohem 2. em ner Un 098
amplipennis Tourn. : ..... AN PR VE 101
atomarius Genéite es. Write a en 102
bituberculatus Zetterst,. . . . . .. . . ... 99
Cogtirostris GyIn 4 N ES Phelse 98
dors DRE LS ET leon Pr AT -N AM OS 102
filirostris Gylh:.. 4... Ne REC: /
Havipes EanZ. 0e Ne nhele sente 99
infirmus Herbst. : .,. , 1.0.1. . 1 » 101
maculatus Marsh. . ..... AT te le 280 08
majalis Payk........,.,. 0. Semot LUO
MINUTE YINEN ee rot ae eeti elite c ft
occalescens Gylh.. ...,........... u
pectoralig Panz,.. 1.4 [9,14 CV ARNO 102
puberulus Bohem. ...,........ Se URLUU
punctator Herbat: 00 1.1. 20% ten, #
SAHCINUNOVIN TES -Is Va chat ste : = (]
salicis Walton « . . . . . . : Het nuste n
Silbermanni Wencker ….,.,.... Slalste 08
suratus GyINe RAA certes ete EI 08
TANIACTSURADE late eau DER . 98
tenuirostris Bohem, . . ...... COPA LUE u
tomentosus Fairm,............... SNL
LOrtrIN TANN, SUN OR ele de es 99
tremulæ Payk......,.... PRET . 98
validirostris Gylh. .....,. 100
116
variegatus Gylh..,. ............ . 97
villosulus Gylh........ dns Na 101
VOTAX ERIC les beta sie, Prec state tete ts VOD
Elleschus Steph.
bipunctatus Linn. ..,........ ss NW T6
BCANICUS PE AYE, 7: RU lee dr a etat "
Endaliscus Kirsch.
SRANZEYLRITENN 20, er iet 112
Ephimeropus Hochh.
geniculatus Hochh......,....,.... «+ 410
Erirrhinus Schocnh,
iestuce Habit: +, 20e ie 49 205
Gerhard Lbiss EN Care 520100
Nereis PATES ON OMR NE TR Ne 95
plier Gredlér 526 SRI. Nue 96
acirrhogus GyIR CLOS Ver 95
Erycus Tourn. ®
acridalus Linn:. 36. Asa ne TS "
ZÆXDIDDB KADr Le bte nleete u
BrancKRI TON RER Re role "
Merkel Bohom;: 14/0 MUR MINS- 202 "
VÉLAR BAND er se maitiile TS tte 94
ÉTACPLIR ADS ee AUS Nes NT UE: ENS 95
Grypidius Schoenh.
brunnirostris Fabr, . .... Sat elie Bt die DS
BOMBE ERNST ie CNT ALU n
Hydronomus Schoenh.
alismatis Marsh, , ......,,.., dote 108
Hypoglyptus Gerstäck.
gracilis Kiesenw..,.,..,.,.... . . 102
DICHUS GETAUECR ETS RAM NS "
Icaris Tourn.
DA EE UT] RERO Te CAIN MAO SE RE 94
globicollis Fairm. "4, Lu qe n
DÉMANATIG PINS Lee 0 etre ALT Net "
BOAT PANEIQYIRS ST ME ONE Te ne "
Jekelia Tourn.
CHMDDIALATESITME Ne el. Ce UNS 73
impressipennis Tourn.....,,.,.,...., "
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bimaculatus Fabr, ....,,.. Pa ARC 94
granulipennis Tourn. ....,,...,... n
Oryx Tourn.
nitidus Chevrol. ..,.,..,.. RASE SOA M 91
Pachytychius Jekel,.
DEOLIQUS RATRONS LUE 0 PORN RUE 88
granulicollis Tourn, , ,+,,..,... HUE v ED
hæmatocephalus Gylh, ,...,..,,,., 88
Rypocritus Tourne LEA LAINE 90
RATS EDEN Es EEE nue der EEE Dre 89
Lacordairei Tourn,......,... 5 Er ue F'DD
JACOB OR S AR TEMLRTLT TRUE QUES DAS 87
leucoloma Jekel,..,.,,..,.. dr NTeRs Ve 90
TABLE ALPHABÉTIQUE DES ÉRIRRHINIDES.
Luca JekAl PES Née
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Picteti Tourn. ..
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scrobiculatus Rosenh. . . ...... ; ,
sellatus Lucas, . . ., .. ... RC .
sobrinus Tourn . .... ; APTE .
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subasper Fairm. . .... A PT
trapezicollis Fairm. ...,..... Velos ax
trimacula Rosenh. .,.,,.,....4..;: .
Philernus Schoenh.
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picipes Marsh. . . . ... RENTE tr
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Smicronyx Schoenh.
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Erichaoni HOChR A NE CUS EME STRE
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Kiesenwetteri Tourn. .......,..,...
modestus Tourn.. .......,. sente
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Revelierei Tourn. ...... dat TITRE
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Tanysphyrus Schoenh.
lemnte Fabre MUR EN TN MPE
SSELSBLG-L2E88288
110
NOTICE
SUR LES
_ CICINDÈLES ET CARABIQUES
RECUEILLIS
DANS L'ILE D'ANTIGOA PAR M. PURVES,
par J. PUTZEYS.
— SÉANCE DU 6 DÉCEMBRE 1873. —
La Faune entomologique des Antilles, quoique participant en
grande partie de celles du continent vers le sud des États-Unis, vers
le Mexique et vers la Guyane, offre cependant quelques spécialités ;
à ce titre, elle mériterait d’être étudiée. Mais il faudrait pour cela
des éléments précis qui ont manqué jusqu’à présent. L'île de Cuba
seule à été l’objet de travaux, fort incomplets d’ailleurs, de
MM. Jacquelin-Duval et Chevrolat. Il serait à désirer que tous les
naturalistes, ayant l’occasion de visiter chacune de ces îles si nom-
breuses, voulûssent bien y faire des recherches aussi complètes que
possible. Les insectes rapportés par M. Purves sont un premier ré-
sultat de l’exploration entomologique de l’île d’Antigoa. Bien que
les espèces soient peu nombreuses (les Carabiques du moins), ils sont
loin d’être dépourvus d'intérêt.
En voici la liste :
1. Cicindela hebræa Klug.
Cet insecte appartient plus particulièrement aux faunes de
Cayenne et de Colombie ; il semble ne pas se rencôntrer à Cuba.
2. Cicindela suturalis Fabr. Dejean.
Onest assez généralement d'accord pour considérer cet insecte
comme n’étant qu’une variété, propre aux Antilles, de l’espèce pré-
cédente.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XVII, 15
118 NOTICE SUR LES CICINDÈLES ET CARABIQUES
Je suis disposé à douter qu'il en soit ainsi : la C. suturalis n’a que
les deux tiers de la taille de la hebræa, elle est constamment plus
étroite, les élytres sont plus tronquées à l’extrémité, leur ponctua-
tion est différente ; les côtés du corselet sont garnis de poils couchés
beaucoup plus nombreux et plus longs. Je dois ajouter que, parmi
les individus de la hebrœæa et de la suturalis, je n’en ai trouvé aucun
qui puisse être regardé comme intermédiaire entre l’une et l’autre.
3. Cymindis variegata Dej. (Gen. Apenes Lec. — Malisus
Motsch.)
L'’habitat de cette espèce est plus spécialement la Guyane.
L'un des individus de M. Purves à été pris à Demerara.
4. Selenophorus chalybæus Dej.
Aucun des individus pris à Antigoa ne présente la coloration noire
avec reflet bleuâtre signalée par Dejean et que l’on rencontre dans
les individus de Cuba. Tous sont d’un noir bronzé, un peu cui-
vreux sur les élytres.
5. Selenophorus propinquus n. sp.
à
Cette espèce est assez voisine, mais bien distincte, de la précédente;
elle est un peu plus petite (7 à 8 mill.), d’un bronzé plus clair, ver-
dâtre sur la tête et le corselet, cuivreux sur les élytres; les pattes
sont entièrement d’un testacé ferrugineux; la tête est plus plane
avec les yeux plus saillants ; le corselet est moins convexe, ses côtés
sont plus régulièrement arqués, surtout en arrière; les angles anté- :
rieurs sont un peu moins avancés et ceux de la base sont encore
plus arrondis ; le rebord marginal est plus étroit; le sillon longitu-
dinal atteint plus distinctement la base ; les élytres ont leur carène
basale plus relevée vers les épaules; les stries sont plus inégales, plus
profondes ; leurs intervalles sont plus convexes et plus distinctement
ponctués.
6. Selenophorus discopunctatus De)j.
Cette espèce semble être propre aux Antilles.
7. Selenophorus sinuatus Gyll. Dej.
Plusieurs des individus trouvés par M. Purves ont un reflet
bleuâtre.
RECUEILLIS DANS L'ILE D'ANTIGOA. 119
8. Selenophorus puberulus Dei. (Hypolithus.)
Se trouve également au Brésil.
9. Bembidium (Notaphus) fastidiosum Laf.
Tous les individus rencontrés à Antigoa appartiennent à une va-
riété dépourvue de la tache supérieure des élytres.
10. Tachys picturatus n. sp.
Long. 2 3/4. — El. 4 492.— Lat. 141 mill.
Couleur de poix très-brillänte ; parties de la bouche, trois pre-
miers articles des antennes, base du corselet, marge et extrémité
des élytres, et pattes d’un testacé clair ; chaque élytre porte en outre
« deux taches de même couleur, l’une humérale, l’autre anté-api-
cale.
La tête porte de chaque côté un sillon large et assez profond qui
se prolonge jusqu’en face du milieu des yeux. Le corselet est trans-
versal, arrondi sur les côtés antérieurs, se rétrécissant jusqu’au
dessus des angles de la base, où les côtés se redressent ; les angles
sont grands, ouverts, très-nettement marqués; l'impression trans-
versale postérieure est profonde ; les fossettes latérales sont lisses;
le sillon longitudinal n’est profond qu’au dessus de l’impression
transversale. Les élytres sont oblongues, subcylindriques, un peu
sinuées avant l'extrémité; les épaules sont arrondies; on ne dis-
tingue que quatre stries, la première entièrement, les 2° et 3° effa-
cées avant l'extrémité; la 4° visible seulement au milieu, le 3° inter-
valle porte un seul point vers le milieu de l’élytre; la strie suturale
longe l'extrémité et se redresse comme dans toutes les espèces du
genre; son extrémité est courbée horizontalement. L’extrémité api-
cale de chaque élytre est testacée ; dans l’angle huméral on voit une
tache oblongue, assez indéterminée, et, au dernier quart, une autre
tache ovale un peu plus petite ; chez un individu, ces deux taches
sont réunies, de sorte que les élytres sont testacées, la suture et les
trois premiers intervalles des stries restant noirs.
NOTES RELATIVES A CES ESPÈCES,
PAR M. J. Purves.
Cicindela hebræa et suturalis se rencontraient sur la plage de la
mer, tout autour de l’île. Elles étaient toujours ensemble, et je les
ai souvent observées accouplées une espèce avec l’autre, et toujours
124 NOTICE SUR LES CICINDÈLES ET CARABIQUES D’ANTIGOA.
le G de suluralis avec la © hebræa. Ces insectes sont extrêmement
agiles, défiants et difficiles à capturer.
Cymindis variegata. Dans le voisinage des habitations, se cachant
sous les pierres et morceaux de bois.
Selenophorus chalybæus. Commun sous les pierres dans un lieu in-
culte et désert.
S. propinquus et puberulus. Dans les champs de cannes à sucre,
sous les mottes de terre et les souches déracinées des cannes.
S. discopunctatus. Dans les lieux humides.
S. sinuatus. Observé dans une seule localité, aux bords d’un étang
dans Guana Island, un îlot situé du côté du vent alizé, c’est-à-dire au
nord-est d’Antigua. | À
Bembidium fastidiosum. Aux bords des flaques d’eau saumâtre. ,
Tachys picturatus. Dans la même localité que Selen. sinuatus.
Lili
GURGULIONIDES
RECGUEILLIS AU JAPON. PAR M. G. LEWIS
par W. ROELOFS.
DEUXIÈME PAKTIE.
— SÉANCE DU 6 DÉCEMBRE 1873. —
DESCRIPTION
DES GENRES ET DES ESPÈCES ‘.
PISSODES, Germar.
P. nitidus, n. sp.
Nitidus, pallide rufus. Prothorace albo quinque-lineato et transversim quadri-
punclato. Elytris sutura fasciaque ultra medium luteo-interrupta albis, ante me-
dium fascia lutea.
8 à Om
Voisin de P, nemorensis, Germ. Allongé, un peu luisant, d’un
roux clair, plus foncé sur l’extrémité du rostre, les antennes et les
tarses. — Tête et rostre ponctués avec une impression entre les yeux.
Prothorax plus long que large, faiblement élargi sur les côtés,
couvert d’une ponctuation assez forte et serrée, sa carène médiane
peu élevée et couverte de poils blancs, ainsi que deux lignes laté-
rales et quatre points situés au milieu sur une ligne transversale.
Écusson densément revêtu de poils d’un blanc-jaunâtre. — Ely-
tres allongées, subparallèles sur les côtés, leurs épaules un peu
(1) Voir la Première Partie, Tome XVI, pages 154 à 193. Les figures des espèces
typiques des nouveaux genres seront publiées avec la troisième partie.
122 CURCULIONIDES
saillantes et rectangulaires ; la callosité postérieure assez forte, les
points des stries bien marqués, les 3° et 5° intervalles plus élevés, la
suture et une bande transversale, vers leur tiers postérieur, inter-
rompue au milieu de chaque élytre par du jaune, blanches, une autre
bande transversale jaune avant le milieu ; à la hauteur de cette der-
nière, les élytres sont fortement déprimées latéralement.
Dessous et pattes garnis d’écailles blanches, formant un anneau
vers l’extrémité des cuisses.
Plusieurs individus.
L'espèce se distingue surtout par son aspect luisant et sa couleur
d’un roux clair.
P. obscurus, n. sp.
Piceus. Prothorace luteo bipunetato. Elytris quitulis fasciisque duabus luteis or-
nalis.
8m .
Voisin de P. Harcyniæ, Herbst, mais d’une forme un peu plus
large. — Couleur de poix; base des antennes rougeâtre, — Rostre
ponctué à la base, presque lisse vers l’extrémité ; tête ponctuée, avec
une impression allongée entre les yeux.
Prothorax aussi long que large, presque parallèle sur les côtés,
un peu rétréci en avant, grossièrement et régulièrement ponctué,
faiblement caréné, avec une tache jaune sur l'impression habituelle
du disque, et une autre sur les côtés.
Écusson densément couvert d'écailles jaunes. — Élytres assez
courtes, pas plus larges que le prothorax aux épaules ; leurs stries
bien marquées par de gros points carrés; les intervalles rugueux;
les 3°, 5° et 7° un peu plus élevés; des écailles jaunes forment
des gouttelettes et dessinent vaguement deux bandes transversales à
la place habituelle. |
Dessous fortement ponctué, garni, comme les pattes, de poils
Jaunes.
Assez rare.
Cette espèce ressemble beaucoup à P. Harcyniæ, mais la forme
plus ramassée et la couleur des écailles l’en distinguent bien.
ECHINOCNEMUS, Schh.
Lacordaire n’ayant pas su décrire la forme des segments de l’abdo-
men (Gen. VI. p. 470), j'en donne la description ici :
Le second segment est séparé du premier par une suture obhi-
quement dirigée en avant vers le milieu, où elle est effacée ;
Dé.
RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 1923
ce segment est presque trois fois plus long que les deux suivants
réunis.
E. squameus, Billb.
Unique.
Décrite comme de Canton, Schh. ET PS.
E. bipunctatus, n. sp.
Niger, antennis tarsisque testaceis. Prothorace linea media lateribusque ochra-
ceis. Elytris ochraceo cinctis, mavula alba media.
br.
Voisin de E. squameus Billb. Noir, antennes et tarses testacés,
garni en dessous d’écailles d’un jaune terreux, variées en dessus
d’écailles noirâtres. — Rostre'et tête paraissant finement ponctués,
la dernière garnie d’écailles d’un jaune terreux.
Prothorax aussi long que large, moins arrondi sur les côtés que
dans E. squameus, finement et densément ponctué, garni d’écailles
noirâtres, avec une ligne médiane étroite, une tache allongée vers
le bord antérieur à côté de celle-ci, et une large bande latérale d’un
jaune terreux.
Écusson densément couvert d’écailles de cette dernière couleur.
— Élytres finement ponctuées-striées, couvertes d’écailles d’un noir
sale et bordées sur les côtés et au bout d’une bande jaunâtre. Une
petite tache blanche se voit sur le troisième intervalle, derrière le
milieu.
Pattes garnies de poils blanchâtres. Jambes avec une rangée de
longs poils sur leur tranche intérieure.
Quelques individus.
Malgré le peu de différence de dite espèce avec celle décrite par
Schônherr T. III. p. 311, je la crois cependant distincte; 1l est
vrai que la tache blanche sur les élytres existe également dans
mon seul exemplaire de squameus, et que Schônherr n’en parle pas,
mais la forme du prothorax est bien différente, et la coloration
des bordures du prothorax et des élytres est bien tranchée sur la
couleur du fond.
ORSOPHAGUS, N. G.
(Érirhinides vrais).
Rostre du double plus long que la tête, cylindrique, arqué; ses
scrobes commençant un peu avant son milieu, presque droites et
L'hea": 1
k #
æ
LE
194 Rent CURCULIONIDES
atteignant les yeux. — Antennes assez courtes ; scape en massue au
bout; funicule à 7 articles; 1° beaucoup plus gros et plus long que
les suivants; ceux-c1 graduellement plus larges; dernier subcon- «
tigu à la massue, qui est courtement ovale et articulée. — Yeux
grands, un peu saillants, triangulaires, fortement granulés. — Pro-
thorax transversal, son bord antéro-inférieur non échancré.—Écus-
son triangulaire. — Élytres courtement ovales. — Pattes assez
robustes; cuisses en massue, inermes; jambes inermes au bout ;
tarses courts, spongieux en dessous. — Deuxième segment de l’abdo-
men aussi long que les deux suivants réunis.
Genre voisin de Philernus et de Colabus, mais différent du premier
par son prothorax sans échancrure en dessous ; du second, par la
forme du rostre, etc.
O. trifasciatus, n. sp.
Breviter ovatüs, testaceus seu brunneus; pectore abdomineque nigricantibus.
Prothorace linea media et lateribus, elytrisque pilis albidis vestitis. Elytris fasciis
tribus denudatis.
[OR
Facies de E. infirmus, Herbst. — Testacé ou brun ; plus clair vers
l'extrémité du rostre, sur les antennes et les pattes, métasternum et
abdomen noirâtres; garni de poils blanc-jaune. — Rostre et tête
ponctués ; celle-ci garnie de poils.
Prothorax légèrement bisinué à la base, presque droit sur. les
côtés jusqu’avant le milieu, rétréci en avant, ponctué, subcaréné,
les poils plus denses sur la ligne du milieu et les côtés.
Écusson densément couvert de poils. — Élytres ovales, avec des
stries ponctuées ; les poils laissent à découvert une bande oblique
allant de l’écusson vers les côtés derrière l’épaule, et deux bandes
transversales, l’une derrière le milieu et l’autre plus en arrière,
couvrant presque l’exirémité.
Plusieurs individus. :
DORYTOMUS, Germar.
D. maculipennis, n. sp.
Elongatus, testaceus, capite, antennarum clava, linea media prothoracis, gut-
tisque elytrorum nigricantibus, striarum interstilio secundo basi albo-punctato.
br
De la tailleet du facies de D. pectoralis, Panzer.
Testacé; métasternum, tête, massue des antennes, ligne médiane
du prothorax et des mouchetures irrégulières sur les élytres noi-
RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 195
râtres ; peu densément garni de poils blancs. — Rostre subcaréné,
ponctué, striolé à la base. — Tête déprimée entre les yeux.
Prothorax aussi long que large, faiblement arrondi sur les côtés
et assez brusquement rétréci en avant, légèrement imprimé aux
côtés de la base, fortement ponctué.
Écusson arrondi. — Élytres saillantes et arrondies aux épaules,
alongées, ovales, ponctuées-striées avec un point allongé blanc, à
la base du 2° intervalle.
Quisses dentées, la dent des antérieures plus forte. —- Dessous et
pattesgarnis des mêmes poils que le dessus.
Nagasaki. Plusieurs exemplaires.
Cette espèce varie assez pour la couleur et les mouchetures des
élytres.
TANYSPHYRUS, Germar.
T. major, n. sp.
Fusco-niger, rostro, antennis pedibusque rufescentibus; corpore subtus pedi-
busque albosquamulosis ; prothorace albo-quadrilineato ; elytris albo-trifasciatis.
2 314 à 3m.
Du facies de T. lemnæ, Fab:, mais d’une taille beaucoup plus
grande. — Noir-brunâtre, rostre brun-rouge, pattes et antennes
rougeâtres. — Dessous et pattes couverts de petites écailles ovales
d’un blanc grisâtre. — Rostre et tête ponctués, avec quelques
écailles blanches entre les yeux.
Prothorax couvert d’une ponctuation grosse, superficielle et serrée;
les points remplis d’écailles brunâtres à reflet légèrement vert-mé-
tallique, et quatre lignes longitudinales peu apparentes, blanches.
Élytres un peu plus étroites que dansle T. lemnæ, ponctuées-striées,
garnies d’écailles de la couleur de celles du prothorax et décorées
_de taches blanches composées de traits allongés, les taches formant
ee
vaguement des bandes en forme de demi-cercle, une autour de
l’écusson, une seconde au delà du milieu, une troisième plus en ar-
rière ; l'intervalle de la suture à la première strie paraît mat et est
dénudé d’écailles jusqu’à la seconde tache blanche.
Quelques individus, de Orakami.
T. lemnæ, F.
Plusieurs individus de la même localité.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XVII. A6
426 CURCULIONIDES
CELIA, N. G.
(Eugnomides.)
Tête un peu saïllante et allongée. — Rostre cylindrique, légère-
ment courbé ; ses scrobes latérales, commençant près de son extré-
mité, évasées en arrière.— Antennes insérées un peu avant le milieu
du rostre; leur scape couvrant les yeux, le funicule un peu plus
court ; ses deux premiers articles obconiques, de longueur égale ; le
premier plus gros que le deuxième; les suivants plus courts et
grossissant peu à peu. — Massue un peu plus courte que le funicule ;
ses trois articles fortement séparés. — Yeux grands, ovales, distants,
obliques.
Prothorax plus long que large, sans lobes oculaires, non échancré
en dessous.
Écusson allongé en triangle arrondi. — Élytres plus larges que
le prothorax à la base, presque du double plus longues que larges,
bisinuées à la base, calleuses en arrière, subparallèles sur les côtés,
laissant le pygidium découvert. |
Pattes longues. — Cuisses pédonculées; celles des deux paires an-
térieures dentées, les postérieures très-grosses et élargies en lame
triangulaire, portant une rangée de dents sur sa tranche posté.
rieure. — Jambes tranchantes, arquées à la base, surtout les
postérieures. — Premier article des tarses étroit, allongé, le se-
cond plus court, le 3° fortement bilobé; les crochets du 4° petits,
écartés, larges à leur base. — Hanches antérieures contiguës ; les
intermédiaires peu distantes. — Saillie intercoxale de l’abdomen
médiocrement large, anguleuse; segments de l’abdomen courbés
à l'extrémité; 2° segment à peine plus long que chacun des deux
suivants ; séparé du 4* par une suture droite au milieu.
Le genre me paraît devoir trouver sa place dans les Eugnomides,
près de Rhopalomerus et Stephanorhynchus. 11 est vrai que les seg-
ments de l’abdomen sont arqués à l’extrémité ; mais je ne crois pas
ce caractère assez tranché pour exclure le genre du groupe (1).
Le genre Ixalma de M. Pascoe (Linn. Soc. Journ. Zool. vol. XI,
p. 244, avec une figure, pl. IX, L.), que je ne connais pas en nature,
offre, d’après sa description, de grandes analogies avec le genre
actuel ; la figure de son I. rufescens rappelle d’une manière frappante
mon insecte, mais il dit du prothorax : « sulco apicali impressus »; et
(1) M. Jekel partageant mon opinion sur la place du genre, me fait observer qu'il
existe bien des passages pour cette courbure des segments qui, bien considérés, ne sont
jamais entièrement droits.
ER
RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G… LEWIS. 197
il place son genre dans les Tachygoninæ, près de soû genre Dinorho-
pala.
Les deux genres de M. Pascoe me paraissent, d’après les descrip-
tions, voisins du mien, et leurpatrie, Singaporeet Birmanie, me con-
firme davantage dans cette opinion; mais le genre japonais ne sau-
rait trouver sa place dans les Tachygoninæ, n’ayant point de canal,
ni pas même d’échancrure au prosternum, possédant des hanches
antérieures contiguës, ayant des yeux fortement séparés, etc. Le
facies est aussi très-différent des Tachygonus.
C. dentipes, n. sp.
Fulvo-rufus, antennis pedibusque testaceis ; prothorace lineis duabus, elytris pos-
tice, femoribus posticis infuscatis, dente valido armatis ; elytris in medio subtuber-
culatis.
5m.
D'un brun-jaunâtre, plus clair en dessous, passant au brun-rouge
foncé sur l'extrémité des cuisses postérieures et sur les élytres, à
l’exception de leur base; dessus garni d’une pubescence d’un jaune
doré. -- Rostre ponctué. — Tête profondément ponctuée, avec une
impression allongée entre les yeux.
Prothorax aussi long que large, légèrement sinué à la base, un
peu rétréci et rebordé en avant, peu profondément ponctué, avec une
ligne médiane imprimée, décoré de deux lignes noires longitudinales
sur le disque.
Écusson brun-rouge. — Élytres ponctuées-striées, les points
allongés, les 3°, 5° et 7° intervalles plus élevés à la suture, le 3° avec
une petite bosse vers le milieu de l’élytre; les deux autres calleux
vers l’extrémité ; les intervalles des stries rugueux.
Cuisses ponctuées, les postérieures rugueusement; la lame trian-
gulaire de celles-ci, avec cinq à six dents, diminuant de longueur
vers la base, la dent extérieure dépassant fortement les autres ; un
long poil est inséré dans chaque intervalle de ces dents. — Jambes
de la même paire avec un bouquet de cils près de la base en dedans,
et une rangée de cils à l’extrémité au dehors.
. Unique (G'?)
M. Lewis a reçu cet insecte d’un collectionneur indigène de Yango,
sur la côte nord-ouest de Nipon.
APION, Herbst.
Les quatre nouvelles espèces d’Apion de la collection Lewis, peu-
128 CURCULIONIDES
vent se répartire d’après la méthode suivie par Wencker dans sa
monographie du genre, de la manière suivante :
A. LONGIROSTRES, ,
x Antennes insérées vers le tiers basilaire du rostre :
| A. pallidirostris.
XX Antennes insérées vers le milieu du rostre :
A. japonicum.
A. unicolor.
B. BREVIROSTRES.
A. griseo-pubescens.
A. pallidirostris, n. sp.
Elongatum, atrum, nitidum ; rostro apice (GC), antennis, clava excepta, pedi-
busque testaceis. — © rostrum apice brunneum.
2m.
Allongé ; d’un noir profond, luisant ; partie antérieure du rostre
(o') et antennes, à l’exception de la massue, testacées. — Pattes de
la même couleur, lavée de brun sur la tranche supérieure des cuisses,
vers l'extrémité des jambes et sur les tarses ; la massue des antennes
et la partie antérieure du rostre de la © sont également d’un brun
plus ou moins clair. — Rostre moins long que la tête et le prothorax
dans le G', aussi long dans la ©, épais et rugueusement ponctué
sur un tiers de son étendue basilaire; place de l'insertion des an-
tennes lisse sur l’autre partie. — Tête grande, rugueuse, avec deux
impressions sur le front. — Yeux saillants.
Prothorax aussi long que large, fortement étranglé sur les côtés
avant le milieu, vaguement et grossièrement, ponctué, avec une
faible impression antéscutellaire.
Écusson triangulaire. — Élytres un peu plus larges que le protho-
rax à leur base, allongées, peu convexes, faiblement élargies sur les
côtés derrière le milieu, striées-ponctuées ; les points des stries peu
rapprochés (1); la strie à côté de la suture plus profonde que les
autres.
Crochets des tarses dilatés à la base.
Une douzaine d'exemplaires.
.À. japonicum, n. sp.
Ovale ; cyaneo-nigrum ; elytris cyaneis, antennarum articulo primo brunneo.
y » CU y , (
pr,
Ovale, d’un noir bleuàtre ; élytres bleues. — Rostre aussi long que
la tête et Le prothorax, courbé, filiforme, couvert d’une ponctuation
(1) Les intervalles des stries paraissent, sous un fort grossissement, finement cha-
grinés,
RÉCUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 129
allongée à sa base, s’effaçant peu à peu vers l'extrémité. — Antennes
insérées vers son milieu ; leur scape brunâtre. — Tête avec de gros
points et quatre impressions sur le front. Yeux médiocrement
saillants.
Prothorax plus long que large, conique, coupé droit à sa base, un
peu étranglé avant son milieu, couvert d’une ponctuation peu serrée,
plus dense par devant et sur les côtés, avec une ligne médiane assez
profonde vers le milieu ; étroit en avant.
Écusson triangulaire avec une ligne médiane imprimée. — Élytres
ovales, pas plus larges que le prothorax à leur base, s’élargissant
assez fortement derrière le milieu, convexes, avec des stries peu pro-
_ fondes et à peine ponctuées ; les intervalles des stries larges, plans
et lisses ; la strie à côté de la suture plus profonde que les autres.
Pattes assez longues. — Crochets des tarses dilatés à la base.
‘Un seul exemplaire (Q ?)
A. unicolor, n. sp.
Ovale, omnino nigrum, parum nitidum.
2 3k à 3m.
Un peu du facies de À. fagi, L., ovale, d’un noir uniforme, peu
luisant. — Rostre un peu moins long (œ), ou aussi long (©), que la
tête et le prothorax, ponctué à la base et portant une ligne imprimée
sur les côtés devant les yeux, s’arrêtant à l’insertion des antennes
vers le milieu du rostre. — Tête couverte d’une ponctuation serrée
et munie de deux impressions sur le front.
Prothorax plus long que large, presque droit à sa base, assez for-
tement étranglé sur les côtés, avant son milieu ; couvert d’une ponc-
tuation peu profonde, rapprochée, avec une ligne peu marquée au
milieu.
Écusson arrondi. — Élytres ovales, plus larges que le prothorax
à leur base, convexes, un peu déprimées autour de l’écusson ; ponc-
tuées-striées, les stries du milieu plus profondes à la base ; les inter-
valles de toutes, larges, plans, et paraissant très finement chagrinés.
Crochets des tarses dilatés à la base.
Commun.
A. griseo-pubescens, n. sp.
Ovale, nigrum, pedibus nigro-fuscis; griseo-pubescens.
1 12m,
Petit, ovale, voisin de A. humile, Germ., mais d’une forme moins
allongée ; noir passant au brun-noirâtre sur les pattes ; garni d’une
pubescence blanc-grisätre peu serrée en dessus. — Rostre court, un
peu anguleusement courbé à la place de l'insertion des antennes,
130 CURCULIONIDES
garni de pubescence à la base. — Tête déprimée entre les yeux, qui
sont peu saillants.
Prothorax moins long que large à la base, faiblement rétréci en
avant, la base un peu sinuée; couvert d’une grosse ponctuation
serrée, mais peu profonde, avec une faible et courte ligne imprimée
antéscutellaire.
Écusson ponctiforme. — Élytres un peu plus larges que le pro-
thorax à leur base, assez régulièrement ovales, peu convexes, striées-
ponctuées ; les stries larges, profondes, les points carrés et rappro-
chés, les intervalles des stries étroits avec des rangées de poils
blanc-grisâtre.
Pattes courtes. — Crochets des tarses dilatés à la base.
Plusieurs exemplaires.
APODERUS, Oliv,
A. fulvus, n. sp.
Fulvus seu testaceus, capite subtus, prothorace basi lateribusque, elytris regione
humerali nigris; collo Œ elongalo et constricto, © breviore et crassiore; anten-
nis prothorace attingentibus.
10m.
D'une couleur fauve ou testacée plus ou moins foncée ; la tête en
dessous, parfois les bords et la base du prothorax et une tache
s'étendant de l'épaule en arrière sur les élytres, noirs. — Rostre tri-
caréné. — Tête du mâle prolongée et atténuée en arrière, celle de la
femelle plus courte et plus large. — Antennes atteignant le protho-
rax ; articles du funicule allongés, grossis au bout; le 1° court, les
3°, 5°, 6° et 7° allongés, subégaux ; le 2° et surtout le 4° plus longs
que ces derniers. — Articles du funicule de la © de longueur plus .
égale, entre eux. — Massue à dernier article acuminé et courbé au
bout dans le G', moins aigu et droit dans la Q.
Prothorax conique, muni d’une strie transversale aux extrémités.
Élytres légèrement déprimées derrière l’écusson, régulièrement
et assez profondément ponctuées-striées, les intervalles des stries
arrondis, leurs épaules carrées et calleuses.
Une tache de poils dorés sur les épisternums du métathorax et une
autre sur les épimères mésothoraciques. — Métathorax et pygidium
couverts d’une ponctuation peu profonde. — Abdomen presque lisse.
Un grand nombre d'individus. — Cette espèce varie beaucoup.
« Yango » (Lewis.)
RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 131
A. longicornis, n. sp.
Castaneus brunneus, nitidus, antennarum scapo clavaque, articulo ultimo ex-
cepto, capite subtus, prothorace lateribus, humeris femoribusque nigris, g collo
elongalo, basi constricto, © crasso cylindrico. Antennis prothoracis basi altin-
gentibus, in mare clavi articulo ultimo apice incurvo.
9 à 10m
D'un brun-châtain, luisant ; funicule des, antennes .plus clair ; le
scape et la massue, à l'exception du dernier article (G‘), le dessous
de la tête, parfois les bords du prothorax, les angles huméraux des
élytres et les cuisses noirs. — Rostre avec un large sillon médian et
une strie latérale remontant au-dessus de l’œil. — Antennes du mâle
atteignant la base du prothorax. — Articles du funicule allongés,
noueux et légèrement courbés en dehors au bout; leur longueur re-
lative comme dans A. fulvus, — Massue longue, à dernier article
acuminé et courbé (cœ). — Antennes de la femelle atteignant le pro-
thorax ; leur massue fusiforme. — Tête du mâle à cou allongé, étroit,
étranglé en arrière, celle de la Q, courte, large, arrondie.
Prothorax régulièrement conique, allongé, muni d’une strie trans-
versale aux extrémités.
Élytres transversalement déprimées derrière l’écusson, fortement
ponctuées-striées, les stries gardant la même profondeur jusqu’à
l'extrémité, les intervalles des stries larges, convexes.
Une tache de poils fauves sur les côtés du métasternum ‘et sur les
éphnères mésothoraciques. — Dessous lisse. Pygidium vaguement
ponctué.
Rare « sur le hêtre blanc. » « Hiogo » (Lewis.) (1).
À. nigricollis, n. sp.
Rufo-brunneus, nitidus, antennis fulvis, capite, scapo antennarum, prothorace
lateribus, femoribusque nigris. Œ Collo paulo elongato basi gradatim attenuato ;
antennis prothorace attingentibus.
8 à 9m Of.
D'un brun rouge, luisant; antennes entièrement fauves ou leur
scape noir ; tête, parfois les côtés du prothorax et les cuisses de la
(4) M. Jekel, que j'ai consulté sur la place que l’espèce occuperait dans les divisions
des Apoderus, est d'avis qu’elle pourrait être placée dans les Trachelophorus. —Com-
parant la profonde ponctuation des élytres à celle de Metriotrachelus femoralus, mon
savant collègue observe que Apoderus sanguineus, Oliv., est une 2° espèce de ce der -
nier sous-genre, très-voisine de femoratus, qu’elle varie en ce sens que la tête et le
prothorax sont parfois noirs, comme les antennes et la base des élytres, et que sa
patrie est également Madagascar. M. Jekelen possède un Œ provenant certainement
dé ce pays. Pour ce qui regarde l'espèce japonaise, e’est l'Apoderus possédant les
plus longues antennes dans le G° qu’il connaisse.
439 CURCULIONIDES
même couleur. — Rostre largement sillonné au milieu, avec une strie
latérale remontant au-dessus de l’œil.— Antennes courtes atteignant
le prothorax; 1‘ article du funicule court et plus gros que les
suivants ; les 2°, 3°, 5° et 6° plus longs, subégaux ; le 4° un peu plus
long que ces derniers ; le 7° court et se confondant avec la massue ;
celle-ci longue, fusiforme, son dernier article acuminé et courbé. —
Tête ridée entre les yeux et portant un point enfoncé, transversale-
ment ridée sur le cou et munie d’une fine ligne médiane effacée en
arrière. Cou du mâle allongé, mais moins que dans l’espèce prété-
dente, régulièrement atténué à la base.
Prothorax un peu allongé, obconique, avec une strie transversale
et rebordé à la base, fortement resserré avant le bord antérieur.
Élytres striées ; les points des stries larges et profonds, leurs
intervalles très-étroits, costiformes. Des taches de poils à la place
habituelle sur les côtés du corps.
Dessous et pygidium fortement ponctués.
Trois individus mâles.
Espèce rentrant dans le sous-genre Cycnotrachelus, Jekel.
À. Jekelii, n. sp.
Niger, prothoracis basi elytrisque rufis ; G° collo elongato, sensim basi attenuato ;
Q breviore, utrinque rotundato. Antennis prothorace attingentibus.
11 à 120 Ge |
Noir, massue des antennes grise, base du prothorax et élytres
rouges. — Rostre profondément sillonné au milieu, avec une strie
latérale montant au-dessus de l’œil. — Antennes atteignant dans les
deux sexes le prothorax ; 1‘ article du funicule court, les suivants
une fois plus longs, le 4° dépassant un peu les autres, le 7° subcon-
tigu à la massue ; le dernier article de celle-ci acuminé, mais non
courbé dans le g'; moins acuminé dans la ©.— Tête vaguement
ponctuée entre les yeux; cou du G' allongé, robuste et régulièrement
atténué vers la base: celui de la Q plus court, arrondi sur les
côtés, subitement étranglé à la base.
Prothorax en triangle équilatéral dans le G', transversal et arrondi
sur les côtés dans la © ; avec son bord antérieur échancré en demi
cercle, muni d’une impression transversale et resserré fortement en
avant dans la © ; transversalement strié et rebordé à la base, par-
couru par une fine ligne médiane, irrégulièrement ponctué dans les
deux sexes.
Élytres légèrement déprimées derrière l’écusson, couvertes au
milieu d’une ponctuation superficielle, confluente, plus profonde et
formant des stries sur leurs côtés.
Dessous du corps profondément ponctué, — Pygidium couvert
d’une ponctuation serrée, chagrinée.
<
RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 133
Jambes pônctuées, multicarénées, denticulées sur As tranche
interne dans le c‘.
Une demi-douzaine d'individus.
L'espèce doit entrer dans le sous-genre Centrocorynus, de Jekel.
Je me fais un plaisir de la dédier à mon savant et obligeant ami et
collègue.
A. (Centrocorynus) rufescens, n. sp.
Fulvo-rufus, nitidus, antennis pedibusque dilutioribus. Capite prôthoraceque
vix punctatis, collo baseo transverso constriclo ; elytris punctato-striatis.
6m Q. |
Du facies de À. coryli, L., très-voisin de A4. Dohrnii, Jek., et appar-
tenant au même groupe. — Entièrement d’un rouge-jaunâtre moins
foncé que chez À. coryli, antennes et pattes plus claires, les taches sur le
côté du corps d’un jaune-grisâtre. — Rostre très finement ponctué,
avec un sillon médian séparant les gibbosités devant les scrobes. —
Tête lisse, déclive et munie de trois impressions en avant.
Prothorax lisse, rebordé, strié à la base et avant le bord antérieur.
Écusson imponctué. — Élytres assez fortement déprimées en .
dedans des épaules et derrière l’écusson, finement ponctuées-striées ;
les intervalles des stries larges.
Dessous et pattes finemént ponctués.
Un seul individu ©. Hakodadi.
M. Jekel, comparant l’espèce à son C. Dohrnii (1), me faitremarquer
les différences suivantes :
La tête de l’espèce japonaise est plus courte et plus triangulaire,
plus élargie entre les yeux; ceux-ci sont moins gros, plus latéraux ;
les antennes sont moins allongées, la massue plus courte, concolore ;
le prothorax est au contraire plus allongé, plus droit sur les côtés ;
l’éperon terminal externe des jambes plus allongé. Mon individu
estune ©, le cou et le prothorax seront sans doute plus allongés
dans l’autre sexe, comme dans C. Dohrnii, d. et C. seutellaris, Gyllenh.
in Schb.
A. nitens, n. sp.
Niger, nilidus, pygidio fulvo ; G' collo prothoracis longitudine, (e] breviore ; an-
tennis prothoracem attingentibus.
6 à 7m
Noir, luisant, pygidium parfois fauve.— Rostre sillonné au milieu,
avec une strie latérale remontant au-dessus de l’œil. — Antennes
(1) Insecta Saundersiana, p. 168.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T, XVII, | 17
134 CURCULIONIDES :
atteignant le prothorax. Articles du funieule comme dans l’es-
pèce précédente. — Cou du mâle un peu plus long que le prothorax,
subitement étranglé en arrière, séparé par un anneau imprimé, d’un
renflement à la base; celui-de la femelle plus court, arrondi et
convexe. | ,
Prothorax conique transversalement strié en avant, strié etrebordé
à la base.
Élytres déprimées au milieu derrière l’écusson, finement ponc-
tuées-striées, les intervalles des stries plans et larges. — Des taches
de poils fauves à la place ordinaire sur les côtés du corps.
Dessous et pygidium fortement ponctués.
Un mâle et plusieurs © de Hiogo, Yokohama et Hakodadi. « Pris
par M. Whithely » (Lewis)
L'espèce fait également partie du sous-genre Centrocorynus, J.
A. (Strigapoderus, Jek.) montanus, n. sp.
Rufo-brunneus ; prothorace, elytrisque rufis; antennis, tibiis tarsisque rufo-
lestaceis. Capile nigro; collo linea tenui impressa ; prothorace antice posticeque
transverse impresso.
6m O *
Du groupe de À. melanopterus, Wiedem. et tranquebaricus, F. —
Brun-rouge en dessous ; tête noire, luisante en dessus, prothorax,
écusson et élytres rouges; celles-ci avec l’extrémité noirâtre, an-
tennes rouge-jaunâtre, ainsi que les jambes et les tarses; cuisses
lavées de noir.—Rostre rugueux, ses gibbosités avant les scrobes peu
élevées. — Antennes légèrement pubescentes. — Tête rugueusement
ponctuée et munie de trois impressions parallèles entre les yeux,
presque lisse et munie d’une ligne imprimée médiane en arrière.
Prothorax conique, peu arrondi sur les côtés, fortement resserré,
transversalement strié en avant, strié et rebordé en arrière, finement
ponctué-striolé.
Élytres fortement D e derrière l’écusson, et plus faible-
ment en dedans des épaules, profondément ponctuées-striées, les
intervalles des stries étroits, élevés, rugueux.
Dessous et pattes parcimonieusement garnis de poils gris-jau-
nâtre. Les taches du côté du corps de la même couleur.
Un seul individu Q « trouvé sur les montagnes près Nagasaki. »
(Lewis.)
Il est fort probable que mon exemplaire est une ©, le Gf ne diffé-
rera pas beaucoup, à juger d’après l’analogie des espèces voisines.
M. Jekel considère l’espèce comme rentrant mieux dans les Strigapo-
derus que dans aucun autre des groupes qu'il à établis dans les Apo-
derus proprement dits.
4 RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS, 135
A. balteatus, n. sp.
Ochraceus, colli prothoracisque lateribus, elytrorum basi, fascia ultra medium api-
ceque, pedibus posticorum genubus nigris, collo in utroque sexu prothoracis longi-
tudine; antennis prothoracem attingentibus.
8m, |
D'un jaune d’ocre plus ou moins foncé, lisse; la tête souvent plus
sombre, côtés du cou et du prothorax, la base des élytres, leurs
épaules, une bande transversale derrière leur milieu, leur extrémité et
lesgenoux des pattes postérieures noirs.—Rostre avec un sillon médian
et une strie latérale remontant au dessus de l’œil. — Antennes aussi
longues que la tête. — Cou du œ un peu plus long que celui de la
femelle, environ aussi long que le prothorax dans les deux sexes.
Prothorax avec le bord antérieur fortement échancré, faiblement
resserré et transversalement strié en avant, peu profondément strié
et rebordé à la base.
Élytres largement, mais peu profondément déprimées derrière
l’écusson, striées de gros points superficiels.
Des taches de poils fauves, à la place habituelle sur les côtés du
corps. |
Dessous lisse. Jambes un peu courbées; les cuisses postérieures
. … dépassant le corps en arrière. |
“« Assez commun sur Dentria crenata » (Lewis.)
Une demi-douzaine d'individus.
L'espèce fait partie du sous-genre Apoderus proprement dit, Jekel.
A. rufiventris, n. sp.
Cyaneo-niger, nitidus, abdomine pedibusque fulvo-rufis ; collo brevi in utroque
seæu ; antennis prothoracem vix attingentibus.
6®.
Noir, à reflet bleuâtre, luisant, pattes et abdomen d’un rouge-
fauve. Rostre sillonné au milieu, avec une strie latérale remontant
au-dessus de l’œil. — Antennes atteignant à peine le prothorax. —
* Cou court, presque égal dans les deux sexes.
Prothorax avec le bord antérieur échancré, faiblement resserré et
transversalement strié en avant; strié et rebordé à la base.
Élytres assez fortement déprimées au milieu derrière l’écusson,
finement ponctuées-striées ; les intervalles des stries plans et larges,
très-finement ponctués.
Des taches de poils à la place ordinaire, sur les côtés du corps.—
Dessous et pygidium finement ponctués.
Pattes assez longues. Jambes un peu courbées.
Plusieurs individus. |
L'espèce appartient au groupe des Apoderus pr. d.
136 ; CURCULIONIDES
A. minimus, n. sp.
Ruber, pectore obscuriore, pedibus nigris ; collo prothoracis longitudine in utro-
que sexu ; antennis prothoracem attingentibus.
bm.
Rouge; poitrine plus foncée; tête, antennes et pattes noires. —
Cou pas plus long que le prothorax, presque égal dans les deux
sexes. — Antennes aussi longues que la tête.
Prothorax taiblement, transversalement et brièvement resserré en
avant, strié et rebordé à la base.
Élytres un peu déprimées derrière l’écusson, ponctuées-striées ;
les intervalles des stries lisses. ‘
Des taches de poils fauves à la place ordinaire sur les côtés du
corps. — Dessous et pygidium ponctués.
Pattes postérieures ne dépassant pas le corps.
Trois individus.
Elle appartient également aux Apoderus pr. d.
Un des exempläres est d’un beau rouge-carmin foncé.
A. tigrinus, n. sp.
Isabellinus, maculis nigris capitis tribus, prothoracis sex, elytrorumque undecim.
10®. |
Large, aplati ; jaune, la bouche, une tache entre les yeux, une
autre derrière l’œil, quatre taches, disposées en carré, sur le disque
et deux latérales sur le prothorax, l’écusson, dix taches sur chaque
élytre et une commune à la base sur la suture, le métasternum au
milieu et une tache sur ses épimères, une sur l'extrémité des seg-
ments de l’abdomen et deux sur le pygidium, d’un noir-bleuâtre.
Cuisses postérieures entourées d’un anneau de la même couleur vers
l'extrémité. —Rostre muni d’unefine ligne médiane continuant sur la
tête et d’une autre latérale remontant au-dessus de l’œil. — Antennes
atteignant le prothorax ; leur massue noire. Tête transversale, lar-
gement arrondie en arrière, pédonculée à sa base, lisse; un peu
ridée et avec une impression sur le front, continuant une ligne étroite
sur le cou.
Prothorax fortément transversal, étroitement rebordé en avant,
transversalement déprimé avant la base, muni d’une ligne médiane
ct d’une ponctuation confluente, dont les intervalles lui donnent un
aspect ridé.
Élytres beaucoup plus larges que le prothorax, arrondies à l’extré-
mité, avec une ponctuation peu profonde, formant des stries peu dé-
terminées ; leurs intervalles alternes plus élevés, avec deux côtes
ondulées qui s'élèvent un peu en tubercules, sous les taches ; leur
base dans la Q avec une courte épine recourbée en dedans à la place
:
hs.
RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 137
des angles postérieurs du prothorax, et leurs épaules également mu-
nies d’une courte épine.
Desssous ponctué.
Plusieurs individus.
« Commun sur les Marronniers » (Lewis.)
Espèce du sous-genre Hoplapoderus, Jek.et plus voisine de son
semiannulatus que d’aucune autre espèce décrite.
Elle diffère surtout de cette dernière, par la tête moins allongée,
le prothorax plus conique, moins largement arrondi sur les côtés,
les élytres moins profondément ponctuées, leurs côtes plus minces
et plus élevées, les taches un peu différentes, enfin par les élévations
tuberculeuses sous les taches moins élevées et l’épine humérale
moins développée. (Jekel in litt.)
Je dois faire observer quel’épine à la base des élytres n'existe chez
cette espèce que dans la © ; le mâle joint à un prothorax moins large
des angles huméraux moins aigus, et sans la courte épine de la Q.
PHIALODES, N. G.
(Attelabides.)
Mâles : Tête allongée, conique; rostre un peu plus long qu’elle,
épaissi et penché vers l’extrémité, renflé au-dessus des antennes ; ses
scrobes fovéiformes. — Antennes insérées vers son quart antérieur,
atteignant la base du prothorax; articles du funicule obconiques ;
le 4° plus court que les suivants; massue articulée, son premier ar-
ticle court, acuminé. Yeux séparés en dessus, grands, ovales, trans-
Versaux.
Prothorax presque aussi long que large.
Écusson grand, triangulaire, enfoncé en avant, relevé et saillant
en arrière. — Élytres isolément échancrées à leur base, saillantes en
forme de lobes à coté de l’écusson, courtement ovales, plus larges que
le prothorax.
Pattes longues, surtout les antérieures; cuisses pédonculées,
inermes. Jambes denticulées sur la tranche intérieure, celles de
devant courbées, uni-onguiculées à l'extrémité. Crochets des tarses
soudés à la base. Hanches intermédiaires contiguës.
Femelles : Tête et rostre beaucoup plus courts. — Antennes insé-
rées vers le milieu du- rostre, beaucoup plus courtes et "atteignant
seulement le prothorax.
Prothorax transversal.
Pattes antérieures un peu plus robustes que les autres, leurs
138 CURCULIONIDES
jambes presque droites, à peine denticulées en dedans, bi-onguicu-
lées à l’extrémité.
Le genre me paraît devoir être placé à côté de Trachelolabus, Jekel.
Il se distingue surtout par la différence fortement marquée des
deux sexes.
J’en trouve deux espèces dans la collection Lewis.
P. rufipennis, n. sp.
Niger, elytris lateritiis, confluenter punctatis ; unguiculis tarsorum testaceis ; pro-
(horace rotundato lœvi. $
Of 10®, © 9%. | \
Noir, crochets des tarses testacés, élytres rouge-brique. —Rostre
ponctué vers l'extrémité et sur les côtés, lisse par dessus et parcouru
par trois lignes imprimées, l’une, médiane, continuant jusqu’à la base
de la tête, les autres latérales, se recourbant sur le vertex et s’unis-
sant à la première. — Tête fortement déprimée entre les yeux, ridée
au-delà de la réunion des lignes.
Prothorax aussi long que large, convexe, arrondi sur les côtés,
lisse et un peu inégal en dessus, rebordé aux extrémités, transversa-
lement ridé avant la base. $
Écusson grand, ponctué, concave, rebordé vers l'extrémité. —
Éiytres couvertes d’une ponctuation confluente, dessinant deux paires |
de stries rapprochées, peu marquées, sur chacune.
Métasternum et abdomen fortement, pygidium finement ponc-
à": CÉU6S. Û
Jambes ponctuées et multicarénées. :
Plusieurs individus. |
« Partout très-commun sur le Marronnier d'Espagne. » (Lewis.)
cé
P. distinctus, n. sp.
Niger, prothorace transverso, elytrisque lateritiis.
O' 9m, © 8m. Sat 4
Très-voisine de la précédente et peut-être une variété de lamême
espèce. Elles’en distingue par la distribution des couleurs, le pro-
thorax étant rouge par dessus. Les élytres sont également rouges,
tout le reste est noir. |
Deux individus, œ et Q.
« Également commun sur le même arbre, » (Lewis.)
È
|
4
RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G, LEWIS. 139
ATTELABUS, L.
A. cupreus, n. sp.
Æneo-viridis, inæqualiler æneo-pubescens; antennis pedibusque nigris, rostro
brevi, prothorace latitudini longitudine æquali; elytris fortiler punctato-striatis.
4 1/2 à 5m.
Vert-bronzé, variant au noir, antennes et pattes noires ; irréguliè-
rement garni de poils bronzés. — Moins ovale et plus étroit que
A. curculionoïdes et les espèces voisines. — Rostre plus court que la
tête, largement sillonné au milieu, rétréci à l'insertion des antennes.
— Tête robuste, allongée, déprimée entre les yeux, parcourue par
une fine ligne médiane, transversalement étranglée derrière les
yeux, finement ponctuée-chagrinée comme le rostre. — Yeux forte-
ment séparés, grands, saillants.
Prothorax aussi long que large, arrondi sur les côtés, rebordé en
avant avec une double strie à la base, une fine ligne médiane, et une
impression à côté de celle-ci ; finement ponctué et ridé.
Écusson grand, transversal, triangulaire, rétréci à l'extrémité,
ponctué. — Élytres un peu longues, parallèles, isolément sinuées
à la base, fortement ponctuées-striées, les intervalles finement ponc-
tués.
Dessous finement be — Cuisses robustes, fortement den-
tées. Jambes droites, ponctuées, multicarénées, un peu sinuées et
élargies au milieu et finement denticulées en dedans.
Deux individus Q. « Rare, Kawachi » (Lewis.)
L'espèce me paraît devoir entrer dans la section Lamprolabus,
Jekel.
A. (Euscelus ?) splendens, n. sp.
Nitidus, metallicus ; capite, corpore subtus pedibusque viridibus, purpureo-tinc-
tis; prothorace scutelloque auratis ; elytris viridi-nilentibus, pedibus anticis G lon-
gissimis.
4,
Métallique, brillant, tête, dessous et pattes verts, lavés de rouge.
Prothorax et écusson dorés, variant du jaune au rouge; élytres
d’un bleu-verdâtre lavé de rouge aux épaules.
Rostre penché, aussi long, mais beaucoup plus étroit que la tête,
fortement ponctué. — Tête transversalement étranglée derrière les
yeux, ponctuée, ridée avec un point profond entre les yeux. Ces
derniers très-rapprochés.
Prothorax aussi long que large, subitement élargi à la base,
transversalement ridé en dessus, ponctué sur les côtés, avec une ligne
:
440 CURCULIONIDES
médiane et une forte dépression transversale déeiire le milieu ; re-
bordé à la base.
Écusson carré, transversal. — Élytres plus larges que le FOR os
rax, régulièrement rétrécies vers le bout; profondément ponctuées-
striées; longuement et étroitement déprimées à la base de la su-
ture.
Métasternum fortement, abdomen et pygidium finement ponc-
tués. |
Pattes très-longues ; les antérieures dépassant beaucoup les au-
tres ; cuisses longuement pédonculées, inermes ; jambes tranchantes,
courbées, les antérieures plus longues et plus fortement courbées
que celles des autres paires, toutes uni-onguiculées à l'extrémité
(SG); ou plus courtes, celles de devant dépassant peu les autres,
presque droites, anguleusement élargies au milieu en dedans et cour-
tement onguiculées (©).
Variété entièrement bleue.
Plusieurs individus. « Hiogo, sur le chêne vert » (Lewis. )
A. politus, n. sp.
Elongatus, viridis, metallicus, antennarum clava pedibusque nigris ; rostro ca-
pite longiore; prothorace conico ; elytris elongatis, profunde punctato-striatis.
3m,
Allongé; vert métallique ; massue des antennes et tarses noirs. —
Rostre pas plus long que la tête, droit, lisse. — Tête ponctuée. —
Yeux subcontigus en dessus.
Prothorax conique, ponctué, transversalement déprimé au milieu
et plus profondément avant la base, qui est finement rebordée.
Écusson carré, allongé. — Élytres allongées, déprimées derrière
l’écusson, profondément et régulièrement ponctuées-striées.
Dessous et pygidium fortement ponctués.
Pattes médiocres, anguleusement élargies au milieu en dedans:
les antérieures un peu plus longues.
Trois individus.
Sur le chêne nain. Kobé.
RHYNCHITES, Herbst.
R. lacunipennis, Jekel.
Attelabus (?) , Rhynchites (?) cicatricosus, Motsch.
M. Jekel (Ins. Saundersiana p. 225) et Motschulsky (v. Schrenck,
Reise im Amurlande, I, page 173, avec une figure, tab. X, se. ont
décrit (1860) la même espèce. P
RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 441
Les individus du premier auteur provenaient de Hong-Kong ; ceux
du second, des embouchures de l’Oussouri (Amour méridional).
Les deux descriptions et la figure s'appliquent à une espèce de la
collection Lewis. Les deux auteurs remarquent sa forme insolite
pour le genre Rhynchites, et je crois que l’espèce devra former un
sous-genre séparé. Dans le Catalogue de Gemminger et, Harold, il se
trouve mentionné sous les deux noms précités.
Plusieurs individus.
M. Lewis m'apprend que l'espèce est commune au Japon et en :
Chine à la même latitude ; elle vit sur la vigne et le Cissus.
R. heros, n. sp.
Purpureus, metallicus ; antennis pedibusque nigris, rostro robusto, prothoracis
longitudine superante; prosterno bispinoso ; elytris rugoso-punctalo-strialis.
8 à 13m (rostr. incl.)
Rappelant pour le facies et la couleur les R. auratus et espèces
voisines. — Violet métallique passant au violet-bleu et parfois au
verdâtre, surtout sur le rostre, les antennes et lès pattes, la massue
et les tarses noirâtres ; assez densément garni de poils d’un gris-
jaunâtre.
Rostre presque du double de la longueur du prothorax, presque
d’égale longueur dans les deux sexes, couvert d’une ponctuation
confluente dans le sens de la longueur et plus profonde à la base,
caréné en arrière jusqu'à l'insertion des antennes. — Antennes, sur-
tout le funicule, garnies de poils noirs assez longs. — Tête avec
une ponctuation longitudinalement confluente et avec un grand
point vaguement indiqué entre les yeux, couverte de gros points,
bien séparés par dessus, finement ponctuée en arrière.
Prothorax aussi long que large derrière le milieu, resserré à la
base, peu élargi etarrondi sur les côtés, un peu brusquement resserré
en avant, couvert d’une ponctuation très-grosse et peu régulière
sur le disque, avec une ligne imprimée médiane obsolète. Le
centre du disque un peu déprimé et séparé en forme de V de la par-
tie plus élevée en arrière.
Écusson en triangle tronqué au bout. — Élytres environ d’un
quart plus longues que larges à la base, fortement saillantes et rele-
vées à la base à côté de l’écusson, presque du double plus larges à
leur base que le prothorax ; leurs épaules arrondies, graduellement
atténuées et isolément arrondies en arrière, déprimées sur la base
derrière l’écusson, couvertes de stries de gros points peu régulières,
avec leurs intervalles fortement ponctués, transversalement ridées ;
elles sont garnies, comme le prothorax, de poils d’un gris-jaunâtre.
Dessous du corps et pattes ponctués et garnis des mêmes poils
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T, XVI, 48
149 CURCULIONIDES
que le dessus. — Le prosternum du mäle armé d’une petite épine
située au-dessus des hanches antérieures.
L'espèce varie beaucoup de taille et paraît très-commune. M. Le-
wis l’a trouvée sur des pruniers et autres arbres fruitiers, au commen-
cement d'avril.
Un seul individu Œ d’un Rhynchites de la taille de l’auratus me
paraît identique avec R. fulgidus, Faldermann (R. Faldermanni,
Schh.), que je ne connais pas en nature.
R. regalis, n. sp.
Viridi-metallicus, nitidus, elytris fasciis duabus rubro-aureis, antennis nigris;
rostro longitudine prothoracis subæquali ; prothorace bispinoso ; elytris punctato-
strialis.
6 à 7m.
De la forme de R. betuleti, Fab., mais plus robuste, voisine de cette
espèce et de R. congener, Jek. — D'un vert métallique très-brillant,
parfois rougeûtre, passant au bleu-verdâtre sur le rostre et les
pattes, avec deux taches d’un beau rouge sur la base des élytres,
formant presque une bande transversale, et deux autres disposées de
la même manière, un peu derrière leur milieu. Massue des an-
tennes noirâtre.
Rostre et tête profondément ponctués, avec une impression allon-
gée entre les antennes et une autre plus profonde entre les yeux.
Prothorax plus fortement ponctué que dans le betuleti, avec une ligne
imprimée médiane bien marquée, armé dans le G' de deux épines.
Écusson plus grand que dans l’espèce européenne. — Élytres
. ponctuées ; les points profonds et dessinant vaguement des stries;
les intervalles alternes faiblement élevés.
Quelques individus de Yokohama, Hakodadi, « Omura et Kawa-
chi. » (Lewis.)
Cette belle espèce m'avait d’abord paru n'être qu’une variété
locale de R. congener Jekel. M. Jekel la croit cependant spécifique-
ment distincte de cette dernière. Le prothorax de regalis est,
d’après ce qu’il m'’écrit, plus ponctué, les épines sont plus longues,
larges et plus dirigées en dehors; les stries des élytres sont plus
marquées, les intervalles plus rugueux, la couleur générale de l’in-
secte plus brillante.
R. ursulus, ». sp.
R. ursulus, Pascoe in litt.
Piceus, rostro, antennis pedibusque diülutioribus, dense pubescentia depressa
sida sci
RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 143
flavescenti, pilisque erectis brunneis lectus; rostro angusto, elongato; protho-
race bispinoso.
10 à 12» (rostr. incl.).
D'une forme générale plus allongée que R. auratus, etc., et rap-
pelant par sa vestiture et la forme du rostre les Balaninus nu-
cum, etc..— D'un noir de poix, variant beaucoup du presque noir au
brun et présentant parfois des reflets bronzés ; les antennes plus
claires; densément couvert de poils jaune-grisâtre couchés et por-
tant sur le prothorax et les élytres de longs cils roussâtres,
dressés.
Rostre grêle, presque du double de la longueur du prothorax (),
ou au-delà (Q), un peu élargi à la base et vers l’extrémité, trica-
réné et fortement ponctué en arrière jusqu’à l'insertion des an-
tennes ; plus finement de là jusqu’à l’extrémité. — Antennes longues
et grêles ; les articles du funicule allongés, peu garnis de longs poils ;
la massue à articles allongés, fortement séparés, d’un brun jaunâtre
velouté. — Tête large, déprimée vers l’insertion du rostre; rugueu-
sement ponctuée en avant, plus finement et transversalement striée
en arrière, garnie de longs poils gris-jaune couchés.— Yeux saillants.
Prothorax plus long que large, finement rebordé à la base, trèes-
peu arrondi sur les côtés et se rétrécissant graduellement en avant,
paraissant finement ponctué et transversalement ridé, avec une
ligne médiane obsolète, densément garni de poils gris-jaune cou-
chés et de cils dressés roussâtres; armé dans le G' d’une épine
un peu courbée et redressée à la hauteur de l’œil.
Écusson en triangle arrondi, muni d’une ligne imprimée au
milieu. — Élytres assez allongées, n’ayant pas le double de la largeur
du prothorax à la base, qui avance un peu obliquement de l’écusson
aux épaules, celles-ci un peu élevées, arrondies ; les côtés des élytres
graduellement rétrécis en arrière, leur extrémité isolément arron-
die. Elles sont faiblement déprimées ‘ sur la suture, derrière
l'écusson; ponctuées-striées, les points des stries profonds, trans-
versaux, les intervalles étroits. Les poils, pareils à ceux du pro-
thorax, laissent de petites places découvertes, et les font paraître
tigrées de taches brunes.
La sculpture du dessous disparaît sous la vestiture. — Pattes
longues, ponctuées.
« Commun sur le chêne. » « Yokohama et Hiogo. » (Lewis).
R. plumbeus, n. sp.
Cyaneus, rostro, antennis, pedibusque nigris, dense pilis albrhs leclus, rostro
angusto elongato, prothorace longitudini latitudine æquali, elytris ovalibus.
5 472 à 6 m.
Du facies de R. æquatus, L., mais d’une taille un peu plus grande.
4
144 ? CURCULIONIDES
Bleu noirâtre, tirant sur le vert, sur la tête et le prothorax,
rostre et pattes presque noirs, élytres bleues, antennes bleuâtres,
paraissant d’un bleu-plombé par sa vestiture de poils gris. — Rostre
de la longueur de la tête avec le prothorax (G), plus long chez
la ©, grêle, très-peu élargi à la base et vers l’extrémité, ponctué et
tricaréné à la base (G') ou plus lisse (Q). — Tête assez large, cou-
verte de gros points confluents entre les yeux, où elle est marquée de
deux impressions se continuant sur le rostre. — Yeux assez grands
et saillants.
Prothorax aussi long que large, légèrement bisinué et étroitement
rebordé à la base, peu arrondi et élargi au milieu, graduellement
rétréci et faiblement resserré en avant, couvert d’une ponctuation
fine et serrée; sa ligne médiane obsolète, garnie de longs poils gri-
sâtres.
Écusson en triangle curviligne, rugueusement ponctué, couvert de
poils.— Élytres légèrement sinuées et d’un tiers plus largesque le pro-
thorax à la base, peu allongées; leurs épaules un peu saiïllantes en
avant, convexes, arrondies au bout, avec des stries de points pro-
fonds, rapprochés, les intervalles étroits, ponctués. Leur vestiture
de poils inclinés en arrière, les fait paraître couleur de plomb.
Dessous et pattes faiblement ponctués, garnis de poils comme
le dessus.
Assez commune « sur le Dioscorea; juillet ». (Lewis.)
R. sanguinipennis, n. Sp.
Niger, elytris sanguineis, apice nigris; longe flavo-pilosus ; rostro anguslo elon-
gato ; prothorace longitudini latitudine æquali ; elytris brevibus.
Q?#à5 m. (rostr. incl)
De la taille et du facies de R. æquatus, L. — D'un noir profond, à
l'exception des élytres, qui sont d’un rouge foncé et noires à l’extré-
mité ; entièrement couvert, sauf le rostre, de poils assez longs d’un
jaune grisâtre.
Rostre au moins aussi long que la tête et le prothorax, pris
ensemble, grêle, arqué faiblement, élargi à la base et vers l’extré-
mité, ponctué, striolé en arrière, fortement séparé de la tête par des-
sus, par une ligne imprimée en V retourné. — Tête couverte de gros
points, distants.
Prothorax aussi long que large, bisinué et finement rebordé à la
base, peu élargi sur les côtés, faiblement rétréci en avant, couvert
‘d’une ponctuation grosse et serrée.
Écusson en triangle curviligne ; pubescent. — Élytres faiblement
sinuées, et d’un tiers plus larges que le prothorax à leur base, moins
allongées que chez l’æquatus, isolément arrondies en arrière, cou-
ne > à
RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 145
vertes de stries de gros points transversaux, les intervalles ‘étroits,
ponctués.
Dessous et pattes ponctués. Les pattes robustes.
Unique; Yokohama.
R. amabilis, n. sp.
Cyaneo-niger, elylris cyaneis, griseo-pubescens, rostro modice elongato; pro-
thorace subtransverso ; elytris brevibus.
& 192 à 5 m. (rostr. incl.).
Du facies de R. interpunctatus, Steph. — Bleu noirâtre en dessous,
bleu en dessus, élytres plus claires, antennes, à l'exception de la
massue, qui est brune et veloutée, et pattes, d’un bleu foncé ; garni
d’une pubescence grise.
Rostre environ de la longueur de la tête et du prothorax pris
ensemble, un peu élarsi vers l’extrémité, muni, sur sa partie posté-
rieure, d’une carène médiane ; impressionné entre les antennes, for-
tement ponctué, pubescent vers l'extrémité, séparé de la tête par une
dépression arquée. — Tête fortement et grossièrement ponctuée, —
‘Yeux peu saillants.
Prothorax moins long que large, légèrement en arc de cercle à la
base, faiblement arrondi sur les côtés, peu rétréci en avant, couvert
de gros points rapprochés et muni d’une petite carène médiane,
abrégée aux extrémités.
Écusson en triangle arrondi, ponctué.
Élytres courtes, presque de la moitié plus larges que le prothorax
à leur base; leurs épaules arrondies, fortement ponctuées-striées,
les stries intérieures surtout profondes à la base, les intervalles for-
tement ponctués, la pubescence courte et floconneuse.
Dessous inégal et rugueux. — Pattes confusément ponctuées.
Deux individus.
R. pilosus, ». sp.
Cyaneo-niger, pilis griseis, in prothorace elytrisque erectis, vestilus ; rostro mo-
dice elongato ; prothorace latitudine longitudini æquali ; elytris longiusculis.
5 m. (rostr. incl.).
De la taille de R. conicus, Ill., et rappellant un peu le facies de
cette espèce. — D'un bleu très-profond, plus clair sur les élytres,
presque noir sur les antennes et les pattes ; garni de poils grisâtres,
hérissés sur le prothorax et les élytres ; funicule des antennes avec
de longs poils, massue noire, veloutée.
Rostre moins long que la tête avec le prothorax (c), spatuliforme
à l’extrémité (Q), avec une carène médiane et subcaréné latérale-
146 CURCULIONIDES
ment à la base, profondément ponctué. — Tête allongée, couverte
d’une ponctuation assez fine, peu serrée, et munie d’une impression
entre les yeux. — Ceux-ci plus obliques et moins saïllants que chez
R. conicus.
Prothorax un peu moins long que large, rétréci aux extrémités,
arrondi sur les côtés, derrière le milieu, couvert de petits points dis-
tants, un peu brusquement déclive en avant, la ligne médiane peu
marquée.
Écusson en triangle tronqué, déprimé, pubescent. — Élytres allon-
gées, moins larges à la base que dans R. conicus, un peu saillantes et
relevées à côté de l’écusson, arrondies aux épaules, transversalement
déprimées derrière l’écusson, sur la suture ; avec des stries de points
rapprochés, les intervalles munis d’une ligne de points, et transver-
salement rugueux.
Dessous couvert de gros points. — Pattes ponctuées.
Deux individus (œ et ©).
R. assimilis, n. sp.
Virescenti-cyaneus, seu æneus ; rostro modice elongato ; prothorace transverso ;
elytris brevibus.
3 à 3 192 m. (rostr. incl.).
Facies et couleur de R. Ͼneo-virens, Marsh., mais avec un rostre
beaucoup plus court. — D'un vert bronzé moins luisant, plus ou
moins bleuâtre, noirâtre sur les antennes et les pattes ; garni d’une
pubescence grise couchée, moins longue que celle de l’espèce d’Eu-
rope.
Rostre un peu plus long que le prothorax (G°), ou presque aussi
long que la tête et le prothorax, pris ensemble (©), subcaréné,
ponctué à la base. — Tête large, finement ponctuée. — Yeux plus
saillants que chez l’æneo-virens.
Prothorax transversal, resserré aux extrémités, arrondi derrière
le milieu, densément et finement ponctué, avec la ligne médiane fai-
blement indiquée
Écusson en triangle transversal, déprimé. — Élytres de la propor-
tion et de la forme de celles de l’espèce européenne, mais moins for-
tement, transversalement, ponctuées-striées.
Métasternum, avec de gros points.— Abdomen ponctué, striolé.—
Cuisses presque lisses. — Jambes ponctuées.
Plusieurs exemplaires.
Elle se distingue facilement, par son aspect moins luisant, de
R. œneo-virens. |
RECUEILLIS AU JATON PAR M. G. LEWIS. 147
R. singularis, n. sp.
Violaceo-niger, capite aureo-metallicus; rostro prothorace elytrisque obscure
fulvis, his albo-penicillatis et nigro-maculatis ; rostro lalo, capite paulo longiore,
antennis pedibusque testaceis.
4 à & 172 m. À
De la taille du R. betulæ, L., et rappelant un peu son facies, mais
très-distinct de lui et des autres espèces par sa couleur. — Dessous
noir, rostre, devant du prothorax et élytres d’un testacé-rou-
geâtre, le reste du prothorax violet métallique, les élytres avec des
taches irrégulières d’un noir-violet, la tête métallique verdâtre, les
antennes et les pattes testacées ; irrégulièrement garni de longs poils
floconneux d’un jaune-grisâtre pâle.
Rostre assez large, surtout à la base et vers l’extrémité, un peu
plus long que le prothorax (1), ponctué, garni de poils. — Tête aussi
longue que large, densément et finement ponctuée, pubescente. —
Yeux saillants.
Prothorax plus long que large, bisinué à la base, presque droit
sur les côtés, faiblement et largement rétréci en avant, finement
ponctué, avec une ligne médiane élevée, abrégée aux extrémités et
ayant, de chaque côté, une impression obliquement dirigée
vers les angles antérieurs du prothorax.
Écusson en triangle arrondi, couvert de poils. — Élytres de la
proportion et forme de celles de betulæ, mais leurs épaules plus
obtuses et leur extrémité moins isolément arrondie ; munies d’une
impression profonde demi-circulaire derrière l’écusson; l’espace
entre cette impression et l’écusson relevé en petite gibbosité ; elles
sont finement ponctuées-striées, les intervalles des stries très-fine-
ment ponctués. La vestiture de poils, réunis en touffes, forme, vers
le tiers postérieur, une bande transversale.
Dessous densément garni de poils ; ainsi que les pattes. — Jambes
comprimées et larges, articles des tarses courts, le troisième enfoui
à sa base, profondément lobé, le quatrième gros et allongé.
« Assez rare ; Nagasaki et Hiogo ; sur le chêne. » (Lewis.)
* KR. crioceroides, n. sp.
Elongatus, flavo-ruber, articulis apice antennarum, scutello pedibusque nigris,
flavo-pilosus ; rostro capite paulo longiore, lato, depresso ; prothorace elongato; ely-
tris oblongis ; tibiis arcuatis.
8 à 8 472 m.
D'un facies rappelant celui de R. ophthalmicus Steph., mais beau-
coup plus grand et d’une couleur différente. Dessous, cuisses,
(#) A juger d’après l'insertion des antennes, je crois avoir les deux sexes; leur
rostre me paraît peu différer,
148 CURCULIONIDES
rostre, tête et prothorax rouges; la. tête à la base, l’écusson et
une bande transversale au milieu du prothorax souvent noirâtres.
Les élytres et les antennes, à l’exception de la massue, qui est
brune, d’un rouge jaunâtre, les jambes et tarses noirs ; leurs crochets
bruns. — L’insecte est garni de poils assez longs, jaune-grisâtre,
redressés.
Rostre à peine de la longueur de la tête, peu différent dans les
deux sexes, large et s’élargissant vers l’extrémité, surtout dans la9,
fortement ponctué, tricaréné à la base, impressionné entre les an-
tennes. Celles-ci garnies de poils rares, assez longs. Tête grande,
allongée, couverte d’une ponctuation fine et peu serrée.
Prothorax plus long que large, non rétréci en avant, largement
resserré aux extrémités, arrondi au milieu, ses angles postérieurs
un peu saillants, finement et éparsément ponctué, muni d’une hene
médiane obsolète.
Écusson en triangle allongé; fortement échancré et presque partagé
en deux à l'extrémité. Élytres allongées, presque du double plus
larges que le prothorax et faiblement bisinuées à la base ; leurs
épaules un peu saillantes en avant, élargies derrière le milieu,
isolément arrondies au bout, transversalement déprimées sur la
suture vers leur quart antérieur, avec des stries peu profondes de
points transversaux ; les intervalles presque lisses ; leur vestiture de
poils peu serrée. ;
Pattes longues; cuisses pédonculées; jambes arquées, surtout celles
des deux paires postérieures, comprimées, élargies vers l'extrémité.
Premier article des tarses allongé ; celui des pattes postérieures
plus long que les trois suivants réunis. Les crochets fortement
dentés en dessous. — Dessous du corps et cuisses confusément ponc-
tués, les jambes ponctuées-striées.
« Assez rare; Suwosama, Nagasaki. » (Lewis).
R. brevirostris, n. sp.
Viridi-cyaneus ; antennis pedibusque nigricantibus ; rostro brevi; capite maæi-
mo ; elytris elongatis.
4 3h à 5 m.
Du facies de R. sericeus Herbst, et d’une taille un peu plus grande
que R. conicus I]., rentrant pour la brièveté du rostre dans le groupe
du R. nanus Payk. D'un bleu verdâtre passant au vert métallique
sur le rostre, la tête et le prothorax, et au noir vers l’extrémité
des antennes et sur les pattes; garni de poils grisâtres.
Rostre à peine aussi long que la tête, parallèle sur les côtés,
presque droit, rugueusement ponctué et subcaréné à la base. An-
tennes insérées un peu avant son milieu, couvertes d’une pubescence
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RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS, 149
grise. Tête grande, rétrécie vers la base, couverte d’une ponctuation
grosse et très-serrée. Yeux grands, saillants.
Prothorax presque aussi long que large à la base, faiblement
arrondi sur les côtés et un peu rétréci en avant ; finement et densé-
ment ponctué.
Écusson ponctué. Élytres médiocrement convexes, faiblement
déclives en arrière, transversalement déprimées derrière l’écusson ;
ponctuées-striées, ponctuées dans les intervalles et transversalement
ridées.
Dessous et pattes garnis de poils d’un blanc-grisâtre, — Ris.
de l’abdomen ponctués-striolés.
Deux individus.
Le rostre des deux exemplaires diffère un peu en longueur, les
antennes sont chez l’un un peu plus antérieures ; je suppose par con-
séquent qu'ils appartiennent à des sexes différents. — L'espèce a
beaucoup d’analogie avec R. sericeus H.; mais sa taille et la sculp-
ture la distinguent de l’espèce d'Europe.
R. unicolor, n. sp.
Niger; rostro brevi, lato; capite maximo ; elytris elongatis. ‘
3 à 3 38 m.
_ De la forme de R. brevirostris R., de la taille de R. æthiops Bach,
et se rapprochant par la forme du rostre de R. nanus Payk. D'un noir
uniforme médiocrement luisant, crochets des tarses bruns ; revêtu
de poils grisâtres couchés, assez abondants sur les élyiress parties
de la bouche rougeñtres.
Rostre de la longueur de la tête (©) ou un peu plus long (SG);
légèrement élargi à la base, et un peu plus vers l’extrémité qui est
spatuliforme (Q) ou légèrement élargie (G'); presque droit, ponctué,
avec deux carènes réunies à la base et divergentes vers l'insertion
des antennes. — Ces dernières insérées vers le milieu du rostre,
pubescentes. Tête grande, presque carrée, densément et fortement
ponctuée, avec une impression allongée et bien marquée entre les
yeux ; ceux-ci grands, saillants.
Prothorax un peu plus long que large, très-faiblement- arrondi
sur ies côtés et très-peu rétréci en avant, couvert d’une ponctuation
serrée, un peu plus fine que celle de la tête.
Écusson couvert de poils gris. Élytres un peu allongées, isolément
arrondies à l’extrémité, planes sur le disque, un peu déprimées à la
suture et transversalement derrière l’écusson, régulièrement et pro-
‘fondément ponctuées-striées ; les intervalles des stries étroits et
très-finement rugueux ; couvertes de poils grisätres couchés.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII. } 19
450 CURCULIONIDES
Dessous et pattes munis des mêmes poils. — Dessous finement
ponctué-striolé sur les segments de l’abdomen.
Un grand nombre d'individus.
R. planipennis, n. sp.
Nigro-cyaneus; antennis pedibusque nigris ; elytris cyaneis ; rostro brevi, lato;
capite maximo ; elytris depressis, elongatis.
4 m.
Voisin et du facies de R. megacephalus Germ. — D'un noir luisant
à reflets bleuâtres et peu densément garni d’une pilosité grise en
dessous ; tête, rostre et prothorax noir-verdâtre, élytres bleu-noirä-
tre, peu luisantes et garnies de poils grisâtres couchés; antennes et
pattes noires ; crochets des tarses brunâtres ; parties de la bouche
rougeâtres.
Rostre un peu plus long que la tête (©); plus allongé dans le G';
légèrement courbé, élargi et spatuliforme à l’extrémité, rugueu-
sement ponctué à la base, presque lisse au milieu vers l’extrémité.
Antennes insérées vers le milieu du rostre, pubescentes. Tête
grande, carrée, brusquement étranglée vers la base; profondément
et densément ponctuée, avec uñe impression peu marquée entre les
yeux. Ces derniers grands et saillants.
Prothorax plus étroit que la tête, plus long que large, un peu
arrondi sur les côtés, aussi large par devant qu’à la base; couvert
d’une ponctuation serrée plus fine que celle de la tête, et, comme elle,
peu densément garni de poils grisätres (1).
Écusson petit, en triangle arrondi. Élytres planes sur le disque,
assez fortement déprimées sur la suture derrière l’écusson, isolé-
ment arrondies à l’extrémité, fortement et régulièrement ponctuées-
striées, finement rugueuses dans les intervalles, peu densément gar-
nies d’une pubescence grise, courte et couchée.
Le dessous est presque lisse.
Une douzaine d'individus.
Elle est plus voisine de R. megacephalus Germar, qu'aucune espèce
de la collection Lewis ne l’est des autres espèces européennes; chez
R. megacephalus, le rostre manque d'impression entre les antennes ;
il existe au contraire dans R. planipennis une impression entre les
yeux. La tête est plus lisse que dans le megacephalus. Le prothorax
et les élytres diffèrent peu, mais les dernières me paraissent plus
planes sur le disque. Le premier article des tarses postérieurs est, -
comme dans megacephalus, aussi long que les suivants réunis.
(1) Dans quelques individus il existe, au milieu du prothorax, une ligne imprimée
peu marquée.
RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 451
EUGNAMPTUS, Schh.
E. aurifrons, n. sp.
Subtus niger ; rostro, antennis, prothorace, elytris pedibusque testaceis ; capile
auro-micanie ; flavo-pilosus.
5 m. :
Tête d’un vert doré en dessus ; noir verdätre et métallique en des-
sous ; rostre, prothorax, écusson et élytres testacés; antennes et
pattes plus pâles ; dessous du corps noir, à l’exception du rostre et
de l’extrémité de l’abdomen, qui sont qe brun-testacé. Garni de
longs poils flexibles, jaunâtres.
Rostre plus court que la tête, régulièrement élargi vers le bout,
fortement ponctué, muni d’une large carène médiane. Antennes
pubescentes. Tête couverte de gros points, avec une impression entre
les yeux ; son cou finement ponctué.
Prothorax plus long que large, non rétréci en avant, rebordé aux
extrémités, presque droit sur les côtés, sa ponctuation grosse et
serrée.
Écusson petit, arrondi. — Élytres presque droites, et moins du
double plus larges que le prothorax à leur base ; allongées, élargies
derrière le milieu ; isolément arrondies au bout, avec de larges ire
de gros points transversaux et d’étroits intervalles.
Dessous vaguement ponctué.
Deux individus.
Il est intéressant de trouver, au Japon, une espèce de ce genre,
dont on connaît une autre de l’Inde (plateau des Nielgherries), et
trois espèces de l’Amérique du Nord.
AULETES, Schh.
A. fumigatus, n. sp.
Brevis ; lalus, piceus, fulvo-pubescens ; funiculo antennarum pedibusque tes-
laceïs. |
k m.
D'une forme courte et large. Noir-brunâtre ; élytres, à l'exception
de la suture et des bords, brunes; funicule antennaire et jambes tes-
tacés; à l’exception du rostre, entièrement garni d’une pilosité
jaune.
Rostre finement ponctué. — Tête couverte d’une ponctuation
* assez grosse, munie d’une impression. allongée entre les yeux.
LA
’
152 CURCULIONIDES
Prothorax aussi long (G°), ou un peu moins long (©) que large;
densément ponctué. |
Élytres finement granulées, rebordées à la suture.
Deux individus.
A. testaceus, n. sp.
Precedenti anguslior, leslaceus ; rostro, capile, abdomineque nigro-brunneis,
flavo-pubescens. 4
3 172 à 4 m.
Plus petit et plus étroit que A. fumigatus. — Testacé passant au
brun-noir sur le rostre, la tête et l'abdomen. Garni d’une pilosité
jaune.
Rostre lisse. — Tête fortement ponctuée, avec une impression
entre les yeux.
Prothorax plus long que large, non rétréci en avant, régulière-
ment subarrondi.sur les côtés ; couvert d’une ponctuation assez
grosse, serrée.
Élytres oblongues-ovales, finement et densément ponctuces ; re= *
bordées à la suture.
Unique.
A. uniformis, n. sp.
Subelongatus, niger, dense flavo-pubescens.
3 à 4 m. Ù
Variant beaucoup de taille, allongé, noir, densément garni de
poils gris-jaune. i
KRostre rugueusement ponctué, avec une impression entre les ”
antennes et une petite carène à la base.
Tête et prothorax fortement et assez grossièrement ponctués; le
dernier plus long que large ; peu (o'), ou assez fortement (Q), ar-
rondi sur les côtés.
Écusson avec une ligne médiane; densément couvert de poils
blancs. — Élytres allongées, profondément ponctuées ; les points
distribués en stries serrées.
Nombreux individus.
CARCILIA, N. G.
Prope Magdalinus Germ.
Tête grande, subglobuleuse, déclive par devant. — Rostre pen-
ché, aussi long que la tête, robuste, un peu élargi vers l’extrémité ;
ses scrobes antérieures (G), ou commençant avant son milieu (9), |
RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 153
arquées, fortement obliques et atteignant sa base. — Antennes assez
longues, robustes, surtout dans le G', peu sensiblement coudées ;
leur scape court, en massue au bout; leur funicule de sept articles ;
les deux premiers allongés, subégaux, obconiques ; les troisième,
quatrième et cinquième subturbinés. et les derniers plus courts et
transversaux ; leur massue en ovale allongé, acuminée au bout,
composée de quatre articles, veloutée. — Yeux très-grands, trans-
versaux, ovales, un peu rapprochés en dessus.
Prothorax aussi long que lârge, convexe, faiblement bisinué à la
base, avec ses angles postérieurs rectangulaires, sans lobes ocu-
laires, fortement et anguleusement échancré en dessous.
Écusson médiocre, en triangle arrondi. — Élytres allongées, à
peine plus larges que le prothorax, recouvrant le pygidium.
Pattes courtes, très-robustes, comprimées. — Cuisses dentées. —
. Jambés fortement onguiculées au bout, en forme de griffe redressée.
— Les trois premiers articles des tarses assez larges, les crochets du
quatrième fortement divariqués, dentés en dessous. — Hanches an-
térieures très-faiblement séparées. — Saillie mésosternale étroite. —
Second segment de l’abdomen aussi long que les deux suivants réu-
nis, séparé du premier par une suture presque effacée au milieu et
courbée en cet endroit. — Saillie de l’abdomen étroite, angu-
leuse.
Cegenre intéressant n’entre rigoureusement dans aucune tribu
de Lacordaire, et j'ai longtemps hésité sur la place qu'il devait
occuper. Je l’avais rapproché, dans le principe, des Alcidides, et
il offre, én effet, de très-grandes analogies avec les Lemosaccus. Lé-
gèrement Apostasiméride, et possédant un prosternum échancré, il
rentrerait dans la seconde grande division de l’auteur du Genera.
Il offre, cependant, encore plus de points de rapport avec les Mag-
dalinides ; or l’analogie de ces derniers avec les Læmosaccus n’a
pas échappé à Lacordaire (1), et M. Jekel considère les deux groupes
* comme devant être réunis dans une méthode naturelle; dès lors, le
genre actuel trouverait sa place parfaitement indiquée.
Dans la classification actuelle, il devrait former une tribu séparée
et être placé près de Magdalinus.
C. strigicollis, n. sp.
Cylindricus, niger, antennis pedibusque piceis ; prothorace strigoso, flavo-gri-
seo-pubescenti; elyttis flavo-griseis maculatis.
8 172 à 11 172. m.
Cylindrique; ayant un peu le facies des Magdalinus. — Noir, mé-
diocrement luisant; antennes et tarses couleur de poix.
(4) Voy.t. VI, page 572, du Genera.
154 CURCULIONIDES
Rostre du G' large à la base, se rétrécissant vers le tiers posté-
rieur, graduellement élargi en avant, épais, plan en dessus, et
parcouru par un large sillon, plus profond entre les antennes, sur
les deux tiers de sa partie postérieure ; déclive par devant; rugueu-
sement ponctué sur la première partie, plus finement sur la déclivité.
Le rostre de la Q moins gros et gardant partout la même gros-
seur, luisant, couvert d’une ponctuation qui devient plus fine vers
l'extrémité. Les scrobes, antérieures chez le G', commençant vers le
milieu du rostre chez la ©. Le rostre du mâle est garni de poils gris-
Jaunâtre, comme la tête; celui de la Q est presque dégarni (1).
Antennes garnies de poils grisâtres, leur massue brune, veloutée.
— Tête criblée de points très-rapprochés, munie d’une ligne impri-
mée entre les yeux.
Prothorax aussi long que large, faiblement élargi de la base au
milieu et se rétrécissant insensiblement vers le sommet, finement
chagriné et paraissant transversalement striolé, garni d’une pubes-
cence courte d’un jaune grisätre.
Écusson densément couvert de poils de la même couleur.— Élytres
environ du double plus longues que larges, isolément subarrondies
à la base, un peu plus larges que le prothorax et rectangulaires aux
épaules, s’élargissant faiblement et graduellement vers la moitié
postérieure, arrondies à l'extrémité, déprimées sur la suture derrière
. l’écusson, ponctuées-striées, les stries superficielles réunies (2) et
moins profondes vers l’extrémité, leurs intervalles larges, plans et
transversalement rugueux. Les élytres sont garnies de taches assez
grandes, peu apparentes, formées de poils d’un jaune grisâtre.
Cuisses et jambes ponctuées, les premières transversalement, les
secondes longitudinalement striolées. Dessous du corps ponctué,
garni, comme les pattes, des mêmes poils que le dessus. Second
segment de l’abdomen séparé du premier par une suture superfi-
cielle, droite aux extrémités, brusquement courbée et presque
effacée au milieu dans le G'; celui de l’autre sexe soudé au premier
segment.
Un assez grand nombre d'individus.
(1) Le rostre paraît terminé par une plaque étroite, transversale, lisse el brune,
limitée latéralement par une saillie du rostre. Cette structure est plus visible dans la
Q.
(2) Elles sont au nombre de dix : les trois intérieures sont réunies aux trois exté-
rieures, de telle façon que la première se joint à la dixième, la deuxième à la neu-
vième et la troisième à la huitième. Les quatrième et cinquième, plus courtes, se
réunissent également, ainsi que les sixième et septième. Pour ces stries courtes, la
disposition est parfois moins régulière.
RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 455
« L’insecte est couvert, pendant la vie, par une belle effloreseence
jaune pareille à celle des Litus. » (Lewis.)
BALANINUS, Germar.
PREMIÈRE DIVISION.
LL
Antennes généralement longues ; derniers articles du funicule plus
longs que larges.
Pygidium plus ou moins visible en dessus.
B. robustus, n. Sp.
Ovalis, piceus, antennis pedibusque dilutioribus, parce flavo-squamosus ; rostro
prothorace sesqui longiore (O'); elytris fascia squamulosa ultra medium ; femori-
bus dentatis.
13 à 44 m.
Rappelant un peu la forme de B. venosus, Germ., mais d’une taille
beaucoup plus grande, plus large à la base du prothorax et des
élytres, plus convexe et d’un facies plus robuste. — Noir de poix,
antennes et crochets des tarses plus clairs; parcimonieusement
garni de poils jaune-clair, plus pâles en dessous.
Rostre robuste, grossi à sa partie basilaire; de la moitié (G),
ou presque du double (@), plus long que le prothorax; ponctué,
striolé, subcaréné à la base. — Antennes médiocres, le premier
article du funicule un peu plus court que le deuxième, les derniers
médiocrement allongés. Tête et prothorax criblés d’une ponctua-
tion fine et serrée; le dernier parfois avec trois lignes allongées
de poils jaunes plus serrés.
Élytres régulièrement et profondément crénelées-striées ; les in-
tervalles des stries rugueux, avec une rangée d’écailles piliformes
dans les stries ; parfois avec une bande peu marquée transversale
de poils plus serrés derrière le milieu ; la suture et l’écusson égale-
ment plus couverts de poils que le reste. ,
Pattes robustes ; cuisses en massue, armées d’une dent ou épine
aiguë. Jambes presque droites.
Plusieurs individus. Nagasaki.
« Assez rare sur le chêne nain. » (Lewis.)
Il se distingue surtout par sa forme robuste et convexe; les
derniers articles du funicule sont beaucoup plus courts que les deux
premiers. ,
456 CURCULIONIDES
B. dentipes, n. sp.
Elongatus, piceus, antennis rufescentibus, flavo-squamulosus ; prothorace linea
media lateribusque, scutello, elytrorum sutura fasciisque duabus dilutioribus;
rostro prothorace duplo longiore (Œ) ; femoribus dente valido.
12 m. Of. 15 m. Q
Facies du B. nucum, L., mais d’une taille beaucoup plus grande.
— Noir brunâtre, rostre brun rougeâtre, antennes plus claires;
garni en dessous de poils jaune-grisâtre, variés en-dessus d’autres
plus sombres. ”
Rostre presque du double plus long que le prothorax (5), ou au-
delà, peu robuste, ponctué, striolé à la base. — Antennes longues
et tenues; deux premiers articles du funicule égaux, les derniers
allongés. S
Prothorax paraissant couvert d’une ponctuation fine et très-serrée,
garni de poils d’un jaune brunâtre, et décoré de trois lignes longitu-
dinales de poils plus clairs.
Écusson avec des poils jaunâtres. — Élytres un peu déprimées
autour de l’écusson, étroitement striées, des poils plus clairs et plus
sombres y forment des taches et dessinent vaguement une bande
transversale claire derrière le milieu.
Pattes assez longues et larges. — Cuisses en massue, les anté-
rieures fortement, les intermédiaires plus faiblement dentées; les
postérieures armées d’une grande dent, très-large à sa base. —
Jambes anguleusement élargies au milieu, sur la tranche inté-
rieure ; recourbées en dedans et épineuses, chez le mâle, à l’extré-
mité. Pygidium avec de longs poils jaunes au bout.
Plusieurs exemplaires.
_B. distinguendus, n. sp.
Ovalis, piceus, antennis basi, unguiculis dilutioribus, supra sordide fulvo, sub-
tus griseo-pilosus ; rostro modice longo ; femoribus dentatis.
8 à 40 m. '-
Assez voisin, mais bien distinct de B. nucum, Linné; de la même:
taille, un peu plus étroit.— Couleur de poix, plus clair sur le rostre;
base desantennes rouge, crochets des tarses bruns ; garni en dessous
de poils grisâtres ; en dessus, de poils gris-jaune un peu verdâtres,
variés de plus sombres sur les élytres et donnant une couleur plus
sombre et plus uniforme que B. nucum.
Rostre d’un tiers plus long que le prothorax, ponctué- -striolé à
la base.— Antennes moins pubescentes que dans l’espèce d'Europe;
les poils plus sombres.
Tête et prothorax finement et densément ponctués ; la base du
dernier plus droite que dans le nucum.
RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 157
Écusson densément garni de poils jaunes. — Élytres moins arron-
dies sur les côtés ; leurs stries plus larges, avec des points rappro-
chés, et sans rangée de poils dans le fond ; la suture garnie de poils
roux dans sa moitié postérieure.
Dent des cuisses moins grande. — Une tache de poils jaunes
sur les côtés du corps devant l'épaule.
Deux mâles.
B. camelliæ, n. sp.
Elongatus, rufo-brunneus, griseo-brunneus pubescens ; scutello subtusque albido
flavo ; rostro prothorace duplo (@) seu quadruplo (©) longiore, femoribus acute
dentatis.
14 m. Of. 19 à 20 m. (@)
De la taille de B. Sayi, Schh., et ayant un peu son facies ; le pro-
thorax est plus transversal, les élytres un peu courbées en avant aux
épaules, qui sont très-peu saillantes; leur suture déprimée ; elles
sont médiocrement longues et fortement acuminées vers l’extrémité.
—Brun rougâtre, dessus et écusson garnis de poils d’un jaune fauve;
tête, prothorax, élytres et pattes couverts de poils ou d’écailles
piliformes serrées, d’un brun-roux grisâtre.
Rostre ponctué, subcaréné à la base, très-lisse sur le reste,
étroit, du double (SG), ou presque quatre fois (©), plus long que le
prothorax. — Antennes tenues; premier article du funicule plus
long que le deuxième ; les autres allongés.
Tête et prothorax FE et densément ponctués.
Élytres très-régulièrement, largement, mais peu profondément
crénelées-striées ; les intervalles rugueux, avec une rangée de longs
poils rougeûtres le long de la suture.
__ Pattes longues, surtout les antérieures, longuement pédonculées.
— Cuisses armées d’une dent aiguë, plus longue aux postérieures.
— Jambes presque droites. Pygidium avec des poils rougeûtres.
« Commune sur le camellia sauvage. » (Lewis.)
B. styracis, n. sp.
Brevis, latus, niger, antennarum basi rufescentibus, subtus albo-squamulosus ;
mesosterno utrinque albo-maculalo; prothorace lateribus, et elytris basi, sutura,
fascia, apiceque albis ; rostro modice longo ; femoribus longe dentatis.
9 à 40 m.
D'une forme très courte pour le genre. — Noir, base des antennes
et crochets des tarses brun-rougeâtre. Dessous garni d'écailles
blanches plus condensées et formant une tache apparente devant
les épaules. Dessus peu densément revêtu de poils gris au milieu du
prothorax et sur les élytres ; des poils blancs couvrent les côtés du
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T, XVII. 20
Cas
2:
É
%
458 CURCULIONIDES
premier, s’avancent un peu sur son bord antérieur et couvrent ses
angles postérieurs, jusque près de l’écusson ; elles garnissent la
base, la suture et l’extrémité des élytres et dessinent, un peu der-
rière leur milieu, une bande assez large, transversale.
Rostre courbé, des deux tiers (G'), ou du double (Q) pluslong quele
prothorax, ponctué à sa base. — Antennes à premier article du fu-
nicule plus long que le deuxième ; les autres médiocrement allongés.
—Tête finement ponctuée.
Prothorax moins long que large, couvert d’une ponctuation assez
grosse, très-serrée.
Écusson garni d’écailles blanches. — Élytres à peine plus longues
que larges à la base, avec des stries larges, crénelées, peu profondes;
leurs intervalles rugueux.
Pattes assez longues. — Cuisses armées d’une grande dent, large
à sa base. — Pattes presque droites.
Nagasaki.
« Rare sur le Styrax Tai et le Seringa. » (Lewis.)
DEUXIÈME DIVISION.
Antennes plus courtes; derniers articles du funicule aussi longs
que larges.
Pygidium peu visible en dessus.
B. macula-nigra, n. sp.
Elongatus, rufo-brunneus, pubescentia concolori dilutiore et obscuriore vestitus ;
sulura ultra scutellum He THON rostro modice longo ; femoribus fortiter
dentatis.
6 m.
De la taille de B. villosus ; Fab. — Roux-brun, garni de poils d’un
roux clair, varié de roux sombre, les derniers formant des taches
sur le prothorax et les élytres.
Rostre des deux tiers (@), ou du double(Q), plus long que le protho-
rax, striolé à la base. Ponctuation de la tête et du prothorax cachée
par leur vestiture.
Écusson densément garni de poils roux clairs. — Élytres finement
striées ; déprimées à la base de la suture, avec une tache allongée
noire sur la dépression. ;
Cuisses des deux paires antérieures fortement dentées, celles des
postérieures armées d’une lamelle triangulaire dentiforme.
« Sur le Chataignier d’Espagne. Spanish Cheënut. » (Lewis.)
Quatre individus,
RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 159
B. albo-scutellatus. n. sp.
Minus elongatus, brunneo-niger, antennis rufescentibus, supra griseo-, sublus
albo-pubescens ; prothorace macula ante-scutellari scutelloque albis ; elytris maculs
duabus prope suturam et altera lateraliter albis ; rostro modice longo; femoribus
dentatis.
5 172 à 6 m. À
Très-voisin de B. villosus, F. — Noir brunâtre; rostre couleur de
poix; antennes rougeâtres ; revêtu d’écailles allongées, blanches en
dessous ; de poils grisâtres et blancs en dessus. à
Rostre ponctué, striolé à la base. — Tête finement et densément
ponctuée.
Prothorax couvert d’une ponctuation un peu plus grande, serrée,
garni de poils gris brunâtre en dessus, blancs en dessous ; décoré
. d’une tache allongée d’un blanc de neige, antéscutellaire.
Écusson densément couvert d’une villosité d’un blanc de lait. —
Élytres striées, les intervalles des stries rugueux; revêtus de poils
brun grisàtre, variés de blanc; une tache blanche se voit près du
bord, vers le milieu; une autre tout près de la suture, un peu plus
en arrière.
- Côtés du corps revêtus d’écailles blanches, serrées et formant une
tache devant l'épaule. Cuisses fortement dentées ; leurs dents un
peu prolongées à la base en lamelle étroite. Celles des cuisses
postérieures plus grandes.
Deux individus G' de Kagosima’et une Q de Yokohama.
B. funebris, n. sp.
Subelongatus, niger, antennis unguiculisque rubiginosis; nigro-griseoque vesli-
lus; scutello albo ; elytris multimaculatis ; rostro parum elongato; femoribus acule
dentatis.
5 172 à 6 m. ;
Souvent d’une taille plus petite que le précédent; ayant le même
facies et une vestiture analogue. — Noir; rostre couleur de poix,
antennes et crochets des tarses rouge-brun; garni de poils gris-
blanc, variés de noirs. — Rostre ponctué, striolé à la base.
Tête et prothorax couverts d’une ponctuation fine et serrée, gar-
nis de poils blanc-grisâtre.
Écusson densément revêtu d’une villosité d’un blanc de lait. —
Élytres striées, les intervalles des stries rugueux ; garnies de poils
gris-blanc et noirs, formant un dessin tacheté; les premiers figu-
rant souvent une bande transversale, ne touchant pas la suture,
derrière le milieu de l’élytre.
Pattes et dessous garnis de poils blanchâtres, plus serrés devant
160 \ CURCULIONIDES
l'épaule. — Cuisses avec une dent aiguë ; jambes droites, régulière-
ment élargies vers l'extrémité.
Plusieurs individus.
B. flavescens, n. sp.
Elongalus, piceus, rostro, antennis pedibusque rufo-brunneis ; flavo-pubescens,
elytris fascia flava, nigro-marginata ornalis; rostro corpore longitudine æquali
(Q); femoribus dentatis.
8 à 8 172 m. Q ;
Corps de la taille du précédent, mais, y compris le rostre, plus
long. — Couleur de poix ; rostre et pattes brun rougeâtre, antennes
rouges ; garni d’écailles piliformes jaune de paille. — Rostre étroit,
presque lisse, aussi long que le corps. — Tête finement et densément
poñctuée.
Prothorax couvert d’une ponctuation un peu plus grande et ser-
rée; subcaréné, garni d’écailles jaunes un peu plus abondantes sur
ses côtés.
Écusson revêtu des mêmes écailles. — Élytres peu élargies aux
épaules, peu convexes, fortement acuminées à l'extrémité, forte-
ment striées ; les stries profondes à leur base, leurs écailles un peu
plus serrées sur une bande transversale, étroitement bordée de
noir, un peu derrière leur milieu. >
Cuisses armées d’une dent:; plus grande aux postérieures.
Deux individus ©.
B. flavo-scutellatus.
Elongatus, convexiusculus, piceus; rostro, antennis pedibusque dilutioribus ;
brunneo- et flavo-, subtus griseo-vestitus ; scutello flavo ; rostro prothorace longiore ;
femoribus fortiler dentatis.
6 m.
Plus petit et plus convexe que le précédent. — Couleur de poix,
plus claire et rougeâtre sur le rostre et les pattes; antennes brun-
rouge; garni de poils gris en dessous et sur les pattes, variés de
bruns et de jaunes en dessus. — Rostre d’un tiers (œ) plus long que
le prothorax, ou au-delà (Q) ; ponctué-striolé à la base.
Tête et prothorax finement et densément ponctués, couverts de
poils gris jaunâtre.
Écusson densément garni de poils blanc jaunâtre. — Élytres as- :
sez convexes, assez fortement déprimées autour de l’écusson ; pro-
fondément striées, revêtues de poils gris variés de poils bruns, for-
mant vaguement des bandes ou taches transversales.
Côtés du corps avec une tache de poils jaunes devant l'épaule.
Pattes courtes et robustes; cuisses fortement grossies avant
RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 161
l'extrémité ; leurs dents robustes et aiguës ; jambes un peu courbées
à la base et sinueuses en dedans.
: Deux Get une © ; Nagasaki.
« Sur une espèce de rose sauvage. »*(Lewis.)
B. convexus, n. sp.
Oblongus, convexus, brunneo-niger, rostro brunneo, antennis larsisque rufes-
centibus ; supra flavo-griseo vestitus, subtus dilutior ; rostro precedenti minore; fe-
moribus breviter dentatis.
5 192 à 6 m.
Environ de la même taille que le précédent, mais plus convexe ;
rostre plus court, pattes moins fortes, ete. — Noir brunâtre ; rostre
brun, antennes et tarses rougeâtres; uniformément garni de poils
gris jaunâtre; un peu plus clairs en dessous et variés de poils
bruns formant des taches sur les élytres. — Rostre ponctué et
assez fortement striolé à la base.
Tête et prothorax densément et finement ponctués.
Élytres ovales, convexes, fortement striées.
Cuisses peu grossies et armées d’une petite dent vers l'extrémité ;
jambes presque droites.
Deux cf et une ©.
B. pictus, n.sp.
Brevis, ovalis, niger, rostri apice antennisque rufo-brunneis, sublus prothora-
cis Lateribus, angulisque posticis, scutello, elytrorum basi, laleribus, sutura fascia-
que albo-squamulatis ; rostro parum elongato ; femoribus breviler dentatis.
3 472 à # m.
Court, ovale, convexe ; noir ; extrémité du rostre et antennes d’un
brua-rouge ;-dessous densément couvert d’écailles blanches, dessus
de poils gris brun et de poils blancs formant un dessin régulier.
Rostre assez fortement courbé, d’un tiers plus long que le prothorax
dans le G', et un peu au-delà dans la © ; ponctué à sa base. — Tête
finement ponctuée,
Prothorax fortement et densément ponctué, garni de poils gris
brun en dessus, et d’écailles blanches sur les côtés, sur le bord
antérieur, sauf sur son milieu, et sur ses angles postérieurs.
Écusson densément recouvert des mêmes écailles. — Élytres avec
_ des stries larges et régulières, munies de points distants au fond ;
les intervalles des stries rugueux ; couvertes de poils gris brun et
blancs; les derniers couvrant la base, la suture, l'extrémité et les
côtés, et dessinant une bande transversaie derrière le milieu.
Cuisses avec une petite dent ; jambes presque droites.
Quelques individus ; sur le marronnier d’Espagne.
cd
162 CURCULIONIDES
L'espèce rappelle pour le facies et la distribution des cou-
leurs, le B. styracis, R.; sa taille, beaucoup plus petite, l’en distingue
surtout fortement.
B. crucifer, n. sp.
Ovalis, convexus, niger, rostro rufo-brunneo, antennis tarsisque fulvis,' supra
infumatus, sublus albidis squamulis vestitus ; prothoracis basi albo-trilinealo ; scu-
Lello àlbo ; elytris albo-cruciatis ; rostro-recurvo; femoribus subdentatis.
2 23 m.
Un peu plus petit que B. crux, F., mais lui ressemblant beaucoup
pour le facies et la distribution des couleurs. — Noir; rostre brun-
rouge, plus clair vers l’extrémité; jambes, tarses et antennes
fauves ; garni d’écailles piliformes blanches et d’un noir brunâtre.
Rostre courbé, penché, d’un tiers plus long que le prothorax dans
le G‘; un peu au-delà dans la © ; ponctué à la base,
Tête et prothorax couverts d’une ponctuation assez grosse, peu
profonde et serrée; le dernier garni de poils fins couleur de fumée,
en dessus ; de poils plus longs et blancs, en dessous ; une tache des
derniers, aux angles postérieurs, s'étend en deux rameaux en avant,
une autre allongée se trouve devant l’écusson.
Ce dernier densément garni d’écailles très-blanches. — Élytres
avec des stries larges, munies de points distants au fond ; les inter-
valles des stries rugueux ; couvertes de poils courts grisâtres ou
brun de fumée ; des poils plus longs et blancs couvrent la base et la
suture et forment une bande transversale derrière le milieu.
Dessous densément couvert d’écailles blanches, très-serrées sur les
côtés du corps.
Pattes garnies de poils de la même couleur. — Cuisses faiblement
dentées ; jambes presque droites.
Plusieurs individus ; sur le marronnier d’Espagne ; Yokohama.
B. cerasorum, Herbst.
Quelques individus. Leur couleur me paraît un peu plus foncée
que dans les specimens d'Europe; je ne les crois pas spécifiquement
différents.
ANTHONOMUS, Germ.
À. bisignatus, n. sp.
Ovalis, piceus, albo-pilosus ; sCapo, libiis Larsisque teslaceis ; prothorace albo-tri-
lineato ; scutello albo; elytris brunneis, macula humerali alba, fasciaque picea,
_…
cdÿyrané…"
l
RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 163
LS
subhumerali in macula maxima ultra medium extensa et albo-marginata, deco-
ralis.
k m.
De la taille et du facies de À. rubi, Herbst. — Couleur de poix,
garni de poils blane jaunâtre, plus serrés en dessous et sur les
côtés du corps. — Rostre assez long et courbé, ponctué, subcaréné
à la base; scape des antennes et premier article du funicule d’un
brun clair ou testacé. — Tête ponctuée, déprimée entre les yeux.
Prothorax densément ponctué avec une ligne médiane et deux
lignes latérales, blanches. |
Écusson blanc. — Élytres striées ; les points des stries rappro-
chés, d’un brun-rouge plus ou moins clair, avec une tache couleur
de poix, entourés d'une bordure de poils blancs serrés, sur le bord
de l’élytre, se dirigeant de dessous l’épaule au-delà du milieu, où
elle s’élargit et se dirige, en se rétrécissant, vers la suture ; sur
l'épaule, une petite tache blanche parfois peu visible.
Cuisses armées d’une dent aiguë ; leur base et les jambes tes-
tacées.
Plusieurs exemplaires.
_ L'espèce varie beaucoup pour la couleur; la couleur de poix
s'étend parfois sur les élytres, sans laisser apparaître le brun ou
jaune clair.
L'espèce doit être voisine de À. signatus, Say. Schh. III, page 348,
que je ne connais pas en nature.
MINYRUS, Schh.
M. japonicus, n. sp.
Rufo-testaceus, pallide pubescens ; scutello, sutura elytrorum, maculaque postica
brunneis, elytris punctato-striatis ; femoribus dentatis; dente anticorum majore.
3 m.
Allongé ; dessous d’un brun-testacé luisant, plus ou moins clair;
écusson, suture des élytres et une petite tache transversale derrière
leur milieu, bruns; le reste du dessus, les pattes et les antennes, à
l'exception de leur massue, testacés ; entièrement garni d’une pubes-
cence jaune peu serrée sous le corps, plus dense sur l'intervalle
des stries des élytres. — Rostre et tête ponctués; celle-ci avec une
dépression peu profonde entre les yeux.
Prothorax un peu moins long que large, faiblement rétréci en
avant, tronqué aux extrémités, arrondi sur les côtés, paraissant
vaguement ponctué, à travers la pubescence.
164 CURCULIONIDES
Écusson arrondi. — Élytres striées-ponctuées, les points des
_stries diminuant vers l'extrémité. 1!
1:
Cuisses dentées ; les antérieures très-grosses ét arrondies au milieu;
leur dent longue et aiguë. — Jambes de la même paire arquées.
Plusieurs individus. ‘
Je ne connais pas l’espèce unique des Iles Philippines, sur laquelle
Schônherr a établi le genre; mais les caractères qu'il en donne (4) “
et ceux que Lacordaire y ajoute (2), s’appliquent entièrement à la
nouvelle espèce que je viens de décrire. |
ORCHESTES, Illig.
Les nouvelles espèces suivantes, du genre Orchestes, peuvent se
répartir ainsi :
ORCHESTES PROPREMENT nirs, Funicule de six articles.
Première subdivision. — Cuisses postérieures échancrées, denti-
culées : ;
O. excellens.
O. sanguinipes.
O. nigerrimus.
O. balteatus.
Seconde subdivision. — Cuisses mutiques :
O. dorso-planatus.
TacuverGes. Funicule de sept articles; cuisses non échancrées,
inermes :
; T. awomoriensis.
O. excellens, n. sp.
Brevis, lalus, niger, opacus; pedibus piceis ; antennis tarsisque rufo-brunneis;
[lavo-griseo, albo nigroque marmoratim disposito PSP macula albicante,
doibouthart decorato.
4 m. (rostr. excl.).
Courtement ovale; noir mat; garni de poils jaune grisâtre et
d’un blanc sale, pattes paraissant couleur de poix à travers la pu-
bescence ; antennes brun-rouge, tarses-un peu plus sombres.
Rostre aussi long que la tête et le prothorax, courbé, fortement
ponctué, caréné à la base, — Tête densément couverte de gros
points. — Yeux à peine séparés. à
Prothorax petit, transversal, arrondi sur les côtés de la base
(1) T. HT, page 526.
(2) Genera, 1. VI, page 585,
RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 165
jusque vers le milieu, brusquement rétréci en avant, son bord anté-
rieur relevé; fortement bisinué à sa base, ponctué, avec une ligne
médiane courte, plus profonde en arrière ; couvert de poils jaunes et
blancs, formant des taches confuses et portant quelques poils, longs
et dressés.
Écusson transversal, garni de poils sombres. — Élytres beaucoup
plus larges que le prothorax, arrondies aux épaules, régulièrement
ovales, finement striées ; la ‘suture et les intervalles impairs des
stries un peu plus élevés, garnis de poils d’un blanc sale et noirâtres,
alternant et formant destaches ; les autres intervalles couverts d’une
pubescence jaunâtre ; une tache allongée, d’un jaune pâle, se voit à
la base de la suture.
Cuisses des deux paires antérieures finement dentées ; les posté-
rieures échancrées et armées de quatre à cinq petites dents; les
pattes décorées d’anneaux de poils d’un jaune-grisâtre.
Unique.
L'espèce est, à ma connaissance, de beaucoup la plus grande du
genre ; son facies s'éloigne de celui des espèces d'Europe ; mais je
ne lui ai trouvé aucun caractère générique spécial.
0. sanguinipes, n. sp.
Elongatus, niger, supra lulescenti-, subtus albido-pubescens ; antennis pedibusque
sanguineis.
2 34 à 3 m.
\
Du facies de O. fagi, L., mais d’une taille plus grande. Ovale, al-
longé ; noir, garni d’une pubescence blanchâtre en dessous, jaunâtre
en dessus; antennes d’un rouge-jaunâtre, pattes d’un rouge san-
guin.
Rostre luisant, ponctué. — Tête couverte de gros points serrés.
— Yeux faiblement séparés sur le front. .
Prothorax petit, moins long que large; son lobe antéscutellaire
un peu avancé ; couvert de gros points rapprochés, avec une impres-
sion allongée au milieu, plus forte vers la base, effacée vers le mi-
_ lieu; garni, en outre de la pubescence jaunâtre, de quelques longs
poils dressés.
Élytres allongées, garnies de stries de gros points ; les intervalles
des stries étroits, vaguement ponctués.
Cuisses postérieures avec quatre à cinq petites dents.
Deux individus.
Je ne parviens pas à découvrir la petite dent des cuisses anté-
rieures, qui existe dans quelques espèces d’Orchestes proprement
dits d'Europe. |
ANNALES DE LA S0C, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVU. 21
: WWE
466 CURCULIONIDÉS
O. aterrimus, n. sp.
Elongatus, niger, albicanti-pubescens, antennis pedibusque nigricantibus, larsis
brunneis ; elytris profunde punctato-striatis.
2 34 à 3 m. 4
Ayant un peu le facies de O. alni, Gyllenh , mais plus large à la
base des élytres. — Noir et garni d’une pubescence blanchâtre ;
rostre, antennes et pattes d’un brun-noirâtre; crochets des tarses
d’un brun clair.
Rostre assez long, luisant, ponctué, subcaréné à la base. — Tête
couverte d’une ponctuation grosse et serrée. — Yeux à peine sépa-
rés sur le front.
Prothorax un peu moins long que large, graduellement rétréci en
avant, son lobe antéscutellaire point saillant ; couvert d'une grosse
ponctuation serrée.
Élytres presque du double plus larges que le prothorax àleur base,
assez courtes, striées de grands points, les intervalles des stries
étroits et rugueusement ponctués.
Cuisses postérieures avec quatre à cinq dents ; cuisses antérieures
inermes.
Sur l’orme.
Deux individus.
O. variegatus, n. sp.
Ovalis, sublus niger, albo-pubescens ; rostro brunneo, apice rufescente ; antennis
pedibusque testaceis ; prothorace elytrisque rufo-brunneis, nigro-variegatis, maculis
flavo-griseis decoralis.
2 172 à 2 Yh m.
Très-voisin et du facies de ©. erythropus, Germ. — Dessous noir,
garni de pubescence blanche, rostre noir-brunâtre, testacé-rougeâtre
à l'extrémité, prothorax et élytres brun-rouge, variés de noir, gar-
nis de pubescence jaunâtre ; antennes testacées, ainsi que les jambes ;
cuisses et jambes postérieures lavées de brun.
Rostre ponctué à la base. — Yeux faiblement séparés par devant.
— Tête ponctuée, garnie de poils jaunes.
Prothorax un peu moins long que large, son lobe antéscutellaire
peu saillant.
Écusson arrondi, noirâtre. — Élytres arrondies aux épaules,
ovales, faiblement et transversalement déprimées vers leur quart
antérieur, peu profondément ponctuées-striées; les intervalles des
stries ponctués ; leur extrémité d’un brun-rouge plus clair et plus
densément garni de poils, la couleur noire dessinant vaguement deux
bandes transversales, l’une avant, l’autre derrière le milieu.
Cuisses antérieures armées d’une petite dent, les postérieures fine-
=
RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 167
,
*
ment denticulées. -— Pattes testacées ; cuisses et jambes postérieures
lavées de noir.
Plusieurs individus.
O. dorso-planatus, n. sp.
Elongatus : elytris oblongo-quadratis, depressis ; rufo-brunneus, melasterno ely-
trorumque apice nigricantibus ; fulvo-pubescens, subtus dilutior; antennis tarsisque
testaceis.
3 m.
Allongé; élytres subparallèles. — Brun-rouge, plus clair en
dessous ; garni de poils fauves ; métasternum noirâtre; rostre, an-
tennes et tarses testacés.
Rostre médiocre, vaguement ponctué, subcaréné à la base. — Tête
couverte de poils fauves, presque blancs autour des yeux et sur la
ligne étroite qui les sépare en avant.
Prothorax transversal, sinué à la base, garni de poils plus serrés
sur les côtés, avec une impression longitudinale, large et profonde
en avant, effacée en arrière.
Écusson petit, arrondi, couvert de poils d’un blanc-jaunâtre. —
Élytres obliquement élargies aux épaules, subparallèles sur les cô-
tés, un peu brusquement rétrécies en arrière, planes sur la plus
grande partie de leur disque, abruptement déclives vers l’extré-
mité ; la suture un peu élevée ; les stries disparaissant sous une pu-
bescence serrée, fauve sur le milieu, noirâtre sur la déclivité posté-
rieure et brune sur les côtés, où deux intervalles de stries portent
des taches alternativement brunes et d’un blanc-jaune.
Cuisses postérieures arrondies, mutiques; jambes de la même
paire un peu courbées.
Trois individus.
Elle est très-distincte par la forme des élytres, que je n’ai rencon-
trée dans aucune autre espèce du genre.
O0. (Tachyerges) awomoriensis, n. sp.
Elongatus, ovalis ; niger, antennis pedibusque quatuor anticis, femoribus posticis
apice, larsisque testaceis ; albido-pubescens ; prothorace albo-linealo ; scutello elytro-
rumque macula magna albis.
3 m.
Du facies de T. salicis, L. — Noir, garni d’une pubescence blanche
et blanc-jaunâtre; antennes, les deux premières paires de pattes,
les extrémités des cuisses postérieures et leurs tarses testacés.
Rostre médiocre, densément ponctué. — Tête couverte d’une
ponctuation serrée et garnie de poils jaunâtres.
Prothorax avec une ponctuation grosse et très-rapprochée; étroi-
Li
x
168 CURCULIONIDES
tement rebordé en avant, décoré d’une ligne médiane de poils jau-
nâtres, allant de la base jusque vers le milieu et envoyant un rameau
oblique de chaque côté.
Écusson densément couvert de pubescence blanche. — Élytres
striées-ponctuées, les intervalles des stries ponctués; garnies de
poils blancs, se condensant en une grande tache qui, réunie à l’écus-
son, s’élargit en arrière et envoie un rameau sous l’épaule, s’étend sur
la suture, et dessine, vers le quart postérieur de l’élytre, une petite
branche transversale, obliquement dirigée en avant.
Dessous du corps et pattes garnis de poils blancs.
Quelques individus de Awomori.
Elle rappelle également le T. salicis, pour la distribution de la pu-
bescence blanche. Mais la tache sur les élytres est beaucoup plus
grande.
TRIGONOCOLUS, Lac. (Gen. IV, p. 593.)
(Megarhinus, Schh.)
Schônherr avait établi son genre Megarhinus sur une espèce qu’il
croyait provenir de Java et y avait ajouté depuis deux autres :
hospes, dont il ignorait la patrie, et costalis, indiquée du Cap de
Bonne-Espérance. La collection Lewis contient une nouvelle espèce
appartenant certainement au genre de Schônherr, ce qui indique
que ces insectes s'étendent jusqu’au Japon.
Je ne sais eomment Lacordaire était convaincu que Schônherr
s'était trompé sur la patrie du firmus, dontil dit qu’il n’est pas de Java,
mais du Sénégal et de la Caffrerie, provenance indiquée par Dejean
(voyez Lac. loc. cit. p. 593 et la note 1); la présence d’un Trigono-
colus au Japon me paraît rendre la patrie Java du firmus probable.
T. sulcatus, n. sp.
Niger, antennis pedibusque lestaceis ; sublus, prothorace lineis pluribus, elytris-
que serialim, pilis albidis vestitis; elytris requlariter sulcatis.
k m.
Subrhomboïdal ; noir, garni de poils blanchâtres; antennes et
pattes brun-rouge.
Rostre plus du double plus long que la tête, un peu élargi vers
l'insertion des antennes, plus fortement et un peu aplati vers l’ex-
trémité ; médiocrement arqué, fortement ponctué, subcaréné sur sa
moitié postérieure, moins ponctué vers l'extrémité, pourvu d’une
impression longitudinale, latérale, se confondant avec les scrobes:
/
RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 169
— Funicule des antennes garni de poils blanchâtres ; l'extrémité de
la massue fauve. — Tête fortement et densément ponctuée, garnie
de poils blanchâtres sur les côtés et autour des yeux.
Prothorax moins long que large, subtubuleux en avant et gra-
duellement rétréci sur les côtés, son lobe médian basilaire large
très-densément couvert d’une ponctuation assez grosse, mais peu
profonde ; des poils blancs dessinent plusieurs lignes longitudinales
sur le disque et forment une ligne plus large sur les côtés.
Écusson grand, triangulaire, ponctué, relevé en arrière. —
Élytres courtes, obliquement élargies derrière les épaules, graduel-
lement rétrécies vers l’extrémité, isolément arrondies au bout, régu-
lièrement sillonnées ; le fond des sillons crénelé ; les intervalles
larges et plans, garnis de poils blancs couchés, peu serrés.
Dernier anneau de l’abdomen lisse en dessus, subcaréné au mi-
lieu. — Pygidium rugueux, pubescent. Dessous garni de petites
écailles espacées d’un blanc sale.— Côtés du corps assez densément
garnis de poils blancs, qui garnissent également les pattes. —
Cuisses antérieures fortement, les intermédiaires faiblement, den-
tées ; les postérieures inermes. — Jambes antérieures anguleuse-
ment élargies en dedans au milieu.
Unique.
LYCHNUCHUS, \N. G.
(Elleschides.)
Rostre assez court, arqué, un peu épais et élargi au milieu; ses
scrobes commençant vers son tiers antérieur, droites, obliques, attel-
gnant sa base. — Antennes médiocres ; scape atteignant les yeux ;
funicule à sept articles; son premier article plus long et plus
gros que les suivants ; ceux-ci graduellement plus courts et plus
larges. — Massue ovale, acuminée, articulée. — Yeux grands,
ovales, acuminés en dessous, transversaux.
Prothorax presque aussi long que large, tronqué en avant, con-
vexe, arrondi à l'extrémité, légèrement sinué à la base.
Écusson petit, allongé, arrondi. — Élytres courtement ovales,
convexes, plus larges que le prothorax à la base, couvrant entiè-
rement le pygidium.
Pattes assez longues, surtout les antérieures. — Cuisses non pé-
donculées, inermes. — Jambes presque droites, courtement mucro-
nées. — Tarses assez longs ; leurs deux premiers articles étroits ;
crochets très-petits. — Deuxième segment de l’abdomen moins long
que les deux suivants réunis, empiétant à ses extrémités un peu
170 CURCULIONIDES
sur le troisième, séparé du premier par une suture droite. — Saillie
intercoxale assez large, anguleuse. — Métathorax court, ses épi-
sternums assez larges. — Corps pubescent.
Je crois que deux nouvelles espèces doivent rentrer dans ce genre,
qui me paraît devoir être placé dans les Elleschides (sensu Lacor-
daire). L’abdomen est composé de cinq segments comme dans Li-
gnyodes et Elleschus. k
La seconde espèce, circulus, rappelle, pour la distribution des
taches, les Cionus; mais ses caractères génériques l’éloignent de ce
genre.
L. tricolor, n. sp.
Subtus niger, rostro, capite, prothorace, basique elytrorum rufis ; albo-selosus :
elytris fasciis duabus transversis albis ornatis.
2 23 m,
Noir en dessous, sur le métasternum et l’abdomen ; rostre, tête,
prothorax, une bande transversale à la base des élytres, leur suture,
antennes et pattes d’un rouge-brunâtre, le reste des élytres noir;
garni par places de longs poils blancs.
Rostre presque lisse. — Tête vaguement ponctuée, garnie comme
le rostre, de poils blancs caducs.
Prothorax un peu plus long que large, légèrement arrondi sur les
côtés, peu rétréci, et largement rebordé en avant, criblé de gros
points superficiels, très-rapprochés et peu JerseneRe garni des
mêmes poils.
La même vestiture couvre l’écusson. — Élytres beaucoup
plus larges que le prothorax et légèrement bisinuées à leur
base, rectangulaires aux épaules, d’un tiers plus longues que
larges, régulièrement rétrécies et arrondies en arrière, d’un
rouge-brunâtre à la base, sur le tiers de leur longueur, noires
pour le reste, la suture étroitement bordée de rouge-brun; elles
sont parsemées de longspoils blanchâtres, inclinés en arrière et qui,
plus serrés par places, forment deux bandes transversales, dont la
première sépare le rouge de la base du noir, et dont la seconde se
trouve vers le tiers postérieur de l'élytre; elles sont faiblement
ponctuées-striées, les intervalles des stries sont plans et larges.
Le dessous et les pattes sont également garnis de poils blan-
châtres.
Unique. Nagasaki.
L. circulus, n. sp.
Nigro-piceus, antennis pedibusque rufo-brunneis ; subtus, lateribus densius, albo-
pubescens ; prothorace nigro penicillato ; elytris cyaneo-griseis, albo-pubescentibus;
(4
s
4
2
RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS. 471
in dorso macula magna rolundata nigra, albo-cincta, re laterali alba, posticaque
nigra albo-cincta ornatis.
3 m.
D'un noir brunâtre en dessous et sur le prothorax ; rostre et tête
noirs, élytres bleu-grisâtre, antennes, jambes et tarses rougeâtres ;
garni de poils blanc-jaune, formant un dessin régulier sur les
élytres.
Rostre luisant, garni comme la tête de poils blancs, serrés ; celle-
ci avec une ligne imprimée entre les yeux. — Yeux grands, rappro-
chés.
Prothorax transversal, un peu arrondi sur les côtés, peu rétréci
en avant, élevé au milieu du disque et garni, au sommet de cette élé-
vation, d’une touffe de poils noirs ; criblé sur le reste de sa surface
de gros points rapprochés et garni d’une pubescence d’un blanc-jau-
nâtre.
Écusson densément couvert de la même pubescence. — Élytres
beaucoup plus larges que le prothorax à leur base, qui est presque
droite, leurs épaules rectangulaires ; courtement ovales, arrondies
au bout, ponctuées-striées ; les points des stries moins profonds
vers l’extrémité ; les intervalles des stries assez larges, paraissant
rugueux ; les élytres sont d’un bleu-grisàätre et densément garnies
de poils blancs couchés ; une grande tache, presque circulaire, d’un
noir mat et velouté, se voit au milieu de la suture; elle est entourée
d’un cercle de poils blancs, qui se réunissent en avant à l’écusson ;
une bande blanc-jaunâtre, s'étend sur leurs côtés, de la base vers le
tiers de leur longueur, et est suivie immédiatement par une tache
noire allongée, bordée de blanc.
Dessous ponctué, garni de poils qui, se condensant sur les côtés
du mésosternum et du métasternum, y forment une tache très-appa-
rente.
Les pattes portent la même vestiture que le dessous du corps.
Plusieurs individus.
TYCHIUS, Schh.
T. ovalis, n. sp.
Ovalis, piceus, subtus squamulis niveis, supra ochraceis vestitus ; prothorace,
linea media et lateraliter, sutura elytrorum et lateralibus, pallidioribus ; antennis
pedibusque testaceis.
2 172 m.
Voisin, et rentrant dans le groupe de T. curtus, Ch. Brisout. —
Ovale, couleur de poix ; rostre, antennes et pattes d’un testacé-rou-
172 CURCULIONIDES
geàtre, garni d’écailles allongées, d’un blanc argenté en dessous;
de couleur d’ocre claire, variées de plus pâles en dessus.
Rostre moins long que le prothorax dans le G', légèrement arqué
à sa partie postérieure, régulièrement et faiblement atténué vers son
extrémité, ponctué; squameux à la base. Funicule des antennes
de sept articles.
Prothorax moins long que large, plus transversal] dans la ©, bisi-
nué à la base ; élargi et arrondi sur les côtés, avant le milieu; assez
fortement rétréci en avant; garni d’écailles jaune d’ocre, plus
claires sur les côtés, où elles forment une ligne latérale, et sur le
milieu, où elles dessinent une ligne étroite.
Écusson densément couvert d’écailles pâles. — Élytres ovales,
faiblement élargies aux épaules, régulièrement atténuées en arrière,
arrondies au bout (1), finement ponctuées-striées, densément cou-
vertes d’écailles de la couleur de celles du prothorax; la suture et
les côtés, plus clairs et blanchâtres.
Cuisses fortement grossies, inermes.
Plusieurs individus. :
NANOPHYES, Schh.
Les trois espèces suivantes appartiennent au groupe ayant les ar-
ticles du funicule au nombre de cinq et ceux de la massue fortement
séparés, les crochets des tarses soudés à la base et les cuisses mu-
tiques.
N. pubescens, n. sp.
Elonguto-ovalis, niger, scapo antennarum pedibusque testaceis, femoribus
apice nigris ; griseo fulvo pubescens.
2 34 m.
Ovale et plus allongé que la plupart des espèces du genre. —
Noir; bouche, scape des antennes et pattes d’un rouge-testacé;
cuisses noires vers l'extrémité; tarses d’un brun-noirâtre; entièrement
garni d’une pubescence gris-jaunâtre, moins serrée le long de la
suture et sur les côtés des élytres.
Rostre court, épais, un peu gibbeux à la place de l'insertion des
antennes, et déclive de là jusqu’à l'extrémité; ponctué, avec deux
impressions allongées à côté d’une faible carène médiane, s’éten-
dant de la base jusqu’au milieu.
(1) Je ne crois pas qu’elles soient acuminées dans la ©, comme dans T. cur-
us.
LA
4
RECUEILLIS AU JAPON PAR M. Ge LEWIS. 473
Prothorax moins long que large, régulièrement rétréci en avant,
oblique et peu arrondi sur les côtés.
Écusson visible. — Élytres ovales, pas plus larges que le protho-
rax à leur base ; faiblement ponctuées-striées.
Quelques individus.
Espèce facile à distinguer par la forme du rostre.
N. albovittatus, n. sp.
Brevis, prothoracis elytrorumque basi dilatatus ; capite, rostro, clava antenna-
rum subtusque nigris ; albo-pubescens ; prothorace obscure luteo, fusco-bimaculalo ;
elytris concoloribus, plaga trianguluri sculellari, apiceque albo-pubescenlibus ; an-
tennis pedibusque testaceis.
2 m.
De la taille de N. lythri, Fab., mais plus large à la base du pro-
thorax, des élytres et au milieu du corps. — Noir ; peu densément
garni de poils blancs en dessous ; tête noire; rostre brun, plus clair
au bout et garni des mêmes poils, massue des antennes noirâtre;
prothorax et élytres brun-rougeûtre, luisants, avec un dessin formé
de poils blancs ; antennes et pattes testacées.
Rostre aussi long que la tête et le prothorax réunis, ponctué, for-
tement bisillonné.
Prothorax transversal, avec deux taches plus ou moins marquées,
brunes. — Élytres ponctuées-striées, décorées de taches de poils
® blancs, une première triangulaire autour de l’écusson, une seconde
au milieu sur la suture, en forme de V, et laissant un espace de la
même forme découvert, entre elle et deux taches sur la partie pos-
térieure.
Quelques individus.
N. pallipes, n sp.
Brevis, prothoracis elytrorumque basi dilatatus, pallide testaceus, albo-pubes-
cens ; capile, antennarum clava nigris, prothorace brunneo-bimaculato ; eue
villa subhumerali, alteraque postica obscuris ; melasterno nigricante.
2 m.
De la taille et de la forme du précédent. — Testacé pâle, peu den-
sément garni de poils blanc-jaunâtre ; tête et rostre noir, sauf l’ex-
trémité de ce dernier, qui est brune; antennes testacées à la base,
leur funicule plus sombre, leur massue noire; prothorax et élytres
avec des taches brunes.
Rostre aussi long que la tête et le prothorax réunis, trisillonné,
ponctué, lisse sur l’extrémité.
Prothorax transversal, avec deux taches plus ou moins marquées,
brunes.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XVII. 22
rt
174 CURCULIONIDES RECUEILLIS AU JAPON PAR M. G. LEWIS.
Élytres ponctuées-striées, avec quelques traits blanc-jaune au-
tour de l’écusson; couvertes de poils blanchâtres; une tache
brune en forme de V, allant des épaules vers le milieu et une autre
de même forme moins marquée, ou absente, plus en arrière; les deux
taches séparées par un espace garni de poils blancs, qui € couvren it.
également l'extrémité.
Métasternum lavé de brun-noirâtre.
Quelques exemplaires.
"LA 5 L., EE.
N°* d'ordre
des espèces nouvelles. Pages.
ANTHONOMUS, Germar. # . . 162
59 — hisignatus R.. . . . . . . .. »
APION, Herbst. . 197
11 -- griseopubescens R. . . .. . 129
9 — japonicumR. ........ 128
8 — pallidirostre R. (par erreur
pallidirostris dans letexte). »
A0 umcolor RE 7000 129
APODERUS, Olivier. . . . . . 130
A9" balteatus R. 2. 5 0. 0 0 435
OELTUIEUS RE Cr Ur 130
15:—" JekeliiR + . 4 . . . . .. 132
13 — longicornis R. . .. . . . .. 131
21 — minimusR. ......... 136
18 — montanusR.......... 134
44 — nigricollis R.. . . . . . . .. 131
A CnitensR. 5.24. Re 133
16 — rufescensR. . ,....... »
20 —-rufiventris R. . ....... 435
A Higrinus Ru: , : 136
ANLETABUS NE Pat, 139
AD cupreus:R. 20 UE _w
SR IDONCUS RP NUE OT L 140
Bo splendens R:° 2... .".. 139
AULETES, Schh. ....." 151
42 — fumigatus R... ......, »
&3 — testaceus R.'. ........ 152
#4 — uniformis R.......... »
BALANINUS, Germar. . ... 155
52 — alboscutellatus R. . . .... 159
19/— camolliæ R. : ........ 457
— cerasorum Herbst, , . . . .. 162
56 — convexusR. ......... 161
58 — crucifer R.... 162
#1 — dentipes R. . . :. ...... 156
#8 — distinguendus R.. . ...., »
64 — flavescensR.......... 160
55 — flavoscutellatus R. .,.,. »
N°: d’ordre
des espèces nouvelles.
53 —
51 —
57 —
46 —
50 —
—
Pages.
funeDnis RNA ute Aile 159
macula-nigra R. ,..... 158
PICLUS RETRO SEEN 161
TODUSEUS AR PA PARA 155
SEVTA CIS RCE NN MT Ne 457
CARCILIAS In r enU) 152
StrIPiCONIS RE AM Mlle eue 153
GELTA Ni si etats 126
HONLIDENR A ANS PANNES 127
DORYTOMUS, Germar..... 124
maculipennisR.......,. »
ECHINOCNEMUS, Schh.... 122
bipunctatus R.. ....... 123
squameus Billb. . . .. ... »
EUGNAMPTUS, Schh.. . . .. 151
aurifrons RAP NUS DURE »
LYCHNUCHUS, n. g. . . . .. 169
CITGUIDS ARS ES RTS 170
DEICOÏON RFI SE A RSC »
MINYRUS, Schh.. ...... 163
FA JAPODICUS Re; eP-0. Le leee »
NANOPHYES, Schh...... 172
albovittatus R. . ....,.. 173
paies REA NUS RUE »
DUDESCENS RE RNA 172
ORCHESTES, Illiger . . . .. 164
afOLTIUSTR AE Le PT 166
awomoriensis R ...,.... 167
dorsoplanatus R..,,. . »
éxcellens RER Ein 164
sanguinipes R®. . . . . . .. 165
PATIO RALUS Re LE ENS 166
ORSOPHAGUS, n, g. ...,.. 123
(HI ÉASCIaEUs Ro SCORE 124
PHIALODES, n,.g. ...... 137
distinctus Re PE te 138
EUADENNISIR 7 AI »
Gé ide à DEA Que RSA d
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276 ; | Les de.
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des espèces nouvelles, Pages. | des espèces nouvelles. Pages.
PISSODES, Germar. . . . . . 121 29/—1regalis Ro 7% Se un
4 + nitidus R. . . .. À CR » 32 — sanguinipennis R.......
2 OO Re LUN pe 122 36 — singularisR.. .......
39 — unicolor R. . ....-. .. :
RHYNCHITES, Herbst., . . . 140 S0;/—"ursnlus R> 71 -R 74 .
8951 amaDILiS R 1.00 eu 0e 145 TANYSPHYRUS, Germar . . .
80,— assimilis R. . . . ... , .... 146 RENE PRE
38 — brevirostris R.. . ...... 148 LS AR 2 UNE :
37 — crioceroides R........ 187 Ég AS ANR
2 RE TUS RATE. L'URORTT TER 141 TRIGONOCOLUS, Lacordaire. 168
— lacunipennis Jekel. . . . .. 140 Ge enltatue RUE TA EEr ,
de — piiosus R; +: CN en 145
40 — planipennis R.... .... 150 KYGHIUS SC. 7.70 471
31 — plumbeusR.......... 143 J0!=oyalis R?,.%27- 4 300
L
L
ERRATA.
Page 125, ligne 55, au lieu de : tache lisez : bande.
DAT, : 0 40-7e » canal, ni pas même » canal, pas même.
M GS RE PEN À » suture . » base.
», 1285, chep44,:,9 pallidirostris » pallidirostre.
» 440, » 30, » médiocres, anguleusement » médiocres, jambes |
anguleusement.
=:
OBSERVATIONS SUR LA CLASSIFIGATION
DES
LAMELLICORNES COPROPHATEX
par G. VAN LANSBERGE.
= SÉANCE DU 10 JANVIER 4874. —
I. — ATEUCHIDES.
Dans le dernier numéro de ses Coleopterologische Hefte, M. de Ha-
rold condamne assez vivement la tentative faite par M. Mulsant
dans la seconde édition de son Histoire naturelle des Coléoptères de
France afin d'établir, pour les Lamellicornes, une classification en
dehors du système d’Erichson.
Je ne veux nullement méconnaître la valeur des caractères em-
pruntés à la position des stigmates abdominaux et aux modifications
simultanées dans la structure des mâchoires des larves. On ne peut
cependant pas s'empêcher de se demander si les légères modifica-
tions qu’on observe dans la position des stigmates abdominaux sont
de nature à exercer une influence assez considérable sur la confor-
mation entière de l’insecte pour leur subordonner les caractères que
l’on peut tirer de tous les autres organes, et s’il ne serait pas impru-
dent de baser une classification générale sur un nombre de larves
aussi restreint que celui qui nous est connu jusqu'ici.
Si le système d’Erichson donnait des résultats satisfaisants sous
tous les rapports, on pourrait s’en contenter, dans l’espoir fondé que
des découvertes ultérieures amèneront la lumière là où elle fait
encore défaut. Tel n’est cependant pas le cas. Il y a toujours des
genres au sujet desquels on n’est pas d’accord, et que quelques ento-
mologistes placent parmi les Laparostictiques, tandis que d’autres
les rangent parmi les Pleurostictiques. En outre, ce système a l’in-
convénient de méconnaître certaines affinités qui existent entre diffé-
rents groupes et en particulier celles qui résultent des habitudes des
insectes dont se composent ces groupes. C’est ainsi que les Dynas-
#L
178 OBSERVATIONS SUR LA CLASSIFICATION
tides se trouvent éloignés des Orphnides et des Géotrupides, et que les
Trichides sont placés à une distance considérable des Hoplides et des
Glaphyrides, avec lesquels 1ls ont tant d’analogies.
Cependant la manière de vivredes insectes doit avoir une influence
prépondérante sur la conformation de tous leurs organes. Lorsqu'on
veutétablir une classification, laméthode la plus rationnelle doit être
par conséquent celle qui consiste dans le rapprochement des genres
qui ont des habitudes analogues et dans la recherche des caractères
qui leur sont communs.
Ce sont évidemment ces considérations qui ont inspiré les divi-
sions établies par Latreille, Mac Leay, Burmeister, Mulsant, etc.,
ainsi que les dénominations choisies par eux pour les distinguer.
Leurs classifications ne sont pas irréprochables, mais je crois que
leur point de départ est juste.
D'autre part, quelle que soit la déférence que l’on doive à des en-
tomologistes aussi éminents que Erichson et Lacordaire, on ne peut
pas s'empêcher de constater que leur système conduit souvent à des
résultats artificiels, comme tout système qui se base sur un seul
caractère. Aussi me paraît-il qu’il ne pourra que difficilement être
maintenu dans le sens absolu qu’on lui prête maintenant. Déjà
M. Leconte (Class. of the Ins. of N. A.)a cru devoir ajouter aux deux .
divisions d’Erichson un troisième groupe composé d'éléments em-
pruntés aux deux autres.
Pour ce qui est de la classification de M. Mulsant, je me rallie aux
observations présentées par M. de Harold (loc. cit.) et par nos hono-
rables collègues, MM. de Borre et Putzeys (Bulletin de la séance du
8 novembre 1873) sur la valeur complètement négative de systèmes
basés sur des caractères empruntés aux genres limités dont se com-
pose une faune locale, mais, quant au fait en lui-même d’avoir essayé
de trouver une classification en dehors du système d’Erichson, 1l me
semble qu'il n’a rien que de très-naturel, et que, loin de condamner
des tentatives de ce genre, il y aurait plutôt lieu de les encourager.
Mon intention n’est pas d'aborder un champ aussi vaste. Je me
bornerai dans cet essai à soumettre aux entomologistes quelques
observations concernant la classification du groupe des Coprides.
Les auteurs récents, n’accordant qu'une valeur secondaire aux
autres caractères, ont adopté pour bases principales de la classifica-
tion des Coprides les modifications qu’éprouve la structure des
pattes. Cette préférence se trouve suffisamment motivée par la con-
stance de ces caractères et par l'importance des fonctions que les
organes dontil s’agit sont appelés à remplir. En effet, tandis que chez
la plupart des autres Lamellicornes la destination des pattes est sim-
plement de servir à la locomotion, chez les Coprophages elles doi-
vent en outre concourir à assurer la conservation de l’espèce. Aussi
\
‘sie. ts tite
DES LAMELLICORNES COPROPHAGES. 479
Ja division fondamentale en Ateuchides et Coprides proprement dits,
fondée sur la conformation des pattes postérieures, conformation
qui est elle-même en rapport avec les habitudes de ces insectes, ne
saurait-elle être discutée.
Comme le fait observer avec raison M. de Harold (Col. Hefte I,
p. 7), ce sont également les pattes qui offrent les meilleurs caractères
pour le classement en divisions secondaires des genres dont se com-
posent les deux groupes primitifs. D’autre part, M. Mulsant (Hist.
Nat. des Ins. de France, Lamell. p. 8) a signalé le peu d’attention
qu'on a voué jusqu'ici aux modifications que présente la poitrine.
Cependant l’organisation des parties inférieures du thorax doit
infailliblement être dépendante de celle des pattes auxquelles elles
servent de supports, et, en l'étudiant attentivement, on verra quel
parti on peut en tirer pour la classification.
La particularité la plus saillante dans la structure de la poitrine
chez les Coprides consiste dans la position des hanches intermé-
diaires, qui, contrairement à ce qui a lieu dans tous les autres grou-
pes de Lamellicornes, ne sont jamais transversales, mais sont placées
obliquement ou longitudinalement de manière à laisser s’avancer
entre elles le métathorax.
Cette confornation semble être motivée par l'habitude qu'ont ces
insectes de construire et de rouler des pilules ou de transporter des
matières parfois assez volumineuses pour les enfouir dans la terre.
Il est évident que le rapprochement des quatre pattes postérieures
donne plus de force à l’avant-train et que l’écartement des pattes
intermédiaires les rend plus propres à embrasser les corps dont il a
été question. Chez les genres où les hanches se trouvent plus rap-
prochées, cet écartement se trouve souvent remplacé par l’allonge-
ment des jambes, par exemple les Eucranium.
- La valeur des caractères tirés de la position des hanches est donc
parfaitement justifiée au point de vue des habitudes des Coprides, et
c’est avec raison que M. Mulsant en a fait usage pour séparer ce
groupe du reste des Lamellicornes. |
Chez les Coprides proprement dits, la position des hanches intermé-
diaires n’est pas sujette à éprouver de grandes variations. Elles sont
plus ou moins rapprochées entre elles, mais elles sont constamment
longitudinales et parallèles. Ceci n’empêche pas le mésosternum et
le métasternum de se modifier considérablement dans les différents
genres. Ces modifications offrent d'excellents caractères génériques.
Chez les Ateuchides, au contraire, la position de ces organes varie
considérablement, et elle peut servir avantageusement à établir un
groupement des genres plus satisfaisant que celui qui est adopté
généralement.
Lacordaire partage les Ateuchides en deux groupes primaires,
180 OBSERVATIONS SUR LA CLASSIFICATION
celui où les épipleures sont très étroits, parfois nuls, et celui où
ils sont très larges. Il subdivise ensuite ces deux groupes chacun
en deux tribus secondaires caractérisées par la présence ou l’ab-
sence de tarses antérieurs.
Pour ce qui est du premier de ces caractères, je ferai observer
que dans le genre Circellium, qui fait partie du premier groupe, les
épipleures sont aussi fortement développés que chez les Deltochilum
typiques, tandis que dans le genre Temnoplectron, qui appartient au
second groupe, ils font complètement défaut. Er outre, dans les
genres Canthon et Deltochilum, la moitié des espèces est pourvue
d’épipleures larges, l’autre moitié n’en possède que de très étroits.
Quant à l’importance du caractère tiré de la présence ou de l’ab-
sence de tarses aux pattes antérieures, elle a beaucoup diminué
depuis la découverte de Deltochilum ayant des tarses antérieurs.
Enfin, si l’on considère les résultats obtenus par ce groupement,
on s'aperçoit qu'il crée de véritables anomalies, telles que l’éloigne-
ment dans des subdivisions distinctes de genres aussi voisins que les
Canthon et les Deltochilum et le rapprochement de genres aussi diffé-
rents que les Sisyphus et les Gymnopleurus.
La classification de Lacordaire ne saurait donc être maintenue.
Celle que M. Burmeister établit dans le Berl. Ent. Zeit., 1861, p. 55,
me semble encore plus artificielle, Il partage les Ateuchides en deux
divisions, celle où les pattes intermédiaires n’ont qu’un éperon et
celle où elles en ont deux. Il sépare en outre la seconde division en
deux tribus, dont la première se compose des genres auxquels les
tarses antérieurs manquent, et la seconde de ceux qui en sont pour-
vus.
D’après ce groupement, les Pachysoma se trouvent séparés des
Eucranium avec lesquels M. Burmeister lui-même avoue qu’ils ont
la plus grande analogie, les Sceliages et Circellium entrent dans une
autre division que les Ateuchus ; les Eucranium se trouvent réunis
aux Deltochilum et ceux-ci sont séparés des Canthon. Ces anomalies
justifient suffisamment la qualification d’artificielle appliquée plus
haut à la classification de M. Burmeister.
Les modifications que présente la position des hanches intermé-
diaire et la conformation y correspondante du mésosternum et du
métasternum peuvent servir à établir trois groupes naturels, qui se
distinguent en outre par d’autres caractères communs et se relient
entre eux par des genres intermédiaires. Le premier groupe com-
prend les genres dans lesquels les hanches sont en général fortement
obliques et subcontiguës ou très-rapprochées en arrière, de manière
à séparer pour ainsi dire le métasternum en deux parties reliées
entre elles par une bande plus ou moins étroite. Le second groupe se :
compose des genres où les hanches sont assez fortement séparées
Es
Me
‘ar
DES LAMELLICORNES COPROPHAGES. 181
quoique en restant toujours plus ou moins obliques. Enfin le troi-
sième groupe est formé par les genres qui ont les hanches très-for-
tement écartées et complétement parallèles. Le métasternum est
large et aplati.
L'analogie-de cette dernière conformation avec celle des hanches
chez les Coprides proprement dits indique clairement que la place des
genres auxquels elle appartient est dans le voisinage immédiat de
ceux-ci, c’est-à-dire à la fin des Ateuchides, tandis que celle des gen-
res où les hanches sont contiguës doit être à l’autre extrémité, c’est-
à-dire au commencement de la famille.
La première tribu que j'indiquerai sous le nom d’Ateuchides
vrais, se compose des Afeuchides sensu stricto d’'Erichson etde Lacor-
daire, plus legenre Gymnopleurus. Ce dernier ne réunit pas, il estvrai,
tous les caractères qui distinguent les autres genres du groupe, par
exemple les yeux complètement divisés et le prothorax échancré
seulement au milieu, mais il a pour le reste trop d’analogies avec le
genre Scarabœus pour l’en séparer. Je me borneraiï à citer le renfle-
ment antérieur du métasternum et le manque du deuxième éperon
aux pattes intermédiaires. La position des hanches intermédiaires
et leur écartement sont les mêmes que chez les Circellium et les
Sceliages, à lasuite desquels il trouve sa place naturelle comme genre
de transition conduisant à la seconde tribu. A la tête de celle-ci, le
genre Megathopa, qui a la poitrine faite à peu près comme les Gym-
nopleurus, mais qui, pour le reste, a plus d’affinité avec les Canthon,
occupe une place analogue. Je dois faire observer que, lorsque
M. Lacordaire donne aux Circellium et aux Sceliages des hanches :
intermédiaires très-largement séparées, il n’a raison que relativement
à celles des autres vrais Ateuchides. Comparées aux hanches des
Canthon, Epilissus, Deltochilum, etc., elles sont décidément rappro-
chées, surtout celles du genre Circellium, dont le métasternum n’oc-
cupe que la huitième partie de toute la largeur du corps en dessous.
La tribu des Ateuchides vrais se subdivise en deux sections, dont la
première comprend naturellement les genres chez lesquels les
hanches intermédiaires sont pour ainsi dire contiguës ou du moins
fort rapprochées. Ces genres se distinguent en outre par l’effacement
des sutures génales, par le manque d'ailes et par un facies particu-
lier dû à la forme séparément arrondie qu'ont prise le prothorax et
les éiytres. Ces genres sont au nombre de cinq, savoir : Eucranium,
Anomiopsis, Glyphiderus, Pachysoma et Mnematium.
Les trois premiers offrent des particularités qui les séparent
de tous les autres Afeuchides, telles que le manque de crochets
aux tarses, la forme de leurs pattes intermédiaires et posté-
rieures, etc. Ces particularités m'ont engagé à leur donner une place
séparée au commencement de la tribu. C'est du reste la place qu’ils
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII. 93
182 OBSERVATIONS SUR LA CLASSIFICATION
doivent occuper d’après le système que je viens de développer. La
position des hanches intermédiaires n’est cependant pas tout à fait
identique avec celle qu’on observe dans les autres genres de la tribu.
Par suite de la forme orbiculaire du corps et. de la longueur des
hanches, celles-ci se trouvent refoulées antérieurement vers le mi-
lieu du corps, d’où il résulte que, tout en étant fort rapprochées, elles
sont beaucoup moins obliques que dans les autres genres.
J’adopte le genre Anomiopsis que M. Burmeister (1. c p. 62) a pro-
posé pour les Eucranium à hanches séparées, à. élytres munies de
7 stries au lieu de 8 et à tarses intermédiaires allongés. Ces carac-
tères, joints au facies un peu différent de ces insectes, justifient à
mon avis pleinement l'établissement d’un genre distinct.
C’est faute d’avoir voué assez d'attention à la conformation des
hanches et du métasternum qu'Erichson et Lacordaire ont réuni le
genre Mnematium aux Scarabœus. Mac Leay avait cependant bien
signalé dans sa diagnose du genre la contiguité des hanches inter-
médiaires. Outre cette particularité, les Mnematium se distinguent
des Scarabœus par l'absence d'ailes et de sutures génales. On re-
trouve ces caractères chez les Pachysoma, desquels les Mnematium
diffèrent à peine. |
Ce qui précède s’applique au M. Ritchii M. L., qui est le seul vrai
Mnematium à ma connaissance. Je n’ai pas eu l’occasion d’étudier
le M. Silenus, mais le M. multidentatum Klug., dont j'ai vu un exem-
plaire dans la collection du comte de Mniszech, n’appartient pas au
genre. Il a le chaperon autrement formé, les pattes antérieures mu-
nies extérieurement de nombreuses dents en sus des quatre dents
ordinaires, le métasternum des Scarabœæus, les élytres appliquées au
prothorax et des ailes inférieures. Cet insecte appartient donc évi-
demment à la seconde section, qui comprend les Ateuchides à hanches
toujours distinctement séparées, rapprochées inférieurement et for-
tement obliques, à élytres appliquées au prothorax, à sutures gé-
nales bien distinctes et à ailes inférieures développées.
Les genres qui réunissent les caractères en question, sont les
Pachylomera, Scarabœus, Circellium, Sceliages et Gymnopleurus.
Le genre Pachylomera a de même été réuni à tort aux Scarabæus
par Erichson et Lacordaire. Il s’en distingue suffisamment par le
rapprochement plus marqué de ses hanches intermédiaires, le pro-
longement de l'extrémité des tibias antérieurs, la dilatation des
tibias intermédiaires, l’épaisseur insolite des cuisses antérieures et
la conformation des tarses, dont les articles sontallongés et complè-
tement parallèles. On en connaît maintenant une seconde espèce
(P. opaca Lansberge), chez laquelle on retrouve les mêmes caractères
parfaitement développés.
C'est avec raison que M. de Harold a restitué aux Ateuchus le
_
DES LAMELLICORNES COPROPHAGES. 185
nom de Scarabæus, sous lequel ils avaient été connus de temps im-
mémorial et sous lequel Linné les avait décrits. J’ajouterai un troi-
sième argument à l’appui de cette restitution. Tandis que Fabricius
a appliqué le nom d’Ateuchus à une foule d'espèces distribuées au-
jourd’hui dans plusieurs genres différents, c’est sous le nom de
Scarabœus que Mac Leay à constitué le genre dans les limites qu'il
occupe encore en ce moment.
Une révision des Scarabœus conduira probablement à l’établisse- :
ment de quelques coupes génériques, parmi lesquelles j'indiquerai
celle qui devra contenir le Mnematium multidentatum cité plus haut,
et pour laquelle je proposerai le nom de Octodon. Le sous-genre dé-
signé par Erichson (Ins. Deutschlands, IIT, page 749) sous le nom
d’Afeuchus sensu stricto, et qui se compose des espèces à corps aplati
et parallèle, à cuisses antérieures dentées, à écusson apparent et à
articles des tarses triangulaires, subégaux, pourrait encore être
adopté comme genre. Quant à son sous-genre Sebasteos, c'est un
magasin d'espèces disparates. Une d'elles, l’A. proboscideus Guérin,
se distingue, outre la dent du menton, par des tarses d’une
extrême gracilité, à articles presque parallèles, mais, sous ce rap-
port; il y a des passages aux espèces à tarses raccourcis. Le Sebasteos
Galenus, type du genre de Westwood, n’a, en dehors de la conforma-
tion insolite de son chaperon, aucun caractère qui puisse motiver sa
séparation des autres espèces, car la présence de dents au côté
interne des tibias antérieurs se retrouve dans d’autres Scarabæus
typiques.
Les éléments me manquant pour le moment pour m'occuper d’une
telle révision, je me bornerai aux observations qui précèdent.
La position des hanches intermédiaires est constamment la même
dans toutes les espèces dont se compose le genre Scarabœus. Ces or-
ganes sont fortement rapprochés à leur extrémité inférieure, de ma-
nière à étrangler entre eux le métasternum, qui, en revanche, est
fortement renflé antérieurement.
Chez les Circellium, les Sceliages et les Gymnopleurus, les hanches
intermédiaires tendent déjà àse séparer, quoiqu’en restant fortement
obliques. Les Circellium ont le métasternum plan, les Sceliages et
Gymnopleurus, l’ont cunéiforme en avant. Chez les trois genres, les
tarses postérieurs se raccourcissent, ce qui les rapproche de ceux des
Canthonides. Les Gymnopleurus se distinguent des autres Ateuchides
vrais par la présence de tarses aux pattes antérieures, et de tous les
autres Ateuchides par la sinuosité des élytres et par le développe-
ment extraordinaire du dernier article des tarses postérieurs. ,
Afin de rendre plus compréhensibles les observations qui précè-
dent, je fais suivre ici le tableau synoptique des genres dont se
compose la première tribu : |
184 OBSERVATIONS SUR LA CLASSIFICATION
1° rRiBu. — Hanches intermédiaires rapprochées, fortement
obliques. Ateuchides vrais.
1° Section. Corps aptère, hanches interm. conti-
guës ou subcontiguës, corselet et base des
élytres séparément arrondis, sutures génales
effacées ou peu distinctes. EUCRANIDES.
À. Tarses dépourvus de crochets.
Hanches interm. contiguës, 8 stries aux
élytres . Has BTE MERE ds
Hanches interm. séparées, 7 stries aux
élytres.
Front mutique, prothorax non excavé.
» tuberculé, » exCAvÉ
B. Tarses pourvus de crochets.
Chaperon quadridenté.
” sexdenté.
2° Section. Corps ailé, hanches interm. plus ou
moins séparées, base des élytres appliquée au
corselet, sutures génales toujours distinctes.
ATEUCHIDES S$. $.
A. Pattes antérieures dépourvues de tarses.
« Un éperon aux pattes interm., hanches
très-rapprochées.
Cuisses antérieures fortement ren-
Lee CMS RAT à ALES
Cuisses antérieures AMAR
3 Deux éperons aux pattes interm., han-
ches plus séparées. ,
Métasternum plan, mésosternumgrand.
» cunéiforme, mésosternum
petit, massue des antennes cupuli-
forme
B. Pattes antérieures pourvues de tarses.
Métasternum cunéiforme, élytres si-
nuées latéralement
. Eucranium.
Anomiopsis.
. Glyphiderus.
. Pachysoma.
. Mnematium.
. Pachylomera.
. Scarabæus.
Circellium.
. Sceliages.
Gymnopleurus.
La seconde tribu, que je désignerai sous le nom de Canthonides,
contient les Afeuchides dont les hanches intermédiaires, tout en con-
DES LAMELLICORNES COPROPHAGES. 185
servant une position plus ou moins oblique, sont toujours fortement
séparées, de manière à laisser entre elles pour le métasternum un
espace qui occupe à peu près le tiers de la largeur de la poitrine. A
l'exception de certains Canthon, ces insectes ont le métasternum
toujours plan, tout au plus bombé, mais non renflé ou tuberculé en
avant.
La tribu se subdivise en deux sections. Dans la première, qu’on
pourra nommer Canthonides vrais, le mésosternum est réduit dans
son milieu à une bande étroite et les tarses postérieurs sont tou-
LR
jours larges, fortement comprimés, à articles égaux ou subégaux.
Elle se compose des genres Megathopa, Canthon, Stenodactylus et
Deltochilum. Comme il est dit plus haut, les Megathopa ont les han-
ches conformées comme celles des Gymnopleur us. Je les ai cepen-
dant placés dans la deuxième tribu à cause de leurs affinités avec les
Canthon. Ceci n’empêche pas; si l’on veut leur appliquer strictement
le système coxal, comme je l’appellerai, de les faire rentrer dans la
première tribu à la suite des Gymnopleurus.
M. Burmeister (Stettiner Ent. Zeit. 1873, p. 410) rétablit pour le
genre Canthon le nom de Coprobius, sous lequel il a été désigné par
Latreille. Il se fonde sur la plus grande autorité qui doit être accor-
dée à un naturaliste aussi célèbre que Latreille et sur ce que le
genre de Hoffmansegg contenait, outre les Canthon typiques, quel-
ques espèces qui en ie été distraites depuis. Pour ce qui est du der-
nier argument, si on en reconnaissait la justesse, on ne conserverait
aucun des anciens noms. Il suffirait même de détacher quelque
espèce d’un genre récemment créé pour avoir le droit de le débap-
tiser, ce qui est évidemment inadmissible. Quant à la célébrité d’un
entomologiste comme titre de priorité pour les noms créés par lui,
on comprendra aisément qu’en présence de la divergence d’appré-
ciations qui peut surgir par rapport au mérite de tel ou tel auteur,
ce système donnerait lieu au plus grand arbitraire. Dans le cas dont
il s’agit, l'ignorance de Latreille concernant ce qui se publiait de
son temps en Allemagne en fait d’entomologie ne constitue pas son
plus grand titre à la célébrité. En tout cas le nom de Hoffmansegg
a été repris par Erichson et Lacordaire dans des ouvrages de classi-
fication de premier ordre, sans compter l'excellente monographie
du genre que M. de Harold a donnée sous le nom de Canthon, qui ne
me paraît décidément plus contestable.
Le genre Stenodactylus doit être placé immédiatement auprès des
Deltochilum, avec lesquels il a des analogies bien plus grandes
qu'avec les Megathopa (voyez Burmeister, 1. c. p. 409.)
La seconde section comprend les genres dans lesquels le méso-
sternum a pris un plus grand développement. Elle correspond à la
tribu des Menthophilides de Lacordaire, plus le genre Anachalcos
À
156 OBSERVATIONS SUR LA CLASSIFICATION
qu’à l'exemple d’Erichson il réunissait aux Dellochilides. Les deux :
auteurs en question basaient cette séparation sur la différence dans
la conformation des palpes labiaux, dont les deux premiers articles,
dilatés chez les Anachalcos, sont cylindriques chez les Menthophilides,
mais depuis qu’on a découvert des genres de Menthophilides à palpes
dilatés, par exemple les Aulacopris et Labroma, la distinction basée
sur ce caractère ne saurait être maintenue. Il en est de même de
celle établie sur le manque de tarses aux pattes antérieures, ces or-
ganes faisant également défaut à certains Menthophilides. Il ne reste
donc que l’étendue relative du mésosternum et du métasternum pour
distinguer les Canthonides américains de ceux de l’ancien monde,
mais ce caractère est par contre jusqu'ici remarquablement con-
stant.
En choisissant -pour le groupe dont il s’agit la dénomination de
Menthophilides, Lacordaire ne me semble pas avoir eu la main heu-
reuse, car les Menthophilus forment un genre anormal dans la tribu,
et qui, par conséquent, ne convient pas pour lui servir de type. Ce-
pendant, du moment qu’on est d’accord sur les éléments dont celle-ci
se compose, il vaut mieux faire le moins de changements possible
dans la nomenclature et conserver ladénomination usitée de Mentho-
philides.
La section se laisse à son tour subdiviser en deux groupes. Dans
le premier, les tarses sont plus ou moins comprimés, et le métatarse,
nom que M. Thomson a imposé au premier article des tarses posté-
rieurs, n’est jamais sensiblement plus long que le deuxième article.
Il comprend les genres Anachalcos, Gyronotus, Byrrhidium, Epilis-
sus, Monoplistes, Temnoplectron, Tessarodon, Saphobius, Cephalodes-
mius, Canthosoma (Homodesmius Sharp.), Aulacopris, Onthobium. Je
le désignerai sous le nom d'Epilissides.Dans le second, les tarses sont
toujours grêles, et le métatarse est plus long que les autres articles,
qui vont en décroissant comme chez les Coprides vrais; l'extrémité
des tibias intermédiaires et postérieurs a une tendance à s’élargir
et ces organes sont moins arqués que dans l’autre groupe. Il se com-
pose des genres Coprœcus, Epirinus, Labroma, Menthophilus et Stre-
blopus, et je lui imposerai le nom d’Epirinides.
Le genre Gyronotus est fondé sur le Chalconotus pumilus de Bohe-
man, que M. de Harold (Cat. IV, p.997) place parmi les Æpilissus. Il
se distingue cependant de ces derniers par le manque d'ailes et de
tarses aux pattes antérieures, ainsi que par la conformation de ses
tarses postérieurs, qui sont larges et fortement comprimés comme
dans la section précédente, et dont le métatarse est un peu plus long
que les articles suivants, tandis que, chez tous les Epilissus qui me
sont connus, le deüxième article est distinctement plus long que le
premier. Il ne saurait d’autre part rester dans les Anachalcos à cause
RAR ENTRE COLE APTE UE 2 te CE Ne A DER TS
DES LAMELLICORNES COPROPHAGES. 187
de ses palpes labiaux, dont les deux premiers articles ne sont pas
dilatés. C’est donc un genre séparé auquel je conserve le nom sous
lequel il est connu dans les collections. |
Le genre Byrrhidium Harold est tellement voisin des Gyronotus
qu'on serait tenté de l'y réunir, n’était la conformation particu-
hère de son pygidium qui est complètement horizontal.
Le genre Monoplistes (gen. nov. Lansberge) a pour type un petit
insecte d'Australie qui se rapproche des Epilissus de la Nouvelle Hol-
lande, avec lesquels il ne peut cependant être confondu à cause de
ses épipleures étroits et du manque du deuxième éperon aux tibias
intermédiaires. Le premier caractère se retrouve chez les Temnoplec-
tron que Lacordaire avait à tort éloignés des Epilissus et placés à la
fin de la tribu.
Les genres Saphobius et Labroma ont été créés par M. Sharp dans
le Magasin de Zoologie, année 1873, p. 262 et 265. Le premier à
pour type un petit insecte de la Nouvelle Zélande, qui diffère des
Tesserodon par ses palpes labiaux de deux articles, ses tibias anté-
rieurs plus longs, son chaperon bidenté et l’extrémité de ses tibias
postérieurs qui est simple. Le second est représenté par une espèce
australienne fort remarquable qui se distingue des autres Mentho-
philides par ses palpes labiaux à deuxième article dilaté et ses tibias
intermédiaires et postérieurs tridentés extérieurement. J’ajouterai à
la description qu’en donne M. Sharp, que, dans l’exemplaire que je
possède, les pattes antérieures sont pourvues de tarses distincts.
Le genre Canthosoma a été établi par M. Mac Leay J', dans les
Transactions de la Soc. Ent. de la Nouvelle Galle du Sud, 1874,
p. 175, pour le Cephalodesmius Castelnaui de M. de Haroid. Le genre
. Homodesmius de M. Sharp (1. c. p. 264) me paraît faire double em-
ploi avec celui-ci. Il diffère des Cephalodesmius par le manque de la
dent supplémentaire de l’extrémité des pattes antérieures, qui sont
simplement tronquées, par son chaperon bidenté et ses pattes posté-
rieures beaucoup plus allongées, fortement arquées. Ces différences
me paraissent motiver suffisamment la création du genre dans lequel
devront rentrer les €. Mac Leayi et Castelnaui Harold et l’Homodes-
mius Haroldi Sharp, s’il n’est pas identique avec une des deux espè-
ces que je viens de citer.
Je ne connais pas en nature les genres Tesserodon, Onthobium et
Copræcus ; ce n’est donc que par induction que je leur ai assigné
une place dans le tableau synoptique.
Le genre Streblopus (gen. nov. Lansberge) est remarquable en ce
qu’il représente au Brésil le groupe des Epirinides. C’est du reste un
insecte à caractères excessivement ambigus qui tiennent de ceux des
Deltochilum, des Byrrhidium, des Menthophilus et des Onitis, mais en
somme sa place est bien, je crois, dans le groupe actuel.
-
|
188 OBSERVATIONS SUR LA CLASSIFICATION
Les genres Byrrhidium, Onthobium, Copræcus et Streblopus offrent
une particularité peu commune parmi les Ateuchides; ils ont le
pygidium infléchi comme les Chæridium. Chez les trois derniers les
élytres embrassent et débordent fortement le corps entier. Chez les
Menthophilus, les élytres ont une conformation analogue, mais c’est à
tort que Lacordaire attribue à ce genre le pygidium infléchi.
Voici le tableau synoptique des genres de la seconde tribu :
2° rrigu. — Hanches intermédiaires écartées, médiocrement obliques.
Canthonides.
1" Section. Mésosternum très-court, tarses posté-
rieurs fortement comprimés, à articles courts
etlarges, toujours égaux. CANTHONIDES VRAIS.
« Hanches intermédiaires très-obliques. . Megathopa.
B » » peu obliques.
* Pattes antérieures toujours munies de
tarses, ne différant pas d’aprèsles sexes.
Point d'écusson 2%, LU Cardnon:
Un écusson apparent . . . . . . Stenodactylus.
** Pattes antérieures rarement pourvues
de tarses, tibias plus grêles et plus
longs chezles mâlesquechezles femelles. Deltochilum.
2° Section. Mésosternum grand, tarses postérieurs
de formes diverses, en général grêles et peu
comprimés. MENTHOPHILIDES.
1° Groupe. Métatarse égal au 2° article ou plus
court que lui. EPILISSIDES.
x Pattes antérieures dépourvues de tarses,
tarses postérieurs comme dans la section
précédente, pas d’ailes inférieures.
Palpes labiaux dilatés. . . . . . . Anachalcos.
» » non dilatés, pygidium ver-
GA Ar STUNT
Palpes labiaux non dilatés, pygidium ho-
risontal, LS SRE RARE LU NTI
8 Pattes antérieures pourvues de tarses,
tarses postérieurs grêles, légèrement com-
primés, en général des ailes inférieures.
* Deuxième article des tarses postérieurs
plus long que le premier.
DES LAMELLICORNES COPROPHAGES.
Deux éperons aux tibias intermédiaires. Epilissus.
Un seul éperon » » Monoplistes.
“* Deuxième article des tarses postérieurs
égal au premier.
a Crochets des tarses dentés, épipleu-
FeSétEOItS V0. : . Temnoplectron
b Crochets des tarses non dentés, épi-
pleures larges.
+ Pygidium perpendiculaire, élytres
n’embrassant pas le corps.
Prothorax muni defossettes, tibias
postérieurs appendiculés. . . Tesserodon.
Prothorax non muni de fossettes,
tibias postérieurs simples.
Palpes labiaux de deux articles. . Saphobius.
» » de trois articles.
2° article des palpes labiaux non
dilaté.
Troncature des tibias antérieurs
munie d’une dent supplémen-
taire, tibias postérieurs peu ar-
uen MMS US NOEMIDdesmius.
Troncature des tibias antérieurs
simple, tibias postérieurs très-
allongés, fortement arqués . . Canthosoma.
2° article des palpeslabiaux dilaté,
tibias postérieurs dentelés in-
térieurements :%.1.5."..) Aulacopris.
++ Pygidium infléchi, élytres em-
brassant fortement le corps. . . Onthobium.
2° Groupe. Métatarse plus long que les autres
articles qui vont en décroissant sensiblement.
EPIRINIDES.
/
« Pygidium infléchi, élytres embrassant
fortement le corps.
Un seul éperon aux pattes intermédiaires.
Deux éperons » » Streblopus.
8 Pygidium perpendiculaire.
a Palpes labiaux dilatés, tibias posté-
HLOUrS EpDINEUR AL 22 0 0. À 42, Labroma.
b Palpes labiaux non dilatés, tibias pos-
térieurs ciliés.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XVI. 04
Coprœcus.
190 OBSERVATIONS SUR LA CLASSIFICATION
Des ailes inférieures, tibias intermé-
diaires légèrement évasés à leur ex-
Érémnté à: 2 SR US Re VUE
Point d’ailes inférieures, tibias inter-
médiaires fortement évasés à leur
extrémité. . . . . . . . . *Menthophilus.
Dans la troisième tribu, pour laquelle je propose la dénomination
de Sisyphides, les hanches intermédiaires, qui sonttoujours entière-
ment parallèles, acquièrent leur maximum d’écartement. La partie
du métasternum, toujours plane, située entre elles, occupe presque
la totalité de lapoitrine, dont les parties latérales ne sont plus hori-
zontales, mais plus ou moins perpendiculaires. Les tarses postérieurs
sont grèles, à article premier plus 1ong que les suivants, qui vont en
décroissant sensiblement. Cette conformation, qui rappelle celle des
Epirinides, est celle de la totalité des Coprides vrais. C’est donc un
caractère qui confirme la place assignée à la tribu actuelle par le
système coxal. Notons encore qu’elle comprend le seul genre d’Ateu-
-chides qui ait des antennes de huit articles, caractère qui se retrouve
chez quelques genres de Coprides.
La tribu se compose des genres Amphistomus Lansb. nov. gen.
(Merodontus Mac Leay), Eurysternus et Sisyphus.
Le genre Merodontus a été créé par M. Mac Leay (1: c. p. 177) pour
un insecte d'Australie qui fait le passageentre les Canthonides et les
Sisyphides. À des épipleures larges et tranchants il joint une poitrine
identique à celle des Sisyphus, des tibias intermédiaires épineux et
des différences sexuelles très-prononcées. Le nom de Merodontus
ayant déjà été employé par M.Jekel pour un genre de Curculionides.
j'y ai substitué celui de Amphistomus.
C’est M. de Harold (Col. H. X, p. 210) qui a le premier signalé
l’erreur dans laquelle sont tombés jusqu'ici tous les entomologistes
en faisant des Eurysternus des Coprides vrais. Et cependant il suffit
de l’examen le plus superficiel pour se convaincre qu’on a affaire à
de vrais Ateuchides, extrêmement voisins des Sisyphus. Je crois donc
inutile de démontrer ici plus au long l'évidence de cette parenté.
L'erreur commise jusqu'ici prouve combien il est dangereux de s’at-
tacher uniquement à un seul caractère, lorsqu'on s'occupe d’une
classification. Aussi le système coxal me semble-t-il se recommander
par cela même qu'il s'accorde le mieux avec les autres caractères
qui distinguent les différents groupes d’Ateuchides et de Coprides.
C’est chez les Eurysternus que le métasternum a acquis son maxi-
mum de largeur. Il occupe la totalité de la poitrine vue d’en bas,
les bords latéraux, qui sont fort étroits, étant perpendiculaires et
par conséquent invisibles. Cette conformation ne se retrouve que
DES LAMELLICORNES COPROPHAGES. 191
chez les Drepanocerus qui offrent du reste tant d’autres analogies
avec les Sisyphus et les Eurysternus qu’on serait tenté de leur accor-
der également une place parmi les Afeuchides. En tous cas, ils for-
ment évidemment un genre de transition destiné à relier les Ateu-
chides aux Onitides. Je ne saurais partager l’opinion émise par La-
cordaire que les Drepanocerus devraient être réunis aux Oniticellus.
Son erreur provenait de ce qu’il faisait consister le caractère qui
distinguait les deux genres dans la présence ou l'absence d’écusson.
En fait, ce caractère n’a qu’une valeur très-secondaire en présence
des autres particularités qui les séparent et dont voici l’énumération
sommaire.
Chez les Oniticellus, les élytres ne recouvrent pas entièrement
l’abdomen, dont l’extrémité et les segments ventraux sont presque
toujours légèrement visibles en-dessus ; le métasternum n’occupe
pas la totalité de la poitrine, dont les bords latéraux, non perpendicu-
laires, sont visibles ; les pattes sont robustes, à tibias élargis à l’ex-
trémité et épineux sur leur tranche externe. Chez les Drepanocerus,
les élytres embrassent le corps et se replient sur les côtés comme
celles des Onitis et de la presque totalité des Ateuchides ; le métaster-
num est absolument conformé comme chez les Eurysternus; les
pattes sont plus grêles, souvent assez allongées, à tibias peu ou point
élargis à l'extrémité, simplement ciliés sur leur tranche externe,
rappelant ceux des Ateuchides. Enfin la vestiture des Drepanocerus
est conforme à celle des Sisyphus, tandis que celle des Oniticellus a
. plus de rapport avec celle des Onitis. Quant à l’Oniticellus ambiguus,
c’est un Drepanocerus, à moins qu’on n’en fasse un genre spécial qui
serait caractérisé par la conformation des pattes antérieures du
mâle, qui sont allongées et recourbées comme celles des Onitis.
D'ailleurs les analogies entre les Onitis et les Sisyphides sont
extrèmement nombreuses. Je signalerai la compression latérale de
. la base du corselet que l’on observe chez les Sisyphus et les Eury-
sternus, et qu’on retrouve chez les Onitis; les saïllies spiniformes ou
autres qui arment les pattes des Sisyphides de même que celles des
Onitis ; la courbure extraordinaire que l’on remarque dans les pattes
intermédiaires de certains Sisyphus et qui est si commune parmi les
Onitis, les épines dont sont pourvus les tibias intermédiaires des
Amphistomus, la conformation analogue du métasternum chez les
Sisyphides et les Onitides, le prolongement postérieur du prosternum
qui caractérise les Eurysternus et qui se retrouve chez plusieurs Oni-
lis, etc. J’ajouterai que dans certains Onitides les pattes postérieures
sont aussi grêles et aussi allongées que chez les Ateuchus typiques.
De tous les Coprides vrais ce sont donc les Onitides qui ont le plus
de rapport avec les Afeuchides. Leur place n’est par conséquent pas
celle que leur a assignée Lacordaire, à la fin des Coprides, mais im-
192 OBSERVATIONS SUR LA CLASSIFICATION
médiatement après les Sisyphides, avec les Drepanocerus, que je ran-
gerais décidément parmi les Afeuchides, s’ils avaient les pattes posté-
rieures arquées, comme genre de transition. C’est du reste à peu
près la place qu’ils occupent dans la classification d’Erichson.
Voici le tableau synoptique des genres de la troisième tribu :
3° TRIBU. — lanches intermédiaires fortement
écartées, parallèles, métasternum occupant
presque la totalité de la poitrine. SISYPHIDES.
a Métasternum occupant la moitié de la
poitrine, mésosternum distinct.
Épipleures très-larges, antennes de 9 ar-
HiDlOB AAC TE . . . Amphistomus.
Épipleures nuls, aifènnes de: 8 fu
Gel ee . . Sisyphus.
8 Métasternum occupant la totalité de la
poitrine, mésosternum presque nul, re-
couvert par une saillie du prosternum. . Eurysternus.
Genre de transition . . . . . . . . . . . Drepanocerus.
En terminant cet essai, que je compte faire suivre d’un travail
analogue sur les Coprides, je ferai observer que les tableaux synop-
tiques sont évidemment incomplets, surtout celui des Menthophilides, « :
groupe dont je ne connais pas en nature tous les genres, et dans |
lequel on fait tous les jours de nouvelles découvertes. é
Ils ont été faits à l’usage de ceux qui se sont déjà occupés de
l'étude des Ateuchides, et sont plutôt destinés à servir comme récapi-
tulation que comme exposé générique.
On aura remarqué que je fais quelquefois entrer parmi les carac-
tères génériques et même de sections, l’absence d’ailes, de tarses ou
de crochets, contrairement à l’opinion de quelques entomologistes
modernes, qui n’accordent à ces caractères aucune valeur générique
(voyez Harold, Col. H. X., p. 210). Je crois en général qu’on doit se
garder de déclarer d’une manière absolue que tel ou tel caractère n’a
pas de valeur générique. Certaines formes qui sont accidentelles
dans un genre, deviennent des caractères constants et distinctifs
dans d’autres. Je citerai comme exemple la troncature droite des
tibias antérieurs qui est si constante chez les Chœridium et genres
voisins que M. de Harold en fait un caractère de groupe. Eh bien,
chez les Canthon, elle ne se retrouve que dans quelques espèces et
n’a pas même une valeur générique. Il en est de même de l’absence
d'ailes ou de tarses. Accidentelle dans certains cas, elle devient con-
stante dans d’autres, témoin la persistance du manque de tarses
chez tous les Ateuchides vrais (sauf les Gymnopleurus qui forment un
a Lt AT PAS ETS
DES LAMELLICORNES COPROPHAGES. 193
genre aberrant), et celle du manque d’ailes chez les Eucranides,
qu'ils soient Américains ou Africains. (1) Quant à l’absence de cro-
chets chez les Eucranium et les Phanœus, on ne pourrait pas citer un
caractère plus constant.
D’après la classification de Lacordaire, le passage des Ateuchides
aux Coprides se faisait par les genres Macroderes et Coptorhina, aux-
quels peuvent se joindre les genres Odontoloma de Boheman et Dis-
physema récemment créé par M. de Harold (Col. H. XI, p. 102.)
D’après celle que je viens de proposer, la transition se fait par les
Drepanocerus et Onitis. Il en résulte qu’il devient assez difficile d’as :
signer aux genres susmentionnés, qui ont décidément des analogies
avec les Menthophilus, une place qui leur convienne sous tous les
rapports, mais toute classification donnera lieu à des inconvénients
de ce genre ; le système strictement linéaire n’existant pas, il s’agit
seulement de trouver celle qui respecte la plus grande somme d’ana-
logies possible. C’est à quoi je me suis appliqué dans les observa-
tions qui précèdent.
Les caractères des genres nouveaux cités dans ce mémoire ont
été exposés par moi dans les Col. Hefte de M. de Harold, fasci-
cule XII.
(4) J'ai fait observer plus haut que Mnematium multidentatum, qui est ailé, n'ap
ge" pas au genre.
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- … Le Président annonce que le Conseil d'administration s’est consti-
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COMPTES-RENDUS DES SÉANCES
DE LA
SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE
DE BELGIQUE.
ANNÉE 1874.
Assemblée mensuelle du 10 janvier #8 74.
PRÉSIDENCE DE M. CANDÈZE.
* Présents : MM. Boedt, Breyer, J. B. Capronnier, Fologne,Fondu,
Lallemand, Lamarche, Mélise, Morren, Purves, Roelofs, de Sélys-
Longchamps, Vanden Broeck, Van Lansberge, Van Segvelt, Van
Volxem, Weinmann et Preudhomme de Borre, secrétaire.
M. Everts, de La Haye, membre de la Société entomologique Néer-
landaise, assiste à la séance.
MM. Colbeau et Le Comte font excuser leur absence.
La séance est ouverte à 8 1/4 heures.
Le procès-verbal deladernière assemblée mensuelle est approuvé.
tué pour l’année 1874, en conservant les mêmes vice-président, tré-
sorier et secrétaire que l’année précédente.
Trois nouveaux membres effectifs viennent d’être admis dans la
Société : MM. Léon Hennuy et Jules Gardeur, de Dinant, et Édouard
Lefèvre, membre de la Société entomologique de France, à Paris,
tous trois présentés par MM. Preudhomme de Borre et Van Segvelt.
Le Conseil a reçu la démission de l’un des membres fondateurs de
Ja Société, M. Hulin, de Gand, qui a cessé de s'occuper d’entomolo-
"gie.
Le Conseil vient de décider que la mesure qui accordait gratui-
tement aux auteurs 25 tirés à part de leurs ouvrages publiés par la
Société, sera remise en vigueur à partir du tome XVII.
Correspondance.
MM. Verdiani-Bandi et Gouttier remercient pour leur nomination
de membres effectifs.
La Société des Sciences naturelles de Neuchatel, eelle de Buffalo,
la Société Royale des Sciences d’Upsal et la Société Royale Danoise
des Sciences remercient pour l'envoi de nos publications.
La Société Royale des Sciences d’Upsal annonce l’envoi des tomes
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII. a
I à VIII de la III: série de ses Mova Acta. Le tome VIII seul nous est …
parvenu.
M. F. J. M. Heylaerts fils, UNE des Sociétés entomologiques
néerlandaise et italienne, fait hommage à la Société de ses travaux
sur les Lépidoptères des environs de Bréda, en promettant l'envoi
de ses publications subséquéntes.
M. E. Deyrolle transmet un Catalogue de livres entomologiques.
M. E. Reitter, à Paskau (Moravie), adresse un Catalogue de coléo-
ptères européens avec prix de vente, mais qu’il échangerait égale-
ment contre des Nitidulaires, Trogositides, Colydiides, Rhysodides,
Cucujides, Cryptophagides, Thorictides, Lathridiides, Mycétopha-
gides, Parnides, Morychus, Limnichus ‘et Omophlus.
La Société a reçu pour son album de portraits ceux de MM. Gout-
tier, Roelofs, Hagen et le duc Lancia di Brolo.
Ouvrages reçus pour la Bibliothèque.
1° Annales de la Société Malacologique de Belgique. Tome VIT (1872).
— Bruxelles, 1873; 1 vol. in-8° avec 4 pl. :
Echange avec nos Annales.
20 Zapiski Noworossiiskago Obsczestwa Estestwoispitatelei (Mémoi- |
res de la Société des Naturalistes de la Nouvelle-Russie). Tome IT,
Fase. I. — Odessa, 1873, 1 broch. in-8°.
Échange avec nos Annales.
3° Sxarp (Davrp). — The object and method of Zoological Nomen-
elature. — Londres, 1873, 1 broch. in-&. .
Don de l'auteur.
4 CHEVROLAT (AUG.). — Description de quelques espèces nouvelles
de Coléoptères de Syrie. — Descriptions de Rhyzodides nouveaux et énu-
mération des espèces décrites. — Paris, 1873, 1 broch. in-8e.
Don de l’auteur.
5° Bulletin des séances de la Société Entomologique de France.
N°16 (26 novembre 1873) et 17 (10 décembre 1873).
Échange avec nos Comptes-rendus,
6° Prxt (Naror.). — Descri ixione di un nuovo. Carabico appartenente
al genere Cychrus Fabr. — Milan, 1871, 1 broch. in-8° avec 1 pl.
È Don de l’auteur.
T Ross (A. M.). — Canadian Ferns and wild Flowers, collected in
the province of Ontario, Canada. — Toronto, 1873, 1 broch. in-12.
Don de l'auteur.
& ViczA (ANT.) — Apparizione periodica della Carruga comune 0
Melolontha. — Milan, 1873, 1 broch. in-8e.
9° —— Relazione sugli Insetti che devastano il lle: — Milan,
1868, 1 feuille in-8°.
10° —— Jntorno la Phylloxera devastatrice delte vili. — Milan,
1870, 1 feuille in-8°.
ll
41e —— et Vic (Grov. B.)..— Comparsa periodica delle Efimere
nella Brianza. — Milan, 4847. 1 feuille in-42.
49° —— et ——, — Catalogo di Lepidopteri della Lombardia. —
Milan, 4865, 1 broch. in-8°.
Dons des auteurs.
13° Bulletin de l'Académie Royale jé Sciences, des Lettres et des
Beaux-Arts de Belgique. T. XXXVI de la Il: série, N°° 9-10. — Bru-
xelles, 4873, 1 broch. in-8° avec 4 planches.
Échange avec nos Annales.
14° Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen. VIII° année
(1872), 2° semestre. — Rouen, 1873, 1 broch. in-8° avec 2 planches.
Échange avec nos Annales.
15° Bulletin de la Société des Sciences naturelles de Neuchatel. Tome
IX, 3° cahier, — Neuchatel, 1873, 1 vol. in-8° avec 7 planches.
Echange avec nos Annales,
16° Petites Nouvelles di N°5 90 (15 décembre 1873) et
91 (1 janvier 1874).
Don de M. Émile Deyrolle.
17% HeyzarrtTs (P.J.M.). — Les Macrolépidoptères de Bréda et de .
ses environs. — La Haye, 1870, 1 broch. in-8° avec 1 pl. (2 exempl.)
18° —— Jdem. Liste supplémentaire n° 1. Captures de A870. — La
Haye, 1871, 1 feuille in-8° (2 exemplaires).
49° —— Jdem. Idem n° 2. Captures de 1871. — La Haye, 1872,
1 broch. in-8° (2 exemplaires).
20° —— Idem. Idem n° 3. Captures de 1872. — La Haye, 1873,
1 feuille in-8° (2 exemplair co
s 21° —— et SNELLEN (P. C. T.). — Een lepidopterologisch Uitstapje
maar de Peel. — La Haye, 1873, 4 broch. in-8° (2 exemplaires).
22 van MEDENBACEH DE Rooy (A. B.). — Beschrijving der rups van
… Lobophora viretata Hübn. — HeyLagrTs (P. J. M.). — Kleine lepido-
D Pavé Opmerkingen. — La Haye, 1871, 1 broch. in-8.
Dons de M. P. J. M. Heylaerts.
23° Hormanx (ERNST). — Isoporien der europäischen Tagfalter. —
Stuttgart, 1873, 4 broch. in-8° avec 2 cartes.
, Don de l'auteur.
24 Purzeys (J.). — Révision des Broscides de l'Australie, d'après la
collection de M: le comte de Castelnau. — Gênes, 1873, 1 broch. in-8e.
Don de l’auteur.
259 STUXBERG (ANTON). — Bidrag till Skandinaviens M yriopodologi.
- L. Sveriges Chilognather. — Stockholm, 18714, 1 broch. in-8.
26° —— Jdem. IL. Sveriges Chilopoder.— Stockholm, 4871, 1 broch.
_in-&.
27° —— Tuenne nya Oniscider, beskrifne. — Stockholm, 1872,
1 br. in-8 avec 1 pl.
LE.
: d'A AE de } #4 EDR P RAR RUN Le. et À
MALE ét :
*
“d
. À
28° —— Om mundelarnes bygnad hos Lithobius forficatus (Linné). |
— Stockholm, 1873, 4 br. in-8°. |
IV
Dons de l’auteur.
29° Bulletin de la Fédération des Sociétés d'Horticulture de Bees
Année 1872. — Liége, 1873, 1 vol. in-&. a
Échange avec nos Annales.
30° PincrToRE-MARoTT (Gracomo). — Lepidotteri nuovi e rari tro-
vati in Sicilia. — Palerme, 14879, 1 br. in-8°.
31° —— Specie nuove per la Lepidottero-Fauna della Sicilià.— Flo-
rence, 1879, 1 feuille in-&.
32° —— Entomologia agricola. Due Coleotteri nocivi al sommaco. —
Naples, 1873, 1 feuille in-12.
33° —— Excursioni entomologiche al Bosco della Ficuzza e ne
prossimi ex-feudi Marraccia, Catagnano e Rao (Sicilia). — Florence,
1 br. in-8.
Dons de l’auteur.
34° Bericht über die Senckenbergische naturforschende Gesellschaft.
1872-1875. — Francfort sur le Mein. 1873, 1 vol. in-8°.
Echange avec nos Annales.
* 35° The Entomologists Monthly Magazine. N° 116. (Janvier 1874),
1 broch. in-8°.
Echange avec nos Annales.
36° Hardwicke's Science Gossip. N° 109. Janvier 1874, 1 broch.
in-8°.
Echange avec nos Annales.
37° L'Abeille. Mémoires d'Entomologie par M. $. À. ne Marseux.
Monographie des Otiorhynchides, pages 357 à 392. Nouvelles et Faits
divers; n° 42. — 1 br, in-12.
. Echange avec nos Annales.
38° Monatsbericht der Küniglich Preussischen Akademie der Wissen-
schaften zu Berlin. Septembre et Octobre 1873. — Berlin, 1873, 1
br. in-8°, avec 1 planche.
Echange avec nos Annales.
39° Société Malacologique de Belgique. Procès-verbal de la séance
du 7 décembre 1873. — 1 feuille in-8°.
Echange avec nos Comptes-rendus.
40° Mure (ALBERT). — Contributions to Entomological Bibliogra-
phy, up to 1862. N°5. — Londres, 1873, 1 br. in-8.
Don de l'auteur.
41° Newman’s Entomologist. N° 125. (Janvier 1874). — Londres, ,
4 broch. in-8.
Echange avec nos Annales,
42° Comptes-rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des
Sciences. Tome LXXVI. Tables. Tome LXXVII : n° 14 à 25 (6 octo-
bre à 25 décembre 1873). — Paris, 1873, 13 br. in-4°. .
Échange avec nos Annales.
4!
M :
43° Verhandlungen des naturhistorischen Vereines der preussischen
Rheinlande und Westphalens. XXIX:° année, 2° partie et XXX:° année,
4" partie. — Bonn, 1872-73, 2 vol. in-8°.
Échange avec nos Annales.
44 Nova Acta Regiæ Societatis Scientiarum Upsaliensis. II série.
Vol. VILLE, fascic. I et IT. — Upsal, 1871-73, 2 vol. in-4° avec 15 pl.
Don de la Société Royale des Sciences d’Upsal ; échange avec nos Annales.
Des remerciements sont votés aux donateurs.
Rapports, lectures, communications.
Conformément aux conclusions de MM. Candèze et de Borre, l’as-
‘ semblée vote l'impression dans les Annales de ladeuxième partie du
s mémoire de M. Roelofs sur les Curculionides recueillis au Japon par
©” M. Lewis.
Les rapports de MM. de Borre et Purves sur une note de M. Put-
zeys sont ajournés à la prochaine séance.
L'assemblée reçoit communication des rapports de MM. Roelofs et
Van Volxem sur le mémoire de M. Tournier sur les Érirrhinides.
Conformément à leurs conclusions, elle vote l'impression de ce mé-
moire. Il est ensuite décidé, après discussion, que, vu l'importance
des observations critiques sur des questions de principes scientifi-
ques faites par les deux commissaires, leurs rapports seront publiés
après que l'impression dumémoire de M. Tournier aura eu lieu.
M. Van Lansberge déposele manuscrit d’un travail intitulé : Obser-
vations sur la classification des Lamellicornes coprophages. MM. Can-
dèze et Van Volxem sont choisis pour rapporteurs.
M. de Sélys-Longchamps, au nom de M. Donckier-Huart, lit la
note suivante :
LÉPIDOPTÈRES A AJOUTER A LA FAUNE BELGE,
DÉCOUVERTS PAR M. DONCKIER-HUART.
Xylina Zinckeni Tr. Dup. Sup. T. IT, page 367. PI. 34, f. 2. Cap-
turée le 16 mars 1873, au bois du Val-Benoît.
Index. Boisd. N° 1202.
Staud. N° 1676 (Xylina Lambda D. var. Zinckenis.)
Botys Selenalis Hb. Dup. T. VIIT. 2° partie, page 361. PI. 235, f. 4.
Pris à la Montagne St-Pierre, le 27 juillet 1873.
Staud. N° 217 (variété de Eurycreon Palealis.)
RENSEIGNEMENTS LOCAUX :
Polyommatus Chryseis God. T. I, page 198. PI. 9, 2,f. 4 (P. Hip-
pothoe L. Staud.) Pris le 22 juillet 1873, près les sources de la Gi-
leppe (Hautes Fagnes.)
VI
Catephia Alchymista God. T. V. P1. 53, f. 1. p. 100. Prise à Kin-
kempois le 16 mai 1873. |
1 Pusillaria Dup. T. VII. part. p. 67. P1..173, fig. 5
Dosithéa À Microsaria Bois. aie
Plusieurs exemplaires dans mon grenier en juillet 1873.
Index Boisd. N° 1846.
Staud. N° 2148 (Acidalia Herbariata Fab.).
À propos de la première espèce citée, M. le D' Breyer fait remar-
quer que Xylina Lambda, dont X. Zinckenii n’est qu’une variété, n’a
pas encore été trouvée en Belgique, et qu’elle paraît accompagner
le genévrier. Ce n’est pas une espèce printanière ; maïs elle hiverne,
delà sa capture à la date indiquée par M. Donckier.
MM. Breyer et Fologne remarquent que c’est toujours dans les
greniers qu'ont eu lieu les rares captures de l’Acidalia Herbariata.
Sa larve ne semble pas connue.
Il est donné lecture de la note rectificative suivante, envoyée par
M. A. R. Grote, de Buffalo (État de New-York) :
L’Adelocephala raspa Boisd., décrit dans le Tome XV des An-
nales de la Société Entom. de Belgique, p. 93. PL. 3, fig. 7 ©, a été
déjà publié en Amérique sous le nom de Adelocephala albolineata Gr.
et Rob. (Proc. Ent. Soc. Phil. Vol. VI, p. 7, P1. I, fig. 7, G; 1866.)
Le mâle diffère de la femelle en ce que les ailes inférieures sont cou-
pées plus carrément aux bords terminaux, avec l’angle anal plus
prononcé, comme dans les autres espèces du même groupe. Le fond
des aïles supérieures est, dans notre exemplaire, jaunâtre au lieu de
glauque ; sans doute la couleur est passée.
Le genre Ceroderes Boïsd., 1. cit. p. 81, est synonyme de Syssi-
sphinx Hübner, employé par Walker dans les « Lists of the British
Museum. » Une autre espèce de ce genre est le S. simulatilis Gr. et
Rob., du Mexique, qui paraît plus grande, mais pourtant pourrait ne
pas être distincte de l'espèce brésilienne. Nous avons aux États-
Unis un genre qui diffère des Adelocephala, en ce que les antennes
de la femelle sont pectinées. C’est le genre Sphingicampa Walsh.
L’unique espèce s’appelle Sphingicampa bicolor Harris (— Sphingi-
campa distigma Walsh), et c’est par une erreur d'observation que
M. Walsh a décrit le mâle de cette espèce comme différent, sous le
nom de Dryocampa bicolor. Le premier groupe de M. Boisduval dans
son genre Adelocephala, constitue pour nous le genre Anisota, en ex-.
ceptant l'A. rubicunda, pour laquelle nous conservons le nom de
Dryocampa de Harris, nom qui du reste a la priorité sur le nom em-
ployé par M. le D' Boisduval.
Une lettre de M. M. Wahnschaffe, membre de la Société Entomo-
|
ù
|
71
VI]
logique de Berlin, présente quelques observations sur les divers
sujets traités dans la séance du 8 novembre 1873.
Le secrétaire donne lecture d’une lettre qu’il a reçue de M. Aug.
Rouget, de Dijon, au sujet du procédé de capture du Metæwcus para-
doxus, dans les nids de guêpes :
« M. Le Brun a eu le tort de ne pas vous donner d’une manière
suffisante les renseignements que je lui avais adressés à ce sujet. La
. partie de la lettre relative à la capture des nids peut suffire, mais
celle qui se rapporte à l’examen de ces nids est tout à fait incom-
plète, et pourrait induire en erreur de la manière la plus grave;
c’est ce qui m'engage à vous écrire pour ajouter quelques mots in-
dispensables pour faire découvrir les parasites dans le cas où on ne
conserve pas le nid pour attendre l’éclosion de ceux-ci (1).
« Si on se détermine à fouiller le nid, soit sur place, soit après
l’avoir rapporté chez soi, il ne suffit pas de séparer les gâteaux du nid,
opération préliminaire indispensable, mais 1l faut encore déboucher
avec soin et une à une toutes les cellules bouchées que contiennent ces
gâteaux. Sans cela, on ne trouvera jamais le Rhipiphorus paradoxus,
si ce n’est peut-être un de ceux-ci à l’état parfait, dans un nid sur
cent qui contiendront de ces parasites. L'opération qui consiste à
déboucher les cellules est souvent très-longue, à cause du nombre
de cellules fermées et du soin qu’il faut prendre d'enlever l’opercule
avec précaution, de manière à ne pas endommager l’insecte contenu
dans la cellule, Il m’est arrivé de passer ainsi cinq ou six heures à
ce travail, qu’on peut diviser en deux ou trois séances, et faire à des
jours distincts, si on opère sur un nid considérable. »
M. de Borre donne lecture d’une lettre qu’il a reçue de M. le baron
de Harold, au sujet d’une opinion émise par lui dans la dernière
séance :
« Jene saurais partager votre avis sur la restriction du droït de
changer des noms que vous paraissez vouloir réserver aux mono-
graphes. Je crois, au contraire, que les auteurs de catalogues géné-
raux n’ont pas seulement ce droit, mais, je dirai plus, l'obligation
d'effectuer ces changements. La nature de leur travail les conduit
plus que tout: autre à vérifier, à constater les doubles emplois, les
fausses citations, etc.; c’est là leur besogne par excellence, car ils
ont à faire à la littérature dans toute son étendue, tandis que le mo-
nographe ne travaille souvent que dans un cadre très-restreint.
« Si, pour citer un seul exemple au lieu de cent que je pourrais
(1) C’est donc bien moins l'insecte parfait, comme il m’a semblé que M. Le Brun le
pense, mais la larve du coléoptère qu’il faut chercher dans les nids de guêpes, pour en
attendre la métamorphose, Ne serait-ce pas de là que proviendrait l’insuccès qu’avoue
M. Le Brun? — A, vx B.
VII
vous énumérer, M. Baly, en nous donnant une Monographie des Eu-
molpides, y établit un genre Metaæis, nom déjà employé depuis long-
temps pour un genre de Psélaphides, cela prouve selon moi deux choses :
d’abord que le monographe, quel qu'il soit, n’est pas infaillible, ‘et,
en second lieu, que lui-même, bien loin de nous donner des lois de
nomenclature, doit avant tout suivre strictement celles qui existent.
Enfin, rencontrant dans le travail de mon Catalogue ce même genre
Metaxis Baly, que je viens de prendre comme exemple, devrais-je
inscrire deux genres Metaxis? N’ai-je pas le droit, disons le devoir,
de changer celui qui est postérieur en date de publication? Et si je
trouve, en donnant la liste des Gallérucides exotiques, un groupe
qui n’a encore jamais été l’objet d’un travail d'ensemble, un grand
nombre d'erreurs synonymiques ou concernant la nomenclature, me
faudra-t-il reproduire ce désordre, en attendant l’apparition d’un
Messias-Monographe futur, qui y établira l’ordre ?
« Et un monographe, une monographie, qu'est-ce que c’est que
cela ? Est-ce tout ce qui porte ce nom? Si je donne la révision d’un
ou de plusieurs genres, est-ce là une monographie? Une monogra-
phie, où commence-t-elle, où finit-elle? Les monographies de Gory
et Laporte sur les Buprestides, et de Gory et Percheron sur les Cé-
toines, ce sont bien des monographies, il n’est pas permis d’en
douter ; mais ces ouvrages sont remplis d'erreurs de toute sorte, et
personne ne leur accordera jamais l’autorité d’un Évangile. Pour les
Passalides, M. Percheron nous a donné une monographie du genre,
qui est bonne ; M. Burmeister en donne une autre qui est encore
bonne et qui fait encore loi ; puis M. Kaup nous en donne une troi-
sième qui se trouve dans le même cas. Mais ces auteurs sont bien
loin d’être d’accord entre eux pour l’application de beaucoup de
noms, etc. Laquelle de ces monographies faudra-t-il suivre? Un mo-
nographe succède à l’autre, le corrige, le décompose; où est la ga-
rantie de la stabilité en nomenclature ?
«. Monsieur, nous cherchons tous à arriver à ce seul but, et votre
note n’en a sûrement pas d'autre; mais, croyez-le bien, il n’y a que
le plus strict maintien des lois de la priorité qui nous y conduira,
car tout autre principe conduit à des appréciations arbitraires, sub-
jectives, individuelles, qui ne feront que balloter continuellement ”
notre nomenclature, au lieu de la fixer. En somme, rien de plus faux
pour moi que l’axiome : le Monographe fait loi. S'il n’y avait que de
bonnes monographies encore ; mais voyez un peu s’il n’y en a pas de
tous les calibres.
« Si je me suis étendu assez longuement sur cette matière, c’est
que j'aimerais à voir s'établir la concordance de vues entre les gens
sérieux ; la foule des amateurs et des petits auteurs se verrait bientôt
forcée d’obéir, si les grands centres de publication, et la Société
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Red ie
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RER À
IX
Entomologique de ne y roue en première ligne, pouvaient
se mettre d'accord.
Je vais, dit M. de ue essayer de répondre à toutes les objec-
tions de mon savant correspondant :
Tout d’abord témoignons de notre respect pour le principe de
priorité de description, qu’il n’est nullement dans ma pensée de re-
mettre en question. C’est une loi, soit, mais toutes les nations civi-
lisées, à côté de codes civil et pénal, ont des codes de procédure qui
disent où, comment et par qui la-loi doit être appliquée. C’est l’ab-
sence de codes de ce genre que je regrettais en entomologie, car, à
voir ce qui se fait, en Allemagne surtout, on se croirait presque,
entomologiquement parlant, au milieu de ces pionniers du Far-
West, aux États-Unis, où tout le monde se met en devoir, au besoin,
et de prononcer la sentence, et de l’exécuter.
La fixation d’une prescription en nomenclature proposée par
Schaum, eût été un frein salutaire. Notre confrère, M. le D' Breyer,
voudrait qu’il y eût eu seulement enquête là où plusieurs noms se
trouvaient en présence devant l’usage, auquel cas on aurait appliqué
le principe de priorité. Cette enquête suppose l'institution d’une
autorité pour la faire, pose par conséquent des limites à l’arbitraire
et aux exagérations, et j'y acquiescerais de grand cœur. Ma propo-
sition à moi, serait celle de toujours laisser aux monographes seuls
le soin, non pas d'agir à leur fantaisie, bien entendu, mais d’ap-
pliquer la loi, en les priant de ne le faire que dans les cas dou-
teux, c’est-à-dire dans ceux dont parle M. Breyer, et en adoptant
pour tous autres cas le statu quo, dont personne ne saurait se
plaindre. Je crois cette idée fort pratique, ce qui est essentiel avant
tout, et, sans la donner pour parfaite et exclusive de tout amende-
ment, je ne crois pas qu'aucun des arguments de M. de Harold la
batte sérieusement en brèche. Voyons-les successivement.
Je regrette d’avoir d’abord à mettre un peu en cause M. de Ha-
rold lui-même, lorsqu'il revendique le droit de changer les noms
pour les auteurs de catalogues généraux. Tous les coléoptéristes
doivent à MM. de Harold et Gemminger une éternelle reconnais-
. sance pour l’immense service qu'ils ont rendu à la science en publiant
ce magnifique répertoire indispensable à tous. Cette reconnaissance
doit être d’autant plus grande que les auteurs ont dû mettre de côté
cet amour-propre qui interdit souvent d'aborder un travail qu'on
- sait ne pouvoir, par sa nature, être exempt d’imperfections, de nom-
breuses imperfections, mais qui n’en rendra pas moins d’inestimables
services. Indépendamment des nombreux errata publiés par les
auteurs, il n’est donc pas de spécialiste qui n’y ait relevé passable-
. ment d'erreurs. Et ces erteurs sont précisément de ces erreurs inhé-
rentes à tout travail de compilation, qui suppose bien, comme le dit
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T, XVII, b
UE TRE TN MIT LRUIMIPES MRC PTT MNT TL NACRE
« KES ve "+ * AUS Le ns, < * Fa
s 2 L
x
M. de Harold, une vaste connaissance de la littérature, mais non pas *
celle des objets eux-mêmes, condition que nous donnait très-judi-
cieusement l’autre jour M. de Kiesenwetter. Je regrette done,
l’intérêt de la science en main, de devoir contester de nouveau …
à mon savant confrère, le droit qu'il revendique, et que je ne lui
concède que comme monographe des Canthon, des Canthidium, des À
Chæœridium, etc., etc.
Parlons à présent des deux genres Metaris. Fallait-il les conserver
tous deux ? Je conviens que voilà un double emploi de nature à n'être
pas évité par un monographe; mais en somme le mal est-il si grand?
Moïndre à coup sûr que l’existence de Calosoma imbricatum Klug, et
Calosoma imbricatum Brullé, que M. de Harold, moins novateur alors, ”
laissait subsister côte à côte dans le Tome I du Catalogus, p. 79.{1}
Si j'eusse été en lieu et place de MM. Gemminger et de Harold,
j'aurais simplement constaté le fait en appelant l’attention de l’auto-
rité modificatrice compétente, laquelle ici ne serait pas le monogra-
phe seulement. car ik s’agit de genres, mais l’auteur du Genera, qui
est, pour les Eumolpides, notre collègue le D' Chapuis. Il faut, sans
aller plus loin, que j’explique bien une fois le fond de ma pensée.
C’est que, de même qu'un genre ou une espèce n’est valable, d’après
les règles établies, qu'autant que l’auteur l’ait régulièrement décrit
et caractérisé, de même je voudrais que tout changement de nom fût.
aussi appuyé par une description, qui, dans ce nouveau cas, devrait,
pour bien faire, être plus que jamais comparative avec celles des .
objets voisins. Et voici pourquoi : supposons que je rencontre dans
une lecture un de ces noms introduits en place d’un autre, en vertu
du droit de priorité, par M. de Harold, en son Catalogus ; je remonte
d’abord à ce Catalogus, pour avoir des notions de l’objet, et, au lieu
d’une description, que je voudrais pouvoir exiger, je trouve la simple
indication d’un changement, et c’est en reprenant le nom dépossédé
que j'arrive seulement à la description; si toutefois d’autres varia-
tions ne m'en séparent pas encore. Il me semble être alors dans la
position de ce voyageur qui, prenant le chemin de fer pour arriver
directement à Vienne ou à Berlin, se voit obligé de changer cinq ou
six fois de voiture en route, de jour comme de nuit, son bagage à la
main.
Il y a des groupes, dif ensuite M. de Harold, où, faute de travel
(1) Peut-être Pun des deux a-t-il été depuis rebaptisé dans quelque Synonymische
Veränderung. Je l'ignore, et suis presque heureux de l’ignorer, La collection que
j'administre ne possède que l'espèce de Klug, mais, les renfermât-elle toutes deux, je
les laisserais bravement, en attendant l'apparition d’une Monographie des Calosoma, |
sous leurs deux noms-sosies, différenciés seulement par le nom des auteurs, car du
moins chacun de ces noms répond à une description.
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XI
monographique, règne un épouvantable désordre. Soit, mais qu'y
faire? Cela prouverait seulement l’urgence de s’en occuper mono-
graphiquement.
De même les mauvaises monographies prouvent pour moi la néces-
sité de les remplacer au plus tôt par de meïlleures. Dans certains
.cas, rares du reste, il y à en présence plusieurs travaux monogra-
phiques de valeur à peu près équivalente. Lequel choisirez-vous, me
! dit M. de Harold? S'il faut choisir, je prendrai le plus récent. S'il
n’est le meilleur, il y a au moins apparence qu'il sera le plus complet.
Mais s’il y manque quelque chose? Hé bien, cela prouve qu'il faut
_ refaire le travail sur de meilleures bases.
Il y a un an environ j’engageais vivement notre savant confrère à
nous donner une monographie du genre Onthophagus. Dieu sait si la
science en à besoin, et s’il est personne au monde en état de s’en tirer
aussi bien que M. de Harold. Il s’en est excusé, prétextant l’impossi-
bilité où l’on est de rapporter exactement les noms donnés par Fa-
bricius. Si ce motif existe aujourd’hui, il ne sera que plus fort
l’année prochaine, et s’il existe pour M. de Harold, à plus forte
raison s’opposera-t-il à ce que tout autre fasse le travail. L’applica-
tion du principe.de priorité, ainsi poussée jusqu’au fanatisme, qu’on
me permette de le dire, arrêterait donc impitoyablement les progrès
de la science. Cela me rappelle ce mot de je ne sais plus quel ora-
teur français de la fin du siècle dernier qui s’écriait à la tribune de
l’Assemblée : « Périssent nos colonies plutôt qu’un principe. »
M. de Harold me demande de préciser ce qu'il faut entendre par
. monographie. Pour le cas présent, et partant de la vue pratique que
j'émettais tantôt, il me semble qu’on pourrait dire que c’est tout tra-
vail où un certain nombre d’espèces voisines sont décrites compara-
tivement les unes aux autres, n’importe l'étendue. L'important est,
pour revenir à ma comparaison de tantôt, que les gardes-convois
ne viennent pas nous déranger, pour nous faire changer de voi-
ture (1).
(1) Ici se présente pour moi Poccasion de faire une légère digression, sur un point
qui m'a préoccupé souvent, Je me suis demandé parfois s’il n’y avait pas lieu
d'adresser certain reproche aux auteurs de beaucoup de nos récentes monographies.
M, de Chaudoir, notre illustre collègue, serait souvent dans ce cas, et je ne suis pas
même sûr que la critique que je vais faire ne rencontrerait pas quelquefois aussi les
excellents travaux de notre savant collègue et compatriote, M. Putzeys.
Un auteur de monographie peut-il se dispenser de décrire toutes les espèces du
groupe qu’il publie, par le motif qu’il s’en rencontre qui ont déjà été décrites par des
auteurs antérieurs, d’une manière qui ne laisse rien à désirer. Impossible par exemple
d'étudier des Callidides, si on n’a sur sa table, avec la dernière monographie que
M. de Chaudoir a publiée dans nos Annales, d’abord le Species de Dejean, puis une
quantité de volumes du Bulletin de Moscou et autres, aux descriptions desquels M. de
A CESR ET ON TR PR PET UNE Le PRE TT OR TN E PORTE PE)
» [? ü à ? ’ hé Là Ta. ‘ * e
‘ '
XII
Pour terminer ma réplique à M. de Harold, je répéterai ce que je
disais en commençant : je pense qu’au point de vue pratique, il est
très-désirable que la nomenclature arrive à une stabilité aussi grande
que possible ; je ne partage pas son avis quant aux moyens d’arriver
à cette stabilité, et ne suis pas aussi pressé que lui de la voir établir.
Chi va piano, va sano.
On pourrait cependant se demander si cette stabilité absolue, éter-
nelle par conséquent, dans les noms des espèces, excellente comme je
viens d’en convenir dans la pratique, pour les travaux descriptifs des
naturalistes et leurs collections, est aussi rationnelle au point de
vue philosophique, quand on en vient à considérer l'espèce (et qu’est-
ce qu’une espèce ?) dans son histoire complète, à travers les immen-
sités du passé et les immensités de l’avenir ? Maïs je n’insisterai pas
sur ce point, qui nous ferait porter la question sur un terrain bien
différent et encore trop disputé. C’est peut- -être déjà trop que de
l’avoir indiqué.
Enfin, 1l est un dernier point sur lequel je me e sépare absolument
de M. de Harold. C’est lorsqu'il emploie l’expression forcés à obéir.
En science, je repousse complétement cette expression, même dans le
sens le plus bénin. En science, je crois devoir défendre un principe
qui domine tous les principes, celui de la liberté, de la liberté abso-
lue. Quel est le progrès qui n’a pas commencé par un seul homme,
se mettant en opposition avec tous les autres, leur désobéissant
d’abord, puis les entraînant à sa suite? Ne forçons donc jamais per-
sonne à obéir. S'il est utile qu’on soit d'accord sur les questions, il
faut qu’on ne le soit que du libre consentement de tous.
Cherchons bien les moyens de nous entendre, mais avant tout
. laissons faire et laissons passer. S'il y a quelque désordre actuellement
encore dans la nomenclature, dans les mots, c’est peut-être un reflet
fidèle de l’état des esprits sur les questions relatives aux objets eux-
Chaudoir se borne trop souvent, suivant moi, à renvoyer son lecteur. Telle west pas,
au contraire, la Monographie des Élatérides de notre digne président, Là, tout est
décrit, les anciennes espèces, comme les nouvelles, Mais, m'objectera-t-on, pourquoi
refaire la description d’une espèce bien connue, et déjà bien décrite, par Dejean, par
exemple ? Pourquoi? Parce que Dejean n’a peut-être connu que dix espèces du genre,
dont vous distinguez aujourd’hui cinquante espèces; parce que, sans que vous puissiez
toujours être sûrs de le savoir, il a pu confondre plusieurs formes dans une même
deseriplion ; paree qu’enfin dans toute bonne description il entre toujours un élément
positif et un élément comparatif, et que celui-ci ne saurait évidemment avoir la même
valeur chez celui qui n’a eu que dix espèces à comparer entre elles, que chez celui qui.
en à eu cinquante, J’opine donc qu’il serait énormément à désirer que les auteurs mo-
nographes prissent la pein2 de décrire indistinctement toutes les espèces, sans rien
économiser par crainte de double emploi avec quelque description, toujours un peu
surannée au moins,
RS
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D EX ES
L 14
XIII
mêmes. Pourquoi forcer d’ailleurs personne, quand chacun n’a pas
de plus grand intérêt que celui d’être compris et approuvé le plus
possible ?
M. de Sélys-Longchamps dit qu’il ne saurait partager l’opinion de
M. de Borre quant au cas où deux espèces se trouvent porter le même
nom. Vu l'inconvénient qui en résulte, un auteur de catalogue,
tenant compte du droit de priorité, doit pouvoir changer le nom le
moins anciennement donné.
M. de Sélys-Longchamps continue comme suit :
Je vais soumettre à la Société, à propos des questions de citations
et de priorité en matière de nomenclature, ce que je répondais le
8 novembre dernier à notre savant collègue M. Mac Lachlan, qui, en
me communiquant pour les Additions aux Caloptérygines que je”
viens de publier, une nouvelle Sapho, qu'il avait nommée gloriosa et
qu'il comptait d’abord décrire, m’écrivait en substance : « Décrivez
sous votre propre nom les nouveautés que je vous communique; car
les dénominations de catalogues, de collections ou in litteris ne doivent
pas être prises en considération, mais seulement celles qui sont pu-
bliées avec descriptions. »
Je répondis : « Je suis de votre avis que les noms de collection ou
de manuscrit ne donnent pas un droit à celui qui les a imposés,
quand même ils seraient publiés dans un catalogue imprimé, si ce
catalogue n'est pas accompagné d’une diagnose convenable, et
J'avoue qu’il est malheureux d’avoir à citer un de ces noms dans un
travail publié.
« Mais je crois aussi qu'il est équitable (sans en faire aux auteurs
une obligation absolue) de conserver aux espèces que l’on publie le
nom proposé par la personne qui a découvert ou communiqué l’espèce
comme nouvelle, quand le nom imposé est convenable.
« Dans.ce dernier cas, je trouve juste encore (regrettant en ceci
de ne pouvoir partager votre opinion) de citer sous cette forme : in
litteris, collection ou mss., le créateur de l'espèce ; car en général, si
celui-ci a donné un nom, c’est parce qu'après examen et comparai-
son, il à cru que l’espèce était nouvelle. Il y a là un travail scienti-
fique, inédit il est vrai, mais qui est tout au moins une sorte de col-
laboration.C’est le cas qui s’est présenté pour moi, lorsque le célèbre
voyageur M. Bates a bien voulu me céder la collection d’Odonates
qu'il avait recueillie pendant son séjour sur les bords de l’Amazone.
Jl m'avait remis en même temps ses notes manuscrites et plusieurs
descriptions d’espèces nouvelles, de sorte que j'ai considéré comme
un devoir de conserver, quand cela était possible, les noms qu'il avait
proposés, et de les publier avec la citation de M. Bates Mss.
« Un autre motif pour conserver, quand on le peut, les noms de
de.
XIV
collections, c’est qu’il arrive très-souvent que les duplicata des
espèces nouvelles, sont répandus avec ces nôms dans différents
musées par voie de don, d'échange ou de vente.
« À mon avis, il faut tenir compte également des susceptibilités
de la nature humaine. Tout le monde ne voit pas les choses d’aussi
haut que vous; de sorte que, si on adoptait le principe trop absolu
que vous soutenez (pardonnez-moi cette expression), il se présente-
rait, me semble-t-il, deux inconvénients qui en seraient la consé-
quence regrettable :
« 1° Plusieurs collectionneurs auraient de la répugnance à com-
muniquer aux travailleurs leurs types inédits ;
« 2° D’autres, afin de donner un droit de priorité à leurs noms
de collection, se hâteraient, pour les consacrer, de publier des des-
criptions écrites sans études ni comparaisons suffisantes et sans la
maturité de travail nécessaire. »
La parole est donnée à M. le docteur Breyer :
La Berliner entomologische Zeitschrift, 1873, I et II, page 181,
contient un article de douze pages intitulé :
Deutungen einiger Käferarten, 1817 beschrieben in Becks Beiträgen
zur Baierischen Insekten-Fauna, von D' G. KRAATz.
(Interprétations de quelques espèces de coléoptères décrites en 1817
dans les Contributions à ia Faune dé Bavière).
M. Kraatz n’est pas seulement membre honoraire de notre Société
et rédacteur en chef de l’Entomologische Zeitschrift de Berlin, il est
aussi amateur de vieux bouquins, et l’un des plus passionnés mem-
bres de l’association pour la résurrection des dénominations oubliées
en nomenclature entomologique.
L'article sur les espèces décrites et figurées par Beck en 1817
réclame pour douze espèces le droit de synonymie — pour l’une, le
droit de priorité. Il sert à inaugurer un nouveau procédé pour reven-
diquer des dénominations anciennes , et à tancer vertement les
entomologues qui pourraient croire que des travaux de ce genre
profitent plutôt aux bouquinistes qu’à la science. |
« Il] y à des gens, dit-il, qui osent se plaindre quand de vieux
» noms sont tirés de l’oubli. Ils ne remarquent ce fait que dans le
» Cas où la dénomination oubliée efface par droit de priorité une dé-
» nomination usitée.
» Ces gens me paraissent manquer d’un esprit scientifique épuré,
» tout autant que du sentiment ordinaire pour le droit et l'équité.
» Les véritables amis de la stabilité de nomenclature ne sontrpas
XV
à à
» ceux qui, par des raisons de commodité, s'opposent au change-
» ment des dénominations. »
Pour que personne ne puisse douter à qui s'adresse in specie
l’admonestation, il y a, à cette place, le renvoi à une note en-dessous
du texte :
» Il est amusant de lire que la Société entomologique belge a été
» engagée par son Président à se prononcer sur ce point : si, dans
» la classification de ses lépidoptères, elle veut suivre l’ordre du
» Catalogue de Staudinger et accepter alors nécessairement les
» changements de dénominations que ce Catalogue apporte. »
Nous discuterons plus tard les reproches qu’on nous adresse. Je
dois avant tout vous exposer le nouveau procédé employé pour la
résurrection des dénominations oubliées.
Le mot « interprétations » d'anciennes espèces Must déjà l'oreille
et fait pressentir une novation. Pourtant le mot français interpréta-
tion à une signification qui laisse subsister l’idée d’une méthode
rationnelle. Le mot Deutung, en allemand, indique au contraire une
méthode qui tire ses conclusions de ses prémisses sans précision
logique ; il se fonde sur le sentiment : il a quelque chose de mystique,
il y a du vates dans ce mot. On l’appliquerait aussi bien au déchiffre-
ment des hiéroglyphes et de l'écriture cunéiforme qu’à l’explication
des paraboles des prophètes et des animaux de l’Apocalypse.
Cela dit, je puis vous faire voir en fait M. Kraatz se livrant à la
méthode interprétative appliquée aux espèces décrites et figurées
dans une brochure devenue très-rare et écrite en 1817 par feu M.Beck.
Je puis le faire avec d'autant plus d'autorité que je n’ai qu'à tra-
duire littéralement ; M. Kraatz ayant la loyauté de nous faire assis-
ter à la LES
Je vous traduirai trois exemples, et, si vous n'êtes pas édifiés alors,
vous me demanderez la traduction du reste. |
_« Rhynchœænus velutus. Ce n’est pas le dessin qui m'a fait recon-
» naître l’espèce, mais l'indication que l’animal vit dans les fossés
» remplis d’eau et qu'il est un excellent nageur et plongeur.
» J’ai conclu de cette indication qu'il s’agit du vulgaire Phytobius
» velatus dont le nom se trouve défiguré par une faute d'impression
» dans le texte primitif. (M. Kraatz nous laisse dans le doute sur la
portée cataloguale de sa découverte.)
» Rhynchænus setiger Beck. J'ai commencé d’abord par me casser
» inutilement la tête jusqu’à ce que je fusse arrivé enfin à cette inter-
» prétation juste et pas trop invraisemblable, qu'il s’agit d’Ortho-
_»n chœtes setiger Germar. (Spec. Ins., p. 304.)
» ©. setiger Germar doit donc être remplacé par ©. setiger Beck ;
» — les catalogues de Schaum et de Stein ont tort ; la description
». de Beck est citée spécialement par Germar. »
LAS ETS
Ç
me
L-
<
4
XVI
Très-bien, — mais si la description de Beck est citée par Germar,
M. Kraatz n’avait pas besoin de se casser d’abord la tête, — à moins
que la méthode d'interprétation n’exige cet exercice.
« 4, Dorcatoma zusmaehusense Beck est difficile à reconnaître en:
» dépit du dessin et en dépit de la description, — mais si l’on con-
» Sidère : |
» 4° La grandeur;
» 2° Que les mots de la diagnose : nitidum, atrum antennis pedibus-
que pallidis, peuvent se rapporter à Ænneatoma afjinis Sturm.
» duquel Mulsant dit : très-brillant, noir, avec les antennes et les
» pieds ferrugineux ;
» 3° Que c’est justement de cette espèce que j'ai reçu plusieurs
» exemplaires de M. Rosenhauer, d’Erlangen ; — on peut rapporter le
» D. zusmaehusense à D. affinis — car il faut tenir compte des diff-
» cultés qu’on rencontre nécessairement en rapportant des descrip-
» tions anciennes aux descriptions plus modernes.
» La description de D. affinis Sturm. est évidemment meilleure,
mais elle date de 1837, et celle de Beck ne date que de 1817.
Ÿ
ET
=
or
Ÿÿ
A la fin de ces quarante descriptions, il donne encore une liste
des coléoptères trouvés dans le cercle de Zusmeshausen ; à cette
occasion on nous instruit que ce cercle est situé dans le royaume
de Bavière, entre Augsbourg et Ulm, 48° 17-28 min. latitude, 28°
10-20 min. longitude. Pour un catalogue de coléoptères allemands
le vieux nom de Beck, Zusmaehusense, est certainement plus ori-
ginal que celui de Sturm, et Beck s’est donné assez de peines.
Il dit dans sa préface « que le talent inné lui a fait défaut et que
l'édition de ses planches lui a coûté sous beaucoup de rapports des
sacrifices bien durs. »
Et voilà pourquoi les catalogues doivent débaptiser le D. afjinis
Sturm. et le rebaptiser D. zusmaehusense.
A la première lecture, j'ai cru que M. Kraatz se permettait une de
ces facéties qui sont si familières aux riverains de la Sprée. J’ai dû
me convaincre, en relisant l’ensemble et en pesant tout, qu'il ne de-
mande pas seulement d'être pris au sérieux, mais qu’il demande de
faire autorité. Si le premier entomologue venu se permettait pareil
déraisonnement, on hausserait les épaules en passant outre, mais
M. Kraatz! — non potest vicarius, potest episcopus.
Nous avions trouvé excessive la décision du congrès de Dresde,
nous avions jugéinutile de remonter systématiquement à la première
dénomination pour chaque espèce d'insectes ; nous ne voulions ad-
mettre la recherche du nom primitif que dans les cas où plusieurs
dénominations pour la même espèce se trouvaient en présence l’une
de l’autre.
C’est dans ce sens que nous avons protesté. Mais, dans ce congrès,
Te ol
XVII
au moins, on avait décidé de ne reconnaître le droit de priorité aux
dénominations tombées dans l’oubli, qu’à la condition précise
qu’elles fussent accompagnées d’une description suffisante ou d’un
dessin reconnaissable, puis, qu’elles eussent été mises en circula-
tion par une publicité suffisante.
L'ouvrage de M. Beck est un ouvrage rare, ainsi de publicité res-
treinte, insufhisante, mais M. Kraatz passe outre. Il avoue naïvement
qu'iln'a pu reconnaître les espèces, ni d’après la description, ni
d’après la figure.
Depuis les dernières années, la recherche résurrectionniste a donc
marché tout doucement de la vérification scientifique exacte à la
vérification purement subjective.
Pour accorder la priorité à une dénomination entomologique, il
suffit aujourd’hui de nous dire qu’elle vient d’un homme qui avait
peu d’aptitudes aux études entomologiques ; — qu’un cercle régio-
nal est situé entre tel degré de latitude et tel degré de longitude, et
surtout que cette dénomination est beaucoup plus difficile à pro-
noncer et à orthographier.
Quiconque se refusera à suivre M. Kraatz dans cette voie sera ac-
cusé de manquer d’un esprit scientifique éclairé et du sentiment na-
turel pour le juste et l’équitable.
J'aime la science toute simple. Je n’aime pas la science éclairée de
M. Kraatz. La vraie science est toujours le savoir éclairé par la rai-
son; celle-ci n’admet pas la confusion entre la bibliographie et
l’entomologie, entre l’histoire d’une science et la science elle.
même.
L’entomologie, dans les fouilles littéraires de M. Kraatz, disparai
comme une substance médicamenteuse dans une dissolution homéo-
ÿ pathique de la deuxième et de la troisième dilution.
Quant au sentiment pour le juste et l’équitable, M. Kraatz oublie
qu’en envoyant M. Beck en possession, il exproprie Sturm; celui-ci
n'ayant pu reconnaître, tout comme M. Kraatz, l'espèce décrite par
Beck, n’ayant pas reçu des exemplaires de M. Rosenhauer, d’Er-
langen, était en droit de nommer l’espèce D. affinis.
Contre le droit il n’y a pas de droit.
M. Kraatz trouve que, dans mon rapport sur le catalogue de Stau-
dinger, j'ai agi sans critique ; il insiste sur la phrase où je dis : que
ces recherches auront fait aux progrès de l’entomologie un dommage
réel pendant vingt ans. Mais n'est-il donc pas vrai que les dénomina-
tions en histoire naturelle sont un moyen et ne peuvent jamais deve-
nir un but, — qu’il nous importe de pénétrer la structure, la trans-
formation, la filiation vivante des êtres et non la filiation plus ou
moins enchevêtrée de leurs dénominations, — que ces recherches
minutieuses sur ce que Pierre ou Paul a compris sous telle dénomma-
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XVII, C
| '
. ù .
1
XVII
tion ne nous éclairent pas et ne nous avancent pas dans la compré-
hension de l'organisme de l'être qui est l’objet du nom. +
Docti inter doctos docte et puerilia tractant. j
Le mot Principienreiterei (1) semble avoir pénétré dans la cuirasse. «
Je ne sais pourquoi M. Kraatz, qui pourtant comprend l'allemand
aussi bien que moi, a fait dévicr l’expression ; elle n’a rien de person-
nel. Elle ne rappelle en rien, ni les occupations, ni les dignités d’un
cirque ; il finit par dire que si j'accuse M. de Kiesenwetter d’être un
principienreiter, je devrais appeler M.de Harold un artiste équestre
et M. Crotch un cavalier de haute école. Il ne parle pas de lui. —
Dans sa comparaison, il resterait ainsi à remplir la fonction la plus » «
haute et la plus élevée du cirque — Celui qui dépasserait M. Crotch
aurait droit au trapèze. |
Ambitieux M. Kraatz!
M. Mélise demande la parole et fait la communication suivante: »
Dyschirius intermedius Putz.est signalé dans le Catalogue de M.Ma-
thieu comme ayant été rencontré par M. Putzeys dans les environs
d'Anvers. Je l’ai capturé, le 13 septembre 1873, dans lelit desséché des
étangs d’Ixelles.
J’ai trouvé au même endroit Bembidium quadripustulatum Dej.,
porté dans ledit Catalogue comme « espèce rare que M. Demoulin
indique à Mons. »
Je crois pouvoir signaler aussi comme captures plus ou moins
intéressantes, le Dyschirius angustatus Ahrs., que j'ai pris à Boïts-
fort le 6 juillet 1873, ainsi que Harpalus serripes Schh., trouvé à St-
Gilles (Quartier Louise), le 3 du même mois. Ce dernier coléoptère
est mentionné au Catalogue comme existant « presque partout ». Sa
présence n’a pas encore, que je sache, été signalée dans les environs »
de Bruxelles. AR |
: L
M. de Borre fait la communication suivante : À 4
Notre honorable président, dans le discours qu'il nous a adresséà
la dernière assemblée générale, nous a exhortés à aborder autant
que nous pouvons l'étude des insectes exotiques, et à ne pas nous
renfermer tous exclusivement dans l'étude de la faune indigène. Je
partage absolument sa manière de voir, et j’ajouterai même que,
sans cette étude systématique de quelque groupe, si petit qu'ilsoit,
(1) Pour le lecteur français, je dois raconter l’origine du mot : le prince de Reuss,
Henri, je pense le LXXII, publia, en 1857 ou 38, un ordre du jour à son armée
(745 hommes, y compris les officiers el les musiciens) :
« Depuis vingt-cinq ans, je chevauche sur le principe qu'un bouton doit être ouvert
ou fermé. » Reileich auf dem Principe herum.
PR. ne Fi
par.
, nr]
141
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: F
« {
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. MT
XIX
dans toute son extension naturelle, on peut être un savant amateur,
un excellent observateur, mais on n’est pas ce que le rigorisme ap-
pellerait un entomologiste. Ce n’est pas qu'il faille appuyer sur cette
distinction dans une société où tous doivent fraterniser, où ceux qui
croient plus sage de se confiner dans les études locales, et ceux qui
ont le courage ou la témérité d’en sortir, doivent apporter en com-
mun le contingent de leurs études, et le féconder.
Lorsque la Société entomologique s’est constituée, elle s’est d’ail-
leurs proposé pour objet, pour principal objet, l’étude entomologique
du pays, ce qui appelle précisément davantage à concourir à ses
travaux tous ceux qui se contentent de rester dans le rôle plus
modeste d'amateurs.
Je crois que nous pourrions nous demander si, à ce point de vue,
nous avons aussi lieu d’être satisfaits des progrès faits depuis notre
naissance, qu’au point de vue plus général sous lequel notre prési-
dent examinait, il y a quelques jours, notre situation.
D'abord, ne parlons pas trop des études relatives aux mœurs et
métamorphoses des insectes, que nous paraissons beaucoup trop
oublier. Ce n’est pas de ce côté, tant s’en faut, que nos comptes-
rendus peuvent rivaliser avec ceux de la plupart des sociétés ento-
mologiques étrangères (1).
Parlons donc seulement de la connaissance de la faune du pays.
Permettez-moide vous citer ce que dit M. de Norguet, dans la préface
du Deuxième Supplément au Catalogue des Coléoptères du Département
du Nord (Lille, 1873, dans les Mémoires de la Société des Sciences) :
« Nos limites entomologiques, pour rester homogènes, doivent
suivre une ligne droite, allant du cap Gris-Nez à la pointe septen-
trionale du département de l’Aisne, remontant par Trélon vers
* Namur et Liége, et gagnant de là vers l’ouest l'embouchure de l’Es-
-caut, en laissant en dehors la Campine belge.
_ « Il serait intéressant de comparer la liste des coléoptères du
_ département du Nord avec celle de toute cette région; j'espérais
trouver dans les Annales de la Société entomologique de Belgique
les éléments nécessaires à cette comparaison; mais les matériaux
recueillis sur la Faune coléoptérique belge sont dispersés dans les
publications de la Société, sans avoir encore été réunis dans un tra-
vail d'ensemble, et très-souvent ils n'indiquent pas la localité précise
où chaque espèce a été prise. »
M. de Norguet a entre les mains la collection de nos Annales ce-
pendant, et, s’il ne peut faire usage de nos anciens catalogues Ma-
(4) Nous avons quelques bons observateurs cependant; mais, s’ils gardent leurs
observations pour eux, c’est à peu près pour nous la même chose que s’ils n’en faisaient
pas,
ri à
Ke «
”
2 LC
XX
thieu, ce n’est pas à cause des erreurs dont ils fourmillent, et qu'il
n’est pas à même de reconnaître aussi bien que nous. Non, ce qui y
manque surtout pour lui, c’est de pouvoir y discerner, pour la com-
paraison avec sa faune départementale, celle des parties similaires
de notre territoire, et celle des régions qui n’ont pas d’analogues
chez lui, c’est le défaut des indications précises de localités. C’est
donc un reproche qui pourrait aussi être fait dans une certaine
mesure à nos catalogues de Lépidoptères ; nous y avons également
beaucoup abusé de ces indications vagues et peu compromettantes :
dans tout le pays, dans la plus grande partie du pays, dans presque
toutes nos provinces.
Parmi tout ce qui a été publié dans nos Annales en Catalogues de
la faune entomologique, je n’en vois que deux qui échappent à ce
reproche, ceux des Odonates et des Orthoptères, tant à cause du peu
d’étendue des groupes, que surtout parce qu’ils sont l’œuvre d’un
éminent entomologiste, très-attentif à saisir et à indiquer les diffé-
rences fauniques. Ces catalogues en main, on peut en abstraire à
volonté les faunes correspondantes des diverses parties du pays qui
ont une physionomie spéciale.
C’est là donc que nos autres travaux laisseraient à désirer le plus;
du moins je le pense. Je l’ai déjà dit l’année dernière, et depuis lors
j'ai été singulièrement confirmé dans mon opinion par la lecture de
tous les beaux traités sur la Belgique à divers points de vue, qui ont
paru sous le nom de Palria Belgica. Partout, même pour des objets
qui, au premier abord, semblaient ne pouvoir avoir que des rapports
très-éloignés avec les conditions physiques du sol, on a trouvé en
Belgique une pluralité de types tranchés, et, ce qui est également
remarquable, ces divisions du pays, tracées à des points de vuesi
divers, sont à peu près concordantes, comme si les auteurs s'étaient
donnéle mot.
Le seul article de la partie physique de Patria Belgica où cette
division du pays est plus faiblement accusée, et où la tendance à
comparer le pays aux contrées voisines l’emporte sur la comparaison
des régions du pays entre elles, c’est l’article Entomologie. Ce n’est
pas là un reproche à l’adresse de notre savant et excellent confrère,
auteur de l’article. Bien au contraire. Car, que devait:il faire?
Donner au pays un tableau fidèle de la situation des études entomo-
logiques. Ce tableau, il l’a fait de main de maître. Avec cette situa-
tion, il a, peut-on dire, photographié le résultat de la tendance uni-
taire que, à mon avis, notre Société a malheureusement trop
favorisée, dans un pays où, si je puis m'exprimer ainsi, l’hétérogé-
néité des parties appelait au contraire une fédération d’études fau-
niques locales.
L'année dernière, à pareille époque, notre honorable président
à
+
e
XXI
faisait mettre à l’ordre du jour une question qui a donné lieu à des
discussions intéressantes. Me sera-til permis, à mon tour, de pro-
voquer mes savants collègues à discuter la question suivante, que je
demanderai de vouloir bien mettre à l’ordre du jour de la prochaine
séance :
« Ne conviendrait-il pas que la Société Entomologique, pour pré-
parer des matériaux plus sérieux à la connaissance rationnelle de la
faune entomologique du pays, invität ses membres, surtout ceux qui
habitent les diverses provinces, à porter leur attention sur la faune
de la localité (par exemple du canton) qu’ils habitent, à la collec-
tionner, à part de toute autre collection, et à publier des catalogues
de ces petites faunes locales? »
J’ai déjà eu l’honneur de vous proposer cette méthode l’année
passée, sans trouver de contradicteurs. Était-ce acquiescement,
était-ce indifférence ? Toujours est-il qu’à l’heure qu'il est, de Heyst
à Virton, de Maeseyck à Quiévrain, il n’est, je crois, pas un seul en-
tomologiste étudiant les iusectes du pays, qui ne soit occupé. soit
en lépidoptères, soit en coléoptères, à former cette même collection
des espèces de Belgique, que nous avons tous faite, nous répétant
les uns les autres, comme les peintres chinoïs, sans grand profit
pour l’avancement de la science ; pas un qui s’avise de former une
collection et un catalogue des Dunes, de la région lorraine du
Luxembourg, de la Campine, etc., suivant ses facilités person-
nelles.
Parmi les ouvrages offerts à notre Société dans cette séance, se
trouvent les travaux d’un savant lépidoptériste néerlandais, M. Hey-
laerts, donnant, avec des additions annuelles, les Macrolépidoptères
des environs de Bréda. Est-ce à dire que nos voisins du Nord n’aient
- pas déjà, comme nous, un catalogue général de leur faune lépido-
F - ptérique ? Pas du tout; ils en ont un, et quivaut certes le nôtre. Mais,
L
À
. bien que leur pays, au contraire du nôtre, ait une physionomie phy-
- sique fort uniforme, présageant une faune aussi peu variée, ils ont
très-bien compris qu’il fallait au plus tôt entrer dans la voie d’une
étude plus détaillée, les progrès de l’agriculture tendant à faire dis-
paraître de plus en plus les traits les plus unes de ces faunes
locales. C'est l’ouvrage de M. Heylaerts qui m'a suggéré l’idée de
yous présenter à discuter la question dont je demande la mise à
l’ordre du jour, si quelqu'un d’entre nous veut bien l’appuyer.
L'assemblée, consultée, décide unanimement la mise à l’ordre du
jour de la question proposée.
M. Van Volxem, occupé d’études morphologiques sur les Hydro-
philus demande à ses collègues de vouloir bien lui communiquer le
plus grand nombre possible d'exemplaires des espèces de ce genre,
surtout d'Europe.
XXII ‘
M. de Borre, au nom de la direction du Musée Royal d'His- “:
toire naturelle, annonce à la Société que cet établissement vient de
faire l’acquisition : l° de toutes les collections entomologiques fai-
sant partie de la succession de feu Wesmael; 2° des collections
d'Hydrocanthares et Gyrinides de M. A. Chevrolat, renfermant bon
nombre des types d’Aubé, Chevrolat, etc. Ces collections, comme
toutes celles du Musée, sont à la disposition des membres de la So-
ciété qui voudraient les étudier.
La séance est levée à 9 3/4 heures.
Assemblée mensuelle du 7 février 1874.
PRÉSIDENCE DE M. VAN VOLXEM, VICE-PRÉSIDENT.
Présents : MM. Boedt, Breyer, J.-B. Capronnier, Colbeau, De
Keyn, Desguin, Fologne, Fondu, Lambrichs, Mélise, Proost, Pur-
ves, Roelofs, Sandoz, Vanden Broeck, Van Lansberge, Weinmann,
Weyers et Preudhomme de Borre, secrétaire.
M. Candèze, président, s’est fait excuser de ne pouvoir assister à
la séance.
La séance est ouverte à 8 1/4 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 10 janvier est
approuvé.
Le Conseil d'administration vient d'admettre au nombre des mem-
bres effectifs de la Société : MM. Ch. Piochard de la Brülerie, mem-
bre de la Société entomologique de France, à St-Florentin (Yonne), ‘À |
présenté par MM. Putzeys et Preudhomme de Borre; D. Willain,.
instituteur, à Trivières (Hainaut), présenté par MM. Le Comte et.
Preudhomme de Borre; et le professeur M. Girard, membre de la
Société entomologique de France, à Paris, présenté par MM. Plateau
et Preudhomme de Borre. "14
Le Conseil propose ensuite de conférer le titre de membre corres-
pondant à M. Aloïs Rogenhofer, conservateur au Musée Impérial
d'Histoire naturelle de Vienne et secrétaire de la Société Zoologi-
que-Botanique de la même ville. Le scrutin a lieu, et M. Rogenhofer
est élu membre correspondant,
Le Secrétaire présente pour la bibliothèque de la Société un exem-
plaire du Tome XVI de nos Annales, dont le brochage a été terminé
aujourd’hui même.
Correspondance.
MM. E. Lefèvre et L. Hennuy remercient pour leur nomination
de membres effectifs.
XXII
La Société d'Agriculture de l'État de New-York, à Albany, remer-
ciant pour l’envoi de nos Annales, annonce qu'elle vient de nous
adresser les 31 premiers volumes de ses Transactions.
La Direction du Musée Public de Buenos-Ayres et l’Académie
Impériale des Sciences de Vienne annoncent l’envoi de leurs publi-
cations.
Ouvrages reçus pour la Bibliothèque :
1° Bulletin scientifique, historique et littéraire du Département du
Nord et des pays voisins. V° année, n° 11 et 12 (novembre et décem-
bre 1873). — Lille, 1 broch. in-8°.
Échange avec nos Anuales.
2° L'Abeille. Mémoires d'Entomologie par M. $. A. DE MARSEUr.
Monographie des Di‘omides, tribu des Carabiques, par M. CH. ProcæARD
DE LA BRÔLERIE. — 1 broch. in-12. $
Echange avec nos Annales.
3° Gararp (Maurice). — Les Métamorphoses des Insectes, 4° édition.
— Paris, 1874, 1 vol. in-12, avec 378 vignettes.
Don de l’auteur.
4° Anales de la Sociedad Española de Historia Natural. Tome IT,
cah. 3. — Madrid, 4873, 1 vol. in-8°, avec 4 planches.
Échange avec nos Annales.
0° Petites Nouvelles Entomologiques. N° 99 (15 janvier 1874) et
93 (1 février 1874).
Don de M. E. Deyrolle.
6° Sitzungsberichte der Kaiserl. Auacnt der Wissenschaften. Ma-
. them.-naturwissenschaftliche Classe. Tome LXVI, Fasc. I-V; Tome
k LXVI, Fasc. I-III et IV-V. — Vienne, 4872-73, 3 br. in- _&, avec
23 planches.
Échange avec nos Annales.
7 Bulletin de la Suviété Royale de Botanique de Belgique. Tome XII,
1 et 2. — Bruxelles, 1873-74, 2 br. in-8°.
PA) es Échange avec nos Annales.
8 Bulletin de la Société Linnéenne de Normandie, II° série, vol.
VI (1870-72). — Caen, 1873, 1 vol. in-8° avec 2 planches.
Échange avec nos Annales.
9° FAUvVEL (ALBERT). — Annuaire Entomologique pour 1874 (2°
année). — Caen, 4874, 1 vol. in-18.
Échange avec nos Comptes-rendus.
10° Bulletin des séances de la Société Entomologique de France. N° 18
(24 décembre 1873.)
; Échange avec nos Comptes-renûus.
11° Anales del Museo publico de Buenos-Aires. Tome I, livraisons
4 et 5; 2 br. in-4° avec 12 planches.
Échange avec nos Annales.
12 Verhandlungen der Kais. Künigl. zoologisch-botanischen Gesell-
L x di L
Le CUT
XXIV
schaft in Wien. Tome XXIII (1873). — Vienne, 1873, 3 br. in-8° avec
4 portrait photographié et 10 planches.
13° DE MARSCHALL (COMTE AUGUSTE). — Nomenclator xoologicus,
continens nomina systematica generum animalium tam viventium quam
fossilium, secundum ordinem alphabeticum disposita. —- Vienne, 1873,
4 vol. in-8°.
Dons de la Soc. Impér.-Royale Zoolog. et Botan. de Vienne; échange avec nos Annales.
14° ROGENHOFER (Ax..). — Beitrag zur geographischen Verbreitung
einiger für Oesterreich neuer Schmetterlinge. — Vienne, 1858, 1 feuille
in-8°.
15° —— Cucullia formosa n.sp. Ein neuer europäischer Nachtfalter.
— Vienne, 1860, 1 feuille in-8°.
160 —— Drei Schmetterlings-Metamorphosen beschrieben.— Vienne,
1869, 1 br. in-8°
17° —— Zur Lebensgeschichte von Cephus compressus Fab. —
Vienne, 1863, 1 feuille in-8°.
189 —— Fünf Schmetterlings-Zwitter.—Vienne, 1865, 1 br. in-8°.
19° —— Zur Lepidopteren-Fauna Oesterreichs. — Vienne, 1866,
1 feuille in-8°.
20° —— Ueber Zwitter von Rhodocera B.— Vienne, 1869, 1 feuille
in-8°.
21° —— Lepidopterologische Mittheilungen. — Vienne, 1869, 1 f.
in-8°.
22° — — Ueber die Synonymie und die früheren Stände von Earias
insulana B. (siliquana H.-Sch.), und Beschreibung einer neuen Art. —
Vienne, 1870, 1 br. in-8°.
Dons de l'auteur, |
23° STRINHEIL (E.). — Symbolæe ad historiam Coleopterorum Argen=*
tiniæ meridionalis, ossia elenco dei coleotteri raccolti dal professore Pel-
legrino Strobel, durante il suo soggiorno in Buenos Aires e nei viaggi à
la intrapresi a Mendoza e nel Chili, indi a Bahia blanca ed al Carmen
de los Patagones; e descrizione delle specie muove. Tr aduxione del ma-
noscritto tedesco inedito per P. SrRoBez, coll aggiunta delle notizie
sulla dimora delle specie. Centuria I et Centuria II. — Milan, 1869 et
1872, 2 br. in-8°.
| Don de M. P. Strobel.
24° Hardwicke’s Science-Gossip. N° 110. Février 1874, 1 broch.
in-8°.
Échange avec nos Annales.
25° Société Malacologique de Belgique. Procès-verbal de la séance du
11 janvier 1874.
Échange avec nos Comptes-rendus.
26° The Entomologists Monthly Magazine. — N° 117. Février 1874,
1 broch.in-8,
Échange avec nos Annales.
XXV
- 27° Bulletin de la Société Vaudoise des Sciences naturelles. Série II,
. Vol. XII, n° 70. — Lausanne, 1873, 1 vol. in-8°, avec 11 planches et
. 8 tableaux géologiques.
Echange avec nos Annales.
28 Tarerexs (ARM.). — Acquisitions de la Flore belge. LI° fascicule
| comprenant les années 1869, 1870, 1871 et 1872. — Gand, 1874, 1 br.
in-8°.
Don de l’auteur.
Des remerciements sont votés aux donateurs.
Rapports, lectures, communications.
M. Purves annonçant qu’il n’a pu encore terminer son rapport sur
la note de M. Putzeys relative aux Carabiques d’Antigua, la décision
à prendre pour ce travail est encore ajournée.
_ Conformément aux conclusions des rapports de MM. Candèse et
« Van Volxem, l’assemblée ordonne l'impression dans les Annales du
travail de M. Van Lansberge, intitulé : Observations sur la classifica-
tion des Lamellicornes coprophages.
- M. de Borre donne lecture de quelques parties d’une lettre publiée
par M. Fauvel dans son Annuaire Entomologique et renfermant une
critique, au point de vue surtout de la trop grande multiplicité des
coupes génériques, de l'Histoire naturelle des Brévipennes de France,
par MM. Mulsant et Rey, en cours de publication.
» Le Président demande si M. de Borre, de retour depuis deux ou
- trois jours d’un voyage en Autriche, n’aurait rien à nous apprendre
sur ce qu’il y à pu voir d’intéressant.
M. de Borre répond que, quoique son séjour à Vienne ait été assez
ourt, il a cependant pu en tirer parti en examinant surtout les
lés collections, très-soigneusement classées, de la section entomo-
e du Musée Impérial. Outre des collections générales fort
es de tous les ordres, et contenant les insectes du voyage de la
& oVara, il lui a été donné de voir la belle collection de coléoptères
ayant servi de types à l'ouvrage du savant directeur du Musée,
M. Redtenbacher (Fauna Austriaca, Die Käfer), dont la 3° édition vient
d’être terminée. Il a encore vu de belles collections d'Hémiptères de
toutes les parties de la morarchie autrichienne, déterminés par feu
Fieber, et les riches collections de Diptères de feu Schiner, acquises
- par cet établissement. Le public n’y est admis qu’une fois par se-
maine, et il y jouit de la vue d’une petite partie seulement de ces
richesses. Parmi les cadres constamment exposés dans la salle, il y
a de magnifiques séries biologiques représentant les insectes utiles
et les insectes nuisibles à tous les degrés de développement, avec les
diverses circonstances de leur genre de vie, d’une gauon qui ne
laisse guère à désirer. ,
| ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII, , d
1
7 si
STE UNE
XXVI
Grâce à l’inépuisable complaisance de notre collègue, M. Moquin-
Tandon, continue M. de Borre, j'ai été mis en rapport avec le savant
hyménoptérologue, M. G. Mayr, dont les collections m'ont extrème-
ment intéressé. On se figurerait difficilement ce que de telles cbllec-
tions représentent de travail obstiné et patient. M. Mayr s'occupe
aujourd’hui surtout de Torymides, et en général de tous les petits
Hyménoptères gallicoles et parasites des gallicoles. C’est en recueil-
lant les galles, les nids, ete., qu'il forme ses collections. Il m’a ex-
pliqué et en quelque sorte démontré, en me faisant voir le polymor-
phisme incroyable de la plupart de ces petites espèces, que ce n’est
que par l’éducation qu’on peut arriver à des résultats certains pour
leur étude. Selon lui, les individus isolés, capturés au filet, ne peu-
vent être d’aucune utilité, ni déterminés avec certitude ; il faut abso-
lument les étudier au moyen d’une ponte recueillie et mise à l’éclo-
sion. Il a constaté du reste des faits semblables dans les Formicides,
qu'il a étudiés antérieurement avec tant de succès. Il m'a fait voir,
parmi des séries d'exemplaires neutres de certaines espèces, des
différences de taille et de coloration tout à fait inattendues.
M. Coibeau émet quelques doutes sur ces différences si considé-
rables. Est-il toujours bien sûr que dans ces éclosions artificielles,
on n’obtienne pas quelquefois plusieurs espèces mélangées ?
M. de Borre répond que telle a été aussi sa première impression,
mais que M. Mayr lui a affirmé être parfaitement sûr deses conclusions.
M. Breyer dit qu’il serait bien désirable que de semblables re-
cherches fussent exécutées aussi chez nous, avec la même persévé-
rance.
M. Breyer demande ensuite la parole pour faire la communication
suivante :
J'ai trouvé dans Jahresbericht über die Fortschritte der Anat
und Physiologie von Prof. D' Fr. Hofmann und Prof. D: G. Schwal
pour 1872, différentes investigations qui intéressent au plus haut
point les études entomologiques.
L'espace et le temps dont nous disposons ne permettent malheu-
reusement qu'un résumé assez restreint. Je me tiendrai dans ces
limites.
PARTHÉNOGÉNÈSE.
Les faits dont nous nous sommes occupés à différentes reprises, et
qui se trouvent compris sous la dénomination de parthénogénèse, bien
loin de recevoir des démentis, ont eté confirmés par des observations
répétées, et leur nombre augmenté par des découvertes nouvelles.
Chez les arthropodes : Apus cancriformis et Artemia salina, des
œufs non fructifiés se développent et produisent des femelles.
L
XXVII
Parmi les Hyménoptères, les phénomènes de la vie de Polistes gal-
lica ont été derechef observés. Cette espèce est trimorphe : elle a
des mâles, des grandes femelles et des petites femelles. Mâles et
petites femelles périssent en automne. Les grandes femelles, Lt
dées à cette période de l’année, hivernent seules.
Au printemps, chaque grande femelle commence à construire les
cellules de son nid, les'remplit de nourriture, et dépose un œuf dans
chacune successivement. De cette manière, le nid, qui présente un
disque découvert qui grandit continuellement par addition de cellules
nouvelles, contient des larves à des degrés de développement
différents.
Vers le milieu de l'été, les cellules les plus anciennes (centrales)
voient éclore leurs nymphes.Ces éclosions ne produisent exclusivement
que des petites femelles. Mais, pendant que l’éclosion se poursuit,
la guêpe continue à construire à la périphérie de nouvelles cellules,
etelle est aidée dans ce travail par toute sa progéniture, qui, de
semaine en semaine, devient plus nombreuse.
_ Les cellules qui se construisent en commun deviennent plus
grandes, plus spacieuses, la nourriture qu’elles contiennent est plus
abondante.
Vers ce temps les petites femelles qui jouent le rôle d’ouvrières se
mettent à pondre aussi. Forcément leurs œufs ne sont pas fructifiés.
Malgré cela, ces œufs se développent, et quand, vers la fin de l’été,
les larves des grandes cellules ont achevé leur DÉRRONnÉnEn on
voit éclore des grandes femelles et des mâles.
L'observation la plus minutieuse a constaté itérativement que
les œufs des ouvrières-vierges produisent les mâles, que les œufs de
la grande femelle produisent vers cette période les grandes femelles.
Comme chez les abeïlles, le développement de la larve en ouvrière
ou en femelle pondeuse dépend de la quantité de la nutrition.
© Chez Vespa holsatica, un fait isolé a démontré que l’œuf non fructi-
fié produit le mâle.
. La Tenthrédine commune du groseiller à maquereaux (Nematus
ventricosus) pond facilement sans avoir été fécondée ; ses œufs non
fructifiés se développent presque toujours. Le fait a été observé
d’abord par M. Kissler; il a été verifié par des éducations nom-
breuses et entouré de toutes les garanties possibles par M. de Sie-
bold.
Dans cette espèce, comme chez les guêpes, les œufs non fructifiés
produisent exclusivement des mâles.
M. 0. de Grimm, dans un mémoire publié par l'Académie de Saint-
Pétersbourg (Tome XV, n° 8) et dans un autre mémoire (Tome XVII,
n° 12), raconte l’histoire du développement d’un Diptère du genre
Chironomus. Il étudie en détail le développement de l’œuf de cette
XXVIIT
espèce. Il est vrai que l'espèce n’est pas nommée, mais elle est figurée
sur la planche qui accompagne le mémoire.
Chez ce Diptère, la larve développe assez jeune ses ovaires ; on voit
exceptionnellement des œufs mürir chez la larve et être pondus par
elle; quand ces larves se chrysalident en été, leurs ovaires sont tou-
jours remplis d'œufs mûrs, et c’est au moment où la chrysalide se
forme que la ponte des œufs a lieu.
En automne, au contraire, la chrysalide retient les œufs et c’est”
le Diptère éclos qui se charge de la ponte.
Il arrive cependant souvent que le Diptère prêt à éclore n’a pas la.
force suffisante pour briser sa coque. Dans ce cas les œufs éclosent
dans l’ovaire malgré la mort de la mère, et les larves se fraient un -
chemin au dehors en perçant la chrysalide. M. Grimm a enlevé
l'ovaire des chrysalides, en a retiré les œufs, et en a constaté le dé-
veloppement. |
Chez cette espèce, on trouve donc les différentes formes du déve-
loppement de l’œuf non fructifié, depuis la parthénogénèse jusqu'à»
la pædogénèse.
Le développement des œufs non fructifiés chez Solenobia tri-
quetrella et lichenella a été vérifié par beaucoup d’observateurs.
Psyche Helix a été élevée en grand nombre et de provenances va-
riées. Une seule fois M. de Siebold a rencontré trois mâles dans un
envoi de sacs qu'il avait reçus du Lac de Garda.
Pour ces trois espèces, il est constant que les œufs pondus par des
femelles vierges se développent et produisent exclusivement des fe-
melles.
On n’a malheureusement pas pu constater chez Psyche Helix de»
quel sexe ont été les larves produites par des œufs fructifiés. 4
. Quant à la parthénogénèse exceptionnelle se rencontrant dans
des espèces dimorphes, un cas nouveau a été observé par M. Maassen.
et publié dans le Stettiner Entomologische Zeitung, 1870, page 68. Ce
cas concerne Orgya Eric.
<
EMBRYOLOGIE.
:
M. Kowalewsky (Études embryologiques, Mémoires de l’Académie
de St-Pétersbourg, tome XVI, n° 12.), a examiné pour la première.
fois le développement de l’œuf par des sections transversales. Il dé-
montre que chez les insectes, comme chez les vertébrés, on peut re-
connaître des feuillets distincts du blastoderme.
Il trouve dans les œufs de tous les insectes qu'il a examinés, un
mode de formation identique pour le feuillet inférieur.
Chez Hydrophilus piceus, tout comme chez Apis mellifica, le feuil-
let inférieur procède d’un repli qui se forme au feuillet supérieur,
en
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à dr 8e DATE ES AS AG Ja LEON UE PART RUE PE TUNE
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XXIX
Ce dernier feuillet répond exactement au feuillet de sensation de
Remak chez les vertébrés.
L'autre feuillet, au contraire, ne peut se Comparer exactement
aux feuillets moyen et inférieur dans l’œuf des vertébrés.
M. O. Bütchli (Zeitschr. für Wissenschaftl. Zool. XX, p. 519-564.
Tafel XXIV-XXVII), démontre que les stigmates, les trachées et
les glandes séricifères de la larve se forment par de simples replis
en dedans de la peau externe et qu’ils ne peuvent nullement être
considérés comme le développement d’une couche interne.
Quant à la question des feuillets germinatifs, Bütchli n’entre pas
dans tous les détails d’une manière fort claire, mais il constate que
la couche interne du pli germinatif ne préside qu’à la formation des
fibres musculaires du corps gras et des parties sexuelles. Tout le sys-
tème nerveux procède évidemment du feuillet externe. L'auteur se
rencontre complètement sur ce point avec le résultat des observa-
tions de Kowalewsky.
M. Ouljanin (Zeitschr. für Wissenschaftl. Zool. XXII, p. 283-304).
a observé le développement de l’aiguillon chez l'abeille ouvrière.
Cet aiguillon ne peut être considéré comme le produit d’une modi-
fication d’une partie des segments abdominaux, mais il correspond à
deux paires d’extrémités.
DÉVELOPPEMENT POST-EMBRYONNAIRE.
La transformation dela chenille en papillon est l’objet d’un travail
de M. Landois, qui, le premier depuis le temps de Swammerdam et de
Malpighi, a repris ce sujet pour en faire une étude approfondie. (Zeit-
schr. für Wissenschaftl. Zool. XXI, p. 301-316, Tafel XXIIT).
D'après des recherches faites sur Vanessa Urticæ et Pieris Brassi-
cæ, l’auteur décrit le développement des aïles pendant la vie de la
chenille et de la chrysalide. Il arrive à cette conclusion fort intéres-
sante : que les ailes ne sont pas formées de simples replis excentri-
ques de la peau, mais qu’elles constituent un développement du sys-
tème trachéal. Déjà, avant le premier changement de peau de la
chenille, on peut reconnaître, à l’intérieur du troisième et du
quatrième segments du corps, les commencements des ailes sous
forme des plis de l'enveloppe péritonéale (c’est le terme dont il se
sert) sur le tronc trachéal. Ces plis prennent une forme d’excroissance
triangulaire, se remplissent de cellules et grandissent peu à peu.
Vers leur base, des cellules plus allongées se remplissent de trachées
c<onglomérées sans fil spiral.
Avant la transformation de la chenille en chrysalide, après
son quatrième changement de peau, les moignons d’ailes percent
la couche musculaire, se logent contre l’hypoderme, l’en-
XXX
traînent au devant d’eux entre l’épiderme et le derme. Ils constituent
ainsi de véritables hernies enveloppées dans un repli hypoder-
miqué logé entre épiderme et derme. Les ailes ne sont donc pas
constituées par de simples replis excentriques des enveloppes du
corps, comme on l’a cru jusqu’à présent, elles sont au contraire for-
mées par une organisation développée à l’intérieur du corps. Ces
organes percent au dehors et amènent au devant d’eux l’épiderme et
la cutecula qui leur servent d’enveloppe. Les trachées provisoires
disparaissent alors et sont remplacées par des trachées définitives ;
et les squammes ou les écailles des aïles s’indiquent à cette période.
Leur développement procède de séries de cellules placées en dessous
del’hypoderme. Au moment de l’éclosion, les ailes, qui étaient plissées,
grandissent et se déplissent par insufflation d’air dans les trachées.
.Je me permets d'élever un doute sur le mode de déplissement de
l’aile exposé par M. Landoiïs. C’est évidemment une hypothèse de sa
part, s’il attribue à l’action de l’air qui remplit les trachées, l’ac-
croissement et le déplissement de l’aile.
Il n'indique aucune expérience pour démontrer une pression
excentrique de l’air contenu dans les trachées. Mes observations
m'ont démontré que d’abord les moignons d’ailes avec lesquels le
papillon quitte la chrysalide, ne constituent nullement un organe
plissé et qui ne demande qu’à se déployer pour acquérir sa grandeur
et son épaisseur. Ce sont des moïgnons dilatables beaucoup plus
petits en périphérie et beaucoup plus gros en épaisseur que ne l’est
l'aile définitive.
On remarque un moment après l’éclosion du papillon des contrac-
tions du thorax qui accompagnent le développement des ailes. Ces
contractions font mouvoir les aïles et les applatissent pour ainsi dire
contre la résistance de l’air, mais elles exercent en même temps une
pression concentrique sur les liquides contenus dans le thorax. Ces
liquides doivent se répandre par cela même le long des vaisseaux et
vers la partie la moins résistante du corps. Il y a donc lieu de re-
marquer une injection vers les ailes; mais l’injection part-elle du
système trachéal ou du système circulatoire ? voilà la question.
Est-elle gazeuse, est-elle sanguine? Le système trachéal doit être
peu compressible à cause du filet spiral qui l’entoure. Le système
circulatoire, au contraire, ne peut offrir aucune résistance à la com-
pression thoracique.
Je croirais d'autant plus volontiers que c’est l'injection sanguine qui
joue le rôle principal dans le développement des aïles, que l’expérience
démontre que, si une blessure se produit ou est produite pendant le
développement de l’aïle, celle-ci saigne à l’instant. Jamais on ne voit
apparaître des bulles d’air dans ces gouttes de sang, et l’aile dé a
saigné une fois cesse dès ce moment de se développer.
RS
XXXI
M. Fondu fait la communication suivante :
« Dans son ouvrage sur les Lépidoptères du département des
Alpes-Maritimes, première partie, page 57, M. Millière dit, en par-
lant du Bombyx Cratægi, que « les chenilles qui passent l'hiver,
vivent sous une toile commune fixée aux petites branches. »
« Ilya là pour moi évidemment une erreur, à moins qu’en chan-
geant de latitude, le mode de transformation de cette espèce ne
change aussi complètement.
« J’élève le Cratægi depuis plus de dix ans; l’insecte parfait éclot
au plus tôt dans les premiers jours de septembre; la femelle pond de
* 50 à 75 œufs en chapelet ; ces œufs sont recouverts d’un léger duvet
et tiennent l’un à l’autre, ils éclosent du 15 mars au 15 avril selon
la température de l’année, et les petites chenilles vivent isolé-
ment.
« Si M. Millière le désire, je puis même lui envoyer un échantil-
Jon de ces œufs dont j’ai encore actuellement deux pontes. »
M. Lambrichs fait voir une variété mâle, très-remarquable par la
pureté de son dessin, de l’Apamea Testacea Hub. L° exemplaire à été
pris à Laeken le 27 août 1875.
La question mise à l’ordre du jour, celle de l’opportunité de sti-
muler les études fauniques locales est ensuite abordée.
M. Weinmann dit qu’en ce qui concerne les Lépidoptères, il y a
une réserve à faire. L'étude faunique, pour être sérieuse, devrait
porter sur les chenilles, la capture des papillons, à cause de leurs
habitudes vagabondes, pourrait amener bien des erreurs dans la
confection des catalogues locaux.
M. Colbeau craint que, si la Société entrait dans les vues propo-
sées par M. de Borre, elle ne verrait ses publications encombrées
d’une foule de petites listes faisant souvent répétition sans utilité.
Dans ce cas, il vaudrait mieux conserver manuscrits tous ces docu-
ments pour les faire servir à un catalogue général.
M. le D' Breyer dit qu’il est tout à fait favorable à la proposition ;
mais qu'il craint qu'elle ne reste parmi les pia desideria. Les grands
obstacles à la réalisation de ce but, ce sont : la concentration dans
la capitale de presque tous ceux qui travaillent aux progrès de
l’entomologie, l'isolement et le manque de facilités pour le petit
nombre de ceux qui habitent la province, enfin le très-grand nombre
de localités où il n’y a et il n’y aura sans doute de longtemps aucun
entomologiste à demeure.
M. Breyer dit encore qu'il faudrait faire attention pour les études
locales à certaines circonstances, dont l’oubli vicierait le travail.
Ce n’est pas sur la géographie politique, ni même sur la géographie
géologique que doit se baser la géographie des insectes, mais bien
plutôt sur la géographie botanique. Il faut ensuite partout tenir.
XXXII
grand éompte de beaucoup d'espèces que l’homme et ses cul-
tures traînent à leur suite. Il en cite quelques exemples. Les
grandes voies de communications ont aussi leur importance. Il est
manifeste que le chemin de fer du Luxembourg a enrichi la forêt de
Soignes de plusieurs espèces de Noctuelles, apportées peut-être par
des waggons à marchandises où quelques femelles s'étaient réfu-
giées pour passer le jour. Sorties le soir dans des localités éloignées
de leur point de départ, elles y ont fait leur ponte, d’où sont résul-
tées des captures inattendues pour les entomologistes de Bruxelles.
Il faudrait aussi se préoccuper plus qu’on ne l’a fait jusqu'ici de
l'abondance des espèces dans chaque localité, car il peut se faire
qu'il y ait des espèces communes en certaines localités qui devien-
dront très-rares dans des localités voisines, ou- même disparaitront
tout à fait, tandis que d’autres auront une répartition plus uniforme,
Il faudrait aussi étudier les rapports entre leur distribution en Bel-
gique et celle dans les contrées voisines.
M. Breyer dit en terminant qu'il s’est décidé à donner des faci-
lités pour remplir le but indiqué, dans l’arrangement qu'il vient de
commencer de la collection des Microlépidoptères de Belgique de la
Société. À la suite d’un ou deux individus bien étalés de chaque es-
pèce, il y aura place pour mettre des individus recueillis dans les
diverses localités par ceux de nos collègues qui voudront bien aïder
à ce travail faunique.
M. Roelofs dit que la présentation de travaux sur les faunes lo-
cales aurait peut-être souvent l'inconvénient de nous apporter des
listes d'espèces mal déterminées et que nous ne pourrions con-
trôler.
M. de Borre dit qu’en invitant ses collègues à s’occuper de la ques-
tion dont il s’agit, il ne s’est pas dissimulé qu’il y aurait, et des ob-
jections et des obstacles très-sérieux, mais qu'il croit qu'il vaudrait
mieux expérimenter et chercher à trouver le moyen d’éviter les ob-
stacles; sinon la Société n’entrera jamais dans la voie d’études ratio-
nelles. 11 a oui dire que l’un de nos plus savants confrères, M. le D'
Chapuis, est d'intention de publier un nouveau catalogue des Coléo-
ptères de Belgique. Il trouve ce projet regrettable. Car, quel que soit
le savoir et la compétence de M. Chapuis, chacun sait que cet ento-
mologiste est retenu à Verviers d’une manière continue par, les
devoirs de sa profession. Il s’ensuit donc que pour la faune de tout
le reste du pays, il ne pourrait se baser que sur les observations ma-
nuscrites ou orales d'autrui, lesquelles ont toujours une valeur très-.
diverse, très-discutable ; beaucoup d’entomologistes, lorsqu'il s’agit
d’un renseignement à donner, sont beaucoup trop prompts à dire
qu'ils ont pris telle espèce dans tel endroit, alors qu'ils n’ont, ni
soumis leurs captures à une détermination rigoureuse, ni tenu leurs
“
ÿ
à
L
|
* chasses et notes assez en ordre pour être sûrs de ne pas se tromper
quant aux localités. M. Chapuis ferait, à mon sens, un travail bien
_ meilleur, s’il nous donnait seulement la faune du territoire sur
lequel il peut continuer constamment par lui-même ses observations,
c’est-à-dire des environs de Verviers dans un certain rayon, avec
une carte explicative. Un pareil travail en provoquerait sans doute
d’autres et nous arriverions à mieux connaître notre faune entomo-
logique.
M. Colbeau fait remarquer que bien des ordres d’insectes ne sont
encore l’objet d'aucune étude chez nous et que ces travaux fauniques
resteraient longtemps avant d'aboutir.
. M. Van Volxem pense que, dans un territoire aussi peu étendu que
la Belgique, il n’y a guère de différences assez sensibles pour que les
travaux fauniques partiels aient beaucoup d'importance à être com-
parés. |
M. de Borre soutient qu’au contraire il y a de très-grandes diffé-
rences et que ce n’est que la voie suivie jusqu'ici, celle des catalo-
gues généraux, qui nous dissimule l’hétérogénéité faunique du pays.
Nos diverses régions diffèrent plus entre elles qu’elles ne diffèrent
des pays qui nous entourent.
_ En résumé, la Société semble d’avis que la proposition mise à
Pordre du jour est de nature à provoquer des travaux scientifiques
sérieux, mais, vu les obstacles signalés par plusieurs de ses mem-
bres, elle laisserait à l'initiative individuelle le soin d’étudier les
moyens d’écarter ces obstacles et d'entrer dans la voie indiquée, se
réservant toujours l'examen des travaux qui en seraient le résultat.
La séance est levée à 9 1/2 heures. .
Assemblée mensuelle du 7 mars 1874.
PRÉSIDENCE DE M. CANDÈZE.
Présents : MM. Boedt, Breyer, J.-B. Capronnier, Colbeau, Dufour,
Du Pré, Fondu, Giron, Lallemand, Lamarche, Lambrichs, Le Comte,
Mélise, Morren, Purves, Roelofs, Sandoz, de Sélys-Longchamps,
Vanden Broeck, Van Volxem, Weinmann et Preudhomme de Borre,
secrétaire.
MM. De Keyn, Fontaine et le prince de Looz-Corswarem ont fait
excuser leur absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 7 février est ap-
prouvé.
Le Président donne lecture d’une dépêche du Ministère de l’Inté-
rieur annonçant qu'un Arrêté Royal du 48 février dernier vient de
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T,. XVII, e
XXXIII
XXXIV
placer notre Société au nombre des Sociétés scientifiques et littérai-
res recevant un subside annuel de l’État pour les aider à continuer
leurs publications.
Correspondance.
M. A. Rogenhofer remercie la Société pour sa nomination de mem-
bre correspondant.
MM. Piochard de la Brülerie, Willain et Girard adressent les
mêmes remerciements pour leur nomination comme membres effectifs.
M. Ernest Queteletet sa famille font part dela mort de M. Ad. Quete-
let, directeur de l'Observatoire royal et secrétaire perpétuel de l’Aca-
démie royale de Belgique. Un grand nombre de membres de la Société
se sont fait un devoir d'assister aux funérailles de cetillustre savant.
M. le D’ Sclater, secrétaire de la Société Zoologique de Londres,
accuse réception du Tome XVI de nos Annales, annonçant en même
temps l’envoi de la collection des Proceedings de la dite Société, à
partir de 1861.
La Société des Sciences, de l’Agriculture et des Arts de Lille
annonce l’envoi de trois volumes de ses Mémoires, et transmet le
Programme des questions qu’elle a mises au concours.
La Société a également reçu le programme des concours pour 1875
de la Classe des Sciences de l’Académie royale de Belgique.
L'Académie Palermitaine des Sciences, Lettres et Arts remercie
pour l’envoi de nos publications.
La Société royale des Sciences de Saxe à Leipzig, l’Académie royale
des Sciences d'Amsterdam et la Société Entomologique de Russie
nous remercient pour l’envoi de nos Annales, et nous adressent leurs
publications.
La Société Royale Linnéenne de Bruxelles, en remerciant pour
l'envoi de nos Comptes-rendus, nous adresse les onze premières
livraisons du Bulletin qu’elle publie.
La Société Académique de Maine et Loire fait connaître que, depuis
le mois d’août dernier, elle nous a adresséen trois paquets, par l’in-
termédiaire du Ministère de l’Instruction publique de France, la
collection entière de ses publications, en 28 volumes. Elle remercie
pour l’envoi de notre tome XVI.
M. E. Deyrolle transmet le prospectus de la vente de la collection
de coléoptères de feu M. Guérin-Méneville, ainsi que le catalogue de
la vente aux enchères de la collection d’Oiseaux-Mouches de feu
M. Bourcier.
M. Tarnier, entomologiste à Dijon, transmet des catalogues d’in-
sectes et de livres d'histoire naturelle
L'album de la Société s’est accru des portraits-cartes de MM. Pio-
chard de la Brûlerie, Vallette, Weyers et Osten-Sacken.
|
|
|
XXXV
Ouvrages reçus pour la Bibliothèque.
4° L’Abeille. Mémoires d'Entomologie par M. $. À. DE MARsSEUL.
Monographie des Otiorhynchides, pages 393 à 459, titre et couverture.
Nouvelles et Faits divers; n°° 43 et 44. — 2 br. in-12.
Echange avec nos Annales.
2° Newman's Entomologist. N° 126 et 127. (Février et Mars 1874).
— Londres, 2 broch. in-8. l
Echange avec nos Annales,
3° Bulletin des séances de la Société Entomologique de France.
N°° 19 (14 janvier 1874), 20 (28 janvier 1874) et 21 (11 février 1874).
Echange avec nos Comptes-rendus.
4° BERTOLONT (CAv. Grus.) — Di una nuova Galla dell Eschia e
delle specie da aggiungersi alla Florula dell’ isola del Tino nel golfo
della Spezia ; Miscellanea entomologica-fitologica seconda. — Bologne,
1873, 1 broch. in-4° avec 1 pl.
Don de l’auteur.
5° Bulletin scientifique, historique et littéraire du Département du
Nord et des pays voisins. VI° année, n° 1 (janvier 1874). — Lille,
1874, 1 broch. in-8°.
Échange avec nos Annales.
6° Annuaire de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des
Beaux-Arts de Belgique. XL: année (1874). — Bruxelles, 1874, 1 vol.
in-12 avec 5 portraits.
7° Bulletin de l'Académie Royale des Sciences, des Lettres et des
Beaux-Arts de Belgique. T. XXXVI, N° 41 et 12. — Bruxelles, 1873,
2 broch. in-8° avec 2 planches.
Dons de l’Académie royale de Belgique ; échange avec nos Annales.
& Petites Nouvelles Entomologiques. N°° 94 (15 février 1874) et 95
(1° mars 1874). :
Don de M. Emile Deyrolle.
9° RoGENHOFER (A.) et Maxx (J.). — Neue Lepidopteren gesammelt
von Herrn J. Haberhauer. — Vienne, 1873, 1 broch. in-8°.
L ñ Don de M. A. Rogenhofer.
10° GoBerT (EmirE). — Catalogue raisonné des Insectes Coléoptères
des Landes (Cicindélides et Carabides).— Toulouse, 1873, 1 br. in-8°.
Don de l’auteur.
11° Dusors (Azpx.). — Les Lépidoptères de l'Europe, leurs chenilles
et leurs chrysalides ; 59° livraison. — Bruxelles, 1874, 1 broch. in-8°
avec 2 planches.
Don de l’auteur.
42° Stettiner Entomologische Zeitung. XXXV° année. N°° 1 à 3. —
Stettin, 1874, 1 broch. in-&,
Échange avec nos Annales.
13° Kawazx (J. H.). — Naturhistorische Andeutungen für die Revi-
sion des lettischen Bibeltextes. — 1 broch. in-12.
Don de l'auteur.
14° Mémoires de la Société des Sciences, de l'Agriculture et des Arts
XXXVI
de Lille, IT: série, vol. IX, X et XI. — Lille, 1872 sh 1873, 3 sal
in-8° avec 71 planches.
Échange avec nos Annales,
15° Société Malacologique de Belgique. Procès-verbal de la séance
du 1 février 1874.
Échange avec nos Comptes-rendus.
16° Monatsbericht der Küniglich. Preussischen Akademie der Wissen-
schaften zu Berlin. Décembre 1873. — Berlin, 1874, 1 br. in-8°.
Échange avec nos Annales.
A7 Annali del Museo Civico di Storia naturale di Genova. Vol. IV.
— Gênes, 1873, 1 vol. in-8° avec 4 planches.
Echange avec nos Annales.
48 Verhandelingen der Koninklijke Akademie van Wetenschappen-
Dertiende Deel. — Amsterdam, 1873, 1 vol. in-4° avec’11 planches.
49° Verslagen en Mededeelingen der Koninklijke Akademie van We-
tensuhappen. Afdeeling Natuurkunde. T° Reeks, VIT: Deel. — Amster-
dam, 1873, 1 vol. in-8° avec 13 planches. |
20° Jaarboek van de Koninklijke Akademie van Wetenschappen ge-
vestigd te Amsterdam voor 1872. — Amsterdam, 1 vol. in-8°.
Dons de l’Acad. R. des Sciences d'Amsterdam ; échange avec nos Annales.
94° Oversigt over det Kongelige Danske Videnskabernes Selskabs For-
handlinger og dets Medlemmers Arbejden à Aaret 1873, n° 1. — Copen-
hague, 1873, 1 br. in-8° avec 2 pl.
99° Lürren (Cr. FR.). — Bidrag til Kundskab om Arten af Slæg-
ten Cyamus Latr. eller Hvallusene. — Copenhague, 1873, 1 br. in-4°
avec 4 pins
Dons de la Société Royale Danoise des Sciences ; échange avec nos Annales.
23° Hardwickes Science Gossip. N° 111. (Mars 1874). 1 broch.
in-8°. ,
Échange avec nos Annales.
94° Bullettino della Societa Entomologica Italiana. Anno V°. Trim.
IV. — Florence, 14874, 1 broch. in-8°.
Echange avec nos Annales.
25° The Entomologists Monthly Magazine. N° 118. (Mars 1874),
1 broch. in-8°. ;
Echange avec nos Annales.
26° Bericht über die Verhandlungen der küniglich sâchsischen Ge-
sellschaft der Wissenschaften zu Leipzig. Mathematisch-physische Classe.
Années 1867, fase. I à IV ; 1868, f. I à III, 1869, f. I à IV, 1870, f.
Là IV, 1871, f. I à VII, 1872, f. I à IV et supplém., 1868, f. I et IL.
— Leipzig, 1867 à 1873, 17 broch. in-8° avec 50 planches.
Don de la Société Royale des Sciences de Saxe ; échange avec nos Annales.
27 JekEL (HENRI). — Coleoptera Jekeliana, adjecta Eleutheratorum
Bibliotheca. Énumération systématique et synonymique des Coléoptères
européens et exotiques composant la collection de Henri Jekel. Observa-
tions critiques. Descriptions d'Espèces nouvelles. Reproduction et tra-
duction de genres et espèces publiés dans des ouvrages rares français et |
" N
\ ”. A
PE he
| LS it A ae à
or XXXVII
(1 étrangers, de manière à former insensiblement la Bibliothèque du Coléo-
… ptériste. — Livraison I. — Paris, 1873, 1 broch. autographiée in-8.
280 —— Note sur les genres Peribleptus Schh., Paipalesomus Schh.
et Paipalephorus Jekel. — Paris, 1872, 1 broch. in-&e.
29° —— Note sur le genre Pterygomus, nouvelle coupe de Curculio-
nides-Cryptorhynchides du groupe des Sophrorhinides Lac. — Paris,
1873, 1 broch. in-&.
Dons de l’auteur.
30° Bulletin de la Société Royale Linnéenne de Bruxelles. Années
1872 et 1873 (livr. I à V).— Bruxelles, 1872-73, 11 broch. in-8 avec
1 portrait.
Don de cette Société; échange avec nos Comptes-rendus.
31° Bulletin de la Société Vaudoise des Sciences naturelles. 9° série,
vol. XII, no 71.— Lausanne, 1874, 1 broch. in-8° avec 3 planches et
4 tableaux géologiques. :
Echange avec nos Annales.
. 32° Horæ Societatis Entomologicæ Rossice. T. IX, n° 3 et 4. —
… St-Pétersbourg, 1873, 2 broch. in-8° avec 9 planches.
Echange avec nos Annales.
33° DE SÉLYS-LONGCOHAMPS (BARON EDm.). — Notice sur Constantin
Wesmael. — Bruxelles, 1874, 4 broch. in-12 avec portrait.
349 —— Additions au Synopsis des Cordulines. — Bruxelles, 1874,
1 broch. in-8°.
Dons de l’auteur.
Des remerciements sont votés aux donateurs.
Rapports, lectures, communications.
M. de Borre donne lecture de son rapport et de celui de M. Pur-
ves sur la notice de M. Putzeys, relative aux Cicindèles et Carabiques
recueillis à Antigua par M. Purves. Le rapport de M. Purves conte-
nant, pour la plupart des espèces décrites par M. Putzeys, des détails
intéressants sur leurs mœurs, la Société décide que ce rapport sera
communiqué à l’auteur de là note.
M. Roelofs dit qu’ilespère pouvoir présenter à la prochaine séance
un travail semblable sur les Curculionides rapportés par M. Purves,
parmi lesquels il a trouvé de bonnes espèces.
M. de Sélys-Longchamps demande la parole et donne lecture du
travail suivant :
SUR L'ABERRATION ICHNUSOIDES DE LA VANESSA URTICÆ
par M. DE SELYS-LONGCHAMPS.
Notre savant collègue le D" Boisduval vient de publier dans la
Revue et Magasin de Zoologie (décembre 1873, n° 12, page 409) une
notice intéressante intitulée : Aberration de la Vanessa Urticæ (Aber.
atrebatensis), accompagnée d’une belle figure coloriée (pl. XVII, f. 1.)
Comme cette variété accidentelle n’est autre que celle que j'ai
XXXVIII
nommée ichnusoides, je crois bon d’en présenter chronologiquement
la synonymie :
1° 1837. Vanessa urticæ var. ichnusoides, de Selys (Catal. des Lé-
pid. ou Pap. de la Belgique, p. 18, Liége 1837.)
Je la signalais par ces lignes : « Cette variété accidentelle très-
» singulière a été prise une seule fois à Huy. Les taches des ailes
» supérieures ne sont qu'aunombre de quatre comme chezla Vanessa
» ichnusa de Corse, dont elle imite tout à fait les caractères. Elle fait
» partie de la collection de M. Ch. Donckier. »
20 1844. Vanessa urticæ var. ichnusoides, de Selys (Énumération
des Ins. Lépid. de la Belgique, dans le T. I1des Mém. ” la Soc. Roy.
des Sc. de Liége, page 31 des tirés à part).
Je reproduisais le signalement basé sur la circonstance que, par le
nombre des taches noiresdes ailes supérieures, elle rappelle l’ichnusa
et j'ajoutais: « elle est en outre atteinte de mélanisme dans une,
» grande partie des ailes inférieures. »
3° 14857. Vanessa urticæ var. ichnusoides, de Selys (Catalogue des
Ins. Lépid. de la Belgique. Ann. Soc. Ent. Belge. T. I, page 22).
J’ajoutais encore : « M. Dutreux en a observé un second individu à
» Nancy et un troisième à Berne. »
4° et 5° 1859. Vanessa urticæ var. ichnusoides, de Selys (Ann. Soc.
Ent. de France, 3° série, tome 7, 1859; bulletin de la séance du
27 avril, page XCII). J’annonçais qu’un très-bel exemplaire a été
pris à Longchamps sur Geer au commencement de novembre 1857
par mon fils Walthère de Selys, et que cette variété est figurée par
Herrich-Schäffer (Tab. 414, fig. 549-550). L’exemplaire figuré a été
pris à Greifswald par M. Pogge. Ses ailes inférieures sont entière-
ment noirâtres, excepté la série marginale de taches bleues, qui
n’est atteinte de mélanisme dans aucun des six exemplaires connus
de notre aberration. Le D' Staudinger, dont le Catalogue est d’ordi-
naire si complet, n’a cité, ni mon aberration ichnusoides, ni la figure
d’'Herrich-Schäffer, qui ont échappé également au D' Boisduval.
Dans la note ci-dessus publiée, je disais encore que l’ichnusoides
est tout à fait analogue aux variétés de polychloros (testudo) figurées
par Ernst et Engramelle.
6° 4875. Vanessa urticæ ab. atrebatensis, Boisd. (loco suprà ci=
tato).
Dans sa notice l’auteur mentionne qu'il l’a vue récemment dans la
collection de M. Delamme à Arras, où cet entomologiste l'avait prise
au mois de septembre sur les fortifications de la ville.
« Cette aberration, dit-il, a tout à fait le port de la V. urticæ. Ses
» ailes supérieures, dont la bordure est plus large que dans l’état
» normal, sont marquées seulement de grosses taches noires dont la
» seconde costale est de beaucoup plus large, et suivie de deux petits
XXXIX
» points blancs, comme dans les individus ordinaires. Les ailes infé-
» rieures sont entièrement d’un brun noir, traversées un peu au-
» delà du milieu par une rangée de cinq petites taches jaunes oblon-
» gues. Le dessous n'offre rien de remarquable. »
La figure donnée correspond à cette description, si ce n’est qu’elle
montre la rangée terminale ordinaire de taches bleues. Cette image
est identique avec mon type, excepté que la bande antéterminale
fauve des aïles inférieures est réduite à cinq petites taches isolées.
Pour compléter la description, je dirai que, chez tous les exemplaires
observés jusqu'ici, les taches noires des ailes supérieures sont ainsi
disposées : la première (costale) est comme chez les individus nor-
maux ; la seconde (également costale) est énorme, parce qu’elle est
formée: par la réunion des deux taches ordinaires, mais cette réunion
n’est pas complète, la séparation, aussi bien chez nos exemplaires
que chez celui figuré par le D' Boisduval, se distingue parfaitement
par une nuance brunâtre, qui remplace le jaune de l’urticæ. C’est
pourquoi dans mes signalements, j’ai parlé de quatre taches au lieu
de trois que compte M. Boisduval; enfin la dernière tache noire,
placée à mi-chemin du bord interne des aïles supérieures, est plus
large que de coutume, presque comme chez la race polaris Stgr., de
Laponie. Dans les cinq exemplaires connus de l’ichnusoides, les deux
points noirs discoïdaux des mêmes ailes ont disparu, comme chez les
types de l’ichnusa de Corse (on sait que cette race en montre parfois
des vestiges, comme chez la race turcica Stgr., de Turquie.)
Il est curieux de constater que notre aberration accidentelle
ichnusoides, si rare en Belgique et dans l’Est de la France, reproduit
un mélange de caractères propres à deux races locales, dont l’une est
des îles de la Méditerranée, et l’autre de la zone glaciale.
Un caractère est à noter : c’est que la bordure noire antéterminale
des premières ailes est oblitérée vers le sommet. Je suis presque
porté à croire, en ce qui concerne ces ailes, que les parties noires
disparues des deux points discoïdaux et du sommet ont en quelque
sorte glissé, et qu’elles sont venues augmenter l'étendue de la 2° et
de la 3° tache costales, ainsi que de la tache médiane du bord interne.
Je suis d’autant plus disposé à émettre cette supposition, que j'ai
sous les yeux, dans l’ouvrage d’Engramelle, trois figures de l’aberra-
tion Testudo Esper., pl. 73, 1-2, (pyrrhomelæna Hübner, 845-846, nec
pyrrhomelas Freyer, 159, 11.) appartenant à la V.polychloros, dont les
caractères sont, comme chez l’ichnusoides : aux ailes supérieures, la
suppression d’une partie des points discoïdaux et la réunion de la 2°
et de la 3° tache costale, — et aux ailes inférieures, un mélanisme
plus ou moins étendu. (Voyez Engramelle, pl. LV, Suppl. 1, fig. 3,
k. 1. — pl. LXXX, Suppl. 2, fig. 3 ». »., et pl. XVIIT, Suppl. 3.
fig. 3,0. p).
XL
Le D" Boisduval, dans son nouvel article, dit avec raison que, chez
les Vanesses, les aberrations se reproduisent assez généralement de
la même façon, et il cite la polychloros dont je viens de parler, la
var. de C. album, maculis effusis, et la var. de V. cardui nommée elymi
par Rambur. On peut à la rigueur rapporter à cette dernière
l’aberration de cardui prise en Belgique par M. Freyn-Tombelle de
Namur, et que j'ai signalée dans nos Bulletins.
Une discussion assez longue s’engage entre les lépidoptéristes pré-
sents à la séance, relativement aux diverses variétés etaberrations
des Vanessa Urticæ, Polychloros, Cardui et C.-album.
Il est donné lecture de la note suivante, que le secrétaire à reçue
au commencement de ce mois de M. le baron de Harold :
Les questions sur le droit de priorité, sur celui de changer les
noms faisant double emploi, ainsi que plusieurs autres sur la nomen-
clatureentomologique demandent à être exposées d’une manière plus »
détaillée que je n’aipu le faire dans ma dernière lettre. J’y reviendrai
donc dans ‘une note que je prépare pour les Coleopterologische Hefte,
et cette fois-ci j'aurai encore l’avantage de pouvoir mettre à profit
les objections très-judicieuses que vous avez faites en combattant
mes idées. Pour le moment, permettez-moi seulement d’attirer votre
attention sur un point où un malentendu paraît vouloir s'établir.
Vous semblez exiger, avec M. de Kiesenwetter, la connaissance des
objets eux-mêmes quand il s’agit d’un changement de noms. Or,
cette condition, parfaitementraisonnable, et j’ajouterai même indis-
pensable dans certains cas, ne peut pas même être prise en consi-
dération dans d’autres. Si j'ai changé le nom de Cryptocephalus im-
perialis Fabr. (nec Laïchart.) en prümarius, j'ai dû consulter et
comparer les deux descriptions de Fabricius et de Laicharting avec
les deux Cryptocephalus en question, pour m’assurer du fait, que
Fabricius s'était trompé en rapportant son espèce à celle de Lai-
charting. Voilà un cas où la connaissance des objets eux-mêmes était
de rigueur. Mais si je trouve, en dressant la liste des espèces du
genre Cryptocephalus pour mon Catalogue, deux Cr. pulchellus, lun
décrit par Saunders et redécrit par Suffrian dans le Vol. XIII de la
Linnœa entomologica, l’autre décrit comme nouveau par Suffrian lui-
même, dans le Vol. II de l’ouvrage cité, si l’un de ces Cryptocephalus
habite l'Australie, et l’autre la Sicile, alors je me crois en droit de
changer le nom postérieur en celui de blandulus (Col. Heft. X, 1872,
pag. 254), quand même je ne connais in natura ni l’une ni l’autre
des deux espèces en question. Voilà un cas où la connaissance des ob-
jets eux-mêmes n'entre pour rien du tout dans la question, car ici
nous n’avons absolument à nous occuper que des noms, et non des
descriptions. Enfin, dans de pareils cas, je ne puis voir aucune néces-
.
X£I
_ sité d’avoir une nouvelle description à ces nouveaux noms. S'il ne se.
trouve cité après le Cryptocephalus primarius Harold que : Col. Heft. X,
p.254, où le changement a été publié, c’estexactement la même chose
que s'il n’y a cité après le Cryptocephalus sericeus Linné que : Syst.
Nat., ou : Faun. Suec. Pour trouver une description suffisante, re-
connaissable, il faudra avoir recours dans un cas comme dans l’autre
à un ouvrage descriptif. Il ne faudra donc jamais confondre l’auteur
d’un nom avec l’auteur d’une description, ni exiger de l’un ce qui ne
convient qu'à l’autre. Je me suis du reste étendu assez longuement
sur cette matière dans un article sur la nomenclature entomologique
(Col. Heft. VI, p. 51 et 52), où je crois avoir prouvé que le premier
_ nom d’un insecte et sa première description sufisante sont deux
$ choses parfois différentes et indépendantes l’une de l’autre. »
M. L. Quaedvlieg adresse à la Société la note suivante :
Les lois de la nomenclature étant de nouveau l’objet des discus-
sions de mes honorables collègues, je crois bien faire en signalant à
leur attention un petit travail intitulé :
The Object and Method of Zoological Nomenclature, by David
Sharp. Londres, novembre 1873.
Dans cette brochure, l’auteur examine d’abord le système de no-
menclature actuellement en vigueur.
Linné à ainsi posé la base de son système : « La botanique (ou la
zoologie, suivant le cas) a deux objets en vue : classer et nommer les
plantes ; et ce n’est qu'après qu’une plante est classée qu’on peut lui
donner un nom. « Fundamentum botanices duplex est : dispositio et de-
nominatio.… dispositio est denominationis fundamentum. (Philosophia
. botanica, p. 97). » Et il mettait sa méthode en pratique. Il établis-
sait une classification analytique, puis il dressait un système de noms
d’après sa classification. Pour lui, les genres étaient les unités de la
nature, les espèces étaient des fractions des genres. Dans le commen-
cement même, les genres seuls recevaient de Linné un nom particu-
lier. Plus tard, il sentit la nécessité de désigner par des noms diffé-
rents les diverses espèces d’un genre; mais il ne cessa pas de les
D... comme des fractions, les genres restant la base de la no-
enclature.
Ce système, encore en vigueur aujourd’hui, à un défaut grave;
c’est d'être intimement lié à la classification ; de plus il est fondé sur
un principe fort discutable.
Depuis Linné, la classification à subi un remaniement complet,
LM res qu'il avait érigés ont été divisés, subdivisés, corrigés ; un
nombre considérable de genres ont été créés, qui à leur tour ont subi
des modifications à l'infini.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T,. XVII, Î
XLII
La classification subissant des diet sa considérables, la
nomenclature a dû en éprouver de correspondantes. Une espèce
décrite par Linné sous le nom de Scarabœus vernalis devient Geotru-
pes vernalis Latreille, puis Sternotrupes vernalis Jekel, enfin Trypo-
copris vernalis Mulsant. Maïs, dira-t-on, le nom spécifique n’a pas
changé? Le terme nom spécifique est une équivoque, répond M. Sharp.
Le mot vernalis n’est pas le nom de l'espèce ; il n’en est que la moi-
tié. Pour qu’une espèce soit suffisamment désignée, il faut, dans la
nomenclature aëtuelle, non pas seulement le nom spécifique, mais la
réunion du nom générique et du nom spécifique, que M. Sharp com-
pare, non sans raison, le premier au dénominateur, le second au
numérateur d’une fraction. L’un des deux variant, l’expression
totale n’est plus la même.
Or, il n’est personne, je suppose, qui croie que la science ait dit
son dernier motrelativement à la disposition des animaux en genres.
Il y a toute apparence que nos genres actuels subiront encore
maintes modifications. Si donc on continue à suivre la nomenclature
actuelle, on arrivera à avoir pour une seule espèce une effroyable
kyrielle de noms. Il est urgent de mettre une barrière à cette multi-
plication des noms.
Le système de nomenclature repose, avons-nous dit, sur un prin-
cipe faux ; c’est que les genres sont considérés comme les bases de
la nomenclature; la nomenclature des espèces devenait par consé-
quent analytique. L'expérience à montré que le sens du mot genre a
varié considérablement depuis Linné, puisque les genres linnéens ont
été divisés à l'infini. Il faut donc choisir pour base de la nomencla-
ture un degré de la classification tel que l’accord soit le plus com-
plet possible sur l'interprétation qu'il faut lui donner. Le plus sûr
eût été évidemment de prendre pour base le nom de l'individu. Mais
ceci conduirait à un système impraticable. On prendra donc pour
base le nom de l'espèce, parce que, quoique les avis soient fort par-
tagés sur le sens du terme espèce, ils le sont cependant beaucoup
moins que sur le sens du terme .genre, ou de tout autre degré de la
classification. Donc, M. Sharp soutient que la base de la nomenclature
zoologique est un ensemble simple, permanent et universellement adopté
de noms d'espèces. En conséquence de ce principe, M. Sharp appellera
le Sternotrupes vernalis : Scarabœus vernalis Lin. Notre Vanesse de
l’ortie redeviendra : Papilio urticæ, et ainsi du reste.
Tel est le système préconisé par M. Sharp. Pour ma part, je le
considère comme parfaitement logique, et je crois que, s’il était gé-
néralement adopté, 1l empêcherait nos listes synonymiques de s’al-
longer outre mesure, ce qui,avec notre système actuel, ne peut man-
quer d'arriver.
Cependant, je demanderai à M. Sharp quel avantage il trouve à
ae :
"7
»
:
à
Ÿ
XLIII
ce qu’une espèce porte un nom formé de deux mots. Qu'il tolère le
maintien des deux noms pour les espèces déjà décrites, c’est très-
bien. Mais pourquoi faut-il que ceux qui, dans l’avenir, décriront
des espèces nouvelles, doivent employer deux mots pour consti-
tuer le nom de chaque espèce ?
Mais, avant de discuter sur les conséquences du principe énoncé
par M. Sharp, il faudrait que le principe fût adopté, au moins par
une fraction notable des zoologistes, sinon par la totalité. Je me
borne donc pour le moment à recommander à mes collègues la lec-
ture de l'ouvrage de M. Sharp, et la méditation de ses raisonne-
ments.
Outre la partie générale dont je viens de donner un rapide aperçu,
ils iront avec intérêt l’exposé des opinions de l’auteur sur les ques-
Ms qui, aujourd’hui, divisent le plus les nomenclateurs : Choix
des noms, changements des noms établis, loi de priorité, etc.
M. Sharp est d’une tolérance extrême quant au choix des noms :
Grec, latin, anglais, russe, iroquois, barbarismes, sobriquets, fautes
d'impression, 1l adopte tout. Il parle bien de quelques conditions
telles que la brièveté, l’euphonie, etc,, mais comme de qualités dési-
rables et non indispensables. Pour moi, sans vouloir toucher aux
noms abracadabrants dont 1l a plu à à quelques auteurs de décorer
les espèces qu'ils ont décrites, je trouve que Messieurs les savants
auraient pu tout aussi aisément employer des noms qui n’eussent pas
excité l’ire des partisans des noms classiques, ni meurtri les oreilles
de ceux qui ne sont pas familiarisés avec les douceurs de la langue
russe.
. Je ne m’arrête pas davantage à ces questions cent fois débattues.
Je dirai seulement un mot de la nomenclature des variétés.
M. Sharp, se basant sur ce fait que le terme variété à un sens très-
vague, trouve qu'il y aurait des mconvénients, dans l’état actuel de
nos connaissances, à donner des noms aux variétés. Il préfère que
chaque forme différente du type soit désignée par des indications
telles que celle-ci : var. A. 2 Mulsant, ou par la localité, si c’est une
variété locale. Il y aurait place ici pour une dissertation sur la mé-
thode d’après laquelle on dénomme aujourd’hui les espèces, méthode
que Sharp expose dans sa brochure. Nous voyons que c’est en grande
partie le hasard et l’arbitraire qui décident quelle forme sera consi-
dérée comme forme typique, quelle forme sera considérée comme
dérivée. La science peut fort bien ne pas ratifier le choix fait par le
hasard ou par celui qui a décrit l’espèce en question (1). Mais ce
n’est pas à un débutant à approfondir des questions d’une impor-
(1) Comparez à Ernst Hofmann : Isoporien der Europäischen Tagfaller. — Stutt-
gart, 1875, p. 45.
ne
XLIV
4
tance aussi considérable. Je me bornerai donc à demander, si, en
présence des changements que l’étude des origines des espèces .
- peut produire, en présence de la nécessité où se trouve le géoné-
miste de citer fréquemment les variétés locales, 1l n’y aurait pas
avantage à donner aux formes les plus importantes d’une espèce des
noms tels que, à l’occasion, ils puissent sans difficulté devenir le
nom spécifique, et que, dans tous les cas, ils soient d’un usage com-
mode pour les recherches sur l’histoiré et la géographie des orga-
nismes.
Je termine ici cette analyse peut-être déjà un peu longue, et dans
tous les cas impropre à faire ressortir comme je le voudrais le rai-
1
:
|
j
|
sonnement de M. Sharp. Si elle engage quelques-uns de mes es À ‘4
gues à lire l'ouvrage de ce savant; je croirai avoir atteint mon
Je serais heureux de voir discuter d'une façon sérieuse les conclu-
sions de cette brochure. Si ensuite elles sont adoptées, tant mieux
pour tous ; si elles ne le sont pas, tant mieux pour moi, qui en suis
partisan aujourd’hui et qui aurai pu constater mon erreur. Un grand
écrivain a dit que apprendre que l’on a tort, c’est toujours apprendre
quelque chose.
M.de Borre dit, en terminantla lecture de cette analyse, que notre
jeune collègue, M. Quaedvlieg, lui semble s’être laissé un peu trop
séduire par des propositions d'innovations excentriques, ou du moins
très-peu pratiques. S’il en a le temps, dit-il, il compte porter à son
tour son jugement sur ce nouveau tison de discorde lancé par notre
collègue d'Écosse dans les querelles de nomenclature.
M. Maurice Girard adresse la note suivante :
Je prie la Société entomologique de Belgique de vouloir bien me
permettre l'insertion dans son Bulletin de quelques indications d’un
intérêt véritablement général, ce qui est mon excuse pour leur pu-
blicité dans divers recueils. On se préoccupe beaucoup de l’introduc-
tion en Europe du ver à soie du chêne du Japon (Attacus yama-maï,
G.-Mén.), qui peut changer en soie la feuille de nos chênes, dont
l'éducation est essayée en France, en Allemagne, en Angleterre, et
peut parfaitement réussir en Belgique, puisque M. de Sauley à à Metz,
à peu‘près dans les mêmes isothermes, élève cette espèce depuis
huit à neuf ans. Or, plus on approche des limites septentrionales du
chêne, plus se présente le grave inconvénient d’une éclosion préma-
turée des œufs de ce papillon avant le développement des feuilles de
cet arbre si tardif, de sorte que les petites chenilles meurent de faim
ou devierinent débiles et maladives, si l’on ne peut leur offrir que de
trop jeunes feuilles ; tous les amateurs de Lépidoptères savent que
les chenilles doivent être nourries avec des feuilles bien épanouies.
Comme la graine de cette précieuse espèce est cotée aujourd’hui à
.
*.
\
178
XLV
16 fr. le cent, on comprend que beaucoup de personnes hésitent de-
vant une dépense considérable, qui doit être perdue si les petites
chenilles meurent ; il est certain d’autre part qu’il faut élever un peu
en grand si on veut être certain de compenser toutes les causes
de perte dans l’éducation de ce ver à soie, peu acclimaté encore en
Europe, et avec lequel une filature de cocons de 50 p. c. des chenilles
doit se regarder comme un succès. J’ai eu l’idée de retarder les œufs
par .la glace, et j'ai expérimenté en ce sens à la fin de l’hiver
de 1873. Il y avait de ma part une hésitation bien légitime sur le ré-
sultat final, car la petite chenille du yama-maï est formée dans l’œuf
quinze jours après la ponte, comme l’a reconnu le premier . M: Cor-
nalia, tandis qu’il en est autrement dans le ver à soie du mürier, où
glaçage des œufs est une pratique reconnue bonne.
. Aujourd’hui l'expérience a parlé, et ces œufs glacés ont donné de
bons résultats, notamment à Ferrussac, dans la Lozère (France), par
600 m. d'altitude. M. Le Doux, à qui j'avais remis la graine ainsi retar-
dée à volonté, à obtenu de très-beaux cocons. C’est donc un conseil
que je puis donner en toute certitude aux personnes qui voudront
essayer ces éducations, etnepas s’exposer au mécomptede voir mourir
au début les jeunes vers sans aliments. Il me paraît également utile
de faire connaître la petite glacière très-simple dont je me sers, et le
moyen de disposer les œufs convenablement, ceux-ci devant remplir
à la fois la condition d’être maintenus à la température zéro, ce qui
suspend le mouvement vital, et bien secs, ce qui empêche le déve-
loppement des cryptogames de la moisissure, amenant bientôt la
mort. Une grande fontaine de cuisine en grès est placée au milieu
d’un tonneau, etle pourtour, ainsi que le couvercle, sont remplis, sur
une épaisseur de deux décimètres environ, de filasse, ou mieux de co-
ton cardé, substance qui empêchele gain de chaleur par rayonnement
des corps voisins. Le robinet, par lequel sortira l’eau de la fusion
de la glace, débouche hors du tonneau à sa partie inférieure.
A l’intérieur de la fontaine est une grande boîte de fer-blanc pris-
matique, de manière à laisser des vides anguleux entre elle et les
parois cylindriques de la fontaine. Enfin dans cette boîte, on intro-
duit un grand bocal de verre cylindrique, à large goulot fermé pars
un bouchon de liége, (un de ces bocaux servant à placer les fruits
conservés à l’eau de vie). On suspend au bouchon, à l’intérieur, des
séries de sachets de gaze contenant les œufs, qui resteront toujours
ainsi dans l’air sec et froid.
Il suffit chaque semaine de déboucher quelques instants le grand
bocal que l’on retire au dehors, afin de donner aux œufs une provision
d’air suffisante. On jette quelques gros fragments de glace dans les
angles ménagés entre la fontaine de grès et la boîte de fer-blanc, on
referme au-dessus le couvercle tamponné de coton du tonneau, et
XLVI
1 kilogramme de glace suffit pour deux à trois jours, avant fusion
complète, le tonneau étant placé à la cave ou dans un sous-sol frais.
Je recommande ce petit appareil, que j’ai emprunté au laboratoire
de M. Pasteur, aux amateurs qui voudront retarder ou l’éclosion
des chrysalides, ou celle des œufs de Lépidoptères méridionaux jus-
qu’à l’apparition dés feuilles dans nos climats tardifs.
Après cette lecture, une discussion sur la question du retardement
des éclosions par le froid artificiel et sur la résistance au froid de
l'embryon à ses diverses périodes de développement s'établit entre
MM. Breyer, Candèze, Weinmann, Van Volxem et plusieurs autres
membres présents. L'opinion qui prévaut parmi eux, est celle qu'il
ne faudrait pas accepter d’une manière absolue le principe de ce re-
tardement artificiel comme pouvant donner dans tous les cas les ré-
sultats qu’on lui demande; son application faite indifféremment à
tous les moments du développement de la chenille dans l’œuf ne sau-
rait, pensent-ils, aboutir constamment comme dans le cas où elle a
réussi à M. Girard.
M. le D' Breyer fait remarquer qu’une espèce qu’on aura réussi à
retarder pendant plusieurs générations, se pliera de plus en plus à
ce retardement.
M. R. Vallette envoie la description suivante d’un petit appareil
inventé par lui pour lui pour la chasse sous les écorces :
Petite nappe pour la chasse des coléoptères sous les écorces.
Cette petite nappe, dont la longueur peut varier suivant lagrosseur
des arbres dont on a l'intention de fouiller les écorces, est en toile
blanche, et tendue par deux tiges de fer ou d’acier, qui la terminent
à droite et à gauche, et dont les pointes peuvent s’enfoncer dans
l’arbre. Ce nouveau petit ustensile n’est pas, je crois, inutile ; car,
lorsqu'on chasse sous les écorces, on s'expose à perdre bien des in-
sectes, alors même qu’on étend au pied de l’arbre que l’on fouille,
une nappe destinée à recevoir les débris que l’écorçoir détache du
tronc. Cette manière, en effet, d'étendre une nappe par terre, ne
uplit pas complètement le but qu'on se propose; car, n’étant point
suffisamment tendue, elle laisse un passage aux insectes qui tom-
bent, entre elle et le bas du tronc, qui le plus souvent est très-irré-
gulier et plus ou moins difforme.
Outre l'utilité que cette petite nappe peut offrir comme premier
avantage, elle en à un second : celui de n'être point embarrassante ;
elle n’exige qu’une chose, c’est que l’on emporte un écorçoir (or, ceci
est indispensable pour la chasse aux écorces), afin de s’en servir pour
enfoncer les petites tiges dans le corps de l’arbre dont on se propose
de visiter l’écorce.
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XLVII
M. le D’ Breyer dit qu’il ne trouve pas que cet ustensile puisse être
considéré comme une invention nouvelle. C’est un de ces mille ins-
truments de chasse que tout chasseur improvise tous les jours, en y
ajoutant des variantes, suivant sa sagacité personnelle.
M. de Borre préférerait de beaucoup à cette nappe la nappe en ta-
blier que nous indiquait l’année passée M. Le Brun, nappe qui s’atta-
che d’un côté à la ceinture du chasseur et de l’autre se fixe à l’arbre.
En empruntant à M. Vallette ses pointes d’acier, que M. le Brun
n'avait pas imaginées, on perfectionnerait encore le tablier.
Il est donné lecture du travail suivant :
ISOPORIEN DER EUROPÆISCHEN TAGFALTER, VON ERNST HOFMANN,
n (Extrait des Würtemb. naturwissenschaftl. Jahresheften, 1873)
Analyse par Louis QUAEDVLIEG.
D’après le D' Jägers, la faune de l’Europe moyenne se compose de
trois éléments :
- 1° Les espèces qui habitaient l’Europe pendant l’époque glaciaire,
et qui, maintenant, sont restreintes aux Alpes et aux hautes lati-
tudes boréales (faune glaciaire).
9 Les espèces qui, pendant l’époque glaciaire, s'étaient retirées
dans le territoire méditerranéen, et qui, depuis, ont repassé les
Alpes (faune méditerranéenne).
8° Un grand nombre d'espèces i immigrées du Nord de l’Asie (faune
sibérienne).
M. Ernst Hofmann, dans l’ouvrage que j’ai sous les yeux, se pro-.
pose de rechercher comment les idées de M. Jägers s'appliquent à
la distribution des lépidoptères diurnes. Pour cela il se base sur un
vaste ensemble de faunes locales. — Pour la Belgique il à choisi
l'Énumération des insectes lépidoptères de la Belgique, publiée en 1845,
par notre savant collègue, M. de Sélys-Longchamps. 88 Rhopalo-
_ cères y sont cités ; des recherches postérieures en ont porté le nom-
bre à 101, énumérées dans le Manuel que j'ai publié en 1873.
Il paraît incontestable que, pendant la période glaciaire. la faune
de l’Europe moyenne a dû être très-pauvre, surtout en fait de lépi-
doptères diurnes. Un coup d'œil jeté sur la faune des régions
boréales suffit pour nous en convaincre. Au-delà des Alpes, la faune
doit avoir subi un appauvrissement analogue et, parmi les espèces
qui peuplent aujourd’hui la région méditerranéenne, un petit nom-
bre seulement ont pu y subsister pendant la période glaciaire.
Quand le climat devint moins froid, les espèces glaciaires durent
se retirer des plaines de l’Europe centrale, qui reçurent une popu-
lation nouvelle, produite par une double immigration :
1° Des espèces que l’époque glaciaire avait chassées au delà des
Alpes, repassent ces montagnes et reprennent possession de leur
ancien domaine, l’Europe moyenne et septeutrionale.
XLVIII
2% Une grande quantité d'espèces asiatiques pénètrent en Europe. -
Staudinger, dans son Catalogue, cite 456 diurnes comme appar-
tenant à la faune du territoire européen; de ce nombre, 281 appar-
tiennent à la faune de l’Europe proprement dite. M. Hofmann les
divise comme suit :
1. Espèces Europeo-Sibériennes . . . . 173
2. a. Espèces Europeo-Asiatiques . . . 39
b. Espèces Europeo-Afro-Asiatiques. . 12
3. Espèces Europeo-Africaines . . . . 8 {
4. Espèces Européennes pan Fe 21
5. Espèces Alpines . . . ARE TRUE E 23
érRepeces Harédles. un 87 NRA 5
Total: .+:-"1981 ;
Les espèces connues jusqu’à présent en Belgique se répartissent
dans les catégories suivantes :
1. Espèces Europeo-Sibériennes. . . . 89
2. Espèces Europeo-Asiatiques . . . . 7
3. Espèces Europeo-Afro-Asiatiques. 6
1. Espèces EUROPEO-SIBÉRIENNES.
Papilio Podalirius L.
Lycæna Hylas Esp.
Argynnis Ino Esp.
P. Machaon L. L. Damon Schiff. A. Latonia L.
Aporia Cratægi L. L- Argiolus L. A. Aglaia L.
Pieris Brassicæ L. L. Minima Fuessl, A. Niobe L,
P. Napi L. L. Semiargus Rott. A. Adippe L.
P. Rapæ L. L. Cyllarus Rott. A. Paphia L,
P. Daplidice Esp. L. Alcon F. Erebia Medusa F,
Anthocharis Cardamines L. L. Arion L. E. Ligea L.
Leucophasia Sinapis L, Apatura Iris L. E. Aethiops Esp.
Colias Palæno L,. A. Ilia Schifr. Satyrus Briseis L.
C. Hyale L. Limenitis Populi L. Pararge Mæra L. .
C. Edusa F. L. Sibilla L. P. Megæra L.
Rhodocera Rhamni L. Vanessa Levana L. Epinephele Hyperanthus L.
Thecla Betulæ L. V. C-album L. Cœnonympha OEdippus F. (1)
Th. Spini Schifr, V. PolychlorosL. C. Hero L.
Th. W-album Knoch, V. Urticæ L. C. Arcania L.
Th. Ilicis Esp, \' PS LA C. Pamphilus L.
Th. Pruni L. V. Antiopa L. C. Tiphon Rott.
Th. Quercus L. V. Atalanta L. Spilothyrus Alceæ Esp.
Th. Rubi L. V. Cardui EL, Syrichthus Carthami Hb.
Polyommatus Virgaureæ L
P,. Hippothoe L.
Melitæa Maturna L.
M. Aurinià Ratt,
S. Alveus Hb.
S, Serratulæ Rbr.
P, Dorilis Hfn. M. Cinxia L. S. Malvæ L,.
P, Phlæas L. M. Dictynna Esp. Nisoniades Tages L.
P. Amphidamas Esp. M. Athalia Rott. Hesperia Lineola O,
Lycæna Argiades Pall.
L. Aegon Schifr,
L. Astrarche Bgstr.
L. Icarus Rott.
L. Bellargus Rott.
Argynnis Aphirape Hb.
A. Selene Schif,
A. Euphrosyne L,
A. Dia L. |
A. Pales Schiff.
H. Sylvanus Esp.
H. Comma L,
Cyclopides Morpheus Pall,
Carterocephalus Palæmon,
Pall.
(1) Je trouve cette espèce citée dans les notes recueillies par M. Weinmann sur la
faune des Rhopalocères belges, avec la mention suivante : « M. de Sélys indique, dans
la séance du 2 mars 1861, queM. Putzeys a pris à Arlon cette espèce, Jusqu'à ce jour
elle n’a pas été retrouvée. »
£
1
1
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MER | Gi
XLIX
2. EsPÈcEs EUROPEO-ASIATIQUES.
Lycæna Baton Brg. Melanargia Galathea L. Syrichthus Sao Hh.
L. Coridon Poda. Satyrus Statilinus Hufn.
Nemeobius Lucina L. Epinephele Tithonus L.
3. Espèces EUROPEO-AFRO-ASTATIQUES.
Lycæna Bætica L. Pararge Aegeria L. Hesperia Thaumas Hfn.
Satyrus Semele L. Epinephele Janira L. H. Acteon Esp.
Les autres groupes établis par M. Hofmann ne sont pas repré-
sentés en Belgique.
* Dans la seconde partie de son travail, l’auteur passe en revue les
trois éléments de la Faune européenne ; c’est d’abord la
En, I. — FAUNE BORÉALE ET ALPINE.
_ Cette faune, avons-nous dit, habitait l’Europe pendant la période
glaciaire. M. Hofmann lui attribue une origine sibérienne. Nous en
reparlerons donc à propos de cette dernière.
; II. — FAUNE MÉDITERRANÉENNE.
La paléontologie nous apprend que c’est dans les contrées médi-
terranéennes qu'il faut chercher les restes de la faune qui occupait
l'Europe moyenne à l’époque miocène. Chassés de cette région par
le froid de la période glaciaire, 1ls cherchèrent naturellement à ren-
trer en possession de leur ancien domaine dès que les circonstances
devinrent plus favorables. M. Hofmann, pour étudier plus facile-
ment leurs migrations, divise en quatre groupes les espèces médi-
terranéennes :
1° 21 espèces sont propres à l’Europe méridionale et aux îles de
la Méditerranée.
Ce sont des formes qui résultent d’aberrations subies par des
espèces qui ont pénétré dans ces contrées après l’époque glaciaire ;
M. Hofmann le démontre par des considérations tirées surtout de la:
distribution géographique.
2° 8 espèces europeo-africaines.
Ge sont les restes de la faune miocène que le froid glaciaire a
chassés en Afrique, et qui, quand le climat est devenu plus chaud,
sont rentrés en Europe, très-probablement par l'Espagne, ainsi que
le montre la distribution de ces espèces. Quelques espèces miocènes
ont pu également passer dans l’Asie Mineure à l’époque glaciaire.
3° 12 espèces sont communes à l’Europe, à l’Asie et à l’Afrique.
Quel fut le point de départ de l’immigration de ces espèces en
Europe? Est-ce l’Asie Mineure? Est-ce l’Afrique septentrionale?
C’est encore en examinant leur distribution que l’auteur trouve des
preuves incontestables de l’origine asiatique de la plupart d’entre
elles. Remarquons cependant que le douteest encore permis à l'égard
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII. q
L
des trois Satyrides belges que nous avons rangés dans cette catégo-
rie, surtout pour Satyrus Semele et Pararge Ægeria.
4° 39 espèces communes à l’Europe et à l’Asie Mineure.
Hofmann a tracé une carte de la dispersion des espèces originaires
de l’Asie Mineure, comprenant, outre le groupe dont nous nous occu-
pons, les 12 espèces du groupe précédent. Il a adopté une méthode
bien propre à faire comprendre l'intensité de l’immigration pour
chaque point de l’Europe. Il recherche combien chaque faune locale
comprend d'espèces provenant de l’Asie Mineure. Il inscrit sur une
carte les nombres qu'il obtient, puis il joint par une ligne tous les
nombres égaux. Cette ligne passe donc par une série de points où
l'intensité de l’immigration est la même. Pour les espèces provenant
de l’Asie Mineure, il a tracé les lignes pour les nombres 3, 6, 9, ete.
Ces lignes d’égale intensité d'immigration sont nommées Jsopories.
Nous voyons d’après cette carte que l'intensité maximum est con-
finée à un territoire qui s'étend depuis la Perse jusqu'à la Grèce.
Cette. intensité égale d’une immigration sur les deux rives d’une
mer a sa source dans l'existence à l’époque miocène d'une terre qui
joignait la Grèce à l’Asie Mineure (1), et qui, d’après M. Hofmann,
a été la retraite d’une partie des formes miocènes chassées de l’Eu-.
rope par le froid glaciaire, d’où, après cette période, elles sont reve-
nues en Europe.Naturellement, plus on s'éloigne du point de départ,
plus le nombre des espèces immigrantes décroît. Il y a cependant
des exceptions. Au sud des Alpes, de Vienne aux Pyrénées, il y a un
certain nombre d’espèces qu’on ne retrouve qu’en Grèce et’ dans
l'Asie Mineure, et qui manquent dans les régions intermédiaires.
Des deux explications que l’auteur propose pour cette anomalie, la
plus probable, à mon avis, c’est le caractère éminemment favorable
du climat des vallées méridionales des Alpes.
Les environs de Kasan présentent un phénomène analogue, que
l’auteur explique par la protection que l’Oural donne à cette contrée
contre les vents froids du Nord-Est, par le récent exhaussement de
cette terre au dessus des eaux (2), et par l’umiformité du sol et de la
végétation. J'avoue que ces raisons ne me paraissent pas des plus
concluantes. Elles expliquent parfaitement pourquoi les isopories
font une saillie dans la direction de Kasan, mais non pas pourquoi
plusieurs espèces trouvées aux environs de cette ville ne se trouvent
pas, par exemple, en Crimée, ni au nord du Caucase.
M. Hofmann traite ensuite de diverses irrégularités que présen-
tent les isopories ; c’est ainsi que les Alpes et les Carpathes arrêtent
(1) Cf. Osw. Heer. Le Monde primitif de la Suisse, Trad, Isaac Demolle. 1879,
p. 542.
(2) Cf. O. Heer. loc. cit. p. 542.
LI
arotion de maintes espèces, tandis que les environs de Vienne
et le midi de la France leur offrent un passage plus facile. L'Afrique
septentrionale semble avoir été peuplée par l'Espagne et par la
Sicile.
III. — FAUNE EUROPEO-SIBÉRIENNE.
Des 281 espèces que possède l’Europe, 173 lui sont communes
avec la Sibérie. On ne peut guère douter que la grande majorité ne
soient d’origine Asiatique, car l’époque glaciaire avait chassé tous
ou presque tous. les Rhopalocères de l° Europe centrale.
C’est ici le lieu d’exposer les opinions de M. Hofmann au sujet
des espèces alpines et boréales.
« On admet généralement, dit-il, que, lorsque le climat commença
à devenir plus chaud, les animaux et les plantes glaciaires se retirè-
rent à la fois vers le Nord et vers le sommet des montagnes. S'il en
était ainsi, les faunes et flores alpines et boréales auraient bien plus
‘d’analogie. On ne retrouve dans le Nord que 2 diurnes alpins : Erebia
Lappona et Syrichthus Andromedæ. Le genre le mieux représenté
Qu dans les Alpes et dans le Nord est le genre Erebia, qui compte 43
espèces dans le catalogue de Staudinger. De ce nombre, 18 sont
propres aux montagnes de l’Europe, 2 aux hautes latitudes, 14 à la
Sibérie et 4 à l'Arménie; les 8 autres sont communes à l’Europe et
à la Sibérie. D'un autre côté, sur 61 diurnes trouvés en Laponie,
. 47 habitent l’Europe moyenne, 1 les Alpes, les 13 autres sont pro-
pres aux régions boréales ; mais 8 d’entre eux se retrouvent en
Sibérie. » |
Se basant sur ces considérations, et sur le petit nombre des espèces
europeo-africaines, qui sont, avons-nous vu, les restes de la faune
des Rhopalocères de l’Europe moyenne à l’époque miocène, M. Hof-
mann dit que le froid glaciaire a dû chasser tous les papillons diur-
nes de l’Europe centrale ; que même les espèces qui sont propres
aux Alpes et aux hautes latitudes sont d’origine Asiatique. Elles
seraient arrivées à l’époque où le froid commença à diminuer ; la
chaleur aurait repoussé. les unes vers les Alpes, les autres vers le
Nord, et, depuis ces temps reculés, les espèces ont subi des transfor-
mations telles qu’elles diffèrent FhPeanEment de leurs congénères
du Nord.
Je crois que M. Hofmann à été ici un peu absolu dans ses conclu-
sions. Est-il bien certain que le froid glaciaire ait eu une intensité
telle que les Rhopalocères auraient dû disparaître complètement de
l’Europe moyenne ? Heer (1) dit qu’un abaissement de 4 à'5 degrés
de la température suffit pour expliquer l’ancienne étendue des gla-
(1) Heer, loc, cit. p. 674
"TM
- à
13
m2.
LII
ciers suisses, et Ch. Martins (1) fait remarquer que cet abaissement
correspond à attribuer à Genève le climat d’Upsal, de Stockholm, de
Christiania et de la partie septentrionale de l’Amérique dans l’État
de New-York. D'autre part, la prédominance du genre Erebia en
Europe, soit dans les montagnes, soit dans le Nord, tendrait à faire
attribuer à ce genre une origine européenne. Je suis loin de vouloir
nier l’origine postglaciaire de quelques espèces alpines, ni l’origine
sibérienne de plusieurs Erebia. Tout ce que je veux dire, c’est queje
_ ne regarde pas comme suffisamment prouvée l'immigration glaciaire
ou postglaciaire des formes alpines en Europe. Plusieurs peuvent,
me semble-t-il, y avoir existé auparavant.
M. Hofmann attribue donc à une immigration asiatique nos
espèces alpines. Quand le froid devint un peu moins intense que au
fort de l’époque glaciaire, ces espèces se répandirent en Europe; .
quand la chaleur devint plus forte, elles durent, pour trouver des
conditions de vie conformes à leur nature, se retirer dans les monta-
gnes. Ainsi durent immigrer d’abord les espèces alpines, puis les
espèces subalpines (parmi lesquelles nos trois Ærebia, notre Colias
Palæno et Argynnis Pales), enfin les espèces de la plaine.
Quant au chemin que cette immigration aura suivi, il est probable
qu’une partie des espèces qui se trouvent aujourd’hui en Sibérie et
en Europe, ont pénétré dans ce dernier pays par l’Asie Mineure,
car il s’en retrouve dans cette dernière contrée.
M. Hofmann a dressé également une carte des isopories de l’immi-
gration sibérienne ; mais, vu le nombre considérable des espèces, il
n’a tracéles lignes que pour les nombres de 10, 20, 30... espèces. —
Puis il examine, comme il l’a fait pour l'immigration de l’Asie
Mineure, les particularités que présentent ces isopories. De même
que-pour la première, nous trouvons que l'immigration à produit des
îles, où l'intensité de l’immigration est plus grande que dans la
région environnante; ce sont : 1° le Caucase, 2°les Alpes, 3°les mon-
tagnes de la Scandinavie. Nous avons vu qu’une même cause expli-
que parfaitement cette particularité de la faune des montagnes ;
mais, tandis que le Caucase sembleavoir été un obstacle important à
la dispersion des lépidoptères sibériens (il s’en trouve 108 sur le
versant Nord, 82 seulement du côté de l’Asie), les Alpes ne parais-
sent pas avoir exercé une bien grande influence sur cette immigra-
tion.
M. Hofmann explique comme suit cette particularité : le vent du
Nord-Est doit avoir été le principal agent de dispersion de la faune
sibérienne ; les montagnes, eomme le Caucase, dont la ligne de faîte,
coupe presque perpendiculairement la direction de ce vent, ont dû être
.
(4) Martins, Du Spitzberg au Sahara, 1866, p. 259.
%
L
n Le
\
1
LA
*
LIT
un obstacle important à l'immigration. Il en est de même pour les
Alpes piémontaises. Mais les Alpes de la Suisse, dont la direction
s’écarte peu de celle du vent du Nord-Est,'n’ont pu présenter un
obstacle sérieux. :
Peut-être pourrait-on ajouter à ces raisons que, à la fin de l’épo-
que glaciaire, la configuration des terres n’étant pas ce qu’elle est à
présent, bon nombre d’espèces qui ont pénétré en Europe par le
midi, c’est-à-dire par l’Asie Mineure, n’ont pu s’établir du côté méri-
dional du Caucase. On pourrait encore avancer que beaucoup d’es-
pèces d'origine sibérienne peuvent supporter les conditions de vie
qu’elles trouvent au nord du Caucase, qui ne sont pas de nature à
supporter celles tout différentes que leur présente la Transcaucasie.
La distribution de la faune sibérienne nous montre encore de
quelle importance sont les bras de mer comme barrière naturelle :
nous pouvons-nous en convaincre en comparant notre faune avec
celle de l'Angleterre. Il y a en Belgique 96 espèces europeo-sibé-
riennes et asiatiques, l’Angleterre n’en compte que 62: Mais nous
RS d'autre part, que, si la Belgique produit environ 5p. c.
d'espèces europeo-afro-asiatiques, l’Angleterre en possède 10 p. c.,
fait qui se trouve d'accord avec ce que nous savons de l'influence
d’un climat marin (surtout du voisinage du Gulfstream)sur la disper-
sion des plantes méridionales.
M. Hofmann donne ensuite les raisons qui lui font admettre que
limmigration sibérienne se poursuit encore de nos jours. Enfin, il
donne une liste des espèces qui, dans leur immigration, ont été mo-
difiées et ont formé des races géographiques. Il fait remarquer que,
si son opinion est exacte, quand une espèce est représentée en Sibérie
_eten Europe par des formes différentes, le type de l’espèce est évi-
demment la forme sibérienne, quoique le hasard ait le plus souvent
décidé que la forme européenne serait considérée comme le type.
Nous trouvons en Belgique les variétés suivantes :
TYPE : VARIÉTÉ :
Melitæa Erycina Led. Altaï, Amour. M. Dictynna Esp.
Argynnis Ossianus Hbst. Sibérie. A. Aphirape Hb.
Cœnonympha Perseis Led. Altaï. C. Hero L.
C. Tiphon Rott. C. var. Philoxenus Esp.
Tel est l’exposé sommaire des recherches et des conclusions aux-
quelles est arrivé M. Hofmann. On doit savoir gré à cet auteur
d’avoir ouvert une voie nouvelle aux recherches des lépidoptérolo-
gistes et des géonémistes. Pour expliquer le fait que les îles Cana-
ries et celles du Cap-Vert ont une faune et une flore fort analogues
à celle des régions méditerranéennes, M. Murray et d’autres natura.-
“
*
LIV
e ; La Ld Ld LA LA A4 LI ?
listes ont supposé que ces terres avaient été autrefois reliées à l'Eu-= |
rope par uneterre aujourd'hui disparue. Si l’on admet que le froid
glaciaire a repoussé en Afrique les espèces qui occupaient le bassin
de la Méditerranée, n’est-il pas permis de supposer que c’est à l’Afri-
que septentrionale que ces terres auront été rattachées ?
* Plus tard, quand les autres parties du monde seront mieux explo-
rées, il sera intéressant-de comparer les faunes de tout l'hémisphère
Ë
L
(4
7
nord sous le rapport des influences de l’époque glaciaire. Je croiss
que seule, cette étude pourra nous révéler le véritable lieu d’origine
de chacun des éléments de nos faunes. En attendant, applaudissons
à ce premier pas fait dans une carrière qui promet d’être féconde en
découvertes.
M. le D' Breyer prend la parole pour critiquer le mémoire de M.
Hofmann dont l’analyse vient d’être lue. Ce travail sort, dit-il, des”
méthodes positives que la science devrait s’imposer et ne. fait que
courir d’une hypothèse à une autre sans prendre même garde à celles
dont la vraisemblance est le plus contestable. Qu'est-ce, par exem-
, nm 7e C4 « É . 10
ple, qu’une faune sibérienne d’où les espèces seraient venues remplit"
l’Europe après la période glaciaire. L'auteur pense-t-1l donc que la
période glaciaire ait été un fait local, tout propre à l’Europe, et qui
aurait été épargné à la Sibérie? Tous les faits acquis à la science
tendent à prouver le contraire, et à prouver aussi qu’on s’est consi-
dérablement exagéré les conséquences de l’époque glaciaire quant à
la faune. Et que viennent encore faire dans les raisonnements de
M. Hofmann les faits hypothétiques et très-anciens de la période
miocène où il va puiser aussi des arguments ?
M. Vanden Broeck remarque que l’auteur passe aussi sous silence
dans son argumentation toute l’époque pliocène entre l’époque mio-
cène et les temps quaternaires ; c’est cependant une période d’une
durée très-respectable.
M. Breyer conclut qu’il est regrettable de voir déployer tant d’éru-
dition dans des travaux tout hypothétiques, où l’on croit avoir
résolu l'équation et trouvé la valeur de æ dès qu’on l’a exprimée en
fonctions deyetde z, substituant plusieurs inconnues à une inconnue.
M de Borre dit que, bien qu'il regretterait de porter un jugement
aussi sévère sur la valeur d’un travail qui peut, en dépit de la mé-
thode et des arguments trop hypothétiques, renfermer des choses
vraies pour la science, il doit s’associer complétement aux vues de
son savant collégue, M. Breyer, quant à l’inopportunité de tels tra-
vaux qui, s’ils sont séduisants, pour la jeunesse surtout, en ouvrant
le champ à l'imagination, peuvent égarer la science hors des mé-
thodes expérimentales, dont elle a pourtant si besoin de s’étayer.
Qu'on laisse un peu en paix pour le moment les +, les y et les 4, et
Put
LV
qu'on travaille davantage à mieux connaître les valeurs de a, b et c.
L’équation ne s’en résoudra que mieux plus tard.
M. de Borre demande la parole pour donner lecture d’une lettre
‘que lui a adressée M. A. Fauvel, secrétaire de la Société Linnéenne
de Normandie, à propos de la question qui figurait à l’ordre du jour
de la dernière séance : |
hi Les comptes-rendus de vos séances m'intéressent toujours vive-
ment par les discussions de principes auxquelles elles donnent lieu,
et je vois avec grand plaisir que votre dernière séance portait à
l’ordre du jour la convenance des collections locales ; sans doute cette
question aura porté ses fruits et le prochain bulletin nous les fera
connaître. En attendant, permettez-moi quelques remarques sur ce
sujet qui n’est pas sans me préoccuper pour ma Faune gallo-rhénane.
» Rien n’est plus utile que les collections locales, et j’en ai dit
mon opinion dans ladite faune (T. I, p. 115) ; aussi moi-même, mal-
gré les exigences de mes travaux qui nécessitent une collection gé-
nérale, j'ai distingué dans mes cartons par une étiquette de couleur
spéciale les espèces de la Basse-Normandie, délimitée selon sa con-
. Miguration géographique et ses caractères géologiques et botaniques ;
c’est là ma collection du pays ; chaque insecte y porte un numéro
d'ordre renvoyant à un registre où je note, au retour de la chasse,
toutes les particularités de capture observées.
» Mais il ne suffit pas de faire cette collection, il faut la classer
et en déterminer exactement les espèces ; c’est là en province que
commence la difficulté et que se fait sentir le secours d’une Faune
comme celle que j’ai entreprise. Le manuel des coléoptéristes (pour
ne parler que de ceux-ci) manquant vraiment jusqu'ici, les collec-
tions de province sont en général mal nommées ; j’ai parcouru une
partie de la France pour vérifier les collections ; j’ai reçu surtout de
mes très-nombreux correspondants des communications de leurs
. chasses, soit en bloc, soit déjà nommées, et sans cesse j'ai eu à con-
Stater, par exemple pour les Brachélytres, que je traite actuelle-
ment, des erreurs de détermination spécifique. Ces erreurs ne sont
rien tant que le possesseur de la collection locale n’en publie pas le
catalogue ; mais, s’il le publie, comme plusieurs l’ont fait chez nous,
. ces falsæ species prennent droit de cité dans la science, et alors
commence pour les auteurs de Faunes générales, un vrai travail de
Sisyphe. Il faut solliciter la communication de toutes les espèces de
ces catalogues, qui paräissent étrangères à la localité citée, les vé-
zifier et publier des rectifications perpétuelles; ouvrez ma susdite
Faune, et vous verrez que le chapitre Observations y est plein, après
une foule d'espèces, de ces rectifications. Je prends un seul exemple,
- le plus récent et celui qui vous touche le plus près. Le Deuxième
Supplément du Catalogue de M. de Norguet indique comme indigène
. (PE a CP .
LVI
du département du Nord, le Quedius monticola, insecte alpestre. Li
Avant de voir la bestiole, il y avait 99 4/2 sur 100 à parier que le :
nom était erroné, ce qui arriva en effet, car, sur la communication
que vient de m'en faire mon ami Lethierry, j’ai reconnu le vulgaire
Quedius rufipes, et’ cependant le Catalogue de Norguet est très-bien
fait dans son genre.
» À chaque pas, je relève des erreurs semblables dans nos cata-
Jogues locaux publiés, et il me faut imprimer des delenda et corr fai |
genda dont je me passerais volontiers, outre que ce n’est pas une
petite peine que de correspondre avec les auteurs de ces catalogues,
de solliciter la communication de leurs dubia, et de leur notifier les
rectifications ; le temps employé à cette besogne profiterait davan-
tage à une autre. Combien au contraire je me félicite des simples
listes manuscrites d'espèces que les collecteurs m’envoient, comme
celles des Hautes-Pyrénées par mon savant ami Pandellé! Au moins,
si une erreur se découvre dans la liste, elle ne donne pas lieu à deux
lignes de rectification imprimée. Et notez qu’en tout cela les collec-
teurs ne perdraïent rien à ne pas publier eux-mêmes ces catalogues
locaux ; car les catalogues ne sont que des relevés de chasses dont
toute la valeur est dans l’exactitude de noms indiqués; doné, avant
de publier ces travaux, et même en s’abstenant absolument de les
publier, s’ils soumettaient leurs insectes aux spécialistes ou aux au-
teurs de faunes générales, leurs découvertes seraient enregistrées
fidèlement et leur réputation scientifique augmentée. Prenez ma
Faune, vous verrez chaque localité citée avec le nom de l’inventeur.
Fairmaire a fait de même dans la sienne, seulement il n’a pas tou-
jours vérifié les indications manuscrites ou imprimées, et il en est
résulté des inexactitudes. Je ne parle pas de ceux qui, comme Rey,
se contentent d’écrire pour patrie d’une espèce : le Midi, les Alpes,
les Pyrénées, etc. Cela est déplorable et je crois l’avoir assez répété
dans mon dernier Annuaire (page 79.)
» En résumé, si j'avais à répondre à la question de votre dernier
Bulletin belge, je crois, d’après mon expérience, que j’exprimerais le
vœu que les entomologistes fassent chacun une collection de son
pays (canton, arrondissement, département ou province), mais qu’a-
vant toute publication, les catalogues de ces collections soient sou-
mis aux spécialistes, ou plutôt à une commission centrale, facile à
constituer par exemple au sein de votre savante compagnie, laquelle
se ferait communiquer par le collecteur toutes les espèces qui lui
paraitraient douteuses pour la région, objet du catalogue. Encou-
rager les collecteurs à publier eux-mêmes les catalogues me paraît
déplorable et de nature à entraver beaucoup l’avenir de la géogra-
phie entomologique, à cause des nombreuses erreurs qui se glissent
forcément dans ces ouvrages. »
Lv1
à
. M. de Borre fait à cette lettre la réponse suivante :
De toutes les objections que M. Fauvel fait aujourd’hui, et que
plusieurs de nos collègues ont présentées dans la dernière séance à
la proposition de localiser les études fauniques, l’une des plus sé-
rieuses à mon avis, est celle de l’impossibilité de s’en rapporter à la
fidélité des déterminations que chacun ferait ainsi de son côté, ob-
_jection qui résulte de l'interprétation qui a été donnée à tort au
+ mode d'exécution de ma proposition, insuffisamment développée par
… moi. Je dis : à tort, car mon intention, en proposant une nouvelle
application dans nos travaux entomologiques du principe de la divi-
sion du travail, n’était nullement de revenir sur la première appli-
cation de ce principe dans la spécialisation morphologique des
efforts de chaque entomologiste, spécialisation que tout le monde
accepte sans murmurer.
Puisque notre savant correspondant a pris pour exemple le tra-
… vail, très-utile du reste, qu’il a eu la pensée d'entreprendre sur la
… faune coléoptérique de la France et des contrées voisines, qu’il me
“ permette de lui poser cette question : En dehors de son étude spé-
… ciale des Staphylinides, où il fait autorité, et sans doute de quelques
autres familles qu'il connaîtra plus particulièrement, pense-t-il avoir
… assez approfondi toute la science des Coléoptères pour s’ériger en
… juge compétent de tout cet ordre? Pour continuer le travail très-
_ considérable qu'il a à peine commencé, ou bien il essaiera d’y faire
seul face, et alors, sans compter avec l'éventualité de n’en pas voir
…. le bout, il sera très-inégal, quant à la valeur des différentes parties
de son œuvre; ou il devra faire appel dans une certaine limite aux
| lumières d’autres spécialistes, et il rentrera alors sagement dans le
- principe de la division du travail. Mais pourquoi RE pas
Ê alors que chaque entomologiste qui se restreindrait à la collection et
L à l’étude d’un petit canton, ne puisse pas en faire autant, c’est-à-
… dire s’étayer sur les déterminations de tous spécialistes compétents,
avant de publier, ou même de nommer définitivement quoi que ce
… soit dans sa collection.
Dansles travaux fauniques, l'étude du détail des localités, des
dates et des autres petites circonstances des captures, clef de bien
des problèmes de la distribution géographique, ne peut être faite
bien exactement que sur les lieux mêmes. Celui qui sera réduit à se
- … faire le simple chasseur de M. Fauvel ou de tout autre généralisa-
teur, s’occupera-t-il à relever con amore dans sa collection ces menus
détails, dont l’importance se perdra pour lui, et le travail du géné-
ralisateur n’en souffrira-t:1l pas ?
Soit dit en passant, M. Fauvel me semble aussi attacher trop d’im-
portance aux livres et aux descriptions pour le travail de détermi-
nation. Il faut des livres, tout le monde est d'accord sur ce point,-et
à
À
*,
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ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T, XVII, h
LI]
les débutants surtout en réclament à cor et à cris. Maïs en vain
ajoute-t-on manuel sur manüel, description sur description, les es-
pèces difficiles et douteuses restent difficiles et douteuses, et tout en--
tomologiste sait qu’il est des formes avec lesquelles la meilleure
description ne sert de rien ; il faut absolument en venir à la compa-
raison dans les collections.
J’ai remarqué que plusieurs de nos collègues ont cru que je chers :
chais à pousser à la publication de listes, de pures listes d’espèces
des diverses localités. Telle n’est pas la pensée qui a dicté ma pro-
position ; ces listes arides, à quoi serviraient-elles ? si ce n’est de
matériaux pour une liste générale à peu près aussi aride des espèces
rencontrées sur le sol de la Belgique . Or, une liste semblable, à
quoi à son tour servirait-elle bien? J’admets que celui qui collec-
tionne les insectes sans but, et uniquement pour collectionner
quelque chose, trouvera dans un catalogue de ce genre l'équivalent
de ce qu'est pour les collectionneurs de timbres-poste, l’album du
Petit Louis ou tout autre canevas du même genre. J’admets encore
qu'il pourrait servir à faciliter les échanges entre les amateurs.
Mais nos études entomologiques doivent-elles prendre exclusive-
ment une telle direction ? Ne devrions-nous pas aspirer à produire
sur la faune du pays des travaux remplis jusqu'aux bords de faits,
d'observations pouvant profiter à la vraie science, et non de stériles
énumérations de noms. Pour que l’ensemble soit tel, m'est avis que
le détail devrait être tel; c’est-à-dire qu'il consisterait principale-
ment en petites faunules de nos divers cantons, où l’auteur, après
avoir au besoin soumis ses chasses à la détermination des entomo-
logistes les plus compétents, en exposerait bien méthodiquement le
résultat, avec toutes les observations concomitantes. Ce qu'il fau-
drait surtout, c’est le développement graphique du travail, au moyen
de petites cartes topographiques, et même hypsométriques. Quant
à l’extension systématique d’un semblable travail, il est évident qu’il
serait très-rare, si pas impraticable, de la voir comprendre tout le
domaine de l’entomologie. Si chacun a dû se restreindre à l’étude
d’un ordre, ou même quelquefois d’une famille, chacun ne sait,
guère chasser avec fruit beaucoup plus que les insectes qu'il a
choisis pour sujet d’études. Ensuite les occasions de faire vérifier
et déterminer les groupes manqueront bien souvent. Bref chacun
ne produirait que ce qu'il pourrait produire de bon et de sérieux.
Comme exemples choisis au hasard, nous pourrions avoir ainsi : les
Coléoptères de l’arrondissement ou du canton de Verviers, les Cara-
biques de celui de Bruxelles, les Staphyliniens des Dunes, les Hy-
ménoptères de l’arrondissement de Hasselt ou de celui de Turn-
hout, les Géométrides de la forêt de Soignes, etc., etc., c’est-à-dire
une foule de petits travaux fauniques, d’abord très-intéressants par
|
LIX
eux-mêmes, ensuite dans les limites des forces de chacun de nous
| -sans doute, puis enfin précieux pour le jour, encore bien éloigné, où
| l’on pourra songer à des généralisations sérieuses sur la faune de
LM
notre pays. Quant aux limites d’espace dans lesquelles chacun se
renfermerait à son choix, rien de plus simple que de les définir, sur-
| _ tout que de les figurer sur une petite carte, comme je l’ai dit plus
[: Ne Je viens de parler du moment assez éloigné, je pense, où l’on
pourra faire des travaux généraux, et c’est encore là un fondement
d’objectionS: Je répondrai que ce n’est pas en puisant des motifs de
découragement dans cette considération que l’on hâtera le moment
de les voir paraître. En science, 1l faut savoir faire preuve d’abnéga-
tion et préparer pour les générations futures le travail qu’on n’est
pas à même de faire soi-même. Nous n’avons pas eu en Belgique,
comme en Allemagne et en France, un mouvement entomologique
notable remontant en-deça du siècle; nous avons tous connu nos
premiers entomologistes, et nous avons même l'honneur de voir
encore siéger parmi nous quelques-uns de ceux qui ont introduit
dans le pays l'étude de cette science. Travaillons comme eux, sans
nous plaindre de ne pas voir mürir notre récolte aussi tôt que nous
le voudrions (1). |
On a parlé aussi du désir bien naturel que chacun aurait de géné-
raliser soi-même ses propres observations, comme d’une des raisons
qui empêcheraient de produire en détail dès à présent ce qu’on pour-
rait déjà livrer à la connaissance de la faune du pays. Ce sentiment,
naturel peut-être, mais mal raisonné, est ce qui a produit ce que j'ai
entendu appeler spirituellement l’école des naturalistes-cacheurs, et
je crois pouvoir affirmer que suivre cette tendance, c’est rendre un
très-mauvais service aussi bien à soi-même qu’à la science.
; D'abord personne ne vous empêche, tant s’en faut, de généraliser,
quand, dans votre opinion, le moment en sera venu, et vos propres
d observations, et celles des autres, à moins bien entendu que ceux-ci,
obéissant à ce même sentiment personnel, ne se soient refusés de
leur côté à en donner connaissance à personne. |
Vous gardez donc soigneusement vos découvertes pour qu’elles ne
servent qu'à vous, du moins pour le moment, et, ce faisant, vous
mettez obstacle, au grand détriment du progrès de la science, aux
déductions qu’elles suggèreraient à d’autres, etqui échapperont peut-
être toujours à vous-mêmes. Au contraire en les publiant, vous pou-
(1) C’est ce trop grand empressement à vouloir arriver d’emblée aux généralisations,
même les plus audacieuses, qui fait produire tant de travaux prématurés qui sont à Ja
géographie entomologique rationelle ce que les romans de Walter Scott ou d’Alexan-
dre Dumas sont à l’histoire,
un :
” 1Æ L
de
di EU dut
LX
vez faire ouvrir des horizons nouveaux qui vous profiteront à votre
tour, et, pour satisfaire votre légitimeamour-propre, vous vous faites
reconnaître tout le mérite qui vous revient, et qu’on ne saurait plus
vous ôter, sans que d’un commun accord tout le monde se récrie et
vous fasse rendre justice. D’un autre côté, si, par suite de votre obs-
tination à tenir la lumière sous le boisseau, un autre venait à décou-
vrir de lui-même et publier avant vous ce que vous cachez, votre
réclamation à la priorité sera à peine écoutée et l’on vous déboutera
très-justement, en vous disant : Que ne publiiez-vous ?
Mais le pire résultat de cette manie de cacher ce qu’on sait comme
les pies et les corbeaux cachent tout ce qu’ils dérobent, c’est celui
qui se produit quand la vieillesse vient, et qu’on prend enfin congé
de ce monde en laissant un trésor ainsi enfoui et souvent à tout
jamais perdu pour la science comme pour son égoïste propriétaire.
Il n’y a pas longtemps que j'étais amené à faire de profondes ré-
flexions sur ce sujet, devant les collections laissées par notre savant
président honoraire. Il faut bien le dire, feu Wesmael, ainsi que
l’avouait un de ses anciens élèves dans la préface à un mémoire pos-
thume publié dans nos Annales, feu Wesmael était aussi un de ces
cacheurs. Il à pourtant beaucoup écrit, beaucoup fait progresser la
science ; mais que d’autres observations, que de travail inédit et
perdu n’accusent pas les matériaux de ses collections ; et tout cela
reste et restera sans doute toujours indéchiffrable, car ceux qui ca-
chent leurs observations, ont soin de les bien cacher, au point de
finir par en perdre quelquefois eux-mêmes la clef dans leurs vieux
jours. Et vous, qui vous montrez si jaloux de conserver pour vous
seuls vos propres observations et l'éventualité des généralisations
subséquentes, que diriez-vous si, du fond de votre tombeau, vous
pouviez voir quelque héritier de vos collections et de vos notes, s’ar-
mant de sagacité et d’une persévérance héroïque, arriver à déchiffrer
tout ou partie de vos secrets, et publier ainsi, et vos observations et
les siennes, ne vous rendant justice qu’autant que cela.lui semblerait
bon?
C’est ce sentiment personnel, cette espèce d’égoïsme mal entendu,
comme tous les égoïsmes, qui me paraît être toujours le plus grand
obstacle dans ces grands travaux scientifiques, qui ne sont exécuta-
bles, nous ne saurions trop nous le dire, que par un concours bien
organisé de tous ceux qui s’en occupent, et tout d’abord par la divi-
sion du travail. On l’applique bien déjà en prenant pour étude, qui
les lépidoptères, qui une famille de coléoptères, qui une famille d’hy-
ménoptères, etc. Il faudrait aussi se dire que les travaux fauniques
sont également, dans leur ensemble, un de ces monuments gigan-
tesques qu’un seul maçon ne saurait élever à lui tout seul. La faune
entomologique de la Belgique est, dans l'édifice de la science, un pan
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LXI
de mur déjà beaucoup trop grand pour un seul homme; une société
peut en mener à bonne fin la construction, maïs à condition que cha-
cun attaque résolument une fraction de l’ouvrage proportionnée,
plutôt même inférieure, à ses forces; mais si chacun veut prendre
plus qu’il n’en saurait faire, ou si chacun veut rester les bras croisés
\ 2
pour ne travailler qu’au couronnement de l'édifice, dont il faudrait
commencer par établir les fondements, autant renoncer de suite à
cette construction. .
. Moi-même, qui, comme conservateur de collections publiques et
comme secrétaire de votre société, ne puis remplir dans vos travaux
que le rôle d’un simple manœuvre, vous servant les matériaux, bri-
ques et mortier, dont vous vous montrez généralement trop peu
pressés de faire usage, je suis plus à même que personne de consta-
ter quand vous perdez ainsi votre temps.
Plusieurs membres font remarquer que la prochaine séance tombe-
rait le samedi de Pâques, et qu'à cette circonstance se joint celle
d’une excursion préparée pour cette époque par la Société Malacolo-
gique. Suivant leur désir, l’assemblée déclare que la séance du mois
d'avril sera postposée de huit jours.
M. de Sélys-Longchamps appelle l'attention de ses collègues sur
l’ouverture qui vient d’avoir lieu, d’une ligne de chemin de fer entre
Hasselt et Maeseyck, ce qui donne maintenant un accès facile à un
canton dont l’exploration entomologique, évidemment très-intéres-
sante, avait été jusqu'ici négligée, à cause de la difficulté des com-
munications.
La séance est levée à 10 heures.
Assemblée mensuelle du 44 avril 1874.
PRÉSIDENCE DE M. CANDÈZE.
_ Présents : MM. Boedt, Breyer, J.-B. Capronnier, Colbeau, De
Keyn, J: De Lafontaine, Dubois, Dufour, Fologne, Fondu, Lalle-
mand, Lambrichs, de Looz-Corswarem, Purves, Sandoz, de Sélys-
Longchamps, Vanden Broeck, Van Lansberge, Van Volxem, Wein-
mann et Preudhomme de Borre, secrétaire.
MM. Mélise et Putzeys se font excuser de ne pouvoir assister à la
séance.
La séance est ouverte à 8 1/4 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 7 mars est approuvé.
Le Président annonce que le Conseil d'administration vient d’ad-
LXII
mettre au nombre des membres effectifs : M. le baron Oscar de
Heusch de la Zangrye, à Vliermael-Roodt (Limbourg belge), présenté
par MM. Maurissen et Preudhomme de Borre.
Dans sa séance de ce jour, le Conseil d'administration a adopté
le 24 mai (dimanche de la Pentecôte) pour la date de l’excursion de
la Société à Baudour.
Correspondance.
La Société Entomologique Néerlandaise adresse à notre Société |
un exemplaire de la médaille commémorative des vingt années de
présidence et des éminents services de M. le D’ Snellen van Vollen-
hoven, l’un de nos membres honoraires.
La Société accepte avec reconnaissance le don de cette médaille, et
charge son secrétaire d'écrire une lettre pour faire connaître qu’elle
s’associe de cœur à cette manifestation.
Une dépêche du Ministère de l’Intérieur annonce la réception par
voie diplomatique d’un paquet de publications de Sociétés françaises
adressées à notre Société.
La Société Hollandaise des Sciences de Hariets adresse le pro-
gramme de ses concours.
La Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut en-
voie également le programme de ses concours de 1874.
La Société Zoologique de Londres envoie une série complète de ses
Proceedings avec planches coloriées, depuis l’année 1861. La Société
décide qu’une lettre de remerciements pour ce don magnifique lui
sera adressée.
La Société d'Histoire naturelle de Boston annonce l'envoi de ses
publications et accuse réception du tome XIV de nos Annales.
L'Académie des Sciences de St-Louis (Missouri) transmet la col-
lection complète de ses publications, et, sur le désir manifesté par
elle, l'assemblée décide qu’une collection de nos Annales lui sera
envoyée.
L'Office of the Geological Survey of the Territories, à Washing-
ton, nous adresse ses publications avec demande d’échange. L’as-
semblée accepte cette proposition et décide qu’il lui sera envoyé dès
maintenant nos tomes XV et XVI.
Une demande semblable, accompagnée d’un volume, est adressée
par l'Office of the Chief Signal Officer, à Washington. La Société
décide qu’il y sera répondu par l’envoi de nos Comptes-rendus.
Le Bureau Scientifique central Néerlandais annonce l’envoi de di-
verses publications de Sociétés scientifiques des Pays-Bas, notam-
ment une collection considérable de celles de la Société d'Histoire
naturelle de Batavia, et les huit tomes parus des Archives Néerlan-
daises des Sciences exactes et naturelles.
Dons
LXIIT
Le Secrétaire annonce qu’en même temps qu’une collection des
Mémoires de la Société Académique de Maine-et-Loire, il a reçu le
tome II des publications de la Société d'Études scientifiques d’An-
gers, apparemment envoyé dans l’intention de demander aussi un
échange de publications. La Société y acquiesce, et décide que notre
tome XVI sera adressé à ladite Société.
L'Institut Royal des Sciences, Lettres et Arts de Venise, la Société
des Naturalistes de Modène et la Société des Naturalistes de Danzig
nous remercient pour l’envoi de nos Annales et nous adressent leurs
publications.
De semblables remerciements nous sont adressés par l’Académie
Royale des Sciences d'Amsterdam, l’Académie Palermitaine des
Sciences, Lettres et Arts, l’Académie Royale Danoise des Sciences
et Lettres, l’Essex Institute de Salem (Massachusetts) et la Société
Hollandaise des Sciences à Harlem.
L’Académie Impériale des Sciences de Vienne, la Société Entomo-
logique des Pays-Bas, la Société Linnéenne de Bordeaux, les Socié-
tés des Sciences naturelles de Styrie et de Carlsruhe nous annoncent
l'envoi de leurs publications.
M. Snellen van Vollenhoven transmet le prospectus, avec une
planche coloriée, d’un ouvrage iconographique in-4°, sur les Ichneu-
monides du Nord-Ouest de l’Europe, dont il entreprend la publica-
tion sous le titre de Pinokagraphia.
Ouvrages reçus pour la Bibliothèque :
4° Verslag van de zevende wintervergadering der Nederlandsche En-
tomologische Vereeniging, gehouden te Leiden den 6 december 1873.
— 1 br. in-8°.
20 Bulletin des séances de la Société Entomologique de France. N° 22
(25 février 1874) et 23 (11 mars 1874), |
Echange avec nos Comptes-rendus.
3 Bulletin de la Société d'Histoire naturelle de Toulouse, VII° année,
pages 257 à 350 (fin). — Toulouse, 1873, 1 br. in-8° avec 1 pl.
Échange avec nos Annales.
4 Memorie del Reale Istituto Veneto di Scienze, Lettere ed Arti.
Vol. XVII, part. I, Il et IL, et Vol. XVIIIL, part. I. — Venise, 1872
à 1874, 4 vol. in-4° avec 22 planches.
Don de cet Institut; échange avec nos Annales.
50 Mrnrwère (P.). — Iconographie et description de Chenilles et
Lépidoptères inédits. Tome IL, 33° livraison. — Paris, 1875, 1 broch.
in-8° avec 4 pl..
Don de l'auteur.
G Bulletin de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des
Beaux-Arts de Belgique. Série II, T. XXXVII, n° Let 2. — Bruxelles,
1874, 2 br. in-8°.
Échange avec no$ Annales.
F
LXIV
T° Fifty-fourth Annual Report of the Board of Public Education of - “
the First School District of Pennsylvania, comprising the City of Phila-
delphia, for the year ending December 31, 1872. — Philadelphie,
1873, 1 vol. in-8° avec 29 pl. (Trois exempl.)
Don de la Smithsonian Institution de Washington, :
8 Annual Report of the Chief Signal Officer to the Secretary of War
for the year 1872. — Washington, 1873, 1 vol. in 8° avec 25 cartes et
planches (Trois exempl.)
Don de l’Office of the Chief Signal Officer, War Department, à Washington; proposition
d'échange avec nos publications.
9° Proceedings of the Boston Society of Natural History. Vol. XIV,
p. 225 à la fin, et Vol. XV, part. I et II. — Boston, 1872-73, 4 br.
in-8° avec 2 pl.
10° Memoirs of the Boston Society of Natural History. Vol. IL, Part.
Il, N° II et III. — Boston, 1872 et 1873, 2 br. in-4° avec 2 pl.
Dons de Ja Société d'Histoire naturelle de Boston; échange avec nos Annales.
11° Bulletin of the Buffalo Society of Natural Sciences. Vol. I, n°‘ 2
et 3. — Buffalo, 1873, 2 br. in-8° avec 3 pl. |
Echange avec nos Annales.
12 Transactions of the Academy of Science of St-Louis. Vol. I, N°1
ê
|
à4; II, N° 1 à 3 et III, N° 1. — St-Louis, 1857 à 1873, 8 vol. in-8° |
avec 34 pl.
Don de cette Académie; échange avec nos Annales.
13° Bulletin of the Essex Institute. Année 1872, n°° 1 à 12. — Sa-
lem, 1872, 12 br. in-8°. :
Echange avec nos Annales.
14° 1°, IF, IE and VI® Annual Reports of the United States Geolo-
gical Survey of the Territories. — Washington, 1873, 2 vol. in-8° avec
21 pl.
Fa de l'United States Geological Survey of the Territories ; prop. d’éch, avec nos publicat.
15° The Entomologists Annual for MDCCCLXXIV. — Londres,
1874, 1 vol. in-16 avec 1 planche.
Don de M. H. T. Stainton.
16° Petites Nouvelles Entomologiques. N° 96 (15 mars 1874) et
97 (1 avril 1874).
Don de M. E. Deyrolle.
17° Mittheilungen des naturwissenschaftlichen Vereines für Steier-
mark. Année 1873. — Graz, 1873, 1 vol. in-8° avec 6 pl.
Échange avec nos Annales.
18° Annales des Sciences physiques et naturelles, d'Agriculture et
d'Industrie, publiées par la Société impériale d'Agriculture, etc. de
Lyon. Série II, Tomes IV, V et VI. — Lyon, 1860 à 1862, 3 vol. gr.
in-8° avec 7 pl.
19° Annales de la Société d'Agriculture, Histoire naturelle et Arts
utiles de Lyon. Série IV, T. IV (1871). — Lyon, 1872, 1 vol. gr. in-
8 avec 5 pl.
Dons de cette Société; échange avec nos Annales.
20° MuzsaxT (E.) et Rey (C1.). — Histoire naturelle des Coléoptères
54 |
LXV
de France. Brévipennes. Aléochariens (2 oe _ Fan 1871 et
1873, 2 vol. gr. in-8° avec 7 pl.
Don des auteurs.
210 Proceedings of the scientific meetings of the Zoological Society of
London. Années 1861 à 1873 (part. 1 et 2) et Index, 1861-1870. —
87 vol. in-8° avec 640 pl.
x
Don de cette Société; échange avec nos Annales,
220 Mémoir es de la Société nationale des Sciences de Cherbourg.
Tome XVII. — Cherbourg, 1873, 1 vol. in-8° avec 9 pl.
Échange avec nos Annales.
23° Actes de la Société Linnéenne de Bordeaux. NE série.Tomes VII,
2° partie et VIII, parties 1 et 2. — Bordeaux, 1872, 3 vol. in-8° avec
24: Rgches
; Échange avec nos Annales.
24° Société Linnéenne du Nord de la France. Bulletin mensuel. N°° 5
(1 novembre 1872) à 16 (1 octobre 1873). — Amiens, 12 br. in-8e.
Échange avec nos Comptes-rendus.
25° Mémoires de la Société Académique de Maine-et-Loire.Tomes I à
XX VII. — Amiens, 1857 à 1872, 23 vol. in-8° avec 16 pl.
Don de cette Société ; échange avec nos Annales.
. 96° Bulletin de la Société d'Études scientifiques d'Angers, Il° année
(1872). — Angers, 1873, 1 vol. in-8° avec 1 pl.
Don de cette Société ; proposition d'échange avec nos publications.
97° Comptes-rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des
Sciences. Tome LXX VII, n° ee (29 décembre 1873). — Paris, 1873,
À br. in-4°.
Échange avec nos Annales.
28° Annuario della Societa dei Naturalisti in Modena: Tomes VII et
VIH, fascic. 1. — Modène, 1873-74, 1 vol. et 1 br. in-8° avec8 pl.
Échange avec nos Annales.
29° Monatsbericht der Küniglich Preussischen Akademie der Wis-
senschaften zu Berlin. Januar 1874. — Berlin, 1874, 1 br, in-8.
Échange avec nos Annales,
30° The Journal of the New-York State Agricultural Society. Vol.
XX-XXIIT (1870-73), Index. — Albany, 1873, 1 feuille in-8°.
, Don de cette Société.
3le L'Abeille. Mémoires d'Entomologie par M. $S. A. DE MARseur.
ND. IX, pages 161 à 268. Nouvelles et Faits diver 8, I" série, n° 45 et
IF° série, n° 3. — 2 br. in-12.
Échange avec nos Annales.
82° Société Malacologique de Belgique. Procès-verbal de la séance du
1 mars 1874.
} Échange avec nos Comptes-rendus.
33° The Entomologists Monthly Magazine. — N° 119 (avril 1874),
À br. in-8°.
Échange avec nos Anna/es.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII. î
LXVI
34° Hardwicke’s Science-Gossip. N°112 (avril 1874), 1_br. in-8°.
Échange avec nos Annales.
35° Newman’s Entomologist. N° 128 (avril 1874), 1 br. in-8°.
Échange avec nos Annales,
36° The Zoologist : a monthly Journal of Natural History. IT° série,
n° 103 (avril 1874), 4 br. in-8°.
Échange avec nos Annales.
37° Bulletin scientifique, histori ique et littéraire du Département du
Nord et des pays voisins. VI° année, n° 2 et 3. — Lille, 1874, 1 br.
in-8°. s
® Echange avec nos Annales.
38 Acta Societatis Regiæ Scientiarum Indo-Neerlandicæ. Tomes I
à VII. — Batavia, 1856 à 1860, 7 vol. in-4° avec 25 pl. ét cartes.
39° Natuurkundig Tijdschrift voor Nederlandsch Indie, uitgegeven
door de Koninklijke Natuurkundige Vereeniging in Nederlandsch Indie.
Tomes II à XV, XVI (livr. 3, 5 et 6), XVII à XIX, XX (livr. 4 à 6),
XXI à XXXII. — Batavia, 1851 à 1873, 64 volumes et broch. in-8?,
avec 103 pl. et cartes.
Dons de la Société Royale des Sciences des Indes Néerlandaises ; échange avec nos Annales.
40° Sitzungsberichte der Kaiïserlichen Akademie der Wissenschaften.
Band LX VIII, Heft I-[I. — Vienne, 1873, 1 br. in-8°, avec 1 pl.
Echange avec nos Annales.
4l° The Transaciions of the Entomological Society of London for the
year 1873. Parts I to V, and 1874, Part I. — Londres, 1873-74, 6 br.
in-8° avec 6 pl. MAT
Echange avec nos Annales.
42° Sitzungsberichte der mathematisch-physikalischen Classe der K.
B. Akademie der Wissenschaften zu München. 1874, Heft II. — Mu-
nich, 4873, 1 br. in-8°.
43° BEETz (W.). — Der Antheil der K. Bayerischen Akademie der
Wissenschaften an der Entwickelung der Electricitätslehre. — Munich,
1873, 1 br. in-4°.
Dons de l’Académie royale des Sciences de Bavière; échange avec nos Annales.
44° Verhandlungen der Naturwissenschaftlichen Vereins in Carls--
ruhe. VI“ Heft.— Carlsruhe, 1873, 1 vol. in-8° avec 6 pl.
Echange avec nos Annales. .
45° Tijdschrift voor Entomologie, uitgegeven door de Nederlandsche
Entomologische Vereeniging. II° Serie, VIL* Deel, Platen 1 te 8. VIIIS**
Deel, Aflever. I to VI. — La Haye, 1872-73, 6 br. in-8° avec 20 pl.
Échange avec nos Annales.
-46° SNELLEN VAN VOLLENHOVEN (S. C.). — Sepp's Nederlandsche
Insecten. IL Serie, III° Deel, N° 13 à 24. — La Haye, 1872, 6 broch.
in-4° avec 12 pl.
Don de l'auteur.
4 Archives Néerlandaises des Sciences exactes et naturelles, publiées
LXVIL
par la Société Hollandaise des Sciences à Harlem et rédigées par
E. vox Baumaauee. Tome VIIL, livr. 3 et 4. — La Haye, 1873, 2 br.
in-8° avec 13 pl.
Don de cette Société; échange avec nos Annales.
48 Schriften der Naturforschenden Gesellschaft in Danzig. Neue
Folge. Band III. Heft IL. — Danzig, 1873, 1 vol. in-8& avec 7 pl.
Don de cette Société: échange avec nos Annales.
Des remerciements sont votés aux donateurs.
Rapports, lectures, communications.
Après avoir entendu la lecture d’une lettre de M. Putzeys et les
observations de MM. Purves et de Borre, commissaires, ainsi que de
plusieurs autres membres, l’assemblée décide que la Notice sur les
Cicindèles et Car abiques recueillis dans l’île d’Antigoa par M. Purves,
de M. Putzeys, sera insérée isolément dans les Annales, sans préju-
dice de la décision à prendre pour d’autres notices sur des insectes de
ce voyage, qui seraient ultérieurement HÉRee par d’autres
membres.
M. Van Lansberge dépose le manuscrit d’une Monographie des
Onitides. MM. Candèze et Van Volxem en sontnommés rapporteurs.
I est donné lecture de la note suivante, envoyée par M. Quaed-
vlieg :
Lorsque j’analysais le travail de M. Hofmann sur les Isopories
des Rhopalocères européens, mon but était surtout d'attirer l’atten-
tion sur les recherches et les conclusions contenues dans cette bro-
chure. Je ne croyais pas que les hypothèses de l’auteur seraient
discutées d’après l’argumentation forcément écourtée que j’ai don-
née dans mon analyse, où je ne pouvais montrer en quelque sorte
que les plus grosses pièces de la charpente de l'ouvrage. J’ose donc
espérer. que mes honorables collègues m’excuseront si je reviens sur
les objections faites aux conclusions de M. Hofmann lors de la lec-
ture de mon analyse.
D'abord je ferai observer que l’auteur de ce travail n’a pas tiré un
seul argument des faits hypothétiques et très-anciens de la période
miocène. S'il se sert quelquefois des mots « faune miocène » pour
désigner la partie de la faune européenne qui nous est venue de la
région méditerranéenne, c’est probablement au souvenir des magni-
— fiques recherches du professeur Oswald Heer sur la Flore et la Faune
tertiaires. Maïs il n’y à aucun inconvénient à remplacer cette expres-
. sion par une périphrase telle que «la faune ante-glaciaire de l’Eu-
rope centrale » Les données que fournit la paléontologie sur les
LXVII
époques miocène et pliocène ne sont pas plus utiles à l’argumenta-
tion de M. Hofmann qu’elles ne l’ont été à Edouard Forbes, quand
il a établi sa théorie des migrations glaciaires.
Mon savant collégue, M. le D’ Breyer, trouve les conclusions de
M. Hofmann, trop hypothétiques. Je confesse que, à en juger
d’après l’analyse très-rapide que j'ai donnée du travail de cet
7
auteur, elles ont dû lui paraître telles. Je suis convaincu que, s’il
lisait l'ouvrage même, il reviendrait de cette opinion défavorable.
Il verrait, que, au fond, M. Hofmann s’est borné à appliquer à un
groupe particulier la théorie générale émise par Edouard Forbes,
soutenue par Darwin et adoptée par la généralité des savants. Il
faut seulement remarquer que le froid glaciaire a dû rendre la faune
des Rhopalocères très-pauvre, que l'immigration des formes du ter-
ritoire méditerranéen dans l’Europe centrale a dû être très-res-
treinte à cause des Alpes. Mais, tandis que les espèces qui peuplent
aujourd’hui la Sibérie et que le froid a dû repousser vers le Sud,
revenaient à leur ancien habitat, elles ont trouvé à l’Ouest un terri-
toire presque inoccupé. En vertu de la tendance des espèces à recu-
ler sans cesse les limites de leur aire, en vertu de l’absence presque
complète de concurrence vitale avec des organismes du même
groupe ou de groupes voisins, enfin à cause de la direction domi-
nante des vents, l'immigration vers l'Occident a dû acquérir une
grande intensité. Un coup d’œil jeté sur les isopories tracées par .
M. Hofmann suffit pour en convaincre tout esprit non prévenu, et
l’on peut s’assurer en outre que toutes les espèces n’ont pas dû péné-
trer en Europe par le Nord-Est, ainsi que je l’avais déjà rapporté
dans mon analyse. M. Hofmann est donc loin de contester l’exis-
tence de la période glaciaire en Sibérie et ses effets sur la fauné de
ce pays, ainsi que l’avait cru M. le D’ Breyer.
Certes il se peut que dans les points de détail, M. Hofmann ait
mal interprété les faits, mais, pour le fônd de sa théorie, je crois
que son hypothèse a tout autant de probabilités en sa faveur que
bien d’autres suppositions généralement adoptées dans la science.
Pour rester fidèle à la métaphore employée par MM. Breyer et
de Borre, je crois que les conclusions de M. Hofmann ne sont pas
des expressions de x en fonction de y et de 3, mais des expressions
de yet de + en fonction de he le x dont Edouard Forbes a donné la
formule.
M. le D’ Breyer répond en quelques mots pour maintenir son opi-
nion quant à ce qu’il y a d’hypothétique et même d’erroné dans
l’usage que l’on fait de la période glaciaire et des conséquences
qu'on lui attribue pour établir une quantité de migrations qui ne
sont rien moins que prouvées, ni même probables.
1h
NI
LXIX
Une discussion a lieu ensuite entre plusieurs membres de la
Société quant à l’opportunité d’analyser et de discuter les publica-
tions étrangères dans les comptes-rendus de nos séances, qui pren-
nent ainsi des dimensions toujours croissantes. Quelques membres
se prononcent pour la négative; d’autres prennent parti pour ces
analyses et discussions. Tous sont cependant d’accord que les au-
teurs devraient s’attacher à analyser plus sommairement.
M. de Borre demande la parole pour faire la réponse suivante à la
note qui vient d’être lue :
Bien que M. Quaedvlieg n’ait pas précisément répondu au re-
proche d’inopportunité adressé à l’apparition dans la science de tra-
vaux tels que celui de M. Hofmann et ceux de quelques-uns de ses
prédécesseurs dans cette même voie, comme il me semble qu'il con-
tinue à méconnaître tout ce qu'il y à de conjectural dans les bases
-de semblables travaux. et qu'il y voit, il le dit du moins en termi-
nant, la solution positive d’une équation de géographie zoologique,
je demanderai à lui répliquer en quelques mots :
En 1842, M. Osw. Heer, l’illustre naturaliste suisse dont ; J'entends
M. Quaedvlieg invoquer constamment l’autorité, publiait un petit
opuscule intitulé : Ueber die geographische Verbreitung und perio-
disches Auftreten der Maikæfer (Sur la distribution géographique ét
Papparition périodique des Hannetons.) Dans ce travail, M. Heer,
après avoir pu indiquer quelle serait sur une carte d'Europe la ligne
marquant la limite. septentrionale de cette espèce, avouait (p. 5):
qu'il lui était impossible, faute de documents satisfaisants, de
donner de même la limite méridionale dans le sud de l’Europe, li-
mite pour laquelle on ne possédait alors que quelques points de re-
père et de vagues indications.
Il y a deux ans, je fus amené à vouloir constater si maintenant
cette carte géographique de l’aire du Hanneton était possible à
achever, et je dus bientôt reconnaître que les quelques renseigne-
ments de plus acquis à la science depuis 1842 étaient encore bien
loin de pouvoir suffire à tracer la ligne où à cette époque le savoir de
M. Heer avait échoué. Des catalogues ont bien été dressés pour plu-
sieurs régions de l’Europe méridionale, mais n’apprennent presque
rien, les auteurs étant toujours restés dans ce vague que je ne cesse
de reprocher à cette sorte de travaux. Le Hanneton étant un insecte
aussi commun que nuisible, on devrait pouvoir espérer d’être guidé
par d’autres renseignements venus de toutes parts; mais les culti-
vateurs et le commun des mortels ne sont pas des coléoptéristes, et,
sous le même nom, les langues italienne, espagnole, portugaise, ca-
talane, provençale confondent nécessairement toutes sortes de
Melolontha, d’Anoxia, de Rhizotrogus, etc. ; de sorte que les recher-
ches dans cette voie ne seraient pas plus fructueuses. Il faudrait
LXX
donc les recherches personnelles les plus longues et les plus péni-
bles pour arriver à tracer correctement l’aire d’une seule espèce,
même quand cette espèce, comme dans le cas présent, est une des
plus vulgaires qu’on pourrait trouver. Que dire de toutes les autres
espèces, Coléoptères où Lépidoptères? N’ai-je donc pas raison d
regarder comme très-aventureux ces travaux qui généralisent à
l’aide de faits pour lesquels nous n’avons que des notions bien trop
imparfaites ?
Voici à quelle occasion j'avais été amené à faire cette infrue-
tueuse tentative de compléter la carte de l’aire du Melolontha vul:
garis : Notre savant collègue, M. Dupont, me parlait des études
qu'il avait faites sur la distribution géographique, tant actuelle
qu’ancienne, de la plupart de nos mammifères sauvages d'Europe,
et me signalait des particularités remarquables, dont il a déjà fait
connaitre un certain nombre dans ses ouvrages. Il m’engageait vi-
vement à étudier cette distribution pour les insectes, et c’était inu-
tilement que j’essayais de lui faire admettre que, cultivée comme
l’est l’entomologie en Europe, la science de la géographie des in-
sectes fût aussi dans l'enfance, ou plutôt aussi mal élucidée dans ses
‘
premiers éléments, par suite du défaut de méthode. L’exemple de.
nos connaissances imparfaites sur l’aire d’une espèce aussi vulgaire
que le Hanneton, devenait alors un argument sans réplique. Tracer
sur une carte l’aire qu’occupent actuellement le loup, le renard;
‘l'ours, le renne, le lièvre, la gélinotte et la perdrix, toutes espèces
que bien d’autres que les zoologistes savent distinguer avec préci-
sion, et qui ne peuvent, là où elles se trouvent, échapper à l’atten-
tion de personne, c'était là un travail reposant sur toutes données
d'expérience, acquises d'avance et continuellement vérifiables. Re=
chercher les changements subis par cette aire, dans les temps his-
toriques, au moyen des renseignements consignés dans les chroni-
‘ques, dans les temps préhistoriques, au moyen des débris de repas
des populations de ces époques, c'était plus difficile, mais au moins
opérait-on sur des bases positives, sur des faits précis.
Pour les insectes, rien de pareil. A très-peu d’exceptions près, les
travaux des entomologistes se sont portés dans des directions tout
à fait opposées. Ils ont été, soit purement morphologiques et ten-
dant à établir des classifications parmi les êtres, soit conventions
nellement et empiriquement fauniques; c’est-à-dire consistant dans
la confection, sur les bases de la géographie politique, de compila=
tions aboutissant à des listes de noms, sans développements analy=
tiques, ou avec le moins possible de développements analytiques:
Quelques génies éminents ayant ouvert depuis peu d’années la
voie vers les hautes conceptions de la philosophie naturelle, chacun
veut maintenant aborder les synthèses les plus hardies à propos de
ÉAREe 1,
LXXI
l'origine des espèces et de leur extension par migration de leurs
points d’origine, et on se préoccupe peu de savoir si l’on a bien en
sa possession toutes les bases indispensables pour de tels travaux.
En ce qui concerne MOINE particulièrement, on monte, on
monte toujours, sans s ‘apercevoir que l’échelle ne pose sur rien et
rentre dans le sol à mesure qu’on la gravit.
Tel est assez bien le jugement qu’on pourrait portèr sur l'ouvrage
de M. E. Hofmann. Avant de tracer sur une carte ses lignes isopo-
riques, qu’il commence par nous délimiter exactement, s’il le peut,
sur autant de cartes, les limites des espèces qu’il range dans des
classes européo-sibérienne, européo-asiatique, ete., et qu’il nous
montre péremptoirement l'exactitude de cette classification, qu’il
a si lestement élevée sur la compilation de travaux fauniques de
toute époque et de toute valeur. Qu'il y ait du vrai dans cette classi-
fication, qu’il y en ait dans son argumentation, je n’en doute nulle-
ment. En dépit du décousu des méthodes sur lesquelles tout le
monde a travaillé et travaille encore actuellement, l’histoire de la
nature s’est tellement éclaircie et illuminée de toutes parts que, s’il
n’est encore que trop facile de s’y égarer, il est cependant permis à
un esprit sagace et intelligent d’y découvrir des ensembles de faits,
des lois à déduire ; mais de les découvrir à les démontrer, la distance
est énorme. Or, tout auteur doit avoir pour objectif de démontrer,
et de la manière la plus convaincante, les thèses qu’il vient ap-
porter à la science; car il aura à la fois à les défendre contre les
sceptiques qui, avant de se rendre, veulent, et ils n'ont pas tort,
qu'on leur administre plutôt dix preuves qu’une, et contre les
croyants, c’est-à-dire contre ce parti conservateur quand même,
obstinément résolu à combattre toute innovation qu'il suppose ca-
pable d’ébranler les doctrines anciennes dans la science, si dénuées
qu'elles soient elles-mêmes et de preuves et de méthode scientifique.
Si un auteur vient donc, comme M. Hofmann, attaquer sans avoir
dans son arsenal d'arguments tout ce qu’il faudrait pour coller au
mur, comine on dit vulgairement, les antagonistes qui lui surgiront
à droite et à gauche, c’est lui-même qui sera collé au mur, ou tout
au moins qui ne convaincra que les gens convaincus d’avance, ce
qui est une victoire peu enviable.
Ce n’est pas que je veuille dire qu'il faille condamner formelle-
ment cette sorte de travaux, qui font luire des horizons pleins d’es-
pérances aux yeux des travailleurs, mais il ne faudrait pas qu'ils
absorbassent tant de savants, il ne faudrait pas qu’ils se présentas-
sent aux yeux de la jeunesse encore peu expérimentée et facile à
séduire, (*} comme le dernier mot de la science, ces travaux qui
(*) Je puis peut-être en parler plus librement qu’un autre, ayant moi-même sur la
conscience un petit travail romanesque de ce genre relatif à la généalogie hypothétique
LXXII
sont plutôt la révélation apocalyptique plus ou moins correcte des
perspectives de l’avenir que de vrais travaux scientifiques positifs,
appuyés sur la méthode scientifique.
. Voici, au point de vue pratique, quelles conclusions je voudrais
pouvoir donner à cette argumentation. Il devrait me semble-t-il, y
avoir trois périodes à distinguer pour le travail entomologique dont
le résultat seraït des travaux synthétiques tels que celui de M. Hof-
mann, mais mis au monde à terme, comme je regrette de devoir dire
que celui de M. Hofmann ne l’est pas.
Première. période. — Étudier partout et consciencieusement les
rapports des espèces d'insectes avec les localités. Une étude empiri=
que, mais éclairée par l’analyse intelligente des faits observés, des
conditions d'existence des êtres, de leurs rapports biologiques entre
eux, étude constamment suivie, cela va sans dire, de la publication,
car, comme Je le disais dans la séance précédente, thésauriser pour
soi seul ce qu’on apprend chaque jour, c’est perdre son temps pour
soi comme pour les autres. Se renfermer pour ces sortes de travaux
dans des limites assez étroites pour être sûr de pouvoir remplir sa
tâche : qui trop embrasse, mal étreint.
Deuxième période. — Les études de la première période ayant élu-
cidé les questions locales, on généraliserait les renseignements
acquis sur chaque espèce. La précision plus ou moins rigoureuse
avec laquelle les travaux de détail de la première période auraient
été faits, permettrait de connaître à fond l’histoire naturelle de cha-
cune de ces abstractions qu’on est convenu de nommer espèces. On
saurait jusqu'où chacune étend ses limites actuelles, à quels points
_ elle est le plus abondante, dans quels points elle manifeste de la
tendance à varier dans tel ou tel sens, et, comme les travailleurs, il
faut l’espérer, ne se seraient pas amusés dans la première période à
faire des listes ou de la statistique puérile, mais qu’ils auraient ana=
lysé, raisonné et livré à la discussion par l’impression leurs observa-
tions et déductions, bien des causes seraient déjà acquises à la
science, et peu d'efforts suffraient à en mettre au jour bien d’autres.
L'histoire de chaque espèce d’insecte en serait alors arrivée à peu
près où en est actuellement celle des animaux supérieurs et de
l’homme lui-même. Pour cette dernière, où nous connaissons si bien”
la distribution actuelle des races, et où l’histoire nous apprend sur
leur passé et leurs mouvements tant de choses qu’il nous serait
impossible de savoir sur les insectes, voyez cependant quelles diff:
cultés, quelle obscurité encore dans l’histoire des origines et migra-
tions ! Et par là apprenons à comprendre quelle distance nous avons
des Cicindélètes. Je ne le désavoue pas cependant; mais ce n’est que dans bien des
années que les temps seront mûrs pour des travaux de cette espèce.
LXXII
« .
encore à parcourir avant de pouvoir faire bien sérieusement en
entomologie des travaux comme ceux de MM. Hofmann, Koch,
Murray, etc. Comme travaux d'imagination, soit; mais n’y donnons
pas une si grande importance. Trop avancer et trop peu prouver,
c’est faire reculer la science.
Troisième période. — Après de longues généralisations des tra-
vaux recueillis dans la première période, on arriverait seulement à
pouvoir aborder ces grands travaux d'ensemble et de comparaison
appuyés sur la géologie, et vers lesquels l’ambition des savants se
précipite aujourd’hui prématurément.
11 est donné lecture d’une lettre de M. Fr. Walker, membre cor-
respondant, faisant connaître l'intérêt qu'il a pris à l’analyse du
travail de M. Hofmann. Ayant lui-même publié sur les migrations
des observations semblables à celles de M. Hofmann, il tient à
constater que le travail de celui-ci lui était resté inconnu, et qu’il
n’en à appris les conclusions que par la lecture de nos Comptes-ren-
dus.
La séance est levée à 9 1/4 heures.
Assemblée mensuelle du 2 mai 1874.
PRÉSIDENCE DE M. WEINMANN, membre du Conseil.
Présents : MM. Boedt, Breyer, J. B. Capronnier, Colbeau, De
Keyn, J. De Lafontaine, Desguin, Dufour, Fologne, Fondu, Giron,
Le Comte, Mélise, Roelofs, de Sélys-Longchamps, Vanden Broeck,
Van Lansberge et Preudhomme de Borre, secrétaire.
M. Baden, d’Altona, membre de la Société Entomologique de Stet-
tin, assiste à la séance.
MM. Candèze, président, Fontaine, de Looz-Corswarem et Weyers
ont fait excuser leur absence.
La séance est ouverte à 8 1/4 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 41 avril est ap-
prouvé.
Le Président annonce que, depuis la dernière séance, la Société a
eu la douleur de perdre deux de ses membres effectifs :
4° M. J.-F.-A. Andries, l’un des membres fondateurs dela Société,
décédé le 21 avril dernier. Une lettre de condoléance a été adressée
à sa famille.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XVII. j
iv:
L : FN
|
DCE:
je
LA LY
EXXIV
2M. J.-J. Henry, chevalier de la Légion d'Honneur, à Perpi-
gnan, dont une lettre qui vient d’être reçue de notre collègue M. Pel-
let, annonce aussi la mort. Le secrétaire est chargé de transmettre
à sa famille les regrets de notre Société.
Dans sa séance de ce jour, le Conseil a reçu deux nouveaux mem-
bres effectifs : MM. Ch. Zuber-Hofer, négociant, membre de la So-
ciété Entomologique de France, à Dornach (Alsace), présenté par
MM. Desbrochers des Loges et Preudhomme de Borre; et J. Kap-
pus, employé, à Saint-Jossaten-Noode, présenté par NM. Vanden
Broeck et Preudhomme de Borre.
Correspondance.
M. le baron O. de Heusch remercie pour sa nomination de mem-
bre effectif.
M. le D' Gustave Herrich-Schäffer annonce la mort de son père,
l'illustre entomologiste G.-A. Herrich-Schäffer, décédé à Ratisbonne,
à l’âge de 75 ans, le 14 avril dernier.
M. le D’ von Krauss, bibliothécaire de la Société Verein für vater-
ländische Naturkunde in Würtemberg, fait connaître que cette Société
serait disposée à échanger contre une collection de nos Annales, la
série de ses publications s'étendant de 1862 à 1874. L’échange est
accepté.
La Smithsonian Institution et l’Académie Royale Danoise des
Sciences et des Lettres remercient pour l’envoi de nos publications.
La Société a reçu pour son album de portraits celui de M, le baron
de Heusch.
Ouvrages reçus pour la Bibliothèque.
1° Bulletin des séances de la Société Entomologique de France.
N°° 24 (25 mars 1874) et 25 (8 avril 1874).
Échange avec nos Comptes-rendus.
2 Petites Nouvelles Entomologiques. N° 98 (15 avril 1874) et 99
(1° mai 4874).
Don de M. Émile Deyrolle.
3° Monatsbericht der Küniglich. Preussischen Akademie der Wissen-
schaften zu Berlin. Februar 1874. — Berlin, 1874, 1 br, in-8° avec
2 pl.
Échange avec nos Annales.
4° L'Abeille. Mémoires d'Entomologie par M. S. A. DE MARSEUX.
T.IX, pages 269 à 304. Nouvelles et Faits divers; Il° série, n° 4.—
4 br, in-12.
Échange avec nos Annales.
5 Dugois (Azpx.). — Les Lépidoptères de l'Europe, leurs chenilles
F4
"EX ES s
en
LXXV
et leurs chrysalides ; 60° livraison. — 1 broch. in-8° avec 2 planches.
Don de l’auteur.
6° Abhandlungen herausgegeben vom naturwissenschaftlichen Vereine
zu Bremen. Vol. IIT, fase. 4 et vol. IV, fasc. 1. — Brême, 1873-74,
2 broch. in-8° avec 2 planches.
7° Tabellen über den Flächeninhalt des Bremischen Staats, den Was-
serstand der Weser und die Witterungsverhaltnisse des Jahres 1872. —
Brême, 1873, 1 broch. in-4°.
Dons de la Société des Sciences naturelles de Brême; échange avec nos Annales.
8° Hardwicke’s Science Gossip. N° 113. (Mai 1874). 1 broch. in-8°.
Echange avec nos Annales.
9 Société Malacologique de Belgique. Procès-verbal de la séance
du 12 avril 1874.
Échange avec nos Comptes-rendus.
10° The Entomologists Monthly Magazine. N° 120. (Mai 1874),
1 broch. in-8°.
Echange avec nos Annales.
11° Créprix (FR.). — Manuel de la Flore de Belgique. 3° édition. —
Bruxelles, 1874, 1 vol. in-18.
12° ——, BaGuET (Cu.) et GILBERT (Cx.). — Compte-rendu de la
session extraordinaire de la Société royale de Botanique de Belgique et
de la Société Botanique de France en 1873. — Gand, 1874, 1 br. in-8°.
Dons de M. Fr. Crépin.
13° Berliner Entomologische Zeitschrift. Années 1873, trim. 3 et 4,
et 1874, trim. 1 et 2 — Berlin, 1874, 2 broch. in-8° avec 1 pl.
Echange avec nos Annales.
Des remerciements sont votés aux donateurs.
Rapports, lectures, communications.
La lecture des rapports sur la Monographie des Onitides de M. Van
Lansberge est ajournée à la prochaine séance. L'assemblée adjoint
M. Roelofs à M. Candèze comme second commissaire, en remplace-
ment de M. Van Volxem, parti pour un voyage en Italie.
Le Secrétaire lit les extraits suivants d’une lettre que lui a adres-
sée M. Desbrochers des Loges :
« Je me suis aperçu, en lisant les rectifications que vous avez bien
voulu faire inscrire au dernier volume touchant mes Tychiides, que
j'en avais omis plusieurs :
Page 115 Sybines seriatus. Patrie omise : la Corse.
» _» S. Bohemanni. ” ” France mérid., Pyrénées.
» 116 S. algiricus. 9 ” Alger.
» 1923 S. Beckeri. 5) » Sarepta.
) » . S. Zuberi. » » Sarepta.
» 124 S. planiusculus. » n» Algérie.
» _» S. Schaumii. 5 » Sarepta.
LXXVI
Addition à l'article du Tychius trivirgatus (page 99) :
« Cet insecte étant envoyé d'ordinaire par M. Becker confondu avec
le T. affinis, auquel il ressemble effectivement, il me paraît utile
d'indiquer les différences qui séparent les deux espèces.
» T. affinis (Beck.). — Dessus à squamosité d’un brun presque
mat, parfois plus pâle, avec une bande longitudinale sur les 7° et 8°
intervalles des élytres, remontant vers l’épaule et parfois bordant
étroitement la base en s'étendant un peu sur celle du prothorax,
d’un blanc pur; une bande analogue sur le milieu du prothorax,
plus ou moins dilatée en arrière (rarement les côtés du prothorax et
la suture des élytres sont plus clairs que le reste de la surface). An-
tennes à articles du funicule pressés, les deux premiers seuls plus
longs que larges; massue assez allongée. Prothorax évidemment
moins large que les élytres. Élytres à stries très-fines, peu pro-
fondes et subtilement ponctuées.
» T. 3-virgatus. — Coloration généralement plus pâle, plus bril-
lante, ordinairement d’un gris-argenté. Prothorax orné de trois ban-
des longitudinales blanches, les latérales non prolongées en avant,
la médiane non dilatée. Élytres à bande latérale plus large ; inter-
valle sutural entièrement d’un blanc-squameux ; parfois les inter-
valles alternes moins foncés. Antennes plus grêles, à articles du
funicule allongés, les deux derniers seuls aussi larges ou un peu
plus larges que longs; massue très-allongée, en pointe. Prothorax
plus dilaté latéralement, presque de la largeur des élytres. Élytres
à stries profondes assez larges. (Ce dernier caractère ne permet pas
de confondre les espèces).
» N. B. Le rostre, chez ces deux Tychius, est régulièrement arqué,
légèrement atténué vu de profil, à peine vu de face, un peu plus
cylindrique chez le T.3-virgatus, rouge-ferrugineux chez les deux
espèces, ainsi que les antennes. »
M. Mélise demande la parole et fait la communication suivante :
Le 1° mars dernier j’ai pris, au vol, à l’avenue de Cortenberg
(Bruxelles), Heptaulacus testudinarius Muls. (Scarabœus testudinarius
Fabr.)
Ce petit Lamellicorne de la famille des Aphodiens est rare en
Belgique; je ne pense pas que sa présence dans les environs de Bru-
xelles ait déjà été constatée.
J’ai capturé aussi dans les sables au Quartier Louise (Ixelles), le
8 avril 1874, Agyrtes bicolor Castelnau, famille des Silphidæ. —
D’après les différents auteurs que j’ai consultés, ce coléoptère est
partout très rare.
LXXVII
M. Fondu signale les trois captures suivantes de Lépidoptères :
… Harpya Fagi Gf. 27 avril, dans la forêt de Soigne. Paraissant ordi-,
| nairement fin Juin.
… Ptilodontis Palpina G‘Q. 24 avril, à Leeuw-St-Pierre.
Demas Coryli ©. 27 avril, dans la forêt de Soigne.
M. de Borre fait voir à ses collègues une collection de cent espèces
… de lépidoptères accompagnées de leurs chenilles préparées et placées
h sur les plantes nourricières. Cette collection que le Musée royal
d'histoire naturelle vient d'acquérir en Allemagne, est destinée à
devenir le point de départ d’une collection plus vaste du même genre.
La séance est levée à 8 3/4 heures.
| L
u 4 Assemblée mensuelle du G juin 187 4.
PRÉSIDENCE DE M. CANDÈZE.
à Présents : MM. Boedt, Breyer, J.-B. Capronnier, Colbeau, J. De
… Lafontaine, Dufour, Fondu, Kappus, Mélise, Pierret, Roelofs, de
… Sélys-Longchamps, Van Lansberge, Weinmann, Weyers et Preu-
… dhomme de Borre, secrétaire.
La séance est ouverte à 8 1/4 heures.
ÿ Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 2 maï est approuvé.
n Le Président annonce que le Conseil d’administration vient d’ad-
mettre comme membres effectifs de la Société : Sir Sidney Smith
» Saunders, président de la Société Entomologique de Londres, à Rei-
gate (Angleterre), présenté par MM. Mac Lachlan et Preudhomme
de Borre ; et M. Émile Pierret, de Bruxelles, présenté par MM. Wein-
_ mann et Dubois.
: Le Conseil a reçu la démission de M. J. Gardeur, de Dinant.
Correspondance.
| M. Ch. Zuber-Hofer remercie pour sa nomination de membre
. effectif et adresse son portrait-carte pour l’album de la Société.
M. le baron de Pallandt, membre correspondant, remercie pour
l'envoi des comptes-rendus.
M. le colonel J. Liagre, élu Secrétaire perpétuel de l’Académie
Royale de Belgique en remplacement de feu A. Quetelet, annonce son
0 / AE
LXXVIII
entrée en fonctions. Le Secrétaire lui a transmis les félicitations de
la Société.
La Smithsonian Institution remercie pour l’envoi de nos Annales.
L’Académie Royale Danoise des Sciences et des Lettres adresse le
programme des questions mises par elle au concours pour 1874.
Aucune n’est relative à l’entomologie.
M. C. X. Vaussenat, secrétaire de la Société Ramond, à Bagnères
de Bigorre, transmet un prospectus, avec bulletin de souscription,
de cette Société, en voie de formation, pour l'établissement d’un
observatoire permanent au sommet du Pic du Midi de Bigorre.
Ouvrages reçus pour la Bibliothèque :
1° Nunquam otiosus. Zoologische Mittheilungen, von D' L.-W. ScHau-
FUSS. IT. pages 281 à 320, 1 br. in-8°. ;
Echange avec nos Annales.
2 Coleopterologische Hejte, herausgegeben von E. vox Harozp.
XIL. — Munich, 1874, 1 vol. in-8°.
Échange avec n0s Annales.
9° Newman’s Entomologist. N° 129 (mai 1874) et 130 (juin 1874).
010 J
— Londres, 2 broch. in-&.
Échange avec nos Annales.
4° The Zoologist : a Monthly Journal of Natural History. I° série,
n° 104 (mai 1874) et 105 (juin 1874), 2 br. in-8°.
Echange avec nos Annales.
5° Bulletin des séances de la Société Entomologique de France, N° 26
(22 avril 1874) et 27 (13 mai 1874).
Echange avec nos Comptes-rendus.
6° Anales de la Sociedad Espanola de Historia Natural. T. III,
Cuad. I. — Madrid, 1874, 1 br. in-8° avec 3 pl.
Echange avec nos Annales.
1° Petites Nouvelles Entomologiques. N°° 100 (15 mai 1874) et
101 (1 juin 1874).
8° Vente aux enchères publiques de la collection de Coléoptères ewro-
péens et exotiques de feu Martens, d'Utrecht, le 22 mai 1874. — Catalo-
que d'une Bibliothèque d'Histoire naturelle composée spécialement de
livres sur l'Entomologie, et d'une collection de Papillons de France, dont
la vente aux enchères publiques aura lieu le 22 mai 1874. — Paris,
2 br. in-8°. |
Dons de M. E. Deyrolle. y
9° MoukLox (M.). — Observations sur le classement des couches
tertiaires moyennes dans le Limbourg belge. — Bruxelles, 1873, 1 br.
in-8°,
Don de l'auteur.
10° Société Malacologique de Belgique. Procès-verbal de la séance du
3 mai 1874.
Échange avec nos Comptes-rendus.
LXXIX
11° Mémoires de la Société des Sciences physiques et naturelles de
Bordeaux. Tomes IX, cahier 2, et X, cahier 1. — Bordeaux, 2 vol.
in-8° avec 2 pl.
12° Bulletin des publications scientifiques reçues par la Société des
Sciences physiques et naturelles pendant l'année 1873-1874. 1 feuille
in-8°.
Dons de cette Société; échange avec nos Annales.
13° GrrarD (M.). — Le Ver à soie brésilien. Notice entomologique
sur l'Attacus Aurota Cramer, et sur son éducation. — FoRGEMoL (D°)
Dévidage des cocons de l’Attacus Aurota Cramer. — Paris, 1874, 1 br.
» in-8° avec 1 pl.
10 Don de M. Maur. Girard.
14° Bulletin de l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des
Beaux-Arts de Belgique. Série II, T. XXXVIT, n° 3 et 4. — Bruxelles,
1874, 2 br. in-8° avec 2 pl.
Échange avec nos Annales.
15° Bulletin scientifique, historique et littéraire du Département du
Nord et des pays voisins. VI° année, n° 4. — Lille, 1874, 1 br. in-8°.
Echange avec nos Annales.
16° Verhandlungen des Vereins für Natur-und Heilkunde zu Pres-
burg. Neue Folge, Heft 2 (1871-72), — Presbourg, 1874, 1 vol. in-8°.
Échange avec nos Annales.
17° Bulletin de la Société Impériale des Naturalistes de Moscou. An-
nées 1872, n° 4, et 1873, n° 1, 2et 3. — Moscou, 1873-74, 4 br. in-8°
avec 14 pl. ;
Échange avec nos Annales.
18° The Entomologists Monthly Magazine. N° 121 (juin 1874),
À br. in-8°.
Échange avec nos Anna'es.
19° Monatsbericht der Kôüniglich. Preussischen Akademie der Wis-
senschaften zu Berlin. Mars 1874. 1 br. in-8° avec 2 pl.
Échange avec nos Annales.
20° {ardwicke’s Science-Gossip. N° 114 (juin 1874), 1 br. in-8’.
Échange avec nos Annales.
21° Société Linnéenne du Nord de la France. Bulletin mensuel. N°°
23 (1 mai 1874) et 24 (1 juin 1874).
Échange avec nos Comptes-rendus.
29° L'Abeille. Mémoires d'Entomologie par M. S. A. DE MARSEUL.
T. IX, pages 305 à 376. Nouvelles et Faits divers, n° 46.— 1 br. in-12.
| Echange avec nos Annales.
23 Annales de la Société Malacologique de Belgique. Tome VIII
(année 1873). — Bruxelles, 1 vol. in-8° avec 1 portrait photographié
et 4 pl.
Échange avec nos Annales,
Des remerciements sont votés aux donateurs.
LXXX
Rapports, lectures, communications. E
MM. Candèze et Roelofs donnent successivement lecture de leurs
rapports sur la Monographie des Onitides, par M. Van Lansberge.
L’impression de ce mémoire dans les Annales est votée par l’as-
semblée.
M. Mélise, chargé de rendre compte de l’excursion de la Société
à Baudour, donne, en attendant l’achèvement de son rapport, quel=
ques détails sommaires sur cette excursion. MM. Weinmann, Dufour,
de Borre, Fondu et Breyer en donnent d’autres à leur tour.
M. Breyer dit qu’il a à ajouter à la liste des Bombycides rencon-
trés en Belgique, une espèce : Ptilophora (ci-devant Notodonta) Plu:
migera, Esp. L’année dernière, au printemps, il en avait déjà pris à
Hastière, une chenille, qui n’avait pas réussi à se métamorphoser,
La capture de deux chenilles de la même espèce, qu'il a faite au
printemps dernier, dans la même localité, lève tous les doutes sur
l’indigénat de l’espèce. Quant au papillon, il n’éclot et vole qu’à la
fin de l’automne, au moment des premiers froids, et alors que les
amateurs ont cessé leurs chasses, ce qu’il fait qu'il sera raremenf
capturé et signalé.
La même localité lui a présenté deux autres espèces intéres=
santes : Harpella Geoffrella, L. (Geoffroyella, Stph.) et Laria Nigrum,
Mueller (F-Nigrum, F.), (la chenille).
M. Capronnier fait voir un exemplaire d'Harpyia Erminea, Esp.,
pris par lui à Schaerbeek, le 9 mai dernier.
M. Fondu dit que, le 4 juin, il est éclos chez lui un Harpyia
Milhauseri, G', dont il avait détaché la coque du tronc d’un jeune
chêne, à Ternath, près Bruxelles, le 19 mai.
La séance est levée à 8 3/4 heures.
RAPPORTS DE MM. ROELOFS ET VAN VOLXEM SUR LE TRAVAIL DE M. H. TOURNIER,
INTITULÉ : MATÉRIAUX POUR SERVIR A LA MONOGRAPHIE DE LA TRIBU DES
ÉPIRRHINIDES (1).
Rapport de M. Roelofs.
Letravail ayant pour titre : Matériaux pour servir à la monographie
de la tribu des ÉrrRRmINIDES (2), de la famille des CuURCULIONIDES,
présenté par M. Tournier pour nos Annales, est précédé d’une
introduction dans laquelle l’auteur explique comment, par l'étude
(4) L'impression de ces rapports, lus dans la séance du 10 janvier, a été différée
jusqu’à ce que le mémoire lui-même fût imprimé et que les tirés-à-part en fussent près
de paraître.
(2) M. Tournier adopte l'orthographe modifiée du nom,
En 74 =
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ai
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x
Ÿ
\
d
LXXXI
des Tychiides, il s’est trouvé porté à celle de la tribu actuelle, un
certain nombre de genres devant trouver leur place dans celle-ci.
La lecture du travail de notre savant collègue m’a suggéré, quel-
ques observations que je crois devoir vous communiquer.
M. Tournier, qui ne s'occupe dans son écrit que des insectes
d'Europe et des pays voisins, a cependant remanié la classification
du dernier auteur ayant étudié la famille dans son ensemble :
Lacordaire.
Sans vouloir aucunement contester la valeur des observations à
l’appui de ces changements, et tout en rendant hommage à l’examen
détaillé et exact de notre savant collègue, j'espère qu’il me pardon-
nera quelques réflexions à propos de ces changements.
Je crois que l’entomologiste, lorsqu'il ne s’occupe que d’une faune
locale, devrait, autant que possible, s’abstenir de toucher à la clas-
sification établie sur l'étude des insectes du globe entier, et basée, par:
conséquent, sur l’ensemble de leurs caractères. On ne saurait assez
répéter que les espèces et les genres d’une région géographique
. quelconque,ne représentent qu’une partie de tel ou tel groupe ; que
la définition des caractères génériques, et, à plus forte raison, la
classification des genres établis sur un nombre limité d'espèces
doivent être, par conséquent, incomplètes.
M. Tournier, tout en adoptant la tribu des Érirhinides, telle que
Lacordaire l’a caractérisée, modifie cependant (légèrement, il est
vrai) la définition de la tribu, non seulement, comme il dit, à cause
de la suppression d’un genre (Mecinus), ce qui serait de peu d’im-
portance, mais encore par « l’absence des éléments exotiques »;,
dans son travail.
Or, je ne saurais approuver cette dernière raison. La modifi-
cation n’est certainement pas importante, mais je crois qu'il faut
combattre, en principe, des changements analogues.
La tribu contient, dans le Genera de Lacordaire, environ vingt-
cinq genres exotiques, et on à augmenté encore considérablement ce
nombre depuis. Peut-on admettre qu'on change la définition de
la tribu et, par conséquent, la classification, sans tenir compte d'un
nombre aussi grand de genres ?
Si, dans une autre partie du monde, comme en Australie, les ento-
mologistes de Melbourne suivaient cet exemple et modifiaient à leur
. tour la classification d’après les seuls insectes de leur patrie, on
conçoit facilement la confusion qui devrait en résulter pour celui
qui entreprendrait l'étude de ces insectes, après toutes ces études
partielles.
ILest certainement regrettable que des travaux consciencieux soient
forcément incomplets par l’oubli de ces considérations.
Espérons que notre savant collègue, qui nous promet une mono-
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. FE | k£
LXXXII
graphie des Érirhinides, y comprendra fous les Érirhinides, et aug-.
mentera ainsi la littérature entomologique d’un travail que personne
ne serait mieux que lui à même d'entreprendre.
Rapport de M. Van Volxem. :
Je partage entièrement la manière de voir que M. Roelofs énonce
dans son rapport sur le travail de M. Tournier intitulé : Matériaux
pour servir à la monographie des Érirrhinides; je me rallie done
entièrement à ses considérants et à sa conclusion. Je me permettrai,
cependant, d’ajouter encore une observation, au sujet du nom des
deux derniers groupes admis par l’auteur.
Tout en reconnaissant que ses Tanysphyrides correspondent exac-
tement aux Cryptoplides de Lacordaire (après en avoir retiré cer-
tains genres), M.-Tournier croit devoir changer ce dernier nom,
sous prétexte que le genre Cryptoplus n’a pas de représentants en
Europe. C’est là une prétention contre laquelle je ne saurais assez
protester. Et d’abord, sans invoquer la priorité incontestable du
nom choisi par Lacordaire, je crois que les dénominations établies
par l’auteur d’une révision générale d’un groupe ou d’une famille
doivent primer ceux de l’auteur d’un travail partiel ; ensuite, il me
paraît que la création inutile d’un nouveau nom, loin d’apporter de
la clarté, ne fait qu’augmenter la confusion et surcharger les cata-
logues de synonymes déjà par trop nombreux. :
En effet, si l’on admettait le système de M. Tournier, il faudrait,
pour rester logique, changer, par exemple, les noms universelle-
ment adoptés de Rutélides et de Dynastides, dans la familledes Lamel-
licornes, attendu que les genres Rutela et Dynastes sont exotiques;
les familles si connues des Rhipicérides et des Brenthides devraient
recevoir un autre nom, car elles ne sont représentées en Europe res-
pectivement que par les genres Arrhaphipterus, Kraatz, et Amorpho-
cephalus, Schünh., etc. Je ne crois pas nécessaire de multiplier
ces exemples et suis convaincu que la majorité des entomologistes
partage ma manière de voir.
La même observation pourrait être faite à propos du genre Bra-
chonyx, qui rentre dans le groupe des Eugnomides de Lacordaire, et
pour lequel M. Tournier forge le nom nouveau de Brachonydes Gil
aurait, au moins, dû écrire Brachonychides).
A part ces réserves, le travail de M. Tournier me paraît fort con-
sciencieux, et je me joins à M. Roelofs pour en proposer l'impression
dans nos Annales.
de te. lé til
HI CENT AE
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|
EXXXIII
Assemblée mensuelle du Æ juillet 1874.
PRÉSIDENCE DE M. CANDEZE.
Présents : MM. Boedt, Breyer, J.=B. Capronnier, J. De Lafon- :
taine, Dubois, Fologne, Kappus, Lallemand, Lambrichs, Le (Comte,
Mélise, Pierret, Roelofs, Sandoz, de Sélys-Longchamps, Weinmann,
Weyers et Preudhomme de Borre, secrétaire.
M. Fontaine a fait excuser son absence.
La séance est ouverte à 8 1/4 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 6 juin est approuvé.
Le Président fait connaître que le Conseil vient d'admettre au
nombre des membres effectifs : M. J.-F. Cornet, employé à l’admi-
nistration des postes, à Ixelles, présenté par MM. Dubois et Preu-
dhomme de Borre.
Correspondance.
M. E. Pierret et Sir Sidney Smith Saunders remercient pour leur
nomination de membres effectifs.
La Société Royale de Tasmanie remercie pour l’envoi de nos
es
» La Société des Naturalistes de Riga adresse les mêmes remercie-
ments et annonce l’envoi de ses publications.
La Société des Naturalistes de Dorpat adresse deux PR
séries de publications, en témoignant le désir de recevoir la série
complète de nos Annales et de continuer l’échange. La Société s’em-
. presse d’y accéder.
. Même décision est prise pour des demandes identiques faites par
l’Académie des Sciences de Philadelphie et la Société d'Histoire na-
turelle Dors
Ouvrages reçus pour la Bibliothèque :
1° Arbeiten des Naturforscher-Vereins zu Riga. Neue Folge. V'*
Heft. — Riga, 1873, 1 br. in-8° avec 4 pl. et 1 carte.
2° Correspondenzblatt des Naturforscher-Vereins zu Riga. XX“ J ahr-
gang. — Riga, 1874, 4 br. in-12.
Dons de cette Société; échange avec nos Annales,
3° Archiv für die Naturkunde Liv-, Ehst- und Kurlands. Herausge-
geben von der Dorpater Naturforscher-Gesellschaft, als Filialverein der
LXXXIV
Livländischen gemeinnütxigen und ükonomischen Societat.— Erste Se
rie. Mineralogische Wissenschaften, nebst Chemie, Physik und Erdbe- :
schreibung. I (livr. 1,2,3), IT (4,2,3), IL (1,2,3,4), IV (1,2), V (1,2,3), « :
VI(1,2,3), VIL (1). — Zuweite Serie. Biologische Naturkunde: T (1,2,3; ;
4), IT, IL, IV, VI (1,2,3), VII (1,2). — Dorpat, 1854 à 1872, 31 vol.
et broch. in-8° avec 36 pl. et cartes.
4 Sitzungsberichte der Dorpater Naturforscher-Gesellschaft, redi-
girt von D' ARTH. VON OETTINGEN. Tomes I (en 10 cahiers), IT (en 8
cah.), III (fase. 1 à 4). — Dorpat, 1854 à 1873, 22 br. in-12, avec
une planche.
Dons de la Société des Naturalistes de Dorpat, en vue d'établir un échange de publications.
5° Bulletin de la Société Royale de Botanique de Éshrs Tome
XIZ, n° 3. — Bruxelles, 1874, 1 br. in-8°.
Échange avec nos Annales.
6° Stettiner ANTON Zeitung. XXXV° année. N°° 4 à G, —
Stettin, 1874, 1 broch. in-8°.
Échange avec nos Annales.
Te Petites Nouvelles Entomologiques. N°° 102 (15 juin 1874) et 108
(1 juillet 1874).
Don de M, Emile Deyrolle.
8° Bulletin scientifique, historique et littéraire du Département du
Nord et des pays vôisins. VI° année, n°5. — Lille, 4874, 1 br. in-8°.
Échange avec nos Annales.
9° Bulletin de l'Académie Impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg. 3
Tomes XVIIL, n°° 3 à 5, et XIX, n° 1 à 3. — St-Pétersbourg, 1873,
6 br. in-4° avec 2 pl.
Échange avec nos Annales.
10° Atti della Societa Italiana di Scienze naturali. Vol. XV, fasc.
III à V, et XVI, fasc. I et II. — Milan, Le 74, 5 br. in-8° avec
12 pl.
Échange avec nos Annales,
11° XX, XXI® und XXII" Berichte des Naturhistorischen Vereins
in Augsburg. — Augsbourg, 1869 à 1873, 3 vol. in:8° avec 2 pl.
Don de la Société d'Histoire naturelle d’Augsbourg, en vue d'établir un échange de publications:
12 Urivi (Grorro). — La Partenogenesi e Semipartenogenesi delle
Api. — Florence et Rome, 1874, 1 br. in-8°. |
Don de l'auteur.
13° GROTE (A.-R.). — On the Noctuidæ of North America. — Sa-
lem, 1 br.in-8.
Don de l'auteur.
14° Bulletin de la Société Vaudoise des Sciences naturelles. 2° série,
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LXXXV
vol. XIII, n° 72. — Lausanne, 1874, 1 vol. in-8° avec 5 planches et
3 tableaux géologiques.
4 Échange avec nos Anpales.
15° Bulletin des séances de la Société Entomologique de France. N° 29
(10 juin 1874).
\ Échange avec nos Comptes-rendus.
16° Bulletin de l'Académie Royale des Sciences, des Lettres et des
Beaux-Arts de Belgique. Série IL. T. XXXVII, N° 5. — Bruxelles,
1874, 1 broch. in-8° avec 2 planches.
‘ Échange avec nos Annales,
17° Oversigt over det Kongelige Danske Videnskabernes Selskabs For-
handlinger og dets Medlemmers Arbejden à Aaret 1873, n°2. — Copen-
hague, 1873, 1 br. in-8° avec 3 pl.
: Échange avec nos Annales.
18° Société. Malacologique de Belgique. Procès-verbal de la séance
du 7 juin 1874.
‘ Échange avec nos Comptes rendus.
19° GRoTE (A.-R.). — List of the Noctuidæ of North America. —
Buffalo, 1874, 1 br. in-8°.avec 1 pl.
Don de l'auteur. |
20° The Entomologist's Monthly Magazine. N° 122 (juillet 1874).
; Échange avec nos Annales,
21° Hardwicke’s Science-Gossip. N° 115 (juillet 1874).
PEER Échange avec nos Annales.
29° Vaxpex BRorck (ERN.). — Quelques considérations sur la dé-
couverte, dans le calcaire carbonifère de Namur, d’un fossile microsco-
pique nouveau appartenant au genre Nummulite. — Liége, 1874, 1 br.
in-8°.
A Mr ‘ Don de l’auteur.
93° Newman’s Entomologist. N° 131 (juillet 1874). ®
Échange avec nos Annales,
24° The Zoologist : a Monthly Journal of Natural History. Série II,
n°106 (juillet 1874.)
Échange avec nos Annales.
Des remerciements sont votés aux donateurs.
Rapports, lectures, communications.
M. H. Tournier adresse le travail suivant, dont le Secrétaire
LXXXVI
DIAGNOSES DE QUELQUES COLÉOPTÈRES EUROPÉENS ET CIRCUM-
EUROPÉENS, par H. TourNrer.
Cnemeplatia rufa T. Long. 2 1/2 mill. Larg. 1 1/2 mill.
Un peu plus grand que le C. atropos, duquel il diffère par son
coloris, par ses élytres parfaitement unies, nullement chargées d'in"
terstries costiformes, nuilement striées, mais simplement marquées.
de lignes longitudinales de points ronds, peu serrés; par la forme.
de son prothorax, etc. Entièrement d’un testacé rougeâtre clair;
densément recouvert de petites écailles qui ne cachent pas la couleur
des téguments. Prothorax transversal, subparallèle sur les côtés.
à angles postérieurs faiblement arrondis; surface unie, faible-
ment mais régulièrement convexe, marquée au devant du scu-
tellum d’un sillon fin très-court. Élytres pas plus larges à leur
racine que le prothorax à sa base, subparallèles sur les quatre cin=
quièmes de leur longueur, arrondies en commun postérieure-
ment ; surface unie, faiblement mais régulièrement convexe, mar-
quée sur chaque élytre de neuf lignes de points ronds, bien marqués,
peu serrés. Tibias antérieurs à éperons longs, spatulés ; l’interne
d’un tiers plus long que l’externe, plus long que le tarse.— Tanger.
Chiloneus Chevrolati T. Long. 3 mill. Larg. 1 1/2 mil].
Très-courtement ovalaire ; d’un noir de poix à léger reflet bronzé;
la plaque à l'extrémité du rostre et les pattes sont d’un brun rou-
geâtre, les antennes sont testacées ; prothorax et élytres saupoudrés
de très-petites écaillettes d’un gris clair à reflets bleuâtres. Tête et
prothorax densément et fortement ponctués, un peu moins densé-
ment sur la tête que sur le prothorax; celui-ci marqué sur son milieu
d’une fine ligne lisse. Élytres fortement ponctuées-striées; inter-
stries lisses, un peu convexes, larges; la © est un peu plus courte
et un peu plus obèse que le G.— Portugal.
Eusomus Beckeri T. Long. 6 1/2 à 7 1/2 mill. Larg. 2 1/2 à
2 5/6 mill.
Allongé, d’un noir brunâtre; scape et premiers articles des an-
tennes plus ou moins longuement d’un testacé clair. Corps densément
recouvert de petites écaillettes d’un beau vert clair et de poils brunà-
tres très-courts et rares; ces poils sont un peu plus serrés sur les
élytres, dans les interstries 1 (sutural), 3, 5, 7, et les font paraître
un peu plus foncés que les autres ; les pattes et le dessous du corps.
F |
LXXXVII
sont couverts d’écaillettes d’un vert plus clair. Élytres inermes à
leur extrémité ; cuisses dentées.— Sarepta. Répandue par M. Becker,
sous le nom de fæniatus Kryn., qui est une toute autre espèce.
Polydrosus deliciosus T. Long. 5 1/2 mill. Larg 2 1/4 mill.
Forme du P. chrysomelà, d’un brun de poix, élytres d’un testacé
rougeâtre, antennes et pattes d’un jaune rouille clair; corps densé-
ment recouvert en dessus de petites écaillettes brilléntess d’un rouge
cuivré et latéralement d’écaillettes d’un beau vert clair un peu doré.
Tête et prothorax finement .chagrinés, mats; élytres ponctuées-
striées ; interstries un peu convexes, paraissant lisses. Antennes
grêles à articles 1-2 égaux, 3-7 égaux entre eux, mais plus courts
que les précédents ; cuisses très-faiblement dentées. — Tanger. Cette
espèce à le coloris du P. lateralis, maïs ce dernier a le facies du P.
sericeus.
| Polydrosus roseus T. Long. 5 mill. Larg. 1 5/6 mill.
Assez voisin, comme taille et forme, du P.impressifrons, mais plus
étroit, plus allongé. Entièrement d’un testacé rougeñtre, pattes et
antennes un peu plus claires. Corps densément recouvert en dessus
de petites écaillettes d’un rouge cuivré, brillant et marqué latérale-
ment au prothorax et aux élytres de taches claires, formées par des
écaillettes d’un rose très-clair, brillantes ; dessous, du corps assez
densément recouvert de petites écailles dorées. Élytres ponctuées-
striées ; interstries lisses, un peu convexes; antennes construites
comme chez l’espèce précédente; cuisses obsolètement dentées.
— Tanger. 2
Strophomorphus Hein 1 Do 7 5/4 mill. Larg.
3 5/6 mill.
… Cette espèce, par sa forme, rappelle tout-à-fait le S. hispidus; mais,
par sa vestiture, elle est tout à-fait voisine du S. albariusR.; elle a la
forme courte du premier ainsi que la fine pubescence du second, elle
se distingue nettement des deux par la structure des antennes. En-
tièrement d’un testacé brunâtre, avec les antennes et les tarses plus
clairs ; corps peu densément recouvert de petites écailles arroridies :
d’un blanc jaunâtre et d’une fine pubescence, courte, jaunàätre, un
peu couchée en arrière; les élytres sont moins fortement et moins
profondément striées que chez le S. albarius. Antennes longues,
LXXXVII
grêles, funicule à article 1 allongé, 2 deux fois aussi long que le.
précédent, 3 égal à 1, 4 égal à 3, 5-6 égaux entre eux, passablement
plus longs que larges, mais plus courts chacun que 4, 7 plus long
que le précédent, massue très-étroite, très-allongée. Chez le S. alba-
rius, le funicule antennaire a l’article 2 plus long que 1 sans'être
deux fois aussi long que lui, 3 beaucoup plus court que 2, de moitié
environ aussi long que 1, 4-6 subégaux entre eux, plus courts cha
cun que 3, très-faiblement plus longs que larges, 7 un peu plus long
que 6; massue antennaire beaucoup moins allongée que chez S. alge-
ricus. — Blidah, Algérie.
Tanymecus Revelierei T. Long. 9 1/2 mill. Larg. 4 1/5 mill.
A peuprès de la forme du T. palliatus, et le plus voisin de cette
espèce ; il est plus étroit, plus parallèle et s’en distingue desuite par
la structure de ses antennes. Noir, parcimonieusement recouvert de
très-petites écailles d’un gris cendré, tournant par places au gris
verdâtre ou bleuâtre ; au-dessus de ces écaillettes se montrent des
petits poils courts un peu couchés, d’un gris jaunâtre. Tête et pro=
thorax très-densément et assez fortement chagrinés; ce dernier est
faiblement sillonné longitudinalement sur son milieu; élytres assez
fortement ponctuées-striées ; interstfies faiblement relevés, finement
chagrinés. Funicule des antennes à article 1 allongé, aussi long que:
les deux suivants réunis, 2-5 courts, subégaux entre eux, 6-7 obco-
niques, égaux, mais aussi longs entre eux que les trois précédents
réunis; massue étroite, d’un ovale très-allongé, acuminée à son
extrémité. — Récolté en Toscane par M. E. Revelière.
.
Tanymecus rotundicollis T. Long. 7 3/4 mill. Larg. 4 mill.
Assez semblable quant à la forme au T. variegatus, mais le pro-
thorax est plus court, plus large, et sa plus grande largeur se trouve
après son milieu ; il est plus arrondi sur les côtés, etc. Noir, densé-
ment recouvert en dessus d’étaillettes d’un gris brunâtre, en dessous
et sur le scutellum d’écaillettes blanchâtres ; le prothorax est mar-
qué de chaque côté d’une tache étroite, allongée, courbée, d’un gris
jaunâtre ; sur les élytres, l’on voit de chaque côté du scutellum et sur
les interstries 3, 5, 7 et 8, de petites taches blanchâtres, variées
avec de petites taches noires. Ces taches sont irrégulières, plus ou
moins allongées ou plus on moins subcarrées; au-dessus de cette
vestiture se montrent des petits poils assez serrés, un peu couchés
en arrière, noirâtres. Tête et prothorax fortement et densément
À È
È
:
Ey
NU
see Li LS LT Lee
LXXXIX
ponctués ; ce dernier pas plus long que large, largement rétréci au
sommet, régulièrement arrondi sur les quatre cinquièmes posté-
rieurs et peu convexe en dessus, se rapprochant un peu par là de la
forme du même organe chez les T. dilaticollis Gylh. et dilatatus
Schauf. Élytres un peu déprimées en dessus, bien nettement ponc-
tuées-striées. — Sarepta.
Cœnopsis Reichei T. Long. 3 3/4 mill. Larg. 2 1/4 mill.
De la taille du C. Larraldi, maïs plus voisin par la sculpture du C,
Waltoni, beaucoup moins convexe que ce dernier. Noir brunâtre,
antennes, pattes et trois derniers segments abdominaux d’un brun
rougeâtre. Corps très-densément recouvert d’écaillettes arrondies,
brunes, variées par places sur les élytres de petites taches d’un gris
jaunâtre ; au-dessus de ces écaillettes, l’on voit des poils sétigères,
très-courts, irrégulièrement disposés sur le prothorax, mais placés
en une série longitudinale sur chaque interstrie des élytres. Le ros-
tre est marqué sur son milieu d’un sillon longitudinal profond et les
rides longitudinales des tempes sont fortes et bien marquées. Pro-
thorax fortement transversal, peu convexe, deux fois aussi large
qu'il est long, marqué antérieurement d’une courte carène longitu-
dimale, fine ; élytres presque quatre fois aussi longues que le protho-
rax, un peu déprimées en dessus, épaules arrondies, parallèles sur
les deux tiers de leur longueur ; surface fortement striée-ponctuée ;
les points des stries sont gros, un peu distants ; interstries un peu
convexes.—Algésiras. Cette espèce se reconnaîtra de suiteà sa taille,
à sa forme déprimée, un peu allongée, sa sculpture et ses poils séti-
fères, très-courts, peu abondants.
Le secrétaire donne ensuite lecture du passage suivant d’une lettre
de M. H. Tournier, en date-du 11 juin 1874 :
« Connaissez-vous un Diptère qui, à un moment donné, se réunit
en masse (peut-être 5 ou 6000 exemplaires) à une petite branche,
S'accrochant les uns aux autres par les pattes, formant ainsi une
agglomération volumineuse, dans laquelle les femelles, après avoir
pondu leurs œufs, meurent et préparent ainsi avec leurs corps amon-
celés une nourriture aux jeunes vers qui écloront. J’ai récolté l’une
de ces agglomérations, et j'y ai tué les œufs à l’aide d’une forte cha-
leur, afin d’en empêcher l’éclosion. Si ce petit fait est connu, je vous
Serais très-reconnaissant de me l’annoncer, et, si ladite agglomé-
ration vous intéresse, je vous l’enverrai pour le Musée de Belgique.
Ciinclus un exemplaire de ce Diptère. »
‘ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XVII, l
XC
J'ai déterminé l’insecte en question, ajoute M. de Borre. C’est
l’Atherix Ibis Fabr., Q. Schiner (Diptera Aus-
triaca, I, 178) le dit très-répandu en Autriche, \
notamment aux abords des ruisseaux. Meigen et
Macquart, dans leurs grands ouvrages sur les”
Diptères, le disent au contraire rare. Ce dernier
(Diptères du Nord de la France, IT, p. 85) le si=.
gnale dans le Hainaut. Enfin M. Jaennicke, de Francfort (Berl. Ent.
Zeitschr. 1867, p. 100) le dit aussi très-rare dans la partie de l’Alle-
magne explorée par lui.
M. de Lafontaine dit que l’espèce existe en Belgique et n’y est pal L
rare.
= M. de Sélys- IPORCRAMpS signale aussi sa présence dans la DONS |
de Liége, et dit qu’au temps où il s’y occupait de Diptères avec
feu Carlier, ils ne considéraient pas l'Atherix Ibis: comme une.
rareté.
Quant au fait de mœurs observé par notre savant collègue,
M. Tournier, continue M. de Borre, mes recherches dans les auteurs « :
que je viens de citer et dans beaucoup d’autres, ne m'ont rien faits :
trouver qui s’y rapporte, et je suis heureux de pouvoir mettre sous
vos yeux l’agglomération en question, en vous communiquant d’au="
tres détails que M. Tournier m'a donnés dans une lettre du 15 juin”
dernier :
« Voici ce que je suppose, et ce que me fait entrevoir la position
dans laquelle j’ai plusieurs fois observé ces agglomérations :
» Les Atherix © se réunissent en masse, s’accrochent les unes
aux autres par les pattes, et dé-
posent entre elles d’une façon
irrégulière leurs œufs ; les jeunes
vers, lorsqu'ils éclosent, doivent
se nourrir des corps des mères,
puis, lorsqu'ils ont atteint à l’aide
de cet alimentun certain volume,
la masse augmentant de poids et
le soutien (les mères), à demi ou
aux trois quarts dévoré par eux,
n’offrant plus de résistance, elle « :
tombe dans l’eau courante au- =
dessus de laquelle ces amas sont toujours suspendus; l’eau entraîne
les vers sur la rive et les met à même de rencontrer là les charognes
(chiens, chats, etc.) ou autres débris que roulent souvent les eaux
du Rhône. Voilà quel est, je pense, le but de ces Diptères, en.
suspendant ainsi leurs œufs à des places de la grève, où l’eau,
quoique basse au printemps, ne se retire jamais assez pour laisser
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l'agglomération suspendue au-dessus du sable. La figure ci-contre
montre la position de l’amas de Diptères au-dessus de l’eau.
» L’agglomération que je’ vous envoie, a été récoltée le 12 mai;
plusieurs de ces Diptères étaient encore vivants, et achevaient de
déposer leurs œufs. L'agglomération entière est-elle composée de
femelles ? C’est ce que je ne pourrais vous dire, n’en ayant jamais
démoli pour observer l’intérieur. Si celle que je vous adresse, se
rompt en voyage, vous saurez ce qu'elle contient. Quant à moi, Je
chércherai à compléter mes observations, si toutefois ceci n’est pas
déjà connu, ce que je vous serais très-obligé de me dire. »
M. de Borre met en même temps sous les yeux de l’assemblée l’ag-
glomération d’Atherix Ibis, arrivée à Bruxelles sans accident. Elle
est pyriforme, attachée par un bout entre plusieurs extrémités de
branches d’osier. Sa longueur est de 16 centimètres, sa largeur
moyenne de 10, son périmètre moyen de plus de 30 centimètres. Les
insectes y sont tellement condensés qu’en évaluant leur nombre à 5
ou 6,000, M. Tournier est resté évidemment très en-dessous du
chiffre exact, qui doit être de plus de 10,000. On n’y aperçoit pas un
seul mâle.
La parole est ensuite donnée à M. Mélise, qui donne lecture du
travail suivant :
| RAPPORT SUR L'EXCURSION ANNUELLE DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE, .
A BAUDOUR (HAINAUT.)
. Le 24 mai 1874, à huit heures et demie du matin, se trouvaient
réunis à la station de Ghlin : MM. de Borre, Dufour, Fondu, Sau-
yeur, Weinmann'et Mélise, membres de la Société entomologique,
auxquels s’étaient joints MM. Petit, botaniste et Alfred Wesmael,
directeur du Jardin botanique de Mons.
Il s’agissait d'explorer la commune de Baudour.
… "Cette localité, distante de Ghlin d’environ une lieue, est située
sur un plateau qui, en différents endroits, et plus particulièrement
vers le Nord, est assez élevé. Le sol est très-varié : au Nord et à
l'Ouest, une colline couverte de bois ; à l'Est et au Sud, de vastes
‘prairies ; entre les bois et ces prâiries, Fe terres arables argilo-sa-
blonneuses, au centre desquelles se trouve l’agglomération de mai-
Sons qui constitue le village proprement dit.
… Trois terrains principaux se partagent Baudour ; 1ls appartiennent
aux régions limoneuse, alluviale et crétacée.
Les parties boisées couvrent environ la moitié du territoire de la
commune, elles:sont une fraction de la grande forêt qui s'étend de-
puis Soignies jusqu’au canal de Mons à (onde et même au-delà, vers
. Ja frontière française,
XCII
La végétation dans ces bois est tres-vigoureuse, la plupart des
essences de Belgique y sont représentées; on y voit notamment, M
de vieux chênes d’une hauteur et d’une circonférence remar- “
quables. . L
D’après ces données topographiques, notre champ d'exploration se
présentait sous des aspects très-favorables et nous pouvions espérer
de bons résultats. €.
Le temps était beau : le soleil a brillé pendant une grande partie =
de la journée et la température de l’air, légèrement refroidie le ma=
tin par un vent de Nord-Est, s’est cependant maintenue entre 15°et, «
20° c
En quittant la station de Ghlin, nous nous sommes dirigés vers” .
Baudour par le bois, en suivant le chemin de la Verrerie. Pendant
une heure, nous avons côtoyé lentement les rives pittoresques d’un
ruisseau qui vient d'Erbisœul. Les eaux sont très-limpides ; beau=
coup desaules croissent sur ses bords, et, par-ci, par-là, des buissons
touffus abritent le cours d’eau sous leurs branches. Nous avions à"
droite des prairies, à gauche la lisière du bois. |
Cette localité paraît favorable pour les lépidoptéristes, mais, au
moment où nous la visitions, il y avait peu de fleurs et, soit que la:
saison ne fût pas assez avancée, soit que les froids tardifs qui ont
succédé aux chaleurs excessives de la fin d'avril, eussent eu
une fâcheuse influence, aucune capture bien importante n’a été
faite.
M. le docteur Breyer, qui n’avait pu se joindre à nous, est arrivé
à Ghlin l’après-midi; 1] a chassé à l’entrée du bois de Baudour, dans
les environs du ruisseau d’Erbisœul, et y a trouvé Spilosoma men-
thastri — belle variété à ponctuation presque nulle, semblable à celle
de Spilosoma urticæ,—ainsi que quelques chenilles de Pempelia obduc-
tella. M. Breyer nous à cité aussi Nothris verbascella comme très-fré-
quente en cet endroit sur les plantes de Verbascum (1).
Les coléoptéristes y ont recueilli un certain nombre d’Aphodius et
différentes espèces d’'Onthophagus, notamment une dizaine d’exem=
plaires de l’O. taurus ; parmi ces derniers plusieurs variétés du cet
quelques ©.
Cet endroit qu’on nomme, pensons-nous, bois de la Verrerie, est le
meilleur de ceux que nous ayons rencontrés pendant la journée.
Malheureusement nous n’avons pu l’apprécier qu'après en avoir
parcouru beaucoup d’autres, et d’ailleurs c'était à Baudour que nous
“
(1) Plusieurs grands fourreaux de Psyche ont été recueillis à l'exeursion. M. le D'
Breyer pense que ces fourreaux sont ceux de P, graminella, espèce nouvelle pour la
faune, Mais, avant de se prononcer, il conviendra d’attendre léclosion de plusieurs de
ces fourreaux, soignés dans ce but par M. Fondu.
XCIU
allons, etlesrives attrayantes du ruisseau d’Erbisœul appartiennent
bien plus à Ghlin qu’à Baudour.
Après avoir traversé le chemin de fer, nous avons presque con-
stamment suivi dans le bois de longues allées tracées dans un sol
sec, sablonneux et parfois très-aride. Le bois se compose de sapi-
nières, de petits taillis, puis de haute futaie.
Dans les bois de sapin, nous avons remarqué d'immenses fourmi-
lières élevées en forme de cônes à près d’un mètre au-dessus du sol ;
elles sont peuplées de grandes fourmis rousses (Formica rufa L.?).
Aucun de nous n'étant porteur de l’outillage indispensable pour
chasser dans ces nids, nous avons laissé les fourmis jouir en paix
de leur propriété.
* Al est probable qu’en usant des moyens employés aujourd’hui dans
ces chasses, d’un genre tout particulier, on pourrait faire là d’inté-
ressantes découvertes.
Midi sonnait lorsque nous aperçumes les premières maisons du vil-
lage de Baudour. Il faisait chaud, l’air était lourd; un orage sem-
blaït se préparer pour le soir.
Après une courte station dans le village, nous nous sommes dirigés
vers une nouvelle partie du bois en suivant une allée ombragée par
de grands hêtres, qui avance presque jusqu’au centre de l’agglomé-
ration.
M. Dufour, installé dans la commune depuis la veille au soir,
avait fait une chasse à la miellée dans cette avenue. Plus de cin-
quante arbres de chaque côté du chemin portaient encore les traces
de l’enduit que notre zélé collègue y avait apposé la veille. Cette
chasse n’avait produit aucun résultat.
L’avenue conduit à des lavoirs à sable situés dans le bois et à dif-
férentes carrières d’où l’on extrait de l’argile plastique. Aux
environs des layoirs il y a de petits marécages. Nous y avons
recueilli des Bembidium, Notiophilus et Anchomenus; VA. viduus
_ y était en abondance. M. de Borre y a trouvé aussi l’Elaphrus
cupreus.
Les carrières ne nous ont rien donné, si ce n’est pourtant l’/ps
quadripustulata, bonne espèce que M. de Borre y à capturée sur des
boiseries au bord d’une fosse d’extraction.
Nous avons quitté le bois un instant pour parcourir des champs
cultivés. En soulevant des mottes de terre, M. Mélise à trouvé un
Staphylinus lutarius (Grav.) Cette belle espèce, nouvelle pour notre
faune, est rare. — Le Catalogue des Coléoptères du Département du
Nord, par M. de Norguet, mentionne ce Staphylin comme ayant été
pris une fois à Lille,
M. Mélise à capturé au même endroit Harpalus fuscipalpis (Sturm),
XCIV
espèce également rare, qui n'avait encore été rencontrée en Belgique
qu'a Hasselt, par M. Putzeys. Elle n’a pas encore été signalée dans
nos Annales.
Après avoir fouillé inutilement dans bon nombre de vieux saules
aux troncs vermoulus, nous avons coupé de nouveau à travers la
forêt jusqu’à la route de Lens à St-Ghislain.
- Arrivés à la chaussée, deux de nos collègues, MM. Dufour et
Fondu se sont séparés de nous, ils voulaient rester à Baudour pour
essayer, le soir, une nouvelle chasse à la miellée. — Cette chasse a
eu lieu en effet, mais nous avons appris qu’elle n'avait pas eu plus
de succès que celle de la veille.
Les autres excursionnistes se sont dirigés vers St-Ghislain, en sui-
vant le chemin pavé. Dans une petite sablonnière, le long de la
route, nous avons trouvé quelques carabiques, maïs rien de mar-
quant : Amara, Pœcilus, Ophonus et Acupalpus.
Entre Baudour et Saint-Ghislain, à la hauteur du hameau « Le
Tertre, » la chaussée est bordée de vergers et de prairies d’une
grande étendue.
Nous avons trouvé, dans les bouses, la plupart des Aphodius re-
cueillis pendant l’excursion.
- Vers la fin de la journée le ciel était devenu très-sombre ; il pré-
sageait une forte pluie d'orage, mais quelques gouttes seulement
sont venues mouiller la poussière.
A six heures nous arrivions à Saint Ghislain. MM. Sauveur et
Wéinmann ont pris immédiatement le chemin de fer pour Bruxelles;
de leur côté MM. Petit et Wesmael sont retournés à Mons dans la
soirée. MM. de Borre et Mélise sont restés à Saint-Ghislain ; ils
avaient l'intention de se diriger le lendemain vers Leuze et Reriaix.
Ils ont, en effet, visité successivement une partie des environs de
ces deux villes, mais leurs recherches n’ont amené la découverte
d'aucune espèce marquante. Ce voyage avait d’ailleurs principale-
ment pour but de jeter un coup d’œil sur le terrain, etles excursion-
nistesn’ontséjourné que quelques heures dans chacune de ces localités.
Nous donnons ci-dessous la liste des insectes recueillis pendant
l’excursion à Baudour.
Cette liste, à défaut d’autre mérite, aura l’avantage d'établir
exactement l'importance des captures qui ont été faites.
Si maintenant nous recherchons les causes de nos insuccès dans
une localité qui, de prime abord, semblait beaucoup promettre, nous
trouvons qu’elles sont de nature diverse.
Et tout d’abord, il a paru à la plupart d’entre nous, aux coléopté-
ristes comme aux lépidoptéristes, que l’époque choisie pour faire
l’excûrsion n’était point des plus favorables. Le 24 mai dernier nous
XCY
étions dans une de ces périodes transitoires pendant lesquelles il n’y
a guère chance de prendre beaucoup d'insectes et surtout de lépido-
ptères. Il a fait très-froid pendant une partie du mois d’avril et la
première quinzaine de mai, partant point de fleurs et péu d’éclo-
sions. EAN ;
* Ensuite il faut bien convenir qu'il ne suffit pas de faire invasion
. pendant quelques heures sur un point quelconque du pays pour qu'il
soit toujours possible d’en extraire un butin entomologique complet.
Pour bien apprécier un terrain de chasse et lui faire.donner la plus
grande partie de ce qu'il a, il faut pouvoir le visiter dans de bonnes
* conditions, le connaître d’une manière plus ou moins intime, trouver
les bons endroits, s'établir successivement dans chacun d’eux, y
chasser avec patience et persistance. À Baudour nous avons erré un
peu à l’aventure et, à défaut d’une connaissance plus parfaite des
lieux, nous avons parcouru beaucoup de chemin sans profit bien réel.
. Circonscrites dans des limites plus restreintes, aux environs du
bois de la Verrerie, par exemple, il est probable que nos recherches
eussent amené des résultats plus avantageux.
LISTE DES INSECTES RECUEILLIS A BAUDOUR..
LÉPIDOPTÈRES.
* Pieris Brassicæ.
— Rapæ.
- Anthocharis Cardamines.
Thecla Rubi.
Polyommatus Dorilis.
— Phlæas.
Lyciæna Icarus. 1 ex.
Argynnis Selene.
— Euphrosyne.
Pararge Ægeria.
— Megæra.
Cœnonympha Pamphilus.
Carterocéphalus Paniseus.
Macroglossa-Fuciformis.
— Bombyliformis.
Cicindela campestris.
Notiophilus palustris.
— bigultatus.
. Elaphrus cupreus.
nn hé cn ee ne)
Smerinthus Tiliæ.
Dasychira pudibunda.
Demas Corvli.
Mamestra leucophæa.,
Hadena rurea.
* — ab. alopecurus.
Dypterygia Pinastri.
Euclidia Mi.
Boarmia Crepuscularia.
Phasiane Clathrata.
Ortholitha Plumbaria.
Venilia Macularia.
Cidaria Rivata.
— Tristata.
— Hastata.
COLÉOPTÈRES (1).
Clivina -fossor.
Dyschirius globosus.
— æneus.
— bipunctatus.
(1) Les espèces vulgarissimes partout ont été dispensées de la publication,
XCVI
Loricera pilicornis.
. Omaseus nigrita.
— minor.
Argutor diligens.
Bradycellus harpalinus.
Bembidium IV maculatum.
Onthophagus taurus.
— Vacca.
Aphodius fossor.
— var, sylvaticus.
Phyllobius calcaratus,.
Apion pisi.
Pæcilus lepidus. — ‘ sordidus.
Harpalus rubripes. — merdarius.
— fuscipalpis. — _inquinatus.
— tardus. Geotrupes mutator.
— anxius. Trachys minutus.
— griseus. Elater crocatus.
* Ophonus signaticornis. Corymbites holosericeus à
— azureus, Agriotes aterrimus.
Amara communis. Clerus formicarius.
— consularis. Anobium pini,
— nitidulum. Cionus scrophulariæ.
— IV guttatum. Donacia simplex. 7
— flammulatum. Gynandrophthalma aurita.
— biguttatum. Timarcha coriaria.
— Doris. Chrysomela polita.
Agabus didymus. — goettingensis.
— chalconotus. Gonioctena viminalis.
Staphylinus lutarius, — rufipes.
Catops cisteloïdes. — Jitura.
Silpha 4 punctata.
Adimonia capreæ.
— Carinala. Luperus betulinus.
Hister purpurascens. Cassida nebulosa.
— unicolor. — Mmargaritacea.
— neglectus. — rubiginosa.
— 14 striatus,
Ips quadripustulata.
Propylea 44 maculata.
M. de Sélys-Longchamps donne lecture du compte-rendu d’une
excursion qu'il à faite à Maeseyck les 20 et 21 juin en compagnie de
MM. Breyer et Weinmann. L’impression de ce compte-rendu est
postposée au mois prochain, à cause de l’éclosion attendue de quel-
ques lépidoptères recueillis à l’état de chenilles, et qui pourront
peut-être donner liew à des détails complémentaires.
Le Secrétaire donne lecture d’une lettre de M. Maurissen signa-
lant quelques captures :
« Je vous prie de bien vouloir communiquer à la prochaine séance
de la Société que j’ai pris le 1° juin dernier, dans un pré à Schalk-
hoven, village situé dans le Limbourg belge, un G' de Deiopeia pul-
chella L. Cette espèce est presque nouvelle pour le pays, car il n’en
XCVII
a encore été signalé qu’un seul exemplaire pris par M. Capronnier
il y a quelques années dans les environs du Jardin zoologique de
Bruxelles.
» Non loin de Schalkhoven, à Vliermael-Roodt, j'ai capturé le
3 juin suivant un ç* de Heterogenea limacodes Hfn., presque entière-
ment noir, sauf une tache jaune à l’angle interne des ailes supé-
rieures.
» M. le baron Oscar de Heusch y a trouvé à la même époque deux
ç' de Lophopteryx camelina L. ab. girafjina H., et le G avril précé-
dent une © de Xylomyges conspicillaris L. ab. melaleuca View.
» Il paraît donc que plusieurs espèces de cette localité tendent au
mélanisme. »
M. le D'Breyer, à propos de la capture de Deiopeia pulchella, fait
remarquer que la date où M. Maurissen a pris cette espèce ne man-
que pas d'intérêt, car, suivant l’autorité de Stainton, son époque
d'apparition est le mois de septembre. Il faudrait donc admettre, ou
que cette espèce a deux époques d’éclosion, ou que l’individu pris en
juin avait hiverné jusque là, chose très-remarquable pour un mâle.
C'est à cette dernière opinion que M. Breyer donnerait la préfé-
rence.
M. de Borre dit que M. Maurissen l’a prié aussi de faire remar-
quer que, si M. Stainton indique le mois de septembre pour l’époque
d’apparition-de Deiopeia pulchella, Duponchel (Catal. méth. des Lé-
pid. d'Europe, p. 57) indique au contraire le mois de juin. Il serait
heureux si son observation en provoquait d’autres pour élucider
cette question.
M. de Borre fait les communications suivantes :
A trois jours d'intervalle, les 14 et 17 juin, j’ai pris sur un trot-
toir, contre les massifs de plantes de la place du Trône, à Bruxel-
les, chaque fois un exemplaire mâle du Phosphænus hemipterus,
espèce peu commune de la famille des Lampyrides. Quand elle cir-
cule sur le sol, on croirait voir d’abord quelque Philonthus, ce qui a
fait peut-être quelquefois négliger sa capture. M. Fologne a pris la
même espèce à la même époque à Laeken, où il dit qu’il l’observe
presque chaque année, :
Le 25 juin, jai été, en compagnie de notre collègue M. Quaedvlieg,
chasser à Lixhe, près de Visé. Cette localité m'a paru des meil-
leures. Entre autres espèces, j’y ai pris Copris lunaris, Onthophagus
lemur et Callistus lunatus. J ’ajouterai qu’au mois d'avril, chaque
année, M. Quaedvlieg y a pris, sans se douter de l'importance de
cette capture, bon nombre d'exemplaires du Sisyphus Schaefferi. Au
25 juin, on n’en rencontre plus. L'endroit précis est au-delà du ha-
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T, XVII. m
in
x
XCVIII
meau de Loen, au pied de la colline crétacée qui limite là, à l’occi-
"
nl
2
:
t
à
dent, la vallée de la Meuse, et très-près de la frontière des provinces
de Liége et de Limbourg.
M. Mélise fait à son tour la communication suivante :
Voici deux captures que je crois devoir signaler: Harpalus hotten-"
tota Duft., à Ixelles, Quartier-Louise, le 3 juin 1874; Saperda sca-
laris L., à Waterloo, le 14 du même mois. J'ai trouvé ce beau Lon-
gicorne sur la haïe qui entoure la ferme de Mont-St-Jean.
M. le D' Breyer dit qu’autrefois M. Parys prenait beaucoup de
Saperda scalaris dans quelque localité aux environs de Groenendael,
et qu’il laissait entendre que c'était sur les lierres qu’il les capturait.
MM. Candèze et de Borre disent que, d’après leurs propres obser-
vations, ce n’est pas dans le lierre, mais dans les vieux troncs de
cerisiers qu'habite la larve de Saperda scalaris.
M. Fologne donne lecture de la note suivante :
Une variété remarquable du Cœno-
année, dans le courant de juin, à Au-
derghem. Cette variété n’est pas indi-
quée dans le dernier cataloguede Stau-
dinger, et je la crois inédite.
Le revers rappelle la variété Arete
de Epinephele Hyperanthus, par l’ab-
sence des ocelles, dont le point central blanc reste seul visible.
Les lignes gris-argenté qui se voient ordinairement entre la bor-
dure et les ocelles, font défaut, ainsi que les bandes blanchâtres qui
suivent les contours de ces dernières.
Le revers des quatre ailes est fauve contre la bordure; cette cou-
leur devient plus noirâtre à la base des ailes inférieures ; les franges
sont gris-foncé, et la bordure noire est beaucoup plus large que sur
les exemplaires-types. Cette coloration noire borde aussi la partie
apicale de la côte des ailes supérieures.
Les nervures sont nettement tracées en noir. L’aile supérieure
porte à son sommet un point blanc, et l’aile inférieure en porte sept,
dont deux petits sont placés entre les déux premières nervures-qui
partent de l” angle anal; les cinq autres points blancs se trouvent
aux places occupées ordinairement par les ocelles.
La face supérieure n’a pas de bordure fauve, il n’en reste qu’une
trace à l'angle anal. Les ocelles des ailes inférieures sont remplacées
par deux taches fauves vaguement indiquées.
+
w. 4 N
if
À i sd: 1°
nympha Hero L., a été trouvée, cette »
XCIX
Le disque des ailes supérieures est lavé de brun vers la bordure,
et la côte est brun-fauve à la naissance.
Je propose pour cette variété nouvelle le nom de GC. Areteoides.
/
M. Dubois demande la parole pour faire remarquer combien 1l se-
rait désirable qu’il se fît pour les espèces et variétés de Lépidoptères
nouvelles pour le pays, signalées depuis plusieurs années dans nos
Annales, un travail de récapitulation semblable à celui que M. Sau-
veur à publié 1l y a quelque temps pour les Coléoptères.
M. Weyers répond que ce travail a déjà été fait (dans le tome VII
des Annales). Mais d’autres membres objectent qu’il est déjà ancien,
et qu'il y aurait intérêt à publier une nouvelle récapitulation des
additions. On engage M. Dubois à préparer le travail en question
pour le commencement de l’année prochaine.
La séance est levée à 9 1/2 heures.
Assemblee mensuelle du 1: août 4874.
. PRÉSIDENCE DE M. WEeINMaANN, membre du Conseil.
Présents : MM. Boedt, Cornet, Fologne, Fondu, Kappus, Lalle-
mand, Mélise, Pierret, Roelofs, Vanden Broeck et Preudhomme de
Borre, secrétaire.
MM. Candèzé, président, J.-B. Capronnier et de Sélys-Longchamps
font excuser leur absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 4 juillet est ap-
prouvé.
M. Fondu fait observer que, s’il eût été présent à la dite séance,
la capture de Psyche graminella à l’excursion de Baudour n’eût pas
été mentionnée d’une manière aussi dubitative. Il ne pouvait y avoir
lemoindre doute quant à l’espèce. M. Fondu fait en même temps voir
Je fourreau et le papillon qui vient d’en sortir.
Du reste, ajoute M. Fondu, cette espèce de Psyche avait déjà été
prise par moi en 1851 dans ce même endroit, au bois de Ghlin, et
c’est à tort qu’elle n’était pas depuis longtemps portée sur les cata-
_ logues des lépidoptères de Belgique.
Le Président annonce que la Société vient de perdre l’un de ses
membres effectifs les plus distingués, M. G.-R. Crotch, de Cam-
C
bridge, décédé à Philadelphie pendant un grand voyage d’explora-
tion qu’il avait entrepris depuis plus d’un an.
Il annonce également que le Conseil d'administration vient d’ad-
mettre au nombre des membres effectifs de la Société : M. le D' Me-
lesio Arreola Medal, de Mechoacan (Mexique), temporairement à
Bruxelles, présenté par MM. Preudhomme de Borre et Dubois.
Correspondance.
La Société Entomologique de France annonce l’envoi de ses An-
nales.
L'Académie royale Dei Lincei, à Rome, remercie pour l’envoi de
nos Annales et Comptes-rendus.
L'Académie royale des Sciences de Prusse envoie la table géné-
rale des Mémoires publiés par elle de 1822 à 1872.
La Société d'Histoire naturelle d’Augsbourg remercie pour l’en-
voi de nos Annales et annonce l’envoi de ses publications.
Le Conseil d'administration de la Société Zoologique de Philadel-
phie ayant adressé à notre Société ses deux premiers rapports
annuels, l’assemblée décide que nos comptes-rendus lui seront adres-
sés, sauf à compléter plus tard l'échange par l’envoi des Annales, si
cette Société publiait des mémoires ou annales.
M. de Lhotellerie, marchand-naturaliste à Alexandrie (Égypte),
adresse un catalogue de coquilles.
M. Boedt remet son portrait-carte pour l’album de la Société.
Ouvrages reçus pour la Bibliothèque.
1° Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen. IX° année
(1873), 2° semestre. — Rouen, 1874, 1 vol. in-8° avec 1 pl.
Échange avec nos Annales.
2 PACKARD (A.-S.). — Descriptions of New North American Phale-
nidæ. — Descriptions of New North American Phyllopoda. — Salem,
1874, 1 br. in-8°.
30 —— On the transformations of the Common House-Fly, with
notes on allied forms. — Boston, 1874, 1 br. in-8° avec 1 pl.
Dons de l’auteur.
4 Annales de la Société Entomologique de France, V° série, Tome
III. — Paris, 1873, 1 vol. in-8° avec 14 pl.
Échange avec nos Annales. |
5° The Second Annual Report of the Board of Managers of the Zoolo-
gical Society of Philadelphia ; together with the First Annual Report
|
4
|
11
CI
and the Proceedings of the first and second Annual Meetings. — Phila-
delphie, 1874, 1 br. in-8° avec 5 pl.
Don de la Société Zoologique de Philadelphie, dans le but probable d'entrer
en relation avec notre Société.
6° MrzrièrEe (P.). — Iconographie et description de Chenilles et
Lépidoptères inédits. Tome III, 34° livraison. — Paris, 1874, 1 broch.
in-8° avec 4 pl.
Don de l’auteur.
7° Inhaltsverzeichniss der Abhandlungen der Künigl. Akademie der
_Wissenschaften zu Berlin, aus den Jahren 1822 bis 1872, nach den
Klassen geordnet. — Berlin, 1873, 1 br. in-8°.
Don de l'Académie royale des Sciences de Berlin.
8 Wäürttembergische naturwissenschaftliche Jahreshefte. Années
XVIII à XXX. — Stuttgart, 1862 à 1874, 26 br. in-8° avec 57 pl.
Don de la Société des Sciences naturelles de Wurtemberg; échange avec nos Annales.
9° Bulletin des séances de la Société Entomologique de France.
N°: 30 (24 juin 1874) et 31 (8 juillet 1874).
Échange avec nos Comptes-rendus.
10° Mémoires de la Société Royale des Sciences de Liége. Deuxième
série. Tome V. — Liége, 1873, 1 vol. in-6° avec 5 pl.
Échange avec nos Annales.
11° Petites Nouvelles Entomologiques. N° 104 (15 juillet 1874).
: Don de M. Émile Deyrolle.
12° Mittheilungen der Schweixerischen Entomologischen Gesellschaft.
Vol. IV, N°4. — Schaffhausen, 1874, 1 br. in-8° avec 2 pl.
Échange avec nos Annales.
13° Monatsbericht der Küniglich. Preussischen Akademie der Wissen-
schaften zu Berlin. April und Mai 1874. — Berlin, 1874, 2 br. in-8°
avec 2 pl.
Echange avec nos Annales.
14° Dugors (Arpx.). — Les Lépidoptères de l'Europe, leurs chenilles
et leurs chrysalides ; 61° et 62° livraisons. — Bruxelles, 1874, 2 br.
in-8° avec 4 planches.
Don de l'auteur.
15° Berliner Entomologische Zeitschrift. XVIIT° année (1874), 3° et
4° trimestres. — Berlin, 1874, 1 broch. in-8° avec 1 pl.
Echange avec nos Annales.
16° Société Malacologique de Belgique. Procès-verbal de l’Assemblée
générale ordinaire du 5 juillet 1874.
Échange avec nos Comptes-rendus.
.17° LINDERMAYER (CHEVAL. A.). — Die Vôgel Griechenlands. Ein
Beitrag zur Fauna dieses Landes. — Passau, 1860, 1 vol. in-8°.
Don de M. K.-J. Lange.
18° Le ConTE (J.-L.). — Classification of North American Coleo-
ptera, prepared for the Smithsonian Institution. Part. IT. — Washing-
ton, 1873, 1 br. in-8°. k
CII
19° —— New Species of North American Coleoptera, prepared for ”
the Smithsonian Institution. Part. IL. — Washington, 1873, 1 br.
in-8°,
20° —— On Platypsyllidæ, «a new Family of Coleoptera. — Lon-
dres, 1872, 1 br. in-8° avec 1 pl.
21° —— Notes on the Species of Pasimachus. — Buffalo, 1874,
1 br. in-8°.
Dons de l'auteur.
22 Hardwicke’s Science-Gossip. N° 116 (août 1874).
Échange avec nos Annales.
23° Bulletin de l'Académie Royale des Sciences, des Lettres et des
Beaux-Arts de Belgique. Série II, T. XXXVII, n° 6. — Bruxelles, ,
1874, 1 br. in-8° avec 1 pl.
Échange avec nos Annales. :
24° The Entomologists Monthly Magazine. N° 123 (août 1874).
Échange avec nos Annales.
25° Comptes-rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des
Sciences, par MM. les Secrétaires-perpétuels. Tomes LXX VIII, n°° 4
(5 janvier 1874) à 26 (29 juin 1874), et LXXIX, n° 4 (6 juillet 1874).
— Paris, 1874, 27 br. in-4°.
Échange avec nos Annales,
Des remerciements sont votés aux donateurs.
Rapports, lectures, communications.
M. Roelofs présente la troisième et dernière partie de ses Curcu-
lionides recueillis au Japon par M. G. Lewis. Ce mémoire est renvoyé
à l’examen de MM. Candèze et de Borre.
Le Secrétaire dépose un autre manuscrit, comprenant la descrip-
tion des Scolytides rapportés du Japon par M. Lewis, par MM. Chapuis
et Eichhoff. Sont nommés rapporteurs : MM. Roelofs et de Borre.
M. Fondu présente la liste des espèces suivantes de Lépidoptères,
qu’il a recueillis à Dinant du 23 juin au 8 juillet 1874 :
Drurxes (1) : Zeucophasia S'inapis et var. Erysimi; Thecla Spin;
nt ts
Lycena Alsus; L. Acis; L. Arion; L. Corydon; L. Adonis; L. Dory- |
las; L. Alexis; L. Agestis; L. Æyon; Argynnis Aglaja; À. Dia;
A. Paphia; Limenitis Sibylla; Apatura Iris; Arge Galathea; Satyrus
Mera;$S. Arcanius; Hesperia Actæon; Syricthus Alveus; S. Cirsti;
5. Suo.
Nocturnes : Sphinx Pinastri; Procris Slatices var. Geryon (2); P.
(4) Dans cette liste ne sont pas comprises les espèces communes qu’on rencontre
partout.
(2) Variété nouvelle pour la Belgique.
cn
Globularie; Euchelia Jacobee; Lithosia Mesomella; Nemeophila Rus-
sula; Cymatophora Or; C. Bipuncta; Acronycta Aceris ; Diphtera Orion;
Mania Mansa; Rusina Tenebrosa; Triphæna Orbona; Noctua Sigma;
N. Bella ; Luperina Hepatica; L. Pinastri; Hadena Dentina ; H. Sapo-
marie; Thyatyra Batis ; T. Derasa ; Leucania Conigera; L. Lithargyra;
L. Albivena; Caradrina Taraæaci; C. Cubicularis : Anthophila œnea;
Brastria Atratula.
GéomèrTees : Geometra Papilionaria ; Phorodesmu Bajuluria; Hemi-
thea Cytisiaria; H. Æstivaria; H. Buplevraria; Ennomos Apiciaria ;
Aspilates Vibicaria ; Eupisteria Hepararia; Larentia Bipunctaria; L.
Miaria ; L. Rhamraria ; Anaîtis Tirsaria ; Cidaria Pyraliaria ; C. Ful-
varia; C. Rubidaria; Melanthia Ocellaria; BH. Procellaria; Acidalia
Temeraria; À. Immutata; À. Incanaria; A. Seutularia; A: Ochrea-
ia; À. Ossearia ; Strenia Clathraria.
Le Secrétaire, au nom de M. de Sélys-Longchamps, représente le
travail suivant, lu dans la dernière séance :
NOTE SUR UNE EXCURSION A MAESEYCK, FAITE LE 20 ET LE
21 JuIN 1874, PAR EDM. DE SÉLYS-LONGCHAMPS.
Depuis longtemps nous désirions visiter les parties marécageuses
de la Campine limbourgeoise, situées entre Maeseycket Brée, contrée
qui, à notre connaissance du moins, n’a pas été explorée par les
entomologistes ; et je tenais particulièrement à faire cette excur-
. sion à l’époque de la grande éclosion des Odonates, espérant y ren-
contrer quelques CSRÈCES d’Agrion du nord de l’Allemagne qui n’ont
pas été observées jusqu'ici en Belgique.
L'ouverture récente du chemin de fer allant de Hasselt à Miele
rend le voyage facile, les trains partant à sept heures du matin de
Bruxelles et de Liége par Hasselt arrivant à Maeseyck à midi. Nos
collègues, MM. le D' Breyer et Weinmann, voulurent bien s'associer
à moi pour cette course.
Avouons tout d’abord ques sous plusieurs rapports, nous fûmes
déçus dans notre attente :
1° Le vent du Nord NAN avec force et n’engageait pas les in-
sectes à se montrer.
2 Sans doute par suite des circonstances météorologiques qui se
sont succédées depuis l’automne dernier, les insectes semblent fort
peu nombreux cette année et les éclosions de beaucoup d’entre eux
sont retardées.
3° Nous étions habitués à nous figurer cette partie de la Campine
à peu près telle que nous l'indique la grande carte de Belgique de
Vandermaelen en 42 feuilles, dont la 41° intitulée Ruremonde ren-
seigne une quantité de petits lacs, étangs et marais entre Maeseyck
CIV
et Tongerloo. Or tout cela est prodigieusement changé depuis 1831.
Presque toutes les flaques d’eau sont asséchées et remplacées par de
belles cultures de céréales, de pommes de terre, par des prés, ou
par de très-jeunes plantations de pins sylvestres.
C’est au point que le-jour de notre arrivée, ayant pris une petite
voiture afin de gagner du temps, nous allämes jusqu’à huit kilo-
mètres de Maeseyck, fort près de Tongerloo, sans que notre cocher
parvint à nous conduire auprès d’un étang ou d'un vrai maré-
cage.
Le lendemain, nous eûmes l’avantage d’être accompagnés par
M. Verheggen, premier régent de l’école moyenne de l’État à Mae-
seyck, et botaniste très-distingué, à qui M. Cogniaux, aide-natura-
liste au Jardin Botanique de l’État de Bruxelles, avait bien voulu
nous recommander ; et, grâce à lui, nous fûmes conduits à un petit
étang tourbeux qui à échappé à la destruction, et qui est situé tout
près de Maeseyck (un kilomètre environ à l’ouest), près du lieu dé-
signé sous le nom de Venn sur la carte; mais on l'appelle Schwartz
Water, sans doute à cause de son fond vaseux noirâtre. On n’aperçoit
pas cette flaque d’eau, en fond de cuve, d’un hectare environ, parce
qu’elle forme comme un oasis de trois ou quatre hectares de brous-
sailles et de taillis, environné de champs cultivés.
Nous visitâmes ensuite avant notre départ la Vieille Meuse, qui
longe la Meuse actuelle sur sa rive gauche en remontant ce fleuve à
la sortie de la ville. Elle consiste dans des bras communiquant plus
ou moins avec la rivière, dont elle est séparée par des îles à foin bor-
dées d’osiers. Malgré la riche végétation aquatique qu’on y observe,
je ne fus pas surpris de la trouver pauvre en insectes, parce que ces
terrains sont couverts et lavés par les inondations pendant la mau-
vaise saison.
MM. Breyer et Weinmann n’ont pris que fort peu de Lépidoptères.
Espérons que plus tard ils seront un peu dédommagés par les résultats
que donneront quelques chenilles qu’ils ont recueillies. Les Lépido-
ptères étaient si peu nombreux, que, pendant ces deux journées,
nous ne constatämes l’existence que de onze espèces de Diurnes,
Savoir :
mm de ec ne te
Aporia cralægi.
Pieris brassicæ.
— Tape.
Polyommatus rubi, commun sur les haies et les broussailles.
Lycæna Icarus (Alexis.)
Vanessa urticæ.
— Atalanta.
Epinephele Janira, très-commun dans les prés etles plantations.
CV
D nprobhe Pamphilus.
— Davus, race Philoxenus, commun dans les maré-
cages.
Hesperia Sylvanus, commun sur les broussailles.
Et encore plusieurs de ces onze espèces étaient-elles rares et re-
présentées seulement par quelques individus isolés.
Le principal résultat de notre exploration est d’avoir constaté la
présence du C. Davus var. Philoxenus dans la Campine limbourgeoïse.
Nos collègues l'avaient découvert dans la Campine anversoise à
Calmpthout, et le type Davus proprement dit est connu par nos
courses dans l’Ardenne et le Luxembourg, où il habite les Hautes
Fagnes et les marécages tourbeux à la Baraque Michel, Hockaiï,
Vielsalm, Bastogne, St-Hubert, Arlon, Chiny, etc.
Les individus de la Campine appartiennent en général à la variété
Philoxenus (Rothliebi, Stgr.) par les yeux des ailes inférieures plus
grands et plus nombreux; mais tous ne sont pas également bien
caractérisés, et plusieurs sont presque semblables aux types de lAr-
denne, au point qu'il me semble difficile de les considérer comme une
véritable race. Une comparaison que j’ai faite entre les deux formes
et l'unique exemplaire femelle pris en Hesbaye, chez moi, à Long-
champs-sur-Geer le 25 juin 1833, par feu M. Ghaye, montre que cet
exemplaire est du type ardennais, d’où l’on doit présumer qu'il avait
été transporté en chenille ou en chrysalide avec des plants d’épines
ou de bouleaux qu’on faisait alors venir de l’Ardenne, et qu’il n’était
pas indigène de la localité, car, là où le Davus existe, il vit en nom-
breuse société, comme les espèces voisines. Il est assez curieux de
faire remarquer que, lorsque pour la première fois je signalai le
Davus en Belgique (Catalogue des Lépidoptères de Belgique, Lüége,
avril 4837) je ne connaissais encore sa présence que par cet exem-
plaire, qui est resté unique en Hesbaye.
J'arrive aux Odonates, qui étaient l’objet principal de ma course
en Campine. En voici la liste :
Libellula quadrimaculata, L. — Commune.
“ depressa, L. — Assez commune.
— cancellata, L.— Un ou deux exemplaires à la Vieille
Meuse. |
an cœrulescens, F.— Assez commune dans les environs de
” Tongerloo.
— sanguinea, Müll. — Rare; dans les environs de Ton-
gerloo.
— pectoralis, Charp. — Un seul exemplaire à Schwartz-
water.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T, XVII, n
pOn
CV]
Cordulia ænea, L. — Quelques-unes près de la Vieille Meuse. . |
Brachytron pratense, Müll. — Vu un exemplaire à la Vieille
Meuse. |
Æschna rufescens, Van der L. — Un exemplaire à Schwartz-
water. |
Anax formosus, Van der L. — Assez commun.
Calopteryx splendens. — Très-commun à la Vieille Meuse.
Lestes nympha, de Sélys. — Quelques exemplaires dans les prés -:
humides. |
Platycnemis pennipes, Pall. — Var. albidilla. — En petit nombre. …
Pyrrhosoma tenellum, De Vill. —Très-commun à Schwartzwater.
Erythromma najas, Hansem.— Commun sur la Vieille Meuse.
Ischnura elegans, Van der L. — Sur la Vieille Meuse.
Nehalennia speciosa, Charp. — Assez commun à Schwartzwater.
Agrion pulchellum, Van der L. — Très-commun.
— puella, L. Van der L: — Très-commun.
— cyathigerum, Charp. — Très-commun. {
En tout 20 espèces. C’est presque le tiers de ce qui existe en Bel-
gique, mais, si l’on tient compte des circonstances défavorables que
j'ai indiquées, et de l’éclosion fort retardée cette année, on peut
avancer, d’après ce que je connais d’autres localités de la Campine,
que, pendant la saison, on rencontrerait à Schwartz Water tous nos
Odonates, excepté peut-être la Cordulia arctica, qui est subalpine.
Deux espèces méritent une mention spéciale parce qu’elles sont
très-locales en Belgique :
4° Agrion (Nehalennia) speciosa, Charp., le plus petit et le plus élé-
gant de nos Agrion, qui imite en petit les Lestes par sa couleur mé-
tallique et par la pulvérulence bleue de plusieurs parties du corps.
Nous ne connaissions encore qu’une seule localité pour elle, Vogel-
sang près de Zolder (environs de Hasselt), où je la pris en juin 1840.
Au mois d’août, je la décrivis (Bullet. Acad. Belg., n° 8) sous le nom
d’Agrion Sophia, parce que j'ignorais alors la publication du bel |
ouvrage de Toussaint de Charpentier (Libellulinæ europeæ, 1840) qui
avait eu lieu quelques mois auparavant. Elle avait été découverte
dans le Hanovre par Hansemann, et elle existe en Suède. Depuis je.
l’ai reçue de Savoie par M. Bailly, de Chambéry. |
Comme cette espèce manque à presque toutes les collections, je
suis heureux de pouvoir indiquer qu’on la trouvera à Schwartz
Water à la fin de juin, volant sur le bord de l’eau au milieu dés
joncs.
2° Agrion (Pyrrhosoma) tenellum Devillers (rubellum, V. D. L.)
Cette espèce, rouge sanguin, est facile à distinguer de la commune
minium Harris (sanguineum V. D. L.) à sa petite taille et à ses pieds
ea me 2
* « 2 .
het" L MEN DEN ERAROLSS EE
CVII
rouges. Le tenellum, au rebours de la speciosa, est une espèce répan-
due dans toute l'Italie et le midi de la France, mais qui se retrouve
dans quelques localités de la Suisse, des environs de Paris et du sud
de l’Angleterre. MM. Colbeau et Van Volxem l’ont découverte à
Calmpthout où elle est commune. Elle est également abondante à
Schwartz Water sur les joncs. J’ai cité précédemment un exem-
plaire, jusqu'ici unique, que j'ai pris à Longchamps-sur-Geer, en
août, où 11 avait été DraDANIOMent transporté par le vent, puisque
pendant plus de quarante ans je n’en vis pas d’autre.
Sur la Vieille Meuse, je pris un Agrion elegans mâle accouplé avec
une pétite femelle de Calopteryx splendens, ou du moins volant de
conserve avec elle dans les préliminaires de l’accouplement, le
mâle tenant la femelle par le prothorax au moyén de ses appendices
anals. On ne cite que deux faits analogues, l’un et l’autre uniques,
mais moins extraordinaires : une Lestes sponsa mâle ayant saisi par
le prothorax une femelle d’Erythromma najas, observé par le D' Ha-
gen; et un Agrion pulchellum en copulation avec Agrion puella, si-
gnalé par Hansemann.
Les entomologistes trouveront plusieurs bons logements à Mae-
_seyck. Nous fûmes fort bien à l'hôtel Van Eyck, qui est situé sur la
grande place, vis-à-vis du monument élevé en l’honneur des frères
Van Eyck, inventeurs de la peinture à l'huile et enfants illustres de
Maeseyck.
M. Weinmann fait remarquer qu'aux environs de Maeseyck, tout
comme à Calmpthout et ailleurs, C. Davus est toujours circonscrit
dans un fort petit espace d’où il semble exclure E. Janira, qui le
- remplace 30 à 50 mètres plus loin.
M. de Borre donne lecture de la lettre suivante de M. P. Mabille :
« Je lis dans le dernier Bulletin que la Deiopeia pulchra (1) vient
d’être prise en Belgique, et, à ce propos, je vois que plusieurs lépi-
doptéristes font appel à leurs collègues pour obtenir des renseigne-
ments sur la vie évolutive de ce bel insecte. J'ai pensé que les obser-
yations qu 1l m’a été donné de faire à plusieurs reprises, et encore
cette année, pourraient être les bienvenues auprès de la Société, et
je viens vous prier, si vous le jugez à propos, de vouloir bien les lui
présenter :
» La D. pulchra, comme plusieurs espèces très méridionales, on
pourrait dire africaines, a, dans sa vraie patrie, autant de généra-
tions que le permet la température ; il en est de même dans nos pays, :
quand la chaleur favorise le développement de l’insecte.
(1) Deiopeia pulchra Schiff. — pulchella du Catal. de Staudinger.
Cvll
» J'ai trouvé la chenille en Corse le 20 avril, et le papillon est
éclos en mai ; puis le 15 juillet, et le papillon est éclos en août. Il y
a sans doute une autre génération en automne, dont les chrysalides .
hivernent pour éclore au premier printemps ; mais c’est là une hypo- ”
thèse ; on peut supposer aussi que toutes les chrysalides de juillet
n’éclosent pas en août, et que plusieurs passent l’hiver, ou encore
que les œufs pondus en août ne donnent des chenilles qu'après la
mauvaise saison. Dans tous les cas, papillons et chenilles sont bien
plus rares au printemps qu’en été.
» En Provence, j'ai trouvé l’espèce en juillet (le 31 à Nice), et une
fois le 28 septembre à Marseille.
» À Tours, je viens de rencontrer le papillon le 20 mai dernier,
dans le lit de la Loire, et le 24 juin, la chenille en face de la Ville-
aux-Dames ; les papillons sont éclos du 5 au 10 juillet. Je n’ai pas
encore retrouvé les chenilles, qui, je le pense, apparaîtront en août.
» En Corse, la chenille vivait sur l’Heliotropium europæum ; elle
était toute noire, avec les poils courts et gris, les points verruqueux
très saillants ; à Tours, elle vivait sur la Vipérine (Echium vulgare);
mais elle était magnifique, d’un beau noir, avec une bande dorsale
blanche, et les poils très longs. Le papillon est resté de 10 à 11 jours
en chrysalide.
» Voilà, Monsieur, ce que j'ai appris par moi-même sur cet in-
secte; c'est sans doute grâce aux grandes chaleurs de Le qu'il
s’est si bien développé dans le centre de la France, »
M. Fologne remarque que la plante indiquée comme nourricière
de la chenille de D. pulchella par M. Stainton, était le Myosotis.
M. Fondu fait voir une variété de Liparis Monacha, très voisine,
mais différente de la variété Eremita. La chenille a été prise à Ter-
nath, en mai, sur un chêne.
La séance est levée à 8 1/2 heures.
Assemblée mensuelle du 5 septembre 1874.
PRÉSIDENCE DE M. WEINMANN, membre du Conseil.
Présents : MM. J.-B. Capronnier, Colbeau, De Keyn, Dufour,
Fromont, Lambrichs, Le Comte, Pierret, Sandoz, de Sélys-Long-
champs et Fondu, faisant fonctions de secrétaire.
MM. Candèze, président, Fontaine, Mélise, Preudhomme de Borre
et Roelofs ont fait excuser leur absence.
La séance est ouverte à 8 1/4 heures. é
x
PORT DCE LT :
” "A let MORE pr ee
k
CIX
Leprocès-verbal de l’assemblée mensuelle précédente est approuvé.
Le Président annonce que le Conseil d'administration à admis au
nombre des membres effectifs de la Société : M. Maurice Sédillot,
avocat, membre de la Société Entomologique de France, à Paris,
présenté par MM. Miedel et Preudhomme de Borre.
Correspondance.
Diverses lettres de Sociétés scientifiques étrangères, relatives à
l'échange des publications, ont été reçues. À défaut d’explications,
le secrétaire se trouvant absent, l’assemblée croit devoir surseoir à 3
leur examen.
La Société Malacologique de Belgique invite la Société à s’occu-
per d’un projet de Fédération entre les diverses sociétés scientifi-
ques du pays, dû à l'initiative de MM. Roffaen et Colbeau. L’assem-
blée décide que l’examen de cette question sera porté à l’ordre du
jour de la prochaine séance.
La Société Royale de Botanique de Belgique à invité la Société à
prendre part à son excursion annuelle qui à eu lieu du 29 août au
1® septembre dans une partie de la Flandre Zélandaise.
Ouvrages reçus pour la Bibliothèque :
4° Petites Nouvelles Entomologiques. N°* 105 (1 août 1874), 106
(15 août 1874) et 107 (1 septembre 1874). |
Don de M. Emile Deyrolle.
2° Société Linnéenne du Nord de la France. Bulletin mensuel. N°°
* 25 (1 juillet 1874) et 26 (1 août 1874).
: Echange avec nos Comptes-rendus.
3° HeyLAERTS (F.-J,-M. fils). — Les Macrolépidoptères de Breda et
de ses environs. Liste supplémentaire n° 4. Captures de 1873.—1 feuille
in-8° (Deux exemplaires).
: Don de l’auteur.
4° Memoirs of the Boston Society of Natural History. Vol. II, Part.
II, n° IV et Part. III, n° I et IL. — Boston, 1873-74, 3 vol. in-4°
avec 2 pl.
… 5° Proceedings of the Boston Society of Natural History. Vol. XV,
part. III et IV, et XVI, part. I et II. — Boston, 1873-74, 4 br. in-8°
avec 4 pl. /
Dons de cette Société; échange avec nos Annales.
6° ScunpER (S.-H.). — Note on the species of Glaucopsyche from
Eastern North America. — 1873, 1 feuille in-8°.
70 —— The two Principal Groups of Urbicolæ (Hesperidæ auct.). —
. 1873, 1 feuille in-8°.
Cx
8 —— Fossil Insects from the Rocky Mountains. — Salem, 1872, 3
1 feuille in-8° (Deux exemplaires).
9° HüBner (J.). — Tentamen determinationis digestionis atque deno- « :
minationis singularum stirpium Lepidopterorum, peritis ad inspicien-
dum et dijudicandum communicatum. — Réimprimé en fac-simile par
S.-H. Scunper. — Cambridge, 14873, 1 feuille in-8°.
Dons de M. S.-H. Scudder.
10° PACKARD (A.-$.). — Our Common Insects. À popular Account
of the Insects of our Fields, Forests, Gardens and Houses. — Salem,
1873, 1 vol. in-12, avec 4 pl. et 268 grav. sur bois.
11° —— Catalogue of the Pyralidæ of California, with descriptions
of new Californian Pterophoridæ. — Notes on some Pyralidæ from New
England, with Remarks on the Labrador Species of this Family. —
New-York, 1873, 4 broch. in-8e.
12° —— Farther Observations on the embryology of Limulus, with
notes on its affinities. — Salem, 1873, 1 feuille in-8&.
13° —— Catalogue of the Phalænidæ of California. N° IT. — Bos-
ton, 1874, 1 br. in-8° avec 1 pl,
14° —— Third Annual Report on the injurious and beneficial Insects
of Massachusetts, made to the State Board of Agriculture. — Salem,
1873, 1 br. in-8e. |
15° —— The Ancestry of Insects. — Salem, 1873, 1 br.-in-12.
16° —— First, Second, Third, and Sixth Annual Reports of the
United States Geological Survey of the Territories. — Washington,
1873, 2 vol. in-8° avec 21 pl. |
17° Tomas (Cyrus). — Synopsis of the Acrididæ of North America.
— Washington, 1873, 1 vol. in-4° avec 1 pl.
Dons de M. A.-S Packard.
18° Bulletin of the Buffalo Society of Natural Sciences. — Vol. I,
n° IV. — Buffalo, 1874, 1 br. in-8° avec 7 pl.
Échange avec nos Annales.
19° Proceedings of the California Academy of Natural Sciences.
Vol. I (1854-57) réimpression, et V, part. IL. — San Francisco,
1873-74, 2 br. in-8° avec 15 pl. L
Echange avec nos Annales.
20° Proceedings of the Essex Institute. Vol. V (1873). — Salem,
1874, 12 n°* in-8° avec titre et tables.
Échange avec nos Annales:
21° Proceedings of the American Academy of Arts and Sciences. Vol.»
VIII (mai 1868 à mai 1873). — Boston et Cambridge, 1 vol. in-8°
(en feuilles), avec 1 pl. |
Echange avec nos Annales.
22° Annual Report of the Board of Regents of the Smithsonian Insti-
tution, for the year 1872. — Washington, 1873, 1 vol. in-8.
Échange avec nos Annales.
PLIS PR h..
) CXI
23° Transactions of the Connecticut Academy of Arts and Sciences.
Vol. I, pärt. I et II, et Vol. II, part. I et II. — New-Haven, 1866 à
1873, 4 vol. in-8° avec 28 pl.
Don de cette Académie, dans le but d'établir l'échange des publications:
_ 24° Annals ofthe Lyceum of Natural History of New-York. Vol. X,
N° 8, 9 et 10-11. — New-York, 1872-73, 3 br. in-8° avec 7 pl.
25° Proceedings of the Lyceum of Natural History of New- York.
Vol. I, sign. 16 à 19. — New-York, 1871, 4 feuilles in-8°.
260 Proceedings of the Lyceum of Natural History in the City of New-
York. Second series. 3 janvier à 3 mars 1873. — New-York, 1873,
1 br. in-8°.
Dons de cette Société, en vue d'établir l’ échange des publications.
97° THomas (Cyrus). — Synopsis of the Acrididæ of North America.
— Washington, 1873, 1 vol. in-4° avec 1 pl.
Don de l'United States Geolog. Surv. of the Territories : échange avec nos Annales.
28 The American Naturalist; a popular illustrated Magazine of
Natural History. Vol. VI, n° 12, VII, n°* 1 à 12 et VIII, n° 1. — Sa-
lem, décembre 1872 à janvier 1874, 14 br. in-8° avec 5 pl.
29° Fifth Annual Report of the Trustees of the Peabody Academy of
Science, for the year 1872. — Salem, 1872, 1 br. in-8°.
Dons de cette Académie ; échange avec nos Annales.
30° Transactions of the American Entomological Society. Vol. II,
N°3et4; Vol. IV, N° 1-2, 3 et 4. — Philadelphie, 1868 à 1873,
5 br. in-8° avec 7 pl.
re Échange avec nos Annales.
31° Transactions of the Illinois State Agricultural Society. Vol. VI
(1865-66) et VII (1867-68). — Springfield, 1868-70, 2 vol. in-8° avec
-7 pl.
32° Transactions of the Department of Agriculture of the State of
Illinois. Années 1871 et 1872. — Springfield, 1872-73, 2 vol. in-8°,
33° XXVII* Annual Report of the Ohio State Board of Agriculture,
for the year 1872. — Columbus, 1873, 1 vol. in-&.
34° Transactions of the Kansas State Board of Agriculture. 1872. —
Topeka, 1873; 1 vol. in-8° avec 5 pl.
35° Sixth Annual Report of the Secretary of the Connecticut Board
: of Agriculture, 1872-73. — Hartford, 1873, 1 vol. in-8°.
36° XX#% Annual Report of the Secretary of the Massachusetts Board
of Agriculture. — Boston, 1873, 1 vol. in-8o avec 1 pl.
37° Transactions of the New-York State Agricultural Society. Années
1841 à 1871 (celle-ci en double, et l’année 1867 en deux parties). —
Albany, 1842 à 1872, 33 vol. in-8° avec 483 pl. et cartes.
Dons de la Société d’Agric. de l'Etat de New-York ; échange avec nos Annales.
38° Bulletin des séances de la Société Entomologique de France. N° 32
(22 juillet 1874) et 33 (12 août 1874).
Échange avec nos Comptes-rendus.
CXII |
39° Newman’s Entomologist. N° 132 (août 1874) et 133 (septem-
bre 1874.)
Échange avec nos Annales,
40° The Zoologist : a Monthly Journal of Natural History. Série H,
n° 107 (août 1874) et 108 (septembre 1874.)
Échange avec nos Annales.
41° FeISTMANTEL (OTAKAR). — Ueber Baumfarrenreste der bühmi-
schen Steinkohlen-, Perm- und Kreideformation. — Prague, 1872,
1 br. in-4° avec 2 pl.
42° —— Steinkohlen- und Perm- Ablagerung im Nord-Westen von
Prag. — Prague, 1874, 1 br. in-8° avec 2 pl.
43° Sitzungsberichte der Künigl. Bühmischen Gesellschaft der Wissen-
schaften in Prag. Années 1872 (juillet à décembre) et 1873. — Pra-
gue, 1873-74, 2 br. in-8°.
Dons de cette Société; échange avec nos Annales.
44° Proceedings of the scientific meetings of the Zoological Society of
London. Années 1873, part. II, et 1874, part. I. — Londres, (874, à
2 br. in-8° avec 44 pl.
Échange avec nos Annales.
45° Mémoires de l'Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de
Dijon. Troisième série, T. I (1871-1873). — Dijon, 1873, 1 vol. in-8°
avec 6 pl.
Échange avec nos Annales.
46° Bulletin scientifique, historique et littéraire du Département du
Nord et des pays voisins. VI‘ année, n° 6 (juin 1874). — Lille, 1874,
1 br. in-8°. x
Echange avec nos Annales.
47° Bulletin de la Société Royale de Botanique de Belgique. Tome
XI, n° 1 et 2. — Bruxelles, 1872, 2 br. in-8°.
Don de cette Société; échange avec nos Annales.
48° Dupors (Azrnx.). — Les Lépidoptères de l'Europe, leurs chenilles
et leurs chr noree Livr.63.—Bruxelles, 1874,1 br. in-8° avec 1 carte.
Don de l'auteur.
49° SraL (C.). — Recensio Orthopterorum. Revue critique des Or-
thoptères décrits par Linné, De Geer et Thunberg. I. — Stockholm,
1873, 1 br. in-8°.
50° —— Recherches sur le système des Blattaires. — Stockholm,
1874, 1 br. in-8°.
Dons de l'auteur.
- 51° Hardwicke's Science-Gossip. N° 117 (septembre 1874).
Échange avec nos Annales.
59° Boletin de la Academia nacional de Ciencias exactas existente en
la Universidad de Cordova. T. I, livr. 1 et 2. — Buenos-Aires, 1872,
2 br. in-8°.
Don de cette Académie, dans le but de commencer un échange de publications.
L
Ni: CXIII
53° Monatsbericht der Küniglich. Preussischen Akademie der Wis-
» senschaften zu Berlin. Juin 1874. — Berlin, 1874. 1 br. in-8&,
Échange avec nos Annales.
54° The Entomologist®s Monthly Magazine. N° 124 (septembre 1874).
Échange avec nos Annales.
55° Société Malacologique de Belgique. Procès-verbal de la séance
du 2 août 1874.
Échange avec nos Comptes rendus.
Des remerciements sont votés aux donateurs.
Rapports, lectures, communications.
Il est donné lecture des rapports de MM. Roelofs et de Borre sur
le travail de MM. Chapuis et Eichhoff : Scolytides recueillis au Japon
par M. Lewis, et de ceux de MM. Candèze et de Borre sur la troi-
sième partie du travail de M. Roelofs sur les Curculionides du Japon.
L'assemblée vote l'impression de ces deux mémoires dans les An-
nales.
M. Capronnier annonce que M. le D" Boisduval se propose de nous
adresser très-prochainement le manuscrit d’un travail sur le genre
10. L'assemblée accueille cette nouvelle avec une vive satisfaction et
décide que ce travail pourra prendre place dans le tome XVIII dont
l'impression vient d’être commencée. MM. J.-B. Capronnier et de
Sélys-Longchamps sont nommés rapporteurs.
M. Fondu présente la note suivante, concernant l'apparition de
sept espèces de Noctuelles, qui, selon lui, auraient deux éclosions :
Espèces prises en août 1871, 72, 73, 74. D'après Boisduval.
Cymatophora Octogesima . . . . . . . . . Avril-Mai.
Le a MAR,
CL LE ane 0. | MaisTnin,
RP NS ne LE in
D ee LCL Jon.
A bipunela he M et 0 Juin,
D Perspioularis: 7.0.4 Via 0 Mai.
M. H. Tournier adresse le travail suivant :
COUP-D'OEIL SUR QUELQUES ESPÈCES EUROPÉENNES DU GENRE LIOPHLOEUS GERM.
(CURCULIONIDES, COLÉOPTÈRES), par H. TOURNIER, de Genève.
Ayant dû étudier le genre Liophlæus Germ., j'ai pu me convaincre
qu’il contient plusieurs espèces inédites dont voici les diagnoses.
Il n'y a que le L. obsequiosus Gyl. qui me soit resté inconnu en
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII. 0
ie
OUR UE PRE PINS EPRRRE
CXIV
nature, les autres espèces peuvent se répartir dans les deux groupes …
suivants.
Groure I. — La plus grande largeur du prothorax est avant |
le milieu de sa longueur.
1. nubilus Fabr. — Gylh. Schh. Gen. Curc. II, p. 308.
2. aquisgranensis Fôrst. Verhandl. Ver. Preuss. Rheinl. VI, 1849,
p. 26.
— atricornis Desb. Mittheil. Schwz. Ent. Ges. 1871, p. 353.
J'ai sous les yeux des L. aquisgranensis Fürst. typiques ; je ne puis
en séparer le L. atricornis Desb., dont j'ai reçu plusieurs exem-
plaires de MM. Raffray, Chevrolat, etc,
3. cyanescens Fairm. Ann. France, 1859, p. 57.
J'ai sous les yeux le type de l’auteur ; cette espèce est souvent éti-
quetée dans les collections, surtout les exemplaires provenant des
Pyrénées, sous le nom de pulverulentus Gylh.; la couleur de la pubes- «
cence varie du bleuâtre au verdâtre et même au jaunâtre clair.
4. pulverulentus Gylh. Schh. Gen. Curc. IT, 2, p. 239.
5. sparsutus nov. spec. Suisse, France, Belgique.
Long. 8 à 11 mill. Larg. 4 à 5 mill. Voisin du L. cyanescens Fairm.,
mais plus petit; entièrement noir, antennes d’un brun plus ou moins
rougeâtre. Tout le corps est parcimonieusement recouvert de petites
écaillettes allongées, brillantes, jaunâtres ou d’un gris rosé clair ;
ces écaillettes forment sur les élytres, par condensation, de petites
taches claires, peu serrées et disposées sur les interstries. Prothorax
subrugueux, marqué sur son disque d’une courte trace de carène
longitudinale. Élytres marquées de lignes de points assez forts, un
peu profonds, interstries assez finement coriaces. Funicule anten-
naire à article 2 un peu plus long que 1, 4 à 5 chacun plus court que
1, 6 et 7 pas plus lougs que larges, obconiques ; massue antennaire
acuminée, d’un ovale allongé, perde aussi longue que les 4 arti-
cles précédents réunis.
6. ineditus nov. spec. Jura.
Long. 8 mill. Larg. 3 3/4 mill. Noir, antennes d’un testacé rou-
geâtre ; corps densément recouvert d’écaillettés très-piliformes d’un
blanc grisâtre ou Jaunâtre, variées sur les élytres de taches brunâ-
tres, irrégulières. Prothorax marqué dans son milieu d’une fine
carène longitudinale lisse, qui atteint presque les bords antérieur et
postérieur. Élytres marquées de lignes de points assez forts, pro-
fonds, interstries assez fortement coriacés. Funicule antennaire
assez grêle, à article 2 subégal à 1, 3 d’un tiers plus court que 2,
4-7 subégaux entre eux, mais chacun plus court que 3, obconiques,
-
RES
Fer
En EE se LS
ER —
CXV
un peu plus longs que larges ; massue antennaiïre ovalaire, un peu
acuminée, faiblement plus courte que les articles 4-7 réunis.
7. aureopilis nov. spec. Silésie.
Long. 9 mill. Larg. 4 mill. Noir ; base du scape et premiers arti-
cles du funicule antennaire d’un testacé rougeâtre plus ou moins
foncé. Tout le corps est parcimonieusement recouvert d’écaillettes
piliformes, dorées, offrant par places des reflets roses ou cuivrés.
Prothorax assez fortement coriacé, marqué sur toute la longueur de
son disque d’une dépression longitudinale au fond de laquelle on
aperçoit la trace d’une très-faible carène lisse. Élytres marquées de
lignes de points ronds assez forts et un peu profonds, les lignes 4 et
5 sont un peu rapprochées sur leur moitié antérieure ; interstries
finement chagrinés. Funicule antennaire à l’article 2 égal à 1, 3 plus
court que 2, 4 plus court que 3, 5 à 7 subégaux en longueur, mais 7
passablement plus gros que le précédent; massue antennaire ova-
laire, assez pointue, presque aussi longue que les articles 4-7 réunis.
8. Schmidti Bohem. Schh. Gen. Curc. VI, 2, p. 242.
9. viridanus nov. spec. Silésie.
Long. 10 mill. Larg. 5 1/2 mill. Noir, assez densément recouvert
d’écaillettes très-piliformes, brillantes, d’un blanc cendré passant
. au vert clair. Prothorax assez fortement et grossièrement ponctué,
subrugueux. Élytres faiblement ponctuées-striées, stries 1-2, 3-4,
5-6, 7-8, réunies par paires, interstries obsolètement chagrinés.
Funicule antennaire assez fort, à article 2 subégal à 1, 3 et 4 chacun
un peu plus courts que 2, mais subégaux entre eux, 5 et 6 plus
courts chacun que 4, subégaux entre eux, 7. très-court, fortement
transversal ; massue antennaire très-courte, épaisse, avec la moitié
antérieure brusquement conique.
10. Kirschi nov. spec. Sarepta, Caucase.
Long. 10 à 10 1/2 mill. Larg. 5 à 5 1/4 mill. Noir ; densément re-
couvert d’écaillettes piliformes d’un blanc grisâtre clair, variées sur
les élytres, principalement sur les interstries, de taches brunâtres ou
d’un gris foncé. Prothorax paré longitudinalement d’une carène
étroite, lisse. Élytres marquées de lignes de points assez forts, mais
atténués par la pubescence qui les recouvre. Funicule antennaire un
peu épais, densément pubescent, à articles 2 un peu plus court que
1, 3 de moitié environ plus court que 2, 4 un peu plus court que 5,
5 à 7 courts, transversaux; massue antennaire ovalaire, courte, à
peine aussi longue que les 3 articles précédents réunis.
Cette espèce est quelquefois dans les collections sous le nom de
. nubiculosus Gylh.
11. chrysopterus Bohem. Schh. Gen. Curc. VI, 2, p, 237.
12. Herbsti Gylh. Schh. Gen. Curc. VE, IT, p. 305.
13. gibbus Bohem. Schh. Gen. Curc. VI, 2, p. 241.
CXVI
Groupe II. — La plus grande largeur du prothorax est au ou
après le milieu de sa longueur.
14. lentus Germ. Ins. spec. nov. p. 343. — Bohem. Schh. Gen.
Curc. VI, 2, p. 240.
15. ovipennis Fairm. Ann. France, 1858, p. 878.
J’ai le type de l’auteur sous les yeux ; il à quelques rapports avec
le L. lentus Germ. Mais les élytres sont beaucoup plus ovales, les
épaules ne sont pas relevées et un peu produites antérieurement
comme chez le L. lentus Germ. ; le funicule antennaire est aussi
différent.
16. amplipennis nov. spec. Peney près Genève.
Long. 10 mill. Larg. 6 mill. Noir, mat ; aspect du L. opacus Che-
vrolat, mais plus large ; parcimonieusement recouvert de très-fines et
très-courtes écaillettes brunâtres. Prothorax assez fortement cha-
griné. Élytres marquées de lignes de points un peu allongés, assez
profonds ; les interstries 2, 4, 6, 7, sont beaucoup plus étroits que
les 3, 5, 8; ceux-ci, au lieu d’être convexes, sont très-faiblement con-
caves ; ils sont tous très-finement coriacés. Funicule antennaire à
article 2 subégal en longueur à 1, 3 à 7 subégaux entre eux, chacun
un peu plus de moitié environ aussi long que 2 ; massue antennaire
assez allongée, peu acuminée.
17. modestus nov. spec. Reculet, Jura.
Long. 10 à 10 1/2 mill. Larg. 4 1/2 à 5 mil]. Taille et coloris de
l'espèce précédente, mais moins large ; les élytres moins amples,
les lignes ponctuées des élytres ne sont pas réunies par paires ; par
suite les interstries sont égaux entre eux, ils sont un peu convexes
au lieu d’être concaves, finement coriacés; les points qui forment
les lignes sont ronds, moins rapprochés ; chacun de ces points est
paré dans son fond d’une petite écaillette arrondie, d’un jaunâtre
clair ; le dessus du corps est très-parcimonieusement recouvert d’é-
caillettes d’un gris jaunâtre offrant quelques reflets cuivrés ; sur les
interstries, l’on remarque quelques petites taches dénudées et fon-
cées. Funicule antennaire à article 2 un peu plus long que 1, 3 plus
court que 2, presque égal à 1, 4 un peu plus court que 3, 5 à 7 subé-
gaux entre eux, chacun plus court que 4; massue antennaire ovale,
acuminée, presque aussi longue que les 4 articles précédents réunis.
18. opacus Chevrol. Cat. Grenier, 1863, p. 100.
19. minutus nov. spec. Peney près Genève.
Long. 6 à 7 mill. Larg. 2 3/4 à 3 mill. Cette espèce est la plus
petite du genre. Un peu allongé, noir ou d’un brun de poix plus ou
moins clair ; antennes testacées ou brunes avec l’extrémité du scape
et la base de la massue noirâtre; bords latéraux du prothorax et des
élytres plus ou moins largement recouverts de fines écaillettes d’un
CXVII
blanc jaunâtre ; disque du prothorax et des élytres assez densément
recouvert d’écaillettes d’un jaune brunâtre, un peu brillantes et
variées de quelques petites taches un peu plus claires. Prothorax
très-finement chagriné, marqué antérieurement sur son disque d’un
rudiment de carène longitudinale. Élytres marquées de lignes de
points arrondis, assez forts, assez serrés ; ces lignes presque réunies
par paires et laissant entre elles les interstries 2, 4, 6, 8 un peu plus
étroits que les autres; interstries faiblement relevés, finement
coriacés.
| 20. geminatus Bohem. Schh. Gen. Curc. VI, 2, p. 238.
à 21. alpestris nov. sp. Forclaz. Alpes du Valais.
k Long. 9 1/2 mill. Larg. 5 mill. Noir ; peu densément recouvert de
fines écaillettes brillantes, d’un gris bleuâtre à reflets dorés. Pro-
thorax petit, subarrondi, pas plus large que long, assez finement
rugueux, marqué au milieu sur la moitié antérieure d’une fine carène
longitudinale, lisse. Élytres marquées de lignes de points arrondis,
forts, un peu espacés ; interstries très-faiblement convexes, finement
coriacés. Funicule antennaire à article 2 presque une fois et demie
aussi long que 1, 3 presque égal à 1, 4 un peu plus court que 3, 5 à
7 subégaux entre eux, chacun plus long que large, mais cependant
un peu plus court que 4.
22. rotundicollis nov. spec. Peney près Genève, en avril sur des
Euphorbes.
Long. 10 mill. Larg. 4 3/4 mill. Noir, parcimonieusement recou-
vert de petites écailles d’un jaune doré. Prothorax un peu plus large
que long, plus large postérieurement qu'antérieurement, régulière-
ment courbé sur les côtés ; disque très-régulièrement et assez forte-
ment convexe, finement coriacé, sans traces de sillon ou de carène,
Élytres marquées de lignes longitudinales de points arrondis un peu
espacés, ces lignes sont rapprochées par paires, surtout les 3 et 4,
5 et 6, qui laissent entre elles les interstries 4 et 6 presque de moitié
moins larges que les 3 et 5; interstries presque plans, finement
coriacés. Funicule antennaire à article 2 à peine plus long quel,
3 et 4 subégaux entre eux, chacun de moitié environ aussi long
que 2 ; 5 et 6 chacun plus court que 4, subégaux entre eux, 7 un peu
_ plus long que 6; massue antennaire ovalaire, acuminée, aussi longue
que les trois articles précédents réunis.
23. nubiculosus Schônh. Ménétr. Cat. rais. 1832, p. 218. — Gylh.
Schh. Gen. Curc. IT, p. 304.
Je dois la communication de cette rare espèce à M. de Heyden,
| elle se reconnaît facilement à son prothorax, qui a sa plus grande
largeur tout à fait à sa base ; je possède un exemplaire qui provient
du Caucase.
La séance est levée à 9 1/2 heures,
CXVIIL
Assemblée mensuelle du 3 octobre 1874.
PRÉSIDENCE DE M. WEINMANN, membre du Conseil.
Présents : MM. Breyer, J.-B. Capronnier, De Keyn, J. De Lafon-
taine, Dubois, Dufour, Fologne, Fondu, Fromont, Mélise, Pierret,
Sandoz, de Sélys-Longchamps, Van Volxem, Weyers et Preudhomme
de Borre, secrétaire.
MM. Fontaine, Le Comte et Roelofs ont fait excuser leur absence.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 5 septembre est
approuvé.
Le Président annonce que le Conseil d'administration vient d’ad-
mettre comme membre effectif de la Société : M. Louis Brunet, de
Bruxelles, présenté par MM. Weyers et Preudhomme de Borre.
Correspondance.
La Société Malacologique a invité les membres de la Société Ento-
mologique à prendre part à son excursion annuelle, qui a eu lieu aux
environs de Tournai, du 27 au 30 septembre.
La Société Hollandaise des Sciences, à Harlem, adresse le pro-
gramme de ses concours de 1874. Aucune question n’a trait à l’ento-
mologie.
La Société d'Histoire naturelle de Boston, la Société royale des
Sciences de Bohême et la Société Linnéenne de Londres, accusent
réception de nos Annales et Comptes-rendus et nous adressent leurs
publications.
L’Essex Institute de Salem (Massachusetts) et l’Académie Peabody
de la même ville, remercient pour l’envoi de nos Annales.
La Société d'Histoire naturelle d’Augsbourg et la Société Hollan-
daise des Sciences de Harlem nous annoncent l’envoi de leurs publi-
cations.
L'Académie des Arts et Sciences du Connecticut, à New-Haven,
nous adresse toute la série de ses Annales et manifeste le désir d’en-
trer en relation d’échanges avec notre Société. L’assemblée décide
qu’une collection entière de nos Annales lui sera envoyée.
Le Lyceum of Natural History de New-York nous envoie ses der-
nières publications en nous accusant réception de nos tomes XIV et
XV. Le secrétaire demande à pouvoir négocier avec cette importante
Académie un échange plus considérable, ce que l’assemblée ap-
prouve.
L'Académie Nationale des Sciences, récemment fondée à Cordova
(République Argentine) nous adresse les deux premières livraisons
nl aie nl Dei ESS Se
dE PA Se TR Se DE
PR OO TET L'esrad
PT RG I Se OS PR RC
CXIX
de son Bulletin. L Ps ten blé décide que nos Annales lui Seronb A en-
voyées à partir de l’année courante.
M. J. de Gaulle, rédacteur de la Revue : La Feuille des Jeunes
Naturalistes, à De adresse douze livraisons de cette publication,
demandant à obtenir l’échange avec nos Comptes-rendus. Adopté.
M. Eugène Simon, de Paris, l’un de nos membres effectifs, fait
hommage à la bibliothèque de la Société du premier volume d’un
grand ouvrage descriptif ayant pour titre:« Les Araignées de France.»
Cet ouvrage est destiné à compléter une lacune considérable, cette
classe d’Articulés étant aujourd’hui et depuis près de 40 ans, dépour-
vue de tout travail d'ensemble pour la faune des contrées occiden-
tales de l’Europe continentale. La Société charge le Secrétaire
d'adresser ses remerciements à M. Simon.
Ouvrages reçus pour la bibliothèque :
1° Comptes-rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des
Sciences. Tome LXXIX, N° 2 (13 juillet 4874) à 8 (24 août 1874). —
Paris, 1874, 7 br. in-4°.
Échange avec nos Annales.
2° Atti della Reale Accademia dei Lincei. Tome XXVI, S" IP.
Rome, 1874, 1 vol. in-4°, avec 6 pl. l
Echange avec nos Annales.
3° BLEEKER @). — Révision des espèces indo-archipélagiques du
groupe des Apogonini. — Harlem, 1874, 1 vol. in-4°.
_ 4° Archives Néerlandaises des Sciences exactes et naturelles, publiées
par la Société Hollandaise des Sciences à Harlem. Tome IX, livr. 1 à 3.
— La Haye, 1874, 2 br. in-8° avec 4 pl:
Dons de cette Société ; échange avec nos Annales.
5° Natuurkundig Tijdschrift voor Nederlandsch Indie. VII° Série,
Part. Il, livr. 1 à 3. — Batavia, 1874, 1 br. in-8°.
Echange avec nos Annales.
6° Zeitschrift für die gesammten Naturwissenschaften. Neue Folge.
Band VII und VIII (1873). — Berlin, 1873, 10 br. in-8° avec 6 pl.
Echange avec nos Annales.
1° Bulletin de la Société Impériale des Naturalistes de Moscou. An-
née 1873, n° 4. — Moscou, 1874, 1 br. in-8° avec 6 pl.
Echange avec nos Annales.
8 The Journal of the Linnean Society. Zoology. Vol. XII, n° 57. —
Londres, 1874, 1 br. in-8° avec 4 pl.
9° List ofthe Linnean Society of London. 1873. — 1 br. in-8°.
10° Additions to the Library of the Linnean Society, received from
June 21, 1872, to June 19, 1873. — 1 br. in-8°.
Dons de la Société Linnéenne de Londres; échange avec nos Annales.
_ Ale Berichte des Naturhistorischen Vereins in Augsburg. 1 à VII et
CXX
IX à XIX. — Augsbourg, 1848 à 1867, 18 br. in-4°, in-12 et in-8°,
avec 3 pl.
12° vox WEIDENBACH (CARL) et PETRY (ArB.). — Systematische
Uebersicht der Käfer um Augsburg. — Augsbourg, 1859, 1 br. in-8.
Dons de la Société d'Histoire naturelle d’Augsbourg, échange avec nos Annales.
13° Bulletin des séances de la Société Entomologique de France, N°34
(26 août 1874) et 35 (9 septembre 1874).
Échange avec nos Comptes-rendus.
14° L'Abeille. Mémoires d'Entomologie par M. $. A. DE MARsEUz.
T.IX, pages 409 à 444. — 1 br. in-12.
Échange avec nos Annales.
15° Dugors (Azpx.). — Les Lépidoptères de l’Europe, leurs chenilles
et leurs chrysalides. Livr. 64.— Bruxelles, 1874, 1 br. in-8° avec 3 pl.
Don de l'auteur.
16° Petites Nouvelles Entomologiques. N° 108 (15 septembre 1874)
et 109 (1 octobre 1874).
Don de M. E. Deyrolle.
17° Bulletin de la Société Royale de Botanique de Belgique. Tome
XIV, n° 1. — Bruxelles, 1874, 1 br. in-8° avec 4 pl.
Echange avec nos Annales.
18° CRÉPIN (FR.).— Description de quelques plantes fossiles de l'étage
des psammites du Condrozx (Dévonien supérieur). — Bruxelles, 1874,
1 br. in-8° avec 3 pl.
Don de l'auteur.
19° Bulletin of the Buffalo Society of Natural Sciences. Vol. II, n° 2.
— Buffalo, 1874, 1 br. in-8° avec 1 pl.
Échange avec nos Annales.
20° GUÉNÉE (AcH.). — Réponse au questionnaire de la Commission
chargée d'examiner le Projet de M. Ducuing sur les Insectes nuisibles à
l'Agriculture. — Chateaudun, 1 feuille in-4°.
Don de l’auteur.
21° Oversigt over det Kongelige Danske Videnskabernes Selskabs For-
handlinger og dets Medlemmers Arbejden à Aaret 1873, n° 3. — Aaret
1874, n° 1. — Copenhague, 1873-74, 2 br. in-8°.
Echange avec nos Annales.
22° Société Malacologique de Belgique. Procès-verbal de la séance
du 6 septembre 1874.
Échange avec nos Comptes-rendus.
23° Feuille des Jeunes Naturalistes. IV° année, n° 37 (1 novembre
1873) à 48 (1 octobre 1874). — Paris, 1873-74, 12 br. in-8° avec 5 pl.
Don de la Rédaction de cette Revue, avec proposition d'échange de publications.
24° Catalogue des livres scientifiques provenant de la bibliothèque de
feu le baron P. de Ryckholt, et dont la vente aura lieu à Visé le 13 octo-
bre 1874. — Tableau des collections scientifiques du même, en vente le
12 octobre.
Envoi de M. le notaire Horion, chargé de la vente.
25° Bulletin de la Société d'Études scientifiques d'Angers. III° année
(1873). — Angers, 1874, 1 vol. in-8°.
Échange avec nos Annales.
“he (
CXXI
96° PacxanD (A. S.). — On the distribution and primitive number 9
spiracles in Insects. — Salem, 1874, 4 br. in-8°.
Don de l'auteur.
27° SIMON (EUGÈNE). — Les Arachnides de France. Tome I, conte-
nant les familles des Epeiridæ, Uloboridæ, Dictynidæ, Enyoidæ et Phol-
cidæ. — Paris, 1874, 1 vol. in-8° avec 3 pl.
| Don de l’auteur.
28 The Entomologists Monthly Magazine. N° 125. (Octobre 1874).
Echange avec nos Annales.
2% Société Linnéenne du Nord de la France. Bulletin mensuel. N°°
27 (1 septembre 1874) et 28 (1 octobre 1874).
Échange avec nos Comptes-rendus.
30° Hardwicke's Science Gossip. N° 118. (Octobre 1874).
Échange avec nos Annales.
31° Newman’s Entomologist. N° 134 (Octobre 1874).
Échange avec nos Annales.
32° The Zoologist : a Monthly Journal of Natural History. 1° série,
n° 109 (Octobre 1874).
Échange avec nos Annales.
33° SraL (C.). — Genera Lygæidarum Europæ disposuit. — Stock-
holm, 1872, 1 br. in-&,
34° —— Genera Pentatomidarum Europæ disposuit. — PRERROES
1872, 1 br. in-8°.
85° —— Genera Coreidarum Europæ disposuit.— Stockholm, 1872,
A4 br. in-8°.
36° —— Genera Reduviidarum Europæ disposuit. — Stockholm,
1872, 1 br. in-&,
870 —— Genera Tingitidarum Europæ disposuit. — Stockholm,
1874, 1 br. in-&.
380 —— Recherches sur le système des Mantides. — Stockholm,
- 1873, L br. in-8°.
39° —— Orthoptera nova descripsit.— Stockholm, 1873, 1 br. in-8&.
40° —— Carl Henrik Boheman, Professor och Intendent vid Riks-
museum. — Stockholm, 1 br. in-8o.
41° —— Enumeratio Hemipterorum. Tomes IT, III et IV. — Stock-
holm, 1872 à 1874, 3 vol. in-4.
Dons de l’auteur.
Des remerciements sont votés aux donateurs.
Rapports, lectures, communications.
M. de Borre fait voir un nid de chenilles recueilli par M. Le Comte
dans un grenier à Lessines. Ce nid, formé d’un ensemble de cocons
soyeux blanc-jaunâtre agglutinés, se trouvait fortement collé entre
un ustensile en métal et un mur en briques. Les chenilles sont
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T, XVII. p
CXXII
glabres, d’un blanc un peu jaunâtre et à tête couleur de corne
brillante. Les lépidoptéristes présents à la séance, tout en consta-
tant une ressemblance avec celles de Scardia Boleti F., ne reconnais-
sent pas à quelle espèce elles peuvent se rapporter. On émet comme
une supposition assez probable qu’elles pourraient être celles de
quelque espèce de mœurs analogues à celles des Galleria, et qu'après
s'être développées dans quelque nid d’Hyménoptères sociaux qui se
serait trouvé dans le voisinage, elles seront venues se réfugier pour
passer l’hiver en communauté dans le grenier où on les a trouvées.
Peut-être M. Le Comte pourra-t-il donner quelques renseignements
à cet égard ? M. le D' Breyer se charge de surveiller leur hivernation
et de soigner leurs métamorphoses autant que faire se pourra.
M. Van Volxem qui vient d'arriver à Bruxelles de retour d’un
voyage en Suède et en Laponie, donne, à la demande de ses collègues,
quelques détails sur l’entomologie des contrées qu’il a parcourues et
sur les collections publiques et privées qu'il a visitées.
1 n’a pu réussir à trouver lui-même aucune des espèces de Coléo-
ptères et Hémiptères spéciales à l’extrême Nord de l’Europe, mais les
bienveillants confrères qu'il a visités dans les grandes villes de la
Scandinavie ont bien voulu les lui procurer.
Quant aux Lépidoptères, il rapporte avoir vu voler assez commu-
nément, avec Erebia Medusa, à Mageroe, près le Cap Nord, une Colias
qu’il a regardée comme l’Edusa.
M. de Sélys dit que M. Van Volxem à sans doute été abusé par la
ressemblance. Colias Edusa ne doit se trouver en Suède que tout au
sud, dans la Scanie. L’espèce observée à Mageroe était probablement
la très rare Colias Hecla,et il est bien regrettable que notre collègue
ne s’en soit pas abondamment approvisionné.
M. Van Volxem a eu beaucoup à se louer de l’excellent accueil
qu’il a recu de M. Stal, le savant entomologiste suédois, l’un de nos
membres honoraires. Il présente à la Société, de sa part, un volumi-
neux paquet de publications. M. Stal l’a chargé de témoigner à notre
Société toute sa reconnaissance pour l'honneur qu’elle lui a fait, et
de nous assurer que nos publications, notamment nos comptes-ren-
dus, à cause des communications intéressantes sur la faune locale et
des savantes discussions sur les questions de principes qui s’y pu-
blient, sont tenus en grande estime par les entomologistes suédois.
La Société se déclare extrèmement sensible à cette appréciation
de ses travaux par un savant aussi éminent.
M. de Sélys-Longchamps demande la parole pour signaler la cap-
ture qu’il a faite le 29 septembre à Halloy, près Ciney, d’un hymé-
noptère rare en Belgique, le Xylocopa violacea. Cette belle grosse
espèce de la famille des Apides a été fréquemment observée par lui
au premier printemps, aux environs de Paris, où on la trouve dans
:
ÿ
11
:
L
DEP PR SO
"
CXXIII
les jardins, butinant sur les fleurs des amandiers, souvent dès le
mois de février ; mais il ne l’avait jamais rencontrée en Belgique,
quoiqu'il croie se rappeler l’avoir vue dans la collection de M. De-
moulin, à Mons.
M. de Borre dit qu’il ne l’a jamais prise lui-même, maïs qu'il y à
plusieurs années on lui en à apporté un exemplaire pris à Sclessin,
près de Liége.
M. de Lafontaine dit que M. Colbeau et lui l’ont assez souvent
prise à Namur et aux environs, dans les jardins, au commencement
du printemps, volant sur les pêchers en fleurs.
Aucune autre communication sciéntifique n’étant faite, l'assemblée
aborde la question figurant à l’ordre du jour : l’opportunité de la
fondation d’une fédération des Sociétés scientifiques de Belgique,
dont le principe a été adopté par la Société Malacologique et proposé
par elle aux autres sociétés.
M. Weinmann propose de déléguer deux membres, comme le dé-
sire la Société Malacologique, pour coopérer à l’avant-projet et nous
en rendre compte.
M. Breyer pense qu'avant d'aborder une telle discussion il con-
viendrait de poser la question préalable : si une assemblée générale
n’est pas seule compétente pour décider un point d’une importance
aussi capitale, et si l’on ne devrait pas se borner à charger une com-
mission d'étudier le projet avant toute discussion ?
D'autres membres, tout en reconnaissant aussi que l’assemblée
générale est seule compétente, font remarquer que l’on pourrait
toujours chercher en assemblée mensuelle à s’éclairer sur le but et
la portée de l’institution proposée.
Plusieurs membres prennent successivement la parole. Pour résu-
mer leurs opinions, la Société Entomologique reconnaît l’utilité des
relations de confraternité scientifique entre sociétés savantes, mais
elle ne s’est jamais aperçue qu’il fût nécessaire de les étendre au-
delà de ce qui existe actuellement : échange de publications, d’invi-
tations aux excursions, aux fêtes commémoratives, etc. Les proposi-
tions qui lui sont faites en cemomentont un caractère trop théorique,
trop général, trop vague, pour fournir les bases d’une discussion et
permettre de décider s’il y aurait lieu de s’associer à un mouvement
dans ce sens.
L’assemblée, sur la proposition de MM. de Sélys-Longchamps et
Breyer, décide qu’elle ajourne la discussion de la question jusqu’à ce
qu’elle ait reçu des explications sur le but pratique de la fédération
proposée et sur le mode d'organisation par lequel on pourrait y
arriver.
La séance est levée à 9 heures.
CXXIV
Assemblee mensuelle du 7 novembre 1874.
PRÉSIDENCE DE M. CANDÈZE.
Présents : MM. Breyer, J.-B. Capronnier, Colbeau, De Keyn,
J. De Lafontaine, Fologne, Fondu, Fromont, Lallemand, Lambrichs,
Mélise, Pierret, Roelofs, Sandoz, de Sélys-Longchamps, Van Lans-
berge, Weinmann, Weyers et Preudhomme de Borre, secrétaire.
MM. Le Comte, Plateau, Putzeys et Vanden Broeck ont fait excu-
ser leur absence.
La séance est ouverte à 8 1/4 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 3 octobre est
approuvé.
Le Président a le regret d'annoncer à la Société le décès de M.
Fr. Walker, de Londres, l’un de ses membres correspondants.
Dans sa séance de ce jour, le Conseil d’administration a admis
cinq membres effectifs : M. J.-P.-E. Thyes, contrôleur des contribu-
tions directes et accises, à Nivelles, présenté par MM. Fondu et
Preudhomme de Borre ; MM. je Révérend Th. Blackburn, à Green-
hithe, près Dartford, comté de Kent; le D' G. de Horvath, conser-
vateur au Musée d'histoire naturelle de Pest, et M. le professeur
Manoel Paulino de Oliveira, à Coïmbre (Portugal), tous trois pré-
sentés par MM. Preudhomme de Borre et Dubois ; enfin M. Ch. Lal-
lemant, pharmacien à l’Arba, près Alger, déjà membre correspon-
dant de la Société.
Correspondance.
M. L. Brunet remercie pour sa nomination de membre effectif.
La Société Belge de Microscopie remercie la Société Entomologi-
que d’avoir bien voulu lui permettre de tenir quelques séances dans
son local.
La Société des Naturalistes de Modène annonce l’envoi de ses
publications.
L'Académie Palermitaine des Sciences, Lettres et Arts, et l'Aca-
démie Royale Danoise des Sciences et des Lettres remercient pour
l’envoi de nos publications.
M. le vice-amiral de la Roncière le Noury, président de la Société
Française de Géographie transmet pour les membres de la Société
un paquet de formules d’adhésion, programmes des questions, etc.,
pour le Congrès International des Sciences géographiques qui s’ou-
vrira à Paris le 31 mars 1875. La Société Française de Géographie
convie notre Société à s’associer à ce Congrès.
L'assemblée charge son secrétaire de remercier cette Société et
CXXVY
de l’assurer de l'intérêt qu’elle prend à un Congrès, auquel elle
espère que plusieurs de nos membres pourront assister. Les pro-
grammes et formules d'adhésion seront déposées au local de la So-
ciété et mises à la disposition des membres qui en désireront.
M. de Borre demande s’il ne serait pas dans les intentions de la
Société de profiter de cette occasion pour nouer des relations suivies
d'échange de publications avec la Société Française de Géographie,
en commençant par lui envoyer une collection de nos Annales. Cette
proposition est adoptée.
La Société Centrale d'Agriculture de Belgique, à Bruxelles, en
envoyant une année de son Bulletin, offre à notre Société l'échange
de ses publications, collection contre collection. Adopté.
M. Van Lansberge annonce que la Société Natura Artis Magistra
d'Amsterdam serait disposée à entrer en relations avec la nôtre. La
Société charge le secrétaire de lui écrire à cet effet.
Ouvrages reçus pour la Bibliothèque.
lo Monatsbericht der Küniglich. Preussischen Akademie der Wissen-
schaften zu Berlin. Juillet et août 1874. — Berlin, 1874, 2 br. in-8°
avec 1 pl. :
Echange avec nos Annales.
2 Journal de la Société Centrale d'Agriculture de Belgique. XXI°
année. Janvier à août 1874. — Bruxelles, 1874, 8 br. in-8v.
Don de cette Société, avec proposition d'échange contre nos Annales.
3° Bulletin de l’Académie Royale des Sciences, des Lettres et des
Beaux-Arts de Belgique. Série II, T. XXX VIII, N° 7 et8. — Bru-
xelles, 1874, 2 br. in-8° avec8 pl.
Échange avec nos Annales.
4 L'Abeille. Mémoires d'Entomologie par M. $. A. DE MARsEUL.
T. IX, pages 445 à 448, titre et table. Monographie des Otiorhynchi-
des, Il° partie, pages 453 à 584. Nouvelles et Faits divers, N°° 47 et 48.
— Paris, 1874, 2 br. in-12.
Échange avec nos Annales.
5° Bulletin des séances de la Société Entomologique de France.
N°° 36 (23 septembre 1874) et 37 (14 octobre 1874).
Echange avec nos Comptes-rendus.
6° Sitzungsberichte der mathematisch-physikalischen Classe der k. b.
Akademie der Wissenschaften zu München. 1873, I, 1874, I, II. —
Munich, 1873-74, 3 br. in-8° avec 2 pl.
T vox DôLuinGER (J.). — Rede in der üffentlichen Sitzung der K.
Akademie der Wissenschaften am 25 Juli 1875, zur Vorfeier des Aller-
hôchsten Geburtfestes S' Majestät des Kôünigs Ludwig II. — Munich,
1873, 1 br. in-4°.
Dous de l’Académie royale des Sciences de Bavière ; échange avec nos Annales.
RATER
CXXVI
8 Zeitschrift für die Gesammten Naturwissenschaften. Neue Folge,
Band IX (1874). — Berlin, 1874, 1 vol. in-8° avec 1 pl.
Échange avec nos Annales.
9° Mittheilungen der Schweizerischen Entomologischen Gesellschaft.
Vol. IV, N°5. — Schaffhausen, 1874, 1 br. in-8°.
Échange avec nos Annales.
10° Mémoires de la Société de Physique et d'Histoire naturelle de
Genève. Tome XXII, Il° partie. — Genève, 1874, 1 vol. in-4° avec
12 pl.
Echange avec nos Annales.
11° GROTE (AuG. R.). — Notes on American Lepidoptera with Des-
criptions of Twenty one New Species. — Determination of the Species of
Moths figured in the « Natural History of New York. » — Buffalo,
1874, 3 feuilles in-8.
\ 1 Don de l'auteur.
12 Petites Nouvelles Entomologiques. N° 110 (15 octobre 1874)
et 411 (1 novembre 1874).
Don de M. Emile Deyralle.
13° Anales de la Sociedad Española de Historia Natural. T. III,
cahier 2. — Madrid, 1874, 4 br. in-8° avec 2 pl.
ÿ Echange avec nos Annales.
14° Annuario della Societa dei Naturalisti in Modena. Sér. IT,
ann. VIIT, fasc. II. — Modène, 1874, 1 br. in-8° avec 2 pl.
Echange avec nos Annales.
15° Mémoires de la Société des Sciences, de l'Agriculture et des Arts
de Lille. Série II, vol. XII et XIII. — Lille, 4874, 2 vol. in-8° avec
18 pi.
Echange avec nos Annales.
16° Dugors (Azrx.). — Les Lépidoptères de l'Europe, leurs chenilles
et leurs chrysalides. Livr. 65 et 66. — Bruxelles, 1874,2 br. in-8° avec
6 pl.
Don de l’auteur.
17° Mrvrrère (P.). — Description de Lépidoptères nouveaux d'Eu-
rope. — Paris, 1 br. in-8°.
Don de l'auteur.
18 Bulletin scientifique, historique et littéraire du Département du
Nord et des pays voisins. VI° année, n°° 7-8. — Lille, 1874,1 br. in-8°.
Echange avec nos Annales.
19° Hardwicke's Science-Gossip. N° 119 (novembre 1874). — 1 br.
in-8e. :
Échange avec nos Annales.
20° The Entomologists Monthly Magazine. N° 126 (novembre 1874).
— 1 br. in-8°.
Échange avec nos Annales.
21° Catalogue des livres d'histoire naturelle composant la Bibliothèque
PER ON PET Ge BE +
0e DRE Sn te
CXXVII
de feu le D' Dours, dont la vente aura lieu aux enchères publiques le
10 décembre 1874, à Paris.
22° Catalogue de la vente de livres d'histoire naturelle, spécialement
de botanique, de la Bibliothèque de feu le D' Cordier, qui aura lieu le
11 décembre 1874, à Paris.
Envois de M. Emile Deyrolle.
23° Catalogues des diverses collections de livres, d'archives, d'anti-
quités, de monnaies et médailles, de tableaux et gravures, de cartes, de
sceaux, etc., délaissées par M. Ch. G. H. Guillon, en son vivant notaire
à Ruremonde et membre de plusieurs sociétés savanies. -— 1 vol. in-8°
avec 2 photographies.
Envoi de M. le notaire Cornélis, de Ruremonde, chargé de la vente,
24° The Zoologist : a Monthly Journal of Natural History. Série IX,
N° 410 (novembre 1874.)
Échange avec nos Annales.
25° Newman’s Entomologist. N° 135 (novembre 1874.)
Échange avec nos Annales,
26° De CHAUDOIR (BARON M.). — Matériaux pour servir à l'étude des
Féroniens. — Moscou, 1874, 1 br. in-8°.
Don de l’auteur.
27° HeyrazrTs (F. J. M.). — Eene nieuwe, bij Breda gevonden,
Grapholitha-soort, Grapholitha conicolana, Heyl. — La Haye, 1874,
1 br. in-8° avec 1 pl.
F Don de l’auteur.
28° Stettiner Entomologische Zeitung. XXXV° année. N° 7 à 9. —
Stettin, 1874, 1 broch. in-8°.
Échange avec nos Annales.
Des remerciements sont votés aux donateurs.
Rapports, lectures, communications.
Conformément aux conclusions des rapporteurs, MM. Capronnier
et de Sélys-Longchamps, l’assemblée s’empresse de voter l’impres-
sion aux Annales d’un mémoire de M. le D' Boisduval, intitulé :
_ Aperçu monographique du genre Lo, l’un des démembrements de la
grande famille des Saturnides.
Le Secrétaire présente deux mémoires adressés à la Société :
1° Note sur une sécrétion propre aux Coléoptères Dytiscides, par
M. Félix Plateau. Commissaires : MM. Breyer et de Borre.
% Notes et Additions au Mémoire de M. Reed sur les Carabiques du
Chili, inséré dans les Proceedings of the Zoological Society of London.
January 1874, p. 48. T° partie, par M. le baron de Chaudoir. Com-
. missaires : MM. Putzeys et Weyers.
Il est donné lecture des trois notes critiques suivantes, relatives à
. des travaux de M. Tournier, envoyées par M. Desbrochers des Loges :
CXXYII
M. Tournier, dans le travail ayant pour titre : Matériaux pour la
monographie de la tribu des Érirrhinides (Ann. de la Soc. Ent. de
Belg., 1874, pp. 96 à 98), réunit à tout hasard comme synonymes les
Erirhinus auripennis et meridionalis m. à l'E. vorax. Il m’est impos-
sible d’accepter cette manière de voir.
Le E, auripennis est très-distinct du vorax, comme l'indique du
reste ma description, par le rostre presque droit, à peu près lisse et
uni, par les derniers articles du funicule des antennes distinctement
plus longs que larges, avec la massue étroite, allongée, par la forme
tout autre du prothorax, qui est presque carré, subdéprimé, non
convexe latéralement, et à angles postérieurs droits.
Le E. meridionalis diffère très-certainement du vorax Q (il ne peut
être comparé au œ), par le rostre d’un tiers moins long, sans
carène médiane lisse, par le funicule des antennes distinctement
épaissi postérieurement, à derniers articles subarrondis transversa-
lement au lieu d’être coniques, par la massue plus courte, plus ren-
flée; les élytres sont striées-ponctuées plus profondément et la
ponctuation est très-régulière et très-égale, formée de points en
carré transverse, subconfluents. Chez le vorax, dont j’ai à ma dispo-
sition un très-grand nombre d'exemplaires de diverses provenances,
les stries sont moins profondes, presque superficielles, marquées de
points irrégulièrement écartés et de grosseur inégale. Chez mon
espèce, les intervalles externes sont aussi plus convexes, la suture
est distinctement déhiscente, enfin les pattes ne sont pas allongées
comme cela a lieu chez le vorax ©, la dent des cuisses postérieures
est peu saillante et les tibias de cette même paire sont fortement
dilatés postérieurement, du double plus larges au sommet que vers
la base. Enfin le dernier segment abdominal est distinctement im-
pressionné dans tout son pourtour et plus distinctement tronqué au
bout.
Quant à l'E. amplithorax, que M. Tournier indique comme étant la
Q du variegatus ou tremulæ (car, contrairement à l’opinion de cet
entomologiste, je pense qu'il n’y a là qu’une seule espèce), il est pos-
sible que notre collègue ait raison, si, comme il résulte de son tra-
vail, le G‘ seul a les tibias antérieurs anguleux en dedans.
Schünherr ne fait pas mention de ce caractère.
Je ne comprends pas ce qui a pu décider M. Tournier à indiquer
la synonymie suivante, qui est en désaccord complet avec les des-
criptions des auteurs. Je m'explique d'autant moins cette erreur que
cet entomologiste attache une grande importance à la forme du
rostre, dont il se sert pour partager les Erirhinus en deux divisions
plus ou moins naturelles :
» Pectoralis Panz. Schônh. Gen. VII, 2,p. 177. — nebulosus Gyll.
Sch. Gen. (volume omis) 3, p. 304. »
| tofrenc 20532
ne -à
CXXIX
Il suffit de se reporter aux descriptions pour reconnaître qu'il
s’agit de deux espèces tout à fait différentes :
Pectoralis Boh. Sch. VII, 2, p. 177... « cinereo-pubescens ; pec-
tore obscuriore, sœpe nigricante..…. rostro longiore, modice arcuato,
- basi striolato rugoso, apice infuscato » — et au tome III, p. 302,
. 29... « rostro longiore, punctulato, apice fusco. » La diagnose est
de Gyllenhal et est la reproduction exacte de celle des Ins. Suec. IIT,
» p.178, n° 95. La description ajoute : « rostrum capite cum thorace
» longius, magis tenue quam in prioribus (majalis, tœæniatus, affinis),
arcuatum, rufo-testaceum, nitidum, basi striato-punctatum.
4 Nebulosus Gyll. in Schl. 1. c. Diagnose : « rostro breviore, subrecto,
»* testaceo..….. », et plus loin, dans la description, « rostrum thorace bre-
vius, subrectum, deflexum, latiusculum, supra parum Convexum,
* punctulatum, testaceum. »
| L’E. pectoralis est en effet très-distinct de l’£. nebulosus par son
\ rostre cylindrique, visiblement plus long que la tête et le prothorax
réunis, striolé à la base, lisse et ordinairement plus foncé dans sa
» seconde moitié, relativement assez mince, notablement arqué,
* tandis que le nebulosus a cet organe de la longueur du prothorax
seul, faiblement arqué ou presque droit, épais, pubescent et pointillé
(sans stries) presque jasqu’au sommet. Le pectoralis doit être placé
à la suite de l'E. agnathus, dont il est très-voisin ; mais je l’en crois
* distinct par les caractères qu'indique Schônherr.
Erirhinus bilunulatus. La patrie a été omise en effet, à la suite de
? ma description, mais elle ne m'était pas inconnue. Cet insecte
) m'avait été donné par M. Zuber-Hofer, qui l'avait reçu de Sarepta,
) non pas comme Erirhinus, mais comme Tychius (Morawitzi).
| Acrisius Koziorowiczi. Je ne suis pas à même de discuter la place
que doit occuper ce genre. Je me bornerai à faire observer pour le
* moment que M. Tournier eût mieux fait de ne pas le comprendre
? dans la tribu des Érirhinides dont il me paraît bien s’éloigner,
) | d’autant plus qu'il reconnaît lui-même qu'il serait peut-être mieux
: placé dans celle des Hylobides. Je ferai remarquer en outre qu’il
n’est pas possible d’éloigner beaucoup ce genre du genre Aparopion
Hampe, auquel l’auteur et le professeur Lacordaire donnent une
place tout autre.
M. Tournier, dans le Compte-rendu du 5 septembre dernier, sous
le titre modeste de Coup-d'œil sur quelques espèces européennes du
genre Liophlœus, nous donne une révision complète de cette coupe
générique. J'aurais plusieurs remarques à présenter au sujet de ce
travail.
Quiconque a eu, comme moi, entre les mains de nombreuses séries
de ces insectes, n’a pas manqué d'observer à quel point varient,
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T,. XVIT, ()
death ne ÉTÉ
CXXxX
chez certaines espèces, la dilatation et la carène prothoraciques (1),
la.granulation de ce même segment, la forme des élytres et la pro-
fondeur des stries, leur rapprochement ou leur éloignement, le degré
de convexité des interstries (qui deviennent même accidentellement
concaves) (2), et surtout la coloration. La forme des articles des
antennes, différente suivant les sexes, mais plus constante d’ailleurs,
est loin de l’être assez, surtout dans la proportion relative des der-
niers articles, pour qu’on puisse accorder une grande valeur aux
modifications secondaires qu’elle subit.
Or, ce sont précisément les moyens auxquels M. Tournier a
recours pour créer un assez grand nombre d’espèces nouvelles. Le
caractère le plus variable d’entre tous, la forme du prothorax, sert
de base à la division du genre en deux groupes; il résulte de
cette classification à base tout-à-fait arbitraire, que certaines formes .
considérées par l’auteur comme spécifiquement distinctes (contraire-
ment à mon opinion, étayée de celle de plusieurs entomolog stes
sérieux), mais dont on ne peut, en tous cas, nier les affinités frap-
pantes, ont été placées, d’après le système adopté, les unes dans le
groupe [, les autres dans le groupe IT (3).
Évidemment, la forme du prothorax ne doit pas être absolument
négligée pour la distinction des espèces ; cette partie, malgré cer-
taines modifications individuelles, est toujours, chez le L. nubilus,
par exemple, plus courte que chez le L. gibbus, plus dilatée que chez
le L. atricornis ; mais l’importance exagérée que M. Tournier accorde
aux variations presque insensibles de cet organe, doit nécessaire-
ment avoir pour résultat, non seulement de créer beaucoup d'espèces,
mais encore d’en confondre plusieurs réellement distinctes.
Je ne puis m'expliquer autrement la réunion des L. aquisgranensis
et atricornis, qui aurait été faite après comparaison de types authen-
tiques. A mon avis, le L. aquisgranensis Kôrst., trouvé d’abord près
d’Aix-la-Chapelle, puis en Belgique, c’est-à-dire dans une région
analogue, n’est autre que l’espèce redécrite sous le nom de sparsutus
Tourn. Elle paraît propre aux localités indiquées ci-dessus, et je ne
sache pas qu’on l'ait jamais rencontrée en France, ni en Suisse (4).
(4) L. nubilus.
(2) L. atricornis.
(3) L. nubilus, opacus el geminatus, par exemple, (Voir Soc. Ent, de France,
Bulletin, LXXIV, et 1872, L.). Il est vrai que M, Tournier, au point de vue où il
s'était placé, ne pouvait faire autrement que d'admettre ces espèces, puisqu'il croyait
devoir en décrire d’autres ne se distinguant de leurs congénères que par des différences
analogues.
(4) Pas plus qu’on n’a rencontré, jusqu’à présent, à Aix-la-Chapelle, ni en Belgique,
le véritable L. atricornis, propre aux hautes montagnes de l'Auvergne, de la Suisse et
du Jura.
ME DA SRE AO SRE A Pre CCE PONS } P {
CXXXI
L'indication de ces deux patries me montre encore plus que notre
collègue à dû confondre plusieurs espèces et qu’il n’aura pas saisi les
différences qui existent entre des Liophlœus aquisgranensis déflorés et
des L. atricornis. Peut-être aussi n’a-t-il pas eu sous les yeux ce der-
nier insecte; ses prétendus types provenaient de M. Chevrolat, ce
qui est peu concluant, car cet entomologiste, à qui j'avais envoyé un
exemplaire de L. atricornis, me l’a retourné en me disant qu’il était
identique au L. opacus (3), lequel, suivant M. Bedel qui, lui aussi, à
vu les types, est une variété du nubilus.
On peut conclure de tout ce qui précède que la synonymie de ces
insectes à plus que jamais grand besoin d’être élucidée.
Dans le Compte-rendu du 4juillet dernier, M. Tournier décrit un
Polydrosus deliciosus, de Tanger. Cet insecte n’est autre que Le Poly-
drosus cinctus, de la même localité (Annales de la Soc. Entom. de
France, 1871, p. 235), décrit d’après un exemplaire unique dans la
collection de M. Reiche. Depuis, j’en ai reçu un deuxième exemplaire
qui fait partie de ma collection. J’ai donc pu rapprocher l’insecte de
- la description du deliciosus, et je n’ai aucun doute relativement à
cette synonymie.
Il est donné lecture du travail suivant :
LES ARACHNIDES DE FRANCE, PAR EUGÈNE SIMON.
ANALYSE, PAR FÉLIX PLATEAU.
L'étude des Arachnides à été, jusqu’à présent. très-négligée en
Belgique. Je crois qu’on ne peut guère citer, comme auteurs belges
ayant publié en Belgique des travaux sur cette classe d’Arthropodes,
que MM. Van Beneden, Belval, Lambotte, Terby et nous même (2).
Ces quelques recherches sont presque exclusivement anatomiques
et physiologiques.
Les causes de l’oubli dans lequel nous laissons un des groupes les
plus intéressants du règne animal sont multiples ; la plus facile à
saisir réside dans ce fait que le jeune entomologiste débutant se
laisse d’abord éblouir par l’éclat et la beauté des formes des coléo-
ptères et lépidoptères. Plus tard, lorsqu'il a passé quelques années
à recueillir les insectes de l’un de ces groupes et qu'il s'aperçoit
(4) C’est du reste l'opinion qu’il exprimait (Ann. de la Soc. Ent. de France, 1871,
XL).
(2) Van Beneden. Rapport sur les travaux de Zoologie. (Acad.Roy. de Belgique.
Centième anniversaire de fondation. Bruxelles. 1872, pages 138 et suiv.)
CXXXII
qu'il a suivi un chemin battu par tant d’autres, il lui faudrait un
courage qui n’est pas donné à tout le monde pour rompre avec des
habitudes prises, des idées faites, et se remettre à étudier ab ovo soit
les diptères, les hémiptères ou les hyménoptères, parmi les insectes,
soit les crustacés, les myriapodes ou les arachnides.
Nous avons parlé de courage, car il ne s’agit pas seulement d’entre-
prendre de nouvelles études, il faut, du moins à notre époque, se
résigner à un grand isolement, compter sur ses propres forces et
marcher seul sans le secours si utile et si nécessaire des collections
publiques et des lumières d’autrui.
Une collection d’Arachnides est cependant relativement facile à
faire et à caser. Se basant sur ce qui à été trouvé dans d’autres pays
voisins, on peut prévoir que le nombre de nos aranéides belges ne
dépasse pas 350 à 400 espèces. L’outillage nécessaire est très-mini-
me, enfin toutes les saisons sont propices et, en hiver, lorsque la
chasse aux insectes ne donne plus guère de résultats, on peut encore,
dans les habitations, les crevasses des murailles et des rochers,
récolter bon nombre d’arachnides.
Quant à la détermination, elleest moins aisée ; cela tient à ceque,
à part les grandes coupes, le facies des arachnides, des aranéides
surtout, offre beaucoup d’uniformité ; les caractères distinctifs sont
donc de petits détails souvent minutieux et, partant, d’une analyse
laborieuse.
Les ouvrages dont on peut faire usage sont de deux catégories :
les grands travaux tels que ceux de Ch. Koch, de Blackwall, dont
le prix élevé fera différer longtemps l’acquisition ; les œuvres plus
modestes destinées à servir de guides à la grande majorité des cher-
cheurs. Le livre de M. E. Simon, les Arachnides de France (1) est de
ce nombre.
Ayant quelqu'expérience de la valeur pratique de ses devanciers,
puisque nous les avons presque tous entre les mains, nous avons
voulu nous assurer s’il répondait à son but et s’il valait mieux ou
moins.
Le premier volume seul a paru, il est accompagné de trois plan-
ches très-bien gravées et renferme les familles des Epeiridæ, Ulobo-
ridæ, Dictynidæ, Enyoidæ et Pholcide.
L'ouvrage débute par un glossaire donnant l’explication des
termes principaux employés dans les descriptions, puis vient, à
propos du premier ordre ou des aranéides, une introdution dans
laquelle l’auteur fait une courte revue des faunes européennes locales
publiées depuis 1861. Ilentre ensuite immédiatement en matière sans
consacrer une ligne, ni à l’organisation anatomique, ni à la physio-
(1) Paris, Roret, 8° 1874.
à
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#
|
ter e
CXXXII
logie comparée, ni au développement; il est vrai que, dans une note
au bas de la page 8, il nous promet une série de chapitres prélimi-
naires qui combleront, nous l’espérons, cette importante lacune, les
recherches de Blanchard, de Claparède et de bien d’autres renfer-
mant des trésors que le lecteur ne peut ignorer complètement et qui
seuls donnent une idée nette de la place que les arachnides occupent
dans la série animale.
Afin de conduire le plus aisément possible à la détermination,
M. Simon donne des tableaux dichotomiques distincts pour les
familles, les genres et les espèces. Les mâles différant souvent
beaucoup des femelles, il y à deux tableaux pour les espèces de
chaque genre, l’un consacré aux mâles et l’autre aux femelles. Ils
ont dû demander à l’auteur un travail de comparaison considérable
et seront appréciés par ceux qui se sont déjà essayés à la détermina-
tion des araignées. Le meilleur moyen de juger de leur valeur était
de les appliquer à quelques espèces bien connues. Quoique l’expé-
rience ait été restreinte, les résultats que nous avons obtenus nous
autorisent à croire que ces tableaux répondent à leur but.
Aux caractères généraux des familles, l’auteur ajoute quelques
détails intéressants sur les mœurs. Enfin quant à la classification
adoptée pour les Aranéides, elle est à peu près la même que celle que
M. Simon a proposée dans son Genera de 1864 (1), avec les modifica-
tions qu'il à introduites lors de la publication d'un mémoire spécial
dans les Mémoires de la Société Royale des Sciences de Liége (2).
Nous souhaitons que le livre de M. Simon puisse imprimer la
secousse nécessaire pour faire apparaître, parmi nous, quelques
arachnologues. Et, s’il nous était permis de faire un second souhait,
nous émettrions le vœu de ne point les voir se consacrer exclusive-
ment à la formation stérile d’une collection, mais de multiplier et de
publier leurs observations sur la structure, la reproduction et les
mœurs d’un groupe des plus intéressants par le développement des
- facultés instinctives.
Les auteurs Suédois, Anglais, Allemands et M. Simon lui-même,
en France, ont presque épuisé le chapitre dela description des espèces
d'Europe, tandis que la physiologie comparée et l’étude des mœurs
des Arachnides sont deux mines dont on n’aextrait que les morceaux
de choix et qui offrent encore bien des richesses à ceux qui voudront
sérieusement les exploiter.
M. Colbeau fait remarquer, à propos du travail de M. Simon, que
cet entomologiste n’a pas répondu jusqu'ici à la communication qui
> :
(1) Histoire naturelle des Araignées. Paris. Roret. 1864.
(2) 1873.
CXXXIV
lui avait été faite il y a déjà plusieurs années de quelques Aranéides
trouvées dans la grotte de Remouchamps. C'était pourtant un point
intéressant, car, dans un travail antérieur, M. Simon avait constaté
que l'exploration de cette même grotte ne lui avait donné aucun
résultat.
M. de Borre demande la parole, pour donner lecture du travail -
suivant :
NOTE SUR LES GÉOTRUPIDES QUI SE RENCONTRENT EN BELGIQUE.
Je crois pouvoir dire que l’étude des Geotrupes de notre pays, telle
qu’elle se traduit par le classement de la plupart des collections qui
les contiennent, est restée jusqu’aujourd’hui basée sur le travail
d’Erichson (1). Cependant la science a déjà subi depuis des modifi-
cations importantes quant à plusieurs de nos espèces les plus com-
munes. Dans l’espèce anciennement connue sous le nom de sferco-
rarius, Erichson avait séparé et caractérisé trois espèces, en se ba-
sant tant sur le nombre des stries que sur les sinus extérieurs des
mandibules. Les travaux postérieurs de Ferrari (2), de C. G. Thom-
son (3), de Mulsant (4) et enfin de Harold (5) sont venus renverser
successivement une grande partie des conclusions d’Erichson. Mais,
comme je viens de le dire, etcomme le ferait encore mieux voir l’exa-
men des collections de la plupart de nos amateurs de coléoptères
indigènes, jusqu'ici en Belgique nous sommes restés fidèles à la
classification d’Erichson. L’excellent ouvrage de Thomson est bien
peu connu chez nous ; il est vrai que sa manière de voir a été presque
complètement adoptée par Mulsant (loc. cit.), dont le dernier
ouvrage va indubitablement être de plus en plus lu et consulté ; mais
voilà précisément que M. von Harold vient d'étudier à nouveau le
même sujet et de nous donner des conclusions plus satisfaisantes et
qui peuvent dans tous les cas être regardées comme le dernier mot
de la science sur ce point litigieux.
Achevant la mise en ordre d’une collection de Géotrupides, où
toutes les espèces de Belgique étaient largement représentées, j'ai
(1) Naturgeschichte der Ins. Deutschlands, Coleoptera. III. Berlin, 1848, p. 723
et suiv. :
(2) Kritik der drei Arten : Geotrupes stercorarius Linn., G. putridarius Esch .(in
litt.) und G. mutator Steph., von einem suddeutsehen Entomologen. Stett. Ent. Zeit.
XIII (1852), p. 503. |
(5) Skandinaviens Coleoptera. X, p. 350 et suiv.
(4) Histoire naturelle des Coléoptères de France. Lamellicornes et Pectinicornes.
2e édit. (1871), p. 497 et suiv. |
(5) Ueber Geotrupes stercorarius und die nächstverwandten Arten, Coleopt. Hefte
X1 (1875), p. 87.
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nd SR nee cn ne ne en
no conne : SR Éd. Se Ce don ns
PETER #2
CXXXV
cru le moment opportun de vous soumettre un petit travail sur ces
insectes, en contribuant en même temps à faire connaître ce dernier
mot dit tout récemment par le savant coléoptériste de Munich.
Nos Geotrupes ne sont pas nombreux. Il ne s’en est rencontré chez
nous que huit espèces, et l’on peut déjà dire, en considérant l’aire
des autres espèces d'Europe, que le contingent est complet.
Plusieurs genres ont été proposés par les auteurs aux dépens du
genre Geotrupes, et assurément quelques-uns d’entre eux sont établis
sur des caractères très sérieux. Cependant, comme je n’éprouve
aucune répugnance à interposer entre le genre et les espèces des
coupes intermédiaires ou subgénériques, je conserverai ici la classi-
fication du dernier travail monographique général dont le genre
Geotrupes a été l’objet, celui de M. Jekel (Annales de la Société En-
tomol. de France, 1865, p. 513) M. Jekel conserve le genre Geotru-
pes, où il reconnaît douze sous-genres, dont plusieurs peuvent même
encore être subdivisés.
De ces douze sous-genres, la Belgique n’en possède que quatre,
dont je vais passer en revue les espèces indigènes.
Le sous-genre MINoTAURUS, qui fait partie d’une première division,
dont le principal caractère est d’avoir le 2° feuillet de la massue an-
tennaire parfaitement libre et semblable aux deux adjacents, n’est re-
présenté chez nous que par une espèce.
1. Geotrupes typhæus Linné. — Cette espèce est reconnais-
sable de toutes les autres au premier coup d'œil par la forme du
prothorax. Chez le mâle, il présente en avant trois cornes aiguës
saillant horizontalement et dont le développement est fort variable
d’individu à individu. Chez la femelle, ces cornes sont remplacées
par une arête transversale à la partie antérieure du disque, accom-
pagnée de chaque côté d’une petite saillie pointue.
Cette espèce n’est pas rare en Belgique, sauf dans les parties orien-
tales, au delà de la Meuse. En Campine elle est fort commune. C’est
elle surtout, et le G. hypocrita, que l’on retirera en creusant à quel-
ques centimètres sous les petits amas de crottins de moutons qui se
rencontrent dans la bruyère, et où un trou rond pénétrant dans le
sable indiquera leur présence. Elle n’est pas non plus rare aux envi-
rons de Bruxelles, surtout dans les localités à sol sablonneux. Elle
y a des mœurs un peu différentes, et on l’y trouvera plutôt sous les
excréments humains en déliquescence, matière où peu d’entomolo-
gistes auront le courage de l’aller chercher (1).
(1) Voici les localités d'où la collection du Musée royal d'histoire naturelle la possède
eu ce moment : Calmpthout, Hérenthals, Auderghem, Tervueren, Boitsfort, Vivier
d'Oye, Uccle, Ittre, Grammont, Braine-le-Comte, Ridderborn, Carlsbourg. — Loca-
lités étrangères : Lirich (Prusse rhénane, entre Essen et Ruhrort), Hyères, Italie,
Portugal.
pe
CXXXVI
Dans la seconde division du genre Geotrupes, le 2° feuillet de la
massue antennaire est raccourci et emboîté entre le 1° et le 3°, construits
de manière à le tenir enchâssé au repos. Cette division est représentée
en Belgique par trois des sous-genres de M. Jekel et par sept espè-
ces : le sous-genre GEOTRUPES (G. stercorarius, spiniger, foveatus,
mutator et hypocrita), le sous-genre AxoPLoTRurEs (G. sylvaticus) et
le sous-genre STERNOTRUPES (G. vernalis).
2. Geotrupes stercorarius Linné. — C’est à propos de cette
espèce et des caractères qui la distinguent des deux suivantes que
j'aurai à m'arrêter un peu. Avant Erichson, et bien que de plus
anciens auteurs, Marsham notamment, eussent proposé d’en séparer
quelques espèces, le G. stercorurius était un magasin où l’on compre-
nait tous les Geotrupes de grande et moyenne taille, à élytres striées,
propres à l’Europe occidentale et qui n’étaient, ni le sylvaticus de
Panzer, ni l’hypocrita d'Illiger, ni le typhœus de Linné. En 1848,
Erichson (Naturg. d. Ins. Deutschl. III, p. 727 à 733) y posa les
bases d’une distinction en trois espèces, se fondant sur le nombre
des stries des élytres et la forme plus ou moins sinueuse du bord
externe des mandibules. C’est cette’division que Lacordaire expose,
en la résumant brièvement (Genera des Coléoptères, IIT, 146) et en
la déclarant de mince valeur, dans son opinion. Des trois espèces
d’Erichson, une seule, le mutator, avec 18 stries sur chaque élytre,
est restée en dehors de toute critique. Les deux espèces à 14 stries
(stercorarius et putridarius) ont dû aujourd'hui disparaître, le
caractère tiré des sinus des mandibules ayant été reconnu dépourvu
de valeur sérieuse. C’est M. C. G. Thomson (Skandin. Coleoptera,
X, 330) qui a découvert, en 1868, le caractère fondamental servant
de point de départ pour la séparation des formes spécifiques qui
resteraient confondues sous le vieux nom de stercorarius, après en
avoir retiré les mutator (1). Ce caractère, c’est la présence ou l'ab-
sence, sur la ligne médiane de tous les segments abdominaux, d’un
espace longitudinal lisse, c’est-à-dire dépourvu des points pilifères
qui couvrent tout le reste de l’abdomen. M. Thomson a donné le
nom de mesoleius à l’espèce qui présente cette ligne médiane sans
points ni poils, sans préjudice d’autres caractères secondaires; car,
lorsqu'il s’agit de démêler les différences entre deux espèces très-
voisines, l’essentiel est de trouver le vrai caractère fondamental ;
aussitôt d’autres caractères secondaires qui, étudiés les premiers,
ne produisaient que confusion, à cause de leur fixité plus précaire,
(1) Le grand ouvrage de M. Thomson, quoique écrit presque entièrement en latin,
est très-peu connu chez nous, On trouvera dans le N° 89 de l'Entomologist’s Monthly
Magazine (octobre 1874), une note de M. E. C. Rye reproduisant, d’après M. Thom-
son, les caractères de ses G. slercorarius et mesoleius.
CXXXVII
viennent se grouper autour du caractère principal et lui apporter
une confirmation. Le mesoleius de Thomson ne correspond pas au
. putridarius d'Erichson ; au contraire, celui-ci va se refondre dans la
forme à laquelle Thomson et tous ceux qui sont venus après lui, ont
laissé l’ancien nom de séercorarius.
Mais ce stercorarius lui-même a donné lieu à une division. Dès
1852, le comte Ferrari (Stett. Ent. Zeit. XIII, p. 303) reprenait et
critiquait la division d’Erichson, et en même temps décrivait une
espèce nouvelle aux dépens du stercorarius, sous le nom d’intermedius.
M. Mulsant, dans la 2° édition de ses Lamellicornes de France,
p. 431 à 437, a profité des travaux de ses devanciers. Il a adopté le
Geotrupes mesoleius de Thomson, mais en lui restituant le nom plus
ancien de puncticollis Malinowsky, et il a assigné assez arbitraire-
ment le nom devenu disponible de putridarius à la 3° espèce, plutôt
soupçonnée et encore mal définie, dont Ferrari avait sans doute en
vue des exemplaires en établissant son intermedius.
Le dernier travail paru sur la question est celui de M. von Harold
(Col. H. XI). Il y étudie historiquement et avec une grande sagacité
les points controversés. Il distingue trois espèces, les mêmes que
celles de M. Mulsant, mais il en débrouille bien plus heureusement
et les caractères distinctifs, et la synonymie. Fidèle pour les noms
au principe de la priorité la plus absolue, il s’est donné beaucoup de
peine pour retrouver les premières traces de la distinction de ces
formes si voisines et si faciles à confondre. Le stercorarius de Mul-
sant reste pour lui stercorarius. Le mesoleius de Thomson, qui était
devenu pour Mulsant le puncticollis Malinowsky, change ce nom con-
tre celui de spiniger Marsham, et la troisième espèce prend le nom
de foveatus Marsham, en laissant de côté les dénominations choisies
par Ferrari et Mulsant. Ces restitutions sont-elles amplement justi-
fiées, et Marsham avait-il bien en vue les formes qu’on distingue
actuellement et telles qu’on les distingue actuellement, c’est ce que
je m’abstiendrai certainement d'examiner. Fidèle à mon principe,
l'autorité du monographe, de celui qui a examiné les objets eux-
mêmes eten a donné la dernière et meilleure caractéristique diffé-
rentielle, j’adopte sans discussion ies noms proposés par M. von Ha-
rold. C’est son travail qui m’a guidé dans mon étude et que je suivrai
ici.
Je reviens maintenant à notre deuxième espèce indigène, le Geo-
trupes stercorarius. Son caractère essentiel est donc d’avoir les seg-
ments de l’abdomen totalement parsemés de points pilifères, sans
ligne médiane lisse. Nous verrons tantôt comment s’en distingue le
G. foveatus, qui a l’abdomen semblable.
Aux tibias antérieurs, il y a en dessous une carène longitudinale
parfaitement lisse dans les deux sexes, sauf un denticule à son
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T, XVH. r
EXXXVIII
extrémité inférieure. La ponctuation du corselet est limitée à l’es-
pace compris entre le bord latéral et une petite fossette qui s’en
trouve peu éloignée; c’est à peine si parfois quelques points se trou-
vent un peu plus vers le centre que la dite fossette. M. von Harold
dit encore que, comparée au spiniger, cette espèce a souvent un
reflet plus brillant, plus métallescent. Je crois que, en thèse géné-
rale, c’est assez exact, mais il serait pourtant dangereux de trop se
fier à ce caractère.
Quant à la distribution géographique, d’après les auteurs, cette
espèce est répandue dans toute l’Europe. Elle paraît moins commune
que le spiniger. Il en est ainsi chez nous, à en juger d’après les
proportions relatives des exemplaires des deux espèces qui m'ont
passé sous les yeux. J’ai pu constater que cette disproportion était
moins accentuée pour les localités de nos provinces transmosanes
que pour le reste du royaume (1). À
3. Geotrupes spiniger Marsham (mesoleius Thomson ; puncti-
collis Malinowsky, Mulsant). — Cette espèce se reconnaîtra toujours
aisément à cette raie étroite sans points ni poils s'étendant d’un bout
à l’autre de l’abdomen, du premier au dernier segment. De plus,
chez les mâles, la carène longitudinale située en dessous du tibia
antérieur est dentée et se termine par un plus fort denticule, placé
en regard de la 3° dent (à compter du sommet du tibia) de l’arête
marginale extérieure; cette 3° dent est un peu rentrée en dedans et
sort ainsi de l’alignement de la dite arête externe. Le corselet est
plus abondamment ponctué et à peu près sur toute sa surface. La
nuance générale est plus constamment dépourvue de ces teintes ver-
dâtres ou violacées un peu métallescentes que présentent assez sou-
vent les G. stercorarius et plus encore les G. foveatus. Mais, comme je
l'ai dit tantôt, ce caractère n’est pas absolu.
La distribution géographique de cette espèce en Europe est, dit-
on, la même que celle de l'espèce précédente. Elle semble partout
plus abondante, en Belgique tout comme ailleurs (2).
(1) Localités belges des exemplaires de la collection du Musée : Auderghem, Groe-
nendael, Rixensart, Nieuport, Harmignies, Roumont, Vielsalm, Poix, Carlsbourg, en-
virons de Dinant (rive droite), Louette-St-Pierre. — Localités étrangères : Oirschot
(Brabant néerlandais), Sos (Lot et Garonne), Genève, Madrid.
Ces énumérations de localités peuvent parfois paraître fastidieuses. Aussi mieux
vaut, quand cela se peut, employer, comme nous le faisons pour toutes les collections
du Musée royal d'histoire naturelle, le procédé graphique du pointage sur autant de
petites cartes que d'espèces. Ce n’est que par une semblable précision dans les indica-
tions de lieux qu’on arrivera à trouver avec ses contours précis et ses lacunes l'aire de
chaque espèce, et à ouvrir la voie à des travaux de géographie naturelle basés sur
autre chose que des hypothèses et des renseignements vagues.
(2) Localités belges : Bruxelles, Anderlecht, Jette, Dieghem, Woluwe-St-Lambert,
CXXXIX
4. Geotrupes foveatus Marsham ; (intermedius Ferrari ; putri-
darius Mulsant). -— C’est à ce nom ancien que M. von Harold croit
devoir rapporter une troisième forme qu’on pourrait regarder
comme intermédiaire entre stercorarius et spiniger par certains ca-
ractères. C’est ainsi que l’abdomen est entièrement couvert de poils
pilifères comme chez le premier, tandis que l’arête longitudinale
inférieure des tibias antérieurs des mâles est conformée comme chez
le G. spiniger. Il en résulte que les femelles de foveatus, de l’aveu
de M. von Harold, ne sont pas très-faciles à distinguer de celles du
stercorarius. Ce n’est guère qu’en ayant égard à leur taille, inférieure
à la taille ordinaire du sfercorarius, et à leurs téguments d’une
nuance moins sombre, surtout l’écusson qui est très-souvent d’un :
bleu d’acier tranchant sur le reste, qu’on distingue ces femelles.
Quant aux mâles, ils ne peuvent être confondus. On a voulu, paraît-
il, regarder cette forme comme un hybride, ce que M. von Harold
combat en demandant pourquoi on ne rencontre pas alors l’intermé-
diaire inverse, à savoir un spinider par l’abdomen qui serait stercora-
rius par les tibias antérieurs.
Il est évident, d’après ce qu’il en dit, que c’est pour cette même
forme que M. Mulsant (loc. cit.) a voulu rétablir le nom de putrida-
rius, qu'il vaut mieux laisser de côté pour ne pas augmenter la con-
fusion, car, pour Erichson, le putridarius renfermait certainement
plus de nos stercorarius actuels que de foveatus.
D’après M. von Harold, le G. foveatus est beaucoup plus rare, et
cependant semble répandu aussi dans toute l’Europe. Je n’en ai sous
les yeux que quatre exemplaires : deux mâles pris, l’un à Lessines,
par M. Le Comte, l’autre, à Ridderborn, près de Bilsen, par M. de
Heusch, et deux femelles, l’une prise à Awans (Hesbaïe) par moi-
même, et l’autre provenant des chasses de notre collègue M.Roelofs,
à l’île de Skye, en Écosse.
5. Geotrupes mutator Marsham. — C’est une espèce très-
reconnaissable au nombre des stries de ses élytres, qui est de 18 au
lieu de 14, comme chez les espèces précédentes. Sa coloration est
presque toujours très-brillante, mais variable et allant depuis le
vert bronzé jusqu’au violet foncé par toutes les teintes possibles, Il
n’est pas rare d’en voir ayant ie corselet et les élytres de nuances
différentes et fort tranchées. Sa taille moyenne est sensiblement in-
férieure à celle du spiniger et surtout du stercorarius, et un peu supé-
rieure à celle du foveatus.
Woluwe-St-Pierre, Vivier-d’Oye, Nivelles, Slykens (près d’'Ostende), Mons, Harmi-
gnies, Lessines, Hennuyères,Awans, Flémalle-Grande, Hollogne-aux-Pierres, Jemeppe-
sur-Meuse, Antheit, Lanaeken, Vliermael-Roodt, Marche. — Localités étrangères :
Beauregard (Vendée), Vichy, Peney (près de Genève), Grèce.
CxL
C’est aussi une espèce à aire européenne et qu’on trouve dans
toutes les parties de la Belgique, dans les excréments des animaux,
tout comme les précédentes, et mêlée avec elles (1).
6. Geotrupes hypocrita Illiger (2). — Cette espèce, de taille
inférieure aux précédentes, est aisément reconnaissable à ses stries
fines et peu profondes, à ses interstries tout-à-fait plans, à l’aspect
satiné de ses élytres, et à la belle coloration vert-doré éclatant du
dessous du corps, contrastant amplement avec la coloration noire
du dessus.
C’est une espèce du midi de l’Europe, mais qui s’avance jusque
chez nous, où, à part quelques captures sporadiques, on ne la prend
qu’en Campine et sur les dunes de la côte, Comme elle est déjà très-
rare dans le nord de la France, elle doit être chez nous à la limite
septentrionale de son aire ou peu s’en faut (3).
7. Geotrupes sylvaticus Panzer. — C’est cette espèce si com-
mune dans nos forêts, où il serait souvent facile d’en recueillir en
peu d'heures des centaines d'exemplaires ; mais hors des bois elle est
plus rare. Sa taille et sa couleur varient fort peu ; elle est constam-
ment d’une taille inférieure à la taille habituelle des G. stercorarius,
spiniger et mutator. Pour empêcher nos jeunes collègues de confondre
cependant avec elle certains exemplaires nains des autres espèces
précitées, je leur indiquerai le caractère tranché qui les sépare.
Aux tibias des pattes postérieures, il y a chez tous les Geotrupes plu-
sieurs arêtes ou saillies transversales vers l'extrémité qui porte le
(1) Localités belges : Anvers, Lierre, Bruxelles, Ixelles, Etterbeek, St-Gilles,
Woluwe, Rouge-Cloitre, Vivier-d’Oye, Leeuw-St-Pierre, Héverlé, Pamel, Gram-
mont, Baudour, Lanaeken, Ridderborn, Dinant, — Localités étrangères : Paris,
Beauregard (Vendée), Divonne (Ain), Peney, près de Genève, Hyères, Trente (Tyrol),
Madrid.
(2) Se fondant sur le droit de priorité, un très-grand nombre d'auteurs veulent res-
Lituer à cette espèce le nom de pilularius Linné. I paraît qu’en effet un G. hypocrila
figure dans la collection de Linné sous le nom de Scarabœus pilularius. Mais celte
circonstance, toute accidentelle peut-être, quelle valeur peut-elle avoir contre la des-
cription même du Scarabœus pilularius de Linné, ainsi que le fait très-bien remar-
quer M. Mulsant (Lam. de France, 2e édit., p. 442) ? Cette description, entre autres
caractères, indique labsence d’écusson (scutello nullo), ce qui ne saurait convenir à
aucune espèce de Geotrupes. Deplus, Pespèce est indiquée par Linné comme de PAmé-
rique. M. Mulsant pense qu'il s'agissait du Canthon lævis Drury. Dans tous les cas,
les deux auteurs monographes, M. Jekel et M. Mulsant, ayant conservé le nom d’hypo-
crila, c’est pour moi une raison suffisante pour m’en servir après eux.
(3) Le Musée royal ne possède en ce moment cette espèce d’aucune autre localité du
pays que de la Campine limbourgeoise ; mais elle a été prise à l’excursion de Nieuport
par notre collègue M. Mélise, et est connue de Calmpthout, d’Hérenthals, d’Ostende, etc.
— Localités étrangères : Fontainebleau, Sos (Lol et Garonne), Madrid.
CXLI
tarse. Chez les espèces que nous avons jusqu'ici passées en revue,
on comptera trois de ces saillies, y compris celle qui forme la termi-
hd ne ut ES |
naison inférieure du tibia; chez le sylvaticus, il n’y en a que deux
complètes, et la troisième, vers le milieu, n’est qu’à l’état de vestiges
. sur les bords anguleux du tibia. On peut aussi appeler l'attention
sur les interstries des élytres, que de petites rides transversales
rendent rugueux.
L’espèce à une distribution géographique aussi étendue que les
G. stercorarius, spiniger et mutator (1).
8. Geotrupes vernalis Linné. — Cette espèce se distinguera
des autres à ses élytres lisses et brillantes, d’un beau noir-violet ou
un peu verdâtre.
Elle est répandue dans toute l’Europe, et présente, dans les pays
de montagnes de l’Europe méridionale surtout, des variétés dont
plusieurs sont considérées, peut-être assez justement, comme pou-
vant être élevées au rang d'espèces. Chez nous, elle est moins répan-
due que les précédentes, sauf foveatus et hypocrita. C’est encore une
espèce que les amateurs peuvent surtout recueillir dans notre zône
maritime (2).
Je pense que je ferai chose utile et agréable à quelques-uns de nos
jeunes collègues en résumant en un tableau les caractères différen-
tiels des huit espèces qui viennent d’être énumérées.
Corselet présentant en avant trois cornes (G) ou une arête
1 transversale entre deux pointes (Q) MAL PEN TUIEe Da MESURE
Corselet sans cornes ni saillies aucunes. . . . . . 2
EDS IS RERO Er. Ne AS DE LUE LUE VenNEnIS,
2 » marquées chacune de 18 stries . . . . . . MUTATOR.
» » » ie OM UE RENE TE 6)
3 Tibias postérieurs présentant deux arêtes transversales . SYLVATIGUS,
» » » trois » » k 4
(1) Localités belges : Anvers, Bruxelles, St-Gilles, Etterbeek, Auderghem, Rouge-
Cloitre, Tervueren, Vivier-d’Oye, Boitsfort, Groenendael et toute la forêt de Soignes,
Saintes, forêt de Meerdael, Grammont, Braine-le-Comte, Baudour, Mons, Lessines,
* Papignies, Jemeppe-sur-Meuse, Ramet, Fonds-de-Quareux, Spa, Goé, Vielsalm, Poix,
> Roumont, Carlsbourg, Louette-St-Pierre. — Localités étrangères : Oirschot (Brabant
néerlandais), Stolberg (près d’Aix-la-Chapelle), île de Skye (Écosse), St-Maurice-le-
Thillet (Vosges), Divonne (Ain), départ. de PAude, Kissingen (Bavière), Graz et
Müblbachsgraben (Styrie), Russie,
(2) Localités belges : Ixelles, St-Gilles, Forest, Uecle, Boitsfort, Ostende, Awans,
- Hollogne-aux-Pierres, Spa, Carlsbourg, Roumont, Rochefort, Louelte-St-Pierre, —
. Localités étrangères (pour la forme typique) : Cusset (Allier), Genève, Mont-Schôckl
(Styrie), Portugal,
EXLII
\ Stries des élytres très-fines ; interstries plans et d’un aspect
4 satiné ; dessous du corps doré et très-brillant . . , HyPocrira.
} Stries des élytres fortes ; interstries convexes . ,. . . :
poinis hi poils! .. 4% 2 + + SPINIGER,
\ Abdomen longitudinalement pourvu d’une raie lisse, sans
ù CAPOT
f Abdomen complétement couvert de points pilifères. . . 6
Taille plus grande ; couleur plus terne; arête longitudi-
nale inférieure des tibias antérieurs lisse dans les deux
SEXES. UT . STERCORARIUS.
Taille plus petite; couleur plus métallique, surtout l’écus-
son ; arête longitudinale inférieure des tibias antérieurs
dentée chez les mâles :. . * . .,h° . ..,.rONSATUS.
CARACTÈRES SEXUELS. — Je n’ai pas besoin de revenir sur les
fortes différences qui séparent les mâles des femelles chez le G. ty-
phœus. Chez les cinq espèces du sous-genre Geotrupes (stercorarius,
spiniger, foveatus, mutator et hypocrita), les mâles se distinguent très-
facilement des femelles par leurs cuisses postérieures armées de deux
dents, l’une sur le trochanter, l’autre sur la cuisse même. La dis-
tinction est beaucoup moins aisée pour le sylvaticus (sous-genre
Anoplotrupes), où les cuisses postérieures sont inermes dans les deux
sexes. On y reconnaîtra les mâles à l’arête inférieure des tibias an-
térieurs plus fortement dentée que chez les femelles, et au disque du
corselet moins ponctué. Chez le G. vernalis (sous-genre Sternotrupes),
les mâles ont le bord postérieur des cuisses postérieures dentelé en
scie, ce qui les fera reconnaître sans difficulté.
La tribu des Géotrupides étant encore représentée en Belgique par
une espèce d’un autre genre, j’en dirai aussi quelques mots. Je veux
parler de l'Odontæus mobilicornis Fabr. (0. armiger Scopoli,
Mulsant). Cette espèce faisait autrefois partie du genre Bolboceras.
Elle en a été séparée par Klug, lorsqu'il écrivit la monographie de
ce dernier genre (Mémoires de l’Académie des Sciences de Berlin,
1843). Cette jolie petite espèce conserve la forme semi-globuleuse des
Geotrupes ; le mâle a quatre saillies sur le devant du prothorax, et,
sur le front, une corne longue, fine et droite, qui, n'étant pas anky-
losée avec le front, est par suite mobile. Chez la femelle cette corne
est remplacée par un petit tubercule, et le prothorax porte une arête
transversale et deux petites pointes latérales, rappelant la femelle
du Geotrupes typhœus. La coloration est brun-noirâtre, mais beau-
coup d'exemplaires ont une couleur testacée, et on en a fait une va-
riété et même autrefois une espèce, sous le nom de testaceus. Tous
ceux que j'ai vus de notre pays appartiennent à cette variété testacée.
Cette espèce passe pour très-rare, ce qui pourrait bien n'être
|
|
AY
CXLIII
qu’une conséquence du manque de connaissances précises sur ses
mœurs et par suite sur la manière de la capturer. On a indiqué
comme un procédé pour s’en procurer, l’ouverture de l’estomac des
crapauds et grenouilles, ce qui semblerait indiquer que ces batra-
ciens en savent plus long que nous à cet égard. Je rappellerai que
deux années de suite, notre collègue M. le D' Fromont en à pris plu-
sieurs à Anvers, au voisinage d’un poulailler. Les O. mobilicornis au-
raient-ils quelque prédilection pour les excréments de volailles ?
C’est un point qu’il y aurait lieu de chercher à éclaircir.
M. Van Lansberge met sous les yeux de l’assemblée deux espèces
remarquables de Lamellicornes exotiques, à propos desquels il pré-
sente la note suivante :
ENxEARABDUS. Gen. nov. Lansberge.
Corpus rotundatum. Mentum emarginatum, subbilobatum. Palpi labiales
art Aomazximo, ceteris laliore. Palpi maæillares art. 3° duobus præcedentibus
conjunctis majore. Antennæ 9-articulatæ, clava oblongo-ovali, art. 1° extus
nitido, ut in Heliocopris. Clypeus bidentatus. Frons transversim carinata.
Prothorax tuberculatus (in mare), basi bifoveolatus. Elytra 9-striata, striis
duobus externis abbreviatis. Prosternum haud carinatum, metasternum an-
tice tuberculatum. Femora postica tenuia. Tibiæ anticæ 4-dentatæ, absque
tarsis, intermediæ posticæque extus denticulatæ, tenues, apice subito dila-
tatæ., Tarsi, articulis triangularibus, spinosis, unguibus fere nullis.
Cegenreestfondésur l'Onthophagus lobocephalus de Harold,
insecte de l'Amérique méridionale, dont j'ai trouvé un exemplaire
typique, provenant de M. de Harold, dans la collection de M. le D°
Candèze. La conformation des palpes et des tarses, le nombre de
stries des élytres et la présence de fossettes à la base du prothorax
suffisent pour prouver que ce n’est pas un Onthophagide. II a, par
contre, beaucoup d’analogie avec les Phanœus et devra former un
genre de transition entre ceux-ci et les Coprides proprement dits.
Synapsis Ritsemæ Lansberge.
Oblongo-ovatus, niger, subnitidus. Caput semicirculare, elevato-margi-
natum, coriaceo-rugosum, vertice punctato, margine postico lœvi, fronte sub-
tuberculata, clypeo sat profunde inciso, subbidentato. Prothorax undique
marginatus, margine postico fere obsoleto, sat crebre profundeque puncta-
tus, a basi ad medium canaliculatus, lateribus sat longe fulvo-setosus. Elytra
punctato-striata, interstitiis crebre distincteque punctatis. Pygidium trans-
verse rugosum. Corpus subtus totum umbilicato-punctatum, prothorace late-
me Me :
CXLIV
ribus læviore. Metasternum postice impressum. Tarsi piceo-nigri. Antennæ
palpique brunnei. Long. 25, lat. 12 mill.
Ile de Java. Voisin du S. Brahminus, mais plus petit et en différant
encore par les particularités suivantes. Il est entièrement couvert
de points, ce qui le fait paraître plus mat que le S. Brahminus, chez
lequel la ponctuation est à peine visible ; le prothorax est compara-
tivement plus étroit et un peu moins dilaté antérieurement ; la dent
externe des angles antérieurs est très pointue, tandis que, dans le
S. Brahminus, elle est arrondie ; la troisième strie des élytres se réu-
nit en arrière à la 7°, comme dans le S. Brahminus, mais l’angle
formé par cette jonction est beaucoup plus aigu; les tibias posté-
rieurs sont dentelés jusqu’à l’extrémité; chez le S. Brahminus, au
contraire, ils sont largement échancrés près de l'extrémité, ete. —
Collections du Musée de Leyde et de l’auteur.
Il est ensuite donné lecture de la note suivante, envoyée par
M. Putzeys :
Le Musée de Bruxelles a acquis la collection de Coléoptères dé-
laissée par feu Wesmael.
Cette collection est intéressante à plus d’un titre.
C’est la plus ancienne de celles qui ont été formées dans le pays; la
plupart des insectes qu’elle renferme, ont été capturés par Wesmael
lui-même, et l'habitat est toujours indiqué fort exactement. On sait
d’ailleurs que Wesmael avait décrit un certain nombre de coléoptè-
res indigènes ; la vérification des types de quelques-uns n’est pas
sans intérêt.
Les localités explorées par Wesmael ont été d’abord Liége, où
notre ancien collègue a fait ses études universitaires; puis Charle-
roi, où il à été professeur ; Bruxelles, où nous l’avons connu pendant
de longues années; St-Hubert où, pendant plusieurs années, il a
passé le temps des vacances ; enfin les Dunes, entre Ostende et Nieu-
port, qu'il a explorées pendant plusieurs jours en 1840 et 1842.
Les espèces qui ont été décrites par Wesmael sont les suivantes :
1. Notiophilus punctulatus. Bull. de l’Acad. de Bruxelles, 1835,
IX, 22.
Cet insecte avait été jusqu'alors confondu avec les autres espèces
du nord de l’Europe. Il se rapproche bien plus du N. geminatus,
gpèce exclusivement méridionale.
2. Acupalpus cordicollis. Ib. p. 48.
Un seul individu venant de Charleroi. Depuis je l’ai retrouvé plus
sieurs fois à Groenendael.
Cet insecte doit conserver le nom sous lequel il a d’abord été dé-
crit par Dejean : Ac. distinctus. appartient au genre Bradycellus.
be nt ee Re St Sn - —
nié ES Sa dde CP A SR ne € saga SPAS
. Lo as d
OXLV
3. Bembidium Bruxellense. Ib. p. 47.
Wesmael a le premier fait connaître les caractères qui séparent
cet insecte des Bemb. saxatile et femoratum, avec lesquels on le con-
fondait.
4. Bembidium cyanescens. Ib. p. 48.
Décrit antérieurement par Stephens sous le nom de B. atrocæru-
leum.
Les trois Ha typiques de Wesmael ont été pris à Liége, sur
les bords de l’Ourthe. L'espèce est surtout abondante à Dolhain, au
confluent de la Vesdre et de la Gileppe.
Parmi les espèces intéressantes de la collection Wesmael, je me
borneraï à citer :
4° Panagœus crux-major. Var. trimaculatus Dej. Trois individus.
Charleroi.
2° Licinus Hoffmannseggi. Trois individus trouvés en 1820 au Four-
_neau St-Michel, près de Jemelle.
3° Amara strenua. Un individu. Charleroi.
Ces deux dernières espèces n’ont jamais été rencontrées en Bel-
gique que par Wesmael.
4 Amara crenata Dej. Un individu. Ardenne.
Jadis, feu M. Parys a signalé la capture de cet insecte près de
Dinant. Je croyais à une confusion que l’on fait fréquemment de
l’A. crenata avec l’A. apricaria. Maintenant qu’il est avéré que l’A.
crenata existe en Belgique, il serait utile que le possesseur actuel de
la collection Parys vérifiât l’insecte inscrit sous ce nom.
5° Harpalus quadripunctatus Dej. L’unique individu de cette rare
espèce à été pris il y a fort longtemps à la Montagne St-Pierre, par
un condisciple de Wesmael. J’en ai reçu d’autres qui ont été recueil-
lis à St-Hubert et à Poix.
A propos du Licinus Hofnannsegyi, MM. de Lafontaine et Colbeau
font remarquer que Wesmael n’a pas été le seul à prendre cette
espèce en Belgique (Voir Annales Soc. Ent. Belg. T. I, p. 123).
M. Putzeys adresse encore la communication suivante :
M. Roffiaen, pendant un séjour de six semaines qu'il a fait en août
et septembre dans le Luxembourg allemand, à Beaufort et à Echter-
nach, a recueilli un nombre très considérable de Carabiques parmi
lesquels je citerai les suivants :
. Cicindela germanica, Cychrus attenuatus, Brachinus crepitans, Calathus
micropterus, Lagarus (Pedius) inæqualis, Amara striato-punctata, rufo-
cincta, Anisodactylus signatus, nemorivagus, Harpalus flavitarsis, impi-
ger, Bembidium quinquestriatum.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII. 6
ExLÿ1
Cette localité mériterait certainement d’être visitée au printemps.
M. de Borre, ayant demandé la parole, s’exprime comme suit :
Je vous demanderai, Messieurs, à pouvoir faire mettre à votre
ordre du jour une question, non pas scientifique à proprement
parler, mais intéressant la science entomologique par ses consé-
quences : Dans quelle mesure des collections publiques d'insectes peu-
vent-elles être exposées pour concilier toutes les exigences de leur desti-
nation ?
Comme cette question, quoique posée d’une manière générale,
touche à l’administration du Musée auquel j’ai l'honneur d’être
attaché, vous comprendrez aisément, Messieurs, que ce n’est que
d’accord avec la direction de cet établissement que je viens de-
mander qu’elle soit soumise ici à une discussion publique. Avant un
an, le Musée royal de Belgique aura achevé sa phase de réorganisation
et s'ouvrira définitivement aux études de tous ; notre savant collègue,
M. Dupont, le directeur du Musée, le déclare hautement, c’est avant
tout dans l’appui sympathique qu’il a reçu de la Société Entomolo-
gique dès son entrée en fonctions, qu’il a puisé la résolution éner-
gique qui lui a permis de mener à bonne fin cette tâche immense.
C’est en invoquant ce sympathique appui, bien plus qu’en se préva-
lant de quelques légers services que le Musée a été heureux de rendre
à la Société, que notre collègue et moi-même avons pensé pouvoir
appeler votre attention sur une question pratique que nous avions
déjà depuis longtemps débattue ensemble, sans arriver à lui donner
de solution définitive. Les importantes discussions sur des questions
de principes qui ont eu lieu à diverses reprises ici, et auxquelles, par
suite de la grande publicité de nos comptes-rendus, les noms les plus
autorisés de la science à l'étranger sont souvent venus prendre part,
font espérer à l’administration du Musée qu’une discussion sur la
question technique que je viens de vous énoncer, lui fournirait des
lumières dont elle pourrait tirer un profit sérieux pour l'installation
des collections entomologiques.
Dès sa création, la Société Entomologique n’avait cessé de récla-
mer énergiquement pour obtenir que les collections entomologiques
du Musée, propriété nationale, fussent accessibles aux études de
tous. Depuis cinq ans, elles le sont de fait, maïs c’est avant l’ouver-
ture définitive du Musée réorganisé qu’il importe que les mesures
pratiques propres à concilier cette condition et celle de la conser-
vation des collections soient arrêtées, et c’est sur ce point que nous
prenons la liberté de provoquer une consultation. Cette consultation
sera à la fois un hommage à votre compétence et une réponse aux
trop justes réclamations qu'ont fait entendre tant de fois vos prési-
dents en prenant la parole dans les assemblées générales.
— Ce
PE
CXLVII
Voici quelle est, depuis trois ans, la marche suivie dans la section
entomologique du Musée :
La salle d'exposition renferme 14 meubles d’étalage, sur chacun
desquels huit caisses vitrées sontexposées, sous un angle d’inclinaison
de 60°. Un rideau noir recouvre chaque meuble, sauf pendant les
heures où le Musée est ouvert (de 10 heures du matin à 3 heures de
l'après-midi). Quand, ce qui n’arrive que bien peu de jours de l’année,
la lumière solaire pénètre directement dans la salle, ou y est trop
abondamment renvoyée par certains murs blancs de la rue Montagne
de la Cour, les étalages sur lesquels elle porterait, restent cachés par
le rideau.
Dès que la mise en ordre d’un groupe est terminée, les caisses de
ce groupe sont mises à l'exposition. Lorsque les étalages se sont
trouvés tous garnis (soit 112 caisses), cette exposition a continué à
se faire en relevant successivement les caisses qui avaient été Le plus
anciennemeut placées sur les étalages ; ces caisses ont été alors
prendre place, posées comme les livres d’une bibliothèque, dans les
vastes armoires qui garnissent le pourtour de la salle, et soustraites
ainsi absolument à l’action dela lumière, sauf le cas où l’on demande
à les voir et celui où une inspection trimestrielle en est faite, au point
de vue de leur état de conservation. Elles ne reviennent sur les éta-
lages que lorsque, par suite d’accroissements, il y a des intercala-
tions à y faire. Par mesure d'économie de mon temps, je diffère ces
intercalations jusqu’à ce qu’elles soient d’une proportion notable.
De ce procédé d’exposition par rotation, il résulte :
1° Que les collections ne sont exposées que cinq heures par jour au
maximum (1) pendant un laps de temps qui peut aller de deux à
quatre mois ;
2° Qu’aucune portion des collections n’est systématiquement sous-
traite constamment aux yeux du public, et que celui-ci n’a la vue que
de collections scientifiques sérieuses, et non de ces collections de
rebut, dites collections élémentaires, qui déparent les plus beaux
Musées d'Europe ;
3° Que toutes les collections non exposées sont accessibles à tous
ceux qui demandent à les voir ou à les étudier.
(4) Au British Museum, les jours où le public curieux est admis alternent avec ceux
où les salles deviennent des salles d’études pour le public naturaliste plus sérieux. Si
celui-ci devenait un jour aussi important en Belgique qu’en Angleterre, ce que nous
devons espérer, l'administration du Musée devrait sans doute adopter quelque mesure
du même genre, ce qui réduirait encore à peu près de moitié le temps où les collections
exposées ne seraient pas plongées dans l’obscurité.
CXLVIH
D'autre part, on ne peut se dissimuler qu’il présente un inconvé-
nient considérable ; car il y a certainement des collections ou parties
de collections trop précieuses et trop facilement altérables à la
lumière et qu’il serait préférable de n’y jamais exposer.
Ce système pourra-t-l continuer à fonctionner? Devra-t-il subir
‘ des modifications, et dans quel sens ? Voilà ce qui sera à examiner et
ce sur quoi l'administration du Musée serait heureuse de voir une
discussion approfondie s'établir entre les entomologistes les plus com-
pétents.
L'assemblée décide que la question qui vient d’être proposée,
figurera à l’ordre du jour de sa prochaine séance.
La séance est levée à 9 3/4 heures.
Assemblée mensuelle du 5 decembre 1874.
PRÉSIDENCE DE M. CANDÈZE.
\
. Présents : MM. Breyer, J. B. Capronnier, Colbeau, Craven, Cré-
pin, J. De Lafontaine, Desguin, Dubois, Dufour, Fologne, Fondu,
Fontaine, Giron, Hennuy, Lallemand, Le Comte, Maurissen, Mélise,
Pierret, Putzeys, Roelofs, Sandoz, Sauveur, de Sélys-Longchamps,
Vanden Broeck, Van Volxem, Weinmann, Weyers et Preudhomme
de Borre, secrétaire,
M. Willain fait excuser son absence.
La séance est ouverte à 8 1/4 heures.
Le procès-verbal de la séance précédente est approuvé.
Le Président annonce que le Conseil a eu le regret de recevoir les
démissions de deux de nos membres effectifs : MM. AlbertCapronnier
fils et le D’ L. Fromont.
Le Président propose ensuite à la Société que l’assemblée men-
suelle de janvier 1875 ait lieu le deuxième samedi du mois (le 9) au
lieu du premier samedi. Adopté.
Il rappelle aux membres que l’assemblée générale ordinaire aura
lieu, comme d'usage, le 26 décembre, à midi.
Correspondance.
MM. Thyes, Blackburn, Paulino de Oliveira et de Horvath remer-
cient pour leur nomination de membres effectifs.
cethf
nr
;
CXLXIX
La Société Malacologique transmet le projet de statuts pour la
Fédération des Sociétés scientifiques de Belgique, dont elle a pro-
posé la fondation.
Après une courte discussion, l’assemblée reconnaît que la déci-
sion à prendre sur cet objet ne peut émaner que d’une assemblée.
générale. La question figurera donc à l’ordre du jour de l’assemblée
générale du 26 décembre.
Le Conseil d'administration propose à la Société de soumettre au
préalable le projet à l’examen d’une commission composée du prési-
dent actuel de la Société et de tous les anciens présidents.
M. Colbeau propose une commission composée de MM. Putzeys,
Sauveur et Weinmann.
M. Sauveur propose que la commission comprenne, outre les an-
ciens présidents, le Conseil actuel en entier.
La proposition de M. Colbeau n’ayant pas été admise, l’assemblée
adopte celle de M. Sauveur, à laquelle s’était rallié le Conseil.
Le Commissaire général du Congrès international des Sciences
géographiques remercie la Société du concours qu’elle a annoncé
l’intention de prêter à ce Congrès.
La Smithsonian Institution, l’Académie Palermitaine des Sciences,
Lettres et Arts, la Société des Sciences physiques et naturelles de
Bordeaux et la Société d'Agriculture, d'Histoire naturelle et des
Arts utiles de Lyon remercient pour l’envoi de nos publications.
L'assemblée décide que la Société des Sciences naturelles de la
Nouvelle-Poméranie et Rügen, à Greifswald, qui nous a adressé un
volumé de ses Mémoires, sera portée sur la liste de celles avec les-
quelles a lieu l’échange des publications.
L'Académie impériale des Sciences de Vienne nous adresse ses
Bulletins.
M. Ch. Lallemant offre à la Société, pour ses collections, une caisse
contenant des Coléoptères et autres insectes des environs d’Alger.
La Société lui adresse des remerciements.
La Société a reçu pour son album de portraits-cartes ceux de MM.
Arreola-Medal, Mac-Lachlan et Paulino de Oliveira.
Ouvrages reçus pour la Bibliothèque :
1° L'Abeille. Mémoires d'Entomologie par M. $. A. DE MaRsEur.
Monographie des Otiorhynchides, pages 585 à 716. Nouvelles et Faits
divers. N°° 49, 50 et 1°’. — Paris, 1874, 3 br. in-12.
Échange avec nos Annales.
2° Mittheilungen aus dem naturwissenschaftlichen Vereine von Neu-
CL
Vorpommern und Rügen. V-VI Jahrg. — Berlin, 1873-74, 1 vol. in-
8° avec 1 pl.
Don de cette Société ; échange avec nos Annales.
3° Bulletin des séances de la Société Entomologique de France, N°° 38
(28 octobre 1874) et 39 (11 novembre 1874).
Échange avec nos Comptes-rendus.
4° Bulletin de la Société Linnéenne de Normandie. II Série, Vol.
VII. — Caen, 1873, 1 vol. in-8° avec 10 pl.
Échange avec nos Annales.
5° Petites Nouvelles Entomologiques. N° 112 (15 novembre 1874)
et 113 (1 décembre 1874).
Don de M. E. Deyrolle.
6° Proceedings of the scientific meetings of the Zoological Society of
London, for the year 1874. Part. ILetIIl. — Londres, (874,2 vol. in-8°
avec 37 pl.
Échange avec nos Annales.
7° Bulletin de la Société Impériale des Naturalistes de Moscou. An-
née 1874, n° 1. — Moscou, 1874, 1 vol. in-8° avec 8 pl.
Echange avec nos Annales.
8° LeTHiERRY (L.). — Catalogue des Hémiptères du Département du
Nord. 2e édition. — Lille, 1874, 1 vol. in-8° avec 2 pl.
Don de l'auteur.
9 GrRARD (MAURICE). — Le Phylloxera de la Vigne, son organisa-
ion, ses mœurs, choix des procédés de destruction, avec gravures et
cartes. — Paris, 1874, 1 vol. in-18.
Don de l'auteur.
10° Société Malacologique de Belgique. Procès-verbal des séances
du 4 octobre et du 1 novembre 1874.
Echange avec nos Comptes rendus.
11° KRôNIG. — Entwurf eines erfahrungsphilosophischen Systems.
Separatabdruck aus dem soeben erschienenen Werke : « Das Dasein Gottes
und das Glück der Menschen, » materialistisch-erfahrungsphilosophische
Studien, etc. — Berlin, 1 br. in-16.
Don de l'auteur.
12° Journal de la Société centrale d'Agriculture de Belgique. Tomes
Ià XX et livraison d'octobre du tome XXI.— Bruxelles, 1854 à 1874,
20 vol. in-8° et 1 br., avec 9 pl.
Don de cette Société; échange avec nos Annales.
13° Mémoires et publications de la Société des Sciences, des Arts et des
Lettres du Hainaut. IIT° série, T. IX. — Mons, 1874, 1 vol. in-8°.
Echange avec nos Annales.
14° The Entomologists Monthly Magazine. N° 127 (décembre 1874).
Échange avec nos Annales.
15° GLEISBERG (P.). — Kritische Darlegung der Urgeschichte des
Menschen nach Carl Vogt. — Dresde, 1868, 1 br. in-8°.
Don dé M. L.-W. Schaufuss.
a —
CLI
16° Bulletin de l’Académie Royale des Sciences, des Lettres et des
Beaux-Arts de Belgique. Série II. T. XXX VIII, N°° 9-10. — Bruxelles,
1874, 1 broch. in-8° avec 3 planches. }
Échange avec nos Annales.
17° Harduwicke’s Science-Gossip. N° 120 (décembre 1874).
” Échange avec nos Annales.
18° Annales de la Société Linnéenne de Lyon. Nouv. sér. T. XX. —
Lyon, 1874, 1 vol. in-8° avec 3 pl.
Échange avec nos Annales.
19° Annales de la Société d'Agriculture, Histoire naturelle et Arts
utiles de Lyon. IV° série, T. V (1872). — Lyon, 1873, 1 vol. in-8&.
: Échange avec nos Annales.
20° Société Linnéenne du Nord de la France. Bulletin mensuel. N°°
29 et 30 (novembre et décembre 1874).
Échange avec nos Comptes-rendus.
21° Sitzungsberichte der Kaiserl. Akademie der Wissenschaften. Ma-
them.-naturwissensch. Classe. Vol. LXVIII, n° 3-5 et LXIX, n° 1-2
et 3. — Vienne, 1874, 3 br. in-8° avec 22 pl.
Echange avec nos Annales.
22° CaNDÈZE (ERN.). — Révision de la Monographie des Élatérides.
1 fascicule. — Liége, 1874, 1 vol. in-&.
+ Don de l’auteur.
23 Stettiner Entomologische Zeitung. XXXV, N°° 10 à 12. — Stet-
tin, 1874, 1 vol. in-8°.
Échange avec nos Annales.
Des remerciements sont votés aux donateurs.
Rapports, lectures, communications.
Sur les conclusions présentées par MM. Breyer et de Borre, rap-
porteurs, l’assemblée vote l'impression aux Annales de la Note sur
une sécrétion propre aux Coléoptères Dytiscides, par M. Plateau.
Après lecture des rapports de MM. Putzeys et Weyers, elle vote
également celle du travail présenté par M. de Chaudoir sur les Cara-
biques du Chili.
M. Roelofs présente des dessins pouvant former deux planches à
joindre à la troisième partie de son travail sur les Curculionides du
Japon. MM. Candèze et de Borre, chargés précédemment du rapport
sur ce travail, concluent à la publication de ces deux planches. —
Adopté.
La Société a reçu pour ses Annales, deux nouveaux manuscrits :
4° Une Monographie des Brachinides, par M. le baron de Chaudoir.
Commissaires : MM. Putzeys et Weyers.
2 Étude des espèces européennes et circumeuropéennes du genre
Cneorhinus Schoenh., de la tribu des Brachydérides. Curculionides Adé-
CLII
lognathes Cyclophthalmes, par M. H. Tournier. Commissaires :
MM. Roelofs et de Borre.
Le secrétaire fait connaître à la Société que les travaux manus-
crits présentés jusqu’à cette date pour prendre place dans le tome :
X VIII de nos Annales, le tome XVII (1874) étant déjà clos depuis
longtemps, lui semblent assez considérables pour constituer la ma-
tière de 2 1/2 de nos volumes ordinaires.
Il demande ensuite, de la part de M. Tournier, à pouvoir insérer
dans le présent compte-rendu, afin de prendre date, les descriptions
suivantes d’espèces nouvelles de Cneorhinus faisant partie du travail
qui vient d’être présenté, ainsi que celles de quelques autres Curcu-
lionides :
Cneorhinus maroccanus, nov. sp. Taille et forme d’un gros
exemplaire du C. globatus Herbst. Brun de poix, pattes et antennes
d’un testacé rougeâtre; corps revêtu d’écaillettes arrondies, d’un
gris jaunâtre, varié sur le prothorax et les élytres, de brun et de
gris argenté. Long. 6 mill. Tanger.
Cneorhinus Heydenii, nov. sp. Taille du C. barcelonicus.
Noir, parcimonieusement recouvert de petites écaillettes brillantes,
métalliques. Prothorax offrant sa plus grande largeur à sa base et
de ce point curvilinéairement rétréci jusqu’à son bord antérieur.
Long. 9-10 mill. Portugal.
Cneorhinus tarsalis, nov sp. œ oblong, © globoso-ovale.
Brun rougeàtre, antennes et pattes plus claires ; entièrement et den-
sément revêtu de petites écaillettes arrondies d'un roux brunâtre ;
teinte variée par quelques petites taches grises. Long. 6-6 1/4 mill.
Andalousie.
Cneorhinus Diecki, nov. sp. Oblong, noir ou brun, pattes et
antennes plus claires. Corps densément recouvert de petites écail-
lettes, jaunâtres sur la page supérieure et les pattes, mais grisâtres
ou blanches sur la page inférieure. Long. 4 1/2-5 mill. Algésiras.
Catapionus intermedius, nov. sp. Noir; corps assez densé-
ment recouvert de petites écaillettes arrondies d’un gris rosé ou
argenté ; rostre assez robuste, plaque lisse de l’extrémité courtement
bidentée. Long. 10-11 mill. Sibérie orientale.
Catapionus maculatus, nov. sp. Noir, antennes brunâtres ;
corps revêtu d’écaillettes grises ayant un reflet verdâtre, doré. Plaque
de l’extrémité du rostre brièvement bidentée. Long. 9-10 mill. Lac
Baïkal.
Catapionus viridanus, nov. sp. Noir ; paré sur tout le corps
de petites écaillettes d’un beau vert clair. Rostre sans sillon en
dessus, mais paré d’une ligne longitudinale lisse; élytres très fine-
ment ponctuées-striées. Long. 10-11 mill. Lac Baïkal.
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: RE
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CLIII
Heydenia crassicornis, nov. sp. Noir, antennes et pattes,
moins les crochets des tarses, d’un testacé rougeâtre ; corps recouvert
totalement par des écaillettes arrondies, ressemblant à un enduit
crétacé. Long. 4 mill. Lac Baïkal. Legenre Heydenia, dédiéà M. de
Heyden, est caractérisé par le funicule antennaire qui est subcom-
pacte, l’absence de sillon transverse entre le front et le rostre, la
structure des scrobes, etc. a"
Acradidius Milleri, nov. sp. Conformé comme l’A. creticus
Kiesenw. Noir, paré en dessus de petites écaillettes d’un gris rosé,
serrées sur le prothorax et les interstries alternes des élytres ; des-
sous du corps assez densément revêtu de petites écaillettes d’un
blanc grisâtre. Tout le corps est très finement pubescent. Œ plus
étroit, plus allongé que la ©. Long. 9-10 mill. Syrie. Dédié à mon
savant collègue M. Miller, de Vienne.
Acradidius ochraceus, nov. sp. Taille et forme de l’espèce
précédente. Noir ; corps densément recouvert de petites écaillettes
grises à teinte rosée, également disposées sur les élytres et ne lais-
sant pas d'’interstries nus ; une bande longitudinale sur le milieu du
prothorax est glabre. Corps pubescent; cette pubescence jaune, voi-
lant les écaillettes, et ressemblant à un enduit ochracé. Long.
9 1/2 mill. Syrie.
Leeture est faite ensuite de la réponse suivante de M. Tournier
aux observations critiques de M. Desbrochers, publiées dans le
compte-rendu du 7 novembre :
C’est avec regret; Messieurs et chers collègues, que je vous adresse
ces lignes, mais je ne puis laisser sans réponse les observations de
M. Desbrochers. Je sens fort bien que la place ainsi absorbée par
une discussion peu ou pas du tout profitable à l’entomologie devrait
être réservée à un travail offrant un intérêt réellement scientifique ;
en outre, je n’aime pas à me livrer à la polémique; ce sera donc ma
seule réponse à M. Desbrochers.
Je maintiens la réunion des Dorytomus meridionalis et auripennis
au D. vorax; comme je l'ai déjà dit dans mon mémoire sur les
Érirrhinides, aucune espèce ne varie autant que le D. vorax; sur les
soixante-quinze exemplaires que je conserve dans ma pui Tite BUS il
n’y en a peut-être pas trois parfaitement semblables; dans les va-
riétés que je possède, j'y trouve les deux ci-dessus notées, avec les
passages à la forme typique.
Le Dorytomus amplithorax me fournit une preuve que M. Desbro-
chers ne connaît pas bien les espèces du genre Dorytomus, car s’il les
avait étudiées, il n’en serait pas à se demander si la Q du D. varie-
gatus a les tibias antérieurs simples.
C’est aussi faute de connaître la différence des sexes que M. Des-
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T, XVII. {
CLIV
brochers est forcément entraîné à maintenir comme espèces dis-
tinctes les Dorytomus pectoralis et nebulosus. Le D. pectoralis a,
comme le dit fort bien M. Desbrochers, le rostre plus long, plus
lisse, etc. ; c’est là le caractère sexuel le mieux appréciable chez la
majeure partie des Dorytomus; le D. pectoralis est donc la ©, et le
D. nebulosus le G' d’une même espèce. Cette différence dans la struc-
ture du rostre se voit aussi très bien chez les punctator et fructuum,
qui sont également les deux sexes de la même espèce; j'ai pris sou-
vent en copulation le pectoralis — nebulosus et le punctator avec fruc-
tuum ; c'était déjà l’opinion de feu Wencker qui, comme on le sait,
avait commencé l'étude des espèces du genre Dorytomus, et duquel j'ai
acquis dans le temps le premier dédoublement de sa collection des
genres Apion et Dorytomus.
M. Desbrochers à eu bien tort lorsqu'il à omis d'indiquer la patrie
de l’Erirrhinus bilunulatus ; c’est une omission qui prouve au moins
que son travail n’a pas été suffisamment revu.
Il est intéressant de suivre l'incertitude de M. Desbrochers au
sujet de la place qu’il croit devoir assigner au genre Acrisius. En
1869 (1) cet entomologiste créa ce genre et le plaça dans le voisinage
du genre Aubeonymus, puis en 1871 (2), il déclare nettement qu'il doit
se placer, non pas dans le voisinage, mais à la suite de ce même genre
Aubeonymus ; enfin aujourd’hui, après m'avoir entendu émettre l’opi-
nion que non-seulement sa place n’est pas auprès des Aubeonymus,
mais qu’il n’est pas même bien placé dans la tribu des Érirrhinides,
cet auteur revient sur cette question, « se bornant à faire observer pour
le moment » (textuel) qu’il ne peut rester dans cette tribu, mais sans
pour cela savoir où le mettre, déclarant à l’avance « qu’il n’est pas à
même de discuter la place que doit occuper ce genre » (sic) ; pourquoi
alors revenir sur un semblable sujet, sans avoir étudié sérieusement
la place à lui assigner ; dire qu’il n’est pas où il doit être, n’est rien ;
autre chose est le mieux placer, ce qui pourtant serait plus facile, ce
me semble, pour celui qui l’a créé que pour tout autre entomologiste.
J’aborde maintenant sa note au sujet des espèces du genre Lio-
phlœus ; malheureusement elle me prouve que M. Desbrochers con-
naît peu ce genre et qu'il n’a pas comme moi, sous les yeux, des
matériaux très nombreux. Le travail très restreint et non pas la révi-
sion complète, ainsi que M. Desbrochers veut le dire, que j'ai fait des
espèces du genre Liophlœæus, n’est pour moi qu’une étude préliminaire
de ces insectes ; la distribution en deux groupes basée sur la place
qu’occupe la plus grande largeur du prothorax, n’est pas établie sur
des différences insignifiantes, ainsi que M. Desbrochers voudrait le
(1} Desbrochers, Ann. de France, 1869, p. 396.
(2) Desbrochers. Mittheil, Ent, Schwz, 1871, vol. HF, n° 7, p. 545.
4
CLV
faire entendre, mais sur la largeur bien évidente et toujours cons-
tante de cetorgane, largeur située au milieu ou postérieurement plutôt
qu’antérieurement, et cette forme n’est pas sujette à varier quant au
fond ; il est possible que, dans une même espèce, le prothorax soit
un peu plus large chez un exemplaire que chez un autre, mais ce que
J'ai constaté, c’est que jamais la partie la plus large n’est déplacée
au point que d’antérieure qu’elle doit être, elle devienne médiane ou
postérieure et vice-versà. Quant aux proportions des articles du funi-
cule des antennes, M. Desbrochers est encore dans une erreur pro-
fonde, lorsqu'il croit que la différence sexuelle amène ici un change-
ment important; qu'il me permette, pour lui prouver que je connais
parfaitement les differences sexuelles des Liophlœus, de lui énoncer
un caractère qui, jusqu’à présent, n’a pas encore été publié; chez les G',
les 3*et4° segments de l’abdomen ne sont pas, ou sont très étroitement
membraneux à leur bord postérieur, c’est-à-dire qu’ils sont coriacés
et semblables au reste des téguments sur toute leur largeur; chez
_ les © , ces mêmes segments sont largement membraneux et d’un roux
jaunâtre à leur bord postérieur, construits comme s'ils devaient
être sujets à se développer ou s'étendre plus ou moins fortement à nn
moment donné, ce rebord étant souple; chez le G* le dernier seg-
ment abdominal est un peu plus court, un peu plus largement arrondi
au bout que chez la ©.
Je maintiens la réunion du L. atricornis Desb. au L. aquisgranensis
Fôrst ; je n’ai pas eu seulement sous les yeux les exemplaires com-
muniqués par M. Chevrolat (dans la collection de M. Chevrolat, le
L. atricornis est bien nettement séparé du L. opacus; M. Chevrolat
n’a donc pas confondu ces deux espèces), mais d’autres encore, et
particulièrement 1 O‘et 1 Q qui, si je ne fais pas erreur, provien-
nent de M. Desbrochers, ou ont été vus par lui; je les ai reçus de
M. Raffray. Il est évident que si M. Desbrochers veut absolument
faire des L. aquisgranensis avec les exemplaires récoltés en Belgique
et en Allemagne et des L. atricornis avec ceux récoltés en France et
en Suisse, il n’arrivera jamais à reconnaître que ces deux formes
appartiennent à une même espèce; mais, pour moi qui ai reçu de
France le L. atricornis, qui ai récolté en Suisse et en Allemagne le
L. aquisgranensis, je suis forcé de dire, n’en déplaise à M. Desbro-
chers, que je ne vois pas de différences entre les exemplaires de ces
différentes contrées, |
Le L. sparsutus est une toute autre espèce, le Gest beaucoup plus
petit que la ©, les élytres sont plus courtes que chez le L. aquisgra-
nensis, plus régulièrement ovales, etc.; le sparsutus, même chez les
individus très déflorés, offre le dessous du corps, les côtés des élytres
et du prothorax assez densément recouverts d’écaillettes relativement
grossières, bien appréciables même à l'œil nu, ce qui n’a pas lieu
CLNI
chez aquisgranensis; Fôrster s’explique parfaitement à ce sujet dans
la description qu’il donne de son espèce, description que, sans doute,
M. Desbrochers n’a pas consultée; sans cela il n’aurait pas émis
l'opinion que le sparsutus serait aquisgranensis, puisque le caractère
principal d’aquisgranensis est d’avoir des écaillettes si fines qu’il
paraît à l’œil nu comme défloré et qu’elles ne sont appréciables qu’à
l’aide d’un fort grossissement. Au reste, si ces explications ne suffi-
sent pas pour convaincre M. Desbrochers, je lui proposerai d'envoyer
à M. Roelofs, entomologiste dont le mérite est incontestable : lui,
des types de son L. atricornis, de France, et moi, des types de aquis-
granensis de Suisse et d'Allemagne, ainsi que des types du sparsutus,
et M. Roelofs tranchera la question.
Je n’admet pas la réunion du Polydrosus deliciosus au P. cinctus ;
rien dans la description du P. cinctus, si ce n’est peut-être le coloris,
ne peut s'appliquer au deliciosus, et cependant la description de
M. Desbrochers est complaisante, elle peut s'adapter à bien des
espèces ; après cela, 1l n’est pas étonnant qu’il puisse l’appliquer en
temps utile à tel ou tel Polydrosus décrit ou à décrire.
M. Roelofs, interrogé sur ce point, déclare qu’il acceptera volon-
tiers d'examiner les insectes en litige, ainsi que le propose M. Tour-
nier.
L'assemblée espère que M. Desbrochers voudra bien accepter cet
arbitrage, afin de trancher le différend et d'empêcher qu'il ne de-
vienne le point de départ d’une nouvelle polémique beaucoup plus
longue que ne le comporte la question ; ce à quoi la Société serait peu
disposée à continuer à prêter ses colonnes.
M. Weinmann fait la communication suivante :
Je me proposais de présenter à la séance de ce soir une petite note
au sujet d’un lépidoptère qui m'avait été envoyé au mois de mai der-
nier par M. Bernardo Zapater, de Madrid, et dont je possédais du
reste déjà un exemplaire, reçu en 1872, par l’obligeance de notre
collègue, M. Bolivar.
Pour moi cette espèce n’est autre chose que le Satyrus Prieuri
Pierret, décrit et figuré dans les Annales de la Société Entomologique
de France en 1837. Mais M. Ch. Oberthur ayant reçu de M. Zapater
un Satyre qui, probablement, sera de même espèce que celui dont je
me proposais de parler et annonçant, par la voie des Petites Nou-
velles Entomologiques, qu’il veut le décrire et faire figurer comme
nouveau, je crois bon de suspendre la publication de la petite note
que j'avais préparée, jusqu’à ce que j'ai pu me mettre d’accord avec
M. Oberthur au sujet de l’identité des espèces qui nous occupent.
M. Craven dit que, de retour depuis peu d’un voyage en Australie,
il en a rapporté une certaine quantité d’insectes qu’il espère avoir
CLVYII
plus tard le temps de mettre en ordre. Il compte en offrir à la Société
et à ses collègues. Devant actuellement et dans peu de jours partir
pour le Cap de Bonne Espérance, il serait heureux de pouvoir s’y
rendre utile à la Société et aux entomologistes belges.
M. Colbeau dit qu'il est regrettable que la Société n’ait pas l'usage
de donner des délégations officielles à ceux de ses membres qui
voyagent à l'étranger. Une courte discussion s’engage sur ce point,
et M. Colbeau déclare qu'il fera à l’assemblée générale une proposi-
tion dans ce sens.
M. de Borre demande la parole et donne lecture de la note sui-
vante :
Notre savant collègue et président vient de terminer le premier
fascicule de la Révision de sa Monographie des Élatérides, volume
de 218 pages, correspondant au premier des quatre volumes de la
Monographie elle-même. Dans son discours, prononcé à notre assem-
blée générale du 26 décembre 1873, notre confrère nous a cité des
chiffres qui expliquent assez comment, le nombre des Élatérides
connus s'étant accru de près des deux tiers, un remaniement mono-
graphique était devenu indispensable.
Depuis quelques jours que j’ai ce volume entre les mains, je n’en
ai pu encore lire que l'introduction, très intéressante, et sur trois
points de laquelle je me permettrai d’appeler l’attention.
D'abord, sous le rapport des vues systématiques, l’auteur entre de
plus en plus résolüment dans la voie rationnelle qui fait considérer
les groupes naturels comme constituant des représentations d’un
ensemble de rapports très réels, mais qu’il est aussi inutile de cher-
cher à circonscrire avec une rigueur mathématique que de vouloir
aligner rigoureusement à la file les uffs des autres.
Ensuite la nécessité de comparer les parties constituantes d’un
groupe naturel dans toute leur extension géographique,-si on veut en
déduire mieux que des classifications de fantaisie. D’où suit néces-
sairement pour ceux que leurs goûts ou leurs convenances restrei-
gnent à l’entomologie d’une région déterminée, l'obligation de s’ab-
stenir de faire autre chose en classification que de travailler dans les
cadres tracés par les monographes généraux.
Enfin, sur la question de la priorité des noms, la déclaration de
M. Candèze mérite d’être rapportée tout au long :
» Aujourd’hui que les entomologistes sont divisés en deux camps
sur la question de savoir si l’on doit revenir aux noms anciens et ou-
bliés depuis longtemps, pour les substituer à ceux qui ont usurpé
leur place et que la tradition a consacrés, ou bien si l’on doit admet-
tre, pour les noms scientifiques, une sorte de prescription légitimant
ces usurpations ; en présence de cette diseussion dans laquelle les uns
CLVIII
et les autres appuient leurs opinions d’excellents arguments, j'ai dû
nécessairement prendre un parti.
» Ennemi de toute règle exclusive et absolue, je n’ai rigoureuse-
ment suivi aucun des deux systèmes, me laissant guider par l’un ou
l’autre, selon qu’ils me paraissaient plus rationnels dans tel ou tel
cas. Ainsi, tandis que pour l’Adelocera atomaria, nom admis autrefois
par moi, j'adopte la rectification qui lui attribue le nom de carbona-
ria, plus ancien de quelques années, je repousse celui de punctata
que l’on voudrait de nouveau lui substituer comme le plus légitime.
» Je n’ignore nullement les critiques auxquelles je m’expose en
agissant de la sorte, mais je pense que les esprits modérés m’approu-
veront et que tôt ou tard une sorte de transaction ralliera le plus
grand nombre. Ce n’est pas ici le lieu de justifier le parti que j'ai
adopté, ce qui serait sortir du cadre restreint où je dois me renfer-
mer dans ces quelques lignes d’avant-propos ; j’ai tenu toutefois à
déclarer que si, dans les pages qui suivent, tantôt je me range du
côté des réformateurs, tantôt je reste avec les conservateurs, ce n’a
pas été sans des raisons que je crois bonnes. »
C’est bien là ce qui nous semble le parti le plus raisonnable pour
le monographe : Admettre le principe de la priorité en nomenclature,
mais éviter d’en faire usage autrement qu’à bon escient. Quant à
nous qui ne sommes pas monographes, le plus raisonnable est de
prendre le monographe pour guide.
Ajoutons qu’en présence de la passion que l’on apporte aujour-
d’hui dans la discussion de ces questions stériles pour la science, et
des antipathies nationales qui veulent parfois se mettre de la partie,
il faut un certain courage pour dire aux uns qu’ou à chaugé des
noms de par le droit de priorité, aux autres que l’on a conservé des
noms sans tenir compte de ce droit. Espérons que le parti silencieux
de la modération et du sens pratique saura sortir de son mutisme et
soutenir notre confrère.
M. Candèze, prenant à son tour la parole, croit utile d'expliquer
à la Société le motif qui l’a guidé dans le choix du nom d’Adelocera
carbonaria, exemple qui vient d’être cité.
Après s'être servi dans sa Monographie du nom d’A. atomaria
Fabr., qui était le nom généralement usité en France, il a dû recon-
naître que le nom d’A. carbonaria Schrank, plus ancien et dont on
se servait généralement en Allemagne depuis le travail de M de Kie-
senwetter, méritait évidemment la préférence. Depuis lors, le Cata-
logue de MM. Gemminger et de Harold est allé retrouver un nom
encore plus ancien et oublié, celui de punctata Herbst, proposé en
1779, deux ans avant celui de Schrank. Mais il est à remarquer que
ce nom n’a plus ensuite été employé par personne, pas même par
+4
pe
CLIX
Herbst lui-même qui, en 1801, dans le tome X de son grand ouvrage,
accepte le nom d’atomaria Fabr. Dans de telles circonstances;ajoute
M. Candèze, je n’ai pas jugé qu'il y eût lieu d’aller reprendre un
nom aussi complètement abandonné de tous.
Plusieurs membres parlent sur le même sujet. M. de Sélys-Long-
champs dit que la prescription trentenaire, proposée par M. West-
wood, eût tranché bien des difficultés, si on s’était mis d'accord pour
accepter aussi ce principe.
L’assemblée aborde ensuite la discussion de la question à l’ordre
du jour : Dans quelle mesure des collections publiques d'insectes
peuvent-elles être exposées pour concilier toutes les exigences de
leur destination ?
M. Mélise demande la parole et donne lecture du travail suivant :
La question qui nous est soumise doit être examinée sous deux
points de vue : d'une part l'intérêt du public et, d’autre part, l’inté-
rêt des collections.
Nous parlerons d’abord de l'intérêt du public, sans nous préoc-
cuper des dangers que pourrait courir la conservation des collec-
tions ; ce point sera examiné en second lieu.
Il ne viendra à l’idée de personne de soutenir que la science ou
l'éducation populaire pourraient être lésées en quoi que ce soit, si le
Musée national exposait largement aux regards du premier venu
toutes les collections d’insectes qu’il possède.
Ces collections d'histoire naturelle sont aussi intéressantes que
toutes les autres du même genre ; elles peuvent être exposées au
même titre que les collections d'oiseaux, de mammifères, de miné-
raux, de fossiles, etc. La vue des insectes offre de l’attrait non-seu-
lement pour ceux qui s'occupent d’entomologie, mais aussi pour ceux
qui ne possèdent pas même les premières notions de cette science qui
a pour nous tant de charmes. Elle ne peut pas plus être réservée
aux entomologistes seuls que celle des oiseaux aux ornithologistes,
que la vue des coquilles aux conchyliologistes et, par extension, que
la vue des tableaux aux peintres et celle des statues aux sculpteurs.
La musique ne plaît-elle qu'aux musiciens !
On pourrait objecter que l’État n’a pas à s'imposer des sacrifices
pour satisfaire de vaines curiosités, mais qu’il a le devoir d’encou-
rager l’étude et le développement des sciences. Ces grands mots ne
disent rien de bien sérieux. A notre avis aucune curiosité n’est réel-
lement vaine. La curiosité est un sentiment qu’il faut encourager et
stimuler ; il est très souvent le précurseur du progrès.
Combien y en a-t-il, parmi ceux d’une condition inférieure qu’on
nomme les gens du peuple, qui ne voient les musées publics que le
dimanche et n’ont d’autres connaissances, en fait d’art ou de
CLX
sciences naturelles, que les notions recueillies lors de visites faites
en vue de satisfaire leur curiosité ou guidés par le seul désir de se
distraire ?
Et parmi les autres ?
Cent, deux cents personnes tout au plus en Belgique, s’occupent-
sérieusement d’entomologie. En dehors de ce petit nombre de sa-
vants ou d'amateurs, la masse du vulgaire ne connaît, pas même de
vue, la plupart des insectes. Ces fornes élégantes ou bizarres, ces
couleurs si diverses et parfois si éclatantes qui semblent être le pri-
vilége exclusif du monde que nous étudions, sont ignorées, inconnues
de l’immense majorité de nos concitoyens.
Ils peuvent contempler tout à l’aise des singes ou des perroquets ;
ils ne pourraient pas admirer, avec le même abandon, les gracieux
papillons, les brillants coléoptères ?
Mais, nous assure-t-on, les insectes sont visibles pour tous ; quel-
ques espèces sont placées dans des cadres étalés, les autres sont
dans des boîtes soigneusement renfermées dans des armoires ad hoc;
il suffit d’en demander communication.
En principe cela est exact ; en fait, il y a de grands inconvénients
dans ce mode de procéder. Et ceci nous le disons particulièrement
pour ceux qui ne connaissent point les insectes, mais qui voudraient
ou pourraient être appelés à les connaître.
A ceux-là lorsqu'ils se présenteront au Musée on demandera iné-
vitablement : De quel ordre d’insectes vous occupez-vous ? Que vou-
lez-vous voir ? Les Lépidoptères, les Coléoptères, les Névroptères ou
les Hémiptères ? Et si l’on répond : les Coléoptères. Quelle famille?
les Carabiques, les Lamellicornes, les Longicornes, les Pectini-
cornes, les Staphyliniens, les Psélaphides, les Élatérides ou les
Cucujiens ? «
Le visiteur novice, abassourdi par cette kyrielle de noms parfaite-
ment barbares pour lui, en aura bientôt assez, et, peu soucieux d’éta-
ler son ignorance, n’aura garde de s’y faire prendre une seconde fois.
_Ce n’est rien encore, il faudra qu’une personne attachée au Musée
reste constamment à côté de chaque visiteur pour ôter les boîtes des
armoires, les passer à l’inspection des intéressés et les remettre en
place.
Pour peu que cela dure une heure ou deux seulement, il se pro-
duira une gêne, un malaise, un ennui que peu de personnes voudront
supporter, à moins d’avoir le feu sacré et un désir de voir qui n’est
malheureusement que très exceptionnel.
Ces inconvénients disparaissent si tous les iisectes indistincte-
ment sont disposés à la libre inspection de chacun, sans aucune
entrave, sans la moindre formalité. On regarde ce que l’on veut,
aussi longtemps qu’on le désire, on n’impose aucune charge à per-
-< hi
a ce LL LE ns bé
CLXI
sonne, on n’a aucun privilége et, partant, on ne contracte aucune
obligation. C’est la liberté pleine et entière pour tous.
Nous parlons d’ailleurs par expérience. Très souvent il nous est
arrivé de nous rendre au Musée, le dimanche, pour voir les collec-
tions. Notre excellent collègue M. de Borre a toujours eu pour nous
satisfaire le plus grand empressement, la plus exquise obligeance.
Mais 1l n’en est pas moins vrai que, pendant que nous étions là, des
heures entières, à passer en revue les nombreux cadres qu’on nous
remettait successivement, nous faisions perdre à l’éminent conserva-
teur des collections, un temps qu’il aurait pu mieux employer. Et
puis, devons-nous le dire, c’est toujours avec un sentiment de tris-
tesse que nous avons quitté l’espèce de réduit dans lequel sont em-
pilées des collections qui nous sont chères à tant de titres. On est
peiné de voir que ces insectes, classés et étiquetés avec un soin et
une minutie réellement admirables, s’en vont rentrer dans des
armoires bien closes pour y rester ignorés, pour y moisir peut-être,
malgré tous les soins dont on les entoure, et pour n’en sortir, en tout
cas, qu’une ou deux fois par an, lorsqu'un entomologiste sérieux ou
un savant étranger voudra bien les visiter.
Qu'on nous pardonne ces sentiments peut-être un peu personnels ;
ils ne doivent pas nuire aux bonnes raisons qui militent en faveur
d’une exposition complète des collections.
Arrivons à ce que l’on veut bien considérer comme étant la pierre
d’achoppement : La nécessité de conserver, aussi intacts que possi-
ble, les spécimens qui composent les collections entomologiques.
Nous sommes tous d’accord, ou peu s’en faut, pour reconnaître
qu’un grand nombre d’insectes seraient promptement détériorés s’ils
devaient rester exposés à la lumière du jour. La plupart des lépidop-
tères sont dans ce cas, on peut y ajouter beaucoup d’autres insectes
revêtus d’un brillant duvet. Presque tous les carabiques et les espèces
de couleur noire, ou parées de reflets métalliques semblent pouvoir
être exceptés.
L'avenir des collections serait donc en péril s’il fallait tout ex-
poser au jour d’une manière permanente, et c’est sur cette très-grave
objection que l’on s’appuie pour préconiser deux systèmes restric-
tifs.
L'un, que nous nommerons le système des in-pace, consiste à
cacher tous les insectes et à n’en permettre la vue qu’aux personnes
qui en feront expressément la demande.
Nous croyons avoir démontré combien ce mode de procéder, utile
aux collections seulement, est désavantageux au point de vue de la
diffusion de la science.
L’adopter, c’est décréter que les collections ne seront accessibles
qu’aux entomologistes.
ANNALES DE LA S0C, ENTOM. DE BELGIQUE, T, XVII. u
CLXII
On trouve un palliatif ; c’est le second système :
Pour épargner les insectes rares qui, dit-on, seraient livrés à une
perte certaine, pour assurer la conservation de ces précieux types,
d’après lesquels les Wesmael, les Lacordaire et autres maîtres de la
science ont établi leurs dénominations, il suffit de faire deux collec-
tions distinctes. L’une, la collection sérieuse, véritable, sera classée
dans les armoires ; elle ne verra le jour que sur la réquisition des
intéressés. Une seconde collection, composée de duplicatas, d’exem-
plaires communs, fanés ou détériorés, serait exposée au public.
La première collection suivra pas à pas les progrès de la science.
De fait, la seconde sera presqu'immuable, elle ne devra servir qu’à
la distraction des badauds ou à l’éducation élémentaire des jeunes
gens. Elle sera alimentée par les déchets de la collection supérieure.
Ce second mode de procéder ne nous paraît guère meilleur que le
premier ; 1l est peu digne d’une institution aussi importante que le
Musée national, qu’il viendra déparer ; il est de nature à fausser
l'éducation et à discréditer les collections dans l’esprit de ceux qui
verront seulement les malheureux spécimens soumis à une exhibition
publique. Outre qu’il complique le service des collections, il oblige à
double dépense. L’acquisition des boîtes destinées à contenir les
vulgarités, l'établissement et l’appropriation des locaux, le place-
ment des cadres, l’entretien, la surveillance, etc., nécessiteront des
frais beaucoup trop considérables pour les fâcheux résultats à
obtenir.
La réalisation de ce projet amènerait aussi cette singulière ano-
malie : le Musée montrerait une collection entomologique qui ferait
fuir les vrais entomologistes.
Il y a encore le système actuellement en vigueur, système hybride
que M. de Borre nous a expliqué à la dernière séance. Il consiste
en de petites expositions partielles, par roulement.
Mais les insectes exposés pendant deux ou trois mois se détério-
rent et ceux qu’on tient renfermés ne sont vus par personne ou peu
s’en faut.
Un Musée entomologique sérieux, accessible au premier venu, vi-
sible pour tout le monde, est-il réellement impossible?
Il nous semble que non.
En supposant que les boîtes contenant les insectes soient dispo-
sées sur un plan légèrement incliné comme on en a placé déjà quel-
ques-unes aujourd’hui, il suffirait, pour empêcher que la lumière du
jour n’y pénétre d'une manière permanente, d'adapter aux cadres une
couverture de carton, qui, attachée vers le haut au moyen d’une
petite charnière en tissu, viendrait retomber sur la vitre en forme de
clapet; sur chacune de ces couvertures serait une étiquette donnant
le nom des espèces contenues dans la boîte. Le visiteur relèverait le
L nl
PR RE ER
“RE Li
.
CLXIII
carton et pourrait examiner à l'aise l’intérieur de chaque boîte. Ces
cartons seraient préparés de manière à empêcher le passage du
moindre rayon lumineux.
Si ce procédé offre de trop grands inconvénients, et nous recon-
naissons qu’il est loin d’être parfait, rien n’empêche sans doute de
placer les cadres dans des meubles à tiroirs ; chacun de ceux-ci pour-
tait contenir quatre ou cinq boîtes vitrées, disposées en une seule
rangée, sur un plan horizontal. Averti par une étiquette indiquant le
genre d'insectes contenus dans le tiroir, le premier venu pourrait
examiner les collections, sans devoir recourir à personne. Lorsqu'il
s'agirait, cas très-exceptionnel, d'ouvrir une boîte pour dépiquer un
insecte et le soumettre à un examen spécial, on en demanderait l’au-
torisation au gardien de service. l
Les tiroirs dont nous venons de parler ne devant produire, lors-
qu'ils seraient ouverts, qu’une saillie de 30 à 40 centimètres, on
pourrait les établir sur deux rangs superposés, le premier, par
exemple, à 75 centim. du sol, le second, à la hauteur de 1",15. A un
moment donné il serait fac le d’exhiber à la fois toutes les collections
du Musée ; il suffirait pour cela d’ouvrir les tiroirs de tous les meu-
bles. On formerait des galeries ou couloirs dans lesquels le public
serait admis à circuler. Des rampes placées de chaque côté, seraient
garnies d’arêtes sur lesquelles l’extrémité inférieure de chaque ti-
roir viendrait reposer.
Ce sont là d’ailleurs de petits détails d'exécution dont nous n’avons
guère à nous occuper.
Les exhibitions générales pourraient avoir lieu les dimanches et
jours de fêtes.
Ajoutons encore que les fenêtres du local spécial dans lequel repo-
seraient les collections seraient munies d'excellentes persiennes
permettant de graduer la lumière à volonté. Peut-être conviendrait-il
de garnir ces fenêtres de verres enfumés ; c’est une question sur la-
quelle nous n’avons pas assez d'expérience pour nous prononcer.
Et cependant si, malgré toutes ces précautions, il arrivait qu'après
un temps plus ou moins long un insecte eût légèrement pâli!
Serait-ce un mal irréparable ?
Assurément non. L'insecte ne serait point perdu. Chacun de nous
sait que les couleurs, en général, ne constituent que des. caractères
assez secondaires pour les déterminations. Celles-ci sont basées
principalement sur la forme qui, elle, ne changera point. Et, au sur-
plus, il n’est pas un entomologiste qui ne sache dans quelle propor-
tion il faut tenir compte des variations que le temps a fait subir aux
couleurs chez un insecte. |
Ces petits animaux ne sont point non plus des œuvres d’art à
exemplaires uniques ; ils peuvent être renouvelés. Et puis, qui peut
CLXIV
répondre qu'avec le mode de conservation actuel les insectes ne se
détérioreront jamais : Les anthrènes, si redoutables dans l’ombre,
profiteront du long repos qui leur sera donné pour consommer plus
sûrement leurs terribles dégâts.
Après tout, il est possible que moins les collections seront exa-
minées, moins vite elles se faneront, mais il ne s’agit point d’avoir en
vue la conservation seulement, il faut aussi donner à l'usage la large
part qui lui revient de droit.
Tomber dans l’excès contraire, c’est agir comme l’Avare et son
trésor :
« Mettez une pierre à la place,
Elle vous vaudra tout autant. »
Reste la question de savoir quel espace nécessiterait l’installation
complète des collections.
Si les renseignements donnés par les journaux sont exacts, la di-
rection du Musée disposerait de trois nouvelles salles ayant chacune
68" de longueur sur 8 à 9" de largeur. D’après les calculs que nous :
avons faits, dans une seule de ces salles on pourrait donner place à
plus de 6000 cadres du format adopté (40X30). Ces cadres, disposés
soit dans des tiroirs, soit en plan incliné, mais toujours de façon à
être parfaitement accessibles à tous les visiteurs, pourraient conte-
nir plus d’un million d'insectes.
Quand le. Musée sera arrivé à exhiber au public un nombre aussi
considérable de spécimens, il pourra attendre quelque temps encore
avant d’aller au-delà.
En résumé, nous proposons d'émettre l’avis :
1° Qu'il convient de disposer les collections du Musée national de
façon que tout le monde puisse les voir, sans être soumis à aucune
espèce de formalité ;
2 Qu'il y a lieu de prendre des mesures dans le genre de celles
que nous avons indiquées, afin de protéger certains insectes contre
les effets nuisibles d’une trop vive lumière.
M. Sauveur demande la parole. Il dit que, parmi les collections
entomologiques, il peut y en avoir pour lesquelles l’exposition à la
lumière serait préjudiciable, et celles-là, du moment que le préjudice
est manifeste et irréparable, ne doivent pas être exposées. Il-peut y
en avoir d’autre part à laquelle l’exposition ne peut pas être nuisible
d’une manière appréciable. Pour ces dernières, il émet l’avis que le
principe de leur exposition publique devrait être admis, sinon d’une
manière permanente, du moins à certains jours et heures. Un seul
point qui pourrait limiter cette exposition serait le défaut d’espace,
et cette restriction pourrait donner lieu à un système d’exposition
par rotation, dans le genre de celui qui a été indiqué comme employé
]
u
!
CLXV
en ce moment. Seulement, cette rotation, au lieu d’être simplement
la conséquence de l’avancement du travail du classement, devrait
être basée sur le principe de l'exposition successive des collections.
Le public pourrait être averti d’avance des époques où l’exposition
serait renouvelée et de sa composition.
M. le D Breyer prend la parole pour indiquer quelques points
qu'il se'propose de développer plus amplement dans une autre
séance.
D'abord il faut poser la question sur son véritable terrain qui
pourrait être méconnu. Le Musée nous a invités à énoncer nos opi-
nions. Il n’a pas dit que notre opinion serait pour lui une règle
absolue. Nous devons donc déclarer ce que nous désirons; la solu-
tion pratique, tout comme la responsabilité, incombe au Musée, qui
pourra du reste plus tard et en tout temps, après expériences faites,
nous demander encore d’autres avis, s’il le juge à propos.
Ceci posé, je crois, comme notre collègue M. Mélise, que le public
a droit à voir les insectes du Musée public, maïs je me demande et je
vous demande : quelle utilité le public a-t-il à voir ce que le Musée
appelle sa grande collection? Dans cette grande collection, les genres
seront représentés par toutes leurs espèces et variétés, c’est-à-dire
par une quantité d'individus, entre lesquels tout autre qu’un spécia-
liste entomologiste ne saura pas saisir la moindre différence. De
plus, les naturalistes du Musée sont entrés dans la voie essentielle-
ment scientifique qui ne tend pas à accentuer les différences natu-
relles pour les faire mieux sentir, mais à laisser voir les transitions
qui existent dans la nature entre les différences, montrant toutes les
plus faibles nuances et variations, exhibant des quantités considé-
rables d'exemplaires de toutes localités pour faire apprécier des
nuances insaisissables d’individu à individu, visibles de série à série.
Tout cela est évidemment hors de la portée de la très-grande majo-
rité du public, ne lui donnera pas la moindre instruction, et ne fera
que le fatiguer au détriment de son désir de s’instruire. Devant des
collections ainsi formées, il ne verra qu’une chose : la répétition fas-
tidieuse, dans un but impénétrable pour lui, d’une multitude énorme
d'exemplaires d’un même insecte (dans son appréciation). Il en ré-
sultera même, soit dit en passant, des critiques pénibles, des quoli-
bets désobligeants pour MM. les naturalistes du Musée. Vous aurez
donné au public une indigestion d’entomologie en le bourrant d’ali-
ments que les entomologistes spécialistés seraient seuls capables de
digérer.
Voici au contrâire, suivant moi, les principes qui devraient prési-
der à l'exposition des collections : exhiber les grandes lignes qui
peuvent se comprendre de tous, laisser le détail enfermé pour le met-
tre à la disposition des études plus sérieuses. D’une part, les diffé-
CLXVI
rences accentuées ; d’autre part, les transitions. Par exemple, pre-
nons les Carabiques. Avec des specimens de cette famille condensés
dans une ou deux boîtes, vous donnerez au public une notion bien
plus exacte et plus profitable pour lui de ce que sont les Carabiques,
qu’en mettant sous ses yeux cinquante boîtes et davantage. Ce sys-
tème comprendrait un système général et un système des insectes du
pays. Il serait celui qui se concilierait le mieux avec les nécessités
de la conservation des collections.
M. de Sélys-Longchamps croit devoir répondre à l’objection de M.
Mélise, qu’une collection plus élémentaire exposée devrait nécessai-
rement être une collection de rebut. La nature même de cette collec-
tion permettrait de la composer d’objets choisis et qu’on pourrait
renouveler assez fréquemment ; le service qu’elle rendrait au public
justifierait du reste très bien la dépense qu’elle occasionnerait de
temps à autre. D’après M. de Sélys, les collections entomologiques
d’un grand Musée devraient se classer en trois catégories : 4° les
collections de grande valeur scientifique, celles de types, par exem-
ple les Ichneumons de Wesmael. On ne devrait les laisser voir qu’à
ceux qui justifieraient de la nécessité de les consulter dans un but
scientifique tout à fait sérieux, pour l'utilité de la science elle-même,
pour ainsi dire, etles plus grands soins devraient être apportés à
leur conservation ; 2° les grandes collections générales, que l’on ne
devrait pas non plus exhiber constamment, mais qu’il faudrait com-
muniquer plus facilement au public, demandant à les étudier ou à
:" rh
les voir ; 3° enfin une collection abrégée, et avant tout de la faune:
indigène, et celle-ci pourrait être exposée continuellement. Loin
d’être du rebut, elle serait composée de beaux exemplaires, renou-
velés quand besoin serait. Remarquez aussi que, si quelquefois des
collections sont obligées de conserver des exemplaires défectueux,
des débris d'insectes, c’est au contraire dans les parties précieuses,
et pour des exemplaires précieux, raretés ou types, que le cas se pré-
sente ; le public, lui, ne comprendrait pas ces reliques de la science;
aussi lui servirait-on de beaux specimens complets, mais d'espèces
vulgaires.
M. Sauveur redemande la parole pour constater que la question
ne lui semble pas encore avoir été assez mürie pour que la discus-
sion n’en soit pas continuée dans une prochaine séance, où il compte
reprendre la parole, après avoir examiné ce que quelques-uns de ses
collègues viennent de dire. Il doit pourtant déclarer tout d’abord
qu’une collection spéciale primaire, ou un peu plus que primaire,
destinée à enseigner les grandes lignes de l’entomologie, comme
l'ont indiqué les deux honorables préopinants, ne lui semble pas
être dans les attributions du Musée de l’État. Deux points qui méri-
tent d’être examinés, ce sont la crainte de voir l’exposition publique
CLXVII
apporter trop de préjudice à la conservation de certains insectes, et
la crainte que l’exhibition de trop vastes collections ne cause au pu-
blic fatigue et ennui, au lieu de lui procurer de l’instruction. Quant
à la crainte de ceux qui n’osent, ainsi que l’a très bien dit M. Mélise,
s'adresser aux conservateurs ou autres personnes de l’établissement
pour réclamer la vue de collections, ele est vraie et légitime. Lui-
même, à Paris dernièrement, à tiré grand profit de la vue de collec-
tions géologiques qu’il n'aurait pas demandé à voir, n’étant pas géo-
logue, s’il eût été nécessaire de le faire, pour pouvoir les examiner.
Ce point n’est donc pas à dédaigner. Revenant à la crainte des in-
convénients de l’exposition pour la conservation des couleurs des
insectes, il pense qu’il ne serait pas impossible d'y parer en restrei-
* gnant la durée de l’exhibition à 2 ou 3 heures par semaine.
L'assemblée décide que la discussion de 1 question continuera
dans la séance prochaine.
La séance est levée à 10 1/2 heures.
Assemblée générale du 26 décembre 1874.
PRÉSIDENCE DE M. CANDÈZE.
Présents : MM. Bommer, Breyer, Brunet, Capronnier, Colbeau,
Cornet, De Keyn, J. De Lafontaine, Desguin, Dubois, Dufour, Folo-
gne, Fondu, Lallemand, Lambrichs, Le Comte, Mélise, Pierret,
Putzeys, Quaedvlieg, Sandoz, Sauveur, de Sélys-Longchamps, Van
Segvelt, Weyers, Willain et Preudhomme de Borre, secrétaire.
MM. Dupont, Fontaine, de Looz-Corswarem et Roelofs ont fait
- excuser leur absence.
La séance est ouverte à 12 1/2 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée générale du 26 décembre 1873
est approuvé.
Le Président, prenant la parole, s exprime comme suit :
Messieurs,
Un usage que l’on ne peut que louer prescrit au Président de
notre Société de traiter le jour de l’assemblée annuelle, sous forme
de discours, quelque sujet d'ordre général.
Les sujets ne manquent pas en entomologie. Cependant je me suis
laissé gagner par le temps, et celui-ci m’a fait défaut pour rédiger un
article suffisamment müûri et élaboré.
Je me bornerai donc aujourd’hui à vous soumettre quelques idées
CLXVII]
qui me sont inspirées par la lecture, dans notre dernier bulletin, de
l’article de M. Tournier.
Vous avez vu que M. Tournier est en discussion avec M. Desbro-
chers des Loges sur la question de savoir si les Dorytomus meridio-
nalis et auripennis sont de simples variétés du D. vorgx, ou s'ils
doivent être considérés comme des espèces distinctes, et il propose
de s’en remettre, pour trancher le différent, à l’avis de notre collè-
gue M. Roelofs.
Si, au lieu de mon excellent ami Roelofs, j'étais appelé à donner
mon avis, je serais assez tenté de remettre le prononcé de mon
jugement au temps où l’on se sera enfin entendu sur la signification
du mot espèce. Mais comme ce temps est encore, sans doute, fort
éloigné, je serais bien obligé de le formuler, en le faisant précéder,
comme c’est l’usage, de quelques considérants. Je ne formulerai pas
de jugement, puisque je ne suis pas choisi pour trancher la ques-
tion, mais je vais vous exposer les considérants qui peuvent, me
paraît-il, s'appliquer à toutes les discussions de ce genre.
Je serai aussi bref que possible.
Il faut bien l’avouer, plus nous allons, moins on s’entend sur la
signification précise du mot espèce. Autrefois, du temps des Linné,
des Buffon, plus tard des Fabricius, des Olivier, des Cuvier, on
s’accordait assez bien sur ce point important. Aujourd’hui que
l’école transformiste prend de plus en plus pied dans la science, ne
voyant plus dans les soi-disant espèces que des formes de transition
entre les types antérieurs et les types à venir, aujourd’hui, d’autre
part, que la théorie de l’immutabilité absolue des types, cherchant à
réagir contre cette tendance, confond races et espèces, et prétend
faire remonter à une création de toutes pièces l’origine des êtres
qui peuplent ce monde, aujourd’hui, dis-je, on ne s'entend plus du
tout là dessus, et l'intuition, c’est-à-dire une sorte de fact personnel,
devient le seul guide dans la distinction des espèces.
Nous en sommes positivement arrivés là. Les botanistes vont, sous
ce rapport, encore bien plus loin que nous. Il y a telle de nos plantes
indigènes, le Draba verna de Linné, par exemple, que l’on a osé
décomposer en deux cents types spécifiques distincts ! On n’est pas
encore aussi révolutionnaire en entomologie, mais si, chez nous,
l’activité décomposante ne porte pas autant sur les espèces, ne la
voyons-nous pas s'attaquer de plus en plus aux genres. Dans cer-
taines familles, dans les Longicornes, par exemple, presque toutes
les anciennes espèces sont devenues des types de genres, et on peut
prévoir que, dans un avenir peu éloigné, le fâcheux exemple que
donnent certains botanistes sera suivi par quelques-uns d’entre nous.
C’est là le point noir des sciences descriptives.
Mais j'en reviens à cette méthode d’intuition, à ce tact personnel,
OT PPT 97
CLXIX
qui reste en définitive notre seul guide dans la distinction des
espèces, en l’absence d’un critérium certain, admis par tous, sans
conteste. Or, du moment que l’on doit s’en rapporter au tact per-
sonne] pour apprécier la valeur des caractères spécifiques, le champ
est largement ouvert aux luttes scientifiques du genre de celles que
soutiennent en ce moment MM. Tournier et Desbrochers des
Loges. j
En s’en rapportant à un arbitre, ces entomologistes font appel à
un tact personnel, et si, au lieu d’un arbitre, ils en assemblaientdix,
j'ai la ferme conviction que ces dix arbitres se sépareraient en deux
camps suivant les tendances analytiques ou synthétiques de leur
esprit.
On pourrait croire, d’après ce que je viens de dire, quê mon opi-
nion est que nous allons droit au chaos en nomenclature! Non, le
ciel me préserve d'émettre un pronostic aussi désespérant. S'il en
était ainsi, nous n’aurions plus qu'à brûler nos livres et nos collec-
tions, à nous occuper d'industrie et de commerce et à chercher nos
distractions partout ailleurs que dans notre chère science. Non,
nous avons heureusement une porte de salut. De toutes les opinions
personnelles naît le sens commun qui finit toujours par l’emporter
en science comme en toutes choses. Si j’ai dit tout à l’heure que dix
arbitres ne pourraient tomber d’accord sur la question qui m’a servi
. d'exemple, j'aime à croire cependant qu'il se formerait une majo-
. rité de bon sens, qui finirait par entraîner les autres.
Je demande bien pardon à MM. Tournier et Desbrochers des
Loges d’avoir pris texte de leur polémique pour donner mon avis
sur la question en litige. Il va de soi qu’ils ne sont pas ici person-
nellement en cause, et que je n’ai eu en vue que de discuter le prin-
cipe même de leurs débats.
Nous voyons tous les jours surgir de semblables discussions entre
entomologistes d’égale compétence ; pour l’un, la présence d’une
épine au tibia antérieur constitue un caractère spécifique important ;
pour l’autre, cettemême épine n’a qu’une valeur insignifiante. Qui a
tort? qui a raison? Simple question de tact personnel. Il arrivera
quelque jour un monographe qui tranchera la question suivant son
tact à lui, et, si ses travaux sont marqués au coin du sens commun,
les entomologistes de l’avenir ne manqueront pas de confirmer son
jugement en adoptant sa manière de voir.
Je m’arrête, Messieurs ; cette question est beaucoup trop sérieuse
pour être ainsi traitée au courant de la plume. J’ai voulu vous livrer,
sans autres prétentions, les réflexions que m'a inspirées la lecture de
la note de M. Tournier et appeler votre attention sur les tendances
divergentes que nous voyons s’accentuer de plus en plus dans la
science, à notre époque.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T, XVII, V
CLXX
J'arrive à l’exposé de la situation de notre société et de ses
travaux actuels pendant l’année qui vient de s’écouler.
Constatons d’abord que notre prospérité va toujours en croissant.
Nos bulletins prennent de jour en jour plus d'importance, et les ques-
tions scientifiques qui les remplissent, montrent que notre activité est
égale à celle des sociétés entomologiques des plus grands pays. A
différentes reprises, j'ai reçu à cet égard des félicitations de la part
d’éminents entomologistes étrangers, et je suis heureux de vous les
transmettre.
Je pense que la mesure que vous avez prise d'envoyer nos bulletins
à nos collègues étrangers, a une importance capitale ; cet exemple
sera suivi, je n’en doute pas, par d’autres sociétés qui comprendront
que c’est la meilleure preuve de vitalité et d'activité qu’elles puis-
sent donner, et que le surcroît de dépense qui en résulte est large-
ment compensé par la prompte publicité donnée aux communications
faites dans les séances.
Le nombre de nos membres effectifs continue à croître. De 136
qu'il était l’année dernière à la même époque, il est monté à 149, dont
80 résidant en Belgique. :
Il a été admis 20 membres effectifs nouveaux, mais l’accroissement
réel n’a été que de 13. La mort nous en a enlevé trois (1), et il y a eu
quatre démissions.
La mort nous a enlevé également un de nos correspondants,
M. Francis Walker. |
Les membres honoraires sont restés au nombre de onze ; lenombre
des membres correspondants s’est réduit de 22 à 20.
Un accroissement notable a eu lieu dans le chiffre des sociétés avec
lesquelles nous sommes en relation d'échanges. De 97 qu’elles étaient
l’année dernière, elles sont arrivées à 117.
Nos publications augmentent aussi dans des proportions considé-
rables. Vous avez reçu au commencement de l’année le xvi° volume
des Annales. Le xvrr‘° est terminé, il renferme divers travaux impor-
tants de MM. Capronnier, Putzeys, Tournier, Roelofs et de Lans-
berge. L’impression du xvrrr° est commencée, et notre secrétaire a
entre les mains des manuscrits qui en feront un volume considérable.
Vous avez pu déjà juger par vous mêmes que les bulletins men-
suels suivent la même progression.
Cette pléthore, qui n’est encore jusqu'ici que le signe d’une santé
brillante, ne peut que nous inspirer une légitime satisfaction. Un seul
de nos collègues témoigne de l'inquiétude en présence de cette acti-
vité vitale, c’est notre trésorier. Il craint que cette accumulation de
mémoires qui va toujours en grossissant, ne fasse perdre l'équilibre
(4) MM. Andries, l’un de nos fondateurs, Crotch et Henry.
CLXXI
à son budget. La situation financière qu’il va vous exposer tout à
l’heure est cependant très rassurante, surtout si on la compare à
celle qu’il vous présentait il y a deux ans, et, s’il a des craintes, ce
n’est que pour un avenir encore éloigné.
Rassurons-nous cependant, Messieurs, que ce ne soient pas ces
considérations qui arrêtent notre élan scientifique.
S'il existe un point noir à l’horizon, j’entrevois à côté un point
lumineux qui grossira, et le fera disparaître, j’en ai la ferme convic-
tion. Tout récemment le pays a été agréablement surpris de la muni-
ficence royale à l'égard des œuvres de l'esprit et de l'intelligence.
Le prix de 25,000 frs. accordé chaque année par leRoïiaux travaux
intellectuels marque manifestement une ère nouvelle dans laquelle
entre notre pays. Naguère les études scientifiques ne rencontraient
qu'une estime médiocre chez nos gouvernants, étrangers pour la plu-
part aux sciences et du reste préoccupés d’autres questions sérieuses.
L'initiative du Roi portera des fruits, soyez en certains, et nousserons
appelés quelques jours à en recueillir notre part.
Une bonne nouvelle pour terminer. Un de nos collègues les plus
zélés et dont nous imprimons en ce moment même d'importants tra-
vaux, vient d’être l’objet d’une éminente distinction. Vous avez pu
lire dans les journaux que M. de Lansberge est appelé au gouverne-
ment général des Indes néerlandaises. Nous ne pouvons que nous
féliciter de la haute position que va occuper notre honorable collè-
gue, position qui lui permettra de rendre à la science en général et
à notre chère science en particulier, d’utiles services. (Applaudisse-
ments).
M. Sauveur, membre de la Commission de vérification des comptes,
prend la parole pour exposer les conclusions de l’examen de la ges-
tion financière de la Société pendant l’année 1874. Avec l’adhésion
unanime de l’assemblée, il propose de témoigner à M. Fologne, tré-
sorier, la gratitude de la Société pour la manière dont il a continué à
remplir ses fonctions.
Le trésorier présente ensuite le compte de l'exercice écoulé, tel
qu'il à été clôturé le 5 décembre par le Conseil d'administration et
vérifié par la Commission de comptabilité :
Recettes : frs. 4,435-32 ; dépenses : 4,051-34 ; reliquat : 383-98.
Le trésorier fait connaître que, pour capitaliser les sommes versées
par deux membres étrangers qui ont demandé à devenir membres à
vie, il a été acquis huit obligations de l’emprunt communal de Schaer-
beek portant les n°‘ 1606, 1607, 1608, 1609, 1610, 11330, 31702 et
31703.
Après approbation par l’assemblée des comptes de 1874, le tréso-
rier expose la situation financière de la société et donne lecture du
CLXXII
projet de budget pour l’année 1875, prévoyant, en recettes et en
dépenses, la somme de frs. 7,739-46.
L'assemblée aborde la discussion des articles du budget, qui sont
successivement adoptés.
Le chiffre de la cotisation reste fixé à 16 francs et celui du volume
des annales à 18 francs pour le commerce, sauf la réduction d’un
tiers en faveur des membres à recevoir.
MM. Breyer, Sauveur et Putzeys appellent l’attention du Conseil
d'administration sur l’étude de divers points de détail destinés à per-
mettre de publier plus de mémoires dans les volumes sans trop
augmenter les frais annuels d'impression, et à satisfaire par la célé-
rité la plus grande possible les auteurs des travaux présentés.
Le président et le secrétaire déclarent prendre bonne note de ces
observations et s'engagent à étudier les points qui leur sont signalés.
Les chiffres du budget, tels qu’ils sont présentés par leConseil, sont
ensuite adoptés à l’unanimité.
L'ordre du jour appelle l’examen de la proposition de la Société
Malacologique de Belgique, de se joindre à elle pour préparer les
bases d’une Fédération des Sociétés scientifiques de Belgique.
Le président donne lecture des conclusions suivantes, rédigées par
la commission spéciale nommée par la société dans sa séance men-
suelle du 5 décembre, pour examiner la proposition :
» Après mûr examen, la commission, tout en approuvant le but
que la Société Malacologique cherche à atteindre, croit que le mo-
ment de la réalisation de cette idée n’est pas encore arrivé. »
M. Putzeys demande la parole et s'exprime comme suit :
Depuis plus d’un siècle, la Belgique possède une Académie dont
les attributions sont indiquées par le titre d’Académie des Sciences,
des Lettres et des Beaux-Arts.
Malgré les divisions et subdivisions que l’on a fait subir à ce vaste
plan, il est impossible que tous les membres d’une classe soient éga-
lement aptes à tous les travaux que cette classe comporte et y pren-
nent un égal intérêt.
Aussi, la classe des sciences a-t-elle été partagée en deux sections
dont la seconde s'occupe de la Botanique, de la Géologie, de la
Minéralogie et de la Zoologie.
Mais il est évident que cela ne suffit point encore et que, si le zoo-
logiste reste indifférent aux transformations des champignons, s’il
importe peu au botaniste que la baleine soit un mammifère ou un
poisson, le géologue et le minéralogiste, à leur tour, ne s’intéres-
sent à la botanique et à la zoologie que dans leurs points de contact
avec la géologie.
Le besoin de spécialiser davantage a donné naissance à des asso-
CLXXIIL
ciations qui, accessibles à tout le monde, se sont vouées : l’une à la
Géologie, l’autre à la Botanique, une troisième à la Malacologie, une
quatrième à l’Entomologie.
Dérivées d’un centre commun, ces associations ont compris
qu’elles ne peuvent pas rester isolées et que chacune d’elles peut,
sur quelques points, avoir à réclamer le concours des autres.
L'une d’elles a même conçu le projet d’une fédération qui serait
l’objet d’une convention formelle.
Vous êtes saisis, Messieurs, de cette proposition.
51, comme cela semble résulter des explications qui ont été four-
nies, il ne s’agit que de resserrer les liens de la confraternité entre
tous ceux qui s'occupent des sciences naturelles, je dirai que l’idée
est généreuse et digne de toute notre sympathie. — Mais, que cette
confraternité existe déjà, que beaucoup de membres d’une société le
sont également d’une ou deux autres ; que les rapports individuels
sont aussi excellents qu’on peut le désirer. La confraternité existe
donc dans nos dispositions, dans nos actes, je dirai même dans
notre intérêt. Un réglement formel n’y ajouterait rien.
Il est cependant un point de vue qui me paraît être digne de toute
notre attention.
Certaines questions, par leur généralité, embrassent tout le champ
des sciences naturelles.
Je citerai la notion du genre et de l’espèce, — la constance ou la
variabilité des espèces.
Ces deux questions sont communes à la botanique et à la zoologie.
Vous vous rappellerez à ce propos les observations intéressantes
que nous a exposées M. le stars Morren à l’une des séances de
l’année dernière.
Je citerai encore tout ce Fe se rattache à la répartition géogra-
phique des insectes. Si les discussions dont ce point important a
déjà été l’objet n’ont pas encore abouti, c’est peut-être parce que
nous avons négligé le concours que la géologie et la botanique pou-
valent nous donner.
Toutes ces questions, et bien d’autres du même genre, exigeraient
des efforts communs et des décisions communes.
L'Académie, qui concentre dans une seule de ses sections tout ce
qui fait l’objet de nos différentes sociétés, pourrait se livrer à l’étude
de ces questions générales. Mais les associations libres et morcelées
ne peuvent y parvenir que moyennant une entente commune.
Il y à donc, dans la proposition qui vous est faite, un côté très-
sérieux et digne de la plus grande attention.
Mais, d’un côté, les moyens d’atteindre le but n’ont pas encore été
étudiés d’une manière suffisamment pratique.
D'autre part, il existe actuellement entre plusieurs sociétés quel-
CLXXIV
ques divisions qui disparaîtront, j'en suis convaincu, mais qui,
aujourd’hui, pourraient compromettre un projet dont l’importance
me paraît démontrée.
Je propose donc un ajournement pur et simple de toute décision.
M. Colbeau demande à son tour la parole.
Je ne sais si je dois avoir grand espoir de voir ma conviction par-
tagée entièrement par la majorité de l’assemblée, mais j'espère que
l’on voudra bien m’écouter un instant.
Je regretterais de ne pas voir la Société Entomologique faire par-
tie, dès le principe, d’une institution que je regarde comme appelée
à un grand avenir et dont l’utilité ne me paraît pas mise en doute au
point de vue général de la diffusion des connaissances scientifiques
dans le pays. D'un autre côté, je ne vois aucune raison sérieuse pour
que la Société ajourne la réalisation d'une mesure qu’elle regarde
comme bonne en principe, et je vois, au contraire, dans cette réali-
sation prochaine, des avantages pour la Société, que je n’ai pas
toutefois l’intention d’énumérer aujourd’hui.
Mais en admettant même que la Fédération ne puisse nous être
actuellement utile d’une manière directe, il reste un autre point
bien autrement important à examiner : c’est celui de savoir si notre
concours ne peut pas être utile aux autres et si notre abstention, en
ce moment, ne pourrait pas entraver les progrès des études scienti-
fiques. Voilà, je pense, le vrai point scientifique, inscrit du reste à
l’article premier de nos statuts, la Société ayant pour but de « pro-
pager le goût des observations entomologiques dans le pays et de
concourir par ses travaux au développement de la science. » Or, la
Fédération proposée est certainement l’un des moyens les plus puis-
sants qui puissent nous aider à atteindre ce double but. Je pourrais
longuement m’étendre sur ce sujet, mais je crois préférable d’être
bref.
Quant aux moyens proposés, ou projet de statuts, ce n’est pas le
moment de le discuter; c’est un simple projet, élaboré à notre de-
mande par la Société Malacologique, et la lettre de celle-ci, à
laquelle nous allons répondre, nous invite simplement à venir le
discuter ensemble et l’améliorer s’il y a lieu.
Je prie l’assemblée de réfléchir sérieusement aux divers côtés de
la question et de ne pas, par un vote précipité, se nuire peut-être
à elle-même en même temps qu’au mouvement scientifique du pays.
Un grand nombre d’autres membres prennent successivement la
parole.
M. Cornet dit que c’est un devoir pour la Société de ne pas se
préoccuper exclusivement du plus ou moins d'intérêt personnel
CLXXV
qu’elle peut avoir à entrer dans la Fédération, mais qu’elle doit con-
sidérer les avantages immenses qu’une telle institution est appelée
à procurer à l’étude des sciences naturelles dans le pays. Il ne com-
prend pas que, du moment où il à été déclaré que la nomination de
| délégués aux réunions préliminaires pour formuler les statuts défi-
b .nitifs laissait toujours la Société libre ensuite de les admettre ou de
les repousser, la Société ne procèderait pas à cette nomination.
M. Sauveur dit que la proposition présentée est l'indice d’un mou-
vement scientifique dans le pays auquel il serait fâcheux que la
Société entomologique s’abstint complètement d'intervenir. Pour-
quoi, dans tous les cas, n'enverrions-nous pas des délégués ?
D’autres membres prennent la parole et déclarent qu'ils préfèrent
adopter purement et,simplement les conclusions de la commission.
M. Colbeau, appuyé par quelques-uns de ses collègues, insiste
pour que les conclusions de la commission soient motivées ; elles
équivalent à un rejet de la proposition et ne disent pas clairement
pourquoi.
M. de Borre dit qu’il est convaincu que le but, très-louable d’ail-
leurs, que se sont proposé les auteurs du projet ne serait atteint, ni
maintenant, ni même en aucun temps, par une fédération des sociétés,
mais qu'i le serait plutôt par une association générale des natura-
listes, individuellement engagés, comme ils le sont dans les asso-
ciations similaires existant aux Iles Britanniques, en Allemagne et
en France, associations auxquelles les auteurs du projet tombent
dans une très-grande erreur, en prétendant comparer l'institution
qu'ils proposent.
Plusieurs membres interviennent pour faire remarquer à M. de
. Borre qu'il sort de la question et que le seul objet qui soit en dis-
cussion est le projet de fédération des sociétés.
M. de Borre répond qu’il n’a nullement l'intention de développer
cette idée, mais que, se voyant interpellé, comme membre de la com-
mission, sur les motifs qui ont dicté à celle-ci les conclusions qu’elle
propose, il a cru devoir exposer pourquoi personnellement il est
contraire au projet.
La discussion ayant encore continué quelque temps, les conclu-
sions de la commission sont mises aux voix.
M. Cornet demande le scrutin secret.
Le dépouillement des votes donne 20 voix en faveur des conclu-
sions de la commission et 8 contre. Elles sont donc adoptées.
em
«
M. Colbeau prend la parole pour développer sa proposition de
donner officiellement aux membres se rendant à l'étranger des délé-
gations pour représenter la Société :
Je serai très-bref, car je ne crois pas que ma proposition ait besoin
CLXXVI
de démonstration; elle a pour but surtout d'indiquer un moyen de
mettre la Société en relation d'échange de publications, etc., avec
des sociétés étrangères éloignées. Je sais bien que souvent ces rela-
tions peuvent s'établir par correspondance, mais il est des cas où
cela est difficile, sinon impossible, et où la présence d’un membre
délégué de la Société peut être beaucoup plus efficace. Je pourrais
citer l’exemple d’autres sociétés qui depuis longtemps ont adopté ce
système, qui a produit d'excellents résultats.
M. Le Comte appuie cette proposition.
MM. Sauveur, de Sélys et de Borre prennent successivement la
parole. Ils reconnaissent la réalité des avantages que présenterait la
proposition, mais à côté, ils croient devoir signaler, dans certains
cas, des inconvénients d’une gravité telle qu’il leur semble préféra-
ble de renoncer plutôt aux avantages et de laisser les choses telles
qu’elles sont.
M. Colbeau déclare retirer sa proposition.
L'assemblée s'occupe ensuite de l’élection d’un Président en rem-
placement de M. Candèze, non rééligible.
M. Putzeys est élu par 25 voix, et est proclamé Président aux
applaudissements de l’assemblée.
Il prend la parole pour adresser quelques mots de PRES.
et propose d’en voter à son savant prédécesseur (Applaudissements).
On passe à l’élection de trois membres du conseil d’administra-
tion. MM. Fologne, Van Volxem et Weinmann, membres sortants,
sont réélus.
MM. A. De Lafontaine, Peteau et Sauveur sont réélus membres
de la commission de vérification des comptes.
MM. Breyer, Fologne, Van Volxem, Weinmann et Weyers sont
réélus membres de la commission des collections.
L'assemblée s'occupe ensuite de fixer le lieu de l’excursion de
1875. Plusieurs localités sont proposées, et après discussion, l’as-
semblée est appelée à choisir entre Knocke (Flandre occidentale),
Hertogenwald, Hockay et Casterlé (Anvers). Seize voix se pronon-
cent pour la première de ces localités.
La séance est levée à 3 heures.
ce #
ne nn ne
LISTE DES MEMBRES
de la
+ SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE.
26 DÉCEMBRE 1874.
Les noms précédés d’un astérisque (*) sont ceux des Membres fondateurs.
!
Membres effectifs.
MM.
ABEILLE DE PERRIN (Elzéar), membre de la Société entomologique de
France, rue Grignan, 7, à Marseille. — Coléoptères d'Europe.
ALLarD (E.), membre de la Société entomologique de France, rue Paradis-
Poissonnière, 2, à Paris. — Coléoptères d'Europe. |
ALLPoRT (Morton), membre des Sociétés Zoologique et Linnéenne de
Londres, à Hobart-Town (Tasmanie).— Entomologie générale.
ARREOLA-MEDaz (Melesio), docteur en médecine, membre de plusieurs
Sociétés savantes, à l'Hôpital-St--Jean, à Bruxelles. — Entomologie
générale,
Bar (Constant), membre de la Société entomologique de France, à Cayenne.
— Entomologie générale. $
Baupuer (Paul), pharmacien, membre de la Société entomologique de
France, à Sos, près Nérac (Lot et Garonne.) — Coléoptères.
B£oker (Léon), artiste peintre, rue Godecharles, 28, à Ixelles. — Lépido-
ptères.
BecquemonrT, membre de la Société entomologique de France, avenue des
Ternes, 64, à Paris. — Coléoptères et Lépidoptères d'Europe.
Berier de la CHaviGNeRIE, membre de la Société archéologique d'Eure-
et-Loir, des Sociétés entomologiques de Berlin, de. Stettin, de
France, d'Italie, etc., rue St-Louis, 35, à Evreux (Eure). — Lépido-
ptères et Coléoptères d'Europe.
Bezcyncx (Rév. P. A.), Professeur au Collége de la Paix, à Namur,
associé de l'Académie royale de Belgique, et membre de diverses
sociétés savantes. — Entomologie générale.
Bercer (Emile), étudiant, à Arlon. — Coléoptères.
Berrorzint (Stefano de), docteur, membre de la Société entomologique
italienne, etc., à Trente (Tyrol.) — Coléoptères.
Biscaorr-EuiNGer (André), négociant, à Bâle, (Suisse). — Coléoptères.
Bcackeurn (Révér. Th.), à Greenhithe, près Dartford, comté de Kent, —
Coléoptères d'Europe.
ANNALES DE LA SOC. ENT, DE BELGIQUE, T, XVI. w
CLXXVIII
Bogpr (Firmin), employé de commerce, rue Sans-Souci, 10, à Ixelles. —
Entomologie générale.
Bozivar y Urruria (Ignacio), Secrétaire-adjoint de la Société Espagnole
d'Histoire naturelle, Calle de Hita, 4, à Madrid. — Coléoptères et
Orthoptères d'Europe.
Bomwer (J.E.), Professeur à l'Université de Brmxelles, conservateur du
Jardin botanique de l'Etat, membre de diverses sociétés savantes,
rue de la Chancellerie, 18, à Bruxelles. — Entomologie générale,
Lépidoptères.
Boxagrr (Baron Raoul), rue de la Réunion, 5, à Mons. — Coléoptères.
BonvouLorR (V'* Henri de), membre des Sociétés entomologiques de
France, Londres, Berlin, Stettin, Vienne, Lyon et Suisse, rue de
l'Université, 15, à Paris. — Coléoptères.
Bourpon (Jules), docteur en sciences naturelles, place Saint-Pierre, 21, à
Liége. — Coléoptères.
“Breyer (Albert), docteur en médecine, etc., boulevard de Waterloo, 76,
à Bruxelles. — Lépidoptères et Coléoptères.
Bruxner (Louis), rue Montagne de la Cour, 7, à Bruxelles. — Entomolo-
gie générale, Lépidoptères.
BrusinA (Spiridion), chef de section au Musée d'histoire naturelle, à Agram
(Croatie). — Entomologie générale.
Canoèze (E.), docteur en médecine, membre de la Société entomologique de
France, membre de l’Académie royale de Belgique, etc., à Glain, lez-
Liége. — Entomologie générale, Coléoptères (Élatérides, Lamellicornes
et Longicornes).
CAPRONNIER (J.-B.), artiste-peintre, membre de la Société entomologique
de France; rue Rogier, 246, à Schaerbeek. — Entomologie générale,
Lépidoptères de Belgique et exotiques.
Caapuis (F.), docteur en médecine, membre de l’Académie royale de Bel-
gique, etc., rue du Gymnase, 4, à Verviers. — Coléoptères.
CuarLier (Eugène), docteur en médecine, médecin chirurgien du bureau
de bienfaisance de Liége, membre de plusieurs Sociétés savantes, Fau-
bourg St-Gilles, 19, à Liége. — Entomologie générale, Lépidoptères,
Coléoptères.
Cæaupoir (Baron Maximilien de), gentilhomme de la chambre de S. M.
l'Empereur de toutes les Russies, membre de plusieurs Sociétés savantes
nationales et étrangères, en Volhynie (Russie), ou chez M. Sallé, rue
Guy de la Brosse, 13, à Paris. — Coléoptères (Carabiques).
CaevroLaT (Auguste), membre de la Société entomologique de France ; rue
Fontaine-Saint-Georges, 25, à Paris. — Coléoptères.
CLAvAREAU (Camille), notaire, à Waret-la-Chaussée, province de Namur.
— Lépidoptères de Belgique.
‘Cocseau (Jules), naturaliste, membre de la Société entomologique de
France, de la Société malacologique de Belgique et de plusieurs
CLXXIX
autres Sociétés savantes, chaussée de Wavre, 178, à Ixelles,
lez-Bruxelles. — Coléoptères en général, Orthoptères, Hémiptères,
Névroptères et Lépidoptères de Belgique.
Corner (J. F.), employé à l'Administration des Postes, secrétaire de la
Société Belge de Microscopie, chaussée de Wavre, 313, à Ixelles. —
Entomologie générale. ;
Couseaux (Hippolyte), rue des Paroissiens, 17, Bruxelles. — Entomologie
générale, Lépidoptères.
CRAvEN (Alfred), officier au service de l'Angleterre, à Bombay (Hindous-
tan), ou chez M. Ern. Vandenbroeck, rue Terre-Neuve, 124, à
Bruxelles. — Entomologie générale, Crustacés.
CRÉPIN (François), conservateur au Musée royal d'histoire naturelle, mem-
bre correspondant de l'Académie royale de Belgique, rue de l’Espla-
nade, 8, à Bruxelles. — Entomologie générale.
DE FRanQuEx (Charles), à Huy. — Lépidoptères d'Europe.
Dexeyn (Eugène), négociant, rue aux Choux, 15, à Bruxelles. —
Lépidoptères.
De LAFoNTaINE (Alfred), rue Joseph II, 39, à Bruxelles. — Aptères.
“DE LAFoNTAINE (Jules), conservateur des collections de l'Université, à
Gand. — Coléoptères, Lépidoptères, Hyménoptères et Diptères.
DELAMAIN (Henri), membre de la Société entomologique de France, à
Jarnac (département de la Charente). — Lépidoptères d'Europe.
Demonr (Jules), rue Neuve, 25, à Namur. — Entomologie générale,
Lépidoptères et Coléoptères.
“Demouzix (Gaspard), membre de la commission administrative du Musée
de Mons, membre de la Société entomologique de France, rue de
Nimy, 46, à Mons. — Hyménoptères et Diptères.
DepuiseT, naturaliste, membre de la Société entomologique de France,
rue des Saints-Pères, 17, à Paris. — Entom. gén., Lépidoptères.
Dessrocuers Des LoGes (J.) membre de la Société entomologique de
France, à Gannat (Départ. de l'Allier). — Coléoptères européens ;
Curculionides européens et exotiques.
Des@uin (Léon), étudiant en médecine, petite rue de l'Ecuyer, 18, à
Bruxelles. —Coléoptères.
DeyroLLe (Emile), naturaliste, membre de la Société entomologique de
France, rue de la Monnaie, 23, à Paris. — Entomologie générale.
Deyrocce (Henri), naturaliste, membre de la: Société entomologique de
| France, Faubourg St-Honoré, 181, à Paris. — Coléoptères, Lépido-
ptères exotiques.
Deyrozce (Théophile), peintre naturaliste, rue de la Monnaie, 23, à Paris.
— Lépidoptères.
Doxcxier-HuarT (Ch.), rentier, hameau des Vennes, 88, à Liége. —
Lépidoptères. L
CLXXX
Dusois (Alphonse), D' en sciences naturelles, conservateur au Musée
royal d'histoire naturelle à Bruxelles. — Entomologie générale, Lépi-
doptères.
Durour (Arthur), joaillier, rue de la Madeleine, 7, à Bruxelles. —
Lépidoptères.
Dupoxr (E.), directeur du Musée royal d'histoire naturelle, membre de
l'Académie royale de Belgique et de plusieurs autres sociétés savantes ;
au Musée d'histoire naturelle à Bruxelles. — Entomologie générale.
Du Pré (Gaston), étudiant en médecine, chaussée St-Pierre, 99, à
Etterbeek. — Coléoptères.
Durreux (Aug.), ancien receveur général du grand-duché de Luxembourg,
officier de l’ordre de la Couronne de Chêne, membre des Sociétés ento-
mologiques de France et de Stettin, et de l'Institut royal grand-
ducal de Luxembourg, au Château de la Celle, par Bougival (Seine et
Oise). — Lépidoptères européens gt Lépidoptères exotiques diurnes.
Ewicx (Gustave d), secrétaire adjoint au Ministère royal Hongrois du
commerce, chevalier de plusieurs ordres et membre de plusieurs
sociétés savantes, à Pest (Hongrie). — Coléoptères.
“Focoexe (Egide), architecte, membre de la Société malacologique de Bel-
gique, au Palais du Roi à Bruxelles. — Lépidoptères d'Europe.
‘Foxpu (Nicolas), sous-contrôleur des accises, rue des Chapeliers, 6, à
Bruxelles. — Lépidoptères.
FonTAINE (César), membre de la Société malacologique de Belgique, à Pa-
pignies, canton de Lessines (Hainaut). — Lépidoptères et Coléoptères.
FrépéricQ (Léon), docteur en sciences naturelles, préparateur d'anatomie
comparée à l’Université de Gand. — Entomologie générale.
Giznicki (Henri), naturaliste, rue de la Monnaie, 23, à Paris.— Coléoptères.
GirarD (Maurice), docteur en sciences naturelles, professeur de sciences
physiques et naturelles au Collége Rollin, membre de la Société Ento-
mologique de France, du Conseil dela Société Zoologique d’Acclima-
tation, etc., rue Thénard, 9, à Paris. — Entomologie générale, anato-
mie, physiologie, insectes nuisibles et utiles, sériciculture.
Giron (Alfred), vice-président du tribunal de première instance de
Bruxelles, rue Goffart, 12, à Ixelles. — Lépidoptères.
GoserrT (Emile), docteur, à Mont-de-Marsan, département des Landes
(France). — Coléoptères.
GonzaLo y Goya (Angel), professeur d'histoire naturelle à l'Institut de
Casariego, à Tapia, pres Oviédo (Espagne). — Entomologie générale.
Gourrier (H.), notaire, à Braine l’Alleud (Brabant). — Lépidoptères.
GRENIER (A.-D.), membre de la Société entomologique de France, rue de
Vaugirard, 55, à Paris. — Coléoptères de France.
Hexxuy (Léon), à Dinant. — Coléoptères.
HEusCH DE LA ZANGRYE (baron Oscar de), au château de Ridderborn, à
Vliermael-Roodt, par Bilsen (Limbourg). — Coléoptères.
CLXXXI
HorvaTx (Geyza de), conservateur au Musée d'histoire naturelle, Membre
de diverses Sociétés savantes, à Pest (Hongrie). — Coléoptères et
Hémiptères.
Irrarte (Francisco), conservateur du Musée national d’histoire naturelle,
à Lima (Pérou). — Entomologie générale.
Jason (E.), bibliothécaire de la Société entomologique de Londres,
Museum street, 28, à Londres. — Entomol. génér., Coléoptères
(spécialement les Élatérides).
JexeL (Henri), naturaliste, membre de la Société entomologique de France;
cabinet entomologique, rue Letort, 2, (18° arrond.) à Paris. — Coléo-
ptères européens et exotiques. (Curculionides).
| Karrus (Jean), employé, rue St-Lazare, 21, à St-Josse-ten-Noode. —
Coléoptères.
Karrer (K.), professeur au lycée, à Putbus (Ile de Rugen, Prusse). —
Coléoptères, Lépidoptères.
Lacerpa (Antonio de), à Bahia, Brésil. — Coléoptères.
LALLEMAND (Amédée), candidat notaire, rue Berckmans, 12, à Saint-Gilles
lez-Bruxelles. — Lépidoptères.
LaLLeManT (Charles), pharmacien, membre de diverses Sociétés savantes,
à l'Arba, près Alger. — Coléoptères de France et d'Algérie.
LAmarCHE (Oscar), industriel, membre de la Société royale ‘de Botanique,
rue Louvrex, à Liége. — Lépidoptères (spécialement les Papilionides).
Lamsricns (Edmond), artiste peintre, rue Kessels, 66, à Schaerbeek. —
Entomologie générale, Lépidoptères.
Lance (Charles Jules), secrétaire de chancellerie de la Légation Imp. et
R. d'Autriche-Hongrie, à Athènes. — Coléoptères.
Larrinua y Azcona (Angel de), licencié en droit, Calle San Roque, 3, à
Madrid. — Coléoptères.
* Le Brun (Marcel), membre de la Société entomologique de France, rue
D EL SR ER ee ©
,
Grand Cloitre St-Pierre, 28, à Troyes (Dép. de l'Aube). — Coléo-
ptères.
Le Coure (Théophile), membre dela Société malacologique de Belgique et
de plusieurs autres sociétés savantes, rue de Grammont, à Lessines.—
Entomologie générale, Lépidoptères.
Lerèvre (Edouard), membre de la Société Entomologiqne de France,
rue Vercingétorix, 28 (XIV* arrond.), à Paris. — Coléoptères, spécia-
ment Clytrides.
Lermierry (Lucien), membre de la Société entomologique de France, rue
Blanche, à St-Maurice, lez-Lille. — Coléoptères et Hémiptères.
Liaëre (Charles), médecin de bataillon au régiment des Carabiniers, rue
d'Egmont, 46, à Malines. — Entomologie générale, Lépidoptères.
Looz-Corswarem (Prince Guillaume de), au château d’Ahin, près Huy:
— Lépidoptères,
4
CLXXXII
Mamie (Paul), professeur au Lycée de Vanves, membre de la Société
entomologique de France, place de la Halle aux Veaux, 5, à Paris.
— Lépidoptères.
Mac LacaLan (Robert), F. L. S. Limes Grove, North-Lewisham, S. E.
London. — Névroptères.
Maxës (Ad.), capitaine d'infanterie, membre de la Société entomologique
de France, à Saujon (Charente Inférieure). — Coléoptères.
Maurissen (A. H.), membre de {a Société entomologique néerlandaise,
rue de Tongres, à Maestricht. — Lépidoptères et Coléoptères
d'Europe.
MazarreDo (Carlos de), élève de l’École des Ingénieurs-forestiers, Calle
San Roque, 3, à Madrid. — Entomologie générale.
Méus£ (Louis), employé au Gouvernement provincial, rue du Prési-
dent, 24, à Ixelles. — Coléoptères
Mrevez (Joseph), rue Lairesse, 72, à Longdoz-Liége. — Coléoptères.
MiGneaux (Jules), peintre naturaliste, membre de la Société entomologique
de France, rue du Cloitre St-Merry, 16, à Paris. — Entomologie
générale.
Mxiszecx (Comte de), membre de la Société entomologique de France, rue
Balzac, 22, à Paris. — Coléoptères.
MoquiN-Tanpox (Gaston), docteur en sciences, avenue d'Antin, 19, à
Paris. — Formicides.
Morren (Edouard), professeur de botanique à l'Université de Liége,
membre de l'Académie royale de Belgique et de plusieurs Sociétés
savantes. Quai de la Boverie, 1, à Liége. — Entomologie générale.
“Mons (Louis), ingénieur civil, membre de la Société entomologique de
France, rue de St-Pétersbourg, 23, à Paris. — Coléoptères et Lépi-
doptères.
MourLox (Michel), docteur-agrégé à la faculté des sciences de l'Université
de Bruxelles, conservateur ‘au Musée royal d'histoire naturelle, rue
Montoyer, 6, à Bruxelles. — Entomologie générale.
Oserraür (Ch.)imprimeur, faubourg de Paris, 20, à Rennes, ( Départe-
ment d’Ile-et-Vilaine, France.) — Lépidoptères.
Pauzino DE OLivetra (Manoël), membre de la Société-Entomologique de
France, etc., professeur à l'Université de Coïmbre (Portugal). —
Coléoptères et Lépidopteres.
PELLer (P.), naturaliste, membre de la Société entomologique de France,
rue du Figuier, 4bis, à Perpignan (Pyrénées Orientales). — Coléo-
ptères.
PerTEau (Antoine), rue Royale, 173, à St-Josse-ten-Noode.— Lépidoptères.
Prerrer (Émile), Marché-aux- Herbes, 35, à Bruxelles. — Hémiptères,
ProcHARD DE LA BRÜLERIE (Charles), membre de la Société Entomologique
* de France, Avenue de l'Observatoire, 19, à Paris. — Coléoptères
(spécialement les Carabiques et les Ténébrionides).
LA
“
n om
CLXXXIII
PLarTeau (Félix), docteur en sciences naturelles et en sciences zoologiques,
professeur de zoologie à l'Université de Gand, membre de l'Académie
royale de Belgique, rue du Casino, 15, à Gand. — Entomologie
générale; anatomie et physiologie; Crustacés; Myriapodes.
PREUDHOMME DE Borne (Alfred), membre de plusieurs Sociétés savantes,
conservateur-secrétaire du Musée royal d'histoire naturelle à Brü-
xelles. — Entomologie générale ; géographie entomologique ; Coléo-
ptères, spécialement les Hétéromères et les Hydrocanthares.
Proosr (Alphonse), docteur en sciences, secrétaire de la Société centrale
d'Agriculture de Belgique, rue des Roses, 76, Faubourg de Laeken,
Bruxelles. — Entomologie générale, Lépidoptères.
Pucs (Jacques), membre des Sociétés entomologiques de France, de Ber-
lin, etc., pharmacien, place de la Calandre, 6, à Gand. — Diptères,
Hyménoptères.
Purves (J. C.), propriétaire, chez M. Ern. Vanden Broeck, rue Terre
Neuve, 124, à Bruxelles — Entomologie générale.
Purzeys (J.), secrétaire général au Ministère de la Justice, membre de
plusieurs Sociétés savantes, chaussée St-Pierre, 70, à Etterbeek. —
Coléoptères (Carabiques).
QuarpvuieG (Louis) fils, propriétaire à Visé (Liége). — Lépidoptères
européens et exotiques.
RaGusa (Enrico), membre de la Société entomologique italienne, etc.,
Albergo Trinacria, à Palerme. — Coléoptères.
"RoeLors (W.), artiste-peintre, chaussée de Haecht, 218, à Schaerbeek.
— Coléoptères, (Curculionides).
Rosarr (Adrien), rentier, rue d'Idalie, 33, à Ixelles. — Lépidoptères
d'Europe.
Ross (Alex. Milton), M. D., membre de diverses sociétés savantes, à To-
ronto (Canada). — Entomologie générale, Lépidoptères,
SAnDOZ (Virgile), artiste-graveur, rue d’Assaut, 19, à Bruxelles. — Lépi-
doptères de Belgique.
SAUNDERS (Sir Sidney Smith), Président de la Société Entomologique de
Londres, etc., Rosenheim, Reigate (Angleterre), — Entomologie
générale.
“Sauveur (Jules), directeur général de l'instruction publique au Ministère
de l'Intérieur, rue de la Loi, 212, à Bruxelles. — Faune entomolo-
gique de Belgique. S
Scauster(Ad.), Herrngasse, à Cobourg, (Saxe-Cobourg).— Lépidoptères.
SÉDiLLor (Maurice), avocat, membre de la Société Entomologique de
France, rue de l'Odéon, 20, à Paris. — Coléoptères.
‘Sécys Lonccxamps (Baron Edmond de), sénateur, membre de l'Académie
royale de Belgique et de plusieurs autres Académies et Sociétés
savantes, à Liége, boulevard de la Sauvenière, 34. — Névroptères
(principalement Odonates) indigènes et Lépidoptères d'Europe.
CLXXXIV
Sxarp (David), membre de plusieurs sociétés savantes, à Thoruhill (Dum-
frieshire, Écosse). — Coléoptères.
SIMON (Eugène), D' en médecine, membre de la Société entomologique
de France, rue Cassette, 24, à Paris. — Entom. gén., Arachnides.
STAUDINGER(D" Otto), 'Diana-Bad, à Dresde(Saxe).—Lépidoptères d'Europe.
"TennsrepT (Aug.), rue de Tirlemont, 173, à Louvain. — Coléoptères,
Staphylinides.
Tergy (François), docteur en sciences naturelles, rue des Bogards, 124, :
à Louvain. — Entomologie générale.
TaigLeNs (Armand), doct. en sciences natur., membre de diverses Sociétés
savantes, rue de Namur, 10, à Tirlemont. — Entomologie générale.
Tuiror (Edouard), chef de bureau à l'administration communale de Schaer-
beek, rue de Laeken, 42, à Jette St-Pierre (Brabant). — Lépido-
ptères et Coléoptères.
Tuyes (Eugène), controleur des contributions directes et accises, à Ni-
velles. — Lépidoptères.
‘TayseBaERT (Baron Charles de), propriétaire, rue de Berlaimont, 26, à
Bruxelles. — Lépidoptères.
TosquineT (Jules), médecin de régiment au 2° de ligne, rue Église
St-Anne, 6, à Bruges. — Hyménoptères.
Tournier (Henri), membre de la Société entomologique de France, place
Métropole, 2, à Genève. — Coléoptères.
VaLLETTE (René), membre de la Société entomologique de France, à
Fontenay-le-Comte (Vendée). — Coléoptères et Lépidoptères.
Van Bemmez (Charles), étudiant, rue Saint-Lazare, 25, à St-Josse-ten-
Noode. — Entomologie générale.
Van BEN&DEN (Edouard), docteur en sciences naturelles, membre de
l'Acad. royale de Belgique, professeur de zoologie et d'anatomie
comparée à l’Université de Liége. — Entomologie générale, biologie,
embryogénie, Crustacés et Annélides.
VANDENBROECK (E.), rue Terre-neuve, 124, à Bruxelles. — Entomolo-
gie générale, Arachnides, Myriapodes, Crustacés.
Vanper MEuLEN (Edmond), artiste peintre, rue de la Buanderie, 13,
à Bruxelles. — Lépidoptères.
VAN LansBerGE (G.), envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire
de $. M. le Roi des Pays-Bas, rue’ de Trèves, 56, à Ixelles-lez-
Bruxelles, — Coléoptères, spécialement Lamellicornes.
Vax SeGveLr (Edmond), pharmacien, membre de la Société royale de
Botanique, rue du Serment, 11, à à Malines. — Entomologie générale ;
mœurs des insectes. |
Van Voxem (Camille), membre de la Société malacologique de Belgique
et de plusieurs autres sociétés savantes, boulevard du Régent, 32, à
Bruxelles. — Entomologie générale. Coléoptères (Lamellicornes,
Longicornes) et Hémiptères. j
CLXXXV
VerpranI-BanDi (Luigi), membre des Sociétés entomologiques d'Italie et
de France, à Castiglioni d'Orcia (Province de Sienne).— Coléoptères.
Wanxowicz (Jean), membre de diverses Sociétés savantes, à Minsk
(Lithuanie, Russie). — Coléoptères.
WARREN (J. Q. A.), membre de diverses Sociétés savantes, à New-York,
— Entomologie générale.
WEINmaNx (Rodolphe), industriel, chaussée de Mons, 71, à Cureghem-lez-
Bruxelles. — Lépidoptères d'Europe, Lycénides européens et exo-
tiques.
Weyers (Joseph-Léopold), membre des Sociétés entomologiques de France,
de Suisse, de Stettin, de la Société malacologique de Belgique, etc.
rue des Fripiers, 24, à Bruxelles. — Coléoptères (Buprestides).
Wizcain (D.), instituteur, à Trivières, près Bracquegnies (Hainaut). —
Entomologie générale.
Zuser-Horer (Charles), négociant, membre de la Société Entomologique
de France, à Dornach (Alsace). — Coléoptères.
Membres honoraires,
MM.
Boïspuvaz, docteur en médecine, membre des Sociétés botanique de
France, entomologique de France, impériale et centrale d’horticulture
de Paris, etc., rue des Fossés-Saint-Jacques, 22, à Paris.
Dourx (C.-A.), président de la Société entomologique de Stettin, ete., à
Stettin (Prusse).
FarmmarRe (Léon), membre des Sociétés entomologiques de France, de
Stettin et de Berlin, d'histoire naturelle de Maine-et-Loire et de
Savoie, zoologique et botanique de Vienne et royale d'Edimbourg,
licenciéen droit » directeur del'HopitalSt- Louis, rue Bichat, 40, à Paris.
_ HaGex (Herman- Auguste), Docteur ; à l'Université de Cambridge. État de
Massachusetts (États-Unis de l'Amérique du Nord).
KRaarTz (G.), président de la Société entomologique de Berlin, docteur en
philosophie, etc., Linkstrasse, 28, W, à Berlin.
Le Coxre (John-L.), docteur en médecine, à Philadelphie (Pensylvanie,
États-Unis). — Coléoptères de l'Amérique du Nord.
Mizuière (Pierre), membre de la Société entomologique de France, Villa
des Phalènes. à Cannes (Alpes marit.). — Lépidoptères.
Muzsanr (Étienne), président de la Société Linnéenne de Lyon. — Coléo-
ptères, Hémiptères.
SNELLEN van VoLLENHoveN (Samuel-Constant), docteur en droit et
es-sciences, membre de l’Académie royale des sciences, Vanden
Bosch-straat, 34, à La Haye.
Srainron (H. T.), membre de la Société entomologique de Londres, etc.,
Mountsfeld Lewisham, SE, London. sb
Srâc (Carl.), à Stockholm (Suède). — Entomologie générale, Hémiptères.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVI. æ
CLXXXVI
Membres correspondants.
MM.
CHaRLier (Alexandre), lieutenant de la marine marchande.
Goganz, docteur, professeur à Klagenfurt (Carinthie).
Huyvenaar, docteur en médecine, rue Duquesnoy, 5, à Bruxelles.
KawaLc, pasteur, à Poussen (Courlande, Russie), — Entomologie géné-
rale, Hyménoptères.
Kocx (Gabriel), docteur, membre de plusieurs Académies et Sociétés
savantes, Bleichstrasse, 14, à Francfort sur le Mein.
KôPpeN, employé au ministère, à Saint-Pétersbourg, membre de la
Société entomologique de Russie.
Lancia px BroLo (marquis Frédéric), secrétaire de l’Académie royale
Palermitaine, à Palerme.
Luctanti, Ile Maurice.
Marior (Jean-Romain-Pierre), docteur en médecine, à Cantagallo (Brésil).
MarseuL (Abbé S. A. de), membre de diverses sociétés savantes, boulevard
Pereire, 271 (Porte Maillot), Ternes, à Paris.
OsTEN-SACkEN (baron Charles), membre du corps diplomatique de Russie,
etc., à Washington (Etats-Unis).
Pacxarp (D'A.S.), Salem, Massachusetts (États-Unis de l'Amér. du Nord).
PaLLANDT (baron Henri de), Oranje Straat, 4, à La Haye.
Perez Arcas (Laureano), professeur de zoologie à l'Université, membre
de l’Académie royale des sciences, Calle de las Huertas, 14, à Madrid.
Paipson (Thomas-Lambe), docteur en sciences naturelles, à Paris.
Rocexxorer (Aloïs), conservateur au Musée Impérial d'Histoire naturelle
de Vienne, secrétaire de la Soc. Imp. et R. Zoolog. Botan., Josefstäd-
terstrasse, 19, à Vienne.
SAUSSURE (Henri de), membre de diverses sociétés savantes, Cité, 24, à
Genève. £
Scupper (Samuel) à Boston, Massachusetts (États-Unis de l'Amérique du
Nord). — Lépidoptères et Névroptères.
SoLsky (Simon de), secrétaire de la Société entomologique de Russie, à
St-Pétersbourg.
Vioca (Miguel-Navarro), avocat, à Buenos-Ayres.
Membres décédés.
ANDRIES (J. Fr. Aug.), rentier. à Saint-Josse ten-Noode «(membre effec-
tif et fondateur).
Crorcx (G. R.), sous-bibliothécaire à l'Université de Cambridge (Angle-
terre) (membre effectif).
Henry (J..J.), chevalier de la Légion d'Honneur, à Perpignan (membre
effectif)
WaLxEer (Francis), Esq., à Londres (membre correspondant).
Organisation administrative
POUR L'ANNÉE SOCIALE 1874.
SEE Le —
Conseil d’administration.
MM. CanDèze, président.
Van Vorxem, vice-président.
PREUDHOMME DE Bore, secrétaire et bibliothécaire.
FoLocne, érésorier.
Fonou.
WEINMANN.
WeEyERs.
- Commission de vérification des comptes.
MM. A. Dx La FONTAINE.
PETEAU.
SAUVEUR. ‘
LISTE
DES BIBLIOTHÈQUES QUI, EN BELGIQUE, REÇOIVENT LES ANNALES
DE LA SOCIÉTÉ.
4. Anvers. — Bibliothèque de la ville.
2. Arlon. — »
3. Ath. — »
4. Audenarde. — »
5. Bruges. — »
6. Bruxelles. — royale.
a: » _ du Sénat.
8. » — de la Chambre des Représentants.
9, » — du Ministere de l'Intérieur.
10. » ee du Musée royal d'histoire naturelle.
41. » _— de l'Université libre.
42. Charleroi. — de la ville.
S
< cb SUD RUN EP ON 0 net RU 7 SC re
143. Courtrai. — »
14. Gand. — de l'Université.
15. Liége. — L »
16. Lierre. — de l'École normale de l'État
47. Louvain. — de la ville.
18. » —— de l'Université catholique.
49. Malines. — de la ville.
20. Mons. — »
21. Namur. — »
22. Nivelles. — de l'École normale de l'État.
23. Ostende. — de la ville.
24. Tournay. — »
25. Verviers. — »
26. Ypres. — »
LISTE
DES ACADÉMIES, SOCIÉTÉS SAVANTES, REVUES PÉRIODIQUES, ETC.
AVEC LESQUELLES LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE ÉCHANGE SES PUBLIC ATIONS.
(26 DÉCEMBRE 1874.)
Belgique.
1. Bruxelles. — Académie royale des Sciences, des Lettres et des
Beaux-arts.
2. » — Société royale de Botanique de or
3. > — » Malacologique.
4. , — » Royale Linnéenne.
5. » — » Centrale d'Agriculture.
6. , - - Fédération des Sociétés d'Horticulture de Belgique.
7. Gembloux. — Institut agricole de l'État.
8. Liége. — Société royale des Sciences.
9. Mons. — » des Sciences, des Lettres et des Arts du Hainaut.
Allemagne.
10. Augsbourg. — Naturhistorischer Verein.
11. Berlin. — Kôünigliche Preussische Akademie der Wissenschaften.
12. » — Entomologischer Verein.
13. » — Bericht über die wissenschaftlichen Leistungen im Ge-
biete der Entomologie. (partie entomologique de
Wiegmann’s Archiv für Naturgeschichte, directeur
M. le professeur Troschel.)
14. Bonn. — Naturhistorischer Verein der Preussischen Rheinlande
und Westphalens.
15. Brème. — Naturwissenschaftlicher Verein.
16. Breslau. — Verein für Schlesische Insektenkunde.
17. Carlsruhe. — Naturwissenschaftlicher Verein.
18. Colmar. — Société d'Histoire naturelle.
19. Danzig. — Naturforschende Gesellschaft.
20. Dresde. — Nunquam otiosus. — Zoologische Mittheilungen, par
L.-W. Schaufuss.
21. Francfort sur le Mein. —- Senckenbergische Naturforschende
Gesellschaft.
. Greifswald. — Naturwissenschaftlicher Verein von Neu-Vorpom-
mern und Rügen.
CxC
23. Halle. — Naturwissenschaftlicher Verein für Sachsen und Thü-
ringen.
24. Kônigsberg. — Kôünigliche physikalische-ækonomische Gesellschaft.
25. Leipzig. — » Sàächsische Gesellschaft der Wissen-
schaften.
26. Munich. — Kônigliche Bayerische Akademie der Wissenschaften.
21. » - Coleopterologische Hefte; direct. le baron von Harold-
28. Ratisbonne. — Zoologisch-Mineralogischer Verein.
29. Stettin. — Entomologischer Verein.
30. Stuttgart. — Verein für Vaterländische Naturkunde in Würtem-
berg.
. 81. Wiesbaden. — Verein für Naturkunde im Herzogthum Nassau.
Angleterre.
32. Londres. — Entomological Society.
33. » — Zoological Society.
34. » — Linnean Society.
35. » — Newman’s Entomologist. An illustrated journal of Bri-
tish Entomology ; rédacteur : M. E. Newman.
36. » . — The Zoologist. A monthly journal of Natural History ;
rédacteur : M. E. Newman.
37. » — The Entomologists Monthly Magazine; rédacteurs :
MM. Mac Lachlan, Stainton, etc.
38. » — Hardwicke's Science Gossip; rédacteur : M. J. E.
Taylor.
Autriche.
39. Brünn. — Naturforschender Verein.
40. Graz. — Naturwissenschaftlicher Verein für Steiermark.
41. Prague. — Kônigliche Bôhmische Gesellschaft der Wissenschaften.
46.
47.
48.
. Presbourg. —! Verein für Natur- und Heïlkunde.
. Vienne. — Kaiserliche Akademie der Wissenschaften.
» — Kaiserliche-Konigliche Zoologische Botanische Gesell-
schaft.
» — Verein zur Verbreitung Wissenschaftlicher Kenntnisse.
Danemark.
Copenhague. — Kongelige Danske Videnskabernes Selskab. (Aca-
mie royale danoise des Sciences et des Lettres).
Espagne.
Madrid. — Real Academia de Ciencias. ”
» — Sociedad Española de Historia natural.
di
ExCI
France.
49. Amiens. — Société Linnéenne du Nord de la France.
50. Angers. — » Académique de Maine et Loire.
DE — » d'Etudes scientifiques.
52. Bordeaux. — » des Sciences Physiques et naturelles.
93. » — » Linnéenne.
54. Caen. — » , de Normandie.
55, » — Annuaire Entomologique; rédacteur: M. A. Fauvel.
56. Cherbourg. — Société des Sciences naturelles.
57, Dijon. — Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres.
58. Lille. — Société des Sciences, de l'Agriculture et des Arts.
99. » — Bulletin scientifique, historique et littéraire du Départe-
ment du Nord et des pays voisins; direct. : MM. Gos-
selet et Dehaisnes.
60. Lyon. — Société Linnéenne.
61. » — » d'Agriculture, Sciences et Arts utiles.
62. Paris. — Académie des Sciences de l'Institut de France.
63. » — Société Entomologique de France.
64 » — L’Abeille, Journal d'entomologie ; direct. : M. S.-A. de
Marseul.
65. » — Petites Nouvelles entomologiques; direct. : M. E,. Dey-
rolle. S
66. » — La Feuille des Jeunes Naturalistes; direct. : M. J. de
Gaulle.
67. Rouen. — Société des Amis des Sciences naturelles.
68. Toulouse. — » d'Histoire naturelle.
Italie.
69. Bologne. — Accademia delle Scienze.
. Florence. — Societa Entomologica Italiana.
71. Gênes. — Museo civico di Storia naturali ; direct: M. le marquis
Doria.
72. Milan. — Reale Istituto Lombardo di Scienze e Lettere.
73. _» — Societa Italiana di Scienze naturali.
74. Modène. — » dei Naturalisti.
75. Palerme. — Reale Accademia Palermitana delle Scienze e Lettere.
76. Rome. — » » dei Lincei.
77. Venise. — » Istituto Veneto di Scienze, Lettere ed Arti.
à Luxembourg.
78. Luxembourg. — Institut Royal Grand-Ducal.
Pays-Bas.
79. Amsterdam. — Koninklijke Akademie van Wetenschapen.
80. Haarlem. — Société Hollandaise des Sciences.
. La Haye. — Nederlandsche Entomologische Vereeniging.
CXCII
Russie.
82. Dorpat. — Naturforscher-Gesellschaft.
83. Helsingfors. — Société des Sciences de Finlande.
84. Moscou. — » Impériale des Naturalistes.
85. Odessa .— » des Naturalistes de la Nouvelle Russie.
86. Riga. — Naturforscher- Verein.
87. Saint-Pétersbourg. — Académie Impériale des Sciences.
88. purs. — Société Entomologique de Russie.
Suède et Norwége. +
89. Christiania. — Université.
90. Stockholm. — Académie royale Suédoise des Sciences.
91. Upsal. — Société royale des Sciences.
Suisse.
92. Genève. — Société de Physique et d'Histoire naturelle.
93. Lausanne. — » Vaudoise des Sciences naturelles.
94. Neuchatel. — Société des Sciences naturelles.
95. Schaffhouse. — Schweizerische Entomologische Gesellschaft.
États-Unis.
96. Albany. — New-York State Agricultural Society.
97. Boston. — American Academy of Arts and Sciences.
98. » — Society of Natural History.
99. Buffalo (New-York). — » of Natural Sciences.
100. New-Haven (Connecticut). — Academy of Arts and Sciences.
101. New-York. — Lyceum of Natural History.
102. Philadelphie. — Academy of Natural Sciences.
103. >. — Zoological Society.
104. » — American Entomological Society.
105. Portland (Muine). — Society of Natural History.
106. Saint-Louis (Missouri). — Academy of Sciences.
107. Salem (Massachusetts). — Essex Institute.
108. » — Peabody Academy of Sciences.
109. San Francisco. — Californian Academy of Sciences.
110. Washington. — Smithsonian Institution.
vil: » — Department of Agriculture.
112. » — United States Geological Survey of the Territories.
113. 0 — War Department. Office of the Chief Signal Officer.
Asie.
114. Batavia. — Natuurkundige Vereeniging in Nederlandsch Indië.
Amérique méridionale.
115. Buenos-Ayres, — Museo publico; direct. : M. le D' H. Burmeister.
116. Cordova (Tucuman), — Academia Nacional de Ciencias exactas.
Australie. ‘
117. Hobart-Town. — Royal Society of Tasmania.
CATALOGUE
DE LA #
i pa
| BIBLIOTHÈQUE DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE
à DE BELGIQUE.
9
|
| see
|
Î DIVISION 11.
COLÉOPTÈRES.
| FASCICULE IV. Va
de l’Invent.
| général,
. Abeille de Perrin (E.). — Description de deux espèces nou-
| velles de Coléoptères du Bassin circum-méditerranéen,
| et quelques observations sur divers Malachiaires, sui-
vies de la description d’Anophthalmus nouveaux. (Ann.
| Soc. Ent. France, 1869.) 48
— . Quelques observations sur l’habitat en France de divers
Coléoptères. (Ib. ib.) »
— Sures mœurs du Coræbus bifasciatus. (Ib. 1b.) »
— Nouveaux Coléoptères français. (Ib. 1870.) »
| Sur la larve du Coræbus bifasciatus. (Ib. ib.) »
| — Megatoma rufovittata, esp. nouv. (Ib. ib.) »
— Observations sur les descriptions de plusieurs Coléo-
La — ptères, par M. Bellier de la Chavignerie. (Ib. ib.) »
= Ancey. — Sur le Dactylosternum abdominale. (Ib. 1869.) »
Augé (Cx.). — Sur des Coléoptères aveugles recueillis en Corse ct
| en Sardaigne par M. Raymond. (Ib. ib.) »
| BaLy (J.-S.). — Descriptions of new genera, and of some re-
| cently discovered species of Australian Phytophaga.
| (Trans. Ent. Soc. London, 1871.) 91
| 1 ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVIL. I
Ë
2
BarGaGLt (P.). — Escursioni entomologiche sulla Montagna di
Cetona. (Bull. Soc. Ent. Ital., II.) L
— Materiali per la fauna entomologica dell Isola di Sar-
degna. Coleotteri. (Ib. IT, IIF, et suiv.). .
— Descrizione di nuove specie di Coleotteri dell Italia
centrale. (Ib. III.)
BarTEs (H.-W.). — Descriptions of a new genus, and of two new
species of Longicorn Coleoptera. (Trans. Ent. Soc.
Lond., 1871.)
—- Descriptions of three new species of Cicindelidæ.
(Ib. ib.)
— On Caryoborus cardo. (Ib. Proc., 1863.)
— On the species of Agra of the Amazons Region.
(Ib. Proc., 1865.)
Baunt (FL.). — Sulle specie italiane di Scotodipnus. (Bull, Soc,
Ent. Ital., IIL.)
BeneL (L.). — Sur quelques Coléoptères recueillis aux environs
d'Arcachon, en septembre et octobre 1868. (Ann. Soc.
Ent. France, 1869.)
— Sur une nouvelle espèce française au genre Notoxus.
(Eb. ib.).
Belllier de la Chavignerie. — Descriptions de Coléoptères
nouveaux propres aux Basses-Alpes. (Ib. 1870.)
— Note sur le Rhizotrogus Bellieri Reiche. (Ib. 1b.)
Bertolini (St. de). — Agabus Venturii Bert., nuova specie
di Coleottero del Trentino. (Bull. Soc. Ent. Ital., IL.)
—— Una Inondazione dell Adige. Notizie entomologiche.
(Ib. IIL.)
— Neue Käferarten des Trentinogebietes. (Cistela Costessii
mihi, Omophlus longicornis mihi; Polydrosus gentilis
mihi.) (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1868.)
— Camptorhinus statua, Cryptocephalus Loreyi, Chryso-
mela fimbrialis. Notizen über ihr Vorkommen. Aus
einemitalienischen Briefe übersetzt von E.-A. Dohrn.
(Stett. Ent. Zeit., 1860.)
BLACKMORE. — On a curious monstrosity of Pimelia scabrosa.
(Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1870.)
BLanp (J.-H.-B.). — Descriptions of several new species of North
American Coleoptera. (Proc. Ent. Soc. Philad. IV.)
— Compiled descriptions of North American Staphyli-
nidæ. (Ib. ib.)
Bonn. — On Drilus flavescens. (Trans. Ent. Soc. London, Proc.,
1868.)
Bose. — Rhinosimus ruficeps, n. sp. (Stelt, Ent. Zeit., 1858.)
39
BrauEr (F.). — Ueber die Larve von Cardiophorus equiseti Herbst.
(Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1857.)
BRENDEL (E.). — On some new species of Pselaphidæ. (Proc. Ent.
Soc. Philad., V.)
— New Species and corrections in the Family Pselaphidæ.
(Ib. ib.)
— Synopsis of the genera and species of the family Psela-
phidæ. (Ib. VI.)
— Descriptions of some New Species of Pselaphidæ.
(Ib. 1b.)
BrisouT DE BARNEVILLE (CH.). — Description d’une nouvelle espèce
française de Cneorhinus. (Ann. Soc. Ent. France,
1869.)
BrisouT DE BARNEVILLE (H.). — Monographie des espèces euro-.
péennes et algériennes du genre Baridius. (Ib. 4870.)
CAIGNART DE SAULCY (FÉL.). — Diagnosi di alcune specie nuove di
Coleotteri ipogei e descrizione di una nuova specie di
Reicheiïa. (Bull. Soc. Ent. Ital. IL.)
les a de Buenos- “Ayres. (Ann. Soc. Ent. Belg.
= XIV.)
Chaudoir (baron M. de). — Essai monographique sur le
groupe des Pogonides. (Ib. ib.)
— Essai monographique sur les Orthogoniens. (Ib. ib.)
— Briefliche Mittheilung (Cicindela campestris, var. pon-
tica; genus Trachypachys; genus Brachycælus; Car.
Adonis.) (Stett. Ent. Zeit, 1858.)
— Beitrag zur Kenntniss der europäischen Feroniden.
(Ib. 1859.)
_ Notes on the specific value of Eurygnathus parallelus
Chaud. (Trans. Ent. Soc. Lond., Proc. 14871.)
cr Descriptions de Calosoma nouveaux, des collections de
MM. de Chaudoir et Sallé. (Ann. Soc, Ent. France,
1869.)
Chevrolat (A.). — Coléoptères de l'ile de Cuba. Notes, synony-
mies et descriptions d'espèces nouvelles. Huitième Mé-
moire : Familles des Dascyllides et Malacodermes.
(Ib. 1870.)
— Description de deux Dorcadion nouveaux et observa-
tions sur quelques autres espèces da, mème genre.
(Ib. ib.)
— Description de six Coléoptères LE éclos à Paris.
(Ann. Soc. Ent. Belg. XIV.)
O1
4
48
39
— Monographie du genre Rhinochenus. (Ib. ib.)
— Description d'un Peribleptus nouveau. (Ib. ib.)
CLARK (HAML.).— On four new species of Hydroporus. (Trans. Ent.
Soc. London, Proc., 1862.)
— On the water-beetles captured by M. F.-G. Water-
house in Australia. (Ib. Proc. 1863.)
— On a very abnormal form of Eumolpidæ, from West
Australia. ([b. Proc. 1865.)
CLAuDON. — Sur les habitudes naturelles du Carabus nodulosus.
(Ann. Soc. Ent. France, 1869.)
— Sur la Cetonia morio, (Ib. ib.)
— Sur les mœurs et l'habitat de divers Buprestides.
(Ib. 1870.)
CorneLius. — Ernährung und Entwickelung von Chrysomela du-
plicata Germ. (Stett. Ent. Zeit. 1858.)
— Entomologische Notizen (Apion sorbi Herbst; Adimonia
capreæ L.; Fang von Insecten an Hauswänden;
Agyrtes subniger Dej.; Purpuricenus budensis;
Fadenwürmer; Chrysomela varians Fab.; Psylliodes
chrysocephala L.) (Ib. ib.)
_ Zur Ernährungs- und Entwickelungsgeschichte. der
Blattkäfer. Lema rugicollis Kug. (Ib. 1859.)
Corry (ERN.). — Relation de quelques chasses de Coléoptères
rares d'Algérie. (Mém. Soc. Linn. Nord. France,
1866.)
Crotch(G. R.).— On Dermestes Frischii Kugel. (Trans. Ent.
Soc. London, Proc. 1862.)
— Note on the Dasytes. (Ib. Proc. 1870.)
— On some species of Trachyphlœus. (Ib. ib.)
Dawson (J. F.). — Notes of British Geodephaga. (Entom. Annual,
1858.)
Dei (Ar.). — Presunto ibridismo delle Coccinelle. (Bull. Soc. Ent.
Ital. III.)
Desbrochers des Loges (J.). — Description de Polydrosus
et autres Curculionides nouveaux et d'un genre nou-
veau de la même famille. (Ann. Soc. Ent. France,
1869.) +
DesmaresT (Euc.). — Sur les observations de M. Preudhomme de
Borre sur les femelles à élytres lisses du Dytiscus mar-
ginalis. (Ib. 14870.)
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+ An
LR a!
phosengeschichte aus dem Jahre 1862. Die Rüssel-
käfer. (Ib. 1863.)
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= Anobium pini Sturm. (Ib. ib.)
— Orchestes scutellaris Grm. und Orchestes fagi L.
(Ib. ib.)
— Tachys pumila Ill. (Eb. ib.)
— Argopus hemisphæricus Duft. (Ib. ib.)
De Tychius polylineatus Grm. und Apion varipes Grm.
(Ib. ib.)
= Dibolia rugulosa Rdtb. (Ib. ib.)
— Ueber verschiedene Käfer. (Ib. 1866.)
— Ueber die diessjährigen Verwüstungen des Rapsglanz-
käfers in Bôhmen und Mähren. (Ib. 1867.)
— Boletophagus agaricola Fbr., Diaperis boleti L. und
Mycotophagus quadripustulatus L, (Ib. ib.)
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— Coccinella bissexguttata IL. (Ib. 1868.)
— Coniatus lætus Mill. (Ib. ib.)
— Monstrosität bei Hydrous piceus L. (Ib. ib.)
— Ueber Orchestes pratensis Grm. (Ib. ib.)
_ Ueber Stereonychus fraxini Deg. (Ib. ib.)
— Ueber Bledius tricornis Grv. (Ib. 1870.)
—— Ueber Vertilgung des Rapskäfers. (Ib. ib.) |
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989
#:
L
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On Usechus Lacerta Motsch. (Ib. ib.)
On Rhagodera tuberculata Mann. (Ib.ib.)
Some observations on Phodaga alticeps Lec. (Ib. ib.)
Description of a new Pseudomorpha from California,
with notes on the Pseudomorphidæ. (Trans. Amer.
Ent. Soc. I.)
On Amphizoa insolens Leconte. (Ib. ib.)
Notes on the Zopheri of the United States. (Ib. ib. j
Descriptions of new Genera and Species of Western
Scarabæidæ, with notes on others already known.
(Ib. ib.)
Geotrupes of Boreal America. (Ib. ib.).
À few remarks on the species of Cicindela of the Uni-
ted States. (Ib. ib.)
A few remarks concerning several Céleoptèra régar-
ding whose identity there is some doubt. (Ib. ib.)
Catalogue of Coleoptera from South Western Virginia.
(Ib. IL.)
New species of Coleoptera from the Pacific District of
the United States. (Ib. ib.)
A few Remarksconcerning the genus Cossyphus. (Ib. ib.)
Janson (E.-W.). — New British Species noticed in 1857. (Ent.
| —… ht
peer
Annual, 1858.)
Notes on Ant's Nests Beetles. ([b. ib.)
New British Species noticed in 1858. ([b. 1859.)
New British Species noticed in 1859. (Ib. 1860.)
New British Species noticed in 1860. (Ib. 18614.)
On Philonthus punctiventris Kraatz. (Trans. Ent, Soc.
Lond. Proc., 1861.)
On Homalota subterranea, Haploglossa pulla and Haplo-
glossa nidicola. (Ib. 1b.)
On four Species of Coleoptera hitherto unrecorded as
British. (Ib. Proc. 1864.)
On Myrmedonia plicata Er. (Ib. Proc. 1865.)
On the British Species of the genus Throscus. (Ib. Proc.
1866.)
On Throseus carinifrons de Bonv. and Cryphalus piceæ
Ratzeb, (Ib. Proc. 1871.)
JEnyxs (L.). — On the noise made by the species of Anobium. (Ib.
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_ Kawall (H.). — Die Eucnemiden und Elateridenin Kurland und
Livland. Mit Bezugnahme auf einen wenig bekannten
Artikel von Eschscholtz. (Stett. Ent. Zeit. 1858.)
KELLNER. — Quedius riparius, eine neue Art. (Ib. 1843.)
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Kiney (W.-F.). — Index to the new British Coleoptera enumerated
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tocephalus (nov. gen.) songaricus). (Stett. Ent. Zeit.
1859.)
KLINGELHÔFFER. — Ueber die ersten Zustände der Lina populi und
tremulæ Fab. (Ib. 1843.)
— Apate Dufourii Latr. (Ib. 1b.)
_ Bostrichus dispar Hellwig. (Ib. 1b.)
— Dicerca berolinensis Fabr. (Ib. ib.)
_ Ceuthorhynchus macula alba Hrbst. (Ib. ib.)
— Necrophorus germanicus L. ([b. ib.)
— Carabus auratus L. ([b. ib.)
— Einiges über das Fangen der Käfer bei Nacht. (Ib. ib.)
Kôrnicke. — Ueber den Rüsselkäfer (Bruchus rufimanus Schônh),
welcher Verheerungen in den Saamen der Ackerbohnen
(Vicia Faba. L.) anrichtet. (Schr. Phys. Œk. Ges.
Kônigsb. IL.)
KoLENATI. — Der erste ostindische Conotrachelus, neue Species,
(Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1858.)
— Ein neues ôsterreichischen Curculioniden-Genus, ent-
deckt vom Grafen von Khuenburg. (Ib. ib.)
KoLLar (V.). — Beitrag zur Kenntniss über die geographische
Verbreitung und den Haushalt des Callidium russicum
Fabr. (Id. 1857.)
— Beitrag zur Naturgeschichte des Bostrichus curvidens
Rtzb. (Ib. ib.)
— Beiträge zur Naturgeschichte des car Fichten-Bast-
käfers, Hylesinus (Dendroctonus) micans Kug., aus
den Beobachtungen des H. C. Leinweber. (Ib. 1858.)
_ Zur Naturgeschichte des Ulmen-Blattkäfer, Galleruca
xanthomelæna Schrk. (Ib. ib.)
— Ueber Agrilus viridis Kies., ein die Erlen verwüstendes
Insect. (Ib. ib.)
— Ueber den Haushalt des Erbsenkäfers, Bruchus pisi L.
(Ib, ib.)
Kraatz (G.). — Eine neue Gattung (Typhlobium) aus der Fa-
milie der Staphylinen, (Ib. 1856.)
KRIECHBAUMER. — Coleopterologische Bemerkungen (Toxotus hume-
ralis und dispar ; Apoderus intermedius.) (Stett. Ent.
Zeit. 1858.)
— Zur Biologie von Rutela gloriosa Burm. (Ib. 4859.)
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_ LABOULBÈNE (A.). — Sur la larve du Steatoderus ferrugineus.
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* Le Conte (J.-L.). — New Coleoptera collected on the Survey
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Alaska, under charge of M. G. Davidson. (Ib. ib.)
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| LEINWEBER. — Verwüstungen durch Galleruca xanthomelæna.
| (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1856.)
… LENTZ. — Erster, Zweiter und Dritter Nachträge zum neuen Ver-
; zeichniss der Preussischen Käüfer. Kônigsberg, 1897.
(Schr. Phys. Œkon. Ges. Kôünigsb. I, VIT et XI.)
. LEPRIEUR. — Sur les mœurs des Hæmonia. (Ann. Soc. Ent. France,
1870.)
Lozw (Franz). — Ueber einige in Südfruchten gefandene Kafer.
(Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1858.)
— Zoologische Notizen über verschiedene Coleoptera. (Ib.
1866.)
— Ueber Cicindela Fischeri Adams, und Obrium bicolor
Kraatz. (Ib. 1867.)
— Ueber Meloë-Larven. (Ib. ib.)
Loew (H.). — Beschreibung zweier neuen Cicindelen und Bemer-
à kungen über eine angebliche Varietät der Cicindela
campestris. (Stett. Ent. Zeit. 1843.)
Lucas (H.). — Note sur les métamorphoses de l'Otiorhynchus sul-
catus Fabr. (Ann. Soc. Ent. France, 1869.)
—- Note sur deux espèces nouvelles de Pachydema, Coléo-
ptères lamellicornes de la tribu des Mélolonthides.
(Ib. ib.)
Note sur la femelle du Polyphylla mauritanica, Coléo-
ptère lamellicorne de la tribu des Mélolonthides. (Ib.1b.)
— Note sur la Chrysochroa Mniszechii. (Ib. 1b.)
SE Sur une espèce nouvelle du genre Carabus, provenant
de la Chine. (Ib. ib.)
— Sur un nouveau genre de Géotrupides de la Chine.
(Ib. ib.)
— Sur la femelle du Lamprorhiza Mulsanti. ([b. 1b.)
"Ye Sur les mœurs des Bradycellus pubescens et obsoletus.
(Ib. ib.)
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T, XVII.
48
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48
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10
— Note sur la nymphe du Megalosoma Actæon L. (Ib.
1870.)
-- Sur la présence de la Nebria complanata L., et de la
Chrysomela Bauksii Fab. aux environs de Roscoff, en
Bretagne. (Ib. ib.) |
— Sur les femelles larviformes du genre Malacogaster
Bassi. (Ib. ib.)
— Neophœdimus Auzouxii, genre nouveau et espèce nou-
velle de la tribu des Cétonides. (Ib. 1b.)
— Sur les métamorphoses de l'Opatrum sabulosum. (Ib.
ib.)
— Sur l'Astynomus ædilis L. (Ib. ib.)
Mac-Lachlan (R.).—On the pupa of Lucanus cervus. (Trans.
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— Beschreibung eines neuen Grotten-Käfers. (Oryotus
Schmidtii.) (Ib. 1856.)
— Beschreibung eines neuen Grotten-Käfers aus Un-
garn. (Drimeotus Kovacsii.) (Ib. 1b.)
— Neue Käfer-Arten. (Ib. 1866.)
— Timarcha Lomnickii, n. sp. (Ib. 1867.)
— Ein Beitrag zur unterirdischen Käferfauna. Adelops
croaticus, n. sp. (Ib. ib.)
— Zwei neue Otiorhynchus-Arten. (Ib. 1870.)
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— Further Remarks on M. James Thomson’s Catalogue
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— On Odontolabis Stevensii. (Ib. ib.)
— On Ochodæus obscurus Le Conte. (Ib. Proc. 1870.)
— Lissapterus Howittanus H. Deyr. (Ib. Proc. 1871.)
PAscoE (F. P.). —On a Collection of Coleoptera, made in the South
of France, (Ib. Proc. 1861.)
— Note on Xenocerus semiluctuosus. (Ib. Proc. 1862.)
— Note on Stenidea Muls. and Blabinotus Wall. ([b. ib.)
— On the presence of large lumps or tufts of hair on par-
ticular abdominal segments of the females of Obrium
cantharinum and other Longicornia. ([b. Proc. 1864.)
— Atractocerus Kreusleræ and Cyphagogus Odewahni,
nov. Sp. (Ib. ib.)
— On the geographical range of the genus Cossyphus.
(Ib. Proc. 1865.)
— On the sound emitted by an Australian Bolboceras.
(Ib. ib.)
— Notes on Calamobius and Hippopsis. (Ib. 1b.)
_ Note @n two new species of Articerus. (Ib. Proc.
1866.)
— Mecynotarsus albellus, n. sp. (Ib. ib.)
_ Ectrephes formicarum, n. gen. and spec. (Ib. ib.)
— Ona new genus and species of Tmesisterninæ : Aua-
stetha raripila. (Ib. 1b.)
— Toxotus Lacorduirii, new species from Greece. (Ib.
Proc. 1867.)
48
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C1 2 Œ, RS Nu SUP PL. Te EME sn,
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sd di n : he,
— On a new genus of Cucujidæ from New Zealand. (Ib.
Proc. 1868.)
— Brief diagnoses of some new genera and species of Co-
leoptera. (Ib. b.)
—— Eudianodes Swanzii, new genus and species of Prio-
nidæ. (Ib. ib.)
—- Oxycorynus hydnoræ, pn. sp. of Curculionidæ. (Ib.
ib.)
— On the Coleopterous genera Aprostoma, Mecedanum
and Gempylodes. (Ib. Proc. 1869.)
— On a species of Saragus remarkable by a peculiar fun-
goid growth. (Ib. ib.)
— On Nepharis alata Casteln. (Ib. Proc. 1870.)
PELIKAN (A. von). — Ueber Missbildung “eines Käfers. (Verh.
Zool. Bot. Ges. Wien, 1867.)
— Ueber Getreide - Verwüstungen im Banate durch
Anisoplia. (Ib. ib.)
— Pachybrachys haliciensis bei Wien aufgefunden. (Ib.
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Pérris (En.). — Sur la larve de l'Olibrus affinis. (Ann. Soc. Ent.
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— Surles mœurs des Mordellistena. (Ib. ib.)
— Mœurs de la larve de FAnobium paniceum. (Ib. ib.)
PrFeiL (OTT.). — Bemerkungen über Lebensweise und Vorkommen
einiger Käfer Ostpreussens. (Stett. Ent. Zeit. 1858.)
— Bemerkungen zur Gattung Hylecœtus Latr. (Ib.
1859.)
— Excursionen in das Nassfeld und auf das Gamsgas-
kogel in der Umgebung von Wildbadgastein. Beitrag
zur Käferfauna der norischen Alpen. (Ib. ib.)
— Notizen über Pelecotoma fennica. (Ib. 1860.)
Paipri (F. H. E.). — Catalog der chlenischen Arten des Genus
Telephorus Schäffer. (Ib. 1861.)
Pzepi (R. A.) et Pair (F. H. E.). — Coleoptera nonnulla
nova Chilensia præsertim Valdiviana. (Ib. 1860.)
Picciou (F.). — Rivista dei Coleotteri spettanti alla Fauna sotter-
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due nuove specie anottalme. (Bull. Soc. Ent. Ital. IL.)
—— Descrizione di due nuove specie di Coleotteri italiani.
(Ib. ib.)
Picciout (F.) et BarGAGL1 (P.). — Catalogo sinonimico e topogra-
fico dei Coleotteri della Toscana. (Ib. I, II et suiv.)
Piochard de la Brûlerie (Ch.). — Lettre sur les Coléo-
ptères de la Palestine, (Ann, Soc. Ent. France, 1869.)
48
90 :
39
48
DE
Ésesre
Men — _—— a Ds
— Lettre sur les Coléoptères du Liban. (Ib. ib.)
— Détails entomologiques sur un nouveau voyage en Sy-
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— Pill-rolling Beetles, translated from the French. (Mur-
ray Journ. Trav. a. Nat. Hist. I.)
Pirazzou1 (0.). — I Carabi italiani. (Bull. Soc. Ent. Ital. III.)
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Preudhomme de Borre (A.). — Description d'une nouvelle
espèce du genre Hyphydrus, H. lugubris. (Ann. Soc.
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— Description d’une nouvelle espèce du genre Hydropo-
rus, H. Crotchi. (Ib. ib.)
Putzeys (J.). — Amara indivisa, nov. sp. (Ib. ib.)
— Comparaison des listes de Carabiques de Néerlande et
de Belgique. (Ib. ib.)
— Chasses entomologiques de MM. Putzeys et Roelofs en
Hollande. (Ib. 1b.)
Fr eue (E.). — Descrizione di due nuove specie di Coleotteri
trovate in Sicilia. (Bull. Soc. Ent. Ital. IT.)
— Altre due nuove specie di Coleotteri trovate in Sicilia
(Claviger nebrodensis, Omalium marinum). (Ib. INT.)
— Descrizione di una nuova specie d’Attalus della Sicilia.
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Lond., Proc. 1862.)
ReicxE (L.). — Étude des espèces de Mylabrides de la collection
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nurus Mulsant, et description d’une us nouvelle.
— Paris, 1865, 4 br. in-8°.
— Quelques remarques sur la Monographie du genre An-
thaxia, publiée par M. de Marseul, dans l’Abeille,
1865. — Paris, 1866, 1 br. in-&.
— Examen de quelques espèces de Cétonides d'Europe et
pays limitrophes, et description de quatre espèces nou-
velles. — Paris, 1870, 1 br. in-8°,
— Quelques mots sur le Catalogue général des Coléoptè-
res de MM. Gemminger et HU — Paris, 1870,
in-8°.
-— Notes sur quelques espèces du genre Athous, des Co-
léoptères Elatérides. — Paris, 1869, 1 br. in-8°.
— Même ouvrage. (Ann. Soc. Ent. France, 1869.)
995
996
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RouGcEr (A.). — Sur l'Orchestes loniceræ et J’Agapanthia angusti-
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—— New British Species, Corrections of Nomenclature,
etc., noticed since the pubhication of the Entomologist's
Annual, 1863. (Ib. 1864.)
— New British Species, Corrections of Nomenclature,
ete., noticed since the publication of the Entomologist’s
Annual, 1864. (Ib. 1865.)
— New British Species, Corrections of Nomenclature,
etc , noticed since the publication of the Entomologist’s
Annual, 1865. (Ib. 1866.)
— New British Species, Corrections of Nomenclature,
etc., noticed since the publication of the Entomologist's
net 1866. (Ib. 1867.)
— New British Species, Corrections of Nonéastatdie)
etc., noticed since the publication of the Entomologist's
Annual, 1867. (Ib. 1868.)
— New British Species, Corrections of Nomenclature,
etc., noticed since the publication of the Entomologist's
Annual, 1868. (Ib. 1869.)
— New British Species, Corrections of Nomenclature,
etc., noticed since the publication of the Entomologist's
Annual, 1869. (Ib. 1870.)
— New British Species, Corrections of Nomenclature,
etc., noticed since the publication of the Entomologist’s
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624
90
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Wien, 1862.)
— Neue Grottenkäfer. (Ib. 1863.)
— Monographie der Gattung Machærites Mill. (Ib. ib.)
— Beschreibung einiger neuentdeckter Käfer. (Ib. 1864.)
ScHauM (H.). — Observations on ihe Nomenclature of British Ca-
rabidæ, as established in the Catalogue of British Co-
leoptera by G. R. Waterhouse. (Ent. Annual, 1860.)
— Scaritarchus Midas, à new genus and species of the
Coleopterousgroup Scaritidæ. (Trans. Ent. Soc. Lond.,
Proc. 1862.)
— Brief über Carabus violaceus, C. purpurascens und C.
exasperatus. (Steit. Ent. Zeit. 1858.)
— Ueber einige Bembidien. (Ib. ib.)
SCHINDLER (K.). — Ueber die Forstschädlichkeit des Hylesinus vit-
tatus Fab. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1860.)
ScmiôpTE (J.-C.). — Corotoca og Spirachtha : Staphyliner, som
füde levende Unger, og ere Huusdyr hos en Termit. —
Copenhague, 1854, 1 vol, in-#°.
15
083
16
ScHMipT (FERD.-J.). — Adelops Milleri, n. sp. (Verh. Zool. Bot.
Ges. Wien, 1855.)
— Drei neue Hôhlenkäfer aus Krain. (Ib. 1860.)
SCHMIDT (....). — Ueber « Genera et Species Curculionidum, cum
syponymia hujus Familiæ ; a C. A. Schônherr. T. VII,
P.Iet IL » (Stett. Ent. Zeit. 1843.)
Scamirr. — Entwicklungsgeschichte von Gracilia pygmæa Fab.
(Ib. ib.)
— Hylesinus hederæ mihi, (Ib. ib.)
— Entwicklungsgeschichte von Anisarthron barbipes
Dahl. (Ib. ib.)
SCRIBA (W.). — Einige neue deutsche Staphylinen. (Ib. 1859.)
— Ueber das Vorkommen und die Lebensweise von eini-
gen Staphylinen. (Ib, ib.)
Sharp (D.). — Catalogue of British Coleoptera. — Londres,
1871, À br. in-80.
— , On three species of Coleoptera new to the British List
(Autalia puncticollis n. sp.; Tachinus proximus Kraatz;
Lesteva monticola Kiesw.) (Trans. Ent. Soc. London,
Proc. 1864.)
VON SIEBOLD (TH.). — Zusatz zu dem Rosenhauer’schen Aufsatze
über Xenos Rossii. (Stett. Ent. Zeit. 1843.)
SMITH (FR.). — On Aspidomorpha Sanctæ Crucis. (Trans. Ent.
Soc. Lond. Proc. 1861.)
— On Claviger testaceus. (Ib. Proc. 1863.)
— On Ripiphori. (Ib. Proc. 1864.)
— On the tapping noise made by Anobium and other Co-
leoptera. (Ib. Proc. 1865.)
— On a species of Xenos detected in Australia. (Ib.
Proc. 1867.)
— On Physonota gigantea. (Ib. Proc. 1869.)
— On a smooth corneous luminous larvæ from Uruguay,
supposed to be a Pyrophorus. (Ib. ib.)
— On Meloe rugosus. (Ib. ib. et 1870.)
Solsky (S.). — Prémices d'une faune entomologique de la vallée
de Zaravschan, dans l'Asie centrale. (Hor. Soc. Ent.
Ross. VIIL.)
— Remarques synonymiques. (Ib. ib.)
STONE (S.). — On the parasitism of Rhipiphorus in the wasps-nests.
(Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1869.)
SUFFRIAN. — Berichtigungen und Nachträge zu seinem Aufsatz
über die Gyrinen. (Stett. Ent. Zeit. 1843.)
Entomologische Bemerkungen. (Ib. ib.).
41
»
90
Mundi
LE
— Synonymische Miscellancen XV. Atopa cinerea et cer-
* vina (Ib. 1858.)
— Idem XVI. Chrysomela 5-punctata L. —Chr. 10-
pustulata Fabr. von St-Domingo. — XVII. Lema ab-
dominalis OI. et L. ventralis m. — XVIII. Lema cœ-
lestina Klug — L. pubescens Lac. (Ib. 1859.)
— Idem XIX. Cantharis humeralis Redt. — C. discoidea
Ahr. (Ib. 1860.)
— Idem XX. Coccinella tigrina L. und. C. 20-guttata L.
(Ib. ib.)
— Idem XXI. Cryptocephalus Stragula Rossi und C. pal-
liatus mihi. (Ib. 1861.)
TappER (M. F.). — Beetles. (Entom. Annual, 1867.)
TarGIONI-Tozzerri (A.). — Sulla composizione delle zampe del Gy-
rinus natator. (Bull. Soc. Entom. Ital, [.)
— Sull organo che fa lume nelle Lucciole volanti d'Italia
(Luciola italica), nuove osservazioni. (Ib. II.)
TayLoR (C. P.). — On the Ravages of the Borer (Xylotrechus qua-
dripes Chevrol.) in the year 1867. (Trans. Ent. Soc.
Lond., Proc. 1868.)
THeoBALD (W. suN.). — Letter on the synchronous emission of light
by fireflies. (Ib. Proc. 1866.)
TRIMEN (RoL.). — Letter from Cape Town, on the habits of some
species of Paussidæ. (Ib. Proc. 1870.)
TscHaPECk (H.). — Elodes Carolinæ, n. sp. (Stett. Ent Zeit.
1859.)
WaAILES (G.).— Notes on Bembidium nigricorne Gyll. (Trans. Ent.
Soc. London, Proc. 1862.)
Walker (Fr.). — Listof Coleoptera collected by J. K. Lord,
Esq. in Egypt, Arabia and near the African shore of
the Red Sea, with characters of the undescribed spe-
cies. — Londres, 1871, 1 broch. in-8&.
novice (J.). — Description des espèces du genre Pteni-
dium qui ont été trouvées en Lithuanie. (Ann. Soc.
Ent. France, 1869.)
— Description d’une nouvelle espèce de Ptilium. (Ib. ib.)
— Note sur les modifications que présente l’avant-der-
nier segment ventral des mâles des Trichopteryx. (Ib.
ib.)
— Sur une nouvelle espèce de Pocadius. (Ib. ib.)
. Sur une nouvelle espèce d’Agathidium. (Ib. 1b.)
— Descriptions de nouvelles espèces de Coléoptères. (Ib.
ib.)
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XVII.
17
954
18
WATERHOUSE (CH. O.). — On some black species of Cantharis with
red heads and filiform antennæ. (Trans. Ent. Soc.
Lond. 1871.) 1 .
WATERHOUSE (G. R.). —- On three species of Scymnus. (Ib. Proc.
1861.) à »
— On three species of Bryaxis. (Ib. ib.) D
— Note on the British Species of Clambus. (Ib. ib.) »
— On Ceuthorhynchus sulcicollis Co and C. inornatus
n. Sp. (Ib. ib.) »
— Correction of three errorsin his Catalogue of British
Coleoptera. (Ib. ib.) »
— Descriptions of three new species of Curculionidæ from |
Australia. (Ib. 1b.) » 8 1
— Descriptions of the British species of the Genus Ty-
chius (Ib. Proc. 1862.) »
— On seven British species of Homalota. (Ib. ib.) »
_ On Oxytelus piceus Er., Quedius umbrinus Er., Ha-
plocnemus nigricornis Fab. and Lathridius rugosus
Herbst. (Ib. ïb.) »
— On some British species of Homalota. (Ib. Proc.
1863.) »
_ On certain British species of the genus Mycetoporus.
(Ib. ib.) »
— On the « Boletobius castaneus » of Messrs Hardy and
Bold’s Catal. of the Ins. of Northumberland and Dur-
ham. (Ib. ib.) »
— On a new British species of Aleochara. (Ib. 1b.) »
— On Oxypoda lentula Er., O. misella Kraatz, Trechus
obtusus Er., and Bembidium (Philochthus) Manner-
heimii Sahlb. (Ib. ib.) Ù
— Homalota platycephala, n. sp. (Ib. ib.) »
— Note on Scymnus quadrilunulatus Muls. (Ib. ib.) Ù
— On Psammodius porcicollis and Onthophilus exaratus.
(Ib. Proc. 1864.) »
von WEIDENBACH. — Entomologische Excursionen im Monat Juni
18492 in der Umgegend des Bades Kissingen. (Stett.
Ent. Zeit. 1843.) 90
WEIR (J. J.). — On damages caused to the corks of wine in a cellar
by the larva of Tenebrio. (Trans. Ent. Soc. Lond.,
Proc. 1866.) 51
— On the habits of the weevils (Calandra). ([b. Proc.
1870.) »
Wesrwoop (J. O.). — Descriptions of some new exotic species of
Lucanidæ. (Ib. 4871 ) »
— Ona Strepsipterous insect of Ceylon. (Ib. Proc. 1861.)
— On the ravages committed in Essex on the willow trees
by Cryptorhynchus Lapathi. (Ib. Proc. 1863.)
— On a species ofthe family Nitidulidæ, which is para-
sitic in the nest of Trigona carbonaria, the honey-bee
of New South Wales. (Ib. ib.)
— On two new Coleoptera (Cephaloncus Capito, Aglycy-
deres setifer). (Ib. ib.)
— Descriptions of three new species of the family Paus-
sidæ. (Ib. Proc. 1864.)
_ Moluris (Phanerotoma) Rowleiana, n. sp. (Ib. ib.)
— Descriptions of two anomalous Carabideous beetles
(Delinius Essingtonii n. sp., et Spanus Natalicus, n.
sp.) (Ib. ib.)
— Descriptions of new species of Coleoptera (Apatetica
nitiduloides; Syntelia indica ; Syntelia mexicana.) (Ib.
1b.)
— On ravages committed by Ptilinus pectinicornis, Ano-
bium striatum, ana A. tessellatum. (Ib. ib.)
— On three new exotic Longicorn Beetles (Cantharocne-
mis Livingstonii, Cantharoplatys Felderi, Cantharo-
ctenus Burchelli.) (Ib. Proc. 1866.)
— On Ectrephes formicarum Pascoe. (Ib. ib.)
— Observations made at Cannes on the habits of Ateuchus
sacer. (Ib: Proc. 1868. )
Wire (AD.). — On the injury caused to ginger root by Lasiodema
testaceum, and to macaroni by Sitophilus Oryzæ. (Ib.
Proc. 1861.)
— On a new genus of the family Buprestidæ. ([b. 1b.)
Wizson (C. A.). — Notes on the South-Australian Calosoma Cur-
tisit, (Ib. Proc. 1863.)
— Notes on Cerapterus Macleayi and Calosoma Curtisii.
(Ib. Proc. 1867.)
WimMEr (A.). — Ueber Cassida oblonga Ill. (Verh. Zool. Bot. Ges.
Wien, 4870.)
ZiMMERMANN (C.). — Synopsis of the Scolytidæ of America North of
Mexico. With Notes and an Appendix by J.-L. Le
Conte. (Trans. Amer. Ent. Soc. Il.)
ANONYME. — Observations on Lacordaire’s Genera des Coléoptères.
Tome VI. (Entom. Annual, 1865.)
— On the Fireflies in Malayan India. (Trans. Ent. Soc.
London, Proc. 1865.)
— Ist es an der Zeit, eine deutsche Käferfauna heraus-
zugeben ? (Stett. Ent. Zeit. 1843.)
19
d1
90
20
DIVISION II
LÉPIDOPTÈRES.
FASCICULE III.
de
ALTUM. — Zusätze und Berichtigungen zu den Angaben der
Herren Speyer in ihrer Schrift : « Verbreitung, etc. »
betreffs der Umgebung von Münster. (Stett. Ent. Zeit.
1859.)
— Auffallende Erscheinungen an Schmetterlingen im
Sommer 1858. (Ib. ib.)
— Hermaphroditen von Sphinx convolvuli. (Ib. 1860.)
— Lepidopterologisches aus dem Münsterlande, III. (Ib.
1861.)
N°:
l’Invent-
général,
50
ARMITAGE. — On Oiketicus Kirbyi. (Trans. Ent. Soc. London, :
Proc. 1865.)
BALLION (E.). — Synonymische Bemerkungen über einige Schmet-
terlinge. (Stett. Ent. Zeit. 1867 et 1868.)
BaTEs (H. W.). — Notes upon the variation of sexes in Argynnis
Diana. (Proc. Ent. Soc. Philad. IV.)
— On seven forms of Papilio belonging to the Machaon
group. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1869.)
BEAVAN (R. C.). — Remarks on the Tusseh Silkworm of Bengal.
(Antheræa Paphia L.) (Ib. Proc. 1864.)
BEur (H.). — Description of a new species of Chrysophanus.
(Proc. Ent. Soc. Philad. VI.)
— Verzeichniss der Rhopaloceren Californiens. (Stett.
Ent. Zeit. 1866.)
— Ein Brief aus St-Francisco in Californien vom 3 März
1868. (Ib. 1868.)
BENNETT (G.). — On a greasy-looking Noctua, known as the Bu-
gong moth, from Australia. (Trans. Ent. Soc. London,
Proc. 1865.)
— On a wonderful flight of moths in Sidney and the
vicinity. (Ib. Proc. 1868.)
BERKELEY. — On the larva of Coleophora hemerobiella. (Ib. ib.)
BETHUNE (Cu. J. S.). — Descriptions of three new species of Cana-
dian Nocturnal Lepidoptera. (Proc. Ent. Soc. Philad.
: AV NA)
BickNELL et CoWwan. — On an extraordinary specimen of Gonep-
teryx rhamni. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1871.)
10
51-
1 F = MNAELNES : (
Ar \
ri QU.
RAA
BircHALL (E.). — On Dianthæcia capsophila, (Ib. Proc. 1863.)
On the small size of Vanessa Urticæ and Zygæna Fili-
peudulæ in the Isle of Man. (Ib. Proc. 1868.)
Biscnorr (J. G.). — Ueber das Eierlegen der aufgespiessten
Schmetterlinge. (Stett. Ent. Zeit. 1843.)
Entgegnung auf die Bemerkungen der H. C. F.
Freyer in Augsburg (Gastropacha arbusculæ.) (Ib.
1860.)
Mittheilung des brieflichen Ausspruches von H. D'
Herrich-Schäffer in Regensburg bezüglich der Gastro-
pacha arbusculæ. (Ib. 1861.)
BLAKE (CH. A.). — Description of a new species of Cuban Lepido-
ptera (Papilio Grotei.) (Proc. Ent. Soc. Philad. IV.)
Bonn. — On Lithosia Caniola. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc,
1862.)
On a monstrosity of Acherontia Atropos. (Ib.1b.)
On hermaphrodites of Anthocharis Cardamines and of
Papilio Machaon. (Ib. Proc. 1863.)
On Ephestia ficella. (Ib. Proc. 1865.)
On an andromorphous female and a gynæcomorphous
male of Fidonia atomaria. (Ib. 1b.)
On varieties of Gonepteryx Rhamni. (Ib. ib.)
On à variety of Ennychia anguinalis. (Ib. ib.)
On Acidalia mancuniata Knaggs. (Ib. ib.)
On Bombyx Cynthia. (Ib. Proc. 1866.)
On a variety of Lasiocampa trifolii. (Ib. Proc. 1867.)
On a curious habit of Macroglossa stellatarum. (Ib.
ib.)
On a variety of Adela De Geerella. (Ib. ib.)
On Sterrha sacraria. (Ib. ib.)
On a specimen of Bombyx quercus in which the co-
lours of the male and female are combined. (Ib. Proc.
1868.)
On varieties of Setina irrorrella and Arctia villica. (Ib.
ib..)
On some varieties of Limenitis Sibylla and Polyomma-
tus Adonis. (Ib. ib.)
On Epichnopteryx betulina Zell. (Ib. Proc. 1870.)
On Psyche reticella Newm. (Ib. ib.)
On an example of Vanessa Atalanta retaining the larval
head, (Ib. Proc. 1871.)
On a crippled example of Bombyx Mori, retaining the
larval head. (Ib. ib.)
21
d0
10
o1
22
— On a hybrid between a male Bombyx Pernyi and a
female B. Yamamai. (Ib. ib.)
— On a singular variety of Chœrocampa elpenor. (Ib.
ib.)
— On a series of small pale examples of Lasiocampa tri-
folii. (Ib. ib.)
— Ontwo remarkable varieties of Clisiocampa castrensis.
(Ib. ib.)
Boweess (G. J.). — On the occurrence of Pieris Rapæ in Canada.
(Ib. Proc. 1865.)
Boyp (W. C.). — On some varieties of several British Lepidoptera.
(Ib. Proc. 1871.)
Breyer (A.).—Rapport sur la deuxième édition du Catalogue des
Lépidoptères de la Faune européenne, de MM. Stau-
dinger et Wocke. (Ann. Soc. Ent. Belg. XIV.)
Brices (T. H.). — On the forms of Zygæna Trifolii, with some re-
marks on the question of specific difference, as oppo-
sed to local or phytophagic variation, in that genus.
(Trans. Ent, Soc. London, 4871.)
BucxLey. — On the habits of some butterflies in Ecuador. (Ib.
Proc. 1870.)
BURMEISTER (H.). — Sobre una nueva especie del genero Attacus,
de Corrientes. (Anal. Mus. Publ, Buen.-Ayr. I.)
BURMEISTER (JUNIOR.). — On the pupa of Ageronia Amphinome.
(Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1868.)
BuTLER (A. G.).— On Nemeobius Lucina and Anthocharis Carda-
mines. (Ib. ib.)
— On varieties of several butterflies, captured in Swit-
zerland. (Ib, Proc. 1869.)
— On some Butterflies recently received by M' Swanzy
from West Africa. (Ib. Proc. 1870.)
— Onthe larvæ of Argynnis Adippe and A. Niobe, (Ib.
ib.)
— On a dwarf Vanessa Urticæ. (Ib. ib.)
— Descriptions of five new species, and a new genus, of
Diurnal Lepidoptera, from Shanghaï. (Ib. 1871.)
— On a new species of Brahmæa, from the West Coast of
Africa. (Ib. Proc. 14871.)
— On the variations of Cœnonympha Satyrion on the op-
posite sides of the Gemini. (Ib. ib.)
— On the experiments made by M. Meldola to testing the
effects of dyes on Lepidoptera. (Ib. ib.)
Curistorx (H.). — Bemerkungen zu einigen in Labrador vorkom-
menden Schmetterlingen. (Stett, Ent. Zeit. 1858.)
90
> ee
— Der Begattungsart von Orgyia dubia und wahrschein-
lich noch mehrerer Orgyia-Arten. (Ib. 1862.)
— Vier neue südrussische Schmetterlinge. (Ib. ib.)
— Beschreibung einiger neuer Schmetterlinge aus der
Umgegend von Sarepta. (Ib. 1867.) |
— Biologische Notizen über einige Schmetterlingen.
(Bomb. Eversmanni Evm.; Mycteroplus puniceago;
Euterpia Laudeti ; Pericyma albidentaria Fr.; Coleo-
phora argyrella H.S.) (Ib. ib.)
CLARKE (W. B.). — On a great flight of moths observed in Austra-
lia. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1868.)
CLaus. — Ueber das bisher unbekannte Männchen von Psyche
helix. (Stett. Ent. Zeit. 1866.)
CLEMENS (BR.). — North-American Micro-Lepidoptera. (Proc.
Ent. Soc. Philad, V.)
— Notes on Thyridopteryx ephemeræformis. (Ib. VI.)
CorTy (ERN.). — Observations à propos du Bombyx Cynthia. (Mém.
Soc. Linn. Nord France, 1866.)
Cox. — Notes on collecting Lepidopterous Larvæ. (Trans. Ent.
Soc. Lond. Proc. 1864.)
CRUEGER (C.). — Ueber « Australian lepidoptera and their transfor-
mations, drown from the life by Harriett and Helena
Scott, with descriptions, general and systematic, by
A. W. Scott. » (Stett. Ent. Zeit. 1867.)
Curo. (ANT.). — Di una nuova forma di Erebia prossima alla Ne-
rine Freyer, proveniente dalle Alpi dello Stelvio, e
della Gastropacha arbusculæ Freyer. (Bull. Soc. Ent.
Ital. IIL.)
DANIEL. — Ueber Gastropacha Dumeti. (Stett. Ent. Zeit. 1843.)
DE Grey (T.). — On the pupa of Hypercallia Christierninana.
(Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1868.)
Dierricx (K.). — Zur Systematic der Schmetterlinge. (Stett. Ent.
Zeit. 1862.)
Dohrn (C. A.). — De Phalæna Bombyce. (Ib. 1867.)
— Ausgeblasene Raupen nach der Methode des H.
Schreiner in Weimar. (Ib. 1868.)
DoRFMEISTER (G.). — Ueber die Zwitter bei den Schmetterlingen.
(Ib. ib.)
DoRviLLe. — On some anomalous Lepidoptera. (Trans. Ent. Soc.
Lond. Proc. 1866.)
DougLepay. — On certain varieties or malformations of Melitæa
Artemis, Pieris rapæ, Anchocelis lunosa, and Cheima-
tobia brumata. (Ib. Proc. 1871.)
1
24
Dusois (Cu. F.) et Dubois (Alph.). — Les Lépidoptères de
l'Europe, leurs chenilles et leurs chrysalides, décrits et
figurés d'après nature. (Suite. Voir Fascicule I.) Li-
vraisons 47 à 60.
DunNiNG. — On Dasypolia Templi. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc.
1865.)
—- On Fidonia piniaria. (Ib. ib.) |
Enwarps (W. H.). — Descriptions of certain species of Diurnal
Lepidoptera found within the limits of the United
States and British America. N° 4. (Proc. Ent. Soc.
Philad. IV.)
— Notes upon Papilio Asterias and Saturnia Promethea
hermaphrodites. (Ib. ib.)
— Description of a new Species of Limenitis. (Ib. V.)
— On certain North American species of Satyrus. (Ib.
VI.)
— Description of certain species of Diurnal Lepidoptera
found within the limits of the United States and DE
tish America. N° 5. (Ib. ib.)
— Description of certain species of Diurnal Lepidoptera
found in the United Statés. (Trans. Amer. Ent. Soc.
L.)
— Description of a new Hesperian (Hesperia Waco.) (Ib
IL.)
— Notes on a remarkable variety of Papilio Turnus, and
descriptions of two species of Diurnal Lepidoptera.
(Ib. ib.)
Evans (W. F.).— On two malformed specimens of Vanessa Ata-
lanta. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1865.)
FELDER (R.). — Diagnosen neuer von E. Baron von Ransonnet in
Vorder- Indien gesammelter Lepidopteren. (Verh.
Zool. Bot. Ges. Wien, 1868.)
— Diagnosen neuer von dem K. K. Oberlieutenant H. von
Hedemann in Mexico in den Jahren 1865-1867 ge-
sammelter Lepidopteren. Erste Folge. (Ib. 1869.)
FEREDAY (R. W.). — Letter on Cynthia cardui. (Trans. Ent. Soc.
Lond. Proc. 1867.)
Fischer vON RÔSLERSTAMM. — Lithosia Lurideola Zinck, is eigene
Art. (Stett. Ent. Zeit. 1843.)
von Frauenfeld (Chevalier G.). — Castnia Inca WIk. in
Europa gefangen. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien,
1868.)
— Weitere Mittheilung über den Baumwollschädling
395
10
23
50
41
Egyptens; nach einem Bericht des H. Ivanovich in
Cairo. (Ib. ib.)
— Ueber den von H. Schirl erfundenen Schmetterlings-
Selbstfänger. (Ib. ib.)
Frey (H.). — Ueber « The Natural History of the Tineina, by H. T.
Stainton. Vol. I and II. » (Stett. Ent. Zeit. 1858.)
FREYER (C. F.). — Die Falter der Rheinthal- oder Schlückenalpe
bei Reutte in Tyrol. (1b. 1845.)
— Lepidopterologisches. Zur Naturgeschichte und Be-
schreibung der Cucullien : Umbratica, Lucifuga, Lac-
tucæ et Campanulæ. (Ib. 1859.)
_ Ueber meine Gastropacha Arbusculæ. (Ib. 1860.)
— Die Naturgeschichte von Thyris Fenestrina. ([b. 1b.)
— Ueber Gastropacha Arbusculæ. (Ib. ib.)
— Lepidopterologisches. (Ib. 1861.)
GaLLus. —Zur Naturgeschichte der Cchsenheimeria taurella Wien.
Verz., eines der Landwirthschaft schädlichen Insects.
(Ib. 1865.) |
GARTNER (A.). — Callimorpha matronula L. und ihre Futterpflan-
zen. (Ib. 4859.)
— Ueber die ersten Stände der Limenitis aceris Fab. (Ib.
1860.)
—- Polia aliena Hübn. (Ib. 1861.)
— Atychia appendiculata Esp. (Ib. 1864.)
— Anacampsis tenebrella Hüb. und tenebrosella Fisch. v.
. Rôsist. (Ib. ib.)
== Die ersten Stände mehrerer Crambiden und eine neue
#” Bucculatrix. (Ib. 1865.)
GERSTÆCKER. — Ueber « Enumeratio corporum animalium Musei
imperialis academiæ scientiarum Petropolitaneæ.
Classis Insectorum. Ordo Lepidopterorum. Pars II.
Lepidoptera Heterocera. » (Ib. 1858.)
GLASER (L.). — Lebensfähigkeit des befruchteten Cossus-Eies im
Leib der todten Mutter. (Ib. 1861.)
GREDLER (V.). — Zur Literatur der Conchylis ambiguella Hübn.,
Roserana Frôl. (Treitschke.) (Verh. Zool. Bot. Ges.
Wien, 1869.)
GREGsoN. — On Acidalia veterata. (Trans. Ent. Soc. London,
Proc. 1866.)
GRENTZENBERG (R.). — Die Makrolepidopteren der Provinz Preus-
sen. (Schr. Phys-ükon. Ges. Künigsberg. X.)
GROTE (A. R.). — On the synonymy of Parathyris angelica Grote.
(Proc. Ent. Soc. Phil. IV.)
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII.
50
11
10
26
Descriptions of North American Lepidoptera. N° 6. (Ib.
ib.)
Notes on Cuban Sphingidæ. (Ib. V.)
Notes on the Bombycidæ of Cuba. (Ib. ib.)
Notes on the Zygænidæ of Cuba. (Ib. VI.)
On the North American Platypteryginæ. (Trans.
Amer. Ent. Soc. IL.) |
On the Synonymy, etc , of certain species of American
Lepidoptera. (Ib. ib.)
GROTE (A. R.) et CoLEMAN (C. T.). — Descriptions of American Le-
pidoptera. (Ib. I et Il.)
GROTE (A. R.) et RoBinson (C. T.). — Description of a new species
of Citheronia and Remarks on Anisota rubicunda.
(Proc. Ent. Soc. Phil. IV.)
Lepidopterological Notes and Descriptions. N° 4. (Ib.
ib.)
À Synonymical Catalogue of North American Sphin-
gidæ, with Notes and Dexcriptions. (Ib. ib.)
Lepidopterological Notes and Descriptions. N° 2. (Ib.
VE)
Notes on the North American Lepidoptera in the Bri-
tish Museum described by M. Fr. Walker. (Trans.
Amer. Ent. Soc. II.)
Hagen (H.). — Acentropus niveus und Narycia elegans. (Stett.
Ent. Zeit. 1859.)
HARTMANN (A.). — Ueber Microlepidopteren und eine Sesia an
Juniperus. (Ib. 1868.)
HEaLy (C.). — Observations on the Moulting of the Larva of Nep-
ticula aurella. (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1863.)
HERING. — Beiträge zur Insekten-Fauna Pommerns (Acronycta,
Diphtera, Bryophila, Kymatophora, Episema, Agro-
tis, Amphipyra, Noctua, Triphæna, Hadena, Eriopus,
Phiogophora, Miselia, Polia, Trochea, Apamea, Ma-
mestra, Thyatira, Calpe, Mithymna, Orthosia, Cara-
drina, Simyra, Leucania, Nonagria, Goctyna, Xan-
thia, Cosmia, Cerastis, Xylina, Asteroscopus, Cleo-
phana, Cucullia, Abrostola, Plusia, Anasta, Heliothis,
Acontia, Erastria, Anthophila, Ophiura, Catephia,
Catocala, Brephos, Euclidia, Platypteryx. (incomplet).
(Stett. Ent. Zeit. 1843.)
Arsilonche (Led.) Simyra (Tr.) Büttneri, n, sp. (Ib.
1858.)
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o1
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der. II Band ». (Ib. 1861.)
— Lepidoptern-Abdrücke der Herren Rudolf und Alfred
Niess in Dresden. (Ib. 1864.)
HEewitson. — On perforation of stems of laurel trees, caused proba-
bly by the larva of Zeuzera Æsculi. (Trans. Ent. Soc.
Lond. Proc. 1862.)
— On the variety Timeus of Chrysophanus Phlœas. (Ib.
Proc. 1865.)
— Note on the plumules on the wings of butterflies. (Ib.
Proc. 1866.)
— Note on Tachyris Jacquinoti. (Ib. Proc. 1868.)
VON HEYDEN (C.). — Fragmente aus meinen entomologischen Tage-
büchern. (Zncomplet.) (Stett. Entom. Zeit. 1860, 1861,
1862, 1865.)
— Kurze Antwortaufdie«Beleuchtung und Berichtigung»
des H. G. Koch. (Ib. 1861.)
— Zur Acidalia Beckeraria. (Ib. 4864.)
Hizcer.— Vespertilio als Feinschmecker und Systemverächter. (Ib.
1858).
Hormanx (Ernst). — Drei neue Gelechien und ein neuer Chau-
liodus. (Ib. 1867.)
- Hormanx (Orrmar). — Zwei neue Tineen. ([b. 1868.)
un Die ersten Stände von Crambus pratorum Fab. und
Stathmogoda pedella. (Ib. ib.)
— Ueber Œcophora devotella Heyd. (Ib. 1b.)
— Beiträge zur Naturgeschichte der Tineinen. (Ib. 1b.)
Hozoswortra (Ebw.). — On Actias Selene. (Trans. Ent. Soc.
Lond., Proc. 1866.)
— On some Moths from Shanghai. (Ib. Proc. 1869.)
— Letter on the identity of Oeona punctata, Lasiocampa
remota and Lebeda hebes. (Ib. Proc. 1870.)
Æ Description of the larva of Heterusia remota. ([b. 1b.)
— Note on the habits of a species of Epicopeia, from
Shanghai. (Ib. 1b.)
— On the cocoons of Bombyx Pernyi. (Ib. ib.)
Hopprer (C.) — Bericht über Felder's Lepidoptera der Reise der
Fregaite Novara. (Stett. Ent. Zeit., 1865 et 1869.)
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(Ib. 1866.)
— Ueber Cenea Stoll. (Ib. 1b.)
Horsrieo (TH.) et Moore (Fr.).— Bombyx mori Linn,, und Bomb.
Huttoni Westw. Aus dem Englischen übertragen von
C. A. Dohrn. (Ib. 1861.)
»1
28
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and B. Huttoni. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 4867.)
Kaspar (R.).— Bericht über Bombyx Yama-maju. Verh. Zool. Bot.
Ges., Wien, 1868.)
— Bericht über Saturnia Cynthia. (Ib. ib.)
KEFERSTEIN (A.) — Ueber jungfräuliche Zeugung bei Schmetterlin-
gen. (Stett. Ent. Zeit., 4861.)
—— Einige Bemerkungen über die Schmetterlingsfauna von
Reichenhall und Gastein. (Ib. 4864.)
— Briefliche Mittheilung über Schmwetterlinge von Cali-
fornien. (Ib. 1866.)
—- Bemerkungen über Setina. (1b. 1867.)
— Lepidopterologische Mittheilung überdie californischen
Lycænen. (Ib. ib.)
— Lepidopterologische Notiz. (Ib. 1868.)
KELLER (Ap.). — Ueber Liparis dispar ([b. 1862.)
— Ueber Cerastis serotina Ochs. (Ib. ib.)
— Zwitter von Limenitis Populi L. (Ib. 1b.)
KixGsTon (R. C.). — On the capture of Chœrocampa Celerio and
others Lepidoptera on the flowers of Physianthus albi-
cans. (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1865.)
KiRBY RU -F.). — Cœnonympha Mandane nu. sp. ([b. Proc. 1862.)
Notes on the Synonymy of certain British Butterilies.
(Ib. Proc. 1864.)
—- On à dwarf male specimen of Polyommatus Icarus
(Alexis). (Ib. Proc. 1865.)
— A Tabular Comparison of some Representative Species
of Diurnal Lepidoptera in Europa, India, and North-
America. (Ib. Proc. 1868.)
— Notes on the synonymy of certain Europæan Lepido-
ptera. (Ib. Proc. 1871.)
— Synonymics Notes on Lepidoptera. Sphingidæ. (Ib. ib.)
KLorz (C.). — Bemerkungen über Sphinx nerii. (Stett. Ent. Zeit.
1858.) |
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nostrils of a child. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc.
1861.)
— On Acentropus niveus. (Ib. ib.)
— On the Larvæ of some species of Eupithecia. (Ib. ib.)
— Notes on New and Rare British Lepidoptera (excepting
Tiveina) in 1871. (Entom. Annual, 1872.)
Koch (G.). — Entwurfeiner Aenderung des Systems der PT
dopteren. (Stett. Ent. Zeit. 1860.)
54
90
EL .
é = nt
mode nt ÉÉ . ÉÉ S S
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E +
Beleuchtung und Berichtigung der Kritik eines Frank-
furten Entomologen. (Ib. ib.)
— Fortsetzung und Schluss zur vorjährigen und diessjäh-
rigen Kritik und Antikritik des H. von Heyden, (Ib.
1861.)
von KRONHELM (A.). — Uebeï Oeligwerden der Schmetterlinge.
(Ib. ib.)
Krz1z (Rup.). — Bericht über die Erziehung von Euprepia (Ple-
retes) Matronula in einem Jahre. (Ib. 1858.)
Lewis (W. ARN.). — An Examination of the arrangement of Macro-
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and a suggestion as to its origin ; with some strictures
upon synonymic lists. (Trans. Ent. Soc. London,
1871.)
— On examples of malformation in Melitæa Cinxia, Cy-
matophora diluta and Scopelosoma satellitia. (Ib. Proc.
1871.)
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(Ib. Proc. 1864.)
Mabille (P.). — Remarques sur divers Lépidoptères observés
auprès de Carcassonne. — Paris, 1869, in-8e.
Mac-Lachlan (R.). — Remarks on the Supposed Influence of
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doptera. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1861.)
— On Sterrha sacraria. (Ib. Proc. 1865.)
— On a variety of Cabera pusaria. (Ib. Proc. 1866.)
On the habits of Macroglossa stellatarum near the sea.
(Ib. Proc. 1867.)
— On Liparis dispar. (Ib. ib.)
— On the facility with which the silkworm disease might
be communicated to the healthy larvæ of other Lepi-
doptera. (Ib. ib.)
— On Hypercallia Christierninana. (Ib. Proc. 1868.)
Mann (J.). — Zehn neue Schmetterlingsarten beschrieben. (Verh.
Zool, Bot. Ges. Wien, 1867.)
— Lepidoptern gesammelt während dreier Reisen nach
Dalmatien in den Jahren 1850, 1862 und 1868. (Ib.
1869.)
— Beitrag zur Lepidopteren-Fauna von Raibl in Ober-
Kärnten. (Ib. 1870.)
— Beitrag zur Kenntniss der Lepidopteren-Fauna des
Glockner-Gebietes, nebst Beschreibung drei neuer
Arten. (Ib. 1871.)
9]
998
— Ueber den Artunterschied der Apatura Clytie von
Apat. Ilia. (Stett. Ent. Zeit. 1843.)
MÉNÉTRIÉS (E.). — Réponse à la revue critique du Catalogue des
Lépidoptères de l'Académie de St-Pétersbourg, qui a
été imprimée dans les Archiv für Naturgeschichte von
Wiegmann, 22° année, 1856. (Ib. 1858.)
— Ueber Castnia Godarti. (Ib. ib.)
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demiæ Scientiarum Petropolitanæ. Classis Insectorum.
Ordo Lepidopterorum.—St-Pétersbourg, 1855 à 1863,
3 vol. in-8°.
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— Reiseskizzen aus den Alpen. (Ib. 1861.)
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Mitrorb. — On an hybrid of Phrigalia pilosaria and Nyssia hispi-
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— Notes on some species of Psyche. (Ib. ib.)
Moore (F.). — On Epicopeia Polydora Westw. (Ib. Proc. 1862.)
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North Western Himalaya. (Ib. Proc. 1865.)
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(Stett. Ent. Zeit. 1864.)
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_ Coleophora tanaceti, n. sp. (Ib. 4865.)
Mur (ALB ). —On the differences between the larvæ of Argynnis
Adippe and Niobe. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc.
1870.)
Newman. — Pseudogyneous Specimen of Liparis dispar. (Ib. Proc,
1862.)
— Destructive propensities of the Larva of Zeuzera Æseuli.
(Ib. ib.)
—— On Larvæ of Hepialus lupulinus. (Ib. Proc. 1866.)
VON NOLCKEN (BARON F.-H.-W.). — Cidaria tristata und funerata.
(Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1870.)
Osten-Sacken (baron). — Der americanische Heerwurm
(Army Worm), Leucania extranea Guénée. (Stett.
Ent. Zeit. 1862.)
PFAFFENZELLER (FR.). — Ueber Gastropacha Arbusculæ. ([b. 1860.)
979
41
90
Te ÉTÉ ÉTÉ CS CSS ne RS
—, . _ ; 4
- +
— Zum Thema : Gastrop. Arbusculæ Fr. (Ib. 1869.)
-— Gelechia Petasitis, n. sp. (Ib. 1867.)
Puicippi (R.-A.). — Eudelia rufescens Ph., ein neuer APOIES yon
Chile. (Ib. 1864.)
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der Raupen unter Angabe ihrer Lebensweise und Ent-
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1861.)
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Musée royal d'histoire naturelle de Belgique. (Ann.
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von PriTTwirz (0.). — Die Generationen und die Winterformen der
in Schlesien beobachteten Falter. (Stett. Ent. Zeit.
1861 et 1862.)
— Bemerkungen und Zusätze zu Wilde’s systematischer
Beschreibung der Raupen. (Ib. 1862.)
— Literarisches. Das Sepp'sche Schmetterlingswerk.
(Ib. ib.)
— Beitrag zur Fauna des Corcovado. ([b. 1865.)
— Literarisches. (Ib. 1866.)
— Sepp und seine Werke. (Ib. ib.)
— Lepidopterologisches. (Ib. 1867 et 1868.)
PRYER (H.-J.-S.).— On a monstrous specimen of Halias quercana.
(Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1868.)
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© un exemplaire de Hestia BeliaWestw. (Ann. Soc. Ent.
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_ Descriptions of some new species of Danainæ. (Ib. V.)
— Descriptions of some new species of Eresia. (Ib. 1b.)
_ Coloradian Butterflies. (Ib. VI.)
DS CpAGIer A .). — Ueber Agrotis-Raupen und Hyponomeuta-
Gespinnste. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1868.)
— Ueber Zwitter von Rhodocera rhamni L. und von Rh.
Cleopatra. (Ib. 1869.)
— Die ersten Stände von Earias vernana Hüb. (Ib. 1b.)
== Zwitter von Gnophos dilucidaria S. V. (Ib. ib.)
— Lautäusserung des Männchens vor Thecophora fovea
Tr. (Ib. ib.)
— Beiträgezur Kenntniss der geographischen Verbreitung
der Lepidoptern in Oesterreich. (Ib. ib.)
— Ueber die Synonymie und die früheren Stände von
ÿ 2e DIRE ANT OU à ON AE ENMEPRR 0
L ?:
32
Earias insulana B. (siliquana H. Sch.) und Beschrei-
bung einer neuen Art. (Ib. 1870.)
— Ueber Heliothis armigera. (Ib. 1871.)
Rocers (W.). —On varieties of Hipparchia Janira and Rumia cra-
tægata, (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1866.)
Ruspini. — On a variety of Lycæna Phlœus. (Ib. 1862.)
RussELL (W.-T.). — On captures in England of Papilio Podalirius,
Callimorpha Hera and Eulepia grammica. (Ib. Proc.
1861.)
— On some rare species of British Lepidoptera. (Ib. Proc.
1862.)
Samy. -— Sur une anomalie présentée par un Liparis dispar mâle.
(Act. Soc. Linn. Bordeaux, XX VI.)
SARTORIUS (CH.). — Letter on Carpocapsa saltitans Westwood.
(Proc. Ent. Soc. Philadelph. VI.)
SAUNDERS (W.-W.). — On the ravages commited by the larvæ of
Agrotis segetum.(Trans. Ent.Soc. London, Proc.1863.)
—- On the cases formed by the larvæ of some species of
Œceticus. (Ib. Proc. 4866.)
SAUNDERS (W.-W.) et BATES (H.-W.). — On Heliconia Melpomene
and some others Heliconiæ. (Ib. ib.)
ScHLÆGER (FR.). — Ueber « Die geographische Verbreitung der
Schmetterlinge Deutschlands und der Schweiz. Von
Ad. Speyer und Aug. Speyer. I Theil. Die Tagfalter,
Schwärmer und Spinner. Leipzig, 1858. » (Stett.
Ent. Zeit. 1858.)
— Ueber « Die Schmetterlinge Deutschlands und der
Schweiz, systematisch bearbeitet von H.v.Heinemann.
Zweite Abtheilung : Kleinschmetterlinge. Band I.
Heft I. Die Wickler. » (Ib. 1864.)
ScLeicH. — Ueber die früheren Entwicklungsstände des Ptero-
phorus didactylus Lin. Ev. (trichodactylus Hb. (Ib.ib..)
— Ueber den Fang und die Behandlung der Microlepi-
dopteren. (Ib. 1867.)
—- Einige microlepidopterologische Beobachtungen über
eine neue Nepticula, die Raupe von Gelechia micella
und über Gracilaria imperialella, (Ib. ib.)
— Notiz über das Entschuppen der Schmetterlingsflügel.
(Ib. 1868.)
— Conchylis Woliniana nov. sp. (Ib. ib.)
— Zur Naturgeschichte des Pterophorus Lienigianus.([b.ib.)
— Ueber die Lebensweise der Raupe von Exæretia Alli-
sella. (Ib. 1b.)
50
.
he
mA +
— Beitrag zur Naturgeschichte der Raupe von Laverna
Phragmitella. (Ib. ib.)
SCHMIDT (FRANZ). — Zur Naturgeschichte einiger EE
(Ib. 1858.)
— Eine neue Noctua. Noctua florida n. sp. (Ib. 1859.)
Scnwinr (H. R.). — Die Makrolepidopteren der Provinz Preussen.
(Sebr. Phys. Œk. Ges. Künigsb. IIT.)
SCHULTZ. — Beschreibung einer neuen Noctua (Caradrina).
N. Milleri. (Stett. Ent. Zeit. 1862.)
ScoTT (À. W.). — On Agrotis vastator. (Trans. Ent. Soc. Lond.
Proc. 1868.)
Scudder (S. H.). — Revision of the hitherto known species
of the genus Chionobas in North America. (Proc. Ent.
Soc. Philad. V.)
de Sélys-Longchamps (baron Edm.). — Renseigne-
ments du professeur Stefanelli sur les Deilephilus eu-
phorbiæ et esulæ. (Ann. Soc. Ent. Belg. XIV.)
SHEARWOOD. — On a dark variety of Argynnis Aglaia. (Trans.
Ent. Soc. Lond. Proc, 1871.)
SHEPHERD (Epw.). — On Biston betularius. (Ib. Proc. 4863.)
von SIEBOLD (C.). — Lettera alla Societa Entomologica Italiana
sulla Partenogenesi del Bombyx Mori. (Bull. Soc.
Ent. Ital. III.)
_ Anfrage wegen eines Puppengespinnstes. (Stett. Ent.
Zeit. 1843.)
SmiTa (FR.). — On Hyponomeuta padella. (Trans. Ent. Soc. Lond.
| Proc. 1863.)
— Ona social larva of a Lepidopterous insect from Brazil.
(Ib. Proc. 1868.)
— On a larva-case from Mount-Sinai, supposed to belong
to a species of Œceticus. (Ib. Proc. 1869.)
Snellen van Vollenhoven (S. C.). — Beschrijvingen en
Afbeeldingen van Nederlandsche Vlinders (faisant
suite à Sepp (J. Chr.) Nederlandsche Insecten.) (Suite.
Voir Fascicule IL.) Part. III, livraisons 3 à 24.
SPEYER (A.). — Verzeichniss der im Fürstenthume Waldeck im
geflügelten Zustande überwinternden Schmetterlinge.
(Stett. Ent. Zeit. 1858.)
— Ueber Noctua (Cucullia) lactucæ W. V. und die mit
ihr verwechselten Arten. (Ib. ib.)
— Ueber die Naturgeschichte und die Artrechte von Noc-
tua cerasina Fr. H. S. (N. castanea Esp.) (Ib. ib.)
— Lepidopterologische Beobachtungen auf einer Wande-
rung über das Stilfser Joch. (Ib. 1859.)
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII.
33
90
51
427
LA
— « Die Schmetterlinge Deutschlands und der Schweiz, ÿ
systematisch bearbeitet von H. von Heinemann. Erste |
Abtheilung : Grossschmetterlinge. Braunschweig,
1859. » Besprochen und mit gelegentlichen systema- |
tischen Bemerkungen begleitet. (Ib. 4860.) » |
à Einige lepidopterologische Beobachtungen und Bemer- |
kungen. (Saturnia carpini; Goniopteryx Cleopatra ; |
Erebia ligea; Larentia infidaria De ia Harpe.) (Ib. ib.) ,
— Kritische Bemerkungen zu dem Catalog der Lepidop- |
teren Europas und der angrenzenden Länder, von |
. D" O. Staudinger und D' M. Wocke. (Ib. 1862.) » |
— Psyche tenella n. sp. ([b. ib.) D
— Zur Vertheidigung. (Ib. ib.) » (0 |
— Erebia nerine Fr., Reichlini H. S$. Al Morula Sp. |
(Ib.1865.) » 0 |
— Erebia triopes, gorges var.? (Ib. ib.) » 1 |
— Psyche (Oreopsyche) tenella Sp. (Ib. ib.) » 41
—— Ueber einige in Freyers Neueren Beiträgen zur |
Schmetterlingskunde publicirte Arten. (Ib. ib.) » |
—— Lepidopterologische Mittheilungen (Melitæa parthenie
Borkh.; Nemoria viridata L. und porinata Z.; Zono-
soma (Cabera) suppunctaria Zell.; Cilix ruffa L. (spi-
nula W. V.); Caradrina sericea n. sp.) (Ib. 4867.) »
— Bemerkungen über einige englische Schmetterlinge,
(Lb. ib.) »
— Ueber Gnophos ophthalmica Led. und einige verwandte
Arten. ([b. 1b.) »
Gnophos serotinaria H. (Ib. ib.) »
— Ennychia minutalis n, sp. (Ib. 1868.) »
SPEYEr (A.) et Snellen van Vollenhoven (S. C.). — Ueber
« Beiträge zur Schmetterlingskunde. Kritische Bear-
beitung der wichtigsten entomologischen Werke des 17
und 18 Jahrhunderts bezüglich der darin abgehan-
delten europäischen Schmetterlinge von A. Werne-
burg. » (Ib. 1865.) »
Stainton (H. T.). — Ueber Gelechia Sepiella und Gel. trian- |
nulella. (Ib. 1867.) ù
— On cases of two species of the long-horned moths.
(Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 4861.) 51
na On the Larvæ of two species of Micropteryx. (Ib.
ib.) »
— On the pupa of the Lepidopterous genus Micropteryx.
(Ib. Proc. 1862.) »
— Orgyia Ericæ etc. (Ib. ib.) »
PES Se
— On Zelleria Lepariella. (Ib. ib.)
— Note respecting the Micropteryx bred from Hazel-
leaves by Herr Kaltenbach. (Ib. ib.)
— On Bactra uliginosana. (Ib. ib.)
1 On a paper on the genus Nepticula by Von Heine-
mann. (Ib.ib.)
— Onthe larvæ of Hyponomeuta padella and of an In-
curvaria, supposed to be I. pectinea. (Ib. Proc.
1863.)
— Notice on the habits of Tinea vivipara Scott. (Ib. 1b.)
e Habits of Elachista apicipunctella. (Ib. ib.)
— On Micropteryx fastuosella. (Ib. ib.)
— On Tinagma resplendellum. ([b. ib.)
— On Tortrix grandævana Zel. (Ib. ib.)
— On the pupa of Anchinia verrucella. ([b. Proc. 1864.)
= À remarkable variety of Tinea cloacella. (Ib. Proc.
| 1865.)
| — On some Micro-Lepidopterous larvæ. (Ib. Proc. 1866.)
— On the species of the genus Gelechia. (Ib. 1b.)
—— On Gelechia vicinella and Gelechia atrella. (Ib. 1b.)
— On Stathmopoda? Guerinii. (Ib. 1b.)
— On the dislike which birds seemed to have for certain
._ butterflies. (Ib. ib.)
— On Tinea oleastrella Millière. (Ib. Proc. 1867.)
_ On Ebulea catalaunalis. (Ib. 1b.)
— On Paradoxus Osiridellus Millière, a new genus and
species of Tineina. (Ib. Proc. 1869.)
— On Gelechia atrella. (Tb. 1b.)
_ On Cosmopteryx Lienigiella. (Ib. Proc. 1870.)
— On the dimorphism in the larva of Sphinx Atropos. (Ib.
ib.)
— New British Tineina in 4871. (Ent. Ann. 1872.)
— Note on the Rediscovery of the Larva of Antispila Ri-
villei, after a lapse of 120 years. (Ib. ib.)
Staudinger (O.). — Diagnosen nebst kurzen Beschreibungen
neuer andalusischer Lepidopteren. (Stett. Ent. Zeit.
1859.) |
— Zur Rechtfertigung. (Ib. 1860.)
— Ueber einige neue und bisher verwechselte Lepido-
. pteren. (Ib. 1864.)
— Reise nach Finmarken. Macrolepidoptera. (Ib. 1b.)'
— Ueber einige neue griechische Lepidopteren. (Ib.
l 1862.)
— Die Arten der Lepidopteren-Gattung Ino Leach, nebst
einigen Vorbemerkungen über HOT EnS (Ib.
ib.)
— Bemerkungen über Arten der Gattung Colias. (Ib.
1866.)
— Drei neue Sesien und Berichtigung über einige ältere
Arten. (Ib. ib.)
— Zur Gattung Heliodes. (Ib. b.)
— Einige neue Lepidopteren (sämmtlich aus der Samm-
lung des verstorbenen O. Gruner). (Ib. 1867.)
—— Gelechia petasitella und Phyllobrostis Hartmanni. (Ib.
ib.)
— Bemerkung über Gnophos Meyeraria Lah. (Ib. 1868.)
-— Ueber « Verzeichniss der Schmetterlinge des Herzog-
thums Nassau. Von D' A. Rossler, » (Ib. ib.)
STEUDEL. — Gelechia sepiella, n. sp. (Ib. 1866.)
STEVENS (S.). — On a variety of Papilio Semperi. (Trans. Ent.
Soc. London, Proc. 1866.)
Teicx (C. A.). — Lepidopterologische Mittheilangen. (Steti, Ent.
Zeit. 1866.)
Tous (D. C.). — On Rearing Lepidoptera in Wridiar. and on the
possibility of Naturalizing Exotic Lepidoptera. (Trans.
Ent. Soc. Lond. Proc. 1863.)
— Notes on the larvæ of Charaxes Jasius and Melitæa
Provencialis. (Ib. Proc. 1866.)
_ Note on the appearance of Argynnis Lathonia. (Ib.
ib.)
— Seven new species of the Genus Thais. (1b. Proc.
1867.)
— On three abnormal specimens of Argynnis Lathonia.
(Ib. Proc. 1868.)
TRIMEN (R.). — Deilephila livornica captured near Cape-Town. (Ib.
Proc. 1863.)
— On the identity of Charaxes Argynnides and Nympha-
lis Jahlusa. ([b. Proc. 1865.)
TRiMOULET (H.). — Catalogue des Lépidoptères du Département de
la Gironde. (Act. Soc. Linn. Bordeaux, XXII.)
VauGHAN (How.). — On Dianthæcia conspersa. (Trans. Ent. Soc.
Lond. Proc. 1870.)
— On the Triphæna Curtisii Newm. (Ib. Proc. 1871.)
—— On a nearly black variety of Arge Galathea. (Ib. ib.)
Walker (Fr.).— Note on Argynnis Cybele and A. Aphrodite.
(Ib. Proc. 1862.)
WALLACE (ALEx.). — On a plan of mounting Micro-Lepidoptera.
(Ib.ib.)
— On Bombyx Ricini and Bombyx Cynthia. (Ib. Proc.
1866.)
— On Bombyx Cynthia. (Ib. Proc. 1867.)
WALLACE (A. R.). — On polymorphism in some species of Papilio.
(Ib. Proc. 1864.)
— On the effect of locality in producing change of form,
_examplified in some species of Papilio, Eronia and
Pieris. (Ib. ib.)
Was (B. D.). — Letter from Rock Island, Illinois, on mimetic
Lepidoptera. (Ib. Proc. 1865.)
Wei (J. J.). — On some varieties and hybrids of the genus Po-
lyommatus. (Ib. Proc. 1868.)
— On Heliothis armiger. (Ib. Proc. 1869.)
_ On the identity of Argynnis Adippe and Niobe. (Ib.
: Proc. 1870.)
WERNEBURG. — Ueber einige Schmetterlinge älterer, entomolo-
gischer Schriftsteller. (Stett. Ent. Zeit. 1858.)
— Bemerkungen über die Lepidopteren in Scopolis Ento-
mologia Carniolica. ([b.ib.)
— Ueber einige Abbildungen in C. Clerk’s Icones insec-
torum etc. (Ib. ib.)
— Die Lepidopteren in Thunberg's « Dissertationes Aca-
demicæ. (Ib. 1858 et 1859.)
— Einige Bemerkungen über die Spanner des Genus Eu-
; gonia Hb. (Ib. 1859.)
— Ueber die scheckensaumigen Arten des Genus Hes-
peria. (Ib. 1861.)
— Zur Naturgeschichte der Geometra Pomonaria. (Ib.
ib.)
_— Ein Beitrag zur Fauna der Insel Sylt. (Ib. 1865.)
—- Ueber das Lepidopteren-Genus Colias, wie es in Stau-
à . dinger’s Catalog aufgestellt ist. ([b. 1b.)
Wesrwoop (J. O.). — On the Australian species of Psychidæ.
(Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1862.)
— On Gracilaria rufipennella. (Ib. Proc. 1865.)
— On the larvæ and pupæ of the.Genera Coronis and Cas-
tnia. (Ib. b.)
— On Papilio Castor and P. Pollux. ([b.1b.)
— On the method of preparing Lepidopterous Larvæ. (Ib.
ib.)
2 Charaxes Argynnides n. sp. (Ib. Proc. 1864.)
— Papilio Hewitsonii n. sp. (Ib. 1b.)
— Liphyra Brassolis, new genus and species of butterfly
from East-India. ([b.ib.)
38
— On an anormal specimen of Acherontia Alropos. (Ib.
Proc. 1865.)
— On Liparis dispar. (Ib. Proc. 1866.)
— On Vanessa Urticæ. (Ib. Proc. 1867.)
— Partial gynandromorphis in Anthocharis Cardamines.
(Ib. Proc. 1870.)
— Examples of gynandromorphism in Anthocharis Carda-
mines, Polyommatus Adonis and Siderone Isidora. (Ib.
ib.)
— On Papilio Crino, from Ceylan. (Ib. Proc. 1871.)
_ On the Papilio Thersander of Fabricius. (Ib. ib.)
Wesrwoon (J. O.), WaLLacE (A. R.)et Bates (H. W.). — On the
theory of mimicry examplified in a monstrous indivi-
dual of Pieris Pyrrha, a Brazilian butterfly. (Ib. Proc.
1866.)
WEYMER (G.). — Beiïtrag zur Naturgeschichte der Pachnobia Leu-
cographa S. V. (Stett. Ent. Zeit. 1865.)
— Bemerkungen über einige Lepidopteren. (Ib. 1b.)
WHITE (An.). — On à new species of Bombyx, from India. (Trans.
Ent. Soc. Lond, Proc. 1861.)
— On a new species of Lycæna from New-Zealand, (Ib.
1b.)
WIESENHUTTER (FR.). — Beitrag zur Kenntniss der überwinternden
Schmetterlinge. (Stett. Ent. Zeit. 1859.)
Wine. — Beiträge zur Naturgeschichte der Schmetterlinge (Me-
litæa Maturna; Sesia Tenthrediniformis (Erupiformis);
Hepialus Lupulinus.) (Ib. ib.)
WiLLIANSON (W. C.). — On Earias siliquana. (Trans. Ent. Soc.
Lond. Proc. 1867.)
WiLson (G. J.). — On a gynandromorphous specimen of Lasio-
campa Quercus. (Ib. Proc. 1868.)
Wocke (M. F.). — Reise nach Finmarken. Microlepidoptera.
(Stett. Ent. Zeit. 1862.)
— Ein Beitrag zur Lepidopternfauna Norwegens. (Ib.
1864.)
— Zwei neue Nepticulen. (Ib. 1865.)
_ Zwei neue Arten von Chauliodus. (Ib. 1867.)
Woo (T. W.). — On the mimicry of Nature by herself, exampli-
fied by the colouring of the under side of the wings of
Anthocharis Cardamines. (Trans. Ent. Soc. London,
Proc. 1865.)
— On Vanessa Milberti, from British Columbia. (Ib.
Proc. 1867.)
— Remarks on the Coloration of Chrysalides. (Ib. ib.)
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Pen
— On the pupa of Sphinx ligustri. (Ib. Proc. 1868.)
| — On several exotic species of Saturniidæ. (Ib. ib.)
| WuLLSCHLEGEL (J.). — Einige Mittheilungen über Cucullia Cam-
panulæ Freyer. (Stett. Ent. Zeit. 1859.)
— Mittheilungen über die ersten Stände einiger Schmet-
terlinge. (Miselia Magnolii Bdv.; Polia ruficincta
| Hübn.; Plusia Bractea S. V.) (Ib. ib.)
| — Ergänzungen zu « Wildes Pflanzen und Raupen
| Deutschlands. » (Ib. 1864.)
| ZELLER (P. C.). — Beitrag zur Kenntniss der Lepidoptern-Fauna
| der Umgegend von Raibl in Oberkärnthen und Preth
| im angrenzenden Küstengebiet, (Verh. Zool. Bot. Ges.
Wien, 1868.) |
— Asopia Lienigialis und Crambus Lienigiellus, Zwei
| neue Falterarten. (Stett. Ent, Zeit. 1843.)
| — Zwei hermaphroditische Falter (Hipparchia Janira;
Geometra lichenaria.) (Ib. ib.)
| — Ueber Phalæna Tin. Xylostella Lin. (Plut. xylost.
| auctor.) (Ib. ib.)
_— Nachricht über einige Falter der Meseritzer Gegend.
(Ib. 1865.)
— Einige Worte über das Seppsche Werk nebst Proben
aus der. Fortsetzung desselben. (Ib. 1866.)
—- Beschreibung einiger amerikanischen Wickler und
Crambiden. (Ib. ib.)
— Ueber Senta maritima Tauscher (ulvæ H.) (Ib. ib.)
— Ueber die europäischen Setina-Arten. Zweiter Artikel.
. (Ib. 1867.)
—— ‘ Naturgeschichte der Fidonia fasciolaria. (Ib. ib.)
— Ueber das Entschuppen der Schmetterlingflügel. ([b.
ib.)
— Ueber « Die Schmetterlinge Deutschlands und der
Schweiz, systematisch bearbeitet von H. von Heine-
| mann. Zweite Abtheilung. Band I, Heft 2. Die Züns-
Ë ler. » (Ib. ib.)
— Ueber « Skandinaviens Fjädermott (Alucita Lin.)
beskrifna af H. D. J. Wallengren. » ([b. ib.)
L — Einige von Herrn Pickard Cambridge, besonders in
Ægypten und Palestina, gesammelte Microlepidoptera.
(Ib. ib.)
Ha Einige ostindische Microlepidoptera beschrieben. ([b.
ib.)
— Lepidopterologische Ergebnisse einer Reise in Ober-
kärnthen. (Ib. 4868.)
40
— Beiträge zur Naturgeschichte der Lepidoptern (Lycæna
Medon und Artaxerxes ; Boarmia glabraria Hbn. ; Aci-
dalia corrivalaria Kr.; Melissoblaptes bipunctanus Z.;
Depressaria annexella, ciliella an applanæ varietas?;
Tinagma balteolellum F. R.; Pterophorus Inulæ Z.)
(Ib. ib.)
VON ZIEGLER UND KLIPPHAUSEN. — Ueber die europäischen Arten
der Rhopalocera-Gattung Melitæa Fab. (Ib. 1867.)
ANONYME. — Nachricht über eine lepidopterologische Excursion
von Wien aus in die Steyrischen Alpen. (Ib. 1843.)
— A new American Silkworm : Attacus Polyphemus L.
(Traus. Ent. Soc. Lond. Proc. 1865.)
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DIVISION 1V.
NÉVROPTÈRES ET ORTHOPTÈRES.
FASCICULE I.
24
N°:
de l’Invent.
général,
Assuuss (E. Px.). — Verzeichniss der Orthopteren des Gouverne-
ment Kaluga. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1857.)
AupiNET-SERVILLE. — Note sur l'Acridium peregrinum Olivier.
(Ann, Soc. Ent. France, 1845.)
AUSSERER (C.). — Neurotteri Tirolesi, colla diagnosi di tutti i ge-
| neri europæi. (Ann. Soc. Nat. Modena, IV.)
BACHMAN. — Ueber das Vorkommen und die Lebensweise der
Acanthaclisis occitanica Villers auf der frischen Neh-
rung. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1855.)
BERCE. — Sur l'élève des larves du Myrmeleo formicarium. (Ann.
Soc. Ent. France, 1865.)
BLACKMORE. — On Acrydium peregrinum in Tangiers. (Trans. Ent.
Soc. London. Proc. 4871.)
BLissox. — Supplément au Mémoire sur la préparation des Œsch-
nes et des Libellules, publié dans les Annales de la So-
ciété entomologique de France, tome IX. (Ann. Soc.
Ent. France, 1844.)
BrAUER (FR.). — Beiträge zur Kenntniss der Verwandlung der
Neuropteren. (Ascalaphus Macaronius Scop.; Man-
tispa pagana Fabr.; Beschreibung der Larve und
Nymphe der Acanthaclisis occitanica Villers.) (Verh.
Zool. Bot. Ges. Wien, 1855.)
— Beiträge zur Kenntniss des inneren Baues und der
Verwandlung der Neuropteren. (Einige Worte über
die vergleichend-anatomische Untersuchung der Neuro-
* pteren-Genera. — Limnophilus fuscus L.; Bittacus ti-
pularius Latr.; Boreus hiemalis Latr.; Mantispa pagana
Fabr.; Drepanopteryx phalænoides L.; Formicaleo te-
tragrammicus Pallas; Verzeichniss der um Wien auf-
gefundenen Neuropteren.) (Ib. ib.)
— Verzeichniss der im Kaiserthume Oesterreich aufge-
fundenen Odonaten und Perliden. (Ib. 1856.)
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII.
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VI
42
Vergleichende Beschreibung der Sialis fuliginosa
Pict. (?) und lutaria L. (Ib. ib.)
Rückblick auf die im Jahre 4850 beschriebenen üster-
reichischen Arten der Gattung Chrysopa Leach, nebst
Beschreibung der Ch. tricolor nov. sp. (Ib. ib.)
Ueber Boreus hiemalis. (Ib. 4857.)
Beiträge zur Kenntniss der Verwandlung der Neuro-
pteren. Boreus hiemalis L. (Ib. ib.)
Chrysopa tricolor, verglichen mit der Beschreibung
von Ch. gracilis Heyden und stenoptila Schneider. (Ib.
ib.)
Bemerkungen über die kurzflügeligen Formen einiger
Perliden-Arten. (Ib. ib.)
Bittacus Hageni, eine neue europäische Art, beschrie-
ben und mit den verwandten Arten verglichen. (Ib.
1860.)
Beiträge zur Kenntniss der Panorpiden-Larven. (Ib.
1865.)
Gattung Isoscelipteron Costa. (Ib. 1864.)
Zwei neue Arten dér Gattung Apochrysa Schneider.
(Ib. ib.)
Beschreibung einer neuen RP ARR An-
kylopteryx m. (Ib. ib.)
Zweiter, Dritter, Vierter und Fünfter Berichte über
die auf der Weltfahrt der Kais. Fregatte Novara ge-
sammelten Neuropteren. (Ib. 1865.)
Bericht über die von Herrn Baron Ransonnet am rothen
Meere und auf Ceylon gesammelten Neuropteren (L.).
(Ib. ib.)
Beschreibungen neuer exotischer- Libellen. (Ib.
1866.)
Zusätze und Berichtigungen zu Hagen's Hemerobida-
rum Synopsis synonymica und Beschreibung einer
neuen Nymphiden-Gattung, Myiodactylus aus Austra-
lien. (Ib. 1b.)
Beschreibung neuer exotischer Libellen aus den Gat-
tungen Neurothemis, Libellula, Diplax, Celithemis
und Tramea. (Ib. 1867.)
Larve von Hypochrysa nobilis Heyd. (Ib. ib.)
Eier und Larve von Chrysopa pallida Schneid. (Ib.
ib.)
Larve von Hemerobius humuli L. (Ib. ib.)
Beitrag zur Kenntniss der Mantispiden-Gattungen.
(Ib. ib.)
|
|
:
|
|
BRISOUT DE
Bericht über die von H. Dir. Kaup eingesendeten Odo-
paten. (Ib. ib.)
Beschreïibung neuer Neuroptera aus dem Museum Go-
deffroy und Sohn in Hamburg. (Ib. ib.)
Ueber Myrmeleon sinuatum Olivier, als Beitrag zur
Kenntniss der Myrmeleoniden: Genera : Palpares, Ste-
nares und Acanthaclisis. (Ib. ib.)
Neue exotische Odonaten. (Ib. ib.)
Beschreibung und Verwandlung des Dendroleon pan-
therinus Fbr., und Vergleichung der bis jetzt be-
kannten Myrmeleoniden- und Ascalaphiden-Larven.
(Ib. ib.)
Ueber den Dimorphismus der Weibchen in der Libel-
lulinen-Gattung Neurothemis. (Ib. ib.)
Neue und wenig bekannte vom H. Doct. Semper ge-
sammelte Odonaten. (Ib. 1868.)
Zwei neue Myrmeleon-Arten. (Ib. ib.)
Neue von Herrn D' G. Semper gesammelte Neuro-
pteren. (Ib. ib.)
Vérzeichniss der bis jetzt bekannten Neuropteren im
Sinne Linné’s. (Ib. ib.)
Dritter Bericht über die von H. G. Semper mitge-
theilten, von dessen Bruder auf den Philippinen ge-
sammelten Neuropteren und Beschreibung einer neuen
Libellen-Gattung, aus dem Museum Godeffroy in Ham-
burg. (Ib. 1b.)
Beschreibung neuer Neuropteren aus dem Museum
Godeffroy in Hamburg. (Ib. 1869.)
Beschreibung der Verwandlungsgeschichte der Man-
tispa styriaca Poda, und Betrachtungen über die so-
genannte Hypermetamorphose Fabre’s. (Ib. ib.)
Xiphocentron Bilimekii. (Ib. 4870.)
Ueber zwei neue von Prof. D. Bilimek in Mexico ent-
deckte Insekten (Xiphocentron Bilimekii; Paraphle-
bia hyalina.) (Ib. 1871.)
Beiträge zur Kenntniss der Lebensweise und Verwand-
lung ‘der Neuropteren. (Micromus variegatus Fabr.,
Panorpa communis L.; Bittacus italicus Kig., und Bit-
tacus Hagenii Brau.) (Ib. ib.)
BARNEVILLE (L.). — Orthoptères rapportés des Pyré-
nées orientales, par M. Bellier de la Chavignerie. —
Paris, 1857, in-8°.
Quelques Orthoptères des Basses-Alpes. (Ann. Soc.
Ent. France, 1859.)
Re
O1
29
48
44
— Sur quelques Orthoptères de la famille des Acrididés,
pris aux environs de Paris. (Ib. ib.)
— Orthoptères de Sicile, recueillis par M. E. Bellier de
la Chavignerie. (Ib. 1860.)
Browx (Enw.). — On a new species of Locust found at Burton-on-
Trent. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1869.)
BRUNNER vON WATTENWYL (C.). — Ueber die Genitalien der Blat-
tiden. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1861.)
— Disquisitiones orthopterologicæ. Dissertatio II. Non-
nulla Orthoptera europæa nova vel minus cognita de-
scripsit et depixit. (Ib. ib.)
— Ueber die von der K. K. Fregatte Novara mitge:
brachten Orthopteren. (Ib. 1862.)
BURMEISTER (H.). — Notiz über die Mantis-Arten bei Buenos-
Aires. (Berl. Ent. Zeitsch. VIIL.)
BuTLer (A. G.). — On a Locust of the genus Conocephalus, recei-
ved living in England. (Trans. Ent. Soc. Lond. Proc.
1869.)
CHANEY (W.). — On Atropos pulsatoria. ([b. Proc. 1867.)
CLEcHORN. — On the great damage done in the young Casuarina
plantations at Madras by a species of Acheta.(Ib. Proc,
1868.)
Come. — Sur les ravages exercés en Algérie par l'Acridium pere-
grinum. (Ann. Soc. Ent. France, 1867.)
CoquereL (CH.). — Orthoptères de Bourbon et de Madagascar. ([b.
1861.)
Corneuius. — Libellenzüge im Bergischen. (Stett. Ent. Zeit.
1862.)
Cosra (A.) et Hagen (H. A..).— Neuroptera Neapolitana, nebst
Synopsis der Ascalaphen Europas. (Ib. 1860.)
- Donrx (ANTON). — Charles Brunner de Wattenwyl, Nouveau Sys-
tème des Blattaires. Vienne, 1865; angezeigt. (Ib.
1866.)
Doux (H.). — Beitrag zur Kenntniss europäischer Forficulinen.
(Ib. 1859.) |
_ Die Dermapteren von Mexico. ([b. 1862.)
— Versuch einer Monographie der Dermapteren (ircom-
plet.) (Ib. 1864 et 1865.)
— Idem. Nachtrag. (Ib. 1867.)
—— Zwei neue Dermapteren aus Nordaustralien. (Ib.
1869.)
Doumerc. — Description d'une nouvelle espèce de Névroptère de la
Tribu des Hémérobiens. — Paris, 1861, in-8.
— Même ouvrage. (Ann. Soc. Ent. France, 1861.)
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Durour (LÉoN.) — Sur une nouvelle espèce de Phalangopsis. (Ib.
ib.)
DunniNG. — On the species of Pachytylus. (Trans. Ent. Soc. Lon-
don, Proc. 1870.)
EaTon (A. E.). — On some points in the Anatomy of the immature
Cænis macrura of Stephens. (Ib. 1868.)
— On some new British species of Ephemeridæ. (Ib.
1870.)
— À Monograph of the Ephemeridæ. (Ib. 1871.)
Ezourt (H. L.). — Myrmicophila acervorum Panz., ein für die
preussische Insecten-Fauna neues Thier. (Schrift.
Phys. Œk. Ges. Kônigsberg, II.)
Fie8er (F. X.). — Beiträge zur Orthopteren-Kenntniss. I. Zu
Thamnotrizon Fisch. (Wien. Ent. Monatschr. V.)
Fincer (J.). — Wanderheuschrecken. (Verh. Zool. Bot. Ges.
Wien, 1858.)
von Frauenfeld (chevalier G.).
Fbr. (Ib. 1864.)
VON GERNET (E.). — Eine Nachricht über Heuschrecken aus dem
16" Jahrhunderte. (Hor. Soc. Ent. Ross. V.)
GHiLiaNi (V.). — Sur l'Epacromia angustifemur. (Ann. Soc. Ent.
Belg. XII.)
— Sulla Phaneroptera lilifolia Fabr. (Bull. Soc. Ent.
Ital. I.)
— Razza o specie di Acridite. (Ib. ib.)
— Sulla Opomala sicula. (Ib. IL.)
GirARD (M.). — Note sur une espèce nouvelle au genre Hemero-
bius. (Ann. Soc. Ent. France, 1859.)
— Indication et discussion d’un nouveau caractère géné-
rique du genre Hemerobius, Tribu des Myrméléoniens,
ordre des Névroptères, et description de deux espèces
nouvelles de ce genre, recueillies par le R. P. Mont-
rouzier, et désignées par lui sous les noms de Chloro-
melas et Stigma. (Ib. 1862.)
— Considérations générales sur le genre Raphidia (Né-
vroptères, Raphidiens), et Note sur les espèces de ce
genre qui se trouvent aux environs de Paris. (Ib.
1864.)
— Sur la larve de la Raphidia ophiopsis L. ([b. 1865.)
— Sur la capture en Syrie de la Libellula leucosticta
Burmeister. (Ib. 1868.)
— Sur la Libellula flaveola L. (Ib. ib.)
GirAUD (J.). — Analyse d’un travail de M. Fr. Brauer sur les mœurs
et les métamorphoses des Mantispa. ([b. 1870.)
Thamnotrizon apterus
46
Gouzp. — Communication respecting the question of the liability
GRABER
Hagen (H. A.).
of Odonata to the attacks of birds. (Trans. Ent. Soc.
London, Proc. 1872.)
(V.). —- Die Orthopteren Tirols mit besonderer Rück-
sicht auf ihre Lebensweise und geographische Ver-
breitung. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1867.)
Faunistische Studien in der. syrmischen Bucht. I.
Ueber Orthopteren. (Ib. 1870.)
Ueber Polygamie und anderweitige Geschlechtsver-
hältnisse bei Orthopteren. (Ib. 1871.)
Ueber den Ursprung und Bau der Ton-Apparate bei
den Akridiern. (Ib. ib.)
Notes on the Genus Raphidia. (Trans. Ent.
Soc. London. Sér. III, V.)
Révision critique des Phryganides décrites par M.
Rambur, d'après l'examen des individus types. —
Bruxelles, 1860, 1 broch. in-8o.
Même ouvrage (Ann. Soc. Ent. Belg. IV.)
Phryganea grandis und striata Linné. (Linn. Ent. V.)
Die Entwicklung und der innere Bau von Osmylus,
(Ib. VIL.) ,
Monographie der Termiten. (Ib. X..)
Specielle Monographie der Termiten. (Ib. XII.)
Die Odonaten- und Neuropteren-Fauna Syriens und
Klein-Asiens. (Wien. Entom. Monatschr. VII.)
Examen des Névroptères (Non Odonates) recueillis en
Sicile par M. E. Bellier de la Chavignerie. (Ann. Soc.
Ent. France, 1860.)
Névroptères (Non Odonates) de la Corse, recueillis
par M. E. Bellier dela Chavignerie en 1860 et 4861.
(Ib. 1864.)
Additions aux Névroptères (Non Odonates) de la Corse,
d’après l'examen des chasses faites en 1862, par M. E.
Bellier de la Chavignerie. (Ib. ib.)
. Synopsis of the British Planipennes. (Ent. Ann, 1858.)
Synopsis of the British Phryganidæ. (Ib. 4859, 1860 :
et 1861.)
Synopsis of the British Psocidæ. (Ib. 1861.)
Synopsis of the British Ephemeridæ. (Ib. 4863.)
Synopsis der Neuroptera Ceylons. (Verh. Zool. Bot.
Ges. Wien, 1858 et 1859.)
Phryganidarum Synopsis synonymica. ([b. 1864.)
Psocinorum et Embidinorum Synopsis synonymica.([b.
1866.)
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48
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Notizen beim Studium von Brauer’s Novara Neuro-
pteren. (Ib. 1867.)
Beitrag zur Odonaten-Fauna des Russischen Reiches.
(Stett. Ent. Zeit. 1858.)
Russlands Neuropteren : Phryganiden, Myrmeleo-
niden, Ascalaphiden, Mantispiden, Nemopteriden,
Dbciden, Hemerobiden, Sialiden, Panorpiden, Pso-
ciden, Termitiden. (Ib. ib.)
Ueber eine von H. Prof. Zeller entdeckte Geschlechts-
verschiedenheit bei der Gattung Coniopteryx Haliday.
(Ib. 1859.)
Ausschlüpfen von Chrysopa-Larven. (Ib. ib.)
Beitrag zur Kenntniss der Neuropteren (Mantispiden
und Hemerobiden.) (Ib. ib.)
Ueber das Vorkommen von Palingenia jéside und
Acanthoclisis occitanica in Preussen. (Ib. ib.)
Die Phryganiden Pictet's nach Typen bearbeitet. (Ib.
1859, 1860 et 1861.)
Ueber Hemerobius (Chrysopa) trimaculata Girard. (Ib.
1860.)
Ueber die Neuropteren-Fauna Amerikas. (Ib. ib.)
Berichtigung zu « Fischer von Waldheim, Notice sur
quelques Orthoptères et Neuroptères du Brésil. » (Ib.
ib.)
Beitrag zur Kenntniss der Myrmeleon-Arten. (Ib.
1b.)
Ueber Phryganiden-Gehäuse. (Ib. 1864.)
Beiträge zur Kenntniss der Phryganiden. (Ib. 1865.)
Beiträge zur Kenntniss und Synonymie der Psociden.
(Ib. 1866.)
Entdeckung der Phryganide, welche die schneckenar-
tige Gehäuse (Helicopsyche) bewohnt. (Ib. 1b.)
Die Neuropteren Spaniens nach Ed. Pictet's Synopsis
des Neuroptères d'Espagne, Genève, 1865; und D'
Staudinger’s Mittheilungen. (Ib. ib.)
Hemerobidarum Synopsis synonymica. (Ib. ib.)
Revision der von H. Uhler beschriebenen Odonaten.
(Ib. 1867.)
Revision der von H. Scudder beschriebenen Odonaten.
(Ib. ib.) %
Ueber « F. Th. Kôüppen : Ueber die Heuschrecken
Südrusslands ; nebst einem Anhange über einige andere
daselbst vorkommende schädliche Insecten. » (Ib. ib.)
Die Neuroptera der Insel Cuba. (Ib. ib.)
— Agapetus tomentosus Pictet. (Ib. 1868.)
— Monographie der Gattung Beræa Steph. (Ib. ib.)
— Zur Kenntniss von Psychomyia Latr. (Ib. ib.)
-— Monographie der Gattung Dasystoma Rambur. (Ib. ib.)
2 Odonaten Cubas. (Ib. ib.)
— Fragmente zur Gattung Neurothemis Brauer. (Ib. 869.)
— Zur Odonaten-Fauna von Neu-Granada nach Lindig's
Sammlungen. (Ib. ib.)
HaLipay. — Sur la soie produite par les larves du genre Embia.
(Ann. Soc. Ent. France, 1863.)
_JakowLew (W.). — Verzeichniss der Neuropteren der Wolga-Ge-
gend. (Hor. Soc. Ent. Ross. VI.)
Kawall (J. H.). — Die Orthopteren und Neuropteren Kur-
land’'s. — Riga, 1864, 1 br. in-8°.
KEFERSTEIN. — Ueber die schädlichen Heuschrecken. (Stett. Ent,
Zeit., 1843.)
Kixc (Cu. B.). — On Anisomorpha buprestoides. (Trans. Ent. Soc.
Lond., Proc. 1867.)
Kœæppen (F.Th.).— Ueber die Heuschrecken in Südrussland,
nebst einem Anhange über einige andere daselbst vor-
kommende schädliche Insekten. (Hor. Soc. Ent. Ross.
IL.)
KoLazY (J.) — Ueber die Nährung der Gryllotalpa vulgaris L.
(Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1871.)
KoLENATI. — Eine neue Osterreichische Phryganea. (Ib. 1856.)
— Beiträge zu Oesterreichs Neuropteren-Fauna. (Wien.
Entom. Monatschr. Il.)
— Die Larve von Setodes hiera Kolenati. (Ib. ib.)
—- Beitrige zur Kenntniss der Neuroptera austriaca.
(Ib. ib.)
— Synopsis prodroma der Gattung Hydropsyche. (Ib. ib.)
_ Systematisches Verzeichniss der dem Verfasser be-
kannten Phryganiden und deren Synonymik. (Ib. III.)
KoLLaR (V.). — Ueber Mantis religiosa. (Verh. Zool. Bot. Ges. :
Wien, 1855.)
— Beitrag zur Geschichte schädlicher Heuschrecken.
(Ib. 1858.)
KünSTLER (G. A.). — Ueber Heuschreckenfrass. (Ib. 1864.)
LABOULBÈNE (AL.). — Sur la Nemura nebulosa et la Perla parisina.
(Ann. Soc. Ent. France, 1868.) |
Lallemant (C.).— Notice sur l’invaxion des Sauterelles en Al-
gérie (Acridium peregrinum ; Djerad des Arabes), sui-
vie de remarques par M. de Sélys-Longchamps.
(Ann. Soc. Ent. Belg. IX.)
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LogscHeID. — Ueber Acridium peregrinum. (Verh. Zool. Bot. Ges.
Wien, 1870.)
LoEw (FR.). — Beitrage zur Kenntniss der Orthopteren (Raphido-
phora cavicola Koll. ; Locusta caudata Charp.; Palin-
genia longicauda Swamm.) (Ib. 1864.)
— Ueber Palingenia horaria L.und Lestes fusca Vanderl.
(Ib. 1866.)
— Neuropteren-Verzeichniss auf meinem im Mai 1862
nach Graz, Laïbach, Trient und Gôürz Ausfluge ge-
sammelten. (Ib. ib.)
— Ueber Heliothrips hæmorrhoidalis Bouché. (Ib. 1867.)
Low (H.). — Abbildungen und Bemerkungen zur Anatomie eini-
ger Neuropterengattungen. (Linn. entomol, IL.)
LuBBocKk (siR Jon). — On the preparatory state of Psocus. (Trans.
Ent. Soc. London, Proc. 1862.)
Lucas (H.). — Notes sur l’Acridium peregrinum. (Ann. Soc. Ent.
France, 1845.)
Note sur l’Hetrodes Guyonii Aud.-Serv. (Ib. 1859.)
11 —— Sur l’Hetrodes Guyonii Serv. (Ib. 1860.)
— Notesur le genre Eugaster, Orthoptère de la famille des
Locustiens, qui habite le sud des possessions françaises
[1 | dans le nord de l’Afrique. (Ib. 1861.)
| . Sur les capsules ovifères de la Blatta surinamensis.
| (Ib. ib.)
(l — Note sur la Perisphæra glomeriformis. (Ib. 1862.)
| — Note sur l'Asridium albipes De Geer. (Ib. ib.)
| — Sur l'Œcanthus pellucens Scopoli. (Ib. ib.)
— Sur l’Epacromia (Gryllus) thalassina Fabr. (Ib. ib.)
| — Quelques remarques sur le genre Perisphæra, Ortho-
|
l
ptère de la famille des Blattaires, et description d'une
Li espèce nouvelle appartenant à ce genre. (Ib. 1863.)
_. Sur une éclosion d'œufs de Phyllium au Jardin des
| Plantes. (Ib. ib.)
h | Fe Sur une nouvelle espèce de Callimenus des environs de
| Pékin. (Ib. ib.)
— Sur une nouvelle espèce du genre Saga. ([b. 1864.)
— Note sur le Gampsocleis gratiosa. (Ib. 1865.)
— Observations sur un Nouveau genre d'Orthoptère sau-
teur (Cosmoderus erinaceus), de la famille des Locus-
tiens. (Ib. 1868.)
— Sur un fourreau de Phrygane des environs de Rio-
Janeiro. (Ib. ib.)
‘ He Remarques sur l'Eugaster Servillei, Orthoptère sauteur
de la famille des Locustides, et description d’une espèce
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII.
VIL
49
41
50
Mac Lachlan (Rob.).
nouvelle appartenant à cette coupe générique. (Ib.
1869.)
Note sur l'Ischnopoda Reyi, Orthoptère coureur de la
famille des Phasmides. (Ib. ib.)
Sur les Eurycantha calcarata et insularis, espèces nou-
velles de Phasmides de l’archipel Salomon. (Ib. ib.)
Notes sur la Monocentra lepidoptera
de Rambur (Phryganides). (Ib. 1868.)
Characters of New Species of Exotic Trichoptera; also
of one New Species inhabiting Britain. — Londres,
1862,1 br. in-8°.
On Anisocentropus, a new Genus of Exotic Trichoptera,
with Descriptions of Five Species, and of a new Species
of Dipseudopsis. — Londres, 1863, 1 br. in-8°.
On some new Forms of Trichopterous Insects from
New Zealand; with a List of the Species known to
inhabit those Colonies. — Londres, 1 br. in-8°.
New Genera and Species, etc., of Neuropterous Insects,
and à Revision of M' F. Walker's British Museum
Catalogue of Neuroptera. Part IT (1855), as far as the
end of the Genus Myrmeleon. — Londres, 1 br. in-8°.
On the Types of Phryganidæ described by Fabricius
from the Banksian Collection. — Londres, 1863, in-8°.
Descriptions of new or little known Genera and Spe-
cies of Exotic Trichoptera; with Observations on cer-
tain Species described by M. F. Walker. — Londres,
1865, 1 br. in-&°.
New Genera and Species of Psocidæ. — Londres,
1866, 1 br. in-8.
Description of a new Neuropterous Insect belonging to
the genus Corydalis Latreille.— Londres, 1866, 1 br.
in-8e.
A Monograph of the British Psocidæ. — Londres,
1867, in-8°.
Contributions to a Knowledge of Europæan Tricho-
ptera (First Part). — Londres, 1868, 1 br. in-8°.
À Monograph of the British Neuroptera-Planipennia.
— Londres, 1868, 1 vol. in-8°.
Synopsis of the Species of Panorpa occurring in Europe
and the adjoining Countries: with a Description of a
singular new Species from Java. — Londres, 1869,
4 br. in-&.
On New Forms, etc., of extra-european Trichopterous
Insects. -— 4 br. in-8°.
255
254
1
1
|
|
|
Üeber Lasiocephala taurus Costa ; übersetzt von
C. À. Dohrn. (Stett. Ent. Zeit. 1866).
Bemerkungen über europäische Phryganiden, nebst
Beschreibung einiger neuer Gencra und Species. (Ib.
1867.)
Notes additionnelles sur les Phryganides décrites par
M. le D' Rambur. (Ann. Soc. Ent. Belg. XIII).
Descriptions ofthe British Species of the Genus Steno-
phylax. (Trans. Ent. Soc. London, Série IIT, I).
Characters of New Species of Exotic Trichoptera ; also
of One New Species inhabiting Britain. (Ib. 1b.)
On Anisocentropus, a New Genus of Exotic Tricho-
ptera, with Descriptions of Five Species, and of a New
Species of Dipseudopsis. ([b. ib.)
On the Types of Phryganidæ described by Fabricius
from the Banksian Collection. (Ib. ib.)
Trichoptera Britannica; a Monograph of the British
Species of Caddis-flies. (Ib. S. II, V.)
Descriptions of new or little known Genera and Spe-
cies of Exotie Trichoptera ; with Observations on cer-
tain Species described by M. Fr. Walker. (Ib. ib.)
New Genera and Species of Psocidæ. (Ib. 1b.)
À New Genus of Hemerobidæ, and a New Genus of
Perlidæ. ([b. ib.)
À Monograph of the British Neuroptera Planipennia.
(Ib. 1868.)
Contributions to a knowledge of Europæan Trichoptera.
(Ib. ib.)
Synopsis of the Species of Panorpa occurring in Eu-
rope and the adjoining Countries; with a Description
of a singular new Species from Java. (Ib. 1869.)
Note on Boreus hyemalis and B. Westwoodii. (Ib.
ib.
as of a new genus and four new species of
Calopterygidæ, and of a new genus and species of
Gomphidæ. (Ib. 1870.)
Remarks concerning the identification of Myrmeleon
formicaleo, formicarium and formicalynx of Linné. (Ib.
1871.)
Some Suggestions for the succesfull Pursuit of the
Study of Phryganidæ, with a Description of a New
British Species. (Entom. Annual, 4861.)
Notes on British Trichoptera, with Descriptions of
New Species, etc. (Ib. 1862.)
D2
h “ 1." 2061 (4
1” 428
- Le
|
Notes on British Trichoptera, with Description of a
New Species of Rhyacophila. (Ib. 1863.)
Notes on North-American Phryganidæ, with especial
reference to those contained in the Collection of the
British Museum. (Ib. ib.)
Notes on British Trichoptera. (Ib. 1864 et 1868.)
-A Synonymic List of the British Trichoptera. (Ib.
1865.)
Stray Notes on Swiss Trichoptera. (Ib. 4874.)
On three new British Species of Trichoptera. (Trans.
Ent. Soc. Lond. Proc. 1863.)
On cases of the larvæ of various genera of Trichoptera.
(Ib. 1b.)
On an andromorphous female of Calepteryx splendens.
(Ib. Proc. 1865.)
On the eggs of a species of Ascalaphus or Myrmeleon
deposited in rows on a twig of mulberry tree from
Sangos, Central India. (Ib. Proc. 1866.)
On some cases of caddis-worms. (Ib. 1b.)
On a species of Mantispidæ from Bahia, supposed to be
the female of Trichoscelia notha. (Ib. Proc. 1867.)
On an example of gynandromorphism in Limnephilus
striola Kolenati. (Ib. ib.)
On some caddis-flies larvæ. (Ib. Proc. 1868.)
On the transformations of Mantispa pagana, discovered
by D' Brauer. (Ib. Proc. 1869.)
On à gynandromorphous specimen of Brachycentrus
subnubilus. (Ib. Proc, 4870.)
On a striking case of mimetic resemblance between
two common North-American Libellulidæ not very clo-
sely allied : Libellula pulchella Drury and Plathemis
trimaculata De Geer. (Ib. Proc. 1871.)
Observations upon the synonymy of two common spe-
cies of Europæan ant-lions. (Ib. ib.)
Mac Lachlan (R.) et Horne (Cn.). — On Dilar Hornei, a
new Species of Neuroptera from India. (Ib. Proc.
1869.)
Mac Lachlan (R.) et de Sélys-Longchamps (ba-
ron E.). — Névroptères de Mingrélie, (Ann. Soc.
Ent. Belg. XII.)
von MaziNowski. — Beiträge zur Naturgeschichte der Wander-
heuschrecke (Acridium migratorium L.). (Verh. Zool.
Bot. Ges. Wien, 1865.)
4l
| MEver (A.). —- Beitrâge zu einer Monographie der Phryganiden
Westphalens. (Stett. Ent. Zeit. 1867.)
MorrEN (CH.). — Sur une émigration de Demoiselles, — Bruxelles,
1 broch, in-8°.
Muuper (CL.). — Ontleedkundige aanteekening over Macrolyristes
imperator Voll., vergeleken met eenige andere Regt-
vleugeligen. (Tijdschr. v. Ent. VIIL.)
MuLcer (ALB.). — On the impregnated and unimpregnated eggs of
Libellula flaveola Linné. (Trans. Ent. Soc. Lond.,
Proc. 1871.)
— Notes on the persecution of Libellulidæ by birds of
prey. (Ib. ib.)
Pernis (En.). — Observations sur les manœuvres de l'Æcanthus
pellucens (Orthoptères-Grylloniens) pour la ponte de
ses œufs. (Ann. Soc. Ent. France, 1869.)
Painepi (R. A.). — Bacteria unifoliata, n. sp. (Stett. Ent. Zeit.
41865.)
Preudhomme de Borre (A.). — Catalogue synonymique et
descriptif d'une petite collection de fourreaux de larves
de Phryganides de Bavière, donnée par M. Walser à la
Société entomologique de Belgique. (Ann. Soc. Ent.
Belg. XIV.)
Ritsema (C.). — De Enoicyla pusilla Burm. in hare verschillende
toestanden. (Tijdschr. v. Ent. S. IE, v.)
VON RoEpER (V.). — Ueber Bittacus Hageni Brauer. (Berl. Ent.
Zeit. XIIL.)
Rogenhofer(A.).—Beitrag zur Kenntniss der Entwicklungsge-
schichte von Mantispa styriaca Poda (pagana Fabr.)
(Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1862.)
Rosrock (M.). — Verzeichniss sächsischer Neuropteren. (Berl.
Ent. Zeit. XII.)
» SAUNDERS (W. W.). — On Extalasoma Hopei, of the family Phas-
midæ, from New Hebrides. (Trans. Ent. Soc. London,
Proc. 1862.)
— On a living specimen of à species of Locustidæ from
Mexico, found in an Orchid-house. (Ib. Proc. 4865.)
— On eggs supposed of a Chrysopa from New South
Wales. (Ib. Proc. 1866.)
2 On four Locustideous larvæ, from New South Wales.
(Ib. ib.)
de Saussure (H.). — Études sur quelques Orthoptères du
Musée de Genève nouveaux ou imparfaitement connus.
(Ann. Soc. Ent. France, 1861.)
©t
Qt
48
00
41
49
91
48
D4
SCHAUM (H.). — Necrophilus arenarius Roux, die muthmassliche
Larve von Nemoptera. (Berl. Ent. Zeit. I.)
Ueber « Neuroptera austriaca, von Fr. Brauer und
F. Loew. » (Ib. ib.)
Ueber « Monographie des Gomphines, par E. de Sélys-
Longchamps et Hagen. (Ib. III.)
Ueber das Skelett der Forficuliden. (Ib. VIL.)
SCHNEIDER (G. TH.). — Symbolæ ad Monographiam Generis Chry-
sopæ Leach. — Breslau, 1851, 1 vol. in-8°.
Scudder (S. H.). — Materials for a Monograph of the North
American Orthoptera. — Cambridge, 1862, 1 vol. in-8e.
On the Devonian Insects of New-Brunswick. — Bos-
ton, 1865, 1 page in-8°.
An Inquiry into the Zoological Relations of the first
discovered traces of Fossil Neuropterous Insects in
North America; with Remarks on the difference of
structure on the Wings of living Neuroptera. — Bos-
ton, 4865, 1 br. in-4°.
Même ouvrage. (Mém. Boston Soc. Nat. Histor. I.)
Notes upon some Odonata from the Isle of Pines. —
Boston, 1866, 1 br. in-&. {
Additional Remarks upon the Odonata of the Isle of
Pines and of the White Mountains of New Hampshire.
— Boston, 1867, 1 br. in-8.
Catalogue of the Orthoptera of North America descri-
bed previous to 1867. — Washington, 1868, 1 vol.
in-8°.
Même ouvrage.
Considerations drawn from the Study of Mole Cric-
kets. — Boston, 1868, 1 br. in-8e,
On the Rank of the Families of Orthoptera. — Boston,
1868, in-8°.
Remarks on two new Fossil Insects from the carboni-
ferous formation in America. — Boston, 1868, in-8&°.
Notes on the Stridulation of some New England Or-
thoptera. — Boston, 1868, 1 br. in-&8°.
A Century of Orthoptera. Decade I, Gryllides. —
Boston, 1868-69, 1 br. in-&°.
Remarks upon the arrangement of the Families of Or-
thoptera, — Boston, 1868-69, in-8".
Notes on Orthoptera collected by professor J. Orton
on either side of the Andes of Equatorial South Ame-
rica. — Boston, 1868-69, in-8°.
A Study of the gigantic lobe-crested Grasshoppers of
274
487
464
Se a méré -
South and Central-America. — Boston, 1868-69,
in-8°.
Upon a new insect of New Zealand. — Boston, 1868-
69, in-8°.
Revision of the large, stylated, fossorial Crickets. —
Salem, 1869, 1 vol. gr. in-8°.
Materials for a Monograph of the North-American
Orthoptera, including a Catalogue of the known New
England Species. (Boston Journ. Nat. Hist. VIT.)
de Sélys-Longchamps (baron Edm.). — Monographie
des Libellulidées d'Europe. — Bruxelles, 1840, 1 vol.
in-8°.
De la chasse et de la préparation des Névroptères. —
Paris, 1859, 1 br. in-18.
Synopsis des Agrionines. Première légion : Pseudo-
stigma. — Bruxelles, 1860, 4 br. in-8°.
Idem. Seconde légion : Leptes. — Bruxelles, 1862,
1 broch. in-8°. ;
Idem. Dernière légion : Protonevra. — Bruxelles,
1860, 1 br. in-8°.
Liste des Libellules d'Europe et diagnose de quatre
espèces nouvelles. — Paris, 1848, in-8°.
Description de deux nouvelles espèces d’Æschna, du
sous-genre Anax (Leach). — Bruxelles, in-8°.
Énumération des Libellulidées de la Belgique. — Bru-
xelles, in-8°.
Additions à deux notices sur les Libellulidées. — Bru-
xelles, in-8°.
Nouvelles additions aux Libellulidées de la Belgique,
de 1840 à 1843. — Bruxelles, in-8°.
Sur la Sauterelle voyageuse observée en Belgique. —
Bruxelles, in-8°.
Synopsis des Caloptérygines. — Bruxelles, 1853,
in-8°.
Synopsis des Gomphines. — Bruxelles, 1854, in-8°.
Secondes additions au Synopsis des Gomphines, —
Bruxelles, 1869, 1 br. in-8°.
Secondes additions au Synopsis des Caloptérygines. —
Bruxelles, 1869, 1 br. in-8°.
Note sur quelques Libellules d'Europe. (Ann. Soc.
Ent. France, 1843.)
Catalogue des Odonates de la Sicile, établi après un
examen des chasses de M. E. Bellier de la Chavignerie.
(Ib. 1860.)
d6
de
de
Catalogue des Névroptères Odonates de la Corse, établi
d’après un examen des chasses de M. E. Bellier de la
Chavignerie faites en 1860 et en 1861. (Ib. 1864.)
Aperçu statistique sur les Névroptères Odonates.
(Trans. Ent. Soc. London, 1871.)
Secondes additions au Synopsis des Caloptérygines.
(Bull. Ac. Belg. Sér. II, XXVII.)
Secondes additions au Synopsis des Gomphines. (Ib.
Sér. II, XX VII.) |
Catalogue des Insectes Odonates de la Belgique. (Ann.
Soc. Ent. Belg. III.)
Catalogue raisonné des Orthoptères de Belgique. (Ib.
V1)
Addenda au Catalogue des Insectes Odonates de la
Belgique. (Ib. ib.)
Notice sur une nouvelle espèce de Némoptère. (Ib.
X))
Additions et corrections au Catalogue raisonné des Or-
thoptères de Belgique. (Ib. XI.)
Sur l’Acridium peregrinum. (Ib. 1b.)
Nouvelles espèces d'Odonates du Mexique. (Ib. ib.)
Diagnose d’un nouveau genre d'Agrionine d'Australie :
Hemiphlebia mirabilis. ([b. 1b.)
Diagnose d’un nouveau genre d’Agrionine d'Australie :
Synlestes Weyersii, et d'une Panorpide nouvelle
d'Australie : Bittacus nigriceps. (Ib. ib.)
Odonates des Iles Seychelles. (Ib. XII.)
Note sur le Merope tuber. (Ib. XIII.)
Nouvelle Révision des Odonates de l'Algérie. (Ib.,
XIV.)
Résumé d’une nouvelle classification de la sous-famille
des Cordulines. (Ib. ib.)
Notice sur quelques Ascalaphides. (Ib. ib.)
Sélys-Longchamps (baron E.) et Delamain. —
Sur le Macromia splendens. (Ib. XI.)
Sélys-Longchamps (baron E.) et Hagen (H. A.)
— Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. —
Liége, 1850, 1 vol. in-&.
Monographie des Caloptérygines. — Liége, 1854,
1 vol. in-8°.
Monographie des Gomphines. — Liége, 1857, 1 vol.
in-8°
SHIMER (H.). — Description of the imago and larva of a new spe-
cies of Chrysopa. (Proc. Ent. Soc. Philad. IV.)
br: Es
VON SIEBOLD. — Over Agriotypus armatus en Trichostoma pici-
corne. (Tijdschr. v. Ent. III.)
Snellen van Vollenhoven (S. C.). — Beschrijving eener
nieuwe soort van Kakkerlak, Archiblatta Hoevenii. (Ib.
NV.)
Beschrijving van eene nieuwe Tetrix-soort. (Tetrix
limosina.) (Ib. VIIL.)
Macrolyristes, een nieuw Geslacht van Orthoptera. (Ib.
ib.)
Stal (C.). — Orthoptera quædam africana. — Stockholm, 1871,
1 broch. in-8°
STEIN (J. P. E. FR.). — Eine neue europäische Heuschrecken-
Gattung. (Berl. Ent. Zeit. IV.)
Ueber Drymadusa spectabilis Stein. ([b. VI.)
Beitrag zur Neuropteren-Fauna Griechenlands, mit
Berücksichtigung dalmatinischer Arten. (Ib. VII.)
Ueber « Orthoptères de l'Amérique moyenne, par H.
de Saussure, I. Famille des Blattides. » (Ib. IX.)
Ueber Mantispa Styriaca Poda (pagana Fabr.) (Ib.
XI.)
. SToITZNER. — Vertilger der Maulwurfsgrille, (Verh. Zool. Bot.
_ Ges. Wien, 1870.)
SuqueT. — Sur les ravages causés aux environs de Beyrouth, par
l’'Acridium peregrinum. (Ann. Soc. Ent. France,
1865.)
Touuin (C.). — Zur Naturgeschichte der Termiten, (Stett. Ent.
Zeit. 1862.)
TRIMEN (R.). — On an Orthopterous Insect found in gardens about
Cape Town. (Trans. Ent. Soc. London, Proc. 1868.)
Türek (R.). — Ueber die in Oesterreich unter der Enns bis jetzt
aufgefundenen Orthopteren. (Wien. Ent. Monatschr.
IL.)
Mebrere für Niederüsterreichs Fauna neue Ortho-
pteren. (Ib. IV.)
Für Niederôsterreichs Fauna neue Orthopteren. (Ib.
VI.)
Ueber die in Europa vorkommenden Tettix-Arten. (Ib.
ib.)
* Van BENEDEN (P. J.) et Coemans (Eug.). — Un Insecte et un
Gastéropode pulmoné du terrain houiller. — Bruxelles,
1867, 1 broch. in-8°.
Van Hassezr (A. W. M.). — lets over het blaartrekkend vermogen
der Blatta americana. (Tijdschr. v. Ent. VIIL.)
_ Jets over de Phryganiden. (Ib. Sér. II, I.)
ANNALES DE LA 80C, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII.
663
5]
52
58
DE WAGA. — Observations sur diverses migrations de Sauterelles.
(Ann. Soc. Ent. France, 1860.)
WaLsER. — Trichoptera bavarica. Die bisher in der Umgebung von
Schwabhausen in Oberbayern aufgefundenen Phryga-
niden, deren bekannte Larven und Gehäuse, nebst ge-
nerellen Notizen über letztere. — Augsbourg, 1 broch.
in-8°.
WEIR (J. J.). — On the use of the anal appendages of the Earwig.
(Trans. Ent. Soc. Lond. Proc. 1865.)
Wesmael (C.). — Notice sur les Hémérobides de Belgique. —
Bruxelles, in-&°.
— Enumeratio methodica Orthopterorum Belgii. — Bru-
xelles, in-8°,
WEsTWoop (J. O.). — Descriptions of New Species of Mantispidæ
in the Oxford and British Museums. (Trans. Ent. Soc.
London, Sér. III, V.)
— On some Trichopterous-larva-cases, found at Mentone.
(Ib. Proc. 1863.)
— Descriptions of two new Species of Phasmidæ (Hete-
ropteryx Hopei and Phyllium Feejeeanum.) (Ib. Proc.
1864.)
—- On Locusta migratoria L. (Ib. Proc. 14870.)
— Rectifications de la nomenclature de plusieurs espèces
de Phasmides récemment décrites. (Ann. Soc. Ent.
France, 1864.)
WEYENBERGH (H. JuNioR.). — Over Libellula quadrimaculata L.
(Tijdschr. v. Ent. Sér. IT, IL.)
WuiTE (Ab.). — Holostomis M'Lachlani, new species of Phryga-
nidæ,‘from Northern India. (Trans. Ent. Soc. Lond.,
Proc. 1861.)
WiLsoN (C. A.). — On Myrmeleonidæ. (Ib. Proc. 1869.)
YERSIN (A.). — Note sur quelques Ofthoptères nouveaux ou peu
connus d'Europe. (Ann. Soc. Ent. France, 1860.)
— Description de deux Orthoptères nouveaux d'Europe.
(Ib. 1863.)
ZELLER (P. C.). — Ueber « Die Orthoptera der Regensburger
Fauna, von D' Jacob Singer. » (Stett. Ent. Zeit.
1870.)
ANONYME. — Ueber « A Catalogue of British Neuroptera, by
R. Mac-Lachlan and A. E. Eaton. » (Ib. ib.)
— On the recent plague of Locusts in Algeria. (Trans.
Ent. Soc. London, Proc. 1866.)
48
91
50
ÿ1
TABLE DES MATIÈRES.
Notice sur les époques d'apparition des Lépidoptères Diurnes du Brésil,
recueillis par M. Van Volxem, dans son voyage en 1872, par M.
DR RO ER RTS ee ota e et 20e 5
Tribus Papilionides . . ...:... 8 | Tribus Nymphalides. . . . ..... 2%
DOM PIONI TORRENT A PL ne 10 MMRTASRONIAES Le EE et. 28
DRANEYCERITOS Se se 2 ete 14 DA PAVONITES EE eee eee »
OR EEVOMITES Re le eee loi ele 18 DR MONDE EE eee »
» Peridromides. ....:... 91 DABLONITOS Neo ee ee 29
DRRDAHAIOS Es el ne etes à «20 22 DIRASALVTITOS ere eee Vale A >
NARPHGlICONITES. 10 0. 1: 23 » LL HESperides. 060. . eue 32
DA CT PUCES ee annee Voile ee u 2% | Table des espèces et noms nouveaux. 39
Essai d’un Tableau synoptique des espèces du genre Mecinus Germ., par
NAT GERNER ES... 6 ut ie Le CRAN AE © M Ra re à 40
Descriptions d'espèces nouvelles :
4. Mecinus læviceps. . .....,. &2 | &. Mecinus humeralis . . . . . . . . 45
CE = 1 ROICREL mens dde eue 43 | 5. — Fairmairei. . . . . . .. 46
3. — 0 NASULUS. cé ef re kk
Relevé des Cicindélides et Carabiques recueillis en Portugal par M. C. Van
Volxem en maï et juin 4871, par M. J. PuTzeys. . . . . . . . . .. 47
Description d'espèces nouvelles :
4. Nebria Van Volxemi . . ... .. 49 | 4. Pterostichus Van Volxemi . . .. 56
2. Leistus expansus . .. ...... 50 | 5. Bembidium Dufouri (Perris in litt.) 60
3. Zuphium macrophthalmum . .. 51
Appendice au Mémoire de M. J. B. Capronnier, sur les Lépidoptères du
Brésil. Description d’une espèce nouvelle du genre Terias, par M. le
LES ENT VAR PEN ME ANT VEINE 61
Observation relative à Terias Tenella Bdv. — M. J.B. GAPRONNIER . . . . . . . . 62
Matériaux pour servir à la Monographie de la Tribu des Érirrhinides
de la Famille des Curculionides (Coléoptères), par M. H. Tour-
1: MACRO PE TR A RES AS AE e LU DR OMS Pate s le te 63
Supplément ....... RE PNA QUE RPG oO 114
Table alphabétique des Erirrhinides .................... 115
Notice sur les Cicindèles et Carabiques recueillis dans l’île d’Antigoa
par M. Purves, par M. J. PuTzeys. . . . . . . . . . . . . . . » A17
Description d'espèces nouvelles :
1. Selenophorus propinquus. . . . . 118 | 2. Tachys picturatus. . . . . . . . 119
Notes relatives à ces espèces, par M. J. Purves . . . .. .. . . . . . . .. »
60
Curculionides recueillis au Japon par M. G. Lewis, par M. W. RoELors.
Deuxième partie . . . . : .. AN POS RENE Le
Description des genres et'des espèces . .............,......
Tablo ER Etre dr me Me Tee ere ET le eee
EAN us le Me CEE CR HR ei eu PROS ST ERREUR 408
Observations sur la classification des Lamellicornes Coprophages, par
M. G. van LaNSBERGE. I. Ateuchides . . . .. RS ETES SEM
Comptes-rendus des séances de la Société :
Séance da 28 sanvier LSTA LAISSES TR SR Er
(Lépidoptères à ajouter à la Faune belge. — M. Donckier-Huart, \
(Rectification à la note de M. le Dr Boisduval sur les Adélocéphalides. —
M. A. R. Grote.)
(Procédé de capture du Metæcus paradoæus. — M. A. Rouget.)
(Contre l'autorité exclusive dû monographe en matière de rectifications
synonymiques. — M. E. de Harold.)
(Réplique à la note précédente. — M. Preudhomme de Borre.)
(Sur les noms in litteris. — M. de Sélys-Longchamps.)
(A propos d’un article d’interprétations synonymiques publié par M.Kraatz.
— M. Breyer.)
(Proposition d'encourager les études de faunes tout-à-fait locales. —
M. Preudhomme de Borre.)
7 IT AO TA RL re ee et etfe EPSON NES
(Résumé analytique de divers travaux récents relatifs à la parthénogénèse
et à l'embryogénie des insectes. — M. Breyer.)
(Sur les mœurs de la chenille du Bombyæ Cralægi. — M. Fondu.)
AO APS LOT, LS Be nat de oi à 0 as GR ete ST PTE
(Sur l’aberration {chnusoides de la Vanessa Urticæ. — M. de Sélys-Long-
champs.)
(Sur le changement des noms faisant double emploi. — M. de Harold.)
(Analyse de la notice de M. Sharp : The Object and Method of Zoological
Nomenclature. — M. Quaedvlieg.)
(Emploi de la glace pour retarder l’éclosion des œufs d'Attacus yama-mai.
— M. M. Girard.)
(Petite nappe pour la chasse des coléoptères sous les écorces. — M.R.
Vallette.)
(Isoporien der europäischen Tayfalter, von E. Hofmann. Analyse. —
M. Quaedvlieg.)
(Objections aux catalogues de faunes locales. — M. A. Fauvel.)
(Nouvelles considérations sur l'opportunité de la division du travail dans
les études de géographie entomologique. — M. Preudhomme de Borre.)
eh ts 8 eyf PR ERnREn AS Re EEE D Ne LT N à
(Défense des opinions émises par M. E. Hofmann dans son ouvrage sur
les Isopories des Diurnes d'Europe, — M. Quaedvlieg,)"
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(Différences entre les Tychius affinis et trivirgatus. — M. Desbrochers
des Loges.)
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(Rapports sur le travail de M. H. Tournier, intitulé : Matériaux pour servir
à la Monographie de la Tribu des Érirrhinides. — MM. Roelofs et
Van Volxem.)
XXII
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LXXVII
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(Diagnoses de quelques Coléoptères européens et circumeuropéens : Cneme-
plalia rufa; Chiloneus Chevrolati; Eusomus Beckeri; Polydrosus deli-
ciosus ; P, roseus; Strophomorphus algericus ; Tanymecus Revelierei ;
T. rotundicollis ; Cænopsis Reichei, — M, Tournier.)
(Observation relative aux mœurs de l'Atheriæ Ibis Fab, — M. Tournier.)
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(Rap port sur l’excursion annuelle de la Société Entomologique à Baudour-
(Hainaut). — M. Mélise.)
(Cœnonympha Hero L., var. nouv. Areteoides. — M. Fologne.)
— ao RIM RER au XCIX
(Liste de Lépidoptères recueillis à Dinant. — M. Fondu.)
(Note sur une excursion à Maeseyck, faite le 20 et le 21 juin 1874. —
M. de Sélys-Longchamps.)
(Sur la vie évolutive de la Deiopeia pulchra Schiff. — M. Mabille.)
— du 5 septembre 1874 . . . . . . .. Dune Rae dv me SANTE
(Note sur sept espèces de Noctuelles à double éclosion. — M. Fondu.)
(Coup-d'œil sur quelques espèces européennes du genre Liophlœus
Germ. — M. Tournier.)
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(Observations critiques sur les travaux de M. H. Tournier relatifs aux
Érirrhinides et aux Liophlœus. — M. Desbrochers des Loges.)
(Les Arachnides de France, par Eugène Simon. Analyse. — M. Plateau.)
. (Note sur les Géotrupides qui se rencontrent en Belgique. — M. Preu-
dhomme de Borre.)
(Ennearabdus, gen. nov.; Synapsis Ritsemæ Lansb. — M. van Lansberge.)
(Note sur les Carabiques de la collection de feu Wesmael. — M. Putzeys.)
(Carabiques recueillis par M. Roffiaen à Beaufort et Echternach. —
‘M. Putzeys.)
(Sur un système d'exposition par rotation des collections entomologiques
dans les Musées. — M. Preudhomme de Borre.)
nu o icrembre LOTS NON et ut à à CX EMI
(Diagnoses de dix espèces nouvelles de Curculionides : Cneorhinus maroc-
canus; Cn. Heydenii; Cn. tarsalis, Cn. Diecki; Catapionus interme-
dius ; C. maculatus ; C. viridanus; Heydenia (n. 8.) crassicornis ; Acra-
didius Milleri, À.ochraceus. — M.H. Tournier.)
(Réponse aux observatigns critiques de M. Desbrochers. — M. Tournier.)
(Sur le premier fascicule de la Révision des Élatérides; par M. Candèze.
— M. Preudhomme de Borre.)
(Sur les motifs pour, et les moyens propres à exposer en entier les col-
lections entomologiques des Musées publics. — M. Mélise.)
Assemblée générale du 26 décembre 1874. . . .. . ......... CLXVIL
Liste des membres de la Société. . . . . . . . . . . . . . . . . . .< CLXXVII
Organisation administrative en 4874. . . . .............CLXXXVIL
Liste des bibliothèques qui, en Belgique, reçoivent les Annales de la
LR RSS PONT ee RE ee ARC m5 à LT
Liste des Académies, Sociétés savantes, Revues périodiques, etc, avec
lesquelles la Société Entomologique échange ses publications. CLXXXIX
Catalogue de la Bibliothèque de la Société Entomologique de Bel-
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— Division Il. Coléoptères Fascicule IV. »
_ » III. Lépidoptères. » LL. 20
— » IV. Névroptères et Orthoptères. » L. Ai
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