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AU SIÈGE DE LA SOCIÉTÉ
89, rue de Namur, 89
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ORGANISATION ADMINISTRATIVE
POUR L’ANNÉE 1902
Conseil d’administration.
MM. le D' JuLES TOSQUINET, président.
le D' J.-CH. JACOBS, vice-président.
le D' ERNEST ROUSSEAU, secrétaire.
EGIDE FOLOGNE, trésorier.
HENRI SCHOUTEDEN, bibliothécaire.
le baron G. DE CROMBRUGGHE DE PICQUENDAELE.
AUGUSTE LAMEERE.
Commission de véritication des comptes.
MM. le baron RAOUL DE VRIÈRE.
ALFRED GIRON.
le D' AUGUSTE GUILLIAUME,
Commission de surveillance des collections.
MM. le D' JULES TOSQUINET, président.
ARTHUR BIVORT.
EMILE LEDROU.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
I
Assemblée mensuelle du 4 janvier 1902.
Présidence de M. le D' TOSsQUINET, président.
La séance est ouverte à 8 Dar
M. Seeldrayers, cruellement éprouvé par la mort de sa mère,
s'excuse de ne pouvoir assister à la séance.
M. Hippert signale quelques additions et rectifications à faire à la
liste de ses captures donnée à la dernière séance :
132. Apatura Ilia Schiff. ab. Clytie Schiff, Ailes inférieures
dépourvues de blanc en dessous, prise le 19 juillet 1900 et
non le 19 août.
169. Araschnia Levana L. var. prorsa L. Ailes inférieures avec
une tache blanche au lieu d’un cordon. Prise le 18 juillet
et non le 18 août.
246. Melanargia Galathea L. var. procida Hbst. Prise le 10 juillet
et non le 10 août.
604. Lycaena Icarus Rott. ab. Icarinus Scriba, Var. sans taches
rouges.
838. Odontosia carmelita Esp. Prise le 7 mai et non le 7 juin.
709. Hesperia Malvae L. ab. Taras Bergsh. Prise le 29 mai et non
le 29 juin.
1051. Drepana lacertinaria L. Prise le 9 mai et non le 9 juin.
_ 1802. Euxanthis Zoegana L. Orval, 16 juillet 1901.
1928. Calamia lutosa Hb. Prise en 1900 et non en 1901.
2037. Rusina umbratica Goeze. Rouge-Cloître, 7 juin 1892.
2099. Cosmia palaeacea Esp. Hertogenwald, 7 août et 19 septem-
bre 1901.
3151. Ortholitha plumbaria F. La bande du milieu des ailes est
noire.
4075. Aspilates gilvaria F. Aberration noire.
4323. Zygæna purpuralis Brünn. Orval, 17 juillet 1901.
Id. ab. polygalæ Esp. Orval, 17 juillet 1901.
Id. ab. interrupta Stgr. Han, 11 juillet 1901.
Le procès-verbal de la séance du 7 décembre 1901 est ensuite
approuvé.
Décisions du Conseil.
Ont été nommés :
MM. le D' Jacobs, Vice-président ;
le D' Rousseau, Secrélaire ;
Fologne, Trésorier ;
Schouteden, Biblhiothécaire.
— Le Conseil a reçu et accepté la démission de M. Léveillé, de
Paris.
Il a admis, en qualité de membres effectifs :
M. E. Bourson, 9, avenue des Germains, s’occupant d’Entomo-
logie générale, présenté par MM. Forel et Lameere ;
M. J. Desneux, 19, rue du Midi, s’occupant de Termites et de
Paussides, présenté par MM. Rousseau et Séverin ;
M. G. Huberti, ingénieur, 8, avenue Rogier, s’occupant d’Ento-
mologie générale, présenté par MM. Rousseau et Séverin;
M. E. Van Kerckhove, ingénieur agricole, 39, rue de l’École, à
Mont-Saint-Amand, s’occupant d’Entomologie générale, présenté
par MM. Lameere et Séverin.
Correspondance. M. Putzeys remercie la Société de l’avoir admis
comme membre effectif.
— M. le Ministre de l'Intérieur et de l’Instruction publique a
alloué à la Société le subside de 500 francs à titre d'encouragement
pour la publication de ses mémoires. Le Secrétaire a adressé une
lettre de remerciements à M. le Ministre, |
— Le Musée de Sydnev et l’Académie des Sciences de Phila-
delphie nous accusent réception du tome XLIV de nos Annales; le
British Museum nous accuse réception du tome VIII de nos
Mémoires.
Travaux pour les Mémoires. MM. Lameere et Séverin donnent
lecture de leur rapport sur le travail de M. Kerremans : Genera des
Buprestides.
Travaux pour les Annales. L'assemblée décide l’impression des
travaux insérés dans ce numéro.
Communications, M. Kerremans fait les communications sui-
vantes :
Pendant le mois de juin, j’accompagnais un matin ma fille, qui
désirait cueillir des Orchidées, très abondantes dans le bois de Ver-
rewinckel. Le temps était lourd et orageux, — un orage éclata du
reste avant midi, — et nous fûmes assaillis par une nuée de Diptères
qui me parurent être des Platystoma umbrarum. J'étais habillé de
gris et le dessin de mon vêtement se rapprochait beaucoup de celui
7
des ailes de ces Muscides, tandis que ma fille portait une robe bleu
_ Clair. Or, il nous fallut peu de temps pour remarquer que j'étais
littéralement couvert de mouches, alors que rarement l’une d’elles
allait se poser sur ma fille, sans y séjourner et ne faisant que tou-
cher barre pour s'enfuir aussitôt.
Mon vêtement se confondait si bien avec les insectes qui s’y
posaient qu'à une distance de trois pas, on pouvait à peine distin-
guer que mon dos servait de refuge à de nombreux Platystoma.
Le hasard ne devait entrer pour rien dans la préférence dont
j'étais l’objet. Plusieurs fois, ma fille a chassé avec son mouchoir
les mouches qui m'importunaient; toujours elles sont revenues à
mon vêtement gris, absolument dédaigneuses de la robe bleue de
ma fille.
Je doute que la composition chimique des teintures ou qu’une
odeur inappréciable pour notre odorat les aient guidées. Je suis
plutôt amené à croire que la couleur entrait pour une forte part
dans la façon d’agir de ces Diptères, qui se croyaient, selon moi,
en sûreté là où leur coloration générale se confondait avec le milieu
environnant.
J’ai à signaler la capture intéressante faite par notre collègue M. le
D' Guilliaume, aux environs de Tournai, de la var. linearis Panz.
de l’Agrilus viridis L.
Les autres espèces d’Agrilus authentiquement signalées en
Belgique et figurant dans ma collection, sont : biguttatus Fabr.,
Vivier-d’Oie et Auderghem (D° Tosquinet); Hemixem (Weyers);
coeruleus Rossi, Vivier-d’'Oie (D° Tosquinet); angustulus Illig.,
Vivier-d’Oie (D° Fromont); Hemixem (Weyers); elongatus Herbst,
Eprave (Kerremans); pratensis Ratz. — Roberti Chevrol. type!
Liége (D° Robert), et viridis L., Rouge-Cloître (Clavareau); forêt
de Soignes.
— M. Fontaine nous écrit pour nous signaler les observations
_ qu’il a faites lors de la migration de Libellula quadrimaculata L. :
« Le 5 juin 1900, par un vent du nord assez fort, vers 10 heures
du matin, a commencé le passage d’une migration de Laibellula
quadrimaculata L. allant toutes vers le nord, en ligne directe
contre le vent, avec une vitesse minimum de sept kilomètres à
l’heure. Cette vitesse était constante. Je les ai suivies plusieurs
fois; toujours j'ai trouvé qu’elles parcouraient 115 à 120 mètres
par minute. J'ai compté celles qui passaient près de moi, le
nombre variait de 30 à 60 et même jusqu’à 64 par minute.
» La migration a continué sans interruption ni diminution pen-
dant trois heures et demie, Vers midi et demi, le nombre a
commencé un peu à diminuer; il était alors de 25 à 38 par mi-
8
nute, la vitesse étant toujours la même, pendant environ trois
heures; vers 4 heures il n’y avait plus que les retardataires, qui
n'ont plus suivi la masse. :
» Elles sont restées un peu partout : dans les champs, les prai-
ries, etc. Au jardin, où j'ai pu les examiner à l'aise, elles volti-
gaient comme font les Libellules, restaient souvent en repos et
étaieni assez faciles à prendre; le lendemain matin, elles étaient
très rares ; l’après-midi, je n’en ai plus aperçu aucune.
» Papignies se trouve presque au centre de passage. A l’est il a
été constaté à Lessines jusqu’à Deux-Acren, à quatre kilomè-
tres de Papignies. Au dire des témoins, c'était une vraie pluie
d'insectes. À l’ouest, il s'étend à Rebaix, Ath jusqu’à Irchonwelz
qui se trouve à plus de huit kilomètres.
» À Ath, la bande des émigrants avait une largeur de plus de
onze kilomètres sur trente de longueur, ce qui représente un
passage moyen de trente par minute sur un espace de six mètres
environ et un total de plusieurs centaines de millions d’indivi-
dus. Ces données pour Papignies sont beaucoup en dessous de la
réalité. |
» J'ai remarqué que la tache des ailes supérieures sur toutes
celles que j'ai prises, était très peu prononcée et ne s’étendait que
sur une seule cellule.
» Les individus de ma collection provenant des environs de Mons
ont la même tache s’étendant sur six cellules.
» Les sujets reçus de M. de Selys, provenant de Waremme, ont
la tache très prononcée, comprenant plus de douze cellules.
» Cela ne provient-il pas de l’âge des sujets? Les Zibellula
fulva, espèce ordinairement commune à Papignies, qui viennent
d’éclore, ont la tache du bout des ailes très prononcée; quelques
jours plus tard cette tache a en grande partie disparu.
» Ces migrations ne doivent pas être très rares; soit à cause du
petit nombre de sujets qui les composent, soit surtout à la
pénurie, pour ne pas dire l’absence, d’entomologistes au village,
elles restent inaperçues et ne sont pas constatées. »
— M. le D' Guilliaume signale la capture des Diptères suivants,
nouveaux pour notre pays :
Bacha nigripennis Meig. 1 exemplaire trouvé à Groenen-
dael en septembre 1901. |
Oxycera formosa Meig.3 exemplaires capturés à Pommerœul,
près de Mons, au mois de juillet 1901, en fauchant sur les berges du
canal.
Lomatia lateralis Meig. 3 exemplaires pris à Godinne-sur-
Meuse, 2 exemplaires à Warnant (vallée de la Molignée), en juil-
9 :
let 1900. Ce petit Bombylide voltige en plein midi à fleur de terre,
sur les talus arides, aux environs des nids d'Hyménoptères.
— M. Séverin fait les communications suivantes :
Notre collègue, M. Sibille, signale aux environs de Liége une
petite forme de Pieris napi L., ainsi qu’une variété de la même
espèce dépourvue de taches noires entre le milieu de l'aile supé-
rieure et le bord externe, comme chez la var. ëmmaculata de Rapcæ.
Ces deux formes se présentent au mois d'avril.
Notre collègue, M. Engels, m'a envoyé un Hémiptère, que M. le
D' A. Puton identifie comme une variété de l’Eurygaster integriceps
Puton, que l’on trouve en Italie, en Grèce, en Syrie et en Turkestan.
Cet insecte, écrit M. Engels, constitue, pour certaines contrées de
la Perse, un fléau redoutable en détruisant les champs d’orge et
surtout de blé.
Il s’est renseigné sur ces dégâts et sur les mœurs de l’insecte et
écrit ce qui suit :
« On est d'accord pour dire que ces insectes sont cantonnés sur-
tout dans les monts Gharadj-dag et se dissimulent sous la terre, sous
les rochers et sous les ronces, au printemps. Ils s’envolent pour
descendre dans la plaine où ils s’abattent sur les champs de blé et
d’orge, marquant une certaine préférence pour le blé.Cette invasion
n’est pas annuelle, mais a lieu tous les deux, trois, cinq ou sept ans.
» Les insectes pondent, sur le chaume des céréales, des œufs
collants et ressemblant à des graines de pavot. Après quelques jours,
l’insecte parfait se retire et part dans une direction quelconque
dont le but est inconnu.
» Au bout d’un certain temps, les œufs donnent naissance à des
larves qui grimpent jusqu’à l’épi, où elles attaquent le grain. Elles
pratiquent un trou au milieu de chaque grain dont elles dévorent
l’intérieur, ne laissant que l’enveloppe qui tombe au plus léger
coup de’ vent.
». Lorsque l'hiver a été rigoureux, l’émigration a lieu à une époque
avancée, de sorte que quand les jeunes larves éclosent, les grains
de blé sont déjà trop durs pour qu’elles puissent en percer l’enve-
loppe et les dégâts sont moindres; mais, au contraire, après un
hiver doux, l'invasion a lieu beaucoup plus tôt et la récolte est
détruite.
» Leur séjour dans les champs ne dure pas au delà de 30 jours.
» Lorsque le blé est trop dur, ces insectes sécrètent un liquide
qui amollit le grain et permet plus facilement de l’attaquer.
» Il est arrivé que pendant dix ans ces insectes sont restés
endormis dans leurs demeures dont ils n’ont pas bougé. On ne sait
10
pas la cause de ce long sommeil ni de leurs immigrations périodi-
ques, qui désolent tout le pays.
» Ces insectes ravagent tout un champ de culture et respectent
parfois le champ voisin, séparé seulement du premier de quelques
mètres ou par un simple fossé. Les paysans prétendent que ce
désastre n’arrive que par la volonté du Très-Haut, qui punit celui
qui le mérite. :
» Le district de Veramin, proche du mont Gharadj-dag, est sou-
vent ravagé; les autres districts ont été épargnés, sauf cette année,
qui a vu s'étendre le fléau jusqu'aux villages de Ghar et Tacha-
jonillé.
» Les environ de Kachan, Komm et Ispahan sont aussi fréquentés
par ces insectes, mais les autres provinces sont indemnes. »
M. Engels ajoute encore que la disparition de l’insecte est accom-
plie vers Le 30 juin, époque de la moisson.
Nous croyons, en tout cas, que l’insecte, après avoir été détruit
sous la forme larvaire, et après avoir accompli sa métamorphose
finale, hiverne dans des régions protégées, fuyant un hiver rigou-
reux.
La périodicité des ravages est commune à tous les insectes dépré-
dateurs et obéit à des lois complexes dont beaucoup sont inconnues
encore.
J'ai engagé M. Engels de faire quelques observations personnelles
et je ne doute pas que ce zélé collègue finira par nous donner la
biologie complète de ces insectes, ce qui permettra vraisemblable-
ment de trouver le moyen de les combattre efficacement.
Les mœurs d’une espèce voisine, E. maurus, habitant la zone tem-
pérée de l’ancien monde, sont bien connues et ont été souvent
décrites. Il attaque également les épis de froment dont il pique les
cariopses encore tendres. On l’appelle la Punaise grise à bouclier.
— M. Lameere montre une caisse renfermant de remarquables
espèces de Longicornes du genre Polyarthron, qui vivent dans les
oasis et attaquent les racines des palmiers.
— La séance est levée à 9 1/2 heures.
11
LES RAPPORTS D ACTALETES AVEC LES
AUTRES COLLEMBOLES
par Victor Willem,
Dans une note précédente (1), j'avais émis l’opinion que Àctaletes
n'est pas, malgré son habitat sous-marin, un animal réellement
aquatique; je me fondais en cela sur les allures d’exemplaires
artificiellement submergés et sur la présence du Collembole à des
profondeurs variables sous le niveau de la mer, mais toujours dans
des stations où existent des anfractuosités rocheuses qui peuvent
conserver de l’air atmosphérique après leur immersion par les
marées.
Une nouvelle étude anatomique de cette forme curieuse vient de
me fournir une confirmation inattendue de cette opinion, qui se
trouvait en désaccord avec celle d’un autre observateur, R. MONIEZ
- (2), pour qui Actaletes est un animal essentiellement nageur.
Actaletes, en effet, constituant une exception unique dans le
groupe des Podures allongées (Arthropleona de C. BÔRNER),
possède des trachées aériennes (3); il est même remarquable que le
seul représentant de ce groupe de Collemboles aériens qui ait con-
servé une partie du système trachéen ancestral soit une forme
sous-marine qui, en certains points du Boulonnais, reste périodi-
quement immergée sous le niveau des eaux pendant plusieurs
semaines.
On observe de chaque côté de la tête, tout contre la partie latéro-
inférieure du pli qui sépare la tête du prothorax, un orifice
stigmatique ovalaire, sans cadre distinct d’ailleurs. La couche
chitineuse des téguments plonge horizontalement dans la cavité
céphalique en conservant $on épaisseur et sans présenter de ren-
forcement ou de crête spiraloïde; la couche chilinogène contient
aussi quelques grains pigmentaires. Après avoir fourni du côté
externe des rameaux trachéens qui se dirigent vers les-muscles de
la maxille et du côté interne des rameaux pour le collier nerveux
péri-æsophagien, le tube principal, à peu près au-dessus des
muscles transversaux adducteurs des mandibules, acquiert des
(1) V. WizzeM, Description de Actaletes Neptuni Giard. (Bulletin scientifique
dela France et de la Belgique, t. XXXIV,1901.)
(2) R. Moniez. Acariens et Insectes marins des côtes du Boulonnais. (Revue
biologique du nord de la France, juin 1890.)
(3) Ces organes n'étaient jusqu'à présent connus que chez des Sminthurides :
Sminthurus fuscus, Sminthurides aquaticus et, à l’état de vestiges, extrême-
ment réduits, chez Papirius fuscus.(V.WizLeM. Recherches sur les Collemboles
etles Thysanoures, Mémoires couronnés et autres publiés par l’Académie royale
de Belgique, 1900.)
12
parois très minces. Du cul-de-sac terminal qui suit immédiatement,
partent un fouillis de petits troncs trachéens, dont la très grande
majorité s’éparpillent sur les faces postérieure et externe du gan-
glion cérébroïde ; d’autres se rendent soit au collier œsophagien,
soit à la face dorsale du ganglion sous-œæsophagien; un ramuscule
me paraît se diriger vers la mandibule.
Ce système trachéen, exclusivement céphalique, est moins dé-
veloppé que celui de Sminthurus fuscus; il présente, avec des
ramifications plus nombreuses cependant, l'allure de celui de
Sminthurides aquaticus.
*
* *
Actaletes présente, en outre, des particularités importantes dans
la structure de ses gonades.
Les testicules ont une disposition analogue à celle des Achorutides :
ils sont formés chacun par une glande allongée, découpée du côté
interne en lobes polyédriques et ne présentent pas de lobe longi-
tudinal médian, comme c’est le cas chez tous les Entomobryides
étudiés jusqu'ici à ce point de vue.
Des deux ovaires, le droit reste rudimentaire, sous forme d’un tube
étroit atteignant la limite postérieure du mésothorax. Le gauche
seul se développe : construit sur le même type que la gonade mâle,
il présente cinq lobes qui s’accroissent transversalement jusqu’à
envahir complètement la moitié droite de la cavité du corps.
2%
En raison de la disposition de ses ovaires et de la présence d’un
sys'ème trachéen, Actaletes constitue une exception très tranchée
dans la famille des Entomobryides; on doit le considérer comme
le Lype d’un groupe spécial, les Actaletiens, dont & est d’ailleurs,
jusqu’à présent, le seul représentant.
Actaletes est de tous les Entomobryides, la forme la plus spé-
cialisée dans le sens de l’adaptation au saut (par la condensation
longitudinale de son corps, le développement du segment furcifère
et de l’appareil du saut); néanmoins, la structure archaïque de ses
gonades et surtout la présence d’un appareil trachéen prouvent que
son origine est plus ancienne que celle des autres Entomobryides
et même que celle de tous les Arthropleona connus.
La disposition du système respiratoire démontre que cette origine
doit se placer près de celle des Sminthurides, avec lesquels Actaletes
présente un certain nombre d’autres affinités de moindre impor-
tance.
Gand (Laboratoire de Zoologie de l’Université), décembre 1901.
43
DESCRIPTIONS DE TROIS LONGICORNES BRÉSILIENS
| DU GENRE ZCTENESSA BATES
par leR. P. Belon, ©. P.
Le fondateur du genre Ectenessa [Bates : Biologia Centrali-
Americana, p. 257] a fait connaître quatre espèces, l’une — nitida
— du Mexique, les autres du Brésil méridional. Ces dernières —
subopaca, phthisica et sexmaculata — semblent s’écarter du type
mexicain par l’apparence à peu près mate de leur surface, par les
élévations du pronotum moins prononcées, pas plus brillantes que
le reste du corps, par un faible tubercule aigu situé vers le milieu
latéral du thorax, et, ajouterai-je d’après les diagnoses, par l’extré-
mité biépineuse de chaque élytre. Les trois formes nouvelles que
je vais décrire proviennent de l’intérieur du Brésil, mais elles ne
présentent pas les caractères particuliers du groupe brésilien déjà
connu. Leurs affinités sont plutôt avec l’espèce mexicaine, dont,
pour ce motif, la description m'a servi de modèle, afin de faire
ressortir en quelques mots les détails comparatifs ou différentiels.
1.—E. Villardisp.n.— ARufotestacea, nitida; capite, antennarum
prioribus articulis, elytrorum quarta parte apicali, femorum geni-
bus, tibiis tarsisque totis, abdominisque duobus ultimis segmentis,
nigris; capite sat fortiter paulo densius punctato; thorace elongato,
lateribus parum dilatato, inermi, ante basin leviter constricto ibique
transversim utrinque subsulcato, mediocriter sparsim punctato, dorso
depresso, spatio mediano postice lœvi, callo utrinque elongato subcur-
vato prope basin paululum elevatiore et pariter lœvi; elytris apice
utrinque sat longe unispinoso, dorso utrinque oblique distinctrus
depresso, discrete punctulato, et pilis sericeis retro suberectis ad modum
Sphærionidarum et Ibidionidarum seriatim parum dense instructo.—
Long. 12-13 mill. |
Habitat. — Brésil : Jatahy, prov. de Goyaz (coll. Villard); Ube-
raba, prov. de Minas Geraes (coll. Argod).
Obs. 1. — L’espèce, que j'ai le plaisir de dédier au zélé entomo-
logiste lyonnais, M. Villard, en reconnaissance de ses communica-
tions très intéressantes, ressemble beaucoup à l'E. nitida par la
structure apicale de ses élytres, qui sont assez longuement uniépi-
neuses, à une faible distance de l’angle sutural mutique. Ses
téguments, quoique différemment colorés, offrent le même aspect
poli et brillant, sans autre vestiture en-dessus que des poils fins
redressés et distants, à la façon habituelle des Sphérionides et des
Ibidionides. La pubescence couchée, extrêmement ténue et peu
#
14
compacte, qui recouvre l’écusson de l’£. Villardi, ne me paraît pas
mériter l’appellation de tomentosité argentée, donnée par Bates à
celle qui revêt l’écusson de l'E. sutida. Mais, ne connaissant pas en
nature l’insecte mexicain, je n’ai pas voulu introduire dans la
diagnose de l’espèce brésilienne le signalement d’une différence qui
n'existe peut-être que dans l’interprétation du terme adopté par le
descripteur. De même, j’indiquerai, sans trop insister, que la ponc-
tuation céphalique est plus forte et plus dense que celle du pronotum
chez l'E. Villardi, tandis que la diagnose de l’E, nitida laisse sup-
poser que la tête et le thorax y sont également pointillés. Par
contre, le système de coloration est tout autre, et manifeste la
distinction des deux formes. L’E. nitida est, en effet, d’un roux testacé
uniforme sur toutes les parties du corps. L’E. Villardi est franche-
ment bicolore, noire à ses deux extrémités antérieure et postérieure
(tête, quart apical des élytres et deux derniers segments ventraux),
d’un roux testacé sur les espaces intermédiaires (thorax, trois quarts
antérieurs des étuis et dessous du corps jusqu’au pénultième arceau
du ventre); quant aux antennes et aux pattes, elles sont pareille-
ment bicolores : celles-là noires sur les 4 ou 5 articles basilaires,
puis d’un testacé plus ou moins roux; celles-ci avec les cuisses d’un
roux testacé très net, à Pexception des genoux qui sont noirs, ainsi
que les tibias et les tarses.
Obs. 2. — Bates a rédigé la diagnose générique d’après le sexe Y,
sans indiquer les différences qui caractérisent la ©. Bien que les
trois échantillons actuellement sous mes yeux possèdent des
antennes de même longueur, c’est-à-dire dépassant au moins de
quatre articles le sommet des élytres, j'estime que les deux sexes y
sont représentés : car, chez les types de Jatahy, le 4° et le 5° arceaux.
du ventre sont égaux, tandis que le type d’'Uberaba présente le
5° segment abdominal un peu plus long que le 4°, comme c’est
l’ordinaire des © dans la famille des Cérambycides. Après avoir
constaté cette particularité de structure sexuelle, je remarque en
outre que le pronotum est ici légèrement plus dilaté-arrondi sur les
côtés; que les flancs du thorax offrent en dessous une ponctuation
un peu plus faible (chez les ç«j, la ponctuation est en cet endroit assez
forte et presque rugueuse); que l'impression oblique en arc qui
orne le disque des étuis dans leur tiers basilaire est sensiblement
plus accentuée; enfin, que la configuration générale du corps, spé-
cialement des élytres, paraît un peu moins grêle. Il faudrait sans
doute être mieux pourvu de matériaux pour juger de la constance
de ces divers détails et pour apprécier avec certitude leur valeur
Caractéristique : il m’a semblé utile néanmoins de les signaler à
l'attention des entomologistes, qui pourront en contrôler l’exacti-
tude et, au besoin, les rectifier.
A Pos
15
2, — E. Argodi sp. n. — Rufotestacea, exceptis duntaxat femo-
rum genibus nigris, nitida; capite mediocriler paulo densius punctato;
thorace elongato, lateribus parum dilatato, inermi, ante basin leviter
constriclo et transversim utrinque evidentius sulcato, mediocriter
minus dense punctato, dorso subdepresso, spatio mediano fere lœvi,
callo utrinque elongato subeurvato prope basin vix distinctius elevato
et pariter lœvi; elytris apice utrinque brevius unispinoso, dorso
utrinque oblique distinctius depresso, discrete punctulato, et pilis seri-
ceis retro suberectis seriatim parum dense instructo, juxta suturam
utrinque granulis tenuibus parum dense unilineatim dispositis. —
Long. 12 mill.
Habitat. — Brésil : Uberaba, prov. de Minas Geraes (coll.
Argod).
Obs. 1. — Dédiée à un ami très désireux de voir progresser la
connaissance des Longicornes, cette espèce est essentiellement
distincte de la précédente par la brièveté relative de la dent épi-
neuse qui termine chaque élytre, en s’écartant davantage de l’angle
sutural ; de plus, elle est ornée, le long de la suture excepté vers la
base, d’une ligne de petites granulations peu saillantes, assez irré-
gulièrement distinctes ou rapprochées, qui ne paraît exister ni chez
VE, Villardi ni chez l'E. nigriventris. La coloration de l'E. Argodi
est également fort différente, puisque le corps est uniformément
roux testacé, pattes comprises, à l’exception des genoux seuls
teintés de noir.
Obs. 2. — L'échantillon typique de l'E. Argodi a le cinquième
arceau ventral un peu plus long que le quatrième, et le pronotum
est légèrement dilaté-arrondi sur le milieu des côtés, comme dans
la © présumée de l'E. Villardi. Il appartient vraisemblablement au
même sexe. Le ne m’est pas connu.
3. — E., nigriventris sp. n. — Linearis, gracilis, parum nitida
aut subopaca, rufotestacea ; antennarum tribus saltem prioribus arti-
£culis (cœteri desunt), elytrorum quinta parte apicali, pedibus seg-
mentisque ventralibus totis, nigris; capite thoraceque mediocriter fere
dense punctatis, hoc medio parum dilatato, inermi, ante basin eviden-
lus constricto, ibique transversim utrinque sat fortiter sulcato, dorso
vix depresso, spatio mediano et callo utrinque subcurvato prope basin
vix elevatioribus et postice læœvibus; elytris apice haud spinoso, singil-
latim rotundato, dorso utrinque inter humerum et suturam oblique
parum depresso, sat fortiter densius punctato rugosulo, obsolete tamen
super plagam apicalem nigram, et pilis sericers brevioribus sub-
erectis seriatim parum dense instructo. — Long. 10 mill.
Habitat. — Brésil : Uberaba, prov. de Minas Gereas (coll.
Argod).
16
Obs. — L’E. nigriventris diffère notablement des autres espèces
par la configuration particulière du sommet élytral, qui s’arrondit
isolément sans garder trace d’épine ou d'angle dentiforme. La ponc-
tuation de la surface est forte et bien plus dense que chez ses con-
génères. Le rétrécissement prébasilaire du corselet est plus accen-
tué, ainsi que le sillon transverse qui continue l’étranglement de
chaque côté. Les cinq arceaux du ventre sont noirs, de même que
l'extrémité des étuis et les pattes en entier; mais la tête est testacée,
avec les antennes noires, au moins sur les trois premiers articles
qui subsistent seuls dans cet échantillon mutilé. |
Pour faciliter la détermination des insectes appartenant au genre
Ectenessa, j'ai résumé les traits caractéristiques des sept espèces
décrites, dans le tableau suivant :
A. — Thorax orné, vers le milieu des côtés, d’un petit tubercule
aigu. Elytres tronquées au sommet, offrant chacune l’angle
sutural acuminé et en outre une épine externe plus
allongée.
4. — Élytres à coloration uniforme, sans taches.
2. — Corps en entier d’un fauve testacé presque mat. Sculpture
prébasilaire du thorax distincte . . . subopaca Bates.
2", — Tête et thorax d’un roux testacé mat, élytres d’un testacé pâle
presque brillant. RUE du pronotum indistincte.
phthisica Bates.
1'. — Élytres ornées chacune de 3 Le taches d’un blanc tes-
tacé JAM 1, 1,1, sex maculatæ Bates:
A’. — Thorax mutique sur Le côtés.
3. — Élytres uniépineuses au sommet; angle sutural nul.
4. — Épine apicale des élytres allongée.
5. — Corps en entier d’un roux testacé. . . . . nitida Bates.
D'. — Tête avec les 4 ou 5 premiers articles des antennes, extrémité
des élytres ainsi que les deux derniers arceaux du ventre,
genoux, tibias et tarses noirs; le reste du corps d’un roux
testacé.… 1. 0020, 2 Varie
4'. — Épine apicale de “titres Te. mais courte. Corps en
entier d’un roux testacé, les genoux seuls sont noirs.
Argodi Bel.
3'.— Sommet des élyires arrondi séparément, sans trace d’épine.
Ventre et pattes entièrement noires . . nigriventris Bel.
17
CONTRIBUTION À L'ÉTUDE DES -XYLETINI
DU BRESIL
par Maurice ie.
Il me paraît prématuré, faute de matériaux suffisants d'étude, de
créer maintenant des genres nouveaux pour les Xyletini du Brésil
qui n’ont pas de gibbosité sur le prothorax ni de nodosités sur les
élytres et je me contente de les grouper provisoirement sous le nom
générique de Xyletinus Latr., parce que toutes les espèces étudiées
ici ont les élytres nettement, ou au moins faiblement, striés, les
antennes, de 11 articles, dentelées, mais parfois faiblement, avec les
derniers articles pas ou peu plus allongés que les précédents. Ces
éspèces ont en outre comme caractères généraux : antennes insé-
rées en avant des yeux, ceux-ci touchant le prothorax, souvent
même y rentrant; têle bien penchée en dessous et inclinée en
arrière; premier segment ventral non excavé; tibias sans éperons,
les antérieurs étant larges, aplatis et carénés.
À ma connaissance, aucune espèce de Xyletinus n’a été décrite du
Brésil et le tableau suivant facilitera la séparation des espèces, que je
crois toutes nouvelles, recueillies par M. E. Gounelle et faisant
partie de ma collection.
1. Prothorax distinctement sinué près des angles antérieurs qui
sont prolongés en dent plus ou moins saillante. . , . 5.
1. Prothorax non sinué près des angles antérieurs qui sont
subarrondis ou peu marqués. . . M HrE led
9. Moins large ou assez allongé; élytres n FE e vers l’extré-
mité, des côtes plus saillantes et en même ue plus claires;
coloration plus ou moins brune. . . NC UT
2". Large et coloration générale foncée ; re noirs présentant à
l'extrémité des côtes irrégulières plus élevées et en partie
rousses. Long. 6 mill, Etat de San Paulo. . .-. costifer.
3. Peu brillant, allongé; prothorax subcaréné, au moins un peu
élevé, sur le disque; grandes espèces . = : . .' : . . 4.
9". Très brillant, relativement large; prothorax non caréné sur le
| disque; assez petite espèce. Long. 4 mill, Pernambuco.
| Durant.
4. Coloration plus claire sur le milieu des élytres (roussâtre sur
cette partie et sur le reste du corps plus ou moins brunûâtre);
écusson faiblement excavé, subarrondi au sommet. Long.
6 mill. Pernambuco. . . . sn AT MscodAUus,
4'. Coloration uniforme brunâtre; écusson déprimé, plus large,
tronqué au sommet. Long. 6 mill. Pernambuco. brasiliensis.
18
6’.
rh
Prothorax (vu de dessus) droit ou faiblement sinué sur les côtés
avec les angles postérieurs presque droits ou moins arrondis;
un peu allongé et coloration res Fe ou moins brune;
antennes dentées . . . TRS PROMESSE
Prothorax (vu de dessus) fortement sinué sur les côtés avec les
angles postérieurs effacés et très arrondis; assez large et
franchement noir avec les antennes et les pattes testacées ou
roussâtres; antennes ne Long. 5,5 mill. San-
Antonio da Barra . . . 5 + “dériticothe
Prothorax (vu de dessus) au moins faiblement diminué anté-
rieurement,; stries bien marquées ; taille plus avantageuse. 7.
Prothorax (vu de dessus) presque droit sur les côtés, non dimi-
nué antérieurement; stries peu marquées; taille moindre
et aspect plus pubescent. Long. 4-5 mill. $. Antonio da Barra.
Gounellei.
Angles antérieurs du prothorax très saillants et cet organe plus
sinué sur les côtés ; forme plus large et peu allongée. Long.
8 mill. S. Antonio da Barra. . . . Je de MATH
Angles antérieurs du prothorax peu saillants et cet organe
moins sinué sur les côtés; forme assez étroite et un peu
allongée. Long. 6 mill. S. Antonio da Barra. . . nitidior.
Deux autres petites espèces, provenant de $S. Antonio da Barra,
se distinguent des précédentes par les tibias antérieurs non
ou à peine élargis; elles ont toutes deux le prothorax non
sinué près des angles antérieurs, les élytres modérément
striés et se distinguent entre elles, de la façon suivante :
Brun roux; prothorax présentant isa plus grande largeur
vers le milieu, cet organe éparsement ponctué et très bril-
lant ; interstries subdéprimés. Long. 3 mill environ.
nitidithorax.
Brun noirâtre; prothorax présentant sa plus grande largeur
près de la base, cet organe densément ponctué et presque
mat; interstries subconvexes. Long. 3 mill. environ
inermicollis,
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
1
Assemblée mensuelle du 1° février 1902.
Présidence de M. le D' JAcoBs, vice-président.
La séance est ouverte à 8 1/4 heures.
— MM. Seeldrayers et Tosquinet s’excusent de ne pouvoir assister
à la séance. |
— Le procès-verbal de la séance du 4 janvier 1902 est approuvé.
Décisions du Conseil. Le Conseil a admis comme membre effectif
M. Hermann, libraire, 6, rue de la Sorbonne, à Paris, s’occupant
d'Entomologie générale, présenté par MM. Rousseau et Tosquinet.
Il a accepté les démissions de MM. L. Oor, à New-York, et Van
Schoenfeldt, à Eisenach.
Correspondance. M. Seeldrayers remercie la Société pour les con-
doléances qui lui ont été exprimées lors du décès de sa mère.
— MM. Bourson, Huberti et Van Kerchove remercient la Société
de les avoir admis comme membres effectifs. M. Van Kerchove nous
envoie son portrait-carte pour l’album de la Société.
— Le « Geologieal Survey » annonce la réception du tome VIII
de nos mémoires.
— «Lalnstitucio Catalana d’Historia Natural » demande l'échange
de ses publications contre les nôtres. Cette proposition est prise en
considération ; il sera statué d’une façon définitive ultérieurement.
Travaux pour les Mémoires. M. Kerremans fait remarquer que le
dernier compte rendu mentionne simplement le dépôt du rapport
de MM. Lameere et Severin sur son travail « Genera des Bupres-
tides » et ne dit pas que l’impression de ce travail a été décidée.
Travaux pour les Annales. L'assemblée décide l'impression des
travaux insérés dans ce nuinéro.
Communications. Le D' Rousseau annonce que notre collègue
M. Gillet a pris à Maredret (province de Namur) une aberration
nouvelle de l’Euchelia Jacobææ L, Il s’agit de l’ab. Gilleti André,
décrite et figurée dans le Journal des Naturalistes de Macon, vol. IT,
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVI, 21 11 1902 2
20
octobre 1901, n° 8, p. 52, caractérisée par la bande de la côte qui se
réunit aux deux taches du bord externe en ne formant qu’une seule
bande, et le bord supérieur de l’aile inférieure qui n’est pas noir
comme dans les individus ordinaires.
—- M. le baron de Crombrugghe fait la communication suivante :
M. Sibille m’ayant donné trois des exemplaires ayant fait l’objet
de la communication qu’il a faite par l’organe de M. Severin,
j'ai constaté que les Pieris napi L., capturés par M. Sibille, pré-
sentent trois formes différentes :
1° Var, ou ab. minor. Je n’ai pas vu ces exemplaires. J’en
possède un capturé autrefois dans la forêt de Soignes et n'ayant
que 30 millimètres d'envergure.
2 Tache noire de la cellule 3, aux ailes supérieures, oblitérée
au-dessus. M. Sibille m’a donné (}, © de cette variété, et je possédais
déjà un mâle en tout semblable.
3° Tache de la cellule 3 oblitérée au-dessus et au verso.
M. Sibille m’a donné une femelle de cette forme que je n’avais pas
observée jusqu'ici. La figure de Hofmann (Die gross-schmetterlinge
Europas) représente le mâle sans tache dans la cellule 3; la femelle
figure avec la tache.
— M. Haverkampf montre quelques intéressantes aberrations de
Géométrides.
Excursion mensuelle. La prochaine excursion se fera à Moll, le
9 mars. Départ à 6 h. 49 matin de Bruxelles-Nord.
— La séance est levée à 9 heures.
LA POSITION DES ANUROPHORIENS
DANS LA CLASSIFICATION DES COLLEMBOLES
par Victor Willem.
Jusque dans ces derniers temps, Anurophorus se trouvait classé
dans le groupe des Collemboles que les auteurs ont désigné par les
noms de Lipuridæ, de Aphoruridæ ou, avec plus de raison, de
Achorutidæ (C. BÜRNER). Récemment, C. BÜRNER, de Marburg, se
fondant sur la forme extérieure de son organe post-antennaire (1),
sur la disparition des intersegments (2), sur le faible développe-
ment de la région dorsale du prothorax (3), et surtout sur l’absence
de grosses granulations chitineuses tégumentaires (1), l’a rangé
dans le groupe des Entomobryidæ et plus spécialement dans ses
_« Isotomini ».
L'auteur reconnaissait néanmoins que Anurophorus possède des
caractères qui le rapprochent des Achorutides, tels que la présence
d’un organe antennaire à l’extrémité de l’antenne, la forme simple
du tube ventral et qu’à la rigueur cette forme pouvait se ranger
dans l’une ou l’autre famille, selon qu’on voudrait attribuer la
prédominence, au point de vue systématique, à l’un ou l’autre
groupe de caractères (4).
Précisant sa manière de voir dans une note ultérieure (5),
C. BÔRNER fait d'Anurophorus le type d’une sous-famille spéciale,
qu’il range à la base des Entomobryidæ, près de la souche com-
mune des deux sections des Arthropleona.
J’ai eu récemment l’occasion de faire quelques observations sur
l’anatomie d’Anurophorus et d’une forme nouvelle voisine :
Cryptopygus antarcticus (6); elles confirment entièrement l’opi-
nion précédente.
I. Le caractère de la réduction de la région dorsale du protho-
rax,qu’invoque C. BÜRNER, n'est guêre accentué chez Anurophorus
(1) C. BüRNER. Vorlaüfige Mittheilung über einige neue Aphorurinen und zur
Systematik der Collembola. Zoologischer Anzeiger, Bd. XXII, n° 633, 1901,
Dr9: =
(2) C. BôrNer. Zur Kenntniss der Apterygoten-Fauna von Bremen und der
Nachbardistrikte. Abhandlungen des Naturwissenschaftlichen Vereins zu
Bremen, Bd. XVII, 1901, p. 18.
(3) C. BüRNER. Vorlaüfige Mittheilung..…., p. 10.
(4) C. BôRNER. Vorlaüfige Mittheilung..., p. 10, en note.
(5) C. BôRNER. Ueber einige theilweise neue Collembolen aus den Hôühlen der
Gegend von Letmathe in Wesftalen. Zoologischer Anzseiger, Bd. XXIV, n° 645,
1901, p. 341.
(6) La description de ce Collembole paraîtra prochainement dans : Résultats
du voyage du S. Y. Belgica en 1897-1898-1899. Zoologie : Collemboles.
22
et Cryptopygus au point de les rapprocher nettement des Entomo-
bryides, Collemboles chez lesquels le protergum est ordinairement
tout à fait caché entre le mésotergum et la partie postérieure de la
tête; d'autre part, plus d'un Achorutes (1) présente cette région
aussi peu développée que chez les deux formes en question.
II. Chez les Achorutides, les téguments sont généralement mous;
les segments sont articulés par l'intermédiaire d’intersegments
nettement indiqués. D'autre part, chez les Entomobryides, les
plaques chitineuses sont épaisses, rigides ; les terga sont imbriqués
et leur articulation deux à deux s'effectue au moyen d’une mem-
brane amincie située sur le bord postérieur du segment le plus
antérieur. Sous ces rapports, Anwrophorus et Cryplopygus se
rangent nettement à côté des Entomobryides, ainsi que l’a indiqué,
mais très sommairement, C. BÔRNER pour le premier d’entre eux.
III. Chez les Achorutides, la couche chitineuse externe porte des
protubérances arrondies, relativement grosses, ponctuées; tandis
que chez les Entomobryides, les granulations de la surface du corps
sont peu perceptibles. La considération de ce caractère, d’impor-
tance morphologique minime, auquel les spécificateurs ont cepen-
dant donné une valeur pratique considérable, fait classer les deux
formes en question parmi les Entomobryides.
IV. L’organe post-antennaire d'Anurophorus, comme celui de
Cryptopygus, comporte extérieurement une saillie en bourrelet à
base ovalaire; en cela, il est identique à celui des Isotomiens, que
les auteurs décrivent à tort comme une cupule (2). Par l’absence de
tout appareil protecteur dérivé des téguments environnants, il se
différencie des structures connues chez les Achorutides et se rap-
proche de l’organe similaire de Sminthurus, qui présente la forme
la plus archaïque.
V. Les glandes génitales mûres, mâles et femelles, ne présentent,
tout comme celles des Achorutides, qu’un seul lobe longitudinal
irréguliérement boursoufflé; cela résulte de mes observations sur
Anurophorus et Cryptopygus, et un mémoire tout récent les con-
firme pour Anurophorus (3). J'avais considéré la structure des
gonades, tantôt simples, tantôt formées de deux lobes principaux
paralléles, comme caractéristique des Achorutides d’une part et
des Entomobryides d’autre part (4); mais la présence du type
(1) Par exemple Achorutes viaticus : V. WiLzzeM. Recherches sur les Collem-
boles et les Thysanoures. Mémoires in-4°0 publiés par l'Académie de Belgique,
1900, pl. IV, fig. 1, 3 et 11.
(2) Le contour ovalaire qui le représente sur les dessins correspond à la coupe
optique de l'insertion de la protubérance sur l’orifice du tégument céphalique.
(3) A. LEÉCAILLON. Recherches sur l'ovaire des Collemboles. Archives d'anato-
mie microscopique, t. IV, 1901, p. 491, fig. 44 et 45.
(4) V. Wizzem. Recherches sur les Collemboles et les Thysanoures, p. 54.
23
simple chez un Entomobryide incontestable : À c'aletes (1), enlève à
cette distribution son caractère de généralité et l'importance
prédominante que j'’attribuais à ce critérium de classification.
En résumé, les Anurophoriens partagent avec les Entomobryides,
ou plus exactement avec les Isotomiens, les caractères suivants :
l’absence d’intersegments et la solidité du revêtement chitineux;
l’aspect non granuleux des téguments ;
la structure de l’organe post-antennaire.
Ils ont des Achorutides :
l'organe antennaire (tout au moins Anwrophorus);
le tube ventral simple.
Dans ces conditions, il est rationnel de les ranger plutôt parmi
les Entomobryides et d'y constituer pour eux, en raison de la
structure de leurs gonades et de leur tube ventral, un groupe
spécial, dont l’origine archaïque se rapproche de celle des Acho-
rutides; c’est ce qu'a fait, je l'ai dit plus haut, C. BÜRNER.
Il résulte de ces faits que la division des « Arthropleona >» en
Achorutides et Entomobryides devient encore moins tranchée
qu auparavant et que le caractère différentiel le plus général qui
persiste pour les séparer, l’aspect des técuments, est de valeur
bien secondaire.
Ce groupe des Anurophoriens comprend jusqu’à présent le genre
Anurophorus, représenté par une seule espèce, À. laricis Nic. (2)
et le genre Cryptopygus (CG. antarcticus WILLEM). Une autre forme
récemment découverte : Uzelia setifera ABSoLON (3), a été rappro-
chée d'Anurophorus par ABSOLON et BÜRNER; si cette manière de
voir se confirme (4), les Anurophoriens se rattachent aux Arthro-
pleona primitifs par une forme munie d’épines anales.
Gand, jauvier 1902.
(1) V. Wizzem. Les relations d’Actaletes avec Les autres Collemboles, Annales
. de la Société entomologique de Belgique, t. XLVI, 1902.
(2) K. ABsozon. Ueber Uzelia setifera, eine neue Collembolen-Gattung aus
den Hühlen des mährischen Karstes, nebst einer Uebersicht der Anurophorus-
Arten. Zoologischer Anzeiger, Bd. XXIV, n° 641, 1901.
(3) K. ABsoLoNx. Mémoire cité.
(4) Nos connaissances sur ce Collembole, dont on n’a récolté que deux
exemplaires, sont encore trop incomplètes pour qu’on puisse discuter ses affinités
avec quelque certitude.
24
DESCRIPTIONS D'ARACHNIDES NOUVEAUX
DE LA FAMILLE DES SALTICIDÆ (ATTIDÆ)
(SUITE) (1)
par KE. Simon.
Padillothorax taprobanicus sp. nov. — . Long. 6 mill. —
Cephalothorax fusco-rufescens, utrinque prope oculos niger, valde
coriaceus, pilis simplicibus pronis et longis, pallide luteis, in parte
cephalica sat densis in thoracica vittas radiantes confusas designan-
tibus, vestitus. Pili oculorum parvi, supra oculos flavidi, subtus
albidi. Clypeus glaber. Abdomen angustum, longum et cylindra-
ceum, postice acuminatum, supra albido-testaceum, vitia media
fusco-olivacea, antice lata et parallela, postice angustiore et den-
tata, utrinque, prope medium, ramulum antice arcuatum emittente,
notatum, subtus fulvo-testaceum. Chelæ fusco-rufulæ, coriaceæ et
glabræ, sat breves sed latæ, ad marginem exteriorem dilatato-
rotundæ, carinatæ atque prope apicem minute dentatæ. Partes oris
fusco-rufulæ. Sternum luteum, læve, parce albo-pilosum. Pedes 1
paris longi et robusti, fusco-castanei, tarso dilutiore, tibia subtus
sat crebre sed non longe nigro-hirsuta, ut in P. semiostrino E. S.
aculeati. Reliqui pedes omnino flavidi. Pedes-maxillares fulvi, gra-
ciles; femore longo, leviter curvato; patella longa; tibia patella cir-
citer 1/3 breviore, angustiore et tereti, apophysi parva simplici et
nigra extus ad apicem armata; tarso angusto sat longo; bulbo
simplici.
©. Long. 6 mill. — A mari differt clypeo angustiore, chelis extus
muticis, pedibus 1: paris flavidis, haud ciliatis, robustis sed brevio-
ribus. Area genitalis semicircularis, fusco-rufula et coriacea, in
medio Iævior, nigra et foveolis binis subrotundis et geminatis
impressa. — [ns. Taprobane (Mus. O0. P. Cambridge).
A P. semiostrino KE. Sim. differt cephalothorace paulo breviore
et altiore, area oculorum paulo longiore, parte thoracica haud duplo
breviore, chelis maris extus minute dentatis, tibiis anticis brevius
ciliatis, etc.
Bavia Thorelli sp. nov. — j. Long. 8 mill. — Cephalothorax
subtiliter coriaceus, rufo-piceus, parte cephalica, prope oculos, tho-
racica in declivitate nigricantibus, parte cephalica et thoracica in
medio pilis pallide luteis (in thoracica lineas radiantes designan-
tibus) vestitis, margine frontali pilis coccineis longioribus, supra
oculos cristam formantibus, ornato. Pili oculorum Iæte rufi sub
(1) Voir Ann. Soc. ent. Belg., t. XLIV (1900), p. 381, et t. XLV (1901), p. 141.
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oculis albi. Clypeus angustus, fere nudus. Abdomen angustum et
longum, postice acuminatum, supra olivaceum parce luteo-pilo-
sum, in parte basali utrinque linea, postice leviter ampliata atque
incurva, in parte altera maculis binis, apicali minore, albidis orna-
tum, subtus glabrum et nigricans. Sternum fulvum utrinque infus-
catum. Partes oris chelæque castaneæ, chelæ longæ, leviter divari-
caltæ, antice planæ, intus ad basin, extus, prope apicem, tenuiter
carinalæ, marginibus sulci longis, pilis longis curvatis uniseriatis
munitis, superiore dentibus quatuor inter se distantibus, inferiore
dentibus remotis trinis æquis et contiguis munitis. Pedes 1‘ paris
crassi, nigricantes, patella apiceque tibiæ dilutioribus, tarso flavido,
tibia metatarsoque subtus longe et crebre nigro-crinitis. Reliqui
pedes flavidi, metatarso 2° paris infuscato, tibiis metatarsisque pos-
ticis basi anguste nigris. Tibia 3° paris aculeis interioribus binis
munita sed tibia 4 paris mutica. Pedes-maxillares parvi et graciles,
lutei; tibia patella breviore et præsertim angustiore, apophysi sub-
apicali nigra, parva, gracili et leviter curvata armata; tarso sat
angusto, bulbum sat longe superante; bulbo convexo. — Celebes :
Minahassa. |
Cosmophasis australis sp. nov. — ©. Long. 4,5 mill. —
Cephalothorax fusco-rufescens, parte cephalica utrinque late nigra,
thoracica valde declivi postice sensim dilutiore, subtiliter coriaceus,
pilis crassis pronis sordide albidis vestitus, quadrangulo oculorum,
superne viso, parallelo et postice cephalothorace haud angustiore,
stria thoracica minutissima vix perspicua, evidenter pone oculos
sita. Oculi antici maximi, inter se contigui, apicibus in lineam rec-
tam, pilis longis albidis marginati. Clypeus oculis mediis anticis
- plus triplo angustior, parce et longe albido-barbatus. Abdomen
oblongum, depressiusculum, supra fulvo-testaceum, in parte basali
vitta longitudinali et utrinque vitta latiore obliqua, in parte altera
_ arcubus transversis, 1° latiore, pallide fuscis ornatum, pilis squami-
formibus, longe ovatis, albidis et paululum nitidis vestitum, subtus
pallide luteum, albo-pubescens. Chelæ breves, fulvo-rufulæ, læves
et nitidæ, margine superiore sulci ad angulum dentibus minutis-
simis binis, inferiore obliquo, dente majore et acuto armatis, ungue
longo. Partes oris sternumque fulvo rufula, Iævia, pars labialis
- infuscata. Sternum antice sat attenuatum sed truncatum. Pedes
ne
à
3
lutei, femoribus anticis intus ad apicem minute fusco-notatis. Pedes
1" paris reliquis evidenter crassiores, tibiis aculeis sat longis 3-3,
metatarsis, tibiis brevioribus, aculeis similibus 2-2 subtus instructis,
tibiis 4 paris intus aculeis minutissimis binis altero submedio altero
_ apicali, metatarsis quatuor posticis tibiis haud brevioribus, acu-
- leis parvis apicalibus verticillatis aculeoque inferiore, ante medium
26
sito, armatis. Plaga genitalis fusca et coriacea, transversa et semi-
lunaris.
d. Long. 5 mill. — Cephalothorax fusco-castaneus, parte cepha-
lica fere nigra, tenuiter coriaceo-rugosus, sordide luteo-squamu-
latus. Pili oculorum supra oculos fulvo-rufuli, infra oculos albi.
Clypeus oculis mediis plus duplo angustior, sub oculis glaber, ad
marginem pilis albis crassis uniseriatis ornatus. Abdomen (fere
depile) angustum et longum, nigrum, supra in medio parce squa-
mulatum sed utrinque vitta lata et postice macula splendide argen-
teo glaucoque squamulatis, marginatum, subtus simpliciter albo-
pilosum, sed postice, prope mamillas, micanti-squamulatum.
Mamillæ nigræ. Chelæ longiores, parallelæ, fusco-rufulæ, antice
deplanatæ, glabræ et valde coriaceæ, marginibus suleci longioribus,
inferiore dente validiore et remotiore armato. Pedes 1: paris reli-
quis robustiores, femore compresso et subclavato, obscure lutei sed
utrinque infuscati et subvittati, ut in femina aculeati, sed aculeis
tibiarum brevioribus. Reliqui pedes omnino lutei, metatarsis qua-
tuor posticis apice aculeis verticillatis, metatarso 3 paris aculeo
parvo subbasilari, metatarso 4 paris aculeis similibus binis munitis.
Pedes-maxillares parum robusti, fusci, parce albido-pilosi; tibia
patella paulo breviore supra ad apicem leviter convexa, extus apo-
physi cariniformi, longe et oblique truncata, nigro-marginata, cum
angulo inferiore acute producto, armata; tarso longe ovato. —
Africa australis (ex Museo G. et E. Peckham).
Heliophanus Peckhami sp. nov. —(+.Long. 4 mill. — Cepha-
lothorax subtiliter coriaceus, niger, linea exillima albo-pilosa cinc-
tus. Pili oculorum luteo-cinerei. Clypeus retro-obliquus, fere nudus.
Abdomen supra nigrum, obscure fulvo-pubescens, in parte basali
linea marginali, prope medium linea transversa exili, in medio late
interrupta et postice utrinque puncto parvo niveo-pilosis, deco-
ratum, subtus antice albo postice fulvo-pubescens. Chelæ, partes
oris sternumque nigra. Pedes nigricantes, albo-pilosi et sublineati,
metatarsis tarsisque cunctis et coxis posticis dilutioribus et obscure
fulvis, tibiis metatarsisque anticis pilis tenuibus longis et curvatis
paucis subtus munitis, aculeis ut in A. deserticola ordinatis. Pedes-
maxillares nigri, femore patellaque ad apicem niveo-pilosis, tarso
vitta niveo-pilosa supra ornato; femore subtus mutico et subrecto,
ad basin haud anguloso sed intus, prope medium, minute et obtuse
mucronato; patella mutica ; tibia patella paulo breviore et crassiore
haud inflata, extus ad marginem inferiorem, apophysi subbasilari
valida et conica infra directa et subtus ad apicem apophysi fere
simili sed antice directa, armata; tarso longo; bulbo haud mucro-
nato. — Africa australis (ex Mus. G. et E. Peckham).
Ab H. deserticola cui valde affinis est imprimis differt pilis oculo-
27
rum cinereis haud albis, femore pedum-maxillarum ad basin haud
anguloso sed intus prope medium minute mucronato, tibia haud
inflata sed apophysibus binis majoribus instructa.
Pseudicius histrionicus sp. nov.— ©. Long. 4 mill.— Cepha-
lothorax angustus et longus, niger, antice subtiliter coriaceus,
postice lævis, pilis simplicibus longis albis, ad marginem frontalem
in medio atque utrinque in declivitate, parum dense vestitus, stria
thoracica punctiformi remota, a margine postico quam ab oculis
vix remotiore. Oculi ser. 2® non longe ante medium, inter oculos
laterales anticos et posticos, siti. Oculi quatuor antici inter se valde
inæquales et contigui, apicibus in lineam rectam, pilis albis cincti.
Clypeus angustus, parce et longe albo-barbatus. Abdomen longum,
teretiusculum, supra nigrum, antice vitta marginali lata semicircu-
lari, dein vittis transversis quatuor, 1* et 2? valde arcuato-angulosis,
alteris subrectis, testaceis et albo-pilosis, ornatum, subtus obscure
testaceum. Chelæ glabræ, fulvo-rufulæ, nitidæ, transversim parce
siriatæ. Sternum nigrum. Pedes nigricantes, coxis tarsisque fulvo-
olivaceis, tibiis anticis muticis, metatarsis brevibus tarsis haud
longioribus, aculeis 2-2 brevibus et robustis armatis. Pedes postici,
anticis multo longiores, omnino mutici. Area genitalis magna,
leviter depressa, pilis albis marginata, plagula media nigro-nitida
valde foveolata et fere semicirculari notata. — Africa australis
(ex Mus. G. et E. Peckham).
P. zebra sp. nov. — ©. Long. 3 mill, — Cephalothorax ovatus,
supra planus, antice subtiliter coriaceus, ater, supra fulvo-
pubescens et vitta media albo-pilosa, in medio ampliata et rhom-
boidali, notatus, utrinque in declivitate subglaber sed vitta margi-
nali latissima albo-pilosa cinctus. Pili oculorum et clypei crassi et
longi albidi. Stria thoracica parva remota. Oculi ser. 2€ paulo ante
medium, inter oculos laterales anticos et posticos, siti. Oculi quatuor
antici inter se valde inæquales et contigui, apicibus in lineam
rectam. Abdomen longe oblongum, supra longe et crebre albo-
sericeo-pubescens, utrinque vittis obliquis latis, antice convergen-
tibus et postice supra mamillas vittis minoribus binis, intense
nigris, decoratum, subtus luteum et albo-pubescens. Chelæ nigro-
nitidæ. Sternum nigrum, longe et parce albo-pilosum. Pedes lutei,
albo-pilosi, patellis tibiisque anticis utrinque leviter infuscatis, tibia
1 paris subtus ad marginem exteriorem aculeo parvo subbasilari,
ad marginem exteriorem aculeo simili subapicali, metatarso, tarso
paulo longiore, aculeis mediocribus 2-2, subtus armatis. Pedes
postici, aculeis apicalibus metatarsorum exceptis, mutici.
d. Long. 3 mill. — Cephalothorax niger supra fulvo-pubescens,
linea media sat angusta et utrinque linea marginali albo-pilosis
23
ornatus. Pili oculorum obscure rubri. Clypeus crasse et dense
niveo-barbatus. Abdomen supra nigerrimum, vitta media integra
sat angusta et utrinque vitta marginali niveis decoratum, subtus
albido-pubescens. Pedes 1: paris robusti, castanei, utrinque nigri,
tibia aculeo interiore subapicali tantum armata, metatarso aculeis
validis suberectis 2-2 instructo. Reliqui pedes fusco-olivacei, coxis
tarsisque dilutioribus. Pedes-maxillares breves et robusti, fusco-
rufuli, femore patella tibiaque crasse albo-pilosis ; femore valido et
curvato; tibia patella multo breviore, latiore quam longiore, extus
ad apicem apophysi valde compressa acuta et antice directa armata;
tarso sat longo, teretiusculo, extus ad basin depresso subfoveolato;
bulbo apice obluso et depresso, ad basin convexo turbinato et
obliquo. — Africa max. austr. : Prom. Bonæ Spei! P‘ Elizabeth.
(D' C. Martin.)
Admestina bitæniata sp. nov. — . Long. 3 mill. — Cepha-
lothorax longus, fusco-castaneus, parte cephalica dilutiore, auran-
tiaco-tincta, sed utrinque prope oculos nigra et maculis medianis
fuscis binis confusis notata, subtiliter coriaceus et fere glaber, sed
utrinque linea albo-pilosa ornatus. Pili oculorum et clypei luteo-
albidi, clypeus sub oculis nudus, ad marginem longe et crebre
barbatus. Abdomen anguste oblongum, supra fusco-castaneum,
late albido-marginatum, subtus atrum. Chelæ fuscæ. Sternum
nigro-nitidum. Pedes 1° paris crassissimi, fusco-olivacei, utrinque
nigri, metatarsis tarsisque luteis et fusco-lineatis. Reliqui pedes
pallide lutei subpellucentes, femoribus, præsertim posticis,utrinque
fusco-variatis, patellis tibiisque tenuiter nigro-cingulatis et subli-
neatis. Pedes-maxillares breves et robusti, fusci; tibia patella
breviore, supra ad apicem leviter prominula et obtusa, extus
apophysi longissima, antice directa, arcuata, gracili et depressa,
instructa ; tarso late ovato; bulbo magno valde convexo.
©. Long. 3,5 mill. — A mari differt cephalothorace dilutiore,
parte cephalica aurantiaco-tincta, confuse fusco-bimaculata. Pili
oculorum et clypei densi albi. Abdomen majus, ovatum, albidum
et lineis binis parallelis nigricantibus supra ornatum, subtus
utrinque nigricanti-marginatum. Pedes lutei, pedes 1 paris crassi,
femore ad apicem patella tibiaque valde infuscatis, patellis tibiis
metatarsisque 3' et 4 parium tenuissime nigro-cinctis et femoribus
4 paris annulo latiore subapicali ornatis. Plaga genitalis magna,
antice nigra, leviter depressa, coriacea et cordiformis, postice
testacea et acute emarginata. — Chili : Sierra de Chillan (Germain).
Sassacus arcuatus sp. nov. — j. Long. 3 mill. — Cephalo-
thorax subtiliter coriaceus, niger, utrinque vitta lata arcuata
lineaque marginali angustiore flavido-squamulatis ornatus. Pili
td RE D. D de, >
FE :
PR ENT 7
29
oculorum pauci cinerei. Clypeus angustus, crasse flavo-barbatus.
Abdomen breviter ovatum, nigrum, in parte basali vitla marginali
lata arcuata punctisque mediis parvis binis, in parte altera linea
transversim recurva flavido-squamulatis supra ornatum. Sternum
nigrum, longe albo-pilosum. Chelæ glabræ et nitidæ sed trans-
versim subtiliter striatæ, longissimæ, valde attenuatæ et divaricatæ,
subtransversæ, margine inferiore sulci carinato, dente subapicali
valido, longo et acuto, superiore dente parvo subapicali denteque
basali longiore, armatis, ungue rufulo, longissimo et acuto. Pedes
nigri, patellis, tibiis, matatarsisque ad basin dilutioribus, fulvis et
albo-squamulatis, tarsis luteis. Pedes-maxillares sat longi et
graciles, nigri, femore supra ad apicem minute flavo-notaio; tibia
patella multo breviore, extus ad apicem emarginata et apophysi
valida et brevi armata; tarso anguste ovato; bulbo intus valde
convexo subgloboso. — Regio Amazonica : Teffe (de Mathan).
S. trochilus sp. nov. — . Long. 3 mill. — Cephalothorax
subtiliter coriaceus, niger, squamulis fulvo-æneis, squamulis parvis
viridi-micantibus mixtis, vestitus, parte cephalica utrinque albo-
pilosa, parte thoracica, pone oculos, lineis binis angustis albo-
squamulatis ornata. Pili oculorum albidi. Pili clypei longi albido-
lutei.Quadrangulusoculorum fere paralleluset posticecephalothorace
vix angustior. Oculi parvi ser. 2® vix ante medium siti. Abdomen
supra viridi-micanti-squamulatum, antice linea marginali arcuata,
dein lineis exilibus transversis binis albis ornatum, subtus atrum.
Sternum atrum. Chelæ nigro-castaneæ, læves, longæ et divaricatæ,
antice deplanatæ, apice attenuatæ sed intus ad angulum prominulæ
Pedes quatuor antici fusco-rufuli, patellis tibiisque annulis albo-
squamulatis ornatis. Pedes quatuor postici lutei. Pedes-maxillares
fusco-rufuli ; tibia patella multo breviore, extus ad apicem apophysi
valida conica antice directa armata ; tarso sat anguste ovato; bulbo
intus valde convexo subgloboso. — Brasilia : le Para,
S. biaccentuatus sp. nov. — ©. Long. 3 mill. — Cephalo-
thorax subtiliter coriaceus, parte cephalica nigra, thoracica fusco-
castanea, pilis squamiformibus pallide luteis vestitus. Pili oculorum
et clypei densi omnino flavi. Abdomen ovatum, albidum, luteo-
pubescens, supra arcubus binis maximis, in medio latis et testaceo-
bimaculatis, utrinque oblique et longe attenuatis, vitta longitudinali
abbreviata et postice maculis obliquis binis fusco-lividis, supra
ornatum, subtus vitta media lata et parallela nigra notatum. Chelæ
sternumque nigro-nitida. Pedes omnino flavi, tibiis 1° paris aculeis
exterioribus trinis, interioribus binis subtus armatis. — Paraguay
(Germain).
S. aurantiacus sp. nov. — ©. Long. 3 mill. — Cephalothorax
subtiliter coriaceo-rugosus, niger, omnino aurantiaco-nitido-
>
30
pubescens. Pili oculorum et clypei flavidi. Abdomen supra
aurantiaco-nitido-pubescens subsquamulatum et postice utrinque,
maculis binis obliquis nigris notatum, subtus parce albo-pilosum.
Chelæ, partes oris sternumque fusco-olivacea. Pedes fulvo-rufuli,
femoribus, præsertim anticis, valde infuscatis, tibia metatarsoque
4i paris apice fusco-annulatis. Tibia 1' paris aculeis exterioribus
trinis, interioribus binis, subtus instructis. Plaga genitalis fusco-
rufula, semicircularis, foveolata et carinula secta. — Brasilia :
Theresopolis, pr. Rio.
S. resplendens sp. nov. — (j. Long.2 mill. — Cephalothorax
subtiliter coriaceus, niger, squamulis subrotundis splendide viridi
roseoque micantibus crebre vestitus, utrinque in declivitate et pone
oculos luteo-albido-pilosus et linea alba cinctus. Pili oculorum et
clypei pauci cinereo-albidi. Abdomen oblongum, postice acumi-
natum, supra splendide micanti-squamulatum, subtus parce albo-
pilosum. Chelæ antice planæ et leviter divaricatæ. Partes oris,
sternum, coxæ femoraque nigra, pedum reliqui articuli flavidi,
patella tibiaque 1* paris leviter infuscatis sed linea exili albo-squa-
mulata supra ornatis. Tibia 1° paris aculeis exterioribus trinis
interioribus binis, tibia 2° paris aculeis binis uniseriatis subtus
armatis. Pedes-maxillares nigri; tibia patella multo breviore, extus
ad apicem apophysi sat brevi sed valida et antice directa munita;
tarso ovato; bulbo ïintus convexo. — Venezuela : Caracas!
Valencia!
S. marginellus sp. nov. — ©. Long. 3 mill. — Cephalothorax
niger, subtiliter coriaceo-rugosus, squamulis micantibus rubris viri-
dibusque parce vestitus. Pili oculorum pauci cinereo-fulvi. Clypeus
fere nudus. Abdomen ovatum, supra nigrum, utrinque in declivitate
posticeque testaceum, splendide viridi-auceo-squamulatum, linea
albo-pilosa omnino cinctum et postice, supra mamillas, utrinque
linea abbreviata et obliqua nivea decoratum, subtus testaceum,
vitta media obscuriore notatum. Chelæ nigræ coriaceæ. Sternum
nigrum. Pedes flavi coxis castaneis ; tibia 1! paris subtus ad apicem
aculeis parvis interioribus binis aculeoque exteriore, tibia 2i paris
aculeis apicalibus minutissimis binis, subtus munitis. — Le Para
(de Mathan).
Avitus longidens sp. nov. — 4. Long. 4 mill. — Cephalo-
thorax niger, squamulis fulvo-æneis nitidis crebre vestitus, linea
marginali exili vittisque dorsalibus binis latioribus, postice conver-
gentibus, albo-pilosis, ornatus. Pili oculorum ruf, clypei crassi et
longi nivei. Abdomen oblongum, supra crebre fulvo-æneo-squamu-
latum et linea albo-pilosa omnino cinctum, subtus testaceum et
3
subglabrum. Chelæ antice recte directæ, longissimæ (cephalothorace
toto vix breviores) usque ad basin angustæ, fulvæ, breviter et parce
pilosæ sed ad apicem penicillatæ. Sternum nigricans. Pedes 1: paris
fusco-castanei ad basin atque ad apicem dilutiores et lutei. Reliqui
pedes lutei, plus minus fusco-variati. Pedes-maxillares mediocres,
fulvi; tibia patella breviore, extus apophysi apicali parva nigra et
simplici armata; bulbo ovato. — Resp. Argentina.
Ashtabula glauca sp. nov. — ! Long. 5 mill. — Cephalo-
thorax niger, subtiliter coriaceus et opacus, supra crebre pallide-
viridi-squamulatus, utrinque in declivitate fere glaber. Pili oculorum
albidi. Clypeus angustus fere glaber. Abdomen oblongum, crebre
pallide glauco-squamulatum et linea exili albidiore cinctum, subtus
atrum, parce et simpliciter albido-pilosum. Chelæ robustæ, verti-
cales nigræ, valde et inordinate striatæ. Partes oris nigræ, laminæ
extus ad apicem minute mucronatæ. Sternum nigrum, albo-pilo-
sum. Pedes 1‘ paris crassissimi, nigri, leviter coriacei, tibia subtus
longissime nigro-fimbriata, metatarso torsoque fulvo-castaneis
supra linea albo-squamulata ornatis. Reliqui pedes fulvo-castanei,
femoribus nigricantibus, patellis tibiisque utrinque leviter infusca-
tis et supra linea albo-nitido-squamulata ornatis. Pedes-maxillares
nigricantes; femore sat longo, valde curvato fere semicirculari;
tibia patella breviore, extus ad apicem apophysi parva et acutissima
munita; tarso sat longe ovato, extus ad basin leviter impresso ;
bulbo maximo, postice producto et obtusissimo.
©. Long 5-6 mill. — Mari subsimilis sed pedibus sex posticis fal-
vis leviter fusco-vittatis et supra linea albo-nitido-squamulata orna-
tis. Pedes-maxillares fulvo-castanei, femore nigricanti, reliquis
articulis crebre albo-argenteo-squamulatis,
Var. ©. Cephalothorax abdomenque supra crebre flavo-aureo-
squamulata. — Mexicum : Quernavaca; Guanajuato.
A. dentichelis sp. nov. — 4: Long. 4 mill. — Cephalothorax
obscure fulvo-rufescens, parte cephalica maculis ocularibus latis
nigris maculisque mediis binis subgeminatis et subrotundis nigri-
cantibus notata, coriaceo-rugosus, crebre fulvo-micanti-squamula-
tus, margine frontali albo-pilosa et vittis binis albo-pilosis, antice,
sub oculis rectis, postice convergentibus, ornatus. Pili oculorum
pauci fulvi. Clypeus angustus, glaber. Abdomen angustum et lon-
gum, postice attenuatum, supra fulvo-testaceum vel rufescens,
maculis fuscis transversis biseriatis 5-5, interdum confluentibus et
vittas duas designantibus, ornatum, crebre fulvo-micanti-squamu-
latum et utrinque linea exili alba cinctum, subtus vitta lata nigra
notatum. Chelæ fusco-nitidæ, sat breves sed leviter porrectæ, apo-
physi submedia valida et incurva armatæ, ungue longo ad basin
32
crasso et convexo. Pedes 1! paris reliquis multo crassiores et lon-
giores, fusco-castanei, tarso luteo, tibia compressa longe ovata,
subtus, inter spinas, longe et crebre nigro-fimbriata, metatarso
gracili, tibia vix breviore, aculeis robustis suberectis armata. Reli-
qui pedes pallide-flavidi, subpellucentes, quatuor postici femoribus
prope apicem, patellis tibiisque ad apicem tenuiter nigro-cinctis,
patellis tibiis metatarsisque extus nigro-lineatis. Pedes-maxillares
fusco-rufuli, breves et robusti; patella tibiaque brevibus, tibia apo-
physi tenui acuta et valde uncata, extus ad apicem armata; tarso
bulboque simplicibus late ovatis. — Venezuela : Caracas! San Este-
ban !.
A. sexguttata sp. nov. — ç. Long. 3,6 mill. — Cephalothorax
niger, subtiliter coriaceus, squamulis splendide viridibus vestitus,
parte cephalica utrinque sub oculis linea albo-pilosa marginata.
Pili oculorum pauci obscure fulvi. Clypeus angustus, fere nudus.
Abdomen longe oblongum, supra nigrum, vitta marginali vittaque
media splendide viridi-squamulatis et punctis parvis niveis sex bise-
riatis ornatum, subtus atrum, simpliciter et parce albo-pilosum.
Chelæ nigro-piceæ, nitidæ, sat longæ, divaricatæ et valde atte-
nuatæ, antice intus dente parvo submedio munitæ, marginibus
sulci longis carinatis et depressis, dentibus remotissimis, subbasi-
laribus, superiore parvo, inferiore longissimo, gracili et arcuato,
instructis, ungue longo, subtus, prope medium, dentato. Partes
oris sternumque nigra, laminæ extus ad apicem dentatis. Pedes 1!
paris robusti, nigricantes, metatarso ad basin rufulo et supra albo-
piloso, tarso luteo, femore late clavato, tibia leviter ovata, tibia
_ metatarsoque subtus longe sed inordinate nigro-crinitis haud fim-
briatis. Reliqui pedes fulvi, femoribus valde infuscatis, patellis
tibiisque ad apicem leviter umbrosis. Pedes-maxillares fusci; tibia
patella breviore, apophysi parva et obtusa, antice directa, extus ad
apicem armata; tarso ovato et obtuso; bulbo ad basin valde con-
vexo et subrotundo, ad apicem spinis parvis binis subæquis
munito. — Brasilia : Farinda Novo-Niagara, prov. S. Paulo (E. Gou-
nelle, 1898),
Thammaca nigritarsis sp. nov. — ©. Long. 3 mill. — Cepha-
lothorax longus, parte cephalica antice valde attenuata et declivi,
niger, coriaceus, pilis crassis luteis crebre vestitus. Pili oculorum et
clvpei albidi. Oculi medii antici maximi smaragdinei. Abdomen
longe oblongum, atrum, superne pilis squamiformibus luteis vesti-
tum. Chelæ nigræ, transversim striatæ, parce et longe albo
luteoque crinitæ. Sternum nigrum. Pedes breves, fusco-castanei,
metatarsis cunctis luteis. Tibiis 4 paris annulo basali luteo ornatis.
— Amazonas alt. : S. Paulo de Olivença, Fonteboa, Cavalo-Cocha
(de Mathan).
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33
T. coriacea sp. nov. — 4. Long, 3 mill. — Cephalothorax fere
parallelus, superne planus, niger, crebre coriaceo-rugosus et squa-
mulis albidis vestitus. Pili oculorum et clypei longi albi. Oculi
medii antici magni smaragdinei. Abdomen breviter ovatum,
nigrum, supra albido-squamulatum. Chelæ rufulæ, longissimæ,
angustæ et divaricatæ, marginibus sulci carinulatis, inferiore, ante
medium, dente valido et acuto armato, ungue longissimo, teretius-
culo sed prope apicem compresso et arcuato. Pedes fusco-castanei,
lineis albo-squamulatis ornati, antici reliquis multo robustiores,
metatarsis tarsisque paulo dilutioribus. Reliqui pedes, coxis meta-
tarsis tarsisque flavidis sed metatarsis nigro-lineatis et apice minute
nigro-annulatis. Pedes maxillares fusco-castanei; tibia patella
multo breviore, apophysi simplici et acuta extus armata ; tarso sat
longe ovato ; bulbo magno, ad basin obtuso et convexo, stylo libero
curvato, apicem tarsi fere attingente, intus munito. — Amazonas
alt. : S. Paulo de Olivença (de Mathan).
Bianor biocellosus sp. nov. — . Long. 4 mill. — Cephalo-
thorax niger, crebre sed subtiliter coriaceus, fulvo-luteo-pubescens,
parte thoracica vitta media abbreviata et utrinque puncto postocu-
lari albis parum expressis notata. Pili oculorum supra fulvi in medio
et subtus albi. Clypeus oculis anticis vix 1/3 angustior utrinque
albo-pilosus in medio nudus. Abdomen fulvo-luteo-pubescens, in
parte apicali utrinque macula rotunda albo pilosa ornatum, subtus
cum sterno nigrum et parce albo-pilosum. Pedes fusci fere nigri,
tarsis fulvis, patellis tibiisque posticis confuse fulvo-annulatis, longe
fulvo alboque pilosi. Pedes-maxillares parvi, nigri, patella tibiaque
fulvo, tarso albido-setosis ; tibia patella multo breviore, apophysi
apicali parva et aciculata extus armata ; tarso anguste ovato; bulbo
simplici. |
©. Long. 4,6 mill. — A mari differt imprimis clypeo omnino
crebre et longe albido-piloso. Pedes maxillares fulvi, albo-pilosi.
— Le Para (de Mathan).
Rhene flavicomans sp. nov. — çj. Long. 4 mill. — Cephalo-
thorax crebre et uniformiter coriaceus, obscure fusco-castaneus,
parte cephalica antice et in medio late nigricanti, supra fere glaber,
utrinque inter oculos linea exili obliqua atque in declivitate vitta
latiore, pone oculum posticum incurva et ampliata, flavo-pilosis,
lineaque frontali paulo longius et albidius pilosa ornatus, regione
faciei inter oculos obscure fulvo-pilosa sub oculis fere glabra. Abdo-
men ovatum, supra nigrum vel fusco-piceum, duriusculum et niti-
dum, in parte basali utrinque vitta longitudinali lata postice sensim
ampliata et truncata cum angulo interiore paululum producto, in
parte apicali arcu transverso sat lato, læte flavo-pilosis decoratum,
34
subtus atrum et fere glabrum. Chelæ fusco-castaneæ, valde rugosæ,
incurvæ, intus emarginatæ, sed apice obtuse prominulæ. Sternum
parvum, nigro-nitidum, parce albo-pilosum. Partes oris nigræ.
Pedes 1 paris crassissimi, tibia supra leviter deplanata et intus
angulosa, obscure fusco-castanei, femore et supra et subtus nigri-
canti, patella tibiaque et intus et subtus crebre et sat longe cinereo-
pilosis. Reliqui pedes obscure fulvi, femoribus ad apicem tibiis
utrinque infuscatis, tibiis patellisque lineis binis albo-pilosis supra
ornatis. Pedes-maxillares fusco-castanei, parvi; tibia patella bre-
viore, extus ad apicem apophysi nigra parva simplici et acuta
armata. — Ins. Taprobane!
Partona euchirus sp. nov. — ©. Long. 2,5 mill. — Cephalo-
thorax niger, crebre coriaceus, pilis pronis crassis, fulvis, postice
sensim albidioribus, supra vestitus, postice in declivitate fere
glaber. Pili oculorum pauci albidi, extus flavidi. Clypeus angus-
tus subglaber. Abdomen oblongum, obscure fulvum, supra con-
fuse infuscatum et subvittatum, crebre fulvo-cinereo-pubescens
et postice squamulis micantibus paucis utrinque ornatum.
Pedes 1’ paris nigri, patellis ad basin, tibiis supra ad apicem meta-
tarsis tarsisque dilutioribus et fulvis, tibia latissime compressa
apice truncata, subtus crasse ciliato-cristata. Pedes quatuor postici
lutei, femoribus patellis tibiis metatarsisque utrinque nigro-lineatis.
— Brasilia : Rio (Germain).
Homalattus coriaceus sp. nov. — ©. Long. 2,5 mill. —
Cephalothorax niger, valde coriaceo-vermiculatus, glaber, facie
clypeoque fere glabris. Abdomen magnum, subrotundum, supra
nigrum, duriusculum et nitidum, minute et parce impresso-puncta-
tum et sigillis mediocribus biseriatis 3-3 munitum, subtus atrum,
fulvo-pubescens. Chelæ breves et valde coriaceæ. Partes oris, ster-
num, coxæ, trochanteres femoraque cuncta nigra. Reliqui articuli
pedum 1' paris rufo-castanei, præterea fulvi plus minus fusco-
variati. Plaga genitalis fusco-rufula, lævis, ad marginem posticum
fovea transversa sulciformi impressa. — Africa occid.: Sierra
Leone; Afr. aust, : P‘-Elizabeth.
Pœæcilorchestes decoratus sp. nov. — j. Long. 3,4 mill. —
Cephalothorax niger, valde et uniformiter clathrato-rugosus, supra
cinereo in lateribus cyaneo brevissime et parce pilosus, parte
cephalica utrinque, inter oculos, macula longa obliqua et leviter
curvata, parte thoracica, pone oculos, macula minore et extus prope
oculos posticos macula majore et ovata, nitidissime albo-argenteo-
squamulatis læte décoratus. Abdomen nigerrimum, opacum, macu-
_lis albo-argenteis quatuor magnis et fere æquis, in quadratum
39
ordinatis, supra ornatum. Sternum nigrum, albo-squamulatum.
Chelæ breves, robustæ, nigræ, rugosæ, in parte apicali depressa et
dente apicali obtuso et teretiusculo armatæ, ungue longo et valido,
ad basin abrupte incrassato et obtuse anguloso. Pedes fusco-picei,
supra albo-pubescentes, metatarsis tarsisque sex posticis et tibiis
quatuor posticis ad apicem flavis. Pedes-maxillares graciles fusco-
-picei. — N. Guinea : Dorey.
Omœdus piceus sp. nov. — «j ©. Long. 5 mill. — Cephalo-
thorax niger, nitidus, subtilissime coriaceus, parcissime et tenuiter
cinereo-pilosus. Abdomen fusco-testaceum, paululum micans parce
pilosum. Chelæ sat latæ sed brevissimæ, nigræ, valde coriaceæ.
Pedes fusco-picei, tarsis metatarsis, basi excepto, apice tibiarum
sex posticorum pallide testaceis. Pedes-maxillares maris parvi,
fusco-picei; patella haud longiore quam latiore ; tibia breviore, apo-
physi apicali, gracili aciculata et recta extus instructa; tarso
angusto teretiusculo ; bulbo simplici. — Ins. Halmahera.
Margaromma marginatum sp. nov. — . Long. 7,5 mill.
— Cephalothorax niger, sublævis, parte cephalica antice et utrinque
vitta lata albo-pilosa marginata, thoracica lineis radiantibus exili-
bus et abbreviatis albo-pilosis ornata. Clypeus fere nudus, oculis
mediis non mullo angustior. Abdomen anguste ovatum, postice
acuminatum, supra nigrum, Vitta marginali integra lata et prope
medium linea transversa recta exiliore albo-pilosis ornatum, sub-
{us atrum, regione epigasteris testacea. Chelæ latæ, antice depla-
natæ et leviter depressæ, nigro-æneæ, valde rugato-striolatæ. Ster-
num fuscum læve. Pedes nigricantes vel fusco-olivacei, coxis
tarsisque cunctis luteis, trochanteribus femoribus ad basin, præser-
tim supra, metatarsis tarsisque sex posterioribus luteis, metatarsis
utrinque nigricanti-lineatis. Pedes-maxillares nigricantes, graciles ;
tibia cylindracea mutica, patella breviore; tarso angusto longo,
longe acuminato et bulbum, simplicem et ovatum, multo supe-
rante. — Australia orient. : Cook-Town. f
M. soligena sp. nov. — (4. Long. 8 mill. — Cephalothorax
lævis, niger, postice dilutior et piceus, parte cephalica, utrinque,
inter oculos, macula obliqua, thoracica, pone oculos, vitta trans-
versa leviter recurva læte argenteo-micanti-squamulatis ornatis.
Pili oculorum lutei, pauci et breves. Clypeus fere glaber. Abdomen
ovatum, postice acuminatum, supra atrum, ad marginem anticum
linea arcuata, prope medium linea transversa subrecta, dein lineis
obliquis binis postice valde convergentibus, albo-squamulatis deco-
ratum, subtus atrum, utrinque testaceo-marginatum. Partes oris
sternumque nigro-picea. Chelæ longæ sed verticales, extus ad basin
36
carinatæ, antice æneæ, nitidæ, transversim subtiliter et crebre
striolatæ et intus minute et parce albo-squamulatæ, subtus margi-
nibus sulci longis et carinatis ad angulum in tuberculum magnum
et obtusum prominentibus, ungue sat longo. Pedes longi, parum
robusti, fusco-picei, supra parce albo-squamulati, coxis, metatarsis
tarsisque sex posticis fulvis, femoribus posticis subtus ad basin
fulvo-notatis. Pedes-maxillares castanei, graciles et longissimi,
cephalothorace multo longiores; patella saltem triplo longiore
quam latiore; tibia patella saltem 1/3 longiore, paulo graciliore,
tereti, subtus ad apicem leviter convexa, extus apophysi parva gra-
cili divaricata et curvata munita; tarso tibia haud vel vix latiore,
multo breviore, apice longe acuminato; bulbo parvo, ovato, dimi-
dium basale tarsi tantum occupante; tibia et præsertim tarso intus
longissime sed parum dense crinitis. Laminæ extus dente acuto et
recto instructæ. — N. Guinea : Dorey (Laglaize).
M. torquatum sp. nov. — ç. Long. 8 mill. — Cephalothorax
niger postice paulo dilutior, parte cephalica macula media frontali
et utrinque, inter oculos, macula obliqua, thoracica antice vitta
transversa recurva, dein lineolis radiantibus numerosis albo-
argenteo-squamulatis decoratis. Pili oculorum et supra et subtus
albi, inter oculos fulvo-rufuli. Clypeus parce albo-pilosus. Abdomen
sat angustum, postice acuminatum, fusco-testaceum, supra in
medio late dilutius, in parte basali linea marginali arcuata, in medio
linea transversa subrecta, postice lineis longitudinalibus binis
nodosis vel maculis parvis biseriatis albo-argenteo-squamulatis
decoratum, subtus omnino pallide luteum. Sternum fusco-rufulum.
Partes oris nigro-piceæ. Chelæ nigro-æneæ, sat longæ et angustæ,
intus emarginatæ, extus haud carinatæ sed grosse transversim pli-
catæ, antice deplanaiæ et coriaceæ, subitus marginibus sat brevibus
sed ad angulum leviter prominulis et tridentatis. Pedes longi et gra
ciles, fulvo-rufuli, micanti-tincti, patellis supra tibiisque ad apicem
squamulis micantibus ornatis. Pedes-maxillares fulvi, graciles
modice longi; tibia patella breviore sed paulo longiore quam
latiore, tereti, extus ad apicem apophysi parva, gracillima et acuta,
antice directa, armata; tarso tibia haud latiore, sat longo, longe
attenuato; bulbo parvo, simplici et ovato, dimidium basale tarsi
tantum occupante. Laminæ extus muticæ et rotundæ. —- Ins.
Halmahera : Edkor. A
Ælurillus cristatopalpus sp. nov. — 4. Long. 4 mill. —
Cephalothorax niger, pilis rubris albisque mixtis crebre vestitus,
parte cephalica in medio maculis vel vittis binis ovatis fuscis
notata, antice pilis læte coccineis, ad marginem frontalem longio-
ribus sed setis erectis nigris intermixtis, ornata, parte thoracica
37
linea marginali exili albido-luteo- pilosa cincta et area media magna
subtriquetra rarius pilosa et fere nigra, sed linea exili el abbreviata
albido-pilosa secta, notata. Pili oculorum et clypei coccinei sed sub
oculis mediis pilis albis paucis mixti. Abdomen breve, supra crebre
rubro-albido-pubescens, antice vittis binis fuscis abbreviatis, punctos
albidos includentibus, ornatum, subtus luteum et albo-pubescens.
Chelæ sternumque nigra, parce albo-pilosa. Pedes lutei, albo-
rubroque pilosi, quatuor antici breves et robusti fere concolores,
quatuor postici multo longiores, valde nigricanti - variati et
subannulati. Pedes-maxillares breves et robusti, nigri; femore
curvato, supra ad apicem, pilis albidis crassis longis erectis sed
apice incurvis cristato; patella tibiaque supra et extus rubro-pilosis
sed intus intense nigris, tarso nigro, sed extus ad basin pilis crassis
et longis ad basin rubris ad apicem albido-luteis ornato; bulbo
nigro, maximo, sub tibia et patella late producto.
©. Long. 4,5 mill. — Cephalothorax niger, pilis fulvo-rufulis
albidisque mixtis crebre vestitus, parte cephalica antice lætius pilosa
et setis nigris erectis fere spiniformibus echinata, parte thoracica
utrinque, prope marginem, longius albo-pilosa. Pili oculorum læte
fulvo-rufuli, pili clypei crassi et longi albi pilis rufulis paucis inter-
* mixti. Abdomen magnum, antice leviter emarginatum, supra
cinereo-rufulo-pubescens, in medio latissime infuscatum, sed vitta
media paulo dilutiore, punctis fuscis albidisque marginata notatum,
utrinque zonis obliquis fusco-punctatis, sensim evanescentibus,
segmentatum, subtus luteum et albo-pilosum. Pedes lutei, femo-
ribus quatuor anticis annulo apicali, posticis annulis binis latis,
subtus nigris supra dilutioribus, notatis, reliquis articulis, tarsis
exceptis nigricanti-variatis et subannulatis. — Africa australis :
Vryburg! Kimberley!
Stenælurillus leucogramma sp. nov. — © (pullus). Long.
4 mill. — Cephalothorax niger, nigro-pubescens, parte cephalica
setis erectis rigidis crebre spinulosa, thoracica linea marginali
lineisque dorsalibus binis angustis antice oculos dorsales attin-
gentibus, postice convergentibus, ornata. Pili oculorum pallide
fulvo-rufuli. Clypeus dimidio oculorum mediorum multo latior,
testaceus, crebre et longe albo-barbatus. Oculi antici apicibus in
lineam rectam, laterales a mediis bene sejuncti. Abdomen breviter
ovatum, supra nigerrimum, anguste albo-marginatum et linea
media nivea integra et angusta sectum, subtus albido-luteum albo-
sericeo-pubescens, mamillæ pallide luteæ, superiores leviter infus-
catæ. Chelæ breves, fuscæ, antice coriaceo-granulosæ et albo-
hirsutæ, marginibus sulci brevissimis, inferiore mutico, superiore
dentibus parvis binis geminatis munito. Partes oris sternumque
pallide-lutea, albo-pilosa. Pedes antici breves et robusti, postici
38
multo longiores sed inter se subæquales, coxis femoribusque luteis,
femoribus apice late nigro-annulatis, supra et intus nigricanti-
plagiatis, reliquis articulis obscure fulvis patellis tibiisque anticis
nigricanti-variatis, posticis cum metatarsis fere omnino nigrican-
tibus, metatarsis anticis tarsis brevioribus, subtus aculeis 2-9,
præsertim basilaribus, longissimis et utrinque aculeo laterali apicali
instructis. — Africa australis : Maschonaland (Mus. Peckh.); Mata-
beleland (Penther, 1896).
Pensacola cyaneochirus sp. nov. — (4. Long. 5,5 mill. —
Cephalothorax niger, parte cephalica crebre et longe albido-luteo-
pubescente, thoracica supra parce rubro-pilosa, utrinque, in
declivitate, glabra sed vitta media lata albido-luteo-pilosa ornata.
Pili oculorum aurantiaci. Pili clypei densi nivei. Oculi antici viridi-
cuprei. Quadrangulus oculorum postice quam antice evidenter
angustior sed postice cephalothorace haud angustior. Abdomen
nigrum, supra fulvo-pubescens, vitta media lata, postice leviter
dentata, testacea et albo-pilosa ornatum, subtus parce albo-pilosum.
Chelæ, partes oris sternumque nigra, metatarsis tarsisque quatuor
posticis fulvis, metatarsis apice fuscis. Pedes antici reliquis
robustiores, femoribus compressis et clavatis, cuncti supra parce
fulvo-pilosi, subtus glabri et nitidi. Pedes-maxillares nigerrimi,
cyaneo-tincti, supra glabri et nitidi; femore compresso et curvato;
patella subquadrata; tibia brevi, transversa annuliformi, apophysi
gracili, antice oblique directa, recta, apice minute et inæqualiter
bidentata extus armata; tarso magno, late et obtuse ovato, supra
omnino plano et disciformi; bulbo magno, ad basin longe retro
_ producto, haud attenuato, sed oblique secto, apice stylo valido,
_ circulum formante, munito. — Ecuador merid. : Loja (Gaujon).
P. Gaujoni sp. nov. — 4. Long. 6,5 mill. — Cephalothorax
fusco-castaneus, utrinque late niger, pilis longis pronis fulvis
rufulisque crebre vestitus et linea marginali albo-pilosa cinctus.
Pili oculorum albi. Clypeus fere glaber. Abdomen oblongum, supra
atrum, fulvo-nitido albo rufuloque pubescens, vitta media dilu-
tiore et albidius pilosa, in medio valde ampliata et triquetra orna-
tum, subtus fulvo-testaceum, parce nigricanti-punctatum. Chelæ,
partes oris sternumque fulvo-rüfula. Chelæ glabræ, leviter trans-
versim striolatæ, latæ et leviter divaricatæ, margine inferiore dente
angulari valido et prominulo armato. Pedes fusco-castanei, coxis
femoribusque dilutioribus, his nigricanti subannulatis, metatarsis
luteis ad basin atque ad apicem late nigro-annulatis, tarsis luteis
apice minute nigris. Pedes-maxillares graciles, femore patellaque
fulvis albo-hirsutis, tibia tarsoque nigris; tibia patella vix breviore
cylindracea, apophysi apicali longa, gracili, acuta et antice directa
39
armata; tarso angusto, tibia cum patella haud longiore; bulbo
longo, apice trancato etstylo, circulum formante, munito, ad basin
longe retro producto et ampliato. — Ecuador merid.: Amaluza
(Gaujon).
P, castanea sp. nov. — (4. Long.5,4 mill, — Cephalothorax
læte rufo-castaneus, nitidus, parte thoracica infuscata, parte
cephalica prope oculos nigricanti, rufo-pubescens, vitta marginali
latissima, macula frontali muculaque thoracica magna subtrian-
gulari albo-niveo-pilosis ornatus. Pili oculorum supra et extus læte
rufi in medio albi. Pili clypei albo-nivei. Abdomen fulvo-
testaceum, punctis et lineis transversis olivaceis parum expressis
notatum, supra fulvo antice albo-pubescens. Chelæ longæ, fuscæ,
intus emarginatæ, antice valde ruguloso-striatæ et in parte basali
crasse albo-pilosæ. Pedes obscure fulvo-olivacei, antici, præsertim
femoribus, infuscati et nigro-pilosi., Pedes-maxillares sat breves et
robusti, fusco-castanei, femore supra ad apicem et patella intus
crasse albo-niveo-pilosis patella extus coccineo-pilosa, articulis
reliquis nigro vel cinereo-setosis; tibia patella paulo breviore,
angustiore, subtus pone basin, ad marginem interiorem, apophysi
magna, fulva et conica, extus apophysi apicali minore, nigra,
acuta et divaricata armata; tarso angusto; bulbo longo ad basin
convexo.
©. Long. 6 mill. — Cephalothorax fulvo-rufescens, parte
cephalica utrinque nigra, vitta marginali albida latissima cinctus.
Pili oculorum et clypei albi, prope oculos laterales extus pilis
coccineis paucis intermixti. Abdomen latius ovatum, supra testa-
ceum, in parte prima lineis transversis olivaceis binis valde
arcuatis (2 sæpe interrupta) et linea media exili sed postice
transversim dilatata, prope medium vitta transversa lata nigricanti,
maculam minorem transversam testaceam includente, dein macula
olivacea minore triquetra vel rhomboidali notatum, subtus in
medio lateinfuscatum. Pedes fulvi, fusco-annulati. Pedes-maxillares
‘albo-testacei, albido-pilosi. Area genitalis foveis binis rotundis
tenuiter marginatis et a sese anguste sejunctis notata, — Brasilia :
Tijuca prope Rio (E. Gounelle).
P. ornata sp. nov. — ©. Long. 5 mill. — Cephalothorax brevis
et altissimus, parte cephalica viridi-aureo-pilosa, thoracica macula
media parva longa vittaque marginali latissima albo-pilosis ornata.
Pili oculorum aurantiaci. Pili clypei pauci, longi, sordide albidi,
Abdomen oblongum, postice acuminatum, nigrum, vitta latissima
integra fulva, antice viridi-micanti postice fulvo-pubescenti,
utrinque maculis longis et obliquis niveis ornatum et postice, supra
mamillas fasciculo pilorum alborum munitum, subtus fusco-
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XLVI, 27 11 1902 3
46
testaceum parce albo-pilosum. Sternum nigricans. Pedes fulvi,
femoribus quatuor anticis usque ad basin posticis in dimidio apicali
nigricantibus, patellis tibiisque anticis rufo-brunneis, posticis
parum distincte annulatis. Area genitalis minuta, subrotunda,
leviter biimpressa. — Le Para (de Mathan). |
P. murina sp. nov. — ÿ. Long. 6,8 mill. — Cephalothorax
fuscus, antice dilutior et rufescens, rufulo-pubescens, parte
cephalica utrinque et antice, prope oculos laterales, late albo-pilosa,
thoracica vitta media abbreviata vittaque marginali latissima,
postice interrupta, niveis ornata. Pili oculorum utrinque albi, inter
oculos medios rufuli. Clypeus fere glaber, parce setosi. Abdomen
crebre albido-pubescens, vitta media fusca, angusta, postice
acuminata et abbreviata supra notatum, subtus nigricans, late
albido-marginatum. Sternum nigram albo-pilosum. Pedes obscure
fulvi, albo-pilosi, antici, tarsis exceptis, infuscati. Pedes-maxillares
fulvi apice fusci, albo-pilosi, sed intus nigro-setosi; tibia patella
breviore et paulo angustiore, apophysi apicali minuta, gracili sed
obtusa, antice oblique directa, extus instructa.
©. Long. 7 mill. — Cephalothorax fusco-rufescens, antice prope
oculos niger, albido fulvoque pubescens. Pili oculorum sordide
albidi et fulvi. Pili clypei longi albidi. Abdomen breve, supra crebre
fulvo-albido-pubescens et lineolis transversis numerosis valde
flexuosis fuscis ornatum, subtus obscure fulvum, parce albo-
pilosum. Pedes breves, obscure fulvi, albo-pubescentes, confuse
fusco-annulati. Plaga genitalis magna, semicircularis, nitida, fulva,
postice sensim infuscata, septo angusto rufulo secta. — Brasilia :
Le Para, Teffé (de Mathan).
Thyene vittata sp. nov. — «. Long. 7-8 mill. — Cephalo-
thorax fusco-castaneus, prope oculos niger, macula frontali magna,
utrinque sub oculis vitta longitudinali, vittaque thoracica lata
albo-luteo-squamulatis ornatus. Pili oculorum obscure rubri.
Clypeus fere glaber. Abdomen testaceum, utrinque valde striolatum
et punctatum, vitta media lata dilutiore, albo-nitido squamulata
supra ornatum, subtus vitta latissima obscuriore notatum. Chelæ
nigro-æneæ, valde coriaceo-rugatæ. Sternum fusco-olivaceum.
Pedes antici fusci, coxis metatarsis tarsisque luteis. Pedes postici
lutei, femoribus ad apicem late infuscatis, patellis tibiisque late
annulatis. Pedes-maxillares fusco-castanei; tibia brevi, apophysi
simplici et acuta, antice oblique directa, extus armata; tarso ovato,
extus dilatato; bulbo stylo longo spirali munito.
©. Long.8 mill. Cephalothorax pallide luteus, parce nigro-pilosus,
parte cephalica albido-luteo-squamulata et maculis ocularibus
parvis nigris notata. Pili oculorum flavidi. Clypeus ad marginem
AA
parce et longe albo-barbatus. Abdomen supra rubro-aurantiacum,
vitta media lata integra dilutiore pallide luteo-squamulata et tenuiter
nigro-marginata ornatum, subtus luteum, mamillis anguste nigro-
cinctis. Partes oris, sternum pedesque pallide lutea, femoribus
anticis antice crebre et regulariter transversim nigro-striatis. Plaga
genitalis rufula, nitida, late cordiformis et postice emarginata,
antice plagula obscuriore ovato longitudinali munita. — Natal
(D° C. Martin).
T. coronata sp. nov. — . Long. 7-8 mill. — Cephalothorax
rufescens, parte cephalica infuscata prope oculos nigra, thoracica
versus marginem sensim infuscata, squamulis latis fulvo-nitidis albi-
disque vestitus. Pili oculorum aurantiaci. Clypeus albo-nitido-squa-
mulatus. Abdomen supra atrum, in medio paulo dilutius, antice
macula magna semicirculari, postice macula magna obtuse triquetra,
in medio linea transversa, grosse luteo-argenteo-squamulatis, orna-
tum, subtus atrum utrinque dilutius et parce albo-squamulatum.
Chelæ antice nigro-æneæ, glabræ, valde coriaceo-rugatæ. Sternum
fuscum vel luteum. Pedes antici robusti, rubro-castanei, femoribus
nigris, patellis tibiisque subtus nigricantibus, haud ciliatis, meta-
tarsis tarsisque luteis, metatarsis apice fusco-annulatis. Reliqui
pedes lutei, femoribus ad apicem (præsertim 2! paris) late infuscatis.
Pedes-maxillares fusco-castanei, fere præcedentis sed apophysi
tibiali paululum divaricata, acuta, intus in medio minutissime
dentata. — Africa austro-orient : Natal, Zululand (D' C. Martin).
Thyenula (1) juvenca sp. nov. — 4. Long. 5 mill, — Cepha-
lothorax lævis, nitidus, falvo-rufescens, prope oculos niger, parte
cephalica ad marginem frontalem et utrinque albo rubroque pilosa,
præterea cum parte thoracica glabra. Pili oculorum albi, supra
oculos medios aurantiaci. Clypeus parce et longe albo-barbatus.
Abdomen oblongum, omnino albido-testaceum fere nudum. Chelæ
verticales, latæ, fulvo-rufulæ, ad basin infuscatæ, Partes oris ster-
num pedesque fulvo-testacea, parte labiali fusco-olivacea, tibiis
metatarsisque anticis vix obscurioribus, tibia 1i paris aculeis
inferioribus validis et longis 3-3 aculeoque laterali interiore, tibia
2! paris subtus aculeis exterioribus trinis, medio reliquis longiore,
aculeo interiore subapicali, aculeoque parvo laterali-interiore,
instructis. Pedes-maxillares sat graciles, lutei parce albo-pilosi,
femore intus infuscato ; femore gracili, arcuato, subtus subcarinato;
tibia patella paulo breviore, extus apophysi apicali nigra leviter
extus arcuata, gracili sed obtusa et intus minutissime granosa,
(1) Thyenula nov. gen. À Thyena differt oculis anticis apicibus in lineam
rectam, tibiis metatarsisque anticis aculeis seriatis longioribus subtus armatis.
— Typus : T, juvenca E, Sim.
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instructa ; tarso anguste ovato ; bulbo sat longo, ad basin acuminato
et breviter producto, ad apicem stylo, circulum formante, munito.
— Africa austr. : P‘ Elizabeth.
Baryphas (1) ahenus. — . Long. 7-8 mill. — Cephalothorax
niger, lævis, antice atque in medio obscure cinereo-nitido squamu-
tatus, parte thoracica linea marginali angusta albo-pilosa cincta.
Pili oculorum et clypei longi densi subsquamiformes, cinereo-
argentei. Abdomen breviter ovatum, nigrum et supra et subtus
squamulis grossis subrotundis olivaceo-nitidis-vestitum, supra
puncto medio, utrinque prope medium linea parva obliqua, postice
linea transversa subrecta, interdum curvata et semicirculari, albo-
squamulatis, ornatum. Sternum nigrum, albo-squamulatum. Chelæ
crassissimæ, apice attenuatæ, antice glabræ, leviter convexæ, sub-
tiliter coriaceæ sed prope apicem sublæves, subtus glabræ, margi-
nibus sulci brevissimis, dentibus parvis armati, ungue brevi sed
crassissimo et curvato. Pedes robusti, nigri, nigro-hirsuti et parce
albido-squamulati, aculeis fuscis numerosis armati. Pedes-maxil-
lares nigri, nigro-hirsuti et parce albo-squamulati; tibia patella
circiter æquilonga, apophysi apicali, antice oblique directa, recte
truncata cum margine minutissime serrulata, extus armata; tarso
ovato; bulbo ovato, ad basin parum producto et obtusissimo, intus
stylo libero marginato.
©. Long. 7-8 mill. — Cephalothorax niger, lævis, supra rufulo
utrinque in declivitate albido-pubescens. Pili oculorum cinereo-
rufali. Abdomen nigrum, supra æneo-micanti-squamulatum, vitta
marginali lata utrinque intus laciniosa et bidentata albido-roseo-
squamulata, puncto medio et postice utrinque linea obliqua albi-
dioribus, subtus utrinque vitta integra, antice in medio vitta latiore
abbreviata luteo-micanti-squamulatis ornatum. Chelæ convexæ,
nigræ, in dimidio basali crasse luteo-nitido-squamulatæ. Sternum
pedesque nigricantia, coxis tarsisque dilutioribus et rufescentibus,
pedesluteo-squamulatietsubannulati.Plagula genitalis rufula, nitida,
fere semicircularis et transversa, antice foveola testacea trapezoidali,
septo angusto divisa, notata.
Var. Abdominis vitta marginali lineæque medianæ splendide
rubro-coccineæ. — Africa australis et austro-orientalis.
B. Jullieni sp. nov. — . Long. 5 mill. — Cephalothorax
niger, lævis, olivaceo-nitido-squamulatus, margine frontali albo-
luteo-squamulata et parte thoracica vitta latissima, postice inter-
(1) Baryphas nov. gen. Ab Hyllo imprimis differt chelis (fere Mollicæ) conicis,
marginibus sulci brevissimis, inferiore dente parvo et gracili, prope radicem
unguis sito, munito, ungue brevi et robusto. — Typus : B. ahenus E.S.
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rupta, niveo-squamulata cincta. Pili oculorum et clypei densissimi
albido-lutei, sub oculis albi. Abdomen oblongum, nigrum,
olivaceo-micanti-squamulatum et pone medium utrinque vitta
nivea abbreviata et obliqua ornatum, subtus grosse cinereo-
argenteo-squamulatum. Chelæ sat breves, nigro-æneæ, coriaceæ,
intus ad basin longe albido-crinitæ, Sternum nigrum. Pedesrobusti,
nigri, crebre et longe nigro-hirsuti, femoribus crebre reliquis arti-
culis parce albo-nitido squamulatis. Pedes-maxillares nigri, nigro-
hirsuti; tibia patella breviore, extus ad apicem apophysi conica sed
acuta, antice oblique directa, armata ; tarso sat anguste ovato; bulbo
simplici, disciformi, ad basin acuminato. — Liberia : Monrovia
(Jullien).
B. eupogon sp. nov. — . Long.5 mill.—Cephalothorax niger,
Iævis, olivaceo-nitido squamulatus, parte thoracica antice paulo
dilutiore rufescenti-tincta et linea semicirculari albo-squamulata
sat angusta ornata. Pili oculorum pauci. Pili clypei flavido-nitidi,
densissimi, præsertim ad marginem longissimi et decumbantes.
Abdomen oblongum, nigro-castaneum (fere depile) cinereo-nitido
squamulatum et utrinque, in parte apicali, lineis obliquis, antice
convergentibus, testaceis et albo-squamulatis ornatum. Sternum
nigrum. Chelæ nigræ, apice rufulæ, antice coriaceæ et pilis flavido-
nitidis, depressis sed longissimis, fere usque ad apicem crebre ves-
titæ. Pedes robusti, nigri vel castanei, coxis, metatarsis tarsisque
paulo dilutioribus et rufescenti-tinctis, præsertim antici crebre et
longe nigro-hirsuti, femoribus anticis intus, reliquis articulis supra
parce albo-squamulatis. Pedes-maxillares nigri, patella sæpe dilu-
tiore, femore ad apicem patella tibiaque supra tarso ad basin squa-
mulis grossis et obtusis albido-argenteis et micantibus crebre
vestitis; tibia patella breviore, extus ad apicem apophysi conica
sed acuta, antice oblique directa, munita ; tarso sat anguste ovato;
bulbo simplici ad basin acuminato. — Ins. $S. Thome (Mocquerys).
À B, Jullient præsertim differt pedibus-maxillaribus supra læte
squamulatis, pilis clypei omnino flavidis, chelis fere usque ad
apicem creberrime flavido-nitido hirsutis sabsquamulatis.
Polemus (1) chrysochirus sp. nov. — ©. Long. 4 mill. —
Cephalothorax longus, postice valde, fere abrupte, declivis, niger,
subtiliter rugosus et squamulis grossis cinereo-fulvis vestitus.
Pili oculorum squamiformibus rufulis. Clypeus basique chelarum
patella tibiaque pedum-maxillarium, squamulis grossis pediculatis
splendide viridi-aureis crebre vestiti. Abdomen oblongum, nigrum,
(1) Polemus nov. gen. A Barypha differt area oculorum dorsalium parallela,
cephalothorace longo, subparallelo, superne deplanato sed postice abrupte
declivi et verticali. — Typus : P. chrysochirus E. Simon.
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cinereo-olivaceo subæneo squamulatum, supra antice arcu margi-
nali, prope medium arcu acute-auguloso, postice lineolis trans-
versis binis exilibus, aurantiaco-squamulatis, ornatum. Pedes nigri,
metatarsis tarsisque anticis, tarsis posticis dilutioribus et rufulis,
patella tibiaque anticis fulvo-aureo-squamulatis, posticis lineis albo-
squamulatis ornatis. Plaga genitalis nigra, subrotunda, convexa et
nitida, fovea magna impressa. — Sierra-Leone : Free-Town.
P. squamulatus sp. nov. — (j. Long. 4 mill. — Cephalothorax
fere præcedenti, niger, fere lævis (fere omnino depilis) squamulis
luteo-albidis, ad marginem frontalem longioribus, vestitus. Pili oculo-
rum et clypei, longi et obtusi, luteo-albidi, nitidi. Abdomen nigrum,
supra squamulis cinereo-olivaceis æneo-tinctis, subtus squamulis
albido-micantibus vestitum. Chelæ nigræ, coriaceæ, ad basin valde
luteo-pilosæ. Sternum pedesque nigra, parce albo-squamulata.
Pedes-maxillares breves, nigri, nigro-cinereo-hirsuti, — Sierra-
Leone : Free-Town.
P. galeatus sp. nov. — ©. Long. 3 mill. — Cephalothorax
altissimus superne deplanatus, declivitate postica excavata sed apice
valde prominula et obtusa, niger, subtilissime, vix distincte,
rugosus, squamulis cinereis vestitus et linea alba tenui marginatus.
Pili oculorum et clypei pauci cinerei. Abdomen sat angustum,
nigrum, superne duriusculum et coriaceum, squamulis latis cinereo-
olivaceis crebre vestitum. Chelæ nigræ, coriaceæ fere glabræ. Pedes
nigri, tarsis posticis paulo dilutioribus, niveo-squamulati. Pedes-
maxillares breves, nigri, femore, patella tibiaque supra albos-quamu-
latis. — Sierra-Leone : Free-Town.
Vinnius (1) calcarifer sp. nov. — . Long. 6 mill. — Cepha-
lothorax rubro-castaneus, maculis ocularibus nigris parvis notatus
(fere omnino depilis), parte cephalica antice et utrinque rubro-
pilosa, thoracica macula media albo-pilosa ornata. Pili oculorum
fulvo-rufuli. Clypeus altus, glaber, infuscatus. Abdomen longum,
pallide testaceum, supra nitidum et fere glabrum sed antice arcu
lato, albo-piloso cinctum, subtus concolor. Chelæ rufulæ, valde
coriaceæ, antice planæ et leviter sulcatæ, extus, prope apicem,
dente valido et longo, valde uncato, instructæ. Partes oris nigri-
cantes, laminæ extus angulosæ haud dentatæ. Sternum pedesque
antici fusco-rufula vel castanea, tarsis dilutioribus. Pedes postici
lutei. Pedes-maxillares fusco-rufuli, patella lutea crasse et longe
niveo-hirsuta, tarso nigro-piloso; tibia patella breviore et angus-
(1) Vinnius nov. gen. À Viciria differt area oculorum dorsalium vix angus-
tiore postice quam antice, clypeo maris latissimo et fere nudo, chelarum margi-
nibus longis dentibus remotis. — Typus : V. maculaticeps E. Simon.
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tiore, apophysi apicali longa, acuta et recta, antice directa, intus,
prope medium, minute dentata, extus armata; tarso mediocri,
ovato et obtuso ; bulbo ovato, stylo apicali brevi sed robusto et valde
uncato munito. — Brasilia : Theresopolis prope Rio (Brunet).
V. carinatus sp. nov. — (j. Long. 7 mill. — Cephalothorax
pallide fusco-rufescens, marginem versus sensim obscurior, maculis
ocularibus nigris parvis notatus, parte cephalica utrinque, inter
oculos, albo-luteo-pilosa, parte thoracica macula media magna,
obtuse triquetra, albido-pilosa, ornata. Pili oculorum pauci et
breves, obscure rubri. Clypeus latus et depressus, oculis mediis
vix 1/3 angustior fere nudus. Oculi antici magni et a sese subcon-
tigui, apicibus in lineam subrectam. Abdomen pallide fusco-testa-
ceum, antice arcu lato luteo dein lineis exilibus binis parallelis
longitudinalibus et utrinque lineis obliquis albido-pilosis deco-
ratum, subtus vitta lata nigricanti notatum. Chelæ fuscæ, subtiliter
coriaceæ et transversim rugatæ, verticales, extus in parte apicali
convexæ et læviores, antice deplanatæ sed costis binis munitæ,
margine superiore sulci brevi, dente valido armato, ungue valde
curvato, supra incrassato et leviter canaliculato. Partes oris nigri-
cantes, testaceo-marginatæ. Sternum fusco-testaceum. Pedes antici
fusco-castanei, femoribus nigricantibus, metatarsis tarsisque fulvis,
patella longa intus minute uniaculeata, tibia aculeis inferioribus
3-3 aculeisque lateralibus interioribus subapicalibus munita. Pedes
postici, femoribus exceptis, dilutiores, coxis tarsisque luteis. Pedes-
maxillares fusco-castanei; tibia patella breviore et angustiore
apophysi apicali antice directa, apice uncata et acuta, extus armata;
tarso mediocri parum attenuato ; bulbo disciformi, rotundo, nigro,
stylo libero longo omnino circumdato.—Venezuela : Colonia Tovar!
V. uncatus sp. nov. — (7. Long. 7 mill. — Cephalothorax fusco-
castaneus, utrinque, prope oculos, atque in declivitate fere niger
(fere omnino depilis) saltem ad partem albo-pilosus. Pili oculorum
in medio albi extus rufuli. Clypeus latus fere glaber. Abdomen sat
angustum et longum, pallide luteo-testaceum, albo-pubescens,
supra vittis duabus sinuosis apice attenuatis, subtus vitta latiore
nigricantibus, notatum. Mamillæ mediæ albidæ, reliquæ fuscæ.
Chelæ fuscæ, leviter æneo-tinctæ, subtilissime striolatæ, antice, et
intus et extus, carinatæ, margine inferiore sulci longo sed subtrans-
verso dente remoto, ungue in parte basali crasso cylindrato et
subrecto, in parte apicali angustiore compresso et curvato, supra,
prope medium, dentato. Pedes longi fulvo-lutei, antici, femoribus
exceptis, leviter infuscati. Pedes-maxillares fulvi apice infuscati ;
tibia patella multo breviore, apophysi nigra obtusa et curvata extus
armata ; tarso ovato ; bulbo simplici disciformi, — Brasilia : Bahia.
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V. maculaticeps sp. nov. — çÿ. Long. 6,7 mill. Cephalothorax
fusco-rufescens prope oculos et versus marginem niger, nitidus sed
subtiliter coriaceo-reticulatus, prope oculos aurantiaco-pilosus,
antice inter oculos macula magna dein macula minore albido-
flavescenti pilosis ornatus. Oculi antici inter se subcontigui, in
lineam rectam, pilis rufulis cincti.Clypeus glaber, altissimus (oculis
mediis vix angustior), depressus et subtiliter striatus. Abdomen
parvum, postice acuminatum, fulvum, albo-pubescens, supra vittis
fuscis binis interruptis; subtus vitta latissima obscure fulva nota-
tum. Sternum fusco-rufescens nitidum. Chelæ sat longæ, parallelæ,
antice fere planæ, in parte basali coriaceæ, in parte apicali fere
læves, extus carinatæ atque ad apicem, prope radicem unguis,
apophysi conica divaricata et paululum uncata armatæ, ungue
supra, prope medium dentato. Pedes sat longi, flavidi, femoribus,
præsertim anticis, apice anguste fuscis, patellis tibiisque anticis fere
nigris in medio albo-pilosis, posticis leviter infuscatis, metatarsis
anticis infuscatis apice late fusco-annulatis, tibiis anticis aculeis
longis inferioribus 3-3 et intus aculeis minoribus binis armatis.
Pedes-maxillares longi et tenues; femore longo, gracili, paululum
curvato; patella plus duplo longiore quam latiore; tibia patella
breviore et paulo graciliore, apophysi apicali nigra acute triquetra
munita et subtus paululum prominula; tarso minuto, intus valde
ciliato ; bulbo simplici disciformi.
®. Long. 8,5 mill. — Cephalothorax flavido-testaceus regione
oculari castanea prope oculos nigra, parce coccineo-pilosa, antice
macula magna subtriquetra, postice macula minore elongata et
utrinque maculis binis albo-pilosis ornata. Pili oculorum supra
oculos pallide flavi subtus albi. Clypeus nudus, dimidium oculorum
vix æquans. Abdomen obscure fulvum, parce albido-pilosum, supra
maculis nigricantibus, biseriatis, obliquis atque in lateribus produc-
tis, subtus vitta lata obscuriore sed antice evanescente notatum.
Chelæ, sternum, pedes et pedes-maxillares pallide flavo-testacea.
Pedes breviores et robustiores, tibia 1! paris aculeis lateralibus
carente, tibia 2: paris aculeo laterali apicali munita. Area genitalis
parva, fusca, antice fovea profunda rotunda vel antice obtuse secta,
tuberculum humile includente, notata. — Brasilia : Terra Nova
prope Bahia (E. Gounelle).
Viciria diademata sp. nov. — +. Long. 9 mill. — Cephalo-
thorax fusco-rufescens, prope oculos niger, crebre coccineo-pubes-
cens, parte cephalica macula magna, thoracica vitta marginali
latissima, postice interrupta, niveo-squamulatis decoratus. Pili
oculorum supra oculos et in medio læte rufi subtus albi. Clypeus
crebre et longe albo-pilosus. Abdomen angustum, postice longe
aeuminatum, nigrum, supra obscure rufo-pubescens, vitta integra,
47
postice sensim attenuata, niveo-squamulata sectum, subtus parce
cinereo-pilosum. Chelæ verticales parallelæ, nigro-nitidæ, confuse
et parce transversim striolatæ, prope basin setis longissimis albis
paucis munitæ. Pedes longi, sex antici fusco-rufescentes, metatarsis
saltem ad apicem fulvis, tarsis quatuor anticis nigricantibus, tarsis
3: paris flavidis, tibiis quatuor anticis subtus crebre et regulatiter
nigro-fimbriatis, pedes 4 paris flavi. Pedes-maxillares parum longi
et parum robusti, obscure fulvi,albo-pilosi, femore ad basin tarsoque
infuscatis; patella parallela, longiore quam latiore; tibia patella vix
breviore et vix angustiore, apophysi apicali gracili, oblique divari-
cata, apice abrupte angustiore cum angulo interiore paululum pro-
ducto armata; tarso sat anguste ovato ; bulbo simplici disciformi. —
India : Pondichery (M. Maindron).
V. polysticta sp. nov. — . Long. 6 mill. — Cephalothorax
fusco-rufescens prope oculos niger, postice sensim dilutior, parte
cephalica in dimidio anteriore squamulis albo-nitidis, vittam trans-
versam latissimam designantibus, ornata, parte thoracica macula
anteriore magna subquadrata vittaque marginali latissima, postice
interrupta, niveo-squamulatis decorata. Pili oculorum obscure
fulvi. Clypeus crebre albo-nitido-pilosus. Abdomen angustum,
postice acuminatum, fulvo-rufulum, supra vittis binis integris et
parallelis albis ornatum, subtus fulvo-testaceum, utrinque linea
exili alba marginatum. Chelæ fere nigræ, leviter æneo-tinctæ, vix
rugatæ. Sternum fulvum, parce albo-nitido-squamulatum. Partes
oris fusco-testaceæ. Pedes lutei, pedes 1' paris femore subtus
infuscato fere nigro, patella tibiaque leviter infuscatis, tibia haud
fimbriata, metatarso longo, subtus aculeis 2-2, apicalibus parvis et
utrinque prope basin aculeo laterali parvo instructo. Pedes-maxil-
lares lutei, albo-pilosi ; femore valido curvato; tibia patella breviore,
cylindrata, extus ad apicem apophysi fere inferiore nigra, antice
directa, gracili et sat longa, apice acuta et leviter curvata, armata;
tarso longo, cylindrato apice haud attenuato, tibia haud latiore;
bulbo parvo simplici, dimidium basale tarsi tantum occupante. —
Ins. Taprobane!
A Viciria signata KE. Sim., cui affinis est, imprimis differt tibiis
anticis haud fimbriatis et aculeis apicalibus metatarsorum multo
minoribus.
V. Sponsa sp. nov. — (j. Long. 6 mill. — Cephalothorax
fusco-rufescens, parte cephalica fere nigra, antice et utrinque læte
coccineo-pilosa et macula media albo-nitido-squamulata, paulo
longiore quam latiore et antice truncata, ornata, parte thoracica
vitta submarginali alba lata, postice interrupta cincta. Pili oculo-
rum læte rubro-coccinei. Clypeus crebre albo-pilosus. Abdomen
48
angustum, postice acuminatum, fusco-testaceum, fulvo-pubescens,
supra vitta media alba integra postice sensim attenuata et postice
utrinque linea tenui abbreviata nigra notatum, subtus, præsertim
antice, fere nigrum sed utrinque vitta alba marginatum. Chelæ
nitidæ, viridi-æneæ, antice deplanatæ, parum dense sed profunde
transversim striatæ. Sternum læve et glabrum, nigrum, apice
minute fulvum, Partes oris nigricantes. Pedes 1 paris obscure
fusci fere nigri sed femore supra metatarsoque subtus dilutioribus
et fulvo-rufulo-vittatis, tibia subtus parum dense et sat breviter
nigro-fimbriata sed pilis tenuibus albis longis paucis ornata, meta-
tarso aculeis inferioribus 2-2 longis (præsertim basalibus) armato
sed aculeis lateralibus carente. Pedes 2: et 3° parium plus minus
infuscati. Pedes 4 paris lutei. Pedes-maxillares fulvi, robusti;
tibia patella breviore, haud angustiore, extus ad apicem apophysi
nigra brevi, compressa, apice haud attenuata et truncata armata;
tarso angusto, bulbo, simplici et disciformi, multo superante. —
Ins. Taprobane : Colombo! Kandy! Galle!
À Viciria diademata E. Sim., cui affinis est, imprimis difiert
- metatarsis anticis fuscis vel nigris et apophysi tibiali apice simpli-
citer secta haud bifida.
V. mustela sp. nov. — 4. Long. 7 mill. — Cephalothorax
obscure fulvus, versus marginem infuscatus, maculis ocularibus
nigris et pone oculos maculis fuscis binis notatus, parte cephalica
micanti-squamulata et macula media magna et ovata niveo-squa-
mulata ornata, parte thoracica vitta lata semi-circulari albido-lutea
ornata. Pili oculorum pauci cinereo-albidi. Clypeus setis albis
longis paucis tantum munitus. Abdomen longum, atrum, vitta
media integra albo-nitido-squamulata supra ornatum, subtus vitta
lata, rarius linea exili, nigricanti notatum. Partes oris sternumque
nigricantia, rarius obscure fulva, laminæ extus leviter prominulæ
et ante angulum minute dentatæ. Chelæ nigro-æneæ, subtiliter
transversim striatæ. Pedes quatuor antici robusti, fusco-castanei
vel nigricantes, metatarsis tarsisque luteis, patellis tibiisque subtus
et tibiis supra ad apicem longe et crebre nigro-fimbriatis, meta-
tarsis brevibus aculeis validis 2-2 subtus armatis sed aculeis latera-
libus carentibus. Pedes postici lutei, fusco-annulati, femoribus
cunctis, præsertim subtus, longissime et parce albo-hirsutis. Pedes-
maxillares fulvi fuscive ; femore sat longo; tibia patella saltem haud
breviore, apophysi apicali, antice directa, longa, gracili sed com-
pressa, apice leviter ampliata, truncata et laciniosa, extus instructa;
tarso sat angusto; bulbo leviter reniformi et obliquo, ad basin
convexo. — Africa austro-orient : Natal (D° C. Martin).
V. lupula sp. nov. — 4. Long. 6,5 mill. — Cephalothorax
fusco-rufescens, versus marginem sensim obscurior, maculis ocula-
49
ribus nigris notatus, parte cephalica squamulis in medio albo-
argenteis utrinque luteis vestita. Pili oculorum supra oculos
coccinei, subtus breves albi. Clypeus fere nudus. Abdomen angus-
tum, supra obscure fulvum, pallide micanti-squamulatum et
utrinque linea nigra marginatum, subtus atrum, anguste albo-lim-
batum. Chelæ nigro-æneæ, transversim subtiliter striatæ. Partes
oris fuscæ, testaceo-marginatæ. Sternum luteum. Pedes quatuor
antici fusco-castanei, coxis metatarsis tarsis femoreque 2: paris ad
basin luteis, haud fimbriati, metatarsis aculeis inferioribus brevibus
2-2 munitis sed aculeis lateralibus carentibus. Pedes postici lutei,
femoribus ad apicem fusco-annulatis, patellis tibiisque leviter infus-
catis. Pedes-maxillares obscure fulvi; tibia patella breviore et
angustiore, intus setis longis penicillata, extus apophysi apicali
nigra, obliqua, sat gracili apice leviter curvata armata; tarso
lato, leviter rhomboidali; bulbo disciformi, subrotando sed intus
tuberculo obtuso munito, stylo circumdato. —Africa occid. : Gabon.
V. niveimana sp. nov. — ç«j. Long. 7 mill. — Cephalothorax
nigro-nitidus vel castaneus, parte cephalica squamulis albo-argenteo-
micantibus ornata et utrinque, inter oculos, parce rubro-pilosa,
parte thoracica vitta lata semicirculari fulva crebre luteo-pilosa
cincta. Pili oculorum albi pauci et breves. Clypeus fere nudus.
Abdomen angustum, atrum, supra crebre subtus parce argenteo-
micanti-squamulatum. Chelæ, partes oris sternumque nigra. Pedes
antici crassi, fusco-castanei, femore supra nigro subtus albido-
crinito, patella tibiaque supra breviter subtus longissime et creber-
rime nigro-crinitis, metatarso tarsoque pallide luteis omnino crebre
et longe niveo-hirsutis. Pedes quatuor postici fulvi, femoribus
3! paris apice leviter infuscatis. Pedes-maxillares fusci, intus nigro
extus albo-criniti, supra breviter et parcius coccineo-pilosi; tibia
brevi, apophysi apicali oblique divaricata et acuta extus armata;
tarso longe attenuato; bulbo ovato et obliquo, ad basin leviter
elevato et conico, intus stylo libero marginato. — Africa occid. :
Sierra-Leone, Gabon.
V. semicoccinea sp. nov. — Long. 6 mill. — Cephalothorax
niger, crebre coccineo-pubescens, macula cephalica magna luteo-
pilosa sed antice supra oculos medios nivea et utrinque vitta
_ submarginali latissima, postice convergente, luteo-pilosa decoratus.
Pili oculorum læte coccinei. Clypeus fere nudus, parce albo-setosus.
Abdomen angustum postice acuminatum, albo-pubescens, vitta
media lutea vittis duabus coccineis marginata supra ornatum,
subtus nigrum, parcissime pilosum et albo-marginatum. Sternum,
partes oris chelæque nigro-nitida. Pedes quatuor antici nigro-
Castanei, metatarsis tarsisque luteis sed tarso 1i paris apice nigro,
90
femoribus patellis tibiisque subtus crasse et longe nigro-fimbriatis
supra parce rubro-pilosis, tarso 1 paris longe setoso, metatarso
brevi, aculeis inferioribus 2-2 longis aculeoque laterali interiore
subbasilari munito. Pedes quatuor postici lutei, femore tibiaque
3 paris apice late nigris et nigro-pilosis. Pedes-maxillares nigro-
castanei; tibia brevi, subtus et intus longe nigro-crinita, extus
apophysi longa, oblique divaricata, recta, obtusa et intus minu-
tissime serrulata munita; tarso sat lato, leviter rhomboidali;
bulbo disciformi, in medio leviter depresso, stylo omnino circum-
dato. — Java : Mons Gede (Fruhstorfer).
Erasinus flavibarbis sp. nov. —. Long. 4 mill. — Cepha-
lothorax lævis, fusco-piceus, parte cephalica latissime nigro-margi-
nata et rufulo-pubescenti, antice macula frontali magna luteo-
squamulata postice macula minore albo-squamulata ornata, parte
thoracica utrinque vitta latissima arcuata albo-pilosa notata. Pili
oculorum inter oculos albi, subtus flavi. Clypeus creberrime flavo-
barbatus. Abdomen angustum, supra fuscum, vitta media latissima,
antice albo dein luteo-squamulata ornatum, subtus atrum fere
glabrum, sed utrinque albido-marginatum et squamulatum. Chelæ
breves nigro-nitidæ, apice rufulæ, antice ad basin area flavo-squs-
mulata ornatæ. Partes oris sternumque fulvo-olivacea. Pedes lutei,
femoribus ad apicem patellis tibiisque infuscatis albido-squamu-
latis, aculeis tenuibus longis et numerosis armati. Pedes-maxillares
fulvi, fusco-variegati; tibia patella paulo breviore, longissime sed
parce nigro alboque crinita, extus convexa et apophysi nigra sub-
media divaricata, recta sed apice minute uncata, armata; tarso
megno, lato, sed longe attenuato, extus dilatato et apophysi seti-
formi marginali et infra directa munito ; bulbo convexo, stylo libero
longissimo munito. — Java : Mons Gede.
Chasidamna (1) rufociliata. — Long. 7-8 mill. — Cepha-
lothorax fusco-rufescens, prope oculos niger,crebre rubro micanti-
squamulatus, parte cephalica macula anteriore magna triquetra,
postice, inter oculos, macula minore subrotunda, thoracica linea
media abbreviata vittaque marginali latissima, postice interrupta,
albo-luteo-squamulatis decoratus. Pili oculorum læte rubro-
coccinei. Clypeus pilis albidis longis paucis munitus. Abdomen lon-
gum et angusitum supra fusco-rufescens, roseo-micanti-squamula-
tum, lineis trinis, media abbreviata, albis, ornatum, subtus
(1) Chasidamna nov. gen. À Viciria differt pedibus quatuor posticis inter se
subæqualibus, tibia 3i paris teretiuscula (apice haud incrassata), metatarsis qua-
tuor posticis aculeis triverticillatis instructis; a Chira differt metatarsis anticis
aculeis inferioribus 2-2, basalibus in medio vel pone medium articuli sitis, sed
aculeis lateralibus carentibus, laminis maris extus obtusis. — Typus : C. rufo-
ciliata E, Sim,
91
fusco-testaceum, antice sensim dilutius et parce micanti-squamu-
latum. Chelæ nigro-nitidæ, striolatæ, validæ, extus convexæ, antice
leviter inæquales, intus ad apicem, prope radicem unguis, tuberculo
parvo et subrotundo, munitæ, marginibus sulci longis, dentibus
remotis parvis et obtusis. Partes oris fusco-castaneæ, lestaceo-
marginatæ. Sternum fulvum, parce albo-pilosum. Pedes 1: paris
reliquis robustiores, fusco-castanei, patella dilutiore, coxa metatarso
tarsoque omnino fulvis, tibia supra rubro-pubescenti et macula
magna albido-squamulata ornata, subtus crebre et sat longe nigro
pilosa, femore subtus, ad marginem exteriorem sæpe nigro-fim-
briato, metatarso gracili et longo, subtus, paulo pone medium,
aculeis binis aculeisque apicalibus binis minoribus, tantum munito.
Reliqui pedes fulvi, metatarso 2! paris aculeis inferioribus 2-2 et
utrinque aculeis lateralibus binis parvis munito. Pedes-maxillares
lutei; femore ad apicem leviter claviformi; tibia extus ad apicem
apophysi parva gracili et incurva munita; tarso sat lato sed apice
valde attenuato, supra in medio convexo; bulbo disciformi, stylo
longissimo, circulos tres formante, circumdato. — Brasilia : Regio
Amazonica tota; Matto-Grosso.
C. semifimbriata. — 4. Long. 7 mill. — Cephalothorax
pallide fusco-rufescens, prope oculos niger, parte cephalica (fere
depile) squamulis albidis munita sed ad marginem frontalem rubro-
pilosa, parte thoracica vitta submarginali latissima, postice late
interrupta, albido-pilosa cincta. Pili oculorum læte rubro-coccinei,
sub oculis mediis albi. Clypeus pilis crassis albis, clavatis et pedicu-
_ latis conspersus. Chelæ validæ, nigræ, apice dilutiores et rufes-
centes, valde transversim striatæ et rugosæ, ad basin pilis albis
longis munitæ, extus grosse striatæ, intus ad apicem, prope radicem
unguis, tuberculo crasso, obtusissimo, sed intus anguloso, munitæ,
marginibus sulci longis, dentibus parvis obtusis et remotis, munitis.
Partes oris castaneæ, intus testaceo-marginatæ. Sternum coxæque
lutea. Pedes 1 paris reliquis robustiores fusco-castanei, metatarso ad
basin tarsoque pallide flavidis, tibia rubro-pilosa et supra macula
albido-squamulata ornata, femore subtus, ad marginem exteriorem,
tibia subtus, metatarso ad apicem (in parte fusca) et supra et subtus,
longe et crebre nigro-fimbriatis, metatarso in parte apicali aculeis
inferioribus longis 2-2 aculeoque minore laterali munito. Reliqui
pedes lutei, tibia 2! paris apice infuscata, metatarso aculeis inferio-
ribus 2-2 et utrinque aculeis lateralibus parvis binis instructo. Pedes-
maxillares lutei, fere præcedenti.— Regio Amazonica : Sao Paulo de
Olivença (de Mathan).
Chira (1) trivittata Taczanowsky, Hor. Soc. ent. Ross. 1872
(Attus). — j. Long. 7 mill. — Cephalothorax niger, parte cephalica
(1) Chira — Shira G. et E. Peckham.
52
in medio dilutiore, obscure fulvo-æneo-pbubescente, ad marginem anti-
cum et prope oculos posticos pilis Iæte rufis paucis munita, utrinque.
crasse albo-pilosa et postice, inter oculos ser. 3*, macula nivea tri-
quetra ornata, parte thoracica antice dilutiore, vitta submarginali
latissima, postice interrupta, fere omnino obtecta. Pili oculorum
utrinque aurantiaci in medio albi. Clypeus subglaber, dimidio ocu-
lorum mediorum haud angustior. Abdomen angustum, supra
obscure fulvum niveo-pubescens, vittis binis nigris integris nota-
tum, subtus nigrum. Mamillæ nigræ. Sternum fulvum, parce albo-
pilosum. Partes oris nigræ, laminæ extus valde tuberculatæ. Chelæ
nigro-nitidæ, fere læves, robustæ, extus convexæ. Pedes flavi, patel-
lis tibiisque quatuor anticis nigris, subtus nigro-ciliatis, tibiis supra
macula niveo-pilosa ornatis, metatarsis apice infuscatis, tibiis meta-
tarsisque posticis apice tenuiter nigro-cinctis. Pedes-maxillares
nigri, apice tarsi albo; femore compresso et curvato, extus parce
albo-piloso; patella parallela paulo longiore quam latiore; tibia bre-
viore et angustiore, apophysi apicali parva, simplici et obtusa
munita; tarso mediocri, ovato; bulbo valde convexo et conico,
intus stylo crassissimo marginato. -- America merid. : Guiana et
Brasilia.
C. luctuosa sp. nov. — . Long. 6 mill. — Cephalothorax
niger, obscure fulvo-olivaceo-pubescens, parte cephalica utrinque,
inter oculos, albo-notata, thoracica linea media exili abbreviata,
vittaque marginali albo-pilosis decorata. Pili oculorum et clypei
densi et longi, albido-lutei. Abdomen supra nigrum, fulvo-pubes-
cens, linea media exili lineaque marginali albis decoratum, subtus
atro-testaceum, antice albo-pilosum. Chelæ fusco-rufulæ, nitidæ,
transversim striatæ, marginibus sulci brevibus, dentibus ad radi-
cem unguis parum remotis. Pedes fusci, femoribus apice fere nigris,
tibiis metatarsisque macula media albo-pilosa supra decoratis, meta-
tarsis anticis tibiis brevioribus, aculeis inferioribus 3-2 et utrinque
aculeo parvo apicali armatis, metatarso 2! paris saltem intus acu-
leis lateralibus binis munito. Partes oris olivaceæ, laminæ extus
prope medium in declivitate, minute dentatæ. Sternum fuscum,
crebre et longe albo-crinitum. Pedes-maxillares lutei; femore apice
incrassato et supra convexo claviformi; patella paulo longiore quam
latiore apice attenuata et obtusa; tibia paulo breviore, ad basin
angustiore, supra apice obtuse emarginata et extus apophysi crassa
antice oblique directa armata ; tarso angusto, longo et attenuato,
extus ad basin minute dentato; bulbo magno, ad basin valde con-
vexo obliquo et extus prominulo, ad apicem depresso et ovato, stylo
recto, apicem tarsi attingente, munito. — Peruvia : Pebas (de
Mathan).
09
C. lucina sp. nov. — . Long. 6 mill. — Cephalothorax fulvo-
rufescens, parte cephalica (fere depile) paulo obscuriore, maculis
ocularibus nigris notata, thoracica in medio atque ad marginem
nigro-pilosa sed vitta submarginali latissima semicirculari albo-
pilosa ornata. Pili oculorum aurantiaci. Pili clypei, longi et densi,
albi. Abdomen pallide luteo-testaceum, albo-pilosum, maculis
parvis biseriatis et postice lineolis transversis abbreviatis 2 vel 3
nigricantibus supra ornatum, subtus concolor et parcissime pilo-
sum. Chelæ longæ, fere parallelæ, antice deplanatæ, transversim
striolatæ et intus carinatæ, nigro-æneæ sed apicem versus sensim
dilutiores. Partes oris fusco-rufulæ, laminæ extus ad angulum
dente uncata armatæ. Slernum pedesque quatuor postici lutea.
Pedes antici fusco-rufescentes, supra maculis latis albo-pilosis ornati,
metatarsis longis, aculeis inferioribus longis 2-2, metatarso 1° paris
aculeo laterali apicali minutissimo, metatarso 2! paris aculeis late-
ralibus binis utrinque munitis. Pedes-maxillares fulvi parce albo-
pilosi; femore sat robusto, curvato, subtus mutico sed leviter
carinato; tibia patella multo breviore, apophysi apicali nigra,
minutissima et obtusa extus armata; tarso sat longo et angusto;
bulbo ovato, ad basin valde elevato et subacute turbinato, intus
stylo libero et curvato marginato. — Brasilia : Tijuca prope Rio
(E. Gounelle).
C. thyshbe sp. nov. — . Long. 7 mill. — Cephalothorax rubro-
castaneus, maculis ocularibus nigris notatus, parte cephalica pilis
coccineis, ad marginem frontalem, supra oculos, longioribus,
vestita et vitta media alba notata, parte thoracica vitta submargi-
nali lata, postice interrupta, albo-pilosa cincta. Pili oculorum læte
coccinei sed sub oculis mediis albi. Clypeus longe sed parce albo-
barbatus. Abdomen vitta media integra fulvo-olivaceo-pilosa et late
albo-marginata supra notatum, subtus fusco-testaceum, parce
pilosum et luteo-marginatum. Chelæ latæ, extus convexæ, nigræ,
_ apice rufescentes, marginibus sulci longis et depressis, ungue longo
et valido. Partes oris castaneæ. Sternum pedesque lutea, patellis
tibiisque quatuor anticis fusco-castaneis, tibiis supra macula lata
nivea ornatis, subtus sat longe nigro-fimbriatis, metatarsis longis,
aculeis inferioribus 2-2 armatis sed aculeis lateralibus carentibus.
Pedes-maxillares lutei, sat longi et graciles ; femore curvato subtus
carinato sed mutico; tibia patella vix breviore, apophysi nigra
minutissima extus ad apicem armata; tarso mediocri, sat angusto ;
bulbo simplici, disciformi, leviter cordiformi, intus stylo libero
subrecto munito. — Brasilia : Rio (Germain).
C. aculeata sp. nov. — (j. Long. 6 mill, — Cephalothorax
fusco-rufescens, parte cephalica nigra, coccineo-pilosa, vitta media
lata nivea ornata, parte thoracica nigro-marginata, antice, pone
04
oculos, maculis binis, dein vitta submarginali lata, albo-pilosis,
ornata. Pili oculorum aurantiaci. Pili clypei, in medio densi et
longi, albi. Abdomen supra fulvum, vitta latissima anrantiaco-pilosa
et albo-marginata ornatum, subtus nigrum parce et minute albo-
pilosum. Chelæ et partes oris nigræ. Sternum fulvum, antice
sensim infuscatum. Pedes quatuor antici obscure fusci, coxis,
patellis metatarsis tarsisque luteis, patellis tibiisque subtus crebre
niveo-ciliatis, metatarsis aculeis inferioribus longis et utrinque
aculeo parvo apicali munitis. Pedes postici lutei, valde aculeati,
metatarsis aculeis triverticillatis munitis. Pedes-maxillares fusco-
castanei, robusti; femore crasso, subtus in medio ampliato et ohtuse
tuberculato; tibia brevi, annuliformi, apophysi exteriore carini-
formi arcuata fere semicirculari sed apice recurva et acuta armata;
tarso lato ; bulbo maximo, valde convexo, inæqualiter bilobato. —
Lombok (Fruhstorfer).
Alcimonotus (1) Gounellei sp. nov. — 4. Long. 7 mill. —
Cephalothorax fusco-castaneus, prope oculos niger, parte cephalica
subtiliter coriacea, rubro-pilosa, macula media magna et ovata
alba ornata, thoracica nigro-pilosa sed vitta submarginali albo-
pilosa latissima, postice interrupta, antice utrinque (inter oculos
ser. 2* et ser. 3*) ramulum obliquum emittente, ornata. Pili ocu-
lorum læte rubri. Pili clypei densi nivei. Abdomen breviter ovatum,
supra fuscum, fulvo-rufulo-pubescens, in parte basali late et
oblique albo-marginatum, subtus dilutius et parce luteo-pubescens.
Chelæ angustæ et longæ, fere parallelæ, extus convexæ et setis
cinereis longissimis divaricatis et curvatis munitæ, antice in parte
apicali inæquales et transversim striatæ, nigræ, apice rufescentes,
intus pilis albis munitæ, marginibus sulci sat brevibus et subtrans-
versis, ungue longo et gracili. Partes oris fuscæ, apice dilutiores,
laminæ extus valde turbinatæ. Sternum coxæque lutea. Pedes
antici fusco-castanei, apice dilutiores, metatarsis ad basin tarsisque
luteis, supra maculis albo-pilosis ornati, subtus setis tenuibus et
longis parce muniti, metatarsis tibiis vix brevioribus, subtus
aculeis validis 2-2 et utrinque aculeo parvo apicali munitis. Reliqui
pedes obscure fulvi. Pedes maxillares lutei, apice leviter infuscati;
femore patellaque albo-pilosis; femore curvato apice leviter incras-
sato; patella parallela longiore quam latiore; tibia patella multo
breviore et angustiore apophysi apicali minutissima armata; tarso
longe ovato; bulbo reniformi ad basin conico, stylo libero longo
intus munito. — Brasilia : Matushinos, prov. Minas (E. Gounelle);
Paraguay (Germain).
(1) Alcimonotus nov. gen. A Chira imprimis differt area oculorum dorsa-
lium postice quam antice haud angustiore. — Typus : À. Gounellei E, Simon.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
Assemblée mensuelle du 1° mars 1902.
Présidence de M. le D' TOSQUINET
La séance est ouverte à 8 heures.
— Le procès-verbal de la séance du 1° février 1902 est approuvé.
Décisions du Conseil. Le Conseil a admis comme membres effectifs
MM. Blanchard, rue Pascale, s’occupant de Lépidoptères, présenté
par MM. Rousseau et Severin; Pinsonnat, Léon, boulevard Mili-
taire, 108, s’occupant de Coléoptères, présenté par MM. Schou-
teden et Severin.
Dépôt d'ouvrages. Le secrétaire dépose deux exemplaires du
tome XLV des Annales pour la bibliothèque de la Société.
Correspondance. La Société des Sciences, des Arts et des Lettres
du Hainaut envoie le programme de ses concours pour 1902.
— L'assemblée décide l'échange des Annales contre la publica-
tion : « Travaux scientifiques de l’Université de Rennes ».
Travaux pour les Annales. L'assemblée décide l'impression des
travaux insérés dans ce numéro.
Communications. M. Severin annonce à l’assemblée que, ayant
examiné de nombreux échantillons provenant de gisements de
tourbes découverts par M. Rutot, à Soignies, il y a trouvé énor-
mément de débris d’insectes, se rapportant en majorité à des Cara- :
bides. Il a envoyé ces échantillons à M. De Lapouge, qui prépare en
ce moment un travail étendu et des plus intéressant sur cette
question.
Ces débris appartiennent à la faune d’une fin d’interglaciaire,
éteinte probablement par le glaciaire suivant. Les formes sont trop
nombreuses pour être contemporaines; il doit y avoir des sujets de
temps et de lieux différents. Il y a des formes qui à la petitesse
près (période larvaire raccourcie par l’insuffisante durée de la saison) :
sont très modernes, presque identiques à des variétés vivantes,
_ d’autres ne rentrent dans aucune branche généalogique encore
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVI, à IV 1902 n
56
existante. Il s’agit peut-être pour ces derniers de cas individuels
exagérés par la fossilisation.
M. Severin tiendra la Société au courant des intéressantes
recherches de M. De Lapouge.
— Le D' Rousseau annonce la capture à Boitsfort, le 10 août 1901,
par M. Dubois, d’un Mélyride dont aucune indication de localité
pour notre pays n’a encore été fournie. Il s’agit de l'Anthocomus
sanguinolentus Fabr.
Excursion. L’excursion du 13 avril aura lieu à Forest.
— [a séance est levée à 9 heures.
97
NOTE SUR QUELQUES MICROLÉPIDOPTÈRES
NOUVELLEMENT OBSERVÉS EN BELGIQUE
par le baron de Crombrugghe de Picquendaele.
Les numéros précédant les noms sont ceux du nouveau catalogue
de Staudinger et Bebel 1901.
Les noms entre parenthèses sont ceux de l’ancien catalogue
de 1871.
1314. Oxyptilus distans Z. — Le 29 juillet dernier, j’ai capturé
deux mâles et deux femelles de cette espèce dans les dunes
de Coq-sur-Mer. Les exemplaires étaient assez nombreux,
mais la plupart passés.
1839. Hysteriosa (Idiographis) inopiana Hw. — (j capturé
le 6 juillet dernier à la lisière du bois de Fesch, près de
Rochefort. |
2268. Ancylis (Phoxopteryx) tineana Hb. — J'ai capturé sept
exemplaires de cette espèce à la fin de mai 1901 à Calmpthout
et à Wildert. Tous ont été capturés sur de petits bouleaux et
se distinguent de mes exemplaires allemands par une taille
notablement plus grande.
2511. Bryotropha decrepidella HS. — Cette espèce abonde sur
les genévriers pendant le mois de juin à Genck et à Calmpthout,
et cela dans les endroits boisés comme dans les lieux décou-
verts.
2570. Gelechia sororcula Hb.— © capturée dans la forêt de
Libin le 13 juillet dernier.
2597. Gelechia continuella Z. — Cinq exemplaires de cette
Gelechia ont été capturés par M. Edouard Brabant et par moi
dans la première quinzaine d’août, volant sur la bruyère à
Calmpthout.
3449. Scythris (Butalis) senescens Stt. — La première capture
de cette espèce en Belgique dont j'ai connaissance a été faite
à Arquet, le 6 juillet 1899, par M. H. de Radiguès de Chenne-
vière.
Cette année, à la fin de juin, j'ai observé ce Scythris en nombre
à Rochefort, volant vers le soir sur le serpolet. D’après
Stainton et Zeller, la femelle a une tache blanche à la partie
inférieure de l’abdomen. (Saint. Ins. brit., p.166.— Zell. Linn.
Ent. X, p. 195). Je n’ai observé cette tache que chez une
seule des huit femelles que je possède. J’ai dans ma collec-
tion une femelle capturée en Allemagne qui en est également
dépourvue.
4490.
. Blastodacna (Laverna) rhamniella Z. — J'ai pris deux
exemplaires de cette espèce à Ciergnon, le 9 juillet dernier.
Eiachista chrysodesmella Z. — À la fin de juin, cet Ela-
chista volait en grand nombre à Rochefort, autour d’une
espèce de Carex. La plupart des exemplaires étaient passés.
Lithocolletis quinqueguttella Stt. — En mai dernier,
j'ai obtenu un exemplaire de cette espèce, éclos d’une mine
de Salix fusca, recueillie le 20 novembre 1900 à Coq-sur-Mer.
J'ai recueilli en octobre et en novembre dernier, à Alsemberg
et à la lisière du Bois de la Cambre, sept mines de Nepti-
cula basiguttella Hein.
Roeslerstammia erxlebella F. — capturé à Bellefon-
taine, le 5 août dernier. |
Ont encore été capturées en Belgique les espèces suivantes :
. Euzophera pinguis Hw. — capturé par M. O. Castin,
près de Charleroi.
. Cacæcia (Tortrix) neglectana HS. — © capturée par
M. H. de Radiguëès à Yernée, le 15 août 1899,
. Grapholitha internana Gn. — j capturé par M. H. de
Radiguës, le 15 août 1899,
. Lita cauligenella Schm.— {j capturés par M. H. de Radi-
guès, à Bouge, le 6 juillet 1899 et à Arquet, le 9 juillet 1899.
. Ochsenheimeria bisontella Z. — © capturée par M. H. de
Radiguès, à la Gileppe, le 3 juillet 1901.
. Tinea semifulvella Hw. — 4% capturés par M. le baron
de Vrière, à Lophem, et par M. H. de Radiguëès, à Tiliesse.
. Meessia (Tinea) vinculella HS. — © capturée par
M. H. de Radiguès, à Namur, le 10 juillet 1899.
59
REVISION DES PRIONIDES
par Aug. Lameere, professeur à l'Université de Bruxelles.
PREMIER MÉMOIRE. — PARANDRINES.
Mon intention est de passer successivement en revue les Prio-
nides, afin d’arriver à établir les véritables caractères et la filiation
des espèces, tout en supprimant les nombreux doubles emplois qui
encombrent le catalogue. La connaissance de ces Insectes s’est
hérissée de difficultés par le fait des entomologistes : ceux-ci, faute
de matériaux suffisants, ont, dans beaucoup de cas, décrit des indi-
vidus, non des espèces, et ils se sont contentés de quelques carac-
tères superficiels, san$ voir les caractères véritables qui rendent les
formes extrêmement tranchées et leur détermination facile.
Je n’aurais pu aborder ce travail sans l’intervention du Musée
royal d'Histoire naturelle de Belgique, qui a commencé à demander
en communication, à mon intention, les collections des autres
Musées d'Europe. Pour les Parandra, qui font partie de ce pre-
mier travail, j'ai pu confronter de cette manière le matériel des
Musées de Berlin, Bruxelles, Budapest, Dresde, Gênes, Genève,
Hambourg, Leyde, Londres, Paris, Stockholm, Tring et Vienne.
MM. Argod-Vallon, Fairmaire, Hamal, Nonfried, Pic et Villard
m'ont également envoyé ce qu’ils possèdent. Je remercie sincère-
ment tous ceux qui ont bien voulu contribuer à la bonne exécution
de ce mémoire.
M. René Oberthur n’a pas pu me confier ses richesses, ce qui est
d'autant plus regrettable que sa collection renferme les types de
Thomson dont il est parfois difficile de reconnaître les espèces,
décrites d’une manière trop sommaire; j'ai pu cependant tourner
en partie la difficulté, grâce à l’amabilité de M. Gahan, qui m'a
envoyé, du British Museum, les exemplaires de la collection Dejean
auxquels Thomson s’est référé dans ses travaux,
Dans ma première communication préliminaire sur la phylo-
génie des Longicornes (Ann. Belg., XLV, 1901, p. 314), j'ai
constitué le groupe des Parandrines des trois genres Parandra,
Erichsonia et Hystatus, genres dont je m'occupe dans ce premier
mémoire.
Je commence par une monographie du genre Parandra dont j'ai
pu réunir toutes les espèces connues. Parmi les 47 espèces actuelle-
60
ment décrites, je n’ai reconnu que 23 formes réellement spéci-
fiques, mais j'ai dû malheureusement en décrire 4 nouvelles, ce qui
porte à 27 leur nombre réel.
J. Thomson a fait des Parandra, en 1860, dans son Musée scienti-
fique, une Monographie dans laquelle il décrit 17 espèces dont
6 sont à supprimer; en 1867, dans sa Physis, il nous en a donné
une Revision avec 35 espèces dont 20 font double emploi.
Genre PARANDRA Latreille.
Histoire naturelle des Insectes, IIL, 1802, p. 160.
Placé au début parmi les Cucujides par Latreille, le genre
Parandra fut incorporé par son fondateur dans les Longicornes
(Gener. Crust. et Ins., III, 1807, p. 28); Serville (Ann. Fr., 1832,
p. 121) l’en a exclu, se basant sur les caractères de la languette et
sur la présence du paronychium tarsal ; J. Thomson (Syst. Ceramb.,
1864, p. 316) en a fait une famille limitrophe des Cérambycides,
signalant néanmoins ses analogies avec les Mallodonites ; Lacordaire!
(Gen. Col., VIIL, 1869, p. 21) n’a pas hésité à le comprendre parmi
les Longicornes, et même parmi les Prionides, il en a constitué la
première tribu de ce qu’il nomme les Prionides aberrants; Leconte
et Horn (Classif. of Col. of North Amer., 1883, p. 264) ont proposé
de réunir tous les Prionides et Cérambycides aberrants de Lacor-
daire en une famille, celle des Spondylidæ, distincte de celle des
Cerambycidæ ; enfin, H.-W. Bates a, au contraire, insisté sur
l’étroite parenté des Parandra avec les Mullodon et surtout avec
le genre Hystatus (Trans. ent. Soc., 1869, p. 39).
Parandra ressemble, en effet, à certains Cucujides, notamment
aux Passandra, mais le genre n’a pas les caractères essentiels de
celte famille de Clavicornes, et il ne peut en descendre, l’évolution
ne pouvant revenir sur elle-même en faisant dériver les hanches
transversales primitives à trochantin découvert des Parandra des
hanches arrondies cœnogénétiques à trochantin caché des Cucu-
jides. Parandra n’a pas pu donner non plus naissance aux Cucu-
jides, car ses tarses sont trop spécialisés dans un sens étranger aux
tarses les plus simples observés dans cette famille.
Parandra est certes voisin de l’ancêtre des Cucujides, mais le
genre offre encore bien plus d’affinités avec ce qu’a dû être l’ancêtre
des Trogositides.
Entre les Trogositides et Parandra, il n'existe que trois diffé-
rences :
4° La bouche est très large chez Parandra, étroite chez les
Trogositides ;
2° Les fossettes porifères des antennes n’existent que sur les der-
61
niers articles chez les Trogositides, alors qu’elles sont présentes sur
tous les articles à partir du troisième chez Parandra ;
3° Les tarses, qui de part et d’autre ont le dernier article aussi
long que les autres réunis et un paronychium offrant deux soies,
sont raccourcis, seulement le raccourcissement s’est effectué
aux dépens du 1* article chez les Trogositides, aux dépens du 4°
chez Parandra.
Les Trogositides et Parandra ont donc certainement un ancêtre
direct commun peu différent d’ailleurs de l’ancêtre des Cucujides,
et si Parandra existait seul, c’est-à-dire s’il n’y avait pas dans la
nature de Longicornes, Parandra devrait constituer une famille de
Clavicornes.
Mais les particularités qui font l'originalité de Parandra parmi les
Clavicornes, sont précisément les caractères des Cérambycides
c'est donc avec raison que Parandra se trouve réuni à ces derniers.
Comme l’a fait, en effet, remarquer Lacordaire, la languette, malgré
l'opinion contraire de Serville, n’a rien d’étranger aux Prionides :
elle est seulement courte et très large, mais il est des Parandra, par
exemple gabonica, chez lesquelles elle est déjà un peu rétrécie, et
chez ces espèces elle ne diffère guère de largeur avec la languette
d'Hystatus javanus. Cela prouve simplement qu’en principe, la
bouche des Longicornes était très large et qu’elle a été en se rétré-
cissant, cette évolution s’étant déjà opérée dans le genre Parandra
même.
La présence du paronychium tarsal était encore considérée par
Lacordaire lui-même comme différenciant essentiellement les
Parandra de tous les autres Longicornes : c’est là une erreur.
H.-W. Bates (Trans. ent. Soc., 1869, p. 39) a déjà annoncé que
Parandra brunnea ne possède pas de paronychium et que Hystatus
javanus en a un très développé, mais dépourvu de soies. En réalité,
tous les Longicornes offrent ce paronychium ; seulement, chez la
plupart d’entre eux, il est très réduit et caché dans la cavité d’inser-
tion des ongles.
Osten-Sacken (Proceed. ent. Soc. Phil., I, 1862, p. 118, t. I, fig. 6)
a décrit et figuré la larve de Parandra brunnea Fab.; j'’aimoi-même
(Mém. Liége, sér. 2, XI,1884, p. 11, t. I, fig. 3, a-c) décrit et figuré la
nymphe de Purandra Villes Lameere : ces données relatives aux
métamorphoses du genre confirment la position que nous accordons
à ces Insectes dans le système.
Parandra est donc certainement un Prionide, mais le genre n’a
rien d’ « aberrant ».
Il est presque inutile de faire remarquer que cette expression jure
avec toute théorie transformiste : il n’y a pas d'organismes aber-
-rants. Nos prédécesseurs, imbus de leurs systèmes métaphysiques,
62
pouvaient considérer comme tels les organismes ne réalisant pas
un idéal qu’ils s'étaient forgé de l’étude des formes les plus ordi-
naires de chaque groupe, formes généralement supérieures et à
caractères définitifs : les types inférieurs, formant les transitions
véritables entre l’un et l’autre groupe, leur paraissaient embarras-
sants et excentriques, ils étaient les parias de leurs classifications
artificielles, alors qu'ils sont, au contraire, les éléments les plus
précieux de la classification généalogique.
Parandra est, en réalité, le prototype des Longicornes, et parmi
les 27 espèces que j'ai sous les yeux, il en est une qui est encore
plus archaïque que les autres, c'est Parandra caspia Ménétriès, du
nord de la Perse.
Laissant de côté les caractères qui ne varient pas ou guère chez
les Cérambycides, je note chez Parandra caspia les particularités
suivantes, toutes palingénétiques :
4° Le front horizontal;
2° Les yeux à peine échancrés, transversaux, fortement granulés;
3° Les antennes insérées immédiatement devant les yeux, sem-
blables dans les deux sexes, courtes, offrant 11 articles sensiblement
égaux, sauf le 2° qui est raccourci, les 3° à 11° munis au côté interne
de deux fosseltes porifères séparées par une carène;
4 Le dimorphisme sexuel mandibulaire ;
9° La languette cornée, très large ;
6° Le rebord latéral du prothorax;
7° Le mésonotum sans appareil de stridulation;
8° Les cavités cotyloïdes antérieures closes en arrière ;
9 Les cavités cotyloides intermédiaires largement ouvertes en
dehors ; |
10° La séparation des hanches par des saillies sternales relati-
vement larges et sans convexités notables ;
11° La saillie intercoxale de l’abdomen triangulaire et semblable
dans les deux sexes;
12° Les épisternums métathoraciques larges et à bords parallèles ;
13° Les hanches antérieures transversales, à trochantin décou-
vert;
14 Les tibias comprimés, anguleux, à sommet denté et bi-
éperonné;
15° Les tarses de cinq articles, le 4 de moitié plus petit que le 3°
mais de même forme, le 3° tout à fait semblable au 2° et au 1°, très
peu échancré en dessus et nullement en dessous, offrant comme les
deux premiers à son extrémité en dessous deux brosses de poils
jaunes situées à droite et à gauche de la ligne médiane qui reste
glabre, le 5° plus long que les autres réunis et offrant un parony-
chium terminé par deux soies,
63
Cet ensemble de caractères archaïques est d’autant plus intéres-
sant à constater qu’il va nous permettre d'établir la filiation des
caractères dans le genre Parandra même et, par conséquent, nous
donner une base certaine pour la filiation des espèces.
Parmi les particularités que je viens d’énumérer, il en est, en
effet, qui ne varient pas quand on considère l’ensemble des espèces;
d’autres, au contraire, varient beaucoup, et pour chacun des carac-
ières variables il s’agit de déterminer dans quel sens s’est faite la
Variation. Ainsi, par exemple, nous observons que les cavités
cotyloïdes antérieures peuvent être fermées ououvertes en arrière :
il ne suffit pas de constater cette différence, il faut élucider la ques-
tion de savoir si dans l’évolution les cavités ont été fermées avant
d'être ouvertes ou vice versa. Or, Parandra caspia nous offre un tel
nombre de caractères certainement primitifs que nous pouvons en
inférer que ceux pour lesquels il y a doute sont primitifs également,
et, la loi d’irréversibilité de l’évolution nous servant de fil conduc-
teur, nous arrivons avec ce point de départ certain à jeter les bases
d’une anatomie comparée rationnelle.
Dans l’ensemble des quinze caractères que J'ai énumérés pour
Parandra caspia, ceux qui ne varient point dans le genre Parandra
sont : l’horizontalité du front; la granulation des yeux; la structure
des antennes, sauf en ce qui concerne le système porifère; le dimor-
phisme sexuel mandibulaire; la nature cornée de la languette; la
présence du rebord latéral au prothorax; l’absence d'appareil de
stridulation au mésonotum ; l’ouverture des cavités cotyloïdes inter-
médiaires en dehors; la séparation des hanches par des saillies
sternales relativement larges et sans convexités notables; la forme
triangulaire de la saillie intercoxale de l’abdomen et sa similitude
dans les deux sexes; la grandeur et la forme des épisternums méta-
thoraciques; la forme des hanches antérieures et des tibias; la
proportion des articles des tarses.
Nous allons examiner maintenant les autres caractères au point
de vue de la filiation de leurs variations.
Le corps est en principe large et trapu; il peut évoluer jusqu’à
être assez étroit et assez svelte dans quelques espèces; son aplatis-
sement ou sa convexité peuvent aussi varier dans certaines limites.
Le prothorax, d’abord de la largeur des élytres, peut devenir plus
étroit, de plus large que long, il devient plus long que large; il est
plus court et en même temps plus élargi en avant chez le mâle, et
cette différence sexuelle, légère dans les formes inférieures, peut être
assez accentuée chez les types plus perfectionnés ; les angles anté-
rieurs et postérieurs peuvent s’alténuer, s’arrondir, disparaître
presque; l’angle latéral, situé dans l’axe de la cavité cotyloïde
antérieure, est en principe peu marqué, mais il arrive parfois à
64
être très saillant, ce qui correspond à un rétrécissement postérieur
plus prononcé.
Les cavités cotyloïides antérieures, d’abord fermées, s'ouvrent :
dans ce cas, au début, il y a raccourcissement de l’épimère protho-
racique qui n'arrive plus à rejoindre la saillie prosternale; puis
celle-ci à son tour, de largement trapézoïdale qu’elle est en principe
en arrière, se rétrécit, de sorte que la cavité cotyloïde s’ouvre
encore davantage. Dans les formes inférieures, la saillie prosternale
offre une forte convexité postérieure ; cette convexité disparaît chez
les espèces les plus évoluées, en même temps que la saillie tend à
devenir triangulaire. ,
A la tête il faut noter que le sillon longitudinal du front, d’abord
très peu indiqué, arrive à être très profond, et il sépare alors deux
bosses situées entre les yeux. Au bord interne de ceux-ci il existe
un pli juxtaoculaire qui peut s’aplatir et s’effacer presque complè-
tement, mais qui dans certains cas se développe en une crête assez
prononcée; ce pli se continue pour former en arrière un cadre
autour de l’œil; le cadre oculaire est souvent dilaté derrière l’œil en
un segment de cercle, principalement chez le mâle, et dans un cas
particulier, le cadre s’élève jusqu’à dépasser le niveau de l’œil.
L’œil lui-même est d’abord très peu échancré, ovalaire, irans-
versal; l’échancrure augmente en même temps que le lobe inférieur
ou les deux lobes à la fois se renflent ou bien s’allongent vers le
sous-menton d’une part, au delà du niveau supérieur de l’insertion
de l’antenne d’autre part.
Les joues se prolongent en un processus jugulaire qui est plus ou
moins prononcé et qui peut ou non présenter une carène.
La languette, très large en principe, offre une tendance à se rétré-
cir; elle est, dans les formes inférieures, couverte de longs poils
jaunes, comme le menton d’ailleurs, et cela davantage chez le mâle,
mais dans les espèces supérieures, le menton et la languette
deviennent glabres.
Les mandibules sont toujours différentes dans les deux sexes.
Les mandibules de la femelle sont toujours plus courtes que la
tête et bifides à l'extrémité; leur forme est celle d’une pyramide
triangulaire, c’est-à-dire qu’elles se renflent du sommet vers la
base. Extérieurement, près de la base, elles sont creusées d’une
concavité qui tend à disparaître ; intérieurement, d’une autre conca-
vité qui s’étend en principe jusqu’à la dent postérieure de la bifur-
cation terminale, mais qui dans les formes supérieures se raccourcit
beaucoup. Il y a une large dent interne basilaire, cette dent pouvant
devenir bifide, et lorsqu’elle s'atténue, une ou deux autres dents
internes peuvent la précéder.
Les mandibules du mâle peuvent offrir deux degrés de dévelop-
65
pement très différents, entre lesquels on observe, mais rarement, :-
une série de transitions : chez le mâle major, les mandibules sont
plus longues ou aussi longues que la tête; chez le mâle minor,
elles sont raccourcies et élargies dans leur partie basilaire, de
manière à n'être pas beaucoup plus développées que celles de la
femelle.
En principe falciformes, elles tendent dans les formes supérieures
à se renfler et à se raccourcir; intérieurement, elles présentent
une concavité limitée par une carène qui peut arriver à être très
saillante. La concavilé, au début, s’élend jusqu’à la dent postérieure
de la bifurcation terminale, laquelle, à une exception près, existe
chez toutes les espèces, mais elle tend à se raccourcir; à la base
existe, dans les formes inférieures, une grande dent interne qui
disparaît chez les espèces les plus évoluées; trois autres dents
internes se montrent aussi, mais rarement ensemble : l’une d'elles
l'emporte ordinairement sur les autres et existe seule; quand la
forte dent basilaire disparaît, alors, par une sorte de compensation,
deux des dents internes peuvent prendre un grand développement.
Les antennes, d’abord glabres, s’ornent de longs poils; com-
primés en principe, les articles se renflent parfois, surtout à la
base. Les 3° à 11° articles offrent deux fossettes porifères internes
séparées par une carène qui peut devenir très saillante, mais cette
carène peut aussi disparaître, et alors ces articles n’offrent plus
qu’une seule fossette porifère. Le dernier article présente à l’extré-
mité, du côté externe, une fossette porifère qui peut ou bien devenir
obsolète, ou bien, au contraire, se limiter par un cadre très net et
devenir très apparente.
Le côté externe des tibias, arrondi en principe, peut s’aplatir et
même se creuser d’un sillon.
Les tarses varient beaucoup. La forme du 3° article est d’abord
semblable à celle du 2°, mais cet article offre une tendance à
s’élargir, le 2° prenant part à cet élargissement ou bien, parfois,
s’allongeant, au contraire, un peu; l’échancrure supérieure du
3° article augmente ; en dessous, le 3° article n’est pas échancré en
principe, mais dans certaines formes supérieures, il arrive à être
tellement échancré, qu’il peut être considéré comme bilobé, sans
cependant jamais que les lobes se développent autant que dans les
Prionides dits normaux. Les brosses tarsales sont au début petites,
rectangulaires, fortement séparées sur la ligne médiane et leurs
poils sont courts, ne dépassant les articles ni en arrière, ni sur les
côtés ; mais ces brosses s’agrandissent, s’arrondissent, se rapprochent
sur la ligne médiane, deviennent plus fournies, leurs poils s’allon-
gent aussi et dépassent pour former frange les bords des articles.
La ponctuation de ces Insectes est fine dans les espèces infé-
66
rieures, forte dans les formes élevées; il y a, en général, une cer-
taine compensation entre la ponctuation de la tête, du pronotum ou
des élytires; quand elle est forte sur la tête, elle est ordinairement
faible ailleurs et vice versa.
Le mâle diffère de la femelle :
4° Par la forme des mandibules qui sont toujours plus développées
et conformées comme je l’ai indiqué plus haut;
2° Par la plus grande brièveté et l’élargissement antérieur du
prothorax ;
3° Par la forme du dernier arceau ventral de l’abdomen qui n’est
pas beaucoup plus long que le précédent, tandis que chez la
femelle, il est près de deux fois aussi long.
L’on pourra facilement reconnaître encore les sexes sur les indi-
vidus desséchés des collections, en faisant attention aux organes
faisant saillie entre le dernier sternite et le dernier tergite abdomi-
naux; chez la femelle, on observera deux gonapophyses noires,
courbées en crochet vers le bas et dentées à leur base en dessous ;
chez le mâle, on aperçoit simplement un tergite supplémentaire
courhbé en arc et frangé de poils.
Évolution des espèces.
Les Parandra peuvent être réparties en deux grandes branches :
les unes, plus primitives, ont les cavités cotyloides antérieures
fermées en arrière; les autres, coenogénétiques, ont ces cavités
ouvertes.
PREMIÈRE BRANCHE.
Les Parandra à cavités eotyloides antérieures fermées en arrière
ont, en même temps, la saillie prosternale à bords parallèles et lar-
gement dilatée en trapèze postérieurement, de manière à rejoindre
de part et d’autre l’épimère; les antennes restent primitives dans
toutes les espèces, c'est-à-dire qu’elles offrent deux fossettes pori-
fères internes, séparées par une carène, sur les 5° à 11° articles;
les mandibules également sont primitives : elles sont bifides et
creusées d’une concavité interne dans les deux sexes; celles du
mâle sont falciformes et très variables dans leur développement.
Enfin, l’angle latéral du prothorax n’est jamais saillant.
Les espèces sont dispersées dans le bassin de l’océan Atlantique
et forment deux rameaux.
PREMIER RAMEAU.
Le paronychium tarsal est bien visible et offre deux soies écartées à
leur base; le bord externe des tibias n’est pas sillonné; le menton et
67
la languette sont couverts de poils jaunes dans les deux sexes, mais
ces poils sont toujours plus denses et plus longs chez le mâle; le
processus Jugulaire . est caréné ; les mandibules du mâle sont
dilatées du côté interne et contigués à leur base; le bord antérieur
du labre a la forme d’une accolade, avec une saillie médiane triangu-
laire qui n’est pas très prononcée, mais qui est plus développée
chez la femelle ; le front offre plus ou moins les traces d’un sillon
longitudinal, sans qu’il y ait des bosses entre les yeux ; les articles
des antennes sont comprimés, et la carène interne des 3° à 11° est
plus ou moins saillante ; à tous ces caractères primitifs, il faut ajouter
que la saillie prosternale offre une convexité dépassant notable-
ment en arrière le niveau du bord postérieur des épimères.
Ce premier rameau se divise en deux groupes, un groupe
paléarctique et un groupe néotropical.
Groupe paléarctique.
Une seule espèce, la plus archaïque de toutes les Parandra,
habitant les bords méridionaux de la mer Caspienne, constitue ce
groupe.
Elle offre les tarses les plus primitifs du genre entier : le 3° article
non seulement n’est pas échancré en dessous, mais il l’est à peineen
dessus, et il est semblable au 2°, n’étant pas élargi; ses brosses sont
petites, allongées, à poils courts et ne dépassant pas l’article en
arrière ni sur les côtés.
Elle diffère encore de toutes les espèces du groupe néotropical
par ses antennes glabres et la saillie médiane du labre plus faible;
la villosité du menton et de la languette est presque aussi longue
et aussi fournie chez la femelle que chez le mâle; le prothorax, un
peu plus court chez le mâle, a les angles antérieurs très visibles
d’en haut, un peu abaissés seulement chez le mâle, et il offre une
dépression de part et d’autre de la base près de l’angle posté-
rieur.
Le dernier article des antennes offre au bord externe, près de
l'extrémité, une fossette porifère allongée, divisée en deux par une
carène. :
1. Parandra caspia Ménétriès.
Parandra caspia Ménétr., Catal. raisonné, 1832, p. 225.
Parandra caspica Falderm., Nouv. Mém. Mosc., V, 1837, p. 261, t. IX, p.9.—
Thoms., Musée scient., 1860, p. 83. — Ganglb., Verh, zool.-bot. Ges. Wien,
1881, p. 78.
Le corps, long de 17 à 27 millimètres, est large, trapu, un peu
déprimé, très luisant, d’un brun marron parfois assez foncé en
68
dessus, un peu orangé en dessous; la ponctuation est presque
imperceptible, surtout en dessus, sauf sur la tête où elle est fine
et éparse, mais grosse et serrée derrière les yeux.
Le prothorax est beaucoup plus large que long, surtout chez le
mâle, et aussi large que les élytres; ses angles postérieurs et anté-
rieurs sont bien marqués, presque droits, ses côtés presque paral-
lèles et presque droits, le rétrécissement postérieur étant très faible.
L’œil est très faiblement échancré, peu saillant, ovoide, son bord
supérieur dépassant un peu le niveau de l'insertion de l’antenne;
le cadre oculaire est légèrement dilaté derrière l'œil du mâle.
Le sous-menton est dépourvu de sillon transversal au bord anté-
rieur; sa ponctuation est grosse, plus ou moins serrée chez la
fe. confluente et réticulée He le mâle.
Les mandibules de la femelle offrent à leur ee qui est très
convexe, une profonde cavité externe et une forte concavité interne
s'étendant jusqu’au delà du milieu ; leur carène est peu tranchante
et la dent basilaire simple et médiocre.
Les mandibules du mâle offrent une faible dent interne située un
peu au delà du milieu où se termine leur concavité ; leur carène
est peu tranchante. Je n’ai vu que des mâles à mandibules aussi
longues que la tête.
Les vingt et un individus que j'ai pu étudier ne m'ont pas paru
présenter de variations notables.
L'espèce, qui doit reprendre la dénomination de caspia que lui
a donnée Ménétriès, habite la Transcaucasie, le nord de la Perse et
la Turcomanie.
Groupe néotropical.
La forme la plus primitive de ce groupe, forme très voisine de
Parandra caspia, habite l'Amérique du Sud, au voisinage du tro-
pique du Capricorne. L'évolution des espèces s’est faite vers le
nord : nous les voyons envahir le Brésil, la Guyane, les Petites
Antilles (pas les Grandes Antilles), le Venezuela, la Colombie,
l’Équateur, l'Amérique centrale, le Mexique, et l’une d’elles s’étend
même jusqu’au centre des Etats-Unis.
Toutes ont comme caractères communs les différenciant de
l’unique espèce du groupe paléarctique : le 3° article des tarses
échancré en dessus au moins jusqu'à la moitié de sa longueur; les
antennes offrant quelques poils courts au sommet des articles; la
saillie médiane du labre plus forte; la villosité du menton et de la
languette beaucoup moins longue et moins fournie chez la femelle
que chez le mâle; le prothorax sans dépressions à la base, ses
angles antérieurs abaissés et invisibles d’en haut; la fossette
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69
porifère terminale externe du dernier article des antennes obsolète.
Je partage les espèces du groupe néotropical en deux sous-
groupes.
Premier sous-groupe. — Le sous-menton est dépourvu de sillon
transversal près du bord antérieur, et il est couvert d’une grosse
ponctuation plus ou moins serrée chez la femelle, confluente et
réticulée chez le mâle; le cadre oculaire est dilaté derrière l’œil
chez le mâle; la carène du processus jugulaire est faible, et elle
rejoint la limite externe du sous-menton bien avant le bord posté-
rieur de ce dernier; enfin le 3° article des tarses n’est jamais
échancré en dessous ni élargi.
- Nous séparerons d’abord l'espèce qui ressemble singulièrement
à Parandra caspia, et qui n’a pas encore été décrite. Seule de toutes
les formes du groupe néotropical, elle a les angles postérieurs du
prothorax saillants, chez les autres ces angles étant presqne tout à
fait effacés ou même complètement nuls.
2. Parandra expectata nova species.
L'aspect serait celui de Parandra caspia, n’était que le prothorax
a une forme un peu différente : outre l’abaissement considérable des
angles antérieurs, la largeur est moindre et le rétrécissement posté-
rieur plus marqué; il est presque carré chez la femelle, un peu
plus large que long chez le mâle.
Le corps, long de 16 à 24 millimètres, est déjà un peu moins
trapu, mais il est très luisant, d’un brun marron; la ponctuation
est restée presque imperceptible, surtout en dessus; elle est fine et
éparse sur la tête, plus grosse derrière les yeux qui sont tout à fait
semblables à ceux de Parandra caspia.
À part son échancrure supérieure plus prononcée, le 3° article des
tarses n’a pas évolué.
Les mandibules de la femelle ont une forme intermédiaire entre
celle offerte par Parandra caspia et celle des autres espèces néotro-
picales : la convexité basilaire est moins forte, la concavité externe
moins prononcée; par contre, la dent basilaire est plus détachée et
vaguement bifide.
Point de différences non plus pour les mandibules du mâle, mais
dans l’espèce présente j'ai constaté des développements divers des
mandibules de ce sexe : chez le mâle major, à mandibules aussi
longues que la tête, il existe une petite dent interne située au delà
du milieu, et cette dent est parfois très peu marquée, précédée alors
de deux ou trois autres petites dents internes; chez le mâle minor,
70
à mandibules courtes et élargies, la dent interne est unique et
médiane.
J’ai vu de cette espèce sept individus, dont une femelle, cinq mâles
major et un mâle minor.
Quatre proviennent de localités avoisinant le nord du Paraguay :
un de Salto Grande [Musée de Berlin], un d’Argentina, un de
S. Ignazio (Missiones), un de Guarapuava (province de Parana)
[Musée de Gênes]; un mâle de la collection Nonfried est du Brésil ;
le Musée de Dresde m'en a communiqué deux exemplaires avec
l'indication Cayenne, mais c’est peut-être là une erreur d’étiquette.
Viennent maintenant six espèces dans lesquelles les angles posté-
rieurs du prothorax sont effacés; nous les répartissons en trois
couples.
PREMIER COUPLE.— Le prothorax est deux fois aussi large que long,
il est donc notablement raccourci, le bord antérieur est très cintré
en arrière, les côtés un peu obliques avec le rétrécissement posté-
rieur aussi marqué que dans Parandra expectata. Cette description
s’applique au mâle ; chez la femelle, le prothorax est plus large que
long avec les côtés presque parallèles et le rétrécissement postérieur
médiocre.
L’œil n’est plus ovoïde; il n’est pas plus échancré, mais son lobe
inférieur est renflé, de sorte que la forme générale est celle d’une
poire; cet œil ne dépasse que peu le niveau de l'insertion de l’antenne
vers le haut.
Le corps est encore assez trapu.
Les deux espèces de ce couple sont voisines l’une de l’autre et
toutes deux nouvelles.
3. Parandra brevicollis nova species.
Je n’en ai vu que deux mâles du Muséum de Paris et rapportés de
Loja (Équateur), par l’abbé David, en 1885. Ils sont complètement
_ pareils, sauf pour la taille, l’un ayant 93, l’autre 25 millimètres.
La teinte est d’un brun marron assez foncé, le dessus du corps
très luisant, à ponctuation extrêmement fine, sauf toujours sur la
têle où les points sont plus forts, très gros et conîfluents derrière les
yeux. Le métasternum et surtout les épisternums métathoraciques
sont couverts de points fins et assez serrés d’où émerge une pilosité
très visible.
Pour le reste, l’Insecte est semblable à Parandra expectata, sauf
en ce qui concerne les antennes dont la carène interne des 3° à
11° articles est plus saillante, ces articles étant aussi plus allongés
et plus aigus au sommet interne.
71
Les deux individus que j’ai étudiés sont des mâles major dont les
mandibules sont absolument les mêmes que celles de Parandra
expectata.
4. Parandra brachyderes nova species.
Un mâle du Musée de Berlin, provenant de Mexico; trois femelles
du Mexique occidental : deux de la collection Hamal (par R. Oberthür),
l’une de Tacambaro, Michoacan, l’autre de Zapotlan, près du volcan
de Colima; la troisième femelle du British Museum et également
de Zapotlan.
La longueur est de 15 à 22 millimètres, la teinte d’un brun marron
variable, la ponctuation semblable à celle de Parandra brevicollis,
sauf sur le métasternum et les épisternums métathoraciques où la
ponctuation est bien plus éparse et la pilosité à peine distincte.
Les différences essentielles d'avec Parandra brevicollis résident :
1° Dans le cadre oculaire du mâle qui chez brevicollis est sem-
blable à ce qu’il est chez caspia et expeclata, c’est-à-dire dilaté seu-
lement derrière l’œil, tandis que chez brachyderes la dilatation
commence presque comme chez Parandra Villei, à peu près à partir
du bord supérieur de l’œil ;
2° Dans les articles 3 à 8 des antennes qui sont notablement plus
larges que longs;
3° Dans le 5° article des tarses dont les brosses sont très fournies
et dépassent fortement l’article en arrière.
Les mandibules du seul mâle que j'aie vu sont aussi longues que
la tête, comparables à celles d’un mâle à développement moyen de
Parandra polita, c’est-à-dire élargies, avec une concavité s’étendant
jusqu’au delà du milieu, la carène étant assez tranchante ; il y a une
dent assez forte au milieu (différence d’avec brevicollis), et cette dent
est accompagnée de la trace d’une autre dent située au delà.
Les mandibules de la femelle offrent une faible concavité externe
à la base ; leur concavité interne ne s’étend que jusqu’au milieu; il
y a une dent interne avant la dent basilaire.
La largeur du prothorax permet de distinguer facilement cette
espèce de P. polita qui lui ressemble beaucoup.
DEUXIÈME COUPLE. — Le prothoraæx est aussi long ou plus long que
large, surtout chez la femelle qui a le prothorax toujours notable-
ment plus étroit que les élytres, rectangulaire ou carré, le rétrécis-
sement postérieur étant assez faible ; chez le mâle, les côtés sont
dirigés un peu obliquement de l’angle antérieur à l’angle latéral,
puis commence le rétrécissement postérieur qui est assez notable.
Par suite de cet allongement du prothorax, l’aspect de l’Insecte est
plutôt svelte.
72
_ L'œil est conformé comme dans les espèces du couple précédent;
le cadre oculaire est dilaté chez le mâle non seulement postérieure-
ment, mais déjà à partir du bord supérieur de l’œil, de sorte que
vu en arrière, celui-ci ne semble s’élever que peu au-dessus de son
cadre.
Deux espèces fort voisines l’une de l’autre font partie de cette
catégorie : elles sont d’un brun marron variable et ponctuées dans
le même style que Parandra brachyderes. Les brosses tarsales
dépassent assez bien les articles en arrière.
5. Parandra Villei Lameere.
Parandra Villei Lameere, Ann. Belg., 1885, Bull., p. x.
J’en ai décrit et figuré la nymphe sous le nom de Parandra polita
dans : Mém. Liége, sér. 2, X[, 1884, p. 11, t. I, £. 3, a-c.
Cette espèce a été envoyée de l’Équateur, par le consul de Ville,
au Musée de Bruxelles, en nombreux exemplaires des deux sexes,
tous très semblables. La longueur varie de 15 à 25 millimètres.
La ponctuation des élytres est notablement plus fine que dans
l’espèce suivante, et les mandibuies dans les deux sexes sont diffé-
rentes.
Chez la femelle, les mandibules ont la structure de celles de la
femelle de Parandra brachyderes; elles sont plutôt courtes et elles
offrent une seconde dent interne précédant la dent basilaire.
Chez le mâle, les mandibules, à peu près de la longueur de la
tête, offrent une concavité quis’étend jusqu’au delà du milieu, où se
trouve une dent interne qui est placée exaciement où la concavité
finit.
6. Parandra polita Say.
Parandra polita Say, Boston Journ., I, 1835, p. 192. — Thoms., Musée scient ,
1860, p. 96. — Bates, Biol. Centr.-Amer., Col., V, 1879 ét 1884, pp. 2 et 225,
F0 PE ee
Parandra cylindrica Thoms., Musée scient., 1860, p. 82.
La taille varie de 13 à 27 millimètres. La ponctuation des élytres
est toujours très apparente, mais elle est bien moins forte et moins
serrée que dans les espèces du couple suivant.
Les mandibules de la femelle sont plus étroites, plus allongées
que dans Parandra Villei et aucun des nombreux exemplaires que
J'ai vus ne m’a montré la seconde dent interne précédant la dent
basilaire chez l’espèce précédente.
Chez le mâle, les mandibules varient beaucoup de grandeur et de
forme, comme aussi les dimensions de la tête, mais quelques
13
caractères des mandibules sont constants : la concavité supérieure
s'étend jusqu’au delà du milieu, et elle dépasse toujours la dent
interne qui est située au milieu même ou en deçà du milieu, par
conséquent plus près de la base que chez Parandra Villes.
Chez les grands mâles, qui ont un aspect souvent singulier par
suite du développement de la tête et des mandibules, celles-ci ne
s’élargissent que modérément près de la base, et leur dent interne
est située au milieu ; chezles petits mâles, les mandibules deviennent
plus courtes que la tête eten mêmetempselles s’élargissent beaucoup
vers la base, la dent interne, qui peut manquer, semblant reculer
un peu en deçà du milieu, car la moitié basilaire de la mandibule
se raccourcit davantage que la moitié terminale, et la dent basi-
laire est moins distincte, se confondant, par suite de l’élargissement
de la mandibule, avec le corps de cette dernière.
Les angles postérieurs du prothorax sont fréquemment assez
marqués.
Cetle espèce, qui est commune dans les collections, a été trouvée
au Mexique (Jalapa, Bilimek), au Guatémala et sur le versant du
volcan de Chiriqui (Panama). Les collections Nonfried et Argod-
Vallon en renferment des exemplaires qui portent l'étiquette
Venezuela et Colombie. D'autre part, elle a été décrite primitive-
ment par Say comme provenant de l’Indiana, et j'en ai vu, en effet,
plusieurs individus de l'Amérique du Nord, mais sans indication
précise de localité.
TROISIÈME COUPLE. — Cette catégorie comprend deux espèces très
distinctes, mais ayant comme caractère commun permettant de ne
les confondre avec aucune de celles des deux couples précédents une
ponctuation forte et serrée sur les élytres. Le prothorax est semblable
à celui des espèces du deuxième couple, comme forme, mais ses
proportions sont un peu différentes. |
L'œil a toujours l’aspect d’une poire, mais ses dimensions sont
réduites, et il dépasse moins vers le haut le niveau de l’insertion de
l’antenne.
Par suite de la forte ponctuation des élytres, l’Insecte est peu
luisant en dessus; il est d’une teinte brun marron variable, et le
corps est relativement assez svelte. Les brosses tarsales dépassent
notablement les articles en arrière.
7. Parandra colombica White.
Parandra colombica White, Catal. Brit. Mus., VII, Longic., 1853, p. 3
(nec Thomson).
Parandra scaritoides Thoms., Musée scient., 1860, p. 82.
Parandra Gyllenhali Thoms., Physis, I, 1867, p. 110.
74
L'espèce à laquelle j’applique ce nom est bien certainement
Parandra colombica White, ainsi que j'ai pu m’en convaincre
grâce aux renseignements que m'a fournis M. Gahan, du British
Museum; il est tout aussi certain que ce n’est pas la Parandra
colombica Thomson, laquelle n’est qu’une variété plus fortement
ponctuée de Parandra glabra, ainsi qu’il ressort de la description.
Par contre, la lecture attentive des descriptions des Parandra scari-
toides et Gyllenhali de Thomson m'a convaincu qu'il s'agissait de
variations insignifiantes d’une seule et même forme facile à recon-
naître comme la vraie colombica.
Le métasternum et les épisternums métathoraciques sont assez for-
tement et densément ponctués et couverts d’une pilosité très visible :
ce caractère suffit à différencier l’espèce de toutes celles du groupe
néotropical, à l’exception de P. brevicollis dont le prothorax est
tout différent.
Le prothorax du mâle est à peu près aussi long que les élytres, un
peu plus large que long, avec les côtés dirigés obliquement à peu
près en ligne droite de l’angle antérieur à l’angle postérieur, le
rétrécissement postérieur étant peu marqué. Chez la femelle, le
prothorax est aussi large ou un peu plus large que long, presque
aussi large que les élytres, avec les côtés à peu près parallèles, le
rétrécissement postérieur étant cependant assez accusé. La ponc-
tuation du prothorax est assez fine et éparse, mais notablement
plus forte sur les côtés.
La ponctuation est plus ou moins forte et éparse sur la tête, grosse
et plus ou moins confluente derrière les yeux. Le cadre oculaire est
simplement dilaté derrière l’œil chez le mâle. Dans ce sexe aussi,
la carène qui limite le sous-menton sur les côtés n’est pas excep-
tionnellement élevée.
Les mandibules de la femelle offrent à leur base extérieurement
une concavité peu prononcée etintérieurement une concavité s'éten-
dant jusqu’au delà du milieu, la dent basilaire étant simple; les
mandibules du mâle offrent une concavité s'étendant toujours jus-
qu’au delà du milieu, et elles offrent une dent interne située au delà
du milieu, au milieu ou en deçà du milieu. Elles sont élargies vers
la base chez le mâle minor.
L'espèce habite le Venezuela (Caracas, Musée de Berlin), la
Colombie (Bogota, Musées de Berlin, de Leyde et de Londres; Car-
thagène, Musée de Vienne), l'Amérique centrale (Nicaragua,
d’après H.-W. Bates).
J’en ai vu neuf mâles et cinq femelles variant de 18 à 28 milli-
mètres de longueur.
15
8. Parandra longicollis Thomson.
Parandra longicollis Thoms., Musée scient., 1860, p. 83.
Parandra gracillima Bates, Trans. ent. Soc., 1869, p. 38.
Il est dommage de devoir faire tomber en synonymie le nom de
gracillima : Bates a décrit si bien l’espèce qu’elle est immédiatement
reconnaissable, tandis qu’on ne peut guère faire l’éloge de la
diagnose de Thomson.
La ponctuation est fine et très éparse sur le métasternum, un
peu plus serrée sur les épisternums métathoraciques, et il n’y a pas
de pilosité.
Le prothorax est, pour les deux sexes, semblable à celui de
l’espèce précédente, mais il est un peu plus long que large, carac-
tère surtout appréciable chez la femelle où il est notablement moins
large que les élytres. La ponctuation est la même, comme aussi
celle de la tête.
Les crêtes céphaliques sont très prononcées, surtout chez le mâle.
Même chez la femelle, le cadre oculaire est dilaté derrière l’œil, et
la carène qui limite le sous-menton sur le côté est plus élevée que
chez les autres femelles du groupe. Chez le mâle, le cadre oculaire
entier est tellement dilaté qu’il dépasse le niveau de l'œil, en sorte
que celui-ci devient invisible lorsqu'on regarde l’insecte par der-
rière ; de plus, la carène qui limite le sous-menton sur les côtés est
élevée en une crête respectable. Aucune autre Parandra ne présente
ces Caractères.
Les mandibules de la femelle offrent à leur base extérieurement
une concavité prononcée et intérieurement une concavités’étendant
seulement jusqu’au milieu, la dent basilaire étant précédée d’une
seconde dent interne ; les mandibules du mâle offrent une concavité
s'étendant seulement à peu près jusqu’au milieu et n’atteignant
pas une dent interne qui est située au delà, cette dent petite et
précédée de deux ou trois autres dents très petites chez le mâle
major, les mandibules élargies vers la base chez le mâle minor.
La longueur est de 16 à 28 millimètres ; j'ai vu dix-huit mâles et
cinq femelles.
Habitat : l'Amérique du Sud au nord du tropique du Capricorne
et à l’est de la Cordillère des Andes [Salto-Grande, Musée de Berlin;
Espirito Santo et Minas Geraes, Musée de Stockholm; Ega (Ama-
zones), H.-W. Bates; Chanchamayo, Musée de Dresde; Cayenne,
Musées de Leyde et de Paris; Surinam, coll. Nonfried; Colombie,
Musée de Dresde; Brésil, Musées de Bruxelles, de Genève, de Ham-
bourg et de Vienne|.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XLVI, 3 1V 1902 d
76
Second sous-groupe. — Le sous-menton offre un sillon trans-
versal près du bord antérieur, et il est couvert d’une ponctuation
variable, presque toujours assez fine et même nulle; le cadre
oculaire n’est pas dilaté en arrière; la carène du processus jugu-
laire est forte et distincte de la limite externe du sous-menton
jusqu’au bord postérieur de ce dernier ; l’œil est grand, plus
échancré, réniforme, le lobe supérieur dépassant davantage le
niveau de l'insertion de l’antenne, le lobe inférieur renflé vers
l'avant.
Le prothorax est toujours plus large que long; ses côtés sont
parallèles ou dirigés un peu obliquement en dehors depuis l'angle
antérieur jusqu’à l’angle latéral, puis très rétrécis jusqu’à l’angle
postérieur qui est nul.
Le corps, assez trapu, est très luisant en dessus; la teinte est tou-
jours d’un brun marron très variable.
Deux espèces seulement composent ce sous-groupe; l’une d’elles,
la vulgaire Parandra glabra, a été décrite sous dix noms différents,
sans que ses caractères aient jamais été soupçonnés.
9. Parandra glabra Degeer.
Attelabus glaber Degeer, Mém., IV, 1774, p. 351, t. XIX, f. 14-16.
Scarites testaceus Fab., Entom. Syst., IV, 1794, p. 437; Syst. Eleuth., I, 1801,
. 123.
He glabra Gyll., Schônh. Syn. Ins., App., 1817, p. 145. — Thoms.,
Mus. scient., 1860, p. 78.
Parandra ferruginea Sturm, Catal., 1826, p. 78, t. IV, f. 33.
Parandra mandibularis Perty, Del. Anim., 1830, p. 84, t. XVII f. 1. —
Thoms., Mus. scient., 1860, p. 78.
Parandra maæxillosa Casteln., Hist. nat., IT, 1840, p. 387. — Thoms., Physis,
I, 1867, p. 109.
Parandra lineolata Gory, Icon. Règn. anim., 1844, p. 207, t. XLII, f. 7. —
Thoms., Mus. scient., 1860, p. 78.
Parandra grandis Thoms., Mus. scient.. 1860, p. 79.
Parandra colombica Thoms., Mus. scient., 1860, p. 80.
Parandra barbata Thoms., Mus. scient., 1860, p. 95.
Parandra occipitalis Thoms., Physis, I; 1867, p. 108.
J’ai vu des centaines d'exemplaires de cette espèce très variable,
et je ne suis pas parvenu à légitimer les formes séparées par
Thomson, lesquelles ne peuvent même pas être considérées comme
des variétés. Les individus de la Guadeloupe, dont Gory a fait
l’espèce lineolata, ne m'ont pas paru constituer une race locale : les
mâles ne diffèrent en rien des individus du Brésil les plus typiques;
les femelles ont bien ordinairement une forme particulière du pro-
thorax, mais cette forme se retrouve chez des exemplaires de
77
Colombie et toutes les transitions existent vers le prothorax
normal.
Il y a un certain nombre de caractères constants qui, associés à
ceux qui ont déjà été énumérés, ne permettent pas de confondre
cette espèce avec aucune autre et qui montrent en même temps
l’unité du type.
Les tlarses ont le 3° article nullement échancré en dessous, non
élargi, semblable au 2°, les brosses sont petites, allongées, séparées
sur la ligne médiane, à poils dépassant peu les articles en arrière;
le rebord latéral du prothorax est toujours bien marqué sur toute
son étendue dans les deux sexes, et les côtés, renflés, surplom-
bent ce rebord depuis l’angle latéral jusqu’en avant, de manière à le
rendre plus ou moins invisible de dessus.
Les mandibules de la femelle offrent extérieurement à leur base
une concavité assez prononcée, et leur concavité interne s'étend
tantôt jusqu’au delà du milieu, tantôt jusqu’au milieu seulement; la
dent basilaire est forte et tend à devenir bifide parfois.
Chez le mâle, les mandibules ont leur concavité qui s’étend jus-
qu’au delà du milieu ; il y a une petite dent interne placée au delà
du milieu chez le mâle major, au milieu même chez le mâle minor;
chez ce dernier, les mandibules sont aussi plus élargies vers la base
et elles sont quelquefois si courtes qu’elles donnent à l’insecte un
aspect très différent de celui du mâle major.
La forme du prothorax varie un peu et de différentes manières,
de sorte qu’en choisissant bien certains individus, l’on pourrait
croire que l’on a vraiment affaire à des espèces différentes; les
variations, qui sont tout à fait analogues d’ailleurs à celles
que l’on observe chez les autres Parandra, portent : 1° sur la
longueur ; 2° sur la saillie de l’angle latéral qui est plus ou moins
obtus, mais quiest quelquefois tellement effacé que les côtés du pro-
thorax forment une courbe régulière d’avant en arrière ; 3° sur la
saillie de l’angle postérieur qui lui aussi peut être un peu marqué
ou bien totalement effacé. Parandra lineolata Gory et occipitalis
Thoms. sont fondées sur des exemplaires où toutes les variations du
prothorax sont réunies de manière à lui donner plus ou moins la
forme d’un demi-cercle.
La ponctuation varie aussi assez bien, peut-être un peu plus que
dans les autres espèces. Les individus à ponctuation des élytres et
du pronotum totalement nulle ont servi à la constitution des deux
fausses espèces barbata Thoms. et /ineolata Gory, la première à
prothorax ordinaire, cordiforme, la seconde à prothorax modifié
comme je viens de l’indiquer plus haut ; Thomson a créé la P. gran-
dis avec de grands individus à ponctuation excessivement fine, à
prothorax cordiforme, et des individus semblables, mais à protho-
78
rax en demi-cercle, constituaient pour lui P. occipitalis. Dans sa
Monographie, Thomson a réservé le nom de P. glabra aux exem-
plaires ponctués modérément, et il a attribué le nom de P. colom-
bica White à des individus dont les élytres sont assez fortement
ponctuées. Ces derniers individus, j'en ai vu assez bien, n’ont rien
à voir avec la vraie P. colombica White qui est une espèce toute
différente, et ils ne constituent pas une espèce distincte de P.glabra.
Dans sa Revision, Thomson a enfin, pour mettre le comble au
gâchis, séparé de P. glabra, P. mandibularis Perty et P. maxillosa
Casteln. Il ne donne pas les caractères de l’espèce à laquelle il
réserve en dernière analyse le nom de glabra Degeer; la forme à
laquelle il donne le nom de mandibularis Perty est la glabra de sa
Monographie et ce serait aussi d’après lui la glabra Gyllenhall. Or,
Gyllenhall déclare expressément que sa description de glabra est
faite sur l’exemplaire femelle de la collection Degeer! Quant à la
Parandra à laquelle Thomson donne le nom de P. maæxillosa
Casteln., tout en déclarant qu’il ne connaît pas l’espèce de Castel-
nau (laquelle, d’après la description, est certainement P. glabra),
elle est fondée sur deux petits individus dont il énumère des
caractères différentiels sans aucune importance.
La taille varie de 15 à 35 millimètres.
L'espèce, très commune dans les collections, est répandue dans
toute l'Amérique du Sud, à l’est de la Cordillère, et elle s’étend du
Paraguay au Mexique ; de la Colombie, elle s’est avancée à l’ouest de
la Cordillère vers le Sud, car on peut la suivre jusque dans l’Équa-
teur; de la Guyane, elle a passé dans les Petites Antilles, tout au
moins dans les îles St-Vincent et de la Guadeloupe, mais elle ne
paraît pas avoir envahi les Grandes Antilles.
10. Parandra Degeeri Thomson.
Parandra Degeeri Thoms., Physis, I, 1867, p. 111.
Parandra rotundicollis Dej., Catal., 3° édit., 1837, p. 341.
Je ne crois pas me tromper en attribuant à cette rare espèce le
nom de Degeeri; Thomson, dont la description ne mentionne à peu
près aucun des véritables caractères, insiste sur la forme trisinuée
du bord antérieur du pronotum, mais c’est là une particularité indi-
viduelle sans valeur que l’on retrouve aussi parfois chez P. glabra.
C'est, en tous cas, certainement P. rotundicollis de Dejean, ainsi
qu’en témoigne l'étiquette authentique que porte un exemplaire
communiqué par le British Museum.
Je n’en ai vu que neuf individus, tous du Brésil, un j rapporté de
Rio-de-Janeiro par de Castelnau, en 1844 (Muséum de Paris), une ©
79
de la province de Rio à la limite des Minas Geraes (Musée de Ham-
bourg); un couple du British Museum, deux 4 du Musée de
Bruxelles, un j du Musée de Genève, un «j du Musée de Vienne,
un çj de la collection M. Pic.
Elle a probablement toujours été confondue avec P. glabra, dont
elle est autrement distincte que toutes les prétendues espèces créées
aux dépens de cette forme vulgaire de l'Amérique du Sud : la struc-
ture du 53° article des tarses et la forme régulièrement voûtée du
prothorax ne permettent pas de s’y tromper.
Les tarses ont le 3° article échancré en dessous, un peu bilobé et un
peu plus large que le 2°, les brosses sont élargies, ovalaires, moins
séparées sur la ligne médiane, leurs poils dépassant notablement
les articles en arrière et sur les côtés.
Le prothorax, deux fois aussi large que long, a le bord antérieur
moins cintré en arrière que dans P. glabra ; son rebord latéral est,
chez le mâle, effacé ou même nul à partir de l’angle latéral jusqu’à
l’angle antérieur ; les côtés ne surplombent pas le rebord, de sorte
que celui-ci est visible entièrement par-dessus et, depuis l’angle laté-
ral jusqu’au bord postérieur, les côtés forment une courbe très
régulière.
La concavité interne des mandibules est plus forte, et elle s’étend
jusqu’à la dent postérieure de la bifurcation terminale qui est plus
écartée de l’antérieure; chez le major, elles offrent une petite
dent interne plus ou moins développée, située très peu au delà du
milieu; celles du minor sont élargies avec ou sans dent
médiane.
La ponctuation est assez variable; elle est toujours bien visible
sur les élytres, très fine ou presque imperceptible sur le pronotum
et sur la têle, sauf derrière les yeux où il y a de gros points assez
serrés.
Le corps est plus convexe que chez P. glabra; la taille n’est que
de 14 à 23 millimètres.
SECOND RAMEAU.
Le paronychium tarsal est presque invisible et il est dépourvu de
soies; le bord externe des tibias est légèrement sillonné; le vertex et
la languette sont nus dans les deux sexes; le processus jugulaire
n’est pas caréné; les mandibules du mâle ne sont pas dilatées du
côté interne, et elles ne sont pas contiguës à leur base; le bord
antérieur du labre est presque droit, avec une saillie médiane trian-
gulaire assez prononcée, surtout chez le mâle; le front offre un
sillon longitudinal avec la trace de deux bosses entre les yeux ; les
articles des antennes sont moins comprimés, surtout à la base, et la
80
carène interne des 3° à 11° articles est très peu saillante ; enfin, la
saillie prosternale est sans convexité en arrière et elle ne dépasse
que très peu le niveau du bord postérieur des épimères.
Ce rameau ne forme qu’un groupe, comprenant une seule espèce
se rattachant à P. caspia.
Groupe néarctique.
Les tarses ont le 3° article nullement échancré en dessous et
échancré en dessus seulement jusqu’à la moitié, ce 3° article n’est
pas élargi ; ses brosses, comme celles des deux premiers articles,
sont petites, largement séparées sur la ligne médiane, et leurs poils
sont courts, ne dépassant pas les articles en arrière ni sur les
côtés.
Les antennes sont à peu près glabres; le dernier article offre au
bord externe, près de l’extrémité, une fossette Dune non divisée
par une carène et arrondie.
Le prothorax a les angles antérieurs très visibles d’en haut, très
peu abaissés chez le mâle, et il offre une légère dépression de part
et d'autre de la base, près de l’angle postérieur.
L’unique espèce est de l’Amérique du Nord.
11. Parandra brunnea Fabricius.
Tenebrio brunneus Fab., Entom. Syst., Supplem., 1798, p.49.
Tenebrio purpureus Herbst, Col., VIII, 1799, p. 21,t. 119, f.2.
Parandra brunnea Thoms., Mus. scient., 1860, p. 84; Horn, Trans. Amer. ent.
Soc., V, 1875, p. 150.
Parandra Sayi Thoms., Physis, I, 1867, p. 114.
Parandra quadricollis Thoms., Physis, I, 1867, p. 114.
Parandra conformis Thoms., Physis, [, 1867, p. 115.
Parandra dentata Thoms., Physis, I 1867, p. 115.
Parandra minuta Thoms., Physis, I, 1867, p. 116.
La larve a été décrite et figurée par Osten-Sacken dans : Proceed.
ent. Soc.:Phil., I, 4862, p.118,%4, T6:
Le corps, long de 11 à 19 millimètres, est large, trapu, assez
convexe, peu luisant, d’un brun marron variable; la ponctuation
est forte partout, aussi bien en dessus qu’en dessous.
Le prothorax est notablement plus large que long, très peu
moins large que les élytres ; ses angles antérieurs et postérieurs sont
plus ou moins bien marqués, presque droits ou arrondis, ses côtés
presque parallèles et presque droits, le rétrécissement postérieur
étant faible.
L'œil est faiblement échancré, assez saillant, un peu réniforme;
dit dis de, dd > d
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81
son bord supérieur dépasse notablement le niveau de l’insertion de
l’antenne; le cadre oculaire n’existe guère que derrière l’œil où il
est dilaté dans les deux sexes en segment de cercle.
Le sous-menton est dépourvu de sillon transversal au bord anté-
rieur; sa ponctuation est grosse, plus ou moins serrée chez le
mâle.
Les mandibules de la femelle offrent, à leur base, à peine la trace
d’une concavité externe; leur concavité interne, limitée par une
carène peu prononcée, est faible et s’étend jusqu’au delà du milieu;
elles offrent deux petites dents internes, outre les deux dents qui
limitent la bifidité terminale, mais ces dents sont sujettes à dispa-
raitre entièrement.
Les mandibules du mâle sont convexes; leur concavité interne
s'étend jusqu’au delà du milieu où se trouve une dent interne; cette
concavité est étroite chez le mâle major dont les mandibules sont
aussi longues que la tête; chez le mâle minor, à mandibules
raccourcies, la concavité interne est un peu élargie, et il existe une
seconde dent interne en deçà du milieu.
Cette espèce existe dans presque toutes les collections; j’en ai vu
des exemplaires du Canada, du Niagara, du Massachusetts, de
New-York, de Philadelphie, de Pensylvanie, de l'Illinois, du Kansas
et du Texas. Les étiquettes Saint-Domingue et Brésil que portent
des individus du Musée de Dresde sont très probablement fautives.
SECONDE BRANCHE,
Les cavités cotyloides antérieures sont ouvertes en arrière, la saillie
prosternale et l’épimère prothoracique ne se rejoignant pas; le
paronychium tarsal est toujours bien visible, mais il n’offre jamais
qu’une seule soie.
Ce dernier caractère peut quelquefois être trompeur; il arrive, en
effet, que la soie unique se décompose en deux soies ou même en un
pinceau, probablement sous l'influence de l’alcool, comme on peut
aussi l’observer pour les deux soies des espèces des groupes
paléarctique et néotropical. Mais chez ces dernières Parandra, les
deux soies sont écartées l’une de l’autre à leur base, tandis que
lorsqu'il n’y a en réalité qu’une soie et qu’il semble y en avoir
deux, ces deux soies naissent du même point, n’étant que le dédou-
blement d’une soie unique.
Les espèces sont dispersées dans les bassins des océans Pacifique
et Indien et de la mer des Caraïbes. L'une d’elles s’est avancée en
Afrique jusqu’à la côte occidentale.
Nous pouvons les répartir en deux rameaux.
82
PREMIER RAMEAU.
La saillie prosternale est restée conformée comme dans les espèces
de la première bran:he, c’est-à-dire qu’elle est largement dilatée en
trapèze postérieurement, de manière à s’avancer notablement vers
l'épimère, et si la cavité cotyloïde est ouverte, c’est simplement à
cause du raccourcissement de l’épimère.
Le 3° article des tarses est modérément échancré en dessus.
Les mandibules du mâle sont falciformes, dilatées du côté interne,
contiguës à leur base; le bord antérieur du labre a la forme d’une
accolade avec une faible saillie médiane triangulaire.
Un seul groupe avec une seule espèce se rattachant à Parandra
caspia.
Groupe hawaïen.
L'œil est très peu échancré, ovoide, plutôt court et assez large,
dépassant assez en dessus le niveau de l'insertion de l'antenne; le
pli juxtaoculaire est très atténué, et le cadre oculaire est un peu
dilaté derrière l’œil chez le mâle; le front est très peu sillonné.
Le prothorax a les angles postérieurs et antérieurs bien marqués,
un peu saillants ; l’angle latéral est également marqué et Le rétrécis-
sement postérieur assez notable ; en arrière, près de chaque angle
postérieur, on observe la même dépression que chez Parandra
caspia.
Les 3° à 11° articles des antennes offrent, au côté interne, deux
fossettes porifères séparées par une carène très saillante; la
fossette porifère externe de l’extrémité du dernier est peu distincte.
Le menton et la languette sont glabres dans les deux sexes.
142. Parandra puncticeps Sharp.
Parandra puncticeps Sharp, Trans. ent. Soc., 1878, p. 202.
C’est une espèce relativement grande, ayant de 19 à 26 milli-
mètres. La teinte est d’un brun ou noir de poix, le corps large et
trapu, assez luisant.
Le prothorax est un peu plus étroit que les élytres, 1 1/2 fois
aussi large que long; les angles antérieurs s’avancent un peu en
avant, les côtés sont presque parallèles jusqu’à l’angle latéral, puis
rentrent obliquement à partir de ce dernier.
La ponctuation est forte et assez éparse sur la tête avec les points
serrés derrière l’œil, très fine et très éparse, sauf sur les côtés, sur
le pronotum, fine et espacée sur les élytres; en dessous, la ponc-
tuation est fine et éparse, mais plus forte et serrée sur les épi-
83
sternums métathoraciques ; le sous-menton offre de gros points
serrés qui deviennent confluents chez le mâle.
Les antennes sont poilues.
Le 3° article des tarses est un peu élargi, non ou à peine échancré
en dessous; les brosses tarsales sont fournies, contiguës sur la ligne
médiane, arrondies et dépassant beaucoup les articles en arrière et
sur les côtés. Le côté externe des tibias est un peu aplati, mais non
creusé d’un sillon.
Les mandibules ont une structure particulière : celles de la
femelle ont l’extrémité bifide; leur concavité interne ne s’étend que
jusqu’au milieu, et elles offrent deux dents à la base qui est assez
renflée et qui présente extérieurement la trace d’une concavité;
chez le mâle, les mandibules sont bien plus longues, presque aussi
longues que la tête, et leur extrémité n’est pas bifide, contrairement
à ce que l’on observe chez toutes les autres Parandra ; leur concavité
interne ne s'étend que jusqu’au milieu, et il y a deux dents près de
la base. Le dimorphisme sexuel mandibulaire est très accusé, bien
que Sharp dise le contraire.
Cette espèce semble propre aux îles Sandwich; j'en ai vu deux
mâles et deux femelles que m'a communiqués le British Museum.
SECOND RAMEAU.
La saillie prosternale est peu ou point dilatée en trapèze posté-
rieurement; elle s’avance à peine vers l’épimère, ce qui produit,
avec le raccourcissement de cette dernière, l’ouverture des cavités
cotyloïdes antérieures en arrière.
Le 3° article des tarses est notablement échancré en dessus.
Les mandibules sont toujours bifides dans les deux sexes, et elles
ne sont plus dilatées du côté interne à leur base chez le mâle, de
sorte que le labre présente une saillie médiane ordinairement pro-
noncée, surtout chez le mâle.
Je répartis ces Insectes en cinq groupes.
Groupe fidjien.
Ce groupe, voisin du précédent, et ne comprenant que l'espèce des
îles Fidji, offre avec le groupe caraïbe les plus intimes analogies,
tandis qu’il est assez distinct du groupe australien.
Les yeux sont conformés comme dans le groupe hawaïen : ils
sont très peu échancrés, ovoïdes, plutôt courts et assez larges,
dépassant assez en dessus le niveau de l'insertion de l’antenne; le
pli juxtaoculaire est atténué et le cadre oculaire est dilaté derrière
84
l'œil chez le mâle, voire même un peu chez la femelle; le front
offre un sillon très net séparant deux éminences peu prononcées
situées entre les yeux.
Le prothorax a les angles antérieurs et postérieurs saillants;
l’angle latéral est à peine marqué et le rétrécissement postérieur
notable ; il y a une vague indication de dépression près de l’angle
postérieur en arrière.
Les 3 à 11° articles des antennes offrent au côté interne deux
fosseltes porifères séparées par une carène très saillante; la fossette
porifère externe de l'extrémité du dernier article est grande et bien
distincte. |
Le menton et la langueite, sauf l’extrémité de celle-ci chez le mâle,
sont glabres.
La saillie du labre est triangulaire, étroite et aiguë chez la femelle;
chez le mâle, elle est large, courte et tellement échancrée qu’elle
semble formée de deux petites éminences distantes.
Les mandibules du mâle ont conservé la forme de faux, et elles
sont aussi longues que la tête.
143. Parandra striatifrons Fairmaire.
Parandra striatifrons Fairm., Naturaliste, 1879, p. 289; Ann. Fr., 1881, p. 468.
Parandra vitiensis Nonfried, Ent. Nachr., XX, 1894, p. 46.
La longueur est de 16 à 18 millimètres, la teinte d’un brun
marron plutôt rougeâtre, la stature assez large, assez trapue, le
dessus peu luisant.
Le prothorax est moins large que les élytres, élargi en avant
chez le mâle, proportionnellement moins large que chez P. punc-
ticeps; les angles antérieurs s’avancent fortement en avant et en
dedans, surtout chez la femelle; les côtés sont dirigés presque
obliquement d'avant en arrière chez le mâle, d’abord un peu arrondis
puis échancrés chez la femelle. | |
La ponctuation de la tête et du pronotum est assez fine et
éparse; elle est grosse et serrée derrière l’œil, et elle est serrée sur
les côtés du pronotum ; celle des élytres est forte et assez serrée;
en dessous, elle est assez forte mais éparse, notamment sur les épi-
sternums métathoraciques; le sous-menton offre de gros points,
plus serrés chez le mâle. |
Les antennes sont poilues.
Le % article des tarses est un peu élargi, non échancré en
dessous; les brosses tarsales ne sont pas très fournies, elles sont
séparées sur la ligne médiane, allongées, et leurs poils dépassent
beaucoup les articles en arrière. Le côté externe des tibias est
arrondi.
«
.
4
;
85
Les mandibules ont la concavité interne qui s'étend jusqu’à la
dent postérieure de la bifurcation terminale, et leur carène est assez
tranchante ; celles de la femelle présentent deux dents près de la
base; celles du mâle sont relativement étroites, et elles offrent deux
dents internes, l’une avant, l’autre après le milieu.
Le Musée de Hambourg m’a communiqué les types de M. Fair-
maire, et M. Nonfried les types de sa Parandra vitiensis. Je n’ai pas
constaté de différences entre les uns et les autres, pas plus d’ail-
leurs que dans les descriptions,
J'ai vu dix individus de cette espèce, des deux sexes (British
Museum, Musée de Hambourg, collections Fairmaire et Nonfried).
Groupe caraïbe.
Les espèces de ce groupe sont assez nombreuses : elles habitent
le bassin de la mer des Caraïbes, et semblent avoir pour point de
départ les Grandes Antilles.
Dans son ensemble, je ne vois que peu de différences entre le
groupe et le groupe fidjien; la carène interne des 3° à 11° articles
des antennes n'est jamais saillante comme chez P. striatifrons : quand
elle n’est pas nulle, elle ne dépasse pas le niveau du cadre des fossettes
porifères ; le dernier article présente dans les formes inférieures
une fossette porifère vers l’extrémité externe, mais cette fossette
est petite et très nettement délimitée; le sillon frontal est moins
prononcé et même parfois presque nul; enfin la saillie du labre est
plus longue, mais elle conserve la même forme, c’est-à-dire qu’elle
est moins développée et triangulaire chez la femelle, rectangulaire
et plus ou moins large, échancrée ou non à l’extrémité chez le
mâle, l’échancrure étant toujours moins prononcée que chez
P. striatifrons.
Les mandibules du mâle sont falciformes ; le menton et la lan-
_ guette, sauf l'extrémité de celle-ci chez le mâle, sont glabres; le
prothorax a les angles antérieurs et postérieurs saillants, l’angle
latéral ordinairement à peine indiqué, le rétrécissement postérieur
notable ; il y a aussi une vague indication de dépression près de
l’angle postérieur en arrière ; le côté externe des tibias est arrondi.
Les yeux sont les mêmes, et il n’y a pas de différence non plus
pour le pli juxtaoculaire ni pour le cadre oculaire.
Ces Insectes sont plus ou moins déprimés, d’un brun marron
variable, jamais très foncé; le dessous du corps, notamment le
métasternum et le prosternum, sont couverts de gros points épars ;
il y a de gros points sur le sous-menton, et ces points sont habi-
tuellement plus serrés chez le mâle.
Je les répartis en deux sous-groupes.
86
Premier sous-groupe. — Le dernier article des antennes offre au
côté externe, près de son extrémité, une fossette porifère arrondie, bien
visible, et il présente au côté interne au moins la trace de la carène
qui sépare les deux fossettes porifères. Les antennes sont poilues,
le pronotum large et court avec l’angle latéral non saillant; les
brosses tarsales sont frangées de longs poils et plus ou moins
arrondies.
Les espèces sont des Grandes Antilles, de l'Amérique centrale et
du Mexique. Elles peuvent être rangées en deux catégories.
PREMIÈRE CATÉGORIE. — Les 3 à 11° articles des antennes offrent
deux fossettes porifères séparées par une carène ne dépassant pas le
niveau des bords de ces fossettes.
Trois espèces qui présentent trois stades d'évolution : la plus infé-
rieure habite Saint-Domingue, l'intermédiaire l'Amérique centrale,
la supérieure le Mexique.
14. Parandra laevis Latreille.
Parandra laevis Lair., Gen. Crust. et Insect., LIT, 1807, p. 28, t. IX, f. 7.
Parandra vicina Dejean, Catal., 3° édit., 1837, p. 341.
Les tarses ont le 3° article à peine élargi, nullement échancré en
dessous; les articles basilaires des antennes sont peu renflés; la
ponctuation du dessus du corps est assez fine, celle du prothorax
non uniforme, bien plus fine sur les côtés qu’au milieu; le corps
est plus étroit, la carène des mandibules plus tranchante que dans
les espèces suivantes; la saillie du labre chez le mâle est large et
plus échancrée; les mandibules du mâle ont leur concavité qui
dépasse la dent interne; celle-ci, chez le mâle major, est forte et
triangulaire et elle est située un peu au delà du milieu; chez le mâle
minor, elle est large et trapézoïdale, un peu échancrée au bout et
plus rapprochée du milieu de la mandibule, La longueur est de
11,5 à 17 millimètres, la teinte assez claire.
Cette espèce est le type du genre fondé par Latreille. Tous les
exemplaires que j'en ai vus, huit mâles et six femelles (Musées de
Dresde, de Hambourg, de Leyde, de Londres, de Paris et de Vienne),
proviennent de l’île Saint-Domingue. Thomson (Musée scient., 1860,
p. 96) la cite de Cuba, et c’est l’indication de patrie qu’elle porte
dans le Catalogue de Munich, malgré la rectification de Chevrolat
(Ann. Fr., 1862, p. 275). C.-0. Waterhouse (Trans. ent. Soc., 1878,
p. 303) l'indique de la Jamaïque.
Elle est tout à fait étrangère à P. brunnea avec laquelle Latreille,
87
Dejean et Thomson l’ont confondue. J’ai trouvé l'indication de
P. vicina mihi sur un exemplaire du British Museum portant
l'étiquette de Dejean et donné à ce dernier par Latreille.
Les deux autres espèces de cette première catégorie ont les farses
à 3 article nettement élargi et au moins légèrement échancré en
dessous; les articles basilaires des antennes sont notablement
renflés; la ponctuation du pronotum est uniformément forte; le
corps est plus large, la carène des mandibules plus mousse, la
saillie du labre chez le mâle moins échancrée; les mandibules du
mâle ont leur concavité qui atteint la dent interne, laquelle est
située près de la bifurcation terminale; la teinte est d’un brun
marron assez foncé.
15. Parandra angulicollis Bates.
Parandra punctata Bates, Trans. ent. Soc., 1872, p. 166 (nec White).
Parandra angulicollis Bates, Biol. Centr.-Amer., Col., V, 1879 et 1884, pp. 2 et
BD EX VI, 1.
Le 3° article des tarses n’est que légèrement échancré en dessous ; la
ponctuation du dessus du corps est forte, uniforme sur les élytres ;
la saillie du labre chez le mâle est plus étroite que dans l’espèce
suivante. La longueur est de 15 à 20 millimètres. :
Entre les mâles major et minor existent absolument les mêmes
différences qu'entre ceux de P. laevis; chez le premier, la dent
interne des mandibules est très près de la bifurcation terminale et
elle est forte et triangulaire ; chez l’autre, cette dent est plus éloignée
de la bifurcation et elle est large et trapézoïdale, plus ou moins
échancrée au bout. ;
Un exemplaire mâle du Mexique, rapporté par Giesbrecht en 1845
(Muséum de Paris), offre tous les caractères de l’espèce, mais ses
mandibules présentent une dent interne supplémentaire : cette
dent, située au milieu, est largement trapézoïdale et est tellement
échancrée à la mandibule de gauche, qu’elle paraît double.
Comme le dit Bates, chez le mâle, les angles antérieurs du pro-
thorax sont plus saillants que dans P. laevis, mais ce caractère n’est
nullement constant.
J’ai vu de cette espèce, qui existe dans beaucoup de collections,
vingt-huit exemplaires, des deux sexes, de l’Amérique centrale
(Panama, Costa-Rica, Nicaragua, San Salvador, Honduras, Guaté-
mala) et du Mexique, ces derniers en très petit nombre et pro-
venant sans doute de la région méridionale (Bates l’indique de
Jalapa).
83
16. Parandra lata Bates.
Parandra lata Bates, Biol. Centr.-Amer., Col., V, 1884, p. 226, t. XVI, f. 2.
Le 3 article des tarses est très échancré en dessous, très élargi, un
peu bilobé; la ponctuation du dessus du corps est relativement fine,
notamment sur les élytres où elle devient assez éparse vers l’extré-
mité, la saillie du labre chez le mâle est plus large que dans PL. angu-
hcollis. La longueur est de 20 à 21 millimètres.
J'ai trouvé dans les matériaux que m’a communiqués le British
Museum une Parandra femelle portant l'indication : P. lata
Chevrol., Mexico, D. Sallé, et dans la collection du Muséum de Paris
une Parandra mâle avec l'étiquette : Mexique, côte occidentale,
L. Biart, 1864. Ces deux Insectes sont certainement les deux sexes
d’une même espèce, d’une espèce différant de P. angulicollis par la
structure du 3° article des tarses, par la taille plus forte et la ponc-
tuation plus faible.
Bates a décrit une P. lata d’après un unique exemplaire femelle
de la collection Sallé, provenant de Cordova au Mexique, et étiqueté
P. lata (Chevr.). Dans sa courte diagnose, Bates dit l'espèce voisine
_d’angulicollis et de brunnea, il indique que le paronychium ne
présente qu’une soie, mais il ne parle pas des fossettes porifères des
antennes, non plus que de la structure des tarses.
Par contre, Bates déclare que son insecte a le pronotum plus large
que les élytres, ce qui n’est pas chez la femelle que j'ai sous les
yeux, mais ce caractère n'a probablement aucune importance,
attendu que je constate des variations notables dans la largeur du
pronotum de P. angulicollis.
Bates insiste sur la forme du dernier article des antennes « ovato
apice subobtuso ».
Les deux exemplaires que j’ai à ma disposition ont malheureuse-
ment l’extrémité des antennes cassée, mais je crois qu'ici encore
Bates a eu affaire à une particularité individuelle : chez plusieurs
espèces, notamment chez P. angulicollis, je constate, en effet, que
parfois le dernier article des antennes, au lieu d’être allongé et
aigu, est ovoide et obtus à l’extrémité; certains exemplaires ont
même, sous ce rapport, une antenne droite différente de celle de
gauche. É | |
En conséquence, je n’ai guère de doutes sur la bonne détermina-
tion de l’espèce en question : elle représente, à l’ouest du Mexique,
P. angulicollis, dont elle est en quelque sorte une forme supé-
rieure,
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39
SECONDE CATÉGORIE. — Les 3° à 11° articles des antennes n’offrent
qu’une seule fossette porifère; il n’y a que le 11° article qui montre
encore la trace de la carène interne disparue sur les autres.
Je n’en connais qu’une espèce.
17. Parandra cribrata Thomson.
Parandra cribrata Thoms., Musée scient., 1860, p. 87.
Parandra cubaecola Chevrol., Ann. Fr., 1862, p. 275.
Le 3° article des tarses est élargi, très légèrement échancré en
dessous ; les articles basilaires des antennes sont peu renflés; la
ponctuation du dessus du corps est très forte et presque uniforme;
la saillie du labre, chez le mâle, est assez longue et plus ou moins
échancrée au bout; les mandibules ont leur carène tranchante, leur
concavité s'étend jusqu’à la bifurcation terminale, et celles du mâle
offrent une dent interne située un peu au delà du milieu ; la longueur
est de 15 à 20 millimètres.
J’ai sous les yeux sept exemplaires, trois mâles et quatre femelles,
de cette espèce, qui répond entièrement à la description de P. cri-
brata Thomson, de Cuba. Un couple, communiqué par le Musée de
Berlin, est de Porto-Rico; une femelle, également du Musée de
Berlin, est sans mention de localité et porte l’indication cubaecola ?;
une femelle du Musée de Hambourg est étiquetée Porto-Rico; le
British Museum m’a envoyé un mâle sans indication de localité, et
le Musée de Genève un couple de Colombie. Ces sept insectes sont
certainement de la même espèce, mais aucun n’est de Cuba, à
moins qu'il y ait erreur, ce qui est très probable, quant à l'étiquette
du Musée de Genève.
Les Parandra cribrata Thoms. et cubaecola Chevrol. sont toutes
deux décrites comme provenant de La Havane ; il se peut que je me
_ trompe, mais les différences alléguées par Chevrolat pour séparer
son espèce de celle de Thomson me semblent des différences pure-
ment individuelles, ou même des différences illusoires provenant de
ce que Chevrolat n’a pas bien compris les expressions peu claires
de la description de Thomson. La structure du dernier article des
antennes de cette espèce très intéressante et se rattachant directe-
ment à P. laevis, est tellement caractéristique qu’il sera très aisé à
ceux qui possèdent des Parandra de Cuba, de s’assurer de l’exacte
détermination de l’Insecte.
Second sous-groupe. — Le dernier article des antennes n'offre
plus de fosselte porifère bien distincte au côté externe, et il ne pré-
sente plus, pas plus que les 3° à 10° articles, de trace de carène
interne, de sorte que les 3° à 11° articles n’ont qu'une seule fossette
90
porifère interne. Le 3° article des tarses n’est jamais échancré en
dessous. | |
Les espèces sont de l'Amérique du Sud ; elles peuvent être rangées
en deux catégories.
PREMIÈRE CATÉGORIE. — Les antennes sont ornées de longs poils,
comprimées, à fossetles porifères bien plus longues que larges; le
3° article des tarses est un peu élargi; les brosses tarsales sont
étroites, frangées de poils très longs, et elles sont bien séparées sur
la ligne médiane; les mandibules offrent une carène tranchante.
Deux espèces.
18. Parandra lucanoides Thomson.
Parandra lucanoides Thoms., Musée scient., 1860, p. 85.
Le scape est arrondi au sommet externe, et les autres articles des
antennes sont plus comprimés que dans l’espèce suivante; la ponc-
tuation est fine et assez serrée sur la tête et le pronotum, variable
sur les élytres; le 2° article des tarses est étroit et allongé ; le prono-
tum est aussi large que les élytres, plus court que chez P. punctata
et l’angle latéral est effacé ; la ponctuation du dessous du corps est
beaucoup plus fine; la saillie du labre est chez le mâle large et
courte, chez la femelle plus faible que dans l’espèce suivante; les
mandibules de la femelle ont leur concavité interne qui ne s’étend
que jusqu’à la dent postérieure de la bifurcation terminale; celles
du mâle offrent trois dents internes : une grande, jusqu’à laquelle
s’étend la concavité et qui est située un peu au delà du milieu, une
petite placée entre la grande et la bifurcation terminale, une autre
petite en deçà du milieu; la longueur est de 15 à 25 millimètres.
J’en ai vu dix exemplaires des deux sexes provenant du Venezuela
(Musées de Berlin, de Bruxelles, de Londres et de Stockholm et col-
lection Argod-Vallon), un de Colombie (Musée de Dresde) et un du
Mexique (collection Argod-Vallon) : cette dernière indication est
probablement le résultat d’une erreur d’étiquette.
L’exemplaire de Colombie est une femelle qui a les élytres plus
fortement ponctuées que chez les autres, moins toutefois que chez
P. punctata. L’exemplaire du Musée de Berlin et qui provient de
Puerto-Cabello, est une femelle extraordinaire par sa taille énorme,
la présence d’un sillon longitudinal, sans doute accidentel, sur le
pronotum, et la ponctuation des élytres excessivement fine, mais
d’ailleurs répartie comme chez les individus normaux, c’est-à-dire
plus serrée sur les épipleures.
Comme pour l’espèce suivante, les antennes varient un peu de
longueur suivant les exemplaires.
91
Le mâle major a la tête et le prothorax plus élargis; chez le mâle
minor, les dents internes des mandibules sont un peu reculées vers
la base.
L'espèce se rattache à P. laevis, mais à certains points de vue,
elle est allée moins loin dans l’évolution, et elle représente un type
original qui se perfectionne dans P. punctata.
19, Parandra punctata White.
Payrandra punctata White, Catal. Brit. Mus., VII, Longic., 1853, p. 2 (nec
Thomson, nec Bates).
Parandyra luciana Thoms., Musée scient., 1860, p. 86.
Parandra Fabricii Thoms., Physis, I, 1867, p. 117.
Le scape est anguleux au sommet externe, et les articles basilaires des
antennes sont renflés ; la ponctuation est forte et très éparse sur la
tête et le pronotum, forte et assez éparse sur les élytres ; le 2° article
des tarses est élargi et court ; le pronotum est plus étroit que les
élytres, moins court que chez P. lucanoides, et l’angle latéral est
marqué par une légère saillie du rebord; la ponctuation du dessous
du corps est plus forte; la saillie du labre est chez le mâle longue et
plus étroite que dans l’espèce précédente; chez la femelle, elle est
plus forte que chez P. lucanoides; les mandibules de la femelle ont
leur concavité interne dépassant la dent postérieure de la bifurca-
tion terminale, celles du mâle offrent deux dents internes, une
grande, que dépasse la concavité, et située près de la bifurcation
terminale, une petite à peu près au milieu ; la troisième dent
interne, celle qui est voisine de la base et qui est toujours bien dis-
tincte chez P. lucanoides, est ordinairement tout à fait absente,
mais on en distingue parfois la trace chez le mâle major. Ce dernier
a la tête et le prothorax élargis comme dans l’espèce précédente;
comme chez P. lucanoides aussi, le mâle minor a les dents internes
des mandibules plus éloignées de la bifurcation terminale. La lon-
gueur est de 15 à 25 millimètres.
Espèce assez répandue dans les collections ; j’en ai sous les yeux
dix-sept exemplaires des deux sexes, de Colombie (Medellin), de
l’'Équateur (Baños) et du Pérou (Cusco).
Les quelques lignes de la diagnose de White sont tellement
claires qu'il est difficile de comprendre comment Thomson et Bates
se soient trompés sur la détermination de ce type.
La description de P. luciana de Thomson est évidemment faite
sur un mâle major et celle de P. Fabrici sur un mâle minor.
Les antennes varient étonnamment de longueur par suite de
l’épaississement plus ou moins prononcé des articles, notamment
des articles basilaires.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T,. XLVI, 3 1V 1902. 6
92
SECONDE CATÉGORIE. — Les antennes sont presque glabres, à
articles renflés, à fossettes porifères très élargies et pas beaucoup plus
longues que larges; le 3° article des tarses n’est pas élargi; les
brosses tarsales sont courtes et arrondies, et elles se touchent sur
la ligne médiane ; les mandibules n'ont pas de carène.
Une seule espèce, très remarquable.
20. Parandra punctatissima Thomson.
Parandra punctatissima Thoms., Mus. scient., 1860, p. 84.
Parandra punctata Thoms., Mus. scient., 1860, p. 86 (nec White).
Parandra cayennensis Dej., Catal., 3° édit., 1837, p. 341.
Le pronotum est très raccourci, à angles antérieurs plus ou moins
saillants et l’angle latéral est bien marqué; la ponctuation du dessus
du corps est forte, plus fine sur la tête et le pronotum ; la saillie du
labre chez le mâle est très longue et sans échancrure terminale ; les
mandibules ont une concavité interne très faible, s'étendant à peine
jusqu'au milieu, celles du mâle offrent deux dents internes, l’une très
forte, située au milieu, l’autre très faible, placée entre la première
et la bifurcation terminale; la longueur est de 15 à 20 millimètres.
Je n’en ai vu que six individus, quatre mâles et deux femelles, de
Cayenne (Musées de Bruxelles, de Leyde, de Londreset de Stockholm),
et du Brésil (Musée de Genève), cette dernière indication résultant
peut-être d’un manque de précision de l'étiquette.
L'espèce est évidemment celle que Thomson a décrite comme
P. punciata, mais elle doit porter un autre nom, car P. punctata
White est une espèce différente qui a la priorité.
L’exemplaire que m’a communiqué le British Museum porte, de
la main de Dejean, deux étiquettes, l’une avec le nom mandibularis
Dupont, l’autre avec le nom stricticollis Lacordaire, et deux étiquettes
de la main de Chevrolat, l’une avec le nom cayennensis Dejean,
l’autre avec le nom punctata White sec. Thomson. C’est dire que
l’Insecte est certainement l’espèce que Dejean a citée dans son Cata-
logue sous le nom de cayennensis, nom auquel il donne comme.
synonymes mandibularis Dupont et strichicollis Lacordaire.
Or, dans sa Monographie, Thomson fait de cayennensis Dejean un
synonyme de sa punctata, et dans sa Revision, il en fait un syno-
nyme de sa punctatissima.
Parandra punctatissima de Thomson est fondée sur deux exem-
plaires femelles de Cayenne : la description répond point par point
à la femelle de l'espèce décrite par Thomson comme punctata White ;
sans avoir vu le type, je crois ne pas me tromper en établissant la
synonymie entre les deux noms, et, en conséquence, j’ai attribué à
93
la forme qui nous occupe, le nom de punclatissima, afin de ne pas en
créer un nouveau, plus que probablement inutile.
L'espèce est extrêmement caractéristique par ses antennes et la
structure de ses mandibules. Elle à une certaine affinité avec les
P. lucanoides et punctata, mais elle ne descend pas de ces dernières :
c’est un type original qui ne peut être rattaché qu’à P. laevis.
Groupe australien.
Je réunis dans ce groupe les deux espèces de la Nouvelle-Calé-
donie et P. Frenchi Blackb. de l’Australie. De cette dernière, je ne
connais malheureusement pas le mâle, que M. Blackburn n’a
d’ailleurs pas connu non plus en faisant sa description, mais je ne
doute pas que sa découverte ne vienne confirmer le rapprochement
de cette espèce avec les formes néo-calédoniennes.
Les antennes sont conformées comme celles de l’espèce des îles
Fidji ; elles sont poilues, et les 3° à 11° articles offrent deux fossettes
porifères internes séparées par une carène très saillante; le pro-
thorax a les quatre angles bien marqués et le rétrécissement posté-
rieur très prononcé; le sillon frontal est toujours très apparent.
Les différences d’avec le groupe fidjien sont :
4° Le pli juxtaoculaire formant une carène prononcée ; le cadre
oculaire est dilaté derrière l’œil, mais surtout chez le mâle ;
2° La forme de l’œil qui est plus échancré, plus allongé et plus
étroit;
3° La structure des mandibules, dont la concavité interne est très
réduite, limitée au tiers de leur étendue.
Il y a lieu de considérer deux sous-groupes, l’un formé du couple
néo-calédonien, l’autre de l’espèce australienne.
Premier sous-groupe. — Les-deux Parandra de la Nouvelle-
Calédonie sont extrêmement faciles à distinguer l’une de l’autre,
mais elles sont étroitement unies, et l’on peut dire que la seconde
est un terme supérieur d'évolution de la première, sans en descendre
directement bien entendu.
Le sillon frontal est une large dépression triangulaire à base
tournée en avant, mais ce sillon ne sépare point d’éminences; la
saillie du labre est triangulaire chez la femelle; chez le mâle, elle est
large, courte et tellement échancrée qu’elle fait l'effet de deux
gaillies séparées.
Les mandibules de la ailes sont courtes et renflées; outre la
bifurcation terminale, elles offrent une ou deux dents internes et
94
leur concavité ne s’étend que jusqu’à la dent postérieure: leur
carène est nulle; les mandibules du mâle ne sont pas falciformes,
mais élargies; elles offrent, outre la bifurcation terminale, deux
dents iñternes, et leur concavité, qui est limitée par une carène
élevée mais peu tranchante, ne s'étend que jusqu’à la dent posté-
rieure.
L’angle latéral du prothorax est saillant; les côtés sont à peu près
droits de l’angle antérieur à l’angle latéral, puis échancrés en arc
jusqu’à l’angle postérieur, qui est très saillant.
Le côté externe des tibias est arrondi; les brosses tarsales sont
bien développées, arrondies, rapprochées sur la ligne médiane, et
leurs poils dépassent fortement les articles en arrière. La ponc-
tuation du sous-menton est assez fine et éparse, même chez le mâle.
21. Parandra passandroides Thomson.
Parandra passandroides Thoms., Physis, I, 1867, p. 116.
C’est la plus déprimée de toutes les Parandra; le corps est assez
svelte, d’un brun ou noir de poix, très luisant; la longueur est de
12 à 16 millimètres.
Le 3° article des tarses est à peine échancré en dessous.
Le menton et la languette sont velus chez le mâle et même légè-
rement aussi chez la femelle.
Les mandibules du mâle sont plus ou moins aplaties.
La ponctuation de la tête est forte et assez serrée; elle est fine et
éparse sur le pronotum et les élytres, fine en dessous du corps.
L’angle antérieur du prothorax est assez arrondi chez la femelle,
et dirigé en avant; chez le mâle, il est un peu plus saillant et dirigé
en dehors.
J'en ai vu huit exemplaires, des deux sexes (Musées de Gênes, de
Paris et collection Nonfried). Le spécimen du Muséum de Paris
porte l'étiquette Sylhet, ce qui est une évidente erreur.
29. Parandra austrocaledonica Montrouzier.
Parandra austrocaledonica Montrouz., Ann. Fr., 1861, p. 278.
Elle semble plus grande que P. passandroides (17-18 mill.) et elle
n’est nullement déprimée ; son aspect est plus trapu, elle est moins
luisante et sa teinte est d’un brun marron clair ou foncé.
Le 3° article des tarses est profondément échancré en dessous, divisé
en deux lobes.
95
Le menton et la languette sont glabres, sauf l’extrémité de la lan-
guette chez le mâle.
Les mandibules du mâle sont convexes.
La ponctuation de la tête est plus fine; celle du pronotum est au
contraire plus forte que dans P. passandroides, et la ponctuation des
élytres est très forte et assez serrée. Les points sont aussi plus gros
en dessous.
L’angle antérieur du prothorax est dirigé en avant dans les deux
sexes et pius arrondi chez le mâle.
Je n’en ai vu qu’un couple (Musée de Bruxelles et collection
Nonfried).
Second sous-groupe. — Il est constitué par P. Frenchi Blackb.,
dont je ne connais malheureusement que la femelle.
Le sillon frontal n’a pasl’aspect d’une fosse triangulaire creusée à
pic, comme dans les espèces néo-calédoniennes; il est profond et
triangulaire aussi, mais il ressemble à un vallon séparant deux
éminences assez prononcées situées entre les yeux; la saillie du
labre est triangulaire chez la femelle.
Les mandibules de la femelle sont peu renflées et un peu allon-
gées; outre la bifurcation terminale, dont les dents sont peu sail-
lantes et notablement distantes l’une de l’autre, elles offrent deux
dents internes faibles et leur concavité ne s’étend que jusqu’à la dent
postérieure.
L'angle latéral du prothorax n’est pas saillant; les côtés sont à
peu près arrondis de l’angle antérieur jusqu’à l’angle postérieur qui
est très saillant.
Le côté externe des tibias est creusé d’un sillon ; les brosses tarsales
sont bien développées, arrondies, un peu rapprochées sur la ligne
médiane et leurs poils dépassent fortement les articles en arrière.
La ponctuation du sous-menton est assez grosse et assez serrée
chez la femelle.
23. Parandra Frenchi Blackburn.
Parandra Frenchi Blackb., Trans. R. Soc. South Austr., XIX, 1895, p. 57.
Elle est assez svelte, peu déprimée, d’un brun ou noir de poix,
peu luisante, longue de 23 millimètres.
Les antennes sont relativement courtes et épaisses.
Le 3 article des tarses est légèrement échancré en dessous.
Le menton et la languette sont glabres chez la femelle.
Le prothorax a les angles antérieurs un peu saillants en avant,
96
les postérieurs obtus, saillants en dehors ; le rétrécissement posté-
rieur fait l’effet d’un étranglement.
La ponctuation de la tête est forte et serrée, réticulée derrière
l’œil; celle du pronotum est également forte, mais moins serrée au
milieu ; la ponctuation des élytres, assez forte, va en s’affaiblissant
de la base à l’extrémité ; le dessous du corps est ponctué assez forte-
ment.
Je n’en ai vu que trois femelles (British Museum, Musée de
Gênes, collection Fairmaire). |
L’exemplaire du British Museum a été rapporté du Queensland par
l'expédition du Challenger; Blackburn décrit l’espèce. de New
South Wales.
Groupe paléotropical.
Les 3° à 11° articles des antennes n'offrent qu'une seule fossette
porifère du côté interne, et la fossette porifère externe de l’extrémité
du dernier article est petite mais très bien délimitée. Les antennes
sont poilues avec les articles basilaires un peu renflés.
L'œil est assez fortement échancré, et il a la forme d’une ellipse
étroite et allongée. Le pli juxtaoculaire esttrès saillant, le labre avancé
en saillie trapézoïdale plus étroite chez la femelle.
Le front offre entre les yeux deux éminences arrondies séparées
par un sillon.
Le prothorax a les angles antérieurs et postérieurs marqués,
ces derniers parfois faiblement; il est élargi en avant chez le mâle,
rétréci chez la femelle.
Les mandibules de la femelle offrent une concavité s'étendant
jusqu’à la dent postérieure de la bifurcation terminale, et elles
présentent deux dents internes vers le milieu; les mandibules du
mâle sont courtes et robustes; elles offrent une carène très élevée
qui s'étend jusqu’à la dent postérieure de la bifurcation terminale,
et elles présentent deux dents internes rapprochées et situées vers
le milieu.
Le menton et la languette sont glabres, sauf chez le mâle qui a la
languette poilue.
Le 3° article des tarses est peu élargi et non échancré en dessous;
les brosses tarsales sont assez primitives, peu arrondies, à poils
longs et dépassant fortement les articles en arrière.
La ponctuation est forte, surtout sur les élytres.
Le corps est assez trapu, assez convexe; la teinte varie du brun
foncé au noir profond.
Ce groupe comprend deux espèces, l’une de la Malaisie, l’autre,
supérieure, de l’Afrique tropicale.
97
24. Parandra Janus Bates.
Parandra anus Bates, Ent. M. Mag., XIT, 1875, p. 47; Lansb., Not. Leyd.
Mus., VI, 1884, p. 135.
La longueur est de 14 à 24 millimètres.
Le côté externe des tibias n’est pas sillonné.
Les bords de la saillie prosternale sont parallèles,
L'éil est moins échancré, le cadre oculaire plus dilaté en arrière,
surtout chez le mâle, la saillie du labre est moins prononcée que
chez P. gabonica.
Le sillon frontal forme un canal étroit.
Les mandibules de la femelle ont la carène plus tranchante et plus
sinueuse que dans l’espèce suivante; les mandibules du mâle ont le
bord externe creusé d’un sillon, leur carène est tranchante, plus
sinueuse.
Au prothorax, le rétrécissement postérieur est bien indiqué dans
les deux sexes et l’angle latéral est marqué, mais non saillant ; aux
angles antérieurs du prothorax, la ponctuation devient confluente
_mais non râpeuse chez le mâle; elle est plus serrée mais non
confluente chez la femelle.
J’ai pu étudier vingt-six individus des deux sexes de cette espèce,
ceux du Musée de Gênes et de la collection Argod-Vallon provenant
de la Nouvelle-Guinée occidentale (Hatam et Andai) et de Ternate, et
ceux de Java des Musées de Leyde, de Stockholm et de la collection
Nonfried. Bates la cite encore de Célèbes et van Lansberge de Céram.
Il m’a été impossible, comme à van Lansberge, de trouver des dif-
férences spécifiques entre les exemplaires des Moluques, de la
Nouvelle-Guinée et de Java.
C'est à tort que Bates attribue à ceite espèce deux soies au parony-
chium. M. René Oberthur a bien voulu, à ma demande, s’assurer
que les types renfermés dans sa collection ne présentent qu’une
soie unique. Bates a probablement été trompé par le phénomène de
dédoublement de la soie auquel j'ai fait allusion plus haut.
25. Parandra gabonica Thomson,
Parandra gabonica Thoms., Arch. Ent. II, 1857, p. 145; Musée scient., 1860, p. 80.
Parandra capicola Thoms., Musée scient., 1860, p. 81.
Parandra beninensis Murray, Trans. Linn. Soc., XXIII, 1862, p. 452, t. 47,
f. 7a; Ann. nat. Hist., ser. 4, V, 1870, p. 432.
Parandra aterrima Quedf., Berl. ent. Zeit., 1882, p. 320.
Parandra Conradti Kolbe, Stett. ent. Zeit., LIV, 1893, p. 245.
Payrandra comoriana Fairm., Ann. Fr., 1895, Bull., p. cov.
La longueur est de 12 à 22 millimètres.
Le côté externe des tibias est sillonné.
98
Les bords de la saillie prosternale convergent en arrière, de
manière à lui donner une forme triangulaire.
L'œil est plus échancré, le cadre oculaire moins dilaté en arrière,
la saillie du labre est plus prononcée que chez P. Janus.
Le sillon frontal est large et forme une sorte de fossette triangu-
laire.
Les mandibules de la femelle ont la carène moins tranchante et
moins sinueuse que dans l’espèce précédente ; les mandibules du
mâle ont le bord externe régulièrement convexe, leur carène est
mousse, moins sinueuse. Chez le mâle major, il y a parfois une
3° dent interne plus petite et située près de la base.
Au prothorax, le rétrécissement postérieur est à peine indiqué et
même nul chez le mâle, les côtés étant courbés plus ou moins régu-
lièrement ou à peu près droits, et l’angle latéral est effacé ; aux angles
antérieurs du pronotum, la ponctuation devient râpeuse chez le
mâle et elle est confluente chez la femelle.
Mes recherches ont porté sur trente-huit individus, dont trois des
îles Comores, notamment un type de comoriana que m’a envoyé
M. Fairmaire, un type de Conraditi de l’Usambara communiqué par
M. Kolbe, un exemplaire de la région des Niam-Niam (Musée de
Bruxelles), trois exemplaires de l’île San-Thomé (Musée de Tring),
les autres de la côte occidentale d'Afrique, depuis le Sénégal jus-
qu’à l’Angola.
J'ai trouvé dans ce matériel des variations notables, mais ne
correspondant qu'à des différences individuelles.
Les caractères que Thomson assigne à P. capicola pour la sépa-
rer de P. gabonica sont absolument sans valeur; bien que n’ayant
pas vu le type et n’ayant pas eu d'exemplaires du Cap à ma
disposition, je ne doute pas que cette forme ne doive passer en
synonymie.
Murray n’aurait certainement pas décrit P.beninensis s’il avait eu
connaissance de la description de Thomson; il n’a pu, en effet,
dans la suite, découvrir qu’une seule différence entre son espèce et
P. gabonica : cette dernière aurait les angles antérieurs du prono-
tum aigus, tandis qu'ils seraient arrondis dans P. beninensis. Or, il
y a toutes les nuances entre les deux formes, et j'ai un individu qui
est gabonica à gauche et beninensis à droite.
Je n’ai pas vu de type de P. aterrima Quedf. La description se
rapporte point par point à P. gabonica. Quedenfeldt a surtout été
frappé par la teinte noire de ses exemplaires, et il déclare ne pas con-
naître de Parandra noire, mais c’est précisément la teinte la plus
ordinaire de P. gabonica. Je n’hésite pas à faire tomber l’espèce de
Quedenfeldt en synonymie, d'autant plus que les renseignements
complémentaires de M. Kolbe confirment ma manière de voir.
99
Le type de P. Conradti, de l’Afrique orientale, que M. Kolbe a eu
l’'amabilité de me communiquer, offre au bord postérieur du prono-
tum, près de chaque angle, une sinuosité particulière qui ne peut
être qu'’accidentelle, car je la retrouve chez un exemplaire de
Camerun et d’un seul côté seulement. Il a, de plus, les fossettes
porifères des antennes relativement petites, mais la grandeur de ces
fossettes est un caractère très variable. Je ne trouve aucune autre
différence d’avec P. gabonica.
Quant au type de P. comoriana, il ne présente pas les différences
dont M. Fairmaire parle dans sa description, pas plus que les deux
autres individus que m'ont communiqués MM. Argod-Vallon et
Villard : d’ailleurs, si ces différences existaient, elles ne permettraient
pas de constituer une espèce distincte.
J’en conclus que P. gabonica Thoms. habite toute l’Afrique inter-
tropicale et australe.
Groupe lémurien.
Je donne ce nom à ce groupe, nom qui fait allusion au continent
lémurien de Hæckel, à cause de la répartition géographique des
deux espèces qui le constituent. L’une de ces espèces, P. Thunbergi
Thomson, est de l’Afrique australe; l’autre, qui est nouvelle et qui
est allée plus loin que la première dans l’évolution, habite Célèbes.
L’aire de dispersion du groupe résulte évidemment de la disposition
antérieure des continents sur la planète : l’on sait qu’à l’époque
jurassique un continent s’étendait sous forme de grande presqu'île
de l’Afrique australe, par Madagascar, jusqu’à l’Inde (Neumayr,
Denkschr. Akad. Wiss. Wien, L); ce continent n’arrivait pas jusqu’à
l’île de Célèbes, mais l’on démontrera peut-être un jour qu’anté-
rieurement à l’époque jurassique la continuité était établie.
Le groupe lémurien ne descend ni du groupe paléotropical, ni du
groupe australien; on peut le rattacher seulement à un ancêtre
commun de ces deux groupes, car par la structure des yeux il est
allé moins loin dans l’évolution.
Mon matériel est malheureusement très limité : je n’ai Ré vu la
femelle des deux espèces du groupe.
Les yeux sont à peu près conformés comme dans l’espèce du
groupe fidjien : ês sont petits, disposés assez obliquement, ovalaires,
peu échancrés, très peu avancés vers la limite du sous-menton et dépas-
sant peu le niveau du bord supérieur de l'insertion de l'antenne.
Le pli juxtaoculaire est peu prononcé ; le cadre oculaire est dilaté
derrière l’œil chez le mâle; la saillie du labre est faible, triangu-
laire; le sillon frontal est faible, et il sépare deux éminences à peine
indiquées.
100
Les mandibules du mâle ne sont pas falciformes : elles sont courtes
et renflées et offrent, outre la bifurcation terminale, deux ou trois
dents internes.
Les antennes sont poilues, à articles peu comprimés.
Le prothorax, beaucoup plus large que long et de la largeur des
élytres, a les angles antérieurs et postérieurs marqués, les anté-
rieurs n'étant pas saillants; les côtés sont parallèles jusqu’à l’angle
latéral qui est effacé, puis rentrent obliquement, le rétrécissement
postérieur étant assez notable.
Les tarses ont le 3° article élargi, profondément échancré en
dessous, divisé en deux lobes; les brosses tarsales sont arrondies,
rapprochées, formant frange au bord des articles.
La ponctuation est forte tant en dessus qu’en dessous, et surtout
sur les élytres.
Le corps est convexe et un peu svelte.
26. Parandra Thunbergi Thomson.
Paremdra Thunbergi Thoms., Physis, I, 1867, p. 112.
Je n’en ai vu que deux exemplaires mâles, un du Cap (Muséum de
Paris), l’autre de Bloemfontein (Musée de Hambourg).
La longueur est de 15 millimètres; la teinte d’un brun marron
assez Clair.
La carène interne des antennes est présente mais peu saillante,
de sorte que les 3° à 11° articles des antennes offrent deux fossettes
porifères, et le 11° montre à son extrémité extérieurement un
espace porifère non caréné. Les poils qui ornent les antennes ne
sont pas longs. L’œil est plus étroit que dans l’espèce suivante, et
le cadre oculaire est moins dilaté en arrière. |
Le sous-menton est limité latéralement par une carène; le
menton et la languette sont glabres.
Les mandibules du mâle sont rétrécies à la base, puis dilatées;
elles offrent une carène convexe s'étendant jusqu’au delà du milieu
et limitant une concavité assez profonde qui atteint la dent posté-
rieure de la bifurcation terminale; outre les dents de cette dernière,
il y a trois dents internes.
Les angles postérieurs du prothorax sont effacés.
Le côté externe des tibias intermédiaires et postérieurs est
sillonné.
27. Parandra heterostyla nova species.
Un seul exemplaire provenant de Célèbes (Musée de Dresde).
La longueur est de 15 millimètres ; la teinte d’un brun de poix.
.
|
|
R
|
;
401
La carène interne des antennes est absente, de sorte que les
. 3 à 11° articles n'offrent qu'une seule fossette porifère, et le
11° montre à son extrémité extérieurement un espace porifère
caréné ; ce 11° article est aussi large et obtus, mais ce n’est peut-être
là qu’une différence individuelle. Les poils qui ornent les antennes
sont longs. |
L'œil est un peu élargi et le cadre oculaire est notablement
dilaté en arrière.
Le sous-menton n’est pas limité latéralement par une carène ;
le menton et la languette sont un peu poilus.
Les mandibules du mâle ne sont guère rétrécies à la base ; elles sont
dépourvues de carène, mais offrent à la base une concavité trans-
versale ne s'étendant que jusqu’à la première des dents internes,
lesquelles sont au nombre de trois, sans compter les dents de la
bifurcation terminale.
Les angles postérieurs du prothorax sont saillants.
Le côté externe des tibias n’est pas sillonné.
Le tableau suivant résume la classification des espèces de
Parandra : il est dressé moins pour en faciliter la détermination que
pour donner une idée de la physionomie de leur arbre généalo-
gique.
102
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105
Généalogie et répartition géographique des Parandra,
Les Parandra, au dire des voyageurs, se trouvent sous les
écorces ; leur corps est souvent couvert de gouttelettes résineuses,
de sorte qu’il est permis de croire que leurs larves vivent dans les
troncs des Conifères; ces Insectes affectionnent les montagnes : j’en
ai vu qui avaient été rencontrés dans les régions tropicales à la
limite des neiges éternelles.
Leur structure primitive permet de conclure à leur ancienneté
à la surface du globe; elles datent peut-être du début de l’ère
secondaire, puisqu'il y à déjà des Longicornes bien caractérisés à
l’époque jurassique.
Leur répartition géographique témoigne également de leur anti-
quité, et cette répartition géographique concorde admirabiement
avec leur évolution. Il suffit de dessiner leur arbre généalogique
sur un planisphère pour voir le sens de leurs migrations et pour
reconstituer en quelque sorte l’état de la surface terrestre lors de
leur épanouissement.
L’espèce la plus primitive qui subsiste aujourd’hui sur la rondeur
du globe est Parandra caspia, des bords méridionaux de la mer
Caspienne. Trois autres espèces s’y rattachent presque directement:
1° Parandra expectata, coryphée du groupe néotropical ; 2° Paran-
dra brunnea, seule espèce du groupe néarctique; 3° Parandra
puncticeps, des îles Sandwich.
Cette dernière espèce est la forme la plus voisine de l’ancêtre de
la seconde branche, celle des Parandra à cavités cotyloïdes anté-
rieures ouvertes en arrière. En nous exprimant de cette manière,
nous supposons que cette seconde branche est monophylétique, ce
à quoi l’on souscrira volontiers, étant données la somme des carac-
tères et la répartition géographique de ses espèces.
Toutes les Parandra peuvent donc être ramenées à ces quatre
types; il en résulte : 1° que le genre a dû prendre naissance à une
certaine distance de l’équateur, peut-être au nord, puisque la
forme paléarctique est la plus primitive; 2° que le genre a dû
prendre naissance à une époque où des communications faciles
existaient entre l’hémisphère septentrional et l'hémisphère méri-
dional, Parandra expectata de l'Amérique du Sud étant l’espèce la
plus voisine de Parandra caspia; 3° qu’à cette époque également
des communications faciles existaient entre les régions paléarctique
et néarctique, et aussi entre cette dernière et les îles Sandwich ;
4 que la migration primitive des Parandra s’est faite probable-
ment de l’est à l’ouest; 5° que la migration ultérieure des Parandra
s’est effectuée des tropiques vers l'équateur, puisque, d’une part, le
106
groupe néotropical s’est avancé du Paraguay vers le nord jusqu’au
Mexique et même au delà, d’autre part, que la seconde branche a
progressé vers le sud pour s'étendre jusqu’au Cap.
L'évolution du groupe néotropical s’est faite, comme nous venons
de le dire, du sud vers le nord. À Parandra expectata, qui habite la
latitude du tropique du Capricorne, nous pouvons, en effet, rattacher
cinq types : 1° le couple à prothorax raccourci, couple formé des
Parandra brevicollis et brachyderes, et il est à remarquer que
Parandra brachyderes, du Mexique occidental, est allée, ses mandi-
bules en font foi, plus loin dans l’évolution que Parandra brevicollis
de l’Équateur ; 2 Le couple à prothorax allongé, couple formé des
Parandra Villei et polita, et il est encore à remarquer que Parandra
polita, dont l’aire de dispersion s’étend de l'Amérique centrale aux
États-Unis, est supérieure comme structure à Parandra Villei de
l’Équateur ; & Parandra colombica ; 4 Parandra longicollis, forme
très originale qui a envahi tout le Brésil; 5° le second sous-groupe,
caractérisé par la présence d’un sillon transversal près du bord
antérieur du sous-menton, sous-groupe formé de Parandra glabra,
qui s’étend du Paraguay au Mexique, et de Parandra Degeeri, forme
supérieure à la précédente, notamment par ses tarses, et qui est
limitée à certaines régions du Brésil.
La seconde branche a laissé aux îles Sandwich un type très
_ primitif, et elle s’est épanouie en cinq autres rameaux qui sont les
groupes fidjien, caraïbe, australien, paléotropical et lémurien.
Parandra striatifrons des îles Fidji est la forme qui a le moins
évolué, le groupe caraïbe, par ses caractères peu différents du
groupe fidjien, semble témoigner de l’existence d’une communica-
tion directe entre les îles Fidji et les Grandes Antilles à une époque
antérieure, et ce groupe représente une émigration vers l’est des
Parandra à cavités cotyloïdes antérieures ouvertes en arrière. Les
groupes australien, paléotropical et lémurien, supérieurs aux précé-
dents, nous indiquent trois incursions indépendantes du même type
vers le sud-ouest.
Dans la répartition géographique du groupe caraïbe, il y a à tenir
compte du fait que la forme inférieure, Parandra laevis, est de
Saint-Domingue : cela veut dire que le groupe a son point de
départ dans les Grandes Antilles, et ce n’est qu’ultérieurement qu’il
a envahi les régions avoisinantes.
A Parandra laevis se rattache, en effet, d’abord Parandra angu-
licollis de l'Amérique centrale, qui est allée au delà dans l’évolution ;
Parandra lata, qui a poussé son aire de dispersion jusque dans le
Mexique occidental, est en quelque sorte une forme supérieure de
Parandra angulicollis.
À Parandra laevis se rattachent encore : 1° Parandra cribrata
107
de Porto-Rico ; 2 les formes continentales, d’une part Parandra
punctatissima de la Guyane, de l’autre le couple formé des Paran-
dra lucanoides et punctata; Parandra lucanoides est du Venezuela
et est inférieure comme structure à Parandra punctata, laquelle
s’est avancée à l’ouest de la Cordillère jusqu’au Pérou.
Pour les autres groupes nous constatons toujours la même
concordance entre la répartition géographique et la généalogie.
J’ai divisé le groupe australien en deux sous-groupes : le premier
formé des deux espèces de la Nouvelle-Calédonie, le second de
Parandra Frenchi de l'Australie orientale.
La présence de deux espèces de Parandra à la Nouvelle-Calédonie
n'aurait lieu de nous étonner que si ces Parandra appartenaient à
des groupes différents; en réalité, comme on l’a vu, Parandra
austrocaledonica n’est presque qu’une forme supérieure de Paran-
dra passandroides et témoigne par conséquent d’une évolution du
type sur place.
Parandra Frenchi, qui est plus éloignée au point de vue géogra-
phique du centre de dispersion du groupe, est allée aussi plus loin
dans l’évolution que Parandra passandroides, mais naturellement
dans une direction tout autre que Parandra austrocaledonica.
En ce qui concerne le groupe paléotropical, son aire de dispersion
concorde avec celle d’une foule d’autres animaux. L’espèce de
Malaisie, Parandra Janus, est inférieure à Parandra gabonica; l'on
s’étonnera peut-être que, contrairement à ce que l’on observe pour
tant d’autres Insectes, la même espèce se trouve dans des îles qui
offrent ordinairement une population différente, Java, Célèbes, la
Nouvelle Guinée, mais il ne faut pas oublier que les Parandra
représentent un type extrêmement ancien, et qu’elles ne peuvent pas
offrir une répartition géographique semblable à celle de formes
modernes comme les Batocera, par exemple. Parandra Janus a dû
se constituer en tant qu'espèce à une époque où les îles de la
Malaisie formaient un continent, et les individus isolés plus tard
dans des îles, n’ont évidemment pas été affectés du chef de la
rupture de ce continent : l’espèce a pu rester telle quelle. Mais
en ce qui concerne des Insectes comme les Batocera qui ont,
par migration, soit en volant, soit en voyageant sur des troncs
flottants, peuplé la Malaisie, alors que celle-ci était déjà un archipel,
l’on conçoit qu’il a dû y avoir adaptation à des conditions nou-
velles, et par conséquent transformisme.
Relativement au groupe lémurien enfin, sur la répartition géogra-
phique duquel nous avons déjà insisté, remarquons que l’espèce de
_ l’Afrique australe est inférieure à celle de Célèbes, ce qui ne veut
pas dire que l’une a donné naissance à l’autre. S’il existe une
Parandra à Madagascar, elle fait probablement partie de ce groupe.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XLVYI, 3 1V 1902 7
108
Peut-être aussi que l'espèce des îles Philippines que me signale
M, René Oberthür, mais que je n’ai pas vue, est voisine de Parandra
heterostyla.
Que ceux de mes collègues qui posséderaient des matériaux
complémentaires et qui ne pourraient me les communiquer,
veuillent bien les examiner, ne fût-ce que pour réfuter mes erreurs.
Genre ERICHSONIA Wesitwood.
Transact. entom. Soc., V, 1849, p. 210.
Erichsonia dentifrons Westw., du Mexique, se rattache directe-
ment aux Parandra du groupe caraïbe. Les cavités cotyloïdes anté-
rieures sont ouvertes en arrière; la saillie prosternale est étroite et
rectangulaire, sans convexité postérieure ; le 3° article des tarses, un
peu élargi, est fortement échancré en dessus, très peu en dessous;
les brosses tarsales sont arrondies, bien développées et fournies;
le paronychium est invisible ; les antennes sont fortement poilues,
et leurs 3° à 11° articles offrent une fossette porifère interne unique;
les yeux sont courts et larges, mais profondément échancrés, ce
dernier caractère étant coenogénétique.
Les caractères nouveaux qui légitiment l’existence du genre sont :
la petitesse de la languette, la réduction du 4° article des tarses à un
nodule entièrement caché dans l’échancrure du 3%; le raccourcis-
sement des pattes accusé par la brièveté des fémurs, des tibias et du
dernier article des tarses, lequel n’est pas plus long que les autres
réunis; la réduction de l’éperon interne des tibias antérieurs,
l’externe étant au contraire développé en un fort crochet recourbé;
l’étroitesse du corps ayant comme corollaire le rétrécissement des
saillies sternales; l’allongement du prothorax en avant des hanches
antérieures; la présence sur la tête de quatre carènes longitudinales;
les quatre carènes du pronotum, carènes qui convergent en arrière ;
le dimorphisme sexuel mandibulaire nul et remplacé par un dimor-
phisme du pronotum, lequel est excavé en avant chez le mâle; enfin
la pubescence qui revêt le dessus du corps.
Ce remarquable Insecte devrait évidemment être classé immédia-
tement à la suite du genre Parandra, dont il procède directement,
s’il existait seul; mais il est certain pour moi qu'il est de la même
lignée généalogique que Thaumasus, Torneutes et le groupe des
Cérambycides vrais. Il doit donc être rattaché à la tribu des Céram-
bycites à titre de forme primitive.
Thaumasus gigas Oliv. m'est malheureusement inconnu en
nature. L’Insecte provient certainement d’une forme de Prionide
mit ni et NS GA
|
4
1
109
très primitive, puisque le 5° article des tarses est imparfaitement
bilobé; parmi les Prionides il n’y a que le genre Erichsonia qui
offre avec Thaumasus de l'analogie : c’est le même facies général; de
part et d'autre, il y a réduction de l’éperon interne des tibias anté-
rieurs; les pattes sont raccourcies dans les deux formes et les tarses
sont semblables, comme aussi les yeux et la disposition des callosités
du pronotum.
Entre Thaumasus et Erichsonia, il y a cette différence que Thau-
masus a perdu le rebord latéral du prothorax ; conformément à son
système, Lacordaire en a donc fait un Cérambycide, mais il a dû le
considérer comme « aberrant » à cause de ses tarses « anormaux »,
Cet Insecte, encore une fois, n’a rien d’aberrant ni d’anormal; il
n’y a d’anormal qu’une classification qui prend prétexte de l’absence
de rebord au prothorax pour agglutiner en un groupe commode,
mais pas naturel du tout, une foule de types provenant de Prionides
différents.
Supposons que le mâle de Parandra Degeeri ait perdu, non pas la
moitié antérieure du rebord prothoracique, mais tout le rebord,
faudrait-il en faire un Cérambycide”?
Si je connaissais Thaumasus autrement que par les descriptions,
je n’hésiterais probablement pas à le placer tout à côté d’Erichsonia,
et si Thaumasus n’offrait pas de rapports directs avec Torneutes,
j'en ferais certainement un Prionide et même une Parandrine
comme d’Erichsonia.
Genre HYSTATUS Thomson.
Essai Classif, Longic., 1860, p. 321.
Le genre comprendune espèce, Hystatus javanus Thoms.,que
_ Lacordaire (Gen. Col., VIII, 1869, p.135) a eu le tort de redécrire avec
la dénomination de Thomsoni,sous prétexte quele Wallodon javanum
de Dejean (Catal., 3° édit., p. 342) est un Raphipodus. Cet Insecte
habite Java, Sumatra et Bornéo, d’après van Lansberge (Not. Leyd.
Mus., VI, 1884, p. 155). M. Fairmaire a décrit un Hystatus Bou-
chardi (Ann. Soc. ent. Fr., 1897, Bull., p. 38) de Sumatra, mais la
description me semble s'appliquer exactement aux 7, javanus de
Java que j'ai sous les yeux. N'oublions pas, comme l’a fait remarquer
van Lansberge, que les Prionides varient dans des limites très
étendues : il n’y a pas deux individus d’une espèce qui soient
semblables, et l’on risque fort, si l’on n’a pas sous les yeux un
matériel considérable, d'accorder une valeur spécifique à de simples
variations individuelles d’autant plus frappantes qu'il s’agit
d’Insectes de taille considérable.
410
Quant à l’Hystatus Bonni de M. Nonfried (Entom. Nachr., XX,
1894, p. 46), c’est le Raphipodus suturalis Serv., si j’en juge par un
exemplaire de la collection Candèze qui a dû être déterminé par
M. Nonfried lui-même, et qui répond d’ailleurs parfaitement à sa
description.
Hystatus javanus est, en somme, une grande Parandra du groupe
paléotropical, comme l’indiquent la structure des antennes dont les
3° à 11° articles n’offrent qu’une seule fossette porifère interne, et
la forme des yeux qui sont allongés, étroits, très échancrés. Le
paronychium est très apparent, mais dépourvu de soie ; le 3° article
des tarses est très échancré en dessus, un peu en dessous,
mais non élargi ni bilobé; les brosses tarsales sont très primitives;
les cavités cotyloides antérieures sont ouvertes en arrière, la saillie
prosternale est large, plane et rectangulaire, les épisternums méta-
thoraciques très larges, à bords parallèles ; la tranche externe des
tibias est canaliculée; la languette est rétrécie, glabre, comme
le menton, dans les deux sexes : elle conserve cependant une
largeur notable, et elle n’est que légèrement échancrée en arc de
cercle en avant.
Les différences qui permettent de constituer un genre spécial
sont :
4° Le léger allongement des antennes et particulièrement l’allon-
gement du 1* et du 5° articles qui restent égaux mais qui sont deux
fois aussi longs que les 4° et suivants, ceux-ci augmentant peu à peu
de longueur ;
2° L'apparition du dimorphisme sexuel antennaire, les antennes
étant plus grêles chez la femelle;
3° La contiguïité des mandibules, non plus seulement à la base,
mais dans toute leur longueur;
4 Une différence entre le mâle et la femelle en ce qui concerne la
sculpture des arceaux ventraux de l’abdomen : ces arceaux restent
lisses chez la femelle, mais chez le mâle ils sont mats avec le
bord postérieur formant une bande luisante;
9° La structure du prothorax.
En ce qui concerne la forme du prothorax, il y a lieu de remarquer
que le bord postérieur n’est pas rectiligne, il est largement lobé et
se relève sur Les côtés jusqu’à l’angle postérieur qui est bien mar-
qué, mais qui, par le fait de la forme du bord postérieur, se trouve
éloigné de l’élytre. A partir de l’angle postérieur, les côtés du pro-
thorax sont obliquement coupés jusqu’à l’angle latéral; depuis ce
dernier, situé aux 2/3 des côtés, jusqu’à l’angle antérieur qui est
arrondi largement, les côtés du prothorax sont droits et parallèles.
Les côtés sont très légèrement crénelés chez le mâle, ces crénelures
devenant épineuses chez la femelle.
111
La sculpture du pronotum est une exagération de ce que l’on
observe chez les Parandra du groupe paléotropical. Alors: que chez
Parandra caspia le pronotum est entièrement lisse, chez les autres
espèces, il tend à être ponctué de plus en plus nettement, et chez
plusieurs formes, notamment celles du groupe paléotropical, la
ponctuation est bien plus forte et confluente sur les côtés dont la
région antérieure est même occupée, chez le mâle de Parandra
gabonica, par des granulations. Chez Hystatus javanus, le disque du
pronotum est luisant, éparsément ponctué; cet espace luisant s’étend
sur les côtés en arrière jusqu’aux angles postérieurs, mais la ponc-
tuation y devient très serrée et confluente ; enfin il reste un espace
triangulaire latéral antérieur bien limité qui est mat et finement
granuleux. C’est exactement la disposition de Parandra gabonica
poussée à l’excès,
Le léger allongement du 3 article des antennes et l’échancrure
des yeux suffisent pour démontrer qu’Hystatus ne se trouve pas dans
la lignée ancestrale des Macrotomites, dont les coryphées, Arche-
typus et Omotagus, ont le 3° article des antennes égal au 4°, comme
chez Parandra, et les yeux entiers. Mais par la structure de son
prothorax, la forme de ses mandibules, la proportion des articles
des antennes, l’échancrure des yeux, le genre offre une certaine
analogie avec Neoprion, sans pouvoir être considéré comme un
ancêtre direct des Aegosomites, le système porifère des antennes
s’y opposant. La même observation s'applique aux prétendus
rapports d’Hystatus avec Colpoderus.
Cr
\ 2 V2
Re
2
113
OBSERVATIONS
SUR LES
ERREURS COMMISES PAR LES HYMÉNOPTÈRES
VISITANT LES FLEURS
par Félix Plateau, professeur à l’Université de Gand.
Dans ma notice intitulée : La Vision chez l’Anthidium manica-
tum L. (1) où je décris les .allures de ce curieux Hyménoptère
pendant ses visites aux fleurs de Salvia Horminum L., j'ai signalé
le grand nombre d’erreurs, dues probablement à une vision peu
nette des formes, commises par le mâle et par la femelle.
Parlant de cette dernière, je disais : « Une femelle étant occupée
à butiner, suivons-la attentivement des veux, nous assisterons en
peu d’instants à l’accomplissement d’une série d'erreurs de sa part.
Alors qu’elle passe de fleur en fleur, on la verra revenir, parfois à
quelques minutes d’intervalle, à des fleurs qu’elle a déjà épuisées
elle-même. Mais il y a mieux, on la verra s’adresser à des fleurs
partiellement fanées dont la lèvre supérieure est déjà brunâtre, à
des fleurs complètement fanées dont la corolle va se détacher au
moindre attouchement, de sorte qu’au moment où l’Insecte s’y
accroche étourdiment, il tombe d’une façon ridicule avec elle; enfin,
on la verra s’adresser inutilement à des boutons dont l’aspect, si la
visibilité nette des formes existait, devrait l’avertir. »
J’ajoutais en terminant : « Il est possible qu’on m’accuse de décrire
des choses connues, des erreurs diverses de la part des Insectes
ayant déjà été signalées par tel ou tel observateur... Ce qu’il y a de
remarquable, dans le cas de l’Anthidium, c'est la répétition des
erreurs, leur accumulation dans un temps relativement court. J’estime
donc que cette petite étude très attentive de quelques détails des
mœurs d’une seule espèce appartenant en apparence aux mieux
douées, montre combien il faut se méfier des assertions formulées
à la légère sur la parfaite netteté de la vision des Hyménoptères. »
Cette notice etses conclusions heurtant des idées reçues, fut natu-
rellement l’objet de critiques, les unes a priori, auxquelles il ne me
convient pas de m'’arrêter, d’autres plus sérieuses, basées sur des
_ observations et dont voici l'exposé :
(1) Annales de la Société entomologique de Belgique, tome XLI, n° 9,
septembre, p. 452, 1899, et Cinquantenaire de la Société de Biologie, volume
jubilaire, p. 235, Paris, 1899.
114
Mon savant confrère, le D' Chr. Schrôder, dans un intéressant
travail portant pour titre : Experimentelle Studien über Blütenbe-
such, besonders der Syritta pipiens L. (1), décrit diverses obser-
vations et expériences concernant les visites d’Abeilles domes-
tiques et de Syritta à des fleurs de son jardin, observations et
expériences qui lui paraissent infirmer les idées que j'ai longue-
ment développées ailleurs sur l'attraction des Insectes par les
organes floraux.
Laissant momentanément de côté les parties des recherches de
Schrôder qui n’ont pas trait au sujet de ma notice actuelle, je ne
m'arrêterai qu’au passage dans lequel l’auteur parle de ma note sur
La Vision chez l’Anthidium.
Schrôder, après avoir rappelé que j'ai dit que cet Insecte commet
de fréquentes méprises en s'adressant à des fleurs passées ou même
à des fleurs non ouvertes, assure que cela n’est certainement pas
vrai pour l’Abeille domestique et donne comme preuves les obser-
vations qu’il-fit sur cet Hyménoptère visitant les inflorescences de
Scorzonera hispanica L.
Les scorsonères étaient plantées sur deux rangs, dans cinq plates-
bandes et portaient, à ia fin de septembre 1900, des boutons, des
capitules frais et des capitules fanés. Le 23 du même mois, l’auteur
observa huit fois les allures d’Abeilles visiteuses. Ces Insectes
allaient au minimum à six capitules successifs, au maximum à
vingt-trois, et, cependant, ne firent aucune erreur, n’effectuèrent
aucun mouvement indiquant qu’ils ne reconnaissaient pas l’état
réel de chaque inflorescence.
Schrôder, avec une courtoisie dont je lui sais gré, loin de conclure
de ses résultats personnels que les miens sont inexacts, se borne à
dire que des observations isolées ne suffisent pas et qu'il peut y
avoir chez les Insectes, quant aux perceptions visuelles ou olfac-
tives, des différences spécifiques et même individuelles.
Tel était donc l’état de la question qui se résume en ces mots :
Plateau affirme que l’Anthidium manicatum visitant les fleurs se
trompe souvent sur leur état, Schrôder assure que l’Apis mel-
lifica ne commet pas d’erreurs de ce genre.
Le seul moyen d’arriver à une solution et de s’assurer si les
méprises de l’Anthidium sont propres à cette espèce ou si les autres
Hyménoptères, y compris l’Abeille, en effectuent d’analogues, con-
sistait évidemment à répéter les observations sur des espèces
multiples butinant sur des plantes diverses.
Malgré ce que des recherches de cette nature ont de fastidieux, je
résolus d'y consacrer chaque jour quelques instants pendant la
(1) Allgemeine Zeitschrift für Entomologie, 6 Band, no 12, 15 Juni, s. 181, 1901.
115
presque totalité du mois d’août de l’année dernière (1901), opérant
tantôt dans mon jardin, tantôt au Jardin botanique de Gand (1).
Les tableaux suivants renferment les résultats par ordre de
dates, seule façon de faire apprécier la variété en fait de végétaux,
en fait d'Hyménoptères et la multiplicité des fautes commises par
ces derniers.
Des colonnes distinctes contiennent l'indication de la durée géné-
ralement très courte des observations, les noms des plantes en
fleurs, les noms des Insectes, la nature de leurs erreurs, enfin
quelques remarques explicatives.
(1) Je tiens à faire observer qu'il s’agit de l’ancien Jardin botanique, distant de
ma demeure de 2 1/2 kilomètres à vol d'oiseau. Ce Jardin botanique et mon
jardin se trouvant aux deux extrémités d’une grande ville industrielle, les
Insectes observés dans ces deux endroits étaient donc forcément des individus
de colonies différentes.
Dans un an ou deux, l’ancien Jardin botanique aura disparu pour faire place
à un quartier neuf et le nouveau jardin sera établi près de mon habitation. Je
désire que ce nouvel état de choses ne prête pas plus tard à des confusions et ne
serve pas de base à des objections irréfléchies.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BKLGIQUE, LT. XLVI, 3 1V 1902 8
116
DURÉE |
DATES Dh FLEURS VISITEES INSECTES
l'observation |
er août. |10 minutes.| AZ{hœa rosea Cav. Bombus hortorum L.
(simple).
Borrago officinatis L. Megachile centuncularis K.
Cucurbita Pepo L. Apis mellifica L.
| |
2 août. |145 minutes.| Borrago officinalis L. Apis mellifica L.
AlthϾa rosea Cav. Bombus hortorum L.
(simple).
2° individu.
Apis mellifica L.
5 minutes. | Borrago officinalis L. Apis mellifica L.
3 août. |5 minutes. | Dahlia variabilis Desf. Bombus Muscorum K.
(simple).
15 minutes.| Scabiosa atropurpurea I. Bombus hortorum L.
2e individu.
3° individu.
4e individu.
5° individu.
10 minutes.| Tagetes patula L. PBombus Muscorum F.
(voisin de Petunia viola-
cea Lindi.). 2e individu.
117
NATURE DES ERREURS COMMISES
z SE 2
REMARQUES
S'adresse à un bouton fermé.
Q uitte une fleur ouverte et se jette sur une fleur
- complètement fanée.
S'adresse successivement et rapidement à deux
… fleurs fanées avant de pénétrer dans une fleur
_ ouverte.
(A
1
‘4 4
L
S'adresse à une fleur fanée, une deuxième fois à
la même fleur fanée, à une fleur déjà visitée,
aborde des fleurs par leur face supérieure,
. s'adresse ensuite à une nouvelle fleur déjà
Ÿ visitée, enfin encore à une fleur fanée.
S'adresse successivement à deux boutons avant
L. d'aller à une fleur ouverte.
Va d'une fleur ouverte à un bouton.
Présente la succession suivante : fleur ouverte,
. bouton, bouton, bouton, fleur ouverte, bouton.
isite successivement : trois boutons fermés,
une fleur ouverte, quatre boutons, une fleur
ouverte.
|
É
Présente la succession suivante : capitule ouvert,
| fruit, capitule déjà visité, capitule déjà visité,
| fruit.
Hésitation devant un capitule en fruits.
ésitation devant un capitule fané.
Se rend à un capitule en boutons.
H ésitation devant un capitule en fruits.
|
L.
ême erreur.
Offre la succession : capitule fané, capitule fané,
: capitule déjà visité.
Offre la succession : câpitule intact, capitule |
… fané, capitule fané, fleur de Pefunia fanée.
Les fleurs fanées sont ici tordues
sur elles-mêmes à peu près
comme les boutons de Convol-
vulus et contrastent fortement
avec les grandes fleurs infundi-
buliformes fraîches.
Les fleurs de Borrago ont leurs
organes nectarifères et pollini-
fères dirigés vers le sol et
doivent donc être abordées par
la face inférieure.
118
DURÉE
DATES DE FLEURS VISITÉES
l'observation
INSECTES
LIRE EL EE I I PC SN PS PO PE SRE
3 août |1 1/2 heure.| Anchusa tincioria L.
(suite).
Reseda odorata I.
Carduus Spec.?
Althœa officinals L.
Nuttallia malvæfora Fisch.
Sida dioica Ca.
4 août. |10 minutes.| Cucurbita Pepo L.
5 août. |10 minutes.| Cucurbita PepoI.
Bombus hortorum L.
Le même.
Bombus Muscorum KF.
Le même.
Bombus hortorum L.
2e individu.
3e individu.
Apis mellifica L.
2° individu.
3° individu.
Bombus hortorum L.
2e individu.
3° individu.
Apis mellifica L.
Apis mellifica L.
2e individu.
3° individu.
Bombus hortorum L.
Apis mellhfica L.
2e individu.
Apis mellifica L.
2e individu.
LUE
419
NATURE DES ERREURS COMMISES REMARQUES
S'adresse à un bouton. Ici les visites des Bourdons aux
S’adresse à une fleur déjà visitée, fleurs fanées et aux boutons
S’adresse à un bouton, puis à une fleur fanée. d'Anchusa prennent à ces In-
Offre la succession : bouton, bouton, fleur fanée, sectes juste le temps de recon-
fleur intacte. naître leur erreur.
‘Offre la succession : fleur intacte, fleur fanée,
._ fleur intacte.
Offre la succession : fleur intacte, fleur déjà
| visitée.
lOffre la succession : fleur intacte, fleur fanée.
Offre la succession : fleur, fleur, hésitation
_ devant fruits.
Même erreur.
Même erreur.
Offre la succession : inflorescence intacte, inflo-
rescence en fruits, inflorescence intacte.
(Offre la succession : inflorescence intacte, fruit,
» fruit, inflorescence intacte.
‘Offre la succession : inflorescence intacte, fruit,
}. inflorescence intacte.
Offre la succession : fleur déjà visitée, bouton,
_ fieur fraîche.
Offre la succession : bouton, bouton, fleur
| _ ouverte.
Offre la succession : fleur ouverte, fleur ouverte,
bouton.
Offre la succession : fleur ouverte, bouton, fleur
ouverte.
Offre la succession : fleur intacte, 2°, 3°, 4° fleur
| intacte, fleur déjà visitée, bouton, fleur intacte.
Se rend d’une fleur fraîche à une fleur fanée. Les observations sur Cucurbita
Visite d’abord une fieur fanée avant de se rendre avaient lieu entre 8 et9 heures
à une fleur fraîche. du matin, moment de l’épa-
nouissement des fleurs.
Es
Après avoir visité une fleur, revient à cette même
. fleur déjà visitée.
Même erreur.
l
|
|
|
|
|
|
120
DEAD PE LR PF D I EI EDR NI NE LORIE 2 EE EE ESC SNRRE
10 minutes.
5 minutes.
Scorpiurus vermiculata L.
Lathyrus venosus.
Loasa tricolor Lindi.
Apis mellifica L.
2e individu.
DURÉE
DATES Le FLEURS VISITEES INSECTES
l'observation
5 août |10 minutes.| Symphoricarpus racemosus | Apis mellifica L.
(suite). Mich.
2° individu. |
3° individu.
8 août. | Quelques | Æibiscus Syriacus L. Bombus hortorum L.
secondes. | |
Quelques | Delphinium Ajacis L. Bombus hortorum IL.
secondes. | p
2 à 3 min. | Tagetes patula L. Bombus Muscorum F.
Quelques | Zpomea purpurea L. Bombus hortorum L. À
secondes. |
9 août. |5 minutes. | Campanula carpathica Jacq. | Apis mellifica L.
2 ou 3 min.| /asminum officinale 1. Bombus hortorum L.
5 minutes. | Cimifuga fœtida L. Odynerus quadratus Pz.
2e individu. 4
3° individu.
4e individu. |
5 minutes. | Actcæa japonica. A pis melhifica L. 4
2° individu.
Bombus horlorum L.
o minutes. Apis mellifica L.
:
Apis mellhfica L. |
NATURE DES ERREURS COMMISES REMARQUES
Hésitations rapides mais incontestables devant | Les fruits mûrs et blancs, trop
des boutons, des fleurs fanées et de petits fruits volumineux comparativement
verts. aux autres éléments constitutifs
Mêmes erreurs. des grappes, ne les trompent
Mêmes erreurs. pas.
:
Sn Le. 2 D 2
Visite à l'unique fleur alors ouverte, hésitation
… devant un bouton, départ.
= la succession : fleur intacte, fleur intacte,
à fleur fanée, départ. à
Offre la succession : trois capitules intacts, bou-
4 ton commençant à peine à s'ouvrir, capitule
_ intact.
Quitte des fleurs d’'Aconitum variegatum pour | 3 heures après midi; à ce moment
… se précipiter, à 2 mètres de là, successive- de la journée, toutes les fleurs
ment vers deux fleurs fanées d’Zpomea. d’Zpomea étaient fanées, garnies
| à l'ouverture d’un bourrelet
circulaire plissé et ne ressem-
blaient plus du tout aux fleurs
épanoules.
Offre la succession : fleur À, fleur B, retour à la
_ fleur À déjà visitée quelques secondes avant.
Offre la succession : fleur À, fleur complètement
. fanée et chute avec cette fleur, fleur A déjà
_ visitée, fleur B.
Hésitation devant des fruits.
Même erreur.
Même erreur.
Même erreur.
Tentatives à des fruits. Les fleurs de cette Renonculacée
Même erreur. | sont jaunâtres, les fruits sont
Même erreur. nettement verts.
Hésitation devant un bouton, tentative nette à
… une fleur complètement fanée et décolorée,
. puis passage à une fleur intacte. |
Wentative nette à une fleur entièrement fanée et
| décolorée.
Même erreur.
Offre la succession : fleur À, fleur B, fleur C,
_ fleur À déjà visitée, départ.
e
LUE IL Ets) CLR L”1 EC LER
DURÉE
DATES DE FLEURS VISITEES INSECTES
l'observation
10 août. |3 minutes.| Campanula carpathica Jacq. | Bombus lapidarius L.
11 août. |10 minutes.| Canna indica L. Apis mellifica L.
2e individu.
3° individu.
4e individu.
Quelques | Scabiosa atropurpurea L. Bombus Muscorum F.
secondes.
12 août. | Quelques | Zibiscus syriacus L.. Bombus lapidarius L.
secondes.
D GR FETES A Ve MeeD io Mu ere Bombus hortorum L.
14 août. |5 minutes. | Scorpiurus vermiculata L. Apis mellifica L.
10 minutes.| Epilobium angustifolium 1. | Apis mellifica L.
| 2e individu.
15 minutes.| Scabiosa columbaria L. Bombus hortorum L.
2e individu.
3° individu.
4° individu.
123
NATURE DES ERREURS COMMISES REMARQUES
|
CSST LOT VIRE RER RENE ECO NC NRC ETS SEE 7 RE CE SRE PRE + DRE DOS EERCT DE RCE BTE PER TRES
Visite trois fleurs intactes, fait une tentative nette
- de succion sur une fleur complètement fanée,
- puis retourne à des fleurs fraîches.
Hésitations devant des boutons. Les fruits ici brunâtres contras-
_Hésitations devant des fleurs fanées. taient fortement avec les fleurs
Hésitations nettes devant des fruits. d’un beau rouge.
Mêmes erreurs.
Offre la succession : inflorescence entièrement
«… fanée, inflorescence en boutons encore verts,
deuxième inflorescence semblable, enfin inflo-
» rescence épanouie.
4)
j.
| Offre la succession : fleur intacte, fleur intacte,
fleur fanée et décolorée, fleur intacte.
Lire la succession : fleur ouverte, bouton, deux
- fleurs ouvertes, fleur déjà visitée, deuxième
+ fleur déjà visitée, départ.
Visite deux fleurs fraîches, s'adresse à une fleur
fanée, hésite devant un fruit (gousse de papi-
| lionacée).
LOffre la succession : trois fleurs épanouies, hési-
|. tation devant des boutons, fleur épanouie,
| nouvelle hésitation devant des boutons, fleur
| épanouie.
Lu êmes erreurs.
| Se pose un instant sur une inflorescence en | Les inflorescences fraîches sont
boutons. blanches, les inflorescences fa-
Se pose un instant sur une inflorescence fanée. nées sont plus brunâtres.
Même erreur.
Même erreur, cherche vainement une fleur à
sucer,
DURÉE | HAT NSS
DATES ni FLEURS VISITEES INSECTES
l'observation
16 août. |15 minutes.| Colutea arborescens L. | Apis mellifica L.
| 2e individu.
3° individu.
4e individu. |
17 août. |10 minutes.| C?rsium ciliatum BI. Bombus hortorum L. À
2 individu.
10 minutes.| S'phium trifoliatum L. Bombus hortorum L. à
: 2e individu.
3° individu.
4e individu. e
10 minutes.| Sida dioica Cav. Apis mellifica L.
2e individu.
| Bombus hortorum L.
|
18 août. |10 minutes.| Canna indica L. Apis mellifica L. 4
| , 2e individu.
5 minutes. | Dahlia variabilis Desf. Bombus Muscorum F.
(à fleurs simples). 2e individu.
3° individu.
| -
19 août. | 4 minutes. | Zinnia elegans Jacq. Bombus hortorum L. |
NATURE DES ERREURS COMMISES REMARQUES
Offre la succession : fieur À, fleur B, fleur À déjà
… visitée, fleur B déjà visitée.
Se rend à une fleur déjà visitée.
lentatives à des boutons, retour à une fleur déjà
_ visitée.
Hésitation devant des fruits (gousses).
Æ ésitations devant deux ou trois inflorescences en
piruits.
Mêmes erreurs.
Visite un capitule frais, puis se pose un instant | Les capitules frais de cette grande
sur un capitule en fruits. composée ont les fleurons péri-
Même erreur. phériques jaunes. Les capitules
lisite successivement un capitule _ puis deux en fruitssont entièrement verts;
| capitules en fruits. de là un contraste marqué.
| V isite un capitule frais, puis successivement trois
Û capitules en fruits.
près une visite à une fleur fraîche, fait une ten-
+ tative à une fleur fanée.
Fait une tentative à-des boutons, visite une fleur
… fraîche, fait une tentative à une fleur fanée.
Offre la succession : fleur fraîche, fleur fanée,
_ fleur fanée, fleur fraîche.
d x # À ie
Offre deux fois des hésitations devant des fleurs
LA fanées.
Mêmes erreurs.
Hésite deux fois devant des fruits.
Hésite devant un fruit.
Fait une tentative évidente à un fruit.
»
| pe
Fe
+
71
Les
Offre la succession : deux capitules frais, tenta-
_ tive à un capitule paraissant entièrement fané,
_ capitule frais, départ.
DURÉE Er
DATES Ph; FLEURS VISITEES INSECTES
l'observation
19 août |20 minutes. Lythrum salicaria L. | Bombus hortorum L.
(suite). (vers la fin de la floraison).
Bombus Muscorum K.
Bombus hortorum L.
|
Megachile Ericetorum Lep.!
20 août. | Quelques | Œnothera biennis L. Bombus Muscorum F. |
secondes. |
|
Re M a D UC
21 août. | Quelques |
secondes. |
Quelques | À7Z{hœæa rosea Cay. Bombus hortorum L.
secondes. (à fleurs simples). -
22 août. |15 minutes.| Monarda didyma L.
Œnothera biennis L. Apis mellifica L.
:
Bombus hortorum L.
3 minutes. | Dahlia varriabilis Desf. Bombus Muscorum F.
(a fleurs simples).
2 ût. ; | |
ne 5 minutes. | Symphoricarpus racemosus | Apis melhifica L.
Mich. 2° individu. 3
Quelq. sec.| Campanula carpathica Jacq. | Apis mellifica L.
5 minutes.
24 août. | 1 minute. | Epilobium canescens Endl. Apis melhfica L.
Antirrhinum majus L. Bombus hortorum L.
————— ——
NATURE DES ERREURS COMMISES REMARQUES
Offre la succession : trois fleurs fraîches, fleur | Tandis que les fleurs fraîches de
fanée, hésitation devant des fruits. Lythrum salicaria sont purpu-
Visite une fleur fraîche, puis une fleur fanée. rines, les fleurs fanées sont rata-
Offre la succession : hésitation devant des fruits, tinées et d’un violet presque
… fleur fanée, hésitation devant des fruits, fleur foncé; enfin les fruits verts
_ fanée. maculés de brunâtre n’ont plus
Hésitation devant des fruits. rien qui ressemble à une
fleur.
Rentre dans une fleur qu’il vient de visiter im- |
médiatement, sortie brusque, départ.
Hésitation manifeste devant une fleur fanée,
départ.
Erreurs manifestes devant une première, une
: deuxième et une troisième fleur fanées,
D TE At 2 A A Pi tes ee DR 2 US etant tn do
Essais infructueux à deux fleurs fanées.
Erreurs manifestes et successives devant deux
_capitules fanés, départ.
Deux hésitations successives devant des boutons. | Voir la remarque se rapportant
Hésitations devant des fruits verts. au 5 août.
Hésitations répétées devant des boutons.
Offre la succession : fleur épanouie, hésitation
devant des boutons, fleur épanouie, nouvelle
hésitation devant des boutons.
Offre la succession : fleur mordue à la base du
- tube, tentative inutile de morsure à un bouton
dont le tissu plus ferme ne se laisse pas perfo-
rer, deux hésitations successives devant des
fleurs fanées, départ.
128
Ë
EE
DATES job ” Su FLEURS VISITEES INSECTES
0 I0N £
24 août { minute. 2e individu.
(suite). | |
2 2 minutes. | Nepeta graveolens W. Apis mellifica Li.
| |
4 ie
25 août. 3à4 min. | Zmpatiens glandulifera. : Bombus Muscorum K.
2e individu.
Ainsi, en résumé, les observations réparties sur 22 jours et
effectuées dans deux jardins suffisamment distants l’un de l’autre
pour ne jamais être visités par des Insectes d’un seul et même nid
ou d’une seule et même ruche, ont porté sur 7 espèces d’Hymé- .
noptères butinant sur les fleurs de 37 espèces différentes de plantes
appartenant à 19 familles.
En un temps total relativement très court, d'environ 382 minutes,
c’est-à-dire un peu plus de 6 heures, le nombre d’erreurs consta-
tées a été considérable et, quoique ce nombre soit nécessairement
un minimum, vu l'impossibilité de suivre longtemps le même
Insecte dans ses pérégrinations de fleur en fleur, il atteint une
proportion telle, que beaucoup des individus commirent à peu
près deux erreurs pendant la faible durée de l'observation les
concernant.
Le petit tableau ci-après contient ces résultats à l'état condensé.
Les chiffres n’y ont une signification importante que pour Apis
mellifica, Bombus hortorum et B. Muscorum, dont les individus
observés furent assez nombreux.
NATURE DES ERREURS COMMISES REMARQUES
EEE EEE
S'adresse par erreur à un bouton, perfore succes- | Plante très éloignée de la précé-
- sivement deux fleurs, nouvelle erreur à un dente.
bouton.
Offre la succession : deux fleurs fraîches, fleur
J fanée, deux fleurs fraîches, deux fleurs fanées,
… fleur fraîche, fleur fanée.
S'adresse deux fois de suite à des boutons fermés,
ee De
- avant de passer à une fleur ouverte.
Entre dans une fleur déjà visitée immédiatement
… avant par le précédent, commet deux erreurs
… devant des boutons fermés, départ.
| 4 Nombre Nombre Proportion
d'individus d’erreurs des erreurs
IL observés constatées par individu
ù Apes mébhen. : 7: 4 A 46 87 1,8
< Bombus hortorum . . 39 60 1,5
À Bombus Muscorum . . 14 31 2,9
% Bombus lapidarius . . 2 2 1
* Megachile centuncularis. 1 1 1
à Megachile Ericetorum . E 1 1
: Odynerus quadratus . 4 4 1
107 186
Les erreurs, ainsi qu’on le voit par la longue liste que j'en ai
donnée, sont absolument de la même nature que celles que commet
à tout bout de champ l’Anthidium manicatum ; aucun Hyménoptère
fécondateur n’en est probablement exempt et l'Aberlle domestique se
_ trompe aussi souvent que les autres.
J'espère que ceci suffira pour rendre plus prudents dans leurs
é affirmations ceux qui admettraient encore l’infaillibilité de l'Apis
: mellifica, lors de ses visites aux fleurs (1).
(1) D’autres Insectes que les Hyménoptères commettent des erreurs semblables.
Ainsi, le 22 septembre 1901, vers 3 heures de l'après-midi, par un beau temps,
ayant pu observer de très près un Macroglossa stellatarum, animal réputé fort
adroit, butinant sur des fleurs de Phlox paniculata et restant longtemps devant
les mêmes touffes, j'ai vu nettement ce Lépidoptère s'adresser à des fleurs
manifestement fanées et revenir à des fleurs dans lesquelles il avait déjà plongé
sa trompe quelques secondes auparavant.
130
ADDENDA AUX XYLETINI DU BRÉSIL
par M. Pic.
Lorsque j'ai écrit mon article : «Contribution à l’étude des
Xyletini du Brésil » récemment paru dans les Annales (31 janvier
1902, p. 17), je ne possédais pas encore l’espèce venant de Jatahy
et nommée distinctevestitus, qui, quoique postérieurement décrite,
a paru quelques jours avant dans le Naturaliste, n° 357, p. 21, dis-
tribué le 15 janvier 1902.
Actuellement nous devons donc compter 11 espèces brésiliennes
classées dans le genre Xyletinus Latr. et toutes décrites par moi; à
ce nombre je dois ajouter quelques formes inédites, dont on trouvera
plus loin les diagnoses, et ainsi le nombre des espèces de Xyletinus
décrits du Brésil s’élèvera à quatorze. Tous les types dé ces espèces
sont dans ma collection et la plupart de ces insectes proviennent
des chasses de M. Gounelle. |
La première des espèces décrites plus loin (bahiensis) se rap-
proche beaucoup de maximus Pic, la forme est moins parallèle, le
prothorax moins sinué antérieurement et moins ponctué, muni
d’une courte dent sur ses angles antérieurs; la deuxième (subglaber)
par la structure de son prothorax se rapproche de Ghunellei Pic:
dont elle se distingue, à première vue, par la coloration rousse et
la forme plus allongée du corps; la troisième (distincticollis) est
voisine de inermicollis Pic et s’en distingue facilement par la colo-
ration plus claire, les élytres plus finement striés, le prothorax
moins arrondi sur les côtés.
X. bahiensis. — Nigropiceus, robustus, nitidus, griseo-pubes-
cens, antennis testaceis, valde dentatis;, thorace breve, reflexo;
elytris distincte striatis.
Noir de poix, robuste, brillant, très finement pubescent de gris.
Antennes testacées, longuement dentées; prothorax court, relevé
sur le pourtour, sinué antérieurement et postérieurement, subarqué
vers les côtés postérieurs, presque droit ensuite avec'une petite
échancrure et une dent courte aux angles antérieurs; écusson plus
long que large; élytres larges, de la largeur du prothorax, très peu
atténués en arrière, striés-ponctués, les stries pas très régulières et
bien plus profondes ou larges sur les côtés ou vers l'extrémité;
pattes rousses. — Long. 6 mill,— $. Antonio da Barra, Pr. de Bahia
(Gounelle, décembre 18388).
X. subglaber. — Rufo-brunneus, satis parellelus, subnitidus,
luteo-pubescens; antennis testaceis, modice dentatis;. thorace
latissimo; elytris modice striatis. k
L.
C'4.s. : Nat
Fr y
ë
{
FRONT
Pis eu LiDE Cp RS CES SRE
131
Bran roussâtre, un peu brillant, pubescent de jaunâtre, presque
parallèle, Antennes teslacées, peu dentées; prothorax très large,
presque droit sur les côtés, arqué antérieurement, les angles
antérieurs (vus de dessus) presque droits et relevés, les postérieurs
subarrondis ; écusson à peine plus long que large; élytres pas très
longs, modérément striés, les stries latérales étant plus marquées ;
pattes rousses. — Long. 3,8 mill. — S. Antonio da Barra (Gounelle,
décembre 183838).
X. distincticollis. — Rufo-brunneus, satis parallelus, luteo-
pubescens, antennis testaceis, breviter dentatis; thorace satis breve,
densissime punctato; elytris modice striatis,
Brun roussâtre, assez parallèle, pubescent de jaunâtre avec
l’avani-corps densément et finement ponctué, ainsi presque mat, et
les élytres peu brillants. Antennes testacées, courtement dentées ;
prothorax assez court, subarqué en avant, subsinué sur les côtés et
un peu diminué en avant, les angles antérieurs étant émoussés;
écusson peu long ; élytres assez longs, modérément striés, les stries
latérales étant plus marquées; pattes roussâtres. — Long. 4 mill.
— Pery-Pery, Pernambuco (Gounelle, juin 1892).
&
ve
132
ESSAI DICHOTOMIQUE SUR LE GENRE
GIBBOXYLETINUS Pic
par NE. Pic.
Dans l’Echange, n° 204 (1931, p. 94), j'ai décrit le nouveau genre
Gibboxyletinus propre à une série d’espèces brésiliennes très remar-
quables dans le groupe des Xyletini par leur singulière structure,
le prothorax étant irrégulier, plus ou moins gibbeux ou noduleux
en dessus et les élytres également ornés de nodosités qui semblent
varier un peu de forme et de disposition. En même temps que je
décrivais ce nouveau genre, je signalais très brièvement plusieurs
nouveautés spécifiques que, dans ce nouvel article, je vais m’appli-
quer à faire mieux connaître. |
Voici quelques-uns des caractères généraux du genre Gybboxy-
letinus Pic : Dessus du corps orné de gibbosités ou nodosités
irrégulières ; élytres non striés; mésosternum étroit; métasternum
élevé; tibias antérieurs déprimés, carénés et creusés, un peu
élargis vers le milieu; antennes pectinées ou dentées à partir du
quatrième article, le troisième étant subtriangulaire.
Le genre Gibboxyletinus Pic ne peut être confondu avec le genre
Xyletinus Latr et les genres voisins; il se reconnaît, à première
vue par ses élytres non striés mais ornés de nodosités, le prothorax
élevé en hosse sur le milieu du disque.
Les diverses espèces ou variétés actuellement connues (toutes
brésiliennes et dans ma collection) rentrant dans ce genre pourront
se distinguer de la façon suivante :
L- Dessus du corps plus ou moins brillant-© M L'ENLESTSER
1: Dessus du corps plus ou moins mat. ACCES RES
2. Gibbosités élytrales bien saillantes, surtout à l'extrémité;
dessus du corps paraissant glabre, ou indistinctement pubes-
cent; dessusde la bosse CNE au moins en partie fauve
ou revêtu de poils fauves. . . EME
2". Gibbosités élytrales peu saillantes même à noue dessus
du corps orné d’une sorte de pubescence Re au
moins bien distincte par places; dessus de la bosse pro-
thoracique noir. — Long. 5,5-6 mill. — $S. Antonio da Barra
(Gounelle, 1888). 7,1 ":% : ,” « subpubescens Pic:
3. Forme peu robuste et Lie moins larges; coloration du
dessus du corps largernent fauve. — Long. 5mill. — Val du Rio
Pardo, Etat de Sao Paulo (Gounelle, déc. 1898) fuscipennis Pic.
J'. Forme robuste et élytres plus larges; coloration du dessus du
corps en partieobscurcie. — Long.6 mill. environ — Val du Rio
Pardo (Gounelle, déc. 1898) (? Var. du précédent) latior Pic.
4. Forme bien allongée; coloration du dessus du corps brun
foncé où brün roussâtre 27,277 0 NOR Re
4".
Ô.
51e
133
Forme peu allongée; coloration du dessus du corps noire. —
Long. 6 mill. — Val du Rio Pardo (Gounelle, déc. 1898)
Gounellei Pic.
Bosse dorsale prothoracique étroite ; tête sans carène; colora-
tion d’un brun-roux; très brillant. — Long. 6 mill. —
S. Antonio da Barra (Gounelle, déc. 1898). nitidipennis Pic.
Bosse dorsale prothoracique large; tête carénée longitudinale-
ment; coloration d’un brun foncé; moins brillant. — Long.
6,3 mill. — Matusinhos, Etat de Minas (Gounelle, avril 1885).
intermedius Pic,
Etant donné que j’ai étudié peu d'exemplaires, il ne m’apas
été possible de bien comprendre le degré de variabilité des
formes que j'ai cru devoir séparer, mais, je crois que l’on
peut se servir aussi de caractères tirés de la disposition des
gibbosités élytrales, et principalement de la forme de la
bosse du prothorax, pour distinguer entre elles au moins
les modifications les plus importantes. Si l’on regarde le
prothorax de face, on distinguera, tout d’abord, subpubescens
de toutes les autres espèces ou variétés : chez subpubescens,
la bosse est nettement échancrée au milieu du sommet,
noire et mate en avant, plus foncée que les parties voisines,
tandis que chez les autres cette bosse est subarrondie, faible-
ment tronquée, parfois subsinuée au sommet, ordinairement
brillante, quelquefois mate mais alors pas plus foncée que
les parties voisines et comme elles revêtue de pubescence
fauve. Les autres se distingueront entre elles de la façon
suivante :
Bosse prothoracique plus ou moins brillante (moins chez
Gounellei) en avant; élvtres plus ou moins brillants . . 2.
Bosse prothoracique mate en avant; élytres mats, au moins en
dehors des gibbosités postérieures. Bosse dépourvue de
sillon antérieur (fuscipennis) ou en ayant un large et peu
Marqué-(latior}s ;.: 1.1; fuscipenmesPicel. latior PIE.
Bosse prothoracique plus étroite surtout à la base, faiblement,
ou plus courtement sillonnée, antérieurement. Tête sans
TOME ISUE TEE Ars du ni CRIE ae dede es Vite 0
Bosse prothoracique plus large, surtout à la base, complète-
ment et largement sillonnée antérieurement. Tête faible-
ment carénée longitudinalement. . . . ëntermedius Pic.
Sillon faible et complet, atteignant le sommet de la bosse
prothoracique; milieu du devant du prothorax nonsillonné.
nütidipennis Pic.
Sillon plus large mais raccourci, n’atteignant pas tout à fait
le sommet de la bosse prothoracique; milieu du devant
du prothorax sillonné ou impressionné . . Gounellei Pic.
Foagthe
«
ce! Are |
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
LV
Assemblée mensuelle du 5 avril 1902.
Présidence de M. le D' JAcoBs, vice-président.
La séance est ouverte à 8 heures.
— MM. Schouteden et Tosquinet s’excusent de ne pouvoir assister
à la séance.
— Le procès-verbal de la séance du 1* mars 1902 est approuvé.
Décisions du Conseil. À partir du 3 mai, la Bibliothèque sera
accessible aux membres tous les samedis, de 4 à 5 heures et non
plus de 3 à 4 heures, comme précédemment.
Le Conseil, conformément à la décision de l’assemblée mensuelle
du 4 janvier 1902, s'est occupé de rechercher les voies et moyens
de publier le travail de M. Kerremans. Il a décidé de commencer
des démarches auprès du gouvernement à l’effet d’obtenir un
subside extraordinaire en vue d'assurer la publication du « Genera
des Buprestides ». |
Travaux pour les Annales. L'assemblée vote l'impression des
travaux insérés dans ce numéro.
Communications. M. Abel Dufrane signale la capture faite par lui,
à Frameries, en juillet dernier, d’un Macrolépidoptère nouveau
pour la faune belge; il s’agit de Gatocala elocata Esp.
Excursion. L’excursion du mois dernier n’a pu avoir lieu, par
suite du mauvais temps. L’excursion du 11 mai se fera à Calmpthout.
Départ du Nord à 6 heures du matin.
— [La séance est levée à 9 heures.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BRLGIQUE, T. XLVI, 1er v 1902 De
136
LES APHIDES RADICICOLES DE BELGIQUE
ET LES FOURMIS
par H. Schouteden.
En examinant les racines ou les parties souterraines de différentes
plantes pour recueillir les Aphides qui y avaient élu domicile, il
m'est souvent arrivé de rencontrer auprès de ceux-ci l’une ou
l’autre espèce de Fourmis; maintes fois même c'était grâce à elles
que j'étais assuré de la présence des insectes que je recherchais.
Comme me l'écrit le R.-P. Wasmann, il peut être utile de faire
connaître ces relations entre Aphides et Fourmis, relations qui
offrent un certain intérêt biologique, Aussi faut-il regretter que la
plupart des auteurs qui ont eu l’occasion d’observer et de recueillir
des Aphides radicicoles se soient bornés à signaler la présence
auprès d’eux de Fourmis, sans nous donner d'indications plus
précises quant à l’état civil de ces dernières : Forbes est le seul, je
crois, qui ait eu soin de déterminer exactement les diverses espèces
de Fourmis qu’il a trouvées en compagnie des Pucerons radicicoles-
qu’il cite dans son beau travail À monograph of Insects injurious
to Indian corn (18 Rep. State Ent. IIL.).
Dans la présente note, j'ai réuni les données que j'ai pu recueillir
à ce sujet dans mes excursions. Je dois la détermination des Fourmis
en grande partie au R.-P. Wasmann, que je tiens particulièrement
à remercier pour son obligeance.
Tantôt les Fourmis avaient installé leur nid au Dial même de la*
plante, et les racines portant les Aphides se trouvaient ainsi au
milieu des galeries, tantôt il n’y avait là qu’une sorte de succursale
du nid principal situé à quelque distance, reliée à lui par une
galerie ou par un de ces sentiers que l’on voit souvent les Fourmis
tracer par leur passage continuel. D’autres fois encore, il n’y avait
autour des racines aucune espèce d'agglomération : le nid était
établi plus loin et les Fourmis venaient simplement visiter leurs
amis les Pucerons, pour s’en retourner ensuite à ce nid.
De tous les Aphides radicicoles que j'ai pu recueillir dans mes
chasses, il n’y en a qu'un, me semble-t-il, qui soit vraiment uni-
quement myrmécophile et qui mérite le nom de regelmässiger
Ameisengast : c’est le Paracletus cimiciformis; on pourrait, comme
le fait le R.-P. Wasmann, y ajouter Forda formicaria, mais son
caractère myrmécophile me paraît moins prononcé. Les autres
espèces sont toutes plus ou moins des zufällige Gäste, c’est-à-dire
des hôtes qui ne vivent pas exclusivement avec les Fourmis, et
qu'on trouve souvent vivant isolément.
137
Différents auteurs, notamment Huber, J. Lubbock, Lichtenstein,
Forbes, Weed, Del Guercio, ont déjà signalé la présence d’œufs
d’Aphides dans les nids de Fourmis. J'ai pu constater le fait pour
deux espèces : Pterochlorus roboris et Aphis plantaginis.
Il m'a semblé que la meilleure disposition à adopter dans un
travail de ce genre était celle suivie par Wasmann dans ses À meisen-
gäste von Holländisch Limburg, c'est-à-dire d’énumérer pour chaque
espèce de Fourmis les espèces d'Aphides en compagnie desquels
je l’ai trouvée. |
MYRMICA RUBRA L.
1. TRAMA TROGLODYTES Heyd. — Je l’ai trouvé en petit nombre
à Samson sur les racines d’une Compositacée, dans un nid de
Myrmica rubra, installé sous une pierre plate.
MYRMICA LÆVINODIS Nyl.
1. SCHIZONEURA CORNI, VAR. VENUSTA Pass. — Trouvé en abon-
dance à Soignies, sur les racines de Graminacées, dans plusieurs
nids assez considérables. Les Fourmis s’efforçaient de mettre les
Aphides en sûreté au fond des galeries.
2. APHIS PLANTAGINIS Schrk. — Visité assez activement par
cette Fourmi, sur les racines de Chrysanthemum, à Watermael.
MYRMICA RUGULOSA Nyl.
4. TYCHEA. — Dans un nid situé sous une pierre, sur des
racines de Digitaria, à Wychmael.
2, FORDA FORMICARIA Heyd. — Sur des racines de Curex, dans
un nid peu étendu de cette Fourmi.
3. TRAMA TROGLODYTES Heyd. — Sur les racines de Leontodon,
à Bruxelles, activement visité par M. rugulosa.
TETRAMORIUM CÆSPITUM L.
1. FORDA FORMICARIA Heyd. — Je n’ai rencontré cette espèce
qu’une seule fois, à Putte, dans un nid de Tetramorium; celui-ci
était-assez étendu et renfermait ainsi les racines d’un assez grand
nombre de Graminacées; de plus, les Fourmis allaient visiter les
Aphides se trouvant sur les racines de plantes voisines, hors du nid.
2. TETRANEURA SETARIAE Pass, — J'ai rencontré pour la pre-
mière fois ceite espèce, en compagnie de Tetramorium caespitum,
138
à La Hulpe; les spécimens recueillis se trouvaient sur les racines
d’une Graminacée, qui traversaient le nid; celui-ci était peu peuplé.
Mon ami J. Desneux a également capturé cette espèce à la Petite-
Espinette, dans les mêmes conditions.
8. PARACLETUS CIMICIFORMIS Heyd. — Comme je le disais
plus haut, c'est le seul Aphide vraiment myrmécopaile, le seul
regelmässiger Ameisengast que j'ai observé. Je l’ai découvert en
premier lieu à Wychmael, dans un nid assez populeux installé sous
une pierre plate. Pendant que je recueillais quelques Aphides, les
autres, courant au hasard, se réfugiaient dans les galeries ou y
étaient entraînés par les Tetramorium. Je pus toutefois capturer, à
la surface du nid, une quarantaine d'individus. J'eus soins alors de
remettre la pierre sur le nid, dans l’état primitif : le lendemain,
une deuxième visite me donna de nouveau bon nombre d’exem-
plaires; j’en trouvai également quelques-uns sous les feuilles mortes
recouvrant une deuxième issue du nid, J'ai retrouvé Paracletus
l’an dernier à Francorchamps, également dans un nid de Tetramo-
rium caespitum, sous une pierre; mais les individus étaient moins
nombreux qn’àa Wychmael : je n’en comptai, en tout, qu’une
trentaine. Comme dans le premier cas, les Aphides étaient en partie
réunis à la surface du nid et s’empressèrent de chercher un refuge
dans les galeries quand je soulevai la pierre qui les cachait.
LASIUS UMBRATUS Nyl.
1. TRAMA RADICIS Kalt. — Je ne l’ai trouvé dans un nid de
L. umbratus qu’une seule fois, à Bruxelles, sur les racines de
Silybum marianum.
LASIUS MIXTUS Nyl.
1. TRAMA RADICIS Kalt. — Sur les racines de Silybum maria-
num et de Serratula, dans les nids de L, mixtus.
LASIUS FLAVUS De G.
1. Geoïica cyperi Schout. (n. sp.) (4). — Sur les racines de
Cyperus virens, rarement visité.
2. FORDA FORMICARIA Heyd. — Dans les nids de L. flavus, sur
les racines de Graminacées diverses ; parfois simplement visité.
3. ? TETRANEURA CŒRULESCENS Pass. — Sur les racines de
Graminacées, assez souvent dans les nids de L. flavus, mais le plus
ordinairement avec L, niger.
(1) La description de cette espèce paraîtra dans un travail subséquent.
139
4. SCHIZONEURA CORNI, VAR. VENUSTA Pass. — (Comme le
précédent. |
Lichtenstein (Ann. Soc. Ent. Fr., 1880, p. cr11), a pu étudier les
relations entre Schizoneura venusta et Lasrus fuliginosus : Lorsque
les Fourmis découvrent les pseudogynes émigrantes qui sont venues
se fixer au Collet des Setaria, elles lacèrent les ailes de ces pseudo-
gynes, pour les empêcher de s’envoler, et creusent dans le sol une
galerie grâce à laquelle le Puceron peut arriver à une radicelle, où
il se fixe et commence à pondre. Lichtenstein a vu les mêmes
L. fuliginosus aider les ailés de Pemphigus asteris à quitter les
racines pour prendre leur vol, cela en leur creusant des galeries
d’issue suffisamment larges. De son côté, Del Guercio a constaté que
Schizoneura venusta a deux formes émigrantes ailées de grandeur
différente paraissant à la même époque : les Fourmis retiennent
dans leur nid les formes les plus grandes et laissent s'envoler libre-
ment les individus plus petits, qui vont fonder de nouvelles colonies
à la base d’autres plantes.
9. TRAMA RADICIS Kalt. — Sur les racines des Compositacées,
dans les nids de Z. flavus.
Del Guercio (Bull. Soc. Ent. St., XXX, et Prosp. Afid. Ital., p. 40)
a fait d’intéressantes observations sur cette espèce : En automne,
les Fourmis « séquestrent » dans des galeries spéciales les femeiles
vivipares qui doivent donner les sexués. Lorsque ceux-ci sont
nés, quelques Lasius flavus les entourent pour les empêcher de
s'échapper, tandis que les autres se mettent à creuser de nouvelles
galeries pour les recevoir. L’accouplement accompli, pendant la
ponte, les Fourmis s’empressent auprès des Trama : les unes
recueillent les œufs, que les autres transportent délicatement dans
des galeries verticaies sans issue au sommet. Del Guercio bouleversa
les nids, en ayant soin de recueillir les Aphides et leurs œufs, qu’il
cacha dans la terre : le lendemain, il constata que les Lasius, & gli
industriosi animaletti », avaient creusé de nouvelles galeries, où ils
avaient transporté les Pucerons et les œufs cachés par lui la veille
et qu’ils étaient parvenus à retrouver. Au printemps, les Fourmis
ont soin de transporter les Aphides sur les racines qui leur con-
viennent. Enfin, quand apparaissent les nymphes et les individus
ailés, elles creusent des galeries verticales pour les aider à quitter
le nid et à se disperser dans les environs.
6. APHIS PLANTAGINIS Schrk. — Sur les racines de différentes
plantes, dans les nids de L. flavus ou visité par lui. Comme dans le
cas précédent, les Fourmis transportent les œufs des Aphides dans
leurs galeries, où ils passent l’hiver à l’abri des intempéries (j'ai pu
observer le fait), et quand l’éclosion a eu lieu, elles vont les replacer
140
sur les racines ou les pousses des Chrysanthemum, Bellis, Plantago,
Achillea, etc. |
C’est très probablement à cet A phide que se rapportent les obser-
vations de J. Lubbock (Journ. Linn. Soc. Lond., Zool., 1881) : des
œufs recueillis par lui dans les nids de L. flavus lui ont donné des
Pucerons verts, qu’il a retrouvés ensuite sous les feuilles de la
Päquerette.
LASIUS NIGER L.
1. GEOICA CARNOSA Buckt. — Je ne l’ai trouvé qu’une fois, à
Bruxelles, sur les racines de Avena pratensis, visité par L. niger.
2. FORDA FORMICARIA Heyd. — Ce puceron se rencontre très
fréquemment dans les nids de Fourmis sur les racines de Grami-
nacées, Quand on ouvre le nid, les Lasius s’empressent de saisir les
Forda et de les mettre en sûreté dans les galeries.
3. ? TETRANEURA CŒRULESCENS Pass. — Cette espèce est très
commune sur les racines de nombre de Graminacées, ordinai-
rement dans les nids de Lasius. On la trouve aussi souvent isolée,
simplement visitée par les Fourmis.
Peut-être est-ce à cetie espèce qu’il faut rapporter l’Aphide que
Forel et Wasmann ont observé chez Solenopsis fugax, et dont Forel
(Fourmis de la Suisse, p. 385) dit qu’il est « assez gros, rose,
hémisphérique »; Wasmann, dans son Kritische Verzeichnis (p.187),
le désigne par les mots : « Eine rosa farbige Wurzellaus ».
4. SCHIZONEURA CORNI, VAR. VENUSTA Pass. — C’est une
espèce extrêmement commune sur les racines des Graminacées. Le
plus souvent, on la trouve en compagnie de Fourmis. Celles-ci
agissent comme avec Forda, quand on les surprend, et se hâtent de
transporter les Aphides au fond du nid; parfois aussi elles s'enfuient
du nid avec eux.
5. PEMPHIGUS RANUNCULI Kalt. — En recueillant cette espèce
à La Hulpe, sur les racines de Ranunculus, j'ai trouvé près d’elle un
ou deux Lasius niger. Il est probable que c'était là un pur hasard :
en effet, ce Puceron est lanugineux, et il est excessivement rare de
trouver des Fourmis près d’Aphides couverts d’un duvet ou d’une
pulvérulence assez abondante.
6. TRAMA TROGLODYTES Hevd., et
7. TRAMA RADICIS Kalt. — Ces deux espèces sont extrêmement
abondantes sur les racines ou à la base des tiges des Compositacées,
et très souvent on trouve en même temps au pied de ces plantes
des nids plus ou moins considérables de Lasius.
141
8. CHAITOPHORUS SP. — Je l’ai trouvé en quantité à Wychmael
sur les racines, les parties ligneuses souterraines ou rampantes, et
également sous les feuilles de Salix repens. Les Lasius niger avaient
établi à côté des arbustes des nids considérables et visitaient active-
ment les Charïtophorus.
9. CHAITOPHORUS SP. — Quelques spécimens, recueillis à
Bruxelles, sur les racines d’Eragrostis multiflora, étaient visités par
L. niger.
10. ApHis sp, — Sur les racines d’Asperula odorata, à Bruxelles,
au milieu d’un nid de L. niger. Les Fourmis s’efforçaient de mettre
en lieu sûr les Aphides, ne les abandonnant qu’à la dernière
extrémité.
11. APHIS HERACLEI Koch. — Sur les racines et au collet de
diverses Ombellacées et Compositacées, et assez activement visité par
les Lasius, dont quelquefois le nid était établi à la base de la plante.
12. APHIS Sp. — Sur les racines et les tiges rampamtes de
Polygonum, à Watermael. Cet Aphide était activement visité par
des Lasius niger, dont le nid était voisin.
13. APHIS PLANTAGINIS Schrk. — Cette espèce est très abon-
dante sur les racines et au collet de nombre de plantes, très souvent
dans les nids de Lasius niger, d’autres fois simplement visitée,
14. APHIS RANUNCULI Kalt. — Se trouve sur les racines de
Ranunculus repens, souvent en société de Trama; ordinairement
on trouve avec lui L, niger.
15. ÂPHIS TRAGOPOGONIS Kalt. — Je l’ai recueilli vers la mi-
octobre sur les racines de Tragopagon porifolius, à Bruxelles ; il
était visité par L. niger.
16. APHIS VIOLAE Schout. — Recueilli sur les racines de Viola,
où il était visité par les Lasius d’un nid voisin. Je l’ai aussi trouvé
sur des racines traversant un nid.
17. MACROSIPHUM TARAXACI Kalt, — À Watermael, sur les racines
et au collet de Taraxacum, souvent visité par L. niger.
LASIUS NIGER, VAR. ALIENO-NIGER Forel.
4. APHIS PLANTAGINIS Schrk., — Trouvé à Wychmael dans un
nid de cette race de Fourmis, sur les racines de Knautia arvensis.
2. TYCHEA SP. — Sur des racines de Graminacées, dans un nid
de ce Lasius installé sous une pierre.
142
LASIUS FULIGINOSUS Latr.
1. PTEROCHLORUS ROBORIS L. — J’ai trouvé cette espèce,
commune sur les chênes, dans un nid de L. fuliginosus, installé à la
base d’un de ceux-ci; en janvier de cette année, j'ai découvert dans
ce même nid des œufs, appartenant indubitablement à cet Aphide.
Huber a également trouvé dans un nid de Fourmis jaunes (Lasius
flavus selon Forel) les œufs d’un Puceron du chêne (Pterochlorus
roboris ou Stomachis quercus?); c’est à lui que l’on doit la décou-
verte de ce fait si remarquable de l’hivernation des Aphides (sous
la forme d'œufs) dans les nids des Fourmis et des soins dont ces
œufs sont l’objet de la part des Fourmis.
FORMICA CINEREA Lair.
1. APHIS FARFARAE Koch. — J'ai recueilli cette espèce à Tongres
sur les racines de Tussilago farfarus; elle était visitée par des
Formica cinerea dont le nid était voisin.
FORMICA RUFA L.
1. PTEROCHLORUS EXSICCATOR Altum (— RoBORIS L.?). — Mon
ami J. Desneux a trouvé en quantité ce Puceron à Alsemberg, sur les
racines principales d’un Fagus silvatica, racines traversant un vaste
nid de }. rufa. Les Aphides avaient produit sur ces racines les
déformations décrites par Altum et Hartig, et étaient en majeure
partie installés sous l’écorce, qui s’enlevait par plaques.
N'ayant pas vu jusqu'ici d'individus ailés de cette espèce, il m’est
impossible de décider si P£. exsiccator est réellement synonyme de
PL. roboris. Des recherches ultérieures me le permettront vraisem-
blablement.
Cette notice était à l'impression quand m'est parvenu un travail
de M. A. Mordwilko : « Zur Biologie und Morphologie der Pflan-
zenläuse, 2-3 Theil », constituant le n° 3-4 du tome XXXIII (1901)
des Horæ de la Société entomologique de Russie. Cet important
travail (malheureusement écrit en russe) renferme un long chapitre
(pp. 418-475) consacré aux relations entre Pucerons et Fourmis :
outre quelques observations éthologiques intéressantes, j’y ai
trouvé une liste des espèces de Fourmis trouvées en compagnie de
quelques Aphides par l’auteur.
LÉPIDOPTÈRES
CAPTURÉS AUX ENVIRONS DE VIRTON
par Æ. Bray, avocat à Virton.
9 liste (voir Ann. Soc. ent., t. XLIV, 1900).
Nuinéros du cataloguè de Staudinger et Rebel, 1901.
RHOPALOCÈRES.
57. PIERIS DAPLIDICE L. Doit, selon mes observations et celles de
mes amis, MM. Moutarde et Massin, être considéré comme
indigène dans la région jurassique belge (au moins dans la
partie méridionale), où il est parfois AC dans quelques
stations; mais n’apparaît pas tous les ans avec une fré-
quence égale. Virton : un peu partout, et ordinairement
AC dans une station au moins; Saint-Mard et Lamorteau,
AC dans l’étroite bande entre le bois et la frontière fran-
çaise ; Torgny. L’espèce est C en France, à quelque distance,
dans la vallée de l’Othain.
443. COENONYMPHA TIPHON Rott. Virton et Ethe : vallées maréca-
geuses de Rabais et de Laclaireau, AC.
664. ApoPæA ACTÆON Rott. Torgny, AR?
Obs. Pararge œgeria L. Plusieurs exemplaires ont été capturés
en 1900 par M. Massin dans les bois de Virton et de Saint-Mard et à
Torgny. Ces exemplaires, dont l’un figure dans ma collection,
diffèrent à peine par leur teinte d’un individu pris par moi à Monaco
en avril 1901.
Argynnis Dia L., Syrichthus Sao Hbn. et Epinephele tithonus L.
sont beaucoup moins rares que je ne l’indiquais en 1900. Cette
dernière espèce a été trouvée aux environs de Virton par M. Massin.
Melitæa aurinia Rott. et Erebia medusa F. sont C partout.
ZYGÉNIDES.
4337. ZYGÆNA ACHILLEÆ Esp. Ruette (anciennes minières), Tor-
gny, AR?
4407. INO GLOBULARIÆ Hb. Torgny, AR?
4416. — GERYON Hb. Torgny, AC.
Zygæna carniolica Sc. reste toujours extrêmement abondant à
Torgny; on en trouve jusqu’à 7 et 8 exemplaires sur une seule fleur
de Scabiosa. Z. pilosellæ Esp. probablement AC.
SPHINGIDES.
Obs. Acherontia atropos L. et Deilephila euphorbiæ L., contraire-
ment à mes premières indications, doivent être au moins AC, à en
juger par le nombre de chenilles et de chrysalides qui m'ont été
apportées ces dernières années. Il en est de même de $. convolvuli L.
ARCTIIDES.
4245. CALLIMORPHA DOMINULA L. Bois de Virton. Un exemplaire de
cette belle espèce a été pris le 13 juillet 1900 par mon ami
M. Massin, qui a eu la gracieuseté de me l’offrir; un second
exemplaire a échappé au chasseur. M. Moutarde a capturé
un autre exemplaire à peu près au même endroit, le
15 juillet 1901. Malgré nos recherches il a été impossible
d’en découvrir jusqu'ici d’autres individus.
LYMANTRIIDES.
923. ARCTORNIS L. NIGRUM Müller. Bois de Virton : un exemplaire
très détérioré.
DRÉPANIDES.
1055. DREPANA CULTRARIA F. Bois de Virton.
Obs. Lithosia sororcula Hfn. C dans tous les bois; Euchelia
Jacobæcæ L. C à Lamorteau et surtout à Torgny; existe également à
Virton, Saint-Léger. Zeuzera pyrina L. L'existence de cette espèce
est certaine dans la région; j’en possède un exemplaire capturé à
Saint-Mard.
NOCTUIDES.
1197. AGROTIS XANTHOGRAPHA F.
1242. — PLECTA L.
1346. — PUTRIS L.
1514. MAMESTRA SERENA F.
1550. DIANTHOECIA CAPSINCOLA Hb.
1567. MIANA STRIGILIS CI.
1600. BRYOPHILA PERLA F.
1679. HADENA soRDiIpA Bkh.
1706. — RUREA F. el ab. ALOPECURUS Esp.
1715.
1879.
1955.
1964.
2000.
2016.
2515.
2804.
2856.
2866.
2918.
2933.
3025.
3050.
3053.
3074.
3085.
3086.
3095.
3109.
3115.
9147.
3374.
3436.
3455.
3456.
3493.
3476.
3489.
93902.
3909,
3911.
3060.
HADENA SECALIS L. et ab. NICTITANS Esp.
HYDRŒCIA MICACEA Esp.
LEUCANIA PALLENS L.
— CONIGERA F.
CARADRINA QUADRIPUNCTATA F.
— MORPHEUS Hufn.
ABROSTOLA TRIPLASIA L.
BoMoLocHA FOoNTIS Thnb. Bois de Virton (Croix-Rouge).
BRÉPHIDES.
BREPHOS NOTHUM Hb. Bois de Virton : vallée de Rabais
(F. Massin).
GÉOMÉTRIDES.
GEOMETRA PAPILIONARIA L. Bois de Virton : un exemplaire
(P. Moutarde). |
THALERA LACTEARIA L. CC dans les bois.
ACIDALIA SIMILATA Thnb. C, vallée de Rabais,
—. BISETATA Hfn.
— EMARGINATA L.
— RUBIGINATA Hfn.
— REMUTARIA Hb. Bois de Virton, C.
— UMBELARIA Hb.
= STRIGILARIA Hb.
— ORNATA SC. C partout.
EPHYRA ORBICULARIA Hb. Torgny, AC?
— PUNCTARIA L. AC, C.
Obs. Les E. annulata Sch. et linearia Hb. sont également
XG'où-C.
LYTHRIA PURPURARIA L. Déjà cité. C. à Ethe (vallée de Rabais,
vallons latéraux).
LARENTIA DESIGNATA Rott.
— RIVATA Hb.
— . AFFINITATA Stph.
— ALCHEMILLATA L.
— ALBULATA Schiff. CC.
— FLAVOFASCIATA Thnb.
— SILACEATA Hb.
_— RUBIDATA F.
ASTHENA CANDIDATA SChiff. CC.
TEPHROCLYSTIA OBLONGATA Thnb.
CHLOROCLYSTIS RECTANGULATA L.
. ABRAXAS ADUSTATA Schiff. Torgny.
. BAPTA TEMERATA Hb. Bois de Virton et de Saint-Mard; plus
R que B. bimaculata F.
. ENNOMOS AUTUMNARIA Wernb. (ALNIARIA Esp., non L.). Ce
nom doit être substitué à celui de Æ. alniaria L. indiqué
dans ma première liste.
. ENNOMOS QUERCINARIA Hfn. Torgny.
. EPIONE ADVENARIA Hb. Bois de Virton : C surtout aux envi-
rons de Croix-Rouge où abondent les myrtilliers.
. SEMIOTHISA NOTATA L. Bois, AC?
. BOARMIA CONSORTARIA F.
— PUNCTULARIA Hb.
FIDONIA LIMBARIA F. Déjà cité. Je ne connais jusqu’ici comme
station certaine que Torgny.
-. 147
LES FOURMIS DU SAHARA ALGÉRIEN
Récoltées par M. le Professeur A. LAMEERE et le D' A. DiexL
Déterminées et décrites par 4. Forel.
Les chasses de M. Lameere dans le Sahara ont fourni quatre
espèces et deux races ou sous-espèces nouvelles. Les quatre espèces
nouvelles proviennent l’une de Biskra et les trois autres des parties
les plus éloignées du désert visitées par M. Lameere, c’est-à-dire
des régions du Souf, d’Ouargla, du Hamäâda et du Mzab. Un fait
semble ressortir de ces chasses, c’est que le nombre des espèces
sahariennes proprement dites est plus grand que je ne l’avais cru,
et que leur nombre augmente, lorsqu'on avance vers l’intérieur.
En outre, la faune des oasis continue à conserver certaines espèces
de l’Atlas qui y ont été sans doute transportées.
Un second fait fort singulier est le suivant : l’Holcomyrmex
Chobauti Emery, du Sahara, se distingue de toutes les espèces
connues, par sa tête aplatie, presque excavée en dessous, comme
si l’on en avait enlevé une partie au couteau. En même temps, cette
tête a de longs poils de barbe en dessous et sur les côtés, caractère
qu'on retrouve chez des Pogonomyrmex et d’autres fourmis. Eh
bien ! on retrouve cette tête barbue et excavée ou aplatie non seu-
lement chez deux autres Holcomyrmex du désert, mais chez une
curieuse nouvelle espèce de Messor (caviceps n. sp.), découverte par
M. Lameere dans le Souf. Il s’agit donc là d’un fait de convergence.
Messor et Holcomyrmex sont des groupes moissonneurs ; il semble-
rait par conséquent que les moissonneuses du Sahara ont une
tendance à l’aplatissement et même à la concavité de la face infé-
rieure de la tête. Pourquoi? Ce n’est cependant pas le cas du Messor
barbarus, ni des Holcomyrmex d'Inde et de Syrie, Chez le
M. arenartius, c’est à peine si une légère tendance de ce genre est
appréciable. Enregistrons le fait; il serait oiseux de chercher des
explications prématurées. |
M. le D' A. Diehl a récolté pour moi en 1896 (mars et avril), de
Biskra à Tougourt, diverses fourmis que je n’avais pu étudier
jusqu'ici. Je me permets de les joindre à la présente étude; elles
renferment deux variétés nouvelles et l’une des espèces nouvelles
de M. Lameere (Solenopsis Lou). J'y ajoute enfin une espèce nou-
velle de Biskra, récoltée par M. F.-A. Forel.
Les sous-familles des Dorylinæ et des Ponerinæ ne sont pas
représentées.Cependant le Dorylus fulvus Westw.(juvenculus Shuck.)
se trouve dans le désert. Je l’ai pris moi-même à l’oasis de Gabès.
Le de la Formica Kraussii Forel, récolté par M. Lameere, et
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T, XLVI, 1er v 1902 10
148
celui du Stenamma (Messor) arenarium, récolté par M. Diehl, étaient
inédits.
3° sous-famille. — MYRMICINÆ Lep.
1. TETRAMORIUM CÆSPITUM L. r. SEMILÆVE ANDRÉ. —%, 9, d. —
Biskra (12 avril), Aïn Smara à Bou-Saada (Lameere); Hammam
Salahin au N. de Biskra (Diehl, fin de mars, Ÿ, «). Forme de
l'Atlas. —*
2, STENAMMA (MESSOR) ARENARIUM Fab. — %, '. — Biskra,
montagne de sable, Sidi-Okba, Souf, Oued Mzab, Laghouat à
Messaad, Bou-Saada (Lameere, Ÿ); Biskra, fin de mars (Ÿ, «7, Diehl).
C’est une espèce saharienne typique qui se trouve encore dans
certains espaces déserts de la région des Chotts, sur le haut
plateau de l’Atlas, ainsi à EI Kreider. Voici la description du (.
d. — Long. 9,5 mill. — Diffère comme suit du barbarum. Man-
dibules fortement striées, à 6 ou 8 dents plus fortes et à bord
terminal bien plus long et plus oblique. Elles sont plus étroites,
avec le bord externe bien plus droit et la dent terminale bien plus
longue. Tête plus rectangulaire, avec les angles postérieurs à peine
arrondis. Plus lisse et plus luisant, bien moins ponctué. De grandes
réticulations à larges mailles entre les yeux et les ocelles. Pilosité
moins abondante, plus grossière et plus longue, d’un jaune rous-
sâtre. Métanotum tout aussi inerme; couleur aussi noire. Les ailes
ont un commencement de troisième cellule cubitale sur le seul
exemplaire récolté par M. Diehl.
3, STENAMMA (MESSOR) BARBARUM i. Sp. L. — %, @. — Saint-
Charles, près Philippeville, Biskra, Sidi-Yaya, Ghardaïa, Aïn
Smara à Bou-Saada (Lameere); Biskra et Hammam Salahin (Diehl).
C’est une forme de l’Atlas et du sud de l’Europe, allant jusqu’en
Asie mineure et en Afrique centrale, mais pas dans le désert pro-
prement dit. |
4. STENAMMA (MESSOR) BARBARUM fr. CAPITATUM Ltr. — $. —
Oued Mzab (Lameere). Presque identique à celui du midi de la
France.
5. STENAMMA (MESSOR) BARBARUM L. r. CAPITATUM LATR. v.
ÆGYPTIACUM Emery. — Biskra, Blidet-Amar à Tillis, Oued Mzab,
Ghardaïa, Laghouat, Messaad à Aïn Smara, Bou-Saada (Lameere).
Elle habite le désert ainsi que les parties sèches et rocailleuses de
l'Atlas, tandis que le barbarum i. sp. préfère les terres fortes et les
lieux humides.
149
6. STENAMMA (MESSOR) BARBARUM r. STRIATICEPS André, — %, —
Ouargla; Hamäâda, entre Mellalah et Houderat; Settafa à Laghouat
(Lameere). Le D' Krauss l’a trouvé dans les mêmes localités. Je l’ai
pris à Tebessa. C’est une race saharienne qui s’avance un peu
dans l'Atlas.
7. Stenamma (Messor) caviceps n. sp. —%. — Long. 4 à
9,7 mill. — Mandibules de forme courte et arrondie, munies devant
de 3 dents plus fortes et derrière de 8 à 9 denticules indistincts.
Elles sont luisantes et régulièrement striées. Épistome et arêtes
frontales comme chez le S. barbarum. La tête est aussi large que
longue, même chez les $ minima, ou peu s’en faut, avec le bord
postérieur convexe (même chez les ÿ maxima) et les côtés plus con-
vexes que chez le barbarum. Elle est atténuée dans le sens dorso-
ventral, avec la face inférieure très distinctement concave d’avant
en arrière, subplane ou légèrement concave de droite à gauche,
bordée d’une rangée de soies courbes, fauves, très longues et
obliques au bord postérieur, d’où elles se dirigent en avant, se
raccourcissant et s’éclaircissant en avant, sur les côtés, puis
s’allongeant de nouveau sous les mandibules. Une rangée de cils
analogues au bord antérieur de l’épistome. Les yeux sont fort
grands et occupent une surface double environ de celle d’un bar-
barum de même taille. Les proportions des antennes sont comme
chez le barbarum, mais le funicule est un peu plus grêle vers sa base.
Thorax plus grêle et plus allongé que chez le barbarum; pronotum
moins bossu, métanotum plus anguleux, mais inerme. Le nœud du
premier article du pédicule est un peu plus comprimé (plus squami-
forme), plus élevé, et l’abdomen plus atténué, plus étroit vers sa
base. Les pattes sont un peu plus grêles.
Subopaque, finement réticulé. Joues et fossettes antennaices assez
finement ridées. Métanotum fortement et transversalement ridé.
Mésonotum et pronotum en partie et irrégulièrement ridés.
Sauf les soies et cils du dessous de la tête et du bord de l’épistome,
l’insecte est presque glabre; quelques rares poils courts et fauves
sur la tête, le devant du thorax et l’extrémité de l’abdomen. Les
pattes et les scapes n’ont qu’une pubescence d'un jaune rous-
sàtre, espacée, adjacente ou subadjacente et courte. Pubescence
nulle sur le corps.
D'un brun noirâtre. Thorax d’un brun rougeûtre. Pattes, antennes,
mandibules et devant des arêtes frontales d’un jaune brunâtre ou en
partie d'un brun jaunûtre.
Du Souf, entre Tougourt et El Oued, au bord] de Maouiet-al-Caïd
(Lameere). |
Cette forme granivore saharienne est extrêmement curieuse.
150
8. STENAMMA (APHÆNOGASTER) TESTACEO-PILOSUM Lucas, — ÿ.
— Saint-Charles, près Philippeville (Lameere). Espèce méditer-
ranéenne de l'Atlas, jamais saharienne.
9. STENAMMA (APHÆNOGASTER) SUBTERRANEUM LATR., V. SPLEN-
DIDOIDES Forel, — % et ©. — Saint-Charles, près Philippeville
(Lameere). Forme de l’Ailas.
10. HozcoMYRMEXx CHOBAUTI Emery. — $. — Biskra, montagne
de sable; Souf, de Tougourt à Maouiet-al-Caïd ; Blidet-A mar à Tillis
(Lameere). Espèce granivore, récoltée avec ses graines. M. Chobaut
en avait récolté, en 1896, deux exemplaires à Biskra, les types
d’Emery, seuls connus jusqu'ici. On voit qu’il s’agit d’une forme
saharienne. Sa tête a en dessous la forme de celle du Messor caviceps,
et la même barbe encore plus régulière sur les côtés. M. Lameere a
observé ses mœurs moissonneuses.
11. Holcomyrmex Lameerei n. sp. — $. — Long. 4 mill. —
Mandibules tridentées. À peine plus grand que le Chobauti, qui
atteint parfois aussi 4 millimètres, mais plus robuste. Il en diffère
comme suit. La tête est plus convexe, plus épaisse dans le sens
dorso-ventral. Sa face inférieure est bien moins aplatie, même légè-
rement convexe sur les côtés (à peine un peu concave longitudinale-
ment au milieu). Elle est revêtue d’une pilosité fine, beaucoup plus
courte que chez le Chobauti, à peine courbée et plus irrégulière.
L’épistome a une portion médiane plus fortement tronquée ou
même imprimée (un peu concave) et plus bordée que chez le Cho-
bauti; les deux carènes latérales formées par les bords latéraux de
cette surface tronquée se terminent au bord antérieur par deux
dents assez fortes (par des angles mousses chez le Chobauti). La tête
est un peu plus large. Le mésonotum et le métanotum sont à la fois
plus larges, plus robustes et moins descendants relativement au
pronotum ; le dos du thorax est donc plus uniforme, à peine abaissé
en arrière, mais avec une échancrure méso-métanotale faible. Méta-
notum inerme. Le pédicule a la même forme; le premier nœud est
un peu plus élevé et le second légèrement plus large. Les scapes
sont bien plus courts que chez le Chobauti et fort loin d’atteindre
le bord occipital.
Densémernt et très finement strié, avec un reflet soyeux. Les stries
sont transversales sur le thorax et un peu plus grossières sur le
métanotum. Sur la tête elles sont longitudinales au milieu et de
côté, mais elles divergent à l’occiput où elles deviennent transver-
sales. De l’œil à l’occiput, elles sont obliques et contournées, autour
des fossettes antennaires arquées. Au fond, les stries sont un peu
réticulaires. Pédicule strié-réticulé, lisse au sommet des nœuds.
151
Abdomen lisse, luisant, avec des points épars piligères qui sont
aussi visibles sur la tête.
Pilosité un peu plus abondante et d’un jaune un peu plus foncé
que chez le Chobauti. La pubescence espacée est aussi plus distincte
sur la tête, avec direction transversale. Les cils de l’épistome sont
plus courts.
D'un rouge sombre, beaucoup plus foncé que chez le Chobauti.
Abdomen noirâtre. Pattes et antennes d’un jaune brun, avec les
cuisses et les scapes brunâtres.
Hamâda, entre Mellalah et Houderat (Lameere).
Une Ÿ porte encore une graine dans ses mandibules, preuve de
ses mœurs moissonneuses,
Cette espèce fait la transition entre la forme ordinaire de la tête et
la concavité subplane à bord barbu du Chobauti et du Messor
caviceps.
12. Holcomyrmex Faf n. sp. — ©. — Long. 12 mill. — Mandi-
bules fortement striées, ponctuées, tridentées, à bord externe à peine
convexe, à bord terminal très oblique, avec la dent apicale très
longue, de sorte qu’elles sont à peine un peu triangulaires (bord
interne presque parallèle au bord externe). Épistome tronqué
devant, mais la surface tronquée est étirée dans le sens transversal
et très courte dans le sens antéro-postérieur, se continuant de côté
au delà des deux carènes longitudinales qui ne sont pas prolongées
en dents, ciliée plutôt vers son bord supérieur d’une rangée de
longs cils roux clair La tête forme un rectangle transversal, bien
plus large que long, à bord postérieur à peine concave. Sillon
frontal entre deux faibles arêtes, indistinctement séparé de l’aire
frontale. Articles 3 à 6 du funicule au moins aussi larges, sinon plus
larges que longs. Les scapes atteignent le bord occipital. Thorax à
peine aussi large que la tête ; mésonotum avec deux sillons longitu-
dinaux derrière. Scutellum avec une forte impression médiane
devant. Métanotum entièrement arrondi et inerme, très faiblement
imprimé en long au milieu. Premier nœud du pédicule comme chez
le Lameerei, mais avec une dent dessous, devant. Second nœud un
peu plus large que long.
La tête est atténuée dans le sens dorso-ventral, comme chez le
Chobauti, avec sa face inférieure absolument aplatie, subbordée,
subconcave, bordée entièrement d’une rangée de longs poils de
barbe grossiers, courbés, d’un roux clair, disposés comme chez le
Chobauti, mais ceux du bord postérieur sont beaucoup plus courts;
ce sont les latéraux qui sont les plus longs.
Tête entièrement, fortement et densément striée en long, avec
des points espacés, subopaque. Thorax en partie finement et densé-
1952
ment strié (stries arquées devant le mésonotum), en partie lisse et
luisant en dessus, avec des points espacés. Pédicule et abdomen
assez luisants, finement chagrinés, avec des points piligères.
Pilosité dressée, jaunâtre, plutôt clairsemée derrière, plus abon-
dante sur le devant du corps. Pattes et scapes avec une pubescence
oblique. |
Noir. Mandibules, funicules, tarses, articulations des membres et
bord des segments abdominaux roussâtres, les derniers plutôt d'un
roux jaunâtre.
d. — Long. 5,8 à 6 mill. — Mandibules tridentées. Derrière les
yeux, qui sont fort gros, la tête a la forme d’un trapèze (rétréci en
arrière). Du reste elle est aplatie et subconcave dessous, ciliée ou
barbue comme chez la ©. Épistome bossu, tronqué et cilié devant.
Scape à peine long comme les deux premiers articles du funicule.
Thorax comme chez la ©, mais l'impression du scutellum est faible.
Premier nœud du pédicule plus arrondi en dessus, avec une dent ou
épine longue et pointue devant, en dessous. Sculpture absolument
comme chez la ©. Pilosité plus longue et plus grossière.
Noir, avec les poils roussâtres, le bord des mandibules, les tarses
et l’extrémité des funicules d’un roux brunûâtre.
Les ailes subhyalines, à nervures et tache pâles, ont une cellule
discoïdale, une cellule cubitale et une cellule radiale ouverte.
Ce «j et cette © ont été trouvés en Algérie, probablement à
Biskra, accouplés, par mon cousin, M. le professeur F.-A. Forel, en
mars ou avril 1888.
Sont-ce peut-être les sexes ailés de l’une des deux espèces précé-
dentes, malgré la taille et la couleur si disparates? La forme de la
tête irait au Chobauti et la sculpture pourrait se rapporter au
Lameerei. Il me semble plus probable qu’il s’agit d’une troisième
espèce, dont l’ouvrière reste à découvrir.
13. MONOMORIUM GRACILLIMUM Smith. — Ÿ. — Biskra (Lameere).
Il est fort intéressant de retrouver en Algérie cette espèce de Pales-
tine, de Syrie et d'Arabie.
14. MoNoMoRIUM SALOMONIS L. —%,9, Ÿ. — Biskra; Col de Sfa;
Sidi-Yaya ; Tougourt; Maouiet-al-Caïd ; Bou-Harmès; Blidet-Amar à
Tillis; Tillis à Mela; Hamâda, entre Mellalah et Houderat; Oued
Mzab; Settafa à Laghouat; Laghouat; Aïn Smara à Bou-Saada
(Lameere). |
Cette fourmi, la plus commune de l'Atlas, s'étend donc dans le
désert, aussi loin que M. Lameere a été.
15. Solenopsis Lou n. sp. — ©.—- Long. 5 à 5, 3 mill. — Man-
dibules lisses avec quelques points et quatre dents. Tête plus longue
que large, à côtés convexes, bien plus longue que chez fugax, bien
plus courte que chez orbula. Yeux bien moins convexes que chez
fugax, un peu en avant du milieu des côtés. Les scapes atteignent le
quart postérieur de la tête. Carènes et dents de l’épistome plus
écartées que chez fugax. Face déclive du métanotum plus élevée et
face basale plus horizontale et plus longue que chez fugax. Premier
nœud du pédicule plus épais d'avant en arrière. Le thorax est plus
étroit et bien moins bossu. Antennes de 11 articles. La massue a
bien deux articles, dont le dernier est presque double du précédent,
mais le 8° article du funicule est nettement plus épais que le 7°.
Lisse, luisante, avec une ponctuation bien plus fine et plus espa-
cée que chez le fugax. Pilosité analogue.
Brune, Abdomen, paites, antennes, mandibules et bord anté-
rieur de la tête jaunâtres. Nervures et tache marginale des ailes très
pâles.
.— Long. 4 à 4,5 mill. — Mandibules triangulaires, tridentées.
Le scape est fort long, presque aussi long que les quatre premiers
articles du funicule. Le premier articie du funicule n’est pas globu-
leux. Il est presque deux fois plus long que large. Tête rectangu-
laire arrondie, un peu plus large que longue, bien plus large
derrière que chez le fugax. Yeux médiocres. Sillon frontal large.
Carènes de l’épistome très distinctes. Thorax moins élevé et scutel-
lum moins proéminent que chez le fugax; métanotum plus convexe.
Le dos du thorax est plus allongé et moins convexe. Nœuds du pédi-
cule comme chez le fugax, mais le 2° est beaucoup plus large, deux
fois plus large que long; le 1* nœud est échancré, un peu plus
élevé que chez le fugax. Les ailes hyalines, à tache et nervures
pâles, ont la structure typique du genre $ Solenopsis.
Lisse et luisant, peu ponctué. Épistome finement rugueux.
Quelques gros points sur le devant du mésonotum.
Pilosité beaucoup plus éparse que chez le fugaæ.
Noir. Abdomen, mandibules, scapes et pattes d’un brun de poix
(les mandibules plus claires vers l’extrémité). Funicules et tarses
jaunûâtres.
Biskra, 12 avril, in copula, chez Tetramorium cœspitum v.
semilæve (Lameere); au pied du haut plateau près de Biskra, à
Hammam Salahin, dans un nid, dans le sable, mais sans ouvrières,
Q et J(Diehl).
Si je n’avais pas devant moi le «jet la © accouplés, je douterais
qu’ils appartiennent à la même espèce. Le «' est extrêmement
aberrant par ses antennes, ses mandibules, sa têle, en général, de
sorte que, ne connaissant pas l’ouvrière, ce n’est pas sans un cer-
tain doute que je rapporte cette espèce au genre Solenopsis. Je me
réserve de revenir là-dessus lorsque l’ouvrière sera connue.
154
16. PHEIDOLE PALLIDULA Nyl. — 6, %,©, 4. — Biskra, Col de
Sfa, El Oued, Bou-Harmès, Blidet-Amar, entre Mela et Dra-Alkes-
dir, Ouargla, Ghardaïa, Settafa à Laghouat, Laghouat (4 juin)
(Lameere); Hammam Salahin près Biskra, Tougourt (Diehl).
Cette espèce qui, dans le sud de l’Europe, va au nord jusqu'aux
Alpes (Tessin, Suisse), s'étend donc dans le Sahara aussi loin que
M. Lameere a été.
17. CREMASTOGASTER SCUTELLARIS Oliv. — Ÿ. — Aïn Smara à Bou-
Saada (Lameere) Commun dans l'Atlas.
18. CREMASTOGASTER SCUTELLARIS OIL. r. tenuispina n. st. —
5. — Long. 3,7 à 4,2 mill. — Entièrement d’un rouge jaunâtre plus
clair, mais moins vif, plus terne que chez la forme typique. Abdo-
men brun. Les épines du métanotum sont un peu plus longues que
chez le scutellaris typique, mais surtout beaucoup plus ténues, plus
grêles, à peine plus épaisses à la base qu’à l’extrémité. La sculpture
du thorax est aussi bien plus faible et plus fine, et la pubescence
presque nulle sur l’abdomen, et bien plus fine et plus appliquée sur
la tête et les membres. Tout l’insecte est un peu plus grêle et ne
ressemble nullement à l’Auberti.
Messaad (Lameere). Cette race, qui paraît locale, a lieu d’étonner,
si l’on songe à la constance du C. scutellaris dans son grand
domaine.
49. CREMASTOGASTER INERMIS Mayr. — $. — Tougourt, entre Mela
et Dra-Alkesdir, Settafa à Laghouat, une variété près de la var.
lucida Forel à Biskra (Lameere). Espèce saharienne.
20 CREMASTOGASTER AUBERTI. Emery. — Ÿ. — Aïn Smara à Bou-
Saada (Lameere)., Forme de l'Atlas.
21. CREMASTOGASTER AUBERTI r. LÆSTRYGON Emery. — %. —
Saint-Charles, près Philippeville, Messaad à Aïn-Smara, Aïn-Smara
à Bou-Saada (Lameere). Forme typique de l'Atlas.
Var. sordida Forel. — $. — Biskra (Lameere).
4° sous-famille. — DOLICHODERINÆ For,
22. TAPINOMA ERRATICUM Latr. r. NIGERRIMUM Nyl. — Ÿ, ®, j. —
Biskra, Tougourt, Oued Mzab, Laghouat (Lameere). Avril-mai.
Var, erratico-nigerrimum Kor. — %. — De Settafa à Laghouat,
Lashouat, de Laghouat à Messaad, Aïn-Smara à Bou-Saada, Bou-
Saada, Biskra (Lameere); celles des dernières localités presque erra-
hicum.
Cette espèce, qui fourmille dans l'Atlas et dans le midi de l’Europe,
va donc très avant dans le désert.
155
5° sous-famille, — CAMPONOTINZÆ For.
23. PLAGIOLEPIS PYGMÆA Latr. — $. — Saint-Charles, près Phi-
lippeville, Biskra (Lameere). Espèce de l’Europe méridionale et de
l'Atlas.
Var. pallescens Forel. — $, ©, «4. — Col de Sfa,. 16 avril 1898 ;
Biskra (Lameere).
24. ACANTHOLEPIS FRAUENFELDI Mayr. — %. — Biskra, entre
Mela et Dra-Alkesdir, Messaad à Aïn-Smara, Aïn-Smara à Bou-
Saada (Lameere).
Var. bipartita Smith. — Ÿ, ©, «j. — Biskra, Tougourt, Temacin,
Ouargla, Ghardaïa, les sexes ailés le 29 avril (Lameere) ; Tougourt
(Diehl).
Espèce d'Orient et de l’Atlas; la var. bipartita est plus saharienne.
25. Formica KRraussir Forel, — %. — Ghardaïa, Berrîan (La-
meere).
d. — Long. 3,5 mill. — Mandibules étroites, unidentées. Veux
énormes et convexes, moins grands cependant, proportions gar-
dées, que chez l’oculatissima, à laquelle elle ressemble en petit,
Ocelles très gros aussi. Tête convexe, arrondie derrière les yeux.
Épistome avec une convexité longitudinale médiane. Les scapes
dépassent l’occiput, Métanotum aplati, en plan incliné. Écaille
très épaisse, nodiforme, basse, large, arrondie dessus. Abdomen
court, élevé. Les segments sont séparés par de légers resserre-
ments, comme chez les Myrmecocystus. Lame subgénitale entière.
Les valvules génitales extérieures sont très longues, moitié coupées
en biseau, moitié acuminées à l'extrémité, dirigées de haut en bas
et dépassant de beaucoup les autres. Ailes assez courtes, hyalines, à
reflets irisants, à tache ei nervures pâles.
Très lisse et très luisant. Pilosité courte, éparse, jaunâtre, obtuse,
comme chez l’ouvrière, mais plus fine.
Entièrement d’un brun de poix. Tarses, mandibules et scapes
d’un jaune brunâtre.
Dra-Alkesdir, 16 mai 1898 (Lameere).
Quoique pris sans les Ÿ, ces j' sont, sans aucun doute, ceux de la
F,. Krausstü. Ils confirment l’analogie de cette espèce avec le genre
Myrmecocystus.
Découverte par le D' Krauss en 1893 à Oued-en-Nsa, entre Tou-
_gourt et Ouargla, cette singulière Formica saharienne vient donc
d’être retrouvée par M. le Prof. Lameere, qui y ajoute le 'jusqu’ici
inconnu. Ce à certaines analogies avec ma F. oculatissima de
Grèce, dont l’ouvrière est toujours inconnue et qui pourrait être le
d' inconnu de la F. nasuta Nyl. Mais l’oculatissima a les ailes plus
156
longues que toutes les autres et les antennes très longues aussi,
tandis que la Xraussii a les ailes et les antennes courtes.
26. MYRMECOCYSTUS BOMBYCINUS Roger. — %, %,©, J.— Biskra,
14 avril, Biskra, montagne de sable, entre Maouiet-Ferzan et
Maouiet-al-Caïd, 7 mai, El Oued, entre Tillis et Mela, Oued Mzab,
Ghardaïa (Lameere); Tougourt (Diehl).
27. MYRMECOCYSTUS VIATICUS F. r. DESERTORUM For. — Ÿ, «j. —
Biskra, Hammam Salahin, Sidi-Vaya, El Oued, entre Mela et Dra- :
Alkesdir, Ouargla, Ghardaïa, Settafa à Laghouat, Laghouat,
3 juin, entre Laghouat et Messaad, Messaad à Aïn-Smara, Bou-
Saada (Lameere); Biskra (Diehl).
Cette race s’avance donc en plein dans le désert. Elle va cepen-
dant au nord jusque dans les steppes arides de l’arrière-Atlas où je
l’ai prise moi-même, mais pas plus loin. Dans la partie cultivée de
l’Atlas, l’altisquamis et le megalocola la remplacent.
Var.Diehlii n.var.— Plus petit que le type, presque entièrement
noir et plus luisant. Nœud comme chez le type, et pas comme chez
la race niger André, dont il n’a pas la pubescence, Biskra (Diehl).
28. MYRMECOCYSTUS ALBICANS Roger. — 6. — Laghouat, Biskra,
Sidi-Okba, Col de Sfa, Ghardaïa, Settafa à Laghouat, Laghouat,
Messaad à Aïn-Smara, Bou-Saada (Lameere). Espèce de l'Atlas
surtout. :
Var. fortis n.var. — De 6 à 9 mill. de long. Pubescence blanche
du métanotum très apparente et forte, visible aussi au pronotum.
Près de Tougourt, sur le chemin de Temacin (Diehl).
Dans l'Atlas, la forme typique n'’atteint que de 3,5 à 7 millimètres.
À Oued-Mela, près de Gabès (désert tunisien), j'ai trouvé des & de
8 millimètres, se rapprochant de la var. fortis.
29. MYRMECOCYSTUS ALBICANS Roger r. VIATICOIDES André. —
ÿ. — Biskra, Hamäâda, entre Mellalah et Houderat (Lameere); Tou-
gourt (Diehl). Forme plus saharienne que la précédente.
30, MYRMECOCYSTUS ALBICANS RoOg. r. LIVIDUS André. — ÿ. —
Biskra; Hamâda, entre Mellalah et Houderat (Lameere). Fort voi-
sine de la race précédente, dont elle n’est guère qu’une variété.
51. Myrmecocystus Lameerei n. sp. — ÿ. — Long. 3,3
à 6,8 mill. — Vrai mimétisme de l’albicans r. viaticoides André,
dont il a la taille et la couleur, cette dernière cependant un peu plus
pâle et un peu plus terne. Mais il en diffère comme suit.
La stature est plus ramassée; les pattes et les antennes sont plus
courtes et un peu plus ténues ; les scapes dépassent moins l’occiput ;
157
la tête est distinctement plus large et plus courte, le thorax plus
large et plus court, surtout le mésonotum, avec le métanotum bien
plus convexe, ses deux faces ne formant qu’une seule courbe. Les
mandibules ont le bord externe plus allongé et bien moins courbé,
le bord terminal bien plus oblique, avec 6 dents au lieu de 5 et la
dent apicale très longue. Les mandibules sont, en un mot, plus
étroites et plus longues, moins triangulaires, tendant à la forme
épée du M. bombycinus, semblables à celles des grandes Ÿ de cette
dernière espèce, qui ne sont pas encore le %. Elles ne sont que
faiblement striolées vers l’extrémité, du reste lisses et luisantes.
Enfin, le pédicule est surmonté non pas d’un nœud cunéiforme,
mais d’une écaille bien plus mince que celle du M. cursor, même
que celle du bombycinus, assez élevée, aussi mince vers le bas que
vers le haut, faiblement convexe sur ses deux faces et arrondie à son
bord supérieur qui n’est pas éloigné d’être tranchant (faiblement
obtus). L’abdomen est encore moins comprimé que chez l’albi-
cans,
La couleur des pattes et des antennes est jaunâtre, et la pubes-
cence du métanotum et des hanches peu apparente; du reste, la
sculpture, la pilosité et la couleur (un peu plus terne) sont iden-
tiques à celles de la race viaticoides de l’albicans.
©. — Long. 9 à 10 mill. (albicans-viaticoides 8 à 9). — Mêmes
caractères que chez l’ouvrière. Les mandibules ont aussi 6 dents.
_ Tête plus large que longue, distinctement plus large que chez l’albi-
cans. Comme chez l’ouvrière, les articles du funicule sont bien plus
courts que chez l’albicans. Écaille large, mince, tranchante,
échancrée au milieu de son bord supérieur. Les ailes hyalines, à
tache brune et à nervures assez pâles, ne dépassent pas l’anus.
Couleur de l’ouvrière. Dessus des 2 ou 3 premiers segments de
l’abdomen souvent rougeûtre.
Le dimorphisme entre © et $ est donc plus grand que chez
_ l’albicans, la © étant plus grande et l’ouvrière plus petite que chez
cette espèce. J’ai parlé de mimétisme. Il faut, en effet, de l’attention
pour distinguer le Lameerei de l’albicans viaticoides. Et cependant
ce sont deux espèces absolument distinctes par la structure des
mandibules et du pédicule, ainsi que par la stature et les propor-
tions du corps et des membres. Le Lameerei doit être plus lent
_d’allure et moins fort, étant moins haut sur jambes. Il a une affinité
indubitable avec le bombycinus, mais ne paraît pas avoir de 2 ; du
moins M. Lameere n’en a pas rapporté. Ce serait une chose à
rechercher plus tard dans les nids. Le «j n’a pas été trouvé.
Du Souf, entre Tougourt et El Oued, au bordj de Maouiet-al-Caïd ;
Blidet-Amar à Tillis, 14 mai (9, Ÿ); Oued Mzab, entre Selfana et El
Ateuf (Lameere).
158
Il s’agit donc d’une forme saharienne pure, comme le M. bomby-
cinus Roger.
32. CAMPONOTUS RUFOGLAUCUS Jerdon r. MICANS Nyl. — Ÿ. —
Biskra, Col de Sfa, entre Settafa et Laghouat (Lameere). Race très
commune de l’Atlas et d'Espagne. L'espèce est répandue en diverses
variétés en Asie et dans l’Afrique entière.
33. CAMPONOTUS FORELI Emery r. impolitus n. st. — % media
et minor. — Diffère du Foreli typique d’Espagne et de l’Atlas oranais
du nord, parce qu'il est mat ou subopaque, à la fois très finement
et très densément ridé ou réticulé (sur le devant de la tête).
L'abdomen, très finement et très densément strié, a un éclat soyeux.
Les côtés de la tête, plus ovale et plus rétrécie vers l’occiput, sont
aussi plus convexes. Enfin, l’échancrure méso-métanotale est beau-
coup plus faible ou à peine sensible, remplacée par le profil presque
rectiligne ou d’une idée concave de la face basale du métanotum,
profil qui contraste avec la convexité du mésonotum.
Entre Laghouat et Messaad (Lameere).
34. CAMPONOTUS MACULATUS r. DICHROUS Forel. — $. — Tougourt,
entre Dra-Alkesdir et Ouargla, Laghouat, d'Aïn-Smara à Bou-
Saada (Lameere). Race typique de l’Atlas. |
35. CAMPONOTUS MACULATUS r. OASIUM Forel. — %, ©, dd. —
Biskra, entre Maouiet - Ferzan et Maouiet - al -Caïd, Kouinin,
Laghouat, Blidet-Amar, Ouargla, de Laghouat à Messaad, sexes
ailés le 9 avril et le 20 mai 1898 (Lameere) ; Tougourt (Diehl).
Je ne me suis donc pas trompé en attribuant cette race à la faune
des oasis sahariens, où elle remplace le dichrous. Son extension
paraît la même que celle du Myrmecocystus viaticus r. desertorum.
Les sexes ailés se trouvent au printemps, ce qui n’est pas le cas
chez le dichrous L’oasium niche dans le sable, autour des touffes de
graminées et autres plantes qu’on trouve dans les oasis et aux
alentours. On trouve aussi son nid miné dans la terre des oasis. Ses
mœurs paraissent être nocturnes.
Var. cognato-oasium Forel, — %. — Hammam Salahin près
Biskra (Diehl) ; de Maouiet-Ferzan à Tougourt (Lameere). C’est une
variété qui a à peu près la couleur de la race cognatus. Mais cette
dernière est plus petite et moins mate.
159
COLÉOPTÈRES MYRMÉCOPHILES
recueillis par M. le prof. A. LAMEERE en Algérie
par E. Wasmann, $S. 3. (Luxembourpg).
I. A Saint-Charles, près Philippeville,
Chez CREMASTOGASTER AUBERTI race LÆSTRYGON Em. :
DICHILLUS LÆVIUSCULUS Kr., 1 exemplaire.
II. À Biskra.
Chez MYRMECOCYSTUS VIATICUS F. var. DESERTORUM For. :
THoricrus FoRELtr Wasm. var. BONNAIREI Wasm., 2 exemplaires.
Chez MYRMECOCYSTUS BOMBYCINUS Rog,. :
THORICTUS CASTANEUS Germ., 3 exemplaires.
Chez STENAMMA BARBARUM (MESSOR BARBARUS) L. i. Sp. :
NOTOTHECTA LÆVICOLLIS Rey, 3 exemplaires.
MEROPHYSIA FORMICARIA Luc., 2 exemplaires.
OOCHROTUS UNICOLOR Luc., en abondance.
Des Ténébrionides : CALCAR ELONGATUM Herbst (6 exemplaires)
et C. Lucasr Muls. (?) (1 exemplaire) se trouvaient peut-être fortui-
tement dans le nid des fourmis.
Chez STENAMMA BARBARUM race ÆGYPTIACUM Em. :
THORICTUS LETHIERRYI Fairm. var. Lameerei Wasm., nov. var.,
1 exemplaire.
Major (2,5 mill.), thorace alutaceo, breviter flavopiloso, margi-
nibus lateralibus longius flavopilosis; elytris subtilissime alutacers,
subseriatim setis longis flavis erectis ornatis, margine dense flavo-
seloso.
Se distingue du LETHIERRYI Fairm. i. sp. par la taille beaucoup
plus grande. Probablement cette différence est due à la taille plus
considérable de son hôte (STENAMMA BARBARUM-ÆGYPTIACUM) en
comparaison de la petitesse du MONOMORIUM SALOMONIS L., chez
lequel le vrai LETHIERRYI a été trouvé par M. Chobaut (Bull. S. E.
61995; p.292).
160
NOTE SUR LES MŒURS DES FOURMIS DU SAHARA
par Aug. Eameere, professeur à l'Université de Bruxelles.
Je crois utile de faire suivre le travail dans lequel M. le professeur
Aug. Forel étudie les Formicides que j'ai capturés au Sahara, des
observations éthologiques qu’il m’a été donné de faire sur ces
Insectes.
En 1898, j'ai, accompagné de mon ami M. Jean Massart, profes-
seur de sciences botaniques à l'Université de Bruxelles, fait dans le
Sahara algérien un voyage dont je donnerai le récit plus tard,
lorsque tous les Animaux que j'ai rapportés auront été étudiés par
les spécialistes.
Après un mois de séjour à Biskra, nous avons fait dans le désert
une excursion de quarante-cinq jours, du 1% mai au 15 juin,
parcourant un demi-cercle de Biskra à Bou-Saada, en passant par
Tougourt, El Oued, Ouargla, Ghardaïa et Laghouat. Je me suis
surtout attaché à déterminer les conditions d'existence des Ani-
maux dans les diverses régions désertiques que nous avons ren-
contrées et à relever l’ensemble des formes qui vivent côte à côte
dans un même milieu, pour essayer de découvrir leurs caractères
d’adaptations convergentes.
Je détache de l’ensemble de mes notes ce qui est exclusivement
relatif aux Fourmis.
En débarquant en Algérie, nous allâmes rendre visite à notre
collègue M. Théry, à Saint-Charles, près Philippeville, avec lequel
nous fimes une chasse « méditerranéenne ». C’est là que je vis pour
la première fois la fameuse Fourmi moissonneuse Stenamima bar-
barum, et sous les pierres je trouvai : Stenamma testaceo-pilo-
sum, Stenamma subterraneum splendidoides, Cremastogaster Au-
berti lœstrygon, Tapinoma erralicum nigerrimum, Plagiolepis
pygmaea.
A Biskra, je constatai l’étroite relation des espèces avec certaines
conditions déterminées. Biskra nous offre en effet à considérer,
si l’on n’envisage que les Fourmis, cinq milieux tout à fait
différents :
1° L’oasis même, cultivée, à terre plus ou moins grasse ici, plus
ou moins sablonneuse ailleurs, toujours un peu humide; c’est là
que Slenamma barbarum règne en maîtresse, pillant les champs
d'orge et entraînant aussi dans ses greniers des semences de toute
espèce; les graines sont réparties régulièrement d’après leur gran-
deur dans les chambres du nid; celui-ci n’est jamais très profond,
l’Insecte trouvant près du sol l'humidité nécessaire. L’oasis est
encore habitée normalement par : Taupinoma erraticum nigerrimum,
161
Tetramorium cœspitum semilœve, Camponotus maculatus oasium.
Là où il ya des pierres, on peut trouver en dessous Pheidole pallidula
et Monomorium Salomonis, et dans les endroits humides, sablon-
neux et un peu salés, Acantholepis Frauenfeldi. Mais ces Fourmis
sont en somme, des intruses, de même que Myrmecocystus viaticus
desertorum qui court un peu partout, nichant en réalité hors de
l’oasis proprement dite. ;
2° Les bords de l’oasis, plus ou moins stériles, sablonneux, argi-
leux ou caillouteux, mais toujours un peu humides par suite de
l'écoulement des eaux qui viennent de l’oasis même ou qui s'y
rendent. C’est là que dans le sable fait son nid, à une profondeur
relativement faible, Myrmecocystus viaticus desertorum; sous les
pierres on trouve, Pheidole palhidula, Tapinoma erraticum nigerri-
mum, Tetramorium cœspitum semilœve, Plagiolepis pygmæa et sa
var. pallescens.
3° Les endroits sablonneux et salés au bord des eaux saumâtres,
où croissent souvent des Tamarix : là Acantholepis Frauenfeldi et sa
var. bipartila creusent un nid peu profond. Sur les Tamarix grim-
pent des Cremastogaster inermis.
4° Le désert alluvial, caillouteux, argileux par-ci, sablonneux par-
là, qui entoure presque tout Biskra. La sécheresse y est très grande,
et elle oblige les Fourmis à descendre assez profondément dans le
sol, sous les pierres, pour trouver l'humidité qui leur est nécessaire.
On y rencontre une autre moissonneuse, Stenamma barbarum
ægyptiacum, un autre Myrmecocystus, M. albicans viaticoides, un
autre Camponotus, C. rufo glaucus micans; en outre, Monomorium
Salomonis et M. gracillimum, ce dernier beaucoup plus rare, puis
Tapinoma erraticum nigerrimum et Tetramorium cϾspitum semi-
lœve, enfin Cremastogaster Auberti lœstrygon var. sordida qui
se répand sur les fleurs de Phelippæa lutea pour y traire des
pucerons. |
5° Le désert éolien, formé de sable pur et représenté à Biskra
par la « Montagne de Sable ». Là une faune tout à fait originale
est constituée de deux moissonneuses, Sfenamma arenarium et
Holcomyrmex Chobauti, et d’une chasseresse, Myrmecocystus bom-
bycinus.
De Biskra à Tougourt s’étend un désert salé qui ne m’a rien offert
de particulier ; à l’oasis de Sidi-Yaya, je ne trouve que trois espèces :
Stenamma barbarum, Monomorium Salomonis et Myrmecocystus
viaticus desertorum.
Arrivés à Tougourt, nous nous écartâämes de la direction nord-sud
pour aller vers l’est visiter la région du Souf jusqu’à El Oued. Nous
pûmes étudier ainsi une contrée où le désert éolien, recouvert de
sable, Se présente dans toute sa pureté sur une étendue infiniment
162
plus considérable qu’à la Montagne de Sable de Biskra. Voici le
résultat de la chasse que je fis le 7 mai sur un hectare de dunes
près du bordj de Maouiet-al-Caïd : trois moissonneuses, Stenamma
arenarium, Slenamma caviceps, Holcomyrmex Chobaut; deux
chasseresses, Myrmecocystus bombycinus, Myrmecocystus Lameerer,
Donc une moissonneuse et une chasseresse de plus qu’à la Montagne
de Sable de Biskra, et ces deux espèces nouvelles.
A El Oued même, oasis entièrement entourée de sable, je ne
rencontre que Monomorium Salomonis, Pheidole pallidula, Myrme-
cocystus viaticus desertorum, Camponotus maculatus oasium. ”
Revenus à Tougourt, j’explore le 12 mai les bords sablonneux
d’une mare d’eau saumâtre avec Tamarix, et jy trouve, comme à
Biskra, dans les mêmes conditions, Acantholepis Frauenfeldi et sa
var. bipartita, ainsi que Cremastogaster inermis; de plus Campo-
notus maculatus dichrous.
De Tougourt à Ouargla, le désert se présente sous trois aspects,
sable pur, avec Sfenamma arenarium, Holcomyrmex Chobaut,
Myrmecocystus bombycinus et M. Lameerer, terrains caillouteux avec
Stenamma barbarum œgyptiacum et Monomorium Salomonis, buis-
sons de Tamarix croissant au bord des eaux saumâtres avec Acan-
tholepis Frauenfeldi et sa var. bipartita et Cremastogaster inermis.
Le soir du 16 mai, au puits de Dra-Alkesdir,le mâle,encore inconnu,
de Formica Kraussi, arrive à la lumière.
À Ouargla, limite méridionale du voyage, l’oasis m'offre : Ste-
namma barbarum striaticeps, Acantholepis Frauenfeldi bipartita,
Pheidole pallidula, Myrmecocystus viaticus desertorum, Camponotus
maculatus oasium.
D'Ouargla à Ghardaïa, nous traversons d’abord un désert abomi-
nable, le Hamdäda, au sol rocailleux et noir, fendillé de toutes parts
par une chaleur atroce et presque dépourvu de plantes. Le 22 mai,
je récolte sur un hectare de cette région à physionomie nouvelle
pour nous, entre Mellalah et Houderat, deux moissonneuses,
Stenamma barbarum striaticeps, Holcomyrmex Lameerei, et une
chasseresse, Myrmecocystus albicans viaticoides avec sa var. lividus,
plus l’inévitable Monomorium Salomonis qui se rencontre partout
où il y a des pierres. Plus loin, nous descendons dans le lit
ensablé de l’oued Mzab, et Slenamma arenarium reparaît avec
Myrmecocystus bombycinus et M. Lameerei.
La chasse à Ghardaïa donne, dans l'oasis même, Stenamma bar-
barum, Pheidole pallidula, Acantholepis Frauenfeldi bipartita,
Monomorium Salomonis, Myrmecocystus viaticus desertorum, enfin
l’ouvrière de Formica Kraussi que je trouve sur les fleurs des Ombel-
lifères des jardins arabes et que j’observerai deux jours plus tard
dans les mêmes conditions à Berrîan. Les rochers près de la ville
163
offrent Stenamma barbarum œgypliacum et Myrmecocystus albi-
cans, le sable pur Myrmecocystus bombycinus.
De Ghardaïa à Laghouat, à partir de Settafa, s’étend une région
connue sous le nom de région des dauya; le désert, rocailleux et
argileux, présente des dépressions dans lesquelles l’eau s’accumule
quand il pleut, ce qui est bien rare; ces dépressions sont couvertes
de limon desséché, et il y croît un arbre, le Betoum (Pistacia
atlaniica). Le tube contenant les Fourmis capturées dans cette
région renfermait : Sfenamma barbarum striaticeps, Monomorium
Salomonis, Pheidole pallidula, Cremastogaster inermis, Tapinoma
erraticum nigerrimum, Myrmecocystus viaticus desertorum, Myrme-
cocystus albicans, Camponotus rufo-glaucus micans.
A Laghouat, oasis entourée d’un désert caillouteux : Tetramorium
cœæspitum semilæve, Stenamma barbarum œgyptiacum, Monomo-
rium Salomonis, Pheidole pallidula, Tapinoma erraticum nigerri-
mum, Myrmecocystus viaticus deserlorum, Myrmecocystus albicans,
D uute maculatus oasium et Sie
Entre Laghouat et Messaad, région formant la limite entre le
désert et les steppes des hauts plateaux de PAtlas, je trouve la
nouvelle race impolitus du Camponotus Foreli sur les fleurs d’Eu-
phorbia quyoniana; à Messaad, dans les jardins où croissent les
Abricotiers et les Figuiers, la nouvelle race fenuispina du Cremas-
togaster scutellaris. De Messaad à Aïn-Smara, nous traversons les
steppes des hauts plateaux de l’Atlas ; Le sol est toujours rocailleux,
et bien que la végétation ait changé, nous rencontrons toujours
Stenamma barbarum Ͼgypliacum, Monomorium Salomonis, Acan-
tholepis Frauenfeldi, Myrmecocystus viaticus desertorum et Myr-
mecocystus albicans auxquels il faut HObIer la réapparition de
Cremastogaster Aubertr lesérygon que nous n’avions plus vu depuis
Biskra.
En redescendant le versant septentrional de l’Atlas, d’Aïn-Smara
à Bou-Saada, nous traversons un véritable îlot méditerranéen où
il y a des arbres sur lesquels grimpe Cremastogaster scutellaris; les
autres Fourmis récoltées sont : Tetramorium cœspitum semilœve,
dont nous avions perdu la trace depuis Biskra, Stenamma barbarum,
Monomorium Salomonis, Cremastogaster Auberti, Cremastogaster
Auberti lœstrygon, Tapinomu erraticum, Acantholepis Frauenfeldi,
Camponotus maculatus dichrous.
A Bou-Saada, nous retrouvons cette dépendance septentrionale
du Sahara qui constitue la plaine du Hodna; les bords de l’oasis et
le désert caillouteux nous offrent Stenamma barbarum ægyptiacum,
Tapinoma erraticum, Myrmecocystus viaticus desertorum et Myrme-
cocystus albicans, et je constate, pour la dernière fois, la présence
des beaux cratères de Stenamma arenurium dans un endroit
sablonneux.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVI, 1er v 1902 11
164
Laissant de côté les formes qui ne sont pas purement saha-
riennes ou qui, dans l’oasis notamment, ne jouent qu’un rôle effacé,
il est permis de synthétiser par le tableau suivant la faune des
Fourmis au désert.
OASIS, | DÉSERT ALLUVIAL. | DÉSERT ROCAILLEUX. | DÉSERT SABLONNEUX.
FOURMIS MOISSONNEUSES.
Stenamma barbarum. | S. barbarum ægyptia- |S. barbarum striaticeps.| Stenamma arenarium.
cum. Sienamma caviceps.
Holcomyrmex Lameerei.| Holcomyrmex Chobauti.
FOURMIS CHASSERESSES.
Myrmecocystus Myrmecocystus albicans.| M. albicans viaticoides. | Myrmecocystus Lameerei.
viaticus desertorum. Myrmecocystus bombycinus.
ANT LEE UE ER PRO NS RARE 2 PRE PAPE RE PTE ER A MN ER ne
WT —@-—
Sens de l’évolution.
Ce tableau peut donner lieu à diverses réflexions qui seront mieux
à leur place ailleurs. |
NOTES ÉTEHOLOGIQUES-
TETRAMORIUM CÆSPITUM SEMILÆVE André. — J’ai observé cette
espèce à Biskra, aussi bien dans les parties cultivées de l’oasis que
dans le désert environnant; le 12 avril, j'ai découvert un nid dansle
sable du désert au nord-ouest : la pioche m’a fait déterrer outre les
neutres, les mâles et les femelles, ainsi que plusieurs exemplaires
des deux sexes, dont un couple in copula, de l’espèce nouvelle
Solenopsis Lou Forel. Ces deux Insectes vivraient-ils en lestobiose”?
De tout mon voyage je n’ai retrouvé le Tetramorium qu’en revenant
vers le nord, lors de la traversée des hauts plateaux, dans la forêt
s'étendant entre Aïn-Smara et Bou-Saada.
STENAMMA (MESSOR) BARBARUM Linné. — Je n’ai rencontré le type
de cette moissonneuse que dans les parties cultivées des oasis; dans
le désert caillouteux, alluvial, j’ai toujours trouvé la race œægyptia-
cum Emery, et dans le désert rocailleux la race striaticeps André.
Ces deux races offrent un dimorphisme de l’ouvrière beaucoup
moins accentué que dans le type, et la tête de l’ouvrière major est
aussi bien moins large. Ce phénomène est peut-être en rapport
avec la nature des semences que ces Insectes récoltent pour les
enfouir dans leur nid : la forme des oasis, dont les ouvrières offrent
des tailles très diverses et dont l’ouvrière major a une tête énorme,
165
a, à sa disposition, des graines plus variées et plus volumineus es
que celles dont peuvent se nourrir les races du désert,
À Biskra, sous une pierre dans le désert, j’ai trouvé en compa-
gnie de spécimens de la race œgypliacum, l'unique exemplaire de
l’hôte que le R.-P. Wasmann a décrit comme Thorictus Lethierryi
Fairm. var. Lameerei.
Un nid de Stenamma barbarum de l’oasis renfermait les nom-
breux Coléoptères myrmécophiles énumérés dans la note du
R.-P. Wasmann.
STENAMMA (MESSOR) ARENARIUM Fabricius. — Cette grande
Fourmi agricole se rencontre partout où le sol du désert est formé
de sable, et où la végétation est suffisante pour lui fournir les
graines de plusieurs sortes qu’elle emporte dans son nid. Pour peu
que la nature du terrain change ou que les plantes disparaissent,
on ne la voit plus. |
Je ne puis que confirmer ce que M. Forel a dit des mœurs de
Stenamma arenarium, mœurs qu'il a observées dans le sud de la
Tunisie et au Kreider. L’existence de l’espèce est révélée immédia-
tement par la présence à la surface du sable de cratères en forme
de croissant ; les cratères peuvent atteindre 50 centimètres de dia-
mètre, et ils sont formés de boulettes de sable que des ouvrières
amènent constamment des profondeurs. Cette Fourmi laisse au vent
le soin de disperser le sable qu’elle accumule aux ouvertures de
son nid. Elle doit creuser le sol à une profondeur extraordinaire
pour aller trouver l'humidité nécessaire à l’existence de ses larves.
Pas plus que M. Forel, je n’ai réussi à atteindre les greniers ni les
chambres d’incubation. Comme lui aussi, j'ai pu me rendre compte
qu’à chaque nid correspond un groupe de cratères éloignés parfois
d’une dizaine de mètres, mais Je pense que l’espace occupé par un
nid, à la fois en profondeur et en superficie, est parfois plus consi-
dérable encore que ne l’indique M. Forel; dans certaines régions,
une même communauté possède une étendue de sable très supé-
rieure à un are. Cet Insecte est le plus puissant organisme du désert.
STENAMMA (MESSOR) CAVICEPS Forel. — Je ne me suis malheu-
reusement pas aperçu sur place de la découverte de cette nouvelle
Fourmi agricole. Tout ce que je trouve dans mes notes, c’est que
l’Insecte a été récolté une seule fois au bordj de Maouiet-al-Caïd, en
même temps que Myrmecocystus Lameerei, dans une région de sable
pur où ne croît plus guère que le Drîn (Aristida pungens). Je me
souviens cependant d'avoir été frappé de la taille des individus au
moment de la capture, mais je les ai pris pour de grandes ouvrières
de Holcomyrmex Chobauti. J’ignore si l’espèce forme des cratères
comme Slenamma arenarium, ce qui est d’ailleurs peu probable,
166
car ces cratères auraient certainement attiré mon attention. Je
parlerai, à propos de Zlolcomyrmex Chobauti, de l'hypothèse que je
crois pouvoir émettre quant à la curieuse particularité qu'offre le
dessous de la tête, particularité qui.fait de l’espèce caviceps la plus
élevée des Slenamma.
HOLCOMYRMEX LAMEEREI Forel. — J'ai eu le pressentiment que
je rencontrais une nouveauté en apercevant cette mignonne
moissonneuse d’un rouge sombre, courant sur les rochers brûlés
du Hamâda; elle faisait concurrence à Stenamma barbarum
striaticeps pour la récolte des petites graines des misérables plantes
rabougries et à peine visibles, qui croissent péniblement entre les
blocs de pierre éclatés au soleil. Je l’ai vue s’enfoncer avec son
butin dans les fentes d’un sol trop dur pour être entamé avec les
instruments dont je disposais : sans doute elle descendait profon-
dément dans le sol afin d’y trouver la fraîcheur.
HOLCOMYRMEX CHOBAUTI Emery. — C'est à la Montagne de Sable
de Biskra que je découvris, pour la première fois, cette espèce, et
lorsque je me fus aperçu qu’elle récoltait des graines comme les
Stenamma, je crus à une forme toute nouvelle. Cette petite Fourmi
fait toujours son nid dans le sable pur; ce nid, très profond, offre
deux ou trois orifices sans cratères et assez éloignés; quelques
individus se tiennent aux entrées et, étant sujets à être enlevés par
le vent, ils font le mort et se roulent en boule quand cet accident leur
arrive, afin de ne pas être entraînés trop loin. La timidité de ces
Insectes est excessive, ils rentrent, en cas d’alerte, dans leur nid
avec une prestesse remarquable ; lorsqu'on les saisit, ils cherchent
à mordre, mais ils n’entament pas la peau.
J'ai vu de longues files d’ouvrières rapporter au logis les
semences du Drîn (Aristida pungens); le fruit de cette plante est
étroit et allongé en fuseau, surmonté d’une longue arête trifide
et plumeuse; la Fourmi chevauche cette graine comme une sor-
cière monte à cheval sur son balai : elle la traîne, en effet, sous
elle en la tenant fortement par le petit bout entre les mandibules,
et forcément la graine vient s’enclaver dans l’échancrure que la
tête présente en dessous. Le caractère si intéressant que cette
Fourmi présente en commun avec Stenamma caviceps pourrait
peut-être s’expliquer comme une adaptation au mode de transport
de la graine du Drîn; remarquons, en effet, que j’ai découvert
Stenamma caviceps dans une région où le Drin est à peu près la
seule plante qui parvienne encore à subsister dans le désert éolien;
d'autre part, il n’y a pas de Drîn dans la région du Hamäâda où
j'ai découvert Holcomyrmex Lameerei, Fourmi qui a à peine la tête
excavée en dessous.
167
MONOMORIUM SALOMONIS Linné. — Cette Fourmi est très
commune, mais je ne l’ai rencontrée que sous les pierres dans les
localités d’ailleurs les plus diverses et les plus éloignées, près des
oasis ou bien en plein désert alluvial ou rocailleux. Elle se trouvait
même sous les pierres contre le bordj de Maouiet-al-Caïd, situé
dans le désert éolien.
MONOMORIUM GRACILLIMUM Smith. — Je n’ai observé cette espèce
de l’Orient que deux fois, à Biskra, sous les pierres du désert
alluvial, mais non loin de l’oasis, de sorte qu'il est permis de
supposer qu’elle a été introduite par les Arabes.
PHEIDOLE PALLIDULA Nylander, — N’existe que dans les endroits
un peu humides sous les pierres, très souvent dans les oasis, parfois
dans le désert alluvial, mais jamais très loin. Elle y a été vraisem-
blablement introduite des régions méditerranéennes, et elle est
devenue très commune, car j'étais souvent agacé de toujours
apercevoir l'énorme tête de ses soldats, même à Ouargla. A Biskra,
j'ai trouvé des pucerons installés dans son nid sur des racines.
TAPINOMA ERRATICUM Latreille. — Dans les endroits un peu
humides, souvent sur les fleurs, nichant sous les pierres et
formant parfois de petits cratères à la surface du sable. Elle ne
s'éloigne guère de l’oasis, et semble ne pas exister dans l’extrême
sud. La race nigerrimum Nylander est plus méridionale.
M. le professeur Massart a vu, avec moi, cet Insecte emporter
les cadavres d’un champ de bataille, où deux communautés de
Stenamma barbarum étaient venues aux prises.
A Biskra, j'ai trouvé, dans une fourmilière de cette espèce, de
petites Cochenilles rouges, que les Fourmis soignaient comme leurs
larves.
PLAGIOLEPIS PYGMÆA Latreille, — Peu commun, avec la var.
pallescens Fab., sous les pierres à Biskra, ordinairement dans les
endroits un peu humides, pas loin de l’oasis.
ACANTHOLEPIS FRAUENFELDI Mayr. — Très répandu, ainsi
que la var. bipartita Smith, celle-ci pénétrant davantage vers le
sud, dans les endroits humides et salés au bord des mares d’eau
saumâtre. Elle creuse là son nid dans le sable, et décèle sa présence
par des cratères circulaires souvent assez considérables.
FormicA KrAuUSSI Forel. — Je ne me suis malheureusement pas
rendu compte que je redécouvrais cette remarquable espèce, et je
ne puis donner aucun renseignement sur cet Insecte.
MYRMECOCYSTUS VIATICUS DESERTORUM Forel. — Cette grande et
féroce Fourmi court de tous côtés autour des oasis, et elle y pénètre
168
souvent au point de se rencontrer dans les rues des villes. Très
agile, très agressive, relevant comiquement l’abdomen, elle fait
l’effet d’un sergent de ville toujours sur le qui-vive. Son nid, creusé
dans le sable dans les endroits où il ne faut pas aller profondément
pour trouver l'humidité, offre une ouverture sans cratère. On y
rencontre de beaux Thysanoures.
A Biskra, une de ces Fourmis qui se trouvait à l’orifice de son
habitation, portait à la base de chaque antenne un exemplaire de
Thorictus Foreli Bonnairei Wasm.; ce Coléoptère est, comme l’on
sait, un des plus extraordinaires animaux domestiques que l’on
puisse concevoir : il suce le sang de la Fourmi qui le véhicule,
et les autres Fourmis de la communauté viennent le lécher pour
s’enivrer de la substance que des organes spéciaux distillent à leur
intention.
MYRMECOCYSTUS ALBICANS Roger. — L’espèce remplace la précé-
dente dans le désert alluvial caillouteux, et elle fait son nid sous les
pierres; elle a la même allure, mais elle est plus petite. Dans le
désert pierreux, je n’ai trouvé que la race viaticoides André avec sa
var. lividus André.
MYRMECOCYSTUS BOMBYCINUS Roger. — C’est le véritable lion du
désert éolien, la plus belle et la plus agile de toutes les Fourmis
chasseresses : elle est rougeâtre et entièrement couverte d’un duvet
d’argent. L’on croirait voir du mercure courir à la surface du sable
au soleil ; sa vélocité est excessive, et il est impossible de la capturer
autrement qu'au filet.
Elle creuse son nid dans le sable, sous une de ces mottes que
détermine la présence d’une plante dans le désert; le nid est pro-
fond, peut-être moins cependant que celui de Stenamma arenarium,
et l’orifice, difficile à découvrir, ne présente pas de cratère. L'entrée
est gardée par un certain nombre d’ouvrières qui filent dans.
l'habitation à la première alerte, mais qui, lorsqu'elles ne sont pas
dérangées, sont occupées constamment à disperser le sable par un
manège singulier : la tête tournée vers l’intérieur du nid, elles
grattent vivement le sol avec leurs pattes postérieures et déblaient
ainsi les couloirs du sable qui tend à les combler.
Cette espèce possède un soldat gigantesque et d’aspect terrifiant,
mais ce soldat est inoffensif : les morsures qu’il fait avec une sorte
de nonchalance avec ses énormes mandibules sont insignifiantes en
comparaison de celles des ouvrières même les plus petites. Deux fois
je vis un de ces soldats se promener près de l’entrée de sa demeure;
ordinairement ces individus spéciaux sont logés profondément
dans l'habitation, et, chose singulière, je n’en ai jamais trouvé
dans chaque nid qu’un très petit nombre, parfois un ou deux seule-
ment. Ce soldat m'a fait l'effet d’un être inutile en voie d’extinction.
169
À la Montagne de Sable de Biskra, j'ai trouvé dans un nid, près
de l’entrée, un assez grand nombre de Coléoptères qui, avec une
prestesse inouie, disparurent en un clin d’œil dans les profondeurs ;
je pus cependant en capturer trois que le R.-P. Wasmann a déter-
minés comme Thorictus castaneus Germ.
MYRMECOCYSTUS LAMEEREI Forel. — J’ai été très surpris de
constater dans le désert éolien la présence d’une seconde espèce de
Myrmecocystus ; j'étais habitué à voir partout le remarquable Myrme-
cocystus bombycinus, lorsque arrivé dans une région particulière-
ment désolée au point de vue de la faune et de la flore, je tombai
sur une magnifique fourmilière d’une espèce évidemment nouvelle.
Le nid est semblable à celui du Myrmecocystus bombycinus, sauf
que l’orifice s'ouvre en plein sable; l’entrée est aussi gardée par
des ouvrières qui travaillent d’une manière continue à en expulser
le sable. J’ai eu beau creuser, j'ai trouvé des femelles ailées, mais
ni mâles ni soldats.
Cette espèce a les mêmes allures que Myrmecocystus bombycinus,
elle est seulement un peu moins agile. Comme sa congénère, elle
est très timide, mais elle devient très agressive lorsqu'elle est
acculée ; se rouler en boule et faire le mort est sa dernière ressource.
Cette Fourmi orangée, à fourrure blanche, galopait sur un sable
tellement chaud, qu’il était impossible d'y laisser la main.
CAMPONOTUS RUFO GLAUCUS MICANS Nylander, — Je n’ai rencontré
celte superbe espèce que près de Biskra et dans la région des
daya, On la trouve nichant sous les mottes argileuses couronnées de
plantes qui forment pustules à la surface du désert. Ces Fourmis
se promènent volontiers sur les fleurs des Ombellifères.
CAMPONOTUS KORELI IMPOLITUS Forel. — N'ayant récolté cette
forme nouvelle que sur les fleurs d'Euphorbe entre Laghouat et
Messaad, sans faire attention à ma capture, je n’ai aucun renseigne-
ment sur sa manière de nicher.
CAMPONOTUS MACULATUS Fabricius. — La race oasium Forel,
comme l’a parfaitement supposé M. Forel, se trouve exclusivement
dans les oasis. À Blidet-Amar, je l’ai vue à l’intérieur de la maison
où nous avons passé la nuit. En face de l’hôtel où nous logions à
Ouargla, une puissante fourmilière de cette espèce était installée
dans la rue même : les Fourmis ne sortaient que le soir. L’indi-
vidu capturé en plein désert éolien, entre Maouiet-Ferzan et Maouiet-
al-Caïd dans le Souf, était une femelle égarée là par son vol
nuptial,
La race dichrous Forel préfère, contrairement à la précédente,
les endroits un peu humides aux environs des oasis.
QUATRE NOTICES MYRMÉCOLOGIQUES
par Auguste Ferel.
LE Les Camponotus de mon voyage eu Colombie et aux Antilles.
Faute de temps, je n’ai pu que publier çà et :à une partie des
espèces que j'ai récoltées en 1896, à la Sierra Nevada de Santa
Marta en Colombie, ainsi qu'aux Antilles et sur la côte du Vene-
zuela pendant de courtes escales. Ma course principale a eu lieu
dans la forêt vierge du pied de la Sierra, au bord du golfe du
Mexique, du 17 février au 17 mars. Les points divers de cette forêt
où j'ai chassé sont : Santa Marta, Ouriheka et Rio-Frio, Bonda,
Naranjo, Calabasso, Don Diego, plage Juan Matard, Burithaca,
Dibulla, Hacienda de lEsperanza; puis San Antonio, à plus de
1.000 mètres, sur la Sierra, village arhuaque où la forêt cesse et où
la savanne commence. En outre, Barranquilla et Cienaga (steppe).
En Venezuela, les points touchés ont été Puerto Cabello, La Guayra
et Zig-Zag (entre La Guayra et Caracas). Les Antilles visitées
ont été : Trinidad (faune continentale), Barbade, Sainte-Lucie,
Martinique, Guadeloupe et Jamaïque. J'ai terminé le genre
Camponotus. Pour les espèces qui étaient nouvelles, mais que j'ai
décrites de 1896 à aujourd'hui, je mettrai n. sp. et entre parenthèses
le titre abrégé de l'ouvrage où elles sont décrites, c’est-à-dire pour
presque toutes : Biologia Centrali Americana de Godman à Salvin
Hymenopt., vol. III, 1899-1900. Voici ma récolte, sur laquelle il me
reste trois nouvelles espèces et deux nouvelles variétés à décrire
ici :
1. C. Buenion1 Forel n. sp. (Biol. Centr. A m.). Dibulla; plage Juan
Matard; niche dans les troncs pourris, une fois sous une pierre.
Cette belle espèce noire, avec la tête des S major rouge, est vive
et agressive.
2. C. HANNANI Forel n. sp. (Biol. Centr. Am.). Jardin botanique
de Kingston, Jamaïque, au pied d’un arbre, avec les ouvertures
bouchées au moyen d’un carton ligneux grossier. Extrêmement
agressive, cette belle et grande espèce (7 à 12 mill.) est tout à fait
remarquable.
3. C. ABDOMINALIS typique Fab. Niche dans les troncs pourris,
assez agressif. Trinidad, Santa Marta, etc., tout le long de la Sierra.
Var. mediopallidus Forel n. var. (Biol. Centr. Am.) Dibulla...
Var. costaricensis Forel n. var. (Biol. Centr. Am.). San Antonio.
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4. C. CONSPICUUS Smith. Jamaïque, Kingston. Dans les jardins,
sous le bois, dans un nid de termites envahi par lui, etc. Craintif.
Le Camp. zonatus Emery de Costa-Rica n’est, à mon avis, qu’une
variété du conspicuus et ne se rattache nullement au groupe
Landolti-substitutus. l
9. C. MACULATUS F , r. INDIANUS Forel. San Antonio. Forêt.
6. C. LANDOLTI Forel. Don Diego, Dibulla, Santa Marta, Cala-
basso, Ouriheka, San Antonio. Vit dans les troncs d’arbres pourris,
au plus profond de la forêt, dans l’ombre perpétuelle. Timide.
7. C. SUBSTITUTUS Emery. Barranquilla, Cienaga, Zig-Zag. Niche
dans la terre et le sable de la steppe et des clairières. Timide.
Rappelle le dichrous d'Algérie par ses mœurs.
8. GC. RUFIPES F. Une Ÿ isolée du Venezuela. Nids en carton
décrits par v. Ihering.
9. C. coruscus Sm. Isolé, se promenant assez lentement dans la
forêt. Impossible de trouver le nid. Santa Marta, San Antonio,
Naranjo, Venezuela, Rio-Frio.
10. C. NOVOGRANADENSIS Mayr. Naranjo, Don Diego, Burithaca.
Isolé.
11. C. PLANATUS Roger, v. CONTINENTIS Forel (Bull. Soc. ent.
Belg., 1901, p. 369). Santa Marta; Bonda. Isolé.
12. C. PLANATUS. Roger, r. COLUMBICUS Forel n. st. (Biol. Centr.
Am.). Cette forme remarquable mérite de former une race ou sous-
espèce. Dibulla.
43. C. BREvIS Forel n. sp. (Biol. Centr. Am.). Calabasso, Naranjo,
Santa Marta, San Antonio. Niche dans les tiges creuses et sèches.
44. C. LinpiGr Mayr. Santa Marta, Cienaga, Barranquilla, San
Antonio (savanne), Ouriheka, Porto Cabello. J’ai trouvé son nid
dans le sable, semblable à celui du C. lateralis d'Europe. Court et
chasse beaucoup.
15. C. BRETTESI Forel n. sp. (Biol. Centr. Am.). Naranjo et
Trinidad. Dans les cavités des tiges.
16. C. Zoc Forel. Ouriheka, Trinidad, Porto Cabello. Niche dans
les tiges sèches.
47. C. ANGULATUS Mayr, r. muTicus Forel n. st. (Biol. Centr.
Am). Naranjo. Isolé.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVI, 1er v 1902 12
172
18. C. STRIATUS Sm., r. ALFAROI Emery. San Antonio, dans les
tiges sèches, et courant sur les arbustes.
19. C. BIDENS Mayr. Rio-Frio, Dibulla, Esperanza. Sous l'écorce.
20. C: DALMASI Forel n. sp. (Biol. Centr. Am.). Santa Marta,
Barranquilla. A Santa Marta, j'ai trouvé cette espèce au bord de la
route, dans un nid de termites appliqué contre le tronc d’un
arbuste. Le nid était triple, habité d’un côté par le termite, de
l'autre par une fourmilière de Cremastogaster brevispinosa et du
troisième par celle, assez populeuse, du Camponotus Dalmast.
91, C. QUADRILATERUS Mayr, San Antonio, comme le C. striatus
r. Alfarot.
29, C. MUCRONATUS Emery, r. SANTSCHII n. st. (Biol. Centr. Am.).
Naranjo, Calabasso, Burithaka. Isolé.
23. GC. CHAZALIEI n. sp. (Biol. Centr. Am.). Antille de Santa
Lucia; nids dans l’écorce des arbres, à la façon des Leptothorax.
Espèce timide. Cette splendide fourmi, que j’avaisconsidérée d’abord
comme race du C. novogranadensis, mérite de former une espèce
distincte de la faune locale de Santa Lucia.
24. C. AURICOMUS RoOg., var. LUCIANUS n. var. (Biol. Centr. Am ).
Antille de Santa Lucia, où il habite en fourmilières assez nombreuses
les tiges sèches des broussailles ; assez agressif, recourbant l’abdo-
men et éjaculant du venin, comme le C. crassus et la Formica rufa.
25. C. CAPPERI Forel, r. CORTICALIS Forel n. st. (Biol, Centr. Am.).
Jardin botanique de Kingston, Jamaïque. Habite sous et dans
l'écorce, comme les Leptothorax, timide, s’aplatissant et se cachant.
. 26. C. SEXGUTTATUS F. Petites Antilles : Martinique, Guadeloupe,
Barbade, Santa Lucia. A la savanne de la Martinique et en partie à
Santa Lucia, il construit à l’aisselle des graminées un nid de carton
lâche et très grossier, semblable à un vieux nid d’araignées ou à une
bouse desséchée, et composé de débris végétaux filandreux agglu-.
tinés. Ailleurs il niche simplement dans les tiges sèches, dans les
branches sèches et creuses des arbres, sous l'écorce, une fois entre
deux feuilles de palmier et une autre fois sous l’aisselle des feuilles
d’un bananier. | À
V. GRENADENSIS Forel. Barbade, toujours dans les cavités végé-
tales sèches, une seule fois sous une pierre, dans la lerre.
Cette espèce forme toujours des fourmilières concentrées dans
trois ou quatre grandes cases; assez peu nombreuses, mais très
vives. Pourquoi ne fait-elle pas de nids en carton à la Barbade, mais :
173
seulement à la Martinique”? Parfois (Santa Lucia), les nids étaient
plutôt bouchés avec des débris végétaux unis par quelques fils. Il
semble exister chez cette espèce un rudiment d’instinct cartonnier
qui ne se manifeste que dans certaines circonstances ou chez cer-
taines variétés qui ne se différencient d’une façon appréciable que
par l'instinct. Je n’ai pas vu de nid en carton chez la var. grena-
densis. Cette variété rouge de Grenade et de la Barbade n’est pas la
F. decora Smith, qui est noire.
27. C. (DENDROMYRMEX) CHARTIFEX Smith. Naranjo (isolé).
28. C. PELLITUS Mayr. Cienagu, Santa Marta, Porto-Cabello,
chemin de San Antonio, Ouriheka; Curaçao (M. Bugnion). Niche
dans la terre ou dans le sable, dans les lieux plutôt découverts. Le
nid s’ouvre par des trous à ras de terre. La plupart des exemplaires
colombiens ont la tête et le thorax entièrement rouges, ou du moins
la tête et le prothorax.
V. æquinotus n. var. — $. — Une ÿ moyenne, récoltée par
M. le professeur Bugnion en Venezuela pendant notre voyage, se
distingue des autres par son thorax également convexe d’avant en
arrière, avec la face basale du métanotum aussi convexe que le pro-
notum, tandis que, chez la forme typique, la bosse du pro-mésono-
tum contraste avec le profil rectiligne du métanotum. La couleur de
cette variété est, comme chez le type, noire avec le devant de la tête
rouge. La pilosité dressée, jaune, est plus abondante que chez le
type. |
29. C. usTus Forel, v. arhuacus n. var. — $ min. — De même
taille que le type de l’espèce, mais de couleur un peu plus terne.
La tête est un peu plus étroite et plus allongée, le métanotum (face
basale) un peu moins convexe et le bord supérieur de l’écaille plus
obtus. Sur chaque segment abdominal une bande transversale
brune, étroite et nuageuse.
San Antonio, Colombie (isolée). La forme typique est de Saint-
Thomas.
30. C. fugax n. sp. — $ maj. — Long.6,5 mill. — Voisin de clavi-
scapus et d’improprius. Mandibules courtes, épaisses, assez brusque-
ment courbées au milieu, armées de 6 à 7 dents, ayant au côté
externe de leur base une impression moins profonde, mais plus
large que celle du claviscapus. Elles sont subopaques et abondam-
ment ponctuées. L'épistome, distinctement caréné, est un peu plus
étroit devant que derrière et plus allongé que chez le claviscapus
(plus large devant que derrière, et sans carène chez le claviscapus);
il n’a pas d’impresssion médiane derrière. La tête de la $ maxima
est distinctement plus large derrière que devant (aussi large devant
174
que derrière chez le claviscapus). Les arêtes frontales, très diver-
gentes et très longues, bien plus sinueuses, atteignent les 2/3 de la
distance de l’épistome au bord occipital (dépassent un peu la moitié
de cette distance chez le claviscapus). Les yeux sont situés encore un
peu plus en arrière et la tête est un peu plus longue. Face déclive
du métanotum verticale, passant par une courbe brusque à la face
basale qui est longue et peu convexe (chez le claviscapus, la face
basale est très convexe et passe insensiblement à la face déclive).
Du reste, comme le claviscapus, mais moins luisant, plus fortement
ponctué et d’un jaune roussâtre bien plus vif, tandis que l’abdomen
n’a qu’une faible apparence de bandes transversales un peu bru-
nâtres. Le C. improprius est plus grand, a l’épistome fort élargi
devant, les mandibules sans impression, les yeux situés bien en
avant du tiers postérieur, les arêtes frontales bien plus courtes, la
ponctuation plus faible et l’écaille plus mince et plus tranchante.
Les trois espèces ont le scape clavé.
ÿ minor. — Long. 4 à 5 mill. — Tête plus allongée que chez le
claviscapus, du reste fort semblable; mandibules armées de 6 dents.
La forme du thorax, etc., la couleur et la sculpture comme chez la
grande ouvrière.
Jardin botanique de Kingston, Jamaïque, sous l’écorce du même
arbre que le Camp. Capperi r. corticalis, nichant aussi comme un
Leptothorax, et fort timide.
31. C. silvicola n. sp.—% major. — Long. 10 à 11,5 mill. — Man-
dibules plutôt petites, luisantes, finement chagrinées, avec de gros
pointsabondants, peu courbées, armées de 7 dents. Épistome trapézi-
forme, caréné, lobé, à lobe rectangulaire, à bord antérieur droit au
milieu. Tête trapéziforme, élargie et excavée derrière, à côtés plus
convexes que chez le conspicuus, avec les arêtes frontales bien plus
divergentes. Les scapes dépassent le bord occipital d’un quart de
leur longueur; ils sont moins courbés et moins élargis vers l’extré-
mité que chez le conspicuus (et var. zonatus). Thorax plus bas et
moins convexe que chez le conspicuus, du reste de même forme.
Écaille assez épaisse, comme chez le conspicuus. Chez cette dernière
espèce, l’épistome est étroit devant (presque aussi étroit que der-
rière), et les mandibules sont fortement courbées. Les tibias du
C. silvicola sont cylindriques, un peu aplatis, sans petits piquants.
Luisant, faiblement chagriné (la tête du conspicuus est sub-
opaque). La tête et le thorax ont de gros points enfoncés épars pili-
gères, surtout abondants sur le devant de la tête, plus petits sur
l’abdomen.
Tout le corps couvert d’une pilosité d’un jaune brunâtre, abon-
dante, grossière, pointue, assez longue, surtout sur l’abdomen, rap-
175
pelant celle du C. abdominalis. Mais sur les tibias et les scapes, cette
pilosité est bien plus fine, bien plus courte et oblique. Pubescence
jaunâtre, fine et très éparse, un peu plus abondante sur l'abdomen,
: D'un jaune roussâtre. Mandibules, tarses et de larges bandes
transversales sur l’abdomen brunes; bord postérieur des segments
abdominaux jaune. Dessus de la tête et des segments du thorax,
cuisses et antennes. d'un roux terne ou d’un brun clair. R
$ minor. — Long. 7 à 8 mill. — Tête allongée, encore plus
rétrécie derrière les yeux que chez le C. substitutus, lors même que
le corps est moins grêle. Les scapes dépassent l’occiput de la moitié
de leur longueur. Du reste comme chez la grande Ÿ; les joues et le
devant de la tête ont aussi des poils abondants et plus courts que les
autres. Les mandibules ont 6 dents.
Très voisine du subslitutus, cette espèce s’en distingue surtout par
sa pilosité bien plus forte (aussi sur les tibias et les scapes), sa
sculpture et sa taille un peu plus robuste. D’aspect elle ressemble
surtout au C. conspicuus v. zonatus, mais sa structure est fort diffé-
rente.
Don Diego, nichant dans un tronc d’arbre de la forêt; Ouriheka.
32. C. falco n, sp. — % minor. — Long. 4,9 à 5 mill, — Mandi-
bules luisantes, faiblement ponctuées, peu courbées, armées de
6 dents. Tête plus longue que large, un peu plus large derrière que
devant, à côtés parallèles devant les yeux qui sont situés fort près
des angles postérieurs et sont gros, convexes. Derrière les yeux, la
tête a un bord postérieur convexe. Épistome caréné, convexe, à
lobe arrondi. Arêtes frontales divergentes, assez courtes. Le scape
dépasse l’occiput de la moitié de sa longueur. Pronotum subdé-
primé, bordé devant et aux angles antérieurs d’un bord distinct qui
s'arrête aux angles antérieurs. Le reste du dos du thorax est plutôt
comprimé, de forme arquée ordinaire, sans trace de bord. Mais la
suture mésométanotale est obsolète et la convexité du thorax
d'avant en arrière s'arrête un peu après le bord antérieur du méta-
notum, dont la face basale est rectiligne d’avant en arrière, comme
chez le C. pellitus, mais plus courte et moins large, tandis que la
face déclive est plus haute, subverticale, triangulaire, formant une
courbe presque anguleuse avec la face basale (sans former cepen-
dant un angle comme le sphenoidalis). Écaille basse; épaisse (moins
que chez le pellitus), à bord supérieur obtus et subtransversal. Les
tibias sont armés de quelques petits piquants à leur face interne.
Densément réticulé et subopaque, y compris les pattes et les
scapes, Abdomen plus luisant, plus faiblement sculpté, les réticula-
tions devenant un peu transversales, Abdomen et thorax avec des
points épars piligères un peu élevés, abondants.
176
Tout le corps abondamment couvert d’une pilosité blanc jau-
nâtre, dressée, plutôt longue, assez obtuse. Les tibias et les scapes
n'ont pas de poils dressés, seulement une pubescence adjacente
d’un blanc jaunâtre. Cette dernière se retrouve sur l’abdomen, fait
presque défaut au thorax, mais s’allonge sur les joues et l’épistome
où elle est abondante et très apparente (quoique espacée) et très
caractéristique.
Noir. Tibias et tarses bruns. Mandibules et antennes rougeûtres,
avec l’extrémité des funicules un peu brunie.
Sans avoir la grande ouvrière, je me hasarde à décrire cette
espèce assez caractérisée par la forme du thorax et de la tête, ainsi
que par sa sculpture et sa pilosité. Elle fait un peu le passage entre
le groupe pellitus-fasciatus et le groupe sphenoïdalis.
Je l’ai découverte courant sur la terre et les graminées de la
savanne, à San-Antonio, en Colombie, sans pouvoir trouver son nid.
Je la soupçonne de nicher dans les cavités! des tiges de graminées.
En tout donc, sur trente-deux espèces et sous-espèces ou races
récoltées, il y avait neuf espèces, quatre races et cinq variétés
nouvelles.
M. le prof. D' E.-A., Gôldi, directeur du Musée Gôüldi, à Para, me
rappelle qu’il m’écrivit, il y a de nombreuses années, avoir trouvé
souvent des fourmis nichant dans des cavités végétales, dans la
province de Rio-Janeiro. Ainsi, il trouva le Camponotus cingulatus
Mayr. dans des tiges de bambous trouées par des écureuils, puis
d’autres fourmis dans des tiges de Senecio brasiliensis, etc. Je retrouve
ces remarques dans ses lettres d’alors, et je regrette d’auiant plus
de n’y pas avoir prêté d’attention, que lors de mon voyage dans la
forêt de Colombie, en 1896, je ne découvris la chose que vers la fin.
Ce fut alors un trait de lumière; je me mis à casser partout les
tiges sèches, et j'y trouvai une foule de nids. Mais si je m'étais
souvenu des remarques du professeur Güldi, je l'aurais fait dès le
commencement, au grand avantage de mes chasses. Je dois ici
réparation de cet oubli au professeur Gôüldi.
À ce propos, je crois qu’il convient de distinguer du C. cingu-
latus typique comme variété (bambusarum n. var.), une grande
variété récoltée par le professeur Gôldi aux environs de Rio-de-
Janeiro. Elle atteint jusqu’à 12 millimètres. La couleur est plus
sombre et le thorax moins mat (subopaque).
IT. Fourmis de l’île de Coco, etc.
M. P. Biolley, du Musée national de Costa-Rica, m'a envoyé
quelques fourmis récoltées à l’île de Coco, entre Costa-Rica et les
Galapagos. Ce sont les suivantes :
177
4. Tetramorium guineense Fab. — Très abondant dans le bois
pourri et sous les pierres.
2. Wasmannia auropunctata Roger. — $, ©. — Coteaux au fond
de la baie de Chatam. Plantes herbacées, humus, arbustes. Extré-
mement abondantes en ce lieu, mais pas dans le reste de l’île.
3. CGamponotus Biolleyi n. sp. —% major.— Long. 5 à 6 mill. —
Très voisin du C. Lindigi Mayr, et avec la même forme de thorax
moins bordé, le distinguant du groupe senex. Mais il est moins
dimorphe que le Lindigi; la grande $ est moins grosse et a surtout
la tête moins grosse, plus allongée, et bien moins élargie derrière,
avec les côtés bien moins divergents; elle est seulement un peu plus
large derrière que devant, où les joues assez larges ont une légère
tendance à la forme des novogranodensis, Chazaliei, etc.
Mandibules avec 6 dents. Épistome subcaréné, à peine sublobé,
biéchancré, avec une impression au milieu du bord antérieur.
Yeux plus grands que chez le Lindigi, situés un peu plus en arrière.
Tête assez faiblement échancrée derrière. Les scapes dépassent peu
l’occiput, moins que chez le Lindigi. Thorax, et surtout métanotum,
plus étroit et encore moins subbordé que chez le Lindigri; le méta-
notum est moins élevé, le passage de la face basale à la face déclive
est plus progressif, moins distinct. Suture méso-métanotale peu
distincte. Partie antérieure du profil du dos du thorax un peu plus
convexe, partie postérieure plus convexe que chez le Lindigi.
Écaille bien plus étroite que chez le Lindigi, nullement courbée,
verticale, à face postérieure perpendiculaire, à face antérieure
faiblement convexe et à bord supérieur obtus, beaucoup plus
convexe d’un côté à l’autre.
La sculpture est identique à celle du C. Lindigi, en particulier
les points transversaux de l’abdomen, l’éclat, etc., mais la ponc-
tuation espacée de la tête est plus régulière et un peu plus abon-
dante.
. Pilosité plus jaunâtre et un peu plus abondante, surtout sur la
tête, l'abdomen et les tibias où elle est courte et demi-couchée
(pubescence soulevée). Pubescence courte, distincte au fond des
points de la tête. |
Noir; pattes, tête et antennes d’un roux ferrugineux bien plus
terne que le rouge du Lindigi. Occiput, vertex, tarses et deuxième
moitié du funicule brunâtres ainsi que le devant du pronotum.
$ minor. — Long. 3,8 à 4,6 mill. — Bien distincte du Lindigi
par son thorax beaucoup plus étroit, à peine subbordé, sauf au
pronotum, sa suture méso-métanotale presque obsolète, son écaille
verticale, sa tête plus allongée et ses yeux bien plus gros. Du reste,
comme la grande %, mais les hanches sont d’un noir brun. Le.
178
devant de la tête est aussi d’un roux plus jaunâtre, ainsi que les
pattes et les antennes (sauf leur extrémité brune).
d.— Long. environ 5,7 mill. — Entièrement noir, avec les pattes
et les antennes brunes, les mandibules et le bord antérieur de la
tête d’un brun roussâtre, les ailes subhyalines à tache et nervures
plutôt pâles. Écaille basse. Pilosité jaunâtre, assez limitée à la tête,
au métanotum et à la moitié postérieure de l’abdomen.
La forme du thorax de l’ouvrière est encore plus large et moins
comprimée que chez le groupe des Camponotus comprimés; son dos
est faiblement subbordé, quoique bien moins distinctement que
chez le Lindigi, de Colombie, avec lequel cette espèce a des affinités
indubitables et dont elle-paraît dériver.
Branches sèches. Abondant sur les fougères qui forment le sous-
bois de l’île.
4. PRENOLEPIS GUATEMALENSIS Forel, var. COCOensis n. var. —
5. — Semblable à la var. ifinerans Forel, de même forme et de
même taille. Mais la couleur est un peu plus terne, les pattes (sur-
tout les tibias) sont brunâtres, l’éclat est plus faible, et les soies
sont un peu plus longues et plus abondantes que chez elle et chez
le type. Le métanotum est aussi un peu plus élevé, plus bossu que
chez le type et l’éfinerans, avec la suture méso-métanotale plus pro-
fonde. Les pattes et les soies foncées, contrastant avec le corps jau-
nâtre, frappent dès l’abord.
Tronc de cocotier. Aisselle des feuilles.
La première espèce est un cosmopolite des tropiques; la deuxième
est très commune dans l’Amérique centrale et les Antilles; La troi-
sième paraît appartenir à la faune locale, et la quatrième est une
variété locale d’une espèce de l’Amérique centrale.Je ne connais pas
le Camponotus macilentus Smith, des Galapagos; les planus Em.
et peregrinus Em., des mêmes îles, sont voisins du quadrilaterus
Mayr, de l’Amérique tropicale.
Camponotus Mocsaryin.sp.—% minor-media.—Long.410 mill.
— Mandibules armées de 6 (7 ?) dents, lisses, luisantes,avec quelques
points épars. Épistome caréné, avec un lobe rectangulaire. Tête
subrectangulaire - arrondie et légèrement élargie derrière, bien
plus longue que large. Scapes longs et grêles, dépassant l’occiput
de la moitié de leur longueur, légèrement aplatis. Thorax grêle,
étroit, allongé, à peine convexe, à sutures très distinctes, à peine
plus large devant que derrière. Métanotum relativement large, à
face déclive très courte, passant à la basale par une courbe très:
arrondie, Pédicule surmonté d’un nœud cunéiforme, pluslo ng
qu’épais, à bord supérieur obtus et à pan antérieur plus faiblement
incliné que le postérieur et terminé devant, en bas, par une courte
179
troncature verticale. Premier segment de l’abdomen fort abaissé
devant. Cuisses, tibias et métatarses, surtout les tibias, fortement
aplatis et assez élargis, plus encore que chez le C. Petersii Em.
d'Afrique. Pattes longues, tibias sans piquants.
Corps entièrement mat, densément et finement chagriné; tête
finement réticulée - ponctuée. Pattes et scapes luisants, finement
chagrinés. L’opacité du corps tient à une hyposculpture microsco-
pique, comme Je l’ai fait remarquer depuis longtemps.
De longs poils dressés, d’un brun noirâtre, épais, mais pointus à
l'extrémité, sont épars sur l’abdomen, très rares sur le thorax, mais
forment une houppe peu dense sur le vertex et l’occiput. Les pattes
ont des poils noirâtres, épais, sétiformes, obliques, assez courts,
assez pointus et assez abondants. Pubescence adjacente jaunâtre,
fine, plutôt longue, médiocrement abondante, trop espacée pour
former un duvet.
Corps d’un roux ferrugineux homogène, un peu plus foncé sur la
tête. Mandibules et antennes brunes. Pattes noirâtres.
Jenceboa ad Amazonas, Brésil. |
Musée de Budapest. Reçu par M. Mocsary.
III. Une Trapeziopelta de l’île de Key.
Trapeziopelta Kühni n.sp. — ©.— Long.6,5 mill. — Les man-
dibules sont d’abord élargies vers le milieu, comme chez la
T. bidens Em. Mais les deux dents moyennes sont disposées autre-
ment, la première étant située un peu après le milieu de la longueur,
et la deuxième près des deux dents apicales. Vers le tiers basal, le
bord interne de la mandibule qui s’élargit forme un feston à peine
subdentiforme. Labre avec une dent pointue au milieu. Le lobe
avancé de l’épistome est très court, moitié plus court au moins que
chez la bidens, trapéziforme, à bord antérieur un peu concave.
Tête presque carrée, au moins aussi large que longue, légèrement
plus large derrière que devant, fortement excavée derrière, avec les
angles arrondis, mais très marqués. Prolongé jusqu’à l’ocelle anté-
rieur, le sillon frontal forme une grande fossette devant lui et autour
de lui. Scapes n’atteignant pas tout à fait l’occiput. Massue assez
distinctement de 4 articles; articles 2 à 7 du funicule un peu
grenus, aussi larges que longs. Les yeux couvrent 1/4 du côté de la
tête. Dos du thorax assez déprimé et subrectiligne. Face déclive du
métanotum tronquée, obtusément bordée. Nœud du pédicule bien
plus large que long, tronqué devant et derrière, plus large der-
rière que devant. Abdomen fortement rétréci après le premier seg-
ment.
480
Lisse et luisante. Front assez finement, mais abondamment
ponctué. Le reste du corps n’a qu'une ponctuation piligère éparse,
plutôt fine. |
Pilosité dressée courte, assez fine, pointue, roussâtre ; assez abon-
dante partout, aussi sur les pattes et les antennes, plus longue aux
deux extrémités du corps. Pubescence diluée.
D'un brun noirâtre de poix. Mandibules, funicules, tarses, tibias,
articulations et extrémité de l’abdomen roussâtres ou rougetres.
Ailes d’un brun foncé, à reflets irisants, avec la tache et les ner-
vures d’un brun foncé.
Ile de Key (Kühn). Musée de Senkenberg à Francfort-s/M.
IV. Origine d’une fourmilière de Camponotus ligniperdus Latr.
On sait que l1 question de l’origine des fourmilières fondées par
une ou plusieurs femelles fécondées seules à été encore fort peu
suivie ; le matériel à cet égard est clairsemé. On sait surtout qu’on
trouve les femelles fécondes isolées en général enkystées dans une
case fermée de toute part, parfois sans rien, parfois avec un petit
paquet d'œufs, rarement avec des larves, plus souvent avec quelques
ouvrières de taille minuscule, évidemment leurs premiers enfants.
Bien peu d’élevages artificiels ont réussi jusqu'ici.
A la fin d’août 1901, mon ami et collègue M. le professeur Emery
m’apport: de Montricher, au pied du Jura, où il était en villégia-
ture, une femelle féconde isolée de Camponotus ligniperdus qu’il
avait trouvée dans une case fermée avec un paquet d'œufs. Ne vou-
lant pas l’emporter à Bologne, il me demanda si je voulais essayer
de l’élever, ce que j’acceptai.
Elle était placée dans sa case, avec sa motte de terre, dans un
petit bocal à confitures. Un petit morceau de verre remplaçait la
pierre de couverture. Je plaçai un morceau de carton sur le verre.
La case avait 22 millimètres de long sur 14 environ de large et 10
de haut. Je plaçai le bocal sur une étagère de ma chambre de
travail, ajoutant souvent un peu d’eau pour maintenir la terre
humide, mais bien décidé à ne rien y ajouter d’autre sous quelque
prétexte que ce fût. Ma chambre est bien chauffée tout l'hiver. La
femelle de C. ligniperdus ne reçut donc aucune nourriture dans sa
case fermée.
Je laissai ainsi cet insecte sans même soulever le verre jusqu’au
2 février 1902, m’assurant seulement qu’il continuait à se mouvoir,
donc à vivre. Je constatai tout au plus la présence d’un paquet
d'œufs, mais je ne puis garantir que ce fussent les mêmes qui se
trouvaient là lorsque M. Emery me l’apporta.
Le 2 février 1902 je soulève le verre et je découvre quatre larves
181
de diverses grosseurs et un ou deux œufs. Donc la © a pu nourrir
ces larves sans recevoir de nourriture du dehors.
Le 7 février, une larve qui était fort grosse s’est mise en cocon!
Le cocon n’a que 6 millimètres environ, c’est-à-dire la taille des
plus petites ouvrières, telles qu’on les trouve avec des femelles
fécondes commençant une fourmilière ; mais cela suffit ; la difficulté
fondamentale est surmontée.
Le 13 février, une seconde larve s’est mise en cocon, un peu plus
grosse que la première. La © est vive, alerte et pas trop maigre.
Les larves grossissent rapidement. Il y en a encore trois, dont l’une
très petite, mais plus d'œufs.
Le 17 février, une troisième larve se met en cocon. Plus que
deux larves, l’une moyenne, l’autre fort petite. Lorsque je soulève
le verre pour observer, la © saisit un cocon ou une larve et les porte
au fond de la case. Je change le verre, car il est devenu trouble
(par la salive de la © ?). J’observe que chaque fois que j'ai soulevé et
nettoyé le verre, la © se hâte de reboucher hermétiquement la fente
qui le sépare de la terre, en y appliquant des grains de terre
mouillée avec ses mandibules.
24 février. — Depuis que les trois plus grosses larves se sont
mises en cocon, les deux restantes ont prospéré à vue d’œil etont
beaucoup grossi. Aujourd’hui un œuf fraichement pondu est venu
s’ajouter comme 6° rejeton.
26 février. — Un 2° œuf.
1% mars. — 5 œufs, 2 larves, 3 cocons.
4 mars. — 6 œufs, 2 larves, 3 cocons.
J’interromps ici mon observation pour discuter le cas. Nous avons
devant nous le fuit indiscutable d'une femelle de fourmi demeurée
d'août 1901 en mars 1902, sans autre nourriture que de l’eau suintant
à travers la terre, el qui, dans une chambre chaude, est demeurée
non seulement alerte et bien portante, enfermée dans une prison dont
elle n’a pas pu ni voulu sortir, mais qui a pondu des œufs et élevé
cinq larves, dont trois sont arrivées à maturité et se sont transformées
en chrysalides.
De quoi ces larves se sont-elles nourries? Tenant avant tout à
mener l’expérience à bien, je n’ai pas cherché à observer leur
nutrition. Du reste, mon appareil en terre naturelle ne vaut rien
pour cela. Il faudrait une case artificielle en plâtre système Janet.
Les seules possibilités matérielles sont les suivantes :
1. La © nourrit ses larves d’une façon ou d’une autre avec les sucs
de son corps;
2. Les larves dévorent les œufs subséquemment pondus, à
mesure qu’ils le sont (ce qui reviendrait indirectement à 1);
3. Elles sucent l’eau qui suinte à travers la terre et doit contenir
certaines parcelles nutritives de l’humus ;
182
4. Les troismovens ci-dessus, ou deux d’entre eux, sont utilisés
alternativement.
Je ne vois pas d’autre possibilité.
Il me paraît certain que le n° 3, à lui seul, ne peut suffire, mais
tout aussi sûr que l’eau joue un grand rôle dans la nutrition des
larves. Dans une case sèche tout périrait. En employant une case
artificielle système Janet, et en l’humectant d’eau distillée, il sera
facile à l’avenir d'éliminer de 3 tout autre élément nutritif que l’eau
pure. Réussira-t-on alors? C’est à voir.
4 et 2 reviennent, au fond, au même, car, par eux, c’est toujours
le corps de la mère qui, seul, nourrit la progéniture jusqu’à matu-
rité. Jusqu'ici, je n'ai pas vu de larves dévorer d’œufs, mais après
les observations de Janet, Wheeler, etc., il est probable qu’elles le
font. Il est cependant curieux que les œufs n’aient fait qu'augmenter :
en nombre du 24 février au 4 mars, à côté de deux larves voraces et
grossissant.
La question la plus complexe est, sans doute, celle de Ia première
alternative. Dônhoff (Eichstädter Bienenzeitung, 1858), Fischer
(Ebenda, 1871, p. 130) et Paulus Schiemenz(Ueber das Herkommen
des Futtersaftes, d. Speicheldrüsen, etc., b. d. Biene. Dissertation
der Univ. Leipzig. Wülh. Engelmann, 1883) ont montré que le suc
nourricier que les abeilles dégorgent à leurs larves se prépare
principalement dans la paire dorsale des glandes salivaires de cou-
leur jaunâtre qui est placée sous le vertex, glande fort développée
aussi chez les fourmis (glandula verticis de Meinert). En serait-il de
même chez les fourmis © nourrices? Il semble impossible que leur
jabot puisse encore contenir des matières alimentaires après un
jeûne aussi prolongé. Il ne reste donc que la sécrétion des glandes
salivaires et les œufs. Peut-être ces deux sources d’alimentation :
sont-elles utilisées pour les larves? L'observation et la dissection
finiront par tirer la chose au clair.
J'espère pouvoir fournir plus tard des nouvelles ultérieures de ma
famille de Camponotus ligniperdus, mais le résultat obtenu jusqu'ici
me paraît assez significatif pour mériter d’être consigné.
N. B. — Dans mon dernier travail : Fourmis termitophages, etc. :
Ann. Soc. ent. Belg., tome XLV, 1901, p. 396, s’est glissée une
erreur. C’est M. von Ihering seul qui a découvert la boulette de
jardin de champignon emportée par les © d’Atta, fondatrices de
nouveaux nids. M. Sampaio s’est borné à décrire les femelles
fécondes murées dans leur case et les $ élevées par elles, ouvrant le
chemin, allant couper des feuilles et élaborer la nouvelle masse
spongieuse qu’il n’avait pas compris être un jardin de champignons.
à
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
V
Assemblée mensuelle du 3 mai 1902.
Présidence de M. le D' TOSQUINET.
La séance est ouverte à 8 heures.
— Le Président annonce la mort de l’un de nos membres effectifs,
M. Carlos Berg, directeur du Musée d'Histoire naturelle de Buenos-
Ayres.
— Le procès-verbal du 5 avril 1902 est adopté,
Décisions du Conseil. Le Conseil a admis comme membre effectif
M. E. Hintz, 37, Culnstrasse, Berlin W. 57, s’occupant de Coléop-
ières (Clérides), présenté par MM. Rousseau et Severin.
Correspondance. M. Pinsonnat remercie la Société de son admis-
sion comme membre effectif.
Travaux pour les Annales. L'assemblée vote l'impression des
travaux insérés dans ce numéro.
Excursion. Sur la proposition de M. Hippert, l’excursion du 8 juin
se fera à Warnant. Départ de la gare du Luxembourg à 6 h. 47 du
matin.
— La séance est levée à 9 heures.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVI, 4 VI 1902 13
184
CLAVICORNES NOUVEAUX
DU MUSÉE ROYAL DE BRUXELLES
(AFRIQUE ET AUSTRALIE)
par A. Grouvelle.
PSEUDOCAMPTODES BLACKBURNI nov. sp.
Subhemisphericus, nitidus, glaber, nigro-cyaneus, antennis clava
excepta, capiîte, lateribus prothoracis subtusque rufescentibus; capite.
punctillato, prothorace parce punctillato, elytris tenuiter lineatop-
unctatis, intervallis vix punctillatis. — Long. 4 mill.
Subhémisphérique, brillant, glabre, noir bleuâtre; antennes
sauf la massue, tête, marges latérales du prothorax et dessous
rougeâtres. Massue des antennes comprimée, premier et deuxième
articles échancrés en avant, dernier terminé par un bouton plus
clair, subtronqué. Tête très finement et assez densément ponctuée,
biimpressionnée en-avant, labre bilobé, bord antérieur de l’épis-
tome sinué, subarrondi aux extrémités. Prothorax très trans-
versal, base légèrement saillante devant l’écusson; bord antérieur
largement et profondément échancré; ponctuation très écartée,
très fine. Écusson subpentagonal pointillé. Élytres arrondis sépa-
rément au sommet, couvrant à peine le pyogidium, finement
ponciués en lignes; intervalles très éparsement pointillés. Pygi-
dium densement et assez fortement ponctué.
Australie (French).
ABLABUS BLACKBURNI nov. sp.
Oblongus, parallelus, convexæus, opacus; capite prothoraceque
rufo-piceis, granosis; capite ante oculos angulatim dilatato, antice
rotundato; prothorace transverso, basin versus angustato, margine
antico, profunde laleque emarginato, medio antice rotundatim.
subproducto, basi ad angulos posticos emarginata, lateribus irregu-
lariter dentatis, ad angulos posticos lobatis, disco multi-carinato ;
elytris rufo-ferrugineis, punctatostriatis, intervallis alternis in disco
nigro-maculatis et pustulosis. — Long. 3 1/2 à 4 mill.
Oblong, parallèle, convexe, opaque; antennes allongées, articles
4 à 5 plus longs que larges, 6 à 9 presque globuleux, 10 et 11 for-
mant une massue de deux articles non serrés. Tête et prothorax
roux de poix peu foncé, granuleux. Tête transversale, anguleuse-
185
ment dilatée en avant des yeux, arrondie en avant, légèrement
concave. Prothorax transversal rétréci à la base, bord antérieur
largement et profondément échancré, milieu de l’échancrure arrondi,
un peu saillant sur la tête; base droite, échancrée de chaque côté,
vers les angles postérieurs; côtés irrégulièrement dentés, dilatés
vers le tiers antérieur en un lobe en forme de hache. Élytres
environ deux fois aussi longs que larges ensemble, subacuminés
ensemble au sommet, d’un roux ferrugineux, ponctués-striés,
intervalles un peu rugueux, intervalles alternes du disque, à partir
de la suture, portant des tubercules alternés de taches noires.
Australie (French).
PUBALA nov. gen.
Elongata, subcylindrica, setis squamiformibus vestita.
Antennæ 10 articulatæ,; clava compressa, non-articulata.
Sulci antennales, breves, intus inclinati,
Prothorax utrinque haud carinatus.
Elytra striata et lineato-setosa.
Processus prothoracis haud latus ad apicem inflexus, coxas vix
superans.
Acetabula coxarum anticarum aperta.
Coxæ posticæ haud admotæ, processu abdominis acuminato.
4m segomentum abdominis ad apicem emarginatum.
Tibiæ ad apicem spinosæ.
Nouveau genre du groupe des Ditomini, se plaçant entre les
Synchita et les Cicones quant à la forme du menton, voisin sans
doute de Bupala Pasc.
PUBALA SQUAMIFERA nov. sp.
Elongata, subcylindrica, nigro-picea, setis cinereis, brevibus, squa-
miformibus instructa; antennis rufo-piceis, brevibus, 3° articulo
haud elongato; capite prothoraceque dense rugoseque punctatis; hoc
quadrato, margine antico arcuato, utrinque ad angulos sinuato,
impressione levi marginato; lateribus crenulatis; scutello minimo,
reducto; elytris striato-punctatis, punctis sat magnis, stris parum
impressis, intervallis alternis lineato-setosis. — Long. 4 mill.
Allongé, subcylindrique, noir de poix, opaque, garni de soies
cendrées, courtes, squamiformes, disposées en lignessur les élytres.
Antennes rougeâtres, courtes, 3° article non allongé, massue
formée d’un article discoïdal, présentant à la base sur chaque face
186
une zone lisse suborbiculaire. Tête densément et rugueusement
ponctuée, arrondie en avant, laissant à découvert le labre; yeux peu
saillants. Prothorax densement et rugueusement ponctué, sensible-
ment aussi long que large; bord antérieur arrondi, sinué de chaque
côté, bordé par une impression lisse, étroite, côtés légèrement
crénelés, disque avec une très faible impresssion longitudinale à
ponctuation moins serrée. Écusson petit, enfoncé. Élytres près de
trois fois aussi longs que larges ensemble, arrondis ensemble au
sommet, ponctués-striés; points assez forts, stries peu marquées ;
intervalles alternes un peu élevés, portant une ligne de soies squa-
miformes; sur le premier intervalle vers l’extrémité quelques soies
en ligne; sur chaque point des stries une très petite soie. En des-
sous marge antérieure du prothorax avec une forte frange de
poils flaves. Pattes rougeûtres. |
Congo belge : Kinchassa (Waelbroeck), Lingunda (Mairesse).
CERYLON HIRTUM nov. sp.
Oblongum, convexum, nitidum, castaneum, flavo-pubescens, 3° arti-
culo antennarum elongalo; prothorace transverso, parce fortiterque
punctato, lateribus vix marginatis; elytris striato-punctatis, striis
pilosis, intervallis latis. — Long. 2 1/2 mill.
Oblong, convexe, brillant, marron, garni d’une pubescence
flave, dressée, assez longue, peu dense, éparse sur la tête et le
prothorax, disposée en lignes dans les stries des élytres. Antennes
relativement grêles, deuxième article un peu plus long que large,
troisième beaucoup plus long, massue oblongue. Tête et prothorax
fortement et éparsement ponctués. Prothorax environ une fois et
un tiers aussi large que long, rétréci en avant, parallèle à la base,
très finement rebordé sur Les côtés. Élytres ovales, environ une fois
et un tiers aussi longs que larges ensemble, assez fortement ponc-
tués-striés jusqu’au sommet ; intervalles larges.
Congo belge : Kinchassa (Waelbroeck). Collections du Musée de
Bruxelles et A. Grouvelle. |
LÆMOPHLŒUS MULTIPUNCTATUS nov. sp.
Elongatus, parallelus, sublinearis, subdepressus, parce pubescens;
antennis, capite prothoraceque rufo-testaceis, elytris ochraceis; anten-
nis moniliformibus, 2° el 3 articulis œqualibus ; capite prothoraceque
rugosulis, nitidulis ; capite triangulari, antice truncato, stria interan-
tennali recta; prothorace elongato, subparallelo, utrinque unistriato,
187
angulis anticis rotundatis, posticis obtusis, margine basilari arcuato,
ante scutellum leviter elevato, disco in longitudinem vix carinulato ;
scutello transverso, pentagonal; elytris elongatis, nitidis, ad apicem
conjunclim rotundatis, lateribus plicatis, singulo elytro tristriato,
intervallis lineato-punctalis, rugosulis, striis sat forliter impressis, ad
apicem impressioribus,; pedibus testaceis, — Long, 2 mill.
Allongé parallèle, sublinéaire, presque déprimé, éparsement
pubescent. Antennes roux-testacées, moniliformes, n’atteignant pas
la base du prothorax; 2° et 3° articles subégaux ; massue formée de
deux articles subtransversaux et d’un 3° allongé. Tête triangulaire,
sensiblement aussi longue que large, roux-testacée, peu brillante,
ruguleuse, tronquée en avant; strie interantennaire droite; labre
petit. Prothorax environ une fois et un tiers aussi long que large,
subparallèle, roux-testacé, ruguleux, peu brillant, strie de chaque
côté; angles antérieurs arrondis, postérieurs obtus; marge basi-
laire arquée, élevée dans le milieu; disque avec une très fine et très
faible carène, longitudinale, lisse. Écusson transversal, pentagonal.
Élytres brillants, parallèles, environ deux fois et demie aussi longs
que larges ensemble, arrondis ensemble au sommet, pliés sur les
côtés; sur le disque de chacun trois stries assez fortes, encore plus
marquées au sommet; intervalles ruguleux, avec une ligne de points.
Pattes testacées.
Australie (French).
Espèce remarquable par la ponctuation de la tête et du prothorax
très dense, assez forte surtout sur le prothorax, en partie con-
fluente, ce qui rend ces régions du tégument ruguleuses.
LÆMOPHLŒUS (MICROBRONTES) BLACKBURNI nov. sp.
Ovatus, depressus, opacus, nigricans, rufo-fusco-variegatus ; anten-
nis rufescentibus, ad apieem infuscatis; capite subexcavato, antice
emarginato, striis interantennalibus et frontalibus haud impressis sed
significatis, labrum magnum; prothorace transverso basin versus
angustato, utrinque unistrialo, scutello pentagonali transverso; ely-
tris prothorace latioribus, ad apicem conjunctim rotundatis, singulo
elytro rufo-trimaculato : 1* macula humerali, 2% ultra medium juxta
suturam, 3% ad apicem; disco quadristriato; intervallis tenuiter stria-
ts, latere carinato ; pedibus rufo-fuscis.
Primo articulo antennarum elongatissimo, incurvato, intus spi-
noso, articulis 5 11 elongatis; fronte inter antennarum bases angu-
latim, profunde abrupteque impresso; © primo articulo elongato,
simplici, articulis 2-11 vix elongatis. — Long. 1 1/2 à 1 3/4 mill.
188
Ovale, déprimé, opaque, à peine pubescent, noirâtre, varié de roux
un peu enfumé. Antennes rougeâtres, enfumées à l’extrémité. Tête
triangulaire, transversale, sinuée en avant; sur le front une dépres-
sion longitudinale, dessinant la strie frontale, entre les bases des
antennes une impression anguleuse, profonde, à bords bien nets chez
le mâle, dessinant seulement la strie interantennaire chez la femelle;
labre grand, bouche rougeâtre. Prothorax plus large que la tête,
rétréci à la base, environ deux fois plus large en avant que long,
strié de chaque côté; base bordée de rougeâtre dans le milieu. Écus-
son roux, transversal, pentagonal. Élytres ovales, un peu plus larges
que le prothorax, environ une fois et demie aussi longs que larges
ensemble dans la plus grande largeur ; arrondis ensemble au som-
met, carénés latéralement; chacun avec trois taches rougeûtres,
mal limitées : la 1° humérale, la 2° au delà du milieu contre la
suture, la 3° apicale, et trois stries dorsales, bien marquées, sépa-
rées par de fines stries; strie suturale très profonde au sommet,
atténuée à la base. Pattes rougeâtres. Premier article de l’antenne
du mâle très long, à double courbure en dedans, présentant une
petite dent à la marge interne; deuxième article inséré Re l’ex-
trémité de la courbure apicale du premier article.
Australie (French).
LÆMOPHLŒUS REGULARIS nov. sp.
Elongatus, subparallelus, subdepressus, nitidulus, tenue pubescens ;
antennis, capite prothoraceque rufo-testaceis, elytris pedibusque tes-
taceis; antennis subelongatis, basin prothoracis transitantibus, 2° et 3°
arliculis subæqualibus; capite subtransverso, antice truncato, parce
punctato, fronte convexiuscula, in longitudinem striata; prothorace
vix transverso, basin versus modice angustato, utrinque striato, parce
punctato, in longitudinem biimpresso; scutello transverso, pentago-
nali; elytris oblongo-elongatis, ad apicem conjunctim rotundatis,
lateribus subcarinatis, singulo quadristriato, stria suturali ad apicem
magis impressa, basin versus atlenuata, duabus striis dorsalibus et
stria humerali integris, intervallis tenuiter lineato-punctatis, ad api-
cem subelevatis. — Long. 1 1/2 mill.
Allongé, subparallèle, presque déprimé, un peu brillant, presque
glabre. Antennes, tête et prothorax roux testacés, élytres et pattes
testacés. Antennes dépassant la base du prothorax; deuxième et
troisième articles subégaux; massue peu accentuée, formée d’ar-
ticles un peu plus longs que larges. Tête transversale, légèrement
convexe, éparsement ponctuée, impressionnée de chaque côté à la
base de l’antenne, longitudinalement sillonnée sur le front, épis-
189
tome tronqué, labre peu saillant; yeux assez gros, saillants. Pro-
thorax de la largeur de la tête y compris les yeux, rétréci à La base,
subcordiforme, à peine aussi long que large en avant, longitudinale-
ment strié de chaque côté, densément ponctué sur les côtés, plus
éparsement sur le disque, biimpressionné; angles antérieurs droits,
postérieurs aigus, un peu saillants. Écusson transversal, penta-
gonal. Élytres ovales, un peu plus de deux fois aussi longs que
larges dans la plus grande largeur, arrondis ensemble au sommet;
chacun avec quatre stries; strie suturale atténuée à la base, bien
marquée au sommet, stries dorsales et strie humérale entières,
intervalles avec une très fine ligne de points, légèrement relevés au
sommet.
Australie (French).
LÆMOPHLŒUS ARROWI nov. sp.
Oblongo-elongatus, convexus, subopacus, rufo-testaceus, tenuiter
griseo-pubescens ; antennis monibiformibus ; capite triangulari, haud
transverso, antice truncato, dense fortiterque punctato, fronte in lon-
gitudinem striata, stria interantennali impressa, angulosa; protho-
race subquadrato, fortiter punctato, utrinque leviter carinato, disco in
longitudinem medio lœvi, utrinque subimpresso, lateribus parallelis,
vix perspicue crenulalis, angulis omnibus rotundatis; scutello trans-
verso, pentagonali; elytris oblongis, prothorace paulo latioribus, ad
apicem conjunctim rotundatis, singulo elytro quadristriato, inter-
vallis lineato-punctatis, ad apicem leviter elevatis, — Long. 1 1/3 à
41/2 mill.
Ovale, allongé, convexe, subopaque, roux testacé, garni sur les
intervalles des élytres d’une pubescence cendrée, un peu lanigi-
neuse. Antennes moniliformes, atteignant la base du prothorax.
Tête triangulaire, environ aussi longue que large, fortement et den-
sément ponctuée; front longitudinalement strié; strie interanten-
naire anguleuse. Prothorax un peu plus large que la tête, environ
aussi long que large, parallèle, arrondi à tous les angles, longitudi-
nalement strié de chaque côté, fortement ponctué; sur le disque
une étroite bande longitudinale lisse et de chaque côté une impres-
sion longitudinale marquée surtout vers la base. Écusson trans-
versal, pentagonal. Élytres un peu plus larges que le prothorax,
oblongs, un peu plus de deux fois plus longs que larges ensemble
dans leur plus grande largeur, arrondis ensemble au sommet ; cha-
cun avec quatre stries entières sur le disque; intervalles légère-
ment élevés au sommet, chacun avec une ligne de points.
Australie (French). |
190
HELMIS ILLUSTRIS n. sp.
Oblongo-elongata, convexa, nitida, tenue flavo-pubescens, nigra,
antennis, tibiis, tarsis et duabus maculis in singulo elytro ochracers,
12 macula humerali, 24 elongata, ante apicem ; capite prothoraceque
tenuissime asperis; hoc subelongato, antice posticeque attenuato, late-
ribus arcuatis, angulis posticis rectis, disco in longitudinem sulcato,
sulco antice posticeque attenuato; elytris punctostriatis, sulcis discoi-
dalibus vix impressis. — Long. 1 1/2 mill.
Oblong, allongé, convexe, brillant, surtout sur les élytres, fine-
ment et très éparsement pubescent, noir; antennes, tibias, tarses et
deux taches sur chaque élytre ochracées : première tache grande,
humérale, deuxième, versl’extrémité, allongée.Tête et prothorax très
finement chagrinés. Celui-ci un peu plus long que large, rétréci
aux extrémités; côtés arqués, redressés à la base pour former des
angles droits; disque longitudinalement sillonné, sillon atténué aux
extrémités. Élytres plus larges que le prothorax, environ une fois
et demie plus longs que larges ensemble, subacuminés ensemble au
sommet, ponctués-striés; stries peu marquées sur le disque; points
atténués vers le sommet; intervalles plans, plus larges que les
points, même sur le disque.
Congo belge, Kinchassa (Waelbroeck). Musée de Bruxelles.
191
REVISION DES PRIONIDES
par Aug. Lameere, professeur à l'Université de Bruxelles.
DEUXIÈME MÉMOIRE. — ANOPLODERMINES.
Je constitue le groupe des Anoplodermines des Anoplo-
dermides de Lacordaire, auxquels j’associe le célèbre genre
Hypocephalus.
Les Anoplodermides comprenaient au temps de Lacordaire les
quatre genres Migdolus Wesitwood, Anoploderma Guérin, Sypilus
Guérin et Mysteria Thomson; nous avons à y ajouter actuellement
le genre Cherrocrius Berg.
En décrivant son Anoploderma quadricolle, H.-W. Bates (Ent. M.
Mag., XII, 1875, p. 47) déclarait que l’espèce ne concordait avec
aucun des quatre genres d’Anoplodermides tels que les avait définis
Lacordaire, et qu’il préférait rapporter l’Insecte au genre typique
plutôt que d’en créer un nouveau, attendu, ajoutait-il, « qu’il est
probable que les quatre genres seront un jour réunis ».
Bien que l’Anoploderma quadricolle Bates appartienne au genre
Migdolus, genre mal défini par Wesiwood et surtout par Lacordaire
qui ne l’avait pas vu, j'estime, ayant eu l’occasion maintenant d’étu-
dier toutes les espèces connues et même quatre nouvelles, que nous
devons accepter l’idée de H.-W. Bates et considérer les Anoploder-
mides comme formant un genre unique, Anoploderma Guérin.
Leurs différences ne sont guère plus considérables, en effet, que
celles qui séparent les formes extrêmes du genre Parandra, et la
plupart de ces différences soi-disant génériques n'existent même
probablement que chez le mâle.
Le groupe entier est néotropical; les [Insectes qui le constituent
sont presque tous d’une rareté excessive dans les collections, et cela
parce qu’ils habitent des contrées peu accessibles et parce qu’ils
doivent présenter des mœurs très particulières.
Pour l’exécution de ce travail, j’ai obtenu en communication des
matériaux exceptionnellement précieux, et je me fais un plaisir de
témoigner particulièrement ma reconnaissance à MM. Bouvier, du
Muséum de Paris, Frey-Gessner, du Musée de Genève, Gahan, du
British Museum, Heller, du Musée de Dresde, Fairmaire, Gounelle
et Hamal.
Les collections de Candèze et de Lacordaire au Musée de Bruxelles
m'ont également fourni des éléments d'étude intéressants.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVI, 4 VI 1902 14
192
Genre ANOPLODERMA Guérin.
Revue Zoolog., 1840, p. 276.
Nous pouvons conserver tous les anciens genres à titre de sous-
genres; nous aurons donc (en disposant les formes d’après leur
évolution ascendante) : Migdolus avec quatre espèces, les Anoplo-
derma fryanum Westw. (— Paulistanus Bouvier: Gounelle), thu-
lanum nova species, tetropioide Fairm., quadricolle Bates, Anoplo-
derma avec l’espèce A. bicolor Guérin (= ? spondylioide Fairm.),
Sypilus avec l'espèce À. D'Orbignyi Guérin (= Venturæ Dohrn),
Cherrocrius avec l'espèce À. Bruchi Berg, et Mysteria avec quatre
espèces, les À. Darwini nova species, À. Schrôderi nova species,
A. cylindripenne Thoms. (— Prionidium molle Burm.), et Lacor-
dairei nova species.
Notre compréhension de ces Insectes s’est beaucoup développée
par le fait de la découverte de la femelle de l’Anoploderma fryanum :
cette découverte est due à M. Gounelle qui a eu l’extrême obligeance
de me communiquer les deux sexes de ce précieux Coléoptère.
Bates a décrit la femelle de l’Anoploderma quadricolle que j'ai pu
étudier également; M. Fairmaire, la femelle de son À. tetropioide
que je n’ai malheureusement pas vue; en ce qui concerne les autres
espèces, je n’ai pas pu examiner le sexe femelle encore inconnu et
n’existant probablement dans aucune collection.
Comme l’Anoploderma fryanum est certainement la forme Ïia
plus archaïque, il est évident que les caractères remarquables de
sa femelle se retrouveront chez les types plus évolués, peut-être
même avec plus d'intensité : cette femelle suffirait donc pour inter-
préter le genre.
Toutes les espèces ont les cavités cotyloides antérieures fermées en
arrière, particularité qui donne au genre une haute antiquité.
Quatre formes, celles qui constituent le sous-genre Migdolus,
offrent même un caractère que n’ont plus les Parandra les plus
primitives : le labre est complètement libre, il n’est pas encore soudé
à l’épistome. Chez les Parandra, quelques espèces archaïques,
notamment P. caspia, offrent encore chez la femelle la trace très
manifeste de la suture représentant la limite séparative du labre
d’avec l’épistome, mais le labre est déjà immobile. Dans les sous-
genres Anoploderma, Cherrocrius, Sypilus et Mysteria, le labre est
soudé à l’épistome comme chez beaucoup de Prionides.
Le dernier article des tarses des Anoploderma fryanum et thula-
num présente un paronychium très visible offrant deux soies écartées
à leur base.
Ces particularités, jointes aux faits que le rebord du prothorax est
193
entier, que le 4° article des tarses est relativement très développé,
que le 5° est très peu échancré aussi bien en dessus qu’en dessous,
que le 1° article des antennes est gros et court, font que le genre
Anoploderma est extrêmement primitif; d'autre part, le genre offre
des caractères cœnogénétiques qui ne permettent pas d’en faire
dériver Parandra; il ne peut donc être considéré que comme un
frère de ce dernier.
La cœnogénèse d’Anoploderma consiste en un ensemble de parti-
cularités qui dénotent une adaptation identique à celle des Prionides
dits souterrains, c’est-à-dire que les larves de ces Insectes doivent
vivre dans les racines, comme celles des Psalidognathus, des Cyrto-
gnathus, des Polyarthron, des Vesperus.
La saillie intercoxale de l’abdomen est élargie chez la femelle,
tout au moins des Anoploderma fryanum et quadricolle, les seules
que j'aie pu étudier, mais il n’est pas le moins du monde dou-
teux qu'il en est de même chez les autres espèces, lesquelles sont
allées au delà d’'Anoploderma fryanum dans l’évolution : ce carac-
tère est l’indice certain de mœurs souterraines.
Les tarses ont une structure très particulière, structure qui à
échappé à tous les auteurs.
Chez le mâle d’Anoploderma fryanum, les tarses antérieurs et
intermédiaires ne dénotent encore aucune adaptation à la vie sou-
terraine : les articles sont larges et entièrement couverts en dessous
de brosses feutrées contiguës sur la ligne médiane, les angles posté-
rieurs du 3° article étant arrondis, mais aux tarses postérieurs,
les articles sont plus étroits, les brosses sont rétrécies et allongées
sur les côtés des articles, et les angles postérieurs du 8° article sont
droits ; chez la femelle de la même espèce, tous les tarses sont grêles,
totalement dépourvus de brosses feutrées, et concaves en dessous des
1% à 3° articles : ceux-ci offrent seulement sur les côtés (comme
aussi le 4°) les longs poils roux que les trois premiers articles des
tarses du mâle présentent également outre leurs brosses.
Chez le mâle d’Anoploderma thulanum, les tarses offrent la
même conformation que chez le mâle d’Anoploderma fryanum ; il
en est de même à peu près chez les mâles des Anoploderma Darwini
et Schrôderi, mais pour le mâle des autres espèces, les tarses de toutes
les pattes sont à peu près semblables, et l’on peut suivre une
évolution de plus en plus marquée vers le stade représenté chez les
Anoploderma D'Orbignyi et Lacordairei, par exemple, où les trois
premiers articles des tarses sont allongés, très étroits, concaves en
dessous et pourvus simplement sur les bords d’une brosse linéaire,
les angles postérieurs étant aigus; enfin, chez Anoploderma
quadricolle mâle, il ne reste plus qu’une petite brosse à l’extrémité
des trois premiers articles des tarses antérieurs et intermédiaires,
194
et toute trace de brosse a disparu aux tarses postérieurs comme à
tous les tarses de la femelle.
Ces tarses ont, en somme, la structure de ceux des Polyarthron,
c’est-à-dire qu’ils témoignent d’une adaptation à la vie hypogée, et
il est à remarquer que la femelle est allée plus loin que le mâle sous
ce rapport dans l’évolution.
Chez presque toutes les espèces, mais ce caractère est surtout
marqué chez Anoploderma fryanum, les tarses intermédiaires sont
plus longs que les antérieurs et surtout que les postérieurs ; l’allon-
gement des tarses s’est fait principalement sur le 1° article qui est
aussi long que les deux suivants réunis et que le dernier, voire
plus long que le dernier dans les formes les plus élevées,
Le 4° article des tarses est bien développé, mais à des degrés
divers : il peut avoir la même forme que le 53°, c’est-à-dire être
triangulaire, et il est parfois aussi long que la moitié du 3.
Les pattes, robustes en principe, surtout les postérieures, peuvent
arriver à être assez grêles.
Les tibias sont plus ou moins âpres, les antérieurs et les intermé-
diaires étant, en outre, denticulés au côté externe; tous offrent à
l’extrémité une bordure très caractéristique de petits crins très
serrés qui forment couronne autour de leur troncature terminale;
aux pattes antérieures et intermédiaires, les deux éperons termi-
naux des tibias subsistent et ils sont grêles ; aux pattes postérieures,
le tibia n'offre plus qu’un seul éperon : cet éperon n’est pas élargi, et
il est relégué sur le plateau qui forme la troncature terminale du
tibia. Chez la femelle des Anoploderma fryanum et quadricolle, il
n’y à plus d’éperon à l’extrémité du tibia postérieur.
Les antennes sont extrêmement différentes selon que l’on consi-
dère le mâle ou la femelle.
L’unique femelle mutilée d’Anoploderma fryanum que j'ai pu
examiner n'avait plus que 6 articles aux antennes; d’après M. Gou-
nelle, il yen a normalement 8, c’est-à-dire probablement que les
4 derniers seraient soudés. M. Fairmaire décrit aussi la femelle
de son À. tetropioide comme n'ayant que 8 articles aux antennes.
Au contraire, la femelle d’'Anoploderma quadricolle a des antennes
de 11 articles.
Chez ces femelles, les antennes sont de la longueur de celles des
Parandra ou même plus courtes, et les articles sont semblables,
sauf le 2° naturellement; le 1* est plus gros que les autres et le
3° un peu plus long que les suivants. Les articles sont lisses, ter-
minés par des soies; à partir du 3, ils sont très légèrement dilatés
du côté interne qui est dépourvu de fossettes porifères, mais l’extré-
mité interne porte de gros points serrés d'où naissent des soies.
Chez le mâle, les antennes se sont allongées, pouvant atteindre
195
jusqu'aux trois quarts de la longueur du corps; dans toutes les
espèces, les articles, à partir du 4°, sont mats et pubescents, le sys-
tème porifère ayant envahi tout l’article sous forme d’une fine
ponctuation très dense ; les 4° à 10° articles sont en outre plus ou
moins dentés en scie au côté interne. Le 5° article peut être sem-
blable aux suivants ou un peu plus long que les suivants, mais il
offre une tendance à la perte du système porifère, et il subit parfois
une évolution inverse de celle que l’on observe chez les autres
Longicornes, c’est-à-dire qu'il peut devenir très court (A. D'Or-
bignyi) ; le 1” article a également une tendance à se raccourcir.
Le corps, trapu et assez large en principe, tend à s’allonger et à
devenir plus svelte : la tête se rapetisse, le prothorax devient plus
étroit, l’arrière-corps plus allongé. :
La tête présente au niveau du bord postérieur des yeux une carène
plus ou moins prononcée, suivie d’une dépression plus ou moins
profonde, Le labre, large et court en principe, s’allonge lorsqu'il se
soude à l’épistome, et il peut s’avancer au-dessus des mandibules en
une pointe triangulaire aiguë.
La languette est petite, les palpes labiaux sont très rapprochés
à leur base.
Les mâchoires offrent deux lobes.
Les palpes, en principe, sont allongés, les maxillaires dépassant
les labiaux de la longueur de leur dernier article ; celui-ci, ovalaire
au début, devient triangulaire : il est plus court que les deux
premiers, sauf dans les formes supérieures où le 1° article se
raccourcit.
Dans les formes inférieures, les mandibules sont assez semblables
à celles des Parandra primitives : chez les mâles, elles sont aussi
longues que la tête, falciformes, non bifides au bout, et elles offrent
une dent interne au milieu ou à la base. Dans les formes supé-
rieures, elles se raccourcissent, conservent leur dent basilaire qui
se raccourcit, mais elles acquièrent une dent externe médiane à la
limite de leur région chagrinée et de leur région lisse terminale.
Les yeux varient beaucoup; chez la femelle des À. fryanum et
quadricolle, ils sont réduits. Ils peuvent être fortement ou finement
granulés; leur échancrure n’est jamais très prononcée. Ils sont en
principe transversaux, le lobe inférieur étant plus allongé que le
lobe supérieur, et ce lobe inférieur a une tendance à se renfler
beaucoup; fortement séparés dans les formes inférieures, ils
peuvent arriver à être presque contigus.
Chez les Migdolus, les Anoploderma proprement dits et un peu
chez les Sypilus, la tête est verticale : ce caractère coïncide avec un
raccourcissement du prosternum, tant en avant qu’en arrière, où
une bonne partie du mésosternum est découverte, et un prolonge-
196
ment du pronotum en avant ; chez les Cherrocrius et les Mysteria, au
contraire, la tête est restée presque horizontale et le prothorax n’a
pas subi de modifications notables.
Les côtés du prothorax sont en principe arrondis; mais il peut
se produire ou bien un étranglement postérieur comme chez les
Migdolus supérieurs, ou bien, au contraire, une légère saillie de
l'angle latéral qui est reporté très en avant, comme chez les
Mysteria.
La saillie prosternale est assez large ; elle s’élève obliquement au-
dessus du niveau des hanches antérieures, puis elle retombe brus-
quement, sans se prolonger en arrière.
La saillie mésosternale est creusée en gouttière; elle s’élève
obliquement et est surplombée en arrière par le métasternum qui
s’avance en lobe arrondi entre les hanches intermédiaires.
Le métasternum est très développé; les épisternums métatho-
raciques, à bords parallèles en principe, deviennent triangulaires
chez les formes supérieures; l’abdomen peut varier dans sa lon-
gueur, et sa forme est en rapport avec l’ampleur du métasternum;
la saillie intercoxale atteint toujours en avant le métasternum.
Tous les mâles sont ailés; la femelle des Anoploderma fryanum
et quadricolle, et vraisemblablement aussi de toutes les autres
espèces, est aptère.
Les cinq sous-genres que nous admettons constituent cinq
rameaux parallèles; tous présentent un remarquable chevauche-
ment de l’évolution.
Sous-genre Migdolus Westwood.
Journ. of Entom., Il, 1863, p. 120.
Paulistanus Gounelle, Ann. Fr., 1899, Bull., p. 6.
Le labre n’est pas soudé à l’épistome, et il s'étend sur toute la lar-
geur de ce dernier entre les carènes des mandibules ; celles-ci sont
dentées en dedans et elles sont falciformes chez le mâle; les palpes
sont longs avec le dernier article ovalaire et le premier allongé; le
3° article des antennes est légèrement ou pas plus long que le 4°, et
son système porifère est moins développé que celui des articles sui-
vants; chez le mâle, les 4° à 10° articles des antennes sont simple-
ment dentés en scie; les yeux, très écartés l’un de l’autre, sont peu
développés, faiblement échancrés et assez finement granulés, surtout
chez la femelle; le corps est assez large et assez trapu, cylindrique;
la tête est verticale et large, le prothorax aussi long ou un peu plus
long que large chez le mâle, un peu plus court chez la femelle,
orbiculaire, s’avançant en avant sur la tête, ses côtés arrondis
jusqu’à un rétrécissement postérieur plus ou moins marqué, mais
497
parfois presque nul; les élvtres sont naviculaires, deux fois aussi
longues que larges prises ensemble; l'abdomen est à peu près de la
longueur du métasternum qui n’est pas d’une ampleur exagérée,
surtout chez le mâle, les épisternums métathoraciques ayant leurs
côtés presque parallèles et étant en général peu rétrécis en arrière;
les pattes sont courtes et robustes, les postérieures plus que les
autres, les tibias sont de la longueur des 2. qui sont renflés ; le
côté externe des tibias antérieurs et intermédiaires est denticulé, les
tibias postérieurs sont très âpres; les tarses intermédiaires sont plus
longs que les antérieurs et surtout que les postérieurs.
Les femelles de trois espèces de ce sous-genre sont connues.
Les espèces peuvent être réparties en deux catégories.
PREMIÈRE CATÉGORIE. — Le labre est concave et bilobé; le protho-
rax est peu ou point étranglé en arrière ; les mandibules offrent une
petite dent interne aiguë, médiane ; la carène située entre les yeux
est peu prononcée ; les antennes du mâle ne dépassent pas le milieu
du corps, leur dernier article est seulement un peu plus long que
le précédent, et leur 3° article présente à son extrémité une région
plus ou moins étendue couverte de pores serrés comme en sont
couverts les articles suivants; les trochanters postérieurs du mâle
ne sont pas prolongés en épine; chez le mâle, les tarses antérieurs
et intermédiaires sont différents des tarses postérieurs, n’étant pas
encore transformés par l’adaptation à la vie souterraine : les 1* à
3° articles sont larges, entièrement couverts en dessous de brosses
feutrées arrondies, sauf à la base du 1°, et ils ont les angles arron-
dis, tandis que les trois premiers articles des tarses postérieurs sont
plus étroits, leurs angles sont droits, leurs brosses sont allongées
sur les côtés et un peu séparées sur la ligne médiane; le parony-
chium est très visible et il est terminé par deux soies écartées à leur
base.
Cette catégorie comprend deux espèces de l’intérieur du
Brésil.
1. Anoploderma fryanum Westwood.
Migdolus Fryanus Westw., Journ. of Entom., Il, 1863, p. 120, t.7, f. L a-g.
Paulistanus Bouvieri Gounelle, Ann. Fr., 1899, Bull., p. 6, fig.
Migdolus Bouvieri Fairm., Ann. Fr., 1899, Bull., p. 39.
Migdolus Fryanus Gounelle, Ann, Fr., 1899, Bull., p. 221.
J'ai pu en étudier une femelle et deux mâles capturés par
M. Gounelle dans les vallées du Rio Parana-Panema et de son
affluent le Rio-Pardo (État de Saô Paulo), au Brésil.
La femelle, par ses rapports avec l'Hypocephalus armatus, mérite
d’être décrite complètement.
198
Corps trapu, cylindrique, d’un brun foncé, long de 25 millimètres.
Tête verticale, large; labre libre, large et court, concave, légère-
ment bilobé, à ponctuation très grosse et serrée, à poils longs et
roux; épistome très chagriné, suivi d’une région située entre les
insertions des antennes qui est lisse, sauf au milieu, où se trouve
un espace semi-circulaire grossièrement et densément ponctué;
au niveau du bord postérieur des yeux, le front est séparé du vertex
par une sorte de sillon transversal établissant une démarcation
tranchée entre la partie lisse du front et le vertex qui est de plus en
plus chagriné au fur et à mesure que l’on va d’avant en arrière;
cette sculpture, comme celle de l’épistome, est accompagnée de
poils roux, et elle s’étend sur les tempes derrière les yeux, laissant
la gorge lisse et le sous-menton simplement ridé transversalement
avec un sillon transversal à son bord antérieur ; Les processus jugu-
laires font saillie sous forme de gros tubercule arrondi de chaque
côté.
Mandibules un peu plus courtes que la tête, très largement
séparées par le labre à leur base, droites, puis courbées presque à
angle droit près de l’extrémité qui est très aiguë; elles offrent une
petite dent interne aiguë au milieu, à la limite de leur région basi-
laire qui est chagrinée et dorsalement carénée, et de leur région
terminale qui est lisse.
_Languette assez large, fortement échancrée en avant, les palpes
labiaux insérés à distance dans une excavation du sommet de
l’échancrure de chaque côté; ces palpes, ainsi que les palpes maxil-
laires, allongés, les maxillaires dépassant les labiaux de leur dernier
article au moins; les deux premiers articles longs, chacun double
du dernier pour les labiaux, de chacun des deux derniers pour les
maxillaires, le dernier article des uns et des autres fusiforme et
arrondi au bout avec une fossette terminale elliptique, les articles
poilus au sommet, surtout au côté interne.
Yeux ovalaires, à échancrure à peine sensible, à granulation fine;
ils sont disposés transversalement, leur centre étant sur la même
ligne que le bord inférieur de l’insertion de l’antenne et que le
bord supérieur de la mandibule, leur bord supérieur ne dépassant
pas le niveau du bord supérieur de l’insertion de l’antenne qui en
est éloignée d’une distance égale à leur diamètre transversal.
Antennes un peu plus courtes que la tête, y compris les mandi-
bules, et de 8 articles, le dernier allongé (d’après la description de
M. Gounelle, car l’exemplaire que j'ai étudié avait les antennes
brisées), le 1° article plus gros que les autres et un peu plus long
que le 3°, celui-ci un peu plus long que le 4°, les 4° à 6° égaux,
ces articles un peu plus longs que larges, très peu dilatés du côté
interne, lisses, terminés par des poils roux et offrant au sommet
199
interne de gros points serrés d’où naissent des soies ; leur insertion,
sur un tubercule antennifère un peu saillant, se trouve à distance des
yeux et au niveau du bord supérieur de ceux-ci dans l’axe de la
mandibule.
Pronotum couvert de points épars, plus gros et plus serrés en
avant; sa forme est orbiculaire, sa largeur étant un peu supérieure
à sa longueur; il s’avance en lobe arrondi pour encapuchonner
légèrement la tête, le rebord latéral est un peu abaissé et faible, le
rétrécissement postérieur est presque nul et le bord postérieur très
légèrement sinueux avec une très faible concavité sur la ligne
médiane.
Écusson en triangle très ouvert, arrondi au sommet, non ponctué,
sauf vers la base.
Élytres de la largeur du prothorax, à bords parallèles, deux fois
environ aussi longues que larges prises ensemble, arrondies
ensemble à l’extrémité avec l’angle sutural un peu saillant; elles
sont soudées ensemble jusque près de l’extrémité, offrent un rebord
sans sillon le long de la suture et sont très chagrinées, surtout en
avant; leur rebord épipleural est sinueux, dilaté après l’épaule,
rétréci en arrière.
Ailes inférieures réduites à des lamelles transparentes de quelques
millimètres de longueur (Gounelle). |
Prosternum éparsément et assez fortement ponctué, la saillie
prosternale assez large, rebordée, s’élevant obliquement au-dessus
du niveau des hanches antérieures, semi-circulairement excavée au
sommet avec les angles latéraux saillants, puis brusquement
abrupte ; cavités cotyloïdes antérieures fermées en arrière par un
mince filet de l’épimère qui rejoint la saillie prosternale.
Saillie mésosternale creusée en gouttière, s’élevant obliquement
et surplombée en arrière par le métasternum qui s’avance en lobe
arrondi entre les hanches intermédiaires; cavités cotyloïdes inter-
médiaires largement ouvertes en dehors, l’épimère mésothoracique,
à bords presque parallèles, étant contiguëé à la hanche sur toute la
largeur de celle-ci.
Métasternum très ample, à ponctuation éparse, les points donnant
naissance à des poils roux; épisternums métathoraciques larges, à
bords parallèles, tronqués en arrière avec l’angle interne et la tron-
cature obliquement courbés.
Abdomen plus long que le métasternum, ponctué éparsément et
couvert de poils roux, la saillie intercoxale en triangle assez
ouvert.
Pattes robustes, les postérieures plus que les autres. Fémurs
courts, renflés, ovalaires, garnis de poils roux au bord inférieur et
presque sans ponctuation ; angle terminal inférieur des trochanters
200
un peu saillant et se détachant légèrement du fémur, surtout aux
pattes postérieures.
Tibias très scabres, les antérieurs et les intermédiaires comprimés,
élargis en triangle, leur tranche externe crénelée et échancrée vers
l'extrémité qui est très dilatée, les postérieurs épais, terminés par un
large plateau feutré et dépourvus d’éperons, la troncature de tous
les tibias bordée d’une couronne de soies courtes.
Tarses grêles, les intermédiaires plus longs que les antérieurs
etsurtout que les postérieurs qui sont de moitié plus courts environ;
le 1° article est aussi long que le dernier et que les deux suivants
réunis; les 1% à 3° sont triangulaires avec les angles postérieurs
aigus, ils sont concaves en dessous et bordés de cils roux, mais
totalement dépourvus des brosses de poils caractéristiques des Longi-
cornes; le 4° article est aussi long que la moitié du 3° et de même
forme, sauf que ses angles sont émoussés, et il porte des cils roux
comme les autres; le paronychium est très visible et terminé par
deux soies écartées à leur base.
Le mâle, qui semble un peu plus grand, est noir; son corps est
moins trapu, la tête plus grande avec le sillon transversal à peine
marqué ; le prothorax plus étroit, pas aussi large que long, un peu
rétréci en arrière, plus étroit que les élytres; les ailes inférieures
sont parfaitement développées; les élytres ne sont pas soudées, elles
sont plus rétrécies en arrière, sont moins chagrinées et offrent deux
sillons le long de la nature; l’écusson est moins élargi, le méta-
sternum moins ample, l'abdomen plus court, avec la saillie inter-
coxale bien plus étroite, allongée, à bords plus parallèles, les
hanches postérieures étant plus rapprochées.
Les yeux sont disposés comme chez la femelle, mais ils sont plus
grands et légèrement échancrés, leur lobe supérieur étant moins
réduit et dépassant légèrement le niveau du bord supérieur de
l'insertion de l’antenne.
Les mandibules sont plus longues, aussi longues que la tête et
courbées en quart de cercle.
Les antennes atteignént le milieu du corps dans la position ver-
ticale de la tête; elles sont de 11 articles, le 1* un peu plus court
que le 5°, celui-ci un peu plus long que le 4° qui est égal aux
suivants, les derniers augmentant un peu, le 11° un peu plus long
que le 10° ; les 4 à 11° articles sont entièrement porifères et mats,
le 3° a toute sa moitié basilaire lisse et presque toute sa moitié ter-
minale, du côté interne jusqu’au côté externe, porifère ; le 3° article-
est denté en scie comme les 4° à 10°.
Les pattes sont moins robustes avec les fémurs moins renflés, et
les postérieures ne sont pas sensiblement différentes des autres;
les tibias postérieurs sont moins dilatés au bout, et ils ont conservé
201
un éperon terminal; les tarses sont moins courts, moins grêles, et
ils sont conformés comme il a été dit plus haut, c’est-à-dire tout
autrement que chez la femelle.
Voici ce que M. Gounelle dit de cet Insecte remarquable :
« La © de cette espèce est beaucoup plus rare que le {'; elle doit
avoir, comme l’Hypocephalus, une existence souterraine. On
rencontre l’un et l’autre sexes dans les sentiers, après la pluie.
Le (' est assez vif et vole bien, mais la ©, qui est aptère, est lourde,
tombant sur le dos au moindre obstacle, et dans l’impossibilité de se
relever si elle n’a pas dans son voisinage quelque brindille à laquelle
elle puisse s’accrocher. A l’état parfait, elle ne paraît pas devoir
manger; je n'ai Jamais vu trace d’excreta dans la boîte où j'en ai
conservé une quelques jours. »
Westwood a décrit et figuré sur le pronotum de cette espèce
quatre fossettes disposées en carré; je ne vois pas ces fossettes sur
les exemplaires que j'ai examinés ; on les soupçonne simplement sur
un individu, et je les retrouve, mais placées un peu irrégulièrement
chezunindividud’Anoploderma bicolor; chez un autre,je n’en voisque
deux, mais chez la femelle de l’Hypocephalus armatus, je distingue
très bien quatre fossettes disposées en trapèze, ces fossettes étant
également soupçonnables chez le mâle. Je suppose que ces dépres-
sions sont le résultat de la dessiccation et qu’elles correspondent à
l'insertion de muscles fortement rétractés par la mort.
2. Anoploderma thulanum nova species.
Un mâle unique capturé dans l’intérieur du Brésil, sur la route de
Goyaz à Cuyaba, par de Castelnau en 1845, et communiqué par le
Muséum de Paris.
L'espèce diffère essentiellement de la précédente par :
1° Les processus jugulaires allongés en pointe aiguë, au lieu d’être
largement arrondis; j;
2° Le 53° article des antennes nullement semblable aux suivants :
il n’est pas du tout denté en scie, à peine plus long que le 4°, et sa
région porifère est limitée à une faible étendue de son extrémité
interne au lieu de s'étendre jusqu’au bord externe;
3° Les 4 à 10° articles des antennes beaucoup moins dentés en
scie ;
4 Le prothorax distinctement étranglé en arrière et nettement
plus étroit ;
9° Tous les appendices plus grêles, les fémurs postérieurs moins
renflés ;
6° La sculpture des élytres moins grossière;
1° La gorge fortement ponctuée;
202
8° La coloration d’un rouge brique et non pas noire, et la pubes-
cence du dessous du corps et des pattes d’un jaune doré au lieu
d’être rousse.
La longueur est de 24 millimètres.
Cette espèce, par la structure de ses antennes et particulièrement
du 3° article, ainsi que par la forme du prothorax, se rapproche des
espèces constituant la catégorie suivante.
SECONDE CATÉGORIE. — Le labre est plan et presque droit au bord
antérieur ; le prothorax est fortement étranglé en arrière; les mandi-
bules offrent une forte dent à la base; les antennes du mâle dépassent
le milieu du corps, leur dernier article est près de deux fois aussi
long que le précédent, et leur 3° article a totalement perdu son
système porifère; les trochanters postérieurs du mâle sont pro-
longés en longue épine ; chez le mâle, les tarses antérieurs et inter-
médiaires ne diffèrent plus guère des tarses postérieurs, les 4° à
3° articles étant étroits, à angles un peu aigus, à brosses réduites et
bien séparées sur la ligne médiane; le paronychium est invisible et
dépourvu de soies.
Deux espèces, des Andes du Chili et de la République Argentine.
3. Anoploderma tetropioide Fairmaire.
Anoploderma tetropioide Fairm., Ann. Belg., XXX VII, 1893, p. 611.
Je n’ai sous les yeux qu’un seul exemplaire de cette espèce, un
mâle type que m’a envoyé M. Fairmaire; cet Insecte est de San Juan
del Estero (République Argentine).
Le facies rappelle tout à fait les Migdolus de la première catégorie.
La taille est seulement de 12 millimètres, la stature assez svelte, la
teinte d’un noir un peu brunâtre avec les pattes rougeûtres, les
palpes et les antennes roussâtres. La ponctuation de la tête et du
pronotum est la même que dans les espèces précédentes; les élytres
sont encore moins chagrinées que chez À. thulanum ; en dessous, la
ponctuation est bien plus rare, et par conséquent les poils qui
sortent des points beaucoup moins nombreux.
A la tête, le front présente un enfoncement près de l'insertion de
chaque antenne, et il est séparé du vertex par une forte carène précé-
dant un sillon transversal profond; les processus jugulaires sont
mousses et la gorge ponctuée.
Les mandibules sont bien moins longues que la tête, et elles sont
plus épaisses que celles des À. fryanum et thulanum ; elles offrent
à leur base une dent peu allongée.
203
Les yeux sont transversaux comme ceux des Migdolus précé-
dents, mais leur lobe inférieur est un peu renflé; leur granulation
est fine.
Les antennes ont le 3° article égal au 1° et au 4°; ce 3° article est
entièrement lisse et il est arrondi au bout, nullement denté en scie,
par conséquent tout différent des suivants qui s’avancent anguleuse-
ment du côté interne, mais de moins en moins au fur et à mesure
qu’on passe des articles basilaires aux articles terminaux, les articles
croissant aussi de longueur jusqu’au dernier,
Le pronotum, qui s’avance sur la tête autant que chez les Migdolus
précédents, est notablement plus étroit que les élytres; l’étrangle-
ment postérieur est allongé, et la région qui le précède est plus large
que longue et régulièrement arrondie sur les côtés; sur la ligne
médiane, on observe la trace d’une carène longitudinale,
Les fémurs sont assez renflés; les tarses ont encore une certaine
largeur, et ils offrent des brosses linéaires allongées sur les côtés des
4° à 3° articles; je ne vois plus que des vestiges de ces brosses sur
les tarses postérieurs qui sont visiblement plus étroits que les
autres.
D’après M. Fairmaire, la femelle, dont la taille est plus grande
(15 millimètres), aurait 8 articles aux antennes; celles-ci dépasse-
raient à peine le bord antérieur du prothorax, et leur dernier article,
oblong, serait égal aux deux pénultièmes réunis; le front serait
dépourvu de carène, le prothorax plus large, plus anguleux que
chez le mâle, les élytres un peu plus amples, un peu déhiscentes à
l'extrémité, les fémurs postérieurs plus renflés, les trochanters non
épineux.
4. Anoploderma quadricolle Bates.
Anoploderma quadricolle Bates, Ent. M. Mag., XII, 1875, p. 47.
J'ai pu en étudier un couple provenant de la collection Pascoe
et que m’a envoyé le British Museum; le mâle est de Mendoza
(République Argentine), la femelle de Valdivia (Chili).
-L’Insecte, tout en offrant les caractères essentiels d’Anoploderma
tetropioide, en diffère beaucoup, et d’abord par le facies qui rappelle
un peu celui du sous-genre Sypilus en ce qui concerne le mâle,
assez bien l’Hypocephalus en ce qui concerne la femelle. Je vais
d’abord décrire le mâle.
La longueur est de 18 millimètres, la stature plutôt un peu trapue,
la teinte entièrement noire. La sculpture est beaucoup plus
rugueuse que dans les autres Migdolus, la tête est très chagrinée, le
pronotum couvert de très gros points confluents, chagriné sur les
204
côtés, les élytres offrent des rugosités formant une réticulation à
mailles assez larges. Le dessous est très rugueux. Tout le corps,
sauf les élytres, est couvert de poils noirs dressés moins longs que
dans Anoploderma Bruchi.
La tête est moins verticale que chez les autres Migdolus; l’épi-
stome s’avance davantage au-dessus des mandibules, et il se rétrécit
en trapèze; il n’y a pas de carène entre les yeux; les processus
jugulaires sont très anguleux et la gorge ridée.
Les mandibules, moins longues que la tête, sont robustes, un peu
dentées extérieurement à la limite de leur région chagrinée et de
leur région lisse, pourvues près de la base d’une énorme dent
interne aiguë, la dent de la mandibule gauche cachant la dent de la
mandibule droite quand les mandibules sont fermées, ce qui a fait
dire à Bates que seule la mandibule gauche offrait cette dent.
Les yeux sont assez finement granulés et renflés en un ovoide
assez régulier.
Les antennes ontle3* article un peu plus court quele 1“ et que le 4°;
cet article est lisse et arrondi au bout, tandis que les suivants sont
fortement dentés en scie, augmentant graduellement de longueur.
Le pronotum s’avance beaucoup moins sur la tête que chez les
autres Migdolus; il n’est pas beaucoup plus étroit que les élytres, et
l’étranglement postérieur est court; la région qui précède ce dernier
est un peu plus large que longue, presque rectangulaire, les côtés
étant irrégulièrement et faiblement arrondis ; on observe la trace
d’une carène longitudinale sur la ligne médiane, et quatre espaces
lisses, plus ou moins distincts, disposés en trapèze sur le disque.
L’écusson, qui chez les autres Migdolus a une forme un peu
ogivale, est ici tout à fait triangulaire, comme chez Hypocephalus.
Les épisternums métathoraciques sont plus rétrécis en arrière
que chez les autres Migdolus.
Les fémurs sont peu renflés; les tarses sont tous très étroits,
grêles et allongés; les trois premiers articles n’offrent de brosses
qu’à leur extrémité en dessous, et les tarses postérieurs en sont
totalement dépourvus.
La femelle diffère du mâle absolument comme la femelle d’Ano-
ploderma fryanum diffère du sien, seulement ses courtes antennes
offrent 11 articles, le 5° étant ve BE que le 4 et le 11° un peu
plus long seulement que le 10°.
La taille de l'individu que j'ai pu étudier est également de
18 millimètres; la stature est beaucoup plus trapue; la forte dent
interne existe aux deux mandibules comme chez le mâle. Les
trochanters postérieurs sont dépourvus d’épines, et les tarses
postérieurs sont remarquables en ce qu'ils n'offrent presque
aucune différence d’avec ceux de la femelle d’'Hypocephalus armatus.
205
Sous-genre Anoploderma Guérin.
Revue Zoolog., 1840, p. 276.
Le labre est soudé à l’épistome, et il s’avance légèrement en trapèze
au-dessus de la base des mandibules ; celles-ci sont dentées à la base
et falciformes chez le mâle, seul sexe connu; les palpes sont longs
avec le premier article allongé, le dernier long et fusiforme; la
carène située entre les yeux est prononcée; les antennes ne
dépassent pas le milieu du corps; leur 3° article est à peine plus
long que le 4°, il est denté en scie comme les 4° à 10°, et son système
porifère est presque aussi développé que sur les suivants; le 11° est
près du double plus long que le précédent; les yeux, très écartés
l’un de l’autre, sont bien développés, plus larges, plus échancrés et
plus fortement granulés que chez les Migdolus ; le corps est large
et trapu, cylindrique; la tête est verticale et large, le prothorax plus
large que long, s’avançant en avant sur la tête, ses côtés arrondis
jusqu’à un rétrécissement postérieur brusque, mais court; les
élytres, l'abdomen, le métasternum sont comme chez Anoplo-
derma fryanum, mais les épisternums métathoraciques sont
rétrécis davantage en arrière; les pattes sont comme chez les
Migdolus; les trochanters postérieurs ne sont pas prolongés en
épine; tous les tarses sont adaptés à la vie souterraine, mais les
antérieurs sont plus larges que les autres; le 4° article est aussi
long que la moitié du 3° et de même forme; le paronychium est
peu visible et dépourvu de soies.
Une espèce, tout à fait semblable comme facies aux Migdolus de
la première catégorie auxquels elle se rattache directement.
5. Anoplioderma bicolor Guérin.
Anoploderma bicolor Guér., Rev. Zoolog., 1840, p. 277. — Blanch., Voy. D'Orb.,
1843, p. 206, t. 20, f. 2. — Westw., Journ. of Entom., II, 1863, p. 121, t. 7,
f. 3 a-b.
? Anoploderma spondylioide Fairm., Ann. Belg., XXX VII 1893, p.610.
J’ai pu étudier trois exemplaires de ce rarissime Insecte; ils
m'ont été communiqués par le Muséum de Paris. L’un a été rapporté
de Santa-Cruz de la Sierra, en Bolivie, par D’Orbigny, en 1834, les
deux autres de Matto-Grosso (centre du Brésil), par Weddel. L’indi-
vidu de Bolivie est noirâtre avec les côtés du pronotum et les
élytres d’un brun rouge; les individus du Brésil sont au contraire
rougeâtres avec les élytres un peu obscurcies, mais ils ne diffèrent
pas autrement de la forme qui a valu à l’espèce le nom de bicolor;
206
c’est ce qui me fait supposer qu'il faudra faire passer en synonymie
l’Anoploderma spondylioide Fairm. de Rio Juntas (Bolivie), dont je
n’ai pas vu le type, mais qui d’après la description ne diffère de
l’A. bicolor que par sa couleur d’un noir brunûtre.
La longueur est de 23 à 26 millimètres.
La ponctuation, la sculpture des élytres, la pubescence du dessous
du corps sont identiques à celles de l’Anoploderma fryanum; les
élytres offrent la trace vague de deux côtes longitudinales; la
pubescence du dessous du corps est d’un jaune doré.
Les mandibules, élargies à leur base, offrent un sillon dorsal qui
s'étend jusqu’au milieu.
Les processus jugulaires sont avancés en oreillette mousse.
D’Orbigny avait trouvé l’Insecte en novembre sur de jeunes
pousses d’arbres, au pied des dernières montagnes de Samaypata.
Sous-genre Sypilus Guérin.
Revue Zoolog., 1840, p. 277.
. Le raccourcissement extraordinaire du 3° article des antennes est
caractéristique du sous-genre : le 3° article n’est que deux fois aussi
long que le 2°, et il n’a pas lalongueur de la moitié du 1*,ilestmême
plus large que long et il est dépourvu de système porifère. Les 4° à
10° articles sont fortement dentés en scie au côté interne, ils sont au
moins deux fois aussi longs que le 1°, et le 11° est à peu près deux
fois aussi long que le 10°, de sorte que l’antenne est relativement
allongée, atteignant les 3/4 de la longueur du corps.
Le labre, soudé à l’épistome, s’avance notablement au-dessus
de la base des mandibules sous forme d’un triangle tronqué au
sommet.
Les mandibules sont plus courtes que la tête; elles sont encore
falciformes et offrent une dent près de la base.
Les palpes sont allongés, leur dernier article est relativement
assez court, en fuseau tronqué à l’extrémité, le premier est long.
Les yeux, faiblement échancrés, assez fortement granulés et très
écartés, ont le lobe inférieur très renflé.
Le pronotum, assez étroit, mais aussi large que long, régulière-
ment arrondi sur les côtés et sans étranglement postérieur, s’avance
fortement en avant sur la tête; celle-ci n’est pas aussi verticale que
dans les sous-genres précédents; la carène située entre les yeux est
prononcée.
L’écusson est du double plus long que large.
L’arrière-corps est cunéiforme, les élytres étant fortement rétré-
cies de la base au sommet; le métasternum est bien plus ample que
207
chez les Migdolus, etles épisternums métathoraciques sont nettement
triangulaires.
Les pattes sont peu robustes; les trochanters postérieurs sont
normaux; tous les tarses sont grêles et adaptés à la vie souterraine,
avec les angles postérieurs très aigus et les brosses, très étroites,
allongées sur les côtés des trois premiers articles; le 4° article est
relativement petit, nodiforme, le 5° plus court que le 1‘; le paro-
nychium est invisible.
L'espèce unique est de la Patagonie et de la République Argentine.
6. Anoploderma D’Orbignyi Guérin.
Sypilus Orbiguyi Guér., Rev. Zoolog., 1840, p. 277. — Blanch., Voy. D'Orb.,
1843, p. 206, t. 20, f, 1. — Westw., Journ. of Entom., IT, 1863, p. 121, t. 7,
f.2 a-c. — Lacord., Gen., Atl., t. SI, f. 4.
Sypilus Venture Dohrn, Stett. Zeit., 1882, p. 465; 1883, p. 428.
La longueur est de 18 à 20 millimètres.
Le dessus du corps est d’un noir brunâtre, le dessous un peu rou-
geâtre, les appendices plus ou moins ferrugineux et même parfois
jaunûtres.
L’Insecte est recouvert entièrement, sauf sur les élytres, d’une
pubescence assez longue d’un gris jaunâtre et qui semble caduque,
surtout sur le pronotum.
Tout le corps est rugueux, principalement les élytres; sur le pro-
notum, on observe quatre espaces lisses disposés en trapèze.
Les processus jugulaires sont arrondis.
J'en ai vu quatre exemplaires mâles, un rapporté de Patagonie
en 1834, par D'Orbigny (Muséum de Paris); les trois autres du
Musée de Genève et communiqués par M. Frey-Gessner. Alcide
D'Orbigay a découvert l’espèce à la baie de San Blas; Dohrn a
décrit son Sypilus Venturæ d’après des exemplaires provenant de
Chacabuco (province de Buenos-Ayres).
Sous-genre Cherrocrius Berg.
Comunic. Mus. Buenos-Ayres, I, 1898, p. 31,
L’Insecte a un peu le facies du sous-genre Sypilus, mais il offre
des caractères très différents. |
Les antennes, de la longueur des 2/3 du corps, ont le 1° article
raccourci et singulièrement renflé dans tous les sens autour de son
condyle; le 5° est absolument semblable aux suivants, sauf qu’il est
un peu plus long : il est entièrement porifère, comme les 4 à 11°, et
prolongé au côté interne, comme les 4° à 10°, en un rameau aussi long
que l’article ; le 11° article est 2 112 fois aussi long que le 10.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVI, # VI 1902 15
208
Le labre est conformé comme dans le sous-genre Sypilus, mais il
est moins allongé.
Les mandibules ont une structure toute particulière. Elles sont
plus courtes que la tête, nullement falciformes, presque droites,
presque parallèles et formées de deux parties : une partie basilaire
chagrinée qui se termine extérieurement au milieu par une dent
en forme d’oreillette, une partie terminale lisse, arrondie au bout
et un peu en forme de cuiller, la concavité étant inférieure; ces
mandibules rappellent celles des Mysteria, mais n’étant guère
courbées à l’extrémité, elles se rapprochent encore davantage de
celles de l’Hypocephalus armatus.
Palpes relativement courts, leur dernier article ovalaire, le pre-
mier raccourci.
Les yeux, à peine échancrés, finement granulés et très écartés,
rappellent par leur forme ceux des Migdolus, c’est-à-dire que leur
lobe inférieur est à peine renflé.
La carène située entre les yeux est faible; la tête est simplement
inclinée comme chez les Sypilus.
Le pronotum, étroit et plus long que large, régulièrement
arrondi sur les côtés et sans étranglement postérieur, s’avance
très peu en avant sur la tête.
L’écusson est assez large.
L’arrière-corps est assez allongé, les élytres sont assez rétrécies
de la base au sommet ; le métasternum n’est relativement pas très
ample, et les épisternums métathoraciques sont moins rétrécis en
arrière que chez A. D'Orbignyi.
Les patles sont grêles, les fémurs linéaires, aussi longs que les
tibias qui sont longs et minces, courbés et à peine crénelés extérieu-
rement; les trochanters sont normaux, les tarses longs, assez
étroits, complètement adaptés à la vie souterraine, le 4 article
triangulaire comme le 3°, mais petit, le 5° plus court que le 1“; le
paronychium est invisible.
C’est à tort que Berg prétend avoir eu les deux sexes sous les
yeux, sinon il ne serait pas resté muet sur leurs différences. La
femelle de ce remarquable type est encore inconnue.
Une seule espèce de la Patagonie.
7. Anoploderma Bruchi Berg.
Cherrocrius Bruchi Berg, Comunic. Mus. Buenos-Ayres, I, 1898, p. 32.
La longueur est de 17 à 21 millimètres,
L’Insecte est d’un noir opaque avec les élytres d’un brun rouge;
sauf les élytres, il est entièrement couvert d’une longue pubescence
noire qui voile tous les détails de sa structure.
209
Le corps est rugueux; les élytres sont grossièrement vermicu-
lées; sur le pronotum on observe deux callosités lisses situées à
peu près au milieu.
Les processus jugulaires sont arrondis.
J’ai eu la chance de pouvoir en étudier deux mâles qui avaient été
envoyés de Patagonie par feu C. Bruch à M. Hamal, de Liége.
D’après Berg, C. Bruch a découvert cet Insecte près du Rio Collon-
cura et du Rio Calcufu.
Sous-genre Mysteria Thomson.
Essai Classif. Longic., 1860, p. 278
Prionidium Burm., Stett. Zeit., 1865, p. 159.
Les yeux, fortement granulés et faiblement échancrés, sont extra-
ordinairement renflés en boule, très rapprochés en dessus el presque
contigqus en dessous,
Le labre, soudé à l’épistome, s’avance considérablement au-dessus
des mandibules en un lobe triangulaire aigu.
Les mandibules sont plus courtes que la tête, non falciformes
mais droites, puis brusquement courbées presque à angle droit;
extérieurement, elles offrent, à la limite de leur région scabre,
un épaississement, et elles présentent une dent interne non loin de
l’extrémité.
Les antennes, qui dépassent le milieu des élytres, ont le 3° article
plus long que le 1* et que le 4°, entièrement porifère et denté en
scie comme les suivants; ceux-ci augmentent graduellement de
longueur ; le 11° est près de deux fois aussi long que le 10° et très
arrondi au bout.
Les palpes sont assez longs, mais leur premier article est court.
La tête est presque horizontale; le front présente une forte
dépression entre les antennes; la carène située entre les yeux est
peu prononcée; les processus Jugulaires sont mousses.
Le corps est plus allongé, plus étroit que dans les autres sous-
genres; le prothorax s’avance très peu au-dessus de la tête, etil a
une forme particulière : à peu près aussi large que long, il est
d’abord élargi jusqu’à un point saillant ou non, situé au premier
tiers de sa longueur et correspondant à l’angle latéral des Parandra
ramené en avant; il est ensuite rétréci à peu près en ligne droite
jusqu’au bord postérieur; l’écusson est deux fois aussi long que
large, les élytres trois fois aussi longues que larges prises ensemble.
Le métathorax est relativement peu ample; cependant les épi-
sternums métathoraciques sont triangulaires et très rétrécis en
arrière; l’abdomen est bien plus allongé que dans les autres sous-
genres.
210
Les pattes sont allongées, plutôt grêles ; les fémurs sont linéaires,
de la longueur des tibias qui sont peu äpres, les antérieurs et les
intermédiaires étant à peine denticulés sur leur tranche externe,
tous étant moins dilatés à l’extrémité que chez les autres espèces.
Le paronychium tarsal est invisible et dépourvu de soies.
Le facies des Mysteria est très distinct de celui des Anoploderma
des sous-genres précédents; il rappelle bien davantage celui des
Parandra. L’Insecte a la poitrine pubescente et le dessus glabre,
lisse, luisant, semé de points de grosseur variable et peu serrés,
sauf sur le vertex ; la forme est plutôt déprimée.
Thomson ne que la femelle diffère du mâle par ses antennes
un peu plus courtes, mais cet auteur n’a évidemment pas vu les
deux sexes.
On ne connaissait Jusqu'ici qu'une espèce de Mysteria; je me vois
forcé d’en décrire quatre qui sont d'autant plus intéressantes qu’elles
représentent des stades graduels d'évolution en rapport avec une
émigration de plus en plus prononcée, loin du centre d'apparition
du genre Anoploderma.
8. Anoploderma Darwini nova species.
Je n’en ai vu qu’un mâle du Musée de Dresde et portant l'étiquette
Brasilia.
C’est la plus grande de toutes les espèces : la longueur du type est
de 33 millimètres; la couleur est d'un brun acajou.
Le dernier article des palpes est allongé et étroit, à bords presque
parallèles.
Les mandibules sont robustes, renflées au milieu, mais sans dent
externe; leur portion terminale lisse est creusée d’une large conca-
vité dont les bords ne sont pas aussi abrupts que dans l'espèce
suivante.
Les antennes ont les articles plutôt allongés et plus fortement
dentés en scie que chez Anoploderma Schrüderr, mais moins que
chez À. cylindripenne.
Les côtés du prothorax sont un peu cintrés jusqu’à l’angle latéral
qui est très faiblement marqué, puis rétrécis en ligne droite.
Les tarses sont des plus remarquables : les antérieurs et les inter-
médiaires ne sont nullement modifiés par adaptation à la vie souter-
raine, et les postérieurs ne le sont que légèrement.
Tous les tarses sont à peu près de même longueur; les postérieurs
sont plus étroits que les autres. Tous sont revêtus en dessous des
trois premiers articles de brosses spongieuses; ces brosses s'étendent
jusqu’à la base du 1° : elles sont plus fournies, plus arrondies aux
tarses antérieurs et intermédiaires, et elles se confondent sur la
211
ligne médiane, de manière à recouvrir entièrement le dessous des
articles ; aux tarses postérieurs, les brosses sont plus étroites, plus
maigres, et elles laissent la ligne médiane du dessous de l’article
glabre. Le 3 article des tarses est notablement échancré, tant en
dessus qu’en dessous ; il est même franchement bilobé, ses lobes
étant plus arrondis et plus prononcés aux tarses antérieurs et inter-
médiaires où ils dépassent notablement le bord postérieur du
4° article, tandis qu'aux tarses postérieurs, le 4 article est un peu
plus dégagé, tout en étant cependant légèrement dépassé par les
lobes du 5°.
Par la structure de ses tarses, cette espèce se rattache directement
à l'Anoploderma fryanum.
9. Anoploderma Schrôüderi nova species.
Deux exemplaires mâles capturés à Porto Alegre (Brésil méridional)
par M. J. Schrôder m'ont été communiqués par le Musée de Dresde.
La longueur est de 20 à 25 millimètres, la teinte d’un brun acajou
un peu foncé.
Le dernier article des palpes est court et renflé au milieu, mais pas
nettement triangulaire comme dans l’espèce suivante.
Les mandibules sont à peu près les mêmes que chez À. Darwin,
mais leur portion terminale lisse est creusée d’une concavité plus
nettement ovalaire et à bords plus escarpés.
Les articles des antennes sont moins allongés et moins fortement
dentés en scie que dans l’espèce précédente.
Les côtés du prothorax sont presque droits jusqu’à l’angle latéral
qui est bien marqué, puis rétrécis en ligne presque droite.
Les tarses ont évolué vers l’adaptation à la vie souterraine; les
antérieurs et les intermédiaires sont semblables aux tarses posté-
rieurs d'A. Darwini, les postérieurs sont plus largement glabres
sur la ligne médiane des trois premiers articles, et les lobes du
9° article sont raccourcis, n’arrivant plus au niveau du bord posté-
rieur du 4° article qui se dégage donc de plus en plus.
L'espèce est exactement intermédiaire entre les À, Darwini et
cylindripenne.
10. Anoploderma cylindripenne Thomson.
Mysteria cylindripeunis Thoms., Essai Classif. Longic., 1860, p. 279.
Prionidium molle Burm., Stett. Zeit., 1865, p. 160.
Le seul exemplaire que j'ai vu appartient au Musée de Bruxelles;
il faisait partie de la collection Candèze et provient de Montevideo.
La longueur est de 20 millimètres, la teinte testacée, un peu
rougeôtre sur la tête et le pronotum.
212
Le dernier article des palpes est nettement triangulaire.
Les mandibules offrent une dent externe prononcée, tandis que
leur région terminale lisse est moins dilatée du côté interne et
moins nettement creusée que dans les espèces précédentes.
Les antennes ont les articles plutôt courts et très fortement dentés
en scie.
Les côtés du prothorax sont droits jusqu’à l’angle latéral qui est
assez bien marqué, puis rétrécis en ligne un peu concave.
Les tarses sont tout à fait adaptés à la vie souterraine, etil n’y a
plus guère de différence entre les antérieurs, les intermédiaires et
les postérieurs. Les trois premiers articles de tous sont largement
glabres sur la ligne médiane; les lobes du 3° sont raccourcis, et le
4° est bien dégagé.
Les descriptions de Thomson et de Burmeister permettent facile-
ment de reconnaitre cette espèce comme étant celle qu'ils ont eue
sous les yeux. :
11. Anoploderma Lacordairei nova species.
Mysteria nov. sb., Lacord., Gen., VIIT, 1869, p. 26, not.
Mysteria cylindripennis Lacord., Gen., Atl., VIIL, t.81, f. 2.
C’est la petite espèce nouvelle dont parle Lacordaire dans son
Genera et qu'il a figurée sous le nom de Mysteria cylindripennis. Je la
décris d'après l’exemplaire unique de la collection Lacordaire, pro-
venant de Montevideo, et conservé au Musée de Bruxelles.
La longueur est de 15 millimètres, la teinte est d’un noir brunâtre
avec l’abdomen et les appendices rougeûtres.
Le dernier article des palpes est à peu près conformé comme chez
A. Schrôüderi.
Les mandibules ont la structure de celles d'A. cylindripenne.
Les antennes sont mutilées dans le type; d’après Lacordaire, elles
seraient plus longues, plus grêles et moins fortement dentées que
celles d'A. cylindripenne.
Les côlés du prothorax sont fortement courbés jusqu'à l'angle latéral
qui est complètement effacé, puis rétrécis en ligne droite.
Les tarses, complètement adaptés à la vie souterraine, sont
presque semblables à toutes les pattes, allongés et grêles, à lobes du
3° article très raccourcis, à 4° article encore plus dégagé que dans
l’espèce précédente.
C’est la plus évoluée des quatre Mysteria.
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e tenant compte que des mâles, et pour cause.
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216
Généalogie et répartition géographique des Anoploderma,
Les cinq sous-genres d’Anoploderma représentent cinq lignées
parallèles ne descendant pas l’une de l’autre mais ayant évidem-
ment un ancêtre commun; cet ancêtre devait être brésilien.
L’Anoploderma (Migdolus) fryanum et l’Anoploderma (Mysteria)
Darwini sont les deux formes les plus rapprochées de la souche
originelle; malheureusement, par un phénomène extrêmement
fréquent en Biologie, elles offrent un chevauchement de caractères
palingénétiques et cœnogénétiques compliqué.
Anoploderma fryanum est primitive par la non-soudure du
labre, par la forme des mandibules, par la conservation d’un paro-
nychium pourvu de deux soies, par la forme des yeux, mais elle est
cœnogénétique par la verticalité de la tête, le facies, la vigueur des
pattes.
Anoploderma Darwini a le mieux conservé le facies du Parandra,
et elle est primitive par l’horizontalité de la tête, par la structure
des pattes et des antennes, mais elle estcœæœnogénétique par la soudure
du labre, par la forme des mandibules, par la perte du parony-
chium et par la forme des yeux.
Les Migdolus nous offrent une graduelle évolution de l'A. fryanum
qui est de l’État de Säo-Paulo, à l’A. thulanum du centre du Brésil,
pour aboutir aux À. tetropioide et quadricolle de l'Argentine.
L’Anoploderma bicolor, du centre du Brésil et de la Bolivie,
formant à lui seul un sous-genre, se rattache directement à un
Migdolus dont le 3° article des antennes n'aurait pas le système
porifère réduit comme il l’est déjà chez À. fryanum.
L'Anoploderma (Sypilus) D'Orbignyi, par la réduction du 3° article
des antennes et par l’adaptation complète des tarses à la vie
hypogée, se présente comme le dernier terme d’une série d'espèces
disparues ou encore à découvrir, espèces raltachant cette forme de
Patagonie à un ancêtre brésilien n’ayant pas encore la tête verticale
comme les Migdolus; l'Insecte offre cependant beaucoup de points
de ressemblance avec les Migdolus de la dernière catégorie.
La même observation s'applique à l’autre Anoploderma de Pata-
gonie, l'A. (Cherrocrius) Bruchi, qui offre également les caractères
d’une espèce très évoluée.
Quant aux Mysteria, elles nous offrent un remarquable groupe
d'espèces de plus en plus adaptées à la vie souterraine et s’éloi-
gnant graduellement de la patrie originelle du type, le Brésil, qui
est encore l’habitat de l’espèce la plus primitive, Anoplodérma
Darwini. A. Schrôderi est en effet supérieure à À. Darwin, et il
habite le sud du Brésil; enfin, les deux espèces de Montevideo sont
allées encore plus loin dans l’évolution.
Genre HYPOCEPHALUS Desmarest.
Mag. Zool., 1832, CI. IX, t. 24.
J'ai déjà exprimé deux opinions différentes sur l’extraordinaire
Hypocephalus armatus Desm.
Une première fois (Ann. Soc. ent. Belg., t. XX VIII, 1884, Ball.,
p. CCLXV), je l’ai considéré comme un Longicorne adapté à une vie
souterraine et descendant d’une forme telle que Cyrtognathus.
Je persiste aujourd’hui à y voir un Cérambycide fouisseur, mais
en le rattachant à une forme supérieure de Prionide je me suis
trompé, car j'ai méconnu la loi d’irréversibilité de l’évolution.
Hypocephalus offre en effet un certain nombre de caractères primi-
tifs qui se sont perdus chez Cyrlognathus et qui ne peuvent avoir
réapparu par un phénomène de retour sans exemple en Biologie.
Ayant reconnu mon erreur, dans mes « Notes pour la classifica-
tion des Coléoptères » (Ann. Soc. ent. Belg., XXXIV, 1890, p. 367),
j'ai cru devoir faire descendre Æypocephalus de la souche générale
des Longicornes, sans le rattacher à une forme particulière de
ceux-ci. C’est ainsi que j'ai été entraîné à partager l’avis de Le
Conte (Trans. Amer. Ent. Soc., 1876, p. 209) et à le ranger parmi
les Clavicornes; je l’ai placé près des Trogositides.
M. Kolbe (Archiv f. Naturg., 1901, Beiheft, p. 133), revenant à
l’ancienne idée de Desmarest, vient de considérer le genre comme
voisin des Catopides, et il l’a placé parmi les Staphylinoïdes, après
avoir antérieurement (Berl. Ent. Zeit., XXVIII, 1884, p. 399)
insisté sur les rapports de l’Inseclte avec les Parandra et les
Anoplodermides, Hypocephalus ayant comme ces derniers les
cavités cotyloïdes antérieures fermées en arrière. La nouvelle
opinion de M. Kolbe me semble difficilement conciliable avec le fait
qu’'Hypocephalus n’a plus que cinq sternites abdominaux visibles.
Si la femelle de l’Hypocephalus avait été connue plus tôt, et si l’on
avait pu la comparer à la femelle de l’Anoploderma fryanum ou de
l'Anoploderma quadricolle, toute hésitation sur la position systé-
matique de l’énigmatique Coléoptère aurait cessé. Il ne peut y avoir
aucun doute : l'opinion exprimée pour la première fois jadis par
Burmeister est exacie, ypocephalus armatus est un Longicorne et
il est immédiatement voisin des Anoploderma.
La femelle de l’Jypocephalus a été décrite par M. Fairmaire
(Naturaliste, VI, 1884, p. 397, fig.), mais M. Fairmaire a oublié de
_mentionner les caractères les plus essentiels et les plus intéressants
de l’Insecte; mes observations ont été faites sur une femelle prove-
nant de San Antonio da Bara que m’a communiquée le Muséum de
Paris et que j'ai pu confronter avec la femelle d'Anoploderma
218
fryanum que m’a envoyée M. Gounelle et avec la femelle d’Anoplo-
derma quadricolle que m’a communiquée le British Museum.
Examinons d’abord l’Hypocephalus sans nous préoccuper de son
origine.
Une première constatation à faire est qu'Hypocephalus ne peut
être considéré comme une forme primitive, ancêtre ou voisine des
ancêtres d’un groupe quelconque : l’Insecte est trop chargé de
caractères cæœnogénétiques pour être envisagé autrement que comme
le terminus d’une lignée de Coléoptères plus simples. L'absence
d’ailes inférieures dans les deux sexes, l'ampleur du métasternum
et le rétrécissement considérable des épisternums métathoraciques,
la finesse de la granulation des yeux, les extraordinaires particula-
rités du mâle en témoignent immédiatement.
Un examen impartial de l’Insecte permet en outre de reconnaître
qu’il a les caractères d’un Longicorne souterrain.
En effet, comme je l’avais soupçonné jadis, la saillie intercoxale
de l’abdomen de la femelle est très élargie. |
Les tarses ont les caraclères des tarses des Prionides à mœurs
hypogées.
N’envisageons d’abord que les trois premiers articles des tarses :
en dessous, les bords latéraux sont relevés et prolongés en arrière
en angle saillant ; le rebord est en même temps orné de longs cils.
Chez quels Coléoptères trouve-t-on des articles de tarses offrant
cette apparence? Chez des Clavicornes, nullement; ces articles si
caractéristiques reproduisent exactement la structure de ceux des
Longicornes souterrains, des Polyarthron par exemple, comme
aussi des Anoploderma supérieurs. Les tarses d’Hypocephalus
n’offrent dans l’un et l’autre sexes pas la moindre trace de brosses
en dessous, mais c’est également le cas chez la femelle d’Acanthi-
nodera Cumingi et chez la femelle des Anoploderma fryanum et
quadricolle; c’est même le cas pour les tarses postérieurs du mâle
d’Anoploderma quadricolle.
Ce qui a toujours dérouté, c’est la grandeur et la forme du
4 article des tarses, lequel est seulement de moitié plus court que
le &, et il est de plus triangulaire comme les précédents. |
Mais si l’on étudie les Prionides souterrains, l’on constate que
chez eux le 4° article des tarses est plus développé que chez les
autres Longicornes, les Parandra exceptées. Chez les Anoploderma,
ce 4° article est relativement énorme : chez Anoploderma bicolor, il
n’est que de moitié plus court que le 3°, comme chez Hypocephalus;
il a complètement la forme du 3° chez les Anoploderma fryanum,
thulanum, tetropioide, bicolor et Bruchi; enfin, chez Anoploderma
quadricolle femelle, les tarses ne diffèrent pas de ceux d’Hypocepha-
lus,
219
La structure des tarses d’Hypocephalus démontre simplement
que ce Coléoptère est allé plus loin que n’importe quel Longicorne
dans l’adaptation à la vie souterraine, la grandeur du 4° article
résultant : 1° de ce qu'Hypocephalus descend d’une forme chez
laquelle, comme chez les Parandra, le 4 article n’était pas encore
atrophié; 2° de ce que les mœurs hypogées ont développé secon-
dairement cet article réduit.
En outre, l’organisation entière d'Hypocephalus démontre qu'il
ne peut être considéré que comme un Insecte fouisseur : sans parler
de la forme générale du corps, notons l’aplatissement de la tête
en pelle et sa mobilité exceptionnelle dans le sens vertical, la
brièveté des antennes, le développement des processus jugulaires,
développement qui s’observe chez certains Prionides souterrains,
les Psalidognathus notamment, l'allongement des palpes, la finesse
de la granulation des yeux, l’armature des tibias, la longueur
relative des tarses, les tarses antérieurs étant plus courts que les
autres, l'absence d'ailes inférieures et la forme des élytres enfin.
Hypocephalus est donc certainement un Prionide souterrain.
Or, ce Prionide ayant les cavités cotyloïdes antérieures fermées
en arrière et le rebord du prothorax entier est extrêmement primi-
tif, ce n’est pas un ancêtre, nous avons déjà dit pourquoi; il ne
descend pas non plus des Parandra, puisque, comme les Anoplo-
derma du sous-genre Migdolus il a encore le labre libre; mais c’est
en réalité un frère des Anoploderma, ainsi qu'il est facile de s’en
convaincre en confrontant sa femelle avec celle d’Anoploderma
fryanum. |
Comme l’on peut s’en rendre compte par la description que j'ai
donnée plus haut, la femelle de l’Anoploderma fryanum a de la
femelle d’Hypocephalus armatus :
4° La forme générale du prothorax et des élytres;
2° L'absence d’ailes inférieures et la soudure des élytres;
3° La fermeture des cavités cotyloides antérieures en arrière ;
4 L’ampleur du métasternum ;
5° L’élargissement de la saillie intercoxale de l'abdomen ;
6° Le peu de développement de la languette et la présence de
deux lobes aux mâchoires;
7° La proportion des articles des palpes et la forme ovalaire du
dernier article ;
8° La mobilité du labre ;
9° La forme et la fine granulation des yeux ;
40° La saillie des trochanters;
11° La forme générale des tibias ;
12° La différence entre les tibias antérieurs et intermédiaires qui
sont dentés extérieurementet lestibias postérieurs qui ne le sont pas;
220
13° La troncature terminale des tibias et la couronne de cils
courts qui la borde;
14° La disparition des éperons terminaux aux tibias postérieurs;
15° La proportion dans la longueur des tarses, les intermédiaires
étant plus longs que les postérieurs et surtout que les antérieurs;
16° La longueur relative des articles des tarses, le premier étant
égal aux deux suivants réunis et au dernier;
17° La structure des articles des tarses.
D'autre part, la femelle d’Hypocephalus s'éloigne de la femelle
d’Anoploderma fryanum par des particularités que l’on retrouve
chez d’autres Anoploderma ou qui accentuent l’adaptation de
l’Insecte à la vie souterraine; ces particularités sont :
4° L’allongement du labre qui est petit, plus ou moins triangu-
laire, rétréci par suite de l’élargissement horizontal des mandibules ;
90 La forme des mandibules qui sont allongées, droites, triangu-
laires, carénées, sans dent interne mais avec une forte dent externe
triangulaire près de la base comme chez Anoploderma Bruchi; ces
mandibules peuvent être considérées comme dérivant d’une struc-
ture comparable à celle que nous offre Anoploderma Bruchi par
allongement et rétrécissement de la région terminale lisse;
3° L’élargissement du dernier article des palpes, comme chez
Anoploderma cylindripenne;
4 Le raccourcissement des antennes qui sont pareilles, mais dont
les articles sont bien plus transversaux, et qui offrent 11 articles
(comme chez la femelle d’Anoploderma quadricolle);
5° Le développement des processus jugulaires qui sont prolongés
vers le bas en une apophyse aiguë, exagération de ce que montre
Anoploderma thulanum ;
6° L’allongement et le rétrécissement de la tête, le front consti-
tuant une plaque carrée bien limitée du côté du vertex par une
dépression abrupte qui n’est que l’exagération de la carène
ébauchée chez Anoploderma fryanum et très prononcée chez
Anoploderma tetropioide; |
7° Le léger déplacement des yeux qui, par suite de l’allongement
de la tête et à cause de la saillie du front, sont relevés obliquement
vers le haut ; |
8° La présence d’une carène qui part de l’œil pour s’étendre sur
les tempes jusqu’à l’angle où se rencontrent le pronotum et Le pro-
sternum ;
9 L’échancrure triangulaire du bord antérieur du prosternum
pour permettre une flexion de la tête bien plus grande que chez les
Anoploderma, cette particularité étant une adaptation au fouisse-
ment et étant le caractère essentiel du genre Hypocephalus ;
221
10° L’allongement du prosternum en avant des hanches anté-
rieures ;
11° Le prolongement postérieur de la saillie prosternale qui est
cunéiforme et qui sert de cran d’arrêt lors de la flexion du protho-
rax, ce dernier offrant dans son articulation sur le mésothorax
Dessous d'Hypocephalus aymaius
femelle,
Tête : Z, labre; "md, mandibule;
a, insertion de l’antenne; 0, œil; ff,
processus jugulaire; #, espace mem-
braneux séparant la gorge du prono-
tum et permettant les mouvements de
nutalion de la tête.
St, prosternum; eéps', épisternum
prothoracique; epm*, épimère protho-
racique ; c', cavité cotyloïde antérieure.
S?, mésosternum; eps°, épisternum
mésothoracique ; epm*, épimère méso-
thoracique; c’, cavité cotyloïde inter-
médiaire.
S3, métasternum; eps?, épisternum
métathoracique ; epm3, épimère méta-
thoracique ; c, cavité cotyloïde posté-
rieure,
E, repli épipleural des élytres.
A3-A5, sternites abdominaux; fa,
saillie intercoxale de l’abdomen.
Les traits interrompus indiquent des
sutures effacées chez la femelle mais
en partie visibles chez le mâle.
l’exagération de ce que l’on observe chez les Anoploderma, c’est-
à-dire qu’il laisse à découvert une grande partie du mésosternum et
qu’il est susceptible de mouvements étendus de haut en bas pour le
fouissement ; |
222
12° Le voülement des élytres à leur base ;
13° La forme des élytres qui embrassent davantage les côtés du
métasternum et qui sont plus rétrécies en arrière avec l'extrémité
pointue ;
14 La présence de traces de côtes longitudinales sur les élytres,
comme chez Anoploderma bicolor;
15° Le raccourcissement du métasternum ;
16° Le rétrécissement des épisternums métathoraciques dont la
limite d'avec le métasternum est presque complètement effacée ;
17° L’abaissement du niveau du métasternum qui ne surplombe
pas le mésosternum là où il arrive en contact avec ce dernier ;,
18° L’allongement et le développement de l’abdomen, la saillie
intercoxale étant bien plus élargie que chez Anoploderma
fryanum ;
19° La disproportion des fémurs postérieurs qui sont courts et
épais, et qui offrent extérieurement en dessous au milieu un angle
que les Anoploderma ne laissent que soupçonner ;
20° L’extrême développement de l’échancrure externe de l’extré-
mité des tibias, ce qui amène aux tibias antérieurs.et intermé-
diaires une saillie considérable en forme d’aile au milieu de leur
bord externe, cette saillie remplaçant les denticules que l’on observe
chez les Anoploderma ;
21° La courbure très prononcée des tibias postérieurs ;
22° Le développement du 4 article des tarses;
23° La disparition des soies du paronychium, lequel est très
réduit ;
24° L'absence de pubescence.
Aucun de ces caractères ne peut infirmer l’opinion que nous
exprimons sur cet organisme remarquable; si nous considérons
maintenant le mâle, nous verrons que sa structure, qui a longtemps
paru extraordinaire, voire monstrueuse, s'explique très aisément
dans notre hypothèse.
Remarquons d’abord que les antennes sont semblables dans les
deux sexes; ces antennes qui, comme nous l’avons dit, sont pareilles
à celles de la femelle d’Anoploderma fryanum, et surtout à celles de.
la femelle d'Anoploderma quadricolle, avec cette différence qu'elles
sont encore plus raccourcies, ne dépassent guère le bord antérieur
du prothorax ; le 1% article est cylindrique, aussi long que les 5° et
4 réunis; le 2° est au moins égal à la moitié du 3°; celui-ci est un
peu plus large que long, un peu plus long que le 4°, lequel est égal
au 5°; les 6° à 10° sont égaux mais plus courts et plus larges que les
précédents, l'élargissement portant d’ailleurs déjà sur les 4° et 5°; le
11° est un peu plus grand que les précédents et arrondi au bout ; les
5° à 10° sont anguleux au sommet interne, principalement les 5° à 8,
293
le 4° l’est à peine, le 3° pas du tout. Là où devrait se trouver le
système porifère, c’est-à-dire au côté interne des articles, on observe
de fortes ponctuations d’où émerge un poil.
De pareilles antennes ne sont, pas plus que les antennes des
femelles d’Anoploderma, des antennes primitives ; leur brièveté, la
forme des articles et la nature du système porifère démontrent
que ce sont des antennes raccourcies, et ici encore il est permis
d’invoquer comme phénomène contingent de ce raccourcissement
les mœurs hypogées. Mais ce qu’il y a de plus intéressant, c’est que
le mâle a les mêmes antennes que la femelle; ce mâle a donc subi
une évolution différente de celle du mâle des Anoploderma : comme
sa femelle, il s’est adapté à une vie souterraine, et il n’a pas acquis
de dimorphisme antennaire.
Par d’autres caractères encore, le mâle ne diffère pas de la
femelle, et ces caractères sont des caractères d'adaptation au fouis-
sement. Il a perdu le dimorphisme mandibulaire initial, ses mandi-
bules étant exactement semblables à celles de la femelle et capables,
par conséquent, de remplir les mêmes fonctions ; il a la tête consti-
tuée de la même manière; chez lui, le métasternum est aussi d’une
ampleur extraordinaire; il est devenu aptère et il a les élytres
soudées pareillement; ses tibias sont les mêmes, les antérieurs et
les intermédiaires diffèrent des postérieurs, comme chez la femelle,
et, comme chez la femelle aussi, les éperons terminaux des tibias
postérieurs ont disparu.
Le mâle a donc accompagné la femelle dans son adaptation à la
vie souterraine, mais il présente cependant des caractères sexuels
secondaires très accentués; de ces caractères il peut être fait deux
parts.
Un certain nombre des particularités propres au mâle ne sont que
la répétition des caractères sexuels secondaires des mâles d’Anoplo-
derma ; il a comme ces derniers la tête plus allongée, de sorte que
la plaque frontale est rectangulaire au lieu d’être carrée; les yeux
sont aussi un peu différents de forme; le prothorax est également
plus allongé; les élytres sont plus rétrécies en arrière; l’abdomen
est raccourci et moins large; la saillie intercoxale est très étroite,
allongée, un peu tronquée en avant, les hanches postérieures étant
beaucoup plus rapprochées que chez la femelle; les trochanters
postérieurs sont allongés en épine comme chez le mâle des Anoplo-
derma tetropioide et quadricolle; enfin, la gracilité des tarses anté-
rieurs et intermédiaires est moindre que celle des tarses CPE
comme chez le mâle d’Anoploderma fryanum.
L'étude des autres caractères sexuels secondaires du mâle
démontre qu’ils ne sont que l’accentuation des caractères d’adap-
tation originaux que la femelle présente en vue du fouissement. Le
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVI, 4 VI 1902 16
224
mâle est allé plus loin que la femelle dans l’évolution vers la vie
souterraine.
Le mâle est bien plus rabusie, son corps est bien mieux adapté à
la pénétration dans le sol; sa tête constitue une bêche puissante, à
mouvements de flexion plus étendus, l’échancrure antérieure du
prosternum étant plus étroite, plus profonde, plus nettement fes-
tonnée sur les bords; en même temps le prothorax est très allongé
et plus étroit, il n’est plus convexe en avant des hanches anté-
rieures, mais déprimé avec une sorte de vallonnement transversal
se prolongeant vers les angles antérieurs; les élytres, sinueuses sur
les côtés, sont rétrécies en coin en arrière, et elles offrent des côtes
prononcées; les processus jugulaires sont plus développés, le der-
nier article des palpes est encore plus élargi que chez la femelle et il
est devenu triangulaire; les pattes enfin sont bien plus robustes,
notamment les pattes postérieures qui sont formidables, mais leur
développement n’a rien d'étonnant si l’on réfléchit qu’elles sont
admirablement bâties pour pousser le corps dans le terreau des
forêts vierges de l'Amérique du Sud.
Voici donc un Insecte dont toute la structure témoigne de mœurs
fouisseuses; cet Insecte provient d’une forme ancestrale chez
laquelle il existait un dimorphisme mandibulaire très net, comme
chez les Parandra et les Anoploderma du sous-genre Migdolus ; ce
dimorphisme mandibulaire, qui témoigne d’une exubérance de
vie chez le mâle, a disparu, mais il a été remplacé par un perfec-
tionnement des organes qui permettent à l’organisme de creuser le
sol.
Chez les autres Longicornes, le dimorphisme sexuel mandibulaire
s’est aussi perdu en général, remplacé par un allongement com-
pensateur des antennes qui permet au mâle de découvrir la femelle
à distance. Chez les Anoploderma, les antennes des mâles sont
perfectionnées, et ces mâles étant ailés, il est évident qu'ils volent
pour aller à la recherche des femelles. Rien de semblable chez
l’'Hypocephalus !
La larve de l’Hypocephalus armatus doit évidemment vivre dans
les racines, si nous en jugeons par analogie avec les autres
Prionides souterrains; les œufs doivent donc être déposés sous
terre par la femelle. Or, chez les Coléoptères qui ont de pareilles
mœurs, ce sont les femelles qui sont adaptées au fouissement ;
l’accouplement se fait à la surface du sol, et le mâle, une fois sorti
de terre, n’y retourne plus.
Chez l’Hypocephalus armatus, nous avons affaire à un Insecte
souterrain dont le mâle est incapable de voler, mais en même
temps mieux adapté que sa femelle au fouissement. Qu'est-ce à
dire si ce n’est que le mâle creuse le sol plus fréquemment que la
225
femelle, et pourquoi creuserait-il le sol si ce n’est pour aller à la
recherche de la femelle” Nous pourrions donc en conclure que la
femelle, lors de son éclosion, ne vient probablement pas au jour et
que l’accouplement se fait sous terre. Ainsi se trouverait expliquée
la structure bizarre de ce rarissime Insecte.
Pour résumer le point de vue phylogénétique, nous dirons :
1° Que l’ancêtre des Prionides était un Coléoptère semblable à une
Parandra, mais ayant encore le labre libre ;
2° Que cet ancêtre a évolué d’une part en Parandrines, d’autre
part en un Longicorne dont la larve est descendue dans les racines,
l’ancêtre des Anoplodermines ;
3° Que l’ancêtre des Anoplodermines a donné naissance à deux
types, le genre Anoploderma et le genre Hypocephalus ;
4 Que dans le genre Anoploderma, la femelle s’est mieux adaptée
que le mâle à la vie souterraine, le mâle étant resté ailé et ayant
acquis des antennes perfectionnées ;
9° Que dans le genre Hypocephalus, l'adaptation à la vie souter-
raine a été plus parfaite, non seulement chez la femelle, mais encore
chez le mâle qui est allé au delà de la femelle dans l’évolution, sa
réserve d'énergie vitale s'étant portée non sur les antennes, mais
précisément sur les organes qui lui permettaient le fouissement.
226
HÉTÉROCÈRES NOUVEAUX pe L'AMÉRIQUE pu SUD
par Paul Dognin.
SYNTOMIDÆ.
Sarosa epona n. sp. — 33 mill. — Tête, palpes, dessus et
dessous du thorax jaunes ; pattes jaunes et noires tachetées ainsi
que le thorax, par côté, de bleu métallique ; abdomen annelé de
jaune et de noir avec reflets bleu métallique. Ailes transparentes,
jaunâtres ; les supérieures avec un point bleu métallique à la base,
la côte et le bord interne finement bordés de noir, une bordure
terminale noire devenant très large à l’apex et émettant alors des
petits rayons entre les nervures, l’espace interne jaune jusque vers
le milieu, l’espace subcostal également jaune presque jusque vers
l'extrémité, les nervures jaunes dans la première moitié de l’aile,
noircissant vers l’extrémité. Inférieures avec une bande terminale
noire, plus large avant et après la 1. Dessous comme le dessus.
Venezuela ; un 4.
Cette espèce se place tout auprès de sestiformis WIk.
Cosmosoma plebecula n. sp. — 24 mill. — Palpes et tête
noirs ; le corps jaune avec une large tache dorsale noire sur les
anneaux 2, 3 et 4, l’extrémité de l’abdomen devenant entièrement
noire, le cinquième anneau restant jaune en dessus mais noircis-
sant déjà en dessous; pattes noires avec un peu de jaune aux cuisses
de la première paire. Ailes transparentes avec les nervures noires;
les supérieures finement bordées de noir à la côte et au bord
interne et avec une mince bordure terminale noire émettant une
pointe sur la 2 et envahissant largement l’apex. Inférieures égale-
ment avec une fine bordure noire, plus large au bord abdominal et
surtout à l’apex. Franges noires.
Popayan, Colombie ; un G.
Se place tout auprès de bolivar: Schs. dont il se distingue par
l’absence de tout trait jaune dans l’aile, le thorax jaune, etc.
Cosmosoma lucens n. sp. — 39 mill. — Tête, thorax et abdo-
men noirs; front, vertex, thorax, collier, ptérygodes, pattes et
côtés de l’abdomen jusqu’à son extrémité avec des taches de bleu
métallique très brillant; intérieurs des cuisses et des tibias blancs
à la première paire; des points blancs aux premières jointures des
autres pattes ; dessus des trois premiers anneaux avec une fine bor-
dure de poils blancs; la valve ventrale bordée de blanc. Ailes hya-
lines, un peu jaunâtres, finement bordées de noir; les nervures
297
noires; les supérieures avec un point basilaire bleu métallique,
l’espace apical largement noir ; les inférieures avec la bordure
noire plus large sur la 1.
Popayan, Colombie; un (.
Très voisin de salvini Btl, qui a l'extrémité de l’abdomen orange.
Pseudomya ochreiventris n. sp. — 26 mill. — Gris brun;
le front taché d’ocre au départ des antennes, le bord antérieur des
ptérygodes finement bordé d’ocre, deux fines bandes ochracées
dorsales sur les deux premiers segments de l’abdomen qui, entière-
ment gris brun en dessus, est bordé de chaque côté d’une série de
taches d’un bleu métallique brillant plus ou moins développées
suivant l’angle; anus garni de poils ocre; palpes avec le premier
article ocre, les autres gris brun ; cuisses ocre, le reste des pattes
gris brun, ventre gris brun au départ puis ocre. Dessus et dessous
des ailes gris brun, les écailles un peu accumulées à l’extrémité de
la cellule aux supérieures.
Équateur.
Saurita bicolor n. sp. — 7,25 mill. — Tête et collier noir
mêlé de quelques poils blancs; thorax noir; premier segment de
l'abdomen noir.en dessus puis jaune, reste de l’abdomen jaune
avec une large bande dorsale et deux lignes latérales noires allant
du quatrième segment à l’extrémité; la valve ventrale bordée de
blanc; intérieurs des cuisses blancs, reste des pattes noir. Supé-
rieures avec une petite touffe de poils blancs à la base, la cellule
hyaline coupée parune nervure noire, la première moitié de l’espace
entre la 1 et la médiane hyaline, le reste de l’aile ainsi que les ner-
vures brun noir. Inférieures hyalines avec les nervures et une
bande terminale et costale noires, celle-ci plus large à l’apex.
? de même taille et en tout semblable au (J sauf le jaune de l’ab-
domen qui devient d'un beau rouge carmin. /
Tucuman; une paire.
Se place auprès d'ochracea Feld.
Eurota tisamena n. sp. — 33 mill. — Brun foncé; collier,
épaule et départ costal des supérieures marqués de taches blanches
qui se suivent (les taches du collier légèrement jaunâtres); abdomen
avec quelques touffes de poils carmin à la base, le dos avec deux
gros points blancs sur le premier; deux plus petits sur le second
segment, les troisième et quatrième segments n'ayant que l’indica-
tion de ces points dorsaux qui reparaissent en bandes allongées et
teintées de carmin sur le cinquième segment, très atténuées sur le
sixième segment; une série latérale de points blancs mélangés de
quelques poils carmin; le ventre blanc sauf aux deux derniers
228
segments qui restent brun foncé. Pattes brun foncé, l’intérieur des
cuisses blanc à la première paire, la troisième intérieurement
blanche jusqu’à son extrémité. Supérieures avec les taches hyalines
à peu près exactement comme dans hermione Berg., savoir : une
tache allongée cellulaire, deux plus petites en dessous entre la 1 et
la médiane, puis une série de cinq taches au delà de la cellule, celle
entre 3 et 4 étant la plus allongée; inférieures avec le bord abdo-
minal carmin vif, un trait hyalin intérieur sous la médiane suivi
d’une série de taches hyalines au delà de la cellule. Dessous comme
le dessus, chaque aile avec un point basilaire blanc, l’abdomen avec
deux touffes de poils carmin à la base des ailes.
Paranapanema, province de Saint-Paul, Brésil ; une ©.
Cette espèce se place tout auprès d’hermione Berg.
Syntomeida austera n. sp. — 38 mill. — Noir irisé sous un
certain angle de vert sombre; abdomen du même noir, cerclé de
six bandes, les deux premières blanc jaunâtre, les quatre autres d’un
rouge brique sombre; ventre avec une bande transversale blanche,
complète au centre et l’amorce de plusieurs autres; pattes tachées
de blanc aux cuisses ainsi qu’à la première articulation de la
troisième paire; antennes blanches au sommet, Supérieures avec
un petit point jaune à la base, une large tache extrabasilaire de
teinte paille entre la 1 et la médiane et un petit point de même
nuance, rond, subcostal, entre la 6 et la 7. Inférieures avec plu-
sieurs taches allongées, hyalines à la base, jaunâtres dans la cel-
lule, blanches en dessous.
Paraguay; une ©.
Mesolasia Hampsoni n. sp. — 40 à 43 mill. — Antennes,
palpes, tête, thorax et pattes noirs; abdomen avec les cinq pre-
miers segments noirs (une bande ventrale de poils jaunâtres, épais,
en dessous du premier segment), le reste du corps d’un beau rouge
cramoisi terminé par une toufle anale de poils jaunes. Ailes hya-
lines, les veines bien marquées en noir et bordées tout autour de
noir, la bordure s’élargissant aux inférieures de l’angle anal à la 2,
aux supérieures dans la région apicale, où elle émet quelques petits
rayons intérieurs.
Mérida, Venezuela; plusieurs (4.
Diptilon sylpha n. sp. — 25 à 27 mill. — Palpes noirs, le des-
sous du deuxième article partiellement blanc; front noir bordé de
blanc; tête noire; collier, en dessus, noir liséré de blanc, rouge par
côté; dessus de l’abdomen d’un bleu vert profond luisant, dessous
blanc, l'extrémité noirâtre; pattes noires, l’intérieur des cuisses
blanc. Ailes hyalines, les veines et bordures noires. Supérieures
229
avec un point noir au départ de la nervure 5, la bordure plus
épaisse le long du bord interne et légèrement à l’apex; inférieures
avec la côte blanche liserée de noir sur les trois premiers quarts
puis entièrement noire, la bordure diminuant sitôt après l’apex.
Franges noires.
Équateur; plusieurs .
Sciopsyche remissa n. sp. — 29 à 32 mill, — Palpes, tête,
corps et pattes blond pâle, un liséré de poils jaunes au collier ; supé-
rieures isabelle avec les nervures, la côte, Le bord interne, le bord
terminal et l’extrémité de la cellule marqués de blond pâle; infé-
rieures blanches avec une bordure costale et terminale blond pâle,
plus large à l’apex. Dessous des quatre ailes entièrement envahi de
blond sauf dans la partie abdominale des inférieures qui reste
blanche.
Mérida, Venezuela; trois ©.
Cyanopepla Girardi n. sp. — 32 mill. — Palpes noirs avec
quelques poils blancs en dessous; front noir marqué de deux points
blancs; vertex noir; collier noir avec deux points blancs en dessus,
les côtés blancs; épaules à la naissance des ailes marquées d’une
grosse tache jaune vif; thorax noir marqué de trois points, ceux de
l’avant et de l’extrémité blancs, le central jaune; dessus de l’abdo-
men bleu vert luisant avec quelques petits points dorsaux blancs
sur les deux ou trois derniers segments et une série latérale de
points blancs plus complète et mieux indiquée; le ventre bleu vert,
la plupart des segments avec une large bande centrale blanche, la
touffe anale blanche en dessous ; pattes noires, l'intérieur des cuisses
et des tibias blanc et un point blanc aux articulations. Supérieures
noires avec un tout petit point jaune à la base et deux taches
blanches, l’une un peu plus grande à l’extrémité de la cellule, la
seconde en dessous sous la médiane et la 2; inférieures noires iri-
sées de bleu vert métallique. Dessous des quatre ailes noir, irisé, et
sous un certain jour presque entièrement, de bleu vert métallique,
les supérieures avec les points blancs comme en dessus, les infé-
rieures avec plus ou moins de poils blancs à l'extrémité de la
cellule; franges finement blanches sauf à l’angle interne des
supérieures. |
Tucuman; deux 4 pris par M. Girard.
Eucereon popayanum n.sp. — 32 mill. — Palpes avec le
premier article garni de poils jaunes, les second et troisième articles
gris blond; front et thorax gris blond; vertex jaune; dessus de
l'abdomen jaune, le départ gris suivi d’une série dorsale de bandes
brunes s’arrêtant sur l’avant-dernier segment, les deux côtés ainsi
230
que le dessous du corps blanchâtres; pattes grises, coxæ jaunâtres,
fémurs blanchâtres. Dessus des quatre ailes et franges gris blond,
le dessous un peu plus pâle.
Popayan, Colombie; une ©.
LITHOSIANZÆ.
Metareva flavescens n. sp. — 37 mill. — Antennes, palpes,
front, corps et pattes jaunes; vertex, thorax et ptérygodes gris
lilacé, ces derniers avec une bordure antérieure jaune. Dessus et
dessous des quatre ailes paille, les supérieures finement lisérées de
jaune à la côte et le dessus avec une large bande le long du bord
interne, droite, gris lilacé et contenant la nervure 1 à peu près dans
son milieu; dessous avec deux larges plaques rugueuses, opaques,
avant le milieu aux premières ailes, dans la région apicale aux infé-
rieures. Franges couleur du fond.
Tucuman; un (..
Metareva albescens n. sp. — 39 mill. — Antennes, palpes et
front jaunes; collier jaune en dessus, blanc par côté; thorax gris
lilacé ainsi que les ptérygodes bordés de jaune en avant; dessus de
l’abdomen blanc sale; dessous du corps blanc; pattes blanches et
jaunes. Dessus et dessous des quatre ailes blanc argenté, les supé-
rieures avec une large bande gris lilacé au bord interne comme
dans l’espèce précédente. Franges blanches.
Tucuman; trois ©.
Cette espèce provient de la même localité que la précédente, il se
pourrait donc qu’elle en fût la ©.
Clemensia urucata n. sp. — 22 mill. — Tête, collier et pté-
rygodes blancs, semés de poils noirs; thorax isabelle avec une
tache centrale noire; dessus de l’abdomen blanc et noir; pattes
brunes coupées d’isabelle. Supérieures blanches semées d’écailles
noires et teintées intérieurement d’isabelle ; la côte avec sept taches
noires, les cinq dernières donnant naissance aux lignes et bandes
transversales suivantes : une très large bande extrabasilaire noire,
un peu courbe, n’atteignant ni la côte, ni le bord interne et immé-
diatement suivie d’une fine ligne, noire vers la côte et au passage
des nervures, puis isabelle, deux autres fines lignes semblables
traversent l’aile avant et après un trait noir et bien indiqué à l’ex-
trémité de la cellule et sont suivies d’une large bande noire, irré-
gulière, fortement coudée au delà de la cellule et atteignant la côte
et le bord interne vers l’angle. Une ligne terminale noire coupée de
blanc sur les nervures, la frange blanche coupée de noir entre 4et 5
231
et à l’apex. Inférieures blanches, le bord terminal ombré irrégu-
lièrement de grisâtre ; la frange blanche, un peu grisâtre à l’apex.
Dessous des supérieures enfumé, la côte et le bord terminal plus
pâles et laissant voir une partie des dessins du dessus. Dessous des
inférieures comme le dessus.
La Uruca, près San José, Costa-Rica ; un ©.
Cette espèce appartient à la section III d'Hampson et se placera
après albata Pack,
ARCTIANÆ.
Automolis iragorri n. sp. — (7, 40 à 42; ©, 40 à 49 mill. —
Palpes gris, dessous blanchâtre ; tête blanche, sommet (entre les
antennes) jaune; collier blanc, le sommet (sur le thorax) bordé de
poils rouges, le dessous également mêlé de rouge; ptérygodes
blancs avec une bordure subterminale antérieure jaune et quel-
ques poils rouges à l'extrémité ; thorax poilu, blanc, le milieu
jaune, l’extrémité mêlée de rouge ; dessus de l’abdomen rouge,
chaque segment avec une fine bordure blanche, couvert, surtout
au départ, de longs poils rouges ; dans les individus frais, ces poils
rouges laissent ressortir comme une série de petites crêtes dorsales
blanches; anus blanc; coxæ blanc mêlé de poils rouges; pattes
blanches et grises; dessous du corps blanc. Dessus des supérieures
jaune, la côte, le bord interne et les contours des dessins blancs ;
une ligne de traits basilaires noirs n’atteignant pas la base au bord
interne ; une ligne transversale noire, un peu recourbée extérieu-
rement à la côte et coupée de blanc sur toutes les nervures (ces
deux lignes comme dans herois Schs., mais un peu plus écartées) ;
franges blanches. Dessus des inférieures et franges blancs, dans
quelques exemplaires le bord abdominal est semé de poils rosés.
Loja, Équateur: Popayan, Colombie ; Mérida, Venezuela ; une
série d'exemplaires j et ©.
Cette espèce appartient à la première section d’'Hampson et se
range auprès de crinis Druce.
Automolis coacta n. sp. — 43 et 50 mill. — Palpes gris plus
pâles en dessous; front gris ; vertex jaune; collier blanc bordé sur
le thorax d’une bande de carmin sombre, mêlé en dessous de poils
rouges; ptérygodes jaunes bordés de blanc et avec quelques poils
rouges à l'extrémité; thorax jaune bordé en avant de noir, blanc et
rouge par côtés et à l’extrémité; dessus de l’abdomen couvert de
longs poils rouges; anus blanc; coxæ blancs et rosés; pattes blan-
ches et grises; dessous du corps blanc, Supérieures comme dans
239
l'espèce précédente, mais les traits basilaires rejoignant la bande
transversale au bord interne ; inférieures blanches.
San-Francisco, près Loja, Équateur ; deux «, dont l’un pris en
août 1886.
_ Cette espèce appartient à la troisième section d'Hampson et se
place auprès d’idalia Hmpsn.
Automolis pseudelissa n.sp. — (}, 48 à 51; ©, 57 mill. — Aux
ailes inférieures d’elissa Schs., 8 est tigé sur 7 bien après la cellule;
dans pseudelissa, 8 joint la 7 à l’angle même de la cellule. Front,
tête, collier et coxæ jaune orange; palpes jaune orange à la base
puis noirs; pattes et poitrine noires; abdomen du (J noir bleuté
sur les cinq premiers segments en dessus et les trois premiers en
dessous, le reste jaune orange avec quelques points noirs dorsaux
et latéraux; abdomen de la © comme chez le (ÿ, mais les deux der-
niers segments devenant noirs en dessus; ptérygodes, thorax et Les
quatre ailes jaune paille uniforme.
Mérida, Venezuela ; deux paires.
Cette espèce se reconnaîtra au premier coup d'œil d’elissa Schs.
par le dessous de l’avant-corps noir dans pseudelissa, orange dans
elissa.
Elysius insulsa n. sp. — 51 mill. — Port et aspect général
d’immanis H. Edw., mais entièrement d’un gris brunâtre uni-
forme, insensiblement plus pâle aux ailes inférieures; cette mono-
tonie est à peine rompue par quelques poils jaunâtres au-dessous
des palpes, dans le collier et sur le vertex.
Loja, Équateur ; une ©.
Opharus melas n. sp. — 63 mill. — Palpes, tête, corps et
pattes noir brun uniforme (la tête et le corps entièrement couverts
de longs poils). Supérieures noir brun, le centre un peu trans-
parent ; inférieures semi-transparentes, grisâtres; franges COnco-
lores,
Popayan, Colombie ; une ©.
Cette espèce ressemble superficiellement à almopia Druce.
Hemihyalea erganoides n. sp. — 57 à 64 mill. — Dans son
travail si remarquable sur les Hétérocères (vol. III, n° 1435),
Ham pson identifie cette espèce à ergana mihi, et c’est pourquoi il
indique la © d'ergana comme « sans carmin sur le dos ». J'ai reçu
de Loja plusieurs paires d’ergana typiques et les © sont absolument
identiques aux }, ayant le dessus de l’abdomen entièrement rouge
comme ceux-ci. L'espèce qu'Hampson a en vue est certainement
très voisine d’ergana typique et il n’est pas impossible qu'elle n’en
soit qu’une variété géographique; néanmoins je l’en crois distincte
233
et formant bien une race à part. Dans ergana typique, les ailes sont
plus couvertes d’écailles blondes, le dessus de l’abdomen est d’un
carmin moins vif, la poitrine et les coxæ sont toujours rouges;
dans erganoides, ils restent toujours blond ochracé, enfin la ©
d’erganoides a le dessus du corps blond ochracé; dans ergana, le
ventre seul devient blond avec un liséré rouge sublatéral qui suit
partout à égale distance le rouge du dessus de l’abdomen. Érgana,
enfin, semble une espèce plus robuste.
Mérida, Venezuela; plusieurs paires.
Ecpantheria theophila n. sp. — , 54 mill. — Palpes, front,
poitrine et coxæ noir bleuté; vertex Jaunâtre; collier en dessus
jaunâtre avec, de chaque côté, une large tache noire à reflets verts
se continuant sur les ptérygodes qui sont lisérées de jaunâtre ;
mésothorax marqué à l’avant de deux taches suivies d’une tache
centrale noir vert, ces trois taches lisérées de jaunâtre; pattes
noires, les cuisses en partie jaunâtres; abdomen jaune orange, le
dos noir bleu, chaque segment finement liséré de jaune, une série
latérale de taches noir bleu, le ventre coupé de noir sur les premiers
segments ; l’anus noir bleu. Ailes jaunâtres; les supérieures avec les
dessins noir brun mat à peu près exactement comme dans laeta
WIk., la série subterminale de points n’atteignant pourtant pas le
bord terminal vers l’angle interne; les inférieures couvertes de longs
poils jaunes le long du bord abdominal, marquées de trois taches
costales et, un peu avant l’apex, d’une plus petite tache subcostale,
possédant en outre un point noir dans la partie extérieure du lobe
tornal.
©, 65 mill. — Palpes, front, poitrine, coxæ, vertex, collier,
ptérygodes, thorax, pattes et ailes supérieures comme dans le (},
mais le jaunâtre remplacé par du blanc pur, sauf dans le dessous
intérieur des premières ailes; abdomen comme dans le ç;, un peu
plus envahi par le noir; ailes inférieures entièrement envahies de
noir avec une bordure terminale, trois amorces de lignes à la côte
et quelques taches subterminales jaunes; le bord terminal avec
quelques taches noires.
Popayan, Colombie; une paire.
Se place auprès de Laeta WIk. qui s’en distinguera par son dessus
des supérieures blanc, ses inférieures fortement envahies de noir
chez le , etc.
234
UN BUPRESTIDE NOUVEAU
DE LA NOUVELLE-GUINÉE ALLEMANDE
par K.-M. Heller, Dresde.
Iridotænia Wahnesi sp. n. — Obscure viridi-ænea, elytris
lateribus vittaque in humeris incipiente ignito-auratis, hac subim-
pressa ac pollinosa, apice chalybæo-cyaneis, vitta dorsali communi,
in basi dimidia parte elytrorum occupante ac postrorsum sensim
attenuata plagaque oblonga discoidali, margine postico exciso,
atro-purpureo lavatis; prothorace transverso, lateribus rotundatis,
dupliciter punctato, medio longitudinaliter lateque impresso,
parte quarta exteriore subconcavo ruguloso ac pollinoso; scutello
oblongo-rectangulare longitudinaliter sulcato, nigricante; corpore
subter articulisque tribus basalibus antennarum atro-cyaneis plus
minusve viridi-lavatis.
Long. tot. 42, long. elytror. 31,5, lat. max. elytror. pone medium
8,9, lat. thoracis 7,5 mill.
Patria : Bongu, Kaiser Wilhelmsland, legit C. Wahnes.
TÊTE excavée, l’excavation sillonnée dans son fond et très fine-
ment ponctuée, couverte en outre de points espacés assez épais,
plus denses et plus accentués en avant, le sillon im-
pressionné en arrière du front; bord interne des
yeux formant un bourrelet lisse limité extérieurement
par une série de points; vertex à ponctuation fine et
espacée; antennes bleu verdâtre à la base, dentées
et noires à partir du quatrième article.
PRONOTUM plus large que haut, ses côtés large-
ment arqués au milieu et rétrécis en arrière avec
les angles antérieurs un peu avancés; la base bisi-
nuée ; le disque largement et profondément sillonné;
les côtés déprimés, rugueux et purulents de jaune ;
la ponctuation double et fine, un peu épaissie vers
la marge antérieure.
Écussox plus long que large, quadrangulaire et sillonné longitu-
dinalement.
ÉLYTRES assez fortement rétrécies en arrière, leur plus grande
largeur un peu après le milieu, sans traces de côtes, à ponctuation
excessivement fine et très espacée, les côtés présentant à hauteur
des épimères métathoraciques une impression vague à très fines
rides transversales ; elles sont munies de deux fossettes oblongues,
vagues et confluentes à la partie interne de la région humérale et
impressionnées autour de l’écusson et le long de la partie antérieure
235
de la suture, sillonnées le long de la moitié postérieure de la suture,
ce sillon limité par une carène peu prononcée ; le sommet séparé-
ment acuminé et obliquement tronqué avec un petit vide anguleux
sutural ; le tiers postérieur de la marge extérieure dentelé.
Elles sont d’un rouge doré à reflets vert métallique clair vers les
épaules, avec une bande bronzé pourpré obscur finement bordée
de rouge feu, longeant la suture, élargie à la base et successivement
atténuée vers le sommet, celui-ci bleu d'acier, le disque orné d’une
tache prémédiane oblongue, anguleusement échancrée en arrière
et de la même nuance que la bande suturale ; l’espace vittiforme
entre cette bande et la tache discale légèrement déprimé et couvert
d’une pubescence caduque, peu dense et peu visible, pulvérulente
de jaune. |
Dessous glabre au milieu, noir bleuâtre; l’abdomen bleu ver-
dâtre obscur, les côtés ponctués et très pulvérulents. Pattes entiè-
rement vertes; fémurs antérieurs et médians claviformes.
Cetie espèce, dont je n’ai vu que deux femelles, appartient sans
aucun doute au genre /ridotænia, malgré la conformation anormale
du pronotum ; elle possède tous les caractères du genre, dans lequel
J'hésitais à la ranger de prime abord ; ainsi les tarses et les antennes
sont métalliques et obscurs, les élytres présentent une dent à
l’échancrure du repli épipleural et le dernier segment abdominal
n’est pas échancré (9) ni caréné, etc.
Je dédie cette remarquable espèce, dont la taille surpasse celle de
l’Z. Riedeli Lansb. (1), à M. Charles Wahnes, qui l’a découverte et
qui à bien voulu me la confier pour la décrire.
(1) C. R. Soc. Ent. Belg., t. XXII (1880), p. cxxxv.
236
MATÉRIAUX
POUR LA FAUNE COLÉOPTÉRIQUE MALGACHE
par L. Fairmaire.
13° NOTE
CURCULIONIDZÆ
Holonychus cruralis. — Long. 17 à 18 mill. (rost. incl.). —
Ressemble au saxosus Coq. mais plus comprimé, avec la même
sculpture et la vestiture d’un gris sale, laissant quelques tubercules
dénudés, mais le corselet est assez différent, avec les côtés presque
parallèles depuis la base, angulé en avant, assez brusquement et
brièvement rétréci ; il porte aussi sur le disque, mais plus en avant,
entre les angles antérieurs, une impression assez profonde, sil-
lonnée au fond, moins concave, avec les bords relevés en arrière,
la partie postérieure irrégulièrement tuberculée; les élytres sont
moins fortement déclives à l'extrémité, elles ont des stries assez
fines, plus ou moins ponctuées, plus profondes sur les côtés, avec
les intervalles couverts de petits tubercules peu saillants, le 3° ayant
en arrière trois gros tubercules placés à la suite l’un de l’autre,
quelques tubercules médiocres parsemés à la base; les pattes ne
sont pas d’un vert métallique, mais d’un brun noirâtre, avec de
larges bandes transversales d’un brun velouté un peu roussâtre,
étroitement marginées de blanchâtre; enfin le rostre est plus court,
plus large en avant, ayant également une large impression, mais
non carénée au milieu. — Fort-Dauphin (Gotta).
Tanysomus leucophæus. — Long. 8 à 9 mill. (rost. incl.). —
Forme et coloration du frenatus Fairm., mais un peu plus grand,
plus pâle et unicolore; les stries des élytres sont moins profondes,
mais garnies de points assez gros, espacés, la suture est moins
saillante en arrière ; le rostre est largement échancré au bout, égale-
ment séparé de la tête par un sillon légèrement oblique de chaque
côté, et celle-ci est également sillonnée entre les yeux; les
antennes sont grêles; le corselet n’est pas conique, les côtés sont
presque parallèles à la base et ne se rétrécissent qu’à partir du
milieu en s’arrondissant légèrement, la surface, comme celle des
élytres, est vaguement nuancée d’un fauve très pâle, plus répandu
sur ces dernières; les côtés et le dessous sont plus blanchâtres, les
pattes marbrées comme les élytres. — Bassin du Mandrarè, sud de
Madagascar (Alluaud).
Bien distinct du frenatus par sa taille, l’absence de bandes sur le
corselet et Les stries fortement ponctuées.
237
Tanysomus cinctipennis. — Long. 10 à 11 mill. — Plus
grand et plus oblong que le précédent, d’une teinte plus cendrée,
passant au brun, avec une assez large bordure sur les flancs du
corselet et sur les côtés des élytres, remontant un peu à l'extrémité
sur les 3° à 5° intervalles, le corselet ayant le disque plus ou moins
blanchâtre avec une ligne médiane brune, le sommet de la tête
également un peu blanchâtre ; le rostre est parfois un peu caréné
au milieu, le sillon qui le sépare de la tête est à peine marqué ou
interrompu, la strie du front est courte, parfois profonde; le corselet
est également peu conique, se rétrécissant légèrement dès la base
avec les côtés peu arqués et la surface ruguleuse ; les élytres sont
ovalaires, un peu oblongues, plus longuement atténuées en arrière,
les stries sont peu profondes, mais assez fortement ponctuées, les
intervalles sont alternativement un peu convexes, parfois les 5° et
9° sont un peu teintés de blanchôtre à la base; le dessous et les pattes
sont concolores, les fémurs annelés de blanc. — Andrahomana, sud
de Madagascar (Alluaud).
Homæœonychus fuscorufus. — Long. 11 mill. (rost. exæcl.).
— Ovatus, fortiter convexus, fusco-niger, nitidus, squamis rufis fas-
ciatim aggregatis vVariegatus, capite (Vertice excepto), rostro,
prothoraceque dense rufis, hoc disco medio transversim et lateribus
quadratim denudatis, elytris fasciis valde undulatis et dentatis,
circa scutellum densius; capite cum rostro dense coriaceis, fronte
medio fortiter foveata, rostro medio subcarinato, apice denudato,
antennis fuscis, clava ovato-acuminata, prothorace elytris dimidio
angustiore, transverso, antice paulo angustato, lateribus arcuatis,
dorso subgranulato, medio carinula polita signato, postice utrinque
vix sensim impresso, et sat fortiter sinuato ; scutello fusco; elytris
ovatis, basi medio sinuatis, utrinque leviter obliquatis, ad humeros .
valde angulatis, dein leviter attenuatis, dorso grosse striato-punc-
tatis, inlervallis leviter convexis, sutura elevata ; subtus cum pedibus
similiter rufo-squamosus, femoribus medio denudatis. — Ampa-
simena (Cotta), un seul individu.
Ressemble un peu au Stigmatrachelus Perrieri Fairm. (1), qui doit
rentrer dans le même genre, la forme est la même, mais la colo-
ration et les dessins sont très différents.
Cycloteres fasciculatus. — Long. 6 mill. (rost. excl.). --
Forme et coloration du GC. bipartitus Fairm., mais un peu plus petit,
avec la bande fauve transversale des élytres moins nettement
limitée, les stries indistinctes, les intervalles aplanis à la base, ornés
de touffes veloutées d’un brun de poix et garnis de soies courtes,
(1) Ann. Soc. Fr. 1899, 494.
238
mais plus convexes en arrière et sur les côtés, et alternativement
ornés de touffes de poils bruns-roux, mélangés de roussâtres, la
suture et la partie apicale d'un brun pâle, avec un trait gris assez
court de chaque côté avant l’extrémité ; le corselet est plus rétréci
en arrière, plus élargi en avant et plus rétréci au bord antérieur,
les taches sont disposées de même, mais plus petites, les posté-
rieures bordées en dehors par une bande assez large, de même
couleur que le fond et non par un filet étroit plus clair; les fémurs
sont moins renflés, les tibias droits, également garnis de soies
hispides, courtes, leur couleur est plus ferrugineuse. — Forêt de
Tassala, sud de Madagascar (Alluaud).
Cet insecte est remarquable dans le genre par le faisceau de poils
qui orne les intervalles alternes des élytres.
Alcides griseoniger. — Long. 10 mill. (rost. excl.). — Oblon-
gus, valde convexus, fuscus, prothorace capiteque et elytrorum
fasciis 2 transversis, latis, 1? ante medium, 2? ante apicem, cinereo-
pubescentibus; capite subtilissime punctulato, inter oculos carinato,
rostro sat elongato, paulo compresso, vix arcuato, apicem versus
paulo latiore, subtiliter punctulato, basi rugosulo; prothorace
elytris angustiore, longitudine vix latiore, antice angustato subti-
liter sat dense rugosulo, antice utrinque transversim impresso,
basi utrinque fortiter emarginato, lobo medio valde prolongato;
scutello minuto, truncato; elytris ad humeros valde angulatis, con-
vexis, nitidis, dein gradatim attenuatis, apice conjunctim rotun-
datis, parum fortiter striatis, striis fortiter punctatis, intervallis
convexiusculis, lævibus, lobis anticis valde productis, lævibus;
subtus cum pedibus dense cinereo-pubescens, femoribus et tibiis
intus acute dentatis, pedibus anticis longioribus. — Madagascar
(Sikora), Musée de Vienne.
Ressemble à l’A. Fairmairei Cat. Har. Gemm., avec le corselet
très finement ruguleux, sans sillon médian, et les élytres plus
courtes, plus striées, ayant 2 fascies transversales, à pubescence
assez longue.
Camptorhinus albocaudatus. — Long. 6 1/2 mill. (rost.
excepto). — Oblongo-elongatus, compressus, valde convexus, niger,
opacus, maculis squamosis rufis ad prothoracis latera, ad humeros,
versus suturam et medio sparsutis, scutello rufo, elytris apice .
macula squamoso-albida communi terminatis, capite maculis
2 rufo-squamosis ornatis; capite subtilissime punctulato, rostro
fortius punctato, apice læviore et nitidulo, parum arcuato; protho-
race breviter ovato, postice attenuato et elytris angustiore, antice
constricto, dorso antice transversim asperato et medio squamis
erectis nigris hirto, antice dentibus 2 obtusis nigris obliquis, parte
259
postica et laterali sat fortiter granulosa; elytris parallelis, punctis
grossis ac profundis substriatis, punctorum intervallis granosis,
interstriis plicatulis, sutura anguste pallida aut fulvida, subtus cum
femorum basi rufo-squamosus, tibiis pallido annulatis, tarsis fere
albidis, femoribus fortiter clavatis, subtus dentatis. — Madagascar
(Sikora); Musée de Vienne.
La coloration et la vestiture de cet insecte le rendent facile à
reconnaitre. |
Sympiezopus conicicollis. — Long. 4 1/2 mill. — Ovatus,
antice et postice æqualiter angustatus, valde convexus, fuscus, pro-
thorace vittis 4, elytris vitta suturali et utrinque vittis 2 flavo-rufis,
ante apicem abbreviatis, vitta externa cum vitta prothoracis laterali
continua, et macula apicali vittulaque brevi inter dorsalem et exter-
nam pilisflavo-rufis dense vestitis ; oculis magnis,subcontiguis, linea
* tenui flavo-rufa limbatis, rostro carinato, basi punctato et flavo-rufo
pilosulo; prothorace truncato-conico, lateribus fere rectis, dorso
dense subtiliter asperulo, medio linea tenui grisea vage elevata,
margine postico recto, angulis acutis; scutello dilute flavido; elytris
sat brevibus, cuneatis, ad humeros valde rolundatis, apice obtusis,
dorso sat fortiter punctulato-striatis, intervallis planis, dense sub-
tiliter rugosulo-punctulatis et pilis minutissimis obsitis; subtus
cum pedibus dense griseo-pilosulus et punctulatus, pedibus sat
elongatis, femoribus subtus dente valido et acuto armatis, ante-
rioribus crassioribus., — Baie d’Antongil; ma collection.
Ressemble au S. albolineutus Ch., du Zanguebar, mais bien plus
petit, plus étroit, à bandes jaunes, entières, avec une carène longi-
tudinale sur le corselet.
Sympiezopus rufotinctus. — Long. 5 mili. (rost. excl.). —
Brevissime ovatus, subrhombeus, valde convexus, nigro-fuscus,
opacus, rufo-ochraceo variegatus,squamosulus, rostro basi et puncto
frontali, prothorace utrinque vitta lacerata, fere ramosa, macula
antica apicali et macula basali ad scutellum, elytris vitta angusta
basali, circa scutellum dilatata, medio vitta transversali communi,
utrinque abbreviata, extus punctis numerozis, et macula apicali
fere communi, subtus pectore et abdominis lateribus similiter
rufo-ochraceo squamosis, pedibus minus dense similiter vestitis. —
Ankarahitra (H. Perrier).
Ressemble beaucoup à l'accentifer (1) Fairm., mais un peu plus petit
et plus convexe, les taches et bandes disposées différemment, les
élytres dépourvues d’un trait blanc de chaque côté de l’écusson,
ayant une bande transversale basilaire, et Le corselet n’ayant pas de
(1) Ann. Ent. Fr. 1899, 498.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVI, 4 VI 1902 17
240
bande médiane ; les pattes antérieures sont plus courtes, tous les
fémurs sont armés d’une forte dent.
Osphilia centrolineata. — Long. 5 1/2 mill. (rost. excl.). —
Ovato-rhomboïdea, nigra, opaca, pube tenuissime fuliginosa
dense vestita, linea albido-squamosula centrali a fronte inci-
piente, per prothoracis medium, scutellum et suturam prolongata,
sutura ad apicem evanescente, prothorace pleuris linea nivea,
antice breviter hamata, postice in epimeris producta, meta-
pleura, pectoris suturis et coxis niveis, femoribus supra albo-vittu-
latis; oculis antice contiguis, supra linea alba vix separatis;
prothorace transverso, truncato-conico, lateribus rectis, margine
postico medio lobato, truncato, utrinque sinuato; scutello ovato,
apice fere truncato; elytris fere cuneatis, ante medium postice
angustatis, modice punctato-striatis, punctis sat distantibus, parum
impressis, intervallis planis, sutura haud elevata, postice subde-
pressa ; subtus concolor, punctata, pedibus magis nigris, femoribus
haud clevatis, subtus dente acuto-armatis, tibiis anticis vix arcuatis,
ceteris reclis, tarsis piceis. — Forêts au nord de Fort-Dauphin
(Alluaud).
Cet insecte est bien voisin de l'O. vittata Faust. (Abhandl. K.
Zool. Mus. Dresd., 1899, 19); il en diffère par la forme plus courte,
les lignes blanches et non rousses, la médiane pas plus large, sans
ligne noire, le dessous du corps noir, le corselet plus court, les
élytres sans taches ni bandes, non impressionnées à la suture et
les pattes à lignes et taches blanches. En voici la diagnose :
Elliptica, supra nigro-squamosa et ochraceo vittata, subtus
albido-squamosa ; prothorace latitudine fere longiore, trapezoidali,
vittis 3 ochraceis, una utrinque angusta, una mediana latiore et
postice lineam nigram iucludente; scutello ovato, ochraceo; elytris
punctato-striatis, dorso suturale impressis, interstitiis 3° et 5° an-
gustioribus cum primo exparte, sutura postice interrupta, ochraceo-
squamulosis; pedibusnigro-brunneis, tarsis dilutioribus, femoribus
tibiisque 4 posticis nigro-brunneo maculatis. — Long. 5 à 6 mill.
Osphiliades pictidorsis. — Long. 3 1/2 mill. (rost. excl.). —
Ressemble extrêmement à l’O. Perrieri Fairm. (Metialma), pour la
forme et la coloration générale; le corselet est plus étroit, plus
atténué en avant, d’un brun vineux avec des bandes longitudinales
de pubescence grise, la médiane large renfermant une tache ovalaire
d’un brun vineux; les élytres sont un peu plus courtes, plus élargies
à la base, de même couleur que le corselet, avec des lignes grises
plus ou moins entières, la suture également grise à l'extrémité; le
dessous et les pattes sont couverts d’une fine pubescence grise, un
peu cendrée, avec des taches brunes sur les pattes, tous les fémurs
241
sont armés d’une épine beaucoup plus forte aux fémurs antérieurs,
et plus épais que chez la Perrieri. — Andrahomana (Alluaud),
CIONESTHES n. g.
Ce genre diffère à peine des Cionus; cependant les yeux sont assez
petits, ovales, verticaux, non transversaux, le corselet a le bord
postérieur en angle obtus vis-à-vis de l’écusson et sinué de chaque
côté, l'abdomen est conformé à peu près de même, seulement le
2° segment n’est pas plus long que les deux suivants réunis, ceux-ci
sont dénudés, tandis que les deux premiers sont densément revêtus
de poils gris; les pattes sont robustes, un peu plus courtes, rétrac-
tiles, les fémurs assez claviformes, armés en dessous d’une petite
dent, les tibias sont tronqués obliquement à l’extrémité, ce qui
détermine un angle externe bien marqué. Enfin la vestiture est
formée de poils assez longs, serrés, plus ou moins couchés, formant
par places de petits faisceaux assez courts.
Cionesthes vestitus. — Long. 3 mill. (rost. excl.). — Subglo-
bosus, dorso antice planiusculus, piceus, pilis griseis adpressis
dense vestitus, capite cum rostro, prothoracis marginibus antico et
_ postico, scutello, elytrorum basi anguste, macula media communi
rufulis, pilis sparsim tuberculatim agglomeratis, elytris medio
utrinque tuberculis 2 minutis transversim dispositis ornatis; capite
planiusculo, vertice bisetoso, fronte medio breviter striata, rostro
sat elongato, recto, medio stria tenui, apice profunda signato;
prothorace elytris valde angustiore, brevi, fortiter convexo, late-
ribus postice valde rotundato, antice abrupte constricto, depresso
et piceo setoso, parte convexa fortiter laxe punctata, margine postico
medio fortiter lobato, utrinque valde sinuato et impresso; scutello
breviter ovato; elytris brevibus, ad humeros obliquatis et extus
paulo angulosis, subtiliter striatulis, intervallis alternis convexis,
sed interruptis et fere tuberculosis, lateribus et apice setosulis,
rufulo et albido variis; pedibus validis rufulo maculosis, femoribus
crassis, subtus fortiter dentatis. — Majunga. Je dois cet élégant
insecte à l’obligeance de M. Lajoye.
Epiphylax oblongulus. — Long. 4 1/2 mill. (rost. exæcl.). —
Ressemble à l'E. scabricollis Fairm.(1), mais plus petit et bien plus
étroit, surtout pour le corselet dont les côtés sont presque parallèles,
ne s’arrondissant que tout à fait en avant ; sa surface est également
rugueuse, mais plus finement et plus densément, légèrement
carénée au milieu, avec une bande longitudinale rousse, peu
(1) Ann. Ent, Belg. 1901, 238.
242
marquée, de chaque côté, l’espace entre ces bandes et la carène
médiane légèrement déprimés; les élytres sont aussi plus parallèles,
plus étroites, avec les épaules plus angulées, parsemées de quelques
petits traits d’un fauve pâle, notamment sur les épaules, formant,
peu après le milieu, une sorte de bande transversale composée de
traits séparés et disposés un peu obliquement; les interstries sont
alternativement un peu convexes, la suture est un peu relevée; les
pattes sont assez courtes et assez fortement dentées. — Baie
d’Antongil; ma collection.
Epiphylax apicalis. — Long. 5 mill. (rost. excel). — Se
distingue de ses congénères par sa forme plus allongée, sa couleur
d’un brun foncé avec de petits poils d’un gris fauve formant sur le
disque des élytres une large tache mal limitée, peu distincte, se
rétrécissant au milieu et n’atteignant pas l’extrémité; le rostre est
plus long, moins arqué; le corselet est plus étroit, atténué en
avant, convexe, à ponctuation extrêmement fine, sans carène
médiane, le bord antérieur assez fortement marginé, le postérieur
lobé au milieu; l’écusson est étroit, blanchâtre, les élvtres sont
atténuées presque dès la base, à stries assez fines, ponctuées, les
intervalles presque plans, la suture est terminée par une petite
tache blanche commune ; le pygidium est peu découvert ; le dessous
du corps est couvert de poils courts, couchés, roux ; les pattes sont
plus grandes, les fémurs plus longs, les postérieurs dépassant les
élytres, tous fortement dentés. — Baie d’Antongil; ma collec-
tion.
Liocalandra hovana. — Long. 10 mill. (rost. except.). —
Corps allongé, entièrement noir, comme celui de L. nuda Chevr.,
mais moins brillant; en diffère surtout par le corselet plus cylin-
drique, légèrement atténué et moins fortement étranglé en avant
avec le sillon transversal bien moins profond et la surface couverte
d’une ponctuation assez fine, très serrée; le rostre est aussi grêle,
arqué et épaissi à la base, mais moins brusquement rétréci, non
angulé sur les côtés, la fossette frontale bien moins marquée, les
antennes sont plus grêles, surtout le funicule, et la massue est moins
brusquement formée; les élytres ont la même forme, mais légère-
ment atténuées en arrière, à stries plus marquées, plus ponctuées,
avec les intervalles presque plans, le 3° légèrement convexe, plus
fortement à la base, et la suture saillante, l’extrémité un peu
tronquée, très étroitement roussâtre; le pygidium est à peine
ponctué, sans tache de poils roux; en dessous poitrine presque
mate, abdomen très brillant, métasternum sillonné au milieu, pattes
plus grêles, tibias plus droits. — Madagascar (Sikora); Musée de
Vienne.
245
SPHENOPHORUS STRIATUS Fabr, in Sch. Curcul. VIIL, 2, 251.
Cet insecte répandu depuis la Polynésie jusqu’au Brésil et à
Madère, ainsi qu’en Australie, se trouve aussi à Madagascar et à
l’île Bourbon.
Il me semble qu’il se rapporte à la description suivante que je ne
trouve citée nulle part.
Curculis mendicus O1. Ent. Encycl. V, 480, n° 40, pl. IX, fig. 108.
Curculio longirostris, femoribus muticis, ovatus, cinereus, immacu-
latus, elytris striatis.
Il est petit, ovale, d’une couleur cendrée roussâtre, Les yeux
sont noirs. La trompe est cylindrique, presque de la longueur du
corselet. Le corselet est aussi large que les élytres à la partie
postérieure. Les élytres sont striées, les cuisses sont sans épines et
sans dentelures.
Il se trouve à Madagascar.
ANTHRIBIDÆ.
MENTANUS n. g.
Ce nouveau genre d’Anthribide paraît au premier abord voisin
du G. Phlæobius, mais il en diffère essentiellement par les hanches
antérieures contiguës et le rostre à peine sinué à l’extrémité; en
outre, la carène latérale du corselet est arrondie et ne dépasse pas le
milieu du corselet. Les yeux sont écartés, arrondis, les scrobes
découvertes, fovéiformes, les antennes sont à peine moins longues
que le corps, terminées par une massue lâche de 3 articles, le 1* à
peine plus étroit que le 8°, les 2 autres plus étroits, le dernier
oblong ; le rostre est très court. Le corselet est aussi large que les
élytres, rétréci en avant; celles-ci sont ovalaires, oblongues,
atténuées presque dès la base, brusquement arrondies et presque
tronquées à l'extrémité, laissant à découvert le pygidium qui est
assez large. Les pattes sont assez grandes, les antérieures plus
courtes, le 1° article des tarses est plus long que les autres réunis,
les crochets sont appendiculés.
Mentanus costulatus. — Long. 10 1/2 mill. (rost. eæcl.). —
Oblongus, crassus, sed modice convexus, fuscus, indumento opaco
fuliginoso dense vestitus, maculis piceis et cinereis variegatus;
capite convexiusculo, inter oculos plagula oblonga denudata polita,
fronte inter antennas breviter profunde sulcata, rostro brevissimo,
apice medio leviter emarginato, labro nigro, nitido,antennis modice
gracilibus, piceo-fuliginosis, articulo 3° quarto paulo longiore,
clava fere nigra; prothorace paulo inæquali, antice medio carinu-
244
lato, postice impressiusculo; scutello minuto, transverso; elytris ad
humeros sat rotundatis, basi sat convexis, sed mox declivibus,
antice utrinque costis 2 discoidalibus, antice intus arcuatis, fusco-
valutino maculatis, medio interruptis, ad latera carinulis 2 minori-
bus, integris, dorso plaga media subarcuata communi cinerea,
parte apicali paulo granulata, sutura apice depressa; pygidio sat
lato, apice arcuato, basi fortiter impresso, subtus laxe punctatus,
cum pedibus cinerascens, fuliginoso maculatus. — Ankarahitra
(Perrier).
Les côtes discoïdales des élytres sont arquées à la base et à leur
extrémité que borde une assez grande tache cendrée, un peu arquée,
limitée en arrière par une ligne brune veloutée.
MERIOLUS n. g.
Ce nouveau genre d’Anthribide doit être rangé dans Les Tropidé-
rides à raison de la carène prothoracique antibasilaire et des
antennes insérées sur les côtés du rostre. Mais les scrobes sont
placées sous les yeux et presque contiguës, elles rétrécissent la base
du rostre qui est extrêmement court et ne sont pas recouvertes
en dessus, ce qui éloigne le nouveau genre des Tropidérides vrais.
Comme les antennes ne dépassent pas le corps chez les d', encore
plus courtes chez les ©, il peut se placer avant les Apolectides
surtout, les scrobes rostrales étant supérieures. Les antennes sont
grêles, la massue médiocrement large, bien distincte, triarticulée,
le dernier article acuminé ; les yeux sont ronds, assez convexes; les
pattes sont assez courtes, grêles, le 1% article des tarses est faible-
ment plus long que les autres réunis. La carène prothoracique
prébasilaire est très rapprochée de la base et remonte sur les côtés
en disparaissant au milieu. Le corps est presque cylindrique,
oblong. |
Meriolus piceopictus. — Long. 7 à 11 mill. (rosé. excl.). —
Oblongus, sat cylindricus, piceus, opacus, indumento pubescente
griseo-cinerascente dense vestitus, maculis minutis dilutioribus
sparsutis, capite griseo, ad oculos dilutiore, medio piceolo, anten-
nis Ÿ corpore parum, © multo brevioribus, piceolis, articulis 7 et
8 interdum pallidis, clava fusca, prothorace disco piceo, vitta media
et punctulis aliquot pallidis, lateribus griseis, pleuris piceis, scutello
pallido, elytris utrinque macula scutellari, macula humerali plaga
media communi et maculis ante apicalibus denudatis piceis; rostro
brevi, clypeo apice arcuatim emarginato, clypeo convexo; protho-
race elytris haud angusliore, parum transverso, a basi antice leviter
attenuato, dorso variegato, carina ante basali basi valde approximata,
245
late leviter bisinuata; elytris oblongis, postice declivibus, apice
rotundatis, Subtiliter striolatis, intervallis alternatim paulo con-
vexis, basi obsoletius; subtus griseus, piceo maculosus, abdomine
lateribus albido maculoso, pedibus sat gracilibus, femoribus piceis,
griseo maculosis, tibiis griseis apice piceis, tarsis pallidis, arti-
culis 2 ultimis piceis. — Ankarahitra (H. Perrier).
e
BRUCHIDÆ.
Bruchus amplipennis. — Long. 6 mill. — Ovatus, supra
planiusculus, subtus convexus, fuscus, pube rufula vestitus, maculis
et fasciis denudatis vage fasciatus; prothoracis lateribus et scutello
grisescentibus, capite brevi, fronte convexa, obsolete carinulata,
antennis corporis medium haud attingentibus, articulis oblongis,
9-7 parum angulatis, 3° quarto æquali, prothorace brevi, elytris
parum angustiore, antice a medio fortiter angustato, lateribus ante
angulis posticis levissime sinuatis, his acute productis, dorso
impressiusculo, medio paulo punctato, margine postico utrinque
late sinuato; scutello minuto dense pubescente; elytris amplis,
ovatis, ad humeros late rotundatis, ante medium postice attenuatis,
apice conjunctim-rotundatis, dorso subtiliter striatulo-punctulatis ;
pygidio plano, intruso, subtilissime granulato; subtus cum pedibus
cinereo-pubescens, femoribus posticis late ovatis, subtus dense
denticulatis, tibiis posticis fortiter arcuatis, ceteris pedibus graci-
libus. — Plateau de l’Ankara (H. Perrier).
Bruchus brachypygus. — Long. 5 1/2 mill. — Ovatus,
supra planiusculus, piceus, prothorace pube cervino-rufescente,
basi anguste albicante dense vestito, elytris fusculo-piceis, apice
pube tenui rufescente late vestitis, ante medium vittula interrupta
pallida transversim signatis, subtus fuscus, cinereo subtiliter ac
dense pubescens, pectore et coxis posticis lateribus rufo maculatis,
abdomine basi, lateribus et apice paulo rufescente, pygidio piceolo,
lateribus rufescente, vittula pallida anguste circumdato; capite
obtuse producto, dense ac subiiliter ruguloso-punctato, antice
fortius, fronte medio longitudinaliter subelevata, oculis fere fissis,
antennis brevibus, prothoracis basin haud superantibus, latis,
compressis, fuscis, articulis 3 primis rufescentibus, 5 ultimis trans-
versis ; prothorace conico, convexo, lateribus deflexis et levissime
sinuatis, basi medio late lobata, angulis posticis anguste prolongatis,
acutis ; scutello subquadrato, fortiter emarginato; elytris brevibus,
subtiliter striatis, intervallis planis, subtiliter dense coriaceis, apice
late rotundato; segmentis abdominalibus 2 ultimis haud occultis,
fuscis, denudatis, pygidio magno, lato, fere plano; pedibus piceis,
246
posticis paulo majoribus, sat crassis, femoribus compressis iner-
mibus, tarsis posticis articulo 1° ceteris conjunctis duplo longiore,
tibiis apice calcäre acuto longo terminatis. — Environs de Suber-
bieville (. Perrier).
Remarquable par sa vestiture veloutée, de coloration variée, son
corselet très rétréci en avant et légèrement sinué sur les côtés
comme chez le B. cam, et par le grand pygidium découvert ainsi
que les 2 derniers segments dorsaux.
Bruchus rufopubens. — Long. 3 1/2 à 5 mill. — Ovatus,supra
planiusculus, sed longitudinaliter arcuatus, subtus sat convexus,
castaneus, indumento pubescente rufo-ferrugineo densissime ves-
titus, sutura anguste pallida; capite piceo, antice crasse producto
et convexo, oculis prominulis, antennis fuscis, articulis 3 primis
rufis, ceteris compressis, penultimis transversis, ultimo vix longiore,
obtuso; prothorace vix transverso, antice fortiter a basi angustato,
parte antica constricta, basi elytris haud angustiore, margine postico
medio late truncato-lobato, angulis posticis acutis; scutello trans-
versim subquadrato; elytris ovato-subquadratis, postice haud angus-
tatis, apice late rotundatis, dorso tenuiter striatis, striis subtiliter
punctulatis, intervallis planis, subtilissime dense punctulatis;
pygidio lato, convexiuseulo; subtus pube paulo longiore densissime
vestitus, pedibus rufotestaceis, posterioribus longioribus, sed femo-
ribus modice incrassatis, inermibus., — Environs de Suberbieville
(H. Perrier).
Bruchus rubroguttatus.— Long, 3 1/2 mill. — Brevissimus,
subglobosus, niger, opacus, prothorace antice maculis et vilta
angusta basali, elytris punctis ante medium transversim cispositis,
maculis aute vittula post medium transversis et puncto anteapicali
pube rubra ornatis, pygidio rubro, vitta media nigra, subtus cum
pedibus subtiliter cinereo-pubescens, metapleuris rubris, femoribus
rubro vittatis; capite leviter cinereo-pubescente, bisulcatulo,
antennis brevibus, compressis, latis, basi angustioribus, articulis
vix angulatis; prothorace brevi antice valde angustato, margine
postice medio obtuse angulato, utrinque obliquo; elytris postice
angustatis, striatis, intervallis fere planis, suturam versus con-
vexiusculis; femoribus posticis fere rotundis, compressis, intus
denticulatis, tibiis valde arcuatis, sulcatis, tarsis paulo et rufo
puberulis. — Ankara (II. Perrier).
Les taches varient beaucoup; la tache antérieure du corselet est
parfois remplacée par deux bandes transversales dont les extré-
mités se réunissent; parfois il y a une courte ligne rougeûtre à la
base de la suture, les taches du disque sont souvent réunies en
bande et la petite tache subapicale est parfois assez grande; enfin
247
ces taches, formées d’une pubescence serrée, disparaissent plus ou
moins, même totalement.
Cet insecte est remarquable par sa forme presque globuleuse et
ses taches rouges.
Bruchus striolatus. — Long. 3 192 mill. — Brevis, supra
parum, subtus valde convexus, fuscus, indumento pubescente tenui
obscure rufescente tectus, capite fusculo, prothorace interdum
sericante, elytris punctis minutis raris ad latera et postmedium
lineola tenui parum regulariter arcuata denudatis; capite oblongo-
prolongato, medio angustato et carinato, subtilissime punctulato,
subtiliter griseo-pubescente, antennis fuscis, prothoracis basin
paulo superantibus, apicem versus compressis dilatatis, breviter
serratis, articulis penultimis transversis, 11° paulo angustiore et
longiore, breviter acuminato; prothorace brevi, antice valde
angustato, basi fere angulatim arcuato, angulis posticis acutius-
culis ; scutello minuto; elytris subquadratis, postice paulo angustatis
et declivibus, dorso tenuiter striatis, striislævibus, intervallis planis,
9° medio levissime ac breviter convexo, denudato, apice rotundatis ;
pygidio rufo, vitta media nigra; subtus lateribus rufo-pubescens,
femoribus posticis late ovatis, subtus cristula obsolete denticulata
terminatis, tibiis valde arcuatis, fuscis, tibiis 4 anticis rufescentibus,
tarsis apice fuscis. — Environs de Suberbieville (1. Perrier).
Ressemble à B. Cassiæ, mais plus grand, plus large, avec les
fémurs postérieurs obsolètement denticulés au lieu de 2 épines
aiguës.
Bruchus trogodermoides. — Long. 2 1/2 mill. — Breviter
ovatus, nigrofuscus, parum nitidus, fasciis numerosis albido-
pubescentibus, dentatis variegatus, capite magis nigrato, antennis
brevibus nigris, prothorace brevi, elytris vix angustiore, antice
arcuatim angustato, margine postico late arcuato, scutello minuto,
vix distinguendo; elytris brevibus, postice leviter attenuatis, apice
rotundatis, dorso vix striatulis, intervallis planis, dense subtilissime
punctulatis, transversim trifasciatis, parte apicali irregulariter
maculosa; pygidio sat magno, cinerascente, basi punctis 2 et
utrinque macula nigris ornato; subtus cum pedibus dense subtiliter
punctulatus, pedibus posticis sat brevibus, femoribus compressis,
modice latis, tibiis apice acute bispinosis. — Environs de Suber-
bieville (4. Perrier).
Remarquable par les dessins du dessus du corps qui rappellent
tout à fait ceux de certains Trogoderma.
248
CERAMBYCIDÆ.
Macrotoma plicicollis — Long. 43 mill. — Ressemble beau-
coup.au M. Androyana Fairm. (1) pour la taille et la forme, mais
un peu plus large vers le milieu, ce qui le fait paraître plus atténué
en arrière; les élyires sont d’un roux brunâtre, devenant un peu
plus foncé à la base; le reste du corps est d’un brun de poix bril-
lant. La tête est faiblement ponctuée au sommet, qui est largement
sillonné au milieu; ce sillon se rétrécit entre les yeux et se prolonge
jusque sur le chaperon qui est grossement ponctué comme le devant
de la tête et les côtés du vertex ; il n’y a pas d'impression transver-
sale en avant des yeux; le corselet a la même forme, le disque est
lisse avec une petite fossette au milieu de la base et une autre
transversale avant le bord antérieur qui est fortement relevé et
lisse ; il y a aussi une fossette de chaque côté du disque, tout le reste
est rugueux, corrodé; les côlés sont un peu plus épineux, les angles
postérieurs également armés de deux épines ; l’écusson a la même
forme, il est moins fortement sillonné au milieu, un peu plus large,
plus fortement arrondi à l’extrémité ; les élytres sont plus arrondies
aux épaules, un peu plus larges avant le milieu, plus largement
rebordées, bien plus finement ruguleuses, surtout à la base, les
épaules sont plus lisses, plus faiblement impressionnées, l'extrémité
est fortement rebordée, lisse, avec l’angle sutural plus marqué; le
métasternum et les paltes sont d’un brun rougeûâtre; le prosternum
également très rugueux, mais entre les hanches et en avant il est
est presque lisse et plus saillant; les pattes et les antennes sont
semblables, ces dernières un peu plus longues. — Arnkarahitra
(H. Perrier); un seul c°
ATRIPATFUS "n°6:
Corps allongé, subparallèle, médiocrement convexe. Tête courte,
yeux gros, convexes, assez fortement granulés, rapprochés en
dessus, mais non en dessous, fortement échancrés. Palpes maxil-
laires assez longs, dernier article oblong, tronqué, les labiaux bien
plus courts, à dernier article largement triangulaire. Antennes
assez robustes à la base, s’amincissant promptement, un peu com-
primées, sauf le 1% article qui est court, épais, et le 2° très court,
le 3° court, à peine plus court que le 4, les autres subégaux, tron-
qués à l’extrémité avec 2 ou 3 poils très fins, le dernier un peu plus
long que les autres, n’atteignant pas l'extrémité des élytres. Corselet
subcylindrique, plus étroit que les élytres. Celles-ci allongées,
(1) Notes of Leyd, Museum, 1901, 77.
249
arrondies à l’extrémité. Prosternum très étroit, arqué, mésoster-
num assez large, obliquement déclive, finement caréné au milieu,
saillie intercoxale acuminée, fortement rebordée. Pattes assez
courtes, tarses assez épais.
Cet insecte est voisin du Daramus serricornis Fairm., d'Obock (1);
il en diffère par les antennes à articles à peine Fr NN non
fortement angulés à l’extrémité, le dernier article des palpes maxil-
laires non sécuriforme, celui des labiaux, au contraire, largement
triangulaire, le corselet presque droit sur les côtés et l’écusson plus
court, large, presque arrondi à l'extrémité, :
Atripatus subcylindricus. — Long. 17 mill. — Elongatus,
subparallelus, sat convexus, fusco-piceus, nitidulus, elytris mican-
tibus, pedibus rufis; capite brevi, rugoso, antice medio fortiter
impresso, vertice læviore, antennis rufo-piceis, articulo 1° obscu-
riore, prothorace longitudine parum latiore, lateribus vix arcuatis,
antice et basi æquilato, dorso dense punctulato-rugosulo, basi medio
plagula lævi, signato ; scutello sat lato, apice fere rotundato; elytris
micantibus, elongatis, apice fere abrupte rotundatis, dorso sat dense
fortiter punctatis, apice paulo lævioribus et lateribus densius
villosis; prosterno et mesosterno rugosis, opacis, metasterno
punctato, nitido, medio fortiter sulcato, abdomine vix punctulato;
pedibus brevibus, rufovillosulis, tarsis crassiusculis, — Andra-
homana, Madagascar-Sud (Alluaud).
Ceresium opacum. — Long. 18 mill. — Elongatum, modice
convexum, totum rubiginoso-rufescens, opacum; capite brevi,
subtiliter dense asperulo, fronte medio valde sulcato, labro nitido,
antennis corpore parum brevioribus, nitidulis, articulo {° clavato,
4° tertio fere æquali, sed quinto sensim breviore; prothorace parum
transverso, elytris angustiore, antice et basi æquilato, lateribus
medio levissime rotundatis, basi breviter rectis, basi vix marginata,
recta, dorso subtilissime coriaceo ; scutello lato, fere semirotundo,
medio sulcatulo; elytris sat elongatis, postice vix attenuatis, apice
tantum angustatis, subtilissime coriaceo-punctulatis et brevissime
pubescentibus; subtus cum pedibus similiter coriaceum, densius
et evidentius pubescens, tibiis canaliculatis. — Ankarahitra
(A. Perrier). |
Se distingue de ses congénères par sa coloration uniforme et sa
sculpture à peine distincte.
Logisticus proboscideus.— Long. 16 à 21 mill. — Ressemble
beaucoup au rostratus Wat., mais moins grand, d’une coloration
plus rougeâtre, avec les élytres plus courtes, presque arrondies
(1) Revue d'Entom., 1892, 121.
250
à l’extrémité qui n’est ni sinuée, ni biépineuse, et la tête aussi
longue, mais plus étroite chez le «'; en outre, les pattes sont d’un
roux assez pâle, y compris les fémurs qui sont bruns chez le
rostratus. — Ankarahitra (1. Perrier).
Œdeus thoracicus. — Long. 6 mill. — Forme et coloration
de l’Œ. concolor Fairm.(1), mais plus petit, plus pâle, avec le
corselet plus étroit, moins convexe, à peine élargi au milieu, assez
ponctué sur le disque avec une étroite impression longitudinale peu
marquée ayant au centre une ligne lisse assez courte; les élytres
sont plus courtes, presque parallèles, ne se rétrécissant que tout à
fait avant l'extrémité qui est un peu tronquée, la partie dorsale un
peu plus déprimée avec l’indication d’une côte peu marquée partant
de l'épaule; l'extrémité des tibias est brune ainsi que les tarses,
l'extrémité des tibias postérieurs est assez fortement arquée et
saillante en dedans avec 2 éperons aigus; les antennes sont brunes
avec le 1% article roux. — Ankarahitra ({. Perrier); un seul
individu.
Par la taille et par la brièveté des élytres, ressemblerait davan-
tage à l’Œ. brevicollis Fairm. (2), mais chez ce dernier les élytres sont
notablement rétrécies en arrière, la tête et le corselet sont plus
larges, les élytres ne portent pas la trace d’une côte, et la sculpture
du corselet est différente.
Nethinius longipennis. — Long. 17 mill — Elongatus,
parallelus, supra fusco-cœrulescens, prothorace rufo, cum capite
nitido, elytris opaculis, subtus fuscus, nitidus, pedibus fusco-cœru-
leis, femoribus basi rufis; capite fere Iævi, vertice obsolete sulcatulo,
fronie antice leviter impressa, antennis filiformibus, corpore
multo longioribus, rufis, articulo 1° clavato, nigro; prothorace sat
convexo, medio lævi; utrinque plaga punctata signato antice et basi
transversim depresso, lateribus sat fortiter dentatis; scutello paulo
acuto, depresso, obscure rufo; elytris elongatis, parallelis, ad
humeros fortiter angulatis, dense sat subtiliter rugosulo-punctatis,
extus linea punctata duplici regulari, post medium obliteratasignatis,
sutura Jævi, basi nitide cœrulea; sublus subtilissime punctatus,
pedibus gracilibus, posticis longioribus. — Baie d’Antongil; ma
collection.
Ressemble à l’obscuripes Fairm., mais plus grand, avec les élvires
plus longues, plus angulées aux épaules, plus finement ruguleuses,
le corselet moins court, les antennes d’un roux pâle, sauf le scape,
et les fémurs roux à la base.
(1) Ann, Soc. Belo. 1897, 39.
(2) Revue d'Entom. 1901, 213.
| 251
Nethinius Coindardii. — Long. 15 mill. — Noir, brillant sur
la tête et le corselet, mat sur les élytres, dessous du corps d’un brun
noir, pattes et antennes rousses, sauf le scape de ces dernières ; tête
lisse, faiblement impressionnée et ponctuée entre les yeux, sc&pe
très épais, en massue, antennes très fines, dépassant un peu le
corps; corselet profondément sillonné en avant, bord antérieur
relevé, disque ayant 2 impressions oblongues, ponctuées avec les
intervalles convexes, côtés fortement dentés; écusson presque uni,
élytres longues, densément ruguleuses, plus finement vers l’extré-
mité, ayant chacune 2 lignes légèrement élevées; dessous un peu
brillant, finement pubescent. — Ampasiména (Cotta).
Ressemble à l’obscuripes pour la teinte du corps, mais plus grand,
plus allongé, et très différent par la sculpture du corselet et la
coloration des antennes et des pattes. Diffère du longipennis par la
coloration-du corselet et des pattes, ainsi que par les impressions
du premier.
Nethinius obtusicollis. — Long. 8 mill. — Elongatus, pla-
niusculus, capite prothoraceque rufis, nitidis, hoc basi cum elytris
cœruleus, subopacus, subtus cum pedibus fusco-cœrulescens, abdo-
mine apice rufo, antennis piceis; prothorace oblongo, postice
attenuato, lateribus obtusissime angulatis, dorso subtiliter punctu-
lato, medio longitudinaliter paulo elevato et utrinque impressius-
culo, antice utrinque leviter transversim impresso, margine antico
haud elevato ; scutello cœruleo; elytris subtiliter sat dense punc-
tulatis, extus linea subelevata signatis; pedibus gracilibus, femoribus
clavatis. — Ankarahitra (Perrier).
Ressemble au N. semirufus Fairm., mais plus petit avec les
élytres proportionnellement plus courtes, bien plus finement et
plus densément ponctuées, sans lignes un peu saillantes ; le corselet
est plus long, finement ponctué avec les côtés à peine obtusément
angulés en avant du milieu et la bande médiane à peine saillante;
les fémurs sont plus rétrécis à la base, ce qui les rend plus clavi-
formes, le 4° article des antennes est sensiblement plus court que
le 5°, enfin l'abdomen est roux à l'extrémité.
MIMOCOPTOPS n. €.
Ce nouveau genre ressemble beaucoup aux Coptops dont il diffère
par le corselet dont les côtés sont armés, avant le milieu, d’une
épine fine et sont sinués avant la base, ainsi que par le 1° article
des antennes beaucoup plus court, plus épais, plus rétréci à la base;
les antennes sont plus courtes que le corps, non ciliées, le corselet
est plus rétréci en avant, moins inégal sur le disque; enfin le der-
252
nier article des tarses est bien plus court que les autres réunis,
tandis qu’il est notablement plus long chez les Coptops. Le dessin
et la coloration s’en rapprochent beaucoup et rappellent aussi ceux
des Ranova.
Mimocoptops Perrieri. — Long. 10 mill. — Oblongo-ovatus,
fusco-piceus, indumento pubescente griseo-carneo dense vestitus,
lituris denudatis variegatus, maculis minutis albidis sparsutus; pro-
thorace transverso, dorso leviter bielevato; scutello piceo, medio
albido; elytris ad humeros sat angulatis, basi picea, griseo paulo
mixta, circa scutellum dense picea, dorso griseo, punctis piceis
sparsuto, medio extus fascia irregulari picea, ante apicem fasciis 2,
medio anguste conjunctis, interna suturam attingente, parte apicali
irregulariter piceo punctata; sublus cum pedibus griseus, dense
piceo guttulatus, antennis similiter pictis, articulis 3-10 apice piceis.
— Ankarahitra (H. Perrier).
Microcoptops minor. — Long. 6 mill. — Plus petit que le
précédent, d’un gris un peu cendré mélangé de nombreuses taches
brunes qui forment sur le corselet, de chaque côté, deux espèces de
bandes transversales en relief, séparées par une bande longitudinale
grise; l’écusson est gris; les élytres ont des taches brunes formant
presque 3 bandes transversales très irrégulières, l’espace entre les
2° et 3° plus gris que le reste, la partie basilaire et la partie apicale
sont mélangées de taches roussâtres, la dernière partie presque
réticulée, la tête est moins large, les antennes sont moins tachetées,
le corselet est plus rétréci en avant avec les angles antérieurs
déclives, obtus, tandis qu’ils sont saillants chez l'espèce précé-
dente; l’abdomen est plus gris, n’ayant de taches que sur les côtés.
— Ankarahitra (H. Perrier).
Nicarete pallidulus.— Long. 10 mill. — Ressemble beaucoup
au N. uniannulatus Fairm., pour la forme, le genre de coloration et
la vestiture des antennes, mais un peu plus petit et d’une couleur
plus pâle, d’un fauve sale avec 3 bandes sur le corselet, la médiane
linéaire, une tache sur le bord externe des élytres, avant le milieu,
remontant le long du bord jusqu’au-dessous de l’épaule et attei-
gnant le milieu du disque un peu obliquement, une autre en avant
sur la suture, assez vague, d’un blanc presque bleuâtre, quelques
petits tubercules bruns en arrière ; les antennes sont brunes, densé-
ment ciliées, les 4° et 5° articles sont blancs à la base, le 1° article a
une bande de poils blancs en dedans; la tête n’est pas sillonnée, le
corselet est ‘semblable; les élytres sont plus parallèles, un peu plus
obliquement tronquées à l’extrémité, elles ont sur le disque, un peu
en arrière, une faible ligne peu élevée, brunûtre, et vers l’extrémité
253
2 ou 5 points bruns un peu saillants ; le dessous et les pattes sont
concolores. — Andrahomana (Alluaud).
Cædomæa induta. — Long. 12 mill. — Allongée, parallèle,
couverte entièrement d’un enduit terreux, un peu roussâtre, mat,
avec l’écusson d’un blanc de lait, les élytres parsemées de points
enfoncés dénudés, les articles des antennes ayant l’extrémité briè-
vement pâle à partir du 5°; les saillies antennaires sont peu mar-
quées, le front est sillonné entre les yeux, le corselet à côtés paral-
lèles n’est pas rétréci à la base, il présente au milieu du bord
antérieur un petit tubercule dénudé, peu saillant, le bord lui-même
est presque festonné; l’écusson est presque rond; les élytres sont
presque tronquées à l’extrémité, leur surface est un peu inégale; le
dessous du corps est plus roussâtre. — Plateau de l’Androy ; ma
collection.
Ressemble un peu à C. mivisculata Fairm. (1), mais plus grand,
d’une coloration assez différente, sauf pour l’écusson, sans tache
préscutellaire sur le corselet dont les côtés sont plus parallèles.
Brachytatus interruptus. — Long. 4 mill. — Oblongus,
cinereo-pubens, vage cœrulescens, scutello albido, elytris vitta
transversali baseos, humerum obtegente, per marginem postice
intus anguste arcuata, vitta lata nigra fere mediana transversali, ad
suturam interrupta, antice et postice albido anguste marginata, et
macula apicali fusco-nigris; antennis gracilibus, obscure rufescen-
tibus, articulis apice infuscatis, scapo fusco, prothorace antice et
basi æquilato, lateribus sat rotundato, dorso Iævi; elytris postice
parum attenuatis, apice paulo pilosulis; pedibus gracilibus, femo-
ribus sat crassis. — Pays Androy, sud (Alluaudi).
Ressemble un peu au B. bipartitus Fairm., mais plus petit et plus
étroit, les élytres, au lieu d’avoir la partie postérieure noire, n’ont
qu’une assez large bande transversale, étroitement bordée de blanc
et coupée par la suture; l’extrémité a quelques poils, mais moins
. Que chez bipartitus.
Brachytatus obscuricollis. — Long. 7 mill, — Ressemble
extrêmement au B. virguhfer Fairm., mais un peu plus petit, plus
- étroit, avec le corselet entièrement d’un brun noir comme la tête,
couvert d’une pubescence rubigineuse extrêmement fine, les
antennes à 1* article plus grêle, arqué, les autres d’un gris cen-
dré avec l’extrémité brunâtre, le 3° à peine plus long que le 4°, les
élytres ayant la bande transversale placée au milieu, et non un peu
en arrière, la partie basilaire d’un cendré roussâtre, ayant, au lieu
d’une virgule, une ligne oblique noire, partant de l’épaule et attei-
(1) Revue d'Ent., 1901, 128.
254
gnant la bande médiane, la partie noire basilaire se prolongeant sur
la suture, bordée en dehors par une ligne peu saillante, mais se
relevant anguleusement au-dessus de l’épaule, la ligne externe éga-
lement, mais moins relevée à la base, la partie postérieure cendrée
plus grande sans tache noire à l’extrémité, mais ayant une faible
villosité roussâtre ; le dessous et les pattes d’un brun noir, à fine
pubescence cendrée. — Bassin du Mandraré, Madagascar sud
(Alluaud).
Brachytatus funereus. — Long. 5 mill. — Ressemble au
B. bipartitus Kairm., mais un peu plus petit, plus étroit, avec les
élytres plus longues, noires, ornées chacune d’une ligne blanche
partant de la base, près de l’écusson, longeant la suture et se cou-
dant à angle droit au milieu de la suture pour aboutir au bord
externe; de plus, un point blanc sous chaque épaule; l'extrémité
des élytres est couverte d’une fine pubescence cendrée et toute la
surface est hérissée de longues soies noires très écartées; le corselet
est couvert de strioles longitudinales serrées, très fines, peu dis-
tinctes sous la pubescence cendrée qui les recouvre ainsi que la
tête; le 1° article des antennes est notablement plus court et atteint
à peine le milieu du corselet; l’écusson est d’un gris cendré. —
Ankarahitra (H. Perrier). :
Orica dorsopicta. — Long. 11 mill. -— Ovato-oblonga, indu-
mento cervino-cinerea dense vestita, costis piceis, prothorace
postice utrinque linea alba, elytris paulo post medium macula
communi quadrata, antice et postice emarginata, angulo postico
externo producto et recurvo, et basi utrinque lineola tenui albis
ornatis ; capite utrinque piceo liturato, medio toto stria impresso;
antennis sat validis, cylindricis, apicem versus vix attenualis,
corpore paulo longioribus, subtus haud ciliatis, cinereis, articulis
basi vix dilutioribus; prothorace transverso, utrinque dentato,
dorso linea media paulo elevata et antice utrinque puncto piceis,
medio utrinque angulato-elevato, parte basali picea, lineis albis
fissa ; elytris basi ad humeros angulatis et extus breviter dentalis,
dorso costulis piceis brevibus oblique signatis, ad marginem exter-
num lineis 2 tenuibus umbrinis signatis, et basi utrinque conico-
elevatis; subtus cum pedibus cinerea, piceo-variegata, femoribus
piceo-lineatis. — Pays Androy nord (Alluaud).
Ce joli insecte ressemble à l’albovirgulata Fairm., mais il est
moins massif, les 4 taches élytrales sont remplacées par une tache
suturale commune, les dents latérales du corselet sont plus étroites,
les épaules ont une petite dent saillante et les antennes ne sont pas
ciliées.
255
Hoplorana arciferens. — Long. 8 mill. — Ressemble à
l'H. altenuala Fairm. pour la taille et la forme, mais bien moins
atténuée en arrière ; la couleur est d’un gris nuancé de fauve pâle,
surtout aux côtés et à l'extrémité des élytres, qui sont piquetées de
petits points bruns vers la suture ; elles portent, en outre, un grand
arc d’un brun velouté, commun, ouvert en avant: les crêtes de la
base et celles du corselet sont semblables à celles de l’attenuata ; les
antennes sont également grêles, les 3 premiers articles bruns, les
autres d’un fauve avec l’extrémité à peine brunâtre, le 1° article est
bien plus gros que chez l’autre espèce ; les paites sont brunâtres.
— Fort-Dauphin /Alluaud/.
Hoplorana dorsata. — Long. 5 1/2 mill. — Ressemble assez à
I. attenuata Fairm. (1), mais plus petite et différemment colorée,
d’un marron clair avec une pubescence fine et serrée, presque
blanche, couvrant la tête sauf le chaperon et 2 taches sur le vertex,
plus serrée autour des yeux, couvrant le corselet sauf le disque,
s'étendant sur les côtés des élytres en laissant une bande suturale
assez large dénudée ainsi que des taches oblongues sur les côtés en
arrière, formant une tache apicale entamée par des bandes blan-
châtres, le corselet est fortement sillonné en travers à la base, il
porte sur le disque 2 tubercules coniques assez obtus et un autre
plus pointu sur chaque côté ; les élytres sont fortement ponctuées à
la base, cette ponctuation se prolongeant sur le disque et s’effaçant
vers l’extrémité; de chaque côté à la base un assez gros tubercule
obtus, l'extrémité est assez arrondie ; le dessous et les paites sont
d’un marron clair, largement tachés de pubescence blanchâtre ;
les antennes sont colorées de même avec le 1* article plus court,
épais, très rétréci à la base. — Ankarahitra (H. Perrier); un seul
individu.
Auxa gibbicollis. — Long. 4 mill. — Ressemble extrêmement
à l’A. tenuis Fairm., mais moins filiforme; le corselet est plus
court, non parallèle, un peu élargi au milieu des côtés, surtout plus
* convexe, relevé transversalement au milieu du disque avec 2 tuber-
cules, toute cette partie brunâtre, cette couleur se prolongeant de
chaque côté en arrière; les élytres sont bien plus courtes, élargies
au milieu qui est plus convexe et marqué aussi d’une tache brune,
veloutée, un peu oblique, la partie postérieure plus déclive, bru-
nâtre, cette couleur remontant un peu sur les côtés ; les antennes
sont un peu moins grêles, mais le 1“ article est moins épais, le 9°
légèrement arqué. — Andrahomana, Madagascar-Sud /Alluaud/.
Cœdomæa lichenea. — Long. 14 mill. — Elongata, parellela,
Sat convexa, picea, opaca, indumento piloso crasso cervino vestila,
(1) Ann. Ent. Fr. 1898, 415.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XLVI, # VI 1902 18
256
plagulis denudatis variegata, capite cervino, griseo mixto, lituris
2 piceis, prothorace umbrino mixto, postice plagis 2 denudatis,
elytris fere medio utrinque plaga quadrata et plagula ante apicem
piceis, basi piceo et cervino maculatis; capite medio leviter sul-
catulo, utrinque paulo elevato, antennis piceolis sat gracilibus;
prothorace latitudine paulo longiore, quadrato, lateribus fere rectis,
dorso inæquali, punctis grossis sparsuto, basi fere plicatulo, basi
ipsa transversim striata, margine antico paulo incrassato; elytris
sat inæqualibus elongatis, ad humeros sat angulatis, postice levis-
sime attenuatis, apice fere truncatulis et dense pilosis, transversim
plicatulis, basi rugosulis, plagis denudatis indumento crassiore
marginatis; subtus picea, cervino maculosa, abdomine pilis albidis
adpressis dense vestito, pedibus brevibus, femoribus crassis, tibiis
anticis intus ante apicem sinuatis et apice dilatatis. — Ampasimena
(Cotta).
L’enduit pileux qui couvre cet insecte forme des reliefs peu sail-
lants qui rendent la surface un peu plissée transversalement, sur-
tout autour des places dénudées et qui ressemblent assez à certains
lichens. C’est la plus grande espèce du genre,
MUSONIUS n. g.
Ce nouveau genre est extrêmement voisin des Ziopus, dont il
diffère, au premier abord, par l’absence d’épines sur les côtés du
corselet ; les yeux sont moins prolongés au-dessous des antennes,
le 1% article de ces dernières est moins fusiforme, plus court que le
3° presque de moitié, un peu claviforme; le corselet est bien plus
large, un peu anguleusement arrondi sur les côtés, les fémurs sont
bien plus épais, fortement claviformes, les tarses sont assez larges.
Musonius luctuosus. — Long. 7 mill. — Oblongus, modice
convexus, fuscus, Opacus, capite prothoraceque liluris griseis spar-
sutis, elytris plagis 2 transversis griseo-pubescentibus, nigro gutta-
tis, laceratis, apice griseis, fusco maculosis; capite inter antennas
impresso, antice arcuatim emarginato, labro rufescente, antennis
gracilibus, ciliatis, articulo 1° griseo maculato, ceteris basi late
griseis;, prothorace transverso, elytris parum angustiore, antice
transversim sat forliter sulcato, basi utrinque valde foveato; scutello
griseo; elytris basi dense sat subtiliter rugosis, et utrinque paulo
convexis, dein punctatis, apice fere lævibus; subtus cum femoribus
griseo-pubescens, pedibus brevibus. — Ankarahitra (H. Perrier).
Anauxesis Perrieri., — Long. 14 mill. — Filiformis, totus
nigro-fuscus, opacus, antennarum articulo 8° parte dimidia apicali
pallido et pallido puberulo; scutello griseo-pubescente ; capite punc-
257
talo fere rugosulo, medio fortiter sulealo, lateribus, sub oculos et
antice pube sericante albida obtecto, oculis bipartitis, antennis
corpore fere duplo longioribus, gracillimis, articulo 1° fere fusi-
formi, tertio multo breviore; prothorace parallelo, elongato, lati-
tudine fere triplo longiore, elytris paulo angustiore, dense subti-
liter ruguloso-punctato ; scutello breviter ovato, pubescente; elytris
elongatis, angustis, parallelis, ad humeros angulatis, apice oblique
truncatis, angulis acutiusculis, dorso dense fortius punctatis, sutura
et utrinque lineolis 2 vix elevatis, postice obliteratis; pygidio
aperto, convexo, truncatulo; subtus tenuiter albido-pubescens,
abdominis lateribus vitta densiore albido ornatis, prosterni et meta-
sterni lateribus similiter viltatis, pedibus gracilibus, brevibus, tibiis
intermediis obsolete sinuatis. — Ankarahitra (H. Perrier); un seul
individu.
C’est la première espèce de ce groupe signalée à Madagascar même,
et c’est une découverte fort intéressante; elle ressemble beaucoup à
l'A. atrata Chev., de la Guinée, mais bien plus petite, plus grêle,
plus ponctuée, avec une bande de pubescence blanchâtre le long
des côtés du sternum et de l’abdomen, ainsi que sur les côtés de la
tête.
CHRYSOMELIDÆ.
SAGRA BONTEMPSI Fairm. Ann. Soc. Ent. Belg. 1897, 197.
Une variété assez belle de cette espèce, provenant aussi de Diégo-
Suarez, m'a été communiquée par M. Clavareau; les élytres sont
d’un beau pourpre avec la base seule bleue, et encore l’extrême base
a des reflets pourprés.
Lema impressicollis. — Long. 6 mill. — Forme de la Crioce-
ris merdigera, mais plus trapue, convexe, d’un roussâtre médiocre-
ment brillant avec une légère teinte enfumée sur les côtés des
élytres, la suture enfumée, et une petite tache humérale brune; le
corselet est plus rougeûtre, assez court, étranglé avant la base et
fortement sillonné en travers, le disque ayant 2 forts sillons longitu-
dinaux ; les yeux sont gros et proéminents, le front est très finement
ruguleux avec 2 faibles sillons, les étytres sont convexes, à lignes
_ de gros points formant vers la suture des stries à peine indiquées,
mais plus profondes en dehors; le dessous est d’un brun roussûâtre,
finement pubescent; les fémurs sont assez épais, d’un roux jau-
nâtre sauf l'extrême base et les genoux, les tibias, comme les tarses,
sont roussâtres, mais avec une teinte obscure au milieu et à l’extré-
mité des postérieurs, crochets soudés à la base. — Plateau de
Ankara (H. Perrier); un seul individu.
Ressemble à lacertina, en diffère par le corselet qui est sillonné
258
longitudinalement, moins fortement étranglé et par une tache
humérale brune.
Lema vittulata.— Long. 7 mill. — Oblonga, convexa, vix niti-
dula, rufa, capite sulecis et foveolis, prothorace maculis discoidalibus
2 antice hamatis, vitta utrinque lateri et macula media baseos, elytris
sutura et utrinque vittis 2 fusculo-cœrulescentibus, subtus pube
sericea rufula dense vestita, suturis fuscis, pedibus fusco macu-
latis; fronte convexa, medio foveata, utrinque ad oculos sulcata,
clypeo convexo, antennis validiusculis, apicem versus leviter cras-
sioribus, rufis, articulo 1° fusculo; prothorace paulo transverso,
ante basin sat constricto, postice transversim profunde sulcato,
medio utrinque sulco arcuatim impresso, elytris substriato-punc-
tatis, intervallis convexiusculis, striis marginalibus fortius impres-
sis, pedibus brevibus. — Andrahomana, sud de Madagascar
(Alluaud).
Crioceris latevittata. — Long. 6 mill. — Oblonga, modice
convexa, sat nitida, capite prothoraceque rufis, hoc lateribus
anguste et medio late fusco vittato, elytris fuscis utrinque disca vitta
flava lata et vittula marginali subhumerali, ante medium interrupta
ornatis; capite medio pluriplicato, antice dilutiore, oculis valde
exsertis ; antennis sat brevibus, crassis, fuscis, arliculis 4 primis
rufis ; prothorace elytris angustiore, longitudine haud latiore, antice
et ante basin fere æqualiter angustato, punctulato, disco planius-
culo, antice stria brevi impresso, basi transversim sat forliter
sulcato, lateribus medio leviter arcuatis; scutello minuto, obscuro,
elytris parallelis, substriato-punctatis, intervallis prope suturam
convexiusculis (hac sat elevata), subtilissime punctatis, prosterno
et abdomine flavis, pedibus fuscis, femoribus (genubus exceptis)
flavis. — Environs de Suberbieville (H. Perrier).
Ressemble extrêmement à Lema Hoffmannseggi Lac., mais diffère
par la tête et le corselet rougeûtre, les antennes plus courtes, à base
rousse, Le corselet moins court, à peine ponctué et la bande margi-
nale des élytres très courte.
Cryptocephalus partitipennis. — Long. 4 1/2 mill. — Ova-
tus, convexus, fusco-niger nitidus, elytris flavotestaceis, macula
humerali, macula scutellari et plaga magna apicali fusco-nigris,
hac maculam flavo-testaceam includente; oculis valde approxi-
matis, fronte argenteo-pubescente, inter oculos anguste impressa
et denudata, antennis gracilibus, fuscis, articulis primis subtus
testaceis; prothorace polito, antice angustato, lateribus basi sat
late marginatis; scutello subquadrato, fere Iævi; elytris lineato-
punctatis, vix substriatis, suturam et apicem versus paulo eviden-
259
tius striatulis, basi leviter inæqualibus, sutura postice anguste
elevata; pygidio convexo, dense punctulato; subtus cum pedibus
subtiliter griseo-pubescens, tarsis sat latis. — Plateau de l’Ankara
(H. Perrier); un seul individu.
Les pattes sont assez robustes, les tibias s’élargissent vers
l'extrémité et les tarses sont aussi assez larges.
Cryptocephalus substriatus. — Long. 5 mill, — Crassus,
convexus, rufus, nitidus, glaber, subtus cum pygidio dense albido-
sericans ; capite inter oculos obsolete impressiusculo, his modice
distantibus, late emarginatis, antennis sat gracilibus, piceolis,
articulo 1° rufo, nitido; prothorace antice angustato, polito,
margine postico ante angulos sat fortiter sinuato et depresso, medio
valde lobato et tridentato, lobo utrinque fortiter foveato, scutello
brevi, apice abrupte rotundato; elytris subquadratis, postice vix
attenuatis, subtiliter substriato-punctatis, striis suturam versus
evidentiorihus, sutura circa scutellum elevata, humeris impressis,
dorso post basin extus transversim impressiusculo; subtus subtili-
ter strigosulo-punctatus, pedibus sat validis, anticis paulo majo-
ribus. — Environs de Suberbieville (JT. Perrier),
Très voisin du scutellatus Jac., mais d’une coloration un peu
moins claire, l’écusson concolore, le bord postérieur du corselet
fortement lobé au milieu, tridenté, et les élytres bien plus faible-
ment ponctuées.
Cryptocephalus inæqualis. — Long. 4 mill — Ovatus,
rufo-flavus, nitidus; capite lævi, inter oculos sulcatulo, his nigris,
sat approximatis, antennis gracilibus, elongatis, obscure rufescen-
tibus, articulis 2 primis rufis, nitidis; prothorace transverso, antice
angustato, modice convexo, margine postico elytrorum basin paulo
amplectante, ad scutellum vix angulato, dorso polito; scutello
oblongo, angusto, apice parum elevato; elytris conjunctim sub-
quadratis, apice abrupte rotundato-truncatulis, dorso sat fortiter
_parum regulariter lineato-punctatis, intervallis transversim plica-
tulis, basi et circa scutellum paulo incrassato-plicatis et Iævibus;
subtus cum pedibus paulo dilutior, minus nitidus, pedibus sat elon-
galis, tarsis crassiusculis. — Ankirihitra (1. Perrier).
Ressemble assez au semicribrosus Fairm., mais plus petit, avec
les élytres peu régulièrement ponctuées, légèrement ridulées, le
corselet ne formant pas de saillie convexe au milieu du bord posté-
rieur, l’écusson étroit, à peine relevé, et les yeux un peu distants
l’un de l’autre.
Cryptocephalus triplex. — Long. 4 mill. — Breviter
ovatus, valde convexus, flavo-rufus, nitidissimus, prothorace
260
LA
maculis 2 discoidalibus paulo transversis et elytris vitta suturali
et utrinque linea externa angustis nigris, his lineis ante apicem
abbreviatis et intus breviter hamatis; capite plano, fronte foveolata,
oculis distantibus; prothorace transverso, elytris haud angustiore,
a basi antice angustato, modice convexo polito, margine poslico
angustissime nigro, medio haud lobato; scutello nigro, parum
obliquo, angusto; elytris a basi levissime attenuatis, subtiliter
lineato-punctulatis ; subtus niger, pygidio et ano cum pedibus flavo-
rufis, — Madagascar (Clavareau).
Cryptocephalus tenuepunctatus. — Long. 4 1/2 mill. —
Ovatus, convexus, totus rufus, nitidus, metapleuris dense albido-
sericeis; Capite plano, Ilævi, summo paulo punctulato et puncto
impresso, oculis modice distantibus; prothorace subconico-trun-
cato, elytris haud angustiore, antice valde convexo et angustato,
margine postico medio breviter lobato-truncato et utrinque impres-
siusculo, dorso polito; scutello obliquo, planato; elytris subtiliter
punctulato-lineatis, vix substriatis, circa scutellum plicatis, punclis
apice et lateribus obsolescentibus; metasterno cum metapleuris
infuscato, pedibus sat validis. — Diégo-Suarez; un individu commu-
niqué par M. Clavareau.
Ressemble beaucoup au semicribrosus Fairm., mais la tête n'est ni
brune ni inégale, le lobe médian de la base du corselet n’est pas
aussi convexe, l’écusson n’est pas brun, il est plus court, les élytres
sont bien plus finement ponctuées et plus brillantes.
Cryptocephalus flavomelas. — Long. 3 1/2 mill. — Ovatus,
niger, vage cœruleo-micans, nitidus, elytris vitta media transversa
communi lata et macula apicali cum præcedente per suturam
anguste connexa flavis, ore, antennis pedibusque flavis; capite
retracto, plano, punctulato, oculis distantibus, antennis graci-
libus, corporis medium paulo superantibus, articulis ultimis apice
leviter fumatis; prothorace subconico, fere a basi angustato, late-
ribus rectis, basi breviter arcuatis, dorso lævi; margine postico sat
fortiter bisinuato, medio breviter truncato-lobato; scutello ovatulo,
impresso; elytris sat fortiter punctato-striatis, intervallis leviter .
convexis, ad basin paulo magis et striis obliquatis; callo humerali
convexo, polito; pygidio flavo-pubescente; subtus flavido-pubescens.
— Diégo-Suarez; un individu communiqué obligeamment par
M. Clavareau.
Remarquable par les fortes stries des élytres et leur obliquité qui
le rapprochent du groupe à élytres sillonnées telles que sulcostriatus
Fairm.
Cryptocephalus semivittatus. — Long.3 mill. — Ovatus,
convexus, flavo-rufus, nitidus, elytris fusco-nigris, vitta lata
261 .
discoidali flavo-rufa, apicem et fere basin attingenti, capite indis-
tincte punctulato, oculis valde distantibus, parum convexis, fronte
antice linea brevi castanea signata, antenuis gracilibus, flavo-rufis,
articulis 9 ultimis fuscis, paulo crassioribus; prothorace modice
convexo, fere Iævis antice a basi angustato; scutello subquadrato,
picescente, apice truncato et paulo elevato ; elytris fortiter substriato-
punctatis, ad suturam et extus fortius impressis, basi paulo rugo-
sulis, intervallis leviter plicatulis, ad suturam fere reticulatis ;
pedibus gracilibus. — Plateau de l’Ankara (1H. Perrier); un seul
individu.
Cette espèce se rapproche un peu du pulchellus Saffr. pour la
coloration des élytres, elle est remarquable par la gracilité des
pattes.
ABRARIUS n. g.
Ce nouveau genre est voisin des Cryptocephalus dont il diffère par
le corselet non renflé, même un peu déprimé sur le milieu du disque
avec les côtés à peine arrondis au milieu, à peine convergents en
avant, le bord postérieur n'étant ni crénelé; ni lobé, les angles pos-
térieurs droits n’embrassant pas la base des élytres, l’écusson plan,
non relevé en arrière, les yeux sont écartés, tandis que les antennes
sont très rapprochées l’une de l’autre; le pygidium est caché, les
pattes sont assez courtes et assez robustes, surtout les postérieures ;
le 1* segment ventral est assez grand, les suivants ne sont pas
soudés au milieu.
Abrarius cribrosus. — Long. 21/2 mill. — Ovalis, convexus,
niger, nitidus, antennis gracilibus, flavidis, articulis 5 ultimis
paulo crassioribus ; prothorace valde transverso, elytris vix angus-
tiore, margine postico fere recto, angulis rectis, dorso subtiliter
dense punctulato, ad laiera fortius, basi medio et ad angulos obso-
lete foveolato; scutello plano, fere impunctato; elytris dense inordi-
nale punctatis, fere rugosulis, supra humeros impressis; pygidio
obtecto, pedibus brevibus sat validis, posticis præsertim. — Plateau
de l’Ankara (H. Perrier); un seul individu.
_Pseudabirus brevis. — Long. 3 1/2-4 mill, — Ressemble
extrêmement au P. subcylindricus Fairm. dont il paraît, au premier
abord, n’être qu’un petit échantillon; mais si la coloration et la
forme générale sont les mêmes, les élytres sont bien plus courtes,
la ponctuation de la tête est plus fine, plus serrée, l'impression
frontale a plutôt la forme d’un court sillon que d’une fossette, le
vertex est un peu striolé, sans ligne médiane lisse, la ponctuation
du corselet est plus serrée, sans plagules lisses au milieu, l’écusson
262
est tronqué, la ponctuation des élytres est aussi forte, sans ner-
vures un peu saillantes, la strie suturale est assez bien marquée et
accompagnée d’une autre moins complète. — Plateau de l’Androy
(Decorse). |
Colasposoma cupricolle. — Long. 7 mill. — Convexum,
supra læte irridi-metallicum, levissime cœrulescens, capite protho-
raceque cupreolis, antennis gracilibus, piceis; capite dense parum
grosse punctato, paulo rugosulo, fere strigoso, fronte media im-
pressa; prothorace antice angustato, lateribus postice rotundato,
sat dense punctato, lateribus densius et rugosulo; scutello Iævi,
apice abrupte rotundato; elytris minus brevibus, ad humeros paulo
dilatatis, his convexis, lævibus, post humeros leviter sinuatis,
postice ampliatis, dorso minus dense irregulariter punctatis, ad
marginem sat breviter obsolete costulatis; subtus cum pedibus
fusco-æneum, pedibus sat gracilibus, femoribus anticis vix crassio-
ribus, subtus indistincte angulatis. — Nossi-Bé; ma collection.
Plus grand et plus finement ponctué que le rufilans KI., sans
lignes de points sur les élytres; ressemblerait assez à la description
suivante, mais diffère par la taille plus faible, la coloration cuivreuse
de la tête et du corselet.
Colasposoma madagassum Har., Münch. Mittheil., 1877,
107. — Long. 8 à 8 1/2 mill. — Convexum, nitidum, læte aurato-
viride vel viridi-cupreum, pedibus piceis, femoribus et abdomine
nigro-viridiæneis, vel piceis, antennis obscure rufis; capite cum
clypeo æqualiter sat dense, thorace nonnihil remotius punctato,
elytris vage non seriatim punctatis, ad latera tantum serie et costula
parum distinctis, femoribus anticis obtuse dentatis. — Madagascar.
Affine rulilanti, majus, elytris subtilius punctatis et absque linea
seriata punctorum diversum. |
Colasposoma asperatum. — Long. 5 1/2 mill. — Ressemble
à une variété brun foncé du rutilans, mais plus court, plus convexe,
d’un brun foncé légèrement bronzé, presque mat, couvert d’une
ponctuation serrée, rugueuse, plus fortement sur les élytres; le
corselet est plus large, plus court, plus fortement bisinué à la base;
l’écusson est ovalaire, non quadrangulaire ; les élvtres sont bien
plus courtes avec les épaules plus saillantes ; le dessous du corps et
les pattes sont concolores, les fémurs lisses, assez brillants, les tibias
fortement sillonnés. — Environs de Suberbieville (4. Perrier).
Colasposoma semiasperum. — Long. 6 1/2 mill. — Forme
du C. rutilans KI, mais plus massive, d’un vert métallique clair, à
reflets légèrement dorés sur le dos, un peu bleuâtres sur les côtés ;
tête large, finement et assez densément ponctuée avec une fossette
263
frontale d’un vert métallique, bouche et antennes rousses, ces der-
nières grossissant à l’extrémité; corselet court, sensiblement plus
étroit que les élytres, se rétrécissant peu après la base, ponctuation
peu grosse, médiocrement serrée,angles postérieurs presque droits;
écusson avec quelques points; élytres larges, brusquement arrondies
à l’extrémité, à ponctuation assez grosse, ruguleuse sur la partie
dorsale, devenant fortement et densément rugueuse sur les côtés,
avec une légère impression transversale à la base et les épaules
fortement convexes; le dessous est de même couleur, un peu moins
brillant, les pattes d’un brun verdâtre avec les fémurs d’un rou-
geâtre obscur. — Environs de Suberbieville (H. Perrier),
La forme plus carrée des élytres et leur forte rugosité latérale font
bien reconnaître cet insecte.
Colasposoma homolamprum. — Long. 5 mill. — Breviter
ovatum, convexum, nitidum, capite prolhoraceque cyaneis, hoc
antice vage purpurino micante, elytris dilutius cœruleis, ad suturam
leviter aurosis, callo humerali nitide aureo-cupreo; capite parum
dense, clypeo densius punctulato, ore antennisque dilute flavo-
testaceis, his elongatis, filiformibus; prothorace brevi, elytris vix
angustiore, fere a basi arcualim angustato, angulis posticis rotun-
datis, anticis brevissime dentatis; scutello fere lævi, subquadrato,
apice abrupte rotundato; elytris brevibus, dense ac fortius punctatis,
callo humerali convexo, polito; subtus obscurius cœruleus, suturis
rufo-piceis, abdomine fusco-cœruleo, metasterno subtiliter punc-
tato, pedibus brevibus, piceo-rufis, femoribus valde clavatis. —
Ankarahitra (1. Perrier).
Colasposoma basipenne. — Long. 6 1/2 mill. — Forme du
rutilans, mais un peu plus large en arrière et d’une coloration très
différente, d’un noir brillant avec une grande tache rouge couvrant
la base et les épaules des élytres sans atteindre la suture; la têle est
à peine ponctuée, avec une faible impression en haut du front et un
_ sillon transversal entre les yeux, les antennes sont longues, grêles,
fauves, avec les 5 derniers articles noirs, un peu plus larges; le cor-
selet est plus rétréci en avant, sa ponctuation est fine, très écartée,
les angles postérieurs sont très obtus; l’écusson est presque lisse;
les élytres ont des stries finement ponctuées, peu distinctes, s’effa-
çant avant le milieu, la suturale plus marquée, les intervalles lisses ;
les fémurs sont ponctués, les antérieurs à peine distinctement angu-
lés en dessous. — Ankarahitra (H. Perrier).
Colasposoma subimpressum. -— Long. 5 mill. — Res-
semble extrêmement au basipenne dont il reproduit la forme et la
Coloration ; mais il est beaucoup plus petit, le corseletest plus rétréci
264
en avant, plus ponctué, les élytres sont plus atténuées en arrière, à
lignes fortement ponctuées surtout à la base qui présente une assez .
forte impression transversale rendant plus convexe la partie basi-
laire, la strie suturale est fortement marquée à la base: les fémurs
sont assez fortement claviformes, à peine angulés au milieu du bord
inférieur; la coloration, tout en étant d’un brun noirâtre, à une
faible teinte verdâtre. — Madagascar; ma collection.
Colasposoma mediocre. — Long.5 mill. — Breviter ovatum,
viridi-æneum aut æneum, nitidum; capite punctato-rugosulo,
antennis brevibus, fusco-metallicis, apice crassioribus ; prothorace
lævi, elytris angustiore, antice angustato, lateribus basi tantum
arcuatis, dorso sat dense punctato, lateribus et basi rugosulo;
scutello ovatulo, Iævi; elytris brevibus, ad humeros angulato-
tuberosis, apice late rotundatis, sat dense fortius punctatis, paulo
rugosulis, lateribus rugosis et plicatulis, callo humerali polito,
margine externo interdum anguste cyaneo, sub humeros carioso;
subtus punctatum, pedibus fusco-æneis, femoribus punctatis, ante-
rioribus inermibus, tibiis sulcatis. — Diégo-Suarez; ma collection.
Assez remarquable par sa petite taille, sa forte ponctuation et sa
rugosité; les élytres ont une très faible impression transversale
derrière l'épaule, elle est parfois à peine.indiquée.
EPRIUS n. g.
Ce nouveau genre, bien voisin des Colasposoma, en diffère par
un corps oblong, les antennes assez courtes, n’atteignant pas le
milieu du corps, avec les 5 derniers articles larges, comprimés,
formant une massue distincie, tous les fémurs ont une dent qui est
aiguë aux antérieurs, le 1‘ article des tarses est à peine plus long
que le 2°, les crochets sont à peine bifides, la division interne étant
à peine distincte. En outre, le corps est lisse et d’une coloration
particulière, analogue à celle du C. scapuiatum, le corselet est plus
étroit, nullement élargi à la base, à peine atténué en avant avec les
angles antérieurs saillants. .:
Eprius Perrieri. — Long. 6 1/2 mill. — Oblongus, subeylin-
dricus, niger, nitidus, elytris parte dimidia basali rubra; capite vix
punctulato, inter oculos transversim fortiter sulcato et medio
breviter sulcatulo, clypeo lævi, antennis nigris, basi gracilibus,
nilidis, articulis 5 ultimis latis, compressis, opacis, articulo 1°
globoso, basi fortiter constricto; prothorace elytris valde angus-
tiore, antice vix altenuato, lateribus fere parallelis, dorso sat laxe
punctato, angulis anticis prominulis; scutello punctulato, subim-
265
presso, apice obluse rotundato; elytris oblongo-ovatis, fere parallelis
ad humeros haud angulatis, nec elevatis, dorso subtiliter lineato-
punctatis, humeris lævibus, siria suturali impressa, sutura basi
tantum rubra; subtus cum pedibus concolor, femoribus omnibus
subtus denticulo armatis, anterioribus denticulo acutiusculo, tarsis
articulo 4° sequenti vix longiore, unguibus vix bifidis. — Anka-
rahita (H. Perrier).
Nodostenopa Perrieri. — Long. 8 mill. — Ovata, convexa,
cœæœrulescens, metallica, modice nitida, prothoracis marginibus
antico et basali anguste cupreis, scutello, vitta angusta basali per
suturam prolongata et cum vitta marginali conjuncta, hac usque
ad basin prolongata cupreis, impressione baseos cuprea, vittam mar-
ginalem attingente et postice maculis vittulisque vagis cuprascen-
tibus; capite dense subtiliter strigosulo, inter antennas dense
punctato, cuprascente, antennis rufis, elongatis, articulo 1° brevi,
crasso ; prothorace transverso, antice valde angustato, dorso den-
sissime subtiliter punctato, basi late bisinuata, medio tenuiter
marginata; scutello Iævi, apice rotundato; elytris ad humeros for-
titer obtuse angulatis, transversim leviter impressis, basi densis-
sime sat subtiliter punctatis, disco lineis 2 vage elevatis; subtus
cœrulescens, cupreolo tincta, lateribus fortiter punctata, abdomine
basi punctatis, pedibus sat validis, femoribus lævibus,'nitide cupreis,
tibiis sulcatis. — Ankarahitra (H. Perrier); 2 individus.
Bien remarquable par sa coloration et surtout par l’absence de
côtes sur les élvtres.
Pseudostola grandis.— Long. 4 1/4 à 4 3/4 mill. — Ressemble
extrêmement à P. Perrieri (1), mais plus grande et couverte d’une
pubescence uniforme, sans places dénudées régulières un peu con-
vexes, sauf aux épaules ; l’écusson est plus large, presque carré, les
élytres ont chacune les traces de 3 lignes très faiblement élevées,
les tibias sont presque droits, et la taille est plus forte, — Environs
. de Suberbieville (1. Perrier).
Pseudostola fulvida. — Long. 4 mill. — Plus petite et plus
étroite que la précédente, d’un roussâtre bronzé avec une pubes-
cence d’un gris cendré moins serrée ; les élytres ont aussi les traces
de 3 lignes faiblement saillantes sur chacune, l'écusson est très
obtus, presque arrondi à l’extrémité; les paites sont rousses avec
les tibias presque droits. — Avec la précédente, un seul individu.
Idacantha viridipicta. — Long. 7 mill. — Oblongo-ovata,
postice ampliata, fulvoflava, modice nitida, elytris utrinque
(1) Ann. Ent. Fr. 1899, 506.
266
macula humerali et macula post medium transversa, suturam
haud attingente, per marginem externum cum præcedente juncta
et postice similiter cum macula apicali juncta viridi-prasinis;
capite Iævi, inter oculos transversim fortiter sulcato, inter
antennas anguste carinulato, his gracilibus; articulis 2 primis
fulvo-flavis, sequentibus squalide fulvis, ultimis piceis, mandi-
bulis fuscis; prothorace valde transverso, Ilævi, lateribus
valde rotundato, dorso transversim utrinque fortiter sulcato,
angulis omnibus fere rotundatis; elytris postice ampliatis, apice
separalim rotundatis, subliliter dense punctatis, utrinque ante
apicem obsoletissime callosis et viridi vage tinctis, sutura elevata;
subtus cum femoribus concolor, tibiis tarsisque fusculis. — Mada-
gascar ; ma collection ; un seul individu.
Bien distincte par sa coloration; la bande verte marginale des
élytres qui s’élargit aux épaules et après le milieu, pourrait bien,
dans ce dernier cas, se prolonger transversalement, et rejoindre
celle de l’autre côté, de manière à enclore une tache ronde
subapicale.
Œdionychis rufosellata. — Long. 7 mill. — Ovata, postice
paulo ampliata, flava, nitida, elytris viridi-cœruleis, metallicis,
vitta lata media transversa, marginem haud attingente rubro-rufa,
abdomine piceo, tibiis tarsisque piceolis ; capite summo tuberoso,
inter oculos impresso, antennis gracilibus, elongatis, fusculis,
articulis 3 primis exceptis; prothorace brevi, elytris angustiore,
lateribus leviter rotundato, dorso lævi, medio transversim sulca-
tulo; elytris ovatis, postice modice ampliatis, subtiliter sat dense
punctulatis, basi utrinque convexis et dein vix impressiusculis,
sutura tenuiter elevata. — Baie d’Antongil; ma collection.
Ressemble beaucoup à la description de l’Œ. hova Duv., mais
cette dernière a le front trifovéolé, les antennes fauves, maculées
de brun avec les 3 derniers articles noirs, les élytres nettement
ponctuées (ici très finement), testacées, ayant chacune 2 taches
verdâtres, isolées, et la partie apicale profondément impressionnée
en travers. Dans la nouvelle espèce, au contraire, les élytres sont
d’un vert bleuâtre métallique avec une bande médiane d’un roux
un peu vineux, et l'impression transversale est presque nulle. La
coloration rappelle tout à fait celle de l’Zdacantha unifasciata OI. 9,
mais la bande transversale des élytres est entière et ne forme pas
2 taches séparées.
Œdionychis basipennis. — Long. 9 1/2 mill. — Oblongo-
ovata, postice paulo ampliata, sat convexa, flavido-fulva, nitida,
elytris parte fere dimidia basali dilute violascente ; capite sat fortiter
punctato, vertice minus, fronte medio foveata ; antennis gracilibus,
267
corporis medium fere attingentibus; prothorace brevi, elytris
angustiore, antice parum angustato, dorso convexo, subtiliter punc-
tulato, lateribus depressis, fortius ac densius punctatis, angulis
posticis fere rectis ; scutello ogivali, planato ; elytris ovatis, a medio
postice paulo ampliatis, apice fortiter rotundatis, dense subtiliter
punctulatis, basi fortius et utrinque ad scutellum elevatis, dein
transversim impressis, humeris crasse convexis, piceis, nitidis,
_apice vix perspicue punctulato; subtus cum pedibus concolor,
prosterno modice lato, femoribus posticis latis, subovatis, com-
pressis, macula obscura signatis, punctulatis. — Diégo-Suarez;
donné par M. Clavareau.
La coloration, ainsi que la tête ponctuée et fovéolée, rendent cet
insecte facile à reconnaitre.
Œdionychis nigricans. — Long. 6 mill. — Ovata, valde
convexa, fulva, valde nitida, elytris (basi excepta) fusculis; capite
sat brevi, inter oculos transversim impresso et inæqualiter elevato,
inter antennas angustato et elevato, his parum gracilibus, sat elon-
_gatis, ab articulo 5° gradatim crassioribus et obscurioribus; protho-
race brevi, elytris paulo angustiore, antice angustato, lateribus
leviter arcuatis, angulis posticis rotundatis, dorso postice trans-
versim impresso, lateribus late profunde impresso, impressione
antica fere obsoleta, medio interrupta, margine antice medio late
arcuato, basi fortiter marginata; scutello fere ogivali, sublævi;
elytrits ovatis, basi fere truncatis, utrinque sat late paulo elevatis,
dein extus leviter impressis, dorso politis, sutura haud elevata,
subitus cum pedibus concolor, tarsorum articulis crassis, basi
fortiter angustatis. — Baie d’Antongil; ma collection.
Remarquable par sa forme courte, convexe et sa surface lisse,
brillante.
ANAXERTA n. g.
Ce nouveau genre d’'Halticide paraît appartenir au groupe des
Arsipodites par son corps ovalaire, les antennes de 11 articles, les
cavités cotyloides fermées, le 1” segment ventral non soudé au 2°
et presque 2 fois aussi long et le dernier article des tarses renflé,
les crochets étant brièvement appendiculés. Le corselet est pourtant
un peu anormal en ce groupe, il présente une très faible irace
d'une impression transversale à la base en même temps qu’une
très petite fossette de chaque côté; mais cependant on voit des
traces analogues chez quelques Arsinoe et chez les Balanomorphu.
L’insecte, qui sert de type à ce nouveau genre, a une forme oblongo-
ovalaire, médiocrement convexe, avec des antennes courtes, assez
épaisses, grossissant peu à peu vers l'extrémité, à articles subégaux,
268 5
sauf le 2° plus court, les pattes sont assez robustes, les tibias
sillonnés, terminés par des éperons très courts, les fémurs posté-
rieurs sont épais, très larges.
Anaxerta castanea. — Long. 9 mill. — Oblongo-ovata, sat
convexa, Castaneo-rufescens, sat nilida; capite antice nigro, inter
oculos bituberoso et medio sulcatulo, inter antennas, breviter cari-
nulato, ore et antennis nigris, his crassis, apicem versus crassio-
ribus, articulis subæqualibus, articulo ullimo breviter pyriformi et
paulo acuminato; prothorace brevi, elytris parum angustiore, a
basi antice valde angustato, lateribus haud arcuaiis, angulis anticis
paulo lobatis, dorso subtilissime punctulato, basi indistincte trans-
versim impressiuseulo, utrinque foveola minuta signato; scutello
obtuse ogivali, plano, piceo-castaneo, lævi, nitido; elytris amplis;
ad humeros angulato-rotundatis, apice late rotundatis, dorso dense
subtiliter punctulatis, sutura basi paulo elevata; subtus cum pedi-
bus fusco-picea, nitida, abdomine apice rufo, metasterno medio
rufescente, convexo, metapleuris rufo apicatis, femoribus posticis
latis, crassis, tibiis sulcatis, brevissime calcaratis. — Ankarahitra
(H: Perrier):
Malacosoma opacula. — Long. 5 mill. — Oblonga, nigra,
elytris vix nitidulis, capite prothorace scutelloque rufo-testaceis,
nitidis, antennis pedibusque nigris; capite inter oculos bituberoso,
antennis sat gracilibus, corpore paulo brevioribus, apice crassio-
ribus, articulo 1° clavato, elongato, 3° et 4 æqualibus, articulis 4
ullimis brevioribus, paulo crassioribus; antice et postice fere
similiter angustato, lateribus medio obtuse angulato, dorso fere
Iævi, medio foveola oblonga antice et puncto postice impresso,
angulis omnibus breviter productis ; scutello sat lato, obtuso;
elytris oblongo-ovatis, postice vix ampliatis, basi truncatis, ad
humeros angulato-rotundatis, dorso sat dense punctulato-rugosulis,
lineolis aliquot vix indicatis, apice separalim rotundatis, parte
laterali verticali longitudinaliter impressa; pedibus sat gracilibus.
— Plateau d'Ankara (H. Perrier), ice
Ressemble beaucoup à facialis Fairm., mais la tête est rousse
comme le. corselet, les élytres sont noires et non bleues, le corselet
est angulé au milieu des côtés avec les angles bien marqués, et le
1* article des antennes est bien plus long que le 5°,
ELEONA n. g.
Cavités cotyloïdes antérieures fermées. Mélasternum non saillant
entre les hanches intermédiaires. Épipleures disparaissant graduel-
lement à partir du milieu. Tibias inermes. Crochets tarsiens
simples. Bords latéraux du corselet marginés. Corps oblong,
269
Ces caractères rangent ce nouveau genre près des Galérucites ;
mais la tête est à peu près de la même largeur que le corselet, ce
qui le rapprocherait des Buphonida avec lesquels il n’a pas
d’affinité. IL a de commun avec les Adimonia les tarses dont le
1“article est égal aux 2 suivants réunis; mais les antennes atteignent
les 3/4 de la longueur des élytres, le 1* article assez claviforme,
mince à la base, un peu plus long que le 4°, celui-ci et les suivants
subégaux ; elles sont insérées sur le front, à égale distance entre
elles et des yeux avec une petite ligne élevée au milieu de leur base
et allant jusqu’à l’extrémité du chaperon qui est tronquée. Les
hanches antérieures sont contiguës, les intermédiaires à peine
séparées.
Eleona Perrieri. — Long. 6 mill. — Oblonga, sat convexa,
fusca, vage metallescens, nitida, capite prothoraceque obscure
rufis, elytris subtiliter pubescentibus; capite cum oculis protho-
race haud angustiore, summo medio sulcatulo, inter antennas
paulo carinulato, clypeo magis rufescente, antice truncato et
utrinque paulo tuberoso, oculis globosis, convexis, antennis
crassiusculis, articulo 1° claviformi, quarto paulo longiore,
3° quarto fere breviore; prothorace transverso, elytris angustiore,
antice haud angustalo, lateribus fere parallelis, dorso lævi, medio
paulo inæquali; scutello sat magno, triangulari, rufescente ; elytris
fere parallelis, ad humeros angulatis, apice conjunctim rotundatis,
dorso leviter rugosulis, parce punctulatis, supra humeros sat
fortiter impressis, his lævioribus, lateribus obsolete 1 vel 2 strio-
latis; pedibus parum gracilibus, tarsis sat latis, unguibus graci-
libus, simplicibus. — Ankarahitra (H. Perrier).
Hovalia nigricornis. — Long. 8 à 9 mill. — Ovalaire, assez
convexe, un peu élargie en arrière, d’un jaune roux brillant avec
les élytres d’un beau bleu métallique, les antennes, tibias et tarses
noirs; tête presque lisse, ayant, entre les yeux, 2 faibles sillons
transversaux interrompus au milieu; corselet transversal, bien plus
étroit que les élytres, non rétréci en avant, à ponctuation très fine
et irrégulière, angles antérieurs obtus, mais un peu saillants;
élytres à ponctuation fine, serrée, impression de la base à peine
_ distincte. — Ankarahitra (H. Perrier).
Ressemble à H. comitata KI., mais celle-ci est un peu plus grande,
plus élargie en arrière, son corselet est rétréci en avant, ses
antennes sont moins épaisses et sa coloration d’un pourpre violet.
H. purpurina Fairm. (Soc. Belg. 1889, C. R., IX) est plus grande
(9 1/2 mill.) et se rapproche davantage de la comitata par sa colo-
ration bleue à reflets pourpres, mais ses antennes n'ont que les
6 derniers articles noirs et les élytres sont impressionnées derrière
l'épaule,
270
ALPHIDIA MAGNIFICA Duv. (Soc. Bele., C.R., 243) paraît différente
des précédentes. — Long. 13 mill. — Oblong-ovalaire, élargi en
arrière, fauve en dessous avec les tibias et les tarses noirs; têle,
thorax et écusson fauves, prothorax arrondi sur les côtés, éparse-
ment ponctué; élytres densément ponctuées, à région scutellaire
relevée d’un pourpre violacé très brillant, avec la base, la marge
externe et la suture d’un vert métallique à reflets irisés ; antennes
épaissies au milieu, noires, avec les 3 derniers articles blanchâtres.
— Antsianaka, lac Alaotra (Perrot); coll. Oberthur.
Remarquable par La forte élévation de la région scutellaire.
Malgré la ressemblance de ces insectes avec les A/phidia, je crois
devoir les maintenir dans un genre à part à raison des crochets
tarsiens qui sont lobés à la base et des épipleures qui ne sont pas
brusquement arrêtées.
ADIALYTA n. g.
Ce nouveau genre de Galérucide se rapproche du groupe des
Monolepittes par son corps oblong, ses élytres à épipleures larges à
la base, ses cavités cotyloïdes antérieures fermées et son méta-
sternum non prolongé entre les hanches intermédiaires; mais les
tibias ne sont pas mucronés, le 1° article des tarses postérieurs est
seulement aussi long que les 2 suivants réunis et si les épipleures
s’effacent après le milieu, c’est peu à peu et non brusquement. Les
hanches antérieures ne sont pas séparées par le prosternum, le
mésosternum, un peu apparent, est légèrement caréné et ne sépare
pas les hanches intermédiaires, les métapleures sont assez larges,
parallèles, obliquement rétrécies à l’extrémilé; la tête est plus
étroite que le corselet, avec les yeux arrondis, convexes, entiers;
les antennes, qui atteignent le milieu du corps, sont insérées sur le
front à peu de distance des veux, le 3° article est plus court que
le 4°; le corselet est plus étroit que les élytres, faiblement marginé;
le pygidium n’est pas complètement caché; le 3° article des tarses
est bilobé et les crochets tarsiens sont appendiculés.
Adialyta aurantiaca. — Long. 10 à 11 mill. — Oblonga,
postice vix ampliata, sat convexa, tota aurantiaca, nitida, oculis
autennisque (articulis 3 primis exceptis) nigris; capite sat brevi,
prothorace angustiore, fronte medio bituberosa, antennis infra
insertis, ab oculis parum distantibus, basi orbito circumductis,
spatio inter eas paulo convexo, sat gracilibus, corporis medium
superantibus, paulo compressis, articulo 1° elongato, 2° ovato, 3°
quarto multo breviore, ceteris æqualibus; prothorace transversa,
elytris angustiore, antice parum angustato, lateribus leviter arcuatis,
271
dorso lævi, angulis anticis obtusissimis, posticis fere rotundatis;
scutello triangulari; apice valde rotundato, basi transversim
impresso; elytris oblongis, ad humeros sat rotundatis, apice
conjunctim rotundatis, subtiliter punctulatis, prope humeros
impressiusculis, lateribus haud marginatis, epipleuris basi sat latis,
a medio obliteratis; subtus subtilissime punctata, tibiarum apice
tarsisque castaneis. — Ankarahitra (Perrier).
Hispa subinermis. — Long. 3 1/2 mill. — Oblonga, elytris
subparallelis, nigro-fusca, vix metallescens, elytris nitidioribus;
capite prothoraceque subtiliter punctato-rugosulis, antennis
parum gracilibus, apice crassioribus, articulo 1° crassiore, 2° bre-
viore, minus crasso, 3° quarto vix longiore; prothorace sat convexo,
lateribus antice 2, postice 3 spinosis, spinis brevibus; elytris ad
humeros angulatis, cum margine externo brevissime, spinosulis,
dorso haud spinosis, sat irregulariter punctatis, impressis, laxe
subtuberculatis, tuberculis paulo oblique transversis, intervallis
plicatulis et, apice præsertim, rugosulis, apice late rotundato,
sutura elevata; pedibus validiusculis, tibiis anticis arcuatis. —
Mudivalo (H. Perrier); un seul individu.
Cet insecte est remarquable par les élytres dont le bord marginal
est garni d’épines très courtes, serrées, et dont le dos n’a que de
petits tubercules assez saillants; le corselet, au contraire, est armé
latéralement de 5 épines régulières.
Le
Tlé st
LR
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
Assemblée mensuelle du ‘7 juin 1902.
Présidence de M. le D' JAcOBs, vice-président.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le président annonce la mort du professeur B. Warimann, direc-
teur du Musée d'Histoire naturelle de Saint-Gall.
M. Tosquinet s'excuse de ne pouvoir assister à la séance.
Correspondance. La Société d'Histoire naturelle de Karlsruhe
accuse réception du tome 45 de nos annales.
_ — M. Florentino Ameghino nous annonce sa nomination de
directeur du Musée d'Histoire naturelle de -Buenos-Ayres, en
remplacement de feu Carlos Berg.
Travaux pour les Annales. L'assemblée décide l’impression des
travaux insérés dans ce numéro.
Communications. M. Wauters signale les captures des Lépidop-
tères suivants :
Dianthoecia Nana Rott., un «j à Hombeek, le 21 mai 1902.
Pseudophia lunaris Schiff., une © à Hombeek, le 1* juin 1902,
non capturé encore en Belgique.
Trachea atriplicis L., un «à Hombeek, le 2 juin 1902.
Taeniocampa gracilis F., 2 © à Hombeek., le 4 juin 1902,
Agrotis primulae Esp. (festiva Hb.), un , sans taches noires, à
Hombeek, le 3 juin 1902.
Larentia autumnalis Str. (Cidaria trifasciata Bkh.), un 4 à Bug-
genhout, le 26 mai.
— M. Haverkampf a pris à Wesembeek Hemaris scabiosae Z. et
en grande abondance sur la route de Jalhay à la Baraque-Michel,
Mamestra glauca Hb.
— M. Hippert rappelle qu’il a pris naguère cette dernière espèce
à Saint-Hubert,
Excursions. MM. Bondroit, Huberti, Roelofs, Rousseau et Schou-
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T,. XLVI, à VIL 1902 19
274
teden se sont rendus à la dernière excursion de la Société à
Calmpthout et ont capturé la plupart des insectes spéciaux à cette
région, En tamisant des fourmilières de Formica rufa, M. Roelofs a
pris : Atheta caesula Cr., Eurymniusa crassa Epp.
— L’excursion du 13 juillet, sur la proposition de M. Haver-
kampf, aura lieu à Wesembeek.
— La séance est levée à 9 heures.
NOTE PRÉLIMINAIRE
SUR LES
COLLEMBOLES DES GROTTES DE HAN ET DE ROCHEFORT
par Victor Willem.
M. G. SÉVERIN, conservateur au Musée d'Histoire naturelle,
m'avait, il y a quelques mois, confié des Collemboles qu'il avait
recueillis, au cours de plusieurs visites, dans les grottes de Han et
de Rochefort, en même temps qu’un ensemble d’autres formes
animales. Cette série de Collemboles, récoltée par un naturaliste dont
l'attention ne s’était pas spécialement portée sur ce groupe d’In-
sectes, comprenait cependant des formes assez nombreuses, entre
autres quelques espèces rares représentées malheureusement par
un seul échantillon.
Leur examen m'avait inspiré le vif désir d'explorer moi-même les
deux stations en question. M. SÉVERIN a bien voulu se constituer
mon guide au cours d’une visite que nous avons faite, au commen-
cement d'avril, dans les grottes de Han et de Rochefort; la connais-
sance qu'il possède de leur topographie et de leurs ressources m’a
épargné les tâtonnements d’une première exploration : aussi nos
récoltes ont-elles été relativement riches, comme le témoigne la
liste ci-dessous.
Tandis que les autres groupes d'animaux terrestres n’ont que des
représentants peu nombreux dans la faune des cavernes, les Collem-
boles, en raison des habitudes souterraines et du genre de nourri-
ture de la plupart d’entre eux, se propagent en proportion plus
grande dans ce milieu spécial. Par le nombre des espèces et par
celui des individus, ils y constituent une fraction notable de la faune
terrestre, car la régularité de la température, l'abondance des
détritus végétaux, le nombre restreint de leurs ennemis favorisent
leur multiplication.
Les recherches qu’on a effectuées dans ces derniers temps de-ci
de-là en Europe centrale sur les Collemboles cavernicoles ont fourni
des résultats intéressants. Parmi ces Insectes, on en rencontre qui
ne présentent pas d'adaptation sensible : telles certaines espèces de
_ Aphorura, de Achorutes, Tomocerus tridentiferus; d’autres ont perdu
leur pigmentation : telles les variétés incolores de Anurophorus
laricis, de Papirius, de Megalothorax qu’on trouve dans certaines
régions; d’autres enfin constituent des espèces ou des genres
spéciaux, qu'il est curieux de rencontrer quelquefois dans des grottes
éloignées les unes des autres, sans qu’on les connaisse des localités
intermédiaires,
276
L'énumération de ces dernières formes exige une certaine
réserve : dans les cavernes, la fréquence des Collemboles propor-
tionnellement aux autres Insectes, le fait qu’ils n’éprouvent plus le
besoin de se terrer dans les anfractuosités du sol et qu’ils ne sont
plus dissimulés par la végétation, rendent leur capture beaucoup
plus aisée que dans les conditions ordinaires. Aussi toute espèce,
décrite seulement des grottes, n’est-elle pas nécessairement exclu-
sivement cavernicole, et pourra-t-elle se découvrir ultérieurement
dans des stations à ciel découvert. Ces lacunes dans l’aire géogra-
phique actuellement connue sont fréquentes chez les Collemboles;
c'est ainsi que nous avons capturé dans la grotte de Rochefort,
comme je le dirai plus loin, le seul exemplaire signalé en Europe de
Neelus murinus, un Sminthuride rencontré d’autre part, une seule
fois, dans une serre à Cambridge (États-Unis); il n’est pas douteux
pour moi que cette forme animale est fort répandue et ne passe
inaperçue que grâce à son exiguité (1). pr
À Han et à Rochefort, on rencontre les Collemboles surtout sur
les fragments de bois pourris apportés par les crues de la rivière ou
amenés par les ouvriers pour l’aménagement des chemins; on les
observe en certains points courant sur les parois et les stalagmites
humides ; on les capture encore à la surface des flaques d’eau, dans
lesquelles ils sont accidentellement tombés. |
Parmi les Collemboles que j'ai rapportés de ma visite à ces
grottes, il est des formes qui se trouvent représentées par des indi-
vidus en nombre inférieur à ceux qu'avait récoltés M. SÉVERIN;
mon compagnon exprimait d’ailleurs l’impression que le facies
général de la faune des Collemboles était différent de ce qu’il avait
constaté autrefois à d’autres époques de l’année et il attribuait cette
différence à des influences saisonnières. Je ne crois pas que les
changements de saisons se répercutent dans des grottes profondes
comme celle de Rochefort autrement que par des inondations
périodiques, très considérables. À côté des effets de ce facteur, sur
l'importance desquels je n’ai aucune donnée, il est probable qu’on
doit aussi assister, dans certains cas, à la disparition graduelle de
formes qui, accidentellement importées et insuffisamment adaptées
à la vie des cavernes, y périclitent plus ou moins rapidement. Je
pense aussi que certaines espèces ne se maintiennent dans ce milieu
que grâce à des immigrations continuelles provenant de l'exté-
rieur; à cette catégorie appartiendraient les Collemboles qui pré-
(1) Il'en est de même pour Megalothorax minimus, dont j'ai publié, dans le
présent. recueil (1900), la découverte à Gand; depuis lors, je l’ai retrouvé à
Yvoir; C. BüRNER l'a observé en diverses localités d'Allemagne et H. Scmotr
m'écrit l'avoir rencontré en Suède.
277
sentent la même coloration que leurs congénères vivant à ciel
découvert : je ne m’expliquerais pas autrement la persistance inal-
térée de pigments qui, pour autant qu’on a pu l’observer chez
quelques formes, ne se maintiennent pas chez des générations se
propageant dans l’obscurité (1). L’éthologie des Collemboles caver-
nicoles présente donc une série de problèmes intéressants, dont
la résolution nécessiterait une observation suivie de la faune des
grottes.
se
Voici l’énumération des Collemboles que M. SÉVERIN et moi
avons recueillis au cours de la visite que nous avons faite ensemble
aux grottes de Han et de Rochefort, les 11-12 avril dernier. Cette
liste de quinze espèces comprend, à côté de formes déjà signalées
en Belgique ou qu’on doit v rencontrer assez communément, six
formes rares et quatre espèces ou genres inédits.
14. APHORURA AMBULANS L. Nic.
Six exemplaires dans la grotte de Han, à la surface d’une mare
d’eau; quatre dans la grotte de Rochefort, sur les stalagmites
humides.
9. APHORURA SEVERINI nov. spec.
La forme d’Aphorura que nous avons recueillie le plus commu-
nément dans les grottes de Han et de Rochefort, sur les stalagmites
humides, me paraît une Re inédite ; elle présente comme carac-
tères principaux :
une forme ramassée ;
cinq tubercules à l’organe antennaire:;
à l’organe post-antennaire, 13-14 tubérosités épineuses, de
structure semblable à celle que ABSOLON à représentée pour
A. inermis (2);
des pseudocelles nombreux ; dorsalement, de chaque côté, sur la
tête : deux sur la base de l’antenne (peu délimitée), un placé en
(1) On connaît des variétés décolorées, cavernicoles, de Collemboles apparte-
nant à des groupes variés : Anurophorus laricis, Isotoma stagnalis (I. fenebricola),
Megalothorax minimus, Papirius fuscus. D'autre part, j'ai obtenu expérimentale-
ment la décoloration presque complète de Isotoma stagnalis par une année de
séjour à l'obscurité et une repigmentation très foncée de I. tenebricola en un
laps de temps analogue.
(2) K. ABsoLox. Ueber einige theils neue Collembolen aus den Hôhlen Frank-
reichs und des sûüdlichen Kar stes. Zoologischer Anzeiger, Bd. XXIV, no 636, 1901
_ (fig. 2a, p. a
278
arrière de cette base, un au bord postérieur; sur le prothorax, 4;
sur le mésothorax, 5; sur le métathorax, 5; sur les segments abdo-
minaux : [, 6; IT, 6; IT, 6: IV, 4; V,3; ces nombres sont sujets à
variations. De plus, il y a des pseudocelles assez nombreux sur les
régions latérales du corps et sur la face ventrale de l’abdomen;
l’unguis a une dent médiane, l’unguiculus s’effile en un long
filament qui dépasse l’extrémité de l’unguis ;
deux (1) épines anales en lames de sabre, presque droites, petites
(à peu près, comme longueur, le tiers de celle des unguis) ; pas de
protubérance basilaire.
3. APHORURA SPELEA Absolon.
Pris dans la grotte de Rochefort un seul exemplaire, immature
d’ailleurs, de cette espèce que ABsOLON a décrite en 1900 de cer-
taines grottes de la Moravie (2). L’échantillon en question corres-
pond exactement par la forme du corps, celle de l’organe antennaire,
la longueur de l’unguiculus, la distribution des pseudocelles
dorsaux, à la diagnose donnée par ABSOLON.
4. ACHORUTES PURPURASCENS Lubbock, nov. var.
Je rapporte à cette espèce un Achorutes que nous avons observé
en grand nombre sur les pièces de bois dans la grotte de Rochefort
et sur des fragments de bois abandonnés dans la Salle d'armes de la
grotte de Han (3).
_ Au lieu d’être d’un bleu foncé avec reflet rougeâtre comme la
forme typique, ces échantillons présentent une teinte lie-de-vin
très claire (lividus, 49 de la Chromotaxia de SACCARDO), provenant
de l’atténuation très prononcée de la couleur-type : les grains de
pigment de l’hypoderme sont relativement peu nombreux et ordi-
nairement rassemblés autour des noyaux cellulaires et distribués
parcimonieusement à la périphérie des cellules chitinogènes.
Ces exemplaires constitueront une nouvelle variété : var. pallens,
à ajouter à celles qui sont décrites de l'espèce en question.
5. ACHORUTES ARMATUS Nicolet.
Un exemplaire en mauvais état sur un stalagmite dans la grotte
de Han.
(1) Un exemplaire en présentait trois.
(2) K. ABsorox. Vorlaüfige über die Aphoruriden aus den Hühlen des
mährichen Karstes. Zoologischer Anzeiger, Bd. XXII, n° 620, 1900.
(3) Ces échantillons n’ont pas à l’unguis la dentelure typique décrite par
G. Bôrer. (Zur Kenntniss der Apterygoten-Fauna von Bremen und der Nach-
bardistrikte, Abhand. Naturw. Ver. Bremen, 1901; p. 29) : la dent interne est
faible et les dents latérales manquent. À USE
279
6. OCTOMMA LONGISPINA nov. gen., nov. spec:
Trouvé dans la grotte de Han, sur les stalagmites humides, six
exemplaires et dans la grotte de Rochefort deux exemplaires d’un
Collembole que je considère comme le représentant d’un genre
nouveau.
D’environ un millimètre de longueur, il présente, à première
vue, l’aspect d'un Achorutes pourvu de deux épines anales très
grandes, aussi longues que les unguis, courbes, surmontant cha-
cune une protubérance élevée. L’unguis présente une dent interne;
l’unguiculus est effilé, de moitié plus court que l’unguis. La furca
est peu développée; ses branches n’ont que la 25° partie environ
de la longueur du corps; chaque branche porte trois grandes soies
et un petit mucro en forme de cuilleron, Pièces buccales du type
masticateur. Les yeux petits, acônes, sont au nombre de quatre,
trois antérieurs et un quatrième isolé postérieurement. Un organe
antennaire ovoide, dans une cavité profonde de l’article IV de
l'antenne; sur celui-ci, quelques « cônes olfactifs ». Organe post-
antennaire formé de 3 ou 4 lobes ovoïdes-allongés, ondulés.
De coloration très pâle. Au microscope, on constate, en général,
sur un fond incolore, une série de petites taches ovalaires corres-
pondant chacune à la localisation d’un nombre restreint de grains
pigmentaires bleuâtres autour de chaque noyau de l’hypoderme; le
champ oculaire n’est alors pas spécialement pigmenté. D’autres
fois, le pigment, plus abondant, forme quelques vagues marbrures
et l’espace qui sépare les yeux se colore plus intensément. Ces
variations et surtout la répartition des grains pigmentaires prouvent
que les Collemboles en question représentent la descendance déco-
lorée, cavernicole, d’une forme primitivement colorée en bleu plus
ou moins foncé.
Octomma est, dans l’état actuel de nos connaissances, le type le
plus primitif des « Neanurini », celui qui se rapproche le plus de
la souche « achorutoïde » du groupe.
7. APHOROMMA GRANARIA Nicolet,
Dans la grotte de Han, quatre exemplaires, à la surface d’une
mare d’eau, de ce Collembole rare.
Par la structure de ses pièces buccales : mandibules en scies,
maxilles à 4 grosses dents flanquées dorsalement d’une lame den-
telée et ventralement d’une carde à fins crochets; par la composi-
tion de son organe post-antennaire, plus compliqué cependant,
Aphoromma se rapproche beaucoup d’Anurida, dont il se diffé-
rencie par l’absence de pigment et d’organe visuel et par le déve-
loppement plus considérable de ses tubercules tégumentaires.
280
8. NEANURA MUSCORUM Templeton.
Un seul exemplaire, de coloration normale, dans la grotte de
Rochefort (Trou du Fenard), sur des pièces de bois pourri.
9. FOLSOMIA CANDIDA nov. gen., nov. spec. (1).
Un seul exemplaire, une femelle adulte, dans la grotte de Roche-
fort, à la surface d’une flaque d’eau.
Absolument incolore, pas de tache oculaire. Le caractère le plus
saillant de cette forme nouvelle réside dans la soudure des quatre
derniers anneaux abdominaux : la séparation entre les terga des
segments 6 et 7 est encore représentée par un sillon qui n’atteint
pas la région ventrale ; les segments 7, 8 et 9 forment un ensemble
indivis et ramassé; le pourtour de l’anus présente le même aspect
que chez Anurophorus.
L'appareil du saut est relativement bien développé : l'extrémité
de la furca fléchie atteint le bord postérieur du deuxième segment
abdominal; le mucro présente la forme très spéciale que j'ai
trouvée chez Cryptopygus antarcticus (2).
L’organe post-antennaire est représenté de chaque côté par un
bourrelet saillant, en forme d’ovale très allongé; pas de trace d’or-
gane visuel.
Les ovaires ressemblent à ceux d’Anurophorus et de Cryptopygus.
En raison d’une série de caractères dont les plus importants
sont :
la structure de l’organe post-antennaire,
la forme de l’extrémité postérieure de l’abdomen,
la structure de la gonade et |
la forme du mucro,
Folsomia se range dans le groupe des Anurophorides tels que
C. BôRNER et moi l’avons récemment défini. Sa découverte est
intéressante parce qu’elle élargit l’extension d’une sous-famille
créée pour le seul Anurophorus laricis et qui s’est enrichie succes-
sivement en ces derniers temps de genres nouveaux (Uzelia, Crypto-
pygus) où peu connus (Tetracanthella).
Ce nouvel Anurophorine se rapproche plus que les autres-de la
souche du groupe par le développement de sa furca; il présente
comme caractères de spécialisation la disparition du pigment et des
yeux, ainsi qu’une condensation abdominale plus marquée.
(1) Je dédie ce genre nouveau à M. J.-W. Forsom, d'Urbana (Ill. U. S. A)), en
témoignage d'estime pour ses travaux sur les Collemboles.
(2) V. WizzEeM, Collemboles, Expédition antarctique belge, Zoologie. :
281
10. TOMOCERUS TRIDENTIFERUS Tüllberg.
Commun sur les pièces de bois dans les grottes de Han et de
Rochefort,
C’est une des formes les plus répandues dans les grottes de
l’Europe, et qui s’adapte à la vie cavernicole sans modification
sensible. Je signalerai ici que T. tridentiferus n’a que cinq omma-
tidies de chaque côté; j'ai vérifié ce caractère sur des échantillons
cavernicoles et sur des exemplaires provenant des bois de Bellem
(Flandre orientale).
11. HETEROMURUS (MARGARITARIUS Wanckel).
Nous avons récolté à Han et à Rochefort, sur les stalagmites et
les pièces de bois humides, une dizaine d'exemplaires d’un Hetero-
murus que je rapporte provisoirement à l’espèce indiquée ci-dessus.
Cette forme est intéressante parce que, exclusivement cavernicole,
elle à été rencontrée dans beaucoup de grottes de l’Europe moyenne.
Les échantillons recueillis à Han et à Rochefort présentent une
très grande variabilité dans la forme des antennes, notamment sous
le rapport de la longueur du premier article et de = forme, annelée
ou non, du dernier.
12. LEPIDOCYRTUS BÔRNERI nov. spec.
\
Très commun sur les pièces de bois pourri à Han; quelques
exemplaires à Rochefort.
Forme relativement grande : mesure deux millimètres et demi de
la proéminence mésonotale à l’extrémité de l’abdomen. Mésonotum
très proéminent. Blanc, avec reflets brunâtres sur les régions où
les écailles sont le plus denses (régions dorsales, bords postérieurs
des segments, segment terminal, branches de la furca, pattes); des
-marbrures d’un bleu violacé à l’intérieur des taches oculaires, à la
face latéro-inférieure de la tête, sur la base des antennes, sur la
région antérieure du mésonotum, sur les coxa des pattes I et IT;
aux antennes, les extrémités de l’article IL et les articles III et IV
violets.
Les unguis portent au tiers distal une dent interne, et plus proxi-
malement deux dents adjacentes ; l’unguiculus montre, de manière
peu visible, deux denticules du côté interne. Le mucro supporte à
sa base une pointe aiguë, oblique, dont l’extrémité se recourbe
au-dessus de la dent anté-apicale. |
- La forme en question me paraît voisine de L, paradoæus Uzel et
de L. insignis Reuter; comme dans le genre Lepidocyrtus, la plupart
282
des diagnoses spécifiques, vagues d’ailleurs, sont établies sur des
caractères de couleur que je ne puis utiliser dans le cas actuel, je ne
puis encore reconnaître si ZL. Bürneri est une espèce bien distincte
ou simplement une variété nouvelle; la subdivision .du genre
Lepidocyrtus est d’ailleurs extrêmement difficile, et beaucoup des
espèces successivement établies sont déjà tombées en synonymie.
13. NEELUS MURINUS Folsom.
Un exemplaire, dans la grotte de Rochefort, à la surface d’une
flaque d’eau, correspondant en tous points à la description donnée
par Fozsom (1). .
Cette capture est intéressante, parce qu’il s’agit d’une forme qui,
jusqu’à présent, n’a été rencontrée qu'une fois, et cela aux Etats-
Unis (dans une serre, à Cambridge, Mass.), dans des conditions
telles que l’auteur qui l’a découverte lui attribue la Jamaïque comme
patrie; une seconde espèce du même genre, N. minutus, a été prise
en une localité unique, une forêt de pins du Massachusetts (2).
L'examen que j'ai fait du Collembole en question ne me permet
pas d'admettre l’opinion de Forsom, qui fait rentrer dans le genre
qu’il a créé la forme que j'ai décrite sous le nom de Megalothoraæ
minimus (3). Cette dernière diffère en effet des deux espèces du
genre Neelus par des caractères importants :
4° L’articulation de la tête, qui se place verticalement chez
Megalothorax, presque horizontalement chez Neelus;
2° La segmentation du corps. Chez Megalothorax, tous les
segments, thoraciques et abdominaux, sont bien distincts; chez
Neelus, le prothorax seul est nettement délimité : mésothorax et
métathorax sont complètement fusionnés, une simple dénivellation.
(que FoLsom n’a même pas représentée) indique la séparation du
thorax et de l'abdomen, enfin l’abdomen constitue une seule masse
indivise ;
3° La présence de quatre paires de cupules tégumentaires chez
Megalothorax (4), absentes chez Neelus;
(1) J. W. Forsom. Neelus murinus, representing à new Thysanuran family.
Psyche, vol. 7, n° 242, 1896.
(2) J. W. Forsom. Review of the Collembolan genus Neelus and description of
N. minutus n. sp. Psyche, vol. 9, n° 303, 1901.
(3) T. Wizzem. Un type nouveau de Sminthuride : Megalothorax. Annales de
la Société entomologique de Belgique, t. 44, 1900.
‘ Recherches sur les Collemboles et les Thysanoures. Mémoires couronnés publiés
par l'Académie royale de Belgique, t. LVIIT, 1900.
(4) C. BüRNER. Zur Kenntniss der Apterygoten-Fauna von Bremen und der
Nachbardistrikte. Abhandlungen des Naturwissenschaftlichen Vereins zu Bremen,
Bd. XVII, 1901 (fig. 36, p. 83).
283
4 La structure des branches de la furca, simples chez Neelus,
formées de deux.articles chez Megalothorax (1).
Un ensemble de caractères différentiels plus que suffisant pour
justifier, dans le groupe des Collemboles, la création d’un genre
spécial. |
14. SMINTHURINUS BINOCULATUS Bôrner.
_ Cette espèce a été créée récemment par C. BôRNER (2) pour un
seul exemplaire femelle capturé dans une grotte des environs de
Letmathe (Westphalie). Nous en avons pris trois spécimens dans la
grotte de Han, sur des stalagmites humides et huit exemplaires dans
la grotte de Rochefort, sur une flaque d’eau. Ils correspondent à la
diagnose donnée par BÔRNER, à part quelques détails sans impor-
tance; ils possèdent dorsalement deux protubérances sétigères
rappelant celles de Papirius.
45. SMINTHURINUS AFFINIS Bôrner.
Je rapporte à cette espèce, établie par BÔRNER (3) pour deux
Sminthurides pris aux environs de Marburg i/H., deux Sminthurinus
récoltés sur une flaque d’eau dans la grotte de Rochefort, en même
temps que S. binoculatus et Neelus murinus.
Gand (Laboratoire de Zoologie de l’Université), 10 mai 1902.
(1) Idem, fig. 34, page 83.
(2) GC. BürNEr. Ueber einige theilweise neue Collembolen aus den Hühlen der
Gegend von Letmathe in Westfalen. Zoologischer Anzeiger, Bd. XXIV, juni 1901.
(3) C. BüRNER. New Collembolen formen und zur Nomenclatur der Collembola.
Zoologischer Anzeiger, Bd. XXIV, 1901.
284
VARIÉTÉS MYRMÉCOLOGIQUES
par A. Forel.
I. — Quelques Formicides nouveaux de l’Inde. |
Camponotus (Colobopsis) Longi n. sp. — %. — Long.
9 mill. — Tête tronquée devant comme chez le fruncatus, mais le
bord de la surface tronquée n’est aigu que le long des mandibules
et sur le côté des joues; sur l’épistome et derrière les joues, il forme
une courbe fort obtuse. La portion médiane de l'épistome a des
côtés rectilignes qui divergent en arrière et un sillon médian,
distinct derrière; sa partie postérieure, située en arrière de la sur-
face tronquée de la tête, est deux fois plus large que longue. Aire
frontale indistincte. Les arêtes frontales, extrêmement écartées,
plus rapprochées du bord de la tête que du sillon frontal, forment
une seule courbe arquée, convexe en dehors. Scape distinctement
clavé, subdéprimé, avec l’épaississement apical allongé. Tête rec-
tangulaire, échancrée derrière, d’un quart à un tiers plus longue
que large, avec une fossette en lieu et place de chaque ocelle. Yeux
plats, obliques, allongés, près du bord postérieur. Suture pro-méso-
notale très profonde, formant une petite échancrure du profil du
thorax. Segment intermédiaire assez distinct. Échancrure entre lui
et le métanotum assez forte. Métanotum subcubique, à face déclive
subverticale, mais passant par une courbe à la face basale qui est
plus large que longue, un peu convexe et un peu inclinée d’arrière
en avant. Écaille très épaisse, largement et distinctement échancrée
au sommet. Cuisses renflées, les antérieures très fortement. Méta-
tarses un peu élargis à l’extrémité. Finement chagrinée et peu
luisante; abdomen plus luisant. La surface tronquée de la tête, y
compris les mandibules, et les côtés de la tête parsemés de larges
points ou fossettes espacées, peu profondes, microscopiquement
sculptées au fond et portant chacune un très petit poil adjacent.
Front (pas l’épistome) presque mat; les fosseites y sont très
grossières et en partie confluentes, formant de grossières réticula-
tions. Occiput, comme le reste du corps, sans grosses fossettes, avec
une fine ponctuation très éparse. Pilosité dressée extrêmement
éparse sur le corps, nulle sur les tibias et les tarses. Pubescence très
courte et très espacée. Noir. Surface tronquée de la tête et bord
adjacent de la partie non tronquée, avec les mandibules, d’un rouge
sombre. Tibias brunâtres, ainsi que les funicules et l’extrémité des
scapes. Reste des scapes, tarses et articulations d’un roux jaunâtre
ou brunâtre. Devant du deuxième segment abdominal, ainsi qu'une
285
tache de chaque côté du premier et du troisième segment d’un
blanc jaunâtre.
®. — Long. 4,5 à 5 mill. — Très semblable au C. Cotesi, dont il
diffère comme suit : Tête à peine rétrécie devant (assez fortement
rétrécie chez le Cotes). Scapes plus dilatés et plus déprimés vers
l'extrémité. Yeux plus grands, plus larges que l’espace qui les
sépare de l’angle occipital (à peine aussi larges chez le Cotesü). Le
scape dépasse l’occiput de plus d’un tiers de sa longueur (de moins
chez le Cotesii). La forte suture pro-mésonotale forme une petite
échancrure du profil du thorax (ne la forme pas chez le Cotesii).
Échancrure méso-métanotale beaucoup plus profonde. Segment
intermédiaire très distinct (tout à fait indistinct chez le Cotesii). Face
basale du métanotum bien plus large et bien moins comprimée.
Étaille très épaisse, subcubique, aussi longue que large, à bord pos-
térieur échancré et obtusément bidenté (squamiforme et comprimée
d'avant en arrière chez le Cotesii). Le premier segment de l'abdomen
et souvent le second ont une tache blanc jaunâtre de chaque côté.
Bien moins luisante que le Cotesii, subopaque; assez fortement
réticulé, çà et là presque réticulé-ponctué, sauf l’abdomen qui
est luisant et faiblement ridé en travers.
Du reste comme le %, mais la tête n’a que sur les joues quelques
grosses fossettes effacées et n’esttronquée que comme chez l’ouvrière
du truncatus. Sauf les taches abdominales indiquées, la couleur est
noire, avec les scapes et le premier article des funicules jaunâtres
sales, le reste du funicule et les pattes d’un brun foncé. Mandibules
rougeâtres.
Assam (Long); Garo Hills, Assam (Long); Cherapoonji, Assam
(Nissor). Le 2% a été pris seul dans cette dernière localité, ce qui
fait que je ne suis pas absolument certain qu'il appartienne à
l’ouvrière, mais il y a peu de doute.
He nor BINGHAMII Forel. — & major. — Long., 6,3 à 7 mill.
— Tête absolument rectangulaire, échancrée devant et derrière,
d’un fort quart plus longue que large, subtronquée devant. Mandi-
bules armées de 6 dents, ponctuées, striolées ou chagrinées et mates
vers leur base. Portion médiane de l’épistome bien plus longue que
large, élargie en arrière où ses côtés sont convexes, imprimée
devant et faiblement sillonnée au milieu de sa moitié postérieure.
Yeux un peu en avant du tiers postérieur. Mésonotum très distinc-
tement subbordé. Écaille épaisse, mais moins obtuse au bord supé-
rieur que chez la $ minor. Devant de la tête réticulé-ponctué, mat,
parsemé de grosses fossettes allongées, irrégulières et piligères et
abondamment hérissé de soies jaunâtres, courtes, épaisses, obtuses et
très abondantes qui font à peu près défaut à l’ouvrière minor. Épi-
stome et joues d’un jaune roussâtres, Antennes entièrement brunes,
286
sauf la base roussàtre des scapes. Tête moins pubescente que chez
l’ouvrière minor. Du reste comme cette dernière.
Moulmain, Birmanie (Hodgson). Prise avec l’ouvrière minor.
CAMPONOTUS SELENE Emery (— Polyrhachis selene Em.).— Upper
Assam (Lindgreen). Sous l'écorce.
Camponotus crassisquamis n. sp. — Ÿ major. — Long.
8 mill. — Mandibules armées d'environ 7 dents, lisses, chagrinées
vers la base, avec des points épars. Épistome caréné le long de son
tiers médian seulement, avec un lobe rectangulaire fort court. Tête
fort grande relativement au corps (comme chez le Landolti ou
l’odiosus), fortement rétrécie devant, excavée derrière, avec les
côtés fort convexes. Yeux peu convexes, un peu en arrière du milieu
et situés assez de face (peu latéraux). Les scapes dépassent l’occiput
de 1/3 de leur longueur. Dos du thorax également voûté. Sutures
profondément imprimées, interrompant toutes deux légèrement le
profil. Métanotum peu comprimé; une faible courbe passe d’une
face à l’autre; la basale plus longue. Écaille très épaisse, basse,
subnodiforme, surtout extrêmement obtuse à son bord supérieur;
elle ressemble plus à celle d’une Bothroponera tesserinoda ou sulcata
d qu’à celle d’un Camponotus $. Tibiaäs grêles, sans piquants.
Finement chagrinée et médiocrement luisante, avec l’abdomen
plus luisant, de grosses fossettes allongées, peu profondes sur le
devant de la tête, surtout sur les joues, et des points piligères épars,
surtout distincts sur l’abdomen. Une longue pilosité dressée assez
grossière, roussâtre avec l'extrémité jaunâtre, assez abondante sur
la tête, le dos du thorax, le dessus et le dessous de l'abdomen, plus
courte sur les joues. Pubescence jaunâtre, espacée, mais fort dis-
tincte et répandue partout, surtout sur le thorax et l’sbdomen,
oblique sur les tibias et les scapes qui n’ont pas de poils dressés.
D'un noir brunâtre avec un reflet bleuâtre un peu moins fort que
chez la Lobopelta chinensis, mais analogue. Angles occipitaux, bord
des mandibules, funicules et paltes brunâtres. Bord des segments
abdominaux d’un jaune roussâtre.
$ minor. — Long. 5,5 à 6,7 mill. — L’épistome est subcaréné ou
même n’a souvent qu’une éminence subcarénée vers son extrémité,
postérieure et un lobe plutôt trapéziforme ou arrondi. Mandibules
avec 6 à 7 dents. Tête aussi large derrière que devant, à bord posté-
rieur convexe. Les scapes dépassent l’occiput de la moitié de leur
longueur. Yeux assez convexes. Écaille encore plus épaisse que
chez la & major, surtout vers le bas. Du reste comme la grande Ÿ,
mais avec les fossettes des joues plus petites et plus effacées, la
pilosité et la pubescence plus diluées.
Assam (Smythies).
Espèce voisine de maculatus et Landolti.
287
CAMPONOTUS OBLONGUS Smith. — Ÿ. — Long., 4,8 à 8 mill. —
D'un brun rougeâtre, avec l’abdomen noir, à bords des segments
jaunes. Pilosité extrêmement éparse, roussâtre. Correspond bien à
la © de Jalpiguri et à la description que Smith donne de la ©. Les
cuisses sont en effet un peu sémitransparentes. Les mandibules ont
7 dents chez la grande Ÿ, dont la tête est en trapèze, fort luisante,
chagrinée, avec des points petits et fort espacés. L’occiput, faible-
ment échancré, est légèrement dépassé par les scapes. Une rangée
de petits piquants à la face interne des tibias. Écaille large, à bord
supérieur assez obtus. La tête de la petite ouvrière est rectangu-
laire, à peine plus longue que large. L’épistome sans carène forme
un lobe rectangulaire médian très court. Cette forme est entre les
groupes herculeanus et maculatus.
Pubar Valley, provinces du nord-ouest de l’Inde, 7,000 pieds
(Rogers). — Jusqu'ici la © seule était connue.
CAMPONOTUS MACULATUS r. Somnificus n. st. — %. — Très
Voisin du maitis v. fuscithorax, et de même taille, mais entièrement
noir, avec les hanches, les anneaux fémoraux et les funicules rous-
sâtres. Entièrement mat, abdomen tout au plus subopaque; la
sculpture bien plus forte et plus dense que chez le mitis; points
espacés bien plus forts et plus abondants. La pilosité dressée et la
pubescence sont aussi plus abondantes, surtout cette dernière qui
est aussi plus longue. Les tibias ont des poils obliques abondants;
ils sont cylindriques, sans piquants. L’écaille est plus mince que
chez le f'uscithorax. Cette race ressembie ua peu à un petit Lamarkiü.
Coonoor, Nilgiris (Wroughton).
CAMPONOTUS MACULATUS r. Lobinieri n. st. — Ÿ. — Très sem-
blable d’aspect à la var. crassinodis du mitis, dont il a l’écaille et la
couleur, mais foncièrement différent : un peu plus grand et plus
svelte. Tibias prismatiques, cannelés et armés à leur côté interne
d’une série de piquants. Lobe de l’épistome à côtés légèrement
concaves. Pilosité et pubescence beaucoup plus faibles et plus
diluées; pubescence absolument adjacente sur les tibias et les
scapes; joues sans poils dressés. Sculpture assez forte, mate ou
snbopaque. Tout. différent du dichrous-kattensis. Couleur entre
crassinodis et fuscithorax. — Long. 6,3 (Ÿ POP) à 8 mill. (ÿ media).
Cachemire (Lobinière).
_ CAMPONOTUS SIEMSSENI Forel. — Toria Valley, 3,500 pieds,
Himalaya (Smythies). Les plus petites $ n’ont que 5 mill. et ressem-
blent beaucoup à la r. junctus du maculatus; la grande Ÿ a 12 mill.
Les mandibules des individus de l'Himalaya sont striées entre
les points (var. dispar n. var.). À part cela identique au type de
Sumatra que M. Emery a aussi reçu de Phuc-son en Annam,
283
CAMPONOTUS BARBATUS Roger r. TAYLORI Forel. — L’étude des
différentes formes de l’ouvrière et surtout du vrai barbatus typique,
reçu de Coonoor, dans les Nilgiris, par M. Wroughton, me prouve
que mon Taylori est une race imberbe de cette espèce et non du
maculatus. L’épistome est plus étroit et la tête est plus allongée que
chez le maculatus, plus large de joues.
CAMPONOTUS DORYCUS r. Carin Em. Assam (Smythies). —
FR. Simoni Em. Je suis d’avis, comme M. Emery le suppose lui-même.
du reste, que le C. Simoni n’est qu’une race du dorycus, très
voisine du carin.
Camponotus Gretae n. sp. — ©. — Long. 13 mill. — Mandi-
bules courtes, épaisses, luisantes, finement ponctuées, armées de
7 dents, dont la postérieure est sur le bord interne. Tête nullement
tronquée, ni subtronquée, en trapèze, largement et faiblement
échancrée derrière, rétrécie devant. Épistome fortement biéchancré,
sans lobe avancé, mais son milieu proémine en convexité subacu-
minée entre les deux échancrures, sans dépasser les côtés. Il a la
forme du s.-g. Colobopsis, formant une portion médiane bien plus
longue que large, à côtés subparallèles, divergeant un peu en
arrière, échancrée au milieu du bord postérieur. Aire frontale
indistincte. Les arêtes frontales, très écartées dès leur base, con-
tinuent exactement les côtés de la portion moyenne de l’épistome
et sont fortement divergentes. Scapes épaissis sur leur tiers apical,
dépassant légèrement l’occiput. Mésonotum grand, avec deux
sillons parallèles. Métanotum convexe. Écaille large, échancrée au
sommet, plutôt épaisse. Tibias sans piquants, faiblement com-
primés, non prismatiques. |
Finement chagriné et assez luisant, çà et là un peu subopaque.
Pas de sculpture grossière sur le devant de la tête; seulement des
petits points espacés. Pilosité dressée, d’un roux jaunâtre, fort dis-
persée, un peu plus abondante sur le front et le vertex, nulle sur
les tibias et les tarses qui n’ont qu'une pubescence un peu soulevée
ou oblique. Pubescence du reste très dispersée.
Abdomen et thorax mêlés de brun et de roussâtre, tête roussâtre
ainsi que les antennes. Mandibules plus foncées. Pattes et écaille.
jaunâtres. Ailes longues, subhyalines, avec les nervures et la tache
d’un roux jJaunâtre assez pâle.
Icaungyin Valley, Birmanie (M. Bingham); 1 exemplaire envoyé
par M. Wroughton.
L’épistome de cette espèce à tête non tronquée est si caractéris-
tique et si différent de toutes les autres espèces de l'Inde, que je me
hasarde à la décrire sans connaître l’ouvrière.
289
POLYRHACHIS STRIATA Mayr r. assamensis n. st. — %, — Long.
9,5 à 10 mill. — Diffère du type de Java comme suit : Plus robuste;
pronotum plus large, avec les épines un peu moins divergentes,
Tête et thorax plus densément et surtout plus fortement et plus
régulièrement striés. Abdomen simplement réticulé-ponctué, sans
trace de rides longitudinales. La tête est aussi moins rétrécie der-
rière et possède une apparence de bord postérieur.
Assam (Smythies).
POLYRHACHIS PUNCTILLATA Roger r. Fergusoni n. st. — %. —
_ Long. 4,7 à 5,5 mill. — Plus petite que la r. Smythiesti, qui a
6 mill., elle en diffère par son thorax bien moins convexe et sur-
tout par son écaille quadrispineuse, dont les épines sont bien plus
longues, plus étroites et plus pointues, surtout les médianes qui sont
assez écartées et plutôt plus longues que la moitié de leur inter-
valle. Tête un peu plus allongée. Épistome à peine ou pas échancré,
sans trace de carène (caréné derrière chez la r. Smythiesi). La
sculpture de l'abdomen est aussi plus faible, un peu subopaque.
Travancore (Ferguson).
La forme typique de‘ Ceylan a une écaille à peine quadridentée,
les deux dents médianes n'étant guère que des angles. Les deux
races continentales n’ont pas de rides au mésonotum.
POLYRHACHIS CLYPEATA Mayr r. obtusisquama n. var. — Ÿ. —
L’écaille n’a au milieu que deux fortes dents triangulaires très rap-
prochées. Les épines latérales sont aussi plus courtes. Face basale
du métanotum creusée avec les deux dents fortement relevées et
courbées en dedans. Angles du pronotum plus proéminents. Veux
plus gros. Pubescence plus forte.
Konkan septentrional (Wroughton).
PoLYRHACHIS FURCATA Sm. v. tenella n. var. — %. — Diffère du
type par les immenses épines de l’écaille qui, avec l’écaille, dé-
passent la longueur du thorax. L’écaille elle-même ou piédestal est
beaucoup plus mince, pas plus épaisse que la base d’une épine.
Chaque épine est plus de 2 1/2 fois plus longue que l’écaille sans
épines. Les épines du pronotum sont aussi plus longues. Les yeux
sont moins convexes. Du reste identique. Les épines de l’écaille ont
la même forme de crocs de chamois.
Moulmain, Birmanie (Hodgson).
Polyrhachis Hodgsoni n. sp. — %. — Long. 5,5 à 6,5 mill. —
Voisine de tubericeps, mais bien distincte. Mandibules mates, densé-
ment striées, ponctuées. Épistome plus court, moins avancé au
milieu, bidenté devant, sans carène. Le scape dépasse l’occiput de
la moitié de sa longueur. Tête à peine plus longue que large, bien
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVI, 3 VII 1902 20
390
plus convexe latéralement que chez fubericeps. La tête a de chaque
côté, derrière l’œil, un tubercule subdentiforme analogue à celui de
la tubericeps, mais un peu moins large et plus rapproché de l'œil.
Épines du pronotum beaucoup plus longues que chez la tubericeps
et un peu courbées en bas. Derrière elles, le pronotum forme une
véritable bosse de dromadaire, bien plus forte que la convexité de
la tubericeps. Suture pro-mésonotale distincte. La suture méso-
métanotale est obsolète et remplacée par un fort bourrelet transversal
recourbé latéralement en avant, et qui s’abaisse graduellement
devant et derrière. Derrière ce bourrelet la face basale du métanotum
est concave. Épines métanotales très épaisses, longues, subverti-
cales, d'abord subparallèles, puis fortement recourbées en dehors
en cornes de chamois luisantes et très recourbées, tandis que leur -
longue base est mate. Face déclive aussi longue que la basale.
Thorax non bordé (groupe armata). Écaille basse, armée de deux
longues épines courbes, dirigées en arrière et en haut, embrassant
en partie le devant de l’abdomen. Pas de dents entre ces épines.
Abdomen non bordé.
Entièrement réticulée-ponctuée et mate, y compris les membres,
sauf la pointe des épines. Le thorax a en outre de grosses rugosités
réticulaires, l’occiput, le vertex et le front des fossettes espacées et
un peu effacées, mais abondantes, portant chacune un poil couché
court. Entre l’œil et l’arête frontale, quelques rides. Pilosité dressée
nulle, sauf deux ou trois poils aux deux extrémités du corps. Pu-
bescence très diluée, courte et jaunâtre, un peu plus abondante sur
l’abdomen. Entièrement noire; dents des mandibules et crochets
des tarses bruns.
Moulmain, Birmanie (Hodgson).
Les tubercules de la tête, les bosses du thorax jointes aux cornes
de chamois du métanotum distinguent cette espèce de toutes les
autres. Elle est parente de fubericeps, d'arachne et de rupicapra.
FORMICA FUSCO-RUFIBARBIS For. — Provinces du nord-ouest de
l'Himalaya (Smythies). |
LASIUS FULIGINOSUS Ltr. — Konkan septentrional (Wroughton):
Prenolepis Naoroji n. sp. — %. — Long. 3,5 mill. —
Rapprochée de Jerdoni Em., dont elle diffère par ses yeux convexes,
un peu moins grands, par son mésonotum moins rétréci, par l’abon-
dance de ses longs poils sur tout le corps et par son pédicule moins
allongé, à-écaille plus élevée.et moins épaisse. Elle forme le passage
entre les Prenolepis de forme ordinaire et le groupe de la Jerdoni.
Tête assez ovale (un peu ovale-rectangulaire), petite. Les yeux
gros et convexes sont situés en arrière du milieu et n’occupent pas
291
le tiers des côtés de la tête (chez la P. Emmae ils sont beaucoup
plus petits, plus antérieurs et situés plutôt en avant du milieu).
Thorax fortement échancré. Le rétrécissement mésonotal est inter-
médiaire entre celui de La Pr. Yerburyt p. ex. et celui de la Jerdont.
Mais la conformation est plutôt Jerdoni. La convexité métanotale
n'est pas beaucoup plus courte que l’antérieure. Mésonotum à peine
déprimé en selle. Écaille assez épaisse et inclinée, mais tranchante
au sommet; pédicule plus allongé que chez l’indica. Abdomen
tronqué devant, avec une loge pour l’écaille, comme chez l’'Emmae,
mais sans former d’angles saillants. Les scapes dépassent l’occiput
d’un peu plus de la moitié de leur longueur.
Très luisante et assez lisse. Abdomen faiblement chagriné. De
très longs poils fauves courbés, fins et pointus, assez abondants sur
tout le corps. Les tibias et les scapes n’ont qu’une pilosité courte,
oblique (subadjacente). |
D'un brun jaunâtre sale avec les tarses et les articulations plus
clairs. Abdomen brun.
_ Assam (Smythies). Provinces du nord-ouest de l'Inde (Smythies),
L’exemplaire de cette dernière provenance est entièrement brun et
a les poils un peu moins fins et moins courbés.
Prenolepis birmana n. sp. — %. — Long. 3 mill. — Mandi-
bules étroites, croisées, à bord terminal très oblique, armé de5 dents.
Tête étroite, bien plus longue que large, ovale-rectangulaire, aussi
large devant que derrière. Yeux un peu en avant du milieu et plus
petits que chez la longicornis. Les scapes dépassent l’occiput d’un
peu plus de la moitié de leur longueur. Articles du funicule au moins
trois fois plus long qu’épais.Thorax allongé comme chezlalongicornis,
mais un peu plus convexe et plus robuste. L’échancrure méso-mé-
tanotale est beaucoup plus forte et le métanotum plus convexe et plus
court, formant une bosse dont la face déclive est un peu plus longue
_ que la basale. Abdomen moins avancé devant et moins tronqué que
chez la longicornis, un peu plus grand. Pattes bien plus épaisses,
plus robustes que chez la longicornis.
Tête, thorax et membres subopaques, finement et irrégulière-
ment réticulés; métanotum assez lisse derrière. Abdomen chagriné,
plus luisant.
. De longues soies raides, d’un brun noirâtre, à peine pointues au
bout, semées sur tout le corps, les pattes et les scapes, où elles sont
bien plus épaisses et plus abondantes que chez la longicornis.
Pubescence peu abondante, surtout visible sur les pattes et les
scapes.
D'un brun foncé, noirâtre. Abdomen presque noir. Articulations,
tarses et extrémité des mandibules jaunâtres.
* Moulmain, Birmanie (Hodgson).
292
Voisine de la longicornis, mais bien distincte; plus robuste, plus
grande, avec une autre forme du métanotum. Sculpture et pilosité
tout autres.
Var. Hodgsoni n. var. — $. — Long. 2,4 à 2,6 mill. — Pattes et
antennes plus courtes. Les scapes ne dépassent l’occiput que d’un
peu moins de la moitié de leur longueur. Les articles du funicule
ne sont qu’un peu plus de deux fois plus longs que larges. Du reste
comme la forme typique.
Même localité.
Prenolepis aseta n. sp. — $. — Long. 2,3 à 2,5 mill. — Aspect
d’un Zridomyrmex.Mandibules assez mates, finement sculptées, avec
6 dents souvent rapées. Épistome faiblement échancré au milieu
du bord antérieur, subcaréné. Aire frontale distincte, triangulaire.
Fossette clypéaire distincte de l’antennaire. Tête presque carrée, à
côtés convexes, échancrée derrière. Yeux plats, assez petits, situés
distinctement en avant du milieu des côtés. Les scapes dépassent
l’occiput d’un quart de leur longueur. Antennes de 12 articles;
funicule épaissi vers son extrémité, avec les articles 2 et 3 subégaux
et les articles 4 à 7 un peu plus épais que longs. Échancrure méso-
métanotale très faible, contenant deux stigmates un peu proémi-
_nents. Face déclive du métanotum plus de deux fois plus longue
que la basale, à laquelle elle passe par une courbe très courte,
subanguleuse, ressemblant un peu au métanotum des Technomyrmex.
Écaille fort inclinée; l'abdomen a devant une loge peu profonde
pour l’écaille; il n’est pas distinctement tronqué. Son segment
apical à un anus rond, apical et cilié.
Luisante, faiblement réticulée ou ponctuée, recouverte d’un
duvet de pubescence d’un gris jaunâtre, ne cachant pas tout à fait
la sculpture et plus clairsemé sur le thorax. Pilosité dressée
jaunâtre, assez fine, pointue, très clairsemée sur le corps, nulle
sur les tibrias et les scapes qui n’ont que la pubescence.
Tête et abdomen d’un brun jaunâtre. Le reste d’un jaune rous-
sâtre ou brunâtre sale, avec l’extrémité de chaque article du funi-
cule brune et les pattes plus claires, plus jaunes.
Darjeeling, de 3,000 à 8,000 pieds (Wroughton).
Cette singulière espèce ressemble à première vue bien plutôt à
un lridomyrmex ou à un Bothriomyrmex qu’à une Prenolepris.
Cependant sa position générique ne peut être douteuse.
PRENOLEPIS TAYLORI Forel. — Ceylan (Yerbury).Thana (Gleadow).
PRENOLEPIS INDICA Forel. — Calcutta (Niceville). Coonoor
(Wroughton). Madras (Daiy). Hyderabad (Bularmo). |
Plagiolepis Rothneyi r. Wroughtonii n. st. — ÿ. —
Long. 1,7 à 2,7 mill. — Epistome avec une carène très proéminente.
293
Thorax moins échancré et moins convexe. Devant de la iête très
finement strié et subopaque. Noire, avec les pattes et les antennes
brunes, les tarses et les articulations jaune clair et les mandibules
d’un rouge jaunâtre. Du reste identique à la forme typique.
Cette race fait un peu le passage entre la Rothneyt et la Jerdoni.
Utakamand, Nilgiris {Wroughton).
IRIDOMYRMEX LÆVIGATUS Emery.—Moulmain, Birmanie (Hodgson),
Liometopum Lindgreeni n. Sp. — $. — Long. environ
4,5 mill. — Mandibules bien moins courbées, plus longues que
chez le microcephalum, à long bord terminal muni d’environ 8 à
10 dents, ponctuées, luisantes. Épistome sans carène, à bord
antérieur rectiligne. Tête cordiforme, à côtés convexes. Arêtes
frontales courtes; pas de sillon frontal. Les scapes dépassent un
peu le bord occipital. Les articles du funicule, plus longs qu’épais,
vont en diminuant de longueur jusqu’au &, qui est aussi épais
que long. Dos du thorax peu convexe, sans échancrure, avec les
sutures distinctes. Le profil du mésonotum et de la face basale du
métanotum est subrectiligne ou à peine convexe. Face déclive
un peu convexe, peu distincte de la face basale, Vue de côté,
l’écaille est triangulaire (conique), peu élevée, inclinée en avant,
légèrement concave derrière et convexe devant, très épaisse à sa
base, tranchante au sommet.
Subopaque. Sculpture réticulée, plus forte que chez le microce-
phalum. Pubescence comme chez le microcephalum. Pilosité
dressée fine, jaunâtre, parsemée partout, aussi sur les tibias et les
scapes. D’un jaune brunâtre plutôt pâle; antennes, tarses et bord
des segments abdominaux jaunâtre. Reste de l’abdomen d’un brun
noirâtre, sauf le devant du premier segment qui est jaunâtre.
Debrugarh, Assam (Oscar Lindgreen).
Diffère avant tout du maicrocephalum par la forme de l’écaille qui
rappelle celle de certaines Azteca, puis par son thorax moins con-
vexe, sa sculpture, sa couleur et la forme des mandibules.
TECHNOMYRMEX MoDiGLiANIT Emery r. elatior n. st. — %. —
Long. 2,7 à 3 mill. — Les côtés de la tête sont extraordinairement
convexes. La tête est presque circulaire, beaucoup plus fortement
rétrécie derrière que chez la forme typique de Sumatra, avec une
échancrure occipitale bien plus étroite et plus profonde. Yeux
situés plus en avant, autiers antérieur. Les tibias et les scapes n'ont
qu’une pubescence entièrement adjacente.
Assam (Long).
BOTHRIOMYRMEX MYOPS Forel, — Hong-Kong (D" Ris).
PONERA CONFINIS Rog. — Calicut (Rothney).
294
Leptogenys (Lolopelta) Emiliæ n. sp. — %. — Long.
4,2 mill. — Extrêmement semblable à la castanea Mayr., de Natal et
du Cap, mais d’un jaune brunâtre plus clair. Elle s’en distingue en
outre comme suit : Le lobe antérieur de l’épistome est plus court,
peu avancé, sauf sa portion médiane qui forme un sous-lobe
acuminé. La tête est aussi large derrière que devant et a un bord
postérieur convexe, tandis que la castanea a la tête plus étroite
derrière que devant et a un bord postérieur droit, aigu, formant
presque une arête. Les arêtes frontales sont un peu moins rappro-
chées. Le nœud du pédicule de l’Emiliæ est beaucoup plus large,
bien plus large que long, tandis qu’il est plus long que large chez
la castanea ou au moins aussi long que sa plus grande largeur (pos-
térieure). Enfin, les poils des tibias sont très courts et très obliques
chez l’Emiliæ, plus dressés chez la castanea. Les différences de la
forme de la tête et de l’écaille sont assez fortes pour être spécifiques.
Le reste est identique.
Guzerath, Inde (Wroughton).
J'avais confondu d'abord cette forme avec la castanea et
j'avais cru à une erreur d’étiquette pour le lieu d’origine, mais
M. Wroughton m'a absolument confirmé son origine indienne.
_ LASIUS FULIGINOSUS Latr, — N. Konkan (Wroughton).
II, — Suite de l’histoire de mon « Camponotus ligniperdus » ©.
(Voir Ann. Soc. ent. Belg., 1902, p. 180.) |
Le 4 mars 19092, elle avait six œufs, deux larves et trois cocons.
12 mars. — Même état. Les six œufs ont jauni. Une des larves est
adulte.
20 mars. — Un cocon a disparu. La larve adulte ne se met pas en
cocon. Plus que deux ou trois œufs.
98 mars. — La © a mangé une de ses larves! Hier elle en avait
mangé la moitié, aujourd'hui le reste; c'était la grosse. Les œufs
avaient tous disparu, sauf un, mais aujourd’hui il yen aun nouveau
_ paquet. Donc plus que deux cocons et une larve. La © commence à
dégénérer.
93 avril. — J'ai été absent trois semaines. Pendant ce temps,
ma fille a soigné ma © qui a actuellement encore deux cos
une larve et un paquet d'œufs. j
96 avril, — La 2° larve est mangée.
98 avril. — Les œufs sont encore mangés. er cocons sont
presque mûrs. | |
1* mai. — L'un des cocons est chti. La © dégénère. Elle devient
295
agitée, remue la terre de tout côté, néglige les cocons, creuse en
divers sens. |
7 mai. — Une % est éclose! Mais elle est assez éclopée. La © a
remué beaucoup de terre et creusé une galerie. L'autre cocon est
détruit. Je place le nid sur de la mousse, sur un plateau entouré
d’eau, au soleil.
12 mai. —- La © est devenue très agitée. Elle a continué sa galerie
et finalement elle est ainsi sortie de sa cage ; mais elle y est rentrée
d'elle-même. L'ouvrière éclose et encore irès pâle est faible, mal
éclose, et ne se fortifie pas. La © étant sortie aujourd’hui, je lui donne
pour la première fois de la confiture. Elle n’y touche pas.
Devant m’'absenter, je la remets aux soins de ma secrétaire,
M'e Tobler, qui fait les observations suivantes :
19 mai. — L’ouvrière est trouvée morte, hors du trou de la
galerie qui communique avec le dehors. M'° T... la remet dans la
case et donne du miel à la ©.
20 mar, — L’ouvfière morte est de nouveau rejetée au dehors.
91 mai. — Le miel a disparu.
23 mai. — M'° T... observe la © mangeant du miel, dont le liquide
disparaît peu à peu dans sa bouche. La © fait quelques essais de fuite.
24 mai. — Donné du miel. Un essai de fuite.
26 mai. — La © mange du miel. Puis elle entre dans une grande
agitation, court en tout sens, essaie de fuir, puis creuse plus profond.
27 mai. — Toujours plus agitée, creuse en.tout sens, cherche
à s'enfuir.
28 mai. — S'’est enfuie pendant la nuit; elle est sans doute
tombée de la fenêtre, après avoir réussi à traverser l’eau du plateau.
La fin de mon observation prouve plusieurs choses :
1° Probablement ensuite de dérangements trop fréquents, ma
© s’est mise à dégénérer peu à peu depuis la fin de mars. Si je
l’avais laissée plus tranquille, j'aurais pu la voir fonder une nou-
velle fourmilière, car tout le nécessaire était fait, et l’éclosion d’une
$ prouve qu'elle était capable de vaquer à ce travail d’accoucheuse.
On peut donc considérer le fait fondamental, c’est-à-dire celui de
mener à bien, sans alimentation, l’éclosion de quelques $, comme
démontré. Sans doute la © a mangé des œufs et une larve. Mais ce
n'étaient que des produits de son propre corps. Elle est restée sans
_ autre alimentation de la fin d'août au 25 mai. Comme elle jeûnait
sans doute depuis un certain temps déjà lorsque M. Emery la
trouva, on peut admettre, sans se tromper, qu’elle est demeurée
neuf mois au moins sans autre nourriture que de l’eau et les pro-
duits de son propre corps, peut-être encore ce que l’eau suintant à
_ travers la terre a pu prendre d’organique à cette dernière.
2° Dès l’éclosion d’une ©, la © est devenue agitée, a creusé une
296
galerie, et est sortie pour la première fois d'elle-même de sa prison.
3° Deux semaines après, mais seulement après la mort de l’ou-
vrière, elle a mangé pour la première fois du miel, donc depuis plus
de neuf mois.
4 Peu après la mort de l’ouvrière une agitation croissante l’a
conduite à fuir sa demeure, pour aller où? A la recherche d’ou-
vrières de son espèce ?
Les derniers faits présentent un intérêt indubitable. Il s’agira de
voir s’ils sont constants.
IL semble en tout cas que dès que les cocons élevés par une ©
cloîtrée sont éclos, l'instinct du cénobitisme cesse. Est-ce la © ou
sont-ce les $ qui à l’état normal ouvrent la première galerie pour
sortir de la longue prison volontaire de la première? L'instinct du
jeûne a cessé aussi peu après. Cela était à prévoir. Quant à l’agita-
tion finale et à la fuite, elles sont sans aucun doute dues à la mort
de l’ouvrière jointe à la dégénération des instincts de la mère,
297
NOTE SUR LES DILOBITARSUS AFRICAINS
(ELATERIDÆ)
par Ed. KFleutiaux.
Les Dilobitarsus africains sont remarquables par leur forme
étroite et cylindrique et par leur front fortement biépineux. Leur
principal caractère me semble être la saillie dont est muni le bord
postérieur du pronotum, en face de l’écusson. Cette saillie s’emboîte,
quand le thorax est relevé, dans l’excavation que forme la partie
antérieure de l’écusson; le mécanisme de ces deux pièces vient com-
pléter l’appareil saltatoire, habituellement composé seulement de la
pointe postérieure du prosternum jouant dans la fossette anté-
médiane du mésosternum. Les sutures prosternales ne sont ouvertes
qu'en avant, comme chez quelques espèces d’Adelocera et dans
, d’autres genres d’Agrypnini. La lamelle des 3° et 4° articles des
tarses assez longue.
J'ai eu la bonne fortune de pouvoir examiner les types de toutes
les espèces connues et j'en ai profité pour tenter la confection du
tableau suivant :
1. Pronotum bituberculé au Ur près du bord
dRÉTIeUr ,.: . * RES 2.
— Pronotum non bare ie mais bossué en avant
près des angles antérieurs. . . . . . Mocquerysi n. sp.
— Pronotum non tuberculé, ni bossué, smuple
ment convexe en avant. . . . 4.
2. Tubercules du pronotum très ones ereulates n. SP.
— Tubercules du pronotum peu saillants. . . . d.
3. Pronotum deux fois plus long que large àla base bacillus Cand.
— Pronotum moins de deux fois aussi long que
large à la base. . . … …s . Cornutus Canû,
4. Élytres ornés de bandes else Manches dans
le sens de la longueur . . . NL | 9.
— Élytres sans bandes pileuses bio : 6.
5. Deux bandes étroites sur chaque élytre . . . Alluaudr Cand.
— Une seule bande étroite sur chaque élytre . . vicinus Cand.
6. Corps très étroit. Pronotum plus de deux fois
. plus long que large à la base. Élytres seule-
ment deux fois plus longs que le pronotum . 2.
— Pronotum moins de deux fois aussi long que
large à la base, Élytres plus de deux fois plus
| longs que le pronotum. . . FES À
7. Corps tout à fait parallèle et D iriqnel Pühés. D
cence jaune, rare et irrégulière . . . . =: filum Cand.
298
— Corps présentant un petit étranglement vers la
base/du-bronoôtum . BE OC ns, 2ei 8.
8. Pubescence jaune, uniforme, assez dense.
Pronotum présentant deux petites taches
blanches en avant . ,. . . . . … Mmirificus Cand.
— ‘Pubescence bicolore, mélangée ” nous bruns
æ&t.blancs :..:. More tou ndr eus sp,
9. Téguments (extrémité jias rires Pa bi-
colores en dessus , . ie variegatus n. SP.
— Téguments (extrémité des nice exceptée) uni-
colores en dessus . . . j 10.
10. Élytres sans bandes pileuses net che
rersales, | st 6 ie TR ENTIS NE
— Élytres avec des DE aen PÈRES Heure trans-
versales, rs 144
11. Bandes pileuses blanches que LES Etes . Raffrayi Cand.
(filiformis Cand. — ramusculus Cand.)
— Bandes pileuses blanches des ie bien appa-
rentes): DA 12.
12. Bande post- dune Fe dures Une . . sobrinus Cand.
(transversus Cand. èn litt.)
— Bande post-médiane des élytres bi-arquée . . signifer Cand.
(Perrieri Fairm.)
CATALOGUE SYSTÉMATIQUE ET BIBLIOGRAPHIQUE
DES ESPÈCES :
BITUBERCULATUS Fleut., n. sp. (ma collection) (1). San Thomé.
BACILLUS Cand., Mém. Soc. roy. Sc. Liége, 1881, |
Élat. nouv., II, p. 3 (Musée Bruxelles). _ Abyssinie.
CORNUTUS Cand. ., Mém. Ac. roy. Belg., 1864, Élat.
nouv., p.8; Mém. Soc. roy. Sc. Liége, 1874, Rev.
Mon. ÉL., I, p. 36 (Musée Bruxelles).
Guinée, Old Calabar, Gabon, Congo.
Mocquerysi Fleut., n. sp. (ma collection). San Thomé.
ALLUAUDI Cand., Ra Soc. Ent. Belg., 1895, p. 52 5e PE
(Musée Bensule .. Madagascar.
VICINUS Cand., 1. c. (Musée Bruxelles). Id.
FILUM Cand., Mém. Soc. roy. Sc. Liége, 1896, Élat.
nouv., VI, p. 7 (Musée Bruxelles). Gabon.
MIRIFICUS Cand., Deutsche Ent. Zeitschr., 1895, p. 48
(Musée Bruxelles). RAR | Togo.
(1) Indication du type.
299
CYLINDRICUS Fleut., n. sp. (ma collection). .. Congo.
VARIEGATUS Fleut., n. sp. (ma collection). Id.
LINEARIS Fleut., n. sp. (ma collection). Id.
RAFFRAYI Cand., Bull. Soc. Ent. Belg., 1878, p. 52
(Musée ice Zanzibar, Togo, Congo, Abyssinie.
filiformis Cand., Mém. Soc. roy. Sc. Liége,
1881, Élat. nouv., III, p. 3 (Musée Bruxelles).
ramusculus Cand., Deutsche Ent. Zeitschr.,
1895, p. 47 (Musée Bruxelles). |
SOBRINUS Cand., 1. c., p. 48 (Musée Bruxelles). Togo.
transversus Gand , in litt. (Musée Bruxelles).
SIGNIFER Cand., Ann. Soc. Ent. Belg., 1895, p. 53
(collection Alluaud). Madagascar.
Perrieri Fairm., Rev. d’Ent., 1901, Mat. faun.
Col. Reg. Malg: 14 DR AOS (inon (collection
Fairmaire).
DESCRIPTION DES ESPÈCES NOUVELLES
Dilobitarsus bituberculatus n. sp. — Long. 10 mill.;
larg. 1 3/4 mill — /Étroit, allongé, subcylindrique, d’un brun
noirâtre. mat avec la tête, le bord antérieur du pronotum, la base
et l’extrémité des élytres ferrugineux, pubescence formant des
dessins jaunes et blancs. Tête fortement ponctuée, impressionnée
en avant; bord antérieur bilobé; pubescence jaune. Antennes ferru-
gineuses. Pronotum deux fois plus long que large, sillonné au
milieu, dilaté en avant, portant près du bord antérieur deux tuber-
cules élevés; ponctuation forte, serrée, rugueuse; partie antérieure
des tubercules ferrugineuse ; pubescence jaune près du bord anté-
rieur; angles postérieurs non divergents, assez longuement carénés
le long du bord latéral. Écusson allongé, fortement déprimé en
avant au fond d’une large échancrure de la base des élytres et ne
présentant en arrière qu’une petite surface carrée. Élytres parallèles,
rétrécis seulement dans leur quart postérieur, substriés, fortement
et rugueusement ponctués; pubescence blanche formant deux
bandes transversales ondulées peu distinctes, au premier tiers et au
deuxième tiers; extrémité couverte d’une pubescence jaune occu-
pant à peu près le cinquième de leur. longueur. Dessous d’un brun
noirâtre, fortement et densément ponctué, couvert d’une pubes-
cence courte et espacée, mélangée de blanc et de jaune. Épisternes
métathoraciques étroits, légèrement rétrécis en arrière, deux fois
moins larges que les épipleures des élytres à la moitié de leur
longueur. Hanches postérieures dilatées en dedans, leur bord
externe à peu près de la même largeur que le bord inférieur des:
300
épisternes. Pattes ferrugineuses avec la plus grande partie du.
milieu des cuisses brune et les tarses plus clairs.
San Thomé (Mocquerys).
Cette espèce ressemble beaucoup à D. cornutus Cand., mais elle a
une forme un peu plus étroite; les deux tubercules du pronotum
sont beaucoup plus saillants, ses côtés plus régulièrement rétrécis
en arrière, la carène des angles postérieurs moins écartée du bord
latéral.
Dilobitarsus Mocquerysi n. sp. — Long. 7 à 9 mill. ; larg. 1
à 1 1/2 mill. — Très étroit, allongé ; brun, quelquefois rougeâtre sur
les élytres; couvert de poils courts roussâtres et d’une pubescence
blanchâtre formant une bande latérale sur le pronotum, deux
fascies ondulées transversales plus ou moins distinctes et une tache
apicale sur les élytres. Front bilobé. Antennes noirâtres avec les
deux premiers articles ferrugineux. Pronotum rétréci en arrière,
dilaté en avant, présentant latéralement deux faibles bosses près du
bord antérieur, sillonné au milieu, fortement et rugueusement
ponctué: lobe médian de la base anguleux et relevé. Écusson
oblong, quadrangulaire, brusquement et fortement déprimé en
avant. Élytres à peine distinctement striés, fortement et rugueuse-
ment ponctués. Dessous d’un brun rougeâtre couvert de poils blancs
peu serrés; ponctuation assez forte mais pas très serrée. Pattes fer-
rugineuses ; cuisses un peu obscures.
San Thomé (Mocquerys).
Cette espèce peut se placer dans le voisinage de D. cornutus Cand.,
La forme générale est beaucoup plus étroite, le pronotum plus ni
plus rétréci en arrière, simplement bossué de chaque côté en avant.
En dehors de la coloration générale, c’est surtout par les bosses
latéro-antérieures du pronotum qu’il diffère de D. bituberculatus;
chez ce dernier, comme chez D. cornutus, les tubercules sont rap-
prochés du milieu et également placés près du bord antérieur.
Dilobitarsus cylindricusn.sp.—Long.9mill.; larg.11/4mill.
— Allongé, très étroit, cylindrique; noir, couvert d’une forte pubes-
cence mélangée de poils bruns et de poils blancs. Front bilobé en
avant. Antennes noires. Pronotum très long, subparallèle, rétréci
près de la base, fortement et rugueusement ponctué: angles pos-
térieurs légèrement divergents. Élvtres fortement ponctués, non
striés. Dessous noir, dernier arceau ventral et milieu du précédent
rouges. Pattes noirâtres, les postérieures rouges.
Benito, Congo français.
Cette espèce est remarquable par la longueur de son pronotum.
Elle est très voisine de D. mirificus Cand., dont elle a tout à fait la
301
forme générale. Cependant elle est un peu plus robuste et de couleur
sombre.
Dilobitarsus variegatus n. sp. — Long. 12 1/2 mill. ; larg.
9 mill. — Étroit, allongé, cylindrique ; d’un noir terne avec la tête,
le bord antérieur et les côtés du pronotum, la base des élytres, une .
large bande sous-humérale dépassant la moitié, la suture en arrière
ferrugineux et l'extrémité des élytres jaune; pubescence jaune clair,
très apparente sur la tête, le bord antérieur du pronotum et le
sommet des élytres ; plus fine, plus courte et formant sur les élytres
deux fascies transversales ondulées, à peine distinctes, réunies au
milieu par une bande suturale. Tête bilobée en avant, rugueuse-
ment ponctuée, marquée d’une petite tache noire au milieu. Labre
ferrugineux. Palpes testacés; le dernier article des maxillaires
aplati et élargi. Antennes comprimées, légèrement dentées, n’attei-
gnant pas la base du thorax, noirâtres avec les deux premiers
articles ferrugineux. Pronotum plus de deux fois plus long que
large à la base, convexe en avant, subparallèle, insensiblement
sinué sur les côtés, légèrement rétréci tout à fait en arrière, large-
ment sillonné au milieu en arrière, fortement et rugueusement
ponctué; angles postérieurs peu divergents, assez longuement
carénés près du bord latéral; lobe médian de la base anguleux et
relevé. Écusson allongé, parallèle, brusquement très abaissé en
avant, partie supérieure fortement ponctuée. Élytres parallèles,
rétrécis seulement au sommet, indistinctement striés, fortement et
rugueusement ponctués en avant, plus légèrement et moins densé-
ment en arrière. Dessous noir, avec la mentonnière du prosternum,
le sommet des propleures, les épisternes métathoraciques, un peu
les hanches postérieures, le bord inférieur de l’avant-dernier arceau
ventral et l’extrémité du dernier ferrugineux; ponctuation forte et
rugueuse sur le propectus et le métasternum, moins forte et non
rugueuse sur l’abdomen. Pattes ferrugineuses, avec les cuisses
obscurcies au milieu et les tarses plus clairs; troisième et quatrième
article des tarses longuement lamellés, surtout le quatrième.
Benito, Congo français.
Cette espèce est une des plus grandes du groupe africain, elle est
voisine de D. bacillus Cand., mais son pronotum est moins graduel-
lement rétréci en arrière et non tuberculé en avant. On peut égale-
ment le raprocher de D. cornutus Cand., cependant sa forme est
plus allongée, ses yeux sont proportionnellement plus gros, le
pronotum simplement épaissi et convexe en avant, mais nullement
bituberculé.
-Dilobitarsus linearis n. sp.— Long. 11 mill. ; larg. 1 3/4 mill.
— Cylindrique; noir, avec la tête, une petite tache à la base des
302
élytres près de l’écusson et leur extémité ferrugineuses ; pubescence
d'un brun foncé sur la plus grande partie du corps, d’un jaune clair
sur la tête et l’extrémité des élytres. Front bilobé. Antennes noires,
avec les deux premiers articles ferrugineux. Pronotum subparallèle,
rétréci seulement près de la base, sillonné au milieu, couvert de
rides transversales; angles postérieurs légèrement divergents et
carénés. Élytres rugueusement ponctués, très faiblement striés.
Dessous fortement ponctué. Épisternes métathoraciques étroits,
légèrement élargis en avant. Hanches postérieures anguleusement
élargies en dedans. Pattes ferrugineuses; cuisses brunâtres au
milieu ; tarses plus clairs.
Benito, Congo français. |
Près de D. variegatus Fleut., mais noir, élytres plus fortement
ponctués et plus distinctement striés.
REVISION DES PRIONIDES
par Aug. Lameere, professeur à l'Université de Bruxelles.
TROISIÈME MÉMOIRE. — SPONDYLINES.
Je réunis les Cantharocnémides, les Scéléocanthides et les Spon-
dylides de Lacordaire en un groupe des Spondylines.
Quelle que puisse être la classification des Longicornes dans
l’avenir, ces trois types devront toujours être intimement unis, car
ils possèdent trop de caractères communs pour ne pas provenir
d’un ancêtre direct; la disparition du rebord du prothorax ne peut
être invoquée pour écarter les Spondylides de leurs accolytes : il
n’est pas admissible de séparer, d’après ce caractère, qui est polyphy-
létique, les Longicornes en Prionides d’une part, et non Prionides
de l’autre, comme l’a fait M. Kolbe (Archiv. f. Naturg., 1901,
Beiheft, pp. 141 et 142). Schiôdte a, dans ses « Danmarks Ceram-
byces » (Naturhist. Tidsskr., ser. 3, II, 1864, p. 483 et Ann. Nat.
Hist., ser.. 3, XV, 1865, p. 202), réuni le genre Spondylis aux
Prionides, et Le Conte et Horn (Classif. Col. North Amer., 1883,
p. 264), ont constitué une famille des Spondylidæ des Spondylis et
des Scaphinus unis aux Parandra. Antérieurement, Le Conte (Journ.
Acad. Phil., ser. 2, II, 1852, p. 99) avait compris dans ses Spondy-
lides le genre Cantharocnemis.
. Pour Lacordaire, les Cantharocnémides et les Scéléocanthides
constituaient deux tribus de Prionides aberrants, et les Spondylides
une tribu de Cérambycides aberrants; l’aberrance de ces Insectes
portait sur la forme insolite des tibias chez les uns comme chez
les autres. |
En réalité, le groupe des Spondylines, tel que je le comprends,
est le type primitif auquel se rattache l’ensemble des Callidiites,
grande tribu des Cérambycides dans laquelle j’incorpore tous les
_ Cérambycides de Lacordaire dont la base des antennes n’est pas enve-
loppée par les yeux : la forme des éperons terminaux des tibias
postérieurs du genre Megasemum Kraatz ne peut laisser aucun doute
à cet égard.
En conséquence, dans une classification basée non plus sur le
- caprice mais bien sur les principes de la phylogénie, les Spondy-
lines doivent être distraits des autres Prionides et être incorporés
dans les Callidiites. Les Prionides constituent d’ailleurs un groupe
destiné à être cassé, les fragments devant être rattachés aux formes
sans rebord prothoracique qui en descendent, absolument comme
les Pachydermes de Cuvier ont été dissous, l’'Hippopotame étant
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVI, 3 VII 1902 91
304
allé dans la classification avec les Ruminants et le Rhinocéros avec
les Solipèdes.
Il est cependant logique, la classification naturelle des Longi-
cornes n’étant pas encore établie, qu’une revision des Prionides
comprenne actuellement l’étude des Spondylines.
Le groupe pourrait être défini : des Longicornes primitifs à tibias
de Lamellicornes. |
Les tarses n’offrant aucune adaptation à la vie souterraine, ces
Insectes sont probablement adaptés à la vermoulure des arbres.
Ils présentent comme caractères communs : le labre libre, bien
développé; la languette cornée; les mandibules du mâle plus déve-
loppées que celles de la femelle; les antennes relativement courtes;
la saillie intercoxale de l’abdomen semblable dans les deux sexes et
n’atteignant plus le métasternum, les hanches postérieures étant
légèrement contigués; les tibias comprimés, tranchants et dentés au
côté externe; les éperons terminaux des tibias postérieurs larges et
aplatis; les tarses encore imparfaitement spongieux en dessous et
primitifs, les antérieurs et les intermédiaires étant vlus larges que
les postérieurs. |
Il y a une grande analogie de facies et de coloration chez toutes
les formes.
Je les partage en trois genres : le genre Cantharocnemis Serville
(y compris Cantharoctenus) qui est paléotropical; le genre Sceleo-
cantha Newman qui est australien et le genre Spondylis Fabricius
(y compris Scaphinus) qui est holarctique.
Je suis, comme on le voit, partisan de la plus grande simplifica-
tion possible dans la classification : je ne nie pas que la séparation
des Cantharoctenus d’avec les Cantharocnemis ne soit légitime,
comme aussi la distinction entre les Scaphinus et les Spondyls,
mais la classification devant avant tout exprimer les rapports, afin
de montrer que Cantharoctenus et Cantharocnemis proviennent d’un
même ancêtre, comme aussi Scaphinus et Spondylis, nous devrions
constituer aux dépens des Spondylines trois tribus, ce que l’on peut
éviter sans aucun inconvénient, en faisant passer Cantharoctenus et
Scaphinus au rang de sous-genres. Comme l’a dit d’ailleurs
H.-W. Bates, l’émiettement a été poussé beaucoup trop loin en ce
qui concerne la classification des Longicornes, il est temps que la
synthèse paraisse, et je suis absolument décidé à supprimer un
nombre considérable de genres inutiles.
J'ai été particulièrement aidé pour la présente étude par M. Fair-
maire qui m’a envoyé tous ses types et par M. Ganglbauer qui m'a
communiqué une superbe collection de Cantharocnemis du Musée
de Vienne; je ne saurais assez leur témoigner ma reconnaissance,
ainsi qu’à MM. Bouvier, du Muséum de Paris, Frey-Gessner, du
305
Musée de Genève, Gahan, du British Museum, Gestro, du Musée de
Gênes, Heller, du Musée de Dresde, Jordan, du Musée de Tring,
Kolbe, du Musée de Berlin, Ritsema, du Musée de Leyde, Hamal,
Nonfried et Plason, qui m’ont adressé des matériaux précieux.
La confrontation de tous ces Insectes m’a permis de découvrir un
grand nombre de caractères restés jusqu'ici insoupçonnés. Je
regrette que toutes les espèces ne m'aient pas passé sous les yeux,
et je fais un pressant appel à ceux de mes collègues qui posséderaient
des formes qui me sont restées inconnues, pour qu'ils veuillent
bien me les communiquer : c’est le seul moyen de mettre de l’ordre
dans le chaos de nos connaissances entomologiques.
Genre CANTHAROCNEMIS Serville.
Ann. Soc. ent. Fr., 1832, p. 132.
Le prothorax a conservé son rebord latéral, et l’angle latéral est
toujours saillant; l’œil est transversal, peu ou point échancré,
fortement granulé; l’épistome offre une dépression transversale
profonde; les antennes ont perdu les fossettes porifères internes,
et elles. sont plus ou moins envahies par des pores, le 3° article
étant très peu ou pas plus long que les suivants, le 1* gros et
court; les palpes maxillaires dépassent les palpes labiaux de
leur dernier article; la saillie prosternale dépasse les hanches
antérieures en arrière, et elle s’avance au-dessus de la saillie méso-
sternale qui est plus ou moins enfouie; les cavités cotyloïdes anté-
rieures sont largement ouvertes en arrière; les épisternums
métathoraciques ont leurs bords parallèles et ne sont pas rétrécis
en arrière; les élytres sont très faiblement épineuses à l’angle
sutural, et elles offrent au moins la trace de deux côtes longitu-
dinales ; tous les tibias offrent extérieurement des dents en nombre
variable, les postérieurs sont moins comprimés que les autres, et
leurs éperons terminaux sont très courts et très larges; les tarses
postérieurs sont plus courts que les tarses intermédiaires et que les
tarses antérieurs par suite de l’allongement du 1° article à ces
derniers, et ils sont aussi plus grêles; leur dernier article est
toujours beaucoup plus long que le premier; les brosses tarsales
sont toujours largement séparées sur la ligne médiane, et le premier
article n’en offre qu'à son extrémité; le paronychium est très
visible, mais il est dépourvu de soies.
Les deux sexes sont plus faciles à distinguer qu’on ne l’a cru
jusqu'ici; en effet :
4° Le dernier arceau ventral de l’abdomen du mâle a une forme
un peu trapézoïdale, il est vaguement tronqué au bout et il est
plutôt plus long que le pénultième, tandis que chez la femelle, le
306
dernier arceau ventral de l’abdomen est plutôt transversal, large-
ment arrondi au bout et plutôt plus court que le pénultième.
2° Le dernier article des palpes est toujours plus large chez la
femelle que chez le mâle. |
3° Les antennes sont plus longues chez le mâle que chez la
femelle, mais parfois très faiblement. |
. 4 Les mandibules sont, dans les deux sexes, échancrées oblique-
ment à l’extrémité, les angles de l’échancrure étant avancés sous
forme de dents; chez la femelle, les mandibules sont larges et
aplaties, toujours plus courtes que la tête, et elles offrent au moins
la trace d’une dent interne, outre les dents de l’échancrure termi-
nale; chez les mâles, elles peuvent affecter deux formes : elles
sont, ou bien très différentes de celles de la femelle, ou bien très
semblables. Dans le premier cas, elles sont falciformes, étroites,
dépourvues de dent interne et aussi longues que la tête; dans l’autre,
elles ne diffèrent de celles de la femelle que par le développement
plus considérable de la dent interne et parfois aussi par une lon-
gueur plus grande et une largeur moindre. Jusqu’ici je n’ai pas
observé la réunion des deux cas chez une même espèce.Très souvent
les mandibules des exemplaires des collections sont fortement
usées. |
5° Les côtes des élytres sont plus marquées chez la femelle que
chez le mâle.
Tous ces Insectes sont d’un brun plus ou moins noirâtre, avec
les appendices souvent un peu rougeûtres; ils ont le sternum
couvert de poils jaunâtres et les côtés du pronotum toujours beau-
coup plus fortement sculptés que le disque.
Ils sont excessivement rares dans les collections, ce qui tient
probablement à leur genre de vie. Je les répartis en quatre sous-
genres.
Sous-genre Cantharoplatys Westwood.
Trans. ent. Soc., ser. 3, II, Proceed., 1866, p. 133.
Ce sous-genre a été créé pour le Cantharoenemis Felder: Westw.;
je le conserve pour toute une catégorie d’espèces qui offrent les
caractères essentiels de C. Felderi, maïs la plupart de-ces caractères
sont autres que ceux qu’a énumérés Westwood.
Les lobes du 3° article des tarses sont peu développés ou même
presque nuls; aux tarses postérieurs, le dernier article est au moins
un peu plus long que les autres réunis; les brosses qui ornent les 1#à
3% articles en dessous sont aussi peu développées que chez'les
Parandra les plus primitives, c’est-à-dire qu’elles sont courtes,
étroites, linéaires; les processus jugulaires sont anguleux; les yeux
307
ont le lobe inférieur renflé et par ce fait ils sont un peu échancrés:
au prothorax, l’angle latéral est peu éloigné du bord postérieur et le
bord antérieur est nettement en accolade; enfin le corps est moins
convexe que chez les Cantharocnemis vrais, et l’on distingue plus ou
moins nettement cinq côtes sur les élytres,
La saillie prosternale est dilatée en arrière des hanches anté-
rieures.
Les antennes, de 11 articles, sont presque semblables comme
longueur dans les deux sexes, et elles ne dépassent pas ou guère le
bord postérieur du prothorax; les articles sont larges et courts, plus
ou moins dentés en scie au côté interne, Les 3° à 11° étant couverts de
gros pores qui leur donnent un aspect mat et réticulé. Chez plusieurs
individus j'ai constaté des irrégularités bizarres et non symétriques
de certains articles des antennes qui sont parfois exceptionnelle-
ment longs ou courts et proportionnellement larges ou étroits en
conséquence.
Les mandibules du mâle sont toujours semblables à celles de la
femelle, tout au moins chez tous les mâles que j'ai pu examiner,
c’est-à-dire qu’elles ne sont pas falciformes et qu'elles offrent une
dent interne; il y a lieu cependant de considérer deux formes du
mâle : chez le mâle major, les mandibules sont plus étroites et plus
allongées que chez la femelle, la troncature terminale est plus
oblique, et la dent interne, comme aussi la dent postérieure de la
troncature terminale, sont très développées; chez le mâle minor,
les mandibules sont presque tout à fait semblables à celles de la
femelle, sauf que les dents sont très nettes alors que chez la femelle
elles sont souvent à peine distinctes.
Ni l’abdomen, ni le dessous des fémurs et des tibias ne présentent
un développement exagéré de poils.
Les femelles se distinguent facilement des mâles à l’élargissement
du dernier article des palpes.
La forme du 3° article des tarses et la structure du front sont
caractéristiques des espèces. |
4. Cantharocnemis plicipennis Fairmaire.
Cantharocnemis plicipennis Fairm., Naturaliste, 1887, p. 223; Ann. Fr. 1891,
p.208, 1. 5, f. 6.
M. Fairmaire m’a communiqué l’exemplaire du Tanganyika qui
lui a servi de type : c’est une femelle; j’en ai vu un individu mâle
du Camerun, appartenant au Musée de Stockholm, et une femelle
_ du même pays (Jaunde Station), au Musée de Berlin.
La longueur est de 35 à 43 millimètres.
Le 5° article des tarses n’est pas élargi; il est à peine échancré en
308
dessous et seulement jusqu’à la moitié en dessus; ses lobes sont presque
nuls et arrondis, laissant le 4° article complètement dégagé. Le dernier
article, aux tarses postérieurs,
est deux fois aussi long que les
autres réunis.
. Le front est creusé d’une dé-
pression triangulaire offrant une
Cantharocnemis plicipennis, carène médiane très développée
RÉ A RE et très caractéristique.
La dent interne des mandibules du mâle est située vers le
milieu.
Les antennes atteignent le bord postérieur du those elles
sont fortement dentées en scie, et Le 1° article est considérablement
aplati et très tranchant au côté interne.
Les yeux sont plus échancrés que dans les autres espèces.
Les côtés du prothorax ne sont pas crénelés, et ils sont fort
échancrés derrière l’angle latéral; le disque est luisant et éparsé-
ment ponctué.
Les élytres sont couvertes de très gros points confluents, et Fu
côtes sont très fortes.
Le dernier article des palpes est remarquablement étroit et
linéaire chez le mâle ; il est triangulaire chez la femelle.
2, Cantharocnemis Fairmairei nova species.
Cette espèce, non encore décrite, est fondée sur deux individus
communiqués par le Musée de Vienne; l’un est un mâle étiqueté :
Süd Afrika, D’ Penther; l’autre est une
femelle de Morogoro (D. O. Afrika).
L’exemplaire femelle est long de
36 millimètres, l’exemplaire mâle de Cantharonont SES
98 millimètres. tarse postérieur.
Le & article des tarses est bien plus échancré en dessous que dans le
CG. plicipennis, ef ses lobes, arrondis, sont plus prononcés, atteignant
l'extrémité du 4° article. Le dernier article, aux tarses postérieurs,
est seulement presque égal aux autres réunis.
Le front est dépourvu de dépression triangulaire et même de
sillon.
La dent interne des mandibules du mâle est rapprochée de
l'extrémité.
Les antennes sont plus courtes que dans l’espèce précédente, attei-
gnant à peine l’angle latéral du prothorax; elles sont très peu den-
iées en scie, leurs articles étant plutôt rectangulaires que triangu-
909
laires ; le 1% article est peu aplati et simplement un peu caréné au
côté interne.
Les côtés du prothorax ont une légère tendance à être crénelés ;
ils sont fort échancrés derrière l’angle latéral; le disque est peu
luisant et assez éparsément ponctué.
Les élytres sont couvertes de très gros points confluant en une
vermiculation grossière, et leurs côtes sont fortes.
Le dernier article des palpes est en massue chez le mâle, et très
légèrement en forme de hache chez la femelle.
3. Cantharocnemis Felderi Westwood.
Cantharoplatys Felderi Westw., Trans. ent. Soc., ser. 8, II, Proceed., 1866, p. 134.
Deux femelles du Musée de Vienne et provenant du Nil blanc
comme le type de Westwood.
La longueur est de 36 à 37 millimètres.
Le 3° article des tarses est un peu cordiforme, échancré en dessus
seulement jusqu’à la moitié, avec les lobes très courts, mais aigus,
n'atteignant pas l'extrémité du
4° article. Le dernier article, aux
tarses postérieurs, est 1 1/2 fois
aussi long que les autres réunis.
Le front est creusé d’une dé-
pression triangulairecanaliculée.
Les antennes sont courtes;
elles atteignent l’angle latéral du prothorax; leurs articles sont très
courts, nettement triangulaires, de sorte qu’elles sont fortement
dentées en scie ; le 1° article est un peu aplati et un peu caréné au
côté interne.
Les côtés du prothorax ne sont pas crénelés, et ils sont à peine
échancrés derrière l’angle latéral qui est situé très en arrière et par-
ticulièrement aigu; le disque est plutôt mat et couvert de points
superficiels assez gros et assez serrés.
Les élytres sont ornées d’une vermiculation assez forte et leurs
côtes sont bien nettes.
Le dernier article des palpes chez la femelle a la forme d'un large
ovoide tronqué carrément au bout.
Cantharocnemis Felderi,
tarse postérieur.
4. Cantharocnemis Kraatzi Thomson.
Cantharocnemis Kyaatzi Thoms., Essai Classif. Longic., 1860, p. 275.
M. Fairmaire m’en a communiqué deux mâles d’Abyssinie, rap-
_ portés par M. Raffray, et une femelle de la colonie Érythrée; j'en
310
ai vu encore trois autres mâles d’Abvyssinie des Musées de Paris et
de Tring et de la collection Nonfried.
La longueur est de 93 à 33 millimètres.
Le % article des tarses est cordiforme,échancré en dessus jusqu'aux
deux tiers de sa longueur, avec les lobes
assez développés, très aigus et atteignant
l'extrémité du 4° article. Le dernier
A TA SR Nee article, aux tarses postérieurs, n’est
tarse postérieur. guère plus long que les autres réunis.
Le front est creusé d’une dépression triangulaire.
La dent interne des mandibules du mâle est rapprochée de la
base.
Les antennes dépassent très légèrement le bord postérieur du
prothorax ; elles sont assez fortement dentées en scie; le 1° article
est un peu aplati et un peu caréné au côté interne.
Les côtés du prothorax sont légèrement crénelés, et ils sont assez
fortement échancrés derrière l’angle latéral; le disque est plutôt
_ mat et couvert de points superficiels assez gros et assez épars.
Les élytres sont ornées d’une vermiculation assez fine, et leurs
côtes sont faibles.
Le dernier article des palpes est en forme d’ovoïde, étroit chez le
mâle, large chez la femelle.
Sous-genre Cantharocnemis Serville.
Ann. Soc. ent. Fr., 1832, p. 132.
Les lobes du 3° article des tarses sont bien développés, arrondis, dépas-
sant fortement l'extrémité du 4°; aux tarses postérieurs, le dernier
article est à peu près aussi long que les autres réunis; les brosses qui
ornent les 1% à 3° articles en
dessous sont bien plus grandes
et plus arrondies que chez les
Cantharoplatys; les processus |
jugulaires sont arrondis; les yeux | ne -
sont plus étroits et moins échan- el ei 4
crés que chezles Cantharoplatys;
au prothorax, l’angle latéral est plus ‘éloigné du bord postérieur,
et le bord antérieur est un peu moins sinueux que dans le sous-
genre précédent; enfin le corps est plus convexe que chez les
Cantharoplatys, et l’on distingue au plus trois côtes sur les élytres,
côtes qui sont toujours faiblement indiquées.
La saillie prosternale est semblable à celle des Cantharoplatys.
Les antennes, de 11 articles, sont très distinctement plus longues
chez le mâle que chez la femelle, et elles dépassant peu ou point le
311
bord postérieur du prothorax; elles sont plus ou moins dentées en
scie au côté interne, et les 3° à 11° articles sont couverts, surtout au
_ côté interne, de pores plus ou moins serrés.
On observe, comme dans le sous-genre précédent, quelques irré-
gularités accidentelles dans le développement de certains articles
des antennes.
Les mandibules du mâle sont toujours, au moins chez tous les
exemplaires que j'ai vus, très différentes de celles de la femelle :
elles sont bien plus longues, aussi longues que la tête chez le mâle
major, falciformes, étroites, carénées en dessus, dépourvues de
dent interne et tronquées transversalement au bout; les mandibules
de la femelle sont, au contraire, courtes, larges et aplaties, et elles
offrent deux dents internes plus ou moins distinctes, sans compter
la dent postérieure de l’échancrure terminale qui est oblique:
Pas plus que chez les Cantharoplatys, on n’observe un déve-
loppement exagéré de poils sur l’abdomen et en dessous des fémurs
et des tibias.
Dans toutes les espèces, le dernier article des palpes est allongé
ou fusiforme chez le mâle, élargi chez la femelle, et le front est plus
ou moins sillonné longitudinalement.
5. Cantharocnemis latibula Fairmaire.
Cantharocnemis latibula Fairm., Revoil, Faune et Flore des Comalis, Col., 1882,
p. 94. R
Je n’en ai vu que le type unique que m’a communiqué le Muséum
de Paris; il porte l'étiquette : Somali, Ouarsangueli, Revoil, 1881 ;
c’est une femelle, et non un mâle comme le dit M. Fairmaire.
La longueur est de 33 millimètres.
L'angle latéral du prothorax est situé au niveau du quart posté-
rieur, de sorte que sous ce rapport l’Insecte se rapproche des
Cantharoplatys. De cet angle à l’angle antérieur, les côtés sont
dirigés obliquement et crénelés.
Les antennes sont plutôt minces, et elles atteignent le bord posté-
rieur du prothorax, les articles étant très peu dentés en scie.
Les yeux sont un peu plus larges que dans l’espèce suivante, mais
un peu plus étroits que chez C. spondyloides.
La sculpture des élytres se distingue aisément de celle des autres
espèces, même à l’œil nu : les très gros points fortement confluents :
qui la constituent sont plus profonds que chez C. spondyloides, et ils
sont séparés par une large vermiculation finement ponctuée; on
distingue la trace de deux côtes longitudinales.
Le disque du pronotum offre de gros points assez rapprochés
entre lesquels on observe des points beaucoup plus petits.
312
Le dernier article des palpes maxillaires est plus allongé et plus
étroit que chez les autres espèces.
Le mâle étant inconnu, il n’est pas prouvé que ses mandibules
soient falciformes.
6. Cantharocnemis Gahani nova species.
Une femelle unique communiquée par le British Museum et
portant l'étiquette : Massaï.
La longueur est de 34 millimètres.
L'angle latéral du prothorax est situé au niveau du tiers posté-'
rieur, et de cet angle à l’angle antérieur, les côtés sont dirigés très
obliquement et très faiblement crénelés.
Les antennes sont plus courtes que chez n'importe quelle autre
espèce, elles atteignent tout au plus le milieu du pronotum, et leurs
articles sont épais, bien plus larges que longs, très peu dentés en
scie.
Les yeux. sont remarquablement étroits.
La sculpture des élytres est extrêmement caractéristique : elle est
formée d’assez gros points confluents et profonds, séparés par une
vermiculation fine, de sorte qu’à l’œil nu, les élytres semblent sim-
plement chagrinées. On distingue la trace de deux côtes longitudi-
nales.
Le disque du pronotum offre de gros points serrés entre lesquels
on observe des points beaucoup plus petits.
Le dernier article des palpes maxillaires n’est pas notablement
élargi. ù
L'observation faite pour l’espèce précédente, en ce qui concerne
le mâle, s'applique également à cette forme nouvelle.
7. Cantharocnemis modestus Fairmaire.
Cantharocnemis modestus Fairm., Ann. Fr., 1897, p. 150.
Je n’en ai vu que le type unique de M. Fairmaire; c’est un mâle
provenant d’Ikouta, Afrique orientale. -
La longueur est de 24 millimètres.
L’angle latéral du prothorax est situé au niveau du quart posté-
rieur, et de cet angle à l’angle antérieur, les côtés sont dirigés très
peu obliquement, de sorte qu'ils sont presque parallèles; ils sont .
faiblement crénelés.
Les antennes atteignent à peu près le bord postérieur du
prothorax, leurs articles sont larges et courts, à peine dentés en
scie.
Les yeux sont assez larges.
313
L'espèce diffère de toutes celles du sous-genre par la sculpture
des élytres formée simplement de gros points bien séparés, sauf sur
une zone longitudinale médiane où ces points sont un peu con-
fluents. Les deux côtes longitudinales sont très peu visibles.
Le disque du pronotum offre de gros points épars avec quelques
points intermédiaires beaucoup plus petits.
Le dernier article des palpes maxillaires est relativement large
et court.
8. Cantharocnemis spondyloides Serville.
Cantharocnemis spondyloides Serv., Ann. Fr., 1832, p. 132; Westw., Journ. of
Entom., Il, 1863, t. 7, f. 4 a-d.
Cantharocnemis variolosus Fairm., Ann. Belg., 1882, Bull., p. iv; Ann. Fr.
1891, p. 269, t. 5, f. 5.
Cantharocnemis obockianus Fairm., Ann. Fr., 1890, p. 549.
J'en ai vu quinze exemplaires des deux sexes, y compris les types
de M. Fairmaire, qui sont tous deux mâles. Les individus étudiés
proviennent du Sénégal (Musée de Genève), de Guinée (British
Museum), du Sennaar (Musées de Berlin et de Vienne), de Nubie
(Musée de Stockholm), d’Abyssinie (Muséum de Paris), du Shoa
(Musée de Gênes), d'Obock et du Zanguebar (collection Fair-
maire).
J'ai eu beau me torturer les yeux, je n’ai pas découvert de difié-
rences spécifiques entre tous ces Insectes : si l’on acceptait les deux
espèces de M. Fairmaire, il faudrait constituer une espèce avec
‘chaque individu.
Il y a des différences individuelles qui portent sur la largeur du
corps, la longueur des antennes, l’aplatissement de leur 1° ar-
ticle et la netteté plus ou moins marquée de sa carène interne, le
développement du sillon longitudinal de la tête, la forme du
prothorax, la sculpture des élytres et l’indication de leurs côtes lon-
gitudinales, comme aussi sur la forme de la ponctuation de la tête
et du pronotum, mais toutes ces différences ne sont pas même
locales.
La longueur varie de 20 à 33 millimètres.
L’angle latéral du prothorax est situé à peu près au niveau du
milieu ou au moins avant le tiers postérieur, et de cet angle à
l’angle antérieur, les côtés sont dirigés obliquement, et ils sont un
peu crénelés.
Les antennes atteignent le bord postérieur du prothorax, mais
elles sont plus courtes chez la femelle; leurs articles sont plutôt
allongés, à peine dentés en scie.
Les yeux sont assez larges.
314
Les élytres sont ornées de gros points qui s'unissent de manière à
former une vermiculation plus ou moins grossière ; on distingue
trois côtes longitudinales très faibles, surtout chez le mâle, mais
parfois aussi très effacées chez la femelle.
-Le disque du pronotum offre de gros points avec quelques points
intermédiaires beaucoup plus petits.
Le dernier article des palpes maxillaires est allongé et assez
étroit chez le mâle, en ovale assez large et assez court chez la
femelle.
9. Cantharocnemis Downesi Pascoe.
Cantharocnemis Downesii Pascoe, Trans. ent. Soc., ser. 2, IV, 1858, p. 236.
Je n’ai malheureusement pas vu cette espèce, d’autant plus inté-
ressante qu’elle est de Bombay. Dans la description de Pascoe, il n’y
a qu’un seul caractère différentiel qui puisse être relevé, c’est la
ponctuation fine et dense des élytres.
M. Gahan a eu l’amabilité de me donner des renseignements
complets sur le type unique, conservé au British Museum ; il résulte
de ces données que l’Insecte est certainement un Cantharocnemis
vrai par la structure des tarses et des mandibules (le type est un
mâle).
La longueur est de 38 millimètres, par conséquent l’espèce est
de taille relativement considérable. |
L’angle latéral du prothorax est situé au niveau du tiers posté-
rieur; de cet angle à l’angle antérieur, les côtés sont dirigés obli-
quement.
Les antennes dépassent un peu le bord postérieur du prothorax et
les 3° à 10° articles sont nettement dentés en scie.
Le disque du pronotum est luisant, finement et éparsément
ponctué.
Sous-genre Cantharoprion novum subgenus.
Je me vois obligé de constituer cette coupe pour le Cantharo-
cnemis Livingstonei Westwood, espèce extrêmement remarquable et
formant un terme de transition évident entre les Cantharoplatys et
les Cantharoctenus. La femelle m'est malheureusement inconnue.
L'Insecte a conservé des Cantharoplatys l'aspect général, la forme
un peu déprimée, les yeux assez échancrés et assez élargis, la
forme des mandibules du mâle qui offrent une dent interne, les
cinq côtes des élytres, la disposition en accolade du bord antérieur
du pronotum.
319
L’angle latéral du prothorax est situé au niveau du quart posté-
rieur, il est donc plus en avant que chez les Cantharoplatys, mais
plus en arrière que chez les Cantharoctenus.
La saillie prosternale est intermédiaire entre celle . deux sous-
genres : elle est encore fortement prolongée presque horizontale-
ment en arrière, mais elle est beaucoup moins dilatée en arrière
des hanches antérieures.
Les processus jugulaires et les tarses sont conformés comme
chez les Cantharocnemis vrais et aussi comme chez les Cantha-
roctenus.
Du genre Cantharoctenus le nouveau sous-genre à :
4° La structure des antennes qui offrent encore onze articles mais
qui (au moins chez le mâle) dépassent le bord postérieur du prono-
tum de leurs trois derniers articles, les 5° à 10° articles étant remar-
quablement dilatés au sommet interne, un peu comme chez les
Prionus et comme chez les femelles des Cantharoctenus;
20 L’abondante pilosité de l’abdomen et du dessous des hanches,
des fémurs et des tibias (au moins chez le mâle).
Le seul spécimen que j'ai pu étudier offre cette particularité qui
n’est peut-être pas individuelle d’avoir le dernier article des palpes
maxillaires inséré tres obliquement sur le pénultième.
10. Cantharocnemis Livingstonei Westwood.
Cantharocnemis Livingstone: Westwood, Trans. ent. Soc., ser. 3, II, Proceed.,
1866, p. 133.
Le seul échantillon que j'ai vu, est un mâle faisant partie du
Musée de Lord Rothschild à Tring, et il m’a été communiqué par
M. le D' Jordan. Il est étiqueté Zanguebar; l'individu décrit par
Westwood, avait été recueilli par Livingstone, sur le Zambèze.
La longueur est de 32 millimètres.
… Le dernier article des palpes a la forme d’un fuseau tronqué à
l'extrémité.
. Les mandibules sont à peu près aussi longues que la tête; elles
sont assez étroites, droites, puis courbées vers l’extrémité qui est
échancrée transversalement avec les deux angles de l’échancrure
…. saillants; il y a une dent interne près de la base.
Le front est sillonné; sa ponctuation est forte et assez peu
confluente.
Les côtés du pronotum sont faiblement crénélés; ils sont disposés
obliquement de l’angle antérieur à l’angle latéral qui n’est pas très
saillant ; de ce dernier au bord postérieur, les côtés sont régulière-
ment obliques.
316
La ponctuation du pronotum est relativement faible, et elle est
fine et espacée sur le disque. |
Les élytres sont assez finement et éparsément ponctuées ; les cinq
côtes sont bien distinctes.
Sous-genre Gantharoctenus Westwood.
Trans. ent. Soc., ser. 3, Il, Proceed., 1866, p. 134.
Les yeux sont aussi élargis et aussi échancrés que chez les
Cantharoplatys et les Cantharoprion; les tarses et les processus
jugulaires sont comme chez ces derniers et comme chez les
Cantharocnemis vrais; la convexité du corps est variable; l’angle
latéral du prothorax est situé à peu près au niveau du tiers posté-
rieur.
La saillie prosternale n’est pas dilatée en arrière, et elle est très
déclive au lieu d’être presque horizontale comme dans les sous-
genres précédents.
L’abdomen est très poilu, et il y a sous les hanches, sous les
fémurs et sous les tibias, une épaisse brosse de poils jaunes, ces
caractères étant plus développés chez le mâle.
Le front est sillonné longitudinalement; le dernier article des
palpes est fusiforme, un peu plus long et un peu plus large chez la
femelle que chez le mâle.
Il n’y a que trois côtes plus ou moins distinctes sur les élytres.
Les antennes comptent de 14 à 20 articles par suite de la divi-
sion multiple du 11°, dans les deux sexes. Comme chez les
Polyarthron, le.nombre des articles n’est pas constant pour une
même espèce ; il dépend en général de la taille de l'individu, et il y
a compensation chez le mâle entre le nombre des articles des
antennes et le développement des mandibules.
Chez la femelle, les antennes atteignent à peu près ou dépassent
légèrement le bord postérieur du prothorax, et leurs articles, très
courts, sont fortement dentés en scie au côté interne à partir du 3°.
Chez le mâle, les antennes peuvent dépasser le milieu des élytres,
et elles sont toujours bien plus longues que celles de la femelle.
Les articles offrent, à partir du 3°, à leur extrémité, un prolonge-
ment interne en forme de lamelle, qui peut être entière ou divisée
plus ou moins profondément en deux branches, et la base de l’article
offre une lamelle semblable, mais toujours profondément divisée, de
telle sorte que chaque article peut ainsi présenter quatre prolonge-
ments internes, deux basilaires et deux terminaux. Ces prolonge-
ments, comme aussi les lamelles, sont couverts sur leur face
antérieure de pores d’où naissent des soies jaunâtres.
Les mandibules sont conformées tantôt comme chez les Cantha-
917
roplatys, tantôt comme chez les Cantharocnemis vrais, et il n’est pas
prouvé que pour une même espèce le mâle ne puisse présenter des
mandibules des deux formes.
11. Cantharocnemis gravidus Kolbe.
Cantharoctenus gravidus Kolbe, Deut. Ost-Africa, IV, 1898, Col., p. 295.
? Cantharoctenus minor Kolbe, Deut. Ost-Africa, IV, 1898, Col., p. 293.
Les trois espèces de Cantharoctenus décrites par M. Kolbe, de
l'Afrique orientale allemande, me sont inconnues.
Voici la description que M. Kolbe donne du C. gravidus, espèce
établie sur le sexe femelle :
«Ziemlich gross und breit, dunkelbraun; Antennen sehr kurz,
den Grund des Prothorax nicht erreichend, 14-gliederig, 3.-14. Glied
am Ende mit sehr kurzem, einfachem lamellenartigen Fortsatz.
Mandibeln fast so lang wie bei insignis (', breit, innen schwach
gezähnt. Prothorax doppelt so breit als lang, auf dem Rücken
glänzend, meist fein punktirt, auf der Mitte der Scheibe stärker
punktirt, an den Seiten sehr grob und runzelig punktirt. — Kôrper-
länge 29-32 mm.
» Mpapwa (von Bôüttcher erhalten), Ugogo (v. Beringe und
Jost). »
. M. Gahan m'’écrit qu’il y a au British Museum un Cantharoctenus
mâle unique, récolté par le révérend J.-E. Beverley dans l’Ugogo, et
qui doit certainement appartenir au C. gravidus Kolbe. Cet Insecte
différerait du C. somalius Gahan de la manière suivante : Antennes
relativement plus courtes, ne dépassant pas le tiers antérieur des
élytres, de 14 articles, le 14° ayant un appendice ressemblant à un
15° article ; les deux processus dentiformes de la base de chacun des
4° à 14° articles sont à peine plus longs que la moitié de la longueur
du lobe apical, alors que chez somalius ils sont presque aussi longs
que le lobe apical; ce dernier est arrondi à son bord libre, spéciale-
ment sur les 5 ou 6 premiers articles, moins régulièrement et parfois
faiblement sinué sur les autres; les mandibules sont plus fortement
courbées chez gravidus que chez somalius, et elles offrent un sillon
dorsal s'étendant de la base jusqu’un peu au delà du milieu.
Le spécimen du British Museum a 31 millimètres de long, et sa
teinte est d’un brun foncé beaucoup plus obscur que celle de
somalius; les élytres sont plus fortement ponctuées, et leur aspect
est moins alutacé.
Cette forme, par le nombre et la structure des articles des
antennes, est évidemment le type le plus inférieur de tous les
Cantharoctenus.
Le Cantharoctenus minor Kolbe est sans doute une espèce dis-
NL ARR LS 0e Se PE me =
318
tincte, mais la description ne laisse deviner que deux différences, la
taille moindre et la teinte plus claire. Voici cette description faite
sur un mâle unique :
« Kleiner als vorige Art (il s’agit du C. Fiseheri Kolbe), heller
braun ; Antennen 14-gliederig, Lobus des 3.-11. Gliedes am Ende
abgerundet, ganz, des 12. und 13. Gliedes am Ende elwas ausge-
randet, 3. Glied am Grunde nur stumpf oder nicht gezähnt, 4.-11.
Glied am Grunde mit zwei spitzen, 12.-14. Glied am Grunde mit
weniger Spitzen oder stumpfen Zäihnchen. — Kôrperlänge 19 mm.
» Ussandavi (20 Dez. 1895, Langheld). »
142. Cantharocnemis somalius Gahan.
*
Cantharoctenus somalius Gahan, Ann. Nat. Hist., ser. 6, XIV, 1894, p. 408.
? Cantharoctenus Fischer: Kolbe, Deut. Ost-Africa, IV, 1898, Col., p. 293.
Le British Museum m’en a communiqué un cotype mäle, du pays
des Somalis.
La longueur est de 25 ele la teinte d’un brun marron.
Le corps est large, trapu, assez peu convexe, luisant; la ponc-
tuation de la tête et du pronotum est forte et éparse; les élytres
n’offrent que de gros points épars ; elles sont alutacées et leurs côtes
sont presque invisibles.
Les antennes dépassent le milieu . des élytres; elles ont
20 articles (M. Gahan en compte 19), ie 20° offrant simplement
à sa base, de chaque côté, un petit processus anguleux; les
3° à 19° présentent à leur extrémité interne une lamelle très
développée qui, à partir du milieu de l'antenne à peu près, offre
une tendance à montrer une très légère échancrure; les 4° à 19°
présentent à leur base interne une lamelle fendue jusqu’à la base
(un peu moins vers l’extrémité de l’antenne), en deux processus
n’ayant environ que les deux tiers de la longueur de la lamelle
terminale; au 3° article, les processus basilaires sont à peine
marqués, mais la lamelle terminale est bien développée.
Les mandibules sont aussi longues que la tête, falciformes, sans
dent interne, ou tout au moins ne présentant intérieurement, très
peu en decà du milieu, que la trace à peine perceptible d’une dent.
Voici la description du Cantharoctenus Fischeri de M. Kolbe. Je ne
vois pas en quoi cette espèce, établie sur le sexe mâle, pourrait
différer de la présente :
« Dem C. insignis Gerst. sehr ähnlich; Antennen mehr als 15-
gliederig (Spitze abgebrochen), Lobus des 3.-8. oder 10. Gliedes am
Ende ganz, abgerundet, der des 9. oder 11.-15. Gliedes am Ende.
ein wenig ausgerandet; 3. Glied mit zwei kurzen, 4.-15. Glied mit
zwei langen, zipfelfôrmigen Zähnchen am Grunde, die stets kürzer
919
sind als der apicale Lobus. Mandibeln sichelfôrmig, innen un-
gezähnt, am Eade schräg abgestutzt und dadurch mit stumpfem
Zahn vor der Spitze. — Kôrperlänge 27 mm.
» Südôstlich vom Victoria-Nyansa (G.-A. Fischer). »
143. Cantharocnemis Burchelli Westwood.
Cantharoctenus Burchelli Westw., Trans. ent. Soc., ser. 3, Il, Proceed., 1866,
p. 134. — Gahan, Ann. Nat. Hist., ser. 6, XIV, 1894, p. 408.
J'ai pu en étudier un mâle du Musée de Tring, étiqueté :
Angola, near Impulu River, X, 99 (Penrice). L'espèce est connue
du Damara, |
La longueur est de 28 millimètres, la teinte d’un brun marron.
Le corps est aussi large, aussi trapu que dans l’espèce précédente,
mais il est un peu plus convexe et un peu moins luisant; la ponc-
tuation de la tête et du pronotum est la même; les élytres offrent
des points plus nombreux et plus serrés et leurs côtes sont plus
distinctes. |
Les antennes dépassent le milieu des élytres ; elles ont 19 articles
(Westwood et M. Gahan en comptent 18), le 19° offrant à sa base de
chaque côté un petit processus anguleux et une indication de
lamelle interne avant son extrémité; les 3° à 18° présentent à leur
extrémité interne une lamelle très développée qui est divisée en
deux prolongements, mais cette échancrure ne s’étend sur aucun
des articles jusqu’à la base; les 4° à 18° présentent à leur base interne
une lamelle fendue jusqu’à la base en deux processus, n'ayant
environ que les deux tiers de la longueur de la lamelle terminale; au
3° article, les processus basilaires sont à peine marqués, mais la
lamelle terminale est bien développée, quoique à peine fendue,
Les mandibules sont aussi longues que la tête, falciformes, sans
dent interne ; Westwood parlant d’une petite dent interne près de la
base, il est probable que dans cette espèce les mandibules du mâle
peuvent affecter deux formes.
14 Cantharocnemis insignis Gerstäcker.
4 Cantharoctenus insignis Gerstäck., Wiegm. Arch., 1871, I, p.76; Decken's Reise,
…. Gliederth., 1873, p. 251, t. XII, f. 2. — Gahan, Ann. Nat. Hist., ser. 6, XIV,
1894, p. 408.
J’en ai vu six mâles et deux femelles, provenant de la chaîne des
… monts Luitpold et de Dar-es-Salaam (Afrique orientale), commu-
niqués par les Musées de Leyde et de Tring, et par MM. Hamal et
Nonfried ; le type de Gerstäcker était d'Endara (région du Kilima-
Njaro).
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVI, 3 VII 1902 22
320
La longueur est _e 17 à 24 millimètres, la teinte d’un brun
marron.
Le corps est plus étroit, plus svelte, plus convexe et moins luisant
que dans les espèces précédentes; la ponctuation de la tête et du
pronotum est assez grosse et assez serrée au milieu du pronotum;
les élytres offrent une sculpture très différente : elles sont rugueuses,
à ponctuation confluente, un peu vermiculées et leurs côtes sont
très visibles.
Des deux femelles, la plus petite a des antennes de 16 articles ne
dépassant pas le bord postérieur du prothorax ; la plus grande a des
antennes de 18 articles dépassant un peu le bord postérieur du.
prothorax.
Les mâles ont des antennes de 18 à 20 articles dépassant le
milieu des élytres ; le dernier article est plus ou moins développé;
_ les 3° à pénultième présentent à leur extrémité interne une lamelle
complètement divisée jusqu’à la base (sauf vers l’extrémité de
l’antenne), en deux prolongements; les 4 à pénultième offrent
à leur base interne la même disposition, de sorte que ces articles
sont ornés du côté interne de quatre prolongements, les prolon-
gements basilaires n’ayant environ que les deux tiers de la
longueur des prolongements terminaux; au 3° article, les prolon-
gements basilaires sont peu marqués, mais les prolongements
terminaux sont bien développés.
Les mandibules du mâle sont Conan Bee comme chez le mâle
des Cantharoplatys, mais elles varient; chez un mâle, elles sont
aussi longues que la tête, un peu falciformes, et partant assez
étroites, avec une dent interne située près de la base; chez les autres
mâles, elles ressemblent à celles de la femelle, offrant deux dents
internes, et elies sont d'autant plus larges qu’elles sont plus courtes.
321
Généalogie et répartition géographique des Cantharocnemis.
L'Afrique orientale paraît être le berceau de ces Insectes : tous
les sous-genres et presque toutes les espèces s'y donnent rendez-
vous aujourd’hui encore.
Le sous-genre Cantharoplatys représente la souche des Cantha-
rocnemis et des Cantharoprion, et ces derniers sont en somme la
forme inférieure des Cantharoctenus.
Le Cantharocnemis plicipennis du Tanganyika, forme la plus pri-
mitive de la nature actuelle, est voisin d’une part de C. Fairmairei
de l’Afrique orientale, qui lui est supérieur, et, d'autre part, de
C. Felderi, du Nil blanc, lequel a été également plus loin dans
l’évolution et qui semble lui-même voisin de l’ancêtre de C. Kraatzi,
de l’Abyssinie, la forme la plus élevée des Cantharoplatys.
Les Cantharocnemis vrais paraissent s’être détachés d’une espèce
semblable au C. Kraatzi, et ils forment un bouquet de types de
l'Afrique orientale, dont l’un, GC. spondyloides, s’est étendu à travers
toute l’Afrique le long de la limite méridionale du Sahara ; un autre,
C. Downesi, a passé dans l’Inde.
Le type du sous-genre Cantharoprion, du Zambèze et du Zan-
guebar, est voisin des Cantharoplatys les plus primitifs, et c'est
d’une forme semblable au C. Livingstoner que sont issus les remar-
quables Cantharoctenus.
Parmi ces derniers, on peut reconnaître deux types : 1° le type à
mandibules falciformes chez le mâle, type commençant avec
C. gravidus de l'Afrique orientale, évoluant vers C. somalius et
arrivant à sa plus haute expression chez C. Burchelli, de l'Afrique
australe; 2° le type ayant conservé comme Cantharoprion les man-
dibules des Cantharoplatys, C. insignis, de l’Afrique orientale,
espèce qui, par un intéressant phénomène de chevauchement de
l’évolution, à cependant acquis les antennes les plus compliquées
du genre entier. |
329
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324
Genre SCELEOCANTHA Newman.
Ann. Nat. Hist., V, 1840, p. LA.
Ce genre australien est tellement voisin des Cantharocnemis que
je ne comprends pas comment Lacordaire ait songé à constituer
pour lui une tribu distincte; je ne vois pas non plus les rapports
qu'il offrirait avec les Prionus, quoi qu’en dise l’illustre auteur du
Genera. |
Le prothorax a également conservé le rebord latéral ; il est beau-
coup plus large que long; ses côtés sont dirigés obliquement en
dehors depuis l’angle antérieur, qui est plus ou moins dilaté en un
petit lobe arrondi, jusqu’à l’angle latéral qui est extrêmement pro-
noncé et situé à peu près au milieu; de l’angle latéral, les côtés
sont rentrants jusqu'à l'angle postérieur qui est complètement
effacé, les bords antérieurs et postérieurs sont faiblement en
accolade.
Les yeux sont ovoides, fortement échancrés, fortement sranus
largement séparés en dessus.
L’épistome est dépourvu de dépression transversale.
Les antennes sont un peu allongées; chez la femelle, elles arri-
vent à peu près au premier quart de la longueur des élytres; chez
le mâle, elles atteignent au moins leur milieu; le premier article
estallongé, il est près de deux fois aussi long que le 5°, plus ou moins
aplati, triangulaire et caréné au côtéinterne ; le 3° article est à peine
différent de longueur d’avec les suivants, qui vont en augmentant
un peu de longueur ; le système porifère est resté primitif : il com-
prend une fossette allongée de chaque côté de la tranche interne des
3° à 11° articles, mais la fossette inférieure est bien plus marquée
que la fossette supérieure, laquelle a une tendance à perdre ses
limites, surtout chez le mâle.
Les palpes sont plus longs chez le mâle que chez la femelle; les
maxillaires dépassent les labiaux à peu près de la moitié de leur
dernier article; le dernier article de tous est triangulaire, et il est
plus grand chez le mâle qué chez la femelle.
Les mandibules, semblables dans les deux sexes, sont larges,
planes, droites, puis arquées et aiguës au bout, inermes en dedans.
La saillie prosternale est convexe et brusquement arquée en
arrière ; la saillie mésosternale est très étroite et enfouie.
Les cavités cotyloïdes antérieures sont largement ouvertes en
arrière.
Les épisternums métathoraciques ont leurs côtés parallèles, et is
ne sont pas rétrécis en arrière. #44
Les élytres sont épineuses à l’angle sutural; elles sont dépour-
320
vues de côtes longitudinales, mais criblées d’énormes points
enfoncés, pareils à ceux d’un dé à coudre.
Tous les tibias offrent extérieurement des dents en nombre
variable; les postérieurs sont aussi comprimés que les autres, et
leurs éperons terminaux sont notablement plus allongés et plus
étroits que chez les Cantharocnemis.
Les tarses postérieurs sont plus longs et plus grêles que les autres;
le 1°" article est aussi long que le dernier; les brosses tarsales sont
contiguës sur la ligne médiane, sauf aux tarses postérieurs, et le
1% article n’en offre qu’à son extrémité; le paronychium est peu
visible et dépourvu de soies. |
Les sexes se distinguent facilement, non seulement à la différence
de longueur des antennes et des palpes, mais aussi à la forme du
dernier arceau ventral de l’abdomen qui est arrondi en arrière chez
la femelle et échancré en arc chez le mâle.
Ces Insectes sont d’un brun rougeâtre, souvent plus foncés en
dessus avec un léger reflet métallique verdâtre ou bleuâtre sur les
élytres ; ils ont le sternum abondamment couvert d’une villosité
d’un jaune doré; le front et les côtés du pronotum, lesquels sont
bien plus fortement ponctués que le disque, sont également velus,
surtout chez le mâle.
Il y en a deux espèces : l’une de l’Australie orientale, l’autre,
supérieure à la première, de l'Australie occidentale.
1. Sceleocantha glabricollis Newman.
Sceleocantha glabricollis Newm., Ann. Nat. Hist., V, 1840, p. 15.
Je n’en ai pas vu d’exemplaire de Tasmanie, patrie de l’espèce,
d’après Newman; les six spécimens que j'ai pu étudier, quatre mâles
et deux femelles (Musées de Berlin, de Dresde et de Paris, collections
Hamal et Plason), proviennent de Victoria et de Queensland.
La longueur est de 21 à 30 millimètres.
La forme est notablement plus étroite que dans l’espèce suivante;
les antennes sont plus courtes, les tarses plus grêles.
Les côtés du prothorax, de l’angle antérieur à l’angle latéral, sont
sinueux ; l’angle latéral est moins saillant, moins épineux. |
Le pronotum n'offre que quelques poils assez courts sur les
côtés, et la ponctuation du disque est plus forte et moins serrée.
L’épipleure des élytres est à peine dilatée, surtout chez la
femelle ; les points des élytres sont plus gros, moins nombreux,
moins serrés que dans l’espèce suivante.
Le dessous du corps est moins villeux que dans S. pélosicollis.
Les processus jugulaires sont simplement anguleux.
La teinte est plus claire.
326
2. Sceleocantha pilosicollis Hope.
Prionus pilosicollis Hope, Trans. ent. Soc., ser. 1, I, 1834, p. 16, t. 2, f. I.
Sceleocantha pilosicollis Newm., Ann. Nat. Hist., V, 1840, p. 15.
J'ai pu en examiner cinq individus de Swan River et d'Albany
(Australie occidentale), communiqués par les Musées de Bruxelles,
de Londres et de Paris. |
La longueur est de 25 à 33 millimètres.
La forme est notablement plus large qué dans l’espèce précé-
dente, les antennes sont plus longues, les tarses plus larges.
Les côtés du prothorax sont presque droits de l’angle antérieur à
l’angle latéral qui est détaché sous forme d’une épine aiguë.
Le prothorax du mâle est abondamment couvert sur les côtés
d’une longue villosité d’un jaune doré, sauf sur le disque qui est
glabre et couvert d’une ponctuation assez fine et serrée dans les
deux sexes.
L’épipleure des élytres est assez largement dilatée en une lame
horizontale bordant entièrement l’élytre, dont les points sont plus
petits, plus nombreux et plus serrés que dans $. glabricollis.
Le dessous du corps, notamment l’abdomen, et les pattes sont plus
villeux que dans l’espèce précédente.
Les processus jugulaires sont aigus.
La teinte est plus obscure.
327
Genre SPONDYLIS Fabricius.
Syst. Ent., I, 2, 1775, p. 358.
Je réunis à ce genre, comme je l'ai dit plus haut, le genre
Scaphinus de Le Conte.
Le prothorax a perdu le rebord latéral, et il est arrondi sur les
côtés.
Les yeux sont plus ou moins transversaux ou ovoides, échancrés
d'une manière variable.
_ Les antennes sont restées courtes et primitives, le 1* article étant
gros et court, le 5° au plus très peu plus long que le 4°; les 3° à 11°
offrent deux ou une fossettes porifères internes.
Les palpes sont allongés, presque de même grandeur, avec le
dernier article ovalaire et tronqué à l’extrémité.
Les mandibules sont arquées, plus courtes que la tête, mais peu
différentes de longueur dans les deux sexes; elles sont plus larges
et un peu aplaties chez les femelles ; l'extrémité est aiguë, et elles
offrent, en deçà du milieu, une dent interne qui peut être absente
chez le mâle.
La saillie prosternale est convexe, étroite, brusquement arquée
en arrière ; la saillie mésosternale n’est pas enfouie : elle est rétrécie
en arrière, et elle surplombe le mésosternum. |
Les cavités cotyloïdes antérieures sont fermées en arrière dans les
formes inférieures.
Les épisternums métathoraciques sont rétrécis obliquement en
arrière. ,
Les élytres ne sont pas épineuses à l’angle sutural, et elles offrent
au moins la trace de deux côtes longitudinales. +
Tous les tibias offrent extérieurement des dents en nombre
variable; les pattes postérieures sont plus robustes que les autres,
et les éperons de leurs tibias sont de largeur et de longueur
variables,
Les tarses postérieurs sont un peu plus étroits que les autres; le
1® article est plus long aux tarses postérieurs qu’aux tarses inter-
médiaires et surtout qu'aux tarses antérieurs, et ce n’est qu'aux
tarses postérieurs qu'il est aussi long que le dernier ; les brosses
tarsales sont largement séparées sur la ligne médiane. Le paro-
mychium est visible, quoique petit, et il porte deux soies.
Les sexes ne se distinguent qu’à des particularités secondaires.
Ces Insectes sont d’un brun noirâtre ou rougeâtre, :
Ils peuvent être répartis en deux sous-genres,
si : LP à
328
Sous-genre Spondylis Fabricius.
Syst. Ent., L 2, 1775, p. 358.
Les antennes sont peu ou point raccourcies, et elles dépassent tou-
jours le niveau du milieu du prothorax.
Les cavités cotyloïides antérieures sont fermées ou à peine
ouvertes en arrière, La saillie prosternale étant élargie en arrière
et rejoignant l’épimère prothoracique.
Il n’y a pas disproportion entre les pattes postérieures et les
autres, et les tarses postérieurs offrent en dessous des brosses
spongieuses comme les antérieurs et les intermédiaires.
Ces Insectes forment deux catégories.
PREMIÈRE CATÉGORIE. — Les 3° à 11° articles des antennes offrent
deux fossettes porifères; ces fossettes sont petites, situées vers l’extré-
mité des articles, et les fossettes supérieures ont une tendance à
l’atrophie, principalement sur les articles basilaires; les antennes
du mâle sont notablement plus longues que celles de la femelle,
mais leur 3° article n’est pas beaucoup plus de deux fois plus long
que le 2°, tandis qu’il est double du 2° chez la femelle.
Les yeux sont étroits, déprimés, très peu échancrés, finement
granulés. | ;
Le dernier article des palpes n’est pas allongé.
Les mandibules sont assez étroites et dépourvues de dent
interne. | |
Le prothorax, plus long que large, est pyriforme, arrondi sur les
côtés en avant, rétréci en arrière, déjà avant le milieu et presque
droit sur les côtés à partir du commencement du rétrécissement.
La saillie prosternale est un peu plus large et plus élargie en
arrière que dans l’espèce de la seconde catégorie, et elle rejoint
exactement les épimères prothoraciques de manière à clore absolu-
ment les cavités cotyloïdes en arrière.
Les éperons des tibias postérieurs sont larges et fortement
arrondis au bout; l’angle terminal externe de ces tibias est moins
saillant que dans Spondylis buprestoides. |
Le 3° article des tarses n’est pas échancré jusqu’à la moitié de sa
longueur en dessous, de sorte que ses lobes sont peu prononcés.
Le corps est assez étroit. |
J’en connais deux espèces américaines.
1. Spondylis upiformis Mannerheim,
Spondylis upiformis Mannerh., Bull. Mosc., 1843, IT, p. 304.
Spondylis laticeps Lec., Agass., Lake super., 1850, p. 233; Journ. Acad, Phil.
ser, ?, 11, 1892; p.20: :
Cette forme étend son habitat du Lac supérieur à l'Alaska.
929
Les antennes du mâle dépassent le niveau du bord postérieur du
. prothorax ; celles de la femelle atteignent le dernier quart du pro-
thorax; même chez la femelle, les articles sont plus longs que
larges.
_ La tête et le pronotum offrent de très gros points presque con-
tigus.
_ Les élytres sont vermiculées, par suite de la confluence des gros
points dont elles sont ornées; chez la femelle, on distingue vague-
ment la trace de deux côtes longitudinales; chez le mâle, il y a
quatre côtes longitudinales dont deux internes très visibles.
La longueur est de 12 à 16 millimètres.
2% Spondylis mexicanus Bates.
Spondylis mexicanus Bates, Biol. Centr. Amer., Col., V, 1879, p. 15; 1884,
289; 14-17; £ 1.
Je n’en ai vu qu’une femelle, du Mexique (Ghiesbrecht), apparte-
nant au Musée de Bruxelles.
Les localités indiquées par Bates sont : Mexico, Las Vigas, Jalapa,
Oaxaca. |
Les antennes sont plus courtes que dans l’espèce précédente;
au moins chez la femelle, n’atteignent-elles pas le niveau du
dernier tiers du prothorax et les articles sont aussi larges que
longs.
La tête et le pronotum sont plus fortement et plus profondément
ponctués et couverts de poils noirs dressés plus longs.
Les élytres, plus grossièrement vermiculées, offrent, même chez
la femelle, quatre fortes côtes longitudinales.
La longueur est de 17 millimètres.
SECONDE CATÉGORIE. — Les 3° à 11° articles des antennes offrent
une énorme fossette porifère unique qui couvre tout le côté interne
aplati de ces articles; les antennes du mâle ne diffèrent que peu de
longueur d’avec celles de la femelle, et dans les deux sexes le
9° article est au moins trois fois aussi long que le 2®.
Les yeux sont un peu élargis, saillants, notablement échancrés,
fortement granulés.
Le dernier article des palpes est allongé.
Les mandibules sont plus larges que dans les espèces de la caté-
gorie précédente, surtout chez la femelle, où elles sont aplaties, et
dans ce sexe, elles offrent une petite dent interne située au milieu
et un élargissement lamelleux interne basilaire; chez .le mâle elles
peuvent être ou bien allongées, arquées, étroites, sans dent interne,
‘330
mais avec une dilatation basilaire interne pluridentée, ou bien plus
ou moins semblables à celles de la femelle avec une dent interne.
Le prothorax, plus large que long, est assez régulièrement courbé
sur les côtés et à peu près également rétréci en avant et en arrière.
La saillie prosternale est plus étroite, moins élargie en arrière
que dans la première catégorie, et elle ne rejoint plus exactement
les épimères prothoraciques, de sorte que les cavités cotyloïdes
antérieures sont très légèrement ouvertes.
Les éperons des tibias postérieurs sont assez étroits et aigus au
bout ; l’angle terminal efterne de ces tibias est très saillant.
Le 3° article des tarses est échancré jusqu’à la moitié de sa
longueur en dessous, de sorte qu’il est nettement bilobé.
Le corps est robuste.
Il n'y a qu’une seule espèce dans cette catégorie.
3. Spondylis buprestoides Linné.
Attelabus buprestoides Linn., Syst. Nat., ed. X, 1758, p. 388.
Cerambyx maxillosus Degeer, Mém., V, 1779, p. 84, t. 3, f. 21.
Spondylis buprestoides Fab. NSvar Ent., 12/1770 p5 586
Spondylis elongatus Latr., Ro anim., V, 1817, p. 107.
Spondylis sinensis Nonied: Ent, Nachr., XVIIT, 1892, p. 92.
L'espèce habite toute l’étendue européenne et asiatique de la
région paléarctique, y compris le Japon et le sud de la Chine; j'ai vu
les types de M. Nonfried qui ne diffèrent point des individus euro-
péens.
La larve vit dans les souches de Pin; elle a été décrite par Perris
(Ann. Fr., 1856, p. 440, t. 5, f. 351-358).
Les antennes varient un peu de longueur et ne dépassent pas le
bord postérieur du prothorax, même chez le mâle.
La tête et le pronotum sont couverts de gros points souvent
partiellement confluents.
Les élytres offrent de gros points, plus ou moins épars ou plus ou
moins serrés, séparés par une vermiculation plus ou moins fine et
très finement ponctuée; la femelle montre deux côtes longitudinales
effacées, le mâle deux côtes prononcées et parfois une troisième
côte externe moins saillante.
La longueur est de 15 à 25 millimètres.
Sous-genre Scaphinus Le Conte.
Journ. Acad, Phil., ser. 2, II, 1852, p. 100.
Les antennes sont très raccourcies, elles n’atteignent pas le
niveau du milieu du prothorax ; le 1° article est égal aux deux sui-
331:
vants réunis, le 3° près.de deux fois aussi long que le 2°, les
suivants diminuant peu à peu et énormément plus larges que
longs, les 3° à 11° offrant au côté interne une fossette porifère
unique, petite sur le 3°, très grande et montrant qu’elle résulte de la
réunion de deux fossettes sur les autres.
Les cavités cotyloïdes antérieures sont largement ouvertes en
arrière, la saillie prosternale, étroite, n'étant pas élargie en
arrière et ne rejoignant pas l’épimère prothoracique. |
Les pattes postérieures sont beaucoup plus robustes que les
autres par suite du renflement du fémur et de l'élargissement du
tibia ; les tarses postérieurs sont dépourvus de brosses spongieuses
en dessous. |
Les yeux sont larges, renflés, très convexes, PANIERS échan-
crés, fortement granulés.
Le dernier article des palpes n’est pas allongé.
Les mandibules sont falciformes, aplaties, armées d’une petite
dent interne, située près de la base. |
Le prothorax, beaucoup plus large que long, est assez régulière-
ment courbé sur les côtés, et plus rétréci en arrière qu’en avant.
Les éperons des tibias postérieurs sont très larges, mais aigus au
bout; l'angle terminal externe de ces tibias est extrêmement
saillant. pa
Le 3° article des tarses n’est pas échancré jusqu’à la moitié
de sa longueur en dessous, de sorte que ses lobes sont peu pro-
noncés.
Le corps est assez robuste.
Une espèce néarctique.
4. Spondylis Sphæricollis Le Conte,
Spondylis sphæricollis Lec., Journ. Acad. Phil., ser. 2, I, 1847, p. 93.
Scaphinus sphæricollis Lec., Journ. Acad. Phil., ser. 2, IL, 1852, p. 100. —
Lacord:, Gen., Atl., t. 83, f. 5.
Que ce soit ou non le Prionus muticus Fab., Syst. EL., II, 1801,
p. 265, cela m'est absolument indifférent.
Cet Insecte habite les États-Unis du Sud. La larve vit dans les
souches de Pin.
Il n’y a pas de différence externe appréciable entr e les deux sexes.
La tête et le pronotum sont couverts de très gros points partiel-
lement confluents.
Les élytres offrent de gros points superficiels qui, par leur
confluence, déterminent une vermiculation assez fine; on observe
deux côtes longitudinales bien nettes, et une troisième côte externe
moins marquée.
La longueur est de 18àa 21 millimètres,
332
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‘SyfpuogS Sep o1Boresusf 8] juetunsox neslquL
Généalogie et répartition géographique des Spondylis.
Ce genre est essentiellement d’origine néarctique; les deux
espèces de l’Alaska et du Mexique sont certainement primitives,
tout en offrant quelques caractères cœnogénétiques, notamment la
fine granulation des yeux. C’est de l'Amérique septentrionale que
le vulgaire S. buprestoides a dû venir pour envahir le nord de
l'Ancien Continent, du Japon aux côtes de l'Atlantique.
Le Spondylis /Scaphinus)] sphæricollis est fort intéressant, car,
jusqu’à un certain point, il rappelle par certaines de ses particula-
rités le genre Hypocephalus, et il semble avoir subi dans le
genre Spondylis une évolution quelque peu comparable à celle qui
distingue Aypocephalus parmi les Anoplodermines : le développe-
ment des pattes postérieures, la perte des brosses spongieuses des
tarses postérieurs, le raccourcissement des antennes sont des
caractères de convergence qui ne peuvent s’expliquer que par une
certaine analogie de mœurs.
Les trois genres Cantharocnemis, Sceleocantha et Spondyhs
offrent chacun un mélange intéressant de caractères palingéné-
tiques et cæœnogénétiques, de telle sorte qu'aucun d’entre eux ne
peut être considéré comme ayant donné naissance à l’un des
autres. Cette donnée est confirmée par leur répartition géogra-
phique qui témoigne, comme celle des Parandra, de l’extrême
antiquité du groupe.
Cantharocnemis et Sceleocantha sont primitifs par rapport à
Spondylis, puisqu'ils possèdent encore le rebord latéral du protho-
rax, mais l’ouverture des cavités cotyloïdes antérieures en arrière et
la disparition des soies du paronychium sont des caractères cœno-
génétiques. |
Par la structure des tarses et par la brièveté des antennes, les
Cantharocnemis (au moins dans leur forme première, celle des
_ Cantharoplatys) sont moins perfectionnés que les Sceleocantha,
mais ceux-ci ayant conservé les fossettes porifères des antennes,
sont allés sous ce dernier rapport moins loin que les Cantharocnemis
dans l’évolution.
Cantharocnemis et Sceleocantha proviennent donc d’un ancêtre
commun, et cet ancêtre est aussi celui des Spondylis, car il ne
manque aux Spondylis vrais de la première catégorie qu’un rebord
au prothorax et quelques légères nuances morphologiques pour
réaliser cet ancêtre.
Le genre Spondylis a toujours embarrassé les naturalistes à cause
de ses relations avec les Asémides, relations confirmées par la
334
structure de la larve, comme l’a reconnu Perris (Ann. Soc. Linn.
Lyon, 1876, p. 287), et à cause de ses caractères tout à fait parti-
culiers;;E”:
Spondylis, par la conservation de deux soies au paronychium,
par la fermeture des cavités cotyloïides antérieures en arrière, par
le maintien de l'articulation du labre, est extrêmement palingé-
nétique, et il n’y a que les Anoploderma de la première catégorie
des Migdolus et les Parandra les plus primitives qui offrent cet
ensemble de caractères archaïques; encore chez les Parandra
coryphées, le labre est- il déjà soudé presque complètement à
l’épistome.
Le Protospondylis, Spondylis ayant conservé le rebord latéral du
prothorax, l'ancêtre fossile du groupe des Spondylines, ne peut donc
être comparé qu’à Parandra et à Anoploderma.
Ce type ne peut dériver de Parandra, puisqu'il a le labre libre, et
il ne peut en être l’ancêtre, car il a les jambes denticulées extérieure-
ment et quelques autres particularités secondaires cæœnogénétiques;
il ne peut dériver d’'Anoploderma, car il est allé moins loin dans
l’évolution tant au point de vue des antennes que de la structure
de l’abdomen chez la femelle, et il ne peut être l’ancêtre des Ano-
ploderma, attendu que ces derniers n’ont pas les éperons des es
postérieurs élargis.
L’ancêtre des Spondylines est donc un troisième Longicorne,
frère des Parandrines et des Anoplodermines.
Le tableau suivant met en évidence les seuls caractères essentiels
des trois types :
I. Éperons des tibias postérieurs semblables à ceux des tibias anté-
rieurs et intermédiaires ou nuls.
À. Tibias normaux; saillie intercoxale de l'abdomen non élargie
éhez ta femelles "5 HU HUILE BONE Parandrines.
AA. Tibias fouisseurs, terminés par une cou-
ronne de soies, les postérieurs n’ayant plus
qu’un éperonouayant perdu les deux éperons;
saillie intercoxale de l’abdomen os chez
la femelle, :.: .:. .. … . . . Anoplodermines.
II. Éperons des tibias Abus élargis, au
nombre de deux; tibias fouisseurs, sans cou-
ronne de soies terminale ; saillie intercoxale
de l’abdomen non élargie chez la femelle. . Spondylines.
999
HÉTÉROCÈRES NOUVEAUX pe L'AMÉRIQUE pu SUD
par Paul Dognin.
EPIPLEMIDÆ.
Crypsieoela n. gen.
- Antennes épaisses, à peine pubescentes ; palpes droits dépassant
peu le front. Supérieures avec l’apex obtus, le bord terminal
fortement denté sur 6 et 7, très légèrement sur 4, échancré
entre les deux, puis droit jusqu à l’angle interne qui se recourbe
en une dent intérieure, le bord interne fortement échancré sitôt
après et jusque vers le premier tiers. La 5 quittant la cellule
à l’angle supérieur; 6 et 7 tigées; 8 et 9 tigées; 10 partant
de la cellule. Inférieures avec la côte échancrée au troisième
quart et poilue sauf sur l'échancrure, l’apex carré, le bord ter-
minal fortement denté sur 7, un peu moins sur 6, un peu moins
encore sur 4; la nervure 3 quittant la cellule avant l’angle, 4 de
l'angle, 5 du milieu de la discocellulaire, 6 et 7 de l’angle supérieur;
fovea à la base de l’aile qui n’a ni gouttière ni pli abdominal.
Type : Crypsicoela subocellata Den.
Crypsicoela subocellata n. sp. — 32 mill. — Dessus des
quatre ailes brun avec quelques fines stries noires; les supérieures
avec une éclaircie roussâtre au milieu de la côte, celle-ci coupée au
premier tiers par une ligne brun sombre, semi-longitudinale, droite
et s’arrêtant sur le pli vers l'extrémité de la cellule et deux lignes
transversales de taches intranervurales en forme de chapelets,
savoir : un premier chapelet (médian) dont deux taches marquées
de brun sombre sur le bord interne sont seules bien indiquées, un
second chapelet, extracellulaire, de taches ogivales, teintées de
marron, quatre d’entre elles lisérées de blanc extérieurement (celles
entre 1 et 2, 4et 5,5 et 6, 7 et 8), enfin, une barre brun sombre,
droite, allant de l’apex à la 3 sur le bord terminal. Inférieures avec
une série extrabasilaire, arrondie, de six gros points brun sombre
et.un chapelet extracellulaire de taches ogivales comme aux supé-
rieures, la plupart des taches lisérées d’un peu de blanc. Franges
couleur du fond. Dessous des ailes gris brunâtre, la côte des supé-
rieures fauve striée de noir, les quatre ailes avec un assez gros
point cellulaire fauve. Tête et corps couleur du fond, le collier plus
pâle.
Popayan, Colombie ; un «+.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XLVI, 3 VIL 1902 23
336
Asyngria n. gen.
Antennes assez épaisses, finement pubescentes; palpes assez
gros, droits, dépassant bien le front, à troisième article court.
Supérieures avec l’apex acuminé, le bord terminal bien arrondi;
inférieures avec le bord terminal très faiblement proéminent
sur 7, puis droit jusqu’à 4 où il s’arrondit légèrement. Aux
premières ailes la nervure 3 quittant la cellule avant l’angle,
4 de l’angle, 5 immédiatement du dessous de l’angle supérieur;
6 et 7 tigées; 8 et 9 tigées ensemble puis avec 10 qui s’anasto-
mose sur un point avec 11 pour former une petite cellule
supplémentaire oblongue; 12 libre. Inférieures avec la 3 quittant
la cellule peu avant l’angle, 4 de l’angle, 5 du milieu de la discocel-
lulaire, 6 et 7 tigées. ie
Type : Asyngria nigripuncta Dan.
Ce genre est voisin d'Hemioplisis H. Sch. (Deceliodes Warr.).
Asyngria nigripuncta n. sp. — 27 mill. — Dessus des quatre
ailes gris souris strié de brun; les supérieures traversées au troi-
sième quart par une ligne pâle, bien délimitée, à peu près parallèle
au bord terminal, mais émettant un coude profond, extérieur, entre
3 ets et trois taches subapicales noires, les deux premières rondes
entre 5 et 7, la troisième allongée, la pointe vers l’apex. Inférieures
avec une ligne faisant suite à celle des premières ailes, également
coudée entre 3 et 5. Franges concolores. Dessous des quatre ailes
gris strié de brun.
El Monje près Lojà, Équateur ; un 4.
Epiplema raripuncta n. sp. — 20 mill. — Bord terminal des
supérieures droit, des inférieures très légèrement denté sur 4et 7, .
l’espace entre ces deux dents très peu échancré. Les quatre ailes
blanches avec quelques taches formées de stries agglomérées d’un
roux brun, savoir : trois petites taches antémédiales entre le bord
interne et la 1, la 1 et la 2 et à l'extrémité de la cellule, quatre taches
un peu plus grandes sur l’emplacement de l’extracellulaire entre le
bord interne et la 1, la À et la 2, la 4 et la 5, la 7 et la 8; quelques
traits subterminaux dans la moitié supérieure du bord terminal; la
côte coupée de quelques stries. Inférieures avec l'indication d’une
tache cellulaire, d’une tache costale, l'emplacement de l’extracellu-
laire et quelques traits subterminaux. Dessous blanc, sans dessins.
Franges, tête, corps et pattes blancs.
Loja, Équateur ; une ©.
Epiplema lignicolor n. sp. — 20 mill. — Supérieures avec le
bord terminal renflé sur 3 et 4, bien denté sur 6 et 7, échancré sur
397
la 5 et le bord interne légèrement échancré dans la seconde moitié.
Bord terminal des inférieures denté sur 4 et 7 avec une échancrure
entre les deux. Dessus des ailes couleur bois tirant sur le fauve, les
dessins, d’ailleurs peu nets, marqués en brun foncé ; ils se compo-
sent d’une tache terminale aux supérieures entre 4 et 6 et d’une
large bande médiane commune, plus ou moins incomplète aux pre-
mières ailes et émettant une dent extérieure sur la 4 aux secondes
ailes qui ont le bord terminal plus ou moins rembruni, Une toufte
de poils à l’angle interne des supérieures. Dessous plus clair, les
inférieures sans dessin, les supérieures avec un rappel indistinct de
bande médiane.
Micay, Colombie ; deux (Y.
Epiplema obliquifascia n.sp. — 20 mill. -— Ailes découpées
comme dans l’espèce précédente, couleur noisette avec quelques
stries brunes, les dessins bruns. L’échancrure des supérieures
entre 4 et 6 bordée de brun, les quatre ailes traversées par une large
bande commune dont les deux lignes extérieures s’écartent davan-
tage à la côte des premières ailes, l’intérieur se fonce aux secondes
ailes et qui contient, aux supérieures, une ligne épaisse, sombre,
droite, coupant obliquement l’aile, à peu près parallèlement au bord
terminal. Un point terminal brun aux inférieures qui sont finement
_ Lisérées de blond; franges brunes et blondes. Dessous blond avec
quelques stries plus foncées. Tête et corps concolores.
Micay, Colombie ; une ©.
Rappelle en plus petit Epiplema rufula Warr., s’en distingue par
la ligne oblique des supérieures.
GEOMETRIDÆ.
Miantonota punctilinea n. sp. — 34 mill. — Dessus des ailes
vert pâle uniforme, chaque aile avec un point cellulaire brun, beau-
coup plus gros aux supérieures. Les quatre ailes traversées par
. deux lignes de points nervuraux blancs; la première ligne extra-
basilaire, chaque point blanc suivi extérieurement de quelques
écailles noires ou vert sombre sur la nervure, la seconde ligne sub-
terminale, les points sur 1, 2 et 5 plus éloignés du bord et chaque
point précédé intérieurement d’un autre point également nervural
ou noir ou vert plus sombre. Franges vert pâle à extrémité blan-
châtre. Dessous des quatre ailes ainsi que leurs franges d’un vert
plus pâle, les inférieures devenant presque blanches. Front brun;
vertex (entre les antennes) vert; antennes brunes marquées d’un
point blanc à leur base ; collier blanc; ptérygodes et thorax verts;
dessus de l’abdomen décoloré (a dû être ravi dessous du corps et
paites blanc verdâtre.
Mérida, Venezuela ; un (.
338
Heterusia rubrimarmorata n. sp. — 22 mill. — Dessus des
quatre ailes noir; les supérieures avec la côte coupée par trois
taches blanches et une bande blanche, droite, assez étroite, traver-
sant l’aile du bord interne {vers son milieu) pour s’arrêter au coin
de la cellule en dessous de la 3. Les inférieures entièrement traver-
sées par cette même bande, plus large et coudée extérieurement
en dessus de la 4, contenant en outre un gros point cellulaire noir.
Franges noires coupées de quelques poils blancs. Dessous des ailes
comme le dessus, mais les supérieures avec la côte et l’apex large-
ment ferrugineux, la côte striée de blanc en outre des taches et la
ligne blanche s’élargissant vers le bord interne; les inférieures avec
le premier tiers et la bordure terminale envahis de ferrugineux et
d’écailles blanches et jaunes. Les franges noires coupées de blanc.
Dessus du corps noir, l’abdomen finement cerclé de quelques poils
blancs; dessus du corps blanchâtre; pattes blanches coupées de
brun.
Micay, Colombie ; un «.
Se place auprès de funebris Warr.
Eudule semirubra n. sp. — 17 mill. —- Tête, corps, pattes et
dessus des supérieures brun marron, ces dernières semées de quel-
ques rares écailles jaunes le long de la côte et du bord terminal.
Dessus des inférieures rouge brique pâle, les franges brun marron.
Dessous des quatre ailes rouge brique pâle, les premières ailes avec
une bordure brun marron le long de la côte, plus large à l’apex et
continuant le long du bord terminal en s’amincissant au point de ne
pas atteindre toujours l’angle interne; les secondes ailes avec une
large bordure terminale brun marron. Ces bordures sont semées
d’écailles rouge brique et varient suivant les individus en se fon-
dant plus ou moins dans la couleur du fond.
Loja, Équateur ; trois 4.
Prochoerodes fleximargo n. sp. — 40 mill. — Supérieures
avec l’apex obtus, le bord terminal ni droit ni anguleux, mais très
légèrement échancré sur la 7 et très légèrement renflé de 4 à 6;
bord terminal des inférieures légèrement denté sur 4. Dessus des
quatre ailes gris noisette coupé transversalement par une fine
ligne commune, droite, géminée, noire, à centre blanchâtre, par-
tant du milieu du bord abdominal pour aboutir à la côte bien avant
l’apex; chaque aile avec une ombre subterminale partielle forte-
ment zigzaguée, aboutissant aux angles interne et anal, les supé-
rieures avec un très petit point cellulaire noir. Franges concolores.
Dessous d’un gris plus terne finement saupoudré de petits atomes
noirs, sans dessin apparent, sauf quatre petits points cellulaires peu
marqués. Tête et corps concolores.
Venezuela ; un (y.
339
LI
Se place à côté de Prochoerodes cristata Warr. dont la ligne
aboutit également à la côte. avant l’apex et sans former d’angle.
Dectochilus marginata n.sp. — 36 mill. — Dessus des supé-
rieures fauve saupoudré de quelques atomes bruns, les dessins
brun lilacé. Ils se composent d’une assez large ligne traversant
l’aile au premier tiers, coudée dans la cellule, puis droite jusqu’au
bord interne, d’un point cellulaire, puis d’une très large bande
envahissant tout le dernier quart de l’aile, un peu plus large au
bord interne que sur la côte, la distance entre les deux lignes dou-
blement plus grande à la côte qu’au bord interne. Dessus des infé-
rieures blanc grisâtre avec un tout petit point cellulaire et une
large bande terminale noirâtre très pâle. Franges couleur des
bandes terminales. Dessous des quatre ailes fauve très pâle semé de
quelques atomes avec le rappel des points cellulaires et des bandes
terminales.
Araucanie ; un (j.
Anisoperas proxima n. sp. — 52 mill. — Bords terminaux
des quatre ailes bien coudés sur la 4. Dessus gris brun, les supé-
rieures avec un petit point cellulaire et traversées par quatre fines
lignes plus sombres, savoir : une extrabasilaire coudée à la côte
puis droite, une médiane plus perpendiculaire, une extracellulaire
droite, passant extérieurement à un gros point subcostal blanc
allongé pour aboutir à la côte peu avant l’apex, enfin une subter-
minale plus sombre, coudée extérieurement sur la 5, l’espace
médian entre la seconde et la troisième ligne un peu roussâtre. Les
inférieures avec une extracellulaire à peu près droite faisant suite à
celle des supérieures, l’espace en avant roussâtre jusqu’au point
cellulaire et une subterminale arrondie. La ligne subterminale
accompagnée aux quatre ailes de petits points nervuraux blancs,
mieux indiqués aux inférieures. Franges concolores. Dessous des
quatre ailes gris avec une ombre subterminale, un rappel indistinct
de l’extracellulaire aux supérieures, l’apex des premières ailes et
les bords terminaux tachés de blanchûâtre.
Lojà, Équateur ; un 4.
Cette espèce a les lignes d’Anisoperas réctilinea Warr. et le point
blanc d’atropunctaria WIK. ; les bords terminaux sont plus coudés
que dans rectilinea.
Eusarca maculifascia n. sp. — 35 mill. — Bord terminal
bien coudé sur la 4 aux premières ailes, plus légèrement aux infé-
rieures, Dessus des quatre ailes jaune paille avec quelques fines
stries violacées, traversé par une ligne commune d’un jaune plus
sombre, à peu près droite, partant du bord abdominal un peu après
le milieu pour s'arrêter sans l’atteindre vers la côte des supérieures
340
peu avant l’apex; cette ligne est suivie aux premières ailes d’une
série extérieure de taches violacé pâle accolées contre elle, la plus
grande entre À et 2, aux inférieures elle est suivie d’une série sub-
terminale de taches également violacé pâle, mais qui en sont bien
complètement isolées. Chaque aile avec un petit point cellulaire, les
supérieures traversées en outre par une ligne extrabasilaire violacé
pâle, coudée au milieu. Dessous pareil. Franges concolores. Tête,
thorax et pattes couleur du fond.
Paraguay; une ©.
Pyrinia dispansa n. sp. — 23 mill. — Dessus des ailes ocre,
traversé par une assez large ligne commune brun jaune, partant du
second tiers du bord abdominal, à peu près droite aux inférieures,
coupant le bord interne des supérieures également au second tiers,
puis droite pour s’infléchir légèrement et atteindre l’apex immédia-
tement en dessous ; les supérieurés avec une seconde ligne demême
nuance, extrabasilaire, coudée dans la cellule, quelques fines stries
brunes et un point brun jaune subapical sur la côte. Franges
brun jaune. Dessous des ailes d’un jaune ocre vif semé de petites
stries brun ferrugineux espacées, les lignes et la frange comme en
dessus, mais d’une teinte plus vive, brun ferrugineux, les supé-
rieures avec une bordure terminale partielle également brun ferru-
gineux. Tête, corps et pattes teinte ocre.
Santa-Cruz, Brésil méridional; une ©.
Cette espèce ressemble beaucoup à Pyrinia copiosata Gn., mais
dans celle-ci la ligne commune aboutit à la côte dessupérieures avant
l’apex et non immédiatement au-dessous de celui-ci. |
Microsema attenuata n. sp. — 24 mill. — Bord terminal des
supérieures renflé à la 4, des inférieures bien denté également sur
la 4. Dessus des quatre ailes paille pâle, strié de brun jaune, chaque
aile avec un tout petit point cellulaire noir et une fine ligne com-
mune, géminée, brun jaune, coupant en ligne droite les inférieures
au delà du point, oblique aux supérieures qu’elle traverse du milieu
du bord interne à l’apex. Les premières ailes avec une ligne extra-
basilaire, arquée, les inférieures avec une fine ligne transversale
médiane contournant le point intérieurement, les quatre ailes avec
des stries accumulées dans l’espace subterminal et terminal. Des-
sous paille, les stries brunes plus clairsemées qu’en dessus, les
points cellulaires noirs plus gros; supérieures avec une ligne extra-
cellulaire arrondie, accompagnée d’une ombre noire de la 3 à la
côte, inférieures avec une série extracellulaire de points nervuraux
noirs. Franges, tête, corps et pattes teinte paille.
Loja, Équateur ; une 9.
341
Acrotomodes cretinotata n. sp, — 32 mill. — Dessus des
quatre ailes brun jaunâtre, traversé par une très large bande cen-
trale commune couleur du fond et dont les deux bords sont à peine
indiqués par deux fines lignes plus sombres, la première peu avant
le centre, assez droite et à peu près parallèle au bord terminal des
deux ailes, mais coudée à la côte des supérieures, la seconde ligne
également coudée au départ des supérieures où la bande a sa plus
grande largeur est un peu plus sinuée que la première. Cette bande
centrale contient des marbrures blanches, disséminées aux infé-
rieures, accumulées aux supérieures entre la 2 et le bord interne;
les premières ailes marbrées en outre de blanc à la côte, surtout
vers la base ainsi qu’à l’angle interne et possédant un petit point
apical blanc et quelques points subterminaux noirs; les inférieures
également marbrées de blanc le long du bord abdominal et avec
quelques points subterminaux noirs. Franges couleur du fond.
Dessous des quatre ailes brun jaunâtre, irrégulièrement strié
d’écailles noires, les supérieures coupées par une ligne subtermi-
nale plus foncée, à peu près droite, partant de l’apex pour atteindre
le bord interne vers le troisième quart, l’aile se fonçant légèrement
extérieurement à cette ligne qui est accompagnée d’un trait blanc
apical.
Tête, corps et pattes brun jaunûtre, les quatre premiers anneaux
de l’abdomen se relevant sur le sommet en forme de petites crêtes
et quelques points irréguliers blancs.
Rio Songo, Bolivie ; un .
Port d’Acrotomodes hepaticata Warr. décrit de Sao Paolo sur
une © ; en serait-ce le 7?
Bapta pulverulenta n. sp. — 39 mill. — Supérieures avec
l’apex pointu et le bord terminal arrondi. Dessus des quatre ailes
blanc luisant régulièrement semé de petites stries opaques assez
clairsemées qui se voient mieux sous un certain jour ou par trans-
parence, sans aucun dessin, la côte des supérieures très finement
jaunâtre. Dessous blanc luisant, les stries ne se voyant que par
transparence. Franges blanches. Palpes, front et vertex jaunes;
collier blanc avec quelques poils jaunes sur les côtés; ptérygodes,
thorax et dessus de l’abdomen blancs; pattes blanches avec quel-
ques poils jaunes.
Popayan, Colombie ; une ©.
Sangalopsis angulimacula n. sp. — 25 mill, — Dessus des
supérieures noir brun avec une large tache rouge qui remplit toute
la cellule (la côte restant noir brun), la dépasse un peu, se dirige
droit vers l’angle interne, s’arrondit après la 2 pour s'arrêter sur
la 1 d’où elle remonte, après un angle, à la cellule sur la naissance
342 |
de la 2. Dessus des inférieures noir brun uniforme. Franges noir
brun. Dessous pareil, le fond noir brun moins uniformément
sombre, les inférieures avec un trait cellulaire et une ligne extracel-
lulaire arrondie qui, sans être dessinés, se laissent deviner. Palpes,
tête, corps et pattes noir brun.
Bolivie ; un (.
Voisin de Sangalopsis marginata Warr. et assez semblable à
intermedia Warr., mais la tache différente.
Dialephtis semimarginata n. sp. — 42 mill. — Les quatre
ailes d’un beau jaune orange avec une large bordure terminale
noire, plus large à l’apex des supérieures; la côte des premières
ailes coupée de jaune orange au-dessus du milieu et largement
bordée de noir dans sa première moitié. Dessous comme le dessus,
Palpes jaunes, l’extrémité noire; front noir liséré de jaune; ptéry-
godes noires bordées de jaune en avant; abdomen noir avec trois
bandes longitudinales jaunes, une dorsale et deux subdorsales ; le
dessous blanchâtre.
Colombie ; une ©.
Ce papillon, très voisin de Dialephtis Salvini Feld. (pl. 105, fig. 14),
en diffère non seulement par l’absence de toute bordure noire le
long du bord interne des supérieures, mais encore par sa bande.
terminale des inférieures qui est beaucoup plus large; je ne crois
pas que ce puisse en être la ©.
Josia subcuneifera n. sp. — + 30°, 35 mill. — Ailes noires ;
les supérieures avec la bande longitudinale jaune orangé comme
dans ligula Hb., mais plus large, renflée au milieu, finissant en
pointe sans atteindre tout à fait le bord terminal; les inférieures
avec la bande longitudinale également comme dans ligula, mais
plus large et envahissant tout le bord abdominal jusqu’au delà de
l’angle anal. Dessous comme le dessus, mais les bandes s’élargis-
sant encore, arrivant bien au bord terminal, envahissant aux infé-
rieures la côte sur les trois premiers quarts, bref ne laissant de noir
sur ces dernières ailes qu’une bande subcostale et l’apex et une
seconde petite bande avant la 2. Côte des supérieures entièrement
noire dessus et dessous, alors que dans ligula cette côte est lisérée
de jaune des deux côtés sur sa première moitié. Franges jaunes à
l’angle anal des inférieures, puis entièrement noires. Front, inté-
rieur des cuisses et dessous du corps blancs, vertex noir avec un
point blanc à la base des antennes; collier noir en dessus avec deux
bandes jaunes transversales sur les côtés, l’une des bandes se conti-.
nuant sur les ptérygodes, l’autre sous l’aile, puis le long du corps en
une bande longitudinale jaune, les côtés et le dessus de l’abdomen
ainsi que le thorax noirs, Dans ligula, le front est jaune.
Environs de Loja, Équateur ; une paire.
943
Cette espèce forme le passage entre Josia ligula Hb. et fusi-
fera WIk.
Odontoptila mimica n. sp. — 16 mill. — Dessus des supé-
rieures blanc verdâtre avec le point cellulaire et trois lignes trans-
versales brun olivâtre, savoir : une extrabasilaire arrondie, une
extracellulaire également arrondie au centre de l’aile, infléchie inté-
rieurement en dessous de la 2, puis droite jusqu’au bord interne,
enfin une subterminale parallèle à la seconde ligne, s’épaississant et
s’ombrant extérieurement de noir, d’abord entre la 2 et le bord
interne, puis une seconde fois entre 4 et 6. Bord terminal coudé sur
3 et 4, la frange couleur du fond, coupée de noir sur 3 et 4. Dessus
des inférieures verdâtre traversé par deux lignes ondulées (extra-
basilaire et extracellulaire) faisant suite aux deux premières lignes
des supérieures, le point cellulaire noir suivant de près l’extraba-
silaire, la frange concolore. Dessous blanc sale aux inférieures,
jaunâtre aux premières ailes, la première moitié des supérieures
enfumée et sans ligne extrabasilaire, les quatre ailes avec deux
lignes communes, nettes et plus larges que celles du dessus, la pre-
mière assez régulièrement arrondie, contenant aux inférieures un
très petit point cellulaire, la seconde sinueuse et envahissant la plus
grande partie de l’espace subterminale; le bord terminal très fine-
ment liséré de brun.
Loja, Équateur ; une ©.
Ressemble superficiellement à Craspedia ambagifera Warr.
Semæopus? anomala n. sp. — 38 mill. — Dessus des quatre
ailes gris testacé régulièrement semé de fines écailles rougeâtres ;
chaque aile avec un très petit point cellulaire brun rougeâtre aux
supérieures, jaunâtre aux inférieures, et les lignes suivantes rou-
geâtres : une extrabasilaire un peu arrondie aux premières ailes et
deux lignes communes, l’une extracellulaire, dentée, parallèle au
bord terminal sur les supérieures, coupant le milieu de l’aile et se
coudant autour du point cellulaire aux inférieures, la dernière
subterminale, parallèle à celle-ci mais un peu plus tourmentée et
semant sur son passage un gros point brun rougeûtre sur chaque
nervure. Bord terminal des quatre ailes régulièrement festonné
avec une touffe de poils brun rougeâtre à l’extrémité de chaque
nervure, la frange couleur du fond. Dessous des supérieures tes-
tacé gris, des inférieures testacé blanchâtre, les premières ailes
_avec le point cellulaire et les deux dernières lignes épaissies et noi-
râtres, les secondes ailes avec la trace du point et de la subtermi-
nale ; aux quatre ailes des points nervuraux noirs sur la subtermi-
nale, un fin liséré noir terminal et une touffe de poils noirs à
l'extrémité de chaque nervure, la frange couleur du fond.
9344
Palpes avec le devant testacé, les côtés bruns; front brun rou-
geâtre; vertex brun foncé ; sommet de la tête testacé; collier, dessus
et dessous du corps couleur du fond des ailes; antennes avec double
ciliation comme dans le genre Trygodes Gn.
Popayan, Colombie; un (.
Cette espèce est, en plus grand, la reproduction presque exacte de
Semæopus? (Dysephyra) errabunda mihi de Loja, Équateur; mais,
dans errabunda, la ligne subterminale et les franges ne sont cou-
pées d’aucun des points bruns si marqués dans anomala, et les
points cellulaires sont plus gros et pupillés de blanc aux quatre
ailes.
Anisodes marginepunctata n. sp. — 20 mill. — Dessus des
quatre ailes gris testacé semé de quelques atomes rougeûtres, les
supérieures avec la côte coupée assez régulièrement par cinq
grosses taches d’un brun rougeûtre, le point cellulaire et deux
séries de points nervuraux bruns, ceux-ci à l’emplacement de
l’extrabasilaire et de la subterminale. Les inférieures avec un gros
point cellulaire blanc pur auréolé de rougeâtre et les deux lignes
de points nervuraux bruns faisant suite à celles des supérieures,
chacune se terminant sur le bord abdominal par une grosse tache
brune; bord terminal des quatre ailes avec une tache brun rou-
geâtre entre chaque nervure, l’extrémité des nervures avec une
petite touffe de poiis rougeâtres, la frange couleur du fond. Dessous
des quatre ailes blanc jaunâtre luisant avec quelques vagues indi-
cations des dessins du dessus, les premières ailes teintées de rosé.
Dessous et extrémité des palpes testacés, dessus rougeâtre; front
testacé ombré de rougeâtre; ptérygodes et thorax testacés, bordés
de rougeâtre en avant; abdomen et pattes testacés.
Loja, Équateur ; un (4. |
Cette espèce est voisine d’Anisodes lichenea Warr. de la Jamaïque.
Cnemodes rubripuncta n. sp. — 26 mill. — Dessus des quatre
ailes gris testacé régulièrement semé d’une infinité de petits atomes
rougeâtres, les dessins rouge terreux pâle se composant de fines
lignes bien nettes, disposés à peu près exactement comme dans indi-
gnaria Gn.,savoir:uneextrabasilaire, à peine arrondie, aux supérieu-
res; une médiane commune contournant extérieurement de près le
point cellulaire aux inférieures; enfin,une extracellulaire également
commune, mais ondulée. Comme dans indignaria, les bords termi-
naux ont un fin liséré; chaque aile avec son point cellulaire rouge
terreux pâle pupillé de blanc, les points des secondes ailes doubles
de ceux des supérieures. Frange, tête et corps couleur du fond.
Dessous plus pâle avec un vague rappel des dessins du dessus.
Tucuman; une ©. 5170
349
Ptychopoda cubitata n. sp. — 19 mill. — Dessus des quatre
ailes luisant, jaune paille, les dessins rosé pâle. Les supérieures
avec la côte rosée et cinq lignes transversales, savoir : une basi-
laire, une extrabasilaire, une médiane partant du bord interne et
coupée à la 2, une extracellulaire et une subterminale allant de la 2
à la côte; la 2 longée par une ligne longitudinale également rosée,
enfin, une ligne terminale partielle. Inférieures avec un point cel-
lulaire, une ligne extracellulaire, une subterminale se coudant exté-
rieurement sur la 4 pour y rejoindre un commencement de ligne
terminale. Toutes ces lignes très larges et irrégulières. Franges
paille coupées de quelques poils rosés. Dessous blanc paille luisant,
partiellement rosé, AIRE aux Supérieures. Dessus du corps paille
ei rosé.
Micay, Colombie; un (.
Très voisin de Ptychopoda quadrirubrata Warr.
Calyptocome incarnata n. sp. — 16 mill. — Dessus des
quatre ailes sans aucun dessin apparent, d’un carné jaunâtre semé
de fines écailles rosées qui s’accumulent un peu en bordure; la
frange concolore semée de poils rosés. Tête et dessus du corps
également concolores et légèrement teintés de rosé. Dessous des
ailes et du corps blanc jaunûâtre.
La Uruca près San-José, Costa-Rica; une ©.
Thamnonoma punctilineata n.sp. — 27 mill. — Dessus des
quatre ailes gris crémeux semé de fins atomes bruns, les supérieures
et la partie médiane du bord abdominal légèrement teintées de
rosé, les dessins bruns. Ils se composent aux supérieures de quatre
lignes : une extrabasilaire à peine arrondie, une antémédiane
oblique, droite, plus éloignée de la base à la côte qu’au bord interne,
une extracellulaire légèrement coudée au départ de la côte, enfin
une subterminale légèrement infléchie et aboutissant à l’apex; les
trois premières lignes semant sur leur passage des points nervuraux
bruns, la subhterminale plus fortement dessinée ; bord terminal avec
un point brun entre chaque nervure; un point cellulaire entre la
seconde et la troisième ligne. Inférieures avec trois lignes droites
transversales sans points nervuraux et qui ne sont bien indiquées
qu’au départ du bord abdominal; ces trois lignes sont à peu près
régulièrement espacées et coupent l’aile en quatre parties à peu
près égales; un point cellulaire à peine perceptible entre la pre-
mière et la seconde ligne; bord terminal avec une série de points
internervuraux comme aux supérieures; franges couleur du fond.
Dessous des quatre ailes comme le dessus, mais d’une teinte plus
chaude, semé d’atomes plus gros, les points cellulaires bien nets et
les lignes bien indiquées et s’élargissant, la médiane des inférieures
346
faisant un coude après le point, l’extrabasilaire des supérieures dis-
paraissant complètement; les points terminaux comme en dessus.
Tête et corps couleur du fond, une série dorsale de points bruns sur
l'abdomen.
Lojà, Équateur ; un 4.
Perigramma marginata n. sp. — 43 mill. — Port de Ge-
nussa celerenaria WIk. auquel cette espèce ressemble exactement,
sauf la bande noire transversale des supérieures, absente dans mar-
ginata. Les quatre ailes blanches; les supérieures avec la côte, le
bord terminal et le bord interne lisérés de gris cendré, plus large-
ment à l’apex; les inférieures avec une bordure terminale sembla-
ble, Franges blanches. Dessous semblable. Corps blanc; pattes
blanches, les extrémités gris cendré. |
San-Ernesto, Mapiri, Bolivie ; un ( pris à 1,000 mètres d'altitude
pendant la saison sèche.
Nipteria ellopiata n. sp. — 36 mill. — Dessus des ailes gris
cendré; les supérieures traversées par deux lignes brunes au pre-
mier et au second tiers de l’aile, la première ligne légèrement arron-
die et coudée à la côte, là seconde droite, oblique, à peu près paral-
lèle au bord terminal. Les espaces basilaire et médian plus foncés,
surtout sous un certain jour; un petit trait cellulaire. Inférieures
avec un point cellulaire peu distinct et une ligne brune transver-
sale, droite, au second tiers; l’intérieur de l’aile se fonçant comme
aux supérieures. Franges concolores. Dessous gris cendré uni-
forme, les dessins du dessus indiqués en transparence. Tête, corps
et pattes gris cendré.
Loja, Équateur ; un (7.
Ne ressemble de près à aucune Nipteria que je connaisse.
Nipteria differens n. sp. — 29 mill. — Bord terminal des
supérieures légèrement coudé sur la 4; les quatre ailes semi-trans-
parentes, cendré pâle, la côte et les bords terminaux un peu plus
opaques, avec un petit point cellulaire et, au second tiers, une ligne
arrondie, coudée à la côte des supérieures, ligne et points qui,
d’ailleurs, ne se voient que dans la transparence de l’aile. Les supé-
rieures semblent de plus posséder une ligne extrabasilaire et une
seconde antémédiane. Dessous semblable. Franges, tête, corps et
pattes concolores. |
San-Francisco près Loja, Équateur ; un Y.
Parallage intricata n. sp. — 34 mill. — Dessus des supé-
rieures gris blond entièrement couvert de lignes et points noir
brun; les lignes transversales sont une basilaire et une extrabasi:-
laire peu nettes, une antémédiane sinuée,une médiane extrêmement
=
947
tourmentée en zigzag, une extracellulaire pâle, droite, et une sub-
terminale bien dessinée, parallèle au bord. Un trait cellulaire épais,
une grosse tache terminale entre 3 et 4; le long de la côte, les lignes
s’'épaississent et les nervures s’assombrissent; entre 6 et 7 le fond
reparaît en une tache claire subcostale rappelant la tache de cer-
taines Nephodias. Franges gris brun. Dessus des secondes ailes gris
cendré pâle brillant avec un gros point cellulaire pâle suivi d’une
ligne brune, diffuse, arrondie à la hauteur du point et l’indication
d’une vague subterminale; les franges concolores. Les quatre ailes
finement lisérées de brun. Dessous comme le dessus, mais plus
sombre, le fond bruanissant un peu et certaines lignes se fonçant
également. Tête et corps gris cendré.
Popayan, Colombie; un 4.
Ochyria tricolorata n. sp. — 31 mill. — Dessus des supé-
rieures vert mousse, traversé par une large bande médiane marron,
la côte coupée de nombreux traits noirs dont trois amorçant la ligne
basilaire, d’ailleurs mal dessinée, et six amorçant la bande médiane;
celle-ci est doublement plus large à la côte qu’au bord interne, par-
courue en partie par six lignes, estompée de noir et de vert mousse,
très sinuée sur les deux bords dont l’extérieur est bien denté sur
4 et 7. Espace subterminal vers l’angle interne d’un carné pâle;
quatre points subterminaux blancs entre les nervures de 4 à 8 pré-
cédés intérieurement d’une petite bande marron. Franges couleur
du fond. Dessus des inférieures blanc grisâtre luisant, la frange un
peu crémeuse. Dessous des premières ailes noir, l'espace interne
pâle; une bande extracellulaire blanche part sous la côte de la 8,
atteint la 3 et remplit l’espace terminal entre 3 et 4; trois des points
blancs subterminaux reparaissent entre les nervures 5 à 8. Apex
pâle ; franges noires coupées de blanc. Inférieures grisâtres avec
l'indication d’un point cellulaire suivi de deux lignes transversales
arrondies et d’une ombre terminale noire. Front et thorax jau-
nâtres; collier, ptérygodes et dessus de l’abdomen vert mousse.
Loja, Équateur ; un 4.
Epirrhoe respondens n. sp. — 25 mill. — Dessus des supé-
rieures vert pâle, la côte coupée de nombreux traits noirs, avec
deux lignes transversales : une antémédiane, un peu arrondie et
une extracellulaire dentée sur 4 et 6, ces deux lignes plus écartées
à la côte qu’au bord interne, l’espace entre elles se fonçant et for-
mant une large bande médiane coupant l’aile en trois parties à peu
près égales ; une petite éclaircie un peu fauve après cette bande vers
5..et 6; une série subterminale de traits blancs, entourés pour la
plupart de noir entre les nervures; la frange jaunâtre coupée de
noir. Dessus des inférieures et franges d’un blanc jaunâtre très pâle
348
avec quelques fines marbrures noires vers l’angle anal. Dessous des
supérieures enfumé, la partie apicale largement noire et cerclée de
jaunâtre, l’apex lui-même jaunâtre; trois fines petites lignes cos-
tales précédant cet espace; dessous des inférieures jaunâtre strié
de noir avec trois fines lignes transversales noires arrondies s’arré-
tant avant le bord abdominal et une large ombre terminale noire
coupée de jaunâtre. Franges jaunâtres. |
Loja, Équateur; un .
Cette espèce ressemble beaucoup à Cidaria Yerba Schs.
Coenocalpe marmorata n. sp. — 23 mill. — Dessus des ailes
testacé marbré de blanc et de noir, les dessins brun fauve; ils se
composent, aux supérieures, de trois lignes : une extrabasilaire
sinuée,une antémédiane formant un coude anguleux dans la cellule
et une extracellulaire oblique, parallèle au bord terminal, assez
droite et marquée de points nervuraux, l’espace médian entre ces
deux lignes contenant un trait cellulaire et se fonçant en fauve; une
ligne subterminale blanche indécise. Inférieures avec un très petit
point cellulaire et une série de lignes transversales qui ne sont bien
indiquées que le long du bord abdominal, une subterminale blanche
comme aux premières ailes. Franges testacées. Les quaire ailes
avec le dessous luisant, d’un testacé grisâtre, quelques tracés des
lignes transversales du dessus et un point cellulaire beaucoup plus
gros aux supérieures dont la côte est coupée de noir. Front brun,
collier jaunâtre bordé de brun, ptérygodes brunes en avant, puis
blanches, dessus du corps testacé.
Loja, Équateur; un .
Tephroclystia rufipalpata n. sp. — 20 mill. — Dessus des
quatre ailes blanc, les supérieures avec la côte fortement coupée de
noir gris, un gros point cellulaire noir, une série de fines lignes
noir gris transversales, parallèles, une large bande subterminale
rousse, enfin une bordure terminale gris roux; inférieures traver-
sées par une foule de fines lignes grises parallèles, les franges
blanches coupées de gris. Dessous grisâtre, les supérieures avec
un gros point cellulaire, plusieurs lignes transversales sombres
arrondies et une subterminale blanche; les inférieures avec un
petit point cellulaire et les lignes transversales arrondies comme
aux premières ailes. Front, vertex et ptérygodes blancs ; palpes allon-
gés, roux.
Popayan, Colombie; une ©.
Cymatophora? subatrata n. sp. — 36 mill. — Dessus des
ailes testacé sombre avec un reflet mousse et de nombreuses petites
stries brunes, les dessins bruns. Ils se composent aux supérieures
349
de quatre lignes dont les trois premières (l'extrabasilaire, l’antémé-
diane et l’extracellulaire) incomplètes et saccadées, la quatrième (la
subterminale) formée d’une série de points intranervuraux et
accompagnée d’une fine ligne blanche; une ombre extracellulaire
brune sur la 4, suivie d’une ombre terminale entre 4 et 6; un petit
point cellulaire. Les inférieures avec une ombre diffuse droite anté-
médiale suivie du point cellulaire; d’une fine ligne extracellulaire
saccadée, enfin d’une fine subterminale blanche accompagnant les
points intranervuraux comme aux premières ailes. Bords terminaux
des quatre ailes avec des points ou taches brunes intranervurales ;
franges concolores. Dessous des quatre ailes testacé pâle, peu strié
aux supérieures, uni et plus pâle encore aux inférieures; chaque
aile avec un petit point cellulaire, les supérieures possédant une
ombre subterminale brune complète, les inférieures n’en ayant
qu’une amorce à la côte; points terminaux aux premières ailes.
Tête et dessus du corps couleur du fond.
Santa-Cruz, Brésil méridional ; un (j sans fovea.
Cymatophora”? regularis n. sp. — 438, © 41 mill. — Dessus
des quatre ailes testacé fauve uniformément strié de brun, avec le
point cellulaire peu net et une ligne commune, extracellulaire, bien
arrondie, chevronnée, les pointes tournées extérieurement et for-
mant point sur chaque nervure, une ligne médiane très irrégulière,
complète aux deux ailes chez la © où elle passe intérieurement au
point dans les inférieures, à peine indiquée sur les premières ailes
du «, rejoignant l’extracellulaire au bord interne des supérieures,
une extrabasilaire peu sinuée et qui ne se voit qu'aux supérieures,
enfin l'indication très vague d’une subterminale blanche. Bords
terminaux festonnés avec une série de points terminaux très pâles
entre les nervures; franges couleur du fond. Dessous luisant, uni,
testacé pâle avec quelques traces des dessins du dessus se voyant
par transparence. Antennes pectinées à lames courtes, mais
égales dans les deux sexes; «j' sans fovea, tête et corps couleur du
fond.
Ville de San-Salvador ; une paire.
Cymatophora®? granillosa n. sp. — 41 mill. — Dessus des
ailes cendré; les supérieures avec la côte coupée de noir aux
amorces des lignes qui sont : une extrabasilaire et une antémédiane
indiquées seulement par des points nervuraux, une extracellulaire
géminée faisant un coude rentrant intérieurement entre À et 2, puis
peu arrondie et marquée également de points nervuraux, une sub-
terminale blanche chevronnée, précédée et suivie de traits noirs
entre 4 et 6 et avec quelques chevrons noirs intérieurs; un point
cellulaire noir et une série de gros points terminaux noirs entre les
350
nervures. [nférieures traversées par une antémédiane, une extracel-
lulaire géminée faisant un coude rentrant intérieurement entre
4 et 2, puis bien arrondie et formant comme un W incomplet, la
pointe extérieure des deux demi-cercles sur la 1 et la 4, la ligne sub-
terminale blanche chevronnée précédée de quelques chevrons noirs
et la série de points terminaux noirs intranervuraux comme aux
premières ailes. Franges concolores. Dessous des supérieures gri-
sâtre avec un point cellulaire bien marqué, l’apex blanc entouré
d’une large ombre noire qui se continue le long du bord terminal;
dessous des inférieures blanchâtre avec le point cellulaire; les
quatre ailes avec les points terminaux noirs entre chaque nervure
comme en dessus. Tête, corps et pattes cendrés.
Tucuman; deux © dont l’une plus grise que l’autre.
La forme zigzaguée de la ligne extracellulaire géminée des infé-
rieures semble bien caractéristique dans cette espèce.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
Assemblée mensuelle du 5 juillet 1902.
Présidence de M. îïe D' TOSQUINET, président.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal du 7 juin 1902 est approuvé, après rectification
de M. Hippert au sujet de la capture de Pseudophia lunaris qui
a été indiquée à tort comme nouvelle pour notre pays.
Correspondance. M. De Crombrugghe s'excuse de ne pouvoir
assister à la séance.
— M. Hintz remercie le Conseil de l’avoir admis comme membre
effectif de la Société.
— M, Sibille nous envoie sa nouvelle adresse : 93, boulevard de
l'Observatoire, à Liége,
Echange de publications. L'assemblée décide l’échange des
Annales contre la publication « Marcellia, Rivista di Cecidiologia ».
Travaux pour les Annales, L'assemblée décide l’impression des
travaux insérés dans ce numéro.
Communications, M. Séverin annonce que M. le D" Rousseau a
fait don de sa collection de Carabiques au Musée d'Histoire natu-
relle, collection renfermant environ 9,000 exemplaires et comblant
beaucoup de lacunes de la collection du Musée.
— M. Schouteden signale la capture de Coranus subapterus De G.
(Réduvide), en juin 1902, dans la Forêt de Soignes, par M. Bondroit.
Excursion. Sur la proposition de M. Gillet, l’excursion du 10 août
aura lieu aux environs de Nivelles,
La séance est levée à 9 heures.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVI, 31 Vit 1902 2%
LE PHOTOTROPISME
DE DAPHNIA MAGNA Straus (Grust.)
par EE. Schoutceden.
Pendant un séjour fait à Coxyde (La Panne), à Pâques, j'ai eu
l’occasion d’observer en quantité considérable Daphnia magna,
l’une des plus grandes espèces de Daphnia de nos contrées. Ces
Daphnia se trouvaient dans une mare assez grande, ainsi que
dans un fossé voisin assez profond, dont elles étaient pour ainsi
dire les seuls habilants Crustacés : en effet, dans les nombreuses
prises que j'y ai faites, c’est à peine s’il se trouvait quelques rares
Cyclops (1).
En recueillant au filet ces Cladocères, je fus frappé par les varia-
tions que je constatais dans leur distribution verticale à différents
moments. À yant alors observé ces variations plus attentivement, je
fis quelques consiatations qui me parurent intéressantes. En effet,
à ce qu'il me semblait, ces variations étaient en rapport direct avec
les conditions météorologiques : Le temps était-il clair, avec un
beau soleil, je ne trouvais à la surface de l’eau que peu de Daphnides
comparativement au nombre d'individus que je recueillais dans les
couches profondes. Etait-il au contraire couvert, il était facile de
constater une notable augmentation du nombre des Crustacés dans
les couches supérieures; il en était de même à la fin de la journée,
quand le soleil avait disparu à l’horizon. Durant un autre séjour à
Coxyde, à la Pentecôte, le temps fut constamment couvert : je pus
constater qu’une bonne partie des Daphnia se tenait près de Ja
surface. Mais si, comme ce fut souvent le cas, une pluie forte ou une
grêle venait à tomber, les Crustacés regagnaient les couches infé-
rieures de l’eau.
Un fait qui me frappa toutefois, c’est que dans ces cas où les
Daphnides demeuraient en majorité près du fond, par exemple par
un beau soleil, si je comparais grosso modo les prises faites à la sur-
face et celles faites dans les parties profondes, il était facile de voir
que dans les premières il y avait une proportion d'individus jeunes
bien plus forte que dans les autres : ces jeunes Daphnides avaient,
semblait-il, une propension à demeurer dans les couches supé-
rieures de l’eau, de même d’ailleurs que les individus les plus âgés,
reconnaissables à leur couleur d’un blanc opaque, en restaient de
préférence éloignés.
(1) C'est dans cette mare qu il y a deux ans M. Lameere a Sapiure CHCREE
laticaudata Müll,
303
Je pus observer des faits analogues sur des Daphnia magna que
j'avais placées dans de grands vases en verre dans le laboratoire:
qu'avait obligeamment mis à ma disposition à Coxyde M. Massart,
professeur à l’Université libre. En interceptant les rayons lumineux:
qui venaient frapper la partie inférieure des vases, on voyait se
répéter les phénomènes observés dans la mare : les Daphnia ne
venaient en grand nombre à la surface que le soir. De même, en
enfermant quelques Crustacés dans un tube en verre dont une
moitié était entourée d’une gaine obscure de papier, on voyait la
plupart d’entre eux se réfugier dans cette partie sombre : ici également
les individus jeunes restaient de préférence dans la partie éclairée,
que certains ne quittaient même pas lorsqu'elle était exposée à un
fort soleil. Toutefois, lorsqu'on imprimait une secousse au tube,
il était rare de voir des Daphnia rester à la surface, de même en
agitant l’eau d’une façon quelconque; mais dans ce cas la lumière
ne joue évidemment aucun rôle.
Ces diverses constatations m’amenèrent à tenter quelques recher-
ches plus précises sur l’action de la lumière sur Daphnia magna.
Ce sont les résultats de ces recherches qui font l’objet du présent
travail.
Pour ces expériences, que j'ai faites à Bruxelles avec des Daphnia
rapportées de Coxyde, j'ai employé un dispositif assez semblable à
celui que décrit Yerkes dans le premier travail où il étudie la réac-
tion des Entomostracés à la lumière (Amer. Journ. Physiol., IN,
1899). En voici la description :
Les Daphnides étaient placées dans un récipient rectangulaire
en bois, dont les deux longs côtés verticaux étaient formés par des
lames de verre mince, longues de 50 centimètres, hautes de 20 cen-
timètres et laissant entre elles un espace de 3 centimètres; toutes
les parties en bois étaient peintes en noir, tant à l’intérieur qu’à
l’extérieur. L'appareil ainsi préparé était placé dans une caisse en
bois, ouverte aux deux extrémités, dont il occupait toute la lar-
geur. Pour graduer la lumière j’employais un prisme analogue à
celui qu'Oltmanns a employé pour ses études sur les Volvox (Flora,
LXXV, 1892), c’est-à-dire un prisme de gélatine obscurcie par une
dissolution d’encre de Chine : ce prisme était aussi long et aussi haut
que chacune des faces en verre du récipient, de façon à pouvoir être
adapté contre celui-ci à l’aide d’agrafes; des déterminations photo-
métriques montrèrent que la partie épaisse diminuait l’intensité
lumineuse dans le rapport de 4 à 5 environ. Comme source de
lumière j'employais trois bougies, placées à 15 centimètres l’une
304
de l’autre et à 50 centimètres du récipient : je les allumais tantôt
simultanément, tantôt séparément, comme je l'indique pour
chaque série d’expériences. IL va de soi que j'ai toujours eu soin
d'opérer dans une chambre noire, pour éviter toute erreur prove-
nant d’une lumière extérieure. Grâce au dispositif employé, je pou-
vais observer directement les agissements des Daphnia par l’extré-
mité de la caisse vers laquelle se trouvait le récipient. J'ai fait de
plus quelques expériences comparatives à la lumière solaire.
I. Expériences à la lumière artificielle.
Note : Pour faciliter l’exposé, j’ai représenté les trois bougies par
1,2, 3 et j'ai divisé la longueur totale du récipient en trois parties
Fe la lettre «a désigne la partie opposée à la bougie 1, b — 2,
c — 3, 1 étant en face de la partie mince du prisme, cen pce de w
partie épaisse. Dans les tableaux qui suivent, j’indique le nombre de
Daphnia se trouvant dans chaque division de minute en minute.
J'ai fait un grand nombre d'expériences qui toutes m'ont donné
les mêmes résultats. Je crois donc inutile de reproduire tous mes
tableaux et je me contenterai d’en donner un ou deux pour chaque
série d'expériences.
1" expérience : Bougies 1, 2, 3. — Distance des bougies au
récipient : 50 centimètres. — Nombre d'individus mis dans le
récipient :-15.
Emi 2 m.|3 m, ane 6m Ë 0 m.|1 m.|2 m.[3 m.|{m.|5 m.|6 m.
4 | G'1 79 SANTE | 8 CA AO | 8 ie 7 | 4 | 3
b : G | él 3 | 3 | 4 | 4 be) 'Aetel #6 | | 3 |. De
6 AUS 0e D 9 En CC RC LUIE DE EU | 5 | 6 | 9
® expérience : Bougie 2. — Distance : 50 centimètres. — 15 indi-
vidus.
D’abord,les Daphnia vont vers la partie la plus claire, donc devant
la partie mince du prisme. Dans l’obscurité, je change alors le
355
prisme de position, de telle sorte que la partie mince soit là où était
auparavant la partie épaisse : quelques Crustacés se rendent assez
vite dans la partie claire et s’y agitent vivement, tandis que ceux
restés dans la partie obscure semblent plus nonchalants; ceux-ci
se rapprochent peu à peu de la partie plus éclairée et en même
temps deviennent plus actifs. Après environ quatre minutes,
la majorité est devant la partie claire; après quelque temps,
presque toutes les Daphnia retournent vers l’autre extrémité du
récipient.
3° expérience : Bougie 1. — Distance : 50 centimètres. — 15 indi-
vidus.
Note : Cette expérience a été faite en ne laissant d’abord
arriver sur le récipient qu’une très faible lumière. O représente
le moment où la bougie 1 a été allumée : il y avait alors 12 Daph-
nia en «a.
4° expérience : Bougie 1. — Distance : 50 centimètres, — 10 indi-
vidus.
0 m 1m. 2 3m.l4m 5m.}6m.|7m. [sm
| |
3 5 7 | 4 2 1 | 1 | 1 2
|
balslslsls sole
| |
| 3 9 | | 7 5 4
306
5° expérience : Bougie 3. — Distance : 50 centimètres. — 10 indi-
vidus.
G° expérience : Bougies 1 et 3. — Distance : 50 centimètres. — 8 et
10 individus.
Temps | 0 m.|1 m. 2 m. [8 m. 4 m 15 m.)6
a | 2 8 5 | 6 | 5 | + | 2
b | 3 2 | 2 | 1 | 1 | 2 2
c | 3 | 3 | 1 | 1 ps la | 4
Temps om[im.[e ms m4 m|5 m 6 m.
a | 4 | 5 | 6 | 5 | 3 | 3 | 2
b | 4 | 5 | 3 | 3 4 2 | 3
c | 2 | 0 1 | 2 | 3 5 | 5
7° expérience : Bougies 3 et 1 X 4(— 2 bougies). — Distance :
50 centimètres. — 10 individus.
Temps | O m. | 1 m. 2 m. [9 sm.|5 m6 m
sale ets | +1
b | s |: | ss): | DE
307
8° expérience : Bougies 1 X 4. — Distance : 50 centimètres. —
10 individus.
Temps omfim|2ms mins 6 m.
a | 3 | 4 | 7 5 | 3 | 1 | 1
b | 3 | 4 | 3 | 4 | 8 | 4 | 1
c | 4 | 2 | 0 | 1 | 4 | 5 | 8
;
® expérience : Bougies 1, 2, 3. — Distance : 35 centimètres —
Une cinquantaine d'individus.
Au début, la distribution des Daphnia est à peu près égale ; après
un certain temps, la majorité va vers la partie plus obscure :
comme dans les autres expériences, celles qui restent devant la
partie mince du prisme sont presque toutes des individus jeunes.
10° expérience : Bougies 1, 2, 3. — Distance : 35 centimètres.
Dans cette expérience, comme dans celles qui suivent, je n’em-
ployais chaque fois qu’une seule Daphnia, que je plaçais avec une
pipette, tantôt en «a, tantôt en b, tantôt en c. Dans les tableaux,
j'indique par les lettres a, b, c la place où se trouve chaque individu
après 1,2... minutes.
4° Les Daphnia sont introduites dans le récipient en a :
IDR
ISRDDENE
DORE
DORE
TLCECE
ISOORUDE
DRE
2° Les Daphnia sont introduites en b :
358
Le
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: à | £Ë
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un
(ed)
=)
©
(ap)
4 J'ai suivi quelques individus pendant une période plus longue,
399
afin de voir si la réponse qu’ils donnaient après 6 minutes se main-
tiendrait, ce qui s’est effectivement produit, sauf de très rares excep-
tions.
Je donne ici cinq de ces expériences :
ot bn: m4 07. im. 6m. | m. sm. [9m 10 m. m2
| Î ]
a a b | b | ê b | a | a a b | a b a
(
b | b | a | a | b | b | C | b | b | b | C | c | 6
| |
—————————— ——
C C b | a | b | C C C b C | C | C | C
|
|
b | b c | b a a | b b a | a b b | b
balslolclholelelelslele 2
11° expérience : Bougies 1, 2, 3. — Distance : 55 centimètres.
Je mets un certain nombre de Daphnides dans le récipient; après
quelque temps, une partie se trouve en c. Je prends alors avec une
pipette un individu en cet je le mets en a : le Crustacé retourne
rapidement vers c et s’y agite assez vivement pendant quelques
instants. En répétant cette opération avec divers individus,
j'obtiens toujours le même résultat. En prenant des individus
(jeunes pour la plupart) en a et en les plaçant en c, ils reviennent
vers a et y restent en général : plusieurs, en effet, vont vers c. J'ai
aussi fait quelques essais en prenant un individu de grande taille
en cet en l’y replaçant après quelque temps, mais les résultats,
cette fois, ont été assez variables : parmi les Daphnia étudiées, les
unes allaient d’abord vers a, puis revenaient vers c; les autres res-
taient en c, mais en allant d’abord vers le fond, puis remontaient et
reprenaient leur tranquillité première (ceci est analogue à ce que je
disais plus haut des Daphnia mises dans un tube, qui allaient vers
le fond lorqu’on imprimait un choc au tube).
Dans ces divers essais, j’ai toujours eu soin de conserver pendant
quelques instants les Crustacés dans la pipette, pour éviter toute
cause d'erreur provenant de l’agitation causée par la capture; puis
je replaçais la pipette dans l’eau et j'attendais que l'animal quittât
de lui-même le tube, comme le faisait Miss Towle (Amer. Journ.
Phys., IIX, 1900).
360
IT. Expériences à la lumière du jour.
Je n’ai fait que quelques expériences comparatives à la lumière du
jour; elles m'ont donné les mêmes résultats que celles faites à la
lumière artificielle.
4° Temps clair, sans soleil :
Au début (sans prisme) les Daphnides sont également distribuées.
Je mets alors le prisme : bientôt le plus grand nombre s’est rendu
dans la partie obscure. En changeant rapidement le prisme de posi-
tion, on voit les Crustacés suivre. En enlevant le prisme, il y a de
nouveau égale distribution. ; (
2° Temps couvert :
Mêmes résultats, mais les Daphnia se rapprochent de la partie
claire.
Des observations que j'ai pu faire, il me paraît ressortir que
Daphnia magna, exposée à l’action de la lumière et pouvant choisir
entre diverses intensités, est d’abord positivement phototropique,
c’est-à-dire que le Crustacé va vers la zone de plus grande clarté; -
puis — ceci pour les individus adultes — il gagne la zone de
moindre illumination; quant aux individus jeunes, il semble qu’ils
aient des tendances moins nettes : toutefois, la réaction positive se
maintient, dans un très grand nombre de cas. Tout cela, naturelle-
ment, dans les conditions d’intensité lumineuse où j’opérais, car il
est certain qu'il doit y avoir pour D. magna un optimum de :
lumière.
Pour le moment, je me borne à constater ces faits, comptant me
livrer à des recherches plus détaillées sur l’action de la lumière sur
les Daphnia, en me plaçant à divers autres points de vue.
Mes recherches bibliographiques m'ont montré que les quelques
auteurs qui ont étudié la question de la réaction à l'excitation lumi-
neuse chez les Entomostracés, sont arrivés à des résultats assez
contradictoires : les uns constatent que l’espèce expérimentée par
eux est positivement phototropique, les autres qu’elle l’est négati-
vement, ceci en laissant de côté la distinction en photopathy et
phototaxis. En ce qui concerne l’espèce que j'ai observée, Daphnia
magna, les conclusions auxquelles je suis arrivé : D. magna est
négativement phototropique à l’état adulte, mais se dirige d’abord
vers la lumière, concordent avec celles qu’a retirées Miss Towle
des observations qu’elle a faites sur Cypridopsis vidua. Mais il est
901
évident que deux espèces, même voisines, peuvent donner des
réponses absolument opposées. Je crois, toutefois, que Miss Towle a
raison lorsqu'elle dit, à propos des premières expériences de
Yerkes, sur Simocephalus venustus, que ce Crustacé, après avoir
donné une réponse positive, comme le constate Yerkes, aurait
ensuite répondu négativement, et cette fois de façon constante,
après un temps plus long.
Quant au motif déterminant de la réponse de l’organisme, je crois
qu’il nous faut admettre la théorie émise par Holt et Lee (Amer.
Journ. Phys., IV, 1901). Ces physiologistes rejettent l’opinion de
Davenport et Cannon (Journ. of Phys., XXI, 1897, et Davenport,
Exp. Morphol, I), qui croient qu’il y à à distinguer une réponse à
la direction des rayons lumineux ou phototaxis, et une réponse à la
différence d’intensité ou photopathy. D’après Holt et Lee, la lumière
agit sur l'organisme par son intensité, et accessoirement il y a une
certaine influence exercée par la direction des rayons, qui sert à
diriger l’être vers son optimum de lumière.
Quelques recherches faites dans la bibliographie du plancton
d’eau douce m'ont fait également trouver quelques faits en rapport
direct avec ce que je disais plus haut de mes observations in natura.
Ainsi Zschokke, dans son grand travail Die Thierwelt in den Hoch-
gebirgsseen (Denkschr. Schw. Ges. Naturw., XXX VIT, 1900) cite plu-
Sieurs auteurs qui, comme lui, ont observé que durant le jour le
plancton se retire à une certaine distance de la surface, pour y reve-
nir la nuit; il a de plus remarqué que les prises qu’il a faites le
jour, à la surface, lui donnaient « meist junge Thiere ». Bruylant
a fait des constatations analogues. Un autre auteur, Francé, a
étudié en détail (Biolog. Centralbl., XIV), la distribution du planc-
ton, selon le moment de la journée et les conditions météorologi-
ques : les quelques faits que j’avançais au début de cette notice
correspondent assez bien à plusieurs de ceux qu’il cite. Toutefois,
Francé, comme Zschokke, semble attribuer les variations du
plancton, tout au moins en grande partie, à des phénomènes
thermiques (échauffement ou refroidissement de l’eau). Certes,
il n’est pas impossible qu’en fait, dans la nature, une telle
action ne joue un rôle dans les variations journalières des orga-
nismes aquatiques, mais en tous cas, dans les expériences que j'ai
faites, il n’en est rien. Je me propose, d’ailleurs, de faire quelques
recherches dans ce sens. D’autre part, Loeb et Groom, dans
eur étude sur les Nauplius de Balanus (Biol. Centralbl., 1890),
déduisent déjà de leurs observations que « Die ganze Erscheinung
des periodischen täglichen Tiefenwanderung der Tiere eben nur
dadurch môglich dass dieselben erstens, heliotropisch sind, und
ZWeitens, dass der Heliotropismus... Abends (im schwachen Licht)
362
positiv, am Morgen (bei starkem Licht) negativ ist.…, so dass die
Erwärmung der Meeresoberfläche am Tage, die Abkühlung in der
Nacht keine wesentliche Rolle neben den Lichtwirkungen bei den
periodischen Wanderungen spielen kônnen. »
Je citerai encore un travail récent de Steuer (Zool. Jahrb., 1901),
où se trouvent quelques observations intéressantes dans le même
ordre d’idées : l’auteur dit également qu’à la surface de l’eau se
trouve une faune riche, mais surtout composée de jeunes stades de
Copépodes et Bosmina, tandis que les adultes — tout au moins pen-
dant le jour — restent exclusivement au fond. Steuer a également
fait quelques expériences avec des Crustacés qu’il enfermait dans
des tubes orientés diversement, et il en conclut « qu'avec l’âge, les
expériences deviennent moins exactes et les variations indivi-
duelles augmentent : la réaction négative est plus fréquente chez les
individus âgés ». Il déduit de ces faits qu’aux organismes aqua-
tiques s’applique également la loi formulée par Loeb (in Der Helio-
throp.d. Thiere und Uebereinst. mit d. Heliotrop.d. Pflanzen) : « Der
Heliotropismus eines Thieres tritt meist nur in einer bestimmten
Epoche seines Daseins deutlich hervor. » Ceci ne me paraît
exact, dans le cas actuel, que si on ajoute les mots positive ou
negative (Heliotropismus) : en effet, comme je l’ai dit, Daphnia
magna est positivement phototropique dans sa jeunesse, tandis
qu’elle l’est négativement à l’état adulte; on ne peut non plus dire
qu'avec l’âge les expériences deviennent moins exactes, puisqu’une
Daphnia adulte, exposée à une lumière vive, s’en éloigne toujours.
Loeb, d’ailleurs, fait une remarque analogue.
363
DESCRIPTIONS D'ARACHNIDES NOUVEAUX
DE LA FAMILLE DES SALTICIDÆ (ATTIDÆ)
(SUITE) (1)
par E. Simon.
Cyllodania (2)bicruciata sp. nov.— . Long.4 mill, —Cepha-
lothorax niger, longe nigro-pilosus, vilta marginali albacinctus,
parte cephalica vitta transversa latissima, medio interrupta, thora-
cica linea media longitudinali niveo-pilosis et pone oculos vitta
transversa exiliore abbreviata fulvo-pilosa, ornatus. Pili oculorum
pauci albidi. Clypeus dimidio oculorum mediorum latior, vitta latis-
sima, sed marginem haud attingente, crasse niveo-pilosa subsqua-
mulata, ornatus. Abdomen atrum, vitta media vitlisque transversis,
in medio ampliatis, testaceis et niveo-pilosis, supra ornatum, subtus
albido-pilosum. Sternum nigro nitidum. Chelæ fusco-rufulæ, antice
deplanatæ, leviter inæquales et rugosæ, curvatæ, ad basin atque ad
apicem contiguæ, extus in parte basali sal angustæ, in parte apicali
valde ampliatæ, alte et acute carinatæ et angulosæ, margine sulci
superiore valde prominulo et obtuso, inferiore brevi, tridentato.
-Pedes lutei, antici leviter infuscati, parce niveo-squamulati et
subannulati, tibiis anticis aculeis brevibus 3-3, metatarsis aculeis
2-2 subtus armatis. Pedes-maxillares lutei, patella tibiaque supra
crasse albo-pilosis; tibia patella paulo breviore et ad basin paulo
angustiore, apophysi apicali recta, acuta et sursum oblique directa
extus armata; tarso anguste ovato; bulbo disciformi, stylo crasso,
apice libero, leviter incrassato atque obtuso, omnino circumdato.
— Venezuela : La Guaira!
Rhyphelia (3) variegata sp. nov. — 4. Long. 3 mill. —
Cephalothorax niger, parte cephalica pilis longis convergentibus
auranliacis vestita sed vitta media lata albo-pilosa, lineam rufulam
- (1) Voir Ann. Soc. ent. Belge., €. XLIV (1900), p. 381; t. XLV (1901), p. 4l ét
t. XLVI (1902), p. 24.
(2) Cyllodania nov. gen. a Scopocira E. Sim. C. (Grauhara Peckh.) differt
clypeo latiore et crebre barbato, oculis ser. 2® ante medium sitis sed ab oculis
lateralibus anticis remotioribus, pedibus robustioribus, parte labiali longiore
quam latiore, chelis maris sat lonwis sed verticalibus, valde incurvis atque extus
angulose carinatis. — Typus : C. bicruciata E. Simon.
_ (3) Rhyphelia nov. gen. ab Evophridi differt quadrangulo oculorum pos-
tice quam antice multo angustiore, parte thoracica antice late depressa et longe
pone oculos sulco brevi sed profundo impressa, oculis anticis in lineam recur-
vam, clypeo maris angustiore tantum ad marginem barbato, laminis maris
extus tuberculatis. — Typus : À. variegata E, Simon.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVI, 31 vit 1902 25
364
includente, notata, thoracica utrinque subglabra, in medio pilis
albidis longissimis munita. Pili oculorum albido-lutei, supra oculos
medios aurantiaci. Clypeus ad marginem pilis albidis longis paucis
munitus. Abdomen ovatum, depressiusculum, nigrinum, obscure
testaceo-variatum, rufulo albidoque pubescens, in parte apicali
arcubus sinuosis albidis ornatum, subtus olivaceum. Partes oris
sternumque olivacea. Chelæ nigræ, glabræ, subtiliter transversim
striatæ, marginibus sulci longis, dentibus mediocribus, remotis.
Pedes antici robusti, nigricantes, coxis patellis tarsisque dilutio-
ribus. Pedes postici lutei, late nigro-annulati, cuncti parce albido-
pilosi. Pedes-maxillares breves et robusti, nigri, femore ad apicem
patellaque dilutioribus et crasse albido-crinitis; femore brevi et
robusto; tibia patella paulo breviore et angustiore, apophysi fere
inferiore subbasilari, crassa, nitida, curvata et semilunari extus
armata; tarso magno late ovato; bulbo maximo, ad basin valde
convexo et subrotundo, ad apicem oblique truncato et stylo valido
curvato munito, sed abrupte angustiore et turbinato. — Venezuela :
Caracas!
Dasycyptus (1) dimus sp. nov. — (4. Long. 6 mill, — Cepha-
lothorax niger, pilis depressis pronis viridi-micantibus vestitus.
Pili oculorum pallide lutei, sub oculis mediis albi. Clypeus utrinque
luteo in medio albo-barbatus. Oculi antici a sese subcontigui, api-
cibus in lineam recurvam. Oculi postici sat magni, ab oculis ser.
2* spatio oculo non multo latiore distantes. Abdomen breviter ova-
tum, supra crebre viridi roseoque micanti pilosum subsquamu-
latum sed utrinque macula magna subquadrata fusca et subglabra
notatum, subtus simpliciter albo-pubescens. Chelæ mediocres,
fusco-piceæ, læves, ad basin crebre albo-pilosæ, præterea glabræ,
margine inferiore sulci dente valido et compresso armato. Pedes
sat longi, nigricantes, coxis sex posticis, metatarsis tarsisque
cunctis, femoribus posticis ad basin fulvo-rufulis, aculeis longis
numerosis ordinariis armati. Pedes-maxillares robusti, fusco-picei;
patella haud vel vix longiore quam latiore; tibia patella circiter
æquilonga, superne leviter depressa, apophysi apicali brevi, lata,
truncaia et subquadrata, superne minute dentata, armata; tarso
ovato, ad basin convexo, ad apicem attenuato, depresso, sliylo
valido et uncato armato. — Africa occid. : Gabon.
Viciria bombycina sp. nov. — Long. 7 mill. — Cephalo-
thorax rubro-castaneus, rubro-pubescens, parte cephalica obscu-
(1) Dasyeyptus nov. gen. a Colytto differt pedibus 3ï paris pedibus di paris
vix longioribus, chelis maris debilibus, marginibus sulci brevibus, bulbo maris
basi convexo et subgloboso, laminis extus obtusis.— Typus: D. dimus E. Simon.
369
riore, utrinque prope oculos nigra, macula frontali transversa
maculaque media maxima triquetra albido-luteo-pilosis ornala,
thoracica vitta marginali latissima sed postice interrupta albo-
luteo-pilosa cincta. Pili oculorum læte rubro-coccinei. Clypeus pilis
albis paucis tenuibus et longissimis vestitus. Abdomen angustum,
supra fuscum, læte rubro-pilosum, parce et longe albo-crinitum et
vitta media integra lata, sed postice sensim attenuata, albo-luteo-
pilosa, ornatum, subtus nigrum utrinque albo-pilosum. Mamillæ
inferiores nigræ, superiores fulvo-rufulæ. Chelæ nigro-nitidæ.
Partes oris sternumque nigra, laminæ extus ad apicem dilatatæ
rotundæ et convexæ. Pedes quatuor antici robusti nigri, femoribus
_ utrinque patellisque supra castaneis, metatarsis gracilibus luteis ad
basin minute nigris, tarsis ad basin luteis ad apicem nigris, femo-
ribus subtus breviter nigro-fimbriatis et longissime albo-crinitis,
tibiis subtus crebre et longissime supra brevius nigro-fimbriatis,
metatarsis ad basin (in parte nigra) sublus nigro-crinitis, aculeis
inferioribus longis 2-2 et intus, prope basin, aculeo laterali minore
armatis. Pedes postici lutei, coxis femoribusque utrinque late nigro-
viltatis, patellis fuscis, tibiis ad apicem late nigro-annulatis et subtus
nigro-fimbriatis. Pedes-maxillares breves et robusti, fusco-castanei,
tarso ad basin rubro-piloso; tibia patella breviore, apophysi exte-
riore valida, attenuata sed obtusa, oblique divaricata et leviter
curvata, intus minutissime serrulata, armata; tarso lato; bulbo
simplici, disciformi et subrotundo, ad basin haud producto. —
Borneo (ex Museo G. et E. Peckham).
V. formosa sp. nov. — Long. 7 mill. — Cephalothorax fulvus,
parte cephalica rubro-castanea, maculis ocularibus nigris notata
et coccineo-pilosa, utrinque, in declivitate et prope marginem,
albido-luteo-pilosus, vitta media, antice lata, postice sensim
acuminata, albido-luteo-pilosa, ornatus. Pili oculorum breves,
albo rubroque mixti. Pili clypei albi, parum densi, tenues et lon-
gissimi. Abdomen angustum, supra fulvum, rubro-pilosum sub-
squamulatum et vitta integra albido-luteo-pilosa ornatum, subtus
nigrinum. Chelæ nitidæ, nigro-æneæ, apice leviter rufulæ, Partes
oris sternumque nigra, laminæ extus ad apicem dilatato-rotundæ
et convexæ. Pedes lutei, antici reliquis robustiores, patellis
tibiisque fusco-castaneis, tibiis utrinque fere nigris, subtus longe et
crebre supra brevius nigro-fimbriatis, metatarsis gracilibus haud
fimbriatis, aculeis inferioribus longis 2-2 armatis, metatarso
2: paris aculeis lateralibus minoribus binis utrinque munito, tarso
1° paris intense nigro longe nigro-crinito. Pedes-maxillares sat
graciles, lutei; tibia patella saltem æquilonga, versus basin sensim
angustiore, apophysi apicali gracili obliqua et recta, apice nigra et
oblique truncata, armata; tarso sat longo, tibia vix latiore ; bulbo
366
simplici, subrotundo, intus stylo libero munito. — Java : Palabuan
(Fruhstorfer).
À V. semicoccinea E. Sim., cui affinis est, imprimis differt, vitta
media cephalothoracis pone oculos producta albido-lutea haud
nivea, parte thoracica haud rubro-pilosa, femoribus anticis fulvis,
tibiis 3: paris apice nec annulatis nec fimbriatis, pedibus-maxillari-
bus luteis multo gracilioribus.
V. diatreta sp. nov. — . Long. 6 mill. — Cephalothorax
fusco-castaneus, parte cephalica nigra, crebre olivaceo-squamu-
lata, ad marginem frontalem utrinque, supra oculos, longius pilosa
et subcristata, macula frontali et utrinque, inter oculos, macula
majore, niveo-squamulatis, ornata, parte thoracica antice dilutiore
et albo-squamulata lineaque submarginali alba sat angusta et pos-
tice interrupta ornata. Pili oculorum albi. Clypeus fere nudus.
Abdomen angustum, fulvo-testaceum, supra cervino-squamulatum
sed vitta media integra el utrinque vitta marginali latiore niveo-
squamulatis decoratum, subtus omnino albo-argenteo-squamula-
tum. Chelæ nigro-nitidæ, leviter striolato-rugosæ. Partes oris fuscæ.
Sternum luteum, albo-pilosum. Pedes fulvi, albo-squamulati, haud
fimbriati, femore 1° paris valde infuscato fere nigro, patella tibiaque
apice leviter fusco-rufulis, metatarso sat longo, aculeis parum lon-
gis 2-2, basali interiore reliquis paulo robustiore, armato. Pedes-
maxillares sat graciles, fulvo-rufuli, femore ad basin leviter infus-
cato ; tibia patella breviore, apophysi apicali parva, acuta, simplici
et antice directa extus armata; tarso tibia haud latiore, teretius-
culo; bulbo angusio, ad basin oblique truncato, apicem versus
sensim acuminato et stylo parvo apicali munito. — India merid. :
Trichinopoly.
Spilargis (1) ignicolor sp. nov. — 4. Long. 6,3 mill. — Cepha-
lothorax fusco-rufescens, læte rubro-pubescens, area oculari sub-
glabra, æneo-tincta. Pili oculorum rubri. Clypeus altissimus nudus
sed, sub oculis mediis aculeis, setiformibus 2 vel 4 erectis instructus.
Abdomen breve, fulvum, rubro-nilido-pubescens, maculis mediis
binis subrotundis nigerrimis plagulaque apicali magna albo-pilosa
decoratum, subtus obscure testaceum, confase fusco-vittatum. Ster-
num obscure fulvum. Chelæ fusco-rufulæ, cyaneo-tinctæ, subtiliter |
coriaceæ, Pedes longi, fusco-rufescentes, tarsis cunctis metatarsisque
posticis luteis, femoribus subtus tibiisque anticis fere nigris cyaneo-
(1) Spilargis nov. gen. ab Eupalia differt oculis ser. 2e ab oculis lateralibus
anticis et posticis æque remotis, clypeo nudo, maris setis spiniformibus
instructo, pedibus posticis numerose aculeatis, metatarsis anticis aculeis
inferioribus, lateralibus dorsalibusque munitis, abdomine brevi. — Typus :
S.1gmicolor E, Simon.
307
tinctis et parce rubro-pilosis; tibiis metatarsisque anticis subtus
nigro-ciliatis. Pedes-maxillares albo-testacei tarso rufescenti; tibia
patella fere duplo longiore, tereti, apophysi apicali nigra, parva,
simplici et obtusa instructa; tarso parvo, tibia multo breviore vix
angustiore; bulbo parvo, ovato, stylo apicali brevi et curvato
munito.
©. Long. 6,5 mill. — Cephalothorax flavidus, parte cephalica
albo-opaca sed maculis ocularibus magnis nigerrimis utrinque
marginata. Pili oculorum et clypei pauci albi. Abdomen latius
ovatum, albo-opacum, antice maculis binis fuscis, prope medium
maculis majoribus binis nigerrimis rotundis, dein macula trans-
versa nigra ornatum. Sternum, pedes-maxillares, pedesque pallide
flava. — Ins. Halmahera.
Epidelaxia (1) albostellata sp. nov. — Long. 6 mill. —
Cephalothorax niger, obscure rufo-pubescens, parte cephalica in
medio late flavido-pilosa utrinque albo-variegata, ad marginem
anticum longius rufo-pilosa suberistata atque in medio, inter
oculos, fasciculo albo ornata, parte thoracica linea media exili vit-
taque marginali lata parce albo-pilosis, ornata. Pili oculorum
obscure rufi. Clypeus oculis mediis vix angustior, fere nudus.
- Abdomen oblongum, obscure testaceum, vitta media dilutiore et
albido-pilosa notatum, utrinque nigricanti-vVariegatum, fulvo-
rufulo-pubescens et maculis binis parvis et obiiquis niveo-pilosis
ornatum, subtus parce albo-pilosum et linea media exili fusca
notatum. Sternum fusco-olivaceum, in medio late dilutius. Chelæ
longæ, fusco-purpureæ, antice deplanatæ, coriaceæ et valde trans-
versim striatæ, subglabræ sed ad marginem exteriorem linea exili
albido-pilosa notaiæ, marginibus sulci longis, inferiore dente
remoto æqualiter bifido armato, Pedes fulvi, confuse annulaäti, albido
rufuloque pubescentes, tibiis metatarsis tarsisque 1: paris infus-
catis. Pedes-maxillares graciles, pallide lutei, tarso apiceque
tibiali infuscatis, femore supra longe albo-crinito; patella parallela
plus duplo longiore quam latiore; tibia patella vix breviore, paulo
angustiore, leviter depressa, supra et extus albido-pilosa, intus
longe nigro-crinita, extus apophysi apicali nigra, acuta et infra
oblique directa, armata; tarso longo et angusto, teretiusculo, intus,
versus medium, longe nigro-fimbriato, bulbum multo superante;
bulbo ovato, simplici, intus stylo longo sed subrecto marginaio. —
Ins. Taprobane : Colombo, Galle, Maturata!
E. albocruciata sp. nov. — . Long. 6 mill. — Præcedenti
affinis. Cephalothorax niger vel fusco-piceus, obscure rufulo-pubes
(1) Epidelaxia nov. gen. ab Husurio imprimis differt cephalothoracis parte
cephalica inæquali et utrinque inter oculos depressa.
368
cens, parte cephalica parcissime albido-pilosa, nec cristata nec
maculata, thoracica versus marginem albo-pilosa et linea media
exili alba vel lutea, antice, inter oculos, arcuato-cruciata vel bifida,
ornata. Pili oculorum supra oculos rubri subtus albi, Clypeus paulo
angustior, parcissime albo-pilosus. Abdomen oblongum, obscure
testaceum, vitta media dilutiore et albo-pilosa, postice plerumque
ampliata, angulosa et transversim fusco-striata notatum, utrinque
fusco-variegatum, rufulo luteoque pubescens et maculis albis
parvis ornatum. Sternum fuscum. Pedes, chelæ et pedes-maxil-
lares fere præcedentis sed metatarsis tarsisque 1: paris luteis apice
late infuscatis. — Ins. Taprobane : Colombo, Galle, Maturata !
E. obscura sp. nov. — (. Long. 4 mill. — Præcedentibus affi-
nis. Cephalothorax paulo latior et brevior, niger, obscure rufo-
pubescens, parte thoracica linea media exili abbreviata albo-pilosa
ornata. Pili oculorum obscure rufi. Clypeus oculis mediis plus duplo
angustior, nudus. Abdomen oblongum, fuscum vel nigricans, pilis
albidis fulvisque vestitum et variegatum, subtus parce cinereo-pilo-
sum. Chelæ, pedes-maxillares pedesque fere præcedentium, sed
pedes-maxillares nigricantes, pedes obscuriores, antici fere omnino
nigricantes. — Ins. Taprobane : Kandy!
Phausina (1) flavofrenata sp. nov. — /. Long. 4 mill. —
Cephalothorax sat angustus, niger, parte cephalica fulvo-aurantiaco
pilosa, linea media confusa nigra notata, thoracica parcius rufulo-
pilosa sed vitta marginali vittisque radiantibus longe albo-luteo-
pilosis ornata. Pili oculorum aurantiaci. Clypeus dimidio oculorum
mediorum saltem haud angustior, ad marginem glaber, sub oculis
vitta angusta, crasse flavido-barbata ornatus. Abdomen longe
oblongum, fusco-testaceum, nigro-variegatum, nigro rufuloque
pubescens, vitta marginali postice ampliata et antice linea media
exili abbreviata albo-luteo-pilosis decoratum, subtus cinereo-
pubescens. Chelæ fusco-castaneæ, fere glabræ. Pedes lutei, postici
fusco-annulati, tibia antica aculeis inferioribus debilibus 3-1 acu-
leisque interioribus parvis trinis armata, metatarso tibia parum
breviore, aculeis inferioribus 2-2 armato. Pedes-maxillares lutei,
parce albido-pilosi, femore ad basin infuscato; tibia patella bre-
viore, apophysi exteriore parva, nigra et uncata armata; tarso
anguste ovato teretiusculo. — Ins. Taprobane mont. : Nuwara-
Eliya, Maturata!
P. guttipes sp. nov. — «{. Long. 4-5 mill. — Cephalothorax
niger, pilis rufulis albidisque mixtis, versus marginem sensim albi-
(1) Phausina nov. gen. ab Epidelaxia differt clypeo sub oculis crebre barbato,
ad marginem nudo, oculis anticis in lineam sat recurvam, tibiis posticis aculeo
dorsali subbasali munitis. — Typus : P. flavofrenaia E, Simon.
369
dioribus, vestitus. Pili oculorum supra oculos fulvi, subtus rufuli.
Clypeus dimidio oculorum mediorum haud latior fere glaber.
Abdomen breviter ovatum, atrum, supra pilis rufulis albidisque
mixlis vestitum, subtus cinereo-pubescens. Sternum nigrum. Che-
læ nigro-nitidæ, glabræ, intus leviter depressæ. Pedes fulvo-rufuli,
femoribus in medio atque ad apicem, præsertim in lateribus, late
fusco-plagiatis et subannulatis, tibiis anticis utrinque fusco-varie-
gatis et subvittatis, tibiis metatarsisque posticis valde fusco-annu-
latis, aculeis ut in præcedenti ordinatis. Pedes-maxillares castanei,
crasse luteo-pilosi, femore nigro; tibia patella breviore, latiore
quam longiore, extus leviter angulosa atque apophysi parva et
uncata armata; tarso angusto, teretiusculo; bulbo longe ovato, ad
basin valde convexo obtuso et producto. — Ins. Taprobane :
Maturata !
P. bivittata sp. nov. — ç;. Long. 4 mill. — Cephalothorax
niger, obscure rufo-pubescens, lineis binis luteo-pilosis, ab angulis
anticis ad marginem posticum ductis et postice sensim convergen-
tibus ornatus. Pili oculorum obscure rufi. Clypeus glaber. Abdo-
men oblongum, nigrum, supra obscure rufulo-pubescens, vitta
marginali, utrinque, prope apicem interrupta et leviter incurva,
lineaque media exili, medium parum superante, albido-pilosis,
decoratum, subitus parcius et breviter albido-pubescens. Sternum
chelæque nigro-nitida subglabra. Pedes obscure fulvo-rufescentes,
femoribus anticis fere nigris, tibiis anticis utrinque infuscatis,
patellis, tibiis metatarsisque posticis fusco-annulatis, aculeis ut in
præcedentibus ordinatis. Pedes-maxillares lutei femore nigro,
femore ad apicem patellaque supra crasse albo-luteo-pilosis; tibia
patella breviore, latiore quam longiore, apophysi apicali parva et
uncata extus armata; tarso sat angusto, teretiusculo; bulbo longe
ovato, apice stylo brevi et recto munito, ad basin retro-producto
et turbinato. — Ins. Taprobane : Colombo!
Semnolius (1) chrysotrichus sp. nov. — ;. Long. 8 mill. —
Cephalothorax nigro æ&neus, subtiliter coriaceus (fere depilis), parce
luteo-albido-pilosus. Pili oculorum supra oculos pallide lutei sub-
tus albi. Clypeus fere nudus. Abdomen longum, atrum, supra crebre
et longe flavo-nitido-subaureo-pubescens sed, ad marginem anti-
cum sensim albidius, subtus parce et breviter albido-pilosum.
Chelæ nigro-opacæ, antice planæ et latæ, valde et crebre transver-
sim striolato-rugosæ, margine inferiore sulci carinula longa,
(1) Semnolius nov. gen. ab Epidelaxia imprimis differt parte thoracica
antice plana postice declivi, sulco haud depresso munita. — Typus : S. ckryso-.
trichus E, Simon.
370
utrinque truncata, haud dentata, munito. Partes oris sternumque
nigro-nitida, laminæ extus sat longe et anguste productæ, sed trun-
catæ. Pedes antici nigricantes, metatarsis tarsisque castaneis. Reli-
qui pedes rubro-castanei, femoribus fere nigris, tarsis fulvis. Pedes-
maxillares nigricantes; femore apice incrassato; patella saltem
duplo longiore quam latiore; tibia patella breviore, apophysi api-
cali longa, sat gracili, recta et acuta, extus armata; tarso longo
(patella cum tibia longiore), sat anguste ovato atque obtuso ; bulbo
magno, ovato, ad basin, sub tibia, longe retro-producto, leviter
incrassato et subgloboso, ad apicem stylo recurvo munito. — Bra-
silia, prov. Minas : Caraça (E. Gounelle).
Encymachus (1) Livingstonei sp. nov.—({.Long.9,5 mill.—
Cephalothorax obscure rubro-castaneus, parte cephalica nigra,
utrinque sub oculis setis validis nigris rigidis et curvatis ornata,
pilis obscure rubris, antice pilis nitidis mixtis, vestitus, utrinque
vitta submarginali albo-pilosa cinctus. Pili oculorum rubro-coccinei.
Clypeus angustus glaber. Abdomen oblongum, postice attenuatum,
atrum et leviter testaceo-variatum, longe et crebre fulvo-pubescens,
supra linea media integra albidius-pilosa et rufulo-marginata, orna-
tum. Chelæ validæ et latæ, antice deplanatæ, valde et inordinatim
striato-rugosæ, margine superiore sulci dentibus angularibus binis
subgeminatis 1° majore, inferiore dente remoto, sat longo, leviter
curvato, apice oblique truncato, armatis. Partes oris fusco-castaneæ.
Sternum obscure fulvum. Pedes quatuor antici nigricantes, meta-
tarsis castaneis, tarsis fulvis, patella tibiaque 1' paris subtus crebre
nigro-pilosis, metatarso tibia paulo breviore, aculeis sat brevibus
2-2 subtus armato. Pedes postici rufo-castanei, femoribus tibiisque
apice valde infuscatis, numerose aculeati. Pedes-maxillares lutei,
valde et longe albido-hirsuti, modice longi; tibia patella circiter
æquilonga, apophysi apicali nigra, brevi, valida et incurva armata;
tarso angusto, breviter ovato ; bulbo-rotundo, disciformi, stylo tenui
circumdato. — Africa orient : Zambezi.
Nannenus(2)syrphussp.nov.—..Long.3,5-4 mill.— Cepha-
lothorax nigerrimus opacus, parte cephalica ad marginem anticum
utrinque arcu transverso, postice utrinque, inter oculos, macula
(1) Encymachus nov. gen. à Semnoho differt pedibus 3i paris pedibus
di paris paulo longioribus, metatarso aculeis apicalibus aculeis basilaribus
quatuor aculeoque submedio armato, laminis maris extus rotundis, chelarum
maris marginibus longis, inferiore dente remoto sat longo et truncato munito,
bulbo disciformi haud producto. — Typus : Æ. Livingstonei E. Sim.
(2) Nannenus nov. gen. ab Hasario differt oculis anticis inter se subcon-
tiguis, tibiis metatarsisque anticis aculeis longissimis subtus armatis, pedibus
3i paris pedibus 4i paris multo longioribus. — Typus : N. syrphus E. Sim.
371
obliqua, parte thoracica macula media subtriquetra vittäque sub-
marginali, postice late interrupta, niveo-pilosis, decoratus. Pili
oculorum pauci albidi. Clypeus sub oculis nudus, ad marginem
vitta crasse albo-barbata ornatus. Abdomen breve, antice truncatum,
_ supra nigrum, lineis transversis exilibus subrectis maculaque parva
apicali niveo-pilosis, ornatum, subtus fusco-testaceum. Mamillæ
fusco testaceæ. Slernum nigro-nilidum. Chelæ longæ, usque ad
basin valde divaricatæ et subtransversæ, nigro-opacæ, leviter
attenuatæ, apice truncatæ cum angulo superiore leviter prominulo
et granuloso, marginibus sulci longis, superiore dentibus parvis
binis remotissimis, inferiore dente valido simplici et subacuto
subapicali, denteque remotissimo subbasilari minore et truncato,
armatis, ungue longissimo, ad basin curvato, dein subrecto et
tereti, apice abrupte arcuato, cum angulo inferiore prominulo.
Pedes quatuor antici nigri, coxis tarsisque fulvis, femoribus ad
apicem, patellis tibiis metatarsisque in parte apicali macula niveo-
pilosa supra ornatis. Pedes quatuor postici lutei, femoribus ad
basin anguste fuscis ad apicem late nigro-annulatis, patellis
tibiisque nigris supra macula albo-pilosa notatis, pedes 3 paris
pedibus 4 paris multo longiores. Pedes-maxillares nigri, tarso
apice luteo, femore ad apicem, patella tarsoque ad basin niveo-
pilosis ; patella circiter duplo longiore quam latiore; tibia breviore
et angustiore, apophysi apicali sat longa, leviter curvata et antice
directa extus armata; tarso longo, ovato, apicem versus longe
attenuato, leviter curvato, intus longe et crebre nigro-ciliato. —
Singapore !
N. lyriger sp. nov. — . Long 4. mill. — Cephalothorax
obscure fusco-castaneus, parte cephalica nigra, fulvo-pubescente,
utrinque, inter oculos, albo-pilosa, parte thoracica vitta marginali
lata, albo-pilosa, postice interrupta, cincta. Pili oculorum fulvi,
extus rufuli. Clypeus sub oculis nudus, ad marginem longe albo-
barbatus. Abdomen nigricans, testaceo-variatum {vitta media
dentata maculas seriatas includente plerumque notatum), fulvo-
pubescens et antice arcu lato albo-piloso cinctum. Sternum fuscum,
læve. Chelæ fusco-rufulæ, sat latæ, divaricatæ, sublæves, antice
prope medium, area subrotunda, striis transversis profundis quinque
impressa, insigniter notatis, margine inferiore sulci dente submedio,
attenuato, obliquo et apice truncato munito, ungue sat longo,
arcuato, simplici. Pedes antici nigri, tarsis luteis albo-pilosis.
Pedes postici fulvi, femoribus nigricantibus, tibiis ad basin atque
ad apicem late nigricanti-annulatis. Pedes-maxillares fusco-castanei
vel nigricantes, parce albo-pilosi; patella fere 1/3 longiore quam
latiore; tibia patella breviore, apophysi apicali, antice directa,
recta sat robusta atque obtusa, extus armata; tarso longo, sat late
372
ovato‘sed apice longe acuminato et leviter extus arcuato, intus
nigro-fimbriato; bulbo longo, ad basin producto, valde convexo et
globoso, apice depresso et subparallelo, intus stylo libero, valido et
longo, apice tarso attingente, marginato. — Singapore!
Uxuma (1) impudica sp. nov. — . Long. 4 mill. — Cephalo-
thorax obscure fusco-castaneus, parte cephalica nigra, fulvo-rufulo-
pubescens, versus marginem, in declivitate, parce et longe albido-
pilosus. Pili oculorum rufuli. Clypeus glaber, oculis mediis saltem
2/3 angustior. Oculi laterales a mediis angustissime distantes.
(Abdomen valde detritum). Sternum obscure fulvum. Chelæ nigro-
æneæ, coriaceæ et transversim rugatæ, parce pilosæ. Pedes fulvo-
rufuli, antici femoribus tibiisque infuscatis, postici confuse fusco-
annulati, aculeis ordinariis armati. Pedes-maxillares sat breves et
robusti, fusci, patella dilutiore, femore ad apicem, patella tibiaque
utrinque, tarsoque crasse et longe albido-luteo-crinitis; femore
robusto, compresso et curvato; patella vix longiore quam latiore;
tibia patella breviore, apophysi nigra, magna et divaricata (articulo
longiore), compressa et subtus ad basin obtuse mucronata, armata;
tarso sat late et breviter ovato; bulbo maximo, valde convexo et
subgloboso. — Africa occid. : Gabon.
- Curubis (2) erratica sp. nov. — d. Long. 3 mill. — Cephalo-
thorax niger, obscure fulvo-rufulo-pubescens, parte cephalica
utrinque macula parva et postice macula minutissima albo-pilosis
notata, parte thoracica in medio atque ad marginem parce albo-
pilosa. Pilioculorum supra oculos fulvo-rufuli, subtuslongissimialbi.
Clypeus'sat angustus, crebre albido-barbatus. Abdomen breve, fus-
cum, fulvo-rufulo-pubescens,'antice utrinque albidius pilosum, pone
medium macula maxima transverso-arcuata albidiore sed lineam
fuscam arcuatam includente, notatum, subtus atrum, parce cinereo-
pubescens. Sternum fusco-olivaceum, læve, longe albo-crinitum.
Chelæ sat breves, fusco-rufulæ, ad basin atque ad marginem exte-
riorem crasse et longe albido-crinitæ. Pedes antici fusco-olivacei,
patellis metatarsis tarsisque dilutioribus, breves et robusti, tibia
1! paris patella haud longiore, subtus ad marginem exteriorem
aculeis debilibus binis uniseriatis aculeoque laterali interiore
(1) Uxuma nov. gen. à Nanneno differt stria thoracica parva, evidenter
pone oculos posticos sita, clypeo nudo, tibiis quatuor posticis aculeo dorsali
subbasilari munitis. — Typus : U. impudica E. Simon.
(2) Curubis nov. gen. ab Hasario differt oculis anticis in lineam valde
recurvam, pedibus anticis brevibus, tibia patella vix longiore aculeis exterio-
ribus debilibus trinis aculeoque interiore parvo subapicali armata, metatarso
tarso haud longiore, aculeis longis 2-2 subtus munito, clypeo omnino crebre
barbato. — Typus : C. erratica E. Simon.
3173
subapicali armata,metatarso tarso haud longiore aculeis validioribus
et longioribus 2-2 subtus munito. Pedes postici lutei, valde nigri-
canti-annulati. Pedes-maxillares breves et robusti, femore ad basin,
tibia tarsoque subnigris, femore patellaque supra crasse albido-
pilosis, tibia basique tarsi flavido-hirsutis ; tibia brevi, intus longis-
sime fasciculata, extus, apophysilonga(medium bulbi fere attingente)
valde arcuata armata; tarso ovato; bulbo magno, ad basin convexo.
— Ins. Taprobane : Galle!
C. annulata sp. nov. — . Long.3 mill. — Cephalothorax niger,
pilis pronis obscure rufis albidisque mixtis vestitus, vitta media
(medium partis cephalicæ antice haud superante) albido-pilosa,
ornatus. Oculi antici glauci. Pili oculorum supra ocules fulvi,
subtus albi. Clypeus sat angustus, crebre el longe albido-barbatus.
Abdomen breve, nigrum, supra pilis rufulis albidisque mixtis ves-
titum, ad marginem anticum albidius, postice utrinque macula
obliqua confusa albidius-pilosa notatum, subtus albo-pubescens.
Sternum nigrum albo-pilosum. Chelæ fuscæ, apice dilutiores et
rufulæ, valde rugosæ, ad basin et extus valde et longe albido-
crinitæ. Pedes fere præcedentis, fulvo-olivacei, fusco-annulati.
Pedes-maxillares breves et robusti, lutei, femore subtus fusco-
vittato, tibia tarsoque nigricantibus, femore patellaque supra, tibia
intus crebre et longe albido-crinitis; bulbo magno, valde convexo.
— Ins. Taprobane : Kandy!
C. tetrica sp. nov. — 4. Long. 3 mill. — A C. erratica differt
oculis anticis in lineam minus recurÿam, cephalothorace nigro,
pilis pronis fulvo-nitidis omnino vestito, pilis oculorum rufulis,
clypeo sat angusto crébre flavido-barbato, abdomine breviter ovato,
nigro, supra fulvo-nitido (ad marginem anticum dilutius) subtus
parcius cinereo-pubescenti. — Chelæ breves, fusco-rufulæ, antice
rugatæ atque ad basin crasse et longe flavido-crinitæ. Pedes nigri-
cantes, antici. patellis metatarsis Llarsisque dilutioribus, postici coxis
trochanteribus tarsisque luteis, patellis ad basin, tibiis metatar-
sisque in medio late luteo-annulatis. Pedes-maxillares breves et
robusti, fusco-castanei, femore tarsoque nigris, femore patella
tibiaque intus crasse et longe flavido-pilosis; tibia brevi, apophysi
exteriore longa et recta, secundum tarsum antice recte directa,
instructa. — Ins. Taprobane : Galle!
Nebridia (1) semicana sp. nov. — (. Long. 3 mill. — Cepha-
lothorax longus, niger, supra pilis crassis pronis, antice incurvis,
_ (1) Nebridia nov. ge. a Curubi differt clypeo añgustissimo, ad marginem
pilis paucis uniseriatis tantum munito, tibia antica aculeis 8-3 subtus munita.
«— Typus : N. semicana E, Simon. at |
374
albidis, vittam latissimam, postice attenuatam, formantibus et
macula media frontali, subrotunda fulvo-rufula, ornatus, utrinque
fulvo-rufulo-pilosus sed versus marginem fere glaber. Pili oculorum
albido-flavidi. Clypeus angustus, ad marginem setis albidis longis,
incurvis et uniseriatis munitus. Abdomen oblongum, atrum, pos-
tice macula magna angulosa dilutiore, arcus parvos binos inclu-
dente, notatum, albido fulvoque pubescens et in parte basali vittis
duabus latis crasse niveo-pilosis subsquamulatis, ornatum. Chelæ
debiles, breves et verticales, fulvo-rufulæ, antice leviter coriaceæ
et subtiliter rugatæ; margine inferiore sulci carinula trifida munito.
Sternum nigro-nitidum. Pedes quatuor antici fusco-olivacei, tibiis
subtus dilutioribus, tarsis luteis. Pedes quatuor postici lutei, late et
valde nigro-annulati. Pedes-maxillares breves et robusti, fusci,
tarso excepto, supra crasse albo-hirsuti; femore curvato subtus
apice convexo; tibia patella breviore, apophysi exteriore magna,
oblique divaricata, apice ampliata truncata et valde bifida, ramulo
superiore erecto longo et acuto, inferiore breviore sed acuto; tarso
ovato; bulbo magno et convexo, postice longe attenuato et retro
producto, antice, in declivitate, stylo longe procurvo munito. —
Venezuela : Colonia Tovar!
Tarne dives E. Simon, Ann. Soc. ent. Fr., 1885, p. 392. —
d. Long. 7 mill. — Cephaiothorax niger, lævis (omnino depilis).
Pili ocuiorum albidi. Pili clypei albidi longissimi et uniseriati.
Abdomen atrum squamulis parvis viridi-aureo-nitidis supra omnino
vestitum, subtus parcius albido-pilosum. Sternum nigrum, albido-
pilosum. Chelæ nigræ, pafrallelæ, antice valde rugoso-striatæ et
prope basin parce albo-crinitæ, marginibus sulci brevissimis, infe-
riore carinula parva fere æqualiter bidentata ad radicem unguis
vix discreta, munito. Pedes antici nigri, leviter cyaneo-tincti, coxis
metatarsis tarsisque luteis, femoribus 2° paris versus basin dilutio-
ribus, metatarsis ad basin atque ad apicem minute nigris. Pedes
postici lutei, femoribus tibiisque ad apicem infuscatis. Pedes-maxil-
lares fusco-testacei, robusti; patella haud duplo longiore quam
latiore; tibia breviore supra apophysi apicali longa, gracili sed
depressa et obtusa intus leviter oblique directa, armata; tarso
longo, sat angusto et curvato; bulbo magno rhomboidali, ad basin
atquée ad apicem attenuato, apice leviter incurvo et truncato, intus
stylo libero longissimo, ad basin sat valido et compresso, dein tenui
et leviter flexuoso, apicem tarsi attingente, laminaque libera paulo
breviore robustiore, valde compressa et subrecta sed apice minute
uncata, insigniter munito.
©. Long. 8 mill. — Cephalothorax niger (fere omnino depilis).
Pili oculorum pallide flavidi. Clypeus angustus, fulvus, ad mar-
ginem setis paucis longis uniseriatis munitus. Abdomen oblongum,
315
supra fuscum, squamulis parvis viridi-aureis nitidis omnino obtec-
tum, subtus fulvo-testaceum, parce et simpliciter albido-pilosum.
Mamillæ fuscæ, apice testaceæ. Chelæ breves et latæ, extus con-
vexæ, antice deplanatæ et grosse transversim rugatæ, nigro-nitidæ.
Partes oris sternumque fusco-picea. Pedes antici fusco-ravidi,
coxis metatarsis tarsisque dilutioribus, postici fulvi. Area genitalis
antice fovea subrotunda, postice plagula rufula linguiformi munita.
— Africa occidentalis : Assinia, Ogoue, Congo.
Mopiopia (1)comatala sp. nov. —. Long.5 mill. — Cephalo-
thorax fusco-rufescens, parte cephalica dilutiore sed utrinque prope
oculos late nigra et lineolis fuscis abbreviatis in medio notata,
fulvo-rufulo-pubescens et arcu lato albidius piloso ornatus. Pili
oculorum fulvo-rufuli. Clypeus angustus fere glaber. Abdomen
fulvo-testaceum, parcissime fusco punctatum et prope medium
arcubus transversis fuscis binis notatum, fulvo-pubescens, antice
Vitta arcuata albidius-pilosa cinctum, subtus fusco-Vvariatum et
albido-pilosum. Sternum fuscum. Chelæ nigricantes, ad basin con-
vexæ ad apicem leviter depressæ, attenuatæ et valde divaricatæ,
supra radicem unguis processu parvo et obtuso et subtus processu
simili munitæ, marginibus sulci valde excavatis, superiore dentibus
angularibus binis, 1° majore, inferiore dente longissimo sat gra-
cili, obliquo et leviter arcuato, postice ad basin minute dentato,
instructis, ungue longo ad basin valde inflato et subgloboso. Pedes
antici nigricantes, tarso luteo, metatarso leviter depresso, subtus
äculeis longis 2-2, apicali interiore divaricata et curvata, aculeisque
apicalibus binis minutissimis armato. Reliqui pedes fulvo-rufuli,
femoribus nigricantibus, tibiis versus apicem late infuscatis, meta-
tarsis tarsisque luteis, his apice fusco-annulatis. Pedes-maxillares
fusce-rufescentes; tibia patella breviore, apophysi gracili longa,
recta et antice directa armata; tarso longo; bulbo longe fusiformi,
ad basin attenuato et producto ad apicem stylo tenui, circulum for-
mante, munito. |
De Long. 7 mill. — Cephalothorax tre fulvus, UT et ver-
sus marginem valde infuscatus, maculis ocularibus latis nigris
notatus, longe albido fulvoque pubescens. Pili oculorum supra ocu-
los fulvi subtns albi. Clypeus ad marginem setis albis longis paucis
et uniseriatis muniius. Abdomen cinereo-testaceum albido ful-
voque pubescens, parce fusco- punctatum, antice vitta longitu-
dinali, postice muculis uniseratis, transversim triquetris fuscis
supra notatum, subtus subtiliter et parce fusco-variatum. Chelæ
UE) Mopiopia nov. gen. à Panysino differt qadranbulo. oculorum pavaltélo.
metatarsis anticis aculeis lateralibus inferioribus multo minoribus, chelis maris.
longis, angustis et incurvis. — Typus : M, comatulu E. Simon.
376
fuscæ, læves, margine inferiore sulci carinula valde bidentata
armato. Sternum fusco-olivaceum. Pedes lutei, fusco-annulati,
femore 1° paris nigricanti. Plaga genitalis latior quam longior,
fere semicircularis, utrinque area magna subrotunda, in medio
obtuse tuberculata, notata. — Brasilia merid. : Prov. S. Paulo.
Marma (1) Baeri sp. nov. — 4. Long. 4,5 mill. — Cephalo-
thorax niger, pilis longis pronis, in parte cephalica incurvis, luteis
rufulisque paucis intermixtis supra dense, versus marginem parce
vestitus. Pili oculorum intus pallide fulvi, extus fulvo-aurantiaci.
Clypeus dimidio oculorum mediorum paulo latior, depressus et
fere glaber. Abdomen breve, fusco-testaceum, superne pilis luteis
rufulisque mixlis crebre vestitum et postice arcubus angulosis
obscurioribus vix expressis notatum, subtus albido-pubescens,
Sternum fusco-olivaceum, læve, albo-pilosum. Chelæ longæ,
angustæ, apice attenuatæ, nigricantes, valde transversim striatæ,
margine superiore sulci dentibus binis subcontiguis, inferiore cari-
nula brevi bifida, dente 2° 1° majore, armatis. Pedes lutei, vix dis-
tincte olivaceo-variati, tarsis anticis obscurioribus fere nigris. Pedes
1! paris reliquis longiores, trochantero patella et præsertim meta-
tarso (gracili) longis. Pedes-maxillares sat robusti, lutei, femore
ad basin tarsoque fuscis, patella tibiaque supra, præsertim intus,
tarso extus, crasse et longe albo-luteo-pilosis; patella vix longiore
quam latiore ; tibia patella breviore et angustiore, apophysi apicali
sat gracili et acuta, antice directa et leviter incurva extus armata;
tarso longo et angusto; bulbo magno, ad basin convexo, suhro-
tundo et foveolato, ad apicem attenuato et fisso.
©. Long. 5 mill, — A mari differt pedibus anticis brevioribus,
tarsis haud infuscatis, pedibus-maxillaribus luteis, albido-pilosis,
chelis brevioribus, fulvis, margine inferiore sulci carinula semicir-
lari acute trifida armato. Plaga genitalis fulvo-rufula, magna, antice
depressa et utrinque minute foveolata, postice convexa et ovato-
transversa. — Ecuador sept. : Tumbez (G. A. Baer).
Donoessus (2) striatus sp. nov. — 4. Long. 6,5 mill. —
Cephalothorax (fere omnino depilis) fusco-rufescens, parte cepha-
lica nigra, utrinque inter oculos et parte thoracica antice albo-pilo-
sis. Pili oculorum albidi. Clypeus pilis albis longis paucis unise-
riatis munitus. Abdomen sat breve, postice attenuatum, obscure
fulvo-testaceum antice infuscatum, in medio et postice lineis trans-
(1) Marma nov. gen. a Tarna differt tegumentis simpliciter pilosis, oculis
anticis apicibus in lineam valde recurvam. Typus : M. Baeri E. Simon.
(2) Donoessus nov. gen. ab Hasario differt cephalothorace crassiore fere Pseu-
damyci, parte cephalica tuberculata et impressa, metatarsis anticis aculeis infe-
rioribus lateralibusque instructis. — Typus: D. (Hasarius) nigriceps E. Simon.
377
versis obscurioribus segmentatum, albido fulvoque pubescens, sub-
tus fusco-testaceum. Chelæ sat breves et lalæ, antice deplanatæ,
valde et regulariter transversim striatæ, intus, prope basin con-
vexæ, margine superiore sulci dentibus geminatis binis, 1° multo
majore, inferiore dente longo compresso inæqualiter fisso (ramulo
anteriore minutissimo et acuto, posteriore multo crassiore, lon-
giore atque obtuso). Partes oris fusco-castaneæ, laminæ sat longæ,
extus angulosæ haud dentalæ. Sternum coxæque fusco-olivacea.
Pedes quatuor antici fusco-castanei, femoribus subtus tibiisque fere
nigris, tarsis luteis. Pedes quatuor postici fulvi, femoribus, præ-
serlim 2! paris apice late fuscis, patellis tibiisque utrinque infus-
catis et subvittatis, metatarsis quatuor anticis aculeis inferioribus
longis 2-2 et utrinque aculeis lateralibus binis armatis, tibiis quatuor
posticis aculeo parvo dorsali subbasilari munitis. Pedes-maxillares
sat breves et graciles, fulvi, fusco-variati; tibia patella circiter æqui-
longa, apophysi apicali gracili et recta, apice minutissime uncata,
antice oblique directa, extus armata; tarso angusto; bulbo longo,
fusiformi, ad basin retro producto atque obtuso. — Borneo (ex Mus.
G. et E. Peckham).
_ Chalcotropis (1) acutefrenatus sp. nov. — . Long. 10 mill.
— Cephalothorax crassus, utrinque ample rotundus, lævis, fusco-
piceus, tuberibus ocularibus late nigris, parte cephalica utrinque
sub oculis vitta sinuosa et postice macula subtriquetra albo-pilosis
decorata, thoracica vitta marginali carente. Pili oculorum fulvi.
Clypeus glaber, oculis mediis plus duplo angustior. Abdomen
angustum, postice acuminatum, supra obscure fulvum nigricanti-
punctatum et postice transversim striatum, sed crebre olivaceo-
pubescens et utrinque confuse albido-marginatum, subtus utrinque
albido-pilosum, vitta latissima nigra notatum. Chelæ castaneo-
micantes, latissimæ et divaricatæ, extus ample rotundæ et carinatæ,
antice planæ sed in medio plica vel carina integra extus ad mar-
ginem acute dentata, oblique sectæ, margine superiore sulci dente
remotissimo obtuso, margine inferiore carinato et depresso, dente
apicali sat gracili, leviter curvato, denteque remotissimoinæqualiter
fisso (ramulo 1° 2° majore) insigniter armatis, ungue longissimo,
sinuoso, in parte basali crasso et subtus convexo, in parte apicali
compresso et arcuato. Sternum fusco-castaneum. Pedes nigricantes,
coxis tarsisque paulo dilutioribus,-tibiis anticis subtus sat crebre
sed breviter nigro-ciliatis, metatarsis tibiis non multo brevioribus,
(1) Chalcotropis nov. gen. a Donoesso differt metatarsis anticis aculeis
lateralibus binis uniseriatis utrinque munitis, quadrangulo oculorum parallelo,
oculis posticis lateralibus anticis paulo minoribus. — Typus : C. acutefrenatus
E. Sim.
378
aculeis inferioribus longis 2-2 et utrinque aculeis lateralibus binis,
apicali minore, armatis. Pedes-maxillares graciles et longi; femore
valde curvato; patella plus duplo longiore quam latiore; tibia
patella longiore, graciliore et tereti, apophysi apicali simplici acuta
et recta extus armata; larso tibia paulo breviore, non multo latiore,
apice parum attenuato atque obtuso; bulbo simplici, disciformi,
stylo tenui subrecto munito. — Java : Palabuan (Fruhstorfer).
C. præclarus sp. nov. — . Long. 7 mill. — Cephalothorax
fusco-castaneus, parte cephalica nigra leviter æneo-tincta (supra
fere depilis), utrinque vitta submarginali latissima albido-luteo-
pilosa, ornatus. Pili oculorum supra oculos albido-lutei, subtus
fulvi. Clypeus oculis mediis plus duplo angustior, glaber. Abdomen
ovatum, supra atrum, olivaceo - nitido - pubescens subsquamu-
latum, antice arcu transverso albidiore, postice maculis binis
obscurioribus notatum, subtus nigrum et subglabrum sed utrinque
Vitta albo-pilosa marginatum. Mamillæ superiores nigræ linea
albo-pilosa ornatæ, reliquæ fulvæ. Chelæ æneo-nitidæ, leviter
coriaceæ sed nitidæ, latæ et divaricalæ, extus ample rotundæ, antice
planæ sed plica vel carina oblique sectæ, margine superiore sulci
dentibus binis inter se subæquis, inferiore dente compresso inæ-
qualiter fisso (ramulo apicali altero majore) et prope radicem unguis
tuberculo parvo et obtuso armatis, ungue simplici, longo et arcuato.
Partes oris nigro-castaneæ, ad marginem dilutiores. Sternum
fulvum. Pedes antici fusco-castanei, postici dilutiores, coxis, femo-
ribus ad basin metatarsis tarsisque fulvis, ut in præcedenti aculeati.
Pedes -maxillares fusci, tibia ad apicem tarsoque dilutioribus et
albo-pilosis, fere ut in præcedenti sed paulo breviores — Ins.
Luzonia : Manila, Quingua!
GC. pennatus sp. nov. — «7. Long. 8-9 mill, — Cephalothorax .
fulvo-rufescens, parte cephalica nigro-nitida sæpe in medio dilu-
tiore et subvittata, antice fulvo-rufulo, utrinque in declivitate et
inter oculos, albo-pilosa, thoracica versus marginem sensim obscu-
riore, interdum fusco-marginata, macula vel vitta media albido-
pilosa ornata. Pili oculorum supra oculos fulvo-rufuli, subtus albi.
Clypeus sub oculis glaber, ad marginem pilis albis longis, crebre
uniseriatis, ornatus. Abdomen longum, supra fuscum, fulvo-nitido-
pubescens, vitta media dilutiore et albido-pilosa, confuse nigri-
canti-marginata, in parte basali parallela, in parte altera profunde
et acute pennata ornatum, subtus vitta media nigra lata, postice
sensim attenuata et mamillas haud attingente, notatum. Chelæ
latissimæ, æneo-nitidæ, apice et intus rufulæ, extus valde convexæ,
intus ad basin carinatæ, valde transversim sinuoso-striolatæ sed
area basali nitidiore ornatæ, marginibus sulci longis, superiore ad
319
angulum dentibus prominulis binis geminatis et inter se valde
iniquis, inferiore dente obliquo leviter curvato, apice attenuato,
minute et obtuse fisso, instructis. Partes oris castaneæ, laminæ
extus turbinatæ. Sternum fulvum. Pedes 1i paris castanei, femore
nigro subtus late olivaceo-vittato, tibia metatarsoque ad apicem
nigricantibus, metatarso ad basin tarsoque pallide luteis. Reliqui
pedes lutei vei fulvi, femoribus ad apicem, præsertim subtus, late
fusco nigrove annulatis, aculeis ut in præcedenti ordinatis sed
metatarsis 4 paris verticillo basali ex aculeis quatuor tantum com-
posito. Pedes maxillares fulvo-castanei, graciles, sat longi; tibia
patella fere æquilonga, apophysi apicali sat longa gracili et recta
sed apice minutissime uncata armata ; tarso anguste ovato; bulbo
longo, ad basin valde altenuato et subacute producto, ad apicem
area rufula subrotunda, stylo tenui marginata et spinam nigram
sat fortem emittente, munito. — India merid. : Madura.
C. radiatus sp. nov. — . Long. 12 mill. — Cephalothorax
fusco-rufescens, parte cephalica castanea, prope oculos fere nigra,
fulvo-rufulo-pubescenti, utrinque in declivitate et inter oculos
albo pilosa, thoracica versus marginem sensim obscuriore, in
medio albo-pilosa, dein lineolis radiantibus albo pilosis ornata.
Pili oculorum supra oculos fulvo rufuli, subtus albi, Clypeus
angustus, ad marginem pilis albis longis uniseriatis munitus.
Abdomen longum, fusco-testaceum, supra fulvo-nitido-pubescens
et vitta media lata et integra albo-pilosa ornatum, subtus fere
glabrum. Chelæ latissimæ sed apice attenuatæ et leviter divaricatæ,
extus valde convexæ, intus in parte basali carinatæ, antice æneæ,
saltem in parte apicali valde et sinuoso-striolatæ sed intus ad basin
area ovata speculiformi Iævi et nitidissima ornalæ, marginibus
sulci sat longis, superiore dentibus binis, 1° majore, inferiore
carinula obliqua sat alta apice truncata cum angulis binis minute
et acute dentatis, ungue valido et curvato. Partes oris castaneæ.
Sternum obscure fulvum. Pedes 1? paris nigricantes, coxa patella
supra tarsoque dilutioribus, tibia subtus crebre nigro-pilosa,
metalarso libia breviore, leviter curvato, aculeis inferioribus
longis 2-2 et utrinque aculeis lateralibus binis, basali inferiore
simili, apicali minore, instructa. Reliqui pedes rubro-castanei,
coxis, femoribus subtus tarsisque dilutioribus, valde aculeati.
Pedes-maxillares fusco-castanei, graciles et longi ; femore curvato;
tibia patella longiore, tereti, apophysi apicali nigra sat longa,
gracili, apice minutissime uncata et intus, prope medium, leviter
convexa, extus armata; tarso anguste ovato, tibia breviore ; bulbo
ovato, ad basin attenuato sed vix producto, ad apicem area rufula
coriacea subrotunda, stylo tenui marginata et spina media nigra
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVI, 31 vil 1902 26
380
antice directa armata, munito. — Celebes : Bua Kraeng (Fruh-
storfer).
C. decemstriatus sp.nov.—(7. Long. 5 mill. —Cephalothorax
fusco-castaneus, parte cephalica prope oculos nigra, thoracica
antice area dilutiore notata, fulvo-olivaceo-pubescens, maculis
frontalibus magnis trinis, macula media rhomboidali, pone oculos
sita, et utrinque vitta submarginali, niveo-pilosis, structe decoratus.
Pili oculorum albi. Clypeus sub oculis nudus, ad marginem parce
albo-barbatus. Abdomen breviter oblongum, supra atrum et leviter
testaceo-variatum, antice vitta transversa lata et pone medium vittis
transversis binis angustioribus niveo-pilosis ornatum, subtus fulvo-
testaceum. Chelæ breves et verticales, sed latæ et subquadratæ,
antice deplanatæ, æneæ, in parte basali fere læves, in parte altera
striis profundis 9-10 transversim impressæ, apice intus paululum
depressæ et rufulæ, marginibus sulci sat longis, superiore dentibus
angularibus binis subgeminatis, inferiore carinula emarginata et
fere æqualiter bidentata, munitis, ungue valido, curvato, apice
compresso. Partes oris fuscæ. Sternum pedesque fulva, femoribus
infuscatis, cunctis annulo apicali parvo, posticis annulo medio
lato, fulvis et niveo-pilosis decoratis, tibia antica haud ciliata,
metatarso tibia vix breviore, recto, aculeis inferioribus longis 2-2
et utrinque aculeis lateralibus binis, basali inferiore simili, apicali
multo minore, instructo. Pedes-maxillares fulvi, modice longi,
sat robusti; femore valido curvato; patella circiter æque longa
ac lata; tibia patella fere æquilonga, paulo graciliore, apophvâi
nigra, compressa, acuta, antice directa et apice minutissime uncala,
armata; tarso ovato, apice longe attenuato, tibia cum patella
longiore; bulbo ovato, ad basin attenuato et breviter producto,
apice stylo tenui, circulum formante et spina nigra, valida et recta,
munito. — [ns. Luzonia : Antipolo!
Coryphasia (1) albibarbis sp. nov. — . Long. 9 mill. —
Cephalothorax fere Iævis, castaneus, parte cephalica utrinque, prope
oculos, thoracica versus marginem fere nigris, fulvo-pubescens, vitta
media lata, antice posticeque abbreviata, paulo dilutiore et albido-pi-
losa notatus. Pili oculorum supra oculos fulvo-rufuli subtus albi. Pili
clypei albi densi, ad marginem longiores. Abdomen oblongum,
obscure fulvum, supra flavo-nitido-pubescens, antice arcu angusto
albo marginatum, prope medium maculis parvis fuscis binis subtri-
(1) Coryphasia nov. gen. a Donoesso differt metatarsis quatuor posticis ver-
ticillo basali ex aculeis quatuor (lateralibus 2 inferioribus 2), clypeo angusto
longe seriatim barbato, laminis maris extus dilatatis et tuberculo parvo
recurvo munilis, chelis maris validis extus convexis. — Typus : C. a/bibarbis
E. Simon.
_ 381
quetris, postice maculis fuscis minutissimis obliquis fuscis biseriatis
notatum, subtus parcissime fusco-punctatum. Sternum et partes
oris fusco-testacea. Chelæ robustissimæ et convexæ, sed intus
depressæ, nigro-æneæ, valde coriaceo-vermiculatæ. Pedes robusti
et longi, fulvi, antici, femoribus exceptis, valde infuscati, postici
metatarsis confuse annulatis. Pedes-maxillares parum longi, fusco-
rufuli, nigro-pilosi; patella paulo longiore quam latiore ; tibia bre-
viore et angustiore extus paululum emarginata, apophysi apicali
simplici, depressa, gracili sed obtusa, armata; tarso sat angusto
vix atlenuato; bulbo longo, ad basin longe retro producto et cylin-
drato, ad apicem stylo, cireulum minutum formante, munito.
©. Long.9-10 mill. -— Cephalothorax fere maris sed vitta marginali
sinuosa albido-pilosa notatus. Abdomen longius oblongum, obscure
fulvum, fusco-punctatum, supra vitta longitudinali lata, apicem
versus dentata -et confuse fusco-marginata notatum. Chelæ bre-
viores, convexæ, nigræ, sublæves. Pedes breviores, distinctius
fusco-annulati. Plaga genitalis magna, autice lobis binis obliquis
carinula tenui sejunctis, postice plagula nitida transversa, antice
acute producta, notata. — Brasilia : Tijuca prope Rio (E. Gounelle).
C. furcata sp. nov. — 4. Long. 8 mill. — Cephalothorax
fusco-castaneus, prope oculos late niger, subtilissime coriaceus,
parte cephalica utrinque albo-luteo-pilosa, thoracica utrinque vitta
submarginali latissima arcuata, atque in medio macula magna
ovata albido-luteo-pilosis ornata. Pili oculorum supra et inter oculos
Iæte coccinei, subtus albi. Clypeus sub oculis nilis sat brevibus
densis, vittam designantibus, ad marginem pilis multo longioribus,
densis cunctis albis, valde barbatus. Abdomen luteo-testaceum,
supra vittis duabus longitudinalibus flexuosis posticeque arcubus
parvis fuscis notatum sed crebre luteo-albido-pubescens, subtus
concolor et fere glabrum. Chelæ validæ, convexæ, haud carinatæ,
antice fere glabræ, nigro æneæ, valde transversim rugatæ,
margine superiore sulci longo, dentibus remotis binis gemi-
natis munito, inferiore carinula longa, truncata, angulo anteriore
leviter prominulo et minute fisso, posteriore acute dentato, ungue
longo, inæquali, intus, prope medium, dente vel ramulo armato.
Partes oris castaneæ, laminæ extus dilatatæ et mucronatæ. Sternum
_ luteum. Pedes 1 paris reliquis robustiores fusco-castanei, metatarso
basi excepto luteo, patella tibiaque subtus crebre nigro-pilosis,
metatarso longo,aculeisinferioribus validis et longis 2-2 et utrinque
aculeis lateralibus binis, apicali minore, armato. Reliqui pedes
fulvo-rufuli, aculeis ordinariis armati. Pedes-maxillares sat robusti,
pallide lutei, albo-hirsuti; tibia patella breviore, extus ad apicem
apophysi gracili, recta et antice directa, instructa; tarso sat angusto;
382
bulbo longo ad basin longe retro producto, ampliato et subgloboso,
ad apicem stylo recurvo, circulum formante, munito. — Brasilia,
prov. Bahia : r. Salobro (E. Gounelle).
Ocnotelus (1) imberbis sp. nov. — . Long. 8-10 mill. —
Cephalothorax fuscus, parte cephalica nigra, thoracica vilta media
fulva notata, subtilissime coriaceus, pilis flavidis longis vestitus.
Pili oculorum pauci flavo-aurantiaci, sub oculos flavi. Clypeus fere
nudus. Abdomen ovatum, obscure fulvo-testaceum, supra confuse
infuscatum et vitta media dilutiore notatum, omnino flavido-pu-
bescens, subtus testaceum et parcissime fusco-punctatum. Sternum
olivaceum. Chelæ validæ et longæ, subparallelæ, antice deplanatæ,
intus carinatæ et leviter emarginatæ, nigræ, valde transversim
striatæ. Pedes longi et robusti, fulvi et flavido-pilosi, metatarsis
posticis fusco-annulatis, tibiis quatuor anticis aculeis lateralibus
carentibus. Pedes-maxillares obscure fulvi, mediocres; patella paral-
lela, paulo longiore quam latiore; tibia breviore et angustiore,
apophysi apicali simplici, gracili et recta, extus armata; tarso
minuto, longo, apicem versus attenuato; bulko longo, ad basin
attenuato et retro producto, ad apicem stylo, circulum minutum
formante, munito. — Brasilia, prov. Minas : Caraça (E. Gounelle).
Commoris (2) enoplognatha sp. nov. — çj. Long. 5 mill, —
Cephalothorax fusco-castaneus, rubro-pubescens, parte cephalica
æneo-tincta, prope oculos late nigra, thoracica villa media vittaque
marginali dilutioribus et albido-pilosis ornata. Pili oculorum supra
oculos aurantiaci subtus breves albidi. Clypeus angustus fere nudus.
Abdomen (valde detritum) angustum, supra fusco-testaceum, nigri-
canti-variatum, pilis rufulis albidisque mixtis nitidis vestitum,
subtus fulvo-testaceum, vitta media lata obscuriore notatum. Partes
oris nigro-olivaceæ. Sternum pedesque fulva, tarsis luteis, pedes
antici reliquis robustiores, femoribus crassis subtus infuscatis,
patellis tibiisque subtus sat crebre nigro-pilosis. Reliqui pedes
femoribus subtus ad apicem patellis tibiisque confuse annulatis.
Chelæ nitidæ sed valde coriaceæ, fusco-æneæ, apice rufescentes,
latæ, antice deplanatæ, extus ampliatæ atque usque ad basin cari-
(1) Ocnoteius nov. gen. à Coryphasia differt metatarsis libiisque anticis
aculeis lateralibus exterioribus carentibus, aculeis lateralibus interioribus parvis
munitis, laminis maris extus longe turbinatis, chelis maris longis, angustis et
incurvis. — Typus : O. imberbis E. Simon.
(2) Commoris nov. gen. a Coryphasia differt metatarsis anticis utrinque
aculeis lateralibus binis inter se valde iniquis, basali valido et longo, apicali
ruinutissimo, armatis, clypeo angusto fere nudo, laminis maris extus obtusis,
chelis maris latioribus, extus dilatatis et carinatis. — Typus : C. exoplognatha
E. Simon.
389
natæ, marginibus sulci longis, depressis et carinatis, superiore,
prope radicem unguis, dente humili lato compresso sed acuto
dentibusque angularibus binis remotis sed inter se contiguis
et valde iniquis, 1° multo majore, margine inferiore, prope api-
cem, dente (vel apophysi) obtusa, carinulaque remota, inæqua-
liter bidentata, dente 1° (apicali) altero majore, instructis, ungue
valido et longo, in medio leviter incrassato et subtus tuberculo
obtuso munito. Pedes-maxillares fulvo-olivacei, albido-pilosi, sat
longi et graciles; femore longo curvato; tibia patella circiter
æquilonga et paulo graciliore, plus duplo longiore quam latiore,
apophysi apicali tenui, acuta et curvata munita; tarso anguste
ovato; bulbo parvo, fusiformi, ad basin atque ad apicem attenuato,
stylo apicali, circulum parvum formante, munito. — Antillæ :
Ins. Guadalupe.
Tariona (1) Gounellei sp. nov. — +. Long. 6 mill. — Cepha-
lothorax fusco-rufescens, parte cephalica utrinque, prope oculos,
nigra, fulvo-rufulo-pilosa, thoracica antice paulo dilutiore et macula
magna, ovato transversa, albido flavidoque pilosa ornata. Pili
oculorum supra oculos aurantiaci, subtus albi. Clypeus angustus,
fulvus, setis paucis albis longis et uniseriatis ad marginem muni-
tus. Abdomen supra fuscum, postice dilutius et testaceum, antice
arcu lato albo-piloso, dein punctis parvis binis, prope medium vitta
transversa abbreviata recurva et utrinque maculis parvis et obli-
quis binis sordide albo-pilosis, notatum, subtus atrum utrirnque
testaceo-marginatum. Sternum fulvo-olivaceum. Chelæ rufulæ,
coriaceæ, breves et latæ, antice deplanatæ atque ad marginem exte-
riorem, pone medium, tuberculo rotundo munitæ, margine supe-
riore sulci obtuse et minute tuberculato, dentibusque angularibus
binis geminatis munito, infericre carinula longa, humili, haud
emarginata sed minute serrulata munito. Pedes 1° paris fusco-
rufuli, tarso luteo, reliqui pedes paulo dilutiores, coxis femoribus
ad basin, metatarsis tarsisque luteis sed metatarsis ad basin atque
ad apicem minute fuscis. Pedes-maxillares breves et robusti, fusco-
rufescentes, parce nigro-setosi; patella vix longiore quam latiore;
tibia patella breviore, apophysi apicali gracili, recta et acuta extus
armata ; tarso ovato; bulbo longo ad basin producto et aittenuato,
stylo apicali minutissimo, circulum formante, munito. — Brasilia:
Tijuca prope Rio (E. Gounelle).
(1) Tariona nov. gen. a Coryphasia differt parte cephalica fere plana haud
impressa, clypeo angusto glabro, metatarsis anticis aculeis inferioribus
longis et utrinque aculeis lateralibus binis multo minoribus armatis, meta-
tarsis posticis verticillo basali ex aculeis quinque. — Typus : T. Gouneller
E. Simon.
384
Tylogonus (1) auricapillus sp. nov. — . Long. 4,5 mill. —
Cephalothorax obscure rufo-castaneus, parte cephalica, saltem
prope oculos, nigra, pilis longis sed depressis et obtusis viridi
roseoque aurea-micantibus vestita, thoracica versus marginem valde
infuscata fere nigra, lineis divaricatis niveo-pilosis notata. Pili ocu-
lorum supra oculos micantes, subtus albi. Clypeus angustus pilis
albis longis uniseriatis munitus. Abdomen oblongum, atrum, supra
longe et parce hirsutum et pilis micantibus conspersum, antice linea
marginali alba exili, postice utrinque maculis parvis albis ornatum,
subtus parce cinereo-pilosum. Sternum fusco-olivaceum, læve.
Chelæ fulvæ, æneo-tincitæ, antice deplanatæ, subtiliter et parce
striatæ,intus leviter arcuatæ, carinatæ et prope apicem dente magno
armatæ. Pedes antici castanei, femoribus nigricantibus, metatarsis
tarsisque dilutioribus, pedes postici lutei. Pedes-maxillares medio-
cres, lutei; tibia patella circiter æquilonga, apophysibus binis,
superiore parva fulva simplici et truncata, inferiore longiore,
nigra, arcuata et inæqualiter bifida, extus armata; tarso bulboque
(simplici) sat longe ovatis. — Ecuador merid. : Amazula (Gaujon).
T. prasinus sp. nov. — Long. 4 mill. — Cephalothorax
niger, pilis depressis subsquamiformibus læte aureis vestitus, parte
thoracica in declivitate subglabra sed linea marginali tenui albo-
pilosa cincta. Pili oculorum supra oculos flavo-aurei subtus albi.
Clypeus angustus, subglaber, ad marginem setis longis albis paucis
uniseriatis munitus. Abdomen nigrum, supra splendide viridi-
aureo-squamulatum, utrinque, prope medium, macula longa, pos-
tice, supra mamillas, puncto parvo, niveo-pilosis, decoratum, sub-
tus parce albo-pilosum. Chelæ nigro-æneæ, crebre et tenuiter
transversim striolatæ, leviter incurvæ, intus carinatæ et, paulo
pone medium, apophysi acuta sat longa et infra directa, instructæ,
marginibus sulci obtuse prominulis. Partes oris sternumque nigra.
Pedes nigricantes, tibiis cunctis, metatarsisque 1 paris paulo
dilutioribus et castaneis, tarsis cunctis, metatarsis coxisque
posticis fulvis. Pedes-maxillares breves, nigri; tibia tuberculo
humili sat lato apice depresso foveolato et subrotundo, apophysique
apicali parva et gracili extus armata; tarso bulboqnue ovatis. —
Amazonas : S. Paulo de Olivenca (De Mathan).
Asaphobelis (2) physonychus sp. nov. — . Long. 8 mill. —
Cephalothorax fusco-castaneus, prope oculos niger, fulvo-rufulo-
(1) Tylogonus nov. gen. a Tuariona differt pedibus posticis multo minus
aculeatis, metatarsis 31 paris aculeis basalibus parvis 2 vel 4, metatarsis Ai paris
aculeis submediis 2 vel 3 aculeisque apicalibus tantum munitis. — Typus :
T. auricapillus E. Simon.
(2) Asaphobelis nov. gen. a Coryfhasia imprimis differt metatarso 3i paris .
aculeorum verticillis trinis instructo. — Typus : À. physonychus E. Sim.
389
pubescens, parte cephalica utrinque in declivitate et antice prope
angulum albo-pilosa, parte thoracica utrinque fere glabra, sed vitta
media lata albido-pilosa notata. Pili oculorum albi, supra oculos
medios rufuli. Pili clypei densi et longi seriati albi, Abdomen ova-
tum, supra fusco-castaneum, in medio late dilutius, omnino luteo-
nitido-pubescens, subtus atrum, parce albido-pilosum. Chelæ
nigro-castaneæ, antice valde transversim rugoso-striatæ, convexæ
et parallelæ, marginibus sulci brevibus, superiore ad angulum den-
tibus binis subgeminatis valde iniquis, 1° multo majore, inferiore
carinula longa, radicem unguis fere attingente, inæqualiter fissa,
ramulo 1° longe et oblique truncato securiformi, 2° parvo et acuto,
ungue rufulo, in parte basali alte convexo subgloboso sed utrinque
leviter compresso, in parte apicali abrupte angustiore, curvato
subplicato. Partes oris nigro-castaneæ al marginem dilutiores,
laminæ extus dilatatæ et minute mucronatæ. Sternum obscure
fulvum. Pedes longi, fusco-castanei, metatarsis anticis, coxis, meta-
tarsis tarsisque posticis dilutioribus et fulvo-rufulis, metatarsis
anticis longis et rectis aculeis inferioribus et utrinque aculeis late-
ralibus minoribus binis armatis. Pedes-maxillares sat robusti,
fusci, femore ad apicem patellaque dilutioribus, luteo nigroque hir-
suti; tibia patella breviore, apophysi apicali gracili recta et antice
directa extus armata; tarso ovato; bulbo longo, ad basin retro pro-
ducto, paulum ampliato et subgloboso, ad apicem stylo valido,
circulum formante, munito. — Brasilia, prov. Bahia.
A. fasciiventris sp. nov. — «4. Long. 8-9 mill. -- Cephalo-
thorax fusco-castaneus, parte cephalica, saltem prope oculos, nigra,
thoracica antice paulodilutiore, fulvo-rufulo-pubescens (fere depilis).
Pili oculorum supra oculos fulvi, subtus albi. Pili clypei densi,
longi, albi, seriati. Abdomen ovatum, supra atrum, in medio late
dilutius et fusco-punctatum, omnino flavido-nitido-pubescens, sub-
tus vitta latissima nigra fere omnino obtectum. Chelæ nigro-æneæ,
validæ, parum attenuatæ, antice ad basin convexæ, valde transver-
sim rugoso-striolatæ, versus basin læviores, margine superiore
sulci ad angulum remotum, dentibus binis subgeminatis valde ini-
quis, 1° majore, inferiore carinula longa, truncata, cum angulo
postico breviter prominulo atque acuto, ungue valido, longo, cur-
vato, simplici, ad basin haud inflats. Partes oris nigro-castaneæ,
laminæ extus dilatatæ et minute mucronatæ. Sternum obscure ful-
vum. Pedes antici nigricantes, postici fusco-castanei, coxis meta-
tarsis tarsisque dilutioribus ut in præcedenti aculeati, sed meta-
tarsis, præsertim anlicis, brevioribus, robustioribus et leviter
curvatis. Pedes-maxillares fusco-castanei vel nigricantes, ut in præ-
_ cedenti sed processu bulbi apice rotundo haud ampliato.
386
©. Long. 10 mill. — Cephalothorax (depilis) fulvo-rufescens,
parte cephalica rubro-castanea, maculis ocularibus nigris notata,
thoracica vittis umbrosis radiantibus et abbreviatis, parum expres-
sis, notata. Pili oculorum supra oculos flavidi subtus albi. Pili
clypei albi seriati. Abdomen (depile) ovatum, fulvo-testaceum, supra
crebre nigro-reticulatum, sed vitta media dilutiore iata, pone
medium anguloso-ampliata, notatum, subtus vitta media nigra,
lata, fere parallela sed postice breviter subacuta et mamillas haud
attingenie, munitum. Chelæ validæ, convexæ, fulvo-rufulæ, nitidæ,
margine inferiore sulci carinula valde bidentata armato. Sternum
pedesque fulvo-rufula, pedes antici reliquis vix obscuriores, aculeis
numerosis, ut in mari ordinatis, instrucli. Area genitalis plaga
fulvo-rufula nitida, semicirculari, septo angusto longitudinali
divisa, notata. — Brasilia, prov. Minas: Caraça; Theresopolis prope
Rio.
Ptocasius fulvonitens sp. nov. — Long. 7-8 mill. — Cephalo-
thorax fusco-castaneus, prope oculos niger, crebre fulvo-rufulo-
pubescens, parte thoracica vitta media lata vix dilutiore notata.
Pili oculorum supra oculos fuivo-aurantiaci, subtus albidi. Clypeus
pilis crassis albis, transversim seriatis, munitus. Abdomen
oblongum, obscure testaceum, fusco-variatum, fulvo-luteo-pu-
bescens, subtus albido-pilosum, vitta latissima nigricanti notatum.
Sternum fulvo-olivaceum, læve et glabrum. Chelæ nigricantes, fere
parallelæ, antice deplanatæ, valde coriaceo-rugosæ atque ad basin
crasse albo-crinitæ. Pedes lutei, antici reliquis robustiores, fusco-
castanei vel nigricantes, sed tarsis luteis. Pedes-maxillares lutei,
tarso castaneo; patella vix longiore quam latiore; tibia patella
paulo breviore, extus leviter angulosa et apophysi parva valde
uncata armata; tarso magno, ad basin ovato, convexo et leviter
obliquo, ad apicem abrupte angustiore tereti et recto; bulbo
disciformi, basin tarsi tantum occupante, stylo libero circumdato. —
Ins. Taprobane mont. : Maturata!
Panysinus vittatus sp. nov. — «7. Long. 6 mill. — Cephalo-
thorax niger, obscure rubro-pubescens, parte thoracica vitta media
dilutiore et albo-pilosa ornata. Pili oculorum supra oculos rufi,
subtus albi. Clypeus sub oculis anguste glaber, ad marginem vitta
lata crasse albo-barbata ornatus. Abdomen atrum, supra rufulo-
pubescens, vitta media lata integra albo-pilosa ornatum, subtus
albo-pubescens. Chelæ parallelæ, nigræ, valde rugosæ, striatæ et
crasse albo-crinitæ, sed apicem versus dilutiores, rufulæ et glabræ,
margine superiore sulci dentibus binis subcontiguis, inferiore
carinula bidentata, dente 2° 1° majore, armatis. Sternum coxæque
lutea. Pedes nigricantes, femoribus ad basin late luteis, metatarsis
387
tarsisque luteis, anticis infuscatis. Pedes-maxillares fusco-rufes-
centes, tarso dilutiore, longissime sed parum dense nigro-ciliati;
patella paulo longiore quam latiore; tibia patella paulo breviore et
angustiore, apophysi apicali gracili, antice oblique directa extus
armata ; tarso longo, teretiusculo; bulbo longo, ad basin producto,
ad apicem stylo, circulum formante, munito. — Java : Palabuar
(Fruhstorfer). |
P. grammicus sp. nov. — çÿ. Long. 6 mill, — Cephalothorax
fusco-castaneus, parte cephalica nigra, fulvo-rufulo-pubescens,
parte thoracica vitta marginali vittaque media lata albo-pilosis
ornata. Pili oculorum supra ocuilos fulvi, subtus albi. Clypeus
pilis albis, crassis et longis, biseriatim ordinatis, munitus.
Abdomen supra atrum, fulvo-rufulo-pubescens, vitta media integra
lata dilutiore et albo-pilosa ornatum, subtus testaceum, albo-pubes-
cens. Sternum nigrum, albo-pilosum. Chelæ sat breves, nigro-
nitidæ, ad basin pilis crassis albis paucis ornatæ, margine superiore
bidentato, dente 1° subapicali mediocri, dente 2° remoto (submedio)
sat longo et gracili sed obtuso, margine inferiore carinula furcata
parva subapicali, instructis, ungue robusto, sat brevi, leviter
flexuoso. Pedes fusco-castanei, coxis fulvis, antici reliquis robus-
tiores, femoribus intus, patellis tibiisque fere nigris, tibiis
metatarsisque subtus crebre nigro-ciliatis, postici femoribus ad
basin metatarsisque fulvis, tarsis luteis. Pedes-maxillares castanei,
parce et longe nigro-setosi; patella vix longiore quam latiore ;
tibia patella paulo breviore et angustiore intus longissime crinita,
extus apophysi apicali sat longa, recta et acuta, antice directa
armata; tarso tibia cum patella paulo longiore et paulo latiore;
bulbo basin tarsi lantum occupante, disciformi, rotundo, stylo
libero omnino circumdato. — India merid. : Kodaikanel (Palni
Hills).
_ P. semiermis sp. nov. — 4. Long. 5 mill. — Cephalothorax
fusco castaneus vel niger, crebre fulvo-rufulo-pubescens, vitta
media lata parallela, antice medium areæ attingente, vittaque
marginali lata, angulos anticos haud attingente, albo-pilosis,
ornatus. Oculi ser. 2® paulo ante medium siti. Pili oculorum supra
oculos fulvo-rufuli, subtus albi. Clypeus sub oculis parce et longe
Ccinereo-ciliatus, ad marginem pilis albis crassis et obtusis
uniseriatis munitus. Abdomen supra nigrum, obscure rufulo-
pubescens, vitta media lata et integra, dilutiore et albo-pilosa
… ornatum, subtus omnino albido-luteo-pubescens. Sternum nigrum,
albo-pilosum. Chelæ breves, sat latæ, nigræ, ad basin pilis clavatis
albis paucis ornaiæ. Pedes nigricantes, antici reliquis robustiores
tarsis luteis, metatarsis tibiis multo brevioribus, postici metatarsis
388
tarsisque dilutioribus. Pedes-maxillares picei, parce nigro-setosi ;
patella paulo longiore quam latiore; tibia patella breviore, apophysi
apicali simplici acuta, antice recte directa, armata; tarso sat anguste
ovato ; bulbo simplici. — Ins. Taprobane : Colombo!
Sidusa angulitarsis sp. nov. — . Long. 6 mill. — Cephalo-
thorax fusco-castaneus, parte cephalica utrinque late nigra et crebre
fulvo-pilosa, in medio parce et minute micanti-squamulata,
thoracica macula media albo-pilosa ornata. Pili oculorum supra
oculos fulvi, subtus albi. Clypeus crebre niveo-barbatus. Abdomen
supra fusco-testaceum, crebre micanti-squamulatum, antice arcu
lato, dein maculis parvis obliquis biseriatis (5-5) albo-pilosis
ornatum. Chelæ fulvæ, læves et parce albo-pilosæ, teretiusculæ,
margine superiore sulci minute bidentato, inferiore carinula
emarginata, equaliter bidentata, armatis. Partes oris sternumque
fulva, laminæ extus rotundæ haud dentatæ. Pedes lutei, antici
femoribus intus late nigricanti-vittatis, patellis ad basin infuscatis,
tibiis (apice excepto) metatarso ad apicem nigricantibus, postici
confuse annulati. Pedes-maxillares robusti et breves, pallide lutei,
tarso infuscato, femore tibiaque et supra et intus longe albo-
crinitis, extus nigro-pilosis; tibia patella paulo breviore, apophysi
apicali nigra antice directa, recta sed apice minute uncata, extus
armata; tarso magno, extus ad basin emarginato, dein tuberculo
lato et obtuso munito; bulbo magno, præseriim intus valde
convexo, apice stylo crasso, circulum formante, munito.— Brasilia,
prov. Ceara : Serra Baturite (E. Gounelle); Serra Communaty
(E. Gounelle).
Chloridusa (1) viridiaurea sp. nov. — . Long. 3 mill. —
Cephalothorax niger, squamulis læte viridi-aureis nitidis crebre
vestitus, parte thoracica macula media parva, utrinque macula
postoculari lineaque marginali exili albo-pilosis, ornata. Pili oculo-
rum supra flavi subtus albi. Pili clypei albi. Abdomen angustum,
supra crebre viridi-aureo æneove squamulatum, macula apicali
parva nivea notatum, subtus nigro-tes'aceum, parce albo-pilosum,
mamillis fulvis. Sternum fuscum nigrumve, parce albo-pilosum.
Pedes sat longi, antici fusci, metatarso tarsoque dilutioribus, reli-
qui lutei femoribus leviter infuscatis, aculeis debhilibus ordinariis
armati. Pedes-maxillares nigricantes, parce nigro-pilosi sed femore
crasse albo-hirsuto; patella parallela paulo longiore quam latiore;
(1) Chloridusa nov. gen. a Sidusa differt oculis anticis apicibus in lineam vix
recurvam, tibiis anticis aculeis inferioribus 4-4, basalibus apicalibusque parvis,
medianis longis, metatarsis anticis gracilibus haud fimbriatis, aculeis inferio-
ribus longis 2-2 et utrinque aculeis lateralibus binis a sese valde iniquis, altero
submedio longo altero apicali minutissimo. — Typus: C. viridiaurea E. Simon.
389
tibia patella vix breviore paulo angustiore, extus apophysi apicali
articulo haud breviore paululum arcuata, gracillima sed apice
minute inflata, armata ; tarso sat longe ovato; bulbo convexo, apice
stylo gracili, circulum formante, munito.
©. Long. 4-4,5 mill. — Cephalothorax fere maris sed parte cepha-
lica albo-marginata, maculis albis postocularibus intus productis et
vittam fere formantibus. Abdomen nigrum, micanti-squamulatum,
vitta media lata fulva integra, antice linea exili valde arcuata, prope
medium lineis binis interruptis, et postice, prope mamillas, maculis
binis parvis niveo-pilosis structe decoratum. Pedes lutei, femoribus
anticis infuscatis, reliquis ad apicem leviter umbrosis. Pedes-maxil-
lares pallide flavi tarso fusco. Plaga genitalis plana, areis binis
magnis subrotundis, concentrice striatis, notata. — Regio Amazo-
nica tota.
Siloca (1) sanguiniceps sp. nov. — . Long. 6 mill. — Cepha-
lothorax fusco-castaneus, parte cephalica utrinque late nigra, parce
albo-pilosa, ad marginem frontalem posticeque, prope oculos, Iæte
coccineo-pubescente, parte thoracica ad marginem atque in medio
parce et longe albo-pilosa. Pili oculorum supra oculos coccinei,
subtus albidi. Clypeus dimidium oculorum mediorum saltem
æquans, fulvus, parcissime pilosus fere glaber. Abdomen oblon-
gum, crebre et longe hirsutum, supra fulvo-rufulo-pubescens,
utrinque parce albo-pilosum et vitta media integra dilutiore albo-
pilosa ornatum, subtus fulvum, crebre et longe albo-luteo-pubes-
cens. Sternum fulvum, parce albo-pilosum. Chelæ fulvæ, teretius-
culæ, antice læves et muticæ, margine superiore sulci minute
bidentato, inferiore carinula emarginata, equaliter bidentata, arma-
to. Laminæ extus minute dentatæ. Pedes lutei, patellis tibiis meta-
tarsisque 1? paris leviter infuscatis, metatarsis sex posticis apice
minute fuscis, aculeis ordinariis numerosis et longis armati. Patella
cum tibia 3! paris paulo brevior quam patella cum tibia 4 paris.
Pedes-maxillares robusti, falvi, femore tibia patellaque crebre et
_crasse coccineo-pilosis, femore tibiaque intus longissime nigro-
crinitis et penicillatis, tarso fere nudo; tibia patella breviore, apo-
physi apicali gracili, antice directa sed apice leviter divaricata extus
armata; tarso anguste ovato ; bulbo ad basin producto et convexo,
ad apicem stylo longo, circulum formante, munito. — Brasilia :
Serra Communaty (E. Gounelle).
S, campestrata sp. nov. — «+. Long. 6 mill. — Cephalothorax
fulvo-rufescens, parte cephalica utrinque late nigra, læte coccineo-
(1) Siloea nov. gen. a Sidusa differt pedibus 4i paris longioribus quam pedibus
9 paris, metatarsis anticis ut in Chloridusa aculeatis, tegumentis pilis simplici-
bus (haud squamiformibus) vestitis. — Typus : S. sunguiniceps E. Simon.
990
pubescens, parte thoracica in medio atque ad marginem parce albo-
pilosa. Pili oculorum coccinei. Pili clypei longissimi et biseriati
albi. Abdomen obscure fulvum, postice arcubus tenuibus fuscis vix
expressis notatum, albo-luteo rufuloque pubescens (fere depile).
Mamillæ nigricantes. Sternum fulvum, albo-pilosum. Chelæ sat
breves, convexæ, fulvo-nitidæ, ad basin albo pilosæ. Pedes lutei,
tibiis metatarsis, tarsisque 1° paris subtus crebre nigro-ciliatis.
Pedes-maxillares robusti, pallide lutei, longissime albo-hirsuti;
patella vix longiore quam latiore; tibia patella breviore, apophysi
apicali parva, simplici, antice oblique directa, extus armata; tarso
magno sat late ovato, ad basin atque ad apicem attenuato; bulbo ad
basin producto et obtusissimo, ad apicem area magna disciformi,
stylo longissimo, circulum duplicem formante,circumdato, munito.
— Brasilia : Matto-Grosso.
Gedea (1) flavogularis sp. nov. — (4. Long. 4 mill. — Cepha-
lothorax niger, pilis pronis, in parte cephalica incurvis, albidis
rufulisque mixtis, vestitus. Pili oculorum supra oculos fulvo-rufuli,
subtus flavidi. Clypeus omnino crebre et longe flavido-barbatus.
Abdomen breve, fuscum, vitta media lata, postice valde transver-
sim ampliata cruciata et lineolas fuscas seriatas includente, nota-
tum, albido rufuloque pubescens, subtus parcius cinereo-pilosum.
Sternum nigrum, parce albo-pilosum. Chelæ rufulæ, longæ, antice
planæ, ad marginem exteriorem subacutæ, apicem versus convexæ
et longissime flavido-penicillatæ, marginibus sulci sait longis, infe-
riore carinula trifida munito. Pedes sat longi, fulvi, albido-pilosi, .
fusco-annulati, coxis femoribusque quatuor anticis valde infuscatis
fere nigris. Pedes-maxillares lutei, tarso infuscaito excepto, intus
longe et crebre niveo-hirsuti; tibia patella breviore, apophysi api-
cali parva, depressa sed acuta, apice minute uncata et supra longe
crinita armata; tarso longo, cylindrato; bulbo magno, ovato, ad
basin producto et obtuso, intus stylo crasso et arcuato munito. —
Java : Palabuan (Fruhstorfer).
Lophostica (2) mauriciana sp. nov. — ©. Long. 5 mill. —
Cephalothorax niger, crebre coriaceus, parte thoracica in declivitate
læviore, antice, inter oculos, sulco parvo foveolato, dein striis binis
abbreviatis et divaricatis impressa, parte cephalica (fere omnino
(1) Gedea nov. gen. ab Emathidi differt metatarsis anticis aculeis inferioribus
debilibus 2-2 armatis sed aculeis lateralibus carentibus, parte cephalica plana,
haud impressa, clypeo maris oculis mediis haud angustior. — Typus : G. favo-
gularis E. Simon.
(2) Lophostica nov. gen. ab Emathidi differt metatarsis anticis aculeo late-
rali unico, inferioribus fere simili, utrinque armatis, parte cephalica plana haud
impressa, quadrangulo oculorum lato et parallelo, postice cephalothorace vix
angustiore. — Typus : L.mauriciuna E. Simon.
391
depili) utrinque rubro-pilosa. Pili oculorum fulvo-rufuli. Clypeus
ad marginem setis albidis longis paucis uniseriatis munitus. Abdo-
men supra obscure testaceum, nigro-marginatum, prope medium
vitta tranversa angulosa fusca et prope apicem utrinque macula
obliqua nigra notatum, fulvo-nitido-pubescens (?). Chelæ piceæ,
breves, extus convexæ. Sternum fascum. Pedes fusco-rufescentes,
femoribus metatarsis tarsisque paulo dilutioribus, tibiis metatar-
sisque # paris in medio late infuscatis fere nigris. Pedes-maxillares
feminæ sat longi, fusci, ad basin dilutiores, tarso leviter ovato, acu-
minato. Plaga genitalis antice attenuata, truncata et foveolis binis
subrotundis impressa, postice plagula fusco-nitida transversa
notata. — Ins. Mauricia.
Pristobæus (1) jocosus sp. nov. — +. Long. 7 mill. — Cepha
lothorax fusco-castaneus, marginem versus sensim obscurior,
rufulo-pubescens, parte cephalica prope oculos nigra, præsertim
auntice fulvo-pilosa, thoracica vitta media vittaque marginali, postice
late interrupta, albido-luteo-pilosis decoratis. Pili oculorum fulvo-
aurantiaci, pili clypei flavidi, crassi, longissimi et biseriati. Abdo-
men supra fuscum, fulvo rufulo-pubescens, vitta media dilutiore,
postice leviter dentata et albido-pilosa ornatum, subtus testaceum,
parce albo-pilosum. Sternum luteum. Chelæ latæ, antice leviter
convexæ et valde coriaceæ, æneæ, ad basin crasse sed parce flavido-
pilosæ, margine inferiore sulci carinula remota, humili sed longe
et inæqualiter trifida munito. Pedes fulvo-rufuli, quatuor antici,
præsertim femoribus ad apicem tibiisque obscuriores, metatarsis
tarsisque cunctis luteis, metatarsis ad basin atque ad apicem con-
fuse fusco-annulatis, metatarso 1i paris aculeis inferioribus longis
2-2 atque intus aculeis minoribus binis, metatarso 9i paris similiter
aculeato sed aculeo exteriore parvo apicali armato. Pedes-maxil-
lares fulvo-rufuli, parce nigro-criniti; tibia patella saltem æqui-
longa, paulo graciliore, aculeis longissimis trinis atque apophysi
apicali rufula, gracili, secundum marginem tarsi ducta, instructa;
tarso tibia paulo longiore vix latiore, apice parum attenuato; bulbo
parvo ovato, basi attenuato et producto, apice stylo tenui curvato
munito. — Celebes.
Pseudemathis (2) trifida sp. nov. —*%. Long. 8 mill. —
Cephalothorax nigricans, parte thoracica paulo dilutiore et saltem
(1) Pristobæus nov. gen. ab Emathidi differt clypeo creberrime barbato,
metatarsis anticis aculeis lateralibus binis intus munitis sed extus aculeis late-
ralibus carentibus. — Typus : P. jocosus E. Simon.
(2) Pseudemathis nov. gen. ab Emathidi differt clypeo in utroque sexu crebre
barbato, chelarum margine inferiore carinula emarginata tridentata, dente
medio angularibus multo minore, pedibus anticis maris multo longioribus,
metatarsis gracilibus et rectis tibiis circiter æquilongis. — Typus : P. érifida
E. Simon.
392
in medio rufescenti-tincta, cephalica pilis pronis rubro-aureis niti-
dis vestita, thoracica rufulo-pubescenti et vitta media luteo-pilosa
ornata. Pili oculorum rubri. Clypeus creberrime flavido-barbatus.
Abdomen oblongum, supra fuscum, vitta media dentata dilutiore et
flavido-pilosa ornatum, subtus testaceum, vitta media lata nigri-
canti notatum. Sternum fuscum. Chelæ nigro-æneæ, glabræ, leviter
coriaceæ, robustissimæ, antice et extus valde convexæ, intus ad
basin carinatæ et contiguæ, dein divaricatæ, margine superiore
sulci dentibus validis binis remotis, inferiore carinula trifida
munitis, ungue simplici, robusto et longo. Pedes longi, antici fusco-
castanei, reliqui lutei valde fusco-plagiati et variegati. Pedes-
maxillares graciles et longi, fusco-refescentes, tibia tarsoque longis-
sime sed parum dense luteo-crinitis; patella plus duplo longiore
quam latiore; tibia patella longiore et graciliore, apophysi apicali
parva et acuta armata; tarso tibia non multo longiore, angusto et
teretiusculo; bulbo ovato, apice oblique truncato et stylo longo
gracili et subrecto munito.
©. Long. 8 mill. — Cephalothoracis pars cephalica rubro-castanea
utrinque nigra, pilis pronis micantibus vestita, thoracica fusco-
testacea vitta dilutiore notata. Pili oculorum supra oculos rubri
subtus albi. Pili clypei albi, longi et uniseriati. Abdomen oblongum,
supra fuscum, parce testaceo-punctatum et vitta media testacea
valde sinuosa et coarctata, punctos fuscos biseriatos includente,
ornatum, subtus testaceum, vitta media lata nigricanli notatum.
Sternum fulvum. Chelæ robustæ et convexæ, fusco-castaneæ,
nitidæ et glabræ. Pedes fulvi, vix distincte olivaceo-variegati. Plaga
genitalis ovata, longior quam latior, antice rotunda, postice trun-
cata, albido-testacea et postice carinula longe triquetra divisa. —
Ins. Mauricia. . 3
Cytæa oreophila sp. nov. —. Long 6 mill. — Cephalothorax
fusco-castaneus, parte cephalica nigra, thoracica vitta submarginali
dilutiore cincta, omnino crebre (ad marginem frontalem longius)
fulvo-albido-pilosus vix squamulatus. Pili oculorum fulvo-rufes-
centes, sub oculis mediis albi. Clypeus omnino crebre niveo-barba-
tus. Abdomen longum, supra atrum, luteo-nitido-squamulatum,
subtus dilutius et niveo-squamulatum. Chelæ sat debiles et paral-
lelæ, in dimidio basali crebre niveo-hirsutæ, in medio nigræ et
glabræ, ad apicem fulvæ, longe sed parcius albo-crinitæ, margine
superiore sulci dentibus trinis, ultimo reliquis minore, inferiore
carinula sat longa bidentata, dente 2° 1° majore. Sternum pedesque
omnino fulvo-ravida, pedes aculeis ordinariis armati. Pedes-maxil-
lares fusco-olivacei, albido-pilosi, sat breves et robusti; femore
curvato; tibia patella vix breviore, supra ad apicem leviter incras-
sata et recte secta, extus, ad angulum inferiorem apophysi nigra
393
longa et obliqua, compressa, apice ampliata et malleiformi, armata ;
tarso sat crasse ovato; bulbo ovato, convexo, apice stylo, circulum
formante, munito. — Java : Mons Teugger (H. Fruhsiorfer).
C. hæmatica sp. nov. — 4. Long. 6 mill. — Cephalothorax
fulvus vel fusco-castaneus, parte cephalica nigra, in medio roseo
ad marginem albo-micanti-squamulata, thoracica linea media exili
vittaque marginali latissima niveo-squamulatis ornata. Pili oculo-
rum læte aurantiaci sub oculis mediis albi. Clypeus pilis densis
longis et decumbantibus splendide roseo-micantibus vestitus. Abdo-
men longum, supra olivaceum, zonis transversis confusis obscurio-
ribus notatum, crebre pallide viridi-micanti-squamulatum et prope
medium, vitta transversa latissima, sæpe interrupta, læte rubro-
pilosa decoratum, subtus luteo-testaceum, parce albo-micanti-
squamulatum, postice vitta obscuriore evanescente notatum.
Mamillæ fuscæ. Chelæ longæ, antice deplanatæ et coriaceæ, extus
in parte apicali tenuiter carinatæ, fulvo-rufulæ, ad basin nigræ et
albo-micanti-squamulatæ., Pedes sat longi, fulvo-olivacei, antici
obscuriores et castanei, femoribus (posticis exceptis) tibiisque
anticis utrinque infuscatis et subvittatis, aculeis ordinariis armati.
Pedes-maxillares sat graciles et longi, fulvi, tarso infuscato, parce
micanti-squamulati; tibia patella saltem haud breviore, apicem
versus leviter et sensim incrassata, apophysi apicali nigra acuta et
uncata armata ; tarso sat angusto et longo, apice curvato; bulbo sat
longe ovato, apice stylo longo, circulos duos formante, munito. — :
Java : Palabuan ; ins. Lombok (Fruhstorfer).
GC. æneomicans sp. nov. — «j. Long. 6 mill. — Cephalothorax
fusco-castaneus, parte cephalica nigra æneo-squamulata, thoracica
vitta lata semicirculari vittaque submarginali angustiore, niveo-
squamulatis ornata. Pili oculorum fulvi. Clypeus sub oculis nudus,
ad marginem setis nigris longis et erectis uniseriatis munitus.
Abdomen angustum, supra nigrum, utrinque punctis binis niveis,
in medio vitta lata sinuoso-dentata fulva crebre subaureo-squamu-
lata atque in dimidio apicali albo-dentata læte decoratum, subtus
obscure testaceum, postice fusco-notatum et utrinque vitta albo-
squamulata marginatum. Mamillæ fusco-testaceæ. Chelæ parallelæ,
convexæ, haud carinatæ, castaneæ, pilis longis albido-nitidis ves-
titæ. Partes oris sternumque fusco-olivacea. Pedes olivacei, antici
obscuriores, postici confuse fusco-plagiati et subannulati, cuncti
albido-nitido-squamulati, aculeis ordinariis armati. Pedes-maxil-
lares modice longi, parum robusti, olivacei, albo-pilosi, femore ad
bisin fere nigro; tibia teretiuscula patella saltem æquilonga, apo-
physi apicali nigra sat gracili acuta et curvata, exius armata ; tarso
ovato; bulbo longo, rufulo, apice stylo nigro curvato munito. —
Ins. Lombok (Fruhstorfer).
394
Plotius (1) breviusculus sp. nov. — ©. Long. 4 mill. —
Cephalothorax fusco-castaneus, lævis, parte cephalica utrinque late
nigra, supra pallide fulvo in declivitate postice atque ad marginem
frontalem niveo-squamulatus. Pili oculorum supra oculos fulvi,
subtus albi. Clypeus altus, parce fulvo-squamulatus. Abdomen
breve, atrum, supra crebre pallide fulvo-squamulatum, subtus par-
cius niveo-squamulatum. Sternum fusco-olivaceum, læve, longe
albo-pilosum. Chelæ Ilæves, fere glabræ, fusco-olivaceæ. Pedes
lutei, coxis trochanteribusque longe albo-pilosis, reliquis articulis
albo:squamulatis, femoribus, præsertim anticis subtus late nigri-
canti-plagiatis, tibiis ad basin atque in medio, metatarsis tantum ad
basin nigricanti-annulatis. Pedes-maxillares albidi, femore infus-
cato, longe albo-pilosi. Plaga genitalis nitida, ovato transversa,
carinula media angusta et utrinque lobo ovato notata. — Ins. Tapro-
bane : Kandy!
P. curtus sp. nov. — çj. Long. 6 mill. — Cephalothorax niger
subtiliter coriaceus, crebre fulvo-cinereo-nitido-pubescens, vitta
marginali lalissima, postice interrupta, albo-pilosa, ornatus. Pili
oculorum et clypei creberrimi pallide falvi. Abdomen breve, supra
fuscum et fulvo-pubescens, antice arcu lato, dein lineolis transversis
valde sinuosis albido-subsquamulatis ornatum, subtus macula
maxima nigra notatum. Chelæ sat breves sed latissimæ, antice
deplanatæ et subquadratæ, nigro-castaneæ, apice rufulæ, glabræ
opacæ, valde rugoso striolatæ, margine superiore dentibus quinque
iniquis, inferiore carinula fere æqualiter bifida armatis. Partes
oris sternum coxæque intense nigra. Pedes fulvo-rufuli, antici
obscuriores fere castanei, femoribus anticis supra fere usque ad.
basin, posticis ad apicem nigricantibus, aculeis numerosis armati.
Pedes-maxillares mediocres, fulvo-rufuli; patella tibiaque supra
leviter deplanatis, fere æquilongis, tibia utrinque longissime albo-
hirsuta, apophysi apicali gracili sed depressa, recta et antice directa
extus armata; tarso sat longe ovato, albo-piloso; bulbo longo, ovato,
ad basin attenuato sed non producto, ad apicem stylo crasso nigro,
circulum formante, munito. — Ins. Halmahera : Edkor.
Servæa murina sp. nov. — ©. Long. 8 mill. — Cephalothorax
niger, parte thoracica antice paulo dilutiore et rufescenti-tincta,
leviter coriaceus, omnino luteo-sericeo-pubescens, parce et longe
nigro-crinitus. Pili oculorum fulvo-rufuli. Clypeus ad marginem
(1) Plotius nov. gen. a Cylæa differt quadrangulo oculorum parallelo, postice
cephalothorace haud angustiore, parte thoracica quadrangulo haud longiore,
postice fere abrupte declivi, oculis lateralibus anticis à mediis late remotis. —
Typus : P, curtus E. Simon.
395
setis albis longissimis et decumbantibus Crebre seriatis hirsutus,
Abdomen oblongum, depressiusculum, supra. obscure testaceum,
confuse fusco-variatum et segmentatum, crebre luteo-sericeo-
pubescens, subtus albidum et albo-pubescens, sed vitta transversa
latissima nigra valde arcuata notatum. Chelæ nigro-nitidæ, valde
et obtuse sinuoso-plicatæ, margine inferiore sulci dente parvo
obtuse bifido armato, ungue brevi, crasso et subrecto. Partes oris
nigro-castaneæ, laminæ testaceo-marginatæ. Sternum pedesque
antici fusco-castanei, reliqui pedes fulvi et fusco-annulati, cuncti
luteo-pubescentes et longe hirsuti, metatarso 1' paris aculeis infe-
rioribus validis et longis 2-2 armato sed aculeis lateralibus carente,
metalarso 2! paris aculeis inferioribus aculeisque lateralibus inte-
rioribus binis armato. — Java : Palabuan (Fruhstorfer).
Microhasarius (1) pauperculus sp. nov. — ©. Long. 3 mill.
— Cephalothorax fulvo-rufescens, tenuissime nigro-marginatus,
parte cephalica utrinque late nigra, pilis longis sordide albidis vel
pallide luteis vestitus. Pili oculorum supra oculos lutei, subtus
albidi. Clypeus angustus, fere nudus. Abdomen breviter ovatum,
-_subrotundum, antice obtuse emarginatum, pallide testaceum, supra
utrinque parce fusco-punctatum et antice vitta longitudinali abbre-
viata fusca notatum. Chelæ, sternum, pedesque pallide lutea, parte
labiali infuscata. Pedes breves, confuse olivaceo-variegati et suban-
nulati. Plaga genitalis rufula, plana, antice area ovata longitudinali,
postice valde attenuata areaque transversa notata. — Java : Mons
Gede (Fruhstorfer).
Trite lucida sp. nov. — «. Long. 7 mill. — Cephalothorax
crassus et altus, utrinque sat ample dilatatus et oculorum seriei
posticæ multo latior, fulvo-rufescens, albo-flavido pubescens, parte
cephalica dilutiore et lucida sed utrinque, prope oculos, minute
nigra. Pili oculorum coccinei. Clypeus subglaber. Abdomen ova-
tum, supra fusco-testaceum, vilta marginali flavida vittaque media
flavida, sed lineam longitudinalem lineasque transversas arcuatas
fuscas includente, notatum, subtus testaceum. Partes oris chelæque
castaneæ. Chelæ robusiæ, paululum divaricatæ, leviter transversim
striatæ et prope basin æneo-tinctæ. Sternum pedesque lutea. Pedes
antici reliquis multo crassiores, femoribus exceptis, fulvo-ravidi.
Pedes-maxillares sat longi, graciles, lutei; femore longo et arcuato;
patella tereti, circiter duplo longiore quam latiore; tibia patella
plus triplo breviore, angustiore, apophysi apicali nigra, parva,
valde attenuata sed apice minute ampliata et truncata, extus
(1) Mierohasarius nov. gen. ab Hasario et Cytlæa imprimis differt parte
labiali latiore quam longiore semicirculari, sterno late cordiformi haud longiore
quam latiore. — Typus : M. pauperculus E, Simon,
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVI, 31 vit 1902 21
396
armata; tarso angusto; bulbo simpliciter ovato, ad basin obtuse
et breviter producto, apice stylo nigro curvato munilto.
©. Long. 7,5 mill. — A mari differt cephalothorace multo
angustiore et area oculorum non multo latiore, pedibus anticis
chelisque multo brevioribus, pilis oculorum et clypei omnino
albido-luteis. Plaga genitalis rufula, coriacea, leviter convexa,
antice fovea sat profunda, transversim cordiformi, impressa.
Chelarum margo inferior dentibus binis subæquis atque acutis,
armatus. — Nova Zealandia.
Beata Germaini sp. nov. — ©. Long. 6,7 mill. — Cephalo-
thorax fusco-rufescens, utrinque, prope oculos, nigricans, subti-
lissime coriaceus, fulvo-pilosus et squamulatus. Pili faciei omnino
fulvo-aurantiaci. Oculi antici in lineam valde recurvam. Abdomen
late ovatum, supra albido-testaceum sed area maxima fusca,
utrinque validissime dentata et laciniosa, testaceo-punctata, nota-
tum, subtus fusco-violaceum. Sternum nigro-nitidum. Chelæ
robustæ, antice, præsertim intus, valde coriaceæ et striolatæ,
. margine inferiore carinula humili bidentata, dente 2° 1° majore,
-munito. Coxæ quatuor anticæ nigro-fuscæ, reliquæ fulvæ. Pedes
antici fusco-rufescentes, femoribus validis et subclavatis nigrican-
tibus, tarsis metatarsisque fulvis. Pedes postici fulvi, femoribus
infuscatis, reliquis articulis rufescenti-annulatis, aculeis ordinariis
armati. Plaga genitalis minuta, rufula, subrotunda, antice foveolata.
— Brasilia, prov. Minas : Caraça (E. Gounelle); Paraguay (Germain).
B. cinereo-nitida sp. nov. — ©. Long. 7 mill. — Cephalo-
thorax niger, coriaceus, squamulis cinereo-nitidis micantibus
vestitus, vitta submarginali lata, postice late interrupta, albido-
luteo-pilosa, cinctus. Pili oculorum fulvi. Clypeus angustus, pilis
longissimis albis uniseriatis munitus. Abdomen breviter ovatum,
atrum, supra cinereo-micanti-squamulatum, versus marginem
albidius, utrinque, prope medium, linea, circulum fere formante,
dein lineis minoribus obliquis albido-squamulatis ornatum, subtus
parce albo-squamulatum. Sternum parvum, nigrum, parce albo-
pilosum. Chelæ sat breves, fere parallelæ, nigro-nitidæ, glabræ et
leviter transversim striatæ, margine superiore sulci minute biden-
tato, inferiore carinula brevi, apice truncata cum angulo posteriore
dentato, munito.Pedes parce albo-squamulati. Pedes 1' paris reliquis
robustiores, femore subclavato, nigri tarso luteo. Pedes 2: paris
nigri, coxa obscure fulva, metatarso tarsoque luteis. Pedes pos-
tici lutei, femoribus nigris, reliquis articulis valde nigro-annulatis.
Pedes-maxillares graciles, nigri, parce albo-squamulati. Fovea
genitalis magna, ovata, antice rotunda, postice truncata, carinula
397
fusco-nitida, antice angusta sed postice valde ampliata et triquetra
divisa. — Brasilia : Sao Antonio da Barra (E. Gounelle).
Stertinius splendens sp. nov. — . Long. 5 mill. — Cepha-
lothorax fere æque longus ac latus, antice utrinque valde dilatato-
rotundus, antice breviter postice longe et sensim attenuatus, supra
deplanatus, niger, utrinque ad angulum leviter dilutior et rufescens,
crebre coriaceus, sed prope oculos leviter convexus et nitidus,
squamulis splendide viridi-aureis crebre vestitus, genis et facie
utrinque violaceo-micanti-squamulatis. Oculi antici apicibus in
lineain vix recurvam, laterales a mediis spatio oculo laterali saltem
duplo angustiore sejuncti. Abdomen breviter ovatum, supra durius-
culum, nigrum, crebre viridi-aureo-squamulatum, subtus in medio
atrum et subglabrum. Sternum nigrum, parce viridi-squamulatum.
Chelæ sat longæ, divaricatæ et arcuatæ, nigro-piceæ, læves, vitta
viridi-aureo-squamulata ornatæ, supra, prope apicem apophysi
magna, erecta longa et subacuta, subtus, ad marginem inferiorem,
apophysi submedia recta seu leviter incurva denteque remotiore
fere æquilonga sed graciliore, apice acuta et leviter curvata et
postice dentata, insigniter armatæ, ungue longo, valido et leviter
sinuoso, apice abrupte angustiore, compresso et arcuato, antice ad
basin apophysi rufula maxima erecta curvata et obtusa, atque prope
medium tuberculo minore armato. Pedes nigro-picei, coxis, meta-
tarsis ad basin, tarsisque posticis dilutioribus, femoribus patellis
tibiisque supra parce viridi-aureo-squamulatis. Pedes 1' paris
reliquis longiores, tibia cylindracea haud inflata, aculeis exterio-
ribus triuis minutissimis aculeoque interiore subapicali maJore
subtus armata. Pedes-maxillares gracillimi et longissimi, fusco-
picei, femore patellaque supra viridi-aureo-squamulatis.
©. Long. 6 mill. — Mari subsimilis sed cephalothorace utrinque
_ ample rotundo, antice posticeque fere æqualiter attenuato, pilis
oculorum rufulis, chelis latioribus et brevioribus, apophysibus
carentibus, fusco-piceis sed in parte basali squamulis splendide
aureis ornatis, margine inferiore sulci carinula valde emarginata
et tridentata, dente medio reliquis minore, armato, pedibus 1: paris
brevioribus et crassioribus, tibia aculeis exterioribus trinis parvis,
interioribus binis, multo majoribus et subapicalibus, subtus munita.
Pedes-maxillares supra deplanati, obscure fulvi, albo-pilosi et parce
aureo-squamulati. — Celebes : Bua Kraeng (Fruhstorfer).
S. pilipes sp. nov. — ©. Long. 6 mill. — Cephalothorax latus,
utrinque ample rotundus, supra deplanatus, niger, crebre coriaceo-
rugosus, pilis squamiformibus albido-luteis fulvisque crebre
vestitus. Pili oculorum albido-lutei, sub oculis fere albi. Clypeus
longe albido-barbatus. Oculi antici apicibus in lineam rectam,
398
laterales a mediis spatio oculo laterali fere duplo angustiore sejuncli.
Abdomen longe oblongum, supra duriusculum et sigillis biseriatis
impressum, fusco-rufulum, albido-squamulatum, antice vitta latis-
sima confusa pallide fulvo-squamulata, utrinque lineis abbreviatis
obliquis et postice, supra mamillas, lineis binis parvis fuscis
notatum, subtus albo-nitido-squamulatum et lineis binis nigris
glabris notatum. Sternum nigrum, ad marginem albo-nitido-
squamulatum. Chelæ nigræ, valde coriaceæ, ad basin minute squa-
mulatæ, margine inferiore sulci carinula valde emarginata et
tridentata, dente medio reliquis minore, munito. Pedes 1‘ paris.
reliquis multo robustiores, femore late clavato, tibia subtus leviter
convexa, nigricantes, patella metatarso tarsoque dilutioribus,
albido-pilosi, patella tibiaque supra parce nitido-squamulatis, tibia
subtus sat crebre nigro-pilosa, pedes sex posteriores pallide fusci
apice lutei, lineis albo-squamulatis ornati. — Ins. Luzonia
Manila! Quingua!
S. capucinus sp. nov. — . Long. 4,5 mill. — Cephalothorax
paulo latior quam longior, antice utrinque valde dilatato-rotundus,
dein subparallelus, postice breviter et fere abrupte angustior,
nigro-piceus, valde cariaceo-rugosus, squamulis albido-nitidis
vestitus. Pili oculorum et clypei pauci longi, tenues, albido-lutei.
Oculi laterales a mediis spatio oculo laterali vix angustiore sejuncti.
Abdomen breve, supra duriusculum et late sigillatum, nigrum,
squamulis in medio albo-nitidis, utrinque luteis, vestitum, subtus
sordide albido-pilosum. Chelæ latæ, antice planæ et coriaceæ, extus
dilatato-rotundæ et granuloso-carinatæ sed muticæ, subtus dente
marginali parvo et remotissimo armatæ, ungue longo, mutico, ad
basin crasso et tereti, dein abrupte angustiore, compresso et
arcuato. Pedes 1 paris nigro-picei, longi, trochantere tereti coxa
vix breviore, femore longe claviformi, tibia tereti aculeis exterio-
ribus trinis minutissimis inter se æquidistantibus, aculeoque
- interiore subapicali validiore subtus armata, metatarso sat longo,
aculeis validis sat brevibus 22 armato. Pedes reliqui fusco-picei,
coxis dilutioribus, metatarsis tarsisque luteis, metatarsis ad basin
atque ad apicem minute fuscis. Pedes-maxillares graciles et longi,
fusco-picei.
®.— Long. 6 mill. — A mari differt cephalothorace abdomineque
squamulis pallide luteis vestitis, pilis oculorum fulvo-rufulis, clypei
luteis, chelis crassioribus, antice deplanatis sed ad basin valde
convexis et geniculatis, carinula inferiore tri vel quadridentata,
dentibus medianis angularibus mullo minoribus, pedibus anticis
crassioribus et brevioribus, trochantere brevi, tibia aculeis infe-
rioribus 3-3 munita, metatarso breviore, aculeis inferioribus multo
longioribus 2-2 subtus armata. — Java : Mons Gede (Fruhstorfer).
399
S. patellaris sp. nov. — . Long. 7 mill. — Cephalothorax
paulo latior quam longior, subparallelus sed postice breviter et sat
abrupte angustior, supra deplanatus, fusco-piceus, prope oculos
niger, valde coriaceo-rugosus, squamulis albo-argenteis violaceoque
micantibus vestitus. Pili oculorum supra oculos fulvo-rufuli, subtus
albido-lutei. Pili clypei longi, pallide lutei. Oculi antici apicibus in
lineam rectam seu leviter procurvam, laterales a mediis spatio
- oculo laterali paulo minore sejuncti. Abdomen breviter ovatum,
antice obtuse truncatum, supra duriusculum, nigrum, squamulis
splendide violaceo-micantibus vestitum et maculis aureo-squamu-
latis ornatum, subtus cinereo-pilosum. Chelæ breves, divaricatæ,
antice deplanatæ, extus valde convexæ et prominulæ, intus, juxta
radicem unguis, tuberculo parvo et obtuso munitæ, nigræ, valde
coriaceæ et parce aureo-squamulatæ, margine inferiore longo
carinato, dente remotissimo sat angusto, postice tuberculato,
armato, ungue longo, antice, prope basin, depresso et excavato,
dein tuberculo humili et obtusissimo instructo. Pedes 1i paris
fusco-castanei, tarso luteo, tibia patellaque supra micanti-squamu-
latis, trochantere coxa non multo breviore, patella longissima,
supra deplanata et intus carinata, tibia patella haud longiore, supra
leviter deplanata, aculeis exterioribus trinis, basali minore, aculeis-
que interioribus binis subapicalibus longioribus armata, metatarso
sat brevi, aculeis longis 2-2 munito. Pedes reliqui flavi, coxis
trochanteribus femoribusque nigris. Pedes-maxillares graciles et
longi, fusco-castanei, parce micanti-squamulati. — Ins. Halmahera :
Edkor.
Simæthula (1) janthina sp. nov. — ©. Long. 3,2 mill. —
Cephalothorax abdomenque nigra, squamulis rufo-violaceis splen-
dide micantibus omnino vistita, cephalothorax subtiliter sed crebre
scrobiculato-punctatus. Pili oculorum pauci albidi. Clypeus pilis
longis crebre uniseriatis albo-argentis ornatus. Abdomen subtus
parce cinereo-pubescens. Sternum nigro-nitidum. Pedes nigri
tarsis cunctis metatarsisque sex posticis luteis. Pedes-maxillares
nigri, patella tibia tarsoque supra leviter deplanatis et albo-pilosis.
— (Jueensland : Cooktown.
Phyaces (2) comosus sp. nov. — «, ©. Long. 3-4 mill. —
Cephalothorax niger, crebre et minute granulosus, supra fulvo-
(1) Simæthula nov. gen. à Séertinio et Heratemidi differt oculorum linea
antica leviter procurva, oculis ser. 3€ ab oculis anticis quam ad angulos posticos
cephalothoracis saltem quintuplo remotioribus. — Typus:S. janthina E. Simon.
(2) Phyaces nov. gen. a Sfertinio, Irura et Stergusa differt oculorum linea
3a cephalothorace haud angustiore, tesumentis pilis simplicibus pronis vestitis,
abdomine antice acuminato et longissime penicillato. — Typus : P. comosus
E. Simon.
400
rufulo in lateribus pallide luteo-pubescens, parte cephalica utrinque
maculis seriatis albo-pilosis, fasciculisque trinis erectis, ad basin
nigris ad apicem rufulis, 1° pone oculos medios, reliquis prope
medium sitis, ornata, parte thoracica cristas binas setarum flavi-
darum munita. Pili oculorum et clypei (longissimi) crassi et flavidi,
sed supra oculos medios rufuli. Abdomen breve, antice elevatum
sed obtusum, postice declive, fuscum, supra cervino-pubescens,
punctis albis quatuor, figuram rhomboidalem designantibus, et
utrinque vittis abbreviatis et obliquis trinis albido-pilosis ornatum,
ad marginem anticum setis crassis longissimis (cephalothorace
longioribus) ad radicem cinereis ad apicem flavidis, fasciculum
maximum, depressum, et antice oblique directum formantibus,
insigniter ornatum. Chelæ nigræ, glabræ, breves, antice deplanatæ
et valde inæquales. Partes oris, sternum coxæque nigra vel fusco-
castanea fere glabra. Pedes fulvo-rufuli, crasse et longissime flavido-
hirsuti, antici paulo obscuriores, femore late clavato subtus nigro-
cyaneo, metatarsis tarsisque sex posticis luteis, metatarsis apice
minute nigro-annulatis. Pedes-maxillares fulvo-rufuli, femore
patella tibiaque longissime flavo-hirsutis; tibia patella paulo
angustiore, apophysi apicali parva et acuta munita; tarso sat
angusto, bulbo simplici. — Ins. Taprobane !
Uroballus (1) octovittatus sp. nov. — Long. 3 mill. —
Cephalothorax fusco-rufulus, parte cephalica nigricanti, minute
coriaceo-rugosus, crebre fulvo-cinereo-pubescens, et vittis trans-
versis binis atro-cœruleo-pilosis ornatus, vitta antica angusta et
recurva, inter oculos posticos ducta, altera latiore. Pili oculorum
et clypei longi, sordide albidi. Abdomen depressiusculum, postice
attenuatum, supra fulvum et luteo-pubescens, vittis transversis
rectis et integris nigricantibus, atro-cyaneo-pilosis, medianis reli-
quis latioribus, ornatum, subtus pallide testaceum, albido-pilosum.
Mamillæ inferiores luteæ, superiores longissimæ et tenues, nigræ,
superne linea niveo-pilosa ornatæ. Chelæ fusco-rufescentes. Partes
oris, sternum coxæque 1i paris fusco-olivacea. Pedes 1° paris robus-
tissimi, fusco-olivacei vel castanei, femore supra patellaque ad
basin dilutioribus, reliqui pedes lutei, minute fusco-variati. Pedes-
maxillares nigri, tarso angusto, bulbo simplici.
©. Long. 3,5 mill. — À mari differt abdominis vitta 2? antice
anguloso-dentata, pedibus-maxillaribus nigris ad basin paulo dilu-
tioribus. — Ins. Taprobane!
(1) Uroballus nov. gen. a Phyaceæ differt abdomine antice rotundo nec
acuminato nec penicillato, mamillis superioribus gracillimis et longissimis,
abdomine toto vix brevioribus. — Typus : U. octovittatus E. Simon.
401
U. henicurus sp. nov. — ç. — Long. 3 mill. — A præcedenti
differt, cephalothorace omnino fulvo-pubescenti haud vittato, vittis
abdominis extus latis et subcontiguis sed intus acuminatis atque
in medio late interruptis, abdomine subtus pallide-testaceo, vittis
trinis nigris punctatis et sæpe confusis ornato. — Ins. Taprobane!
Stergusa aurichalcea sp. nov. — . Long. 3 mill. — Cepha-
lothorax subtiliter coriaceus, niger, parte thoracica paulo dilutiore
et rufuscenti-tincta, pilis squamiformibus longis pronis et striatis
fulvo-aureis vestitus, utrinque in declivitate vitta lata, in medio
maculis confusis binis geminatis albidius-squamulatis notatus. Pili
oculorum fulvo-rufuli, Clypeus crebre et longe albo-barbatus.
Abdomen oblongum, sigillis coriaceis biseriatis 3-3, anticis parvis,
reliquis maximis, notalum, fulvo-nilido-pubescens, vitta media lata
fusca sinuosa, postice valde dentata ornatum, subtus nigrum,
cinereo-pubescens. Sternum nigrum. Chelæ fusco-rufulæ, antice
parce rugosæ, attenuatæ et divaricatæ, marginibus sulci lougis,
leviter depressis, inferiore tuberculo apicali parvo et obtuso
denteque remoto longo et acuto armato, ungue valido et longo,
antice, prope medium, obltuse tuberculato. Pedes 1° paris reliquis
robustiores, fulvo-rufuli, femore nigro, patella longissima. Pedes
sex postici lutei, coxis femoribusque infuscatis, tibiis metatarsisque
_apice anguste fusco-annulatis. Pedes-maxillares graciles, fusci,
squamulis fulvo-aureis vestiti; tibia patella paulo breviore mutica,
_utrinque longe ciliata ; tarso angusto ; bulbo simplici.
Q. Long. 3,2 mill. — A mari diftert chelis fere parallelis, margine
inferiore sulci cariaula inæqualiter tridentata munito, pedibus-
maxillaribus depressis, crebre alba-argenteo-squamulatis. Area
genitalis tuberculis binis rufulo-nitidis, ovato transversis, notata. —
Ins. Taprobane : Colombo!
S. aurata sp. nov. — . Long. 3 mill. — Cephalothorax fusco-
Castaneus, parle cephalica nigricanti et subtiliter rugosa, squamulis
fulvo-aureis vestitus. Pili oculorum fulvi. Pili clypei albidi, creber-
rimi, in medio longi. Oculi parvi ser, 2* evidenter ante medium
sili. Abdomen oblongum, fuscum, fulvo-nitido-squamulatum, vitta
media lata obscuriore confusa notatum et sigillis coriaceis bise-
riatis 3-3, posticis majoribus, impressum, subtus atrum. Chelæ
nigræ, coriaceo-granulosæ, divaricalæ, marginibus sulci longis,
dentibus remotis, ungue longo et valido, prope medium abrupte
angustiore et supra minute dentato. Sternum nigrum. Pedes 1: paris
Crassissimi nigricantes, aureo-squamulati, patella ad basin tarsoque
dilutioribus, patella tibia metatarsoque superne leviter deplanatis.
Pedes-maxillares sat graciles, fusci, aureo-squamulati, depressi;
bulbo sat convexo obliquo. — Ins. Taprobane mont. : Maturata!
402
S. stelligera sp. nov. — . Long. 3 mill. — Cephalothorax
niger, subtiliter coriaceus, linea marginali exili alba cinctus, pilis
squamiformibus longis pronis et striatis cinereo-micantibus, ad
marginem frontalem pilis viridi-aureis mixtis, supra vestitus,
utrinque in declivitate, pilis longioribus albis munitus et supra
oculos medios macula frontali nivea ornatus. Pili oculorum albidi.
Clypeus ad marginem setis albis longis uniseriatis munitus.
Abdomen oblongum, atrum, squamulis micantibus cinereis viridi-
busque vestitum, antice linea marginali arcuata, supra punctis
parvis biseriatis, utrinque maculis trinis majoribus obliquis, ma-
culaque apicali niveo-pilosis decoratum, subtus albo-pilosum.
Sternum nigrum. Chelæ nigricantes, antice inæquales et rugatæ.
Pedes longe albo-pilosi, antici reliquis robustiores, obscure fusci,
versus extremitates sensim dilutiores, postici lutei, coxis fuscis,
tibiis metatarsisque apice anguste fusco-annulatis. Pedes-maxillares
depressi, creberrime niveo-squamulati. — Ins. Taprobane : Co-
lombo !
Pilia (1) saltabunda sp. nov. — . Long. 4-5 mill. — Cephalo-
thorax niger, subtiliter granulosus, supra rufulo-pubescens,utrinque
in declivitate et postice in medio longius luteo-pilosus, parte cepha-
lica utrinque, prope oculos posticos, fasciculo erecto setarum
nigrarum ornata. Pili oculorum pauci rufuli. Clypeus angustus,
pilis longis fulvo-rufulis munitus. Abdomen breve, vix longius
quam latius, postice breviter acuminatum, fusco-rufulum, plus
minus nigricanti-variegatum, rufulo-pubescens, antice vitta margi-
nali lineaque media abbreviata, postice vitta transversa latissima,
leviter recurva, luteo-pilosis, ornatum, subtus nigricans, parce
albido-pilosum. Chelæ latæ, antice paululum deplanatæ, fusco-
rufulæ, parce et minute granulosæ. Partes oris sternumque nigro-
olivacea lævia. Pedes 1i paris crassi et longissimi, nigricantes vel
castanei, tarso parvo luteo, luteo-pubescentes, patella tibia meta-
tarsoque subtus longe nigro-ciliatis, tibia supra prope apicem,
cristula parva nigra ornata. Pedes sex postici lutei, coxis femori-
busque infuscatis, reliquis articulis sœpe confuse annulatis. Pedes-
maxillares parvi et graciles, lutei, leviter fusco-variati, flavo-nitido-
pilosi; tibia patella multo breviore, angustiore, extus ad apicem
apophysi nigra, parva, acutissima et valde uncata armata; tarso
angusto teretiusculo; bulbo simplici. -- India merid. : Kodaikanel
(Palni Hills).
(1) Pilia nov. gen. a Tura Peckh. (Atrytone Keyserling) differt cephalothorace
brevi et alto, antice posticeque declivi, oculis anticis in lineam rectam, late-
ralibus a mediis distantibus. — Typus P. saltabunda E, Simon.
403
Belliena (!) biocellosa sp. nov. — 4 Long. 2,5 mill, —
Cephalothorax luteo-rufescens, Iævis et glaber, parte cephalica
paulo obscuriore, utrinque propre oculos late nigra, parce sed longe
albido-pilosa. Pili oculorum albi. Clypeus nudus partes oris,
chelæ, sternum pedesque luteo-ravida. Abdomen pallide luteum,
supra duriusculum, nitidissimum et glabrum sed ad marginem
anticum setis validis nigris paucis munitum, in parte basali lineis
binis leviter curvatis, antice convergentibus, sæpe interruptis,
maculisque binis submediis subgeminatis longis et obliquis fuscis,
in parte apicali maculis nigerrimis binis magnis et subquadratis
decoratum. Pedes maxillares lutei, tarso fusco-olivaceo: tibia
patella multo breviore et paulo angustiore, apophysi apicali nigra
par va et acuta extus armata; tarso ovato; bulbo maximo, ad basin
valde convexo et prominulo, ad apicem attenuaio et stylo parvo
subrecto munito.
©. Long. 3 mill. — Abdomen molle, pallide luteum, ad marginem
anticum macula parva transversa, dein maculis majoribus binis
subrotundis, prope medium maculis binis geminatis linearibus et
utrinque macula majore obliqua, fuscis, prope apicem maculis
binis maximis nigerrimis supra decoratum. Area genitalis plagulis
binis planis subrotundis rufescentibus notata. — Venezuela : San
Esteban !
B. phalerata sp. nov. — ç;. Long. 2,5 mill. — Cephalothorax
niger, nitidus, parte cephalica parce et breviter luteo-pilosa, tho-
racica glabra sed in medio confuse dilutiore et linea exili niveo-
pilosa ornata. Pili oculorum albi. Clypeus nudus. Chelæ, partes oris
sternumque fusco-olivacea, glabra et Iævia. Abdomen scuto niger-
rimo nitido et glabro sed antice macula parva niveo-pilosa ornato,
supra omnino obtectum, tubere anali niveo-piloso, subtus obscure
testaceum. Pedes pallide flavidi, tibiis anticis aculeis debilibus
inferioribus aculeisque parvis interioribus trinis munitis, patellis
intus minute aculeatis, metatarsis aculeis inferioribus aculeoque
parvo apicali interiore armatis. Pedes-maxillares fere præcedentis
sed nigri, femore supra crasse albo-piloso. — Venezuela : Caracas!
B. flavimana sp. nov. — . Long. 2,5 mill. — Cephalothorax
niger, nitidus, parte cephalica parce albo-luteo-pilosa, thoracica
glabra leviter dilutiore. Pili oculorum albi. Clypeus parce et crasse
albo-barbatus. Chelæ et partes oris fulvæ. Sternum fusco-olivaceum,
Iæve. Abdomen scuto nigro nitido et glabro supra omnino obtec-
(1) Belliena nov. gen. a Nagainzr (Peckham) differt quadrangulo oculorum
postice quam antice paulo angustiore, oculis parvis ser. 2æ fere in medio inter
oculos laterales anticos et posticos sitis, tegumentis Iævibus et nitidis, —
Typus : B. biocellosa E. Simon. k
404
tum, subtus olivaceum, tubere anale niveo-piloso. Pedes flavidi,
tibia 1! paris aculeis inferioribus debilibus 2-2 aculeoque parvo
interiore minuto armata, patella mulica, tibia 2! paris aculeis binis
uniseriatis subtus munita. Pedes-maxillares flavidi, femore supra
albo-piloso; femore robuslo et curvato; patella convexa; tibia
patella multo breviore et paulo angustiore, apophysi apicali recta,
antice directa, articulo longiore, extus armata; tarso sat longe
ovato, bulbo ad basin valde convexo. — Venezuela : Colonia Tovar!
Nagaina diademata sp. nov. — ©. — Long. 3 mill. —
Cephalothorax niger, subtiliter coriaceus, squamulis viridi-aureis
conspérsus, vitta grosse niveo-squamulata coronatus lineaque exi-
liore alba cinctus. Pili oculorum sordide albidi. Clypeus ad margi-
nem setis albis Ilongis paucis uniseriatis munitus. Abdomen
breviter oblongum, nigrum, parce nitido-squamulatum, albo mar-
ginatum, prope medium linea transversa procurva, prope apicem
linea recurva, in medio late interruptis, grosse albo-cœruleo-
squamulatis, decoratum, sublus parce albo-pilosum. Chelæ nigro-
nitidæ, leviter coriaceo-rugatæ. Sternum nigrum, parce albo-
pilosum. Pedes nigri, tarsis cunctis, melatarsis 2i et 3 parium,
coxis trochanteribusque quatuor posticis luteis. Pedes-maxillares
nigri. Area genitalis fovea superficiali magna, semicirculari et
postice acute emarginata, impressa. — Brasilia, prov. Minas :
Caraça (E. Gounelle).
N. tricincta sp. nov. — ©. Long. 4 mill, — Cephalothorax
niger, coriaceus, cinereo-pubescens, parte cephalica squamulis
viridi-aureis parce ornata, thoracica pone oculos, maculis albo-
squamulatis notata. Pili oculorum et clypei pauci albi. Abdomen
breviter ovatum, nigrum, in parte basali squamulis viridi-aureis
conspersum, lineis exilibus albo-squamulatis, inter se fere æqui-
distantibus, transversim sectum, linea 1? angulosa, reliquis recurvis,
subtus nigrum et parce cinereo-pilosum. Sternum nigro-nitidum.
Chelæ mediocres, nigræ, inordinatim striatæ. Pedes omnino flavidi,
tibia 1! paris aculeis 2-2, tibia 2! paris aculeis 4-2, metatarsis
quatuor anticis aculeis parvis 2-2 subtus armatis. Plaga genitalis in
medio minute foveolata, postice rufula et transversim elevata. —
Amazonas : Sao Paulo de Olivença (de Mathan).
Hyetussa (1) cribrata sp. nov. — ©. Long. 4 mill. — Cepha-
lothorax niger, grosse et crebre impresso-punctatus, parte cephalica
(1) Hyetussa nov. gen. a Belliena differt cephalothorace longo et fere
parallelo, oculis ser. 2 longe ante medium, inter oculos laterales anticos et
posticos, sitis, tibiis quatuor anticis muticis, pedibus posticis muticis vel fere
muticis, tegumentis cephalothoracis grosse impresso-punctatis. — Typus :
H. cribrata E. Simon. ii
405
ad marginem frontalem, thoracica in medio atque ad marginem
longe albo-pilosis. Pili oculorum albi. Clypeus utrinque breviter,
in medio longe et crebre albo-barbatus. Chelæ sternumque nigro-
nitida. Abdomen longum et teretiusculum, supra atro-lividum,
vittis transversis latis, medianis angulosis et sæpe in medio inter-
ruptis, paulo dilutioribus et albo-pilosis decoratum. Pedes pallide
flavidi, parce albo-pilosi, tibiis metatarsisque anticis vix distincte
olivaceo-annulaiis. Plaga genitalis fulva, albo-pilosa, magna et
semicireularis, septo medio angusto divisa. — Venezuela : Caracas!
Tanybelus (1) æneiceps sp.nov.— j Long. 4 mill. — Cepha-
lothorax longus, fere glaber, parcissime et tenuiter albido-pilosus,
parte cephalica subtiliter coriacea nigro-ænea, thoracica lævi,
castanea. Oculi antici inter se contigui et valde inæquales, medii
maximi, pilis alhis paucis et crassis cincti. Clypeus sat latus, pilis
albis crassis et longis, crebre uniseriatis, ad marginem ornatus.
Abdomen longum, teretiusculum, supra pallide fusco-testaceum,
vitta media lata obscuriore confusa et prope medium utrinque vitta
transversa albido-testacea et albo-pilosa ornatum, subtus albido-
testaceum utrinque et poslice anguste nigro-marginatum. Chelæ
debiles, parallelæ, intus marginatæ, nigro opaceæ, marginibus
sulci longe obliquis, inferiore carinula remota sat parva, acute
bidentata, armato, ungue longo valido et curvato. Partes oris ster-
numque nigricantia. Laminæ apice dilutiores. Pedes flavidi, pedes
li paris sat breves, reliquis paulo robustiores, aurantiaco-tincti,
femore tibiaque utrinque plus minus infuscalis et subvittatis, tarso
parvo fusco, tibia aculeis parvis sed validis 3-3 subtus armata,
metatarso tibia multo breviore, aculeis 2-2 majoribus et intus
-aculeo simili submedio, armato. Pedes 2: paris similiter aculeati
sed tibiæ aculeis exterioribus longioribus. Pedes postici minulis-
sime et parcissime aculeati. Pedes-maxillares nigri, sat validi et
longi; femore sat crasso et curvato; patella plus duplo longiore
quam latiore; tibia parva, patella fere triplo breviore, extus apo-
physi apicali fere inferiore, brevi, acuta et antice directa armata ;
tarso sat parvo, anguste ovato, apice inflexo; bulbo ovato, ad basin
convexo. — Venezuela : Colonia Tovar!
Atomosphyrus (2) tristiculus sp. nov. — (j (pullus). Long.
3 mill. — Cephalothorax longus, niger et fere glaber, subtiliter
(1) Tanybelus nov. gen. a Hyetussa differt tibiis anticis aculeis sat validis
3-3 subtus armatis, metatarsis anticis aculeis inferioribus aculeoque laterali
interiore submedio munitis, tegumentis cephalothoracis subtiliter coriaceis
haud punctatis. — Typus : T. œneiceps E. Simon.
(2) Atomosphyrus nov. gen. a Tunybelo differt quadrangulo oculorum
postice quam antice paulo latiore, tibiis anticis gracilibus et longs aculeis debi-
libus 2-2 tantum munitis, metatarsis aculeis inferioribus munitis sed aculeis
lateralibus carentibus. — Typus : À fristiculus E. Simon.
406
coriaceus et opacus. Pili oculorum pauci crassi albi. Clvpeus parce
albo-barbatus. Abdomen longum, nigrum, antice vitta transversa,
utrinque prope medium, macula parva longa niveo-squamulatis
decoratum. Chelæ nigræ, valde coriaceo-rugosæ, pilis crassis albis,
paucis intus munitæ, margine inferiore sulci carinula brevi, pro-
funde et acute bidentata, armato. Partes oris sternumque nigra
Pedes 1: paris sat longi, graciles et teretes sed femore compresso
sat lato, lutei, coxa femoreque nigris,tarso ad basin infuscato, tibia
utrinque squamulis albis uniseriatis ornata, subtus aculeis debilibus
2-2, a sese late distantibus, munita, metatarso tibia breviore,
similiter aculeato. Pedes sex postici nigricanti-olivacei, coxis tar-
sisque dilutioribus et fulvis. Pedes-maxillares breves et robusti,
tarso bulboque maximis. — Chili : Valdivia.
Rhetenor (2) diversipes sp. nov. — ©. Long. 3,2 mill. —
Cephalothorax nigro-æneus, nitidissimus, parcissime et tenuiter
pilosus, parce et grosse punctato-impressus et prope marginem
poslicum rugulosus. Abdomen cephalothorace paulo latius, con-
vexum, nigerrimum, nitidum, subtilissime et perparce punctatum.,
Pedes-maxillares nigri. Pedes flavi, femore 1’ paris fusco-rufescenli,
femore 4 paris nigro, patellis tibiisque cunctis nigro-annulatis et
sublineatis, metatarso 1i paris nigro, 2! paris antice nigro-lineato.
Plaga genitalis plana, fusca et rugosa, semicircularis, postice costa
transversa rufula discreta. — Regio Amazonica : Teffe (de Mathan).
(2) Rhetenor nov. gen. a Zygoballo differt cephalothorace latiore postice
quam longiore et postice utrinque pone oculum prominulo, oculis anticis api-
cibus in lineam procurvam. — Typus : À, diversipes E. Simon.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
VIII
Assemblée mensuelle du 2 août 1902.
Présidence de M. île D'JACOBs, vice-président.
La séance est ouverte à 8 heures.
_ M. Schouteden remplit les fonctions de secrétaire en l’absence de
M. Rousseau,
Le procès-verbal du 5 juillet 1902 est approuvé.
Correspondance. — MM. Rousseau et Tosquinet s’excusent de ne
pouvoir assister à la séance,
_—- M. Roelofs annonce que c’est par erreur qu’il a signalé
(séance du 7 juin) la capture d’Eurymniusa crassa Epp.à Calmpthout
dans des fourmilières de F'ormica rufa,
Travaux pour les Annales. L'assemblée décide l'impression des
travaux insérés dans ce numéro.
Communication. M. Schouteden signale la capture par M. L. Bur-
geon de Spercheus emarginatus Latr. (Col.) à Forest, le 25 mai 1902.
: Excursion. L’excursion du 14 septembre aura lieu à Genck.
La séance est leyée à 8 3/4 heures,
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T, XLVI, 28 VIil 1902 28
408
ÉTUDE DICHOTOMIQUE
SUR LES TRICHODESMA Lec. DU BRÉSIL
par NE. Pic.
Les différentes espèces et variétés brésiliennes que je connais et
possède, pouvant rentrer dans le genre Trichodesma Lec., se distin-
gueront de la façon suivante :
LÉ
15
QD CO
4,
OX
6.
Forme robuste; élytres n'ayant pas de macules ou fascies sub-
dénudées brillantes nettes ; pas de macule suturale apicale
[oncee 2: SP ES
Forme assez éioité : lanpdos élytres ornés, sur pubescence
foncière blanchâtre dense, de macules ou ace subdénudées
brillantes, très distinctes, celles-ci brunes; une macule sutu-
rale et apicale foncée. — Long. 4,5 mill. — S. Antonio da
Barra, Prov, Bahia, décembre 1888 (Gounelle).
_ semialbida Pic...
Dessus du corps densément et régulièrement pubescent de
gris jaunâtre ou blanchâtre avec une macule brune suturale,
plus large vers l’écusson et flanquée en dessous du milieu,
et de chaque côté, d’un faisceau de poils de même coloration;
gibbosité prothoracique fauve en arrière, le reste du protho-
rax gris-jJaunâtre ou blanchâtre. — Long. 4,5-5,8 mill. —
S. Antonio da Barra et Jatahy (1). . . . goyasensis Pic.
Prothorax plus ou moins dilaté sur le milieu de ses côtés. 4.
Prothorax non dilaté sur le milieu et muni d’une forte dent.
vers les angles postérieurs. — Long. 4,5 mill. — Caraça,
Prov. Minas Geraez, décembre 1885 (Gounelle).
dentatithorax Pic.
Élytres ornés à l'extrémité d’une pubescence claire distincte,
bordée antérieurement de macules ou d’une fascie variable,
celles-ci foncées . . . ARPARTRE SC"
Élytres non ornés à eonne d’ une Re 0 plus claire,
cette pubescence de même coloration et confondue avec la
pubescence foncière générale . ... RER
Peu trapu; pubescence foncière fauve ou un peu jaunûtre;
antennes un peu roussâtres, — Long. 5,5-6 mill. — $S. Anto-
nio da Barra, décembre 1888 (Gounelle). . Gounellei Pic.
Trapu et plus court; pubescence foncière plus ou moins gri-
sâtre; antennes noires. — Long. 5,5 mill. — (ex Donckier)
[? var. du précédent] . . . . . . . Donckieri(nouv.).
Élytres ornés sur le disque, en dessous de l’écusson, de hou-
(1) Jatahy est situé dans la province de Goyas.
s'.
10.
10".
409
peltes pileuses noires très distinctes; prothorax à pubes-
cence plus hérissée.oùw plus longues 2m, ,: 10.
Élytres ornés sur le disque, en dessous de l’écusson, de hou-
peites pileuses noires peu marquées ou presque nulles; pro-
thorax à pubescence plus courte ou moins mouchetée . 77.
Pubescence élytrale claire disposée à l’extrémité sous forme
de mouchetures condensées en une macule apicale presque
droite en avant ; élytres ayant sur leur milieu et latéralement
une fascie blanchâtre ou grise Le qui n’atteint pas tout
à fait la suture . . D RTS TER
Pubescence élytrale ue dire à lextretaits un peu obli-
quement, ordinairement en forme de fascie; généralement
une fascie en forme de V eur la suture et le milieu des
élytres, celle-ci faite de macules blanches ou jaunâtres
variables rapprochées. . . tie RO
Moins robuste; une fascie cn cidre Pad complète
sur le re du disque. — Long. 5,5-5,8 mill. — Sierra de
Communaty, Prov. Pernanbuco, mars 1893 (Gounelle).
| notatipennis (nouv.)
Plus ou moins robuste, parfois très gros; des macules claires
variables surle milieu du disque.— Long.5-7,5 mill. — Sierra
de Communaty |? var. du précédent] . . obustior (nouv.)
Côtés du prothorax plus ou moins dilatés au milieu; dessins
blancs bien distincts, — Long. 6,5 mill. — $S. Antonio da
Barra, décembre 1888 (Gounelle) . . . bahiensis (nouv.)
Côtés du prothorax faiblement dilatés au milieu; dessins blancs
peu distincts; forme élytrale un peu plus courte. — Long.
5,5 mill, — S. Antonio da Barra . . v.obliterala (nouv.)
Tout à fait large; gibbosité prothoracique très saillante ; élytres
moins pubescents, un peu brillants au milieu. — Long.
7 mill. — Brésil (ex coll. Gorham). . .- latissima (nouv.)
Modérément large; gibbosité:prothoracique moins saillante;
élytres plus pubescents et par conséquent non distinctement
brillants au milieu. — Long. 5,5-6 mill, — Val de Rio Pardo,
décembre 1898 (Gounelle) . . . . . fasciculata (nouv.)
410
DESCREE TEON
D'UN GENRE NOUVEAU DE LONGICORNES AFRICAINS
par le HE. F. Belon, ©. P.
PHYMATECHUS (1) nov. gen.
Caput porrectum. Oculi grosse granulati, emarginati; lobo infe-
riore majore rotundato; lobo superiore angusto, pone basin anten-
narum parum intus producto. Genæ breves, angulo inferiore acu-
minato.
Antennæ 11-articulatæ, in j corpore longiores (quatuor articulis
ullimis apicem elytrorum superantibus), subtus breviter parum
dense fimbriatæ; scapo fere obconico, duplo saltem longiore quam
latiore (apice cicatricoso, margine cicatricis arcuata obtuse subca-
rinulata); secundo obconico minuto; tertio quam scapo aut quarto
longiore, compresso, subsulcato, apice paulo latiore; quarto bre-
viore, ejusdem ferme longitudinis ac primo, parum perspicue com-
presso, apice paulo latiore; quinto quam præcedente duplo lon-
giore, parum graciliore et terele; sexto et sequentibus elongatis,
gracilibus, teretibus, subæqualibus aut vix decrescentibus.
Thorax latitudine maxima vix longior, in triente mediano late-
rum subrotundatim dilatatus sed inermis, apice et basi angustissime
carinato-marginatus ; disco 5-tuberculato. +
Scutellum subquadratum, postice rotundatum.
Coleoptera antice truncata, thoracis basi valde latiora, angulo
humerali obtuso, usque ad medium circiter longitudinis fere paral-
lela, deinde rectilineatim parum, prope apicem paulo distinctius
arcuatim ampliata ; supra depressa,inæqualia et seriatim verrucosa;
apice vix declivi, singillatim rotundato, setisque pallidis sat longis
(circiter decem utrinque) ciliato. |
Prosternum inter coxas anteriores anguste triangulariter depres-
sum, Mesosternum latius, inter coxas medias obtrapeziforme, antice
depressum, postice breviter emarginatum. Metasterni pleuris postice
acuminatis. Abdomen segmentis 5 paulatim longitudine decrescen-
tibus, ultimo tamen quam penultimo valde breviore.
Coxæ anticæ extus angulatæ, Acetabula intermedia extus aperta.
Femora antica breviter, posteriora longius pedunculata, dein ova-
tim clavata subcompressa, apicem elytrorum haud attingentia.
Tibiæ fere lineares. Tarsorum articulus primus elongatus, duobus
(1) Etymologie É QUUXTO, £y 0.
411
sequentibus simul sumptis æqualis; secundus brevis, obconicus ;
tertius longior, profunde bilobus; quartus duobus præcedentibus
æqualis. Ungues subdivaricati.
Par ses caractères essentiels, ce genre se rattache manifestement
au groupe des Œmides, tel qu’il a été constitué par Lacordaire
(Genera, VIII, 216). Comme les genres africains Allæme Lameere,
Parœme Auriv., Nosœme Kolbe, Hypomares Thoms. et Xystrocera
Serv., il appartient à la seconde section, où les hanches médianes
sont assez largement séparées par la saillie mésosternale. Ses
antennes sétacées, dépourvues d’aspérités sur les articles basilaires,
à quatrième article plus court que le troisième ou que le cinquième,
son corselet inerme latéralement, mais tuberculé en dessus, ses
élytres arrondies et brièvement dilatées au sommet sans épine sutu-
rale, et ses cuisses pédonculées puis renflées en massue ovale sub-
comprimée suffisent à le différencier de ses voisins. Il serait inté-
ressant d'apprendre si la © ,encore inconnue, possède, comme celles
des Hypomares ou des Anisogaster, la structure abdominale qui
caractérise les Obrium du même sexe.
Phymatechus fenestratus n. sp. — Niger, nitidus, supra
verrucosus el sparsim punctalus, antennis, pedibus et ventre (præter
duas primi segmenti maculas nigras postcoxales) pallide flavis ;
elytra maculis tribus vitreis pallide flavis utrinque ornata, una scilicet
parva triangulari pone medium dorsi, altera laliore semicirceulari ad
marginem exlernum, tertia transversa totum apicem tegente. — Long.
14 mill.
Hab. — Congo français : Benito. — Un exemplaire « (coll.
Argod)._
Indépendamment des caractères plastiques, d’après lesquels
l'espèce congolaise mérite de former le type d’un nouveau genre,
les taches transparentes et presque vitreuses dont les étuis sont
ornés, ainsi que les verrues dispersées en séries assez irrégulières
à la surface de ces mêmes organes, font reconnaître l’insecte au
premier coup d’œil.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
IX
Assemblée mensuelle du 6 septembre 1902.
Présidence de M. le D' JACOBS, vice-président.
La séance est ouverte à 8 heures.
M. Schouteden remplit les fonctions de secrétaire en l’absence de
M. Rousseau.
Le procès-verbal du 2 août 1902 est approuvé.
Correspondance. MM. de Crombrugghe, Rousseau et Tosquinet
s’excusent de ne pouvoir assister à la séance.
— Le GR. Instituto Lombardo di Scienze e Lettere » nous fait part
du décès de son président, M. le D' Gaetano Negri.
— L’ « Ateneo di Brescia » invite la Société à prendre part aux
fêtes organisées à l’occasion du centenaire de cette institution.
L'Assemblée décide l’envoi d’une lettre de félicitations à l’Ateneo.
Travaux pour les Memoires. L'Assemblée, après avoir entendu les
rapports de MM. Lameere et Weyers, décide l'impression de deux
notes de M. Boileau sur des Lucanides nouveaux ou peu connus.
Après avoir entendu les rapports de MM. Bondroit et Weyers, elle
décide également l’impression de la notice sur le baron de Selys-
Longchamps par M. Lameere.
Travaux pour les Annules. L’impression du travail contenu dans
ce numéro est décidée.
Communications. M. Clavareau fait part de la capture, à Ixelles,
de Chrysomela marginata L. et signale l'extrême abondance de
Psylliodes affinis Payk. au bois de Verrewinckel.
M. Schouleden annonce la capture à Rhisnes, par M. E. Dubois,
d’un Dytiscide nouveau pour notre faune : Hydroporus San-
marki Sahlb. et var. rivalis Gyll.
Exeursion. L’excursion du 11 octobre aura lieu à Wavre-Notre-
» . Dane.
_ La séance est levée à 9 heures.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVI, 2 x 1902 29
4»
e
414
L'ABLATION DES ANTENNES CHEZ LES BOURDONS
ET LES APPRÉCIATIONS D’AUGUSTE FOREL
par Felix Plateau, professeur à l'Université de Gand, etc.
$ 1. — Ablation des antennes chez les Bourdons.
Pour bien saisir la portée de ce que je vais exposer dans ce
premier paragraphe, il est nécessaire de se rappeler les deux points
suivants : :
1° En partant des résultats de nombreuses expériences et obser-
vations sur des capitules de Dahlia simple masqués par des feuilles
et cependant visités par des Hyménoptères et des Lépidoptères (1),
sur des fleurs privées de pétales ou de la portion colorée de la
corolle et où des Insectes allaient butiner comme dans des fleurs
intactes (2), sur des fleurs normalement peu visitées rendues attrac-
tives par du miel (3), sur les fleurs anémophiles visitées abondam-
ment après addition de la même substance, sur le grand nombre
d’Insectes visitant les fleurs entomophiles vertes ou verdâtres, peu
visibles au milieu du feuillage, fleurs dont j'ai dressé une longue
liste comprenant soixante-dix-neuf espèces (4), sur l'attraction pour
les Insectes de fleurs artificielles en feuilles vertes et contenant du
miel (5), sur l’absence presque totale d'attraction pour les Insectes
de fleurs artificielles colorées bien imitées (6), enfin sur l’absence
d'attraction aussi de la part d'organes naturels colorés dits vexil-
laires (7), j'avais cru pouvoir émettre cette conclusion : « La forme
et la couleur ne paraissant pas avoir de rôle attractif, les Insectes
sont évidemment guidés vers les fleurs par un autre sens que la
vue, sens qui est probablement l’odorat (8), » rédaction que j’eus le
tort de modifier plus tard en disant : € Les Insectes sont guidés
(1) Comment les fleurs attirent les Insectes, 1 partie. (Bulletins de l’Académie
royale de Belgique, 3° série, t. XXX, n° 11, novembre 1895.)
(2) 2° partie. (Même recueil, t. XXXII, n° 11, novembre 1896.)
(3) 3° partie. (Même recueil, t. XXXIIL, n° 1, janvier 1897.)
(4) 4 partie. (Même recueil, t. XXXIV, n°” 9-10, septembre-octobre 1897.) Les
documents que je ne cesse de réunir sur cette question me permettront de publier
une liste beaucoup plus importante.
(5) 5° partie. (Même recueil, t, XXXIV, n° 11, novembre 1897.)
(6) Zbid.
(7) Nouvelles recherches sur les rapports entre les Insectes et les fleurs. Étude sur le
rôle de quelques organes dits vexillaires. (Mém. de la Soc. zoologique de France,
t. XI, n° 3, 1898.)
(8) Comment les fleurs altirent les Insectes. Op. cit., 1" partie, p. 487 (p. 24 du tiré
à part).
LA. in
+
dan Mise d
Le. ch: 4 d
RS 2 dd case à
415
d'une facon sûre vers les fleurs à pollen ou à nectar par un sens
autre que la vision et qui ne peut êlre que l’odorat (1). »
IL en résulta que presque tous ceux qui s’occupèrent de mes
recherches en les criliquant,appuyèrent encore plus, volontairement
ou involontairement, sur la note, et que je passai bientôt pour nier
absolument chez les Insectes une perception visuelle des fleurs et
pour soutenir que l’odorat seul les conduit,
Afin de ramener les critiques vers une appréciation plus juste,
j'écrivis en 1899 : « J’admets parfaitement que l’Insecte puisse
s’apercevoir à distance de l'existence de fleurs, soit parce qu’il voit
les couleurs de la même manière que nous, soit parce qu’il perçoit
un contraste quelconque entre ces fleurs et leur entourage ; j'’admets
que concurremment avec l’odorat, quoiqu’à un bien moindre
degré, celte perception visuelle vague (2) puisse diriger l’animal
vers l’ensemble de la masse florale... (3). »
Tout ce 1° se résume donc en ceci : que, jusqu’à la date d’appari-
tion de la présente notice, j'ai, dans l’attraction des [Insectes par les
- fleurs, attribué une action secondaire à la vision et une action prépon-
dérante à l'odorat.
2° Les recherches expérimentales d’une série de naturalistes,
parmi lesquels A. Dugès, A. Lefebvre, H, Kuster, Slater,
Ed. Perris, Dônhoff, Cornalia, Kraepelin, Hauser, A. Forel, etc.
et moi-même, ont démontré d’une façon incontestable que le sens
de l’odorat, chez les Insectes, réside, sinon exclusivement, du moins
principalement dans Les antennes.
Ces deux points posés, il y avait lieu d’effectuer l’expérience
suivante : enlever les antennes à des Insectes recherchant normale
ment le pollen ou le nectar et observer comment ils se comporte-
raient ensuite vis-à-vis des fleurs.
Cette expérience fut faite par À. Forel dès 1877, par conséquent
dix-huit ans avant mes premiers travaux sur lés rapports entre les
fleurs et les Insectes. Je reproduis son texte en n’en élaguant que
ies passages, inutiles ici, concernant la réfutation d’une hypothèse
de Wolff : « Le 1% septembre 1877, journée à peu près belle après
une longue pluie, beaucoup de Bourdons (Bombus terrestris, prato-
(1) Ibid. 5° partie, p. 880 (p. 36 du tiré à part).
(2) A. Forel (Critique des expériences faites dès 1837, p.53), qui m'a mal lu, avance
à ce propos que j'attribue à Exner une opinion qui n’est pas la sienne, en lui
faisant dire que, même à quelques mètres de distance, les fleurs ne peuvent être
vues par les Insectes que comme des taches absolument vagues. Je n’ai jamais
écrit qu'Exner avait dit cela. Je me suis borné à émettre une opinion personnelle
déduite de l'examen de la photographie d’une image rétinienne de Lampyre
publiée par cet auteur.
(3) Nouvelles recherches sur les rapports entre les Insectes et les fleurs, 2° partie.
(Mém. de la Soc. zoologique de France, t. XII, n° 4, p. 370, 1899.)
416
rum, etc.), femelles et mâles, visilaient deux groupes de liserons
rouges, blancs et bleus mêlés de quelques autres fleurs et situés de
chaque côté de la porte d’entrée de l’asile des aliénés de Munich.
Ces Bourdons paraissaient fort affamés et visitaient surtout les lise-
rons. J’en pris six ; je leur coupai les antennes à la base et les laissai
s'envoler. Au bout de cinq minutes, l’un d’eux (un mâle) revint et
visita huit à dix fleurs de liseron l’une après l’autre. Chaque fois il
vola vers la fleur directement, sans hésiter une seconde. Je le
repris, constatai de nouveau l’absence complète des antennes et le
relâchai. Il ne fit cette fois qu’un circuit dans l'air et revint
aussitôt aux liserons qu’il recommença à visiter comme aupara-
vant. »
.… En même temps, plusieurs des Bourdons privés d'antennes
revinrent aux liserons, volantde l’un à l’autre avec plus de précision,
si possible, que les Bouriôns intacts. »
« Le 2 septembre, il plut. Le 3 septembre, le temps élait beau. Je
retournai vers les liserons où je retrouvai plusieurs des Bourdons
mâles et petites femelles auxquels j'avais coupé les deux antennes
deux jours auparavant. Ils volaient de fleur en fleur avec une rapi-
dité et une précision étonnantes... (1). »
L'expérience, à supposer qu’elle ait été bien conduite, ce que je
confirmerai plus loin, nous amène donc à admettre que, sans
organes olfactifs, des Insectes, et entre autres des Bourdons,
trouvent les fleurs dont ils ont besoin. Forel l’a rappelée encore en
1901 (2) en me reprochant de n’en pas tenir compte. |
Je n'avais pas altendu jusqu’à ce moment pour me meltre à
l’œuvre, et une première série d’essais fut entreprise au mois
d'août 1899 : Les Bourdons, relativement en petit nombre dans mon
jardin, circonstance rendant les observations plus faciles, visilaient
surtout les capitules ou les fleurs de Zahlia variabilis, Scabiosa
atropurpurea et Clarkia elegans. Les 10, 11, 12 et 14 août, je coupai
les deux antennes à dix Bombus terrestris et à un B. muscorum. Les
Insectes amputés lâchés partaient au loin, mais, dès le premier
jour, je pus capturer, sur les mêmes fleurs où il avait élé pris, un
B. terrestris privé d'antennes. Les jours suivants, je retrouvai sur
ces fleurs, et trois fois peu d’instants après l’opération, six indi-
vidus sans antennes, y compris l’unique B. muscorum.
Plus de la moitié des Bourdons mutilés avaient donc retrouvé
(1) FoREL. Expériences et remarques critiques sur les sensations des Insectes, |" par-
tie. (Recueil zoologique suisse, tome IV, n° 1, pp. 26 et suiv., novembre 1856.)
(2) Ip. Pie des expériences faites dès 1887, etc., 3° partie. (Rivista di Biologia
generale, n° 1, 2, vol. IL, p.37, Como, 1901); p. 54du même travail, l’auteur cite
le cas d'Abeiïlles domestiques à antennes coupées « qui reviennent même plu-
sieurs fois de suite après être rentrées dégorger leur miel à leur rucher ».
417
aisément les fleurs objet de leur convoitise, et cependant j'avoue
que je ne me rendis pas immédiatement à l’évidence. Je conservais
des doutes résultant de la façon dont les amputations avaient été
effectuées : rapidement, en plein air, sur des animaux se débattant;
doutes qui s’accentuèrent davantage lorsque je constatai, en exami-
nant mes Insectes tués et conservés dans l'alcool, que, chez tous, il
était resté une partie de la base des antennes.
Je n’ignore pas que chez les Apides les terminaisons olfactives
sont décrites comme n’existant que sur la surface interne dorsale du
funicule, funicule qui était enlevé, mais on comprendra que, tant
que la totalité de l’antenne n'avait pas été supprimée, un certain
scepticisme était permis.
Je résolus donc de recommencer en m’entourant de toutes les
précautions nécessaires. Malheureusement, diverses circonstances
retardèrent l’exécution de mes projets et je ne pus me livrer en
toute tranquillité à des expériences nouvelles que pendant le mois
de juillet de l’année actuelle (1902).
Du 29 juin au 23 juillet, j’opérai successivement, les jours de
beau temps, sur trente Bourdons. Les fleurs qu'ils visitaient
étaient celles d’Anchusa paniculata, Borrago officinalis, Spiraea
Aruncus, Digitalis purpurea, Delphinium À jacis et surtout d’Althaea
rose«.
L’individu capturé au filet était rapidement introduit, sans Île
toucher, dans un tube de verre spacieux, long de 10 et large de
3 centimètres, fermé au moyen d’un bouchon à treillis métallique, et
immédiatement transporté dans ma chambre de travail, bien éclairée
par deux fenêtres donnant sur le jardin.
Là, le tube, tenu horizontalement, était ouvert, le Bourdon en
sortait spontanément et était préstement enveloppé dans un flocon
d’ouate qui paralysait ses mouvements, ne laissait de libre que la
tête et permettait de maintenir solidement l’Insecte entre le pouce
et l’index de la main gauche sans le froisser.
Je recommande ce moyen très simple de contention réussissant
parfaitement pour les Hyménoptères Apides et n’offrant aucun
inconvénient, les ongles de l’animal ne restant jamais empêtrés
dans la ouate. Ces Insectes, débarrassés de leur enveloppe, se
montrent aussi frais qu'avant d’être pris.
Le Bourdon ainsi maintenu sous une loupe à pied articulé, je
coupais les deux antennes à ras de la tête à l’aide de fins ciseaux à
dissection, puis je le mettais en liberté sur l'appui extérieur d'une
des fenêtres, après m'être encore assuré, en employant une loupe
plus grossissante, que l’ablation des antennes était bien totale.
Toute l’opération, pour laquelle je m'étais naturellement fait la
main avant d'entreprendre les expériences définitives, ne durait pas
418
dix minutes depuis l’instant de la capture jusqu’au moment de Fe 4
mise en liberté. #
: Une fois libre sur l’appui de la fenêtre, le Bourdon privé Pi
tennes, ou bien s’envolait presque immédiatement, ou bien ne par- …
tait qu'après avoir effectué, pendant un temps école assez à.
court, des mouvements respiratoires aclifs. DT. 4
Sur trente cas, les Bourdons opéré; s’envolèrent vingt-deux fois 2
horizontalement vers le sud, le sud-est ou le sud-ouest, direction
générale dans laquelle se trouvent, par rapport à la maison, les
champs et les jardins du voisinage @). Le vol ascendant à peu près u
vertical se présenta cinq fois seulement. Dans trois cas, la direction …
ne put être observée. - | <
L’exposé de ces détails paraîtra peut-être au lecteur d’une ja 3
gueur inutile. J'ai tenu à tout dire pour prouver que j'avais fait ce.
qui était possible pour aboutir à des résultats indiscutables. L
Ces résultats, que je groupe par espèces de Bourdons, dans le but ES
de simplifier, furent les suivants :
Quatre Bombus terrestris neutres, privés d’antennes, ne revinrent |
jamais, du moins ne purent pas être retrouvés. à
Sur onze Bombus hortoruni opérés, dont dix femelles et un euro È
une seule grosse femelle revint, quelques minutes après l’ablation
des antennes, aux Digitales sur lesquelles elle avait été prise. 10
Sur sept Bombus lapidarius amputés, dont trois mâles, deux
femelles et deux neutres, un seul mûle et une seule fenelte. furent
retrouvés le lendemain sur les Anchusa et les Borrago qu'ils visi- .
taient la veille. 4 $
Enfin, sur huit Bombuüs hypnorum neutres à antennes coupées,
cinq retournèrent, quelques instants après l'opération, aux fleurs
d’Althaea sur lesquelles on venait de les capturer.
Tous les Bourdons que j’observai, sur les plantes de mon jardi
les jours suivants, à partir du 24 juillet, ayantleurs antennes
l'essai pouvait être considéré comme terminé. DE
En somme, huit Bourdons sur trente, c’est-à dire un peu plus du
quart des individus, retrouvèrent sûrement leurs fleurs préférées, $
malgré la perte des organes olfactifs. 2 à
Les expériences d’A. Forel sont donc exactes; je le déclare avi +,
là satisfaction d’avoir pu contribuer à démontrer une vérité scienti=
fiqué (2). | 55 at TOC EN
r
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(1) Le trajet en ligne droite à parcourir, entre le point du lâcher et les feurs à
retrouver, était, suivant les cas, de 60 à 70 mètres. 0
(2 Les résultats concordants des expériences de Forel sur des Bourdons et d
Abeilles, et des miennes sur des Bourdons seuls privés d'antennes, semblen
contredits par les recherches d'Emile Yung : De l'existence d'un soi-disant sens
direction ou d'orientation chez l'homme et les animaux. (Compte rendu des trava
+
." Te d'en ( TS GAN nid bei n sd
A9
Cependant, il ne faudrait pas en tirer cette conclusion exagérée
que l’odorat ne joue aucun rôle dans l’attraction des Insectes par les
fleurs. Ce que je vais rappeler à cet égard peut sembler oiseux aux
quelques naturalistes spécialement au courant de ce genre de ques-
tions, mais ayant vu émettre plus d’une fois, à propos de mes
recherches, des opinions absolument erronées, je suis obligé, écri-
vant pour la généralité des lecteurs, de donner ici un résumé suc-
cinct de nombreux faits importants et bien constatés.
1° Des fleurs ne produisant, en apparence, aucune émanation
perceptible par l’organe olfactif de l’homme, émettent cependant
des odeurs que l’on peut, comme je l’ai montré, rendre sensibles par
des procédés fort simples (1). Ces odeurs seront donc perçues par
ceux des Insectes dont l’odorat est développé.
2° Plusieurs des auteurs qui se sont faits les défenseurs de l’at-
traction par l'éclat des corolles et, entre autres, Hermann Müller
lui-même (2), sont forcés d’admettre que, dans des cas déterminés,
présentés à la soixante-quatorzième session de la Société helvétique des Sciences
naturelles, réunie à Fribourg en 1891. Archives des Sciences physiques et natu-
relles, novembre-décembre, Genève 1891, p. 49.)
Leur auteur n’en a publié qu’un court résumé, mais il a eu l’extrême obli-
geance de me donner, par lettre, quelques compléments intéressants.
Se basant sur le fait bien constaté, avec le concours d’un apiculteur intelli-
gent, que les Abeilles (de la race dite italienne) éloignées d’un kilomètre ou
moins de la ruche, retrouvent régulièrement leur demeure, il expérimenta sur
des lots de vingt Abeilles chacun ; dans l’un, les Insectes avaient été privés soit
du funicule, soit de la totalité des antennes; dans l’autre, les yeux des individus
étaient recouverts de couleur noire de façon à les aveugler. Jamais il n’a vu
d’Abeilles sans antennes revenir à la ruche, tandis que plusieurs des individus
aveuglés revinrent à leur habitation.
E. Yung, dans sa communication de Fribourg, formule les deux conclusions
ci-dessous : « 5° Contrairement à une opinion de Sir John Lubbock, la vue ne
sert pas ou peu aux Abeilles pour se reconnaître, les aveugles se conduisant à
_ peu près comme les voyantes. 60 Les antennes sont l'organe sensitif (probable-
ment olfactif) par lequel les Abeilles apprennent surtout à connaître une con-
trée, Après l’ablation de leurs antennes, les Abeïlles sont désorientées. »
Malheureusement, les essais de mon savant collègue de Genève me paraissent
incomplets ; il m’écrit, en effet, que beaucoup, parmi les Abeilles qui ont subi
l’amputation des antennes, refusent de s'envoler, que celles qui, néanmoins,
reprennent leur vol, ne vont pas loin du lieu où on les abandonne, détails abso-
lument en opposition avec les allures décidées des Bourdons à antennes coupées
et montrant, me semble-t-il, que les Abeilles avaient été maniées de façon à les
froisser.
Ces expériences très intéressantes seraient donc à refaire en s’entourant de
plus de précautions.
(1) PLATEAU. Expériences sur l'attraction des Insectes par les étoffes colorées et les
objets brillants. (Annales de la ce entomologique de Belgique, t. XLIV, p.184,
1900.)
(2) H. Müzcer. Die Befruchtung der Blumen durch Insekten, p. 429. Leipzig, 1873.
420
les odeurs des fleurs peuvent attirer les Insectes d’une manière plus
efficace qu’une coloration vive.
3° Les Apides sont beaucoup plus attirés par certaines odeurs
qu’on ne le croit généralement. Les Abeilles, Bourdons, Osmies, etc.,
recherchent avidement le nectar extrafloral des stipules, des pétioles
ou des feuilles. Les poires tombées et très mûres sont visilées non
seulement par des Mouches et des Guêpes, mais encore, comme je
l’ai nettement observé, par des Abeilles domestiques.
4° La sensibilité olfactive de beaucoup d’Insectes est extraordi-
naire et les dirige parfois à de grandes distances, vers des objets que
souvent ls ne peuvent pas voir. Ainsi : À. Les Insectes (Diptères et
Coléoptères nombreux} dont les larves se nourrissent de viande
putréfiée, arrivent de loin et découvrent vite les cadavres de petits
animaux déposés sous un treillis métallique serré ou cachés au
milieu des herbes.
B. Les Guêpes (Vespa) savent découvrir la présence de la nourri-
ture qu’elles aiment, telle que de la chair cuite, cachée par une
enveloppe de gaze et ne confondent jamais ce paquet avec un autre
sachet de gaze semblable, mais vide, placé dans le voisinage (1).
Tout le monde a vu ces Hyménoptières pénétrer par une fenêtre
ouverte, dans une chambre où se trouvent des fruits mûrs, des rai-
sins ou des pêches, déposés en des endroits tels qu ‘ils ne peuvent
être aperçus de l’extérieur.
C. Les publications entomologiques contiennent de nombreuses
observations sur des mâles de Lépidoptères nocturnes, arrivant en
plus ou moins grande quantité de la campagne, pour retrouver une
femelle captive éclose dans une chambre ou dans une boite (2),
quelquefois même pour atteindre soit une boîle vide ayant contenu
une femelle peu de jours auparavant (3), soit les traces de liquide
abandonnées sur un plancher par une femelle au moment de son
éclosion (4).
(1) G. W. and E. G. PecrHaM. Some observations on the special senses of Wasps.
(Proceedings of the Natural History Society of Wisconsin, p. 102, April 1887.)
(2) LACORDAIRE, Introduction à l’entomologie, t. IT, p. 228. Paris, 1838.— MAURICE
GirARD. Les Insectes. Traité élémentaire d’entomologie, t. I, p. 87. Paris, 1873. —
E. BEerRCE. Faune entomologique française. Lépidoptères, p. 192. RASPAIL. Erreur des
sens chez des Insectes de la famille des Dybhiscides (sic).(Bulletins de la Société zoolo-
gique de France, t. XVI, no 7, juillet, p. 203, 1891).— O.S. WesrcorT. The Assem-
bling of the Cecropia Moth.(Entomological News, vol. VI, n°5. Philadelphia, 1895).
— À. Forez. Expériences et remarques critiques sur les sensations des Insectes, 2° par-
tie, p. 185, 1887; etune série d’autres.
(3) Ham. Persistent odour of Bombyx Quercus ©. (Entomologisl’s Monthly Maga-
zine, vol. 6, p. 74, 1895.)
(4) JURINE. Nouvelle méthode de classer les Hyménoptères et les Diptères, p. 9.
Genève, 1807.
491
5° Je rappellerai le genre de chasse dit à la miellée où l’on attire
la nuit les Noctuelles et les Phalènes par des liquides sucrés odo-
rants, miel étendu d’eau, mélasse ou mélange de bière, de mélasse
de rhum et de glycérine avec quelques gouttes d’acétate d’amyle
dont on enduit des troncs d'arbres ou des cordes tendues entre des
piquets.
Par un procédé analogue, on capture des Lépidoptères nocturnes
en mettant au fond d'une sorte de nasse en gaze de soie un appât
constitué par des pommes tapées trempées dans l’éther nitreux.
Dans ces différents systèmes, on n'utilise cerlainement pas la
vision des Insectes, mais bien leur odorat.
Après avoir remémoré ces faits si simples que j'avais déjà énu-
mérés dans d’autres publications et que des naturalistes semblent
oublier, je m’arrêterai un instant à deux travaux récents d’un haut
intérêt.
Le premier est le curieux mémoire d'Alfred Goldsborough-Mayer
sur l'attraction sexuelle chez un Bombycien de l'Amérique du Nord,
le Callosamia promethea (1).
L'auteur, qui s'était procuré beaucoup de cocons de l’espèce en
question, de façon à pouvoir opérer sur un grand nombre de mâles
et de femelles frais, constata ce qui suit :
a. Des mâles lâchés à plus de-trente mètres d’un vase de verre à
large ouverture close par un fragment de filet à moustiques et con-
tenant cinq femelles volent immédiatement vers le vase et tourbil-
lonnent autour de l’orifice. Le vase ayant été retourné l’ouverture
contre le sol et engagée dans du sable, de façon à ce que les femelles
restassent visibles au travers des parois, mais qu'aucune émanation
odorante ne pût s'échapper, les mâles lâchés s’envolent au loin
sans s’apercevoir de la présence des femelles. Le vase étant remis
dans sa posilion première, l’orifice en haut, les mâles réappa-
raissent et se remettent à voler dans le voisinage de l’ouverture.
(Expérience répétée toujours avec les mêmes résultats.)
b. Une femelle est emmaillotée dans du coton lâche de manière à
être invisible, bien que son odeur püût se répandre; les mâles volent
vers la boule de coton, se rassemblent au-dessus et font des tenta-
tives d’accouplement.
_ ©. Des femelles sont enfermées dans une boîte de bois munie à
une de ses extrémités d’une cheminée verticale de papier, tandis
que l’extrémité opposée n’est close que par un treillis. Elles sont
ainsi invisibles, mais le courant d’air déterminé par la cheminée
entraîne par celle-ci l'odeur des prisonnières. Dans ces conditions,
- (1) GozpSBorouGH-MAYER. On the Mating-Instinct in Moths. (Psyche, February
1900, et Annals and Magazine of Natural History, seventh series, vol. V, n° 26,
Feb. 1900).
499
les mâles volent vers l’ouverture de la cheminée; aucun d’entre eux
ne se rend à l’autre orifice.
d. Les abdomens de cinq femelles sont détachés et placés sur une
table, tandis que ces mêmes femelles, réduites à la tête et au thorax
ailé, sont mises près de là dans une cage. Deux mâles volent vers
les abdomens et ne font aucune attention aux tronçons munis d’ailes
ayant cependant bien plus l’aspect de Lépidoptères.
e. Les ailes des mâles de Callosamia sont noires, tandis que celles
des femelles sont d’un brun rougeâtre, Utilisant cette différence de
coloration, l’auteur coupa les ailes d’une série de femelles, ne leur
laissant que de courts moignons dont les écailles furent soigneuse-
ment brossées, puis il colla à ces moignons des ailes de mâles. De
sorte que ces femelles portaient ainsi la livrée de l’autre sexe. Mal-
gré cela, des mâles s’accouplent avec les femelles iravesties, comme
dans des conditions normales.
f. Si on enduit les antennes ou organes de l’odorat d’un mâle de
vernis, de glu, de paraffine, de baume du Canada ou d’autres
malières susceptibles de supprimer l’olfaction, il ne recherche
plus les femelles et n’éprouve aucune excitation, même lorsqu'il
n’est qu'à quelques centimètres de ces dernières.
La conclusion qui découle évidemment du travail de Goldsbo-
rough-Mayer est que les mâles de Callosamia promethea ne sont en
aucune façon guidés vers les femelles par la vue et ne sont con-
duits vers elles que par l’odorat seul.
Cette conclusion est applicable à d’autres Lépidoptères Bomby-
ciens. ainsi que le démontre l’observation personnelle ci-dessous :
Un lierre à grandes feuilles et à feuillage épais revêt, dans mon
jardin, le tronc d’un grand pommier. Des femelles de Liparis
(Ocneria) dispar viennent tous les ans se réfugier sous le manteau
de lierre pour pondre. Je tiens naturellement à détruire ces pontes.
Or, ce sont les mâles volant en plein jour qui m’indiquent avec cer-
titude l’endroit où se trouve une femelle, en voltigeant devant la
place où cette femelle est cachée.
Le deuxième travail sur lequel je tiens à attirer spécialement
l’attention est celui de À. Gorka relatant ses expériences sur un
Sphingide, le Deilephila (Chaerocampa) Elpenor L. (1). |
Gorka avait remarqué, depuis plusieurs années, que le D. Elpenor,
assez commun aux environs d'Unghvar (Hongrie), recherchait
spécialement les fleurs de Phlox paniculata L. et de Phlox Drum-
mondii Hook., tandis qu’il négligeait celles de Dianthus, Verbena,
(1) Gorka. Die Iuseklen und die Blumen. (Rovartani Lapok, V, p. 139). à
Analysé en détail par L.-V. AIGNER-ABArI dans Illustrierte Zeitschrift für
Entomologie, 5 Band, n° 4, 15 Februar, S. 57, 1900.
423
Malva, Tropaeolum, Antirrhinum, Parnassia, Borrago, etc. Lorsqu'il
laissait partir un de ces Lépidoptères de sa boîte à élevage, celui-ci
volait en ligne droite vers les Phlox.
C’est ce fait qu’il utilisa pour chercher à déterminer si les fleurs
de Phlox attiraient l’Insecte par leur couleur ou par leur odeur.
Le 20 juin 1898, trois Deilephila étant éclos, l’auteur enduisit
leurs antennes de collodion, dans le but de supprimer l’odorat,
puis, le soir venu, les lâcha. Les trois individus volèrent de nou-
veau directement aux Phlox placés à deux mètres de distance et se
mirent à en sucer le nectar.
Trois jours après, eut lieu une éclosion de quatre Deilephila dont
l’auteur recouvrit les yeux de vernis noir (Lack), les antennes res-
tant intactes. Mis en liberté, le soir, ils volèrent aux fleurs de Bor-
rago et de Malva, qu’ils abandonnèrent cependant aussitôt pour se
porter sur des fleurs de Phlox, où ils restèrent plus longtemps; puis
ils s’éloignèrent, mais pour revenir aux Phlox (observation répétée
six fois). |
Ces deux genres d’expériences furent renouvelés onze fois, jus-
qu'au 28 juillet et toujours avec des résultats semblables. Dans
trois essais, l’auteur imbiba les fleurs bleues de Borrayo officinalis
d'essence de Jasmin (Jasmin Ather) et constata que les Borrago
dédaignées auparavant furent visitées par un plus grand nombre
d'individus. |
En somme, les observations de Gorka sur des Sphinx, si elles
démontrent, comme celles de Forel sur les Bourdons, que les éma-
nations odorantes des fleurs ne sont point la cause attractive unique
et que la vue des corolles n’est pas négligeable, semblent démontrer
aussi que la vision seule ne suffit pas, puisque les Deilephila dont
les yeux étaient enduits de vernis noir (1) trouvèrent cependant
tout de suite les fleurs de Borrago et de Malva et, peu d’instants
après, les fleurs préférées des Phlox.
Que déduire, en fin de compte, de tout cet exposé? C’est que si j’ai
eu le tort d'attribuer, dans les rapports entre les Insectes et les
organes floraux, une prépondérance exagérée à l’odorat, mes nom-
breuses observations et expériences prouvent, ainsi que le déclara
un de mes adversaires, le regretté Paul Kauth, dans son magnifique
ouvrage sur la biologie des fleurs (2) que Le sens olfaclif joue, dans
la recherche des fleurs par les Insectes, un rôle beaucoup plus impor-
tant que ce qui était admis jusqu'alors.
(1) A supposer même que le vernis ne fût pas assez épais pour supprimer toute
perception de lumière, sa présence, comme un voile entre les objets et les yeux,
devait rendre la vision proprement dite impossible. |
(2) Knurx. Handbuch der Blütenbiologie, 1 Band, $. 3599. Leipzig, 1898.
424
$ 2. Les appréciations d’Auguste F'orael.
Que le lecteur se rassure; je ne ferai pas de polémique. Les
polémiques scientifiques sont ennuyeuses à rédiger, encore plus
ennuyeuses à lire et leur résultat est généralement nul.
A. Forel, dans son travail intitulé : Critique des expériences faites
dès 1887, avec quelques nouvelles expériences (1), passe au crible
d’un examen sévère les publications récentes sur les mœurs et les
sens des Insectes. Je n’ai pas à m’en plaindre, car je m’y trouve en
très bonne compagnie, entre Sigmund Exner, John Lubbock,
Fabre, Bethe, etc., et l’auteur veut bien me consacrer quarante-
trois pages
Je laisse de côté les points qui ne concernent pas plus ou moins
directement la question éminemment intéressante des rapports
entre les Insectes et les fleurs, pour me limiter à ce sujet spécial
objet de tous mes efforts depuis sept années. Forel, sur plusieurs
catégories de faits, émet des opinions analogues aux miennes et, en
reproduisant les passages où il y a à peu près accord entre nous, je
crois faire œuvre utile ; l’analogie dans les conclusions de deux tra-
vailleurs ayant effectué leurs recherches d’une façon absolument
indépendante devant, me semble-t-il, donner à ces conclusions une
réelle valeur.
10 Vision des formes (par conséquent des formes des fleurs).
A la suite de mes Recherches expérimentales sur la vision chez les
Arthropodes (2), je suis arrivé, entre autres résultats, à celui-ci :
les Insectes munis d’yeux composés voient mal la forme des objets
(au repos) et perçoivent au contraire très bien les mouvements.
Résultat qui concorde en grande partie avec les idées de Sigmund
Exner et de À. Forel, comme ce dernier veut bien le reconnaître
dans les lignes suivantes, à la fin de l’étude critique de mes tra-
vaux (3) : « Je tiens ceperdant à répéter qu'avec les restrictions que
Plateau y a peu à peu apportées, sa maaière d'interpréter sa soi-
disant non-distinclion des formes chez les Insectes finit par en
revenir du plus au moins à l’opinion d’Exner qui a toujours été
conforme à la mienne. L'erreur de f'uit la plus grande dans laquelle
tombe Plateau est celle par laquelle il attribue, chez certains
Insectes, en particulier chez les Abeilles, à l’odorat, ce qui revient à
(1) Troisième et quatrième partie. (Rivista di Biologia generale, n° 1-2, 4-5,
vol, IT. Como, 1901.) |
(2) Bulletins de l’Académie royale de Belzique, 3° série, t. XIV, 1887, tt. XV et
XVI, 1888, et Mémoires in-8° de la même Académie, t. XLIIT, 1888.
(3) FozeL. Op. cit., 3° partie, p. 56.
495
la vue. Du reste dans son travail n° 5 (1), Plateau arrive à résumer
la façon dont les Insectes se dirigent, d’une façon qui, dans ses
traits généraux, se rapproche assez de la vérité. »
2° Attraction des Insectes par les fleurs. « On sait, dit Forel (2)
qu'Hermann Müller a insisté sur le rôle des couleurs des fleurs
comme cause d’attraction des Insectes et a soutenu l’opinion que
certaines couleurs vives des fleurs attirent par elles-mêmes les
Insectes ; c’est-à-dire que l’attrait pour telle ou telle couleur vive les
engagerait à se diriger vers elles plutôt que vers des couleurs moins
apparentes. Ces préférences de couleur serviraient ainsi indirecte-
ment à la fécondation des fleurs... Je suis heureux de me trouver,
sur ce point, en parfait accord avec Plateau dont les nombreuses
expériences tendent toutes à prouver ce qu’on devait altendre,
c'est-à-dire que les Insectes se dirigent vers les fleurs qui leur
procurent la nourriture dont ils ont besoin et qu’ils les trouvent
aussi bien lorsqu'elles sont aussi vertes que des feuilles que lors-
qu’elles sont bleues, rouges ou jaunes. Inversement ils ignorent les
plus belles fleurs aux couleurs éclatantes lorsqu'elles ne leur four-
nissent rien. Plateau se donne une peine fort inutile pour démon-
trer qu’il existe des fleurs vertes et que les Insectes les visitent
autant que d’autres. Chacun savait le premier de ces points et le
second n’a échappé à aucun entomologiste (3), mais ses longs
tableaux comparatifs réfutent Müller à ce qu’il me semble... »
3° Fleurs artificielles. À propos des résultats à peu près constam-
ment négatifs de mes multiples tentatives de 1876 et 1897 pour
tromper les Insectes à l’aide de fleurs artificielles, Forel dit (4) :
« Ici encore j'ai le plaisir de confirmer Plateau par les quelques
expériences que j'ai pu faire. Ce qui nous trompe, ne trompe pas
les Insectes ou ne les trompe presque Jamais et seulement pour un
instant. L’Insecte passe à côté des fleurs artificielles sans y faire
attention, sans s’y arrêter, sans hésiter et va droit aux fleurs
(1) PraTeau. Recherches expérimentules sur la vision chez les Arthropodes,
5 partie, $ 72. .
(2) ForeL. Op. cit , 3° partie, p. 39.
(3) L'existence d’un grand nombre de fleurs entomophiles vertes ou verdâtres
est si peu entrée dans le domaine des banalités que des naturalistes de mérite
semblent l'ignorer. Carl Nägeli, dans un mémoire souvent cité (Entstehung und
Begriff der naturhistorischen Art, p. 22, München 1865), après avoir énoncé
l'opinion que les Insectes sont surtout attirés par la coloration brillante des
organes floraux, s'exprime ainsi : « Nous comprenons maintenant pourquoi il
n'y à pas de fleurs vertes. Elles resteraient invisibles au milieu du feuillage ».
J'ai entendu moi-même un des entomologistes les plus éminents de notre
époque, M. E. de Selys-Longchamps, émettre, en conversation, une opinion
semblable.
(4) Forez. Op. cit., 3° partie, p. 36.
426
naturelles situées à côté et que nous ne disti nguons pas d'elles!
Devons-nous en conclure que les couleurs que nous employons
et qui ne sont pas chlorophylliennes sont distinguées par les Insectes
des couleurs chlorophyliennes”? Cela paraît probable d’après les
expériences de Plateau et je le croirai jusqu’à preuve du contraire.
Ce qui, pour nos yeuæ, est une bonne imitation de couleur paraît
n’en pas être une pour l’œil de l’Insecte. Si l’on songe, non seule-
ment aux Daltoniens, mais encore aux différentes nuances avec
lesquelles les artistes rendent et apprécient les couleurs, eux qui
sont des hommes, on n'aura pas lieu de s’étonner de Ia chose. Puis:
limitation artificielle des fleurs est faite à l’aide de la vue humaine
et pour elle, ne l’oublions pas » (1).
4 Choix des couleurs. De nombreux auteurs ont cherché à déter-
miner, soit par l’observation directe, soit par des expériences, si
les Insectes qui visitent les fleurs se préoccupent oui ou non des
couleurs de celles-ci, en d’autres termes s’ils manifestent des pré-
férences ou des antipathies pour certaines colorations. J'ai montré,
par mes recherches personnelles, que si les Insectes visitent un
groupe de fleurs de même espèce comprenant des variétés de colo-
rations diverses, les nombres de visites des Insectes à la plupart des
couleurs sont à peu près proporlionnels aux nombres de fleurs de
ces mêmes couleurs, que, par conséquent, les Insectes se chargent
eux-mêmes de nous prouver que toutes les couleurs des corolles ou
des inflorescences leur sont parfaitement indifférentes, du moment
que ces mêmes corolles ou inflorescences contiennent soit le nectar,
soit le pollen cherchés (2). «Ici, écrit A. Forel, je suis d’accord,
comme je l’ai dit, avec Plateau (et Bulman); ce qu’il y a d'étonnant
c’est que tant d'auteurs puissent dépenser tant d’encre pour enfoncer
une porte ouverte résumée clairement par Bulman, lorsqu'il dit
qu’il n’importe pas d’un iota à l’Abeille (disons à l’Insecte), que la
(1) Forel, op. cit., p.51, commetune petite erreur lorsqu'il écrit : «Ilconclut
avec raison que l’'Insecte distingue la fleur artificielle de la fleur naturelle, mais
à tort que la fleur artificielle le repousse. » J'ai dit dans mon premier travail
(L'instinct des Insectes peut-il étrenus en défaut par des fleurs artificielles ? Congrès
de Clermont-Ferrand, 1876) : « Les Insectes perçoivent entre les fleurs naturelles
et les fleurs artificielles des différences qui échappent à un observateur non
prévenu, différences assez grandes, non seulement pour ne permettre aucune
erreur, mais encore pour déterminer dans cerlains cas de la méfiance », puis dans
Comment les fleurs attirent les Insectes, 5 partie, p. 880 (p. 36 du tiré à part):
« Les Insectes ne font aucune attention aux fleurs artificielles. 1/s semblent
même les éviter. » Ils s’en détournent en effet souvent, pendant le vol, comme
d'obstacles ou de corps étrangers.
(2) Prateau. Nouvelles recherches sur les rapports entre les Insectes et les fleurs.
Deuxième partie. Le choix des couleurs par les Insectes. (Mémoires de:la Société
zoologique de France, t. XITL, n° 4, 1899.)
497
fleur soit bleue, rouge, rose, jaune, blanche ou verte; tant qu’il ya
du nectar (disons ce qui convient à chaque espèce), cela lui
suffit (1). »
Remarquons en passant que la porte qu’il s’agissait d’enfoncer,
suivant l'expression de Forel, était si peu ouverte qu'Hermann
Müller, John Lubbock, Delpino, etc., dont les noms font autorité,
avaient contribué à la maintenir fermée et que la préférence des
Abeilles pour le bleu, par exemple, se trouve encore mentionnée
dans maint ouvrage.
Je pourrais extraire quelques autres alinéas du travail d'A. Forel,
mais je me bornerai à ce qui précède. Je remercie l’auteur de
m'avoir donné l’occasion de prouver que, même en supposant
toutes les critiques qu’il ne me ménage pas absolument fondées,
les résultats de mes études sur les rapports entre les Insectes et les
fleurs ne sont pas aussi nuls que d’aucuns le prélendent cet con-
duisent bien à la négation de cette partie de la théorie florale
d'Hermann Müller et de son école, qui attribue à l’éclat des fleurs, à
leurs couleurs plus ou moins vives, un rôle important dans l’attrac-
tion des Insectes assurant la fécondation.
(1) FoREL. Op. cit.. 3° partie. p. 52.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
X
Assemblée mensuelle du 4 octobre 1902.
Présidence de M. ïe D' JACOBs, vice-président.
La séance est ouverte à 8 heures.
M. Tosquinet a fait excuser son absence.
M. le Président annonce la mort de M. Oscar Lamarche, membre
de notre Société. L'assemblée décide qu’une lettre de condoléances
sera adressée à la famille.
Correspondance. L’ « Ateneo di Brescia » remercie la Société des
félicitations qui lui ont été adressées à l’occasion du centenaire de
sa fondation.
— M. le D' Van Biervliet annonce qu’il habite actuellement à
Ixelles, 161, avenue de la Couronne.
Travaux pour les Mémoires. MM. Clavareau et Weyers, rappor-
teurs du travail de M. Lameere, Revision des Prionides : Sténodon-
thides, proposent son impression dans les Mémoires. — Adopté.
Travaux pour les Annales. L'assemblée décide l'impression des
travaux insérés dans ce numéro.
Communications. M. de Crombrugghe fait la critique d’une note
de M. Ch. Pottiez parue dans les numéros de juillet et août derniers
de la Société entomologique namuroise. L'auteur y décrit une nou-
velle espèce de Microlépidoptère, parasite des bouchons de vin en
cave. Il résulte des recherches faites par M. de Crombrugghe que
cette prétendue nouvelle espèce (Tineola cuprealis) est tout simple-
ment l’Oënophila V flavum Hw., connue depuis longtemps.
— M. Haverkampf montre un exemplaire hermaphrodite de
Lycaena Argus L. qu'il a capturé le 3 août de cette année à
Calmpthout.
La séance est levée à 9 heures.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XLVI, 6 XI 1902 30
430
ODONATES D'ALGÉRIE
Recueillis en 1898 par M. le professeur LAMEERE
par Edm. de Selys Longechamps.
(TRAVAIL POSTHUME).
1. TRITHEMIS ARTERIOSA Burm. — çj, Ouargla, 20 mai.
2. ORTHETRUM TRINACRIA ? Selys. — ©, Temacin, 13 mai.
Une © unique, jeune, paraissant différer de la chrysostigma par
sa taille plus grande, le ptérostigma plus long, la base de l’abdomen
plus renflée, une raie juxta-humérale jaune pâle plus étroite et
une raie dorsale sur tout l’abdomen élargie en taches élargies au
bout et à la base en taches noirâtres aux 5° et 6° segments. Le fond du
corps jaunâtre.
3. ORTHETRUM CHRYSOSTIGMA Burm. (0. barbarum Selys).
jeune : abdomen rougeâtre, le bout des 3°- T° segments noi-
râtre ainsi qu’une ligne dorsale aux 8° et 9%. — ee 18 avril:
Hammam Salahin, 93 avril.
dj adulte : abdomen bleu pulvérulent, membranule noire ainsi
que chez la trinacria. — Ouargla, 20 mai.
4. ORTHETRUM RAMBURII Selys. — «j ©, Biskra, Hammam Sala-
hin, en avril; Tougourt, en mai; Laghouat, en juin.
Membranule blanche.
5. ORTHETRUM NITIDINERVIS Selys. — «j 9, Se Salahin,
avril, Laghouat et Ain Rich, juin.
Membranule blanche.
6. CROCOTHEMIS ERYTHRÆA Brullé, — j @, Hammam Salahin,
avril; Tougourt et Ouargla, mai.
Un de Tougourt et une © de Hammam Salahin n’ont que deux
rangs de cellules postrigonales irrégulières.
7. ANAX PARTHENOPE Selys. — «j ©, Tougourt, 12 mai.
8. CALOPTERYX HÆMORRHOIDALIS Vander Linden. — «4 9,
Biskra, en avril; Laghouat, en juin.
Chez un des (}, le noir des ailes envahit la pointe.
9. PLATYCNEMIS SUBDILATATA Selys. — ©, Biskra, avril; Tou-
gourt, mai; Laghouat, juin.
10. ISCHNURA GRAELLSsIT Ramb. — Ç' ©, Biskra et Hammam Sala-
431
hin, en avril; Tougourt et Temacin, en mai; Laghouat et Ain Rich,
en juin. |
© aberration aurantiaca m., orangée, sans bande humérale
noire, espace sans marques obscures.
11. AGRION SCITULUM Ramb. — {$ ©, Laghouat et Ain Rich, juin.
Les sont un peu plus grêles et petits que ceux de Belgique, et
dans les deux sexes, les deux points postoculaires sont plus petits.
En Belgique, ils sont un peu plus prolongés et plus prolongés l’un
vers l’autre. Ce
452
LISTE DES ORTHOPTÈRES
Capturés dans le Sahara algérien par M. le professeur LAMEERE
par A. Finot.
FORFICULIDES.
Labidura riparia Pallas. — 4 ©, Hammam Salahin, 3 avril 98;
Biskra, 18 avril 98.
Anisolabis annulipes Lucas. — 4, Biskra, 2 avril 98
BLATTIDES.
Heterogamia livida Brunner. — 1 (7 et 4 larves, Dra-Alkesdir,
16 mai 98.
La synonymie de livida Brunner est incertaine, j'ai suivi ma
faune d’Algérie suivant le D' Krauss, c’est Zleterogamia ursina
Burm.
Periplaneta orientalis Linné. — 1 , Ouargla à Ghardaïa, 21-24
mai 98.
Loboptera decipiens Germar. — Larves, Biskra, 2 avril 98.
MANTIDES.
Eremiaphila numida de Saussure. — ©, Maouiet-Ferzan à
Maouiet-al-Caïd,7 mai 98; larves, Houderat à Selfana, 23 mai 98,
et Laghouat à Messaad, 6-7 juin 98.
Severinia (Heterochæta) Lemoroi Finot. — ç;, Tillis, 14 mai 98.
Le «j était inconnu; il diffère de la © par les caractères
suivants. La connaissance du (J a nécessité d'établir un nou-
veau genre.
Severinia Lemoroi Finot. — Bull. Soc. ent. de France, 1893,
p. xxixX, et Ann. Soc. ent. de France, 1895, p. (41) 97, fig. 10.
A1 et 19,0,
d. À femina differt : Testaceo-grisea. Oculi globosi, non spinosi.
Antennæ filiformes, longissimæ. Pronotum lœve; carina longitudinali
media sulco typico secta, ubique percurrente; marginibus lateralibus
lϾvibus. Elytra leviter abbreviata, sextum segmentum abdominis
attingentia; campo marginali flavo-testaceo, sub-opaco; reliquo
hyalino; membrana anali hyalina. Alæ elytris œque longæ, angus-
tiores, hyalinæ; parte antica flavo-testacea, subopaca; in campo
radiali nonnullis maculis nigris ornatæ. Pedes graciliores. Cerci
laminati, longe-ovati, plani, marginibus lateralibus non sinuatis,
exceptis insertionibus articulorum. Lamina subgenitalis subtrian-
gularis, apice minime excisa, stylis parvis et parum remotis.
433
Longitudo corporis : 4, 40 mill.
Id. pronoûi : ÿ, 10 mill.
Id. elytrorum : d', 22 mill.
Li. antennarum : Ÿ,16 mill.
Habitat : in desertis Sahara, Tillis, mense mao.
J'avais placé, sans trop d’hésitation, cette espèce Lemoroi dans le
genre Heterochæta Westwood; mais après la connaissance du qui
n’a pas les yeux prolongés en pointe, je pense qu’il serait préférable
de placer cette espèce dans un genre nouveau Severinia intermé-
diaire entre les Popæ et les Heterochaetæ, dans la tribu des Vatideæ.
Genus SEVERINIA Finot.
Species africana, Corpus valde elongatum, gracile. Vertex pone
oculos non productus. Occiput obtusum. Antennæ ' simplices. Oculi
globosi, in ® apice in spina brevi subcylindrica, obtusa, terminati.
Pronotum elongatum, parte postica pone sulcum transversum sita
quam pars antica triplo longiore; supra coxas leviter dilatatum ;
coxis anticis valde longius. Campus marginalis elytrorum irregula-
riter reliculatus. Pedes postici non lobati. Coxæ anticæ non lobatæ,
margine superno apice non dilatato. Femora antica subtus margine
interno spinis œæqualibus armata. Tibiæ anticæ subtus murgine
exlerno spinuloso. Tibicæ nec non femora intermedia et postica supra
carinala. Femora postica non lobata. Tarsorum posticorum articulus
prinus duobus sequentibus unitis longior. Lamina supra-analis
transversa, apice rotundata. Cerci laminati.
ris oratoria Linné. — (, Dra Alkesdir à El Bud, 18 mai 98.
Blepharis mendica Fabricius. — Larve, Biskra, 12 avril 98.
ACRIDIIDES.
_ Paratettix meridionalis Rambur, — (4, Biskra, 14-27 avril 98.
Truxalis nasuta Linné, variété algerica. — Larves (, Biskra,
2-7 avril 98.
Truxalis unguiculata Rambur. — ©, Maouiet-Ferzan à Maouiet-al-
Caïd, 7 mai 98; Maouiet-Ferzan à Tougourt, 11 mai 98; Blidet-
Amar à Tillis, 14 mai 98; Laghouat à Messaad, 6-7 juin 98.
Ochrilidia tibialis Fieber. — 4, Mela, 15 mai 98.
Ochrilidia filicornis Krauss. — ©, Biskra, 25 avril 98.
Phlæoba (Duronia) Lucasi Bolivar. — 9, Biskra, 11-27 avril 98;
Tougourt, 12 mai 98.
Phlæoba (Durona) Lucasi Bolivar, variété Lauræ de Bormans. —
®, Biskra,21-27 avril 98.
434
Epacromia thalassina Fabricius. — «j ©, Biskra, 2-27 avril 98.
Eremogryllus hammadæ Krauss. — < ©, larves et nymphes, de Tou-
._ gourt à Maouiet-al-Caïd, 7-11 mai 98; Mellala à Houderat,
23 mai 98.
Oedipoda gratiosa Serville. — 4, Laghouat, 2 juin 98.
Acrotylus patruelis Sturm. — ©, Biskra, 7-25 avril 98; Ghardaïa,
26 mai 98.
Helioscirtus capsitanus Bonnet. — (4, Berriàn, 28 mai 98.
Sphingonotus cærulans Linné. — «7, Biskra, 12 avril 98.
Sphingonotus Mecheriæ Krauss (variété de cœrulans L.). — Les ®,
Ouargla, 20 mai 98 ; Berriân, 28 mai 98.
Sphingonotus desertorum Fes (peut- être encore inédit, M. Vos-
seler préparant une faune du Sud-Oranais). — (7, Tillis à Mela,
15 mai 98.
Sphingonotus Savignyi de Saussure. — ©, Biskra, 15 avril 98.
Sphingonotus Lameerei spec. nova. — ©, Ouargla à Mellala, 20 mai
98.
Sphingonotus Lameerei Finot. — Sphingonoto Satrapes de
Saussure (Prodromus Oedipodiorum, 1884, p. 199, du Turkestan
et de Perse), affinis, differt : |
Foveolæ verticis Ca) marginaiæ. Vertex leviter carinatus.
Antennæ articulis nonnullis alternantibus fuscis. Pronoti prozona vix
carinulata; metazona leviler carinata; sulco intermedio interrupto ;
metazonæ canthis lateralibus non carinatis. Alæ sat latæ, margine
poslico non sinuato, disco basali cærulescente, fasciu nigra media
areolis nonnullis nebulosis, campo antico apice nigro-maculato ; lobo
axillari apice nigro-maculalo. Tibiæ posticæ cœrulescentes.
Longitudo corporis : ©, 41 mill.
Id. elytrorum : ©, 41 mill.
Cette espèce est dédiée à M. le professeur Lameere.
Habitat : in desertis Sahara, inter Ouarglam et Mellalam, mense
mao.
Sphingonotus octofasciatus Serville. —,Ouargla, 20 mai 98 ; Ouargla
à Mellala, 21 mai 98. |
Oedaleus nigrofasciatus de Geer. — © nympha et larva, région des
Dayas, 1* juin 98; j nympha, Laghouat, 3-4 juin 98.
Pachytylus cinerascens Fabricius. — ©, Biskra, 25 avril 98.
Eremobia cisti Fabricius. — ©, Hammam Salahin, 25 avril 98;
EL Ourir à Sidi Yaya, 3 mai 98; Ouargla à El Bud, Kouinin,
8 mai 98; 17 mai 98; Houderat à Selfana, 23 mai 98; Laghouat à
Messaad, 6-7 juin 98,
Eremobia Claveli Lucas. — 4 ©, Hammam Salahin, 23 avril 98;
Laghouat, 2 juin 98; Laghouat à Messaad, 6-7 juin 98.
L 14
bu dis à sat 2e >
PR PR PR TI PE
435
Eremocharis insignis Lucas. — Nympha, © larva, Biskra, 6-14 avril
98. |
Pyrgomorpha grylloides Latreille. — 4 ©, Biskra, 27 avril 98;
Tougourt, 12 mai 98 ; Temacin, 13 mai 98; Berriân, 28 mai 98.
Pamphagus Hespericus Rambur. — 4, Laghouat, 3-4 juin 98.
Eunapius Sitifensis Brisout (synonyme : Brunneri Stal). — ' 9,
Laghouat à Messaad, 6-7 juin 98.
Dericorys Millierei Finot. — nympha, Biskra, 28 avril 98; région
des Dayas, 1* ïuin 98 ; © nympha, Laghouat, 2 juin 98.
Acridium ægyptium Linné. — , Biskra, 7 avril 98,
Euprepocnemis plorans Charpentier. — 4 ©, Biskra, 11-25 avril 98.
Euprepocnemis littoralis Rambur. — 9, Biskra, 11-25 avril 98 ;
| Dra-Alkesdir à El Bud,11 mai 98; Ghardaïa, 26 mai 98; Laghouat
à Messaad, 6-7 juin 98.
Opomala cylindrica Marsch. — ©, Hammam Salahin, 3 avril 98;
Biskra, 11-25 avril 98.
LOCUSTIDES.
Ephippiger Innocenti Bonnet et Finot. — © et larves, Laghouat
à Messaad, 6-7 juin 98.
GRYLLIDES.
Gryllus Burdigalensis Latr.,var. arvensis Rambur (malgré le manque
de tympan à la face interne du tibia antérieur). — , Biskra,
25 avril 98; larve ©, Biskra, 31 avril 98.
Gryllus Algirius de Saussure? — Larve ', Biskra, 3 avril 98.
Gryllus bimaculatus de Geer. — Larve «;, Biskra, 2 avril 98.
436
TERMITES DU SAHARA ALGÉRIEN
Recueillis par M. le professeur LAMEERE
par J. Hesneux.
Les Termites que M. Lameere a recueillis pendant son voyage au
Sahara appartiennent à trois espèces dont une seule est connue :
Hodotermes ochraceus Burm. Parmi les deux espèces nouvelles,
l’une est représentée par l’Imago ailée et des Ouvriers. Elle se rat-
tache, par la nervalion de l’aile, au genre Eutermes (sensu Sjôstedt)
(Monographie der Termiten Afrikas, Stockholm, 1900). L'autre
espèce est représentée par des Soldats (grands et petits) très carac-
téristiques, que je n’ai pu rattacher à aucun genre connu, et pour
lesquels je me suis vu forcé d'établir une nouvelle coupe géné-
rique.
I, HODOTERMES OCHRACEUS Burm.
Les Ouvriers de cette espèce ne sont connus jusqu’à présent que
par de petits individus de 7 mill. environ de long. Outre cette
forme, J'ai rencontré, parmi les nombreux exemplaires rap-
portés par M. Lameere, une autre forme beaucoup plus grande
mesurant 10-13 mill., quant au reste semblable à la précédente.
Soldats et Ouvriers de : Biskra (avril 98); Col de Sfa, près Biskra
(avril 98); Tougourt (mai 98); région des dayas entre Ghardaïa et
Laghouat (juin 98); Ain Rich (juin 98).
IT. PSAMMOTERMES n, gen. HYBOSTOMA n. sp.
Comme je le dis plus haut, je me suis vu forcé, à mon grand
regret, de créer pour cette espèce une nouvelle coupe. Jai d'autant
plus hésité à le faire que je n’avais pas sous les yeux l’Imago ailée.
Toutefois, il m’a été impossible de rattacher les Soldats, à aucun
genre connu, et l’ensemble de leurs caractères me semble justifier
l'établissement d’un nouveau genre : Psammotermes, qui prend
place entre les genres Calotermes Hag. et Rhinotermes Hag.
PSAMMOTERMES Desneux.
SOLDATS : Deux formes de Soldats, grands et petits. Tête rectan-
gulaire, aplatie ou légèrement bombée, avec une petite ouver-
ture médiane arrondie (fontanelle) bien visible. Yeux rudimen-
taires, réduits à une tache minuscu'e située derrière l'insertion
des antennes. Labre surtout développé chez le grand Soldat.
437
Mandibules dentées, la mandibule gauche présentant plus de dents
que la droite. |
Antennes : 14-16 articles, 3° article plus long que le %.
Prothorax trapézoïdal, à peu près de la largeur de la tête. Pattes
courtes, à fémurs larges. Pas d’onychium visible entre les crochets
des tarses. Corps allongé, poli, brillant.
Les Ouvriers ne paraissent pas distincts des Larves.
Psammotermes hybostoma Desneux.
GRAND SOLDAT : Corps allongé, d’un jaune flave, brillant; la
tête brun-roux. Tête (fig. 1) grande, rectangulaire, aplatie; de
l’épistome au bord antérieur du prothorax, un peu plus longue que
large; la partie médiane déprimée, présentant au milieu une petite
ouverture arrondie (fontanelle) très distincte noir-brun sur ses
bords. Sur une ligne imaginaire allant de la
fontanelle au bord interne du 1° article des
antennes, à mi-chemin il y a de chaque côté
nne petite gibbosité souvent un peu foncée.
L’œil, rudimentaire, est représenté par un
point foncé placé derrière l’insertion des an-
tennes. Labre fortement développé, enflé;
environ de la longueur des 3/5 de la tête, sub-
circulaire, prolongé triangulairement en avant
(ce prolongement jaunâtre chez certains indi-
vidus), un peu plus foncé que la tête, couvert
d’une longue pubescence pâle. Mandibules
brunes à la base, noires vers l’extrémité et sur
une partie de leur bord interne, au moins de
la longueur de la tête sans le labre, la moitié
basale large et renflée. La mandibule droite ,,,motermes bein
présente latéralement 3 ou 4 dents dont l’an- l'ête et prothorax
térieure est plus forte; la mandibule gauche HG IEe
présente quelques petites dents (5 en moyenne) de grandeur varia-
ble. En avant de ces dents, les mandibules se prolongent en une
dent longue et fine recourbée vers l’intérieur et relevée vers le haut.
Antennes environ de la longueur de la tête avec les mandibules,
s’amincissant d’une façon régulière de la base à l’extrémité, rigides,
couvertes d’une longue pubescence. Elles ont (15)-16 articles, le
1* grand et renflé, le 2° petit, à peu près deux fois aussi large que
long; le 3° de deux à plus de trois fois aussi long que le 2°, à peine
renflé antérieurement, subcylindrique, allongé ainsi que les sui-
vants; les derniers subconiques, allant en se raccourcissant. Pro-
thorax un peu plus étroit que la tête, en forme de trapèze, rétréci
Fi
438
en arrière, arrondi aux angles, le bord antérieur échancré en son
milieu; déprimé sur les côtés, le bord légèrement relevé. Méso-
thorax un peu moins large que le. prothorax, plus ovale, moins
long. Métathorax plus court, peu distinct des segments abdomi-
naux. Pattes très courtes, robustes. Fémur court et large, obtusé-
ment réniforme, comprimé. Tibia allant en s’épaississant depuis sa
naissance jusque vers le milieu et diminuant d'épaisseur à l’extré-
. mité où il porte 3 épines brun foncé à la 1° paire de pattes et
2 épines aux deux dernières paires. Appendices abdominaux très
courts, coniques. L'animal est partiellement couvert d’une pubes-
éence éparse, pâle. N
Quelques exemplaires n’ont pas de dépression sensible au milieu
de la tête; d’autres ont des mandibules plus courtes, à base plus
large, à dents plus fortes, et n’ont pas de tache oculaire distincte.
Taille variant de 10 à 15,5 mill. Chez un exemplaire de 13,5 mill.,
la tête avec les mandibules mesure 5 mill.; largeur de la tête,
2,4 mill.
PETIT SOLDAT : Beaucoup plus petit que le grand Soldat, auquelil
ressemble, mais dont il se distingue notamment par les caractères
suivants : La coloration générale est plus pâle, la tête est plus
allongée, un peu bombée. Elle ne présente pas de dépression, et offre
un sillon longitudinal médian allant de la fontanelle à l’épistome.
Le labre est relativement moins développé, non enîlé, plutôt en
forme de langue. Les antennes ont 14-15 articles courts, subconi-
ques, arrondis. Le prothorax, de même forme que celui du grand
Soldat, est plus court. Les pattes sont plus grêles et plus longues.
Long. totale, 5,5-6,5 mill. Long. de la tête avec les mandibules,
2,5 mill.
Outre ces deux formes de Soldats bien caractérisées se trouvent
quelques exemplaires de taille intermédiaire : 7,5-9 mill., dont les
caractères généraux procèdent du grand et du petit Soldat,
Ces Soldats étaient accompagnés de Larves de deux tailles diffé-
rentes : les grandes ayant 6,5-7 mill., les petites 4,5-6 mill. Elles
sont blanchâtres avec la tête jaunâtre. La forme du corps et les seg-
ments thoraciques rappellent les Soldats, mais la tête est courte et
arrondie, et plus large que le prothorax. A droite et à gauche de
l’épistome se trouve une petite tache brune. Les mandibules sont
courtes et larges, presque triangulaires. La mandibule gauche
porte plusieurs petites dents, la mandibule droite en porte deux en
moyenne. Les antennes ont 14 à 16 articles. Parmi les petites
larves se trouvent quelques individus à coloration plus foncée, qui
me semblent représenter la petite forme d’Ouvriers de cette espèce.
Biskra, Montagne de Sable (14 avril: 98); dans le Souf, entre
Maouiet-Ferzan et Tougourt (11 mai 98). |
439
IT. — EUTERMES DESERTORUM n. sp.
Des et © ailés de cette espèce ainsi que des Ouvriers qui lui
appartiennent sans doute, ont été trouvés par M, Lameere dans un
nid souterrain en compagnie de Psammotermes hybostoma.
IMAGO ALATA. — Fusco brunnea, capite et prothorace obscurio-
ribus. Capite ovalo, unterius angustalo, punclo medio prominulo.
Fronte maculis duabus pallidis. Epistomate quam fronte dilutiore,
inflato. Oculis modicis, ocellis elongatis longitudine fere ab oculis remo-
tis. Antennis 14-articulatis, articulo primo secundoet tertio ad unum
subæquali. Prothorace cupiti cum oculis subæquilato, fere semicircu-
lari, postice medio emarginato margine antico recto. Scutis dorsalibus
meso- et metalhoracis postice medio incisis, lobis rotundalis colore
saturioribus. Alis leviter infumatis, venis vix distinctis, costalibus
fuscis. Ventre pallido, latera versus infuscato.
Exp. alar., 19-20 mill.; long. corp. c. cap., 6 müll.
IMAGO AILÉE : Dessus du corps brun foncé, tête et prothorax plus
foncés. Tète ovale, rétrécie en avant, un peu aplatie, avec, entre les
veux, un point(Fontanellpunkt) proéminent distinct. Frontavec deux
taches pâles en avant des ocelles. Épistome plus clair que le front,
bombé, presque droit antérieurement, arrondi sur les côtés. Les
deux premières dents des mandibules à peu près d’égale longueur.
Yeux médiocres, peu proéminents. Ocelles en ovale allongé, dis-
posés obliquement, éloignés des veux d'environ leur longueur.
Antennes composées de
14 articles; 1° article égal
ou environ aux deux Sui-
vants réunis. Prothorax
un peu plus étroit que la
tête avec les yeux, presque Fig. 2.
semicirculaire g déprimé Eutermes desertorum. Aile antérieure,
‘aux angles antérieurs, ceux-ci arrondis ; bord postérieur échancré
en son milieu, bord antérieur droit, relevé. Le prothorax présente
un sillon longitudinal médian offrant à sa moitié antérieure deux
branches divergentes plus ou moins recourbées, ces sillons de
couleur claire. Le méso- et le métathorax échancrés en arrière,
les deux lobes arrondis et foncés. Pattes brunes avec l'extrémité
du tibia et les tarses blanchâtres. Les ailes légèrement enfumées,
la plupart des nervures fort peu distinctes, costales bien mar-
quées. La médiane de l’aile antérieure se divise vers sa moitié
en deux branches qui se ramifient à leur tour de façon variable;
la sub-médiane est rattachée au bord inférieur de laile par 10 à
12 rameaux environ (fig. 2), Le dessous des segments plus pâle
440
que le dessus, clair au milieu. Appendices abdominaux très courts.
L'animal est couvert entièrement d’une pubescence grisâtre.
OUVRIERS : Long. totale, 4-5 mill. — Tête brun jaunâtre. Front
avec deux grandes taches blanches et une petite tache arrondie sur
des vésicules plus ou moins transparentes. Épistome ovale, forte-
ment bombé avec une petite tache brune à droite et à gauche Les
deux premières: dents des mandibules à peu près d’égale longueur.
Antennes blanchâtres, de 14 articles, 1% article presque égal aux
deux suivants réunis. Prothorax à lobe antérieur convexe, fortement
relevé. Méso- et métathorax plus étroits que le prothorax. Abdomen
peu volumineux, transparent, coloré en gris foncé par le contenu
des intestins. Une pubescence éparse recouvre partiellement l’ani-
mal. Pattes blanchâtres.
Dans le Souf,entre Maouiet-Ferzan et Tougourt (11 mai98), 4% °9
et quelques Ouvriers.
441
NOTE SUR LES MŒURS DES ARCHIPTÈRES DU SAHARA
par Aug. Lamecre, professeur à l’Université de Bruxelles.
Comme je l’ai fait pour les Fourmis (Ann. Soc. Ent. Belg., 1902,
p. 147), j'accompagnerai de quelques observations éthologiques les
listes des Odonates, des Orthoptères et des Termites que j'ai rappor-
tés du Sahara, listes que MM. de Selys Longchamps, Finot et Des-
neux ont bien voulu dresser. |
Le baron de Selys Longchamps avait eu l’amabilité de déter-
_ miner, en 1900, les Odonates de mon voyage; le relevé qu’il m'avait
remis n’a pas paru de son vivant, car j'avais cru bon d’attendre que
l’étude de tous les Animaux capturés füt terminée.
J'ai renoncé à cette idée : il m’est trop difficile de faire déter-
miner conjointement tous les groupes par des spécialistes, et les
travaux déjà terminés risqueraient d’attendre trop longtemps avant
d’être livrés à la publication.
En fait d’Archiptères, je n'ai rencontré que des Corrodants, des
Orthoptères et des Odonates, point de Plécoptères et une seule
Éphémère : cette dernière, trouvée à Biskra, esten trop mauvais état
pour pouvoir être étudiée.
A. CORRODANTS.
I. Hodotermes ochraceus Burmeister.
Cette espèce habite le désert alluvial : on la trouve sous les
pierres, et elle est assez répandue; elle creuse le sol argileux pour
dévorer les racines; son nid est probablement situé très profondé-
ment, là où l'humidité est suffisante.
J’ai disséqué quelques-uns des énormes ouvriers de cette forme :
toujours j’ai trouvé dans le rectum de magnifiques Trichonympha.
Ces remarquables Protistes, découverts par Leidy dans le rectum du
Termes flavipes de l'Amérique du Nord, et retrouvés par Grassi chez
Calotermes flavicollis en Sicile, ont été tour à tour considérés comme
étant des Infusoires ou des Flagellates. Ce ne sont pas des Infusoires,
car ils ne renferment qu’un seul noyau; ils ne me semblent pas
pouvoir non plus être rangés parmi les Flagellates : à mon avis, ce
sont des Sporozoaires voisins des Grégarines, et je propose d'en
faire un groupe de Trichosporidies.
II, Psammotermes hybostoma Desneux.
J’ai trouvé cette espèce nouvelle deux fois, mais toujours dans le
désert éolien, de sable pur. La première fois, c'était près de la Mon-
442
tagne de Sable de Biskra : sous une pierre se trouvaient réunis des
ouvriers très nombreux, de petite taille, et quelques soldats des
deux formes, des grands et des petits. Ces Insectes habitaient des
galeries cimentées avec du sable et des excréments : ils disparurent
rapidement dans les profondeurs.
Une autre fois, c'était dans le Souf, au retour d'El Oued, entre le
bord) de Maouiet-Ferzan et Tougourt. M. Massart et moi étions for-
tement intrigués par la présence d'innombrables masses spongieuses
qui étaient fixées aux racines de plusieurs espèces de végétaux,
mais. principalement des arbrisseaux Calligonum comosum. et
Ephedra alata. Ces. masses, de la grosseur du poing, sont placées
sous terre, mais le vent, chassant le sable, arrive fréquemment à
les mettre à nu. Elles s’effritaient sous la main, et ne renfermaient
rien, Une seule fois, j’y trouvai réunis de grands et petits soldats
de Termites semblables à ceux que j'avais rencontrés à Biskra, avec
des individus ailés que je crus appartenir à la même espèce, mais qui
sont ceux d’une forme commensale nouvelle, Eutermes deser-
torum Desneux, dont j'ai découvert aussi les ouvriers. Ces éponges
étaient donc simplement des pavillons en excréments mêlés de sable
que ces Termites établissent comme relais sur le trajet de leurs
galeries et dans lesquels ils peuvent ronger les racines à l’aise.
B. ORTHOPTÈRES.
L'intérêt des Orthoptères du Sahara réside principalement dans
l’admirable coloration protectrice de la plupart des espèces. Leur
teinte est presque toujours en parfaite harmonie avec celle du
sable, des cailloux ou des rochers de la région qu’ils habitent.
Lorsque je montrais à l’un ou l’autre Arabe de notre escorte un
Truxalis ou un Sphingonotus qui venait de se poser, il leur était.
impossible de l’apercevoir tant la ressemblance avec le milieu est
parfaite.
Les Eremobia et surtout l’Eremocharis insignis ont tellement la
coloration et l'aspect des cailloux qu'il est très difficile de les décou-
vrir,
D'autre part, Ochrilidia tibialis se tient caché à la base des touftes
du Drinn (Aristida pungens Lin.), et sa présence passerait totale-
ment inaperçue, à cause de son extraordinaire ressemblance avec le
chaume de cette Graminée, si l’Insecte n’éveillait l'attention par son
grésillonnement.
Ochrilidia filicornis vit dans les endroits marécageux, à la base
des joncs, et il est également parfaitement invisible.
Eremiaphila numida est protégée de deux manières : d'abord par
sa teinte qui imite très bien celle du sable; ensuite par une curieuse
443
habitude : lorsqu'on l’inquiète, elle relève les quatre ailes qui sont
très courtes, et le dessous de ces ailes, qui est rouge et bleu, devient
très visible. On dirait une fleur qui se dresse tout à coup menaçante :
elle parvient probablement de cette façon à terrifier un ennemi.
Severinia Lemoroi est venue le soir à la lumière; Sphingonotus
Lameerei à été trouvé dans un désert pierreux et très accidenté.
Certaines espèces ne sont nullement localisées dans une région
- désertique à facies déterminé : j'ai rencontré Eremogryllus ham -
madcæ non seulement dans le Hammada, entre Mellala et Houderat,
mais encore dans le Souf, en plein désert éolien.
C. ODONATES.
Les Odonates du Sahara se rencontrent presque tous au bord des
lacs salés. Dans les oasis, sur les seguias, on observe la forme d’eau
courante, Calopteryx hæmorrhoidalis, qui est méditerranéenne, mais
il ne semble pas qu’elle s’avance loin vers le sud, car je ne l’ai vue
ni à Ouargla ni à Ghardaïa.
Les espèces que j'ai rencontrées sont toutes méditerranéennes, à
l’exception de Trithemis arteriosa, type de l’Afrique tropicale, que
j'ai vue seulement dans l'extrême sud, à Ouargla. Les individus se
tenaient dans l’oasis, posés sur des piquets bordant d'immenses
puits carrés très profonds dont l’eau était d’une transparence
parfaite. je
fi
Eu
LA
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
XI
Assemblée mensuelle du 8 novembre 1902.
Présidence de M. le D'JAcCoBs, vice-président.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le D' Jacobs annonce à l’assemblée la perte cruelle que vient
de faire la Société Entomologique en la personne de son président,
M. le D' Tosquinet. Il rappelle la part considérable qu’il prenait à nos
travaux et l’intérêt qu’il a manifesté jusqu’à son dernier jour à
notre chère Société. Une lettre exprimant les condoléances de
l’assemblée sera adressée à la famille. M. Severin a été chargé de la
notice biographique de notre regretté collègue.
Décisions du Conseil. Le Conseil a décidé que M. Jacobs rem-
plirait, jusqu’à la fin de l’année sociale, les fonctions de président,
laissées vacantes par suite du décès du D' Tosquinet.
— L’approbation du procès-verbal de la dernière séance est
remise à une assemblée ultérieure, le Bulletin n’ayant pu paraître
en temps voulu.
— Le Président rappelle que les présentations de candidatures
au Conseil d'administration ainsi que les projets de modification
des statuts devront se faire à la prochaine assemblée mensuelle
de décembre.
Correspondance. L'Académie des Sciences de Turin nous annonce
le décès de son président, le professeur Alfonso Cossa. Une lettre
de condoléances sera adressée à l’Académie de Turin.
— L'Acädémie des Sciences de Rovereto demande l’échange de
ses publications contre les nôtres. — Adopté.
Travaux pour les Mémoires. Le Secrétaire annonce que le
D’ Tosquinet a laissé un important travail posthume, /chneumonides
nouveaux, qui pourrait faire l’objet d’un volume de mémoires.
MM. Jacobs et Severin sont nommés rapporteurs.
Travaux pour les Annales. L'assemblée décide l'impression des
travaux insérés dans ce numéro. ;
La séance est levée à 9 heures.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XI,VI, 4 XII 1902 31
446
BESCHREIBUNG NEUER CENTRALAFRIKANISCHER CASSIDEN
AUS DEM MUSEUM ZU BRÜSSEL
von D' Franz Spaeth.
Herr Custos Severin hatte die Freundlichkeïit, vor längerer Zeit -
mir die Cassiden, welche das Museum aus dem Congostaat erhalten
hatte, zur Determination zu übersenden. Dieselben geben mir
Anlass zu folgenden Beschreibungen und Bemerkungen.
Aspidomorpha honesta nov. spec.— Jiotundata, modice con-
vexa, testaceo-flava, nitida, antennarum articulis duobus ultimis vel
tantum ullimo (apice exceplo), pectore medio, interdum quoque pro-
sterno abdomineque medio nigris; prothoraxæ transversus, testaceus
laevis; elytra rotundata, prothorace multo latiora humeris parum
prominulis subrotundatis, levilèr obtuse gibbosa, subtiliter striato-
punctala, interstiliis hic inde subconvexis, testacea, vitta longitudinali
minus lata in disco externo ramulos duos sat latos utrinque in pro-
tectum emiltente, sutura pone gibbum denique macula communi
apicali nigris.
Long. : 11-12 mill.; lat. : 9,5-10,5 mill.
Haute Maringa (L. Mairesse, 94-96), 3 ex.
Umangi (E. Wilverth, IX-XI 96), 2 ex.
Stanleyfalls (Malfeyt), 3 ex.
In die Verwandtschaft von À. fogata Th. gehôrig, aber von dieser
durch viel niedrigeren und stumpferen Hôcker, ferner durch
gelbbraune Scheibe der Flügeldecken, helle Aussenseite der Schul-
terbeule, schwarze hintere Nahthälfte verschieden.
Bräunlichgelb bis gelbbraun, die Spitze der Fübhler, die Mitte der
Brust, zuweiten auch das Prosternum und die Mitte der Abdominal-
segmente, ferner auf den Flügeldecken die Naht, je eine Längsbinde
und zwei Randäste schwarz. — Kopfschild kaum erhaben, schwach
eingedrückt, matt, fast glatt; Halsschild quer-elliptisch, glatt, glän-
zend, die stumpfen Hinterecken sind bei normaler Lage nicht
sichtbar; die Flügeldecken sind mehr als 1 1/2 mal so breit als
der Halsschild mit abgerundeten, aber in der Anlage stumpfen
Schulterecken; die Seiten hinter diesen stark erweitert, hinten
breit, aber doch weniger als bei togata verrundet; der Hôcker ist
sehr stumpf und niedrig, das Basaldreieck nicht eingedrückt,
nur die Naht innerhalb desselben schwach erhoben die Profillinie
hinter dem Hôcker nicht gebuchtet; die Punktreihen sind nicht
ganz regelmässig, innen fein, aussen viel grüber die Zwischenriume
meist deutlich gewülbt; das flach ausgebreitete Seilendach hat
Rs < dti né: Sat
447
nahezu die Breite einer Scheibe. Die Klauen sindbeïiderseits ge-
kämmt, die inneren Kammzähne lang, etwa um 1/3 kürzer als
die Klauenspitze ; Prosternum flach.
Auf den Flügeldecken ist die Naht hinter dem Hôcker sehr schmal,
an der Spitze sehr breit schwarz; die Längsbinde Verläuft :am
Aussenrande der Scheibe; sie beginnt an der Basis auf der Schulter-
beule, wobei sie deren Aussenseite stets frei lässt, ist nach hinten
schwach verbreitert, wird aussen durch die Seitendachbrücke tief
ausgerandet und endet nächst dem hinteren Randast mit einem
. gegen die Spitzenmakel gerichteten Zipfel, ohne diese zu erreichen.
Die Seitenäste auf dem Dache sind breit und werden durch die
Längsbinde verbunden ; der Basalast ist wie bei{ogataam Hinterrand
dreieckig, der zweite Ast am Vorderrande bogenformig erweitert ;
der Rand der zwischen den Aesten liegenden hellen Makelist dunkler.
Der Grund der kleinen Punkte in den Punktreihen der Scheibe ist
zumeist dunkel; zuweilen zeigen sich auch einzelne dunkle Flecken
zwischen dem hinteren Ende der Binde und der Spitze.
ASPIDOMORPHA BIMACULATA-CORDIGERA NOV. Var. — Elylrorum
macula flavo-testacea communi in tres funam communem ante-
riorem et duas subrotundas posteriores] soluta, prosterno pectoreque
nigris.
Von dieser bekannten Aspidomorpha besitzt das Brüsseler
Museum eine Reihe von Stücken (3 , 6 ©), durchwegs aus Central-
Afrika : Zongo-Mokoanghy (Lt. Tilkens), Banzyville (Hermans, 97),
Lac Moero (J. Duvivier) bei welchen die grosse gemeinsame Makel
der Flügeldecken in eine gemeinsame vordere, mehr minder herz-
fôrmige und zwei rundliche Makeln hinten, aufgelôüst ist; zwischen
die Yvordere und die hinteren Makeln tritt dort, wo bei der Stammform
die Einbuchtung der Mittelmakel liegt, die schwarze Grundfarbe in
einer breiten Binde ein. Bei allen Slücken dieser Form sind das
- Prosternum und die Mitte der Brust schwarz, während bei der
Stammform die ganze Unterseite hell ist.
>
Aspidomorpha Severini nov. spec. — Oblongo-elliptica,
modice convexa, subnitida, dilute flavescens, antennis articulis 4
apicalibus nigrescentibus ; prothorax subtilissime remote punctulatus,
angulis subobtusis; elytra prof'unde, crebre punctato-striata, interstitris
parum latis leviter convexis, sulura, callo humerali vittaque indis-
tincla ab illo orta, versus suturam oblique ducta et pone medium in
protectum exeunte rufo-brunneis; protecto parum explanato, oblique
deflexo, sublϾvi.
Long. : 6-7 mill.; lat. : 4 1/4-4 1/2 mil.
Boma (Tschoffen), 2 ex.
Banana-Boma (Tschoffen).
448
Beni-Benda-Sankhuru (L. Cloetens, I 95).
Mpala (J. Duvivier).
Der bekannten Aspidomorpha nigromaculata Herbst (— Cassida
mutabilis Klug, Boh., II, 367) sehr ähnlich, von derselben vor-
zugsweise durch andere Zeichnung der Flügeldecken zu unter-
scheiden. Dieselbe besteht aus einer braunroten gemeinsamen
Binde längs der Naht und je einer ebenso gefirblen auf jeder
Scheibe.
Letztere Binde beginnt an der Basis nächst der Schulterbeule
und zieht sich über diese, zuweilen unterbrochen, schwach schräg
nach innen und hinten, sendet in 3/4 der Länge einen unbestimm-
ten Ast zur Naht, geht hierauf etwas verbreitert nach aussen und
erreicht in 4/5 der Länge das Seitendach, auf welchem sie eine
Makel bildet ; zuweilen sendet sie auch noch einen zweiten wischar-
igen Ast in 4/5 der Länge zur Naht. Die Stelle, an welcher das
Ende der Binde das Seitendach erreicht, entspricht genau jener der
Randmakel von A. nigromaculata. Der übrige Kôrper ist mit
Ausnahme der dunklen 4 letzten Fühlerglieder gelb.
Von À. nigromaculata unterscheidet sich A. Severini ausserdem
noch durch folgende Punkte : Die Oberseite, besonders die Scheibe
des Halsschildes ist dichter chagriniert, daher matter; die zerstreu-
ten Pünktchen auf der letzteren zwischen der Chagrinierung sind
zwar noch sehr fein, aber viel stärker als bei À. nigromaculata, bei
der die Scheibe,obwol sie Boheman als «subtilissime remote punctu-
lata » bezeichnet wird, besser « laevis » genannt werden künnte:;
die Ecken des Halsschildes sind weniger verrundet, schwach
stumpfwinklig; die Punktstreifen auf den Flügeldecken sind viel
ogrôber und tiefer, ihre Zwischenräume mehr gewülbt, wenig
breiter als die Punktreihen; bei À. nigromaculata sind die leizteren
viel feiner, häufig nur eingestochen und glasig umrandet, die
ZwWischenräiume ganz eben, obwol sie Boheman «subconvexa »
nennt. Bei manchen Stücken von À. rnigromaculata verschwinden
die Makeln auf den Flügeldecken zum Theile; doch bleiben bei
allen mir bekannten solchen Stücken die kleinen dunklen Punkt-
makeln neben dem Schildchen erhalten und erleichtern das Erken-
nen der Art, die auch, wenn diese je fehlen sollten, an den angege-
benen Form- und Sculpturmerkmalen von einfärbigen Stücken der
A. Severini, falls solche vorkommen, zu unterscheiden sein wird.
Die Stirne ist bei beiden Arten glatt, eben, und von ziemlich
tiefen Stirnfurchen, eingeschlossen; die Klauen sind nur innen
gekämmt, die Mittelhüften stehen viel nüher beisammen als bei
anderen Arten derselben Gattung.
Ich erlaube mir die neue Art nach dem liebenswürdigen Custos
der entomologischen Sammlungen des Brüsseler Museums zu
benennen. à
449
ASPIDOMORPHA AREATA Duvivieri nov. var. — Von Aspido-
morpha areala Klug (Boh., IT, 363), die vom Senegal bis nach
A bessynien (Raffray) und Usagara verbreitet ist, wurde von J. Duvi-
vier in Mehrzahl bei Mpala am Taganjika-See eine Localrasse
erbeutet, die sich durch geringere Grôsse («j 6,2, © 7,2 mill.) etwas
hôhere gleichmässige Wôlbung der Flügeldecken, grôbere Punkt-
streifen und andere Färbung von der Stammform unterscheidet.
Die letzlere ist auf dem Rücken flachgedrückt; ihre Zeichnung
besteht aus 4 schwarzen Makeln in einer Querreihe auf dem Hals-
schild und einer, die simmtlichen Ränder freilassenden gemein-
samen grossen schwarzen Makel, die jederseits 2 grôssere helle
Flecke hat, auf den Flügeldecken. Bei Asp. Duvivieri ist die Ober-
seite bis auf je einen dunkelbraunen, unbestimmt begrenzten Fleck
neben der Naht hinter der Mitte (er kann als Rest der Zwischen-
binde aufgefasst werden) einfärbig gelbbraun; zuweilen sind auch
die Flecke des Halsschildes sowie jener auf der Schulterbeule ange-
deutet,
ASPIDOMORPHA PUNCTICOSTA B. — Der Mehrzahl der Siücke aus
der Region von Tanganika (Capt. Storms) fehlt die Makel auf der
Unterseite des Seitendaches hinter der Mitte; im übrigen sind sie
von den typisch gefäirbten in keiner Weise zu unterscheiden.
ASPIDOMORPHA ARUWIMIENSIS Gorh. (Proc. of. zool. Soc. Lon-
don, 1892, p. 4). -— Ein Stück von M. Rom auf dem Wege von
Kassango nach Stanleyfalls erbeutet; ich môüchte diese Art in die
Nähe von Asp. puncticosta B. stellen. Aspidomorpha nigricornis
Weise (D. E. Z. 1896, p. 18) von Butembo (1 1/2° südl. Breite,
29° 6stl. Linge) dürfte mit ihr ident sein.
Conchyloctenia nov. subg. — Aspidomorphæ- protecto elytro-
rum angusto, libiis exlus sulcatis.
Eine grosse Gruppe von ausschliesslich tropisch-afrikanischen
Aspidomorphen weicht durch einen ganz spezifischen Habitus von
der allgemeinen Form der Aspidormorphen ab. Bei dieser Gruppe,
die ich in das Subgenus Conchyloctenia zusammenfasse, ist das
Seitendach der Flügeidecken, das sonst oft kaum weniger breit als
die Scheibe einer Flügeldecke ist, an seiner breitesten Stelle nur
etwa 1/5 so breit; ferner sind die Schienen aussen ganz oder
nahezu vollständig gefurcht, während beiallen anderen Aspidomor-
phen die Furche nur von der Spitze bis zur Mitte reicht; die
Flügeldecken sind niemals scharf gehôckert, sondern hôchstens
leicht beulig aufgetrieben ; das Prosternum, das bei den eigentlichen
Aspidomorphen meist ganz flach ist, ist eingedrückt, oft sogar tief
gefurcht, die Klauen sind stets beiderseits gekämmt.
450
Boheman hatte die zu dieser Untergattung gehôrenden Arten,
offenbar in dem richtigen Gefühle, dass sie zu Aspidomorpha
nicht passen, mit einer Anzahl anderer, besonders australischer
Arlen, als erste Gruppe mit gekämmten Klauen zu Cassida gestellt,
wohin sie allerdings noch weniger gehüren, Chapuis vereinigte sie
mit Aspidomorpha.
Zu Conchyloctenia gehôren :
a. Mit mehr minder rundem oder hôchstens rundlich-eifô‘rmigem
Umriss, vollständig unregelmässig, fein punktierter, gewülbter
Scheibe der Klügeldecken und nicht durch eine deutliche Punkt-
reihe abgesetztem Seitendache der letzteren :
Asp. hepatica Boh., Mouffleti B., Tieffenbachi Karsch, Bonnyana
Gorh., Bennigseni Ws. und luteicollis m.
Ferner vermütlich die mir unbekannten spilota B. und lyncea B.
b. Mitoblong-ovalem Umriss, unregelmässig punktierter Scheibe
der Flügeldecken und meist durch eine Punktreihe deutlich
abgesetztem Seitendach der letzteren :
Asp. punctata F., wozu atripennis Fairm., dann nach Weise
(Arch. f. Naturg., 1899, p. 262), parummaculata B., maculipennis
B. luteicollis B. als Varietäten gehôren, ferner signatipennis B.,
nigrosellata B., nigrosparsa B., notaticollis m. Nach den Beschrei-
bungen gehôren hieher noch : hebes B. adpersa F. nilotica B.
Schelleri Karsch, exsanguis Gerstäcker. :
c. Mit oblongem Umriss, mehr-minder regelmässig punktiert-
gestreifter Scheibe, dann durch eine tiefe Punktreihe abgesetztem
aufsebogenem Seitendach der Flügeldecken :
Asp. tigrina Oliv., hybrida B., vicaria Har., præcox B., picta Ws.;
ferner wahrscheinlich auch die mir unbekannten Gorhami Ws.,
adjuncta Ws., bipuncticollis B., tripuncticollis B., tetraptera Ger-
sticker und externeguttata Fairm.
Bei einem Theile der in diese letztere Abteilung gehôrenden Arten
(tigrina, hybrida, etc.) sind die Schienen an der Basis der Aussen-
seite nur undeutlich gefurcht, der Prosternalforstaiz ist mehr eben,
der Kopfschild weniger hoch erhaben als bei den ersteren beiden
Abteilungen; sie stehen also den eigentlichen Aspidomorphen
näher als diese.
CONCHYLOCTENIA PUNCTATA F. — Wie ich mich durch Ansicht
der von Herrn D' H. Dohrn zur Verfügung gestellten Type von
Ischyrosonyx hospes Dohrn (Stett. E. Z., 1881, p. 311) überzeugte,
gehôrt das unter diesem Namen beschriebene Tier (ein ©) zu der
obigen Art und ist von den häufig vorkommenden stark geflekien
PO in keiner Weise zu unterscheiden.
Conchyloctenia luteipennis nov. sp. — ©. Ovata, valde
convexa, subnitida, supra lutea, subtus nigra, fronte, basi antennarum
451
abdominisque margine flavis; prothorax subtilissime punclulatus,
limbo reflexo, maculis duabus nigris transversim positis, elytra non
gibbosa, subtiliter crebre irregulariter punctulata proteclo declhvi,
sublœævi, non reflexo. — Long. : 13,5 mill.; lat. : 10 mill.
Lukungu (Ch. Haas); 1 exempl.
Der Conchyloct. Tieffenbachi Karsch und C. Bonnyana Gorh. sehr
ähnlich, aber länger und schlanker als erstere, kürzer und breiter
als letztere, von beiden ausserdem durch die einfärbig lehmgelben
Flügeldecken verschieden. Die Unterseite ist mit Ausnahme des
Kopfschildes, der ersten 4 Fühlerglieder und des schmalen Abdo-
minalsaumes schwarz; die Oberseite lehmgelb mit 2 quergestellten
kleineren schwarzen Makeln in der Mitte des Halsschildes; der
Vorder- und Seitenrand des Halsschildes sind durch eine tiefe
Rinne aufgebogen, seine Oberseite ist mikroskopisch fein punktu-
liert; die Flügeldecken sind hinter der Basis nur wenig zur Mitte
erweitert, die Schulterecken verrundet, nicht vorgezogen; die
Schulterbeulen treten stark heraus; die Scheibe ist fein und dicht,
ohne Spuren von Reihen punktuliert, aber glänzender als Bonnyana,
die Punkte sind dunkel gefärbt, das schmale Seitendach ist steil
geneigt, glatt, mit zahlreichen durchscheinden Punkten, die aber
nicht eingedrückt sind, besetzt, von der Scheibe nur durch eine
seichte Furche, aber durch keine Punktreihe abgeselzt, sein Rand
nicht aufgebogen. Das letzte Abdominalsegment beim © mit zwei
tiefen, breiten Gruben am Hinterrande die im Grunde dicht
gerunzelt sind; zwischen denselben weiter vorne ein kleineres
Grübchen.
unbekannt.
CONCHYLOCTENIA MOUFFLETI Boh., nov. var. Clavareaui : Ely-
tris prothoraceque nigropiceis. Congo int. : Zongo-Mokoanghy (Lt.
Tilkens), [Mus. Brux.|; Loulouaburg (de Vrière), [coll. Clavareau|.
Die Stammform ist von Westafrika (Senegal, Gabon) in das
Innere annühernd in der gleichen Weise wie C. signatipennis
verbreitet; besonders zahlreich aus der Region von Tanganika
dem Brüsseler Museum von Cpt. Storms eingesendet; die Art ist
an den characteristischen, feinen, eingestochenen Punkten der
Scheibe der Flügeldecken, welche ziemlich zerstreut, stellenweise
gereiht stehen, stets zu erkennen. Bei var. Clavareaui m. sind die
Flügeldecken einfärbig pechschwarz, der Halsschild etwas heller.
CONCHYLOCTENIA SIGNATIPENNIS Boh., nov. var. jecorosa :
Elytris unicoloribus. Camerun (Victoria) (coll. Spaeth). Nova var.
maculipunctata : Ovalis, convexa, maculis elytrotrum crebrius
punctatis. Congo super. : Kassango à Stanleyialls (Rom) (Mus.
Brux.), Kabambarre (coll. Clavareau et Spaeth), Camerun : Ada-
maua (coll. Spaeth).
452
ASPIDOMORPHA (CONCHYLOCTENIA) SIGNATIPENNIS ist in Westafrica
und bis in das obere Flussgebiet des Congo weit verbreitet; sie ist
an dem abfallenden, nicht gerandeten Seitendache der Flügel-
decken von der ihr in manchen Formen ähnlichen Conchyl. punc-
tata leicht zu unterscheiden. |
Die typische C. signatipennis hat breit oblongovalen Umriss:;
das ist kürzer, breiter, an den Seiten stärker erweitert als das ©;
die schwarzen Makeln auf den Flügeldecken stehen in 5 Reihen
und sind nicht stärker und dichter punktiert als ihre meist flachen
Zwischenräume; sie fliessen selten zusammen ; ôfter fehlen einzelne,
meist zuerst jene auf dem rückwärtigen Teile der Scheibe; auf
solche besonders grosse Stücke mit nur 3 Reihen von je 3 Punkten
im vorderen Teile kônnte vielleicht Asp. Schelleri Karsch zu
beziehen sein. Zuletzt wird die Scheibe bis auf den Schulterpunkt
einfärbig braun /var. jecorosa m.); das Tier hat dann grosse Ann-
lichkeit mit Conchyloctenia hepatica Von der sie aber durch andere
Kôrperform und viel stäirker punbtierte Flügeldecken zu trennen ist.
Eine auffällige Rasse, vielleicht Gebirgsform ist die var. maculi-
punctlata m.; dieselbe ist etwas kleiner und schmäler als die Stamm-
form, seitlich viel stärker gerundet, breiter (—) oder schmäler
(Q) eiformig; auf jeder Flügeldecke sind ausser einer Scutellarmakel
fünfwenig regelmässige Reihen mittelgrosser Makeln, die auffällig
dichter punktiert sind als ihre Zwischenräume: die 1. und 2. Reihe
sind durch einen überall gleich breiten, fast glatten, in der rück-
wärtigen Hälfte kielig erhabenen Zwischenraum getrennt; die 2.
und 3. Reiïhe haben je 5 Makeln, von welchen meist die 3. 4,
und 5. zusamenfliessen; ebenso fliessen jene der 4, und 5. Reihe
gewôhnlich zusammen.
In der Penisbildung stimmen signatipennis und maculipunctata
vollkommen überein; derselbe ist in beiden Formen, en face
gesehen, vor der Offnung sanft und schwach erweitert, am Ende
qreit abgestutzt, im Profil ist die Spitze nach vorne umgebogen.
Conchyloctenia notaticollis nov. spec. — Oblongo-ovata,
convexiuscula, nigra, nitida, antennarum basi subtus abdominisque
margine rufescentibus, prothorace elytlrisque flavotestaceis, nigrosi-
gnatis; prothorax subquadratus, sed angulis anticis valde rotundatis,
sublaevis, medio macula transversa fusco-picea; elytra subcrebre
punctata, quatuor seriebus macularum nigrarum; protecto augusto,
margine reflexo.
Kassongo à Stanleyfalls (Rom...
Var. elytris flavolestaceis, vic maculatis.
Boma ( DE
Long. : 9-11 mill.; : 6,9-7 mill.
Unterseite ee des Kopfes ganz schwarz, nur ‘die
453
Hinterränder der Abdominalsegmente und das 2. bis 4. Fühlerglied
unterseits rôtlichbraun, Oberseite weissgelb mit einer pechbrau-
nen, queren, vorne schwach ausgerandeten, nach hinten etwas
dreieckig ausgezogenen Makel in der Mitte des Halsschildes und
mit schwarzen Punktflecken auf den Flügeldecken. Halsschild fast
quadratisch, aber mit breit verrundeten Vorderecken, nahezu so
lang als breit, mit mehr minder rechteckigen oder sogar etwas
spitzwinkligen Hinterecken; oberseits sehr stark lackartig glän-
zend mit sehr feinen, zerstreuten Pünktchen. Flügeldecken an der
Basis abgestutzt, schwarz-gezähnt, kaum breiter als der Halsschild
und nach hinten nicht nennenswert erweitert, oberseits mässig
dicht, ziemlich fein punktiert, zuweilen mit Andeutung von je zwei
ganz schwachen Rippen; die schwarzen Makeln stehen entweder
ziemlich zahlreich (20-24) in 4 unregelmässigen Längsreihen, von
welchen die erste an der Näht mit einer weit hinter dem Schildchen
liegenden grôsseren Makel, die 2. und 3. mit je einer ebensolchen
_Makel an der Basis, die 4., nahe dem Seitendach liegende Reihe weit
hinter der Schulterbeuie beginnt, oder es sind diese schwarzen
Fleckenreihen auf die bezeichneten Anfangsmakeln und einzelne
zerstreute im hinteren Teile der Scheibe reduziert. Das Seitendach
ist sehr schmal, aussen dicker gerandet, schwach aufsgebogen und
von der Scheibe durch eine unregelmässige Reihe grôsserer Punkte
abgesetzt, Das Prosternum ist ziemlich flach, kaum längseinge-
drückt.
Diese Art, die in die nächste Verwandtschaîft von À. nigrosparsa
B. gehôrt, ist an dem Glanz und der Zeichnung der Oberseite, dem
schwarzen, grob und zerstreut punktierten Kopfschild, vor allem
aber an dem langen und schmalen, im Umriss fast quadratischen
Halsschilde leicht zu erkennen.
SPAETHIA GANGLBAUERI M. — Von dieser Art besitzt das
Brüsseler Museum zwei von J. Duvivier bei Moliro gefundene
Stücke; wie ich an denselben ersehe, sind die Klauen an den Vorder-
beinen jenen der anderen Beine vollkommen gleich gebildet, also
innen kurz gekämmt, aussen glatt. Ich hatte seinerzeit (Verh. zool.
bot. Ges., 1898, p. 540) bei Aufstellung des Genus Iphinoë, dessen
Name von Carlos Berg (Comm. Mus. Nac. Buen. Air., 1899, p. 79),
in Spaethia geändert wurde, nur ein einziges Stück des Wiener Hof-
museums aus Mikindani vor mir gehabt, das nur eine vollständige
Vorderklaue hat; an derselben sind die feinen Kamm zähnchen
innen verkümmert, so dass, wie ich mich neuerlich überzengte,
auch bei starker Vergrôsserung von denselben keine Spur wahr-
zunehmen ist; ich hatte die Klaue daher als innen und aussen glatt
bezeichnet; numehr aber muss der Schluss der 1. c. gegebenen
Gattungsdiagnose in folgender Weise richtiggestellt werden :
454
unguiculis brevibus, divaricatis, intus breviler pectinatis, extus
mrulicis.
Herr Weise vermutnet nach brieflicher Mitteilung, dass die von
ihm gleichfalls von Mikindani beschriebene Aspidomorpha degene-
rata (D. E. Z., 1901, p. 310) mit der obigen Art ident ist.
Zum Genus Spaethia gehôrt ferner Cassida cepaecolor Fairm.
(Ann. Soc. Ent. Belg., 1898, p. 498) aus Madagascar, wie ich mich
durch ein von Fairmaire an das Wiener Hofmuseum eingesen-
detes typisches Sltück überzeugen konnte. Sie ist von $S, Gangl-
baueri durch viel mehr gerundete, breitere Gestalt, kürzeren
Halsschild mitspitzwinkligen Seitenecken und sehr fein unü zerstrent
punktierler Scheibe, ferner durch die ganz unregelmässig und viel
dichter und tiefer punktierte Scheibe der Flügeldecken verschieden ;
auch das Seitendach ist im Innenteil in ausgedehnterem. Masse
punktiert. Obwohl Fairmaire angibt, dass die letzten 3 Fühlerg-
lieder schwarz sind, findet sich an dem schon erwäühnten typischen
Stücke nur je eën dunkles Endglied.
Laccoptera modesta nov. spec. — Breviter obovalis, sat
convexa, supra rufotlestacea, subopaca, sublus nigra, antennarunr
arhiculis 4 basalibus rufis; prothorax antice leviter rotundatus vel
subtruncatus, dorso crebre longitudinaliter subtiliter ruguloso ;
elytra pone basin modice rotundatim dilatata, dorso subagibbosa, sat
fortiter subseriatim punctata, bicarinata, transversim rugosa.
Longs: 7,1 mile; 6/2"milt,
Boma (Tschoffen).
Der Kopf, die 4 ersten Fühlerglieder, der Halsschild und die
Flügeldecken rôtlichgelbbraun, die Unterseite bei vôllig ausge-
reiften Slücken mit Ausnahme des Abdominalsamnes, sowie die
ausseren Glieder der Fühler schwarz; der dreieckige, erhabene
Kopfschild ist nicht gerandet, Zzerstreut grob punktiert. Der
Halsschild an der Basis fast zweimal so breit als lang, vorne sehr
schwach gerundet oder abgestutzt, hat die Seitenränder schräger
nach aussen gerichtet ais die verwandten Arten, weshalb die Hin-
terwinkel in der Anlage spitzer als bei diesen erscheinen. Auf der
Scheibe ist das Mittelfeld vor dem Schildchen (Feld 2) (1) sehr
fein darmartig längsgerunzelt, in den nur undeutlich hievon abge-
grenzten rückwärtigen Seitenfeldern (Feld 4 und 6) wird diese
Runzelung etwas grôber und undeutlich, während sie im vorderen
Mittelfeld (Feld 1), das vom rückwärtigen durch einige Querrunzeln
getrennt ist, fast ganz verschwindet. Die Flügeldecken treten in den
Schultern deutlich über die Basis des Halsschildes seitlich vor und
(1) Vergleiche : SPAETH, Beitrag zur Kenntnis der Laccoptera-Arten. Termes-+
zetrajzi Füsetek, 1902, p. 21.
455
haben schwach nach vorne vorgezogene Schulterecken ; sie sind in
der Mitte am breitesten; die Scheibe ist ziemlich tief, aber wenig
regelmässig gereiht punktiert, erhaben genetzt, mit deutlichen
Rippen auf dem 2. und 4. Zwischenraum, von welchen die
erstere einen flachen glänzenden ziemlich breiten Ast zum Hôcker
entsendet, der sehr niedrig ist. Das Seitendach ist verworren gerun-
zelt, im inneren Teile mit der gewôühnlichen Grubenbildung.
Diese. Art steht im Umriss der L. intricata Sahlb., in der
Färbung und Skulptur der L. læta Weise am nächsten. Bei Benüt-
zung der Weise’schen Tabelle (Arch, f. Naturg., 1899, p. 248),
würdet man auf die mir unbekannte L. morosa Ws. kommen, von
der sie aber durch geringere Grôsse, hellere Oberseite, weniger
breite Gestalt, sowie durch das deutlich längsgerunzelte hintere
Mittelfeld der Halsschildes und den Besitz von mindestens 4 hellen
Fühlergliedern offenbar ziemlich weit verschieden ist. Von L. intri-
cata Kl., mit der L. corrugata Sahlb. wohl identisch sein dürfte,
ist sie ebenfalls durch die Färbung, kleinere Gestait, 4 helle Fühler-
glieder, ferner aber durch an der Basis seitlich nicht so weit
hinaustretende Schultern, mehr gegen die Längsmitte zu gelegene
grôsste Breite und durch spitzere Hinterwinkel des Halsschildes
verschieden. Von L. lœæta und deren näüheren Verwandten weicht
sie durch viel stärker vortretende Schultern, deutlicher verkehrt-
eifôrmige Gestalt, hôheren Hôcker, spitzere Hinterecken des kür-
zeren und breiteren Halsschildes verschieden.
CASSIDA STICTICA Harold (Col. Hefte, XVI, 1879, 216).
Diese in die Verwandischaft der C. scripta gehôrende Art, von
der das Brüsseler Museum ein bei Albertville von Duvivier gefan-
genes Slück besitzt, ist an dem ziemlich dicht und fein punktierten
Halsschild und den fein punktierten Zwischenräumen der Streifen
auf den Flügeldecken leicht zu erkennen.
Cassida humerosa nov, spec. — Rotundata, minus convexa,
parum nihida, testacea, elytris disco brunneo, intus flavovariegato,
basi ramulum sat latum in protectum emittente ; frons angusta laevis
niida; prothorax transversus, obtrapezoidalis, angulis obtusis, crebre
coriaceus; elytra basi prothorace parum latiora humeris productis
subacultis, tum ad medium ampliata apicem versus rotundata, bas
retusa haud gibbosa profunde crebre regulariter punctatostriata,
intershtis angustis, 2. et 4. parum magis elevatis, protecto late
explanalo, rugosulo.
Long. : 4,5-5 mill.; lat. : 4-4,5 mill.
Zambi (Haas) Chiloango (Tschoffen).
In die Verwandtschaft von C. viridipennis, B. und dorsovittata B.
gehôrig, vom selben Habitus, aber viel breiter und flacher und mit
ganz anderer Zeichnung.
456
Nahezu kreisrund, zwischen Halsschild und Flügeldecken ohne
wesentliche Verengung, wenig gewôlbt, fast matt, braungelb, nur
die Scheibe der Flügeldecken und die Basis des Seitendaches mit
pechbrauner Zeichnung. Die stark glänzende Stirne ist schmal
spiegelglatt, die Stirnfurchen laufen unmittelbar am Augenrand,
Die ziemlich schlanken Fühler reichen bis zu den Halsschildecken,
sind nach aussen kaum verdickt, einfüärbig, die einzelnen Glieder
mit Ausnahme des ersten und letzten nahezu von gleicher Länge.
Halsschild querverkehrt-trapezlôrmig mit deutlich vorhandenen
stumpfen Seitenecken; der Vorderrand bildet einen weiten Bogen,
der Hinterrand ist beiderseits des breiten Mittellappens gerade,
dann zu den Seitenecken schräg vorgebogen; die Oberseite ist
ziemlich matt, runzelig, die Scheibe durch einen sehr schwachen
bogenfôrmigen Eindruck abgesetzt. Schildchen gleichseitig dreiec-
kig. Die Flügeldecken schliessen mit den weit vorgezogenen,
nach innen gerichteten, spitzwinkligen, aber nicht scharfen Schul-
terecken an den Halsschild eng an, sind also an der Basis nur
wenig breiter als dieser, verbreitern sich zur Mitte und sind von
da an gemeinsam zugerundet; sie sind nahezu flach, im Basaldreieck
eingedrückt, dahinter sehr verloschen, noch schwächer als bei C.
viridipennis gehôckert, mit sehr tiefen, engen Punktstreifen, deren
Zwischenräume sehr schmal sind; der 2. und 4. Zwischenraum sind
etwas hôüher erhaben als die anderen, vom ersteren geht ein
Verbindungskiel zum Hôcker; neben diesem Kiel befindet sich auf
der 3. und 4. Punktreihe eine Grube; das Seitendach ist flach aus-
gebreitet, unregelmässig gerunzelt. Die Zeichnung der Flügeldecken
besteht aus einer die ganze Scheibe einnehmenden, zu den Schul-
terecken einen breiten Ast entsendenden pechbraunen, zuweilen
verloschenen Makel, welche zur Naht hin lichter wird und von
zahlreichen gelben Flecken, besonders an der Naht und im rück-
wärtigen Teil durchsetzt ist; die äussere Vorderpartie der Schulter-
beule, die Kiele nächst dem Hôcker und eine längliche Makel im
vierten Fünftel des 2. Zwischenraumes bleiben stets hell; diese
letztere Makel, die vorne und hinten durch einen dunklen Fleck
begrenzt ist und hiedurch sehr an die Zeichnung der Cassida
piperata Hope erianert, fällt besonders in die Augen. An den Beinen
ist das Klauenglied am Ende erweitert, ohne dass ein eigentlicher
Klauenzahn entsteht.
Cassida rugipennis nov. spec. — Ovalis, conveæa, ferruginea,
nitida, clava antennarum, peclore, abdomine femoribusque medio
piceis; prothorax transversim ellipticus, lateribus late rotundatus,
fere lœvis ; elytra lateribus pone humeros subsinuata, sat regulariter
punclatostriala, parce rugosa, vix foveolata, pone basin ruga trans-
versa bifurcata, protecto ruguloso.
457
cr. LOn$g: :.8 milk: lat :.6,5: mil. © Lons::#9/mill. ; lat: : 7 mill,
Chiloango (Congo inf.). Tschoffen, 6 exempl.
Der Cassida tosta und marginata Ws.sehr ähnlich, aber grôsser als
beide und mit viel regelmässigeren und stärkeren Punktstreifen
auf den Flügeldecken. Ausgefärbte Siücke oben rostrot, zuweilen
mit helleren Runzeln auf der Scheibe oder einem pechbraunen
Wisch im äusseren Teile der letzteren,die Hinterbrust, das Abdomen
mit Ausnahme der Ränder und die Mitte der Schenkel pechbraun ;
bei unvollständig ausgefirbten Siücken ist die Oberseite mehr
minder weisslich gelb bis gelbbraun, die Unterseite gelb- oder
rostrot. Halsschild von der Form wie C. tosta, sehr glänzend, glatt,
äusserst fein chagriniert mit sehr feinen zerstreuten Pünktchen auf
dem Vordach und noch viel feineren fast mikroskopischen auf der
Scheibe; zuweilen sind 4 grosse dunkle Flecken (zwei quer vor
dem Schildchen, zwei an den Seitenecken) angedeutet. Flügel-
decken 2 1/2 mal so lang als der Halsschild, an den Seiten nach
rückwärts kaum erweitert, die Schulterecken nach vorne mässig
vorgezogen, die Seiten dahinter, wie bei C. tosta, von oben gesehen,
schwach ausgebuchtet; hinter dem Schildchen sind die Flügeldec-
ken durch einen gemeinsamen, nach aussen gabelig verlaufenden
Querwulst in einen sehr stumpfen und niedrigen Hôcker erhoben;
die Scheibe ist ziemlich regelmässig grob punktiert-gestreift mit
schmalen glatten, gewülbten Zwischenräumen; jener zwischen
der 8. und 9. Punktreihe breiter und flacher als die übrigen, die
inneren mit einzelnen hôckerartigen Längs- und Querrunzeln, von
denen besonders eine longitudinale auf dem 2. Zwischenraum weit
hinter der Mitte hervortritt. Das Seitendach runzelig, undeutlich
punktiert.
Die zur Gruppe der Cassida tosta gehôürenden Arten haben einen
querelliptischen seitlich verrundeten Halsschild, schwack hôckerig
aufsgetriebene, stark gewüôlbte Flügeldecken, kurzen, gewülbten
Kopfschild, kurze, kräftige Fühler, an denen das 2. Glied rundlich,
das 3. und die folgenden bis zum 10. nicht wesentlich in der Länge
von einander verschieden sind; am ähnlichsten ist C. coagulata B.
die aber einen flachen Kopfschild und längeres drittes Fühlerglied
hat.
Die bezüglichen Arten lassen sich in folgender Weise auseinan-
derhalten : |
a. Kopfschild flach, über die Seitenstücke nicht erhoben; 5.
Fühlerglied etwas linger als das 4., Schulterecken nach
einwärts gerichtet, Kôrper rundlich, Seitendach der Flügel-
decken mit einem dunklen Fleck hinter der Mitte; die Beule
auf dem 2. Zwischenraum der Flügeldecken hoch, lebhaît
458
gelb, vorn und hinten dunkel begrenzt . . . coagulata B.
10. Kopfschild gewôülbt, über die Seitenteile erhoben; 3. Fühlerglied
nicht merklich länger als das 4., Schulterecken nicht ein-
wärts gerichtet, Seitendach der Flügeldecken ohne dunkle
Makel: 2." , Nr . 512
2a. Flügeldecken hinter jen SR uhen D. AA nicht
gehôckert, die Beule auf dem 2. Zwischenraum hinter der
Mitte kaum angedeutet . . . 7e 13
2b, Fiügeldecken hinter dem TELE acute er
stumpf gehôckert; auf dem 2. Zwischenraum hinter der Mitte
mit einer Längsbeule. .., | 4
34. Kôrper oblong, schlank ; ie Mecten fast 1 1,2 TE so ne als
breit, die 10. Punktreihe durch erhabene schwarze Punkte
unterbrochen . . . . . . . trrorata Weise.
3b. Kôrper kurz-eiformig ; Hupeldeckon wenig länger als breit; die
alternierenden Zwischenräume dunkler.
Harnoncourti nov. spec. ({)
41. Flügeldecken an den Seiten hinter den Schultern schwach
gebuchtet.-, -.:2% ‘ S LS
4b. Flügeldecken an den Seiten nicht Doi ei viel breiter und
kürzer als das © ; Hôcker der Flügeldecken niedrig, Punkt-
streifen wenig tief und regelmässig ; Färbungunten pechbraun
oben rostrot entweder mit schwarzem Seitendach der Flü-
geldecken, oder einfärbig rostrot . . marginata Weise.
Auf oberseits einfirbige Stücke dürfte Cassida inaequalis
Thoms., Arch. ent., II, 231, von Gabon trotz der widerspre-
chenden Angabe, dass der Halsschild am Vorderrande ausge-
randet sein soll, zu beziehen sein.
5a. Flügeldecken regelmässig und grob punktiert-gestreift Firbane
normal rostrot . . . . . . . rugipennis nov. spec.
(1) Cassida Harnoncoupti nov. spec. — Breviter ovata, mtida, fusca, antennis
articulis 4 ultimis, pectore, abdomine femoribusque medio nigrescentibus ; prothorax
ellipticus angulis late rotundatis, levis, ligneus, nebulosus, vitta longitudinali ante
scutellum, ad medium haud pertinente maculaque utrinque in angulo fusco-piceis ;
elytra prothorace parum latiora, humeris vix prominentibus, ad medium non ampliata,
supra convexa basi haud retusa, sat irregulariter, minus profunde striatopunctata,
interstitio 2, 4 et G perparuin elevatis et protecto deflexo fusco-piceis.
Long. : 8 mill.; lat. : 5-7 mill.
Hab. Kiimandiaro. Afr, or. centr.
Der Cassida irrorata \WNeïse sehr ähnlich aber kürzer und breiter, anders
gefärbt und durch etwas feinere Punktstreifen der Flügeldecken, deren 2., 4.
und 6. Zwischenraum um ein geringes gewôülbter als die anderen sind, zu
unterscheiden. |
Kopfschild mässig gewülbt, aber durch die Stirnlinien deutlich über die Sei-
tenstücke erhoben; Fühler kurz und dick, nach aussen sehr wenig stärker
werdend, das 2, Glied rundlich, das 8. nicht länger als die folgenden, diese bis
459
ob. Flügeldecken sehr fein gereiht-punktiert, pechschwarz, eine
quere Makel am Vorderrande des Halsschildes sowie eine
Makel in der Mitte des Seitendaches und der Seitenrand der
Flügeldecken gelb, die Unterseite gelbrot . . . fosta Kig,
Chirida Baumanni nov. spec. — Subovata (© plus, S'minus),
convexa, nitida, flavotestacea, capite, prosterno, pectore abdomineque
(margine excepto) nigris, frons convexa, vix alutacea, sulcis minus
profundis inclusa, prothorax laevis longitudine vix dimidio latior,
angulis rotundatis; elytra basi prothorace dimidio latiora, humeris
sat prominentibus subrectis, apicem versus haud ampliata, supra
subtiliter punctato-striata, interstiliis laevibus, planis; protecto
declivi, parum ruguloso.
Long. : 5,9 mill.; lat. : 4,9 mill.
Mpala (Duvivier); Kagera-Nil (prope lacum Ukerewe) (D' Bau-
mann).
Der Chirida Aubei im Habitus und besonders in der Stirnbil-
dung sehr ähnlich, aber mit einfärbiger Oberseite und weiter nach
aussen abstehenden Schulterecken.
Bräunlichgelb, nur Kopf, Prosternum, Brust und Bauch mit
Ausnahme der Ränder des letzteren schwarz, die Beine und Fühler
gelbbraun. |
Fühlerrinnen wie bei Aube. Stirne hoch gewülbt, ähnlich dem
von Auber, sehr fein, aber deutlicher als bei letzterer Art chagri-
niert mit einzelnen sehr feinen eingestochenen Punkten, glänzend
mit ziemlich schwachen Stirnlinien. Halsschild nur 1 1/2 mal so
breit als lang mit vollständig verrundeten, etwas hinter der Längs-
mitte gelegenen Ecken, glänzend, glatt, äusserst fein chagriniert
-und dazwischen spärlich sehr fein punktuliert. Die gleichmässig
gewôülbten Flügeldecken sind nach hinten kaum erweitert, in den
zum 10. an Länge kaum verschieden. Halsschild quer-elliptisch, breit ver-
rundet, oben glatt, glänzend mit einem (individuellen ?}) Grübchen vor dem
Schildchen, holzbraun, wolkig, eine unbestimmte Makel an der Spitze über
dem Kopfe heller weissgelb, eine kurze Längsbinde in der hinteren Hälfte und
je eine Makel in den Seitenecken pechbraun. Flügeldecken kurz, wenig länger
als breit, nach hinten nicht ervweitert, in den stumpfen Schulterecken sehr
wenig vorgezogen, hoch gewülbt im Basaldreieck kaum merkbar eingedrückt
nicht gehôückert, mässig stark, nicht ganz regelmässig punktiertgestreift,
die Zwischenräume gewôülbt, runzelig, der 2., 4, und 6. etwas erhaben, dunkler
pechbraun gefärbt; der 4. endigt bald hinter der Mitte, der 2. u. 6. reichen bis
vor die Spitze ; das Seitendach sehr steil, mit der Scheibe in ezxer Flucht geneigt,
von der letzteren durch eine Reïhe tiefer Punkte abgesondert, runzelig, coeaie
wie die erhabenen Zwischenräume gefärbt.
Das einzige, zur Beschreibung mir vorliegende Stück wurde von Herrn Graf
Harnoncourt am Kilimandjaro choeute und befindet sich in der pcs des
Wiener Hofmuseums.
460
Schulterecken weit nach vorne und aussen vorgezogen, die Basis
zu den Ecken hin geschweift, diese daher in der Anlage rechtwin-
klig, kaum abgerundet; auf jeder Scheibe stehen 10 feine, ziemlich
dichte Punktreihen zwischen viel breiteren, glatten, ebenen
Zwischenräumen; die 10. Reihe tiefer, der Zwischenraum zwischen
der 9. und 10. Reihe viel breiter als die übrigen. Der Nahtstreifen
hinter der Mitte furchenartig vertieft. Das in einer Flucht mit der
Scheibe abfallende steile Seitendach ist sehr undeutlich undschwach
gerunzelt mit verloschenen Punkten.
Ausser mehreren Siücken des Brüsseler Museums, welche J. Du-
vivier bei Mpala am Tanganjika-See gefunden hatte, liegt mirein von
D' Oskar Baumann am Kagera-Nil gefangenes Exemplar aus dem
Wiener Hofmuseum zur Beschreibung vor. Ich widme diese Art
dem zu früh verstorbenen verdienten ôsterreichischen Forscher.
Chirida flavipennis nov. spec. — « Subrotundata, © sub-
ovata, convexa, nitida, lϾle flava, prosterno, pectore abdomineque
nigris, hoc late flavomarginato, capite piceo; frons minus convexa,
alutacea, sulcis profundioribus inclusa; prothorax levis, subtilissime
punctlulatus, longitudine vix dimidio latior, elytra prothorace multo
latiora, humeris sat prominentibus, parum (j) vel haud (©) ampliata,
supra subtililer punctato-striata, interstiliis lævibus, plants, protecto
declivi, haud rugoso,
d. Long. : 41/2 mill. ; lat. : 4 mill. ©. Long. : 5 mill. ; lat. : 4 mill,
Banana à Boma (Tschoffen).
Kassongo à Stanleyfalls (Rom),
Der vorigen Art äusserst ähnlich, kleiner und von ihr fast in
gleicher Weise wie Chirida semivittata von Aubei verschieden.
Rôtlichgelb, das Prosternum, die Brust und die Mitte des Hinter-
leibes schwarz, der Kopfschild viel flacher, dichter chagriniert und
mit Zahlreicheren feinen eingestochenen Punkten besetzt als die
frühere Art. Halsschild und Fiügeldecken fast gleichgebildet, aber
heller, die Schulterecken weniger scharf und weniger nach aussen
vortretend, die Geschlechtsverschiedenheit im Kôrper-Umriss
auffälliger.
Das Brüsseler Museum hat 5 Stücke von den angegebenen Fund-
gebieten.
Chirida Tschoffeni nov. spec. — 7. Rolundata, sat convexa,
subnitida, laete flava, prosterno, pectore abdomineque nigris, hoc late
flavomarginato, capite piceo, scutello, disco prothoracis elytrorumque
atris; frons minus convexa, alutacea, sulcis profundioribus inclusa;
prothoraæ lœvis, subtilissime punctulatus, longitudine dimidio latior,
ellipticus, elytra prothorace dimidio latiora humeris sat prominen-
tibus, subacutis, tum parum ampliata, supra subtilissime sertato-
461
punclata, punctis postice partim evanescentibus, interstitis lϾvibus,
planis, protecto declivi, lœvi.
Long. : 4,5 mill. ; lat. : 3,8 mill.
Boma (Tschoften).
Das einzige mir vorliegende ' ist der vorigen Art so ähnlich,
dass es vielleicht nur eine interessante Abänderung darstellen
kônnte. Bei demselben sind die Scheibe des Halsschildes, der
Flügeldecken und das Schildchen glänzend schwarz; die grosse
Makel, welche nur die Ränder der Oberseite breit freilässt, ist auf
dem Halsschild vorne bogig erweitert; auf den Flügeldecken zieht
sie sich in einer nach aussen gebogenen Linie <o über die Schulter-
beule, dass deren Aussenseite hell ist, und verläuft dann auf dem
Zwischenraum zwischen der 9. und 10. Punktreihe bis vor die
Spitze, die etwas breiter hell bleibt. Die Punktreihen auf den Flügel-
decken sind sehr fein, innen zum Theil erloschen ; die Nahtfurche
reicht wie bei der vorigen Art hinten bis zur Mitte.
462
FOURMIS D’'ALGÉRIE
Récollées par M. le D° K. ESCHERICH
BDecrites par A. Forel.
CREMASTOGASTER AUBERTI EM., V. LEVITHORAX n. var. — Ÿ. —
Identique à la forme typique, mais le thorax est entièrement lisse
et luisant.
D. — Long., 8,5 mill. — Plus grande que celle de l’Auberti
typique. Le métanotum n’a que des tubercules obtus. Du reste,
identique.
Blidah, Algérie. Récoltée par le D' K. Escherich.
CREMASTOGASTER AUBERTI EM., r. LAESTRYGON, V. STRIATICEPS
n. Var. — Ÿ. — Long., 4 mill. — Diffère du laestrygon lypique par
sa tête subopaque densément striée d’un bout à l’autre.
Tlemcen. Récoltée par le D' K. Escherich.
MYRMECOCYSTUS VIATICUS r. DiexLit For. (= M. viaticus, r. deser-
torum, V. Diehlii Forel. Ann. Soc. ent. Belg., XLVI, 1902, p. 156).
d. — Long., 11 mill., comme le de la race typique. Mais
il est noir, avec l’abdomen entièrement d’un jaune ocreux,
avec d’étroites bandes brunes. L’occiput et le mésonotum ont aussi
des poils plus longs, plus fins et plus blanchâtres. Le bord posté-
rieur de la tête est plus droit. Tout l’insecte est un peu plus grêle.
Nœud du pédicule moins épais.
©. — Long., 11,5 mill. — Stries des mandibules plus lâches, plus
luisantes et plus grossières que chez le desertorum typique. Dent
terminale un peu plus courte. Thorax plus étroit. Pédicule plus
court; son nœud beaucoup plus squamiforme, plus de trois fois plus
large que long. Tête et thorax presque noirs; seul le vertex rou-
geâtre. Les ailes sont plus longues que chez la forme typique et
dépassent fortement l’abdomen.
5. — Long., 5,9 à 9,5 mill. — Le nœud a bien la forme de celui du
type du desertorum, mais il est plus allongé (plus long que large).
A première vue, l’ouvrière ressemble à un gros M. cursor ou
albicans.
Biskra. Les trois sexes ont été récoltés par M. le D' Escherich, qui
a étudié les mœurs de cette fourmi et la trouve aussi fort spéciale.
Cette forme est assez distincte pour prendre le rang de race. On
peut cependant se demander s’il ne s’agit pas peut-être d’une même
fourmilière hybride entre albicans et desertorum, découverte à
Biskra par MM. Diehl et Escherich.
Dans mon travail sur les fourmis récoltées par M. le professeur
Lameere (Ann, Soc. ent. Belg., 1902), j'ai redéerit le «j de la Form.
Kraussi, sans m'être aperçu que M. Emery l'avait déjà décrit
(Bull. Soc. ent. France, 1899, p. 18). M. Emery croit en outre que
R iats x à | Las
TS Se PTE UE CE EUR PR TU D CT NS TT
463
mon Myrmecocystus Lameerei = Lucasi Em. et mon Camponotus
Foreli Emery, race impolitus — mozabensis Em. Il faudra comparer
les types. Il s’agit en tout cas de formes fort voisines.
Dans son très intéressant travail qui vient de paraitre (Biolo-
gische Studien über algerische Myrmekophilen, Biolog. Centralblatt
15 oct. 1902, p. 633), M. Escherich constate que les Thorictus qu’il a
observés chez le Myrmecocystus viaticus r. desertorum à Biskra sont
simplement soufferts et pas ou à peine recherchés par les fourmis,
comme c'était le cas pour ceux qu’il a observés à Oran chez la race
megalocola. Dans ce dernier cas, il s’agissait d’une véritable symphi-
lie; dans le premier, pas M. Escherich croit que cela tient au fait
qu’à Oran il n’y avait qu’une femelle et pas de larves, ni de cocons
dans le nid, de sorte que les fourmis cherchaient en quelque sorte
un dédommagement en s’occupant d'autant plus des Thorictus.
C'est possible. Cependant je ferai remarquer : 1° que la race
megalocola est fort différente de la race desertorum, et que par
conséquent il se peut fort bien qu’il s’agisse d’une différence
d’instinct chez les deux fourmis; 2° que les Thorictus que j'ai récoltés
à Gabès chez le M. desertorum sont une autre forme (pauciseta
Wasmann) que ceux d'Oran (Foreli Wasm.). Or, Gabès est une
localité toute semblable à Biskra. En tout cas, on trouve fort rare-
ment des Thorictus chez le desertorum, tandis que le Th. Foreli
abonde chez le M. megalocola, ce qui parle pour une adaptation
plus complète de la part de ce dernier.
Un Camponotus habitant des tiges renflées.
CAMPONOTUS CONTRACTUS Mayr., v. Bultesi n. var. — © major et
media. — Long., 8 à 11 mill. — Voisin de la variété Scortechinit
Emery; taille, forme du thorax et éclat comme chez elle. Mais la
poncluation n’est pas plus forte que chez le type, les mandibules
sont fortement et densément ponctuées, l’écaille est fort distincte-
ment échancrée au sommet et la tête est un peu moins déprimée
que chez la forme typique (plus déprimée chez la v. Scortechinii).
M. Buttes, curateur du Musée de Kwala Lumpur, Selangor
(Malacca), a trouvé cette forme dans le renflement creux d’une
plante où elle fait un bruit très perceptible dès qu’on touche la
plante. Les indigènes croient que c’est la plante elle-même qui fait
ce bruit la nuit et l’appellent « Rotan udang ». M. Buites a montré
que le bruit est produit par le mouvement des fourmis dans la
plante. Les espèces de Camponotus ayant l'habitude, lorsqu'on les
dérange, de frapper de leur abdomen le bois de leur arbre, la chose
n’a rien d'étonnant.
SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
XII
Assemblée mensuelle du 6 décembre 1902.
Présidence de M. le D' JAcoBs, vice-président.
La séance est ouverte à 8 heures.
— Les procès-verbaux des séances des 4 octobre et 8 no-
vembre 1902 sont approuvés.
Décisions du Conseil. Le Conseil a reçu et accepté les démissions
de MM. Kerremans et Seeldrayers, membres effectifs.
Présentation de candidatures pour l’assemblée générale. La can-
didature de M. le professeur Gilson, comme président de la Société,
est présentée.
Correspondance. M"° veuve J. Tosquinet remercie la Société des
condoléances qui lui ont été envoyées lors du décès de son époux.
— Le Muséum d'Histoire naturelle de Paris, l’Académie des
Sciences de Dijon, la Faculté des Sciences de Rennes, la Société
Linnéenne de Bordeaux, la Société de Géographie de France,
l’Académie des Sciences d'Amsterdam, la Société zoologique d’Ams-
terdam, la Société entomologique de Hollande, l’Académie des
Sciences de Turin, la Société des Sciences naturelles de Milan, la
Société de Physique et d'Histoire naturelle de Genève, la Société
entomologique suisse, la Société entomologique de Namur, nous
adressent l’expression de leurs condoléances pour le décès de notre
président, le D' P.-J. Tosquinet.
— L'Académie des Sciences d'Amsterdam nous accuse réception
du tome XLV de nos Annales et du tome VIII de nos Mémoires.
— M. Lambillion envoie son portrait-carte pour l’album de Ia
Société, et nous fait part de son changement d’adresse. Il demeure
actuellement rue des Côtelis, à Jambes.
— La revue « Broteria », de Lisbonne, demande l’échange de ses
publications contre les nôtres. — Adopté.
Travaux pour les Annales. L'assemblée vote l'impression des
travaux insérés dans ce numéro.
Communications. M. Hippert remet la liste de ses captures de
l’année, Cette liste paraîtra dans le numéro de janvier.
La séance est levée à 9 heures.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XLVI, 31 XII 1902 32
464
DESCRIPTION DE PLUSIEURS LONGICORNES DE BOLIVIE
APPARTENANT AU GENRE ADETUS LE C.
par le E. P. &Belon, ©. P.
L’étude que j'ai l’honneur de présenter à la Société concerne un
petit nombre d’insectes recueillis jadis par M. Germain, dans la
province de Cochabamba (Bolivie), et faisant actuellement parlie
de la collection de mon ami M. Argod, de Crest. J’ai publié anté-
rieurement dans les Annales de la Société Linnéenne de Lyon (1896),
dans les Annales de la Société Entomologique de Belgique (1897) et
dans le Bulletin de la Société Entomologique de France (1896, 1897
et 1899) plusieurs espèces nouvelles de Cérambycides et de Lamiides
provenant de la même source. Aujourd'hui je me propose de faire
connaître cinq formes inédites du genre Adetus Le C.
C’est donc encore une modeste contribution à la faune des Lon-
gicornes de Bolivie, pour laquelle je sollicite le bienveillant accueil
des entomologistes.
Adetus muticus Thomson.
(Archives Entom., I. (1857), p. 302.)
” Je rapporte à cette espèce un petit exemplaire © (8 mill.) recueilli
par M. Germain, dans la province de Cochabamba : il concorde
assez bien avec le dessin de la Biologia Centr. Amer. (pl. VIIT, fig. 4)
et avec les descriptions de Thomson et de Bates dans leurs détails
principaux. La tache orbiculaire d’un noir velouté, qui recouvre le
sommet normalement arrondi des élytres et qui est marginée anté-
rieurement par une linéole en demi-cercle de tomentosité blanche,
permet de le reconnaître au premier coup d’œil, si on le compare
seulement avec les formes énumérées ci-après. Toutefois, il existe
au Brésil deux autres espèces, prœustus Th. et consors Bates, qui
possèdent le même caractère distinctif. N'ayant vu aucun représen-
tant authentique de celles-ci, je ne saurais, sans risque d’erreur,
signaler les différences qui les séparent de notre insecte; ces diffé-
rences doivent d’ailleurs être assez faibles, puisque Bates n’a pas
craint d'émettre la conjecture que l’une ou l’autre pourrait bien
être le sexe mâle de l’A. muticus.
Adetus atomarius n. sp.
Elongatus, subcylindricus, nigro-brunneus, pube pallidu breu
incumbente sat subtili supra discum pronoti elylrorumque sicut et
465
infra corpus parum dense instructus, in elytris vero quitulis tomenti
albidi seriatim sparsis intermixta. Gaput, sub pube paulo longiore sed
non condensalu, sat forliler perspicue punctatum. Antennœæ nigreæ,
pubescentes, dimidium longitudinis elytrorum in © circiter atlingenies,
in Ÿ vix longiores. Thorax vix oblongus, subcylindricus, .lateribus
subarcuatis, ad apicem quam ad basin angustior, punctis dispersis
grossioribus in disco, paulo minoribus ad lalera signatus, spatio
tamen transverso prϾbasali lϾvi remanente; lateribus utrinque
omento ochraceo sat late viltalis, vitta utraque tomentosa intus oblique
versus apicem convergente, sed in medio cisci haud connexa; ple-
rumque eliam, perparva quædam tomentr albidr macula in ipsamet
basi ante scutelli medium discernitur. Elytra thorace latiora, post
humeros subrotundatos fere parallela, versus medium laterum vix
ampliata, postice arcualèm paulo angustala, et apice ipso nullatenus
truncata, sed singillalim rotundata; mediocriter fere lineatim punc-
tata, punctis versus apicem plus minusve obsolescentibus; stria suturali
paulo ante medium ad apicem usque impressa; tomento. pallide
ochraceo viltam thoracis lateralem continuante super humeros et
juxta marginem plus minusve distincte vittata, guttulisque albi
tomenti valde exiguis et irregulariter distantibus quinque vel sex series
longitudinales formantibus ornata; ante declivitatem posticam [haud
nigro-velutinam) adest utrinque lineola obliqua aut fascia paulo
latior albo-tomentosa ad suturam interrupta. Prosternum retro
declive; mesosternum paulo lalius, supra planum ante coxas vix
productum sed subemarginatum et satis abrupte transversim depres-
sum; metaslerni latera parcius punctata. Corpus infra tenuiter
pallido-pubescens; singula ventris segmenta vix perspicue ad latera
maculala; quintum segmentum quarto subæquale, transversum,
apice truncatum ; in ® quarto evidenter longius, et in medio sub pube
longitudinaliter sulcalo-depressum. — Long. 6,5-8 mill.
J'ai vu cinq exemplaires (3 «' et 2 ©) de cette espèce bien
distincte. L’ornementation des élytres suffit à la différencier de
l'A. muticus et de l’A. guttulatus, qui appartiennent avec elle au
groupe caractérisé par une forme relativement un peu massive,
plutôt cylindrique malgré sa faible convexité, et, d’une façon plus
saisissable au premier abord, par des àäntennes uniformément noires
sous la pubescence. Ici, en effet, l'extrémité des élytres, quoique
délimitée en devant par une fascie de tomentum blanchôâtre, n’a pas
l'aspect d’une tache orbiculaire noir velouté; elle garde la couleur
foncière d’un brun mat, et la bordure tomenteuse antérieure, inter-
rompue à la suture, en ligne oblique sur chaque côté, ne décrit pas
une courbe régulière comme chez l’A. muticus. En outre, des gout-
telettes blanches inégalement espacées entre elles sont disposées
sur les étuis de manière à y tracer cinq ou six lignes longitudinales
466
régulières. Par là, notre atomarvus se distingue aussi de l’A, guttu-
latus, qui est dépourvu de large bande tomenteuse au bord latéral
du corselet aussi bien que de la tache apicale d’un noir velouté, et
dont les macules thoraciques et élytrales en séries sont d’un jaune
ochracé.
Adetus guttulatus n. sp.
Elongatus, subcylindricus, fusco aut testaceo-brunneus, pube pal-
lida brevi incumbente sat subtili, quttulis tomenti flavo-ochracer fere
seriatim sparsis intermixta, parum dense instructus. Caput confertim
perspicue sat fortiter, in vertice paulo fortius, punctatum ; occipite
[in individuis haud depilatis] quatuor guttulis tomenti flavo-ochracei
transversim ornato. Antennœæ fusco-teslaceæ, perparum cinereo-
pubescentes, dimidium circiter longitudinis elytrorum in ® attingentes,
in S vix longiores. Thorax oblongus, subcylindricus, lateribus subar-
cuatis, antice paulo angustior, punctis grossioribus et paulo minoribus
intermixtis irregulariler parum dense signatus, atomis aliquot paucis
tomenti flavo-ochracer in dorso tres vel quinque series longitudinales
vix perspicuas formantibus. Scutellum guttula tomenti flavo-ochracei
in medio notatum (). Elytra thorace latiora, post humeros subro-
tundatos fere parallela, versus medium vix ampliata, postice arcuatim
subangustata et apice ipso nullatenus truncata sed singillatim fere
rotundata, disco prope basin et lateribus satis confuse punctata,
seriebus aliquot punctorum fortiorum inter se valde distantium inter-
mixta; stria suturali a medio circiter ad apicem usque impressa; in
medio baseos utrinque guttula tomenti flavo-ochracer et tribus vel
quatuor utrinque seriebus similium guttularum per totam longitu-
dinem usque ad apicem satlis perspicue ornata; intervallo juxta-
suturali postice guttulis albidis signato. Prosternum retro declive ;
mesosternum latius, supra planum, antice haud prominens sed
abrupte depressum, in J vix, in ® evidentius efnarginatum. Sterna
plus minusve albo tomento induta ; lateribus metasternr fere denudatis
et fortiter punctatis. Abdominis segmenta pluribus utrinque parvis
maculis albo-pubescentibus aspersa, mediana tamen parte longitu-
dinali haud denudata sed tenur duntaxat et rara pube albida instructa,
apice breviler densius fulvo fimbriata; quintum in & quarto vie
longius, apice subtruncatum 1bique brevius ochraceo-fimbriatum ; in
Q autem quarto fere duplo majus, apice subrotundatum, ibique
(1) La macule tomenteuse, dont il est question ici, revêt le milieu scutellaire
et ne doit pas être confondue avec une sorte de houppe lrès petite de poils blan-
châtres ou jaunâtres qu’un examen attentif discerne insérée au point central de
la base du pronotum, dirigée en arrière vers l’écusson mais indépendante de
cet organe, chez le quttulatus aussi bien que chez les espèces voisines : atoma-
rius, abruptus et latericius,
> e
idiot unie LE
467
perspicue longius ochraceo-fimbriatum ; in medio baseos sulcatum ac
deinde lalius depressum. Pedes fusco-testacer, tenur pube albida
maculosi. — Long. 4, 8 mill; ©, 9 mill.
La forme à laquelle j'ai donné le nom de guttulatus pour rappeler
le système général de sa parure tant sur le pronotum que sur les
élytres, est représentée dans la collection Argod par trois individus
(2 Jet 1 ©). Elle se distingue très neltement des deux espèces pré-
cédentes par l'absence de la bande tomenteuse ochracée qui
recouvre largement chez celles-ci la marge latérale du corselet et
la région humérale des étuis; elle ne possède non plus ni tache
apicale d’un noir velouté, ni linéole transversale au-devant de la
déclivité postérieure; les gouttelettes de tomentum disposées en
3 ou 4 séries longitudinales sur le dessus du corps sont ici moins
exiguës et d’une teinte fort différente (jaunes, au lieu d’être
blanches). Si peu importante que soit la valeur de la coloration, ce
caractère est néanmoins assez tranché pour frapper le regard, et, à
ce titre, il mérite d’être signalé.
Adetus abruptus n. sp.
Elongatus, angustior, supra vixæ convexus, fusco vel rufo-testaceus,
elytris nigro et rufotestaceo maculose variegatis; pube pallida subtile
appressa parum dense instructus. Caput mediocriter punctatum,
punctis sub lomento ochraceo densiore perspicuis. Antenncæ tenuiter
pubescentes, ad dimidium circiter longitudinis elytrorum extensæ,
tribus prioribus articulis (tertii tantum apice infuscato) rufotestaceis,
cϾteris vero nigris, Thorax subcylindricus, evidentius oblongus, basi
el apice vix angustatus, ad latera tomento ochraceo sordido late
viltatus, villa ulraque tomentosa versus apicem parum convergente,
ibique in medio plerumque disjuncta; dorso confertim et grossius
rugose punclatus, punclis sub tomento laterali paulo minoribus,
neque rugosis neque ita perspicuis. Elytra linearia, thorace latiora et
saltem triplo longiora, parallela usque ad quadrantem posticum,
deinde sensim angustata, apicibus singillatim rotundatis; in disco
prϾserlim antice et pone scutellum confuse, lateribus vero et dorso
postice lineatim, magis vel minus fortiter punctata; stria suturali a
medio circiter ad apicem usque impressa; haud longe ante apicem sat
abrupte declivem ornata utrinque cristula transversa subarcuata,
ochraceo vel aurantiaco-tomentosa, minimis aliquot ochracei tomenti
maculis ipsam sparsim circumstantibus; exæstat eliam ulrinque versus
dimidiam longitudinem una exigua tomenti albo-cretacei macula,
latera quam suluram propius sila. Corpus infra uniformiter pube
tenu pallida instructum. Prosternum retro declive, inter coxas
angustum, pone 1stas dilatatum; mesosternum planum, inter coxas
468
prosterno latius, ante ipsas dilatatum satis elongatum el truncatum ;
meso- et metlasterni lateribus parce mediocriler punctatis. Ventris
segmentum quintum in Ÿ transversum, planum, apice subtruncatum,
quarto æquale; in ® quarto longius, medio longitudinali sat late sub
pube sulcatum. Femora cum tibiis nigra; coxis interdum rufescen-
tibus ; tarsi rufo-testacei. — Long. 6-8 mill.
Un petit groupe de forme linéaire, grêle et allongée, presque
plane sur les étuis, comprend les À, abruptus et latericius, qui
s’éloignent aussi des espèces précédentes par leurs antennes bico-
lores (art. 1-3 testacés 4-11 noirs), et par la présence sur chaque
élytre, vers le milieu de la longueur, d’une seule petite macule de
tomentum blanc, plus rapprochée du bord latéral externe que de la
suture. Les fémurs et les tibias sont noirs ou rembrunis, mais les
tarses sont d’un roux testacé clair. L’abruptus se reconnaît aisément
à la couleur foncière des élytres, qui est un mélange peu régulier
de roux testacé et de noir-brun, et surtout à la voussure apicale
relativement courte et assez brusque, marginée antérieurement par
une sorte de crête ou fascie transversale de poils tomenteux un
peu redressés, de couleur ochracée ou orangée, J’en ai vu quatre
exemplaires.
Adetus latericius n. sp.
Elongatus, anguslior, supra vix convexus, rufo-testaceus, pube
pallida subtili appressa instructus. Caput mediocriter sed distincte
punclatum. AntennϾ tenuiler pubescentes, dimidiam elytrorum longi-
tudinem parum superantes, tribus prioribus articulis totis rufotes-
taceis, cœteris vero nigris. Thorax subcylindricus, vix oblongus, bus
et apice vix angustalus, ad latera tomento ochraceo-fulvo late vittatus,
vitta utraque tomentosa versus apicem parum convergente, ibique in
medio disjuncla; dorso confertim et grossius rugose punctalo, punchs
sub tomento laterali dispersis, minus perspicuis. Elytra linearia,
thorace laliora et circiler triplo longiora, usque ad trientem posticum
parallela, deinde sensim angustala, apicibus singillatim acuminato-
rotundalis; in disco præsertim antice et pone scutellum confuse sat
forliler punctata, punctis retrorsum subobsolescentibus et fere regu-
lariter seriatim disposilis; stria suturali a medio longitudinis ad
apicem usque impressa; ante apicem longius sensim declivem ornala
utrinque lineola transversa obliqua paucis constante maculis tomenti
albocretacei appressis fere confluentibus; exstat eliam versus medium
longiludinis utrinque una exigua tomenti albo-cretacei macula, latera
quan suluram propius sita. Prosternum retro paulo declive, inter
coxas angustum, pone istas dilatatum ; mesosternum planum, inter
coxas prosterno vix latius, ante ipsas dilatatum, sat elongatum et
469
truncatum, Corpus infra pube tenui pallida, in metaslerno ad latera
præsertim parce mediocriter punclato, instructum; ventralibus
segmentis densius teslaceo-pubescentibus ; quintum segmentum in ©
quarto paulo longius et in medio longitudinali satis late subsulcatum
et depressum. Femora cum tibiis infuscata, coxis rufescentibus ; tarse
rufo-testacei. — Long. 6 mill.
L’A. latericius, dont je n’ai vu qu’un seul échantillon ©, appartient
certainement au même groupe que l’abruptus, par les caractères
signalés tout à l’heure. J’ajouterai que les lames sternales ont une
structure identique. Mais, quoique liées entre elles par une étroite
affinité, les deux espèces manifestent des divergences qui ne per-
mettent pas de les considérer comme appartenant à des variétés
accidentelles d’un seul et même type. Chez la forme actuelle, la cou-
leur foncière des étuis est uniformément d’un rouge brique, sans
aucun mélange de marbrures noires. La fascie transverse préapi-
cale est constituée par un tomentum maculaire d’un blanc crétacé,
nullement redressé en forme de crête, mais normalement appliqué
sur le derme; et, détail plus important, la déclivité postérieure
commence à quelque distance du sommet, qui s’étend davantage en
pente faible et graduelle, au lieu de former une voussure raccourcie
et brusque comme l’A, abruptus.
Adetus incomptus n. sp.
Elongatus, cylindricus, brunneus aut niger sub tomento sordide
ochraceo corpus supra et subtus induente. Antennæ nigræ, tribus
tamen prioribus articulis totis et quarti majori parte ante apicem
tomento sordide ochraceo tectis. Caput mediocriter punctatum, punctis
sub tomento vixæ perspicuis, Thorax subeylindricus, antice subarcuatim
angustior, dorsi tomento ochraceo quatuor longitudinalibus seriebus
punclorum grossiorum et fere confluentium aut lineolis brunneis
denudatis quasi in villas diviso; ad latus utrinque alia quædam exstat
punclorum minorum series ante apicem abbreviata, et paulo infra
pone dimidium lateris punclum nigrum impressum. Elytra thorace
latiora el circiter triplo longiora, post humeros subrotundatos paral-
lela, postice lantum paulatim angustata, ad apicem extus acuminato-
oblusa, intus deinde oblique truncata ; disco prope basin duntaxat fere :
confuse, laleribus autem lineatim sat regulariter nigro-punctata,
duplici utrinque serie /scilicet una humerali, altera dorsali] punc-
torum fortiorum et inter se valde distantium intermixta ; intervallis
tribus vel quatuor ad latera postice subelevatis et fere costiformibus;
stria suturali a medio circiter ad apicem impressa; tomento plus
minusve denso et per partes, prϾsertim super latera dilutiore et fere
canescente. Prosternum retro declive; mesosternum inter coxas
470
planum, antice haud prominens sed abrupte depressum. Femora
nigra; tibiæ cum tursis dilutius aut obscurius testaceæ. — Long.
9,5 mill,
L’exemplaire, qui a servi de type à ma description, semble être
une ©, le dernier segment ventral étant plus allongé que le précé-
dent, et, autant qu’on peut le discerner sous l’épaisse pubescence,
sillonné longitudinalement au milieu et étroitement déprimé ou
subémarginé au bout. Toutefois, les antennes dépassent un peu le
milieu des élytres, comme chez les 4 de plusieurs autres espèces du
genre.
L’A. incomptus se distingue essentiellement de ses congénères de
Bolivie par la terminaison tout autre de ses élytres : ici, en effet,
les étuis (au lieu d’être normalement arrondis au bout) sont obli-
quement tronqués en dedans vers la suture, à partir de l’angle à
pointe émoussée que forme la rencontre de la faible courbure laté-
rale externe et de la ligne apicale interne. L’insecte est, d’ailleurs,
nettement caractérisé par l’uniformité presque complèle de son
revêtement d’un blanc sale, par la sculpture particulière due aux
séries ponctuées du corselet et des élytres, ou par l’enduit tomen-
teux sous lequel disparaît la couleur noire des quatre premiers
articles des antennes. Il est aussi le seul, à ma connaissance, qui
soit marqué d’un point noir très distinct au milieu de la pubescence
ochracée sur les flancs du thorax.
OBSERVATION. — Le genre Adetus Le C., en y comprenant les
Tautoclines de Thomson, ainsi que Bates l’a fait dans La Biologia
Centr. Amer. (Col. V, p.106), compte déjà un nombre assez notable
d'espèces répandues sur le continent américain, depuis le Mexique
au nord jusqu’au Chili au sud. A la trentaine de formes inscrites au
catalogue, M. Aurivillius ajoutait naguère (Ofvers. Vetensk. Akad.
Fürhandl. 1900, Stockholm, pp. 412-413) trois espèces inédites
du Venezuela. Dans les pages qui précèdent, je viens d’apporter à
mon tour un contingent de cinq espèces nouvelles capiurées en
Bolivie. Afin de faciliter la détermination de ces dernières, J'ai
dressé le petit tableau suivant, d’après les caractères qui m'ont
semblé conduire le plus rapidement à les discerner entre elles. J’y
fais entrer aussi l’A. muticus, dont l’aire de dispersion géographique
s'étend à la même région.
À. — Sommet des élytres subarrondi séparément, ni anguleux au
bord externe, ni obliquement tronqué vers la suture.
Corselet tomenteux ou non sur les côtés, jamais marqué
d’un point noir imprimé au milieu environ du tomentum
des flancs. Antennes plus ou moins pubescentes, mais
n'ayant pas leurs premiers articles revêlus d’un enduit
tomenteux.
471
B. — Élytres plus ou moins allongées mais un peu massives, faible-
ment convexes et paraissant subcylindriques. Antennes
entièrement noires, sous la pubescence qui laisse aperce-
voir la couleur foncière.
C. — Corselet offrant de chaque côté une bande tomenteuse
ochracée, qui se prolonge sur les épaules et couvre plus
ou moins la marge latérale antérieure des étuis. Une fascie
de tomentum blanc traverse les élytres en devant de la
déclivité apicale.
D. — Cette fascie tomenteuse, non interrompue à la suture, mani-
festement arquée de chaque côté, délimite une tache
orbiculaire d’un noir velouté faisant contraste avec la
nuance uniforme de la pubescence gris jaunâtre qui revêt
le dos des étuis sur leurs 3/4 antérieurs. Ponctuation
élytrale disposée en séries à peu près régulières, même à la
base et autour de l’écusson . . . . . muticus Th.
D'. — La fascie blanchâtre préapicale, interrompue à la suture, à
peine arquée et plutôt en ligne oblique de chaque côté, ne
délimite pas une tache orbiculaire d’un noir velouté, mais
seulement un espace du même brun pubescent que le reste
des étuis. Chaque élytre est ornée de cinq ou six séries lon-
gitudinales de gouttelettes espacées, d’un tomentum blan-
châtre; la ponctuation, un peu moins régulière quoique
disposée en lignes, tend davantage à s’oblitérer vers
l’arrière, hormis sur la déclivité apicale où elle reparaît
mieux marquée . . . . . . . atomarius Belon.
C', — Corselet dépourvu de bande latérale de tomentum ochracé,
marqué, ainsi que la tête et les élytres, de trois ou quatre
séries longitudinales de petites taches inégalement écar-
tées, d’un tomentum jaunâtre. Aucune fascie de tomentum
blanc ne traverse les étuis devant la déclivité apicale.
guttulatus Belon.
B'. — Élytres allongées plus grêles et linéaires, presque planes sur
le dos. Antennes ayant les trois premiers articles d’un
testacé clair, les autres noirs. Corselet offrant de chaque
côté une bande tomenteuse ochracée, qui se prolonge sur
les épaules et recouvre plus ou moins la marge latérale des
étuis. Élytres ornées, vers le milieu de leur longueur, d’une
petite tache de tomentum blanc crétacé, plus rapprochée
de la marge externe que de la suture.
E. — Élytres de couleur foncière roux testacé, mais plus ou moins
largement maculées de noir ou rembrunies. Déclivité
apicale en voussure assez brusque, rapprochée du sommet,
marginée en devant d’une sorte de crête ou fascie trans-
472
verse de poils tomenteux ochracés ou orangés, un peu
redressés . . + + . .«. . abruptus Belon.
E'. — Élytres de couleur a roux testacé et presque rouge
brique, sans mélange de taches noires. Déclivité apicale
faible et plus éloignée du sommet, marginée en devant
d’une fascie incomplète de tomentum blanc crétacé.
latericius Belon.
A'. — Sommet des élytres un peu en pointe émoussée vers le bord
externe, puis obliquement tronqué en dedans jusqu’à la
suture. Corselet entièrement couvert d’un tomentum
ochracé, divisé en bandes longitudinales par quatre séries
de gros points et de linéoles brunes dénudées, avec un
point noir imprimé de chaque côté vers le milieu du
tomentum ochracé des flancs. Antennes noires, les trois
premiers articles et la moitié au moins du quatrième
revêtus d’un enduit tomenteux ochracé.
incomptus Belon.
473
HÉTÉROCÈRES NOUVEAUX pe L’AMÉRIQUE pu SUD
par Paul Dognin.
SYNTOMIDÆ.
Phœnicoprocta Chamboni n. sp. — 35 mill. — Port de
lydia Druce dont cette espèce est très voisine. Supérieures noires
avec les taches hyalines suivantes : deux cellulaires, deux en dessous
du milieu de la cellule, quatre au delà ({ydia possède cinq taches au
delà de la cellule, mais la cinquième, petite, entre 2 et 3, manque
dans Chamboni); inférieures (semblables dans les deux espèces)
hyalines, les nervures et bordures noires, la cellule tachée de noir,
la bordure terminale plus large dans la région apicale et au tornus;
franges noires. Dessous semblable. Palpes noirs, le premier article
garni de poils rouge orangé ; antennes noires tachées de blanc avant
l'extrémité qui reste noire; tête, front et collier noirs avec reflets
bleu métallique; ptérygodes jaune orangé bordés de quelques poils
noirs; thorax noir et bleu; dessus de l’abdomen noir bleu, les cinq
premiers segments avec une double rangée subdorsale de cinq
taches jaune orangé, l’anus garni de poils carmin; valve ventrale
noire, dessous de l'abdomen rose carmin, les derniers anneaux noir
irisé de bleu; pattes noires, les coxæ carmin.
San-Salvador ; un «.
EPIPLEMIDÆ.
Epiplema brevidens n. sp. — 23 et 24 mill. — Cette espèce
ressemble à acutangularia H. Sch. dont elle a la même couleur et à
peu près les mêmes dessins, mais elle est plus petite et les dente-
lures de ses ailes sont beaucoup moins accentuées, le bord terminal
des supérieures est à peine échancré, les inférieures ont la côte
entière et le bord terminal arrondi, la dent prolongeant la 7 n’étant
pas plus longue que celle de la 4, la dent de la 6 plus petite. Les
ailes d’un gris testacé sont semées de quelques atomes noirs; les
supérieures, avec les deux grandes taches opposées, cernées de
brun et de noir, à intérieur violacé, comme dans acutangularia, une
ombre violacée à l’angle interne et une ombre brune terminale
entre 4 et 6: les inférieures avec deux lignes anguleuses, une extra-
basilaire plus ou moins indiquée et l’extracellulaire fortement
coudée extérieurement sur la 4, sont en outre marquées d’un point
noir terminal s'appuyant sur quelquesstries claires entre 3 et 4. Des-
sous gris brunâtre uniforme avec quelques rares stries noires.
Merida, Venezuela ; 2 'et2 ©.
Je possède de la même localité l'Epiplemaacutangularia d’Herrich-
Schaefter.
474
GEOMETRIDÆ.
Brachyglene divisa n. sp. — 26 à 27 mill. — Dessus des
supérieures brun marron, les nervures plus pâles, marqué peu
avant le milieu d’une tache cellulaire blanche, arrondie et un peu
oblongue, ne dépassant pas la nervure costale, mais franchissant
un peu la médiane et suivie vers l’extrémité de la cellule d’une assez
large tache pâle, intérieure, d’ordinaire mal dessinée. Franges
concolores. Dessus des inférieures brun noir, le centre envahi par
une tache jaune orangé oblongue, débordant vers la côte mais
n’atteignant pas le bord terminal. Franges brun noir. Dessous des
quatre ailes brun noir, les supérieures avec les deux taches comme
en dessus, mais jaune orangé, la première s’élargissant et couvrant
l’intérieur de la cellule jusqu’à la base, la seconde nette et bien
délimitée ; les inférieures avec la tache oblongue atteignant bien la
base et tout le bord abdominal teinté de jaune orangé, ces deux
taches bien séparées par le brun du fond tout le long de la
médiane.
Antennes brunes doublement pectinées chez le (7, ciliées chez
la ©; palpes jaunes et bruns; front jaune; vertex brun; ptéry-
godes bruns lisérés de jaune à l’épaule; thorax et dessus de l’abdo-
men jaunes.
Popayan, Colombie; plusieurs et ©.
Voisin de Brachyglene subtilis Feld. — punctata Druce, en diffère
par ses ailes moins allongées, la seconde tache des supérieures absente
dans subtilis. Les dessous des ailes surtout sont très différents,
subtilis les ayant presque entièrement envahis de jaune, les supé-
rieures ne restant brunes que dans le dernier tiers, notamment
dans la région apicale, les inférieures n’ayant qu’un liséré terminal
brun.
Stenoplastis grandimacula n. sp. — 26 et 29 mill. — Dessus
des supérieures brun avec les nervures indiquées en pâle, une
tache intérieure oblongue, blanche, légèrement estompée de gris,
à l’extrémité de la cellule et un trait basilaire pâle sur la 1 C. Dessus
des inférieures également brun avec une large tache blanche cen-
trale, allongée, n’atteignant pas les bords. Dessous comme le dessus
mais les dessins plus envahissants; les supérieures avec la tache
bien blanche et nettement délimitée, le trait basilaire bien blanc et
élargi; les inférieures entièrement blanches sauf une bordure mince
et pâle à la côte, plus large au bord terminal, le bord abdominal
entièrement envahi de blanc. Franges couleur du fond. Palpes
blancs et bruns, le second article garni de poils jaunes; ptérygodes
bruns marqués d’une touffe de poils jaunes au départ des ailes;
475
tête, thorax et dessus de l’abdomen bruns, une touffe anale de
poils pâles ; dessous de l’abdomen et intérieurs des pattes blancs.
Rio-Songo, Bolivie; deux (.
Stenoplastis biplaga n. sp. — 21 et 23 mill. — Dessus des
quatre ailes brun, les dessins blanc pur; les supérieures avec un
large trait basilaire allongé en dessous de la médiane arrivant
jusque sous la 2 et une tache oblongue immédiatement après la
cellule entre 4 et 6 ; inférieures avec un long trait cellulaire dépas-
sant la cellule, élargi entre 4 et 6 mais n'’atteignant pas le bord, et
un second trait sous la médiane, mince et plus court; franges
brunes. Dessous comme le dessus aux supérieures, mais les taches
un peu élargies et ayant, en outre, un trait sous-costal blanc basi-
laire ; dessous des inférieures beaucoup plus envahi encore par les
taches blanches, tout le tiers abdominal de l'aile jusqu’à la 2 et le
bord terminal devenant blanc, la côte également blanche jusqu’au
troisième quart. Frange brune aux premières ailes, blanche et
brune aux inférieures. Palpes bruns et blancs, tête brune, ptéry-
godes bruns et blancs avec quelques poils jaunes, thorax et dessus
de l’abdomen bruns, le dessous blanc.
Équateur; deux (.
Phæoclæna augustimacula n. sp. — 44 mill. — Dessus des
supérieures brun avec les nervures marquées en jaune, une tache
oblongue blanche immédiatement après la cellule entre 4 et Getun
petit trait blanc, extrabasilaire, sur la 1 C. Dessus des inférieures
gris brun avec une tache cellulaire allongée. blanche, dépassant la
cellule jusque vers le second tiers de l'aile. Franges couleur du
fond. Dessous comme le dessus, mais les nervures des premières
ailes grises et non jaunes, les inférieures avec une seconde tache
blanche vers la base en dessous de la médiane. Palpes jaunes en
dessous, le dessus brun; front brun liséré de jaune des deux côtés ;
collier brun ; ptérygodes jaunes, l’extrémité des poils brune ; thorax
brun avec quelques poils blancs; abdomen brun en dessus, le des-
_ sous blanc; pattes brunes, l’intérieur blanc.
Popayan, Colombie ; une ©.
Phæoclæna albitumida n. sp. — 34et 38 mill. — Dessus des
supérieures brun, les nervures jaunes finissant le long du bord ter-
minal sur un point plus ou moins indiqué, les dessins blancs.
Ceux-ci se composent d’une bande transversale partant du dessous
de la côte vers le milieu, passant immédiatement à l’extrémité de la
cellule pour finir à la 2 ou immédiatement en dessous et, dans ce
cas, sur un petit crochet, puis d’une petite tache subterminale
géminée, à cheval sur la 5 ; enfin de deux traits extrabasilaires dans
la cellule et sous la médiane. Dessus des inférieures brun avec une
476
très large tache blanche centrale, triangulaire, atteignant la côte,
la pointe du triangle descendantentre 2 et 3 non loin du bord ter-
minal et le bord abdominal blanchissant dans l’un des deux exem-
plaires, les nervures couleur du fond mais finissant le long du bord
terminal sur de tout petits points jaunâtres, parfois oblitérés. Des-
sous semblable, mais les nervures indiquées en blanc, mieux mar-
quées aux inférieures, la tache blanche des inférieures envahissant
toute l’aile sauf une large bordure terminale de la 1 C au second tiers
de la côte, plus large à l’apex. Franges couleur du fond. Palpes
jaunes, l’extrémité brune; front brun finement liséré de jaunâtre;
tête brune ; ptérygodes bruns marqués d’un point jaune au départ;
dessus du corps gris brun.
Eavirons de Loja, Équateur ; deux .
Polypætes®? bistellata n. sp. — 28 mill. — Les quatre ailes
brun noir, les dessins blancs. Ceux-ci se composent, aux supé-
rieures : d’un trait basilaire sous la médiane s’arrêtant peu avant la
naissance de la 2, d’une tache arrondie suivant immédiatement la
cellule entre 4 et 6; enfin d’un petit point subapical entire 7 et8;
aux inférieures : d’une large tache cellulaire, allongée, débordant la
cellule; franges brun noir. Dessous semblable. Palpes très longs,
recourbés et atteignant le vertex,le second article jaune en dessous,
le troisième, très long, brun avec quelques poils blancs; front
blanc ; vertex brun; ptérygodes bruns marqués d’un point jaune au
départ ; thorax brun liséré de blanc de chaque côté ; dessus de labdo-
men brun, le dessous blanc.
Tucuman ; 1 J.
Polypætes suffumosa n. sp. — 26 mill. — Les quatre ailes
brun noir; les supérieures avec une tache blanche immédiatement
après la cellule, mal délimitée et se fondant dans le noir de l’aile en
dessous de lä 3 et au-dessus de la 5 ; les inférieures avec une très
large tache blanche, arrondie, limitée par la cellule extérieurement,
ne la dépassant guère vers le bord terminal mais atteignant le bord
abdominal. Dessous comme le dessus; mais les supérieures avec la
tache plus nette et bien délimitée et une ombre basilaire blanche
sous la médiane; la tache des inférieures envahissant la région
costale et couvrant ainsi entièrement à peu près les deux premiers
tiers de l’aile. Frange brun noir. Palpes bien recourbés; front,
vertex et thorax brun noir bordés de blanc; ptérygodes brun uoir
tachés de jaunâtre à l’épaule; dessus de labdomen brun noir, le
dessous blanc.
Tucuman; un 'et deux ©.
Polypætes caliginosa n. sp. — 25 mill. — Les quatre ailes
brun noir; les supérieures avec une large tache blanche ‘occupant
477
la première moitié inférieure de l’aile, remontant au centre de la
cellule jusqu’à la côte, plus allongée le long du bord interne, la base
de l’aile de la côte à la médiane restant noire ; les inférieures avec
une large tache également blanche faisant suite à celle des supé-
rieures, comprenant toute la partie costale de l’aile jusqu’au delà du
milieu, débordant la cellule mais laissant dans la teinte du fond
tout le bord abdominal et une très large bordure terminale.
Dessous comme le dessus, mais toute la base de l’aile blanchissant
sauf la côte et l’aile marquée d’un point subterminal blanc sur la 5
aux supérieures, le blanc envaähissant une partie du bord abdo-
minal aux inférieures. Franges brun noir. Palpes jaunes en des-
sous, le dessus brun noir; tête brun noir; ptérygodes avec une
toufie de poils jaunes au départ, puis blancs; thorax et dessus du
corps brun noir, le dessous blanc.
Loja, Équateur ; un +.
Se place auprès de Tiznon Dgn. dont cette espèce a le port.
Polypætes ? dryas n. sp. — 23 mill. — Dessus des supérieures
brun noir, les nervures indiquées en plus clair, avec une bande
transversale blanche, extrabasilaire, pointue au sommet sous la
côte, s’élargissant à partir de la médiane où elle émet une pelite
pointe sur la 2, enfin marqué de trois petits points subapicaux
blancs entre 5 et 8; dessus des inférieures blanc avec une large
bande terminale brun noir. Dessous pareil. Franges brun noir.
Palpes brun noir garnis de poils blancs en dessous; front blanc
coupé de noir au milieu; ptérygodes marqués d’une touffe de poils
Jaunes au départ, brun noir ainsi que le vertex, le thorax et le dessus
de l’abdomen, dessous du corps blanc.
Bolivie ; une paire.
Eudule atrimorsa n. sp. — 28 mill. — Supérieures rouge
orangé avec la côte noire au départ puis couleur du fond, le dernier
tiers de l’aile noir ; cette partie noire, qui commence peu avant la
fin de la cellule, se dirige en ligne droite jusqu’à la 2 pour suivre
alors le bord terminal et finir en pointe au-dessous de l'angle sur le
bord interne. Inférieures rouge orangé finement bordées de noir
le long des bords abdominaux et terminaux et avec une très large
tache apicale noire qui s’avance en pointe jusqu’à l’entrée de la
cellule. Dessous pareil; les franges noires. Tête, thorax et pattes
noires.
Popayan, Colombie; un «.
Ptychopoda inamœæna n. sp. — 17 mill. — Les quatre ailes
gris brun, luisantes et à reflets lilacés surtout vues de profil, les
dessins brun mat d’ailleurs peu distincts; chaque aile avec un point
478
cellulaire, les supérieures traversées par trois lignes mal dessinées,
l’extrabasilaire, la subterminale et l’extracellulaire, celle-ci bien
coudée à la hauteur de la cellule; les inférieures avec deux lignes à
peine sensibles. Franges, tête et dessus du corps concolores. Des-
sous des quatre ailes blanc grisâtre luisant avec l'indication des
points cellulaires.
Loja, Équateur ; un 4.
Bonatea undilinea n. sp. — 60 à 65 mill. — Même coupe
d’aile que chez duciata Mssn., mais le bord terminal des supérieures
droit sans les petites dentelures de duciata, les inférieures plutôt
plus fortement dentées sur la 4, le bord terminal presque droit sur
les 5 et 6. Dessus des supérieures traversé par deux lignes brun noir
ondulées, la première, extrabasilaire, s’infléchissantintérieurement
à la côte, la seconde, extracellulaire, bien coudée sur la 7 au départ
de la côte et finissant au bord interne sur une tache noire, ces deux
lignes plus largement séparées à la côte qu’au bord interne. La
teinte, d’un roux marron ferrugineux finement strié de noir, se
fonce entre ces deux lignes entre lesquelles est placé le point cellu-
laire noir. Une tache subcostale grise s’appuie sur le sommet de
l’angle formé par l’extrabasilaire, cette tache n’atteint pas l’apex et
forme comme le départ d’une ligne subterminale qui, d’ailleurs,
s’évanouit dans l’aile pour ne reparaître qu’en quelques zigzags au
bord interne. Dessus des inférieures marron un peu brunâtre avec
le point cellulaire noir, une ligne médiane droite très finement
sinuée (plus centrale que l’analogue de duciala), une ombre subter-
minale grise et une très fine bordure brun ferrugineux très élargie
entre 2 et 4; les franges concolores. Dessous des quatre ailes gris
brun avec les points cellulaires noirs parfois auréolés de clair, une
ligne extracellulaire brune, finement sinuée et bien parallèle aux
bords terminaux, suivie d’une ombre subterminale plus sombre, les
bords terminaux largement jaunätres et plus ou moins semés
d’atomes. Tête et corps couleur du fond des ailes.
Popayan, Colombie; trois —.
Cette espèce se place tout à côté de duciata Mssn., mais m'en
paraît bien distincte.
Perigramma immaculata n. sp. — 42 et 44 mill. — Port de
celerenaria WIKk. Ailes blanches, les nervures bien visibles, la côte
des supérieures finement noire; les franges blanches. Dessous
pareil. Antennes noires; tête gris jaune, brunissant dans deux
exemplaires; corps et pattes blancs.
Jatahy, Brésil; San-Ernesto, Bolivie ; trois (4.
Carpella marginata n. sp. — 43 à 56 mill. — Port de semigri-
sea Th. M, dont cette espèce pourrait peut-être n’être considérée
*
RÉ à, dut curés Ale
479
que Comme une race, locale sans doute, où les parties noires se
seraient développées. Les quatre ailes blanches traversées par une
très large ligne extracellulaire droite d’un noir brun comme le reste
des dessins, chaque aile avec une bordure terminale plus large
vers l’apex, les supérieures ayant en outre une ligne extrabasilaire
presque droite, plus fine et parfois même presqueindistincte, la côte
brun noir. Dessous comme le dessus, mais les lignes et les bordures
encore mieux marquées et plus développées, les inférieures avec la
côte très largement noire. Franges noires, Antennes, front, tête,
pattes et un fin collier brun noir; thorax blanc, abdomen blanc au
départ puis brun. Dans semigrisea typique, la ligne commune est
plus mince, la bordure terminale et la côte des supérieures sont
pâles, le bord terminal des inférieures reste blanc en dessus ainsi
que l’abdomen.
Loja, Équateur ; une série de «.
Tephroclystia sexpunctata n. sp. — 12 et 13 mill. — Les
quatre ailes d’un blanc grisâtre luisant, les supérieures avec six
taches brunes dont cinq costales et une cellulaire; les cinq taches
costales régulièrement espacées, sauf la troisième et la quatrième
qui se touchent et sont placées immédiatement au-dessus de Ia
tache cellulaire. Franges longues concolores, Dessous comme le
dessus, mais les taches moins nettes, en partie fondues dans le
fond, les inférieures, par contre, indiquant un petit point cellulaire
et les traces d’une ligne arrondie, extracellulaire.
Loja, Équateur; deux 4.
Ressemble en plus petit à sordau Dgn. qui a le bord terminal des
inférieures festonné, dans sexpunctata ce bord est droit, légèrement
incurvé entre 4 et 6.
Cymatophora spatiosata n. sp. — 46 mill. — Dessus des
quatre ailes d’un blond roussâtre plus ou moins strié d’atomes
bruns, les dessins bruns composés de lignes peu nettes, en partie
fondues dans le fond, savoir : aux supérieures, une extrabasilaire
sinuée, une antémédiale précédant le point cellulaire, une extra-
cellulaire en V, les pointes tournées extérieurement et notamment
bien dessinée au départ de la côte, parfois géminée en partie, enfin
une subterminale parallèle au bord terminal, composée de points
intranervuraux et suivie d'une ombre terminale entre 4 et 6 ainsi
que d’une série de points terminaux toujours entre les nervures.
Franges concolores coupées de brun. Les inférieures avec une
extrabasilaire assez droite, le point cellulaire, une fine extracellu-
laire à peine sinuée suivie d’une ombre, la série subterminale de
points intranervuraux parallèle au bord terminal et les points ter-
minaux comme aux premières ailes; suivant les exemplaires,
480
l’espace terminal est plus ou moins envahi de stries brunes. Des-
sous blanc roussâtre plus ou moins chargé d’atomes, avec les points
cellulaires et une large bande subterminale brune bien estompée;
dans quelques exemplaires, les autres lignes du dessus repa-
raissent en partie, très finement indiquées. Tète et corps couleur du
fond.
Rio-Songo et San-Ernesto, Bolivie ; Pérou; plusieurs (j.
Catoria canidentata n. sp. — 32 mill. — Bord terminal des
inférieures légèrement festonné. Dessus des quatre ailes blanc crè-
meux semé d’atomes gris blond avec les points cellulaires et des
dessins composés de gros points brun noir en ligne, savoir : aux
supérieures, une extrabasilaire incomplète, une médiane contour-
nant extérieurement le point cellulaire, une extracellulaire très
arrondie rejoignant la médiane sur la 2, le point de jonction estompé
de gris blond formant une petite tache, une subterminale et une
terminale très régulières. Les inférieures avec les lignes de points
terminale et subterminale régulières comme aux premières ailes,
l’extracellulaire arrondie, la médiane contournant le point cellulaire,
mais intérieurement. Franges concolores. Dessous des quatre ailes
blond pâle brillant avec les points cellulaires et la côte des supé-
rieures tigrée de gris, Front brun liséré de crême, tête et dessus du
corps blanc crèmeux, le collier et les ptérygodes marqués d’un
point noir à leur centre, le thorax, le second et le troisième anneau
marqués d’un double point dorsal, le premier anneau avec un point
latéral de chaque côté.
Santa-Cruz, Brésil méridional; un .
Ressemble d’une manière remarquable à perfectaria WIKk.
d'Australie.
481
NOTE SUR QUELQUES MICROLÉPIDOPTÈRES
DE LA FAUNE BELGE
par le baron de Crombrugghe de Picquendaele.
Les numéros sont ceux du catalogue de Staudinger et Rebel.
Les noms des espèces nouvelles
pour la faune belge sont imprimés en gros caractères.
74. Crambus lalistrius Hw. — Ce Crambus a été observé rare-
ment en Campine (Ann. Soc. Ent. belge, IT, p. 101). Deux années
de suite, j’ai constaté qu’il y est parfois fort abondant. L’apparilion
a lieu dans la première quinzaine d’août. Au commencement de
septembre de cette année, j’ai trouvé un exemplaire à Uccle.
L'espèce y est nécessairement fort rare, presque tous les terrains
étant cultivés.
608. Salebria belulæ Güze. — Cette pyralide figure au catalogue
Lambillion sans désignation de localité. J’en ai capturé la chenille
à Calmpthout, au commencement de mai dernier, sur un jeune
bouleau. En captivité, elle ne tarda pas à se retirer entre deux
feuilles liées par des fils, ne mangeant que la nuit. Elle se chrysa-
lida le 25 mai et l’éclosion eut lieu le 28 juin.
1472. Acalla shepherdana Stph. — Un mâle capturé à Uccle,
le 3 septembre- 1902.
154. Tortrix cinnamomea Tr. — Une femelle obtenue
d’éclosion. J’ai capturé la chenille au bois de la Cambre et l’ai
nourrie avec des feuilles d’orme; l’éclosion a eu lieu le 27 juin.
1669. Conchylis hybridella Hb. — Deux mâles capturés :
l’un à Dinant, le 17 juillet 1901, et l’autre à Bellefontaine, le
5 août 1901.
1892. Olethreutes penthinana Gn. — J'ai capturé une
femelle de cette espèce dans la forêt de Soignes, le 26 juin dernier.
Le 23 octobre, au même endroit, j'y ai récolté quelques larves
adultes. Peut-être cette espèce se retrouvera-t-elle en d’autres.
“endroits où pousse Zmpatiens noli tangere.
1977. Steganoptycha diniana Gn. — Une femelle capturée
à Ixelles, par M. Thirot, le 20 juillet 1900.
482
2372. Swammerdamia lutarea Hw. — J'ai trouvé cette
espèce en nombre à Uccle, à la fin de juillet. |
2820. Xystophora atrella Hw. — Il y a quatre ans, j'ai observé
un couple de cette espèce à Verrewinkel. Cette année, le papillon
volait assez nombreux au commencement d'août, en deux endroits
de la forêt de Soignes.
3676. Coleophora frischella L. — Un mâle capturé à Roche-
fort, le 6 juillet 1901.
3186. Coleophora conspicuella Z., mentionné au catalogue Lam-
billion sans indication de localité, est fréquent à Rochefort en
juillet-août, ainsi que je l'ai constaté deux ans de suite.
3942. Elachista monticola Wck. Hein. — Cette espèce abon-
dait cette année dans un marécage silué à Uccle et riche en carex. IL
faut croire que la femelle vole peu, car sur 18 individus capturés, Je
n'ai trouvé que des mâies.
L'apparition, commencée dans les premiers jours d’août, s’est
prolongée jusqu’à la mi-septembre.
Elachista perplexella Stt. (airæ Stt.) est encore une espèce qui
a été signalée par M. Lambillion, sans mention de localité. J’en ai
pris quelques exemplaires dans la forêt de Soignes et au bord d’un:
chemin creux, à Uccle. Cet Elachista vole en juin.
4308. Nepticula aucupariæ Frey. -— Bien que jusqu'ici je
n’aie pas réussi à obtenir le papillon, je n’hésite pas à signaler cette
espèce, sa mine si caractéristique ne permettant pas de la confondre
avec une autre Nepticula minant les feuilles de Sofbus aucuparia.
Elle est fort répandue dans les environs de Bruxelles. Le 22 juillet
dernier, j'en ai pris 25 larves. J’en ai obtenu. 11 cocons, mais je
n’eus aucune éclosion. :
4585. Tinea columbariella Wck. — Une femelle capturée à
Ixelles, par M. Thirot, le 4° août 1902.
4758: Eriocrania purpurella Hw. figure au catalogue Lambillion,
sans désignation de localité. Je l’ai trouvé assez nombreux dans la
orêt de Soignes au commencement de la seconde quinzaine d'avril. !
4759. Eriocrania Kaltenbacchii Wood. — J’ai trouvé cette
espèce à l’état parfait et à l’élat larvaire à Verrewinkel et à Auder-
ghem. Elle se retrouvera probablement partout où pousse le
coudrier. La chenille est adulte à la fin de mai ou au commen-
cement de juin. Le papillon vole en avril et en mai.
4
4
:
À
è
4
;
483
Le catalogue Staudinger et Rebel l’attribue avec doute à la
Belgique. Le doute est levé.
Sont encore à ajouter à la liste des Micros de la faune belge :
587. Selagia spadicella Hb.— Capturé en août 1900, à Roche-
fort, par M. Thirot.
756. Rhodophæa advenelia Zk. — Capturé le 30 juillet 1902,
à Ixelles, par M. Thirot.
Et quatre espèces figurant au catalogue Lambillion sans dési-.
gnation des lieux de capture, qui sont :
2247. Pamene ochsenheimeriana Z., que j'ai trouvé dans la forêt
de Soignes. L'espèce est locale mais abondante,
2496. Metzneria carlinella Stt., pas rare à Rochefort en juillet.
4531. Monopis fenestratella Heyd. — Quelques exemplaires ont
été capturés à Baugnée, par le baron Karl de Moffart, qui a eu
lPamabilité de me gralifier d’un couple portant les dates des
4 et 7 juin 1899.
4657. Incurvaria rubiella Bjerkander. — Cette espèce est assez
abondante près de la Petite-Espinette. Je l’ai prise aussi à Boitsfort.
_ Elle paraît en juin.
A
Fr,
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
XIII
Assemblée générale du 26 décembre 1902.
Présidence de M. le D' J.-C. JACOBS, vice-président.
La séance est ouverte à 3 heures.
Présents : MM. Ball, Becker, R. Braem, Desneux, Fologne, Gilson,
Haverkampf, Huberti, Jacobs, Lambillion, Lameere, Pinsonnat,
Roelofs, Rousseau, Schouteden, Severin, Thirot, de Vrière, Wau-
tErs:
Excusés : MM. de Crombrugghe, Guilliaume, Hippert, Ledrou et
Van der Meulen.
Le procès-verbal de la séance du 26 décembre 1901 est approuvé.
M. Jacobs, en ouvrant la séance, adresse, au nom de la Société, ses
félicitations à M. Lameere pour son élection comme membre cor-
respondant de l’Académie. (Applaudissements.)
M. Lameere remercie.
M. Jacobs prononce ensuite le discours suivant :
MESSIEURS,
La Société entomologique de Belgique entre dans sa 47° année
d'existence; elle compte 146 sociétaires : 76 indigènes et 70 étran-
gers. Parmi ces derniers, il y a 18 membres à vie; nous avons de
plus 12 membres honoraires, 3 membres correspondants et 1 mem-
bre associé.
Trois membres effectifs sont décédés :
M. Lamarche, de Liége, qui s’occupait spécialement de Papilio-
nides ;
M. le D' Berg (Carlos), directeur du Musée d'histoire naturelle de
Buenos-Ayres (République Argentine);
Le D' Jules Tosquinet, qui s’occupait de l’étude des Hyménoptères
du pays et des exotiques.
Nous avons reçu 5 démissions, mais, d’un autre côté, nous avons
recruté 8 membres nouveaux.
La Société comptera pour sa 47° année sociale le même nombre
de membres que pour celle qui vient de finir.
Formons le vœu de voir de nouvelles recrues venir se joindre à
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XLVI, à II 1903 33
486
nous comme travailleurs, pour être initiées à l’entomologie et
augmenter la liste de nos membres.
Les finances de la Société ont été administrées avec zèle et ponc-
tualité par notre trésorier M. Fologne; depuis le grand nombre
d'années qu'il remplit ces fonctions, nous devons lui témoigner
toute notre reconnaissance et croire qu’il voudra continuer à diriger
notre trésor.
Le compte de l’année écoulée et le budget pour l’année prochaine
seront soumis à votre examen et à votre approbation.
Les cotisations arriérées jusqu’au 29 novembre s’élevaient à la
somme de fr. 637.75 ; ce chiffre assez notoire, comme perte presque
certaine, a été diminué de 64 francs reçus depuis; en outre, une
somme de 144 francs rentrera sous peu.
Le trésorier ne prévoit qu’une perte de 272 francs due par
19 retardataires. |
La Commission de vérification des comptes a proposé dans son
rapport la radiation de trois membres, en vertu de l’article 31 des
statuts. Le Conseil a ratifié cette décision.
L'état des collections de la Société déposées au Musée d'histoire
naturelle est de bonne conservation. Le rapport vous sera commu-
niqué dans cette séance,
La bibliothèque continue à s’accroître, elle est fréquemment
consultée par nos membres. Il est à se demander s’il ne faudra pas
songer à créer un directeur pour sa bonne administration ; avec sa
masse croissante, la bonne volonté de nos membres deviendra
impuissante pour la conserver en ordre.
Le règlement de la Société est en partie formé par une suite de
résolutions prises à diverses époques et faisant suite aux statuts
primitifs. Une coordination avec une revision générale seraient
utiles. Certains articles trop laconiques prêtent à des interpréta-
tions diverses, peu conformes à l'esprit de ces articles, mais peut-
être à la lettre.
Le Conseil pourrait s'occuper de cet examen, l’article 16 des
statuts l’y autorise. Le travail serait ensuite soumis à l’assemblée
générale.
La publication de ce règlement revisé dépendrait de l’état de
notre caisse.
La Société entomologique de Belgique approche de la 50° année
de sa création. Je pense que pour commémorer dignement cette
date, les membres doivent se pénétrer qu’ils sont tenus, par leurs
travaux, de maintenir et de rehausser la juste réputation scienti-
fique acquise par la Société. Je les engage à s’évertuer pour publier
à la date du jubilé de notre cinquantenaire un volume de travaux
marquants.
DLL és
487
L'ensemble des travaux parus dans nos Annales formera, pour
l’année 1902, un volume convenable. Vous recevrez sous peu, avec
le XIIT° fascicule, le complément de cette publication.
Un volume de mémoires paraîtra sous peu.
Pierre-Jules Tosquinet naquit à Bastogne le 16 février 1824 et
décéda à Bruxelles le 28 octobre 1902. Il appartenait à une famille
de médecins, deux de ses frères eurent ce titre, un fut médecin de
régiment, trois oncles paternels pratiquèrent la médecine dans le
Luxembourg. Notre regretté président Jules Tosquinet fit ses études
médicales à l’Université libre de Bruxelles, sous la loi de 1835 et
sous la juridiction du jury central unique. Il parcourut l’internat
des hôpitaux de la capitale, à l'hôpital Saint-Pierre sous la direction
du baron Seutin et du docteur Graux, et à l'hôpital Saint-Jean sous
le chirurgien André Uytterhoeven et le docteur Lequime père.
Après de brillants examens il prit, comme un de ses frères, la
carrière de la médecine militaire. IL y obtint les grades de la hié-
rarchie, quitta le service à la limite d’âge, avec le titre d’inspecteur
général honoraire, la croix d’officier de l'Ordre de Léopold, la Croix
civique de première classe et [a Croix militaire.
IL fut pendant plusieurs années président de la Commission de
surveillance de l’Office vaccinogène central de l'Etat.
Aimant les sciences naturelles, il s’adonna d’abord à la botanique,
fut un des membres les plus actifs de la Société fondée par le
célèbre Dumortier et Crépin, fit de nombreuses herborisations
avec les auteurs de la flore indigène, se fit remarquer par sa saga-
cité scientifique et par le zèle qu’il mit à recueillir des matériaux;
il ne se borna pas à l’étude des Phanérogames, il entreprit celle des
Cryptogames et particulièrement des Mucédinées, alors peu connues
chez nous. Estimé par les savants qui dirigeaient la Société de bota-
nique, on peut dire qu’il a contribué par sa science des plantes à la
publication de la flore de la Belgique.
Le docteur Tosquinet, ne trouvant plus dans l’étude de la bota-
nique de satisfaction pour son esprit investigateur, dirigea ses
recherches vers l’Entomologie, tout tenu qu’il était par ses fonctions
de médecin militaire. Il se livra dès lors à de nombreuses explora-
tions.
C’est en 1865, pendant qu’il tenait garnison à Gand, qu’il entre-
prit l'étude des Mellifères indigènes et des exotiques; il ne put se
borner à cette famille, il voulut connaître tout l’ordre des Hymé-
noptères.
488
Dès lors, cette dernière étude devint son idéal, et le besoin de
diriger son intelligence vers des recherches ardues, avec les aptitudes
d’observateur qu'il possédait, en fit un érudit de l’Entomologie.
Il eut l’avantage de faire de nombreuses excursions dans les envi-
rons des villes où ses fonctions l’obligeaient de résider, ses captures
d'insectes étaient abondantes et fructueuses; après avoir rassemblé
des matériaux considérables de toutes les familles de l’ordre, il fit
comme un grand nombre d’entomologistes, il spécialisa ses travaux
et s’adonna à la famille des Ichneumonides et dans ces dernières
années, aux Ichneumons proprement dits.
Pour ces derniers insectes, il avait pris pour but l’identification
de ses captures avec les types si connus créés par Wesmael et con-
servés scrupuleusement au Musée de Bruxelles.
Travailleur méticuleux, rien ne le rebutait pour arriver par ses
comparaisons à établir la réalité des types admis, et prouver qu'ils
existaient par ceux qu’il avait en sa possession; travail considérable
sur lequel il doit avoir laissé des notes qu’il serait de la plus grande
importance de publier.
L'ensemble de ses chasses, qu’il put faire dans un grand nombre
de localités du pays, et le grand nombre d’insectes qu’il a pu ras-
sembler constituent, pour l’ordre des Hyménoptères du pays, une
collection précieuse et unique.
Dans les derniers temps de sa vie, miné par le mal qui devait
l'emporter, il se fit transporter dans son pays natal pour s’y
remettre; poussé par son attachement à son étude de prédilection,
il ne cessa point la poursuite des insectes, mais affaibli, il fut déçu
dans ses projets et désespéra de son rétablissement.
Comme tout spécialiste, Tosquinet était obéré de demandes de
classification d’Ichneumonides. C'était pour lui une consolation
de pouvoir utiliser son savoir, et pour la Société entomologique un
honneur d’avoir eu un membre si avantageusement connu à l’étran-
ger.
Chercheur patient, entouré d’une bibliothèque bien garnie, il
avait pris pour règle de décrire l’insecte dans toutes ses parties. Il
donnait pour raison que les descriptions écourtées ne s’occupent
que de quelques organes de l’insecte et laissent de côté d’autres
qui peuvent avoir leur importance, dans ces derniers il peut y
en avoir qui peu utiles actuellement peuvent le devenir pour des
distinctions futures.
Systématiste, quelle était, pour Tosquinet, la valeur de l’espèce”?
L’espèce pour lui devait être douteuse.
Les descriptions minutieuses qu’il faisait, amenaient à recon-
naître des variétés, mais un certain nombre de variétés ébranlaient
la fixation de l’espèce, et le doute devait naître.
439
Le docteur Tosquinet fut élu membre de la Société entomolo-
gique de Belgique le 6 novembre 1886; il fit une première fois
partie de la Société, mais il crut devoir se retirer à la suite d’un
différend survenu avec un secrétaire provisoire, au sujet d’un rap-
port tronqué par ce dernier.
Le docteur Tosquinet fut élu président de la Société pour les
années 1887 et 1888, 1895 et 1894, 1901 et 1902.
Le docteur Tosquinet outre plusieurs rapports spéciaux qu'il fit
à la Société, publia en collaboration avec le docteur Jacobs, en
1890 et 1897 le Catalogue des Hyménoptères du groupe des
Tryphonides de Belgique, et celui du groupe des Pimplides, en 1896
un mémoire sur les Ichneumonides d'Afrique.
Un second mémoire d’Ichneumonides nouveaux sera publié
en 1903 comme œuvre posthume.
Le docteur Tosquinet était bienveillant, d’un abord facile, quoi-
que réservé, doué de bonté et d’affabilité et de fermeté de caractère.
Dois-je rappeler les circonstances dans lesquelles la Société,
menacée dans son existence par une rancune contre un membre
du Conseil, fut ramenée au calme par notre président, et sauvée
d’une dissolution.
Son zèle et son dévouement pour la prospérité de la Société et
l’intérêt de ses membres se sont montrés aussi longtemps que ses
forces l’ont permis. Quoique très souffrant, il fit près du Ministre
de l’intérieur, des démarches ayant pour but d'obtenir l’interven-
tion du Gouvernement pour la publication d’un volumineux
mémoire.
Il reçut un refus, et ses peines furent récompensées par l’ingra-
titude.
Le docteur Tosquinet laissera à la Société entomologique des
souvenirs durables, comme homme et comme président; nous
autres qui connaissions ce travailleur infatigable, nous regretterons
qu'avec la science qu’il avait acquise, il ait mis tant de parcimonie
dans la publication de ses travaux; il y voulait la perfection, ce
sentiment l’a retenu. (Applaudissements.)
— M. le baron de Vrière donne lecture du rapport de la Commis-
sion de vérification des comptes et propose de voter des remercie-
ments à notre dévoué trésorier, M. Fologne, pour le zèle avec
lequel il gère nos finances. (Applaudissements.)
— M. Fologne fait l’exposé de la situation financière de Ia
Société.
Les comptes de 1902 sont approuvés.
— Le montant de la cotisation annuelle est maintenu à 16 francs;
le prix du tome XLVI est fixé à 18 francs, celui du tome IX des
490
Mémoires est fixé à fr. 7.50, avec la réduction habituelle pour les
libraires.
— Le trésorier donne lecture du projet de budget dressé par le
Conseil d'administration pour l’année 1905. Il est adopté.
— M. le Président annonce qu’il s’est trouvé seul au Musée d’his-
toire naturelle lors de la réunion de la Commission de surveillance
des collections, MM. Bivort et Ledrou, membres de la Commission,
n’ayant pu se rendre à Bruxelles. Il a constaté le parfait état des
collections confiées au Musée.
M. le Directeur du Musée d'histoire naturelle recevra copie de ces
déclarations.
— M. le professeur Gustave Gilson est élu président de la Société
pour les années 1903 et 1904.
M. Gilson remercie l’assemblée de l’honneur qu’elle lui fait de
l'appeler au poste de la présidence. Il assure la Société de son entier
dévouement. (Vifs applaudissements.)
— MM. de Crombrugghe, Fologne et Jacobs sont réélus membres
du Conseil d'administration pour un terme de deux ans.
— MM. de Vrière, Giron et Guilliaume sont réélus à l’unanimité
membres de la Commission de vérification des comptes.
— MM. Bivort et Ledrou sont réélus à l’unanimité membres de
la Commission de surveillance des collections.
— Sur la proposition de M. Lambillion, l’assemblée décide que
la Société explorera spécialement, en 1903, avec l’aide de la Société
entomologique namuroise, la vallée de la Meuse, de Namur à Givet.
La séance est levée à 4 1/2 heures.
LR de nl on
LISTE
DES
ACCROISSEMENTS DE LA BIBLIOTHÈQUE
du 26 décembre 1901 au 26 décembre 1902
SERVANT D’ACCUSÉ DE RÉCEPTION.
—_—_—
I. — Publications reçues à titre d'échange.
ALLEMAGNE.
1. Entomologischer Verein in Berlin,
Berliner Entomologische Zeitschrift, XLVI, 4; XLVII, 1-2.
2. Deutsche Entomologische Gesellschaft.
Deutsche Entomologische Zeitschrift, 1901, 2; 1909, 1 et 2.
3. Entomologischer Verein zu Stettin,
Entomologische Zeitung, LXIII.
4. Verein für Schlesische Insektenkunde zu Breslau.
Zeitschrift für Entomologie (neue Serie), XX VIT.
5. Deutsche Entomologische Zeitschrift herausgegeben von der
Gesellschaft « Iris »; zu Dresden.
. Lepidopterologisches Heft, XIV,2; XV, 1.
6. Zoologischer Anzeiger herausgegeben von prof, J. V. Carus,
_660 à 689.
7. Allgemeine Zeitschrift für Entomologie, VII, 1 à 25.
8. Künigliche Sächsische Gesellschaft der Wissenschaften zu
Leipzig.
Berichte über die Verhandlungen, mathematisch-physische
Classe, 1901, 4 à 7; 1902, 1 à 5.
492
SE
10.
ET:
13.
14.
15.
16.
1%
18.
19.
20.
21.
22.
23.
Kônigliche Bayerische Akademie der Wissenschaften zu
München,
Sitzungsberichte der mathematisch-physikalischen Classe,
1901, 4; 1909, 1 et 2.
Verein für Naturkunde zu Kassel.
Abhandlungen und Berichte, XLVII (1901-1902).
Naturwissenschaftlicher Verein von Neu-Vorpommern und
Rügen.
Mittheilungen, XXXIII.
. Naturforschende Gesellschaft zu Freiburg i. B.
Bericht, XII.
Kaiserliche Leopoldinisch-Carolinisch Deutsche Akademie SU
Naturforscher.
Nova Acta, 77 à 79.
Leopoldina, Amtliches Organ, XXX VI.
Naturhistorischer Verein der preussischen Rheïinlanden und
Westphalens.
Verhandlungen, LVIIE, 1,2; LIX, 1.
Physikalisch-Œkonomische Gesellschaft zu Künigsberg.
Schriften, XLIT.
Naturwissenschaftlicher Verein für Sachsen und Thüringen in
Halle.
Zeitschrift für die gesammten Naturwissenschaften, LXXIV,
3 à5; (2) XXIX, 3-4.
Kôüniglich Preussische Akademie der Wissenschaften zu Berlin.
Sitzungsberichte, 1901, 39 à 53; 1902, 1 à 40.
Verein für vaterländische Naturkunde in Württemberg.
Jahresbericht, LVIIT.
Naturwissenschaftlicher Verein in Hamburg.
Verhandlungen, dritte Folge, IX.
Abhandlungen, XVII.
Naturwissenschaftliche Gesellschaft Isis in Dresden.
Sitzungsberichte, 1901, 2; 1902, 1.
Senckenbergische naturforschende Gesellschaft.
Bericht, 1902.
Verein für Naturwissenschaft zu Braunschweig.
Jahresbericht, XII (1899-1901).
Verein für Naturkunde zu Zwickau.
Jahresbericht, 1899, 1900.
24.
25.
26.
27.
. 28.
29.
30.
31.
92.
93.
94.
99.
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©
493
Oberhessische Gesellschaft für Natur- und Heilkunde.
Bericht, XXXIII
Naturwissenschaftlicher Verein für Schwaben zu Neuburg.
Bericht, 35.
Niederrheinische Gesellschaft für Natur- und Heilkunde zu
Bonn.
Sitzungsberichte, 1901, 1 et 2; 1909, 1.
Insekten Bôrse, 1902, 37-38.
Naturhistorisch-medicinischer Verein zu Heidelberg.
Verhandlungen (2), VII, 1-2.
Naturforschende Gesellschaft zu Danzig.
Schriften (2), X, 2-3.
Naturwissenschaftlicher Verein in Karlsruhe,
Verhandlungen, XV.
Medicinisch-naturwissenschaftliche Gesellschaft zu Jena.
Jenaische Zeitschrift für Naturwissenschaft, XXX VI, 3-4.
Société d'Histoire naturelle de Colmar.
Bulletin, 1901-1902.
Physikalisch-medicinische Societät zu Erlangen.
Sitzungsberichte, XXXIII (1901).
Nassauischer Verein für Naturkunde.
Jahrbücher, 54, 55.
Société d'Histoire naturelle de Metz.
Bulletin, XXI, XXII.
N'ont rien envoyé :
. Naturhistoricher Verein in Augsburg.
. Naturwissenschaftlicher Verein von Elberfeld und Barmen.
. Naturwissenschaftlicher Veroin des Harzes in Wernigerode.
. Naturhistorisches Museum in Hamburg.
. Naturwissenschaftlicher Verein zu Bremen.
. Naturwissenschaftlicher Verein zu Regensburg.
. Naturwissenschaftlicher Verein für Schleswig-Holstein in Kiel.
. Naturwissenschaftlicher Verein zu Osnabrück.
. Westfälischer Provincial Verein für Wissenschaft und Kunst.
. Offenbachar Verein für Naturkunde.
. Verein für naturwissenschaftliche Unterhaltung zu Hamburg,
. Naturwissenschaftliche Gesellschaft zu Chemnitz.
. Zeitschrift für Naturwissenschaften zu Stuttgart.
ANGLETERRE ET COLONIES.
. Entomological Society of London.
Transactions, 1902, 1 à 3.
2. The Entomologist’s Monthly Magazine, 452 à 463.
3. The Entomologist, 464 à 475.
4. The Entomologist’s Record and Journal of Fananes XIV,
15.
14.
1 à 12.
. Zoological Society of London.
Proceedings, 1901, IT, 2; 1902, I, 1 et 2, IT.
- Transactions, XVI, 3 à 7.
_ Index, 1891-1900.
. The Zoologist (4), 60 à 72.
. Linnean Society of London.
Journal, Zoology, 184 et 185.
Proceedings, Oct. 1902.
. Entomological Society of Ontario, Canada.
Report, XXXII.
. The Canadian Entomologist, XXXIV, 1 à 12.
. Belfast Natural History and Philosophical Society.
Report, 1901-1902.
. Le Naturaliste Canadien, XXIX, 1 à 11.
. Geological Survey of Canada.
Catalogue of Canadian Plants, VII, by J. Macoun.
Rapport annuel, XI.
Australian Museum Sydney.
Records, IV, 6 et 7.
Asiatic Society of Bengal.
Journal, LXX, II, 2: LXX, IL, 1 et 2; LXXI, IL, 1.
Proceedings, 1901, 9, 11 ; 1902, 1 à 5.
. South African Museum.
Annals, Il, 6 à 9.
16.
17.
495
The South London Entomological and Natural History Society.
Proceedings, 1901.
Linnean Society of New South Wales.
Proceedings, XX VI, 3, 4; XX VII, 1 et 2.
N'’ont rien envoyé :
. Royal Society of South Australie,
2. Queensland Museum.
3. Natural History Society of Glasgow.
. Indian Museum.
5. Nova Scotian Institute of Science. |
6. British Museum Zoological Department.
7. Birmingham Philosophical Society.
AUTRICHE-HONGRIE.
1. Wiener Entomologische Zeitung, XX, 10; XXI, 1 à 10.
. K. K. Zoologisch-Botanische Gesellschaft in Wien.
Verhandlungen, LI.
. Természetrajzi Füzetek, XXV, 1 à 4.
4. Rovartani Lapok, VIII, 10; IX, 1 à 9.
5. Wissenschaftlicher Club in Wien.
10.
Monatsblätter, XXIII, 3 à 12; XXIV, 1.
. Kaiserliche Akademie der Wissenschaften. Mathematisch-
Naturwissenschaftliche Classe.
Sitzungshberichte, CIX, 7 à 10; CX, 1 à 7.
Mittheilungen der Erdeben-Commission, II, 1 à 8.
. Siebenbürgischer Verein für Naturwissenschaften zu Hermann-
stadt.
Verhandlungen und Mittheilungen, LI.
. Accademia di Scienze, Lettere ed Arti degli Agiati in Rovereto.
Ai (3), V, 1.
. Naturforschender Verein in Brünn,
Verhandlungen, XXXIX.
Bericht der Meteorologischen Commission, 1899.
Künigliche Bühmische Gesellschaft der Wissenschaften i in Prag.
Sitzungshberichte, 1901.
496
11:
12.
13.
14.
15.
Societas historico-naturalis Croatia.
Glasnik, XIII, 1 à 6.
Naturwissenschaftlicher Medicinischer Verein für Innsbrück.
Bericht, XX VII.
Verein für Naturkunde zu Presburg.
Verhandlungen, XIII.
Naturwissenschaftlicher Verein für Steiermark in Graz.
Mittheilungen, 37 (1900).
Naturwissenschaftlicher Verein des Trencséner Comitates.
Jahresheft, 1900-1901.
N'ont rien envoyé :
. Kais. Kônigl. Naturhistorisches Hofmuseum.
2. Bosnisch-Herzegovinisches Landes Museum in Saravejo.
3. Kônigliche Ungarische Naturwissenschaftliche Gesellschaft zu
Budapest.
Ungarische Akademie der Wissenschaften.
. Societa Adriatica di Scienze Naturali in Trieste.
6. Verein zur Verbreitung naturwissenschaftlicher Kenntnisse in
(1
Wien.
. Siebenbürgisches Museumverein in Koloszvar.
BELGIQUE.
. Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts
de Belgique.
Bulletin, LXXI, 11 et 12; LXXII, À à 10.
Annuaire, 1902.
. Société royale des Sciences de Liége.
Mémoires (3° série), IV.
. Cercle des Naturalistes Hutoïs.
Bulletin, 1902, 1-2.
. Société Entomologique Namuroise.
Revue mensuelle, 1901, 12: 1902,1 à 12.
. Société Centrale Forestière.
Bulletin, IX, 1 à 12.
10.
11.
497
. Société centrale d'Agriculture de Belgique.
Journal, XLIX, 2 à 12; L, 1.
. Ministère de l’Agriculture, de l’Industrie et des Travaux
publics.
Bulletin, XVIT, 6; X VIII, 1 à 6.
. Société royale belge de Géographie.
Bulletin, XX VI, 4.
. Société royale Linnéenne de Bruxelles.
Bulletin, XX VII, 4 à 9; XX VIII, 1 et 2.
Société royale de Botanique de Belgique.
Bulletin, XL, 2.
Société royale Malacologique de Belgique.
Annales, XXX VI.
N'ont rien envoyé :
. Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut.
. Société belge de Microscopie.
DANEMARK, SUÉDE Er NORVEGE.
. Kongelige Danske Videnskaber Selskab.
Oversigt over der Forhandlinger og dets Medlemmers Arbe)j-
der, 1902, 1 à 3.
. Konglige Svenska Vetenskaps Akademiens.
Handlinger, XX VII, 4.
. Stavanger Museum.
Aarshefte, 1901.
. Tromsi Museum.
Aarsberetning, 1899, 1900.
Aarshefter, 23.
. Regia Societas Scientiarum Upsaliensis.
Nova Acta (3), XX, 1.
. Kongelige Norske Videnskaberner Selskab.
Schrifter, 1901.
N'ont rien envoyé :
. Entomologiska Fôreningen i Stockholm.
. Université de Christiania.
. Universitas Lundensis.
498
de
ÉTATS-UNIS DE L’AMÉRIQUE DU NORD.
American Entomological Society.
Transactions, XX VIII, 2 à 4.
Entomological News, XII, 9 et 10; XIII, 1 à 10.
. Cambridge Entomoiogical Club.
Psyche, 309 à 320.
. New-York Entomological Society.
Journal, X, 2.
. Museum of Comparative Zoology of Harvard College, in
Cambridge.
BuHetin, XXX VII, F5 XXXIX, 3,4; XL:41,9:3: XDL 4
Annual Ron 1901- 4902.
Memoirs, XX VII, 1, 2.
. The ERA Naturalist, 420 à 498, 430, 431.
6. American Journal of Science (4), 73 à 84.
10.
«à be
12.
13.
. United States Department of Agriculture.
Bulletin (new ser.), 32 à 36.
Circeulars (2), 46, 48 à 55,
. Boston Society of Natural History.
Proceedings, XXIX, 15 à 18; XXX, 1-2.
Occasional papers, VI.
. Academy of Natural Sciences of Philadelphia.
Proceedings, 1901, 1 et 3; 1902, 1.
United States Geological Survey.
Annual Reports, XXI, 2 à 5, 7.
Bulletin, 177 à 190, 192 à 194.
Monographs, XLI.
Reconnaissances in the Cape Nome Gold Bcoiop Alaska.
The geology and mineral ressources of a portion of the
Copper River District, Alaska.
Mineral resources, 1900.
American Philosophical Society.
Proceeding, XLI, 168 à 170.
American Academy of Arts and Sciences.
Proceedings, XXX VII, 15 à 23; XXX VIII, 1 à 3.
Smithsonian Institution. — U. S. National Museum.
Contributions to knowledge, 1309.
Report, 1900.
Miscellaneous Collection, 1259, 1174, 1312-1314.
Proceedings, XXIV, n° 1268, 1275, 1280, 1283, 1284, 1290.
14.
15.
16.
17.
18.
A6
20.
DE;
29.
23.
24,
25.
26.
I OO À À& À DD =
499°
University of Kansas.
Science Balletin, I, 1 à 4.
University of Illinois. — Agricultural Experiment Station.
Bulletin, 66 à 78.
Cornell University, Agricultural Experiment Station, Ithaca.
Bulletin, 202.
New-York Agricultural Experiment Station.
Bulletin, 197 à 213, 216.
California Academy of Natural Sciences.
Proceedings (3), II, 7 à 11; ILE, 1 à 4.
Occasional Papers, VIII.
University of the State of New-York. New-York State Museum.
Bulletin, Entomology, 14 et 15.
Report, 52 et 53.
Academy of Science of St-Louis.
Transactions, XI, 6 à 11; XII, 1 à 8.
Davenport Academy of Sciences.
Proceedings, VIIT.
Chicago Academy of Sciences.
Bulletin, II, 3; IV, 1.
Connecticut Academy of Arts and Sciences.
Transactions, X, 2.
Tuft’s College Studies, 7.
Delaware College Agricultural Experiment Station.
Report, XIII.
Zoological Society of Philadelphia.
Annual Report, XXX.
N'ont rien envoyé :
. Entomological Society of Washington.
. The Entomological Student.
. Esse Institute.
. New-York Academy of Sciences.
. American Association for the Advancement of Science.
. Portland Society of Natural History.
. Carnegie Museum.
500
. Chicago Entomological Society.
. Buffalo Society of Natural Sciences.
. Elisa Mitchell Scientific Society.
. Maryland Agriculture Experiment Station.
. Meriden Scientific Association.
. National Academy of Sciences, Washington.
. Geological and Natural Survey of Minnesota.
. Illinois State Laboratory of Natural History.
. John Hopkins’ University Circulars.
. Natural History Society of Wisconsin.
. Laboratories of Natural History of the State University of Iowa.
. Wagner Free Institute of Science of Philadelphia.
. Minnesota Academy of Natural Sciences.
. Rochester Academy of Sciences.
. Wisconsin Academy of Sciences.
. Wisconsin Geological and Natural History Survey.
PORTUGAL.
. Collegio de San Fiel.
Broteria, I (1902).
ESPAGNE.
. Sociedad Espanola de Historia Natural.
Boletin, I, 1, 8 à 10; IL, 1 à 9.
Anales, XXX, 3.
. Institucio Catalana de Historia Natural.
Butleti, L: II, 7 à 12.
FRANCE ET COLONIES.
. Société Entomologique de France.
Bulletin, 1901, 17 à 21 ; 1902, 1 à 18.
L’Abeille, XXX, 7.
. Muséum d'Histoire naturelle de Paris.
Bulletin, 1901, 7 et 8; 1909, 1 à 4.
SD O1 à
13.
14.
001
. Société Zoologique de France.
Bulletin, XX VI.
. Le Naturaliste, 356 à 362, 365 à 378.
. Feuille des Jeunes Naturalistes, 375, 377 à 379, 381 à 386.
. Le Frelon, journal d’Entomologie rédigé par J. Desbrochers
des Loges, X, 3 à 12; XI, 1 à 4.
. Bulletin scientifique de la France et de la Belgique, XXXV.
. Société Linnéenne de Bordeaux.
Actes, LVI.
. Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen.
Bulletin, XXX VI.
. Revue scientifique du Bourbonnais, 168 à 178.
. Société des Sciences naturelles de l’Ouest de la France.
Bulletin (2), I, 3 et 4; IT, 1.
Table des matières de la première série (1891-1900).
. Société Linnéenne du Nord de la France.
Mémoires, X.
Société d'Histoire naturelle de Macon.
Bulletin trimestriel, II, 8 et 9.
Société des Sciences physiques et naturelles de Bordeaux.
Mémoires (6), I.
Procès-verbaux, 1900-1901.
Commission météorologique de la Gironde. Observations
pluviométriques et thermométriques, faites en 1900-1901.
. Société d'Agriculture, Sciences et Industrie de Lyon.
Annales VIT et VIII.
. Société Linnéenne de Lyon.
Annales, 47 et 48.
. Société des Sciences historiques et naturelles de Sémur.
Bulletin, 1901.
. Société d'Histoire naturelle de Toulouse.
Bulletin, XXXIV, 4 à 12; XXXV, 1 à 4.
. Université de Rennes.
Travaux scientifiques, I, 1 et 2.
N'ont rien envoyé :
. Société Industrielle et Agricole d'Angers et du département de
Maine-et-Loire,
. Miscellanea Entomologica, publié par E. Barthe.
COCO OMOT EE CO
.
10.
. Société française d’Entomologie.
. Société Linnéenne de Normandie.
. Exploration scientifique de la Tunisie.
. Société des Sciences naturelles si mathématiques de Cherbourg.
. Académie d’Hippone.
. Société d'Histoire naturelle des Ardennes.
. Académie des Sciences et Belles-Lettres de Dijon.
. Société d'Etudes scientifiques d'Angers. |
ITALIE.
. Società Entomologica Italiana.
Bollettino, XXXIV, 1 à 4.
. Società Italiana di Scienze naturali, Milano.
Atti, XL, 2 et 3: XLI, 1 à 8.
. Reale Instituto Veneto di Scienze, Lettere ed Arti.
Memorie, XX VI, G-8.
. Reale Accademia dei Lincei.
Rendiconti, X, 2° Sem., 12; XI, 1° Sem., 1 à 12; 2° Sem,
La Tt.
Rendiconti dell adunanza solenne del 1 guigno 1902.
. Reale Accademia delle Scienze fisische e mathematiche, Napoli:
Rendiconti (3), VII, 12; VIII, 1 à 7.
. Reale Accademia delle Scienze di Torino.
Atti, XXX VII, 1 à 15.
Memorie (2), LI.
Observazioni meterologiche fatte nell’ anno 1901 dal Dott.
V. Balbi
. Accademia Gioenia di Scienze naturali in Catania.
Atti (4), XIV.
Bollettino, 71 à 73.
. Reale Instituto Lombardo di Science et Lettere.
Rendiconti (2), XXXIV.
. Società Zoologica Italiana.
Bollettino (2), Il, 3 à 6; IT, 1 à 5.
Società Toscana di Scienze naturali residente in Pisa.
Processi-verbali, 1902.
Memorie, XVIII.
dE.
12.
903
Ateneo di Brescia.
Commentari per 1901.
Marcellia, Rivista di Cecidologia, I, 1, 4.
/ N'ont rien envoyé :
. Museo Civico di Storia naturale di Genova.
. Reale Accademia di Scienze, Lettere e Belle Arti di Palermo.
. Reale Instituto d’Incoraggiamento alle Scienze natural, econv-
mische e technologische di Napoli.
. Società dei Naturalisti in Modena.
. Rivista di Patologia vegetale.
. Regia Accademia di Scienze, Lettere ed Arti in Modena.
JAPON.
N'a rien envoyé :
. Imperial University, College of Agriculture, Tokyo.
PAYS-BAS ET INDES NÉERLANDAISES.
. Nederlandsche Entomologische Vereeniging.
Tijdschrift voor Entomologie, XLIV, 3-4; XLV, 1-2.
Entomologische Berichten, I, 1 à 6.
. Nederlandsche Dierkundige Vereeniging.
Tijdschrift (2), VII, 3-4.
Aanwinsten van de Bibliotheek, 1901.
. Koninklijke Akademie van Wetenschappen.
Verhandelingen, IX, 1-3.
Jaarboek, 1901.
. Koninklijke natuurkundige Vereeniging in Nederlandsch-Indië.
Natuurkundige Tijdschrift, LXI.
. Société Hollandaise des Sciences, à Harlem.
Archives néerlandaises des Sciences exactes et naturelles,
VII, 2 à 5.
Herdenking van het 159 jarigbestaan.
(
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ré
Le)
ot
LUXEMBOURG.
N'ont rien envoyé :
. Fauna.
. Institut Royal-Grand-Ducal.
RUSSIE.
. Societas Entomologica Rossica.
Trudy (Horae), XXX V, 1 à 4.
. Académie Impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg.
Annuaire du Musée Zoologique, 1901, 2 à 4; 1902, 1 et 2.
Bulletin (5), XII, 2 à 5; XIII, 1 à 3.
; Société Impériale des Naturalistes de Moscou.
Bulletin, 1901, 1 et 2; 1909, 1 et 2.
. Société des Naturalistes de la Nouvelle-Russie.
Zapiski Noworossiiskago Obsezestva Estes twoispitatelei,
NATVSTE
. Société des Naturalistes de Kiew.
Mémoires, XVII, 1.
. Naturforscher Verein in Riga.
Korrespondenzblatt, XLV.
. Naturforscher Gesellschaft bei der Universität Juyeff (vormals
Dorpat).
Sitzungsberichte, XII, 3.
Archiv für die Naturkunde Liolands (2), XII.
. Société Ouralienne d’Amateurs des Sciences naturelles.
Bulletin, XXII.
. Societas pro Fauna et Flora Fennica.
Acta, XVI, XVIII, XIX, XX.
Meddelanden, 24 à 26.
N'a rien envoyé :
. Societas Scientiarum Fennicæ.
AOC pee hi à +
11.
12.
SUISSE.
. Schweizerische Entomologische Gesellschaft.
Mittheilungen, X, 9.
. Société Entomologique internationale à Zurich.
Societas Entomologica, XVI, 9 à 24; XVII, 1 à 18.
. Société Vaudoise des Sciences naturelles.
Bulletin, XXX VIII, 149 à 144.
. Aargauische naturforschende Gesellschaft.
Mittheilungen.
. Naturforschende Gesellschaft in Zürich.
Jahresbericht, XL VI, 3 et 4; XL VII, 1 et 2.
. Naturforschende Gesellschaft Graubündens.
Jahresbericht (2), XLIV, XLV.
. St-Gallische naturwissenschaftliche Gesellschaft.
Bericht, 1899-1900.
. Naturforschende Gesellschaft in Basel.
Verhandlungen, XIIL, 2-3; XIV.
. Société Helvétique des Sciences naturelles.
Nouveaux Mémoires, XXX VIII.
. Naturforschende Gesellschaft in Bern.
Mittheilungen, 1478 à 1518.
Société de Physique et d'Histoire naturelle de Genève.
Mémoires, XXXIV, 1, 2:
Société des Sciences naturelles de Neuchâtel.
Bulletin, XX VII.
AMÉRIQUE CENTRALE gr MÉRIDIONALE.
. Sociedad scientific4 & Antonio Alzate ».
Memorias, XVI, 2 à 6; XIII, 3-4; XVII, À à 3.
. Museo Nacional de Montevideo.
Anales, 1902, 1.
. Sociedad Cientifica Argentina.
Anales, LIL, 5, 6; LILI, 1 à 6; LIV, À à 4.
905
506
4. Museo Nacional de Buenos-Aires.
Anales, VIT.
5. Academia Nacional de Ciencias en Cordoba.
Boletin, X VII, 1.
N'ont rien envoyé :
. Sociedad Mexicana de Historia natural.
. Société scientifique du Chili.
. Museo Paraense de Historia natural. |
. Museo de Valparaiso (Rivista Chilena de Historia natural).
Museo Nacional do Rio-de-Janeiro.
. Museo Paulista.
JM OO OÙ à D ND =
. Museo de Costa-Rica.
907
Il. — Dons des auteurs.
BELON (0.-P.). — Description de trois Longicornes. brésiliens du
genre Ectenessa Bates. — 1 br.in-8°, Bruxelles, 1902.
— Description d’un genre nouveau de Longicornes africains. —
4 br. in-8°, Bruxelles, 1909.
— Petite contribution à la connaissance des Longicornes du
Congo.— 1 br. in-8°, Bruxelles, 1901.
— Revision du genre Cortilena Motsch., de la tribu des Corti-
cariens (Lathridiidæ). — 1 br, in- go. Lyon, 1901.
BENGTSSON (S.). — Ueber sogen. Herzkôrper bei Insectenlarven,
zugleich ein Beitrag zur Kenntniss der Blutgewebe. —
T br. in-8°, Stockholm, 1899. Te
BoLivaR (S.). — Contributions à l’étude des Phaneropterinæ de la
Nouvelle-Guinée. — 1 br. in-8°, Budapest, 1902.
— El género Tæniopoda Stal. — 1 br. in-8°, Madrid, +901.
—. Nueva especie del género BARRES — 1 br.in- ra Madrid,
1901.
— Un nuevo Orthôptero mirmecofilo, Attaphila Bergi. — À br.
in-8°, Buenos-Ayres, 1901.
Doupou (E.). — Etude sur un Orthoptère changeant de couleur
dans tous les milieux : Oedipoda cœrulescens L. — 1 br.
in-8°, 1901.
FAIRMAIRE (L.). — Matériaux pour la faune Ronde de la
région malgache, 11° note. — 1 br. in-8°, Caen, 1901.
— [d., 19° note. — 1 br. in-8°, Paris, 1992. SR.
— Id., 13° note. — 1 br. in-8°, Bruxelles, 1902. 5
— Descriptions de quelques Coléoptères recueillis par M. le
| D' Decorse, dans le sud de Madagascar, plateau de
l’Androy. — 1 br. in-8°, Leyden, 1901. :
FELT (E.-F.). — Insects injurious to Elm-trees. — 1:hbr. in-4°,
New-York, 1902. RATE EE |
FOREL (A.). — Myrmicinæ nouveaux de l'Inde et de Ceylan. —
1 br. in-8, Genève, 1902.
GADEAU DE KERVILLE (H.). — Recherches sur les faunes marine et
maritime de la Normandie, 3° voyage. — 1 vol. in-8?,
Paris, 1901.
— Les Cécidozoaires et leurs Cécidies. — 1 br. in-8°, Paris, 1901.
— Note sur une récolte de Chiroptères faite le 20 mars 1901
dans la carrière souterraine de la briqueterie à Mauny. —
4 br. in-&, Rouen, 1901.
— L’accouplement des Lépidoptères. — 1 br. in-8°, Paris, 1901.
508
GADEAU DE KERVILLE (H.). — Le cinquième Congrès interna-
tional de zoologie, tenu à Berlin du 12 au 16 août 1901. —
4 br. in-8°, Paris, 1901.
HANCOGK (J.-L.). — The Tettigidæ of North America. — 1 vol.
in-8°, Chicago, 1902.
HAGLUND (E.). — Verzeichniss der von Yngve Sjüstedt im.
nordwestlichen Kamerungebiete eingesammelten Hemip-
teren. — 1 br. in-8°, Stockholm, 1899.
JANET (CH.). — L’esthétique dans les Sciences de la Nature. —
4 br. in-8°, Paris, 1900.
— Les habitations à bon marché dans les villes de moyenne
importance. — 1 br. in-8°, Limoges, 1900.
— Sur les nids de la Vespa crabro. — 1 br. in-4°, Paris, 1894.
— Sur la Vespa crabro L. — 1 br. in-4, Paris, 1895.
— Observations sur les Frelons. — 1 br. in-4°, Paris, 1895. |
— Sur les muscles des Fourmis, des Guêpes et des Abeilles. —
1 br. in-4°, Paris, 1895.
— Sur les rapports des Lépismides myrmécophiles avec les
Fourmis. — 1 br. in-4°, Paris, 1896.
— Sur les rapports du Discopoma comata Berl. avec le Lasius
mixtus Nyl. — 1 br. in-4°, Paris, 1897.
— Sur les rapports de l’Antennophorus Uhlmanni Hall. avec
- le Lasius mixtus Nyl. — 1 br. in-4°, Paris, 1897.
— Aiguillon de la Myrmica rubra. Appareil de la fermeture de
la glande à venin. —-1 br. in-8°, Paris, 1898.
— Anatomie du corselet de la Myrmica rubra reine. — 1 br.
in-8°, Paris, 1898.
— Sur les nerfs céphaliques, les corpora allata et le tentorum
de la Fourmi (Myrmica rubra L.). — 1 br. in-8, Paris,
1899,
— Essai sur la constitution morphologique de la tête de
l’Insecte. — 1 br. in-8°, Paris, 1899.
LAMBILLION (L.-J.). — Histoire naturelle et mœurs de tous les
| Papillons de Belgique, vol. I, — 1 vol. in-8°, Namur, 1902.
LAMBERTIE (M.). — Contribution à la Faune des Hémiptères du
sud-ouest de la France. — 1 br. in-8°, Bordeaux, 1901.
— Note sur les Hémiptères-Homoptères nouveaux ou peu
connus pour la Gironde. — 1 br. in-8°, Bordeaux, 1902.
— Note sur quelques Hémiptères-Hétéroptères nouveaux ou
peu connus de la Gironde. — 1 br. in-8°, Bordeaux, 1902.
LAMEERE (A.), — Etude sur la pnylogénie des Longicornes :
Première communication préliminaire. — 1 br. in-8,
Bruxelles, 1901.
909
LAMEERE (A.), FOREL (A.), WASMANN (E.). — Fourmis et Myrmé-
cophiles du Sahara. — 1 br. in-8°, Bruxelles, 1902.
LÉON (N.). — Recherches morphologiques sur les pièces labiales
des Hydrocores. — 1 br. in-8°, Passy, 1901,
OSTEN-SACKEN (C.-R.). — The two methods of determining pipiere,
— 1 br.in-8°, London, 1901.
— Record of my life-work in Entomology, part second. —
4 br. in-8, Heidelberg, 1902.
— On the New-Zealand Dipterous Fauna. — 1 br. in-8°, Heidel-
berg, 1902.
— À remarkable instance of deliberation observed in an ame-
rican ant. — 1 br. in-8°, London, 1902.
OLIVIER (E.). — Catalogue synonymique et systématique des espèces
de Luciola et genres voisins décrits jusqu’à ce jour. —
4 br. in-8°, Moulins, 1902.
PERINGUEY (L.). — Some phases of Insect-life in South-Africa. —
4 br. in-8°, Cap, 1902.
PLATEAU (F.). — Notice sur la vie et les travaux de Michel-Edmond,
baron de Selys-Longchamps. —1 br. in-8&, Bruxelles, 1902,
Ris (F.). — Die schweïizerischen Arten der Perliden-Gattung
Nemura. — 1 br. in-8°, Schaffhausen, 1901.
SANDERSON (E.-Dw.). — Insects injurious to staple crops. — 1 vol.
- in-8°, New-York, 1902.
— Three Orchard Pests. — 1 br. in-8°, Newark, 1902,
— Some destructive Caterpillars, — 1 br. in-8°, Newark, 1902,
— Notes upon the structure and classification of Chrysomelid
larvæ. — 1 br. in-8°, Washington, 1902.
SCHOUTEDEN (H.). — Catalogue raisonné des Pucerons de Belgique,
— 1 br, in-8°, Bruxelles, 1900.
— Note sur les Hémiptères de Belgique. — 1 br. in-8°,
Bruxelles, 1900.
— Le genre Siphonophora C. Koch. — 1 br. in-8, Bruxelles,
TOUT,
— Hemiptera africana. F. Cercopidæ., -— 1 br. in-$&, Bruxelles,
1901.
— Hémiptères de Francorchamps. — 1 br. in-8°, Bruxelles,
1901.
— Les Aphides radicicoles de Belgique et les Fourmis. — 1 br.
in-8°, Bruxelles, 1902.
— Le Do nieme de Daphnia magna Str, — 1 br. in-8°,
Bruxelles, 1902.
— A bhldélogische Notizen. — 1 br. in-8°, Leipzig, 1902.
— Pentatomidæ et Reduviidæ novæ africanæ. — 1 br. in-8°,
Wien, 1902.
510
SEVERIN (G.). — Le genre Myelophilus. — 1 br. in-8°, Bruxelies,
4001,
— Les ravages de certaines chenilles en 1901. — 1 br. in-&°,
Bruxelles, 1901.
— Le Dendroctonus micans en Belgique. — 1 br. in-8°,
Bruxelles, 1901.
: — Le genre Retinia. — 1 br. in-8°, Bruxelles, 1901.
— Le genre Lophyrus Latr. — 1 br. in-8°, Bruxelles, 1902.
_— Le genre Hylobius Sch. — 1 br. in-8°, Bruxelles, 1902.
SJÔSTEDT (Y.). — Odonaten aus Kamerun. — 1 br. in-8°, Stockholm,
1899. :
— Mantodeen, Phasmodeen und Gryllodeen aus Kamerun und
anderen Gegenden West-Afrikas. — 1 br.in-8°, Stockholm,
1900.
— Monographie der Termiten Afrikas. —1 vol. in-4°, Stockholm,
1900.
THORELL (T.). — Araneæ Camerunenses quas anno 1891 collegerunt
cel, Dr. Y. Sjôstedt aliique. — 1 br. in-8°, Stockholm, 1899.
TRAGARDH (S.). — Beiträge zur Fauna der Bären-Insel : Acariden.
— 1 br. in-8°, Stockholm, 1900.
WAHLGREN (E.). — Beiträge zur Fauna der Bären-Insel : Collembola.
— 1 br. in-8°, Stockholm, 1900.
— Collembola während der schwedischen Grônlandsexpedition
1899 auf Jan Mayen und Ost-Grünland eingesammelt. —
4 br. in-8°, Stockholm, 1900.
— Ueber die von der schwedischen Polarexpedition 1898
gesammelten Collembolen. — 1 br, in-8°, Stockholm, 1899.
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
Le baron Micxer.-EpMonp
de SELYS-LONGCHAMEPS
premier président, membre fondateur de la Societe,
LISTE DES MEMBRES
au 26 décembre 1902
Membres honoraires,
MM.
AURIVILLIUS (O.-Christopher), professeur, intendant au Musée
d'Histoire naturelle de l'Etat (Reichs Museum), à Stockholm.
BOLIVAR Y URRUTIA (Ignacio), membre de diverses Sociétés
savantes, Museo de Historia natural, rue Moreto, 1, à Madrid.
EVERTS (Jonkheer E.-J.-G.), docteur en philosophie, professeur. à
l'Ecole moyenne, Stationsweg, 79, à La Haye.
FABRE (J.-H.), à Sérignan (Vaucluse), France.
FAIRMAIRE (Léon), président honoraire de la Société entomologique
de France, membre des Sociétés entomologiques de Stettin et de
Berlin, d'Histoire naturelle de Maine-et-Loire et de Savoie, zoolo-
gique et botanique de Vienne, et royale d'Edimbourg, licencié en
droit, rue du Dragon, 21, à Paris.
FAUST (J.), ingénieur, Neustrasse, 6, Pirna a/Elbe,
KRAATZ (G.), docteur en philosophie, président de la Société entomo-
logique d'Allemagne, membre honoraire de diverses Sociétés
entomologiques, Linkstrasse, 28, W., à Berlin.
MAC LACHLAN (Robert), membre des Sociétés royale, linéenne et
entomologique de Londres, etc., Westview, Clarendon Road,
Lewisham, S.-E., à Londres.
MAYR (P' D' Gustave), membre de diverses Sociétés savantes, III,
Hauptstrasse, 75, à Vienne.
OSTEN-SACKEN (baron Ch.-R.), membre du corps diplomatique de
Russie, etc., D' Phil. honoris causa, Bunse Strasse, 8, à Heidelberg.
SAUSSURE (Henri de), membre de diverses Sociétés savantes, Cité, 24,
à Genève.
STANDEFUSS (M.), docteur en philosophie, professeur à l'Ecole poly-
technique et directeur du Musée entomologique de l’Ecole poly-
technique de Zurich, 46, Kloshachstrasse, à Zurich-Hottingen
(Suisse).
512
Membres effectifs.
Les noms précédés d’un astérisque (*) sont ceux des membres fondateurs.
Les noms en grands caractères sont ceux des membres à vie.
MM.
ABEILLE DE PERRIN (Elzéar), membre de la Société entomologique
de France, rue de la Bibliothèque, à Marseille. — Insectes paléarc-
tiques, sauf Lépidoptères.
ANDREWES (H.-E.), 65, Dartmouth Park Hill, N. W., à Londres. —
Coléoptères. :
Bazz (Francis-J.), rue de Stassart, 56, Bruxelles. — Lépidoptères
paléarctiques.
Bawps (D' Constant), docteur en médecine, à Hasselt. — Insectes du
Limbourg. <
Becker (Léon), artiste peintre, avenue Louise, 37, à Ixelles lez-Bruxelles.
— Arachnides.
BELoN O. P. (R. P. Fr.-Marie-Joseph), professeur à la Faculté de théo-
logie de Lyon, quai Tilsit, 8, à Lyon. — Coléoptères (Cerambycides,
Lathridiides).
BERGE (Albert), professeur à l'Université de Bruxelles, rue de la Poste,
122, à Schaerbeek. — Entomologie générale, Coléoptères (Scara-
béides et Cétonides).
BERGROTH (D' Ewald), docteur en médecine, à Tammerfors (Finlande).
— Entomologie générale, Coléoptères.
BrvorT (Arthur), banquier, à Fleurus (province de Hainaut). — Coléop-
tères de Belgique.
BLANDFORD (W.-F.-H.), Wimpole street, 48, à Londres. — Scolytides
et Tomicides du globe, Entomologie forestière.
BLANCHARD (L.), 36, rue de Pascale, à Bruxelles. — Lépidoptères.
BorLEau (Henri), ingénieur, rue Pierre Joignaux, 6, Bois-Colombes
(Seine). — Lucanides.
Bonproir (J.), avenue de Cortenberg, 242, à Bruxelles. — Staphylinides.
BourGgois (Jules), à Sainte-Marie-aux-Mines (Markirch, Alsace). —
Coléoptères malacodermes exotiques, spécialement Lycides.
Bourson (E.), avenue des Germains, 9, à Bruxelles. — Entomologie
générale.
BoviE (Albert), rue Neuve, 904, à Bruxelles. — Curculionides.
BrAEM (Armand), chaussée de Vleurgat, 268, à Ixelles. — Coléoptères.
BRrAEM (René), rue Gachard, 123, à Bruxelles. — Coléoptères (Cétonides).
BRENSKE (E.), Capellenbergstrasse, 9, à Potsdam (Prusse). — Coléoptères
(Mélolonthides).
Burr (Malcolm), Dormans Park, East-Grinstead près Londres (Angle-
terre). — Orthoptères (Forficules).
CANDEZE (Léon), rue de l'Ouest, 64, à Liége. — Lépidoptères, spéciale-
ment Bombycides.
CASEY (Thomas-L.), capitaine du génie, K. Street, 1419, N. W., à
Washington, D. C. (Etats-Unis). — Coléoptères (Clavicornes).
513
CHAMPION (G.-C.), membre de la Société entomologique de Londres,
Heatherside, Horsell, à Woking (Angleterre). — Coléoptères de
l'Amérique centrale, Ténébrionides.
CHoBAUT (D' A.), docteur en médecine, rue Dorée, 4, à Avignon. —
Mordellides et Rhipiphorides.
CLAVAREAU (Henri), rue Maes, 56, à Ixelles lez-Bruxelles. — Chrysomé-
lides.
CLOUËT DES PESRUCHES (Louis), membre de la Société entomologique de
France, à Lambersart, près Lille (Nord). — Aphodiides.
Coin (J.), instituteur, à Louette-Saint-Pierre, près Gedinne (province
de Namur). — Coléoptères. |
CoLManT (K.), capitaine, rue des Commerçants, 34, à Bruxelles. —
Insectes du Congo.
CoPPENS (J.), naturaliste, rue d’Herenthals, 35, à Vieux-Turnhout. —
Entomologie générale.
CREPIN (François), ex-directeur du Jardin botanique de l'Etat, secrétaire
général de la Société royale de botanique, membre de l’Académie
royale de Belgique, rue de l’Association, 37, à Bruxelles. — Ento-
mologie générale.
CROMBRUGGHE DE PICQUENDAELE (baron G. de), rue du Châtelain, 35, à
Ixelles lez-Bruxelles. — Lépidoptères (Microlépidoptères).
DESBROCHERS DES LoGes (J.), membre de la Société entomologique de
France, rue de Boisdenier, 23, à Tours (Indre-et-Loire). — Coléop-
tères européens, Curculionides européens et exotiques.
Desneux (Jules), 19, rue du Midi, à Bruxelles. — Termitides.
DisTANT (W.-L.), Steine House, Selhurst Road, South Norwood (Angle-
terre). — Hémiptères.
Docxn (Paul), place Saint-François-Xavier, 9, à Paris. — Lépidoptères.
Du CaANE GopMax (F.), membre de la Société entomologique de Londres,
Chandos street, 10, W., à Londres. — Lépidoptères.
DurranE (Abel), ingénieur da Mines, à Frameries (Garde). — Lesriore
tères.
Dupoxt (E.), directeur du Musée royal d'Histoire naturelle, membre de
l’Académie royale de Belgique et de plusieurs autres Sociétés
savantes, au Musée d'Histoire naturelle, à Bruxelles. — Entomo-
logie générale.
Emery (Charles), professeur de zoologie à l’Université de Bologne
(Italie), — Formicides. |
_ EncGers (Ch.), directeur général des douanes, à Téhéran (Perse). —
_ Coléoptères.
FeLscxe (C.), Chausséestrasse, 2, à Leipzig. — Entomologie générale.
FreuTraux (Edmond), membre des Sociétés entomologique de France et
française d'Entomologie, avenue Suzanne, 6, à Nogent-sur-Marne.
— Coléoptères. |
514
FoErSTER (D' Fr.), à Mannheim, E. 8, 10 (Hafenstrasse, 26). — Odonates,
Foxker (A.-J.-F.), avocat, membre de la Société entomologique néer-
landaise, à Zierikzee (Pays-Bas). — Hémiptères.
*FoLoGnE (Egide), architecte, membre honoraire de la Société malaco-
logique de Belgique, rue de Namur, 12, à Bruxelles. — Lépidop-
tères d'Europe.
FonTAINE (César), membre de la Société royale de Botanique de Bel-
gique, à Papignies, canton de Lessines (Hainaut). — Lépidoptères
et Coléoptères.
FOREL (D' Auguste), docteur en médecine, à Chigny, près Morges,
Vaud (Suisse). — Hyménoptères (Formicides).
FOWLER (le révérend W.-W.), the School House, à Lincoln (Angle-
terre). — Coléoptères (Languriides).
FRoMonT (D' Edmond), docteur en médecine, rue de la Victoire, 133, à
Saint-Gilles lez-Bruxelles. — Coléoptères, mœurs et métamor-
phoses.
GADEAU »E KERVILLE (Henri), membre des Sociétés zoologique et
entomologique de France, etc., rue Dupont, 7, à Rouen. — Ento-
mologie générale.
GALLEGOS x SARDINA (D: Ventura), médecin-chirurgien et profes-
seur d'Histoire naturelle, membre de diverses Sociétés savantes, à
Mendoza (République Argentine). — Coléoptères.
GAZAGNAIRE (Joseph), ancien secrétaire général de la Société entomo-
logique de France, rue Félix Faure, 29, à Cannes (Alpes-Maritimes).
Anatomie entomologique, Myriapodes, Diptères et Hyménoptères.
GERHARDY (H.), professeur à l’établissement de Malonne (province de
Namur). — Insectes du pays (Ichneumonides, Cynipides).
GILLET (Joseph), docteur en sciences, professeur à l'Ecole normale de
l'Etat, à Nivelles. — Scarabæides (principalement Ateuchides et
Coprides).
GIzson (Gustave), professeur de zoologie à l’Université, rue du Canal,
à Louvain. — Entomologie générale.
GiroN (ALFRED), conseiller à la Cour de cassation , professeur à l'Univer-
sité de Bruxelles, rue Goffart, 16, à Ixelles lé Bruxelles. — Lépi-
doptères.
GorHAM (le révérend H.-S.), membre de la Société entomologique de
Londres, The Chestnuts, Shirley Warren, à Southampton (Angle-
terre). — Coléoptères, spécialement Coccinellides.
GRroUVELLE (Antoine), directeur de la manufacture de tabacs, membre
de la Société entomologique de France, quai d'Orsay, 63, à Paris.
— Clavicornes.
GuILLIAUME (D' Auguste), docteur en médecine, 12, avenue de l’Hippo-
drome, à Ixelles lez-Bruxelles. — Diptères. |
GUNNING, directeur du Muséum de la République Sud-Africaine, Prétoria.
— Entomologie générale.
HaAmaAL (Joseph), place Delcour, 14, à Liége. — Longicornes.'
HAvERKAMPF (Fritz), rue d'Artois, 32, à Bruxelles. — Lépidoptères.
HAvERLAND (Eugène), à Virton. — Coléoptères et Lépidoptères du pays.
915
HELLER (D' K.), conservateur au Musée royal de zoologie, à Dresde. —
Entomologie générale.
HERMANN, libraire, 6, rue de la Sorbonne, Paris. — Entomologie
générale,
HEeYpeN (Lucas von), major en disponibilité, D' Phil. honoris causa,
membre de diverses Sociétés savantes, Schlossstrasse, 54, à Bocken-
heim, près de Francfort-s/M. — ects d'Europe dé tous les
ordres, surtout les Coléoptères.
HE&YLAERTS (D' F.-J.-M.), docteur en médecine, membre de la Société
entomologique néerlandaise, Haagdijk, B. 215, à Bréda (Brabant
néerlandais). — Lépidoptères (spécialement Psychides).
EHinrz, E., 37, Culnstrasse, Berlin, W., 57. — Clérides.
H1PPERT (Edmond), avenue Rogier, 33, à Schaerbeek lez-Bruxelles. —
Lépidoptères de Belgique.
Horn (W.), Kommandantenstrasse, 45, I, à Berlin. — Cicindélides.
Hugerri (Georges), ingénieur, 8, avenue Rogier, à Bruxelles. — Ento-
mologie générale.
JABLONOWSKY (Joseph), directeur de la Station entomologique de
l'Etat, V. Nador Utcza, 28, à Budapest (Hongrie). — Entomologie
appliquée.
JACOBS (D' J.-Ch.), docteur en médecine, rue des Ursulines, 28, à
Bruxelles, — Hyménoptères, Diptères.
JACOBY (Martin), Hemstall Road, 7, W. Hampstead, à Londres. — Chry-
somélides.
Kocx (D' Carl-Ludwig), docteur en médecine, Aussere Cramer Klett-
strasse, 3, à Nuremberg (Bavière). — Arachnides.
KOKOUJEW (N.), libraire, à Jaroslavl (Russie). — Coléoptères.
KoLBE (H.), conservateur au Musée zoologique, Invalidenstrasse, 43, N.,
à Berlin. — Entomologie générale.
KREMER (Léon), pharmacien, à Couillet. — Insectes du pays, spéciale-
ment Diptères.
LALAING (comte Max. de), rue Ducale, 43, à Bruxelles. — Insectes de
Belgique.
LAMBILLION (Lambert-Joseph-Louis), vice-président de la Société ento-
mologique namuroiïse, rue Pepin, 27, à Namur. — Lépidoptères
d'Europe.
LAMEERE (Auguste), docteur en sciences, professeur de zoologie et
d'anatomie animale à l’Université de Bruxelles, membre corres-
pondant de l’Académie des Sciences, avenue du Haut-Pont, 10, à
Saint-Gilles lez-Bruxelles. — Entomologie générale, Céramhbycides.
Leprou (Emile), boulevard de l'Hôpital, 81, à Mons. — Lépidoptères.
Lesne (Pierre), assistant au Muséum d'Histoire naturelle de Paris,
10, avenue Jeanne, à Asnières (Seine). — Entomologie générale,
Bostrychides.
MABILLE (Paul), professeur au Lycée de Vanves, membre de la Société
entomologique de France, rue du Cardinal Lemoine, 75, à Paris. —
Lépidoptères.
916
MAZARREDO (Carlos de), ingénieur forestier, Claudio Coello, 22, à
Madrid. — Entomologie générale.
Meyer-DaRcGIs (Georges), membre des Sociétés entomologiques de Suisse
et de France, à Wohlen (Suisse) — Coléoptères (Carabides et
Buprestides).
Micuers (Louis), naturaliste, rue d'Arenberg, 26, à Bruxelles. — Ento-
mologie générale,
MorFarTs (baron Ferdinand de), place Saint-Paul, 10, à Liége. — Coléop-
tères.
MorFArTs (baron Paul de), château de Botassart, par Noirefontaine
(province de Luxembourg). — Lépidoptères. |
MonTANDON (A.-L.), Strada Viilor Filarete, à Bucarest. — Hémiptères.
MourLon (Michel-Félix), membre de l’Académie royale des Sciences,
directeur du service géologique de Belgique, rue Belliard, 107, à
Bruxelles. — Entomologie générale. |
NEERVOORT VAN DE POOL (Jacques), directeur adjoint de la Société
| royale de Zoologie Natura Artis Magistra, Heeren Gracht, 476, à
Amsterdam. — Coléoptères du globe.
NoNFRIED (A.-P.), à Rakovnik (Bohême). — Coléoptères.
OBERTHUR (Ch.), imprimeur, faubourg de Paris, 20, à Rennes (Ille-et-
Vilaine). — Lépidoptères,
OBERTHUR (René), imprimeur, faubourg de Paris, 20, à Rennais (Ille-
et-Vilaine). — Coléoptères.
Orivier (Ernest), membre de la Société entomologique de France, aux
Ramillons, près Moulins (Allier), — Coléoptères.
PASTEUR (J.-D.), inspecteur du service des postes et télégraphes, à
Batavia (Java). — Lépidoptères, Coléoptères de Java, Lucanides.
PATERNOTTE (L.), rue Alphonse Vandenpeereboom, 28, à Molenbeek-
Saint-Jean lez-Bruxelles. — Coléoptères.
PÉRINGUEY (Louis), sous-directeur du Musée de ne -Town (Afrique),
— Coléoptères. :
Puizrppson (Maurice), docteur en sciences, rue Guimard, es à Bruxelles.
— Entomologie générale.
Pic (Maurice), à Digoin (Saône-et-Loire). — Anthicides et Ptinides.
PILLAULT (Fabien), receveur d’enregistrement, à Châtillon- sur- Loire
(Loiret, France). — Coléoptères.
PINSONNAT (Léon), 108, boulevard Militaire, à Bruxelles, _ Coléoptères.
PLATEAU (Félix), docteur en sciences naturelles et en scienses zoolo-
giques, professeur de zoologie à l’Université de Gand, membre de
l’Académie royale de Belgique, chaussée de Courtrai, 148, à Gand.
— Entomologie générale.
PosKIN (Jules), docteur en sciences, professeur à l’Institut rico de
l'Etat, à Gembloux. — Entomologie appliquée. |
PREUDHOMME DE BorREe (Alfred), membre de plusieurs Sociétés savantes,
Villa la Fauvette, Petit Saconnex, à Genève. — Entomolvie géné-
rale, Géographie entomologique, Coléoptères.
917
ProosT (Alphonse), directeur général de l’Agriculture, professeur à
l'Université de Louvain, rue du Luxembourg, 36, à Bruxelles. —
Entomologie générale.
Purzeys (Jules), à Genval. — Coléoptères de Belgique (Coccinel-
lides).
RaGusA (Enrico), membre de la Société entomologique italienne, etc.,
hôtel des Palmes, à Palerme. — Coléoptères.
REGIMBART (D' Maurice), docteur en médecine, rue Meilet, 11, à Evreux
(Eure). — Hydrocanthares.
ReiTTer (Edmond), membre honoraire de la Société entomologique de
Berlin, à Paskau (Moravie). — Coléoptères.
Ris (D' Fred.), à Rheinau (canton de Zurich), Suisse, — Odonates.
RoELors (Paul), rue des Palais, 16, à Anvers. — Staphylinides.
ROTSCHILD (Walter), membre de diverses Sociétés savantes, Walter
Tring Park, à Tring, Hertfordshire (Angleterre). — Coléoptères et
Lépidoptères.
RoussEAU (D' Ernest), docteur en médecine, 60, avenue de la Couronne,
Ixelles lez-Bruxelles. — Carabides.
“SAUVEUR (Jules), ancien secrétaire général du Ministère de l'Intérieur
et de l’Instruction publique, rue Juste-Lipse, 40, à Bruxelles. —
Faune entomologique de Belgique.
SCHMIEDEKNECHT (D'}, à Blankenburg-Schwarzathal (Allemagne), —
Hyménoptères paléarctiques.
ScHoOUTEDEN (Henri), chaussée d’Ixelles, 12, à Ixelles lez-Bruxelles. —
Aphides, Hémiptères.
SCOTT (Robert), Miller Street, à Richmond (Victoria, Australie). —
Coléoptères (Rhyncophores).
SELYsS-LONGCHAMPS (baron Maurice de), 49, boulevard d’Avroy, à Liége.
— Lépidoptères.
SEVERIN (Guillaume), conservateur au Musée d'Histoire naturelle de
Belgique, avenue Nouvelle, 75, à Etterbeek lez-Bruxelles, — Ento-
mologie générale.
SaarP (Dr David), membre de plusieurs Sociétés savantes, à Cambridge
(Angleterre). — Coléoptères.
SIBILLE (Julien), boulevard de l'Observatoire, 93, à Liége.— Lépidoptères
de Belgique.
SILVESTRI (Filippo), à Bevagna (Umbria, Italie). — Myriapodes.
Simon (Eugène), membre de la Société entomologique de France, etc.,
Villa Saïd, 16, avenue du Bois de Boulogne, à Paris. — Entomologie
générale, Arachnides.
SIMSON (Auguste), à Launceston (Tasmanie). — Coléoptères.
SWALE (D' Harold), Mount View, Remuera, Auckland (Nouvelle-
_ Zélaude). — Entomologie générale.
THÉRY (André), viticulteur, domaine de la Croix, à Saint-Charles près
Philippeville (Algérie). — Coléoptères d'Europe, Longicornes.
THIERRY-AIEG (Paul), membre de la Société entomologique de France,
ruc' ?s Fossés-Saint-Bernard, 46, à Paris. — [Lépidoptères, spéciale-
ment Géométrides.
518
THIRoT (Edouard), chef de bureau à l'Administration communale de
Schaerbeek, rue Vandenbroeck, 23, à Ixelles lez-Bruxelles. — Lépi-
doptères et Coléoptères.
TRoTTER, Scuola di Viticultura ed enologia, Avellino (Italie). — Ceci-
diologie. +
VAN BïERVLIET (D' Joseph), docteur en médecine, 161, avenue de la Cou-
ronne, Ixelles. — Entomologie générale. ;
VAN DEN KERCKHOVEN (Alexis), artiste peintre, château de Wuynis, à
Rymenam par Boortmeerbeek. — Lépidoptères.
VAN DER MEULEN (Edmond), artiste peintre, rue de la Buanderie, 15, à
Bruxelles. — Lépidoptères, spécialement les Papilionides.
VAN KERCKHOVE (E.), ingénieur agricole, 39, rue de l'Ecole, à Mont-
Saint-Amand. — Entomologie générale.
VISART DE BocARME (comte), 2, quai Vert, Bruges. — Entomologie géné-
rale.
VRIÈRE (baron Raoul de), premier secrétaire de légation, château du
Baes-Veld, à Zedelghem (Flandre occidentale). — Ténébrionides.
WASMANN S. J. (R. P. E.), Bellevue, Luxembourg (Grand-Duché). —
Myrmécologie.
WAUTERS (Amédée), rue Albert Grisar, à Anvers. — Lépidoptères.
WEIsE (J.), Griebenowstrasse, 26, à Berlin. — Chrysomélides, Gureu-
lionides d'Europe.
WickHAM (H.-F.), State University Iowa, à Iowa City (Etats-Unis). —
Entomologie générale.
Wizem (Victor), chef des travaux pratiques de zoologie à l'Université
de Gand, rue Willems, 8, à Gand. — Entomologie générale, Col-
lemboles. |
Membres correspondants.
MM.
KôPPEN (Fr.-Th.), employé au ministère, Grande Morskaya, 21, à Saint-
Pétershbourg.
PacxarD (D' A.-S.), professeur de zoologie et de géologie, Brown Uni-
versity, à Providence, Rhode Island (Etats-Unis).
Scupper (Samuel), bibliothécaire-adjoint au Harvard College, à Cam-
bridge, Massachusetts (Etats-Unis).
Membre associé.
M. |
Coxon (A.), professeur à l’Athénée royal, à Dinant. — Entomologie
générale. | |
Membres décédés.
MM. |
TosquxeT (D' Jules), à Bruxelles, président.
BerG (D' Carlos), à Buenos-Ayres, membre à vie.
DorMer (Lord), à Shropshire, membre à vie.
LAMARCHE (Oscar), à Liége, membre effectif.
TABLE DES MATIÈRES
Organisation administrative pour l’année 1902
Compte rendu de l’Assemblée mensuelle du 4 janvier 1902
» » LS du 1° février 1902 .
» » » du 1°" mars 1902.
» » » du 5 avril 1902
» » » du 3 mai 1902.
» >» » du 7 juin 1902
» » » du 5 juillet 1902.
» » » au ?2 août 1902
» » » du 6 septembre 1902
» » » du 4 octobre 1902
» > » du 8 novembre 1902
» » » du 6 décembre 1902
» » générale du 26 décembre 1902.
Liste des accroissements de la Bibliothèque du 26 décembre 1901
au 26 décembre 1902 . ; :
Liste des membres de la Société au 26 déne 1902 2
Table des matières .
BELON (R. P.). — Descriptions de trois Longicornes brésiliens du
genre Ectenessa Bates ,
— Description d’un genre nouveau de cr A
— Description de plusieurs ee de Bolivie appartenant
au genre Adetus Lec.
BRAY (E.). — Lépidoptères capturés aux environs de Vo
DE CROMBRUGGHE DE PICQUENDAELE,. — Note sur quelques Microlépi-
doptères nouvellement observés en Belgique
— Note sur quelques Microlépidoptères de la faune HÉbe
DE SELYs LONGcHAMPS (Edm.) (travail posthume). — Odonates
d'Algérie recueillis en 1898 par M. le professeur Lameere .
Desneux (J.). — Termites du Sahara algérien recueillis par M. le
professeur Lameere .
Doc (P.). — Hétérocères nouveaux je l A Abnine de Sud .
— Hétérocères nouveaux de l'Amérique du Sud.
— Hétérocères nouveaux de l'Amérique du Sud. ù
FAIRMAIRE (L.). — Matériaux pour la faune coléoptérique ere
(13° note). ; x
- For (A.). — Liste des Orthoptères ou re le Sahara ee
rien par M. le professeur Lameere .
410
920
FLeuTiAUx (E.). — Note sur les Dilobitarsus africains .
Forez (A.). — Les Fourmis du Sahara algérien .
— Quatre notices myrmécologiques.
— Variétés myrmécologiques . :
— Fourmis d'Algérie récoltées par M. e D° K. Échec
GROUVELLE (A.) — Clavicornes nouveaux du Musée royal de
Bruxelles (Afrique et Australie) . à
HELLER (K.-M.). — Un Buprestide nouveau de + Nonseie. cine
allemande TE |
LAMEERE (A.). — Revision Ge Photides L. andre
— Notesurles mœurs des Fourmis du Sahara
— Revision des Prionides. II. Anoplodermines .
— Revision des Prionides. III. Spondylines .
— Note sur les mœurs des Archiptères du Sahara .
Pic (M.). — Contribution à l’étude des Xyletini du Brésil .
— Addenda aux Xyletini du Brésil . |
— Essai dichotomique sur le genre Chan lens Pt
— Etude dichotomique sur les Trichodesma Lec. du Brésil .
PLATEAU (F.). — Observations sur les erreurs commises par les
Hyménoptères visitant les fleurs.
— L’ablation des antennes chez les Phone ” É ne
tions d’Auguste Forel
SCHOUTEDEN (H.). — Les ire ie de Per et .
Fourmis . :
— Le Une de Due magna Strauss.
SIMON (E.). — Description d’Arachnides nouveaux de la famille de
Selticidæ (Attidæ). Dr
— Description d'Arachnides nouveaux Li Pre Fe Selti-
cidæ (Attidæ) |
SPAETH (F.). — Beschreibung neuer centralafrikanischer Cassiden
aus dem Museum zu Brüssel
WASMANN (E.). — Coléoptères on e
WILLEM (V.). — Les rapports d’Actaletes avec les Rates Colleni.
boles
— La position des Anurophoriens dans “ asenton des
Collembholes.
— Note préliminaire sur Connie dé a da He et
de Rochefort
279
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TomelIll.— À list of Tenebrionidae supplementary tothe « Munich »
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Tome IV. — Zevision des Dytiscidae et Gyrinidae d'Afrique, Mada-
gascar et îles voisines, par le D' RÉGIMBART. — Prix : fr. 7.50.
Tome V. — Jchneumonides d'Afrique, par le D° TOSQUINET. —
Prix:15 fr;
Tome VI. — Bupreslides du Brésil, par CH. KERREMANS. —
À listof the Ægialilidae and Cistelidae supplementar ytothe « ne »
Catalogue, by G.-C. CHAMPION. — Prix : fr. 7.50.
Tome VII. — Buprestides de Sumatra, par CH. KERREMANS. —
Buprestides indo-malais (troisième partie), par CH. KERREMANS. —
Indian Phytophaga, by MARTIN JACOBY. — Melolonthiden beschrie-
ben von E. BRENSKE. — Prix : fr7.50.
Tome VIII. — Monographie du genre Rhyssemus, par CLOUET DES
PESRUCHES. — Prix : fr. 7.50.
Tome IX. — Elmond de Selys-Longchamps, par À. LAMEERE. —
Note sur quelques Lucanides du Musée de Bruxelles, par H BOILEAU.
— Note sur quelques Lucanides nouveaux ou peu connus, par
H. BoiLEAU. — Revision des Prionides (Sténodontines), par
À. LAMEERE. — Prix : fr. 7.50.
Les membres de la Société désirant obtenir les volumes antérieurs
à l’année de leur réception, jouissent d’une réduction d’un tiers de
la valeur.
La SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE tient ses séances
le 1° samedi de chaque mois, à 8 heures du soir, au siège social,
rue de Namur, 89, à Bruxelles.
Elle publie :
1° Les ANNALES (mensuellement) ;
29° Les MÉMOIRES (irrégulièrement).
La cotisation annuelle, payable par anticipation et donnant droit
à la réception franco des Annales et des Mémoires, est fixée à 16 fr.
Tout membre étranger, payant une somme de 200 francs, est
nommé Membre à vie : il n’a plus de cotisation à solder et reçoit
franco toutes les publications de la Société.
Les cotisations doivent être adressées spontanément dès le commen-
cement de l’année, sous peine de voir interrompre l'envoi des Annales,
au Trésorier, M. E. Fologne, rue de Namur, 19, à Bruxelles.
La BIBLIOTHÈQUE est ouverte aux membres de la Société (rue de
Namur, 89), le samedi de 4 à 5 heures.
Tous les ouvrages et revues destinés à la Société doivent être
envoyés au siège social, rue de Namur, 89, à Bruxelles.
Tout ce qui concerne l’administration de la Société et la rédaction
des publications doit être adressé au Docteur Ernest Rousseau,
avenue de la Couronne, 60, à Bruxelles.
Bruxelles. — Imp. écon., N. Vandersypen, rue de Trèves, 38.
oi
1853 10004 0497