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4 Les opinions émises dans les Annales de la Société sont propres
à leurs auteurs. La Société n'en assume aucunement la responsa-
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ORGANISATION ADMINISTRATIVE
POUR L'ANNÉE 1897
Conseil d’administration
MM. KERREMANS, président.
TOSQUINET, vice-président.
LAMEERE, secrétaire général.
FOLOGNE, trésorier.
SEVERIN, bibliothécaire.
HAMAL, secrétaire adjoint.
ROBBE.
Commission de vérification des comptes
MM. PATERNOTTE,.
SEELDRAYERS.
VAN NEROM.
Commission de surveillance des collections
MM. KERREMANS, président.
LEDROU.
VAN NEROM.
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4
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
Assemblée mensuelle du 9 janvier 1897.
PRÉSIDENCE DE M. KERREMANS.
La séance est ouverte à 8 heures.
Décisions du Conseil. Ont été nommés : M. Tosquinet, vice-prési-
dent; M. Lameere, secrétaire général; M. Fologne, trésorier;
M. Severin, bibliothécaire; M. Hamal, secrétaire adjoint.
Le Conseil a admis en qualité de membre effectif, sur leur
demande : MM. Léon Candèze et De Raeck, déjà membres associés ;
il a accepté les démissions de MM. Monier et Remy.
Correspondance. MM. Foerster et Ris remercient pour leur admis-
sion en qualité de membre effectif; ce dernier envoie son portrait-
carte pour l’album de la Société.
Travaux pour les Annales. L'Assemblée vote l'impression des
mémoires annexés à ce numéro.
Elle charge MM. Everts et Paul de Moffarts de faire pour la pro-
chaine séance un rapport sur un travail de M. Bovie intitulé : Les
Coccinelles de Belgique.
Communications. Le Président annonce à l’Assemblée que M. le
D' Candèze a été promu officier et que M. le professeur Gilson a été
nommé chevalier de l'Ordre de Léopold. L'Assemblée leur adresse
ses vives félicitations.
— M. de Selys-Longchamps donne lecture d’une lettre de
M. A. van Pelt-Lechner, membre de la Société entomologique néer-
landaise, à Zevenhuizen, près Rotterdam, qui demande d’obtenir
des exemplaires de Calamia lutosa capturés en Belgique et des
renseignements sur la répartition géographique et la variabilité de
cette espèce dans notre pays, afin d’en faire une étude approfondie.
— M. Severin demande la parole et s’exprime comme suit :
Le Musée royal d'Histoire naturelle a exposé pendant quelques
iours les collections recueillies depuis quatre ans environ au Congo,
par un certain nombre d'officiers et d’agents de l’État ou des compa-
gnies de commerce. Les espèces réunies, au nombre de 10,000 envi-
ron, contenues dans 400 caisses, permettent déjà de délimiter dans
6
leurs grandes lignes les zones entomologiques que comprend l’État
indépendant. Ces zones paraissent être au nombre de trois :
1° Zone gquinéenne, comprenant les contrées au Nord de la grande
boucle du Congo, c’est-à-dire celles qui sont arrosées par l’Oubanghi
et sesaffluents. Cette zone s’étend vers l'Ouest dans le Congo français;
2° Zone congolaise proprement dite, comprenant la presque tota-
lité de l’Etat ;
3 Zone katangienne, renfermant les contrées montagneuses et
élevées qui entourent les lacs du Sud. Là on retrouve déjà forte-
ment représentée la faune de l’Afrique australe.
La pénétration de la faune d’une zone dans celle qui l’avoisine
n’est nulle part aussi excessive que dans cette partie de l’Afrique.
C’est au point que la faune congolaise proprement dite paraît, à
première vue, ne pouvoir être séparée de ses voisines. Les nom-
breux envois reçus au Musée ne permettent cependant pas de douter
de son existence.
Il paraît établi maintenant par de nombreux travaux géologiques
et géographiques, que les territoires parcourus par le Congo et ses
affluents formaient anciennement une vaste mer intérieure conte-
nue par des régions montueuses sur lesquelles de tout temps la
faune a pu se développer. Lorsque plus tard cette cuve s’est vidée
lentement par le grand fleuve, l’eau, en se retirant, a permis l’ex-
tension graduelle de ces faunes environnantes qui ont fini par se
rencontrer et se fusionner sur une vaste échelle. C’est ce qui
expliquerait cette homogénéité si caractéristique au premier coup
d’œil qui frappe tous ceux qui ont eu l’occasion de voir des envois
d’Insectes provenant de localités très diverses et très espacées de
l'Afrique intérieure.
Un autre caractère important réside dans l’absence de toute colo-
ration vive et brillante. Les Insectes offrent des couleurs ternes,
et les couleurs métalliques sont rares, même dans certaines familles,
comme les Buprestides par exemple, dont toutes les espèces ont les
colorations les plus brillantes dans les autres pays sous les mêmes
latitudes.
Les Lépidoptères, qui offrent la plus grande variété dans la
richesse de la coloration partout ailleurs, n’ont rien de comparable au
Congo. Les couleurs sont toujours sombres ou ternes, mais il existe
une compensation dans la variation extrême qu’une seule gamme
de couleurs peut offrir dans ses dispositions. Nous constatons cela
notamment chez certains genres parmi les Nymthalides, tels que
les Euphaedra, Euryphene et Cymothoë, ainsi que chez les Acraeides,
qui tous offrent une variation extrême en des limites très restreintes.
Ce caractère se retrouve chez les Papilio et certains Danaïdes de
l'Amérique du Sud.
7
Il serait curieux de voir si cette uniformité dans les couleurs
combinée avec une variation décorative aussi puissante est en
rapport avec le développement forcément récent de la faune qui
n’a pu s'épanouir qu'après l’évacuation de la mer intérieure.
Mais si la coloration offre peu de ressources, il est d’autant plus
intéressant de comparer les formes avec celles d'espèces analogues
d’autres faunes. Plusieurs d’entre elles sont d’une aberration tout à
fait extraordinaire, et l’on a relevé déjà la forme curieuse du Papilio
Antimachus se rattachant probablement à une faune disparue. Ce
caractère se retrouve chez certains Poissons, et l’ensemble de toutes
ces observations nous fait prévoir que la faune du centre de l’Afrique
prendra un jour une position aussi nettement tranchée et spéciale
que, par exemple, celle occupée par Madagascar.
L'étude des collections réunies par le Musée exigera de nom-
breux travaux descriptifs, et un certain nombre de spécialistes ont
bien voulu répondre déjà favorablement pour contribuer à l’exécu-
tion de travaux monographiques comprenant la faune de l’Afrique
en général ou spécialement celle qui nous occupe, selon les idées
zoogéographiques de chacun d’eux. Une bibliothèque spéciale se
formera ainsi renfermant la totalité des travaux antérieurs faits sur
cette matière. La Société entomologique a accepté et publié deux
mémoires déjà :
Les Dytiscides et Gyrinides, par le D'° M. Regimbart ;
Les Ichneumonides, par le D° J. Tosquinet.
D’autres travaux sont en voie d’accomplissement, mais les maté-
riaux à étudier sont énormes et les envois se succèdent, contenant
toujours des choses nouvelles.
Quelques chiffres indiqueront l’importance de la collection.
En 1877, Kirby citait dans le supplément de son catalogue de
Lépidoptères, 33 espèces de Cymothoe et autant d'espèces d’Euphae-
dra pour le continent africain entier. Les collections du Musée de
Bruxelles contiennent actuellement 27 espèces nommées et 17 sans
nom du premier genre, 31 nommées et 45 sans nom du second
genre. Cette proportion paraît être la même pour la plupart des
familles, et il n’y a guère que parmi les Diptères et les Névroptères
que les collections n’ont qu’une importance médiocre.
J'aurais voulu citer les noms de tous ceux qui ont contribué à la
réunion de ces collections, mais il aurait fallu dépasser le cours de
cette simple note. Je me réserve d’y revenir plus tard.
— M. Lameere expose à l’Assemblée les projets de la classe de
Biologie de l'Exposition internationale de cette année ; il engage la
Société à prendre part à cette exposition. L'Assemblée charge son
Conseil d'administration de prendre les mesures nécessaires.
— La séance est levée à 9 1/2 heures.
DESCRIPTIONS D'ARACHNIDES NOUVEAUX
par E. Simon.
Familia ZODARIIDÆ.
Subfamilia STORENOMORPHINÆ,
THAUMASTOCHILUS nov. gen.
Cephalothorax angustus et longus, parte cephalica parallela,
thoracica leviter ovata et sinuosa postice truncata. Oculi chelæque
Patisci. Laminæ-maxillares longæ et angustæ, valde incurvæ, ad
basin atque ad apicem subcontiguæ. Pars labialis angustissima et
longissima, ad apicem et imprimis ad basin valde attenuata. Pedes
fere Patisei sed tibiis metatarsisque (tarsis brevioribus) 1! paris, acu-
leis validis et inordinatis intus insigniter armatis.
T. Martini sp. nov. — ©. Long.12 mill. — Cephalothorax nigri-
cans, parte thoracica sensim dilutiore et linea media exili testacea no-
tata. Abdomen teres, supra nigricans, antice macularum obliquarum
paribus binis, prope medium vitta transversa lata, postice arcubus
transversis plurimis læte flavidis ornatum, subtus luteum, lineolis
binis nigris parallelis notatum. Chelæ nigræ. Sternum fuscum.
Pedes lutei, fusco-annulati, tarsis metatarsis tibiisque (basi excepto)
1: paris nigro-castaneis. Pedes-maxillares nigri, femore luteo. —
Natal (D' C. Martin).
Familia CLUBIONIDÆ.
Chiracanthium clavigerum sp. nov. — '9©. Long. 5-6 mill.
— Cephalothorax lævis, fulvo-rufescens, antice leviter infuscatus.
Oculi medii antici et postici a lateralibus quam inter se multo
remotiores, medii antici lateralibus paulo majores. Oculi laterales
utrinque æqui et anguste disjuncti. Abdomen oblongum, pallide
luridum, in parte basali vitta angusta longitudinali leviter lanceo-
lata, in parte altera maculis elongatis obliquis, inter se subcontiguis,
vittas duas postice convergentes designantibus, supra ornatum. Chelæ
rufescentes, nitidæ. Sternum pedesque pallide lurida, hi parum
distincte olivaceo-annulati, tibiis anticis muticis, metatarsis 1! paris
aculeo subbasilari aculeisque apicalibus parvis subtus armatis, tibiis
posticis fere muticis sed metatarsis sat numerose aculeatis. Plaga
vulvæ rufula postice minute foveolata. — ! A femina differt pedibus
longioribus, distinctius annulatis, tibiis anticis aculeo parvo sub-
medio armatis, chelis longioribus, valde attenuatis, intus ad basin
obtuse prominentibus. — Pedes-maxillares luridi ; tibia patella cir-
9
citer æquilonga, apophysi nigra, brevi, sed robusta, apice ampliata
et rotunda, subclaviformi, extus ad apicem armata; tarso ovato sat
brevi, calcare basali carente. — Natal (D' C. Martin).
Clubiona limpida sp. nov. — 4. Long.7 mill. — Cephalothorax
oblongus, stria thoracica minutissima munitus, lurido-rufescens,
albo-sericeo pubescens. Oculi antici inter se subæquales, medii
lateralibus vix majores, a lateralibus quam inter se paulo remo-
tiores. Oculi medii postici inter se quam a lateralibus evidenter
remotiores. Abdomen oblongum, albido-testaceum, albo-sericeo-
pubescens. Chelæ longæ et robustæ, rufescentes, antice, prope
apicem, carinula tenui et brevi munitæ, et intus depressiusculæ.
Sternum pedesque lurida. Aculei ordinarii. Tibiæ 3ï paris aculeis
1-1 et apicalibus binis subtus armatæ. Pedes-maxillares luridi,
tarso infuscato, femore robusto aculeis validis 1-2 supra armato,
patella longa, tibia patella vix breviore sed paulo angustiore,
apophysi parva nigra et leviter arcuata extus ad apicem armata,
tarso mediocri ovato, tibia cum patella simul sumptis paulo
breviore.
©. À mari difiert oculis anticis inter se subæqualibus et fere
æquidistantibus, chelis brevioribus haud carinatis. — Fovea vulvæ
parva, transversim semicircularis, postice tenuiter rufulo-margi-
nata. — Natal (D' C. Martin).
C.natalica sp.nov.— (4. Long.7 mill. — À præcedenti,cuiaffinis
est, differt oculis anticis inter se æquis et appropinquatis, mediis
inter se quam à lateralibus, paulo remotioribus, chelis brevioribus,
verticalibus, carinula tenuissima longiore et leviter incurva antice
munitis, pedum-maxillarium maris apophysi tibiali minore recta
et acuta. — ©. À mari difiert oculis anticis inter se paulo remo-
tioribus, mediis lateralibus vix majoribus, pedum-maxillarium
tarso castaneo. Fovea vulvæ antice arcuata et tenuissime marginata,
postice plagula transversa, utrinque minute impressa, munita. —
Natal (D' C. Martin).
C. helva sp. nov. — ©. Long.8 mill. — Cephalothorax oblongus,
stria thoracica brevissima impressus, fusco-rufescens, albo-sericeo-
pubescens. Oculi antici inter se fere æquidistantes (spatiis interocu-
laribus oculis mediis paulo angustioribus), medii lateralibus fere
1/3 majores. Oculi medii postici inter se quam a lateralibus non
multo remotiores. Abdomen oblongum, atro-testaceum, albo-
sericeo-pubescens. Chelæ robustæ, fusco-rufulæ, margine infe-
riore sulci bidentato. Sternum pedesque fulvo-olivacea. Aculei
ordinarii. Tibiæ 3° paris aculeo unico subtus munitæ. Fovea vulvæ
nigra, in medio sulcata, longior quam latior, antice attenuata et
10
rotunda, postice obtuse truncata atque in medio emarginata. —
Natal (D C. Martin).
C. valens sp. nov. — . Long. 15 mill. — Cephalothorax oblon-
gus, stria thoracica brevi munitus, fusco-rufescens, postice sensim
dilutior, sericeo-pubescens. Oculi antici in lineam leviter procur-
vam, medii lateralibus majores et a lateralibus quam inter se paulo
remotiores. Oculi medii postici inter se quam a lateralibus non
multo remotiores. Abdomen oblongum, fusco-rufescens, sericeo-
pubescens. Chelæ nigræ, robustæ et convexæ sed intus depla-
natæ et antice carinula integra, basin attingente, munitæ. Partes
oris nigricantes. Sternum fulvum, antice sensim infuscatum.
Pedes obscure fulvo-rufescentes, coxis anticis basique femorum
anticorum infuscatis. Aculei ordinarii. Tibiæ 3! paris aculeis
1-1 aculeisque apicalibus subtus armatæ. Pedes-maxillares graciles,
fulvi apice infuscati, femore supra aculeis robustis 1-2 armato,
patella longa, tibia patella paulo longiore et paulo graciliore, intus
aculeo longo, extus apophysi apicali gracili acuta et leviter sinuosa
instructa, tarso anguste ovato, tibia cum patella simul sumptis
breviore.
©. Long. 15-18 mill. — A mari differt cephalothorace dilutiore,
abdomine pallide testaceo sericeo-pubescente, chelis haud cari-
natis, fusco-rufulis, margine inferiore sulci valde bidentato. Fovea
vulvæ mediocris, rufula, semicircularis. — Natal (D' C. Martin).
C. biaculeata sp. nov. — 4. Long. 6 mill. — Cephalothorax
oblongus, stria thoracica brevi impressus, fulvus, albo-sericeo-
pubescens. Oculi antici inter se fere æque et non late distantes,
medii lateralibus majores. Oculi medii postici inter se quam a late-
ralibus remotiores. Abdomen oblongum, cinereum, albo-sericeo-
pubescens. Chelæ sat longæ, haud carinatæ, sed versus apicem
valde attenuatæ, antice setis validis nigris inordinatis munitæ.
Sternum pedesque fulvo-olivacea. Aculei ordinarii. Tibiæ 3° paris
aculeis 1-1 et apicalibus binis subtus armatæ. Pedes-maxillares
fulvi, femore aculeis validis 1-2 supra armato, patella paulo longiore
quam latiore, tibia patella breviore extus ad apicem apophysibus
parvis binis, æquis, rectis et acutis armata, tarso ovato tibia cum
patella saltem æquilongo. — Port-Elizabeth (D° C. Martin).
C. capensis sp. nov. — ©. Long.8 mill. — Cephalothorax oblon-
gus, Stria thoracica parva munitus, læte fulvo-rufescens, antice leviter
infuscatus. Oculi medii antici lateralibus vix majores, sed a latera-
libus quam inter se evidenter remotiores. Oculi medii postici inter
se quam à lateralibus distantiores. Abdomen oblongum, albo-
testaceum albo-sericeo-pubescens. Chelæ robustæ, fusco-ravidæ,
11
margine inferiore sulci valde bidentato. Sternum pedesque flavida.
Aculei ordinarii. Tibiæ 3' paris aculeo submedio longo aculeisque
apicalibus binis minoribus subtus armalæ. Fovea vulvæ parva,
transversa, utrinque minute nigro-marginata. — Africa austr.
prom. Bonæ Spei! Port- Elizabeth (D' C. Martin).
Tomopisthes Chazaliæ sp. nov.—9©,Long.7 mill.—Cephalo-
thorax lævis, niger, olivaceo-pubescens, vitta media lata et utrinque
vitta marginali angustiore obscure castaneis et Luteo-pilosis notatus.
Oculi antici inter se appropinquati, in apicibus lineam rectam
designantes, medii lateralibus saltem duplo minores. Oculi postici,
superne visi, in lineam plane rectam, medii inter se quam a latera-
libus vix remotiores. Abdomen nigrum, pilis fulvis, antice sensim
albidioribus, crebre vestitum. Chelæ sternumque nigra. Pedes fusci,
femoribus dilutioribus sed fusco-vittatis, aculeis scopulisque ordi-
nariis. Plaga vulvæ nitida, transversim triquetra. — Colombia
sept. : Sierra Nevada de Santa-Marta (de Dalmas).
Agrœca guttulata sp.nov.—©.Long.7mill. — Cephalothorax
obscure rufescens, pilis plumosis flavidis vestitus, utrinque vitta
obscuriore dentata notatus. Oculi antici in lineam valde procurvam,
inter se valde appropinquati, medii lateralibus vix minores. Oculi
postici in lineam sat procurvam, medii inter se quam a lateralibus
paulo remotiores. Area mediorum longior quam latior. Abdomen
oblongum, supra fusco-reticulatum, maculis magnis luteis nume-
rosis et subconfluentibus (medianis seriatis) ornatum, subtus pallide
testaceum. Chelæ, sternum pedesque fulvo-olivacea, pedes antici
leviter infuscati, postici confuse annulati, tibiis metatarsisque anticis
aculeorum paribus binis subtus armatis. Area genitalis magna,
longior quam latior, plagula media testacea leviter depressa, postice
truncata, utrinque et postice margine nigro limitata, munita. —
Turkestan meridionalis.
Ceto coenosa sp. nov.— ©. Long.5 mill.— Cephalothorax brevis,
sat convexus, niger, crebre et tenuiter coriaceus. Oculi antici in
lineam leviter procurvam, medii lateralibus majores inter seanguste
separati a lateralibus subcontigui. Oculi postici in lineam sat recur-
vam, inter se fere æquidistantes, medii lateralibus paulo majores.
Abdomen oblongum, atro-testaceum,‘antice paulo dilutius et scuto
parvo rufulo munitum. Sternum nigro-rufescens, tenuiter rugoso-
reticulatum. Chelæ nigræ valde rugosæ. Pedes parum longi omnino
mutici, fulvo-rufuli, femoribus anticis usque ad basin, posticis ad
apicem nigricantibus, tibiis cunctis (præsertim posticis) metatar-
Sisque posticis annulo subbasilari annuloque apicali fuscis notatis.
Fovea vulvæ profunda semicircularis, carinula fulvo-nitida triquetra
divisa.
12
. Long. 5 mill, — A femina differt cephalothorace subtiliter
coriaceo, parce et minute granuloso (utrinque granulis densio-
ribus zonas radiantes designantibus), abdomine supra fere omnino
scutato, pedibus longioribus, haud annulatis, sed femoribus valde
infuscatis, femoribus quatuor anticis intus ad apicem uniaculeatis,
tibiis 1! paris, in parte apicali, spinulis parvis uniseriatis, meta-
tarsis usque ad basin spinulis similibus numerosis et biseriatis
subtus instructis. Pedes-maxillares rufescentes, patella brevi extus
ad apicem apophysi obtusa et depressa munita, tibia patella paulo
longiore et paulo graciliore, extus ad apicem leviter prominula et
supra apophysi brevi dentiformi munita, tarso longissimo cylin-
drato, bulbum simplicem et longum, multo superante. — Natal
(D° C. Martin).
Œdignatha gulosa sp.nov.—9.Long.6 mill. — Cephalothorax
fusco-piceus, parte cephalica sublævia, subtilissime punctata, thora-
cica crebre punctata et striis radiantibus impressa. Oculi antici inter
se subæquales, mediialateralibus quam inter se vix remotiores. Oculi
postici inter se fere æquidistantes. Clypeus prominulus sed obtusis-
simus. Abdomen atrum, subtus paulo dilutius, scuto dorsali abbre-
viato et postice truncato nigro-nitido antice munitum, subtus
regione epigasteris rufula et coriacea. Sternum rufo-piceum, niti-
dum, grosse et regulariter impresso-punctatum. Chelæ rufescentes,
læves et nitidæ. Pedes rufescentes, femoribus, basi excepto,
infuscatis, apice tibiarum tarsisque dilutioribus, tibiis anticis aculeis
longis 6-6, metatarsis 4-4, subtus armatis.
. Long. 6,5 mill. — A femina difiert parte cephalica multo con-
vexiore, nitidissima, postice a thoracica, brevi et punctata, sulco
transverso arcuato discreta, oculis mediis anticis reliquis oculis
majoribus et præsertim chelis antice ad marginem interiorem,
prope medium, tuberculo setigero munitis. — Pedes-maxillares
fulvo-rufescentes, sat longi, tibia patella longiore, tereti, extus ad
apicem apophysi parva bifida (ramulo superiore uncato, inferiore
recto infra directo), tarso sat longo et angusto. — Ins. Taprobane
mont. : Maturata!
Œ. affinis sp. nov.— ©. Long. 5 mill, — À præcedenti, cui valde
affinis est, differt magnitudine minore et præsertim sterno opaco,
punctis parvis et remotissimis tantum impresso. — Ins. Taprobane
mont. : Maturata!
Œ, retusa sp. nov. — 9. Long. 7-8 mill. — Cephalothorax
niger,O0pacus,coriaceus, versus marginem sensim et minute rugosus.
Oculi antici in lineam valde procurvam, medii a lateralibus quam
inter se paulo remotiores et paulo majores. Oculi medii postici a
lateralibus quam inter se remotiores.Clypeus prominulus. Abdomen
nt nn Do Det à
Pros Eu SAT PT LS V0 ei. TT OO, CU
De nn LT 9e à de de CR
(195%
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oblongum, scuto dorsali nigro, ad marginem anticum arcu lato,
prope medium punctis binis inter se remotis, postice lineis arcuatis
trinis albo-pilosis ornato, supra fere omnino obtectum, subtus fus-
cum, macula media et utrinque macula obliqua obscure testaceis
notatum, regione epigasteris nigra valde rugosa. Sternum nigro-
opacum, parce et sat valde rugosum. Chelæ nigræ nitidæ, minutis-
sime et parce rugosæ. Pedes fusco-picei, patellis apice tibiarum tarsis
cunctis metatarsisque posticis dilutioribus et fulvis, tibiis anticis
subtus 7-7 metatarsis 5-5 longe aculeatis,
cd. À femina diflert regione ventrali abdominis scuto rufulo
coriaceo fere omnino obtecta. — Pedes-maxillares fusco-rufes-
centes, sat graciles, tibia patella saltem 1/3 longiore, tereti, extus
ad apicem apophysibus parvis binis (superiore obtusa inferiore
acuta) armata; tarso sat angusto, bulbum multo superante, subtus
valde crinito. — Ins. Taprobane : Kandy!
Œ. striata sp. nov. — ©. Long. 3,5-4 mill, — A præcedentibus
differt cephalothorace nigro-opaco, subtiliter sed crebre coriaceo,
nec punctato nec rugoso, oculis mediis anticis lateralibus et mediis
posticis majoribus, oculis posticis parvis, inter se æquidistantibus,
abdominis scuto dorsali nigro, antice maculis ovatis binis, prope
medium maculis parvis 2-2 longis et obliquis, postice lineolis trans-
versis 3 subrectis albo-pilosis, ornato, regione epigasteris regio-
neque ventrali antice rufulis et coriaceis, dein regione ventrali
testacea poslice sensim infuscata, sterno nigro, minute et parce
rugoso, Chelis et partibus oris nigro-piceis lævibus, pedum coxis
rufulis, femoribus tibiisque infuscatis, patellis, apice tibiarum,
metatarsis tarsisque lurido-rufescentibus, tibiis anticis 5-5 meta-
tarsis 4-4 subtus aculeatis. — Ins. Taprobane merid. : Galle!
Œ. decorata sp. nov. — ©. Long. 3,5-4 mill. — Cephalothorax
nigro-piceus, crebre punctatus et subrugosus, clypeo in medio
leviter prominulo et obtuso. Oculi antici inter se subæquales,
in lineam valde procurvam, inter se fere æque et parum distantes.
Oculi medii postici a lateralibus quam inter se evidenter remotiores.
Abdomen oblongum, fulvo-testaceum, scuto longo sed apicem
haud attingente, nigro-nitido, maculis biseriatis 5-5 elongatis et
obliquis testaceis et niveo-pilosis structe ornato, supra obtectum,
subtus regio epigasteris rufula et coriacea, regio ventralis fulva
vitta media lata fusca, in medio dilutiore, notata. Sternum nigrum,
parce et minute rugosum. Partes oris chelæque fusco-rufescentes,
læves et nitidæ. Pedes rufescentes, femoribus nigricantibus, tibiis
utrinque infuscatis, tibiis anticis aculeis tenuibus 6-6, metatarsis
aculeis similibus 4-4 subtus armatis — Ins. Philippinæ : Manila,
Antipolo, Quinqua!
14
Œ. scrobiculata Thorell, St. Rag. Mal., etc., IIT, 1881, p. 209,
et IV, p. 345. — ©. Long. 4 mill. — A præcedenti, cui valde affinis
est, differt cephalothorace nigro-piceo, grossius impresso-punc-
tato, clypeo prominentiore, oculis posticis inter se fere æquidis-
tantibus, abdomine nigro sed subtus antice rufulo-tincto, scuto
dorsali maculis minutissimis biseriatis 5-5 albo-pilosis decorato,
pedibus fulvo-rufescentibus, femoribus anticis apice late infuscatis,
reliquis femoribus apice sat anguste nigricanti-annulatis, tibiis
posticis utrinque fusco-vittatis — Ins. Pinang (Beccari et d’Albertis)
et fortasse Java ; ins. Taprobane : Kandy! Galle!
Œ. coriacea sp. nov. — ©. Long. 3 mill. — Cephalothorax
niger, opacus, valde coriaceus et rugoso-punctatus, punctis rugosis
lineas radiantes confusas designantibus. Oculi antici in lineam valde
procurvam, inter se æque et parum distantes, medii lateralibus
paulo majores. Oculi postici in lineam valde procurvam, inter se
fere æquidistantes. Clypeus haud prominulus. Abdomen breve,
supra scuto nigro-nitido, pilis plumosis albis minutissimis cons-
perso, omnino obtectum, subtus atrum, duriusculum et crebre
granulosum. Sternum nigrum, crebre rugosum. Chelæ fusco-
rufescentes, parcissime rugosæ, intus ad basin aculeo longo
munitæ. Pedibus nigris, coxis fusco-rufescentibus, patellis, apice
tibiarum, metatarsis (anticis infuscatis) tarsisque luteis, tibiis
anticis aculeis longissimis 5-5, metatarsis aculeis 4-4, subtus
armatis. — Ins. Taprobane : Kandy!
Œ. flavipes sp. nov. — ©. Long. 3,5 mill. — Cephalothorax
fusco-piceus, nitidus, sed punctis impressis grossis conspersus.
Oculi antici inter se æque et parum separati, medii lateralibus
evidenter majores. Oculi postici inter se fere æquidistantes. Clypeus
leviter convexus. Abdomen breve, fusco-lividum, scuto nigerrimo
nitidissimo, apicem haud attingente, supra obtectum, subtus atro-
testaceum, regione epigasteris rufula, ad marginem posticum
minutissime biimpressa. Sternum latum, nigrum, nitidum, sed
punctis impressis grossis regulariter conspersum. Chelæ fusco-
piceæ, nitidæ. Pedes omnino flavidi, tibiis anticis aculeis longis-
simis (apicalibus minoribus) 6-6 vel 7-7, metatarsis aculeis longio-
ribus 5-5, subtus armatis. — Ins. Taprobane : Kandy!
Œ. montigena sp. nov. — ©. 3,5 mill. — À præcedenti, cui
affinis est, præsertim difflert cephalothorace sternoque nigris,
opacis, subtilissime coriaceis, nec punctatis nec rugosis, abdomine
subtus dilutiore et livido-tincto, pedibus flavidis sed coxis femori-
busque anticis leviter infuscatis, aculeis tibiarum et metatarsorum
præcedentis. — Ins. Taprobane mont. : Maturata!
15
Sphingius scutatus sp. nov.—(4. Long.3 mill. — Cephalotho-
rax nigro-piceus, sublævis, pilis albis plumosis conspersus. Abdo-
men angustum et longum, scuto nigro-piceo nitido et parce albo-
piloso, supra omnino obtectum, subtus scuto ventrali rufulo,
mamillas haud attingente, munitum, regione mamillarum testacea
et supra mamillas macula niveo-pilosa ornata. Sternum rufulum,
læve sed utrinque, ad marginem, parce punctatum. Pedes antici
breves et mutici, fusci, femoribus nigris, metatarsis tarsisque fulvo-
rufulis, tibiis 1! paris apice late luteis et albo-pilosis. Pedes postici
longiores, parce et hreviter aculeati, fusci, tibiis ad basin atque ad
apicem annulo luteo albo-piloso ornatis. Pedes-maxillares breves et
robusti, fusci, tibia apophysi longa, nigra, et leviter arcuata,
armata, tarso late ovato, brevi. — Ins. Taprobane : Matale!
Asadipus muticus sp. nov. —©. Long. 11 mill. — Cephalotho-
rax niger, sat crebre rugosus. Oculi antici in lineam leviter procur-
vam, inter se æque et anguste distantes, medii lateralibus plus
duplo majores. Oculi postici in lineam procurvam, inter se fere
æquidistantes. Area mediorum parallela, latior quam longior.
Clypeus oculis anticis non multo latior. Chelæ valde convexæ,
nigro-nitidæ, parce rugatæ. Sternum rufescens, sublæve, utrinque
valde impressum. Abdomen oblongum, fusco-cinereum, subtus
dilutius, regione epigasteris duriuscula, nitida et rufescente. Pedes
sat breves, rufuli, quatuor antici omnino mutici, quatuor postici
tibiis metatarsisque parce et breviter aculeatis. Vulvæ fovea pro-
funda, carina triquetra divisa, impressa. — Nova Hollandia orient.
Pronophæa natalica sp. nov. — ©. Long. 7 mill. — Cephalo-
thorax brevis, valde convexus, niger, crebre punctato-rugosus.
Abdomen breve, subrotundum, nigro-castaneum, supra duriuscu-
lum, læve sed subtilissime punctatum, confuse et minute testaceo-
atomarium et antice maculis binis testaceis notatum. Sternum
nigrum. Chelæ robustissimæ, nigræ, rugosæ. Pedes breves et
. robusti, fusco-castanei, tarsis fulvis, tibiis anticis aculeis longissi-
mis pronis 4-4, metatarsis aculeis similibus 2-2 subtus armatis,
Area genitalis plagulis binis nigris rotundis et geminatis munita.
Mamillæ parvæ, albo-testaceæ. — Natal (D C. Martin).
Familia NICODAMIDÆ.
Nicodamus dimidiatus sp. nov. — 9. Long. 4,5 mill. —
Cephalothorax glaber, rufo-aurantiacus, valde impressus. Oculi
inter se conferti, medii a lateralibus quam inter se non multo remo-
tiores. Abdomen longe oblongum, parcissime et longissime seto-
16
sum, in dimidio basali nigro-nitidum, in dimidio apicali rufo-
coccineum, subtus regione epigasteris regioneque mamillarum
rufulis. Chelæ, partes oris sternumque rufo-aurantiaca, nitida.
Pedes longi et graciles, longe et valde hirsuti, omnino fulvo-olivacei.
Pedes-maxillares feminæ fulvi, apice sensim infuscati, maris longi,
tibia patella longiore, apophysi longa, antice obliqua, apice bifida
(ramulo superiore recto et acuto, inferiore incurvo et subgloboso)
supra instructa. — Nova Hollandia orient.
Familia AGELENIDÆ.
Agelena Inda sp. nov. — ©. Long.13-15 mill.— Cephalotho-
rax obscure fulvus, pilis plumosis albido-luteis dense vestitus et
vittis duabus fuscis, in regione thoracica leviter ampliatis et sinuo-
sis, notatus. Oculi ordinarii, medii antici rotundi lateralibus ovatis
paulo majores et majores quam medii postici. Abdomen oblongum,
supra fusco-lividum, subtus dilutius, pilis plumosis albido-luteis
dense vestitum. Chelæ piceæ, antice transversim leviter rugatæ,
margine inferiore sulci tridentato. Sternum fusco-olivaceum,
pubescens. Pedes obscure fulvi, confuse et late fusco-annulati,
aculeis ordinariis armati. Pedes-maxillares maris patella circiter
æque longa ac lata, apophysi depressa, superne visa obtuse
triquetra, extus ad marginem armata, tibia patella multo breviore,
apophysi obtusa extus ad angulum inferiorem armata, tarso magno.
Plaga genitalis feminæ nigra, magna convexa, latior quam longior
et antice attenuata, foveis binis ovatis parum profundis, magnis et
subgeminatis, impressa. — India merid. : Montes Kodeïikanel;
Madura (Fabre), Trichinopoly (Malat).
Tegenaria longimana sp. nov. — (j Long.12 mill. — Cepha-
lothorax obscure fulvus, antice sensim castaneus, vittis duabus
latis, in parte cephalica postice convergentibus, in parte thoracica
arcuatis et dentatis, vittaque marginali confusa fusco-olivaceis nota-
tus. Oculi antici in lineam leviter procurvam, medii lateralibus
paulo minores. Oculi postici sat magni, inter se fere æquidistantes,
in lineam sat procurvam. Abdomen oblongum, atrum, fulvo-
pubescens, vitta dorsali lata et dentata rufescenti, maculas fuscas
includente, ornatum. Chelæ longæ, fusco-piceæ, margine inferiore
sulci quinque-dentato. Sternum olivaceum, confuse fusco-clathra-
tum. Pedes longissimi, fulvi, femoribus tibiisque fusco-annulatis.
Pedes-maxillares fusco-castanei, longissimi et gracillimi; femore
cephalothorace longiore, tereti, subrecto, versus apicem vix incras-
sato; patella mediocri; tibia patella plus duplo longiore (femore
haud breviore) graciliore, leviter curvato, apophysi apicali parva
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17
dentiformi et subacuta extus armata; tarso tibia breviore, ovato,
acuminato ; bulbo complicato. — Regio caucasica : Batoum.
T. Emertoni sp. nov. — j'©. Long. 8-10 mill. — Cephalothorax
nitidus, fulvus, parte cephalica utrinque linea exili sinuoso-dentata
et postice macula subtriquetra, parte thoracica linea marginali exili
vittaque submarginali dentata nigris, notatis, oculis late nigro-
cinctis. Oculi antici in lineam leviter procurvam, inter se appro-
pinquati, medii minores. Oculi postici magni, in lineam leviter
procurvam, medii a lateralibus quam inter se paulo remotiores.
Abdomen oblongum, fulvo-testaceum, valde nigro-variatum et
striatum, in medio late dilutius, antice vitta longitudinali duplici,
postice arcubus valde angulosis nigris, notatum. Sternum fusco-
olivaceum. Chelæ rufescentes, margine inferiore sulci quinque-
dentato, dentibus ultimis binis reliquis majoribus. Pedes longi,
fulvi, valde fusco-annulati. Plaga genitalis feminæ subrotunda, sat
convexa, fovea parva, ovato-transversa, impressa. Pedes-maxillares
maris fulvi; patella mutica; tibia patella paulo longiore et
graciliore, leviter curvata, extus apophysi basali divaricata acuta
apophysique apicali minore et antice directa armata; tarso lato,
subrotundo, apice abrupte angustiore et tenuiter producto; bulbo
sat simplici, disciformi, submembranaceo, stylo nigro circumdato.
— Amer. sept. pacifica : Washington territory.
T. nana sp. nov. — ©. Long. 5 mill. — Cephalothorax fulvus,
lævis, parte cephalica macula parva postica, parte thoracica
_ utrinque maculis parvis trinis seriatis fuscis lineaque marginali
exili nigra notatis, area oculorum nigra. Oculi antici in lineam vix
procurvam, medii lateralibus minores. Oculi postici in lineam
rectam, inter se fere æquidistantes. Clypeus oculis anticis vix duplo
latior. Abdomen oblongum, pallide testaceum, utrinque inordinate
punctatum et striolatum, in medio arcubus seriatis obscure cinereis
notatum. Sternum fusco-olivaceum, vix longius quam latius. Chelæ
rufescentes, sulci margine inferiore tridentato (dentibus 2 et 3 inter
se geminatis sed a dente 1° remotis). Pedes fulvi, femoribus posticis
subtus confuse olivaceo-annulatis. Plaga vulvæ subrotunda, fulva,
fovea media parva ovato-transversa impressa. — Amer, sept,
pacifica : Washington territory.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 2) 11 97. 2
18
BOSTRYCHIDES INDIENS
DE LA COLLECTION H.-E. ANDREWES
par EP. Lesne.
TRIBU DINODERINÆ.
1. DINODERUS MINUTUS Fabr., 1775, Syst. Ent., p. 54; Olivier,
Ent., IV, n° 77, p. 15, Tab. II, f. 12, a, b; Waterhouse, Ann. Nat.
Hist., 1888, I, p. 348.
Province de Bombay : Belgaum (Andrewes) et Canara (T.-R.-D.
Bell), commun de décembre à février, ordinairement au vol, dans
les maisons (Andrewes); province de Madras : Madura (C. Somers-
Smith); Birmanie (G.-Q. Corbett).
Cette espèce est cosmopolite dans les régions tropicales. Elle se
développe dans diverses substances végétales sèches, notamment
dans le bois de bambou.
Chez l’un des individus de Canara la ponctuation élytrale, plus
dense que dans le type habituel, devient confluente sur la déclivité
postérieure.
2, DINODERUS PILIFRONS Lesne, 1895, Ann. Fr., 1895, p. 170.
Province de Bombay : Belgaum (Andrewes).
Vit aussi dans le bois de bambou (E.-C. Cotes in litt.).
3. RHIZOPERTHA DOMINICA Fabr., 1792, Ent. Syst., I, 2, p. 359
(R. pusilla Fabr., 1798) ; J. Duval, Gen., IIL, Tab. 57, f. 281.
Province de Bombay : Belgaum, en décembre, dans les maisons
(Andrewes) et Canara (T.-R.-D. Bell); province de Madras : Madura
(C. Somers-Smith). |
TRIBU BOSTRYCHINÆ.
4. BOSTRYCHUS UNICORNIS Waterh., 1879, Ann. Nat. Hist., V,
1879, 3, p. 361.
Province de Bombay : Canara (T.-R.-D. Bell).
5. BOSTRYCHUS PARALLELUS Lesne, 1895, Ann. Fr., 1895, p. 174.
Province de Bombay : Belgaum, en avril, pris le soir, à la lumière
(Andrewes); Birmanie /G.-Q. Corbett).
L'un des deux individus de la collection Andrewes est un j'de
très petite taille (6 mill.).
6. CŒ@NOPHRADA ANOBIOIDES Waterh., 1888, Ann. Nat. Hist.,
1888, I, p. 350 (©).
Province de Bombay : Belgaum, en mars, à la lumière (Andrewes)
et Canara (T.-R.-D. Bell).
nn
19
Chez cette espèce, comme chez le Bostrychus cœænophradoides
Lesne, dont elle est voisine, le dimorphisme sexuel est très accusé.
Nous avons signalé (Ann. Fr., 1895, p. 175) les principaux carac-
tères différentiels des femelles de ces deux formes. Le mâle du
C. anobioides se distingue de celui du B. cænophradoides par la
grosse ponctuation de la déclivité postérieure des élytres, ponctua-
tion qui occupe seulement chez le premier les deux tiers supérieurs
de la déclivité.
7. XYLOPERTHA DOMINICANA Fabr., 1801, Syst. El., II, p. 380;
Lesne, Bull. Soc. ent. Fr., 1895, p. CLXXvVII.
Birmanie (G.-Q. Corbett).
8. Xylopertha ornata n. sp. — Oblongo-elongata, parallela,
testacea, capite, radula prothoracis, declivitate elytrorum maculaque
laterali in singulo elytro nigris. Sutura frontalis recta, œqualiter
impressa, Antennæ decem articulatæ, articulis 3-7 brevissimis, clava
triarticulata, magna, reliqua parte antennarum longiore. Prothorax
leviter transversus, antice fortiter, postice leviter angustatus, sutura
laterali nulla, area postica lϾvissima, nitida. Elytra supra et latera-
liter tenuissime, postice ad marginem declivilatis posterioris grosse
punctata; antice singulatim modice rotundato-producta; margine
laterali ample sinuata; declivitate posteriore supra fortiter sed haud
dense punctata, tenuissime pubescente, margine carinata, dentibus
marginalibus quatuor [in singulo elytro duobus) armata, dente laterali
maximo,valido, acuto, vix incurvato, super medium declivitatis insito,
superiore minimo, depresso, brevi, apice acuto; sutura in declivitate
elevata; angulo apicali prominente. Mesosternum inter coxas lami-
nato-compressum. Segmentum ultimum abdominis medio tuberculo
lœve instructo (J'), simplex ($). — Long. 6 mill.
Province de Bombay : Kadegaon (Andrewes), en novembre, volant
le soir, attiré par les lumières. — Un individu 9©.
Cette espèce est assez voisine des Xylopertha du groupe du X. for-
ficula Fairm. On l’a rencontrée en plusieurs points du Dekkan (!).
9. Xylopertha parvula n. sp. (©). — Sat elongata, parallela,
testacea, elytra basi pallidioribus, capite, radula prothoracis et decli-
vitate posteriore elytrorum infuscatis. Sutura frontalis lateraliter
indistincta, medio foveatim impressa. Antennæ octoarticulatæ,
articulis 3-5 brevissimis; clava triarticulata, reliqua parte antenna-
rum vix superante. Prothorax subquadratus, antice sat fortiter
(4) La collection du Muséum d'Histoire naturelle de Paris et celle du Musée
d'Histoire naturelle de Bruxelles contiennent la première un individu, la seconde
deux individus de cette espèce; ces trois spécimens viennent tous trois du
Neelghiri. M. E. Seeldrayers, de Bruxelles, en possède un cinquième individu
recueilli à Madras.
20
arcualim angustatus, margine anteriore subrecto, planitiem semicir-
cularem lœvigatam, nitidam, depressam, ad marginem anteriorem
sitam ofjerens; sutura laterali nulla; radula dentibus magnis, paucis,
sat remotis, intervallis nitidis, armata; area posteriore nitida, tenuis-
sime remote punctulata. Elytra antice singulatim modice rotundato-
producta, tenuiter punctata; declivitate posteriore similiter punctata,
supra et lateraliter immarginata, utrinque in parle superiore dente
longo, valido, carinato, apice aculissimo instructa; sutura in decli-
vitate elevata; angulo apicali prominente. Mesosternum inter coxœas
laminato-compressum.— ©. Abdomen segmentis ventralibus distincetis
sex compositum, segmento antepenultimo medio bispinoso, penultimo
late et profunde emarginato, ultimo minimo laminam subgeni-
talem (*) formante. — Long. 2 1/2 mill.
Province de Bombay : Belgaum, en février, à la lumière
(Andrewes). — Un individu (?).
Cette espèce est d’un type très particulier. Son caractère le plus
exceptionnel est fourni par ses antennes qui comptent seulement
huit articles. Les dents fortes, peu nombreuses et écartées de sa
râäpe prothoracique, les modifications, évidemment sexuelles, des
derniers segments abdominaux, enfin sa très petite taille, permet-
tront de la reconnaître aisément.
10. Sinoxylon pygmæum n. sp. — Oblongum, postice leviter
dilatatum, nigrum, elytris castaneis postice infuscalis, antennis pedi-
busque testaceis. Frons inermis. Elytra supra tenuiter vel parum for-
tiler punctuta, declivitate posteriore infra haud carinata, tuberceulis
marginalibus nullis ; sulculo marginali elytrorum usque ad angulum
suturalem œqualiter perduclo; spinis subsuturalibus haud contiguis,
leviter remotis, compressis, acutis. — Long. 3-4 mill.
Province de Bombay : Canara (T.-R.-D. Bell).
Cette petite espèce a été trouvée aussi plus au Sud, dans le
Maïsour ou Mysore. M. E.-C. Cotes m’a obligeamment communiqué
quelques exemplaires provenant de cette région (°).
11. Sinoxylon atratum n. sp. — Oblongum, parallelum, antice
el postice rotundatum, nigrum, subopacum, antennarum funiculo,
palpis tarsisque rufo-testaceis. Frons inermis. Elytra dense punctata,
(1) Ce terme, dont l’emploi est très commode dans le langage descriptif,
désigne le dernier sternite normal de l'abdomen, celui qui précède morpholo-
giquement les pièces de l’armure génitale.
(2) Ce spécimen unique fait actuellement partie de la collection L. Bedel.
(3) Les exemplaires typiques du Sinoæylon pygmæum se trouvent au Muséum
de Paris, à l’Indian Museum, de Calcutta, et dans les collections H.-E. Andrewes
et L. Bedel,
21
punctis nullo modo seriatis; sulculo marginali elytrorum usque ad
angulum suturalem æqualiter perducto; declivitate posteriore infra
haud carinata, tuberculis marginalibus nullis; spinis subsuturalibus
contiguis, in sutura insertis. — Long. 4-4 1/2 milk.
Province de Bombay : Canara (T.-R.-D. Bell) (!).
12. Sinoxylon crassum n. sp.(?). — Oblongum, latum, paral-
lelum, postice leviter dilatatum, omnino brunneum, sat nitidum,
antennis tarsisque rufis. Dentes frontales bene distincti vel indistinctr.
Elytra fortiter punctata, postice striala, interstiliis alternis costatis,
in margine superiore declivitatis posterioris gibbosis; suleulo marginali
elytrorum usque ad apicem Ͼqualiter perducto; spinis subsuturalibus
contiguis,compressis, in sutura insertis. — Long. 7-8 1/2 mill.
Province de Bombay : Belgaum, en avril, à la lumière (Andrewes)
et Canara (T.-R.-D. Bell}; Birmanie (G.-Q. Corbett).
Cette espèce, voisine du $S. capillatum Lesne (Ann. Fr., 1895,
p. 175), est répandue dans les deux péninsules sud-orientales de
l’Asie ; on la trouve aussi aux îles Philippines (°).
13. SINOXYLON CONIGERUM Gerst., 1855; Monatsb. Berl, Acad.,
1855, p. 268; Peters Reis., 1862, p. 271, Tab. XV, f. 14.
Province de Bombay : Belgaum (Andrewes), en décembre.
Se rencontre en diverses contrées du bassin de l’Océan Indien.
14. Sinoxylon anale n. sp. — Oblongum, postice leviter dilata-
tum, nigrum, elytris antice rufo-castaneris plus minusve infuscatis,
antennis, palpis pedibusque testaceis femoribus pallidioribus ; abdo-
mine apice rufescenti. Caput fronte dentata. Antennæ clava fortiter
flabellata, articulo clavæ secundo circiter sextuplo latiore quam lon-
giore. Elytra postice fortissime punctata declivitate posteriore infra
carinata, supra haud tuberculata; suleulo marginali elytrorum ad
angulum externum apicis abbreviato ; spinis subsuturalibus sat remotis,
haud compressis, apice leviter reflexis. — Long. 4-5 1/2 mill.
Province de Bombay : Belgaum, en mars-avril, à la lumière et
aussi sous les écorces pourries (Andrewes); Canara, dans le
« jamba » (Xylia dolabriformis Benth.) et le « sisu » (Dalbergia
latifolia Roxb.) (T.-R.-D. Bell). Birmanie (G.-Q. Corbett).
M. T.-R.-D. Bell a observé que cette espèce perce l’écorce des
arbres susmentionnés, puis creuse au-dessous une galerie longitu-
dinale; elle choisit les arbres morts, mais dont le bois n’est pas
(1) Les exemplaires types du Sinoæylon atratum se trouvent dans les collec-
tions H.-E. Andrewes et L. Bedel et au Muséum de Paris.
(2) S. coptura Guérin (inédit). .
(8) Exemplaires typiques dans les collections H.-E. Andrewes et L. Bedel et
au Muséum de Paris.
22
complètement sec. M. Bell a trouvé le 4'et la © dans une même
galerie en mars.
Ce Sinoxæylon est très répandu dans les deux péninsules sud-orien-
tales de l’Asie ; il habite aussi les îles Philippines (").
15. Sinoxylon indicum n. sp. — Oblongum, parallelum,
postice levissime dilatatum, brunneum, antennis ferrugineis, pedibus
rufo-brunneis tarsis pallidioribus. Frons inermis. Elytra postice sensim
fortius punctata; declivitate posteriore carina circumcincta, media
parte infera carinæ œquabili, supera inæquali tuberculis margina-
libus compressis formata; sulculo marginali elytrorum ad angulum
externum apicis abbreviato; spinis subsuturalibus sat remotis, leviter
vel vix compressis, elongatis, apice sat acutis. — Long. 4 1/2-6 1/2 mill.
Province de Bombay : Belgaum, en avril et juillet (Andrewes).
Le Sinoxæylon indicum a été trouvé en divers points du Dekkan et
de l’Hindoustan (?).
16. Sinoxylon circuitum n. sp. — Parallelum, leviter elonga-
tum, nigrum, elytris pedibusque brunneis, antennis ferrugineis. Frons
inermis. Elytra confertim ac rugose punctata, declivitate posteriore
carina æquabili circulatim circumcincta ; spinis subsuturalibus conti-
quis, compressis, brevibus, apice acutis, in sutura insertis. — Long.
4 mill.
Province de Bombay : Canara (T.-R.-D. Bell). — Un individu (°).
HÉTÉROCÈRES SUD-AMEÉRICAINS
par Paul Dognin.
Eupyra Pinocha n. sp. — 43 mill. — Port d’Eupyra albicincta
Schs. Dessus des supérieures vert métallique traversé par les ner-
vures noires, l’apex et le bord terminal largement bordés de noir.
Dessus des inférieures d’un noir profond, finement saupoudré
d’écailles vert métallique le long de la côte et de quelques écailles
bleu métallique au bord abdominal.
Dessous des quatre ailes vert métallique avec les nervures et la
(1) Exemplaires typiques au Muséum de Paris, dans les collections H.-E. An-
drewes et L. Bedel, etc.
(2) Individus typiques au Muséum de Paris, au Musée de Bruxelles, dans les
collections H.-E. Andrewes, L. Bedel, E. Allard.
(3) Le type unique du Sinoæylon circuitum fait actuellement partie de la
collection L. Bedel.
23
côte des supérieures noires; apex et bord terminal des premières
ailes largement bordés de noir comme en dessus, le bord terminal
des inférieures finement noir.
Franges des quatre ailes noires dessus et dessous.
Dessus du corps noir, l’abdomen avec une bande latérale vert
métallique de chaque côté et quelques points blancs en dessous.
Antennes noires; pattes noires, la première paire tachée de blanc.
Un G'; Loja.
Cette espèce prend place tout à côté d’Eupyra bacchans Schs., du
Pérou (American Lepidoptera, pl. 1, fig. 5); elle s’en distingue par
ses antennes toutes noires, le dessus du corps sans taches blan-
ches, etc.
Eupyra Dorata n. sp. — 47 mill. — Port de Sarama mihi.
Dessus des supérieures bronzé, les écailles jaune métallique plus
nombreuses à la base; un point blanc au départ de la côte et une
tache ronde blanche extracellulaire entre 2 et 3.
Dessus des secondes ailes noir mat avec trois taches vitreuses :
une première allongée en forme de coin, suivie dans le centre de
l'aile de deux petits points Jumeaux, extracellulaires, séparés par
l’indépendante.
Dessous des supérieures noir semé dans le centre d’atomes verts
et avec trois points blancs; un premier comme en dessus, un
second plus petit à l’éxtrémité de la cellule, le troisième en dessous
de la médiane. Ces deux derniers apparaissent faiblement par trans-
parence en dessus.
Dessous des inférieures jaune métallique à la côte et au centre,
bordé de noir pâle et avec les trois taches du dessus.
Tête noire, une double tache blanche entre les yeux; collier noir
avec quatre petits points blancs ; ptérygodes noires ; thorax avec
deux doubles taches dorées métalliques, suivies d’une ceinture de
cinq points blancs; abdomen noir orné de plusieurs rangées de
taches jaune métallique et comme dorées, savoir : une centrale et,
de chaque côté, une double latérale; milieu du dessous blanc.
Dessous du thorax blanc également; pattes noires avec écailles
métalliques et des taches blanches aux cuisses. Antennes noires
légèrement bronzées.
Un (; Loja.
Cette jolie espèce se place entre Sarama mihi et cephalena Druce.
EUPYRA REGALIS H. Sch., var. 4-punctata n. var. — J’ai reçu
de Loja l’Eupyra regalis H. Sch., notamment une © prise le
31 mars 1894 à Villonaco absolument typique. Parmi les exem-
plaires Çj, il m’est parvenu un spécimen plus grand et plus coloré
que les autres (envergure 53 mill.), ne possédant en tout, tant en
24
dessus qu’en dessous, que quatre points blancs : trois aux supé-
rieures et l’extrabasilaire aux inférieures.
Les Eupyra variant peu en général, je crois bien faire de distin-
guer cette variété.
Desmidocnemis Espia n. sp. — 23 mill. — Nervulation de
platyleuca WIk. Ailes transparentes; les supérieures avec la costale
jaune, la partie de la côte où aboutit la costale jaune et une partie
du bord interne également jaune; l'apex bordé de noir et la frange
noire. Les inférieures avec la frange jaune au bord abdominal, un
fin liseré et la frange noire au bord terminal. Dessous comme le
dessus.
Antennes pectinées, noires ; tête et thorax noirs; dessus de l’abdo-
men noir avec quatre anneaux jaunes dont les trois premiers
coupés sur le milieu; anus noir. Dessous du corps jaunâire ; pattes
jaunes et noires.
Loja; un G.
Pheia Rica n. sp. — 29 mill. — Port de Pheia intensa WIk. et
même nervulation, sauf aux inférieures, où la 4, dans Rica, se
détache de la 3 tout au bord de l’aile. Les ailes transparentes, fine-
ment bordées de noir (un peu plus largement à l’apex), les supé-
rieures avec une tache noire à l’extrémité de la cellule. Franges
noires.
Palpes courts, effilés ; antennes pectinées, noires; têle, collier,
thorax et dessus de l’abdomen d’un vert bleu pâle métallique coupé
de noir, le premier anneau jaune ; dessous du corps et pattes noirs,
la première paire avec les cuisses blanches.
Loja; un
Læmocharis Mosca n. sp. — 22 mill. — Nervulation d’'Hæma-
tica Perty. Ailes transparentes bordées de noir avec les nervures
bien marquées en noir. Dessous comme le dessus. Franges noires.
Palpes, tête et pattes noirs; dessus du corps noir avec un léger
reflet vert bleuâtre et le premier anneau de l’abdomen rouge;
dessous noir. Antennes pectinées,
Loja.
Eucereon Zizana n. sp. — 30 mill. — Port d’Eucereon discolor
WIk., dont cette espèce se rapproche beaucoup.
Dessus des supérieures d’un brun gris pâle traversé par quatre
bandes vagues, plus claires : les deux premières régulières et paral-
lèles, les deux extérieures tourmentées, plus blanches en deux de
leurs parties qui semblent se relier et former comme un cercle
extra-apical.
Inférieures d’un blanc terne, liserées de brun et l’apex enfumé.
25
Franges brunes ou blanches suivant les endroits.
Dessous comme le dessus, mais plus enfumé et les dessins des
supérieures en partie fondus dans le fond de l'aile.
Tête brune, bleuâtre entre les yeux et les antennes; thorax et
pattes bruns; antennes courtement pectinées.
Un (j'; Loja.
Theages Surcata n. sp. — 42 mill. — Port et nervulation
de Theages leucophæa WIk. Dessus des supérieures gris jaunâtre,
traversé par une série de lignes rousses zigzaguées, irrégulières,
savoir : trois au départ de la base et cinq dans la moitié extérieure,
ces deux séries de lignes séparées par un gros point cellulaire.
Dessus des inférieures noirâtre. Franges roussâtres aux premières,
noirâtres aux secondes ailes. Dessous des quatre ailes d’un gris
noirâtre pâle avec trois taches coupées de clair à la côte des supé-
rieures.
Tête et thorax gris noisette; collier jaune ; dessus de l’abdomen
noir avec les deux derniers anneaux jaunes; antennes pubescentes;
dessous du corps jaunâtre.
Loja ; une ©.
Se range tout auprès de Theages leucophæa WIk.
Phægoptera Tumbilla n. sp. — 51 mill. — Ailes semi-
transparentes; les supérieures mordoré uni clair, les inférieures
blanches; franges concolores. Dessous comme le dessus, mais plus
pâle.
La tête, le thorax et une partie du corps couverts de longs poils
brun mordoré, le reste de l’abdomen et les pattes concolores.
Loja ; un
Se range auprès de Leria Druce.
Clemensia Picosa n. sp. — 25 mill. — Supérieures blanches
traversées par quatre lignes brunes interrompues, irrégulières,
accompagnées de plusieurs points dont trois (l’un avant, les deux
autres après l’extracellulaire) plus gros. Inférieures blanches avec
un point brun à l’extrémité de la cellule et un second terminal sur
la 4. Bord des quatre ailes liseré de brun et de blanc; franges
blanches avec quelques coupures brunes.
Dessous des inférieures comme le dessus; dessous des supérieures
brunâtre ; la côte et le bord terminal blanc coupé de brun.
Antennes filiformes, brunes; tête, collier et dessus du corps
blancs.
Loja; une ©.
Nola Trocha n. sp. — 20 mill. — Dessus des supérieures blanc
pur, traversé par une large bande médiane brune, la côte avec
26
l’amorce de deux autres bandes (extrabasilaire et extracellulaire).
Bord terminal avec le milieu finement liseré de gris. Dessus des
inférieures gris. Franges grises.
Dessous des supérieures gris, la côte marquée de trois taches
blanches dont une apicale plus large. Dessous des inférieures gris,
la moitié intérieure blanchâtre; un petit point cellulaire gris.
Franges grises.
Tête, collier et thorax blanc pur; pattes et abdomen gris.
Loja; une ©.
Cette espèce se place auprès de Nola melicerta Druce; les taches de
la côte aux supérieures sont disposées de la même façon dans les
deux espèces.
Tarchon Laffonti n. sp. — 47 mill. — Fond des quatre ailes
noisette pâle, les supérieures traversées par cinq bandes brunes,
droites, parallèles, savoir : la basilaire, l’extrabasilaire et l’extra-
cellulaire, ces deux dernières larges et bien marquées, la subtermi-
nale pâle, et une assez mince bande terminale. Entre la seconde et
la troisième un petit point cellulaire; en dessous de la 1” une
petite tache subapicale allongée, blanche et vitreuse. Inférieures
coupées transversalement du bord abdominal à la côte par deux
lignes droites, parallèles. Franges concolores.
Fond des ailes en dessous comme en dessus, les inférieures avec
les deux mêmes lignes mais mieux dessinées et, en outre, un petit
point cellulaire ; les supérieures sans les bandes du dessus, avec la
tache vitreuse subapicale et une double ligne extracellulaire, faible-
ment indiquée.
Palpes courts, obtus, couverts de poils bruns; antennes pectinées;
tête et thorax noisette; dessus de l’abdomen et pattes brun ; dessous
du corps noisette marqué dans son milieu d’une ligne droite, brune.
Loja; un (j:
Heterocampa? Podrida n. sp. — 40 mill. — Dessus des
supérieures gris blanc, tigré de taches rousses distribuées sans
ordre et avec quelques écailles éparses jaunes et noires. Dessus des
inférieures blanchâtre, envahi en partie de roussâtre. Franges
mi-blanchâtres mi-rousses.
Dessous des premières ailes roussâtre, des inférieures, blan-
châtre.
Palpes roux dépassant à peine la tête, à dernier article très
court; antennes fortement pectinées; tête et thorax très velus, les
poils ou blancs ou roux; corps et pattes roussâtres.
Loja; un (.
Rhuda Lloreda n. sp. — 53 mill. — Port de Rhuda Focula
Cram., auprès de laquelle vient se ranger cette espèce. Dessus des
D, DT
VI.
27
supérieures d’un vert jaunâtre clair avec une large tache brune
sous-médiane, tache suivie d’une ombre brune et de trois traits
bruns subterminaux. La côte est marquée de fines ombres brunes
figurant le départ de lignes dont une seule, l’extra cellulaire, se
retrouve bien vaguement dans le fond de l’aile,
Dessus des inférieures verdâtre, la base et le bord abdominal gris
blanchâtre. Franges verdâtres avec quelques coupures brunes.
Dessous des quatre ailes blanc lavé de vert.
Tête, collier et thorax couverts de longs poils verts jaunâtres
mêlés de quelques bruns; dessus de l'abdomen brunâtre; antennes
filiformes.
Popayan, Colombie; une 9©.
Rifargia Moha n. sp. — 44 mill. — Fond des supérieures gris
avec tout le pourtour et le centre au delà de la cellule envahis par
du vert pâle, du jaune et quelques marbrures noires. Après la cel-
lule se trouve une tache subapicale jaunâtre, oblongue, bordée
extérieurement de noir et n’atteignant pas l’extrémité de l’apex;
entre 2 et 3 une tache subterminale blanche et entre les deux taches
ci-dessus une partie verte traversée par deux lignes noires irrégu-
lières. Frange jaune et vert pâle. Dessus des inférieures noirâtre,
frange jaune sale.
Dessous des supérieures noirâtre, la côte coupée de jaune vers
l’apex et la frange jaune, coupée de gris verdâtre à l’extrémité des
nervures. Dessous des inférieures jaunâtre, lavé à la côte et au bord
terminal de noirâtre; frange jaune coupée de gris.
Palpes gros et obtus, dépassant peu la tête; antennes crénelées ;
tête et thorax couverts de poils épais, d’un vert pâle; dessus du
corps gris; anus jaunâtre ; dessous du corps jaunâtre ; pattes grises,
les extrémités coupées de jaunâtre.
Loja; un
Tolype Villanea n. sp. — 48 mill. — Dessus des quatre ailes
gris souris, les nervures bien marquées. Supérieures traversées par
deux lignes plus pâles, tremblées : la première extrabasilaire ; la
seconde quittant la côte au second tiers, traversant l'aile assez
parallèlement au bord terminal et atteignant le bord interne tout
auprès de la première ligne. Entre les deux un large trait cellulaire
noir. Franges grises.
Dessous gris souris avec l'indication des lignes du dessus à la
côte des supérieures.
Antennes courtement pectinées; tête et corps velus, gris souris
ainsi que les pattes.
Une © prise à Totoro (Colombie) en mai 1896.
Perigea Tertulia n. sp. — 30 et 32 mill. — Dessus des pre-
28
mières ailes d’un brun tirant un peu sur le marron avec la réniforme
d’un beau blanc pur et l’indication de quatre lignes transversales
zigzaguées, plus pâles. Parmi celles-ci, l’extrabasilaire et la subter-
minale plus distinctes. Côte finement coupée de blanc et une ligne
de petits points blancs terminaux à l’extrémité des nervures. Frange
concolore. Dessus des inférieures gris noirâtre uni, la frange plus
pâle.
Dessous des supérieures gris noirâtre uni; dessous des infé-
rieures gris, plus pâle dans la partie abdominale avec un point
cellulaire noir et une extracellulaire arrondie de même nuance.
Tête et thorax bruns; corps et pattes gris noirâtre.
Loja; deux ©.
Se place auprès de Selenosa Gn.
Perigea Carcoma n. sp. — 27 mill. — Dessus des supérieures
gris brun, la côte coupée de blanchâtre, les lignes usuelles au
groupe, fines, noires, à peine distinctes, sauf la subterminable bien
délimitée extérieurement par le fond de l'aile plus clair et même
jaunâtre au passage des nervures. L’orbiculaire à peine visible, mais
la réniforme bien marquée, blanche, coupée de brun. Frange
brune. Inférieures gris testacé à frange plus claire.
Dessous des quatre ailes d’un gris brunâtre, plus pâle dans la
partie abdominale des inférieures. Une ligne extracellulaire, com-
mune, plus arrondie aux secondes ailes, s’aperçoit distinctement
sous un certain jour, ainsi qu’un point cellulaire aux inférieures.
Franges concolores.
Tête et thorax gris brun; pattes et corps gris.
Loja; deux .
Cette espèce se range auprès de Furtiva Gn.
Agrotis Vibora n.sp. — 33 mill. — Cette espèce est toute
voisine des Agrotis vitta Hb., Manethusa Druce, auprès desquelles
elle se place. Les supérieures, d’un brun lie de vin, sont largement
lavées, le long de la côte jusqu'aux deux tiers de l’aile et le long du
bord interne jusqu’à la moitié, de fauve pâle ; l’orbiculaire et la réni-
forme sont grises et reposent sur un trait d’un brun profond, plus
mince à la base et qui cesse presque immédiatement après la réni-
forme ; en dessous de la médiane, à la hauteur de l’orbiculaire, un
petit point brun; une série de petits points terminaux bruns entre
les nervures; frange plus pâle.
Inférieures blanches, la côte et la frange légèrement teintées.
Dessous des supérieures gris; le bord interne blanchâtre ; la côte,
le bord terminal et la frange légèrement rosés; petits points termi-
naux comme en dessus,
PAST 1.
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29
Dessous des inférieures blanc, la côte largement lavée de gris
rosé et avec un point cellulaire.
Thorax brun; corps et pattes gris brun.
Loja ; un
Noctua Esquina n. sp. — 28 mill. — Bord terminal des
premières ailes assez fortement coudé sur la 2. Supérieures comme
divisées en trois parties, par les dessins : toute la base et le tiers
supérieur costal d'un ton bois très pâle, un peu rosé; le tiers
terminal de même teinte, traversé par deux fines lignes brunâtres
etenvahi en dessous de l’apex par une large tâche brunâtre, le bord
avec un fin liseré vert, partiel; enfin, la partie intérieure, en forme
de coin, d’un beau vert olive foncé, uni, coupé à son sommet seule-
ment par la 2 qui le traverse. Frange teinte bois coupé de brunâtre.
Dessus des inférieures d’un gris rosé avec quelques petits points
gris terminaux; frange teinte bois pâle.
Dessous des quatre ailes gris rosé avec la côte des supérieures,
les bords terminaux et la partie inférieure des secondes ailes envahis
de jaunâtre pâle, une ligne (extracellulaire) commune ; quelques
petits points noirs terminaux; les inférieures semées de petites
écailles noires et avec un point cellulaire bien marqué. Franges
jaunâtres, sombres aux supérieures en dessous de l’apex.
Palpes assez longs, le dernier article arrondi; antennes filiformes;
corps et pattes ton bois très pâle.
Loja; un
Capnodes Ortega n. sp. — 42 mill. — Port de Larina Druce.
Dessus des supérieures gris brun, avec une ligne extrabasilaire plus
claire, partant du bord interne et aboutissant à un point cellulaire
pâle ; la tache costale comme dans Larina, Turtur, etc., d’un brun
foncé, arrondie, bien nette, s’arrêtant à la 2 et suivie à l’intérieur
de la cellule, de l’autre côté du point cellulaire pâle, d’une petite
tache également brun foncé ; bord terminal avec un petit point brun
entre chaque nervure. Dessus des inférieures gris brun avec une
tache centrale brun foncé, oblongue, allongée, se dédoublant en
deux petites pointes extérieurement, suivie de quelques petits
points subterminaux; bord terminal avec une série de tout petits
points. Franges des quatre ailes gris brun.
Dessous gris, avec un point cellulaire aux quatre ailes, une ligne
extracellulaire commune, plus infléchie aux supérieures, une
rangée de petits points terminaux et, en outre, aux supérieures,
quatre à cinq points subterminaux, tous entre les nervures. Franges
concolores.
_ Palpes dépassant la tête d’une demi-longueur, à dernier article
30
allongé ; antennes pubescentes ; tête, corps et pattes gris brun, ces
dernières avec les extrémités coupées de jaunûtre.
Loja ; un
Oxydia Yema n. sp. — 41 à 47, © 50 mill. — Cette espèce,
très voisine de l’Oxydia geminata Mssn. du Pérou, en a le port. Les
sont le plus souvent d’un beau jaune vif, mais quelques-uns
prennent une teinte fauve et parfois les deux teintes se mélangent.
La ligne commune, comme dans geminata, est toujours suivie aux
premières ailes, extérieurement et au bord interne, d'une tache
généralement noire, rarement éteinte; la ligne extrabasilaire, cou-
dée au départ de la côte, est le plus souvent bien marquée; les infé-
rieures ont une double ligne subterminale, zigzaguée, qui, dans
beaucoup d'exemplaires, se transforment en ombres fauves envahis-
sant plus ou moins la seconde moitié de l’aile. Les supérieures
toujours avec un tout petit point cellulaire noir.
Dessous des quatre ailes fauve, semé d’atomes plus foncés, avec la
ligne commune arrondie comme dans geminata, mais sans aucun
point cellulaire aux inférieures, les supérieures avec un tout petit
point noir comme dessus. Une seconde ligne commune, droite, plus
large aux inférieures, part du milieu du bord abdominal pour
atteindre la côte des supérieures un peu avant l’apex; l’extrabasilaire,
coudée, des premières ailes ainsi que la double ligne subterminale
des secondes ailes bien indiquées. Franges fauves dessus et dessous.
? avec l’apex plus falqué, d’un fauve plus foncé ou rougeûtre. Les
lignes comme dans le «, mais sans la tache noire du bord interne
des supérieures, qui manque; par contre, avec quatre taches
blanches ou jaunäâtres extérieurement à la ligne aux supérieures et,
dans l’un des exemplaires, avec une tache blanche centrale égale-
ment extérieure à la ligne commune aux inférieures. (Deux de mes
exemplaires , de teinte fauve, portent l'indication en jaune de ces
taches aux supérieures.)
Dessous avec les taches blanches comme au-dessus, le point
cellulaire des supérieures mieux marqué et un petit point cellulaire
aux secondes ailes, à cheval sur la ligne droite commune.
Loja et El Monje; dix-sept J'et deux 9.
Erosina Foingi n. sp. — 46 mill. — Port d’'Erosina amethys-
tata WIk. — Meropia Druce, tout à côté de laquelle cette jolie espèce
vient se placer. Le fond des premières ailes est d’un vert olive pâle,
avec la base, la côte et une large ligne extracellulaire rose vineux.
Cette ligne, qui quitte le bord interne vers le dernier quart, décrit
une courbe dans l’intérieur de l’aile et va atteindre le milieu de
l’apex juste en dessous d’une tache jaune qui termine la côte à cet
endroit, Dans amethystata cette ligne est plus droite et à son
31
sommet s’infléchit intérieurement pour atteindre la côte bien avant
l’apex.
Dessus des inférieures blanc verdâtre, teinté de jaune au bord
abdominal. Franges couleur du fond.
Dessous des supérieures blanc verdâtre, la côte, le bord terminal
«t l’apex rose vineux (celui-ci avec la tache jaune du dessus). Des-
sous des inférieures rose vineux.
Tête et pattes jaunâtres ; thorax et dessous du corps rose vineux ;
antennes finement pubescentes.
Loja; un
Anisodes Calavera n. sp. — 28-30 mill, — Les quatre ailes
d’un brun chocolat uniforme avec les lignes et les nervures plus
claires. Ces lignes se composent d’une extracellulaire commune, à
peine arrondie et aux premières ailes seulement, d’une extrabasi-
laire, droite, plus écartée de l’extracellulaire à la côte qu’au bord
interne. Aux quatre ailes un petit trait blanc, légèrement bordé de
noirâtre, bordant la cellule extérieurement. Franges concolores.
Dessous des ailes de teinte beaucoup plus claire que le dessus,
brurâtre légèrement rosé, avec l’extracellulaire, commune mais
sans autre ligne aux premières ailes et les traits à peine indiqués.
Palpes courts, à dernier article petit et effilé; antennes pubes-
centes ; tête et thorax brun chocolat; corps et pattes plus clairs.
El Monje, Loja, Zamora et Palanda (en juillet dans cette dernière
localité); vingt-six
Cette espèce se place auprès d’Anisodes decalvaria Moeschler.
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SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
Assemblée mensuelle du 6 février 1897.
PRÉSIDENCE DE M. KERREMANS.
La séance est ouverte à 8 heures.
M. Standen, de Colchester, membre de la Société entomologique
de Londres, assiste à la séance. \
Les procès-verbaux des assemblées mensuelles des 7 novembre
et à décembre 1896 sont approuvés.
L'Assemblée décide de faire l’échange des Annales contre la
Rivista di Patologia vegetale, publiée par le professeur Berlese, à
Avellino.
Rapports. Le Secrétaire donne lecture des rapports de MM. Everts
et Paul de Moffarts sur le travail de M. Bovie, intitulé : Les Cocci-
nelles de Belgique. L'Assemblée décide de communiquer ces rapports
à l’auteur. \
Travaux pour les Annales. L'Assemblée vote l'impression des
mémoires annexés à Ce numéro.
Communications. M. Becker dépose sur le bureau de l’Assemblée
les deuxième et troisième parties de son ouvrage : Les Arachnides
de Belgique, dont il fait don à la Société.
Le Président témoigne à notre dévoué collègue la reconnaissance
de la Société pour ce magnifique cadeau, et le félicite de la belle exé-
cution des planches qui en font le principal attrait.
— M. Severin demande la parole et s'exprime comme suit :
M. L. Becker a fait un nouveau don important au Musée royal
d'Histoire naturelle, don que je me permets de vous signaler, car il
présente un intérêt pour les entomologistes du pays.
Pendant nombre d’années, M. Becker a recherché les chenilles
des Phalénides qui se rencontrent en Belgique, et, non content d’en
étudier les mœurs et les métamorphoses, il les a figurées avec le
talent que tous nous lui connaissons. Il les a représentées dans leurs
poses favorites, sur les plantes qu’elles préfèrent, le plus souvent au
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 24 ur 97. 3
34
moment où elles mangent, tout en ayant la position la plus apte
à les protéger contre leurs ennemis, par leur ressemblance avec
le milieu où elles se trouvent. M. Becker a pu réunir ainsi 119 des-
sins de chenilles parfaitement déterminées après leur éclosion. Des
détails anatomiques et des notes manuscrites complètent la plupart
de ces figures.
Chaque aquarelle est un petit chef-d'œuvre d’observation et de
coloris.
Réunis, ces dessins formeront deux volumes très précieux pour
les collections iconographiques déposées dans la Bibliothèque du
Musée ; ils se trouveront à la disposition des travailleurs désireux
d'apprendre à connaître ces chenilles ou d’en poursuivre l’étude.
La première page de chaque volume relatera la provenance des
dessins et invitera ceux qui voudront s’en servir à indiquer la
source où ils auront puisé leurs renseignements.
Une série de 64 aquarelles d'araignées exotiques complète ce don.
Les types figurés ont été donnés déjà précédemment par M. Becker.
Quelques-uns d’entre eux ont été décrits et figurés dans nos Annales.
Il est à souhaiter que les collections iconographiques trouvent
toutes une fin semblable. Trop souvent ces petits dessins, dont la
confection a demandé tant de peines à leur auteur, disparaissent
occasionnellement parmi des tas de papier qui, relégués dans un
coin, finissent, bien des années plus tard, par servir d’enve-
loppe à une marchandise bon marché pour laquelle le papier
propre serait trop luxueux. Nous avons tous pu constater au moins
une fois un vandalisme semblable. |
M. Becker, en offrant ses dessins à une grande institution, assure
la pérennité à une œuvre qui a dû lui demander une notable partie
des loisirs qu’il a consacrés à l’Entomologie.
Excursion. Le 14 mars à Alsemberg. Départ de Bruxelles (Midi) à
9 h. 51 m. du matin.
— La séance est levée à 9 1/2 heures.
39
LES INSECTES DE BERNISSART
par Aug. Lamecere et G. Severin.
Les découvertes paléontologiques faites à Bernissart dans l’argile
wealdienne sont trop connues des zoologistes pour qu’il soit néces-
saire de les énumérer ou de rappeler les circonstances qui les ont
produites. Parmi les nombreux fossiles recueillis et actuellement
déposés au Musée royal d'Histoire naturelle de Belgique, se trouvent
un très petit nombre d'empreintes d’Insectes que nous avons eu
l’occasion d'examiner.
Aucun insecte de l'époque wealdienne n’a encore été décrit ; les
soi-disant Insectes wealdiens décrits par Brodie ou par Westwood (45)
et trouvés dans les dépôts de la vallée de Wardour, dans le Wiltshire,
ou dans la vallée d’Aylesbury, dans le Buckinghamshire, appar-
tiennent à l’étage de Purbeck (Goss, 80), ce dont ni Giebel (56), ni
O. Heer (64), ni Scudder (86, 91) n’ont tenu compte.
L’on a cependant trouvé en Angleterre assez bien de restes
d’Insectes de la véritable argile wealdienne. Le plus grand nombre
ont été recueillis par W.-R. Binfield et H. Binfield (54), dans une
localité nommée les « Govers », près de Saint-Leonards-on-$Sea.
Ces auteurs se contentent de signaler des ailes et surtout des élytres
de Coléoptères, une aile de Névroptère et peut-être un fragment
d’aile de Diptère. Rien de tout cela n’a été figuré ni nommé. Quel-
ques années auparavant, Mantell (46) avait déjà parlé de traces
d’Insectes dans le weald de l’île de Wight; Westwood (54) en
mentionne d’autres, découvertes dans la même île par Forbes; enfin,
Goss (80) nous apprend que des élytres de Coléoptères ont été
reconnues dans le weald entre Tunbridge et Maidstone, et que des
fragments douteux d’Insectes ont été également recueillis par
W.-R. Brodie dans le weald de Punfield Bay (Swanage).
Des restes que nous avons eus sous les yeux, nous ne voulons
mentionner qu'un fragment d’aile et l’extrémité du corps d’une
larve, les cinq ou six autres fossiles n’étant que des empreintes à
peine visibles et n’ayant peut-être rien à voir avec des Insectes.
Le fragment d’aile est représenté par une empreinte et une
contre-empreinte. L’empreinte, que nous figurons ci-contre de
grandeur naturelle, est de couleur noirâtre, ,
par suite de la conservation d’un reste de \ ss
matière organique; ses nervures se dé-
tachent en creux dans l’argile, alors que la ie
contre-empreinte, qui n’est pas colorée du
tout, montre toutes les nervures saillantes ;
nous avons donc affaire à une aile gauche placée sur le dos, c’est-
à-dire retournée, et nous pensons, d’après la forme de l'aile et aussi
36
s
d’après la disposition des nervures que nous allons décrire, qu’il
s’agit d’une aile antérieure.
Comme une discussion sur la nomenclature des nervures chez
les Insectes serait ici absolument déplacée, nous adopterons simple-
ment dans notre description la numération de J. Redtenbacher (86).
L’aile n'offre aucun plissement, et il nous a semblé que toutes les
nervures sont des nervures convexes. On voit partir de la cassure
du fossile sept nervures longitudinales : les trois premières se
réunissaient probablement à la base perdue de l'aile et sont trois
rameaux de la nervure III de Redtenbacher ; la quatrième, qui se
bifurque, est la ner-
vure V; la cinquième
se bifurque également
et est la nervure VIT;
les deux dernièressont
des rameaux de IX.
Du premier rameau
de III partent vers la
côte des nervules obli-
ques dont quatre sont
conservées sur l’em-
preinte : la première
se bifurque à son ex-
trémité, les deux dernières se croisent, ce qui est peut-être une
anomalie individuelle, ainsi qu’on l’observe quelquefois. Le deu-
xième rameau de III
se bifurque à son ex-
trémité ; ilestréuniau
précédent ainsi qu’au
troisième par une ner-
vure transverse lé-
gèrement arquée en
arrière, et une troi-
sième nervure trans-
verse unit le rameau
postérieur de III au
rameau antérieur de
Photographie de la contre-empreinte la bifurcation de V.
Le rameau antérieur
de la bifurcation de VII est également relié par une nervure trans-
verse à la branche principale de V.
Nous croyons retrouver dans cette nervation les caractères essen-
tiels offerts par l’aile antérieure des Sialides; le petit nombre des
nervures tranverses, les nervules occupant le champ costal, l’amin-
Photographie de l'empreinte
1
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ARTS L'£cs gift
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+4
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37
cissement des nervures longitudinales à leur extrémité, sont des
traits généraux qui se retrouvent dans les divers genres de cette
famille. Notre aile ne reproduit exactement la nervation d’aucun
genre connu, mais l’on sait qu’il y a déjà d’assez notables diffé-
rences entre les ailes des Sialides actuels ou fossiles.
Cet Insecte, contemporain de l’Zguanodon, serait donc un Névrop-
tère vrai (sensu Brauer, 85), à métamorphoses complètes, à larve
très probablement aquatique, et ayant volé au bord des eaux sta-
gnantes comme le font ses congénères, les Sialides d’aujourd’hui.
Nous lui imposons la dénomination de Hylæoneura Lignei, le
dédiant au prince de Ligne, membre du Conseil d'administration
du charbonnage de Bernissart, pour nous conformer à l’usage
louable d’associer aux découvertes faites dans le wealdien de
Belgique les noms des hommes qui, par leur désintéressement, ont
contribué à en doter la Science.
NPA 018 AS
LE
nf ; l'E
LAN RÉ TÈ TEE
1}
sa
— FR,
MST RTE
CT LS
d Empreinte et contre-empreinte grossies et dessinées à la chambre claire
38
L'autre Insecte de Bernissart que nous pouvons faire connaître
et dont nous donnons ci-dessous la reproduction photographique, est
une larve dont nous possédons seulement quelques anneaux de
l'abdomen; ceux-ci offrent de chaque côté un prolongement angu-
leux. Bien qu'il s’agisse très probablement d’une larve aquatique,
nous ne pensons pas que ces prolongements soient des branchies :
nous y voyons de simples ornements. Il serait actuellement impos-
sible de dire à quel ordre cette larve appartient, étant donné l’état
misérable de sa conservation, et nous ne voulons pas lui donner de
nom : il n’est pas improbable cependant que ce soit précisément
une larve de Sialide, attendu qu’elle présente des rapports avec la
larve triasique décrite par Hitchcock, sous le nom de Mormolucoides
arliculatus.
Empreinte Contre-empreinte
BIBLIOGRAPHIE
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Strata of the Sussex Coast. Quart. Journ. Geol. Soc. London, X, p.171.
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1854, J.-0. Westwood. — Contributions to fossil Entomology. Quart. Journ.
Geol. Soc. London, X, p. 578
Ce 5 à + ils :
39
CONTRIBUTIONS A LA FAUNE ODONATOLOGIQUE
INDO-AUSTRALE
par F. Foerster.
IEEE (5)
M. C. Wahnes, le voyageur intrépide, qui a recueilli tant de
Lépidoptères rares à Bornéo, à la Nouvelle-Guinée, à la Nouvelle-
Bretagne et à l'archipel de Salomon pendant dix années, m'a
envoyé une nouvelle espèce de Libelluline de l’Astrolabe (Nouvelle-
Guinée allemande), qui, selon M. de Selys, appartient au genre
Protorthemis (?), fondé par M. Kirby aux dépens des Orthemis, et
dont le type est la Libellula coronata Brauer, de la même contrée, à
laquelle M. Kirby a adjoint sa Protorthemis celebensis (décrite et
figurée dans les Transactions de la Société zoologique de Londres,
vol. XII, pl. LIV, fig. 4) et l’Orthemis metallica Brauer; mais cette
dernière semble à M. de Selys plus voisine du genre Potomarcha de
M. Karsch, fondé pour la Libellula congener Rambur (syn. Lab.
obscura Ramb.).
Protorthemis Wahnesi Foerster n. sp. — j' adulte. Stature
très robuste. Abdomen 35 mill., aile inférieure 41 mill.
Les quatre «iles hyalines, leur base à peu près jusqu’au niveau de
la première nervule anténodale brun ocreux, prolongé dans l’espace
sous-costal et le sous-médian jusqu’à l’arculus. Le bout des ailes,
dès le milieu du ptérostigma, lavé de brun foncé. Réticulation
noire. Membranule très petite, grise. Ptérostigma noir, très long
(6 mill.), sa largeur 1 mill.
Le nodus plus rapproché du ptérostigma que de la base des ailes.
Aux ailes supérieures 18 anténodales, 12-13 postnodales. Les 3 pre-
mières postnodales non prolongées dans l’espace sous-costal.
Triangle discoïdal traversé de 1-2 nervules aux ailes supérieures,
suivi de 4 rangs de cellules, mais après 2-4 cellules de son côté
externe il n’y a plus que 3 rangs de cellules. Triangle interne formé
de 4-5 cellules. Triangle discoïdal des ailes inférieures traversé d’une
(1) La première partie (Description de deux espèces de Caconeura) est publiée
dans les Annales de la Soc. ent. de Belgique, t. XL (1896). La deuxième partie
dans les Entomologische Nachrichten de Berlin (1896), Jahrgang XXII, n° 21,
comprenant Caconeura flavipennis et Pseudagrion semicolon de M. Foerster.
(2) Les Protorthemis (sensu strictiori) sont voisines des Nesocria de Kirby;
mais leur stature est beaucoup plus robuste, la tête très grosse, l’abdomen très
déprimé, et surtout le triangle discoïdal des ailes inférieures est traversé par
une nervule.
Chez les Nesocria Kirby, dont le type est la N. Woodfordi Kirby, la stature
est plus grêle, le front non pourvu d’une petite dent latérale, l'abdomen un peu
subcylindrique et le triangle discoïdal des ailes inférieures non traversé par
une nervule. Mes Agrionoptera longitudinalis et biserialis y appartiennent.
(Note de M. de Selys-Longchamps.)
40
nervule. Aux quatre ailes, l’espace hypertrigonal libre. Une nervule
à l’espace sous-médian. Secteur nodal ondulé au milieu, mais pas
très notablement.
Tête. La vésicule du vertex bifide, bleu acier brillant. Ocelles
jaune clair ; front sillonné au milieu, pourvu d’une dent de chaque
côté, ridé, ponctué, violet acier brillant. Les autres parties de la
tête noires. Un point latéral et une ligne basale au front, la base du
rhinarium, deux petits points au bord supérieur de la lèvre supé-
rieure; deux points à la base des mandibules et un point derrière les
veux jaunes. (La lèvre inférieure et le prothorax du type sont
détruits par des insectes.) Thorax très robuste et épais, noir, varié
de jaune. Devant du thorax noir, une ligne fine très rapprochée de
chaque côté de la carène, deux petites taches au bout supérieur et
une petite tache à la base jaunes. Derrière de la tache jaune basale
pourvu d’un rang de poils noirs. Aux côtés du thorax le jaune
forme une large bande longitudinale sinuée d’un hout à l’autre, et
on trouve sa trace même aux côtés des premiers segments de
l’abdomen. La première suture des côtés accompagnée d’une ligne
fine noire. Une tache ovale entre la bande longitudinale et les pieds,
au niveau de la base des ailes supérieures; une ligne maculaire entre
le bout du devant du thorax et les ailes jaunes, de même que trois
taches au-dessus du thorax entre les ailes. Pieds noirs, pourvus
de cils courts. Hanches et trochanters Jaunes.
Abdomen robuste, large, déprimé, successivement aminci jus-
qu’au bout. Les organes sexuels ne sont pas notablement proémi-
nents. Les 1-7° segments rouges en-dessus et en-dessous, mais
les articulations et le milieu du dessous noirs. Les 8°, 9°, 10° seg-
ments et les appendices anals tout noirs. Appendices anals supé-
rieurs de la forme d’une lancette, de la longueur du 9° segment,
pointus et en partie velus; l’appendice inférieur dilaté à la base,
pointu et presque aussi long que les supérieurs.
Patrie : Prise par M. C. Wahnes dans la plaine de l’Astrolabe-Bay
(Nouvelle-Guinée allemande).
Un j dans ma collection (').
(1) Note de M. de Selys-Longchamps.
“« Je possède dans ma collection plusieurs dde la Prot. coronata provenant
des mêmes régions que le d de la nouvelle forme nommée Wahnesi par
M. Foerster, qui se distingue de la coronata d'type parce que la base des ailes
jusque vers l’arculus est lavée de brun ocreux et que leur extrémité est subite-
ment noirâtre dès la moitié du ptérostigma.
Chez la coronata d'la base postcostale des ailes est presque incolore et l’extré-
mité est très légèrement limbée de noirâtre.
Je possède une © chez qui le bout des ailes est largement noirâtre comme chez
la Wahnesi, mais leur base est incolore.
Je ne sais si cette © appartient à la coronata type ou à la forme Wahnesi,
qui semblerait alors n’étre qu’une race de la coronata. »
41
Caconeura finisterræ n.sp. — Abdomen 4 34 mill., © 36 mill.;
aile inférieure 21 mill., © 23 mill.
Ailes étroites, hyalines; ptérostigma noir, allongé, assez oblique
en dehors, couvrant plus d’une cellule. Le secteur supérieur du
triangle finissant un peu après le côté externe du quadrilatère. Ce
côté n’est pas prolongé dans l’espace sous-médian. Nervule trans-
versale sous-médiane normale (!), située au niveau de la première
anténodale, pas notablement éloignée du bas des ailes. 16-17 postno-
dales aux ailes supérieures.
Taille petite; noir marqué de bleu et de rouge orangé.
adulte. Tête : Lèvre supérieure d’un bleu noir brillant; la face,
locciput et le derrière des yeux noirs; pourvue d’une bande bleu
clair allant d'un œil à l’autre à la base du front et ne touchant pas
l’ocelle inférieur. Le dessous de la tête noir.
Prothorax. Bord postérieur du prothorax un peu courbé, large,
non divisé. Le milieu du prothorax sillonné et par cela partagé
en deux parties, qui ont la forme d’un bourrelet. La coloration du
prothorax est toute noire. À la base de ses côtés deux petits points
irréguliers bleu clair. |
Thorax. Le devant du thorax noir jusqu’à la suture médiane des
côtés. Une bande juxtahumérale assez large bleu clair, n’atteignant
pas tout à fait la base des ailes supérieures. Le long de la suture
médiane une bande bleu clair, suivie d’une bande noire. Le reste
des côtés et le derrière du thorax bleuâtre clair.
Pieds tout noirs; cils longs, 7-8 aux tibias postérieurs.
Abdomen. Grêle, tout noir, ayant les côtés du 1% segment,
une tache latérale au 2° segment et des taches au-dessous au bout
des 3°, 4 et 5° segments d’un rouge orangé pâle, au-dessus et aux
côtés des 8°, 9 et 10° segments et les appendices anals, d’un
rouge orangé. À ppendices anals supérieurs un peu plus longs que
le 10° segment; de la forme d’un tampon, un peu renflés à la base et
pointus au bout. Appendices inférieurs du tiers de la longueur des
supérieurs, minces et très fortement courbés en dessus.
© adulte. Presque semblable, mais les dessins bleus plus pâles et
sales. Aux bourrelets du prothorax une ligne rouge irrégulière en
dehors, les points latéraux aussi rouges. L’abdomen est tout noir,
excepté des côtés des premiers segments, qui sont un peu bleu clair.
Appendices anals supérieurs rouge orangé terne, très courts,
presque cachés. Les valves vulvaires courbées, denticulées au bont,
dépassant le bout de l’abdomen, noires avec une épine longue
médiane et les deux petites épines au bout des valves brun bril-
lant. Pieds noirs, la base des jambes un peu jaune pâle.
(1) de Selys « Causeries odonatologique: » n° 8. (Ann. Soc. Ent. Belg.,
t. XL (1896), p. 84.) « Observations sur la terminologie. »
42
La © est aussi remarquable par la forme du bord postérieur
du prothorax divisé en trois festons, dont le médian est semi-circu-
laire. Les latéraux sont plus grands et en carré. Les coins supérieurs
du carré sont pourvus de longues cornes. La longueur de ces cornes
est plus grande que la hauteur du bord supérieur du prothorax, et
elles sont courbées en avant très fortement, comme les cornes de
Catoblepas gnu. (Aussi chez la © de Caconeura que j'ai décrite dans
les Entomologischen Nachrichten (1), le commencement de ces
cornes existe ainsi que chez une autre espèce inédite de ma collec-
tion (?). Très probablement toutes les © des vraies Caconeura sont
pourvues de ces appendices remarquables du prothorax.)
Patrie : Jai vu 1 Get 3 ©, qui m'ont été envoyés par MM. le
D' ©. Staudinger et A. Bang-Haas qui ont reçu ces exemplaires de
Milne-Bay, extrémité orientale de la Nouvelle-Guinée.
Un couple dans ma collection.
C. finisterræ est très intéressante en formant un membre intermé-
diaire entre les Caconeura erythroprocta et Wallacii et les formes
voisines, plagiata, moluccensis, etc., qui n’ont pas les trois derniers
segments rouge-orangé en dessus. Elle est assez bien caractérisée
par ces trois segments orangés et par la bande bleue allant d’un œil
à l’autre, comme chez la moluccensis (groupe) pendant que l’erythro-
procta (groupe) a la face toute noire.
NOTE |
SUR QUELQUES ODONATES DE L'ASIE CENTRALE
par le Dr Fred. Ris.
Au mois de juillet 1896, à l’occasion d’une visite au beau Musée
d'Histoire naturelle de Hambourg, jy trouvai une série d’Odonates
de l’Asie centrale qui m’a paru très intéressante. Selon les informa -
tions que me donna M. Graeser, ces Libellules ont été prises en
1893, par le chasseur de M. Tancré, d’Anklam, et données au Musée
par celui-ci en 1894. La localité, qui serait à 1,200 mètres à peu
près au-dessus du niveau de la mer, s'appelle Maralbachi et est
située sur le Kashgar-Darja, fleuve de steppe, entouré de bois de
saules et de peupliers. Je fus frappé du facies paléarctique, presque
européen, de ces Odonates et plus encore de la présence d’une
(1) Jahrgang XXII (1896), n° 21, p. 524.
(2?) de Selys a décrit la femelle des C. circumscripta, erythroprocta, Wallacei,
gracillima, comme ayant une semblable conformation du prothorax.
43
série d'individus qui me rappelaient à l’instant le type unique de la
Libellula [Urothemis] nigra Vanderl. que j'avais vu il y a cinq ans
dans la collection de M. de Selys-Longchamps. Je dois à la bonté de
M. le professeur Kraepelin, directeur du Musée de Hambourg,
d’avoir pu examiner ces Odonates à loisir, chez moi; le résultat de
cette étude me paraît assez intéressant pour le présenter ici à mes
collègues. Je tiens à remercier MM. de Selys-Longchamps et Mac
Lachlan de leur aimable assistance à cet égard.
Il y a huit espèces :
4. Ischnura senegalensis Rbr. — 5 qui ne diffèrent point
de ceux des Indes.
2. Anax Parthenope Selys. — Représenté par 3 (j qui
appartiennent absolument au type européen de l’espèce par la sta-
ture, la couleur du front et du thorax et ne se rapprochent donc
nullement de la forme À. julius Br. de l’extrême Orient.
3. Diplax meridionalis Selys. — 1 © unique, très adulte, de
grande taille (abdomen 29 mill., aile inférieure 32, ptérostigma 3 1/2).
D'abord j'étais très incliné à voir dans cet individu une D. striolata,
excessivement pâle et correspondant ainsi à la race decolorata Selys
de la D. vulgata,et même je ne suis pas convaincu qu’il n’en soit pas
ainsi. Mais pourtant j'hésite à accepter cette manière de voir, parce
que je ne trouve aucun caractère pour séparer cette © de la meridio-
nalis, si ce n’est que l’écaille vulvaire est un peu plus développée,
un peu redressée, plutôt comme chez la s{riolata © (mais ce redres-
sement pourrait être artificiel, parce qu’il y a compression de l’ab-
domen par la papillote). Il faudrait voir des pour décider la
question, car il y a une différence très prononcée dans les hameçons
du deuxième segment abdominal entre meridionalis 'et striolata «.
Si cet individu était pris en Europe, on n’hésiterait pas un
moment à l’attribuer à la meridionalis; mais une race décolorée de
striolata pourrait très bien aboutir au coloris très pâle qu’il offre, et
qui est même très pâle pour une meridionalis : le fond est brun
Jaunâtre très pâle, les côtés du thorax jaune-paille, presque blan-
châtres, les dessins noirs très réduits sur le front, le thorax et les
pieds.
4. Diplax tibialis nov. sp. — 2 j (assez jeunes). Probable-
ment plus voisine de la D. armeniaca Selys que d’aucune autre
espèce ; il est possible que ce n’en soit qu’une race locale.
Stature grêle ; thorax petit ; abdomen étroit, étranglé au troisième
segment, fusiforme ; ailes arrondies, réticulation peu serrée. L’en-
semble de la stature et de la forme des ailes rappelle la D. sangui-
ned.
Abdomen 22 mill., aile inférieure 21, ptérostigma 2.
44
Front jaune olivâtre clair, une ligne basale noire très prononcée,
descendant le long des yeux ; deux points noirs sur l’épistome, trois
sur la lèvre supérieure ; lèvre inférieure jaune (on ne voit pas le
lobe médian parce que la tête est comprimée).
Devant du thorax brun olivâtre uniforme; côtés jaunes, les
sutures latérales et latéro-veutrales assez largement noires, de même
qu'un trait au-dessus du stigma mésothoracique.
Abdomen rouge clair (orangé chez l'individu plus jeune), sans
autres dessins noirs qu’un demi-anneau assez étroit à la base du
premier et du deuxième segment et l’arête latéro-ventrale des trois
premiers segments.
Ailes arrondies ; ptérostigma médiocre, brun jaunâtre entre deux
rervures noires. Réticulation noire, excepté la costale en avant et les
nervules antécubitales qui sont jaunes. Ailes antérieures hyalines,
les postérieures avec un vestige basal safrané, petit, mais très
prononcé et nettement arrêté. Membranule blanche.
Pieds noirs, marqués de jaune ainsi qu’il suit : les trochanters
(moins un point rond noir), l’intérieur des premiers fémurs, une
ligne extérieure assez étroite, mais très nettement définie sur tous
les fémurs et tibias, atteignant le bout de ceux-ci.
Appendices anals jaunes, configurés commede règle pour le groupe
typique des Diplax. Hameçons du deuxième segment du j': lobe
externe très étroit, presque pointu, fortement penché en arrière;
lobe interne à double courbe, ceux des deux côtés se touchant au
point de la plus grande convexité, mais sans se croiser; jaunes à
pointe noire.
© : inconnue.
Il faut se rendre compte des affinités de cette Diplax que je ne
saurais rapporter à aucune espèce décrite.
Elle se distingue de la D, armeniaca Selys par le jaune des pieds
s'étendant jusqu’au bout des tibias; par l’absence de noir sur les
côtés de l’abdomen et sur l’arête dorsale des derniers segments ; enfin
par la réticulation noire (il faut pourtant admettre que celle-ci pourrait
devenir partiellement roussâtre chez les individus très adultes).
Par la distribution du jaune et du noir sur le front et sur les pieds
elle se rapproche également de la D. Fonscolombei et de la D. vul-
gala; mais je ne saurais l’y réunir, parce qu’elle est de stature
beaucoup plus grêle et, par conséquent, de facies très différent.
En outre, elle se distingue de la Fonscolombei par l'abdomen fusi-
forme, par le vestige safrané basal des ailes inférieures plus petit,
par l’absence de dessins noirs à la surface ventrale et au dos
des derniers segments de l'abdomen, par la réticulation noire. La
D. vulgata, elle aussi, a plus de noir sur l’abdomen, et la base de
ses ailes inférieures est entièrement dépourvue de vestige ocracé,
45
ou ne le montre que très petit et mal arrêté. — Les hamecons du
deuxième segment offrent beaucoup d’analogie chez ces trois
espèces; il y a pourtant des différences appréciables : le lobe
externe est plus large, plus carré, l’interne plus court, plus mince
chez la Fonscolomber vis-à-vis de la fibialis; chez la vulgata tout
l'organe est plus robuste, plus redressé, tout en étant configuré
presque comme chez la tibialis.
Je choisis le nom de D. tibialis, parce qu’ainsi, dans le cas où elle
serait une race de la D. armeniaca, ce nom ferait allusion à la diffé-
rence principale des deux formes.
5. Crocothemis erythræa Brullé. — 13 4, 2 ©. — Ces indi-
vidus représentent une forme extrêmement petite de cette Libellule
répandue sur la plus grande partie de l’ancien monde. Ce sont les
plus petits exemplaires que j'en ai vus (abdomen 21 mill., aile
inférieure 24, 7 1/2-8 1/2 antécubitales) ; ils sont donc bien loin de
se rapprocher de la C. servilia Drury de la Chine et du Japon.
6. Orthetrum albistylum Selys. — 2, qui correspondent
au type européen de l’espèce : abdomen 33 mill., aile inférieure 36,
trois rangs de cellules postrigonales, bout des ailes hyalin.
7. Orthetrum Kraepelini nov. sp. — 4 (j, 5 ©. Du groupe
des Orth. cancellatum L., japonicum Uhl., internum Mac Lachl.
Stature et dimensions à peu près celles de l’Orth. cancellatum ;
un peu plus grêle. Abdomen 30 mill. 4, 28 © ; aile inf. 35; ptéro-
stigma 2 1/2.
Ailes hyalines, sans le moindre vestige ocracé à la base; ptéro-
stigma petit, brun roussâtre entre deux nervures noires. Réticula-
tion assez serrée (11-12 antécubitales ailes sup., 9-10 aux inf.), en
grande partie jaunâtre, c’est-à-dire la costale jusqu’au bout des ailes
et toutes les nervules transversales de la moitié basale et costale des
quatre ailes ; on remarquera surtout l’arculus avec l’origine de ses
secteurs, qui est presque blanc, de même que le nodus et les ner-
vules postcubitales. Les nervures longitudinales, excepté la costale,
sont noires. Triangle des ailes inférieures libre.
cd jeune. Front jaune olivâtre clair, avec une ligne basale noire,
très nette, descendant le long des yeux; lèvre inférieure jaune pâle.
Thorax olivâtre, les côtés un peu plus clairs ; un petit trait anté-
huméral et les sutures latérales finement noirs. Derrière chaque
ligne noirâtre latérale un vestige peu arrêté de bande jaune-citron,
suivi à la base d’un trait noir très court.
Abdomen jaune ; deux bandes longitudinales sinuées noires, lais-
sant une bande dorsale médiane et des lunules latérales sur chaque
segment jaunes ; dixième segment jaune en entier.
Pieds noirs, variés de jaune. Les fémurs antérieurs jaunes en
46
entier, excepté deux lignes noires très fines le long de la base des
épines ; les autres fémurs jaunes en dessus, bruns, bordés de deux
lignes noires en dessous; tibias noirs, la face supérieure des pre-
miersavec une ligne jaune qui atteint le bout. Tarses et épines noirs.
Appendices anals noirs Pièce antérieure des organes génitaux du
deuxième segment peu proéminente, à échancrure terminale trian-
gulaire, peu profonde.
j'très adulte. Le thorax et surtout l’abdomen bleuâtre pulvérulent;
il ne reste des dessins qu’une indication des lignes latérales noires
du thorax et la série des lunules latérales du troisième au huitième
segment abdominal, ces lunules roussâtres, comme chez l’Orth.
cancellatum très adulte. Front gris olivâtre obscur, la ligne basale
noire visible ; lobe médian de la lèvre inférieure noir, les latéraux
avec une tache noirâtre mal arrêtée. Le jaune des pieds est réduit
à des lignes très étroites sur les quatre fémurs postérieurs; il
subsiste aux premiers fémurs et tibias.
© jeune et adulte. Colorée comme le 'jeune, avec réduction très
sensible de tous les dessins noirs. Les bandes noires longitudinales
de l’abdomen sont moins larges, et la réduction du noir est surtout
notable aux pieds, de sorte que ceux-ci sont jaunes, excepté l’inté-
rieur de tous les tibias, les tarses (moins les premiers en dessus),
le bout des tibias postérieurs et toutes les épines.
Côtés du huitième segment non dilatés en feuilles, jaunes; écaille
vulvaire très petite, profondément échancrée, non relevée, obscure.
Surface ventrale de l'abdomen blanchâtre pulvérulente chez les
© très adultes.
Cette espèce très curieuse est en quelque sorte intermédiaire
entre l’Orth. cancellatum de l’Europe et les Orth. japonicum et
internum du Japon et de l’intérieur de la Chine. La condition de la
pièce antérieure des organes copulateurs du «est précisément
l'intermédiaire entre la pièce très proéminente et presque fendue de
l’Orth. cancellatum et la même plus petite et peu échancrée des deux
autres espèces. Le ptérostigma roussâtre rapproche l’Orth. Kraepe-
lini plutôt du japonicum ; la base hyaline des ailes du cancellatum et
la réticulation en partie jaune clair l'éloignent de toutes les autres
espèces, de même que les pieds variés de jaune (noirs chez les
trois autres espèces du groupe). L’Orth. Kraepelini n’a pas les deux
larges bandes obscures des côtés du thorax que l’on trouve chez
l'internum et le japonicum, ressemblant au contraire au cancellatum
par les lignes noires fines aux sutures. En somme, je crois cette
nouvelle espèce sensiblement plus voisine du cancellatum que des
deux espèces de l’extrême Orient. J'ai le plaisir de la dédier à
M. le professeur Ch. Kraepelin, directeur du Musée d'Histoire
naturelle. de Hambourg.
47
8. Selysiothemis nigra Vanderl. 7 6 ©.
Libellula nigra Vanderl., 1825.
» nigra Selys, Monogr., 1840.
» nigra Ramb., N° 122 (excel. synon.), 1842.
» nigra Selys, Revue des Odon., 1850,
Urothemis nigra Selys, Comptes rendus Soc. ent. Belg., 1870.
» advena Selys, ibid. (J'jeune).
SELYSIOTHEMIS nov. gen. (Urothemis auct. pars.)
Triangle discoidal de toutes les ailes libre, celui des ailes supé-
rieures à côté externe subconvexe, un peu brisé 1à d’où part la
nervule qui sépare les deux premières cellules discoïdales.
Triangle intérieur des ailes supérieures libre (accidentellement
‘traversé d’une nervule) (!).
Deux rangs de cellules discoïdales aux ailes supérieures ; une cel-
lule, puis deux rangs aux inférieures.
Six antécubitales aux ailes antérieures, la dernière prolongée
jusqu’au radius, 5 aux postérieures (accidentellement 5 et 4).
Secteurs de l’arculus naissant séparés aux ailes supérieures, à peine
soudés à leur base aux inférieures; arculus aux inférieures placé un
peu au delà du côté interne du triangle.
Réticulation très peu serrée; ptérostigma très petit.
Ailes hyalines.
Tête globuleuse; yeux contigus sur une longue ligne, un peu
sinueux aux tempes, mais sans prolongement temporal bien
prononcé.
Lobe postérieur du prothorax petit, à feston médian semi-circu-
laire très petit, non élevé.
Abdomen mince, cylindrique, un peu fusiforme chez le
Organes copulateurs du deuxième segment du j'peu proéminents.
Écaille vulvaire de la © très petite, non saillante.
Bien que la Lib. nigra Vanderl., par des caractères de réticula-
tion très importants, appartienne évidemment au groupe Urothemis,
elle est bien distincte des Urothemis proprement dites (sanguinea
Burm., etc.) par sa stature grêle, le triangle interne libre, l’écaille
vulvaire ; on ne saurait pas davantage la réunir aux Macrodiplax
Brauer qui sont de stature forte et ont le triangle interne de trois
cellules ; les Aethriamantha Kby. se rapprochent de Selysiothemis
par le triangle interne libre, mais les © de ce genre ont l’écaille
vulvaire longue, divisée en deux feuilles lancéolées. Il fallait
donc créer une nouvelle subdivision pour classer définitivement
la Lib. nigra. Je tenais à rappeler le nom de M. de Selys-Long-
(1) Deux individus ont cette nervule, mais dans une aile seulement.
48
champs pour cette Libellule européenne, si intéressante et toujours
entourée d’un certain mystère. C’est uniquement grâce à lui qu’elle
n'est pas retombée dans l’oubli presque aussitôt après avoir été
découverte par Vanderlinden; si M. de Selys n'avait pas réussi à
sauver ce type précieux, il aurait été bien difficile de défendre l’es-
pèce contre ceux qui voulurent, comme Rambur, n’y voir qu’un
synonyme de la Dipl. scotica.
L’heureuse découverte de Hambourg nous permettant enfin
d'examiner des matériaux suffisants, v compris la ©, inconnue
jusqu’à présent, il me semble utile d’en donner une nouvelle des-
cription détaillée.
S. nigra Vanderl. — Taille d’une petite Diplax : abdomen 21-
22 mill. «4, 18-20 mill. ©; aile inférieure 26-27 mill., ptéro-
stigma 1 3/4.
Ailes hyalines: 6 antécubitales aux supérieures, 5 aux inférieures;
les détails de la réticulation sont ceux du genre. Réticulation très
peu serrée, extrêmement fine, en grande partie très pâle, blan-
châtre ; il n’y a que quelques nervures obscures : la costale depuis
le nodus, le radius, le secteur sous-nodal, le secteur bref, enfin le
secteur inférieur du triangle dans les ailes inférieures. Ptérostigma
très petit, blanc, bordé de deux nervures noires, épaisses. Mem-
branule petite, blanche.
j adulte. Front gris olivâtre, la partie supérieure rugueuse, un
peu plus obscure, de même que la vésicule du vertex, qui est légè-
rement échancrée; une ligne basale noire qui descend un peu le
long des yeux. Lèvre inférieure pâle, blanchâtre.
Thorax et abdomen noirs, légèrement saupoudrés de blanchätre
à la surface ventrale; le thorax couvert d’un duvet gris, long et
assez épais.
Pieds noirs, excepté les hanches et la surface interne des pre-
miers fémurs qui sont jaunâtre pàles; longs, très grêles ; épines des
tibias nombreuses et très fines.
Appendices bruns foncés, les supérieurs minces, courbés en dessous
dans la seconde moitié ; le bout coupé droit en dessous, se termi-
nant en une fine pointe horizontale ; l’inférieur à peine plus court
que les supérieurs, triangulaire. Organes génitaux du deuxième
segment très petits, peu proéminents.
© adulte. Front jaune olivâtre très clair, la ligne basale noire
très prononcée.
Prothorax noir en dessus, jaune pâle aux côtés et en dessous.
Thorax d’un jaune olivâtre assez pâle (couleur de sable), à dessins
noirs comme suit : une large tache arrondie contre l’articulation du
prothorax, les sutures latérales et latéro-ventrales, de même qu'un
/ 49
trait au-dessus du stigma mésothoracique. Vers le bas et à la surface
ventrale, le thorax devient blanchâtre.
Abdomen couleur de sable, marqué de noir, savoir : une raie
dorsale médiane, occupant le dorsum des deux premiers segments
en entier, étroite ensuite et un peu élargie à toutes les articulations,
puis occupant de nouveau tout le dos du huitième et du neuvième
segments; dixième segment très petit, pâle. Surface ventrale pâle,
deux vestiges latéraux noirs à chaque segment.
Écaille vulvaire très petite, non élevée, semi-circulaire, à peine
échancrée.
Pieds jaune blanchâtre, excepté le bout de tous les fémurs en
dessus, les tibias en dessous et les tarses, qui sont noirâtres.
d'jeune. Intermédiaire entre la © et le 'adulte. Le noir occupe
le dos de l’abdomen presque en entier, laissant des taches pâles
triangulaires aux côtés des trois premiers, oblongues aux côtés des
quatrième à septième segments; articulations finement jaunes.
Surface ventrale de l’abdomen noire du quatrième au septiéme
segment; pâle sur le reste. — Au thorax, il y a une raie noire à
l’arête médiane et une indication de raie antéhumérale.
La couleur pâle n’existe sur les pieds qu’aux hanches, à la surface
inférieure des premiers et à l'extrême base des autres fémurs.
Patrie : Kashgar; Italie (un Ç’ à Terracine, Vanderlinden, 1895);
Espagne (un çj jeune en Catalogne, M. Cuni y Martorel, 1878).
Comme l’on voit, je réunis l’Urothemis advena Selys à la nigra
Vanderl., dont elle est très probablement un (jeune. Cependant, il
reste quelque doute ; l’advena est plus petite, non seulement que le
type de Vanderlinden, mais aussi que les exemplaires asiatiques qui
eux-mêmes sont un peu plus petits que le type; une simple consé-
quence de la taille moindre est le nombre réduit des antécubitales
chez l’advena (5 et 4 au lieu de 6 et 5); la description de l’U. advena
s’appliquerait d’ailleurs à merveille au «' plus jeune de Kashgar,
s'il n’y avait encore une différence dans la couleur des pieds : chez
les mâles jeunes de l’Asie centrale, les pieds sont presque aussi noirs
que chez les adultes, tandis que chez l’advena Selys ils sont en
grande partie päâles, comme chez les © asiatiques. C’est donc avec
une certaine réserve que nous allons attribuer à la même espèce le
type unique de l’advena de Catalogne et la nigra de Terracine et de
Kashgar.
Il resterait à expliquer le fait presque monstrueux d’une espèce
habitant régulièrement le Kashgar (le nombre d'individus contenus
dans la petite récolte de Hambourg indique qu’elle ne doit pas être
rare à Maralbachi); deux individus isolés ont été pris en Europe
pendant un siècle, à Terracine et en Catalogne; ce fait est d’autant
plus curieux qu’il ne s’agit pas d’une espèce robuste, très bien
ANNALES DE LA SOC. ENTOM DE BELGIQUE, T. XLI, 24 rt 97. 4
50
douée pour les lointaines migrations, comme par exemple
l’'Hemianax ephippiger, mais qu'elle est, au contraire, un insecte
très délicat. Pour ma part, je crois qu’il doit en exister des colonies,
peut-être des résidus d’une ancienne ère de dispersion plus vaste,
en ltalie, en Espagne et probablement ailleurs, entre l’Asie cen-
trale et les régions méditerranéennes, il faut bien admettre que nous
ne connaissons pas assez la faune de l'Italie méridionale et de l’Es-
pagne, pour décider s’il s’agit dans les captures de Terracine et de
la Catalogne d'individus égarés ou appartenant à des colonies; mais,
comme je viens de dire, je crois plutôt à la dernière éventualité.
L'étude approfondie de la nigra Vanderl. avait soulevé la question
de la subdivision du groupe Urothemis; je dois de précieux conseils
à M. de Selys, et le mémoire sur ce groupe qu’il va présenter
simultanément avec mon petit travail, donnera plus de valeur à
l’article sur la Selysiothemis nigra (!).
P.-S. — Comme note d’un certain intérêt faunistique, j'ajoute
qu’au Musée de Hambourg il y a un couple de Diplax scotica Donov,
provenant de Xuku-Nor, dans l’intérieur de la Chine.
HÉMIPTÉÈRES-HÉTÉROPTÈRES EXOTIQUES
NOTES ET DESCRIPTIONS
par A.-E. Montandon.
III
Fam. NAUCORIDÆ,.
S. fam. LACCOCORINÆ.
Laccocoris Aurivillii n. sp. — Subovale, assez élargi, d’un
jaune ocreux avec les élytres et l’écusson en grande partie bruns,
avec des taches brunes sur la tête et le pronotum.
Tête très large, environ deux fois et demie plus large entre les
sommets des processus oculaires que longue sur la ligne médiane.
Yeux larges, très légèrement divergents en avant sur les quatre
cinquièmes postérieurs, faiblement sinués sur leur côté interne
tout près de l’angle antérieur où cesse la divergence; aussi larges
(1) La revue du groupe Urothemis, par M. de $Selys, ne pourra paraître que
dans un mois.
| à PS
o1
en arrière que longs sur leur côté externe sur lequel prend nais-
sance un processus latéral subtriangulaire, arrondi au sommet, un
peu plus étroit que la moitié de la largeur de l’œil. Espace inter-
oculaire plus large que la longueur de la tête sur la ligne médiane ;
un peu plus de deux fois et demi plus large près du bord postérieur,
où il est le plus rétréci, que la largeur de l’œil sur le même niveau;
bord antérieur de la tête subarrondi, très faiblement proéminent au
devant des yeux. Surface de la tête brillante avec deux taches sub-
triangulaires formées de points bruns rapprochés, obliquement
coupées en arrière tout près du bord postérieur, s'étendant en avant,
très rapprochées, une de chaque côté de la ligne médiane, jusque
sur le milieu du disque et se continuant depuis leur sommet en une
double ligne de points Jusque près du bord antérieur de la tête, ces
deux lignes presque contiguës, encore plus rapprochées que les
taches. Le bord postérieur de la tête est très finement et assez den-
sément ponctué, granuleux, surtout près des angles postérieurs
internes des yeux, et de chaque côté une large gouttière longitudi-
nale près des yeux, plus profonde et arrondie en avant où elle est
abruptement arrêtée tout près du bord antérieur de la tête, avec
quelques points enfoncés plus ou moins alignés et plus visibles sur
la partie postérieure qui est aussi un peu rembrunie.
Pronotum en trapèze, très large, peu rétréci en avant, à peine un
peu plus de deux fois plus large en avant et environ deux fois et
demi plus large en arrière que long sur la ligne médiane. Le bord
antérieur sinué derrière les yeux avec l’angle antérieur presque
droit, à peine acuminé au sommet; les côtés latéraux très faiblement
arqués; l’angle latéral subtronqué comme chez L. limigenus Stal,
non proéminent en arrière; le bord postérieur droit. La surface
entièrement, très finement et densément ponctuée ruguleuse avec
quelques rides transversales près du bord antérieur; sur le disque,
deux assez grandes taches un peu en forme de trapèze, formées de
points bruns plus denses à la partie postérieure, réunies en avant
sur leur moitié antérieure, laissant immaculés ou avec de très rares
et très petits points noirâtres à peine visibles, le bord antérieur,
de larges marges latérales, la marge postérieure et la moitié posté-
rieure de la ligne médiane d’un jaune ocreux. Le bord postérieur
est le plus souvent aussi rembruni.
Écusson brunâtre, très finement granuleux avec les côtés latéraux
et le sommet jaunâtres ocreux. Élytres d’un jaune ocreux, très fine-
ment et densément granuleuses, couvertes d’un pointillé brun foncé
très dense qui les fait paraître brunâtres; commissure du ciavus
étroitement jaunâtre, à peine un peu plus courte que l’écusson.
Embolium jaunâtre sur les trois cinquièmes antérieurs, la tache
brune qui couvre les deux cinquièmes postérieurs n’atteignant pas
52
le bord externe, mais remontant sur la ligne médiane en points
bruns peu denses presque jusque sur la base. Marge élytrale très
obtusément sinuée, presque droite après l’embolium; ce dernier,
assez élargi, n’est pas arrêté brusquement, mais se coude en angle
très obtus et arrondi au sommet au niveau de son quatre cinquième
postérieur pour se rétrécir progressivement sur le dernier cin-
quième de sa longueur. Membrane assez bien développée, assez
largement valvante, noirâtre vers la base, brunâtre vers l’extrémité
qui est légèrement transparente.
Connexivum jaune ocreux avec les sutures des segments noirâtres.
Dessous de la tête jaune ocreux sur le large rebord inférieur du
. front qui est marqué d’une fossette assez profonde de chaque côté
près des yeux. Labre également jaunâtre ocreux, triangulaire, un
peu acuminé au sommet, aussi long que large à la base. Pattes jau-
nâtres, fémurs antérieurs peu renflés, le tarse antérieur, union-
guiculé est franchement biarticulé chez les 4, tandis qu’il paraît
uniarticulé chez les © comme chez L. limigenus Stal.
Abdomen brunâtre couvert d’une très fine pubescence grisâtre,
avec de longues soies grisâires sur la ligne médiane, très denses
postérieurement ; des taches jaunâtres mal limitées sur le milieu du
bord externe de chacun des segments, avec la marge étroitement
jaunâtre et lisse, étroitement coupée de brunâtre sur les sutures des
segments.
Long. J 8 mill., © 8,5 mill., larg. j'5 mill., © 5,6 mill.
Namaquamin, collection du Musée royal de Stockholm.
Cette espèce, bien voisine et à peu près de même taille que L. limi-
genus Stal, se reconnaît à première vue par sa teinte jaune ocreuse,
sa large tête creusée de chaque côté, le long du bord interne des
yeux, d’un sillon longitudinal en forme de gouttière. En outre, chez
L. limigenus Stal, qui est de taille un peu plus faible, les yeux sont
proportionnellement plus étroits, l’espace interoculaire en arrière
est presque trois fois plus large que l’œil,et la commissure du clavus
est sensiblement moins longue que l’écusson.
Laccocoris nervicus n. sp. — En ovale un peu allongé, assez
aplati. Tête large, jaunâtre claire, finement granuleuse avec une
tache médiane noire élargie en arrière où elle touche le bord posté-
rieur, rétrécie et scindée en quatre lignes longitudinales en avant,
qui n'arrivent pas jusqu’au bord antérieur derrière lequel il n’y a
plus que de très petits points noirs épars et un médian un peu plus
accentué ; de chaque côté près des yeux il y a aussi trois ou quatre
petites fossettes noirâtres en ligne longitudinale. Yeux à côtés
internes subparallèles, très obliquement coupés à leur bord anté-
rieur, avec le petit processus latéral bien accentué, triangulaire, à
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angle externe très obtus mais assez bien marqué, situé un peu en
arrière du niveau du milieu de l'œil, plus près de l’angle postérieur,
cachant l’angle antérieur du pronotum. Pronotum très court, à
peine plus long que la tête sur la ligne longitudinale médiane ; côtés
latéraux du pronotum faiblement arqués, l’angle latéral postérieur
arrondi, non proéminent en arrière. Surface du pronotum faible-
ment mais assez densément ponctuée de points enfoncés noirs,
sauf sur une assez large marge latérale entièrement jaune où la
ponctuation est concolore. Partie antérieure du pronotum assez
fortement striée transversalement derrière la partie interoculaire.
La ponctuation noire moins forte et surtout moins dense derrière
une très légère dépression parfois peu visible qui tient lieu de sillon
transversal, à peu de distance du bord postérieur. Sur le milieu du
disque une tache longitudinale, lancéolée en avant, rejoint posté-
rieurement la dépression transversale ; et sur la surface noirâtre on
aperçoit de chaque côté deux taches jaunes nébuleuses, une au côté
interne du niveau postérieur des yeux, l’autre humérale.
Écusson finement et densément ponctué noirâtre avec l'extrémité
jaunâtre, les côtés latéraux légèrement sinués.
Élytres noirâtres, finement et densément ponctuées avec de
petites granulations éparses. Commissure du clavus un peu plus
longue que l’écusson, étroitement jaunâtre, la teinte jaunâtre un peu
élargie sur le sommet du clavus. Marge élytrale subarrondie,
imperceptiblement sinuée après l’embolium, recouvrant presque
entièrement l'abdomen. Embolium assez largement jaunâtre sur le
bord externe qui est orné d’une rangée de cils également espacés,
noirs, très courts, tout près de la nervure de la marge; le liseré
jaune du bord externe s’élargit et forme une grande tache jaunâtre
un peu après le milieu de l’embolium. Nervure discoïdale jaune sur
la moitié antérieure, jusqu’au niveau postérieur de l’embolium.
Membrane très peu développée! à peine valvante, cachant l'extrémité
de l’abdomen.
Connexivum presque entièrement caché en dessus où l’on n’aper-
çoit que le bord externe des trois avant-derniers segments.
Dessous du corps et pattes d’une teinte assez uniformément
jaunâtre, parfois plus ou moins brunäâtre. Labre triangulaire, dernier
article du rostre noirâtre. Fémurs antérieurs assez dilatés avec les
tibias droits; tarses bionguiculés, les ongles petits, brunâtres.
Tibias intermédiaires et postérieurs avec plusieurs rangées de poils
épineux, brunâtres.
Long. 12,5-13,2 mill., larg. max. 7,7-8,2 mill.
Sumatra, Balighe, Si Rambe, chasses de M. le docteur E. Modi-
gliani (1890-91); collections du Musée civique de Gênes et la mienne.
Cette belle grande espèce se distingue facilement de ses congé-
O4
nères africains par sa taille plus grande, sa forme proportionnelle-
ment plus allongée et son mode de coloration très différent.
Laccocoris marginatus n. sp. — Jaunâtre avec un fine
ponctuation brunâtre formant des taches plus ou moins nuageuses
sur la tête et le disque du pronotum. Écusson et élytres d’un brun
foncé assez uniforme avec le sommet de l’écusson, l’extrémité du
clavus et une étroite marge à l’embolium jaunes pâles.
Tête très finement et superficiellement ponctuée, ruguleuse; yeux
très convergents en avant sur toute leur longueur. Largeur de
l’espace interoculaire en avant un peu moindre que la longueur de
la tête; bord antérieur très obtusément arrondi; largeur de la tête
en arrière entre les yeux égale à deux fois le diamètre transversal de
l’œil sur le même niveau. Latéralement, de chaque côté de l’espace
interoculaire, un sillon oblique peu profond, ponctué de noir, suit
le côté interne des yeux. Le processus externe des yeux en triangle
assez développé, situé au niveau du milieu longitudinal de l’œil.
Sur le milieu de la base de la tête une tache trapézoïdale nébuleuse
de points noirâtres, se poursuivant en avant en deux très fines lignes
très rapprochées de petits points bruns indiquant les sutures du
tylus qui paraissent arriver au bord antérieur de la tête. Labre
triangulaire, un peu plus long que large, le sommet non acuminé.
Pronotum très transversal, un peu plus long sur la ligne médiane
que la longueur de la tête; assez élargi en arrière, l’angle postérieur
très largement arrondi; plus de trois fois plus large, dans sa plus
grande largeur entre les angles latéraux, que long sur la ligne
médiane ; les côtés latéraux et le bord postérieur assez largement
jaunâtres; le disque de la partie antérieure finement mais peu
densément ponctué de points enfoncés bruns, la couleur brune
s’extravasant par places et formant des taches plus ou moins
nuageuses. La partie antérieure du pronotum derrière l’espace
interoculaire avec des rides transversales très visibles.
Écusson et élytres très finement, superficiellement et assez den-
sément ponctués, d’un brun foncé assez brillant et uniforme avec les
sommets de l’écusson et du clavus étroitement jaunâtres; les marges
de l’embolium parallèles, étroitement bordées de jaune clair;
marge élytrale faiblement sinuée derrière l’embolium ; membrane
noirâtre brillante.
Connexivum jaune brunâtre, à angles postérieurs non saillants.
Pattes jaunâtres. Dessous du corps jaune brunâtre, un peu plus
foncé vers les angles antérieurs du prosternum et de chaque côté
de l’abdomen le long de la marge du connexivum étroitement
jaunâtre.
Long. 11 mill.; larg. 6,7 mill.
te
D9
Bornéo (F. Baczes, 1886); collect. du K. K. Hof-Museum, Vienne.
Cette espèce se distingue facilement de L, nervicus Montand. dont
elle a un peu l’aspect, par la taille plus faible, les yeux convergents
en avant, les marges élytrales parallèles sur leur moitié basilaire et
la coloration de l’embolium très différente.
Heleocoris breviceps n. sp. — De forme ovale, élargie au
milieu, assez également atténuée en arrière comme en avant;
jaunâtre avec des points et des taches bruns sur la tête, le pro-
notum, l’embolium et le dessous du corps; pattes entièrement jau-
nâtres. Écusson et élytres brunâtres.
Tête courte, très transversale ; yeux assez élargis, à peine plus
longs que larges, à côtés internes parallèles et à processus externe
triangulaire assez développé. La partie interoculaire très obtusément
arrondie en avant, deux fois plus large que le diamètre transversal
de l’œil et presque deux fois aussi large que longue ; lisse en avant
avec deux fosettes de chaque côté, situées l’une devant l’autre près
de Ia moitié antérieure du côté interne de l’œil; partie postérieure
de la tête finement et assez densément ponctuée avec une tache
médiane triangulaire de petits points bruns, le sommet du triangle
dirigé: en avant d’où sortent deux très faibles lignes longitudinales
très rapprochées de petits points bruns qui s’avancent sur le milieu
de la partie antérieure où elles paraissent former les contours du
tylus. Labre transversal, arrondi en avant.
Pronotum très transversal, un peu moins de deux fois plus long
que la tête sur la ligne médiane et presque trois fois aussi large que
long; très peu élargi en arrière, côtés latéraux très faiblement
arqués, l’angle antérieur caché sous le processus externe de l’œil,
l’angle postérieur assez largement arrondi. Surface finement, assez
densément et uniformément ponctuée, avec de fines rides transver-
sales derrière le bord antérieur; quelques taches vagues et des
points bruns sur le disque.
Écusson et élytres assez uniformément brunâtres; l'extrême
sommet de l’écusson jaunâtre ; l’'embolium également jaunâtre avec
deux taches presque noirâtres, un peu allongées, subarrondies,
l’une sur le milieu, l’autre vers l'extrémité, se confondant à leur
côté interne avec la partie interne rembrunie de l’embolium. Con-
nexivum jaunâtre avec les angles postérieurs des premiers segments
non saillants, en angle droit ; les postérieurs terminés en angle aigu,
proéminents en arrière.
Pattes jaunâtres; poitrine jaunâtre avec de grandes taches bru-
nâtres près des hanches ; abdomen brunâtre, plus clair vers l’extré-
mité avec une marge très étroite, jaunâtre pâle.
Long. 9,5 mill., larg. 6,5 mill.
56
Indes orientales (collect. Signoret); K. K. Hof-Museum, Vienne.
C’est cet insecte nommé }. obliquatus par Signoret que Stäl a
signalé très probablement sur un simple renseignement fourni par
l’auteur français, car les yeux à côtés internes parallèles ne s’accor-
dent pas au signalement de Stal et ce dernier n’aurait certainement
pas commis une pareille erreur; d’autre part, bien que ce caractère
n'ait pas été donné par Spinola et que les dimensions de l’insecte se
rapportent assez bien à l'indication « grandeur de la N. maculata »,
la forme de l’angle latéral postérieur du pronotum, arrondi et non
tronqué obliquement, ne permet pas de rapporter cet insecte au
Naucoris obliquatus Spinola, qui reste tout à fait ignoré sans qu'on
puisse même supposer exactement à quel genre il peut appartenir.
L'espèce décrite ci-dessus sous le nom de 1. breviceps Montand.
est très voisine comme taille et aspect de Æ. naucoroides Montand,
décrit plus loin et provenant de Madagascar; elle en diffère par la
forme un peu plus élargie au milieu, par la tête et le pronotum
sensiblement plus courts et plus larges, l’angle latéral postérieur du
pronotum plus largement arrondi, les fossettes de la partie anté-
rieure de la tête près des yeux, remplaçant les sillons longitudinaux
qui caractérisent H. naucoroides Montand.
Heleocoris obscuratus n. sp. — De forme ovale, aplatie.
Tête jaunâtre, presque lisse, brillante, avec quatre lignes médianes
longitudinales de petites taches noires confluentes, commençant un
peu en arrière du bord antérieur de la tête qui est très étroitement
noir avec une petite tache médiane noire, et se réunissant deux par
deux en arrière, sur la partie postérieure de la tête, où la ligne
médiane jaune très étroite se poursuit jusque sur le vertex; les
parties latérales jaunes immaculées de chaque côté près des yeux,
paraissant arrondies en avant par la petite tache noire du bord
antérieur et postérieurement par la tache noire médiane qui, en
arrière, s'étend sur toute la largeur du bord postérieur de la tête.
Yeux légèrement mais visiblement convergents en avant, très
obliquement coupés à leur bord antérieur avec un petit processus
latéral triangulaire à angle externe très obtus, situé un peu en
‘arrière du niveau du milieu de l’œil, plus près de l’angle posté-
rieur. |
Pronotum très court, à peine plus long que la tête sur la ligne
longitudinale médiane, à côtés latéraux un peu explanés, légèrement
arqués sur le bord externe; angles latéraux postérieurs en angle
aigu, arrondis au sommet, légèrement proéminents en arrière.
Surface du pronotum assez densément et très finement ponctuée
noirâtre, avec des petites taches nébuleuses jaunâtres sur le disque
devant la légère dépression transversale qui tient lieu de sillon tout
57
près du bord postérieur, avec les marges latérales jaunâtres pâles,
immaculées, un peu élargies en arrière.
Écusson brun noirâtre, avec l’extrême sommet jaunâtre, à ponc-
tuation fine, très dense et peu profonde, les côtés latéraux très
légèrement sinués avant le milieu. Élytres foncées noirâtres, super-
ficiellement ponctuées, avec de très petites granulations éparses;
commissure du clavus un peu plus longue que l’écusson, une très
petite tache jaune au sommet du clavus, base de la nervure discoï-
dale jaunâtre; embolium jaunâtre sur la moitié externe, cette
bordure jaune se rétrécissant postérieurement, assez franchement
arrêtée en ligne oblique au côté interne. Élytre rétrécie après
l’embolium où elle est cependant très obtusément sinuée sur le bord
externe. Membrane presque nulle, à peine valvante.
Connexivum presque invisible en dessus où l’on n’aperçoit que
le bord externe des trois derniers segments, jaunâtres, très étroite-
ment noirs sur les bords et sur les sutures.
Dessous du corps, rostre et pattes assez uniformément jaunes
brunâtres ; labre légèrement transversal, arrondi en avant.
Long. 9,2 mill., larg. max. 6,2 mill.
Sumatra, Siboga (chasses de M. E. Modigliani); collect. du Musée
civique de Gênes, un seul exemplaire.
Cette espèce ressemble beaucoup comme forme et aspect à Lac-
cocoris nervicus Montand. décrit plus haut. Mais outre la taille
beaucoup plus faible, les différences dans la distribution des parties
jaunes, elle s’en sépare par les yeux légèrement convergents en
avant, les angles latéraux postérieurs du pronotum aigus plus
proéminents en arrière et surtout par le labre arrondi en avant qui
la fait se placer dans un autre genre.
Heleocoris naucoroides n. sp. — Ovale, un peu convexe
supérieurement. Tête très large ; avec des yeux presque aussi larges
que longs à côtés internes parallèles, leur côté antérieur très obli-
quement coupé avec un petit processus étroit, subtriangulaire, à :
angle externe très obtus, situé après le niveau du milieu de l’œil.
Surface de la tête jaunâtre lisse, brillante, avec un sillon longitudi-
nal concolore situé de chaque côté de l’espace interoculaire tout près
du côté interne des yeux, ces sillons parallèles entre eux en avant,
légèrement convergents en arrière. Deux taches médianes brunä-
tres, subtriangulaires et presque confluentes, situées sur la partie
postérieure de la tête, et quatre très fines lignes longitudinales de
petits points bruns sur la partie antérieure, deux de chaque côté de
la ligne médiane.
Pronotum très sensiblement plus long que la tête sur la ligne
médiane longitudinale, très peu élargi en arrière, trapézoïdal, à
58
côtés latéraux non explanés, presque droits, imperceptiblement
arqués ; angle latéral postérieur non proéminent, arrondi, bord
postérieur tronqué, légèrement sinué vers ses extrémités immédia-
tement après l'angle latéral. Surface du pronotum superficiellement
mais assez densément ponctué, jaunâtre avec des taches nébuleuses
grisâtres, parsemée de points noirs sur le disque, les marges laté-
rales restant immaculées, ainsi qu’une assez large marge sur le
bord postérieur et une ligne longitudinale médiane n’atteignant pas
le bord antérieur qui n’est pas ridé transversalement mais ponctué
comme le reste de la surface.
Écusson grand, brun noirâtre, assez fortement sinué sur les côtés
latéraux avant le milieu, une petite tache oblique jaune au devant
des sinuosités et l'extrémité de l’écusson également jaunâtre. Élytres
jaunâtres à taches brunâtres nuageuses plus ou moins envahis-
santes, moins étendues vers la base ; embolium jaunâtre sur les deux
tiers basilaires avec une tache nuageuse brunâtre sur l’extrémité ;
très atténué en arrière où l’élytre est très obtusément sinuée à son
rétrécissement, recouvrant presque tout l’abdomen ; commissure
du clavus un peu plus courte que l’écusson. Membrane bien déve-
loppée, largement valvante.
Connexivum peu visible en dessus, d’où l’on n’aperçoit que le
bord externe des derniers segments jaunâtres avec une petite tache
triangulaire noire sur l’angle postérieur des segments.
Labre très transverse, largement arrondi en avant; une petite
fossette de chaque côté près des yeux, sous le rebord inférieur de la
partie antérieure de la tête. Poitrine et abdomen entièrement noi-
râtres mats avec des soies jaunâtres. Dessous de la tête et des marges
du pronotum, ainsi qu’une étroite bordure abdominale jaunâtres.
Pattes jaunâtres, tarses antérieurs bi-articulés et bi-onguiculés, les
ongles très rapprochés, presque connexes.
Long. 9,5-9,8 mill., larg. max. 6,3-6,4 mill.
Madagascar (Pipitz, 1883); collect. du Musée civique de Gênes et
la mienne; Andrangoloaka (Sikora), K. K. Hof-Museum, Vienne, et
ma collection.
À première vue, on est porté à ranger cet insecte parmi les Nau-
coris dont il a à peu près l’aspect. Très voisin de H. humeralis Sign.
mais de taille très sensiblement plus forte, il en diffère par le mode
de coloration ; il ne saurait non plus se rapporter à H. nossibeanus
Bergr. qui a les yeux convergents en avant.
On rencontre aussi avec le type des variétés plus pâles à taches
brunes moins marquées sur la tête et le pronotum et avec l’écusson
presque entièrement jaunâtre.
CS
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09
Heleocoris tabidulus Stäl. — C’est sans doute par suite d’un
lapsus calami que Stal, Enum. Hemipt., V, p. 146, après avoir
donné comme dimensions à son espèce long. 7, lat. pronot 4, abdm.
4 1/2 mill., dit ensuite : Quoad staturam, formam capitis et pronotr
Laccocoris spurco similis. Cette espèce est de dimensions beaucoup
plus grandes « long. 11 mill., lat. 7 1/2 mill. », voyez Stal Hemipt.
Afric., III, p. 177, à angles postérieurs du pronotum proéminents
en arrière, tandis que H. tabidulus Stal a ces angles obtusément
arrondis, non proéminents. Il est donc plus que probable que c’est
à Laccocoris limigenus Stal et non à Laccocoris spurcus Stal que l’au-
teur a voulu comparerson H. tabidulus. Quant au type de Syrie de la
collection Signoret sur lequel Stal a établi sa description, il n’existe
plus aujourd’hui et j’ai trouvé l’étiquette de Stal indûment portée
par un vulgaire Jlyocoris cimicoides Lin., auquel il ne l’avait certai-
nement pas mise, provenant également de Syrie, et qui se trouve
actuellement au K. K. Hof-Museum de Vienne.
Les collections de cet établissement modèle possèdent par contre
toute une série d'exemplaires d’une petite espèce, qui répond très
bien à la description de Stäl après la petite rectification faite précé-
demment. Leur provenance égyptienne, Thor, Le Caire, Zelebor,
loin d’être un obstacle, présente au contraire assez de similitude
peur permettre ce rapprochement.
Cette espèce ressemble beaucoup à Laccocoris limigenus Stal avec
lequel on peut très facilement la confondre; mais outre sa taille
très légèrement plus faible, sa teinte généralement plus claire et
son aspect plus brillant, plus lisse, à ponctuation presque nulle, on
la reconnaîtra aisément à la forme du labre un peu moins long que
large, arrondi au sommet, bien qu'un peu plus long, moins trans-
verse que chez les autres espèces du genre Heleccoris, par le rebord
inférieur de la partie antérieure de la tête un peu moins allongé
que chez L. limigenus Stäl, et avec les fossettes ovales, une de chaque
côté près des yeux, bien mieux marquées, plus profondes et plus
grandes, le pronotum un peu moins élargi en arrière, avec les
añgles latéraux postérieurs un peu plus largement arrondis.
Heleocoris elongatus n.sp. —En ovale allongé, d’un jaunâtre
clair, densément pointillé de noirâtre sur la tête et le pronotum;
l’écusson et les élytres bruns, avec l’embolium en grande partie
jaunûtre.
Espace interoculaire une fois et demie plus large en arrière et un
peu plus étroit en avant que la longueur de la tête sur la ligne
médiane. Yeux sensiblement et assez régulièrement convergents
en avant sur toute leur longueur; lobe du côté externe de l’œil situé
un peu en arrière du niveau du milieu de l'œil, peu élargi, sub-
60
triangulaire, un peu arrondi au sommet et postérieurement. Surface
de la tête très finement et assez régulièrement granuleuse, jaunâtre,
avec trois petites taches noirâtres, légèrement déprimées de chaque
côté près du bord interne de l’œil, l’antérieure très petite, à peine
visible. Deux taches subtriangulaires formées de points bruns très
rapprochés, situées sur le disque près du bord postérieur, presque
confluentes sur la ligne longitudinale médiane, envoyant en avant
deux prolongements linéaires de points bruns juxtaposés, et arrêtés
avant le bord antérieur de la tête. Ce dernier très obtusément
arrondi, très peu proéminent au devant des yeux avec une petite
tache brune médiane et deux autres situées entre le milieu et l’angle
antérieur de l’œil, prolongées longitudinalement et atténuées en
arrière, n’arrivant pas aux taches subtriangulaires du disque.
Espace interoculaire en arrière environ deux fois et un tiers du
diamètre transversal de l'œil.
Pronotum environ une fois et un quart de la longueur de la tête
sur la ligne médiane, assez profondément sinué au bord antérieur
de chaque côté derrière les yeux; l’angle antérieur caché par le
petit lobe du côté externe de l’œil ; les côtés latéraux très faiblement
arqués, presque droits, l’angle latéral postérieur arrondi, non proé-
minent en arrière, le bord postérieur droit. La largeur du pronotum
en avant est un peu plus du double, et en arrière un peu plus de
deux fois et demie la longueur sur la ligne médiane. Toute la surface
assez régulièrement, très finement et densément ruguleuse, sans
traces de sillon ni de rides, avec des points et des taches brunes
nuageuses, plus ou moins confluentes, formant en avant une tache
médiane et deux autres plus petites, Une de chaque côté en dedans
du niveau de l’angle interne de l’œil, touchant le bord antérieur très
étroitement noir. Les marges latérales restent étroitement jaunâtres
et sur le disque, derrière le milieu, un petit espace jaunâtre
irrégulier, immaculé comme les marges latérales.
Écusson très finement, densément et régulièrement granuleux
sur toute sa surface, noirâtre avec l’extrême sommet étroitement
jaunâtre. Élytres assez uniformément brunâtres, un peu plus fon-
cées sur l’extrémité, la commissure du clavus visiblement plus
courte que l’écusson ; l’embolium peu élargi, jaunâtre sur la base et
le long du bord externe, cette bordure jaune bisinuée au côté
interne par deux taches brunes en festons, confluentes sur la suture
de l’embolium avec l’élytre, la seconde de ces taches brunes
couvrant largement l'angle postérieur interne de l’embolium ;
marge élytrale très obtusément sinuée après l’embolium. Mem-
brane brunäâtre foncée, bien développée, assez largement valvante.
Connexivum jaunâtre avec une étroite bande transversale brunâtre
sur le bord postérieur des segments.
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61
Une petite fossette transversale de chaque côté près des yeux,
directement sous le bord de la partie antérieure de la tête, visible
seulement en regardant l’insecte en dessous; labre un peu plus
large que long, arrondi au sommet. Tout le dessous du corps et les
pattes jaunâtres pâles, fémurs antérieurs modérément dilatés, leurs
tibias droits, les tarses biarticulés et unionguiculés. Abdomen très
légèrement rembruni, couvert d’une très fine et dense pubes-
cence pâle qui laisse libre la ligne longitudinale médiane un peu
élargie en arrière, avec quelques soies dorées, longues et rares, et
la marge très étroite qui est jaunâtre.
Long. 8 mill. ; larg. 4,6 mill.
Indes orientales, un seul exemplaire ; collection du Musée royal de
Stockholm.
La forme allongée de cette espèce la fera facilement reconnaitre.
DIAPHOROCORIS n. gen. — Forme oblongue, tête large, yeux
très divergents en avant, surplombant en arrière le bord antérieur
du pronotum, avec un fort processus triangulaire au bord externe
situé avant le niveau du milieu de l’œil, cachant l’angle antérieur
du pronotum.
Pronotum très transversal, un peu plus long que la tête sur la
ligne médiane, plus de deux fois et demie plus large aux angles laté-
raux postérieurs que long sur son milieu. Écusson très grand. Com-
missure du clavus beaucoup moins longue que l’écusson ; mem-
brane bien développée, très valvante; connexivum presque invisible
en dessus. Fémurs antérieurs légèrement renflés avec leurs tibias
droits et les tarses biarticulés, paraissant unionguiculés. Labre très
transversal, arrondi en avant, Mesosternum tuméfié devant les
hanches intermédiaires.
Outre l’aspect général assez différent de celui de ses voisins, les
Laccocoris Stal et Heleocoris Stäl, la position des yeux très conver-
gents en arrière caractérise nettement ce genre.
Diaphorocoris notatus n. sp. — Tête presque plane, assez
fortement et densément ponctuée surtout en arrière où elle est
légèrement brûnâtre, d’une teinte insensiblement dégradée d’ar-
rière en avant, jaunâtre sur le bord antérieur avec deux petites
taches jaunes très claires, plus pâles que le bord antérieur de chaque
côté, l’une très petite sur le bord antérieur, touchant l’angle anté-
rieur interne de l’œil, l’autre un peu en arrière, au niveau du plus
grand écartement des yeux, aussi éloignée de la ligne longitudinale
médiane que du bord antérieur. Yeux subquadrangulaires, un peu
plus larges en arrière qu’en avant, rejetés postérieurement sur le
bord antérieur du pronotum, fortement divergents en avant et légè-
rement sinués sur leur côté interne tout près du bord antérieur de
62
la tête. La lamelle latérale qui borde l’œil à son côté externe,
grande, triangulaire, située au devant du milieu de l’œil, cachant
l’angle antérieur du pronotum.
Pronotum légèrement tuméfié sur le bord antérieur entre les
yeux, cette tuméfaction prolongée et subarrondie de chaque côté en
arrière derrière le côté postérieur des yeux, de même teinte bru-
nâtre que la partie postérieure de la tête; la petite dépression mé-
diane entre les branches postérieures arrondies de la tuméfaction,
sinuée en avant, rétrécie postérieurement, à peu près de même
teinte que la tuméfaction. Toute la surface du pronotum finement
granuleuse, un peu plus claire derrière et sur les côtés de la tumé-
faction avec des points noirâtres épars, la partie postérieure jau-
nâtre avec de fines granulations brunâtres, traversée transversale-
ment par une ligne noirâtre mal limitée plus étroite au milieu,
située tout près du bord postérieur. Les côtés latéraux assez large-
ment bordés de jaunâtre, presque droits, très faiblement arqués,
avec l’angle latéral postérieur presque droit, arrondi au sommet; le
côté postérieur subtronqué, faiblement sinué sur les côtés tout près
de l’angle latéral.
Écusson grand, noir, granuleux, avec l’extrême sommet jaunâtre,
les côtés latéraux sinuës avant le milieu. Élytres presque mates,
très finement granuleuses, d’un brun vineux assez uniforme, un peu
plus foncé vers l'extrémité, plus clair sur le clavus avec l’embolium
jaunâtre sur la moitié antérieure, noirâtre sur la moitié postérieure
interne, cette partie noire coupée antérieurement par une tache
arrondie jaune pâle lisse, imponctuée. Membrane foncée noirâtre.
Connexivum presque invisible en dessus, les élytres d’abord paral-
lèles s’arrondissant insensiblement en arrière depuis le milieu de
leur longueur, sans sinuosité apparente derrière l’embolium.
Dessous du corps noirâtre sur la poitrine avec une pubescence
jaune grisâtre, abdomen brunâtre couvert d’une pubescence gri-
sâtre ne recouvrant pas la partie longitudinale médiane qui reste lisse ;
connexivum également lisse, assez large, jaune pâle. Labre, dessous
des côtés latéraux du pronotum et pattes jaunâtres pâles. Fémurs
antérieurs peu renflés, les postérieurs dilatés en dessus sur la moitié
basilaire. Tibias intermédiaires et postérieurs épineux, les épines
brunes, leurs tarses biarticulés, à articles subégaux, les postérieurs
deux fois plus longs que les intermédiaires; crochets rembrunis,.
Long. 7,5 mill.; larg. 4,2 mill.
Ceylan, un seul exemplaire; collection du Musée civique de
Gênes.
2
mn
63
S. fam. NAUCORINÆ.
Macrocoris convexus n.sp.— Assez convexesupérieurement,
lisse brillant. Tête légèrement convexe, aussi longue que large entre
les yeux, jaunâtre avec quelques gros points enfoncés noirs, très
épars; deux petites taches nébuleuses, formées de points groupés,
subtriangulaires sur la base, une de chaque côté du milieu et au
devant d’elles deux fines lignes longitudinales de petits points noirs,
très rapprochées, n’atteignant pas le bord antérieur de la tête. De
chaque côté de la tête, près des angles postérieurs internes des yeux,
une autre petite tache noire oblique, formée de points groupés. Les
côtés internes des yeux subparallèles, légèrement sinués avant
d'arriver au bord antérieur; les yeux sont gros, assez élargis en
avant ; la largeur de l’espace interoculaire un peu plus de deux fois
et demie le plus grand diamètre transversal de l’œil.
Côtés latéraux du pronotum régulièrement arqués avec l’angle
latéral postérieur presque droit, légèrement obtus. Surface du pro-
notum lisse, très finement et superficiellement ridée en avant,
derrière l’espace interoculaire avec des taches noirâtres nuageuses,
formées de points groupés plus ou moins serrés par places, laissant
apercevoir quelques linéoles irrégulières, immaculées, ainsi que
les marges latérales et le bord postérieur assez largement jaunâtres;
les marges latérales avec quelques points noirs assez gros, très
épars, et la bordure postérieure avec quelques petites lignes longi-
tudinales brunâtres qui n’atteignent pas le bord postérieur.
Écusson entièrement noir, brillant. Élytres et membrane bru-
nâtres, marbrées de quelques taches plus claires jaunâtres surtout
sur le clavus. Embolium jaunâtre depuis la base jusqu'aux trois
quarts postérieurs, le dernier quart couvert d’une tache brune qui
remonte un peu le long de la suture de l’embolium. Marge élytrale
très obtusément coudée vers l’extrémité de l’embolium, mais droite,
non sinuée ensuite quoique l’élytre soit assez rétrécie et laisse bien
à découvert les segments du connexivum d’un jaunâtre pâle bordés
de noir postérieurement, avec les angles postérieurs des segments
assez saillants, surtout aux deux pénultièmes où ils sont aigus et
proéminents en arrière.
Dessous du corps brun noirâtre sur la poitrine et l? PAR avec
une fine pubescence jaune grisâtre serrée qui laisse lisse la partie
longitudinale médiane et les marges de l’abdomen qui sont brunes
avec une tache pâle jaunâtre allongée au côté interne de chaque
segment du connexivum. Fémurs antérieurs très dilatés, jaunâtres
pâles, pointillés de noir; pattes intermédiaires et postérieures
jaunâtres, plus ou moins rembrunies sur les tibias.
Long. 9,7 mill.; larg. max. 6,4 mill.
64
Benué (Niger), un seul exemplaire, ma collection.
Assez voisin mais plus taché et plus foncé que M. flavicollis Sign. ;
il s'en distingue encore par sa forme proportionnellement un peu
plus élargie, par la plus forte largeur des yeux comparée à la largeur
de l’espace interoculaire ; la tête entre les yeux est aussi longue que
large. Chez M. flavicollis Sign. l’œil est sensiblement plus étroit et
l’espace interoculaire est plus de trois fois plus large que le dia-
mètre transversal de l’œil, la tête entre les yeux est plus large que
longue. Les angles postérieurs des segments du connexivum un
peu plus saillants et les segments bordés de noir postérieurement
chez M. convexus Montand., tandis que le connexivum est entière-
ment verdàtre chez M. flavicollis Sign. dont les fémurs antérieurs
sont aussi jaunes verdâtres, immaculés.
Il ne peut être comparé non plus à M. angusticeps Hagl., dont
M. Aurivillius m’a obligeamment communiqué le type de Came-
roun, qui est de même taille mais beaucoup moins convexe et plus
élargi proportionnellement, avec la tête environ une fois et demie
plus longue que la largeur de l’espace interoculaire, les yeux à
côtés internes subparallèles, la largeur de la partie interoculaire
pas plus du double du plus grand diamètre transversal de l’œil; le
connexivum à angles postérieurs non saillants avec les segments
également bordés de noir postérieurement et la coloration toujours
dans le même style et sans doute aussi très variable; la ponctuation
noire paraît cependant presque nulle sur le pronotum où le bord
antérieur est étroitement noir entre les yeux et toute la partie
supérieure moins lisse, moins brillante, à granulations plus visibles
quoique très superficielles.
Le Musée royal de Belgique possède aussi un exemplaire de
cette dernière espèce, provenant de Boma, Congo belge (M. Tschof-
fen).
On observe aussi des variétés de M. flavicollis Sign, très bien
marquées de points bruns sur la tête et le pronotum, le connexivum
avec une bande légèrement rembrunie sur le bord postérieur des
segments, qui pourraient être prises à première vue pour M. con-
vezus Montand. Mais il sera toujours facile de les séparer en exami-
nant les dimensions respectives de la tête et des yeux comme aussi
la forme plus élargie de cette dernière espèce.
APTINOCORIS n, gen. — Corps oblong, assez allongé, à côtés
latéraux subparallèles. Tête très peu enfoncée dans le pronotum,
yeux subtriangulaires, très finement rebordés à leur angle externe
libre, arrondi au sommet. Labre assez étroit et très court, arrondi
en avant, inséré à la partie antérieure de la tête non repliée en
dessous et légèrement proéminente au devant des yeux. Gorge assez
65
longue, tectiforme, subtangeante à la partie antérieure du pro-
sternum. Mesosternum très obtusément caréné. Pronotum beaucoup
plus large que long, très faiblement et obtusément échancré au
bord antérieur derrière la tête. Écusson médiocre, un peu plus large
que long. Élytres très raccourcies, ne cachant guère que la moitié
de l’abdomen,; clavus visible à côtés parallèles, commissure du
clavus environ de moitié plus courte que l’écusson. Fémurs anté-
rieurs renflés, dilatés en dessus et en dessous, avec les tibias arqués
et les tarses uniarticulés sans ongles. Tibias postérieurs plus de
deux fois plus longs que les deux articles et crochets du tarse
réunis, le tarse plus grêle que le tibia. Ce dernier caractère ainsi que
la petitesse du labre tendraient peut-être à faire rentrer ce genre
parmi les Cryptocricinæ, mais la sinuosité trop obtuse du devant du
prorotum l’en éloigne et il est mieux à sa place parmi les Nauco-
rinæ et servira peut-être à établir un passage entre les deux sous
familles.
Aptinocoris papuus n. sp. — Jaunâtre avec l’écusson et les
élytres brunâtres claires et des taches brunâtres sur le pronotum,
la tête et le connexivum. Tête légèrement convexe, aussi longue
que large entre les yeux en arrière. Yeux étroits, très légèrement
convergents en avant, au moins deux fois plus longs que larges
dans leur plus grand diamètre transversal, faiblement mais visible-
ment rebordés à leur sommet latéral au devant de l’angle anté-
rieur du pronotum. Espace interoculaire près de quatre fois
plus large en arrière que le diamètre transversal de l’œil. Bord
antérieur de la tête arrondi et un peu proéminent au devant des
yeux, très étroitement brun de chaque côté entre l’œil et le labre.
Surface de la tête presque lisse, avec deux bandes brunes longitu-
nales, n’atteignant pas tout à fait le bord antérieur, faiblement
convergentes en avant et étroitement interrompues sur le disque
un peu en arrière du milieu. Entre ces deux bandes, sur le milieu
de la tête, deux très fines lignes longitudinales très rapprochées de
points bruns s'étendent depuis le niveau antérieur des bandes
jusqu’à leur interruption sur le disque.
Pronotum deux fois plus large, un peu en arrière du milieu, que
la tête avec les yeux; avec le bord antérieur très faiblement et très
obtusément sinué en avant; les angles antérieurs presque droits,
très peu proéminents; les côtés latéraux étroitement rebordés,
subarrondis; un peu rétréci postérieurement; ies angles latéraux
légèrement rentrants et un peu saillants en lobes arrondis en
arrière; le côté postérieur tronqué droit. En dedans de l’étroit
rebord jaunâtre, les côtés latéraux sont ornés d’un liseré brunâtre
mal accusé, étroit, juxtaposé à une seconde bordure interne de
même largeur, jaunâtre claire comme le bord externe, circonseri-
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 24 It 97. 5
66
vant le disque de la partie antérieure qui est d’un jaune brunâtre |
avec deux petites bandes brunes plus foncées, longitudinales, un
peu obliques, légèrement convergentes en arrière, une de chaque
côté, prenant naissance derrière l’œil et s'étendant jusque sur le
milieu du disque de la partie antérieure. Le milieu du bord anté-
rieur est couvert d'une tache brunâtre qui s’étend un peu plus en
arrière que les bandes brunes latérales, scindée en deux sur le
milieu par une étroite ligne de la couleur du fond. Toute la surface
du pronotum couverte d’une ponctuation fine et dense, assez
régulière; la partie postérieure très étroite, un peu déprimée
derrière le sillon transversal, faiblement élargie au milieu, d’un
brun un peu plus foncé que le disque.
Écusson finement ruguleux, brun, assez foncé surtout vers la
base, plus clair vers le sommet. Elytres arrondies en arrière, lais-
sant complètement à découvert les trois derniers segments abdomi-
naux; d’un brun à peu près uniforme, sauf sur l’embolium qui est
jaunâtre sur les quatre cinquièmes basilaires, brun à l’extrémité.
La membrane presque nulle est réduite à une bande très étroite et
noire sur le côté interne du bord postérieur de l’élytre.
Dos de l’abdomen brun sur le disque, largement jaune sur le
connexivum qui est orné d’un étroit liséré brun en dedans de |
l’extrême bord externe jaune. Pattes jaunâtres; l’insecte collé ne |
permet pas d'examiner le dessous du corps.
Long. 6,7 mill.; larg. max. 3,7 mill.
Nouvelle-Guinée, Hatamn (Beccari, 1875); collection du Musée
civique de Gênes, un seul exemplaire. :
Erratum. — Dans le précédent travail de M. Montandon, II. Belos-
tomides, à la première ligne de la note du bas de la page 509, t. XL
(1896), il faut lire :
(1) B. ruficeps Duf. type du Brésil, est identique et non est indique comme cela
a été mis par erreur.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
III
Assemblée mensuelle du 6 mars 1897.
PRÉSIDENCE DE M. TOSQUINET, vice-président.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 9 janvier est
approuvé.
Le Président fait part de la mort de l’un de nos collègues les plus
dévoués, Prosper Van Nerom, décédé à Bruxelles le 3 mars, à l’âge
de 34 ans, après une longue maladie et enterré aujourd’hui même.
Van Nerom était membre de la Commission de vérification des
comptes et de la Commission de surveillance des collections depuis
plusieurs années; il s’était toujours acquitté de ses fonctions avec
une assiduité exemplaire. Il s’était principalement adonné à l’étude
des insectes nuisibles et donnait, de temps en temps, des conférences
sur ce sujet aux cultivateurs. Sa mort laisse un grand vide parmi
nous.
Une lettre de condoléances sera envoyée à son père, au nom de la
Société.
Décisions du Conseil. MM. Emile Moons et Maurice Philippson,
étudiants à l’Université de Bruxelles, présentés par MM. Lameere
et Severin, ont été admis en qualité de membres effectifs.
Le Conseil a reçu les démissions de MM. Crahay et Stierlin.
Correspondance. M. Foerster adresse son portrait-carte pour la
Société.
La Ray Society de Londres fait cadeau à la bibliothèque de notre
Société de l'important ouvrage Monograph of the British Aphides,
par J.-B. Buckton. Ce don précieux nous a été fait à la requête de
l’auteur par l'intervention de M. Severin et de M. Wiltshire,
secrétaire de la Ray Society. Des remerciments sont votés à
MM. Buckton, Wiltshire et Severin.
Travaux pour les Annales. L'Assemblée vote l’impression des
mémoires annexés à Ce numéro.
Excursion. Le 11 avril, à Rixensart et à Wavre. Départ de Bruxelles
(Luxembourg) à 8 h. 41 m. du matin.
La séance est levée à 9 heures.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 31 111 97. 6
68
CAUSERIES ODONATOLOGIQUES
par Æ. de Selys-Longchamps.
N° 9 (mars 1897)
SUR LE GROUPE DES UROTHEMIS Brauer.
A diverses reprises, j'ai publié de petites rotices sur plusieurs
espèces qui rentrent dans le genre Urothemis, fondé par Brauer en
1868, pour classer la Libellula sanguinea de Burmeister dont la
© a été décrite sous le nom de signata par Rambur (").
Étudiant en 1878 un exemplaire unique reçu de Catalogne, et que
j'ai nommé Urothemis advena, très voisin de la Libellula nigra
de Van der Linden, j'ai reconnu que par la réticulation des ailes ces
deux espèces appartenaient au genre Urothemis de Brauer. La place
de la nigra était jusque là tout à fait incertaine.
L’année dernière, M. le D' Frédéric Ris fit une découverte impor-
tante en constatant la présence de la nigra dans une récolte d’Odo-
nates de Kashgar (Asie centrale), reçue par le Musée de Hambourg,
et m'en informa au mois de septembre, dans sa correspondance.
Grâce à son examen, on savait enfin quelle était la patrie véritable
de cette espèce, et il avait sous les yeux la © jusque là inconnue.
Il prépara alors la description des Odonates reçus de Kashgar, que
notre Société vient de publier sous le titre de Notes sur quelques
Odonates de l'Asie centrale, et trouva que la nigra devait constituer un
quatrième petit genre dans le groupe des Urothemis.
J’ai pensé qu’il y avait lieu, à cette occasion, à reviser les espèces
des quatre genres qui constituent le groupe, et à publier la descrip-
tion de celles qui sont encore inédites.
Je lui communiquai mon intention et la diagnose des genres que
je préparais : nous fûmes entièrement d'accord sur les caractères à
leur assigner, et M. le D Ris voulut bien, dans le manuscrit qui
(1) 1849. Expédition scientifique de l'Algérie. Insectes par Lucas (Libellula
Edrwardsii Selys).
1870. Nouvelle Revision des Odonates de l'Algérie (Société entomologique de
Belgique).
1872. Note sur plusieurs Odonates de Madagascar et des Iles Mascareignes
(Revue et Magasin de Zoologie. Libellula lycoris, assignata, insignata et
nigrilabris).
1878. Odonates de la région de la Nouvelle-Guinée (Urothemis nigrilabris,
aliena(Annales du Muséum de Dresde).
1878. Sur deux Libellules du genre Urothemis (U. advena, nigra, Edwardsii
(Société entomologique de Belgique).
69
vient d’être imprimé, nommer Selysiothemis le genre qu’il fondait
pour la nigra, pensant, en outre, que le signalement des quatre
subdivisions du grand groupe UÜrothemis serait mieux à sa place
dans la revision générale que je préparais.
Telle est l’origine du petit travail que je présente aujourd’hui.
GROUPE OÙ GRAND GENRE UROTHEMIS
CARACTÈRES COMMUNS AUX QUATRE SOUS-GENRES
Triangle discoïdal des ailes libre, suivi aux ailes supérieures de
deux rangs de cellules postrigonales(!). 6-7 antécubitales aux mêmes
ailes, la dernière complète (prolongée jusqu’à la nervure médiane).
Une seule nervule (la normale) dans l’espace sous-médian. Secteurs
de l’arculus peu ou très peu soudés à leur naissance.
Espace hypertrigonal libre.
Membranule médiocre.
Les veux assez contigus, avec un très petit prolongement tem-
poral.
Pieds grêles, assez longs.
Abdomen plus court que les ailes inférieures, qui sont assez
élargies à leur base.
Organes génitaux du 2° segment peu proéminents.
Patrie : Afrique, Asie et Océanie, dans leurs parties tropicales ou
subtropicales. (Europe méridionale ?)
Les quatre genres de second ordre sont établis sur la combinaison
des caractères suivants :
Le triangle interne des ailes supérieures libre — ou divisé en trois
cellules ;
Le triangle discoïdal des ailes supérieures à côté externe un peu
convexe en dehors — ou droit;
Ailes hyalines — ou bien avec une tache basale colorée aux
inférieures ;
Abdomen assez déprimé — ou bien subcylindrique ;
L’écaille vulvaire des © petite, semi-circulaire — ou bien longue,
en gouttière, divisée en lamelles ou non à son extrémité.
On me demandera probablement quelle est la place que je réserve
au groupe composé des quatre sous-genres d’Urothemis dans la
sous-famille des Libellulines ?
Le D' Brauer les a colloqués à la fin, probablement à cause du
(1) Chez les espèces africaines du sous-genre Urothemis, il y a d’abord trois
cellules après le triangle, puis, immédiatement après, deux rangs.
70
petit prolongement temporal des yeux qui les rapproche de la
sous-famille des Cordulines (Æpophthalmia Burmeister), et, en
effet, plusieurs genres de ces dernières ont comme elle une stature
analogue — la dernière nervule costale anténodale prolongée,
dans l’espace sous-costal ou nulle, un petit nombre d’anténodales,
les triangles discoidaux et l’espace hypertrigonal libres, deux rangs
de cellules postrigonales, une seule nervule sous-médiane (la
normale).
M. Kirby les colloque entre les Deielia et les Onychothemis, termi-
nant au contraire la sous-famille des Libellulines par les genres
dont le triangle discoidal est anormal, étant composé de quatre
côtés plus ou moins distincts (Tetrathemis Brauer, Nannophia
Rambur, Neophlebia Selys) et genres voisins que M. le D' Karsch a
élucidés dans un mémoire spécial et qu’il place également à la fin
des Libellulines.
Quant à moi, je ne voudrais pas dès aujourd’hui émettre une opi-
nion définitive à cet égard. Je me borne à constater que le groupe
des Urothémis, sous le rapport de la réticulation et de la stature,
ressemble beaucoup aux genres Brachydiplax et Microthemis de la
faune orientale et ne me semble pas devoir en être éloigné.
Le genre Deielia Kirby, fondé sur la D. phaon Selys du Japon,
leur ressemble aussi, mais le triangle discoïdal des ailes supérieures
est traversé par une nervule et suivi de trois rangs de cellules.
Genre I. SELYSIOTHEMIS Ris, 1897.
Libellula Van der Linden, Ramb.
Urothemis Selys, 1878 (pars).
Triangle discoïdal des ailes supérieures libre, suivi de deux rangs
de cellules; son côté externe distinctement convexe. Triangle
interne des mêmes ailes libre. Six (accidentellement 5) nervules
antécubitales aux mêmes ailes. Ailes hyalines à réticulation large.
Ptérostigma très petit.
Abdomen grêle, subcylindrique.
Q. Écaille vulvaire courte, subarrondie, non redressée.
Patrie : Asie centrale. Europe méridionale? (Voyez plus bas
l'exposé sur cette question géographique.)
Le genre comme celui des Æthriamanta a le triangle interne des
ailes supérieures libre, mais la réticulation des ailes l’en sépare
immédiatement par le côté externe du triangle discoïdal des supé-
rieures convexe, de même que la forme de l’abdomen grêle et
l’écaille vulvaire courte, subarrondie.
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71
Selysiothemis nigra Van der Linden, 1825.
Libellula nigra Van der Linden, 1895.
Libellula nigra Selys, Monogr., 1840 ; Revue Odon., 1850.
Libellula nigra Ramb., 1842.
Urothemis nigra Selys, Soc. ent. Belg., 1878.
Urothemis advena Selys, Soc. ent. Belg., 1878.
Selysiothemis nigra D' Ris, Odonates de Kashgar, Soc. ent. Belg.,
février 1897.
Abdomen (j 21-23, © 18. Aile inférieure «j'26-28, © 926.
La description complète de cette espèce est donnée par M. le
D" Ris dans le Bulletin de la Société entomologique de Belgique de
février 1897. Auparavant le 'seul était connu.
Précédemment j'ai décrit le «' d’après l’exemplaire signalé par
P.-J. Van der Linden dans sa Monographiæ Libellulinarum euro-
pœarum specimen en 1825, exemplaire unique, pris par cet auteur
à Terracine (Italie napolitaine), qui fait partie de ma collection. Il
n’existe aucun doute sur l’identité de ce mâle avec l’espèce retrouvée
à Kashgar (Asie centrale) que M. le D’ Ris vient de faire connaître
dans sa notice sur les Odonates de cette contrée.
Van der Linden dit bien, il est vrai : prise près de Terracine
(Italie) et dans les Alpes près de Sion, et, en effet, dans sa collection
se trouvait une Laibellula scotica 4, espèce commune dans les
Alpes suisses, qu’il avait probablement prise au premier abord
pour sa nigra type à cause de la coloration du corps.
Mais la description donnée par Van der Linden est parfaite et
ne peut en aucune façon s'appliquer à la scotica de Donovan.
Maintenant que l’espèce nigra est bien connue, il ne pourra plus
s'élever de doute sur sa validité.
Reste la question de sa patrie :
Les exemplaires du Musée de Hambourg, communiqués à M. le
D" Ris par M. le Prof’ Kraepelin, ont été pris dans l’Asie centrale,
à Maralbachi, près de Kashgar, par le chasseur de M. Tancré
(d’Anklam).
: Quant au type de Van der Linden, d’après lequel la rigra a été
décrite comme européenne, il faudrait supposer de la part de cet
auteur si exact une erreur extraordinaire pour douter de sa pro-
venance, bien qu'on n’en ait pas observé d’autres en Europe depuis
plus de soixante-dix ans. M. le D' Ris, dans le mémoire cité, se
demande si c’est un exemplaire migrateur ou bien si l'espèce pos-
sède dans l’Europe méridionale des colonies restreintes peu nom-
breuses.
La question de la patrie de la nigra se complique encore de la
circonstance qu'il y à vingt ans, j'ai reçu d’un entomologiste espa-
gnol distingué de Barcelone, Don Miguel Cuni y Martorell, un lot
72
d’Odonates de Catalogne, parmi lesquels se trouvait un exemplaire
d très jeune, fort voisin de la nigra, et que j'ai décrit dans nos
Annales, en mai 1878, sous le nom de Urothemis advena. Il se
distingue de la nigra, type de Terracine, par sa taille très petite
(abdomen 18 mill., aile inférieure 23 mill.), par la coloration du
corps, où le jaunâtre domine, les ailes un peu plus arrondies avec
une nervule antécubitale de moins à chacune (5 antécubitales
et 5 postcubitales aux supérieures ; 4 antécubitales et 6 postcubitales
aux inférieures), les pieds presque entièrement jaunâtres.
Mais, quant à la coloration, on la retrouve presque semblable
chez les jeunes et surtout chez la © de la nigra de Kashgar, de
sorte que M. Ris et moi considérons maintenant l’advena comme
identique. Reste la question de la provenance qui se présente dans
les mêmes termes que je viens de la poser pour l’exemplaire euro-
péen (type de Van der Linden), jusqu'à ce qu’on ait retrouvé un
nouvel exemplaire européen de cette advena.
Genre II. MACRODIPLAX Brauer, 1868.
Triangle discoïdal des ailes supérieures libre, suivi de deux rangs
de cellules; son côté externe distinctement convexe. Triangle interne
des mêmes ailes de 3 cellules, Ailes hyalines. 6 antécubitales aux
supérieures. Ptérostigma petit, oblong. Les secteurs de l’arculus
légèrement soudés à leur base.
Abdomen un peu déprimé.
©. Écaille vulvaire petite, semi-circulaire.
Patrie : Iles Philippines, régions de la Nouvelle-Guinée (peut-être
aussi Madagascar ou Maurice).
M. le professeur Brauer a constitué ce genre pour la M. cora. En
réalité, il est très voisin des Urothemis proprement dites, par la réti-
culation des ailes, la présence de trois cellules dans le triangle
interne des supérieures et la coloration du corps.
Il s’en sépare toutefois par l’absence de tache obscure au
bord anal des inférieures qui est simplement lavé de safrané, et
surtout par l’écaille vulvaire qui est courte, non canaliculée, et aussi
par les secteurs de l’arculus qui sont soudés dans un espace court à
leur naissance et le côté externe du triangle des ailes supérieures
qui est convexe comme chez les Selysiothemis.
1. Macrodiplax cora Brauer.
Diplax cora Brauer, 1867.
Macrodiplax cora Brauer, 1868.
©. Abdomen 27; aile inférieure 34.
d'inconnu.
ER T
73
©. Ailes hyalines, à réticulation très large, brune, excepté la
nervule médiane qui est noire. La base des inférieures sous la ner-
vure sous-médiane, y compris le bord anal, lavée d’ocracé jusqu’à
mi-chemin du triangle. Ptérostigma petit, mince, entre deux
nervures noires (long de 2 mill.). Membranule noire, assez grande.
6 antécubitales aux supérieures ; 5 aux inférieures ; 5 postceubitales
aux quatre ailes. 2 rangs postrigonaux.
Tête robuste, noire en arrière avec deux points clairs derrière les
yeux. Face, lèvres et vésicule du vertex jaune pâle, mais la base
du front, la lèvre supérieure et le lobe médian de l’inférieure noirs.
Prothorax noirâtre, son lobe postérieur subarrondi.
Thorax olivâtre en avant, glauque sur les côtés qui montrent
quelques marques obscures aux sutures.
Abdomen subcylindrique, un peu renflé à la base qui paraît oli-
vâtre ou brun clair; les 5-8° segments marqués en dessus d’une
bande claire interrompue aux articulations. Bords du 8° segment
légèrement dilatés, noirs; le 9 noir à bords pâles, le 10° jaunâtre
pâle. Appendices anals blanchâtres, courts, coniques. Écaille
vulvaire courte, à bord subarrondi atteignant à peine la base du
9° segment.
Pieds noirs ; l'extérieur des premiers fémurs et la base des autres
jaunâtres.
Patrie : Iles Philippines à Manille (coll. Selys) par M. Semper.
Cet exemplaire est en assez mauvais état.
Se trouve aussi à Ceram, d’après le professeur Brauer, où elle a
été prise par M. Kaup qui l’a nommée (in litteris). M. Brauer cite
avec doute comme synonyme la paucinervis de Hagen, n° 33, qui
proviendrait de Java.
2. Macrodiplax lycoris Selys, 1872.
Libellula lycoris Selys, Rev. zool., 1872.
Urothemis nigrilabris Selys, Mittheil. Mus. Dresden, 1878, p. 304.
Abdomen 25; © 24-96. Aile inférieure 30; © 30-33.
Ailes hyalines, réticulation brun clair, excepté la nervure
médiane, qui est noire. Base des inférieures en dessous de la
nervure sous-médiane et le long du bord anal ocracée jusqu’à
mi-chemin du triangle. Ptérostigma petit (long de 2 mill.), brun
jaunâtre entre deux nervures noires; 6 antécubitales aux ailes
supérieures, > aux inférieures; 5 postcubitales aux quatre ailes;
membranule noire, assez grande. ;
Tête large, noire en arrière, avec deux petites taches jaunûâtres.
Face, vésicule du vertex et occiput jaune clair. Base du front, lèvre
supérieure et lobe médian de l'inférieure noirs, mais la supérieure
étroitement jaune à sa base.
74
Prothorax obscur.
Thorax roux olivâtre avec une raie noire humérale étroite
confluente avec deux lignes aux sutures latérales, la première
courte, inférieure, noires sur les côtés qui sont jaunes.
Abdomen subcylindrique, épais, un peu plus épaissi à la base,
jaunâtre, marqué d’une bande dorsale noire interrompue aux
articulations, cette bande formée par des taches qui sont rétrécies
au milieu des segments jusqu’au 6°, et moins aux 7-%.
Appendices anals supérieurs aussi longs que le 9° segment, roux
jaunâtre, arqués en dessus.
Pieds brun noirâtre, les côtés des premiers fémurs et la base des
autres jaunâtres.
? semblable au mâle. Appendices anals minces, grisâtres, plus
courts que le 9° segment. Entre eux une protubérance jaunûâtre.
Écaille vulvaire courte, subarrondie, légèrement saillante, atteignant
à peine la base du 9° segment.
Patrie : Menado (Célèbes), une © (coll. Mc Lachlan); J'et 9, Nou-
velle-Guinée, par M. le D' Finsch, à la Pointe Moresby (coll. Selys).
J'ai d’abord décrit cette espèce d’après un exemplaire provenant
de la collection Guérin-Méneville, en 1872, qui se trouvait avec des
espèces de l’île Maurice et de Madagascar, et marqué d’un M, ce
qui m'avait fait croire à sa provenance africaine, de sorte que j'avais
signalé plus tard, comme espèce différente, sous le nom de nigrila-
bris ceux, bien authentiques, de la Nouvelle-Guinée et de Menado.
Aujourd’hui je suis persuadé que c’est la même espèce et que la
première indication repose sur une erreur,
La lycoris a la structure de la cora des Philippines et de Ceram.
Elle s’en distingue immédiatement par la bande dorsale maculaire
noire de l’abdomen et par le 8° segment dont les bords ne sont pas
dilatés en feuilles étroites noires.
L’abdomen du (j' unique de la Nouvelle-Guinée était en mauvais
état et son extrémité séparée. Cependant, je pense bien que les
parties qui déterminent le sexe lui appartiennent.
3. Macrodiplax”? aliena Selys.
Urothemis aliena Selys, Ann. Mus. Dresden, 1878.
?. Abdomen 23; aile inférieure 34.
j inconnu.
©. Ailes assez larges, hyalines, à réticulation noire; safranées à la
base extrême des supérieures et dans leur espace sous-costal et
sous-médian jusqu’au niveau de la 1° antécubitale; aux inférieures
plus largement jusqu’à l’origine du triangle d’une part et au bord
anal d’autre part. 7 antécubitales, 6 postcubitales aux supérieures;
4
5 antécubitales et 6-7 postcubitales aux inférieures. Ptérostigma
75
brun foncé. Pas de tache obscure au milieu de l’espace safrané des
ailes inférieures.
Corps jaune roussâtre, le thorax marqué d’une raie noire très
épaisse à la suture humérale et à la seconde suture latérale. Dessus
du 1* segment et une tache au 2°, les articulations et les sutures des
autres segments noirâtres. Pieds obscurs, l'extérieur des tibias jaune
foncé.
Patrie : Nouvelle-Guinée. Une ® unique provenant du voyage
de M. le D' Meyer (Musée de Dresde).
N'ayant plus sous les yeux l’exemplaire dont j'ai publié la
diagnose ci-dessus, je ne puis affirmer s’il appartient au sous-genre
Macrodiplax ou bien si c’est une Urothemis dépourvue de tache
brune dans le safrané basal des ailes inférieures. Il faudrait pouvoir
le comparer au Macrodiplax lycoris de Célèbes, que j'avais d’abord
publié sous le nom d’Urothemis nigrilabris, et surtout connaître le
mâle. À noter le nombre de 7 antécubitales, si ce n’est pasune erreur.
Genre III. UROTHEMIS Brauer, 1868.
Laibellula Burm., Ramb.
Triangle discoïdal des ailes supérieures libre, suivi de 2 rangs
(ou de 3 cellules, puis 2 rangs) de cellules. Son côté externe droit.
7 antécubitales aux ailes supérieures ; triangle interne des mêmes
ailes de 3 cellules.
Ailes inférieures avec une tache basale opaque.
Ptérostigma médiocre.
Abdomen déprimé.
©. Écaille vulvaire grande, en gouttière divisée en deux lobes au
bout.
Patrie : Contrées tropicales et subtropicales de l’ancien monde.
Chez les espèces d’Afrique, y compris Madagascar, il y a immé-
diatement contre le côté externe du triangle trois cellules, mais
suivies immédiatement de deux rangs, tandis que chez celles de l’Asie
et de la Malaisie, d’ailleurs très semblables pour le reste, cette troi-
sième cellule n’existe pas, non plus que chez les trois autres sous-
genres du grand groupe, objet de ce travail.
Il est assez probable qu’il n’y a que deux espèces véritables
d’Urothemis, habitant l’une l’Afrique et Madagascar, l’autre l’Asie
et ses îles, et que les autres qui sont décrites ici n’en sont que des
races locales ; car ces espèces ne se distinguent guère les unes des
autres que par la forme et les dimensions de la tache opaque du
bord anal des ailes inférieures.
1. Urothemis sanguinea Burm., 1832, n° 60.
Libellula signata Rambur, 1842, p. 118.
Abdomen (25-27 ; © 25. Aile inférieure 35; © 34-85.
76
Ailes à réticulation brune; l’extrême base des supérieures entre
la nervule sous-médiane et le bout de la membranule safranée. Base
des inférieures safranée jusqu’au niveau de la 1" antécubitale et de
la base du triangle, s'étendant presque jusqu’à l’angle anal. Cette
couleur marquée de deux raies noirâtres occupant l’espace sous-
costal et le sous-médian, puis d’une grande tache subarrondie noire
à réticulation jaune au bord anal en dessous de la membranule qui
est gris noirâtre. Ptérostigma mince, long de 2 1/2 mill. chez le &,
de 3 chez la ©. 7 antécubitales aux supérieures, 4-5 aux inférieures.
2 rangs de cellules postrigonales.
d. Tête jaunâtre en avant; vésicule du vertex presque arrondie,
roussâtre. Derrière de la tête brun noirâtre, ainsi que l’extrême base
du front devant les ocelles.
Prothorax subarrondi, à lobe postérieur à peine échancré. Thorax
brun roussâtre clair, avec quelques vestiges de lignes noirâtres aux
sutures latérales.
Abdomen déprimé, aminci au bout, roux (rouge pendant la vie).
Le 1° segment noir.
Appendices anals roux clair, les supérieurs aussi longs que le
9° segment, subcylindriques, un peu épaissis avant la pointe qui est
coupée en biseau. L’inférieur à peine plus court, triangulaire,
allongé.
Pieds noirs; l'intérieur des premiers fémurs et la base des autres
jaunûtres.
® presque semblable au Ç;; n’en diffère que par ce qui suit : La
tache noirâtre arrondie du bord anal des ailes inférieures souvent
moins grande; la couleur de l’abdomen roux jaunâtre, les sutures
des segments noirâtres ainsi que le bout de chacun tant en dessus
qu’en dessous, de sorte que l’abdomen qui est épais, mais non
déprimé, est treillagé de noirâtre, et aux 9° et 10° segments la couleur
dorsale noire est très dilatée chez les jeunes.
Appendices petits. Écaille vulvaire longue, prolongée et redressée
en onglet presque jusqu’au bout du 9° segment où elle est cana-
liculée et largement échancrée.
Patrie : Inde (Sythet, Thibet, Calcutta, Ceylan), coll. Selys;
aussi Sumatra d’après le travail de M. Herman Albarda sur les
Névroptères de cette île.
Distincte des espèces africaines parce qu’il n’y a que deux rangs
de cellules postrigonales dès le triangle et que l’abdomen est roux
unicolore (sans raie dorsale ni articulations noires chez le ).
2, Urothemis bisignata Brauer, 1868.
Selys, Odon.des Philippines, Soc.espagnole d’Hist. nat.,n°24,1882.
Abdomen 28 ; © 23-24. Ailes inférieures 34; ® 32-34.
tf
DEA, AT
77
Presque semblable à la sanguinea, dont elle ne diffère que par les
dimensions des marques colorées de la base des ailes inférieures
plus restreintes.
Chez le ' unique (de patrie inconnue), l’extrême base n’est
safranée que jusqu’au niveau de la première antécubitale sous-
médiane normale et le noirâtre de cet espace est réduit à un point
absolument basal aux espaces sous-costal et sous-médian, plus un
vestige postcostal.
Chez la ©, il en est de même, mais le point nébuleux de l’espace
postcostal près de la membranule est mieux visible, et dans l’exem-
plaire de Bacalan il forme une petite tache occupant trois cellules.
Les fémurs des trois exemplaires sont, en grande partie, brunâtre
sale en dehors. Il faut ajouter que la suture dorsale de l’abdomen
du est très finement noire et que, au contraire de la sanguinea,
l'abdomen n’est pas quadrillé de noirâtre, mais que, aux trois
derniers segments, cette couleur se montre sur le dos.
Patrie : La ©, type de Luçon, par le professeur Semper (Philip-
pines), une autre de Malaisie? Un (j' de patrie inconnue (coll, Selys).
Ce n’est probablement qu’une race locale de la sanguinea.
3. Urothemis insignata Selys, 1872.
Libellula insignata Selys, Revue zool., 1872 (note).
d. Abdomen 25-26; aile inférieure 36-38.
Presque semblable à la sanguinea, dont elle ne diffère que par
ce qui suit :
Aux ailes supérieures, la coloration safranée basale est marquée
de deux raies brunes occupant les espaces sous-costal et sous-
médian jusqu’au niveau de la première antécubitale.
Aux ailes inférieures la tache noirâtre du bord anal est plus
grande et touche presque le bord postérieur, envahissant la partie
safranée depuis la membranule qui est noirûâtre.
Le ptérostigma est plus long (3 mill.), brun plus obscur. La réti-
culation des ailes d’un brun plus foncé.
Les pieds sont tous roux ferrugineux, même les tibias.
Patrie : Bornéo (coll. Selys).
Ce n’est probablement qu’une race locale de la sanguinea, carac-
térisée par la coloration plus foncée et l’étendue des dessins de-la
base des ailes, la couleur des pieds. La tête et le corps (à l'état
desséché) sont aussi d’un roussâtre plus foncé, presque uniforme.
NOTE
_Je possède, comme provenant de la Nouvelle-Guinée, une © très
jeune d’un Urothemis que j'aurais considérée comme étant celle de
78
l’insignata, si la patrie de cette dernière (Bornéo) n'était pas si
différente. Voici son signalement :
Abdomen 22; aile inférieure 35.
Réticulation noire. 7 antécubitales et 6 postcubitales aux supé-
rieures, 5 antécubitales et 6 postcubitales aux inférieures. L’extrême
base des supérieures safranée, mais n’atteignant pas la 1" antécubi-
tale. Aux inférieures, il l’atteint et s’étend jusqu’à l’angle anal, et il est
marqué de brun grisâtre occupant l’espace sous-costal et d’une
grande tache de même couleur, adossée au bord anal, mais ne
touchant pas le bord postérieur.
Tout le corps semble roussâtre clair ainsi que les pieds. Il fau-
drait pouvoir comparer cet exemplaire à l’aliena. En tout cas,
le côté externe du triangle tout à fait droit et la tache obscure
des ailes inférieures indiquent un vrai Urothemis et non un Macro-
diplax. |
Dans ma collection, j’ai nommé cet exemplaire Urothemis consi-
gnata. Ce pourrait être la © de l’énsignala.
4. Urothemis Edwardsii Selys.
Selys (Lucas), Exploration scient. de l'Algérie, 1849, pl. 9,
fig. 5, 5! (©).
Selys, Revue des Odon., 1850 (©).
Selys, Nouvelle Revis. des Odon. de l’Algérie, Soc. ent. Belg.,
t. XIV (1870-1871), (©).
Selys, Sur deux Libellulines du genre Urothemis, Soc. ent. Belg.,
t. XXI (1878), ().
Abdomen 25-29; © 95-98. Aile inférieure j'34-36 ; © 36-37.
d. Réticulation noirâtre (en partie brun clair chez les jeunes),
parfois l’extrême base des supérieures lavée de jaunâtre contre la
nervule sous-médiane et la membranule. Les inférieures marquées
d’une bande courte noire basale occupant l’espace sous-costal, mais
ne touchant pas la 4° antécubitale, et d’une grande tache de même
couleur, subovale, partant de la nervule sous-médiane, n’allant pas
jusqu’au triangle, occupant le bord anal contre la membranule et le
bord anal, mais restant éloignée du bord postérieur. (Chez un
jeune cette tache est traversée par un espace transversal jaunâtre
foncé.) Membranule olivâtre. Ptérostigma jJaunâtre entre deux
nervures noires (long de 3 mill.); 7 antécubitales et 5-7 postcubitales
aux supéfieures ; 5, parfois 6 antécubitales et 7 postcubitales aux
inférieures ; 3 cellules postrigonales suivies de 2 rangs aux ailes
supérieures.
Tête noir acier excepté les joues qui sont bleuâtres et la lèvre
inférieure qui est jaune pâle. (Chez les jeunes, la lèvre supérieure
est brune avec une marque transverse noire.) j
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79
Thorax bleu grisâtre foncé avec des bandes transversales et laté-
rales noires mal arrêtées aux sutures.
Abdomen un peu déprimé, presque subcylindrique, aminci au
bout; en général noir luisant, mais en y regardant de près, on voit
en dessus que le fond est bleuâtre foncé, divisé en taches latérales
par la suture dorsale et les articulations qui sont noir luisant et que
celle du 10° segment est pâle.
Appendices anals supérieurs grêles, subcylindriques, pointus, un
peu plus longs que le 9° segment, jaunâtres en dessus; l’inférieur un
tiers plus court, triangulaire allongé, plus obscur.
Pieds noirs, la base extrême des fémurs un peu brunâtre.
©. Ailes à réticulation plus claire, l’extérieur de la costale jaunâtre,
le ptérostigma jaune livide un peu plus long (3 1/2 mill.), membra-
nule presque blanche. Base des ailes supérieures ocracée jusqu’au
niveau de la 1" antécubitale. Aux ailes inférieures la base est jaune
ocracé dans toute l’étendue de la tache obscure du mâle et marquée
de noir seulement dans ce qui suit : une raie occupant l’espace
sous-médian jusqu’au triangle, le centre de 5 à 6 cellules contre la
membranule, et un autre isolé, subarrondi, de 10 à 15 cellules, un
peu plus bas (chez un exemplaire les deux groupes de points noirs
se rejoignent contre le bord anal).
Le devant de la tête et la vésicule du vertex sont jaune pâle,
excepté la base du front qui est noire.
Thorax olivâtre, jaune aux côtés où la suture médiane latérale est
° finement obscure.
Abdomen un peu plus épais, jaune marqué de noir ainsi qu’il
suit : une raie épaisse sur la suture dorsale (un peu amincie aux
quatre derniers segments chez les jeunes), élargie au contraire à la
base des autres où elle rejoint les articulations, de sorte que tous les
segments portent aux côtés de la suture dorsale de grandes taches
jaunes.
Appendices anals bruns, petits, minces, pointus, écartés par une
protubérance jaunâtre qui termine l’abdomen. Écaille vulvaire
âtteignant le 10° segment épaisse, divisée dans sa seconde moitié en
deux lobes arrondis.
Pieds noirâtres ; les trochanters et l’intérieur des fémurs rous-
sâtre livide.
Patrie : Le type © a été pris par M. Lucas à la fin de juillet, dans
les bois aux environs du lac du Houbeira (Algérie). Des couples de
Dakar (Sénégal), de Cameron, du Natal; Delagoa-Bay — et deux d
du pays des Niam-Niam pris par le D' Schweinfurth.
Ces deux derniers diffèrent des autres parce que l’espace basal
sous-costal des ailes inférieures ne porte pas de tache noirâtre.
L’Urothemis Edwardsi, ainsi que les deux espèces ou races voi-
80
sines se trouvant comme elle en Afrique, se distinguent immédiate-
ment de la sanguinea et des espèces ou races voisines de l’Asie et de
la Malaisie par le premier rang de cellules postrigonales des ailes
supérieures composé de trois cellules suivies de deux rangs. Chez
les espèces du groupe de la sanguinea, il n’y a que deux rangs, dès
la base contre le triangle.
Il faut ajouter que les espèces africaines seules ont à l’abdomen
une bande dorsale et les articulations noires dans les deux sexes.
5. Urothemis designata Selys, 1872.
Libellula id. Selys, Revue zoolog., 1872.
Libellula assignata id., id. (variété).
Abdomen (j' 24; © 26-28. Aile inférieure j'24-27; © 24-96.
Ce n’est peut-être qu’une race de l’Edwardsii dont elle possède
tous les caractères essentiels, n’en différant que par des nuances
dans la coloration.
Le (j s’en distingue surtout par la forme et l’étendue des taches
basales opaques des ailes inférieures. La bande noirâtre qui occupe
l’espace basal postcostal s’étend jusqu’à la deuxième nervule trans-
verse, est plus large, débordant sur l’espace costal, et la grande
tache sous-médiane et du bord anal est prolongée jusqu’à la moitié
ou sur tout le triangle discoïdal, envahissant une partie de l’espace
hypertrigonal, son bord externe est un peu concave en dehors puis
arrondi ; et elle renferme dans son milieu une tache subarrondie,
jaunûtre foncé.
La tête en avant et les lèvres sont fauve jaunâtre, de même que
le thorax et l'abdomen. Chez ce dernier, les marques noires sont
presque effacées ; on n’en voit les traces étroites qu’à la suture dor-
sale et à celle des articulations, puis assez bien marquées aux 8°,9° et
10° segments.
Les pieds, bruns noirâtres, sont plus clairs à l’intérieur des
fémurs.
©. Très voisine de celle de l’Edwardsii, ne se distinguant que par
la présence aux ailes inférieures de la bande basale sous-costale
noirâtre et par la grande tache sous-médiane anale comme chez
le J caractérisé plus haut. Les marques noires de l’abdomen éga-
lement très restreintes,
Variété : assignata Selys, Rev. zoolog., 1892. Chez un Çj' de la
collection Rambur indiqué de Madagascar, la base des ailes supé-
rieures est safranée jusqu’à l’arculus et marquée d’une raie brun
clair dans l’espace sous-médian.
Patrie : Afrique (Cap de Bonne-Espérance, Delagoa-Bay, Came-
ron, Gabon, Sénégal, Niger), coll. Selys.
81
6. Urothemis madagascariensis Selys, 1897.
Abdomen (j 25; © 22-24. Aile inférieure j' 32-33; © 32-33.
Comme pour la designata, J'émets l’avis qu'il ne s’agit peut-être
que d’une race locale de l’Edwardsii, Comme la designata, elle s’en
distingue par la réticulation en partie brun roussâtre, les marques
noires de l’abdomen oblitérées et la coloration généralement fauve
du corps. Mais les taches basales opaques des ailes sont, au con-
traire, beaucoup moins développées.
Chez le (j, la base des ailes supérieures n’est nullement jaunâtre.
Aux inférieures, la bande obscure de l’espace sous-costal s’arrête à
la 1" antécubitale et la tache noirâtre est subtriangulaire. Elle
commence par occuper l’espace sous-méaian jusque contre le
triangle discoïdal, se rétrécit subitement ensuite et, au bord anal,
elle ne dépasse la membranule que d’environ 6 cellules.
Chez la ©, aux ailes inférieures il n’y a pas de raie noire dans
l’espace sous-costal, le noir de l’espace sous-médian est, comme
chez le &, prolongé contre le triangle, mais sa partie postcostale,
très courte, ne comprend que 5 à 7 cellules adossées à la membra-
nule.
Cette membranule aux quatre ailes est blanche dans les deux
sexes,
Patrie : Nossibé (Madagascar), coll. Selys.
Chez une des deux 9, la troisième cellule postrigonale des
supérieures manque (accidentellement) à une des deux ailes.
Genre IV. ÆTHRIAMANTA Kirby, 1887.
Libellula Rambur.
Urothemis Selys (pars).
Dicranopyga Karsch, 1890.
Triangle discoïdal des ailes supérieures libre, suivi de 2 rangs
de cellules, son côté externe droit. Triangle interne des mêmes ailes
libre.
Ailes inférieures avec une tache basale opaque. Ptérostigma
_oblong, médiocre.
Abdomen déprimé.
©. Écaille vulvaire longue, divisée en deux feuilles lancéolées
Patrie : Asie subtropicale, Australie, Afrique orientale, Mada-
gascar.
Au premier abord, les Æthriamanta rappellent en petit les Uro-
themis proprement dites par les ailes inférieures à tache basale
obscure, le côté externe du triangle droit, la coloration rougeâtre
du corps, l'abdomen épais, déprimé, et l’écaille vulvaire longue,
subcanaliculée.
82
Cependant elles en sont bien distinctes par le triangle interne des
ailes supérieures d’une seule cellule, caractère qui existe aussi chez
les Selysiothemis; mais c’est le seul point où elles concordent
avec elles, car chez ce dernier genre les ailes sont absolument
limpides, l'abdomen est grêle, subcylindrique comme chez les
Diplax, et l’écaille vulvaire est courte, subarrondie.
Mon ami, le D' Ris, proposait de placer les sous-genres ainsi qu’il
suit :
A. Triangle interne des ailes supérieures libre :
1. Selysiothemis Ris ;
9. Æthriamanta Rire
B. Triangle interne des ailes supérieures de 3 cellules :
3. Macrodiplax Brauer ;
4. Urothemis Brauer.
Je crois cependant que la modification que j’apporte à cette dispo-
sition peut se justifier parce qu’elle permet de rapprocher les
Selysiothemis des Macrodiplax qui elles-mêmes ne peuvent être
éloignées des Urothemis, après lesquelles je termine le groupe par
les Æthriamanta, tenant compte de cette façon du caractère tiré du
côté externe du triangle droit et de la forme de l’écaille vulvaire,
qui me paraissent avoir une valeur taxonomique supérieure à celui
du triangle interne de ses ailes supérieures libre ou divisé en trois
cellules.
14. Æthriamanta brevipennis Ramb., 1842.
Libellula brevipennis Ramb., 1842.
Æthriamanta brevipennis Kirby, Trans. Soc. Zool. Londres,
pl. LIII, 1887.
Urothemis brevipennis Selys, Viaggio di Leonardo Fea in Birmania
(Ann. del Museo civico di Genova, 1891).
Abdomen 17-18; ® 13-15. Aile inférieure (j'23-24; © 21-24.
d. Ailes hyalines, safranées à la base jusqu’au niveau de la 1" an-
técubitale, cette couleur s’étendant aux ailes inférieures jusqu’au
triangle et le long du bord anal où elle est marquée d’une tache
opaque noirâtre subtriangulaire contre ce bord dans sa première
moitié, commençant à la membranule qui est obscure. Aux mêmes
ailes, l’espace sous-costal et le sous-médian noirâtres jusqu’au
niveau de la 1"° antécubitale, formant ainsi deux raies parallèles dont
un vestige roussâtre se voit parfois aux ailes supérieures. Ptéro-
stigma brun noirâtre, plus clair chez les jeunes (long de 1 1/2 mill.).
6 antécubitales et 5 (parfois 6) postcubitales aux supérieures ; 5 anté-
cubitales et 6 (parfois 5) postcubitales aux inférieures.
Corps épais. Tête globuleuse, noirâtre luisant, peu jaunâtre à la
lèvre inférieure et au bord postérieur contre les yeux.
D en ES OS
nd à fr
83
Prothorax obscur, à lobe postérieur subquadrangulaire au milieu.
Thorax brun foncé en avant, passant à l’olivâtre sur les côtés.
Abdomen court, épais, déprimé, aminci au bout, rouge clair
passant au safrané en dessous, mais le 1° segment noirâtre.
Appendices anals supérieurs rouges coupés en biseau au bout, de
la longueur du 9° segment, l’inférieur à peine plus court, obscur.
Pieds grêles, noirs, l’intérieur des premiers fémurs jaunûtre.
d'jeune. Face brun foncé. Abdomen safrané.
©. Nervure costale moins jaune. Face olivâtre clair. Rhinarum et
lèvres noir luisant avec une tache jaune aux côtés de l’inférieure.
Thorax jaunâtre, la suture dorsale, une bande humérale et une raie
latérale obscures. Abdomen plus court, moins déprimé, rouge jau-
nâtre. 1* segment noirâtre; les sutures des autres et les articula-
tions obscures renfermant ainsi une bande dorsale maculaire jaune
sur les segments 2 à 5; les quatre derniers noirs à leur base. Appen-
dices anals subcylindriques, pointus, noirâtres, écartés par une pro-
tubérance arrondie. Écaille vulvaire grande, atteignant la moitié
du 9° segment, divisée en deux au bout par une large échancrure
triangulaire profonde.
Patrie : Inde (Sylhet, Calcutta, Birmanie à Bhamo, Ceylan).
Cette espèce, décrite d’abord par Rambur, d'après un exemplaire
de provenance inconnue, peut être considérée comme le type du
genre Æthriamanta de Kirby.
2. Æthriamanta circumsignata Selys, n. sp.
d. Abdomen 19; aile inférieure 25.
d- Ailes hyalines, un peu safranées à la base. Réticulation rous-
sâtre. Ptérostigma allongé, jaunâtre, obscur entre deux nervures
noires, couvrant un peu plus d’une cellule ‘long de 2 mill.). Tous
les triangles discoïdaux libres, suivis de 2 rangs. Aux supérieures
6 antécubitales et 5 postcubitales; 5 aux inférieures dans ces deux
espaces. La base des ailes inférieures marquée d’une tache brune
jusqu’à l’origine du triangle; cette tache déchiquetée en dehors,
formée d’abord d’un espace entre la sous-costale et la médiane, puis
d’un autre entre la sous-médiane et la postcostale, laissant un espace
aune transparent en dehors, puis arrondi vers le bord anal. Mem-
branule cendrée. Face olivâtre, excepté un vestige de noir à la
lèvre supérieure. Front rouge.
Abdomen comme chez la subsignata, moins large que chez la
brevipennis.
Q inconnue.
Patrie : Rockhampton en Queensland, collection Mac Lachlan,
qui a bien voulu confirmer la description que j'avais faite lorsqu'il
m'avait communiqué le type unique, en y ajoutant qu’à une des
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 31 1x 97. 7
34
deux ailes supérieures il y à une petite transversale, accidentelle
certainement.
Elle est excessivement voisine de la brevipennis, en différant
par l’abdomen moins déprimé, la lèvre à peine bordée. La pré-
sence d’une nervule dans l’espace hypertrigonal d’une seule des
deux ailes supérieures (qui ne se voit d’ailleurs chez aucune autre
espèce du genre) est sans doute accidentelle. La brevipennis j'a la
lèvre supérieure entièrement noire.
Il faudrait encore revoir le type de M. Mac Lachlan pour être
certain que les deux espèces sont réellement différentes; cependant
la patrie australienne est une présomption de leur diversité, la
brevipennis étant du continent asiatique (Bengale et Sylhet).
3. Æthriamanta subsignata Selys, n. sp.
Abdomen {j18; ® 17. Aile inférieure 23; © 93.
d. Ailes hyalines, safranées à la base aux supérieures et presque
jusqu’au triangle aux inférieures. Réticulation noirâtre. Ptérostigma
allongé, brun, entre deux nervures noires couvrant un peu plus
d’une cellule (long de 2 mill.). Tous les triangles libres, suivis de
2 rangs aux supérieures. 6 antécubitales et 5 postcubitales aux
supérieures; » aux inférieures dans ces deux espèces. La base des
inférieures marquée d'une tache noirâtre contre le bord anal, dont
la partie entre la nervure sous-médiane et la postcostale est pro-
longée en branche jusqu’à l’origine du triangle. Cette tache presque
droite en dehors s’arrête avant l’angle anal. Membranule noirûtre.
Tête jaune roussâtre en avant et à la vésicule du vertex. Lèvre
supérieure obscure.
Thorax brun en avant, passant au jaunâtre sur les côtés qui sont
marqués de deux bandes noirâtres assez épaisses.
Poitrine après les pieds montrant deux raies obscures parallèles.
Abdomen rougeâtre, épais, un peu déprimé.
Appendices anals rougeâtres, plus longs que le dernier segment;
pièce postérieure des organes génitaux du 2° en pointe.
Pieds noirs, le dessous des premiers fémurs jaunâtre.
© semblable au J, mais l'abdomen moins déprimé. Appendices
anals subcylindriques, courts, obscurs. Écaille vulvaire large, pro-
longée en lame canaliculée saillante, atteignant le bout du 9° seg-
ment. Le dessous de l’abdomen portant de chaque côté une bande
interrompue noirâtre,
Patrie : Molluques; un couple par M. Lorquin, coll. Selys.
Diffère de la brevipennis Ramb. par la forme de la tache basale
noire des ailes inférieures. Chez la brevipennis il existe à ces der-
nières ailes une virgule courte entre la nervure sous-costale et la
médiane, et une seconde également courte entre la sous-médiane et
NTL
85
la postcostale, suivie d’une raie jaunâtre avant la tache subarrondie
du bord anal, et l'abdomen est beaucoup moins déprimé que chez
la brevipennis.
Chez la subsignata, il n°y a pas de trait obscur dans l’espace costal
et sous-costal et celui de l’espace entre les nervules sous-médiane
et postcostale, un peu plus long, est confluent avec la tache sub-
arrondie du bord anal, cette dernière touchant la nervure post-
costale, tandis que chez la brevipennis elle en reste séparée par
un bord jaune hyalin.
4. Æthriamanta mundula Karsch, Berlin. Ent, Zeit., 1890
(Gen. Dicranopyga).
d. Abdomen 18 ; aile inférieure 22.
©. Abdomen 14; aile inférieure 19 1/2.
d. Ailes hyalines, safranées à la base jusqu’à l’arculus aux supé-
rieures, et jusqu’au triangle aux inférieures. Cette partie marquée
de traits noirs, allant jusqu’au niveau de la 1° anténodale, savoir :
un aux supérieures dans l’espace sous-médian et deux aux infé-
rieures dans les espaces sous-costal et sous-médian ; il y a en plus à
ces dernières ailes un triangle basal noirâtre adossé à la membranule
qui est grisâtre. Ptérostigma allongé, jaunâtre, entre deux nervures
noires couvrant un peu plus d’une cellule (long de 2 mill.). Tous les
triangles libres suivis de 2 cellules, puis 2 rangs aux supérieures où
il y a 6 antécubitales et 5 postcubitales, et 5 dans ces deux espaces
aux inférieures.
Tête jaune en avant et à la vésicule, noire en arrière ; lèvre supé-
rieure bordée de noir ainsi que le lobe médian et les bords des
latéraux de la lèvre inférieure.
Prothorax noirâtre, le bord postérieur olivâtre, divisé en deux
demi-cercles, velu.
Thorax olivâtre, jaune sur les côtés avec une raie humérale et
deux incomplètes sur les côtés noires.
Abdomen assez épais à la base, peu déprimé, marqué de noir aux
4-9° segments, surtout aux 7-9, Le 10° court, noirâtre.
Appendices anals supérieurs plus longs que le 10° segment, jau-
nâtres, minces, un peu courbés l’un vers l’autre; l’inférieur plus
obscur, aussi long.
Pieds noirâtres longs, l’intérieur des premiers fémurs jaunâtre.
Pièce postérieure des organes génitaux du 2° segment pointue.
Patrie : Un j'de Delagoa-Bay, coll. Selys.
Cetexemplaire, très conforme dans son ensemble aux deux espèces
brevipennis de l'Inde et subsignata des Molluques, s’en distingue
par les traits noirs longitudinaux des espaces sous-costal et sous-
médian, très séparés de la petite tache obscure du bord anal des
86
inférieures, l'abdomen moins déprimé et le ptérostigma un peu plus
épais.
La © décrite par M. Karsch : dimensions plus petites (voir plus
haut). Lèvre supérieure noire. Le safrané basal s'arrête à l’arculus
ou dépasse le triangle selon les exemplaires. Membranule longue,
grise. Il ne décrit pas la tache basale noirâtre du bord anal
des inférieures. Cependant, je pense que le 4 que j'ai caractérisé
appartient bien à la même espèce. La différence de stature entre les
deux sujets est analogue à celle de la brevipennis.
Patrie : Zanzibar, par M. Hildebrand; Delagoa-Bay par M”° Mon-
teiro (Musée de Berlin).
o. Æthriamanta rezia Kirby, 1889.
Proceed. Soc. zool. de Londres, mai 1889, p. 298.
do. Abdomen environ 19; aile inférieure environ 22.
Ailes hyalines, les supérieures légèrement et les inférieures forte-
ment lavées de jaune à leur base; une raie obscure sur la cellule
basale inférieure commençant un peu après la base et finissant
aux 2/5 de cet espace. Les secteurs de l’arculus très rapprochés à
leur naissance, mais distincts. (Accidentellement le triangle à une
des deux ailes supérieures est traversé.) Ptérostigma olivâtre entre
deux nervures noires.
Corps rougeâtre en dessus, la poitrine et les côtés passant au
verdâtre.
Abdomen ayant sa carène dorsale noire depuis le 4° segment.
Appendices anals supérieurs aussi longs que le 8° segment;
l’inférieur large, spatulé.
Pieds noirs, les fémurs verdätres en dehors.
Patrie : Madagascar. (Description par M. Kirby.)
©. Il est probable qu’il faut y rapporter l’exemplaire suivant de
ma collection.
Abdomen 15; aile inférieure 21.
Ailes hyalines lavées de safrané jusqu’à l’arculus aux supérieures;
jusqu’au triangle aux inférieures, sans marques basales obscures;
ptérostigma jaunâtre entre deux nervures noires, 6 antécubitales
aux supérieures, 5 aux inférieures ; 5 postcostales aux quatre ailes.
Deux rangs de cellules postrigonales. Secteurs de l’arculus des ailes
supérieures contigus à l'extrême base seulement. Membranule assez
longue, grise.
Face, lèvres et vésicule du vertex jaunâtres. Derrière de la tête
obscur. Thorax jaunâtre avec une teinte roussâtre ainsi que
l'abdomen. Ce dernier épais à la base, aminci depuis le 5° segment,
Les carènes obscures, cette couleur plus étendue dans sa moitié ter-
minale. Appendices anals pâles, minces, pointus, plus longs que le
87
40° segment qui est obscur. Valves vulvaires fortes, un peu re-
dressées, atteignant la base du dernier segment. Pieds noirs, l’exté-
rieur des fémurs livides.
Patrie : Nossibé, coll. Selys.
Cet exemplaire est bien probablement la © de la rezia Kirby.
Elle n’en diffère essentiellement que par l’absence de traits ou de
tache anale obscure à la base des ailes, ce qui la distingue des ©
des autres espèces.
LES GLANDES FILIÈRES (COXALES) DES LITHOBIES,
par Victor Willem,
Chef des travaux pratiques de zoologie à l’Université de Gand.
Lorsqu'on saisit une Lithobie, on lui voit quelquefois émettre des
filaments qui s’enroulent autour des pattes postérieures ou se
collent aux objets voisins. Ce phénomène qui, d’après LATZEL (1), est
surtout marqué chez Lithobius grossipes C. KocH, s’observe chez la
Lithobie ordinaire (L. forficatus) et chez d’autres espèces indigènes.
Les filaments sont constitués par un liquide incolore, gluant,
susceptible de s’étirer en fils extrêmement ténus; ceux que je suis
parvenu à recueillir avaient environ 1/200° de millimètre de diamètre,
étaient cylindriques et présentaient des renflements fusiformes.
Très hygroscopiques, ils variaient constamment de forme sous
l'action de l’humidité atmosphérique; rien que la projection de
l’haleine les faisait gonfler, fondre et s’étaler sur le porte-objet.
Le liquide en question sort des pores coxaux, c’est-à-dire des
orifices, en nombre variable suivant les espèces, qui se remarquent
chez les Lithobies, à la face inférieure des coxæ des quatre ou cinq
dernières paires de pattes,
J’ignore le rôle de cette substance; les fils, à raison de leur délica-
tesse et de leur déliquescence, ne sont pas capables de tenir suspen-
due la Lithobie, comme c’est le cas pour la production des glandes
filières des Scolopendrelles. Je crois, d’ailleurs, que cette sécrétion
ne se présente sous forme de filaments que dans des cas exception-
nels : quand le liquide sortant des coxæ avec une certaine abondance
vient en contact avec des corps auxquels il s’agglutine. On pourrait
considérer l’émission de cette substance comme un moyen défensif;
_ mais je ne vois pas de raison convaincante pour admettre cette
. (1) R. Lazrzez. Die Myriopoden der ôsterreichisch-ungarischen Monarchie,
1te Hälfte, 1880, p. 54.
83
opinion; il me paraît plus probable qu’elle joue un rôle lors de
l'accouplement.
Chaque pore coxal est l'orifice externe d’un tube chitineux assez
long, à parois épaisses, et dont le fond mince est percé d’un grand
nombre de canaux très fins. Autour de ce fond, se disposent, de
manière rayonnante, des cellules glandulaires coniques, dont les
bases s’appuient sur une intima, prolongement de la membrane
basale de l’hypoderme.
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Lithobius for ficatus. Glande coxale; coupe longitudinale suivant un plan passant
par l’axe de la coxa, X 400. p. c. pore coxal ; m. membrane poreuse; g. globule
sanguin ; ér. trachée.
L'aspect de ces glandes coxales a été décrit dans ses grandes
lignes par C. HERBST ({); mais un point important qui a échappé
aux observateurs est le mode de fonctionnement de ces organes.
Le produit de sécrétion, d’abord contenu dans des vacuoles cellu-
laires, s’accumule ensuite dans une cavité comprise entre Le sommet
(1) C. Hergsr. Beiträge zur Kenntniss der Chilopoden. Bibliotheca zoologica,
1891, p. 17.
Je mentionnerai pour mémoire la description donnée par Vo@r et YuNG dans
leur Traité d'anatomie comparée (vol. 11, p. 91); elle est complètement fautive,
de même que la fig. 39 qui l'accompagne, « Nous nous sommes demandé, disent
ces naturalistes, si ces fossettes ne constituaient pas des organes auditifs, analo-
gues à ceux des sauterelles; mais nous n'avons pu constater des ramifications
nerveuses s’y rendant, En tout cas, ce ne sont point des glandes comme beau-
coup d'auteurs l'ont dit. » Je trouve, avec HERBST, que cette opinion n’a pas
besoin d’étre réfutée.
$
89
des cellules et la membrane perforée. Il s’y dispose en traiînées
rayonnantes ; mais la plupart des réactifs l’y coagulent en une masse
vacuolaire d’aspect fort variable. Bien fixée, cette couche striée
paraît souvent faire corps avec la zone poreuse du canal excréteur
et en impose pour une membrane perforée très épaisse; par l’action
à chaud de la soude ou de la potasse on la dissout, en respectant la
mince paroi chitineuse. Le volume de cette masse est fort variable;
et les aspects très diflérents que présente la membrane poreuse me
font penser qu’elle peut, suivant la quantité de sécrétion accumulée,
bomber vers l’orifice externe ou s’invaginer vers la profondeur.
Ainsi qu’il résulte des recherches de TômôsvaRYy (1), de HERBST
et des miennes, sur lesquelles je reviendrai plus tard, les glandes
pleurales des Géophilides et de Scolopendra, et les glandes anales
des Géophilides présentent une structure fondamentale semblable à
celle que je viens de décrire. Le caractère qui varie le plus, suivant
les genres, dans ces glandes pleurales ou anales, est le développe-
ment des crêtes transversales, d’allure spiraloïde, qui renforcent la
paroi du tube excréteur.
(1) Tümôsvary. Ueber den Bau der Spinndrüsen der Geophiliden. Mathem.
und Naturw. Bericht aus Ungarn, Bd. II, 1883-84.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
LV
Assemblée mensuelle du 3 avril 18917.
PRÉSIDENCE DE M. KERREMANS.
La séance est ouverte à 8 heures.
Les procès-verbaux des assemblées mensuelles des 6 février et
6 mars 1897 sont approuvés.
Décisions du Conseil. Ont été admis en qualité de membres effec-
tifs : MM. J. Jablonowski, directeur de la Station entomologique de
l'État, à Budapest, présenté par MM. Horvath et Lameere, et le
D' Harold Swale, à Londres, présenté par MM. Andrewes et Severin.
Correspondance. La Classe des Sciences de l’Académie royale de
Belgique envoie le programme de ses concours pour 1898 ; l’une
des questions est ainsi libellée : On demande des recherches phy-
siologiques nouvelles sur une fonction encore mal connue chez
un animal invertébré.
Présentation de Mémoires. M. Champion nous adresse : À List of
the Ægialitidæ and Cistelidæ supplementary to the « Munich » Cata-
logue. MM. Fairmaire et Severin sont désignés comme rapporteurs.
M. Kerremans dépose un manuscrit intitulé : Voyages de
M. E. Gounelle au Brésil. Buprestides. — Rapporteurs : MM. Candèze
et Weyers.
Travaux pour les Annales. L'Assemblée vote l’impression des
mémoires annexés à Ce numéro.
Communications. M. Severin annonce que notre collègue
M. Éd. Coucke, éloigné des études entomologiques pour un certain
temps à cause de sa santé, a fait don au Musée d'Histoire naturelle
des collections de Diptères, d’Hétéromères et de Brachymères de
Belgique, rassemblées par lui et par son frère, feu Louis Coucke,
et ayant servi de types à leurs travaux.
La collection comprend notamment 14,000 Diptères du pays,
dont les deux tiers sont déterminés.
L'Assemblée témoigne à M. Coucke toute sa reconnaissance pour
la décision qu’il a prise et espère qu’il pourra bientôt s’adonner de
nouveau à l’entomologie.
— M. Lameere signale les captures suivantes : 1° un exemplaire
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, à V 97. 8
92
du Diplopode Craspedosoma Rawlinsi, trouvé récemment dans la
forêt de Soignes ; 2° deux exemplaires de l’Araignée Scytodes thora-
cica, rencontrés chez lui à Bruxelles,
— M. de Selys-Longchamps mentionne à ce propos la capture
qu’il a faite, vers 1830, dans un entresol, à Longchamps, d’un
exemplaire du Chilopode Scutigera coleoptrata.
— M. Lameere déclare qu’il à eu l’occasion d'examiner les exem-
plaires belges de la collection du Musée d'Histoire naturelle déter-
minés comme Chlorita Solani Kollar, par feu Lethierry : ces Homo-
ptères sont, en réalité, des Chlorita viridula Kall., comme l'avait
soupçonné Edwards. La présence de la première de ces espèces n’a
pas encore, jusqu'ici, été constatée en Belgique, tandis que l’autre
y est commune.
— Le même membre présente de la part de notre collègue
M. Eug. Simon, le 1* fascicule du tome IT de l’Histoire naturelle des
Araignées; il annonce aussi que les éditeurs de la Faune de France
par A. Acloque ont fait don à la bibliothèque de la Société du
tome II comprenant les Insectes, sauf les Coléoptères.
Excursion. Le 9 mai à Postel. Départ de Turnhout à 7 h.50 m. du
matin.
— La séance est levée à 9 1/2 heures.
MATÉRIAUX POUR LA FAUNE COLÉOPTÉRIQUE
DE LA RÉGION MALGACHE,
par ME. EL. Fairmaire.
3° NOTE.
Les matériaux de ce troisième mémoire m'ont été fournis, comme
pour les précédents, par les récoltes de notre collègue M. Alluaud à
Diégo-Suarez et par les nombreuses communications de M. R. Ober-
thur. Mais, en outre, notre collègue et ami M. J. Bourgeois m'a
généreusement donné les insectes récoltés par son frère, le com-
mandant Bourgeois, et ceux, plus nombreux, qui lui ont été
envoyés par M. Bontemps, dont les recherches ont été faites aussi
à Diégo-Suarez. Quelques-uns m'ont été envoyés par M. Henri
Perrier.
Cicindela Perroti. — Long. 15 mill. — Oblonga, fusca, capite
purpureo et cœruleo mixto, prothorace anguste cupreo marginato
cum strigula antica brevi cœrulea, elytris opacis, lunula humerali
Les 4
93
angusta, intus anguste producta, dein anguste per marginem fasciam
medianam attingente, hac intus prolongata, marginem haud attin-
gente et fascia apicali, antice paulo recurva lividis, striga brevis-
sima livida inter scutellum et humerum, striga altera prope suturæ
basin, macula angusta paulo ante medium ad suturam lividis,
margine externo anguste fusco; subtus nitida, fusco-cyanescens,
metasterno medio cœruleo, lateribus cupreo et albovilloso, pro-
sterno violaceo, pedibus gracilibus, fusco-violaceis, albo setosulis,
antennis basi cœruleis, articulis apice cupreis, labro pallido, apice
fuscato et 5 denticulato, medio fere carinato, ore pallido, mandibulis
apice nigris. — Diégo-Suarez, Isokitraa (Perrot); un seul individu
dans la collection Oberthur.
Ressemble à l’equestris, mais un peu plus étroite, surtout pour le
corselet qui n’est pas arrondi sur les côtés, la tête est moins
rugueuse, les fascies des élytres sont différentes, la médiane se
dirigeant obliquement vers la suture en formant un coude, la
fascie apicale ne se relie pas à la médiane et il n’y a pas une bande
pâle le long du bord externe. Il est vrai qu’elle est parfois interrom-
pue chez l’equestris, dont les fascies sont variables et qu’on retrou-
vera probablement les mêmes variations chez la C. Perroti,
Zuphium Roberti. — Long. 4 mill. — Oblongus, dorso planius-
culus, dilute fulvus, vix nitidulus, capite supra piceo, nitidiore,
elytris disco levissime fumatis, ore antennisque pallidioribus,
capite prothorace haud angustiore, inter antennas impressiusculo,
antennis prothoracis basin paulo superantibus, articulo 1° elon-
gato, paulo claviformi, ceteris subæqualibus, 2° paulo minore,
prothorace cordato, antice truncato, postice constricto, basi triim-
presso; elytris apice oblique truncatis et extus rotundatis, dorso
“subtilissime dense punctulatis, subtiliter striatulis, striis basi tantum
impressis, intervallis alternatim paulo convexis. — Diégo-Suarez
(Robert Bourgeois).
Cette espèce intéressante ressemble beaucoup au Z. Chevrolati; il
est-notablement plus petit avec la tête plus foncée, aussi large que
le corselet, celui-ci est plus tronqué avec les angles antérieurs plus
marqués, les élytres sont à peine striées et les antennes sont bien
plus courtes, plus robustes, avec le 2° article seulement un peu plus
court que le 3°. C’est le premier Zuphium trouvé à Madagascar.
Drypta cyanicollis. — Long. 11 à 12 mill. — Cœrulea, modice
nitida, elvtris viridi-metallicis, paulo nitidioribus, tibiis fuscis,
apice cum tarsis rufescentibus, palpis antennisque pallide rufo-
testaceis, his articulo 1° apice infuscato; capite densissime punc-
tato, haud rugoso, clypeo labroque rufescentibus; prothorace
subcylindrico, basi breviter angustato, antice vix sensim attenuato,
94
dorso dense subtiliter rugosulo punctato; elytris oblongo-ovatis,
postice paulo ampliatis, apice recte truncatis, extus sat acute angu-
latis, ad suturam angulatis, dorso punctulaio-striatis, intervallis
convexiusculis, punctato-rugulosis ; subtus nitidior, subtilius aspe-
rula, tibiis tarsisque fulvo-villosis. — Antsianaka /Perrot/; un seul
individu dans la collection Oberthur.
Espèce bien distincte par son corselet presque cylindrique, à
ponctuation assez fine, égale, très serrée, comme sur la tête.
Drypta quadrispina. — Long. 14 mill. — Cyanea, sat nitida,
antennis ferrugineis, articulo 1° piceo, basi rufescente, palpis rufo-
piceis; capite parum dense sat fortiter inæqualiter punctato, medio
longitudinaliter elevato, lævi, antice magis elevato et piceo, oculis
globosis; prothorace elongato, basi angustato, paulo constricto,
antice paulo attenuato, dorso parce punctato, transversim rugosulo,
lateribus magis marginato, basi impresso ; elytris postice ampliatis, :
fortiter striatis, striis grosse punctatis, intervallis elevatis, lævibus,
apice oblique truncatis, extus et ad suturam longe et acute spinosis;
subtus punctulata, pedibus rufovillosis. — Antsianaka /Perrot); un
seul individu dans la collection Oberthur.
Cet insecte est bien remarquable par ses élytres armées à l’extré-
mité de 4 épines fortes et aiguës.
Calleida fastuosa Klug. — Cette espèce est généralement
méconnue. La vraie fastuosa, dont j'ai pu voir, dans la collection
Oberthur, des individus comparés au type, est bien conforme à la
description de Klug et nullement bordée de cuivreux brillant sur les
élytres, qui sont seulement un peu bleuâtres vers la suture, laquelle
est rousse et sans bordure distincte; les intervalles sont à peine
convexes, le rebord apical à peine saillant, roux; la taille est plus
faible (9 mill. au lieu de 12), la troncature des élytres est moins
nette, l’angle externe moins marqué, non relevé, le corselet est
moins large, moins arrondi sur les côtés en avant, les angles
postérieurs sont obtus, nullement saillants en dehors, les antennes
sont moins longues. — Un individu a été trouvé par le capitaine
R. Bourgeois à Diégo-Suarez.
Calleida ignicincta. — Long. 12 mill. — Voisine de la
précédente, mais d’une coloration toute différente, les élytres étant
violacées, y compris la suture, avec une bordure marginale d’un
cuivreux doré brillant, atteignant presque l’écusson; la troncature
apicale est très nette avec l’angle externe un peu saillant; la tête et
le corselet sont bruns, ce dernier roussâtre sur les côtés, qui sont
assez fortement arrondis en avant, un peu sinués avant les angles
postérieurs, qui sont assez pointus, le disque est finement striolé
en travers avec un sillon longitudinal.
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95
C’est l’espèce la plus répandue à Madagascar; elle se rapproche
beaucoup de la spendidula Fab. de l’Inde.
Var. B. — Disque des élytres rougeâtre, bordure d’un vert métal-
lique s’arrêtant aux épaules, le dernier intervalle externe roussâtre,
le dessous et les pattes de même couleur. — Avec le type.
Brachinus oculicollis. — Long. 9 mill. — Oblongo-ovatus,
rufo-testaceus, vix nitidulus, prothorace punctis 2 discoïdalibus
fuscis, elytris fuscis, macula magna humerali postice dentata, vitta
marginali angustissima cum macula humerali confluente et macula
anteapicali rufo-testaceis ; capite antice biimpresso et medio convexo,
labro punctis 2 grossis impresso, cum mandibularum apice infus-
cato, antennis crassis, medium corporis haud superantibus, obscu-
ris, articulo 1° excepto; prothorace cordato, postice sat fortiter
angustato, antice lateribus rotundato, postice sinuatis, angulis acutis,
dorso subtiliter vense rugosulo ; elytris ovatis, postice paulo amplia-
tis, ad humeros parum rotundatis, apice truncatis, extus rotundatis,
dorso rufo-pubescentibus, subtilissime dense coriariis, obsolete
costulatis ; abdomine infuscato, subtiliter asperulo, pedibus sat
validis, tarsis anterioribus articulis 3 primis sat fortiter dilatatis. —
Ankaboka; ma collection.
Cette jolie espèce est remarquable par l’épaisseur des antennes et
les 2 points noirs du corselet qui est cordiforme ; elle est assez
voisine du B. comoricus Fairm. mais la forme des antennes et la
coloration sont bien différentes.
La tache humérale est parfois très étroite et la postérieure rejoint
la bande marginale.
Peliocypas insularis. — Long. 4 192 mill. — Oblongus,
parum convexus, rufo-testaceus, nitidus, capite prothoraceque
paulo magis rufis, elytris sutura et margine vage obscuratis, anten-
nis, palpis pedibusque paulo dilutioribus; capite breviter ovato,
convexiusculo, prothorace vix sensim angustiore, post oculos pau-
latim angustato et summo transversim impresso; oculis nigris,
semiglobosis; prothorace latitudine vix longiore, elytris dimidio
angustiore, basin versus attenuato, lateribus antice vix arcuatis,
basi obsolete sinuatis, postice magis marginatis, angulis posticis
acute rectis, dorso subtiliter transversim strigosulo, medio striato,
basi transversim depresso, ad angulos impresso; scutello acute
triangulari, obsolete depresso; elytris subparallelis, apice sinuato-
truncatis, truncatura extus rotundatim angulata, dorso sat fortiter
striatis, striis fere lævibus, integris, intervallis planiusculis, lævi-
bus, stria 2? fere apice, 3% basi puncto impressis; unguibus valde
pectinatis. — Nossi-Bé; collection Oberthur.
Ressemble extrêmement au P. uniformis Fairm., du Tonkin,
96
avec les élytres plus amples, un peu enfumées sur la suture, à stries
plus larges, un gros point sur la base du 3° intervalle ; le corselet
en plus striolé transversalement. Cet insecte est encore un des points
de ressemblance avec la faune indo-malaise.
Lionychus nebulosus. — Long. 2 1/2 mill. — Ovalis, vix
convexus, fusco-ænescens, vix nitidus, elytris pallidis, disco
oblonge fusculo nebulosis et vitta marginali angusta fuscula, antice
medio interrupta et paulo dilatata postice circumductis; capite sat
lato, alutaceo, ad oculos striato, clypeo antice subtiliter striolato et
medio linea elevata signato, palpis fuscis, antennis gracilibus, pro-
thoracis basin parum superantibus, fusculis, basi pallidis; protho-
race transversim cordato, basi constricto, subtilissime strigosulo-
coriaceo, medio sulcato, angulis anticis acutiusculis ; elytris late
ovatis, medio ampliatis, apice oblique truncatis, subtiliter alutaceis,
suturam versus vage substriatulis, stria suturali apice distincta,
margine apicali obliqua paulo inæquali et intus stria puncetata limi-
tata ; tibiis basi longe pallidis. — Environs de Majunga.
Cet insecte ressemble beaucoup au L. sulcatus Chaud., d’Abys-
sinie; mais sans parler de la sculpture bien différente, les élytres
sont très obliquement tronquées. La coloration rappelle celle du
Bembidium pallidipenne de nos côtes.
Tetragonoderus quadricollis. — Long. 6 mill. — Ovatus,
æneus, sat nitidus, elytris pallide flavidis, postice albescentibus,
post medium transversim maculis punctiformibus fusco-æneis orna-
tis, apice fumatis, subtus piceolo-rufescens, pedibus et antennis
multo dilutioribus; prothorace postice haud angustiore, lateribus
fere parallelis; elytris ovatis, basi et apice fere æqualiter angustatis,
medio ambpliatis, lateribus arcuatis, humeris acutiusculis, striis
parum profundis, intervallis planis, — Majunga.
Cet insecte est très curieux par sa forme et sa coloration; cette
dernière rappelle le T. undatus du Brésil et de la Plata par sa teinte
d’un fauve très pâle, presque blanchâtre vers l'extrémité, et par les
points bruns placés transversalement avant cette partie blanchâtre,
savoir : trois points en triangle près de la suture et une tache un
peu plus grande sur le bord externe; mais la forme des élytres est
bien moins large. Le corselet est très différent de ce que l’on voit
chez les espèces voisines; il est transversal, mais nullement rétréci
en arrière, les côtés sont presque parallèles, les bords latéraux
sont moins déprimés, les angles postérieurs obtus et les impressions
postérieures sont remplacées par une fossette bien marquée.
Thyreopterus crassicornis. — Long. 19 mill, — Forme et
coloration du T, rufotinctus, mais distinct par les antennes épais-
sies au milieu ; d’un brun de poix, le front convexe et uni, impres-
PRES Le
97
sionné de chaque côté entre les antennes; le corselet de même
forme, mais entièrement noir, plus convexe sur le disque, avec les
angles postérieurs un peu plus marqués, les élytres moins arron-
dies, un peu élargies en arrière, l'extrémité tronquée aussi oblique-
ment, plus fortement épineuse à la suture, également obtuse en
dehors, le dos fortement et assez largement strié, les stries lisses,
les intervalles assez fortement convexes, lisses; en avant, après la
base, une assez grande tache d’un roux testacé, ne touchant ni la
suture, ni le bord externe, à peine dentée, et, avant l’extrémité, une
autre petite tache de même couleur, ne touchant pas la suture. —
Antsianaka (Perrot); un seul individu, coll. Oberthur.
Thyreopterus ornatipennis. — Long. 16 mill. — Également
très voisin du rufotinctus, mais plus grand, plus large, la tache
antérieure des élytres ne se confond pas avec la marginale, qui se
prolonge en arrière en se rétrécissant et atteint presque l'extrémité
après s’être un peu élargie; la tache rouge postérieure est courte et
étroite, largement séparée du bord par le noir du fond, l’extrémité
des élytres est plus arrondie en dehors et la suture est terminée par
une épine beaucoup plus forte et aiguë, les stries sont plus fines, les
intervalles moins convexes à l’extrémité, enfin les pattes sont
foncées. — Antsianaka (Perrot); un seul individu, coll. Oberthur.
THYREOPTERUS COMMUNIMACULA Fairm. — Après comparaison,
c’est une espèce à supprimer et à réunir à MNycters brevicollis Cast.
Eurydera stellulata. — Long. 8 à 10 mill. — Oblonga,
sat convexa, fusco-nigra, elytris macula magna rufa ante medium
sita, nec suturam nec marginem attingente, paulo dentata, post
medium utrinque maculis rufis 6-7 fere transversim sat irregulariter
dispositis ornatis; capite lævi, convexiusculo, inter antennas leviter
biimpresso, spatio medio leviter elevato, palpis rufis, antennis rufo-
testaceis; prothorace brevi, lato, postice vix angustato et lateribus
vix sinuato, disco convexo, medio sulcato, basi transversim
impresso, lateribus reflexis, angulis posticis rectis ; elytris sat bre-
viter ovatis, apice sat fortiter sinuatis, angulo suturali obtuso,
externo fortius obtuso, dorso sat fortiter striatis, striis Iævibus, inter-
vallis sat convexis, sutura paulo elevata ; subtus cum pedibus conco-
lor. — Antsianaka (Perrot); coll. R. Oberthur.
Espèce remarquable par la coloration des élytres qui présentent,
en outre d’une grande tache subbasilaire, plusieurs petites taches
formant, avant l’extrémité, une rangée assez irrégulière.
EURYDERA OBSCURATA Fairm. — femorata Klug.
Æthriostoma fasciolata. — Long. 2 mill. — Ovata, postice
leviter attenuata, sat convexa, fusca, nitidula, subtiliter puberula,
elytris fasciis pluribus cinereo-pubescentibus, dentatis, regulariter
98
variegatis, prothorace lateribus et baseos medio similiter pubes-
cente ; capite inflexo; prothorace brevi, antice valde angustato,
dense subtiliter punctato, basi medio valde lobato et utrinque late
sinuato, angulis posticis sat acutis ; scutello vix distinguendo; elytris
ovatis, à basi leviter attenuatis, dense sat subtiliter coriaceo-
punctatis ; pedibus obscure ferrugineis. — Environs de Majunga.
Diffère de l’undulata par sa taille bien plus faible, son corps un
peu atténué en arrière et le dessin des élytres formant des bandes
en zig-zag, mais régulières, cendrées, le fond des bandes étant
rougeâtre comme on le voit chez plusieurs Attagènes.
Potamophilus abdominalis Wat. /P. oxypterus Fairm.) —
La © n’était pas encore connue; un individu de ce sexe a été trouvé
par M. Bontemps à Diégo-Suarez; il diffère du ' par l'extrémité
des élytres qui est coupée obliquement sans prolongement des
angles. L’abdomen et la poitrine sont également concaves.
Elmis Perrieri. — Long. 2 mill. — Ovatus, convexus, niger,
nitidus ; capite dense subtilissime punctulato, inter antennas
fortiter transversim impresso ; prothorace subquadrato, elvtris
angustiore, antice tantum angustato, lateribus vix arcuatis, dorso
sat dense subtiliter punctaio, medio elevato et breviter sulcatulo,
sulco basi præsertim et antice abbreviato, basi medio breviter et
extus longius plicato, spatio inter plicas leviter depresso, lateribus
ad marginem longe impressis; elytris breviter ovatis, grosse
substriato-punctatis, stria suturali subtilius punctata, et extus
bicostatis, intervallo 3° breviter ac obsolete costulato. — Trouvé
dans l’Ikopa par mon ami M. Henri Perrier.
C’est la première espèce du genre Elmis signalée à Madagascar. Elle
ressemble à l'E, Maugetii, mais un peu plus grande, plus noire, et
bien distincte par la sculpture du corselet qui présente, sur le milieu
du disque, un fin sillon court, et au milieu de la base 2 plis courts,
bien marqués; les élytres ont des lignes de gros points formant
presque des stries, et deux côtes saillantes en dehors.
Aphodius tenuitarsis. — Long. 2 3/4 mill. — Parum oblon-
gus, CONVExUS, dilute rufescens, nitidus, prothorace capiteque dilute
casta nescentibus, hoc antico, illo ad latera rufescentibus, antennis
palpisque pallidioribus, elytrorum sutura castanescente, basi
latius: capite antice attenuato, subtiliter dense punctulato, inter
oculos linea subtiliter elevata, medio interrupta transversim
signato, clypeo medio leviter convexo, utrinque leviter impresso,
margine antico fere truncato, subtiliter marginato, angulis sat
rotundatis; prothorace transverso, antice vix angustiore, lateribus
levissime arcuatis, dorso laxe punctato, intervallis subtilissime
punctulatis, basi medio subtiliter marginata, angulis omnibus
4
Fr
[Lan
es
A!
99
obtusis ; scutello oblongo, planato; elytris basi truncatis, ad humeros
angulatis, apice rotundatis, dorso leviter striatis, striis subtiliter
punctulatis, apice fere lævibus, suturali magis profunda, intervallis
planiusculis, fere lævibus; tibiis anticis sat fortiter tridentatis,
tarsis filiformibus, articulo 5° primo longiore, unguibus tenuis-
simis. — Suberbieville (H. Perrier), ma collection.
Ressemble beaucoup au dorsalis Boh., mais la tête et le corselet
sont moins foncés, le corselet est moins grossement ponctué, avec
la base finement marginée au milieu; l’écusson en plan, les stries
des élytres sont plus ponctuées, surtout à la base; la bande suturale
est moins nettement limitée et élargie à la base.
Aphodius pictipennis. — Long. 3 2/3 mill. — Oblongus, sat
convexus, dilute testaceus, nitidus, capite prothoraceque infuscatis,
lateribus dilute testaceis, elytris dorso dilute infuscato, hoc colore
post medium interrupta, macula laterali et macula anteapicali
fuscis ornatis ; capite lævi, subtiliter punctulato, antice fere truncato,
ad angulis rotundato ; prothorace transverso, elytris haud angus-
tiore, lateribus rotundato, antice et postice æqualiter angustato,
angulis omnibus rotundatis, dorso subtiliter punctulato, basi haud
marginato; scutello ogivali, lævi; elytris ovatis, subparallelis, apice
rotundatis, fortiter striatis, striis lævibus, intervallis convexis,
lateribus punctulatis, tibiis anticis fortiter bidentatis, dente 3°
supero vix distinguendo, tarsis gracilibus, metatarso elongato. —
Suberbieville (H. Perrier), ma collection.
Ressemble au contaminatus pour la forme, la coloration et la
sculpture; mais presque glabre, et rappelant un peu l’A. X-signum
pour la manière dont la coloration des élytres s’arrête après le
milieu avec une tache brune antéapicale et une autre externe; les
tibias antérieurs n’ont que 2 dents.
Synarmostes basicollis, — Long. 3 mill. -- Ressemble beau-
coup au S. latericostatus Fairm., du même pays, même coloration
brillante, bronzée, mais le corselet est un peu plus large avec les
côtés un peu cuivreux, la surface est un peu inégale, plus fortement
et moins densément ponctuée, et au milieu de la base on voit quatre
petits reliefs, assez bien marqués, les deux antérieurs moins
distincts, les postérieurs plus écartés, plus gros, la base est un peu
déprimée de chaque côté de ces derniers ; l’écusson est aussi plus
fortement ponctué et présente de chaque côté, à la base, un petit
renflement commun avec le bord de l’élytre correspondant, ces deux
renflements sont plus convexes que ceux du corselet et suivis d’une
dépression bien marquée; les élytres sont aussi plus fortement et
moins densément ponctuées, la carène externe est semblable, les
épipleures ne sont pas striolées, mais granuleuses ; les tibias posté-
100
rieurs forment une large plaque triangulaire. — Environs de Tana-
narive; ma collection.
Chez le latericostatus on voit bien de chaque côté, à la base de
Pécusson, un petit renflement, mais il est peu marqué et il n’y en a
pas à la base du corselet.
Synarmostes obscuroæneus. — Long. 4 mill. — Ressemble
au latericostatus dont il diffère par la taille plus grande, la colora-
tion plus foncée et la carène latérale des élytres moins saillante,
sauf aux épaules, et presque effacée au milieu; la ponctuation est
aussi serrée, mais un peu plus forte sur la tête et le corselet; elle
est plus fine sur les élytres, même à l’extrémité où elle est plus
forte que sur le reste, avec la suture saillante, accompagnée
d'une courte strie, la partie épipleurale est aussi finement striolée,
les tibias postérieurs sont médiocrement dilatés. — Madagascar
(Raffray,.
Orphnus distinctus. — J'ai décrit sous le nom d’O. hova
(Ann. Ent. Fr., 1868, 783) un insecte qui ressemble extrêmement à
celui que Westwood avait décrit sous le même nom, O. owas
(Trans. Ent. Lond., 1852, 74, pl. 9, fig. 9). Ces deux espèces ne dif-
fèrent guère que par la conformation du corselet qui, chez l'owas,
présente au bord postérieur une série de crénulations qui se
reproduisent sur le bord basilaire des élytres et qui n’existent pas
chez l’hova.
En outre, la portion rétuse antérieure présente au milieu deux
dents très obtuses, rapprochées, à peine séparées par une faible
impression, elles sont accompagnées, de chaque côté, par une crête
obtuse, faiblement bi-angulée ; chez l’autre espèce, que j'appellerai
distinctus, cette partie médiane est obtusément tridentée, la crête
latérale est semblable; le 3° intervalle des élytres est notablement
plus étroit, le pygidium est bien moins rugueux et les fémurs sont
rougeâtres; enfin l’écusson est plus arrondi à l’extrémité.
Ochodæus miliaris Klug. — Ayant pu comparer une série
assez considérable d'individus de ce genre, j'en suis arrivé à
conclure que les O. canellinus et infuscatus Fairm. ne sont que des
variétés de taille et de coloration, le dernier se rapprochant davan-
tage de la description de Klug.
ODONTOPLIA n. g.
Ce nouveau genre, voisin des Hoplia, en diffère par l'abdomen
contracté chez les Y; il se distingue des Dichelus et genres voisins,
dont il se rapproche par les dents des tibias libres, par l’écusson
presque ovalaire et le chaperon bidenté; les crochets des tarses
101
postérieurs sont simples, ceux des intermédiaires faiblement fendus
à l'extrémité, ceux des antérieurs doubles, soudés à la base, la partie
la plus forte un peu plus longue. Les tarses postérieurs des J'sont
épais, plus courts, plus densément ciliés, leurs fémurs sont robustes,
inermes. La forme est plus svelte que celle des Hoplia; leur
corselet est notablement plus étroit que les élytres.
Odontoplia Alluaudi. — Long. 10-11 mill. — Oblonga, parum
convexa, fusco-picea, nitida, supra indumento ochraceo-flavido
dense vestita, scutello excepto, subtus cum pygidio dense albido-
squamosulo, pedibus denudatis; capite subquadrato, clypeo denu-
dato, angustiore, antice leviter sinuato et sat obtuse, © acutius
dentato, antennis ferrugineis, 4’ clava elongata; prothorace elytris
angustiore, longitudine vix latiore «4, magis transverso 9, antice
rotundatim ampliato, angulis anticis valde obtusis, posticis vix
obtusis, basi recta, margine laterali punctis aliquot grossis impresso,
sat breviter sat dense fusco-setulosis et setis 3 vel 4 elongatis fuscis
munito, dorso vix perspicue laxe punctato ; scutello oblongo, apice
obtuse rotundato, velutino, fusco-nigro ; elytris ovatis, ad humeros
angulatis, medio paulo ampliaiis postice, attenuatis, apice sat rotun-
datis, dorso obsoletissime costulatis; pedibus denudatis, j' crassis,
inflatis, setosis, © gracilibus, tarsis elongatis, tenuibus. — Diégo-
Suarez /Alluaud/.
Cet insecte est fort intéressant, formant le passage entre les
Gymnoloma et les Hoplia; il diffère de ces dernières par l’abdomen
contracté chez les 'et le chaperon bidenté, mais il en a beaucoup
plus le faciès. Les crochets des tarses antérieurs J'semblent simples,
mais les deux parties sont très inégales comme épaisseur et soudées
à la base.
Hoplia plagulata. — Long. 10 mill. — Ovata, crassa, levi-
ter convexa, castaneo-rufescens, capite prothoraceque infuscatis,
setulis griseis adpressis dense vestita, elytris plagulis denudatis
seriatim impressis; capite rugoso-punctato, antice integro et
tenuiter marginato, antennis palpisque rufis; prothorace sat brevi,
transverso, elytris angustiore, antice angustato, dorso sat subtiliter
punctulato-asperato, lateribus setoso-ciliatis, basi medio arcuato et
subtiliter marginato; scutello ogivali, dense punctato; elytris
amplis, subquadratis, medio vix ampliatis, apice late rotundatis,
dorso dense subtiliter punctulato-asperatis, sutura sat late elevata,
punctulis denudatis sparsuta, utrinque costulis 3 latis, vix sensim
_ elevatis, intervallis plagulis denudatis seriatim impressis, lateribus
punctulis denudatis sparsutis; propygidio et pygidio paulo magis
rufescentibus, similiter vestitis et punctulis denudatis sparsutis ;
subtus griseo-albido dense vestita, punctulis denudatis sparsuta,
102
pedibus paulo obscurioribus, tibiis tarsisque posterioribus fumatis,
similiter vestitis, tibiis anterioribus tridentatis, dentibus apicalibus
majoribus, unguiculis anticis inæqualibus, externis apice paulo
paulo fuscis, posticis integris. — Diégo-Suarez (Bontemps).
Cette Hoplia ressemble à la gemmata, mais plus grande, plus
large, avec le corselet plus large en arrière, à peine arrondi sur les
côtés, l’écusson moins étroit, concolore et les élytres plus larges, à
séries de taches ou de points dénudés, sans granulations éparses,
saillantes ; les tibias postérieurs sont moins épais.
Hoplia angulopicta.—Long.7 mill.— Ressemble extrêmement
à la retusa pour la forme et la coloration; en diffère par les élytres
qui, sur un fond d’un cendré obscur, ont des taches d’un brun foncé,
puis, après le milieu, une large bande brune oblique, doublée en
arrière d’une bande très oblique d’un gris cendré, s’arrêtant en
pointe sur le calus antéapical, l’extrémité étant d’un brun foncé; le
corselet est unicolore avec une étroite ligne médiane assez pâle; le
dessous et les pattes sont d’un brunâtre marron unicolore avec une
fine villosité cendrée; les tibias antérieurs ont deux fortes dents à
l'extrémité et une troisième très petite ; les crochets des tarses inter-
médiaires sont inégalement fendus. La tête est bien plus large et plus
tronquée. — Madagascar ; ma collection.
Hoplia impressidorsis. — Long. 6 1/2 mill. — Ovata, crassa,
dorso planiuscula, fusco-nigra, nitida, supra (capite excepto)
rufescens, nitidula, sed pube flavo-lutosa dense obtecta, elytris
utrinque parte convexa longitudinaliter denudata, pygidio similiter
vestito, apice paulo denudato; capite nudo, fere rotundato, grosse
rugato, antennis rufis, clava paulo obscuriore; prothorace trans-
verso, elytris vix angustiore, antice angustato, dorso sat subtiliter
densissime punctato, basi recta, angulis rotundatis ; scutello oblongo-
ogivali ; elytris medio ampliatis, postice angustatis, apice separatim
rotundatis, disco paulo depressis, dense sat subtiliter punctatis,
sutura et utrinque parte externa longitudinali convexis, denudatis,
nitidis, laxe punctatis ; propygidio castaneo dense punctato, pygidio
subtiliter densissime punctato; subtus cum pedibus nitidissima,
his castaneis, tibiis anticis bidentatis, posticis inflatis, unguiculis
4 anticis inæqualibus, parte longiore apice bifida, tarsis posterio-
ribus articulo ultimo clavato, subtus leviter tridenticulato, unguiculo
unico simplici. — Environ de Majunga.
Cette espèce, qui ressemble plus à une Dichelonycha qu’à un
Hoplia, au moins pour la vestiture et la coloration, est assez remar-
quable par la dépression longitudinale du disque des élytres qui
relève la portion externe dénudée, et par la forte rugosité de la tête
qui est presque arrondie.
103
Serica fusciceps. — Long. 9 à 10 mill. — Oblonga, postice
paulo ampliata, convexa, fusca, leviter cœrulescens, nitidula, pro-
thorace elytrisque rufis, subopacis; capite nigricante, dense punc-
tato, margine antico reflexo, ad angulas rotundato, antennis palpis-
que nigricantibus; prothorace valde transverso, elyiris paulo
angustiore, antice angustiore, lateribus medio fere angulatim dila-
tatis, margine postico utrinque depresso et leviter sinuato, angulis
posticis sat obtusis, dorso laxe punctato et hirsutulo; scutello
oblonge triangulari; elytris ovato-oblongis, post medium leviter
ampliatis, costulatis, interstitiis latis, transversim plicato-crenatis,
brevissime hispidulis; subtus fere opaca, coxis posticis amplis,
punctatis, pedibus nitidis, sat gracilibus, femoribus posticis latis,
tibiis anticis bidentatis, dente apicali elongato, tarsis elongatis,
gracilibus, unguibus apice breviter fissis. — Diégo-Suarez (Bon-
temps).
Ressemble à S. brunnea de nos contrées, mais plus grand, roux,
plus élargi en arrière, avec le corselet angulé latéralement et les
élytres carénées ; la coloration de la tête et du dessous du corps est
très différente.
Omaloplia pernitida. — Long. 10 mill. — Ovata, valde con-
vexa, medio ampliata, fusca, valde nitida, vage metallescenti-
micans, apice castanescens, subtus cum pedibus picea, femoribus
piceo-rufis, lateribus opaca; capite laxe punctulato, lateribus
reflexis; prothorace transverso a basi antice fortiter angustato,
lateribus fere rectis, dorso parum dense modice punctato, margine
postico late vix bisinuato, angulis paulo acutis ; scutello acute
triangulari, fortiter punctato, medio paulo elevato; elytris late
ovatis, apice truncatis, sat fortiter parum profunde punctatis,
obsoletissime lineolatis, apice brevissime bistriatis; pygidio rufes-
cente, punctato; pectore lateribus grosse punctato, abdomine vix
punctulato, tibiis anticis tridentatis, dente supero vix prominente.
— Madagascar; ma collection.
. Voisine de la grossa Bl°, mais moins large et moins grande, d’une
couleur foncée, les élytres sans lignes élevées, à ponctuation moins
grosse, à surface plus unie.
Triodonta hovana. — Long. 5 mill, — Sat breviter ovata,
valde convexa, nigra, nitida; capite dense punctato, antice fere
rugoso, fronte linea fere recta transversim signata, clypeo antice
late leviter sinuato, lateribus paulo marginato; prothorace trans-
verso, elytris vix angustiore, antice angustato, lateribus rotundato,
dorso dense fortiter punctato, basi præsertim asperulo, angulis
posticis obtusis; scutello ogivali, rugose punctato; elytris sat
brevibus, postice ampliatis, apice valde rotundatis, dorso dense
104
punctato-rugosulis, disco vage striatulis, sutura paulo elevata,
stria suturali basi et apice magis impressa; pygidio densissime sat
subtiliter punctato; subtus minus fortiter punctata, tibiis anticis
fortiter tridentatis, tarsis piceis, posterioribus articulo 1° secundo
paulo breviore. — Fianarantsoa; coll. Alluaud.
Ressemble à T. morio, mais plus court, avec le chaperon large-
ment sinué, la ponctuation bien plus forte et les élytres courtes,
sans stries distinctes.
Adoretus hystrix. — Long. 14 mill. — Ovato-oblongus,
modice convexus, piceo-fuscus, valde nitidus, setulis griseis sparsu-
tus et setis majoribus albidis laxe hirtulus, subtus cum pedibus
magis piceo-rufescens, femoribus dilutioribus; capite lævi, summo
et antice parce punctato, margine antico arcuato, reflexo ; protho-
race elytris vix angustiore, lævi, lateribus grosse sed laxe punctato,
angulis posticis valde obtusis, anticis acutiusculis ; scutello ogivali,
punctulato; elytris medio parum ampliatis, dorso subtiliter rugu-
losis, modice punctatis, sutura paulo elevata et utrinque nervulis
3 vix perspicuis, punctis distantibus setiferis impressis ; pygidio
apice dense punctato; subtus fere lævis, segmentis ventralibus
transversim paulo punctatis; pedibus validis, femoribus posticis
latis, ante apicem subtus spina magna acuta et spinulis 2 minutis
armatis. — Diégo-Suarez /Alluaud).
Je conserve à cette espèce remarquable le nom porté sur la
planche 16, n° 9 de l’Atlas Grandidier. Les soies blanches des
élytres et l’armature des fémurs permettent de reconnaître au
moins cet insecte.
Le labre est fortement crénelé et le rostre est large et tronqué.
L’Adoretus setifer Brenske (Soc. Entomologica, 1893, n° 2, p. 9)
présente une vestiture assez analogue. Sa taille est de 143 mill.;
il est oblong, noir, à poils cendrés; le chaperon et la tête sont très
densément ponctués ; le corselet est très densément ponctué sur les
côtés, au milieu peu densément mais avec les points plus gros; les
élytres, comme tout le dessus du corps, sont couvertes densément
de poils sétiformes et ont, au lieu de stries, plusieurs rangées de
fortes soies hérissées, d’un jaune brunâtre ; le pygidum est fine-
ment et pas densément ponctué; les fémurs postérieurs sont
inermes ; la 3° dent des tibias antérieurs est distincte.
Voisin de l’elongatus BI qui ne présente que 2 dents aux tibias
antérieurs.
Adoretus sulcirostris.— Long.15 1/2 mill.— Oblongo-ovatus,
medio leviter ampliatus, parum convexus, lutescenti-fulvus, nitidus,
fronte utrinque et prothoracis plagis duabus magnis fuscis, elytris
basi vage fumatis, setulis pallidis sat longis parum dense hirtulus;
at ha
<&
105
capite sat fortiter sat dense, antice tenuius ac densius punctato,
. margine antico arcuato et anguste marginato, sutura clypeali tenui,
epistomate et labro rugosis, hoc medio sat late rostrato, rostro
sulcato ; prothorace longitudine plus duplo latiore, antice angustiore,
lateribus sat fortiter rotundato, dorso sat fortiter parum dense
punctato, angulis posticis obtusis, anticis acutiusculis; scutello late
et obtuse ogivali, dense punctato, ad marginem impresso; elytris
medio paulo ampliatis, dense punctato-rugosulis, stria suturali sat
fortiter impressa, utrinque nervulis 3 vix distinguendis, apice
rugosulo, angulo suturali fere recto; pygidio subtiliter asperulo,
densius ac longius setosulo ; subtus paulo fumatus, pectore subtiliter,
abdomine sat fortiter punctato, tibiis anticis parum fortiter dentatis,
tarsis infuscatis. — Diégo-Suarez; un individu trouvé par
M. Alluaud.
Ressemble à l’eunectoides, mais plus petit, moins élargi, ce qui
le rend plus convexe ; la tête est plus fortement arrondie, le corselet
remarquable par les deux grandes taches brunes qui le font paraître
à 3 bandes, les élytres sont plus ruguleuses et moins rebordées
latéralement.
Adoretus discoidalis. — Long. 9 mill. — Oblongus, parum
convexus, lutoso-rufescens, nitidus, griseo-pilosulus, prothorace
elytrisque disco vage fumatis, subtus cum pygidio, tarsis et tibia-
rum apice æneo-virescens; caput lato, planiusculo, inter oculos
transversim punctato, antice truncato et leviter reflexo, oculis sat
grossis, labro sat anguste rostrato et sulcatulo; prothorace elytris
haud angustiore, longitudine plus duplo latiore, antice vix angus-
tiore, lateribus sat rotundato, dorso nitidissimo, polito, antice et
basi punctis sat grossis sparsuto, angulis omnibus obtusis ; scutello
sat lato, apice obtuso, punctulato; elytris punctato-rugosulis, sutura
et utrinque lineis 3 leviter elevatis;, subtus subtiliter, abdomine
fortius asperulus, griseo-pilosus, pedibus validis, tibiis anticis acute
tridentatis, dente supero minuto, tibiis posticis crassis sed paulo
compressis. — Madagascar-Ouest.
Ressemble assez au lanosus, de l’île Bourbon, mais distinct par la
tête tronquée, le corselet moins rétréci en avant, lisse sur le disque,
l’écusson très obtus et les élytres non élargies au milieu, enfumées
sur le disque.
Adoretus insularis. — Long. 10 à 11 mill. — Oblongus, sat
convexus, fusco-piceus aut rufo-piceus, nitidus, pube grisea-cinerea
vestitus, subtus cum pedibus et interdum clypeo rufescens ; capite
lato, antice arcuato et anguste reflexo, dense fortiter punctato, sutura
clypeali tenuiter elevata, labro late rostrato, truncato aut acuto,
medio linea leviter elevata ; prothorace brevi, longitudine plus duplo
106
latiore, antice vix angustiore, lateribus leviter arcuatis, dorso sat
dense punctato, angulis posticis obtusis, basi subtiliter marginata,
scutello triangulari, punctato; elytris dense punctatis, sutura et
utrinque lineis 3 anguste elevatis, stria suturali apice profunda;
subtus paulo nitidior, lævis, tibiis anticis tridentatis. — Seychelles;
ma collection.
Ressemble à l'A. pubipennis, du Sénégal, mais plus petit, plus
brillant, avec la ponctuation plus grosse, les angles postérieurs du
corselet moins droits, et les élytres un peu plus courtes et le dessous
du corps plus lisse,
Prodoretus tædiosus. — Long. 11 1/2 mill. — Ovatus, postice
ampliatus, lutescenti-fulvus, valde nitidus, capite infuscato, antice
dilutiore, setulis pallidis tenuibus sparsutus; capite fortiter sat dense
punctato, margine antico arcuato, reflexo, epistomate rugoso, labro
truncato; prothorace longitudine triplo latiore, antice paulo angus-
tato, lateribus leviter arcuatis, dorso sat subtiliter laxe punctato,
margine postico utrinque leviter transversim impresso, angulis
rotundatis, anticis obtusis ; scutello lato, punctato, apice fere rotun-
dato; elytris paulo post medium ampliatis, dorso sat fortiter sat
dense punctatis, sutura sat elevata, utrinque nervulis 3 vix elevatis,
lævibus, angulo suturali rotundato; pygidio asperato, longe setoso;
subtus lateribus paulo punctatus, tibiis posticis a basi valde inflatis,
tibiis anticis tridentatis, dentibus 2 apicalibus validioribus. — Diégo-
Suarez; un individu trouvé par M. Alluaud.
Cette espèce se rattache au groupe des Prodoretus, mais elle n’en
a pas la lèvre inférieure renflée d’une manière remarquable et les
tibias postérieurs sont renflés dès la base et non : flaschenformig. Le
corps et surtout les élytres sont plus larges que chez le vwittatus
Brenske, et ces dernières sont élargies après Le milieu et plus mar-
ginées.
ANOMOLYNA n. g.
Ce nouveau genre me paraît appartenir aux Pachypodides et se
distingue par une massue antennaire de 4 articles seulement, le
funicule de 5, les premiers plus ou moins longs, le 5° court; les
palpes maxillaires sont longs, grêles, le dernier de moitié plus long
que le précédent; la tête est bicarénée, relevée au bord antérieur
qui est entier. Le corselet est à peine bisinué au bord postérieur;
l’écusson est ogival. Les élytres sont assez amples, laissant à décou-
vert le propygidium. Les 4 hanches antérieures sont contiguës,
coniques, les tibias antérieurs sont armés de 2 grandes dents, l’api-
cale plus forte, plus longue, arquée, tous les tarses sont très longs,
filiformes, garnis à l’extrémité de longues soies, les crochets sont
107
fendus tout à fait à l’extrémité, les tibias sont longuement ciliés en
dedans.
Ce genre est voisin de Pachycolus, mais la massue antennaire n’a
que 4 articles, les fémurs ne sont pas aussi renflés, les tibias sont
très velus en dedans et la carène frontale est bien plus éloignée du
bord antérieur.
Anomolyna picticollis. — Long. 14 mill. — Oblongo-ovata,
sat convexa, dilute lutoso-testacea, nitida, capite prothoraceque
fusco-piceis, hoc lateribus late lutoso-testaceo, cum macula dilutius
picea, elytris piceo-marginatis et macula humerali ovata piceola,
scutello fusco, supra glabra, subtus griseo-villosa, propygidio apice
et pygideo piceis; capite sat dense punctato, antice rotundato,
reflexo, carina clypeali sat elevata, intus arcuata, oculis sat magnis;
prothorace transverso, elytris haud angustiore, antice angustato,
lateribus paulo arcuatis, angulis anticis obtusis, dorso laxe punctu-
lato, basi late bisinuato, angulis posticis sat acute productis ; scutello
punctulato, utrinque striato; elytris sat amplis, medio leviter
dilatatis, dorso sat fortiter sat dense punctatis, sutura subtiliter
elevata, basi depressiuscula; propygidio et pygidio dense asperulo-
punctatis ; pectore villoso, dense subtiliter coriaceo,abdomine nitido,
vix perspicue punctulato, apice obscuriore, tibiis setulosis. — Diégo-
Suarez (Bontemps).
Heteronychus impressicollis. — Long. 10 mill. — Res-
semble au suivant, mais un peu plus petit et distinct par le front
finement ponctué, le chaperon presque lisse avec une carène trans-
versale moins saillante, l’extrémité obtuse, par le corselet lisse,
ayant au milieu du bord antérieur une assez faible impression avec
une faible dent obtuse en avant, les côtés plus rebordés et plus
arrondis aux angles postérieurs, et par les élytres élargies en arrière,
à stries assez fortes, assez larges, avec d’assez gros points peu
serrés, disparaissant même sur les stries discoidales, les intervalles
convexes, lisses, la strie suturale est bien marquée, mais les
2 premières stries ne sont indiquées que par des points, les calus
postérieurs sont lisses, mais non convexes, la partie marginale et
apicale est finement ponctuée; le pygidium est lisse ; Le dessous avec
les pattes est d’une couleur marron, les tibias antérieurs ont 2 fortes
dents et une 3° à peine indiquée. — Madagascar; ma collection.
Heteronychus foveipennis. — Long. 12 à 13 mill. — Ovatus,
fusco-piceus, nitidus, sat convexus; capite ruguloso-punctato,
fronte transversim carinata, clypeo antice triangulari, apice obtuso
aut minutissime biangulato ; prothorace transverso, antice arcuatim
angustato, dorso fere lævi, vix perspicue punctulato, basi haud
marginato, utrinque leviter sinuato et impresso, angulis obtusis ;
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, à V 97. 9
108
scutello triangulari, lævi; elytris subquadratis, apice rotundatis,
dorso foveolis seriatim impressis, foveolis interdum subquadratis
aut confluentibus, basi præsertim, intervallis convexis, lævibus,
parte laterali et apicali sat subtiliter punctata, callis posticis con-
vexis, lævibus; pygidio fortiter punctato, apice lævi; subtus cum
pedibus castaneus, pectore strigosulo, medio cum abdomine lævi,
pedibus validis, sat brevibus, tibiis anticis valde bidentatis. —
Madagascar; ma collection.
Bien reconnaissable à sa petite taille, sa tête nettement carénée
en travers et surtout par les rangées de fosseties qui couvrent les
élytres en séries assez régulières avec les intervalles longitudinaux
assez convexes.
ORYCTES VINSONI Deyr. — Cette espèce doit reprendre le nom
de Nestor Burm. Cet auteur avait indiqué Java comme patrie d’après
la collection Dejean, ainsi que M. R. Oberthur me l’a fait remarquer;
la description de Burmeister ne laisse d’ailleurs aucun doute à cet
égard. C’est l'indication erronée de la patrie qui a fait méconnaiître
cette espèce,
Oryctes Dollei. — Long. 32 mill. — Ressemble beaucoup à
l'O. Vinsoni, de l’île Bourbon, dont il diffère cependant sur plusieurs
points ; il est plus petit et Les élytres sont couvertes d’une ponctua-
tion assez fine et serrée au lieu de gros points assez écartés, les ner-
vures sont aplaties, le gros pli externe est à peine indiqué; l’écusson
est densément ponctué, le pygidium est couvert d’une fine ponctua-
tion striolée, très serrée, sauf à l’extrémité ; la protubérance médiane
du corselet est assez large, tranchante, les 2 lobes saillants sont
écartés, moins saillants; toute la poitrine est rugueusement ponc-
tuée, sauf un espace médian étroit avec une impression oblongue,
parcourue par uue fine carène longitudinale, l'abdomen est assez
densément mais moins fortement ponctué. Enfin, la taille est nota-
blement plus faible et Les élytres sont plus parallèles avec l'extrémité
plus arrondie.
Je n’ai vu qu’un individu venant de Madagascar et communiqué
par notre collègue et ami M. Doilé, auquel je me fais un plaisir de le
dédier. L’Oryctes Vinsoni n’a pas encore été signalé sur ce con-
tinent. |
Euchræa cœlestis var. Urania (R. Oberthur, coll.). — Cette
belle variété présente, sur les élytres, les mêmes fascies transver-
sales que le type, mais elles sont d’un doré verdâtre, sauf les deux
basilaires qui sont orangées ; le corselet, avec la tête, est d’un jaune
orange avec une bande médiane longitudinale, étroite en avant,
élargie à la base, noire ainsi que 2 petits points en avant, la tête a
également une bande médiane noire; en dessous, les fascies de
109
1
l’abdomen et du métasternum sont d’un doré à peine verdâtre, le
pygidium est doré avec deux taches noires. — Antsianaka (Perrot).
Euchræa Riphæus (R. Oberthur, coll.) — Long. 22 mill. —
Oblongue-ovalaire, d’un noir mat en dessus, tête et corselet d’un
beau jaune, la 1" avec une bande médiane et une étroite bordure
noires, le dernier ayant au milieu une bande noire veloutée, mais
dénudée à la base et au milieu, et, de chaque côté, une tache noire
assez grande, plus 2 très petits points noirs en avant; élytres presque
aussi larges que le corselet, veloutées, mates, avec la suture et, de
chaque côté, 2 côtes saillantes lisses, brillantes, l’interne fortement
arquée vers l’épaule où elle s’élargit et effacée peu après le milieu,
la première n’atteignant pas l’extrémité, fortement coudée en angle
aigu à la base pour rejoindre la suture, les intervalles à gros points
- ocellés, en lignes, à peine enfoncés, surface marquée de taches
jaunes et verdâtres un peu transversales, surtout en dehors, avec
quelques points semblablement colorés dans les intervalles; pygi-
dium bronzé, un peu rougeâtre sur les côtés, très finement striolé ;
dessous et pattes d’un noir brillant, abdomen ponctué sur les côtés
et à l'extrémité avec double rangée de fascies transversales jaunes
et vertes sur les côtés, de grandes taches jaunes sur les côtés du
métasternum qui sont fortement ponctués, sur les hanches, les
épisternums et les fémurs postérieurs, tibias ciliés de noir, les anté-
rieurs à 3 dents dont les 2 supérieures très faibles. — Antsianaka
{Perrot}, un seul individu.
Cette jolie espèce a de La ressemblance avec la précédente, mais
elle est bien plus petite, la coloration est assez analogue, seulement
les taches sont courtes et nettes, les côtes des élytres sont entières,
la suture est simplement angulée à l’extrémité, la bande noire du
corselet est étroite et d’égale largeur, et le pygidium est très
différent.
Heterosoma sycophanta. — Long. 20 mill. — Ovata, postice
attenuata, supra planata, nigra parum nitida, femoribus rubro-rufis,
supra brevissime pilosula, subtus nitidior, fulvido-villosa ; capite
dense rugoso-punctato, vertice medio obsolete costulato, clypeo
concavo, lateribus arcuatis, elevatis, apice profunde emarginato,
antennis rufescentibus, clava leviter arcuata ; prothorace transverso,
elytris vix angustiore, a medio antice angustato, basi fere recta, dorso
- dense punctato-rugoso, lateribus postice sat crasse marginatis,
margine antico medio incrassato; scutello acuto, punctato; elytris a
basi attenuatis, dorso planatis et foveis parum profundis opacis dense
reticulatis, lateribus abrupte declivibus et fortiter carinatis, parte
laterali obsolete impressa, sutura paulo elevata nitida, postice magis
elevata; pygidio subtilissime coriaceo; pectore subtilissime coria-
110
ceo, rufovilloso, abdomine fere Iævi, apice punctato, medio sat for-
titer oblonge concavo, pedibus elongatis, tarsis longis et gracili-
bus; J: — Suberbieville (H. Perrier), ma collection.
Var. B. : elytris rufis, carina laterali et sutura exceptis.
J'avais cru reconnaître dans cet insecte la Parachilia Polleni de
Vollenhoven (Ins. rapp. par Pollen et van Damm, p. 9, pl. 1, fig. 5);
mais grâce à l’obligeance de notre collègue, M. Ritsema, qui a
comparé notre insecte à celui de Pollen, je puis indiquer des
différences notables. D'abord la coloration des fémurs et la villosité
du dessous du corps, qui sont noirs chez la Polleni, puis la saillie
de la carène interne des tibias postérieurs qui est à peine marquée
ici et angulée chez la Pollen.
Mon genre Eucatheta a été fondé sur une © qui appartient évidem-
ment au genre Heterosoma et très probablement à l’espèce décrite
ci-dessus.
Les tibias antérieurs des «n’ont que 2 dents, contrairement à ce
que dit Schaum.
L’'H. Guerini Westw. est un insecte différent, ayant les bords du
corselet, les élytres, le devant de la tête et Les pattes rougeûâtres,
plus une ligne élevée au milieu du corselet. Je ne suis pas convaincu
que la collata G. et P. appartienne, comme ©, à cette dernière espèce.
Machleida nossibiana. — Long. 7 mill. — Ovata, modice
convexa, indumento terreno vestita; prothorace transverso, basi
elytris fere dimidio angustiore, medio utrinque valde angulatim
dilatato, dorso laxe asperulo, medio longitudinaliter canaliculato,
canaliculo medio interrupto, marginibus elevatis et similiter inter-
ruptis, lateribus postice fortiter sinuatis, basi medio recta, utrinque
obliquata; elytris subquadratis, basi conjunctim late sinuatis, ad
scutellum depressis, ad humeros rotundatim productis, dorso tuber-
culatis, tuberculis ad suturam minoribus et raris, ad latera majo-
ribus, ante apicem utrinque 2 majoribus; subtus grosse punctata,
prosterno, mesosterno et processu intercoxali latis, hoc fere
truncato, segmento ventrali 4 brevissimo, pedibus hispidulis. —
Nossi-Bé.
Le genre Machleida, établi par Fährœus pour un insecte de Cafrerie,
ne se distingue des Machla que par le manque d’une fossette anten-
naire sous les bords du corselet. J’en possède 3 espèces, dont une
très voisine de celle-ci que je dois à l’obligeance de M. Bergroth.
Elle est malheureusement en très mauvais état et recouverte d’une
couche terreuse que je n’ai pu enlever que partiellement malgré
une longue macération, et je ne puis m'empêcher de croire que c’est
un insecte de la côte d'Afrique, arrivé à Nossi-Bé après une longue
pérégrinalion.
111
Pycna impressifrons. — Long. 4 à 5 mill. — Ressemble beau-
coup à la P. aphodina Fairm. (Ann. Ent. Belg., 1894, 142), pour la
forme et la sculpture, mais bien plus petite, à ponctuation plus fine,
la tête ayant en avant une impression transversale assez forte,
droite, tandis que chez l’aphodina la tête présente en avant une
dépression dans le sens longitudinal, les saillies latérales sont plus
tranchantes et l’épistôme a aussi une strie transversale, l’écusson
est plus court, les élytres sont semblables, les tibias antérieurs sont
moins denticulés. — Madagascar ; ma collection.
Pycna minor. — Long. 3 mill. — Encore plus petite, plus
étroite, avec la tête moins large, l’impression antérieure moins
étroite, les saillies latérales moins marquées, la ponctuation plus
forte, le corselet presque plus large que les élytres, à côtés très légè-
rement arrondis en avant, les angles moins saillants; l’écusson à
peine distinct, les élytres plus fortement striées. — Madagascar ; ma
collection.
PROLABRUS n. g.
Corpus oblongo-elongatum. Caput sat breve, antice fortiter
impressum, labrum productum, oculi rotundati, antennæ breves,
prothoracis medium haud superantes, crassiusculæ, apice latiores,
paulo compressæ, articulo 3° sequenti paulo longiore, ceteris subæ-
qualibus. Prothorax quadratus, angulis posticis acutis. Elytra paral-
lela, punctato-striata. Prosternum inter coxas sat latum, impressum,
apice dilatatum, acetabulis clausis, mesosternum sat angustum,
antice declivi et impresso, metasternum sat magnum, processus
intercoxalis parum latum, apice subtruncatum. Pedes mediocres,
sat breves, tibiis tarsisque gracilibus, his articulo ultimo ceteris
conjunctis æquali, illis apice calcaribus 2 minutis et tenuibus
munitis.
Les affinités de ce nouveau genre ne sont pas faciles à préciser;
il me semble se rapprocher des Lœæna et des Sitophagus. Il en diffère
par ses antennes assez courtes, à articles serrés, grossissant à peine à
l'extrémité qui est un peu comprimée.
Prolabrus parallelus.— Long.4 mill. — Elongatus, parallelus,
supra planiusculus, fuscus, nitidus, pedibus antennisque piceis, his
apice rufescentibus ; capite brevi, prothorace angustiore, dense
punctato, fere ruguloso, utrinque antice fortiter impresso, clypeo
transversim profunde impresso, antice fere truncato, labro producto
cum palpis ferrugineo, his articulo ultimo oblongo, truncato, oculis
rotundatis, prominulis, integris; prothorate quadrato, lateribus
fere parallelis, dorso dense punctato, lateribus et basi subtiliter mar-
ginato, angulis anticis sat obtusis, posticis acutiusculis; scutello
112
transverso, brevi, convexo ; elytris parallelis, apice rotundatis, dorso
fortiter striato-crenatis, intervallis anguste costulatis, sutura basi
sulcata. — Diégo-Suarez /Alluaud|.
La forme de cet insecte rappelle assez celle des Parallelodera et
Acalanthis, de la famille des Trogositides.
Pentaphyllus angustior. — Long. 2 mill. — Ressemble au
melanocephalus, mais plus petit et surtout plus étroit, presque paral-
lèle, avec la tête, le corselet, le dessous du corps et les antennes
d’un marron brunâtre; la tête, comme le corselet, est très densé-
ment ponctuée, ayant entre les antennes un profond sillon angulé de
chaque côté; le corselet est un peu rétréci en avant, avec les côtés
légèrement arrondis et la base finement marginée au milieu; les
élytres ont une ponctuation moins fine, moins serrée, et paraissent
finement coriacées. — Majunga.
Hypophlæus longicollis. — Long. 4 mill. — KElongatus,
filiformis, subcylindricus, niger, nitidus, elytris macula magna
rubra, ante medium incipiente, post medium terminata, ad suturam
vix separata, postice latius; capite convexiusculo, dense punctulato,
medio sulco sat profundo antice latiore impresso, clypeo cum ore
piceo, paulo inflato, antennis brevibus, prothoracis marginem
anticum vix superantibus, crassis, articulis 4-10 transversis, ultimo
breviter ovato; prothorace latitudine triplo longiore, antice levis-
sime latiore, dense subtiliter punctulato; elytris parallelis, ad
humeros angulatis, apice truncatulis, subtiliter sat dense punctu-
latis, subtilissime lineatis, ad scutellum sat fortiter impressis et
utrinque paulo elevatis; pedibus piceis, tarsis rufescentibus. —
Madagascar.
Ressemble au rufosellatus Fairm. pour la coloration, mais beau-
coup plus étroit, le corselet bien plus allongé, la tête à peine moins
large que le corselet, fortement sillonnée au milieu; les antennes
sont moins épaisses, surtout à la base, et un peu plus longues; la
tache des élytres est de même couleur, plus longue, un peu séparée
en deux par la suture et rétrécie en arrière.
Hypophilæus nemosomoides. — C’est le nom que j’applique
au Nemosoma fasciata Fairm., qui est décidément un Hypophlœus,
et qui, en cette nouvelle qualité, ne peut continuer à s’appeler
fasciatus. Il est très voisin du précédent, aussi étroit, mais avec le
corselet moins long, la tête non sillonnée, les antennes moins larges,
plus longues, les élytres un pou moins parallèles, plus tronquées à
l'extrémité, leurs taches beaucoup plus petites.
113
BRACHYPOPHLÆUS n. g.
Ce nouveau genre est fondé sur l’'Hypophliœus dimidiatipennis
Fairm., de Nossi-Bé, qui s’éloigne de ce dernier genre par un facies
tout diflérent, le corps étant peu convexe, rétréci en arrière, le
corselet court, trapézoïdal, rétréci en avant, fortement marginé
sur les côtés, avec deux fossettes à la base ; en outre, le prosternum
est rétréci entre les hanches, élargi en arrière, le mésosternum
très court, en arc; les épipleures, très larges à la base, sont presque
entières et les tibias sont plus linéaires.
Alphitobius grandis. — Long. 9 mill. -- Ressemble assez,
_ pour la forme générale, à l’A. diaperinus, maïs bien plus grand et
d’une coloration moins noire, peu brillante, analogue à celle des
A. piceus et luctuosus. Les antennes sont assez courtes et robustes,
les 6 avant-derniers articles fortement transversaux, le dernier
presque rond; le corselet est un peu rétréci en avant avec les côtés
très faiblement sinués avant les angles antérieurs qui sont presque
droits, nullement arrondis, la base est faiblement bisinuée, assez
fortement rebordée comme les côtés avec les angles presque obtus
mais marqués, le dos à ponctuation indistincte; l’écusson est large,
obtus ; les élytres sont plus longues, à stries assez peu profondes,
mais fortement ponctuées, presque crénelées, les intervalles légère-
ment convexes et finement alutacés; le dessous et les pattes sont
couleur de poix, un peu plus brillants que le dessus. — Madagascar.
Cette espèce est remarquable par sa taille, la forme du corselet
dont les angles sont prononcés, ses élytres allongées, à stries peu
profondes, mais fortement ponctuées, et ses antennes sen
grossissant presque dès la base.
Eubalia cyaneostriata. — Long. 11 mill. — Oblongo-ovata,
convexa, obscure rufescens, cœruleo-micans, sericea, parum nitida,
capite prothoraceque magis cœrulescentibus et basi rufescentibus,
elytrorum striis cœruleis ; capite ovato, subtiliter dense punctulato,
oculis distantibus, fere integris, antennis sat crassiusculis, corporis
medium attingentibus, articulo 3° longiore ; prothorace transverso,
elytris angustiore, antice a basi angustato, lateribus antice arcuatis,
angulis valide obtusis, posticis paulo acutis, dorso subtiliter dense
punctulato ; scutello ogivali ; elytris convexis, ad humeros sat rotun-
datis, post medium vix ampliatis, dorso profunde striatis, striis dense
tenuiter punctatis, intervallis convexis, dense subtiliter pubescenti-
bus; subtus sat nitida, cœrulescens, pectore rufescenti, dense subti-
liter pubescens, abdomine apice nitidiore, denudato, pedibus graci-
libus, rufescentibus, geniculis infuscatis. — Diégo-Suarez (Bontemps).
Le bord marginal des élytres est plus bleuâtre.
114
Le genre Eubalia, proposé par Castelnau (Hist. Ins. II, 257), me
paraît bien fondé. Les caractères tirés des yeux écartés, presque
entiers, et des tarses à articles intermédiaires triangulaires,
lamellés, conviennent bien à l’espèce précédente. Je ne connais pas
l’ovalis Cast. Mais les espèces dont Klug a formé le genre Plesia ne
peuvent faire partie des Eubalia; elles ont les yeux rapprochés,
très saillants, les antennes filiformes, les pattes robustes, surtout
les fémurs; les tarses n’ont que 2 articles lamellés et les palpes
maxillaires ont le 4° article largement triangulaire, tandis qu’il est
étroit, à peine plus large que le prédédent chez les Eubalia.
ANARMOSTODERA n. g.
Ce nouveau genre est presque un intermédiaire entre les
Praogena et les Nesogena ; il se distingue des deux par son corselet
étroit, en cône tronqué; ses antennes plus courtes, plus robustes,
grossissant vers l’extrémité, les yeux plus grands, plus écartés; les
fémurs plus grêles à la base, les tibias antérieurs non élargis à
l'extrémité. La coloration est analogue à celle des deux genres
voisins.
Anarmostodera crassicornis. — Long. 19 mill. — Oblongo-
elliptica, convexa, fusculo-cœrulescens, capite prothoraceque seri-
ceis, elytris squalide purpurinis, nitidis, subtus cum pedibus
valde nitida; capite lævi, fronte subtiliter punctulata, antennis
fuscis, opacis basi excepta, brevibus, medium corporis haud attin-
gentibus, articulis ultimis paulo compressis, latitudine vix latio-
ribus, ultimo obtuso, præcedenti haud longior; prothorace elytris
valde angustiore, truncato-conico, lateribus fere rectis, dorso subti-
lissime punctulato, basi subtiliter marginato sed sulculo transverso
nullo; scutello triangulari, convexiusculo; elytris amplis, ad
humeros obliquatis, ante apicem angustatis, apice obtuso, dorso
punctulato-striatis, striis basi fortius punctatis et profundioribus,
apice fere lævibus, intervallis vix convexiusculis, alutaceis, ad
humeros paulo elevatis, sutura ænescente, stria suturali apice
sulcata ; subtus lævis, lateribus minus nitidis; abdomine subtilis-
sime strigosulo. — Madagascar ; ma collection.
Cet insecte ressemble un peu, pour la coloration, à la Nesogena
hybrida, mais la conformation des antennes et du corselet est bien
différente.
Nemostira rufulicollis. — Long. 7 mill. — Sat elongata,
modice convexa, postice levissime ampliata, nitida, capite nigro,
prothorace rufo, elytris piceolo-rufescentibus, abdomine valde
nitido, cum pedibus, femorum basi excepto, piceolo, antennis piceis,
À
415
basi paulo rufescentibus; capite polito, oculis valde approximatis,
antennis sat brevibus, medium corporis haud attingentibus, apicem
versus paulo crassioribus, articulo ultimo 2 præcedentibus conjunc-
tis æquali; prothorace breviter ovato, convexo, antice et postice
æqualiter angustato, dorso fere Iævi, margine postico parum reflexo,
angulis parum exsertis; scutello sat amplo, rufescente; elytris
striatis, striis basi subtiliter crenulatis, post medium fere lævibus,
intervallis convexiusculis, alternatim punctis piligeris impressis,
apice valde obtuso, fere rotundato; subtus lævis, metapleuris
punctatis. — Madagascar.
Distincte par ses antennes courtes, un peu épaissies vers l’ex-
trémité, son corselet assez court et ses élytres obtuses à l’extré-
mité.
Nemostira atrifrons. — Long. 11 mill. — Elongata, sat con-
vexa, testacea, nitida, laxe hirtella, capite nigro, clypeo excepto,
prosterno pedibusque pallidioribus; capite Iævi, oculis magnis valde
approximatis, clypeo convexiusculo, basi transversim profunde
impresso, antennis medium corporis attingentibus, opacis, arti-
culo 1° vix nitidulo, ultimo elongato, tribus præcedentibus conjunc-
tis æquali ; prothorace cvato, elytris dimidio angustiore, basi leviter
angustato, dorso lævi, margine postico elevato, angulis posticis
valde exsertis; scutello lævi; elytris elongatis, apice paulo acumi-
natis, dorso sat fortiter punctato-striatis, striis basi dense crenulatis,
apice fere lævibus, intervallis paulo convexis, alternatim punctis
piligeris laxe impressis; subtus lævis, pectore lateribus punctulato,
pedibus elongatis. — Madagascar ; ma collection.
Ressemble à un petit individu de R. Servillei, mais avec le corselet
à côtés faiblement sinués vers la base, les élytres moins acuminées,
la tête noire, le corselet non distinctement ponctué et les antennes
un peu plus courtes.
Formicomus Bergrothii. — Long. 2 1/2 mill. — Elongatus,
convexus, fusco-piceus, valde nitidus, parce griseo-villosus, anten-
narum, prothoracis femorumque basi rufa; capite brevi, subtilis-
sime punctulato, fere rotundato, antennis elongatis, prothoracis
basin attingentibus, articulo ultimo elongato ; prothorace oblongo,
antice convexo et dilatato, postice constricto, pleuris profunde
impressis, dorso medio fortiter canaliculato, canaliculo basi abbre-
viato, hac transversim paulo elevata ; elytris ovato-oblongis, medio
ambpliatis, apice truncatulis, dorso lævibus; femoribus valde clava-
tis. — Nossi-Bé; donné par M. le D' Bergroth auquel je me fais
un devoir de le dédier. |
Ressemble au canaliculatus, de Sicile; en diffère par les élytres
plus courtes, plus larges, à épaules effacées, le corselet plus dilaté
116
en avant, le dernier article des antennes presque aussi long que les
deux précédents réunis et les fémurs plus renflés.
Formicomus fortipes. — Long. 3 à 3 1/2 mill. — Oblongo-
elongatus, valde convexus, virescenti-cœrulescens, metallicus, valde
nitidus, prothorace basi rufescente, antennis femoribusque basi
rufescentibus ; capite subtilissime punctulato, antennis sat elongatis,
prothoracis basin paulo superantibus, articulis 5 ultimis fuscis, cras-
sioribus, 2° tertio breviore, palpis maxillaribus fuscis, articulo ultimo
valde cultriformi, elongato, acuminato, 2 præcedentibus intus
angulatis ; prothorace antice globoso, dense punctulato, postice valde
angustato, basi fortiter depresso et strigosulo-rugoso, pleuris fortiter
impressis; elytris ovatis, ad humeros sat angulatis, medio leviter
ampliatis, apice fere acuminatis, dorso lævibus, basi indistincte
impressiuseulis ; pedibus sat magnis, femoribus apice valde incras-
satis, posticis elytra paulo superantibus:; 4 femoribus anticis dentatis,
tibiis anticis intus medio breviter angulatis. — Madagascar.
Ressemble au F. Alluaudi, mais plus grand, avec les élytres plus
courtes, plus convexes, le dernier article des palpes maxillaires bien
plus allongé, plus acuminé etles fémurs plus robustes et plus renflés.
Leptaleus brevior. — Long. 2 1/3 mill. — Klongatus, parum
convexus, fuseus, nitidus, glaber, elytris vittis 2 latis flavo-testaceis,
transversis, 1? subbasali, 2% post medium, prothorace basi rufo,
antennis dilute testaceis, pedibus rufo-testaceis, femoribus piceolis;
capite convexo. dense punctulato, postice subquadrato, angulis
rotundatis, prothorace latiore, antennis sat gracilibus, apicem
versus leviter crassioribus; prothorace convexo, basi constricto et
transversim fortiter depresso; lobo antico dense punctato, margine
postico paulo incrassato et medio fortiter impresso; elytris subpa-
rallelis, dorso planiusculis, ad humeros sat angulatis, basi haud gib-
bosulis, nec transversim impressis, apice abrupte rotundatis, dorso
dense sat subtiliter punctatis. — Madagascar.
Ressemble un peu au L. amplipes, au moins pour la coloration,
car ce dernier est très convexe, les élytres sont fortement gibbu-
leuses à la base, impressionnées ensuite, non parallèles, renflées
dans la partie postérieure, les antennes paraissent plus longues et
plus grêles, et les tibias postérieurs sont dilatés à l'extrémité.
Amblyderus aspericollis. — Long. 2 mill. — Oblongus,
convexus, totus rufus, sat nitidus, elytris paulo minus nitidis,
pallido-pilosulus ; capite punctato, summo breviter sed sat fortiter
sulcato, oculis nigris, antennis sat gracilibus, apice crassioribus,
articulo ultimo breviter ovato, præcedenti longiore, palpis maxilla-
ribus elongatis, articulo ultimo cultriformi; prothorace valde
convexo, basin versus angustato, punctato-aspero, margine antico
117
denticulis 4 armato, basi paulo minus asperato; scutello haud distin-
guendo; elytris ovatis, ad humeros sat angulatis, dense sat fortiter
punctatis, sat dense pilosulis; pedibus paulo pallidioribus. — Mada-
gascar.
Cet insecte ressemble beaucoup à la description de l’A. truncatus
Laf., d'Égypte; mais ce dernier est plus petit, son corselet ne paraît
pas présenter, au bord antérieur, 4 spinules bien distinctes, sa
surface est légèrement rugueuse, l’écusson est très petit, mais
visible, les épaules sont très arrondies, les antennes sont granulées
et les palpes ont le dernier article sécuriforme.
Anthicus vagepictus. — Long. 3 mill. — Oblongus, sat con-
vexus, rufo-testaceus, modice nitidus, sat dense griseo-villosulus,
elytris vitta suturali angustissima, vitta basali brevissima et vitta
transversa paulo post medium, fusco-nigris, hac ad suturam et mar-
ginem paulo dilatata, antennis pedibusque dilutioribus; capite
transversim quadrato, prothorace vix latiore, dense punctulato,
antennis crassiusculis, apice paulo erassioribus, articulis 2 et 3
subæqualibus: prothorace brevi, transverso, antice rotundatim dila-
tato, basi sat fortiter angustato, dorso subtilissime densissime punc-
tulato, collo vix distincto, basi marginala ; elytris sat amplis, ad
humeros angulatis, post medium leviter ampliatis, dorso dense for-
titer punctatis, stria suturali impressa. — Madagascar.
Voisin de l’Andreæ, maïs un peu plus petit, avec le corselet bien
plus court, plus large, plus dilaté en avant et les élytres un peu plus
amples, avec 2 bandes d’un brun noir mal limitées.
Anthicus inanis. — Long. 2 mill. — Oblongus, sat convexus,
totus testaceo-fulvus, nitidus, fere glaber, capite et prothorace
levissime rufescentibus ; capite haud quadrato, postice rotundato,
subtiliter punctulato, antennis basin prothoracis haud superantibus,
gracilibus, apice leviter crassioribus, articulo ultimo paulo obscu-
riore, 2° tertio æquali, prothorace capite parum angustiore, antice
vix ampliato, lateribus haud angulatis, dorso densissime punctulato,
basi haud marginato, collo brevi, pleuris impressis ; elytris oblongo-
ovatis, basi truncatis, ad humeros rotundatim angulatis, medio
leviter ampliatis, apice obtusis, dorso densissime punctulatis, sutura
basi et ante apicem oblonge impressa, stria suturali impressa, basi
ad scutellum leviter utrinque elevata. — Madagascar.
Ressemble à l’A. jejunus, mais bien plus grand, avec les antennes
moins longues, les yeux plus gros et le corselet plus étroit, non
étranglé avant la base.
Anthicus trinotatus. — Long. 2 253 mill. — Oblongus, con-
vexus, rufo-testaceus, villosus, capite (ore excepto) et elytrorum
maculis 35 nigro-fuscis, 2 primis discoïdalibus, magnis, 3 com-
118
muni anteapicali; capite convexo, punctato, collo brevi, antennis
elongatis, apice crassioribus, articulis 3 ultimis majoribus ; protho-
race sat parvo, capite parum angustiore, antice angulatim dilatato,
dorso dense punctato, lateribus ante basin vix sinuatis, pleuris
impressis, basi marginata; elytris ovato-oblongis, medio ampliatis,
ad humeros modice angulatis, apice obtusis, dorso dense sat fortiter
punctatis. — Madagascar.
Cet Anthicus est remarquable par la coloration des élytres ayant
chacune une grande tache discoïdale, une 3° antéapicale étant com-
mune et remontant un peu sur la suture. Il ressemble au quisquilius
pour la forme générale, mais non pour la coloration.
Un individu trouvé à Sainte-Marie par Coquerel, et probablement
immature, a la tête concolore et les taches des élytres moins nette-
ment marquées.
Anthicus Andreæ Laf. — Un individu trouvé à Majunga pré-
sente une variation curieuse ; il porte au milieu de la base du corselet
une tache noire bien limitée, qui constitue la seule différence appré-
ciable avec l’Andrecæ et qui est probablement accidentelle.
Anthicus floralis. — Cet insecte, qui se retrouve partout, a été
recueilli à Tsarasotra ; il est beaucoup plus petit que les individus
de nos pays, la coloration est plus vive, les renflements de la base
des élytres sont un peu plus marqués.
Ananca helvola Klug (maritima Coq.) 4. — Les différences
sexuelles de ce genre n’ont pas, à ma connaissance, été signalées,
au moins pour ‘es espèces madécasses, Les © sont nombreuses, mais
les j'sont extrêmement rares. Un individu de ce sexe a été trouvé
par M. Scalabre à Tsarasotra; il se distingue par une taille plus
faible et surtout par l’abdomen qui ne présente que 4 segments
ventraux ; le 4° assez court, fortement échancré à l’extrémité d’où
sort un long forceps arqué accompagné de chaque côté par un
long style ; il ne reste du 3° segment qu’une étroite valve de chaque
côté.
Une disposition analogue se retrouve chez l’A. foveicollis Fairm.;
seulement le 4 segment est obtus au milieu, le forceps et les appen-
dices sont moins longs. Ce sont les seuls j'que j'ai rencontrés.
Ananca trivittata. — Long. 8 1/2 mill. — Ressemble beau-
coup à l’A. striola Fairm., mais avec les élytres plus foncées, ce qui
en fait ressortir les lignes pâles ; ces lignes sont au nombre de 3:
suturale, discoïdale et marginale, plus nettes ; une 4° extrêmement
fine et courte entre les deux premières,
Le corselet est bien différent, moins convexe, avec 3 bandes
noires, nettement limitées, la médiane presque interrompue au
N
4
à
À
a
4
119
milieu, les latérales atténuées à la base; les côtés sont presque
anguleusement dilatés en avant, la surface est un peu impres-
sionnée transversalement en avant, l’écusson est d’un brun noir; la
tête a une impression transversale entre les yeux et une autre entre
les antennes; le dessous du corps est couvert d’une pubesc-nce
serrée, l'abdomen est brun avec le 1* segment roussâtre sur les
côtés, le dernier entièrement roussàtre, mais avec la base couverte
d’une pubescence extrêmement serrée et une bande transversale
d’un brunâtre pâle, peu distincte. — Madagascar.
Ananca grisescens. — Long. 9 à 10 mill. — Ressemble beau-
coup à un petit individu de l’A. helvola KI. (maritima Coq.), un
peu plus convexe et d’un flavescent très pâle, couvert d’une pubes-
cence de même couleur, serrée, qui lui donne une teinte presque
grisâtre ; le museau que la tête forme en avant est moins atténué,
l'extrémité des mandibules est noire, le 2° article des antennes est
moins court, oblong, le 3° est évidemment plus long que le 4°; les
nervures des élytres sont moins saillantes, visibles seulement à la
base, effacées après le milieu et sur les côtés, la ponctuation est bien
plus fine, peu distincte sous la pubescence serrée; les côtés du
métasternum sont faiblement enfumés. — Seychelles ; ma col-
lection.
NOTE SUR LE STILBUM BUQUETII (M. et Gh. Robin)
DÉVELOPPÉ SUR UNE Vespa Germanica
par le ED: Jacobs.
Beaucoup d'insectes de tous les ordres sont attaqués par des para-
sites végétaux particuliers ou cryptogamiques, auxquels on a donné
le nom de Torrubia, du nom de l’auteur qui en fit le premier l’obser-
vation. Assez rarement rencontrés en Europe, on les trouve fréquem-
ment aux Antilles, sur les Vespides du genre Polistes, ainsi que dans
d’autres localités de l’Amérique où habitent les insectes de cette
famille.
M. le professeur V. Despret, de Carlsbourg, m’a fait parvenir une
variété de Vespa Germanica Fab., sur laquelle s’est développé ce
singulier végétal. M Bommer, qui a bien voulu l’étudier, l’a désigné
sous le nom de Stilbum Buquetii (M. et Ch. Robin); l’exemplaire
est incomplètement développé.
Le Cryptogame se présente sous forme de filaments qui sortent
d’entre les segments de l’abdomen, ils y sont très nombreux, le
120
thorax en émet également; ils partent de l’insertion des deux pre-
mières paires de pattes, notre spécimen en porte à l'extrémité du
premier article d’une antenne et à la partie postérieure des man-
dibules.
Cet état est la deuxième période de l’existence du parasite, on l’a
désigné sous le nom d’état ascophore, il comporte des appareils
reproducteurs qui terminent les filaments; ces derniers peuvent
atteindre de 3 à 5 centimètres, être simples, filiformes, flexueux et
rigides, ou se bifurquer; à leur extrémité se trouve un renflement
creux irrégulier, long de 3 à 5 mill. avec un diamètre de 2 à 3 mill.
recouvert de petites pustules finissant par des corpuscules ou
conceptacles donnant naissance aux corps reproducteurs ou endos-
pores.
La première période de l’existence du parasite est connue sous le
nom d’état conidial, il est dû au développement des spores du
Cryptogame; ces corps reproducteurs donnent des filaments qui
pénètrent dans l’intérieur du corps de l’insecte par les parties
molles séparant les segments ; ils se nourrissent aux dépens de la
matière grasse de l’insecte par la production d'un mycelium plus
ou moins abondant.
On croit que l’insecte succombe, lorsque le parasite s’est fait jour
au dehors, après l'avoir épuisé. (Voir ANDRÉ, t. IL, pp. 521-522.)
D 223; e
M0
PLEIN EST
=
. Do A
D, #
D
«D
121
MATÉRIAUX POUR L'ÉTUDE DES HÉMIPTÈRES
DE BELGIQUE
par A4. He Jonck, pharmacien.
CORÉIDES
Tête 3- ou 4- angulaire, côtés arrondis, dessous de la tête à peine
ou pas sillonné. Antennes à quatre articles, souvent anguleux;
tubercules antennifères situés à la partie latérale antérieure de la
tête. Rostre de quatre articles. Pronotum ayant généralement les
côtés épineux ou denticulés et la surface à ponctuation tuberculée.
Membrane à nervures nombreuses, naissant d’une nervure parallèle
au bord postérieur de la corie; cette nervure se confond parfois
avec ce bord. Tarses de trois articles, le deuxième le plus court, le
premier le plus long. J'extrémité de l’abdomen largement tronquée
et entière, © extrémité de l’abdomen dentée ou lobée, dernier
segment de l’abdomen avec une fente longitudinale correspondant
à l'ouverture de la vulve.
TABLEAU DES GENRES
4. 4° et 5° segments du dessus de l’abdomen échancrés circu-
MHAGMOnTt. 14 72 2
4° segment de l’abdomen dns AR sinué de la Das Fr au
sommet .. . » 40
2. Joues prolongées en AS nie ee RAA # dÉnBn n
leclypeus. :: . : … …. . )Stenocephalus.
Joues non nées o en Hélnte ete les antennes. 210209
3. Tête très peu rétrécie en arrière. Quatrième article des an-
tennes droit, plus court que le 3°. . . . 4
Tête très rétrécie en arrière, au moins aussi large que fé Ut
antérieur du pronotum ; quatrième article des antennes
un peu courbe, plus long que le troisième . . . M a 5
4. Tête avec une impression longitudinale. Cuisses non FRE
(ou avec des dents très courtes chez Syromastes). La
nervure parallèle au bord postérieur de la corie se con-
fond entièrement ou presque avec ce bord . . . . a)
Tête sans impression longitudinale. Cuisses DULIRPTAI res
avec une ou plusieurs grandes dents épineuses, La ner-
vure parallèle au bord de de la corie est assez
éloignée de celui-ci. . . “NES 13,
o. Côtés du pronotum et connexivum Drotéidautant divisés en
expansions membraneuses; corps couvert de longues
épines minces 1 30.4... + ns Phylomorpha
122
Côtés du pronotum et connexivum non pe à corps
non ENINnEUX : -: PRE A UAS : SR SMRLO
6. Une épine aiguë au côté externe ‘de la base ie antennes 4%
Pas d’épine aiguë au côté externe de la base des antennes . 8
7. Écusson avec une carène de chaque côté; troisième article
des antennes plus long que le deuxième. . . Spathocera.
Écusson sans carènes ; 2° et 3° articles des antennes subé-
GAULLE Se MO NP Re TRE 1.12 LS EMOmMoNS
8. Une épine aiguë au côté 2nterne je la ia des antennes.
Deuxième article des antennes subcylindrique . Syromastes.
Pas d’épine au côté interne de la base des antennes. Deuxième
article des antennes triangulaire; 00080 DC RS
9. Clypeus pointu. Connexivum très dilaté. . . . . Verlusia.
Clypeus obtus. Connexivum non dilaté . . . . .Gonocerus.
10. Fémurs postérieurs avec une seule épine, souvent peu
MSUACLENS ES ET, NE ARE
Fémurs postérieurs avec abs TRE Hies FR + UE
11. Troisième article des antennes plus de deux fois plus long
que le second ; le 1 et le 4 plus renflés que 3 et2. . . 12
Troisième et deuxième articles des antennes subégaux, pas
moins épais que dL'et 4: . 1, LEE SAT UINemosen
12. Écusson avec une carène plus ou moins longue. Épine des
cuisses postérieures peu visible. . . . . Pseudophlaeus.
Écusson sans carène ; épine des cuisses postérieures bien
visible. rt, : Fu RUN AEUNSNNRRRES
13. Quatrième article des ne très ET Tan moins
long que-le troisième... us no 01 BORYSQLONR
Quatrième article des antennes non rente aussi long que
Le Ernie". ARE LE Mes Ni Le RE AS
14, Côtés du pronotum épineux . :: x. , LL N'ONCOTEUR
Côtés du pronotum non épineux . . . . . . Ceraleptus.
15. Tête sans col distinct après Les yeux . . . . . Camrptotus.
Tête rétrécie en col distinct après les yeux. . . . Alydus.
16. Premier article des antennes ne dépassant pas, ou à peine,
le sommet de la tête; corps ovale-oblong . . men l: |
Premier article des antennes dépassant le ne ds la
tête d’au moins un tiers de sa PRO corps étroit,
allongé, subparallèle . . . AT
17. Coloration rouge vif avec des AL noires. . . Therapha.
Coloration jaune rougeâtre sans taches noires. . . Coryzus.
18. Taille de 14 à 16 millimètres . . . . . . . Chorosoma.
Taille de 8 à 9 millimélres 400,40) ulnenbe ARC Myrmus.
123
STENOCEPHALUS Latr.
Tête beaucoup plus étroite que le prothorax, allongée, ter-
minée en avant par deux pointes; ocelles situés très en
arrière des yeux, qui sont globuleux, saillants ; prothorax
trapézoïdal.
4. Deuxième article des antennes avec un anneau noir au
milieu ; membrane enfumée avec des taches brunes entre
iéaervures: corps ovale oblong : < 7. 240000 ee
Deuxième article des antennes jaunâtre pâle; membrane
sans taches brunes ; corps étroit, subparallèle ; coloration
fauve ponctuée de noir . . . . . . “ S. neglectus H.S.
2. Rostre atteignant les hanches intermédiaires. Taille de
13 millimètres ART ei OL Sr ŒTPLES FOUUS
Rostre atteignant les hanches postérieures. Taille de
PR IMIILDIOLFOS 2 MN USM TS LS medtus: MR
PHYLLOMORPHA Lap.
Jaune pâle, taché de brunâtre ; antennes grêles, épineuses à
Fexception de 4. L: 8-10... +4 ..,. ” P. laciniata Vill.
SPATHOCERA Stein.
Les carènes externes du pronotum se terminent en angle
droit avant le bord antérieur, elles ne sont pas prolon-
gées sur le renflement postérieur du pronotum. L. 6.
*S. Dallmanni Schill.
Les carènes atteignent le bord antérieur et se prolongent
sur le bord postérieur renflé. L. 6 1/2. . . %$. lobata H.S.
ENoPLoPps Am. S$.
… Brun, corps convexe en dessous, bords de l’abdomen com-
ie primés, tranchants, relevés, tachés de jaune. Quatrième
*. 0 TOR . , ET:
article des antennes noir; pronotum rétréci en avant,
i sr
are .
|: dilaté sur les côtés, en arrière, en deux lobes arrondis.
D... . . . . LE: scapha Fab.
« a: 4
SYROMASTES Latr.
Brun cannelle, deuxième et troisième articles des antennes
fauve pâle, connexivum avec des taches rousses presque
carrées, tibias sinués. L. 13-14 . . . . S. marginatus L.
* Les noms précédés d’un astérisque sont ceux des insectes non encore
capturés en Belgique, mais dont la capture est probable.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 9 V 97 10
: Le .… CA FA
124 ie
23
A
4
va
an
4
(:
L
VERLUSIA Spin. Stal.
Connexivum dilaté en rhomboïde, coloration jaunâtre, rostre
atteignant les hanches postérieures. L. 10. V. rhombea L.
Connexivum dilaté en ovale, coloration rougeûtre. Rostre
atteignant les hanches intermédiaires. L. 10-11.
* V. sulcicornis Fab.
GOoNOCERUS Latr.
4. Angle latéral du pronotum très aigu et saillant, connexivum
étroits et dépassant pou la Cofiei. 5." "4 (2 NAS
Angle latéral du pronotum arrondi et peu saillant, connexi-
vum large et dépassant beaucoup la corie. L, 10-12.
G. venator Fab.
2. Deuxième et troisième articles des antennes non épaissis ni
variés de coloration. Pronotum unicolore rouge foncé.
Écusson de même couleur. L. 15. . . *G. insidiator Fab.
Deuxième et troisième articles des antennes comprimés, plus
bruns et plus larges au sommet qu’à la base. Pronotum
brunâtre avec une ligne médiane noire sur sa partie
antérieure, bord latéral antérieur noir. Extrémité de
l’écusson noire. L. 40 . :.... & 5 1. *G. JuniperidlsS.
* Nemoconris Sahlb.
Noir brunûtre, ovalaire ; pronotum à surface rugueuse, bordé
de blanchâtre. Corie blanchâtre à la base de son bord
externe. Extrêmement rare. L. 9. . . . * N. Fallen Sahb.
PSEUDOPHLAEUS Burm.
Corps rugueux, granuleux, finement velu; yeux très petits;
nervures des cories fortes, membrane avec des cellules
réticulées; pattes courtes, grêles ; cuisses peu renflées.
Une carène sur toute la longueur de lécusson, celui-ci
rebordé, L. 66H24: 1: ut res 7 P.FallemiSchie
Une carène au sommet de l’écusson seulement. L. 7.
P. Walltlii H. S.
BATHYSOLEN Fieb.
Tête et pronotum tuberculés, mais non épineux, écusson
légèrement rebordé, non caréné. L. 6 . . B. nubilus Fall.
a Sd à tn | Ce de LS
* ARENOCORIS Hahn.
Rouge ferrugineux, ponctué. Tête et pronotum finement
tuberculés, l’angle antérieur de celui-ci formant une
pointe aiguë dirigée en avant. Écusson ni rebordé, ni
113 TUAESNEREEN SRE RER R EEE NST Ln e pit
COREUS Fab.
Antennes et pattes avec des poils rares, courts et appliqués.
Tête sans tubercules épineux; dos de l’abdomen presque
noir. Roux cannelle. L. 8-10. . . . C. scabricornis Panz.
Antennes et pattes avec des poils nombreux, hérissés et
longs. Tête avec des tubercules épineux ; dos de l’abdo-
men rouge ferrugineux. Roux cannelle. L. 8-10.
C. hirticornis Fab.
* CERALEPTUS Costa.
1. Tubercule antennifère recourbé en crochet en dedans.
Cuisses intermédiaires avec une épine au sommet. Colo-
ration gris-brun ; pattes jaunâtres. L. 10-11.
* C. gracilicornis H.S.
Tubercule antennifère sans crochet. Cuisses intermédiaires
RATE RA TE a fe ST te CRE RTE ESS
2. Antennes presque glabres, tibias postérieurs avec une rangée
de poils épineux courts. Connexivum avec une tache
pâle à la base de chaque segment. L. 10-11.
* C. squalidus Costa.
Antennes velues, tibias postérieurs avec une rangée de poils
longs etsoyeux.Connexivum presque unicolore,jaunâtre.
A M NL" LU tea CEA MR
CAMPTOTUS Am. S.
Très allongé, subparallèle; brun chocolat; cuisses posté-
rieures très épaisses, dentées, tibias arqués; 2° et
3° articles des antennes pâles avec la base et l’extrémité
noirs ; pronotum légèrement trapézoïdal; ligne médiane
de la tête, bords des élytres et du pronotum pâles. L.12-14.
* C, lateralis Germ.
2° et 3° articles des antennes entièrement jaune pâle.
“ var. brevipes H.S.
12
6
ALYDUS Fab.
Allongé, étroit; noir brunâtre; cuisses postérieures un peu
renflées, dentées, tibias droits; 2 et 3° articles des
antennes avec l’extrémité noire; tête et pronotum forte-
ment ponctués et couverts d’une forte pubescence noire;
dessous de l’addomen et pattes bronzés. L. 10-11.
A. calcaratus L.
THERAPHA Am.S.
Rouge écarlate avec des taches noires bien marquées;
antennes et pattes noires. L. 8-10. . . . 7. hyoscian L.
Corizus Fall., Am. et S., Fieb.
. Bord postérieur du métasternum non sinué, son angle externe
arrondi; surface fortement ponctuée, sans sillons. Rostre
atteignant la base de l’abdomen. L. 7-8 . C. crassicornis L.
Bord postérieur du métasternum sinué, son angle externe
aigu ; surface divisée par un sillon en deux parties inéga-
lement ponctuées. Rostre ne dépassant pas les hanches
médianes . . . JF EE
Lames entourant la bise di ne étoltes n ant qu’au
milieu du dessous de la tête. Rostre atteignant les hanches
intermédiaires . . . 3
Lames rostrales larges PARA oxtrernite 8 He ne Ë
tête. Rostre court, ne dépassant pas le milieu du mésoster-
RO SDTUBN PR TS en eorrh SN LV NC HOT IRUSISCMEE
Dessus de l’abdomen noir ou Er avec des taches juunâtres.
Membrane sans taches. . . . A de:
Dessus de l’abdomen fauve avec des Che noires. MU
enfumée avec des points noirs. L.'71/2-8 C. maculatus Fieb.
. Connexivum foncé avec une large bande blanchâtre à la base
de chaque segment. . . . 6)
Connexivum entièrement pâle ou avec un es petit tue
à l'extrémité de chaque segment . . . . . . 6
Écusson avec deux petites dents à son apex ; ne sans
carène médiane. Tibias avec des anneaux noirs. L. 7.
C. capitatus Fab.
Écusson terminé par une pointe ; pronotum avec une carène
médiane. Tibias ponctués de noir avec des taches rou-
pouires, L. 6=7": JDE", 4 4104 7%, Cdistincius STE
Nervures de la corie avec des points noirs. Dernièr segment
de l'abdomen en dessus avec trois lignes longitudinales
noires. L. 6 1/2-7. . . . . . C. parumpunctatus Schill
k
127
Nervures de la corie sans points noirs. Dernier segment de
l'abdomen en dessus, ordinairement avec une ligne lon-
gitudinale noire. L. 6-7 . . .'., 4 .: G. rufus Schill.
RENSEIGNEMENTS LOCAUX
Syromastes marginatus. Namur (17-7-95), Engels. — Petite-Espi-
nette (6-96), Oor. — Walcourt et environs, Verheggen.
Enoplops scapha. Walcourt (16-5-94), Verheggen. — Silenrieux
(25-6-94), Verheggen.
Coreus hirticornis. Wépion (1-6-93), Yves-Gomezée, Dourbes,
Vogenée (6-94), Verheggen.
Stenocephalus agilis. Silenrieux (26-4-94), Verheggen.
Gonocerus venator. Dourbes (24-6-94), Verheggen; nouveau pour
la Belgique.
Alydus calcaratus. Heuré (22-8-95), Silenrieux (8-6-90), Verheggen.
— Bourgeois (8-96), Severin.
Terapha hyosciami. Rouge-Cloître, Coucke. — Namur (15-5-94),
Jambes (26-8-94), Engels.
Coriza parumpunctatus. Silenrieux (6-5-94), Verheggen. — Bour-
geois (8-96), Severin. — Groenendael (28-7-96).
C. crassicornis. Sclessin, baron de Moffarts.
C. capitatus. Knocke, Kinkempois, baron de Moffarts.
Myrmus miriformis. Wépion (1-6-93), Namur (8-7-93), Engels. —
Forêt de Soignes (14-7-96).
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
v
Assemblée mensuelle du 1” mai 1897.
PRÉSIDENCE DE M. KERREMANS.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le Président fait part à l’Assemblée de la mort de M. A. Rogen-
hofer, membre correspondant.
Il annonce que le Conseil a admis en qualité de membres effectifs :
MM. C. Felsche, de Berlin, présenté par MM. W. Horn et Severin;
D' Breïjer, de Prétoria(Transvaal) et lieutenant Colmant, de Bruxelles,
présentés par MM. Lameere ct Severin.
Correspondance. M. le D' H. Swale remercie pour sa nomination
comme membre effectif. Il envoie son portrait pour l’album de la
Société et la somme de 200 francs qui lui confère le titre de membre
à vie.
Rapports. M. Weyers donne lecture du rapport de M. Candèze et du
sien sur le mémoire déposé à la dernière séance par M. Kerremans.
L'Assemblée décide que ce travail : Voyages de M. E. Gounelle au
Brésil. Buprestides, sera imprimé immédiatement pour figurer dans
le tome VI des Mémoires.
— La même décision est prise relativement au travail de M. Cham-
pion : À List of the Ægialitidæ and Cistelidæ supplementary to the
&« Munich » Catalogue, sur rapport de MM. Fairmaire et Severin.
Travaux pour les Annales. L'Assemblée vote l'impression des
mémoires annexés à Ce numéro.
Communications. M. Severin signale un Coléoptère nouveau pour
la Faune : Gnathocera cornutus, trouvé en nombre par M. Fologne,
dans un élevage de Tenebrio molitor, chez lui, à Bruxelles.
Excursion. Le 13 juin à Calmpthout. Départ de Bruxelles (Nord)
à 6 h. 10 m.
La séance est levée à 9 1/2 heures.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 31 v 97. 11
130
LE TUBE VENTRAL ET LES GLANDES CÉPHALIQUES
DES SMINTHURES
par W. Willem, chef des travaux pratiques de zoologie à l'Université de Gand
et HE. Sabbe, docteur en sciences naturelles.
Chez les Podures linéaires, le tube ventral est un organe cylin-
drique formé d’une colonne rigide et d’une portion distale flexible
et dévaginable. Sa cavité est remplie par du liquide sanguin et
traversée par des muscles rétracteurs; ceux-ci s’insèrent d’une part
sur la portion évaginable du tube et de l’autre sur des apodèmes
ventrales où s’attachent les muscles de la coxa III. La rétraction de
la portion distale est due à la contraction des muscles ci-dessus; son
évagination se produit sous l’action de la pression sanguine
interne. Complètement étalée, cette portion distale présente un
aspect bilobé, dû à un sillon sagittal médian.
Chez les Sminthurides, on retrouve les mêmes parties consti-
tuantes, cylindre basal, région dévaginable bilobée munie de deux
systèmes de fibres musculaires rétracteurs s’insérant sur la péri-
phérie du sillon médian. En plus, aux dépens des parois de chaque
lobe, il s’est développé un long tube exsertile, que l’animal peut
projeter latéralement d’un mouvement brusque. Ce tube contient
un muscle rétracteur qui s’insère d’une part à son extrémité distale,
de l’autre à la paroi dorsale de l’abdomen (région antérieure); la
contraction de ce muscle ramène l’organe à l’intérieur du corps de
lanimal.
Le tube ventral a intrigué pendant longtemps les naturalistes qui
ont étudié les Collemboles. On l’a considéré comme servant à la
reproduction [LATREILLE (!), KOLENATI (*)]; comme organe d’adhé-
rence [NICOLET (*), BOURLET (*), ELDITT (5), OLFERS (6), LUBBOCK (°),
TULLBERG (°)|; comme analogue à une « branchie sanguine »
(1) LATREILLE. — De l’organisation extérieure et comparée des Insectes de
l’ordre des Thysannures. Nouv. Ann. d'Hist. nat.,t. I, 1832.
(2) KoLENATI. — Zwei neue üsterreichische Poduriden. Sitzungsb. Ahkad.
Wiss. Wien, Bd. XXIX, 1858.
(3) Nicocer. — Recherches pour servir à l'Histoire naturelle des Podu-
relles, 1841.
(4) BourLer. — Mémoire sur les Podures. Mém, Soc. Agriculture du Dépar-
tement du Nord, 1841.
(5) Ecprrr. — Einleitung zur Monographie der Thysanuren. Stett. Ent.
Zeit., 1854. :
(6) OLFERs. — Annotationes ad anatomiam Podurarum. Berolini, 1862.
(7) LugBock. — Monograph of the Collembola and Thysanura. London, 1873.
(3) TULLBERG. — Sveriges Podurider. Xongl. Svenska Vet. Akad. Handl.,
Bd. 10, 1872.
131
[Kou8e (!)]; même, comme une espèce d’appareil aquifère [REU-
TER (?)]|; enfin, SOMMER (°) et Scnôrr () tendent à lui attribuer une
fonction analogue à la glande du croupion des Oiseaux.
Le tube ventral est un organe d’adhérence : grâce aux deux tubes
exsertiles qu’il projette de temps à autre à droite et à gauche du
corps, le Sminthure se maintient à la surface des corps lisses. À
chaque saut, ces tubes sont évaginés et l’animal, au moment de sa
chute, reste accroché par ces organes, qui suppléent ainsi à l’insuf-
fisance des ongles. La portion évaginable du tube äes Podures
linéaires joue le même rôle, mais avec moins d'efficacité.
*
x *
L’extrémité du tube ventral, ainsi que les tubes exsertiles chez
les Sminthures, est couverte d’une substance gluante qui détermine
l’adhérence : il est aisé de soulever un Sminthurus chloroformisé
en touchant avec un objet les organes ainsi englués.
Ce liquide est sécrété, comme l’a annoncé FERNALD (°) pour
Anurida maritima, par deux glandes situées dans la tête. Chez
Sminthurus fuscus, elles sont logées dans la région postérieure de
la cavité céphalique et occupent les protubérances verticales posté-
rieures de la tête. Chacune d’elles est constituée par un tube con-
tourné qui, dans sa région glandulaire, se compose de cellules
plates à gros noyaux et à bordure striée; le conduit excréteur,
plus étroit, débouche à l’extrémité postérieure de la fente médiane
de la lèvre inférieure.
Ces glandes, découvertes chez Macrotoma flavescens par TULL-
BERG (f), qui les considérait comme glandes salivaires, ont été
figurées ensuite chez Lipura ambulans par Nassonow () qui les
fait se déverser dans la cavité buccale ; elles ont été signalées chez
Anurida maritima par FERNALD, qui a découvert leur véritable rôle.
De l’orifice de la glande jusqu’au tube ventral, la sécrétion suit
une gouttière chitineuse incomplète, qui court sur la ligne
médiane de la face inférieure de la tête et du thorax, en passant
(1) Kozse. — Einführung in die Kenntniss der Insekten. Berlin, 1898.
(2) Reurter. — Études sur les Collemboles. Helsingfors, 1880.
(8) SOMMER. — Ueber Macrotoma plumbea. Zeitschrift f. vw. Zool.,
Bd. XLI, 1885.
(4) SCHÔTT. — Zur Systematik und Verbreitung palæarctischer Collembola.
Kongl. Svenska Vet. Akad. Handl., Bd. 25, 1898.
(5) FERNALD. — The relationships of Arthropods. Studies from the Biological
Laboratory, Johns Hopkins University. Baltimore, 1890.
(6) TUuLLBERG. — Mémoire cité, p. 22, et Tafñl. V, fig. 8.
(7) Nassonow. — La morphologie des Insectes de forme primitive. Trav.
Labor. Mus. z001. Moscou, 1887, p. 47, fig. 53 (en russe).
132
entre les pattes; elle descend le long du tube ventral pour aboutir
au sillon qui sépare les deux lobes de cet organe.
k
x *
On observe, dans la tête des Sminthures, d’autres glandes qui,
jusqu’à présent, ont passé inaperçues chez tous les Collemboles.
Elles sont constituées par des cellules volumineuses, à gros noyau,
à tube excréteur chitineux prenant naissance dans le protoplasme
par une extrémité en cul-de-sac, autour de laquelle se dispose une
sphère à stries ravonnantes de produit sécrété.
Ces cellules forment, à droite et à gauche, un amas considérable
placé derrière les yeux, à la base de la mandibule et de la maxille et
s'étendant aussi dans l’espace étroit situé latéralement entre la
cavité buccale et la paroi extérieure de la tête.
Les conduits excréteurs des différentes cellules d’un même côté
se réunissent en un canal collecteur qui, de la base de la mandibule,
descend obliquement pour se terminer dans la partie supérieure de
la cavité buccale, dans l’angle formé par la mandibule et l’hypo-
pharynx.
Ce sont là les glandes salivaires que les auteurs avaient cherchées
sans succès.
(Laboratoire de zoologie de l’Université de Gand.)
DEUX FOURMIS D'ESPAGNE
par Aug. Forel.
STRONGYLOGNATHUS CÆCILIÆ n. sp. — ©. Long. 3,4 mill. — Tête
rectangulaire-arrondie, plutôt plus étroite derrière que devant, pas
ou à peine échancrée derrière, distinctement convexe sur les côtés.
Mandibules plus grêles et plus arquées que chez le testaceus. Vue de
côté, la face basale du métanotum est distinctement convexe et se
termine par deux dents extrêmement petites, plus petites que chez
le S. teslaceus. Premier nœud du pédicule moins haut, mais
beaucoup plus épais d’avant en arrière que chez les S. testaceus et
Christophi ®, chez lesquels il est comprimé; il est aussi bien moins
concave devant, mais presque tranchant et légèrement échancré au
sommet, comme chez le Christophi. Second nœud plus large que
chez le testaceus, moins large que chez le Christoph.
Côtés de la tête et du front ridés en long; le reste de la tête assez
lisse et luisant, avec de gros points enfoncés ou fossettes, surtout
apparents sur le vertex et le front. Mesonotum grossièrement strié
2m
133
en long au milieu, lisse et luisant avec de gros points épars sur les
côtés. Pronotum en partie mat, très finement ridé-réticulé, en partie
luisant. Côtés du thorax mats, très finement réticulés-ponctués,
avec des rides irrégulières. Métanotum très finement réticulé-ponc-
tué et mat, ainsi que le pédicule Abdomen lisse et luisant.
Pilosité du corps plus courte et beaucoup plus fine que chez le
testaceus. Les pattes et les scapes n’ont qu’une pubescence un peu
oblique.
D'un noir de poix; abdomen d’un brun de poix avec l’extrémité
roussâtre, Pattes, antennes et mandibules d’un rougeâtre un peu
brunâtre aux scapes et aux cuisses.
Ailes très hyalines, à nervures très pâles, plus longues que le
corps (pas plus longues chez le testaceus). Le thorax est aussi moins
déprimé que chez le testaceus.
Pozuelo, Espagne centrale (M. Cabrera y Diaz).
OxXYOPOMYRMEX SAULCYI Emery, var. Cabreræ,n. var. — 9. Diffère
de la forme typique par ses épines plus courtes, ses cuisses et
scapes d’un brun foncé et sa sculpture un peu moins distinctement
striée ou ridée.
Même localité que le précédent.
LES COCCINELLES DE BELGIQUE
par Albert Bovie.
Il n'existe peut-être pas, parmi tout le groupe des Coléoptères,
d’Insectes aussi variables par la coloration et les dessins des élytres
que les Coccinelles.
De tout temps, le nombre des variétés décrites a été considérable,
mais tandis que certains entomologistes n’admettaient que les
variations se rapportant à un détail anatomique, et n’admettaient
les variations de couleurs que lorsque celles-ci paraissaient avoir
atteint le maximum, il en était d’autres qui décrivaient avec soin et
nommaient les variations les plus petites.
Il en résultait un désarroi des plus compliqué dans les divers
catalogues ou travaux, soit locaux, soit d'ensemble, publiés sur ces
Insectes. Dès lors, il était presque impossible, à moins d’étudier la
bibliographie très étendue de ce groupe, de faire un choix judicieux
entre les variations telles que les désirent les uns et les autres.
Si cette question si compliquée de la variation était à même de
terrasser un entomologiste rompu à toutes les difficultés de la
science, de combien de déceptions et d’ennuis ne devait-elle pas
être la source pour le jeune entomologiste désireux d’aborder l’étude
de ce groupe!
134
M. Weise a estimé qu’il était préférable d’épuiser une fois pour
toutes la série des variations des Coccinellides, d’en pousser l’étude à
fond et de mettre en variétés et sous-variétés les moindres diffé-
rences de coloration ou de ponctuation des élytres et du thorax;
c’est ce qu'il a fait dans son travail : Bestimmungs Tabellen der Euro-
paischen Coleopteren, Coccinelliden, travail dont nous offrons à la
Société entomologique une adaptation à la faune belge.
Nous espérons avoir ainsi facilité l'étude des Coccinelles; toutefois,
que nos entomologistes ne se figurent pas que tout soit dit sur ce
groupe, beaucoup de variétés restent encore à trouver ici en Bel-
gique; nous engageons nos collègues à porter leurs recherches
spécialement sur les espèces du genre Hippodamia, espèces ayant
beaucoup de variétés, mais dont un petit nombre seulement a été
capturé en Belgique.
Nous prions nos collègues de bien vouloir nous faire parvenir
leurs Coccinelles, nous les déterminerons volontiers. Qu'il nous
soit permis de remercier ici MM. Clavareau, de Moffars, Seeldrayers,
Bivort, etc., pour l’obligeance qu’ils ont eue de nous communiquer
les Insectes de leurs chasses.
OBSERVATION.
Les points des élytres se comptent en partant de la base et du
bord extérieur de l’élytre. Celui situé près de l’épaule porte donc le
numéro À, puis on continue à les marquer 2, 3, 4, etc., en suivant
des lignes parallèles à la base et allant du bord extérieur vers la
suture. Un exemple permettra de mieux saisir. Prenons Adonia
mutabilis. La description porte : Élytre ayant 13 points noirs : 1, 2,
2, 1, 1/2, c’est-à-dire que l’élytre porte (en lignes parallèles à la base)
d’abord 1 point (n° 1) situé près du bord antérieur, puis 2 points
(n° 2 et n° 3) situés sur une même ligne; ensuite 2 autres points
également en ligne (n° 4 et 5), enfin un dernier point (n° 6) près de
la pointe de l’élytre. Reste celui marqué 1/2 qui est à cheval sur la
suture (généralement près de l’écusson ou dessus). Dans la var.
inhonesta de cette même espèce, la description porte : 3 points,
5, 1/2, ces 3 points existent seuls, les autres étant complètement
effacés ; si une description porte : 1 + 2 + 3, c’est que ces points,
se sont réunis de manière à former une bande ininterrompue ;
8 + 8 indique que le point 8 d’une élytre se réunit au point symé-
trique de l’autre élytre, de sorte qu’il s’est formé une bande passant
au-dessus de la suture.
Ce qui vient d’être dit pour les points se rapporte également aux
macules, gouttes, etc.
Dans les descriptions, p. est mis pour point, m. pour macule et
él, pour élytre.
SE LD
€: lin
3% 3
PUS
bus
à
135
CARACTÈRES DISTINCTIFS DES COCCINELLIDES.
Mandibules courtes, robustes, fortement arquées. Tête presque
toujours enchâssée dans le prothorax. Yeux assez grands, entiers,
ovalaires ou oblongs. Antennes généralement de 11 articles, les
3 ou 4 derniers en massue comprimée ou fusiforme. Prothorax
transversal, presque toujours échancré au bord antérieur, surface
unie. Écusson petit, parfois presque indistinct. Élytres ovalaires ou
presque arrondies, très rarement striées. Métasternum et premier
segment de l’abdomen offrant souvent des impressions fémorales
limitées par une ligne en relief plus ou moins arquée. Abdomen de
5 segments tous libres. Pattes courtes, comprimées, assez robustes,
rétractiles, ne dépassant que rarement le bord des élytres. Cuisses
sillonnées en dedans. Tarses de 3 articles, leurs crochets presque
toujours dentés ou bifides. Corps hémisphérique ou ovalaire. Ailé
ou aptère.
Ces insectes vivent presque tous aux dépens des Pucerons et des
Cochenilles dont ils font un grand carnage, soit à l’état de larve,
soit d’insecte parfait. Quand on les saisit, ils rejettent un liquide
jaune, d’une odeur forte et désagréable.
Les Hippodamia, Adonia et Anisosticta vivent principalement sur
les plantes croissant au bord des eaux ; les Subcoccinella rongent le
parenchyme des feuilles; les Cynegetis vivent dans les endroits
marécageux ; les Rhizobius se trouvent principalement sur les pins.
Quant aux autres genres, ils se trouvent répandus depuis les plantes
les plus basses jusqu’aux arbres de nos forêts ; il n’est pas rare de
voir certaines espèces pénétrer dans nos habitations où on les voit
principalement au printemps.
CATALOGUE DES COCCINELLES DE BELGIQUE.
Les espèces en italiques ont été capturées en Belgique.
HippopamiA Muls. v. Gyllenhali Ws.
13-punctata L. s. v. C. nigrum WSs.
v. padana Muls. v. sellata Ws.
v. 11-maculata Harrer. v. borealis Ws.
S. v. incomta Ws. 7-maculata Degeer.
s. v. 4-punctata Rossi. v. rubra Ws.
s. v. Cornelii Rossi. v. oblonga Herbst.
s. v. 8-punctlata Schneïd. . V. axillaris Ws.
s. v. læta Ws. . inornata Ws.
s. v. scutellaris Ws. . holsatica Ws.
v. triloba Ws.
v. contorta Ws.
S. v. spissa Ws.
s. v. marchica Ws.
. suecica Ws.
. Zetterstedti Ws.
. tarda Ws.
. submutabilis Ws.
am nm un un nm w
Ad el de
136
v. lapponica Ws.
. comari Ws.
v. germanica Ws.
. hbamburgensis Ws.
. berolinensis Ws.
. vorax WSs.
v. fontinalis Ws.
. Sii WSs.
v. berulæ Ws.
. palustris WSs.
. v. viadri WSs.
v. baltica Ws.
v. Paykulli Ws.
s. v. æstiva Ws.
v. continua Ws.
ANISOSTICTA Dup.
19-punctata L.
v. thoracica Ws.
v. conjuncta Ws.
s. v. Westhoffi Rossi.
-_ AponIA Muls.
mutabilis Scriba.
v. immaculatla Gmel.
v. 5-maculata Fabr.
s. v. 2nhonesta Ws.
v. 6-punctata Fabr.
v. constellata Laïch.
nnn nn mn
4 4 < 4
n
«4
nm
A
s. v. obversepunctata Schr.
s. v. mediopunctata Sajo.
. carpini Foucr.
S. v. arenaria Sajo.
s. v. biconstellata Sajo.
v. neglecta Ws.
v. conftuens Sajo.
v. ustulata Ws.
v
4
v
4
. maculigera Ws.
.orientalis Ws.
. limbata Fabr.
ADALIA Muls.
obliterata Linné.
v. Lvida Deg.
s. v. sublineata WSs.
v. 6-notata Thunb.
v. fenestrata Ws.
v. fumata Ws.
s. v. Illigeri Ws.
bipunctata L.
v. Herbsti Ws.
s. v. Stephensi Ws.
S. v. prunt WSs.
v. unifasciata Fabr. à
s. v. boreella Ws.
s. v. rubiginosa Ws.
s. v. anglicana Ws.
v. perforata Marsh.
v. annulata L.
s. v. Olivieri Ws.
v. pantherina L.
S. v. 3-pustulata Zchach.
v. semirubra Ws.
s. v. inœqualis WSs.
v. conjuncta Schneid.
v. 6-pustulata L.
v. 4-maculata Scop.
V
v
. Simoni Ws.
. Mmarginata Rossi.
var. (innommee).
v. sublunata WSs.
s. v. lunigera Ws.
v. lugubris Ws.
SEMIADALIA Crotch.
11-notata Schneid.
v. grammica WSs.
S. v. bipunctata Sajo.
s. v. hungarica Sajo.
v. cardui Brahm.
v. 9-punctata Foucr.
s. v. fulvimana Motsch.
CoccINELLA Linné.
7-punctata L.
v. lucida WSs.
v. floricola WSs.
s. v. internepunctata Ws.
v. atomaria Ws.
s. v. externepunctata Ws.
s. v. conspicua WSs.
v. zapluta Ws.
v. maculosa Ws.
v. anthrax WSs.
s. v. lipsiensis WSs.
5-punctala L.
v. Rossi Ws. |
s. v. 3-punctata Rossi. e
s. v. simplex Ws.
v. simulatrix WSs.
v. jucunda Ws.
v. multipunctata Ws.
v. arcuala WSs.
11-punctata L.
v. pura Ws.
v. 3-punctata L.
s. v. 4-maculata Forst.
s. v. peregrina Ws.
v. vicina WSs.
s. v. variegata WSs.
s. v. littoralis Ws.
v. 9-punctata L.
s. v. oculata Westw.
s. v. salsolæ Ws.
s. v. cakiles WSs.
v. brevifasciala WSs.
S. v. longula WSs.
s. v. Lamaricis WSs.
v. nigrofasciata Rossi.
distincta Fald.
v. magnifica Redtb.
v. domiduca Ws.
v. intertexta Ws.
hieroglyphica L.
v. brunnea Ws.
v. lineolata Marsh.
S. v. curva Ws.
v. sinuata Naëz.
s. v. 4-fasciata Ws.
Y. flexuosa K.
v. marginemaculata Brahm.
v. areata Panz.
s. v. bistriverrucata Haw.
S. v. luctuosa WSs.
s. v. fuliginosa Ws.
variabilis F.
v. lutea Rossi.
S. v. pellucida Ws.
v. 4-punctata L.
S. v. subpunctata Schr.
. dorsonotata Ws.
. loricata Ws.
. rubellula Ws.
. lateralis Ws.
À . v. sedula Ws.
= v. 6-punctata L.
\ S. v. érigemina Ws.
S. v. autumnalis WSs.
re S. v. 6-maculata Thunb.
nnnnu
4 4 4 <
137
. Saalmiülleri Heyd.
8-punctata Müll.
. salicis WSs.
. silesiaca Schneïd.
. consita WSs.
. v. relicta Heyd.
v. 14-punctata Müll.
S. v. 12-punctata Müll.
s. v. 13-maculala Forst.
v. humeralis Schall.
. V. centromaculata Ws.
v. semifasciata Ws.
. recurva Ws.
v. 3-angularis WSs.
. V. ephippiala Ws.
v. 10-pustulata L.
s. v. consohida Ws.
s. v. obliquata Reich.
s. v. qultatopunctata L.
v. Scribæ Ws.
. V. pantherina Degeer.
. bella Ws.
. obscura Ws.
. arvensis Ws.
. austriaca Schr.
. V. unifasciata Seriba.
v. bimaculata Pont.
s. v. limbella Ws.
s. v. bipustulata H.
v. nigrina Ws.
4-punctata Pont.
v. sordida Ws.
s. v. rustica Ws.
v. 16-punctata Fabr.
s. v. nebulosa Ws.
s. v. multimacula Heyd.
s. v. pinastri WSs.
v. abieticola Ws.
18-punctata Scop.
v. rosea Deg.
s. v. australis WSs.
s. v. contaminata Menetr.
v. gemella H.
s. v. pineti Ws.
v. dubia Ws.
v. impustulata L.
14-pustulata L.
v. effusa Ws.
am An am mn
4 4 4 4 <
mn na
nm an An tuA
4
M a de de
4 4 < <
133
p
v. colligata WSs.
v.cingulata Ws.
v. tæniolata Ws.
s. v. abundans Ws.
v. nigropicta Ws.
Mysra Muls.
oblongoguttata L.
ANATIS Muls.
ocellata L.
v. bicolor Ws.
v. 15-punctata Deg.
s. v. biocellata Gebl.
s. v. Büberi Cederj.
s. v. tricolor WSs.
s. v. vulgaris Ws.
v. subfasciata Ws.
v. biviltata Ws.
v. (hybride).
HazyzrA Muls.
16-quttata 1.
12-quttata Poda.
v. patricia Ws.
10-guttata L.
v. fulva Ws.
15-guttata Fabr.
v. 12-gemmata Herbst.
14-guttata L.
v. ocelhigera WSs.
v. exoleta W.
v. scutulata Ws.
20-quttata L.
v. ligrina L.
nm tn
s. v. perlata Ws.
Mrcrasris Redtb.
16-punciata L.
v. 12-punctata L.
S. v. communis WSs.
v. flavidula Ws.
v. Poweri Ws.
CHLocorus Leach.
similis Rossi.
bipustulatus L.
Exocxomus Redtb.
4-pustulatus 1.
v. bilunulatus Ws.
nigromaculatus Goëze.
HYpPErASsrIs Redtb.
reppensis Herbst.
v. subconcolor Ws.
v. marginella Fabr.
campestris Herbst.
v. concolor Suffr.
EpPiLAcHNA Redb.
chrysomelina Fabr.
v. Costæ Ws.
v. hieroglyphica Sulz.
s. v. nigrescens Ws.
s. v. elaterii Rossi.
s. v. furva Ws.
argus Foucr.
SUBCOCCINELLA Huber.
24-punctata L.
v. saponariæ Huber.
v. 4-notata Fabr.
v. Linnei Ws.
v. trigaria Ws.
18-quttata L.
v. ornata H.
v. silmicola WSs.
22-punctlata L.
v. 20-punctata Fabr.
s. v. laleripunctata Ws.
s. v. circularis Schneid.
conglobata L.
v. Lessulala Scop.
v. parumpunclata Sajo.
v. conglomerata Fabr.
s. v. Frivaldskyi Sajo.
8. v. leopardina Ws.
v. fimbriata Sulz.
s. v. meridionalis Motsch.
v. 25-punctata Rossi.
s. v. colchica Motsch.
s. v. zonala Heyd.
v. hkœæmorrhoïdalis Fabr.
s. v. centrimaculala Rossi.
CYNeGertis Redt.
impunctlatla L.
v. palustris Redtb.
PLaTynaspis Redtb.
Luleorubra Goeze.
v. confluens Muls.
Rurzopius Steph.
hilura Fabr.
v. chrysomeloïdes Herbst.
subdepressus Seïdi.
CoccrnuzA Kügel.
scutellala Herbst.
v. subrufa WSs.
v. arquata WSs.
rufa Herbst.
Scymnus Kügel.
ferrugatus Moll.
hemorrhoidalis Herbst.
capitatus Fabr.
subvillosus Goëze.
v. juniperi Motsch.
v. aurantiacus Panz.
v. pubescens Panz.
suluralis Thunb.
v. hmbatus Steph.
minimus Payk.
ater Thunb.
139
nigrinus Kügel.
abietis Payk.
rubromaculalus Goeze.
frontalis Fabr.
v. 4-pustulatus Herbst.
v. Suffriani WS.
inlerruptus Goeze.
v. flavicollis Redtb.
v. basalis Redtb.
v. rufescens Ws.
v. inundatus WSs.
puichellus Herbst.
v. obliquus Ws.
bipunctatus Kügel.
Redtenbacheri Muls.
v. unicolor WSs.
TABLE DES GENRES ET DES ESPÈCES.
4 — Dessus glabre, au moins au pronotum et aux él. . . . 2
D prèvement pubescent.: 1, 4 14 ui LMI SN26
2 — Massue des antennes fusiforme . RNCS PE PRO
D us large à léxtrémité ! 44210 Ou HAT AR EEE
3 — Repli des él. sans fossettes 9
3 — Creusé de fossettes pour loger les ie Honda Le
MADAME Er en Lt ai NN REA EE
4 — Aussi long que large Hyperaspis campestris.
4' — Plus long que large. Hyperaspis ue F
5 — Arête externe des tibias inerme . . . 6 és.
D! — Ayant une dent plus ou moins forte au desc 10 on 7 À |
6 — EI. portant des m. rouges. . Exochomus 4-pustulatus.
_ 6 — ÉI. sans m. rouge . Exochomus nigromaculatus.
7 — Él. ayant une grande m. rouge . Chilocorus similis. STE
7! — É]. ayant plusieurs petites m. rouges. Chilocorus bipustulatus. 16
De rlaques abdominales nulles . .. . . 194 1.71," °9 RU
8' — Plaques développées ait 4 40 | w
9 — Thorax 13/4 fois plus large Le A 2. Haas 13-punctata. |
9° — Thorax plus de deux fois aussi large que long. #S
Hippodamia 7-maculata. %
10 — Scutellum peu apparent Micraspis 16-punctata. *
10’ — Scutellum très apparent . . . . INT 22 à VE
11 — Massue courte, tronquée, à articles A À UE DCR
140
11” — Allongée, à articles ordinairement oblongs . . . . 23
12 — Plaques abdominales en arc transverse ou presque en
demi-cercle régulier . . . 13
12’ — Ordinairement en courbe nn eulibre, ani et en V, je
ou à peu près au bord postérieur du 1° segment ventral. 15
13 — Ongles simples: … "7 A0 "7, . Anisosticta 19-punctaini
19 Biides The Lot 0 ATOME
13''— Avec une dent Lasbte LAC PSN SR SNS x: Ca UT AVOIR
Ta ATOn ab et AA NAN APEN EME die ane Ada obliterata.
44 — Globuleux. . . DS uni à Adali bipanemtE
145 — Mésosternum éhantié Bus ete LR S2 NT RSA ESS
15" — Entier ou un peu en arc renversé . . . 2 ONE
16 — ÉL. d’un jaune rougeâtre ou brunâtre. Long. : 5 à 6 mill.
Coccinella 4-punctata.
16 — ÉI. d’un blanc jaunâtre, jaune brun ou chair; 3 à 5 mill.
Coccinella 18-punctata.
47 — Bords latéraux du pronotum jaunâtres jusques après les
angles postérieurs.” .1, 5: 1% 1, Cocctnella vannes
17! — En partie seulement jaunâtres . . . "1
183 — Pronotum noir, ayant le bord antérieur et une partie des
bords latéraux jaunâtres . . . . Coccinella 14-pustulata.
18’ — Pronotum noir, à angles antérieurs jaunâtres . . . . 19
19 — Tache jaunâtre des angles du pronotum triangulaire.
Coccinella hieroglyphica.
19’ — Cette tache est irrégulièrement 4-angulaire. . . . . 920
20 — Postépisternes blancs à l’extrémité postérieure.
Coccinella distincta.
20’ — Les postépisternes noirs . . . M HRERUE AIX LEA) LORS
21 — Médiépimères et postépimères Dianee Coetirelih 11-punctata.
21’ Médiépimères seuls blancs : : .:,1 MINE EME
22 — Longueur : 5,5 à 8 mill. . . , . . Coccinella 7-punctata.
22’ — Longueur : 3,5 à 5 mill. . . . . . Coccinella 5-punctata.
23 -— Dernier article de la massue tronqué (ordinairement en
biseau), généralement écourté sur un ou deux côtés. . 24
23" — Obliquement coupé à l'extrémité, terminé par un angle. 28
24 — Plaques abdominales en V, peu courbes au côté interne.
Halyzia 18-quttata.
24' — Très courbes au côté interne. . . TL RUES
25 — Ongle avec une dent médiane à Chase crodtiet
Mysia oblongoguttata.
29" "Avec une dent basilaire |. ,: .. 4. 4 + 216 SOUSSE
96: -= El. ponctuées en stries. ,. 4-0 VOUS ONE
26’ — Non ponctuées en stries . . . RC
27 — ÉI. plus larges à la base que la babe du DO Ont | 1000
141
27’ — Non plus larges . . . PNA |
28 — Échancrure du sommet 7 pronos ibleutent a régu-
HéFeMent are: … . 2 OST ORNE ee A)
D Sinuée derrièreles yeux .. ... |: U'WMNI4ILON. 200100
29 -— Mésosternum échancré . . . . . Halyzia 14-guttata.
29! _ Mésosternum entier . . . . . . Halyzia 29-punctata.
30 — EL. ayant une épaisse bordure de duvet vers l’extrémité
M aura. ne LU a AL Ci em OcEelait
OMG hordure, Li 2 sue til U UT 0ERRON
31 — Mésosternum presque entier. . . Halyzia 20-guttata.
31!’ — Mésosternum échancré en demi- le aa te CL AT MAR
D DE ayant 10 m. : !.. . .,.,.. |. Halyzias10-guttata
D Klayantiä m. . . . Pntte a D te ei AS
33 — 2 m. claires à la base des él. 0. Halyria 15-guttata:
33 — 1 m. claire à la base desél. . . . . Halyzia 14-guttata.
34 — ÉI. rouge jaune, sans tache . . . . . . Coccidula rufa.
34 — EI. rouge jaune, avec une tache sur l’écusson et souvent
deux taches sur chaque él. . . . . Coccidula scutellata.
35 — Crochets des tarses bifides, à divisions presque nt
ayant en outre une dent à hi PAST .. 36
39’ — Crochets des tarses bifides, à divisions très te et sans
dent à la base . . . . . . Subcoccinella 24-punctata.
35''— Crochets des tarses non bifides, n’ayant qu’une dent à la
base et cette dent très courte . . . Cynegetis impunctata.
36 — ÉI. ayant un point sutural situé à l’écusson.
Epilachna chrysomelina.
36 — Pas de point sutural. . . . . . . . Epilachna argus.
31 — Antennes cachées à la base par les joues.
Platynaspis luteorubra.
D Insérées à découverk:. : 0° %114 de 4121 8 RO OMS
a iennes dell articles 5: 0 1.0 SR EN 39
D Antennes dé‘410 articles. 721 :./4,% 2: 60 OUAIS
39 — Extrémité de l’él. rétrécie. . . . . . Rhizobius litura.
39’ — Extrémité arrondie. . . . . . Rhizobius subdepressus.
40 — ÉI. à rebord large, dilaté en arrière . Halyzia 16-guttata.
40’ — A rebord étroit, rétréci en arrière. . Halyzia 12-guttata.
41 — Plaques abdominales incomplètes, ayant leur côté interne
DUDORINOEE ARCS NS LPC Se CAS
41! — Plaques complètes . . . 42
42 —— Pronotum montrant le Heu de sa que A ne
prolongé en arrières. ):.. . 43
42" — Formant un angle dirigé en arrière Pt à De hisinué . 45
43 — EI. fortement ponctuées . . . . . Scymnus suturalis.
43! — EI. très finement ponctuées . . . . Scymnus subvillosus.
142
44 — Plaques aussi distantes du bord extérieur de l’abdomen
que la partie externe des hanches postérieures . . . 46
44" — Aussi rapprochées du bord extérieur de l’abdomen que
la 1/2 externe des postépimères . . . .. 49
451 — Ovale, longuement pubescent, en entier roux blond en
dessus, yeux noirs, dessous plus foncé . Scymnus abietis.
45? — Courtement ovale, pubescent ; tête, 5° segment et pattes
d’un rouge jaunâtre ou livides. ÉL. noires, leur extrémité
ornée ordinairement d’une bordure d’un rouge jau-
patre kits h . . + . Scymnus capitatus.
453 — Ovale, PhbesbOnt: Noir. en varde au pronotum et oblique-
ment aux élytres, jaune rouge ailleurs. Plaques abdo-
minales en arc obtus, à peine prolongées aux 3/4 de
F'ArCeaL EE D, 00. . . . . Scymnus ferrugatus.
454 — Ovale, noir; côtés et bord: antérieur du pronotum rouge
jaune ou rouge fauve ainsi que le 183 postérieur des
élytres et les pattes . . . . Scymnus hæmorrhoidalis.
455 — Ovale, peu convexe. Antennes, tarses et parfois les tibias
d’un rouge brun. ÉI. rétrécies à partir du 1/3, à calus
huméral saillant. Plaques abdominales formant un
angle en arrière :. : |. ELU SC OScyMAus Ten
455 — Subhémisphérique; noir. ARenes labre, palpes, tibias
jaunâtres. Plaques abdominales ogivales. Scymnus minimus.
46 — Fémurs et tibias noirs en entier. . . . Scymnus nigrinus.
46/:-- En partie fauves40 2.1 2. Lit (A) OU PAIE
47 — ÉI. noires, sans taches. . . . Scymnus rubromaculatus.
an DE TaChOES. 0 7008 ne NC NET AUS EURE URSS
48 — Subhémisphérique . . . . . . . Scymnus interruptus.
48’ — Ovale . . . «+ Scymnus frOntaiER
49 — ÉIL. noires, ayant ne doux thus orangées.
Scymnus pulchellus.
49! — ÉI. noires, ayant chacune une tache ronde. |
Scymnus bipunctatus.
49/'— EI. noires, ayant une bande médiane d’un brun rougeâtre
ou fauve jaunâtre . . . . . . Scymnus Redtenbacheri.
DESCRIPTION DES ESPÈCES ET DE LEURS VARIATIONS.
Hippodamia 13-punctata Linné. Pattes noires, les tibias et
les tarses parfois d’un jaune rougeäâtre ; thorax 1 3/4 fois plus large
que long. ÉI. jaune ou rouge brique portant ensemble 13 p. noirs :
1, 2, 1,1, 1, 1/2. Le thorax a une grande tache noire sur le disque
143
et de chaque côté de cette tache se trouve un petit point noir s’y
réunissant parfois. Se trouve sur les plantes au bord des eaux. Peu
rare. Boitsfort, Ostende, La Hulpe, Anderlecht, Louvain, Anvers,
Ronquières.
Var. PADANA Muls. Le point du milieu du thorax est petit, trian-
gulaire, les points des él. sont petits.
S. v. incomta Ws. ÉIL. ayant 4 points : 2, 3.
S. v. 4-punctata Rossi. ÉL. ayant 4 points : 4, 2.
S. v. Cornelii Rossi. ÉL. ayant 7 points : 1, 9, 3, 1/2.
S. v. 8-punctata Schneid. Él. ayant 8 points : 4, 4, 5, 6. Bruxelles.
S. v. lœta Ws. ÉL. ayant 9 points : 1, 2, 3, 4, 1/2; ou 10 points :
2, 1/2 manquent.
Var. 11-MACULATA Harrer. ÉL. ayant 11 points : 2 manque.
S. v. scutellaris Ws. 12 points : 1/2 manque.
Var. TRILOBA Ws. 13 points : 1/2 + 3, 1, 2, 4,5, 6, ou 1/2 +5, 1,
2, 4 + 5, 6. Jemeppe, Anvers.
Var. CONTORTA WSs. 13 p. : 4 + 5,1 + 9, 3 + 6, 1/2.
S. v. spissa Ws. 13 p. : 1, 2, 3, 4 + 5, 6, 1/2. Ixelles, Anvers,
Woluwe.
S. v. marchica Ws. 13 p. : 1 + 2,3, 4 + 5, 6, 1/2.
Var. GYLLENHALI Ws. 13 p. : 1, 9, 3, 18 et 4 + 5 L 6 formant
une macule anguleuse renfermant parfois un point rouge. Anvers.
S. v. C-nigrum WSs. 13 p. : 1, 2, 3, 1/2 et 4 +5 + 6se réunissent
en un gros C. Anvers, Woluwe.
Var. SELLATA Ws. 43 p. : 1/2 + 3,29 + 4,1 + 2,5, 6.
Var. BOREALIS Ws. ÉL. noires, ayant des taches rouges mal déter-
minées.
Hippodamia ‘7-maculata Degeer. Pattes entièrement noires;
pointe des tibias et tarses parfois d’un brun noirâtre. Thorax plus
de deux fois aussi large que long. ÉI. d’un rouge brique portant
43 p. : 1, 2, 2, 1, 1/2. Les p. 1/2 + 3 et 4 +5 sont reliés, 2 est petit.
Beaucoup plus rare que la précédente et habitant les mêmes endroits.
Boitsfort, La Hulpe.
Var. RUBRA Ws. ÉI, sans point. Écusson foncé.
. axillaris Ws. ÉL. ayant 3 points.
. inornata Ws. ÉL. ayant 4 points.
. holsatica Ws. ÉL. ayant 5 points.
suecica Ws. 6 p. : À, 4, 5.
. Zetterstedti Ws. 6 p. : 1,5, 6.
tarda WSs. 7 points.
. submutabilis Ws. 8 points.
. lapponica Ws. 9 p. : 1, 4, 5, 6, 1/2.
. comari Ws, 9 p. : 1, 4+5, 6, 1/2.
nonnnunnunu
4 4 < 4 44 4 <<
144
. germanica Ws. 9 p. : 1, 2, 4, 5, 1/2.
. hamburgensis Ws. 9 p. : 1, 1/2 + 3, 4, 5.
berolinensis Ws. 10 points.
voraz WNS.11 p. ::1, 2, 9540919.
. fontinalis Ws. 11 p. : 1, 2, 1/2 + 3, 4, 5.
“St WNS:11:p. : 1,2; 4-25:6 12.
“berulæ Ws.11:p.:11 874836; 1/9;:
ar. OBLONGA Ws. 11 p. : 1, 122 + 3, 4, 5, 6. Anvers, La Hulpe.
. V. palustris Ws. 11 p. : 1, 3, 4 + 5, 6, 1/2.
S. v. viadri Ws. 11 p. : 1, 1/2 +3, 4 + 5, 6. Bruxelles, Anvers,
Ostende.
Var. BALTICA Ws. Les 13 points sont libres. Anvers.
Var. PAykuLLI Ws. 43 p. : 1, 2, 1/2 3, 4, 5, 6.
S. v. aestiva Ws. 13 p. : 1, 2, 3, 4 + 5, 6, 1/2.
Var. CONTINUA Ws. 13 p. : 1 + 3 + 1/2, 2, 4, 5, 6, ou bien
4 +3 + 1/2, 2, 4 + 5 + 6, ou encore 1, 2, 3, 4 + 5 + 6, 1/2.
Anisosticta 19-punctata Linné. En ovale allongé. Thorax
ayant les bords largement relevés. La couleur des élytres est jaune
blanchâtre ou brunâtre, mais elle est rougeâtre pendant la vie. Le
thorax porte 3 p. de chaque côté et 19 p. noirs sur les él. : 1, 2, 1,
2, 2, 1, 1/2. Même habitat que pour le genre précédent. Pas rare.
Anderlecht, La Hulpe.
Var. THORACICA Ws. Les p. du thorax se réunissent en un gros C
ou en une macule. ÉI. à p. normaux. Anderlecht.
Var. conNJuNCTA Ws. 2 ou plusieurs p. des él. se réunissent : 7 +8,
ou 4 +5, ou 6 +8, ou 1/2 + 3. Anderlecht.
S. v. Westhoffi Rossi. Les él. ont 19 p.; les p. suivants se relient :
2+4—+5, ou 4 +5 +7 +9, ou5 +7 +9,6 + 8. La Hulpe,
Vliermael Roodt.
nanvnnenunun
4 SA 4 < 4%
Adonia mutabilis Scriba(—variegata Goeze). ÉI. rouges portant
13 p. noirs : 1, 2, 2, 1, 1/2. Pas rare, de même pour les variétés,
sauf les 3 dernières dont je n’ai pas vu d'exemplaires capturés en
Belgique.
Var. IMMACULATA Gmel. ÉI. sans points.
S. v. inhonesta Ws. ÉL ayant 3 p. : 5, 1/2; 4, 1/2; 6 1/2; 2 1/2.
Var. 5-MACULATA Fabr. 5 p. : 3, 5, 1/2; 4, 5, 1/2; 2, 3, 1/2; 1, 5, 1/2;
5, 6, 1/2; 4, 6, 1/2; 4 + 5,1/2.
Var. 6-PUNCTATA Fabr. ÉL. ayant 6 p. 1/2 manque toujours.
Var. CONSTELLATA Laich. 7 p. : 4, 5, 6, 1/2.
S. v. obversepunctata Schr. 7 p. : 1, 4, 5, 1}
S. v, mediopunctata Sajo. 7 p. : 3, 4, 5, 1/2, ou 2, 4, 5, 1/2, ou
2, 3,5, 1/2, ou 1, 5, 6, 1/2, ou 4 + 5, 6, 1/2, ou 2, 3, 4, 1/2.
Var. CARPINI Foucr. 9 p. : 1, 4,5, 6, 1/2.
[Se]
145
S. v. arenaria Saj0. 9 p. : 1, 4 + 5, 6, 1/2; 1, 2, 3, 5, 1/2; 1,3,
4, 5, 1/2 ; 2, 4, 5, 6, 1/2; 2, 4 + 5, 6, 1/2; 2, 3, 4, 5, 1/2.
S. v. biconstellata Sajo. 9 p. : 3, 4, 5, 6, 1/2.
Var. NEGLECTA Ws. 11 points.
Var. CONFLUENS S3j0. 13 p. : 1, 2, 3, 4 +5, 6, 1/2.
Var. USTULATA WSs. 43 p. : 1,2, 4, 5, 6, 1/2 +3, ou 1, 2, 1/2 + 3,
4 + 5, 6.
Var. MACULIGERA Ws. Les p. 4 + 5 + 6 forment un gros C ou une
macule, les autres sont normaux ou 1/2 + 3 réunis; parfois un des
P. 1, 2, 3 peut manquer ou même tous trois. |
Var. ORIENTALIS WSs. 43 p. : 1 +2 +3,45, 6, 1/2.
Var. LUNBATA Fabr. Une large bordure noire recouvre le 153 de
l’él. en en suivant le bord extérieur.
Adalia obliterata Linné(—M nigrum Fabr..). ÉL. d’un jaune gri-
sâtre, les bords généralement plus clairs. Thorax portant 4 points
passant du brun au noir et ordinairement réunis en M; le disque
est ordinairement brunâtre. Calmpthout, La Hulpe, Boitsfort, Liége,
Strée, Ougrée.
Var. LIVIDA Degeer. ÉL. ayant, avant la pointe, une tache longitu-
dinale inclinée. La Hulpe, Liége.
S. v. sublineata Ws. ÉL. ayant 1 ou 2 lignes foncées bien marquées.
La Hulpe, Liége, Braine-l’Alleud.
Var. 6-NoraTA Thunb. ÉIL. ayant 6 ou 8 macules régulières nette-
ment marquées : 2 ou 3 en une ligne transversale arquée, située
avant le milieu de l’él. et 1 longue située près de la pointe. Liége.
Var. FENESTRATA Ws. ÉIl. passant du brun au noir et portant une
macule longitudinale située immédiatement après le milieu ; parfois
il y a en outre une petite macule jaune située près de l’extrémité de
l’élytre. Héverlé, Liége.
S. v. Illigeri Ws. ÉI. noire ayant la base un peu plus claire.
Var. FUMATA Ws. ÉL entièrement noire.
Adalia bipunctata Linné. Thorax noir ayant les côtés large-
ment bordés de blanc; le bord antérieur a une étroite ligne blan-
châtre, parfois une courte ligne médiane et deux taches blanches
devant l’écusson. ÉL. rouges portant chacune 1 p. noir parfois assez
gros et souvent irrégulièrement arrondi. Très commun partout. Les
diverses variétés sont assez répandues.
Var. Hergsri Ws. ÉL. ayant 2 p. en une ligne horizontale : le p.
supplémentaire est entre le p. normal et la suture.
S. v. Stephensi Ws. Le p. supplémentaire est entre Le point normal
et le bord extérieur. |
S. v. pruni Ws. Le p. normal et le p. supplémentaire sont réunis.
J'ai fait cette remarque qui à première vue offre une certaine singu-
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 31 v 97. 12
146
larité, que la plupart des Adalia bipunctata que je capturais à l’inté-
rieur des habitations étaient de la var. pruni.
S. v. boreella Ws. ÉL. ayant 3 points en une ligne tranversale ;
ces p. sont libres. De cette variété et des 4 suivantes, je n’ai pas vu
d’exemplaire pris en Belgique.
S. v. rubiginosa Ws. Comme la précédente, les 2 p. intérieurs
sont réunis.
S. v. anglicana Ws. Comme la boreella, les 2 p. extérieurs sont
réunis.
Var. UNIFASCIATA Fabr. Comme la boreella, les 3 p. sont réunis.
Var. PERFORATA Marsh. ÉL. ayant 4, 6 ou 8 p. Aucun de ces p. ne
se trouve entre le p. normal et la suture; ils sont le plus souvent à
la base, rarement sur l’épaule.
S. v. Olivieri Ws. ÉL. ayant une bande transversale noire à peine
interrompue à la suture, l’extrémité antérieure en est parfois séparée
en macule. Après cette bande on voit 1 ou 2 taches foncées ou noires
s'étendant parfois en une bande foncée, arquée après le milieu; les
branches de cet arc n'atteignent pas la ligne tranversale.
Var. ANNULATA Linné. Comme la précédente, mais les branches
de l’arc atteignent la ligne transversale et se réunissent avec elle,
de sorte qu’elles renferment une m. rouge, ovale, transversale,
interrompue à la suture. Près de l’écusson on voit souvent une
tache commune aux 2 él. ou bien, de chaque côté, une petite ligne
noire. La Hulpe. |
Var. PANTHERINA Linné. Comme la précédente, mais les 2 bandes
s’élargissent de telle façon que la 2° moitié des él. paraît noire
portant 3 m. rouges : la 1"° ronde, près de la suture ; la 2° au bord,
plus ou moins 3-angulaire ; la 3° à la pointe.
S. v. 3-pustulata Zchach. Comme la précédente, mais les m.2 et 3
sont réunies par une fine bande rouge qui suit le bord de l’él.
Var. SEMIRUBRA Ws. ÉL. rouges à la partie antérieure, quelques
lignes foncées partant de l’écusson, noires à la partie postérieure,
offrant seulement une macule rouge à la suture, après le milieu.
Molenbeek, La Hulpe.
S. v. inæqualis Ws. ÉL. rouges à la partie antérieure, une m. noire
sur l’écusson et d’où partent quelques fines lignes foncées ; noires à
la partie postérieure sauf une m. rouge près de la suture et une à
la pointe. Ixelles, La Hulpe.
Var. CONJUNCTA Schneid. ÉI. noires portant chacune 3 m. rouges :
la 1" grande presque carrée, placée à l’épaule, la 2° est après le
milieu, près du bord, 3-angulaire et réunie par la pointe avec la 1",
la 3° est ovale, à la suture, après le milieu de l’él.
Var. 6-PUSTULATA Linné. ÉL. noires portant 3 m. rouges : 1" car-
rée, à l'épaule, 2° ronde, à la suture, après le milieu, 3° ronde, près
147
de la pointe; les m. 2 et 3 sont parfois très petites. Commune
partout.
Var. 4-MACULATA Scop. Comme la précédente, la m. 3 est dispa-
rue. Commune aussi.
Var. Simont Ws. Comme la var. 6-pustulala, mais la m. 2 est
effacée.
Var. ÉL. portant une m. humérale, une m. près de la suture et
une bordure rouge suivant tout le bord de l’él. Cureghem (Clava-
reau).
Var. MARGINATA Rossi. ÉL. ne portant que la m. humérale et un
bord rouge allant jusqu’à la pointe.
S. v. lunigera Ws. La m. humérale est en forme de croissant,
celle de la suture petite, le reste de l’élytre est noir. La Hulpe.
Var. SUBLUNATA Ws. ÉL. noire ne portant qu’une m. à l’épaule.
Var. LUGUBKIS Ws. ÉL. entièrement noire sauf une étroite bordure
rougeûtre.
Comme on vient de le voir dans cette espèce, la couleur noire des
él. qui, à l’origine, ne se manifeste que par un point, empiète peu
à peu sur la couleur rouge du fond et finit par envahir toute
l’élytre, ne laissant subsister qu’une bordure de cette couleur rouge
qui d’abord dominait. Nous en retrouverons encore un exemple
remarquable chez la Coccinella variabilis.
Semiadalia 11-notata Schneid. Chez le ' : tête jaune,
thorax noir, une m. triangulaire dans les coins postérieurs. Chez
la © : tête portant 2 p. d’un rouge jaunâtre, thorax ayant une m.
carrée d’un jaune blanchâtre. ÉL. rouges portant 11 p. noirs : 1 à
l’épaule; 2 au bord latéral; 3, 4, 5 en un triangle situé après le
milieu de l’élytre ; 5 est petit; le p. 1/2 est élargi en arrière. Bruxelles,
Heyst.
Var. GRAMINIS Ws. 5 p. : 3, 4, 1/2 ou 1, 5, 1/2. Arlon.
S. v. hungarica Sajo. 5 p. : 1, 3, 1/2 ou 2, 3, 1/2.
S. V. bipunctata Sajo. 3 p. : 1, 1/2 ou 3, 1/2. Arlon.
Var. CARDUI Brahm. 6 ou 7 p. Arlon.
S. v. fulvimana Motsch. 9 p. : 1, 3, 4, 5, 1/2. Arlon.
Var. 9-PUNCTATA Foucr. 9 p. : 1, 2, 3, 4, 1/2. Arlon.
Coccinella ‘7-punctata Linné. Thorax noir, ayant aux bords
antérieurs une tache blanche plus ou moins carrée. ÉL. d’un rouge
brique portant une tache blanche de chaque côté de l’écusson et
7 p. noirs : 1, 1, 1, 1/2. Le p. 1 est plus près du bord que de la
suture ; 2 avant le milieu ; 3 un peu après les 25 de l’él. Long. :
9.9 à 8 mill. Commune partout.
Var. LuCIDA Ws. Él. sans point. Anderlecht.
Var. FLORICOLA Ws. ÉL. ayant 3 p. : 3, 1/2.
148
S. v. internepunctata Ws.3 p. : 2, 1/2.
Var. ATOMARIA Ws. 5 p. : 2, 3, 1/2.
S. v. externepunctata Ws. 5 p. : 1,3, 1/2. La Hulpe, Bruxelles.
S. v. conspicua Ws. 5 p. : 1,2, 1/2. Beeringhen.
Var. ZAPLUTA Ws.9 p. : 1 p. supplém. à l’épaule. La Hulpe.
Var. MACULOSA Ws. 11 p. le plus souvent irréguliers, mais tou-
jours nettement indiqués.
S. v. lipsiensis Ws. EI. noires sauf une tache d’un blanc jaunâtre
située près de l’écusson.
Var. ANTRAX Ws. ÉL. et thorax entièrement noirs.
Coccinella 5-punctata Linné. Comme l'espèce précédente,
mais plus petite. La tache blanche située dans les coins antérieurs
du thorax ne s’élargit que peu avant le milieu et forme une très
large macule, Él. portant 5 p. : 1, 1, 1/2. Le p. 1 est près de la
suture, au milieu de l’él., 2 aux 2/3 de la longueur, un peu plus en
avant que chez la 7-punctata. Souvent un cercle clair entoure le
p. 1. Long. : 3,5 à 5 mill. Commune.
S. v. 3-punctata Rossi. 3 p. : 1, 1/2.
S. v. simplez Ws. 3 p. : 2, 1/2. Bruxelles.
Var. Rossir Ws. Comprend les 2 s. v. précédentes.
Var. SIMULATRIX Ws. 7 p. Le p. supplém. est à l’épaule et l’insecte
présente l’aspect d’une petite 7-punctata. Bruxelles, Hastières. |
Var. JucUNDA Ws. Le p. supplém. est à la suture, après le p. 2.
Var. MULTIPUNCTATA Ws. 9 p. 1 p. supplém. à l’épaule et 1 p.
supplém. à la suture, au 1/2 de la longueur.
Var. ARCUATA Ws. 5 p. Le p. 1 est relié à 1/2, 2 est libre. Bel-
gique (localité inconnue). |
Coccinella 11-punctata Linné. Ovale. Thorax noir ayant
däns les coins une longue macule 3-angulaire d’un jaune blanchâtre.
ÉL. d’un jaune rougeâtre portant 11 p. noirs : 1, 2, 2, 1/2. Les p. 2
et 4 sont au bord, un peu plus en avant que 3 et 5 qui sont à la
suture. Pas rare.
Var. PURA Ws. ÉL. sans p.
Var. 3-PUNCTATA Linné.3 p. : 5 1/2 ou 3, 1/2. Tournai.
S. v. 4-maculata Fabr. 5 p. : 3,5, 1/2. La Hulpe.
S. v. peregrina Ws. 5 p. : 1,5, 1/2. Bruges.
Var. vicINA Ws. 7 p. : 3, 4, 5, 1/2 ou 3, 4 + 5, 1/2. Dinant,
Hastières.
S. v, variegala Ws, 7
S. v. litoralis Ws. 7
R. Cloître. :
Var. 9-puNCTATA L. 9 p. : 2, 3, 4, 5, 1/2. Auderghem, La Hulpe,
Tournai, Bruges.
: 2, 3,5, 1/2. La Hulpe.
:9
P.
p. : 2, 4, 5, 1/9 ou 9,4 + 5, 192. Anderlecht,
149
S. v. oculata Westm. 9 p. : 1,2, 3, 4, 1/2. Tervueren.
S. v. salsolæ Ws. 9 p. : 1,3, 4,5, 12. Bruges.
S. v. cakiles Ws. 9 p. L 2, 3,5, PAS La Hulpe, Namur.
Var. BREVIFASCIATA WS. 11 p. : 1, 2 +3, 4 +5, 1/2. Tournai.
S. v. longula Ws. 11 p. es 2 +: 3, 4, 9, 1/2. La Hulpe.
S. v. tamaricis Ws. 11 p. : 1, 2, 3, 4 js D, e Tournai.
Var. NIGROFASCIATA Éésat. 11 fe : 4, 2, 1/2 + 3, 4, 5 ou 1,
9 L 3 + 19, 4 +5.
Coccinella distincta Fald. L'espèce même ressemble beaucoup
à la 7-punctata et a les p. disposés de même, sauf le p. 1 qui
manque. Elle s’en distingue par une couleur de fond plus claire et
le rebord de l’él. qui manque chez la distincta. De cette belle espèce,
je n’ai vu de capturé en Belgique que la var. magnifica.
Var.MAGNIFICA Redtb.1 p.supplém. Les 7 p. sont disposés comme
chez la 7-punctata. Campine, Boitsfort, Munster-Bilsen, Postel.
Var. DOMIDUCA Ws. 9 p., les p. dispôsés comme à la var. zapluta.
Var. INTERTEXTA Ws. Quelques p. réunis entre eux par des lignes.
Coccinella hieroglyphica L. Thorax noir portant dans les
coins antérieurs une tache blanche 3-angulaire. Él. d’un jaune brun
portant dans le tiers de la longueur une bande transversale ondulée
envoyant 3 courtes branches vers la base : une de chaque côté de
l’épaule et une vers la suture. Il y a des exemplaires fortement
colorés ayant pour les 2 él. une bande commune très brune passant
la 2° moitié de la suture et s’élargissant de chaque côté en une
bande parallèle aux bords. Long. : 3,5 à 4,5 mill. Bruxelles, Liége,
La Hulpe, Carlsbourg.
Var. BRUNNEA Ws. Él. d’un jaune brun uniforme ou ayant seule-
ment la pointe un peu plus foncée.
S. v. curva Ws. ÉI. d’un jaune brun portant sur l'épaule une
bande courbée, souvent bifide et 1 longue m. noire à l’écusson.
Var. LINEOLATA Marsh. Comme la précédente, mais à la place de
la bande de l’épaule il y a 2 ou 3 macules. Liége.
S. v. 4-fasciata Ws. ÉL. ayant 1 m. à l’écusson, 1 bande à l’épaule
et 1 ou 2 m. aux 2/3 de la longueur. Liége, La Hulpe, Louvain.
Var. SINUATA Goez. Comme la précédente, mais les m. situées
aux 2/3 de la longueur se réunissent en 1 m. irrégulière dont la
partie antérieure est plus grande que l’autre. Cette m. se réunit à
la bande humérale. Liége, Andenne.
Var. FLEXUOSA Fabr. La bande humérale se réunit avec l’écusson,
mais pas avec la m. transversale et a la forme d’un croissant. Liége,
Fleurus.
Var. MARGINEMACULATA Brahm. La couleur du fond des élytres
s’obscurcit de sorte que celles-ci paraissent noires portant 10 m.
150
brunes : 2, 2, 1. Les m. 1 et 3 sont au bord, 2 et 4 à la suture, 5 à
la pointe.
S. v. bistriverrucata Haworth. ÉL. n’ayant que 3 m. : 1, 3, 5.
S. v. luctuosa Ws. 2 m. : 3, 5. Fleurus.
S. v. fuliginosa Ws. 1 m. : 3.
Var. AREATA Panz. ÉL. noires ayant seulement une légère bordure
jaune ou entièrement noires. Uccle.
Coccinella variabilis Fabr. (— 10-punctata L.). Cette espèce
est celle qui présente le plus de variations de toutes les Coccinelles
de notre faune. Je n’en indiquerai pas les localités de capture, cette
espèce étant fort commune, et Là où l’on capture une des variations
on trouve en même temps la plupart des autres.
Thorax jaune blanchäâtre, portant 1 p. devant l’écusson ; 4 p. sou-
vent reliés en 1/2 cercle et 1 p. souvent oblitéré, de chaque côté du
bord. ÉI. d’un jaune brun ou rouge portant 12 p. noirs : 1, 3, 2. Le
p. 1 est à l’épaule, 2, 3 et 4 en une ligne parallèle à la base, 2 étant
près du bord et 4 près de la suture. 5 et 6 en une ligne parallèle à la
précédente, 5 au bord et 6 près de la suture. Long. : 3,5 à 5 mill.
Var. LUTEA Rossi. ÉL. sans p. thorax ayant 4 ou 5 p.
v. pellucida Ws. ÉI. et thorax sans point.
v. subpunctata Schr. ÉI. ayant 1 p. : 2.
v. dorsonotata Ws. À p. : 4.
v. loricata Ws. 1 p. : 1.
v. rubellula WSs. 1 p. : 5 ou 6.
ar. 4-PUNCTATA L. 2 p. : 2, 4.
v. lateralis Ws. 2 p. : 1, 2.
v. sedula Ws. 2 p. : 1,4.
. 6-PUNCTATA L. 6 p. : 2, 3, 4.
v. trigemina WSs. 6 p. : 1,2, 4.
v. autumnalis Ws. 6 p. : 2, 4, 6.
v. 6-maculata Thunb. 6 p. : 2, 4,5.
v. Saalmulleri Heyd. 6 p. : 1, 2, 5.
v. 8-punctata Müll. 8 p. : 1, 2, 3, 4.
v. salicis Ws. 8 p. : 1, 2, 4, 5.
v. silesiaca Schr. 8 p. : 1, 2, 4, 6.
v. consiüa WSs, 10 p. : 1, 2, 3, 4, 5.
v. relicta Ws. 10 p. : 1, 2, 3, 4, 6.
Var. 14-PUNCTATA Müll. Formée des 2 suivantes.
S. v. 19-punctata Müll. ÉL. ayant 12 p. et quelques lignes foncées
à l’écusson.
S. v. 13-maculata Foucr. ÉL. ayant 12 p., les lignes de l’écusson se
réunissent de manière à former un treizième p.
Les variétés suivantes ont les p. qui se relient, les autres libres :
un A A Un UN Un UN à O2 À UN 2 À U2 UN UN UN
D es me D Ce A NT ee MES TE RUN LE )
|
151
un
. V. centromaculata Ws. 4 + 4.
. v. semifasciata Ws. 3 EL 4 + 4 +3 ou 3 + 4 + 4 +5, 6 +4,
S. v. recurva Ws.3 +4 +4 + 3, 5 + 6 + 6 + 5,5 relié à 3,
6 relié à 4, la suture bordée de noir.
S. v. ephippiata Ws. Les p. se relient de sorte que les él. parais-
sent noires ayant chacune 5 m. blanches : 1 en forme de croissant
entourant le p. 1 agrandi et relié à l’écusson; la 2° à la suture au
milieu de l’él.; la 3° au bord, près de la 2°; la 4° petite, à la pointe.
S. v. triangularis Ws. La m. 3 disparaît.
Var. HUMERALIS Schall. Le p. 1 est libre,2+3+4+4+3+0,
5 + 6, 5 relié à 3 et 6 à 4; la suture noire.
Var. 10-PUSTULATA L. Comprend les 3 s. v. suivantes :
S. v. consolida Ws.2 +3+L4+4+3+9,5 + 6,5 relié à 3,
6 relié à 4 et 1 relié à 5.
S. v. obliquata Reich. Comme la précédente, mais en outre une
ligne noire part de l’écusson et suit la suture; le p. 1 est relié à
l'écusson par une ligne noire.
S. v. guttatopunctata L. C’est une forme claire de la 10-pustulata,
les lignes sont d’un brun très clair se distinguant à peine de la cou-
leur jaunâtre du fond.
S. v. pantherina Degeer. ÉI. noires ayant 5 m. rougeâtres : À à
l'épaule ; 1 en forme de croissant à l’écusson ; la 3° au milieu, près
de la bordure; la 4° près de la suture; la 5° à la pointe.
v. bella Ws. La m. 5 est effacée.
. obscura Ws. ÉL. n’ayant que 4 m. : 1, 9, 3,5.
. arvensis Ws. : 5 m. : À, 2, 4, 5.
. austriaca Schr. 3 m. : À; 2, 5.
. unifasciala Scriba. 2 m. : 1,2.
ar. SCRIBÆ Ws. ÉL. noires ayant une m. commune située près
äe la base et allant d’un bord à l’autre en passant au-dessus de la
suture.
Var. BIMACULATA Pont. ÉL. noire ayant sur l'épaule une m. en
forme de croissant.
S. v. limbella Ws. ÉI. noire. 1 m. 3-angulaire à l’épaule et à côté
une petite m. punctiforme.
S. v. bipustulata Herbst. ÉL. noire ayant seulement un rebord
clair partant de l’épaule et arrivant au 1/3 de la longueur.
Var. NIGRINA Ws. ÉL. entièrement noire ou n’ayant qu’une légère
bordure claire.
(d2)
a" "Ve ner
d'a <
Coccinella 4-punctata Pont. Thorax jaune blanchâtre portant
11 p. en une ligne transversale par rapport au bord postérieur. Le
2° et le 6° manquent parfois ou sont réunis avec ceux qui se trouvent
entre eux. En outre, il y a encore 4 p. placés en une ligne située
452
avant les 7 autres. El. d’un jaune rougeâtre ou brunâtre portant
16 p.: 1, 3, 5, 1. Souvent les points 2 et 5 au bord de l’él. sont les
seuls bien marqués. La Hulpe, Liége, etc. Pas fort rare.
Var. sorpiDA Ws. ÉL. sans p.
S. v. rustica Ws. ÉL. n'ayant qu’un p. : 2 ou 5. Liége.
Var. 16-PUNCTATA Fabr. Les 16 p. bien marqués, les p. du thorax
se réunissent en M ou en une grande m. noire. Pas plus rare que
l'espèce même. |
S. v. nebulosa Ws. Les p.2 et 5 sont bien marqués; les autres sont
brunâtres, effacés et se réunissent en lignes peu nettement indi-
quées. La Hulpe, Liége. |
S. v. multimacula Heyd. ÉL. ayant de 2 à 12 p. bien marqués.
Liége.
S. v. pinastri Ws. ÉL. ayant 14 p. bien marqués. Liége.
Var. ABIETICOLA Ws. Les p. des él. se réunissent en bandes bien
dessinées, généralement 3 + 4 ou 6 + 7 ou les deux. Liége.
Coccinella 18-punctata Scop. Thorax d’un jaune blanchôtre
portant 7 points : 1 devant l’écusson, 4 en 1/2 cercle et 1 de chaque
côté. ÉL. d’un blanc jaunâtre, jaune brun ou chair, portant 16 p. :
2, 2, 1, 3. Les p. 1 et 2 à la base sont réunis entre eux; 3 et 4, au
bord, réunis aussi; 5 est transversal, près de la suture et passé le
milieu ; 6, 7 et 8, en une ligne transversale oblique située avant la
pointe. Ces derniers sont légèrement reliés ou 8 est libre. Long. :
3,0 à 5 mill. La Hulpe, Bruxelles, Liége.
Var. RosEA Degeer. Formée des 2 s. v. suivantes :
S. v. australis Ws. Thorax normal. ÉI. ayant de 2 à 16 p. plus ou
moins grands et dont aucun n’est relié à un autre. Pas rare.
S. v. contaminata Menetr.(—= buphthalmus Muls.).Thorax normal.
ÉL. ayant 16 p. libres. Pas rare.
Var. GEMELLA Herbst. 16 p. 5 relié à la suture et 6 et 7 entre
eux. Pas rare.
S. v. pineti Ws. Les p. 1 + 2 +2 + 1 en une ligne transversale;
3 + 4, 6 + 7 reliés à 5 qui touche à la suture; 8 libre ou 8 + 8. Les
p. du thorax libres ou réunis. Commune. l
Var. DUBIA Ws. ÉL. noires ayant quelques m. claires.
Var. IMPUSTULATA L. ÉL. entièrement noires. Thorax normal ou
noir.
Coccinella 14-pustulata L. Tête du «j presque entièrement
jaune ; celle de la © ayant seulement 2 p. jaunes. ÉI. noires portant
14 m. jaunes. La m, 1 est 4-angulaire, au bord, près de l’épaule ;
2 à la base; 3 et 5 au bord; 4 et 6 rondes, à la suture; 7 près de la
pointe et échancré en arrière. Long. : 3 à 4 mill, Assez rare.
153
S. v. colligata Ws. Quelques m. se réunissent : 4 + 6 ou 6 + 7
ou 1 + 2 ou 1 +3 ou 3 +5 ou 5 + 6 ou 3 + 4 ou 5 + 7.
S. v. cingulata Ws. Les m. se relient par 3 : 3 + 4 + 6 ou
5 +6 +7 ou 2 +1 +3 ou 1 +92 + 4 ou 1 +3 +4 ou 1 +3+5
ou 4 +6 +7.
S. v. tæniolata Ws. Les m. se relient par 4 : 3 +1+92+4 ou
3 + 4, 5 + 6 ou 3 +5, 4+ 6.
S. v. abundans Ws. Les m. se relient par 5 : 1 +3, 4 +6 +7 ou
1+42,5+6+7.
Var. EFFUSA WSs. Les m. se relient par 6 :1+3+5+6,4+7.
Var. NIGROPICTA Ws. Les m. ont envahi presque toute l’él. de
sorte que celle-ci paraît jaune portant quelques p. noirs : 1 à l’épaule;
2 après le milieu, plus près du bord que de la suture; 4 et 5 à la
suture, 4 après l’écusson, 5 au milieu; 2 + 3 + 3 + 2 en une ligne
droite.
Mysia oblongoguttata Linné. ÉL portant quelques m. d’un
jaune clair : une ronde près de l’écusson,; 2 plus allongées, au
premier 4/3 de l’él. près de la suture ; une plus longue située aux 2/3
de l’él. et, sur le disque, une bande longitudinale. Souvent ces m.
sont peu clairement marquées. Long. : 6 à 8 mill. Campine, Louvain,
Boitsfort, Bruxelles. Pas rare.
Anatis ocellata Linné. Thorax noir portant devant l’écusson
une double tache d’un jaune blanchâtre. Él. d’un rouge jaunâtre
ayant une étroite bordure noire et portant 20 m. noires entourées
d’un cercle clair : 2, 4, 3, 1. Les m. 3 et 4 sont généralement reliées
entre elles et avec le bord; 2 est linéaire, près de l’écusson. Long. :8
à 9 mill. Boitsfort, Campine, Flandre, La Hulpe.
Var. BICOLOR Ws. Les m. n’ont pas le p. noir intérieur. La Hulpe.
S. V. biocellata Gebl. 2 macules. Campine.
S. v. Büberi Cederj. 6 macules.
S. v. tricolor Ws. 8 à 12 macules. Liége.
S. v. vulgaris Ws. 16 macules. Beeringhen, La Hulpe.
Var. 15-PUNCTATA Degeer. 18 macules. Commune.
Var. SUBFASCIATA Ws. 2 ou plusieurs m. reliées transversalement.
Var. BIVITTATA Ws. 2 ou plusieurs m. reliées longitudinalement.
Pas rare.
Var. (hybride). Je possède, pris à Beeringhen (Campine), un
hybride de Anatis ocellala et Mysia oblongoguttata. Thorax comme
pour Mysia; él. portant quelques points entourés d’un léger cercle
clair et une longue m. blanche suivant le bord de l’él.; en outre,
quelques longues m. claires peu apparentes.
Halyzia 16-guttata L. D’un jaune rougeâtre. Él. portant
16 macules d’un blanc jaunâtre : 1 à l’écusson, 2, 2, 2 (la m. près de
154
la suture toujours plus en arrière que celle vers le bord) et 1 à la
pointe. Les m. 6 et 8 sont souvent plus claires. Long. : 5 à 7 mill.
Boitsfort, La Hulpe, Izel, Campine.
Halyzia 12-guttata Poda. Brun rougeâtre. Thorax ayant une
bordure latérale étroite, pâle, élargie en une macule au coin pos-
térieur. Él. portant 12 m. d’un jaune pâle : 1, 2, 2, 1. La m. 1 est
près de l’écusson; 2 au bord latéral, près du calus huméral ; 3 un
peu en arrière, à la suture; avant la pointe, il y a parfois un pli
transversal fortement relevé. Long. : 3 à 4 mill. Environs de
Bruxelles, Rochefort.
Var. PATRICIA Ws. Une ou plusieurs m. manquent.
Halyzia 10-guttata L. Jaune rouge. Thorax ayant une bor-
dure étroite, jaunâtre. ÉL. portant 10 grandes m. jaunes ou blan-
châtres : 2,2, 1. Il y a des exemplaires où les m. se distinguent à
peine de la couleur du fond. Long. : 5 mill. La Hulpe.
Var. FULVA Ws. ÉL. n'ayant que 8 m. Ordinairement c’est la 4°
qui manque et la 1"° est petite.
Halyzia 15-guttata F. Jaune rougeâtre. Thorax portant
une large bordure latérale blanchâtre et souvent une macule devant
l’écusson. El. ayant 14 m. blanchâtres : 2, 2,2, 1. Long : 5 à6 mill.
La Hulpe, environs de Bruxelles.
Var. 12-GEMMATA Fabr. La m. de l’épaule manque.
Halyzia 14-guttata L. Brun rouge. Thorax ayant une
étroite bordure latérale et une antérieure, cette bordure s’élargit en
une grande m. au bord postérieur. El. portant 14 m. blanchâtres :
1, 3,2, 1. La m. de la pointe est souvent reliée à la suture. Long. :
4,5 à 6 mill. Pas rare.
Var. OCELLIGERA Ws. Les m. des él. sont entourées d’une ligne
noire. Assez rare.
Var. EXOLETA Ws, 2 ou plusieurs m. réunies.
Var. SCUTULATA Ws. ÉL. d’un brun noirâtre ou noires, m. blan-
ches. Le thorax est le plus souvent blanchâtre portant une ligne
médiane rougeûâtre. Namur.
Halyzia 20-guttata L. Jaune rouge ou brun rouge. Thorax
portant 3 longues m. : 4 au milieu du bord antérieur et 2 devant
l’écusson ; en outre, une large bordure profondément échancrée au
milieu. ÉL. portant 20 m. jaunäâtres ou blanchâtres : 2 à l’écusson,
2 à l'épaule, 3 en une ligne transversale située après le milieu, puis
2 etenfin 1 à la pointe. Long. : 5 à 6 mill. Louvain. |
Var. TIGRINA L. ÉL. noires ou d’un brun foncé ; m. blanches. Cam-
pine.
155
Var. LINNEI Ws. ÉL. d’un brun rougeûtre, les m. 5 + 6 réunies.
La Hulpe.
Var. TRIGARIA Ws. EL. ayant plus de 2 m. réunies.
Halyzia 18-guttata L. D'un jaune brunâtre ou rougeûtre.
Thorax ayant une étroite bordure blanche. Au milieu du bord anté-
rieur il y a une tache double manquant parfois. Devant l’écusson se
trouvent 2 m. allongées, blanchâtres. EL. portant 18 m. claires :
2, 1, 3, 2, 1. La m. 1 est en forme de croissant, au bord de l’épaule;
2 en équerre, à l’écusson ; 3 au milieu du disque, au 1/3 de la lon-
gueur. Entre 1 et 3 souvent une m. punctiforme; 4,5, 6 un peu
après le milieu; 7 et 8 devant la pointe; 9 à la pointe. Long. : 3,5
à o mill. Boitsfort, La Hulpe, Liége, Andenne.
Var. SILVICOLA Ws. Quelques m. sont reliées. La Hulpe.
Var. ORNATA Herbst. ÉL. noires ou d’un brun foncé; m. le plus
souvent petites, blanchâtres, nettement délimitées.
Halyzia 22-punctata L. D’un jaune citrin parfois brunâtre.
Thorax portant 4 p. noir devant l’écusson et 4 p. en 1/2 cercle. ÉI.
ayant 22 p. noirs : 5, 4, 1, 2, 1. Abdomen et fémurs généralement
noirs. Long. : 3 à 4,5 mill. Pas rare.
Var. 20-PUNCTATA L. Quelques p. des él. manquent.
Var. LATERIPUNCTATA Ws. Les p. 4 + 5 reliés. Boitsfort.
Var. CIRCULARIS Schneid. Les p. 1 +2, 3 + 6 + 7 forment un
cercle un peu irrégulier.
Halyzia conglobata L. Thorax noir ayant au bord antérieur
une large bande prolongée en 3 pointes et, sur les côtés, une
bordure blanche. Él. d’un jaune blanc portant 14 p. noirs. Les
p. 2 + 2 forment une tache carrée située sur la suture, avant le
milieu. Les p. 5+6+6+5 se relient; la suture est bordée de noir
sur toute sa longueur, de sorte que le dessin formé par la réunion
des p. rappelle l’aspect d’une ancre. Les p. 7 + 7 se relient en une
bande située avant la pointe de l’élytre. Long. : 3,5 à 4,5 mill.
Commune.
Var. TESSULATA Scop. Les p. des él. sont tous libres. Commune.
Var. PARUMPUNCTATA Sajo. Les p. des él. sont libres, mais les
p. 6 ou 7, ou les deux, manquent. Assez peu commune.
Var. CONGLOMERATA Fabr. Les p. des él. se réunissent par deux
ou plusieurs sans qu’il soit nécessaire qu’ils y soient tous et forment
les dessins les plus variés. Commune.
S. var. Frivaldskyi Sajo. ÉL. portant deux bandes transversales en
zig-Zag, situées l’une avant, l’autre après le milieu de l’él. Pas rare.
S. v. leopardina Ws. ÉI. noires ayant une longue m. à la base,
près de l’écusson, une semblable aux épaules, une ronde à la
suture, après le milieu; une transversale, en forme de bande; une
156
près de la pointe, échancrée en arrière et en forme de croissant. La
m. transversale et celle en croissant sont réunies sur les côtés de
l’él. par une bande jaune blanchâtre. Aussi répandue que l'espèce
même.
Var. FIMBRIATA Sulz. Comme la précédente, mais la macule anté-
rieure se divise en 2 : l’une au bord, l’autre au milieu du disque.
Pas rare.
S. v. perlata Ws. ÉL. noires portant 7 m. jaunes : 3 au bord,
celles-ci reliées par une bordure jaune; 3 à la suture, 1 au milieu
de l’élytre. Groenendael.
Micraspis 16-punctata L. Jaune ou jaune blanchâtre.
Thorax ayant 6 p. dont 4 en un demi-cercle. Él. portant 16 p. noirs
tous libres : 4, 2, 2, 2, 1. Suture bordée de noir. Long. : 2,5 à 3 mill.
La Hulpe.
S. v. communis WSs. Les p. 4 + 6 se relient. Pas rare.
Var. 12-PUNCTATA L. Les p. 2 + 4 + 6 se relient. Cette forme est
la plus commune. |
Var. FLAVIDA Ws. Quelques p. manquent.
Var. Powerr Ws. ÉL. entièrement noires.
Chilocorus similis Rossi (— renipustulatus Scriba). Noir.
Abdomen rouge, chaque él. porte, peu avant le milieu, une grande
tache rouge, ronde. Long. : 4 à 5 mill. Boitsfort, La Hulpe,
Ardennes.
Chilocorus bipustulatus L. Noir, brun noir ou brun; jaune
brunâtre quand il est immature. Sur chaque él. peu avant le milieu,
il y a une ligne de 3 petits points rouges, parfois peu distincts. Les
2 p. extérieurs sont généralement réunis. Long. : 3 à 4 mill. Boits-
fort, La Hulpe, Beverloo.
Exochomus 4-pustulatus L. Notablement plus long que
large. ÉL. offrant des impressions longitudinales plus ou moins
profondes et 2 m. rouges; la première, en forme de croissant,
entoure le calus huméral; la deuxième est après le milieu, non
loin de la suture. Long. : 3 à 5 mill. Pas rare.
Var. BILUNULATUS Ws. La m.2 manque.
Exochomusnigromaculatus Gocze(— auritus Scriba).Un peu
plus long que large. Tête jaune rougeûtre chez le . Thorax portant
une large bordure latérale d’un jaune rougeûtre formant une m. de
chaque côté. ÉL. noires ayant parfois une m. métallique très pâle.
Long. : 4 à 4,5 mill. Flémalle, La Hulpe, Strée, Ridderborn, Carls-
bourg.
Hyperaspis reppensis Herbst. Noir, allongé. Thorax ayant
une large bordure élargie au milieu et souvent nettement limitée.
A TP
LE
La ré
157
Une macule avant la pointe de l’él. près du bord latéral. Cette m. est
jaune rougeâtre. La tache des él. est ronde ou en ovale transversal,
nettement séparée du bord et écartée de la suture d’environ son
diamètre transversal. Long. : 2,5 mill. Liége, La Hulpe.
Var, SUBCONCOLOR Ws. La m. des él. est punctiforme ou entière-
ment effacée.
Var. MARGINELLA Fabr. La m. des él. s’agrandit vers le bord
extérieur de sorte que, de ce côté, Le bord relevé de l’él. reste seul
noir. La m. est très variable de forme, elle va de l’ovale transversal
jusqu’à la forme de virgule, mais a presque toujours une pointe
dirigée vers le bord extérieur. La Hulpe.
Hyperaspis campestris Herbst. Noir. Aussi long que large.
Thorax ayant une bordure latérale rouge, large, rétrécie en arrière
à partir du milieu. Cette bordure ne rejoint pas la base. Chaque él,
a une petite m. rouge, ronde, après le milieu, plus près du bord
aue de la suture. Chez la reppensis, cette macule est plus en arrière.
Le (J a la tête et le bord antérieur du thorax jaunes. Long. : 2 à
3,9 mill. La Hulpe.
Var. CONCOLOR Suffr. Bordure du thorax non rétrécie en arrière
et atteignant la base. Él. uniformément noires. Plus grand et plus
fortement ponctué que l’espèce même. Le «a souvent une tache
jaune, triangulaire, située à la base du bord latéral, au-dessous de
l’épaule.
Epilachna chrysomelina Fabr. ÉL. d’un jaune rougeître
clair ou foncé portant 12 grands p. noirs : 1 et 2 à la base; 3 près
du bord extérieur; 4 à la suture, plus près de la base que 3; 5 à la
suture aux 2/3 de la longueur; 6 à la pointe, plus près du bord
extérieur que de la suture. ;
Var. Cosræ Ws. ÉIl. noirâtres, les p. entourés d’une auréole
rouge jaunâtre.
S. v. nigrescens Ws. Quelques p. se réunissent : 4 + 6 ou
3 + 4 +5 ou 1 + 2.
Var. HIEROGLYPHICA Sulz. 3 +45, 446 forment 2 bandes séparées.
S. v. elalerii Rossi. 3 +5, 4 + 6 forment 2 bandes se réunissant
à l'arrière.
S. v. furva Ws. 3 +5, 4 +6 se réunissent à l’arrière, en outre
1 +2 vient s’y relier.
Epilachna argus Foucr. D'un rouge jaunâtre. ÉL. portant
11 p. noirs : 1, 2, 1, 1, 1/2. Le p. 1 est à l'épaule; 2 et 3 en une
ligne transversale située avant le milieu; #4 aux 2/3, près de la
suture ; 5 au bord antérieur aux 4/5 de la longueur ; 1/2 à l’écusson.
Bruxelles,
158
Subcoccinella 24-punctata L. Ailé, corps régulièrement
arrondi sur les côtés. ÉL. portant 24 p. noirs : 3, 4, 3, 2. Commune.
Var. SAPONARIÆ Huber. Thorax ayant de 1 à 3 p. ou unifor-
mément noir. El. d’un brun rouge bordées plus clairement et
sans p. On la rencontre dans les collections sous le nom de Cynegetis
impunctata. Commune.
Var. 4-NOTATA Fabr. Thorax ayant de 1 à 3 p. ou le disque rem-
bruni. Él. ayant quelques p. à la base, au milieu, à la pointe ou sur
les côtés. Commune.
S. v. meridionalis Motsch. ÉL. ayant 22 p. bien marqués.
S. v. zonata Heyden, ÉL. n’ayant qu’une ligne transversale pro-
venant de la réunion des p. 4 + 5 + 6 + 3. Wemmel.
S. v. colchica Motsch. Les p. du milieu des él. se réunissent en un
ovale transversal. Rochefort.
Var. 25-PUNCTATA Rossi. Les p. se réunissent par 2, 3, 4 ou plu-
sieurs et forment des lignes en zig-zag. Très commune.
S. v. centrimaculata Rossi. ÉI, noires, une tache rouge au milieu
de la suture, Commune.
Var. HÆMORRHOIDALIS Fabr. ÉL. noires, quelques taches rouges à
la pointe. Commune.
Cynegetis impunctata Linné. Aptère, corps brun ou brun
jaunâtre. EL. brunes; la tête et le dessous, à l’exception des pattes,
noirs. Parfois une m. au milieu du thorax et même le disque noir.
Très rare. La Hulpe, Boitsfort.
Var. PALUSrRIS Redtb. ÉI. ayant des taches plus ou moins nette-
ment délimitées et parfois réunies : une petite à l’épaule ; une plus
grande, plus ou moins carrée, au milieu de l’él., plus près de la
suture que du bord; une grande près de l’écusson. Parfois quelques
taches ou lignes se confondent en un dessin irrégulier montrant l’él.
plus ou moins noire.
Platynaspis luteorubra Goeze(— villosus Foucr.). Noir.Tho-
rax ayant une m. triangulaire n’atteignant pas le bord postérieur.
Parfois le genou et le tibia jaunes. ÉI. portant 4 m. rouges, rondes :
1 sur le disque, avant le milieu, la 2° à la pointe. Long. : 2,9 à
3,9 mill. Calmpthout. Liége, etc. Pas rare.
Var. CONFLUENS Muls. La m. 1 est très grande et réunie à 2.
Assez rare.
Rhizobius litura Fabr. Arqué, nettement rétréci vers l’extré-
mité. Thorax presque en ligne droite et plus étroit antérieurement.
Prosternum ayant 2 lignes carénées convergentes se rejoignant
devant le bord antérieur, D’un brun jaunâtre clair ou foncé. Thorax
quelquefois obscurci ou noir devant l’écusson. Él. unicolores ou
ayant une ou plusieurs longues m. obscures sur le disque et de
159
chaque côté de l’écusson. Dessous variant du brun clair au noir.
Long. : 2,5 à 3 mill. Schooten, Ridderborn, Mont-Saint-Guibert,
Watermael, Boitsfort. Commune.
Var. CHRYSOMELOIDES Herbst. Le disque de chaque él. porte une
ou plusieurs m. noires, régulières. Forest, Ridderborn, Silenrieux.
Rhizobius subdepressus Seidl. Peu arqué; nettement arrondi
en arrière; côtés du thorax fortement arrondis à partir du milieu.
Fhorax souvent obscurci devant l’écusson ou ayant la base et Les
côtés noirs. Él. ayant souvent 2 lignes obscures parfois réunies en
une longue bande. Dessous brun. Long. : 3à3,5 mill. Liége, Condroz,
Blankenberghe, Ridderborn, ete. Commune.
Coccidula scutellata Herbst. Él. d’un rouge jaunâtre portant
o m. noires : À large m. commune à l’écusson et aux élytres et 2 sur
chaque él. : la 1" au bord, avant le milieu, la 2° au bord, passé le
milieu. Long. : 2,5 à 3 mill. Ridderborn, Deurne, La Hulpe, Laeken.
Pas rare.
Var. suBrurA Ws. Une ou plusieurs m. manquent. Deurne.
Var. ARQUATA Ws. Les m. sont reliées en une large bande :
4 + 2 ou 1 + 2 + 1/2. Rouge-Cloitre, Schaerbeek, Ridderborn.
Coccidula rufa Herbst. Él. d’un rouge uniforme. Quelquefois
l’ombre d’une m. de chaque côté de l’écusson. Long. : 2,5 à 3 mill.
Woluwe, Hoeylaert, Deurne, La Hulpe, Anderlecht, etc. Commun.
Scymanus ferrugatus Moll. (= analis Fabr. — ruficollis Oliv.).
Noir. Tête et thorax ayant parfois au milieu une m. en 1/2 cercle.
Abdomen (sauf ordinairement le 1* segment) et pattes d’un jaune
rougeâtre. Les él. ont à la pointe une large bordure d’un jaune
rougeâtre. Cette bordure s’avance environ au 1/6 de la longueur de
l’él. Long. : 2,5 à 3 mill. Liége, Woluwe, Waulsort, Colonster, etc.
Scymnus hæmorrhoidalis Herbst (— analis Rossi). De moitié
plus petit que le précédent. Noir. Tête, thorax et pattes d’un jaune
rougeâtre. Le thorax a parfois une m. noire devant l’écusson ; cette
m. se grossit parfois de telle sorte qu’il ne reste qu'une bordure
étroite sur le devant et sur les côtés. Une m. rougeâtre à la pointe
de l’él. Cette m., commune aux 2 él., en recouvre de 1/6 à 1/2 de la
longueur. Abdomen noir ayant tout au plus les 2 derniers segments
rougeâtres. Long. : 1,5 à 2,3 mill. Pas rare.
Scymnus capitatus Fabr.(— minimus Rossi).Tête jaune rouge.
Le J'a le thorax largement bordé de jaune rouge sur les côtés et
plus étroitement bordé à la partie antérieure ; chez la ©, rougeûtre
seulement aux coins antérieurs ou complètement noir. ÉL. entière-
ment noires ou ayant à la pointe un bord très étroit rouge pâle.
160
Pattes entièrement d’un rouge jaunâtre ou les cuisses plus ou moins
assombries. Long. : 1,3 à 2 mill. Louvain, Schooten, Bruxelles, Rid-
derborn, Grobberdonck, Aguesses, Liége, etc. Pas rare.
Scymnus subvillosus Goeze (— fasciatus Foucr.=— transverso-
pustulatus Muls.). Noir. Bordure latérale du thorax plus large chez le
d'que chez la ®. ÉL. ayant chacune 2 lignes inclinées, rougeâtres. La
1% allant du calus huméral jusque vers la 1/2 de l’él., près de la
suture; la 2° dans le 2° tiers de la longueur de l’él. et, en outre, il y a
parfois à la pointe un bord rouge ou rouge jaunâtre mal délimité.
Les pattes sont d’un rouge jaunâtre vif. Long. : 4,5 à 2,5 mill.
Var. JUNIPERI Motsch. Les lignes inclinées deviennent plus larges,
de sorte que, ou bien la ligne postérieure est élargie jusqu’à la pointe
de l’élytre, ou bien les 2 lignes se rejoignent à la suture et au bord
latéral. Dans ce dernier cas, les él. sont d’un jaune rougeâtre pâli
ayant à la base une m. noire 3-angulaire allant d’une épaule à
l’autre et s’avançant jusqu'aux 2/3 de la longueur. En outre, 2 m.
transversales, l’une au milieu, l’autre avant la pointe. La pointe est
colorée en rouge. Tous ces dessins sont peu nettement limités.
Var. AURANTIACUS Panz. La coloration foncée disparaît sur les
côtés. 3
Var. PUBESCENS Panz. Une m. un peu visible sur le milieu du
disque des él., cette m. disparaît même. Les él. sont entièrement
d’un brun rougeûtre.
Scymanus suturalis Thunb.(— discoideus Illig. — atriceps
Steph.). ÉI d’un jaune rougeâtre ayant un bord sutural et un latéral
noirs atteignant tous deux les 2/3 de l’él. Ponctuation des él. accen-
tuée, simple ou double. Parfois les angles antérieurs du prothorax
sont rougeâtres. Les exemplaires très frais sont d’un rouge jaune
uniforme ou ayant la tête et le disque foncés. Long. : 1,5 à 2,3 mill.
Calmpthout, Liége, etc. Assez commune.
Var. LIMBATUS Steph. Les bordures de la suture et du bord se
prolongent jusqu’à la pointe. ÉL. noires, sur le disque de chacune
une m. longitudinale d’un rouge sombre. Liége.
Scymnus minimus Payk.(—punclillum Ws.). Largement ovale,
convexe, noir. Pièces de la bouche, antennes, tibias et tarses d’un
brun jaunâtre. Él. finement ponctuées. Long. : 1,1 à 1,5 mill.
Commun.
Scymnus ater Thunb. (— morio Payk.). Ovale, peu convexe,
noir. Pattes noires, tibias et tarses souvent plus clairs. Prothorax
mat, à peine ponctué. Él. finement et densément ponctuées.
Long. : 1 à 1,5 mill. Irchonwelz, Schooten, Boitsfort, Eppeghem,
La Hulpe, etc.
161
Scymnus nigrinus Kugel. Assez large, ovalaire, arrondi fai-
blement sur les côtés. D’un beau noir uniforme ayant parfois des
reflets bleuâtres. Les antennes et les tarses bruns ou rougeûtres.
ÉI. densément ponctuées, peu brillantes. Long. : 2 à 2,8 mill.
Commun.
Scymnus abietis Payk. Ovale. Les côtés presque parallèles,
fortement convexes. D’un jaune ou brun rouge uniforme. El. mar-
quées de fortes ponctuations très velues, peu brillantes. Long. : 2,5
à 3 mill. Mons.
Scymnus rubromaculatus Goeze (— pygmaæus Foucr.—femo-
rahis Gylh.). Ovale, large, arrondi sur les côtés. Noir. Les pattes
entièrement d’un jaune rouge ou les cuisses passant jusqu’au noir.
Chez le , la tête et le prothorax d’un rouge jaune et une m. en
demi-cercle devant l’écusson. El. passablement ponctuées, bril-
lantes. Long. : 1,8 à 2,3 mill. Forest.
Scymnus frontalis Fabr.(— bimaculatus Motsch.).Le allongé,
la © plus courte, ovalaire. Chaque él. portant une m. généralement
allongée, jaune rougeûtre, rejoignant rarement le bord. Cette m.
est large près de l’épaule et oblique en se dirigeant en arrière vers
la suture. Chez le , la tête et les pattes sont jaunes ou d’un jaune
rougeûtre, chez la 9®, noirâtres. Long. : 2 à 3 mill. Pas fort rare.
Var. 4-PUSTULATUS Herbst. Chaque él. ayant 2 m. : la normale et
une devant la pointe.
Var. SUFFRIANI Ws. Comme la précédente, les m. de chaque él.
sont reliées par une bande allongée plus ou moins rétrécie en son
milieu.
Scymnus interruptus Goeze. Ovale, large, peu convexe, noir.
ÉIl. ayant une tache 3-angulaire d’un rouge jaune qui passe de
l'épaule au-dessus de la base humérale en inclinant vers la suture
et atteignant environ la 1/2 de l’él. Le (j'a la tête rougeûtre ainsi que
les pattes et une tache 3-angulaire sur les côtés du prothorax ; la ©
n’a de rouge que la bouche et un bord étroit dans les angles anté-
rieurs du prothorax, les cuisses partiellement ou entièrement
foncées. Long. : 1,8 à 2,2 mill. Waterloo, Ixelles.
Var. FLAVICOLLIS Redtb. Tête et thorax d’un jaune rouge. Ce der-
nier a une tache noire devant l’écusson. Tache des él. ronde n’attei-
gnant pas le côté. Waterloo, Bruxelles et environs, Liége, Strée, etc.
Var. BAsALIS Redtb. Él. d’un jaune rouge. A la base, une tache
noire commune aux 2 él. La suture est noire jusqu'aux 2/3 ou la 1/2
de la longueur.
Var. RUFESCENS Ws, Rouge brun ou rouge jaune. Une ligne lon-
gitudinale noire sur le prothorax et à la base des él. une tache noire
commune aux 2 él. Cette tache atteint à peine la 1/2 de la suture.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 31 v 97. 13
162
Var. INUNDATUS Ws. ÉL. d’un brun rougeâtre, uniforme ou ayant
la suture obscurcie.
Scymnus pulchellus Herbst. Large, ovale, peu convexe, noir.
ÉI. portant 4 m. transversales : la 1", oblique, va de l’épaule vers la
suture et n’atteint pas le tiers de la longueur; la 2° est droite, située
aux deux tiers de la longueur et ne touche ni le bord, ni la suture,
ni la pointe. Les pattes (entièrement ou en partie) et l’extrémité de
l’abdomen sont d’un jaune rougeâtre. Ponctué finement et densé-
ment. Les exemplaires frais sont entièrement d’un jaune rougeûtre,
les m. pâlies, blanchâtres. Long. : 1,5 à 2 mill. Jemeppe.
Var. OBLIQUUS Ws. Les m. sont très petites, punctiformes.
L’antérieure manque parfois.
Scymnus bipunctatus Kügel.(— biverrucatus Panz.— bisigna-
tus Boh. — bipustulatus Motsch.). Ovale, peu convexe, un peu
arrondi, noir. La bouche, la pointe des él., les cuisses et les tarses
sont d’un brun rouge. Long. : 1,5 à 2 mill. Liége. |
Scymnus Redtenbacheri Muls. (— Mulsanti Waterh.). En
ovale allongé, peu convexe, noir. Une m. d’un jaune rougeâtre sur
chaque él. Cette m. va de l’épaule jusqu'aux trois quarts de la lon-
gueur. Les pattes sont d’un jaune rougeâtre peu accentué. Long. :
1,3 à 1,8 mill. |
Var. UNICOLOR Ws. Él. d’un noir uniforme, la pointe bordée de
rouge.
|
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"|
Assemblée mensuelle du 5 juin 18977.
PRÉSIDENCE DE M. KERREMANS.
La séance est ouverte à 8 heures.
M. L. Fairmaire assiste à la séance.
Les procès-verbaux des assemblées mensuelles des 3 avril et
4* mai sont approuvés.
Le Président renouvelle à M. de Selys-Longchamps les félicitations
que le Conseil lui a adressées lors des fêtes académiques qui ont eu
lieu à l’occasion du cinquantenaire de son élection comme membre
titulaire de l’Académie royale de Belgique.
Il lit ensuite une lettre de M. de Selys où celui-ci remercie la
Société des sentiments qu’elle lui a toujours témoignés, notamment
lorsqu'il y a quelques années la Société fêtait sou 80° anniversaire ;
cet anniversaire coïncidait avec la 50° année de la publication de la
Faune belge ; en même temps Waremme fêtait son cinquantenaire
_ comme conseiller communal.
Le Président annonce ensuite la mort d’un des membres fondateurs
de la Société, Willem Roelofs, qui fut Président pendant les années
1878-1879.
Peintre de grand talent, il s’occupa toujours volontiers d’Entomo-
logie et avait réuni une des plus importantes collections de Curcu-
lionides, famille qu’il étudiait spécialement.
Il est mort lors d’un voyage de La Haye à Bruxelles.
MM. Lameere et Severin ont représenté la Société à ses funé-
railles et ont exprimé à la famille les regrets unanimes de ses
anciens collègues.
Correspondance. Le D' Carl Felsch, de Leipzig, et M. le lieutenant
Colmant remercient de leur admission et envoient leurs portraits
pour la Société.
Le Verein für Schlesische Insectenkunde zu Breslau remercie
pour les félicitations que la Société lui a adressées à l’occasion du
cinquantenaire de son existence.
Travaux pour les Annales. L'Assemblée vote l'impression des
travaux annexés à Ce numéro.
Communications. M. le D' Jacobs signale la capture d’un Coléop-
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 10 vit 97. 14
164
tère nouveau pour la Belgique, Hypophlæus fraxini Klug
(corticeus Piller), capturé aux environs de Bouillon.
Ce Ténébrionide n'est pas cité dans le Catalogue des Coléoptères
belges de Kerremans (1880), ni dans celui de Mathieu; il ne se
trouve pas dans la collection Wesmael.
Le genre est représenté en Belgique par quatre espèces :
H. castaneus K.; H. bicolor OI.; H. pini Pz. et H. fraxini Klug.
Excursion. L’excursion du 11 juillet aura lieu à Rixensart. Départ
de Bruxelles (Luxembourg) à 8 h. 36 m.
La séance est levée à 9 1/2 heures.
MATERIAUX POUR LA FAUNE COLÉOPTÉRIQUE
DE LA RÉGION MALGACHE,
par M. EL. Fairmaire.
3° NOTE /suite).
Polyclæis diffusus. — Long. 143 à 15 mill. — Forme de
Popacus Fairm. et coloration un peu analogue, mais brillante; les
bandes des élytres sont remplacées par des taches de pubescence
grise, faiblement roussâtre, plus ou moins condensées, les posté-
rieures souvent plus régulièrement, les intervalles parsemés de
petites taches semblablement colorées; les côtés du corselet sont
un peu moins arrondis ; les stries des élytres sont plus marquées,
formées par des points transversaux, plus forts à la base, s’effaçant
vers l’extrémité et surtout'sous les taches ; les deux pointes apicales
sont semblables ; en dessous le corps et les pattes sont couverts de
squamules d’un carné doré. — Diégo-Suarez (Bontemps).
Polyclæis plagiatus. — Long.10 mill. — Oblongus, convexus,
fuscus, squamulis minutis pallide carneis sparsutus, scutello dense
sulphureo-pubescente, elytris vitta lata externa sulphureo-pubes-
cente, interdum interrupta, extus vittula basali et macula oblonga
anteapicali similiter coloratis, margine externo postice anguste
cinereo-pubescente; capite cum rostro dense pun£tatis, fere stri-
gosis, hoc medio sulcato, antennis gracilibus, sat elongatis ; protho-
race elytris valde angustiore, longitudine vix latiore, a basi antice
leviter angustato, dense punctato, rugosulo, angulis posticis acu-
tiusculis; elytris postice leviter atlenuatis, ad humeros obtuse
angulatis, apice breviter mucronatis, dorso punctato-substriatis,
intervallis planis, subtilissime coriaceis, sutura griseo-pilosula ;
165
subtus magis squamosula, abdomine vitta laterali dense carneo-
squamosa, pedibus plus minusve piceo-rufis, squamosis. — Mada-
gascar (H. Perrier).
Le type à bande élytrale entière a été trouvé par M. Nauta, phar-
macien de l’armée.
Polyclæis atomarius. — Long. 11 à 12 mill. — Forme du
précédent, mais d’une coloration différente, couvert de petites
écailles d’un cendré carné formant des taches vagues, marbrées,
ayant en arrière quelques petites taches plus blanchâtres; le corselet
est plus élargi en arrière, presque trapézoïdal, le sillon du rostre
remonte entre les yeux, les épaules sont plus relevées, les stries
moins fortement ponctuées à la base, l’extrémité des élytres est
semblable ; le dessous et les pattes sont couverts de petites écailles
d’un blanchâtre carné, serrées, avec quelques points dénudés; la
taille est plus grande et le corps plus massif. — Madagascar (Nauta),
Ces deux espèces sont, je crois, les plus petites du genre et ont
presque le faciès des Cimbus, mais le corselet est plus ou moins
élargi à la base et la base des élytres n’est pas rebordée.
Zantes Pasc., Ann. Mag. N. H. 1888, 413. — Corps presque
globuleux. Tête infléchie, large entre les yeux, rostre assez long,
robuste, scrobes latérales, arquées, se terminant avant les yeux, le
rebord supérieur couvrant un peu la base du scape. Antennes assez
courtes, insérées près des yeux, les derniers articles du funicule
passant peu à peu à la massue qui est oblongue et compacte. Corselet
transversal, très court, fortement arrondi sur les côtés, lobé au
milieu de la base, fortement déclive sur les côtés. Élytres très
courtes, très convexes. Prosternum largement sinué en avant,
mésosternum large, abdomen ayant les segments intermédiaires
presque égaux, saillie intercoxale assez arrondie, pattes médiocres,
hanches antérieures non contigués, fémurs claviformes armés tous
en dessous d’une assez forte épine, tarses courts, crochets dilatés à
la base.
Zantes limbatus Pasc., {. c., 414. — Long.6 mill. — Brevissime
ovatus, valde convexus, rufus, parum nitidus, parce fulvo-pubes-
cens, elytris nitidis, fusco-nigris, sat anguste rufo-marginatis, apice
latius ; capite rostroque dense sat subtiliter punctatis, hoc supra
antennarum basin paulo elevato et medio breviter sulcatulo, anten-
narum clava nigra; prothorace elytris angustiore, longitudine triplo
latiore, lateribus fortissime rotundato et antice angustato, dorso
densissime sat fortiter punctato, basi medio late lobato, lobo valde
depresso, fere lævi, medio carinulato, apice fere truncato, angulis
productis; scutello depresso, quadrato, basi impresso, apice fere
tridenticulato; elytris fere semiglobosis, ad humeros late obtuse
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producto carinatis, subtiliter punctulato-substriatis, punctis apice
obsoletis, intervallis planis, fere lævibus, ad latera punctulatis,
spatio scutellari impresso; subtus dense punctulatus, tibiis inter-
mediis basi valde arcuatis. — Madagascar ; ma collection.
La description de Pascoe est tellement succincte qu’il n’est pas
inutile de la compléter. |
Cet insecte, qui ressemble assez à certains Apoderus, se place
dans Île voisinage des Metatyges et des Haplonyx.
Homaleptops Faust, Stett. Ent. Zeit., 1889, 83.
Ce nouveau genre se distingue à peine des Leptops et des Catasty-
gnus. Faust dit qu’il en diffère par le rostre non caréné et les épaules
arrondies, presque nulles. C’est peu important, car les espèces que
je connais ont une ligne élevée, fine, il est vrai, mais qui ressemble
bien à une carène, et quelques-unes ont les épaules bien marquées,
quoique arrondies; cependant elles ne sont ni angulées, ni carénées,
et les élytres ne sont pas tuberculés. Les lobes oculaires sont bien
marqués, comme chez les genres sus-indiqués.
Homaleptops scapularis. — Long. 14 à 20 mill. (rost. eæcl.).
— J'oblongo-ovatus, valde convexus, lateribus paulo compressus,
fusco-niger, sat nitidus, elytris utrinque macula basali albo-squa-
mosa; capite rostroque dense punctatis, fere rugosulis, fronte inter
oculos sulcata, rostro antice latiore, medio linea polita paulo elevata
et utrinque lineola vix elevata signato, antice acute emarginato et
ciliato ; antennis elongatis, scapo apice tantum crassiore, clava
acuminata ; prothorace elytris valde angustiore, antice a medio
angustato, lateribus rotundato, postice leviter angustato, dorso
dense rugoso-punctato, punctis setigeris, medio sulcato, margine
postico utrinque leviter sinuato; scutello sat minuto, convexo;
elytris oblongo-ovatis, medio vix ampliatis, dorso fortiter et late
crenato-sulcatis, intervallis cum sutura elevatis, dense rugulosis,
apice obtuso, sulco margine laterali anguste ac dense albido-squa-
mosa; subitus cum pedibus fusco-piceus et albido-setulosus. —
® major, magis ampla, magis convexa, magis picea, minus nitida,
elytrorum macula basali fere obliterata, elytris latioribus, postice
ampliatis, minus late striatis, inter vallis latioribus, parum convexis.
— Madagascar.
Les deux sexes sont assez dissemblables, comme chez le Stiamus
brachyurus des Coinores, Cet insecte intéressant a été trouvé par
M, Nauta, pharmacien de l’armée, et je le dois à l’obligeance de
notre collègue, M. le docteur Sicard.
Homaleptops fasciolatus. — Long. 13 mill. (rost. eæcl.). —
Oblongo-ovatus, valde convexus, fuscus, nitidulus, sed indumento
squamoso carneo-griseo dense vestitus, denudato-maculosus; capite
RESTE
Der: Hi
2
167
rostroque subtiliter dense punctulatis, magis griseo-squamosis, fronte
inter oculos foveolata, rostro sat subtiliter granulato, linea media
levissime elevata; prothorace transverso, elytris angustiore, antice
paulo angustiore, lateribus sat fortiter rotundato, dorso cicatricoso-
strigoso, medio denudato et sulcato, lateribus granulis denudatis sat
numerosis sparsuto, basi marginato; scutello rugoso; elytris ad
humeros oblique angulatis, postice paulo ampliatis, apice extremo
compressiusculis, dorso fortiter ac late striatis, striis aut potius
sulcis rugatulis, basi transversim plicatulis, fando laxe punctatis,
intervallis convexis, rugosulis, basi granulatis, serie-setosis, parte
basali mediana magis denudata, post medium plaga transversim
denudata suturam haud attingente, intervallis basi planatis, parte
denudata magis carinata; subtus dense griseo-carneus, punctis
denudatis sparsutis, prosterno asperato, abdomine apice cum pedi-
bus levissime fumatis. — Madagascar; collection Alluaud.
Forme du scapularis ©, mais bien plus petit, avec le corselet plus
arrondi sur les côtés, fortement sillonné au milieu, couvert de rides
et de granulations, les élytres moins amples, largement sillonnées,
les intervalles convexes, carénés au milieu.
Homaleptops semigranatus. — Long. 14 à 15 mill. (rost.
excl.). — Ressemble un peu à un énorme Ofiorhynchus, à raison de
ses épaules plus arrondies et des fortes granulations qui couvrent le
corselet. D'un brun noir avec un enduit squamuleux d’un fauve
terreux qui remplit toutes les dépressions et les intervalles des tuber-
cules ou reliefs qui sont lisses et brillants. La tête et le rostre sont
inégalement rugueux, presque granuleux; le front a une fossette
entre les yeux; le corselet transversal est notablement plus étroit
que les élytres, un peu rétréci en avant, à peine sensiblement en
arrière chez le , couvert de tubercules assez gros, moins sur les
côtés, lisse sur la ligne médiane avec un sillon plus ou moins
marqué; l’écusson est petit, presque rond, les élytres en ovale très
court, arrondies sur les côtés, avec de larges stries plus profondes,
presque espacées à la base, ayant au fond une ligne de points séti-
gères, les intervalles convexes, un peu inégaux surtout au milieu
où ils sont interrompus par des reliefs irréguliers, lisses, bril-
lants, devenant plus petits et plus rares à la base et à l'extrémité ;
le dessous et les pattes sont de même couleur, finement chagrinés,
le milieu de l’abdomen un peu dénudé. — Madagascar ; collections
Alluaud et la mienne,
Le type du genre est l’espèce suivante que je ne connais pas et
qui paraît ressembler au fasciolatus.
Homaleptops benignus Faust, !. c. — Long. 11 à 43 mill. —
Late ovatus, convexus, niger, albido-cinereo-squamosus, nigro-
168
variegatus et setosus : rostro prothoracis longitudine, subcylindrico,
supra punctato-rugoso; fronte depressa ; prothorace transverso basi
truncato, apice utrinque vix sinuato, lobis ocularibus valde rotun-
dato-productis, lateribus æqualiter rotundatis, supra subseriatim
granulato, medio sulcato; scutello circulari albido-squamoso;
elytris late ovatis, apice biacutis, supra convexis, punctato-subsul-
catis, interstitiis nonnihil convexis, uniseriatim granulatis, pone
medium fascia transversa nuda nec suturam nec marginem attin-
gente ornatis; femoribus incrassatis, tibiis 4 anticis intus denticu-
latis. — Madagascar.
Catastygnus costulipennis Fairm., Natur., 1880, 175. —
Long. 18 mill. — Oblongo-ovatus, valde convexus, lateribus com-
pressus, fuscus, squamulis luteo-umbrinis vestitus, rostro carinato,
prothorace granulis fusco-nigris, nitidis sat dense obsito, medio
sulcato, elytris setis luteo-umbrinis vestitis, late ac profunde
sulcatis, intervallis convexis. — Madagascar.
Il est probable que cet insecte doit rentrer dans le genre Homa-
leptops qui a, en effet, une grande ressemblance avec les Catastygnus
et les Leptops d'Australie ; ce dernier n’en diffère guère que par les
lobes oculaires plus saillants, touchant les yeux, le bord externe des
élytres moins fortement sinué au niveau des hanches postérieures,
leurs épaules non ou moins carénées et le corselet fortement gra-
nuleux.
Cleonus spinipennis. — Long. 8 mill. — Oblongus, convexus,
fuscus, indumento setosulo cinereo dense vestitus, fasciis denudatis
et maculis minutis griseis variegatus; capite inter oculos plano,
medio sulco brevi longitudinali et ad oculos margine pallidiore
signato, rostro utrinque fortiter sulcato, medio costato, costa antice
dilatata et bifida, antennis sat brevibus, scapo basi gracili, apice
crassiore, funiculo sat gracili, articulo 1° secundo paulo longiore,
2-6 subæqualibus, paulo transversis, clava funiculo haud breviore,
fusiformi, acuminata; prothorace transverso, elytris angustiore,
dorso crispato-rugoso, disco biimpressiusculo, carinula tenui,
medio interrupta signato, lateribus biangulatis; elytris oblongo-
ovatis, ad humeros sat rotundatis, subparallelis, apice spina brevi
acuta armatis, dorso grosse substriato-punctato, punctis disco
paulo confluentibus, intervallis alternatim leviter elevatis ; subtus
cum pedibus griseo-cinerascens, punctulis fuscis sparsutus, seg-
mentis abdominalibus basi medio puncto majore fusco signato. —
Madagascar.
Cette petite espèce ressemble assez au C. Riflensis Fairm., du
Maroc; elle est plus large, le corselet est plus court avec les côtés
plus angulés, le disque plus déprimé, moins fortement caréné, et
169
les élvtres plus courtes, plus arrondies aux épaules, biépineuses à
l'extrémité et sans traces de chevrons; le rostre a deux profonds
sillons, la carène bien moins saillante et les antennes sont moins
grêles, à articles plus courts, avec la massue plus grande et plus
forte.
Anthonomus armicrus. — Long. 4 mill. (cum rost.). —
Oblongus, convexus, rufus, modice nitidus, griseo-pubescens;
capite dense subtiliter punctato, summo striola brevi signato, oculis
sat approximatis, rostro Crassiusculo, vix arcuato, lineato-punctato,
medio lævi; antennis pallidioribus, gracilibus, articulo funiculi
4° elongato, clava infuscata; prothorace elytris valde angustiore,
subquadrato, antice parum angustato, lateribus parum arcuatis,
dorso ruguloso-punctato, antice transversim levissime impresso ;
scutello concolore aut infuscato; elytris ovatis, basi truncatis, ad
humeros angulatis, postice vix sensim ampliatis, parum profunde
striato-punctatis, intervallis vix convexiusculis, alutaceis, punctis
obscurioribus paulo elevatis et albo setosis sparsutis, margine
laterali basi cum prothoracis pleuris infuscato ; pedibus mediocribus,
femoribus anticis valde inflato-clavatis et subtus dente magno trian-
gulari spinoso armatis. — Madagascar.
Plus allongé que nos espèces d'Europe, remarquable par ses
fémurs antérieurs très renflés, armés en dessous d’une large dent
triangulaire aiguë et par des petites soies blanchâtres en lignes peu
serrées sur les élytres, sortant de faibles points un peu saillants,
plus foncés que le reste de la surface.
Pachyonyx tubericollis. — Long. 10 mill. — Oblongus, con-
vexus, fuscus, indumento squalide griseo dense obtectus, maculis
parum determinate fusculis minutis et tuberculis dilute rufulis varie-
gatus; capite valde convexo, punctato, medio fusculo bisignato,
rostro fusco; prothorace antice angustato, basi macula denudata
fusco-nigra paulo depressa et antice tuberculis 4, 2 posticis paulo
majoribus et magis distantibus signato, et utrinque transversim
impresso ; scutello fusco, elevato, compresso; elytris oblongo-ovatis,
convexis, ad humeros sat angulatis, apice truncatis et utrinque an-
gulatis, dorso punctato-striatulis, punctis basi magnis, sed post
medium obliteratis, intervallis inæqualibus, transversim plicatis
et tuberculis aliquot majoribus signatis, area scutellari denudata,
fusca ; prosterno profunde punctato, segmentis ventralibus 3 ultimis
piceis, griseo-maculatis, pedibus piceo-annulatis. — Madagascar.
Ce genre n’était pas encore signalé à Madagascar, La nouvelle
espèce ressemble assez à la description du P. mucoreus Chev., d’Old
Calabar, mais ce dernier est plus petit, le corselet porte en avant
4 dents (icice ne sont que des tubercules), la tache basilaire est
170
carrée et trifide, la tête a une fascie noire cruciforme et les élytres
sont maculées de noir avec l’extrémité noire.
Phylaitis Coquerelii. — Long.5 mill. — Oblongo-ovata, crassa,
dorso planiuscula, fusco-nigricans, capite lateribus et prothorace
late prope angulos rubiginoso-squamosis, hoc basi medio macula
nivea signato, elyiris maculis griseis et ferrugineis intermixtis
fasciolatis, subtus dense grisescens, pectore medio transversim
infuscato ; rostro paulo arcuato, basi asperulo-punctato, apice sub-
tilius, lateribus rubiginoso-squamuloso, antennis fuscis ; prothorace
transverso, elytris parum angustiore, antice abrupte angustato,
lateribus vix arcuatis, dorso densissime ruguloso-punctato, squa-
mulis griseo-sericeis minutis sparsuto; scutello niveo-squamoso;
elytris brevibus cuneatis, punctato-striatis, punctis basi majoribus,
intervallis convexiusculis, asperulis et medio scabratis; subtus
valde convexa et dense squamosa, pedibus sat magnis, æqualibus,
posterioribus paulo longioribus, femoribus subtus dente acuto
armatis. — Sainte-Marie de Madagascar (Coquerel).
Le genre Phylaitis Pasc. est propre à la Malaisie, mais il compte
un représentant en Afrique, le P. caffer. Il est intéressant de le voir
exister à Madagascar où Coquerel l’avait trouvé il y a de longues
années.
Metialma nodosa. — Long. 5 mill. (rostr. excl.). — Rhom-
boidalis, nigro-fusca, opaca, pilis brevibus cinereis dense vestita,
elytris vitta suturali:medio utrinque recurva, macula simili prope
humerum nigris et macula communi transversa post medium
cinerea nigro marginata; rostro sat tenui rufo-piceo, basi punctato
et carinulato, apice polito; prothorace parum transverso, elytris
angustiore, antice constricto et transversim depresso, dorso subti-
liter coriaceo, medio planiusculo, utrinque gibboso-elevato, medio
linea subtiliter elevata signato, margine postico utrinque sat fortiter
sinuato; elytris cuneatis, brevibus, ad humeros obtuse tuberosis sat
subtiliter striatis, dorso utrinque tuberculis 2 sat grossis piceis
ornato et ante apicem lateribus angulato; pectore dense rugato,
abdomine dense punctato, segmento 1° apice medio foveato, pedibus
sat magnis, femoribus basi piceis et gracilibus, apice valde clavatis
et angulo acuto lato armatis, tibiis tarsisque piceis, tibiis anterio-
ribus valde arcuatis. — Madagascar ; ma collection.
Ressemble un peu à M. ignorata de Java, mais bien diflérente par
les deux gros tubercules du corselet qui la distinguent aussi, en
outre de la taille, de M. Pascoei.
Tetragonops alboscutatus. — Long. 3 mill. — Rhomboi-
dalis, gibboso-convexus, niger, nigro-setosulus, setulis griseo-cine-
reis maculosus, scutello albo, dein macula scutellari nigra; capite
171
dense punctato, oculis contiguis, vage subquadratis, rostro basi
crasso, dense punctato, apice lævi, nitido, parum arcuato, basi
medio carinulato, antennis piceis, funiculi articulis 2 primis
elongatis; prothorace conico, antice paulo constricto, dense sat
subtiliter rugoso-punctato, medio tenuiter carinulato, margine
postico medio angulatim lobato, utrinque late sinuato, elytrorum
basi amplectante ; elytris cuneatis, dense sat subtiliter ruguloso-
punctatis, subtiliter punctulato-striatis, intervallis planis, sutura
post scutellum tuberculo nigro-velutino signatis ; subtus cum pe-
dibus setulis longioribus vestitus, magis cinerascens, rima pecto-
ralis metasternum attingente et recte limitata, femoribus subtus
dente minuto armatis et elytris haud contiguis. — Madagascar.
Ce genre a été créé pour un insecte de Zanzibar. Le caractère des
yeux carrés est bien forcé à en juger par l’espèce madécasse.
Sympiezopus Oberthurii. — Long. 5 mill. — Fere rhom-
boideus, gibbosulo-convexus, multicolor, capite rubro, rostro
castanescente, oculis nigro-cϾrulescentibus, prothorace fusco, vage
cœrulescente, antice medio rubro et utrinque rubro-cristulato,
cyaneo utrinque marginato, antice ad latera macula rotunda cyanea,
lateribus rufo-pubescentibus, elytris fuscis, plaga dorsali communi
luteso-pubescente, utrinque basi macula modica et postice macula
magna fere triangulari, apice intus anguste hamata cyaneis, subtus
dense rufo-pubescens, supra coxas anticas dilutior; prothorace
conico truncato, postice medio brevissime carinato, ad scutellum
paulo lobato ; scutello angusto, pallido ; elytris cuneatis, sat fortiter
striatis, striis lævibus, intervallis planis, alutaceis, plaga dorsali
dense pubescente, maculis cyaneis squamosulis, humeris convexis,
fere lævibus; pedibus sat elongatis, cinereo-pilosulis, femoribus
dense punctulatis, subtiliter costulatis, subtus dente minuto acuto
armatis. — Antsianaka (Perrot); collections Oberthur et la mienne.
Cette jolie espèce présente une coloration bien remarquable.
Strabus flavoniger. — Long. 5 mill. — Rhombeus, valde
convexus, dense subsericeo-pubescens, dilute flavidus, capite cum
rostro prothoraceque nigris, hoc utrinque plaga magna fere trian-
gulari flavida ornato, basi angustissime griseo marginata, scutello
cum suturæ basi griseo, elytris basi vitta lata nigra angulatim intus
arcuata, ab humero incipiente, suturam fere attingente et post
medium macula discoidali rotundata nigra ; capite densissime rugo-
sulo-punctulato, inter oculos striga argenteo-sericea signato,
rostro basi strigosulo-punctato et medio carinulato; prothorace
iransverso, basi elytris haud angustiore, lateribus fere rectis, antice
convergentibus, dorso sat subtiliter densissime ruguloso-punctato,
medio carinato, antice leviter transversim impresso, basi medio
172
sat anguste lobato-producto et utrinque late sinuato; scutello fere
truncato; elytris brevibus, parum fortiter striatis, striis basi
profundioribus, apice obsoletis, intervallis planis, dense sat subti-
liter rugosulo-punctatis, apice separatim rotundatis; subtus cum
pedibus cinereo -pubescens, his sat magnis, femoribus subtus dente
acuto armatis et ante apicem sinuatis. — Madagascar; collection
Alluaud.
Se rapproche beaucoup du $S. pilula Gerst. (Stett. ent. Zeit., 1860,
383), mais ce dernier est plus grand et d’une coloration différente :
Breviter ovatus, niger, granulosus, squamis cervinis fuscisque
dense tectus et variegatus, thorace anterius carinato, elytris pro-
funde punctato-sulcatis, pedibus breviusculis, femoribus late den-
tatis. — Long. 6 1/2 mill.
Le S. melaleucus est encore plus différent, noir à taches blanches
et ressemble aux espèces du genre Pseudobalaninus auquel il pour-
rait bien appartenir.
Anaballus globulatus. — Long. 4 mill. — Globulatus, fuscus,
indumento terreo vestitus, setulis erectis brevibus sparsutus, elytris
postice dilutioribus, medio tuberculis sat minutis piceis velutinis
transversim dispositis, postice serie parallela, sed tuberculis mino-
ribus instructa, basi utrinque tuberculis similibus, majoribus,
oblongis, prothorace medio et antice paulo piceolo; rostro crasso,
nigro, denudato, punctulato, utrinque sulcatulo, antennis rufescen-
tibus; prothorace elytris parum angustiore, longitudine duplo
latiore, antice constricto, lateribus valde rotundato, dorso paulo
inæquali, antice transversim impressiusculo, et vitta pallidiore
vage transversim signato, disco paulo inæquali, parte antica densius
setosa, medio postice breviter obsolete sulcatulo; elytris brevibus,
basi late truncatis, lateribus valde rotundatis, dorso striatulis, striis
grosse punctatis, intervallis convexiusculis, subtiliter dense coria-
ceis, pedibus validis, femoribus anticis subtus spinula minuta
armatis, tibiis compressiusculis, setosis, unguiculis minutis. —
Diégo-Suarez /Alluaud); un seul individu.
Ressemble beaucoup à l’Anaballus amplicollis Fairm., de Taïti,
mais son genre de coloration lui donne une certaine ressemblance
avec les Cycloteres. Le canal rostral se termine peu à peu sans
former une sorte de fossette en fer à cheval, comme chez le premier
de ces insectes; aussi ne suis-je pas très sûr que cette espèce soit
bien à sa place. Il faudrait encore lui créer un genre.
Ocladius frontalis. — Long. 3 mill. — Subglobosus, fuscus,
subopacus, squamulis brevissimis rubiginosis laxe sparsutus, setulis
fuscis sat dense hirtulus, capite macula frontali albido-squamosula
signato, elytris puncto rubiginoso squamoso ornatis, subtus cum
173
pedibus setulis rubiginosis variegatus; prothorace brevi, elytris
angustiore, antice valde angustato, sulculis basi transversis dense
plicato, anticis arcuatis, ad marginem anticum rugatis; elytris
brevissimis, obtuse subproductis, sutura et utrinque costulis 3 sat
elevatis, interstitiis biseriatim puncto-foveolatis, punctorum inter-
vallis léviter tuberosis; pedibus validis. — Madagascar /Raffray).
Ressemble au plicicollis Fairm. pour la sculpture du corselet,
mais plus de quatre fois moins gros, le corselet est plus régulière-
ment plissé à la base, moins arrondi sur les côtés, les épaules des
élytres sont obtusément saillantes, les élytres sont plus courtes, à
côtes alternées avec des intervalles à peine convexes.
Camptorhinus asperatus. — Long. 10 mill. — Oblongo-
elongatus, convexus, lateribus compressus, umbrinus, fusculo
tinctus, rufo et pallido variegatus ; capite convexo, punctato, dense
rufescenti-squamoso, rostro denudato nigro, sat gracili, basi punc-
tato et medio carinulato, antennis sat gracilibus, articulo 2° funiculi
longiore, clava crassa, elongata; prothorace elytris valde angus-
tiore, latitudine paulo longiore, medio ampliato, postice leviter,
antice magis angustato et prolongato, squamis variegalis vestito et
disco granulis asperato, basi utrinque plaga fusca et medio macula
rufula albido tenuiter marginata, supra caput dilute rufescente et
utrinque dentato, ante medium penicillis 3 ornato; scutello con-
vexiusculo, dilute rufescente ; elytris ad humeros angulatis, dein
fere parallelis, post medium attenuatis, disco utrinque bicostatis,
costis valde interruptis, granulatis, linea suturali granata, haud
carinata, intervallis bilineato-punctatis, punctis omnibus setosulis,
lateribus transversim plicatis et vage costulatis, costis dorsalibus
4° et 2? apice dente albido, 1? fere apice, 2° ante apicem terminatis,
ad humeros plaga rufa, pallido cincta, ad scutellum macula grisea
depressa, ante medium maculis pallidioribus cum scripturis fusculis
alternatis, paulo post medium vitta transversa rufa et ante apicem
macula pallida; pectore dense griseo-squamoso, abdomine brunneo,
segmento 1° et vitta mediana griseis, lateribus pallido mixtis,
pedibus fusculo et griseo mixtis, anterioribus longioribus, femo-
ribus apice valde clavatis et subtus angulo magno acuto armatis. —
Madagascar; ma collection.
Ce joli Camptorhinus est remarquable par sa taille, la variété de
sa coloration, la sculpture du corselet et la grandeur des pattes
antérieures.
Camptorhinus inferus. — Long. 4 mill. — Oblongus, con-
vexus, fusculus, elytris apice griseis, punctis fusculis sparsutis,
subtus cum prothoracis lateribus griseus; capite convexo, dense
punctato, basi fusco, antice cum rostri basi griseo, hoc fusco,
174
nitido; prothorace haud transverso, elytris angustiore, antice sat
abrupte valde angustato, dorso dense subtiliter granulato, margine
antico granulis 2 setosis minutis, lateribus ad angulos similiter
setoso, dorso medio leviter obscuriore et setulis sparsuto; scutello
albido; elytris minus elongatis, punctulato-seriatis, intervallis
alternis leviter convexis, tuberculis minutis setosulis munitis;
pedibus annulatis, femoribus 4 anticis denticulo minuto subtus
armatis. — Madagascar.
Plus court que ses congénères, notamment que le dorsiger Fairm.,
dont il se rapproche assez pour la coloration ; le corselet n’est pas
rétréci vers la base, il n’est pas ponctué, mais couvert d’une fine
granulation, les élytres sont bien plus courtes et grises à l’extré-
mité, les fémurs postérieurs sont bien plus courts, n’atteignant pas
l'extrémité des élytres, ils ne sont pas dentés en dessous, les autres
le sont à peine, et tous les tibias sont simples, droits.
Camptorhinus brevipes. — Long. 4 mill. — Ressemble au
brunneo-caudatus Fairm., de Mayotte, mais beaucoup plus petit et
un peu plus étroit, et d’une coloration entièrement sombre; le cor-
selet est plus droit sur les côtés, n’ayant qu’une faible teinte rous-
sâtre au bord antérieur, sa surface plus ponctuée; les élytres sont
unicolores, plus fortement ponctuées et à côles moins marquées, et
les fémurs postérieurs ne dépassent guère l'extrémité des élytres
qu’ils déborilent largement chez l’autre espèce. — Madagascar.
Alcides picturatus. — Long. 4 mill. — Oblongo-ovatus, con-
vexus, piceo-castaneus, pilis griseis et rubiginosis adpressis varie-
gatus ; capite summo denudato, lævi, inter oculos rugoso-punctato,
medio macula brunnea signato, oculis intus linea albida tenuiter
limbatis, rostro crasso, rugoso-punctato, pilis griseis sparsuto,
antennis piceis, clava crassa; prothorace transverso, elytris angus-
tiore, antice a medio angustato, punctato et minute granulato,
interstitiis rubiginosis, linea media et utrinque lineola oblique
convergente albidis, lateribus late albidis, margine postico utrinque
profunde sinuato, lobo medio valde prolongato, angulis posticis
parum productis; scutello vix perspicuo ; elytris ovatis, a basi atte-
nuatis, ad humeros sat angulatis, dorso sat striatis, striis irregula-
riter punctatis, intervallis irregulariter convexis, dense subtiliter
coriaceis, ad suturam planiusculis, basi angulosis, plaga magna
suturali postica et lateribus rubiginosis, disco medio vitta valde
obliqua fusca signatis, apice maculis aliquot griseis; pedibus validis,
anticis vix ceteris longioribus, femoribus paulo clavatis, basi sat
gracilibus, anticis subtus dente valido, acuto, basi spinula brevi
comitata, ceteris spina unica armatis, tibiis anticis arcuatis, intus
haud dentatis. — Madagascar.
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175
Ressemble assez à quelques petits Alcides d'Afrique, mais le
corselet est moins conique, les angles postérieurs ne sont guère
prolongés, le rostre est plus long, moins épais, le lobe médian du
corselet laisse à peine distinguer un écusson ponctiforme, les élytres
sont plus courtes, sans côtes et les tibias antérieurs n’ont pas de
dent au milieu interne.
Haplocorynus Faust, Stett. Ent. Zeit. 1889, 104.
Coxæ anticæ etintermediæ distantes. Processus abdominalis latus,
subangulatus quam longitudine brevius. Metasternum inter coxas
latitudine coxarum intermediarum minime duplo longius. Seg-
menta abdominalia 2, 3, 4 æquilonga. Femora omnia clavata,
dentata, postica anum paulo superantia; articuli 2 primi tarsorum
angusti, tertius valde dilatato-bilobatus; unguiculi liberi. Rosirum
elongaium, scrobiis sublateralibus. Antennæ in parte basali insertæ,
scapo oculos attingente, clava articulata. Oculi rotundati, subtus
approximaii, a vertice distantes.
Je rapporte à ce genre un insecte assez curieux, mais qui pré-
sente quelques différences avec les caractères énumérés par Faust.
Ainsi le 2° segment ventral est un peu plus long que le 3° avec la
suture droite au milieu, oblique de chaque côté, et il présente chez
le «2 petits tubercules rapprochés, assez remarquables. Le canal
rostral est assez profond, mais borné à la partie antérieure du pro-
sternum avec les parois très verticales ; les hanches antérieures sont
à peu près contiguës, le mésosternum est étroit, mais les hanches
postérieures sont très écartées. Le j présente, un peu avant l’extré-
mité des élytres, 2 cornes placées sur la suture, contigués, horizon-
tales. Le corselet n’a pas les côtés parallèles, il est élargi peu à peu
en avant, puis assez fortement arrondi avant le rétrécissement
antérieur.
Le faciès de ce genre rappelle beaucoup celui des Ædemonus
pour la forme et la coloration ; mais le canal rostral et les pattes sont
fort différents.
Voici la description de l’espèce typique :
Haplocorynus excellens Faust, !, c. — Long. 10 mill. —
Oblongus, nigropiceus, dorso depressus, cinereo-squamosus, brun-
neo- et nigro- maculatus ; rostro prothorace paulo longiore, curvato,
antrorsum attenuato, basi rugoso-carinato, ad apicem glabro nitido;
antennis clava excepta nitidis, articulo 1° funiculi, 2° et 3° breviore,
2° valde elongato ; prothorace quadrato, basi parum bisinuato, late-
ribus parallelis, antice subite contracto, tubulato, confertim punc-
tato, dorso abbreviatim carinato, margine antico bicristato ; scutello
parvo ovato, squamoso; elytris parallelis, humeris rotundato-
rectangulatis, postice declivibus, sat fortiter punctato-striatis, inter-
176
stitiis alternis elevatioribus et granulis nitidisuniseriatim adspersis,
postice cornubus 2 truncatis et setosis munitis, in medio utrinque
macula majori laterali fasciaque transversa angusta postica ornatis ;
femoribus dentatis, posticis basi limboque abdominali brunneo-
squamosis. — Madagascar ; 1
Haplocorynus compressicauda. — Long. 9 à 12 mill. (rosé.
exæcl.). — Oblongus, convexus, fuscus, elytris indumento cinereo-
lutoso vestitis, utrinque plaga magna, ad marginem dilatata, suturam
haud attingente, postice dentata, plaga apicali et antice maculis
minutis plus minusve densatis nigro-fuscis; j'major,capite rostroque
rugoso-punctatis, hoc arcuato sat gracili, apice polito; prothorace vix
transverso, elytris angustiore, antice rotundatim dilatato, dorso
dense granulato-rugoso,disco medio impressiusculo et cristula parum
elevata signato, angulis anticis rotundatim extus carinatis et supra
impressis, basi fere recta, angulis acute rectis; scutello lutoso; ely-
tris ad humeros rotundatim angulatis, dorso leviter striatis, inter-
vallis convexis, alternatim magjis elevatis, granulis nitidis sparsutis,
in spatiis lutosis deplanatis et lævioribus, ante apicem caudis 2 con-
tiguis armatis ; subtus cum pedibus lutosus, abdomine paulo brunneo-
maculato, segmento 2° medio biplicatulo, plicis brunneis; pedibus
sat elongatis, fere æqualibus, brunneo annulatis, femoribus clavatis,
subtus dente acuto, posticis validioribus armatis, tibiis scabratis,
posterioribus extus paulo sinuatis, intus obtuse angulatis; © minor,
prothorace antice a medio angustato, dorso minus fortiter rugoso,
medio cristula brevi parum elevata signato, elytris minus granatis,
apice muticis, segmento ventrali 2° haud biplicato. — Diégo-Suarez
(Alluaud).
Cet insecte est remarquable par l’espèce de queue que porte la
suture des élytres un peu avant l’extrémité. Il ressemble beaucoup
à la description de l’excellens, mais il en diffère notablement par
la forme du corselet chez le (j et la présence de 2 petits tuber-
cules ou plis sur le 2° segment de l’abdomen qui, en outre, est un
peu plus long que le 3°; de plus, le bord antérieur du corselet n’a pas
de crêtes.
Macraulacus subfasciatus. — Long. 7 mill. (rost. eæcl.). —
Ressemble beaucoup au M. subcucullatus Fairm., des Comores; la
coloration est presque semblable, seulement les élytres ont au milieu
une large fascie oblique noirâtre qui remonte sur les côtés en avant
et fait ressortir la partie pâle apicale ; les intervalles relevés ont moins
de tubercules et ils sont d’un velouté moins touflu ; le corps est plus
étroit, le dessous et les pattes sont couverts d’une crustulance gris-
cendré très serrée; le disque postérieur du corselet forme presque
un carré noirâtre, nettement limité en avant, la carène médiane
177
antérieure est plus fine et n’est pas bordée de chaque côté par une
ligne veloutée noirâtre, le lobe antérieur est plus plan, plus
caréné sur les bords, et les pattes, surtout les fémurs, sont moins
massives. — Ile de Mamoukon, baie de Passandava (Coquerel).
Cryptorhynchus transversus. — Long.6 1/2 mill. — Forme
et coloration générale du C. mangiferæ ; en diffère par la taille beau-
coup plus faible, le corselet couvert de points plus gros et plus serrés
sur le disque, beaucoup plus faibles sur les côtés et en avant, la fine
carène antérieure indistincte ainsi que les bandes postérieures ; par
les élytres un peu plus courtes, à épaules bien saillantes, à lignes de
points formant presque des stries, mais effacées après le milieu, les
intervalles à peine convexes, excepté à la base où ils sont un peu
granulés ; la coloration est un peu différente, les taches sont légère-
ment roussâtres et forment, avant l’extrémité, une large bande
transversale ; en avant elles sont rares et des teintes plus claires
aiternent avec des teintes plus foncées; le dessous et les pattes sont
colorés de la même manière, les fémurs sont moins rétrécis à la base
et moins renflés à l'extrémité. — Madagascar.
Cryptorhynchus angustior. — Long. 4 mill. — Ressemble
beaucoup au précédent et les élytres ont aussi une bande transversale
pâle avant l’extrémité, mais plus droite, plus régulière; le corps
est plus étroit, plus petit, le corselet est également rugueux, les
élytres sont plus étroites, les points ocellés plus petits ne forment
que de simples lignes, les intervalles sont plus étroits, un peu plus
convexes, garnis de soies plus serrées; à la base il y a quelques
taches pâles très petites. Les pattes sont un peu plus grêles et les
fémurs sont également munis en dessous d’une dent très fine. —
Madagascar.
Chez ces deux espèces le corselet ne présente pas la fine carène
longitudinale qu’on voit, plus ou moins marquée, chez le C. man-
gifercæ.
Orchestes basipictus. — Long. 21/3 mili. — Breviter ovatus,
sat fortiter convexus, piceo-fuscus, pilis brevissimis rubiginosis spar-
sutus, elytris post basin fascia transversa rubiginosa valde dentata,
antice picescente signata; capite punctulato, pilis griseis induto,
antennis rubiginosis; prothorace transverso, elytris valde angus-
tiore, antice angustato, dorso dense ruguloso-punctato, linea media
subtiliter impressa ; scutello griseo; elytris brevibus, amplis, basi
truncatis, ad humeros angulosis, fortiter punctato-striatis, inter-
vallis paulo convexis, subtilissime coriaceis, dense breviter fusco-
hirtulis; subtus cum pedibus sat longe griseo-puberulus, genubus
et tarsis paulo ferrugineis, femoribus posticis amplis. — Madagascar.
178
Voisin des ©. erythropus et salicis de nos pays, mais plus trapu
avec les fémurs postérieurs plus renflés.
Bagous madecassus. — Long. 6 mill. — Ovatus, crassus, sed
elytris paulo planiusculis, fuscus, subopacus, indumento tenui
squalide ferrugineo vage maculosus, supra caput, ad prothoracis
lateribus densiore, in elytris maculas minutas et ad marginem
externum post medium plagam majorem efficiente; capite dense:
punctato, inter oculos oblonge impresso, rostro sat crasso, vix
arcuato, lateribus sulcatulo, antennis gracilibus, funiculi articulis 2
primis elongatis, 1° crassiore, ultimo transverso ciava sat crassa,
oblonga, acuminata; prothorace elytris valde angustiore, antice
angustato et paulo constricto, dorso dense punctato-rugoso, antice
transversim impresso, medio canaliculato, sulco medio fere inter-
rupto, basi latiore; scutello fere indistincto; elytris breviter ovatis,
ad humeros obliquatis, postice vix sensim ampliatis, apice Sat fortiter
declivibus, parum profunde striatis, intervallis planis, dense punc-
tato-rugosulis, spatio suturali postice elevato, intervallis 3° basi et
apice, 5° et 7° totis elevatis, 5° ante apicem abbreviato ; femoribus
sat crassis, maculosis, tibiis anticis arcuatis et apice unco arcuato
ferrugineo armatis. — Madagascar (H. Perrier).
Il est fort intéressant, pour la géographie entomologique, de
constater l’existence de ce genre à Madagascar, car, s’il existe en
Asie, je crois qu'il n’a pas encore été signalé en Afrique.
Ceite espèce ressemble assez au B. binodulus, mais elle est plus
large, le corselet plus rétréci en avant, les élytres plus courtes avec
les intervalles bien moins relevés à l’extrémité; elles sont aussi
légèrement impressionnées en travers avant la base.
Cionus leucostictus. — Long. 4 mill. — Breviter ovatus,
valde convexus, ater, setulis albidis sparsutus et maculatus, protho-
race vittis 3 interruptis, parum densatis, elytris intervallis alterna-
tis maculatis, scutello albido ; capite dense punctato, oculis depla-
natis, approximatis, rostro vix arcuato, antennis rufo-testaceis;
prothorace elytris fere dimidio angustiore, antice a basi angustato,
dense rugoso-punctato, haud tuberculato; elytris basi quadratis,
apice rotundatis, fortiter striatis, striis subtiliter punctatis, inter-
vallis parum convexis, dense rugosulo-punctatis; subtus cum pedi-
bus similiter nigro- et albido setulosus et maculosus, femoribus
subtus dente sat acuto armatis. — Madagascar.
Le genre Cionus compte plusieurs représentants dans le sud de
l'Afrique ; mais l’espèce ci dessus est la première signalée à Mada-
gascar. L'absence de tubercules au corselet et le dessin des élytres la
distinguent de ses congénères africaines. R
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179
Cionus catenatus. — Long. 4 1/2 mill. — Brevis, valde con-
vexus, fusco-fuliginosus, opacus, pectore, prothoracis pleuris et
elytrorum plaga laterali-basali lutosis, capite, rostro prothoraceque
paulo cinereis, scutello rufo, sutura basi macula fusco-velutina,
dein macula oblonga rufa, postice fuscula; capite dense punctato,
oculis modice approximatis, rostro crasso, compresso, sat arcuato,
basi carinulato ; prothorace brevissimo, elytris angustiore, antice
valde angustato, dense punctulato, dorso medio transversim 4-nodu-
loso, nodulis medianis transversis, minoribus, parum separatis;
elytris subquadratis, postice rotundatis, ad humeros producto-ele-
vatis, dorso utrinque seriebus 3 tuberculatis, tuberculis oblongis,
magis brunneis, apice obsoletis, intervallis lineato-punctatis (punc-
tis breviter setigeris), plicatulis, sutura paulo elevata, costa prima
basi paulo crassiore, externa brevi; pedibus sat validis, femoribus
dente acuto armatis ; antennis funiculi articulis 2 primis elongatis.
— Madagascar (Raffray).
Remarquable par les côtes interrompues des élytres qui figurent
des rangées tuberculeuses, par la bande transversale légèrement
déprimée et plus claire, située avant le milieu des élytres, et par les
fémurs fortement dentés. |
Nanophyes singularis. — Long. 4 mill. (cum rost.). —
Ovatus, valde convexus, lateribus compressus, castaneus, griseo-
pubescens; capite medio linea grisea paulo elevata signato, rostro
sat longo, parum arcuato, tricarinulato, apice fusco, antennis rufis;
prothorace conico, sat dense punctato, paulo strigosulo, linea media
tenuiter elevata grisa; elytris breviter ovatis, a basi attenuatis,
dense pubescentibus, modice striatis, castaneis, ad suturam basi
griseis, basi utrinque tuberculo puberulo paulo cbliquo castaneo,
postice rufescente et linea tenui pallida oblique limitato, inter-
vallo 3° medio leviter elevato, postice magis convexo et ante api-
cem oblonge rufo-tuberoso, sutura medio tuberculis 2 oblongis velu-
tinis ornata, apice grisescente; metasterno utrinque plaga magna
nivea ornato, pedibus rufescentibus, femoribus valde clavatis,
subtus apice subtiliter denticulatis, dente primo longiore. — Mada-
gascar (Raffray).
Ce curieux Nanophyes est remarquable par la coloration et la
sculpture des élytres; les fémurs denticulés se retrouvent chez
plusieurs espèces européennes, mais non les tubercules des élytres.
Quelques Nanophyes ont été signalés dans l’Afrique australe,
mais on n’en a pas encore décrit de Madagascar.
Nanophyes gentilis. — Long. 3 mill. (cum rost.) — Ovatus,
valde elevato-convexus, lateribus compressus, pallide fulvo-flavi-
. dulus, pube albida vestitus, elytris basi et utrinque medio macula
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T, xLI, 10 vir 97. 15
130
brunnea signatis, sutura basi ad scutellum obscuriore; scutello
tenui, carinulato, apice infuscato, oculis contiguis; prothorace
conico, linea media pallida vix distinguenda, basi utrinque macula
minuta castanescente; elytris postice parum attenuatis, sat fortiter
punctulato-striatis, striis apice obsoletis, intervallis basi præsertim
et lateribus convexiusculis; femoribus clavatis, denticulo acuto
armatis, tarsorum articulo ultimo apice infuscato. — Madagascar.
Ce joli Nanophyes est moins curieux que le précédent, mais sa
coloration est assez élégante.
Nanophyes transfuga, — Long. 2 1/2 mill. (cum rostr.) —
Elongatus, valde convexus, compressiusculus, piceus, nitidus,
vage metallescens, dense griseo-pubescens, elytris macula scutel-
lari et plaga obliqua media denudatis; rostro fusco, leviter arcuato,
costulato, antennis fuscis ; prothorace conico, dense punctulato;
elytris fortiter punctato-striatis, intervallis convexiusculis, subtilis-
sime punctulatis ; pedibus rufescentibus, femoribus apice infus-
catis etsubtus denticulo vix perspicuo armatis, tarsis apice infuscatis.
— Environs de Majunga.
Cette espèce a un faciès tout à fait européen et sa coloration n’a
rien de remarquable.
Baridius quadrillum. — Long. 4 1/2 mill. (sin. rostr.) —
Oblongus, modice convexus, metallescenti-fuscus, sat nitidus, setu-
lis brevibus pallide fulvis parum dense vestitus, elytris utrinque
maculis 2 rubro-rufis, dense setosis, sat magnis, 1* basali, 2* post
medium; capite subtiliter, rostro fortius punctato, hoc valido,
arcuato, paulo compresso, fronte transversim impressa, antennis
fuscis, sat validis, clava crassa; prothorace elytrorum basi haud
angustiore, longitudine parum latiore, antice tantum angustato,
dorso sat convexo, dense fortiter punctato, lateribus densius seto-
sulo; scutello minuto, foveolato ; elytris oblongo-ovatis, subparal-
lelis, apice tantum angustatis et rotundatis, dorso parum convexis,
sat profunde striatis, striis lævibus, apice profundioribus, intervallis
planis, sat fortiter punctatis, apice paulo asperulis; pygidio dense
punctato; subtus cum pedibus dense punctatus et pallido setosulus,
mesopleuris dense rubro-rufo setosis, pedibus sat validis. — Mada-
gascar.
BRADYNINUS n. g.
Ce genre se rapproche à la fois des Bradybatus et des Balaninus,
des derniers par le rostre grêle, long, fortement arqué, la base
du corselet légèrement bisinuée, et des premiers par le corps oblong,
les fémurs inermes, le funicule antennaire de 7 articles et les
181
crochets des tarses soudés à la base. Les yeux sont assez petits,
écartés en dessus, contigus en dessous, les antennes sont assez
longues et assez grêles, les 2 premiers articles du funicule sont
allongés, le 1% un peu plus que le 2°. Le corselet est un peu rétréci
en avant, sans lobes oculaires, l’écusson est indistinct. Les élytres
sont oblongues, hérissées de petites soies écartées. Le prosternum
est légèrement échancré au milieu du bord antérieur et les hanches
sont contiguës. Les fémurs sont inermes, mais les tibias sont ter-
minés par une assez forte dent interne.
Bradyninus albosetosulus. — Long. 3 mill. (rost. excl.) —
Oblongus, convexus, picinus aut lutosus, prothorace vage fusculo
trivittato, elytris maculis brunneis et pallidis sat regulariter inter-
mixtis ; capite convexiusculo, haud distincte punctulato, rostro haud
carinato ; prothorace lateribus leviter rotundato, antice paulo con-
stricto et leviter transversim depresso, dorso dense subtilissime
punctato et punctis majoribus albosetosis laxe impresso; scutello
indistincto, elytris ad humeros angulatis, ovatis, modice striatis,
intervallis planis, punctatis, pilis fuscis hirtulis et alternatim
punctis albosetosis laxe hispidulis; subtus opacus, lutosus, femo-
ribus sat clavatis, tibiis apice intus unco valido armatis, tarsorum
articulo ultimo gracili elongato. — Environs de Majunga.
Le genre PSEUDOBALANINUS Faust, Stett. Ent. Zeit., 1889, 97, ne
diffère des vrais Balaninus que par les épimères du mésothorax
non ascendants, la courbure du rostre formant en dessus la conti-
nuation de la tête. Quant aux hanches postérieures, je les vois aussi
écartées l’une de l’autre par la saillie intercoxale que chez les Bala-
ninus; les yeux sont plus ou moins rapprochés en dessus, et le
pygidium est recouvert par les élytres. Mais la coloration de ces
insectes est assez spéciale; presque tous sont noirs, et tous ont une
grande tache, d’un blanc de craie, de chaque côté de la base du
corselet qui, à cet endroit, recouvre un peu la base des élytres ; les
côtés de la poitrine et l’abdomen ont aussi des taches d’un blanc de
craie. Les fémurs sont assez robustes, parfois munis en dessous
d’une très petite dent; les crochets des tarses sont simples ou à
peine appendiculés.
Les espèces suivantes ont, en outre des 2 taches basilaires du
corselet, l’écusson blanc ainsi qu’une bande ou tache sur chaque
élytre.
Pseudobalaninus niphades. — Long. 8 mill. /rost. excl.]. —
Ovatus, crassus, elytris paulo planiusculis, niger, opacus, breviter
nigro-hirtulus, prothorace utrinque plaga magna nivea, fere 3/4 lon-
gitudinis attingente et subtus cum vitta antesternali lata nivea
confluente, scutello niveo, elytris ante apicem plaga magna nivea,
182
marginem non suturam attingente, metasterno utrinque et abdo-
minis segmento 1° niveis; capite subtiliter densissime punctulato,
oculis parum approximatis, fronte laxius punctata, obsolete biim-
pressa, rostro gracili, valde arcuato, corpore parum breviore, lævi,
nitido, basi punctulato, antennis gracilibus elongatis, funiculi arti-
culis 2 primis subæqualiter elongatis; prothorace antice angustato,
basi paulo dilatato, lateribus ante basin leviter sinuatis, dorso
deusissime subtiliter rugosulo-punctato, basi supra elytrorum basin
paulo elevata, angulis rotundatis; elytris cuneatis, striato-punctatis,
punctis distantibus, intervallis planis, subtiliter coriaceo-punctatis;
pygidio occulto; pedibus fuscis, dense albido-pilosis, pedibus anticis
paulo longioribus, femoribus paulo clavatis, anterioribus subtus
acute, ceteris minute dentatis, unguiculis basi acute dentatis. —
Madagascar ; collection Alluaud.
Cette belle espèce ressemble au B: melaleucus Boh., mais elle est
bien plus grande, les taches du corselet bien plus développées et se
réunissant à la large bande qui couvre le devant du prosternum; en
outre les fémurs sont un peu dentés en dessous, sa coloration est
analogue à celle du Pseudobalaninus Bohemanni, mais le rostre est
presque aussi long que le corps, les taches des élytres sont plus
grandes, atteignent le bord externe, et les crochets tarsiens ont une
dent aiguë à la base.
P. Bohemanni Faust, L. c., 98. — Long. 7 1/2 mill. — Rhomboi-
dalis, depressus, niger, subopacus, griseo-pubescens, nigro-setosus,
cretaceo-maculatus, antennis tarsisque brunneis; prothorace sub-
tranverso, apice excepto confertim granulato-subrugoso, basi ma-
culis 2 trapezoidalibus,.cum fascia ante coxas conjunctis scutelloque
oblongo cretaceis; elytris cuneatis, punctato-striatis, interstitiis
planis, post medium utrinque fascia lata transversa nec suturam
nec marginem attingente, etiam segmento 1° abdominali toto meta-
sternoque lateribus cretaceo-squamosis; unguiculis haud perspicue
appendiculatis. — Madagascar.
P. semifasciatus Faust, !. c., 99. — Long. 7 à 10 mill. — Diffère
du précédent par le corselet à côtés parallèles en arrière, ayant
2 taches blanches subarrondies, les élytres ayant après le milieu
une tache étroite, transversale, blanche, une tache oblongue sur les
côtés des pro- et métasternum, une fascie transversale sur le devant
du prosternum et une fascie interrompue sur le 1* segment ventral ;
la villosité est plus hérissée et les crochets des tarses sont briève-
ment appendiculés à la base. — Madagascar.
La © a les pattes d’un roux clair et les taches ne sont pas aussi
complètement colorées.
183
P. pulcher Faust, I. c., 100. — Long. 8 mill. — Plus oblong, un
peu déprimé en dessus, corselet ayant 2 taches subtrapézoïdales à la
base, élytres presque 2 fois aussi longues que larges, ayant, après
le milien, une grande tache latérale et une fascie antéapicale inter-
rompue par la suture, une fascie transversale sur le devant du
prosternum, le métasternum et le 1* segment ventral crétacés;
fémurs armés d’une épine aiguë, crochets non appendiculés. —
Madagascar.
J'ajoute deux autres espèces dont l’une, tout en ressemblant beau-
coup aux précédentes, en est bien distincte et l’autre diffère complè-
tement de toutes ses congénères.
Pseudobalaninus obliquatus. — Long. 4 mill. (sine rostr.).
— Forme et coloration des précédentes, mais moins mate, très
noire, à villosité plus longue et plus hérissée ; les yeux sont un peu
plus écartés, le rostre moins arqué, plus épais à la base, le scape des
antennes est roux, le corselet est plus convexe, arrondi sur les
côtés, a des points ocellés sétigères plus gros, les taches blanches
de la base sont moins transversales, un peu triangulaires, et formées
d’écailles plus grosses, moins plates ; les élytres sont plus courtes,
à stries médiocrement profondes, mais marquées de gros points
oblongs qui les rendent très crénelées, les intervalles ponctués, très
rugueux à la base, les bandes blanches postérieures sont très
obliques et se joignent en avant à la suture en formant un angle
presque droit ; en dessous une bande sur le devant du prosternum,
une tache de chaque côté du métasternum et une bande transver-
sale sur la base de l’abdomen blanches; les fémurs sont marqués
d’une petite ligne blanche. — Madagascar ; ma collection.
Pseudobalaninus perelegans. -—- Long. 3 mill. (sine rost.).
— Ovatus, postice cuneatus, valde convexus, fuscus, dense griseo-
squamosulus, elytris magis setoso-squamosis, pilis sat longis griseis
parum dense hirtulus, prothorace basi utrinque macula sat magna
cretacea ornato, scutello cretaceo, pedibus,antennis rostroque dilute
ferrugineis, hoc nitido, apice extremo fusco, gracili, arcuato, oculis
_ nigris; antennis gracilibus, clava crassa; prothorace parum trans-
verso, antice angustato, lateribus leviter rotundatis, punctis
minutis denudatis laxe sparsuto ; scutello oblongo, convexiusculo ;
elytris brevibus, cuneatis, basi prothorace vix latioribus, postice
fere a basi angustatis, dorso punctulato-striatulis, intervallis planis,
subtiliter punctato-rugosulis, pilis albicantibus parum dense hir-
tulis ; subtus griseo-squamosulus, metasterno utrinque late cretaceo,
femoribus crassis, subtus dente minuto armatis. — Environs de
Majunga.
La taille et la coloration de ce joli insecte le séparent facilement
184
de ses congénères qui sont bien plus grands (7 à 10 mill.) et noirs
avec des taches blanches sur les élytres, en outre des 2 taches basi-
laires sur le corselet.
PSEUDOBARIS n. g.
Très voisin des Baris, mais d’une forme un peu différente, plus
parallèle, le corselet aussi large que les élytres, à côtés presque
parallèles, et rétréci seulement en avant, avec la base presque
droite, faiblement bisinuée; les antennes sont assez différentes, le
funicule robuste, grossissant peu à peu vers la massue qui se
confond presque avec les derniers articles du funicule; le rostre est
plus épais, un peu séparé de la tête, le pygidium est découvert,
vertical; le prosternum est assez large entre les hanches qu’il ne
dépasse pas, le mésosternum forme une surface continue avec le
métasternum et se prolonge en avant Jusqu'à la rencontre du pro-
sternum entre les hanches, le métasternum est largement concave
ainsi que la base de l’abdomen, dont la saillie intercoxale est
extrêmement large, les 2 premiers segments complètement soudés,
les sutures des suivants très obliques en dehors; les pattes sont
médiocres, inermes, les crochets soudés jusqu’au milieu.
Pseudobaris Bourgeoïisii. — Long. 4 mill. — Oblonga, sub-
parallela, convexa, nigra, nitida, elytris basi fascia transversali
dense rufo-squamosa, postice anguste squamulis albis marginata,
antice late sinuata et squamulis albis bimaculata ; capite convexo,
cum rostro subtiliter dense punctulato; prothorace latitudine paulo
longiore, densissime æqualiter punctato, basi utrinque fortiter
marginato, angulis paulo exsertis sed obtusis; scutello basi lato,
apice angustiore et truncato; elytris prothorace parum longioribus,
ad humeros sat angulatis, sat fortiter striatis, striis punctis minutis,
brevissime setigeris laxe impressis, intervallis planis, uniseriatim
punctatis, punctis paulo transversis; subtus dense sat fortiter punc-
tata, meso- et metapleuris niveo-maculatis, femoribus subtus ante
apicem sinuatis. — Diégo-Suarez (Robert Bourgeois).
Ce joli insecte est assez remarquable par la fascie rousse, bordée
de blanc qui orne la base des élytres, avec une échancrure anté-
rieure autour de l’écusson, et qui n’atteint pas les bords latéraux.
Dichthorrhinus nivipictus. — Long. 8 mill. (rosf. eæcl.), —
Oblongus, antice posticeque attenuatus, profunde niger, velutinus,
prothorace linea marginali antica tenui, et basi utrinque vitta trans-
versa niveis, his descendentibus et subtus cum linea antica etiam
descendente in prosterno late conjunctis, elytris basi utrinque prope
scutellum lineola brevi,utrinque ante et post medium vittula obliqua
185
suturam haud attingente nivea; capite sat fortiter punctato, rostro
recto, gracili, subtiliter rugosulo, medio sulcatulo, basi grossius
rugosulo et cornubus 2 antice porrectis armato; prothorace a basi
antice attenuato, fortiter dense punctato, elytris a basi postice
angustatis, leviter punctato-striatulis, intervallis planis, punctis
seriatim impressis ; pygidio dense rugoso-punctato ; metasterno late
et abdominis segmento 2° utrinque niveis; pedibus gracilibus punc-
tatis, anticis longioribus, femoribus supra et infra lineola gracili alba
signatis, tibiis subtilius similiter lineatis, tibiis anticis intus laxe
denticulatis, tarsorum articulo penultimo latissimo. — Antsianaka
(Perrot); un seul individu dans la collection Oberthur.
Insecte bien distinct par sa coloration qui le rapproche de l’Eugno-
ristus monachus.
Dichthorrhinus rubrocollaris. —Long.9 mill. (rost.eæcl.). —
Oblongus, postice vix attenuatus, ater, opacus, prothorace plagis
magnis 2 rubris postice angustatis, antice dilatatis et vix separatis,
infra descendentibus; capite punctulato, rostro recto, tenui, basi
grosse punctato et cornubus 2 paulo arcuatis armato, antennis valde
punctatis ; prothorace paulo transverso, lateribus rotundato, antice
angustato, dorso planiusculo, parte nigra fortiter sat dense punctata,
postice sat late impressa; elytris ovatis, basi late sinuatis, dorso basi
planatis, fortiter lineato-punctatis, lineis fere striatis, intervallis
planis, uniseriatim punctatis; pygidio punctato; subtus fortiter
punctatus, pectore utrinque macula albido-squamosa signato; pedi-
bus albido-lineatis, anticis longioribus, punctatis, tibiis intus subti-
liter denticulatis, tarsorum articulo ultimo fere triangulari latis-
simo. — Antsianaka (Perrot); un individu dans la collection
R. Oberthur.
Plus trapu, moins atténué en arrière que le précédent et d’une
coloration toute différente.
Sphenophorus picirostris. — Long. 10 à 11 mill. (cum
rostro). — Sat elongatus, parum convexus, niger, sat nitidus, subtus
cum pedibus nitidior, rostro apice piceo, pedibus piceo-fuscis, subti-
liter cinereo-pruinosis ; capite punctulato, inter oculos puncto grosso
impresso, rostro sat tenui, leviter arcuato, lævi, antennis fusco-
piceis, crassiusculis, funiculi articulo 2° primo longiore, ceteris
paulo transversis, gradatim leviter latioribus, clava compressa,
ovata, apice obtuse truncata ; prothorace ovato, elytris angustiore,
latitudine longiore antice leviter attenuato, disco planiusculo, spar-
sim punctato; scutello elongato; elytris sat brevibus, postice atte-
nualis, apice abrupte rotundatis, dorso punctato-striatis, punctis sat
grossis et sat distantibus, intervallis planis lævibus; pygidio parum
dense punctato, apice truncatulo, medio obsolete carinulato ; pec-
136
tore et abdominis basi fortiter sat dense punctatis, pedibus sat brevi-
bus, coxis rufo-piceis. — Diégo-Suarez (Bontemps).
Ressemble, pour la forme générale, au $. striatus, mais très diffé-
rent par la sculpture des élytres dont les interstries sont plans, le
corselet déprimé sur le disque avec quelques points épars, à peine
distincts chez la 9; le rostre est aussi un peu plus grêle et Les articles
du funicule sont plus étroits.
Catolethrus distinguendus. — Long. 3 mill. (rosf. incl.). —
Ressemble extrêmement au C. humilis Fairm., des Comores, mais
plus grand, rougeûtre, avec les élytres plus longues, plus étroites, à
stries plus marquées, plus profondes et plus divergentes à l’extré-
mité; le corselet est surtout différent, à peine arrondi sur les côtés,
ponctué de même, mais avec une ligne longitudinale médiane un
peu déprimée ; le reste semblable. — Madagascar.
Lagenoderus brevicollis. — Long. 5 1/2 mill. /cum. rost.).
— Oblongus, antice angustus, elytris quadratis, picinus, obscure
cuprascens, fere opacus; capite rugoso, postice haud angustato,
basi longitudinaliter impresso, inter oculos depressiusculo et medio
tuberculo parum convexo signato, oculis valde convexis, rostro
capite angustiore, haud longiore, rugoso, crasso, levissime arcuato,
supra antennas elevato, his parum gracilibus, prothoracis medium
superantibus, clava magna, oblonga, fusca; prothorace oblongo,
capite cum rostro haud longiore, elytris angustiore, antice atte-
nuato, dense transversim plicatulo, medio sat fortiter, canaliculato
et postice utrinque impresso, lateribus basi sat rotundato ; scutello
triangulari, impresso; elytris quadratis, basi truncatis, ad humeros
sat angulatis, apice late rotundatis, dorso inæquali, grosse punctato,
tuberculato; subtus piceus, pygidio et abdominis apice cum pedibus
rufescentibus, femoribus crassis, piceis, subtus spinosis, anticis
crassioribus. — Nossi-Bé /Coquerel).
Cet insecte intéressant appartient évidemment au genre Lageno-
derus, mais il diffère essentiellement de l’espèce connue par sa
petite taille, son corselet court, sillonné longitudinalement au
milieu, ses élytres tuberculées, sa tête parallèle, ses yeux gros et.
saillants, Il n’est pas probable que ce soit la © du gnomoiïdes, si
remarquable par son corselet plus long que le reste du corps en y
comprenant la tête.
Apoderus ferrum-equinum. — Long. 5 mill. — Breviter
ovatus, crassus, piceus, indumento pubescente cinereo-rubiginoso
vestitus, elytris macula scutellari denudata et sulco profunde arcuato
fusco-piceo, prothorace vittis 2 denudatis; capite oblongo, subtiliter
dense ruguloso-punctato, summo punctis 2 elevatis nitidulis,
rostro sat brevi, subtiliter rugosulo, antennis rufescentibus ; pro-
187
thorace transverso, elytris valde angustiore, convexo, fortiter
punctato-rugoso, lateribus fere granuloso, medio vittis 2 elevatis
denudatis, antice constricto, basi transversim depresso; elytris
brevibus, ad humeros valde angulatis, subseriatim, parum regula-
riter tuberosis, tuberis ad suturam fere transversis, intersti-
tiis parum regulariter punctato-lineatis, dorso basi transversim
depresso et sulco sat lato semicirculari signato, a macula scutellari
linea pallida separato; subtus fuscus, cinereo-pubescens, pedibus
validis, femoribus anticis inflatis, piceo-ænescentibus, denticulis
2 minutis subtus munitis, tibiis tarsisque rufescentibus, tibiis
anticis longioribus, subtus subtiliter denticulatis. — Madagascar
(Raffray).
Se rapproche du pustula, de Zanguebar, mais bien distinct par
l'impression de la base des élytres en fer à cheval et par la petitesse
des tubercules,
Zemioses striolatus. — Long. 5 à 6 mill. — Elongatus, rufus,
nitidus ; capite ovato, antice vix attenuato, fere truncato, lævi,
antice punctato et medio breviter sulcato, antennis sat gracilibus,
articulis 3 ultimis majoribus, ultimo acuminato; prothorace elon-
gato, antice compresso et angustato, postice latiore, convexo, subti-
lissime punctulato, medio subtiliter striato ; elytris sat elongatis, ad
humeros angulatis, dense striatis, intervallis acute costulatis, sutura
crassa, elevata, obscuriore, paulo tuberculosa, medio interrupta,
utrinque sulco latiore sat profundo comitata ; femoribus et posticis
basi gracilibus, apice clavatis, tibiis posterioribus inflatis, brevibus,
tarsis crassis, paulo obscurioribus. — Tsarasotra.
Ressemble au Z. cancellatus Lac., du Sénégal, mais la sculpture
des élytres est différente: elles ont les stries latérales à peu près
semblables, mais elles n’ont pas de crénelures transversales, scule-
ment un large sillon de chaque côté de la suture qui est épaisse et
presque tuberculée. Le corselet n’est pas non plus striolé sur les
côtés.
Tophoderes longirostris. — Long. 17 mill. /rostr. incl.]. —
D'une forme et d’une coloration analogues à celles du T. ferrugatus,
plus grand avec la tête plus étroite, le rostre plus long, moins
anguleusement dilaté à l'extrémité, le bord antérieur un peu échancré
au milieu ; les antennes courtes, n’atteignant pas la base du corselet,
grêles, avec la massue de 3 articles noirs, larges, bien détachée; le
corselet un peu différent, élargi à la base avec les angles postérieurs
prolongés et pointus, fortement rétréci en avant, les côtés légère-
ment sinués avant les angles postérieurs, la carène prébasilaire
rapprochée de la base, le disque faiblement impressionné de chaque
Côté à la base, ayant une fine carène longitudinale, un peu inter-
188
rompue en avant, n’atteignant pas la carène transversale, ayant de
chaque côté deux très faibles reliefs ; les élytres ayant la suture et,
de chaque côté, 3 côtes alternes avec des taches brunes et pâles,
mais assez petites et moins nettes, ne formant pas en arrière une
sorte de fascie transversale nébuleuse, composée de plusieurs petites
taches pâles rapprochées, plus des tubercules d’un brun pubescent,
écartés, les postérieurs pâles, les interstices à lignes doubles de
points assez gros. Le dessous du corps est presque noir, lisse,
médiocrement brillant, les côtés seulement pubescents; les pattes
sont cendrées avec un large anneau dénudé aux fémurs et aux
tibias. — Madagascar; ma collection.
Diastatropis rugatulus. — Long. 13 mill. (rostr. incl.). —
Elongatus, sat convexus, fuscus, opacus, indumento cinereo-varie-
gatus; capite cum rostro dense cinereo, hoc medio carinulato,
oculis convexis, antennis crassiusculis, clava crassa, elongata, acu-
minata ; prothorace elytris angustiore, basi breviter, antice longius
angustato, carina postica a basi distante, extus rotundata et breviter
interrupta, dorso fere quadriimpresso, intervallo transversali paulo
elevato, elvtris oblongis, parallelis. dorso transversim rugatulis et
impressis, costulis utrinque 4 basi fere obsoletis, postice paulo ele-
vatis, leviter fusco- et cinereo- tessellatis, subtus fuscus, lævis, pedi-
bus fusco-piceis. — Madagascar; ma collection.
Forme de l’érroratus Lac., mais plus étroit, d’une coloration très
différente, très effacée, avec le rostre plus épais et les antennes plus
fortes, surtout la massue.
Diastatropis tessellatus. — Long. 13 mill. (rostr. incl.) —
Oblongus, antice attenuatus, piceus, dense fuliginoso-pubescens,
pube rubiginosa, in elytris pallidiore variegatus; capite rostroque
rubiginoso vittatis, hoc apice latius, dense strigoso, apice dilatato et
late sinuato, fronte lineola tenuiter elevata fusca signata, antennis
brevibus, prothoracis medium vix attingentibus; prothorace elytris
valde angustiore, parum transverso, basi breviter angustato, antice
longius attenuato, carina præbasali à basi distante et lateribus haud
prolongata, dorso basi maculis 3 et antice utrinque maculis aliquot
rubiginosis; scutello minutissimo ; elytris subparallelis, ad humeros
angulatis, apice rotundatis, sutura et utrinque costis 4 sat latis,
elevatis, 3° angustissima, brunneo et pallido tessellatis, 1* et 2? post
medium maculis majoribus ornatis, interstitiis planiusculis, biseria-
tim laxe punctatulis; pectore punctato et abdomine fere lævis, late-
ribus maculis minutis rubiginosis signatis, pedibus cinereis fusco-
plagiatis. — Madagascar ; ma collection.
Cet insecte a un peu la livrée du Tophoderes verrucosus, mais la
forme est bien celle des Diastatropis.
De M PLANE 2 Un A
139
Ischnocerus tuberosus. — Long. 5 1/2 mill. (cum. rost.). —
Ovatus, crassus, convexus, fuscus, opacus, indumento fuliginoso
vestitus, rostro lato, plano, apice angulatim dilatato et truncato,
medio subtiliter carinulato, antennis gracilibus, corporis medium
fere superantibus, clava oblonga, fusca ; prothorace longitudine vix
latiore, medio valde angulatim dilatato, basi elytris fere dimidio
angustiore, antice æqualiter angustato, dorso medio tuberculo
compresso,utrinque impresso cum utrinque tuberculis 2 minoribus,
carina postica a basi distante, sat acuta, triinterrupta, margine
postico recto; scutello minuto, pallido ; elytris ovato-subquadratis,
basi truncatis, apice rotundatis et sat fortiler declivibus, ad hume-
ros angulatis, dorso tuberculis grossis utrinque 4-seriatis, extus et
apice minoribus et magis numerosis; subtus fuscus, pedibus magis
piceis, tarsis paulo rufescentibus, pectore lateribus punctato, femo-
ribus paulo claviformibus. — Nossi-Bé (Coquerel).
Ressemble un peu à ses congénères du Cap, mais plus petit et
bien distinct par les tubercules du dessus du corps.
ARACHNOCAULUS n. g.
Antennæ supra rostrum prope oculos insertæ. Scrobes mediocres.
Carina prothoracis a basi distincta, postice arcuata, lateribus angu-
lata, haud prolongata. Oculi magni, rotundati, convexi. Antennæ
filiformes, tenuissimæ, corporis medium paulo superantes, clava
gracili, elongata. Corpus sat convexum. Pedes elongati, tarsi lon-
gissimi, præcipue anteriores tibiis duplo longiores.
Ce genre est très voisin des Caranistes; il en diffère par la carène
du corselet assez distante du bord postérieur, arquée au milieu, vers
l’écusson, très angulée latéralement, formant presque une pointe
en dehors, les antennes plus courtes que le corps, les épaules cou-
pées obliquement, le pygidium largement tronqué, le 1° article des
tarses encore plus long et les antennes à massue étroite et lâche. La
dent des crochets est aussi submédiane. Le labre est fortement con-
vexe.
* Arachnocaulus filitarsis. — Long. 12 mill. (rost. incl.). —
Oblongus, sat convexus, umbrinus, griseo aut pallide cinereo varie-
gatus, spatiis elevatis et tuberculis nigro-fuscis; capite umbrino,
lateribus squalide griseo, rostro medio subtiliter carinulato, rostro
brevi, truncato, utrinque angulato, antennis subtilissime laxe villo-
sulis, articulo 3° valde elongato ; prothorace transverso, antice an-
gustato, dorso paulo inæquali, impressionibus brunneis, ante cari-
nam medio biimpresso, spatio intermedio paulo elevato; scutello
truncato, albido; elytris parum oblongis, a basi leviter attenuatis,
dorso punctato-striatis; intervallis alternatim costulatis, costulis
190
albido- et brunneo- tessellatis, costa 32 ad humerum arcuata et fere
carinata ; subtus cum femoribus ardosius, tibiis albidis, ante apicem
annulo nigro cinctis, tarsis nigris, dimidia parte apicali albida. —
Madagascar ; collections Alluaud et la mienne.
Chez la © les tarses reprennent une taille normale, les antennes
ne sont pas plus courtes; la longueur n'est plus que de 11 mill.
AMECUS n. g.
Carène prothoracique éloignée du bord postérieur, droite, nulle-
ment arquée, arrondie aux angles et non prolongée en avant.
Rostre aussi large que la tête, faiblement élargi à l’extrémité,
déprimé, tricaréné, scrobes fovéiformes recouvertes en partie par
les bords. Yeux entiers. Antennes grêles, courtes, n’atteignant
pas la base du corselet, terminées par une massue oblongue,
comprimée, large, de 3 articles. Corselet convexe, rétréci en avant,
angulé latéralement à l'extrémité de la carène. Écusson peu distinct.
Élytres assez courtes, convexes, sillonnées. Pygidium presque en
triangle fortement arrondi à l’extrémité. Mésosternum assez large,
déclive en avant, tronqué en arrière; saillie intercoxale assez large,
obtuse. Pattes assez courtes, 1* article des tarses postérieurs plus
long que le dernier, crochets simples. Corps épais, convexe.
Amecus viridans. — Long.7 à 9 mill. (rost. excl.) — Ovato-
oblongus, convexus, fusco-virescens, opaco-sericans, elytris nigro-
velutino costatis, interstitiis æenescentibus aut cuprascentibus,
externis plus minusve virescentibus; capite cum rostro subti-
lissime dense punctulato, hoc planato, tricostato, costis antice
abbreviatis, intermediaintegra; prothoracetransverso,antice angus-
tato, lateribus fere recte convergentibus, dorso densissime subti-
liter coriaceo-punctulato ; elytris sat brevibus, convexis, ad humeros
sat angulatis, apice valde declivibus et angustatis, fere truncatis,
subtiliter coriaceis, sutura et utrinque costis 3 late convexis,
interstitiis biseriatim punctatis ; subtus magis virescenti-ænescens,
nitidior, femoribus cœruleis. — Diégo-Suarez (Alluaud).
La place de ce nouveau genre semble à côté des genres Platy-
rhinus et Phlæops, mais son corps est convexe, la carène protho-
racique est droite et les yeux sont assez grands, presque ronds, non
obliques, sans orbites.
Tropideres exul. — Long. 4 mill. (cum rostr.) — Ressemble
tellement au T. undulatus de nos pays qu’on le prendrait, au pre-
mier coup d'œil, pour la même espèce. L'ensemble de la coloration
est le même, mais les bandes pâles des élytres sont changées en une
teinte générale d’un gris ardoisé avec quelques taches noires plus
191
marquées vers la base et le milieu ou bien avec 3 bandes transver-
sales noirâtres assez nettes ; mais les élytres sont plus étroites, plus
parallèles, à stries plus fines, et le rostre est plus anguleusement
dilaté à l’extrémité. — Madagascar.
Tropideres amœnus. — Long. 5 mill. — Parum oblongus,
subcylindricus, opacus, cervinus, fasciis et guttulis griseis varie-
gatus; capite et rostro latis, dense albido-griseo-pilosis, antennis
tenuibus, basin prothoracis haud attingentibus, fuscis; prothorace
fere a basi antice attenuato, griseo, plaga magna discoïdali
trasversa, antice bi-, postice triemarginata cervina ; scutello albido ;
elytris griseis, macula subbasali transversa dentata, ad marginem
À extensa et plaga magna communi post medium valde dentata, grisea
guttata cervinis, striis indistinctis; pygidio griseo; subtus cum
pedibus griseus, his cervino annulatis. — Madagascar.
Cet insecte est assez remarquable non par l’éclat de sa coloration,
mais par le dessin mélangé de gris et de brunâtre pâle.
Tropideres minor. — Long. 2 1/2 à 3 1/2 mill. — Ressemble
au précédent, mais bien plus petit, plus parallèle et plus étroit; la
coloration est moins vive et le dessin moins net. La tête est brune,
densément striolée ainsi que le rostre, avec une fine bordure grise
le long des yeux; les antennes sont très fines, brunâtres avec la
massue noire; le corselet est moins court, rétréci tout à fait en
avant, brun avec des taches et de petites linéoles blanchâtres, peu
tranchées, il est couvert de fines strioles serrées, la carène posté-
rieure est faiblement ondulée; les élytres sont un peu plus étroites,
cendrées avec des taches et des points bruns plus ou moins con-
fluents, les stries sont très fines ainsi que la sculpture, la pubes-
cence est plus forte; le pygidium a deux taches brunâtres; le
dessous et les pattes sont cendrés; les tarses, au moins les posté-
rieurs, sont noirâtres. — Madagascar.
Tropideres grisescens. — Long. 3 1/2 mill. — Forme des
précédents, mais plus grisâtre, la tête et le corselet mélangés de
brunâtre et de gris, massue des antennes noire; corselet rétréci
tout à fait en avant, gris avec une bande latérale, deux bandes
discoïdales se rejoignant en avant, d’un brun foncé, au milieu une
teinte brunâtre bordée en avant d’un liseré gris et ayant au milieu,
en arrière, un petit trait gris ; carène antébasilaire très rapprochée
du bord postérieur, ne remontant pas sur les côtés ; élytres courtes,
très convexes, grisâtres ovec les épaules blanchätres, un tubercule
d’un brun noir velouté de chaque côté de l’écusson, unis dans une
même teinte brune, rejoignant les 2 taches basilaires du corselet;
le dos des élytres à stries fines et finement ponctuées, les intervalles
alternativement un peu convexes et marqués de petites taches
192
brunâtres; dessous et pattes gris, ces dernières tachetées de bru-
nâtre. Madagascar.
TROPIDERES COQUERELIT Fairm. — Cet insecte n’est pas un
Tropideres, mais un Basitropis; la carène postérieure n'est pas
distincte du bord lui-même. Il en est de même du T, tessellatus Boh.,
de l’île Bourbon.
BASIDISSUS n. g
Rostrum parallelum, depressum, haud angulatum. Scrobes fovei-
formes, ab oculis haud distantes. Antennæ breves, prothoracis
medium vix attingentes, filiformes, clava oblonga, sat lata. Protho-
rax lateribus vix angulatus, carina antebasali a basi vix separata,
ad latera recte angulata, parum producta. Oculi convexi, integri.
Elytra et pedes brevia. Corpus breve, convexum.
Ce nouveau genre a quelque analogie avec le genre Platyrhinus,
mais la carène antébasilaire est si rapprochée du bord postérieur
qu'on serait tenté de le classer parmi les Basitropides. Cependant
l’espace basilaire est encore assez distinct pour être compté; la
carène est entière, angulée, droite sur les côtés qui sont à peine
angulés au milieu.
Basidissus cristatus. — Long. 6 mill. — Umbrino-casta-
neus, opacus, indumento albido pubescente dense vestitus, capite
cum rostro et prothorace dense ac longius albo-pubescentibus, hoc
basi medio transversim umbrino, cum punctis 2 albidis, dorso
medio tuberculo penicillato et utrinque supra angulos laterales
tuberculo minore conico signato; scutello minuto, albido; elytris
brevibus, fere parallelis aut vix sensim attenuatis, apice rotundatis,
punctulato-lineatis, lineis sæpius interruptis, maculis cœrulescenti-
albidis sparsis, utrinque tuberculo basali fusco-setoso, fere medio et
post medium tuberculis 2 paulo oblique dispositis piceo-velutinis,
humeris similiter vestitis; pygidio albido; subtus cum pedibus
similiter coloratus. — Diégo-Suarez (Alluaud).
Un des trois individus trouvés par M. Alluaud présente quelques
différences dues probablement au sexe; les élytres sont plus larges
à la base, plus atténuées, la teinte du fond est plus claire, les taches
pâles très peu distinctes, les tubercules moins saillants et moins
bruns, et il y a un petit faisceau de poils d’un roux clair avant les
2 derniers tubercules, la coloration blanche est sale, la tache de la
base du corselet est partagée.
Basitropis tuberidorsis. — Long. 5 mill. — Oblonga, sub-
cylindrica, picea, pube cinerea dense vestita et pube rubiginosa
variegata ; capite et rostro latis, planiusculis, griseo-pubescentibus,
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RER 27
193
antennis gracilibus, brevibus, ferrugineis, clava fusca, haud com-
pacta; prothorace antice a medio angustato, maculis et vittulis
transversis fuscatis signato, antice paulo rufescente et striga brevi
albida, medio tuberculo conico ornato, basi transversim leviter
impresso ; scutello pallido; elytris parallelis, apice valde rotundatis
et declivibus, subtiliter punctulato-substriatis, striis apice obsolelis,
lateribus evidentioribus, intervallis planis, griseo-cinereis, plaga
magna oblongo-quadrata communi, sat vage determinata, paulo
ferruginea, basin haud attingente, vix post medium abbreviata,
tuberculis minutis rufulis et fusculis sparsuta, antice utrinque
tuberculo transverso limitata, postice intervallis alternis tuberculis
sat minutis sparsutis; subtus cum pedibus cinerea, his fusco-annu-
latis, tibiis anticis ferrugineis. — Madagascar.
Cette espèce est facile à distinguer par le tubercule conique placé au
milieu du corselet ; les élytres ont aussi en avant 2 tubercules moins
saillants, transversaux, presque bilobés, qui bordent une tache assez
grande, mal limitée et vaguement colorée de roussâtre qui n’atteint
pas tout à fait la base et se termine un peu après le milieu.
LA
Caranistes tenuiclavis. — Long. 5 mill. — Oblongus, con-
vexus, piceus, opacus, pilis adpressis cinereis sparsutis aut macu-
latim aggregatis variegatus; capite cum rosiro cinereo marginatis
et sparsutis, hoc brevissimo, apice vix sinuato, antennis tenuibus,
corpore longioribus, articulo 1° crasso, 2° brevissimo, 3° sequenti
longiore, clava vix crassiore, compressa, acuminata, fusca, apice
rufescente ; prothorace basi breviter angustato et elytris angustiore,
antice longius attenuato, carina postica basi approximata, medio
obtusissime angulata, lateribus haud prolongata, dorso piceo et
cinereo marmorato, linea media cinerea sat distincta, medio inter-
rupta; scutello fere rotundato, cinereo ; elytris sat brevibus, postice
levissime attenuatis, basi cinereo-tessellatis, ad latera sticticis, vitta
suturali lata, medio et ante apicem angustata cinerea sat regulari,
striis parum profundis, punctatis, intervallis planiusculis, dense
ac subtilissime coriaceis; pygidio medio cinereo; subtus cum
pedibus pube subtili griseo-ardosiaca dense vestitus, pectore et
abdomine basi punctis majoribus sparsutis, tibiis medio et tarsorum
articulo 2° albidis. — Nossi-Bé /Coquerel).
Assez voisine de C. aranea Coq., de Bourbon, mais bien plus
petite, avec les antennes plus courtes, à massue très étroite, com-
primée de telle sorte que vue par le tranchant, elle ne paraît pas
plus épaisse que l’antenne, à carène postérieure du corselet ne
faisant qu’une faible saillie en dehors; le rostre est moins rétréci à
la base, ce qui le rend moins dilaté à l’extrémité et les élytres ont
les stries finement ponctuées avec un dessin très différent. Le
corselet est aussi plus allongé en avant.
194
Caranistes lineatus Fähr., Curc., V, 271. — Long. 3 à 8 mill.
{rostr. excl.]. — Oblongus, nigro-fuscus, opacus, capite lineis tribus,
thorace quinque, scutello elytrorumque interstitiis alternis albo-
pubescentibus, antennis ferrugineis. — Madagascar (ma collection);
Diégo-Suarez (Alluaudi).
Caranistes tenuelineatus Brancs., Nossi-Bé’s Fauna, 240,
pl. XII, fig. 13 /Holomecus]. — Long. 4 à 7 mill. /rost. eæcl.]. —
Même forme et même coloration, seulement le corselet n’a que
3 bandes blanches, les latérales ne s’accordant pas tout à fait avec
celles de la tête, les marginales n’existant pas; les antennes sont
presque aussi longues que le corps chez le , dépassent un peu le
milieu chez la ©, les élytres sont bien plus finement ruguleuses et
les stries moins marquées, bien plus finement ponctuées, les
lignes blanches alternes sont plus effacées en arrière; les pattes
sont brunes ou fauves. —- Nossi-Bé (Brancsik); Diégo-Suarez
(Alluaud).
La figure de la faune de Nossi-Bé est très mauvaise et les antennes
semblent devoir appartenir à un Longicorne.
PHRYNOIDIUS n., g.
Corpus breve, valde convexum. Rostrum breve,crassum. Antennæ
supra rostrum insertæ, filiformes, corpore haud breviores, clava
elongata, articulis liberis; scrobes parvæ, ante oculos sitæ, apertæ.
Prothorax transversus, lateribus ante basim angulatus, carina pos-
tica a basi distante, medio sinuata, extus magis elevata, vix antice
prolongata. Elytra brevia, postice vix attenuata. Prosternum inter
coxas laminiforme, mesosternum sat latum, processus intercoxalis
latus, abdomen breve, pedes valde elongati, sat graciles, inermes,
tarsis articulo 1° ceteris conjunctis longiore.
Ce genre curieux fait la transition des Brachytarsus aux Arœocerus
car le corps est court et trapu comme chez les premiers, mais les
scrobes sont placées sur le dessus du rostre et découvertes ; la carène
antébasilaire est notablement éloignée de la base, les antennes et les
pattes sont longues et grêles.
Phrynoidius Raffrayi. — Long. 6 mill. — Ovatus, valde
convexus et antice fortiter inflexus, piceo-rufescens, indumento
pubescente lutoso maculis brunneis et punctis griseis variegatus,
plaga grisea communi paulo post suturæ medium; capite sat lato,
convexo, dense punctato, rostro brevi, crasso, apice truncato, scro-
bibus foveatis, paulo transversis, ante oculos et paulo intus sitis,
antennis filiformibus elytrorum apicem attingentibus, articulo 1° sat
crasso, 2° subgloboso, clava elongata articulis 3 oblongis distinctis
195
composita fusca; prothorace antice angustato, carina postica flexuosa,
extus rotundatim angulosa et magis elevata, antice vix producta,
dorso dense subtiliter rugosulo, medio leviter bituberoso ; scutello
subquadrato; elytris a basi leviter attenuatis, substriato-punctatis,
intervallis alternis paulo convexis et laxe tuberosis, basi utrinque
tuberculo oblongo paulo compresso sat elevato, plaga grisea depres-
siuscula, humeris elevatis ; subtus punctatus, cum pedibus cineras-
cens et umbrino maculosus, — Madagascar (Raffray).
Cerobates rectestriatus. — Long. 4 mill. — Gracilis, totus
rufus, nitidus, elytris opaculis; capite basi recte truncato, rostro
antice attenuato, medio sat fortiter sulcato, antennis parum gracili-
bus, moniliatis, articulis 3 ultimis majoribus, ultimo acuminato;
prothorace postice elytris haud angustiore, ovato-oblongo, antice
angustato, dorso lævi, medio sat late sulcato, pleuris impressis et
parce punctulatis ; elytris elongatis, parallelis, apice marginatis et
late rotundatis, dorso dense striatis, intervallis antice carinulatis,
sutura elevata, nitidiore, punctulata, utrinque sulco latiore, parallelo,
post medium obliquato, apice latiore comitata; femoribus compres-
sis, anticis latioribus et extus fere angulatim arcuatis. — Tsarasotra.
Ressemble à un petit individu du C. debilis, en diffère par le rostre
plus atténué en avant, plus longuement sillonné, les antennes moins
longues, le corselet plus atténué en avant, fortement sillonné au
milieu et les élytres à stries parallèles.
Diamerus cinerascens. — Long. 2 3/4 mill. — Ovatus, valde
convexus, postice leviter ampliatus, piceus, opacus, squamulis
cinereis vestitus, ad prothoracis latera densatis et in elytris densatis,
his parte dimidia postica late denudatis, plagulis aliquot cinereis
sparsutis; capite subtiliter punctato, antice late impresso, antennis
rufis, clava vix obscuriore ; prothorace densissime punctato-rugu-
loso, linea longitudinali medio tenuiter signato, lateribus magis
rotundato ; elytris striatis, intervallis planis, subtiliter rugulosis. —
Madagascar.
Diffère de D. hispidus Klug par sa taille plus faible, sa forme
plus oblongue, le corselet plus large, plus arrondi sur les côtés,
n’ayant pas sur les côtés, à la base, un petit rebord très court, la
ponctuation plus forte, la fine carène médiane bien visible, entière,
les élytres moins courtes, un peu élargies en arrière, plus dénudées
en arrière; la massue des antennes paraît moins large.
Cette dernière espèce m'a été envoyée des environs de Suber-
bieville par M. Henri Perrier.
Coptops infirmus. — Long. 12 mill. — Forme et coloration
du Zturatus Klug., mais beaucoup plus petit, avec le corsel:t moins
large, plus rétréci en avant, la dent latérale située plus au milieu
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 10 var 97, 16
196
des côtés, les reliefs dénudés, ce qui les fait paraître plus saillants,
les antennes nettement annelées de brun et de blanchâtre, Les élytres
plus courtes, moins angulées aux épaules, à taches non zigzaguées,
dénudées, moins fondues. — Suberbieville (Henri Perrier).
Malgré le peu d'importance de ces caractères, je crois cet insecte
suffisamment distinct des C. lituratus et brunneus.
Cœdomæa rufina. — Long. 11 mill. — Elongata, apice leviter
angustala, sat convexa, pube rufo-vinosa, dense vestita, macula
scutellari farinosa, in baseos prothoracis medio lineatim prolon-
gata, humeris et prothoracis basi utrinque leviter farinosis, elytris
utrinque macula humerali, postice prolongata, litura mediana
extus dilatata et plaga apicali marmorata piceolis, haud determi-
natis, subtus cum pedibus griseo-pubescens, punctis piceolis spar-
suta ; capite laxe punctato, inter oculos sulcato, tuberculis anten-
nariis sat acute conico-productis, antennis corpore brevioribus,
articulo 1° rufo-vinoso,ceteris minus vinosis, subtiliter albido-pubes-
centibus, basi breviter albis; prothorace subquadrato, elytris parum
angustiore, lateribus vix arcuatis, dorso rugoso, lateribus et basi
fere asperato, antice læviore et linea elevata brevi signato; scutello-
fere semirotundato, medio sulcato, farinoso; elytris subseriatim
punctatis, basi et lateribus fortius punctatis, sutura et utrinque
lineolis 2 parum elevatis, apice truncatulis; subtus subtiliter punc-
tata, medio lævior, abdomine apice infuscato, pedibus brevibus,
validis. — Diégo-Suarez (Bontemps).
Forme de la nervosa, mais moins parallèle, moins rugueuse, avec
les tubercules antennifères plus pointus et une coloration bien diffé-
rente.
Cœdomæa longula. — Long. 13 mill. - KElongata, sat
convexa, picea, indumento pubescente lutoso vestita, elytris
postice magis cinereis, nervulis pallido et brunneo maculosis,
scutello rubiginoso; capite dilutius lutoso-rubiginoso, antice brun-
neo, inter oculos et antennas leviter concavo, punctis grossis
sparsuto, tuberculis antennariis angulatis, parum productis, anten-
nis corpore haud brevioribus, sat gracilibus, articulo 3° Iongiore,
levissime arcuato ; prothorace elytris angustiore, latitudine paulo
longiore, antice haud attenuato, lateribus parallelis, dorso inæquali,
paulo plicatulo, punctis grossis parum dense sparsuto, medio linea
longitudinali leviter elevata, bis interrupta signato; scutello brevi,
fere truncato, rubiginoso; basi puncto medio fusco; elytris elon-
gatis, ad humeros angulatis, apice angustatis et oblique truncatis,
basi dense sat fortiter punctatis et rugulosis, post basin punctato-
lineatis, sutura et utrinque costulis 3 paulo convexis, leviter inter-
ruplis, ante apicem conjunctis; subius cum pedibus similiter Iutoso,
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È
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197
fusculo vage maculoso, pectore lateribus laxe punctato, pedibus
brevibus, validiusculis, femoribus haud compressis. — Madagascar
(Raffray/.
Cette espèce s’éloigne des autres Tigranesthes par sa forme étroite,
allongée ; la tête est un peu plus étroite et les tubercules antennifères
sont*moins pointus, les antennes sont un peu plus longues et les
élytres présentent des nervures assez saillantes comme chez
quelques Praonetha.
Genre TIGRANESTHES Fairm. — Ce genre est le même que le
genre Cœdomea Th., mais il fallait le voir pour le croire. Le C. mada-
gascariensis Th. ressemble beaucoup au T. nervulatus Fairm,.; il en
diffère par la coloration de l’extrémité des élytres, qui sont un peu
maculées de gris.
Genre NiTHINIUS Fairm. — Ce genre me paraît identique avec le
genre Nœmia Pasc. d’après ce que M. R. Oberthur m'a fait observer
dans sa collection. C’est encore une des affinités qui rattachent un
peu la faune madécasse à la faune malaisienne,
Leucographus Alluaudi. — Long. 20 mill. — Oblongäs,
postice leviter attenuatus, ater, opaco-velutinus, lacteo-variegatus,
capite linea tenui transversa clypeali et vitta occipitali transverso,
antennis articulo 1°, 2° et 5° basi late, ceteris basi breviter, protho-
race utrinque vitta longitudinali et atomis plurimis lacteis, elytris
fulvido vermiculatis, post medium vitta lata recte transversa, macula
minuta anteapicali, sutura apice et apice ipso anguste lacteis,
corpore subtus fulvido variegatus, femoribus basi griseis, tibiis
(apice excepto), tarsorum articulis 1° et ultimo albidis, hoc apice
nigro. — Diégo-Suarez /Alluaud).
Ce bel insecte ressemble beaucoup au L. variegatus; la forme est
la même, un peu plus convexe, mais le fond de la coloration est
noir, les marbrures des élytres sont d’un roussâtre très pâle, tandis
que la large bande transversale placée après le milieu est d’un blanc
crémeux; la tête présente une ligne blanche bien nette au bord du
chaperon, une bande droite entre les antennes, au lieu d’une ligne
interrompue, et, au-dessus des yeux, une ligne droite au lieu de
2 bandes obliques convergeant en avant, les bandes du corselet sont
plus nettes et les côtés sont noirs ; l’écusson a une bande médiane
bifurquée à la base; les élytres ont les épaules et les tubercules
scutellaires semblables, leur extrémité est à peine arrondie à l’angle
sutural. Les fémurs sont blanchôâtres à la base, c’est le contraire du
variegatus.
Sagra Bontempsii. — Long. 15 mill. — Oblonga, sat con-
vexa, nitida, cœrulea, elytris purpurinis, leviter cœruleo-micanti-
bus ; antennis apicem versus paulo crassioribus, corporis medium
198
vix attingentibus; prothorace fere parallelo, lævi, angulis anticis
vix productis, basi medio stria brevi longitudinaliter signato ; elytris
ovato-oblongis, ad humeros angulatis, subtiliter striatulo-punctatis,
striis vix impressis, post medium cum punctis obsolescentibus,
stria suturali fere integra, vix ante apicem abbreviata ; subtus lævis,
femoribus posticis elyitrorum apicem vix superantibus, supra inte-
gris, subtus ante apicem bidentatis, tibiis omnibus arcuatis, cyaneis.
— Diégo-Suarez.
C’est une des captures intéressantes de M. Bontemps.
Ressemble beaucoup à la S. Oberthuri Duv., mais cette dernière
est bien plus grande (20 mill.), les élytres ont des stries profondes,
affaiblies aussi vers l’extrémité, les intervalles sont convexes à la
base, la tête et le corselet sont bronzés, les antennes sont plus
longues, dépassant un peu le milieu du corps, nullement épaissies
vers l’extrémité, à articles allongés, le corselet n’a pas un court
sillon au milieu de la base, le dessous du corps et les pattes sont
d’un vert bronzé, les fémurs dépassent les élytres et ont en dessus
un sillon assez large qui s’efface au milieu.
Lema bispina. — Long. 5 mill. — Ovato-oblonga, ænea,
capite parum nitido, prothorace et elytris nitidioribus, pedibus
dilute flavo-testaceis, genubus breviler et tarsis paulo fumatis, an-
tennis fuscis, articulis 6 et 7, 10 et 11 flavo-testaceis; capite subti-
liter rugosulo, inter oculos depresso, striis 2 antice convergentibus
et antice stria transversali impresso, summo striola brevi longitu-
dinali signato; prothorace sat brevi, elytris dimidio angustiore,
antice angulatim dilatato, fere spinoso, ante basin paulo constricto,
dorso punctato-rugoso, margine antico læviore, abrupte declivi,
basi transversim fortiter depresso et subtiliter transversim strigo-
sulo ; scutello apice impresso ; elytris sat latis, punctis grossis sub-
seriatim impressis, dorso inæqualibus, plicatulis, ante medium, sat
late impressis, apice regulariter ac fortiter punctato-striatis, inter-
vallis costatis, humeris paulo elevatis, Ilævibus; subtus dense griseo-
pubescens. — Madagascar.
Cette espèce est bien reconnaissable à son corselet bidenté, ses
élytres inégales, régulièrement striées à l'extrémité, et ses antennes
deux fois annelées de fauve.
Une autre espèce remarquable se trouve aussi dans l’ouest de
Madagascar, c’est la L. suturata Lac. qui a pour synonyme L. viridi-
dorsata Duviv. L’exem gd décrit par Lacordaire était privé d’an-
tennes, de sorte qu’il n’a pu signaler la coloration également remar-
quable de ces organes.
199
PSEUDABIRUS n. g.
Ce nouveau genre ne diffère guère du genre Abirus que par les
élytres faiblement ridées, les antennes atteignant à peine le milieu
du corps avec les 5 derniers articles plus épais, le 1* très gros,
inséré devant l’œil, sans rebord, les yeux un peu triangulaires, le
corselet finement marginé à la base, non rebordé sur les côtés, à
angles antérieurs non saillants ; le pénultième article des tarses est
moins large, les crochets sont aussi appendiculés. Le dernier article
des palpes maxillaires est grêle, acuminé.
Pseudabirus subcylindricus. — Long. 6 à 6 1/2 mill. —
Oblongus, subcylindricus, æneus, nitidus; capite dense sat fortiter
punctato, inter oculos stria longitudinali brevi impressa, sutura
clypeali indistincta; prothorace transverso, elytris parum angus-
tiore, antice leviter attenuato, margine antico rotundato, angulis
anticis valde deflexis, haud productis, breviter marginatis, dorso
dense sat fortiter punctato, basi subtiliter marginato, angulis rectis,
lateribus haud marginatis ; scutello brevi, punctato aut impresso;
elytris punctato-substriatis, striis vix impressis, extus confusis, stria
suturali sat impressa, intervallis lævibus, extus sat subtiliter plica-
tulis, humeris elevatis, Iævibus; subtus lævis, punctis raris sparsu-
tus, abdomine vix punctulato, femoribus sat crassis ante apicem
subtus sat fortiter sinuatis et antea angulatis cum denticulo minu-
tissimo. — Majunga; rapporté par M. Nauta, pharmacien mili-
taire; Suberbieville (H. Perrier).
Cet insecte est intéressant par son affinité avec le genre Abirus,
spécial à l’Extrême-Orient.
Cryptocephalus castaneipennis. — Long.6 mill. — Ovatus,
valde convexus, fuscus, nitidus, elytris castaneis, apice fuscis, sub-
tus fusculo-cœrulescens, griseo-pubescens, pedibus rufo testaceis;
capite planiusculo, antennis rufo-testaceis, medium corporis paulo
superantibus, articulis 6 ultimis paulo fumatis et paulo crassioribus ;
prothorace brevi, antice a basi valde angustato, basi elytris haud
angustiore, dorso polito, margine postico utrinque late sinuato,
medio late truncato-lobato, lobo basi transversim impresso, medio
granulo signato; scutello oblonge ogivali, polito, adscendente; ely-
tris brevibus, substriatulo-punctatis, striis obliquis, intervallis
planis, lævibus; pygidio griseo-pubescente, dense punctulato;
subtus densissime punctulatus, segmento ventrali ultimo foveola
oblonga profunde impresso, femoribus validis. — Madagascar; ma
collection.
Bien remarquable par sa forme trapue, convexe, et sa coloration.
ÿ. < FREE
200
Cryptocephalus ebenus. — Long. 5 à 6 1/2 mill. — Ovatus,
crassus, valde convexus, ater, supra valde nitidus, fere vernicatus,
subtus pube griseo-sericea, ad latera densiore, vestitus; capite
subtiliter punctulato, fronte inter oculos impressiuscula, oculis
summo sat approximatis, antennis gracilibus, elongatis, nigris,
articulo 1° piceo, supra nigro; prothorace a basi antice angustato,
polito, elytrorum basin paulo amplectante, margine postico medio
lobato-truncato, paulo elevato et utrinque impresso, angulis pos-
ticis paulo retroversis ; scutello ovato, apice obtuso, polito, elytris
subquadratis, postice vix attenuatis, apice abrupte rotundatis, ad
scutellum elevatis, dorso substriato-punctatis, striis postice obso-
lescentibus et antice ab impressione transversa limitatis, parte
basali fere polita, humeris similiter politis et stria sat profunda a
præcedente parte separatis; pygidio densissime punctulato, fere
rugosulo ; subtus cum pedibus densissime subtiliter punctatis, tibiis
apicem versus latioribus ; © abdomine apice sat late parum profunde
impresso. — Diégo-Suarez (Bontemps).
Paraît bien voisin du C. émpressipennis Suffr., du même pays,
qui est aussi d’un noir très brillant, mais le corselet est finement
ponctué au milieu, les points deviennent plus serrés et striolés sur
les côtés, ce qui rend la surface un peu moins brillante, le lobe
médian de la base est plus prolongé, un peu comprimé et élevé,
l’écusson est en triangle assez étroit, arrondi à l'extrémité qui pré-
sente une impression peu distincte; les stries des élytres sont
visibles jusqu’à l’extrémité, celles du milieu sensiblement plus
faibles que les latérales, une profonde impression transversale avant
la base, les épaules presque globuleuses.
Cryptocephalus metallescens.— Long. 41/2 mill. — Ovato-
oblongus, subcylindricus, nitidus, capite prothoraceque æneo-
sericeis, elytris æneo-cœrulescentibus, haud sericeis, pygidio piceo,
ruguloso, parce setuloso, subtus æneus, dense argenteo-setulosus,
pedibus rufo-piceis, femoribus æneis ; capite punctato, breviter laxe
setuloso, summo medio obsolete impresso, prothorace valde con-
vexo, a basi antice attenuato, lateribus vix arcuatis, dorso impunc-
tato, margine postico utrinque obsolete impresso, medio sat late
truncato-lobato, lobo apice paulo elevato; scutello sat lato, fere
parallelo, apice truncato, antice declivi; elytris prothorace paulo
latioribus, subparallelis, fortiter striatulo-punctatis, striis apice
haud obsolescentibus, intervallis paulo convexiusculis, basi circa
scutellum elevato-plicata, Iævi, ante humeros impressa, his callosis,
lævibus. — Madagascar.
Remarquable par la base des élytres formant un bourrelet autour
de l’écusson, les épaules en gros tubercule lisse, le corselet d’un
métallique soyeux et les élytres à stries ponctuées, régulières.
RFO NE
RSR EEE
201
Cryptocephalus basipennis. — Long. 5 mill. — Ovatus,
convexus, dilute testaceo-flavus, nitidus, prothorace macula discoi-
dali biloba et utrinque macula sat minuta nigris, elvtris vitta basali
transversa et linea suturali tenui fusco-metallicis, subtus cum pedi-
bus testaceo-rufus, subtiliter setosulus, femoribus apice supra, tibiis
apice tarsisque fusco-ænescentibus; capite saummo fumato, leviter
ænescente, punctato, medio striato, antennis apice infuscatis; pro-
thorace elytris vix angustiore, antice sat fortiter angustato, lateribus
vix arcuatis, dorso polito, basi medio late truncato-lobato, angulis
posticis obtusis; scutello lato, subquadrato, declivi, apice fere trun-
cato, fusco-ænescente ; elytris postice parum attenuatis, ad humeros
tuberosis, circa scutellum plicato-elevatis, punctato-lineatis, punctis
mediocribus, lineis apice substriatis, intervallis planiusculis, basi
suturam versus obsolete plicatulis; pygidio dense punctato ; abdo-
mine punctato, apice profunde transversim cavato, tarsis latis. —
Madagascar.
Distinct par sa coloration, son corselet assez conique et son écus-
son presque carré.
Cryptocephalus conjungens. — Long. 31/2 mill. — Ovatus,
valde convexus, supra rufus, valde nitidus, prothorace guttis 2 et
elytris macula basali lata, extus prolongata et ante apicem cum altera
transversim conjuncta, vitta suturali angusta nigris, metasterno et
abdomine nigris, pygidio pedibusque rufis, antennis sat brevibus,
fuscis, basi gracilibus et rufis, articulo 1° crassiore, elongato, articu-
lis 6 ultimis paulo latioribus; capite punctulato, medio obsolete
impresso ; prothorace fere polito, indistincte punctulato, basi haud
marginato; scutello oblongo-triangulari, fusco, fere Iævi; elytris
prothorace vix latioribus, apice abrupte rotundatis, supra lineato-
punctatis, punctis basi et suturam versus sat grossis, apice et basi
extrema obsoletis, intervallis lævibus; tarsis latis. — Madagascar.
Var. B. Elytris totis nigris, pygidio macula basali media triangu-
lari nigra, femoribus basi nigris. (C. holomelas.)
Cryptocephalus testaceo-rufus. — Long. 6 à 7 1/2 mill. —
Breviter ovatus, crassus, rufus, valde nitidus, scutello fusco, subtus
fusco-piceus, dense argenteo-sericans ; capite subtilissime punctu-
lato, medio breviter striato, oculis summo sat approximatis; pro-
thorace transverso, antice angustato, dorso polito, angulis posticis
elytrorum basin haud amplectantibus, margine postico medio late
truncato-lobato ; scutello oblongo, fere parallelo, basi impresso,
apice fere truncato, polito; elytris ad humeros paulo angulatis,
postice vix attenuatis, fortiter substriato-punctatis, striis apice et
‘ ad latera lævibus sed magis impressis, 2° cum externa apice arcua-
tim conjunctis, basi fere lævi, ad humeros impressa, circa scutel-
202
lum elevata et polita; pygidio convexo, dense argenteo-sericante ;
abdomine apice fovea magna profunde impresso. — Madagascar.
Remarquable par sa forme trapue, la sculpture des élytres et
l’écusson allongé, parallèle.
Cryptocephalus Sutura-nigra. — Long. 3 mill. — Brevis,
valde convexus, testaceo-rufus, nitidus, prothorace punctis 2 dis-
coidalibus, scutello et elytris sutura anguste et macula humerali
ovata nigris, subtus niger, ano et pygidio rufis, hoc medio nigro,
utrinque plicato, antennis apice nigris; capite punctulato, vertice
vage impresso; prothorace antice angustato, margine postico an-
gustissime nigricante, medio vix producto, utrinque elytrorum
basin amplectante, dorso indistincte punctulato ; scutello apice an-
gustato et parum obtuso; elytris postice vix attenuatis, dorso subti-
liter lineato-punctatis, lineis apice obsolescentibus, marginali fere
striata, intervallis lævibus; pedibus concoloribus, tarsis latis. —
Madagascar.
Forme du crassus, mais d’une coloration et d’une sculpture fort
différente avec le bord postérieur du corselet embrassant les épaules
des élytres.
Cryptocephalus nigrosparsus. — Long. 4 mill. — Præce-
denti forma similis sed postice attenuatus, supra flavus, nitidus,
capite puncto occipitali, prothorace maculis 9 (::l::) et margine
basali angustissimo, elyiris margine basali angustissimo, linea
suturali antice fere obliterata et utrinque maculis 4 (::) interna
media minutissima nigris, pygidio flavo, basi transversim infuscato,
subtus niger, fulvo-setulosus, pedibus flavis, tibiis apice lineola
brevi nigra signatis; capite subtiliter punctulato, antennis flavis,
apice gradatim infuscatis, prothorace indistincte punctulato, angulis
posticis elytrorum basin amplectantibus; scutello nigro, medio
flavo; elytris subtiliter lineato-punctatis, basi paulo magis fortiter
punctatis; pygidio dense punctato et setulis fulvidis brevibus
vestito; pedibus sat validis.
Cryptocephalus perelegans. — Long. 2 mill. — Ovatulus,
convexus, stramineus, Capite rufescente, oculis nigris, depressis,
prothorace vitta antica sat lata transversa, medio et lateribus postice
angustim prolongata, elytris vittis 2 transversis (ante et post
medium) et vitta suturali rufis; antennis gracilibus, medium corpo-
ris superantibus, basi flavidis, apice fumatis, articulis 3 et 4 æqua-+
libus; prothorace transverso, elytris parum angustiore, antice à
basi leviter attenuato, dorso dense sat fortiter punctato, rugosulo,
margine antico angustissime stramineo ; scutello fusco ; elytris basi
angustissime fuscis, fortiter punctulato-striatis, intervallis leviter
convexis, lævibus, vittis transversis rufis ad suturam conjunctis,
203
sed marginem haud attingentibus, 1? levissime depressa, 2 extus
paulo dilatata ; subtus cum femorum basi rufescens. — Madagascar.
Cette jolie espèce est remarquable par sa petite taille, sa colora-
tion élégante, la forte ponctuation du corselet et des élytres forte-
ment striées. La jonction du corselet et des élytres est très finement
noirâtre et cette couleur semble partagée entre les 2 bases.
Aspidomorpha rotunda. — Long. 17 mill. — Rotundata,
medio sat convexa, castanea, nitida, utrinque ramis 2 castaneis
ornata, parte laterali et antica translucida, dilute lutescente, subti-
liter reticulata, capite obscuriore. — Diégo-Suarez (Bontemps).
Cette belle espèce diffère de ses congénères, dont elle présente la
même coloration, par sa forme arrondie, les épaules ne faisant aucu-
nement saillie et continuant la courbe des côtés du corselet ; sans
cela elle se rapprocherait beaucoup de l’A. Sanctæ Crucis Fab., de
l'Inde, les protubérances et la sculpture des élvtres sont presque
identiques, la teinte générale est plus foncée, surtout celle des
4 branches latérales, le corselet n’est pas relevé au milieu du bord
antérieur et ses angles sont prolongés en arrière, tandis que les
épaules sont très obtuses et ne dépassent pas le corselet; en outre,
la marge postérieure des élytres est plus large, avec les deux
branches déprimées.
Coptocycla tricolorata. — Long. 8 mill. — Fere hemisphæ-
rica, gibbosa, nitida, flavido-fulva, prothorace basi lineis 2 arcuatis
fuseis signato, elytris ad latera rubris, extus vitta nigra extus sinuata,
ante apicem arcuata et cum altera coeunte, parte suturali fulvo-
flavida, vitta suturali anguste nigra, medio et post medium transver-
sim ramosa, basi medio angustissime nigra et utrinque punctis 2
nigris, scutello nigro; antennis gracilibus, elongatis, nigris, articu-
lis 4 primis fulvis, metasterno nigro-bimaculato ; prothorace brevi,
utrinque rotundato, antice late arcuato, basi bisinuato, basi lævi-
gato ; scutello triangulari; elvtris basi profunde emarginatis, lateri-
bus et apice late explanatis, dorso ante medium ad suturam paulo
transversim gibbosis et lævibus, utrinque punctis grossis seriatim
impressis, ad suturæ basin sat irregulariter punctatis, utrinque
medio extus sat late impressis. — Madagascar ; ma collection.
La coloration de cette espèce, jointe à la gibbosité des élytres, rend
cette espèce fort remarquable.
Indalmus bivittatus. — Long. 7 mill. — Oblongus, modice
convexus, fusco-niger, modice nitidus, elytris utrinque vitta discoi-
dali rufa ante apicem abbreviata ornatis ; capite dense sat subtiliter
punctato, fronte ad oculos impressa et medio puncto signata, palpis
ferrugineis, antennis sat elongatis, articulis 3 ultimis paulo majori-
bus; prothorace transverso, antice vix attenuato, lateribus fere
204
parallelis et sat late obscure rufescentibus, antice late emarginato,
dorso subtiliter sat dense punctato, basi utrinque stria medio abbre-
viata signato; elyiris oblongo ovatis, medio leviter ampliatis, postice
attenuatis, ad humeros angulatis, alutaceis, ad latera subtiliter punc-
tulatis ; subtus cum pedibus concolor, tarsis rufescentibus. — Mada-
gascar.
C’est la première espèce du genre signalée à Madagascar. Elle se
distingue de ses congénères d’Afrique par la coloration toute parti-
culière des élytres, leur forme plus ovalaire, moins élargie en arrière
et le corselet à côtés presque parallèles.
CONTRIBUTIONS A LA FAUNE ODONATOLOGIQUE
INDO-AUSTRALE
par KF. Foerster.
V
MATRONOIDES, Nov. SUBGEN. DE CALOPTÉRYGINE.
Dans ma 4° note sur la faune indo-australe (1, j'ai décrit une
nouvelle espèce de Caloptérygine du mont Kina-Balu au nord de
Bornéo, sous le nom de Matronoides cyaneipennis. Ne possédant pas
alors d’espèce de Matrona, genre voisin, je me suis permis de
fonder le sous-genre nouveau Matronoides. Depuis ce temps,
M. de Selys, qui possède aussi la M. cyaneipennis, m'a fait remarquer
que mon genre Matronoides est intermédiaire entre le genre Matrona
Selvs et Neurobasis Selys, et j'ai trouvé très juste l’opinion de ce
savant. Il n’existe véritablement pas de différences essentielles
entre Neurobasis et Matronoides quant à la réticulation et à la
forme du corps; les appendices anals et les pieds très longs sont
en effet conformes dans ces deux groupes. Ce sont les ailes supé-
rieures parfaitement brun noir opaque du mâle qui séparent
Matronoides de Neurobasis et qui rapprochent ce premier genre de
Matrona, duquel il se distingue par les nervules de l’espace médian
normalement non ramifiées.
Les cellules de cet espace médian chez Matrona qui ne sont pas
régulièrement divisées en deux, me forcent en même temps à
réunir le genre Matrona aux genres Matronoides et Neurobasis
comme sous-genre du groupe.
Dans son Synopsis des Caloplérygines qui a été publié en 1853,
M. de Selys nous a donné un tableau de sa légion Calopteryæ. Ce
tableau s’est un peu modifié par suite des nouvelles découvertes
(1) Wiener Entomologische Zeitung, Jg. 1897, Heñft III.
205
faites et l’étude d’un matériel plus grand; et malheureusement
l’auteur, surchargé de travaux scientifiques ou d'utilité publique, n’a
pas encore trouvé le temps d’en faire une revision, mais il a eu la
gracieuseté de me communiquer qu’il pensait à supprimer comme
marque de caractère de premier ordre, la longueur relative des 1°
et 2° articles des antennes, ayant trouvé non suffisamment limité ce
caractère.
Voici la revision que je propose pour le tableau des genres de la
légion Calopteryx de Selys, pour faire apprécier la position de mon
sous-genre Matronoides et le résultat obtenu par la découverte du
type M. cyaneipennis.
CALOPTÉRYGINES. Légion 1. Calopteryx de Selys.
Sylphis Hagen. ) :
Pas de vrai (1) | Calopteryx Hagen. Agrion Fabr., Kirby.
ptérostigma. } Phaon Selys.
Espace
Pire Vestalis Selys.
: Umma Kirby (Cleis Selys). )
libre. us Sapho Selys. Sapho Selys.
| ptérostigma. Mnais Selys.
_ Psolodesmus Mac Lachlan.
Matrona Selys.
Matronoides Foerster.
Neurobasis (sens. strict.) Selys.
Espace
basilaire
réticulé. | Un vrai ( Echo Selys.
\ ptérostigma. | Archineura Kirby (2).
Pas de vrai ( Meurobasis Selys.
ptérostigma. | (sens. ampl.).
TT r = | Î TH 1] 1 DIT TT TT PATES tt es Or
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CLP XX ONE ESS NAS 0.02
RO SERRE PENSE TES D
See se 0920 7 IIS ESS CNE
RS CE RS
Aile inférieure de M. cyaneipennis J (agrandie trois fois).
1. Secteur principal. — 2. Sect. ultranodal. — 8. Sect. nodal. — 4. Sect. sous-
nodal. — 5. Sect. médian. — 6. Sect. bref. — 7. Sect. supérieur du triangle.
— 8et 9. Ramifications du sect. inférieur du triangle.
(1) Vrai ptérostigma — ptérostigma formé d’une seule cellule.
Faux ptérostigma — tache ptérostigmatique formée de plusieurs cellules.
(@) Je n’ai pas fait la distinction des genres et sous-genres excepté pour Neu-
robasis, Matrona et Matronoides, n’ayaut pas vu tous les types des autres genres
de la légion Calopteryx.
206
Genre NEUROBASIS de Selys (sens. ampl.) et ses sous-genres (!).
La plupart des cellules de
l’espace médian divisées en deux
par les nervules médianes ra-
Les quatre ailes } mifiées (Fig. I). . ....... subgen. 1. Matrona de Selys.
du mâle opaques
Nervules de l’espace médian
non ramifiées excepté pour
| une ou deux ........ .subgen. 2. Matronoides Foerster.
Nervules de l’espace médian
Ailes supérieures | non ramifiées excepté pour une
dumâle hyalines ) Où deux... 1,4 4: , 4. subgen. 3. Neurobasis Selys
sens. strict,
Remarques sur le genre NEUROBASIS et ses sous-genres. — Les
quatre ailes des © du genre Neurobasis sont hyalines, souvent un peu
lavées de brun jaunâtre, mais jamais opaques. L'existence d’un faux
ptérostiema chez les © n’est pas une marque générique et très
probablement pas même spécifique.
Sous-genre MATRONA de Selys. — Stature un peu plus épaisse et
les pieds un peu plus courts que chez Matronoides et Neurobasis. Corps
du 4 vert métallique. A l'aile inférieure du le secteur inférieur
du triangle est fourchu (fig. Ia). Les deux rameaux forment un
angle de 90 degrés. Le rameau inférieur est aussi fourchu (fig. Ib)
et son rameau externe est très fortement convexe en arrière à la
base et pourvu d’une fourche (fig. Ic), l’autre est presque droit.
Deux secteurs interposés entre le rameau externe de la 1° fourche
et le même rameau de la 2° fourche (fig. DL).
EST |
MTL TILL OINIOL ICE
CICLUUTA
TS
(1) Cette division est faite par l’étude des mâles, même quant à la réticulation.
,.
207
Sous-genre MATRONOIDES Foerst. — Tête plus grande, abdomen
plus grêle que ceux du sous-genre Neurobasis. Pieds les plus longs
de tous les groupes de Neurobasis. Corps du « non métallique (noir
de velours). L’angle de la 1° fourche (fig. Ila) dépasse notable-
ment 90 degrés, les deux rameaux de la 2° fourche sont un peu
courbés presque symétriquement, l’interne un peu plus fort,
l’externe sans fourche. Trois secteurs interposés entre le rameau
externe de la 1"° fourche et le même secteur de la 2° fourche (fig. IT).
Sous-genre NEuRoBASIS de Selys (sens. strict.). — Corps du j'vert
métallique. Angle de la 1" fourche (fig. IIla) de 90 degrés, mais
pas si régulier que chez Matrona. Rameaux de la 2° fourche plus
foriement courbés à la base que ceux du sous-genre Matronoides,
symétriques. Le rameau externe fourchu comme celui de Matrona.
Deux secteurs interposés entre le rameau externe de la 1" fourche
et le même rameau de La 2° fourche (fig. IL).
Neurobasis (Matronoides) cyaneipennis °©.
M. de Selys possède aussi la ©, inconnue à moi, de cette espèce
rare dans sa précieuse collection. Il a eu la gracieuseté de m’en
adresser la description suivante :
Le. Abdomen 45-46 mill Aile inférieure 40-42 mill. Ailes larges,
hyalines,uniformémentlavées de ferrugineux très pâle, à réticulation
roux jaunâtre, excepté le bord antérieur externe de la costale qui est
finement acier métallique. Aux supérieures, 50 anténodales et plus
de 50 postnodales ; 16 nervules dans le quadrilatère et 8 dans l’espace
médian (espace basilaire). Un épaississement en forme de point à
l'angle externe inférieur du quadrilatère, à l’origine du 1* secteur
supérieur du triangle touchant presque l’origine du 2° secteur (infé-
rieur) du triangle.
Tête (large de 6 mill.) d’un brun noir à reflets vert foncé en des-
sus et en arrière. 1* et 2° articles des antennes presque égaux,
jaune clair. Front brun noirâtre à reflets vert foncé. Épistome vert
métallique brillant. Lèvre supérieure jaune pâle avec une tache
basale médiane noire. L’inférieure MRarre à lobe médian noir.
Devant du thorax vert foncé jusqu’à la 1° suture latérale avec une
fine ligne jaune à la suture humérale, le reste des côtés et le dessous
jaunâtres avec une tache supérieure cunéiforme noirâtre bronzé
entre la 1" et la 2° sutures et un vestige entre celle-ci et le bout du
thorax.
Abdomen brun ferrugineux clair marqué de noir ainsi qu'il suit :
toute la partie ventrale, un cercle aux articulations, le dessus des 7°,
8°, 9° et 10° segments, dont les côtés sont également en partie jau-
nâtres avec une raie dorsale longitudinale jaunâtre.
208
Appendices anals coniques, jaunâtres. Pieds généralement noi-
râtres.
Patrie : Kina-Balu (Bornéo).
La © de Matronoides cyanerpennis est au premier coup d’œil exces-
sivement voisine de la © de Neurobasis Kaupi de Célèbes. Elle n’en
diffère que par le bord acier de la côte, les ailes uniformément
lavées de ferrugineux jaunâtre pâle, le point épaissi de l’angle du
quadrilatère, un plus grand nombre de nervules au bord costal, les
pieds plus noirs, les 1°, 2°, 3°, 4, 5°, 6° segments brunâtres.
(Chez la race /lorida Hagen de la N. chinensis, on trouve parfois
aussi le point épaissi du quadrilatère. Chez la N. Kaupi, la chinensis
et ses races, il n’y a pas, ordinairement d’épaississement, et chez la
Kaupi © (surtout adulte) l'abdomen en dessus est noirâtre bronzé et
porte souvent une ligne dorsale finement jaune sur les 2-10° seg-
ments et le bord costal des ailes est vert doré comme chez la
florida et l’australis de Selys. Il est bleu métallique chez N. Kaupi et
luzoniensis.) »
Neurobasis (Matrona) basilaris Selys.
Sous-race JAPONICA Foerster.
Se distingue du type par sa taille plus petite (abdom. 4’ 51 mill.,
© 44 mill.; aile inférieure j 37 1/2 mill., © 38 1/2 mill.), par les
ailes supérieures également brun noirâtre sans extrémité plus
claire et le dessous de l'abdomen presque noir jusqu’au 9° segment.
Le faux ptérostigma de la © est d’une longueur de 2 mill., jaune
clair. Lèvre supérieure de la © toute noire, excepté un petit point
supérieur latéral jaune.
Patrie : Japon (types j'9, coll. Foerster).
Remarques sur les espèces du sous-genre NEUROBASIS. — M. de Selys
a étudié le point de départ du secteur nodal chez les espèces et races
de ce sous-genre, et il m’a communiqué le résultat suivant : « Chez
N. Kaupi Brauer, le secteur nodal commence plusieurs cellules
avant le niveau du nodus, et la même chose se voit chez N. australis
Selys et N. luzoniensis Selys. Chez N. chinensis et race florida Hagen,
il part du nodus, mais ce caractère est un peu variable chez quelques
exemplaires de /lorida.
J'ai examiné 5 et 1 © du type chinensis de Tebbing Tinggi
(Padang), Sumatra. Chez 4 'et 1 © le secteur nodal part du nodus;
chez le 5° j, à l’une des ailes supérieures, ce secteur part presque
une cellule avant la veine du nodus. La © de Tebbing Tinggi a les
points nodaux blancs opaques et aux inférieures un faux ptéro-
stigma. M. de Selys a eu l’obligeance de me communiquer un couple
4
$
De.
£ j
#4
;
À
|
209
de la N. florida Hagen. Quant à la © (de Bornéo) le secteur
nodal part du nodus comme chez le type chinensis, et il n’y a que le
manque de points blancs opaques du nodus et le faux ptérostigma
manquant, qui fassent distinguer cette © /lorida de Bornéo du type ®
de chinensis. Je suis à peu près convaincu que cette © de Bornéo
n’est rien qu'une aberration de la N. chinensis ©. Quant au
d florida (de Malacca), je ne sais pas d'autre différences avec mes
types chinensis de Sumatra que la circonstance que le départ du
secteur nodal a lieu presque une cellule avant la veine du nodus. Un
autre de Malacca a parfaitement la réticulation du type chinensis.
Je possède aussi un 'de Java qui à le point de départ du secteur
nodal comme chez la race florida, et M. de Selys, en outre, nous
signale cetie race florida à Bornéo et à Timor. — Le caractère de la
race f/lorida peut être un peu variable, c’est une question trop inté-
ressante pour ne pas être étudiée. J'ai observé une semblable
petite différence constante de réticulation entre les exemplaires
d’Agriocnemis femina Brauer et pulverulans Selys, de Penang
(Malacca), et les mêmes espèces de Key, qui est due, comme on peut
le croire, aux intluences locales. M. de Selys a nommé « race de
chinensis » la N. Kaupi et la N. australis (qui sont, selon moi, de
bonnes espèces). Mais le degré de l’affinité de N. florida n’est pas
de même valeur que celui de N. Kaupi; la florida est une très
petite race, extrêmement voisine du type chinensis et non une bonne
espèce locale comme la Kaupr et l’australis. Pour cette raison, je
propose de regarder la N. florida Hagen comme une sous-race.
(Je n’ai pas vu la race luzoniensis pour la désigner comme race ou
sous-race.) Je ne suis pas assez sûr d’avoir raison en distinguant
deux formes de © de la N. chinensis, la © type (pourvue d’un faux
ptérostigma blanc) et la © aberration sans taches blanches, mais
la © ci-dessus mentionnée de Bornéo me porte à le croire et on
trouvera aussi peut-être les deux © analogues de la sous-race florida.
Ce serait à décider en étudiant un très grand matériel d'exemplaires
si l’on trouvait à Java et Timor des Neurobasis chinensis typiques.
Je voudrais nommer la florida, N. chinensis var. florida. En tout cas
la florida me semble une variété de la chinensis type pour Malacca,
une sous-race de la chinensis type pour Java et Timor.
Résumé et observation sur la terminologie. — Pour ne pas faire
une confusion des formes variables se trouvant dans la même loca-
lité en compagnie du type et des formes montrant une petite varia-
tion constante dans une autre région, je propose de nommer les
premières formes « variétés », les dernières formes « sous-races » ;
une sous-race un peu plus éloignée du type formant une bonne
espèce et dont la dérivation des espèces voisines est encore visible
« race ». Par exemple : I. Type : Tetropium luridum. Variétés :
210
T. lur, var. fulcratum, var. aulicum, etc. (tous trouvés en compa-
gnie du type). Il. Type : Carabus arvensis Hbst. Sous-race : Car. arv.
sous-race Seileri Heer (trouvé sans la forme typique au sud de la
Forêt noire).
Espèces connues du genre NEUROBASIS de Selys (sens. ampl.) :
N. (Matrona) basilaris de Selys, Sylhet.
N. (Matrona) japonica mn. (basiluris, sous-race jap.), Japon.
N. (Matrona) nigripectus de Selys (basilaris, race n.), Khasia
Hills.
N. (Matrona) nigripectus sous-race? (Viaggio di Leon Fea in Bir-
mania; de Selys : Odonates, p.52, Genova, 1891).
N. (Matrona) KricheldorffiKarsch (Berl. Ent. Zeüschr., Bd. XXX VI,
Heft II), race ou sous-race? Chine occidentale.
N. (Matronoides) cyaneipennis m. (Wien. Ent. Zeitung, 1897,
Heft III, Borneo.
N. (Neurobasis) chinensis L., Inde; © aber. florida? var. florida
Malacca ”?
N. (Neurobasis) florida (chin. sous-race florida), Java, Timor.
N. (Neurobasis) Kaupi Brauer (chin. race K.), Célèbes.
N. (Neurobasis) luzoniensis de Selys (Kaupi sous-race luzontiensis ?
ou race chinensis), Luzon.
N. (Neurobasis) australis de Selys (chinen. race australis), Waïigiou
(espèce inédite).
Rhinocypha stygia m. n. sp.
adulte. Abdomen 16 mill.; aile inférieure 21 mill.
Ailes très étroites (la plus grande largeur des supérieures à peine
4 mill.), à réticulation noir brunâtre, hyalines,très légèrement lavées
de brun noir, excepté l’espace costal, le sous-costal et un bord apical
de la largeur du ptérostigma, qui sont enfumés de brun très clair,
spécialement aux inférieures. \
Ptérostigma très étroit (long de 2 1/2 mill., large de 1/3 mill. aux
supérieures), noir. Espace postcostal d’un seul rang de cellules;
12-13 anténodales, 2-5 postnodales aux supérieures. Corps entière-
ment noir.
Tête et thorax noir de velours, abdomen noir chatoyant, surtout à
la fin des segments.
Pieds noirs.
® ad. Stature du mâle, mais un peu plus grande et l’abdomen
remarquablement plus épais. Abdomen 16 1/2 mill.; aile inférieure
22 1/2 mill. Les quatre ailes hyalines et à peine lavées de jaune
citron excepté la base jusqu’à l’arculus, espace sous-costal jusqu’au
nodus et le costal jusqu’au ptérostigma qui sont plus distinctement
211
lavés de jaune citron. Ptérostigm:1 noir, d’une longueur de 2 mill.,
12 anténodales, 19-20 postnodales aux supérieures,
Corps noir varié de jaune citron.
Tête noire ; deux taches triangulaires et deux latérales à la base en
dessus, le bout et deux taches latérales basales de la partie saillante,
deux taches cunéiformes sous l’ocelle inférieur, une bande macu-
laire au bord interne des yeux, deux points de l’occiput, un point
postoculaire et le dessous de la tête, excepté le bout de la lèvre infé-
rieure, jaunes ainsi qu'une bande basale et deux taches latérales du
prothorax.
Thorax noir; une bande étroiteantéhumérale etun point supérieur
au bout de cette bande, deux bandes latérales étroites prenant leur
origine à la base des ailes et finissant au milieu de la hauteur et, en
outre, une large bande latérale à bords sinués prenant son origine à
la base de l’abdomen, finissant à la base des pieds médians, jaune
citron, ainsi qu’une bande longitudinale et un point postérieur en
dessous.
Abdomen noir, pourvu d’une bande latérale maculaire jaune, dont
on ne trouve plus qu’un point postérieur aux segments 8 et 9. Seg-
ment 10 et appendices anals tout noirs.
Pieds noirs, le côté interne de leur base jaune.
Patrie : Le mont Kina Balu, au nord de l’île de Bornéo.
Un couple dans ma collection, reçu de MM. le D" 0. Staudinger
et À. Bang-Haas.
Le (j' cette espèce est peut-être voisin du de Rh. imma-
culata (dont on ne connaît pas la ©) par ses ailes hyalines sans
taches, mais il en diffère beaucoup par sa stature très petite et
son corps tout noir (!).
(1) La Rh. stygia de M. Foerster rappelle en effet la Rh. immaculata par la
coloration des ailes, mais elle appartient au groupe chez lequel le cuneus formé,
_ près du prothorax par la bifurcation de la carène dorsale mésothoracique est
court, triangulaire, tandis que chez l’i mmaculata d comme chez la fenestrella
la bifasciata et autres d ce cuneus est très long. (Note de M. de Selys-Lông-
champs.)
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 10 vit 97 17
212
PREMIER SUPPLÉMENT
A MA LISTE DES ANTHICIDES
(in Ann. Belg. 1894, p. 45)
par ME. Pie.
AVANT-PROPOS.
L'étude du petit groupe des Anthicides depuis trois ans a singu-
lièrement progressé, et plusieurs auteurs ont apporté quelques
descriptions pour augmenter le catalogue de ces Coléoptères.
L’année 1895 a vu naître un des plus grands travaux d’ensemble
entrepris sur ce groupe, et ce travail est dû à M. Th.-L. Casey, en
Amérique ; cet auteur a borné son étude à la seule faune des États-
Unis. A propos de l’ouvrage de M. Casey, j’ai été conduit, avec
regret, à présenter quelques observations à propos des Xylophilides
(Soc. Zool. Fr. 1896, Bull., pp. 49-50); j'y reviens ici, jugeant ces
observations nécessaires pour la clarté du sujet. Les coupes géné-
riques nouvelles de M. Casey ayant été créées sans l’étude des
anciennes antérieurement signalées pour la faune de l’ancien monde
et quelques-unes paraissant établies avec des caractères discutables,
il me semble plus juste de considérer, jusqu’à nouvel ordre et étude
générale plus complète, les coupes génériques établies par M. Casey,
comme des sous-genres d’Anthicus. L'adoption séparée dans cette
liste des coupes de M. Casey, dont quelques-unes sont sans doute
valables, et reconnues comme genres, impliquerait d’ailleurs logi-
quement, ce qui est impossible ici, un classement identique et des
divisions semblables pour toutes les autres espèces du globe décrites
simplement comme Anthicus par différents auteurs, et c’est là le
travail d’une étude monographique et non d’un catalogue. J’englo-
berai donc dans le seul genre Anthicus, et on comprendra pourquoi,
d’après ce que je viens de dire, les noms établis par M. Casey
comme genres; toutefois, pour laisser à chaque espèce la place que
lui a fixée dans la nomenclature l’auteur américain, et pour aider les
études futures, j'aurai soin de faire figurer, entre parenthèses, pour
chaque espèce, le nom générique établi par M. Casey; seules les
espèces admises par M. Casey dans le genre Anthicus proprement
dit n’auront aucune indication spéciale. Je laisserai seulement à
part le groupe des Tanarthrus Lec. avec son sous-genre Tanar-
thropsis Casey qui semble offrir des caractères plus spéciaux et nets.
Toutes les espèces décrites par M. Casey et figurant dans ma liste
ayant paru dans le même mémoire (Coleopt. Notices VI, 1895), pour
simplifier l'impression, je donnerai simplement la pagination de
leurs descriptions.
213
Ce supplément est rédigé de la même façon que ma liste : Liste
des Anthicides décrits postérieurement au Cataloqus de MM. Gemmin-
ger et Harold, imprimée (Ann. Belg. XXXVIII, 1894, p. 43); il
comprendra les omissions antérieures que j'ai pu relever et toutes
les espèces décrites de 1893 à 1896, portées à ma connaissance. La
partie synonymique ne sera traitée que quand l’occasion s’en
présentera et ne comprendra que les synonymies récentes établies
pour les nouvelles espèces. Les indications bibliographiques concer-
nant les espèces figurées ne seront pas mentionnées et la raison en
a déjà été exprimée (Ann. Belg. 1894, p. 238).
Avant de signaler les descriptions nouvelles, je crois utile de
rappeler quelques corrections ou observations déjà présentées.
Tomoderus scydmænideus Pic est synonyme de Holcopyge palli-
dicornis Champ. (ex Champion).
Le genre Holcopyge Champion est ajouté (Ann. Belg.1894, p.137).
Notoxus dendroïdes attribué à Horn (liste p. 5) n’est pas décrit.
Anthicus Wollastoni Wat. signalé (Ann. Belg. 1894, p. 237),
d’après l’indication de M. Champion (Ent. M. Mag. 1894, p. 86), est
à supprimer d’après les nouveaux renseignements fournis par le
même entomologiste anglais (Ann. Fr. 1895, Bull. VI), cette espèce
rentrant dans les Scydmænideæ.
Maintenant, il ne me reste plus qu’à solliciter la bienveillance de
mes collègues en faveur de cette liste, pour qu’elle soit accueillie
charitablement, sans parti pris de critique ; en attendant mieux (je
serai le premier à applaudir à qui pourra faire mieux et plus com-
plet), j'ose espérer que cette énumération aride pourra rendre
quelques services, celui au moins d’éviter (cas qui s’est présenté
plusieurs fois dernièrement) aux descripteurs l’emploi de noms
préoccupés.
ANTHICIDÆ.
Principaux travaux d’ensemble à consulter.
G.-C. CHAMPION. — Anthicides d'Australie et de Tasmanie, in
Trans. Ent. Soc. Lond. 1895.
G. Lewis. — Anthicides du Japon, in Ann. Nat. Hist. Sér., VI,
t. XV, 1895.
Tu.-L. CASEY. — Anthicides des États-Unis, Coleopt. Notices VI,
in Ann. N.-York Ac. Sciences, 1895.
M. Pic. — Examen des Anthicides de la collection Reitter, in Feuil.
Jeun. Nat. n° 308-309, 1896.
M. Pic. — Tableaux synoptiques de Anthicus violaris Mars. et
voisins, 1, c. n° 310, 1896.
214
Formicomus Laf.
albolineatus Pic, Revue Fr. Ent. XII, 1893, p. 254.
Alluaudi Pic, Ann. Fr, 1895, B. ccCLxxIx.
angustipennis Pic (? var. de corvinus), L'Échange
"n° 121, 1895, p. 9.
Bangi Pic, L'Échange n° 121, 1895, p. 7.
var. confusus Pic (de leporinus Laf.), L’Échange
n° 129, 1895, p. 19.
dentatipes Pic, L'Échange n° 121, 1895, p. 6.
var. obscuricollis Pic, L'Échange n° 121.
Gestroi Pic, Ann. Mus. Gen. XXXIV, 1894, p. 583,
note ; L'Échange n° 122.
lagenicollis Frm., Ann.Belg. XXX VIII, 1894, p. 41.
mazximus Pic, Ann. Fr. 1895, Bull. CCCLXxvInT,
Mellyi Pic, L'Échange n° 113, 1894, p. 64.
minutus Pic, Miscel. Ent. TII, 1895, p. 42.
niger Pic (? var. de rufithorax Pic), Le Natur.
n° 225, 1896, p. 171.
nigricornis Pic, Ann. Mus. Gen. XXXIV, 1894,
p. 584.
nigripennis Champ., Trans. Ent. Soc. Lond, 1895,
p. 252.
obscurus Pic, Le Natur. n° 166, 1894, p. 32.
Paviei Pic, Bull. Museum Hist. Nat. 1896, n° 6.
var. bimaculatus Pic, L. c.
pygidialis Pic, L'Échange n° 121, 1895, p. 7.
Raffrayi Pic, Le Natur. n° 192, 1895, p. 99.
rufithoraxæ Pic, L’Echange n° 121, 1895, p. 7.
rufopiceus Frm., Ann. Belg. XL, 1896, p. 45.
semirufus Pic, Soc. Zool. Fr. VII, 1894, Mémoires
p. 204.
senegalensis Pic, Ann. Fr. 1894, p. 666.
Staudingeri Pic, L'Échange n° 121, 1895, p. 7.
var dispar Pic, L'Échange n° 121.
var. nigricollis Pic, L’Echange n° 121.
strangulatus Pic, note, L'Échange n° 129, p. 19.
var. sulcifer Pic (de canaliculatus Laf.), Le Natur.
n° 171, 1894, p. 93.
terminatus Pic, L'Échange n° 121, 1895, p. 7.
var. major Pic, L'Échange n° 121.
Theresæ Pic, Le Natur. n° 225, 1896, p. 170.
unifasciatus Pic, L'Échange n° 121, 1895, p. 6.
Walkeri Pic, Ann. Fr. 1894, Bull. CXCI.
Gabon.
Madagascar.
Ile Banguey.
Bornéo.
Brésil.
Ile Banguey.
Idé:
Zanzibar.
Bengale.
Madagascar.
Égypte.
Le Cap.
Australie.
Abyssinie.
Australie.
Java.
Cambodge.
Id,
Ile Banguey.
Abyssinie.
Australie.
Indes.
Sumatra.
Sénégal,
Ile Banguey.
Id.
Id.
Chili.
Delagoa Bay.
Ile Banguey.
Id.
Australie. .
Ile Banguey.
Aden-Perim.
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Formicilla Lec et Dilandius Casey.
evanescens Casey (Formicilla), p. 646.
gilensis Casey (Formicilla), p. 647.
myrmecops Casey (Dilandius), p. 643.
unicus Casey (Dilandius), p. 643.
Leptaleus Laf.
amplipes Pic, Ann. Fr. 1895, Bull. cccLxxIx.
Cotes Sharp.
distincta Broun, Manual New. Zeal. Coleop. 1893,
part. V, p. 1166.
dorsalis Broun, 1. c. p. 1166.
optima Broun, I. c. p. 1165.
proxima Broun, I. c. p. 1167.
püunctata Broun, 1. c. p. 1165.
rufa Broun, 1. c. p. 1167.
215
États-Unis.
Id.
Id.
Id.
Madagascar.
Nie-Zélande.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Tomoderus Laf. et s. genre Pseudotomoderus Pic.
elongatus Pic, Soc. Zool. Fr. VIII, 1895, Bull. p. 62.
fasciatus Pic, Miscel. Ent. III, 1895, p. 42.
impressulus Casey, p. 649.
maculatus Pic, Soc. Zool. Fr. VIIT, 1895, Bull. p.62.
major Pic, Ann. Fr. 1895, Bull. CLXXIv.
nitidus Pic, Soc. Zool. Fr. VII, 1894, Bull. p. 16.
Bogosus Pic (? s. genre Anthicus).
tomoderoides Pic, Ann. Mus. Gen. XXXIV, 1894,
p. 585.
Notoxus Geoffroy.
alamedæ Casey, p. 769.
austinianus Casey, p. 765.
balteatus Casey, p. 759.
Bedeli Vauloger (— chaldœus Laf.), Abeille XX VIII,
1895, p. 193; Syn. Pic, L’Échange n° 138.
var. Cloueti Chob. (de. numidicus Luc), Ann. Fr.
1895, Bull. ccCxLvIrI.
constrictus Casey, p. 768.
daimio Lewis, Ann. Nat. Hist., Ser. VI, t. XV,
1895, p. 426.
Sumatra.
Le Cap.
États-Unis.
Sumatra.
Caucase.
Egypte.
Abyssinie.
États-Unis,
Id.
Id.
Algérie.
Algérie,
États-Unis.
Japon.
216
debilitans Casey, p. 762.
desertus Casey, p. 767.
dinocerus Casey, p. 766.
filicornis Casey, p.766.
var. francevilleus Pic (v. de senegalensis Laf.),
Miscel. Ent. IIT, 1895, p. 41.
Henoni Bedel, Abeille XX VIII, 1895, p. 193.
Humboldti Casey, p. 764.
lunulifer Pic, Soc. Zool. Fr. VII, 1894, Mémoires
p. 204.
lustrellus Casey, p. 763.
microcerus Casey, p. 760.
montanus Casey, p. 760.
nevadensis Casey, p. 763.
pictus Casey, p. 770.
Raffrayti Pic, Ann. Mus. Gen. XXXIV, 1894, p. 582.
robustus Casey, p. 768.
var. Sedilloti Pic (de chaldœus Laf.), Revue Bourb.
1894, p. 78.
spatulifer Casey, p. 761.
trinotatus Pic, Ann. Fr. 1894, Bull. x.
var. unimaculatus Pic (de inconstans Laf.), Miscel.
Ent. III, 1895, p. 105.
vicinus Pic, Ann. Mus. Gen. XXXV, 1895, p. 230.
Mecynotarsus Laf.
Beccarii Pic, Ann. Mus. Gen. XXXIV,1894, p. 583.
var. ? cornutus Pic, Feuil. Jeun. Nat. n° 308-309,
1896, p. 178.
dorsovarius Frm., Ann. Belg. XL, 1896, p. 46.
flavicans Casey, p. 772.
niponicus Lewis, Ann. Nat. Hist., Ser. VI, t. XV,
1895, p. 427.
semiparallelus Pic, Ann. Fr. 1894, p. 665.
trifasciatus Frm., Ann. Belg. XXX VIII, 1894, p.33.
(= nanus Laf.?ex.-Pic, Ann. Belg. 1894, p.181.)
Amblyderus Laf.
albicans Casey, p. 744.
arenarius Casey, p. 748.
gracilentus Casey, p. 745.
indicus Frm., Ann. Belg. XXX VIII, 1894, p. 33.
(—spiniger Mots? ex-Pic, Ann. Belg.1894,p.181.)
États-Unis.
Id.
Id.
Id.
Congo.
Algérie.
États-Unis.
Delagoa Bay.
États-Unis.
Id.
Abyssinie.
États-Unis.
Tunisie.
États-Unis.
Chine.
Le Cap.
Somalis.
Abyssinie.
Maroc.
Indes.
États-Unis.
Japon.
Cazamance.
Bengale.
États-Unis.
Id.
Id.
Bengale.
Roc, 2 Meta
RS NT 7, TNT Li 0 A me L at tie ‘ae à LL 1
RS
obesus Casey, p. 743.
parviceps Casey, p. 744.
punctiger Casey, p. 747.
Anthicomorphus Lewis.
cruralis Lewis, Ann. Nat. Hist., Ser. VI, t. XV,
1895, p. 429.
niponicus Lewis, I. c. p. 429.
suturalis Lewis, I. c. p. 428.
Micranthicus Champ.
brachypterus Champ., Trans. Ent. Soc. Lond.
1895, p. 266.
217
États-Unis.
Id.
Id.
Japon.
Id.
Id.
Australie.
Tanarthrus Lec. ets. g. Tanarthropsis Casey.
brevipennis Casey, p. 751.
densus Casey, p. 754.
nubifer Casey, p. 752.
tricolor Casey, p. 753.
Anthicus Payk.
États-Unis.
Id,
Id.
Id.
Comprenant : NATHICUS, LAPPUS, THICANUS, VACUSUS, HEMANTUS,
SAPINTUS de Casey, etc.
Achallei Pic, Miscel. Ent. ITL, n° 4, 1895, p. 42
Adelaidæ Champ., Trans. Ent. Soc. Lond. 1895,
p. 253.
admirabilis Pic, Revue Bourb. n° 80, 1894, p. 144.
agilis Casey, p. 726.
akbesianus Pic, Miscel. Ent. IV, n°1, 1896, p. 5.
alacer Casey (LAPPUS), p. 660.
albaniensis Pic, Ann. Fr. 1895, Bull. cccL.
inflatus Champ., Tr. Ent. Soc. Lond.1895, p.257.
Alluaudr Pic, Ann. Fr. 1894, p. 667.
amblyderoides Pic, Ann. Mus. Gen. XXXIV, 1894,
+. p. 586.
var. innotatus Pic, L. c.
amænus Casey, p.722.
amplipennis Pic, Le Natur. n° 196, 1895, p. 107.
amplithorax Pic, Le Natur. n° 196, 1895, p. 108.
amplus Pic, Miscel. Ent. ITT, n° 9, 1895, p. 106.
var. Anatoliæ Pic (de ustulatus Laf.), L'Échange
n° 107, 1893, p. 126.
Le Cap.
Australie.
Algérie.
États-Unis.
Akbés.
États-Unis.
Australie.
Gabon.
Abyssinie.
Id.
États-Unis.
Brésil,
Id.
Le Cap.
Anatolie.
218
Anceyi Pic, Le Natur. n°192, 1895, p. 59.
var. abyssinicus Pic, L. c. p. 60.
ancilla Casey, p. 711.
animatus Casey (LAPPUS), p. 668.
annulipes Pic, Revue Bourb. n° 80, 1894, p. 145.
Antinorii Pic, Ann. Mus. Gen. XXXIV, 1894, p.587.
anthracinus Broun, Manual New Zeal. Coleop.
part V, 1893, p. 1168.
apicatus Frm., Ann. Belg. XL, 1896, p. 48.
arcanus Casey (VAGUSUS), p. 679.
argenteofasciatus Pic, Soc. Zool. Fr. VII, 1894,
Mémoires p. 205. +
asperulus Casey (LAPPUS), p. 664.
auriger Casey, p. 714.
australis Champ., Trans. Ent. Soc. Lond. 1895,
p. 263. |
Bangi Pic, Le Natur. n° 194, 1895, p. 79.
baudinensis Champ., Trans. Ent. Soc. Lond. 1895,
p. 260.
bengalensis Pic, Ann. Belg. XXX VIII, 1894, p. 182.
binominatus Pic, Ann. Fr. 1896, Bull. p. 31.
mollis Casey (SAPINTUS), p. 740.
bipartitus Casey (LAPPUS), p. 666.
blandus Casey (MALPORUS), p. 654.
Bottegoi Pic, Ann. Mus. Gen. XXXV, 1895, p. 231.
brevicornis Pic, Revue Bourb. n° 80, 1894, p. 142.
var. brevinotatus Pic (de Oberthuri Baudi), Miscel.
Ent. IV, n° 11, 1896, p. 141.
brevipennis Pic, Miscel. Ent. III, n° 4, 1895, p. 43.
var, capensis Pic, 1. c.
var. ? brunnipennis Pic, Misc. Ent. IV,n°11,1896,
p. 141.
canonicus Casey (LAPPUS), p. 664.
Caseyi Pic, Ann. Fr. 1896, Bull. p. 31.
parallelus Casey, p. 710.
cavifrons Champ., Trans. Ent. Soc. Lond. 1895,
p. 263.
cephalotes Casey, p. 705.
cohæres Lewis, Ann. Nat. Hist., Ser. VI, t. XV,
1895, p. 430. |
colonus Casey (SAPINTUS), p. 736,
communimacula Frm., Ann. Belg. XL, 1896, p.47.
compositus Casey, p. 698.
convexæulus Casey, p. 729.
Abyssinie.
Id,
États-Unis.
Id.
Algérie.
Abyssinie.
N'e_Zélande.
Indes.
États-Unis.
Asie centrale,
États-Unis.
Id.
Tasmanie,
Sumbawa.
Australie.
Bengale.
États-Unis.
États-Unis.
19.22
Somalis.
Algérie.
Algérie.
Le Cap.
Id.
Corse.
États-Unis.
Id.
Australie.
États-Unis.
Japon.
États-Unis.
Indes.
États-Unis.
Id.
ka
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4
#%
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A NEC PAL TPS
crassicollis Pic, Revue Bourb, n° 74, 1894, p. 49.
cursor Casey (LAPPUS), p. 660.
curticollis Pic, Feuil.Jeun. Nat. n° 285, 1894, p. 140.
decorellus Casey, p. 717.
decrepitus Casey, p. 707.
dentatipes Pic, Miscel. Ent. IIT, n° 9, 1895, p. 105.
. dentatus Pic, L'Échange n° 195, 1895, p. 52.
cerastes Mars. olim.
desertorum Casey (VACUSUS), p. 680.
var. detectus Pic (de Morawitzi Dsb.), Feuil. Jeun.
Nat. n° 308-309, 1896, p. 179.
var. differens Pic (de morio Laf.), Feuil. Jeun.
Nat. n° 388-309, 1896, p. 179.
discoideus Champ., Trans. Ent. Soc. Lond. 1895,
p. 259.
Donckieri Pic, Miscel. Ent. III, n° 4, 1895, p. 42.
Doriæ Pic, Ann. Mus. Gen. XXXIV, 1895, p. 784.
dromioides Pic, Ann. Fr. 1894, Bull. LxxVI,
note, Bull. Cxcr1.
egregius Pic, Ann. Fr. 1895, Bull. xxxy1.
emaciatus Pic, Feuil. Jeun. Nat. n° 308-309, 1896,
p. 180.
enodis Casey (HEMANTUS), p. 684.
excavatus Champ., Trans. Ent. Soc. Lond. 1895,
p. 265.
exsanguis Pic, Ann. Fr. 1896, Bull. p. 73.
pallidus Mac Lay, olim.
extus Lewis, Ann: Nat. Hist., Ser. VI, t. XV,1895,
p. 430.
fallax Broun, Manual New. Zeal. Coleop. t. V,
p. 1168.
festinans Casey (SAPINTUS), p. 739.
formicetorum Wasm., Kritsch. Myrm. Term. Art.
1894, p. 221 ; Casey p. 681.
fortissimus Pic, Abeille XX VIII, 1895, p. 196.
franciscanus Casey (THICANUS), p. 673.
Gestroi Pic, Ann. Mus. Gen. XXXV, 1895, p. 231.
gibbithorax Pic, Miscel. Ent. Il, n° 3, 1894, p. 21;
Casey, p. 669.
gilensis Casey, p. 709.
var. græcus Pic (de humilis Germ.), Feuil. Jeun.
Nat. n° 308-309, 1896, p. 178.
gracilicornis Pic, Le Natur. n° 195, 1895, p. 94.
grandis Pic, Miscel. Ent. IIT, n° 9, 1885, p. 106.
219
Algérie.
États-Unis.
Portugal.
États-Unis.
Id.
Le Cap.
Russie,
États-Unis.
Sarepta.
Hhdies Syrie,
Australie.
Congo.
Perse.
Algérie,
Sumbawa:
Turquie d’Asie.
États-Unis.
Australie.
Id.
Japon.
NieZélande.
États-Unis.
États-Unis.
Algérie.
États-Unis.
Somalis.
Texas.
États-Unis.
Grèce.
Ile Balabac.
Afrique australe,
220
gratiosus Pic, Feuil. Jeun. Nat. n°° 308-309, 1896,
p:179.
grossepunctatus Frm., Ann. Belg. XL, 1896, p. 46.
Grouvellei Pic, Soc. Zool. Fr. 1895, Bull. p. 63.
hastatus Casey, p. 701.
hecate Casey, p. 693.
helvinus Casey, p. 725.
herifuga Casey, p. 726.
heroîicus Casey, p. 712.
hispidulus Casey (SAPINTUS), p. 736.
indicus Pic, Ann. Fr. 1896, Bull. p. 73.
funerarius Frm., Ann. Belg. 1896, p. 50.
infitialis Pic, Ann. Fr. 1894, Bull. LXXvIr.
inflatipes Pic, Ann. Fr. 1894, p. 666.
innocens Casey, p. 721.
inscitus Casey, p. 721.
insignipes Pic, Ann. Belg. XXX VIII, 1894, p. 182.
intruncatus Pic (? var. de punctatifrons Pic), Ann.
Belg. XXX VIIT, 1894, p. 183.
jejunus Pic, Ann. Fr. 1895, Bull. CCCLXxx.
junctus Casey, p. 716.
kabylianus Pic, Revue Bourb, n° 106, 1896, p.167.
kaif'ensis Pic, Feuil. Jeun. Nat. n° 308-509, 1896,
p. 180.
var. latenotatus Pic (de Bremei Laf.), L'Échange
n° 107, 1893, p. 125.
laticornis Pic, Miscel. Ent. IV, n° 4, 1896, p. 42..
latior Pic, Ann. Fr. 1895, Bull. cxxIx.
Lethierryi Pic, L'Échange n° 129, 1895, p. 19.
lictor Frm., Ann. Belg. XL, 1896, p. 48.
litorosus Lewis, Ann. Nat. Hist 1895, p. 499.
lividus Casey (LAPPUS), p. 662.
longitarsis Pic (STENIDIUS), Ann. Belge. XXX VIII,
1894, p. 181. |
longus Pic, Ann. Fr. 1896, p. 422.
var. lucidithorux Pic (de lœviceps Baudi), Revue
Bourb. n° 99, 1896, p. 39.
lutulentus Casey, p. 725.
Mactæ Pic, Revue Bourb. n° 75, 1894, p. 73.
major Pic, Revue Bourb. n° 166, 1896, p. 168.
malayensis Pic, Le Natur. n° 195, 1895, p. 94.
Mariæ-Antoniæ Chob., Ann. Fr.189%4, Bull. CCxxIv.
maturus Pic, Le Natur. n° 195, 1895, p. 94.
var, mediocris Pic, L. c.
Caucase.
Indes.
Sumatra.
États-Unis.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Indes.
Chine, Mongolie.
Assinie.
États-Unis.
Id.
Bengale.
Id.
Madagascar.
États-Unis.
Kabylie.
Syrie.
Égypte.
Brésil.
Algérie.
Zanguebar.
Indés.
Japon.
États-Unis.
Bengale:
Algérie.
Id.
États-Unis.
Algérie.
Id.
Sumbawa.
Algérie.
Sumbawa.
Id,
maximus Pic, Miscel. Ent. ITT, n° 4, 1895, p. 43.
mecheriensis Chob., Ann. Fr. 1896, Bull. p. 376.
mediobrunneus Pic, L'Échange n°107,1893, p.198.
Mellyi Pic (? var. de proximus Mars.), L’Échange
n° 113, 1894, p. 65.
mercurialis Casey, p. 707.
var. meridionalis Pic (de Gaebeli Laf.), Revue
. Bourb. n° 99, 1896, p. 40.
mexicanus Pic, Miscel. Ent. II, n°3, 1894, p. 22.
militaris Casey, p. 724.
mimus Casey (THICANUS), p. 672.
minutissimus Pic, Revue Bourb. n° 74, 1894, p. 43;
Abeille 1895, p. 195.
var. missolonghii Pic (var. de fatuus Truq.),
L'Échange n° 107, 1893, p. 127.
var. mongolicus Pic (de lateriguttatus M.), Feuil.
Jeun. Nat. n° 308-309, 1896, p. 181.
monitor Casey (VAGUSUS), p. 677.
monostigma Champ., Trans. Ent. Soc. Lond.1895,
p. 261.
monticola Casey, p. 705.
mundus Casey, p. 727.
nigronotatus Pic, Ann. Belg. XX VIII, 1894, p. 182.
var. niponicus Lewis (de baicalicus M.), Ann. Nat.
Hist., Ser. VE, t. XV, 1895, p. 451.
Noualhieri Pic, L'Échange n° 144, 1896, p. 132.
nubilatus Casey (LAPPUS), p. 661.
nympha Casey, p. 719.
obliquus Casey, p. 720.
var. obscurevestitus Pic (de Baudii Pic), Revue
Bourb. n° 75, 1894, p. 73.
obscuripes Pic, L'Échange n° 144, 1896, p. 132.
var. obscurithorax Pic (de Viturati Pic), Revue
. Bourb. n° 106, 1896, p. 168.
var. Olcesei Pic (de instabilis Laf.), L'Échange
n° 113, 1894, p. 65.
opacicollis Pic, Le Natur. n° 194, 1895, p. 80.
ornatellus Casey (LAPPUS), p. 665.
Ouedi Pic, Ann. Fr. 1894, Bull. p. 100; Catalogue
Anthicides p. 22.
ovicollis Casey, p. 699.
var. pallidipes Pic (de longicollis Sch.), L'Échange
n° 140, 1896, p. 87.
221
Le Cap.
Algérie.
Sarepta.
Égypte.
États-Unis.
Algérie.
Mexique.
États-Unis.
Id.
Maroc.
Grèce.
Mongolie.
États-Unis.
Australie.
États-Unis.
Id.
Bengale,
Japon.
Tunisie.
États-Unis.
Id.
Id.
Algérie.
Id.
Id.
Tanger.
Brésil.
États-Unis.
Algérie.
États-Unis.
Syrie.
299
paululus Champ., Trans. Ent. Soc. Lond. 1895,
p. 257.
peninsularis Casey, p. 719.
perileptoides Lewis, Ann. Nat. Hist., Ser. VI, t. XV,
1895, p. 431.
var. persicus Pic (de ustulatus Laf.), Ann. Mus.
Gen. XXXIV, 1895, p. 785.
Petri Pic, Soc. Zoo!l. Fr. VIT, 1894; Mémoires p. 205.
pexicollis Frm., Ann. Belg. XXX VIII, 1894, p. 34 ;
Note, Pic, Ann. Belg. 1894, p. 183.
pinaiicus Casey (LAPPUS), p. 658.
pinguescens Casey, p. 696.
posticatus Pic, Ann. Fr. 1894, p. 667.
postoculatus Frm., Ann. Belg. XL, 1896, p. 49.
prœceps Casey, p. 709.
prominens Casey (VACGUSUS), p. 680.
properus Casey (MALPORUS), p. 653.
protectus Casey, p. 702.
punctatifrons Pic, Ann. Belg. XXX VIII, p. 183.
pygidialis Pic (STENIDIUS), Ann. Mus. Gen. XXXIV,
1895, p. 784.
Raffrayi Pic, Ann. Fr. 1894, Bull. xr.
var. obscurior Pic, L. c. |
Ragazzii Pic, Ann. Mus. Gen. XXXIV, 1894, p. 586.
ricator Casey (HEMANTUS), p. 686.
rotundipennis Pic, Miscel. Ent. ITT, n° 4, 1895, p. 43.
rubidus Pic, Soc. Zool. Fr. 1895, Bull, p. 64.
rubriceps Pic, Feuil. Jeun. Nat. n° 308-309, 1896,
p. 180.
var. rubronotatus Pic, L. c.
rubripes Pic, Soc. Zool. Fr. VII, 1894, Mémoires
p. 206.
var. rubromaculatus Pic (devenator Duf.), L'Échange
n° 144, 1896, p. 132.
rusticus Casey (SAPINTUS), p. 734.
saharensis Chob., Ann. Fr. 1896, Bull. p. 375;
Note, Pic, Ann. Fr. 1896, Bull. p. 402.
saucius Casey, p. 715.
scabricollis Champ., Trans. Ent. Soc. Lond. 1895,
p. 258.
scenicus Casey (HEMANTUS), p. 685.
sefrensis Pic (AULACODERUS), Ann. Fr. 1894, Bull.
LXX VII.
Australie.
États-Unis.
Japon.
Perse.
Asie centrale.
Bengale.
États-Unis.
Id.
Obock.
Indes.
États-Unis.
Id.
Id.
Id.
Bengale.
Perse.
Chine.
Id.
Abyssinie.
États-Unis.
Le Cap.
Sumatra.
Cyclades, Syrie.
Cyclades.
Afghanistan.
Espagne.
États-Unis,
El Goleah.
États-Unis.
Australie.
États-Unis.
Algérie.
223
segregatus Champ., Trans. Ent. Soc. Lond. 1895,
p. 256. Australie.
Selvei Pic, Abeille XX VIII, 1895, p. 195; Feuil.
Jeun. Nat. n°* 308-309, p. 179. Espagne.
semicalvus Pic, Ann. Mus. Gen. XXXI1V,1895, p.785. Asie mineure.
seminotatus Casey, p. 710. États-Unis.
var. semiroseus Pic (de roseicollis Pic), Revue
Bourb. n° 99, 1896, p. 41. Algérie.
var. semiruber Pic(de instabilis Sch.), Revue Bourb.
n° 74, 1894, p. 45. Algérie,
semirufus Frm,(=— quisquilius Thoms.), Ann. Belg.
XL, 1896, p. 49; Note, Pic, Ann. Fr. 1896, Bull.
p. 73. Indes.
sericeus Pic, Revue Bourb. n° 99, 1896, p. 39, Algérie.
simiolus Casey, p. 694. États-Unis.
Simoni Pic, Miscel. Ent. III, n° 9, 1895, p. 106. Afrique australe.
soarezicus Pic, Ann. Fr. 1895, Bull. cCCLxxx. Madagascar.
sodalis Pic, Soc. Zool. Fr. 1895, Bull. p. 64. Sumatra.
solidus Casey, p. 703. États-Unis.
solivagans Casey (LAPPUS), p. 668. Id.
stellatus Casey, p. 714. Id.
stenomorphus Champ., Trans, Ent. Soc. Lond.
1895, p. 264. Australie.
subbasalis Frm., Ann. Belg, XXX VIII, 1894, p. 33. Bengale.
? var. ininterruptus Pic, Ann. 1894, p. 185. Id.
subcalvus Casey, p. 703. États-Unis.
subtilhissimus Pic, Ann. Fr. 1896, Bull, p. 31. LI.
subtilis Casey (LAPPUS), p. 667.
subustulatus Pic, Soc. Zool. Fr. XIX,1894, Bull. p.17. Guinée.
sulcicollis Pic (AULACODERUS), Ann. Mus. Gen. |
XXXIV, 1895, p. 786. Asie centrale.
superbus Pic, Revue Bourb. n° 99, p. 40; Feuil.
Jeun. Nat. n° 310, 1896, p. 202. | Algérie.
supplex Casey, p. 676. États-Unis.
suspectus Casey (VACUSUS), p. 682. Id.
tasmanicus Champ., Trans. Ent. Soc. Lond. 1895,
p. 259, Tasmanie.
tenebricosus Pic, Misc. Ent. IV, n° 1, 1896, p. 5. | Liban.
testaceofasciatus Pic, Revue Bourb. 1894, p. 73. Algérie.
Thomasi Pic, Ann. Fr. 1896, Bull, p. 31. États-Unis.
sodalis Casey, p. 712.
timidus Casey (SAPINTUS), p. 741. Id.
Tournieri Pic, L'Échange n° 113, 1894, p. 65. Sarepta.
trabeatus Frm., Ann. Belg. XL, 1896, p. 47. Indes.
224
tridentatus Champ., Trans. Ent. Soc. Lond. 1895,
p. 261.
truncatipennis Pic, Misc. Ent. IIT, n° 4, 1895, p. 43.
truncatus Pic, Ann. Fr. 1894, Bull. CCLxxxIv.
turgidicollis Casey (LAPPUS), p. 667.
unicinctus Champ., Trans. Ent. Soc. Lond. 1895,
p. 254.
var. uniguttatus Pic (de longicollis Schm.), Feuil.
Jeun. Nat. n° 308-309, 1896, p. 179.
urganensis Pic, Feuil. Jeun. Nat. n° 308-309, 1896,
p. 181.
var. usitatus Pic (de baiïcalicus M.), Feuil. Jeun.
Nat. n° 308-309, 1896, p. 179.
vagans Casey, p. 718.
var. valens Pic (de antherinus L.), Feuil. Jeun.
Nat. n° 308-309, 1896, p. 179. |
validus Pic, Feuil. Jeun. Nat. n° 308-309, 1896,
p. 179.
Vaucheri Chob., Ann. Fr. 1895, Bull. cLvrI.
vigilans Casey (LAPPUS), p. 659,
Virginiæ Casey (NATHICUS), p. 655.
vividus Casey (LAPPUS), p. 666.
Vosseleri Pic, Rev. Bourb. n° 80, 1994, p. 145;
Feuil. Jeun. Nat. n° 310, p. 20.
vulneratus Casey, p. 715.
Walkeri Champ., Trans. Ent. Soc. Lond. 1895,
p. 262.
Walesius Pic.
Theresæ Pic, Le Natur. n° 226, 1896, p. 184.
Ochtenomus Sch.
elongatus Pic, Miscel. Ent. IIT, n° 4, 1895, p. 44.
malayensis Pic, Ann. Fr. 1895, Bull. xxx vr.
minutus Pic, Le Natur. n° 123, 1895, p. 73.
nigronotatus Pic (? var. de unifasciatus Rossi),
L'Échange n° 122, 1895, p. 20.
obscurus Pic, L'Échange n° 122, 1895, p. 20.
290 espèces et 47 variétés.
Australie.
Le Cap.
Akbès.
États-Unis.
Australie.
Dalmatie.
Mongolie.
Transcaspienne.
Etats-Unis.
Russie mérid.
Espagne.
Maroc.
États-Unis.
Id.
Id.
Algérie.
États-Unis.
Australie.
Australie,
Le Cap.
Sumbawa.
Achantis.
Abyssinie.
Zanguebar.
A 14 de
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
—ÿ
VII
Assemblée mensuelle du 3 juillet 18977.
PRÉSIDENCE DE M. KERREMANS.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le Président fait part à l’Assemblée de la mort de M. Van Tricht,
membre effectif.
Travaux pour les Annales. L'Assemblée vote l'impression des
travaux annexés à ce numéro.
Excursion. Le 8 août à Audenarde. Départ de Bruxelles (Nord)
à 8 h.14 m.
La séance est levée à 9 1/2 heures.
LES YEUX ET LES ORGANES POST-ANTENNAIRES
DES COLLEMBOLES,
par W. Willem, chef des travaux pratiques de zoologie à l'Université de Gand.
Contrairement à l’opinion émise par les auteurs qui ont étudié les
yeux des Collemboles, LuBBock (!), CARRIÈRE (?), FERNALD (5), entre
autres, les organes visuels de Sminthurus, Papirius, Tomocerus,
Orchesella, Sira, Podura, Anurida ne sont pas des ocelles, mais des
yeux composés, du type eucone, dont chaque ommatidie présente
une structure presque identique à celle que OUDEMANS (‘) a décrite
chez Machilis et FERNALD chez Lepisma.
On y distingue, derrière une cornée à faces parallèles, une
couche cornéagène très rudimentaire ; un cône cristallin secrété par
quatre cellules dont les noyaux (noyaux de SEMPER) sont très
(1) J. LurBock.— Monograph ofthe Collembola and Thysanura. London, 1878.
(2) CARRIÈRE. — Die Sehorgane der Thiere. München u. Leipzig, 1885.
(3) FERNALD. — The relationships of Arthropods. Studies from the Biol.
Laboratory Johns Hophins University, vol. IV.
(4) J.-T. OupeMaxs. — Bijdrage tot de kennis der Thysanura en Collembola.
Amsterdam, 1887.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 14 vu 97 18
296
visibles; autour du cône cfistallin, deux grosses cellules pigmen-
tées; enfin, un ensemble de cellules rétiniennes pigmentées, dont
les bâtonnets convergent vers le centre du système pour constituer :
un rhabdome. Chez Papirius, ce rhabdome est formé par cinq
bâtonnets rétiniens, cas assez extraordinaire chez un Insecte.
ke
On a décrit chez quelques Collemboles, mais fort sommairement
et sans en comprendre la signification, un organe spécial que
TULLBERG a désigné sous le nom de « organum postantennale » (1).
Découvert par LABOULBÈNE (*) chez Anurida maritima, il a été
retrouvé chez Isotoma, quelques Lipurinæ et Tetracantella pilosa
(TüÜLLBERG, SCHÔTT) (3).
Je l’ai observé, avec un développement variable, chez tous les
Collemboles que j'ai étudiés attentivement; la structure la plus
simple se constate chez Sminthurus fuscus. Il se montre composé
d’une grosse cellule neuro-épithéliale, dont le protoplasma, dans la
région externe, est disposé en fibrilles rayonnantes convergeant
vers un orifice des téguments; par cet orifice s'élève un cylindre
protoplasmique que recouvre une très fine membrane de chitine.
La partie extérieure de l’organe se présente comme un tubercule
claviforme hyalin, saillant entre la base de l’antenne et le champ
oculaire.
Chez Podura aquatica, au contraire, c’est un enfoncement étroit
et relativement profond qui s'ouvre derrière l’antenne, en dessous
de la région oculaire. Le fond mince de cette cupule se relève en
coiffant les prolongements de quelques cellules nerveuses épi-
dermiques.
L’organe post-antennaire a une structure fondamentale semblable
à celle de l’organe de Tômôsvary de Lithobius (*) et de Scutigera, de
l’organe terminal des antennes des Chilognathes (°), des cupules
olfactives des Insectes (6) : par analogie, on doit lui attribuer une
fonction olfactive.
(1) TüLLBERG. — Sveriges Podurider. Kongl. Svenska Vetens. Akad.Handling.,
Bd. 10, 1872, p. 16.
(2) LABOULBÈNE, — Recherches sur Anurida maritima. Ann. Soc. ent. France,
s. IV, t. IV, 1864.
(3) H. Scaôrr. — Zur Systematik und Verbreitung palæarctischer Collembola.
Kongl. Svenska Vet. Ahad. Handl., Bd. 25, 1895.
(4) V, WiLzem. — L'organe de Tômôüsvary de Lithobius forficatus. Procès-
verbaux Soc. malacol. Belgique, 1892.
(5) O. von Rarx. — Die Sinnesorgane der Antenne und der Unterlippe der
Chilognathen. Archiv f. mikroshk. Anatomie, 1886.
(6) HAuSER. — Physiologische und histiologische Untersuchungen über das
Geruchsorgan der Insekten. Zeitschrift [. wiss. Zool., Bd. 54, 1880.
Æ Et Le AT TR AS ST Or PU CP UP
227
DESCRIPTIONS
DE
QUELQUES ESPÈCES NOUVELLES DE BRENTHIDES
DU MUSÉE ROYAL DE BELGIQUE ET DE MA COLLECTION
ET NOTES DIVERSES,
par le E}' Angelo Senna,
Assistant au Musée royal d'Histoire naturelle de Florence.
CYPHAGOGUS BIPUNCTATUS n. sp. an C. ObEWAHNI Pascoe ?
C. bipunctatus Power in litt.
d. Subgracilis, rufo-testaceus, nitidus, breviter pilosus, protho-
race (margine antico et postico exceptis) nigro-brunneo, elytris
maculis duabus medianis eodem colore (neque marginem lateralem
nec interstitium suturale attingentibus) signatis.
Capite modice elongato, basin versus leviter angustato, supra
parum convexo, levi, glabro; rostro lato, longitudine capitis sub-
æquali, depresso, levi, apice parum ampliato, medio emarginato;
antennis clavatis, compressis, articulis medianis gracilibus, breviter
obconicis, 9° et 10° desuper visis cylindricis, a latere conspectis illo
lateribus recurvis, hoc subquadrato, apicali dimidio præcedenti
longiore, acuminato. Prothorace antice valde compresso, cono
dorsali antice lato, super marginem apicalem curvatim declivi,
postice rotundato ampliato, dorso sat convexo, levi, breviter piloso.
Elytris dimidio prothoracis longioribus, lateribus parallelis, e tertio
apicali usque ad apicem attenuatis, apice anguste rotundato, supra
convexis, punctulato-striatis, interstitiis elevatis, alterne latioribus,
dorso punctulato-pilosis. Femoribus posticis pedunculato-clavatis,
pedunculo infuscato, tarsis gracilibus, metatarso postico æque
longo articulis duobus sequentibus unitis. Corpore infra rufo-
testaceo, nitido, metasterno apici abdomineque basi modice
impressis, segmento apicali medio foveolato.
©. Brevior et robustior, capite vix longiore quam latiore, rostro
ut in j sed breviore, antennis itidem brevioribus articulis 9° et 10°
latioribus quam longioribus, prothorace breviore, cono dorsali
antice paullo latiore, elytris itidem brevioribus postice minus atte-
nuatis ; corpore infra exacte ut in 4.
Long. 5 1/2-6 1/2 mill., © 5 mill. circiter.
Hab. Kiama (New South Wales).
Trois J et une © (ex coll. Castelnau).
Depuis longtemps, je connais cette espèce australienne et la
228
crois, comme M. Power, inédite. Néanmoins, en la faisant
connaître, j'ai cru devoir Joindre le nom de C. Odewahni Pascoe
parce que je l’ai vue plusieurs fois dans les collections sous cette
dénomination. M. Pascoe a donné une description insuffisante de
son C. Odewahni; il dit en effet (!) :
C. rufo-testaceus, nitidus; capite prothorace multo angustiore,
rostro integro; elytris prothorace angustioribus, strialo-punctatis,
pedibus ut in C. ADŒNA. Hab. Gawler (Austral. mérid.).
Comme on voit, la couleur de l’espèce de Pascoe serait complète-
ment rouge testacé ; je n’ai pas encore vu jusqu'ici aucun Cypha-
gogus australien ainsi coloré ; d’un autre côté, si les spécimens ci-
dessus décrits doivent se rapporter à C. Odewahni Pasc., il me semble
étrange que deux caractères bien évidents tels que la coloration
du prothorax et les deux taches élytrales aient pu échapper à l’ob-
servation du savant entomologiste anglais. Je serais bien reconnais-
sant si quelqu'un de mes collègues ayant vu le vrai C. Odewahni
Pasc. voulait m'éclairer à ce propos. En tout cas, je crois que la
description plus détaillée donnée par moi sera de quelque utilité,
avant pour but de faire mieux connaître une espèce remarquable
par son élégante coloration et par le cône du prothorax visiblement
plus large que dans les autres espèces de ce genre, y compris
C. Modiglianii Senna (?).
MIOLISPA AUSTRALIANA n. sp.
d. Robusta, castanea, nitida, capite et prothorace leviter ænes-
centibus, rostro et antennis nigris, elytrorum apice et interstitio 2°
a sutura (basi et pone medium excepto) brunneo-rubris. Capite
æque longo ac maxima latitudine, basi parce augustato, in medio
fortiter lateribus leviter inciso, supra convexo, levi, fronte foveo-
lata ; metarostro antice trisulcato, sulco mediano basin non attin-
gente, sulcis lateralibus adhuc brevioribus; prorostro ægre lon-
giore, sat robusto, apicem versus gradatim latiore, medio basali
sulcato ; antennis robustis, articulis medianis transversis obconicis,
9% et 10° majoribus sed adhuc transversis, apicali elongato-conico.
Prothorace oblongo-ovato, antice angustato, dorso profunde sulcato,
cϾterum levi. Elytris in medio leviter latioribus quam prothorace,
humeris callosis, apici truncatis, angulo externo rotundato, supra
fortiter punctato-sulcatis, sulco 1° impunctato, interstiliis angustis,
carinatis, 1° a sutura distincte angustiore quam 2, hoc vix latiore
quam sequentibus. Corpore infra ut pedibus brunneo-rubro, abdo-
(1) Proceed. Ent. Soc., p. 46, 1864.
(2) Ann. Mus. civ. Stor. nat. Genova, ser, 2, vol. XIII (XXXIII), p. 258, 1895.
«
229
mine basi convexo, fere levi, segmento apicali punctato. — Long.
42 mill. |
Hab. Victoria.
Un Çj' dans ma collection. Cette espèce, la première décrite du
continent australien, est voisine de M. Poweri Senna (') mais se
reconnait par les sillons du métarostre plus courts, le prorostre aussi
robuste que le métarostre, les articles médians des antennes plus
obconiques, le 9° plus court, l’apical conique, allongé; par le pro-
thorax sans ponctuation aux côtés, les élytres fortement ponctuées-
sillonnées avec le 1% sillon seul sans points et le 1‘ interstice à
partir du sutural convexe et plus étroit que le suivant.
MIOLISPA NOVÆGUINEENSIS Guér. var. ANTENNATA D.
d. A forma typica differt antennarum articulis medianis latiori-
bus, capite supra impunctato, lateribus in medio distincte inflatis;
prothorace postice laxe punctato, antice sublevi. —Long. 8 1/2 mill.
Hab. Queensland.
Cette variété représente sans doute dans le continent australien la
M. novæguineensis Guér. de la Papouasie, mais elle est plus robuste
même que la var. Marie Senna de laquelle elle se reconnaît par les
côtés de la tête distinctement recourbés, par les articles médians des
antennes plus robustes et par le manque de ponctuation dans la por-
tion antérieure du prothorax et sur la tête: ces deux caractères se
rencontrent parfois chez les petits spécimens de la forme typique.
SPATHERHINUS GABONICUS Thoms. et S. JUVENILIS Kolbe.
L'examen que j'ai fait d’une riche série des spécimens des deux
sexes existant dans les collections du Musée de Belgique, de Tring
et dans la mienne, et provenant de diverses localités du Congo, m’a
porté à la conviction que les deux espèces doivent être réunies dans
une seule. Le dessous de la tête de S. gabonicus Thoms, n’est pas
lisse (glatt) comme le dit M. Kolbe dans son tableau pour la détermi-
nation des espèces de ce genre (?), mais d’autant plus ruguleux que
les spécimens sont grands. Dans les exemplaires de 19 mill. (dimen-
sions du S. juvenilis Kolbe), la tête est ponctuée, mais on distingue
aussi quelques rides transversales peu marquées, quoique visibles ;
dans les spécimens graduellement plus grands (jusqu’à 32 mill.),
les rides deviennent plus profondes, plus irrégulières et Les points
moins évidents. De même, tandis que dans les petits spécimens
(19 mill.) le 3° article des antennes est visiblement plus court que
(1) Ann. Soc. Ent. Belgique, XXXIX, p. 364, 1895.
(2) Entom. Nachrichten, XIV, n. 20, p. 309, 1888.
230
le 4°, dans les spécimens plus grands cette différence disparaît et
devient même négative, c’est-à-dire que le 3° article est un peu plus
long que le 4. Dans les femelles petites et grandes (18-28 mill.) la
tête est en dessous ponctuée, surtout aux côtés, et le 3° article des
antennes toujours plus long que le 4°.
En conséquence, le S. juvenilis Kolbe me semble basé sur un petit
j du $. gabonicus Thoms.
Parmi les spécimens étudiés J'ai noté une © à coloration roussâtre
avec les taches élytrales d’un jaune clair.
SPATHERHINUS EUPSALOIDES Kolbe.
Deux de Loulouabourg (Congo), rapportés par M. Ch. Haas,
sont dans les collections du Musée royal de Belgique. L'un mesure
22 mill. et correspond bien à tous les caractères indiqués pour cette
espèce par M. Kolbe ({. c.), l’autre est un peu plus petit (19 mill.) et
présente la coloration générale plus claire et les lignes colorées
sur les élytres plus marquées; la dent des fémurs antérieurs est
médiane comme chez le $S. picturatus Kolbe; enfin, la carène du
dessous du rostre, quoique pas aussi courte que dans cette dernière
espèce, n’atteint pas la fovéole gulaire comme dans l’autre spéci-
men de $S. eupsaloides Kolbe.
ARRHENODES VAMPYRUS n. sp.
A. vampyrus Chevrol. in litt.
d. Nigro-brunneus, subopacus ; prothorace utrinque vitta sinuata
nigra obsolete notato; elytris ferrugineo pluri-lineatis. Capite
conspicue elongato, basi lato, simplici sulco a collo separato, late-
ribus obliquis, angulis posticis subauriculatis, supra utrinque costa
elevata in angulos laterales excurrente instructo, fronte et occipite
obsolete bituberculatis, infra in medio processu erecto, transverso,
bifido, apici obtuso armato ; metarostro quam capite breviore, subco-
nico ; prorostro longitudine circiter præcedenti, cordiformi ; mandi-
bulis longis, validis, modice arcuatis, apici bidentatis, dente interno
pone medium munitis, Antennis mediocribus, filiformibus. Protho-
race oblongo, subconico, basi apiceque truncato, intra basin
profunde constricto, striga duplici impresso, supra parum convexo,
tenuissime sparsim punctulato, basin versus obsolete canaliculato,
infra lobo crasso, longitudinali, erecto, antrorsum inflexo munito.
Elytris prothorace dimidio longioribus, basi subtruncatis, humeris
callosis, lateribus usque ad medium subrectis, deinde curvatis, apici
subtruncatis, supra sulcato-punctatis, interstitiis versus latera cari-
natis, lineolis pluribus notatis quarum prima ad basin in interstitio
2, externe quatuor ante medium et quatuor pone medium subfas-
231
ciatim digestis et denum ultima longiore ad apicem. Corpore infra
nitidiore, metasterno apici foveolato, abdomine basi in medio leviter
depresso; pedibus validis, femoribus dente mediocri armatis. —
Long. 25 mill.
Hab. Amérique méridionale.
Un (j' dans le Musée de Belgique (ex coll. Roelofs).
Espèce bien distincte par les étranges appendices du dessous de
la tête et du prosternum. La tête est plus allongée que chez aucune
autre espèce du genre, elle est de même plus longue que celle de
Estenorrhinus Faldermanni Gylh. qui présente également en dessous
de la tête un appendice quoique de forme différente. J’ai placé cette
belle espèce parmi les Arrhenodes parce que son facies, la confor-
mation des élytres et la disposition des lignes colorées sont tout à
fait du type Arrhenodine; néanmoins, pour la longueur du rostre et
de la tête et pour la faible séparation de cette dernière du col elle
pourrait se ranger parmi les Estenorrhinus. Ce dernier genre est
toujours douteux pour le manque de bons caractères différentiels
du très voisin Arrhenodes. Le prof. Sharp (!') dit que la tête des
Estenorrhinus n’est séparée du col par aucune dépression en dessus,
mais ce caractère n’a pas une grande valeur parce qu’il manque
dans quelques espèces, comme par exemple les deux nouvelles que
je vais décrire, lesquelles pour tout le reste sont de vrais Estenor-
rhinus.
ESTENORRHINUS FORMOSUS n. sp.
E, formosus Power in litt.
d. Capite, rostro, prothorace brunneo-rubris opacis, antennis,
pedibus elytrisque nigris, his fascia lata postmediana transversa, linea
punctoque basali flavis, nitidis ornatis. Capite basi latiore quam
antice, emarginato, distincte a collo separato, angulis posticis levi-
bus, supra convexo, leve, oculis prominulis; metarostro capitis
longitudine, subconico, sulcato; prorostro subito valde dilatato,
cordiformi, basi sulcato, lateribus oblique declivi, antice haud
emarginato, mandibulis longis, arcuatis, nigris, apici bifidis.
Antennis prothoracis basin attingentibus, filiformibus. Prothorace
subconico, antice posticeque truncato, basin versus profunde cons-
tricto et striga duplice exarato, dorso convexo, levi. Elytris basi
leviter emarginatis, humeris callosis, lateribus in medio subparal-
lelis, apici subtruncatis angulis externis prominulis, haud spinosis,
dorso parum convexis, obsoletissime striato-punctulatis, striis in
tertio apicali evidentioribus, utrinque fascia transversa lata ex
(1) Biologia Centr. Americ., Coleoptera, vol. IV, pt. 6, p. 43, 1895.
232
8 lineis læte flavis, latera versus, gradatim longioribus composita.
Pedibus validis, nigris, basi nitidis, femoribus dente parvo armatis;
corpore subtus brunneo-rubro nitido. — Long. 20 mill.
Hab. Columbia.
Facies de Æ, designatus Boh., de dimensions médiocres, mais com-
parativement à prorostre plus dilaté, tête à la base plus relevée et
par conséquent bien séparée du col; la coloration de la portion anté-
rieure du corps et la large bande de couleur jaune brillant contras-
tent avec les élytres d’un noir opaque et font cette espèce la plus
élégante du genre. J’ai examiné un mâle dans les collections du
Musée royal de Belgique.
ESTENORRHINUS 4-FASCIATUS nov. sp.
d. Omnino niger, opacus, singulo elytro ante medium, fascia
transversa, lata, leviter obliqua, altera pone medium aurantiacis
ornato. Capite tam lato quam longo, postice latiore quam antice,
basi angulatim emarginato, elevato, a collo etiam supra distincte
separato ; oculis prominulis; metarostro subconico, indistincte sul-
cato; mesorostro utrinque subcarinulato, prorostro subito dilatato,
subcordiformi,antice emarginato, mandibulis validis, arcuatis, apici
bifidis. Antennis filiformibus, nigris. Prothorace subconico, antice
posticeque truncato, basi fortiter constricto et transversim bistrigoso,
supra postice obsolete impresso, utrinque ante basin subtuberculato.
Elytris apici subtruncatis, externe dentatis, dorso striato-punctatis,
punctis parvis, remotis, sat profundis, fascia transversa antica, in
medio latiore, utrinque e lineis 7 formata, altera pone medium,
magisque regularie lineis 6 confecta ; corpore infra nigro, subopaco;
metasterno apici foveolato, abdomine basi tenue impresso, pedibus
validis, nigris. — Long. 20 mill.
Hab. Columbia.
Un mäle dans ma collection. Faciès de Æ. designatus Boh., de
dimensions médiocres, mais avec la tête échancrée en angle à la
base, le bord extrême est plus élevé même au milieu et bien séparé
du col; élytres à ponctuation un peu plus profonde, coloration et
bandes élytrales diverses.
BRENTHUS FESTIVUS nov. sp.
B. annulipes Chevr. in litt., B. geminatus Chevr. in litt., B. femo-
ratus Reiche in litt.
d. Nigro-piceus, elytris lineis pluribus approximatis flavo-ferru-
gineis vel flavo-rufis ornatis. Capite obconico, basi in medio
impresso, utrinque tuberculato, supra modice convexo, levi, vel
233
(in speciminibus majoribus) obsolete impresso, interdum rufo-
vittato; metarostro elongato, gradatim antice attenuato, supra
subleve vel tenue canaliculato, antennas versus interdum utrinque
plus minusve longitudinaliter impresso et marginibus paullo ele-
vatis; prorostro angustiore, usque pone medium canaliculato,
apicem versus ampliato. Antennis antrorsum sensim crassioribus.
Prothorace valde elongato, dorso profunde sulcato. Elytris protho-
racis dimidio longioribus, humeris obtuse rotundatis, prominulis,
lateribus parallelis, apici subtruncatis, dorso depressis, punctato-
striatis, interstitiis irregularibus, lineis pluribus coloratis ornatis,
nempe : in interstitio 2° (1% suturale voco) lineola ante apicali (in-
terdum carente), interstitio 3° lineola basali, altera longiore a medio
fere usque ad apicem ; 4° linea longa a basi usque ad apicem pro-
lungata (non raro in tertio apicali interrupta), interstitio 5° linea
longa a basi usque ad medium vel longius prolongata (interdum
basin non attingente et postice interrupta vel breviore, raro carente)
denique lineolis aliis in interstitio 6°, 7° et 9 ad declivitatem api-
calem. Corpore infra nigro, nitido; prosterno, metasterno abdo-
mineque basi profunde sulcatis et (prosterno excepto) lateribus
punctatis, segmento apicali punctato. Pedibus elongatis, validis,
nigris vel femoribus in medio rufis, his dentatis, posticis bidentatis,
dente prope basin validiore, elongato; antico minuto, tibiis posticis
compressis, paulo curvatis, intus ciliatis.
?. Nonnihil latior, capite breviore, antennis basin rostri pro-
prius insertis, brevioribus ; metarostro breviore, conico ; prorostro
tenui, curvato ; femoribus omnibus unidentatis. — Long. 15-40 mill,
Hab. Columbia, Venezuela, Chiriqui.
Type dans ma collection. Cette belle espèce, dont j'ai examiné plu-
sieurs spécimens de ma collection et de celles du Musée de Belgique
et de Tring, se range parmi les Brenthus à prothorax oblongo-ellip-
tique, déprimé et sillonné et à élytres sans appendices apicaux.
Cette section renferme des espèces à fémurs postérieurs unidentés,
d’autres les ont bidentés chez les . Mon B. festivus appartient
à ces dernières espèces qui peuvent à leur tour être groupées
selon que le prosternum est sillonné ou non. Parmi les espèces à
prosternum sillonné il y a B. vulneratus Gylh., B, turbatus Boh. (1),
B. consentaneus Perroud, B. bicalcaratus Boh. et cette nouvelle qui
se reconnaît à première vue par la disposition des lignes colorées,
lesquelles sont toujours rapprochées et forment une bande pas in-
terrompue à côté de la suture. Les dites lignes manquent près du
bord latéral, excepté à la déclivité apicale. Dans les spécimens petits
(1) Cette espèce a les fémurs bidentés seulement dans les spécimens les plus
grands.
23yr
(B. geminatus Chevr. in litt.) la ligne sur le 5° interstice avant le
milieu est plus ou moins courte ; dans les spécimens de dimensions
médiocres et grandes, on voit parfois une ligne peu allongée sur le
6° interstice avant le milieu.
BRENTHUS MACULIPENNIS n. sp.
B. festivo Senn. simillimus, unice distinctus signaturis flavo-
ferrugineis brevioribus, quadrifariam locatis nempe : ad basin in
interstitio 3° puncto vel lineola (interdum etiam in 2°) cui linea
longior externa adjecta est in interstitio 4° ; ante medium macula e
duobus lineis formata in interstitiis 5° et 6°; pone medium altera
simili in interstitiis 2° et 3°, denique ad declivitatem apicalem altera
latiore, irregulari e lineis vel punctis confecta quarum prima in
interstitio 2°; aliis externe, — Long. 28 mill.
Hab. Équateur.
Type dans ma collection, d’autres spécimens identiques dans le
Musée de Belgique.
Cette espèce est très voisine de la précédente et n’en diffère que
par les lignes colorées, lesquelles, formant quatre taches bien
distinctes et séparées sur chaque élytre, ne peuvent être comparées
qu’à celles de B. armillatus Kirsch. Malgré le nombre de spécimens
examinés, je n’ai pas trouvé aucun passage entre cette nouvelle et
B. festivus Senna. Probablement elle est même particulière à
l’Équateur d’où provenaient les nombreux spécimens étudiés.
ACRATUS ARMATUS n. sp.
Acratus armatus Reïiche in litt., Id. id. Chevrol. in litt.
Elongatus, sat robustus rufo-brunneus, interdum fusco-ferrugi-
neus, subopacus, prothoracis lateribus non raro etiam regione sulci
nigricantibus, antennis nigro-vel rubro-brunneis, elytris rubro-
ferrugineis, plus minusve saturatis, regione suturali et apice infus-
catis, fasciisque tribus latis transversis (ad basin latiore pone
medium et ante apicem) nigris vel fusco-brunneis, interstitiis 3° et
5° conspicue elevatis, illo ad basin, ante et pone medium ac apici
flavo-ferrugineo, hoc ante medium et interdum pone medium
eodem colore notato.
«{. Capite longo, lateribus vix recurvo, basi leviter angustato et
simplici strictura a collo separato, supra convexo, levi, oculis pro-
minulis; collo robusto, crasso, capitis latitudine ; metarostro longi-
tudine capitis subæquali, vel vix longiore, subcylindrico, in medio
vix attenuato, dorso tenue canaliculato, lateribus levibus, canaliculo
antice interdum obsoleto, postice super frontem subfoveolato ; meso-
235
rostro modice ampliato, supra utrinque subtuberculato, prorostro
brevissimo, subquadrangulo, crasso, antice gradatim latiore, supra
usque ad medium sulcato. Antennis parce pilosis, capite et rostro
simul sumptis vix longioribus, articulo apicali incurvo. Prothorace
elongato, subconico, antice distincte angustato, basi apiceque trun-
cato, lateribus subobliquis, ultra medium ampliato ibique inferne
dente armato, posterius iterum angustiore, basi constricto, superne
subcalloso, margine postico transversim sulcato, dorso canaliculato.
Elytris duplo prothoracis subæqualibus, basi subtruncatis, lateribus
e medio parce angustatis, intra apicem constrictis et utrinque
fortiter impressis, apici leviter subsinuatis, suturæ incisis ; supra
juxta interstitium suturale bistriatis, externe punctato-subsul-
catis; interstiliis irregularibus, alterne elevatioribus, 3° et 5°
carinatis, suturali deplanato. Pedibus validis, femoribus peduncu-
lato-clavatis, medio branneo-rufis, basi apiceque obscurioribus vel
nigris; pedunculis pedum posticorum valde compressis; tarsis
depressis, robustis, articulis basi foveola instructis, metatarso
breviore quam duobus articulis sequentibus unitis. Corpus infra
rufum, parum nitidum, capite et rostri basi levibus, metarostro
antice, mesorostro et prorostro medio carinatis, metasterno abdomi-
nisque basi tenue impressis.
©. Differt capite æque longo ac lato, metarostro brevissimo quam
capite breviore; prorostro elongato, cylindrico; antennarum arti-
culis valde abbreviatis, prothorace ultra medium minus oblique
ampliato, subrotundato, inermi; elytrorum apice latiore; infra
rostro, melasterno abdomineque basi levibus. — Long. (17-30 mill.,
© 16-22 mill.
Hab. Columbia.
Espèce bien distincte parmi les congénères par le prorostre très
court, par le prothorax armé d’une dent aux côtés et par la con-
formation et la coloration des élytres.
ITHYSTENUS HEBRIDARUM n. sp.
«. Elongatus, nigro-fuscus, subopacus, dorso prothoracis, anten-
nis (scapo excepto), pedibus (femorum clava exclusa) brunnes-
centibus, elytrorum interstitio 2° ferrugineo; capite elongato, obco-
nico,supraconvexo,longitudinaliter canaliculato, canaliculo medium
versus minus distincto; rostro triplo capitis longitudine subæquali,
metarostro quadrangulari, in medio obsoletissime carinulato, cari-
nula antice posticeque abbreviata, marginibus externis lateribusque
asperitatibus hirtis ; mesorostro ampliato et incrassato, anguste sul-
cato, margine infero rotundato, latiore quam supero; prorostro
quam capite breviore, e medio gradatim ampliato, antice anguste
236
inciso, supra et lateribus usque ad tertium apicalem sulcato, scabro ;
antennis filiformibus, basin capitis retrorsum vertis haud attingenti-
bus, scapo clavato, nigro, articulis sequentibus cylindricis, 2°-7° apici
incrassatis, apicali acuminato, leviter recurvo. Prothorace e quarto
basali regulariter attenuato, basi apiceque transversim plicato, dorso
profunde sulcato. Elytris duplo prothoracis subæqualibus, medium
versus lateribus angustatis, apice leviter productis et utrinque ante
marginem apicalem spina brevi, acuta, armatis; dorso juxta sutu-
ram bistriatis, stria 2° indistincte punctulata, externe lineato-punc-
tatis, punctis parvis, sat profundis, approximatis, prope marginem
lateralem striato-punctatis ; femoribus pedunculato-clavatis, posticis
elongatissimis, apicem elytrorum toto tertio apicali superantibus;
tarsis inferne sulcatis. — Long. 35 mill., elytrorum 13 mill., femo-
rum postic. 11 mill.
Hab. Nouvelles-Hébrides. .
Un çj dans les collections du Musée royal de Belgique (ex coll.
Roelofs).
La couleur du dessous du corps est noire brillante, le rostre est
garni, le long de la ligne médiane, de rangées d’aspérités
aiguës, visibles aussi mais plus petites et plus rares sur la tête; le
prosternum présente un petit tubercule avant le milieu, la base de
l'abdomen est faiblement ponctuée, l’apex du premier segment et le
deuxième sont sillonnés, l’apical est pubescent, profondément
fovéolé, avec les bords de la fovéole élevés. Cette espèce est bien
distincte par la longueur des fémurs postérieurs, lesquels dépassent
d’un tiers le bout des élytres. Par ce même caractère elle est voi-
sine de 1. grallator n. de la Nouvelle-Guinée, espèce encore inédite
et dans laquelle les fémurs sont encore plus allongés, plus longs
même que les élytres et dépassent le bout de ces dernières de plus
de la moitié de leur longueur.
L’unique spécimen étudié de Z. hebridarum Senna avait été éti-
queté Leptorrhynchus Pascoei Power, nom que le même auteur avait
employé pour indiquer mon J. grallator n.
la FOR
237
SUR QUELQUES ESPÈCES
DE BRENTHIDES DE CÉLÈBES
RECUEILLIES PAR M. H. FRUHSTORFER
PAR LE
Dr Angelo Senna, assistant au Musée royal d'Histoire nat, de Florence.
M. H. Fruhstorfer vient de rapporter de Célèbes un petit nombre
de Brenthides qu’il a voulu libéralement me communiquer pour la
détermination et qui en grande partie appartiennent à des espèces
nouvelles. En effet, sur sept espèces recueillies, cinq n’ont pas été
encore décrites. Cela n’est pas étonnant puisque la faune brenthi-
dologique de cette île est très peu connue; jusqu’à présent on ya
indiqué seulement les espèces suivantes : Hoplopisthius celebensis
Kolbe, Cerobates tristriatus Lund, Trachelizus bisulcatus Lund, Pro-
phthalmus planipennis Pascoe, P. tricolor Power, P. longirostris
Gylh., Baryrrhynchus Deyrollei Power, Hormocerus reticulatus
Lund, H. annulipes Schauf., Prodector laminatus Pascoe. En outre,
J'ai décrit de Célèbes l’Achrionota setigera Senna, que je considère
à présent sans hésitation comme la femelle de Prodector laminatus
Pascoe.
Les espèces de M. H. Fruhstorfef se rangent parmi les genres
Miolispa Pascoe, Baryrrhynchus Lac., Schizotrachelus Lac., Prodec-
tor Pascoe et Heteroplites Lac., dont trois sont indiqués pour la
première fois comme faisant partie de la faune célébéenne.
MIOLISPA TUBERCULATIPENNIS n. sp.
. Elongata, omnino nigra, nitida ; capite longiore quam latiore,
basi in medio impresso, lateribus vix curvatis; rostro parum
robusto, basi sulcato ; antennarum articulis medianis obconicis,
apicali ovato-conico ; prothorace oblongo-ovato, levi haud sulcato;
elytris elongatis, duplo prothoracis longioribus, jJuxta suturam
anguste unisulcatis, externe striato-punctatis, interstitiis deplanatis,
ad latera punctato-sulcatis, interstitiis carinatis, angulo apicali
externo breviter tuberculato-producto. — Long. «j 12-14 mill.,
© 121/2 mill.
Hab. Lompa Battau à 3,000 pieds, Bua Kraeng à 5,000 pieds (Sud
Célèbes).
d. Complètement d’un noir brillant. Tête un peu plus longue que
large, échancrée à la base au milieu, convexe en dessus, lisse, le
238
front faiblement fovéolé. Métarostre un peu plus court que la tête,
conique, lisse ou avec un sillon peu distinct en dessus, caréné sur
la ligne médiane en dessous; mésorostre un peu élargi et renflé,
sillonné ; prorostre grêle, plus long que le métarostre, quadrangu-
laire et sillonné dans sa moitié basilaire, ensuite graduellement plus
large, lisse. Antennes plutôt grêles, à articles 3°-8° obconiques,
9° et 10° plus grands, celui-là à côtés un peu recourbés et plus
rétréci à la base qu’en avant, celui-ci presque carré ; l’apical est un
peu moins long que les deux précédents ensemble, ovato-conique.
Prothorax oblong-ovale, rétréci en avant, lisse en dessus.
Élytres allongées surtout dans la moitié postérieure, à côtés
recourbés, presque tronquées à l’apex, avec l’angle externe pro-
longé en un tubercule ; un peu déprimées en dessus, avec un étroit
sillon imponctué le long de l’interstice sutural, lequel est large et
déprimé, extérieurement elles sont striées-ponctuées et ponctuées-
sillonnées aux côtés ; le 1% interstice à côté du sutural est plutôt
large, le 2° encore davantage et plus déprimé, celui-ci s’unit à la
déclivité apicale avec le 4° interstice, devient caréné et forme le
tubercule à l’angle apical externe ; les interstices latéraux sont
plus étroits que les précédents, mais plus élevés, carénés.
Pattes régulières.
Corps en dessous d’un noir brillant, métasternum et base de
l’abdomen convexes et lisses.
©. Tête carrée, métarostre court, conique, prorostre allongé,
grêle, cylindrique, un peu élärgi au bout; articles des antennes
visiblement plus courts, élytres de même plus courtes, plus ponc-
tuées sur le dos et avec les interstices moins déprimés; l’apex
est simplement marginé, arrondi aux angles externes, un peu
échancré à la suture.
Cette espèce vient se placer près de M. discors Senna (!) par la
longueur postérieure des élytres, lesquelles sont même remar-
quables par leur sculpture et par l’angle apical externe prolongé
en un tubercule, caractère unique jusqu’à présent parmi les nom-
breuses espèces de ce genre.
MIOLISPA DISCORS Senna.
Ann. Soc. Ent. Belgique, XXXIX, p. 358, 1895.
M. H. Fruhstorfer m'a envoyé un seul spécimen malheureusement
femelle de cette espèce que j’ai déjà décrit de Penang et dont le type
est conservé dans ma collection. Le 'reste encore inconnu. Je peux
néanmoins donner la description des articles des antennes qui
manquaient dans mon type.
(1) Ann. Soc. Ent. Belgique, XXXIX, p. 558, 1895.
239
Articles 4°-8° tronqués en avant et postérieurement à côtés faible-
ment obliques en arrière, 9° et 10° presque globuliformes, l’apical
court, à peine plus long que le 40°, arrondi, atténué mais obtus à
l’apex.
Le spécimen en question provient de Toli-Toli (Nord Célèbes).
MIOLISPA INTERMEDIA n. sp.
d. Fulvo-ferruginea, nitida, elytris ferrugineis, interstitio 2° a
suturali dilutiore, sutura et macula obsoletissima postmediana,
lateribus prothoracis margineque antico infuscatis. Capite paullo
longiore quam latiore, lateribus recurvis, supra convexo,levi; meta-
rostro trisulcato, lateribus fere rectis; prorostro basi graciliore,
sulcato, deinde levi, gradatim apicem versus ampliato ; antennis
clavatis, articulis medianis gracilibus, submoniliformibus, 9° et 10°
majoribus, rotundatis, illo basi augustato et vix longiore quam 10°:
apicali ovato-conico. Prothorace oblongo-ovato, antice augustato,
dorso convexo, haud sulcato, sparsim punctulato . Elytris usque ad
medium lateribus paullo ampliatis, apici rotundatis et in medio levi-
ter emarginatis, supra anguste punctato-sulcatis, sulco 1° impunc-
tato, cœteris regulariter punctatis, interstitiis convexis ; metasterno
abdomineque basi late sed parum profunde sulcatis. — Long. 7 mill.
Hab. Toli-Toli (Nord Célèbes).
Cette espèce est voisine de M. pygmæa Senna (!) de Penang et
Ceram, mais en diffère par son corps plus robuste, par la tête com-
parativement plus courte et plus renflée aux côtés, par le 10° article
des antennes plus arrondi, par le prothorax plus renflé latéralement
et enfin par la ponctuation des élytres plus régulière, La M. inter-
media Senna, comme l'indique son nom, sert de trait d’union entre
la M. pygmæa Senna et une espèce, M. Pascoei mihi, des Philippines,
que je vais décrire prochainementet dont je connais même une variété
des Moluques, mais se reconnaît surtout par la conformation des
antennes dont les articles médians sont plus grêles et pas brièvement
obconiques et les 9 et 10° plus longs, par le prothorax plus atténué
en avant etc. Toutes les espèces ci-dessus se distinguent à leur tour
des espèces du groupe M. sycophanta Senna (2) par le caractère tou-
jours constant de la tête plus allongée.
BARYRRHYNCHUS DEYROLLEI POW.
Petit. Nouv. Ent. II, 1% février 1879, p. 298.
M. H. Fruhstorfer a capturé cette espèce à Patunuang (Sud
Célèbes).
(1) Ann. Soc. Ent. Belgique, XXXIX, p. 360, 1895.
(2) Ann. Mus. Civ. Stor. Nat, Genova, ser, 2, vol. XIII (XXXIII), p. 270, 1895.
240
SCHIZOTRACHELUS METALLICUS n. sp.
Nigro-violaceo, nitore metallico; capite parce longiore quam
latiore, basi in medio impresso, fronte foveolata ; metarostro elon-
gato-conico, levi; prothorace elongato, profunde sulcato, lateribus
punctato; elytris juxta suturam bisulcatis, cæterum striato-punctatis,
apice in dj margine crasso in medio inciso instructo. — Long.
26 mill., © 22 mill. |
Hab. Lompa Battau à 3,000 pieds (Sud Célèbes).
«. Corps allongé mais assez robuste, d’une couleur noire violacée
à reflets métalliques. Tête un peu plus longue que large, échancrée
à la base au milieu, un peu déprimée en dessus, lisse, canaliculée
en dessous. Métarostre une fois et demie aussi long que la tête, en
cône allongé, sans sillon en dessus, canaliculé en dessous; méso-
rostre élargi, arrondi et un peu élevé, sillonné; prorostre de la
longueur du métarostre, quadrangulaire, graduellement plus large
dans son tiers apical ; en dessous il est, comme le mésorostre, caréné
au milieu, sillonné aux côtés.
Antennes insérées à la moitié du rostre, courtes, à article 3° obco-
nique et plus long que le 4°, celui-ci et les suivants submoniliformes,
presque égaux, les % et 10° plus grands mais de la même forme,
l’apical est plus long et conique.
Prothorax en cône allongé, profondément sillonné sur le dos,
ponctué aux côtés.
Élytres allongées, faiblement rétrécies aux côtés vers la moitié,
arrondies à l’apex et garnies d’un bord épais, échancré à la suture ;
en dessus elles sont un peu déprimées, bisillonnées mais sans points
distincts le long de l’interstice sutural, striées-ponctuées sur le
disque, sillonnées près du bord latéral.
Pattes courtes, fémurs inermes, jambes, surtout les postérieures,
comprimées aux côtés, larges; tarses courts et robustes, à 1% arti-
cle plus long que les suivants.
Prosternum convexe, lisse; apophyse intercoxale angulaire, à
bords élevés; métasternum sillonné au milieu et avec une rangée de
points aux côtés, base de l'abdomen sillonnée et avec quelques points
aux côtés, les segments suivants sont ponctués, l’apical est bifo-
véclé et ponctué.
©. Plus courte et un peu plus robuste que le mâle; tête pres-
que aussi large que longue, métarostre court, conique, sillonné ;
prorostre grêle, filiforme ; antennes à articles un peu plus courts,
prothorax de même plus court mais plus large; élytres presque
tronquées à l’apex ; métasternum canaliculé, base de l’abdomen sans
sillon, segment apical, de même que les 3° et 4°, un peu ponctué mais
sans fovéoles.
A one
241
Espèce bien distincte par la couleur métallique des téguments,
elle est intermédiaire entre les deux sections établies par Lacordaire
par la longueur de la tête qui n’est pas aussi allongée que chez
S. cameratus Lac., S. dichrous Lac., etc., mais distinctement plus
longue que chez S brevicaudatus Lac., S. madens Lac., etc.
PRODECTOR FRUHSTORFERI nov. sp.
Niger, opacus, sparse albo-pilosus, pilis stratis ad latera corporis
crebrioribus ac sublineatim dispositis, elytris plus minusve late
ferrugineo-vittatis, apice in longe appendiculatis. — Long. 4
26-46 mill., © 19-34 mill.
Hab. Bua Kraeng à 5,000 pieds (Sud Célèbes).
d. Corps allongé, d’un noir mat, revêtu partout de poils blan-
châtres couchés, épars sur le rostre, la tête et les élytres, plus
abondants et presque écailleux sur les côtés du corps et sur le pro-
thorax où ils forment comme des raies; le dessous du rostre est
abondamment poilu.
Tête cylindrique, un peu déprimée et parfois canaliculée en
dessus, avec une forte échancrure à la base ; rostre très allongé,
métarostre beaucoup plus long que le prorostre, presque cylindri-
que, faiblement sillonné en dessus au moins vers la base, fortement
ponctué en-dessous et avec une rangée de petits tubercules latéra-
lement ; mésorostre renflé, avec la lèvre inférieure plus large que
la supérieure ; prorostre très court, sillonné en dessus, un peu
déprimé, ponctué, graduellement élargi en avant, d’un noir assez
brillant. Antennes de la longueur du rostre, grêles, à 1* article gros,
le 2° plus court que le 3°, les suivants graduellement quoique faible-
ment plus courts que le 3°, noueux au bout, les 9° et 10° cylindriques,
plus longs que le 8°, l’apical est un peu plus court que les deux
précédents pris ensemble, cylindrique, atténué en avant.
Prothorax oblongo-elliptique, atténué en avant, assez profondé-
ment sillonné dans les deux tiers basilaires, garni d’un rebord
à la base.
Élytres allongées, échancrées à la base et tuberculées à l’angle
externe, plus étroites vers le milieu qu’à la base, graduellement
retrécies à la déclivité apicale, terminées chacune par un long
appendice laminaire, élargi vers le milieu, atténué vers l’apex,
à bordslatéraux (dansla moitié basilaire) un peu relevés : en dessous
chaque appendice est caréné le long de la ligne médiane. En dessus
les élytres sont un peu déprimées, striées-ponctuées, avec une
bande longitudinale irrégulière de couleur ferrugineuse.
Pattes grêles, fémurs postérieurs ne dépassant pas le 2° segment
abdominal ; métatarse postérieur presque aussi long que les deux
articles suivants.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XLI, 14 vit 97, 19
249
Métasternum sillonné dans la moitié apicale, base de l’abdomen
et segment apical largement excavés, ce dernier ponctué.
©. Elle est proportionnellement plus robuste ; la tête et le méta-
rostre sont plus courts, celui-ci conique, allongé; le prorostre est
grêle, filiforme, un peu plus long que le métarostre, beaucoup plus
long que le prorostre du mâle. Antennes à articles plus courts,
les trois apicaux plus robustes. Prothorax de même plus court,
plus élargi aux côtés ; élytres obtuses à l’apex, sans appendices.
Abdomen ponctué mais pas excavé.
Espèce voisine de P. laminatus Pasc., mais bien distincte par
les élytres élégamment colorées en ferrugineux et manquant de la
ligne blanchâtre formée de poils de chaque côté de la suture, les
appendices apicaux sont même différents. La femelle a l’apex des
élytres obtus et non mucroné. Comme l’espèce de Pascoe, notre
nouvelle est variable par les dimensions du corps et par celles des
appendices des élytres, lesquels dans les petits spécimens sont
courts et un peu divergents, tandis que dans les exemplaires les
plus grands ils sont droits et presque aussi longs que les élytres.
J’ai voulu dédier cette belle espèce à M. Fruhstorfer auquel nous
en devons la découverte, de même que celle d’autres intéressants
Brenthides de Célèbes.
HETEROPLITES CELEBICUS n. sp.
Niger, subopacus, infra nitidus, prothorace lateribus sparsim
punctulato; punctis pleramque squamosis, elytris substriato-punc-
tulatis, utrinque juxta suturam lineola longitudinali squamosa
(interdum indistincta) ornatis, angulo apicali externo appendiculo
filiformi vel spina munito.
Long. 12-35 mill.
Hab. Lompa Battau à 3,000 pieds, Bua Kraeng à 5,000 pieds (Sud
Célèbes).
d. Tête allongée, en cône renversé, échancrée à la base, assez
convexe en dessus, ponctuée, canaliculée. Métarostre très allongé,
cylindrico-conique, peu profondément sillonné, bords du sillon et
côtés du métarostre scabres; prorostre très court, sillonné, graduel-
lement élargi en avant. Tête et métarostre en dessous sillonnés au
milieu, le sillon furfuracé. Antennes filiformes, à 2° article un peu
plus court que le 3°; 9° et 10° cylindriques, plus longs que les précé-
dents ; l’apical est atténué au bout et un peu plus long que le 10°.
Prothorax oblongo-conique, sillonné jusqu’à l’apex, faiblement
ponctué aux côtés avec les points remplis d’un enduit furfuracé sou-
vent peu visible.
Élytres allongées, un peu plus rétrécies vers la moitié qu’à la
243
base, faiblement striées-ponctuées, avec une étroite ligne blanchä-
tre formée de petites écailles condensées à côté de la suture; l’angle
externe de chaque élytre est garni d’un appendice filiforme, presque
droit, obtus au bout, de longueur variable, au maximum aussi long
que la moitié du métarostre, spiniforme et très court dans les petits
spécimens.
Pattes allongées, grèles, fémurs médians et postérieurs faible-
ment sillonnés sur les côtés, les postérieurs ne dépassent pas le
2° segment abdominal ; métatarse postérieur plus long que les
deux articles suivants pris ensemble.
Corps en dessous d’un noir assez luisant, prosternum convexe
et lisse, métasternum et base de l’abdomen convexes, souvent
revêtus d’un enduit furfuracé aux côtés, le 2° segment de l’abdomen
est faiblement ponctué.
M. H. Fruhstorfer m’a envoyé plusieurs mâles, mais pas une seule
femelle. Cette espèce est bien distincte de H. erythroderes Bohm. par
son corps plus robuste, par la tête en cône renversé, par le méta-
rostre unisillonné, les élytres plus faiblement ponctuées et avec
l'apex différemment conformé, enfin par sa coloration uniforme.
HÉTÉROCÈRES NOUVEAUX DE L’'AMÉRIQUE DUSUD
par Paul Hognin.
Odozana Metalica n. sp. — 22 mill. — Dessus des supérieures
d’un beau vert métallique, irisé de ferrugineux au départ et le long
du bord interne; toute l’extrémité terminale de l’aile d’un jaune mat.
La frange bleu violet foncé.
Dessus des inférieures bleu violet pâle avec l’extrémité apicale
jaunâtre ; la frange bleu violet.
Dessous des quatre ailes bleu violet, le quart terminal des ailes
jaune et les franges bleu violet.
Antennes épaisses, rugueuses, d’un beau vert métallique ainsi
que la tête et le collier; dessus du corps bleu violet; dessous du
corps et pattes vert métallique.
Loja ; une ©.
Perophora Ventana n. sp. — 53 mill. — Port de Bactreana
Btl. Dessus des quatre ailes brun rougeâtre semé d’atomes noirs
s’assombrissant le long du bord terminal, traversé par une fine
ligne commune, noire, coupant les inférieures dans leur milieu en
droite ligne, continuant sur les premières ailes toujours droite jus-
qu’auprès de la côte que cette ligne rejoint par un brusque crochet
244
intérieur. Sur chaque aile un gros point vitré cellulaire, contigu à
la ligne aux inférieures. Franges concolores.
Dessous comme le dessus mais plus fortement semé d’atomes
noirs. En outre, au lieu d’être droite, la ligne commune s'arrondit
aux quatre ailes, assez irrégulièrement d'ailleurs, et la tache vitrée
des inférieures se trouve assez éloignée de la ligne.
Antennes fortement pectinées pour les trois premiers quarts, le
dernier quart recourbé et à pectination diminuant jusqu'aux extré-
mités ; corps très velu et pattes de même couleur que les ailes.
Un exemplaire de Mérida (Venezuela).
Leucania Tiniloides n. sp. — 31 mill. — Port de Tinila Schs.
d'avec lequel j'aurais hésité à séparer cette espèce si les palpes
n'étaient aussi différents. Dans Téinila, le second article est poilu,
plus gros à la base, aminci au sommet et le troisième article en sort
si petit qu’il est à peine visible ; dans Téiniloides, le deuxième article
est au contraire plus mince à la base, paré d’une brosse de poils
qui s’allonge au sommet et le troisième article, qui fait un coude
léger au sortir du second, est, au moins, moitié aussi long que
celui-ci. he
Dessus des supérieures gris, de teinte plus foncée et plus unie
que dans Tinila; la médiane marquée en blanc avec les deux traits
noirs bien indiqués, immédiatement en dessous au départ et en
dessus dans la partie extérieure ; la ligne extracellulaire de points
noirs sur les nervures et la série de points terminaux entre les
nervures comme dans Ténila; à la place de l’orbiculaire, un petit
point noir et à l’extrémité de la cellule un plus gros point, bien
séparé de la médiane, tandis que dans Ténila, ce point est plus petit
et se place tout contre elle ; enfin, les nervures sombres, presque
partout bordées de chaque côté par des lignes plus claires (dans
Tinila les nervures sont au contraire plus claires que le fond).
Dessous des supérieures grisâtre, plus sombre au milieu où le point
cellulaire noir se retrouve, la cellule couverte de poils, le bord
terminal avec la série de points internervuraux. Frange concolore.
Inférieures d’un blanc uni et brillant en dessus, en dessous blan-
ches avec la côte testacée ; des deux côtés quelques points termi-
naux noirs. Franges blanches.
Loja ; sept © dont deux prises en octobre 1886.
Cette description est faite notamment sur une © très fraîche
et bien marquée, ear dans la plupart des autres spécimens certaines
parties des dessins manquent ou sont à peine indiquées.
Leucania Sagita n. sp. — 32 mill. — Dessus des supérieures
jaune terreux, traversé par deux traits bruns acérés se faisant suite;
le premier immédiatement en dessous de la médiane au départ de
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245
la base, le second immédiatement au-dessus dans la cellule au delà
de laquelle il est continué par une ombre qui s’élargit le long du
bord terminal spécialement entre la 2 et la 2’. Un petit point rond,
brun, surl’emplacement de l’orbiculaire et un second point plus gros
à la limite de la cellule; enfin une double rangée de points plus ou
moins distinctement indiqués, savoir : une rangée subterminale sur
les nervures et une rangée terminale entre les nervures. Franges
concolores.
Dessous des supérieures d’un fauve clair brillant avec la série des
points terminaux et le point limitant la cellule comme en dessus,
celle-ci couverte de poils fauves.
Dessus et dessous des inférieures d’un blanc pur brillant avec
quelques points terminaux noirs, la côte des inférieures fauve en
dessous et la frange blanche.
Palpes poilus à dernier article très court ;antennes finement
pubescentes; thorax couvert de longs poils, corps et pattes fauves.
Loja; deux (;.
Cette espèce a le port d’Albilinea Gn. et se place dans ce groupe.
Leucania Mocoides n. sp. — 32 mill. — Fond des supérieu-
res fauve avec le double trait noir (particulier à beaucoup d’espèces
du genre) immédiatement sous la médiane dans la première moitié
de l’aile, au-dessus, et se prolongeant presque jusqu’au bord dans la
moitié extérieure ; enfin une double ligne de points noirs : la pre-
mière, extracellulaire; la seconde, subterminale; toutes deux
intranervurales. Les nervures brunes, un fin liseré terminal brun;
la frange blanchàtre coupée au milieu de gris.
Dessus des inférieures blanc avec la bordure terminale grisâtre.
Frange blanche.
Dessous des supérieures grisâtre uni, la cellule couverte de poils;
frange comme en dessus. Dessous des inférieures blanc, la côte et Le
bord terminal grisâtres; frange blanche.
Palpes poilus, le dernier article glabre et court; antennes finement
pubescentes ; tête, thorax, pattes et anus couverts de longs poils
fauves.
Loja; un .
Cette espèce a le port d’Albilinea Gn., mais l’absence du trait blanc
sur la médiane et les deux rangées de points l’en distinguent au
premier coup d’œil; elle se rapproche aussi beaucoup d’aspect de
Commoides Gn., mais cette dernière espèce a les nervures blanches,
Mocoides brunes ; Commoides a sa série de points extracellulaires
posée sur les nervures, Mocoides l’a entre les nervures; dans Com-
moides la seconderangée est terminale, dans Mocoides subterminale.
|
246
Leucania Amina n. sp. — 40 mill. — Dessus des supérieures
fauve, finement strié entre les nervures, sans autre dessin qu’une
raie brune partant de la base et traversant la cellule pour se fondre
dans les stries du bord terminal ; le bord interne plus sombre.
Dessous des supérieures fauve pâle, uni, la cellule poilue ; franges
concolores.
Inférieures d’un blanc crémeux brillant dessus et dessous, la côte
teintée de fauve et avec une série de points ou taches terminales
fauves entre les nervures ; franges blanc crémeux.
Deuxième article des palpes long, un peu recourbé et garni de
longs poils ; troisième article court et obtus ; antennes finement
pubescentes ; tête, corps et pattes fauves.
Loja ; deux ©.
Cette espèce rappelle notre Leucania Loreyi européenne.
Caradrina Blanduja n. sp. — 33 à 35 mill. — Dessus des
supérieures gris fauve (dans un certain nombre d'exemplaires gris
brun), la côte coupée de trois points noirs, le premier basilaire,
suivi d’un commencement de ligne, le second au premier quart,
le troisième au deuxième tiers, Ces deux derniers points sont le
départ de deux lignes transversales, une extrabasilaire flexueuse,
assez mal dessinée, plus éloignée de la base au bord interne qu’à la
côte ; la seconde, mieux écrite, composée d’une série de festons
assez réguliers les pointes en dehors, contourne la cellule au départ
de la côte et aboutit au dernier quart du bord interne ; une ligne
subterminale ombrée, plus droite, souvent peu distincte la suit
et l’aile finit avec une série de lunules noires terminales placées
entre les nervures. L’orbiculaire et la réniforme sont à peu près
fondues dans le fond chez plusieurs exemplaires, dans quelques-
uns se voient distinctement cerclées de jaunâtre. La frange, fauve
au départ, est coupée par une ligne festonnée brune, puis devient
blanche, puis brune et enfin pâle.
Inférieures blanches, nacrées, les nervures plus sombres ; fran-
ges plus foncées.
Dessous gris aux supérieures, blanchâtre aux inférieures, bril-
lant, chaque aile avec un point cellulaire ; une ligne extracellu-
laire visible dans les moitiés supérieures ; les franges concolores.
Loja ; une série d'exemplaires.
Peu d'exemplaires ont les dessins bien marqués, la plupart du
temps ceux-ci s’effacent ou même disparaissent complètement.
Eurois Espumosa n. sp. — 43 mill. — Dessus des supérieures
gris rosé marqué d’un gros point jaune à l’extrémité de la cellule,
la côte coupée de noir, un trait noir bien marqué entre la médiane,
la 4 et la sous-médiane, trait coupé par une bande subterminale
117
247
plus claire mais reparaissant au bord terminal ; entre cette bande
plus claire et le bord, une ligne chevronnée noire, incomplète ;
frange couleur du fond.
Dessus des inférieures noirâtre, la base couverte de poils blancs,
frange blanche.
Dessous des supérieures grisâtre, la côte coupée de noirâtre, un
point cellulaire et l’indication de deux lignes, une extracellulaire et
une terminale, chevronnées. Dessous des inférieures d’un blanc sale,
la base et le bord lavés de noirâtre, un point cellulaire et une ligne
subterminale assez irrégulière.
Palpes dépassant peu la tête, second article long et poilu, troisième
article court et mince; antennes filiformes; tête rosée entre les
antennes ; thorax couvert de longs poils jaunes et bruns; abdomen
gris dessus et dessous; poitrine couverte de poils rosés ; pattes grises.
Loja; un (.
Renodes Moha n. sp. — 35 mill. — Dessus des ailes fauve
terreux avec les lignes et dessous brun ferrugineux. La ligne com-
mune est assez droite et bordée extérieurement de blanc aux
inférieures, fortement coudée à la hauteur de la cellule aux supé-
rieures qui ont, en outre, une seconde ligne, l’extrabasilaire, moins
bien dessinée et saillante à la côte. Aux premières ailes, à la place
de l’orbiculaire, un point brun; la réniforme en forme de croissant,
mince, blanche cerclée de brun; aux inférieures, un trait cellulaire
noir; aux quatre ailes, une série de points sulterminaux et aux
supérieures une ombre subapicale brune entre l’extrémité coudée
de la ligne et le bord interne. Les ailes à bord terminal festonné,
liserées de brun ferrugineux; la frange brune.
Dessous des ailes gris, plus pâle aux inférieures, avec la ligne
commune comme en dessus et une seconde ligne, subterminale,
parallèle mais sans coude à la côte des supérieures. Ces deux lignes
assez régulièrement festonnées. Orbiculaire des supérieures et trait
cellulaire des inférieures comme en dessus. Franges concolores.
Antennes crénelées à cils très fins ; palpes avec le troisième arti-
cle des trois quarts aussi long que le second; tête, corps et pattes
même teinte que le fond des ailes.
Loja; quatre (..
Syrtodes Zofra n.sp. — 37 mill. — Dessus des premières
ailes de teinte mousse sale, avec l'extrémité de l’apex plus pâle et
semé de nombreux points blancs.
Parmi ceux-ci on peut distinguer les suivants : deux points blancs
sur le bord interne ; cinq points blancs en ligne au-dessus de la sous-
médiane; un entre 2 et 3; un dans la cellule; trois entre 2 et 1;
quatre entre À et 1’ puis enfin une rangée de trois subapicaux.
248
Dessus des inférieures blanc argenté avec le bord terminal large-
ment marbré de stries mousse et la frange roussâtre.
Dessous des premières ailes gris mousse pâle avec la plupart des
points du dessus, la pointe apicale blanche. Dessous des inférieures
blanc entièrement marbré de mousse pâle et avec un point cellulaire
vaguement indiqué.
Antennes longues, à peine veloutées; palpes courts, à dernier
article grêle ; thorax teinte des supérieures. |
Loja; un 4.
Un exemplaire bien pareil existe au British Museum, sans nom.
Phakellura ? Tiricialis n. sp. — 35 à 37 mill. — Dessus des
quatre ailes jaune d’ocre vif, les supérieures avec une large tache
blanche immédiatement après la cellule, un peu oblongue, finissant
sur la 4 qui la borde d’un large trait noir; la sous-médiane égale-
ment couverte d’un trait noir terminal. Extérieurement à cette tache
blanche lPaile est noire avec deux ou trois petits traits blancs sub-
apicaux. Les inférieures avec l’apex noir et une série de traits
terminaux noirs placés sur les nervures et souvent entremêlés de
blanc. Le trait sur la 4 plus long. Après la nervure interne l’aile et la
frange reprennent la teinte ocre du fond. Le reste des franges noir.
Dessous comme le dessus.
Antennes très finement pubescentes; tête, thorax et corps ocre
vif, dessous du corps et pattes plus pâles. .
Loja; onze ©.
Margarodes Pradolalis n. sp. — © 33 à 37 mill. — Dessus
des supérieures d’un vert d’eau pâle luisant, la côte bordée d’une
large bande brune, droite, émettant un trait à l'extrémité de la
cellule, restant entière à l’extrémité apicale dans un exemplaire, mais
dans tous les autres coupé à l’apex par une petite échancrure verte ;
le bord terminal très finement brunâtre avec un petit point brun à
l'extrémité des nervures. La frange crème.
Inférieures également vert d’eau mais plus pâle encore et semi-
transparentes, avecde très petits points brunsterminaux à l’extrémité
des nervures et la frange crême.
Dessous comme le dessus mais plus pâle.
Antennes finement pubescentes; tête brune ; thorax couvert de
longs poils, brun dans la moitié antérieure puis crème; dessus du
corps brun, dessous du corps et pattes crème (sauf les tarses de la
première paire qui sont teintés de brun).
Loja ; onze exemplaires, tous ©.
Leucochroma ? Cecinalis n. sp. — 22 mill. — Dessus des
quatre ailes d’un beau blanc pur, les supérieures marquées de
quatre points noirs: deux sur la côte, dont un au départ, le troisième
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249
à l'extrémité de la cellule, le quatrième au bord terminal; ces points
sont accompagnés de taches rousses : une apicale, une subapicale,
une tache en cercle au second tiers de la côte, enfin un commence-
ment de ligne médiane au second tiers du bord interne. Cette ligne
se continue aux ailes inférieures qu’elle traverse, arrondie, pour
finir au bord abdominal. Les inférieures sont en outre marquées de
deux points noirs : un plus gros, cellulaire ; le second vers le milieu
du bord terminal, Les quatre ailes ont un fin liseré roux et les
franges blanches.
Dessous des supérieures enfumé luisant avec un point cellulaire
noir; dessous des inférieures blanc avec l’apex enfumé et le point
cellulaire paraissant par transparence ; franges blanches.
Antennes filiformes; palpes recourbés, à dernier article mince
et assez long.
Loja ; deux ©.
Cliniodes Rubialalis n. sp. — 27 à 32 mill. — Dessus des supé-
rieures d’un brun ferrugineux coupé par une bande blanche qui de
l’apex traverse l’aile en ligne droite pour aboutir au second tiers du
bord interne. Cette bande, plus large à l’apex, diminue ou même
n’est plus marquée intérieurement dans beaucoup de spécimens que
par quelques écailles blanches, elle est accompagnée d’une série de
points noirs plus ou moins nombreux (un exemplaire en porte sept
bien indiqués). A l’extrémité des nervures un petit point blanc ter-
minal, la frange concolore. On aperçoit un tout petit point blanc
cellulaire.
Inférieures d’un blanc crémé luisant avec la frange concolore, le
bord terminal plus sombre.
Dessous des supérieures gris brun uni luisant, la côte plus pâle;
dessous des inférieures comme le dessus mais plus terne.
Antennes finement pubescentes; tête et thorax brun ferrugineux
mélangé de blanc.
Loja; un grand nombre d'exemplaires.
La
Botys Rocinalis n. sp. — 24 à 26 mill. — Dessus des pre-
mières ailes jaune ocracé, traversé par deux lignes brunes : une
extrabasilaire arrondie et incomplète; une extracellulaire mieux
marquée, quittant le bord interne au second tiers, infléchie au milieu,
puis atteignant la côte peu avantl’apex.Extérieurement à cette ligne
l'aile prend une teinte brunâtre ; côte brune au départ, la cellule se
terminant sur une tache brune qui se fond sur la seconde ligne.
Une série de points terminaux bruns. Frange concolore.
Dessus des inférieures et frange d’un crémé luisant avec l’apex
gris et un fin liséré brun.
Dessous des supérieures d’un jaunâtre pâle avec l’extracellulaire
250
et les points terminaux comme en dessus, une ombre basilaire et la
tache cellulaire. Dessous des inférieures teinté de jaunâtre, une
ombre cellulaire, une ligne centrale arrondie, peu marquée et des
points terminaux.
Antennes crénelées; palpes droits.
Loja ; quatre ©.
Syllepis Serosalis n. sp. — 23 mill. — Dessus des quatre
ailes d’un jaune pâle transparent; les supérieures avec la côte,
l’apex et le bord terminal d’un brun vineux très chaud; les infé-
rieures avec l’apex et la seconde moitié du bord terminal de même
teinte. Cette teinte vineuse envahit en outre aux supérieures toute
la partie apicale de l’aile, la base et émet deux traits dans la cellule;
l’un vers la base, le second, plus large, à l'extrémité. De ces deux
traits sortent dans le fond de l’aile comme deux lignes à peine visi-
bles qui se fondent en passant aux inférieures dans une seule ligne
centrale toujours à peine sensible. Dessous absolument comme le
dessus mais plus pâle et sans aucune indication des lignes centrales.
Antennes finement pubescentes ; palpes droits à dernier article
fin et court, brun vineux ainsi que la tête et le dessus du corps;
dessous de l’abdomen et pattes jaunâtres, la première paire partiel-
lement marquée de vineux.
Loja ; une ©.
LISTE DES £EUCNEMIDÆ DU MUSÉE DE BERLIN
ET
DESCRIPTION DES ESPÈCES NOUVELLES,
par Ed. Fleutiaux.
1. MELASIS PECTINICORNIS Mels. N.-Amér.
2. THAROPS RUFICORNIS Say. N.-Amér.
3. T. PicTETI Bonv. (opacus in litt.). Brésil.
4. Tharops antennalis n. sp. — çj. Long. 8 mill. — Corps
allongé, parallèle; d’un jaune pâle orné de taches noires sur la tête
et le pronotum et avec l’extrémité des élytres également noire;
couvert d’une pubescence jaune plus longue sur le pronotum. Tête
bordée de noir en avant et autour des yeux; ponctuation médiocre,
nullement rugueuse, plus forte en avant du front. Épistome d’un
brun noirâtre, à peine rétréci à la base, un peu plus large que
l’espace compris entre lui et l’œil. Antennes d’un brun foncé avec
le deuxième article ferrugineux; premier article plus long que les
SES ”
+ 2 d! dt
251
deux suivants ; deuxième très court, moins long que large; troisième
plus long que le suivant, triangulaire; quatrième à dixième pro-
longés à la base en un rameau beaucoup plus long que Particle lui-
même, surtout dans ceux du milieu; dernier aussi long que les trois
précédents réunis, allongé, plus épais que les autres. Pronotum à
peu près aussi long que large, orné de chaque côté d’une tache
noire oblonguesur le bord latéral et d’une autreau milieu, au-dessus
de la base; côtés presque droits, à peine sinués, légèrement rétrécis
en avant seulement tout près du bord antérieur ; ce dernier un peu
échancré au milieu ; ponctuation assez fine, peu serrée, nullement
rugueuse. Écusson triangulaire, assez allongé. Élvtres faiblement
atténués en arrière, arrondis au sommet, rembrunis sur les côtés et
à l'extrémité, légèrement striés, rugueux. Dessous de la même cou-
leur avec l'extrémité de l’abdomen noirâtre. Saillie prosternale
étroite, courte. Épisternums métathoraciques subparallèles. Hanches
postérieures dilatées en dedans, plus larges en dehors qu'au milieu.
Abdomen comprimé latéralement, les trois premiers segments visi-
blement relevés au milieu; l’avant-dernier prolongé en pointe;
dernier armé de deux épines courtes avant le sommet et terminé
par une pointe tronquée; dernier segment dorsal et pointe terminale
du dernier segment abdominal visibles en dessus. Pattes jaunes
avec la seconde moitié des tibias et les trois premiers articles des
tarses noirs.
Deli, N.-0. Sumatra; un exemplaire.
Le pronotum à peine sillonné au milieu, tout à fait à la base et
sa coloration claire distinguent facilement cette espèce; la forme
franchement triangulaire du troisième article des antennes et les
lamelles des autres, inégales et moins longues, caractérisent spécia-
ment cette espèce.
9. TEMNILLUS LEPRIEURI Guér. Para.
6. ARISUS CASTELNAUI Bonv. S.-0, Bornéo.
7. À. ORIENTALIS Cast. Java.
8. [IDIOTARSUS SULCICOLLIS Bonv. Brésil.
9. STETHON PECTOROSUS Lec. (Eucnemis cylindricus in litt.).
Missouri.
10. PŒCILOCHRUS GROSSICOLLIS Bonv. (Eucnemis bucephalus in
litt.). Madagascar (Goudot).
11. DELTOMETOPUS AMŒNICORNIS Say. N. Amér.
12. D. coNsTRICTUS Bonv. Brésil.
13. DromxoLUS OBLITUS Fleut.(Fornax breviusculus in litt.).
Brésil.
44. D. NITENS D Horn (Fornax archesides Mus. Berl.). N. Amér.
15. D. BAsALIS Lec. N. Amér. (Nevada).
252
16. D. sp.? Madagascar (Goudot).
Un seul exemplaire sans pattes ni antennes, portant le nom de
F. subnudus. Je le rapproche de D. Goudoti, mais sa taille est plus
grande, sa forme plus allongée et sa couleur d’un brun rougeâtre.
17. PARADIÆRETUS FLABELLICORNIS Fleut. Colombie (0. Thieme).
48. CERATUS DorraI Fleut. Sumatra.
19. Fornax dircæoides n. sp. — Long. 8 ; larg. 2 1/3 mill.
— Corps allongé, peu convexe, atténué en arrière seulement dans
le dernier tiers ; d’un brun foncé, rougeâtre à l’extrémité des ély-
tres, couvert d’une pubescence jaunâtre pas très serrée. Tête à
ponctuation médiocre, carène interoculaire à peine interrompue au
milieu. Épistome très rétréci à la base, plus étroit que l’espace
compris entre lui et l’œil. Antennes ferrugineuses, ne dépassant pas
la base du prothorax, nullement dentées ; deuxième article subégal
au quatrième ; troisième plus long; cinquième à dixième plus longs
que le quatrième, subégaux; dernier allongé, terminé en pointe,
presque deux fois plus long que le précédent. Pronotum un peu plus
long que large, rétréci en avant seulement, près des angles anté-
rieurs; ponctuation médiocre, nullement rugueuse. Élytres rétrécis
en arrière seulement à partir du tiers postérieur, à peine distincte-
ment striés, assez finement ponctués. Dessous de la même couleur,
légèrement ponctué, plus distinctement sur le propectus. Sillon
marginal profond, lisse, limité en dedans par une carène. Saillie
prosternale atténuée en arrière, subarrondie à l’extrémité. Épister-
nums métathoraciques parallèles, beaucoup plus étroits que les
épipleures des élytres à la moitié de leur longueur. Hanches posté-
rieures très rétrécies en dehors.Dernier segmentabdominal arrondi.
Pattes ferrugineuses.
Philippines (Cumming); un exemplaire.
Cette espèce est voisine de fulvus, d’une couleur plus foncée,
corps moins atténué en arrière, ponctuation moins forte. Elle a le
facies de seponendus, mais paraît cependant plus étroite.
20. F. FuLvus Mots. (linearis in litt.). Ceylan.
21. FORNAX LACERDAI Bonv. X
L'auteur dit, au numéro 33 de son tableau des espèces du genre
(Mon., p. 301) : Front marqué d’une carène longitudinale distincte.
Puis, à la description de l’espèce, p. 339 : Le F. Lacerdai se recon-
naît facilement du précédent (salax) à son front dépourvu de carène
longitudinale.
Je rapporte avec doute à cette espèce, un petit exemplaire de
Bogota portant le nom inédit de Fornax tener. Il mesure 6 1/2 mill.;
la carène interoculaire bien marquée, passe visiblement sur la base
de l’épistome; la tête est marquée au milieu d’une fine carène longi-
tudinale s'étendant de l’épistome jusqu’au sommet du vertex.
253
29, Fornax cervinus (Moritz) nov. sp. — Long. 6 à 8 mill. —
Corps allongé, peu convexe, atténué dans la seconde moitié; d’un
brun rougeûtre clair, couvert d’une pubescence jaune, courte et peu
serrée. Tête à ponctuation assez forte ; front légèrement déprimé en
avant; carène interoculaire entière. Épistome très rétréci à la base,
plus étroit que l’espace compris entre lui et l’œil. Antennes ferrugi-
neuses, moniliformes, dépassant à peine la base du prothorax;
deuxième article subégal au quatrième; cinquième plus long que le
précédent; suivants graduellement allongés et légèrement élargis au
sommet ; dernier plus long que le précédent. Pronotum un peu plus
long que large, parallèle en arrière, rétréci en avant à partir du tiers
antérieur, déprimé à la base ; ponctuation assez forte, rugueuse sur
les côtés. Élytres atténués en arrière au delà de la moitié, striés;
ponctuation rugueuse à la base et à l’extrémité, simple et moins forte
au milieu. Dessous de la même couleur; ponctuation forte sur le
propectus, s’atténuant en arrière; pubescence semblable. Sillon
antennaire profond, lisse, parallèle, limité en dedans par une carène.
Bord inférieur des propleures égal à l’interne. Saillie prosternale
atténuée en arrière. Épipleures des élytres rétrécies en arrière,
limitées en dehors par une faible carène. Épisternums métathora-
ciques étroits, parallèles. Hanches postérieures anguleuses, très
rétrécies en dehors. Dernier segment abdominal atténué en arrière,
nullement comprimé. Pattes ferrugineuses; tibias postérieurs aussi
longs que les tarses; premier article des tarses postérieurs aussi
long que les suivants réunis; ongles petits, épaissis à la base.
Colombie ; deux exemplaires.
Cette espèce est voisine de Lacerdæi; elle est moins atténuée en
arrière; se distingue par sa carène interoculaire entière, son front
dépourvu de carène longitudinale.
Pour Lacerdai, Bonvouloir dit dans son tableau, au numéro 33
(Mon., p. 301) : Front marqué d’une carène longitudinale distincte, et
plus loin, dans la description (p. 338) : sans trace bien distincte de
carène longitudinale médiane.
23. Fornax ebeninus n. sp. — Long. 7 1/2; larg. 2 1/4 mill. —-
Corps allongé, peu convexe, d’un noir brillant, pubescence obscure
peu apparente. Tête à ponctuation assez forte; carène interoculaire
entière. Épistome très rétréci à la base, plus étroit que l’espace com-
pris entre lui et l’œil. Antennes ferrugineuses, moniliformes, dépas-
sant un peu la base du prothorax; deuxième article aussi long que le
quatrième ; troisième une fois et demie plus long que le quatrième;
quatrième et cinquième subégaux ; suivants graduellement allongés ;
dernier atténué au sommet. Pronotum aussi long que large, peu
atténué en avant, arrondi près des angles antérieurs, déprimé à la
base, assez fortement ponctué. Élytres atténués seulement dans leur
254
seconde moitié, striés, rugueux. Dessous d'un brun noirâtre ; ponc-
tuation assez forte sur le propectus, plus fine en arrière ; pubescence
grise peu serrée. Sillon marginal lisse, peu profond. Propleures un
peu plus longues que larges à la base. Saillie prosternale atténuée en
rond en arrière. Épipleures des élytres non sillonnées, rétrécies en
arrière, limitées en dehors par une faible carène. Épisternums
métathoraciques parallèles, plus étroits que les épipleures à la
moitié de leur longueur. Hanches postérieures subanguleuses, très
rétrécies en dehors. Dernier segment abdominal arrondi. Pattes d’un
brun foncé un peu rougeûtre.
Cuba; un exemplaire.
Cette espèce est voisine de badius; sa forme générale assez large,
sa couleur noire, sa carène interoculaire très apparente sur la base
de l’épistome la caractérisent particulièrement.
24. F. BADIUS (?) Mels. N. Amér.
25. F. MERIDIANUS (?) Bonv. Brésil.
Un exemplaire rougeâtre, probablement immature, en mauvais
état, portant le nom inédit de F'. laetus.
26. F. MIRABILIS Bonv. Malacca.
27. F.INcIsus Bonv. | S.-0. Bornéo (Grabowsky).
28. F. NIETNERI Redt. Ceylan.
29. F. MACROCERUS (?) Bonv. Madagascar (Goudot).
Un petit exemplaire de 8 mill. portant le nom de F. soricinus,
que je rapporte avec doute à cette espèce à cause de son pronotum
graduellement rétréci de la base au sommet et ponctué-rugueux.
30. F. PILOSELLUS Bonv. ({omentosus in litt.).
Colombie, Bogota (0. Thieme), Brésil.
31. F,. LURIDUS Chev. Cuba.
32. F. CALCGEATUS Say (crassicollis Knock). N. Amér.
33. F. ruMmiIpIcOLLIS Redt.
Deli, N.-0. Sumatra, Bornéo, S. Célèbes (C. Ribbe).
34. F. AFRICANUS Bonv. (zanzibaricus Kolbe).
Zanzibar, Togo, Bismarkburg (Conradt).
35. F. UNICUS Fleut. Togo, Bismarkburg (Conradt).
36. F. VARHPENNIS Bonv. (sanguineosignatus Mus. Berl.). Brésil.
37. ENCALOSOMA VERSICOLOR Cast. Id.
38. DICLADUS BIPECTINATUS Bonv. (Galbodema biramosa Mus.
Berl.). Pulo-Loz.
39. PLESIOFORNAX GRAVIS Bonv. Brésil.
Cet exemplaire porte une étiquette Fornax sericatus Mann.;
Bonvouloir a pensé que cette espèce devait être un Élatéride.
40. P. MEGACERUS Bonv. Brésil.
41. P. UNGUICULARIS Bonv. (Fornax madagascariensis, Mus. Berl.).
Madagascar (Goudot).
255
42. EUCALODEMAS ANTIQUUM Bonv. (Eucalosoma ardens in litt.).
Brésil.
43. SCYTHON COLORATUS Bonv. Deli, N.-0. Sumatra,
44. S. APICALIS Bonv. Id.
45. S, NIGRIPENNIS Bonv. Id.
46. S. ULTIMUS Bonv. S.-0. Bornéo (Grabowsky).
47. BALISTICA PICIPES Mots. Ceylan.
48. ENTOMOPHTHALMUS INTERRUPTUS Bonv. (Microrhagus luridi-
pennis in litt.). Brésil.
49. MICRORHAGUS RUFICEPS (?) D° Horn.
Rio-Magdalena, Colombie (0. Thieme).
Un exemplaire de 3 1/4 mill.
90. M. AMAZONICUS Bonv. Brésil,
51. Microrhagus melasoides n. sp. — Long. 41/2 mill. —
Corps allongé, peu atténué en arrière, assez convexe ; d’un noir peu
brillant ; pubescence grise, très courte et peu apparente. Tête
rugueuse. Épistome rétréci à la base, plus étroit que l’espace
compris entre lui et l’œil. Antennes d’un brun de poix, à deuxième
article ferrugineux ; atteignant la moitié du corps; deuxième article
très petit; troisième aussi long que le premier, comprimé, très
élargi au sommet; quatrième à dixième plus courts, graduellement
pectinés ; dernier très allongé. Pronotum aussi long que large,
parallèle, rétréci en avant seulement près des angles antérieurs,
sillonné au milieu, marqué à la base de deux impressions longitu-
dinales séparées par une bosse peu saillante, couvert d’une forte
rugosité. Élytres faiblement atténués en arrière, rétrécis assez brus-
quement à partir du quart postérieur, fortement striés, très rugueux,
surtout à la base. Dessous de la même couleur ; ponctuation très
forte sur le métasternum, un peu moins sur le propectus, plus fine
et plus serrée sur l’abdomen. Sillon juxta-sutural lisse, brillant,
mais nullement excavé, très élargi et effacé en arrière; sa carène
externe peu apparente, parallèle à la carène latérale; celle-ci
interrompue près du bord antérieur; carène supplémentaire anté-
rieure courte. Épisternums métathoraciques triangulaires. Hanches
postérieures parallèles. Dernier segment abdominal atténué en
arrière et terminé en pointe. Pattes d’un brun de poix avec les tarses
jaunâtres ; tibias postérieurs plus longs que les tarses; premier
article des tarses postérieurs moins long que les suivants réunis;
tarses simples.
Brésil ; un exemplaire.
Espèce très voisine de advena; antennes pectinées ; élytres très
distinctement striés, plus rugueux ; carène postérieure du pronotum
dépassant la moitié en avant.
256
Ce type est l’exemplaire cité par Bonvouloir à la page 881 de sa
Monographie, à propos de l’Hylochares melasinus Latr.
52. MICRORHAGUS UNICUS (?) Bonv.
Colombie, Las Tibayes (0. Thieme).
Un exemplaire avec lequel je n’ose faire une espèce nouvelle
avant de connaître en nature le véritable unicus.
Chez l’insecte du Musée de Berlin, les antennes sont fortement
dentées, les élytres non striés, le sillon juxta-sutural seulement un
peu plus large à la base qu’en avant avec sa carène externe effacée
en arrière, les pattes d’un jaune pâle, légèrement ferrugineux sur
les cuisses.
93. MICRORHAGUS ADVENA (?) Bonv.
Colombie, Las Tibayes (0. Thieme).
Un exemplaire de 2 1/2 mill. chez lequel la carène postérieure
dépasse la moitié en avant; les élytres sont distinctement striés, sur-
tout en arrière et assez rugueux.
94. MICRORHAGUS METICULOSUS Bonv. (longicornis Knock).
N. Amér. (Knock).
99. M. HUMERALIS Say. N. Amér.
96. M. AUDAXx D" Horn. Id,
97. ADELOTHYREUS FLAVOSIGNATUS Bonv.
Colombie, Bogota (0. Thieme).
98. ARRHIPIS SUBACUTA Guér. S. Joào Sello.
99. A. LANIERI Guér. Porto-Rico.
60. A. BRASILIENSIS Fleut. (Hylochares volvulus Musée Ber-
lin = Hylochares umbrinus Mus. Berl.). Para, Bolivie.
61. Arrhipis castanea n. sp.— Long. 5 mill.— Corps allongé,
atténué en arrière; d’un rouge ferrugineux, plus clair sur les
élytres; pubescence jaune écartée. Tête grossièrement rugueuse;
front déprimé en avant. Épistome rétréci à la base, à peine plus
large que l’espace compris entre lui et l’œil. Antennes ferrugi-
neuses, dentées, dépassant un peu la base du prothorax ; deuxième.
article court, à peine plus long que large; troisième presque aussi
long que les deux suivants, élargi au sommet ; quatrième subégal
au deuxième ; les autres plus longs, subégaux ; dernier ovale, plus
mince et plus allongé que le précédent. Pronotum aussi long que
large, droit sur les côtés, arrondi en avant, déprimé en dessus et à
la base ; ponctuation grosse surle disque, plus serrée et rugueuse sur
les côtés ; base marquée au milieu d’une carène préscutellaire et sur
les côtés d’une impression longitudinale près des angles postérieurs.
Élytres atténués à partir de la base, arrondis au sommet; stries à peine
apparentes; ponctuation écartée peu rugueuse. Dessous plus clair;
ponctuation grosse etécartée sur le propectus et le métasternum, fine
257
et plus serrée sur l’abdomen. Carène supplémentaire antérieure du
pronotum très courte; la marginale inférieure n’atteignant pas la
moitié en arrière, la postérieure interrompue avant le bord anté-
rieur. Épisternums métathoraciques très étroits, parallèles, moins
larges que les épipleures des élytres à la moitié de leur longueur.
Hanches postérieures dilatées en dedans. Pattes d’un ferrugineux
jaunâtre ; tarses postérieurs plus courts que le tibia; leur premier
article plus court que les suivants réunis; ongles simples.
Indes orientales ; un exemplaire.
Cette espèce peut se rapprocher de ortentalis, mais s’en distingue
par sa couleur ferrugineuse, la ponctuation moins serrée, l’épistome
plus rétréci à la base, les articles des antennes nullement transver-
saux, le dernier segment abdominal moins largement arrondi et le
sommet des élytres non prolongé en pointe un peu avant l’extré-
mité, simplement arrondi dans le sens de l’épaisseur.
62. EMATHION LEPRIEURI Cast. Pérou, Colombie.
63. NEMATODES SIMULANS (?) Chev.
Colombie, Rio-Magdalena (0. Thieme).
64. N. CUNEATUS Guér. Brésil.
65. N.mAJoRBonv.
Un exemplaire de Melbourne portant le nom de N. badius in litt.
Bonvouloir a indiqué comme provenance, Victoria (États-Unis).
C’est là évidemment une erreur de sa part, car Bakewell, qui lui a
communiqué le type de sa description, s’est surtout occupé de la
faune d'Australie et archipels environnants. De plus, le D° Horn,
dans ses ouvrages spéciaux sur les Coléoptères de l'Amérique du
Nord et notamment sur les Eucnémides (Trans. Am. Ent. Soc. 1886),
n’a pas fait mention de cette espèce.
L’exemplaire que j'ai sous les yeux répondant d’une façon absolue
à la description, lève tous les doutes au sujet de la patrie.
66. N. CYLINDRICUS Cast. Brésil.
67. N. BUQUETI Guér. Bogota.
68. COMPSOCNEMIS MACULATA Bonv. Salavaty.
69. C. spPECIOSA Bonv. Deli, N.-0. Sumatra.
70. C. ALBERTISI Fleut. Aru, 1884 (C. Ribbe).
71. HYLOTASTES RUFICOLLIS Bonv.
Sud-Célèbes, Bouthain, 1883 (CG. Ribbe).
72. H. TERMINATUS Pasc. Deli, N.-0. Sumatra.
713. ANELASTES DRURY1 Kirby.
Californie, Orégon, Caroline, Mexico.
_ 74. LYCAON NIGRICANS Bonv. Port Philippe.
75. CEPHALODENDRON VIRESCENS Bour. (Phyllocerus melandryinus;
œæruginosus ; œreipennis Mus. Berl.). Madagascar (Goudot).
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 44 VII 9. 20
258
76. Cephalodendron gigas nov. sp. — ©. Long. 27; larg.
8 1/2 mill. — Corps allongé, assez large, peu convexe, d’un brun
clair, rougeûtre sur les élytres, couvert d’une fine pubescence jaune.
Tête fortement et rugueusement ponctuée ; front déprimé au milieu.
Épistome plus large à la base que l’espace compris entre lui et l’œil,
non échancré en avant. Antennes d’un brun rougeûtre clair, dépas-
sant à peine la base du prothorax; deuxième article pas plus long
que large ; les autres graduellement élargis au sommet et prolongés
en deux dents de plus en plus longues, devenant dans les neuvième
et dixième deux rameaux aussi longs que l’article lui-même ; dernier
également bifurqué avec le lobe inférieur plus épais. Pronotum
moins long que large, arrondi sur les côtés et rétréci en avant à
partir de la base, grossièrement ponctué; angles postérieurs assez
longs ; base déprimée et bisinuée. Élytres débordant très légèrement
les angles postérieurs du prothorax à la base, atténués en arrière à
partir du tiers postérieur, faiblement mais distinctement striés, fine-
ment ponctués-rugueux, terminés au sommet par une courte épine.
Dessous de la même couleur, plus pâle en arrière; ponctuation assez
forte en avant, tout à fait fine à l’extrémité. Propleures à bord infé-
rieur plus long que l’interne. Saillie prosternale peu atténuée en
arrière, subarrondie au sommet. Épipleures des élytres longues, gra-
duellement rétrécies en arrière. Épimères métathoraciques triangu-
laires, allongés. Épisternums subparallèles, un peu rétrécis en
arrière dans la seconde moitié. Hanches postérieures dilatées en
dedans. Dernier segment abdominal arrondi. Pattes d’un brun
rougeâtre ; cuisses plus claires.
Madagascar (Goudot); un exemplaire.
Cette espèce est remarquable par sa couleur brun jaunâtre et sa
forme assez large. Son épistome non échancré au milieu du bord
antérieur est comme dans le genre Phyllocerus. Le pronotum moins
long que large, légèrement bombé en avant, très arrondi et subsinué
sur les côtés, diffère sensiblement des autres espèces du genre.
77. PHLEGON BuqQuETI Cast. (grossus Moritz). Colombie.
78. ŒsocERUuSs MURRAYI Bonv. Gabon.
79. CRYPTOSTOMA SPINICORNE Fab. Brésil.
80. CALYPTOCERUS GILVIPES Bonv. (Otho callicerus Musée Berlin).
Brésil.
81. SEMNODEMA AUCTUM Bonv. Deli, N.-0. Sumatra.
Un exemplaire à téguments tout à fait noirs ; élytres marqués à la
moitié, près du bord, d’une tache ronde blanchâtre. Bonvouloir n’a
pas parlé de cette tache ; il dit : élytres d’un brun clair.
J'ai déjà vu un exemplaire de cette espèce appartenant au Musée
de Gênes et grâce à l’obligeance de M. Gestro, qui a bien voulu me
le communiquer à nouveau, j’ai pu le comparer à celui du Musée de
259
Berlin. Il répond absolument à la description de l’auteur ; les élytres
sont brunâtres, les taches blanchâtres commencent à se deviner,
. mais elles ne peuvent attirer l’attention que lorsqu'on les a vues
bien apparentes comme chez l’exemplaire du Musée de Berlin. Il est
im possible de séparer ces deux formes.
82. Semnodema ornatum n. sp. — Long. 7 1/2 mill. — Corps
allongé, atténué en arrière ; d’un brun ferrugineux, couvert d’une
pubescence noire sur la plus grande partie, rousse sur le vertex et
le milieu du pronotum, d’un jaune doré sur la partie antérieure de
la tête, les côtés du pronotum, la suture et l’extrémité des élvtres.
Tête à ponctuation nullement rugueuse ; front légèrement déprimé
en avant; carène interoculaire interrompue. Épistome rétréci à la
base, aussi large que l’espace compris entre lui et l'œil. Antennes
d’un brun foncé, dépassant la base du prothorax, dentées ; deuxième
article moins long que large; troisième un peu plus long que le
suivant; les autres subégaux, dernier plus allongé. Pronotum con-
vexe, parallèle en arrière, arrondi en avant, fortement sillonné au
milieu, déprimé de chaque côté à la base, légèrement granuleux.
Élytres atténués de la base au sommet, déhiscents à l’extrémité,
striés, finement rugueux, brusquement arrondis au bout et ne
recouvrant pas complètement l’abdomen. Dessous noir peu brillant;
pubescence jaune peu serrée; ponctuation fine, plus forte sur le
propectus. Sillon marginal profond, limité en dedans par une carène.
Saillie prosternale atténuée seulement à l'extrémité, nullement
abaissée en arrière. Épipleures des élytres courtes, très rétrécies en
arrière. Épimères métathoraciques triangulaires, à peine plus
longues que larges à la base. Épisternums subparallèles. Hanches
postérieures très faiblement rétrécies en dehors. Dernier segment
abdominal atténué et terminé en pointe obtuse. Pattes ferrugi-
neuses; tibias postérieurs aussi longs que les tarses; premier
article des tarses postérieurs un peu plus long que les autres
réunis ; ongles petits, épaissis à la base.
Deli, N.-0. Sumatra; un exemplaire.
Cette curieuse espèce se distingue beaucoup des autres par sa
pubescence tricolore.
83. DIAPODIUS INFIRMUS Bonv. Deli, N.-0. Sumatra.
84. VITELLIUS LAFERTEI Bonv. (Eucnemis brevis Moritz in litt.).
Colombie.
Épisternums métathoraciques triangulaires et apparents seule-
ment en arrière.
89. AGASTOCERUS SIGNATICOLLIS Bonv. Deli, N.-0. Sumatra.
86. DENDROCHARIS BICOLOR Redt. S.-0. Bornéo (Grabowski).
87. GALBA MARMORATA Guér. Ceram, 1884 (C. Ribbe).
260
88. G. FUNEBRIS Chev. (pectinatus Mus. Berl.).
Deli, N.-0. Sumatra, N.-Guinée.
89. G. SERICATA Chev. Deli, N.-0. Sumatra.
90. G. cHrysocoMaA Hope. Id.
91. G. WALLACEI Perr. Ceram, 1884 (C. Ribbe), N.-Guinée
(Hofming), Deli, N.-0. Sumatra.
92. G. TOMENTOSA Montr. Deli, N.-0. Sumatra.
93. SOLENISCUS MUTABILIS Bonv. Deli, N.-0. Sumatra,
Sud Célèbes, Bonthain 1883 (C. Ribbe), Salavaty.
Chez un exemplaire de Sumatra, les élytres sont vaguement
striés, assez rugueux à la base, faiblement en arrière. Dans cette
espèce, la strie latérale, qui commence à l'épaule, s'arrête avant
l'extrémité.
Un exemplaire de Salavaty se rapporte à la forme typique par la
structure des élytres. Le pronotum est couvert d’aspérités peu
serrées ; les élytres très légèrement rugueux à la base, sont presque
lisses en arrière et simplement criblés de points assez écartés.
Un autre exemplaire de Sumatra appartient à la variété signalée
par Bonvouloir. Les élytres sont isolément bordés de jaune et plus
atténués en arrière.
94. Soleniscus africanus n. sp. — Long. 7 1/3 à 10; larg. 2 à
3 mill.— Cette espèce est très voisine de mutabilis ; elle aabsolument
le même facies et je me bornerai à indiquer les différences qui l’en
séparent : pronotum couvert d’une ponctuation très grosse, plus ou
moins rugueuse en avant et sur les côtés; élytres à strie latérale
bien moins profonde; hanches postérieures plus élargies en dehors;
dernier segment de l'abdomen terminé en pointe plus obtuse; pattes
d’un ferrugineux clair.
Variété à élytres ferrugineuses dans les deux tiers antérieurs.
Togo, Bismarkburg (Conradt) ; deux exemplaires.
95. PTEROTARSUS TUBERCULOSUS Dalm. Bahia.
96. P. ALBOFASCIATUS Bonv. Id.
97. P. RuGosUus Em. Blanch. Colombie. Matto-grosso.
98, P. HISTRIO var. À. Bonv. Bahia.
99. P. mizLTurRUSs Luc. . Brésil.
100. P. BIMACULATUS Sanno. Id.
Var. Id.
101. P. TRIPUNCTATUS Guér. | Bahia.
102. THYLACOSTERNUS LÆTUS Bonv. (Ptilodactyla sericans Mus.
Berl.). Brésil.
103. Thylacosternus Thiemei n. sp. — Long. 7; larg.
4 1/2 mill, — Corps étroit, allongé, parallèle, assez convexe en
dessus, moins en dessous; noir, .orné de taches et de bandes,
261
jaunes; pubescence assez longue, de la couleur du fond. Tête
noire, à ponctuation assez forte, serrée et rugueuse. Épistome
large, nullement rétréci à la base. Antennes noires; premier article
aussi long que les trois suivants réunis, cylindrique, arqué, élargi
au sommet; deuxième denté, plus large que long; troisième subégal
au précédent, globuleux ; les autres prolongés en un long rameau
velu. Pronotum plus long que large, parallèle, rétréci seulement tout
près des angles antérieurs, orné de trois bandes jaunes longitudi-
nales réunies sur le bord antérieur : une de chaque côté, sur le bord
latéral, partant des angles postérieurs et une au milieu, plus large
que les autres, partant un peu au-dessus de la base et s’élargissant
en avant; couvert d’une ponctuation assez forte et serrée. Élytres
parallèles, arrondis au sommet, faiblement striés, la strie latérale
profonde mais effacée au bout ; finement rugueux; ornés chacun de
deux bandes jaunes partant de la base et n’atteignant pas l’extré-
mité : l’une le long et très près de la suture, l’autre sur le bord
latéral. Dessus noir, avec le propectus, l'extrémité du métasternum
et la membrane séparant les deux derniers segments abdominaux
jaunes; ponctuation assez forte, surtout en avant. Épipleures des
élytres jaunes, assez larges, rétrécies en arrière. Épisternums méta-
thoraciques élargis en arrière. Hanches postérieures très élargies
en dehors. Dernier segment abdominal caréné au milieu en arrière
et prolongé en pointe obtuse. Pattes noires avec la plus grande
partie des cuisses à la base jaune et les tarses moins clairs.
Colombie, Muzo (0. Thieme); un exemplaire. i
Cette curieuse espèce vient évidemment se placer près de quadri-
vittatus, mais elle se reconnaît facilement à son pronotum orné de
trois bandes et au propectus entièrement jaune.
104. PEROTHOPS MUCIDA Gyll, S. Caroline.
EUCNÉMIDES DE LA COLLECTION FLOHR (MEXIQUE)
MUSÉE DE BERLIN
par Ed. Fleutiaux.
Anischia mexicana n. sp. — Long. 3 mill. — Corps ovale,
allongé, médiocrement convexe; d’un fauve clair, couvert d’une
pubescence jaune assez forte. Tête finement ponctuée. Épistome
court, rétréci à la base, aussi large que l’espace compris entre lui et
l’œil. Antennes ferrugineuses, atteignant la moitié du corps, légé-
rement épaissies vers le bout ; deuxième article plus court que le
quatrième ; troisième plus long que le suivant ; quatrième à dixième
262
graduellement raccourcis ; dernier plus long que les deux précé-
dents réunis. Pronotum aussi long que large, arrondi sur les côtés,
non rétréci en avant; ponctuation fine et peu serrée; impressions
interangulaires profondes, dépassant la moitié en avant, parallèles
aux bords latéraux et assez rapprochées d’eux; angles postérieurs
aigus. Élytres ovales, arrondis au sommet, finement pointillés,
marqués seulement d’une strie suturale effacée en arrière. Dessous
plus rougeûtre. Saillie prosternale rebordée, atténuée en arrière.
Épipleures des élytres larges, limitées en dehors par une carène.
Épisternes métathoraciques très étroits, à peine élargis tout à fait
en arrière. Pattes jaunes.
Motzorongo (Becker) ; trois exemplaires.
Espèce voisine de boliviana, forme générale plus ovalaire, plus
convexe, impressions interangulaires du pronotum plus profondes
et plus longues. Elle diffère de Germaini par la taille plus grande,
les antennes moins épaissies vers l’extrémité, la longueur du
dernier article et sa ponctuation générale plus fine.
DELTOMETOPUS FOVEOLATUS Guér. Mexico.
DROMŒOLUS VARIEGATUS Bonv. Motzorongs.
DROMŒOLUS PROPERUS D' Horn. Atoyac, Tumbala.
DroMœoOLUS VANUS D" Horn. Mexico.
PHŒNOBODUS BICOLOR D’ Horn. Id.
J’ai déjà eu l’occasion de citer cette espèce du Mexique (Ann.
Belg., 1895, p. 164). J'avais à cette époque sous les yeux deux
petits exemplaires dont l’un ne mesure que 3 mill.; celui de la
collection Flohr est plus grand et le pronotum est largement bordé
de noir en avant.
EURACHIS ELEGANS D" Horn. IJomotla.
Un exemplaire remarquable par la tête, le pronotum et les deux
tiers postérieurs des élytres noirs.
FORNAX OBRUTUS Guér. Omealca.
Un exemplaire.
Mésopleures presque lisses.
FORNAX AFFINIS Bonv. Motzorongo.
FORNAX TRUNCATUS D’ Horn. Mexico, Atoyac.
FORNAX CASTANEIPENNIS D’ Horn. Motzorongo.
FORNAX CARINIFRONS D' Horn. Mexico, Motzorongo, Amatan.
Les plus petits exemplaires ne mesurent que 5 mill.; un seul
exemplaire de Motzorongo atteint la taille extrême indiquée par le
D' Horn, de 9 mill.
Fornax Flohri n. sp. —Long. 13 1/2 à 17 mill. — Corps allongé,
subparallèle, médiocrement convexe; d’un brun rougeâtre foncé,
pubescence d’un jaune roux. Tête fortement et rugueusement ponc-
263
tuée. Épistome plus large à la base que l’espace compris entre lui et
l’œil ; bord antérieur sinué. Antennes ne dépassant pas la moitié du
corps, ferrugineuses, cylindriques ; quatrième article deux fois plus
long que le second ; les autres subégaux, le dernier en ovale allongé.
Pronotum aussi long que large, à peine rétréci en avant près des angles
antérieurs, sillonné au milieu et plus ou moins impressionné en
arrière de chaque côté; ponctuation forte, serrée et rugueuse comme
sur la tête. Élytres parallèles, rétrécis en arrière seulement dans
leur quart postérieur, finement et nettement striés; ponctuation
rugueuse, moins forte à la base que sur le pronotum, faible en
arrière. Dessous plus clair ; ponctuation plus fine que sur le dessus.
Sillon marginal du propectus assez profond, lisse, à peine élargi en
arrrière, nettement limité en dedans par une carène. Épipleures des
élytres non sillonnées et nullement limitées en dehors. Épisternums
métathoraciques légèrement rétrécis en arrière. Hanches posté-
rieures fortement dilatées en dedans; bord intérieur sinué ; bord exté-
rieur linéairement rétréci. Dernier segment abdominal atténué en
arrière et terminé en pointe obtuse. Pattes ferrugineuses ; premier
article des tarses postérieurs à peine aussi long qu: les autres réunis;
ongles faiblement épaissis à la base.
Canelas, Durango.
Cette espèce est très remarquable par sa forme subparallèle, les
épipleures des élytres non limitées en dehors et les épisternums
métathoraciques faiblement rétrécis en arrière. Elle doit se placer
dans le voisinage de infrequens.
PLESIOFORNAX CONFÆDERATUS Bonv. Mexico.
PLESIOFORNAX MANDIBULARIS Bonv. Id.
PLESIOFORNAX ELONGATUS (?) D° Horn. Id.
Un exemplaire. La provenance et un peu aussi la taille de
13 1/2 mill me font hésiter, et c’est avec doute que j’assigne le nom
du D' Horn à l’insecte de la collection Flohr.
PLESIOFORNAX PUELLUS (?) D' Horn. Mexico.
Deux exemplaires conformes pour la taille; mais comme pour le
précédent la provenance et aussi la ponctuation large et ombiliquée
du pronotum m'obligent à faire uneréservesur l’exactitude du nom.
EMATHION INTRUSUS D' Horn. Motzorongo (Becker).
NEMATODES MEXICANUS Cast.
Mexico, Atoyac, Motzorongo, Colonia, Amatan, Teopisca.
Var. litigiosus Bonv. Motzorongo.
NEMATODES MANNERHEIMI Bonv. Mexico.
NEMATODES ATROPOS Say. Mexico.
NEMATODES BIARTI Bonv. Mexico, Yolotepec.
NEMATODES CLAUSSENI Bonv. Motzorongo.
NEMATODES CUNEATUS Guér, Mexico, Amatan, Colonia.
264
Euryprycaus (Phlegon) vipuus D' Horn. Mexico.
Suivant l'opinion exprimée par le D" Horn, je pense que le genre
Euryptychus de Leconte doit être rétabli pour le Phlegon hetero-
cerus de l'Amérique du Nord et l’espèce du Mexique, chez lesquels
le quatrième article des tarses est simple. Le vrai genre Phlegon, créé
pour le Buqueti, diffère par le quatrième article des tarses échancré
et excavé en dessus.
ANELASTES DRURY1I Kirby. Sierra de Durango.
ENTOMOPHTHALMUS AMERICANUS Bonv. Motzorongo (Becker).
J’ai longtemps hésité à rapporter l’unique individu de la collec-
tion Flohr à l'E. pallens Bonv., mais l’absence de stries sur les
élytres, la saillie prosternale plane et la forme du dernier segment
abdominal m'ont conduit à le considérer comme Æ. americanus.
MICRORHAGUS MACULICOLLIS D° Horn. Motzorongo (R. Becker).
Un grand exemplaire de 6 mill.
MICRORHAGUS INSIDIOSUS D Horn. Mexico.
MICRORHAGUS ELATUS D' Horn. Mexico.
MICRORHAGUS SEPOSITUS (?) D' Horn. Mexico, Motzorongo.
ARRHIPIS SUBACUTA Guér. Mexico.
FARSUS OBSCURUS Bonv. Mexico.
Un exemplaire. Je signale de chaque côté du disque du pronotum,
une impression bordée extérieurement d’un bourrelet arqué comme
chez les Nematodes.
FARSUS OBLITUS D’ Horn. Motzorongo.
ADELOTHYREUS COMES D’ Horn. Mexico.
THYLACOSTERNUS NIGRINUS Bonv. Mexico.
MONOGRAPHIE DU GENRE £REMAZUS
par IL. Clouët des Fesruches.
Dès le début de ce travail je me fais un devoir de remercier
M. René Oberthür, qui a bien voulu me communiquer et m'offrir
des types de ses cartons, et m'envoyer des notes d’un grand intérêt
sur le genre Eremazus. Je remercie également M. A. Argod-Vallon,
qui a eu l’obligeance de me communiquer le type de E. unistriatus
Muls., et M. E, Reitter de Paskau, dont j'ai pu examiner la col-
lection.
Le genre Eremazus fut créé par Mulsant en 1851 (Mémoires de
l’Académie de Lyon, 2° Sér., I, p. 139). En 1874, le D' Sharp (Ent.
Monthl. Mag., p.123) publiait deux genres voisins des Aphodiides,
Tolisus et Millingenia; le premier a été réuni aux Eremazus par
M. Fairmaire (Ann. Soc. Ent. France, 1879, p. 169); j'ai réuni égale-
or
FE
265
ment le second, Millingenia (Bull. Soc. Ent. France, 1897, p. 14), qui
ne présente aucun caractère différentiel.
Le genre a sa place marquée immédiatement après les Psam-
mobius, avant les Ægiala. Son habitat est représenté par les zones
désertiques de l'Afrique septentrionale, et s’étend à travers l’Arabie
et la Perse jusqu’au Caucase et au Turkestan. La larve n’est pas
connue : il est probable qu’elle vit ainsi que l’adulte de débris de
matières organisées ; ce dernier a une activité nocturne : le jour
il se retire à l’abri de la lumière.
CARACTÈRES GÉNÉRAUX
Longueur de 3 à 4 1/2 mill.; coloration d’un ferrugineux plus ou
moins obscur, avec un reflet métallique.
Tête ponctuée, rugueuse en avant, convexe, en rectangle trans-
versal à angles antérieurs arrondis ; bord antérieur tronqué droit
et rebordé ; suture frontale visible, placée sur le premier tiers anté-
rieur, plus obscure que la couleur foncière ; yeux non apparents
en dessus, situés sous les côtés à la base du chaperon ; mandibules
et labre dépassant ce dernier ; labre échancré en angle plus ou
moins obtus ; antennes de 8 articles.
Prothorax ponctué, rétréci en avant, rebordé sur les côtés et
aux angles postérieurs.
Écusson lisse, très petit, arrondi à l'extrémité.
Élytres ponctués, dépourvus de stries, avec une impression longi-
tudinale obsolète partant du calus huméral et deux ou trois
rudiments de sillons au sommet de chacun.
Abdomen de cinq arceaux ; le dernier aussi long que les autres
réunis ; concave ou notablement impressionné de chaque côté ©.
Sommet du métasternum avec, de chaque côté, une cavité profonde
?, très obsolète (', dans lesquelles se logent les cuisses postérieures.
Ce caractère sexuel est invariable et constant.
Tibias antérieurs munis de trois dents et de un ou deux denticules
supplémentaires plus visibles ©, parfois nuls Éperons apicals
courbes, épais et émoussés , minces et aigus 9.
Tarses postérieurs de même longueur que les tibias ; munis de
deux crochets à leur extrémité ; ces organes, très petits,se réunissent
fréquemment l’un à l’autre après la mort, ce qui en a fait longtemps
attribuer un seul à E. unistriatus. Premier article des tarses posté-
rieurs et des intermédiaires étranglé à la base et aussi long que les
trois suivants réunis ; terminé aux angles en pinceau ainsi que les
suivants.
Bords de la tête et du prothorax, côtes des élytres, dessous du
corps et pattes à longue pubescence flave.
Insectes ailés.
266
TABLEAU DES ESPÈCES
A. — Ponctuation double, forte, espacée, formée de gros points
mélangés de fins. .!. - RAA EE
B. — Ponctuation simple, très forte, he DE de gros points
seulement: 4 AS . s LAS EEE
1. — Allongé; le plus long Ent Doi de tibies intermé-
diaires aussi long que le 1% article des tarses ; celui des tibias
postérieurs dépassant le milieu du 1% article. . . . . «a
Large, déprimé, éperon intermédiaire plus long que le premier
article des tarses; postérieur aussi long que le 1% article, b
a. — Ponctuation espacée, forte, les gros points sur les
élytres en séries plus ou moins rectilignes.
UNISTRIATUS Muls. (minor Sharp, Ͼneus Sharp).
b. — Ponctuation sans ordre, fine, excessivement éparse.
SEFRENSIS M. n. Sp.
2. — Forme étroite, allongée; ponctuation en séries . . c
Forme très large, trapue, très convexe ; ponctuation sans
ATATES MS T ete UE Vie me L'AVC UUTR SON
c. — Éperon icrmétaise" aussi non que le premier
article des tarses ; éperon postérieur ne dépassant pas le
milieu du premier article ; ponctuation profonde, vario-
lique, dense, en séries courtes enchevêtrées sur les
élytres ; une Gé régulière de points le long de la
sure. + 1 * + +. - CRIBRATUS SemenoW.
d. — oo ton aussi dense sur le PENSE que sur
les élytres. . . . +
Ponctuation plus Rat sur É prothorax que sur les
élytres. . . . À ; ++
+ Éperon Re Are à Date aussi ue HE le premier
article des tarses ; éperon postérieur ne dépassant pas
le milieu du premier article ; prothorax avec au milieu
une bande longitudinale étroite, lisse, n’atteignant pas
le sommet. . . . . PUNCTATUS Har. (fossor Sharp).
+ Éperon intermédiaire aussi long que le premier article
des tarses ; éperon postérieur dépassant le milieu du
premier article ; suture des élytres tectiforme ; prothorax
sans bande lisse . . . . . . MARMOTTANI Fairm.
EREMAZUS UNISTRIATUS Muls. (1851).
(E. œneus Sharp [1874|, E. minor Sharp [1874|.)
Oblongus, sat fortiter convexus, fusco- aut piceo-ænescens,
nitidus ; capite lato, parum convexo, dense sat tenuiter punctato,
medio linea transversali impresso, margine antico integro, mandi-
267
bulis haud obtectis, prothorace latitudine duplo latiore, margine
antico pallido marginato, angulis posticis valde obtusis, parum
dense sat tenuiter punctato, intervallis tenuissime punctulatis ;
scutello obtuso, fere lævi ; elytris parum dense punctatis, inter-
vallis tenuissime reticulatis, utrinque prope marginem externum
striola parum impressa ab humero incipiente ante apicem evanes-
cente; tibiis anticis valde tridentatis. — Long. 3 mill.
Batna (?), Sud Algérien, Égypte, Arabie, Caucase, Turkestan.
Ajoutez à cela:
Dessous du corps, pattes, bords de la tête, du pronotum et des ély-
tres à pubescence jaune assez longue ; suture des élytres concolore
ou à peine obscurcie ; tibias antérieurs munis de deux denticules
supplémentaires; le plus long éperon apical des tibias intermédiaires
aussi long que le 1* article des tarses ; celui des tibias postérieurs
dépassant le milieu du premier article des tarses. Cavités coxales
très obsolètes ', profondes ®. Plaque métasternale à sommet en
courte lame tranchante, arrondie, plus ou moins impressionnée
longitudinalement; forme allongée, parallèle ’. Sommet de la pla-
que métasternale en lame fortement émoussée, abaissée ; forme
élargie, trapue ©.
Cette espèce est très variable comme taille (de 3 1/3 à 4 et presque
o mill.), Quant à la coloration, elle passe du ferrugineux clair au
brun de poix foncé. La ponctuation est plus ou moins forte suivant
les sujets.
M. René Oberthür a eu l’amabilité de m’offrir un type de Æ. œæneus
Sharp et de me communiquer l’exemplaire unique de Æ. minor
Sharp; sans aucun douteces insectes sont identiques à Æ. unistriatus
Muls.; le type de E. minor (long. 3 1/2 mill.) est une © de cette der-
nière espèce ; Le D' Sharp dans sa brève description le dit de petite
taille pour l’avoir probablement comparé à de très grands exemplai-
res de son œæneus : un des types d’æneus que m’a offert M. Oberihür,
une © également, est le plus grand représentant de l’espèce qu’il
m'ait été donné de voir (près de 5 mill.) : il provient d’Hedjaz;
j'ai remarqué d’ailleurs que les exemplaires d'Arabie sont d’une
taille généralement fort au dessus de la moyenne.
EREMAZUS SEFRENSIS M. nOV. SP.
E. punctato Har. proxime affinis sed minor. Elongatulus, ovalis
d?, nonnihil depressus, nitidissimus, ferrugineo-subaenescens,
tenue et sparsissime bifarium punctatus. Caput antice asperatum,
fronte laxe punctata, vertice lævi,sutura frontali ad verticem incur-
vata, apice utrinque fusca; clypeus antice late marginatus. Protho-
rax Omnino tenuissime punctulatus, præter discum et latera medio
punctis majoribus adspersus, antice angustatus, bisubsinuatus, late-
268
ribus et angulis posticis marginatis, basi non marginata valde
rotundata. Scutellum cordiforme, apice rotundatum, læve. Elytra
pronoti latitudine, sparsissime punctata, interdum versus suturam
vage subseriatim, præterea subtilissime sat crebre punctulata :
sutura fusca. Tibiæ anticæ tridentatæ, basi unidenticulatæ. Tibia-
rum intermediarum calcar apicale articulo primo tarsorum longius,
posticarum articulo primo æquale. Metasternum 4 medio impres-
sum, © late explanatum. Corpus insuper visum longe flavo ciliatum,
angulis anticis pronoti pilis decumbentibus ; subtus et crures longe
flavo-pubescentia. — Long. 3 mill.
Découvert par le D° Chobaut à Aïn-Sefra en mai-juin 1896.
M. Maurice Pic m’a également communiqué plusieurs exemplaires
de la même localité. ?
Cette espèce rappelle par sa forme E, punctatus Har., maïs elle est
bien plus petite et plus déprimée : elle est remarquable par la
longueur extraordinaire des éperons terminaux des tibias intermé-
diaireset postérieurs et par la ponctuation fine et très espacée. L’in-
secte vit dans le sable.
EREMAZUS CRIBRATUS Semenow (1895).
E. unistriato Muls. proxime affinis, a quo discedit solummodo
magnitudine paulo minore, capitis fronte et clypeo grossius fortius-
que transversim subrugose punctatis, sutura frontali distinctissima
magis determinata, prothorace multo fortius et crebrius punctato
nec præterea punctulato, lateribus basim versus paulo magis dilatato,
elytris fortius profundiusque subseriatim punctatis, interstitiis punc-
torum lævibus, nec rugulosis nec punctulatis ideoque nitidioribus ;
tibiarum anticarum dentibus duobus externo-apicalibus longioribus
digitatus, — Long 3 1/3 mill.
Incolatus in provincia Heptapotamica, montes Alatau transiliensis
ad lacum Dshasyl-Kul,
Ajoutez à cela :
Dessus du corps criblé de gros points varioliques qui chez la ©
font paraître sur les élytres les intervalles des points vermiculés ;
une seule rangée régulière de points le long de la suture de ces
derniers. Bord antérieur du prothorax tronqué droit ou insensible-
ment bissinué derrière les yeux, tandis qu’il l’est fortement chez
E. unistriatus Muls. Tibias antérieurs avec un denticule supplémen-
taire ©, généralement peu visible . Le plus long éperon apical des
tibias intermédiaires à peine aussi long que le premier article des
tarses, celui des tibias postérieurs ne dépassant pas le milieu du
premier article des tarses. Forme allongée, cylindrique (, très légè-
rement élargie 9. Cavités coxales obsolètes à bords émoussés,
séparées par une languette arrondie au sommet, légèrement relevée,
269
tranchante, concave '; cavités coxales profondes à bords vifs, lan-
guette plane à sommet abaissé, émoussé 9.
Je ne connaissais pas cette espèce lors de mon premier tableau
publié à la Société entomologique de France; M. Reitter m’en a com-
muniqué depuis plusieurs exemplaires du Kisil-Koum méridional.
EREMAZUS PUNCTATUS Harold (1869).
[Ægialia punctata Har. [1869], Millingenia fossor Sharp [1874].)
Subelongato-ovata, nitida, convexa, brunnea, capite antice trun-
cato, rugos0 ; thorace brevi, antice angustato, dense punctato, linea
longitudinale, media subelevata lævi; elytris non striatis, ne stria
suturali quidem distincta, dense punctulatis ; tibiarum posticarum
calcaribus brevibus, acuminatis, metatarso triangulari, unguiculis
minimis ; femoribus posticis incrassatis, metasterno medio sublævi,
plano. — Long. 4 3/4 mill.
Égypte : Ismaiïlia.
Ajoutez à cela :
Suture frontale noire. Bande lisse du pronotum n’atteignant pas
le bord antérieur, souvent nulle ou presque nulle ©. Bord antérieur
du pronotum fortement bissinué 4, faiblement ©, un point noir
au milieu des côtés. Ponctuation aussi dense sur le prothorax que
sur les élytres ; la suture de ces derniers obscure. Tibias antérieurs
armés de deux denticules supplémentaires ©, à peine visibles
surtout le plus rapproché de la base, ou nuls «. Le plus long éperon
apical des tibias intermédiaires à peine aussi long que le premier
article des tarses ; celui des tibias postérieurs ne dépassant pas le
milieu du premier article. Extrémité du métasternum en lame
courte, tranchante, arrondie ; sillons limitant de chaque côté le
sommet de la plaque profonds ; cavités coxales très obsolètes .
Cavités coxales profondes ; sillons obsolètes, lame émoussée, forme
plus ramassée, prothorax plus rétréci en avant ©.
E. fossor Sharp avait été réuni par M. Fairmaire (Ann. Soc.
Ent. Fr., 1879, p. 170) à E. Marmottani Fairm. L'erreur m'a été très
justement signalée par M. R. Oberthür et de la comparaison faite
par moi-même des types du D' Sharp et de von Harold, il résulte
que E. fossor est bien identique à E, punctatus Har. Dans la note
publiée en janvier 1897 dans le Bulletin de la Société entomologique
de France, je n’attribuais aucun denticule supplémentaire aux tibias
antérieurs de cette dernière espèce ; cela provient de ce que je ne
connaissais alors que le J' chez lequel ces denticules sont à peine
visibles et sont même parfois totalement absents. Ceci est un
caractère sexuel constant chez les Eremazus, et il est vraisemblable
que M. d’Orbigny dans le Synopsis des Aphodiides paléarctiques a
indiqué les tibias antérieurs de £. Marmottani comme simplement
270
tridentés parce qu’il n'avait très probablement vu que des 4 de
l’espèce.
EREMAZUS MARMOTTANI Fairm. (1870).
(Ægialia Marmottani Fairm. [1870|.)
Ovata, valde convexa, testacea, nitida, mandibulis fuscis, sat
dense punctata, fulvo-griseo ciliata, oculis haud evidentibus ;
capite antice tantum punctulato, prothorace elytris parum angus-
tiore, lateribus rotundatis, angulis anticis acutis ; scutello oblongo,
lævi ; elytris nullo modo striatis, tibiis anticis acute tridentatis,
dentibus nigris ; pedibus longe ciliatis, tarsis 4 posticis articulo
primo elongato, apice dilatato, reliquis minutis. — Long. 3 1/2 mill.
Biskra.
La forme de cet insecte rappelle un peu celle des Trachyscelis,
Ajoutez à cela :
Bord antérieur du prothorax tronqué droit et paraissant très
finement rebordé. Suture des élytres noire, tectiforme. Tibias
antérieurs armés de deux denticules supplémentaires moins visibles
chez le «. Le plus long éperon apical des tibias intermédiaires
aussi long que le premier article des tarses ; celui des tibias posté-
rieurs dépassant la moitié du premier article. Ponctuation plus
espacée sur le prothorax que sur les élytres. Caractères sexuels
comme chez E, punctatus Har.
SYNONYMIE ET BIBLIOGRAPHIE
Eremazus Mulsant.
(Mém. Acad. Lyon, 1851, 2° Sér. I, p. 139.)
Tolisus Sharp, Entom. Monthl. Mag., 1874, p. 193.
Millingenia Sharp. I. c.
Ægialia Harold, Coleopt. Heft. V, 1869, p. 103.
Fairmaire, Ann. S. E. Fr., 1870, p. 374.
4. UNISTRIATUS Mulsant, Mem. Acad. Lyon, 1851, 2° Sér. I., p. 139.
Fairmaire, Ann. S. E. Fr., 1879, p. 169.
Reitter, Verh. Ver. Brunn, XXX, 1892, p. 114.
d’Orbigny, Syn. Aph.,l’Abeille., XX VIII,1896, p.258.
Clouët, Bull. S. E. Fr., 1897, p. 14.
æneus Sharp (ex.typ.), Entom. Monthl. Mag., 1874, p.193.
Fairmaire, Ann. S. E. Fr.,1879, p. 170.
minor Sharp (ex. typ.), I. c.
Fairmaire, 1.c.
2, CRIBRATUS Semenow, Horæ Soc. Ent. Ross., XX VII,1895, p.451.
Clouët, 1. c.
271
8. PUNCTATUS Harold, Coleopt. Heft. V, 1869, p. 103.
Marseul, L’Abeille, 1872-1873, p. 270.
d'Orbigny,1. c., p.257.
Clouët, I. c.
fossor Sharp (ex. typ.), Entom. Monthl. Mag., 1874, p. 124.
Fairmaire, I. c.
4. MARMOTTANI Fairmaire, Ann. S. E. Fr., 1870, p. 374.
Marseul, L’Abeille, 1872-1873, p. 270.
d’Orbigny, 1. c.
Clouët, I. c.
9. SEFRENSIS M. nOV. Sp.
m
COLLECTIONS RENFERMANT LES TYPES DU GENRE
E, unistriatus Muls. Type Collect. Argod-Vallon.
E.
E. œneus Sharp. Type Collect. R. Oberthür ; ma collect.
minor Sharp. Type Collect. R. Oberthür.
E. cribratus Semenow. Type Collect. Semenow.
E. Marmottans Fairm. Type Collect. Farmaire.
E,
E
E
a
punctatus Har. Type Collect. R. Oberthür; ma collect.
. fossor Sharp. Type Collect. R. Oberthür; ma collect.
. sefrensis Clouët. Type Collect, Chobaut, R. Oberthür, Pic;
collection.
SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
VIII
Assemblée mensuelle du ‘7 août 189%.
PRÉSIDENCE DE M. KERREMANS.
La séance est ouverte à 8 heures.
La rédaction du procès-verbal de la séance du 5 juin est adoptée.
L'adoption du procès-verbal de l'assemblée mensuelle du 3 juillet
est remise à la prochaine réunion.
Correspondance. L'Association des naturalistes et médecins alle-
. mands tiendra son 69° Congrès annuel à Brunswick et invite les
membres de la Société à y assister.
Travaux pour les Annales. L'Assemblée vote l'impression du
mémoire annexé à Ce numéro.
Communications. M. Severin montre une série de Dendroctonus
micans Kugelan qu’il a reçus de M. Brichet, garde général pour
l’Hertogenwald. C’est un gros Hylésine de 8 à 9 mill. de longueur,
nouveau pour la faune belge.
Nuisible aux vieux Épiceas, il restait stationnaire depuis un
certain nombre d’années dans les environs de Coblence et les forêts
de l'Eiftel. Il reprend donc sa marche vers l’ouest et nous envahit
de façon à faire ressentir des craintes sérieuses pour les forêts d’'Épi-
ceas de l’Ardenne.
C’est un exemple de plus de la migration de l’est vers l’ouest de
beaucoup d'insectes nuisibles.
Excursion mensuelle. L'Assemblée décide que lexcursion du
11 septembre aura lieu à Overyssche ; départ de Bruxelles (Luxem-
bourg) à 8 h. 36 m.
La séance est levée à 9 heures.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 4 1X 97. 21
CATALOGUE
DES
ICHNEUMONIDES DE LA BELGIQUE
APPARTENANT AU
GROUPE DES PIMPLIDES
PAR
NENE. Dr Jacobs et D' Tosquinet.
Les Pimplides constituent un des cinq grands groupes de la
famille des Ichneumonides, mais en Belgique c’est celui qui ren-
ferme le moins d'espèces; bien que dans quelques-unes les individus
soient extrèmement abondants, leur nombre ne s'élève qu’à cent
quarante-sept.
Ce sont en général des insectes de taille moyenne, quoique les
genres Rhyssa et Thalessa qui font partie de ce groupe contiennent
les plus grands Ichneumonides de notre pays, mais ils font excep-
tion. Ils sont ordinairement de couleur noire, assez brillants;
quelques-uns cependant ont le thorax et l’abdomen en tout ou en
partie d’un rouge plus ou moins foncé et d’autres sont ornés de
lignes ou de macules d’un jaune clair; deux seulement, la Thalessa
clavata en grande partie et la Theronia flavicans entièrement, sont
d’un testacé jaunâtre.
Les femelles sont toutes armées d’une tarière de longueur
variable qui en général n’a que 3 à 12 millimètres, mais qui parfois
s'allonge beaucoup et peut atteindre la longueur du corps (Ephialtes)
ou même la dépasser d’un tiers ou de la moitié comme chez les
Thalessa. Cette tarière si longue est un indice certain que ces espèces
vivent en parasite dans les larves lignicoles soit de Coléoptères (Lon-
gicornes), soit d’'Hyménoptères (Sirex), soit même de Lépidoptères
(Sesia, Cossus). Celles à tarière courte déposent leurs œufs dans les
chenilles de beaucoup de Lépidoptères qui vivent à nu, quelques-
unes même dans les œufs de certains Arachnides.
On trouve ces insectes pendant toute la saison chaude, mais c’est
cependant en automne qu’on rencontre le plus fréquemment les
femelles des espèces communes furetant partout à la recherche des
larves qui doivent servir à la nourriture de leur progéniture.
Quelques-unes hivernent sous les écorces ou sous la mousse et se
montrent dès les premiers beaux jours du printemps.
IL existe vraisemblablement en Belgique d’autres Pimplides qui
ne sont pas comprises dans notre catalogue, mais nous croyons
qu’elles sont peu nombreuses et qu’elles ne s’augmenteront, dans
l'avenir, que dans une très faible proportion.
PIMPLIDÆ.
G. COLEOCENTRUS Gravenhorst.
(Ichneumonologia Europæa, T. III, 437, 1829.)
C. caligatus Gravenhorst.
Coleocentrus caligatus Grav., Ichn. Europ., T. III, 440,
32, ?, 1829.
Coleocentrus caligatus Wesm., Bull. Acad. Scienc. Belg.,
T. XVI, 635, 14, J'9, 1849.
Coleocentrus caligatus Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 7,
2, SJ, 1860.
Coleocentrus caligatusTasch., Schlupfw.Pimplar.Deutsch.
Faun., 296, 1, G'©, 1863.
Coleocentrus caligatus Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss.,
4,,0:1880.
Tourneppe (Brab ). — Juin.
Les exemplaires de la collection Wesmael ont été
pris dans les prairies de la Tour et Taxis, volant autour
de vieux saules, par feu M. Mors, membre de la Société
entomologique.
C. excitator Poda.
Ichneumon excitator Poda, Ins. Mus. Græcencis, 105,
4, 1761.
Coleocentrus excitator Grav., Ichn. Europ., T. III, 439,
A, ©, 1829.
Coleocentrus excitator Wesm., Bull. Acad. Scienc. Belg.,
T. XVI, 633, © Çj, 1849.
Macrus longiventris Grav., Ichn. Europ., T. III, 709, 145,
d; 1829.
Coleocentrus excitator Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 7,
1, d9, 1860.
Coleocentrus eæcitator Tasch., Schlupfw. Pimpl. Deutsch.
Faun., 296, 2, ©, 1863.
Coleocentrus excitator Brischke, Ichn. W. u. 0. Preuss.,
1, ©, 1880.
Collect. Wesmael, un seul exemplaire © avec anno-
tation : Cambre, 29 avril.
C. croceicornis Gravenhorst.
Macrus croceicornis Grav., Ichn. Europ., T. III, 710, 146,
d, 1829.
276
Coleocentrus excitator Wesm., Bull. Acad. Scienc. Belg.,
T. XVI, 633, 1, 1849 (excel. ©).
Coleocentrus croceicornis Holmgr., Mon. Pimplar. Suec.,
8, 3, d; 1860.
Coleocentrus croceicornis Tasch., Schlupfw. Pimplar.
Deutsch. Faun., 296, 3 , 1863.
Coleocentrus croceicornis Brischke, Ichn. Prov. W. u. 0.
Preuss., 1, 1880.
Collect. Wesmael.
G. ACŒNITES Gravenhorst,.
(Ichneumonologia Europæa, T. II, 803, 1829.)
A. arator Rossi.
Ichneumon arator Rossi, Faun.,T. Il, 778, 1790.
Acœnites arator Grav., Ichn. Europ., T. III, 843, 5, 9,
1829.
Acœnites arator Tasch., Schlupfw. Pimplar., Deutsch.
Faun., 298, 3, J'9, 1863.
Acœnites arator Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 8, g'9,
1860.
Acœnites arator Brischke, Ich. Prov. W. u. O. Preuss.,
1,9, 1880.
Parasite du Sesia formicæformis (Brischke).
La Hulpe, Groenendael (Brab.), Tournai (Hain.),
Steinbach (Lux.). — Juin à septembre.
A. dubitator Panzer.
Ichneumon dubitator Pz., Faun., fasc. 78, T. XIV, 1829-
1844. |
Cryptus dubitator Fab., Piez., 85, 64, 1804.
Acœnites dubitator Grav., Ichn. Europ., T. III, 810, 3, ©,
1829.
AcϾnites dubitator Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 298, 2, j 9, 1863.
Acœniles dubitator Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss.,
108, ©, 1880.
Nous possédons une femelle avec les tibias posté-
rieurs presque entièrement rouges. Nous n’avons pas
rencontré les variétés de Gravenhorst, ni la variété
décrite par Brischke.
Collect. Wesmael.
Laerbeek-Bosch, Jette (Brab.), Dave (Nam.). —
Juillet,
277
A. saltans Gravenhorst.
Acœnites saltans Grav., Ichn. Europ., T. III, 806, 1, 9,
1829.
Acænites saltans Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 207, 1, J' ©, 1863.
Forêt de la Houssière ‘Haïin.). — Juillet.
G. MESOCLISTUS Fôrster.
(Syn. d. Fam. u. Gatt. d. Ichn., 168, f. 17, g. 2, 1868.)
M. rufipes Gravenhorst.
Acœnites rufipes Grav., Ichn. Europ., T. III, 812, 4, 6 ©,
1829.
Acœnites rufipes Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 298 in not., 1863.
Calmpthout(Anv.), Fleurus (Haïn.).— Juillet et août.
G. RHYSSA Gravenhorst.
(Ichn. Europ., T. II, 260, 1829.)
R. persuasoria Linné.
Ichneumon persuasorius Linné, Faun. Suec., 1593, 1746.
Ichneumon persuasorius Degeer, Ins., T. I, tab. 36, f, 7,
1752.
Pimpla persuasoria Fab., Piez., 112, 1, 1804.
Rhyssa persuasoria Grav., Ichn. Eur., T. III, 267, 119,
d'?, 1829.
Rhyssa persuasoria Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 9, 1,
d'®, 1860.
Rhyssa persuasoria Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 251, 3, J'9, 1863.
Rhyssa persuasoria Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss., 2,
d®, 1880.
Parasite du Sirex juvencus (Tasch.).
Collect. Wesm.
Tourneppe, Bueken (Brab.), Fleurus (Haïin.). — Mai
et juin.
Jadis assez fréquent dans l’avenue de Lorraine.
G. THALESSA Holmgren.
(Monographia Pimplar. Sueciæ, 9, 1860.)
T. superba Schrank.
Ichneumon superbus Schr., En. Ins. Austr. Indig., n° 707,
1781.
278
Ichneumon superbus Schr., Faun. Boïca, n° 2066, 1798-
1803.
Ichneumon superbus Gmel., Ed. Linn., n° 2683, 108,
1788-1793.
Rhyssa superba Grav., Ichn. Europ., T. III, 276, 122,
d(@)? 1829.
Thalessa superba Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 10, 2,
dj ?, 1860.
Rhyssa superba Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 251, 7, J'9, 1863.
Un exemplaire mâle capturé à Fleurus dans un bois
de sapin. Il mesure 18 mill., la face est jaune, le
bord supérieur de cette coloration cesse en dessous des
antennes, et le bord inférieur, échancré à ses extrémi-
tés, est limité par le bord supérieur du clypeus, le
bord inférieur de ce dernier est également liséré de
jaune. Les orbites faciales sont jaunes en partie, les
orbites externes noires. Le premier article antennaire
est noir, jaune en dessous. La partie supérieure du
prothorax est jaune, ainsi que le scutellum. Le dos du
métathorax se présente avec deux taches rougeâtres.
Les écaillettes et la base des ailes sont jaunes. L’abdo-
men est uniformément noir luisant.
T. clavata Fabricius.
Ichneumon perlatus Christ, Naturgesch., 356, tab. 36,
fig. 0, 1791.
Ichneumon geminatorius Pz., Panz. ad Schæfferi, tab. 81,
fig. 4, 1829.
Pimpla clavata Fab., Piez., 118, 29, 1804.
Rhyssa clavata Grav., Ichn. Europ., T. III, 280, 193,
d'?, 1829.
Thalessa clavata Holmgr., Mon. Pimpl. Suec., 11, 3,
do?, 1860.
Rhyssa clavata Tasch., Schlupfw. Pimpl. Deutsch.
Faun., 251, 8, J' ©, 1863.
Parasite du Sirex fuscicornis (Tasch.).
Un exemplaire « pris à Noville-sur-Méhaigne le
19 août 1875, sur des sapins, près d’un bois de hêtres.
T. curvipes Gravenhorst.
Rhyssa curvipes Grav., Ichn. Europ., T, III, 265, 117b,
?, 1829.
Rhyssa curvipes Ratzeburg, Ichn. d. Forst., T. II, 104,
3, JQ, 1848.
279
Thalessa curvipes Holmgr., Mon. Pimpl. Suec., 10, 1,
©, 1860.
Rhyssa curvipes Tasch., Schlupfw. Pimpl., 251, 4, 1863.
Thalessa curvipes Brischke, Ichn. W. u. ©. Preuss., 2,
de; 1880.
Éclos des larves du Xyphidria camelus (Tasch.).
Carlsbourg (Lux.).
G. EPHIALTES Gravenhorst.
(Ichneumonologia Europæa, T. III, 224, 1829.)
E. manifestator Linné, Syst. Nat., pp. 125,196, n° 20, '©,1736;
Faun. Suec., 1608, 1746, ex parte.
Hestreux (Liége), Groenendael (Brab.). — Mai et
août.
E. antefurcalis Thomson.
Ephialtes antefurcalis Thoms., Op. Ent., T. VIII, 742, 9,
1877.
Hestreux (Liége). — Août.
E. mesocentrus Gravenhorst.
Ephialtes mesocentrus Grav., Ichn. Europ.,T. II, 249, 1192,
d; 1829.
Ephialtes mesocentrus Desvignes, Cat. of British Ichn., 87,
7,9, 1856.
nee mesocentrus Holmgren, Mon. PH pL Suec., 13,
3, Sd 9; 1860.
Beverloo (Limb.). — Juin.
Céroux-Mousty (Brab.). — Septembre.
E. gracilis Schrank.
Ephialtes gracilis Schrank, Faun. Boïca, n° 2102, 1802.
Collect. Wesmael.
Cortenaeken (Brab.). — Mai.
E. carbonarius Christ.
Ichneumon carbonarius Christ, Vesp., etc., 365, tab. 38,
Oo TIOT,
Ephialtes carbonarius Grav., Ichn. Europ., T. III, 240,
108, '©, 1829.
Ephialtes carbonarius Holmgr., Mon. Pimpl. Suec., 14,
6, 9, 1860.
Ephialtes carbonarius Tasch., Schlupfw. Pimpl., 255,
6, J'$, 1863.
280 14
Ephialtes carbonarius Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 749,
11521877
D’après Taschenberg, parasite des Saperda oculata
et populnea.
Beverloo (Limb.), Chercq, Flobecq (Hain.). — Juin,
août, septembre.
Buysinghen, Beersel (Brab.). — Mai.
E. abbreviatus Thomson.
Ephialtes abbreviatus Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 744, 8,
do, 1877.
Beverloo (Limb.), Auderghem (Brab.). — Juillet et
septembre.
E. brevicornis Tschek.
Ephialtes brevicornis Tschek, Beit. Oest. Pimpl., 21, 3, ©,
1868.
Steinbach (Luxemb.). — Août.
E. extensor Linné.
Ichneumon extensor Linné, Syst. Nat., 2, 935, 37, 1735.
Ichneumon extensor Fabr., Ent. Syst., 2, 168, 146, 1775.
Pimpla extensor Fabr., Syst. Piez., 115, 11, 1804.
Ephialtes extensor Tasch., Schlupfw. Pimpl., 255, 7,9,
1863.
Beverloo(Limb.), Arlon (Luxemb.), Bruges(F1.occ.),
Maffles (Hain.). — Mai, juin, juillet.
Groenendael (Brab.). — Août.
E. musculus Kriechbaümer.
Ephialtes musculus Kriechb. in litt.
Arlon (Lux.). — Juin.
E. catulus Kriechbaümer.
Ephialtes catulus Kriechb. in litt.
Arlon (Lux.). — Mai.
E. linearis Kriechbaümer.
Ephialtes linearis Kriechb. in litt.
Auderghem (Brab.). — Août.
G. PERITHOUS Holmgren.
(Monographia Pimplar. Sueciæ, 15, 1860.)
P. mediator Fabricius.
Pimpla mediator Fab., Piez., 117, 23, 1804.
Ephialtes mediator Grav., Ichn. Europ., T. III, 256, 115,
9, 1829. |
»
281
Perithous medialor Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 15,
2, ®, 1860.
Ephialles mediator Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 256, 10, j'®, 1863.
Perithous mediator Thoms., Op. Entom., fase. VIII,
744, 1, 1877.
Parasite du Xyphidria camelus (Tasch.).
Calmpthout (Anv.), Beverloo (Limb.), Sainte-Croix,
Oostcamp (F1. occ.), Tervueren, Vivier-d’Oie, Groe-
nendael (Brab.), Arlon, Marche (Lux.).
P. varius Gravenhorst.
Ephialtes varius Grav., Ichn. Europ., T. III, 254, 114,
d'?, 1829.
Perithous varius Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 16, 5,
de, 1860.
Ephialles varius Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 256, 11, 9, 1863.
Perithous varius Thoms., Op. Entom., fasc. VIII, 745,
21871;
Beverloo (Limb.). — Septembre.
Groenendael (Brab.). — Août.
Bueken (Brab.). — Juillet.
G. THERONIA Holmgren.
(Monographia Pimplar. Sueciae, 16, 1860.)
Th. flavicans Fabricius.
Ichneumon sticticator Thunb., Ichn. 172, 1822-1824.
Pimpla flavicans Fabr , Piez., 119, 3, 1804.
Pimpla flavicans Grav., Ichn. Europ., T. III, 141, 74,
do, 1829.
Pimpla flavicans Rtz., Ichn. Forstins.,T. 1, 118,22, 1844.
Theronia flavicans Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 16,
1, d'?, 1860.
Theronia flavicans Tasch., Schluwf, Pimplar. Deutsch.
Faun., 256, 49, 1863.
Theronia flavicans Brischke, Ich. W. u. O0. Preuss., 110,
d?, 1880. |
Parasite du Pier. cratægi, Van. polychloros, Lim.
camilla, Bomb. pini, dispar, chrysorrhæa, Tor. viri-
dana, etc. (Tasch.).
Dans tout le pays. — Mai à septembre.
282
G. PIMPLA Fabricius. à
(Systema Piezatorum, Fabricius, 1804.)
(Ichneumonologia Europæa, Gravenhorst, T. III, 216, 1829.)
P. instigator Fabricius.
Cryptus instigator Fabr., Piez., 85, 61, 1804.
Pimpla instigator Grav., Ichn. Europ., T. III, 216, 103,
de; 1829.
Pimpla instigator Riz., Ichn. Forstins., T. I, 116, 12,
1844.
Pimpla instigator Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 18, 1,
d?, 1860.
Pimpla instigator Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 261, 1,49, 1863.
Pimpla instigator Thoms., Op. Ent., fase. VIII, 746,
4,9, 1877,
Pimpla instigator Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss., 111,
de, 1880.
Pimpla instigator Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pimpla,
4170, 1,9, 18388.
Var. 1, Scutello-albonotato Grav., Ichn. Europ., T. II,
AT.
Var.1, Scutello-albonotato Schmied., Bearb. Gatt. Pimpla,
AD A ET,
Nous avons rencontré la variété mâle, à écusson
marqué de jaune-blanc : un premier exemplaire à Buy-
singhen, près de Hal; il a le scutellum jaune pâle, à
l'exception de sa partie supérieure qui est restée
noire, les écaillettes des ailes sont également jJaunes-
pâles, mais avec une tache noirâtre, peu étendue sur
le bord. Le second exemplaire vient de Calmpthout,
en Campine; il porte sur les angles inférieurs du
scutellum les deux points jaunes indiqués par Gra-
venhorst, l’écaillette de l’aîle est d’une couleur jaune
uniforme. et les ailes sont plus claires que dans les
spécimens tvpes des mâles du P. instigator. Tous les
autres caractères sont conformes à la description de
Gravenhorst. |
Nous ne pensons pas que l’on puisse confondre la
variété à écusson jaune de Gravenhorst avec le Pimpla
processionea J Ratz. Chez l’espèce décrite par cet
283
auteur, l’écusson est jaune dans sa moitié postérieure
et les écaillettes des ailes ont cette dernière couleur,
les antennes sont brunes noirâtres, mais plus brunes
en dessous et le premier article est noir en entier, les
hanches et les trochanters sont noirs aux pattes du
milieu et aux postérieures, tandis qu’aux pattes anté-
rieures, les hanches sont seulement noires à la base.
Pimpla processionea 'Ratz., Ichn. Forstins., T. III, 101,
39, cd 1844-1852.
Parasite du Bombyx processionea.
Pimpla instigator var. ©, 2, Foerster.
Foerster a distingué la variété avec l’écaillette des
ailes entièrement jaune. Il est à observer que tous le
auteurs ont donné dans leurs descriptions aux écail-
lettes des ailes, pour couleur, ou le jaune plus ou moins
blanc ou le jaune avec plus ou moins de noir soit au
centre, soit sur le bord.
Pimpla intermedia var. j'®, 3, Holmg., Mon. Pimplar.
Suec., 19, 2, 1860.
Nous considérons cette espèce de Holmgren comme
une variété, c’est également la manière de voir de
Thomson et de Schmiedeknecht. Elle est décrite de la
manière suivante : (Nigra, pedibus rufis, coxis,trochan-
teribus nec non tarsis posticis, nigricantibus; alis subfla-
vescenti hyalinis, stigmate fusco-testaceo vel fulvescenti-
piceo; marginibus summis apicalibus segmentorum
abdominis totis vel ex parte ferrugineis. ©. Long.
3-4 li.» s
La grandeur de nos spécimens varie de 8 à 14 mill.
Parmi les plus petits, il y en a avec le stigmate de l’aile
testacé foncé, mais qui n’ont pas les bords des segments
abdominaux ferrugineux; chez d’autres un peu plus
grands, les bords des deux ou trois derniers segments
sont ferrugineux, mais cette couleur se présente plutôt
sous forme de liséré assez large que de bordure, et le
stigma de l'aile est foncé comme chez le type du
P. instigator.
Chez le spécimen qui présente les deux derniers
anneaux de l’abdomen liséré de ferrugineux, les tro-
chanters antérieurs ne sont noirs qu’à la base; chez
beaucoup de P. instigator «' cette coloration s’observe,
et notre insecte a également le stigmate de l’aile jaune
clair.
Nous croyons que ces variations que l’on rencontre
assez souvent, ne peuvent justifier la création de nou-
veaux types spécifiques.
Parasite de :Orgyia antiqua, Psyche viciella, Phalera
bucephala, Aporia cratægi, Nematus perspicillaris
(Brischke).
Pieris brassicæ, Orgyia gonostigma, Liparis dispar,
monacha, salicis, chrysorrhoea, Gastropacha proces-
sionnea, etc. (Schmied.).
Commun dans toute la Belgique, la © particulière-
ment en août et septembre.
P. illecebrator Rossi.
Ichneumon illecebrator Rossi, Mant. Insect., tab. VI, f. H,
?, 1792-1794.
Pimpla illecebrator Grav., Ichn. Europ., T. III, 223, 104,
de, 1829.
Pimpla illecebrator Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 262, 2, ©, 1863.
Pimpla illecebrator Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pimpla,
473, 3, 9, 1888.
Chez un (;' les tibias et les tarses postérieurs sont
noirs, chez un autre le sommet de ces tibias est fauve
foncé, mais dans une étendue plus petite que l’indique
Gravenhorst. D’après Schmiedeknecht, le P. illecebra-
tor ne présente pas sur le métathorax les deux lignes
qui délimitent l’aréole supéromédiane, elles sont
constantes dans le P. instigator. Les petites lignes
élevées qui se voient sur les articles moyens des
antennes, existent dans les deux espèces.
Cette espèce, créée par Rossi sur des femelles, est
décrite de la manière suivante :
Niger, nitidus, pedibus fulvis. Villers. Ent.,T. 3, 194,
192.
Facies Siricis ; maximus, totus niger prœter pedes qui
fulvi sunt, tibiis tarsisque posticis fuscis. AntennϾ longi-
tudine abdominis. Aculeus quatuor lineas longus. Variat
magnitudine duplo minore. Mas mihi et Villers ignotus.
Ostende (FI. occ.), Ceroux-Mousty (Brab.). — Sep-
tembre.
P. examinator Fabricius.
Cryptus examinator Fab., Piez., 85, 62, 1804.
Pimpla exœaminator Grav., Ichn. Europ., T. III, 207,
99, j'9, 1829.
Pimpla examinator Ratz., Ichn., Forst.,T.1,116,13,1844.
285
Pimpla examinator Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 19,
4, JS, 1860.
Pimpla examinator Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 262, 4, 9, 1863.
Pimpla examinator Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 746,
4, F9, 1871.
Pimpla examinator Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss.,
4, TS, 1880.
Pimpla examinator Schmied., Mon. Bearb, Gatt. Pim-
pla, 474, 6, j'Q, 1888.
Var.1 4, Grav. Nous rangeons dans cette variété des
spécimens avec la ligne jaune sous les ailes, les tro-
chanters et les hanches d’un fauve jaunâtre.
Var. 2 ©, Brischke. Trochanters et hanches fauves-
jaunûâtres.
Parasite var. 1 : Yponomenta pϾdella (Brischke).
Gnophria quadra, Euprepria fuliginosa, Psyche
hirsutella, Liparis monacha, Gastropacha procession-
nea, Harpyia vinula, Abraxas grossulariæ, etc.(Schm.).
Gastropacha trifolii, Porthesia chrysorrhea, Cucullia
argentea, etc. (Brischke).
Enghien (Hain.), Groenendael, Bueken (Brab.). —
Juin à septembre.
Beverloo (Limb.). — Août.
P. turionellæ Linné.
Ichneumon turionellæ Lin., Fauna Sueciæ, n° 1615, 1746.
Cryptus turionellæ Fabr., Piez., 87, 72, ©, 1804.
Pimpla turionellæ Grav., Ichn. Europ., T. III, 192, 93,
de; 1829.
Pimpla turionellæ Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 21, 7,
de, 1860.
Pimpla turionellæ Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 262, 5, j'©, 1863.
Pimpla turionellæ Thoms., Op. Entom., fasc. VIII, 747,
5, 9, 1871.
Pimpla turionellæ Brischke, Ichn. W. u. 0. Preuss., 4,
d?, 1880.
Pimpla turionellæ Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pim-
pla, 475, 7, J'Q, 1888.
Var. 1 © Grav. Hanches antérieures noires, tro-
chanters fauves, les antérieurs noirs à la base.
Var. 3 © Grav. Écusson entièrement jaune, ou
avec l’extrémité seulement jaune.
286
Var. 1 Brischke. Trochanters fauves. Hanches
antérieures brunes.
Parasite du Gastropacha pini, Tortrix buoliana
(Tasch.).
Forêt de la Houssière (Hain.). — Juin.
Rouge-Cloître, Tervueren (Brab.). — Mai.
P. flavicoxis Thomson.
Pimpla flavicoxis Thoms., Op. Ent., T. VIII, 747, 6,
do, 1871.
Pimpla flavicoxis Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pim-
pla, 476, 8, j'9, 13888.
Boitsfort (Brab.). — Septembre.
P. spuria Gravenhorst.
Pimpla spuria Grav., Ichn. Europ., T. III, 179, 88,
©, 1829.
Pimpla arctica Zetterstedt, Ins. Lapp., 375, 8, ©, 1838.
Pimpla arctica Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 19,3, d9,
1863.
Pimpla lapponica Zett., Thoms., Op. Ent., fasc. VIII,
746, 2, 1877.
Wavre-Sainte-Catherine (Anv.). — Juillet.
P. rufata Gmelin. |
Ichneumon rufatus Gmel., Lin. Syst. nat. édit. XIII, T. I,
2684, 240, 1778.
Pimpla rufata Grav., Ichn. Europ., T. IlT, 164, 82, ÿ9,
1829.
Pimpla rufata Ratzeb., Ichn. Forstins, T. I, 118, T. II,
95, 1844-1852.
Pimpla rufata Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch. :
Faun., 263, 7, J9, 1863.
Pimpla flavonotata Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 19, 5,
de, 1860.
Pimpla flavonotata Thoms., Op. Ent., T. VIII, 749, 11,
de; 1877.
Pimpla rufata Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss., 4, 49,
1880
Pimpla rufata Kriechb., Ent. Nachr, 117, n° 8,49,1887.
Pimpla rufata Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pimpla, 480,
13, F9.
Apechtis rufata Thoms., Op. Ent., T. XIII, 1411, 1, S9,
1889.
Var. 3 Q Brischke. Les lignes du dessous des
\
#
#
é x
À
287
ailes sont peu apparentes ou nulles, le reste comme
l'indique l’auteur.
Parasite du : Gastropacha neustriæ, Drepana falcula,
Psyche viciella, Abraxæas grossulariæ, Lasiocampa pini,
Lophyrus... (Brischke, Schmied.).
Bueken, Bois de Soignes (Brab.), Calmpthout (Anv.).
— Mai à septembre.
Commune.
P. varicornis Fabricius.
Ichneumon brassicariæ Poda, Ins. Mus. Gr., 105, 1761.
Pimpla varicornis Fab., Syst. Piez., 119, 31, 1804.
Pimpla varicornis Grav., Ichn. Europ., T. III, 167, 83,
de, 1829.
Pimpla varicornis Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 263, 8, J'Q, 1863.
Pimpla rufata Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 20, 6, 49,
1860.
Pimpla brassicariæ Kriechb., Ent. Nachr., 117, 8, 9,
1887.
Pimpla brassicariæ Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pim-
pla, 482, J'9, 1888.
Var. 1 4 Schmied. Deux lignes jaunes peu appa-
rentes sur le mésothorax. *
Var.2 j Schmied. Écusson noir.
Var. 3 © Schmied. Orbites faciales noires, écusson
jaune.
Var. 4, 9, Schmied. Orbites faciales et écusson
noirs, tête et thorax noirs.
Parasite du : Vanessa urticæ, Pieris brassicae, Aporia
cratægi, Limenitis camilla, Sphinx ligustri, Scoliop-
teriæ libatrix, Liparis salicis, Botys verticalis, Tortrix
viridana, etc. (Schmied.).
Parasite également des œufs de certaines Epeira
(Tasch).
Calmpthout (Anv.). — Août.
Noville-sur-Méhaigne (Brab.). — Juillet.
Environs de Bruxelles. — Août-septembre.
Assez commune.
P. roborator Fabricius.
Cryptus roborator Fab., Piez., 116, 14, ©, 1804.
Pimpla roborator Grav., Ichn. Europ, T. III, 173, 84,
d'?, 1829.
288
Pimpla roborator Rtz., Ichn. Forstins.,T. IIT,103, 45, Y,
1844-1852.
Pimpla roborator Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 25, 16,
©, 1860.
Pimpla roborator Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 263, 9, G'©, 1863.
Pimpla roborator Thoms, Op. Entom., fase. VIII, 753,
21, S9, 1877.
Pimpla cicatricosa Rtz., Ichn. Forstins.,T.IT, 89, ©,1844-
1852.
Pimpla cicatricosa Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 265, 18, ©, 1863.
Pimpla roborator Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pimpla,
483, 16, JS, 1888.
Parasite du : Sesia formicæformis, spheciformis, du
Cryptorynchus lapathi (Schmied.) et du M. cribrella
(Tasch).
Calmpthout (Anv.). — Août.
Knocke (FI. occ.). — Septembre.
Rare.
E: Jr Gravenhorst.
Pimpla viduata Grav., Ichn. Europ., T. IT, 214, 101, d
1829.
Pimpla viduata Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 264, 10, , 1863.
Pimpla viduata Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss., 4,
de, 1880.
Pimpla viduata Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pimpla,
484, 17, 9, 1888.
Parasite du : Psyche viciella, Sesia spheciformis
(Schmied.). |
Calmpthout (Anv.). — Juillet.
Rare.
P. scanica Villers.
Ichneumon maculator Fabr., Syst. Ent., 337, 59, ©, 1775.
Ichneumon scanicus Vill., Ent., 190, 174, 1789.
Cryptus maculator Fab., Syst. Piez., 87, 71, ©, 1804.
Pimpla scanica Grav., Ichn. Europ., T. III, 204, 98,
do, 1829.
Pimpla scanica Zett., Ins. Lap., 375, 9, 1838.
Pimpla scanica Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 21, 8,
Z9, 1860.
289
Pimpla scanica Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 264, 12, J'©, 1863.
Pimpla scanica Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss., 111,
1880.
Pimpla maculator Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pimpla,
489, 24, JS, 1888.
Pimpla maculator Kriechb., Ent. Nachr., 113, 6, 39,
1887.
Nous avons trouvé des exemplaires qui concordent
avec les observations de Brischke pour la différence
de coloration des jambes.
Var. 1 9. Des mâles avec les jambes antérieures
complètement jaunes et des femelles avec les hanches
et les trochanters rouges.
Var. 3 J9. Stigma et bord de l’aile jaune foncé et
l’extrême base des hanches noirûâtre.
Parasite du : Tortrix viridana, chlorana; Coleophora
tibiella; Hyponomeuta pedella, Psyche nitidella ; Tor-
trixæ lœvigana, piceana; Nephopterix vacciniella, etc.;
d’un Microgaster et d’Arachnides (Schmied.).
Fréquent dans tout le pays, de mai à août, dans les
endroits boisés.
P. alternans Gravenhorst.
Pimpla alternans Grav., Ichn. Europ., T. III, 201, 97,
d'?, 1829.
Pimpla tricincta Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 748, 8,
1877.
Pimpla scanica auctorum (ex parte).
Pimpla alternans Kriechb., Ent. Nachr., 8, 116, 9,
1887.
Pimpla alternans Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pimpla,
491, 25, 1888.
Parasite du Lophyrus pinti et du Cidaria juniperata
(Brischke).
Groenendael, Stockel (Brab.). — Août-septembre.
Wassenaere, Gand (Fl.orient.), Steinbach(Luxemb.),
Lierre (Anv.). — Juillet-septembre.
P. ruficollis Gravenhorst.
Pimpla ruficollis Grav., Ichn. Europ., T. III, 153, 78, 9,
1829.
Pimpla ruficollis Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 264, 13, ©, 1863.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 4 1X 97. 22
290
Pimpla ruficollis Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pimpla,
494, 27, ©, 1888.
Collect. Wesmael.
Diest (Brab.), Beverloo (Limb.), Lierre (Anv.).
Rare.
P. ovivora Boheman.
Pimpla ovivora Boh., Act. Holm., 336, 1821.
Pimpla ovivora Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 26, 20,
de, 1860. ù
Pimpla ovivora Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss., 6,
de, 1880.
Pimpla ovivora Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pimpla,
495, 28, JS, 1888.
L’aréole supero-médiane du métathorax a les côtés
parallèles (Brischke, Schmied.).
Calmpthout (Anv.). — Septembre.
Rare.
P. angens Gravenhorst.
Pimpla angens Grav., Ichn. Europ., T. III, 162, 81
(ex parte), JO, 1829.
Pimpla angens Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 29, 10,
d'?, 1860.
Pimpla angens Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 265, 16, 9, 1863.
Pimpla angens Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 752, 17,
de 1877.
Pimpla angens Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss., 5,
1880.
Pimpla angens Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pimpla,
497, 29, JO, 1888.
Parasite d’œufs de certains Arachnides (Tasch.).
La Hulpe, Vivier d’Oie (Brab.), Beverloo (Limb.),
Arlon (Lux.), Sainte-Croix (F1. occ.). — Mai-septembre.
P. oculatoria Fabricius.
Cryptus oculalorius Fab., Piez., 78, 30, 1804.
Pimpla oculatoria Grav., Ichn. Europ., T. III, 154, 79,
do, 1829.
Pimpla oculatoria Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 26,
19, J9, 1860.
Pimpla oculatoria Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 264, 14, 9, 1863.
Pimpla oculatoria Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 751, 15,
do, 1871.
291
Pimpla oculatorix Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pim-
pla, 498, 30, j'O, 1888.
Parasite de nids d’Arachnides (Brischke).
Groenendael, Linkebeek (Brab.). —- Juillet.
Beverloo (Limb.), Ath, Cherq (Hain.), Hestreux
(Liége). — Mai-septembre.
Rare.
P. ornata Gravenhorst.
Pimpla ornata Grav., Ichn, Europ., T. III, 158, 80, ©,
1829.
Pimpla ornata Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 265, 15, ©, 1863.
Pimpla ornata Brischke, Ichn. W. u. O0. Preuss., 6,
de, 1880.
Pimpla ornata Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pimpla,
499, 31, d'9, 1888.
Tournai (Hain.), Vivier-d’Oie (Brab.). — Août.
Rare.
P. arundinator Fabricius.
Pimpla arundinator Fabr., Piez., 116, 15, 1804.
Pimpla arundinator Grav., Ichn. Europ., T. INT, 177, 86,
©, 18929.
Pimpla arundinator Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 265, 17, ©, 1863.
Pimpla arundinator Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss., 6,
©, 1880.
Pimpla arundinator Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pim-
pla, 500, 32, ©, 1888.
Collect. Wesmael.
Steinbach (Lux.), Beverloo (Limb.). — Juillet-août.
P. Holmgreni Schmiedeknecht.
Pimpla stercorator Fabr., Piez., 117, 22, 1804.
Pimpla stercorator Grav., Ichn. Europ., T. III, 186, 92,
dr 1829.
Pimpla graminellæ Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 22,
9,06; 1860.
Pimpla graminellæ Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 267, 21, j9, 1863.
Pimpla graminelle Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 752,
20, J'9, 1871.
Pimpla Holmgreni Schmied., Mon. Bearb., Gatt. Pimpla,
902, 34, J'9, 1888.
292
Epiurus graminellæ Thoms., Op. Ent., fasc. XIII, 1413,
1, 1889.
Auderghem (Brab.), Schelle (Anv.). — Juillet-août.
Assez rare.
P. brunnea Brischke.
Pimplu graminellæ Grav., Ichn. Europ., T. III, 184, 91,
var. 3 et 4 ©, 1829.
Pimpla brunnea Brischke, Ichn. W. u. 0. Preuss., 6, (},
1880.
Pimpla brunnea Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pimpla,
507, 40, J'®, 1888.
Sainte-Croix (F1. occ.), Tervueren, Auderghem
(Brab.). — Juin, août.
P. calobata Gravenhorst.
Pimpla calobata Grav., Ichn. Europ., T. III, 176, 85,9,
1829.
Pimpla calobata Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 267, 28, ©, 1863.
Pimpla calobata Brischke, Ichn. W. u. O0. Preuss., 6, 9,
1880.
Pimpla nucum Rtz., Ichn. Forstins.,T.I,115,9, ©, 1844-
1852.
Pimpla nucum Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 25, 15, 9,
1860.
Pimpla nucum Tschek, in Schrift. Zool. Bot. Gesellschaft,
436, 1868.
Pimpla nucum Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pimpla, 510,
43, F9, 1888.
Epiurus calobata Thoms., Op. Ent., fasc. XIII, 1413, 5,
d'?, 1889.
Biankenberghe, Sainte-Croix (F1. occ.). — Juillet-
août.
Groenendael (Brab.). — Septembre.
P. terebrans Ratzeburg.
Pimpla terebrans Riz., Ichn. Forstins., T. I, 114, 6, T. IT,
89, 6, 1844.
Pimpla terebrans Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 267. 27, ©, 1863.
Pimpla terebrans Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pimpla,
513, 45, ©, 1888.
Vivier-d’Oie (Brab.). — Septembre.
P. detrita Holmgren.
Pimpla graminellæ Grav. (pour la plus grande partie),
T. LI, 181, 91, ©, 1829.
293
Pimpla detrita Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 23, 11,
do®, 1860.
Pimpla Gravenhorsti Tasch., Schlupfw. Pimplar.
Deutséh. Faun., 266, 22, 9, 1863.
Pimpla detrita Thoms., Op. Entom., fase. VIII, 753, 22,
de, 1877.
Pimpla detrita Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pimpla,
514, 46, JO, 1888.
Sainte-Croix (F1. occ.) Schelle (Anv.). — Juin-août.
Env. de Bruxelles. — Août-septembre.
P. pictipes Gravenhorst.
Pimpla pictipes Grav., Ichn. Europ., T. III, 198, 95,
1829.
Pimpla GravenhorstiTasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 266, 22 (ex-parte), 1863.
Pimpla pictipes Tschek, Schrift. d. Wien. Zool. Bot.
Geselsch., 38, j9, 1871.
Pimpla pictipes Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss., 6, dj,
1880.
Pimpla pictipes Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pimpla,
915, 47, J9, 1888.
Sichem (Brab.). — Septembre.
P. ventricosa Tschek.
Pimpla ventricosa Tschek, Ichn. Fragm. en Schrift. d.
Wiener Zool. Bot. Geselsch., 40, 49, 1871.
Pimpla ventricosa Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pim-
pla, 517, 48, JO, 1888.
Knocke (F1. occ.), Steinbach (Lux.). — Juin-sep-
tembre.
P. didyma Gravenhorst.
Pimpla didyma Grav., Ichn. Europ., T. III, 178, 87,9,
1829.
Pimpla didyma Ratzeb., Ichn. Forstins., T. I, 114, 5,
d?, 1844.
Pimpla didyma Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 24, 13,
©, 1860.
Pimpla didyma Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 267, ©, 1863.
Pimpla didyma Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss., 5,
de, 1880.
Pimpla didyma Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pimpla,
518, 49, 9, 1888.
Parasite d’Arachnides (Rtz.).
294
Ceroux-Mousty, Vivier-d’Oie (Brab.). — Août-sep-
tembre.
Rare.
P. stercorator Fabricius. Sd
Ichneumon inquisitor Scop., Ent. Carn., 754, T. XLI,
fol. 745, 1763.
Pimpla stercorator Grav., Ichn. Europ., T. III, 186, 99,
? (exclus 4}, 1829.
Pimpla flavipes Grav., Ichn. Europ., T. III, 197, 94, (}',
1829.
Pimpla flavipes Rtz., Ichn. Forstins., T. I, 115, 11, 1844.
Pimpla stercorator Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 23,
12, ©, 1860.
Pimpla stercorator Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 268, 29, 9, 1863.
Pimpla stercorator Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 754,
25, J9, 1877.
Pimpla stercorator Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss.,
9, de; 1880.
Pimpla inquisitor Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pim-
pla, 520, 51, ©, 1888.
Parasite du Liparis salicis, Orgyia antiqua, etc.
Commun dans tout le pays, de mai à septembre.
_ P. stenostigma Thomson.
Pimpla stenostigma Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 755,
26, G'?, 1877. ;
Pimpla stenostigma Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pimpla,
521, 52, JO, 1888.
Sainte-Croix (F1. Occ.), Auderghem, Verrewinkel
(Brab.), Hemixem (Auv.), Forèt dela Houssière (Haïn.).
— Juin-septembre.
P. nigriscaposa Thomson.
Pimpla nigriscaposa Thoms., Op. Ent.. fase. VIII, 755, 27,
d'?, 18717.
Pimpla nigriscaposa Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pimpla,
529, 53, J'?, 1888.
Wassenaere (F1. occ.). — Août.
P. brevicornis Gravenhorst.
Pimpla brevicornis Grav., Ichn. Europ., T. IE, 211, 100,
d'®;, 1829.
Pimpla brevicornis Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 24,
14, dj, 1860.
295
Pimpla brevicornis Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 268, 30, J'9, 1863.
Pimpla brevicornis Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 755,
28, 1877.
Pimpla brevicornis Brischke, Ichn. W. u. 0. Preuss., 5,
d'®, 1880.
Pimpla brevicornis Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pimpla,
529, 54, Jj'©, 1888.
Parmi les six variétés admises par Holmgren et
Brischke, nous avons rencontré var. 1 © à hanches
rouges et jambes postérieures blanchâtres, mais
brunes noirâtres à la base et à l'extrémité apicale.
Var. 4 ©. Cuisses presque noires, chez le mâle
entièrement noires.
Tournai (Hainaut), Hestreux, Spa (Liége), Boitsfort
(Brab.), Marche (Lux.), Genck (Limb.). — Juin à sep-
tembre.
P. Iævigata Tschek. |
Pimpla lœvigata Tschek, Beitr, z. Kent. d. Oester. Pim-
plar., in Schriften der Wien. Zool. Bot. Gesel., 273,
d'?, 1868.
Pimpla lœvigata Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pimpla,
529, 52, JO, 1888.
Les yeux sont notablement échancrés vis-à-vis des
antennes, le front est excavé et poli, les antennes
n’atteignent pas la longueur de la moitié du corps, le
mésothorax est poli et recouvert d’une légère pubes-
cence fauve, sa surface est parsemée d’un pointillé
très fin, les impressions longitudinales (notaules) vont
jusqu’à la moitié de sa longueur, sur les côtés il est
lisse, Au métathorax on distingue trois aréoles supé-
rieures, allongées et polies, bien délimitées, celle du
milieu est creusée au centre en forme de godet
allongé. Les aréoles spiraculifères et supracoxales
sont très peu rugueuses, l’aréole postérieure est polie
et de forme hexagonale irrégulière.
Les yeux ne sont pas bordés de liséré rouge, l’écus-
son est noir luisant ainsi que le post-écusson. Les
hanches postérieures sont rougeâtres, les antérieures
ont cette couleur plus vive, celles du milieu sont plus
foncées. Le premier article des trochanters antérieur
et postérieur est légèrement noirâtre, le deuxième
article est fauve. |
296
Les ailes sont légèrement enfumées, la nervure cos-
tale est d’un brun foncé de même que le stigma,
l’écaillette de l’aile est rougeûtre.
Les antennes sont rougeûtres foncées, obscurcies en
dessous, les deux premiers articles noirs en dessus.
Les bords des premier, deuxième, troisième et qua-
trième segments abdominaux offrent un léger liséré
rouge foncé. La tarière n’a pas la longueur de la
moitié de l'abdomen. |
Les cuisses de derrière sont épaissies, légèrement
aplaties, fauves ainsi que toutes les jambes avec les
tarses antérieurs, les tarses du milieu ont la base du
cinquième article noire, les tarses postérieurs sont
noirs.
Un seul exemplaire © capturé à Fleurus, le 8 août
1889.
P. mandibularis Gravenhorst.
Pimpla mandibularis Grav., Ichn. Europ., T. IIT, 180,
90, ©, 1829.
Pimpla mandibularis Holmg., Mon. Pimplar. Suec., 27,
21, F9, 1860.
Pimpla mandibularis Tasch., Schlupfw. Pimplar.
Deutsch. Faun., 269, 32, j'©, 1863.
Pimpla mandibularis Thoms., Op. Entom., fasc. VIII,
750, 13, d'9, 1877.
Pimpla mandibularis Brischke, Ichn. W. u, O. Preuss.,
6, 9, 18380.
Pimpla mandibularis Schmied., Mon. Bearb. Gatt. Pim-
pla, 533, 5, dj'?, 1888.
Dolomerista mandibularis Thoms., Op. Entom., fasc.
XIII, 1412, 1, 1889.
Rare, habite le nord de l’Europe, a été trouvée en
Thuringe.
Collect. Wesm.
Selzaete (F1. or.), Flobecq (Hain.), Hestreux (Liége),
Boitsfort (Brab.). — Juin à septembre.
G, STILBOPS FϾrster.
(Syn. d. Fam. u. Gatt. d. Ichn., 163, 7, 1868.)
St. vetula Gravenhorst.
Pimpla vetula Grav., Ichn. Europ., T. III, 201, 96,
1829.
297
Pimpla vetuia Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 270, 33, JO, 1863.
Phytodietus chrysostomus Grav., Ichn. Europ., T. Il,
940, ©, 1829.
Stilbops vetula Schmied., Mon. Bearb. d, Gatt. Pimpla,
530, 56, S9, 18.
Groenendael, Vivier-d’Oie, Stockel (Brab.). — Mai.
G. APHANOROPTRUM Foerster.
(Syn. d. Fam. u. Gatt. d. Ichn., fam. 17, p. 168, 1868.)
À. ruficorne Gravenhorst,.
Lissonota ruficornis Grav., Ichn. Europ., T. III, p. 98,
53, ©, 1829.
Rochefort (Namur). — Août.
G. POLYSPHINCTA Gravenhorst.
(Ichneumonologia Europæa, T. III, 1829.)
P. percontatoria Gravenhorst.
Ichneumon percontatorius O.F. Müll., Prodr., n° 1787,
1776.
Polysphincta percontatoria Grav., Ichn. Europ., T. III,
120, 66, ©, 1829.
Polysphincta percontatoria Tasch., Schlupfw. Pimplar.
Deutsch. Faun., 272, 6, ©, 1863.
Var 1, Grav. Thorax noir, point jaune en dessous
des ailes, ainsi qu’une ligne de même couleur derrière
le scutellum.
Var. 2 © Grav. Écusson et taches dorsales jaunes
sur le milieu des segments médians.
Vivier d’Oie, Bois de Soignes (Brab.). — Juillet.
Steinbach (Lux.). — Juillet à septembre.
P. varipes Gravenhorst.
Polysphincta varipes Grav., Ichn. Europ., T. INT, 117, 64,
de; 1829.
Polysphincta varipes Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 29,
1, JS, 1860.
Polysphincta varipes Tasch.,Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 271, 1, 9, 1863.
Polysphincta varipes Brischke, Ichn. W. u. O0. Preuss.,
114, J9, 1880.
Polysphincta varipes Thoms., Op. Ent., fasc. XII, 1258,
1, 1888.
298
Suivant Brischke, chez les mâles l’écaillette des
ailes et les trochanters sont jaunes, les hanches et
l'abdomen noirs.
Tourneppe (Brab.). — Juillet.
Carlsbourg (Lux.), Hemixem (Anv.). — Août,
P. multicolor Gravenhorst.
Polysphincta multicolor Grav., Ichn. Europ., T. III,
119, 65, 9, 1829.
Polysphincta multicolor Tasch.,Schlupfw.Pimp. Deutsch.
Faun., 271,9, J9, 1863.
Polysphincta multicolor Brischke, Ichn. W.u.0. Preuss.,
7, ©, 1880.
Collect. Wesmael.,
P. Bohemani Holmgren.
Polysphincta Bohemani Holmgr., Mon. Pimplar. Suec.,
30, 3, ©, 1860. :
Steinbach (Lux.). — Août.
P. carbonator Gravenhorst.
Cryptus carbonator Grav., Uebers., n° 3772, 1807.
Polysphincta carbonator Grav., Ichn. Europ., T. I,
123, 67, F9, 1829.
Polysphincta carbonator Holmgr., Mon. Pimplar. Suec.,
31, 6, j®, 1860.
Polysphincta carbonator Tasch., Schlupfw. Pimplar.
Deutsch. Faun., 272, 5, J9, 1863.
Polysphincta carbonator Brischke, Ichn. W.u. 0. Preuss.,
7, ©, 1886.
Polysphincta carbonator Thoms., Op. Ent., fasc. XII,
1951, 4, 1888. |
Var. 1 GC Holmgr. Hanches en partie d’un noir
brun. D’après Brischke, chez les femelles les cuisses
sont toujours rouges, les jambes postérieures quelque-
fois noir brun, mais avec la base et le côté intérieur
jaune.
Ceroux-Mousty (Brab.). — Septembre.
P. gracilis Holmgren.
Polysphincta gracilis Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 32,
8, 9, 1860.
Collect. Wesmael.
Steinbach (Lux.). — Août.
299
P. pallipes Holmgren.
Polysphincta pallipes Holmgr., Mon. Pimplar. Suec, 33,
10, J®, 1860.
Steinbach (Lux.). — Août.
P. nigricornis Holmgren.
Polysphincta nigricornis Holmgr., Mon. Pimplar.,
Suec., 33, 11, ©, 1860.
Polysphincta nigricornis Brischke, Ichn. W.u, 0. Preuss.,
7, (j'?), 1880.
Hestreux (Liége).
G. CLISTOPYGA Gravenhorst,
(Ichneumonologia Europæa, T. III, 132, 1829.)
C. incitator Fabricius.
Pimpla incitator Fab., Piez., 117, 24, 1804.
Clistopyga incitator Grav., Ichn. Europ., T. II, 134, 72,
©, 1829.
Clistopyga incitator Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 35, 1,
de, 1860.
Clistopyga incitator Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 273,1, ©, 1863.
Clistopyga incitator Brischke, Ichn. W,. u. O. Preuss., 8,
de, 1880.
Var. 1. © Holmgr. (CL. hœmorrhoidalis Grav.). Écus-
son et extrémité de l'abdomen rouge.
Var. 2. © Holmgr. Face noire, thorax sans taches.
Suivant Brischke, les jambes postérieures sont à leur
base et à leur extrémité de couleur brune.
Groenendael (Brab.), Fleurus (Hain.). — Août.
G. GLYPTA Gravenhorst.
(Ichneumonologia Europæa, T. III, 3, 1829.)
G. ceratites Gravenhorst.
Glypta ceratites Grav., Ichn. Europ., T. II, 18, 8, 49,
1829.
Glypta ceratites Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 38, 5,
de, 1860.
Glypta ceratites Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 275, 1, J9, 1863.
Glypta ceratites Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss., 8, 49,
1880.
Les individus de cette espèce que nous rencontrons
le plus habituellement n’ont qu’un léger liseré rouge
au bord des segments abdominaux.
La variété ' citée par Brischke nous est inconnue.
Parasite : le ' de Earias clorana (Tasch.), Nephro-
pteryx vacciniella (Brischke).
La Hulpe (Brab.). — Juillet.
Ath, Flobecq (Hain.). — Juin.
Heyst, Sainte-Croix (F1, occ.). — Juillet,
Steinbach (Lux.). — Septembre.
G. fronticornis Gravenhorst.
Glypta fronticornis Grav., Ichn. Europ., T. II, 17, 7, d,
1829.
Glypta fronticornis Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 38,
4, TS, 1860.
Glypta fronticornis Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun:, 275, 2, Jj'©, 1863.
Glypta fronticornis Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss., 8,
de, 1880.
Heyst (F1. occ.). — Août,
G. flavolineata Gravenhorst.
Glypta flavolineata Grav., Ichn. Europ., T. III, 27, 13,
de, 1829.
Glypta flavolineata Zett., Ins. Lapp., 376, 15, 49, 1838.
Glypta flavolineata Rtz., Ichn. Forstins., T. I, 121, 2,
1844.
Glypta flavolineata Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 39,
7, d9, 1860.
Glypta flavolineata Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 277, 13, J9, 1863.
Glypta flavolineata Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss., 9,
1880.
Var. Brischke. Couleur brunâtre foncée.
Var. 1 © Holmgr. Scutellum seul jaune.
Var. 2 JC Holmgr. Jambes postérieures fauves,
presque noires aux deux extrémités.
Chez les © nous avons rencontré le postscutellum
souvent jaune.
Collect. Wesmael.,
La Houssière (Hainaut), Bueken, La Hulpe (Brab.).
— Juillet à septembre.
Commun partout.
G.. teres Gravenhorst.
Glypta teres Grav., Ichn. Europ., T. III, 8, 2 49, 1829.
nimes rm rem intete nommée date st ie mie" H ÊR dé LRSS US Sd nd De. 2 nn DS:
PP SP PE
301
Glypta teres Zett., Ins. Lapp., 376, 16, ©, 1838.
Glypta teres Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 40, 10, j®,
1860.
Glypta teres Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch. Faun.,
271, 8, 1863.
Glypta teres Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss., 9,49,1880.
Cette espèce se rapproche du G. consimilis, elle se
distingue de cette dernière par la couleur des pieds, et
par la forme du deuxième et du troisième segment de
l’abdomen, ceux-ci sont plus longs que larges. Le
métathorax est fortement ponctué en dessus, avec
cinq aréoles incomplètement délimitées, la supéro-
médiane est allongée et hexagone.
Brischke est disposé à croire que cette espèce est la
même que la G. lugubrina Holmgr.
Commun. — Juin à septembre.
G. resinanæ Hartig.
Glypta resinanæ Hartig, Jahr. der Haizw., 7, 15, 1836.
Glypta resinanæ Rtz., Ichn. Forstins., T. [, 121, 1844,
Glypta resinanae Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 277, 12, 1863.
Parasite du Tortrix resinana (Tasch., Brischke.).
Steinbach (Lux.). — Août.
G. sculpturata Gravenhorst.
Glypta sculpturata Grav., Ichn. Europ., T, IIL, 7, 14, Ÿ,
1829.
Collect. Wesmael.
Sainte-Croix (FI, occ.). — Août.
G. bifoveolata Gravenhorst.
Glypta bifoveolata Grav., Ichn. Europ., T. III, 25, 12,
de; 1829.
Glypta bifoveolata Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 41,
11, ©, 1860.
Glypta bifoveolata Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 277, 11, J9, 1863.
Glypta bifoveolata Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss., 9,
1880.
D’après Brischke, le deuxième et le troisième seg-
ments de l’abdomen sont carrés, ou un peu plus longs
que larges.
Sainte-Croix (F1. occ.), Tournai (Haïin.), Buysinghen,
Le Ruart (Brab.). — Juillet à septembre.
ds HS re
302
G. incisa Gravenhorst.
Glypta incisa Grav., Ichn. Europ., T. III, 23, 10, 49,
1829.
Glypta incisa Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 277, 10, J©, 1863.
Glypta incisa Brischke., Ichn. W. u. O. Preuss., 9, 49,
1880.
Les aréoles du métathorax des femelles sont moins
bien marquées que chez les mâles.
Brischke cite une femelle avec abdomen rouge et
extrémité brune, jambes fortes et métathorax bien
aréolé; il range cet individu avec doute parmi les
G. incisa.
La Hulpe, Rouge-Cloître, Woluwe-Saint-Lambert
(Brab.). — Juillet, août.
G. scalaris Gravenhorst.
Glypta scalaris Grav., Ichn. Europ., T. III, 24, 11, 9,
1829.
Glypta scalaris Zett., Ins. Lapp., 376, 16, ©, 1838.
Glypta scalaris Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 49, 13,
de; 1860.
Glypta scalaris Brische, Ichn. W. u. O. Preuss., 10,
d'?, 1880.
La description de cette Glypta, faite par Gravenhorst
pour la femelle, diffère, comme le fait observer
Brischke, de celle de Holmgren pour le 49. Les
femelles que nous possédons se rapportent à la des-
cription de Gravenhorst.
La variété © de Brischke nous est inconnue.
Rouge-Cloître (Brab.). — Mai, juin.
À
%
À
|
\
G. pictipes Taschenbergh.
Glypta pictipes Tasch., Schlupfw. Pimpl. Deutsch. Faun.,
276, 7, ©, 1863.
Groenendael (Brab.). — Août.
G. mensurator Fabricius.
Ichneumon mensurator Fabr., System., 338, 56, 1775.
Ichneumon mensurator Villers, 177, 129, 2, 1789.
Ichneumon mensurator Gmel. Ed Linn., 2694, 155, 1788-
1793.
Pimpla mensurator Fabr., Piez., 114, 8, 1804.
Glypta mensurator Grav., Ichn. Europ., T. III, 21,9, 9,
1829.
303
Glypta mensurator Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 277, 9, ©, 1863.
Glypta mensurator Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss., 10,
de, 1880.
Collect. Wesmael.
Blankenberghe, Sainte-Croix (FI. occ.). — Juillet.
G. consimilis Holmgren.
Glypta consimilis Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 40, 9,
de, 1860.
Glypta consimilis Tasch., Schlupfw. Pimplar., Deutsch.
Faun., 276, 6, j'©, 1863.
Nous appelons l’attention des entomologistes sur les
observations de Taschenberg et de Holmgren concer-
nant cette espèce. Le petitnombre d'individus que nous
possédons ne nous permet pas d'exprimer notre opi-
nion.
Un exemplaire © de notre collection se rapproche
pour la coloration des deux premiers segments de la
variété citée par Brischke.
Calmpthout (Anv.). — Septembre.
Rare.
G. lugubrina Holmgren.
Glypta bifoveolata Grav., Ichn. Europ., T, III, 26, 12,
var. 2 0? 1829.
Glypta lugubrina Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 41, 12,
de; 1860.
Beersel (Brab.). — Août.
G. vulnerator Gravenhorst.
Glypta vulnerator Grav., Ichn. Europ., T. IE, 11, 3, J9,
1829. |
Glypta vulneralor Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 42,
14, 9, 1860.
Glypta vulnerator Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 276, 4, J9, 1863.
Glypta vulnerator Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss., 10,
©, 1882.
Le métathorax présente les cinq aréoles complètes.
Villers-la-Ville (Brab.). — Août.
G. hæsitator Gravenhorst.
Glypta hœsitator Grav., Ichn. Europ., T. III, 12, 4, G9,
1829.
Glypta hϾsitator Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 49, 15,
de, 1860.
Glypta hϾsitator Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 276, 5, J'9, 1863.
Glypta hœsitator Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss., 10,
de, 1882.
Parasite du Grapholita nebritana (Brischke).
Tourneppe (Brab.). — Août.
G. LYCORINA Holmgren.
(Conspectus Generum Pimplar. Sueciæ, 126, 1860.)
(Monographia Pimplar. Sueciæ, 43, 1860.)
L. triangulifera Holmgren.
Lycorina triangulifera Holmgr., Conspect. Gen. Pim-
plar. Suec., 126, 1860.
Lycorina triangulifera Holmgr., Mon. Pimplar. Suec.,
43, 1, j©, 1860.
Vivier-d’Oie, Verrewinkel, Rixensart, Le Ruart
(Brab.). — Août.
G. SCHIZOPYGA Gravenhorst.
(Ichneumonologia Europæa, T. III, 125, 1829.)
S. podagrica Gravenhorst.
Schizopyga podagrica Grav., Ichn. Europ., T. III, 127,
68, F9, 1829,
Schizopyga podagrica Holmgr., Mon. Pimplar. Suec.,
45, 1, JS, 1860.
Schizopyga podagrica Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss.,
11, , 1880.
Forêt de Soignes (Brab.). — Août.
S. varipes Holmgren.
Schizopyga varipes Holmgr., Consp. Reg. Acad. Scient.
Holm., 71, 3, '?, 1856.
Schizopyga varipes Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 45,
2, F9, 1860.
Orval (Lux.). — Août.
S. tricingulata Gravenhorst.
Schizopyga tricingulata Grav., Ichn. Europ., T. III, 129,
69, «', 1829.
Schizopyga tricingulata Brischke, Ichn. W. u. O.
Preuss., 118, ç;', 1882.
Collect, Wesmael.
305
S. minuta Gravenhorst.
Schizopyga minuta Grav., Ichn. Europ., T. ILE, 151, 71,
©, 1829.
Collect. Wesmael.
G. COLPOMERIA Holmgren.
(Conspectus Generum Pimplar. Sueciæ, 1860.)
(Monographia Pimplar, Sueciae, 44, 1860.)
C. lævigata Holmgren.
Colpomeria lævigata Holmgr., Mon. Pimplar. Suec.,
44,1, j®, 1860.
Beersel, Ruart, Buysinghen, Rouge-Clottre (Brab.).
— Mai.
G. ARENETRA Holmgren.
(Conspectus Generum Pimplar. Sueciae, 128, 1860.)
A. tomentosa Gravenhorst.
Banchus tomentosus Grav., Ichn. Europ., T. IIT, 376, 1,
©, 1829.
Arenetra tomentosa Holmgr., Consp. Gen. Pimplar.
Suec., 128, 1866.
Arenetra tomentosa Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 46,
2, SQ, 1860.
Arenetra tomentosa Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss., 11,
1880.
Deux exemplaires capturés au mois d’août à St-Gilles
dans un jardin, chaussée de Charleroi (Bruxelles).
G. LAMPRONOTA Haliday.
(Annals of Nat. Hist., vol. IL, ...)
L. nigra Gravenhorst.
Phytodietus niger Grav., Ichn. Europ., T. II, 935, 318,
©, 1829.
Bassus affinis Zett., Ins. Lapp., 382, 23, J'9, 1838.
Cylloceria nigra Schiodte, Gen. et Spec. Ichn. 93, 1, 49,
1839.
Chalinocerus longicornis Rtz., Ichn. Forstins.,T. III, 130,
d, 1852.
Lampronota fracticornis Haliday, Ann. of. Nat. Hist.,
VOL: IE, 12.
Lampronota nigra Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 47, 1,
de, 1860.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 4 1x 97. 23
Lampronota nigra Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 294, 1, J'©, 1863.
Lampronota nigra Brischk., Ichn. W. u. O. Preuss., 11,
de, 1880.
Commun dans tout le pays de juin à septembre.
L. caligata Gravenhorst.
Phytodietus culigatus Grav., Ichn. Europ.,T. II, 936, 319,
de, 1829.
Bassus nuntiator Zett., Ins. Lapp., 381, 22, JQ, 1838.
Cylloceria caligata Schiodte, Gen. et Spec. Ichn., 95, 3,
de, 1839.
Lampronota crenicornis Haliday, Ann. of Nat. Hist.,
vol. II, 121.
Lampronota caligata Holmgr., Consp. Reg. Acad. Scient.,
128, 1859.
Lampronota caligata Holmgr., Mon. Pimplar. Suec. , 48,
3, 9, 1860.
Lampronota caligata Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 295, 2, JO, 1863.
FRERES caligata Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss.,
11, JS, 1880.
Commun dans beaucoup d’endroits du pays. — Juin
à septembre.
L. marginator Schiodte.
Cylloceria marginator Schiodte, Gen. et Spec. Ichn., 24,
2, J®, 1839.
Lampronota marginator Holmgr., Mon. Pimplar. Suec.,
47,2, 9, 1860.
Lampronota marginator Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss.,
10, J9, 1882.
Bousval, Le Ruart, Saint-Job (Brab.). — Juin.
G. SYZEUCTUS Foerster.
(Syn. d. Fam. u. Gatt. der Ichn., fam. 16, g. 9, p. 167, 1868.)
S. maculatorius Fabricius.
Bassus maculatorius Fabr., Syst Piez., p. 96, n. 9, 1804.
Lissonota maculatoria Grav., Ichn. Europ., T. IL, 60, 33,
de, 1829.
Lissonota maculatoria Boheman, Act. Holm., p.117,1852.
Lissonota maculatoria Holmg., Mon. Pimplar. Suec., 48,
1, 9, 1860.
Lissonota maculatoria Tasch., Schlupfw. Pimpl. Deutsch.
Faun., 281, 1, 1863.
NT ET 2 SO
307
Lissonota maculatoria Brischke, Ichn. d. Prov. W. u. 0.
Preuss., 11, 49, 1880.
Lassonota maculatoria Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 759,
1, 9, 1877.
Syzeucta maculatoria Thoms., Op. Ent., fasc. XIII, 1115,
1, 1889.
Ce bel insecte est de coloration assez variable; Gra-
venhorst en décrit trois variétés et même une qua-
trième sur un individu incomplet, nos deux spécimens
femelles se rapprochent du type de Gravenhorst; le
clypeus est jaune à son bord.
Beverloo (Limb.), Calmpthout (Anv.). — Juillet.
S. bicornis Gravenhorst.
Lissonota bicornis Grav., Ichn. Europ., T. III, 91, 49, 49,
1829.
Lissonota bicornis Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 283, 11, J©, 1863.
Lissonota bicornis Brischke, Ichn. d. Prov. W. u. O.
Preuss., 12, ©, 1880.
Syzeucta bicornis Thoms., Op. Ent., fasc. XIII, 1415, 3,
©, 1889.
La variété J9 Grav. avec ‘toutes les cuisses
rouges se rercontre chez nous; comme l’indiquent
Brischke et Taschenberg, on trouve des individus des
deux sexe: avec un liséré jaune aux orbites frontales et
externes; chez une de nos femelles les orbites faciales
sont jaunes,
La Hulpe, Val-d’Argent (Brab.), Oostmalle (Anv.). —
Juillet.
G. LISSONOTA Gravenhorst.
(Ichneumonologia Europæa, T. III, 30, 1829.)
L. parallela Gravenhorst.
Lissonota parallela Grav., Ichn. Europ., T. III, 79, 43,
de, 1829.
Lissonota parallela Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 49,
2, F9, 1860.
Lissonota parallela Tasch., Schlupfw. Deutsch. Faun.,
282, 5, JS, 1863.
Lissonota parallela Brischke, Ichn. W. u. O0. Preuss., 11,
de, 1880.
Lissonota parallela Thoms., Op. Entom., fasc. VIII, 764,
18, 1877.
308
Variable pour la coloration des segments de l’abdo-
men. Nos spécimens ® ont la base du premier seg-
ment de l’abdomen noire, les deuxième, troisième,
quatrième et chez un autre le cinquième d’un rouge
fauve, avec l’extrémité noire.
Nous ne connaissons pas les variétés de Graven-
horst, ni celle de Holmgren.
Sainte-Croix, Heyst (FI. occ.), Beverloo (Limb.),
Tourneppe, Beersel (Brab.). — Juillet.
L. perspicillator Gravenhorst.
Lissonota perspicillator Grav., Ichn. Europ., T. III, 86,
47, J®, 1829.
Lissonota perspicillator Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss.,
14,:02#1880:
Brischke donne la © du L. perspicillator de Graven-
horst, comme une variété du L. parallela; c’est éga-
lement l’opinion de Taschenbergh.
Robuste, noire, tête large, ponctuée, vertex non
échancré. Thorax luisant au-dessus, mat sur les côtés,
ponctuation serrée. Métathorax avec des vestiges
d’aréoles marquées par des nervures longitudinales
incomplètes, la postéro-médiane seule bien limitée.
Scutellum très proéminentavec quelques points épars.
Premier segment de l’abdomen courbé, segments
lisses, luisants, ponctuation fine et espacée. Tarière
de la © d’un tiers plus longue que tout le corps. Han-
ches postérieures robustes, de la longueur du premier
segment de l’abdomen.
Mandibules et clypeus jaunes, deux points jaunes
peu visibles au bas de la face, vers l’angle du clypeus.
Orbites faciales bordées de jaune dans la moitié de
leur hauteur; cette bordure est d’inégale largeur, elle
gagne le vertex, puis s’interrompt pour continuer aux
orbites externes par un court liséré, jusqu’à leur
milieu.
Le cou porte une tache jaune légèrement inter-
rompue en son milieu, et qui se continue jusqu’à
l’angle inférieur du pronotum, mais en s’amincissant;
l’angle supérieur du pronotum est également jaune.
Il existe un point jaune en dessous des ailes, et un
autre point de même couleur au-dessus de chaque
hanche intermédiaire et postérieure. Mésothorax
garni en son milieu de deux lignes jaunes d’inégale
309
largeur, parcourant toute sa longueur pour se ter-
miner en avant du scutellum. Les segments de l’ab-
domen et les pieds sont pour la coloration conformes
à la description de Gravenhorst.
Beverloo (Limb.), Heyst (FI. occ.), Rosières (Brab).
— Août.
L. bellator Gravenhorst.
Lissonota bellator Grav., Ichn. Europ., T. IIT, 106, 60,
de, 1829.
Lissonota bellator Holmg., Mon. Pimplar. Suec., 49, 3,
d'?, 1860.
Laissonota bellator Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 284, 14, j'©, 1863.
Lissonota bellator Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss., 11,
d'?, 1880.
Lissonota bellator Thoms., Op. Ent., fase. VIII, 765, 21,
1877.
Var. 1 Lissonota argiola Grav., Ichn. Europ. T. IIT, 83,
45, dj, 1829.
La L. argiola j Grav. est considérée par Holmgren
comme une variété du L. bellator & Scutello flavo-
notato, marginibus apicalibus segmentorum abdominis
rufis vel rufo-testaceis. »y Taschenberg donne à cette
variété un écusson jaune, la même couleur se rencontre
aux côtés inférieurs et en dessous du thorax.
Taschenberg considère avec doute la L. linearis 9
Gr. comme une variété du L. bellator. Cette variété se
présente avec « Spiegelzelle unvolständig, kleiner von
Kürper, hinterrucken mit seichter langsfurche, die bei
der Stammart nie so deutlich, und seichtem längsein-
drucke auf den 1 Segmente. »
Bueken, Tourneppe, env. de Bruxelles (Brab.), La
Houssière (Haïin.), Steinbach (Lux.). — Juillet, août.
Commun.
L. commixta Holmgren.
Lissonota commixta Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 50,
4, 9, 1860.
Lissonota commixta Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss.,
11, G9, 1880.
Lissonota commixta Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 766,
29, ©, 1877 ; fasc. XIII, 1421, 23, 1889.
La coloration des deuxième et troisième segments
de l’abdomen peut être, suivant Holmgren, Brischke et
310
Thomson, plus où moins fauve ; chez nos exemplaires
le fauve n’est apparent que sur les bords postérieurs.
Brischke décrit une variété j' assez remarquable
par la diversité de sa coloration.
Hoeylaert (Brab.). — Juillet.
Courtrai (FI. occ ).
L. cylindrator Villers.
Ichneumon cylindrator Villers, Ent., 180, 136, 1789.
Lissonota cylindrator Grav., Ichn. Europ., T. III, 102,
58, d?, 1829.
Lissonota cylindrator Holmgr., Mon. Pimplar., Suec.,
51, 5, J9, 1860.
Lissonota cylindrator Tasch., Schulpfw. Fam. Deutsch.
Faun., 284, 15, 9, 1863.
Lissonota cylindrator Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss.,
12, J9, 1880.
Lissonota cylindrator Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 762,
11,1877.
Parasite du Tapinostola Elymii (Brischke). (
Heyst, Blankenberghe, Ste-Croix (F1. occ.), Enghien
(Hain.), Hoeylaert, Ceroux-Mousty (Brab.), Calmp-
thout (Anv.). — Juillet à septembre.
L. rimator Thomson.
Lissonota rimator Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 762, 9, | |
1877; fasc. XIII, 1418, 8, 1889.
Collect. Wesmael.
L. verberans Gravenhorst.
Lissonota verberans Grav., Ichn. Europ., T. IIL, 93, 50,
©, 1829.
Lissonota verberans Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 51,
7,9, 1860.
Lissonota verberans Tasch., Schlupfw. Fam. Deutsch.
Faun., 285, 16, ©, 1863.
Lissonota verberans Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 764,
19, d'®, 1877; fasc. XIIT, 1420, 20, 49, 1889.
Suivant Thomson, la L. verberans mâle Grav. (que
nous ne connaissons pas) est le même insecte que la
L. insignita Grav.(Thoms. loc. cit.).
Groenendael, Ceroux-Mousty (Brab.). — Juillet,
août.
L. lineata Gravenhorst.
Lissonota lineata Grav., Ichn. Europ., T. III, 82, 44, gd,
1829.
311
Lissonota lineata Thoms., Op. Ent., fasc. XIIT, 1420,
de, 1889.
Cet insecte est considéré par Thomson comme
espèce distincte. Nos spécimens sont plus grands que
ceux du bellator, ils mesurent 11 mill., le méta-
thorax fortement ponctué ne porte aucune trace
d’aréole.
Ostende (FI. occ.). — Août.
L. decimator Gravenhorst.
Lissonota decimator Grav., Ichn. Europ., T. III, 96, 52,
de, 1829.
Lissonota decimator Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 51,
8, S9, 1860.
Lissonota decimator Tasch., Schlupfw., Deutsch. Pimpar.
Faun., 284, 13, J'9, 1863.
Collect. Wesmael,
Diest (Brab.). — Août.
Bouillon (Lux.). — Juillet.
L. conflagrata Gravenhorst.
Lissonota conflagrata Grav., Ichn. Europ., T,. III, 95, 51,
©, 1829.
Lissonota conflagrata Tasch., Schlupfw. Pimplar. d.
Deutsch. Faun., 284, 12, ©, 1863.
Sainte-Croix (FI. occid.). — Mai.
L,. altipes Holmgren.
Lissonota altipes Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 53, 12,
©, 1860.
Lissonota altipes Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 761, 6,
1877.
Ath (Hain.), Saint-Gilles (Brab.). — Août.
L. maculata Brischke.
Lissonota maculata Brischke, Ichn. W. u. O0. Preuss.,
12, ©, 1880. |
Le seul individu que nous possédons porte bien,
sur l’abdomen, les macules noires qui lui ont fait
donner son nom; le second segment est marqué de la
tache médiane, ainsi que le troisième, où cette tache,
plus petite, est divisée en deux.
Ceroux-Mousty (Brab.). — Août.
L. pectoralis Gravenhorst.
Lissonota pectoralis Grav., Ichn. Europ., T. IIT, 69, 37,
d', 1829.
Rouge-Cloître (Brab.). — Mai.
À La D 1
312
L. sulphurifera Gravenhorst.
Lissonota sulphurifera Grav., Ichn. Europ., T. III, 39,
18, J'®, 18929.
Lissonota sulphurifera Holmgr., Mon. Pimplar. Suec.,
93, 14, 1860.
Lissonota sulphurifera Tasch., Schlupfw. Fam. Deutsch.
Faun., 286, 23, J9, 1863.
Lissonota sulphurifera Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss.,
13, JS, 1880.
Lissonota sulphurifera Thoms., Op. Ent., fasc. VIII,
162, 10, J9, 1877.
Nous avons des exemplaires avec le bord du troi-
sième segment de l’abdomen jaune foncé ou presque
rougeûtre. La ligne jaune des orbites internes est
quelquefois très ténue et très courte; chez un mâle,
les hanches antérieures n’ont qu’un petit point jaune.
Parasite du Hadena suffuruncula (Brischke).
Heyst, Sysseele, Sainte-Croix (F1. occ.), Schaffen
(Limb.), Verrewinkel, Rixensart, Buysinghen (Brab:),
La Houssière (Hain.). — Juillet, août, septembre.
Commun.
L. carbonaria Holmgren.
Lissonota carbonaria Holmg., Mon. Pimplar. Suec., 54,
15,9, 1860. |
Steinbach (Lux.).
L. leptogaster Holmgren.
Lissonota leptogaster Holmg., Mon. Pimplar. Suec., 55,
18, , 1860.
Lissonota leptogaster Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss.,
14, dj, 1880.
Lissonota leptogaster Thoms., Op. Ent., fasc. XIII, 1417,
6, 1889.
Plusieurs auteurs réunissent cette espèce au Phyto-
dietus blandus Gr. ou au Phytodietus calceolatus Gr. ;
elle ressemble beaucoup au L. altipes Holmg.
Bueken (Brab.). — Juin.
L. antennalis Thomson.
Lissonota antennalis Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 765,
20, ©, 1877; fasc. XIII, 1423, 22, 1889.
Diest (Brab.). — Août.
L. biguttata Holmgren.
Lissonota biguttatu Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 55,
19, ©, 1880.
code out mnt Me hat ic ste te EDR ES LÉ Sa GS
313
Lissonota biguttata Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 767,26,
©, 1877; fasc. XIIT, 1422, 27, 1889.
Forêt de Soignes (Brab.). — Mai.
L. variabilis Holmgren.
Lissonota variabilis Holmg., Act. Holm., 93, 9, 1854.
Lissonota variabilis Holmg., Mon. Pimplar. Suec., 56, 21,
de, 1860.
Lissonota variabilis Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss., 14,
de, 1880.
Tourneppe (Brab.). — Août.
L. quadrinotata Gravenhorst.
Lissonota quadrinotata Grav., Ichn. Europ., T. IL, p.58,
n.34, ©, 1899.
Langeveld (Brab.). — Juillet.
L. lateralis Gravenhorst.
Lissonota lateralis Grav., Ichn. Europ., T. III, 73, 39,
©, 1829.
Lissonota lateralis Holmgr., Mon. Pimpl. Suec., 56, 22,
®, 1860.
Lissonota lateralis Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 283, 8, ©, 1863.
Lissonota lateralis Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss., 14,
©, 1880.
Lissonota lateralis Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 766, 24,
©, 1877; fasc. XIII, 1422, 24, ©, 1889 («J —= culici-
formis Grav.).
Lissonota culiciformis Grav.,Ichn. Europ., T. III, 66, 35,
d', 1829.
Lissonota culiciformis Holmgr., Mon. Pimpl. Suec., 60,
31, dj, 1860.
Lissonota culiciformis Tasch., Schlupfw. Pimpl. Deutsch.
Faun., 282, 4, «y, 1863.
Lissonota culiciformis Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss.,
17, d', 1880.
Collect. Wesmael,
Beverloo (Limb.), Bruges (F1. occ.), Verrewinkel
(Brab.), La Houssière (Hain.). — Juillet-août.
L. deversor Gravenhorst.
Lissonota deversor Grav., Ichn. Europ., T. III, 59, 32,
de; 1829.
Lissonota deversor Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 283, 9, J9, 1863.
Collect. Wesmael.
314
L. segmentator Fabricius.
Pimpla segmentator Fab., Piez., 114, 8, 1804.
Lissonota segmentator GER. on. ua PS 28,
de, 1829 (ex. variet.).
Lissonota segmentator Zett., Ins. Lapp., 384, 5, 1838.
Lissonota segmentator Holmgr., Mon. Pimplar. Suec.,
57, 24, 9, 1860. :
Lissonota segmentator Tasch., Schlupfw. Pimpl. Deutsch.
Faun., 285, 17, J9, 1863.
Lissonota segmentator Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss.,
14, 9, 1880.
Lissonota segmentator Thoms., Op. Ent., fasc. VIIT, 769,
30, J®, 1877.
Parmi le grand nombre d'individus que nous possé-
dons, nous en avons trouvé présentant le clypeus
tomenteux, particulièrement à son bord libre, mais
jamais complètement comme l’indique Thomson, pour
en faire une espèce sous le nom de L. clypearis.
Arlon (Lux.), Bruges (F1. occ.), Auderghem, Bois
de Soignes (Brab.). — Mai à août.
Commun.
L. fracta Taschenbergh.
Lissonota fracta Tasch., Schlupfw. Pimpl. Deutsch.
Faun., 285, 18, 9, 1863.
Chez cette espèce les deuxième et troisième seg-
ments de l’abdomen sont plus longs que larges, et
finement ponctués ; chez le L. segmentator ces mêfnes
segments sont presque carrés et à ponctuation forte.
Les autres caractères indiqués nous paraissent peu
apparents sur les spécimens que nous avons pu sépa-
rer du L. segmentator.
Beverloo (Limb.), Bruges (FI. occ.), “stenbbel
(Lux.), Bueken, Groenendael (Brab.). — Juillet-août.
L. gracilenta Holmgren.
Lissonota gracilenta Holmgr., Mon. Pimpl. Suec., p. 57,
n° 26, ©, 1860.
Steinbach (Lux.). — Août.
L. occupator Gravenhorst.
Lissonota occupator Grav., Ichn. Europ., T. III, 100, 56,
©, 1829.
Lissonota occupator Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., in nota, 1863.
Collect. Wesmael.
Campine (Limb.), — Août.
919
L. pallipes Gravenhorst.
Lissonota pallipes Grav., Ichn. Europ., T. III, 55, 29,
1829.
Taschenberg, dans une note, dit que cette espèce lui
paraît être un Pièmpla (Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., p. 290.)
Collect. Wesmael,
Ghlin (Haiïin.). — Mai.
G. XENACIS Foerster.
(Syn. d. Fam. u. Gatt. d. Ichn., 167, 10, 1868.)
X. caligata Gravenhorst.
Lissonota caligata Grav., Ichn. Europ., T. IIL, 38, 16,
1829.
Lissonota caligata Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 53, 13,
d?, 1860.
Lissonota caligata Tasch., Schlupfw. Pimpl. Deutsch.
Faun., 286, 22, j©, 1863.
Lissonota caligata Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 760, 3,
1877 ; fasc. XIII, 1417, 5, 1889.
Henacis? caligata Brischke, Ichn. d. Prov. W. u. O0.
Preuss., 18, ©, 1880.
Suivant Brischke l’abdomen peut être noir, le bord
des segments abdominaux intermédiaires n'étant pas
constamment ferrugineux, c’est également l’avis de
Taschenberg.
Ghlin, Tournai (Hain.), Calmpthout (Anv.), Groe-
nendael (Brab.). — Août-septembre.
G. MENISCUS Schiôdte.
(Magaz. de Zool. Ins., p. 10, 1839.)
M. setosus Fourcroy.
Ichneumon setosus Fourc., Ent. Paris., 395, 6, 1785.
Ichneumonimmaculatus Gmel., Ed. Linn.,2698,2607?1788.
Lissonota setosa Grav., Ichn. Europ., T. III, 35, 14, 49,
1829.
Lissonota setosa Ratz., Ichn. d. Forstins., T.I, 109, 1, 1844.
Meniscus setosus Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 61, 1,
de, 1860.
Meniscus selosus Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 288, 1, j9, 1863. :
316
Meniscus setosus Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss., 18,
de; 1880.
Lissonota setosa Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 763, 12,1877;
fasc. XIII, 1419, 12, 1889.
Parasite du Cossus ligniperda.
Assez commun à Fleurus (Hain.) sur de vieux saules.
— Août.
M. catenator Panzer.
Ichneumon catenator Pz., ed. Schæff.,T. XX, f.10, ©,1792.
Ichneumon lineolaris Gmel. et Linn., 2701, 291, 1788.
Lissonota catenator Grav., Ichn. Europ.,T. IIT, 45, 23, ©,
1829.
Lissonota catenator Ratz., Ichn. der Forstins., T. III, 107,
9, 1852.
Tryphon excavator Zett., Ins. Lapp., 384, 2, ©, 1838.
Meniscus catenator Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 61, 2,
de, 1860.
Meniscus catenator Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 288, 2, J©, 1863.
Meniscus catenator Brischke, Ich. W. u. O. Preuss., 18,
do?, 1880.
Lissonota catenator Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 763, 13,
1877.
Ghlin (Hain.), Steinbach (Lux.), Groenendael, Boits-
fort, Buysinghen, Bueken, Campenhout (Brab.). —
Mai, juin.
M. agnatus Gravenhorst.
Lissonota agnata Grav., Ichn. Europ., T. IIT, 44, 22, ©,
1829.
Meniscus agnatus Holmgr., Mon. Pimpl. Suec., 61, 3, 9,
1860.
Meniscus agnatus Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 288, 3, 1863.
Meniscus agnatus Brischke, Ichn. Prov. W.u. O. Preuss.,
18, 9, 1880.
Lissonota agnata Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 763, 15,
1877; fasc. XIII, 1419, 14, 1889.
Carlsbourg (Lux.).
M. pimplator Zetterstedt.
Tryphon pimplator Zett., Ins. Lapponic., 384, 3, 0, 1838.
Meniscus pimplator Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 621,
4, ©, 1860.
917
Lissonota impressor (var 1-2 Grav.) sc. Tasch., Schlupfw.
Pimplar. Deutsch. Faun., 288, 4, 9, 1863.
Meniscus pimplator Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss.,
18, JS, 1880.
Lissonota pimplator Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 763,
16, ©, 1877; fasc. XIII, 1419, 15, 1889.
Parasite du Sesia formicæformis (Brischke).
Calmpthout (Anvers), Buysinghen, Groenendael
(Brab.), Fleurus (Hain.). — Août-septembre.
M. murinus Gravenhorst.
Lissonota murina Grav., Ichn. Europ., T. III, 99, 54, ©,
1829.
Tryphon albitarsorius Zett., Ins. Lapp., 385,7, J9, 1838.
Meniscus murinus Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 62, 5,
de, 1860.
Meniscus murinus Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 289, 8, J9, 1863.
Meniscus murinus Brischke, Ichn. W. u. O0. Preuss., 18,
©, 1880.
Lissonota murina Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 763, 14,
1877.
Mont-Saint-Aubert, Ath (Hain.), Saint-Job, Rixen-
sart (Brab.). — Mai-juin.
M. elector Gravenhorst.
Lissonota elector Grav., Ichn. Europ., T. Ill, 73, 40, 49,
1829.
Meniscus elector Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 289, 7, J9, 1863.
Lissonota elector Thoms., Op. Entom., fasc. VIII, 764,
1877 ; fasc. XIII, 1420, 18, 1889.
Oostcamp (F1. occ.), Auderghem (Brab.).— Mai-août.
M. impressor Gravenhorst.
Lissonota impressor Grav., Ichn. Europ., T. III, 50, 27,
de, 1829.
Lissonota suborbitalis Grav., Ichn. Europ., T. III, 42, 20,
1829 (sec. Tasch.).
Lissonota impressor Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 59,
30, ©, 1860.
Meniscus impressor Tasch., Schlupwf. Pimplar. Deutsch.
Faun., 289, 6, j'©, 1863.
Lissonota impressor Thoms., Op. Ent., fasc. XIII, 1419,
13, 1889.
318
Cette espèce a les crochets des tarses postérieurs à
peine pectinés dans leur partie basilaire.
Beverloo (Limb.), Sainte-Croix, Sysseele (F1. ocC.),
Boitsfort, Bueken (Brab.). — Septembre.
M. tomentosus Gravenhorst.
Laissonota tomentosa Grav., Ichn. Europ., T. III, 46, 24,
©, 1829.
Meniscus tomentosus Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 289, 5, ©, 1863.
Bois de la Cambre. — Mai.
G. PHYTODIETUS Gravenhorst.
(Ichneumonologia Europæa, T. II, 928, 1829.)
P. segmentator Gravenhorst.
Phytodietus segmentator Grav., Ichn. Europ., T. Il, 944,
325, d9, 1829.
Phytodietus segmentator Holmgr., Mon. Pimplar. Suec.,
63, 4, J©, 1860.
Phytodietus segmentator Tasch., Schlupfw. Pimplar.
Deutsch. Faun., 291, 1, J'©, 1863.
Phytodietus segmentator Brischke, Ichn. W. u. O.
Preuss., 18, j9, 1880.
Phytodietus segmentator Thoms., Op. Ent., fasc. VIII,
113:5,09, 1877.
Parasite du Grapholitha roborana, Tortrix ribeuna,
lævigana, cidaria, galiaria, etc. (Brischke).
Sainte-Croix (FI. occ.), Mont-St-Aubert, Ath (Hain.),
Spa (Liége), Calmpthout (Anv.), Rixensart (Brab.). —
Août. |
P. coryphæus Gravenhorst.
Phytodietus coryphæus Grav., Ichn. Europ., T. IT, 945,
326, ©, 1829.
Phytodietus coryphæus Holmgr., Mon. Pimplar. Suec.,
62, 1, ©, 1860.
Phytlodietus coryphæus Tasch., Schlupfw. Pimplar.
Deutsch, Faun., 292, 2, ©, 1863.
Phytodietus coryphæus Brischke, Ichn. W. u. O0. Preuss.,
18, ©, 1880. k
Parasite du Penthina salicana, Grapholitharoborana,
Tortrix viridana (Brischke).
Lierre (Anv.), Ste-Croix, Heyst (FI. occ.), Fleurus
(Hain.). — Mai à août.
Cr
DRESSÉ
LS
319
ji P. rufipictus Brischke.
Fi P hytodietus rufipictus Brischke, Ichn. W.u. O. Preuss.,
La 19, ©, 1880.
Ê Mont: Lenclus (FI. or.). — Mai.
11 P. crassitarsis Thomson.
ë Phytodietus crassitarsis Thoms., Op. Ent., fasc. VIII,
. 774, 6, 1877.
Mont-Lenclus (F1. or.). — Septembre. .
P. albipes Holmgren.
Phytodietus albipes Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 63,
3, ©, 1860.
Phytodietus albipes Thoms., Op. Ent., fasc. VIIT, 773, 3,
©, 1877.
Stockel (Brab.). — Septembre.
P. obscurus Desvignes.
Phytodietus obscurus Desv., Cat. of Britisch Ichn. in
coll. of the British Museum, 69, 10, J9, 1856.
Phytodietus obscurus Holmgr., Mon. Pimplar. Suec.,
64, 5, J®, 1860.
Collect. Wesmael, Diest. — 1848.
P. plantarius Gravenhorst.
Phytodietus plantarius Grav., Ichn. Europ., T. II, 941,
324, ©, 1829.
Phytodietus plantarius Tasch., Schlupfw. Pimplar.
Deutsch. Faun., 292, 3, ©, 1863.
Collect. Wesmael.
Diest.
P. femoralis Holmgren.
Phytodietus femoralis Holmgr., Mon. Pimplar. Suec.,
64, 6, 9, 1860.
Collect. Wesmael.
Rouge Cloître (Brab.). — Juillet.
r
G. CRYPTOPIMPLA Taschenberg.
EE Hlanfrespen Familie, Pimplariæ der Deutsche Fauna, 292, 1863.)
C. microtamia Gravenhorst. |
Phytodietus microtamius Grav., Ichn. Europ., T. II, 933,
317, ©, 1829.
Crytopimpla microtamia Tasch., Schlupfw. Pimplar.
Deutsch. Faun., 293, 1, ©, 1863.
Phytodietus microtamius (—Mesolept. modestus Grav.),
de, Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss., 19, 9j, 1880.
320
Cryptopimpla microtamia Thoms., Op. Ent., fasc. XIII,
1426, 1, 1889.
Stockel (Brab.), Tournai, Mariemont (Hain.). —
Mai-juillet.
C. blanda Gravenhorst.
Phytodietus blandus Grav., Ichn. Europ., T. II, 932, 315,
©, 1829.
Cryptopimpla blanda Tasch., Schlupfw. Pimpl. Deutsch.
Faun., 294, 3, ©, 1863.
La ponctuation assez grosse et serrée du métathorax
ne laisse pas voir distinctement les aréoles, elles sont
au nombre de quatre en avant et de deux en arrière,
les supéro-médiane et postéro-médiane sont confon-
dues.
Schelle (Anv.), La Hulpe, Buysinghen (Brab.). —
Août-septembre.
C. calceolata Gravenhorst.
Phytodietus calceolatus Grav., Ichn. Europ., T. IT, 937,
321, ©, 1829.
Cryptopimpla calceolata Tasch., Schlupfw. Pimplar.
Deutsch. Faun., 294, 4, ©, 1863.
Lissonota calceolata (Phytodietus © Grav.) Brischke,
Ichn. W. u. O. Preuss., 13, ©, 1880.
Bueken (Brab.). — Août.
G. XORIDES Gravenhorst.
(Ichneumonologia Europæa, T. III, 845, 1829.)
X. albitarsus Gravenhorst.
Xorides albitarsus Grav., Ichn. Europ., T. III, 849, 15,
©, 1829.
Xorides albitarsus Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 66, 5,
d'; 1860.
Xorides albitarsus Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 301, 1, 9, 1863. Ù
Xorides albitarsus Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss., 20,
?, 1880.
Parasite du Prionus coriarius, obs. du D' Fromont.
Tervueren (Brab.).
X. nitens Gravenhorst.
Xorides nitens Grav., Ichn. Europ., T. III, 847, 13, 9,
1829.
321
Xorides nitens Holmg., Mon. Pimplar. Suec., 65, 1, 49,
1860.
Xorides nitens Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch. Faun.,
302, 3, d'?, 1863.
Xorides nitens Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 774, 1, 1877.
Prairies de Beersel (Brab.) sur vieux bouleaux. —
Juillet 1887.
X. collaris Gravenhorst.
Xorides collaris Grav., Ichn. Europ., T. IL, 848, 14, G9,
1829.
Xorides collaris Holmg., Mon. Pimplar. Suec., 65, 2, 49,
1860.
Xorides collaris Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 302, 2, ©, 1863.
Parasite du Callidium luridum (Tasch.).
Rouge-Cloître (Brab.). — Juin 1886.
G. POEMENIA Holmgren.
(Conspectus generum Pimplariarum Sueciæ, 66, 1860.)
P. tipularia Holmgren.
Poemenia tipularia Holmg., Mon. Pimplar. Suec., 67, 2,
©, 1860.
Yvoir (Namur), Forest (Brab.).— Juin.
Prairies de Beersel (Brab.) sur vieux bouleaux. —
Juillet 1886.
P. brachyura Holmgren.
Poemenia brachyura Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 67,
3, 1860.
Prairies de Beersel (Brab.). — Juillet 1886.
G. XYLONOMUS Gravenhorst.
(Ichneumonologia Europæa, T. III, 819, 1829.)
X. filiformis Gravenhorst.
ne Xylonomus filiformis Grav., Ichn. Europ., T. III, 830, 7,
de; 1829.
Xylonomus filiformis Rtz., Ichn. d. Forstin.,T. I, 123, 1,
1844.
Xylonomus filiformis Holmgr., Mon. Pimplar. Suec.,
68, 1, ©, 1860.
Xylonomus filiformis Tasch., Schlupfw. Pimp. Deutsch.
Faun., 300,1, J9, 1863.
ANNALES DR LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 4 IX 9. 24
322
Xylonomus filiformis Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 775,
EAST
Parasite d’Astynomus œdilis, Rhagium inquisitor
(Tasch.), Saperda scalaris (D' Fromont).
Rouge-Cloître, Tervueren (Brab.). — Mai.
X. irrigator Fabricius.
Bassus irrigator Fabr., Piez., 97, 15, 1804.
Xylonomus irrigator Grav., Ichn. Europ., T. III, 837,
10, J'?, 1829.
Xylonomus irrigator Rtz., Ichn. d. Forstins., T. I, 193, 2,
1844.
Xylonomus 1rrigator Zett., Ins. Lapp.;, 382, 24, 9,
1838. :
Xylonomus irrigator Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 69,
3, > 1860.
Xylonomus irrigator Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 300, 3, J?, 1863.
Xylonomus trrigator Thoms., Op. Ent., fasc. VIII, 775,
2ASTT:
Parasite de Liparis monacha et de Rhagium indaga-
tor (Tasch.).
Prairies de Beersel (Brab.), sur vieux bouleaux. —
Juin 1886.
Ormignies (Hain.). — Mai.
G. MITROBORIS Holmgren.
(Monographia Pimplariarum Suecciæ, 72, 1860.)
M. cornuta Ratzeburg.
Xorides cornutus Rtz., Ichn. d. Forstins., T. Il, 108, 14,
1848.
Mitroboris cornuta Holmgr., Mon. Pimplar. Suec., 72, 1,
de, 1860,
Mitroboris cornuta Tasch., Schlupfw. Pimplar. Deutsch.
Faun., 303, j9?, 1863.
Parasite de Saperda carcharias (Tasch.) et de
Liopus nebulosus (D° Fromont).
Tervueren, chemin de Rosières, La Hulpe (Brab.).
— Mai-juillet.
4
323
G. ODONTOMERUS Gravenhorst.
(Ichneumonologia Europæa, T. IIT, 851, 1829.)
O. dentipes Gmelin.
Ichneumon ruspator Fourceroy, 397, 12, 1785,
Ichneumon dentipes Gmelin, Ed. Linn., 2719, 384, 1788,
Odontomerus dentipes Grav., Ichn. Europ., T. III, 854,
47, 49, 1829.
Odontomerus dentipes Rtz., Ichn. d. Forstins., T. IL, 107,
11, 1848.
Odontomerus dentipes Holmgr., Mon. Pimplar. Suec.,
13, 1,9, 1860.
Odontomerus dentipes Tasch., Schlupfw. Pimp. Deutsch.
Faun., 304, 1, J9, 1863.
Odontomerus dentipes Brischke, Ichn. W. u. O. Preuss.,
29, J'9, 1884.
Avenue de Lorraine, chemin de Rosières, La Hulpe
(Brab.). — Juin.
Genck (Limb.). — Août.
TABLE
Les noms d'espèces en caractères ilaliques sont des synonymes.
Acœnites Gravenhorst.
arator Rossi .
dubitator Pz.
rufipes Gr.
saltans Gr.
Apechtis Fürster.
rufata Gmel..
Aphanoroptrum Fôrster.
ruficorne Gr.
Arenetra Holmgren.
tomentosa Gr.
Bassus Fallen.
affinis Zett.
irrigator Fab.
maculatorius Fab.
nuntiator Zett.
Banehus Gravenhorst.
tomentosus Gr. .
Chalinocerus Rtz. *
longicornis Rtz.
Clistopyga Gravenhorst.
incitator Fab.
Pages
276
276
217
277
286
297
305
305
JR
306
306
305
299
Coleocentrus Gravenhorst.
caligatus Gr.
croceicornis Gr.
excitator Poda. .
excilalor Wesm.
Colpomeria Holmgren.
lævigata Himg. .
Cryptopimpla Tasch.
blanda Gr.
calceolata Gr.
microtamia Gr. .
Cryptus Gravenhorst.
carbonator Gr. .
dubilator Fab.
examinalor Fab.
insligator Fab. .
maculator Fab. .
maculatorius Fab. .
oculatorius Fab.
roborator Fab. .
turionellæ Fab. .
Cylloceria Schiôdte.
caligala Schiôdte
marginalor Schiôdte.
nigra Schiôdte .
Dolomérista Thomson.
mandibularis Gr. . .
Pages
279
275
279
275
305
320
320
319
298
276
284
282
288
306
290
287
289
306
306
305
296
PO PR SR RS OS CU VO
Ephialtes Gravenhorst.
abbreviatus Thoms.
antefurcalis Thoms.
brevicornis Tschek.
carbonarius Christ.
catulus Kriechb.
extensor Lin.
gracilis Schrank.
linearis Kriechb.
manifestator Lin.
mesocentrus Gr.
musculus Kriechb.
Epiurus Thomson.
calobata Thoms.
graminellæ Thoms.
Glypta Gravenhorst,.
bifoveolata Gr. . 8
bifoveolata var. 2 Gr. 9.
ceratites Gr. .
consimilis Himg.
flavolineata Gr.
fronticornis Gr.
hæsitator Gr.
incisa Gr. . É
lugubrina HImg.
mensurator Fab.
pictipes Tasch. .
resinanæ Hart. .
scalaris Gr.
seulpturata Gr. .
MC. + . 1,
vulnerator Gr.
Ichneumon Gravenhorst.
arator Rossi.
brassicariæ Poda. .
carbonarius Christ.
catenator Pz.
cylindrator Vill.
dentipes Gmel. .
eæcitator Poda.
Pages
extensor Line, «2. 11,
geminatorius Pz.
illecebralor Rossi
immaculatus Gmel.
inquisilor Scop.
lineolaris Gmel.
maculator Fab. .
mensurator Fab.
oculatorius Fab.
percontatorius Müll. .
perlatus Christ.
persuasorius Gr.
roborator Fab. .
rufatus Gmel.
ruspator Fourc.
scanicus Vill.
setosus Fourc.
sticticator Thunb. .
superbus Schranck.
turionellæ Lin.
Lampronota Halid.
caligata Gr. .
crenicornis Halid. .
fracticornis Halid.
marginator Schiôdte. .
nigra Gr. .
Lissonota Gravenhorst.
agnata Gr.
altipes HImg.
antennalis Thoms .
argiola Gr.
bellator Gr,
bicornis Gr. .
biguttata Himg.
calceolata Gr.
caligata Gr. . l
carbonaria Himg. .
catenator Gr.
commixta Himg.
conflagrata Gr. .
culiciformis Gr.
cylindrator Gr. .
decimator Gr.
326
deversor.Gr..
elector Gr.
fracta Tasch..
gracilenta HIlmg.
impressor Gr.
impressor Thoms. .
impressor var. 1, 2 Gr.
lateralis Gr. .
lateralis HImg. .
leptogaster Hlmg. .
lineata Gr.
maculata Brischke.
maculatoria Gr..
murina Gr.
occupator Gr.
pallipes Gr. .
parallela Gr...
pectoralis Gr.
perspicillator Gr.
pimplator Gr.
rimator Thoms..
ruficornis Gr.
segmentator Fab. .
setosa Gr.
suborbitalis Gr. .
sulphurifera Gr.
tomentosa Gr.
variabilis HImg.
verberans Gr.
Lycorina Holmgren.
triangulifera HImg.
Maerus Gravenhorst.
croceicornis Gr.
longiventris Gr.
Meniseus Schicdte.
agnatus Gr.
catenator Pz.
elector Gr.
impressor Gr.
murinus Gr. .
pimplator Zett. .
Pages
913
317
314
314
1
317
317
913
313
312
310
311
306
317
314
919
307
311
308
O1
310
297
314
316
317
312
318
313
310
304
279
275
316
316
317
317
317
316
setosus Fourc.
tomentosus Gr. .
Mesoelistus Fôrster.
rufipes Gr.
Mesoleptus Gravenhorst.
modestus Gr.
Mitroboris Holmgren.
cornuta Rtz..
Pages
315
318
217
319
322
Odontomerus Gravenhorst.
dentipes Gmel. .
Perithous Holmgren.
mediator Fab.
varius Gr.
Phytodietus Gravenhorst.
albipes Himg.
blandus Gr. .
calceolatus Gr. .
chrysostomus Gr. .
coryphœus Gr. .
crassitarsis Thoms .
femoralis Himg.
microlamius Gr.
niger Gr. .
obscurus Dervil.
plantarius Gr.
rufipictus Gr.
segmentator Gr.
Pimpla Fabricius.
alternans Gr.
angens Gr.
arclica Zett. .
arundinator Fab.
brevicornis Gr. .
323
280
281
319
320
320
297
318
319
319
319
305
319
319
319
318
289
290
286
291
294
brunnea Brischke..
calobata Gr. .
cicatricosa Rtz. .
clavata Fab. .
detrita Himg.
didyma Gr.
examinator Fab.
examinator Gr. .
exætensor Fab.
flavicans Gr.
flavicoxis Thoms.
flavipes Gr. j
flavonotata Himg. .
graminellæ Hlmg. .
graminellæ Gr.. .
graminellæ Tasch.
Gravenhorsti Tasch.
Holmgreni Schmied. .
illecebrator Rossi. .
instigator Fab. .
lævigata Tschek.
lapponica Zett. .
maculator Schmied.
mandibularis Gr.
mediator Fab.
mensurator Fab. ÿ
nigri-scaposa Thoms. .
nucum Rtz. .
oculatoria Fab. .
ornata Gr.
ovivora Bohem.
persuasoria Fab.
pictipes Gr.
roborator Gr.
rufata Gmel.
ruficollis Gr.
scanica Vill. .
scanica (auct. ex parte)
segmentator Fab.
spuria Gr. à
stenostigma ‘T'homs.
stercorator Fab.
stercorator Fab.
terebrans Rtz.
tricincta Thoms.
turionellæ Lin. .
turionellæ Gr.
Pages
292
292
288
278
292
293
284
284
280
281
286
294
286
291
292
291
293
291
284
282
295
286
289
296
280
302
294
292
290
291
290
277
293
287
286
289
288
289
314
286
294
294
291
292
289
285
285
varicornis Fab. .
ventricosa Tschek.
velula Gr.
viduata Gr.
Poemenia Holmgren.
brachyura Himg.
tipularia Himg. .
Polysphineta Gravenhorst,.
Bohemani Himg.
carbonator Gr. .
gracilis Himg.
multicolor Gr.
nigricornis Hlmg. .
pallipes Himg. .
percontatoria Müll.
varipes Gr.
Rhyssa Gravenhorst.
clavata Gr.
curvipes Gr. .
persuasoria Lin.
superba Hlmg. .
Schizopyga Gravenhorst.
minuta Gr.
podagrica Gr.
tricingulata Gr. .
varipes Himg.
Stilbops Fürster.
vetula Gr.
Syzeuctus Fôrster.
bicornis Gr. .
maculatorius Fab. .
Thalessa Holmgren.
clavata Fab. .
327
Pages
287
293
296
288
321
321
298
298
298
298
299
299
297
297
278
278
277
278
305
304
304
304
296
307
306
278
328
curvipes Gr. .
superba Schrank.
Theronia Holmgren.
flavicans Fab.
Tromatobia Thomson.
oculatoria Fab. .
Tryphon Gravenhorst.
albitarsorius Zett. .
excavator Zett. .
pimplator Zett. .
Pages
278
277
281
290
317
316
316
Xenacis Fürster.
caligata Gr.
Xorides Gravenhorst.
albitarsus Gr.
collaris Gr.
nitens Gr..
Xylonomus Gravenhorst,
filiformis Gr.
irrigator Gr.
Pages
315
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
IX
Assemblée mensuelle du 4 septembre 1897
PRÉSIDENCE DE M. TOSQUINET, Vice-Président.
La séance est ouverte à 8 heures.
M. le professeur D' Aug. Forel, de Zurich, y assiste.
Décisions du Conseil. Ont été admis en qualité de membres effec-
tifs : MM. Filippo Silvestri, de Bevagna (Italie), spécialiste en Myrio-
podes et présenté par MM. Severin et Lameere; baron Raoul de
Vrière, premier secrétaire de légation à Zedelghem, s’occupant de
Coléoptères et présenté par MM. Clavareau et Severin.
Travaux pour les Annales. L'Assemblée vote l'impression des
mémoires annexés à Ce numéro.
Communications. M. Forel fait une conférence sur les mœurs des
Fourmis de l’Amérique du Sud qu’il a eu l’occasion d’observer en
Colombie et aux Antilles; sa communication se trouve résumée
ci-après.
— M. Lameere annonce, de la part de M. Thirot, la capture, à
Ixelles, d’un exemplaire de la var. Sohesti Capronnier de Leucoma
Salicis.
La séance est levée à 9 1/2 heures.
COMMUNICATION VERBALE
SUR LES
MŒURS DES FOURMIS DE L’AMÉRIQUE TROPICALE
par M. Aug. Forel (1).
Le voyage de quelques semaines que j'ai pu faire en Colombie et
aux Antilles m’a permis d'observer les mœurs des Fourmis du
groupe des Attides qui est spécial à l'Amérique tropicale.
(1) Résumée par M. Aug. Lameere.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 15 x1 97. 25
330
Déjà, en 1884, j'avais fait remarquer que les genres Apterostigma,
Cyphomyrmex et Glyptomyrmex, placés par Mayr parmi les Crypto-
cérides,appartiennent en réalité aux Attides. J'étais loin de me douter
alors que cette affirmation, basée uniquement sur des considérations
morphologiques, serait confirmée un jour par des observations
biologiques, et que le groupe entier des Attides trahirait la parenté
des diverses formes qui le constituent par une incontestable commu-
nauté de mœurs.
L'on sait que Belt avait déjà soupçonné que les « découpeuses de
feuilles » devaient se servir de leur récolte pour l'élevage de champi-
gnons ; depuis, Müller a établi le fait d’une manière indiscutable
par la découverte au Brésil de « Pilzgarten » dans les nids superfi-
ciels ou souterrains des Acromyrmex Mülleri, discigera, sublerra-
nea, etc.
Ces Acromyrmex représentent vis-à-vis de l’évolution un terme
inférieur aux grandes Atta dont Müller n’a pas pu étudier les
mœurs ; ainsi qu’on le verra plus loin, j’ai pu m’assurer que, comme
on pouvait le prévoir, ces puissantes fourmis, non seulement
cultivent aussi des champignons, mais qu’elles sont arrivées à
établir cette culture sur une échelle beaucoup plus grande que leurs
congénères, les petites Acromyrmex.
D'autre part, Müller a observé que les Apterostigma font égale-
ment des Jardins à champignons, mais leurs Pilzgarten sont encore
très incomplets : ils consistent simplement en des amas de détritus
nutritifs, d’excréments de chenilles, que ces fourmis inférieures
recueillent autour de leur nid. Quant aux Cyphomyrmex, qui repré-
sentent le genre le moins perfectionné de tout le groupe, elles
constituent également des champignonnières rudimentaires, mais
pas toutes; il y a quelques espèces qui ne font pas de culture.
Ces Cyphomyrmex se rapprochent le plus des Ceratobasis, qui se
rattachent elles-mêmes aux Rhopalothrix, et ces dernières à leur
tour unissent le groupe aux Strumigenys, qui sont des deux mondes.
L'évolution morphologique et l’évolution biologique des Attides
offrent donc un remarquable parallélisme : issus de Strumigenys, les
Attides, qui sont exclusivement de l’Amérique tropicale, ont com-
mencé par montrer la structure et les mœurs encore simples des
Cyphomyrmex et Aplerostigma pour se développer en découpeuses
de feuilles, d’abord chétives comme les Acromyrmex, puis en Atta.
La taille exceptionnelle de ces dernières est probablement due à
l'excellence de leurs procédés de nutrition.
J'ai pu, en Colombie, confirmer les découvertes de Müller relatives
au genre Acromyrmex et, de plus, observer les mœurs de trois
espèces d’Atta, les A. sexdens, A. cephalotes et À. laevigata, qui se
remplacent successivement au fur et à mesure que l’on s'élève sur
391
les montagnes, la dernière forme ne se montrant guère qu’à une
hauteur de 1,000 mètres.
L’Attu sexdens construit des nids immenses qui ont jusqu'à
4°50 de haut et 9 mètres de diamètre. Il y en a de plus grands et de
plus petits. Armé d’une grande pelle, je me suis approché d’un nid,
accompagné de. deux blancs et d’un Indien, non sans avoir pris les
précautions nécessaires pour empêcher les fourmis de nous entrer
dans les manches ou de nous grimper aux jambes.
De grands cratères s’ouvrent à la surface du nid : j’en ai compté de
trente à quarante, et ils donnent lieu à un mouvement de va-et-vient
énorme; par les uns on voit entrer en masse les ouvrières moyennes
qui apportent les feuilles destinées à former les couches à champi-
gnons; par les autres on voit sortir une multitude d’ouvrières
qui viennent déposer au dehors, sous forme de boulettes, les résidus
inutilisables des cultures.
Tant que je me suis contenté d'observer ce manège, les Fourmis ne
m'ont rien fait, mais lorsque j'ai attaqué la paroi du nid à la pelle,
une armée de grosses ouvrières se sont précipitées sur moi et m'ont
mis instantanément les mains en sang.
Par la brèche d’un mètre carré environ que j'ai pu faire, j'ai
aperçu dans le nid vingt ou trente jardins à champignons, et il est
probable que ce nid en renfermait plusieurs centaines : nous
sommes loin de l’unique Pilzgarten des Acromyrmex!
Ces couches à champignons sont tout à fait semblables à celles que
Müller a décrites : elles constituent aussi de volumineuses masses de
consistance friable, et Müller, à qui j'ai communiqué des échantillons,
a reconnu que c’est aussi le Rhozites gongylophora qui est cultivé par
les Afta comme par les Acromyrmex.
Dans les nids d’Afta sexdens, j'ai vu les énormes larves des femelles
couvertes de petites ouvrières comme d’un manteau : ces ouvrières
restent attachées à la larve lorsque l’on met celle-ci dans l’alcool.
C’est là un phénomène dont je ne m'explique pas la signification.
J’ai pu constater encore que les Atta se transportent les unes les
autres comme les Formica rufa.
Le nid de l’Atfa cephalotes est plus souterrain que celui de l’Atta
sexdens; les découpeuses de feuilles sont de taille plus petite que
celles de cette dernière espèce; par contre, il existe une caste de
neutres de très forte taille, de vrais soldats que l’on ne voit sortir
du nid qu’en cas d’attaque; à l’intérieur, ils ne restent point cepen-
dant inoccupés : ils broyent les feuilles qui formeront les couches à
champignons. Celles-ci sont aussi nombreuses que celles de l’Atta
sexdens et ont toujours le même aspect, étant aussi constituées par
le Rhozites gongylophora.
Quant au nid de l’Atta laevigata, il ne fait pas ou à peine saillie
EC LÉ
332
au-dessus du sol, et il est tellement souterrain que je ne suis
pas parvenu à l’atteindre, bien que j'aie creusé la terre à un mètre
de profondeur. Je n’ai donc pu apercevoir les Pilzgarten que cette
espèce doit évidemment posséder, puisque l’on voit quantité de
Fourmis pénétrer dans'les longs canaux souterrains qui mènent
au nid et y apporter des feuilles découpées.
L'observation des mœurs des Attides m'engage à considérer
comme des genres les formes qui y avaient été jusqu'ici rattachées
comme sous-genre sans que l’on connût leur biologie. C’est ainsi
que les Mycocepurus, qui ne dépassent pas la taille de 2 millimètres,
doivent constituer un genre particulier : elles font des jardins à
champignons ressemblant à ceux des Cyphomyrmex, et, par con-
séquent, inférieurs à ceux des Atta. Il en est de même des
Trachymyrmex et des Sericomyrmex, chez lesquels les Pilzgarten
sont également peu développés. \
Je parlerai encore de deux faits intéressants que j’ai observés aux
Antilles. |
À la Martinique, le Camponotus sexgutlatus fait son nid à l’aisselle
des feuilles d’une Graminée et réunit, au moyen de carton, les
feuilles au chaume ; à la Barbade, cette même espèce, ou du moins
des individus offrant à peine une variation de couleur, ne
fabriquent pas de carton.
Un Dolichoderus vit sur les arbres dans le nid en carton qu’il a
dérobé à une espèce de Termite, après avoir délogé celui-ci. Dans le
même nid, mais dans d’autres cases, on voit une petite Fourmi de
2 millimètres à peine, un Cremastogaster : les deux espèces vivent
côte à côte, en bonne intelligence, dans des appartements différents
mais en communication ouverte; elles ne s’attaquent pas quand
on les mêle, etelles sortent ensemble en files pour aller à la maraude.
C’est la première fois qu’une association de ce genre est constatée
chez les fourmis.
PRINCIPAUX INSECTES
NUISIBLES AU TABAC DE LA SEMOÏIS,
par VW. lbeprez.
I. — GÉNÉRALITÉS
En 1888 parut pour la première fois une étude approfondie sur
les ennemis du tabac. Elle était due au professeur Lindeman, qui la
publia dans le Bulletin de la Société impériale des naturalistes de
Moscou sous ce titre : Die Schädlichsten Insekten des Tabak in Bessa-
339
rabien. Ce mémoire se compléta par différents articles que
publièrent les revues d'Angleterre, de Hollande et de Bavière.
L'année 1890 vit paraître Die Krankheilen und Beschädigungen
unserer Kulturpflanzen, remarquable ouvrage du docteur Kirchner,
de l’Académie de Hohenheim. Au mot Tabak — Nicotiana Taba-
cum L.—, le savant professeur énumère les ennemis de cette Solanée ;
et, s'inspirant de la méthode du docteur Ritzema Bos, il les classe
d’après la partie du végétal à laquelle ils s’attaquent de préfé-
rence (!).
Malgré la rare érudition des deux œuvres précitées, il ne nous a
pas été possible d'y trouver la description de certains des dégâts
subis par le tabac de la Semois. A cela, rien de trop étonnant.
Chaque région ayant sa faune propre et, comme le remarque avec
tant de justesse Le professeur Lindeman, les insectes indigènes se
rejetant à la longue sur le tabac, il s’ensuit que les ravages se
diversifieront d’une contrée à l’autre. Dans cet article, nous décri-
rons ceux propres à la région de la Semois, nous indiquerons les
insectes qui les ont occasionnés, ainsi que les moyens préconisés
pour y remédier.
Une erreur de certains agriculteurs semble avoir favorisé les
attaques des insectes et leur multiplication extraordinaire.
D’après des renseignements pris sur place, le tabac avait été
cultivé dans les mêmes champs pendant plus de vingt années
consécutives.
Il y a là une grave violation de la loi si rationnelle de l’alternance
des cultures. La plante ainsi traitée devait s’affaiblir et ne pouvait
présenter qu’une faible résistance à ses nombreux ennemis.
II. — LARVES D'ÉLATÉRIDES
En 1896, un conférencier agricole nous apporta un certain
nombre de larves connues des cultivateurs sous le nom de vers
jaunes ou fil de fer, et nous fit connaître les dégâts considérables
qu’elles occasionnent au tabac de la Semois. Ces larves sont jaunes,
dures, luisantes, légèrement aplaties, les mâchoires et le menton
sont allongés, soudés ensemble dans toute leur étendue et logés
dans une échancrure. Chaque mâchoire est surmontée d’un palpe
de trois articles et d’un lobe biarticulé placé près de la mandibule
correspondante. Le sommet du menton présente une languette
pourvue de palpes à deux articles. Ce sont là, nous sembla-t-il, les
(1) Ce procédé, suivi d’ailleurs dans tout l’ouvrage, simplifie de beaucoup les
recherches et recommande cet auteur à tous ceux qui désirent déterminer
rapidement au moins le genre d'insectes nuisibles qu’ils ont sous la main.
334
caractères des larves d’Élatérides; le docteur Candèze, le savant
spécialiste en cette matière, nous confirma dans cette opinion.
Les auteurs (‘) qui traitent de ces larves donnant des descriptions
trop peu détaillées, impossible pour le moment de se prononcer
quant à l'espèce à laquelle elles appartiennent. C’est ce que recon-
nut également le docteur Candèze. Aussi nous conseilla-t-il de
rechercher dans les champs dévastés l'espèce d’Élatéride la plus
commune ou d'essayer l’élevage de quelques larves.
Dans le commencement de juin dernier, nous fimes plusieurs
excursions dans les villages de Rochehaut, de Alle et de Membre,
où les dégâts sont le plus accentués.
Les jeunes plantes avaient été repiquées depuis une quinzaine de
jours, et déjà un grand nombre succombaient, rongées par les larves
d'Élatérides.
L’Athous niger L. et le Corymbites œæneus L. sont les espèces que
nous avons le plus souvent rencontrées. Le Corymbites latus, qui a
beaucoup d’affinités avec ce dernier, ne se voit pas plus souvent
dans les plantations de tabac que dans le reste de la région.
Contrairement à ce qu'avait observé pour la Bessarabie le profes-
seur Lindeman, ces vers étaient ici les principaux destructeurs.
Ces larves s’introduisent généralement au niveau des racines,
pénètrent jusqu’au cœur de la tige
et remontent en creusant une ga-
lerie cylindrique variant de un à
deux centimètres de longueur.
D’autres fois, elles entament la
partie de la tige sous terre pour
sortir au niveau du sol ou bien à
la naissance des feuilles. Les toutes
jeunes plantes, ainsi minées, luttent
encore quelque temps, le tabac
ayant une grande force de vitalité;
mais, et surtout, sous l’action d’une
—_ chaleur solaire intense, elles ne
tardent pas à se faner et à se flétrir.
Si le tabac n’est attaqué qu'après
un développement de trois à quatre
Plante de tabac rongée par le ver jaune. semaines, sa résistance sera bien
plus considérable et l’arrêt subit ou le retard de la croissance
révèlent seuls le malheureux sort auquel il est voué. Et, par suite,
le tiers et parfois la moitié de la plantation doit être renouvelée.
C’est un vrai désastre.
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(1) BeuiG. Beitrag zur Metamorphose der Käferfamilie der Elateriden.
Deut. Entom., Zeitschr. XX VIII, 1888.
399
Par quels moyens préviendra-t-on ces ravages?
Tout d’abord, avant la plantation, le plombage énergique des terres.
L'efficacité de ce procédé est reconnue par tous les agriculteurs.
Eux-mêmes nous firent remarquer que les terres non travaillées
étaient moins infestées que les autres. Reconnaissons toutefois,
avec le docteur Kirchner, qu'avant l’opération ci-dessus il y aurait
des avantages inappréciables à pratiquer des labours profonds et
le hersage qui amènent à la surface les larves, qui seraient ainsi
livrées en pâture à nombre d'oiseaux.
Pour l’extermination des insectes parfaits, le même professeur
recommande de semer sur les champs dévastés certains appâts
empoisonnés. Ce procédé sera prochainement essayé.
On répandra sur les lieux infestés de petites bottes de trèfle
fraichement coupé et trempées préalablement dans une solution à
10 p. c. de Schweinfürter Grün ou arsenite de cuivre.
Le révérend Père Ad. Renard recommande de placer, la nuit, des
trognons de choux ou d’enfoncer dans le sol des tranches de
pommes de terre. Les larves s'y réuniront en masse.
Le tubercule du topinambour peut aussi servir de plante-piège.
IT. — AGROTIS SEGETUM Schiff.
Dans la première quinzaine de juillet, on signale l'apparition
d'un nouvel ennemi, chenille que les cultivateurs dénomment
ver gris, ver noir.
Elle est de couleur gris foncé; chacun de ses segments porte
quatre points dorsaux disposés en trapèze et trois points latéraux
placés en triangle au-dessus des pattes; tous ces points sont de
couleur noire et portent chacun un poil. En outre, on distingue
trois lignes parallèles et blanchâtres, dont une dorsale.
À ces marques, nous reconnûmes l’Agrothis segetum Schiff. ou
Noctuelle des moissons. Le docteur Staudinger, à qui nous commur-
niquâmes un échantillon de l’espèce, partagea complètement notre
opinion.
Pendant le jour, le ver gris se tient caché ou dans la terre, ou
sous des pierres, ou sous des débris de végétaux. La nuit, il quitte
sa retraite pour dévorer les feuilles d’un grand nombre de plantes
basses. De plus, il s’attaque volontiers aux céréales et particulière-
ment au blé. Le docteur Kirchner fait connaître que cette chenille
ronge les racines du tabac, mais nul n’a remarqué qu’elle s’atta-
quait également à la tige.
Le procédé qu’emploient certains cultivateurs pour prévenir les
ravages des larves d’Élatérides, trouve aussi son application pour la
chenille qui nous occupe.
336
Dans un sol tassé, non ameubli, les larves et les chenilles ne
circulent que difficilement. Cette circonstance aurait-elle influé sur
les mœurs de la Noctuelle? Tandis que dans un sol meuble elle
ronge les racines du tabac, dans un sol non travaillé elle reste à la
surface et coupe horizontalement les tiges (!). Ainsi nous l’affir-
maient les cultivateurs.
Des expériences particulières, répétées un grand nombre de fois,
ont parfaitement corroboré ces dires.
1° expérience. — Une chenille enfermée avec une plante de tabac
fixée dans de la terre meuble, creusait une galerie et disparaissait.
Vingt-quatre heures plus tard, la racine du tabac était rongée. Le
docteur Kirchner relate cette même observation.
2 expérience. — Quand, au contraire, la terre était dure et com-
pacte, la chenille essayait d’y pénétrer. Après s’être épuisée en
vains efforts, elle coupait une des feuilles inférieures et, celle-ci
tombée, se réfugiait dessous pour le reste du jour. Le soir venu,
elle sortait de sa cachette. Le lendemain, la tige de la plante était
coupée et en partie rongée.
3° expérience. — En plaçant près du tabac une laitue, nous avons
pu remarquer que la
Noctuelle s’attaquait
de préférence à celle-
ci. Une déduction na-
turelle, c’est que, dans
les plantations de ta-
bac, la laitue servirait
utilement de plante
d’appât pour l’Agrotis
segelum.
Ces expériences, et
le grand nombre
de chenilles trouvées
sous les plantes cou-
pées, nous indiquè-
retn d’une façon pé-
remptoire les auteurs
de ces dégâts. Mais
ce qui ne nous laissa
a. Poils de tabac, — b. Trachées ou muscles, — aucun doute, ce fut
c. Débris de fibres végétales. l'examen microsco-
pique du contenu intestinal de la Noctuelle. Il révéla quantité de
(1) Le révérend Père Ad. Renard fait observer d’une façon générale qu’elle
coupe les végétaux au collet, Ennemis de la betterave, 1896.
"
pin à LL E
337
poils caractéristiques qu’on ne rencontre qu'aux tiges du tabac. Ces
poils sont composés de quatre cellules juxtaposées à parois
épaisses, allongées et diminuant de volume vers la pointe;
ils portent à leur extrémité une glande arrondie et de cou-
leur verte. À cette dernière preuve incontestable, on pour-
rait ajouter celle-ci, qu’il ne se trouve dans les plantations
de tabac aucun autre insecte capable de ravages semblables.
Quant aux procédés de destruction, aucun auteur n’en a
signalé, jusqu’à présent, un seul qui soit efficace. La plupart
conseillent le changement de culture.
Peut-être les Hyménoptères parasites de la Noctuelle se
multiplieront-ils en quantité suffisante pour détruire ce
dangereux ennemi du tabac.
dan poil Quelques expériences que nous avions entreprises dans
Re Je but de nous assurer de l'identité de la chenille (Agrotis
segetum Schiff. ou À. exclamationis Linn., espèce très voisine) nous
ont fourni l’occasion d'observer le cas de parasitisme déjà signalé
par le révérend Marshall : sur dix éclosions, il se trouvait neuf
papillons et un Amblyteles armatorius Fôrst,
Les Annales ichneumonologiques citent encore deux autres enne-
mis naturels de la Noctuelle : Amblyteles vadatorius Illig. et À, Pan-
zeri Ws.
IV. — THRIPS TABACI Lindeman.
Vers le milieu du mois d'août, un cultivateur de la Semois nous
envoya à l’examen quelques échantillons de plantes de tabac.
Certaines feuilles étaient frisées ; la plupart des nervures principales
étaient rongées de distance en distance, et de petites taches brunâtres
et blanchâtres avoisinaient les points attaqués.
Ces caractères rappellent la maladie que le professeur Lindeman
nomme Thripskrankheit, causée par le Thrips Tabaci Lind. Elle fait
son apparition dès le mois de juin, mais n’atteint son plus haut
période que vers le milieu du mois d'août. À notre grand regret,
nous n'avons pu constater sur place ces derniers détails. Il en
résulte qu’il ne nous a pas été donné de connaître l’insecte parfait,
ni sa larve; car, ainsi que le professeur russe déjà cité le fait remar-
quer dans son mémoire, les larves arrivées au terme de leur
croissance se projettent à distance à la moindre secousse imprimée
à la plante.
Comme les larves sont transportées dans les champs avec les
plantes à repiquer, il s'ensuit que le meilleur procédé de destruction
est de désinfecter celles-ci avant de les replanter.
A cet effet, on emploiera le pétrole ou le Persische Insekten-
pulver.
3 38
Les plantes à repiquer étant déposées dans une caisse, l’on
soupoudre avec l’insecticide ou l’on arrose avee une émulsion de
pétrole. Au bout de deux à trois minutes, toutes les larves sont
mortes.
V. — MALADIE MOSAIQUE (Mosaïikkrankheit).
Bien qu’elle ne soit pas occasionnée par un insecte, cette maladie
mérite cependant d’être signalée.
Au début du mal apparaissent des taches d’un vert pâle qui
bientôt deviennent blanchâtres et transparentes. Elles ont de deux
à trois millimètres de diamètre et s’observent entre les nervures et
à la partie supérieure des feuilles, tandis que les taches engendrées
par le Thrips Tabaci naissent à la partie inférieure.
Quand la plupart des feuilles d’une plante sont ainsi attaquées, la
section de la tige présente des lignes brunâtres, quelquefois visibles
à la surface.
Cette maladie a été observée en Angleterre, en Hollande, en
Russie, en Autriche et également dans le sud-ouest de la France,
où on la désigne sous le nom de Melle.
M. le professeur Ed. Prillieux, dans son ouvrage Maladies des
plantes agricoles, lui reconnaît une origine bacillaire, tandis que le
professeur Lindeman, F. v. Thümen et D' Mayer (') soutiennent,
preuves à l’appui, une opinion contraire. Un examen microsco-
pique très attentif ne nous a révélé la présence d’aucun bacille. Au
dire des cultivateurs, cette maladie s’étend de plus en plus et
occasionne chaque année des pertes assez considérables. Aucun
remède n’a été signalé jusqu’à présent.
En terminant cet article, nous adressons tout particulièrement
nos remerciements à M. le baron Paul de Moffarts, qui nous a
communiqué avec sa complaisance habituelle bien des renseigne-
ments; à M. Vanderijst, inspecteur-adjoint de l’agriculture, qui a
mis à notre disposition sa science et sa bibliothèque, et au révé-
rend Frère Madir-Joseph, à la gracieuseté de qui nous sommes
redevables de bien des renseignements.
(1) F, v. Tuumen. Die Mosaïkhkrankheit des Tabak. Wiener Landw. Zeitung,
1886.
Dr A. Mayer. Ueber die Mosaïkhkrankhheit des Tabahk. Landw. Versuchsta-
tionen, 1885, XXXII.
339
REMARQUES
SUR LE
GENRE EURYPTERA SERV., DU GROUPE DES LEPTURIDES
ET DESCRIPTION
D'UNE ESPÈCE NOUVELLE DE BOLIVIE,
par le HE. P. Belon, ©. P.
Le groupe des Lepturides vraies, tel qu’il a été constitué par
Lacordaire (Genera, VIII, 427), se compose d’un certain nombre de
genres, dont les diagnoses n’ont pas été rédigées avec assez de pré-
cision pour en fixer rigoureusement les limites. Plusieurs des carac-
tères que l’on regarde à bon droit comme principaux sont énumérés
dans la formule, mais ne conviennent pas à chacune des espèces
que les descripteurs ont attribuées, par exemple, au genre Euryp-
tera Serv. Aussi, à moins de se guider d’après le faciés très tranché
de ces insectes, est-il fort difficile de reconnaître sans hésitation
leur place systématique.
Il est plus difficile encore de les comprendre dans une définition
commune, tant les exceptions sont nombreuses et importantes. On
a même constaté un cas d’aberrance portant sur les organes qui
caractérisent essentiellement la sous-famille des Lepturides : chez
l'E. planicoxis Bates, — l’auteur le fait expressément remarquer
(Trans. Ent. Soc. Lond., 1892, p. 159), — les hanches antérieures
ne sont nullement saillantes et ne dépassent pas le niveau de la lame
prosternale. Une autre anomalie se manifeste — à des degrés divers,
il est vrai, — dans la brièveté insolite des tarses postérieurs ; mais
si, pour ce motif, Pascoe a eu quelque doute sur l'attribution de sa
lyciformis au genre Euryptera, il ne semble pas que Bates ait beau-
coup hésité à y rapporter ses fulvella et atripennis. Je ne parle que
pour mémoire de l’erreur commise par Serville en assignant des
antennes de douze articles au type de son genre : ni l'E. latipennis,
ni les autres espèces publiées depuis, ne comptent plus de onze
articles à ces organes. L'insertion antennaire a lieu plus ou moins
(parfois à peine) en deçà du bord antérieur des yeux. La proportion
relative et la configuration des articles 3 à 5 sont en outre assez peu
uniformes : tantôt le 4° article est plus court que le 3° et le 5°, qui à
leur tour sont ou ne sont pas subégaux ; tantôt les articles 4° et 5°
sont égaux, et le 5° est plus long que chacun d’eux; tantôt enfin ces
trois articles diffèrent si peu de longueur entre eux qu’il est malaisé
d’en apprécier la mesure. Il y a aussi, selon les espèces, quelques
faibles divergences dans le prolongement du front en une sorte de
340
museau (voir les diagnoses de sericea, mimula, fulvella, etc.), ou
dans la forme des tempes, soit un peu tuméfiées après les yeux
(patricia et longipennis), soit normalement rétrécies en arrière,
L’élargissement postérieur des élytres, à la façon des Lycus, n’a pas
non plus l'importance que Serville semble y attacher dans la défini-
tion générique : ces organes varient d’ailleurs étrangement, relati-
vement courts ou allongés, parallèles ou dilatés vers le Sommet, par-
fois convexes, parfois au contraire plans, ornés ou dépourvus de
petites côtes ou de sillons, tronqués ou échancrés au bout avec
leur angle externe plus ou moins épineux, ou bien séparément
arrondis. Je m’abstiens d’énumérer par le menu les exemples sur
lesquels s’appuie mon assertion ; un simple coup d’œil jeté sur les
diagnoses des dix-huit espèces décrites jusqu’à ce jour donnera vite
la preuve de cette multiplicité de modifications, de leur mélange
irrégulier, et par conséquent de leur valeur purement spécifique.
On serait peut-être tenté de croire que la forme du prothorax
fournit un meilleur élément de délimitation essentielle. Toutefois,
si le corselet des Euryptera affecte, dans la majeure partie des cas,
une apparence campanuliforme et s’il réalise assez bien la plupart
des expressions de Lacordaire, qui le décrit comme « au moins
aussi long que large, fortement rétréci et un peu resserré en avant,
bisinué à sa base, avec ses angles postérieurs aigus et recouvrant
la partie antérieure des élytres », certaines espèces présentent des
divergences plus ou moins notables dans la flexuosité latérale,
tantôt légèrement ou à peine indiquée (sericea et fulvella), tantôt
très accentuée (patricia), et même dans la configuration générale
qui est étroitement triangulaire ou conique (longipennis). Une modi-
fication beaucoup plus considérable se rencontre chez l’insecte de
Bolivie que je vais faire connaître aujourd’hui sous le nom
d’'E. Argodi : le corselet, à marge basale légèrement arquée en
arrière, ne se prolonge point er épine à l’angle postérieur, qui est
émoussé,
Il ressort de ces observations préliminaires que le genre Euryptera
contient des formes disparates et qu’il y aura lieu de rechercher
dans quelle mesure il conviendrait de le sectionner. L’insuffisance
des matériaux à ma disposition ne me permet pas d’entreprendre
cette étude qui, pour avoir des chances de réussite, doit être basée
non seulement sur les diagnoses respectives, — si explicites et con-
sciencieusement rédigées qu’elles soient, — mais sur la confronta-
tion minutieuse des types représentés par des séries assez nom-
breuses d'individus, afin de saisir complètement leurs affinités de
structure et la ligne de démarcation qui les sépare. Faute de con-
naître de visu la plupart des Euryptera décrites, je me contente de
dresser ici, d’après le système de coloration du thorax et des
9341
étuis (1), une sorte de groupement synoptique, qui fournira du
moins une démonstration artificielle des ressemblances et des dis-
semblances existant à ce seul point de vue entre les espèces améri-
caines déjà connues et celle de Bolivie pour laquelle je revendique
le droit de cité,
I. — Élytres uniformément de couleur claire (fauve, orangé,
rougeâtre).
fulvella Bates.
a. Pronotum aussi en entier de couleur claire ;
unicolor Bates.
b. Pronotum mélangé de noir et de fauve en ( princeps Bates.
DAMES PE Re ie ah Nation te
c. Pronotum tout noir. . . . . . . . longipennis Bates.
II. — Élytres mélangées de fauve et de noir, la couleur claire
occupant une partie notable (souvent la moitié antérieure) des
étuis.
h 1. Sommet des élytres de couleur fauve doré, Suture couverte
jusqu’au milieu par une bande noire graduellement rétrécie,
qui est le prolongement de la bande médiane du pronotum.
sericea Bates.
2. Sommet des élytres plus ou moins largement noir.
patricia Bates.
A. Pas de tache, ni de fascie noire sur la \ mimula Bates.
moitié basilaire des étuis . . . . . .) dièmidiata Redt.
venusta Brême.
B. Moitié basilaire des élytres maculée ou fasciée de noir.
a. Pronotum en entier de couleur claire. Une fascie noire
vers le milieu des étuis . . . . . lyciformis Pasc.
b. Pronotum à bords clairs, orné d’une tache ou bande noire
médiane. Ecusson noir, ainsi qu’une tache ronde com-
mune vers la base des étuis . . . . melanura Redt.
c. Pronotum à bords clairs et orné de deux
latipennis Serv.
bandes noires discales, entre lesquelles PET
| a Argodi n. sp.
| existe une bande médiane claire . .
(1) Les espèces rapprochées par la distribution de leurs couleurs et réunies
sous une même phrase du tableau sont fort distinctes entre elles par des carac-
tères plastiques. Elles présentent aussi, aux antennes et aux pattes, des diffé-
rences de coloration qui ont été signalées par les descripteurs, mais que je
m'’abstiens de relever, parce que ces différences sont peu importantes et vrai-
semblablement sujettes à varier.
942
IIT. — Élytres à peine mélangées de fauve et de noir, la couleur
claire réduite à une tache humérale ou seulement marginale en
dessous des épaules.
a. Pronotum à bande médiane noire et bords | lateralis Oliv.
latéraux fauves. costulata Bates.
b. Pronotum en entier de couleur claire. . atripennis Bates.
IV. — Élytres entièrement noires.
a. Pronotum de couleur claire . . . . . ruficollis Pasc.
b. Pronotum tout noir, ou mélangé de fauve
ù chihuahae Bates,
et de noir
EURYPTERA ARGODI n. sp.
Colorum dispositione E. latipenni Serv. valde similis, sed differt
thoracis angulo postico in spinam lateralem haud producto, elytris-
que tri-costulatis apice singulatim subrotundatis. — Caput pone
oculos haud abrupte truncatum sed paulatim angustatum, supra
cum labro et epistomate nigrum, genis vero et partibus inferioribus
testaceis. Antennæ nigræ, articulis 3-6 crassioribus, fere æqualibus,
7-11 paululum decrescentibus ac tenuioribus. Pronotum fere qua-
dratum, lateribus parallelis vix flexuosis, basi arcuatum, supra
paulo inæquale, disco medio et lateribus fulvo-aurantiaco tomento-
sum, vittis duabus nigris. Scutellum fulvo-aurantiacum. Coleoptera
elongata, subparallela, apicibus singulatim subrotundatis, triente
apicali nigra ibique vix ampliora, juxta scutellum nigro-plagiata
(paulo angustius ad basin, latius vero postea usque ad medium cir-
citer), dense fulvo-aurantiaco tomentosa ab humeris ac margine
laterali usque ad trientem apicalem ; intra humerum utrinque bre-
viter sulcata, sutura elevata et tribus costulis utrinque ornata.
Pedes nigri, coxis tamen omnibus basique tibiarum posticarum
plus minusve rufescentibus. Sterna et abdomen nigra, densissime
punctulata ; pube metasterni ochracea, ventris autem albido-sericea
et tenuissima. — Long. 9 mill.; lat. elyt. 2,1-2,3 mill.
Patrie : Bolivie, province de Cochabamba.
Dédié à mon collègue et ami M. Argod, de Crest, dans la collection
duquel j'en ai vu quatre exemplaires, provenant des chasses de
M. Germain.
L'espèce est facile à distinguer de toutes ses congénères par
l’absence totale de prolongement spiniforme aux angles postérieurs
du thorax. Le dessin du pronotum, formé par l’alternance de deux
bandes noires au milieu de trois bandes orangées, ne se retrouve
343
que chez l'E. latipennis, dont elle s’écarte abondamment par les
différences de structure. D’autres caractères plastiques, — tels que
le court sillon intrahuméral des étuis, la suture élytrale légèrement
relevée ainsi que 3 petites côtes ou nervures de chaque côté (la
première dorsale s’oblitère vers les 2/3 de la longueur; la deuxième
dorsale est parallèle à la première, et se continue jusqu’au sommet
où elle se réunit en arc à la troisième; celle-ci est en majeure partie
dorsale, mais elle est un peu oblique, commençant sous l’épaule
sur la marge latérale); enfin, l’apex des élytres séparément arrondi
(au lieu d’être, comme d'habitude, plus ou moins tronqué ou émar-
giné et terminé à l’angle externe par une faible saillie), — sont
autant de signes certains par lesquels on la discernera de la plupart
des représentants typiques du genre.
PREMIER SUPPLÉMENT A MA LISTE
DES ANTHICIDES
A D DD EE IN ID A
par Maurice Pic.
Le Catalogus Gemminger a omis autrefois de citer les espèces
d'Australie publiées en 1869 par King; je viens, à mon tour, dans
mon supplément, de négliger une série d’espèces du même pays
décrites par M. Lea dans les tomes IX (publié le 28 mars 1895)
et X (publié le 18 novembre 1895) (!) des Proc. Linn. Soc. N.S.
Wales. Cet addenda est chargé de réparer cette omission. Notre
savant collègue de Finlande, M. Bergroth, a eu la complaisance de
m'écrire pour me signaler cet oubli.
M. Lea, dans Proced. Linn. Soc. N. S. Wales, et M. Champion,
dans Trans. Ent. Soc. Lond. 1896, p. 447, etc., ont donné chacun
quelques notes synonymiques. Les espèces décrites par Lea figurant
toutes dans la même publication (Proc. Linn. Soc. N. S. Wales), je
me contenterai d'indiquer seulement pour chaque espèce le tome
et la pagination.
Formicomus Laf.
elegans Lea, X, p. 270. Australie.
posticalis Lea, IX, p. 609. Id.
villosipennis Lea, IX, p. 610. Id.
(1) Ex Champion in Trans. Ent. Soc. Lond, (septembre 1896), Part. III, p. 447.
3
ê
344 {
{
Tomoderus Laf. \
brevicornis Lea, IX, p. 611 (nom préoccupé). (') Australie. î
Mecynotarsus Laf.
amabilis Lea, IX, p. 608. Australie.
apicipennis Lea, IX, p. 607. Id.
Anthicus Payk.
cancellatus Lea, X, p. 275. Australie.
confertus Lea, IX, p. 615. Id.
delicatulus Lea, X, p. 280. Id.
demissus Lea, IX, p. 613. Id.
exiguus Lea, IX, p. 616 (nom préoccupé). Id.
geminatus Lea, X, p. 278. Id.
glabriceps Lea, IX, p. 617. Id.
granadensis Champ., Trans. Ent. Soc. Lond. 1896, p.48. Grenade.
inglorius Lea, X, p. 272. Australie.
inornatus Lea, X, p. 277. Id.
lemodioides Lea, X, p. 274. Id.
ovipennis Lea, X, p. 279 (— inflatus Champ. ; = alba-
nyensis Pic). Id.
"pallipes Lea, IX, p. 618. Id
permutatus Pic (nom nouveau). Id.
latus Lea, IX, p. 614 (nom préoccupé). Id.
pignerator Lea, X, p. 276. Id.
politulus Lea, IX, p. 612. Id.
pulchrior Lea IX, p. 619. Id.
reclifasciatus Lea, X, p. 271. Id.
scutellatus Lea, X, p. 271. Id.
similis Lea, IX, p. 614. Id;
simulator Lea, X, p. 277. Id.
sulcipennis Champ., 1. c., p. 46. _ Grenade.
triangularis Lea, p. 273 (— excavatus Champ., var.
ex Champion). Australie.
(1) Pourra étre remplacé par celui de Lecæ.
949
DESCRIPTION
DES ESPÈCES NOUVELLES DE MYRIAPODES
du Musée royal d'Histoire naturelle de Bruxelles |
par Filippo Silvestri (Bevagna, Ilalia).
Je dois à M. G. Severin le plaisir d’avoir pu étudier les Chilopodes
et Diplopodes non encore déterminés du Musée royal d'Histoire natu-
relle de Bruxelles, et je m’empresse de le remercier.
Dans cette collection, outre des espèces très intéressantes pour moi
et sur lesquelles j'ai pu prendre des notes qui me serviront pour
d’autres ouvrages, j’ai trouvé des espèces nouvelles et des genres
nouveaux que je décris dans ce travail.
Les espèces sont les suivantes :
Chilopodes.
Sidney. Venezuela. Brésil.
Geophilus Duponti. Geophilus Venezuelæ. Nannophilus brasilianus.
Diplopodes.
Inde. Afrique.
Odontopyge Severini.
» leptoproctus (").
Archispirostreptus Rolini.
CHONDROMORPHA g. n. Severint.
Arthrosphæra corrugata.
» marginell«.
Guyane.
Brésil. Archispirostreptus cayennophilus,
ne - Orthoporus poculifer.
Archispirostreptus sanctus. FE l ee
» punctatissimus.
Rhinocricus striatellus. ; :
j Rhinocricus Pillaulti.
» marginellus. EU CE
Trigoniulus acolastus.
STRONGYLOMORPHA gen. n. Van
Pseudonannolene rugosetta.
Volxemi.
Chatharodesmus Lartiguei. Colombie.
Nannolene fasciolata.
CHILOPODA.
GEOPHILIDÆ.
1. Geophilus Duponti n. sp.
©. Color flavo-ferrugineus, capite ferrugineo.
Lamina cephalica tam longa quam lala, sparse punctata.
Lamina basalis lata, trapeziformis.
(1) Je décris ici cette espèce qui fait partie de ma collection.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 15 xI 9,7. 26
346
Antennæ attenuatæ, sat longæ.
Pedes maxillares flexi marginem frontalem vix non superantes,
coxis inermibus, sternito antice dentibus duobus minus latis aucto.
Tergita obsolete sulcata et grosse punctata.
Sternita omnia sparse et grosse punctata, media sulcata; sternita
antica usque ad 28% area porosa postica, longitudinali instructa.
Somitum præanale sternito lato, trapeziformi, pleuris poris
semiobtectis c. 20, pedibus cæteris fere duplo longioribus, inermibus.
Pori anales indiscreti.
Somitorum numerus 73.
Long. corp., 55 mill.; lat. corp., 2 mill.
Hab. : Sydney.
2, Geophilus Venezuelæ n. sp.
d. Color pallide rubescens, capite ferrugineo.
Lamina cephalica parum longior quam latior. Lamina basalis lata,
trapeziformis. | |
Antennæ attenuatæ, sat longæ.
Pedes maxillares flexi marginem frontalem vix non superantes,
| coxisinermibus, sternito antice den-
te tibus nullis.
Tergita obsolete sulcata.
Sternita (fig. 1) media sulcata,
area sparse porosa fere postica
instructa.
Somitum præanale sternito per-
lato, perbrevi, trapezoideo, pleuris
poris ©. 15 magnis et minus ma-
gnis, obtectis instructis, pedibus
cæteris aliquantum longioribus, valde crassioribus, ungue valido
armatis.
Somitorum numerus 54.
Long. corp., 38 mill.; lat. corp., 1,6 mill.
Hab. : Venezuela.
Fig. 1.
SCHENDYLIDÆ.
3. Nannophilus brasilianus n. sp.
. Color ferrugineus.
Lamina cephalica parum longior quam latior, sparse punctata.
Lamina basalis trapezoidea.
Antennæ attenuatæ.
Pedes maxillares flexi marginem frontalem vix non superantes,
coxis et sternito inermibus.
Tergita obsolete sulcata.
347
Sternita (fig. 2) media sulcata, usque ad 15%" fere media
area porosa, subrotunda instructa ;
LT sternita cætera poris paucioribus
sparsis.
Somitum præanale sternito sat
elongato et sat lato, trapezoideo,
pleuris poris 2 magnis obtectis,
pedibus attenuatis, cæteris fere du-
plo longioribus, inermibus.
Pori anales indiscreti.
Somitorum numerus 45.
Long. corp., 30 mill.; lat, corp.,
4-2 mill.
Hab. : Brésil.
DIPLOPODA.
SPIROSTREPTIDÆ.
4. Archispirostreptus sanctus n. sp.
Corpus attenuatum, postice vix magis attenuatum.
Color fusco-rufus, subporis pallidorufescens, pedibus pallidioribus.
Caput vertice sulco subtenui, lævigatum,
circa labrum poris 4.
Antennæ breviores, collum vix superantes.
Oculi ocellis c. 45, 6-seriatis.
Somita : collum (fig. 3) lateribus latis infra
parum inflexis angulo antico vix rotundato,
postico magis rotundato utrinque striis tribus. Somita cætera parte
antica nonnullis striis concentricis, postica lævigata, inferne tantum
striis parvis nitidis, sutura lineari ni-
tida. Sterna striata. Somitum præanale
postice vix angulatum, valvulas anales
spatio maiore non superans. Somitum
anale valvulis mar- A
ginatis, sternito
lato.
Pedes breves.
d.Organum co-
Fig. 4. pulativum (fig. 4)
lamina postica antica parum longiore, externe
processu parvo aucta, lamina antica interne
in spinam producta, pare antico (fig. 3) processibus duobus consti-
tuto, quorum alter plus duplo altero longiore.
\S
Fig. 3.
Fig. 5.
348
Somitorum numerus 64-68.
Long. corp., 30 mill.; lat. corp., 2,6 mill.
Hab. : S. Catherina (Brésil).
5. Archispirostreptus cayennophilus n. sp.
Corpus attenuatum, postice parum magis attenuatum.
Color fusco-rufus, medio dorso fascia lata variegata, plus minusve
pallida ornato, ventre pedibusque plus mi-
nusve pallido-rufescentibus.
+5 Caput vertice sulco tenui, circa labrum
\\ poris 4, lævigatum.
Antennæ somitum secundum superantes.
Fig. 6. Oculi ocellis c. 38, 5-seriatis.
Somita : collum (fig. 6) lateribus latis angulo antico rotundato,
postico magis rotundato.
Somita cætera parte antica lævigata, sutura profunda, crenulata,
parte postica supra lævigata, sub poris striis
spissis, profundis. Sterna lævia. Somitum
præanale postice angulatum attenuatum
apicealiquantum compressum valvulas anales
spatio sat magno non superans. Somitum
anale valvulis marginatis, sternito
triangulari.
Pedes breves, exiles.
Organum copulativum (fig. 7)
#4 lamina postica antica aliquantum
; longiore apice rotundato, pare antico (fig. 8) parte
distali integra aliquantum lata, laminari.
Somitorum numerus c. 52 (exempla omnia fracta).
Long. corp., c. 38 mill.; lat. corp., 2,8 mill.
Hab. : Cayenna.
Fig. 8.
6. Archispirostreptus Rolini n. sp.
{. Color niger parte antica somitorum, somitis anali et præanali,
capite, collo et pedibus rufescen-
tibus.
Caput vertice sulco tenui in fovea
profunda terminanti lævigatum.
Antennæ somitum secundum
superantes.
Oculi ocellis c. 56, 6-seriatis.
Somita : collum (fig. 9) lateribus
perlatis angulo antico vix acute
EL producto, postico aliquantum oc-
tuso, utrimque striis duobus. Somita cætera sutura perprofunda,
349
parte antica concentrice striata, parte postica supra tenuiter rugoso-
punctata, sub poris striis pro-
fundis. Sterna lævigata.
Pedes longi, articulis 4 et
0° soleatis.
Organum copulativum (fig.
10) lamina postica antica ali-
quantum longiore, longe sub
apice externe processu acuto
aucta, pare antico parte distali
attenuata reflexa, spina /a)
aucta.
Somitorum numerus 67.
Long. corp., 120 mill.; lat.
corp.£:7 mile
Hab. : Boma-Sundi (Congo).
“lo
Fig. 10,
7. Orthoporus poculifer n. sp.
. Color fusco-rufescens.
Caput lævigatum, vertice sulco tenui, circa labrum poris 4.
Antennæ (fig. 11) crassæ, sat longæ,
somitum secundum superantes.
Oculi ocellis c. 50.
Somita : collum (fig. 12) lateribus infra
alquantum inflexis angulo antico antror-
sum acute producto, angulo postico obtuso,
utrimque striis 5; somita cætera parte an-
tica antice concentrice striata, parte postica Die
punctis minimis obsessa, parum longe sub poris striis profundis
notata, in somitis anticis Cariniformibus; sutura profunda, præser-
tim supra vix vix crenulata.
Sterna lævia. Somitum præanale
et anale? (exemplum incomple-
tum).
Fig. 12. Fig. 13.
Organum copulativum (fig. 13) laminis posticis externe processu
390
magno, acuto recto auctis, pare antico apice laminari poculum
formante.
Somitorum numerus ?
Long. corp., ? mill.; lat. corp., 5,5 mill.
Hab. : Cayenna.
8. Orthoporus punctatissimus n. sp.
©. Color fusco-rufescens, margine postico somitorum pallido-
rufescente.
Caput punctis minimis obsessum, vertice sulco profundo, circa
labrum poris 5.
Oculi elongati, ocellis c. 54.
Antennæ crassæ, breves, collum vix superantes, articulo secundo
longiore, sexto breviori, septimo minimo.
Somita : collum (fig. 14) lateribus antice emarginatis, angulo
antico acuto, postico rotundato, utrimque
striis 4. Somita cætera parte antica antice
concentrice striata, parte postica punctis mini-
mis obsessa, sub poris striata, antice striis
cariniformibus, sutura
sat profunda, minus pro-
Fig. 14. funde crenulata. Sterna
Iævia. Somitum præanale cauda triangulari
valvulas anales spatio magno non superante.
Somitum anale valvulis compressis, sternito
triangulari, apice acuto.
Pedes infra setis nonnullis instructi.
d'. RER (fig. 15) angulo antico antrorsum aliquantum pro-
ducto, rotundato.
D articulis 4 et 5° soleatis.
Organum copulativum (fig. 16)laminis
posticisanticis altioribus, rotundatis, pare
antico apice (fig. 17) reflexo laminari /a/
interne processu spi-
niformi /b/ aucto.
Fig. 15.
Somitorum nume- La \
| rus ©. 44 (exempla {x\ : }e
XL 1
Fig. 16. fracta). LL.
Long. corp., 60 mill.; lat. corp., 5,2 mill. ER à
Hab. : Cayenna. Fig. 17.
9, Odontopyge Severini n. sp.
Color niger, margine postico somitorum cinereo vel rufescente,
pedibus rubro-vinosis.
“1
4
L1
Caput vertice sulco tenuissimo, facie supra labrum rugosa.
Antennæ somitum secundum superantes.
Oculi ocellis c. 39, 7-seriatis.
Somita : collum (fig. 18) lateribus in fæmina angulo antico
obtuso, in mare (fig. 19) rotundato, angulo
postico subrecto, utrimque striis 2. Somita
\, cætera parte antica antice subtiliter concen-
a trice striata, cætero omnino Iævigato, sutura
perprofunda indistincte crenulata, sub poris
Fig. 18. in parte postica striis obsoletis, Sterna lævi-
gata. Somitum præanale postice angulatum processus valvu-
larum analium attingens. Somitum anale valvulis immarginatis,
parum compressis, processibus supe-
ris valvularum ana-
lium minimis, ster-
nito sat magno, sub-
triangulari.
Pedes sat longi,
infra setosi.
d. Pedes articulis
Pa” 4 et 5° soleatis.
ù. Organum copula-
tivum : vide fig. 19 et 20.
Fig. 20. Somitorum numerus 61-65.
Long. corp., 50 mill. ; lat. corp., 4 mill.
Hab. : Abyssinia, Erythrea.
10. Odontopyge leptoproctus n. sp.
d. Color cinereo-rufescens, parte postica somitorum nigrescente,
rubro marginata, antennis pedibusque pallide rufescentibus.
Caput vertice sulco tenui, lævigatum, circa labrum poris
o instructum.
Antennæ somitum secundum superantes.
Oculi ocellis c. 60,
Somita : collum (fig. 21) lateribus latis angulo antico rotundato,
parum producto,angulo postico parum obtuso
utrinque striis duobus. Somita cætera parte
antica antice striis concentricis notata, cætera
lævigata, inferne tantum striis nonnullis.
Sterna lævigata. Somitum præanale cauda
Tien supra basim processuum valvularum analium
pertinens. Somitum anale valvulis immarginatis, processibus
superis sat longis, sternito magno, subtriangulari, postice rotun-
392
dato. Pedes sat breves, infra setis instructi, articulis 4° et 5° soleatis.
Organum copulativum : vide fig. 22 et 23.
hr x
L
ñ
N
Fi9. 22. Fig. 23.
Somitorum numerus 69.
Long. corp., 60 mill. ; lat. corp., 4 mill.
Hab. : Transvaal,
SPIROBOLIDÆ.
11. Rhinocricus Pillaulti n. sp.
d. Color fuligineus, parte postica.somitorum rufescente. |
Caput lævigatum, medium sulco integro, circa labrum poris
2 + 2.
Oculi ocellis distinctis c. 49.
Antennæ breves, articulo 6° latiore, medium collum superantes.
Somita : collum lateribus antice valde rotundatis, postice minus.
Somita cætera parte antica striis
nonnullis transversalibus notata,
|" 7? parte postica antica altiore, lævi-
-\..….{&. gata, longe sub poris tantum striis
ï nonnullis, parte antica ante su-
turam sulco transversali integro
notata. Pori in su-
tura('}siti. Scobina
in somitis 7 ad ulti- TK
Fig."24. ma. somitum præ-
anale cauda triangulari valvulas anales vix vix
superante, Somitum anale valvulis parum com-
pressis, sternito triangulari, postice rotundato.
Pedes parium 3-5 articulo primo infra aliquan-
tum producto, pedes parium 3-6 articulis 3-6 infra Fig. ®.
parum rotundatim productis.
Organum copulativum (fig. 24) lamina ventrali apice triangulari,
acuto, basi lata, pare interno (fig. 25) apice processibus duobus,
(1) Nunc ego suturam appello, sulcum, quem jam cum Pocock sulcum partis
posticæ appellavi.
quorum alter attenuatus, parum longior, alter latus, medius vix
incisus.
Somitorum numerus 54.
Long, corp., 50 mill. ; lat. corp., 4-8 mill.
Hab, : Cayenna (Pillault).
12. Rhinocricus striatellus n. sp.
d. Corpus postice parum attenuatum.
Color nigro-fuscus margine postico somitorum subcinereo.
Caput medium sulco integro vix distincto, lævigatum, circa
labrum poris 2 + 2.
Antennæ brevissimæ, articulo sexto longiore.
Oculi subovales ocellis c. 30 parum distinctis.
Somita : collum (fig. 26) lateribus latis, rotun-
datis, stria submarginali impressis. Somita cæ-
Fig. 26. tera tota lævigata, tantum parte pone suturam
supra lateraliter et infra tenue striata, Somitum præanale (fig. 27)
cauda elongata, attenuata, recta valvulas anales
spatio majore superante. Somitum anale valvu-
lis parum compressis, sternito
sat magno, triangulari. Scobina
nulla.
Pedes brevissimi, illi paris 3!
Fig. 27. (fig. 28) ad 5 articulo primo pro-
cessu triangulari, attenuato magno, articulis 2-3
infra aliquantum inflatis.
Organum copulativum (fig. 29)
-# ventrali magna valde elongata apice
triangulari minus acuto, laminis
terno (fig. 30) apice processibus
duobus, quorum alter valde atte-
nuatus, alter parum longiore ali-
quantum latus, interne autem acute
Fig: 2. productus.
Somitorum numerus 46.
Long. corp., 23 mill.; lat. corp., 2,8 mill.
Hab. : S. Catherina (Bresil).
13. Rhinocricus marginellus n. sp.
Color niger, collo toto annulo marginali flavo-albicante, somitis
cæteris margine postico annulo flavo-albicanti ornato, pedibus fuscis.
354
Corpus breve, crassum antice parum attenuatum, somitis ultimis
cæteris valde minoribus.
Caput totum lævigatum, medium sulco integro.
Antennæ brevissimæ. | |
Oculi ocellis deplanatis, confluxis.
Somita : collum minus latum pone oculos aliquantum emar-
ginatum, lateribus rotundatis. Somita cætera subtilissime su-
pra rugulosa, pone poros sulco longitudi-
nali impressa, sub poris sulco partis pos-
ticæ manifesto, inferne longe sub poris
striis subtillissimis instructa. Scobina in
somitis 6 ad ultima. Somitum præanale
cauda triangulari apice rotundato valvulas
anales spatio sat magno non su-
perante. Somitum anale valvulis Fig. 51.
supra præsertim compressis,sternito magno, triangulari.
Pedes breves.
d. Pedes paris 3-7 articulo primo infra parum pro-
ducto, articulis cæteris crassis.
Organum copulativum (fig. 31) lamina ventrali magna
Fig. 3. apice minus elongato et minus lato, pare interno (fig. 32)
apice processibus duobus, quorum alter longior lato, alter brevior
sat attenuatus.
Somitorum numerus 43.
Long. corp., 40 mill. ; lat. corp., 7 mill.; lat. som. anal., 3 mill.
Hab. : Pernambuco.
F
14. Trigoniulus acolastus n. sp.
d. Color fuscus totus, margine postico somitorum et pedibus
rubescentibus.
Caput lævigatum, vertice sulco manifesto, circa labrum poris 2 +2.
Antenn“æ collum vix superantes, articulo sexto maiore.
Oculi subcirculares ocellis c. 32.
Somita : collum lateribus antice valde emarginatis, angustatis,
recte truncatis. Somita cætera parte antica indistincte striata, parte
postica antica magis elevata, supra nitida sub poris striis manifestis.
Sutura punctulata; sterna striata. Somitum præanale postice vix
angulatum, valvulas anales vix vix superans. Somitum anale valvulis
marginatis, sternito lato, brevi postice fere recte truncato.
Pedes sat breves. Pedes parium 1-2 articulis incrassatis, infra
pilosis. Pedes parium 3-4 articulo primo processu parvo, subconico
399
aucti; pedes paris » (fig. 33) articulo primo processu longo, lato,
apice externe parum rotundato instructi,
Organum copulativum (fig. 34) lamina ventrali sat magna apice
ovali-rotundato, pare antico (fig. 35) hasta una constituto.
Fig. 33. Fig. 31.
Somitorum numerus 52.
Long. corp., 32 mill, ; lat. corp., 3 mill.
Hab, : Cayenna.
CAMBALIDÆ.
15. Nannolene fasciolota n. sp.
©. Color niger, dorso fasciis duabus latis rufo-pallidis ornato.
Caput lævigatum, vertice sulco indistincto.
Antennæ breves, collum vix superantes, subclavatæ.
Oculi ocellis c. 18, 4-seriatis.
Somita : collum (fig. 36) lateribus inflexis, angulo antico valde
rotundato, postico acuto, utrimque stria una;
somita cætera nitida, lævigata, parte postica
antica magis elevata, tantum infra striis 4-5
notata, sutura profunda. Somitum præanale pos- ÿ KR
tice obtuse angulatum, valvulas anales vix NE
non superans. Somitum anale valvulis immar- Fig 0:
ginatis, non compressis, sternito parvo, postice fere recte truncato.
‘Pedes breves, exiles, setis paucioribus infra instructi.
Somitorum numerus 43.
Long. corp., 25 mill.; lat. corp., 1,6 mill.
Hab. : Colombie (Linden).
16. Pseudonannolene rugosetta n. sp.
©. Color rufescens totus, antennis pedibusque pallidis.
Caput lævigatum, vertice sulco tenuissimo.
Antennæ somitum tertium superantes articulis2°et3° longioribus,
articulo 6° crassiore.
Oculi ocellis c. 20.
396
Somita : collum (fig. 37) antice utrimque parum emarginatum,
lateribus sat latis, rotundatis, striis utrim-
,aue 9 integris, nonnullis abbreviatis. So-
mita Ccætera parte antica nitida, sutura
1J£ profunda, crenulata, parte postica, præser-
Page FUN f= tim supra, rugosa, sub poris etiam striis
QC notata. Sterna lævia. Somitum præanale
, Fig. 57. postice parum angulatum valvulas anales
non superans. Somitum anale valvulis parum marginatis, sternito
lato, sat brevi, postice fere recte truncato.
Pedes exiles, sat breves, infra pilosis.
Somitorum numerus 51.
Long. corp., 50 mill.; lat. corp., 3,8 mill.
Hab. : Cayenna.
STRONGYLOSOMATIDÆ.
CHONDROMORPHA n. g.
Somita omnia dorso partis posticæ granulis toto obsesso, margine
postico somiti singuli etiam serie pilorum aucto. Pleuræ postice
etiam granulosæ. Sterna inermia. Carinæ magnæ, marginibus
integris, margine excavato. Pori supero-laterales, in somitis obso-
letis. Organum copulativum triarticulatum, articulo ultimo proces-
sibus tribus constitutum. |
Ob. Genus generi Orthomorpha proximum, sed granulis somi-
torum, forma margine carinarum præsertim distinctum.
17. Chondromorpha Severini n. sp.
. Color niger, parte postica carinarum flavescente, ventre pedi-
busque rufescentibus.
Caput lævigatum, vertice sulco profundo,
facie pilosa.
Antennæ longæ, somitum quintum fere
superantes, articuli 2-6 subæqualibus.
Somita : collum antice rotundatum, supra
granulosum, postice vix rotundatim exci-
sum, lateribus acutis, Somita cætera (fig. 38)
tota omnino granulis plena et margine
postico pilis ornato, a quarto transversaliter
profunde sulcata. Somitum præanale cauda
sat elongata, triangulari, apice truncato, utrimque tuberculo
singulo, setigero aucta. Somitum anale valvulis obsoletis, sternito
triangulari apice acuto, utrimque tuberculo singulo, setigero,
parvo.
Fig. 38.
307
Carinæ magnæ marginibus integris, angulo antico rotundato,
postico acute producto, præsertim postice,
margine laterali exca-
8 vato.
Pedes perlongi, pilosi,
articulo tertio in pedibus
3-9 infra parum rotun-
datim producto.
Organum copulativum
(fig. 39, 40) articulo ulti-
mo processibus tribus
constituto, quorum duo
(b, c) longiores, tertius
(a) brevior deorsum ali-
quantum vergens. ea
Long. corp., 30 mill.; lat. corp. prosom., 2 mill.; postsom., 3 mill.
Hab. : Madras.
STRONGYLOMORPHA n. g.
Antennæ attenuatæ, articulis 2-6 subæqualibus.
Somita omnia lævia, granulis sulcisque destituta, carinis parvis,
integris.
Pori in angulo postico laterali carinarum inflato siti, in somitis
obsoletis. |
Pleuræ tantum in somitis 2-7 infra carinatæ.
Organum copulativum biarticulatum, articulo 2 recto processibus
duobus ad basim distinctis constituto.
Obs. Genus generi Strongylosoma forma carinarum proximum,
sed forma organi copulativi præsertim distinctum.
18. Strongylomorpha Van Volxemi n. sp.
Color nigro-piceus totus.
Caput lævigatum, vertice sulco profundo, utrimque aliquantum
rotundatim elevatum; inter antenna-
rum radices linea transversali profunda
notatum, facie nitida.
Antennæ attenuatæ, longæ, somitum
quartum fere superantes.
Somita (fig. 41) omnia lævia, vix vix
strigosa, dorso aliquantum convexo, su-
tura profunda ; sterna lævia.
Carinæ parvæ, illæ somitorum 2-4
maiores, minus crassiores deorsum ali-
quantum vergentes;, angulo antico et
308
postico rotun- datis; carinæ cæteræ percrassæ angulo antico
rotundato, postico fere recto.
Tergitum primum antice rotundatum,
postice medium rotundatim excisum
angulis parum rotundatis. Somitum
præanale cauda triangulari, apice rotun-
dato, utrimque tuberculo parvo. Somi-
tum anale (fig. 42) valvulis marginatis,
sternito triangulari utrimque tuberculo
sat magno.
Fig. 42.
Pedes longi, articulis 1-5 setis nullis, articulo ultimo pilis vestito.
d. Organum copulativum (fig. 43 et 44) articulo ultimo proces-
sibus duobus constituto, quorum alter (a) apice attenuato, acuto,
alter (b) apice crasso, lato.
Fig. 43.
Fig. 44,
Long. corp., 38 mill.; lat. corp. prosom., 4,5 mill.; postsom,
9,4 mill.
Hab. : Pedro Acu (Van Volxem).
CHELODESMIDÆ.
.
19. Catharodesmus Lartiguei n. sp.
Color rufus totus, carinis omnibus flavis.
Caput vertice non multo elevato, sulcato, facie Iævi.
Antennæ articulis 2-6 subæqualibus, articulis 4-7 pilosis, somitum
tertium fere superantes.
2821 rh Let
APT. Lei te CR
TT ER
399
Somita (fig. 45) : collum latum, antice rotundatum, medium
postice emarginatum, angulo laterali parum
acuto; somitum secundum angulo antico mar-
ginato, rotundato, angulo postico recto; somi-
tum tertium angulis antico et postico parum
rotundatis; somitis 4-6 carinis angulo antico
acuto, postico obtuso; somitis 7-13 carinis
angulo antico parum rotundato, postico minus
rotundato ; somito 14 angulo antico parum ro-
tundato, postico recto; somitis 15-19 carinis
angulo antico rotundato, pos-
tico gradatim magis acute
producto., Somitum præanale
cauda sat attenuata, truncata.
Somitum anale valvulis valde
marginatis, utrinque ad mar-
ginem tuberculis duobus seti-
Pie. geris inter se remotis, sternito (fig. 46) trian-
gulari, apice acuto utrinque tuberculo singulo setigero. Somita
omnia lævia. Sterna lævia.
Pedes sat elongati, articulis duobus ulti-
mis pilosis,
d. Pedes crassiores, ad eorumdem basim
sterna granulis parvis armata.
Organum copulativum (fig. 47) unco
(u et fig. 48) articuli primi permagno apice
attenuato, aliquantum recurvo, articulo
ultimo bipartito, parte al-
tera longiore latiore apice
Fig. 45. profundeinciso,alteraapice
lato, summa parte attenuata, subtus lateraliter spina
aucta. Fig. 48.
Long. corp., 50 mill.; lat. corp. cum carinis, 8,5 mill.; sine
carinis, 6 mill.
Hab. : Pernambuco.
SPHÆROTHERIDÆ.
20. Arthrosphæra corrugata n. sp.
d. Color nigro-piceus totus.
Caput punctis nonnullis magnis et multis minoribus impressum,
Tergitum primum nitidum, latum, breve, angulis acutis, punc-
tatum.
360
Tergitum secundum antice punctis nonnullis impressum, pos-
tice punctis pluribus et
maioribus, margine vero
fere lævi.
Tergitacæteratota, excep-
to margine postico lævi,
profunde rugoso-punctala ;
tergita 8-12 lateribus infra
Fig. 49. aliquantum incrassatis.Ter-
gitum ultimum (fig. 49) minus arcuatum,
totum profunde rugo-
so-punctatum.
Organum copulativum pare antico(fiz. 50)
articulo mobili (am) valde incrassato tu-
berculo aucto, immobili attenuato, apice
rotundato mobili duplo breviore, pare
postico (fig. 51) articulo mobili immobili
crassiore, vix longiore.
Long. Corp.,, :45)-mill.;"vlat. cotes
22 mill.
Hab. : Inde?
21. Arthrosphæra marginella n. sp.
®. Color nigrescens, margine postico somitorum rufescente.
Caput vertice nitido, lævi, facie punctis magnis impressa.
Tergitum primum nitidum, læve,
margine antico tantum punctis non-
nullis impresso.
Tergitum secundum læve, nitidum.
Tergita 3-4 punctis profundis obsessa,
margine postico fere lævi. Tergita
cætera tota punctis sat magnis, pro-
fundis obsessa, præsertim antice.
Tergitum ultimum punctis parvis ob-
sessum, in margine postico fere
evanescentibus.
Vulva (fig. 52) articulo supero externo /a/ interno /b} fere duplo
breviore.
Long. corp., 35 mill.; lat, corp., 16 mill.
Hab. : Inde?
Fig. 52.
,
361
EXPLICATIO FIGURARUM
lv — lamina ventralis.
la — lamina antica.
Ip — lamina postica.
pa = par anticum.
Fig.
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
1. Geophilus Venezuelæ : Sternitum octavum.
2. Nannophilus brasilianus : Sternitum decimum.
3. Archispirostreptus sanctus : © Collum, etc.
4. » » Organum copulativum antice in-
spectum.
à. > » Organi copulativi par anticum.
6. » cayennophilus : ® Collum, etc.
À » » Organ. copul. antice inspec-
tum.
8. » » Par anticum organ. copul.
9. » Rolinii : Collum, etc.
10. » » Organum copulativum antice in-
spectum.
11. Orthoporus poculifer : Antenna.
12. » » Collum, etc.
A7: » » Organum copulativum antice inspectum.
14. » punctatissimus : © Coilum, etc.
15. » » ei »
16. » punctatissimus : Organum copulativum antice in-
spectum.
17. » » Pars distalis paris anticiorg.copul.
18. Odontopyge Severini : ? Collum, etc.
19. » » d' Organ. copul. antice inspectum.
20. » » Par anticum organi copulativi.
21. » leptoproctus : «j' Collum, etc.
22. » » Org. copul. antice inspectum.
23: » » Org. copul. par anticum.
24. Rhinocricus Pillaulti : Org. copul. antice inspectum.
25. » » Org. copul. par internum.
26. » striatellus : Caput, etc.
1e » » Somita ultima.
28. » » Pes paris 3!.
29. » » Organum copul. antice inspectum.
30. » » Org. copul. par internum.
51. » marginellus : Org. copul. antice inspectum.
42: » » Org. copul. par internum.
33. Trigoniulus acolastus : Pes paris 5',
ne > » Org. copul. antice inspectum.
39. » » Org. copul. par anticum.
36. Nannolene fasciolata : Collum, etc.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 19 x1 97. 27
Fig.
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
»
. Pseudonannolene rugosetta : Collum, etc.
. Chondromorpha Severini : Somita 10-11.
» » Org. copul. antice inspectum.
» » » » interne inspectum.
. Strongylomorpha Van Volxemi : Somita 10-11.
» » Somita ultima subtus inspecta.
» » Org. copul. interne inspectum.
» » Org. copul. interne inspectum
processu à truncato.
. Catharodesmus Lartiguei : Somita antica, 9-10, ultima.
» » Sternitum anale.
» » Org. copul. interne inspectum.
> > Unco articuli primi org. copul.
. Arthrosphæra corrugata : Tergitum ultimum.
» > Org. copul. par anticum.
» » » » » posticum.
» marginella : Vulva cum pede.
X
Assemblée mensuelle du 2 octobre 1897.
PRÉSIDENCE DE M. KERREMANS.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 7 août est approuvé,
L'Assemblée vote l'impression du mémoire annexé à ce numéro.
M. Lameere annonce la capture de Drepanopteryx phalaenoides à
Warnant par M. Hippert, et au Bois de la Cambre par M. Kerremans.
IL fait passer sous les yeux de l’Assemblée des exemplaires de
Braula caeca qu'il a rencontrés à Coxyde sur le thorax d’Apis
mellifica.
La séance est levée à 9 heures.
MATÉRIAUX POUR LA FAUNE COLÉOPTÉRIQUE
DE LA RÉGION MALGACHE,
par KE. H. Fairmaire.
_4£ NOTE.
Cette note est, pour la majeure partie, le résultat des chasses de
M. H. Perrier de la Bâthie aux environs de Suberbieville, et des
frères Perrot à Sainte-Marie-de-Madagascar; ces dernières m'ont été
communiquées par notre collègue, M. R. Oberthur.
Cicindela maheva. — Long. 13 à 15 mill. — Sat elongata,
modice convexa, capite prothoraceque piceo-æneis, parum nitidis,
labro flavo, palpis flavidis, apice fuscis, elytris flavis, sutura,
margine externo et utrinque vittis quinque fusco-cœrulescentibus,
2 posticis fere transversis, per suturam anguste conjunctis, 3* valde
obliqua, ceteris 2 a basi incipientibus et arcuatim anguste ad basin
conjunctis, longitudinalibus, ante medium confusis et vittam tertiam
attingentibus; subtus cum pedibus cyanea, nitida, lateribus dense
albo-pilosulis, coxis similiter dense, pedibus laxe pilosulis, capite
alutaceo, inter oculos transversim leviter impressiusculo, labro
medio obtusissime angulato; prothorace subquadrato, postice paulo
angustiore, antice et basi transversim impresso, medio striato,
lateribus et medio pilis albidis adpressis signato ; elytris parallelis,
ad humeros sat angulatis, apice obliquatis, sutura acuta, dorso
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 2? XII Y7 28
364
alutaceis et subtiliter punctulatis; pedibus gracilibus, sat elongatis.
— Suberbieville. |
J’ai reçu de mon ami, M. Perrier de la Bâthie, 3 individus de cette
belle espèce à laquelle je conserve le nom de l’atlas Grandidier (pl. 24,
fig. 3). Elle se rapproche beaucoup de la regalis pour la coloration
des élytres, mais elle est plus allongée et les bandes sont différentes.
Cicindela Perrieri. — Long. 11 mill. — Ressemble beaucoup
à la C. maheva pour la forme et la coloration, mais bien plus petite
avec le corselet plus parallèle, ayant aussi, à la base, 2 fossettes d’un
vert métallique; la strie médiane est plus marquée, l’écusson est
plus pointu, d’un vert métallique, les élytres sont plus courtes,
arrondies à l'extrémité, la couleur est la même, les 3 premières
bandes sont disposées de même, mais au lieu de deux bandes trans-
versales postérieures, il n’y en a qu’une seule, partant du bord
externe, fortement coudée au milieu, en arrière, et de nouveau
coudée en s’élargissant pour atteindre la suture; la ponctuation est
un peu plus fine et tourne aussi en aspérités sur les bandes bleues,
Le dessous est aussi bleu et couvert de poils blancs couchés, serrés,
sur les côtés. — Suberbieville (4. Perrier).
_Cicindela truncatilabris. — Long. 11 mill — Forme et
coloration de l’abbreviata, en diffère par le corselet plus étroit, la
lunule humérale un peu plus arquée en dedans, la tache juxta-
scutellaire se prolonge le long de la suture pour atteindre la bande
coudée du milieu, comme chez la clathrala de Mozambique, et la
lunule apicale, plus développée, n’est pas partagée; l’angle sutural
est aussi terminé par une très petite épine. Mais la différence princi-
pale est la forme du labre qui est tronqué. Le dessous du corps est
plus verdâtre. — Suberbieville (H. Perrier).
J'ajoute ici les descriptions d’une Cicindèle et d’un Megalomma
publiés récemment par le D' Horn.
Cicindela megalommoides Horn, Ent. Nachr., 1897, 342. —
Long. 9 à 9 1/2 mill. (sine labro). — C. funestæ Fabr. affinis, differt
labro obscure brunneo, multo longiore, antice acuminato; fronte
inter oculos profundius impressa, evidentius longitudinaliter strio-
lata; thorace multo longiore, angustiore, lateribus rectis, leviter
rugoso-striolato, angulis posticis paulo prominulis; elytris longio-
ribus, impressionibus paullo profundioribus, foveis minutis viri-
dibus basim versus hinc inde impressis, singulo apice rotundato,
lateribus non micantibus; lunula humerali brevi tenuique, macula
parva medio in margine sita, altera discoidali, lunula apicali inter-
rupta; colore obscuriore hinc inde paullulum viridi-micante;
antennarum articulis 2-4, tibiis ftarsisque cœruleis. — Nossi-Bé.
Le J est plus étroit, le labre est jaune, court, unidenté.
309
Megalomma Sikoræ Horn, Ent. Nachr., 1897, 342. — Long.
9 à 9 1/2 mill. — M. viridulo affine, differt magnitudine multo
majore, labro flavo; fronte inter oculos minus impressa, bis trans-
versim leviter sulcata, paulo rugosius sculpta; thorace lonziore,
lateribus fere rectis, postice paululum latiore, applanato, supra
rugoso transversim striolato; elytris punctis profunde crebre
insculptis ornatis, postice vix lævioribus; antennarum articulis 1-4
(1' 4 que basi albo-testacea excepta) pedibusque obscure brunneis ;
trochanteribus, coxis, tibiarum femorumque basi (horum apice)
flavis ; colore corporis supra subtusque viridi. — Montagnes orien-
tales de Madagascar.
Palpis labialibus maxillaribusque flavis (apice infuscato), illis
inflatis ; maculis 2 marginalibus elytrorum albis (brevibus longitu-
dinalibusque); altera tenui infra humerali, altera crassiore paulo
ante medium collocata.
Drypta Perrieri. — Long. 13 à 14 mill — Elongata, læte
viridi-metallica, capite prothoraceque rarius cupreolo tinctis,
elytris vitta marginali, apice paulo dilatatä nitide cuprea, subtus
cum femoribus tibiisque cyanea, his apice, coxis et tarsis rufescenti-
piceis; capite oblongo, sat dense punctaio, antice sat fortiter
biimpresso, antennis gracilibus, articulo 1° piceo, cœruleo tincto,
ceteris obscure ferrugineis ; prothorace elongato, postice levissime
angustato, basi medio foveola fere obsoleta et utrinque impressione
oblonga signato, dorso sat dense punctato, medio linea tenui sæpe
obsoleta impresso; scutello acuto; elytris oblongis, postice leviter
ampliatis, apice fere recte oblique truncatis, angulo externo brevis-
sime acutiusculo, dorso fortiter punctato-striatis, intervallis con-
vexis, basi magis elevatis, vix distincte punctulatis; subtus lateribus
punctulata, abdomine medio subtilissime punctulato; 4j minor,
angustior, elytrorum angulo externo magis acuminato. — Suber-
bieville (H. Perrier).
Ce bel insecte se rapproche de la D. quadrispina Faiïrm., mais en
diffère notablement par l’absence d’épines apicales et par la colora-
‘tion des élytres.
Drypta Waterhousei R. Oberth. (coll.). — Même taille et
même forme que la précédente, même coloration sauf pour le
dessus qui est entièrement d’un cuivreux uniforme. Les élytres
paraissent un peu plus courtes et un peu plus convexes, les inter-
valles sont marqués de points plus gros et plus espacés et l’angle
apical externe est plus nettement épineux. Je ne puis y voir cepen-
dant qu’une variété sans doute locale, ces individus provenant du
centre de l’île et les autres de la partie occidentale. — Ma collec-
tion. À
366
Glycia rugicollis. — Long. 12 mill. — Sat elongata et paral-
lela, planata, piceo-fusca, nitida; capite breviter ovato, sat convexo,
grosse punctaito, fronte leviter biimpressa, clypeo inter antennas
transversim elevato, antennis gracilibus, prothoracis basin paulo
superantibus, articulis 2 primis paulo rufescentibus, prothorace
oblongo, elytris dimidio angustiore, antice et basi æqualiter angus-
talo, lateribus ante basin levissime sinuato, dorso medio longitudi-
naliter sulcatulo, angulis posticis fere rectis; scutello triangulari;
elytris elongatis, fere parallelis, ad humeros angulatis, apice late
fere recte truncatis, dorso planiusculis, punctulato-striatis, inter-
vallis convexis, 3° tripunctato; subtus lateribus punctata, pedibus
concoloribus gracilibus. — Suberbieville (H. Perrier).
Lionychus nebulosus. — Long. 2 1/2 à 3 mill. — Ovatus,
planiusculus, fusco-ænescens, sat nitidus, elytris fulvescenti-lacteis,
vitta marginali tenui, medio paulo crassiore, apice latiore et ad
suturam breviter prolongata ænescenti, tibiis tarsisque pallidis ;
capite sat lato, lævi, clypeo antice longitudinaliter plicatulo, antennis
fuscis, basi ferrugineis ; prothorace transverso, antice elytris angus-
tiore, postice valde constricto, lateribus antice rotundatis, basi
abrupte rectis, dorso fere lævi, medio subtiliter striato, angulis
posticis fere rectis; anticis paulo prominulis; scutello triangulari,
æneo; elytris latis, basi late sinuatis, lateribus late rotundatis, apice
valde oblique truncatulis, angulo suturali paulo prominente, dorso
fere lævibus, obsoletissime distante striatulis, stria suturali apice
impressa. — Suberbieville (4. Perrier).
Je redonne une description de cet insecte, publié cette année,
même recueil, p. 97, faite sur des individus en mauvais état et pré-
sentant une variation dans la coloration des élytres dont le disque
est parfois un peu enfumé.
Brachinus canaliculatus. — Long. 9 mill. — Oblongo-ova-
tus, parum convexus, rufus, nitidulus, elytris vitta marginali cum
epipleuris apice dilatata et utrinque macula minuta anteapicali
rufis ; capite ovato, basi transversim impressa et subtiliter punctato,
post oculos et antice paulo infuscato, utrinque longitudinaliter
impresso, antennis (articulo 1° excepto) fusculis, corporis medium
paulo superantibus, articulo 3% quarto multo longiore; prothorace
ovato, postice angustato, lateribus sinuatis, dorso medio sulcato,
subtiliter coriaceo, ad sulcum strigosulo, basi recta, angulis acutis ;
scutello triangulari, sat acuto, ruguloso; elytris ovatis, postice
ampliatis, apice truncatis, extus rotundatis, ad humeros rotundatis,
dorso late sulcatis, alutaceis, intervallis anguste costulatis; abdo-
mine subtiliter sat dense punctato, lateribus, medio transversim
et apice infuscato, pedibus sat gracilibus, genubus et tarsis apice
fumatis. — Suberbieville (H. Perrier).
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367
Brachinus fuscifrons. — Long. 4 1/2 mill. —, Oblongo-ova-
tus, rufo-testaceus, vix nitidulus, elytris nigro-fuscis, subtiliter fulvo-
pubescentibus, capite fumato, inter antennas et basi rufo-testaceo,
abdomine infuscato ; capite convexo, dense punctulato, fronte medio
longitudinaliter elevata, inter antennas utrinque impressiusculo,
antennis sat validis, leviter fumatis, corporis medium fere superan-
tibus, articulo 3 sequenti paulo longiore ; prothorace subcordato,
basi elytris fere dimidio angustiore, antice ampliato, postice
angustato, lateribus leviter sinuatis, dorso planiusculo, dense subti-
liter rugoso, stria media longitudinali signato, basi recta, utrinque
oblonge impressa, angulis acute rectis; scutello triangulari, punc-
tulato ; elytris ovatis, medio leviter ampliatis, apice recte truncatis
et extus rotundatis, dorso subtiliter dense ruguloso-punctatis,
levissime costulatis, haud striatis. — Suberbieville (4. Perrier),
Brachinus impressifrons. — Long. 6 mill. — Ressemble au
fuscifrons, mais plus grand avec le cor$elet plus court, rugueu-
sement ponctué, plus dilaté en avant, fortement sillonné au milieu
et fortement impressionné de chaque côté, la tête impressionnée de
chaque côté, non relevée au milieu et les élytres plus angulées aux
épaules, leur sculpture est la même. — Suberbieville (4. Perrier).
Brachinus tetrastigma. — Long. 3 mill — Oblongus,
modice convexus, piceo-fuscus, nitidulus, elytris utrinque maculis
8 rufis, 1? majore, ad basin connexa, suturam haud attingente,
humero fusco, 2? ante apicem, obliqua, bipartita, et macula minuta
subapicali; capite brevi, cum antennis et ore rufo, convexo, antice
plicatulo-strigoso, antennis parum gracilibus, corporis medium
paulo superantibus ; prothorace elytris dimidio angustiore, postice
angustato, lateribus ante basin sinuatis, pleuris impressis, dorso
rufescente, disco utrinque infuscato, medio sulcato, angulis posticis
subacutis; elytris ovatis, apice truncatis et extus rotundatis, dorso
subtiliter alutaceis, obsolete lineato-punctulatis, margine externo
anguste rufo et maculas conjungente ; abdomine piceo. — Suberbie-
- ville ({. Perrier).
Remarquable par l’étroitesse du corselet.
_Dyschirius gibbicollis. — Long. 2 mill. — Oblongus, con-
vexus, æneus, nitidus, elytris utrinque macula rubra ad 2/3 extus
signatis, ore, antennis, pedibusque rufis, subtus rufus; capite
medio convexo, lævi, ad oculos foveola sat profunda impresso,
antice transversim elevato, antennis brevibus prothroracis medium
vix attingentibus; prothorace transverso, medio elytris haud
angustiore, valde convexo, lateribus rotundato, basi valde con-
stricto, dorso subtilissime punctulato, basi valde declivi et fortiter
depresso ; elytris ovatis, basi truncatis, fortiter substriato-punctatis,
368
punctis apice obsolescentibus, intervallis vix convexis, lævibus.
— Diégo-Suarez (Bontemps).
Coloration du substriatus et forme du globosus, mais avec le cor-
selet plus globuleux et les élytres à stries grossement et fortement
ponctuées.
Scaphidium interruptum. — Long. 4 mill. — Ovatum, con-
vexum, nigrum, nitidum, elytris vitta transversali rufa, post basin
sita, ad suturam interrupta ornatis; capite inter oculos punctato,
his sat approximatis, antennis gracilibus, basi piceis, apice infus-
catis et clavatis; prothorace latitudine haud breviore, conico-trun-
cato, lateribus recte convergentibus, dorso valde convexo, lævi,
postice utrinque transversim planato, margine postico medio lobato-
truncato ; scutello minuto; elytris brevibus, fere a basi postice
attenuatis, apice paulo oblique truncatis, ad suturam sat fortiter
depressis, dorso suturam versus subtiliter striolatis, basilinea fortiter
punctata impressa, sutura ipsa tenuiter elevata; pygidio et pedibus
piceis. — Madagascar (Raffray).
Berosus cribrosus. — Long. 3 à 31/2 mill. — Ovatus, postice
paulo ambpliatus, sat fortiter convexus, piceus, nitidus, capite
cupreolo, prothorace piceo-rufescente, pedibus dilute testaceo-
rufescentibus; capite densissime punctato, oculis albidis; prothorace
valde transverso, elytris paulo angustiore, antice vix attenuato,
lateribus fere rectis, dorso sat dense fortiter punctato, medio vix
ænescente, angulis omnibus obtusis, margine postico medio late
lobato; scutello minutissimo, vix distincto; elytris ovatis, valde
convexis, apice fortiter declivibus et rotundatis, integris, dorso
striatis, intervallis fere planis, sat grosse punctatis et rugulosis, ad
latera magis convexis et fortius rugosis; subtus fuscus. — Dans
l’Ikopa (H. Perrier).
Distinct par sa forme ovalaire, convexe, arrondie à l’extrémité, sa
forte ponctuation et son corselet presque unicolore, plus ou moins
obscurei au milieu.
Limnichus rufulopubens. — Long. 2 mill, — Ovatus, con-
vexus, postice paulo ampliatus, fusco-æneus, nitidus, pilis fulvis
inæqualiter maculosus, undique densissime punctulatus; capite
convexo, dense pilosulo, margine antico lateribus tenuiter reflexo;
prothorace valde transverso, lateribus antice arcuatim convergen-
tibus, basi utrinque obliquata, medio brevissime sinuato-lobata ;
scutello ogivali, dense pilosulo; elytris ad humeros rotundatis,
medio ampliatis, apice obtusis; pedibus brevibus, concoloribus. —
Dans l’Ikopa (H. Perrier).
Ressemble au L. aurosericeus, mais un peu plus petit, plus étroit,
sans pubescence cotonneuse et plus brillant,
vi fé ls 4 dj je avi Pre
369
Georyssus crenulipennis. — Long. 1 mill. — Ressemble
beaucoup au læsicollis de nos pays, mais plus globuleux, plus grand;
le corselet présente également à la base 2 fossettes obliques, une
autre au milieu du disque, et une autre sur les côtés à la base; les
élytres sont fortement striées, avec les intervalles convexes, densé-
ment tuberculés, paraissant crénelés, plus que chez le læsicollis; les
pattes sont un peu ferrugineuses. — Dans l’Ikopa (H. Perrier).
Elmis subsulcatus. — Long. 1 153 mill. — Breviter ovatus,
convexus, fuscus, nitidulus, vix ænescens; capite occulto, antennis
paulo rufescentibus; prothorace transverso, elvtris vix angustiore,
a basi antice angustato, utrinque stria submarginali sat fortiter
impresso, margine antico breviter rufescente; scutello subrotundato;
elytris breviter ovatis, medio sat ampliatis, postice valde declivibus
et angustatis, dorso parum profunde sat late punctulato-striatis,
striis apice obsolescentibus, intervallis paulo convexis, externo
carinulato ; subtus dense griseo-squamosulus, abdomine acuminato,
tarsis piceis. — Suberbieville, dans l’Ikopa (H. Perrier).
Cette espèce ressemble un peu à un Dupophilus brevis très petit,
plus court, plus élargi en arrière avec les élytres plus ponctuées.
Elmis nitidulus. — Long. 1 1/4 mill. — Forme du précédent,
mais un peu plus petit et d’un brun noir très brillant avec les
antennes et les pattes ferrugineuses ; le corselet est presque lisse,
ayant de chaque côté une strie bien marquée, parallèle au bord
externe, avec quelques points plus distincts sur les bords latéraux
et une strie longitudinale au milieu du disque ; l’écusson est extré-
mement petit; les élytres sont assez fortement déclives à partir du
milieu et présentent des lignes d’assez gros points, effacés après le
milieu, mais formant une strie bien marquée près de la suture; de
chaque côté une carène latérale bien nette; l’abdomen est acuminé
et saillant, et paraît dénudé. — Dans l’Ikopa (H. Perrier).
ELMIDOLIA n. g.
Ce nouveau genre se distingue des Elmis par un corps uni
- en dessus, sans sculpture appréciable, le corselet n’a pas de sillons
latéraux, l’écusson est triangulaire, les élytres n’ont que des lignes
de points à peine distincts et des lignes un peu saillantes sur les
côtés. Les antennes sont filiformes, nullement épaissies à l’extré-
mité ; tout le corps est couvert d’un enduit pubescent très fin, égal ;
l’abdomen est dénudé.
Elmidolia sericans. — Long. 2 mill. — Ovata, convexa,
fuscula, indumento pubescente cinereo subtili dense vestita,
antennis pedibusque (femoribus exceptis) obscure ferrugineis;
capite æquali, prothorace transverso, elytris vix angustiore, antice
rotundatim angustato, dorso subtilissime punctulato, medio stria
370
longitudinali breviter signato, basi utrinque stria profundiore brevi
impresso, margine postico utrinque fortiter sinuato, angulis posticis
paulo acutis; scutello triangulari, denudato; elytris basi fere trun-
catis, post medium declivibus, apice obtusis, dorso æqualibus, vix
perspicue lineato-punctulatis, ad latera obsoletissime bicostulatis ;
abdomine fere nudo. — Dans l’Ikopa (H. Perrier).
Ces captures d’Elmis sont très intéressantes, d'autant plus que les
eaux de l’Ikopa sont fort mal habitées. M. H. Perrier y a récolté
aussi quelques Potamophilus abdominalis Wat. (oxypterus Fairm.).
Aphodius atomus. — Long. 2 mill. — Oblongus, sat convexus,
fuscus, nitidus, prothorace antice anguste pallido-fulvescente,
elytris rufo-piceis; capite antice attenuato, margine antico late
sinuato, utrinque obtuse angulato, disco subtiliter punctulato,
medio convexo, utrinque leviter impresso, lateribus anguste rufes-
centibus ; prothorace transversim subquadrato, antice haud sensim
angustato, lateribus parallelis, dorso subtiliter dense punctulato,
angulis anticis obtusis, posticis fere rotundatis, basi haud margi-
nata ; scutello minuto, triangulari; elytris sat subtiliter punctulato-
striatis, intervallis fere planis, subtilissime punctulatis ; tibiis anticis
leviter bidenticulatis. — Suberbieville (H. Perrier).
Ressemble un peu au minusculus Fairm., mais encore plus petit,
d’une coloration différente, avec la tête très courte et les tibias anté-
rieurs faiblement bidentés.
Psammodius sculpticollis. — Long, 2 1/2 mill, — Oblongo-
ovatus, postice ampliatus, valde convexus, piceus, nitidus, lateribus
et elytrorum sutura dilutioribus, subtus cum pedibus rufescens ;
capite parum convexo, dense granulato, margine antico truncato;
prothorace valde transverso, elytris fere latiore, antice vix angustato,
lateribus parum rotundatis, subtiliter punctulato, postice punctis
grossis confluentibus parum regulariter impresso, medio sulco
brevi signato, intervallis paulo convexis, margine antico trans-
versim striato; scutello minuto, depresso ; elytris ovatis, fortiter
punctato-striatis, sutura et intervallis convexis, fere lævibus; subtus
cum pedibus lævis, his sat gracilibus, anticis leviter tridentatis,
tarsis apice gracillimis. — Madagascar (ma collection).
Ressemble au P. porcicollis, mais bien plus petit, plus étroit,
avec la sculpture du corselet toute différente.
HOVACHELUS n,. g.
Ce nouveau genre ressemble aux Monochelus, mais il en diffère par
l’abdomen non contracté, les fémurs postérieurs bien plus courts,
plus larges, plus épais, les trochanters non prolongés en épine, les
tibias postérieurs larges, épais, brusquement échancrés à la base
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interne, s’élargissant et concaves à la face interne qui est garnie de
poils très épais et forme, à son extrémité, une dent saillante, la face
supérieure ayant une carène transversale avant l’extrémité; les
tibias antérieurs ont 2 fortes dents apicales, les tarses sont robustes,
garnis de soies spinuleuses, le dernier article est très épais, aussi
long que les précédents réunis, les crochets sont grands, uniques,
mais un peu fissiles avant l’extrémité. Le corps est extrêmement
lisse, sans écailles.
C’est un type fort intéressant pour la faune malgache.
Hovachelus Oberthuri. — Long. 13 mill. — Ovatus, sat con-
vexus, piceo-fuscus, nitidissimus, quasi vernicatus, setulis griseis
minutissimis sparsutus, femoribus posticis et interdum prothorace
cum sutura et corpore subtus piceo-rufis; capite dense punctato,
antice leviter attenuato, apice late rotundato, antennis ferrugineis;
prothorace transverso, elytris parum angustiore, antice a basi
arcuatim angustato, angulis posticis obtuse rotundatis, lateribus
breviter ciliatis, dorso polito, marginibus antico et lateralibus dense
subtiliter punctatis; scutello ovato, dense cervino-piloso; elytris
breviter ovatis, ad humeros rotundatis et paulo elevatis, medio
paulo ampliatis, dein angustatis, ante apicem utrinque fortiter
callosis, apice rotundatis, dorso politis, sed punctis minutissimis
setuliferis sparsutis ad marginem externum sat dense punctatis;
pygidio dense punctato; subtus parum dense punctatus, femoribus
sat subtiliter, tibiis sat grosse punctatis, posticis apice late truncatis
et breviter calcaratis. — Sainte-Marie-de-Madagascar (Perrot); coll.
Oberthur.
Hoplia multifasciata. — Long. 9 1/2 mill. — Ovata, parum
convexa, piceo-castanea, paulo nitidula, capite, prothorace vitta
lata basali ad latera producta, vitta antica angustiore et vitta media
longitudinali angusta, scutello, elytris utrinque macula humerali,
vitta media transversa et fascia apicali cum præcedente per suturam
anguste conjuncta dense flavido-squamosis; capite antice haud
angustato, margine antico reflexo, antennis rufo-piceis, clava paulo
dilutiore, stipiti æquali; prothorace parum transverso, elytris haud
angustiore, antice a medio angustato, margine postico medio obtu-
sissime angulato, dorso dense sat fortiter punctato, lateribus laxe
hirsutulo; scutello dense flavido-squamoso; elytris ovatis, dense
coriaceo-rugulosis, apice separatim rotundatis, sutura et nervulis
aliquot vix elevatis ; pygidio medio vage squamoso-bivittato ; subtus
cum pedibus squamosa, abdomine apice paulo denudato, pedibus
validis, unguibus magnis, ante apicem vix distincte fissis. — Diégo-
Suarez (Bontemps); ma collection.
Remarquable par sa taille et son genre de coloration.
372
Hoplia validipes.— Long. 7 à 9 mill. — Ovata, dorso planius-
cula, rufocastanescens, modice nitida, capite et prothorace magis
piceis, velutinis (hoc apice disco interdum utrinque denudato),
vitta laterali et basali et linea longitudinali media cinereo-squamo-
sulis; capile rugoso, margine antico reflexo; prothorace elytris
angustiore, longitudine vix latiore, lateribus medio rotundato-
ampliatis, antice angustato, margine postico medio recto, utrinque
ampliato, angulis posticis obtusissimis; scutello obtuse ogivali;
elytris nudis, breviter ovatis, ad humeros angulatis, ante medium
postice attenuatis, apice rotundatis, subtiliter dense rugosulis,
sutura et utrinque nervulis 2 sat elevatis, dorso post scutellum
transversim plus minusve impressiusculo; pygidio dense punctato,
pilis griseis medio convergentibus sat dense vestito; subtus sat
dense griseo-puberulus, pedibus crassis; «4 major, elytris basi
magis impressis, pedibus magis robustis, tibiis anticis latis, late
bidentatis, tarsorum articulo ultimo crasso, subtus setoso, unguibus
anticis duplicibus, unguiculo majore apice fisso, ceteris simplicibus,
pedibus posticis valde inflatis. — Suberbieville (4. Perrier); ma
collection.
Cette Hoplia est facile à reconnaître par le corselet à bordure
d’un gris cendré, à angles postérieurs presque arrondis, les élytres
impressionnées derrière l’écusson, rétrécies avant le milieu et les
pattes épaisses, surtout les postérieures des , avec les tibias anté-
rieurs larges et largement dentés.
Hoplia vitticollis. — Long. 8 mill. — Ovata, piceo-vinosa,
parum nitidula, prothoracis lateribus late, margine antico et vilta
media longitudinali angustius dense rufulo-setosis, scutello simi-
liter setoso, elytris subtiliter rufulo-setosulis, ad humeros et
suturam densius; capite sat brevi, planato, rugoso-punctato, antice
truncato, sutura clypeali distincta, antennis rufescentibus, clava sat
elongata; prothorace vix transverso, elytris vix angustiore, antice a
medio angustato, dense punctato-rugoso, margine postico fere
recto, angulis posticis rectis; scutello oblongo, paulo acuminato;
elytris ovatis, medio paulo ampliatis, apice rotundatis, dorso den-
sissime sat subtiliter strigosulo-rugulosis, ad humeros et paulo ante
medium leviter impressis, sutura postice crassius elevata; pygidio
dense rufo pilosulo, basi medio denudato ; subtus cum pedibus paulo
rufescens et breviter griseo-pilosula, pedibus validis, posticis incras-
salis, tibiis antlicis fortiter bidentatis, posticis brevibus, rugosis,
tarsis validis, spinosulis, unguibus anticis valde inæqualibus. —
Sainte-Marie-de-Madagascar (Perrot); coll. Oberthur et la mienne.
D’une coloration sombre avec des bandes rousses sur le corselet et
l’écusson et des pattes très robustes.
913
Hoplia atropicta. — Long. 9 mill, — Ovata, piceo-castanea,
setulis albido-griseis sat dense vestita, prothorace utrinque paulo
denudato, setulis medio lineatim et ad latera densioribus, scutello
dense griseo albido, elytris dilutioribus, maculis fuscis denudatis
parum regulariter sparsutis; capite sat brevi, antice parum angus-
tato, margine antico vix rotundato, vix reflexo, dense ruguloso-
punctato, pilis griseo-albidis vestito, antice læviore et paulo denu-
dato, antennis fuscis, clava castanea ; prothorace transverso, elytris
vix angustiore, antice sat fortiter angustato, lateribus valde rotun-
datis, basi utrinque late sinuato, medio late rotundato, angulis valde
optusis ; scutello ovato-triangulari ; elytris ovatis, medio levissime
ampliatis, apice extus rotundatis, sutura paulo elevata ; subtus cum
pygidio dense griseo-albido-setulosa, hoc dense subtiliter punctu-
lato; pedibus validis, parum dense setosulis, magis castaneis, tibiis
anticis fortiter bidentatis, posticis inflatis, unguibus anticis vix
inæqualibus. — Sainte-Marie de Madagascar (Perrot); coll. Oberthur
et la mienne.
De forme oblongue, à coloration d’un brun roussâtre avec une
vestiture formée par des soies d’un fauve pâle, mélangée de taches
dénudées et de quelques taches plus grisâtres.
Hoplia velutina. — Long. 7 à 8 mill. — Ressemble beaucoup
à l’atropicta, mais plus petite, plus courte, avec une coloration un
peu différente; le fond est d’un brun velouté foncé, formant des
taches plus ou moins confluentes et couvert de petites squamules
d’un gris sale, condensées transversalement sur les élytres avant le
milieu et avant l'extrémité avec des taches brunes; l’écusson en est
entièrement couvert ainsi que le corselet qui est brun au milieu; la
têle est moins courte, le chaperon rougeûtre, lisse, brillant, presque
tronqué en avant et rebordé, les antennes sont rougeûtres ; le corselet
est plus court, notablement plus étroit que les élytres, moins
rétréci en avant, plus arrondi sur les côtés qui sont un peu rentrants
à la base, le bord postérieur est plus fortement bisinué avec les
angles très obtus, la sculpture est indistincte; les élytres ont la
ligne suturale bien marquée, mais la suture n’est pas saillante ; de
chaque côté, sur le disque, deux doubles lignes marquées par de
fines squamules; le pygidium et le dessous sont couverts de fines
écailles grises très serrées, le pygidium est imponctué, les pattes
sont rougeâtres, couvertes de squamules peu serrées, les segments
abdominaux ont une rangée transversale de petites taches dénudées,
les tibias antérieurs ont trois dents assez petites, les postérieurs
sont très épais; chez le 7 la dent supérieure des tibias est presque
nulle, le dernier article des tarses est claviforme, les crochets très
inégaux de longueur et d'épaisseur. — Sainte-Marie-de-Madagascar
(Perrot); coll. Oberthur et la mienne.
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Hoplia biapicata. — Long. 6 mill. — Ovata, crassa, piceola,
pube dense fulvo-griseo vestila, prothorace lineola media et lateribus
et elytrorum basin versus vage magis condensata, his apice ad
angulum suturalem utrinque macula obliqua denudata picea ; capite
antice parum attenuato et paulo denudato, antennis rufescentibus ;
prothorace transverso, elytris paulo angustiore, antice angustato,
convexo, basi anguste grisescente et utrinque vix sensim sinuata,
angulis fere rectis; scutello acute ogivali, grisescente; elytris sat
brevibus, ad humeros sat angulatis, apice abrupte declivibus, sutura
et utrinque lineolis 3 parum elevatis ; pedibus validis, tibiis et tarsis
posterioribus crassioribus. — Suberbieville (4. Perrier).
Hoplia fuscopunctata. — Long. 7 mill. — Ovata, piceo-
castanea, setulis rufulo-griseis dense vestita, et granis fuscis nitidis
sparsuta ; capite sat lato, antice angustato, clypeo denudato, nitido,
fere truncato, utrinque rotundato, antennis rufopiceis ; prothorace
transverso, elytris valde angustiore, lateribus rotundato, antice et
basi fere æqualiter angustato, angulis obtusis; scutello oblongo,
apice subacuminato, æquali; elytris ovato-subquadratis, ad humeros
sat angulatis, apice fortiter rotundatis, subtiliter lineolatis; pygidio
subtiliter granulato ; subtus cum pedibus subtiliter fusco-punctu- .
lata, pedibus validis, tibiis 4 posticis et præsertim posterioribus
inflatis, tibiis anticis tridentatis, dente supero parum producto,
tarsis anticis gracilibus, unguibus valde inæqualibus, ungue majore
bifido, ceteris crassis. — Sainte-Marie-de-Madagascar (Perrot); coll.
Oberthur et la mienne.
Remarquable par les granulations peu serrées qui la recouvrent
et par l'épaisseur des 4 tibias postérieurs.
Hoplia griseosetosa, — Long. 4 mill. — Ovata, sat convexa,
rufula, parum nitida, setulis griseo-fulvis in tostulis elytrorum
magis griseis dense vestita; capite antice denudato, magis rufo,
summo paulo obscuriore, margine antico late rotundato et leviter
reflexo, antennis rufis; prothorace transverso, elytris haud angus-
tiore, antice sat fortiter angustato, dense sat subtiliter punctulato,
linea media obsoletissime pallidiore, margine postico recto, angulis
fere rectis; scutello ovato-ogivali ; elytris ad humeros sat rotundatis,
medio leviter ampliatis, apice truncatulis, extus valde rotundatis,
sutura et utrinque costulis 3 leviter elevatis; subtus cum pedibus
similiter vestita, pedibus mediocribus, tibiis anticis sat fortiter
bidentatis, — Diégo-Suarez (Bontemps); ma collection.
Hoplia scutellata. — Long. 4 mill, — Ovata, convexiuscula,
picea, setulis albidis plagiatim aggregatis ornata, prothorace linea
media plus minusve abbreviata et ad latera densius setuloso, scu-
tello dense albido ; capite rugosulo, antice parum attenuato, clypeo
à
À
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“4
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379
ad latera rotundato, tenuiter reflexo, antennis palpisque rufis ; pro-
thorace transverso, elytris parum angustiore, antice angustlato,
lateribus rotundato, dense sat subtiliter punctato-ruguloso, margine
postico late arcuato, haud bisinuato, angulis obtusis; scutello
ovato, apice attenuato; elytris ovato-subquadratis, ad humeros sat
angulatis, apice rotundatis, dorso dense rugulosis, utrinque vage
bilineatis ; pygidio subtiliter punctulato, parum dense setuloso, medio
denudato ; subtus cum pedibus sat dense similiter setulosa, his gra-
cilibus, magis rufo-piceis, tibiis anticis sat fortiter bidentatis, tarsis
gracilioribus, parum setosis, unguibus anticis subæqualibus. —
Sainte-Marie-de-Madagascar (Perrot); coll. Oberthur et la mienne.
Dicentrines tesserula. — Long. 4 1/2 mill. — Ovatus, sat
convexus, castaneus, lateribus rufescens, setulis squamosis griseo-
cinereis sat dense vestitus, prothorace maculis 2 disci et elytris
maculis fere triseriatim dispositis denudatis, his leviter convexius-
culis ; capite sat lato, dense punctulato, antice rufescente et late
arcuato, antennis dilute rufis ; prothorace parum transverso, elytris
valde angustiore, lateribus valde rotundato, dorso sat subtiliter
dense punctulato, basi late arcuata, angulis valde obtusis ; scutello
oblongo-ogivali ; elytris subquadratis, ad humeros rotundatis, apice
truncatulis, sed extus valde rotundatis, dense subtiliter ruguloso-
punctatis, sutura et utrinque costulis 3 vage elevatis, prope margi-
nem unistriatis; pygidio maculis 3 denudatis; subtus cum pedibus
piceolo-castaneus et setulis tenuioribus vestitus, pedibus validis,
posticis ceteris vix majoribus, tibiis anticis apice bidentatis. —
Sainte-Marie-de-Madagascar (Coquerel); ma collection.
Serica pexicollis. — Long. 9 mill. — Ovata, valde convexa,
postice ampliata, rufo-castanea, nitida, glabra, capite prothoraceque
infuscatis minus nitidis; capite dense rugosulo-punctato, antice
attenuato, margine antico rotundato et leviter reflexo; prothorace
transverso, elytris vix angustiore, antice angustato, dorso dense
rugosulo-punctato, basi fere recta, utrinque marginato, medio vix
distincte ; scutello triangulari, dense punctato, apice lævi et paulo
elevato; elytris ovatis, post medium leviter ampliatis, apice trunca-
tis, dorso minus dense sed fortius ruguloso-punctatis, utrinque ner-
vulis 4 tenuibus paulo lævioribus ; pygidio nitidissimo, parum dense
punctato; subtus medio lævis, lateribus punctulata, coxis posticis
fortiter punctatis, tibiis anticis obtuse tridentatis, dense superiore
fere obsoleto. — Suberbieville (H, Perrier).
Ressemble extrêmement à la castanea BI., mais chez celle-ci la
tête et le corselet sont très finement ponctués, l’écusson n’est pas
ponctué à la base, les élytres sont aussi bien plus finement ponctuées
et le pygidium est lisse.
376
Homaloplia granulipennis. — Long. 6 mill. — Ressemble
beaucoup à l’irrorata BI., au moins pour la coloration, mais bien
plus courte, plus convexe, d’un rougeâtre un peu marron, sans
taches, avec les élytres élargies au milieu, arrondies séparément à
l’extrémité, à fines stries, les intervalles alternativement un peu
plus convexes, couverts de rugosités granuleuses, plus marquées
sur les intervalles, plus convexes, parsemées de petites soies grises
très courtes et de soies fauves plus longues et hispides; la tête est
également très ponctuée en avant, le bord postérieur du corselet est
à peine sinué de chaque côté par une faible impression; le dessous
du corps et les pattes sont semblablement colorés, les tarses
paraissent encore plus longs. — Diégo-Suarez (Bontemps); ma
collection.
Homaloplia picticollis. — Long. 6 mill, — Ovalis, convexa,
fulvescenti-lutosa, nitidula, parce albido-hirsutula, capite cupreo,
prothorace maculis 2 vage triangularibus, medio valde approximatis
viridi-æneis, elytris sub humeros viridi-æneis, abdomine apice
tibiisque posticis æneis; capite fortiter sat dense, fronte summo
subtilius punctata, margine antico arcuato, paulo reflexo, antennis
dilute lutosis ; prothorace valde transverso, basi elytris paulo latiore,
antice angustato, lateribus arcuatis, dorso laxe punctato; scutello
triangulari, apice obtusiusculo; elytris ovatis, ad humeros valde
rotundatis, apice conjunctim rotundatis, sat fortiter striatis, striis
sat latis, punctulatis et punctis majoribus distantibus virescentibus
impressis, intervallis convexis, lævibus, subtus lævis, pedibus
compressis, tibiis anticis valde et acute bidentatis, tarsis gracilibus,
elongatis, unguibus acute appendiculatis. — Sainte-Marie de-Mada-
gascar (ma collection).
Insecte remarquable par la coloration de la tête et du corselet,
qui rappelle certains Berosus. Très voisin de l’irrorata, mais moins
allongée et d’une coloration très différente.
Empecta atomaria. — Long. 12 mill. — Oblonga, poslice
leviter ampliata, convexa, castanea, valde nilida, fere metallico-
micans, punctis albo-squamosulis densissime cribrata, prosterno
lateribus dense griseo-setuloso, metasterno lateribus densissime
albido-fulvido setoso, abdomine squamulis albido-fulvidis vestito, ad
latera densius, medio paulo denudato; capite brevi, antice fere
truncato, lateribus rotundato, dense rugoso-punctato, carina trans-
versali medio interrupta signato, antennis rufo-castaneis, clava
compacta brunneo-castanea; prothorace transverso, elytris vix
angustiore, antice leviter angustato, dense punctato, plagula media
brevi oblonga polita, margine postico fere recto, angulis rectis,
anticis vix obtusis ; scutello æneo-micante, triangulari, valde punc-
371
tato ; elytris post medium leviter ampliatis, dense punctatis, sutura
læviore, paulo elevata, linea leviter elevata submarginali ab
humero fere usque ad apicem extensa; pygidio obscuriore, dense
punctato, punctis albido-setosis, apice fovea oblonga polita signato ;
pedibus albido-setosis, tibiis anticis bidentatis, dente apicali lon-
giore, tarsis gracilibus, unguibus ante apicem dente acuto armatis.
— Sainte-Marie-de-Madagascar (Perrot); coll, Oberthur et la mienne.
Cette espèce se distingue par la grosse ponctuation qui couvre le
corps et donne naissance à des soies squamuleuses très courtes.
Adoretus subænescens. — Long. 15 mill — Oblongus,
postice vix ampliatus, convexus, castaneus, nitidus, capite protho-
raceque obscurioribus, paulo ænescentibus, elytris vage similiter
micantibus, albido-setosis; capite prothorace haud angustiore,
convexiusculo, fortiter punctato, antice rugosulo, rotundato et
tenuiter marginato, oculis magnis, convexis, labro rugoso, late
producto, apice truncato, ore antennisque rufis, his elongatis, clava
funiculo haud longiore, articulo 1° clavato, 2° globoso, 3° quarto vix
longiore; prothorace longitudine plus duplo latiore, elytris haud
angustiore, antice vix attenuato, grosse sat dense punctato, late-
ribus et basi rugosulo; scutello obtuse ogivali, punctato, rugosulo;
elytris oblongis, ad humeros angulatis, medio leviter ampliatis,
apice valde rotundatis, dorso sat grosse rugosulo-punctatis, sutura
et utrinque lineis 3 leviter elevatis ; pygidio rufescente, vix punctu-
lato, setosulo; pectore cum abdominis apice pedibusque rufescente,
setuloso, tarsis piceo-æneis, tibiis anticis extus triangulatis, angulo
supero obsoleto, pedibus validis, tibiis posticis compresso-inflatis,
unguiculis valde inæqualibus. — Sainte-Marie-de-Madagascar
(Perrot) ; coll. Oberthur et la mienne.
Grande et robuste espèce, à grosse tête, surtout chez le dont les
yeux sont saillants.
Adoretus flavilabris. — Long. 12 mill. — Un peu voisin du
précédent par la forme générale, mais plus petit, plus étroit, d’un
fauve assez clair, brillant, parsemé de petites soies blanchâtres,
avec la tête d’un brun de poix, arrondie en avant, grossement et
presque rugueusement ponctuée, une ligne faiblement élevée au
milieu, séparée nettement du chaperon qui est fauve, peu ponctué,
les yeux très gros et saillants, Le labre également large et tronqué,
mais avec les côtés crénelés; les antennes sont assez semblables,
mais les 2 premiers articles sont moins renflés; le corselet est
encore plus court, 3 fois aussi large que long, moins grossement et
plus densément ponctué; l’écusson est plus lisse au milieu et fine-
ment bordé de brun; les élytres sont plus étroites, la ponctuation
est plus égale, non rugueuse, la suture et 3 lignes de chaque côté
sont plus saillantes ; le pygidium est couvert d’une ponctuation
378
extrêmement fine, peu visible; le milieu du métasternum est
brunâtre, la base de l'abdomen aussi, mais d’une teinte plus claire,
les pattes sont robustes, surtout les tarses qui sont brunâtres, les
crochets très inégaux. — Sainte-Marie-de-Madagascar (Perrot); coll.
Oberthur et la mienne.
Ressemble beaucoup au Prodoretus vittatus Brenske, mais un peu
plus grand avec la saillie du labre grande et assez large et le corselet
sans bandes brunes.
Adoretus æneopiceus. — Long. 12 mill. — Ovalis, modice
convexus, piceo-æneus, sat nitidus, sat dense breviter cinereo-
pilosulus ; capite sat lato, dense ruguloso-punctato, antice arcuato,
tenuter marginato, sutura clypeali transversa recta, labro medio
carinato, lateribus dense strigoso; prothorace brevi, elytris vix
angustiore, antice angustato, lateribus arcuatis, dorso dense fortiter
punctato, fere rugosulo, margine postico medio late arcuato, angulis
vix rectis; scutello subtilius punctato, margine anguste lævi ; elytris
ovatis, basi truncatis, post medium levissime ampliatis, apice
conjonctim rotundatis, dorso rugosulo-punctatis, stria suturali
apice impressa, utrinque lineolis 3 vix perspicue elevatis, callo
postico penicillo brevi pallide cinereo ornato; subtus nitidior,
minus puberulus, metasterno lateribus dense punctulato et paulo
opaculo, pedibus brevibus, posticis crassis, tibiis crasse cylindricis,
rugosis, ante apicem supra transversim impressis. — Diégo-Suarez
(Bontemps); ma collection.
Plus large que les espèces un peu petites du genre, mais plus
étroit que les grandes et avec les côtés des élytres non marginés.
Bien reconnaissable à sa coloration et au court pinceau placé sur
les calus postérieurs.
Adoretus Perrieri. — Long. 10 mill — Oblongo-ovatus,
castaneo-rufescens, setulis albidis aut griseo-albidis adpressis dense
vestitus, clypei parte antica, prothoracis lateribus et humeris magis
rufescentibus; capite modice lato, dense ac subtiliter punctato-
asperato, antice arcuato, subtiliter reflexo, sutura clypeali evidente,
labro sat anguste producto, lateribus subtiliter crenulatus; protho-
race brevi, elytris haud angustiore, antice paulo angustato, lateribus
leviter arcuatis, margine postico fere recto, angulis vix obtusis,
dorso dense asperulo-punctato, punctis piligeris; scutello dense
subtiliter punctulato; elytris medio leviter ampliatis, apice rotun-
datis, subtiliter dense punctulato-rugosulis, sutura vix elevata et
utrinque nervulis 2 vix distinguendis; pygidio subtiliter ac dense
punctato, dense pilosulo ; subtus magis testaceus et minus pilosus,
tarsis paulo obscurioribus, tibiis anticis bidentatis et denticulo 3° vix
distinguendo. — Suberbieville (H. Perrier).
Cette jolie espèce est remarquable par sa vestiture d’un blanc
379
grisâtre uniforme; elle ressemble au scutellatus pour la taille et la
forme, mais la vestiture est toute différente.
Adoretus rufulus. — Long. 8 1/2 à 10 mill. — Ovato-oblongus,
sat convexus, rufo-testaceus, nitidus, subtiliter et parce griseo-pilo-
sulus, subtus cum tibiis tarsisque piceus ; capite modice lato, punc-
tulato, magis pilosulo, labro anguste rostrato, lateribus haud
crenulato; prothorace brevi, elytris vix angustiore, antice paulo
angustiore, lateribus leviter rotundatis, dorso polito, antice, basi et
lateribus punctis piliferis laxe impresso; scutello subtiliter punctu-
lato; elytris ovatis, basi truncatis, apice rotundatis, dorso dense
rugosulo-punctatis, sutura et utrinque nervulis 3 leviter elevatis,
externa brevissima, humeris lævibus; pygidio dense subtiliter
punctulato, longius ac dense piloso, subtus longius ac densius
griseo-setosulo, lateribus punctatis, tibiis anticis tridentatis, dente
supero minuto; j minor, capite antice fere truncato, reflexo,
dense subtilius punctato, inter oculos obsolete impresso, tibiis
posterioribus crassis; © major, capite antice rotundato, fortius
punctato, tibiis posterioribus parum crassis. — Suberbieville
(H. Perrier); ma collection.
Ressemble au scutellatus Fairm., mais plus petit, moins roussâtre,
la tête des «j différente, l’écusson non couvert de pubescence grise,
et les élytres plus ruguleuses, moins brillantes; en outre, la saillie
du labre est étroite et acuminée.
Adoretus pallidopictus. — Long. 9 à 10 mill. — Ressemble
au rufulus, mais un peu plus grand, plus fauve, le corselet ayant
2 larges bandes brunes, les élytres ornées de taches d’un fauve très
pâle, allongées, tantôt bien distinctes, tantôt fondues les unes dans
les autres. La tête est arrondie en avant dans les 2 sexes, finement et
assez densément ponctuée avec les poils disposés transversalement ;
le labre est à peine saillant au milieu et les côtés sont très finement
denticulés; le corselet très court est à peine plus étroit que les
élytres et plus large que la tête, à peine plus étroit en avant qu’à la
base, presque lisse au milieu et sur les côtés, assez densément
ponctué sur les bandes brunes, tous les angles très obtus; l’écusson
est finement et ruguleusement ponctué; les élytres sont un peu
moins ponctuées, la suture et 3 nervures de chaque côté légèrement
élevées, ces dernières sont plus larges, plus lisses, plus saillantes,
l’interne se dilatant un peu à la base et vers l’extrémité ; le dessous
du corps et les pattes sont plus rougeâtres, les côtés sont à peine
ponctués; les tibias antérieurs ont 2 dents aiguës, plus fortes chez
la © avec une 3° à peine indiquée. — Suberbieville (4. Perrier); ma
collection.
Voisin de rufulus, mais distinct par sa coloration assez bizarre, le
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 2 XII 97. 29
380
chaperon arrondi dans les 2 sexes et les nervures des élytres plus
larges, plus convexes, plus lisses.
Oryctes clypealis. — Long. 27 mill. — Oblongus, piceo-
fuscus, nitidus; capite carioso-punctato, vertice et cornu apice
lævibus, antice fortiter angustato, clypeo apice bilobo, lobis paulo
elevatis et divaricatis, cornu brevi, leviter recurvo; prothorace
transverso, antice a medio angustato, coriaceo-punctato, postice
læviore, subtilius punctato, antice retuso et transversim obtuse
carinato, basi transversim breviter fortiter rugoso-suleato, angulis
valde obtusis; scutello late ogivali, apice fere rotundato, basi punc-
tato; elytris sat subtiliter sat dense punctatis, lateribus et apice
rugosis, humeris et callis anteapicalibus sat lævibus, stria suturali
profunda; propygidio apice medio late lobato et utrinque sinuato,
pygidio sat subiiliter rugosulo-punctato, ante apicem gibboso;
subtus punctatus, lateribus rufo-villosulus, metasterno medio linea
tenuiter elevata signato, abdomine dense sat fortiter punctato,
pedibus validis, tibiis anticis valde tridentatis. — Un seul Ç’ trouvé
à Suberbieville, par M. H. Perrier de la Bâthie.
Ressemble à un petit individu © de l’O. colonicus, mais d’une colo-
ration plus noirâtre, avec le chaperon rétréci et prolongé en avant,
l'extrémité fortement bilobée, la corne courte, plus conique, le
corselet ponctué en avant et sur les côtés.
Cisseis rufobasalis. -—- Long. 4 à 41/2 mill. — Oblonga, sat
convexa, cœrulea, sat nitida, elytris basi breviter purpureis, dein
utrinque macula sat magna subquadrata dense velutino-pubescente
miniacea, suturam haud attingente ornatis, post maculas breviter
purpurino tinctis; capite punctato, medio profunde sulcato, utrinque
convexo, antennis brevibus, piceolo-metallicis; prothorace trans-
verso, elytris haud angustiore, antice leviter angustato, apice rotun-
dato, lateribus vix arcuatis, dorso subtiliter strigosulo, basi leviter
transversim, utrinque profundius impresso et breviter plicato,
antice maculis 2 minutis et vittula utrinque marginali brevi niveo-
squamulosis; scutello triangulari, apice valde acuto, cœrulescente,
vitta basali transversa nivea; elvtris oblongis, lateribus medio
leviter sinuatis, basi rugosis, circa scutellum anguste elevatis, basi
impressis, ad humeros paulo elevatis, postice subtilissime rugosulis,
et discolongitudinaliter impressis, apiceseparatim rotundatis; subtus
subtilissime rugosulo, metasterno utrinque et abdomine medio
baseos macula niveo squamosa ornatis. — Suberbieville ({. Perrier).
Bien que le genre Cisseis soit exclusivement australien, je ne vois
pas d’autre groupe où pourrait rentrer cet insecte. C’est l’avis de
notre collègue et ami, M. Kerremans, qui reconnaît l'intérêt de
cette découverte.
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381
Discoderes saxosicollis. — Long.Gmill. — Oblongus, nigro-
fuscus, vix nitidulus, capite prothoraceque leviter cupreo-tinctis,
scutello obscure cupreo, elytris fasciis griseo-pubescentibus valde
dentatis variegalis; capite medio late sulcato, auroso-cupreolo,
vertice utrinque tuberculo rotundato, striis concentricis cireum-
dalo, parum nitido, inter oculos utrinque tuberculo læviore, metal-
lico-nitente, antice strigosulo-rugosulo ; prothorace transverso,
elytris angustiore, medio rotundato-ampliato, antice et basi fere
æqualiter angustato, dorso medio tuberculis pluribus rotundatis,
striis concentricis circumdatis, subtiliter trigosulo, basi transver-
sim impresso, lateribus fortiter bifoveato, basi medio late lobato-
truncata; scutello acute triangulari, paulo depresso et rugosulo;
elytris basi impressis, ad humeros elevatis, post medium ampliatis,
apice separatim rotundatis, dorso densissime subtiliter transversim
rugosulis, inæqualibus; subtus subtiliter rugosulus, femoribus
posticis sat crassis. — Suberbieville (H. Perrier.)
Acmæodera atomosparsa. — Long. 7 à 8 mill. — Elongata,
antice et apice attenuata, convexa, capite prothoraceque piceo-
cupreolis, modice nitidis, elytris fusco-cœruleis, nitidioribus,
maculis numerosis flavis regularibus sparsutis, tribus longioribus
ad basin prope scutellum, ante et post humeros, margine externo
anguste flavo, maculis fuscis raris interrupto; capite dense punc-
tato, inter oculos obsolete impresso, antennis cupreolis, caput vix
superantibus ; prothorace transverso, elytris haud angustiore, antice
angustato, lateribus vix arcuatis, dorso densissime punctato, basi
utrinque foveolato, lateribus fulvo-setulosis; elytris ad humeros
paulo elevatis et obtuse angulosis, apice sat fortiter denticulatis,
dorso punctato-striatis, intervallis subtiliter punctatis et strigosulis,
fere planis, 3, 5° et 9° apice elevatis, lateribus medio sat dense
fulvo-setulosis ; subtus cum pedibus obscure ænescens., — Suber-
bieville (4. Perrier).
Cette jolie espèce rappelle un peu, pour la forme, l’A. 18-guttata,
mais avec le corselet bien plus rétréci en avant et les élytres plus
_atténuées en arrière, et, pour la coloration, l’A. adspersula.
Alaus pectinatus. — Long. 43 mill. — Robustus, modice
convexus, fuscus, parum nitidus, subtiliter griseo-pubescens, ely-
tris rufescentibus, subtilius et parcius pubescentibus ; capite late
leviter concavo, sat dense punctulato, antennis brevibus, medium
prothoracis vix attingentibus, articulis 410 sat breviter pectinatis,
3° brevius, ultimo appendiculato, ante apicem paulo angulato;
prothorace elytris haud angustiore, latitudine vix longiore, lateri-
bus fere parallelis, ad angulos anticos rotundatis, dorso subtiliter
dense coriaceo-ruguloso, medio carina sat lata, antice planiore
382
signato, angulis posticis sat acute productis, carinatis; scutello
subrotundato, convexo; elytris sat elongatis, sat fortiter striatis,
striis fundo punctatis, externis profundius, intervallis convexis,
apice truncato, extus rotundato; subtus cum pedibus nitidior, subti-
liter pubescens. — Comores (Humblot); coll. Oberthur.
Cet insecte est très intéressant, car avec un faciès très différent
des Alaus, il présente tous les caractères essentiels de ce genre et
n’en diffère réellement que par le corps plus large, la coloration
uniforme des élytres et les antennes pectinées; mais les dents de
cette pectination sont peu allongées et plusieurs Alaus ont des
antennes fortement dentées qui tendent à être pectinées. On trou-
vera sans doute des passages entre les vrais Alaus et notre insecte,
qui est le premier du groupe signalé dans la faune malgache.
Meristhus angulicollis. — Long. 7 mill. — Oblongus, postice
attenuatus, piceo-fuscus, indumento griseo-albescente dense vestitus,
prothorace disco dilacerato-denudato, elytris plaga magna com-
muni mediana denudata, marginem haud attingente, ad suturam
postice et antice lobata, antice puncto et striga humerali et postice
litura denudatis; capite laxe sat fortiter punctato ; prothorace fere
a basi antice angustato, dorso asperulo, lateribus subtiliter punctato,
antice lineola media elevata, basi medio impressa et utrinque paulo
elevata, ante angulos oblique sinuata, his elevatis, acutis, carinatis ;
scutello elevato, compresso, fere carinato; elytris striatis, inter-
vallis convexis, dense granulato-asperatis, humeris carinatis, extus
rotundatis; subtus valde punctatus, fuscus, abdomine lateribus
albido-maculatus, pedibus rufis, punctatis. — Suberbieville (H. Per-
rier).
Ce genre africain n’était pas encore signalé à Madagascar. La
nouvelle espèce ressemble beaucoup au M. lepidotus Pal. B. pour le
dessin, mais elle est plus grande, le corselet n’est impressionné
qu’à la base, ses angles postérieurs sont relevés, pointus, carénés et
la base est obliquement sinuée près d’eux.
Cryptohypnus costicollis, — Long. 2 mill. — Ressemble au
binodulus KI., mais plus petit et couvert d’une fine pubescence
grise; le corselet est plus atténué en avant, relevé au milieu et
formant une sorte de côte en avant; la base est dépourvue de tuber-
cules, avec une large impression de chaque côté, les angles posté-
rieurs sont notablement plus courts, les élytres sont plus finement
striées et les pattes d’un roussâtre plus clair. — Suberbieville
(H. Perrier).
Helodes hydroporoides. — Long. 5 mill. — Ovato-oblongus,
convexus, piceo-castaneus, parum nitidus, pube pallide fulva
vestitus, sublus cum pedibus antennisque rufescens; capite lato,
383
subtilissime dense punctulato, oculis globosis ; prothorace elytris
vix angustiore, longitudine plus duplo latiore, lateribus rotundatis,
paulo deplanatis, angulis omnibus obtusis, margine postico bisi-
nualo et utrinque foveolato, dorso densissime subtiliter punctulato;
scutello triangulari, paulo depresso, punctulato ; elytris oblongis,
ad humeros rotundatis, dorso dense minus subtiliter punctulatis,
subtiliter rugulosis. — Suberbieville (4. Perrier).
Distinct du fuscièmembris Fairm. par sa coloration claire et son
corselet rétréci en arrière comme chez l'Hydroporus Lareynii.
Scirtes fuscicrus. — Long. 4 mill. — Ovatus, modice con-
vexus, rufo-castaneus, modice nitidus, fulvido-pubescens, prothorace
elytrisque ad latera baseos dilutioribus; capite subtiliter densissime
punctulato, antennis dilute fusculis, corporis medium fere superan-
tibus; prothorace brevi, elytris haud angustiore, antice fortiter
angustato, lateribus leviter arcuatis, dorso densissime subtiliter
cum elytris punctulato, margine postico ad scutellum recto,
utrinque paulo obliquato; scutello sat acute triangulari, similiter
punctulato ; elytris ovatis, post basin medio leviter ampliatis, apice
obtusis, dorso haud lineatis, apice separatim rotundatis; pedibus
rufescentibus, femoribus posticis latis, fuscis, apice intus rufescen-
tibus et impressis, tibiis posticis apice calcare longo armatis. —
Suberbieville (H, Perrier).
Plus petit et plus étroit que le brunneus Fairm., d’une coloration
plus sombre, comme celle du costulatus Fairm., du Tonkin, mais
avec les élytres unies.
Scotinesthes tuberculosus, — Long. 16 mill. — Oblongo-
ovatus, postice vix sensim ampliatus, dorso planiusculus, fuscus,
indumento terreno dense vestitus; capite scabriusculo, utrinque
profunde longitudinaliter impresso, labro nigro, nitidulo, antice
asperulo, antennis gracilibus, obscure ferrugineis, prothoracis
medium attingentibus, articulo ultimo globoso ; prothorace parum
transverso, elytris vix angustiore, disco laxe inæqualiter asperato,
* lateribus paulo depressis, margine leviter rotundato, dense aspe-
rato, basi late arcuata, ante angulos impresso-sinuata, his sat obtu-
sis; scutello obtuse triangulari; elytris ovatis, parum convexis,
utrinque triseriatim tuberculatis, tuberculis distantibus, serie
4% basi obliterata, serie marginali densata costata, ante apicem
abrupte abbreviata, parte reflexa fere nuda, parce punctata ; pectore
laxe punctato, abdomine punctis setigeris laxe asperulo ; pedibus sat
gracilibus. — Sainte-Marie-de-Madagascar (Perrot); un seul indi-
vidu, coll. Oberthur.
Bien distinct de ses congénères par le corselet non canaliculé
visiblement, et les élytres portant non des côtes, mais des séries de
tubercules très distants, devenant plus serrés à l’extrémité.
384
Himatismus trochantericus. — Long. 15 mil. — Ressemble
beaucoup à l’occidentalis Haag, mais la tête et le corselet sont plus
rugueux, la première a la carène médiane plus large, moins sail-
lante, les joues plus aplanies devant les yeux et recouvrant un peu
la base du 1% article des antennes, le corselet est moins rétréci en
avant, la ligne médiane plus saillante; les élytres sont moins
amples, mais leur coloration et leur sculpture sont semblables ;
le dessous du corps et les pattes sont semblables, celles-ci un peu
plus longues; le prosternum présente en avant, au milieu, une
espèce de tubercule portant un pore bien distinct d’où sort un petit
pinceau, et entouré de deux cercles concentriques; en outre, la
saillie sternale est plane, acuminée à l’extrémité et les trochanters
antérieurs sont armés d’une assez forte épine. — Suberbieville
(AH. Perrier); un seul 4. |
Himatismus Justi Fairm. — Cette espèce, qui n’était encore
signalée qu’à Nossi-Bé, a été retrouvée par M. H. Perrier aux envi-
rons de Suberbieville.
Chez cet insecte, comme chez l’emarginifrons, je ne trouve pas de
tubercule prosternal chez les {'; ilse voit, mais un pea moins
développé, chez le luctuosus, lequel existe aussi à la Réunion.
Brachyidium ovatuium. — Long. 8 mill — Ovatum, sat
convexum, fuscum, indumento terreno dense vestitum; capite sub-
tiliter dense ruguloso, margine antico modice emarginato,
utrinque rotundato, antennis brevibus, prothoracis medium
haud superantibus, apice crassioribus, articulis penuliimis transver-
sis; prothorace elytris haud angustiore, valde transverso, longitu-
dine duplo latiore, lateribus postice parallelis, antice a medio
angustatis, dorso subtiliter sat dense rugosulo-punctulato, basi
utrinque late leviter sinuato, angulis posticis acutiusculis, anticis
valde obtusis ; scutello vix distincto, valde obtuso; elytris sat brevi-
ter ovatis, postice a medio angustatis, apice conjunctim obtusis, sub-
tiliter punctulato-striatulis, intervallis vix convexiusculis, dense
punctato-rugulosis, epipleuris dense striolatis ; subtus denudatum,
subtiliter ruguloso-punctatum, addomine densius ferrugineo-
setuloso, tibiis anticis valde tridentatis dente supero minore, ceteris
scabratis. — Suberbieville (4. Perrier).
Ressemble au B, pacificum Fairm., mais un peu plus grand, avec
le corselet plus large en arrière, moins arrondi sur les côtés, droits
en arrière, et une vestiture terreuse qui ne laisse pas voir la
sculpture.
Damatris Camæna. — Long. 10 mill, — Ressemble à D. aci-
diferus Coq., d’un brun noir presque mat avec les élytres à bandes
purpurines et vertes métalliques alternées et extrêmement bril-
it. fus Di pos des on à 652
ne, hs thin à
.
|
|
F
389
lantes ; les élytres sont gibbeuses, nettement mais peu profondément
striées avec les intervalles tout à fait plans et lisses ; la ponctuation
du corselet est très fine et écartée, la tête a une strie longitudinale
médiane et la strie clypéale bien arquée; les antennes sont assez
grêles et assez courtes, les 3 derniers articles forment une massue
très allongée et peu large; les épipleures sont d'un brun mat, sauf
une étroite bordure supérieure, le dessous est mat, les pattes sont
brillantes, l’abdomen est aussi brillant au milieu. — Sainte-Marie-
de-Madagascar (Perrot) ; un seul individu, coll. Oberthur.
Suarezius metallescens. — Long. 5 à 7 mill, — Ressemble
extrêmement au S. gibbosulus Fairm., mais la coloration au lieu
d’être noire, est bronzée, brillante sur les élytres, la tête, le corselet
et le dessous du corps étant d’un brun foncé un peu verdâtre, à
peine brillants; les antennes sont courtes avec les derniers articles
un peu épaissis, le corselet est transversal, aussi large à la base que
les élytres, faiblement élargi en avant, le dos convexe, uni, étroite-
ment rebordé sur les côtés qui ne sont pas déprimés ; les élytres sont
courtes, à séries de grosses fossettes contigués, les intervalles très
étroits, formant une sorte de réticulation, les 3°, 5° et 7° relevés
longitudinalement en côtes saillantes, interrompues après le milieu,
la 1"° se prolongeant en arrière par un ou deux tubercules oblongs;
les pattes sont de la couleur du corps mais plus brillantes. — Sainte-
Marie-de-Madagascar (Perrot); coll, Oberthur et la mienne.
Nesiotaurus fuscimembris. — Long. 8 à 13 mill. — Forme
et coloration du sericans Fairm., en diffère par les pattes et les
antennes d’un brun noirâtre et par la pubescence des élytres plus
fine, les stries paraissent aussi plus profondes et le prosternum est
presque toujours entièrement roux. — Sainte-Marie-de-Madagascar
(Perrot); coll. Oberthur et la mienne.
Isomira morosa. — Long. 3 mill. — Oblongo-ovata, modice
convexa, fere elliptica, tota fusca, nitidula, pube tenui cinereo-
_plumbea dense vestita; capite parvo, antice angustato, oculis valde
convexis, antennis parum gracilibus, 4/5 corporis attingentibus,
articulis 2 et3 brevibus, ceteris subæqualibus, elongatis ; prothorace
transverso, elytris haud angustiore, a basi antice arcuatim angustato,
margine postico recto, angulis rectis ; scutello minuto, trigono;
elytris oblongo-ovatis, basi truncatis, apice obtusis, dorso cum
prothorace subtilissime ac densissime punctulatis, suturam versus
lineolis levissime impressis, 2 primis magis distinctis; subtus
rarius pubescens, pedibus paulo piceis, tarsis posterioribus meta-
tarso ceteris conjunctis haud breviore. — Madagascar; ma collection
(donné par M. le D' Chobaut).
CISTELAMPRA n. g.
Ce nouveau genre, avec le faciès des Nesogena, a les crochets
tarsiens densément pectinés et les 2 ou 3 articles pénultièmes un peu
lamellés. La tête est petite, très atténuée en avant, les yeux sont
convexes, assez saillants, à peine échancrés; les antennes, peu
épaisses, atteignent largement le milieu du corps, ne grossissent
pas vers l’extrémité, le 3° article est notablement plus long que le 4°;
le corselet transversal est plus étroit que les élytres, court, forte-
ment rétréci en avant, les côtés presque droits, la base à peine
arquée, l’écusson triangulaire, les élytres amples, arrondies aux
épaules et à l'extrémité, les hanches antérieures à peine séparées
ainsi que les intermédiaires, la saillie intercoxale triangulaire, les
pattes assez grêles, sauf les fémurs qui sont un peu épaissis,
le 1° article des tarses un peu plus long que les autres, et aux posté-
rieurs plus long que les autres réunis.
Cistelampra purpurina. — Long. 9 mill. — Ovato-oblonga,
sat convexa, capite prothoraceque viridi-metallicis, nitidis, ore cum
pedibus antennisque testaceo-flavidis, his ab articulo 5° obscurio-
ribus, subtus cum epipleuris flavo-testacea, valde nitida, aureover-
nicata ; capite sat subtiliter densissime punctato, apice rufescente,
labro transversim quadrato, prothorace valde transverso, elytris
paulo angustiore, a basi antice fortiter angustato, dorso densissime
subtiliter punctulato, angulis posticis parum obtusis, anticis valde
obtusis ; scutello triangulari, dense punctulato, apice obtuso ; elytris
ovatis, sat fortiter punctato-striatis, striis apice minus punctatis,
intervallis vix convexiusculis, fere lævibus aut indistincte punc-
tulatis, disco medio prope suturam impressis ; subtus lævissima,
pectore lateribus punctulato, coxis intermediis fere contiguis,
posticis separatis, femoribus crassiusculis, tibiis brevissime calca-
ratis. — Diégo-Suarez (Bontemps).
Salpingus dromioides. — Long. 3 1/2 mill, — Elongatus,
parum convexus, fuscus, valde nitidus, obsolete metallescens,
elytris utrinque maculis 2 magnis pallide testaceis, suturam haud
attingentibus, 1* fere basali, lata, 2? anteapicali, ovata; capite
magno, cum oculis prothorace haud angustiore, antite subtilissime
punctulato et utrinque sat fortiter impresso, inter oculos dense sat
fortiter punctato, his globosis, exsertis, antennis cum palpis fulvo-
testaceis, illis articulis 5 ullimis crassioribus fuscis; prothorace
cordato, antice utrinque fere angulatim dilatato, basi constricto et
utrinque profunde impresso, dorso subtilissime punctulato ; elytris
oblongis, medio levissime ampliatis, apice rotundatis, dorso
subtilissime punctulato-lineolatis, basi ad scutellum et ad humeros
Or
387
elevatis; subtus piceus, pedibus rufo-testaceis, — Diégo-Suarez
(Bontemps) ; ma collection.
Ce joli insecte ressemble à un Dromius quadrimaculatus; paraît
bien voisin du S. avus Alluaud, mais les antennes n’ont que 5 articles
formant la massue, le corselet est anguleusement dilaté en avant, et
les élytres ont de grandes taches comme quelques Bembidium et
Dromius.
Nemostira morosa. — Long. 14 mill. — Elongata, fusca,
capite prothoraceque vix nitidulis, elytris nitidis, antennis, palpis,
femoribus anticis et celeris apice cum tarsis rufo-testaceis ; capite
fere lævi, basi transversim sulcato et inter oculos biimpresso, his
magnis, sat approximatis, antennis corporis medium attingenti-
bus, paulo pilosulis, articulo 3° quarto vix breviore, ultimo duobus
præcedentibus conjunctis æquali; prothorace elytris fere dimidio
angustiore, antice sat angustato, margine postico elevato, angulis
. posticis extus acute exsertis, dorso subtilissime punctulato, margine
antico reflexo; scutello subquadrato, lævi; elytris elongatis, ad
humeros sat rotundatis, apice angustis, haud acuminatis, dorso
subtiliter lineato-punctatis, lineis basi fere substriatis, a medio
postice obliteratis; sublus nitida, lævis, pectore lateribus subtiliter
punctulato, pedibus magnis, gracilibus, posterioribus longioribus.
— Sainte-Marie-de Madagascar (Perrot); coll, Oberthur et la mienne.
Cette Nemostira est assez remarquable, outre sa taille et sa colora-
tion sombre, par ses élytres très légèrement striées et assez acumi-
nées.
Nemostira geniculata. — Long. 11 mill. -— Ressemble beau-
coup à l’atrifrons Fairm., même coloration générale, mais les élytres
n’ont pas une bordure marginale brune et les genoux sont bruns ;
le corps est plus étroit, les yeux sont presque contigus, les antennes
un peu plus longues avec le dernier article aussi long que les
o précédents réunis; les points sur les intervalles des stries sont
moins gros et moins nombreux ; l'extrémité des tibias et les tarses
sont enfumés. — Antsianaka (Perrot); coll. Oberthur et la mienne.
Nemostira apicicornis. — Long. 9 mill. — Même forme et
même coloration générales, mais taille plus faible, corps plus grêle
et pattes unicolores; les yeux sont assez écartés et l'intervalle
présente 2 gros points, le chaperon et le labre sont plus courts, les
palpes plus grêles, les antennes plus courtes, notamment le dernier
article qui est brun, le corselet est plus court, les élytres sont moins
arrondies à l’extrémité et les intervalles alternes des stries ont des
points bien plus écartés, les côtés de la poitrine sont brunâtres. —
Sainte-Marie-de-Madagascar (Perrot); coll, Oberthur et la mienne.
388
Nemostira basicrus. — Même taille et même coloration que
l'espèce précédente, mais un peu plus foncée avec le dessous du
corps et l'extrémité des fémurs brunâtres, les antennes également
courtes avec le 1% et les derniers articles bruns, le dernier pas plus
long que les 3 précédents réunis; les yeux sont un peu moins
écartés, avec une strie médiane courte et 2 petits tubercules pori-
fères ; le corselet est à peine rétréci en avant et présente, au milieu
de la base, une courte strie longitudinale ; les élyires sont un peu
plus fortement striées avec les interstices ponctués de la même
manière. — Sainte-Marie-de-Madagascar (Perrot) ; coll. Oberthur et
la mienne.
Nemostira ruficollis. — Long. 9 mill. — Assez semblable
aux précédentes, mais avec la tête noire, le corselet d’un testacé
rougeâtre, les élytres et les pattes d’un brun foncé, la base des
fémurs rousse et le dessous du corps d’un brun roussâtre ; les yeux
sont médiocrement écartés, avec un sillon bien marqué entre eux,
les antennes assez courtes, ne dépassant guère la base du corselet;
ce dernier assez étroit, presque droit sur les côtés, le bord posté-
rieur étroitement brun, très relevé, avec les angles saillants ; les
élytres sont striées et ponctuées comme chez les précédentes. —
Sainte-Marie-de-Madagascar (Perrot); coll. Oberthur et la mienne.
Ressemble extrêmement à gracillima Fairm., du Gabon, en diffère
par la taille plus faible, le front sillonné entre les yeux, le corselet
plus cylindrique, les élytres plus sillonnées et les pattes unicolores.
DEROSTIRA n. g.
Genre voisin des Nemostira dont il diffère par les antennes en
scie, à articles presque triangulaires, les 2 premiers très courts, le
3° plus long que le suivant, le dernier grêle, un peu plus long
seulement que l’avant-dernier, par les yeux très écartés, par le
corselet aussi long que large, les élytres parallèles, fortement
angulées aux épaules, à stries fortement ponctuées et Le corps assez
velu.
Derostira crenulipennis. — Long. 6 mill, — Oblonga, sat
convexa, dilute fulvo-flavescens, parum nitida, prothorace rufes-
cente ; capite rugoso, antice parum prolongato, nigro, ore flavido,
fronte rugoso-punctata, oculis convexis, vix sinuatis, antennis
corpore brevioribus, sat validis; prothorace subquadrato, villoso,
elytris angustiore, antice et basi æqualiter angustato, lateribus
parum rotundato, laxe grosse punctato, intervallis subtiliter punc-
tulatis, basi reflexa et intus transversim profunde sulcata; scutello
triangulari nigro; elytris fere parallelis, apice conjunctim rotun-
datis, dorso fortiter ac dense seriatim punctatis, intervallis angustis,
389
parum elevatis, basi latioribus; subtus fuscus, villosus, metasterno
medio nigricante, nudo, pedibus sat brevibus, tarsis apice et anten-
narum articulo ultimo fuscis. — Sainte-Marie-de-Madagascar
(Perrot); un seul individu, coll. Oberthur.
Cet insecte est curieux par ses antennes en scie, son corselet
presque carré et ses élytres arrondies à l’extrémité.
Macratria hovana. — Long. 5 mill. — Elongata, sat convexa,
fusco-picea, dense cinereo-pubescens, antennis, ore pedibusque
fulvis, his subtiliter dense cinereo-pubescentibus; capite breviter
ovato, convexo, subtilissime punctulato, oculis ovatis, parum
convexis, antennis brevibus, prothoracis medium vix attingentibus,
articulis 3 ultimis, maJoribus, ultimo longiore; prothorace ovato,
elytris paulo angustiore, postice leviter attenuato, lateribus antice
rotundato, dorso convexo, subtiliter dense asperulo, sulculo medio
parum impresso, antice obsoleto, basi fortiter marginata, angulis
depressis, rectis, lævibus; scutello minutissimo ; elytris elongatis,
parallelis, apice rotundatis, ad humeros obliquatis, sat subtiliter
punctato-lineatis ; pedibus sat validis, sat elongatis. — Suberbieville
(H. Perrier).
Ce genre n’a été signalé ni à Madagascar, ni en Afrique, sauf
l'Algérie.
Macratria anthicoides, — Long. 3 mill. — L’une des plus
petites espèces du genre; diffère en outre de l’hovana, dont elle offre
la coloration générale, par le corselet à peine rétréci en avant, à
ponctuation bien plus fine, à bord postérieur non sillonné de chaque
côté ; les antennes sont plus longues et atteignent presque le milieu
du corselet, les 3 derniers articles sont proportionnellement plus
gros, leur coloration est plus claire ; l’écusson est nettement irans-
versal et tronqué; les élytres sont également allongées, parallèles,
arrondies conjointement à l’extrémité, leur surface est finement et
densément ponctuée, mais sans lignes vraiment distinctes; les pattes
sont médiocrement robustes et les tarses postérieurs paraissent plus
courts et plus épais. — Suberbieville (H, Perrier),
Scraptia subapicata. — Long. 4 mill. — Elongata, pallide
fulva, sat nitida, dense fulvo-puberula, capite et prothorace medio
paulo fumatis, elytris ante apicem vitta transversali fuscula ornatis,
abdomine infuscato; capite sat brevi, antice angustato, convexius-
culo,subtiliter punctato,antennis parum gracilibus, articulis 3 primis
ceteris brevioribus, subæqualibus; prothorace transverso, basi
elytris haud angustiore, antice forliter angustato, dorso densissime
Subtiliter punctato, margine antico cum angulis rotundato ; scutello
late triangulari ; elytris oblongis, postice angustatis, apice separatim
_
390
rotundatis, subtilissime dense punctulatis; subtus subtilissime
alutacea, pedibus gracilibus, femoribus paulo incrassatis, metatarso
ceteris articulis conjunctis valde longiore. — Madagascar; donné
par M. le D° Chobaut.
Ce genre n’a pas été signalé encore à Madagascar, ni même en
Afrique, au moins dans la partie australe.
Scraptia impressicollis. — Long. 3 mill. — Forme de la
précédente, mais plus petite, plus jaune, avec la tête plus large,
moins rétrécie en avant, les antennes aussi épaisses, plus longues,
atteignant le milieu du corps, le corselet plus large, mais moins
rétréci en avant, à ponctuation plus forte avec 3 impressions sur la
moitié postérieure, les 2 latérales plus profondes; les élytres sont
unicolores, atténuées en arrière après le milieu, la ponctuation est
extrêmement fine et serrée; le dessous est unicolore. —- Mada-
gascar; donné aussi par M. le D' Chobaut.
Scraptia pulex. — Long. vix 2 mill. — Plus étroite et beau-
coup plus petite que les précédentes, de même coloration, mais plus
voisine de la première à raison du corselet sans impressions,
couvert d'une pubescence serrée; la tête est plus renversée en
dessous, les antennes sont également courtes, ne dépassant guère
la base du corselet, grossissant vers l'extrémité; le corselet est
rétréci en avant, les élytres sont allongées, atténuées peu à peu
presque dès la base, fortement arrondies à l’extrémité, la suture
enfoncée à la base, l’écusson enfoui. — Suberbieville (4. Perrier).
Mordellistena suturella. — Long. 31/2 mill. —- Sat elongata,
convexa, postice vix attenuata, picea, subtiliter griseo-pubescens,
elytris vitta suturali et vitta marginali angustis, apice coeuntibus,
rufo-testaceis et pube densa vestitis, subtus rufulo-pubescens,
antennis, palpis, pedibus et segmentis ventralibus apice rufo-testa-
ceis, pedibus posticis piceolis ; capite convexo, vertice medio breviter
sulcatulo, antennis gracilibus ; prothoracis basin parum superan-
tibus ; prothorace lato, antice vix angustato, lateribus fere rectis,
margine postico medio late et arcuatim lobato et sat dense griseo-
pubescente; elytris elongatis, postice vix attenualis, apice rotun-
datis, basi utrinque fascia brevi rufulo-pubescente interdum
oblique ornatis; pedibus posticis majoribus, femoribus compressis,
tibiis extus strigosis, metatarso valido, ceteris conjunctis æquali,
stylo anali sat elongato, acuminato. — Madagascar; donnée par
M. le D'° Chobaut, ainsi que les 2 suivantes.
Les bandes des élytres sont variables, parfois la suturale est
presque effacée, la marginale est remplacée par une bande oblique
partant de l’épaule.
391
Mordellistena sinuata. — Long. 2 à 2 1/2 mill. — Plus
petite que la précédente, noire avec une bande d’un jaune roux sur
le disque de chaque élytre; cette bande est le plus souvent inter-
rompue et forme 2 taches oblongues; il y a, en outre, une petite
tache apicale, Les 4 pattes antérieures sont fauves, les postérieures
brunes ainsi que les antennes.
Mordella canellina. — Long. 2 1/2 mill. — Plus étroite et
moins convexe dans le sens de la longueur, d’un brun noir avec les
élytres et les pattes rousses; le dessous du corps est moins foncé,
d’un brun un peu roussâtre, les antennes et les palpes sont fauves,
NASTOCERUS n. g.
Ce nouveau genre est voisin des Neomarius dont il diffère notam-
ment par les antennes comprimées, ayant le 1% article un peu
saillant à l’angle apical, mais beaucoup moins que chez les Xystro-
cera; la tête est aussi plus étroite, ainsi que le corselet qui est
tronqué droit à la base, sans reliefs sur le disque, ayant, au
contraire, une sorte de côte arrondie au milieu de la base au lieu
d’un court sillon ; l’écusson est bien plus petit; le prosternum sépare
les hanches antérieures ; la saillie intercoxale est également aiguë,
les fémurs sont fortement claviformes et les tarses grêles avec le
1% article aussi long que les suivants réunis.
Nastocerus maculicornis. — Long. 14 mill. — Elongatus,
elytris planiusculis, capite prothoraceque piceis, subtiliter griseo-
pubescentibus, elytris dilute piceolo-lutosis, basis picescentibus,
pube tenui griseo-sericea maculatim disposita; capite inter anten-
nas sulcato, his corpore valde longioribus fulvis, articulis 2 primis
obscurioribus, basi paulo crassiusculis, articulis 6-11 tenuibus,
3-0 Compressis et apice fuscis; prothorace ovato, longitudine haud
latiore, lateribus fere rectis, antice levissime attenuato, basi breviter
constricto, dorso inæquali, antice transversim impresso, postice
medio plagula polita, paulo elevata, antice tenuissime prolongata,
basi utrinque tuberculo ovato et lateribus foveolis signato ; scutello
minuto, quadrato ; elytris elongatis, ad humeros sat angulatis, basi
dense punctatis, ante medium macula picea, vage limitata ornatis,
dein punctis obsolescentibus, utrinque costula, basi et apice oblite-
rata, elytrorum apice densius pubescente et punctis majoribus laxe
impresso; subius paulo nitidior, subtiliter dense pubescens, pro-
sterno dense punctulato, segmentis ventralibus apice denudatis,
pedibus piceis, tibiis femoribusque basi fulvis, his fere a basi
ate clavalis, tarsis fulvis, apice obscurioribus. — Suberbieville
(H. Perrier).
392
Œdeus concolor. — Long. 7 à 8 mill. — Oblongus, sat
convexus, elytris dorso planiusculis, totus rufus, modice nitidus,
subtiliter rufo-pubescens ; capite antice producto, saummo punctato,
inter oculos et antice strigoso-punctulato, oculis sat minutis,
exsertis, antennis gracilibus, paulo fumatis, articulo 1° excepto,
j' corpore haud, © paulo brevioribus; prothorace elytris valde
angustiore, latitudine haud longiore, antice a medio leviter angus-
tato, dorso sat dense punctato, fere rugosulo, basi transversim
depresso; scutello anguste triangulari, medio transversim impresso;
elytris oblongis, ad humeros sat angulatis, a basi levissime postice
attenuatis, apice rotundatis, dorso subtiliter dense punctulatis,
prope humeros impressis et ab humeris oblique et obsolete elevatis;
subtus magis rufescens, femoribus validis, tibiis posterioribus apice
arcuatis, incrassatis, fuscatis, apice bispinosis et intus prolongatis,
subtus magis rufescens et nitidior. — Suberbieville (H. Perrier).
Distinct du type générique par sa coloration uniforme.
GAUROTINUS n. g.
Ce nouveau genre a les plus grands rapports avec les Gaurotes;
il en diffère par les yeux échancrés, les tubercules antennaires un
peu moins rapprochés, le 1% article des antennes plus allongé, le
3° à peine plus court que le 4, celui-ci presque égal au 5°, le corselet
fortement angulé sur les côtés, à peine impressionné en arrière,
avec le bord postérieur nettement bisinué et non fortement arqué,
les élytres d’une sculpture très différente, non rebordées en dehors,
les métapleures à peine rétrécies en arrière, toutes les hanches
contiguëês, les pattes plus grêles, le 1% article des tarses postérieurs
plus long et les tarses non sillonnés en desous.
Gaurotinus tenuelineatus. —Long. 10 mill. — Oblongus,
modice convexus, dilute castanescens, parum nitidus, capite pro-
thoraceque paulo obscurioribus, subtilissime griseo-pubescentibus,
elytris tenuiter costulatis, his costulis dense et anguste albido-pubes-
centibus, marginibus sat late fusculo-virescentibus, subtus cum ore,
antennis pedibusque dilutior, his fere testaceis ; capite antice angus-
tato, inter oculos obsolete strigosulo, inter antennas transversim
sulcato, antennis sat gracilibus, articulis (2°excepto) subæqualibus;
prothorace transverso, antice paulo angustato, utrinque in dentem
obtusum dilatato, dorso fere lævi, basi utrinque leviter transversim
impresso, margine postico bisinuato, subtiliter marginato, angulis
posticis rectis; scutello triangulari, fere lævi ; elytris sat amplis, ad
humeros sat angulatis et paulo elevatis, apice obtuse rotundatis,
dorso lævibus, sutura et utrinque costulis tenuibus 9, intermediis
subtilioribus, 1% medium haud attingente, 2* et 4 ante apicem con-
junctis; subtus lævis, subtiliter pubescens, pedibus nitidioribus,
LE FU res ns) LL
DRALNA 7 |
> PIC E
393
genubus paulo fumatis. — Antsianaka (Perrot); coll. Oberthur et la
mienne.
TETARTANUS n. g.
Ce nouveau genre ressemble au genre Tritomicrus, d'Obock ; il en
diffère par la proportion des premiers articles des antennes ; le 1*
est court, épais, le 2° très court, les 3° et 4° très courts, le 3° un peu
moins, et ces deux derniers réunis à peine aussi longs que le 5°, les
autres allongés, atteignant au moins l'extrémité du corps; les yeux
sont gros, fortement échancrés, assez grossement granulés ; le cor-
selet est un peu plus étroit que les élytres, celles-ci angulées aux
épaules, parallèles, arrondies à l’extrémité; les pattes médiocres,
assez grêles.
Ce genre est remarquable par la petitesse des 3° et 4° articles des
antennes et se rapproche ainsi du genre Anisarthron.
Tetartanus cribricollis. — Long. 8 à 9 mill. — Oblongo-
elongatus, dorso planiusculus, totus rufus, sat nitidus, prothorace
lateribus et elytris extus leviter infuscatis, subtiliter fulvo-pilosulus ;
capite cum oculis prothorace vix latiore, convexo, dense punctato,
antice rugoso, tuberculis antennariis approximatis paulo lævioribus,
antennis corpore vix longioribus; prothorace transverso, elytris
angustiore, lateribus leviter rotundato, dorso fortiter dense punc-
tato, fere rugoso, medio vitta lævi paulo elevata, antice leviter diva-
ricata aut T-formi, basi marginata, fere recta ; scutello subrontun-
dato, fere lævi; elytris parallelis, basi truncatis, ad humeros sat
angulatis, apice rotundatis, dorso densissime punctatis, fere rugu-
losis, basi ad humeros impressis ; subtus dense minus, fortiter punc-
tatus, pectore interdum obscuriore. — Suberbieville (4. Perrier).
Anisogaster nigrostrigatus. — Long. 8 mill. — Elongatus,
convexus, dilute flavo-rufulus, modice nitidus, prothorace medio
punctis 2, elytris utrinque striga obliqua, fere ab humero suturam
versus ducta et vitta transversa post medium, ad suturam vix inter-
rupta nigris; capite porrecto, lævi, inter antennas breviter ac sub-
tililer carinulato, antennis gracilibus, corpore vix brevioribus,
articulis 3 et 4 æqualibus et ceteris brevioribus; prothorace elon-
gato, antice transversim impresso, ante basin constricto et trans-
versim sulcato et depresso, dorso medio sat fortiter convexo; elytris
prothorace latioribus, parum elongatis, ad humeros angulatis,
apicem versus leviter attenuatis, apice abrupte rotundatis, dorso
subtiliter punctulatis, medio leviter depressis et longitudinaliter
paulo impressis, sutura basi impressa ; segmento ventrali 1° lon-
giore, ultimo subtiliter strigoso et transversim impresso, pedibus
sat elongatis, femoribus sat crassis. — Sainte-Marie-de-Madagascar
(Perrot) ; un individu, coll, Oberthur.
394
Anisogaster transversus. — Long. 5 mill. — Gracilis, rufus,
nitidus, elytris paulo flavicantibus, transversim nigro bivittatis,
vitta 12 post basin, 2 mediana; capite fere opaco, antice trans-
versim striolato, palpis pallidis, antennis filiformibus, corpore paulo
longioribus, dilute rufulis, articulo 1° magis rufo, 5° apice fusco,
ultimo toto fusco ; prothorace elongato, basi elytris dimidio angus-
tiore, medio ampliato et utrinque vitta obliqua nigra ad pleuras
ornato, antice leviter angustato et transversim impresso, basi trans-
versim fortiter depresso; elytris sat brevibus, ad humeros fortiter
angulatis, basi punctulatis, medio leviter depressis, basi ipsa
impressa et fortius punctata, abdomine apice dense fulvo-piloso,
tarsis tibiisque pallidioribus, his intus ciliatis. — Antsianaka (Hum-
blot); un individu, coll. Oberthur. |
Anisogaster longulus.—Long.9 mill. — Elongatus, convexus,
capite prothoraceque piceis, albido-pruinosis, elytris, abdomine
pedibusque testaceo-fulvis, modice nitidus ; capite inter oculos lon-
gitudinaliter et antice transversim sulcatis, oculis magnis, fortiter
emarginatis, ore rufo ; prothorace oblongo, latitudine dimidio lon-
giore, antice et postice æquilato, lateribus fere rectis, medio obsolete
undulatis, dorso convexo, paulo inæquali, antice et basi leviter
rufescente ; scutello apice late rotundato; elytriselongatis, parallelis,
basi truncatis, ad humeros angulatis, apice extus rotundatis et levi-
ter dehiscentibus, basi fortiter seriatim punctatis, punctis apicem
versus obliteratis ; subtus fere lævis, subtiliter pubescens, abdomine
elytris valde breviore, segmento 2° apice late sinuato, longe ac dense
fulvo-villoso, pedibus sat brevibus, femoribus leviter clavatis. —
Suberbieville (11. Perrier).
Les antennes manquent à l’unique individu de cette espèce, il n’en
reste que le 1* article qui est de la couleur du corps.
Eugraphus longehamatus. — Long. 11 mill. — Valde elon-
gatus, fere filiformis, sat convexus, fuscus, nitidulus, pube tenui
dense vestitus, prothorace vage cireneo-bilineato, elytris basi et apice
griseo-cinereis, basi utrinque vitta paulo oblique piceo-velutina, ab
hamo incipiente, lineola albida comitata, medio plaga picea trans-
versa, ad marginem postice prolongata, lineola tenui albida margi-
nata, parte apicali nuda, nitidiore ; capite inter antennas vix ConCcavo,
antennis gracilibus, prothorace parum longioribus, pallide piceolis,
articulo 1° elongato, leviter arcuato, apice intus spinoso ; prothorace
elongato, elytris paulo angustiore, antice leviter ampliato, dorso
longitudinaliter arcuato, subtilissime strigosulo; scutello minuto,
albido ; elytris elongatis, fere parallelis, apice rotundatis, ad hume-
ros angulatis, dorso planiusculis, basi utrinque dente longo erecto
hamiformi armatis, postice convexis, fere nudis; subtus fuscus, niti-
399
dus, dense albopubescens, abdomine nudo, nitido, segmento,
4° triangulariter albo, 2° macula basali alba, pedibus elongatis
gracilibus, piceolo-rufis, linea albida signatis, femoribus obscuriori-
bus. — Antsianaka (Perrot) ; coll. Oberthur.
Très voisin de l’elegans, mais bien plus allongé, plus étroit; le
dessin des élytres est analogue, mais différent, et les dents de la base
sont plus détachées, plus verticales et plus en forme de crochet.
XANTHOPIODUS n. g.
Caput breve, postice breviter constrictum, genis angulosis,
labrum villosum. Oculi magni, sat grosse granulati, leviter sinuati.
Antennæ sat graciles, corporis medium superantes, articulo 1° crasso,
oculorum medium superante, 2° brevissimo, 3° quarto, 4° quinto vix
brevioribus, Mandibulæ validæ, exsertæ, palpi maxillares articulo
ultimo ovato-oblongo. Prothorax valde transversus, elytris angustior,
lateribus angulatus. Elytra ad humeros angulata, oblonga, apice
rotundata. Coxæ anticæ fere contiguæ, eonicæ, prosternum inter
coxas laminatum, mesosternum sat angustum, metasternum
magnum, processus intercoxalis acutus. Pedes mediocres, sat graci-
les, tibiis apice acute bicalcaratis, posterioribus articulo 1° longiore,
subtus sulcatulo.
Cet insecte paraît voisin des Logisticus dont il diffère par sa forme
trapue, sa tête courte, le dernier article des palpes maxillaires plus
épais, le corselet très court, sans tubercules sur le disque et les
antennes courtes ; c’est, du reste, une © que j'ai examinée et qui,
avec son gros abdomen, sa coloration d’un fauve sale, ses élytres
molles, peut-être mal développées, donne un peu l’idée d’une © de
Vesperus strepens.
Xanthopiodus angulicollis. — Long. 33 mill. — Oblongus,
sat convexus, lutoso-fulvus, elytris paulo dilutioribus, parum niti-
dulus, subtiliter dense fulvo-sericans; capite subtilissime dense punc-
tulato-coriaceo, medio fortiter sulcato, clypeo paulo concavo, antice
plicatulo, labro truncato, dense rufo-villoso, oculis valde convexis,
antice paulo convergentibus, antennarum articulo 1° sat crasso,
intus arcuato, apice truncato, 2° brevi, transverso; prothorace sat
brevi, antice a medio fortiter angustato, postice vix attenuato,
utrinque angulato, dorso fere indistincte dense punctulato, antice
transversim sat fortiter impresso, margine antico cum angulis
rotundato, basi marginata, late bisinuata, intus transversim
impressa, angulis rectis ; scutello sat lato, apice rotundato; elytris
amplis, postice paulo ampliatis, apice extus rotundatis, dorso fere
lævibus, utrinque nervulis 3 vix distinguendis, sutura anguste
infuscata, basi subtiliter elevata ; subtus piceus, nitidior, subtiliter
dense coriaceo-punctulatus, abdomine elytris lougiore, lateribus
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 2 XII 97. 30
396
impresso, metapleuris latis, pedibus lutoso-fulvis. — Sainte-Marie
de Madagascar ; coll. Alluaud.
Chlidones albostrigatus. — Long. 12 mill. — Valde elon-
gatus, gracilis, nigro-cyaneus, velutinus, prothorace basi utrinque
macula arcuata, elytris basi utrinque vitta transversa, disco utrinque
linea longitudinali antice ad suturam, postice ad marginem arcuata,
prosterno vitta ante coxas transversa, utrinque antice adscendente,
metasterno vitta transversa basali, abdomine segmento 1° basi vitta
oblonga et vitta apicali transversa, utrinque obliquata, et segmento
2° vitta apicali albidis; capite dense punctato, antennis gracilibus
fuscis ; prothorace elongato, medio denudato, utrinque impresso et
dense punctato; elytris elongatis, subtiliter dense ruguloso-puncta-
tis, medio velutinis, basi et apice denudatis ; pedibus filiformibus,
elongatis, tarsis griseis. — Antsianaka (Perrot); coll. Oberthur et la
mienne.
Ressemble beaucoup à lineolatus, en diffère par la taille moindre,
les antennes unicolores, le dessin des élytres différent et les genoux
concolores.
Chlidones insignicollis. — Long. 16 mill. — Forme du
C. lineolatus et coloration analogue, mais bien distinct par la forme
du corselet qui est fortement rétréci vers la base, laquelle est forte-
ment relevée avec une grande dépression au devant; les antennes
sont plus longues, sans atteindre l’extrémité du corps, le 5° article
est d’un fauve pâle, les élytres sont coupées obliquementaux épaules,
déprimées longitudinalement au milieu, à la base, légèrement et
longuement rétrécies au milieu, puis s’élargissant un peu et deve-
nant plus convexes à l’extrémité. Le corps est d’un brun foncé très
brillant, avec une fine pubescence plombée sur la base du corselet
et Les élytres, le 1% à une linéole blanche de chaque côté sur le flanc
et une petite tache de même couleur de chaque côté à la base; les
élytres sont légèrement déprimées sur le dos avant le milieu, fine-
ment ponctuées sur les côtés ; elles ont, au milieu, une bande trans-
versale, un peu oblique, d’un noir velouté, bordée étroitement en
avant, largement en arrière, par une bande de pubescence d'un
gris soyeux. Les pattes sont grandes et grêles, les hanches et les
genoux sont roux; le 4* segment ventral est aussi long que les
3 suivants réunis. — Antsianaka (Humblot) ; coll. Oberthur.
Cet insecte est bien remarquable par la forme du corselet et la
grandeur du 1* segment ventral.
Auxa parvidens. — Long. 6 à 7 mill. — Forme et coloration
de VA. bicuspis Ch., n’en diffère que par les dents du corselet plus
comprimées et échancrées, et celles de la base des élytres réduites
à une très petite pointe ; en outre, la grande tache blanche antérieure
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397
se joint à la postérieure par un étroit filet sutural, les antennes sont
plus pâles avec le 1° article plus foncé, brun, et l’extrémité des
autres articles brièvement brunie; les élytres sont un peu plus
relevées au milieu. — Antsianaka (Perrot); coil. Oberthur et la
mienne.
Auxa lineolata. — Long.5 mill. — Elongata, postice attenuata,
picea, elytris indumento albido-vestitis, postice levissime fulves-
_centibus, utrinque macula marginali paulo ante medium et postice
lineolis piceis ornatis, prothorace linea albida antice marginato et
medio lineola simili longitudinali longe interrupta, capite antice
grisescente, antennis dilute piceo-rufulis, articulis 3 et 4 basi
pallidis; prothorace utrinque dente conico et dorso cristis 2 paulo
compressis, retroarcuatis armato; elytris ante medium vix depres-
sis, utrinque denticulo erecto piceo signatis, parte basali sat punc-
tata, lateribus densius ac fortius, postice ad suturam magis con-
vexis, apice obtusis ; subtus piceo-punctata, metasterno vittula albido
utrinque ornato, pedibus dilute piceo-rufescentibus, tarsis griseis. —
Sainte-Marie-de-Madagascar (Perrot); un seul individu, coll. Ober-
thur.
Cette petite espèce se distingue par la coloration des élytres, qui
sont blanchâtres, faiblement teintées de roussâtre sur la partie
postérieure, avec de courtes linéoles brunes, et par la petitesse des
denticules à la base des élytres, tandis que les dents du corselet sont
proportionnellement très grosses.
Auxa scriptidorsis. — Long. 8 1/2 à 10 mill. — Elongata,
convexa, postice leviter attenuata, picea, elytris basi rufulo-cervinis,
fasculo punctatis aut piceis, medio albinis, vitta post medium trans-
versa lata fusca, signaturis albis ornata, apice ferrugineis; capite
inter antennas concavo, tuberculis antennariis productis, antennis
ferrugineis, ciliatis, articulo 1° crasso, 3° leviter arcuato; protho-
race elytris angustiore, latitudine paulo longiore, lateribus paral-
lelis, medio denticulo minuto armatis, dorso tuberculis 3 :.", anticis
majoribus, conicis, postico minore, valde obtuso, postice foveola
impresso ; scutello transverso, late arcuato, apice pallido; elytris
ad humeros sat angulatis, basi sat fortiter seriatim punctatis et
utrinque tuberculo obtuso compressiusculo munitis, punctis medio
obliteratis. apice oblique truncato, sat obtuso; subtus cinereo-
pubescens, pedibus ferrugineis, femoribus plus minusve piceis,
tibiis basi et apice piceis. — Antsianaka (Perrot); coll. Oberthur
et la mienne.
Diffère de ses congénères par le corps plus robuste, les élytres
notablement plus larges que le corselet, leur extrémité peu diva-
riquée et assez obtuse; mais chez l’A. parvidens les élytres sont
398
déjà un peu plus larges que la base du corselet et l’on trouvera pro-
bablement des espèces intermédiaires.
Ancylistes lacteopictes. — Long. 7 à 8 mill. — Sat crassus,
convexus, piceo-fuscus, valde nitidus, prothorace utrinque vitta
marginali lata, scutello, elytris utrinque maculis 2 magnis, 1? majore
ante, 2° minore post medium, sutura basi tenuiter pubescente,
postice vitta tenui ante medium maculiformi comitata, albis,
antennis rufo-piceis, ciliatis, articulo 1° arcuato, modice crasso,
apice inermi; prothorace elytris angustiore, latitudine haud lon-
giore modice convexo, antice et basi æqualiter angustato, basi trans-
versim breviter impresso, dorso medio obsolete longitudinaliter
impresso, obsolete rugoso et utrinque plicatulo ; elytris ad humeros
dente triangulari et utrinque basi tuberculo valido erecto armatis,
laxe punctatis, velutinis, ad suturam anguste denudatis et nitidis;
metasterno et abdomine lateribus albidis, pedibus piceis aut rufo-
piceis, validis. — Antsianaka (Perrot); coll. Oberthur et la mienne.
C’est l’espèce la plus grande et la plus robuste du genre; sa colo-
ration est assez différente de celle de ses congénères et le 1° article
des antennes est dépourvu de crochet apical; mais elle ne peut être
séparée de ce genre.
Ancylistes gibbicollis. — Long. 6 mill. — Modice elongatus,
valde convexus, niger, nitidissimus, scutello, elytris utrinque striga
ante medium obliqua, marginem externum sed non suturam attin-
gente niveis, dorso postice fascia albido-pubescente parum distincta
transversim signato, mesopleuris utrinque striga alba notatis;
capite lævi inter antennas paulo concavo, antennis gracilibus, basi
ciliatis, articulo 1° crassiore, leviter arcuato, articulo 4° medio albo,
ultimis pallidis; prothorace gibboso-convexo, lævi, basi transver-
sim depresso et striolato; elytris valde convexis, basi depressis,
utrinque unco hamiformi valido armatis, extus parce punctatis,
parte convexa lævi, pilis longis sparsuta; tibiis supra linea alba
ornatis. — Antsianaka (Perrot) ; un seul individu, coll. Oberthur.
Bien distinct du bicuspis par le corselet lisse, la base des élytres
sans lignes obliques blanches, les élytres ponctuées avec une ligne
blanche très oblique et le 1% article des antennes moins épais.
L’A. bellus Gahan a une fascie transversale d’un noir velouté sur les
élytres avec des lignes blanches obliques sur la base et le corselet
striolé.
Ancylistes impunctatus. — Long. 5 mill. — Ressemble
beaucoup au bicuspis, mais d’un noir brillant avec les élytres plus
longues, déprimées à la base avec un fort tubercule un peu arqué,
de chaque côté, et quelques points seulement autour des tubercules,
et les épaules armées aussi d’une dent arquée, aiguë, sur les côtés,
399
la ligne blanche transversale semblable, mais pas de lignes obliques
en avant, la partie postérieure est à peine ponctuée et présente aussi
une ligne transversale de poils blanchâtres, mais plus nette et plus
étroite ; les antennes sont longuement ciliées, le 1% article est seu-
lement angulé à l'extrémité et le 4 est presque entièrement blanc ;
les pattes sont d’un brun de poix, les tibias avec une ligne blan-
châtre en dessus, — Antsianaka (Perrot); un seul individu, coll.
Oberthur.
Ancylistes zebrinus. — Long. 4 12 à 6 mill. — Forme du
précédent, mais bien moins convexe en arrière, d’un brun noir
brillant avec une étroite ligne blanche de chaque côté du corselet,
les élytres ayant sur la suture une teinte rougeûtre qui s’élargit plus
ou moins à la base, puis avant l’extrémité, ayant de chaque côté un
point huméral et une ligne blanche oblique de l’épaule vers la
suture, un peu avant le milieu une ligne presque transversale et un
peu avant l'extrémité, sur la teinte rousse, une ligne très oblique,
arquée sur le bord externe, blanche; tête lisse, à peine concave entre
les antennes, celles-ci plus longues que le corps, très grêles, longue-
ment ciliées en dessous, brunes, les articles brièvement roussâtres à
la base et à l’extrémité, le 1% moins grand, moins arqué, sans cro-
chet à l’extrémité, le 3° plus long que le 4°; corselet convexe, mais
non gibbeux, finement et densément striolé, un peu rétréci à la base
et déprimé transversalement ; élytres lisses, à épaules angulées et
élevées, ayant à la base un tubercule obtusément conique avec
quelques points sur les côtés, un peu déprimées obliquement et
transversalement avant le milieu, parallèles avec la partie posté-
rieure simplement convexe, parsemée de quelques longs poils ; base
des fémurs et tibias un peu roussâtre. — Antsianaka (Perrot);
coll, Oberthur.
Ancylistes pictidorsis. — Long. 6 1/2 mill. — Forme du
précédent, mais moins convexe, mat avec 2 lignes blanches un peu
arquées sur le corselet, l’extrémité de l’écusson et une fine ligne
transversale à la base des élytres, une fine ligne oblique partant de
l’épaule, atteignant presque la suture et redressée jusqu’au milieu
et une ligne située un peu avant le milieu, presque transversale,
coudée au bord externe et remontant vers l’épaule, blanches, une
large bande noire veloutée transversale au milieu, la partie apicale
d’un cendré foncé, devenant blanchâtre en touchant la bande noire
et parsemée de longs poils roux, une petite bande rousse tranversale
derrière l’écusson et une autre en dehors avant la ligne transversale
avec une ligne pâle très oblique; antennes plus longues que le
corps, longuement ciliées à la base, 1 article assez épais et un peu
arqué, sans crochet apical, brun, 4° article pâle à la base; corselet
400
court, arrondi sur les côtés, très finement striolé; élytres angulées
aux épaules, ayant de chaque côté un tubercule arrondi, peu sail-
lant, à peine déprimées transversalement avant le milieu, médiocre-
ment convexes en arrière. — Antsianaka (Perrot); un seul individu,
coll, Oberthur.
Ancylistes picticornis. — Taille et coloration du précédent,
mais plus étroit, avec la tête également concave entre les antennes,
mais couverte d’une pubescence cendrée plus serrée, la bouche
noire au lieu d’être rousse, les antennes ayant le 2° article, la base
des 3° et 4°, le 6°, la base des 7 et 8° fauves, le corselet ayant, outre
les 2 lignes latérales, une ligne médiane peu marquée, les élytres à
dessin presque identique mais plus confus, la ligne basilaire courte
et un peu arquée, les tubercules semblables, la teinte rousse plus
étendue, la ligne blanche transversale moins droite, ne formant
pas d’angle avec la ligne oblique qui est à peine indiquée, les soies
qui hérissent la partie postérieure sont brunes et non pâles, enfin la
partie postérieure est plus convexe. — Sainte-Marie-de-Madagascar
(Perrot) ; un seul individu, coll. Oberthur.
Ancylistes pacificus. — Long. 5 mill. — Ressemble assez
aux précédents, mais un peu plus long et moins convexe, noir,
couvert d’une fine pubescence cendrée serrée, dénudée à l’écusson,
vers les épaules et derrière une ligne médiane transversale blanche,
ne traversant pas la suture; la tête est à peine concave entre les
antennes, qui sont cendrées, unicolores, avec le 1° article à peine
arqué ; le corselet est également arrondi sur les côtés, également
rétréci en avant et à la base, couvert de très fines strioles, à peine
distinctes sous la pubescence; les élytres sont aplanies et ponctuées
à la base, sans trace de tubercules, cette ponctuation devient rugu-
leuse et pilifère avant la ligne transversale et porte de longs poils
pâles ; les pattes sont robustes. — Antsianaka (Perrot); un seul indi-
vidu, coll. Oberthur.
Lasiocercis albicollis. — Long. 10 à 11 mill. — Forme et
coloration générale de L. fasciata Wat., mais le corselet est plus
large, couvert d’une pubescence blanche serrée avec un fort sillon
transversal en avant; les 2 tubercules du disque noirs, bien moins
saillants, coniques, obtus, la dent latérale conique; les élytres sont
dénudées, d’un brun foncé à la base avec une large bande d’un blanc
un peu roussâtre, coupée droit en devant, échancrée de chaque
côté de manière à ne pas toucher le bord externe, puis s’élargissant
et bordée en arrière par une bande brune, foncée en avant, s’effaçant
en arrière dans une bande blanchâtre, l'extrémité d’un brunâtre
clair; à la base, de chaque côté, une crête oblongue, assez sail-
lante, quelques aspérités et un ou deux tubercules, les épaules un
401
peu carénées ; le dessous est couvert d’une pubescence grise, uni-
forme, le dernier segment ventral noirâtre. — Antsianaka (Perrot);
coll. Oberthur et la mienne.
Ressemble beaucoup à fasciata, mais le dessin est assez différent
et les tubercules du corselet et des élytres sont bien moins saillants.
Eumimetes sparsuticollis. — Long. 20 mill. — Forme et
coloration générale de l'E. humeralis Voll, (sexpunctatus Fairm.),
mais avec les élytres plus longues, moins convexes, à épaules moins
relevées, moins saillantes ; les taches sont disposées de la même
manière, mais plus petites, plus arrêtées, sans nébulosité environ-
nante ; l’écusson est plus court, le corselet a, vers la base, un pli
transversal, et il est couvert de nombreuses petites taches formées
par une pubescence d’un gris faiblement roussâtre, qui s'étendent
un peu sur la base des élytres dont la pubescence est plus cendrée ;
le dessous du corps est aussi plus cendré, le dernier segment ventral
grand avec une fossette au milieu de la base. — Une seule © trouvée
aux environs de Suberbieville par M. Perrier.
Goephanes virgulifer. — Long. 8 1/2 mill. — Ressemble
beaucoup au niviplagiatus Fairm. pour la forme et la coloration,
mais plus étroit, avec le corselet plus long, à peine transversal,
couvert d’une fine pubescence un peu cendrée comme les taches
des élytres ; ces dernières ont également, chacune, deux grandes
taches, la 1"° plus grande, plus carrée, plus rapprochée de la suture,
et la base qui présente aussi ure étroite bande transversale cendrée ;
cette grande tache est presque partagée en deux parties par un
trait brun, étroit, partant de l’épaule, se dirigeant obliquement
vers la suture et bordé intérieurement d’une fine ligne blanchâtre ;
la grande tache postérieure est commune; les antennes sont un
peu moins velues et la base du 4 article est aussi grisâtre ; les tibias
ont une ligne grise sur la tranche externe. — Ténérive (Perrot);
coll. Oberthur et la mienne.
Ressemble un peu au Brachytatus niviplagiatus Fairm., mais plus
petit avec le corselet et les taches des élytres bien moins blanches,
le corps est plus étroit, surtout le corselet dont les côtés sont obtu-
sément angulés au milieu ; la 1" bande des élytres atteint presque
la base et présente une petite raie oblique partant de l’épaule sans
atteindre la suture, et la tache postérieure traverse la suture, la
partie noire apicale est plus petite.
Goephanes bipartitus. — Long. 5 mill. — Ressemble au pré-
cédent, mais beaucoup plus petit, plus convexe et plus sombre ; les
antennes n’ont pas d’anneau blanc, le corselet est plus globuleux,
plus arrondi sur les côtés ; les élytres sont plus courtes, plus atté-
nuées en arrière, elles ont une large bande transversale d’un gris
402
cendré, laissant une étroite bande basale noire, atténuée aux
deux extrémités; la partie apicale est d’un cendré obscur et la sur-
face des élytres est hérissée de longs poils noirs très écartés, —
Suberbieville (4. Perrier); un seul individu.
Diadelia rufostrigosa. — Long. 20 mill, — Elongata, postice
leviter attenuata, nigro-fusca, subopaca, vittulis rufis variegata,
prothorace vitta media et utrinque vitta valde interrupta, elytris
basi utrinque vittulis 4 brevissimis, mox in vitta obliqua ab humero
incipiente confluentibus, dein vittulis angustis, brevibus, post
medium plaga oblique transversa, ante apicem costulis rufis ; capite
unicolori, inter antennas concavo, lævi, antennis sat gracilibus,
subtus ciliatis, articulo 1° crasso, subtus ante apicem emarginato,
articulo 3° quarto fere dimidio breviore; prothorace transverso,
elytris angustiore, utrinque dente obtuso, leviter reflexo armato,
dorso sat æquali, utrinque obsolete tuberculato; scutello lato, fere
truncato, lateribus anguste pallidis; elytris elongatis, a basi postice
attenuatis, ad humeros angulatis, apice oblique truncatis, anguio
externo producto, sat acuto, dorso subtiliter densissime strigosulis,
leviter costulatis, costula 1? cum 2? post medium, 2° cum 3* ante
apice coeuntibus, disco ante medium utrinque impressione obli-
qua signatis, basi et lateribus grosse laxe punctatis, parte reflexa,
denudata, concava, laxe punctata; subtus fere Iævis, metasterno
marmorato, tibiis tarsisque rufo-piceis. — Antsianaka (Perrot); coll,
Oberthur.
Cette espèce est bien remarquable par sa taille, sa coloration et ses
élytres à côtes bien marquées.
Nicarete impressipennis. — Long. 13 mill. — Elongata,
dorso planiuscula, piceola, vix nitidula, capite prothoraceque infus-
catis, hoc vittulis dense rubiginoso-pubescentibus ornato, elvtris
basi similiter ad suturam pubescentibus, disco medio utrinque
punctulo niveo signatis, apice griseo-pubescentibus, ante apicem
maculis griseo-rufulo dense plagiatis ; capite antice oblique inflexo,
rugoso-punctato, vertice horizontali, oculis sat magnis, late emargi-
natis, infra ovatis, supra angustis, tuberculis antennariis validis,
productis, fere contiguis, antennis corpore paulo brevioribus, arti-
culis 1, 3, 4 fere æqualiter elongatis, dense et longe fusco-ciliatis,
1° rugoso, ceteris brevibus, lævibus; prothorace quadrato, elytris
angustiore, rugoso-punctato, lateribus parallelis; scutello obtuse
ogivali, medio sulcato; elytris elongatis, parallelis, dense rugosulo-
punctatis, apice fere recte truncatis, angulo suturali obtuso, dorso
sat fortiter longe impressis; subtus sat dense griseo-pubescens,
abdomine apice truncato, pleuris prothoracis et metapleuris rubigi-
n0s0-pubescentibus ; pedibus brevibus, paulo rufescentibus, femo-
403
ribus posticis 2! segmenti apicem haud attingentibus. — Sainte-
Marie-de-Madagascar (Perrot); coll. Oberthur et la mienne.
Chariesthes marmorata. — Long. 6 à 8 mill. — Oblonga,
subcylindrica, supra piceola, late lacteo picta, capite lacteo, vitta
media faciali et utrinque lineola brevi cum vertice piceolis, macula
magna verticali lactea, antennis fusculis, prothorace lacteo, vitta
longitudinali media, ad marginem anticum expansa piceola, elytris
utrinque maculis 7 lacteis, 1* basali magna, interdum cum altera
coeunte, 2 parva subhumerali, 3 communi, 4 externa, 5? com-
muni majore, interdum cum sequenti confusa, 6* externa, 7? api-
cali, interdum cum præcedentibus confusa, subtus cum pedibus
rufa, lateribus lacteo-plagiata; capite prothorace haud angustiore,
oculis fere bipartitis, antennis gracilibus, corpore duplo longioribus,
articulo 3° quarto paulo longiore; prothorace transverso, elytris
angustiore, antice et basi transversim sulcato, lateribus fere paral-
lelis, vix ante basin sinuatis; scutello piceo, interdum punctulo
apicali lacteo; elytris ad humeros angulatis, fere parallelis, post-
medium attenuatis, apice rotundatis; pygidio rufo; pedibus sat
brevibus. — Sainte-Marie-de-Madagascar, coll, Oberthur et la
mienne.
Ressemble au Murosternum pentagonale Jord., du Gabon, mais
plus court, surtout par le corselet, et les taches des élytres sont plus
nettement circonscrites, quoique confluentes parfois.
Xiphispa obtusicollis. — Long. 11 mill. — Forme et colora-
tion de la centrolineata Fairm., d’un fauve jaunâtre avec les antennes,
une bande suturale et une bande latérale sur les élytres d’un brun
foncé un peu violacé, les marginales sont étroites et ces bandes ne
se rejoignent pas à l’extrémité et le corselet n’en a pas, ses angles
antérieurs sont seulement marqués; les élytres ont les épaules plus
arrondies, leur disque présente également 3 côtes médiocrement
saillantes, lisses, paraissant plus pâles que les intervalles, qui ont
une double rangée de points. — Sainte-Marie-de-Madagascar
(Perrot) ; coll. Oberthur.
Xiphispa convexicollis. — Long. 9 mill. — Même forme et
même coloration, mais les élytres n’ont qu’une bande suturale et le
corselet n’a pas non plus de bande médiane ; il paraît plus atténué
en avant, sa surface est plus convexe, finement et densément ponc-
tuée, le bord postérieur est à peine angulé au milieu, les angles
antérieurs sont très peu saillants, les élytres ont une sculpture
analogue, avec les épaules moins marquées, les côtes moins sail-
lantes, sauf à l’extrémité, et la ponctuation des intervalles moins
forte; le dessous du corps et les pattes sont roux. — Sainte-Marie-
de-Madagascar (Perrot); coll. Oberthur.
404
Xiphispa valida. — Long. 12 mill. — Forme et coloration
analogues aux précédentes, mais taille plus forte, tête rugueusement
ponctuée, à peine prolongée entre les antennes, corselet atténué en
avant, convexe, à ponctuation grosse, écartée, mais rugueuse sur
les bords latéraux qui sont d’un brun un peu violacé ainsi qu’une
bande médiane, avec une fossette au milieu de la base, les angles
antérieurs nuls, les postérieurs très saillants, les élytres sont un
peu lobées à la base, faiblement élargies après le milieu, leur sculp-
ture est plus forte, les côtes bien plus saillantes, mais seulement au
nombre de 2, la 3° est bien plus faible, presque confondue en avant
avec la 2°, les points des intervalles sont beaucoup plus gros, la
suture est aussi bien plus relevée, les bandes suturales et marginales
sont bien plus larges et se réunissent à l’extrémité; le dessous et
les pattes sont d’un brun foncé. — Antsianaka (Perrot); coll.
Oberthur.
Remarquable par sa taille, la tête à peine prolongée en avant et le
corselet rétréci en avant avec les angles antérieurs effacés et les
bords latéraux un peu impressionnés, rugueux.
Cœlenomenodera distinguenda. — Long. 12 mill —
Oblonga, nigra, opacula, prothorace antice femoribusque anticis
(genubus exceptis) rubris, antennis ab articulo 3° crassis, protho-
race grosse punctato-rugoso, antice late bifoveato, dorso medio ele-
vato, lævi, utrinque impresso; scutello foveato; elytris utrinque
valde bicostatis, 8 parum elevata, intervallis fortiter biseriatim
impressis et transversim plicatulis; subtus cum pedibus nitida,
pectore lateribus breviter punctata. — Ténérive (Perrot); coll.
Obertbur.
Ressemble entièrement à femorata Fairm., n’en diffère que par
les antennes plus courtes, épaissies dès la base, le corselet plus long,
plus parallèle, le lobe antérieur plus saillant, à fossettes plus
grandes; les élytres sont un peu plus longues, plus parallèles.
Cœæœlenomenodera crassicornis. — Long. 11 mill. — Ne se
distingue guère de la précédente que par les antennes encore plus
épaisses, presque fusiformes, le corselet atténué en avant, n'ayant
qu’une faible ligne médiane un peu saillante et lisse, parfois à peine
distincte, les élytres sont un peu élargies en arrière et plus courtes,
les carènes sont moins saillantes. — Antsianaka, Ténérive (Perrot);
coll, Oberthur.
Cœlenomenodera luctuosa. — Long. 6 mill. — Oblongo-
elongata, nigra, nitida, pedibus et ore pallide flavidis; prothorace
antice paulo attenuato et parum producto, fortiter bifoveato, disco
medio obsolete foveolato, basi medio et lateribus fortiter impresso,
elytris oblongis, subparallelis, apice abrupte rotundatis, sutura et
|
\
|
405
utrinque coslis 3 elevatis, 3 medio obliterata, interstitiis grosse
biseriatim punctatis, transversim plicatis. — Antsianaka (Perrot) ;
coll. Oberthur.
Chez cette espèce le lobe antérieur du corselet devient sensible-
ment plus court, mais il présente encore 2 grandes fossettes. Elle
diffère en outre de tristicula Fairm. par sa forme étroite, parallèle,
et Les séries de gros points réguliers entre les côtes des élytres.
Cœæœlenomenodora abnormis. — Long. 4 mill. — Ici le corse-
let devient encore un peu plus court en avant, le bord antérieur est
simplement arrondi et ne s’avance plus sur la tête, les fossettes anté-
rieures sont peu marquées, les postérieures bien plus grandes; les
élytres sont plus étroites, plus parallèles, avec Les épaules plus sail-
lantes et l’extrémité brusquement arrondie, avec la partie externe
un peu élargie. La coloration est la même. — Antsianaka (Perrot);
un seul individu, coll. Oberthur.
Cœlenomenodera chermesina. — Long 6 à 6 1/2 mill. —
Elongata, rubra, nitida, antennis gracilibus, articulis 5 ultimis
crassioribus, fuscis; prothorace elytris valde angustiore, antice
angustato, rotundato et foveis profundis valde approximatis impresso,
dorso lævi, utrinque fortiter biimpresso, basi medio fere trian-
gulariter impresso, margine postico medio truncato; scutello
depresso ; elytris elongatis, parallelis, ad humeros fere rotundatis,
utrinque tricostatis, costa 1? integra, ceteris medio paulo obsoles-
centibus, interstitiis fortiter biseriatim punctatis, intervallis trans-
versim plicatis; tarsis fuscis. — Antsianaka (Perrot); coll. Oberthur.
Plus grande que coccinea Fairm.; les antennes et la massue
antennaire sont plus longues, la saillie antérieure du corselet est plus
longue, plus profondément et plus largement fovéolée, les carènes
des élytres sont bien plus saillantes et la 2° n’est pas interrompue au
milieu.
Cæœlenomenodera luridicollis. — Même taille et même colo-
ration que la précédente ; seulement le corselet est roux ainsi que les
pattes, les antennes sont plus courtes avec la massue noire de
& articles bien détachée, le corselet est moins étroit, les fossettes
antérieures sont moins rapprochées, le disque est plus large, moins
rétréci par les impressions de la base; les côtes des élytres sont
moins élevées, les intervalles sont moins plissés en travers. — Fia-
narantosa (Perrot); coll. Oberthur.
Cœlenomenodera bicavata. — Long. 6 mill, — Entièrement
noire, mate, avec la partie antérieure du corselet rougeâtre, comme
chez la tristicula Fairm. ; en diffère par la taille plus faible, la forme
étroite, parallèle, les antennes un peu moins épaisses, le corselet
406
est beaucoup plus étroit, parallèle, Ia partie antérieure est
creusée de 2 profondes fossettes, ne laissant qu’un rebord antérieur
etune cloison très mince, la partie basilaire rugueusement ponctuée,
sans bande lisse au milieu, ayant une fossette au milieu de la base;
les élytres sont étroites, parallèles, à côtes moins saillantes, mais
plus régulières, les interstices à double série de gros points, à peine
ridés en travers. — Ténérive (Perrot); un seul individu, coll.
Oberthur.
Ne diffère de C. Le Royi que par les pattes antérieures entière-
ment noires.
Languria piceola. — Long. 3 mill. — Elongata, postice parum
attenuata, convexa, rufulo-piceola, plus minusve ænescens, nitida,
pedibus antennisque magis rufulis; capite sat lato, brevi, punctu-
lato, antennis brevibus, prothoracis basin haud superantibus, clava
terminali 3-articulata, interdum paulo obscuriore ; prothorace trans-
verso, elytris vix angustiore, lateribus fere parallelis, tenuiter
marginatis, dorso fere lævi; basi transversim fortiter depresso,
angulis omnibus subrectis; scutello subtransverso, subtruncato;
elytris apice obtusis, dorso subtiliter punctulato-lineolatis, intervallis
vix perspicue punctulatis;, subtus infuscata. — Suberbieville
(H. Perrier).
nn Le,
Les.
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ne Lin use Dons éd 2
SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
XI
Assemblée mensuelle du 6 novembre 1897.
PRÉSIDENCE DE M. KERREMANS.
La séance est ouverte à 8 heures.
M. le D' Ohaus, de Hambourg, y assiste.
M. le Président rappelle à l’Assemblée que les propositions
relatives à l’Assemblée générale du 26 décembre, ainsi que les
présentations des candidalures à trois mandats de membre du
Conseil d'administration, doivent être faites au plus tard à la séance
du 4 décembre.
Travaux pour les Annales. L'Assemblée vote l'impression des
mémoires annexés à Ce numéro.
Communications. M. Hippert fait passer sous les yeux de l’Assem-
blée cinq exemplaires d’une espèce de Zygaenide non encore signa-
lée en Belgique : Zygaena Achilleæ Esp., qu’il a découverte à
Han-sur-Lesse, sur les hauteurs, à la fin de juin et au commence-
ment de juillet.
La séance est levée à 9 heures.
HÉTÉROCÈRES NOUVEAUX
DE LOJA ET ENVIRONS (ÉQUATEUR)
par Paul ognin.
Acronycta Cenicienta n. sp. — 27 mill — Dessus des
supérieures cendré, d’un ton plus foncé dans la première moitié ;
les lignes extrabasilaire coudée (celle-ci paraissant double) et sub-
terminale plus pâles, sinueuses et d’ailleurs assez peu nettes; les
taches usuelles oblitérées et remplacées par de simples points, la
côte coupée de blanc et la frange concolore. Inférieures blanchâtres
et luisantes, le bord terminal plus sombre et la frange blanchâtre.
Dessous des premières ailes grisâtre uni, des secondes ailes
comme en dessus mais la côte également plus sombre et avec un
point cellulaire ; les franges blanchâtres.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XLI, 10 x1I1 97. 61
408
Antennes filiformes; palpes ascendants, à deuxième article velu,
le troisième court et obtus; tête et thorax couverts de poils cendrés,
corps et pattes grisâtres.
Loja ; une ©.
Cette espèce est voisine d’Acronycta Jucunda Upsn.
Acronycta Mohina n. sp. — 34 mill. — Espèce rappelant
notre ZLigustri européenne. Dessus des supérieures brun foncé
semé de marbrures plus claires, notamment à l'emplacement des
taches; l’orbiculaire et la réniforme bordées de noir mais comme
fondues dans le fond; la subterminale plus claire, zigzaguée; la
seconde moitié de la côte coupée de clair; la frange brune, égale-
ment coupée à l'extrémité des nervures. Dessus des inférieures blanc
avec le point cellulaire et une très large bande brunâtre terminale;
frange brune au départ, blanche à son extrémité.
Dessous des premières ailes grisâtre avec une vague indication
du point cellulaire et d’une ligne coudée; dessous des secondes
ailes blanc avec le point et la bande terminale comme en dessus, la
côte fortement saupoudrée de gris. Franges comme en dessus.
Antennes filiformes ; palpes à deuxième article velu, le troisième
court et obtus; tête et thorax couverts de poils bruns.
Loja ; deux ©.
Mamestra Desnuda n. sp. — 35 et 41 mill. — Dessus des
premières ailes gris blond testacé un peu luisant; à l'emplacement
de l’orbiculaire un point à peine marqué et à celui de la réniforme
un plus gros, mieux indiqué, noirâtre; entre les nervures une
série de petites lunules terminales noirâtres; à l'emplacement des
lignes coudée et subterminale quelques points, d’ailleurs peu dis-
tincts. Frange concolore. Dessus des secondes ailes et frange gris
blond uni luisant.
Dessous des quatre ailes gris blond luisant, plus pâle aux infé-
rieures avec une ligne extracellulaire grise commune, un point
cellulaire bien marqué aux secondes ailes et l’indication de deux
taches brunes aux supérieures à l'emplacement des réniforme et
orbiculaire. Quelques lunules noirâtres terminales; les franges con-
colores,
Antennes finement pubescentes; palpes à deuxième article velu,
le troisième court et obtus ; tête et corps couleur du fond.
Loja ; deux /.
Cette espèce se range auprès de Dotata Druce.
Apamea Nervina n. sp. —30 mill. — Supérieures un peu
prolongées à l’apex, à bord terminal denté, d'un brun sombre semé
de quelques écailles ferrugineuses ; les lignes mal écrites, noires;
l’orbiculaire et la claviforme cerclées de noir, la réniforme ouverte
re le 1 Halte dis dir)
409
par en bas, formant un 8 incomplet, cerclée de noir intérieurement
mais tachée de blanc à l’extérieur; la subterminale incurvée, légè-
rement teintée de ferrugineux; les nervures noires à leur extrémité
avec un petit point plus clair; côte coupée de clair ou de ferrugi-
neux. Franges concolores,
Dessus des secondes ailes d’un gris noirâtre uni, plus pâle au
départ ; frange plus pâle. Dessous des quatre ailes gris noirâtre avec
les deux lignes extracellulaire et subterminale assez distinctes et
chaque aile possédant un point cellulaire noir, ceux des inférieures
mieux marqués.
Antennes très finement pubescentes dans le (, filiformes chez la
© ; palpes ascendants, à deuxième article velu, large; le troisième
court, filiforme et obtus. Thorax velu, concolore; pattes annelées
de jaunâtre.
Loja et vallée de la Zamora ; trois j'et une ©.
Sur ces quatre exemplaires, un seul a les dessins bien distincte-
ment marqués.
Oligia Insipida n. sp. — Taille et port d’Oligia Trientiplaga
WIk. Dessus des supérieures du gris cendré avec une vague indi-
cation de deux lignes sinuées (l’extrabasilaire et la coudée) et une
ombre médiane. Un petit point rond, noir, à l’emplacement de
l’orbiculaire et de tout petits points terminaux, également noirs,
entre les nervures.
Dessus des inférieures blanc grisâtre.
Dessous des ailes grisâtre, plus pâle au bord terminal et avec des
petits points terminaux comme en dessus, les inférieures ayant en
outreun point cellulaire, Franges grisâtres plus pâles aux inférieures.
© comme le «' mais sans le point noir du dessus des supérieures
ni les points terminaux noirs. Antennes pubescentes dans le (y, à
pubescence presque insensible dans la © ; palpes comme dans Trien-
tiplaga, à deuxième article plus gros et velu, le troisième court.
Loja; un Get une ©.
. Se distingue aisément de Trientiplaga dont les inférieures, semi-
hyalines, sont d’un beau blanc luisant.
Celaena Ropilla n. sp. — 24 à 26 mill. — Port de Conchylis Gn.
Dessus des supérieures brun rougeûtre ; la côte, à partir du second
tiers, coupée par cinq à six traits blancs; l’orbiculaire noirâtre par-
tiellement cerclée de blanc, la réniforme mieux indiquée et bien
cerclée de blanc; les nervures plus noires, pointillées de blanc;
une ligne subterminale noire et le bord terminal un peu plus pâle
que le fond des ailes. Frange concolore.
Dessus des inférieures et frange gris noirâtre luisant.
Dessous gris noirâtre ; la côte, le bord terminal et la frange
410
rougeâtres; un point cellulaire et une ligne médiane commune
sombre.
Antennes très finement pubescentes; palpes ascendants, le
deuxième article velu hérissé, le troisième court et obtus; tête et
corps brun rougeûtre ; extrémités des pattes coupées de clair.
Loja; cinq (.
Celaena Ociosa n. sp. — 23 à 25 mill. — Dessus des supérieures
gris fauve, les dessins assez peu nets, marqués en noir. L’orbicu-
laire grande, cerclée de noir; la réniforme étroite, également
cerclée de noir et suivie extérieurement de plusieurs taches d’un
blanc pur, savoir : à la naissance et entre 2" et 1’ une toute petite;
entre 1’ et À une grosse tache arrondie; entre 1 et 2 une troisième
toute petite; enfin, entre 2 et 3 une quatrième, parfois absente.
Ces taches sont suivies de la coudée, qui est double; l’extrabasilaire
est également double et la tache claviforme apparaît sur l’un des
spécimens; la côte est coupée de clair dans la seconde moitié et
quelques ombres subterminales se voient entre les nervures;
frange concolore. Dessus des inférieures grisàtre, le bord enfumé et
la frange plus pâle.
Dessous d’un blanc grisâtre avec les points cellulaires et une fine
ligne commune arrondie, les franges concolores.
Antennes finement pubescentes; palpes ascendants, à deuxième
article velu, le troisième court et obtus; tête et thorax poilus
couleur du fond ; corps et pattes grisâtres.
Loja; trois , dont deux pris à Loja même en octobre 1886.
Celerena Viuda n. sp. — 32 mill. — Voisin de Celerena
Lilacina Druce, mais le bord terminal des supérieures plus arrondi.
Dessus des premières ailes brun; l’extrabasilaire et la coudée plus
foncées, cette dernière formée d’une double rangée de petits traits;
les taches orbiculaire, réniforme et claviforme jaune marron; la
ligne subterminale saccadée, également teintée de marron; frange
concolore.
Dessus des inférieures noirâtre uni brillant; frange plus pâle.
Dessous des supérieures noirâtre uni brillant, des inférieures
sablé de plus clair avec un point cellulaire et une ligne extracellu-
laire à peine marqués.
Antennes filiformes ; palpes ascendants, à deuxième article velu,
le troisième court et obtus. Thorax très velu, concolore ainsi que le
corps et les pattes, ces dernières annelées de jaunâtre à leur extré-
mité.
Loja; une © bien fraiche.
Dans cette espèce, les dessins ne se distinguent bien que sous
certain jour,
411
Celerena (?) Agalla n. sp. — 38 mill. — Dessus des supé-
rieures d’une teinte noisette un peu rosée, traversé longitudina-
lement à la hauteur de la cellule par une ombre brune sur laquelle
se détachent en clair et d’ailleurs mal délimitées la réniforme et
l’orbiculaire. Les lignes extrabasilaire et coudée sont doubles,
sinueuses, un peu plus foncées que le fond, ainsi que la subtermi-
nale, et toutes ces lignes sont peu distinctes. La côte est coupée de
brun, le bord terminal chevronné également en brun; la frange est
noisette fortement coupée de brun.
Dessus des inférieures grisâtre uni; la frange jaunûtre,
Dessous des premières ailes grisâtre uni avec une vague indica-
tion du point cellulaire, d’une ligne extracellulaire plus foncée et le
dernier tiers de l’aile légèrement rosé. Entre les nervures, de tout
petits chevrons bruns terminaux; la frange rosée et brune.
Dessous des inférieures blanc grisâtre avec le point cellulaire,
une extracellulaire arrondie, une ombre subterminale, quelques
chevrons bruns et la frange pâle.
Palpes ascendants, à deuxième article assez long et velu, le
troisième court et mince; antennes pubescentes, tête et corps
couleur du fond.
Loja ; une ©.
Perigea Mustia n. sp. — Taille et port de Circuita Gn. auprès
de laquelle vient se placer cette espèce. Dessus des supérieures brun
ferrugineux traversé dans la première moitié de l’aile par deux
bandes plus foncées qui se perdent à la hauteur de la médiane, puis,
après la cellule, par une large bande également plus foncée et dou-
blement sinuée extérieurement (ces contours comme dans Circuita).
Orbiculaire et réniforme fondues dans le fond, mais cette dernière
offrant inférieurement une goutte blanche bien marquée. Bord ter-
minal liséré de brun, frange gris brun. Dessus des inférieures gris
noirâtre uni; frange jaunâtre.
Dessous des premières ailes noirâtre uni avec une vague indica-
tion du point cellulaire, puis d’une ligne plus claire, le bord termi-
nal plus pâle, exactement délimité comme dans Circuita; la frange
concolore. Dessous des secondes ailes avec le bord interne rosé, le
reste blanc grisâtre luisant, un point cellulaire, le bord terminal un
peu plus sombre, mais bien pur à l’angle anal, la frange claire.
Palpes ascendants, le deuxième article velu, le troisième plus
mince et moitié moins long. Antennes finement pubescentes ; tête et
thorax couleur du fond, premiers anneaux de l’abdomen un peu
crêtés.
Loja; un Çj bien frais.
412
Perigea Albigeroides n. sp. — Cette espèce ressemble beau-
coup à l’Atbigera Gn.; en voici les principales différences. Sa taille
est beaucoup plus grande, 38 au lieu de 31 millimètres; la réni-
forme n’est pas accompagnée d’un petit point blanc extérieur et elle
est lavée, dans le bas, de blanc au lieu de contenir un simple point;
les traits noirs sagittés reparaissent entre la subterminale et le bord
terminal, et c’est sur eux que s’appuie la rangée des petits points
testacés terminaux. La côte est coupée de clair par trois points dans
la première moitié, et quatre autres dans la seconde. La frange des
inférieures est d’un blanc jaunâtre très uni.
Le dessous des premières ailes est noirâtre, avec la ligne claire
subterminale usuelle; le dessous des inférieures blanchâtre est lavé
de gris aux bords interne et terminal, et possède le point cellulaire
bien marqué ainsi qu’un commencement de ligne médiane.
Palpes ascendants, le deuxième article velu, le troisième court et
obtus; antennes finement pubescentes; première paire de pattes
noirâtre annelée de testacé.
Loja ; une ©.
Agrotis Aya n. sp. — 34 à 38 mill. — Dessus des supérieures
brun foncé, la frange concolore, une série de taches subterminales
plus foncées, parfois peu nettes et terminée à l’angle interne par un
plus gros point pâle ; l’orbiculaire et la réniforme à peine distinctes;
la seconde moitié de la côte et le bord terminal coupés de tout petits
points plus clairs bien indiqués sur l’un des exemplaires. Dessus
des inférieures et frange blanc grisâtre, le bord terminal liséré de
gris. Dessous des quatre ailes blanc grisâtre luisant, les supérieures
plus sombres, un point cellulaire à chaque aile et une ligne com-
mune, extracellulaire.
Palpes ne dépassant guère la tête, à second article velu, le troi-
sième court et obtus; antennes à peine pubescentes; tête et thorax
bruns, corps et pattes gris.
Loja; quatre 9.
Le point de l’angle interne des supérieures fera aisément distin-
guer cette espèce.
Hecatera Mohosa n. sp. — 20 mill. — Dessus des premières
ailes un peu lichéniforme, gris rougeâtre, les dessins blanc sale
souvent bordés de noir.Ils se composent d’une ligne basilaire coupée
au milieu de l’aile, de l’extrabasilaire d’ailleurs mal indiquée et peu.
distincte et d’une ligne terminale assez droite, toute blanche, après
laquelle le bord terminal est tout blanc. L’orbiculaire est ronde,
cerclée de noir, la réniforme moins nettement délimitée, la clavi-
forme bien noire; la côte coupée de clair; frange grise coupée de
blanc,
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413
Dessus des inférieures et frange grisàtre uni,
Dessous des quatre ailes grisâtre, les supérieures avec la côte
coupée de noir au milieu et le commencement d’une ligne au
troisième quart; les inférieures avec le point cellulaire suivi d’une
ligne bien arrondie. Franges concolores.
Antennes fasciculées ; palpes courts, à second article assez gros et
obtus, le troisième tout petit; dessus du corps teinte du fond.
Loja; un .
Valeria Malezieuxi n. sp. — 36 mill. — Le dessus des pre-
mières ailes de cette jolie Noctuelle a l'aspect lichéniforme, le fond
d’un jaune mousse est marbré de noir et de blanc lilacé et les
dessins se distinguent malaisément. On aperçoit pourtant une ligne
extrabasilaire assez droite, puis juste après l’orbiculaire une ligne
plus droite encore qui cesse après avoir dépassé la médiane; à
l'emplacement de la réniforme une tache assez confuse suivie d’une
bande plus large, extracellulaire. Tous ces dessins en blanc lilacé
plus ou moins bordé de noir. La côte est tout du long coupée de
blanc et le bord terminal, tout noir, est traversé par les nervures
marquées en blanc lilacé. Frange coupée de blanc et de noirâtre.
Dessus des inférieures blanc avec l'indication d’un point cellulaire,
la côte et toute la moitié extérieure noirâtre; frange blanche et
noirâtre.
Dessous des premières ailes noirâtre, des inférieures comme le
dessus mais saupoudré d’atomes et le point cellulaire mieux marqué.
Antennes filiformes; palpes courts, le deuxième article velu, le
troisième court et obtus; tête et thorax poilus, de la teinte des
premières ailes; abdomen crêté aux second et troisième anneaux,
Loja; une © bien fraiche.
Hadena Hita n. sp. — 33 mill. — Dessus des premières ailes
marbré de gris fer et de brun, les dessins confus; l’orbiculaire et la
réniforme gris fer, mal délimitées et entre elles deux, vers la côte,
un espace brun foncé; un autre espace brun foncé sur la claviforme
se prolongeant un peu entre les deux nervures; un troisième espace
sombre à la base au bord interne; la ligne extracellulaire est la
mieux indiquée, elle est sinueuse et arrondie ; la côte est coupée de
clair surtout dans la moitié extérieure; la frange grise coupée de
clair à l’extrémité des nervures. Inférieures d’un blanc hyalin bril-
lant avec une bordure terminale brune plus large à l’apex, la frange
blanche et grise,
Dessus des premières ailes d’un grisâtre brillant, avec le point
cellulaire, une fine ligne coudée, une subterminale et la frange
grise, coupée de pâle comme en dessus. Dessous des inférieures
comme en dessus mais avec le point cellulaire et l’indication d’une
ligne arrondie,
414
Tête et thorax gris brun, corps et pattes gris; antennes pubes-
centes ; palpes à deuxième article velu, le troisième court et obtus.
Loja ; un .
Agrophila Grana n. sp — 18 mill. — Supérieures avec la
base et la côte (jusqu’avant l’apex) jaunes, celle ci coupée par quatre
gros points noirs; l’apex, la frange et la partie interne de l’aile
d’un brun violâire foncé, une éclaircie jaune au bord terminal, enfin
une coupure droite, également jaune, du bas de la cellule au bord
interne; la frange avec l’extrémité apicale plus claire. Dessus des
inférieures et frange blanc grisâtre luisant.
Dessous des quatre ailes et franges blanc grisâtre, les côtes plus
enfumées, celles des supérieures coupées en outre de trois taches
Jaunûtres.
Antennes filiformes; palpes dépassant à peine la tête; tête et
thorax noirs, collier et ptérygodes jaune et noir; corps et pattes
grisâtres.
Loja; un (.
Chamyris Haba n. sp. — 32 mill. — Dessus des supérieures
blanc et vert très pâle, la base avec trois points bruns, la côte
. coupée de taches brunes dont trois plus grosses vers le milieu; la
ligne coudée blanche bordée intérieurement de quelques points
bruns, l’espace entre elle, la 1” et le bord terminal envahi de brun,
l’apex blanc et le bord terminal avec une série de lunules brunes
bordées à leur sommet de blanc; frange brunâtre. Dessus des infé-
rieures brunâtre avec queiques taches blanches terminales et la
frange plus pâle. |
Dessous des premières ailes brunâtre avec la côte (celle-ci coupée
de blanc dans la seconde moitié), le bord terminal et la frange un
peu verdâtres; dessous des secondes ailes blanc sale avec un trait
cellulaire, une ligne arrondie, pointillée, bien indiquée et la frange
comme aux supérieures.
Tête et thorax blanc et vert pâle; antennes filiformes; palpes
ascendants, dépassant un peu la tête; le deuxième article un peu
velu, le troisième court et grêle.
Loja ; une ©.
Eustrotia Pulida n. sp. — 22 mill. — Dessus des supérieures
d’un blanc crémeux semé de taches roussâtres avec une ligne basi-
laire brune, interrompue; la réniforme large, bien indiquée, brune,
entourée de brun du côté de la côte qui, à cet endroit, est également
tachée de brun (cet ensemble forme comme une large tache costale);
l’apex et la frange apicale se rembrunissent, le bord terminal est
marqué de points bruns, intranervuraux ; la frange est concolore.
Dessus des inférieures brunâtre, frange plus pâle. Dessous des
5 |
415
quatre ailes crémeux pointillé de gris, avec des petits points termi-
naux, une ombre cellulaire aux premières ailes et un point cellu-
laire aux inférieures.
Tête et thorax crémeux,; antennes finement pubescentes, palpes
dépassant la tête, le deuxième article plus fort, le troisième plus
mince, mais assez long et droit,
Loja ; une ©.
Eustrotia Paloma n. sp. — 28 mill. — Dessus des supé-
rieures blanc crémé semé d’atomes noirs, avec un petit point noir
à la base, un large trait en demi-cercle dans la cellule, assis sur la
médiane et l’ouverture regardant la côte, suivi d’une ombre costale;
quelques points subterminaux faisant comme partie d’une double
ligne mal écrite; enfin, une rangée de petits points terminaux
placés entre les nervures.
Dessus des secondes ailes blanc crémé uni, avec l’indication du
point cellulaire et quelques très petits points terminaux. Franges
concolores.
Dessous des quatre ailes comme le dessus, mais les dessins beau-
coup moins nets et les ailes sablées à la côte et au bord terminal.
Palpes longs, poilus et recourbés ; antennes à peine pubescentes;
tête et corps couleur du fond.
Loja ; un «.
Coxina Chota n.sp. — 34 mill. — Dessus des supérieures brun
marron, traversé par trois lignes plus pâles ; l’extrabasilaire à peine
infléchie, la coudée bien arrondie, la subterminale légèrement
sinuée; une série de chevrons bruns bordés de pâle au bord
terminal ; les points usuels marqués en brun, sans contours nets; la
côte coupée de trois points clairs entre les deux dernières lignes.
Inférieures d’un brun plus pâle et uniforme avec deux lignes brisées
partant de l’angle anal et s’arrêtant au delà du milieu de l'aile;
bord terminal chevronné comme aux supérieures. Les franges
concolores.
Dessous des ailes gris brun avec le point cellulaire, une ligne
médiane arrondie, commune, une subterminale à peine visible et la
série des chevrons terminaux. Franges grises.
Antennes finement pubescentes; palpes ascendants verticaux, le
deuxième arlicle épais et velu, le troisième à peu près aussi long
que le second, filiforme; tête et dessus du corps brun marron,
dessous gris brun.
Loja ; un ç;.
Amphipyra Effusoides n. sp. — 40 à 46 mill. — Cette espèce
a une remarquable ressemblance avec notre Effusa Bdv.; elle en a
le port et comme taille égale celle des grands exemplaires d’Effusa.
16
Ses premières ailes sont d’un brun fuligineux luisant, un peu plus
sombre que dans l’espèce européenne, avec les deux lignes trans-
verses (extrabasilaire et coudée) comme dans Effusa. Par contre,
les taches usuelles, au lieu de ressortir en clair sur un trait noir
comme dans cette espèce, sont elles-mêmes plus foncées que le
fond, la réniforme surtout. Une ligne basilaire et la claviforme mal
dessinées en sombre. Bord terminal longé d’une ligne subterminale
plus pâle, laquelle sépare une rangée intérieure de traits cunéi-
formes noirs, intranervuraux (dont les deux vis-à-vis la cellule
grands et bien marqués) d’une série de chevrons noirs terminaux.
Côte coupée de noir et de clair. Frange couleur du fond.
Dessus des secondes ailes brun fuligineux, uni, plus clair, avec la
frange blanchâtre.
Dessous des supérieures brun, plus pâle au bord terminal qui est
bordé de traits internervuraux noirs et possède les vestiges de la
coudée et du point cellulaire. Dessous des inférieures sablé à la côte,
blanchâtre intérieurement avec un trait cellulaire et une ligne
centrale bien visibles et des traits terminaux comme aux premières
ailes.
Antennes filiformes; palpes ascendants, à troisième article moitié
moins long que dans Effusa ; tête, corps et pattes brun, dessous du
corps plus clair, extrémités des pattes annelées en clair.
Loja; quatre © dont une prise en septembre 1886.
Mania(?) Pintica n. sp. —43 mill. — Dessus des premières ailes
d’un brun un peu ferrugineux à la base, puis irisé de gris dans la
moitié extérieure, avec une large tache costale à bords irréguliers
d’un brun profond, descendant dans l'aile au-dessous de la médiane,
puis remontant la côte vers la fin de la cellule; une fine ligne brune
réunit le bas de cette tache au bord interne. Plus loin l'aile est
traversée par une ligne subterminale, brune, interrompue et sinuée ;
enfin l’on voit une série de petits traits terminaux, pâles, entre les
nervures. Frange concolore.
Dessus des inférieures et frange gris.
Dessous des quatre ailes d’un gris luisant avec un point cellulaire
et l'indication d’une ligne médiane commune, arrondie.
Antennes finement pubescentes; palpes à deuxième article assez
long, droit, poilu; le troisième relevé, plus mince. Thorax très
velu, premiers anneaux de l’abdomen légèrement crêtés; dessus du
corps gris.
El Monje près Loja; un (.
Campometra (?) Peonza n. sp. — 39 mill. — Dessus des supé- ,
rieures brun ferrugineux marqué de deux taches très inégales d’un
brun profond. La première, qui couvre les deux cinquièmesde l'aile,
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417
a sa plus grande largeur le long de la côte dont elle occupe tout le
milieu, puis elle envahit le centre de l’aile un peu en forme de V et
s'arrête juste avant le bord interne qu'elle ne coupe pas; intérieure-
ment son bord est à peu près droit, mais extérieurement il s’arrondit
et devient légèrement sinueux. La seconde tache, subapicale, mince,
coupe la côte et s'arrête peu après dans l'aile; elle est bordée
extérieurement par une fine ligne subterminale plus pâle, sinuée,
d’ailleurs peu visible et qui continue jusqu’à l’angle interne.
Dessus des inférieures et franges gris brun,
Dessous des quatre ailes d’un blanc sale envahi de gris sur les
deux tiers des supérieures et le long du bord terminal des infé-
rieures ; celles-ci traversées par deux lignes arrondies, parallèles et
avec un point cellulaire. Les supérieures traversées par une seule
ligne arrondie, mais avec l'indication de la tache subapicale du
dessus.
Antennes assez fortement pubescentes; palpes très longs, le
deuxième article arrondi, contournant la tête, poilu; le troisième
également assez long, plus mince et droit; thorax poilu ; abdomen
avec les trois premiers anneaux garnis d’épais pinceaux de poils.
Loja; un (;.
Anophia Hollina n. sp. — 34 mill. — Dessus des supérieures
d’un brun noir profond, marqué de quelques éclaircies rosées dans
la cellule et Le long du bord terminal; la cellule avec un tout petit
point jaune bien net à son départ, et une série de points jaunes à
son extrémité; un point jaune au bord interne, peu avant l’angle;
la côte coupée de clair dans sa seconde moitié; bord terminal che-
vronné en sombre; frange concolore.
Dessus des inférieures blanc pur avec le point cellulaire, la côte et
le bord terminal très largement bordés de noirâtre, le bord abdomi-
anal finement noirâtre ; frange noirâtre lisérée de clair à son départ.
Dessous des premières ailes gris noirâtre uni, la côte coupée de
clair comme aux supérieures, le bord terminal marqué de petits
points clairs à l'extrémité des nervures. Inférieures comme en des-
sus, mais plus pâles avec le bord terminal également coupé de clair
aux nervures.
Tête et thorax teinte du fond; antennes filiformes; palpes à
second article ascendant, velu, le troisième plus court et grêle;
pattes brunes coupées de clair aux extrémités.
El Monje près Loja; une ©.
Chamina Chauxi n. sp. — 53 mill. — Cette espèce ressemble
beaucoûüp à Homichlodes Hb., mais s’en distingue aisément par la
forme des ailes, arrondie aussi bien aux supérieures qu'aux infé-
rieures, Leur teinte est d’un gris terreux, sans dessins marquants;
418
une large marbrure plus foncée envahit les supérieures vers le der-
nier tiers de l'aile, et les inférieures dans leur milieu; les quatre
ailes possèdent un point cellulaire noir ainsi qu’une rangée subter-
minale de points noirs intranervuraux plus complète aux infé-
rieures, ces ailes ont en outre une rangée centrale de petits points
noirs mouchetés de blanc; bords terminaux légèrement flexueux,
lisérés de sombre; franges concolores. Dessous plus pâle, chaque
aile avec le point cellulaire, une ligne centrale commune arrondie
et une série subterminale de points.
Antennes assez fortement pubescentes ; palpes longs, le deuxième
article poilu, le troisième long et droit; tête et thorax poilus, teinte
du fond des ailes ainsi que le corps et les pattes.
Loja; un (.
Focilla Laloides n. sp. — 35 mill. — Ressemble au premier
abord à Focilla Lala Druce (Biol. Centr. Am., pl. 33, fig. 7), mais
les inférieures ont le bord terminal non coudé, arrondi et légère-
ment festonné. Dessus des quatre ailes brun ferrugineux, traversé
par trois lignes zigzaguées, plus sombres : l’extrabasilaire avec un
point noir sur le bord interne des supérieures, la médiane et la
coudée avec une tache noire à cheval sur les deux au bord abdo-
minal des inférieures et une autre tache, extérieure à la coudée, un
peu au-dessus du bord interne des premières ailes ; une série subter-
minale de petits points noirs intranervuraux; enfin, le bord termi=
nal festonné et liséré de noir. Les supérieures avec les taches
usuelles un peu jaunâtres et cerclées de noir : l’orbiculaire toute
ronde, la réniforme dédoublée et avec deux petits points centraux.
Franges brun et noir avec une petite tache blanche à l’apex des
supérieures.
Dessous d’un ton plus clair que le dessus, avec les mêmes
dessins, mais les lignes moins nettes et la coudée légèrement
teintée de blanc.
Antennes assez fortement pubescentes; palpes ascendants obliques,
le deuxième article gros et poilu, le troisième filiforme, plus court
et moins spatulé que dans Lala. Tête et dessus du corps brun ferru-
gineux, dessous plus pâle, la première paire de paltes saupoudrée
de blanc.
Loja ; un (j bien frais.
Focilla Golosa n. sp. — 39 mill. — Du groupe de Focilla Laba
Druce, les supérieures découpées comme dans cette espèce, les
inférieures arrondies et festonnées. Dessus des quatre ailes partie
d’un brun ferrugineux sombre, partie gris ardoisé, à dessins com-
muns, peu distincts; l’extrabasilaire et la coudée sont assez bien
indiquées; les taches usuelles aux supérieures sont rondes, grises
419
cerclées de brun et assez nettes, l’orbiculaire toute petite, la
réniforme dédoublée et avec deux petits points centraux. La série
de petits points subterminaux se perd dans le fond aux supérieures,
mais est distincte aux inférieures. Bord terminal festonné et fine-
ment liséré de brun. Franges brun et fauve avec deux taches pâles
à l’apex et au coude du bord terminal des supérieures.
En dessous, le corps, la base des ailes et la côte des supérieures
sont gris ardoisé, le reste des ailes d’un brun tournant au marron;
la coudée est distincte, d’un gris blanchâtre ; les points subtermi-
naux à peine indiqués; les taches des supérieures bien nettes,
grises non cerclées, l’orbiculaire également marquée d’un point
central ; aux inférieures une double tache grise, géminée, avec deux
petits points centraux noirs; franges noir et pâle avec les deux
taches comme en dessus.
Antennes bien pubescentes ; palpes ascendants, le second article
dépassant la tête, gros et poilu, le troisième filiforme et aussi long
que le second. Tête et dessus du corps comme le fond des ailes.
Loja ; une © bien fraîche.
Capnodes Pobra n. sp. — 40 mill, — Port de Subcinerascens
WIk. Dessus des ailes gris brun, les supérieures avec deux lignes
(l’extrabasilaire assez droite et la coudée arrondie) plus pâles et
ponctuées de gros points blancs; l’extrabasilaire lisérée de sombre
extérieurement, la coudée intérieurement ; la réniforme en 8 avec
deux gros points blancs; une ligne subterminale plus sombre,
sinueuse ; enfin, le bord terminal régulièrement festonné; frange
concolore.
Les inférieures avec une tache cellulaire, une ligne centrale
faisant suite à la coudée, ponctuée de blanc comme celle-ci, une
ligne subterminale comme dans les premières ailes, le bord festonné
et la frange concolore.
Dessous plus pâle, les supérieures unies, les inférieures avec le
point cellulaire et les traces de deux lignes arrondies.
_ Antennes pubescentes à cils assez longs; palpes ascendants très
longs, le second article dépassant la tête d’un tiers de sa longueur,
assez épais et velu, le troisième grêle; tête et thorax couverts de
poils gris brun.
Loja; une ©.
Capnodes Trova n. sp. — 32 mill, — Dessus des ailes brun,
irisé de violet surtout aux supérieures; celles-ci avec deux lignes
jaunâtres (l’extrabasilaire à peine arrondie et la coudée), la tache
orbiculaire marquée en sombre, une ligne subterminale sombre,
sinueuse et la côte coupée de trois points jaunes dans le tiers apical.
Inférieures avec un trait cellulaire, une ligne médiane faisant
420
suite à la coudée et une subterminale sinuée comme aux premières
ailes. Bord terminal des quatre ailes très légèrement flexueux,
frange gris brun.
Dessous gris brun, la côte des supérieures coupée d’un point à la
hauteur de la coudée, mais sans autres dessins apparents; les
inférieures avec un point cellulaire et les traces de deux lignes
arrondies.
Antennes pubescentes à cils assez longs; palpes ascendants; le
deuxième article dépassant la tête, plus gros et velu, le troisième
moitié aussi long que le second, plus grêle; tête, thorax et corps
teinte du fond des ailes,
Loja ; un .
DESCRIPTIONS OF SOME NEW SPECIES
OF PHYTOPHAGOUS COLEOPTERA FROM INDIA
by Martin Jacoby.
The small number of species described here were obtained by
M: P. Cardon at Mandar in Bengal and form a supplement to several
former papers by the late Duvivier. The insects were submitted to
me for examination by Mons. G. Severin and amongst them a
certain number of species remain at present undescribed till more
material comes to hand which would assist in the better identifica-
tion of the insects.
LEMA CARDONI n. sp.
Fulvous, the labrum black, thorax very sparingly and finely
punctured, elytra deeply punctate-striate, the ninth row entire, the
interstices costate at the apex, each elytron with a subquadrate large
spot on the shoulders and a rounded one near the apex, metallic
blue.
Lenght 5-6 mill.
Head with a few punctures at the vertex, the supra-ocular grooves
and the clypeus furnished with golden yellow hairs, labrum black,
antennæ robust, fulvous (the last two joints broken off) the third
joint twice as long as the second, the fourth and fifth elongate;
thorax not longer than broad, the sides deeply constricted at the
middle, the basal sulcus very deep, the disc with a few minute
punctures at the middle and anteriorly, scutellum fulvous, its apex
truncate; elytra very slightly depressed near the suture below the
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421
base, deeply punctate-striate, the punctures round and large, closely
placed. near the suture, more distantly so at the sides, a large
subquadrate metallic blue spot occupies the shoulders and extends
to the lateral but not to the sutural margin, another more rounded
spot is placed near the apex without touching the margins, under-
side and legs fulvous, clothed with golden yellow pubescence.
Closely allied to L. histrio Clark of which it may possibly be a
variety but I'think, distinct; the thorax is not smooth but has some
fine punctures, the elytra have stronger and more closely placed
punctures, the colour of their spots is not black but a distinct rather
bright blue and the underside is clothed with golden pubescence.
L. praeusta Lac. has an entirely impunctate thorax with two trans-
verse sulci and the elytra have only one spot at the apex. The two
specimens before me show no variation.
LEMA MANDAPENSIS n. sp.
Elongate, subcylindrical, blackish-blue, antennæ short and
robust, thorax subcylindrical, deeply punctured at the disc, elytra
very strongly punctate-striate, the ninth row entire.
Length 4 mill.
Head impunctate at the vertex, the latter with two more or less
distinct rufous spots, not constricted behind the eyes, lower portion
of face sparingly pubéscent, antennæ short and robust, not exten-
ding much beyond the base of the thorax, black, the third and fourth
joint equal, the terminal Joints strongly thickened, but longer than
broad; thorax subcylindrical, longer than broad, the basal sulcus
distinct but not very deep, the disc with two rows of strong punc-
tures, some other equally distinct punctures are placed near the
anterior angles, scutellum truncate at the apex, elytra wider at the
base than the thorax, subcylindrical and parallel, scarcely percep-
tibly depressed below the base, very deeply punctate-striate, the
punctures somewhat elongate, the interstices impunctate, costate
_at the sides and at the apex, underside and legs nearly black with a
slight bluish tint.
Several specimens of this small species were obtained which
belongs to the small group having a nearly subcylindrical thorax,
that is in which the anterior angles are not marked; L. bengalensis
Duviv. is a species of similar structure but differs in having a fulvous
head and thorax.
CRYPTOCEPHALUS MANDARENSIS n. sp.
Flavous, the thorax with two longitudinal black bands, impunc-
tate, scutellum black or fulvous, elytra strongly punctured ante-
422
riorly, the apex nearly impunctate, black, shining, the interstices
impunctate.
Length 2 1/2-3 mill.
Head with a few fine punctures at the vertex, the latter sometimes
stained with fuscous, the rest of the surface flavous, eyes broadly
emarginate, antennæ entirely flavous, the third joint slightly
shorter than the fourth one, the last three joints broken off; thorax
strongly transverse, greatly widened at the middle, the sides rather
rounded with a very narrow reflexed margin, the surface entirely
impunctate, flavous, the base with a short oblique depression at
each side, the dise with two narrow longitudinal black bands of not
very regular shape, pointed at the apex and not extending to the
anterior margin, these bands are widely separated and are placed
at each side, scutellum broad, impunctate, foveolate at the base,
black or fulvous; elytra with regular and distantly placed rows of
strong punctures which are nearly obsolete near the apex, under-
side and legs flavous.
Wether this species is again another of the many forms of
C. parasilticus Suff. I am unable to say but as none of the varieties
described by Suffrian agree with the specimens before me I believe:
these to be distinct; the species is at once distinguished by the two
black stripes of the thorax and by the entirely black elytra, the
latter in C. parasilicus always retain according to Suffrian the
fulvous epipleuræ, even in the species with black elytra, in the
present insect the epipleuræ are black as well, the elytral inter-
stices also are smooth and impunctate, not finely punctued as in the
allied species.
DAMIA LONGICORNIS n. sp.
Fulvous, the apical joints of the antennæ black, thorax strongly
transverse convex and impunctate, elytra nearly impunctate, black,
the apex fulvous. Mas. Antennæ long, the terminal joints but slightly
transversely dentate, mandibles large, thorax very broad.
Length 5 mill.
Head broad, impunctate, fulvous, with two small foveæ between
the eyes, the latter large and round, anterior margin of the clypeus
deeply triangularly emarginate, the space at the sides above
prolonged into a thickened protuberance; mandibles broad and
robust, the left one large, excavated ad the base, the apex black,
antennæ comparatively long and slender, fuscous, the basal four or
five joints flavous, the second and third joint small, the fourth and
following joints moderately triangularly widened; thorax twice as
broad as long, the sides as well as the posterior angles rounded, the
423
surface strongly convex and deflexed at the sides, entirely impunc-
tate, the posterior margin sinuate at each side, slightly produced at the
middle, scutellum fulvous, raised and pointed at the apex ; elytra not
wider at the base than the thorax, slightly lobed ad the sides below
the shoulders, black, shining, with some minute punctures arranged
in irregular rows, the apex narrowly flavous, legs elongate, fulvous,
the first joint of the tarsi scarcely longer than the second one,
anterior legs longer than the others.
The female has shorter antennæ, a narrow head and thorax and
less elongate legs.
The antennæ of the male in this species are more elongate than is
usually.
The case in most other genera of Clythrinæ but the rounded
posterior margin of the thorax, slight elytral basal lobe and the
elongate legs seem to place the insect best in Damia Lac.
CLYTHRA OCCIPITALIS n. sp.
Black, above fulvous, vertex of the head with black spots, thorax
with three or four black markings, impunctate, elytra extremely
minutely punctured, a spot on the shoulder, another below the
base, a band at the sides of irregular shape, the apex and a trans-
verse band below the middle, black.
Var. a. The lateral elytral band interrupted, the transverse band
absent or indicated by a spot only.
Var. b. Thorax with four black spots, elytra with the apical
portion and the sides black.
Length 4-5 mill.
Head impunctate, fulvous, the sides above the eyes occupied by
broad black bands which sometimes unite at the vertex, the anterior
edge of the clypeus but slightly emarginate, labrum and palpi
fulvous, mandibles black, antennæ extending to the base of the
thorax, black, the lower four or five joints fulvous, the terminal
joints very strongly transversely serrate, thorax transversely convex,
rather more than twice as broad as long, the sides rather feebly
rounded, narrowly marginate, the angles distinct, the posterior
margin sinuate at each side, the basal lobe very slightly produced
at the middle, the surface impunctate, with three black spots placed
transversely, the middle one in shape of an V, or with four small
black spots of which the lateral ones are the largest, scutellum
triangular, black or fulvous margined with black; elytra parallel
and elongate, very finely punctured in irregular longitudinal rows
only distinct near the suture, a spot on the shoulder another one
below the base before the middle, and a broad band, the inner
margin of which is deeply bisinuate, commencing below the shoul-
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 10 xIt 97. 32
424
der and extending to the apical angles as well as a transverse band
near the apex which is joined to the lateral one, black; underside
and legs black, clothed with yellow pubescence, the abdomen more
or less fulvous or entirely black, the tarsi short, the knees sometimes
stained with fulvous.
Like most species of Clythra the present one seems subject to
great variation in regard to the black markings, as one or other of
the elytral spots may be absent and the transverse band only
indicated, but the principal character of distinction in the insect are
the black markings at the base of the head and the broad dentate
band at the sides ofthe elytra which will separate the species from
any of its Indian congeners, in a single instance all the posterior
markings are joined, so that the elytra have the entire apical half
black, this colour being also joined to the lateral band.
CLYTHRA CARDONI n. sp.
Fulvous, the head with two black spots, thorax impunctate with
two central (sometimes united) black spots, scutellum black, elytra
very sparingly and finely punctured, a transverse subquadrate spot
at the base and à medially strongly constricted band below the
middle, black, breast and the base of the femora more or less black.
Lenght 5 mill.
Head impunctate, fulvous, an elongate spot above each eye black,
anterior margin of the clypeus semicircularly emarginate, labrum
fulvous, antennæ not extending to the base of the thorax, fuscous,
the lower three or four Joints fulvous ; thorax about one half broader
than long, the sides nearly straight, the basal margin slightly
produced at the middle, the surface entirely impunctate, fulvous,
with two partly united small black spots, forming a subtriangular
mark, in the centre of the disc, scutellum broad, strongly pointed,
black, elytra with a few fine punctures arranged in rows near the
suture, the rest of the surface nearly impunctate, fulvous, each
elytron with a subquadrate, slightly oblique broad spot, placed
immediately below the base and not extending to either margin, and
a transverse also slightly oblique band, immediately below the
middle and consisting of two spots joined together not quite exten-
ding to the suture, black, underside and the legs fulvous, the breast
and the base of the femora (sometimes) black.
À small species, closely allied to C. annamila Lefèv. of which
I possess a typical specimen, but in that insect, the thorax has no
central black mark, the elytral anterior spot is of more transverse
shape and placed lower and the apex has another small black mark
at its extremity; the two specimens before me show no important
differences.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
XII
Assemblée mensuelle du 4 décembre 189".
PRÉSIDENCE DE M. KERREMANS.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de l’Assemblée mensuelle du 2 octobre est
approuvé. Le Secrétaire déclare que le retard considérable apporté
dans l’apparition du numéro IX des Annales est dû aux difficultés
d'exécution des dessins de M, Silvestri,
Il est donné communication aux membres présents des candida-
tures pour les trois mandats de membre du Conseil d'administration
à conférer par l’Assemblée générale.
Aucune proposition n'étant parvenue au Conseil, le Président
déclare que l’ordre du jour de l’Assemblée générale sera libellé
conformément aux statuts.
M. Lameere dépose sur le bureau deux exemplaires du tome VI
des Mémoires qui vient de paraître.
Correspondance. M. de Vrière envoie son portrait pour l’album de
la Société.
Travaux pour les Annales. L'Assemblée vote l'impression du
travail annexé à ce numéro.
Communications. M. Hippert donne le relevé de quelques Lépi-
doptères intéressants ou nouveaux pour la Faune dont il a fait la
capture en Belgique en 1897.
Pieris Napi Linné, ab. (SJ nigrovenosa de Selys. — Rixensart,
1% juin 1897. C’est la première capture d’un ' en Belgique.
La nigrovenosa est synonyme de var. Sabellicæ Steph.
Quelques variétés de Colias Edusa Fab. — Celle trouvée à Han-
sur-Lesse le 18 août 1892 est à mentionner. Les bandes des quatre
ailes sont dépourvues de taches.
Polyommatus Virgaureæ Linné. — Éclosion hâtive, Ethe, 24 juin
. 1897.
. Polyommatus Hippothoë Linné, ab. confluens Gerh. — Ethe,
24 juin 1897.
Lycaena Icarus Rott. ©, sans taches rouges en dessous. Se rap-
proche de la var. Icadius Grum-Grshimaïlo, de Turkestan, Han-
sur-Lesse, 30 juin 1897.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 4 1 9,8. 33
426
Erebia Medusa Fabr.— Rance, 14 juin 1897; Vireilles, près du lac.
Pararge Megaera Linné. — Éclosion tardive d’un j. Environs
d’Enghien, 15 décembre 1897.
Cœnonympha Tiphon Rott. — Var. dépourvue au-dessus d’ocelles
sur les quatre ailes. Un seul ocelle en dessous.
Cette variété, ou plutôt aberration, se rapproche de l’aberration
Laidion Borkh. et pourrait se placer entre celle-ci et la variété
Viluiensis Ménét. Ethe, 21 juin 1897.
Macroglossa fuciformis Linné. — Vireilles, près du lac, 15 juin
1897. (
Zygaena Achilleæ Esp., var. Bellis Hüb. — Nouvelle espèce
pour la Faune belge. Han-sur-Lesse, 29 juin 1897.
Naclia Ancilla Linné., — Éclosion hâtive, Yvoir, 5 au 8 juin 1897.
Orgyia EÉricæ Germ. — Environs de Bruxelles.
Bombyx Trifolii Esp., var. medicaginis Bkh. — Han-sur-Lesse,
18 août 1896.
Lasiocampa Quercifolia Linné, var. Ulmifolia. — Vierves, 20 juil
let 1897.
Saturnia Pavonia Linné. — Bois de Verrewinckel, 10 mai 1897.
Drepana Harpagula Esp. ©, Ethe, 21 juin 1897.
Notodonta trepida Esp. ©, Rixensart (bois), 1° juin 1897.
Lophopteryæ cuculla Esp. — Han-sur-Lesse, 29 juin 1897.
Drynobia velitaris Rott. — Han-sur-Lesse, 28 juin 1897.
Polia flavicincta Fabr. j, Rochefort, 23 septembre 1897.
Dryobota Protea Bkh. — Schiplaken lez-Malines, novembre.
Miana (Hadena) Fasciuncula Hew. — Espèce nouvelle pour
la Belgique. Mons, 8 juin 1897.
Dypterygia (Luperina] scabriuscula Linné (Pinastri Linné). 9,
Elewyt, 11 juin 1897.
Tapinostola fulva Hüb. — Ixelles, 29 septembre 1897.
Calamia lutosa Hüb. — Mons, 11 octobre 1897.
Tœniocampa [Orthosia]) Munda Esp. — Anderlecht, 22 mars 1897.
Xanthia Citrago Linné. 4, Rochefort, 22 octobre 1897; 9,
27 octobre 1897,
Toxocampa Pastinum Treit. — Han-sur-Lesse, 30 juin 1897.
Zanclognatha tarsiplumalis Hüb. — Han-sur-Lesse, 30 juin 1897.
Herminia tentacularia Linné. — Ethe, 24 juin 1897.
Brephos Nothum Hüb. — Ruysbroeck, 22 mars 1897.
Thalera fimbrialis Sc. j', Han-sur-Lesse, 28 juin 1897.
. Biston hirtarius Clerck. — Très commun en 1897 à Bruxelles.
Parc, 21 mars 1897.
Boarmia repandata Linné, ab. conversaria Hüb. — Hertogenwald,
26 juillet 1897.
Boarmia crepuscularia Hüb. — Boitsfort, 17 mars 1897.
Le ui 0 te di ETES PAT SEPT EURE
427
Gnophos furvata Fabr. — Yvoir, 6 juin 1897.
Lytria purpuraria Linné, ab. à bandes confluentes : Postel,
17 août 1897.
Cidaria ferrugata Clerck, ab. : les taches sont plus prononcées
et plus obscures, la tache brune est noire. Uccle-Calevoet, 12 août
1897.
Cidaria frustrata Treit. — Han-sur-Lesse, 27 septembre 1897.
Cidaria picata Hüb. , Ethe, 23 juin 1897.
Gymnoscelis /Eupithecia] Pumilata Hüb. «', Spa, 28 avril 1897.
La séance est levée à 9 1/2 heures.
CAUSERIES ODONATOLOGIQUES
par E. de Selys-Longchamps.
N° 10 (4 décembre 1897).
SOMMAIRE : 1. La Meurobasis chinensis et ses races locales.
2. L’'Æschna Martini (n. sp.).
À
LA NEUROBASIS CHINENSIS ET SES RACES.
M. Foerster (de Schopfheim), en décrivant cette année dans nos
Annales son nouveau sous-genre Matronoides, s’est étendu sur
les caractères des Neurobasis et sur les formes qui composent ce
grand genre, dont la Matronoides dépend comme sous-genre.
Comme cet auteur n’a pas eu sous les yeux la forme luzoniensis
Selys, que je n’ai que brièvement signalée, et qu’en citant la forme
que j'ai appelée australhs il ajoutait, ce qui est vrai, qu’elle est
inédite, je pense qu’il est utile de donner un résumé comparatif très
court et très clair des cinq formes ou sous-espèces que je connais,
et dont la principale, comme étant la plus anciennement décrite,
est la N. chinensis.
Ces cinq formes ou races, comme on voudra les appeler, sont
localisées géographiquement dans l’Inde méridionale, Ceylan, la
Chine, les îles de la Malaisie, les Philippines et celles de la région
de la Nouvelle-Guinée. J’indique pour chaque race les localités d’où
elles proviennent, statistique qui pourra se compléter avec avan-
tage chaque fois que des voyageurs nous en fourniront les moyens.
428
14. Neurobasis chinensis L. (race type).
Libellula chinensis L.
Agrion chinensis et nobilitata Fab. ({).
Calopteryx disparilis Ramb. (©).
Neurobasis chinensis Selys, Synops. et Monogr. Calopt.
Le départ du secteur nodal a lieu sous le nodus, rarement un peu
auparavant.
d. Ailes inférieures opaques, d’un vert métallique ou un peu
bleuâtre jusqu'aux deux tiers de l’aile; le dernier tiers subitement
noirâtre. Les supérieures hyalines.
©. Les quatre ailes hyalines à réticulation roussâtre pâle, les supé-
rieures lavées de jaunâtre pâle, les inférieures de brun jaunâtre.
Aux quatre ailes un point blanc au nodus et un faux ptérostigma
blanc assez oblong placé entre le nodus et l’extrémité. Ces marques
blanches sont parfois presque rudimentaires.
Patrie : Inde, Thibet, Khazya Hills, Cochinchine, Sumatra, île du
Prince-de-Galles.
2. Race florida Hagen-Selys.
Neurobasis florida Selys, 2°° add. au Synopsis, n° 17is, 1869.
Le départ du secteur nodal à peu près comme chez le type chi-
nensis.
d. Ailes inférieures opaques vert métallique ou parfois bleuâtres
jusqu'aux deux tiers de l'aile, le dernier tiers subitement noirâtre.
Ailes supérieures hyalines lavées de jaunâtre. ©. Pas de point nodal
ni de faux ptérostigma blanc. Les quatre ailes hyalines, à peine
lavées de jaunâtre.
Patrie : Ceylan; île du Prince-de-Galles; Sumatra ; Mussori; mont
Ophir, Sarawak, Labuan, à Bornéo; Java ; Timor ?
3. Race australis Selys (inédite).
Le départ du secteur nodal a lieu un peu avant le nodus.
d. Ailes inférieures opaques bleu verdâtre métallique, cette
couleur se terminant graduellement par filets longitudinaux au
milieu du bout noirâtre de l'aile.
©. Ailes hyalines lavées de roussâtre pâle sans point nodal ni faux
ptérostigma blanc.
Patrie : Waiïigiou, Aru; Ternate”?
4. Race luzoniensis Selys.
Neurobasis Kaupr race luzoniensis Selys, Syn. Calopt. 4% add., 1879.
Id. Odonates des Philippines, Ann. Soc. Hist. Nat., Madrid, 1882.
Le départ du secteur nodal a lieu un peu avant le nodus.
«. Ailes inférieures opaques, d’un bleu foncé brillant jusque
Te
PORN PP PS PP NE PER ENST PTIT PU RS EE EN NE PIN PET RE PO OR OP Ne RS 6
429
compris les trois premiers tiers de l’aile où il finit subitement; le
reste noir. Ailes supérieures hyalines,
©. Ailes hyalines un peu lavées de roussâtre clair au bord anté-
rieur, sans point nodal ni faux ptérostigma blanc.
Patrie : Luçon (Philippines).
5. Race Kaupi Brauer, Zool. Botan. Gesells. Wien, 1866; Selys,
9ne add. au Syn. des Calopt., n° 17°", 1869.
Taille plus forte; ailes plus larges, plus arrondies au bout que
chez les autres races.
Le départ du secteur nodal a lieu avant le nodus.
d. Ailes inférieures opaques, d’un bleu foncé très pur et brillant
dans leurs deux premiers tiers; le tiers final noirâtre présentant des
reflets du même bleu. Les supérieures hyalines lavées de roux
jaunûâtre.
©. Ailes hyalines lavées de roux jaunâtre sans point nodal ni faux
ptérostigma blanc.
Patrie : Célèbes, à Ménado, etc.
Diffère surtout de la race luzontensis par la forme élargie des
ailes, leur pointe arrondie, et la grande taille.
_Si l'on a sous les yeux la race type de la chinensis du continent asia-
tique, à ailes assez étroites, amincies au bout, dont le « a le bout des
ailes inférieures vert métallique, et dont la © porte un point nodal et
un faux ptérostigma blancs, et que l’on compare ces types à la race
Kaupi, de Ceylan, à ailes larges arrondies, les inférieures bleu brillant
chez le 4’, et dépourvues de tache nodale et de faux ptérostigma
blanc chez la ©, on sera porté à les considérer comme deux espèces
distinctes. Mais cette impression s’efface notablement si l’on compare
en même temps les trois autres formes qui sont intermédiaires sous
bien des rapports. Le point de départ du secteur nodal par rapport
au nodus avait paru un caractère important, mais il varie selon la
race, et même parfois d’individu à individu. — La couleur brillante
des ailes inférieures des J nous montre aussi tous les passages du
vert métallique au bleu pur (par exemple chez la race florida). —
Le «j de la race australis est notable par la prolongation des reflets
vert brillant sur le noir du bout des ailes; mais chez la Kaupi Çj' le
bleu pur conserve aussi des reflets sur le noir final.
Il reste comme caractère unique propre à la race chinensis le
point nodal et Le faux ptérostigma blancs de la © et pour la Kaupi les
ailes très larges arrondies au bout, mais sous les autres rapports on
trouve tous les intermédiaires chez les races florida, australis et
luzionensis.
La grande taille, la largeur et la forme des ailes chez la race
Kaupi constituent un ensemble particulier ; mais nous en trouvons
430
de tout aussi notables chez les différentes races et variétés de
Calopteryx virgo et splendens, et la race luzoniensis imite parfaite-
ment la Kaupi sous les autres rapports. |
Je crois donc, pour le moment, qu’il est plus prudent de n’admettre
comme espèce que la chinensis comprenant cinq races géogra-
phiques.
M. Foerster, dans sa communication au Wiener Entomologische
Zeitung (1897), et dans celle qu'il a faite à notre Société cette année
également (t. XLI), a décrit un nouveau sous-genre de Neurobasis
sous le nom de Matronoides cyaneipennis des monts Kina-Balu (nord
de Bornéo). Il en a rapproché encore mon sous-genre Matrona ‘que
j'avais inscrit, en 1853, près du grand genre Calopteryx.
Quant au Matronoides, il est bon de faire remarquer qu’il ne
diffère guère des Neurobasis que par la coloration noir acier des
quatre ailes chez le j, car la femelle est difficile à distinguer de
celles des nouvelles races luzoniensis et australis. :
Au premier abord, je serais porté à faire comme M. Foerster en
plaçant la Matrona parmi les sous-genres de Neurobasis à cause de
l’espace basilaire réticulé, et de la retirer de la place que je lui avais
faite près des Calopteryx, dont elle ne semble différer que par cet
espace réticulé, ayant comme eux le faux ptérostigma de la © placé
près du bout des ailes ; tandis que chez la Neurobasis cette tache est à
mi-chemin du nodus au sommet.
M. Foerster, dans son tableau, a pris comme premier caractère de
division dans la légion des Calopteryx l’espace basilaire libre — ou
bien réticulé; et comme second, l'existence ou l’absence d'un vrai
ptérostigma dans les deux sexes.
Le caractère tiré de l’espace basilaire est très commode pour la
détermination ; mais dès 1854, dans la Monographie des Caloptéry-
gines (page 8), j'ai expliqué qu’il pourrait mener à des rapproche-
ments artificiels qui sépareraient des groupes naturels. Dans les
Légions des Æschnines, on arriverait au même inconvénient en
rapprochant les genres ou sous-genres d’après l’espace basilaire
libre ou réticulé.
Il n’en est pas de même de l’existence ou de la non-existence d’un
vrai ptérostigma d’une seule cellule que M. Foerster admet, mais
seulement en seconde ligne.
En terminant cette note, je crois à propos de mentionner que,
d'accord avec M. Foerster, je pense qu’il n’existe qu’une seule bonne
espèce de Matrona : la M. basilaris Selys, et que les trois autres,
M. nigrepictus Selys, Kreickeldorffi Karsch et japonica Foerster, sont
des races locales ou des variétés de la basilaris.
s
|
431
I.
ÆSCHNA MARTINI SELYS, n. sp.
d. Abdomen 51 mill. Aile inférieure 44.
Ailes hyalines à réticulation noirâtre; l’extérieur de la costale
finement jaunâtre. Ptérostigma allongé, brun jaunâtre, couvrant
3-4 cellules (long. de 4 mill.). Membranule blanche à la base, sa
seconde moitié noire. Aux ailes inférieures, qui sont très élargies
dans leur première moitié (larges de 14 mill.), le triangle anal est
très long, divisé en quatre cellules, savoir : deux basales parallèles
longues, une petite médiane arrondie et une terminale longue
touchant presque l’angle anal de l'aile. Ce triangle est brun ferru-
gineux excepté à sa pointe, de sorte que joignant la partie noirâtre
de la membranule, elle constitue avec elle une tache foncée au bord
anal. Aux ailes supérieures, il y a 19-20 anténodales et 8-9 postno-
dales. Aux inférieures, 13-14 anténodales et 13 postnodales. Le
secteur nodal devient fourchu une ou deux cellules avant le ptéro-
stigma, quatre rangs de cellules dans l’espace sous la fourche.
Triangles discoïdaux allongés de 6 cellules aux supérieures, de 5 aux
inférieures et respectivement 5 et 6 nervules sous-médianes.
Tête globuleuse (large de 10 mill.), yeux assez longuement con-
tigus ; noire en arrière, le reste jaunâtre clair avec un T noir bien
marqué sur le front.
Thorax robuste, brun olivâtre excepté deux bandes latérales jaune
citron, ne touchant pas la poitrine, la 1°° prolongée sur le dos entre
les deux ailes et s’y réunissant avec la semblable de l’autre côté. La
seconde bande isolée, placée sous l’aile inférieure,
Abdomen renflé à la base, un peu étranglé au 3° segment, cylin-
drique ensuite, paraissant avoir été jaunâtre ferrugineux, marqué de
noir ainsi qu’il suit : un anneau étroit à l’articulation de tous les
segments, un indice aux sutures transversales, enfin une nuance
obscure aux 8-9°, Le 10° jaunâtre, plat.
Appendices anals jaunâtre livide; les supérieurs en feuilles
lancéolées à pointe un peu penchée, finement velus, égaux à la
_ longueur des deux derniers segments (longs de 5 mill.). L’inférieur
subtriangulaire, presque moitié plus court. Oreillettes du 2° segment
petites, bidentées.
Pieds noirs, assez grêles, à fémurs glabres,
9 inconnue.
Patrie : Yokohama (Japon); un unique, coll. René Martin.
Je suis heureux d’avoir l’occasion de donner à cette superbe
espèce le nom du savant français qui, par ses communications
432
gracieuses, favorise des relations propres à faire marcher la science
en avant — résultat que n’obtiennent pas certains collectionneurs
ou Musées publics qui, séquestrant en quelque sorte Les types rares
qu'ils possèdent, en rendent l’étude impossible aux spécialistes.
L’Æ. Martini se distingue de toutes les espèces du genre Æschna
que je connais par la tache obscure de la base des ailes inférieures
occupant le triangle anal et, par cela même, adossée à la partie noire
de la longue membranule.
Elle me paraît, par son triangle anal de 4 cellules, devoir se placer
près de la Æ. rufescens d'Europe ; seulement, chez cette dernière, le
triangle anal est de 5 cellules, parce que sa petite cellule médiane
est double, le T noir du front est presque oblitéré et les côtés du
thorax n’ont pas ces deux bandes isolées jaunes bien marquées qui
ornent la Martini.
L’Æ, Martini n’est pas sans présenter quelque analogie avec
l’Anaciæschna jaspidea Brauer dan; l’ensemble de sa coloration;
mais ses yeux sont moins largement contigus, moins globuleux; le
front, au contraire, plus renflé et élevé en avant que chez l’Ana-
ciæschna.
Voici le croquis de quelques dispositions du triangle anal des
ailes inférieures du çj de différentes espèces du genre Æschna
proprement dit, que je figure afin de faire bien comprendre ma
description de l’Æschna Martini et le parti que l’on peut tirer de ce
caractère combiné avec la membranule qui lui est contiguë pour
sectionner le genre en petits groupes.
t
Ra. Ro? R3 3 Kg-#
Fig. 1. Æschna Martini Selys. — Triangle anal de quatre cellules,
»n 2, Æ,. rufescens Vander L. — Triangle anal de cinq cellules.
» 3. Æ.cyanea Mull., mixta Latr., etc. — Triangle anal de trois cellules,
» 4, Æ, juncea L.., grandis L., etc. — Triangle anal de deux cellules.
LÉGENDE
a. Angle anal des ailes inférieures des cÿ.
m. Membranule.
ttt. Triangle anal.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
XIII
Assemblée générale du 26 décembre 189'7.
PRÉSIDENCE DE M. KERREMANS.
Présents : MM. Becker, Clavareau, de Crombrugghe, Fologne,
Fontaine, Jacobs, Ledrou, Oor, Paternotte, Rousseau, Seeldrayers,
Severin, Tosquinet, Van Biervliet, Weyers et Lameere, secrétaire.
M. de Selys-Longchamps a fait excuser son absence.
La séance est ouverte à 3 heures.
Le procès-verbal de l'Assemblée générale du 26 décembre 1896
est approuvé.
Le Président prend la parole et s’exprime comme suit :
MESSIEURS,
Les déprédations commises par les animaux nuisibles aux végé-
taux ont, de tout temps, éveillé la bienveillante attention des législa-
teurs, mais souvent, faute de moyens d'investigation, les mesures
prises dans l'intérêt de la production agricole ou de la conservation
sylvicole n'ont donné que des résultats partiels et insuffisants.
Déjà pour les animaux supérieurs, l'utilité de la protection ou de
l'élimination des espèces, suivant qu’elles sont utiles ou nuisibles,
est difficile à établir : on en trouve la preuve dans un fait assez
récent dont les États-Unis ont été le théâtre. Le moineau franc
n'existait pas dans l’Amérique du Nord et on résolut de l’y accli-
mater; on y réussit si bien que bientôt il devint trop abondant et il
eut aussitôt autant de détracteurs que de partisans. Les premiers
l’emportèrent et le firent proscrire, tandis qu’à l’heure actuelle on se
demande s’il faut le conserver ou le détruire. En réalité, le moineau
possède un régime mixte; insectivore et très utile dans son jeune
âge, il devient granivore et partant nuisible à l’état adulte.
Si le doute existe encore pour un animal aussi commun et aussi
connu que le moineau, combien ne doit-il pas exister davantage
pour cette immense légion d'animaux inférieurs, insectes de tous
les ordres, qui font subir à l’agriculteur et au sylviculteur, en Europe
seulement, des pertes pouvant se chiffrer annuellement par une
centaine de millions de francs.
Il n’est pas nécessaire de s'étendre sur les dégâts commis par les
Hannetons, les Charançons, les Scolytes, le Doryphora, le Phyl-
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 15 11 98. 34
434
loxera, les Pucerons et les chenilles de toutes espèces; tous les
traités d’'Entomologie signalent le mal, sans avoir pu en indiquer le
remède, sauf pour quelques cas définis. Ces traités et quelques
ouvrages spéciaux sur la matière sont malheureusement peu
répandus et encore moins consultés par les intéressés.
Des mesures, très louables par l'intention, mais souvent peu
efficaces, ont été prises, les unes relativement récentes, comme la
loi protégeant les oiseaux insectivores, les autres très anciennes,
comme la loi sur l’échenillage.
Telle qu’elle a été édictée, cette dernière ne répond que très
imparfaitement au but que l’on s’est proposé. ‘Elle ne peut exercer
d'action que sur les chenilles de quelques espèces de Lépidoptères
qui construisent leur nid en agglomérant des feuilles sèches;
celles-ci restent fixées aux branches après la chutte des feuilles,
comme le montrent les nids du Liparis cul brun (Liparis chry-
sorrhœæa). La loi a donc été fort sage en ordonnant l’échenillage
avant le 20 février, quand les arbres sont dépourvus de feuillage ;
on peut alors apercevoir à l’extrémité des rameaux les paquets de
feuilles sèches qui dissimulent les bourses où sont endormies les
familles nombreuses de Liparis; mais, par contre, la loi reste
muette à l’égard de la destruction des chenilles qui, en grande
majorité, n’ont pas d’instinct social et vivent isolément : elles
pullulent au printemps et pendant l'été.
Tout en reconnaissant donc la sagesse de la loi du 26 ventôse
an IV, qui paraît avoir été inspirée par un arrêt du Parlement de
Paris du 4 février 1732, il est permis de lui reprocher de n’avoir pas
été modifiée depuis et de ne pas être au niveau de nos connaissances
actuelles. L’Entomologie, à peine adolescente de nos jours, était
alors dans les langes et les savants de cette époque émettaient, avec
le plus grand sérieux, des opinions qui feraient sourire aujourd’hui
un de nos écoliers.
La recherche des moyens pratiques de nature à combattre ou à
atténuer les dégâts commis par les insectes nuisibles ne peut être
entreprise que par un entomologiste ayant fait de cette science une
étude spéciale.
On en eut la preuve lors de l'apparition du Phylloxera et du Dory-
phora en Europe. Si l’on avait prié un spécialiste compétent de faire
la rédaction des circulaires lancées à cette époque, on aurait évité de
singulières méprises dans les pays où ces deux fléaux se sont propagés.
L’accroissement successif des moyens de transport a favorisé la
plupart des invasions d’insectes nuisibles. L’immonde Bête de four
(Periplaneta orientalis L.) nous vient de l’Inde; le prétendu Dory-
phora, qui n’est autre que le Leptinotarsa decemlineala, futimporté du
Colorado; le Phylloxera nous vint également de l'Amérique du Nord.
435
Par contre, les Européens ont introduit dans d’autres régions des
espèces nuisibles, promptement acclimatées dans leur nouvelle
patrie.
C’est l’observation, basée sur l’étude des mœurs des insectes, de
leurs métamorphoses, de leur vie larvaire surtout, qui seule peut
donner le moyen de combattre efficacement les dommages qu’ils
causent, et celte étude est si diverse, si complexe, si multiple dans
ses détails, qu’elle ne peut être entreprise que par un spécialiste. A
moins de se lancer, sitôt leur diplôme acquis, dans des recherches
d’entomologie appliquée et de devenir par ce fait même le spécialiste
demandé, un docteur en sciences naturelles, un ingénieur agricole
ou un agent forestier ne pourront jamais connaître des insectes que
les généralités entrant dans le cadre de leurs études.
La remarquable organisation de la Division de l’Entomologie au
Département de l'Agriculture des États-Unis, sur laquelle nous
aurons l’occasion de revenir plus loin, nous permet de citer
quelques exemples des services rendus par les entomologistes
officiels, non seulement en Amérique, mais à l'étranger.
Il y a une huitaine d’années, toutes les plantations des îles Sand-
wich ou Hawaï étaient attaquées par un Coccide du genre /caria
(Hémiptère). Cet insecte avait exercé ses ravages en Californie ;
Riley, qui peut être considéré comme le Darwin de l’Entomologie
économique et qui est à cette science ce que Pasteur fut à la
Bactérologie, qui organisa les services expérimentaux des États-Unis
avec une largeur de vues toute américaine et qui fixa l’ère nouvelle
d’une science expérimentale à laquelle il laissera son nom, Riley
envoya Alb. Kôübele, son élève, en Australie, pays d’origine du
Coccide, afin d'étudier sur place ses ravages et rechercher les
parasites ou les ennemis qu’il pourrait avoir; il constata qu’une
Coccinelle (Vadalia cardinalis Muls.) s’attaquait aux Jcaria. La
Coccinelle fut acclimatée en Californie et purgea, en peu de temps,
les plantations attaquées.
C’est alors que des îles Sandwich on s’adressa à Riley, qui envoya
Kôbele combattre le fléau; en 1890, on expédia les premières Cocci-
nelles australiennes, et en très peu de temps, les îles Hawaï furent
purgées comme la Californie.
Cette réussite engagea le Gouvernement hawaïen à demander à
Kôbele d'étudier les insectes s’attaquant aux plantations de sucre et
de café, dont la récolte était compromise ; l’entomologiste américain
fit introduire dans les îles Sandwich la Coccinella repanda Thunb.,
originaire de l’extrême Orient (Ceylan, Chineet Australie), qui, en six
mois de temps, nettoya non seulement de la vermine que les épui-
sait toutes les plantations de sucre et de café, mais encore la majeure
partie des citronniers et des orangers, contaminés et condamnés à
436
l’abatage. Une troisième Coccinelle /Cryptolaemus Montrouzieri),
introduite en 1896, permit de détruire les espèces du genre Pulvi-
naria (Coccide) qui s'étaient prodigieusement développées.
Ce qui paraissait paradoxal il y a quelques années prouve aujour-
d’hui qu’il y a lieu d'étendre l’introduction des parasites des insectes
nuisibles; mais on peut ajouter qu’il en est des destructeurs comme
des propagateurs, qui sont endémiques ou épidémiques suivant
leurs facultés d’acclimatement; certaines espèces ne subsistent que
pendant une courte série de générations, d’autres s’établissent
définitivement à demeure; mais il importe surtout de n’introduire
que des individus absolument sains, car une larve ichneumonée
pourrait amener, dans les régions nouvelles, un ennemi venant
combattre les effets bienfaisants du destructeur. Par contre, une
chenille nuisible peut être combattue par l'introduction d’un
Ichneumon, et cette dernière mesure fut étendue à toute une série
de Lépidoptères.
On pourrait objecter toutefois que ces réussites ont porté sur un
groupe d'îles peu étendues, que les résultats acquis doivent être
moins importants sur des régions continentales, et que si l’on est
parvenu à détruire complètement le Loup dans les îles Britanniques,
il ne reste pas moins un animal dangereux pour les régions conti-
nentales où il subsiste, mais cette objection ne peut être une raison
suffisante pour ne pas essayer, par tous les moyens, d’enrayer des
fléaux se traduisant par des pertes incalculables.
Dans notre pays si essentiellement agricole, n’arrive-t-il pas
annuellement que l’on signale l’apparition d’une maladie attaquant
une plante ou un arbre”? Les dégâts occasionnés par cette maladie
sont longuement énumérés dans les journaux ou dans des recueils
spéciaux, mais sans l’indication du remède, faute de moyens efficaces
d'investigation. |
Déjà l’édilité bruxelloise s’est émue devant la nécessité d’abattre
les plus beaux ormes du Parc et de nos boulevards; notre collègue,
M. Severin, nous signalait récemment, dans l’Hertogenwald,
l’apparition d’un Scolyte nouveau pour notre faune (Dendroctonus
micans) ; il vient de publier, dans le Catalogue détaillé et illustré du
Pavillon des Eaux et Forêts à l'Exposition internationale de Bruæelles-
Tervueren, une notice trèsintéressante sur les insectes qui s’attaquent
communément à nos forêts, signalant les principaux remèdes préco-
nisés jusqu'ici; mais il ne suffit pas de signaler le mal, il faut, avant
tout, s'organiser contre lui et chercher à utiliser ce que les autres
pays ont cru pouvoir tenter pour lutter contre les insaisissables
ennemis de l’agriculture, de la sylviculture et de l’horticulture.
ÉTATS-UNIS. — C’est à l'ÉTAT DE MASSACHUSETTS que revient
l’idée première de l'établissement du poste d’entomologiste officiel.
437
Le D° Harris est le premier Américain qui reçut une récompense
publique pour ses travaux, comme il fut le premier entomologiste
économique de cette région ; les premiers fascicules sur la matière
parurent en 1841; de 1852 à 1870, Harris étant mort, on ne fit que
peu de chose, lorsque, pendant le cours de cette dernière année,
Packard succéda à son prédécesseur et publia régulièrement ses
rapports annuels lors de la fondation d’une station expérimentale
d'agriculture. Les opuscules ayant trait à l’Entomologie appliquée
étaient répandus gratuitement et distribués à qui en faisait la
demande ; le plus intéressant d’entre eux, et celui qui eut le plus de
succès, fut une publication spéciale aux insectes nuisibles dans les
habitations. Le Gouvernement ayant reconnu les avantages résultant
de l’établissement de cette station expérimentale mit parfois, à la
disposition de cette dernière, des sommes très importantes pour
étudier et combattre les invasions de certaines espèces nuisibles, et
c’est ainsi que l’invasion d’un Lépidoptère nécessita une dépense de
925,000 dollars.
Si l’idée première de l'établissement d’un entomologiste officiel
revient à l’État de Massachusetts, c’est à L'ÉTAT DE NEW-YoRK que
revient l’exécution de cette idée. Le premier entomologiste officiel
fut le D' Asa Fitch, en 1853, aux appointements de 1,000 dollars. Il
était chargé de l’étude des insectes s’attaquant aux arbres fruitiers
et aux plantes utiles, de les examiner au point de vue de leurs
instincts, de leurs habitudes, des dégâts qu’ils causent, de leurs
époques d'apparition et de la durée de celle-ci; il devait préparer et
classer les échantillons et les matériaux recueillis et faire un rapport
annuel sur toutes ces matières ; il devait commencer la publication
d’une série de traités sur les insectes nuisibles, tout en faisant des
collections pour le Musée de l’État,
Ces rapports furent publiés dans les Transactions de la Société
d'agriculture de l'État de 1854 à 1872; en 1873, l'État fit réimprimer
et compléter tous ces travaux qui furent en partie délaissés
jusqu’en 1881. Mais à partir de cette année, le D' Lintner fut nommé
entomologist : officiel au traitement de 2,000 dollars, avec mission
de continuer les études de son prédécesseur. Il publia une série de
rapports annuels qui peuvent être considérés comme des modèles
du genre ; la description de chaque insecte renseigne tout ce qu’on
en connaît et de nombreuses figures, faites d’après nature, facilitent
la compréhension du texte.
Une station expérimentale d’agriculture fut établie en 1879 par
l’Université de Cornell qui publia une série de notes sur l’Entomo-
logie économique ; les professeurs Comstock et Slingerland, entre
autres, firent paraître des notices intéressantes avec des illustrations
très soignées et très exactes.
438
Simultanément à la nomination du D" Fitch dans l’État de New-
York, le GOUVERNEMENT créa, en 1854, un Service d’Entomologie
économique dépendant du Département de l’Agriculture. Jusqu’en
1878, on ne vit paraitre que quelques brochures intéressantes, mais
peu nombreuses. Mais en cette année, surgit une ère nouvelle, due
au talent organisateur du professeur C.-V. Riley. Relativement jeune
lorsqu'il fut nommé directeur du Service d’Entomologie, d’une noto-
riété incontestable dans cette branche des sciences naturelles, Riley
établit le type de ce que doit être une station expérimentale modèle ;
il n’est pas possible de trouver matière à la critique et son organisa-
tion prévoyait tout. De même l’Znsect Life est le modèle des publica-
tions sur la matière, et l’on peut prétendre avec raison que l’organi-
sation de Riley dépasse tout ce qui a été essayé avant lui.
Malgré les dépenses nécessitées pour l'installation des services
organisés par Riley, le Gouvernement dépensa des sommes impor-
tantes pour combattre différents fléaux, et dut instituer plusieurs
Commissions, notamment pour étudier des invasions de Criquets
dans l’Est et dans l’Ouest.
Dans le Missouri et l’ILLINOIS, des stations expérimentales d’État
furent également instituées.
En 1894, le nombre des stations dépendant du Service de l’Ento-
mologie au Département de l’Agriculture est de 57, répandues dans
42 Etats avec un personnel de 77 agents de toute nature, entomolo-
gistes, agriculteurs et sylviculteurs, ayant produit à cette époque
311 publications, bulletins, brochures et périodiques, dont certains,
répandus à plus de 12,000 exemplaires, ce qui donna une extension
considérable à l’instruction des agriculteurs.
CANADA. — En 1869, la Société entomologique recevait un
subside de 400 dollars en rémunération des consultations qu’elle
pouvait être amenée à donner sur les insectes nuisibles, de la publi-
cation de notes sur ce sujet et de l’entretien des collections. Ce fut
l’origine des publications annuelles qui durèrent jusqu’en 1884,
année durant laquelle le Département de l’Agriculture décida la
nomination d’un entomologiste officiel, qui fut le D' Fletcher.
Il établit une station qui ne le cédait en rien aux stations améri-
caines et qui rend des services signalés aux agriculteurs.
EUROPE. — On peut prétendre, en général, que l’Europe est loin
d’avoir fait autant que les États-Unis au point de vue économique.
Il convient toutefois de reconnaître que le morcellement des pro-
priétés ne permet pas aussi facilement l’extension des fléaux telle
qu’elle se présente en Amérique, en Afrique et en Asie. Les appa-
ritions d’insectes nuisibles se localisent forcément dans des champs
relativement peu étendus et les grandes invasions, comme celles du
# Pa
439
Phylloxera par exemple, viennent appuyer cette asserlion, puisque
la France et l’Europe centrale peuvent, dans une certaine mesure,
être considérées comme un seul vaste vignoble interrompu par des
parcelles, plus ou moins étendues, de cultures variées.
Mais les fléaux, tout localisés qu'ils soient, n’occasionnent pas
moins de pertes, et l’on peut s’en convaincre par les dépenses occa-
sionnées pour l’établissement des nombreuses commissions spéciales,
instituées dans la plupart des États de l’Europe, afin d'étudier et
combattre les insectes nuisibles.
GRANDE-BRETAGNE. — L’Angleterre n’a pas encore établi de
Commission spéciale, ni d’entomologiste officiel; un certain nombre
de spécialistes, depuis 1885, ont été chargés de publier certains
traités sur les insectes nuisibles de la Grande-Bretagne ; parmi
ceux-ci, les travaux de Miss Ormerod sont particulièrement
remarqués par des recherches officieuses d Entomologie appliquée.
Miss Ormerod a publié 17 rapports annuels sur les insectes nuisibles.
D'autre part, les études d’'Entomologie appliquée font l’objet de
cours spéciaux donnés aux Universités de Cambridge et d'Oxford,
entre autres, par des professeurs de la plus haute compétence.
En IRLANDE, M. Carpenter a été nommé, en 1890, entomologiste
consultant de la Royal Dublin Society; il publie des rapports
annuels très intéressants et très appréciés.
ALLEMAGNE. — A l’exception du Département de Sylviculture,
aucun service officiel n’a encore été institué, mais les premiers
travaux sur les insectes nuisibles à l’agriculture et aux forêls y ont
vu le jour. L'œuvre classique de Ratzeburg a donné l’impulsion à
toute une série de travaux sur la matière, et très grand est le nombre
des entomologistes allemands qui ont étudié les mœurs et la physio-
logie des insectes. La dernière édition de Ratzeburg, remaniée et
complétée, constitue un monument d’une valeur incontestée et
est l’œuvre la plus complète et la plus considérable qui ait paru sur
les insectes nuisibles aux forêts.
L'organisation américaine a été étudiée sur place par des Alle-
mands chargés de cette mission et a donné lieu à un certain
nombre de rapports appréciés, mais jusqu'ici, les conclusions de ces
rapports n’ont pas abouti.
AUTRICHE-HONGRIE. — L’Autriche-Hongrie, au point de vue
officiel, a fait peu de chose et ressemble, sous ce rapport, à l’Alle-
magne. Mais, comme cette dernière où l’éducation entomologique
est très avancée et où les travaux sur les insectes sont si abondants,
elle n’a pas encore senti la nécessité de l’établissement d’un service
officiel. Dès 1824 parurent les premiers travaux sur l’'Entomologie
440
appliquée et ceux-ci, auxquels collaborèrent les savants les plus
autorisés, ne discontinuèrent pas de s’accroître annuellement. Il
existe toutefois, comme en Allemagne, un service entomologique
dépendant du Département des Forêts.
ITALIE, — De tous les pays de l’Europe, c’est peut-être l'Italie
qui à fait le plus pour encourager l’Entomologie économique. En
1875 déjà, une Station royale d'Entomologie agricole est établie à
Florence, sous la direction de Targioni-Tozzetti. Cet excellent ento-
mologiste donna un développement considérable à la station qu’il
dirigeait, enrichit la bibliothèque, publia un grand nombre de
rapports malheureusement peu connus, alors, notamment, que les
études sur les Coccides, publiées par cet auteur, sont considérées
comme les plus complètes et les plus savantes que l’on connaisse. Le
Ministère de l’Agriculture de Rome fit publier, en 1887, un travail
excessivement important sur l’Entomologie économique.
FRANCE. — La France a fait beaucoup pour l’avancement des
études entomologiques et a donné une grande part de ses études à
l’'Entomologie économique. L'agriculture prédominant dans ce pays
comme en Allemagne, ce que nous avons dit de l’une peut se
rapporter à l’autre. Le nombre de publications populaires qui ont
vu le jour depuis 1840 est considérable et on y remarque surtout les
travaux sur les Criquets et le Phylloxera. Des laboratoires de
pathologie végétale ont été créés dans certains départements et
s'occupent très activement d’Entomologie appliquée; de plus, des
Commissions permanentes ont été instituées pour l’étude du Phyl-
loxera et des Criquets. s
On sait que la viticulture a été compromise et pour ainsi dire
anéantie par le premier fléau; le second exerce annuellement
d’incalculables ravages en Algérie.
ESPAGNE. — A l’exception de quelques commissions instituées
pour étudier et combattre le Phylloxera, rien n’a encore été tenté
en Espagne au point de vue de l’Entomologie économique.
PAYS-BAS. — Depuis 1894, M. Ritsema-Bos reçoit une subven-
tion officielle pour continuer la publication de ses intéressants tra-
vaux entomologiques. Lors du Congrès de l’agriculture tenu à
Vienne en 1890 et en résolution de l’une des décisions de ce Congrès,
la Hollande institua une Commission spéciale en vue de l’organisa-
tion d’une Commission internationale phytopathologique.
SUÉDE et NORVÈGE, — En Suède, dès 1880, le Roi payait sur sa
cassette particulière un entomologiste désigné pour étudier spécia-
lement les insectes nuisibles. À partir de 1890, le poste d’entomolo-
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441
giste officiel fut régulièrement introduit au budget. Le D' Holmgren,
chargé de cours à l’Université, d’une notoriété reconnue dans
l'étude des Hyménoptères, traduisit en suédois l’ouvrage très connu
de Ratzeburg, dont il a été parlé précédemment, et publia plusieurs
notices dans les bulletins du Bureau de l'Agriculture. Après sa mort,
M. Swen Lampa fut nommé entomologiste économique et imprima
à ce service une direction entièrement personnelle; il publia de
nombreuses notices économiques.
Certaines difficultés ont fait disparaître momentanément le service
d’entomologie appliquée, dont la réinstallation s'impose par suite
des déprédations constatées et des pertes qu’elles occasionnent. La
Société entomologique et le Bureau de l’Agriculture sont à la tête
de ce mouvement et ont élaboré un programme relatant les dangers
courus actuellement par l’agriculture ; le projet d'installation à
l'étude demande 15,000 francs pour l'érection d’un bâtiment,
4,500 francs pour l’outillage, 6,500 francs d’émoluments et 2,400 fr.
pour les dépenses courantes.
En Suède, Schôüyen, qui avait publié de nombreuses notes sur
l’'Entomologie économique et dont les travaux sur les insectes
nuisibles furent très appréciés, fut nommé, en 1891, entomologiste
officiel. IL est actuellement à la tête d’un service parfaitement orga-
nisé et il a pour mission d'étudier les relations des insectes et des
champignons avec l’agriculture, l’horticulture et la sylviculture; il
publie un rapport annuel et de nombreux opuscules ; aussi a-t-il dû
abandonner le professorat pour se consacrer entièrement à ses
fonctions.
RUSSIE. — Bien que l’Entomologie économique n’ait pas encore
reçu de sanction gouvernementale, dès 1879, des travaux subsidiés
et publiés par l’État étaient répandus sur une large échelle dans
toute la Russie. Les divers gouvernements provinciaux, de leur
initiative privée, et les sociétés scientifiques encourageaient l’exten-
sion des études pratiques par des conférences et des publications;
ces dernières, aussi intéressantes que celles des États-Unis, pour-
raient être utilement consultées, dans bien des cas, en Europe occi-
dentale, et nous devons regretter pour nous qu’elles soient publiées
dans la langue russe, très peu répandue dans nos régions.
À partir de 1878, les autorités d’Odessa avaient créé une station
particulière à laquelle fut attaché définitivement un entomologiste
en 1887; cette station examine sur place tous les faits qui lui sont
soumis.
Le Gouvernement, dans certains cas spéciaux, a appelé des spé-
cialistes et des savants qu’il a chargés de missions spéciales et a mis
à l'étude un projet d’organisation d’un service d’Entomologie
appliquée à l’agriculture, calqué sur celui des États-Unis.
442
L'ensemble des documents répandus à des milliers d'exemplaires
constitue une somme considérable de recherches et de résultats
acquis, et la traduction des travaux russes serait pour nous un guide
précieux et un enseignement utile sur lesquels il y a lieu d’attirer
spécialement l'attention des nations pour lesquelles la langue slave
est inconnue.
La Finlande fait actuellement des efforts pour obtenir une station
indépendante ; la Diète finlandaise vient d’accepter les propositions
qui lui ont été soumises et bientôt un service sera installé avec une
direction spéciale et une organisation en rapport avec les exigences
de l’agriculture.
En dehors de l’impulsion gouvernementale et officielle, l'initiative
privée paraît avoir plus fait, en Russie, que dans tous les autres
pays de l’Europe.
AMÉRIQUE DU SUD. — Le D' Burmeister a fait des efforts consi-
dérables et a publié des appels incessants sans qu’une organisation
spéciale ait été tentée pour combattre certains fléaux, notamment
les invasions de Criquets, si fréquentes dans l’Amérique du Sud.
Mais c’est aussi la région du globe où les études entomologiques
sont le plus négligées. Alors qu'aux États-Unis, en Europe, en
Australie même, le nombre des entomologistes est considérable et
s’accroît de jour en jour, dans l’Amérique du Sud ils sont en nombre
excessivement restreint et l’on pourrait à peine citer cinq ou six
noms marquants. De même, l'Entomologie appliquée compte peu
d’adeptes.
BRÉSIL. — Dès 1870, l’empereur Dom Pedro était disposé à
subsidier les publications concernant les insectes nuisibles, mais
rares ont été ceux qui ont répondu à son appel. L'état actuel du
gouvernement n’a pas encore permis de donner une impulsion
officielle à l’idée impériale.
CHILI. — Le Gouvernement chilien obtint, en 1891, du Congrès
national le vote d’un crédit de 1,000,000 de francs pour combattre
les invasions de Criquets. Depuis, M. E.-C. Reed a été nommé ento-
mologiste officiel; il rédige un rapport annuel.
INDE. -- Les colonies anglaises ont donné une impulsion hors
de pair à l’Entomologie économique et l'honneur en revient à
M. E.-C. Cotes, qui est dans l’Inde anglaise ce que Riley fut aux
États-Unis, le créateur et l'organisateur d’un service modèle. Chargé
de la conservation des collections entomologiques du Musée de
Calcutta, il publia toute une série de rapports sur les insectes nui-
sibles avant d’être chargé officiellement, en 1888, de la direction du
service entomologique. À cette époque, il commença à donner une
443
série de conférences pratiques à la suite desquelles il reçut, des
divers États et des Gouvernements provinciaux, une immense quan-
tité de matériaux d'étude. Aidé de six assistants, il publia le résultat
de ses recherches et c’est par centaines que l’on compte le nombre
de notes, de remarques et d’études partielles qu’il eut l’occasion de
faire paraître dans les Zndian Museum Notes, que le Gouvernement a
toujours largement subsidiées.
Ces notes constituent, comme l’Insect Life en Amérique, un
ensemble de documents précieux que l’on consulte avec intérêt et
surtout avec le plus grand fruit.
AFRIQUE AUSTRALE. — Avant 1889, les études d’'Entomologie
économique étaient le résultat des recherches d'amateurs. A cette
époque et jusqu’en 1893, M. Péringuey, sous-directeur du Musée
d'Histoire naturelle de Capetown, fut subventionné par le Gouverne-
ment pour entreprendre des études spéciales sur certaines invasions.
Depuis, M. Mac Owan a été nommé entomologiste consultant, tout en
restant directeur du Jardin botanique.
AUSTRALIE. — Depuis vingt ans environ, les divers États austra-
liens ont fait publier des notes sur les insectes nuisibles, parfois
subventionnées par les Gouvernements. Un certain nombre d’ento-
mologistes officiels ont, depuis quelques années, publié des travaux
et donné des conférences; souvent ils ont été consultés par les
intéressés.
Les INDES OCCIDENTALES et les ILES HA WAT ont eu recours à
l’admirable organisation des États-Unis, qui les ont aidées de leurs
conseils ou leur ont envoyé des spécialistes qui ont fait des études
sur place, souvent couronnées de succès.
En résumé, c’est aux États-Unis qu’on a le mieux compris les
services que peuvent rendre les institutions d’Entomologie écono-
mique et c’est là que leur organisation a acquis le plus de développe-
ment. Les dépenses officielles s'élèvent annuellement à plus de cent
mille dollars, auxquels il faut ajouter les sommes considérables
nécessitées pour l’impression et la distribution des publications et des
subsides, plus considérables encore, alloués aux stations expérimen-
tales. Les sommes totales de ce budget dépassent ce que le reste du
globe dépense dans le même but et les services rendus sont incalcu-
lables et compensent largement les dépenses.
Mais si les autres États n’ont pas su se mettre à la hauteur des
_ États-Unis dans l’organisation de la lutte contre les ennemis de
l’agriculture, tous ont tenté de lutter, tous ont compris qu’il est
temps de se mettre en mesure de combattre, tous sentent la nécessité
444
d’une organisation défensive. Il n’est pas un gouvernement qui
n'ait institué au moins une Commission nécessitée par l’apparition
soudaine d’un insecte dont la multiplication rapide compromettait
certaines récoltes ; pas un qui n’ait éprouvé le besoin de s’adresser
à une institution, à une société ou à un savant pour se renseigner
sur le mode d'existence, les mœurs et les ennemis présumés d’un
insecte nuisible.
Voyons maintenant ce qu’on à fait jusqu'ici en Belgique et ce
qu’on pourrait y faire.
L'initiative privée n’a produit qu'un seul ouvrage ayant trait au
sujet qui nous occupe, c’est le Traité d'Entomologie horticole, agri-
cole et forestière, de M. À. Dubois, conservateur au Musée royal
d'Histoire naturelle; ce manuel est bien conçu, mais ne traite que
les grandes lignes et est de 1864.
Le Bulletin de l'Agriculture, publié par le Ministère de l’Agricul-
ture et des Travaux publics, contient, depuis 1890, des articles
intéressants de MM. C. Bamps, Puls et H. Poskin. Le dernier de ces
auteurs donne des cours d’Entomologie économique à l’Institut
agricole de Gembloux, où il a monté un laboratoire expérimental.
Cela ne constitue néanmoins que des tentatives, louables par l’inten-
tion, mais insuffisantes en présence de l’extension considérable qu’a
prise une étude qui est devenue actuellement une science spéciale
à établir sur des données entièrement nouvelles, avec des éléments
bien préparés pour la lutte.
Le Musée royal d'Histoire naturelle, la Société entomologique et
certains professeurs de l’enseignement supérieur pourraient, dans
une certaine mesure, renseigner le Ministère de l'Agriculture sur les
mesures à prendre contre les animaux nuisibles.
Mais l’organisation du Musée royal d'Histoire naturelle, telle
qu’elle est établie, ne comprend, pour l’innombrable série des Arti-
culés, c’est-à-dire non seulement les Insectes, mais encore les
Crustacés, les Myriopodes et les Arachnides, qu’un seul chef de
service, assisté d’un préparateur. Un entomologiste est donc chargé
du classement, de l'augmentation et de la conservation des collec-
tions confiées à ses soins. Cette tâche lui suffit; il serait difficile
de lui en imposer une nouvelle; tout au plus pourrait-il donner le
nom de l’insecte qu'on lui signale et indiquer sommairement
les remarques bibliographiques qui le concernent.
La Société entomologique, subsidiée par le Ministère de l’In-
térieur et de l’Instruction publique, pourrait se livrer à des
recherches d’Entomologie économique. Mais les membres qui en
font partie sont des savants où des amateurs qui s'occupent d’une
branche spéciale de l’Entomologie suivant leurs préférences ou
suivant la direction momentanée qu’ils impriment à leurs recherches
y CT"
445
et à leurs études; plusieurs d’entre eux se sont confinés dans une
spécialité dont ils font leur étude favorite. Les membres régnicoles
militants sont, du reste, en nombre très limité; la plupart d’entre
eux ne font de leurs études qu’un délassement à leurs occupations
journalières et il ne pourrait entrer dans la pensée du Gouverne-
ment d'imposer à des particuliers des études spéciales exigeant de
longues recherches, des expériences multiples et même des voyages
fréquents.
Quant aux professeurs qui seraient tentés de se livrer à des
recherches d’Entomologie économique, ils auraient bientôt fait
d'abandonner le professorat, par l’obligation où ils se trouveraient
de négliger la préparation de leurs cours pour s’adonner entière-
ment à leur nouvelle étude.
On pourrait objecter également que l'institution de commissions
spéciales aurait son utilité. Le plus grand défaut des commissions
est de comprendre dans leur sein des éléments très souvent
étrangers au but que l’on veut atteindre; elles se réunissent à des
époques déterminées, procèdent avec une sage lenteur et trouvent
quelquefois le remède lorsque le mal, pour une cause quelconque,
a disparu.
L'organisation d’un service spécial, analogue à celui qui existe
aux États-Unis, s'impose, mais dans des proportions plus modestes,
sous la direction d’un spécialiste auquel, par la suite, seraient
adjoints un ou plusieurs aides, appelés à lui succéder.
Le service de ce fonctionnaire serait multiple, à la fois théorique
et pratique; il aurait, pour le seconder, les ingénieurs agricoles et
les agents forestiers, qui lui signaleraient les endroits où un insecte
exerce ses ravages.
Son service théorique comprendrait l’étude, l’annotation et la
traduction de tous les documents actuellement existants sur la
matière; l'examen, l’expérimentation et la critique des remèdes
préconisés dans certains pays ; la recherche de palliatifs nouveaux.
Une publication, conçue d’après l’Insect Life, le remarquable bulletin
mensuel du Département de l'Agriculture des États-Unis, dans lequel
ont été puisés les renseignements statistiques de la présente notice,
ou d’après les Notes from the Indian Museum, de Calcutta, que
rédigent les entomologistes du Musée de cette ville, viendrait en
aide aux professeurs agronomes, aux ingénieurs agricoles ou aux
agents forestiers, à tous ceux qui ont à surveiller les intérêts de nos
agriculteurs.
Dans le domaine pratique, l’entomologiste d’État aurait à se
rendre immédiatement à l’endroit où un insecte nuisible est signalé.
Il en déterminerait l’espèce, étudierait sur place son développement,
ses mœurs, les dégâts qu’elle cause; rechercherait les ennemis
446
qu'elle pourrait avoir et se livrerait sur ceux-ci aux mêmes
recherches; il en emporterait des spécimens vivants dans son
laboratoire et s’y adonnerait à l’élève des insectes nuisibles et utiles.
Tel qu'il est exposé dans ses grandes lignes, ce programme
suffirait à l’activité de celui qui en serait chargé. L'administration
serait augmentée d’un rouage utile, pouvant rendre d'incalculables
services à l’agriculture et aux branches qui s’y rattachent; la
dépense à résulter de ce chef compenserait largement les pertes que
font subir annuellement à l’agriculteur, à l'horticulteur et au sylvi-
culteur leurs innombrables et insaisissables ennemis.
Il me reste maintenant, Messieurs, à vous résumer la situation de
notre Société à l’heure actuelle et à vous présenter le résultat de
nos travaux pendant l’année écoulée.
Au 1* janvier 1897, la Société comptait 12 membres honoraires,
153 membres effectifs, 7 correspondants et 5 membres associés.
Parmi les membres effectifs, 85 sont étrangers et 68 régnicoles.
Nous avons à déplorer la perte de MM. Roelofs, Van Tricht, Van
Nerom et Rogenhoffer, décédés tous quatre dans le courant de l’année ;
le premier était un des fondateurs de la Société, et le dernier était
membre correspondant. 2 membres ont été rayés d'office et 9 ont
donné leur démission.
Par contre, 2 membres associés sont devenus effectifs et 9 nou-
veaux membres ont été admis.
Nous nous trouvons donc en perte quant au nombre des membres
relativement à l’année précédente et il y aurait lieu, pour chacun de
nous, de chercher à recruter de nouveaux adhérents.
Pendant le cours des séances mensuelles, des notices et des
travaux importants ont été présentés et soumis à vos suffrages. Ils
ont été publiés dans nos Annales et vous avez décidé en outre
l'impression d’un volume de Mémoires. Comme les années précé-
dentes, notre activité scientifique s’est affirmée sans faire tort à
notre situation financière et nous avons à remercier notre trésorier,
M. Fologne, de tous les soins qu’il apporte, depuis de longues
années, à la gestion de notre avoir.
Je termine, Messieurs, en rendant hommage à l’assiduité de notre
président d'honneur, le vénérable M. de Selys-Longchamps, qui est
resté le membre le plus actif de nos réunions mensuelles. (Applau-
dissements.)
— M. Ledrou donne lecture du rapport de la Commission de sur-
veillance des collections :
<
MESSIEURS,
Votre Commission de vérification des collections, réduite à deux
membres par suite de la mort de notre regretté collègue M. Van
A,
LA
447
Nerom, a procédé à la visite des collections confiées aux soins du
Musée royal d'Histoire naturelle.
Comme les années précédentes, elle a constaté que l’état de
conservation ne laissait rien à désirer.
Copie de ce rapport sera adressée à M. le Directeur du Musée royal
d'Histoire naturelle.
— M. Seeldrayers donne lecture du rapport de la Commission de
vérification des comptes.
MESSIEURS,
J'ai eu l'honneur d’être appelé à vérifier les comptes de la Société
entomologique de Belgique.
La tâche m’a été rendue des plus faciles grâce aux soins méticu-
leux que notre Trésorier apporte aux fonctions qu’il remplit depuis
tant d'années avec un grand dévouement. Vous entendrez à la lecture
de son rapport que la Société continue à prospérer.
Un point assez noir surgit à l'horizon. Tandis que l’année passée
le montant des sommes non rentrées n’était que d’environ 300 fr.,
cette année-ci la Société a encore à recevoir au delà de.500 francs.
Nous sommes en présence d'un résultat malheureux dû à l’essai
fait à la suite du changement de règlement.
Que cette indication nous suffse.
Je vous conjure de ne pas insister dorénavant sur la façon de
paiement par les membres et de laisser à notre Trésorier le soin de
percevoir comme il avait fait avant le vote de l’année passée.
Il me reste à vous proposer de chaleureux remerciements à
M. Fologne, notre zélé Trésorier, pour les soins qu’il a mis à gérer
les affaires de notre Société. (Applaudissements.)
— M. Fologne fait l’exposé de la situation financière de la Société.
Les comptes de 1896 se soldant par un léger excédent de recettes sur
les dépenses sont approuvés.
— Le montant de la cotisation annuelle est maintenu à 16 francs ;
le prix du tome XLI des Annales est fixé à 18 francs et celui du
tome VI des Mémoires à fr. 7.50 avec la réduction habituelle pour les
libraires.
— Le Trésorier donne lecture du projet de budget dressé par le
Conseil d’administration pour l’année 1898. Ce projet comporte
notamment un poste de 500 francs pour reliures de livres de Ia
bibliothèque. Il est adopté.
— MM. Hamal, Lameere et Seeldrayers sont élus membres du
Conseil d'administration.
448 è
— MM. de Crombrugghe, Giron et Rousseau sont élus membres
de la Commission de vérification des comptes.
— MM. Bivort et Ledrou sont élus membres de la Commission
de surveillance des collections.
— L'Assemblée décide que la Société explorera spécialement
en 1898 l’Hertogenwald.
— La séance est levée à 4 1/2 heures.
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L'SSEU SS CE
DES
ACCROISSEMENTS DE LA BIBLIOTHÈQUE
du 26 décembre 1896 au 26 décembre 1897
SERVANT D’ACCUSÉ DE RÉCEPTION.
I. — Publications reçues à titre d'échange.
ALLEMAGNE.
. Entomologischer Verein in Berlin.
Berliner Entomologische Zeitschrift, XLI, 4; XLII, 4, 2.
. Deutsche Entomologische Gesellschaft,
Deutsche Entomologische Zeitschrift, 1896, 2 ; 1897, 1.
. Entomologischer Verein zu Stettin,.
Entomologische Zeitung, LVILI, 1 à 12.
. Verein für Schlesische Insektenkunde zu Breslau.
Zeitschrift fur Entomologie (neue Serie), XXI.
Festschrift zur Feier des 50-jahrigen Bestehens, 1847-1897.
. Entomologische Nachrichten, XXIII, 2 à 24.
. Deutsche Entomologische Zeitschrift herausgegeben von der
Gesellschaft « Iris » zu Dresden in Verbindung mit der
Deutschen Entomologische Gesellschaft zu Berlin,
Lepidopterologisches Heft, X, 1.
. Zoologischer Anzeiger herausgegeben von prof, J, V. Carus,
XX, 921 à 548.
. Kônigliche Sächsische (Gesellschaft der Wissenschaften zu
Leipzig.
Berichte über die Verhandlungen, mathematisch-physische
Classe, 1896, 4 à 6; 1897, 1 à 4.
Sachregister der Abhandlungen und Berichte, 1897.
. Naturwissenschaftlicher Verein für Schleswig-Holstein in Kiel,
Schriften, XI, 1.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLI, 15 II 9,8. 35
450
10.
AA
12.
43.
14.
15.
16.
47;
18.
49:
Künigliche Bayerische Akademie der Wissenschaften zu München.
Sitzungsberichte der mathematisch-physikalischen Classe,
1896, 3, 4; 1897, 1, 2.
Naturhistorisch-medicinischer Verein zu Heidelberg.
Verhandlungen, neue Folge, V, 5.
Naturwissenschaftlicher Verein von Neu-Vorpommern und
Rügen.
Mittheilungen, XX VIII.
Naturwissenschaftlicher Verein zu Bremen.
Abhandlungen, XIV, 2.
Société d'Histoire naturelle de Colmar.
Mittheilungen, III.
Medicinisch-naturwissenschaftliche Gesellschaft zu Jena.
Jenaische Zeitschrift für Naturwissenschaft, XXXI.
Kaiserliche Leopoldinisch-Carolinische Deutsche Akademie der
Naturforscher.
Nova Acta, 65 à 67.
Leopoldina, Amtliches Organ, XXXII.
Katalog, VII.
Repertorium, IL, 1.
Naturhistorischer Verein der preussischen Rheinlanden u. West-
phalens.
Verhandlungen, LIII, 2; LIV, 1.
Physikalisch-Œkonomische Gesellschaft zu Künigsberg.
Schriften, XXX VII.
Naturwissenschaftlicher Verein für Sachsen und Thüringen in
Halle.
Zeitschrift für die gesammten Naturwissenschaften, LXX, 1,2.
. Küniglich Preussische Academie der Wissenschaften zu Berlin,
Sitzungsberichte, 1896, 40 à 53 ; 1897, 1 à 39.
. Physicalisch-medicinische Societät zu Erlangen.
Sitzungsberichte, XX VIII, 1896.
Naturwissenschaftliche Gesellschaft zu Chemnitz.
Bericht, XIII.
. Nassauischer Verein fur Naturkunde.
Jahrbücher, L (1897).
. Oberhessische Gesellschaft für Natur und Heilkunde.
Bericht, 31.
. Verein für Naturwissenschaft zu Braunschweig.
Jahresbericht, 1895-96, 1896-97.
451
26. Naturforschende Gesellschaft zu Danzig.
Schriften, neue Folge, IX, 2.
27. Verein für vaterländische Naturkunde in Württemberg.
Jahresbericht, LIII.
28. Naturwissenschaftlicher Verein in Hamburg.
Verhandlungen, dritte Folge, IV.
Abhandlungen, XV.
29. Naturwissenschaftliche Gesellschaft Isis in Dresden.
Sitzungs-Berichte, 1896, 1, 2.
30. Senckenbergische naturforschende Gesellschaft,
Bericht, 1897.
31. Westfälischer Provincial Verein für Wissenschaft und Kunst,
Jahresbericht, XXIV (1896).
32, Verein für Naturkunde zu Zwickau.
Jahresbericht, 1896.
33. Niederrheinische Gesellschaft für Natur- und Heïikunde zu Bonn.
Sitzungsberichte, 1897, 1.
34. Illustrierte Wochenschrift für Entomologie, Neudamm, II, 3 à
45 ; III, 1.
N'ont rien envoyé :
4. Verein für Naturkunde zu Cassel.
2, Naturhistorischer Museum in Hamburg.
3. Naturwissenschaftlicher Verein in Carlsruhe,
4. Naturhistorischer Verein in Augsburg.
5. Naturforschende Gesellschaft zu Freiburg i, B.
6. Naturwissenschaftlicher Verein zu Regensburg.
7. Naturwissenschaftlicher Verein von Elberfeld und Barmen.
8. Naturwissenschaftlicher Verein des Harzes in Wernigerode.
9. Naturwissenschaftlicher Verein zu Osnabrück.
10. Offenbacher Verein für Naturkunde,
11. Verein für Naturwissenschaftliche Unterhaltung zu Hamburg.
ANGLETERRE ET COLONIES.
4. Entomological Society of London.
Transactions, 1896, 5 ; 1897, 1 à 4.
Charter and Laws.
2. The Entomologist’s Monthly Magazine, 393 à 404.
452
œ
13.
14.
15.
16.
C0 KO
The Entomologist, an Illustrated Journal of general Entomo-
logy, 405 à 416.
. Zoological Society of London.
Proceedings, 1896, 4; 1897, 1 à 3.
Transactions, XIV, 3, 4.
List of the Fellows, 1897.
. The Zoologist : a monthly Journal of Natural History, 4° serie,
Ta 11:
. Linnean Society of London.
Journal. Zoology, XXV, 163 à 165 ; XX VI, 166, 167.
Proceedings, Nov. 1895-June 1896.
List, 1896-97.
. Entomological Society of Ontario, Canada. |
Report, 27.
. Natural History Society of Glasgow.
Proceedings, IV, 3; V, 1.
. Le Naturaliste Canadien, XXIII, 12; XXIV, 1 à 11.
. The Canadian Entomologist, edited by Rev. P. Bethune, XXIX,
1 à 12.
. Nova Scotian Institute of Science.
Proc. and Transactions (Serie 2), II, 2.
. Geclogical Survey of Canada.
Commission de Géologie du Canada, Rapport annuel (n.s.),
VII, 1894, avec les cartes 556, 557, 561, 562, 563, 5067, 571.
Linnean Society of New South Wales.
Proceedings, XXI, 1 à 4; XXII, 1, 2.
Australian Museum Sydney.
Records, III, 1, 2.
Report of Trustees for the year 1896.
Royal Society of South Australia,
Transactions XX, 2; XXI, 1.
Asiatic Society of Bengal.
Journal, LXV, 3, 4; special number LX VI, 1 à 3.
Proceedings, 1896, 6 à 10; 1897, 1 à 8.
Title page and Index for 1896.
N'ont rien envoyé :
. Belfast Natural History and Philosophical Society.
. Birmingham Philosophical Society.
. British Museum Zoological Department ; division of Entomology.
. Indian Museum.
LR À
<
a
1
1
:
453
AUTRICHE-HONGRIE.
4. Wiener Entomologische Zeitung, XVI, 1 à 9.
[Se
10.
LL.
12.
13.
4.
2.
d.
4.
. K.K.Z0ologisch-Botanische Gesellschaft in Wien.
Verhandlungen, XL VI, 10.
. Wissenschaftlicher Club in Wien,
Monatsblätter, XVIII, 4 à 12; XIX, 1 à 3.
Jahresbericht, XXI.
. Kaiserliche Akademie der Wissenschaften.
Mathematisch-Naturwissenschaftliche Classe. Sitzungsberichte,
CV, 1 à 10.
. Verein zur Verbreitung naturwissenschaftiicher Kenntnisse in
Wien.
Schriften, XXX VII,
. Siebenbürgischer Verein für Naturwissenschaften zu Hermann-
stadt.
Verhandlungen und Mittheilungen, XL VI.
. Kais. Kônigl. Naturhistorisches Hofmuseum.
Annalen, IX, 3, 4; X, 1 à 4; XI, 1 à 4; XII, 1.
. Siebenbürgisches Museumverein in Koloszvar.
Sitzungsberichte, XVIII, 1 à 3; XIX, 1.
. Naturforschender Verein in Brünn.
Verhandlungen, XXXIV.
Bericht der meteorologischen Commission über die Ergebnisse
der meteorologischen Becbachtungen, 1894 (XIV). |
Kôünigliche Bühmische Gesellschaft der Wissenschaften in Prag.
Sitzungsberichte, 1896, 1, 2.
Jahresbericht, 1896.
Természetrajzi Füzetek, XIX, 2; XX, 1 à 4.
Bosnich-Herzegovinischen Landes Museum in Saravejo.
Wissenschaftliche Mittheilungen, IV, V.
Naturwissenschaftlicher Verein für Steiermark in Graz.
Mittheilungen, XXXII, XXXIII.
N'ont rien envoyé:
Kônigliche Ungarische Naturwissenschaftliche Gesellschaft zu
Buda-Pest.
Naturwissenschaftlicher Verein des Trencséner Comitates.
Ungarische Academie der Wissenschaften.
Verein für Naturkunde zu Presburg.
454
10.
. Société royale des Sciences de Liége.
. Cercle des Naturalistes Hutois.
. Société Centrale Forestière.
. Société centrale d'Agriculture de Belgique.
. Ministère de l’Agriculture, de l’Industrie et des Travaux
. Société royale belge de Géographie.
. Société royale Linnéenne de Bruxelles.
. Société belge de Microscopie.
. Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut.
. Société royale Malacologique de Belgique.
. Kongelige Danske Videnskaber Selskab.
. Universitas Lundensis.
. Entomologiska Fôreningen i Stockholm.
BELGIQUE.
. Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de
Belgique.
Bulletin, LXVI, 12; LX VII, 1 à 11.
Règlement et documents concernant les trois classes, 1896.
Mémoires, 1897, XIX.
Bulletin, 1895, 2 à 4 ; 1896, 1 à 4.
Bulletin, 1897, 1 à 12.
Journal, XLIV, 3 à 12; XLV, 1, 2.
publics.
Bulletin, XII, 6, 7; XIII, 1 à 5.
Bulletin, XXI, 1 à 6.
Bulletin, XXII, 4 à 9; XXIII, 1, 2.
Bulletin, XXIII, 4 à 10.
Annales, XXI; XXII, 1.
Société royale de Botanique de Belgique.
Bulletin, XXX VI, 1, 2.
N'ont rien envoyé :
DANEMARK, SUÉDE Er NORWÈGE.
Oversigt over der Forhandlinger og dets Medlemmers Arbej-
der, 1896, 5, 6; 1897, 1 à 5.
Acta (Matematich och Naturvetenskap), XXXII,
Entomologisk Tidschrift, XVII, 1 à 4.
©
455
. Stavanger Museum.
Aarsberetning, 1896.
. Tromsô Museum.
Aarsberetning, 1894.
Aarshefter, 18.
. Kongelige Svenska Vetenskaps Akademiens,
Handlinger, XX (Afd. IV), 3.
. Regia Societas Scientiarum Upsaliensis.
Nova Acta (ser. 3), XVII, 1.
. Université de Christiania.
Nyt Magazin for Naturvidenskaberne, XXXIV, 3, 4; XXXV,
d'à:3;
. Kongelige Norske Videnskaber Selskab,
Skrifter, 1894, 1895.
ÉTATS-UNIS DE L'AMÉRIQUE DU NORD.
. American Entomological Society.
Bulletin, XX, 3; XXII, 4; XXIII, 4; XXIV, 1, 2, 3.
Entomological News, VIIL, 1 à 10.
. Cambridge Entomological Club.
Psyche, a Journal of Entomology, VIII, 249 à 260.
. Museum of Comparative Zoology of Harvard College, in Cam-
bridge.
Memoirs, XXII.
Bulletin, XX VIIL 3; XXX, 3à6; XXXI, 1 à 4.
Annual Report, 1895-96; 1896-97.
. Aovological Society of Philadelphia.
Annual Report, XX V.
. Essex Institute,
Bulletin, XX VIII, 1 à 6; XXIX, 1 à 6.
6. The American Naturalist, XXXI, 361 à 371.
. American Journal of Science, ser. 4, III, 13 à 24.
. United States Department of Agriculture.
Bulletin (New Ser.), 5 à 9, (New Series Revised Edition) 1.
Technical. Series 5 à 7,
Insect Life, VII, 2, 3, 5.
General Index of Insect Life, 1888-95,
Farmer’s Bulletin, 45, 47.
456
9. Geological and Natural History Survey of Minnesota,
Report, II.
10. Minnesota Academy of Natural Sciences.
Bulletin, IV.
11. State of New-York.
11% Report of the Injurious and other Insects (1896).
12. Illinois State Laboratory of Natural History.
Bulletin, IV, 6 à 13.
13. Rochester Academy of Science.
Proceedings, IIT, 1.
14. Public Museum of the City of Milwaukee.
44% Annual Report, 1896.
15. Boston Society of Natural History.
Proceedings, XX VII, p. 75 à 330.
16. New-York Academy of Sciences.
Transactions, 1895-96, XIV.
Annals, IX, 1 à 5.
17. Academy of Natural Sciences of Philadelphia.
Proceedings, 1896, 2, 3.
18. United-States Geological Survey.
Annual Reports, XVII, 1, 2.
49. American Philosophical Society.
Proceedings, XXX V, 150 à 152.
20. American Academy of Arts and Sciences.
Proceedings, XXI; XXII, 1 à 9,
21. Smithsonian Institution. — U, S. National Museum.
Bulletin, 47.
Report, 1894, juin et juillet.
Miscellaneous Collection, 1031, 1033, 1034, 1035, 1037, 1038,
1039, 1071, 1072, 1073, 1075, 1077, 1102, 1108, 1113, 1119,
1122.
Contributions to knowledge, 30 à 32.
22. Chicago Academy of Sciences. |
Annual Report, 39 (1896).
Geological and Natural History Survey Bulletin, I.
23. American Association for the Advancement of Science.
Proceedings, LX V.
24. University of Illinois. Agricultural experiment Station.
Bulletin, 46 à 48,
25. Cornell University, Agricultural experiment Station, Ithaca.
Bulletin, 123, 124, 133.
457
N'ont rien envoyé :
1. California Academy of Natural Sciences.
2, Entomological Society of Washington.
3. National Academy of Sciences.
4. Elisha Mittchell Scientific Society, Chapel Hill, N. C.
5. Laboratories of Natural History of the State University of Iowa
City, Iowa.
6. University of the State of N. Y. New-York State Museum.
7. Tuft’s College Studies,
8. John Hopkins’ University Circulars.
9. Wagner Free Institute of Science of Philadelphia.
10. Natural History Society of Wisconsin,
41. State of Illinois.
12. Geological and geographical Survey of the Rocky Mountains
region.
13. Academy of Science of St-Louis.
14. Lyceum of Natural History of New-York.
15. Buffalo Society of Natural Sciences.
16. Connecticut Academy of Arts and Sciences.
|
|
|
|
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ESPAGNE.
1. Sociedad Espanola de Historia Natural.
Anales, XX VI, 1, 2.
Actas, 1 à 9.
FRANCE ET COLONTIES.
1. Société Entomologique de France.
Bulletin, 1896, 19 à 21 ; 1897, 1 à 16.
2. Museum d'Histoire naturelle de Paris.
Bulletin, 1896, 5 à 8; 1897, 1, 2.
3. Société Zoologique de France.
Bulletin, XXI.
4. Le Naturaliste, XIX, 236 à 256.
5. Feuille des Jeunes Naturalistes, XXVII, 316 à 327.
6. Société Linnéenne de Bordeaux.
Actes (5° sér.), VIII.
7. Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen,
Bulletin, XXXI, 1, 2.
458
17.
18.
19.
20.
OO OÙ à ©
. Revue scientifique du Bourbonnais, X, 109 à 120.
. Société d'Agriculture, Sciences et Industrie de Lyon.
Annales (7° sér.), IT, III.
. Le Frelon, Journal d’Entomologie rédigé par J. Desbrochers des
Loges, 1895-96, 12; VI, 1 à 6.
. Société des Sciences naturelles de l’Ouest de la France.
Bulletin, VI, 2 à 4; VII, 1.
. Société Linnéenne de Lyon.
Annales, XLI, XLII.
. Société de Géographie de France.
Bulletin, XVII, 3 à 7; XVIIL:1,9,
Compte rendu des séances, 1896, 17 à 19; 1897, 1 à 5, 8 à 17.
. Société Linnéenne du Nord de la France.
Bulletin, XII.
. Académie des Sciences et Belles-Lettres de Dijon.
Mémoires (4 sér.), V.
. Société Industrielle et Agricole d’Angers et du département de
Maine-et-Loire.
Bulletin, LXV, 3, 4; LXVI, 1, 2.
Académie d’Hippone.
Bulletin, 28.
Comptes rendus, 1896.
Bulletin scientifique de la France et de la Belgique, XXVIT;
XXEX 2: XXX 1.9.
Miscellanea Entomologica, publié par E. Barthe, IV, 11, 12.
Exploration scientifique de la Tunisie.
Descriptions des Echinides fossiles des terrains jurassiques,
par V. Gauthier. Planche n° 35.
Catalogue raisonné des plantes cellulaires de la Tunisie, par
N. Patouillard.
N'ont rien envoyé :
. Revue biologique du Nord de la France.
. Société nationale des Sciences naturelles et mathématiques de
Cherbourg.
. Société des Sciences physiques et naturelles de Bordeaux.
. Société Linnéenne de Normandie.
. Société d'Études scientifiques d'Angers.
. Société des Sciences historiques et naturelles de Sémur (Côte
d'Or).
1 JAUNE Le, En
1"
459
. Académie des Sciences et Belles-Lettres d'Angers,
8. Société d'Histoire naturelle de Toulouse.
43.
14.
15.
ITALIE.
. Società Entomologica Italiana.
Bullettino, XXVIIL, 3, 4.
. Società Italiana di Scienze naturali, Milano,
Atti, XXXVI, 3, 4; XXX VII, 1.
. Regia Accademia di Scienze, Lettere ed Arti in Modenà.
Memorie (ser. 2), XII.
. Il Naturalista Siciliano, XIV, 10 à 12; (nov. ser.) I, 1 à 7.
. Società Toscana di Scienze naturali residente in Pisa,.
Processi verbali, X.
Memorie, XV.
. Reale Accademia dei Lincei.
Rendiconti, V ; 2 Sem.,12; VI, 1° Sem.,1 à 12 ; 2° Sem..,1 à 11.
. Società dei Naturalisti in Modena.
Atti (ser. 3), XIV, 2.
. Rivista di patologia vegetale, par A. et E. Berlese, III.
. Reale Accademia delle Scienze fisische e matematiche, Napoli.
Atti (ser. 3), Il, 12 ; III, 1 à 11.
. Società Romana per gli Studie Zoologichi.
Bollettino, V, 5, 4.
. Ateneo di Brescia,.
Commentari per 1896,
. Reale Accademia delle Scienze di Torino.
Atti XXXI, 49 à 15.
Memorie, XLVI.
Accademia Gioenia di Scienze Natural: in Catania,
Atti (ser. 4), IX.
Bullettino, 44 à 49.
Reale Istituto Lombardo di Scienze e Lettere,
Rendiconti (ser. 2), XX VIII.
Museo Civico di Storia naturale di Genova.
Annali (ser. 2), XVI.
N'ont rien envoyé :
. Reale Istituto d’Incoraggiamento alle Scienze natural, econo-
mische e technologische di Napoli.
460
2. Reale Istituto Veneto di Scienze, Lettere ed Arti.
3. Società Africana d'Italia.
JAPON.
N'a rien envoyé :
1. Imperial University. College of Agriculture, Tokyo.
PAYS-BAS er INDES NÉERLANDAISES.
1. Nederlandsche Entomologische Vereeniging.
Tijdschrift voor Entomologie, XXXIX, 3 à 4; XL, 1, 2.
2. Nederlandsche Dierkundige Vereeniging.
Tijdschrift (ser. 2), V, 1.
3. Koninklijke Akademie van Wetenschappen.
Verhandelingen, 2° sectie, deel V, 4 à 10.
Verslagen der Afdeeling Natuurkunde, 1896-97.
Jaarboek, 1896.
Revision des Champignons, par C.-A.-T.-A.Oudemans, 2° partie.
4. Société Hollandaise des Sciences, à Harlem.
Archives néerlandaises des Sciences exactes et naturelles,
XXX, 4, 5; (ser. 2) I, 1 à 5.
N'a rien envoyé :
1. Koninklijke natuurkundige Vereeniging in Nederlandsch-Indié,.
LUXEMBOURG.
1. Fauna.
Mittheilungen, 1896.
2. Institut Royal-Grand-Ducal.
Publications, XX V.
RUSSIE.
1. Societas entomologica Rossica.
Trudy, XXX, 1 à 4.
2. Académie Impériale des Sciences de St-Pétersbourg.
Mémoires (8° série), II, 2.
Annuaire du Musée Zoologique, 1896, 4; 1897, 1 à 3.
Bulletin (5° série), IIL, 2 à 5 ; IV,1 à 5; V,1à5; VI, 1 à 3;
VII, 2.
his; Les
ad | La
461
3. Societas Scientiarum Fennicae.
| Ofversigt af Finska Vetenskaps Societetens Fôrhandlingar,
| XXX VIII.
Acta, XXI.
; 4, Naturforscher Verein in Riga.
Correspondenzblatt, XXXIX.
5. Société Impériale des Naturalistes de Moscou.
Bulletin, 1896, 1, 2.
6. Naturforscher Gesellschaft bei der Universität Juyeff (vormals
Dorpat).
Sitzungsberichte, XI, 2.
7. Dorpates Naturforscher-Gesellschaft.
Archiv für die Naturkunde Liv- Ehst und Kurlands, serie
XI, 2.
| 8. Société Ouralienne d’Amateurs des Sciences naturelles.
| Bulletin, XIV, 5; XVIII, 1.
9. Societas pro Fauna et Flora Fennica.
Acta, XI.
Meddelanden, 23.
N'ont rien envoyé :
4. Société des Naturalistes de la Nouvelle-Russie.
k | 2. Société des Naturalistes de Kiew.
| SUISSE.
S - 1. Schweizerische Entomologische Gesellschaft.
Mittheilungen, IX, 10; X, 1.
2. Société Entomologique internationale à Zurich,
Societas entomologica, XI, 21 à 24; XII, 1 à 19.
3. Société Vaudoise des Sciences naturelles,
Bulletin, XXXIII, 122 à 1925,
4. Société Helvétique des Sciences naturelles,
Nouveaux Mémoires, XXX V.
Compte rendu des travaux. 78° session, 1896.
Verhandlungen der 78° Jahresversammlung, 1895.
5. Naturforschende Gesellschaft in Zürich.
Vierteljahrschrift, XLI, Supplement; XLIL, 1, 2.
Festschrift, I, II (1896).
Verhandlungen der 79° Jahresversammlung.
6. Naturforschende Gesellschaft Graubündens.
Jahres-Bericht (neue Folge), XL.
462
7. S' Gallische naturwissenschaftliche Gesellschaft,
Bericht über die Thätigkeit, 1894-95,
8. Naturforschende Gesellschaft in Bern.
Mittheilungen, 1373 à 1435.
9. Société de Physique et d'Histoire naturelle de Genève.
Mémoires, XXXII, 2.
N'ont rien envoyé :
1. Aargauische naturforschende Geselschaft.
2. Naturforschende Gesellschaft in Basel.
AMÉRIQUE CENTRALE er MÉRIDIONALE.
1. Sociedad scientificä « Antonio Alzate ».
Memorias, VILLE, 9 à 49; IX, 41, 42: X, 1 à4.
2. Sociedad Mexicana de Historia natural.
La Naturaleza, II, 10, 11.
3. Museo Nacional de Montevideo.
Anales, VI, VII.
4. Sociedad Cientifica Argentina.
Anales, XLII, 6; XLIII, 1 à6; XLIV, 1 à 4.
5. Academia Nacional de Ciencias en Cordoba.
Boletin, XV, 1 à 3.
N'ont rien envoyé :
1. Société scientifique du Chili.
2, Museo Nacional de Buenos-Aires.
II. — Dons des auteurs.
ACLOQUE (A.). — Faune de France. Coléoptères. — 1 vol. in-8?,
1,052 fig., Paris, 1896.
— Orthoptères, Névroptères, Hyménoptères, Lépidoptères,
Hémiptères, Diptères, Aphaniptères, Thysanoptères, Rhi-
piptères. — 1 vol. in-8°, 1,235 fig., Paris, 1897.
ADLERZ (G.). — Ljudfornimmelser hos myrir. — 1 broch. in-8&,
Stockholm, 1895.
— Myrmeeologiska Studier III, — 1 br. in-8°, Stockholm, 1896.
ADMINISTRATION DES EAUX ET FORTS. — Catalogue de l'Exposition
Internationale Bruxelles-Tervueren., — 1 vol. in-8° avec
fig., Bruxelles, 1897.
|
|
;
4
|
4
4
|
;
k
463
ARCTOWSKI (H.). — Matériaux pour servir à la bibliographie des
travaux scientifiques polonais. — 1 br.in-8°, Bruxelles, 1897.
AURIVILLIUS (C.). — Lepidopteren aus dem Congo Gebiet. — 1 br.
in-8°, Stockholm, 1896.
BANCROFT (J. R.). — The Nasal Organs of Pipa Americana. — À br.
in-8°, Salem, 1897.
BELON (0. P.). — Essai de classification générale des Lathrididae.
— À br.in-8°, Caen, 1897.
BERG (CARLOS). — Cotribucion al estudio de los Hemipteros de la
Tierra de Fuego. — 1 br. in-8°, Buenos-Aires, 1896.
— Comunicaciones lepidopterologica acerca di veinticino ropa-
loceros cadamericanos. — 1 br. in-8°, Buenos-Aires, 14897.
BLATTER (P.). — Étude sur la structure générale des glandes
annexes de l’appareil mâle de l’'Hydrophile. — 1 br. in-&,
Paris, 1897.
— Sur l’histologie des organes annexes de l’appareil mâle chez
la Periplaneta orientalis. — 1 br. in-4°, Paris, 1897.
CAsEY (THos. L.). — Coleopterological Notices, VII. — 1 vol. in-8°,
New-York, 1897.
CHITTENDEN (F. H.). — The Asparagus Beetles. — 1 br. in-8°, New-
York, 1896.
COocKkERELL (T. D. A.). — Direction for collecting and preserving
Scale Insects (Coccidae). — 1 br. in-8°, New-York, 1897.
FAIRMAIRE (L.). — Matériaux pour la faune coléoptérique de la
région malgache, III. — 1 br. in-8°, Bruxelles, 1897.
GADEAU DE KERVILLE (H.). — Deux observations personnelles sur
l’extension de la Huppe, etc. — 1 br. in-8°, Paris, 1897.
— Expériences physiologiques sur le Dytiscus marginalis L. —
4 br. in-8°, Paris, 1897,
— Larichesse faunique de la Normandie.—1 br.in-8°, Paris, 1897.
— Sur un poussin monstrueux. — À br. in-8°, Paris, 1897.
HAGLUND (C. J. E.). — Hemipteren aus Kamerun. — 1 br. in-8?,
Stockholm, 1894.
— Hemipteren aus Kamerun. — 1 br. in-8°, Stockholm, 1895,
HEYDEN (L. VON). — Insecta. — 1 br. in-4°, Frankfurt, 1897.
HOLMGREN (E.). — Studier ôfver hudens och de Kôrtelartade hudor-
ganems morfolozi hos Skandinaviska Macrolepidopterla-
wer. — 1 br.in-4, Stockholm, 1895.
HORvVATH (D° G.). — Biographie de J. Frivaldszkyi., — 1 br. in-8°,
Budapest, 1897.
KERREMANS (CH.). — Buprestides recueillis dans les tabacs. — 14 br.
in-8°, Paris, 1894.
— Buprestides recueillis dans lestabacs. —1 br. in-8, Paris, 1896.
— Les Anthobothrines d'Afrique. — 1 br. in-8, Bruxelles, 1893,
464
KERREMANS (Ca). — Diagnoses de Buprestides nouveaux. — 1 br. |
in-8°, Bruxelles, 18935. j
— Essai de groupement des Buprestides. —1 br.in-8°, Bruxelles, 4
1893.
— Mission scientifique de M. Ch. Alluaud dans le territoire de
Diégo-Suarez (Madagascar du Nord). — 1 broch. in-8,
Bruxelles, 1893.
— Étude sur la répartition géographique des Buprestides. —
1 br.in-8°, Bruxelles, 1894.
— Buprestides indo-malais, 1° partie. — 1 br. in-8°, Bruxelles,
1894.
— Énumération des Buprestides recueillis par M. le D' E. Modi-
gliani à Sumatra, etc. — { br. in-8°, Gênes, 1896.
— Viaggo di Lamberto Loria nella Papuasia oriental. Bupres-
tides. — 1 br. in-8°, Gênes, 1896.
— Buprestides recueillis par le cap. V. Bottego dans le pays des
Somalis. — 1 br. in-8°, Gênes, 1896.
— Buprestides indo-malais, 2° partie. — 1 br. in-8°, Bruxelles,
1895.
— Trachydes nouveaux. — 1 br. in-8°, Bruxelles, 1896.
— Énumération des Buprestides recueillis par M. le D' Modi-
gliani à Sumatra. — 1 br. in-8°, Gênes, 1894,
— Voyage de M. E. Simon au Venezuela. Buprestides. — 1 br.
in-8°, Paris, 1896.
— Voyage de M. E. Gounelle au Brésil, Buprestides, — 1 vol.
in-8°, Bruxelles, 1897.
— Julodis Atkinsoni, a new species of Buprestide beetle. — 1 br.
in-8°, Calcutta, 1896.
— Étude synonymique sur le genre Chrysochroa. — 1 br. in-8?,
Leyde, 1897. à
KINGSLEY (J. $S.). — On a new genus and two new species of Macru- <
rous Crustaceae. — 1 br. in-8°, Salem, 1897. |
à . : N ( i : 14,
ou É ? L / 2 4 ., F “ vdi Meet db 2 at:
st ES on a th 5 S. SX, LS VIS à f'rédtre it. nédies bons te "AS à er à dun
KnoGGs (H. G.). — Acosmetra Morrisoi Morris. — 1 br. in-8°, Lon- à
don, 1897. k
LESNE (P.). — Bostrychides indiens. — 1 br. in-8, Bruxelles, 1897. /
LORENZ (TH.). — Verzeichniss zur sammlung abnormer und hybrider |
Wildhühner. — 1 br. in-8°, Riga, 1895. x
MARLATT (C. L.). — Insect Control in California. — 1 br. in-8°, e
Washington, 1896. |
Mayr (D° G.). — Telenormus Sokolowi. — 1 br. in-8, Saint- - F
Pétersbourg, 1897.
— Formiciden aus Ceylan und Singapur. — 1 br. in-8°, Buda-
pest, 1897. +4
OURS Lee LE
LE FU
US
465
OSTEN SACKEN (C. R.). — Prof. Mik’sgenus Paraerocera(Cystidae). —
On the terms Calypteratae and Acalypteratae, Calyphy and
Calyptra. — Preliminary notice of a subdivision of the
suborder Orthorrhapha Brachycera. — The genus Phyllo-
labis. — 1 br. in-8°, Berlin, 1896.
— Identification of two genera of Nemestrinidae. — 1 br. in-8°,
Berlin, 1897.
PERINGUEY (L.). — Descriptive Catalogue of the Coleoptera of South
Africa. — Part. Il, Cicindelidae Supplement, Carabidae. —
4 vol. in-8°, London, 1896.
PERINGUEY (L.) et RAFFRAY (A.). — Descriptive Catalogue of the
Coleoptera of South Africa. — Part. III, Paussidae; IV, Pse-
laphidae. — 1 vol. in-8°, Cape Town, 1897.
PLATEAU (F.). — Comment les fleurs attirent les Insectes, n° 2, 3,
4 et5. — 5 br. in-8°, Bruxelles. 1896-1897.
PorAT (C. O. von). — Zur Myriapodenfauna Kameruns. — 1 br.
in-8°, Stockholm, 1894.
PREUDHOMME DE BORRE (A.). — Pyrrhocoris marginatus. — 1 br.
in-8°, Genève, 1896.
RouUssEAU (D' E.). — Eine neue Methode zur Entkalkung und Ent-
kieselung der Schwämme. — 1 br. in-8°, Vienne, 1897.
SAUSSURE (H. DE). — Revision du genre Tridactylus. — 1 br. in-8°,
Genève, 1897.
SCUDDER (S. H.). — The species of the genus Melanoplus. — 1 br.
in-8°, Philadelphie, 1897.
SEVERIN (G.). — Insectes du catalogue détaillé et illustré du Pavillon
des Eaux et Forêts à l’Exposition internationale de Bru-
xelles-Tervueren. — 1 br. in-8°, Bruxelles, 1897.
SIMON (E.). — Histoire naturelle des Araignées, T. IT, 1% fascicule.
— À vol. in-8°, Paris, 1897.
THomsoN (C. G.). — Opuscula Entomologica. Fasciculus 22. —
4 vol. in-8°, Lond., 1897.
THORELL (T.). — Araneae paucae. — 1 br. in-8°, Stockholm, 1896.
. — Arachnides fran Java och närqränsende ôar. — 1 br. in-8,
Stockholm, 1894.
TryBom (F.). — Einige neue oder unvollständig beschiebene
Blasenfusse. — 1 br. in 8°, Stockholm, 1896.
WuLp (F. vAN DER). — Zur Dipterenfauna von Ceylan. — 1 br.
in-8°, La Haye, 1897.
— L'APANSET AA betreffende Oost-Indische Diptera; IV, LAURE
.sinae. — 1 br.in-&, La Haye, 1897,
ANNALES DE LA SOC. ENTCM. DE BELGIQUE, T. XLI, 15 11 9%8. 36
PUTE
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LISTE DES MEMBRES
DE LA
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
26 décembre 1897.
Président d'honneur.
M
SELYS-LONGCHAMPS (le baron Edmond de), membre honoraire des
Sociétés entomologiques de France, de Londres, de Berlin, de
Stettin, d'Allemagne, de Suisse, de Suède et Néerlandaise.
Membres honoraires,
MM.
BOLIVAR Y URRUTIA (Ignacio), membre de diverses Sociétés
savantes, Museo de Historia natural, calle de Alcala, 11, à Madrid.
FABRE (J.-H.), à Sérignan (Vaucluse), France. |
FAIRMAIRE (Léon), président honoraire de la Société entomologique
de France, membre des Sociétés entomologiques de Stettin et de
Berlin, d'Histoire naturelle de Maine-et-Loire et de Savoie, zoolo-
gique et botanique de Vienne, et royale d'Édimbourg, licencié en
droit, rue du Dragon, 21, à Paris.
FAUST (J.), ingénieur, à Libau, Russie.
HORN (D° G:), North Fourth street, 847, à Philadelphie (Etats-Unis).
KRAATZ (G.), docteur en philosophie, président de la Société entomo-
logique d'Allemagne, membre honoraire de diverses Sociétés
entomologiques, Linkstrasse, 28, W., à Berlin.
MAC LACHLAN (Robert), membre des Sociétés Royale, Linnéenne et
Entomologique de Londres, etc., Westview, Clarendon Road,
Lewisham, S.-E., à Londres.
MAYR (P: D' Gustave), membre de diverses Sociétés savantes, III,
Haupstrasse, 75, à Vienne.
OSTEN-SACKEN (baron Ch.-R.), membre du corps diplomatique de
Russie, etc., Dr. Phil. honoris causa, Maison Mai, Wredeplatz,
à Heidelberg.
SAUSSURE (Henri de), membre de diverses Sociétés savantes, Cité, 24,
à Genève.
THOMSON (C.-G.), professeur à l’Université, membre honoraire de la
Société entomologique de France, à Lund (Suède).
WULP (F.-M. van der), membre honoraire de la Société entomologique
- néerlandaise, Hugo de Grootstraat, 79, à La Haye.
468
Membres effectifs.
Les noms précédés d’un astérisque (*) sont ceux des membres fondateurs.
Les noms en caractères gras sont ceux des membres à vie.
MM.
Abeille de Perrin (Elzéar), membre de la Société entomologique de
France, rue de la Bibliothèque, à Marseille. — Insectes paléarc-
tiques, sauf Lépidoptères.
ALLARD (Ernest), membre de la Société entomologique de France, etc.,
boulevard Magenta, 124, à Paris. — Coléoptères européens.
ANDREWES (H.-E.), 65, Dartmouth Park Hill, N. W., à Londres. —
Coléoptères.
BALLION (Jean), membre de la Société zoologique de France, chaussée
de Courtrai, 367, St-Pierre-Alost, à Gand. — Entomologie générale.
BALASss0GLO (W.), lieutenant-colonel commandant le 2° Parc d’Artillerie,
à Loukov, Gouvernement Sedletz (Russie).
Bars (Constant), docteur en médecine, à Hasselt. — Insectes du Lim-
bourg.
Becker (Léon), artiste-peintre, avenue Louise, 37, à Ixelles. —
Arachnides.
BELoN (frère M.-J.), professeur à l'Ecole supérieure de théologie de Lyon,
membre de la Société entomologique de France, etc., quai Tilsitt, 8,
à Lyon. — Coléoptères. |
Berg (D' Carlos), directeur du Musée d'Histoire naturelle de Buenos-
Aires (Rép. Argentine). — Entomologie générale.
BErGé (Albert), docteur en sciences, chef des travaux chimiques à l’Uni-
versité de Bruxelles, rue de la Poste, 122, à Schaerbeek. — Entomo-
logie générale, Coléoptères (Scarabéides et Buprestides).
BErGroTH (Ewald), docteur en médecine, à Tammerfors (Finlande). —
Entomologie générale.
Bivorr (Arthur), banquier, à Fleurus (province de Hainaut). — Entomo-
logie générale, Coléoptères.
Blandford (W.-F.-H.), Wimpole street, 48, à Londres. — Scolytides et
Tomicides du globe, Entomologie forestière.
Bovie (Albert), rue des Fabriques, 2, à Bruxelles. — Entomologie
générale.
BRENSKE (H.), Cappellenbergstrasse, 9, à Postdam (Prusse). — Coléop-
tères (Mélolonthides du globe).
Breuer. (D'), directeur du Musée de la Ville, Posthus 413, à Prétoria
(Transvaal). — Entomologie générale.
BroNGnIART (Ch.i, docteur ès-sciences, assistant de Zoologie au Muséum
d'Histoire naturelle, rue Linné, 9, à Paris. — Insectes fossiles.
CANDÈZE (E.), docteur en médecine, membre honoraire de la Société
entomologique de France, membre del’Académie royale de Belgique,
etc., à Glain lez-Liége. — Entomologie générale, Coléoptères (Elaté-
rides, Lamellicornes et Longicornes).
CANDËzE (Léon), rue de la Légia, 22, à Liége. — Lépidoptères, spéciale-
ment Bombycides.
rl du y De
469
CARVALHO-MoNTEIRO (A ntonio-Augusto de), docteur en droit et en sciences
naturelles, rua do Alecrim, 70 (Largo do Barao de Quintella), à
Lisbonne. — Lépidoptères.
Casey (Thomas-L.), capitaine du génie, K. street, 1419, N. W., à Was-
hington, D. C. (Etats-Unis). — Coléoptères (Clavicornes).
CarrerseL (Joseph), docteur en médecine, à Heyst-op-den-Berg (province
d'Anvers). — Entomologie générale.
Champion (G.-C.), membre de la Société entomologique de Londres,
Heatherside, Horsell, à Woking (Angleterre). — Ténébrionides du
globe et Coléoptères de l'Amérique centrale.
CHESTRET DE HANEFFE (baron Paul de), château d'Ouhar par Comblain-
au-Pont. — Lépidoptères.
CuoBAUT (A.), docteur en médecine, rue Dorée, 4, à Avignon. — Mordel-
lides et Rhipiphorides du globe.
CLAVAREAU (H.), rue Godecharle, 30, à Ixelles. — Coléoptères.
CLOUET DES PESRUGHES (Louis), membre de la Société entomologique de
France, à Medjez-Amar, par Guelma (province de Constantine),
Algérie. — Coléoptères.
Cou (J.), instituteur, à Louette-St-Pierre, près Gedinne (province de
Namur). — Coléoptères.
CoLMANxT (F.), lieutenant, rue de l’'Harmonie, 9, Bruxelles. — Insectes du
Congo.
Crépin (François), directeur du Jardin botanique de l’État, secrétaire
général de la Société royale de Botanique, membre de l’Académie
royale de Belgique, rue de l'Association, 37, à Bruxelles. — Knto-
mologie générale.
CROMBRUGGHE DE PICQUENDAELE (baron G. de), à Boitsfort. — Lépidop-
tères.
DE Joncx (Albert), pharmacien, chaussée de Vleurgat, à Ixelles. —
Hémiptères.
Denis (Me J.), rue Lairesse, 18, à Liége. — Coléoptères.
Deprrez (Victor), professeur à l’Institut agricole, à Carlshbourg (province
de Luxembourg). — Entomologie appliquée.
DE RAECK (Léon), avenue d’Auderghem, 215, à Etterbeek. — Coléop-
tères et Lépidoptères.
DE Rycxmax (Albert), à Uccle près Bruxelles. — Lépidoptères.
DESBROCHERS DES LoGEs (J.), membre de la Société entomologique de
France, rue de Boisdenier, 23, à Tours (Indre-et-Loire). — Coléop-
tères européens, Curculionides européens et exotiques.
DeyroLLe (Henri), naturaliste, membre de la Société entomologique de
France, à Bourg-la-Reine (Seine). — Coléoptères, Lépidoptères
exotiques.
DisTANT (W.-L.), 4, Westhbourne Terrace, Lower Addiscombe, à Surrey
(Angleterre). — Hémiptères.
Doanix (P.), villa de la Réunion, à Auteuil (Paris). — Lépidoptères.
Doré (Maurice), photographe, membre de la Société entomologique de
France, rue des Chenizelles, 2, à Laon (Aisne). — Coléoptères,
spécialement Lamellicornes, Lépidoptères.
470
Dormer (lord), membre de la Société entomologique de Londres, Maco-
ley Hall, Chesbury Mortimer, à Shropshire (Angleterre). —
Coléoptères.
Du CAxE Gopmax (F.), membre de la Société entomologique de Londres,
Chandos street, 10, W.. à Londres.
DupoxT (E.), directeur du Musée royal d'Histoire naturelle, membre de
l'Académie royale de Belgique et de plusieurs autres Sociétés
savantes, au Musée d'Histoire naturelle à Bruxelles. — Entomologie
générale. 3
EmerY (Charles), professeur de Zoologie à l'Université de Bologne
(Italie). — Formicides.
ENGELs (Ch.), inspecteur provincial des Contributions, Bassin du Canal,
67, à Hasselt. — Coléoptères.
Everts (écuyer E.-J.-G.), docteur en philosophie, professeur à l'École
moyenne, Stationsweg, 79, à La Haye. — Coléoptères.
FeLscHE (C.), Chausséestrasse, 2, à Leipzig. — Entomologie générale.
FRENCH (G.-H.), State Illinois Normal University, à Carbondale (Etats-
Unis). — Entomologie générale, Lépidoptères.
FLEuTIAUX (Edmond), membre des Sociétés entomologique de France et
française d'Entomologie, avenue Suzanne, 6, à Nogent-sur-Marne.
— Coléoptères.
FoErsTER (D' Fr.), à Schopfhelm ïi. W., Grand-Duché de Bade. —
Odonates.
FoxKker (A.-J.-F.), avocat, membre de la Société entomologique néerlan-
daise, à Zierikzee (Pays-Bas). — Hémiptères.
“Forocne (Egide), architecte, membre honoraire de la Société malacolo-
gique de Belgique, rue de Namur, 12, à Bruxelles. — Lépidoptères
d'Europe.
FONTAINE (César), membre de la Société royale de Botanique de Belgique,
à Papignies, canton de Lessines (Hainaut). — Lépidoptères et
Coléoptères.
Forel (Auguste), docteur en médecine, professeur à l’Université, à Zurich
(Suisse). — Hyménoptères (Formicides).
Fowler (Rev. W.-W.), the School House, à Lincoln (Angleterre). —
Coléoptères (Languriides).
Fromontr (Edmond), docteur en médecine, rue de la Victoire, 133, à
St-Gilles lez-Bruxelles. — Coléoptères, mœurs et métamorphoses.
Gadeau de Kerville (Henri), membre des Sociétés zoologique et entomo- .
logique de France, etc., rue Dupont, 7, à Rouen. — Entomologie
générale.
Gallegos y Sardina (Ventura), médecin-chirurgien et professeur d’His-
toire naturelle, membre de diverses Sociétés savantes, à Mendoza
(République Argentine). — Coléoptères.
GAZAGNAIRE (Joseph), membre de la Société entomologique de France,
boulevard du Port-Royal, 31, à Paris. — Anatomie entomologique,
Myriopodes, Diptères et Hyménoptères.
GERHARDY (H.), professeur à l'établissement de Malonne (province de
Namur). — Insectes du pays.
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471
Gizson (Gustave), professeur de Zoologie à l'Université, rue du Canal, à
Louvain. — Entomologie générale.
GiRoN (Alfred), conseiller à la Cour de Cassation, professeur à l’Univer-
sité de Bruxelles, rue Goffart, 16, à Ixelles. — Lépidoptères.
GoBerT (Emile), docteur en médecine, à Mont-de-Marsan (Landes). —
Diptères, Coléoptères.
GorHAM (H.-S.), membre de la Société entomologique de Londres, The
Chestnuts, Shirley Warren, à Southampton (Angleterre). — Coléop-
tères, spécialement Coccinellides.
GROUVELLE (Antoine), directeur de la manufacture de tabacs, membre de
la Société entomologique de France, quai d'Orsay, 63, à Paris. —
Clavicornes.
HamaL (Joseph), place Delcour, 14, à Liége. — Coléoptères, Chrysomé-
lides d'Europe.
HeLLer (D' K.), conservateur au Musée royal de Zoologie à Dresde. —
Entomologie générale.
HexsevaL (Maurice), assistant de Zoologie, rue de Diest, 26, à Louvain.
— Entomologie générale. :
Hegypen (Lucas von), major en disponibilité, Dr. Phil. honoris causa,
membre de diverses Sociétés savantes, Schlossstrasse, 54, à Boc-
kenheim, près de Francfort-sur-le-Mein. — Insectes d'Europe de
tous ordres, surtout Coléopères.
H£eyLAERTS (F.-J.-M.), docteur en médecine, membre de la Société ento-
mologique néerlandaise, Haagdijk, B-377, à Breda (Brabant néer-
landais). — Lépidoptères, Coléoptères.
HrppertT (Edmond), rue Rogier, 287, à Schaerbeek. — Lépidoptères de
Belgique.
Horn (W.), Kommandantenstrasse, 45, I, à Berlin. — Cicindèles du
globe.
JABLONOWSKI (Joseph), directeur de la Station entomologique de l'Etat,
V. Nador utcza, 28, à Budapest (Hongrie). — Entomologie appliquée.
“JAcoBs (J.-Ch.), docteur en médecine, rue des Ursulines, 28, à Bruxelles.
— Hyménoptères, Diptères.
JAcoBY (Martin), Hemstall Road, 7, W. Hampstead, à Londres. — Chry-
somélides du globe.
. KERREMANS (Charles), capitaine pensionné, rue du Magistrat, 40, à
Ixelles. — Coléoptères (Buprestides).
Kocux (Carl-Ludwig), docteur en médecine, Aussere Cramer Klettstrasse,
3, à Nuremberg (Bavière). — Arachnides.
Kokouyew (N.), libraire, à Jaroslavl (Russie). — Coléoptères.
Kozee (H.), conservateur au Musée zoologique, Invalidenstrasse, 43, N.,
à Berlin. — Entomologie générale.
LAMARCHE (Oscar), industriel, membre de la Société royale de Botanique,
rue Louvrex, 70, à Liége. — Lépidoptères (spécialement les Papi-
lionides).
LAMEERE (Auguste), docteur en sciences, professeur de Zoologie et
d’Anatomie animale à l’Université de Bruxelles, etc., chaussée de
Charleroi, 119, à Saint-Gilles lez-Bruxelles. — Entomologie générale.
472
L'ARBALESTRIER (Aristide), officier supérieur d'administration, rue Sté-
phanie, 34, à Anvers. — Lépidoptères.
Leprou (Emile), fonctionnaire au Ministère des chemins de fer, rue des
Palais, 148, à Schaerbeek. — Lépidoptères.
LExssEN (l'abbé Joseph), à Visé. — Entomologie générale.
LévEILLE (Albert), archiviste-bibliothécaire de la Société entomologique
de France, rue du Dragon, 10, à Paris. — Coléoptères de la faune
paléarctique, Temnochilides exotiques, Hémiptères.
MABILLE (Paul), professeur au Lycée de Vanves, membre de la Société
entomologique de France, rue du Cardinal Lemoine, 75, à Paris. —
Lépidoptères.
MAssaxGE (Antoine), étudiant, rue Forgeur, à Liége. —- Lépidoptères.
Mazarredo (Carlos de), ingénieur forestier, Claudio Coello, 22, à Madrid.
— Entomologie générale.
Meyer-Darais (Georges), membre des Sociétés entomologiques de Suisse
et de France, à Wohlen (Suisse). — Coléoptères (Carabides et
Buprestides).
Mrcuezs (Louis), naturaliste, rue d’Arenberg, 26, à Bruxelles. — Entomo-
logie générale. |
MoFFARTSs (baron Ferdinand de), place Saint-Paul, 10, à Liége. —
Coléoptères.
MorrarTs (baron Paul de), à Saint-Marc, par Vedrin (province de
Namur). — Lépidoptères.
Mooxs (Emile), étudiant, rue de Longue-Vie, à Ixelles. — Entomologie
générale.
MonTANDON (A.-L.), Strada Viilor, Filarete, à Bucarest. — Hémiptères
du globe.
MourLon (Michel), docteur agrégé à la faculté des sciences de l’Université
de Bruxelles, conservateur au Musée royal d'Histoire naturelle,
membre de l’Académie royale de Belgique, rue Belliard, 107, à
Ixelles. — Entomologie générale.
Neervoort van de Poll (Jacques), directeur-adjoint de la Société royale
de Zoologie Natura Artis Magistra, Heeren Gracht, 476, à Amster-
dam. — Coléoptères du globe.
NoNFRiEp (A.-P.), à Rakovnik (Bohême). — Coléoptères.
NouazLurer (Maurice), membre de la Société entomologique de France,
à Puymand près Nieul (Haute-Vienne), France. — Hémiptères.
OBERTHUR -(Ch.), imprimeur, faubourg de Paris, 20, à Rennes (Ille-et-
Vilaine). — Lépidoptères.
Oberthur (René), imprimeur, faubourg de Paris, 20, à Rennes (Ille-
et-Vilaine). — Coléoptères.
Orvier (Ernest), membre de la Société entomologique de France, aux
Ramillons, près Moulins (Allier). — Coléoptères.
Oor (Lucien), rue Neuve, à Bruxelles.
Pasteur (J.-D.), inspecteur du service des postes et télégraphes, à
Batavia (Java). — Lépidoptères, Coléoptères de Java, Lucanides.
PATERNOTTE (L.), rue Alphonse Vandenpeereboom, 28, à Molenhbeek-
Saint-Jean. — Coléoptères.
473
Péringuey (Louis), sous-directeur au Musée de Cape-Town (Afrique). —
Coléoptères.
PHiippson (Maurice), étudiant, rue Guimard, 12, à Bruxelles. — Entomo-
logie générale.
Pic (Maurice), à Digoin (Saône-et-Loire). — Anthicides et Ptinides
du globe.
Pillault (François), receveur d’'Enregistrement, à Cayenne (Guyane
française). — Insectes de la Guyane.
PLaTeau (Félix), docteur en sciences naturelles et en sciences z0olo-
giques, professeur de Zoologie à l'Université de Gand, membre de
l’Académie royale de Belgique, chaussée de Courtrai, 152, à Gand.
— Entomologie générale.
Posxin (Jules), docteur en sciences, agrégé à l’Institut agricole de l'État,
à Gembloux. — Entomologie appliquée.
PREUDHOMME DE BorRE (Alfred), membre de plusieurs Sociétés savantes,
Villa la Fauvette, Petit Saconnex, à Genève. —- Entomologie géné-
rale, Géographie entomologique, GColéoptères.
ProostT (Alphonse), directeur général de l'Agriculture, professeur à
l'Université de Louvain, rue du Luxembourg, 36, à Bruxelles. —
Entomologie appliquée.
RaGusA (Enrico), membre de la Société entomologique italienne, etc.,
Hôtel des Palmes, à Palerme. — Coléoptères.
RÉGIMBART (Maurice), docteur en médecine, rue Meilet, 11, à Evreux
(Eure). — Hydrocanthares.
RerTTer (Edmond), membre honoraire de la Société entomologique de
Berlin, à Paskau (Moravie). — Coléoptères.
Ris (D' Fred.), Florastrasse, 24, à Bâle (Suisse). — Odonates.
RoBge (Henri), docteur en médecine, rue Royale-Sainte-Marie, 93, à
Schaerbeek. — Lépidoptères.
RoëLors (Paul), rue Van Straelen, 90, à Anvers. — Coléoptères.
Rotschild (Walter), membre de diverses Sociétés savantes, Walter
Tring Park, à Tring, Hertfordshire (Angleterre). — Coléoptères et
Lépidoptères du globe.
Rousseau (Ernest), docteur en médecine, rue Vautier, 20, à Ixelles. —
Hyménoptères de Belgique.
_ SADONES (l’abbé Jean), Collège du St-Esprit, à Louvain. — Entomologie
générale.
“SAUVEUR (Jules), ancien secrétaire général du Ministère de l'Intérieur et
de l’Instruction publique, rue Juste-Lipse, 40, à Bruxelles. — Faune
entomologique de Belgique.
SCHMIEDEKNECHT (D'), à Blankenburg-Schwarzathal (Allemagne). —
Hyménoptères paléarctiques:
SCHOENFELDT (H. von), villa Martha, Marienhohe, Eisenach (Allemagne).
— Coléoptères.
Scott (Robert), Miller street, à Richmond (Victoria, Australie) —
Coléoptères (Rhynchophores).
SEELDRAYERS (E.), artiste-peintre, rue Potagère, 123, à Bruxelles. —
Coléoptères et Lépidoptères.
474
“SeLys-LonGcHaMPs (baron Edmond de), sénateur, membre de l’Académie
royale de Belgique et de plusieurs autres Académies et Sociétés
savantes, boulevard de la Sauvenière, 32, à Liége. — Névroptères
(principalement Odonates) et Lépidoptères d'Europe.
SENNA (Angelo), conservateur au Musée de l’Institut des Études supé-
rieures, via Romana, à Florence. — Coléoptères, principalement
Brenthides.
SEVERIN (Guillaume), aide-naturaliste au Musée royal d'Histoire natu-
relle, avenue Nouvelle, 99, à Etterbeek. — Entomologie générale.
SHARP (David), membre de plusieurs Sociétés savantes, à Cambridge
(Angleterre). — Coléoptères. |
SILVESTRI (Filippo), à Bevagna (Italie). — Myriopodes.
SrmMox (Eugène), membre de la Société entomologique de France, etc.,
Villa Saïd, 16, avenue du Bois de Boulogne, à Paris. — Entomologie
générale, Arachnides.
SImMsox (Auguste), à Launceston (Tasmanie). — Coléoptères.
SIVILLE (Armand), ingénieur, rue des Vingt-Deux, 16, à Liége. — Lépi-
doptères (Catocala et Ophideres).
Swale (D' Harold), 23, Upper Richmond Road, Putney, N. W.,àa Londres.
— Entomologie générale.
THkry (André), viticulteur, à Saint-Charles près Philippeville (Algérie).
— Coléoptères d'Europe, Longicornes du globe.
Taierry-MieG (Paul), membre de la Société entomologique de France,
rue des Fossés-St-Bernard, 46, à Paris. — Lépidoptères, spéciale-
ment Géométrides.
THIROT (Édouard), chef de bureau à l’administration communale de
Schaerbeek, rue Vandenbroeck, 23, à Ixelles. — Lépidoptères et
Coléoptères.
Tosquxer (Jules), inspecteur général du service de santé de l’armée, en
retraite, rue d’Ecosse, 4, à Saint-Gilles lez-Bruxelles. — Hymé-
noptères.
VAN BïIERVLIET (Joseph), étudiant, rue Saint-Hubert, 1, à Louvain. —
Entomologie générale.
VERHEGGEN (Henri), directeur de l'École moyenne de l'État, à Walcourt.
— Insectes de Belgique.
VRIÈRE (baron Raoul de), premier secrétaire de légation, château du
Baes-Veld, à Zedelghem (Flandre occidentale). — Coléoptères.
WEisE (J.), Griebenordstrasse, 26, à Berlin. — Chrysomélides du globe,
Curculionides européens.
Wegyers (Joseph-Léopold), membre de diverses Sociétés savantes, rue
Joseph IT, 35, à Bruxelles. — Coléoptères (Buprestides).
WickHAM (H.-F.), State University Iowa, à Iowa City (États-Unis). —
Entomologie générale.
WILLAIN (G.), à Trivières (Hainaut). — Insectes du pays.
WizLem (Victor), chef des travaux pratiques de Zoologie à l'Université de
Gand, boulevard du Château, 15, à Gand. — Entomologie générale.
475
Membres correspondants.
MM. |
ESS GoBANz (Joseph), docteur, inspecteur de l’enseignement primaire, à
De ù FR Klagenfurt (Carinthie).
= _ KüpPpen (Fr.-Th.), employé au ministère, Grande Morskaya, 21, à Saint-
: Pétersbourg.
u ‘si PACKARD (D' A.-S.), professeur de Zoologie et de Géologie, Bronn Uni-
versity, à Providence, Rhode Island (États-Unis).
PALLANDT (baron Henri de), Oranjestraat, 4, à La Haye.
_ Perez ARCAS (Laureano), professeur de Z00logie | à l'Université, membre
x _ de l’Académie royale des Sciences, calle de las Huertas, 14, à
“à * Madrid.
Scuprer (Samuel), bibliothécaire-adjoint au Harvard College, à Cam-
ES: Eu
4 ee: _ bridge, Massachussets (États-Unis).
Membre assoeié.
Membres décédes.
_“RogLors (W.), à La Haye, membre fondateur.
#A | pp (Aloïs), à Vienne, membre correspondant.
Van Nerom (Prosper), à Bruxelles, membre effectif.
Van Tricar (Rév. P. Victor), à Louvain, membre effectif.
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TABLE DES MATIÈRES
Organisation administrative pour l’année 1897
Compte rendu de l’assemblée mensuelle du 9 janvier 1897
» » » du 6 février 1897
» » » du 6 mars 1897 .
» » » du 3 avril 1897 .
» » » du 1° mai 1897 .
» » » du 5 juin 1897
» » » du 3 juillet 1897.
» » » du 7 août 1897 :
» » » du 4 septembre 1897 .
» » » du 2 octobre 1897
» » » du 6 novembre 1897
» » » du 4 décembre 1897
Assemblée générale du 26 décembre 1897 .
Liste des accroissements de la Bibliothèque du 26 décembre 1896
au 26 décembre 1897. :
Liste des membres de la Société au 26 donnes 1897
Table des matières .
BELoN (M.-J.). — Remarques sur le genre Æuryptera Serv., du
groupe des Lepturides, et Ne d’une espèce nouvelle
en Bolivie
Bovie (A.). — Les D ue. de et
CLOUET DES PESRUCHES (L.). — Monographie du AE Here
DE Joncx (A.). — Matériaux pour l'étude des Hémiptères de
Belgique .
DepPrez (V.). — none APR bles au {dhab rc la to
(avec 3 figures) . ; Re IE
Doaxin (P.). — Hétérocères HA une ORPI Poe 22, 243,
FAIRMAIRE (L.). — Matériaux pour la faune coléoptérique de la
région malgache . ,. . . As RS "2 (2
FLEuTIAUX (Ed.). — Liste des Doi du Mouse de Berlin et
description des espèces nouvelles ;
— Eucnémides de la collection Flohr Mexique), Musée de
Berlin. , £
FoERSTER (F.). — Ctribotions à 4 tante A ne cree
MR AIO AVO0 2 DOUCE A rer oo de de ee 0
339
133
264
121
332
407
363
250
261
204
ee
478
ForeL (Aug.). — Deux Fourmis d'Espagne .
— Communication verbale sur les mœurs io Fours de
l'Amérique tropicale . Ë S
JAGOBS (J.-C.). — Note sur le SEE. Buuete développé sur une
Vespa germanica (avec 1 figure) . ; L
JAcoBs (J. C.) et TosquiINET (J.). — Catalogue 1 Rhum de
la Belgique appartenant au groupe des Pimplides. ke
JACOBY (M.). — Description of some new 2. of Phytophagous
Coleoptera from India
KERREMANS (C.). — Discours élentel à l'AS BLES généteis
du 26 décembre 1897. "
LAMEERE (Aug.) et SEVERIN (G.). — Lu lnitctes dé Bernie (RES
7 figures). ;
LESNE (P.). — Hot RES ne ie la ou H. E. AndrS
MonTANDON (A.-L.). — Hémiptères-Hétéroptères exotiques . .
90
Pic (M.). — Premier supplément à ma liste des Anthicides . 212, 343
Ris (F.). — Note sur quelques Odonates de l’Asie centrale.
SELYS-LONGCHAMPS (E. de). — Causeries odonatologiques, n° 9 et 10
42
(avec 4 figures). . . Re
SENNA (A.). — FÉES de RATE Es bhGee nouvel de
Brenthides .
— Sur quelques orne de Douhiee de Célèbes . : É
SILVESTRI (F.). — Description des espèces nouvelles de Myriopodes
du Musée royal d'Histoire naturelle de Bruxelles {avec 52 fig.).
SIMON (E.). — Descriptions d'Arachnides nouveaux .
227
237
345
8
WILLEM (V.). — Les glandes filières (Coxales) des Lithobies (av |
1'iguré) = > 20
— Les yeuxet les D ines CAT PE dé CoHembols .
WILLEM (V.) et SABBE (H.). — Le tube ventral et les glandes cépha-
liques dés Sminthures . : .. 4.5: ny VEUT
87
225
130
à ANNALES
DE LA
|| SOCIÉTÉ ENTOMOLOCIQUE
DE
En BELGIQUE
TOME QUARANTE ET UNIÈME
PET
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———— 9 ——
. BRUXELLES
AT SIÈGE DE LA SOCIÉTÉ
20, rue du Musée, 20
1897
R
ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
Le prix des tomes I à VII des ANNALES a été fixé à cinq francs,
celui des tomes VIIT à XIV à dix francs, celui des tomes XV à XX
à quinze francs, celui des tomes XXI à XLI à dix-huit francs (sauf le
tome XXIV, dont le prix est de quatorze francs).
Le prix de la TABLE GÉNÉRALE des tomes I à XXX des ANNALES
est fixé à trois francs. |
Le prix de la COLLECTION des tomes I à XXX des ANNALES avec
la Table générale est fixé à deux cent cinquante francs.
MÉMOIRES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
Tome I. — Catalogue synonymique des Buprestides décrits de 1758
à 1890, par CH. KERREMANS. — Prix : 10 fr.
Tome IT.— Die Melolonthiden der palaearctischen und orientalischen
Region im Kôüniglichen Naturhistorischen Museum zu Brussel, von
E. BRENSKE. — Prix : 3fr.
TomelIll.— À list of Tenebrionidae supplementary tothe « Munich »
Catalogue, by G.-C. CHAMPION. — Prix : fr. 7.50.
Tome IV. — Revision des Dytiscidae et Gyrinidae d'Afrique, Mada-
gascar et îles voisines, par le D' RÉGIMBART. — Prix : fr. 7.50.
Tome V. — JIchneumonides d'Afrique, par le D" TOSQUINET. —
PRIX 10 AT.
Tome VI. — Buprestides du Brésil, par CH. KERREMANS. —
A list of the Ægialitidæ and Cistelidæ snpplementary to the «Munich»
Catalogue, by G.-C. CHAMPION, — Prix : fr. 7.50.
Les membres de la Société désirant obtenir les volumes antérieurs
à l’année de leur réception, jouissent d’une réduction d’un tiers de
la valeur.
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à 2
EE à
La SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE tient ses séances
le 1% samedi de chaque mois, à 8 heures du soir, au siège social,
rue du Musée, 20, à Bruxelles. jee
Elle publie :
1° Les ANNALES (mensuellement);
2° Les MÉMOIRES (irrégulièrement).
La cotisation annuelle, payable par anticipation et donnant droit
à la réception franco des Annales et des Mémoires, est fixée à 16 fr.
Tout membre étranger, payant une somme de 200 francs, est
nommé Membre à vie : il n’a plus de cotisation à solder et reçoit
franco toutes les publications de la Société. | |
Les cotisations doivent être adressées spontanément dès le commen-
cement de l’année, sous peine de voir interrompre l’envoi des Annales,
au Trésorier, M. E. Fologne, rue de Namur, 19, à Bruxelles,
La BIBLIOTHÈQUE est ouverte aux membres de la Société (rue du
Musée, 20), le samedi de 3 à 4 heures.
Tous les ouvrages et revues destinés à la Société doivent être
envoyés au siège social, rue du Musée, 20, à Bruxelles. |
Tout ce qui concerne l'administration de la Société et la rédaction
des publications doit être adressé à M. le Prof. D' Aug. Lameere,
chaussée de Charleroi, 119, à Bruxelles.
Bruxelles. — Imprimerie économique, N. VANDERSYPEN, rue de Trèves, 38,
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