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MUSÉE ROYAL D HISTOIRE NATURELLE
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C. MUQUARDT
MERZBACH & FALK, SUCC'®
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L.-W. SCHAUFUSS
OBER BLASEWITZ
PARIS
E. DEYROLLE, FILS
RUE DE LA MONNAIE, 23
1878
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AVIS.
Le prix des tomes I à VII des Annales a été fixé à cinq francs;
celui des tomes VIII à XIV à douze francs; celui des tomes XV
à XXI à dix-huit francs.
Les membres de la Société désirant obtenir les volumes anté-
rieurs à l'année de leur réception, jouissent d’une réduction d’un
tiers de la valeur.
Les comptes-rendus mensuels des séances de la Société se vendent
au prix de cinquante centimes chacun.
On peut s y abonner au prix de cinq francs par an. S’adresser,
soit au trésorier, M. E. Fologne, rue de Namur, 122, soit au
secrétaire, M. Preudhomme de Borre, au Musée royal d'histoire
naturelle, à Bruxelles.
Les membres de la Société sont priés de porter ceci
à la connaissance de tous ceux qui pourraient avoir
intérêt à s’y abonner.
La cotisation des membres de la Société est fixée à seize francs.
Ees membres étrangers peuvent se libérer en une fois de toute
cotisation, moyennant un versement de deux cents francs.
Les membres associés, résidant en Belgique, payent cinq francs
par an, et reçoivent seulement les compte-rendus des séances. Ils ne
peuvent être membres associés que depuis l’âge de 15 jusqu’à celui
de 25 ans.
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Les opinions émises dans les Annales de la Société sont
__. propres à leurs auteurs. La Société n’en assume aucunement
la responsabilité. |
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MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE
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E. DEYROLLE, FILS C. MUQUARDT L.-W. SCHAUFUSS
RUE DE LA MONNAIE, 23 MERZBACH & FALK, SUCC'S OBER BLASEWITZ
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MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE
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NOTE,
SUR LES
MÉTAMORPHOSES DE L'ACIDALIA HERBARIATA FAB.
Par le D' F.-J.-M. HEYLAERTS fils, de Bréda.
— SÉANCE DU 5 JANVIER 1878 —
Acidalia herbariata F.
Syn. Acid. pusillaria Hb. (Samml. Europ. Schmett. Géom.,
fig. 99.)
— microsaria Boisd. (Genera et Index methodicus,
Paris, 1840.)
Étant à Bruxelles en août 1876, lors de l'Exposition inter-
nationale d'hygiène et de sauvetage, j'avais une occasion excel-
lente de visiter le Musée Royal d'Histoire naturelle. M. Donckier
de Donceel m'en fit les honneurs avec une amabilité et une com-
plaisance que je n’oublierai jamais. Je me rappelle, entre autres, la
superbe collection de Buprestides, que j'ai pu examiner à mon aise,
et tant d’autres collections remarquables par la rareté des espèces
et par la beauté des exemplaires.
Tout en parlant, M. Donckier se plaignait de ce que des chenilles
de l’'Acidalia herbariala étaient en train de manger son herbier.
Quoique possédant le papillon, je n'avais pas vu la chenille et je fis
la proposition à mon aimable cicerone de m’en envoyer quelques-
unes au lieu de les tuer. Bientôt après mon retour à Bréda, j'en
reçus une huitaine, que j'eus le bonheur de mener à bien jusqu'à
l'apparition de l’insecte parfait. Seulement, quelques jours après,
je me mis à chercher, chez un de mes amis, pharmacien de notre
ville, si peut-être (comme M. Mann dit que la chenille de notre
espèce mange les herbes desséchées des pharmacies) (‘), je ne pour-
() Verhandl. des Wiener Zoolog.-botan. Vereins. 1854, p. 563.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXI. 1
6 NOTE SUR LES MÉTAMORPHOSES
rais également trouver là les larves en question, et j'eus le bonheur
d'en capturer quelques-unes sur les fleurs desséchées de la Malva
sylvestris, gardées dans son magasin de drogueries.
La découverte de M. Donckier m’a donc mis à même d'augmenter
la faune néerlandaise d’une espèce intéressante, dont la vie évolu-
tive, vu l'efficacité de éducation de la chenille, peut être aisément
étudiée.
L'œuf, qui est pondu à la fin de juin ou pendant les premiers
Jours de juillet, est plutôt rond qu'ovale, jaunâtre d’abord, mais
après deux jours, d’un saumoné clair, et partout pointillé réguliè-
rement. Il est fortement collé par la femelle sur les herbes sèches,
sa nourriture future. Vers la fin de juillet, la couleur devient d’un
bronzé brillant et, pendant les premiers jours d'août, les petites
chenilles apparaissent.
La petite chenille est jaunâtre, sans dessins, la tête est noire, les
mandibules, les mâchoires, les palpes, les antennes, les pattes écail-
leuses et membraneuses ont la couleur de l’ivoire, le clapet anal
est d’un jaune rougeûtre. Elle croît très-lentement, car ce n’est que
vers la mi-septembre qu’elle change de peau pour la première fois.
Après la mue, la tête reste noire, la couleur devient un peu plus
foncée, un commencement de stries vineuses indique la dor-
sale, etc. La peau est chagrinée et les petits points pilifères com-
mencent à se former.
Vers les premiers jours de novembre, une seconde mue. Les
dessins de la petite chenille sont bien prononcés. La tête, d’un brun
de poix, est bordée de noir, la fourche frontale (furca frontalis) est
d’un brun Jaunâtre, comme la bouche avec ses accessoires. Par-ci
par-là se trouvent des poils blancs, courts et raides. Le premier
segment porte deux plaques cornées en forme de demi-lune, la face
concave vers la tête, le second est plus foncé que le troisième et
forme, avec le premier, une espèce de bourrtlet. Tous les suivants,
excepté les deux derniers, qui sont presque blanchâtres comme le
dessous du corps, sont d’un gris obscur. Les stries sont vineuses;
la dorsale (vasculaire) est double, les sous-dorsales et la stigmatale,
coupées par-ci par-là. Il y à encore quelques taches vineuses répan-
dues sur les flancs.
Le clapet anal est orné de trois points noirs. Tout le corps semble
rugueux et chagriné, de très-petits poils raides se trouvent par-ci
par-là.
Les pattes écailleuses sont noires; les membraneuses, colorées
comme l'abdomen en dessous, portent des crochets noirs, et les
dernières sont, en outre, bordées de noir.
La troisième mue a lieu vers le 20 décembre. La tête est d’un
brun beaucoup plus clair, la fourche frontale presque blanchâtre,
DE L’ACIDALIA HERBARIATA FAB. f:
la bouche est plus foncée. Les pattes écailleuses et membraneuses,
comme après la deuxième mue. La couleur grise du corps est plus
foncée et les dessins, maintenant noirs, sont bien changés.
La dorsale est double, beaucoup plus large. Les deux lignes ne
sont plus parallèles, mais tantôt divergentes, tantôt convergentes,
et assez régulièrement sur chaque segment, de telle sorte
que sur chaque anneau se forment des dessins assez régu- x
liers avec les sous-dorsales. Sur les deux derniers segments,
ces figures n'existent pas. Le clapet anal est orné partout de points
noirs et pourvu de poils courts, de même que tout le corps en dessous.
Ces poils, très-épars, ne se distinguent qu'avec une bonne loupe.
Une assez longue période sépare la troisième de la quatrième
mue. Celle-ci, la dernière, n’a lieu que vers les premiers jours
d'avril. La chenille alors, parvenue à toute sa taille, mesure de 12
à 15 millimètres. Donc, elle est assez courte, atténuée antérieure-
ment et, vue à la loupe, assez rugueuse et chagrinée, couverte de
poils épars très-courts et raides. Sa couleur est brune, plus ou moins
foncée, jaunâtre ou même verdâtre. La tête, qui est relativement
très-petite, est d’un jaune d’or ou rougeàtre, bordée de noir; la
bouche avec ses accessoires, plus claire, comme la fourche frontale.
Les pattes écailleuses, extérieurement coloriées comme la tête,
sont plus claires en dedans. Les pattes membraneuses, pourvues
de crochets noirs, ont la couleur du dessous de l'abdomen, qui est
d’un gris clair, partout strié longitudinalement, les stries étant
noires, très-courtes et ne formant pas des lignes régulières.
Le premier segment porte en dessus deux petites plaques brunes
bordées de noir, le deuxième et le troisième n’ont que les points
ordinaires et quelques taches très-petites et noires. Du quatrième au
huitième segment, la dorsale est double; les sous-dorsales et
les stigmatales sont noires. Sur le neuvième, les sous- (1
dorsales, en convergeant, forment avec la dorsale un dessin
lyriforme, qui devient plus parfait sur le suivant, parce ë$
qu'ici elles convergent, puis divergent, pour converger de
nouveau, et qu’elles sont beaucoup plus larges qu'ailleurs.
Les segments suivants sont absolument sans dessin et d’un gris
très-clair. Les stigmates sont noirs et très-petits.
La chenille de l’Ac. herbariala F. varie énormément : c’est à
peine si l’on pourrait trouver deux exemplaires absolument sem-
blables; j'en ai décrit une qui me parut avoir les dessins les plus
prononcés. La nourriture de la chenille se trouve partout, vu
qu’elle mange toute herbe desséchée, soit fleurs, soit feuilles, voire
même des graminées.
Vers la mi-mai, elle commence à filer une coque très-légère, dans
laquelle elle se change après quelques jours en une chrysalide d'un
8 NOTE SUR LES MÉTAMORPHOSES, ETC.
brun clair (châtain) luisant, de forme ordinaire; l’extrémité anale
porte quelques crochets ou crins recourbés. Quelques jours avant
l'apparition du papillon, la couleur brune se change en noir.
Le papillon éclot (du moins ici) du 15 juin au 10 juillet. Il n’y a
donc qu’une seule génération.
Je ne veux pas décrire ici l’insecte parfait, qui est suffisamment
connu, et d’ailleurs, je l'espère, bientôt je donnerai dans l'ouvrage
de Sepp une histoire de sa vie évolutive. J’ajoute seulement que
notre espèce est très-cosmopolite, et qu’elle se trouvera peut-être
partout en Europe, même en Russie. Sa nourriture se trouve un
peu partout également, et elle supporte assez bien quelques degrés
de froid.On de déjà trouvée depuis l'Italie jusqu’en Suëde, en Angle-
terre et en Hongrie.
J'ai sous main une brochure de M. le professeur Giuseppe Ber-
toloni, qui, en faisant l'observation d’une éducation de chenilles de
l’Acid. herbariala F., pense que des spécimens de son herbier,
reçus de l'Allemagne, auraient infesté ses collections ; seulement,
dit-il, les plantes desséchées » che non erano ancora stati lavati
colla soluzione di sublimato corrosivo » furent mangées par les
chenilles. Comme médecin, je trouve ce lavage assez dangereux :
l’eau des lavages, en s’évaporant, laisse le sublimé en poudre
impalpable sur les plantes et le papier qui les contient. Pour peu
que l’on sache ce que c’est que le sublimé, on ne suivra pas cette
méthode. Un peu de naphtaline, même de camphre en poudre,
délogera efficacement les parasites, sans que l’on ait besoin de
poisons si violents. Ceci en parenthèse.
DESCRIPTIONS
Ÿ
A DE
QUELQUES ABERRATIONS DE LÉPIDOPTÈRES
DU GENRE VANESSE,
PAR E. LAMBRICHS ET H. DONCKIER DE DONCEEL.
— SÉANCE DU 5 JANVIER 1878 —
DESCRIPTION D'UNE ABERRATION DE VANESSA URTICÆ L.,
PAR E. LAMBRICHS. »
J’ai pris à Dinant, le 3 septembre 1875, un exemplaire de la variété
Vanessa Urticæ Œ (Ichnusoides), que notre savant collègue, M. de
Selys-Longchamps, a décrite dans le St de l’assemblée men-
suelle du 7 mars 1874.
Mon exemplaire, tout en ayant quelques rapports avec cette des-
cription, en diffère cependant d’une façon très-sérieuse :
Le dessus des ailes supérieures est remarquable par l'absence des
deux taches discoïdales et la confluence des seconde et troisième
taches costales; la bande marginale est élargie et oblitérée.
Les ailes inférieures sont complétement atteintes de mélanisme
dans un ton brun très-foncé, excepté la série marginale des sept
taches qui, au lieu d’être bleues comme dans le type, sont d’un
blanc sale violacé.
. Il est à remarquer qu’au contraire des exemplaires décrits dans
le Bulletin précité, où il est dit que lenyers n'offre rien de
remarquable, dans mon sujet, le dessous des quatre aïles est si
fortement atteint de mélanisme, qu'il y a absence complète de
dessin, et le ton brun-noir domine les quatre ailes; ainsi, dans les
ailes supérieures, ce ton domine fortement, et les ailes inférieures
paraitraient complétement noires s’il n'existait la singulière parti-
cularité que la bande transverse flexueuse, qui est d’un brun jaune
L)
10 DESCRIPTIONS DE QUELQUES ABERRATIONS
clair dans le type, est dans mon exemplaire d’un noir velouté qui
domine avec vigueur, (PI. I, fig. 4.) ().
DESCRIPTION D'UNE ABERRATION DE VANESSA CARDUI LINNÉ,
PAR H. DONCKIER DE DONCEEI.
Cette aberration diffère du type en ce que la bande noire oblique
et anguleuse des premières ailes, au-dessus, fait complétement
défaut. La tache blanche de la côte fait également défaut et il y a
cinq taches blanches au lieu de quatre sur le bord marginal; la
quatrième de ces taches est de beaucoup la plus forte.
Les secondes ailes n’ont que deux rangées de points noirs mar-
ginaux, la deuxième rangée normale manque. La partie supérieure
du bord marginal près de l'angle interne est marquée d’une tache
blanche triangulaire.
Au-dessous comme au-dessus, la tache blanche de la côte fait
défaut et celles du bord marginal sont disposées en bande confuse.
Une grande tache noire s'étend &e la moitié supérieure jusqu'aux
trois quarts de la côte. Les deux taches noires du bord interne
manquent.
Quant aux ailes de la seconde paire, elles diffèrent complétement
du type. Les marbrures blanches et jaunes ont disparu, le fond de
l'aile est brun, une veine blanchätre part du point d'insertion et
vient finir au bord marginal. Cette veine est coupée de deux taches,
noires et allongées, situées vers le milieu de l'aile. Les deux ocelles
intermédiaires du bord marginal sont très-obscurément dessinées;
enfin, les petites taches bleues du bord marginal manquent.
Cette aberration curieuse a été prise le 22 septembre, à Uccle,
par M. Stevens. (Voir pl. E, fig. 1.)
DESCRIPTION D'UNE DEUXIÈME ABERRATION DE WANESSA CARDUI
LINNÉ, PAR H. DONCKIER DE DONCEEL (DE
Cette forme présente une profonde analogie avec celle qui
vient d'être décrite plus haut. Elle en diffère cependant en ce que le
(!) Observation. Nous avons eru bien faire en représentant également sur la planche
l'aberration décrite par M. de Selys-Longchamps, sous le nom de Zchnusoides,
dans son Énumération des Lépidoptères, p. 31.
Cette forme a été prise à Huy et appartient à M. Ch. Doncekier de Donceel.
(PL SNS)
(2) Notre savant collègue, M. E. de Selys-Longehamps, pense que ces deux
aberrations sont très-voisines de l'Ælymi de Rambur, dont, malheureusement,
l'ouvrage est très-rare.
. “=
DE LÉPIDOPTÈRES DU GENRE VANESSE. 11
point noir qui se trouve aux deux tiers du bord externe de l'aile
supérieure est presque effacé.
Quant aux ailes inférieures, la différence est d'autant plus
grande que, sur le sujet qui nous occupe, les deux côtés ne sont
pas semblables. L’aile de droite a conservé presque intact le dessin
du type, 1l est seulement un peu plus obscur. Mais l'aile inférieure
de gauche est profondément atteinte de mélanisme. Les trois ran-
gées de points noirs, qui normalement devraient border cette aïle,
-se sont fusionnés longitudinalement et forment ainsi une digitation
noire correspondant avec chacune des nervures. En arrière de
cette digitation et entre les interstices qu'elle laisse, se trouve une
série de six petits points blancs confusément marqués.
L’aile est presque entièrement noire, le rouge ne reparaît qu’au
bord externe, et encore est-il coupé par la digitation dont j'ai fait
mention plus haut.
Quant au dessous des premières ailes, on remarque que la tache
blanche de la côte fait défaut comme au dessus, et que ies trois
points blancs du bord externe sont changés en de fortes taches
blanches au nombre de quatre.
Toute la partie de l’aile située vers l’angle externe est noire, à
l'exception de ces taches blanches, et le reste de l’aïle est d’un rouge
carmin beaucoup plus vif que chez le type et non coupé de lignes
sinueuses noires. Ce point rapproche encore cet exemplaire de celui
pris à Uccle.
L’aile inférieure de droite, quoique atteinte de mélanisme, laisse
apercevoir à la côte quelques vestiges de marbrure, mais l'aile
gauche est noire à la base; ce noir se fond et devient brun vers
le bord externe, sur lequel on voit une ocelle (linférieure du type):
les autres ocelles sont devenues des points blancs. On en compte
cinq. (PL. I, fig. 2 et 3.)
Celle-ci a été prise à Tillesse (commune d’Abée, province de
Liège), par M. Ch. Minette, amateur liégeois.
Elles font toutes deux partie de la collection de M. Ch. Donckier
de Donceel.
CATALOGUE DES HESPÉRIDES
DU
MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE DE BRUXELLES
Par M. P. MABILLE.
— SÉANCE DU 2? FÉVRIER 1878 —
Nous avons suivi dans ce catalogue la classification que nous
avons établie dans notre propre collection ; nous ne pouvons donner
ici complétement les raisons de l’arrangement que nous avons
adopté, parce que nous y travaillons encore ; nous les réservons
pour un travail beaucoup plus étendu qui suivra de près celui-ci
et qui sera accompagné de figures. Nous nous contenterons d’indi-
quer très-sommairement les divisions générales avec leurs carac-
tères principaux. Nous regardons comme un devoir de remercier
publiquement M. Preudhomme de Borre d’avoir bien voulu nous
permettre d'étudier les espèces du Muséum de Belgique; la com-
plaisance sans bornes qu’il a eue pour nous mérite toute notre
reconnaissance.
FAMILIA : URBICOLÆ LINN.
SECTIO PRIMA. — HESPERIDÆ FABR., LATR., emend. SCUDD.
TRIBUS PRIMA. — PYRRHOPYGINI NOB.
Côte des aïles supérieures très-forte et ne présentant pas le pli
déhiscent, caractère général des Æesperidæ; l'épaisseur de la côte
peut le faire regarder comme atrophié. Cette tribu n’a de rapport
avec aucune autre : peut-être n'est-elle pas à sa véritable place;
nous n'avons pas encore osé la rapprocher complétement des
CATALOGUE DES HESPÉRIDES. 13
Pamphilini, seuls insectes dont l’anatomie extérieure présente
quelques affinités ; il y a une telle conformité de port et de couleurs
entre certains Pyrrhopyga et la plupart des Erycides, que nous
avons cru préférable de ne pas éloigner deux groupes qui ont tant
de ressemblance.
GENUS PYRRHoOPYGA Hbn.
1. P. Acastus Cram. Pap. Exot. tab. 41. Cinq exemplaires ;
Brésil, Colombie.
2. P. Verbena Butl. Ent. Monthl. Mag. 1869, p. 272. Trois
exemplaires du Brésil.
3. P. Zeleucus Fabr. Ent. Syst. p. 346. Don. Ins. Ind. tab. 51.
Cinq exemplaires. Brésil et Guyane.
Les espèces de ce groupe sont très-voisines les unes des autres;
les auteurs ayant figuré ou décrit leurs espèces d’une manière
incomplète, il en résulte une certaine obscurité. Voici un tableau
qui permettra d’en distinguer plusieurs, confondues d’ordinaire
sous le nom de Zeleucus ou de Charybdis.
1. Vertex noir, rayé d’écailles grises; collier frangé
de rouge. Anus rouge. Lucagus.
Vertex, anus et collier plus ou moins rouges, ou
même partie antérieure du thorax à poils rouges. 2-
2. Vertex rouge; collier seul plus ou moins rouge;
poitrine rouge ou noire. 3.
Vertex rouge; partie antérieure du thorax cou-
verte de poils rouges; anus rouge, poitrine
noire. Menecrates.
3. Vertex et collier rouges; tête en partie cerclée de
rouge; milieu de la poitrine et origine des cuisses
antérieures tachés de rouge. Zeleucus.
Collier rouge, à côtés noirs. Vertex et anus rouges,
poitrine noire. Charybdis.
4. P. Menecrates Nob.
Taille de Zeleucus : Ailes d’un noir foncé à reflet bleu verdâtre ;
frange blanc sale aux supérieures, et blanc pur aux inférieures.
Palpes, vertex et collier entièrement d’un beau rouge, partie anté-
rieure du corselet et origine des ptérygodes étroitement rouges.
Anus rouge. En dessous, les quatre ailes sont du même noir profond
à reflet un peu métallique; tout le bord interne des ailes supé-
rieures est lilas ou brun roussâtre clair, la frange est blanche aux
quatre ailes. La femelle est très-grande, à aïles larges et arrondies ;
14 CATALOGUE DES HESPÉRIDES
la frange est un peu plus large et très-blanche ; elle ressemble, du
reste, tout à fait au mâle.
Deux exemplaires du Pérou.
5. P. Charybdis Dbld. Hew. Gen. D. L. tab. 78. Un exem-
plaire de la Guyane.
Chez cette espèce, le collier ayant les côtés noirs, la partie rouge
ne dépasse pas la largeur de la tête.
6. P. Scylla Ménét. Cat. Mus. Petr., tab. 4, f. 7.
Cette espèce est encore voisine des précédentes ; elle a le vertex
et le collier noirs; mais les ptérygodes sont entièrement rouges; le
milieu de la poitrine est également rouge.
7. P. Thasos Cram. Pap. Exot., tab. 380. Deux exemplaires
du Pérou.
Quand cette espèce est fraiche, le dessous est toujours d’un roux
verdâtre, avec les nervures rembrunies de noir.
8. P. Telassa Hew. Exot. Butt. Pyrrh., tab. 1, f. 2-3. Deux
exemplaires du Pérou.
9. P. Hadassa Hew. loc. cit., tab. 1, f. 1. Un exemplaire
du Pérou.
10. P. Latifascia Butl. Trois exemplaires; Guyane et
Brésil.
11. P. Phidias Linn. Mus. Ulr. p. 334. — Clerck, Icon.,
tab. 44. — Bixæ Cram. Pap. exot., tab. 199. — Mænas FER
Mant. Ins., p. 90.
12. P. Semidentata P. Mab. Petit. Nouv. Ent. 1877, n° 180,
p' 161:
A lis anticis nigris in atro-cœruleuwm vergentibus, fimbria an-
gustissime albida; posticis concoloribus ad angulum analem
sinualis, fimbria alba neruis nigris intersecta. Omnibus subtus
nigris, zona basilari, communi, nivea. Capite anique penicillo
rubris.
Cette espèce a 52 mill. d'envergure. Ses ailes sont d’un beau
noir glacé de bleu d’acier ; les supérieures ont la frange jaunâtre à
l’angle interne; les inférieures sont légèrement sinuées, l’angle
anal est un peu prolongé, comme dans beaucoup d'espèces voisines;
la frange est large, blanche, entrecoupée de noir, ce qui fait paraître
les ailes dentées. Le dessous des aïles est d’un noir bleuâtre avec
une bande basilaire, commune, plus étroite sur les supérieures, d’un
blanc de neige. Cette bande est coupée de noir près du bord abdo-
minal aux inférieures. Elle est plus large que chez Phidias et
plus étroite que chez Zatifascia.
Éa tête, le vertex et la houppe de l’anus sont rouges; le collier
DU MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE. 15
est noir, à à peine teinté de roussâtre. En dessous, le corps et les
pattes sont noirs.
Cette espèce ne m’a pas semblé décrite : le Musée Royal en pos-
sède un exemplaire G' du Pérou; j'en ai reçu une Q de la Nou-
velle-Grenade et le Muséum de Paris en a deux exemplaires pro-
venant de Bolivie.
La femelle ne diffère du mâle que par une taille un peu plus
forte et les ailes plus larges.
13. P. Oneka Hew. Trans. Ent. Soc. Lond. 1866, p. 480.
Deux exemplaires, Get ©, du Brésil.
14. P. Luteizona P. Mab. Pet. Nouv. Ent. 1877, n° 180.
Nous avons d’abord cru que cette espèce n’était qu’une variété de
l’Oneka; mais la disposition des bandes, de leurs taches, et la frange
des ailes inférieures denticulée, ainsi que la localité, indiquent une
espèce séparée.
Alis nigris; anticis duas fascias pallide luteas offerentibus,
unam e tribus maculis in disco, alleram obliquam ex apice
usque ad marginem internum, illius dimidio inferiori non
maculari el paulum oblilterato. Posticis fascia lala lutescenti
zonalis. Fimbria posticarum lulea, nigro intersecta. Subtus
alis vix pallidioribus, fasciis latioribus, confluentibus, fasciaque
alia brevi, lutea, basilari; capite ano palpisque aurantiaco-
rubris.
Les ailes ont 58 mill. d'envergure. Elles sont d’un noir bleuâtre
luisant. Les supérieures sont traversées de la côte au bord interne
par deux bandes d’un jaune pàle et mat. La première, placée sur le
milieu de l'aile, est formée de trois grandes taches carrées : la pre-
mière dans la cellule, les deux autres entre les rameaux de la com-
posée inférieure. La deuxième bande part de l’apex, va rejoindre
la tache intermédiaire de la première bande et se continue le long
de celle-ci et au-dessous par des mouchetures de la même couleur ;
les taches supérieures, au nombre de six, sont seules transparentes,
ainsi que les trois de la bande du disque; à la base, il y a deux
mouchetures jaunes un peu indécises. Les ailes inférieures sont
traversées par une large bande oblique, jaune pâle, à peine
transparente et sinuée-érodée intérieurement. La frange est jaune,
très-étroite aux supérieures, large et coupée de noir aux infé-
rieures. Le dessous ressemble au dessus, mais les taches sont
délayées, plus larges, et confluentes. La bande des inférieures est
coupée par les nervures noires. À la base des ailes est une autre
bande jaune non transparente, allant de la côte au bord abdominal.
La tête, le collier et l’anus sont d'un rouge orangé. Le corps est en
dessus d’un noir foncé, avec les ptérygodes jaunes. En dessous, les
16 CATALOGUE DES HESPÉRIDES
bords de la poitrine sont jaunes et, sur les flancs de l'abdomen, il y
a une série de taches d’un jaune orangé.
Un exemplaire © du Mexique. Je n’ai vu cette espèce dans
aucune autre collection.
15. P. Maculosa Hew. Trans. Ent. Soc. 1866. Agathon Feld.
Novar., tab. 70, f. 2-3.
Deux mâles du Pérou. Ils diffèrent de la figure de Felder par la
bande orangée du dessous des inférieures, qui est très-étroite et ne
va pas jusqu’au milieu de la cellule. Est-ce une différence due au
sexe ou ne faut il pas réunir l'espèce de Felder à celle de :
M. Hevwitson? Nous n’avons pu, faute de sujets, décider la question.
16. P. Pithyusa Hew. Exot. Butt. Pyrrh. t. 2, f. 11. Deux
exemplaires du Pérou.
17. P. Sela Hew. Trans. Ent. Soc. 1866, p. 480. P. Pithyusa
Hew. G'Exot. Butt. loc. cit. fig. 2. Trois exemplaires du Pérou.
Nous croyons cet insecte différent du vrai Se/a. M. Hewitson, que
nous avons consulté, l’a regardé comme une variété de son espèce.
Nous reviendrons plus tard sur les Pyrrhopyga de ce groupe.
18. P. Santhilarius Latr. Enc. Méth. p. 735. Un exemplaire
du Brésil.
19. P. Phoronis Hew. Ex. Butt. Deux exemplaires du Pérou.
20. P. Cometes Cram. Pap. Exot. tab. 227. Deux exemplaires,
o' et ©, du Pérou.
Cette belle espèce est restée rare; c’est un vrai Pyrrhopyga, et
point un ƣrycides.
21. P. Nurscia Swains. Zool. Il. tab. 61, f. I. Deux exemplaires
du Pérou.
Cette espèce est assez rare dans les collections.
22. P. Versicolor Latr. Encycl. Méth. p. 735. Mulcifer Hubn.
Zutr. 413. Dix exemplaires du Pérou, de la Guyane, et du Brésil.
Le Pap. Vulcanus de Cramer peut être regardé comme le type
d’un groupe d'espèces très-voisines et très-difficiles à distinguer.
Les femelles diffèrent un peu des mâles, surtout par la forme de leurs
ailes inférieures. Nous ne possédons pas toutes Les espèces publiées
dans ces derniers temps, mais nous avons remarqué qu'il y avait la
plus grande incertitude sur celles qui ressemblent à la figure de
Cramer. Voici comme nous les avons distinguées dans notre col-
lection. La figure de Cramer (pl. 245, C D.), représente une © très-
grande et mal étalée. Le dessus est assez exact, mais le dessous
est mauvais. L’insecte ayant les ailes supérieures trop rame-
nées sur les inférieures, la 2° bande basilaire des supérieures est
représentée comme se prolongeant sur les deux ailes : cela n’a lieu
DU MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE. 17
dans aucune espèce à bandes bleues. Il faut en conclure que le des-
sinateur, tout en faisant son insecte probablement trop grand, a
confondu la bande des ailes supérieures avec les rayons basilaires
des inférieures ; et cela arrive quand les ailes supérieures sont trop
ramenées sur les inférieures. En corrigeant cette erreur, on voit
que le Vwlcanus de Cramer n’a qu’une seule bande bleue antémar-
ginale sur les inférieures et trois rayons blanc bleuâtre, rapprochés
et dont les deux supérieurs sont séparés du 3° ou abdominal par
une raie noire qui est trop large dans la figure.
Je divise les espèces de la manière suivante :
A. Aïles supérieures à 4 taches vitrées, une apicale, une devant
la cellule, une 3° entre le 1° et le 3 rameau de la composée
inférieure, et une 4° formant bande et traversant la cellule.
P. Polyzona Latr.
P. Zimra Hew.
B. Trois taches vitrées aux ailes supérieures. Inférieures a deux
bandes bleues sur le disque, parallèles et réunies à l’angle
anal, ou l’interne coupée et réduite par la rencontre des
rayons basilaires, et l’externe réduite aussi et n’atteignant
pas l’angle anal.
P, Hewitsonii.
P. Fallax.
P. Perplexus.
C. Une seule bande bleue antéterminale sur les inférieures, ou
complète, contournant l'angle anal et rejoignant le rayon
abdominal, ou incomplète et réduite à une ligne antétermi-
nale de 4 à 5 petites taches.
P. Patrobas.
P. Gnetus.
P. Pseudo-gnetus.
P. Menechmnus.
P., Sosia.
D. Ailes inférieures à bande antéterminale nulle; l’interne mar-
quée seulement sur le disque et près du bord antérieur par
une ligne de petites taches bleues, vertes parfois et n’attei-
gnant jamais l’espace abdominal.
P. Zonara.
P, Ahira.
Le Musée Royal possède :
23. P. Fallax Nob. Un exemplaire détérioré; Brésil.
24. P. Pseudo-gnetus Nob. Trois exemplaires du Pérou.
2. P. Sosia Nob. Un exemplaire du Brésil.
18 CATALOGUE DES HESPÉRIDES
Nous donnons la description de toutes les espèces non figurées
pour faciliter les comparaisons. Les tableaux que nous avons
dressés ne concernent que les mâles; nous n’avons pas compris le
fallax dans le second, notre exemplaire n'étant pas complet. Il en
est de même du Sosia.
Dans le genre Pyrrhopyga, Varmature génitale des mâles pré-
sente deux pièces qui varient considérablement avec les espèces :
nous avons fait usage des caractères qu’elles présentent, suivant
en cela l'exemple donné autrefois par le regretté docteur Rambur.
Deux valves cornées variant de longueur, dentées-échancrées infé-
rieurement, sont exsertes et égalent parfois la longueur du bouquet
de poils terminal. Ce bouquet de poils est inséré à la partie supé-
rieure du dernier anneau, et l’'échancrure où est placé l'organe
sexuel est située en dessous et beaucoup en arrière : les deux
derniers anneaux de l’abdomen forment en dessus une arcade
cornée qui dépasse plus ou moins les valves ; en dessous
l'abdomen est mou, et se tasse plus ou moins; ce qui donne encore
plus de relief aux parties supérieures. L’arrangement des espèces
d’après les valves des mâles diffère un, peu de celui que nous venons
de donner d’après les dessins; mais nous l'avons présenté cepen-
dant, parce qu’il peut servir déjà à séparer convenablement les
exemplaires complets et bien conservés.
1. Valves allongées, étroites, à pointes plus ou moins
aiguës. 2
Valves courtes, triangulaires, à pointes spatulées
ou un peu arrondies. 4.
2. Valves plus courtes, à lame triangulaire dépas-
sant de moitié le dernier anneau dorsal, à pointes
mousses, un peu arrondies, un peu courbes, la
concavité étant tournée du côté de l'abdomen. Polyzona.
Valves longues; lames étroites, dépassant le der-
nier anneau d’un peu plus de la moitié. 3.
3. Valves très-étroites, à pointes presque subulées,
courbées et relevées dans le pinceau de poils du
côté du dos. Hewitsonii.
Valves étroites, lame presque droite, à pointe
presque arrondie, subdenticulée. Patrobas.
4. Valves courtes triangulaires, à pointes plus ou
moins longues. | D.
Valves à lame très-large, triangulaire, très-
courte. Menechmus.
«
5. Lame à extrémité rétrécie, ou projetée en avant
et écartée du corps. Pseudo-gretus.
DU MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE. 19
Lame à extrémité plus longue, plus étroite, et sui-
vant l’axe du corps. Gnetus.
Nous n’avons pas compris dans ce tableau le P. Zonara Hew.
dont nous n'avons qu’un exemplaire en mauvais état: nous ne con-
naissons en nature ni le Zimra, ni l'Ahira. Ce dernier est classé
par M. Kirby dans le genre Ærycides. C'est un Pyrrhopyga
d’après la figure.
P. Polyzona Latr. Enc. Méth.
Quatre taches vitrées aux ailes supérieures; côte bleue, une
bande basilaire et deux taches obliques triangulaires sous la tache
vitrée cellulaire, bleues : une rangée de taches bleues antétermi-
nale, dont trois égales à l’apex; un trait bleu oblique sur les deux
taches vitrées intermédiaires. Postérieures à rayons blanc
bleuâtre, réunis en une bande basilaire très-étroite: sur le disque.
deux bandes bleu clair réunies à l’angle anal et formant une tache
bifurquée.
P. Hewitsonii. ?. Vulcanus Hew. (nec. Cram.) Exot. Butt.
Evyerh ie e. mec. 1.
Trois taches vitrées aux ailes supérieures; l'intermédiaire petite.
Deux bandes bleues basilaires, étroites, rapprochées. Deux traits
bleus triangulaires sous la tache vitrée cellulaire : une raie bleue
partant de l’angle interne etaboutissant à la deuxième tache vitrée :
un trait bleu au-dessus de celle-ci, à la côte; un autre au-dessous
de la tache vitréeapicale. Postérieures à deux bandes bleues égales,
réunies à l’angle anal. Rayons unis en une bande basilaire blanche
à centre noir. Dessous des inférieures à trois bandes : une basi-
laire blanc bleuâtre; une médiane assez large, arrêtée sur l'espace
abdominal; une très-large vers le bord, divisée par deux bande-
lettes noires, l’une intérieure et vers le bord antérieur, l’autre par-
tant du troisième rameau de la composée postérieure et allant se
réunir à l’autre par un petit pli noir sur la composée antérieure.
Les secondes ailes de Æeivitsonii sont sinuées au bord externe,
mais peu profondément, avec trois taches blanches partageant la
frange.
P. Patrobas Hew. oc‘ Exot. Butt. Pyrrh. 1, f. 1.
Deux bandes bleues parallèles, basilaires, aux ailes supérieures;
deux traits bleus obliques sous la tache vitrée, cellulaire; une fine
bandelette bleu verdâtre de l’angle interne à la tache intermédiaire ;
un trait bleu obsolète sur la tache apicale. Inférieures offrant trois
rayons basilaires blanc bleuâtre, séparès à leur extrémité; l’inter-
médiaire presque bleu; l’abdominal séparé par une forte bande
noire ; bande antéterminale presque droite, composée de 4-5 taches
20 CATALOGUE DES HESPÉRIDES
bleues, partant du premier rameau de la composée antérieure et
s’arrêtant sur le troisième de la postérieure. Dessous des inférieures
très-noir, à quatre bandes : deux basilaires blanc bleuâtre, une
courte sur le disque, une plus longue antéterminale inégale, et
ne se réunissant jamais à l’angle anal.
M. Hewitson à figuré cette espèce, Exot. Butterfi. Pyrrh. 1, f. 1.
nec. 2; mais les rayons sont trop écartés et le supérieur semble être
un commencement de bande.
La femelle diffère par les ailes inférieures où la bande antéter-
minale est semblable, mais plus courbe, et où l’on voit une bande
interne courte sur le disque, que touche parfois le rayon intermé-
diaire; le dessous des ailes est semblable à celui du mâle, mais
plus noir.
Aucune des deux figures de M. Hewitson ne représente le
P. Vulcanus de Cramer, qui est probablement le P. Gnetus de
Fabricius. Nous signalons les espèces auxquelles se rapportent les
figures citées, M. Hewitson ayant expliqué lui-même qu'il avait
d'abord cru représenter le papillon de Cramer. On reconnaitra
facilement le P. Patrobas au dessous de ses ailes inférieures qui
n’a pas d’analogue parmi les espèces voisines, si ce n’est chez le
P. Poly:ona.
P. Perplexus.
Ailes supérieures à trois taches vitrées, les plus grandes du
genre : la cellulaire composée de trois taches presque égales
en largeur, et séparées par des nervures noires : deux bandes
basilaires, non parallèles, la première blanchâtre, la deuxième
très-avancée sur le disque, oblique, bleue; deux traits bleus sous
la tache cellulaire, une bandelette antéterminale vert bleuâtre
allant de l’angle à la tache apicale. Inférieures à rayons blancs
presque réunis à une bande interne blanc bleuâtre, traversant le
disque, et séparés d’elle par une bande noire rayonnée, bande
externe vert bleuâtre réduite à cinq petites taches. Dessous noir à
4 bandes blanc bleuâtre, égales, s’arrêtant sur le bord abdominal.
Bord interne des supérieures bleu.
P. Gnetus.
Ailes supérieures à bandelette antéterminale bleue, allant de
l’angle à la tache apicale, ou bleu verdàtre suivant les indi-
vidus; inférieures à une seule bande bleue : celle-ci terminale,
plus large au bord antérieur, s’arrondissant à l'angle anal par
deux taches plus fortes, et, chez la femelle, touchant presque les
deux rayons inférieurs que sépare une bandelette noire étroite :
premier et deuxième rayons réunis, séparés à la base seulement par
un commencement de bandelette qui s’'évanouit bientôt. Dessous
LAS
DU MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE, 21
des inférieures noir : bande terminale large en haut et se réunis-
sant, après avoir contourné l'angle anal, par un filet bleu obsolète,
au rayon abdominal. Bande médiane courte, sinuée inférieurement,
la première des deux basilaires large et blanchâtre, s’arrêtant
toutes deux à l’espace abdominal : la deuxième basilaire n’occupant
que l’attache des ailes. Milieu du bord externe un peu plus sinué
que dans le suivant. Femelle un peu plus grande et à peu près sem-
blable; la figure de Cramer est si mauvaise qu’elle représente en
gros le Gnetus aussi bien que le Pseudognetus et le Menechmus.
P. Pseudognetus Nob.
Très-voisin du précédent dont il ne forme peut-être qu'une race.
Bord externe des ailes inférieures moins sinué ; bandelette anté-
terminale des supérieures un peu brisée et touchant la deuxième,
puis la troisième tache vitrée; bandelettes basilaires rapprochées,
fines et peu marquées. Bande antéterminale des inférieures étroite,
égale, tournant à l’angle anal, et les deux rayons inférieurs la rejoi-
gnant ou à peu près. Dessous des inférieures très-noir : bande
antéterminale bleue, égale, exactement arrondie à l'angle anal, et
réunie au rayon abdominal : bande du disque presque droite; les
deux basilaires comme dans le précédent. Femelle semblable ; bord
externe plus arrondi, non sinué, à frange blanche entrecoupée; par
suite de l'élargissement de l'aile, la bande bleue des inférieures
paraît être sur le milieu du disque.
P. Menechmus.
De grande taille; bande bleue antéterminale des supérieures
brisée et touchant les deux taches vitrées supérieures; bandes
basilaires obliques, presque parallèles. Bord externe des infé-
rieures sinué au milieu, à frange blanche entrecoupée ; bande
antéterminale large, oblique, ce qui lui permet de toucher le
rayon abdominal sans s’arrondir à l'angle ; rayons confondus en
un large espace blanc bleuâtre, divisé par deux bandelettes noires :
la supérieure, courte et restant sur la base même; l’inférieure
isolant en entier le rayon abdominal. Dessous des inférieures com-
plétement bleu, offrant quatre bandelettes noires, régulières : une
terminale faisant le tour de l’aile, réduite par la frange entrecoupée
de blanc, deux sur le disque, réunies au bord antérieur et inégales :
la première s’arrêtant au pli abdominal, qui est noir, l’autre
s’arrêtant au-dessous de la composée inférieure, la quatrième basi-
laire. Bord interne des supérieures lilas.
P. Sosia P. Mab.
Ailes supérieures noires à trois taches vitrées blanches, la
cellulaire presque aussi grande que dans Perpleæus ; deux bandes
obliques, basilaires, la première blanchâtre, la deuxième plus
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXI. 2
22 CATALOGUE DES HESPÉRIDES
grande, vert métallique : un large trait triangulaire semblable
sous la tache cellulaire; bord interne lamé de bleu, une bande-
lette antéterminale, maculaire, vert métallique, droite, allant
jusqu’à la tache apicale comme dans Menechmus; sur les infé-
rieures, une bande antémarginale, commençant bien au-dessous du
bord antérieur, très-large d’abord, vert métallique, puis bleu pâle,
sinuée et courbe à l’angle anal ; les trois rayons confondus, l’abdo-
minal et le médian séparés par une raie noire oblique, étroite; l’ex-
térieur un peu réduit, devenant un peu bleu en dehors, ce qui lui
donne l'aspect d’une deuxième bande. Dessous des supérieures
très-noir, bord interne violet foncé. Inférieures trés-noires à quatre
bandes vert métallique : la première étroite basilaire, linéaire,
descendant à la moitié du bord anal; la deuxième courte, blan-
châtre, occupant le bord antérieur ; la troisième ne touchant aucun
des deux bords; la quatrième très-large d’abord, occupant le bord
antérieur et s’arrêtant avec l’espace anal.
P. Fallax Nob.
Ailes noires : supérieures à trois taches vitrées : deux bandes
basilaires, la première blanche, la deuxième bleue et se joignant
par un trait bleu à la bandelette subterminale : celle-ci s'arrête à
la tache vitrée intermédiaire, un trait bleu court sous la tache cel-
lulaire. Inférieures à rayons blancs, réduits et réunis en une bande
basilaire blanche; deux bandes bleues: l’interne bleuâtre, courte,
assez large, n’atteignant pas le bord antérieur qui est largement
blanc et seulement traversé par la raie noire qui coupe les rayons.
Bande antéterminale égale, étroite, d’un bleu vif, et un peu macu-
laire. En-dessous, la bande antéterminale touche le bord ; elle y est
très-large et blanche. Je rapporte comme femelle à cette espèce
un insecte, qui a deux bandes bleues sur les inférieures, mais dont
les ailes sont beaucoup plus noires.
TRIBUS SECUNDA. — EUDAMINI.
Tous les mâles ont le bord antérieur des premières ailes pourvu
d’un pli ou rebord qui est déhiscent. Les antennes ont toujours la
massue fusiforme, non ovoide, courbée vers les deux tiers et finis-
sant en pointe aiguë, réfléchie, plus ou moins longue. Les tibias
postérieurs ont toujours deux paires d’éperons. Les ailes infé-
rieures sont très-variables de forme; elles peuvent être sinuées, à
longues queues, ou arrondies.
GENUS ERYCIDES.
27. E. Pygmalion Cram. Pap. Exot., tab. 245. — H. Gnetus
Latr. Un exemplaire de la Guyane.
DU MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE. 23
28. E. Palemon Cram. Pap. Exot., tab. 131.— Polybius Fabr.
Ent., Syst. 1, p. 337. — Don. Ins. Ind., t. 51. Deux exemplaires
du Brésil.
Le genre Myscelus H. prend place après celui-ci : le type est le
M. Nobilis Cram. $.
GENUS SPATHILEPIA Butl. Ent. Monthl. Mag. 1870.
29. S. Clonius Cram. Pap. Exot., tab. 80. Deux exemplaires
du Brésil.
GENUS PHANUS Hubn. Verz., p. 114.
30. P. Vitreus Cram. Pap. Exot., tab. 865. Quatre exem-
plaires; Brésil et Guyane.
GENUS HyaLorTHyrus Nob.
Ailes antérieures longues, à bord externe arrondi; marquées de
nombreuses taches vitrées, carrées et disposées sur trois rangs
irréguliers entre la cellule et le bord ; palpes redressés ; le troisième
article en forme de broche ou d’aiguille, brusquement abaissé
suivant l'axe du corps et dirigé en avant; pattes gréles, à deux
paires d’éperons. Antennes longues, minces, à massue ne consistant
guère qu'en un renflement graduel de la tige et finissant en pointe
aiguë.
Ce genre a beaucoup de rapports avec les Phareas ; les taches
vitrées de ses ailes supérieures, les mêmes dans toutes les espèces,
sont très-remarquables ; les trois espèces que nous rangerons dans
cette coupe nouvelle sont le P. Nrtocris Cram. le P. infernalis
H.-S. et le ?. Neleus Lin. qui est le PA. Priscus de Felder.
31. H. Nitocris Cram. Pap. Exot. Un exemplaire, Cayenne.
GENUS AUGIADES Hubn. Verz.
32. À. Crinisus Cram. Pap. Exot., tab. 400. Un exemplaire. :
Guyane. |
GENUS GONILOBA.
Ce nom de genre s'appliquant à des groupes séparés et caracté-
risés avant sa création, il devient libre, et nous l’appliquons à une
série d'espèces peu éloignées des TAymele et des Telegonus.
33. G. Phocus Cram. Pap. Exot., tab. 162. Un exemplaire.
Brésil. .
34. G. Doriscus Hewits. Descript. Hesperid., p. 13. — Mysc.
Sebaldus Doubl. Hew. Gen. D. Lep., tab. 78.
24 CATALOGUE DES HESPÉRIDES
Les espèces appelées Midas, Hesus, Eriopis appartiennent aussi
à ce genre.
Avant le genre Goniloba nous plaçons le genre Phareas Dbld.;
après le même genre (roniloba vient le genre Cœcina Hew. et
quelques autres coupes que je regarde encore comme mal établies.
GENUS THYMELE Fabr.
Ce genre réduit par M. Scudder (Hist. Sketch, p. 283) au groupe
de Mercatus, comprend une certaine quantité d'espèces qu’en rap-
prochent des caractères généraux. Nous le divisons en trois groupes
caractérisés par un facies particulier et surtout par la forme du
corselet. Nous donnons un nom à chacun de ces groupes parce
qu'ils sont appelés à s'étendre beaucoup.
À.— DicraANaspis P. Mab.
Partie postérieure du corselet, ou écusson, coupée brusquement :
le plan coupé, évidé au milieu et formant à chaque angle une pointe
saillante.
35. D. Idas Cram. Pap. Exot., tab. 260. — P. Mercurius
Fabr. Trois exemplaires du Brésil.
B. — THYMELE Fabr. ex part.
Partie postérieure du corselet coupée carrément, avec les angles
arrondis, et une légère dépression au centre.
36. T. Asander Hew. Descr. Hesp., p. 9. — Exot. Butt. Deux
exemplaires de Surinam.
37. T. Tityrus Fabr. Syst. Ent., p. 352. — Sm.-Abb. Lép.
Georg., tab. 19. Deux exemplaires de la Guyane.
38. T. Tmolus Hubn. Un exemplaire; Buenos-Ayres.
39. T. Exadeus Cram. Pap. Exot., tab. 260. Sept exemplaires,
Guyane et Brésil.
C. — EUTHYMELE.
40. E. Aulestes Cram. Pap. Exot., tab. 283. Deux exem-
plaires, Brésil.
41. E. Apastus Cram. Pap. Ex., tab. 111. Un exemplaire de
la Guyane.
L’écusson est un peu plus arrondi chez cette espèce et rappelle
déjà celui des Telegonus. L
42. E. Mercatus Fabr. Ent. Syst., p.332.— F'ulgerator Cram.
Pap. Exot., tab. 284. Quatre exemplaires de la Guyane.
43. E. Alardus Stoll., tab. 39. Un exemplaire de la Guyane.
DU MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE. 29
GENUS TELEGONUS Hubn., Verz. 104,
Ce genre, réduit par les coupes récemment établies, renferme les
espèces du groupe d'Anaphus. Beaucoup d’autres s’y joindront
par la suite.
44. T. Anaphus Cram. Pap. Exot., tab. 178. Deux exem-
plaires de la Guyane.
45. T. Creteus Cram. Pap. Exot., tab. 284. Deux exemplaires
de la Guyane (un douteux, détérioré).
Creleus et Anaplhus sont les types de deux groupes qui doivent
compter un certain nombre d'espèces. J'ai reçu de Panama un
Telegonus très-singulier, qui forme une exception dans ce genre
par le prolongement caudiforme de l’angle anal. Il est de la taille
d'Anaphus ; la base des quatre ailes est teintée de bleu métallique,
comme chez Habana, Creteus, ete.; la couleur générale est le noir
brunâtre, ou très-foncé; l’angle anal est prolongé en une longue
queue, très-amincie à l'extrémité. Le dessous est d’un brun rous-
sâtre. Les ailes supérieures ont la base jaunâtre avec la côte
blanche et une bordure terminale assez large, d’un brun jaunâtre.
Les inférieures ont deux bandes transverses brun noirâtre, la base
jaunâtre et le bord externe plus clair que le fond. Les palpes, la
poitrine et les pattes sont jaune safran. Nous l'avons appelé Tele-
gonus Megalurus. (Petit. Nouv. Ent. 1877, p. 162.)
46. T. Albociliatus P. Mab. Petit. Nouv., Ent. 1877, p. 162.
Un exemplaire de Colombie.
Les ailes ont 50 à 52 mill. d'envergure. Elles sont noires : les
supérieures ont la frange blanchâtre et sur le disque, entre les
rameaux des nervures, une ligne de taches en carré long, à peine
plus claires que le fond, un peu soyeuses, et qu'on ne voit guère que
par transparence. Les inférieures sont tout à fait arrondies et ont
une large frange d’un blanc de neige. Le dessous est noir; l'angle
interne des supérieures est d’un brun clair, le bord et l’apex sont
saupoudrés d’écailles grises. Sur le disque des inférieures, on voit
deux tronçons de bandes noirâtres. Les palpes et la poitrine sont
d'un gris jaunâtre.
Nos exemplaires viennent de Panama et de la Nouvelle Grenade.
GENRE EUDAMUS Swains.
47. E. Eurycles Latr. Enc. Méth. p. 730, 1823.
Var. P. Simplicius Stoll. tab. 39. Dix exemplaires du Brésil et
de la Colombie.
Stoll n’a connu qu’une variété : il n’est donc pas exact de citer
son nom le premier.
26 CATALOGUE DES HESPÉRIDES
48. E. Brachius Hubn. Zutr. Exot. Schm., f. 609. Sept exem-
plaires. Brésil et Guyane.
49. E. Orion Cram. Pap. Exot., tab. 155. Un exemplaire de la
Guyane.
Ces deux espèces sont les représentants les plus connus d’un
groupe qui comprend probablement beaucoup d'espèces. Cramer et
Hubner ont très-bien figuré leurs espèces. Orion a toujours le des-
sous des ailes inférieures marbré de taches d’un noir bleuâtre,
séparées par du gris cendré. Brachius a le dessous des ailes d’un
noir uni. Enfin A/bimargo et Virescens que nous avons décrits
récemment, ont des caractères propres que nous n’avons jamais vus
varier.
90. E. Virescens P. Mab. Bull. Soc. Ent. Fr. n° 4, 1877, févr.
Les ailes ont 42 mill. d'envergure; les supérieures sont d’un brun
noir, avec deux points apicaux blancs et transparents, une bande
droite de cinq taches blanches, étroites et transparentes ; à l’angle
supérieur de la deuxième tache est un point semblable, extérieur à
la bande. La base de l'aile, la tête et le corselet sont d’un vert
métallique brillant; la frange est grise. Les ailes inférieures sont
arrondies et leur angle anal est prolongé en une queue courte et
large, la frange et la queue sont d’un blanc de neige. Tout le disque
est hérissé de poils vert-métallique. En dessous, les supérieures sont
noires ; les taches du dessus apparaissent en clair. Les aïles infé-
rieures ont tout le bord externe largement blanc et la base saupou-
drée d'écailles grises. La poitrine est hérissée de poils verdâtres :
les palpes sont jaune sale.
Un exemplaire de la Guyane.
o1. E. Dorantes Stoll, tab. 39. Trois exemplaires. Brésil.
92. E. Proteus Linn. Mus. Ulr. p.333, Clerck, t. 42. Six exem-
plaires. Brésil et Guyane.
93. E. Catillus Cram. Pap. Exot., tab. 260. Quatre exem-
plaires du Brésil.
94. E. Zilpa Butl. Un exemplaire. Colombie.
90. E. Albofasciatus Hew. Un exemplaire. Colombie.
GENUS TELEMIADES Hubn. Verz.
56. T. Bromius Stoll. ?
Cette espèce ne me paraît pas être le vrai Bromius, à moins que
la figure, très-accusée du reste, ne soit inexacte. Je possède, près de
celle-ci, toute une série d'espèces qui me semblent inédites, et sont
très-voisines les unes des autres.
Nous avons accepté pour ce groupe le nom de genre indiqué par
DU MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE. 27
Hubner; nous y rangeons, avec le Bromius, les espèces suivantes :
Vulpinus Cram.; Amphion Hubn.; Avitus Cram. ; ÆEpicalus
Hbn. ; Lillera P. Mab.; Inops P. Mab. — Corbulo Cram. peut
aussi y prendre place. Toutes ces espèces me semblent bien séparées
et c’est à tort que quelques-unes ont été regardées comme des syno-
nymes. Ainsi le Corbulo a été confondu avec l’Anastrus obscurus
Hbn., qui me semble tout à fait différent ; en considérant les
antennes, on voit que Hubner a eu en vue une espèce qui n’a pas
de rapport avec le vrai Corbulo.
57. T. Inops P. Mab. Petit. Nouv., Ent. 1877, n° 180, p. 165.
40 mill. d'envergure. Port du Bromius de Stoll. Aïles supérieures
à apex aigu, d’un noir roussâtre, traversées par des bandes ondées
plus foncées; l’une est marginale, la deuxième est sinueuse et
passe sur l'extrémité de la cellule et on en voit deux autres incer-
taines sur la base. Elles se continuent sur les inférieures et la
frange est noire. Il n’y a absolument aucun point transparent. Le
dessous est un peu plus clair, les bandes moins distinctes. Les
palpes sont variés de cendré. La femelle est plus roussâtre et les
lignes sont un peu moins distinctes.
Deux exemplaires du Pérou.
GENUS ACHALARUS Scudd.
58. À. Lycidas Sm.-Abb. Lep. Georg., tab. 20. Un exemplaire.
Amérique méridionale.
GENUS ÆTHILLA.
99. Æ. Calchas H.-$S. Un exemplaire du Brésil.
60. Æ. Pylades Scudd. Proc. Bost. Soc. 1870. Un exemplaire.
Amérique boréale.
61. Æ. Bathyllus Sm.-Abb. Lep. Georg., tab. 22. Je rapporte
à cette espèce un exemplaire sans localité, qui pourrait bien appa-
tenir à une espèce différente. Les espèces nommées Coracina,
Lavochrea, ete., n’appartiennent pas du tout à ce groupe; nous les
avons rangées dans un genre distinct qui se rapproche des vrais
Telegonus et que nous avons nommé £'wryplerus.
GENUS THAN4OS Boisd. 1833.
Le nom de Nisoniades Hubn. est inacceptable; il désigne chez
Hubner un assemblage d'espèces disparates. Tages n'y est énu-
méré que le cinquième. Le nom d’'Erynnis a été créé par Schranck
pour toute la famille et ne saurait s'appliquer à un groupe qu'en
vertu d’une diagnose récente : celui de Tanaos imposé par Bois-
28 CATALOGUE DES HESPÉRIDES
duval au Tages et aux espèces américaines Juvenalis, Brizo, etc.,
peut être conservé.
62. Th. Brizo Boisd. Lép. Am. Sept. tab. 66. Deux exem-
plaires. Amérique boréale.
63. Th. Juvenalis Fabr. Ent. Syst. p. 339. Quatre exemplaires
de l'Amérique du Nord.
GENUS CAMPTOPLEURA P. Mab. Pet. Nouv. 1877.
Les quatre ailes larges; les inférieures un peu arrondies : Côte
des supérieures d’abord droite depuis la base jusqu'un peu au delà
du milieu, où elle est brusquement courbée en angle obtus, comme
chez certaines Z'ortrix. Pli déhiscent très-long et très-fort; massue
des antennes en arc de cercle, décroissant insensiblement de la base
au sommet. Palpes longs, forts, 2° et 3 article dépassant la tête,
projetés en avant; le 3° conique, velu. Les espèces que je sépare
sous cette dénomination, n’ont de rapports, malgré l'apparence, ni
avec les Achlyodes, ni avec les Æelias.
64. CG. Thrasybulus Fabr. Ent. Syst. 1 p. 346. Quatre exem-
plaires du Brésil. :
65. C. Anacreon Staud. Un exemplaire; Colombie. Cette espèce
est bien plus robuste que ses congénères, et ne peut guère en être
éloignée ; elle rappelle déjà les Anfigonus.
GENUS ANASTRUS Hbn. Samml.
66. À. obscurus Hubn. Un exemplaire. Brésil.
Nous ne pouvons reconnaître le Corbulo dans l'espèce figurée
par Hubner; nous lui rapportons l’insecte cité ici et qui a les aiïles
glacées d’un noir bleuâtre à reflets bleu-violâtre. Il y a une
deuxième espèce du même genre qui nous a été nommée awslerus
Prittwitz; elle ressemble beaucoup à lobscurus, mais le dessous
teinté de gris lilas est très-différent.
67. A. Osyris Staud. Un exemplaire; Colombie. Cette espèce
n'appartient peut-être pas à ce genre; elle se rapproche à la fois du
C. Anacreon et de la 2° section des Antigonus.
Nota.— C'est avec les Æ{hilla que semble commencer une série
de formes qui s’éloignent sensiblement des £udaminr, dont l’A cha-
larus Lycidas serait le dernier genre. Le genre qui peut servir de
type à une 2° tribu nous a paru encore incertam; le genre Anti-
gonus, quoique très-restreint, nous semble cependant le plus propre
à grouper tous les autres autour de lui, et cette 2° tribu pourrait
être désignée sous le nom d’ANTIGONINI; si nous ne l'avons pas
DU MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE. 29
établie ici, c’est que beaucoup d'espèces importantes nous manquent
encore.
GENUS ANTIGONUS Hubn.
SECT. À. Apex tronqué; palpes très-longs, velus, droits et for-
mant une sorte de bec (genus proprium).
68. À. albiplaga Feld. Reis. Nov. Lep. tab. 73. Un exemplaire
du Pérou.
Cette belle espêce a les palpes du genre Helias, mais elle appar-
tient à la première division par le pli très-fort de la côte, et ne doit
pas s'éloigner beaucoup des Antigonus, qu’elle rappelle par ses
pattes postérieures et les plis cellulaires de ses ailes; elle doit
former un genre à part qui aura quelque rapport avec les Leuco-
chitonea.
SECT. B. Ailes antérieures à apex aigu ; postérieures échancrées
au bord externe, souvent pourvu d’une longue dent; palpes courts
et épais.
69. À. Nearchus Latr. Humb. et Bonpl. Obs. Zool. t. 43.
A. ustus Hubn. Zutr. f. 719. Un exemplaire du Brésil.
70. À. erosus Hubn. Samml. Deux exemplaires du Brésil.
71. À. excisus P. Mab. 630 mill., Q 34.
Ailes larges, minces, noires, portant deux zones plus foncées,
peu distinctes, communes. Deux points transparents ronds, dont
le supérieur plus gros, près de la côte des supérieures. Bord
externe des inférieures offrant une échancrure arrondie en face de
la cellule, la partie supérieure du bord prolongée, et l’inférieure
un peu excavée à l’angle anal; ce qui produit deux prolongements
dentiformes. Dessous d’un brun terne : ailes inférieures ayant chez
le mâle un assez large espace ocracé à l'angle anal, coupé par deux
bandelettes noires et saupoudré d’écailles grises. La femelle est
plus grande que le mâle, et le dessous des inférieures est à peine
ocracé. Un exemplaire. Pérou.
Nota. — Ascalaplrus Stgr., Chrysocephala Latr. prennent place
ici, soit comme 3° section du genre Anfigonus, soit comme genre
séparé.
GENUS LEUCOCHITONEA Wallengr.
Le premier groupe de ce genre formera par la suite un genre
particulier ; il renferme trois espèces : Canescens Feld. Scintil-
lans P. Mab. Neglecta P. Mab. F4
72. L. Scintillans P. Mab. Un exemplaire de la Guyane.
Le deuxième groupe comprend toutes les espèces voisines d’A7-
salle, Au reste, il faut dire que ce genre est appelé dans une
30 CATALOGUE DES HESPÉRIDES
méthode sérieuse à être profondément modifié. Wallengren l’a
établi pour une espèce africaine qui a les ailes blanches, mais ne me
semble point congénère d’Arsalte. Teutes les espèces sont améri-
caines. Je ne connais que des femelles d’unifasciata Feld., et ne
puis dire si l’espèce est un Leucochilonea.
73. L. Laviana Hew. Leuc. 2. 15-16. P. Leca. Butl. Deux exem-
plaires du Pérou.
74. L. Petrus Hbn. Verz. Nirveus Hbn. Samml. &. Deux exem-
plaires. Mexique.
75. L. Arsalte. Lin. Mus. Ulr. p. 245. Clerck. t. 23. Deux exem-
plaires. Brésil.
76. L. Leucola Hew. Exot. Butt. 1875. Leucoch. pl. 2. f. 17, 18.
Deux exemplaires du Pérou.
GENUS SPILOTHYRUS Dp.
Carcharodus Hubn. — Urbanus Hbn.
77. S. Marrubii Rbr.Fne Andal. 1839, tab. 12.—Beæticus Rtr.
Catal. Syst. And. 1858. Un mâle, France méridionale.
78. Alceæ Esp. Schmett. tab. 51. — Malvarum Hoffm. Deux
exemplaires. Belgique.
GENUS Pyraus Hbn.
Obs. Ce genre de Hubner comprend tous les insectes que con-
tiennent les genres postérieurement établis de Syrichthus B.
Scelothrix Rbr. Si on le divise, on pourra faire revivre les noms
mis en synonymie.
79. P. tessellata Scudd. Une femelle; Amérique du Sud.
80. P. Syrichthus Fabr. Syst. Ent. p. 554. — Orcus Cram.
Pap. Exot. 334. — Tartarus Hbn. Schmett. Europ. la ©. Six
exemplaires du Brésil.
81. P. Americanus Blanch. in Gay Faun. Chili, page 44. Un
exemplaire. Chili.
Obs. Cette espèce, indiquée du Chili, semble répandue dans toutes
les parties montagneuses de l'Amérique du Sud. Il y a là un
groupe qui doit être très-nombreux en espèces aflines et difficiles à
distinguer ; elles sont très-proches des espèces européennes appelées
Alveus, Cirsii, Carthami, etc.
Syrichthus, Crisia, tessellata, Americanus, notatus, adepta, et
quelques autres encore peu connues ou inédites, ont toutes le même
aspect ; les mâles ont un fort pli au bord antérieur.
DU MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE. 31
SECTIO SECUNDA. — ASTYCI HUBNER, emend. SCUDD.
e
Bord antérieur des premières ailes dépourvu de pli dans les deux :
sexes. La côte varie beaucoup, elle est parfois large et aplatie en
lame, parfois forte et épaissie. Massue des antennes variable, tantôt
en crochet de grosseur égale, à tige longue, tantôt ovoide, mu-
cronée, à tige très-courte. Quelques genres n’ont qu’une paire
d’éperons aux tibias postérieurs. Les jambes sont le plus souvent
garnies de poils fins, longs et flexueux. Les ailes inférieures sont
sinuées ou arrondies et n’ont ni échancrures, ni prolongements
caudiformes. L’abdomen dépasse souvent les ailes inférieures et
alors il peut être grêle et courbé.
TRIBUS PRIMA. — ISMENINI.
GENUS SPIONIADES Hbn. Verz.
&. S. Artemides Cram. Pap. Exot., tab. 391. Un exemplaire.
Brésil.
83. S. Ithrana Butl. Deux exemplaires. Brésil.
GENUS CECROPTERUS H.-S.
84. C. Aunus Fabr. Spec. Ins. IT, p. 34. Quatre exemplaires.
Brésil. ;
85. GC. Itylus Hbn. Zutr. Ex. Schm. f. 249-50. Un exemplaire,
Brésil.
86. GC. Evelinda Butl. Un exemplaire. Brésil.
Cette espèce s'éloigne un peu des précédentes et devra peut-être
se placer ailleurs; dans tous les cas, elle n’est pas congénère du
Clonius Cr. C’est l’Evelinda que Latreille a décrit au lieu du vrai
Clonius. Je possède l’exemplaire de sa collection.
C’est ici que nous plaçons un singulier insecte que nous avons
reçu de Cayenne et dont l’organisation est tout à fait spéciale.
GENUS EcrTomis P. Mab.
Ailes supérieures larges, triangulaires, à apex arrondi. Ailes
inférieures à bord antérieur profondément excavé-sinué, partie
basilaire prolongée en une sorte de lobe arrondi, pourvu d’un
rebord large, imitant un sac, et pourvu d'un pli très-fort. Front
hérissé, velu; palpes à deuxième article fort, hérissé; troisième
article court, un peu infléchi. Abdomen conique, très-court. Massue
des antennes grêle à pointe courbée. Ailes supérieures pourvues
où CATALOGUE DES HESPÉRIDES
en dessous sur la base d’un gros pinceau de poils qui dépasse un
peu le prolongement des inférieures.
E. Adoxa P. Mabille. ad
Enverg. 32 mill. Aïles d'un brun noir; les supérieures portant
une tache oblongue qui traverse la cellule, blanc jaunâtre et
semi-transparente. Les franges sont concolores et la base des
inférieures luisante et dépouillée d’écailles. Le dessous est de
la même couleur, mais la bande se prolonge jusqu'à la côte et
se confond au bord interne avec un espace blanc jaunâtre luisant
qui occupe tout le bord jusqu’à la base. C’est sur cet espace
luisant qu'est placé le pinceau de poils noirs. Les inférieures sont
un peu plus claires au bord abdominal et ont un reflet roussâtre.
Le corps et la tête sont brun noir; la poitrine et le thorax sont
hérissés de poils vert métallique et les palpes sont variés de poils
verdâtres.
GENUS ASTRAPTES Hubn.
87. À. Amyntas Fabr. Syst. Ent. ZLividus Hbn. Samml.
Savignyi Latr. Enc. Deux exemplaires. Brésil.
GENUS ENTHEUS Hubn.
88. E. Talaus Lin. Mus. Ulr., p. 259. Deux £xemplaires.
Guyane.
89. E. Peleus Lin. Mus. Ulr., p. 327. Cram., t. 284. Trois
exemplaires. Guyane.
GENUS ANCISTROCAMPTA Feld.
90. À. Hiarbas Cram. Pap. Ex., tab. 18. Un exemplaire.
Pérou.
91. A. Olenus Hubn. Zutr. Exot. Schm., f. 487-8. Trois exem-
plaires. Brésil.
Cette espèce n’est peut-être pas à sa véritable place; mais elle
n'appartient pas à la première division et n’a aucun rapport avec
les Thymele.
GENUS PLESIONEURA Feld.
92. P. leucocera Koll. Hüg. Kaschm., tab. 18, f. 3, 4. Deux
exemplaires. Inde. (Java?)
93. P. ruficornis P. Mab. Cette espèce qui vient de Java, est
très-distincte; elle ne m'a paru se rapporter à aucune de celles qui
ont été décrites par M. Moore ou plus récemment par M. Hewitson.
Je lui rapporte un bel exemplaire mâle qui vient de Sumatra; il
DU MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE. 33
présente quelques différences peu importantes; sa coloration est
plus sombre. Nous décrivons comme type l’exemplaire du Musée
royal.
Envergure 43 mill. ; ailes d’un brun noir. Les supérieures offrent
deux séries de taches d’un blanc argenté et semi-transparentes ; la
première est apicale et composée de trois taches rondes qui se tou-
chent et sont près de la côte et de deux autres un peu au-dessous
de l’apex ; l’autre forme une large bande médiane composée d’une
petite tache costale ronde, blanc jaunâtre, d’une très-grande, blanc
argenté, dans la cellule; d’une troisième aussi grande et semblable
entre le deuxième et le troisième rameau de la composée inférieure ;
enfin de deux autres plus petites et extérieures. Les ailes infé-
rieures sont sans taches, un peu poudrées d’écailles jaunâtres. Le
dessous est tout à fait semblable, mais plus clair et plus jaunâtre ;
les franges sont de part et d'autre d’un blanc grisâtre, entrecoupées
de brun. Le dessus du corps est de la couleur des ailes; en dessous
les pattes sont rousses, la poitrine hérissée de poils cendrés, les
palpes vert-jaunâtre; l’abdomen est zoné de blanc à chaque anneau;
les antennes sont d’un brun noir avec une tache blanche en dessus
à la base de la massue.
Un exemplaire. Java.
94. P. Dhanada Moore, Proc. Zool. Soc., p.789. Un exemplaire
Q de l'Inde.
95. P. Eligius Cram. Pap. Exot., tab. 354. Un exemplaire.
Amérique du Sud.
96. P. Æacus Latr. Quatre exemplaires de Java. Il ne semble
pas certain que cette espèce soit synonyme du P. Dan de Fabricius.
97. P. Festhamelii Bdv. Voy..Astr. Lép., tab. 2, f. 7. Sept
exemplaires. Inde et îles Malaises.
98. P. Alysos Moore, Proc. Zool. Soc., page 789, Un exem-
plaire. Java.
99. P. Folus Cram. Lep. Exot., tab. 74. — Cicero Fabr. Quatre
exemplaires. Java.
GENUS TANYPTERA P. Mab. Soc. Zool. France, 1877.
Nous avons compris dans ce genre qui se rapproche beaucoup
des Zsmene, trois espèces qu’on peut diviser en deux groupes : le
premier comprend l'A. Ismene Feld. et l'A. celsina Feld., le second
l'A. Laufella Hew. de l'Afrique occidentale.
100. T. Ismene Feld. Reis. Nov. Lepid., tab. 73. Un exem-
plaire de la Malaisie.
34 CATALOGUE DES HESPÉRIDES
GENUS ISMENE Swains.
101. I. Iphis Drur. Ill Exot. Ent., tab. 15. — Jupiter Fabr.
Sept exemplaires. Afrique.
102. I. Chalybe Doubl. Hew. Gen. D. Lep., tab. 79. Trois exem-
plaires. Afrique.
Cette espèce est distincte de l’Z. Bixæ Lin.
103. I. Chromus Cram. Pap. Exot., tab. 284. Un exemplaire.
Inde. Variété à bande très-étroite sur le dessous des ailes inférieures.
104. I. Sena Moore, Proc. Zool. Soc., 1865, p. 778. Quatre exem-
plaires. Java.
105. I. Harisa Moore, loc. cit., p. 782. Un màle de l'Inde.
106. I. Œdipodea Swains. Zool. II, tab. 16. Deux exem-
plaires. Java.
107. I. subcaudata Feld. Reis. Nov., tab. 72. Trois exem-
plaires de l'Inde.
108. I. Myra Hew.? Ex. Butt. Ism., t. 1, f. 3. Un exemplaire
ruiné que je ne rapporte ici qu'avec doute.
109. I. Quadripunctata P. Mab. Soc. Ent. Fr. 1876. Un exem-
plaire de Java.
110. I. Simplicissima P. Mab. Soc. Ent. Fr. Bull. 1876. Un
exemplaire de Java.
111. I. Forestan Cram. Pap. Exot., tab. 391. Deux exem-
plaires. Afrique.
112. I. Schoenherri Latr. Enc. Méth. IX, 1823. — I. Chuza
Hew. Ex. Butt. Ism., tab. 1, f. 4.
La description de Latreille s'applique bien ici, et l’'exemplaire du
Muséum de Paris ne laisse aucun doute sur cette synonymie. Deux
exemplaires de Java. |
115. I. Exclamationis Fabr. Syst. Ent., p. 530. Un exemplaire
de l'Inde.
GENUS ERIONOTA.
Ailes supérieures triangulaires, grandes, à apex aigu. Les infé-
rieures larges, arrondies. Côte des premières ailes large, plane.
Palpes à deuxième article gros, arrondi en avant, relevé contre le
front ; troisième article caché par les poils du deuxième. Écusson
court, globuleux. Abdomen bombé sur le dos, couvert de longs
poils laineux dans les deux sexes. Antennes longues, fortes, à
massue courbée en angle obtus vers son milieu.
Ce genre contient des espèces remarquables par leur taille et leur
Organisation ; elles n’ont de rapports qu'avec les Zsmene et cer-
tains Carystus : leur abdomen rappelle celui des P/esionewra.
DU MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE. 35
114. E. Thrax Lin. Syst. Nat., p. 794. Don. Ins. Ind., tab. 49.
La figure de Clerck qu’on a parfois voulu appliquer à la descrip-
tion de Linné, représente le Sergestus Cr.
Quatre exemplaires. Inde et îles Malaises.
115. E. Hypæpa Hew. Descript. Hesp., p. 25. — Thrax
Hubn. Zutr. Ex. Schm., f. 875-76. — Irava Kirby. Syn. Cat.,
p. 591, n° 37, nec Moore. Six exemplaires. Inde et Malaisie.
116. E. Irava Moore, Cat. Lep. E. I. C. 1, p. 254, n° 583.
Cette espèce n’a pas d’autres rapports avec Thrax et Hypæpa
que ceux du genre. Le nom indiqué (loc. cit.) par M. Moore, m’a
semblé n’avoir jamais été accompagné d’une description. On verra
par celle que nous donnons que cette espèce a bien une existence
propre; l’Zrava de ma collection a été vu et nommé par M. Moore,
qui m'a montré une grande complaisance et que je prends plaisir à
remercier ici.
Plus petit que le T'hrax; les mâles ont 50 mill. d'envergure; d’un
brun roux, un peu plus noir sur le disque; les aïles supérieures ontla
côte rousse jusqu'à la moitié, et quatre taches semi-transparentes :
une carrée au bout de la cellule, une très-petite à l’apex et trois en
ligne oblique entre les rameaux de la composée postérieure : l'in-
férieure jaunâtre et très-rapprochée du bord interne. Ailes infé-
rieures plus foncées sur le disque. En dessous les supérieures ont
le milieu du limbe noirâtre; la côte, l’apex et les bords d’un brun
roussâtre clair et comme lavés de gris. Le point apical est cerclé
de noir; au-dessus de lui il y a deux petits points noirs et deux
autres au-dessous et en ligne avec les trois taches transparentes.
Les inférieures sont d’un brun rougeâtre avec une ligne de trois
points noirs entre les nervures, souvent peu marqués. Le corps est
très-long, l'abdomen est hérissé à sa base d’épais poils flexueux. Il
est de la couleur des ailes.
TRIBUS SECUNDA. — CARYSTINI.
GENUS THRACIDES Hubn.
117. T. Salius Cram. Pap. Exot., tab. 68. Un exemplaire.
Surinam.
Var. B. Trimacula.
Cette variété présente des exemplaires chez lesquels la base
même de l’aile inférieure en dessous est de la même couleur que
le reste du limbe, à peu près comme chez Antoninus Latr. ou
coloré comme le type de Salius Hubn. Le dessus des mêmes ailes
offre trois taches vitrées assez larges dans les deux sexes. Je crois
que cette forme remarquable ne doit pas être séparée du Salius,
qui est assez variable. Trois exemplaires. Brésil.
36 CATALOGUE DES HESPÉRIDES
118. T. Sinon Cram. P. Exot., tab. 342. Un exemplaire du
Brésil. :
GENUS PROTEIDES Hubn.
119. P. Evadnes Cram. Pap. Exot., tab. 343. Deux exem-
plaires. Brésil.
120. P. Gerasa Hew. Un exemplaire. Brésil. ù
121. P. Macareus H.-$. Syst. Lep. II, p. 71. Un exemplaire.
Brésil.
122. P. Chalestra Hew. Un exemplaire. Brésil.
GENUS CARYSTUS Hubn.
123. C. Phocion. Trois exemplaires. Brésil.
124. G. Cynisca Swains. Brontes Latr. Deux exemplaires.
Brésil.
Le Brontes de Latreille se rapporte ici et non à l’'Awnus, qui n’a
jamais le bord antérieur des deuxièmes ailes jaune; les échantillons
de la collection Latreille sont étiquetés de sa main. Comme d’ordi-
naire, la description de Fabricius se rapporte très-bien à plusieurs
espèces.
125. G. Catargyra Feld. Reis. Nov. Un exemplaire du Pérou.
126. C. Argentea Hew. Un exemplaire. Brésil.
127. G. Attina Hew. Trois exemplaires de Java.
Cette espèce n’est pas un vrai Carystus, et devra, avec quelques
autres de l'Inde, se placer ailleurs. Cruda H.-$. lui est congénère.
128. C. triangularis Hubn. Deux exemplaires. Brésil.
129. CG. Marcus Hubn. Deux exemplaires. Brésil.
Cette espèce n’est pas synonyme de Phyllus, quoique voisine, et
la figure de Hubner est très-bonne.
130. G. Lafresnayi Latr. Un exemplaire du Brésil.
131. G. Laurea Hew. Quatre exemplaires. Brésil.
GENUS PLASTINGIA But].
132. P. Callineura Feld. Deux exemplaires de Java.
TRIBUS TERTIA. — PAMPHILINI.
Cette tribu est remarquable par les antennes de ses espèces, à
massue ovoide et à tige très-courte. Il est probable qu'il faudra
plus tard la borner aux Pamphila vrais, les derniers genres que
j'y comprends, ayant les antennes des Carystus. Je n’ai pas osé le
faire parce que tous les autres caractères, surtout chez les Cyclo-
pides, rappellent tout à fait les Pamphila.
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La Planche IT paraîtra avec le Fascicule TE.
DU MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE. 37
GENUS PAMPHILA.
133. P. Mathias Fabr. Thrax Hubn. nec Lin. Deux exem-
plaires. Inde.
134. P. Chaya Moore. Un exemplaire. Java.
135. P. Athenion Hubn. Un exemplaire. Amérique.
136. P. Peckius. Une ©. Amérique boréale.
137. P. Thaumas. Un Of. Amérique boréale.
138. P. Augias Lin. Deux exemplaires de l’Inde.
139. P. Phormio P. Mab. Un exemplaire de l'Amérique du
Sud.
Cette espèce est voisine de P. Vibex Hubn., qui, dans l'Amérique
du Sud, est le type d’un groupe dont les espèces, quoique voisines,
sont faciles à distinguer. Ce sont Vibex Hubn., Phormio P. Mab.,
Sulfurina P. Mab. Le Vibex à été bien figuré par Hubner et nous
allons décrire les deux autres.
Le Phormio a la taille et le port de Sy/vanus; ses ailes supé-
rieures sont fauves; le bord externe, y compris l’apex, est largement
noir et une forte bande brun-noirâtre va de l’apex à la base, isolant
entre elle et la bordure une bandelette fauve; la côte reste fauve et
la base est un peu rembrunie : sur la bande longitudinale se détache
en noir velouté, une raie courte, ovale, qui est le caractère du
mâle. Les ailes inférieures sont presque entièrement brunes; le
disque présente une éclaircie fauve qui se continue vers la base
par un trait ovale. Le dessous est d’un jaune terne; les supérieures
ont la base noire vers le bord interne : le bord externe est rem-
bruni et on distingue deux à trois taches noires en ligne parallèle à
la frange. Les inférieures offrent une ligne de petites taches brunes
entre les nervures près du bord et une autre semblable sur Le disque
au delà du milieu. L'espace abdominal est jaune; le corps est brun
en dessus et jaune en dessous.
Il diffère du Vibex surtout par le dessous des inférieures qui
n’ont pas de bordure noirâtre, par l’espace abdominal jaune, etc.
P. Sulfurina P. Mab.
Il rappelle tout à fait le précédent; le dessus de ses ailes a le
même dessin, mais le fauve passe au jaune-soufre sur les supé-
rieures ; La bordure noire est plus étroite, la bande longitudinale
ne se réunit pas à l’apex avec la bordure; la raie noire est plus
droite, un peu plus large et au-dessous le reste de la bande sur
laquelle elle est placée, est d’un gris clair presque cendré; les aïles
inférieures sont plus obscures; le disque a une éclaircie jaune,
moins large, et la frange est d’un jaune blanchâtre. Le dessous est
d’un jaune pâle; la base de l'aile est étroitement noire, surtout au
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXI. 3
38 CATALOGUE DES HESPÉRIDES
bord interne; sur le reste de l’aile les couleurs du dessus ne sont
que faiblement reproduites; le bord externe est seulement rem-
bruni. Les ailes inférieures sont entièrement d’un jaune terne; la
base est faiblement salie de brun et on distingue de très-petits points
noirs placés au bout des nervures. Le corps est brun en dessus,
jaune-soufre en dessous.
Cette espèce vient de Cayenne et de Venezuela.
140. P. Pertinax Cram. Trois exemplaires. Amérique méri-
dionale.
141. P. Phylæus. Trois ©. Brésil.
142. P. Pythias. P. Mab. Un exemplaire de Java.
Cette espèce nous a semblé constamment distincte d'Augaas :
tous les exemplaires que nous avons vus, viennent de Java, comme
celui du Musée Royal.
36 mill. Ailes supérieures fauve vif avec une large bordure
noire, dentée intérieurement, mais non coupées par les nervures
jaunes comme chez Awgias; une épaisse bande noire longitudinale
passe au-dessous de la cellule en partant de la base et s'arrête à
l’apex avant la bande terminale, à laquelle elle est réunie par une
liture noire. La côte reste fauve, mais les nervures sont noires. Les
ailes inférieures sont plus arrondies et moins sinuées que chez
Augias; elles sont noires, avec un point basilaire fauve et une
bande médiane de la même couleur, très-étroite près du bord
abdominal, qui reste noir, et remontant vers l’angle antérieur, où
la bordure devient plus étroite. Le dessous des inférieures est d’un
brun rougeâtre ou ferrugineux; le point basilaire et la bande
médiane s’y détachent en fauve rouge ou orangé; la frange est
noirâtre, fauve orangé à l’angle anal. Les supérieures offrent le
même dessin qu’en dessous, mais le noir y est plus étendu, la base
et le bord interne sont tout à fait noirs.
Le corps est brun en dessus; d’un brun rougeâtre en dessous ;
les palpes sont d’un fauve plus clair.
Cette espèce se distingue facilement d’Awgias par le dessous des
ailes inférieures : je n’ai pas vu la femelle.
143. P. Zabulon Bdv. Un exemplaire. Amérique boréale.
144. P. Juba Scudd. Deux exemplaires. (Collect. Huyghens.)
Californie.
145. P. Epictetus Fabr. Deux exemplaires de l'Inde.
146. P. Maro Fabr. Un ©. Java.
147. P. Taxilus P. Mab.
Cette espèce fait partie d’un groupe nombreux en espèces et
affines ; c’est celui du P. flavoviltata Latr. qui, d’après l’auteur et
DU MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE. 39
des échantillons étiquetés par lui, a le dessous des ailes inférieures
jaune. Le Tazilus est un peu plus grand; il est d’un brun noir sur
lequel se détachent les bandes jaunes. Aux ailes supérieures, la
bande noire oblique du milieu de l’aile se bifurque à l’apex; l’une
des branches le touche et l’autre rejoint la côte, en isolant ainsi une
tache jaune. Aux inférieures, la bande jaune transversale est plus
large, surtout au bord externe, et il y a un point jaune basilaire,
suivi d’un autre placé plus près de l’angle antérieur. En dessous, les
supérieures ont le même dessin, mais la base de l’aile et la partie
inférieure des bandes est très-noire. Les ailes inférieures sont d’un
brun ferrugineux sombre; l’espace anal est noir, et la bande trans-
verse, ainsi que les points fauves, sont plus ternes et moins brillants;
la frange est orangée. Le corps est brun en dessus, brun-rougeûtre
en dessous. La massue de cette espèce est fusiforme et pourvue
d’un mucron aigu assez long. C’est pourquoi nous l’avons laissée
dans le genre Pamphila. Chez le flavovillala la massue est ovoide
et aussi mucronée. Elle n’a donc pas les caractères indiqués et
figurés par M. Butler pour son genre Taraclrocera. Cette espèce
se trouve à Java, à Ceylan et peut-être dans les îles voisines. Le
flavoviltata vient d'Australie.
GENUS ANcyLoxipHA Feld.
148. A. Numitor Fabr., Ent. Syst., p.324. Un exemplaire. Brésil.
149. À. Radiola P. Mab. — Menes Stgr. in sched. nec Cram.
Cette espèce est nommée Menes dans beaucoup de collections et
nous l’avons reçue de M. Staudinger sous ce nom; mais ce n’est
pas le vrai Menes, qui a les ailes bien plus allongées, avec l’apex
rayé en dessus de stries jaunâtres comme dans la figure. Nous
l’avions d’abord rapportée à l'A. gracilis Feld., mais la description
et la figure ne s’y rapportent pas du tout.
Envergure: 20-23 mill. (Le Menes a 28 à 30 mill.) Aïles d’un brun
noir uniforme, avec la frange un peu roussâtre. Bord externe des
inférieures un peu sinué avant l’angle anal. Aïles supérieures trian-
gulaires, larges de7 mill. sur 10 de long. (le Menes a pour les mêmes
ailes : 7 sur 15). En dessous, les supérieures sont d’un brun noirâtre,
lapex et le bord externe rayé de neuf raies ocracé pâle; les
inférieures concolores avec les nervures et deux plis rayés de
blanc ocracé et offrant ainsi neuf à dix raies très-nettes sur un fond
noirâtre; frange brun-roussâtre, précédée d’un liseré blanchâtre,
très-fin. Ce liseré n'existe pas chez le Menes et, aux inférieures
entre chaque nervure blanchâtre, il a un trait triangulaire jau-
nâtre et brillant. Le corps est noir de part et d'autre; les palpes,
la poitrine et les pattes sont jaunâtres.
40 CATALOGUE DES HESPÉRIDES
GENUS CYcLopipEs Hbn.
150. C. Cypselus Feld. Un exemplaire. Colombie.
11. C. Frater P. Mab.
Cette espèce est voisine de Cypselus et de Carmides ; les aïles
supérieures rappellent en petit le dimidiatus. X1 est d’un brun
noir ; les premières ailes ont quatre taches d’un blanc jaunâtre ou
réunions de taches, savoir : trois petites rapprochées à l’apex,
et trois en ligne oblique au-dessous entre les ramaux des nervures ;
mais l'intermédiaire est surmontée d’une deuxième tache triangu-
laire placée dans la cellule et séparée de l’inférieure par la nervure
seulement. Les secondes ailes offrent une grande tache ovale, cen-
trale, arrondie et un peu sinuée en son bord inférieur. Le dessous
des ailes supérieures est d’un noir lavé de roux à l’apex et sur la
côte; la tache médiane forme une large bande courbe qui va de la
côte au bord interne. Les ailes inférieures sont d’un roux clair,
avec une tache médiane et une bordure formée de taches confuses
et confluentes. Il y a un point jaune-pàle au bord antérieur au-
dessus de la tache centrale. Le corps est brun ainsi que les antennes.
Les pattes sont jaunâtres.
Cette espèce vient du Pérou et de la Bolivie.
152. L. exornatus Feld. Pérou.
Cette espèce, que Felder n’a pas reconnue, n’est pas autre chose
que le C. Paniscoides Blanch.
GENUS HETEROPTERUS Dum.
153. H. Metis L. Un G‘. Afrique.
TRIBUS QUARTA. — TAGIADINI.
Cette tribu comprend des insectes de formes très-diverses : plu-
sieurs genres devront sans doute en être rejetés quand les affinités
des Hespéries seront mieux connues : peut-être aussi deux tribus
existent-elles dans celle-ci. Les Pythonides qui sont tous améri-
cains ont de singuliers rapports d’une part avec les Tagiades et les
Plerygospidea, de l’autre avec les Cyclopides et les Heteropterus.
Les ailes inférieures ont une largeur remarquable et ne sont que
très-rarement sinuées ; les supérieures sont souvent anguleuses ou
falquées.
GENUS PYTHONIDES Hubn.
154. P. Tryxus Cram. Pap. Exot., tab. 334. Sa/wianus Fabr.
Cinq exemplaires du Brésil. |
DU MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE. 41
155. P. Cerialis Cram, Pap. Exot., tab. 392, Cinq exemplaires
du Brésil.
156. P. Jovianus Cram. Pap. Exot., tab. 392. Trois exem-
plaires. Brésil.
157. P. Limæa Hew. Exot. Butt. Leuc., tab. 1, f. 1. Un exem-
plaire. Brésil.
158. P. Lucullea Hew. Exot. Butt. Leuc. 1, tab. 1, f. 9,10. Un
exemplaire. Brésil.
159. P. Cronion Feld. Reis. Nov. Lep., tab. 74, f. 23, 24. Un
exemplaire. Brésil.
160. P. Loxus Dbld. Hew. Gen. D. Lep., tab. 80, f. 4. Un exem-
plaire. Colombie.
161. P. Hemes Cram. Pap. Exot., tab. 103, Un exemplaire.
Brésil.
162. P. Leucaspis P. Mab. Deux exemplaires. Brésil.
Un tiers plus grand qu'Heines et offrant sur les aïles supérieures
les mêmes taches blanches et semi-transparentes : du reste entière-
ment noir ; il y a cinq petites taches à l’apex en ligne brisée, une
dans la cellule assez grande et au-dessus une plus petite à la côte;
deux autres en ligne oblique sur le limbe; l’inférieure est très-
petite et jaunâtre. Le milieu des ailes inférieures est occupé par
une très-large tache blanche arrondie inférieurement, et à bord
supérieur droit. Le dessous est semblable, mais la base des infé-
rieures est presque blanche, le bord antérieur y est seulement
teinté de gris un peu bleuâtre. Le corps est noir en dessus; l’ab-
domen est un peu plus clair et n’a pas une zone blanche comme
Hemees; il y à un point blanc à la base des antennes. En dessous, le
corps est presque entièrement blanc; les pattes sont blanches et les
antennes noires.
Nous avons cette espèce de Cayenne et du Brésil. Est-ce l’U. Cæsar
de Fabricius ? [1 est impossible de s’en convaincre, la phrase de
l’auteur étant aussi vague que l'indication de la‘localité et s’appli-
quant à toutes les espèces à ailes arrondies, portant une tache
blanche sur les inférieures.
GENUS CyYcLOosEMIA P. Mab.
163. CG. Herennius Cram. Pap. Exot., tab. 392. Un exemplaire
de la Guyane.
164. C. Fredericus Hbn. Zutr., f. 611, 612. Un exemplaire du
Brésil.
Cette espèce est mal placée dans ce nouveau genre, mais elle l’est
plus mal encore ailleurs.
42 CATALOGUE DES HESPÉRIDES
GENUS HELIAS Fabr.
165. H. palpalis Latr. Enc. Méth., p. 791. Deux exemplaires.
Brésil.
166. H. phalænoides Hubn. Samml. Ex. Schm. Trois exem-
plaires. Brésil.
GENUS ANISOCHORIA P. Mab.
167. À. oligosticta P. Mab. Pet. Nouv. Ent. Deux exem-
plaires du Pérou.
GENUS ACHLYODES.
Ce genre, tel qu’il est dans les derniers catalogues, est à remanier
en entier. Les deux premières espèces que nous citons ne lui appar--
tiennent pas.
168. ? bigutta. Trois exemplaires. Brésil.
169. ? gesta H.-S. Corresp. Blatt, XVII, p. 142. (Cuba.) Cette
espèce se trouve aussi au Brésil, au Venezuela. Un exemplaire.
Brésil.
170. A. pallida Feld. Verh. Zool. Bot. Ges. 1869, p. 478. Un
exemplaire. Mexique.
171. À. Busirus Cram. Pap. Exot., tab. 261. Sept exemplaires.
Brésil.
172. À. Papinianus Poey. Cent. Lép. Cuba. Un exemplaire.
Cuba.
173. À. Thraso Hubn. Samml. Ex. Schm. Quatre exemplaires.
Brésil.
174. À. Melander Cram. Pap. Exot. IIL., tab. 270. Deux exem-
plaires. Brésil.
175. A. sanguinalis Dblday. Gen. D. Lep., tab. 79. Un exem-
plaire. Pérou.
GENUS PTERYGOsSPIDEA Wallengr.
Ce genre a été créé par M. Wallengren pour des espèces qui ne
sont pas congénères; appliqué à l’Ophion, il devient synonyme de
T'agiades; réservé au Djælælæ, il ne peut plus comprendre les
espèces suivantes qui n’ont que des rapports éloignés avec cette
espèce africaine.
176. P. Helias Feld. Reis. Nov. Lep., tab. 73. Deux exemplaires
de Java.
Je ne puis m'expliquer pourquoi M. Kirby a réuni l’angulata
DU MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE. 43
Feld. et son Æelias, qui me semblent très-distinetes. La P. Pygela
Hew. se rapproche tellement de l’Helias qu’elle pourrait bien n’en
être qu’une forme obscure.
177. P. angulata Feld. Reis. Nov., tab. 73. Deux exemplaires.
Java.
GENUS ASTICTOPTERUS Feld.
Ce genre ne peut enfermer toutes les espèces qu’on y a rangées;
Lepelletieri et ses voisines doivent en être rejetées.
178. À. Diocles Moore Proc. Zool., 1865, p.785. Tag. fumatus
P. Mab. Trois exemplaires de Java.
Nous avions décrit sous le nom de 7. f'umatus un Diocles de
grande taille provenant de Java; de nombreux échantillons nous
ont démontré que la taille de notre insecte nous avait induit en
erreur et que le Dzocles peut varier beaucoup.
179. À. Xanites Butl. Trans. Ent. Soc. 1870, p. 510. Sept
exemplaires de Java.
Cette espèce varie pour l'éclair rouge des ailes supérieures; il
peut parfois disparaître entièrement.
Var B. Cette variété ne consiste guère que dans la taille; elle
atteint 53 mill.; les mâles ont une large bande apicale rouge; les
femelles ont la même bande très-réduite et rembrunie de noir, les
inférieures sont en dessous d’un noir plus uni. Deux exemplaires
de Java.
GENUS TAGIADES.
180. T. atticus Fab. Ent. Syst., p. 339. Un exemplaire. Inde.
181. T. Japetus Cram. Six exemplaires. Inde et Java.
La synonymie donnée pour cette espèce ne saurait subsister ; le
P. Nepos de Fabricius a été reconnu pour être une Anatole : sa
description s'applique à tout ce qu’on voudra; mais le Nepos de
Latreille n’est pas le Japeltus de Cramer. Dans la collection
Latreille il y avait trois exemplaires étiquetés Nepos; l’un est la
femelle du 7. Ravi Moore; les deux autres appartiennent à une
espèce différente du /apetus ; celui-ci est figuré dans Cramer avec le
bord postérieur blanc, tandis que Latreille dit du sien cinerascen-
libus alis ad angulum. Les deux espèces sont en effet très-
distinctes; la figure et la description sont bonnes, appliquées cha-
cune à son espèce. Nous conservons le nom de Nepos, puisque
l’insecte de Fabricius ne se trouve plus dans la famille des Hespé-
riens. Nous donnons la description des deux espèces.
Le mâle du Japelus est d’un brun noir : les ailes supérieures
offrent trois points vitrés apicaux, une bande plus noire que le
"re NENE
s
44 CATALOGUE DES HESPÉRIDES
fond maculaire part du même point et se voit surtout sur le disque.
Les ailes inférieures sont plus étroites que chez la femelle, à l'angle
anal; cet angle et la moitié du bord sont blancs; une ligne de
trois points noirs commence au bord antérieur et s’arrête à la partie
blanche ; sur cette partie, près de la frange, il y a deux points noirs.
En dessous, les supérieures sont d’un brun noirâtre uni. Les infé-
rieures sont presque entièrement blanches; la base est lavée de
bleuâtre, et le bord anterieur est noirâtre à l’angle. Il y a trois points
noirs : les deux inférieurs rapprochés, placés au-dessous de l'angle
antérieur ; au bord externe contre la frange on voit deux à trois
points noirs assez forts; le corps est noir en dessus, l’anus grisâtre
et le dessous est tout à fait blanc. .
La femelle diffère peu du mâle; les ailes inférieures sont plus
larges, tout à fait arrondies, le bord externe des inférieures est
très-étroitement blanc, enfin quelques exemplaires offrent quatre
points apicaux transparents au lieu de trois.
182. T. Nepos Latr. Enc. Méth., IX, p.787. Excl.syn./apetus,
nec Fabr.
Il est un peu plus grand que le Japelus, d’un brun noir. Les
ailes supérieures offrent trois points blancs espacés à l’apex ; deux
autres dans la cellule, et deux autres au-dessous entre les ner-
vures; autour de ces points le fond de l'aile ‘4 plus noir, et on
devine au-dessous d’eux une ou deux taches foncées, indécises.
Les ailes inférieures sont plus larges que dans le mâle de Japelus,
et arrondies; elles sont brunes; il y à un point noir centrak et
quatre à cinq autres en ligne courbe entre les nervures. Au bord
postérieur, la frange est blanche etle bord lui-même est très-étroite-
ment teinté de cendré bleuàtre; chez la femelle la frange est plus
large, plus blanche, et le gris cendré s'étend un peu davantage.
En dessous, les ailes supérieures sont un peu plus pâles, avec une
traînée grisâtre sur le disque et à l’angle interne. Les inférieures
ont la moitié abdominale et postérieure blanche; la base est teintée
de gris bleuâtre. Le bord antérieur et son angle sont noirs, et cette
couleur forme sur la partie blanche de l'aile une bandelette macu-
laire qui va jusqu’à l’espace anal, et qui précède la frange. Il y a
trois points noirs, assez forts, au-dessous de l’angle antérieur et
répondant à ceux du dessus. En dessus le corps est entièrement
brun, et blanc en dessous. Trois exemplaires de Java.
RE Er
+,
CATALOGUE
DES
ARACHNIDES DE BELGIQUE
PAR LÉON BECKER
PREMIÈRE PARTIE
6
— SÉANCE DU 2 FÉVRIER 1878 —
590 à
Il n'existe actuellement aucun travail sur nos arachnides indi-
gènes. Cette classé d’articulés si intéressante a été à peu près
délaissée par nos entomologistes, qui pourraient pourtant encore y
faire une ample moisson d'observations nouvelles. "
Depuis une quinzaine d’années, je me suis livré à l'étude presque
exclusive des araignées, et je prépare en ce moment une histoire
aussi complète que possible des arachnides de Belgique.
Comme ancien membre de la Société Entomologique, je consi-
dère comme un devoir de lui offrir, pour ses Annales, le catalogue
des espèces recueillies par moi, espérant que quelques-uns de nos
collègues prendront goût à l'étude de ces insectes, que je tâche de
réhabiliter dans l’estime publique, où elles jouissent d’une réputa-
tion détestable, quoique fort peu méritée.
J’ai adopté, pour le classement, le système de M. Eugène Simon,
dont les récents et remarquables travaux ont débrouillé le chaos
qui existait dans ces derniers temps.
Je lui adresse ici mes remerciments bien sincères pour l'aide
qu'il m'a prêtée dans la détermination souvent si difficile de cer-
taines espèces d’arachnides.
Je donne aujourd’hui la listedes espèces composant les familles
suivantes :
%.
ATTIDÆ, LYCOSIDÆ, SPARASSIDÆ, THOMISIDÆ, EPERIDÆ, AGELE-
NIDÆ, DICTYNIDÆ.
%
CATALOGUE
J'ai pris moi-même toutes les araignées que je cite ; je possède, à
quelques exceptions près, leur histoire complète. Ces araignées
sont relativement peu nombreuses encore, étant, je crois, seul dans
le pays à m'occuper de cette étude. J’aurais pu joindre à cette liste
les espèces trouvées sur nos frontières, que nous découvrirons un
jour peut-être ; mais j'ai préféré ajouter plus tard ces décou-
vertes, si elles se réalisent, et ne pas m’exposer à avancer des
faits dont je ne sois parfaitement sûr.
Prochainement je compléterai ce travail en donnant les autres
familles, surtout celle des Therididæ, si nombreuse et si intéres-
sante.
ARANEZX.
1: SOUS-ORDRE. — ARANEÆE OCULATÆ.
FAMILLE DES ATTIDÆ.
Les Attides sont essentiellement chasseresses; elles ne tissent pas
de toile, mais laissent toujours un fil sur leur passage ; elles sautent
généralement bien, c’est même un des caractères les plus remar-
quables de cette famille. Quelques espèces vivent en petites sociétés
sous les pierres ou les écorces d'arbres. Aux premiers beaux jours
elles sortent de leurs retraites hivernales pour se mettre en chasse.
On les reconnait aisément à leur grand céphalothorax, qu’elles
redressent parfois très-haut, comme pour voir de plus loin, ainsi
qu'à la disposition de leurs yeux au nombre de huit, d’inégale
grandeur, placés sur trois rangs, et formant dans leur ensemble un
grand carré.
GENRE SALTICUS. Latreille (1804).
Salticus formicarius. De Geer (1778).
Se tient cachée sous les pierres tombées, dans les endroits exposés
au soleil. Province de Namur, Yvoir (vallée de la Meuse).
GENRE MarpissA. Charles Koch (1846).
Marpissa muscosa. Clerck (1757).
Commune en toutes saisons; elle court sur les murailles des jar-
dins et contre les troncs d'arbres: elle hiverne sous les écorces,
s’introduit dans les hangars et surtout dans les serres.
Environs de Bruxelles.— Campine anversoise.
DES ARACHNIDES DE BELGIQUE. 47
'
GENRE DENDRYPHANTES. Charles Koch (1837).
Dendryphantes rudis. Sundevall (1833).
Peu commune dans les sapinières.
Environs de Bruxelles : Boitsfort, Auderghem.
GENRE CALLIETHERA. Charles Koch (1837).
Calliethera scenica. Clerck (1757).
La plus commune de nos Attides; on la trouve aux premiers
rayons de soleil sur les murs de jardins, les palissades, etc., etc. ;
elle s'éloigne peu des endroits habités. L'hiver, elle se tisse un
solide abri soyeux sous les écorces, dans les crevasses des mu-
railles, etc.
Environs de Bruxelles. — Province de Liège. — Province de
Namur. — Luxembourg.
Calliethera cingulata. Panzer (1797).
Peu commune; ses mœurs ressemblent à celles de la Scenica.
Environs de Bruxelles : Boitsfort, Groenendael, Jette.—Campine
anversoise, sur les arbres verts. — Environs de Namur.
Calliethera zebranea. Charles Koch (1837).
Assez commune, court sur les buissons et les murs exposés au
soleil.
Environs de Bruxelles. — Province d'Anvers (Calmpthout).
GENRE Hasarius. Eugène Simon (1871).
Hasarius arcuatus. Clerck (1757).
Assez commune dans les bois, dès les premiers beaux jours d'avril.
Elle court et saute sur les touffes de bruyère et les petits buis-
sons. Elle hiverne dans les feuilles sèches.
Environs de Bruxelles : Boitsfort, Groenendael, Uccle.
Hasarius falcatus. Clerck (1757).
Cette espèce varie beaucoup. On la trouve fréquemment dans
les bois, courant et sautant, surtout sur les buissons bas, parmi les
hautes herbes, dans les bruyères, etc., etc., presque toujours dans
les parties découvertes et bien exposées aux rayons du soleil.
Boitsfort, Groenendael.-— Province de Namur.— Luxembourg, sur
les coteaux boisés qui bordent la Lesse.
Hasarius lætabundus. Charles Koch (1848).
Peu commune. Environs de Bruxelles.
GENRE PELLENES. Eugène Simon (1876).
Pellenes tripunctatus. Walckenaer (1802).
Assez fréquente et répandue dans nos environs. Elle varie beau-
coup. — Boitsfort, Groenendael.
48 CATALOGUE
GENRE ATrus. Walckenaer (1805).
Attus pubescens. Fabricius (1775).
Peu commune dans nos environs; je l’ai trouvée plusieurs fois
dans les rues de la ville. — Boitsfort. — Grand-Bigard.
Attus floricola. Charles Koch (1837).
Assez rare; habite les hautes herbes, et surtout les bruyères.
Province d'Anvers (Calmpthout).
GENRE AELUROPS. Thorell (1870).
Aelurops insignata. Clerck (1757).
Peu commune sur les rochers.
Province de Namur (vallée de la Meuse).
GENRE HELIOPHANUS. Charles Koch (1833).
Heliophanus cupreus. Walckenaer (1802).
Se trouve dès le premier printemps dans les bois découverts,
courant sur les petits buissons, les plantes basses et les bruyères ;
peu rare. — Boitsfort, Groenendael, Jette, Koekelberg.
Heliophanus æneus. Hahn (1831).
Dans les parties découvertes des bois, sur les buissons et les
plantes basses, comme le Cupreus. Elle hiverne sous les écorces
d'arbres ou sous les pierres.
Environs de Bruxelles : Boitsfort. — Province de Namur (bords
de la Meuse), Samson, Yvoir. — Province de Liége, Condroz,
Pont de Bonne, Modave.
Heliophanus Cambridgei. E. Simon (1869).
Peu commune sur les rochers.
Province de Namur (Y voir).
GENRE Euopxrys. Charles Koch (1834).
Euophrys frontalis. Walckenaer (1802).
Peu commune. Elle chasse parmi les mousses dans les endroits
herbus et découverts de la forêt de Soignes. Elle me parait plus fré-
quente dans la province de Liège.
Boitsfort. — Province de Liége (Condroz).
GENRE BALLus. Charles Koch (1850).
Ballus depressus. Walckenaer (1802).
Assez commune dans les bois; elle chasse sur les bruyères et les
mousses ; je lai capturée quelquefois sur des buissons de chêne; elle
se tenait alors à l'extrémité des petites tiges, blottie entre plusieurs
DES ARACHNIDES DE BELGIQUE. 49
feuilles qu’elle rassemblait par quelques fils. Elle hiverne cachée
dans les feuilles mortes, ou sous des écorces d'arbres.
Boitsfort, Groenendael, Uccle, Rhode-Sainte-Genèse.
GENRE NEON. Eugène Simon (1876).
Neon reticulatus. Blackwall (1853).
C’est la plus petite de nos Attidæ,; elle court assez lentement à
terre ou sur les plantes basses. Elle hiverne sous la mousse ou sous
les feuilles sèches. On la trouve communément aux lisières ou dans
les clairières des bois, en soulevant les mousses ou en écartant les
petites tiges de bruyère.
Boitsfort; environs de Namur.
FAMILLE DES LYCOSIDÆ.
Walckenaer nommait cette famille les chasseuses, nom qui leur
convenait parfaitement. Elles sont taillées pour la course, l’immo-
bilité Les tuerait; aussi voit-on, à l’époque de la ponte, les femelles
porter leur cocon partout avec elles et franchir ainsi d'énormes
distances. On les trouve partout dans les bois et dans les champs.
Leurs yeux, au nombre de huit, sont disposés sur trois rangs :
quatre devant, beaucoup plus petits que ceux des Attidæ, deux au
second rang, un peu plus gros et les deux derniers sur le dos, plus
petits que les seconds.
Ir SOUS-FAMILLE. — DOLOMEDINÆ.
GENRE OCYALE. Savigny (1827).
Ocyale mirabilis. Clerck (1757).
Cette belle araignée, l’une des plus grandes de notre pays, est
assez commune dans nos bois; elle court avec la plus grande
vitesse dans l’herbe, sur les bruyères et sur les petits buissons. On
la rencontre depuis le mois de mars; elle hiverne dans les cre-
vasses des vieux arbres, sous les feuilles mortes et quelquefois
dans des trous en terre qu’elle trouve abandonnés. IL existe beau-
coup de variétés très-remarquables.
Environs de Bruxelles : Boitsfort, Groenendael. — Province
d'Anvers, Calmpthout. — Luxembourg, bords de la Lesse. — Pro-
vince de Namur, Yvoir.
GENRE DOLOMEDES. Latreille (1804).
Dolomedes fimbriatus. Clerck (1757).
50 CATALOGUE
Rare; je ne l’ai pas encore rencontrée aux environs de Bruxelles;
elle court dans les roches et hiverne sous les pierres.
Province de Luxembourg (bords de la Lesse).
2m SOUS FAMILLE. — LYCOSINÆ.
GENRE Lycosa. Latreille (1804).
Lycosa accentuata. Latreille (1816).
On la rencontre assez fréquemment dans les prairies ou sur les
toufles d’orties.
Jette, Koekelberg. — Province de Luxembourg. — Campine
anversoise.
Lycosa pulverulenta. Clerck (1757).
Pas très-commune. Elle habite les bois et les prairies. Varie
beaucoup. — Province de Luxembourg.
Lycosa cuneata. Clerck (1757).
Assez rare, dans les environs des bois.
Boitsfort, Groenendael.
Lycosa nemoralis. Westring (1861).
Très-commune dans nos environs. Elle chasse dans les champs
comme dans les bois.
Boitsfort, Groenendael. — Province de Luxembourg (Saint-
Hubert).
Lycosa miniata. Charles Koch (1848).
Rare dans nos environs. Elle paraît affectionner les terrains
sablonneux. Je ne l'ai trouvée que dans une petite sablonnière
très-ferrugineuse, entre Boitsfort et Groenendael, le long du
chemin de fer.
Lycosa perita. Latreille (1806).
Moins rare que l’espèce précédente. Je l’ai toujours capturée au
même endroit.
Lycosa terricola. Thorell (1856).
Commune; elle est moins vive que les autres et affectionne les
endroits humides.
Boitsfort, Uccle. — Province de Liége {Pont de Bonne).
Lycosa ruricola. De Geer (1778).
Moins fréquente que la Terricola ; ses mœurs sont à peu près les
mêmes.
Boitsfort. — Province de Namur (Yvoir).
Lycosa lutetiana. E. Simon (1876), L. Becker (1878).
Cette espèce, très-rare jusqu'à présent, n'avait jamais été observée
qu'aux environs de Paris par M. E. Simon. Je l’ai découverte à
Yvoir, dans la province de Namur.
DES ARACHNIDES DE BELGIQUE. o1
GENRE PIRATA. Sundevall (1833).
Pirata latitans. blackwall (1841).
Assez commune au bord de l’eau.
Environs de Bruxelles. — Heyst, dans les dunes.
GENRE PARDOSA. Charles Koch (1848).
Pardosa monticola. Clerck (1757).
Assez rare; elle court dans les prairies humides et dans les
dunes.
Ostende, Heyst. — Province d'Anvers, bords de l’Escaut.
Pardosa nigriceps. Thorell (1856).
Ses mœurs ressemblent à celles de la #17ontlicola.
Environs de Bruxelles. — Ostende, dans les dunes.
Pardosa proxima. Charles Koch (1848).
Rare.
À Heyst, dans les dunes.
Pardosa pullata. Clerck (1757).
Elle s'éloigne de l’eau davantage que les espèces précédentes, et
n’est pas très-commune.
Boitsfort. — Province d'Anvers (Calmpthout).
Pardosa prativaga. L. Koch (1870).
Dans les bois et les prairies ; peu commune.
Environs de Bruxelles.
Pardosa amentata. Clerck (1757).
L'une des plus communes de nos environs; habite les bois, les
champs, les prairies, les jardins, etc., etc.
Environs de Bruxelles. — Province de Liège (Modave). — Pro-
vince de Luxembourg (Saint-Hubert). — Province de Namur
(Yvoir).
Pardosa hortensis. Thorell (1872).
Dans les bois et les champs; assez fréquente.
Boitsfort, Groenendael. — Province de Namur (Yvoir).
Pardosa paludicola. Clerck (1757).
Peu commune; dans les endroits sablonneux et humides.
Environs de Bruxelles.
GENRE AULONIA. Charles Koch (1848).
Aulonia albimana. Walckenaer (1805).
Assez rare; dans les bois et les montagnes boisées.
Environs de Bruxelles. — Saint-Servais, près de Namur.
52 CATALOGUE
25 SOUS-ORDRE. ARANEÆ VERÆ
FAMILLE DES SPARASSIDÆ.
Les Sparassidæ sont des araignées errantes, moins vives que les
Lycosidæ; elles changent de manière de vivre à l’époque de la
ponte ; on les voit alors entourer leur cocon d’une coque soyeuse, et
le garder avec sollicitude.
Les Sparassidæ sont de belles araignées, ornées des plus riantes
couleurs.
GENRE MicROMMATA. Latreille (1804).
Micrommata virescens. Clerck (1757).
C'est la Sparasse émeraude de Walckenaer, une des jolies Araneæ
de Belgique. Elle n’est pas rare parmi les bruyères, sur les petits
buissons et dans les clairières des bois.
Boitsfort, Groenendael.
Micrommata ornata. Walckenaer (1802).
Au moins aussi belle que la précédente, mais plus rare; ses
mœurs sont les mêmes.
Boitsfort. — Province de Luxembourg (bords de la Lesse).
FAMILLE DES THOMISIDÆ.
Les Thomisidæ ne filent pas de toile proprement dite; elles se
mettent presque toutes à l'affût pour saisir leur proie; quelques
espèces la poursuivent à la course.
On les reconnaît aisément à leur marche de côté, semblable à
celle des crabes.
SOUS-FAMILLE. — THOMISINÆ.
GENRE XysrTicus. Charles Koch (1835).
Xysticus dentiger. Eugène Simon (1876), L. Becker (1877).
Très-rare dans les bois. Boitsfort, Groenendael.
Xysticus cristatus. Clerck (1757).
Espèce dont la détermination est difficile à cause de ses nom-
breuses variétés. Commune tout l'été. Elle vit sur les buissons bas,
entre les feuilles desquels elle établit son cocon.
Boitsfort, Groenendael. — Ostende, dans les dunes.
Xysticus pini. Hahn (1831).
Assez commune en toutes saisons. Je ne l’ai observée que très-
rarement dans les bois de sapins. Dans nos environs, elle préfère
DES ARACHNIDES DE BELGIQUE. 93
surtout les plantes basses ou les fleurs desséchées des ombellifères,
dont elle entoure les extrémités de fils croisés en tous sens.
Boitsfort, Groenendael, Auderghem.
Xysticus Kochi. Thorell (1872).
Brabant (Mont-Saint-Guibert).
Xysticus ulmi. Hahn (1831).
Province d'Anvers (Herenthals).
Xysticus lanio. Charles Koch (1845).
Très-commune; j'en connais une dizaine de variétés, dont quel-
ques-unes très-constantes, ce qui rend l’étude de cette espèce assez
diflicile. Elle chasse ordinairement dans les bois, sur les plantes
herbacées, les buissons, et quelquefois sur les jones, au bord del’eau.
Boitsfort, Groenendael, Uccle. — Province de Namur (Yvoir,
Dave). — Province de Luxembourg (Redu). — Province de Liège.
Xysticus erraticus. Blackwall (1834).
Rare. — Province de Luxembourg (Carlsbourg).
Xysticus bifasciatus. Charles Koch (1837).
Rare; elle chasse sur les petits buissons.
Boïtsfort, dans un ravin humide, près du cimetière.
Xysticus lineatus. Westring (1851).
Peu commune; on la trouve quelquefois sur les buissons, mais
le plus souvent à terre, courant sur les mousses ou les bruyères,
dans les endroits très-découverts.
Bois de la Cambre, Drève de Lorraine, près de Boitsfort.
Xysticus acerbus. Thorell (1872).
Province d'Anvers (Grobbendonck). Province de Liége (Em-
bourg).
GENRE SYNEMA. E. Simon 1864.
Synema globosa. Fabricius (1775).
Province de Namur (Dave), vallée de la Meuse.
GENRE OXYPTILA. E. Simon (1864).
Oxyptila praticola. Charles Koch (1837).
Assez rare.
Province de Namur (vallée de la Meuse).
GENRE MISUMENA. Latreille (1804).
Misumena Vatia. Clerck (1757).
Cette jolie espèce est assez commune dans les bois et les prairies.
On la trouve le plus souvent sur les fleurs.
Boïitsfort, Groenendael.—Province de Namur (Marche-les-Dames,
Dave, Yvoir). — Province de Liège.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXI, 4
D4 CATALOGUE
GENRE DiæA. Thorell (1870).
Diæa dorsata. Fabricius (1777).
Assez rare; elle chasse sur les petits buissons et paraît avoir une
préférence marquée pour le chêne: elle se met en embuscade à
l'extrémité des branches, cachée dans les petits bouquets de
feuilles.
Boïtsfort.
GENRE TMaArRus. E. Simon (1875).
Tmarus piger. Walckenaer (1802).
Rare; je ne l’ai observé jusqu’à présent qu’à Yvoir, dans la pro-
vince de Namur.
SOUS-FAMILLE. — PHILODROMINÆ.
GENRE PHILoDROMUS. Walckenaer (1825).
Philodromus emarginatus. Schrank (1803).
Peu commun dans les bois de sapins.
Boitsfort, Auderghem.
PFhilodromus fallax. Sundevall (1833).
On le trouve assez fréquemment, courant sur le sable, dans les
dunes, et même sur la plage.
Ostende, Heyst.
Philodromus rufus. Walckenaer (1825).
Peu commun, sur les graminées, dans les bois.
Groenendael.
Philodromus aureolus. Clerck (1757).
C’est la Thomisidæ qui varie le plus ; elle est commune dans nos
environs. On la rencontre dans les chemins ombragés, comme dans
les bois, dans les endroits secs et arides aussi bien qu’au bord de
l’eau.
Boitsfort, Groenendael, Uccle. — Province de Namur (Samson,
Marche-les-Dames, Yvoir). — Luxembourg. — Province de Liège
(Modave).
Philodromus dispar. Walckenaer (1825).
Rare; dans les bois; elle court sur les taillis et les troncs d’arbres.
Groenendael.
Philodromus auronitens. Ausserer (1867).
Rare, on la trouve surtout dans les bois de sapins.
Boitsfort.
FAMILLE DES EPERIDÆ.
Ce sont les araignées composant cette belle famille qui tendent
les toiles que nous admirons en automne dans les jardins et les
DES ARACHNIDES DE BELGIQUE. 05
avenues des bois. Presque toutes les Eperidæ sont de grande taille
et ornées de vives couleurs.
Les yeux, au nombre de huit, sont disposés sur deux lignes
transversales, parallèles.
GENRE CycLosa. Menge (1866).
Cyclosa conica. Pallas (1772).
Commune dans les bois. On la reconnaît aisément à la forme
globuleuse de son abdomen. Elle varie beaucoup.
Tous les environs de Bruxelles. — Province de Namur. — Pro-
vince de Liège.
GENRE EPEIRA. Walckenaer (1805).
Epeira angulata. Clerck (1757).
Rare; je ne l’ai rencontrée que dans les bois.
Boitsfort.
Epeira dromedaria. Walckenaer (1802).
Commune toute l’année aux lisières de bois, dans les chemins
creux, etc. La toile est presque toujours construite assez près de
terre.
Boitsfort, Groenendael, Uccle. — Province de Namur. — Pro-
vince de Luxembourg (Saint-Hubert).
Epeira gibbosa. Walckenaer (1820).
Assez rare. Elle tend sa toile sur les buissons peu élevés, dans
les bois.
Boitsfort, Groenendael.
Epeira diademata. Clerck (1757).
La plus commune dans nos jardins; on la trouve aussi dans les :
bois, les chemins, etc., etc.
Boitsfort, Groenendael, Uccle, etc., etc. — Province de Namur.
— Province de Liège. — Province d'Anvers. — Luxembourg.
Epeira marmorea. Clerck (1757).
Beaucoup moins commune que la diademata. Elle construit sa
grande toile dans les clairières des bois humides. Une variété
jaune d’or, avec une tache noire sur l’abdomen, est, en Belgique
du moins, beaucoup plus fréquente que le type.
Boitsfort. — Province de Liége (Modave). — Province de Luxem-
bourg (Redu).
Epeira alsine. Walckenaer (1802).
Cette rare et belle espèce tend sa grande toile verticale dans les
taillis des bois, toujours assez près de terre, et un peu enfoncée
dans les buissons.
Boitsfort.
56 CATALOGUE
Epeira quadrata. Clerck (1757).
Assez rare. Sur les hauts plateaux des Ardennes, sa toile était
tendue dans les genêts; on la rencontre également dans les dunes.
Luxembourg (Redu). — Ostende. — Province de Liège (La
Gileppe).
Epeira cucurbitina. Clerck (1757).
Commune dans les bois. Elle tend souvent sa petite toile sur une
feuille de chêne; c’est l'arbre qu’elle paraît préférer.
Boitsfort, Groenendael.— Province de Namur (Y voir). — Luxem-
bourg (Redü). — Province de Liège.
Epeira triguttata. Fabricius (1793).
Cette espèce, assez commune, offre plusieurs jolies variétés. Elle
vit dans les bois.
Boitsfort, Groenendael, Uccle. — Province de Liège (Pont de
Bonne.
Epeira Redii. Scopoli (1763).
Dans les parties découvertes des bois, les friches, etc., etc.;
assez commune. Elle tend sa toile entre les graminées, les bruyères
ou les buissons bas. Elle varie beaucoup.
Groenendael, Boitsfort. — Province de Liège (Modave).—Luxem-
bourg (Redu). — Province d’Anvers (Calmpthout). — Province de
Namur (Yvoir).
Epeira umbratica. Clerck (1757).
Très-commune dans nos environs. Elle fixe sa grande toile
contre les troncs d'arbres, les haies sèches, et surtout contre les
palissades et clôtures en planches.
Watermael, Boitsfort, Uccle, Jette, etc., etc., etc. — Province
de Namur (Yvoir).
Epeira sclopetaria. Clerck (1757).
Commune. Elle aime les endroits humides, le bord de l’eau, et
surtout les arches des ponts, où souvent les toiles se touchent.
Environs de Bruxelles. — Province de Namur (Yvoir).
Epeira cornuta. Clerck (1757).
Très-commune au bord de l’eau; elle tend sa toile sur les joncs ;
souvent cette toile se trouve placée au milieu d’un ruisseau, les
maîtres fils attachés aux deux rives.
Environs de Bruxelles. — Province de Namur (Marche-les-
Dames, Yvoir). — Province d'Anvers (Calmpthout).
Epeira patagiata. Clerck (1757).
Ses mœurs sont à peu près semblables à celles de la cornuta ;
mais elle est moins fréquente.
Groenendael, Laeken. — Province de Namur (Yvoir).
Epeira adianta. Walckenaer (1802).
Je n’ai rencontré communément cette jolie espèce que le long de
DES ARACHNIDES DE BELGIQUE. 57
nos côtes. Elle tisse une petite toile entre les branches de gene-
vriers, sur le haut des dunes.
Ostende, Heyst.
Epeira acalypha. Walckenaer (1802).
Assez commune dans les bois. Elle tend sa toile entre les hautes
tiges de bruyères et de genêts, ou sur les buissons peu élevés.
Boitsfort, Groenendael. — Province de Liége. — Provinee de
Namur.
Epeira diodia. Walckenaer (1802).
Rare. Dans les bois et les chemins creux ombragés.
Uccle. — Province de Namur (Y voir).
GENRE SINGA. Charles Koch (1836).
Singa hamata. Clerck (1757).
Peu commune au printemps dans les taillis du bois de la Cambre
(Espinette).
GENRE CERCIDIA. Thorell (1870).
Cercidia prominens. Westring (1851).
Rare, dans les bois; elle tend sa toile principalement sur les
bruyères.
Boitsfort.
GENRE ZILLA. Charles Koch (1834).
Zilla X-notata. Clerck (1757).
Très-commune partout, surtout dans l’intérieur de la ville, où
elle tend sa toile contre les maisons, dans les angles des pierres de
taille.
Province de Namur (Y voir). v
Zilla atrica. Charles Koch (1845).
On la trouve communément dans les dunes et les bruyères de la
Campine.
Ostende, Heyst. — Province d'Anvers (Calmpthout).
Zilla Strœmi. Thorell (1870).
Rare; tend sa toile contre les murs ou les rochers.
Province de Namur : Vallée de la Meuse (ruines du château de
Samson).
GENRE META. Charles Koch (1836).
Meta segmentata. Clerck (1757).
La plus commune des Eperidæ de Belgique. On la rencontre
partout; elle tend sa toile dans les bois, les jardins, les che-
mins, etc., etc.
Tous les environs de Bruxelles. — Province de Namur. — Pro-
58 CATALOGUE
vince de Liège. — Province d'Anvers. — Luxembourg. — Les
Flandres.
Meta Merianæ. Scopoli (1757).
Peu commune; elle aime les endroits humides.
Environs de Bruxelles (Laeken). Province d'Anvers (Herenthals).
SOUS-FAMILLE. TETRAGNATHINÆ.
GENRE TETRAGNATHA. Latreille (1804).
Tetragnatha extensa. Linné (1758). .
Commune dans les endroits humides; dans les bois, au bord
des ruisseaux, même dans les jardins.
Cette espèce varie beaucoup.
Boitsfort, Groenendael, Uccle, Laeken, Rhode-Sainte-Genèse, etc.
— Province de Namur (Naméche, Yvoir). — Province de Liège
(Pont de Bonne, Modave). — Province d'Anvers (Calmpthout).
— Luxembourg (Redu, Saint-Hubert).
FAMILLE DES AGELENIDÆ.
Ce sont, en général, d'excellentes fileuses ; quelques espèces fabri-
quent les immenses toiles horizontales que l’on rencontre sur les
haies ou dans les habitations. Ces toiles, d’un tissu très-serré, se
modèlent souvent sur la forme de l’objet qui les soutient, et varient
selon la place dans laquelle elles sont tendues.
Les huit yeux, d’égale grosseur, sont placés sur deux lignes
transversales presque droites.
GENRE ARGYRONETA. Latreille (1804).
Argyroneta aquatica. Clerck (1757).
Cette intéressante araignée est amphibie; elle tend ses pièges
dans l’eau, c’est là qu’elle effectue sa ponte et qu’elle soigne sa
famille. Elle est peu répandue. Je ne l'ai rencontrée assez
fréquemment que dans les grandes mares, qui longent le canal
de Charleroi, près de la Petite-Ile, aux environs de Bruxelles. —
Province d'Anvers (Herenthals).
GENRE CŒLOTES. Blackwall (1841).
CϾlotes Atropos. Walckenaer (1825).
Assez commun dansles bois; il établit le plus souvent sa toile sous
les pierres, dans les endroits sombres et humides.
Boits{ort, Auderghem, Uccle. — Province de Liège (Modave). —
Province de Namur (Dinant).
DES ARACHNIDES DE BELGIQUE. 59
GENRE TEGENARIA. Latreille (1804).
Tegenaria parietina. Fabricius (1785).
Assez fréquente; dans les caves, les écuries, les trous d’ar
bres, etc., etc.
Bruxelles et ses environs.
Tegenaria ferruginea. Panzer (1804).
Commune en toutes saisons; elle établit ses énormes toiles, en
forme de hamac, sous les talus, entre les racines d’arbres, dans les
trous des vieilles murailles.
Environs de Bruxelles, dans les jardins, Uccle, Grand-Bigard.
— Province de Namur (Samson, Yvoir). — Province de Liége
(Modave).
Tegenaria campestris. Charles Koch (1835).
Elle vit dans les bois et se tient surtout sous les pierres et les
roches éboulées. Peu commune.
Province de Liége (Pont de Bonne). — Province de Namur
(Y voir).
Tegenaria atrica. Charles Koch (1843).
Très-commune ; dans les trous de murs, les caves, les talus, etc.
Environs de Bruxelles. — Province de Namur (Yvoir). — Pro-
vince de Liège (Modave).
Tegenaria pusilla. E. Simon (1875).
C’est en 1876 que j'ai rencontré le G'de cette espèce rare.
Province de Namur (vallée de Montaigle).
Se cache sous les pierres.
Tegenaria torpida. Charles Koch (1834).
Province de Namur (Dinant, ruines de Poilvache).
GENRE AGELENA. Walckenaer (1805).
Agelena labyrinthica. Clerck (1857).
Commune en toutes saisons; c’est elle qui construit les immenses
toiles, se terminant en forme d’entonnoir, que l’on observe sou-
vent sur les haies et les buissons.
Tous les environs de Bruxelles. — Province d'Anvers (Calmpt-
hout). — Province de Liège (Pont de Bonne). — Environs de
Namur. — Ostende, dans les dunes.
Agelena similis. Keyserling (1863).
Moins commune que la /abyrinthica; ses mœurs sont à peu près
semblables.
Laeken. — Province de Liége (Modave).
GENRE TExTRIX. Sundevall (1833).
Textrix denticulata. Olivier (1789).
Assez commune ; elle vit dans les crevasses de rochers, dans les
60 CATALOGUE
creux des vieilles murailles, quelquefois à terre entre des pierres.
Environs de Bruxelles. — Province de Liège (Pont de Bonne). —
Province d'Anvers (Calmpthout).
FAMILLE DES DICTYNIDÆ.
Ces araignées sont très-sédentaires ; elles fixent leurs toiles tantôt
sur les grandes feuilles des arbustes, tantôt sur les plantes basses,
quelquefois même sur les murailles.
Ces petites toiles sont horizontales, souvent irrégulières à larges
mailles.
GENRE DicTYNA. Sundevall (1833).
Dictyna flavescens. Walckenaer (1825).
On la rencontre assez communément sur les taillis de chênes
qu'elle paraît préférer ; elle établit sa petite toile sur les feuilles.
Groenendael, Boitsfort.
Dictyna viridissima. Walckenaer (1802).
Comme la ftavescens, elle vit sur les arbustes dans les bois; elle
est un peu plus rare.
Boitsfort, Rhode-Sainte-Genèse, Grand-Bigard. -- Province de
Namur (Yvoir).
Dictyna uncinata. Thorell (1856).
La plus commune en toutes saisons, dans les bois, les jardins,
le long des haies, et même quelquefois sur les vieux murs, le plus
souvent dans les fleurs desséchées des graminées.
Tous les environs de Bruxelles. — Province de Namur (Yvoir,
Marche-les-Dames).
Dictyna civica. H. Lucas (1849).
Moins commune que l’uncinata, elle vit dans les trous des
vieilles murailles.
Environs de Bruxelles.
Dictyna arundinacea. Linné (1758).
Très-commune; elle a une préférence bien marquée pour les
bruyères, habite les lisières des boïs et les clairières.
Groenendael, Boitsfort, Auderghem. — Province de Namur
(Yvoir). — Province de Liège (environs de Verviers).
Dictyna latens. Fabricius (1775).
Peu commune.
Province de Namur (vallée de Montaigle).
GENRE LETHIA. Menge (1869).
Lethia humilis. Blackwall (1854).
Peu rare; je l’ai toujours rencontrée sur les troncs de hêtre,
DES ARACHNIDES DE BELGIQUE. 61
dans les bois, établie dans des creux d’écorces, ou dans des trous
qu’elle entoure de ses fils.
Groenendael.
GENRE TITANŒCA. Thorell (1870).
TitanϾca quadriguttata. Hahn (1831).
Peu commune; sous les pierres et dans les creux de rochers.
Environs de Bruxelles. — Province de Liège (Pont de Bonne). —
Province de Luxembourg (Redu).
GENRE AMAUROBIUS. Charles Koch (1837).
Amaurobius Erberi. Keyserling (1863).
Assez rare; se tient sous les pierres. On ne l'avait encore ren-
contrée que dans le Midi.
Province de Namur (Yvoir, vallée du Boca).
Amaurobius fenestralis. Stroem (1768).
Jusqu'à présent, cette espèce me paraît assez rare ; elle habite les
vieux murs, les trous d’arbres, etc.
Auderghem, dans les crevasses du mur de l’ancien couvent de
Rouge-Cloître.
Amaurobius similis. Blackwall (1859).
Très-commune; sous les écorces et dans les murs de jardins.
Environs de Bruxelles. — Province de Liège (Pont de Bonne).
Amaurobius ferox. Walckenaer (1830).
Assez commune dans les caves, et dans les trous de murs.
Brabant (environs de Bruxelles, ruines de Villers). — Province
de Namur (Dinant, Yvoir).
——— ho ————
ADDENDA.-
LYCOSIDÆ.
Pirata piraticus. Clerck (1757).
Rare. — Province de Namur (Yvoir). — Province d'Anvers
(Herenthals).
ARANÉIDES
RECUEILLIES EN SUISSE ET DANS LE NORD DE L'ITALIE
PAR ILÉON BECKER
— SÉANCE DU 17 JUIN 1878 —
Je présente ici la liste des Aranéides que j'ai recueillies pendant
l'automne de 1877, dans un voyage en Suisse et dans le nord de
l'Italie. La plupart de ces araignées vivent en Belgique; d’autres
sont très-rares dans les collections. Je pense donc qu'il y a un cer-
tain intérêt à publier cette liste, ces localités ayant été peu explo-
rées encore au point de vue arachnologique.
ESPÈCES DE SUISSE.
ATTIDÆ.
Attus terebratus. C1. — Vallée de la Reuss. Pas encore trouvée en
Belgique.
Heliophanus œæneus. H. — Lucerne. Vallée de la Reuss.
LYCOSIDÆ.
Lycosa accentuata. Ltr. — Haute-Engadine. Pontresina.
— pulverulenta. C1. — Pentes du Rigi. Vallée de la Reuss.
Haute-Engadine. Pontresina.
Pardosa cursoria. C. K. — Haute-Engadine. Pontresina. Elle
chasse sur la neige au pied des glaciers. N’existe pas en
Belgique.
— monticola. CI. — Haute-Engadine.
— palustris. L.— Haute-Engadine. N’existe pas en Belgique.
— riparia.C.K.—Haute-Engadine. N’existe pas en Belgique;
rare.
— amentala. C1, — Pentes du Rigi et du Saint-Gothard.
ARANÉIDES RECUEILLIES EN SUISSE. 63
Pardosa blanda. C. K. — Haute-Engadine. Pontresina. Espèce
rare; n'existe pas en Belgique.
— nigra.— Haute-Engadine. Pontresina. Sur les neiges, au
pied des glaciers du Roseg et de Morteratsch, et encore,
en faisant l'ascension de la Diavolezza. N’existe pas en
Belgique.
_— Wagleri. — H. Vallée de la Reuss, Col du Saint-
Gothard. N’existe pas en Belgique.
THOMISIDÆ.
Xysticus pini. H. — Vallée de la Reuss.
— desidiosus. E.S, — Haute-Engadine. Cette espèce, décou-
verte il y a peu d'années par M. Simon, n’avait encore
été observée, je crois, qu’en Corse.
Philodromus emarginatus. Schrank. — Vallée de la Reuss.
— aureolus. CI. — Lac de Lucerne. Rigi. Vallée de
la Reuss.
Tmarus piger. WIk. — Vallée de la Reuss.
EPERIDÆ.
Cyclosa conica. Pal, — Pentes du Rigi. Vallée de la Reuss.
Epeira diademata. C1. — Rigi. Vallée de la Reuss, Saint-Gothard,
route de la Maloja. Passage de la Fluela. Haute-Enga-
dine. La variété s{ellala, qu’on ne trouve que dans les
Alpes.
— quadrata. CI. — Vallée de la Reuss.
— carbonaria. L. K. — Haute-Engadine. Pontresina. Près
du glacier de Roseg, et en faisant l’ascension de la Dia-
volezza. N’existe pas en Belgique.
— wmbratica. CI. — Gorges de Pfeiffers, près de Ragatz.
Vallée de la Reuss.
— sclopelaria. CI. — Vallée de la Reuss.
Zilla montana. C.K.— Vallée de la Reuss. Saint-Gothard. N'existe
pas en Belgique.
Meta segmentata. CI. — Commune partout.
— Merianæ.Scl. — Vallée de la Reuss.
Tetragnatha extensa. L. — Environs de Bâle. Lucerne. Vallée de
la Reuss.
THERIDIDÆ.
Linyphia montana. CI. — Vallée de la Reuss.
— sociahs. Sund.— Vallée de la Reuss. Gorges de Pfeiffers,
près de Ragatz.
64 ARANÉIDES RECUEILLIES EN SUISSE
Linyphia triangularis. CI. — Rigi. Vallée de la Reuss.
— thoracica. Cl. — Rigi. Vallée de la Reuss.
Theridium lineatum. CI. — Lucerne. Rigi. Vallée de la Reuss.
— bipunctatum. L. — Lucerne. Rigi. Vallée de la Reuss.
sisyphinum. CI. — Lucerne. Rigi. Vallée de la Reuss.
Environs de Bâle. Saint-Gothard. Airolo.
— denticulatum. W. — Vallée de la Reuss. N’existe pas
en Belgique.
Erigone isabellina. BI. — Vallée de la Reuss.
AGELENIDÆ.
Cœlotes Atropos. WIk. — Rigi. Vallée de la Reuss.
Tegenaria tridentina. L. K.—Gorges de la Kluss, à l'extrémité du
Praettigau. Près de Ragatz. Espèce rare et peu connue;
n'existe pas en Belgique.
— ferruginea. Panz. — Gorges de Pfeiffers à Ragatz.
Vallée de la Reuss.
— atrica. C. K.— Vallée de la Reuss.
Agelena labyrinthica. CI. — Rigi, sur les buissons de roses des
Alpes. Vallée de la Reuss.
Textrix denticulata. Olv. — Vallée de la Reuss.
DICTYNIDÆ.
Amaurobius ferox. WIk.— Engadine. Chiavenna.
— fenestralis. Stroem. — Rigi. Vallée de la Reuss. Gor-
ges de Pfeiffers. Haute-Engadine. Pontresina. Pas-
sage de la Maloja, de la Kluela. Saint-Gothard, etc.
DRASSIDÆ.
Drassus hispanus. L. Koch.—Engadine. N’existe pas en Belgique.
Micaria scenica. E.S.— Engadine. N’existe pas en Belgique.
Segestria florentina. Rossi. — Engadine. Chiavenna. N’existe pas
en Belgique ?
ESPÈCES DU NORD DE L'ITALIE.
EPERIDÆ.
Cyclosa conica. Pal. — Lac Majeur. Iles Borromées.
Epeira diademata. CI. — Milan. Iles Borromées. Locarno.
— sclopetaria. OI. — Vérone. Locarno.
— Circe. Sav. — Milan; dans une tourelle du Dôme.
— cornula. CI. — Lac de Côme. Bellagio.
ET DANS LE NORD DE L'ITALIE. 65
Zilla X-notata. CI. — Milan. Vérone.
Meta Merianæ. Sel. — Locarno.
Tetragnatha extensa. L. — Iles Borromées.
— montana. E. S. — Lecco. N’existe pas en Belgique.
THERIDIDÆ.
Linyphia triangularis. CI. — Près de Lecco.
— hortensis. Sund.— Près de Lecco.
Theridium rusticum. E. S. — Bord du lac de Côme. N’existe pas
en Belgique.
— tepidariorum. C. Koch. — Iles Borromées.
— triangulosum. WIk.— Iles Borromées. N’existe pas en
Belgique.
AGELENIDÆ.
Tegenaria pagana. C. Koch. — Iles Borromées.
— parietina. Fre. — Colico. Lac Majeur.
Agelena labyrinthica. CI. — Lecco. Bellagio, lac de Côme.
Passage de la Maloja. Bords de l’Adda.
PHOLCIDÆ.
Pholcus opilionoides. Schr. — Bellagio. Lecco. Lac de @ôme.
N’existe pas chez nous.
DICTYNIDÆ.
Amaurobius ferox. WIk. — Dans une sombre écurie de Colico.
Lac de Côme.
Dictna viridissima. WIk. — Passage de la Fluela.
DRASSIDÆ.
Segestria florentina. Rossi. — Colico. Lac de Côme, dans les cre-
vasses du vieux mur de l'Auberge.
ORTHOPTÈRES
RECUEILLIS EN PORTUGAL ET EN AFRIQUE
PAR M. CC: VAN VOEXEM
PAR I. BOLIVAR
Membre de diverses Sociétés savantes, à Madrid.
— SÉANCE DU 2 MARS 1878 —
Le Musée royal de Belgique m’ayant confié, par l'entremise de
son digne conservateur, mon savant ami M. A. Preudhomme de
Borre, la détermination des Orthoptères recueillis par feu C. Van
Volxem en Portugal et en Afrique, je viens aujourd’hui soumettre
à la Société Entomologique de Belgique la liste des espèces, suivie
des observations que son examen m'a suggérées et de la description
des espèces nouvelles.
La saison pendant laquelle notre regretté collègue a effectué ses
chasses étant sans doute peu avancée pour les Orthoptères, qu’on
sait apparaître beaucoup plus tard que les Coléoptères, grand
nombre des individus que j’ai examinés étaient des larves.
LISTE DES ESPÈCES.
Labidura riparia Pall. Portugal, Villa nova de Portimao.
Brachylabis maurilanica Luc. Alger.
Forficula ruficollis F. Tanger.
— auricularia L. Villa nova de Portimao.
Ectobia livida F. var. brevipennis Brunn. Pedro do Cerro.
Aphlebia virgulata sp. n. Pedro do Cerro.
Loboptera decipiens Germ. Portimao, Santa Clara, Mafra, Cintra,
Tanger, Alger.
Periplaneta americana L. Lisbonne.
Caloptenus italicus L. Portugal.
Platyphyma Giornæ Rossi. Environs d'Alger.
Gomphocerus apicalis H.-Sch. Portugal.
ORTHOPTÈRES. 67
Epacromia thalassina KE. Environs d'Alger.
Pamphagus Volxemaii sp. n. Prov. de Constantine.
— longicornis sp. n. Prov. de Constantine.
_ nigropunclatus Luc. Prov. de Constantine.
— hespericus Rb. S. Barth. de Messine.
Pyrgomorpha rosea Charp. Villa nova de Portimao.
Odontura spinulicauda Ramb. Villa nova de Portimao.
-— Borrei sp. n. Prov. de Constantine.
Decticus albifrons K. Prov. de Constantine.
Thyreonotus corsicus Serv. Tanger.
Gryllotalpa vulgaris Latr. Villa nova de Portimao.
Nemobius sylvestris F. Bussaco.
Liogryllus capensis Fabr. Lagos, Villa nova de Portimao, Tanger.
Platyblemmus lusitanicus Serv. Cintra, Foya.
Gryllomorpha dalmatina Ocsk. Tanger.
OBSERVATIONS ET DESCRIPTIONS.
Brachylabis mauritanica Luc. Je ne puis rapporter à une
autre espèce les exemplaires Q que j'ai eus sous les yeux, quoique
M. H. Lucas ne mentionne pas un repli longitudinal qu'il y a de
chaque côté du dernier segment de l’abdomen en dessus; ce repli,
qui manque chez le Br. marilima Gènè, permet d’établir facile-
ment la distinction de ces deux espèces.
Aphlebia virgulata sp. n. Nitida, flava, longitudinaliter
nigro-bivittala et maculata. Capite nigro, epistomate, vertice,
vithisque duabus frontalibus flavis ; antennis corpore superantibus
fuscis, basi rufa. Pronoto antice rotundato vel subtruncato,
postice recte truncato, marginibus pellucidis, disco flavo, late-
ribus nigro-viltalo, in medio maculis nigris virgqulatis picto.
Elytris lobiformibus, intus oblique truncats, longe inter se
distantibus, in © marginem posticam melanoti non attingen-
libus, in © brevioribus. Abdomine supra flavo, maculis nigro-
fuscis plus minusve obtecto, infra nigro, flavo-maculato. Laminä
supra-anali © triangulari, Q subtruncata. Segmento wultimo
ventrali Œ magno, convexo, subacuminato; Q longitudine sua
parum latiore. Cercis annulatis.
Jaune, luisante, avec deux bandes noires longitudinales et des
taches de la même couleur.
Tête presque cachée sous le pronotum, noire, avec l’épistome, une
tache transversale sur le front, une autre entre les yeux en avant
et le vertex jaunes. Yeux d’un blanc sale. Antennes plus longues
que le corps, pubescentes, de couleur brunâtre, avec la base d’un
roux clair.
68 ORTHOPTÈRES
Pronotum un peu transversal, légèrement tronqué antérieure-
ment, coupé droit à La base, avec les angles postérieurs plus forte-
ment arrondis dans la femelle; d’un blanc jaunâtre, avec une
bande d’un noir luisant de chaque côté du disque; ces deux bandes
vont en se rétrécissant du bord postérieur vers l’antérieur, en se
courbant en dedans à quelque distance de ce bord; marge latérale
et antérieure jaunes, transparentes; trois taches noires en forme
de virgule sur le disque et un petit trait de la même couleur au
milieu du bord postérieur.
Elytres latérales, lobiformes, séparées intérieurement par un
intervalle beaucoup plus large que chacune d'elles, de même que
dans l’'Aphlebia brevipennis Fisch Fr.; atteignant le milieu du
métanotum chez le G', à peine plus longues que le mésonotum dans
la femelle; obliquement tronquées au bout intérieurement et avec
l'angle postérieur arrondi; jaunes avec deux petits traits noirs
réunis à la base. Mésonotum et métanotum pâles au milieu etsur
la tranche latérale, avec une grande tache noire de chaque côté sur
chacun des segments et trois points noirs, un sur la ligne médiane
et un autre de chaque côté de cette ligne, continués et réunis en
avant.
Pattes testacées avec quelques lignes noires peu distinctes; la
base des épines et le bout des jambes et des articles des tarses de
cette même couleur.
Abdomen en dessus tacheté de noir avec trois bandes noires et
longitudinales peu distinctes, le bord postérieur de chaque segment
en dehors de ces bandes et une tache triangulaire sur la tranche
de chacun, de couleur jaune; noir en dessous avec quelques taches
jaunes sur les bords latéraux. Plaque suranale du mâle triangu-
laire, large à la base, celle de la femelle un peu tronquée posté-
rieurement. Dernier segment ventral du premier grand, très-
convexe et subacuminé; presque aussi long que large dans la
femelle. Cerci noirs, avec le dernier article et celui qui précède les
trois apicaux, jaunes.
La couleur des larves ressemble beaucoup à celle des adultes.
Longueur du corps 6 mill.
Cette espèce ne pourra être confondue avec l’Aphlebia triviltata
Serv. dont les élytres atteignent la moitié de l'abdomen. L’avant-
dernier article des palpes est presque aussi long que le dernier, ce
caractère et la forme triangulaire de la plaque suranale du mâle
m'ont fait douter si cette espèce ne serait pas mieux placée parmi
les Loboplera.
Loboptera decipiens Germ. Plus j’examine d'exemplaires de
cette espèce, plus je trouve de difficultés pour la distinguer de
la Z. limbata Charp. A côté d'exemplaires tout à fait glabres, j'en
RECUEILLIS EN PORTUGAL ET EN AFRIQUE. 69
trouve d’autres recueillis dans les mêmes lieux avec de courts poils
disposés le long des segments; d’autres ont l’abdomen glabre.en
dessus et pubescent en dessous; il y en a avec les deux ou trois
derniers anneaux pubescents et le reste du corps sans poils. La
plaque sous-anale du mâle varie dans sa portion membraneuse qui
peut être plus ou moins sinueuse ou entière; en somme, je ne crois
pas que la distinction de ces espèces puisse se soutenir.
Pamphagus (Nocarodes) Volxemii sp. n.
Flavescens, parce r'ugosus. Vertice declivi, lævigato, longitu-
dinaliler carinalo; costa frontali apice angustissima : antennis
gracilibus, capitis longitudine. Pronoto rectiformi, crisla media
subrecla, inlegra, non sulcata, læœvigata et subpellucida; latera-
libus elevatis : antice acute angulalo, postice truncato. Absque
elytris. Prosterno tuberculo discoidali destituto, margine antica
perpendiculariler reflexa, a mesosterno remota. Femoribus anticis
teretibus, posticis latis, versus apicem distinctissimè angustatis.
Abdomine lævigato, supra læviler carinato; segmentorum mar-
gine postica non producta, valoulis analibus feminarum externe
nigris.
Très-peu rugueux, presque lisse et testacé.
‘Tête grande, vertex déclive, un peu concave avec les carènes
latérales plus saillantes que la médiane, celle-ci entière, non sil-
lonnée : carène frontale très-étroite au niveau de l'insertion des
antennes; ses côtés vont en divergeant vers l’épistome. Yeux
globuleux, médiocres. Antennes grêles, filiformes, pas très-
longues.
Pronotum fortement caréné, avancé en angle aigu sur la tête,
coupé droit postérieurement; sa carène médiane est très-peu con-
vexe, entière, non entamée par les sillons transverses qui ne sont
perceptibles que sur les lobes latéraux; la surface du dos du pro-
notum, de chaque côté de cette carène, est presque unie et subpellu-
cide; le pronotum, vu de côté, est beaucoup plus haut que long; le
bord antirieur est entier, sinué supérieurement de chaque côté,
l'inférieur est rebordé et le postérieur droit dans sa moitié supé-
rieure, avancé en angle très-obtus au milieu de chaque côté et un
peu oblique et légèrement ondulé dans sa moitié inférieure ; les
carènes latérales sont assez saïllantes, plus fortement encore que
dans le P. cyanipes Fisch. W., et continues en direction presque
parallèle à la carène médiane sur les trois quarts antérieurs; en
dessous des carènes latérales, on distingue une plaque légèrement
polie et un peu rougeâtre, limitée inférieurement par un pli
oblique et ascendant de couleur blanchâtre ; près du bord posté-
rieur, 1l y a quelques tubercules fort petits et arrondis.
Les élytres et les ailes manquent absolument,
ANNALES DE LA SOC, ENTOM,. DE BELGIQUE, T, XXI,
ot
70 ORTHOPTÈRES
Le métanotum est carénè supérieurement et tronqué sur son
bord postérieur. Le prosternum est étroit, dépourvu de tubercule
discoïdal, et son bord antérieur est rebordé; le plastron sternal est
à peine plus long que large, et les lobes du mêsosternum sont très-
étroits intérieurement, avec le bord postérieur arqué, séparés
intérieurement par un espace plus grand que l’un d’eux.
Les pattes sont courtes, lisses; les cuisses intermédiaires sont
très-faiblement carënées, les postérieures ont les carènes entières,
et l’inférieure un peu dilatée au milieu; les pointes des épines des
jambes et une tache arquée géniculaire sont noires.
L'abdomen est grand et lourd; ses segments sont à peine
rugueux et très-faiblement carénés en dessus; inférieurement il y
a une série de gros points noirs, de chaque côté. La plaque sura-
nale est fortement impressionnée au milieu et les pièces de lovi-
scapte ont les côtés externes de couleur noirâtre.
Longueur du corps : 37 mill.
Pamphagus (Nocarodes)longicornis sp. n.
Præcedenti simillimus, sed facile distinguendus.
Flavo-ferrugineus,rugosus. Vertice declivi, transtersimrugoso,
cariné occipilali anticè obsoleta, laleralibus exsertis; costa fron-
lali verlicè angustissima, ad medium coarctata, infra ocellum
subilo ampliala, antennis capite longe superantibus subdepressrs.
Pronolorugis confertissimis instructo, vel tuberculalo, lechiformi,
crista media arcuata, inltegra, non sulcata, lateralibus vix vel
minime conspicuis, anticè acute angulalo, posticé supra truncalo,
margine postica lola subundulalta; elytris in O' brevissimais a
pronoto subobtectis, in Q nullis. Disco prosterni versus marginem
anticam læviler ascendente, anticè reflexæo, a mesosterno remoto.
Femoribus anticis longiludinaliter costatis, posterioribus latis,
versus apicem dislinclissime anguslatis, carina inferiori ad
medium subdilatata. Abdomine subrugoso, Supra carinato,
segmentorum angulis posticis in © products, in © truncatis,
valvulis analibus feminæ externe nigris.
Jaune, très-rugueux.
Tête grande, vertex déclive, concave, avec les carènes latérales
beaucoup plus saillantes que celle du milieu qui est oblitérée anté-
rieurement. Carène frontale étroite supérieurement, mais un peu
dilatée au niveau de l’insertion des antennes; ses côtés sont brus-
quement et fortement divergents vers l’épistome. Yeux médiocres
et globuleux, entourés postérieurement de plis saillants disposés
en rayons; à l'exception d’un espace au-dessous des yeux, tout le
reste de la tête est rugueux et granuleux. Les antennes sont
gréles, un peu déprimées et plus longues que la tête, surtout dans
le mâle.
RECUEILLIS EN PORTUGAL ET EN AFRIQUE, 71
Pronotum fortement caréné, avancé en angle aigu sur la tête,
un peu saillant postérieurement, sa carène médiane est arquée,
plus élevée au milieu et entière, non entamé par les sillons trans-
verses, qui ne sont perceptibles que sur les lobes latéraux; toute la
surface est couverte de rugositès beaucoup plus nombreuses et
saillantes dans la femelle; les carènes latérales sont très-peu sail-
lantes ou manquent tout à fait, et les bords sont à peu près comme
dans l'espèce antérieure, mais le prothorax est plus long et son
bord postérieur est plus sensiblement festonné; de chaque côté du
pronotum on distingue dans quelques exemplaires, une tache jaune
au milieu d’une autre de couleur foncée.
Les élytres manquent tout à fait dans la femelle, mais existent
dans le mâle, quoique très-peu développées et cachées sous Le pro-
notum. Le métanotum est rugueux et caréné. Le prosternum est
très-étroit et son bord antérieur est relevé au milieu ; le disque est
légèrement tuberculé vers ce même bord. Le plastron sternal est
presque carré, fortement arquê et rebordé antérieurement; les
lobes mésosternaux sont trés-étroits en dedans et séparés par un
intervalle moindre ou égal tout au plus à l’un d’eux.
Les pattes sont courtes, Les cuisses intermédiaires carénées et les
postérieures ont les bords festonnés ; l’inférieur est dilaté au milieu,
le bout des épines des tibias et une tache arquée géniculaire sont
noirs, les cuisses postérieures ont quelques taches rougeûtres.
L’abdomen est un peu rugueux et caréné au dessus, plus forte-
ment sur les premiers arceaux; ces carènes, dans le mâle, se pro-
longent un peu postérieurement; en dessous on peut voir une
série de points noirs disposés de chaque côté de la ligne médiane.
La plaque suranale est triangulaire et sillonnée longitudinalement;
les pièces de l’oviscapte ont les côtés de couleur noirâtre.
Long. du corps : 21-34 mill.
Odontura Borrei sp. n. ©.
(Sicca) Flavescens, granulosa. Verticis tuberculo non sulcato,
antennis cupore mullo longioribus, linea post-oculari flava.
Pronoto anticè posticeque truncalo, carinis pone marginem pos-
hicam conspicuis, lobis lateralibus latiludine sua longioribus,
angulis anticis reclis, marginibus inferioribus subsinuatis,
postice rotundatis. Elylris pronoto dimidio brevioribus, planis,
rotundatis, externe flavo-albidis. Tibis anticis pronoto duplo
longioribus. Abdomine vix carinalo. Lamina supra-anali trian-
gulari, cercis concis, brevissimis. Oviscaplo deorsum arcuato,
versus apicem denticulato vel subserrato et granuloso. Lamina
infra-anali brevi, longiludinaliler carinata et posticè acutè
angulala.
Médiocre, jaune et granuleuse,
72 ORTHOPTÈRES.
Tête petite, très-convexe, tubercule du vertex saillant, mais non
sillonné en dessus.
Antennes filiformes et plus longues que le corps; yeux globu-
leux avec une ligne jaune, longitudinale, qui s'étend de leur bord
postérieur jusqu’à l’antérieur du pronotum. Toute la surface de la
tête est couverte de petits tubercules à peine saillants, assez
espacés et de couleur blanchâtre.
Pronotum coupé droit antérieurement et postérieurement, peu
convexe, chargé de très-petits tubercules, disposés de la même
manière que sur la tête, avec les carènes latérales, de même que la
médiane, distinctes près du bord postérieur; les lobes latéraux sont
presque verticaux et plus longs que larges; son angle antérieur est
droit, et le bord inférieur, un peu sinueux, est arrondi en arrière,
sans former d'angle proprement dit; de chaque côté du pronotum,
il y a un sillon assez profond et oblique qui donne naissance à
deux autres plus petits. Élytres de moitié moins longues que le pro-
notum, très-peu contiguës en dedans, planes, arrondies, finement
réticulées, avec la marge extérieure d’un jaune plus clair.
Pattes grêles ; jambes antérieures du double plus longues que le
pronotum; cuisses postérieures cinq fois aussi longues que le
premier segment du thorax.
Abdomen légèrement caréné. Plaque suranale triangulaire.
Appendices abdominaux courts, coniques et en pointe aiguë : ovi-
scapte étroit, ensiforme, avec la pointe dirigée en dessus et les
bords denticulès vers l'extrémité, qui est granuleuse; plaque sous-
anale petite, carénée longitudinalement au milieu et anguleuse en
arrière.
Long. du corps : 17-20 mill.; du pronotum : 3,5-4 mill.; de
Povisc. : 11 mill.
Cette espèce vient se ranger près des OUd. aspericauda et spinu-
licauda Ramb. et pyrenæa Serv. Elle s'éloigne principalement
de celles-ci par loviscapte, les carènes du pronotum et la forme
des plaques anales.
SOME OBSERVATIONS
ON THE GENUS OODEMAS
OF THE FAMILY COSSONIDÆ
WITH DESCRIPTIONS OF NEW SPECIES
by the Rev. T. BLACKBURN, B. A.
— SÉANCE DU 6 JUILLET 1878 —
The species of this singular genus bear a most striking superfi-
cial resemblance to those of Psylliodes. They generally occur in
bark (usually that of dead trees, but sometimes in dead fragments
of bark on living trees) or in dry dead wood. One species, however
(0. nivicola), 1 found at an altitude of 10,000 feet (where 1t is occa-
sionnally in contact with snow even in this intertropical latitude),
in some numbers under large masses of /ava, but I could not detect
a single specimen in or on any plant. There is, of course, not-
withstanding, no doubt but that it must be nourished by some
plant. I observed a stunted shrub growing plentifully near its loca-
lity which appeared to be the only vegetable in the neighbourhood
capable of maintaining a wood borer of its size.
The genus Oodemas has not yet been observed, I believe, ontside
the Hawaïian archipelago. During the past 18 months I have col-
lected ten very distinct species, of which scarcely one appears to
be of wide distribution even on a single island.
Oodemas was characterized by Boheman (Voy. d. l’Eugénie,
p. 138) on a species that he obtained in the vicinity of Honolulu,
and which he named ænescens. 1 have not seen an original type of
ænescens, but have met with one species (commonly), and one only
in the locality he mentions which (even nearly) agrees with his
description; but to this insect his description applies so exactly
that I have no hesitation in considering it identified.
I have myself, already, described one species, under the name
halticoides (Ent. Monthly Mag. Vol. XIV, p. 5.). Consequently
74 SOME OBSERVATIONS
there remain eight species which I now propose to describe. For
the sake of completeness I shall include in this paper, in what
seem to me their proper places, descriptions of the two species
above named in addition to the new ones.
O. nivicola, n. sp.
Ovatum, æneum ad nigro-cupreum accedens, antennis rufo-testaceis, pedibus
piceis plus minusve rufescentibus ; subnitidum (© sub-opacä); rostro fortiter
confertissime punctato, apice dilatato ; antennis rostro capite thoraceque conjunctis
vix brevioribus, funiculi articulo secundo primo duplo longiore; prothorace antice
fortiter angustato, subtiliter (distincte nihilo minus) punctato; elytris postice
abrupte declivibus, obsolete (feminæ distincte) striatis, striis minus fortiter punc-
tatis, interstitiis latis planiusculis (feminæ convexis) sparsim subtiliter punctatis ;
subtus abdominis parte anteriori mediocriter punctatà. — Long. gt 5 4/2 mill.
© 71/2 mill.
Haleakala, Maui. At an elevation of 9,000-10,000 feet.
©. ænescens, Boh.
Ovatum, æneum ad viridem accedens, antennis testaceis, pedibus piceis; niti-
dum; rostro subtiliter nec confertim punctato ; antennis rostro capite prothora-
ceque conjunctis paulo brevioribus, funieuli articulis primo et secundo elongatis
subæqualibus ; prothorace fortiter transverso, antice fortiter angustato, subtilis-
sime punctato; elytris a latere bisinuatis (i. e. antice quam postice fortius rotun-
datis), fortiter striatis, striis (apicem versus obsoletis) fortissime punctatis, inter-
stitiis convexis fere glabratis ; subtus abdominis parte anteriori egregie fortiter
punctatà. — Long. 4-5 mill.
Mountain forests of Oahu. Common.
©. sculpturatum, n. sp.
Ovatum, obscure æneum (Anglice « bronze colored »), antennis rufescentibus,
pedibus piceis; minus nitidum; rostro fortiter sat confertim punctato-rugato ;
antennis rostro capite prothoraceque plus paulo brevioribus, funiculi articulo
secundo primo fere duplo longiore; prothorace antice fortiter angustato, sparsim
subtilissime punctato; elytris postice latis sat abrupte declivibus, late leviter
striatis, striis (antice præsertim) sparsim nec confertim foveolatis, interstitiis
leviter convexis obscure punctatis; subtus abdominis parte anteriori sat fortiter
punctatà. — Long. 5-6 mill.
Haleakala, Maui. At an elevation of 4,000 feet. À few examples.
©. insulare, n. sp.
Breviter ovatum, æneum ad brunneum accedens ; O. ænescenti affinis ; rostro
mulio fortius punctato rugatoque ; antennis brevioribus, funiculi articulis primo
et secundo parum elongatis; elytris a latere haud bisinuatis, interstitiis notabiliter
(etsi subtiliter) punetatis, striis postice haud obsoletis ; subtus abdominis ampliore
spatio punetato. — Long. # 3/4 mill.
Mountain forests of Oahu. Very rare.
OT
ON THE GENUS OODEMAS T
©. robustum, n. sp.
Subovatum, nitidum, æneum ad viridem acc2deris, antennis testaceis, pedibus
nigro-piceis; rostro sat fortiter punctato subrugato; antennis rostro capite protho-
raceque conjunctis distincte brevioribus, funiculi articulo primo brevi, secundo
hoc fere duplo longiore; prothorace antice fortiter angustato, crebrius subtiliter
punctato; elytris a lateribus sub-bisinuatis, sat fortiter striatis, striis confertim
fortiter punctatis, interstitiis leviter convexis distincte punctatis; subtus abdo-
minis segmentis punctatis, anticis grosse, posticis subtiliter. — Long. 4-5 1/2 mil.
Mountain forests of Oahu and Maui. Rare.
©. obscurum, n. sp.
Ovale, nitidum, æneum ad viridem accedens, antennis rufescentibus, pedibus
piceis plus minusve rufescentibus; rostro subtiliter punctato-rugato ; antennis
rostro capite thoraceque conjunetis paulo brevioribus, funieuli articulis primo et
secundo parum elongatis, hoc illo paulo longiore; prothorace vix transverso,
antice leviter angustato, obsolete punetato; elytris a lateribus distincte bisinuatis,
antice leviter postice fortius striatis, striis sat fortiter nec crebre punctatis, inter-
stitiis planiusculis subtiliter punctatis ; subtus abdominis parte anteriori sat for-
titer punctatà. — Long. 3-4 1/2 mill.
Haleakala, Maui. Not rare at an elevation of 4,000-5,000 feet.
©. angustum, n. sp.
Præcedenti affine; angustius; antennarum clavä robustiore; prothorace vix
manifeste punctato ; elytrorum totà superficie confuse nec fortiter punctatä, striis
antice penitus obliteratis nec etiam punctorum seriebus distincte adumbratis ;
subtus abdominis parte anteriori parce subtiliter punctatà. — Long. 3 4/4 mill.
Waianae Mountains, Oahu. One specimen.
O0. Mauiense, n. sp.
Ovale, nitidum, æneum ad nigro-cupreum accedens, pedibus piceis, antennis
(nonnullorum exemplorum tibiis tarsisque) testaceis; rostro sparsim subtiliter
punctato; antennis rostro capite thoraceque conjunctis brevioribus, funiculi arti-
culo primo secundo duplo longiore ; prothorace leviter transverso, antice sat for
titer angustato, obsolete punetato ; elytris haud striatis, striis punctorum seriebus
suppletis, interstitiis parce subtiliter punctatis ; subtus abdominis parte anteriori
minus fortiter punctatà; [nonnullorum exemplorum (? ©) elytris obsolete striatis,
interstitiis minus subtiliter punctatis]. — Long. 4-5 mill.
Haleakala, Maui. A few examples at an elevation of about 4,000 feet.
©. Borrei, n. sp.
Ovale, sat elongatum, nitidum, æneum ad nigrum accedens, antennis testaceis,
pedibus piceis rufescentibusve ; rostro sat fortiter punctato-rugato ; antennis rostro
capite thoraceque conjunctis distincte brevioribus, funiculi artieulis primo et
secundo parum elongatis, hoc illo distincte longiore; prothorace vix transverso,
antice minus fortiter angustato, obsoicte punctato; elytris obsolete striatis, striis
76 SOME OBSERVATIONS ON THE GENUS OODEMAS.
sat subtiliter sparsim punctatis, interstitiis confuse punctatis; subtus abdominis
parte anteriori sat fortiter punctato. — Long. 5-6 1/4 mm.
Haleakala, Maui. A few examples at an elevation of 4,000-5,000 feet.
©. halticoïdes, mihi (Ent. Mo. Mag. vol. XIV, p. 5).
Præcedenti affine, elongato-ovale, nitidissimum, æncum ad viridi-aureum acce-
dens; rostro capite thoraceque multo crebrius punctatis; prothorace elongato,
antice minus angustato; elytrorum punetis seriatim dispositis multo erebrius for-
tiusque impressis, interstitiis multo fortius punctatis. — Long. 4-5 mill.
Mountain forests of Oahu. Rare.
The principal difficulty I have experienced in the study of this
genus consists in the fact that of all the species (so far as my obser-
vations extend) examples occur presenting a duller appearance
than usual, and having the punctuation and striation somewhat
more strongly defined. I believe these specimens to be females, and
the distinctive characters alluded to to be sexual. In the two
instances where they are most strongly defined, I have mentioned
them in the descriptions. They remind me of the sexual differences
of some species of Hydroporus (in which genus, however, the cor-
responding characters are better marked). All the preceding des-
criptions must be read with due allowance for this variation (1. e.
it must be remembered that the sculpture of every species 1s liable
to slight variation). This peculiarity of the genus is most embar-
rassing to the describer, but on the other hand the characters in
the antennæ seem to be very constant and well defined, as also the
color, which it will be observed that I have been very careful in
describing. I do not possess a color var. of any species. The blac-
kish, greenish, golden, bronzy, or coppery shade, though only a
slight tinge, appears invariable.
Honolulu, H. I.
DIAGNOSES
DE QUELQUES
ARANEIDES NOUVELLES DU MEXIQUE
— SÉANCE DU 6 JUILLET 1878 —
AVICULARIDÆ.
SERICOPELMA BREYERII Sp. nov.
(PI. IL, fig. 1.)
Céphalothorax brun fauve, foncé, un peu plus long que large,
la fossette médiane bien marquée; partie céphalique peu longue,
front assez étroit.
Huit yeux posés sur un mamelon plus large que long, en avant
du céphalothorax, formant deux groupes de quatre. Les deux du
milieu plus gros et trois de chaque côté placés en forme de
triangle. (Fig. 2.)
Lèvre allongée, petite, soudée au sternum. (Fig. 6.)
Sternum légèrement découpé sur les bords, plus long que large,
un peu étranglé vers le haut, velu. (Fig. 6.)
Chélicères horizontales, fortes ; crochet solide, corné, se repliant
dans une rainure bordée de longs poils, armée du côté interne
d’une série de huit petites denticulations courtes et robustes. Les
chélicères sont rougeâtres, luisantes, recouvertes de poils épais.
(Fig. 4.)
Pattes-mâchoires allongées, pédiformes; tarse court arrondi,
dépassant le bulbe, celui-ci dirigé en dedans, très-long, en forme
de poire se terminant en pointe creusée; rouge sanguin foncé.
(Fig. 5.)
Abdomen ovale, plus long que le céphalothorax brun foncé,
très-velu.
Quatre filières, dont deux assez allongées,
78 DIAGNOSES
Pattes robustes, recouvertes de poils et de crins. Deux petites
griffes tarsales rougeâtres, rétractiles comme celles des chats.
Lorsqu’elles sont repliées, il est difficile de les découvrir dans les
épaisses touffes de poils ras, adhérents comme du velours; elles
sont grêles, en forme de crochets arrondis, très-aiguës, l’une des
deux seulement est armée d’une petite dent, suivie de petites den-
ticulations peu visibles. (Fig. 3.)
Femelle inconnue.
Longueur du céphalothorax . . 0.14 millimètres.
Largeur id. A 1 PO id.
Pattes 2e paire) au AE OMR Neo id.
EEE) dep ee DR ARE) id.
6 RAA 2 ANSE 0 HN ER er OS SN HA LES id.
6 ANNEES SDS À: SPAS EE SR ES SCAN 12 id.
Cette espèce a été trouvée au Mexique (Guanajuato) par
M. E. Dugès et appartient au Musée royal d'histoire naturelle de
Bruxelles, ainsi que les deux Aranéides suivantes.
Je dédie cette belle espèce à notre regretté collègue le D' Breyer.
Au vieil ami dont j'ai partagé, Dean t vingt ans, les chasses et les
travaux.
DRASSIDÆ.
ANYPHÆNA SIMONII. Sp. nov.
(PL IL, fig. 7.)
Céphalothorax très-bombé, glabre, assez grand, un peu plus long
que large; fauve rougeûtre, luisant; partie céphalique courte; ban-
deau très-étroit, moins large que le diamètre des yeux.
Huit yeux à reflets rougeûtres, les deux du milieu, antérieurs,
plus rapprochés et plus petits que les deux supérieurs; les latéraux
formant avec les antérieurs une ligne fortement courbée en avant.
(Fig. 8.)
Lèvre étroite, légèrement triangulaire. (Fig. 9.)
Sternum un peu plus long que large, convexe, bords découpés,
glabre, verdâtre, luisant. (Fig. 9.)
Chélicères robustes; crochet assez long, aigu.
Pattes-mâchoires très-allongées, fauves, armées de quelques
épines et de poils sur le fémur, tibia court, en forme de coupe
évasée se terminant en pointe aiguë du côté externe; tarse assez
étroit, plus long que les deux articles qui le précèdent; recouvrant
le bulbe en partie. (Fig. 10.)
Abdomen arrondi à la partie antérieure, se terminant en pointe
RAR TN Ld Pr, ” À
- T2 417 TES ? t
CR PRE
VE
| s
DE QUELQUES ARANÉIDES NOUVELLES 79
vers le bas; couleur grisâtre; dans la moitié postérieure, une série
de chevrons formés de petits points noirâtres; quelques dessins
semblables vaguement indiqués de chaque côté de la partie anté-
rieure.
Trois paires de filières, l’une dépassant l'abdomen en longueur.
Pattes fines allongées, armées de crins noirs et légèrement
velues ; deux grifles tarsales.
Femelle inconnue.
Pattes, longueur, 1" paire . . . 0.12 millimètres.
Id. AE a ere UNIT id.
Id. nn Ie pre US id.
Id. ALLO A CAR OP OE id.
Mexique (Guanajuato).
Je dédie cette espèce à M. Eugène Simon, le savant auteur du
beau travail sur les Arachnides de France, comme témoignage de
reconnaissance et de sympathie.
DRASSIDÆ.
CHIRACANTHIUM KEYSERLINGII. Sp. nov.
(PL. IL, fig. 11.)
Céphalothorax allongé; partie céphalique un peu rétrécie, droite
en avant; bandeau excessivement étroit. Fauve, jaunâtre, couvert
de poils blanes, courts.
Huit yeux presque égaux, sur deux lignes courbées en sens
inverse, l’antérieure courbée en avant; les deux yeux du milieu,
antérieurs, plus rapprochés l’un de l’autre que les postérieurs ;
les latéraux placés sur une petite plaque légèrement en saillie.
Aire oculaire noirâtre. (Fig. 12.)
Lèvre courte, un peu plus longue que large, s’élargissant lége-
rement de la base au sommet. (Fig. 13.)
Sternum allongé, découpé, verdâtre, semé de poils blancs.
(Fig. 13.)
Chélicères très-longues, étroites, cornées, d’un noir rougeâtre
foncé, semées de quelques poils blancs, courts; crochet aigu, légè-
rement recourbé. (Fig. 12.)
Pattes-mâchoires très-longues, de la couleur du céphalothorax ;
tibia muni du côté externe de deux apophyses arrondies assez
longues, entre lesquelles passe une pointe aiguë qui termine la base
du tarse; ces apophyses relevées obliquement vers le haut; une
apophyse beaucoup plus courte, relevée, du côté interne; tarse à
peine plus large que le tibia, terminé en pointe obtuse par le haut,
80 DIAGNOSES DE QUELQUES ARANÉIDES NOUVELLES.
dépassant le bulbe qu’il enveloppe et finissant par en bas en
longue pointe cornée, aiguë; bulbe ovale, arrondi, muni d’une
apophyse externe bien détachée se dirigeant de bas en haut, longue,
se terminant en pointe aiguë. (Fig. 14.)
Abdomen arrondi à la partie antérieure; se terminant en pointe.
Gris fauve, un peu verdâtre, recouvert de poils blancs et gris
foncés très-épais.
Trois paires de filières, l’une dépassant un peu l'abdomen.
Pattes fines très-allongées, fauve jaunâtre; trochanter et hanche
bordés d’une couronne de poils un peu plus longs que les autres;
une petite tache foncée à la base du trochanter ; 1° paire : — deux
épines au fémur et deux au tibia; une épine plus petite au bout du
métatarse; 3 paire : — quatre épines au métatarse. Des poils noi-
râtres plus serrés aux extrémités des pattes; deux griffes tarsales.
Femelle inconnue.
Pattes, longueur, l'paire . . . 0.20 millimètres.
Id. EAN TE DEN P NEA LE id.
Id. 2 Ad te CINE O MS id.
Id. ST ANA EN OST O id.
Mexique (Guanajuato).
Je dédie cette espèce à M. le comte de Keyserling, qui a bien
voulu m'aider dans la détermination si diflicile des espèces amé-
ricaines.
SUR LE NOUVEAU SOUS-GENRE
SERICOPELMA (AUSSERER)
Par M. LÉON BECKER
— SÉANCE DU 7 SEPTEMBRE 1878 —
En 1805, dans le Tableau des Aranéides, Walckenaer divisa
cet ordre en deux tribus : les T'heraphosæ et lesAraneæ, arai-
gnées proprement dites. Il partagea la première en trois parties.
Les égorgeuses (Trucidaloriæ) genre Mygale.
Les tueuses (Occidaloriæ) genre Olelera, synonyme d’Atypus
Ltr.
Les ravageuses (Depredatoriæ) genre Missulena, synonyme
d'Eriodon Ltr.
En 1825, Latreille substitua au mot Theraphosæ, celui de
Tetrapneumones, changé plus tard en Quadripulmonaires par
L. Dufour et en Mygalidæ par Sundevall en 1833.
Ch. Koch, dans ses Arachniden, a le premier subdivisé le genre
Mygale en sept sous-genres adoptés depuis.
Le mot de Mygale ayant été employé antérieurement par Cuvier
(en 1800), pour un genre de mammifères, il a été remplacé dans la
classe des Arachnides par les noms d’Awicularia ou de Thera-
phosa; il s'ensuit que la famille porte aujourd’hui le nom de
Theraphosidæ Thorell ou celui de Avricularidæ E. Simon, selon
que le genre Theraphosa (type Blond) ou le genre Avicularia
(type vestiaria) sont choisis comme type.
Dans le système de M. Thorell, la famille des Theraphosidæ
compose à elle seule le sous-ordre des Territelariæ ; elle renferme
six genres européens décrits antérieurement.
Depuis cette époque, M. Ausserer a fait paraître deux mémoires
importants dans les Verhandlungen der Kaiserlich-Küniglichen
Zoologisch-botanischen Gesellschaft in Wien, le premier en 1871
82 SUR LE NOUVEAU SOUS-GENRE SERICOPELMA (AUSSERER). 1
(t. XXI, p. 118), le second en 1875 (p. 126), sur la famille des Aw:-
cularidæ E. Simon, qu'il divise en trois tribus : Alypinæ, Eriodon-
tinæ et Theraphosinæ, et en soixante-cinq genres ou sous-genres.
C'est parmi ces genres nombreux, et dans la tribu des Thera-
phosinæ qu'il place les Æurypelma de C. Koch (1850), que cet
auteur considérait comme un sous-genre.
M. Ausserer élève les £L'urypelma au rang de genre; il les divise
en cinq sous-genres : ZLasiodora. C. K.; Sericopelma. Auss.;
Lasiocnemus. Auss.; Homæomma. Auss.; Eurypelma. C. K.
Le nouveau sous-genre Sericopelma Auss. ne renfermait jusqu’à
présent qu’une seule espèce, la S. rubronilens. Auss.
J’y ajoute aujourd’hui la S. Breyerii. L. B.
ESSAI MONOGRAPHIQUE
SUR LES
PANAGÉIDES
PAR
le baron M. de CHAUDOIR.
— SÉANCE DU 7 SEPTEMBRE 1878 —
Je me suis déjà occupé des espèces de ce groupe en 1861, dans
un travail publié dans le Bulletin de la Société Impériale des Natu-
ralistes de Moscou; mais alors mon but n’était que d’énumérer les
espèces qu’on connaissait et de décrire celles encore inédites de ma
collection. Maintenant, tout en faisant connaître un certain nombre
d'espèces nouvelles, j'ai surtout en vue de préciser les caractères
qui distinguent ce groupe des autres Carabiques, ainsi que ceux par
lesquels les différentes subdivisions se distinguent les unes des
autres, d’où résultera, j'espère, une connaissance bien plus exacte
de ces insectes, étudiés jusqu'ici assez superficiellement.
Quoique nous ayons eu déjà l’occasion de dire que les Tefflus et
les Eurysoma rentrent aussi dans ce groupe, nous n’avons pas
l'intention de nous occuper cette fois-ci de ces deux genres, et nous
nous bornerons à faire ressortir dans le tableau synoptique les
caractères qui les distinguent des Panagéides proprement dits.
Ce groupe fait partie de la deuxième grande section des Carabi-
ques, chez lesquels la suture des épimères intermédiaires atteint les
hanches de la deuxième paire de pattes. L’écusson pénètre entre la
base des deux élytres. Il y à près du bord interne de chaque œil
deux points pilifères; mais ce qui les distingue surtout, ce sont
les caractères suivants :
Paraglosses adhérents jusqu’à l’angle antérieur de chaque
côté de la languette, tantôt pas plus longs que celle-ci, tantôt
la dépassant plus ou moins considérablement.
84 ESSAI MONOGRAPHIQUE
Mâchoires crochues et très-ciliées en dedans, lobe inférieur
à dernier article court, très-large, comprimé et terminé à
son extrémité par un petit crochet (excepté dans le genre
Micrixys.
Mandibules portant sur le milieu de leur face inférieure une
rangée longitudinale de cüs serrés.
Palpes à dernier article plus ou moins dülaté ; les deux der-
niers des maxillaires et le dernier des labiaux couverts de
nombreux poils.
Labre n'ayant que quatre points pilifères plus ou moins
rapprochés du bord antérieur.
Menton ayant toujours une dent dans son échancrure et
deux profondes fossettes semblables à des trous ronds sur sa
base.
Tarses antérieurs tantôt semblables dans les deux sexes,
tantôt plus ou moins dilatés dans les mâles; dans ce dernier
cas, le dessous n’est jamais revêtu de deux rangées de papilles
comme dans les Féroniens et les Anchoménides, mais il est
tantôt glabre, tantôt revêtu d’une brosse serrée comme dans
les Chléniens et les Oodiens; le dessus de tous les tarses
revêtu de poils plus ou moins serrés.
SECTION 1°. Corps glabre, non ponctué en dessous.
Élytres sans ourlet basal . . . . . . Tefflus.
Elytres avec un ourlet basal . . . . ÆEurysoma.
SECTION 2°. Corps revêtu de poils, plus ou moins ponctué
en'dessous. .:. 4 : 01471, | Panagéides Sensts tricher
On voit par l'exposé des caractères du groupe, qu’il se distingue
parfaitement de tous les autres, et que le seul avec lequel, comme
l'avait déjà reconnu Dejean, il ait quelque affinité, est celui des
Oodides, par l'intermédiaire des £urysoma et des Dercylus,et, par
celui des Codides, il se rattache aux Chlénides. On a introduit à
tort dans ce groupe le genre Geobius qui, en considération de ses
caractères, dont on trouvera l’exposé à la fin de ce travail, me
semble devoir plutôt être rapproché des Pelecium.
Wiedemann a encore placé dans le genre Panagæus un insecte
qu'il a nommé P. chalcocephalus (Zool. Mag. IT, 1. p. 57), qui ne
me semble pas différer du Panagæus chlorocephalus Kollar (Ann.
des Wien. Mus. I. p. 335, t. XXXI, fig. 4 à 6); je ne possède de
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55 But Ce - - —— —_— _ = 2102 G]
SUR LES PANAGÉIDES. 85
type ni de l’un ni de l’autre, mais je ne crois pas me tromper en les
rapportant tous deux au genre Pristomachærus Bates (Trans.
Ent. Soc. Lond., 1873, part. II, p. 323); je crois cependant qu'ils
sont spécifiquement distincts du P. Messi Bates, que je possède et
qui vient de Hongkong, tandis que les deux autres habitent l’Hin-
dostan.
PANAGÆIDZÆ sens. strict.
I. Paraglosses dépassant la languette et prolongés en lobe plus
ou moins étroit et plus ou moins long.
A. Tarses semblables dans les deux sexes.
1. Quatrième article des tarses non bilobe.
a. Dent du menton large et tronquée.
2. Dernier article des palpes, surtout dans les G, très-
dilaté, réniforme.
x. Quatrième article des tarses très-échancré, cin-
quième court. (Épisternes postérieurs très-
transversaux.) Brachyonychus.
4. Quatrième article des tarses peu échancré, cin-
quième plus long. (Episternes postérieurs pas
plus longs que larges.) Craspedophorus.
6. Dernier article des palpes, dans les G surtout, forte-
ment triangulaire.
.. Épisternes postérieurs carrès ou plus longs que
larges. Epicosmus.
#1. Episternes postérieurs très-transversaux.
Eudema.
b. Dent du menton étroite, suballongée.
4. Mandibules courtes. Isotarsus.
6. Mandibules longues et avancées. Tinognathus.
3. Tarses antérieurs un peu plus larges dans le G', mais sans
brosse en dessous. Microcosmus.
C. Tarses antérieurs très-dilatés dans les mâles et revêtus d’une
brosse serrée en dessous. Epigraphus.
D. Les deux premiers articles des tarses antérieurs des ©
dilatés comme dans les Panagæus. Tinoderus.
2. Quatrième article de tous les tarses très-bilobé.
s Dischissus.
ul
II. Paraglosses ne dépassant pas la languette et garnissant seu-
lement ses bords latéraux.
A. Quatrième article des tarses bilobé.
ANNÂLES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXI. 6
86 ESSAI MONOGRAPHIQUE
1. Tarses antérieurs pareils dans les deux sexes.
Euschizomerus.
2. Tarses antérieurs à premier article dilaté dans les
mâles. Peronomerus.
B. Quatrième article des tarses nullement bilobé.
1. Tarses antérieurs pareils dans les deux sexes.
a. Labre échancré, les deux points pilifères du milieu
très-rapprochés du bord antérieur. Trichisia.
b. Labre non échancré, plutôt un peu arrondi, les deux
points pilifères du milieu très-éloignés du bord
antérieur. Coptia.
2. Tarses antérieurs à deux premiers articles dilatés dans
les OC".
«. Épistome tronqué carrément. Panagæus.
b. Épistome profondèment échancré. Micrixys (1).
BRACHYONYCHUS.
Epicosmus Chaudoir.
Languette large à son extrémité, obtusément, mais forte-
ment carénée en dessous, tronquée et munie de deux poils à
son bord antérieur dont les angles sont arrondis; rétrécie vers
le milieu; paraglosses bordant ses côtés Jusqu'à l'extrémité,
un peu échancrées à leur bord antérieur, avec l'angle externe
prolongé en lobe long, très-étroit, légèrement arqué en
dedans.
Palpes à peu près comme dans les Craspedophorus.
Labre, mandibules, mâchoires de même.
Menton à lobes moins arrondis extérieurement et plus
triangulaires que dans le Crasped. tetrastigma.
Antennes aussi longues que dans le même, avec la même
proportion entre leurs articles et le même mode de pubes-
cence.
Pattes plus fortes, mais tout aussi longues; tarses moins
grêles ; le quatrième article profondément et angulairement
(*) C’est avec doute que je place ce genre dans la section à articles des tarses
antérieurs dilatés dans les mäles, car ce sexe ne paraît pas avoir été trouvé
jusqu'à présent, mais il est d’ailleurs facilement reconnaissable à la forme de
l'épistome, du labre, des mandibules, etc.
SUR LES PANAGÉIDES. 87
échancré, mais pas bilobé, le cinquième plus court, rentrant à
moitié dans l’échancrure du quatrième.
Épisternes postérieurs très-courts, très-transversaux, de
près du double plus larges que longs, peu profondément
ponctués.
Abdomen large, en demi-ovale, légèrement ponctué, sans
crénelures le long du bord antérieur des trois derniers seg-
ments.
Corselet large, hexagonal, peu convexe, à bords peu relevés,
relativement légèrement pointillé; élytres amples, en ovale
court, très-voûtées, faiblement striées, ornées de quatre
grandes taches jaunes.
Indépendamment du caractère générique important, tiré de la
conformation des deux derniers articles des tarses et surtout du
quatrième, les espèces de ce genre se distinguent par la largeur,
l’ampleur et la convexité des élytres, qui sont de plus faiblement
striées en comparaison de la plupart des Panagéides.
Br. lævipennis. Long. 29, larg. 15 mill. — C’est, à l'exception
des Eurysoma, la seule espèce de Panagéide dont les élytres ne
soient presque pas ponctuées. La {é{e est du double plus longue que
le front entre les yeux n’est large, et s’élargit un peu en avant; le
col est un peu renflé ; il n’y a presque pas de vestige d’étranglement
‘derrière les yeux; ceux-ci sont plus rapprochés de la base que de
l'extrémité, modérément convexes (O),le rebord dela joue recouvre
un peu leur côté postérieur ; l’épistome est légèrement convexe,
tronqué très-carrément en avant, mais très-arrondi postérieure-
ment, et pénétrant profondément et en demi-cercle dans le devant
du front; il est légèrement chagriné et porte de chaque côté deux
petits plis qui se réunissent extérieurement, et un petit point près
des angles antérieurs ; le front est plan avec une légère dépression
longitudinale de chaque côté, parallèle au bord latéral et un peu
sinuée, entièrement couvert, excepté aux angles antérieurs, de
rugosités longitudinales fines, entremélées de petits points; sur le
vertex ou col des rugosités dentelées transversales, bien plus
faibles que celles du front. Le corselel est environ du double plus
large que la tête avec les yeux, moins long que large, mais peu
transversal, en hexagone à angles latéraux très-arrondis, bien
plus étroit à son extrémité qu’à sa base; le bord antérieur est coupé
presque carrément, mais avec les angles un peu saillants, peu éloi-
gnés des côtés du col, arrondis au sommet; les côtés sont très-élargis
vers le milieu, rectilignes depuis les angles antérieurs jusqu'au
he "4
È
+
1
d
88 ESSAI MONOGRAPHIQUE
milieu, où ils décrivent une courbe très-forte, après laquelle ils se
dirigent très-obliquement et en ligne droite vers les angles posté-
rieurs, qui sont très-obtus, mais assez marqués; la base est coupée
carrément et remonte fort peu vers les angles; le dessus est cou-
vert d’une ponctuation faible, mais serrée, qui le devient moins vers
les bords antérieur et latéraux, mais augmentant de densité vers
la base ; la partie antérieure du disque est légèrement bombée, les
bords latéraux sont largement aplanis, mais nullement relevés;
une large excavation de chaque côté de la base fait paraître un peu
relevée la région qui avoisine les angles postérieurs; au fond de
l’excavation on aperçoit un trait imprimé assez long; la ligne
médiane, très-fine sur le disque, est effacée aux deux extrémités ;
sur le côté, depuis l’angle antérieur jusque vers le milieu, règne
une petite rigole et un bourrelet très-fin, qui disparait ensuite. Les
élytres sont d’un peu plus de moitié plus larges que le corselet,
d’un tiers environ plus longues que larges, en ovale court, peu
tronqué et non échancré à la base, avec les épaules tout à fait
arrondies, de sorte que la courbe de cette partie est uniforme depuis
les côtés du pédoncule jusqu'au milieu des côtés, et continue ainsi
jusqu’à l’extrémité, qui est légèrement sinuée et peu obtusèment
arrondie ; le dessus est également voûüté dans tous les sens, les
stries sont fines, nettement gravées, marquées de points peu rap-
prochés les uns des autres, et qui entament légèrement les bords
des intervalles; ceux-ci sont tout à fait plans, très-finement chagri-
nês, nullement ponctués, à l'exception du 9°et du bord externe du 8°
qui portent de petits points pilifères; sur le %, qui est aussi large
que ce dernier, on aperçoit une rangée de petits points ombiliqués,
qui ne sont guère plus rapprochés les uns des autres aux deux
extrémités que vers le milieu; près de l’écusson il y a un rudiment
de strie assez long et la base de la 1° strie diverge assez fortement
et va rejoindre celle de la 2°; le rebord latéral est finement relevé.
Le dessous de la tête est lisse, le milieu du prosternum plus ponctué
que ses épisternes, parsemé de poils verticaux; les deux autres par-
ties du sternum sont pointillées et pubescentes; leurs épisternes
marqués de points un peu plus gros, mais moins serrés ; l’abdomen
est ponctué sur ses côtés comme les épisternes; la moitié antérieure
du milieu des trois derniers segments est lisse et glabre, leur bord
postérieur pointillé et pubescent. D’un noir obscur et terne en
dessus, un peu plus luisant en dessous; villosité des pattes un peu
roussâtre; sur chaque élytre deux grandes taches d’un jaune
orangé, s'étendant, la 1", sur le premier quart depuis la 9° jusqu’à la
æ strie, qu’elle dépasse légèrement, composée de six taches, dont
celles des 4°, 6° et 8° intervalles sont plus longues que les deux
intermédiaires, tandis que celle du 9% s’avance vers la base autant
és,
SUR LES PANAGÉIDES. 89
que celle du 8°, mais reste plus courte postérieurement; la seconde,
composée de taches presque aussi longues que les antérieures,
occupeles intervalles 4 à8; de ces cinq taches les deux intermédiaires
sontantérieurement plus courtes et postérieurementplus longuesque
les trois autres, ce qui fait que les bords des quatre grandes taches
des élytres sont très-fortement dentelés. L’individu que je possède,
estune femelle trouvée à Siam par feu Mouhot, mais le Muséum du
Jardin des Plantes en possède un autre semblable, trouvé par le
Dr Harmand dans la Cochinchine.
Br. sublævis Chaudoir (Epicosmus), Rev. et Mag. de Zool.1869,
p.67. Long. 26, larg. 11 mill. G. — Il ressemble extrêmement au
précédent, mais il en diffère surtout par ses élytres ponctuées. La
tête semble un peu plus allongée et les yeux (o sont plus saillants ;
le corselet est plus court, un peu plus transversal, sa plus grande
largeur est un peu après le milieu, où la courbe des côtés est encore
plus forte, les angles postérieurs sont notablement plus arrondis;
la ponctuation du dessus est plus forte, la ligne médiane plus mar-
quée, le trait du fond des excavations latérales de la base plus court.
Les élytres ne sont que d’un tiers plus larges que le corselet, mais
leur forme et leurs proportions sont les mêmes, ainsi que leur con-
vexité; leurs stries sont bien plus fines et moins profondes, ponctuées
de même, mais les intervalles, également chagrinés, sont de plus
couverts d’une ponctuation fine, peu profonde, mais assez serrée,
donnant naissance à une villosité courte. En dessous le devant des
segments abdominaux est moins lisse et finement ponctué. La colo-
ration générale est la même ; la bande postérieure des élytres ne
diffère guère, mais la bande antérieure est moins dentelée sur les
bords, et les taches qui la composent se raccourcissent peu à peu
depuis celle du 8° intervalle jusqu’à celle du 4°; celle du % estun
peu plus courte que sa voisine; la pubescence est noire ou jaune,
suivant la couleur de la place qu’elle occupe. Je ne possède qu’un
individu pris par Mouhot dans le Camboje, mais le Muséum du
Jardin des Plantes en a reçu un certain nombre du D° Harmand, qui
l’a rapporté de la Cochinchine.
Br. humeratus Chaudoir (Æpicosmus), Rev. et Mag. de Zool.
1869, p. 69. Long. 24, larg. 10 1/2 mill. (G).— Très-voisin du précé-
dent et ponctué de même, il en diffère par la formeades é/ytres qui sont
bien plus largement tronquées à leur base, ce qui fait que, quoique
toujours très-arrondies, les épaules sont plus marquées et les côtés
un peu moins arqués ; la bande antérieure est dentelée comme dans
le Zævipennis, mais elle est composée de taches plus courtes, ce qui
la rend plus transversale. Beaucoup plus rare, à ce qu’il paraît, que
le précédent et venant de la Cochinchine. Il est à désirer que cette
espèce puisse être étudiée sur un nombre plus considérable d’in-
dividus.
90 ESSAI MONOGRAPHIQUE
CRASPEDOPHORUS.
Hope, The Coleopt. Manual, IT, p. 165; Murray.
Panagcæus Dejean, Epicosmus Chaudoir.
Isotarsus Laferté, Ann. de la Soc. Ent. de France, 1851, p. 217.
Eudema Castelnau, Hist. nat. des Coléopt. I, p. 137.
Pour éviter de créer des noms nouveaux, j'ai approprié à
chacune des divisions que j'ai introduites dans les grands Pana-
gœus à tarses simples, un de ceux qui ont déjà été proposés. Jai
donc choisi celui de Craspedophorus pour les espèces à corselet
relevé sur les côtés, que la conformation de leurs palpes distingue
des Épicosmus.
Languelte cornée, épaisse au milieu, creusée en dessous de
chaque côté pour loger le support des palpes labiaux, dilatée
à son extrémité, qui est obtusément arrondie et porte deux
points pilifères distants l’un de l’autre; paraglosses étroits,
garnissant son bord latéral et terminés à leur angle externe
par un lobe long, étroit, membraneux, un peu arqué en dedans.
Palpes à dernier article en forme de triangle très-allongé,
dont son côté externe forme la base et dont le sommet est
très-ouvert, arrondi et bien plus rapproché de la base que de
l'extrémité, le côté antérieur entre ce sommet et l’angle apical
est plus ou moins arrondi et même sinué; ce dernier est
arrondi au sommet; — dans le mâle, la dilatation est plus
forte que dans la femelle, surtout aux palpes labiaux; l'avant-
dernier à ceux-ci est long, élargi vers l'extrémité avec plu-
sieurs épines garnissant le côté interne, surtout entre le
milieu et l'extrémité; aux maxillaires, le deuxième est fort
long et très-mince, légèrement aminci vers la base et muni de
deux épines près de son extrémité interne, le pénultième, plus
court que les deux voisins, ressemble à celui des labiaux, mais
il est un peu moins aminci vers la base et son extrémité
externe est tronquée très-obliquement, de sorte que la base du
dernier s'adapte à cette troncature; outre les poils dont il est
revêtu, de même que le dernier de tous les palpes, il porte
deux fortes épines près de son extrémité interne.
Labre largement, mais peu profondément échancré en arc
de cercle.
SUR LES PANAGEIDES. 91
Mandibules crochues à leur extrémité.
Antennes longues, le troisième article toujours plus long
que les autres, presque aussi pubescent que les suivants, mais
revêtu de poils plus longs.
Menton peu profondément échancré, la dent du milieu assez
large et tronquée, les lobes triangulaires, un peu moins longs
que larges, très-divergents, plus ou moins peu arrondis à leur
côté externe, avec l’angle antérieur légèrement obtus.
Pattes longues, généralement assez grêles, jambes portant
extérieurement une profonde rainure longitudinale; tarses à
quatrième article très-légèrement échancré, le cinquième assez
long, ne pénétrant nullement dans le quatrième.
Épisternes postérieurs tantôt carrés, tantôt plus longs que
larges, mais un peu transversaux.
Corselet passablement relevé sur ses bords latéraux.
Étytres en ovale allongé, profondément striées, plus ou
moins convexes, libres ou soudées.
Toutes les espèces qui font partie de ce genre, habitent les diffé-
rentes parties de l'Afrique, situées au sud et à l’est du Sahara.
Épisternes postérieurs plus ou moins carrés, pas plus longs que larges.
Menton à lobes larges, très-arrondis à leur côté externe.
0. Abdomen à segments crénelés antérieurement, le long du bord postérieur du
précédent.
Cr. tetrastigma Chaudoir (Epicosmus), Bull. des Natur. de
Mosc., 1850, I, p. 417, — sotarsus sinuaticollis Laferté, Rev. et
Mag. de Zool., 1850, p. 392. Long. 20-21, larg. 8 1/2 mill. — Tête
environ d’un tiers plus longue que n’est large le front entre les
yeux, qui sont presque hémisphériques ; front chagriné et ponctué,
un peu déprimé longitudinalement de chaque côté; épistome lisse,
un peu convexe, imprimé de chaque côté; sa suture très-arquée, la
convexité de l'arc tournée vers la base; dépression transversale
entre le front et le vertex assez marquée, ruguleuse, rugosité
s'étendant sur le devant du vertex, base de celui-ci lisse. Corselet
du double au moins plus large que la tête, moins long que large,
mais peu transversal, en hexagone d’égale largeur aux deux extré
mités, mais très-élargi vers le milieu, un peu après lequel il atteint
sa plus grande largeur, un peu échancré en arc de cercle à son
bord antérieur, avec les angles s’écartant peu des côtés du col, un
peu avancés, mais très-largement arrondis ; côtés très-arqués, sur-
92 ESSAI MONOGRAPHIQUE
tout après le milieu, derrière lequel on remarque une sinuosité
assez longue, quelquefois assez sensible; angles postérieurs for-
mant une petite dent obtuse, précédée d’une petite échancrure;
base sinuée de chaque côté du pédoncule, et se dirigeant un peu en
arrière vers les angles postérieurs; le dessus couvert d’une ponc-
tuation assez forte, peu serrée; le disque un peu convexe, séparé
des bords latéraux par une large gouttière, qui s'éloigne davantage
des côtés dans sa partie postérieure; bords latéraux relevés, sur-
tout postérieurement, mais le rebord latéral n’est visible que le
long de la moitié antérieure des côtés, encore est-il très-fin et la
rigole qui le longe, très-peu marquée; ponctuation du bord latéral
moins forte que celle du disque; ligne médiane bien marquée,
quoique fine, atteignant presque le bord antérieur, mais s’oblitérant
vers la base dont les côtés sont creux et offrent une dépression lon-
gitudinale, qui à sa base se perd dans la gouttière latérale; de
chacun des points sort un poil assez long, légèrement penché en
arrière. £lylres de près du double plus larges que le corselet, en
ovale de moitié plus long que large, assez obtus à sa base dont les
côtés, à partir du pédoncule, descendent assez sensiblement et en
ligne droite vers l’épaule, qui, quoique marquée, est trés-arrondie ;
les côtés le sont assez régulièrement depuis l'épaule jusqu’à l’ex-
trémité, qui est assez visiblement sinuée et peu obtuse; le dessus
passablement voûté dans tous les sens (bien que moins que dans le
bifasciatus Fabr. — fomentosus Dejean), stries formant des sillons
assez profonds, dont le fond étroit porte d'assez gros points peu
rapprochés les uns des autres et entamant les bords des inter-
valles; ceux-ci convexes, parsemés de points assez nombreux, sans
qu'ils soient toutefois très-serrés, surtout sur les intervalles
internes; re strie divergeant à sa base et allant rejoindre celle de
la 2°; rudiment préscutellaire assez long,.longeant l’écusson et la
base de la suture; la rangée de points ombiliqués du 9% intervalle
est continue, et elle est distribuée un peu irrégulièérement sur
le milieu de sa largeur et pas le long du bord; rebord latéral
assez large et passablement relevé; il se prolonge sur la base jus-
qu’au pédoncule et il est assez tranchant. Le dessous de la tête est
lisse; épipleures du corselet larges, presque lisses, creusés en gout-
tière, dont le fond est plus rapproché des épisternes que du bord
externe; prosternum entier grossièrement ponctué avec un assez
long poil sortant de chaque point, les deux autres parties du
sternum pointillées et pubescentes, leurs épisternes ponctués
comme ceux du prosternum. Abdomen couvert d’une ponctuation
pubescente assez dense, avec de gros points semblables à ceux des
épisternes, épars sur les deux premiers segments et sur les côtés
des deux suivants; il n’y en a guère sur les deux derniers; épi-
SUR LES PANAGÉIDES. 93
pleures des élytres pointillés et un peu pubescents. Entièrement
d’un noir assez luisant, les bouts des articles des palpes et les poils
des pattes roussâtres: sur chaque élytre deux taches d’un jaune
orangé comme celles du nobilis; la 1", allant de la % à la 2° strie,
qu’elle dépasse plus ou moins, forme une large bande fort peu den-
telée, un peu oblique et légèrement arquée; la 2, allant de la 8° à
la 2,forme également une bande qui oblique un peu en arrière
vers le bord latéral, et est composée de six taches d’égale longueur
à l'exception de celle du 7° intervalle, qui se prolonge un peu plus
en arrière et forme une petite dent; le bord antérieur n’est que fai-
blement dentelé. J’en possède trois individus venant du Sénégal et
de la Sënégambie portugaise (Boccandé); dans l’un d’eux les taches
(qui dans ce genre ne varient presque jamais de coloration) sont
plus rouges que dans les deux autres, ce qui est dû, sans doute, à
l'influence de l’alcool ou de quelque autre agent chimique.
.Cr. Westermanni Laferté (Zsotarsus), Rev. et Mag. de
Zool., 1850, p. 392. — Panagœus Strachani Hope, Ann. of Nat.
Hist., X, p. 94. Long. 20-21, larg. 8-9 mill. — IL ressemble au
letrastigma, mais il est bien distinct. Corselel moins rétréci vers sa
base, moins arrondi sur les côtés; ponctuation du disque moins
forte, base moins sinuée de chaque côté près du pédoncule et plus
régulièrement échancrée en arc de cercle, sommet des angles pos-
térieurs moins denté, quoique également précédé d’une échan-
crure. Élytres de la même forme, tout aussi fortement sillonnées,
mais les points des stries plus petits, les intervalles, tout aussi con-
vexes, couverts d'une ponctuation bien plus fine, plus serrée, les
poils qui sortent des points plus courts. Coloration à peu près iden-
tique; la bande antérieure des élytres, plus dentelée, ne va que de
la 4° strie à la 8° qu’elle ne dépasse que légèrement, tandis que
la seconde, très-dentelée, se compose de cinq taches entre la 3e et
la 8 stries, dont celles des 5° et 7° intervalles dépassent sensible-
ment les trois autres tant en avant qu’en arrière, et celle du
4 intervalle est très-courte. L'un des individus que je possède est le
type de Laferté et faisait partie de la collection Dejean, où il était
indiqué comme venant de Guinée, le second qui ne diffère du type
que parce qu’il est un peu plus grand, provient de la vente de la
collection d'Edwin Brown etest étiqueté comme venant de l'Afrique
occidentale. Le type du 2. Strachani que j'ai vu dans la collection
Hope, à Oxford, me semble appartenir à cette espèce, et si la des-
cription n’était pas tellement insuffisante, ce nom devrait avoir
la priorité. Il vient du Cap Palmas.
Cr. grossus Hope (PanagcϾus) Ann. of Nat. Hist. X (1842)
p- 9%; Murray, Ann. and Magaz. of Nat. Hist. XIX, t. XII, fig. 8.
= Panagæus grandis Imhof, Verh. d. Basel Naturges. V. (1843),
94 ESSAI MONOGRAPHIQUE
p. 166. Long. 22, larg. 8 1/2 mill. — Plus allongé et moins con-
vexe que le {etrastigma. Têle plus large, dépression transversale
entre le front et le vertex moins forte. Corselet encore moins
court que dans le Westermanni, atteignant sa plus grande largeur
vers le milieu, partie antérieure des côtés moins arrondie, leur
milieu moins fortement arqué, leur partie postérieure se dirigeant
un peu obliquement vers la base, mais nullement sinuée, plutôt
rectiligne; base échancrée et guère sinuée (comme dans le Wester-
manni); sommet des angles plus denté que dans ce dernier et
également précédé d’une petite échancrure. Æ{lytres en ovale plus
allongé, épaules plus arrondies, moins marquées; milieu des côtés
moins arqué; le dessus moins convexe; stries moins profondes,
ponctuées comme dans le précédent; intervalles un peu moins
convexes, offrant la même ponctuation fine et assez serrée.
Antennes plus fines et moins grossièrement pubescentes; pattes plus
longues et plus grêles. La coloration est en général la même, mais
les taches sont d’un jaune citron ; chacune d’elles se compose de
quatre taches placées sur les intervalles 5 à 8, et est assez dentelée
sur les bords, tant antérieur que postérieur; dans l’un de mes
deux individus, les taches ou bandes sont bien plus courtes que
dans l’autre et celle du 8° intervalle dans la tache postérieure est
presque effacée; les palpes sont brunâtres, ainsi que les huit derniers
articles des antennes, dont chacun est un peu rembruni vers
l'extrémité. Deux individus, dont l’un vient de la Côte d'Or et
l’autre de Guinée.
Cr. ruficrus. Laferté (Isotarsus), Rev. et Mag. de Zool., 1851,
p. 221. Chaudoir, Bull. des Natur. de Mosc., 1861, II, p. 340.
Long. 17, larg. 7 3/4 mill. — 7éfe comme chez le grossus,
ponctuation un peu plus marquée. Corselet moins court que celui
du {etrasligma, quoiqu'un peu moins long que large, à peu près
comme celui du grossus, mais bien distinctement sinué après le
milieu et plus rétréci vers la base; angles postérieurs comme
dans ce dernier, base un peu plus échancrée; ponctuation du
dessus pas plus forte, mais moins serrée, surtout le long des bords
latéraux. Elytres ayant la forme et les proportions de celles du
grossus, encore moins convexes, striées de même; intervalles
pas plus convexes, mais moins ponctués et plus luisants. Antennes
tout aussi grêles ; pattes fines, un peu moins longues. La coloration
est semblable, mais les bandes des élytres sont d’un jaune orangé
plus foncé que dans le {etrasligma; Vantérieure ne s'étend de
la % strie que jusqu’à la 5, elle est presque plus longue que large
et s’'avance vers l'épaule; la postérieure ne se compose que de
trois taches, dont l'intermédiaire est sensiblement plus longue que
ses deux voisines, dont l’interne est très-petite; le labre et les
SUR LES PANAGÉIDES. 95
mandibules sont roux, le premier rembruni vers le milieu
postérieur, celles-ci vers la base; les palpes, les antennes, les
genoux, les jambes et les tarses sont d’un brun rougeûtre, les
antennes avec les premiers articles plus foncés, les cuisses brunes.
En dessous, l'abdomen est lisse sur le milieu des quatre derniers
segments, qui ne sont ponctués grossièrement que sur les côtés;
les épipleures des élytres sont lisses et luisantes, les crénelures du
bord antérieur des segments sont plus fines, mais distinctes. Je ne
connais de cette espèce que la femelle qui a été décrite par
M. de Laferté, et qui fait partie de ma collection.
Cr. gabonicus Thomson. Arch. entom., II, 1858, p. 34.
(Voy. au Gabon.) Long. 17, larg. 7 mill. — Taille du ruficrus. Tête
pareille ; corselet moins large, à peine échancré antérieurement,
angles antérieurs nullement avancés, très-arrondis; rondeur
des côtés plus régulière, ne formant ni coude vers le milieu,
ni sinuosité entre ce dernier et les angles postérieurs, qui sont
plus arrondis; bords latéraux pareillement aplanis, mais peu
relevés, ligne médiane moins marquée, ponctuation plus forte,
tous les points égaux et assez gros. Élytres moins larges, un peu
plus allongées, un peu moins arrondies sur les côtés, le dessus
un peu moins convexe, ainsi que les intervalles des stries ; celles-ci
ponctuées de même; ponctuation des intervalles fine et très-dense.
Antennes et pattes pareilles. Les bandes des élytres presque
comme celles du maicrocephalus; lantérieure ne va du bord
externe que jusqu'à la 3% strie, la postérieure, qui va de la 8 à
la , ne diffère de celle de cette espèce que par les deux taches
externes qui ne descendent pas plus que les autres vers l'extrémité.
Cette description est faite sur un individu de la collection du
comte Mniszech, pris au Gabon par M. H. Devrolle.
Cr. Lafertei Murray. Ann. and Mag. of Nat. Hist: XX, 1857,
p. 121, fig. 4. Long. 15 1/2, larg. 7 4/5 mill. — Il diffère des
précédents par sa taille plus petite, ainsi que par sa forme plus
raccourcie et plus trapue. Comparé au {etrastigmna, il a la téle
plus courte, moins déprimée transversalement entre le front
et le vertex; le front est plus ponctué et les dépressions latérales
sont presque nulles; des points peu serrés s'aperçoivent sur tout
le milieu du vertex. Le corselet est plus de deux fois plus large
que la tête, il est plus transversal et plus carré; les angles
antérieurs sont plus largement arrondis, la partie antérieure
des côtés l’est presque autant que le milieu, leur partie postérieure
est moins sinuée et se dirige moins obliquement vers les angles
postérieurs, qui sont terminés par une petite dent aiguë, précédée
d’une indentation moins forte; la base est plus large et descend
davantage vers les angles; les ondulations du dessus sont iden-
96 ESSAI MONOGRAPHIQUE
tiques, mais la ponctuation, qui n’est guère plus faible, est plus
serrée et fait paraître la surface plus rugueuse. Les élytres ne
sont plus larges que le corselet que de moins d’un millimètre,
leur forme est plus raccourcie que dans toutes Les espèces de cette
section; les côtés de la base descendent notablement moins vers
l'épaule, celle-ci est plus marquée, quoique arrondie au sommet;
le dessus est bien moins convexe que dans le fetrastigma, et ne
l'est guère plus que dans le ru/ficrus, auquel il ressemble le plus;
cependant l'extrémité descend plus fortement vers le bord posté-
rieur; la ponctuation des stries est plus forte que dans ce dernier,
sans l'être autant que dans le premier; les intervalles des stries
sont modérément convexes, leur ponctuation est à peu près
aussi serrée que dans le Wes{ermanni, mais plus forte. Le dessous
du corps est ponctué comme dans le /etrasligma, mais le milieu
des segments abdominaux et l’anus sont beaucoup moins ponctués
et moins pubescents, sans être toutefois lisses et glabres comme
dans le zuficrus ; les épipleures des élytres sont assez densément,
mais peu profondément ponctuées; les antennes sont moins longues,
leurs articles moins allongés; les pattes comme chez le {etrastigma.
Il est d’un noir luisant, les antennes, les cuisses et les jambes
d’un brun foncé, mais les premières deviennent rousses vers
l'extrémité; les palpes et les tarses sont roussâtres, mais les
derniers articles des premiers se rembrunissent; les bandes des
élytres sont d'un jaune orangé aussi foncé que dans le ruficrus ;
l’antérieure, placée de même, est presque aussi longue que large,
à peu près carrée et va de la 4° à la 8° strie qu’elle dépasse un peu ;
des quatre taches dont elle se compose, les deux internes sont
un peu moins longues que les deux autres; la bande postérieure se
compose de trois taches sur les 5°, 6° et 7° intervalles, dont
l'intermédiaire est bien plus courte que ses deux voisines, qui
elles-mêmes ne sont pas bien longues, et d’une 4° très-petite
sur le & intervalle. Je l'ai eu de M. Sallé, qui l'avait acheté à
la vente de la collection d'Edwin Brown; il était étiqueté comme
venant de l'Afrique occidentale ; je n'hésite pas à le rapporter à
l'espèce de Murray, qui vient du Vieux Calabar.
NoTE. — Hope (Ann. and Mag. of Nat. Hist., 1841, p. 98 et 94),
comme on sait, décrit plusieurs grands Panagæus, dont les
Savagei= Raddoni, Sayersi, Klugi, Strachani et grossus sont ou
paraissent être des Craspedophorus. Je n'ai pu voir ces insectes à
Oxford que très-superficiellement; mais je ne suis fixé que sur le
grossus, et crois l’être sur le Strachani— Westermanni Laferté; au
sujet des quatre autres, je puis dire seulement queles deux premiers
m'ont paru ne faire qu’une espèce, et que tous se rapportent
peut-être aux espèces décrites plus haut sous d’autres noms;
SUR LES PANAGÉIDES. 97
mais les descriptions de Hope sont tellement insuffisantes, qu’on
devra, je crois, les considérer comme non avenues. Les Pan.
lropicus et Erichsoni sont des espèces connues d’Epicosmus, dont
j'ai adopté les noms, comme on le verra plus loin.
0 0. Segments abdominaux non crénelés le long du bord postérieur du segment
précédent. (Antennes gréles).
p. Élytres ornées de quatre taches.
g. Tête courte, nullement étranglée derrière les veux (forme trapue).
Cr. Leprieuri Castelnau (Panagæus). Étud. entom., p. 155.
Long. 14-15, larg. 6-6 1/2 mill. — Zéte plus petite, plus étroite
et plus allongée que dans le brericollis, carrée, guère renflée
à sa base, nullement étranglée, ni déprimée en travers derrière
les yeux, qui sont saillants et hémisphériques: le rebord de la
joue recouvre moins leur côté postérieur; front couvert d’une
ponctuation peu profonde, ne formant pas de rugosité, les dépres-
sions latérales visibles seulement dans sa partie antérieure, le
milieu de l’épistome, qui est convexe, lisse, mais les côtés et le
bord antérieur parsemés de petits points: le col lisse. Corselet
très-court, très-transversal, de plus du double plus large que
la tête avec les yeux, pas plus rétréci vers l'extrémité que vers
la base; bord antérieur assez échancré, avec les angles un peu
avancés, fort éloignés des côtés du col et très-largement arrondis;
côtés plus arqués vers le milieu que dans leur partie antérieure,
assez visiblement et longuement sinués dans leur partie posté-
rieure, qui tombe à angle droit sur la base: sommet des angles
postérieurs formant une indentation assez distincte; base légère-
ment échancrée en arc de cercle de chaque côté entre le pédoncule
et les angles; le dessus peu convexe, avec les bords latéraux
largement relevés, comme dans le {etrastigma, surtout près des
angles postérieurs; couvert d’une ponctuation assez forte et assez
serrée, qui ne s’affaiblit que dans le voisinage de ces mêmes angles;
ligne médiane fine, un peu déprimée, presque entière. Ælytres
un peu plus larges que le corselet, à peine de moitié plus longues
que larges, base coupée carrément sur le pédoncule, descendant
en ligne droite, mais fort peu obliquement, vers les épaules, où
elle est notablement plus large que celle du corselet; celles-ci
assez saillantes, quoique arrondies au sommet; côtés assez recti-
lignes et parallèles, s’arrondissant un peu vers les épaules, et bien
plus encore derrière le milieu vers l’extrémité, qui est un peu
obtusément ärrondie et légèrement sinuée; le dessus modérément
convexe, stries assez profondes, portant de gros points peu serrés ;
intervalles un peu convexes, couverts d’une ponctuation très-
98 ESSAI MONOGRAPHIQUE
dense, qui les fait paraître distinctement chagrinés, et d’une
pubescence visible, mais dont les poils sont courts et très-inclinés
en arrière; la 1'° strie n’est ponctuée qu’à sa base et vers l’extré-
mité; à sa base, elle diverge un peu et va rejoindre celle de la
2, le rudiment préscutellaire est assez long; on ne voit de
points ombiliqués qu'après le milieu du 9° intervalle, le rebord
latéral est assez largement relevé, et le fond de la gouttière est
fortement ponctué. D’un noir assez luisant, antennes devenant un
peu brunes vers l'extrémité; palpes bruns avec le bout des articles
plus clair, pattes d’un brun très-foncé, à pubescence rousse; sur
chaque élytre, deux bandes d’un jaune citron, l’antérieure allant de
la 2° à la 8° strie, transversale, assez large, légèrement arquée et
remontant légèrement vers l'épaule, arrondie à son bord posté-
rieur, avec une petite saillie au milieu de son bord antérieur, et se
rétrécissant vers la suture; la postérieure, composée de cinq
taches sur les intervalles 4-8, et d’une très-petite tache sur la moitié
externe du &%; celles des 5° et 7° dépassent postérieurement les deux
extrêmes, qui les égalent antérieurement; celle du 6: est beaucoup
plus courte que ses voisines postérieurement, mais en revanche,
elle s’avance bien plus vers le milieu. M. de Castelnau l’a décrit
comme venant du Sénégal: mes deux individus ont été pris par
M. Boccandé dans les possessions portugaises sur ce fleuve.
g q. Tête longue, visiblement étranglée derrière les yeux (forme allongée).
Cr. eximius Laferté (Zsotarsus). Rev. et Mag. de Zool., 1850,
p. 390. Long. 25, larg. 10 mill. — Grande espèce qui ressemble au
grossus, dont elle a les antennes longues et grêles, atteignant
presque le milieu des élytres et s’amincissant vers l’extrémité,
mais dont elle diffère essentiellement par sa tête étroite et longue,
visiblement étranglée entre le frontetle vertex, et par ses épisternes
plus longs que larges. Téfe étroite, de moitié plus longue que n’est
large le front entre les yeux, qui (dans l'individu G‘ que je possède)
ne sont guère plus saillants que dans le grossus; front grossière-
ment, mais peu densément ponctué, avec le milieu antérieur lisse;
l’épistome, qui est convexe, est aussi lisse; impressions latérales du
front profondes, rugueuses, mais n’atteignant pas l’étranglement
assez fort, qui sépare le front du col, qui est à peine renflé et qui est
lisse. Corselet du double plus large que la tête avec les yeux, moins
long que large, mais fort peu transversal, cependant un peu plus
court que dans le grossus, en hexagone à angles très-arrondis,
également rétréci aux deux extrémités; bord antérieur moins
échancré, angles moins avancés et largement arrondis, côtés assez
arqués, surtout vers le milieu, après lequel on aperçoit une très-
SUR LES PANAGÉIDES. 99
légère sinuosité, tombant plus obliquement sur la base et formant
avec celle-ci un angle obtus, au sommet duquel on voit une petite
dent précédée d’une légère indentation; base coupée presque carré-
ment et remontant très-faiblement vers les angles; disque plus
plan, bord latéral plus largement et tout aussi fortement relevé;
tout le dessus couvert de gros points assez serrés, qui s’affaiblissent
à peine sur la partie postérieure du bord latéral; impressions
basales et ligne médiane aussi marquées que dans le grossus.
Elytres de moitié plus larges que le corselet, de moitié au moins
plus longues que larges, en ovale dont la base est plus obtuse que
dans cette espèce, avec des épaules un peu plus marquées, mais
très-largement arrondies; côtés et extrémité conformés de même;
convexité du dessus moins régulière; moindre antérieurement, elle
s’'accentue davantage vers l'extrémité; stries tout aussi profondes
et aussi fortement ponctuées que dans le {e{rastigma; intervalles
presque aussi convexes, avec une ponctuation tout aussi forte, mais
très-serrée, et une pubescence par là même plus dense, mais plus
courte; points ombiliqués du 9° comme dans le Wesiermanni:
rebord latéral de même largeur. Abdomen ponctué de méme, mais
sans crénelures le long du bord antérieur des trois derniers
segments. Coloration comme celle du éetrastigma; bandes des
élytres d’une nuance un peu plus claire; l’antérieure transversale,
plus étroite, entre la 2° et la 8° stries, assez dentelée sur ses bords,
composée de six taches allongées, augmentant de longueur vers les
côtés et mieux séparées les unes des autres par le fond noir des
points des stries; la postérieure entre la 3° et la &, se compose
de cinq taches en général plus longues que celles de la bande
antérieure, et dont celles des 5° et 7° intervalles se prolongent plus
que les trois autres vers l'extrémité, tandis que celle du 6° avance
davantage vers le milieu. Pattes grèles, plus longues que dans le
grossus. Je ne connais que l'individu qui a servi de type à
M. de Laferté et qui est en ma possession. Je crois que c’est le seul
que M. Boccandé a trouvé dans les possessions portugaises, sur le
Sénégal.
p p. Élytres sans taches.
(Tarses garnis en dessous d’une petite brosse de poils bruns.)
Cr. impictus Boheman (Panagæus). Ins. Caffr. I, p. 124 —
Crasped. æqualilas Thomson. Rev. et Mag. de Zool. 1856, p. 481,
pl. XXIV, fig. 8. Long. 22 1/2, larg. 9 1/4 mill. — Facile à
reconnaître à l’absence de taches sur les élytres, caractère qu'il
n’a de commun qu'avec l’unicolor, dont il se distingue par ses
antennes fines, ses tarses velus en dessous et quelques autres
caractères. Il a la forme allongée de l’eximius, mais lavant-corps
100 ESSAI MONOGRAPHIQUE
est plus rétréci. La /éle est moins longue, l’étranglement est au
moins aussi fort, les points sur le front sont plus petits, le milieu
du devant de ce dernier n’est pas lisse; les deux impressions
latérales se prolongent un peu en arrière et convergent légèrement;
les yeux sont plus hémisphériques, les antennes encore plus minces,
tout aussi longues, les articles 4-11 plus finement pubescents ;
le premier, glabre dans l’eximius, est parsemé de petits poils dans
celui-ci, mais il a la même forme allongée et amincie vers la base.
Le corselel est à peine de moitié plus large que la tête avec les
yeux, un peu moins long que large, bien plus étroit que dans
l'eximius, fort peu échancré à son bord antérieur, plus rétréci vers
l'extrémité que vers la base; les angles antérieurs ne sont nulle-
ment avancés, bien moins largement arrondis, les côtés s’élargissent
moins vers le milieu, qui est bien moins arqué, la base remonte
un peu plus en s’arrondissant vers les angles postérieurs, qui sont
plus obtus, sans dent, mais précédés d’une légère indentation; le
dessus est tout aussi ponctué, mais le bord latéral relevé est moins
large, et les angles postérieurs moins réfléchis en dessus ; les côtés
de la base sont également creux. Les é/ytres sont de près du double
de la largeur du corselet, aussi allongées que dans l’eximius, mais
moins régulièrement ovales, se rétrécissant un peu vers la base, de
sorte que leur plus grande largeur est un peu au delà du milieu;
les épaules sont plus descendantes et plus arrondies, tandis que la
première moitié des côtés l’est moins ; le dessus est moins convexe,
surtout postérieurement, les points dans les stries sont notable-
ment plus gros et deviennent quelquefois des fovéoles, entamant
davantage les bords des intervalles, qui sont ponctués et convexes
comme dans le {etrastigma; leur ponctuation est moins serrée que
dans l’eximius, ce qui les rend plus luisants; les bords latéraux
sont relevés comme dans celui-ci, et la gouttière qui les longe, est
tout aussi ponctuée. Dessous du corps, épisternes et abdomen
pareils. Le dessous de tous les tarses est revêtu d’une pubescence
formant comme une brosse soyeuse, qu'on ne voit point dans
l’'eximius. Décrit d’abord par Boheman et par M. Thomson comme
venant du Natal, il a été retrouvé par M. Rafray à Zanzibar. Je
possède des individus des deux localités.
0 o o. Segments abdominaux fortement crénelés le long du bord postérieur du
précédent.
p. Antennes avec leurs articles intermédiaires dilatés.
g. Élytres ornées de quatre taches.
Cr. regalis Gory (Panagæus). Ann. de la Soc. Ent. de France,
1833, p. 213. Long. 26-27, larg. 10 1/2-10 3/4 mill. — C'est la plus
grande espèce du genre, et, par sa forme allongée, elle ressemble à
SUR LES PANAGEIDES. 101
l'eximius. La têle est tout aussi étroite et aussi allongée, mais
l'étranglement est plus éloigné des yeux et moins net; elle ne
diffère guère d’ailleurs sous le rapport des ondulations de la
surface et de la ponctuation. Le corselel a à peu près les mêmes
proportions, la moitié antérieure ne diffère presque point, mais
Sa partie la plus large est placée un peu plus en arrière, et la
courbe des côtés en cet endroit est plus forte et suivie d’une
sinuosité un peu plus marquée et plus courte; le milieu de la base
est un peu prolongé sur le pédoncule, ses côtés sont échancrés de
manière à former sur les côtés de ce dernier un angle droit
rentrant, du fond duquel ils remontent très-légèrement en ligne
droite vers l’angle postérieur, qui, comme dans l’eximius, est
précédé d’une indentation, et dont le sommet même est obtus:
les ondulations de la surface sont les mêmes, mais la ponctuation
est plus forte et plus grossière. Les é/ytres sont plus détachées à
leur base de celle du corselet, le pédoncule est plus distinct; elles
sont plus allongées que dans l’eximius; les épaules plus obtusément
arrondies, leur partie antérieure se rétrécit légèrement (ce qui les
rapproche de la forme de l’impictus), elles sont striées de même,
mais les points des stries sont moins gros que dans l’eximius, les
intervalles plus convexes, plus luisants, la ponctuation qui les
couvre est plus forte, moins serrée, et dans les deux individus
(bien conservés) que je possède, on n’aperçoit de poils que le long
des côtés. Le dessous est fortement ponctué sur les côtés. On voit
sur chaque élytre deux bandes (/asciæ) d'un jaune plus orangé que
dans l’eximius (colorées comme dans le bifasciatus Fabr.) :
l'antérieure ne touche pas tout à fait à la 1" strie et s'étend jusqu’à
la 8°, elle est placée au premier quart et n’est pas oblique; sa
largeur, assez médiocre, est égale à peu près partout et ses bords
sont faiblement dentelés; la postérieure va de la 2° à la 8° strie,
elle est un peu plus large et se compose de six bandes dont celles
des 2 intervalles externes et du 5° sont un peu plus courtes que les
autres, ce qui fait que ses bords sont plus inégaux que dans
l’'antérieure. Sénégal et Sénégambie portugaise (Boccandé).
4 q. Élytres unicolores, sans taches.
Cr. unicolor. Long. 25, larg. 9 2/3 mill. — Belle espèce entière-
ment noire, de la forme du regatis etremarquable par les longs poils
verticaux qui la revêtent tout entière. La féfe est un peu moins
allongée, l'étranglement comme dans le regalis, mais plus
rapproché des yeux; ceux-ci sont plus proéminents. Le corselet a à
peu près la même forme, son bord antérieur est moins échancré, la
partie antérieure semblable d’ailleurs, la sinuosité postérieure des
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXI. 7
102 ESSAI MONOGRAPHIQUE
côtés plus courte et plus marquée; le prolongement pédonculaire
plus long, ses angles postérieurs plus aigus; celui du corselet est
obtus, mais à peine arrondi au sommet et nullement précédé d’une
échancrure comme dans le regalis; en dessus, les bords latéraux
sont moins largement et moins fortement relevés, le disque est
plus convexe et plus étendu; la ponctuation qui le couvre, estencore
plus profonde, les côtés de la base sont moins creux, la ligne
médiane est profonde et forme un sillon, mais n’atteint pas la base;
de chacun des points sort un long poil vertical. Les é/ytres sont
séparées du corselet par un pédoncule tout aussi distinct, moins
allongées, les épaules moins abaissées et plus marquées; les côtés
s'élargissent jusqu’après le milieu; le dessus est un peu moins
convexe antérieurement jusqu'après le milieu, où il l’est même un
peu plus que dans le regalis; les fovéoles des stries sont plus
grandes que dans l’érpictus, et entament très-fortement les bords
des intervalles, ce qui donne à la surface une apparence très-
rugueuse; les intervalles mêmes sont ponctuëés comme dans le
regalis, et de tous ces points sortent de longs poils verticaux comme
ceux du corselet. Le dessous est comme dans cette espèce; les
antennes, moins longues, n'’atteignent guère que le quart de
l’élytre, leurs articles sont plus courts, les intermédiaires un peu
plus élargis; les pattes aussi un peu plus courtes. Un individu
mâle, venant de Zanzibar, m’a été vendu par M. E. Deyrolle.
p p. Antennes nullement dilatées à leurs articles intermédiaires.
g. Espèce aptère.
Cr. brevicoilis Dejean (Panagæus). Spec. gén. des Coléopt.
V, p. 599. Long. 17-18 1/2, larg. 8 1/2-9 mill. — Forme courte et
trapue. Téle petite, peu allongée, étranglée derrière les ÿeux qui
sont très-saillants, plus qu'hémisphériques et dont le bord posté-
rieur est presque entièrement recouvert par le rebord de la joue,
qui y forme avec les côtés du col un angle rentrant tout à fait
droit, front pointillé, portant de chaque côté une impression longi-
tudinale assez large et profonde, qui se prolonge jusqu’à l’étran-
glement, col lisse, ainsi que l’épistome, qui est convexe. Corselet
deux fois et demie plus large que la tête, très-transversal, presque
en demi-cercle, à peine échancré au bord antérieur, dont les angles,
nullement avancés, adhérents aux côtés du col, sont tout à fait
arrondis; côtés décrivant une courbe régulière depuis le bord
antérieur jusque près des angles postérieurs, avant lesquels ils
forment un coude arrondi jusqu’à l'angle, qui est indiqué par une
dent bien marquée; milieu de la base coupé carrément au-dessus
du pédoncule, entre lequel et l'angle on voit une échancrure assez
{ SUR LES PANAGÉIDES. 103
forte en arc de cercle; dessus assez convexe dans sa partie
antérieure avec une dépression latérale, mais peu profonde, allant
depuis l’angle antérieur jusque vers le milieu, où elle disparaît, et
une excavation à la base de chaque côté du pédoncule, marqué
dans le fond d’un petit sillon; ponctuation très-forte et serrée
surtout sur le disque, avec un poil presque vertical assez long,
sortant de chaque point; ligne médiane distincte, fine, peu profonde.
Elytres amples, en ovale assez court, de 2 mill. plus larges que le
corselet, et de moins de moitié plus longues que larges, avec la
base coupée carrément et les épaules assez largement arrondies;
côtés aussi arrondis, surtout vers les épaules et après le milieu,
extrémité faiblement sinuée et peu obtusément arrondie; dessus
très-bombé, surtout dans sa partie postérieure qui descend assez
rapidement sur l'extrémité; stries fortement imprimées et portant
d'assez gros points qui entament un peu les bords des intervalles;
ceux-ci assez convexes, densément pointillés et couverts de poils
verticaux comme ceux du corselet; points ombiliqués du 9° ne
commençant guère qu'après le milieu; épipleures aussi densément
ponctuées que les intervalles. Dessous du corps aussi ponctué que
dans le regalis. Coloration d’un noir un peu luisant, avec deux
grandes bandes sur chaque élytre; ces bandes plus étendues encore
que dans l’Ep. microcephalus, d’une couleur orange plus foncée
que dans le regalis; l’antérieure composée de huit longues taches
entre la re et la 9° stries, dont celles des 7° et 8e intervalles
s’'avancent un peu plus vers l'épaule que les autres; celles des 3° et
4 se rapprochent moins de la base que leurs voisines, et celles
des 4° et 6° se prolongent un peu plus vers le milieu; la bande
postérieure se compose de six taches aussi longues que celles de
l’antérieure, dont celles des 4° et 6° intervalles tendent un peu
plus que les autres, tant vers le milieu que vers extrémité; mais
leur longueur relative subit quelques variations. Quatre individus
venant de diverses parties du Sénégal, parmi lesquels est le type de
la collection Dejean.
q q. Espèce ailée.
Cr. laticeps. Long. 18, larg. 8 4/5 mill. — Il a tout à fait la
forme du brevicollis, mais il en diffère par la présence d’ailes sous
les élytres, par la moindre convexité du devant du corselet et des
élytres, ainsi que par les dimensions moindres des bandes des
élytres. Le corselet est un peu moins large, la courbe des côtés est
moindre antérieurement qu'après le milieu, le disque est moins
bombé et la dépression de ses côtés est un peu plus marquée et se
prolonge légèrement jusqu'aux excavations basales. Les é/ylres
104 ESSAI MONOGRAPHIQUE
sont moins larges, ce qui les fait paraitre plus allongées, le milieu
des côtés est plus parallèle, les épaules sont moins largement
arrondies; le dessus est bien moins convexe, surtout dans sa partie
postérieure, qui descend moins rapidement vers l'extrémité; la
ponctuation des stries et de leurs intervalles est à peu près
pareille; les bandes des élytres sont un peu plus foncées, beaucoup
moins étendues, surtout plus transversales, et fortement dentelées
sur leurs bords; l’antérieure, qui s’étend de la 2e à La 8° strie, se
compose de six taches beaucoup plus courtes, parmi lesquelles
celles des 7e et 8° intervalles se rapprochent bien plus que les
autres de l’épaule, et n'arrivent en arrière qu’à la moitié de celle
du 6°, celles des 3 et 5° avancent plus vers la base que leurs
voisines, qui en revanche les dépassent postérieurement; des cinq
taches de la bande postérieure, qui est comprise entre la 3 et la
8° stries, celles des 4° et 6° intervalles sont plus longues du double
que les trois autres, et celles des 7° et &, qui postérieurement
s'égalisent avec celle du 6*, n’atteignent antérieurement que la
moitié de sa longueur. Cette espèce a été découverte à Adoua,
en Abyssinie, par M. Rafray, qui n’en a pris qu’un seul individu G°.
EPICOSMUS.
Chaudoir, Bull. de la Soc. des Natur. de Moscou, 1844, p.912, note.
Panagæus, Dejean et plures al.
Isotarsus Laferté, Eudema Castelnau.
Craspedophorus, Murray, Schaum.
Palpes à dernier article moins allongé, en forme de triangle
à côtés presque égaux, plus large dans le G‘ que dans la ©;
d’ailleurs semblables à ceux des Craspedophorus.
Languette à peu près comme dans les Craspedophorus.
Antennes variant quant à la longueur relative des articles,
le mode de pubescence, etc.
Mâchoires tantôt crochues toutes deux, tantôt la droite est
obtuse et plus ou moins arrondie à l'extrémité.
Labre ordinairement échancré en arc de cercle, rarement
tronqué carrément (no{ulatus Fabr.).
Pattes plus ou moins longues; côté externe des jambes pro-
fondément cannelé; tarses à 4° article quelquefois légère-
ment échancré, jamais bilobé, ni même profondément
échancré.
SUR LES PANAGÉIDES. 105
À l'exception de la forme de la languette et de celle des palpes,
qui reste la même, quoique la largeur du dernier article soit plus
ou moins grande, ainsi que celle du 4° article des tarses, les autres
caractères sont sujets dans ce genre à d’assez grandes variations
qui nécessitent les subdivisions que j'ai établies, et facilitent la
détermination des espèces. On n’en connaît encore aucune qui
n'ait pas de taches jaunes sur les élytres. Leur habitat s'étend sur
toute l'Afrique (à l'exception des pays situés le long de la
Méditerranée, l’ile de Madagascar, les deux presqu'iles indiennes
y compris Ceylan), les îles de la Sonde, les côtes méridionales de la
Chine et l'Australie. On n’en connaît point des archipels des
Philippines, ni des Moluques, et même, parmi les îles de la Sonde,
Java seule en a fourni quelques espèces.
I. Épisternes postérieurs plus longs que larges.
A. Segments abdominaux crénelés devant, chacun le long du bord postérieur
du précédent.
4. Tarses revêtus de soies serrées en dessus.
Ep. festivus. Klug (Panagæus). Bericht üb. Madag. Ins. 1833,
p. 40, Tab. I, fig. 7. Long. 19, larg. 8-8 1/2 mill. — I] se rapproche
un peu par sa forme des deux dernières espèces de Craspedophorus,
mais il est plus allongé et plus étroit. La {éle est notablement plus
étroite que dans le brevicollis, à peine étranglée derrière les yeux,
sans dépression transversale entre le front et le vertex ; le premier
très-légèrement ponctué en arrière et dans les impressions laté-
rales, qui sont assez marquées, mais à peu près lisse vers le milieu,
ainsi que l’épistome et le col; yeux modérément proéminents. Le
corselet est du double plus large que la tête, moins large et moins
court que chez le brericollis, moins élargi vers la base, avec les
côtés moins fortement arrondis ; le bord antérieur un peu échancré,
les angles assez rapprochés des côtés du col, peu avancés, assez
étroitement arrondis au sommet, la base coupée très-carrément,
les angles postérieurs obtus, mais munis au sommet d’une petite
dent bien visible; le dessus est peu convexe antérieurement,
assez plan en arrière, un peu creux de chaque côté du dessus de la
base auprès du pédoncule ; le long des bords latéraux s’étend une
bande plane qui s’élargit un peu postérieurement, et s’y relève
quelque peu jusqu'aux angles; la ponctuation est assez serrée, mais
moins profonde, et de chaque point sort un poil bien plus court et
moins vertical. Les é/ytres sont d'environ 2 mill. plus larges que le
corselet, de moitié au moins plus longues que larges, en ovale un
peu allongé, presque tronqué à sa base, avec les épaules peu descen-
dantes, mais bien arrondies, tandis que les côtés le sont fort peu
vers le milieu sur une assez grande étendue ; le dessus est modé-
106 ESSAI MONOGRAPHIQUE
rément convexe, les stries sont profondes, mais fines, le fond en est
marqué de petits points assez rapprochés les uns des autres, les
intervalles sont assez convexes, couverts de points fins et assez
abondants, d’où sortent des poils très-courts et inclinés en arrière.
Le dessous de la tête est lisse; le prosternum et les épisternes sont
couverts de gros points peu serrés, ainsi que les côtés des premiers
segments abdominaux; le milieu du métasternum et l’abdomen sont
finement ponctués et pubescents. Il est d’un noir peu luisant, plus
brillant en dessous, les antennes sont brunes, avec les articles
extérieurs plus ou moins roux, les palpes bruns avec le bout rou-
getre, les soies du dessous des tarses sont fauves; chaque élytre
estornée de deux bandes (/asciæ) très-dentelées, l’antérieureallant
de la 3° à la 8° strie, à peu près au premier quart, composée de cinq
taches, dont les deux externes et celle du milieu sont bien plus
longues que les deux intermédiaires, qui sont à peine plus longues
que larges ; la postérieure également composée de cinq taches
situées sur les mêmes intervalles, dont trois avancent davan-
tage sur le milieu, tandis que les deux intermédiaires se pro-
longent un peu plus vers l’extrémité; ces taches sont d’un jaune
citron assez clair. Il habite l’île de Madagascar, où il ne semble pas
être rare.
Ep. lævifrons Schaum (/sotarsus). Berl. Entom. Zeit. 1863,
p. 83. Les deux sexes. Long. 17, larg. 6 2/3-7 1/3 mill. — Il se rap-
proche beaucoup du eslious, mais il est un peu plus petit et plus
étroit, surtout dans sa partie antérieure. La {é{e est encore un peu
plus étroite ; les yeux dans la © un peu moins convexes. Le corselet
est notablement plus étroit, par là même moins court, plus rétréei
vers la base après le milieu, le bord antérieur est moins échancré,
à peine plus large que le col, avec les angles adhérents aux côtés
de celui-ci, un peu obtus, mais pas arrondis au sommet; les côtés
sont très-arqués, surtout vers le milieu, les angles postérieurs obtus,
terminés par une très-petite dent, précédée d’une petite inden-
tation; le dessus est ponctué et ondulé à peu près de même, seule-
ment le bord latéral aplati se rétrécit davantage antérieurement.
Les élytres sont notablement plus larges que le corselet et différent
de celles du jestivus en ce qu’elles se rétrécissent un peu plus vers
les épaules, qui sont un peu plus descendantes et plus largement
arrondies; elles sont d’ailleurs striées, ponctuées et tachetées de
même et leur convexité est à peu près pareille; les antennes sont
ferrugineuses, avec les trois premiers articles plus ou moins rem-
brunis, les palpes d’un brun clair, les tarses d’un brun plus foncé;
les soies sous les tarses roux. Originaire du Gabon.
Ep. stenocephalus Reiche (Panagæus). Voy. en Abyss.
Zoo!., p. 263, pl. 16, fig. 3. Long. 18-19, larg. 8 mill.— Il diffère du
SUR LES PANAGÉIDES. 107
précédent par son corselet plus long et sa convexité plus forte. La
largeur du premier n’est pas plus grande, les côtês sont un peu
moins arrondis vers le milieu, les angles postérieurs moins arrondis,
et la dent du sommet n’est pas précédée d’une indentation,; le disque
est un peu plus convexe, ce qui rend l’aplatissement des bords plus
sensible. Les é/ytres sont moins allongées, plus arrondies sur les
côtés, bien plus convexes, les stries sont ponctuées de même, les
intervalles plus convexes, avec une ponctuation tout aussi serrée,
plus forte, et des poils un peu plus longs. Les antennes, les palpes
et les pattes sont tout à fait noirs ; les taches des élytres plus rouges,
mais d’ailleurs semblables; seulement toutes celles de la bande
antérieure sont plus longues, les deux intermédiaires surtout
moins courtes. Outre le type de la collection Reiïche, qui vient
d’Abyssinie, j'en possède un second, trouvé en Nubie par M. Felder.
Ep. strangulatus Murray (Craspedophorus). Ann. and. Mag.
of Nat. Hist., XX, p. 119, fig. 2 dans le texte. Long. 17, larg.
7 1/4 mill. G'. Il ressemble au s{enocephalus, mais il en diffère
beaucoup par la forme singulière du corselet. La /éle est un peu
plus étroite, plus cylindrique, les yeux sont encore moins saillants.
Le corselet est assez semblable dans sa partie postérieure, tandis
que sa partie antérieure se rétrécit beaucoup, au point d’être à
peine plus large que le col; le bord antérieur est coupé carrément,
avec les angles droits, nullement arrondis et adhérents aux côtés
du col, la partie antérieure des côtés, au lieu d’être arrondie, est
au contraire fortement et longuement sinuée, de sorte que le cor-
selet n’atteint guère sa plus grande largeur qu'aux deux tiers
postérieurs, où elle est un peu moindre que dans le s{enocephalus ;
depuis le milieu jusqu’à la base, les côtés sont fortement arqués et
tombent un peu obliquement sur la base, formant avec celle-ci un
angle obtus, dont le sommet porte une petite dent; la base est plus
rectiligne près des angles; en dessus la partie antérieure est très-
convexe et un peu conique jusqu'au rebord latéral, mais à partir
du milieu, les bords latéraux s’aplatissent et se relèvent de plus en
plus jusqu'aux angles postérieurs ; le fin rebord latéral est comme
dans le s{enocephalus, et s’efface également après le milieu, les
côtés de la base sont plus creux, la ponctuation et les poils auxquels
elle donne naissance sont à peu près semblables. Les é/ytres sont
intermédiaires pour la forme et la largeur entre celles du /œvi-
frons et celles du stenocephalus, c’est-à-dire moins larges et moins
arrondies sur les côtés que dans ce dernier, mais plus larges et plus
arrondies que dans le premier, sans être plus convexes que dans
celui-ci; le reste est exactement comme dans le s{enocephalus.
Vieux-Calabar.
Ep. tropicus Hope (Panagæus). Ann. of Nat. Hist., X, p.94 =
108 ESSAI MONOGRAPHIQUE
Crasped. conicus Murray, Ann. and Mag. of Nat. Hist., 1857, XX,
p. 117, fig. 1 dans le texte. Long. 15-17 1/2, larg. 6 2/3-8 mill. Téte
comme dans le /æwifrons; corselet plus élargi vers la base, non loin
de laquelle il atteint sa plus grande largeur, angles antérieurs adhé-
rents aux côtés du col, à peine arrondis au sommet, côtés peu
arrondis jusque près du milieu, puis trés-arqués; angles posté-
rieurs arrondis et dentés de même; ondulations, ponctuation et
pubescence du dessus identiques, le disque seulement un peu plus
convexe. Élytres notablement plus larges et plus courtes, avec les
côtés plus arrondis, surtout derrière les épaules et après Le milieu,
nullement rétrécies dans leur partie antérieure, tenant pour la
convexité le milieu entre le Zævifrons et le slenocephalus, striées
et ponctuées presque aussi fortement que dans ce dernier. Coloré
comme celui-ci; les taches qui composent les bandes plus longues,
les intermédiaires de fort peu plus courtes que les trois autres.
Dans un individu de la collection Gory venant de la Guinée, les
bandes sont plus jaunes que dans ceux du Vieux-Calabar. Je pos-
sède un individu portant une étiquette de la main de Hope et deux
types de Murray.
Ep. microcephalus Dejean (Panagcæus). . Spec. gén. des
Coléopt., V., p.600. Long. 17-17 1/2; larg. 7 1/3-7 1/2 mul. — Il
diffère du précédent par l'étendue des bandes des élytres et par la
ponctuation des intervalles. Les angles antérieurs du corselet sont
un peu plus arrondis, ce qui fait paraitre l'extrémité un peu moins
rétrécie. La forme des é/ytres est la même, elles sont striées et
ponctuées dans les stries de la même manière, mais les intervalles
sont bien moins densément ponctués, et par là même plus luisants ;
les bandes, qui sont d’un jaune orangé comme dans le Crasp. bre-
vicollis, sont à peine dentelées sur leurs bords, l’antérieure s'étend
depuis le milieu du 2° intervalle jusqu’à la 8° strie, et est en forme
d'ovale transversal assez large et un peu oblique; la postérieure
occupe la moitié externe du 3° intervalle et va aussi jusqu’à la
8° strie, les taches qui la composent sont longues et égales, mais
les deux externes sont un peu en arrière des autres, la demi-tache
du 3° intervalle est plus courte. Le type de Dejean vient du Sénégal;
un deuxième individu, trouvé par M. Boccandé dans la Séné-
gambie portugaise, est un peu plus allongé, avec un corselet un peu
plus étroit et moins arrondi sur les côtés.
Ep. gratus Chaudoir. Bull. de la Soc. des Natur. de Mosc.,
1854, [, p. 339 — Isolarsus microcephalus var. Laferté, Rev. et
Mag. de Zool., 1850, p. 394. Long. 16-18 1/2, larg. 7 2/3-8 2/3 mill.
— Il ressemble beaucoup au précédent et est à peu près tacheté de
même, mais ce qui le distingue suffisamment, c’est la ponctuation
des intervalles bien plus fine et plus dense, même bien plus que
SUR LES PANAGÉIDES. 109
dans les espèces voisines du jestivus et du Zævifrons, ce qui fait
que la pubescence est aussi bien plus serrée; on peut en dire
autant de la ponctuation des épipleures des élytres. Deux individus
rapportés par M. Boccandé de la Sénégambie portugaise.
Ep. Mniszechi. Long. 15, larg. 6 mill. — Voisin du #acroce-
phalus, mais plus petit, le corselel un peu plus large, moins rétréci
vers l'extrémité, avec les angles antérieurs et le devant des côtés
plus arrondis, sa partie la plus large est placée moins en arrière, à
peu près vers le milieu; on n’observe aucun coude sur le côté, ni
aucune indentation près des angles postérieurs ; les é/ytres ne sont
guère plus larges que le corselet, leurs côtés sont moins arrondis,
plus parallèles; le sommet des épaules est moins largement
arrondi, ce qui les fait paraître plus carrées; le dessus est moins
convexe, mais les stries et les intervalles sont ponctuës de même;
les deux bandes, d’un jaune encore plus orangé, vont toutes deux
de la 2° à la 8strie, l’antérieure est moins large, et toutes les deux
sont à peine dentelées sur leurs bords; la postérieure se rétrécit
un peu extérieurement; le rebord latéral est moins étroit et plus
relevé. Un individu de cette espèce fait partie de la collection du
comte Mniszech; sa patrie n’est pas indiquée, mais c’est sûrement
une espèce de l'Afrique occidentale.
2, Tarses non revétus de soies en dessous.
a. Menton à lobes courts, élargis extérieurement vers la base, peu
arrondis à la partie antérieure des côtés, qui se dirige très-obli-
quement vers l'angle antérieur, qui est très-ouvert ct arrondi.
(Antennes grêles.) |
a. Mandibule droite arrondie à l'extrémité, sans crochet, dentelée au
bout interne. (Aptère.)
Ep. selenoderus Laferté ({sotarsus). Rev. et Mag. de Zool.,
1850, p.394. Long. 12, larg. 5 mill. — Il ressemble un peu par la
forme au Crasp. brevicollis, mais il est beaucoup plus petit. La
têle est petite, peu allongée, visiblement étranglée derrière les
yeux, qui sont saillants, hémisphériques; le front est convexe,
parsemé de points et marqué de chaque côté d’une impression lon-
gitudinale assez forte et assez large, l’épistome et le col sont lisses,
ce dernier un peu renflè. Le corselel est du double plus large que
la tête, un peu semi-circulaire, de moitié moins long que large, pas-
sablement rétréci en avant, atteignant le maximum de sa largeur
après le milieu; le bord antérieur est faiblement échancré, les
angles ne sont nullement avancés et très-largement arrondis, les
côtés le sont assez fortement et régulièrement sur toute leur lon-
gueur; les angles postérieurs sont terminés par une assez forte dent
aiguë, précédée d’une forte indentation, dont le fond est arrondi; la
110 ESSAI MONOGRAPHIQUE
base est échancrée en arc de cercle, le milieu légèrement prolongé
sur le pédoncule ; le dessus est un peu convexe, descendant un
peu vers les angles antérieurs, légèrement aplani près des côtés
dans la moitié antérieure ; les côtés de la base, auprès du pédon-
cule, assez creux ; l’espace entre cette excavation et les bords laté-
raux un peu bombé, cette convexité s’étend jusque vers le milieu
des côtés, en se rétrécissant peu à peu; le dessus est couvert d’une
ponctuation profonde, modérément serrée, et donnant naissance à
d'assez longs poils verticaux; mais la partie bombée vers les angles
postérieurs est beaucoup plus légèrement ponctuée; la ligne
médiane, trés-fine, va d’un bord à l’autre: le bourrelet latéral,
excessivement fin, s’efface non loin des angles postérieurs.
Les élytres, à peine plus larges que la partie postérieure du cor-
selet, forment un ovale assez obtusément arrondi à sa base, qui
s'adapte à peu près à la base presque en arc de cercle rentrant du cor-
selet ; les côtés, presque parallèles vers le milieu, s’arrondissent
assez vers l'épaule, qui est elle-même assez obtuse et très-largement
arrondie, et aussi après le milieu ; la rondeur de l’extrémité, qui
est légèrement sinuée, est peu obtuse; le dessus est modérément
convexe, bien moins que dans le #opicus, les stries sont assez pro-
fondes, mais fines et marquées d’assez petits points ; les intervalles,
assez convexes, sont finement ponctués, la ponctuation tient, pour
la densité, le milieu entre le #ropicus et le microcephalus ; la pubes-
cence est assez visible et est formée par des poils un peu plus
inclinés en arrière. Il est d’un noir luisant, la pubescence un peu
grisâtre, les six derniers articles des antennes et les coins posté-
rieurs du corselet sont un peu brunâtres; il y a sur chaque élytre
deux grandes bandes, l’antérieure, rhomboïde, moins longue que
large, assez oblique, va de la 3° à la &strie, etest en général plus
dentelée à son bord postérieur que devant; dans quelquesindividus,
elle s'étend un peu sur le 3° intervalle ; la postérieure, placée entre
les mêmes stries et tout aussi large, forme antérieurement un angle
sur le 6° intervalle et son bord postérieur est échancré; leur cou-
leur est orangée comme dans le #icrocephalus. Trois individus
des deux sexes trouvés par M. Boccandé dans la Sénégambie
portugaise,
b. Mandibules toutes deux crochues à l'extrémité. (Aïlé.)
Ep. hilaris Laferté (Isolarsus). Ann. de la Soc. Ent. de France,
1851, p. 221 (3) — © Isot. rufipalpis Laferté. Ibid., p. 221. Long.
11-13 1/2, larg. 4 3/5-6 1/3 mill. — Cette espèce se rapproche déjà
plus que les précédentes du Castelnaui (bifasciatus Castelnau), à
ne parler que de la forme du corselet, quoiqu'il soit moins convexe
SUR LES PANAGÉIDES. 111
et encore un peu aplati vers les bords latéraux. Téte plus large,
peu allongée, assez fortement étranglée derrière les yeux; col un
peu renflé et globuleux, lisse, ainsi que l’épistome; front grossière-
ment ponctué, impressions latérales larges et assez profondes, yeux
saillants, hémisphériques. Corselet d'un peu moins du double plus
large que la tête avec les yeux, s’élargissant depuis le bord anté-
rieur, qui n’est guère échancré, jusqu'un peu après le milieu,
moins long que large, mais peu transversal, quoiqu’un peu plus
que dans le Castelnaui; angles antérieurs nullement avancés,
arrondis au sommet, mais adhérents aux côtés du col; partie anté-
rieure des côtés peu arrondie, milieu très-arqué, après lequel les
côtés se dirigent en ligne droite et assez obliquement vers la base,
et se redressent brusquement au moment d'atteindre les angles
postérieurs, qui sont droits, mais très-petits ; base tronquée presque
carrément, dessus assez convexe dans sa partie antérieure, s’apla-
nissant un peu vers les côtés, la partie postérieure plane avec une
excavation longitudinale assez marquée de chaque côté de la base,
l'espace entre cette excavation et l’angle postérieur creux et
remontant assez sensiblement vers les angles postérieurs, qui sont
assez relevés; ponctuation aussi profonde que dans le se/enoderus,
mais formée de points plus petits et plus serrés, ce qui donne à la
surface une apparence plus rugueuse. Æ/ytres à peu près de la
forme du Castelnaui, mais proportionnellementun peu plus larges,
ce qui les fait paraître moins allongées, côtés de la base entre le
pédoncule et les épaules moins arrondis; le dessus au moins aussi
convexe ; stries moins profondes, mais marquées de gros points qui
entament les bords des intervalles ; ceux-ci moins convexes, beau-
coup plus densément pointillés et plus pubescents, ce qui les rend
plus ternes ; les poils grisâtres de la pubescence inclinés en arrière
comme dans le se/enoderus; le rebord latéral plus large; sur les
épipleures, comme dansle Caste/naui,une rangée depoints enfoncés,
qui ne dépasse pas le bord postérieur de la bande jaune antérieure,
le reste lisse ou très-légérement ruguleux. Antennes bien plus
fines, surtout vers l'extrémité, plus allongées; palpes à dernier
article plus régulièrement triangulaire, l'angle apical interne légé-
rement arrondi; pattes plus grêles. Bandes des élytres colorées de
même, l’antérieure large, allant de la 2° ou 3° strie à la 9°, plus ou
moins oblique, à peine dentelée sur ses bords et s’arrondissant
intérieurement, la postérieure presque aussi large que longue,
allant de la 3: à la Se strie, peu ou presque point dentelée sur ses
bords, presque carrée ou légèrement arrondie. Le G' que je pos-
sède est bien plus grand que la ©. Le D' Bacon l’a découvert dans
le nord de la Présidence du Bengale. (Types de M. de Laferté.)
Note. — Je suis assez porté à croire que c’est le même insecte que
112 ESSAI MONOGRAPHIQUE
Wiedemann à décrit peut-être sur un individu immature sous le
nom de Pan. geniculatus, Zool. Mag., If, 1, p. 56. Sa description,
insuflisante pour l'époque présente, convient assez au Ailaris, qui a
quelquefois un peu de jaune aux genoux, mais, ni les articles exté-
rieurs des antennes, ni l'extrémité des jambes postérieures ne sont
jaunâtres dans mes deux individus de ce dernier. Son habitat est
le même.
b. Menton profondément échancré, à lobes amples, très-arrondis extérieu-
rement et aux angles antérieurs. (Antennes plus fortes.)
Ep. Castelnaui — Panagæus bifasciatus, Castelnau. Etud.
Entom., p. 155. Long. 12 1/2, larg. 5 mill. — Téfe étroite, allongée,
passablement étranglée derrière les yeux qui sont saillants, hémi-
sphériques; front grossièrement ponctué et rugueux ; impressions
latérales longues et assez profondes ; col subsphérique, lisse comme
l’épistome. Corselet un peu moins du double plus large que la tête
avec les yeux, très-rétréci vers celle-ci, s’élargissant jusque après
le milieu, puis se rétrécissant derechef vers la base presque autant
que vers l'extrémité; moins long que large, mais fort peu trans-
versal, le bord antérieur à peine échancré, avec les angles nulle-
ment avancés, adhérents aux côtés du col et arrondis; la partie
antérieure des côtés peu arrondie, le milieu très-arqué, presque
anguleux ; la partie postérieure se dirige très-obliquement vers les
angles, qui sont extrêmement obtus, sans que le sommet en soit
arrondi ni denté, la base coupée assez carrément, légèrement
ondulée; le dessus passablement convexe ; la convexité s'étend
antérieurement jusqu'aux côtés, sans aucune dépression; de chaque
côté de la base, 1l y a une excavation large, mais peu profonde; les
angles postérieurs ne sont point réfléchis, ni relevés, mais cette
partie du bord latéral est très-étroitement rebordée; la ligne
médiane assez marquée, la ponctuation qui couvre toute la super-
ficie, profonde, assez serrée, avec un long poil vertical sortant de
chaque point. Æ{lytres un peu plus larges que le corselet, en ovale
d’un peu plus de moitié plus long que large, légèrement émoussé
à sa base; parallèle vers le milieu des côtés; la base, à partir du
pédoncule, s’arrondit assez fortement et uniformément avec les
épaules, l’extrémité est visiblement sinuée et peu obtusément
arrondie; le dessus passablement convexe dans le sens transversal
et descendant assez fortement sur le bord antérieur et encore plus
vers l’extrémité : les stries forment des sillons assez profonds, dans
lesquels on voit d'assez gros points peu rapprochés les uns des
autres; les intervalles sont bien convexes et couverts de petits
points peu serrés, d’où s'élèvent autant de poils verticaux colorés
cel LA UD
SUR LES PANAGÉIDES. LS
selon la couleur de l’élytre en cet endroit; les points ombiliqués du
9e intervalle plus gros vers les deux extrémités que vers le milieu ;
le rebord latéral est fin et commence aux côtés du pédoncule.
Dessous de la tête lisse; prosternum et tous les épisternes couverts
de gros points peu serrés; le premier porte des poils verticaux
comme le dessus; le milieu des deux autres parties du sternum
finement ponctué et tout aussi pilifére ; abdomen pointillé avec
quelques gros points épars sur les côtés des premiers segments;
crénelure du bord antérieur des trois derniers forte; antennes assez
robustes, revêtues d’assez longs poils, à l'exception du premier
article, où il n'y en a que peu, les articles 4-10 en rectangle peu
étroit, mais assez allongé, un peu aplati, le 3° à peine de moitié plus
long que les suivants, le 11° égal au 3; le 1‘ légèrement
aminci vers la base, un peu plus court que le 3°; l'angle interne du
dernier article des palpes labiaux assez rapproché de la base, nul-
lement arrondi, le côté entre cet angle et l’angle externe apical
long et légèrement échancré en arc de cercle. D'un noir assez
luisant; sur chaque élytre deux larges bandes transversales d’un
jaune citron, l’antérieure assez dentelée sur ses bords, entre la
l'e strie et le bord latéral, et teignant en jaune la moitié externe
de l’épipleure, les deux taches externes remontant un peu plus
vers la base que les autres; la postérieure entre les 2° et 8° stries,
et s'étendant jusque sur le bord externe du 2: intervalle, le bord
antérieur en est légèrement ondulé, tandis que le bord postérieur
est un peu échancré, les deux taches externes descendent un peu
plus que les autres vers l’extrémité. J’en possède deux individus
venant de la côte du Coromandel.
Ep. mandarinus Schaum (/solarsus). Ann. de la Soc. Entom.
de France, 1853, p. 436. Long. 16 1/2, larg. 7 mill. — Voisin du
Castelnaui, plus rétréci dans sa partie antérieure, plus large pos-
térieurement et notablement plus grand. Téle presque semblable,
partie postérieure de l'épistome et col rugueux, l’étranglement
derrière les yeux entre le front et le vertex tout aussi fort, yeux
tout aussi saillants; antennes tout aussi fortes, mais plus longues.
Corseletl ressemblant à celui du Caste/naui, mais plus allongé, pro-
portionnellement plus étroit, moins rétréci à son extrémité, moins
fortement arqué vers le milieu des côtés, base remontant un peu
plus obliquement vers les angles, qui sont plus arrondis, quoiqu’ils
soient indiqués par une très-légère échancrure qui les précède sur
le côté; le dessus à peu près aussi convexe, l’excavation latérale de
la base plus large, peu profonde, s’étendant jusque vers le bord
latéral qui se relève légèrement vers les angles postérieurs; ponc-
tuation du dessus beaucoup plus serrée et assez forte, ce qui fait
paraître la surface très-rugueuse; de chaque point se dresse un
114 ESSAI MONOGRAPHIQUE
poil vertical tout aussi long. Étytres des deux tiers plus larges que
le corselet, plus amples que dans le Castelnaui, plus ovalaires, nul-
lement parallèles sur les côtés, qui sont assez arrondis, même vers
le milieu; base visiblement échancrée en arc de cercle sur la lar-
geur du pédoncule; le dessus plus bombé, surtout dans le sens de
l'axe de l’insecte; points des stries plus petits; intervalles assez con-
vexes, couverts d’une ponctuation très-serrée et assez forte,
donnant naissance à de nombreux poils moins longs et plus inclinés
en arrière que ceux du corselet, etformant une brosse assez serrée.
D'un noir très-foncé, y compris les antennes et les palpes, assez
terne en dessus. Des deux bandes des élytres, qui sont colorées de
même, l’antérieure, qui va aussi de la 1" strie jusqu'à la moitié
de la largeur de l’épipleure, est plus étroite, plus arquée,
un peu échancrée antérieurement, et, derrière elle, le fond noir
remonte un peu plus vers l’épaule sur le 9° intervalle et le rebord
latéral ; les deux taches internes sont aussi plus courtes, ce qui fait
que l'extrémité interne de la bande est plus arrondie; la posté-
rieure ne se compose que de cinq taches entre la 3° et la 8° stries, elle
est un peu anguleuse sur le devant, un peu échancrée en arrière et
moins large. Trois individus venant de Hongkong.
Ep. hexagonus Chaudoir. Bull. de la Soc. des Natur. de
Mosc. 1861, II, p. 338. Long. 18 1/2, larg. 7 1/3 mill. of. — Bien
plusgrand que le Castelnaui, dont il diffère surtout par la forme du
corselet et par le mode de ponctuation. Zéle un peu moins étroite,
l’étranglement postérieur plus profond; antennes plus longues, à
articles plus allongés et plus étroits; le 3 notamment proportion-
nellement plus long. Corselet plus régulièrement hexagonal, attei-
gnant le maximum de sa largeur vers le milieu et se rétrécissant à
peu près autant vers la base que vers l’extrémité, moins court et
guère transversal, bord antérieur fort peu échancré, angles anté-
rieurs nullement avancés, plus éloignés des côtés du col et plus
arrondis, côtés arqués seulement au milieu, où ils le sont plus for-
tement que dans le Castelnaui, rectilignes en avant et en arrière,
base coupée carrément; les angles postérieurs seraient obtus, s'ils
ne se redressaient brusquement, ils sont précédés d’une petite
échancrure assez forte, dont le fond est arrondi, et forment une
petite dent un peu saïllante latéralement; le dessus, qui est ponctué
et rugueux comme dans le #nandarinus, est beaucoup moins
convexe; les bords latéraux sont fort légèrement aplanis dans leur
moitié antérieure, et assez largement relevés depuis le milieu jus-
qu'aux angles postérieurs, les côtés de la base plus creux, la ligne
médiane est plus marquée. Æ/ytres environ de moitié plus larges
que le corselet, d’un peu plus de moitié plus longues que larges,
plus allongées que celles du Castelnaui, moins parallèles sur les
À
SUR LES PANAGÉIDES. Eh 5
côtés, quoique peu arrondies, ayant à peu près la même forme; tout
aussi CONVexes postérieurement, mais moins versla base; striestout
aussi profondes, mais plus finement ponctuées; intervalles tout aussi
convexes, ponctuation plus forte et plus serrée que dans le Castel-
naui, mais moins dense que dans le #andarinus; rebord latéral
moins étroit et plus relevé dès les côtés du pédoncule, poils de la
surface aussi longs et aussi verticaux que dans la première de ces
deux espèces; coloration du dessus ni aussi terne que dans la
seconde, ni aussi luisante que dans la première; bande jaune anté-
rieure des élytres plus large, ne dépassant pas la 2e strie, plus
arrondie postérieurement et échancrée sur le 7° intervalle, tandis
qu’antérieurement elle l'est sur le 6°; la postérieure comme dans
le mandarinus, mais le bord antérieur n’est pas anguleux et le
postérieur n’est que dentelé. Je ne connais que le type que J'ai
décrit et qui vient des Indes orientales.
c. Menton profondément échancré, à lobes très-divergents, peu
arrondis extérieurement, convergeant peu vers l'angle apical qui
est arrondi.
(Labre large et court, à peine échancré; les deux points pilifères du
milieu placés tout près du bord antérieur. Aïlé.)
Ep. notulatus Fabricius (Caurabus). Syst. Eleuth., I, p. 201,
n° 173— Panagæus elegans Dejean. Spec. gén. des Coi., IL, p. 290.
Long. 7 1/2-8 1/2; larg. 3 2/5-3 2/3 mill. — Beaucoup plus petit que
toutes les espèces précédentes et faisant le passage aux Micro-
cosmus. Têle petite, courte, moins longue que large; front ponctué,
largement, mais peu profondément déprimé sur les côtés; épistome
court, presque lisse, impression transversale entre le front et le
vertex presque nulle, côtés profondément étranglés derrière le
rebord des joues, col légèrement chagriné et ponctué sur le haut;
palpes à dernier article (GC) largement triangulaire, avec l’angle
interne peu arrondi, pénultième aussi couvert de poils que le der-
nier; antennes atteignant le quart de l’élytre, à 1° article moins
long que le 3e, nullement aminei vers la base, glabre, les deux
suivants revêtus de poils, les autres pubescents, 3° d'un tiers plus
long que le 4*; 11° plus long que les précédents. Corselet deux fois
plus large que la tête, court, trés- transversal, pas plus rétréci vers
l'extrémité que vers la base, à bord antérieur à peine échancré,
avec les angles très-largement ae D les côtés le sont fortement
et régulièrement, mais ils se redressent brusquement tout près des
angles postérieurs, qui sont aigus et saillants ; la base coupée très-
carrément ; le dessus fortement ponctué, couvert de très-longs poils
verticaux; très-convexe antérieurement, où les bords latéraux ne
sont point aplanis, mais seulement très-finement rebordès, plus
116 ESSAI MONOGRAPHIQUE
plan vers la base, aplati et relevé près des angles postérieurs, avec
une impression linéaire, courte, de chaque côté, près du pédoncule,
et une ligne médiane assez marquée. Æ/ytres de la largeur du cor-
selet, assez allongées, parallèles, tronquées carrément à la base,
avec un pédoncule assez court; épaules un peu arrondies, mais
rectangulaires, extrémité sinuée, mais peu obtusèment arrondie; le
dessus en demi-cylindre un peu aplati, descendant assez fortement
sur l’extrémité, stries assez profondes, fortement ponctuées, inter-
valles modérément convexes, couverts d’une ponctuation peu pro-
fonde, médiocrement dense, qui les fait paraître un peu rugueux,
et de longs poils verticaux. D’un noir un peu brunâtre, s’éclaircis-
sant sur les bords latéraux du corselet, labre, mandibules, palpes,
antennes et pattes d’un testacé plus ou moins clair, poils roussâtres ;
sur chaque élytre deux bandes d’un jaune citron. antérieure allant
du milieu du 3 intervalle jusqu'au bord latéral, qui est plus brun,
assez large extérieurement, peu dentelée sur ses bords, se rétrécis-
sant vers la suture, et s'y arrondissant; la postérieure comprise
entre les 3° et & stries, plus ou moins carrée, quelquefois presque
arrondie, et dans ce cas, s'étendant encore sur le côté externe du
2° intervalle. Il est assez répandu, tant dans le Bengale que dans le
Deccan.
B. Segments abdominaux non crénelés le long du bord postérieur du précé-
dent. (Espèces aïlées.)
1. Tarses très-soyeux en dessous ; à articles plus robustes.
(Menton à lobes amples, arrondis extérieurement; dent du milieu
arrondie devant.)
Dans ces espèces, le labre est assez profondément échancré en
arc de cercle, les mandibules sont toutes deux crochues et aiguës ;
le dernier article des palpes estlargement triangulaire ; les antennes
sont longues et grèles, surtout vers l’extrémité, elles atteignent
presque la moitié de lélytre, le 1% article est fort allongé et très-
aminci vers la base, le 3° au moins du double plus long que les
suvants; les pattes sont aussi longues et grêles; les tarses sont
longs, mais plus gros que dans les autres espèces, et revêtus en
dessous de soies assez serrées. La forme du corselet caractérise
assez cette section.
Ep. ornatus Boheman (Panagæus). Ins. Caffr., [, p. 124.
Long. 15-17 1/2, larg. 5 4/5-6 3/4 mill. — Téte assez étroite et
allongée, rétrécie derrière les yeux, qui sont presque hémisphé-
riques; front ponctué, légèrement convexe, impressions latérales
peu prolongées en arrière, mais s'étendant jusque sur les côtés de
l’épistome, qui est lisse, ainsi que le col, qui est étroit et cylindrique.
Corselet petit, pas plus large que le col, à son bord antérieur, puis
es
SUR LES PANAGÉIDES. 117
s’élargissant passablement jusqu'au delà du milieu, où les côtés
sont très-arqués, aprés quoi ceux-ci décrivent une légère sinuosité
et forment avec la base un angle presque droit, dont le sommet est
à peine arrondi; le prolongement du milieu de la base a la largeur
du pédoncule, il est assez large, ses angles postérieurs sont à peu
près droits ; et l'angle rentrant que ses côtès forment avec les côtés
de la base l’est aussi, celle-ci est plus large que l'extrémité anté-
rieure; le dessus est assez convexe sur le devant, le bord latéral
aplani est largement relevé, mais il se rétrécit peu à peu en avant,
et disparait pres des angles antérieurs, tandis que ceux de la base
sont assez réfléchis; les côtés de cette dernière sont largement
creusés, la ligne médiane est assez distincte; les points qui couvrent
la superficie sont gros, profonds, et leurs intervalles élevés forment
un réseau embrouillé. Z/ytres d’un peu moins du double plus larges
que le corselet, en ovale passablement long, un peu rétréci vers la
base, et allant en s élargissant jusqu’au delà du milieu, avec la base
obtusément arrondie, la rondeur de l’extrémité, qui est un peu
sinuée de chaque côté, est bien moins obtuse; le dessus modérément
convexe, les stries profondes, finement ponctuées; les intervalles
assez convexes, couverts de petits points pilifères peu serrés, et sur
le haut de chacun, une rangée de points un peu plus gros et plus ou
moins distincts; le rebord latéral, très-fin près du pédoncule,
s’élargit peu à peu vers la partie postérieure des côtés. Dessus de
la tête lisse, prosternum et tous les épisternes parsemés de gros
points assez serrés; épisternes postérieurs plus allongés et plus
étroits que dans toutes les espèces précédentes; le premier segment
abdominal également ponctué, le milieu de ce dernier et les trois
suivants pointillés. Très-noir, peu luisant, surtout en dessus; des
deux bandes jaune-orangé de chaque élytre, l'antérieure, située à
peu près au premier tiers, va de la 4° à la &e strie, des quatre taches
qui la composent, les deux externes sont postérieurement plus
raccourcies que les deux internes; la postérieure, formée égale-
ment de quatre taches, occupant les mêmes intervalles, est très-
dentelée, surtout postérieurement, la tache externe est plus petite
et plus étroite que les trois autres. Commun près de Natal; on le
rencontre aussi à Zanzibar.
Ep. Erichsoni Hope (Panagæus). Ann. of Nat. Hist. X,
p.94 — Craspedophorus Erichsoni Murray. Ann. and Mag. of Nat.
Hist. XX, p. 125, fig. 5 dans le texte. Long. 18 1/2, larg. 7 1/4 mill.
— Un peu plus grand que l’ornatus, un peu plus large et de
forme plus robuste. Téle comme dans cette espèce, d’un soupçon
moins étroite. Corselet plus large, moins petit, les angles antérieurs
et le devant des côtés plus arrondis, ce qui est cause que le milieu
de ceux-ci l’est moins brusquement, les côtés de la base descendent
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXI. È
118 ESSAI MONOGRAPHIQUE
un peu plus vers les angles, qui sont un peu plus aigus; le dessus
est moins convexe, ponctué de même, les bords latéraux sont bien
plus largement relevés, et leur aplanissement, quoique diminuant
de largeur vers l'extrémité, se prolonge jusqu'aux angles anté-
rieurs; leur partie postérieure est plus réfléchie en dessus. Elytres
un peu plus larges, avec les côtés un peu plus arrondis, s’élargissant
également jusqu'au delà du milieu, un peu plus convexes, tout
aussi fortement striées; stries crénelées de même, intervalles un
peu moins convexes, un peu plus ponctués, les externes plus que
les internes. Coloration identique; les deux taches extérieures de
la bande jaune antérieure plus longues; on en voit quelquefois
sur le 4° intervalle une 5°, qui n’est pas plus courte que sa voisine;
la tache externe de la bande postérieure aussi longue que les
autres et se prolongeant en avant au niveau de celle du 6° inter-
valle. J’en possède un individu du Vieux-Calabar et un autre de
la Sénégambie portugaise.
Ep. difficilis. Long. 16 1/2, larg. 6 2/3 mill. — J'ai longtemps
hèsité à séparer cette espèce de l’Erichsoni, mais je me suis
convaincu qu'elle en était distincte. La fé{e est tout autre, elle
atteint la largeur de celle de l’oxygonus; l'étranglement, très-
lèger, est plus rapprochè du bord postérieur de l'œil, le col est
bien moins rétréci; les impressions latérales du front sont moins
fortes, les yeux (0° un peu moins saillants. Le corselet est plus
court, plus transversal, et a tout à fait les proportions de
l'oxygonus; il est seulement un peu moins arqué sur le milieu des
côtés; sa convexité, ses ondulations et sa ponctuation sont iden-
tiques. Les é/ytres sont aussi allongées que celles de l'£richson,
moins rétrécies vers les épaules, qui sont plus senties et un peu
moins arrondies, les côtés le sont aussi un peu moins et sont plus
parallèles (c’est surtout leur forme qui le distingue de l'oxygonus),
le dessus est un peu moins convexe que dans l’£richsoni, et beau-
coup moins que dans l’oxygonus, les stries et les intervalles sont à
peu près comme dans le premier, les bandes jaunes sont situées de
même; les taches qui les composent, sont toutes plus courtes, celle
du 7° intervalle de la bande antérieure est plus courte que les
autres postérieurement; les externes de la bande postérieure,
ainsi que celle du 6° intervalle, sont très-courtes et fort petites. La
coloration générale n’ofire pas de différence. Un individu venant
des bords de Zambèze.
Ep. oxygonus Chaudoir. Bull. de la Soc. des Natur. de Mosc.
1861, I, p. 342. Long. 15-18, larg. 6-7 1/2 mill. Tête plus courte et
notablement plus large que celle de l'£richsoni, à peine étranglée
à la hauteur du bord postérieur des yeux, qui sont hémisphériques;
front parsemé d’assez gros points, le milieu du devant et l’épistome
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SR h ET ARR
SUR LES PANAGÉIDES. 119
lisses, ce dernier un peu bombé, avec les côtés plus creux;
impressions latérales peu profondes; col lisse, pas plus étroit que
le devant de la tête; antennes tout aussi longues, mais encore plus
grêles, surtout vers l'extrémité. Corselel plus large, plus transversal,
moins rétréci vers l'extrémité; angles antérieurs bien plus large-
ment arrondis, la partie antérieure des côtés plus arrondie, leur
milieu plus arqué, la sinuosité postérieure plus forte, les angles
postérieurs plus aigus, un peu plus dirigés en arrière et précédés
d'une petite échancrure trés-légère; le dessus ponctué au moins
aussi fortement, offrant les mêmes ondulations; bords latéraux
relevés, sensiblement plus larges et se rétrécissant moins vers
l'extrémité. E/ytres notablement plus raccourcies, plus régulière-
ment ovales, plus arrondies sur les côtés, bien plus voüûtées,
surtout dans le sens de l’axe de l’insecte, striées de même; les
stries pareillement crénelées, les intervalles un peu plus lisses,
moins ponctués. Coloration identique, mais plus luisante, les
huit derniers articles des antennes d’un roux foncé; les bandes
des élytres d’un jaune plus clair; dans mes trois individus, il n’y à
à la bande antérieure, qui est un peu oblique, que trois taches assez
longues; cependant dans l’un d'eux, on en aperçoit une 4° étroite
et courte sur le côté externe du 5° intervalle, la bande postérieure
est formée de quatre taches comme dans le difjicilis. Ils viennent
du Gabon et m'ont été donnés par feu Le général Pradier.
2. Tarses non soyeux en dessous, à articles plus grêles.
(Menton à lobes courts, très-élargis vers la base.)
Ep. pretiosus Chaudoir (Panagæus). Bull. de la Soc. des
Natur. de Mosc. 1837, II, p. 19. — Tête assez large et courte,
visiblement, quoique peu profondément étranglée à la hauteur du
bord postérieur des yeux, qui sont hémisphériques; front peu
convexe, parsemé de quelques points, ainsi que ses impressions
latérales, qui sont assez marquées; épistome creusé de chaque
côté et col lisse. Corselet du double plus large que la tête avec les
yeux, assez transversal, un peu plus rétréci vers l'extrémité que
vers la base, modérément élargi vers le milieu, où le côté
forme un angle très-arrondi; bord antérieur à peine échancré,
avec les angles non avancés et très-largement arrondis; cette
rondeur se prolonge sur le devant des côtés, qui sont ensuite
presque rectilignes et vont en divergeant un peu jusqu’après le
milieu, où ils décrivent une courbe courte, mais assez forte,
ressemblant à un angle obtus arrondi jusqu'à la sinuosité que
décrit la partie postérieure, pour tomber presque à angle droit sur
la base; il y a une petite dent aiguë au sommet de l'angle, qui est
précèdé d’une petite échancrure: base nullement prolongée sur le
120 ESSAI MONOGRAPHIQUE
pédoncule, coupée presque carrément, quoiqu'il y ait une légère
sinuosité entre le côté du pédoncule et les angles; le dessus peu
convexe, couvert de gros points profonds assez serrés, la ligne
médiane assez imprimée, presque entière; de chaque côté de la
base, à côté du pédoncule, une impression linéaire assez profonde
et assez longue; bords latéraux largement aplanis, légèrement
relevés, un peu plus vers les angles postérieurs; chaque point
donne naissance à un petit poil vertical assez court. E/ytres un
peu plus larges que le corselet, même entre les épaules, vers
lesquelles les côtès de la base descendent peu, de sorte qu’elles
sont assez marquées et un peu carrées, ce qui donne aux élytres
une forme rectangulaire, d'autant plus que les côtés sont peu
arrondis et que l'extrémité, quoique un peu sinuée, est assez obtu-
sément arrondie; le dessus modérément, mais assez également
voüté dans les deux sens; stries assez profondes, distinctement
ponctuées; intervalles un peu convexes, la ponctuation qui les
couvre, assez abondante, sans être dense, est peu marquée, les poils
auxquels elle donne naissance, courts et assez penchés en arrière.
Très-noir, peu luisant, extrémité des antennes un peu rousse, ainsi
que les crochets des tarses et les poils qui garnissent les paites;
les deux bandes d’un jaune assez orangé sur chaque élytre, larges,
s'étendant toutes deux de la 3° à la 8° strie, l’antérieure un peu
arrondie postérieurement, sa tache externe s’avançant plus vers la
base que les autres; les taches de la bande postérieure égales entre
elles, à l'exception de celle du 7° intervalle, qui, en arrière, dépasse
un peu les autres, son bord antérieur plus ou moins arrondi. Le
premier individu que j'ai décrit venait de l'intérieur de la colonie
du Cap; depuis j'en ai eu un certain nombre venant de Natal.
NoTE. — J'ai cru pendant quelque temps que l’Zsotarsus ampli-
collis Schaum était le même insecte, mais ayant acquis depuis lors
ce dernier, Je me suis convaincu qu'il ne fait même pas partie de
ce genre, mais que c’est la seconde espèce du genre £pigraphus.
Il. Épisternes carrés, pas plus longs que larges.
A. Segments abdominaux non crénelés derrière le bord postérieur du
segment précédent. (Espèces aptères.)
Dans les espèces qui font partie de ce groupe, le labre est modé-
rèment échancré, les mandibules sont toutes crochues ; le dernier
article des palpes (G) est largement triangulaire, à angles non :
arrondis; les antennes sont modérément grêles, les articles inter-
médiaires sont légèrement élargis et comprimés, le 1e article
est long, aminci vers la base, le 5° d’un tiers seulement plus long
que le suivant; la pubescence dont elles sont revêtues est très-
rude; le menton est profondément échancré, la dent médiane,
SUR LES PANAGÉIDES, 121
large, tronquée carrément, un peu creuse à son bord antérieur, les
lobes sont amples, aussi longs que larges, très-arrondis extérieure-
ment et sur le devant; les pattes sont assez grêles, les tarses ne sont
pas revêtus de soies en dessous, leur 4° article n’est que peu
échancré; la tête est étroite, allongée, étranglée seulement derrière
les yeux, qui sont très-hémisphériques, et en arrière desquels on
aperçoit un angle rentrant aigu très-profond; le corselel est en
hexagone aussi long que large, à angles latéraux très-arrondis,
très-rugueux en dessus, un peu convexe, avec les bords relevés
seulement près des angles postérieurs; les é/ytres sont plus larges
que le corselet, en ovale régulier à peine plus obtus à la base, assez
convexes, striées, densément ponctuées et ornées de quatre bandes
Jaunes.
Ep. nobilis Dejean (Panagæus). Spec. gén. des Coléopt. IT,
p. 285. Long. 15-18, larg. 5 1/2-6 2-3 mill. La {é/e s’élargit un peu
en avant, le front est densément ponctué, plan, mais déprimé de
chaque côté le long des yeux et en avant de ceux-ci, sans
impression transversale qui le sépare du col; épistome lisse,
convexe, creux de chaque côté; col un peu renflé en arrière,
légèrement rugueux, ponctué sur le haut. Le corselet est de moitié
plus large que la tête, à peine plus rétréci vers l'extrémité que vers
la base; le bord antérieur, à peine échancré, n’a pas beaucoup
plus de largeur que le col, avec les angles nullement avancés et
arrondis; les côtés s’élargissent peu à peu en ligne presque droite
jusqu’au milieu, où ils forment un coude obtus très-arrondi, après
lequel ils se dirigent obliquement et en ligne droite vers la base,
avec laquelle ils forment un angle obtus, arrondi au sommet, devant
lequel on aperçoit une sinuosité très-petite et très-lègère; la base
est coupée carrément, légèrement arrondie près des angles; le
dessus est couvert de points gros et profonds, très-serrés, séparés
les uns des autres par un réseau élevé très-embrouillé, avec une
ligne médiane assez forte, surtout vers le milieu; le devant du
disque est assez convexe, très-étroitement aplani vers la partie
antérieure des bords latéraux, où il n’y a de relevé qu'un petit
bourrelet très-mince; après le milieu les bords latéraux se
relèvent de plus en plus largement, et de chaque côté de la base,
près du pédoncule, il y a une excavation courte et profonde; les
points donnent naissance à autant de poils verticaux assez longs.
Les élytres sont plus ou moins de moitié plus larges que le
corselet, de moitié plus longues que larges, en ovale régulier aussi
arrondi aux épaules que vers l'extrémité et légèrement obtus
seulement sur la largeur du pédoncule, sans épaules distinctes,
légèrement sinuées sur les côtés de l’extrémité, passablement
voütées dans les deux sens, fortement striées, avec des points plus
122 ESSAI MONOGRAPHIQUE
ou moins marqués dans le fond des stries; les intervalles assez
convexes, couverts de points bien marqués, mais petits et très-
serrés, de chacun desquels sort un poil assez court, incliné en
arrière; le rudiment préseutellaire peu allongé, la rangée de points
ombiliqués placée sur le milieu de la largeur du 9° intervalle, plus
espacée vers le milieu, le rebord latéral assez relevé, de moyenne
largeur, mais se rétrécissant en avant vers le pédoncule. En dessous,
la ponctuation du prosternum et des côtés du sternum et de l’ab-
domen plus serrée que dans la plupart des autres Panagéides. D’un
noir très-obscur, y compris les antennes, les palpes et les pattes,
peu luisant surtout en dessus; sur chaque élytre, deux larges
bandes, l’antérieure, avant le premier quart, s’étend de la 3° strie
au bord latéral, qu’elle teint en jaune, ainsi que le côté externe de
l’épipleure; des sept taches qui la composent, les deux externes
se prolongent plus que les autres vers la base, ce qui produit
un angle rentrant sur son bord antérieur; le bord postérieur est
plus ou moins dentelé; la bande postérieure est posée un peu obli-
quement et ne s'étend que de la 3° à la & strie, elle est arrondie et
n’est guère dentelée antérieurement; son bord postérieur est un
pex échancré; la largeur des bandes varie du plus au moins dans
les individus que je possède. Le type de Dejean vient du Cap de
3onne-Espérance, où il à été retrouvé par Drège; je possède quatre
individus de cette localité; les autres viennent de Natal, où il ne
paraît pas être rare, car j'en ai vu un grand nombre d'individus de
cette provenance.
Ep. pubiger Chaudoir. Bull. de la Soc. des Natur. de Mosc.
1861, IT, p. 337. Long. 18, larg. 6 4/5 mill. — La ressemblance
avec le nobils est telle, que si l'habitat ne m'avait été indiqué
comme trés-diflérent, je l’aurais confondu avec cette espèce. La
lête et les antennes ne diffèrent point; dans l’unique individu que je
possède, le milieu du vertex n'est pas ponctué; le corselet est un
peu plus grand, le milieu des côtés et les angles postérieurs sont un
peu plus largement arrondis; les é/ytres sont un peu plus courtes,
la courbe des épaules est plus forte, le dessus notablement plus
convexe; les points des stries sont plus gros, les intervalles, quoique
tout aussi ponctués, semblent moins ternes; la bande antérieure
jaune diffère en ce qu'il n’y a point d’échancrure au bord anté-
rieur, les taches internes s’allongent progressivement de la re à
la 4. Quant à la couleur de la pubescence, qui m'avait semblé être
grise, je me suis convaincu, après avoir lavé l’insecte, qu’elle est
noire comme dans le nobilis. Il m'a été vendu par M. S. Stevens
comme venant des Indes orientales.
Ep. gratiosus. Long. 10 1/2, larg. 3 3/4 mill. — Cette jolie
espèce ressemble en petit au nobilis, mais ses bandes sont d’un
5? LE Da
SUR LES PANAGÉIDES. 123
jaune citron plus clair. La fée est un peu plus courte, le front
entre les yeux un peu plus large, l'angle rentrant derrière les
yeux encore plus profond, ce qui fait paraître ceux-ci encore plus
saillants; les impressions du front sont moins fortes, le col est plus
étroit, finement ridé transversalement sur le haut. Le devant du
corselet est comme dans le nobilis, la courbe du milieu des côtés
est plus forte et forme un coude plus marqué; la base, au lieu
d’être coupée carrément, offre sur le pédoncule un prolongereent
assez long, qui s’élargit un peu en avant, et forme avec les côtés de
la base un angle rentrant assez profond, mais un peu obtus; les
angles postérieurs ne sont point arrondis, et, grâce à une petite
échancrure qui les précède sur le côté, ils sont droits; le dessus
est ponctué de même, mais la partie antérieure est plus convexe,
les bords latéraux ont la même conformation et sont relevés de
même vers les angles postérieurs. Le pédoncule qui relie les é/ytres
à la base du corselet, est plus long, elles offrent les mêmes propor-
tions relativement au corselet, mais les côtés de la base descendent
bien plus obliquement vers les épaules, où la courbe des côtés est
encore bien moins forte; les points des stries sont bien plus gros,
ceux des intervalles au moins aussi marqués, mais moins serrés, ce
qui fait que le dessus est plus luisant; la convexité est à peu près
la même; la bande antérieure, moins transversale, est à peine
échancrée antérieurement, arrondie et peu dentelée postérieure-
ment; la postérieure, sise de même, presque aussi longue que
large, est arrondie antérieurement, sans échancrure postérieure.
Il habite le Natal; je n’en possède qu'un seul individu que
M. Sallé a acheté en Angleterre, à la vente de la collection de feu
Edwin Brown.
Ep. Bonvouloiri Chaudoir. Bull. de la Soc. des Natur. de
Mosc. 1861, II, p. 336. Long. 18 1/2, larg. 7 mill. — Il ressemble
au nobilis, mais il en diffère surtout par le corselet et la forme
plus courte et plus convexe des élytres. La {éle est à peu près
pareille, les antennes sont moins allongées, à articles intermé-
diaires en rectangle moins allongé, plus large; le corselet atteint
le maximum de sa largeur après le milieu, il est plus rétréci
antérieurement, le coude des côtés est plus arqué, quoique arrondi,
la partie postérieure entre le coude et les angles postérieurs plus
courte, plus oblique, la base et les angles postérieurs sont comme
dans le gratiosus, mais le prolongement du milieu de la base est
plus court, et les angles postérieurs plus petits, précédés d’une
sinuosité plus marquée; le dessus est bien plus convexe dans sa
partie antérieure et ne s’aplanit point vers les bords latéraux, dont
la partie postérieure est moins relevée; la ligne médiane est plus
marquée, les excavations basales bien moins profondes. Les é/ytres
124 ESSAI MONOGRAPHIQUE
sont en ovale visiblement plus court, plus arrondi sur les côtés,
plus convexes, avec les stries et leurs intervalles ponctués de même;
les bandes jaunes sont plus larges, l’antérieure est comme dans le
nobilis à son bord antérieur, la postérieure est moins arrondie sur
le devant, moins échancrée derrière. Il habite aussi le Natal, mais
il y semble rare.
B. Segments abdominaux crénelés le long du bord postérieur du segment
précédent.
4. Menton court, à lobes très-élargis vers ses angles postérieurs, et dont
les côtés, peu arrondis, se dirigent très-obliquement vers l'angle
antérieur dont le sommet est aigu.
a. Mandibules toutes deux erochues et aiguës.
Ep. Mouhoti Chaudoir. Rev. et Mag. de Zool. 1869, p. 69.
Long. 19-21, larg. 7 2/3-8 34 mill. — Téte assez grosse, aussi
large que longue, carrée, légèrement imprimée en travers entre le
front et le vertex; yeux un peu saillants, mais pas hémisphériques ;
épistome lisse, à suture assez distincte; front plan, rugueux, légè-
rement imprimé sur ses côtés en avant; col gros, fortement ponctué;
bordinférieurde l’excavation externe des mandibules bien plus large
que le bord supérieur. Corselet de près du double plus large que la
tête avec les yeux, bien moins long que large, assez transversal,
subhexagonal, plus rétréci vers l'extrémité que vers la base; bord
antérieur peu échancré, à angles non avancés, peu distants des
côtés du col et assez arrondis; côtés divergeant jusqu'un peu au
delà du milieu, fort peu arrondis, puis décrivant une courbe assez
forte, après laquelle ils redeviennent presque rectilignes et se
dirigent obliquement vers la base, qui est coupée très-carrément,
etaveclaquelle ils forment un angle obtus, à peine arrondi au sommet
et précédé d’une très-légère et très-petite sinuosité à peine visible; le
dessus plan postérieurement, un peu plus convexe dans sa partie
antérieure, bords latéraux légèrement et larszement aplanis, mais
nullement relevés, excepté près des angles postérieurs, où ils ne le
sont même que fort légèrement; de chaque côté de la base, une
petite impression peu profonde ; ligne médiane assez distincte et
presque entière; rebord latéral extrémement fin; toute la super-
ficie couverte d’une ponctuation assez forte, mais peu profonde,
serrée et dont les intervalles sont pointillés. Êt lytres d'environ
deux millimètres plus larges que le corselet, et dont la base s’adapte
assez bien à celle de ce dernier, le pédoncule étant presque nul; en
ovale assez peu allongé, à base très-obtuse; épaules assez mar-
quées, mais largement arrondies; côtés faiblement arrondis vers
le milieu, rondeur de l’extrémité assez obtuse avec une faible
sinuosité de chaque côté ; le dessus modérément convexe, disque
SUR LES PANAGÉIDES. 125
un peu plus aplani; stries assez marquées, distinctement crénelées,
rudiment préscutellaire tantôt long, tantôt très-court; intervalles
plans, couverts d’une ponctuation des plus denses et assez fine, et,
de même que le corselet, d’une pubescence courte et serrée. Pro-
sternum et côtés du reste du sternum avec les épisternes couverts
de points assez gros, peu serrés ; abdomen finement pointillé, ainsi
que le milieu du métasternum, ses côtés couverts de points moins
serrés que ceux des épisternes; les crénelures du bord antérieur
des trois derniers segments faiblement marquées. Antennes fortes,
peu allongées, dépassant peu les épaules, 1° article assez gros, peu
allongé, peu aminci vers la base; le 3° de moitié seulement plus
long que les suivants qui sont tous égaux en longueur et s’amin-
cissent peu à peu; dernier article des palpes (@) moins largement
triangulaire que dans le nohilis, avec l'angle interne plus arrondi;
pattes moyennes; tarses grêles, nullement soyeux en dessous,
9° article notablement plus long que le 4°,qui n’est que légèrement
échancré. Sur chaque élytre, deux larges bandes transversales d’un
jaune un peu orangé, très-fortement dentelées sur leurs deux bords,
l’antérieure, assez rapprochée de la base, se rétrécit vers la suture
et s'étend de la 1" strie jusqu'au bord latéral qu’elle teint en jaune,
même en dessous; la postérieure ne va que de la 3° strie à la 8°, la
tache interne est plus courte que les quatre autres ; tout le reste de
l’insecte est d’un noir profond assez terne. Feu Mouhot l’a trouvé
dans le Laos, et j'en possède deux individus; il a été retrouvé dans
le Camboje.
Ep. laticollis Chaudoir. Rev. et Mag. de Zool., 1869, p. 114.
Long. 20, larg. 8 1/2 mill. — Sa ressemblance avec le précédent
est telle, qu’on sera peut-être obligé de les réunir ; cependant l’im-
pression qui sépare le front du vertex est plus faible; le corselet
est plus large, surtout en arrière, sa plus grande largeur est bien
visiblement après le milieu, la courbe des côtés en cet endroit est
plus forte et les angles de la base sont arrondis, sans être précédés
d'aucune sinuosité ; les é/ylres sont un peu plus convexes, les stries
moins profondes, les intervalles tout à fait plans, surtout sur le
disque, la bande jaune antérieure est plus étroite et ne va que de
la 2e à la 9e strie, la tache du 4° intervalle est très-courte, les bords
des deux bandes sont peu dentelés, et la postérieure ne se compose
que de quatre taches égales entre la 4e et la & stries. Il provient
des mêmes localités, mais je n’en connais qu’un individu.
b. Mandibule droite obtuse et arrondie, fendue à l'extrémité.
Ep. Saundersi Chaudoir. Rev. et Mag. de Zool., 1869, p. 114.
Long. 11 5/4, larg. 4 3/4 mill. — La /éle est assez grande, presque :
126 ESSAI MONOGRAPHIQUE
aussi large que longue, carrée, la ligne imprimée entre le front et le
vertex nettement tracée et se prolongeant entre le rebord de la joue,
qui remonte sur le côté postérieur de l'œil, et les côtés du col, en y
formant un angle rentrant assez profond ; les yeux sont hémisphé-
riques, l’épistome est peu ponctué, sa suture presque droite; le front
est plan, un peu ondulé, fortement ponctué, les impressions laté-
rales sont larges, peu profondes, le col est rugueux et un peu renflé.
Le corselet est de moitié plus large que la tête, moins long que
large, peu transversal, pas plus large à sa base qu’à son extrémité,
très-élargi au milieu, où il atteint sa plus grande largeur; le bord
antérieur est coupé carrément, les angles ne sont nullement
avancés, ils sont arrondis et adhérent aux côtés du col, les côtés
sont presque rectilignes avant et après le milieu, mais celui-ci est
fortement et largement arrondi ; les côtés se redressent au moment
de toucher la base, et forment ainsi, à leur jonction avec elle, un
tout petit angle droit; la base est coupée carrément et parfaitement
rectiligne ; le dessus, assez convexe antérieurement, est plan vers
la base ; de chaque côté de celle-ci, près du pédoncule, il y a une
impression linéaire assez longue et assez marquée, la ligne médiane
est entière et assez profonde; près des angles antérieurs la con-
vexité arrive jusqu’au bord, mais bientôt les bords latéraux com-
mencent à s’aplanir légèrement, et, après le milieu, ils se relèvent
même un peu et assez largement; toute la surface est couverte d’une
ponctuation profonde, serrée, assez égale partout, et donnant nais-
sance à des poils fins, assez longs et un peu penchés en arrière. Les
élytres, d'un millimètre plus larges que le corselet, forment un
ovale régulier peu allongé, très-émoussé à sa base, avec une échan-
crure sur le milieu de chacune, les épaules, fort peu descendantes,
sont largement arrondies, les côtés le sont aussi, l'extrémité est
sinuée et peu obtuse ; le dessus est modérèment convexe; les stries
sont profondes, distinctement ponctuées, presque crénelées; les
intervalles convexes, couverts de petits points assez marqués et
assez rapprochés, donnant naissance à des poils pareils à ceux du
corselet; le rebord latéral est assez étroit et devient très-fin vers les
épaules et près du pédoncule. Les crénelures des segments abdo-
minaux sont bien distinctes. D’un noir un peu luisant; sur chaque
élytre deux bandes larges, d'un jaune citron; la première, allant dela
9° strie au rebord latéral, est composée de quatre longues taches
dont celle du 8° intervalle, plus allongée que les trois autres,
s’avance presque jusqu’à l'épaule; il y a de plus deux petites taches,
très-courtes, à côté des quatre de la bande sur les 4t et 5° intervalles,
dont la première n’occupe que la moitié externe de l'intervalle; la
seconde est en ovale un peu élargi extérieurement, composée de
cinq taches entre la 3: et la 8e stries, l’interne beaucoup plus courte
SUR LES PANAGÉIDES. 127
que les autres, les bords sont peu dentelés. Les articles extérieurs
des antennes et les tarses sont bruns, les palpes aussi, avec la base
et l'extrémité des articles plus roux, ainsi que le bout des mandi-
bules. L'individu que je possède est une © trouvée par feu Mouhot
dans le Camboje.
Ep. basifasciatus Chaudoir. Rev. et Mag. de Zool., 1869,
p. 115. Long. 11, larg. 4 1/3 mill. — Un peu plus petit que le pré-
cédent, dont il n’est peut-être que le G. Il n’en diffère que par la
base du corselet, qui s’arrondit un peu vers les angles postérieurs.
La bande antérieure des élytres diffère sensiblement; elle s'étend
jusqu’à la 1° strie et son bord postérieur est fortement dentelé, les
quatre taches externes s’avancent jusqu'à l'épaule, les troissuivantes
sont bien plus courtes, l’interne remonte un peu plus vers la base,
ce qui produit une forte échancrure du bord antérieur, les deux
internes sont bien plus raccourcies en arrière que les autres; la
bande postérieure a une forme plus ronde, le bord antérieur en est
arrondi, le bord postérieur fort dentelé. Les palpes sont entière-
ment d’un brun très-clair. Même patrie et même provenance.
NoTE. — Si ces deux insectes ne constituent qu’une espèce, je
propose de conserver à celle-ci le nom de l’entomologiste qui, par
ses libéralités, a tant facilité l'exploration de la presqu’ile trans-
gangétique et des îles de la Sonde, et auquel j'ai beaucoup d’obli-
gations.
2. Menton à échancrure assez profonde, à lobes amples, arrondis, avec le
côté externe très-arqué, et l’angle antérieur non arrondi.
Dans ces espèces, toutes australiennes, le labre est assez échancré,
les mandibules sont toutes deux crochues et aiguës; le dernier
article des palpes G'est largement triangulaire, avec l’angle interne
non arrondi; les antennes sont plus ou moins longues, leur
1 article est assez long, cylindrique, glabre; le 3° de moitié
plus long que les suivants; le 11° est un peu plus long que
les précédents, tronqué obliquement et aigu à l'extrémité; les huit
derniers sont finement pubescents.
a. Élytres larges, courtes, très-convexes. (Les angles postérieurs du cor-
selet arrondis, sans dent.)
Ep. insignis Schaum (/sotarsus). Ann. de la Soc. Ent. de
Franc., 1853, p. 435, pl. 13, fig. 5. — Æudema convexum Mac
Leay jun., Trans. Ent. Soc. of New South Wales., I, 1864, p. 114.
Long. 19, larg. 9 mill.. — C’est l’espèce qui ressemble le plus à
l'Eud. bifasciatum, quoique le corselet soit très-différent. La fé/e
est moyenne, plus longue que large, à peine étranglée entre le front
128 ESSAI MONOGRAPHIQUE
et le vertex, la dépression transversale n’étant que fort peu sen-
sible, l’épistome est lisse, convexe, sans suture distincte; le front
est aussi lisse, un peu convexe, les impressions de chaque côté
sont assez fortes, longues et un peu rugueuses; le col est lisse etun
peu renflé, les yeux sont modérément saillants, les antennes, assez
robustes, atteignent à peine le premier quart de l’élvtre. Le cor-
selet n'a pas tout à fait le double de la largeur de la tête; il est
moins long que large, mais peu transversal, hexagonal, aussi
rétréci à sa base qu’à son extrémité, avec l’angle du milieu des
côtés bien marqué, arrondi au sommet; le bord antérieur est faible-
ment échancré, avec les angles plus ou moins avancés, un peu
écartés des côtés du col, obtus, mais fort peu arrondis au sommet,
les côtés divergent assez jusqu'au milieu, où la largeur atteint son
maximum, et sont presque rectilignes dans leur première moitié;
après le milieu, ils sont lègérement sinués; la base est coupée carré-
ment, cependant elle est légèrement arrondie près des angles, qui
sont obtus et un peu plus arrondis que ceux de l’extrémité; le
dessus est couvert d’une ponctuation profonde, très-grosse, surtout
sur le disque, où le réseau qui sépare les points est très-élevé; le
disque, assez convexe, est nettement partagé en deux par la ligne
médiane qui, quoique fine, est assez profonde et ne s’affaiblit que
près de la base, dont les côtés sont très-creux, avec une ligne
imprimée dans le fond de l’excavation; les bords latéraux sont
aplanis, et vont en s’élargissant peu à peu vers la base, le rebord
latéral est assez relevé et les angles postérieurs sont assez réfléchis
en dessus. Les é/ytres n’ont pas tout à fait le double de la largeur
du corselet, elles sont en ovale très-court, passablement émoussé
à sa base (9 sur 11 1/2 mill.); les côtés de celle-ci ne descendent
guère vers les épaules, qui sont bien marquées, mais largement
arrondies, les côtés le sont aussi sur toute leur longueur, l’extré-
mité est assez fortement sinuée, ce qui fait qu’elle est peu obtusé-
ment arrondie; le dessus est très-convexe, cependant le disque
même l’est un peu moins, les stries sont fines, mais très-profondes,
le fond en est finement ponctué, mais les points ne sont pas serrés ;
les intervalles sont très-convexes, lisses, excepté sur les bords, où
ils sont rugueux ou plutôt ondulés par des fossettes peu profondes,
mais assez marquées; la partie postérieure du 2°et du 4° serétrécit et
s’abaisse notablement, le 9*est en entier plan et ponctué; le rudiment
destriepréscutellaireesttrès-court;lerebordlatéralassezlarge, assez
relevé et ne se rétrécit qu'autour des épaules et près du pédoncule,
qui est assez étroit. En dessous, la ponctuation de tous les épisternes
et des premiers segments latéraux de l'abdomen est forte et pro-
fonde; celle du prosternum l’est moins et celle du métasternum, plus
serrée; les segments de l’abdomen sont finement, mais peu densé-
SUR LES PANAGÉIDES. 129
ment ponctués, ils sont convexes, et le devant de chacun est forte-
ment crénelé. Les pattes sont assez fortes et assez pubescentes,
surtout sous les cuisses; les tarses robustes. D'un noir luisant, tant
en dessus qu’en dessous; sur chaque élyire deux bandes d’un jaune
citron légèrement orangé, composées de taches alternativement
longues et courtes; l’antérieure en a cinq entre la 4° et la 9° stries,
les plus longues sont sur le 5°, le 7 et même le 8e intervalle, la
postérieure n’en a que quatre, dont celles des 5° et 7e sont aussi
bien plus longues que les deux autres. La pubescence du corselet
est courte et noire, celle des antennes et des pattes un peu rousse.
L'individu décrit par Schaum et que j'ai vu au Musée de Berlin,
provient de la collection Virmond qui renfermait des insectes du
Brésil et de l'Australie, et était indiqué par erreur comme venant
du premier de ces deux pays. L’un de mes individus m'a été envoyé
par M. W. Mac Leay. L'espèce habite le nord de l'Australie.
NorE.— Je trouve parmi les notes que j'ai prises il y a fort long-
temps au British Museum, que celui-ci possède une espèce d’Aus-
tralie qui difière de l’éssignis par les intervalles des élytres lisses,
celles-ci très-convexes, marquées de quatre grandes taches, et qui
provient du nord de l'Australie. Ne l'ayant plus sous les yeux, je
suis à me demander si ce ne serait pas le Brachyonychus lœvi-
pennis, indiqué par erreur comme espèce australienne, ou une
espèce voisine.
b. Élytres moins larges, moins convexes (les angles postérieurs du cor-
selet aigus et munis d'une dent.)
Ep. Australasiæ Chaudoir. Bull. des Nat. de Mosc., 1850, I,
p. 419. Long. 10 1/2-12, larg. 4 1/2-5 1/3 mill. — Beaucoup plus
petit que le précédent, moins large dans les élytres, facilement
reconnaissable à la convexité de celles-ci et à la couleur rouge de
leurs taches. Te presque semblable, mais distinctement étranglée
derrière les yeux, front un peu ponctué sur le milieu. Proportions
du corselet à peu près les mêmes, ses angles antérieurs, ainsi que
ceux du milieu des côtés, plus arrondis; côtés un peu sinués près
de la base, avec laquelle ils forment un angle droit, dont le sommet
est aigu ; le dessus bien plus convexe, la moitié antérieure des
bords latéraux nullement aplanie, leur partie postérieure assez
largement relevée; la convexité du disque antérieur s'étend jusqu'au
rebord latéral, qui est très-fin; la base offre les mêmes ondulations;
la ponctuation de la surface tout aussi forte. Z/ytres environ de
moitié plus larges que le corselet, moins élargies que dans l'énsi-
gnis, base tout aussi émoussée, épaules paraissant plus carrées,
quoique tout aussi arrondies ; côtés moins arrondis vers le milieu ;
130 ESSAI MONOGRAPHIQUE
le dessus très-convexe, surtout vers l'extrémité, offre une dépres-
sion longitudinale le long de la suture entre les 3° intervalles
de chaque élytre, qui sont plus élevés que les deux 1%, surtout
postérieurement; les 5° et 7° le sont autant que le 3, et, se réunis-
sant en arrière, vont rejoindre ensemble l'extrémité de ce dernier;
les bords des intervalles sont plus fortement fovéolés que dans Fin-
signis ; sur le %, à l’exception de la rangée de gros points ombi-
liqués, on n’aperçoit que quelques petits points épars; le rebord
latéral est tout aussi relevé, et la gouttière est fortement fovéolée.
Les antennes sont moins longues et composées d'articles plus courts.
Les bandes des élytres sont d’un rouge sanguin; l’antérieure,
grande et arrondie, est entre la 3° et la 9stries et s'approche beau-
coup de la base, la seconde, un peu moindre, placée entre la 3e et
la 8, est à peu près carrée, mais elle se rétrécit un peu extérieu-
rement. Plusieurs individus du midi de l'Australie. M. de Cas-
telnau a bien reconnu l'espèce.
Ep. comptus Laferté (Isolarsus). Ann. de la Soc. Ent. de
France, 1851, p. 220, not. 2. — Eudema australe, Castelnau. Not.
on Austr. Coleopt., p. 60 (non Dejean). Long. 10 1/2-12 1/2,
larg. 4 1/2-5 1/5 mill. — Il diffère de l’Australasiæ par la couleur
orangée, mais pas rouge, des taches des élytres, qui sont aussi
moins grandes, la moindre convexité du corselet et des élytres,
dont les intervalles sont plus égaux. Têle à peine différente.
Corselel moins court, quoique moins long que large, moins élargi
et moins anguleux sur le milieu des côtés, sinué de même entre
l'angle du milieu et celui de la base, qui est droit, aigu au sommet
et quelquefois un peu saïllant; le dessus moins convexe en avant,
avec les bords latéraux légèrement aplanis dans leur moitié anté-
rieure, et le rebord latéral un peu plus relevé ; les côtés de la base
moins creux, quoique l'impression linéaire soit bien marquée; la
base coupée très-carrément, la ponctuation tout aussi forte.
Elytres à peu près de la même forme, mais moins convexes, surtout
antérieurement, et ne descendant pas aussi rapidement vers l’extré-
mité; les intervalles aussi moins élevés, égaux entre eux, excepté
le 3°, qui est un peu relevé vers l'extrémité; point de dépression le
long de la suture; le rebord latéral plus étroit, les fossettes de la
gouttière plus petites. Antennes et tarses plus longs. Taches des
élytres plus claires, d’un jaune un peu orangé, plus petites, surtout
l’antérieure qui se rapproche moins de la base, est un peu trans-
versale et se rétrécit intérieurement; la postérieure est plus large
que longue, plus ou moins dentelée postérieurement, la tache
externe plus courte que les autres. Sept individus des deux sexes.
Cette espèce, qui semble être la plus commune, a été prise à tort
par M. de Castelnau pour l’australis de Dejean.
.
SUR LES PANAGÉIDES. 131
Ep. corpulentus. Long. 10 1/2-13 1/2, larg. 4 1/2-5 3/4 mill.
— Il varie de taille comme le comptus, et les taches sont de la
même nuance claire, mais il en diffère par son corselel moins
rétréci vers la base et dont les côtés ne sont point sinués après le
milieu, dont la courbe est moins forte; l’indentation qui précède
l'angle postérieur est plus profonde; les bords latéraux sont moins
relevés, surtout postérieurement, et le disque est un peu plus
convexe antérieurement, les é/ylres ont une forme moins ovale,
leur partie antérieure est plus carrée, le milieu des côtés est moins
arrondi, les épaules, quoique bien arrondies, sont plus marquées;
le dessus, un peu aplani sur le disque, descend davantage sur les
côtés et vers l'extrémité. Je possède les deux sexes de cette espèce,
qui habite l'Australie près de Rockhampton. M. H. Deyrolle en
a reçu dernièrement plusieurs individus.
Ep. australis Dejean (Panagæus. Spec. gén. des Coléopt. V,
p. 601. — Æudema elongatwum Castelnau. Not. on Austr. Col.
1867, p. 60. Long. 12-13, larg. 4 1/2-5 mill. — Par la couleur des
taches il se rapproche de l’Australasiæ, mais il est plus grand, plus
allongé et plus aplani. La {éle est plus allongée, plus étranglée
derrière les yeux que dans le complus, imprimée d’ailleurs et
ponctuée de même, cependant dans l’un de mes individus le milieu
du front est aussi ponctué, et il est probable que c’était aussi le cas
de l'individu décrit par M. de Castelnau. Le corselet est aussi long
que large, pas plus étroit à son extrémité qu'à sa base; il s'élargit
modérément jusqu'au milieu, où sa largeur est la plus grande, le
bord antérieur est peu échancré, les angles sont presque adhérents
aux côtés du col, non avancés, arrondis au sommet, les côtés
presque rectilignes dans leur première moitié, un peu arqués vers
le milieu, puis sensiblement sinués comme dans le complus; les
angles postérieurs sont aussi droits, au moins aussi dentés, la base
est coupée très-carrément; le dessus est tout aussi ponctué, mais
moins convexe, et partagé en deux par une ligne médiane plus
profonde; les bords latéraux sont visiblement aplatis sur toute leur
longueur, l’aplatissement, étroit antérieurement, s’élargit en
arrière; le rebord latéral est assez relevé, surtout vers les angles
postérieurs; les côtès de la base sont modérément creux, mais
l'impression linéaire du fond de l’excavation est longue et bien
marquée. Les é/ytres sont notablement plus allongées que celles
du comptus, leur base est conformée à peu près de même, mais les
côtés sont moins arrondis et presque rectilignes vers le milieu; le
dessus est bien moins convexe; il n'y a guère de différence dans la
profondeur des stries, la convexité et la ponctuation des bords des
intervalles, mais le rebord latéral est plus large et notablement
plus relevé. Les antennes sont visiblement plus longues, et com-
132 ESSAI MONOGRAPHIQUE
posées d'articles bien plus allongés, ce qui les fait paraitre plus
grèles; les taches des élytres sont presque aussi rouges que dans
l'Australasicæ, Yantérieure, s'avançant moins vers la base, est
d'autant plus petite, la postérieure est plus ronde. J’ai sous les
yeux le type de Dejean et un second individu qui n’en difière
guère.
NOTE. — Auprès de cette espèce vient se placer un insecte plus
grand (long. 15-16 1/2, larg. 5 1/2-6 1/5 mill.) qui lui ressemble
beaucoup, mais qui en diffère par la coloration plus pale des taches,
qui sont d’un jaune un peu orangé; les yeux sont un peu moins
convexes; les angles antérieurs du corselel s'écartent un peu plus
des côtés du col: les côtés sont plus fortement sinués postérieure-
ment, les angles postérieurs sont plus aigus, mais sans dent au
sommet, car la sinuosité arrive sans ondulation jusqu'au sommet
de l'angle; les bords latéraux sont plus fortement relevés sur toute
leur longueur; les é/ytres sont plus allongées, mais je n’ai trouvé
aucune différence, ni dans la sculpture du dessus, ni dans la
convexité, ni dans la largeur du rebord latéral, les intervalles
impairs sont seulement peut-être un peu plus relevés. Les antennes
sont au moins aussi allongées, et les pattes le sont proportionnelle-
ment un peu plus. Trois individus des deux sexes; si c'était une
espèce distincte, je proposerais de l’appeler longicollis.
Ep. alternans Castelnau (Æudemna). Not. on Austr. Col.
p. 60. Long. 13 1/2-14, larg. 5-5 1/2 mill. — Les taches sont de la
couleur de celles de l’australis, dont il diffère surtout par la forme
du corselet. Téfe et antennes identiques; corselet un peu moins
long que large, quoique pas transversal; angles antérieurs distants
des côtés du col, milieu des côtés plus fortement arqué, de manière
à former presque un angle arrondi; bords latéraux plus large-
ment aplatis, plus relevés vers les angles postérieurs. Z{ytres plus
larges, plus parallèles, pas plus convexes, striées et ponctuées de
même, rebord latéral au moins aussi large et même un peu plus
relevé; intervalles impairs un peu plus relevés et un peu plus
larges que les autres; forme des taches pareille. Trois individus
des deux sexes.
NoTE.— M. de Castelnau décrit encore sous le nom de rockhamp-
loniensis une espèce qui me paraît bien voisine de l’al{ernans :
quoique l’auteur dise qu'elle est plus petite, les mesures indiquées
sont les mêmes; le corselel serait plus large, et les intervalles des
élytres égaux entre eux. Quant à la ponctuation du milieu du
front, qui, comme c’est le cas dans l’e/ongatus, est sujette à varier,
je n’y attache pas d'importance.
SUR LES PANAGÉIDES. 133
EUDEMA.
Castelnau, Hist. Nat. des Coléopt. I, p.137.
Panagæus, Dejean et alii.
Pimelia et Carabus. Fabricius.
Les différences entre cet insecte et les Æpicosmus sont plutôt
habituelles; l'extrême convexité du corselet et des élytres, l’absence
complète de rebords au premier et la forme arrondie de celles-ci
lui donnent unfacies tout particulier ; les épisternes postérieurs sont
en outre courts et très-transversaux; le bord antérieur des trois
derniers segments abdominaux n’est nullement crénelé près du
bord postérieur du précédent. La tête n'offre pas d’étranglement
postérieur, les yeux sont peu proéminents, les angles postérieurs
du corselet très-arrondis, le sillon de chaque côté de la base très-
marqué et très-long. Il est probable que plusieurs seront d’avis
que ces caractères ne sont pas suffisants pour en faire un genre
distinct, mais si nous admettons que genus facit characterem, 1 y
aurait lieu de l’adopter; cependant, comme les coupes génériques
ne sont à mes yeux qu’un moyen de faciliter la classification, il est
assez indifférent de considérer les Æudema comme un genre ou
comme un sous-genre.
Eud. bifasciatum Fabricius (Pinelia). Entom. syst. I, p. 104
— Panagœus tomentosus Vigors, Zool. Journ. I, p. 537, pl. 20,
fig. l; Dejean, Spec. gén. des Col. II, p. 284. Long. 17-23,
larg. 6 3/4-10 mill. — La tête est longue et étroite, rétrécie entre
les yeux, qui sont peu convexes, nullement étranglée derrière
ceux-ci; le front est presque lisse, séparé du vertex par une ligne
en demi-cercle, placée entre les yeux, convexe en avant; les
impressions latérales sont longues et légèrement ponctuées, le
devant du front et l’épistome convexes, le col est renflé vers la
base. Le corseletl est de près du double plus large que la tête,
presque aussi long que large, un peu plus hexagonal; il atteint sa
plus grande largeur un peu après le milieu, et il est plus rétréci
vers l’extrémité que vers la base; le bord antérieur n’est point
échancré et n’est pas plus large que le col, les angles antérieurs
adhèrent aux côtés de ce dernier, ils sont obtus, peu arrondis; les
côtés, presque rectilignes dans leur première moitié, décrivent
ensuite une très-forte courbe, ressemblant plus où moins à un
angle arrondi, puis ils se dirigent très-obliquement vers la base en
décrivant une sinuosité à peine sensible; les angles postérieurs
sont très-arrondis, la base n'est pas beaucoup plus large que le
pédoncule, au-dessus duquel elle est coupée carrément, puis lège-
rement arrondie vers les angles; le dessus est très-convexe, surtout
dans sa partie antérieure, nullement aplani, ni relevé près des bords
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE T. XXI. 9
134 ESSAI MONOGRAPHIQUE
latéraux, pas même postérieurement, avec un rebord extrêmement
fin; la ligne médiane, fine et assez marquée, s’efface près des deux
extrémités; de chaque côté de la base, on voit un sillon profond,
surtout postérieurement, légèrement arqué, qui s’'avance en diver-
geant un peu jusque vers le milieu de la longueur; entre ces deux
sillons, on aperçoit près de la base une légère dépression trans-
versale; toute la surface est couverte de points assez petits et assez
serrés, régulièrement distribués, de chacun desquels se dresse
presque verticalement un poil assez long. Les élytres ont près du
double de la largeur du corselet, et ne sont guère que d’un quart
plus longues que larges, elles sont en ovale très-court, très-
arrondies sur les côtés, un peu plus obtuses à la base qu’à l’extré-
mité, qui est légèrement sinuée de chaque côté ; le dessus est très-
globuleux, encore plus bombé vers l'extrémité que vers la base;
les stries sont profondes, fortement ponctuées, les deux premières
se réunissent près de la base; le rudiment préscutellaire est très-
court; les intervalles sont convexes, égaux entre eux, et couverts
de petits points assez marqués, donnant naissance à autant de longs
poils verticaux, semblables à ceux du corselet; le milieu semble
quelquefois glabre, les poils ayant été enlevés par le frottement;
le rebord latéral, assez étroit, se rétrécit encore vers l'épaule et le
long du bord antérieur; la gouttière est plus fortement fovéolée
que les stries; les points ombiliqués sont distribués sur le milieu de
la largeur du 9, mais ne sont guère visibles que près de l'épaule et
après le milieu. L’insecte est entièrement d’un noir profond peu
luisant, avec deux bandes (/asciæ) d’un jaune citron légèrement
orangé sur chaque élytre; l’antérieure, très-ondulée sur ses bords,
va de la moitié du £ intervalle jusqu’à la 9° strie, le rebord latéral
même est noirâtre; la postérieure, en demi-lune, va de la 2° à la
8e strie, les bords antérieur et postérieur sont dentelés entre les
2e et G: stries, les deux taches externes sont beaucoup plus longues
que les quatre autres, elles commencent plus bas et se prolongent
beaucoup plus en arrière; les poils sont d’un noir roussâtre sur le
fond noir et jaunes sur les bandes. Les ‘sont en général plus petits
que les ©. Il semble assez commun sur la côte de Coromandel,
dans les Neelgherries, près de Pondichéry, où il a été pris par les
voyageurs Perrotet, Delessert et autres. J’en ai sous les yeux huit
individus.
ISOTARSUS.
Laferté, Ann. de la Soc. Ent. de France, 1851, p. 217.
Craspedophorus, Gerstaecker.
Ce genre diffère beaucoup par son facies et par la manière dont
les élytres sont tachetées, des £picosus, dont il à cependant la
SUR LES PANAGÉIDES. 135
_ plupart des caractères. Ceux qui l'en distinguent sont : 1° le menton
dont la dent du milieu est étroite, d’ailleurs tronquée et creusée à
l'extrémité, les lobes latéraux sont aussi longs que larges, l’angle
postérieur externe est droit, quoique arrondi au sommet, les côtés
peu arrondis, l’angle antérieur très-ouvert, les côtés internes très-
divergents, les épilobes en triangle assez élargi vers le milieu;
2° les antennes ne dépassent pas beaucoup la base des élytres, le
1e article est assez long, quoique moins que le 3°, aminci vers sa
base, revêtu de petits poils, le 2e court, le , revêtu de forts poils
comme dans les Epicosmus, est de moitié plus long que le 4°;
celui-ci et les suivants sont fortement dilatés en rectangles assez
larges d’abord, puis devenant peu à peu plus étroits vers l’extré-
mité de l'antenne, aplatis et revêtus d’une pubescence rude, à peu
près comme dans le Crasp. regalis, mais plus courts; 3° son corselet
est bien plus long que large, en hexagone étroit, les élytres sont
très-convexes et en ovale allongé, à peine tronqué à sa base; au lieu
de bandes, il n’y a que des gouttes jaunes sur les élytres qui sont
soudées; les épisternes postérieurs sont aussi longs que larges,
rhomboïdes; le bord antérieur des trois derniers segments abdo-
minaux est finement, mais distinctement crénelé. C’est une forme
africaine dont on connaît deux espèces et qui ne manque pas
d'élégance.
Is. Sommeri Chaudoir. Bull. de Mosc., 1861, II, p. 394, —
Is. eximius Sommer. Ann. de la Soc. Ent. de France, 1852, p. 653,
pl. 11, fig. 1: Long. 17-19, larg. 6-7 mill. — Téte étroite, du double
plus longue que large; front grossièrement ponctué, les points
entremêlés de gros plis irréguliers, avec une impression de chaque
côté, longue, étroite et assez profonde, également ponctuée; épi-
stome convexe, lisse, sans suture bien distincte, pénétrant en demi-
cercle dans le front, qui est séparé du vertex par une forte impres-
sion semi-Circulaire, partant du bord postérieur des yeux et dont
la convexité est tournée vers le devant de la tête; point d’étran-
glement latéral entre les côtés du col, qui est assez renflé en arrière,
et les yeux, qui, sans être hémisphériques, sont assez convexes.
Corselet de moitié plus large que la tête avec les yeux, de près de
moitiéplus long que large, plus longuement aminci vers l'extrémité,
qui n’a que Juste la largeur du col, que vers la base, qui est un peu
moins étroite; bord antérieur coupé carrément avec les angles
droits, nullement arrondis au sommet; côtés s’élargissant lente-
ment jusque vers le milieu, d’abord rectilignes, puis décrivant une
légère sinuosité jusqu’à l’angle latéral, qui est très-saillant, mais
bien arrondi au sommet, après lequel ils sont de nouveau sinués
jusqu’à l’angle postérieur, qui est droit et nullement arrondi au
sommet ; base assez longuement prolongée sur le pédoncule, avec
136 ESSAI MONOGRAPHIQUE
une assez longue et forte échancrure entre l’angle postérieur du
prolongement, qui est droit, et l'angle du corselet; la partie anté-
rieure du corselet cylindrique, légèrement conique; plus en arrière,
le dessus est très-conrexe dans le sens transversal, mais vers le
milieu, les bords latéraux commencent à s’aplanir, et après l’angle
latéral, ils se relèvent assez fortement jusqu'aux angles; de chaque
côté de la base, une impression linéaire bien marquée, très-rappro-
chée des angles; la ligne médiane fortement imprimée ; toute la
superficie creusée par de gros points très-profonds, entre lesquels
s'élève un réseau lisse, très-embrouillé, à arêtes assez aiguës; le
long de la partie antérieure des côtès une ligne lisse, très-fine, qui
sépare le dessus du corselet du dessous, et qui s’oblitère près de
l'angle. Pédoncule assez étroit et assez long, séparant nettement la
base du corselet de celle des e/ytres. Celles-ci du double plus larges
que le milieu du corselet, au moins de moitié plus longues que
larges, ovoïdes, légèrement amincies vers la base, absolument
dépourvues d’épaules, la rondeur des côtés commençant aux côtés
du pédoncule, et ne diminuant un peu qu'avant le milieu, pour
reprendre à partir de cet endroit jusqu'à l'extrémité, qui est légè-
rement sinuée sur les côtés et n’est guère obtuse: le dessus extré-
mement voûte dans les deux sens; sillons profonds, mais à fond
étroit, marqué de petits points peu serrés, rudiment préscutellaire
court et peu marqué; intervalles très-convexes, lisses sur le haut,
à l'exception d’une ligne irrégulière de petits points qui deviennent
plus forts et plus nombreux sur les intervalles externes; bords des
intervalles trés-ondulés par des points assez gros, de chacun
desquelss’élèveun poil raide assez long; les trois premiers intervalles
pairs n’atteignent pas tout à fait la base, les taches jaunes qui sont
un peu gonflées en vessies, font dévier les intervalles voisins;
rebord latéral assez relevé, mais se rétrécissant peu à peu antérieu-
rement jusqu'au pédoncule. En dessous, le prosternum, tous les
épisternes, les côtés du métasternum et ceux des premiers segments
abdominaux couverts de gros points profonds et assez serrés, le
milieu du métasternum ponctué finement et densément, l'abdomen
l’est moins densément. D’un noir obscur assez luisant, villosité du
corps noire, celle des pattes un peu rousse ; sur chaque élytre, huit
taches distribuées de la manière suivante : deux à côté l’une de
l’autre et contiguës sur les 8°et 9° intervalles, un peu après l’épaule,
l'interne plus courte et plus arrondie que lexterne, une troisième
assez grande et un peu boursouflée sur le 4°, entre le quart et le
tiers antérieurs de la longueur, une quatrième, tout aussi grande,
sur le 6e vers la moitié, la cinquième sur le 4° au dernier quart; à
côté de ceile-ci, mais sur le 6°, et séparée par le 5° intervalle, une
sixième tache plus petite, et un peu plus en arrière, les deux der-
DA]
101
A TN ue
Cat 1 PAPAS
AN dia V4
SUR LES PANAGEIDES. 137
nières sur les 7° et 8 intervalles, contiguës entre elles, mais dis-
tinctes de la sixième tache, l’externe plus longue et dépassant
considérablement en avant l’interne, toutes ces taches un peu plus
convexes que les intervalles qu’elles occupent, d’un jaune citron.
Je dois les deux individus que je possède à la générosité de
M. Bates, qui en a reçu quelques individus de la côte orientale de
l'Afrique.
Is. eustalactus Gerstaecker (Craspedophorus). Arch. für
Naturgesch., XX XIII, I, p. 20, Die Gliederthieren-Faun. v. San-
sibar-Geb., p. 68, t. V, fig. 6. — Paraïît différer spécifiquement
du précédent, à en juger par la belle figure qu’en a faite l’habile
dessinateur de Berlin, Tieffenbach ; cependant je ne trouve de dif-
férence que dans le nombre et la disposition des taches : il n’y en a
que cinq sur chaque élytre; la premiére est placée sur les 8° et
%intervalles vers le premier quart, et à peu près sur la même ligne,
il y en a une sur le 4°; sur le 6°, il y en a une à peu près vers le
milieu, une quatrième sur le 4 intervalle au dernier quart, et plus
en arrière, une cinquième sur les & et 9°; ces taches, d’après le
dessin et la description, sont rondes et n’ont pas la forme allongée
de celles du Sommeri, et les taches placées près du bord latéral ne
sont pas doubles comme dans ce dernier. Le Musée de Berlin en
possède quelques femelles trouvées au bord du lac Jipe, en
décembre 1872.
TINOGNATHUS.
Ce genre, établi sur une espèce inédite d'Australie, diffère des
Epicosmus par plusieurs caractères importants, quoiqu’à première
vue elle ressemble à l’£p. australis.
Palpes à pénultième article des labiaux et antépénultième
des maxillaires très-mince et fort long ;'le dernier comme
dans les Epicosmus.
Mäâchoires longues, étroites et parallèles, l'extrémité des
deux lobes comme dans les Epicosmus.
Mandibules droites, avancées, longues, étroites, un peu
sinuées extérieurement, celle de droite légèrement recourbée
en pointe courte, très-aiguë, celle de gauche un peu arrondie
et obtuse à l'extrémité.
Labre plus long que celui des Æpicosmus, coupé presque
carrément, un peu convexe, les deux points intermédiaires
placés à distance l’un de l’autre sur le milieu de la longueur.
Menton assez long, quoique moins long que large, non
138 ESSAI MONOGRAPHIQUE
transversal, profondément échancré antérieurement; dent
médiane fort étroite, légèrement tronquée à l’extrémité, lobes
grands, très-arrondis extérieurement et à l'angle antérieur,
très-concaves ; la pièce basale entre la suture et le fond de
l'échancrure assez longue.
Antennes longues, gréles, atteignant le premier tiers de
l'élytre; 1° article assez long, aminci vers la base, glabre,
ainsi que le 2°; 3° un peu plus long que le 4°, parsemé de poils
abondants ; les suivants en rectangle très-étroit et fort long,
finement pubescent, nullement pédonculé; le 11° un peu plus
long que le précédent, tronqué obliquement.
Pattes comme dans les Æpicosmus; tarses non soyeux en
dessous.
Épisternes postérieurs pas plus longs que larges, semés de
très-gros points profonds.
Abdomen assez étroit, crénelé le long du bord antérieur des
trois derniers segments.
Tête longue et étroite, peu étranglée derrière les yeux;
corselet cordiforme, rebordé sur les côtés ; élytres soudées,
ne recouvrant pas d'ailes, ovales et marquées de quatre
taches.
Tin. parviceps. Long. 10 1/2, larg. 3 2/3 mill. — Téfe de près
de moitié plus longue que large, se rétrécissant antérieurement,
peu profondément étranglée derrière les yeux, qui sont assez peu
convexes; front assez convexe, avec une impression allongée,
étroite, ponctuée, sur les côtés, trois ou quatre points sur le milieu,
et un point près de l’étranglement; épistome convexe, lisse, creux
de chaque côte, col lisse, assez renflé. Corselet cordiforme, aussi
long que large, de moins du double plus large que la tête, plus
rétréci vers la base que vers l'extrémité; bord antérieur tronqué
carrément, avec les angles adhérents aux côtés du col, largement
arrondis; côtés assez fortement arrondis jusqu’au delà du milieu,
puis longuement et fortement sinuës, tombant à angle droit sur la
base, qui est parfaitement rectiligne, et un peu plus étroite que le
bord antérieur ; sommet de l’angle nullement arrondi, la courbe la
plus forte des côtés est vers le milieu, où le corselet atteint sa plus
grande largeur; partie antérieure du dessus un peu convexe, rebord
latéral fin et assez étroit antérieurement, s’épaississant, s’élargis-
sant et se relevant un peu en arrière jusqu'aux angles; ligne
médiane assez fortement imprimée, de chaque côté de la base, une
te
SUR LES PANAGÉIDES. 139
ligne imprimée un peu arquée, profonde et ne s’avançant pas tout.
à fait jusqu’au milieu, la superficie couverte de gros points assez
profonds, peu serrés, avec quelques tout petits points sur le réseau
peu élevé qui sépare les gros points. Pédoncule fort court. Ælytres
d'un quart plus larges que le corselet, un peu moins du double plus
longues que larges, en ovale allongé, le milieu de la base tronqué
un peu plus largement que le pédoncule, extrémité visiblement
sinuée; disque plan, descendant un peu vers les côtés et l’extré-
mité; stries fines et assez profondes, marquées de gros points qui
entament fortement les bords des intervalles qu’ils rendent très-
onduleux, rudiment préscutellaire court, intervalles convexes, lin-
tervalle sutural aplati et parsemé de petits points, ainsi que les
deux externes; sur le milieu des intermédiaires, une seule rangée
de tout petits points, les 3°, 5e et 7e un peu plus relevés antérieure-
ment; sur le %®, une rangée continue d'assez gros points ombiliqués,
rebord latéral assez large et relevé, décrivant antérieurement une
forte courbe et allant rejoindre la base de la 5° strie, formant ainsi
près du pédoncule une espèce d’ourlet basal fortcourt; dans lefond
de la gouttière latérale une rangée de fossettes assez serrées. Pro-
sternum, côtés du sternum et des segments abdominaux, à l'excep-
tion de l’anus, couverts de points trés-gros, très-profonds, mais
peu serrés. D'un noir brillant, antennes brunes vers la base, plus
claires extérieurement, mandibules, labre et menton roux, organes
buccaux et palpes d’un roux plus clair, sommet des genoux rous-
sâtre, ainsi que la pubescence des pattes. Taches des élytres d’un
rouge sanguin, l’antérieure, entre la 3° et la 8° stries, légèrement
transversale et se rétrécissant un peu en dedans, la postérieure
arrondie, entre les mêmes stries. Je l'ai eu de M. Sallé; il habite
l'Australie près de Moreton-Bay.
MICROCOSMUS.
Panagcæus Dejean, Isolarsus Laferte.
Craspedophorus Murray, Schaum.
Carabus Fabricius.
Ces insectes se distinguent plutôt des Æpicosmus par leur petite
taille que par leurs caractères, qui sont les mêmes, à l’exception
des suivants :
Paraglosses moins étroits que dans les Zpicosmus.
Palpes à dernier article moins large, quoique triangulaire,
son angle interne bien plus distant de la base, de sorte
A
qu'il à l'air d’être simplement tronqué obliquement à son
140 ESSAI MONOGRAPHIQUE
extrémité; le pénultième des maxillaires, coupé très-oblique -
ment à son extrémité externe, mais cependant pas anguleux
près de son extrémité interne.
Antennes généralement plus courtes, 1° article non aminci
vers sa base, presque glabre, les deux suivants couverts de
poils, le 3° un peu plus long que le 4°, le 11° un peu plus long
que les précédents, les huit derniers finement pubescents.
Pattes moyennes, peu allongées, pubescentes, farses grêles,
sans soies en dessous; les quatre premiers articles des anté-
rieurs des mâles un peu plus larges que dans les femelles, mais
sans brosse en dessous.
Épisternes postérieurs plus longs que larges.
Abdomen aux trois derniers segments crénelés le long de
leur bord antérieur.
Tête pas plus longue que large ; corselet généralement assez
large, toujours rétréci en avant, à angles postérieurs dentés ;
élytres non soudées, tronquées à leur base, sans pédoncule,
marquées de quatre taches.
M. vicinus Murray (Craspedophorus). Ann. and Mag. of Nat.
Hist., XX (1857), p. 125, — Isotarsus exaratus Schaum. Berl.
Entom. Zeit., 1863, p. 84. Long. 7-8 1/4, larg. 3-3 1/2 mill. — Téte
carrée, pas plus longue que large, faiblement étranglée derrière
les yeux, qui sont gros et saillants, sans pourtant être hémisphé-
riques ; front rétréci entre les yeux, parsemé de points assez mar-
qués, peu serrés; impressions latérales distinctes, peu profondes,
séparées du bord des yeux et du rebord latéral devant ceux-ci par
une côte légèrement élevée; épistome lisse, convexe, tronqué carré-
ment; col assez renflé, ponctué sur le haut. Corselel environ de
moitié plus large que la tête, très-rétréci vers l'extrémité, qui n’est
guere plus large que le col, peu transversal dans le G', un peu plus
dans la ©; bord antérieur droit, angles nullement avancés,
arrondis; côtés assez régulièrement, mais modérément arrondis
depuis les angles antérieurs jusqu'aux angles postérieurs, qui se
redressent brusquement et forment une saillie très-aiguë; base bien
moins rétrécie que l'extrémité, légèrement arrondie au-dessus du
pédoncule, un peu sinuée ou échancrée entre ce dernier et les
angles; le dessus assez convexe antérieurement, ne s’aplanissant
que vers la moitié postérieure des côtés, plus plan vers la base; de
chaque côté de celle-ci, un large sillon assez long et profond; bords
latéraux assez relevés depuis le milieu jusqu'aux angles postérieurs ;
SUR LES PANAGÉIDES. 141
la surface couverte de points profonds et assez serrés, d’où sortent
d’assez longs poils gris un peu penchés en arrière; ligne médiane
plus ou moins imprimée. É/ytres environ de moitié plus larges que
le corselet, en ovale d'environ moitié plus long que large, très-
émoussé à la base, qui est légèrement échancrée sur le pédoncule,
à côté duquel on aperçoit un petit angle, après lequel commence
la forte courbe’ qui contourne l'épaule et continue sur la base des
côtés, dont le milieu est moins arrondi; extrémité peu obtusément
arrondie et à peine sinuée sur les côtés; le dessus assez convexe,
surtout vers les côtés et l'extrémité; sillons profonds et fortement
ponctués; rudiment préscutellaire long, longeant l’écusson et la
suture; intervalles convexes, surtout les 3e, 5° et 7° vers l’extré-
mité, où ils se relient les uns aux autres, couverts de points assez
nombreux et assez marqués et de poils serrés assez longs, un peu
inclinés en arrière: rebord latéral assez étroit. En dessous, tout le
sternum et les côtès des premiers segments abdominaux couverts
de points profonds, peu serrés; abdomen distinctement ponctué et
pubescent. D'un noir luisant en dessous, plus terne en dessus ; la
partie relevée des bords latéraux du corselet ferrugineuse, ainsi
que le labre, les mandibules antérieurement et les antennes, qui
sont plus fortes que dans les autres espèces ; organes buccaux,
palpes et pattes testacés, sur chaque élytre, deux bandes transver-
sales d’un jaune citron plus ou moins orangé; l’antérieure, dans le
type de Murray, se compose de cinq taches, dont les trois externes,
sur les 6°, 7° et 8° intervalles, sont plus longues et s’avancent
beaucoup plus vers la base, tandis que les deux autres, sur les 4°
eto°, descendent davantage vers le milieu et sont fort courtes; la
postérieure se compose de six taches dont les deux extrêmes, sur
les 3° et 8° intervalles, sont plus courtes que les autres, tandis que
celle du 5° remonte plus vers le milieu. Dans mes trois autres indi-
vidus, les cinq taches de la bande antérieure sont toutes plus
courtes, et il n’y en a que trois à la bande postérieure sur les 4°,
5e et 6° intervalles, dont l'intermédiaire s’avance vers le milieu. Ils
viennent du Gabon (Pradier), tandis que celui de Murray est du
Vieux-Calabar.
M. angolensis. Long. 6, larg. 2? 1/2 mill. — Notablement plus
petit que le vicinus, dont il diffère en outre par son corselet dont
la plus grande largeur est après le milieu, et qui est plus trans-
versal, plus arrondi sur les côtés, avec une ponctuation moins
profonde. La différence entre la largeur des élytres et celle du
corselet est un peu moindre, la ponctuation des stries est encore
plus forte et entame les bords des intervalles, ceux-ci sont tout
aussi convexes et moins abondamment ponctués; les poils plus
courts. La bande antérieure des élytres n’est composée que de trois
142 ESSAI MONOGRAPHIQUE
longues taches d’un jaune un peu orangé, placées sur Les 6°, 7° et
8° intervalles, avec une 4° très-courte sur le 5°, et la bande posté-
rieure est transversale, un peu oblique, assez étroite, échancrée
postérieurement, entre la 3° et la 8° stries. La coloration estla même.
Un individu venant d'Angola.
M. tenuipunctatus Laferté (/so/arsus). Ann. de la Soc. Ent.
de France, 1851, p. 221 — Panagœus notulatus Dejean (non
Fabricius). Spec. gén. des Col. IT, p. 291 — Jso{arsus marginicoths
Schaum. Ann. de la Soc. Ent. de France, 1853, p. 432. Long. 7 1/2-8,
larg. 3 1/3-3 1/2 mill. — Téte plus étranglée derrière les yeux
que dans le wicinus; corselet plus transversal, bien plus élargi
jusqu’après le milieu, ce qui le fait paraître plus rétréci vers
l'extrémité, moins rétréci vers la base; côtés presque rectilignes
dans leur moitié antérieure, plus arqués après le milieu; les angles
postérieurs terminés par une saillie très-aiguë; le dessus plus
convexe, la ponctuation moins serrée vers le milieu, plus fine sur
le bord latéral postérieur, qui est plus largement relevé ; la ligne
médiane plus marquée. lytres proportionnellement plus amples,
plus larges, moins rétrécies vers les épaules, plus parallèles dans
le CG‘ que dans la Q, moins convexes; stries plus finement et plus
légèrement ponctuées; intervalles presque plans, densément et
finement ponctués, paraissant plutôt ruguleux, pubescence de tout
le dessus de l’insecte serrée et très-courte. Antennes moins fortes
et plus longues. Coloration identique; bandes des élytres de même
couleur, mais très-différentes, surtout l’antérieure, qui s’étend de
la 3° strie jusqu’au rebord, qui est un peu plus brun, l’épipleure
même est jaune en cet endroit; les quatre taches externes sont
longues et atteignent presque la base; celles des 7e et 8° intervalles
s'avancent plus vers le milieu que les deux voisines; quant aux
deux internes, elles se prolongent postérieurement à niveau de
celles des 7° et 8° intervalles, mais elles sont bien plus courtes
antérieurement; la bande postérieure est oblique, assez large,
s'étend de la 3° à la 8° strie, est un peu échancrée postérieurement,
et se rétrécit un peu extérieurement,; le bord antérieur en est un
peu arrondi. Quatre individus venant de diverses localités de
l'Afrique australe.
M. flavopilosus Laferté (Zsotarsus). Ann. de la Soc. Ent. de
France, 1851, p. 222. Long 7-7 1/2, larg. 2 3/4-3 1/4 mill. — Très-
voisin du précédent, un peu plus petit. Téle et corselet à peu près
pareils. Æ/ytres moins amples, plus ovalaires (comme dans
l'angolensi:), pas plus convexes, mais plus profondément striées,
les stries aussi fortement ponctuées que dans l'angolensis, les
intervalles aussi convexes que dans ce dernier, mais aussi densé-
ment ponctués que dans le fenuipunclatus; pubescence pas plus
SUR LES PANAGÉIDES. 143
longue que dans celui-ci. Coloration identique; la bande antérieure
composée du même nombre de taches sur les mêmes intervalles,
avec la différence que les externes sont moins longues et
n’avancent pas autant vers la base; les trois internes sont égales
postérieurement et un peu plus courtes que les trois autres; la
bande postérieure est plus large, ne se rétrécit pas extérieurement
et est également échancrée à son bord postérieur. Cinq individus
provenant de la Présidence du Bengale.
M. lætiusculus. Long. 8, larg. 3 1/4 mill. — Voisin du
lenuipunclalus, mais suffisamment distinct par les caractères
suivants : front plus fortement ponctué, yeux un peu moins
saillants, étranglement postérieur moins marqué. Corselelt moins
élargi après le milieu, moins transversal. Æ/ytres un peu plus
allongées, plus parallèles, pas plus convexes; stries plus profondes,
plus fortement ponctuées; intervalles moins plans, sans être aussi
convexes que dans le vicinus, plus distinctement et presque aussi
densèment ponctués. Coloration presque pareille; antennes plus
foncées, pattes plus ferrugineuses; bande antérieure ressemblant
à celle du {enuipunctatus, mais les quatre taches externes bien
plus longues, atteignant tout à fait la base et se prolongeant
davantage en arrière, à l'exception de celle du 6° intervalle, qui
derrière ne dépasse pas celle du 5’; cette dernière n’a guère que la
moitié de la longueur des externes, celle du 4° la dépasse légère-
ment en avant eten arrière, et celle du + est bien plus courte que
toutes les autres ; la bande postérieure, très-large, va de la 8° strie
à la moitié du #° intervalle, la première tache interne est étroite et
fort courte, celles des 5°, 7° et 8° intervalles avancent un peu plus
vers le milieu, les quatre externes sont égales postérieurement,
mais celle du 4° intervalle se prolonge un peu plus en arrière; les
bandes sont d’une couleur plus orangée que dans les espèces précé-
dentes. Deux individus des bords du lac N'gami.
M. aurantiacus. Long. 8, larg. 3 1,5 mill. — Également
voisin du {enuipunctatus, mais les bandes des élytres sont d'une
couleur orangée bien plus rouge. La /é/e est un peu plus allongée,
moins visiblement étranglée, le front est plus ponctué, les yeux
sont moins convexes. Le corselet ressemble par sa forme à celui du
lœætiusculus, c'est-à-dire qu’il est moins élargi en arrière que dans
le {enuipunctatus; il est ponctué de même, mais un peu plus bombé
antérieurement. Les é/ytres sont un peu plus ovalaires que dans le
lenuipunciatus, mais plus convexes, fortement striées, les stries
plus fortement ponctuées, les intervalles convexes et ponctués
comme dans le /æliusculus. Coloration identique, antennes plus
foncées, presque brunes, les trois premiers articles d’un ferru-
gineux foncé, palpes et pattes ferrugineux. Bandes d’un rouge
144 ESSAI MONOGRAPHIQUE
presque sanguin ; l’'antérieure s'étend du bord latéral à la 2° strie,
elle a la forme d’un triangle dont la base assez large s'appuie sur
le côté, et le sommet obtus s'approche de la suture, les deux bords
sont peu dentelés; la bande postérieure, entre la 2° et la 8° stries,
est arrondie, aussi longue que large, un peu anguleuse sur le
milieu du bord antérieur. Je n’en possède qu’un individu qui vient
aussi des bords du lac N’gami.
M. lætus Dejean (Panagæus). Spec. gén. des Col. V, p. 603.
Long. 6-7, larg. 2 1/2-3 mill. — Indépendamment de sa taille
moindre, il diffère du fenuipunctatus par le corselet plus arrondi
sur le devant des côtés et plus largement arrondi aux angles anté-
rieurs; les élytres sont plus convexes, les stries sont aussi pro-
fondes et aussi fortement ponctuées que dans le fævopilosus, les
intervalles aussi convexes, mais les points qui les couvrent, sont
moins nombreux et plus marqués. La coloration est la même; dans
les individus typiques les bandes des élytres sont plus orangées, et
leur forme exactement la même que dans le {enwipunclatus. Les
deux types de Dejean viennent du Sénégal.
Var? Symei Murray (Craspedophorus). Ann. and Mag. of Nat.
Hist. XX, (1857), p. 124. — Ici la bande antérieure s’avance comme
dans le /ætiusculus sur les intervalles externes jusqu'à la base, et
quelquefois il y à une petite tache jaune à la base même du
5° intervalle; les taches externes se prolongent moins vers le
milieu, la bande postérieure ne diffère guère, mais toutes deux
sont d'un jaune citron. Je possède de cette variété un type de
Murray, venant du Vieux-Calabar, et un second, pris par
M. Boccandé dans la Sénégambie portugaise; M. de Laferté le
rapportait déja comme variété au /œtus.
NoTE. — Je possède dans ma collection un individu ©, venant
également de la Sénégambie portugaise, qui constitue peut-être
une espèce distincte, et qui diffère de la var. Sysnei par les poils
qui en couvrent tout le dessus et qui sont plus longs et plus gros;
par le corselel plus large et plus transversal, bien que tout aussi
convexe; par les é/yires plus larges (caractère peut-être sexuel),
un peu plus arrondies sur les côtés, plus faiblement ponctuées sur
les intervalles, la bande antérieure ne dépasse pas la 3° strie, les
taches externes qui n’atteignent pas la base, sont postérieurement
aussi prolongées que dans le Zætiusculus, celles des 4° et 6° inter-
valles sont notablement plus longues; la bande postérieure est
composée de six taches plus longues, entre la 2e et la 8° stries, la
première interne est assez courte, celle du 3° intervalle dépasse un
peu ses voisines postérieurement, celle du 4 s’avance davantage
vers le milieu, ainsi que celle du 6°, celle du 5° est plus raccourcie
que ses deux voisines. Si, ce qu’on ne pourra savoir que quand on en
SUR LES PANAGÉEIDES. 145
connaîtra plusieurs individus, c'était effectivement une espèce
différente, le nom de villosulus lui conviendrait assez.
M. amabilis Dejean (Panagæus). Spec. gén. des Col. V, p. 604,
Long. 5 1/2, larg. 2 1/3 mill. — Cette petite espèce est bien
distincte. La tête est plus courte que dans le /œt{us, plus nettement
étranglée derrière les yeux, qui sont plus saillants, hémisphé-
riques. Le corselet est plus court, plus transversal que dans le
lcætus typique, plus largement arrondi aux angles antérieurs et
plus arqué sur le devant des côtés, qui vont en s’élargissant
jusqu’au delà du milieu, où ils forment un léger coude arrondi,
après lequel ils sont légèrement bisinués; la dent du sommet des
angles postérieurs est assez longue, étroite, très-aigué ; le dessus
est assez convexe; les points de la surface moins nombreux, mais
plus gros, plus profonds, la ligne médiane est plus fortement
imprimée. Les élytres sont un peu plus larges que le corselet, assez
ovalaires, à base s'appliquant bien à celle du corselet, passablement
convexes; les points des stries sont plus gros, ceux des intervalles
sont peu serrés, mais bien marqués, et de chacun d'eux, comme de
ceux du corselet, sortent d'assez longs poils. La coloration est la
même, les bords postérieurs du corselet d’un ferrugineux plus
obscur, les huit derniers articles des antennes d’un brun foncé, les
bandes des élytres d’un jaune plus orangé; l’antérieure, en ovale
transversal, entre la 3 et la 9° stries, peu dentelée sur ses bords,
la postérieure en carré un peu moins long que large, légèrement
oblique, un peu rétrécie extérieurement, allant de la 3° à la
8° strie. Deux individus venant du Sénégal.
M. cruciatus Dejean (Punagœus). Spec. gén. des Col. V,
p. 602. Long. 7, larg. 3 mill. — Il diffère déjà des précédents par
ses élytres, qui ne sont guère plus larges que le corselet. La tête
est assez grosse, nullement étranglée derrière les yeux, ni entre le
front et le col, qui est lisse et renflé vers la base, le front est
fortement ponctué, avec des impressions latérales larges, assez
fortes, plus profondes antérieurement, ainsi que sur les côtés de
l’épistome, qui est lisse et bombé au milieu; les yeux sont bien
moins convexes que dans le {enuipunctatus et la plupart des autres
espèces. Le corselet est de près du double plus large que la tête,
assez court, transversal, moins rétréci vers l’extrémité, dont les
- angles sont très-largement arrondis et moins rapprochés des côtés
du col; les côtés sont très-arqués près de ces angles et après le
milieu, où le corselet atteint le maximum de sa largeur, puis
très-légérement sinués et se redressent brusquement au moment
de toucher la base, avec laquelle ils forment un angle pointu très-
aigu; celle-ci est coupée carrément sur le pédoncule et légèrement
échancrée entre ce dernier et les angles; le dessus, plus convexe
146 ESSAI MONOGRAPHIQUE
que dans toutes les espèces précédentes, s’abaisse surtout fortement
sur le bord antérieur (supra pulvinalus), la partie postérieure offre
les deux excavations habituelles sur les côtés de la base, et le
rebord latéral est relevé de même postérieurement : la surface est
couverte de points assez serrés, séparés par un réseau assez élevé
et parsemé lui-même de très-petits points; la ligne médiane est
assez marquée. Les élytres sont à peine plus larges que le corselet,
‘à la base duquel la leur s’adapte exactement; les épaules sont plus
carrées que dans les autres espèces, quoique le sommet en soit
arrondi, les côtés sont assez parallèles ; l’extrémité, assez arrondie,
est à peine sinuée sur les côtés; elles sont environ de moitié plus
longues que larges ; le dessus est en demi-cylindre un peu aplati et
descend aussi assez fortement vers l'extrémité; les stries sont
profondes, plus ou moins finement ponctuées, les intervalles con-
vexes, parsemés de points assez nombreux, bien imprimés, qui leur
donnent une apparence rugueusé; le rebord latéral est fin et étroit.
Jl est d’un noir luisant, la moitié postérieure relevée des bords
latéraux, le labre, les mandibules et les antennes sont ferrugineux,
les palpes et les pattes d’un testacé rougeàtre; les bandes des
élytres orangées, l’antérieure composée de six taches entre la 3° et
la 9° stries, dont les trois externes, plus longues que les autres,
ne s’avancent pas tout à fait jusqu'à l'épaule, et les dépassent un
peu en arrière, les trois internes diminuent graduellement de
longueur; la postérieure est aussi longue que large, légèrement
arrondie, échancrée derrière et se compose de cinq taches entre
la Se et la 8° stries, quelquefois elle est plus grande et s'étend
jusqu’à la 2° strie, qu’elle traverse un peu. J’en possède cinq indi-
vidus venant du Sénégal.
M. planicollis. Long. 7, larg. 3 mill. — De la taille du précé-
dent auquel il ressemble surtout par la coloration et la forme des
bandes. La féle est à peu près pareille; le corselet un peu moins
large, tout aussi transversal, pas plus rétréci en avant, les côtés
modérément et régulièrement arrondis depuis les angles antérieurs
jusqu’à la naissance de la dent aiguë et saillante des angles posté-
rieurs et ne formant point de coude après le milieu; le dessus est
beaucoup moins convexe, et ne s’abaïsse pas sur le bord antérieur,
les bords latéraux sont très-étroitement aplatis et relevés même
antérieurement et s'élargissent peu à peu vers la base dans leur
moitié postérieure, la base offre les mêmes impressions; la ligne
médiane est très-fine et très-légère; la surface couverte de points
plus petits, moins serrés, dont les interstices sont aussi parsemés
de tout petits points. Les é/ytres sont un peu plus larges que le
corselet, et ont les mêmes proportions, mais elles sont moins
parallèles, plus convexes dans le sens de l'axe; les stries sont plus
SUR LES PANAGÉIDES. 147
fortement ponctuées, les intervalles plus finement et plus abon-
damment ponctués ; la coloration, la forme des bandes et le mode
dé pubescence sont identiques. M. Raffray l’a pris en Abyssinie.
EPIGRAPHUS.
Craspedophorus, Murray; Isotarsus, Schaum.
Les deux espèces que je place dans ce genre, ressemblent un peu
aux Epicosmus selenoderus et pretiosus, mais elles diffèrent de tous
les Panagéides par les tarses antérieurs des mâles dont les 2e, 3e et
4e articles sont assez fortement dilatés, cordiformes, ce dernier un
peu échancré; le premier est en triangle étroit, assez allongé, et
revêtu en dessous, près de l’extrémité, d’une brosse très-serrée,
ainsi que tout le dessous des trois suivants. Les antennes sont
minces, dépassent peu l’épaule, le 1° article est cylindrique, glabre,
de la longueur du æ, qui est à peine plus long que le 4‘; les deux
suivants parsemés de quelques petits poils, les autres finement
pubescents, le 11° guère plus long que les précédents, se terminant
en pointe. Le #nenton est très-transversal, fort peu échancré, très-
élargi vers sa base, la dent médiane très-large et creuse; le labre,
les palpes, les mandibules, les mâchoires et les pattes sont, comme
dans la plupart des Æpicosmus, sans soies sous les tarses; les
épisternes postérieurs sont plus longs que larges; l’abdomen en
demi-ovale, finement ponctué, est distinctement crénelé le long du
bord antérieur des trois derniers segments. La téfe est petite, pas
plus longue que large, sans étranglement postérieur, le corselet est
large, transversal, rétréci en avant, arrondi sur les côtés, avec une
petite dent aux angles postérieurs; les é/ytres un peu rectangu-
laires, sans pédoncule, très-tronquées à leur base, non soudées,
peu convexes, pas plus larges que le corselet. Toutes deux sont
africaines et déjà connues. {
Ep. arcuaticollis Murray (Craspedophorus). Ann. and Mag.
of Nat. Hist., XX (1857), p. 120, fig. 3 dans le texte. Long. 16,
larg. 6 1/2-7 mill. — Ressemble beaucoup à l £p. selenoderus, mais
plus grand, plus parallèle. Téte assez large, carrée, plane, nulle-
ment étranglée derrière les yeux, qui sont assez convexes, sans
être hémisphériques ; front ponctué, les points modérément serrés,
impressions latérales presque nulles, épistome lisse, assez court, à
suture peu arquée, creux sur les côtés, col parsemé en dessus de
quelques petits points. Corselel un peu moins du double plus large
que la tête, court, très-transversal, assez rétréci vers l'extrémité,
assez peu vers la base, atteignant sa plus grande largeur aux deux
tiers postérieurs ; bord antérieur fortement échancré, angles assez
148 ESSAI MONOGRAPHIQUE
avancés, écartés des côtés du col, très-arrondis; côtés passablement
et très-régulièrement arrondis sur toute leur longueur, mais se
recourbant brusquement en dedans, au moment d’attemdre l’angle
postérieur, pour aboutir à la petite dent qui forme ce dernier; base
nullement prolongée sur le milieu, coupée carrèment sur le pédon-
cule, échancrée de chaque côté en arc de cercle entre ce dernier et
l'angle, qui se dirige un peu en arrière; le dessus fort peu convexe
vers le milieu de sa partie antérieure, s’aplatissant assez largement
sur les bords latéraux, qui semblent même séparés du disque par
une gouttière large et peu profonde, qui en arrière ne dépasse
guère le milieu; de chaque côté de la base, à côté du pédoncule,
une impression large et assez profonde, au fond de laquelle il y a
une ligne un peu arquée, entre l'impression et le côté; le coin pos-
térieur forme une voûte aplatie; la superficie est couverte de points
assez gros, peu serrés, entre lesquels il y en a de beaucoup plus
petits; tout le long du bord latéral et sur l’espace voüté postérieur,
la ponctuation est beaucoup plus fine et plus serrée; rebord latéral
très-fin, un peu plus fort vers les angles antérieurs et autour de
ceux-ci; ligne médiane fine, assez marquée, oblitérée antérieure-
ment. Ælytres de la largeur du corselet, de plus de moitié plus
longues que larges (6 1/2 sur 10 mill.), base tronquée carrément
avec les épaules arrondies, s’adaptant exactement à celle du cor-
selet; côtés parallèles vers le milieu, un peu arrondis vers les
épaules et vers l’extrémité, dont la rondeur est peu obtuse et sans
sinuosité;, le dessus peu convexe, surtout sur le haut et vers la
base; stries profondes, distinctement ponctuées, rudiment préscu-
tellaire modérément long; intervalles assez convexes, couverts
d’une ponctuation fine et serrée, avec deux petits points un peu
plus gros placés sur le milieu de la largeur du 3: intervalle, le 1,
avant le milieu, le 2° aux trois quarts de la longueur, et, sur le %,
une rangée continue de petits points ombiliqués assez serrés, occu-
pant également le milieu de sa largeur ; rebord latéral assez large
et assez relevé, fond de la gouttière marqué de fovéoles formant
une rangée assez serrée. Prosternum, les six épisternes, les côtés
du métasternum et les segments latéraux de l'abdomen ponctués
comme le dessus du corselet ; les gros points moins rapprochés les
uns des autres, le milieu du sternum et l'abdomen finement poin-
tillés. D’un noir brillant, antennes un peu brunes extérieurement ;
palpes d’un brun plus clair, pubescence du dessus et des pattes un
peu roussâtre; sur chaque élytre deux bandes d’un jaune citron
un peu orangé : l’'antérieure transversale, composée de cinq taches
de longueur inégale entre les 3° et & stries, et remontant extérieu-
rementun peu plus vers la base; la postérieure entreles mêmesstries,
et également formée de taches inégales. Murray l’a décrit comme
SUR LES PANAGEÉIDES. 149
* venant du Vieux-Calabar ; mes deux individus sont originaires du
Gabon (Pradier).
Ep. amplicollis Schaum (Isotarsus). Ann. de la Soc. Ent. de
France, 1853, p. 438. Long. 12 1/2, larg. 5 1/3 mill. — Notable-
ment plus petit que le précédent, mais ayant d’ailleurs à peu près
les mêmes proportions. Tête plus petite, plus étroite, visiblement,
quoique peu profondément, étranglée derrière les yeux, tant sur
les côtés qu'entre le front et Le col; le premier ponctué de même,
l’épistome et le col lisses; yeux plus saillants, hémisphériques;
antennes plus grêles, sans être plus longues. Corselel tout aussi
large et aussi transversal, mais plus rétréci vers l’extrémite, bord
antérieur moins échancré, angles nullement avancés, très-large-
ment et très-obtusément arrondis; côtés plus arrondis, mais se
recourbant moins brusquement vers les angles postérieurs, qui sont
à peu près pareils, ainsi que la base; le dessus couvert de points
plus nombreux, dont les intervalles sont aussi plus pointillés, ce
qui donne à la superficie une apparence plus rugueuse; la partie
voûtée près des angles postérieurs plus fortement ponctuée, quoique
moins que le reste du dessus, ligne médiane plus imprimée; con-
vexité du disque se rapprochant beaucoup plus antérieurement du
bord latéral qui est peu aplati, point de trace de la gouttière dont
j'ai parlé dansle précédent; il n’y a que la partie qui longe les
angles antérieurs qui soit un peu relevée, impressions de la base
moins profondes. É/ytres de la même forme, sculptées en dessus
exactement de même, un peu plus convexes, rebord latéral plus
étroit. Pubescence pareille. Coloration identique; banée antérieure
allant de la 3e à la %strie, transversale, un peu échancrée au bord
antérieur, un peu dentelée postérieurementet quelque peu oblique ;
la postérieure comme dans le précédent, plus large, un peu angu-
leuse sur le devant, avec le milieu du bord postérieur un peu
échancré. Deux individus venant du Natal. J'ai déjà fait observer
que cet insecte est très-diflérent de l’Epic. preliosus, auquel je
l'avais autrefois rapporté.
DISCHISSUS.
Bates, Geodeph. of Japan, p. 243.
Panagœus Mac Leay, Castelnau; Craspedophorus Murray,
Schaum.
Peronomerus Motschulski; Zsotarsus Laferté, Schaum.
Ce genre, proposé par M. H.-W. Bates pour deux espèces japo-
naises, mais auquel j'ai réuni quelques espèces d'Afrique, de Java
et de Chine, se distingue facilement des autres Panagèides de cette
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T, XXI 10
150 ESSAI MONOGRAPHIQUE
division (à paraglosses dépassant la languette) par le 4° article des
tarses fortement bilobé, surtout aux quatre pattes antérieures,
caractère par lequel il fait la transition aux genres £uschizomerus
et Peronomerus de la division suivante. -
Palpes à dernier article fortement triangulaire.
Antennes fines, longues, 1° article long, cylindrique,
3° dépassant plus ou moins en longueur le 4:, les deux derniers
égaux.
Pattes fines, assez longues; tarses un peu soyeux en dessous,
9° article bien plus long que le 4°, qui, comme nous l'avons
dit, est très-bilobé.
Épisternes postérieurs bien plus longs que larges.
Abdomen avec les trois derniers segments crénelés le long
du bord antérieur.
Tête carrée, assez large, fortement étranglée derrière les
yeux, qui sont très-saillants, hémisphériques; corselet plus
large que la tête, mais fort peu transversal, plus rétréci vers
l'extrémité que vers la base, très-arqué sur les côtés, angles
postérieurs munis d’une petite dent; pédoncule bien distinct;
élytres non soudées, en ovale allongé, plus larges que le
corselet, ornées de quatre taches.
Ces espèces varient considérablement de taille: les unes atteignent
celle des Æpicosmus moyens, tandis que les autres ne sont guère
plus grandes que des Microcosmus. Elles sont presque toutes très-
peu répandues dans les collections.
Disch. cereus Mac Leay (Panagœus). Annul. Javan., p. 12.
— Panagœus versutus? Castelnau. Etud. Entom., p. 155. Long.
13 1/2, larg. 5 1/2 mill. — C'est, avec le mirandus Bates et le qut-
tiferus Schaum, la plus grande espèce de ce genre. Tête moyenne,
assez fortement étranglée, tant en dessus que sur les côtés à la
hauteur du bord postérieur des yeux, qui sont très-proéminents
et hémisphériques; la partie antérieure carrée, moins longue que
large, légèrement élargie en avant des yeux, plane, un peu imprimée
de chaque côté, assez ponctuée, à l'exception de l’épistome qui est
lisse et court, col peu renflé, plus étroit que le devant du front,
parsemé en dessus de quelques petits points; antennes atteignant
le tiers antérieur des élytres, très-grêles, 1‘ article presque aussi
long que le 3°, un peu plus gros, cylindrique, glabre, 3 moitié
plus long que les suivants, qui sont en rectangles très-longs
et très-étroits. Corselet de moitié plus large que la tête, moins long
dl
SUR LES PANAGÉIDES. 151
que large, mais peu transversal, rétréci antérieurement, où le bord,
coupé carrément, n'a que la largeur du col; angles antérieurs
obtus, à peine arrondis: côtés fortement arrondis, mais devenant
presque rectilignes près des angles antérieurs; angles postérieurs
très-obtus, mais marqués par une petite dent; base coupée carré-
ment sur la largeur du pédoncule, puis assez obliquement et un
peu échancrée sur les côtés, plus étroite que le milieu du corselet,
mais bien plus large que l’extrémité ; le dessus un peu convexe,
mais seulement antérieurement, ligne médiane fine, entière, assez
marquée, bords latéraux assez largement relevés, se rétrécissant
vers les angles antérieurs ; de chaque côté de la base une impres-
sion linéaire assez longue et assez forte; la superficie couverte éga-
lement de points assez gros et assez serrés. Pédoncule court.
Élytres d'un quart plus larges que le corselet, allongées (8 3/4 mill.),
base descendant assez obliquement vers l’épaule, qui est très-large-
ment arrondie; côtés peu arrondis vers le premier tiers jusqu’au
milieu, extrémité peu cbtusément arrondie et un peu sinuée de
chaque côté; le dessus assez voûté dans l’un et l’autre sens; stries
fortes, distinctement crénelées; rudiment préscutellaire long,
intervalles un peu convexes, couverts de petits points assez serrés,
peu profonds, le &e partagé en trois parties presque égales par deux
points un peu plus gros, placés sur le milieu de sa largeur; points
ombiliqués du 9% peu rapprochés les uns des autres, rebord latéral
fort étroit, surtout antérieurement. Tout le sternum et les côtés
des segments antérieurs de l’abdomen fortement ponctués, ce der-
nier pointillé et pubescent. Très-noir, assez luisant; sur chaque
élytre deux bandes d’un jaune citron, la première s'étendant de la
4° strie au rebord latéral, qu’elle teint en jaune, ainsi que la moitié
extérieure de l’épipleure, composée de cinq taches lisses, bour-
souflées et courtes, très-dentelée sur ses bords ; la seconde, descen-
dant un peu vers les côtés, entre la 4*et la & stries, composée de
quatre taches dont celles des 6e et 8° intervalles sont bien plus
courtes que les deux autres, celle du 7e plus longue et plus pro-
longée vers l'extrémité que la première interne. L’individu que je
possède faisait partie de la collection Jeakes et vient de Java. M. de
Castelnau dit bien que son versutus habite le Sénégal, mais sa des-
cription convient très-bien à l’espèce de Java, et comme il la
décrit d’après la collection Buquet, qui contenait beaucoup de
Carabiques de cette île, il est présumable qu'il y a eu erreur dans
l'indication de l'habitat. Il est même probable que c’est son /rans-
versalis qui est une espèce du Sénégal, quoiqu'il l'indique comme
venant de Java, car la forme qu'il lui assigne, est plutôt celle des
espèces d’Æpicosmus de cette contrée.
Disch. guttiferus Schaum (/so/arsus). Ann. de la Soc. Ent.
C1
152 ESSAI MONOGRAPHIQUE
de France, 1853, p. 437. Long. 13 1/2 mill. (6””). — Je ne connais
cet insecte que par la description de Schaum, mais comme il dit
que le pénultième article des tarses est bilobé, il appartient évi-
demment à ce genre. Ï1 a la grandeur du cereus, mais il en difière
par la forme du corselet et les taches des élytres. Le premier est
subhexagonal, les angles latéraux sont arrondis, le bord postérieur
tronqué, le dessus plus fortement ponctué, et vers les côtés, qui ne
sont relevés que postérieurement, la ponctuation est plus confiuente.
Les intervalles des é/ytres paraissent être moins ponctués, les
points sont disposés en lignes, la tache antérieure n'occupe que le
bord latéral et les trois intervalles externes, la postérieure, plus
petite, n’occupe que les 6: et 7e intervalles et quelquelois le 5°, et
paraît formée de deux ou trois gouttes jaunes. Il habite aussi l'ile
de Java:
Disch. mirandus Bates. Geod. of Japan, p. 244. Long. 18,
larg. ? — J'ai vu cette Jolie espèce chez M. Bates, mais je n'ai pu en
enrichir ma collection, de sorte que je ne puis que transcrire la
description qu’il en a donnée : Allongé, de forme ovale oblongue, ;
d’un noir terne, densément couvert d’une pubescence courte et
jaunâtre. Tête très-obtuse, yeux proéminents, col étranglé; palpes
très-longs, le dernier article largement sécuriforme dans lé mâle,
étroit et en triangle très-pointu dans la femelle, corselet ovale, avec
le milieu des côtés presque anguleux chez le G, tout à fait arrondi
chez la ©, et leur partie postérieure légèrement sinuée ; angles
postérieurs obtus, dentés; la surface couverte d’une ponctuation
grossière et confluente. Élytres en ovale oblong, légèrement con-
vexes, avec des stries ponctuées et des intervalles distinctement,
mais pas densément ponctués; sur chaque élytre, deux taches trans-
versales orangées, la première allant derrière l'épaule, du bord
latéral à la 3: strie, et dont Les parties les plus larges sont sur le 6:
et Le 9% intervalles, la seconde, non loin de l'extrémité, composée de
cinq taches courtes, entre la 5° et la 8° stries, celle du 6° intervalle
un peu plus avancée vers le milieu. M. Lewis en à pris un certain
nombre d'individus à Nagasaki, sur les feuilles des arbres.
Disch. quadrinotatus Motschulski (Peronomerus). Bull. de
la Soc. des Natur. de Mosc., 1864, IT, p. 333. Long. 8 1/2-9 1/2,
larg. 3 1/3-3 2/3 mill. — Beaucoup plus petit que le précédent.
Tête un peu moins large que dans le cereus, impressions latérales
du front moins marquées; labre moins échancré. Corselet moins
large, encore moins transversal, côtés moins fortement arqués,
bien qu'encore assez arrondis, angles postérieurs se redressant
brusquement, plus saillants et plus aigus; base coupée plus carré-
ment, très-faiblement sinuée de chaque côté entre les angles et le
pédoneule; le dessus plus convexe dans sa partie antérieure, bords
SUR LES PANAGEIDES. , 153
latéraux plus étroitement relevés et s’oblitérant entiérement vers
les angles antérieurs; impressions de la base moins linéaires et
moins profondes ; ponctuation à peu près identique. X/ytres un peu
moins allongées, côtés de la base descendant moins vers les épaules,
ce qui lui donne une apparence plus tronquée: le dessus moins
convexe dans le sens de l'axe; stries plus fortement crénelées,
intervalles plus rudement ponctués; les deux points du 3° inter-
valle pas distincts. D'un noir moins luisant et légèrement brunâtre,
partie relevée des bords latéraux du corselet ferrugineuse; sur
chaque élytre, deux bandes d’un jaune orangé, l’antérieure assez
large, allant de la 5° strie au rebord latéral, se rétrécissant peu à
peu vers la suture et s’arrondissant intérieurement, la postérieure
entre la 4° strie, qu’elle dépasse quelquefois, et la 8°, presque
arrondie, mais un peu anguleuse sur ses bords; palpes moins variés
de brun clair, antennes avec les articles extérieurs quelquefois
brunâtres; hanches avec les appendices postérieurs bruns, pattes
d’un testacé rougeûtre. Japon.
Disch. longicornis Schaum (Craspedophorus). Berl. Ent.
Zeit., 1863, p. 84. Long. 7 2/3, larg. 2 3/4 mill. — Il,ressemble
beaucoup au quadrinotatus, mais 1l est un peu plus petit. Antennes
plus longues et plus fines; co7selet plus convexe, moins largement
et moins fortement relevé sur la partie postérieure des bords laté-
raux; élytres un peu plus convexes. Jambes et tarses d’un brun
très-obscur. Dans un individu venant de Hongkong, la bande
antérieure des élytres s'étend jusqu’au bord latéral; dans un autre,
du nord de la Chine, elle ne dépasse pas la &* strie.
Espèces africaines.
Disch. Pradieri. Long. 7, larg. 3 mill. — Bien qu'il ressemble
aussi au quadrinolatus, 11 en est bien distinct, l’étranglement pos-
térieur de la fête est moins profond. Le corselet est plus étroit,
presque aussi long que large; la différence entre la largeur de la
base et de l'extrémité est moindre ; les côtés forment vers le milieu
un coude assez marqué, bien que très-arrondi, qui est suivi d’une
simuosité longue et bien sensible; ils forment avec la base un angle
droit, un peu saillant en dehors et se dirigeant fortement en arrière ;
la base est plus échancrée de chaque côté près des angles; le dessus
est un peu moins convexe antérieurement, la ligne médiane plus
forte, les impressions linéaires de la base sont plus profondes; la
moitié postérieure des bords latéraux relevés est plus étroite; les
points de la superficie sont plus petits, mais aussi plus serrés. Les
élytres sont proportionnellement un peu moins amples, les côtés
de la base descendent plus vers l'épaule, les intervalles sont bien
154 ESSAI MONOGRAPHIQUE
moins abondamment ponctués, l’abdomen est moins pointllé; les
antennes sont plus fortes et moins longues, leurs articles moins
allongès. Les bandes des élytres sont d’un jaune plus rougeûtre, la
postérieure est plus oblique et plus transversale; Les bords relevés
du corselet, le labre et les mandibules sont d’un ferrugineux foncé,
les palpes de la même couleur, tachetès de brun, les cuisses d’un
ferrugineux clair, les jambes et les tarses bruns, ainsi que les
hanches et les appendices postérieurs. Feu le général Pradier m'en
a donné un individu ©, pris au Gabon.
Disch. angularis Schaum (Craspedophorus), Berl. Ent.
Zeit., 1863, p. 84. Long. 7, larg. 3 1/5 mill. — Il se distingue
facilement du précédent par sa forme plus raccourcie et plus
élargie. La féle est comme dans cette espèce, mais moins étranglée ;
le corselel sensiblement plus large et moins allongé, quoique fort
peu transversal, encore plus coudé vers le milieu des côtés, qui y
sont bien plus élargis, après quoi ils sont rectilignes et se dirigent
obliquement vers la base, avant laquelle ils se redressent brusque-
ment et forment un petit angle droit, précédé d’une très-légère
échancrure et terminé par une pointe aiguë, qui se dirige moins en
arrière, le dessus est plus convexe, couvert d’une ponctuation plus
grosse et plus profonde, la moitié postérieure du bord latéral est
plus relevée. Les é/ylres sont notablement plus courtes et un peu
plus larges, environ d’un tiers seulement plus longues que larges,
les côtés sont plus arrondis, le dessus sensiblement plus voûte. Les
bandes des élytres sont un peu plus larges, d’un jaune citron; le
labre et les antennes ferrugineux, le 3e article de ces dernières est
noir, le 4e brun; il y a quelquefois aussi de larges anneaux bruns
sur les deux premiers; les palpes sont roux, avec le milieu des
articles enfumé, les jambes et les tarses d’un brun plus clair, les
appendices des hanches postérieures ferrugineux comme les cuisses.
Trois individus également originaires du Gabon.
Disch. obscuricornis Laferté (Isotzreus). Rev. et Mag. de
Zool., 1850, p. 395. Long. 6 2/3, larg. 2 4/5 mill. — Il ressemble au
Pradierti par la forme et la coloration des bandes, mais il est plus
petit; le col est moins nettement séparé du front; l’épistome,
ponctué dans le type, lisse dans la variété (voy. ci-dessous). Le
corselel a presque la forme de celui du gwadrinotatus, mais il est
moins large, la partie postérieure des côtés est rectiligne, non
sinuée comme dans le Pradieri, le rebord latéral un peu moins
largement relevé, la ponctuation aussi forte que dans le quadrino-
latus; le dessus plus convexe, surtout sur le disque, la ligne
médiane et les sillons latéraux de la base sont plus profonds, ces
derniers plus longs. Les é/ytres sont moins allongées que celles du
Pradieri, mais moins larges que celles de l’angularis; les côtés
f.
SUR LES PANAGÉIDES. | 155
sont rectilignes et assez parallèles vers le milieu, la base et
l'extrémité conformées comme dans le premier; le dessus est un peu
plus convexe que dans celui-ci, mais moins que dans l’angularis ;
les points des stries sont plus gros, entament davantage les bords
des intervalles, qui sont plus abondamment ponctuës. La bande
antérieure s'étend de la 2° strie jusqu’au rebord latéral, elle
remonte jusqu'à l'épaule sur les trois intervalles externes, tandis
que sur les autres elle reste assez éloignée de la base; son bord
postérieur est profondément échancré, elle descend sur le 4° inter-
valle presque jusqu'au milieu, et tout le rebord latéral est ferru-
gineux, ainsi que les épipleures; la tache postérieure est arrondie,
et s'étend de la 2° à la 7° strie. Les antennes sont noires ou brun
foncé, à l’exception des deux premiers articles qui sont testacés ;
les palpes d’un brun clair, avec le bord apical du dernier article
pâle; les pattes, y compris les appendices des hanches postérieures,
entièrement testacées. Un individu G‘ de la Sénégambie portugaise,
le même sur lequel M. de Laferté a établi l'espèce.
Un autre G‘(unique), pris par M. Raffray au Zanzibar, diffère du
type par le dessin des élytres, à peu près comme le Panagæus
trimaculatus diffère du cruæ-major : toute la bande antérieure
arrive jusqu'à la base, la tache du 2° intervalle s’étend jusque vers
le milieu, celles des 3° et 4° s'unissent à l'extrémité antérieure de
la bande postérieure, qui s'étend jusqu’à la 8° strie, de sorte que la
suture noire n’occupe que le 1 intervalle jusqu’au milieu, et, sur
le disque postérieur de chaque élytre, il y a une tache noire
ovalaire, un peu oblique, qui s’unit par le 9° intervalle à l'extrémité
également noire de l’élytre; le tour du pédoncule est aussi noir.
TINODERUS.
Panagcæus Bates.
Ce genre se distingue de tous les précédents par les deux
premiers articles des tarses antérieurs des mâles dilatés comme
dans les Panagæœus, parmi lesquels M. Bates avait placé l'espèce
qui le constitue, mais les paraglosses dépassant de beaucoup la lan-
guette, comme dans les Z’picosmus et genres voisins, ne permettent
pas de l'y laisser. Le bord antérieur de la/#nquette est plus arrondi;
les palpes sont comme dans les Æpicosmus. Le menton est assez
profondément échancré, la dent du milieu, de moyenne largeur,
tronquée; les lobes triangulaires, leur côté externe droit, parallèle
à l'axe de l’insecte, l’interne très-divergent, l’angle postérieur
externe droit, un peu arrondi au sommet, l’antérieur très-arrondi,
la pièce basilaire du milieu assez longue. Les antennes modéré-
156 ESSAI MONOGRAPHIQUE
ment longues, mais fines; le 1° article assez long, aminci vers la
base, parsemé de quelques poils, ainsi que le 2°, qui est le plus
court de tous et cependant assez allongé, cylindrique comme le 5°,
qui est d’un tiers plus long que le suivant et revêtu d'assez nom-
breux poils, les suivants finement pubescents, égaux entre eux, en
rectangle très-long et très-étroit, le 11° en pointe arrondie. Les
pattes sont allongées, pubescentes et grêles; les tarses longs et
minces, le 4° article non éehancré: les deux premiers articles des
antérieurs G' dilatés comme dans les Panagæus, 5° bien plus long
que le 4°; crochets fins, arqués, très-aigus. Le dessous du corps
très-fortement et assez abondamment ponctué sur ses côtés; les
épisternes postérieurs longs et étroits. L’abdomen densément
pointillé ; point de crénelure sur le bord antérieur des trois derniers
segments. La /éfe est étroite et très-allongée, remarquable par la
longueur du col entre les veux et le bord antérieur du corselet,
qui est hexagonal et très-convexe; les é/ytres non coudées, recou-
vrant des ailes et marquées de quatre taches jaunes.
Tin. singularis Bates (PanagϾus), Geod. of Japan, p. 245.
Long. 10 1/2-11, larg. 4-4 1/2 mill. — Téte très-étroite et très-
allongée, front étroit, légèrement ponctué entre les yeux, aplati
comme le vertex, dont il n’est point séparé par un étranglement ;
impressions latérales étroites, fort légères et atteignant à peine les
yeux; épistome très-lisse, sans suture distincte, fortement imprimé
de chaque côté; yeux modérément convexes, non hémisphériques ;
vertex ponctué. Corselet de plus du double plus large que la tête,
moins long que large, modérément transversal: bord antérieur
droit, angles adhérents aux côtés du col, fort peu arrondis; côtés
également peu arrondis antérieurement, divergeant fortement
jusqu’au delà du milieu, où ils forment un coude très-saillant,
arrondi, puis se rapprochant derechef vers la base, qui est plus
large que l'extrémité antérieure; angles postérieurs droits,
formant avec la base une saillie aiguë, précédée d’une assez forte
indentation; base rectiligne sur le milieu, mais offrant une petite
échancrure oblique près des angles; le dessus passablement convexe
dans sa partie antérieure, où la convexité s'étend jusqu’au bord
latéral; mais près du coude du milieu des côtés, les bords s’apla-
tissent un peu, et, dans leur partie postérieure, ils sont étroitement
relevés; ligne médiane peu distincte, presque point d’impressions
sur les côtés de la base; toute la superficie criblée de gros points
profonds, très-serrés, dont les intervalles forment un réseau assez
élevé, parsemé de petits points qui donnent naissance à de longs
poils verticaux assez serrés. Pédoncule court. Elytres notablement
plus larges que le corselet, ressemblant à celles du crux-major,
mais plus ovalaires, moins parallèles, plus convexes; stries et
SUR LES PANAGEIDES. 157
intervalles comme dans cette espèce, revêtus d’une pubescence
identique. D’un noir plus luisant en dessous qu’en dessus, avec deux
bandes orangées sur les élytres, moins rouges que celles du crux-
major, mais leur ressemblant d’ailleurs assez, l’antérieure se
rapproche moins de l'épaule et s'étend moins en arrière le long du
bord, son bord postérieur n’est pas bisinué et est simplement arrondi,
la tache du 2° intervalle est plus raccourcie en arrière; la bande
postérieure est ronde et ne dépasse guère la 2° strie; les organes
buccaux internes, les palpes, les antennes, le bord antérieur du
labre et les mandibules ferrugineux, les pattes testacées, avec
l'extrémité des cuisses brune, l’extrémité de chaque article des
tarses légèrement rembrunie, les hanches et les appendices posté-
rieurs noirs. Assez abondant, à ce que dit M. Lewis, près de
Nagasaki au Japon, sous des mottes de terre.
EUSCHIZOMERUS.
Chaudoir, Bull. de la Soc. des Natur. de Mosc., 1850, I, p. 413.
Panñnagœus Kollar.
Paraglosses adhérentes aux côtés de la languette qu'elles
ne dépassent pas.
Palpes aux deux derniers articles des maxillaires et dernier
des labiaux très-poilus ; le dernier de tous sécuriforme, plus
large aux labiaux, tronqué obliquement à l'extrémité.
Labre un peu échancré; mandibules crochues.
Menton transversal, dent du milieu large et arrondie; lobes
plus larges que longs, triangulaires, peu arrondis extérieure-
ment, angle antérieur peu aigu.
Antennes plus ou moins fortes, quelquefois assez grêles, et
plus ou moins longues; le 1% article plus ou moins mince,
assez long, tantôt cylindrique, tantôt aminci vers la base,
plus ou moins parsemé de poils; 3° densément couvert de
poils, plus long que les suivants ; ceux-ci égaux entre eux,
variant d'épaisseur, finement pubescents.
Pattes moyennes; tarses assez forts, très-soyeux en dessous,
le 4° article profondément bilobé, le 5° long.
Dessous du corps très-ponctué surtout sur les côtés.
Épisternes postérieurs peu étroits, mais plus longs que
larges.
158 ESSAI MONOGRAPHIQUE
ÿ
Tête petite, non étranglée derrière les yeux, qui sont bien
saillants. |
Corselet plus ou moins anguleux sur les côtés. Ælytres
recouvrant des ailes propres au vol ; toujours plus larges que
le corselet, mais tantôt courtes, tantôt allongées et plus ou
moins convexes, dépourvues de taches.
Les quatre ou cinq espèces qui rentrent dans ce genre, se
distinguent des autres Panagéides dont nous nous occupons, par
leurs couleurs plus ou moins métalliques; le 4 article de leurs
tarses est encore plus fortement bilobé que dans les Dischssus,
dont les distingue de suite la forme des paraglosses; dans les
espèces de forme raccourcie, les trois derniers segments de
l’abdomen sont crénelès antérieurement, tandis que ce caractère
disparait dans l'espèce de forme allongée.
Forme trapue.
Eusch. Buqueti Chaudoir. Bull. de la Soc. des Natur. de
Mosc., 1850, I, p. 415. Long. 9 1/2, larg. 4 1/2 mill. — Téte assez
étroite, un peu plus longue que large, nullement étranglée derrière
les yeux, qui sont grands et hémisphériques; front plan, ponctué
sur les côtés et en arrière, avec des impressions latérales assez
marquées, qui s’oblitèrent en arrière, à peine séparé du col par
une trés-légère impression transversale ; ce dernier lisse, assez
renflé; épistome presque plan et lisse; antennes atteignant le
premier quart des élytres, assez épaisses; le 1” article modéré-
ment gros, cylindrique, presque glabre, les deux suivants parsemés
de longs poils, le 2° subconique, le plus court de tous, le 3° plus
long que le 1” et que les suivants, ceux-ci en rectangle allongé,
aux angles arrondis, finement pubescents, le 11° un peu pluslong
que le précédent, obtusément arrondi à l'extrémité. Corselet de
plus de moitié plus large que la tête, moins long que large, mais
peu transversal, également étroit à ses deux extrémités; bord
antérieur tronqué carrément, pas plus large que le col, avec les
angles adhérents aux côtés de ce dernier, cbtus, à peine arrondis
au sommet; côtés d’abord parfaitement rectilignes et divergeant
fortement jusqu’au milieu, où ils forment un coude arrondi, après
lequel ils sont un moment parallèles, mais, vers les trois quarts
postérieurs, ils rentrent très-brusquement en dedans, formant un
angle légèrement aigu, dont le sommet n’est que fort peu arrondi;
le côté postérieur de cet angle est non-seulement vertical sur l’axe
de l'insecte, mais il remonte même légèrement vers l'extrémité.
SUR LES PANAGÉIDES. 159
antérieure et forme avec le reste du côté un angle rentrant,
profond, droit, dont le fond est arrondi et dont le côté interne
forme avec la base, qui est coupée carrément et n’a que la largeur
du pédoncule, un angle droit, dont le sommet est légèrement
émoussé ; le dessus n’est pas convexe dans sa partie la plus large,
le milieu des bords latéraux entre les deux angles du milieu des
côtés est même aplani et un peu relevé, mais il s'abaisse fortement
vers les angles antérieurs, et le rétrécissement basal est presque
cylindrique; le rebord latéral est extrêmement fin, ainsi que la ligne
médiane, qui s’oblitère aux deux extrémités; la superficie est
criblée de points assez gros, modérément serrés, donnant naissance
à autant de poils verticaux, assez longs, et dont les intervalles
sont presque lisses. Peédoncule court, mais distinct. Étytres au
moins de moitié plus larges que le corselet, d’un tiers seulement
plus longues que larges, tronquées carrément à leur base, avec les
épaules assez arrondies au sommet, les côtés sont arrondis surtout
derrière les épaules et après le milieu, l'extrémité est à peine
sinuée et peu obtuse; le dessus très-voüté dans les deux sens; les
stries sont peu profondes et ponctuées, les points assez gros,
surtout antérieurement; les intervalles modérément convexes,
couverts d’une ponctuation assez fine, moins dense sur le disque
que sur les intervalles externes; de ces points sortent des poils
assez longs, comme ceux du corselet, mais plus penchés en arrière;
le rudiment de strie préscutellaire est long; le rebord latéral
fin et étroit, le sternum avec ses épisternes et Les côtés des premiers
segments de l'abdomen sont couverts de gros points assez serrés;
il n'y en à pas sur les trois derniers segments, qui ne sont que
pointillés, un peu pubescents et finement crénelés antérieurement
le long du bord postérieur du segment précédent. D’un noir
terne en dessus, plus luisant en dessous, élytres légèrement
bronzées, pubescence grise, bord ‘:apical du dernier article des
palpes testacé, 1% article des antennes rouge, rembruni au bout,
pattes d’un testacé rougeâtre, hanches avec les appendices posté-
rieurs noirs, tarses brun foncé. Je ne connais de cette espèce que
lindividu qui m'a servi à l’établir et que M. Buquet m'a envoyé
comme venant de Guinée.
Eusch. æneipennis Chaudoir. Rev. et Mag. de Zool., 1869,
p. 118. Long. 9 1/2, larg. 4 1/2 mill. — Exactement de la gran-
deur du précédent, dont il diffère par la coloration et par plusieurs
autres caractères; la tête et la moitié antérieure du corselet sont
noires, la moitié postérieure de ce dernier et tout le dessous du
corps d’un beau bleu d'acier, les élytres d’un bronzé fort clair,
le bord antérieur du labre est d’un brun rougeûtre, les antennes
et les palpes sont bruns, le pénultième article des labiaux est
e
160 ESSAI MONOGRAPHIQUE
rougeätre et les deux premiers des maxillaires sont moins foncés
que les suivants, les hanches sont noires, les appendices posté-
rieurs et les pattes testacés, à l'exception du 5: article et des lobes
du 4‘, qui sont brunâtres. La féfe esi pareille, l’épistome et le
devant du front sont plus convexes, l'impression qui sépare ce
dernier du col, un peu plus marquée; les proportions du corselel
sont presque les mêmes, les côtés sont un peu moins rectilignes
près des angles antérieurs, l’espace entre le coude et l'angle latéral
bien plus court et très-arrondi, le sommet de ce dernier lest
aussi, la partie rétrécie de la base entre le fond de l’angle rentrant
et les angles de la base, notablement plus longue et s’élargit un
peu en avant; le dessus ne diffère ni pour la convexité, ni pour la
ponctuation; la forme des élytres est la même, la seule différence
est que les côtès de la base descendent légèrement vers les
épaules; le dessus est encore plus convexe; les intervalles internes
sont plus distinctement ponctués ou rugueux. Les antennes et les
palpes ne sont pas plus longs, mais notablement plus minces et
plus grêles. 11 vient de la presqu'île de Malacca et m'a été vendu
par M. H. Deyrolle.
Eusch. æneus Chaudoir. Rev. et Mag. de Zool., 1869, p. 118.
Long. 9 1/2, larg. 4 mill. — De la taille des deux précédents, mais
un peu plus étroit. D’un noir obscur sur la tête et en dessous, le
corselet et surtout les élytres un peu bronzés et plus luisants que
dans le Buqueti, antennes presque noires, palpes et pattes testacés,
hanches brunes, appendices postérieurs un peu rembrunis. Front
moins ponctué sur les côtés et en arrière, yeux un peu moins
proëéminents. Antennes encore plus fines que dans l’'æneipennis ;
le 1* article aussi long que le %æ et un peu aminci vers la base,
tous les suivants visiblement plus étroits et plus allongés, offrant
entre eux les mêmes proportions. Corselet plus étroit, presque
aussi long que large, atteignant sa plus grande largeur juste au
milieu, et à peu près également rétréci aux deux extrémités; le
milieu des côtés est assez fortement arrondi, mais on n’y voit ni
coude, ni angles saillants ou rentrants ; la courbe diminue dans leur
partie antérieure, et leur partie postérieure est assez visiblement et
longuement sinuée, formant avec la base, qui est coupée carrément,
des angles droits dont le sommet est légèrement arrondi; le dessus
est plus convexe, les bords latéraux ne sont aplanris nulle part, et
c'est à peine si le fin rebord latéral s’élargit un peu vers le milieu,
les impressions des côtés de la base sont plus marquées, les points de
la superficie sont presque aussi gros, mais séparés les uns des autres
par des interstices lisses, un peu plus grands, surtout vers le milieu.
Elytres tronquées de même à leur base et tout aussi convexes que
dans le Buqueli, mais un peu plus étroites et plus parallèles vers
SUR LES PANAGÉIDES. 161
le milieu des côtés, ce qui leur donne une apparence plus allongée ;
les points des stries plus gros et moins rapprochés les uns des
autres, intervalles moins ponctués, plus lisses, plus luisants, les
poils plus courts et moins abondants. Lobes du 4° article de tous
les tarses notablement plus longs. L’individu que je possède vient
du Deccan et faisait partie de la collection Jeakes.
NoTe. — Le Panag. denticollis Kollar, Ann. des Wien. Mus. I,
1836, p. 334, t. XXXI, fig. 2 (Long. 9 1/2, larg. 4 1/5 mill.), est
évidemment une espèce de ce genre, et, d’après la figure agrandie,
serait bien plus allongée que les précédentes, mais les dimensions
données dans la description (4 1/2 sur 2 lignes) n’indiquent qu'une
espèce un peu plus étroite que l'æreipennis, qui devra peut-être
lui être rapporté, car les couleurs que lui attribue Kollar sont à
peu près celles de cette dernière espèce; la forme du corselet est
aussi à peu près pareille ; seulement l'angle latéral est bien plus
arrondi au sommet dans l’æneiëpennis. Kollar n'indique pas la
patrie de l’insecte qu’il a décrit, mais qui vient probablement des
Indes orientales.
Forme très-allongée.
Eusch. elongatus Chaudoir. Buil. de la Soc. des Natur. de
Mosc. 1861, IT, p. 354. Long. 12, larg. 4 1/4 mill. — Beaucoup
plus allongé que les trois précédents, surtout dans les élvtres. D'un
bronzé clair et métallique sur ces dernières, qui sont assez ternes,
obscur et plus luisant en dessous que sur la tête et le corselet ;'
antennes, palpes et pattes très-noirs, bord apical du dernier article
des quatre palpes et extrémité des mandibules bruns. Zéfe presque
comme dans le Buqgueli, ponctuation un peu plus fine, yeux tout
aussi gros, mais moins globuleux. Corselet assez semblable à celui
de l'æneus, mais plus allongé, aussi long que large, plus rétréci
vers la base, avec le milieu des côtés encore plus arqué; le disque
moins convexe, le rebord latéral un peu plus relevé à l'endroit où
la courbe du côté est la plus forte; les points de la superficie plus
petits et plus serrés. Élytres de plus de moitié plus larges que le
milieu du corselet, près du double plus longues que larges, un peu
rétrécies vers la base, qui descend bien plus vers les épaules,
s'élargissant légèrement jusqu’au delà du milieu, presque recti-
lignes sur une grande partie des côtés; extrémité peu sinuée et
fort peu obtusément arrondie; le dessus bien moins convexe,
surtout dans le sens de l’axe; stries bien moins profondes, les points
dans les stries bien plus petits; intervalles plans, densément et
assez fortement ponctués, passablement pubescents; en dessous,
sternum, épisternes et côtés de l'abdomen moins grossièrement
162 ESSAI MONOGRAPHIQUE
ponctués, mais criblés de points plus serrés; milieu de l’abdomen
jusqu’à l’extrémité finement ponctué; point de crénelures visibles
sur le devant des trois derniers segments. Antennes très-longues
et assez grêles, à articles aussi allongés que dans l’æneus; pattes
plus allongées, 4° article des tarses à lobes longs comme dans cette
espèce. Il habite le Natal, d'où il a été envoyé par le pasteur
Guienzius.
PERONOMERUS.
Schaum, Ann. de la Soc. Ent. de France, 1853, p. 440.
Ce genre est très-voisin du précédent, et le facies, ainsi que le
mode de coloration, est presque le même, mais il diffère par le
dessous des tarses non soyeux, le 4° article des quatre tarses
antérieurs seulement bilobé, et encore l’est-il bien moins profondé-
ment que dans les Ewschizomerus, tandis que celui des tarses
postérieurs n’est que fortement et angulairement échancre; le
principal caractère distinctif consiste dans la dilatation, chez le Œ,
du premier article des tarses antérieurs, qui est coupé obliquement
et prolongé en dedans à l’extrémité, et qui n’est point revêtu d’une
brosse en dessous et seulement un peu plus poilu, avec une frange
serrée d’assez longs poils garnissant son côté interne ; les segments
de l'abdomen sont crénelés antérieurement et il y a également
absence de taches sur les élytres. Ces insectes habitent l'Hindostan,
la côte orientale de la Chine et le Japon, et, quoique variant un peu
dans les diverses localités, n’appartiennent peut-être qu’à une seule
et même espèce.
Per. fumatus Schaum. Ann. de la Soc. Ent. de France, 1853,
p. 440 = Per. œratus Chaudoir. Bull. de la Soc. des Natur. de
Mosc., 1861, p. 354. Long. 8, larg. 3 2/5 mill. — Cet insecte
ressemble beaucoup à l’Euwsch. æneus, mais il en diffère par ses
caractères génériques, sa forme et sa convexité moindre. Téte
carrée, à peine plus longue que large, front parsemé de gros points
qui se retrouvent dans les impressions latérales, qui sont assez
marquées; séparé du col par une impression peu profonde, mais
assez marquée, légèrement arquée et ponctuée; épistome lisse,
légèrement convexe, avec un gros point pilifère de chaque côté,
angles antérieurs de la tête un peu saillants en dehors, côtés en
avant des yeux relevés en bourrelet qui s’élargit et s’aplatit vers les
angles; col gros, lisse; yeux grands, saillants, presque hémisphé-
riques. Corselet de moitié plus’ large que la tête avec les yeux, pas
beaucoup plus large que long, plus rétréci vers l'extrémité que
vers la base, atteignant sa plus grande largeur après le milieu, où
les côtés forment un angle assez saillant, légèrement obtus et un
SUR LES PANAGÉIDES. , 163
peu arrondi au sommet; devant l’angle ils sont rectilignes, et c'est
à peine s'ils sont légèrement arqués derrière les angles antérieurs,
qui adhèrent aux côtés du col et sont à peine arrondis au sommet :
derrière l'angle latéral, les côtés sont d’abord rectilignes et se
dirigent fort obliquement vers la base, mais, avant de la rejoindre,
ils se redressent brusquement et forment avec elle un petit angle
saillant, droit, aigu au sommet; bord antérieur et base coupés
carrément, celle-ci légèrement échancrée tout près des angles;
dessus passablement convexe, partagé longitudinalement par une
ligne médiane entière, formant presque un sillon, et criblé de
gros points profonds, assez serrés partout, et dont les interstices
sont parsemés de petits points, qui donnent naissance à d’assez
nombreux poils verticaux, assez longs; la convexité est surtout
forte antérieurement, où elle s'étend jusqu’au rebord latéral, qui
est extrêmement fin; les bords latéraux ne s’aplatissent un peu
qu'autour de l’angle latéral et sont un peu relevés le long de la
partie postérieure des côtés jusqu'aux angles de la base, sur les
côtés de laquelle on remarque une impression linéaire un peu
évasée, assez marquée. Pédoncule presque nul. E/ytres de moitié
plus larges que le corselet, un peu plus étroites que dans l'£uscA.
-æneus, de près de moitié plus longues que larges; base très-
tronquée et même légèrement échancrée sur la largeur du pédon-
cule, avec les épaules carrées, mais très-largement arrondies; les
côtés sont un peu parallèles jusque vers le milieu, puis ils s’arron-
dissent assez fortement vers l’extrémité, qui est visiblement sinuée
et modérément obtuse; le dessus moins convexe que dans
l'E. æneus, surtout dans le sens de l’axe, mais descendant assez
vers la base et l'extrémité; stries aussi profondes, mais les points
un peu plus petits et plus rapprochés les uns des autres; intervalles
convexes, assez fortement et assez densément ponctuës, revêtus
de nombreux poils assez courts et un peu inclinés en arrière.
Dessous du corps aussi fortement ponctué que le dessus du
corselet; cette ponctuation s'étend sur les côtés de l'abdomen, à
l'exception des deux derniers segmênts; ceux-ci et le milieu des
autres finement ponctués et pubescénts. Antennes moins longues
et composées d'articles plus courts et moins étroits, le premier
notamment plus court et plus gros. D’un noir plus luisant en
dessous ; le dessus légèrement bronzé, pubescence grise, labre et
mandibules bruns, antennes d’un rouge un peu brunâtre, plus
claires sur les trois premiers articles, palpes d’un testacé assez
clair; pattes ferrugineuses, hanches et appendices postérieurs
bruns. Schaum a décrit cet insecte comme venant de Hongkong,
et je possède trois individus de cette provenance; j'ai établi
l'œratus sur un individu originaire du Deccan, plutôt à cause de
164 ESSAI MONOGRAPHIQUE
la différence d'habitat qu’en considération de caractères diffé-
rentiels réels, et Je suis porté à croire que le
Per. nigrinus Bates, Geod. of Japan, p. 245, qui ne diffère du
type du /umalus que par sa largeur un peu plus grande et par
son corselet plus court et plus fortement anguleux sur les côtés,
comme aussi par les huit derniers articles des antennes plus noirs,
n’est encore qu’une variété locale de cette espèce, qui est propre
au Japon.
TRICHISIA.
Motschulski, Bull. de la Soc. des Natur. de Mosc. 1864, II, p. 331.
Isotarsus Laferté, Schaum.
Epicosmus Chaudoir.
Evdema Castelnau.
Ce n’est que par l'examen de la languette, qui est conformée
comme dans les autres genres de cette division et dont les para-
glosses ne sont qu’adhérentes à ses côtés sans les dépasser, qu’on
peut séparer ce genre des Æpicosnus, et ce caractère n’a pas été
mis en évidence par l’auteur qui l’a établi. Le /abre est légèrement
échancré et très-court: le dernier article des palpes est aussi dilaté
dans les mâles que dans les Æpicoxmus, et même dans le #0r40,
il à presque la forme de celui des Craspedophorus. Les autres
caractères de ce genre sont : le premier article des antennes est
cylindrique et nullement aminci vers la base; les {arses ne sont
pas soyeux en dessous; le 4° article n’est pas bilobé et il est à peine
échancré, les tarses du mâle ne sont nullement dilatés; le côté
externe des jambes n’est pas fortement sillonné comme dans tous
les autres Panagéides; le dessous est fortement ponctué sur le
prosternum et sur les côtés, les épislernes postérieurs sont plus
longs que larges et un peu étroits; les trois derniers segments de
l'abdomen sont crénelés le long du bord antérieur; la téte est
courte, petite, étranglée derrière les yeux, qui sont très-proëmi-
nents; le corselet est transversal, très-rétréci en avant, très-arqué
sur le milieu des côtés, avec les angles postérieurs droits, très-
convexe et très-ponctué; les é/yfres ne sont pas soudées, elles
recouvrent des ailes propres au vol; elles sont très-tronquées à leur
base, assez courtes, larges, plus ou moins fortement convexes,
fortement striées et très-rugueuses. Les trois espèces connues
habitent les Indes orientales, la côte méridionale de la Chine et
l'Australie septentrionale. Par leur facies et leur couleur un peu
métallique, elles se rapppochent des Peronomerus et des Euschizo-
merus de forme courte, il n’y à également point de taches sur les
élytres.
SUR LES PANAGÉIDES. 165
Tr. morio Laferté (Zsotarsus). Ann. de la Soc. Ent. de France,
1851, p. 221, note 4. Long. 9 1/2, larg. 4 2/3 mill. — Tête petite,
plus longue que n’est large le front entre les veux, qui sont gros et
hémisphériques ; épistome convexe, lisse, avec une fossette de
chaque côté et sans suture distincte; front lisse au milieu et con-
vexe, avec une impression parsemée de quelques points, qui s’élargit
en arrière de chaque côté; l'étranglement entre le front et le col
plus ou moins marqué; col lisse et un peu renflé. Corselet du
double plus large que la tête, pas tout à fait deux fois aussi large
que long; atteignant sa plus grande largeur bien après le milieu, se
rétrécissant bien plus vers le bord antérieur, qui n’est guère plus
large que le col, que vers la base; angles antérieurs nullement
avancés, très-arrondis; côtés peu arrondis antérieurement, mais
décrivant dès le milieu. une courbe très-forte, après laquelle ils se
dirigent très-obliquement vers la base, avant laquelle ils se redres-
sent brusquement et forment avec elle un angle droit, à sommet
aigu ; base coupée presque carrément ; le dessus assez voûté, côtés
de la base assez creux, ligne médiane peu marquée, bords latéraux
très-étroitement aplanis en avant, s'élargissant en arrière, mais à
peine relevés ; superficie criblée de points profonds, serrés et assez
gros, sur les intervalles desquels on aperçoit de petits points pili-
fères, ce qui la fait paraître très-rugueuse. Pédoncule nul. Elytres
à peine d’un tiers plus longues que larges, d’un peu plus d’un mil-
limêtre plus larges que le corselet, base largement tronquée carré-
ment, épaules arrondies, ainsi que le commencement et la partie
postérieure des côtés, qui ne le sont que faiblement vers le milieu,
extrémité visiblement sinuée et peu obtusément arrondie; le dessus
très-voûté; stries assez profondes, distinctement ponctuées,; inter-
valles convexes, couverts de points bien marqués et serrés, for-
mant des plis irréguliers transversaux plus ou moins forts et revêtus
de longs poils peu inclinés en arrière et assez nombreux; rebord
latéral assez étroit. Tout le prosternum et les côtés des deux autres
sections du sternum, tous les épisternes et les côtés de l’abdomen,
à l'exception des deux derniers segments, grossièrement ponctués.
D'un noir bronzé plus luisant sur la tête et en dessous qu’en dessus,
pubescence jaunâire, labre et mandibules ferrugineux, antennes
brunes ou noires, leurs trois premiers articles, palpes et pattes
testacés. Il habite la Présidence du Bengale et le Deccan.
Tr. cyanea Schaum (/sotarsus), Ann. de la Soc. Ent. de
France, 1853, p. 439. — Trichisia cyanescens Motschulski. Bull.
de la Soc. des Natur. de Mosc., 1864, II, p. 332. Long. 10 1/2,
larg. 5 1/5 mill. — Il ressemble au précédent, mais il est, tant en
dessus qu’en dessous, d’une belle couleur bleu foncé, avec la tête
noire, le labre brun, ainsi que les deux derniers articles des palpes
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T, XXI. ll
166 ESSAI MONOGRAPHIQUE
4
maxillaires et le dernier des labiaux ; les antennes noires, avec le
premier article seul ferrugineux, les pattes d’un ferrugineux plus
rouge avec les tarses brunâtres. En outre, le corselet est encore
plus élargi après le milieu, le devant des côtés plus rectiligne,
tandis que le coude est encore plus fort, l’angle postérieur est un
peu moins aigu. Les é/ytres sont encore plus élargies en arrière, et
semblent plus courtes, le milieu des côtés est plus arrondi, le
dessus tout aussi voüté, les stries et les intervalles sont pareils,
mais les plis transversaux moins visibles. Deux femelles de Hong-
Kong.
Tr. azurea Chaudoir (Fpicosmus), Bull. des Natur. de Mose.,
1861, II, p. 348. — Eudema azureum Castelnau, Not. on Austr.
Col., p. 61. Long. 10 1/2, larg. 4 1/2 mill. — Elle ressemble à la
cyanea, mais elle est plus allongée. Le dessous est d’un noir un peu
bleuâtre, tandis que le dessus est d’un beau bleu d’azur. Les
antennes et les pattes sont entièrement d’un brun noirâtre, ainsi
que les tarses. La fée est d’un noir luisant. Le corselet est moins
large et moins court, moins transversal; le milieu des côtés n’est pas
plus arqué que dans le morio, mais devant et derrière ils sont plus
rectilignes, la dent du sommet des angles postérieurs est plus
petite, plus aiguë et précédée d’une indentation, les côtés de la base
sont plus sinués. Les élytres sont visiblement plus étroites et plus
allongées, bien moins arrondies sur les côtés, qui sont presque
parallèles vers le milieu; beaucoup moins voüûtées, surtout dans le
sens de l'axe de l’insecte ; la ponctuation des intervalles est plus
forte que dans le cyanea, presque aussi serrée, et ne forme point de
plis; les poils verticaux sont bien plus courts et noirâtres. Il habite
PAustralie orientale. Dans ma première description, j'avais omis,
par mégarde, d’en indiquer la patrie.
COPTIA.
Brullé. Hist. Nat. des Ins., IV, p. 433.
Panagæus Castelnau. Kollar.
Ce genre, si remarquable par les longues épines dirigées en
arrière, qui sortent du milieu des côtés et du sommet des angles
. postérieurs du corselet, diffère des autres Panagéides par plusieurs
caractères. La /anguelle est plus étroite à son extrémité que dans
les PanagϾus, les paraglosses sont pareils; le dernier article des
oalpes est en triangle plus long que large; il est coupé ebliquement
et l'angle apical est assez aigu. Le Zabre n'est nullement échancré,
il est obtusément arrondi, et les deux points pilifères du milieu sont
très-éloignés du bord antérieur; le #enton est fort peu échancré,
SUR LES PANAGÉIDES. 167
les épilobes garnissent les côtés et le fond de l’échancrure, au
milieu de laquelle on voit une assez grande dent en triangle à peu
près aussi long que large, arrondie à la pointe; les lobes sont lisses,
avec l'angle externe postérieur plus arrondi que l’angle antérieur,
les côtés presque rectilignes, passablement convergents; la distance
entre la suture et l'échancrure assez grande, les deux fossettes très-
grandes et se prolongeant jusqu'aux épilobes. Les antennes sont
fines, elles dépassent peu les épaules; le premier article, assez gros
et allongé, est aminci vers la base, le troisième n’est guère plus
long que les suivants qui sont égaux. Les pailes sont comme dans
les Panayæus, le côté externe des jambes est fortement sillonné, les
tarses sont semblables dans les deux sexes, pas soyeux en dessous,
le quatrième article est faiblement échancré, le cinquième bien plus
long que le précédent, les crochets longs. Le prosternum, qui est
très-ponctué, est creux et rebordé entre les hanches;.les épisternes
postérieurs sont plus longs que larges. L’abdomen est pointillé et
pilifère ; le bord antérieur des trois derniers segments grossière-
ment crénelé, l’anus porte de chaque côté trois points dans le mâle,
et cinq dans la femelle. La {éfe est petite, étroite, à peine étranglée
derrière les yeux, qui ne sont que modérément convexes; le co--
selel trois fois plus large que la tête, très- “élargi et muni en arrière
de quatre longues épines, avec un prolongement étroit et assez
long sur Le pédoncule, qui est distinct; les é/ytres recouvrent des
ailes propres au vol et ressemblent, pour la forme, à celles des
Trichisia.
C. armata Castelnau (Panagœus). Ann. de la Soc. Ent. de
France, 1832, p. 391. — Panagœus quadridentatus Kollar. Ann.
des Wien. Mus., 1836, p. 335, t. XXXI, fig. 3. — Var : Coptia
brunnea Putzeys, Mém. de la Soc. des Sc. de Liège, II, p. 402.
Long. 8 1/2, larg. 3 3/4 mill. — Téfe petite, étroite, à peine étran-
glée derrière les yeux, qui sont modérément convexes, lisse, à
part quelques petits points de chaque côté le long des yeux, épi-
stome lisse, convexe, avec une fossette profonde de chaque côté,
suture peu arquée, très-fine. Corselet deux fois et demie plus large
que la tête, bien plus large que long, très-rétréci vers l'extrémité,
bord antérieur à peine échancré, angles nullement avancés, s’écar-
tant à peine des côtés du col, arrondis; côtés divergeant fortement
en décrivant une très-légère courbe jusqu’au delà du milieu, où ils
se prolongent en une longue épine convexe, épaisse à sa base, très-
pointue à son extrémité et qui se dirige en arrière; angles posté-
rieurs également prolongés en arrière en épine encore plus longue
et tout aussi pointue; entre ces deux épines, une profonde échan-
crure assez large, dont le fond est arrondi ; entre l’épine postérieure
et les côtés du prolongement du milieu de la base sur le pédoncule,
22
PL.
168 ESSAI MONOGRAPHIQUE
une autre échancrure tout aussi profonde, mais plus large; le
dessus convexe, parsemé de petits points assez nombreux, qui
font place à d’autres plus gros sur le prolongement de la base et
sur les côtés jusqu’à la base des quatre épines; ligne médiane pro-
fonde, surtout à son extrémité, qui n'atteint point le bord anté-
rieur, ce dernier bordé d’un assez gros bourrelet; bord latéral
également relevé en bourrelet assez gros antérieurement et dimi-
nuant de grosseur, puis s’oblitérant sur l’épine antérieure; rigole
latérale profonde et s’élargissant en avant; sur les côtés de la base,
une forte impression. Pédoncule court, mais distinct. Étytres pas
plus larges que le corselet avec ses épines, d’un peu plus d’un tiers
plus longues que larges, un peu rectangulaires ; côtés de la base
descendant un peu vers les épaules, qui, quoique très-marquées,
sont bien arrondies, et cependant terminées par une légère saillie
obtuse ; côtés assez parallèles vers le milieu; extrémité assez obtu-
sément arrondie, le dessus descendant très-fortement sur l’extré-
mité et sur les côtés, mais un peu aplani sur la partie antérieure
du disque; fortement sillonné, les points des sillons très-gros,
entamant fortement les bords des intervalles, qui sont convexes et
parsemés de quelques petits points, plus visibles et plus abondants
sur les intervalles latéraux; rigole latérale marquée de fovéoles ;
rebord assez étroit, mais bien relevé; tout le dessus revêtu de
petits poils serrés, assez courts et un peu inclinés en arrière ; rudi-
ment de strie préscutellaire long. En dessous, le prosternum et les
quatre épisternes antérieurs portent de gros points peu serrés,
ceux des côtés du métasternum et de ses épisternes le sont davan-
tage ; sur le premier segment de l'abdomen, il n’y à qu'une rangée
transversale de points, et il n’y en a point de gros sur les côtés des
autres, mais tout l’abdomen est pointillé et pubescent, et les trois
derniers segments sont distinctement crénelés le long du bord pos-
térieur du précédent. D’un noir de poix, quelquefois brunâtre, plus
luisant en dessous, antennes d’un brun très-obscur, avec les bouts
des premiers articles roussâtres; palpes d’un roux clair varié de
brun, mandibules d’un brun rougeûtre vers l'extrémité; pattes
uoires, revêtues d’une pubescence rousse, pubescence du dessus
d'un gris noirâtre. La C. brunnea n’en est qu'une variété de colo-
ration. Outre le type de M. de Castelnau, qui vient de Cayenne, j'en
possède deux autres individus du Venezuela; il paraît qu'il se
retrouve au Brésil.
C. marginicollis. Long. 9, larg. 3 3/4 mill. — Quoique très-
voisine de l’a«armata, elle en est bien distincte. Les dents du corselet
ne diflèrent pas, mais le bord antérieur est coupé carrément et
forme avec le devant des côtés, qui est rectiligne, un angle obtus,
bien marqué, quoique légèrement arrondi au sommet, le disque
\
SUR LES PANAGÉIDES. 169
est moins convexe, bien moins ponctué, les bords latéraux sont
longés par une gouttière profonde décrivant une courbe régulière
depuis le bord antérieur jusqu’à l’épine postérieure; entre cette
gouttière et le devant des côtés jusqu’à l’épine antérieure, le bord
latéral est largement et fortement relevé, surtout près des angles
antérieurs, et le bord même forme un bourrelet un peu épais, sur-
tout antérieurement, le prolongement du milieu de la base est un
peu plus long; la ponctuation de la base très-forte, la ligne
médiane et les deux impressions latérales au moins aussi pro-
fondes. Les é/ylres sont visiblement plus allongées, plus parallèles
et bien moins bombées, plus sinuées et moins obtusément arrondies
à l'extrémité, d’ailleurs striées et ponctuées de même. L’individu
que j'ai décrit fait partie de la collection du comte Mniszech (ci-
devant coll. Dupont) et vient de Cayenne.
MICRIX YS.
Leçonte Proc. Acad. Natur. Sc. Phil., VII, 1854, p. 220.
Eugnathus Leconte, Trans. Amer. Phil. Soc., X, 1853, p. 375.
Le joli insecte, qui à lui seul constitue jusqu'à présent ce genre,
abonde en caractères qui le distinguent des autres Panagéides, bien
que, par son facies, il rappelle un peu le Pan. fasciatus. Je n'ai pu
bien voir la languette, ni dans l'individu de ma collection, ni dans
celui que possède M. Sallé, et M. Leconte ne fait aucune mention
de ce caractère; cependant je ne pense pas que les paraglosses la
dépassent, et je crois qu’ils sont plus ou moins conformés comme
dans les autres genres de cette division. Le dernier article des
pulpes est un peu plus large dans les labiaux que dans les maxil-
laires, il est épais, en triangle plus long que large, arrondi exté-
rieurement et tronqué un peu obliquement à son extrémité, avec
l'angle interne bien arrondi. Le /abre est plan, les angles anté-
rieurs ne sont pas arrondis, le bord antérieur forme un triangle
très-court, dont le plan est un peu incliné, les deux points pilifères
du milieu sont très-rapprochés l’un de l’autre. Les mandibules
sont très-étrangement conformées; celle de droite est voütée dans
sa longueur, mais creuse entre ses deux bords latéraux, qui sont
relevés ; elle se termine en triangle assez aigu, mais nullement en
crochet, le côté extérieur forme un coule non loin de sa base, et,
vers le milieu du côté interne, à la hauteur du bord antérieur du
labre, il y à un angle bien marqué, suivi d’une légère sinuosité ou
échancrure ; celle de gauche n'est que voütée, son extrémité, qui
est arrondie, est très-défléchie, son côté externe forme un coude
arrondi, le bord externe n’est nullement rebordé et le côté interne
170 ESSAI MONOGRAPHIQUE
l’est très-finement. Le menton est très-transversal, peu échancré,
les épilobes garnissent tout le fond de l’échancrure, dont les sépare
une rainure profonde, qui en fait tout le tour, et, au milieu du
bord antérieur, on aperçoit une dent courte, assez large, qui
remonte un peu dans la bouche; l’espace très-court entre la rainure
et la suture du menton porte les deux fossettes ordinaires, qui sont
petites; les lobes latéraux, anguleux devant, non arrondis sur les
côtés, s’élargissent beaucoup vers les angles postérieurs, qui sont
três-arrondis. Les antennes sont assez fortes et atteignent à peine
les épaules, le 1° article est peu allongé, assez renflé et glabre,
avec un gros point en dessus vers le bout, le 3° et Le 11° sont un
peu plus longs que les autres; le 2°, presque égal au 4°, est glabre,
le 3 parsemé de quelques poils, ainsi que la base du 4, le reste de
celui-ci et les suivants ne sont pas très-densément pubescents, ceux-
ci sont plutôt ovalaires qu’en rectangle, et un peu amincis vers la
base ; le 11°se termine en pointe arrondie. Les pattes sont assez
grêles et courtes, elles sont entièrement parsemées de longs poils
assez nombreux; les articles des tarses sont assez coniques, ils ne
sont pas soyeux en dessous, et je crois que dans le Œ, ils sont
dilatès comme dans les Panagæus, mais je n'avance là qu’une
hypothèse; le 4° article n'est que peu échancré, les crochets sont
assez longs. Tout le dessous du corps, à l'exception des trois avant-
derniers segments abdominaux, est perforé de très-gros points fort
profonds, ils sont surtout gros et nombreux sur l’anus; les épi-
sternes postérieurs ne sont pas plus longs que larges, les segments
abdominaux sont fortement crénelés antérieurement. La té/e est
moyenne, carrée, sans vestige d’étranglement derrière les yeux,
qui sont gros, mais peu proéminents; le front est creux et ponctué,
le bord antérieur est profondément échancré pour loger l’épistome,
qui ne dépasse guère les angles antérieurs de la tête, qui sont
rebordés, et dont la suture postérieure est peu arquée; son bord
antérieur forme deux pointes séparées par une très-profonde
échancrure creuse, et qu’une autre échancrure moins profonde
sépare des angles antérieurs de la tête; le corse/et est transversal,
convexe, très-ponctué, fortement pilifère, avec le milieu de la base
un peu prolongé, les angles postérieurs sont aigus et un peu dirigés
en arrière, et les côtés très-arrondis ; les élytres sont soudées, sans
ailes en dessous, ovalaires, séparées du corselet par un pédoncule
bien distinct, très-convexes, avec de très-gros points dans les
sillons et couvertes de longs poils.
On voit par cet exposé des caractères combien celui qu'en à
donné M. Leconte est insuflisant.
M. distinctus Haldeman (Panagœus) Stanbury’s Exped. to
Great Salt Lake, p. 373; Leconte, Proc. Acad. Nat. Sc. Phil. VII,
SUR LES PANAGÉIDES. 171
p. 220; Col. of Kansas and East. New-Mex. p. 1, pl. IL, fig. 2.
Long. 7, larg. 2 3/4 mill. — Téte carrée, pas plus longue que large,
nullement rétrécie derrière les yeux, qui sont grands, mais fort
peu saillants, et sur le bord postérieur desquels le rebord de la
joue remonte légèrement; côtés de la tête fortement rebordés en
avant des yeux, bord antérieur profondément échancré pour
recevoir l’épistome, qui y rentre presque tout à fait et qui est
séparé du front par une suture bien marquée, peu arquée, bord
antérieur de ce dernier formant de chaque côté une saillie étroite,
arrondie à l’extrémité, entre laquelle et les angles antérieurs de
la tête, il y a une échancrure en arc de cercle assez profonde,
derrière laquelle l’épistome est profondément creusé; de plus un
point pilifère de chaque côté; angles antérieurs de la tête visible-
ment relevés; front plan et couvert de gros points pilifères, plus
petits le long du vertex; col lisse, renflé, plus large que la tête
entre les yeux. Corselet transversal, plus large des deux tiers que
la tête, aussi large à son extrémité qu'à sa base entre les angles
postérieurs; bord antérieur légèrement échancré, avec les angles
nullement avancés, assez éloignés des côtés du col, arrondis;
côtés fortement arrondis, surtout vers le milieu, qui est aussi
l'endroit le plus large, légèrement sinués au moment d'arriver aux
angles postérieurs, ceux-ci assez aigus, dirigés en arrière; base
assez prolongée sur le milieu ; prolongement un peu plus large que
le pédoncule, sur lequel il est coupé carrément, ses angles posté-
rieurs un peu obtus, ses côtés divergeant vers les angles du
corselet, dont il est séparé par une échancrure large et assez
profonde, formant un angle rentrant, à fond légèrement arrondi;
le dessus assez convexe, surtout dans sa partie antérieure, criblé
de gros points profonds, peu serrés, dont les intervalles forment
un réseau assez élevé, parsemé d’autres points beaucoup plus
petits, de chacun desquels, ainsi que des plus gros, s'élèvent des
poils verticaux assez longs; antérieurement la convexité s'étend
jusqu’au bord latéral, qui n’est nullement aplani et n’est que très-
finement rebordé, tandis qu'après le milieu, il s’aplanit et se relève
très-légèrement; de chaque côté de la base, une impression linéaire
assez marquée, peu allongée. Pédoncule court mais distinct.
Elytres soudées, guère plus larges que le milieu du corselet, en
ovale environ de moitié plus long que large, assez obtusément
arrondies aux deux extrémités, surtout à la base; épaules assez
descendantes et très-arrondies, côtés peu arrondis vers le milieu,
extrémité faiblement sinuée; le dessus très-convexe, le disque un
peu aplani dans le sens de l’axe, la partie postérieure descendant
presque verticalement sur le bord postérieur; stries fines, pro-
fondes, interrompues par des fovéoles rondes qui entament forte-
172 ESSAI MONOGRAPHIQUE
ment les bords des intervalles, ceux-ci convexes, parsemés de très-
petits points donnant naissance à de longs poils verticaux; les 5° et
7° se rejoignent près de l’extrémité, et, réunis, se prolongent en
carène épaisse et obtuse jusqu’à l'extrémité du 1°‘; rebord latéral
très-étroit. Dessous du corps couvert de très-gros points profonds,
qui se prolongent sur les côtés de l’abdomen et sur presque tout
l'anus, mais ils deviennent beaucoup plus petits sur le métasternum
et sur le milieu de l'abdomen, dont les segments, sont épais,
bombés et grossièrement crénelés le long du bord postérieur du
segment précédent. Pattes peu allongées, revêtues de longs poils.
D'un testacé plus rougeâtre sur la tête et le corselet que sur les
élytres, qui sont plus jaunâtres, ainsi que les épipleures; sur
chaque élytre, un peu après le milieu, une bande brune, qui se
rétrécit peu à peu depuis le bord latéral jusqu’à la 2° strie,
l'extrémité également rembrunie; antennes ferrugineuses, avec de
larges anneaux sur les 2°, 3e et 4° articles ; palpes ferrugineux, un
peu rembrunis sur le dernier article ; mandibules bordées de noir;
dessous du corps d’un brun noirâtre, prosternum rouge avec les
bords antérieur et postérieur bruns, pattes brunes avec Les attaches
des cuisses et les appendices des hanches postérieures rougeûtres ;
poils verticaux du dessus et des pattes d’un blanc jaunâtre, ceux des
bandes des élytres plus foncés.
Les trois individus que j'ai vus, viennent du Texas, l’un appar-
tient au Musée britannique, l’autre à M. Sallé, le troisième est dans
ma collection; ils ont été envoyés tous les trois par M. Belfrage;
mais les premiers individus ont été trouvés à Santa-Fé, dans le
Nouveau Mexique. Cet insecte est encore très-rare dans les collec-
tions d'Europe.
PANAGZÆUS.
Latreille, Hist. Nat. des Crust. et des Ins. VIII, 1804, p. 291.
Carabus vet. auct.
«
Languette cornée, large à son extrémité, avec deux petits
poils ; paraglosses adhérentes à ses côtés, qu’elles dépassent à
peine ou pas du tout.
Palpes à dernier article en triangle assez large, à peu près
comme chez les Epicosmus ; presque aussi élargi que dans les
Craspedophorus, dans quelques espèces américaines (/asciatus,
crucigerus).
Labre peu ou point échancré, les deux points intermédiaires
plus ou moins rapprochés du bord antérieur.
LEE
=
SUR LES PANAGEIDES. 173
Mandibules courtes, larges, toutes deux crochues et aiguës
à l'extrémité.
Menton transversal, modérément échancré; dent du milieu
large et tronquée; lobes triangulaires, très-élargis vers
l'angle postérieur externe, nullement arrondis et quelquefois
légèrement sinués extérieurement, l'angle antérieur assez
aigu.
Antennes pour la plupart peu allongées, modérément
grêles; les trois premiers articles plus où moins revêtus de
poils, les autres pubescents; le premier généralement aminci
vers la base, le 3° un peu plus long que le 4.
Pattes moyennes; plus ou moins parsemées de poils, côté
externe des jambes sillonné ; {arses plus ou moins grêles, non
soyeux en dessous; le 4 article à peine échancré, le 5° assez
long, les crochets assez grêles; les deux premiers articles des
tarses antérieurs du mâle dilatés, revêtus en dessous d’une
brosse serrée; le 1 triangulaire, allongé, coupé un peu obli-
quement à l'extrémité, le 2° en carré aux angles arrondis.
Les côtés du dessous du corps ponctués; épisternes posté-
rieurs allongés.
Tête petite, modérément allongée, étranglée derrière les
yeux, qui sont généralement très-saillants. Corselet toujours
bien plus large que la tête et se rétrécissant vers celle-ci, très-
ponctué. Pédoncule presque toujours court. Élytres recouvrant
des ailes propres au vol, en ovale plus ou moins tronqué à sa
base, plus ou moins convexes, striées, avec des stries
ponctuées, toujours ornées de quatre taches oranges ou
rouges.
On ne rencontre ce genre que dans l'hémisphère boréal. On n’en
connaît que deux espèces européennes, dont l’habitat s'étend sur
l'Asie occidentale, deux autres du Japon et du nord-est de la
Chine; les autres habitent l'Amérique du Nord et l'Amérique
centrale, ainsi que quelques-unes des Antilles.
I. Les trois derniers segments de l’abdomen nullement crénelés le long du bord
antérieur.
Pan. crux major Linné (Carabus) Syst. Nat. I, 2, p. 673;
Dejean, Spec. gèn. des Col. II, p. 286, Jacquelin-Duval, Gener.
174 ESSAI MONOGRAPHIQUE
Carab. pl. 4, fig. 19 — Carabus nobilis Linné, éd. Gmel. I, IV,
p. 1986 — Buprestis equestris Fourcroy, Ent. Paris. I, p. 45 —
Car. bipustulatus Olivier, Entom. III, 35, p. 105, pl. 8, fig. 95 —
Pan. cruxæ Gyllenhal, Ins. Suec. II, p. 78 — Pan. vicinus Gory,
Ann. de la Soc. Ent. de France 1833, p. 214 — Pan. elongatus
Mannerheim, Bull. des Natur. de Mosc. 1842, p. 816. — Var. Pan.
trimaculatus Dejean, Spec. gén. des Coléopt. IT, p. 288; Icon. des
Col. d’Eur. II, p. 88, fig. 4. — Il semble assez inutile de décrire de
nouveau une espèce si connue; cependant, vu sa ressemblance avec
la suivante, il importe d’attirer l'attention sur quelques caractères.
Ainsi la saillie des yeux est extrémement forte et augmentée
encore par la profondeur de l’étranglement postérieur, surtout sur
les côtés; les deux impressions latérales du front sont assez pro-
fondes,; le corselet est bien moins long que large, il est plus rétréci
en avant qu’en arrière, la rondeur des côtés est plus ou moins
forte, et il m'a semblé qu’elle est plus considérable dans les
individus méridionaux que dans ceux des pays situés plus au nord,
sans qu’on puisse les séparer spécifiquement, les angles postérieurs
sont aussi plus ou moins marqués et quelquefois complétement
effacés; ce qui est constant, c’est la ponctuation du dessus, qui se
compose de points assez gros, tous très-égaux, modérément serrés.
Le pêdoncule n’est guère distinct; les é/ytres sont oblongues, la
base est tronquée carrément, quoique les épaules soient largement
arrondies; les côtès sont plus ou moins parallèles, ce qui fait
paraître les élytres de certains individus (e/ongatus Mannerheim)
plus allongées. Les taches des élytres sont plus grandes que dans !
le quadripustulatus, presque tout l’épipleure est jaune, ainsi que
la rigole qui longe le rebord latéral jusqu’à la tache postérieure.
Les articles extérieurs des antennes sont en rectangle assez étroit
et assez allongé, le dernier n’est pas plus long que les précédents.
Il habite presque toute l’Europe, le midi de la Sibérie et tout
l'occident de l’Asie. Je n’en ai point vu d'individus de Syrie, et je
ne crois pas qu’il traverse la Méditerranée. Je ne sais même sion
l'a rencontré dans le midi de l'Espagne. J'ai déjà dit ailleurs que
ce n'est que par erreur que Gory a donné le Brésil pour patrie à
son #icinus, qui ne diffère en rien des individus ordinaires du cu
major. Je possède plusieurs individus établissant le passage du
Cru% Mmaior à la var. trimaculalus, chez lesquels les taches
tendent de plus en plus à se rapprocher.
Pan. quadripustulatus Sturm. Deutschl. Ins. II, t. LXXIIL,
fig. p. P; Dejean, Spec. gén. des Col. IT, p. 288; Icon. des Col.
d'Eur. IT, pl. 88 fig. 3. — Quelques entomologistes l’ont confondu
avec le crux major, dont il diffère par plusieurs caractères mal
observés jusqu’à présent. Toujours plus petits et plus grêles. Té/e
SUR LES PANAGÉIDES. 175
moins étranglée, tant derrière les yeux qu'entre le front et le col,
ce qui fait que ce dernier est moins rétréci antérieurement et que
les yeux ressortent moins; les articles des antennes moins longs,
et paraissant plus gros, le 11° est notablement plus long que les
précédents, tandis qu’ils sont égaux dans le crwx major. Corselet
plus étroit, aussi long que large, presque rond, à peu près aussi
rétréci vers la base que vers l'extrémité, moins fortement arqué
sur le milieu des côtés; angles postérieurs moins arrondis; le
dessus autrement ponctué, car il n’y a que quelques gros points
épars sur la surface, entre lesquels on en aperçoit beaucoup de
tout petits, qui lui donnent une apparence chagrinée, tandis que
dans le cru major tous les points sont gros, serrés et profonds;
antérieurement la convexité du disque s'étend jusqu’au bord
latéral, qui, même après le milieu, est plus étroitement aplani.
Elytres plus étroites, plus ovalaires, moins parallèles, intervalles
des stries plus distinctement ponctués. Coloration identique, rebord
latéral des élytres teint en jaune seulement jusqu’au milieu, le
reste noir, tache postérieure ne dépassant pas la 8: strie. 11 habite
le midi de l’Europe et la Transcaucasie.
Pan. robustus Morawitz. Bull. de l’Acad. des Sc. de S'-Pét.
V, 1863, p. 323, t. I, fig. 13. Long. 10, larg. 4 1/2 mill. — Il
ressemble beaucoup au crux major, mais il est notablement plus
grand. La {éle est plus semblable à celle du guadripustulatus, mais
elle est fortement ponctuée sur le derrière et les côtés du front; les
antennes sont comme celles du erux major. Le corselel offre les
mêmes proportions que dans ce dernier, mais 1l s’élargit fortement
jusqu’au delà du milieu, où les côtés, presque rectilignes antérieu-
rement, décrivent un coude bien marqué, mais arrondi, après lequel
ils se dirigent en ligne droite, mais très-obliquement, vers les
angles postérieurs, qui sont arrondis au sommet et précédés d’une
légère courbe, la base est coupée carrément sur le pédoncule, mais
visiblement échancrée près des angles ; le dessus est plus convexe,
la convexité s'étend antérieurement jusqu’au bord latéral, dont le
rebord est extrêmement fin; entre le coude et le bord postérieur,
les bords sont plus relevés que dans le cux major ; la ponctuation
de la surface est notablement plus serrée, les points mêmes sont à
peine plus petits. Les é/ytres sont un peu plus amples, d’ailleurs
conformées, striées et ponctuées de même. Un individu femelle,
venant du Japon, m'a été donné par M. Sallé.
Pan. japonicus Chaudoir. Bull. de Ia Soc. des Natur. de Mosc.
18614 IT, p. 356 — P. s'ubripes Morawitz, Bull. de l’Acad. des Sc.
de S'-Pét. 1863, p.323, t. I, fig. 14. Long. 11-12, larg. 4 1/4-4 4/5 mill.
— Bien plus grand que le cwx inajor et même que le précédent,
et se distinguant de suite de l’un et de Fautre par ses pattes
176 ESSAI MONOGRAPHIQUE :
testacées. Il est d’un noir un peu plus brunâtre, le bord antérieur
du labre est ferrugineux, les palpes sont d’un brun rougeûtre, les
antennes brunes, avec le 1° article ferrugineux; les genoux
et les tarses sont un peu rembrunis, les hanches, les attaches des
cuisses et les appendices postérieurs d’un brun foncé; les taches
des élytres sont comme dans le quadripustulatus, mais d'une cou-
leur orangée moins rouge. Le front est un peu ponctué, peu
ondulé, l'impression qui le sépare du col, moins profonde que dans le
crux major, ce dernier plus large, plus cylindrique, moins rétréci
antérieurement. Le corselel est assez semblable par la forme, mais il
est un peu plus court, sa partie la plus large un peu après le milieu,
mais moins rapprochée de la base que dans le robustus; la partie
postérieure des côtés forme un petit coude très-arrondi, suivi d’une
légère échancrure, avant de toucher l’angle postérieur; le dessus
est aussi convexe que dans ce dernier, les bords latéraux sont
conformés de même; la ponctuation de la surface est aussi serrée,
mais les points sont un peu plus petits; la pubescence est jaune.
Les élytres sont un peu plus ovalaires que dans le crux major,
légèrement rétrécies vers les épaules, qui sont un peu plus
arrondies; les stries sont plus profondes, les points dans les stries
beaucoup plus petits; les intervalles plus convexés, plus distincte-
ment et plus densément ponctués. L'un de mes individus vient du
Japon, l’autre a été pris sur les bords de l'Oussouri par le profes-
seur Dybowski.
Il. Les trois derniers segments de l’abdomen crénelés, chacun le long du bord
postérieur du précédent.
A. Corselet assez régulièrement arrondi sur les côtés. (Le dessus brièvement
pubescent).
4. Élytres larges et courtes.
Pan. panamensis (Laferté) Chaudoir. Bull. de la Soc. des
Natur. de Mosc. 1861, Il, p. 352. Long. 11, larg. 4 4/5 mill. — De
la grandeur du crucigerus, mais beaucoup plus large. Corselel bien
plus large, plus transversal, fortement et régulièrement arrondi sur
les côtés, atteignant au milieu sa plus grande largeur; angles
postérieurs très-obtus, peu marqués, un peu relevés; base coupée
plus carrément; le dessus plus fortement ponctué, plus déprimé le
long de la base; bord latéral assez largement aplani, mais relevé
seulement vers les angles postérieurs; fossettes basales plus larges,
ligne médiane plus marquée. E/ytres bien plus larges, et par là
même bien moins allongées, plus largement tronquées à la base;
côtés moins parallèles; points des stries beaucoup plus gros,
entamant fortementles bords des intervalles, ceux-ci plus convexes;
SUR LES PANAGÉIDES. 177
antennes plus grosses; pubescence du dessus un peu plus longue,
celle du corselet plus noire; bande antérieure des élytres plus
oblique et formant derrière un angle saillant sur les 4° et 5° inter-
valles. Deux individus provenant des collections Laferté et Solier,
venant de Panama.
Pan. quadrisignatus Chevrolat. Col. du Mexique, 8° fasc.
n° 187 — P. Thom«æ Schaum, Ann. de la Soc. Ent. de France
1853, p. 44i = P. mexicanus Putzeys, Mém. de la Soc. des Sc. de
Liège IT, 1846, p. 401. Long. 10, larg. 4 1/2 mill. — Intermédiaire
entre le panamensis et le crucigerus. Corselet plus large que dans
ce dernier, mais bien plus court, plus transversal, milieu des côtés
plus arqué; côté externe des angles postérieurs bien plus brièvement
recourbé en dehors et base plus large, ce qui fait que la partie
postérieure des côtés est moins brusquement rentrante; côtés du
dessus de la base plus creux; partie postérieure des bords latéraux
plus largement et plus fortement relevée; points de la surface plus
gros. Ælytres un peu plus larges, mais surtout bien plus
raccourcies, plus largement et plus carrément tronquées à leur
base, notablement plus larges que le corselet; le dessus bien plus
convexe postérieurement; stries plus profondes, les points dans les
stries encore un peu plus gros et plus rapprochés les uns des
autres; intervalles plus convexes, leur ponctuation un peu moins
serrée; rebord latéral moins étroit; bord antérieur des segments
de l'abdomen pas plus fortement crénelé que dans le crucigerus.
Bande antérieure des élytres un peu échancrée à son bord anté-
rieur, tache du 4° intervalle prolongée jusqu’au milieu et se
rapprochant beaucoup de la bande postérieure, qui, devant, est très-
arrondie et fortement échancrée à son bord postérieur, les deux
taches externes placées un peu plus en arrière que les autres.
J'en possède un individu typique, venant du Mexique et prove-
nant de la collection de M. Chevrolat, et un second, également
typique, donné par le Musée de Berlin et venant de l'ile Saint-
Thomas.
2, Élytres allongées.
Pan. crucigerus Say. Trans. Am. Phil. Soc. II, p. 69 —
P. lapidarius Lafertè. Ann. de la Soc. Ent. de France 1851, p. 223.
Long. 10 1/2, larg. 4 1/4 mill. — Plus grand et plus allongé que
le crux major; taches des élytres plus rouges. Col plus large, moins
étranglé antérieurement, yeux moins saillants, plus gros, mais
moins hémisphériques, front moins imprimé sur les côtés, parsemé
entre les yeux de quelques gros points. Corselet un peu moins
court, de même largeur, plus rétréci vers l'extrémité, atteignant
178 ESSAI MONOGRAPHIQUE
sa plus grande largeur un peu après le milieu, où les côtés, fort
peu arrondis antérieurement, sont fortement arqués et se replient
fortement en dedans vers la’base, quoique moins brusquement que
dans le /ascialus; angles postérieurs droits, aigus, saillants en
dehors et précédés d’une assez grande échancrure ; base légèrement
échancrée près des angles, d’ailleurs coupée carrément; convexite
du devant plus forte que dans le crux major, et arrivant sans
s’aplanir jusqu'au rebord latéral, qui est extrêmement fin; bords
latéraux un peu aplanis dans leur partie postérieure, sans toutefois
se relever; au lieu d’excavations, il n’y a de chaque côté de la base
qu'un trait fin peu imprimé; les points sont d’un soupçon plus
petits, mais un peu plus serrês. Ælytres un peu plus larges que le
corselet, plus allongées que celles du cru major, parallèles dans
leur première moitié, moins obtusément arrondies à l'extrémité ;
base tronquée plus carrément, épaules carrées, mais bien arrondies
au sommet; le dessus n’est guère plus convexe; les stries, peu
profondes, sont plutôt des rangées de gros points peu rapprochés
les uns des autres; les intervalles, pointillés à peu près de même,
ne sont un peu convexes que vers l'extrémité, la pubescence est
pareille et jaunâtre sur le corselet. 11 habite les États méridionaux
de l’Union américaine.
B. Corselet très-brusquement rétréci après le milieu et comme étranglé avant
sa base.
Pan. fasciatus Say, Trans. Am. Phil. Soc., II, p. 70. Long. 8-
8 1/2, larg, 3 1/5-3 2/5 mill. — Cette jolie espèce, connue depuis
longtemps, paraît ne pas avoir encore été figurée, ce qui est regret-
table, car une figure ferait mieux comprendre la forme du cor-
selet. Comparée au crux major, la tête n’est pas plus grosse, mais
le front est plus convexe postérieurement, ponctué et très-hérissé
de poils verticaux; les impressions latérales ne sont visibles que
sur le devant, l’étranglement entre le front et le col est plus pro-
fond, à cause de la forte convexité du premier, mais le col est plus”
gros, un peu ponctué en dessus; les yeux sont un peu moins ressor-
tants, quoique hémisphériques ; les palpes et les antennes différent
peu, cependant le premier article de celles-ci est plus mince, plus
cylindrique; il y à plus de poils sur les trois premiers, et les sui-
vants sont plus densément pubescents. Le corselei a la même lar-
geur, mais il est un peu plus long; la partie antérieure est à peu
prés rétrécie de même, mais le devant des côtés est moins arrondi,
et ils vont en divergeant jusque bien au delà du milieu, après quoi
ils se recourbent brusquement en décrivant une courbe très-forte,
et se dirigent verticalement sur l’axe de l’insecte, puis, non loin de
SUR LES PANAGÉIDES. 179
la base, ils se redressent subitement, formant un angle rentrant
droit, dont le fond est arrondi, et tombent à angle aigu sur la base
qui est très-étroite, coupée carrément sur le pédoncule et très-lége-
rement échancrée près des angles; le dessus est très-convexe
(pulvinatus); antérieurement la convexité s'étend jusqu’au rebord
latéral, qui est très-fin et très-étroit, mais bientôt le bord latéral
s’aplatit peu à peu autour du coude que forment les côtés jusqu'au
fond de l’angle rentrant postérieur; il est même un peu relevé,
ainsi que le sommet des angles aigus de la base; la superficie est
ponctuée de même, mais plus hérissée de longs poils jaunes; la
ligne médiane et les impressions des côtés de la base sont bien
moins marquées. Le pédoncule, quoique fort court, est un peu plus
distinct. Les élytres ont à peu près les mêmes proportions, mais la
base est tronquée très-carrément et plus large entre les épaules,
dont le sommet est assez arrondi; cette largeur de la base fait
paraître l’extrémité plus rétrécie; le dessus est un peu plus con-
vexe en avant et descend un peu moins vers l'extrémité; Les stries
ne sont pas plus profondes, mais les points bien plus gros; les inter-
valles sont pointillés de même, mais plus hérissés de poils verti-
caux comme ceux du corselet. Le dessous est ponctué de même,
l’abdomen est plus densément pointillé, les trois derniers segments
légèrement crénelés antérieurement, et tout le dessous plus hérissé
de poils. Tête et corselet d’un rouge-sanguin, prosternum plus
brunâtre, ses épisternes plus clairs, les épipleures du corselet et
des élytres testacées; élytres d’un jaune orangé, avec une étroite
bordure noire, qui longe la base depuis l'épaule jusqu’à la
l'esirie; une bande assez étroite, de même couleur, qui traverse
la suture, après le milieu, et va en s’élargissant un peu extérieu-
rement depuis le 6° intervalle jusqu’à la 9° strie; elle se dilate
légèrement sur la suture; l'extrémité est aussi noire et s’avance un
peu en forme d’angle sur la suture dans la bande jaune, qui sépare
la bande brune du milieu, de l'extrémité; les poils de la superficie
suivent la couleur du fond sur lequel ils s'élèvent. Les antennes
sont noires avec le premier article d’un testacé rougeûtre ; les palpes
d’un noir brunâtre, avec le premier article des maxillaires, ainsi
que la base et l'extrémité du second ferrugineux; le labre et la
base des mandibules bruns, le bord antérieur du premier rouge,
le dessous du corps et les pattes noirs; l’abdomen quelquefois
d’un brun plus ou moins rougeñtre, les appendices des hanches
postérieures rouges. Cette espèce, à laquelle le Micrixys dis-
inclus ressemble un peu par la on habite aussi les États
méridionaux de l’Union américaine et semble y être assez com-
mue.
Pan. Sallei Chaudoir. Bull. de la Soc. des Natur. de Mosc.,
180 ESSAI MONOGRAPHIQUE
1861, II, p. 353. Long. 10 1/2-12, larg. 4 1/3-5 mill. — Il se rap-
proche beaucoup par la forme du /üsciatus, mais il est bien plus
grand et d’une couleur plus sombre. Il est entièrement d’un noir
obscur, plus luisant en dessous qu’en dessus; les élytres sont d’un
‘jaune orangé plus obscur, la bordure noire de la base arrive
jusqu’à l’écusson, la bande du milieu s’élargit davantage vers les
bords latéraux et s’y réunit aux épipleures, qui sont aussi noires, la
bande postérieure jaune ne dépasse pas la 9 strie, de sorte que la
rigole et le rebord latéraux sont noirs, ainsi que l'extrémité, qui ne
pénètre pas en forme d'angle sur la suture dans le bord postérieur
de la bande jaune. La {ele est un peu plus allongée, les yeux sont
moins proéminents; le derrière du front est plus grossièrement
ponctué et moins convexe, les impressions latérales sont plus
prolongées en arrière et plus profondes; les antennes plus courtes
et plus fortes, leurs articles plus courts et plus épais; les palpes un
peu plus forts. Le corselet est plus large et plus court, la forme de
ses côtés est à peu près la même, ainsi que celle de sa base; le
dessus est parsemé de points tout aussi gros, mais moins serrés, et
leurs intervalles sont semés de tout petits points, qui les rendent
rugueux et qui donnent naissance à de nombreux poils verticaux
et très-longs, ce qui fait paraître la surface très-velue; la convexité
est bien moindre, mais elle s'étend même vers le milieu des côtés,
jusqu'aux bords latéraux; la base est plus aplanie. Les é/ytres ont
à peu près la même forme, mais elles sont plus larges, sans être
proportionnellement plus longues, bien plus convexes, surtout
descendant bien plus fortement sur l’extrémité; les points dans les
stries sont plus gros et moins rapprochés les uns des autres, les
intervalles plus distinctement ponctués et couverts, comme le cor-
selet, de poils verticaux très-longs et très-abordants, qui changent
du jaune au noir suivant la partie de l’élytre où ils s'élèvent.
Le dessous est beaucoup plus ponctué que dans le fasciatus, les
crénelures du bord antérieur des trois derniers segments de
l'abdomen sont très-fortes; il y a une rangée de gros points en tra-
vers du quatrième avant-dernier segment, et plusieurs autres sur
les côtés des suivants et même de l'anus, les segments eux-mêmes
sont plus épais et plus bombés; les pattes et surtout les tarses sont
plus forts. M. Sallé en a pris un certain nombre d'individus près
de Cordova, au Mexique. Quelques autres, venant de Puebla, diffé-
rent du type par les angles postérieurs du corselet moins aigus,
nullement saillants en dehors et simplement droits.
NoTE. — J'ai promis de donner à la fin de ce travail les carac-
tères du genre (reobèus, qui ne fait point partie de ce groupe.
D ©
SUR LES PANAGÉIDES. 181
GEOBIUS.
Dejean, Spec. gén. des Coléopt., V, p. 604.
Philogeus, Blanchard, Hist. des Ins., I, p. 355.
Languette cornée, carrée, pas dilatée antérieurement, tron-
quée et munie de deux soies; paraglosses adhérentes à ses
bords latéraux, étroites et terminées par un tout petit lobe
triangulaire.
Mâchoires allongées, parallèles, densément ciliées en dedans,
avec un érés-pelit crochet à l'extrémité; le lobe inférieur
biarticulé, le 2° article éfroit, obtusément pointu, dépassant
peu la mâchoire.
Palpes maxillaires longs, gréles, glabres ; pénultième ar-
ticle plus court que ses deux voisins et tronqué très-oblique-
ment à son extrémité externe, le 2° peu renflé, le dernier en
ovale très-allongé, dont le côté interne, très-droit, est creusé
longitudinalement en sillon, et se rétrécit brusquement tout
près de la base; le dernier article des labiaux est très-grand,
parsemé de petits poils, dilaté comme dans les Craspedophorus;
l’angle interne est à peine arrondi.
. Labre carré, marqué sur le milieu d’un large sillon longitu-
dinal, qui n’atteint pas le bord antérieur qui est très-finement
pointillé, n’est nullement échancré et n’a qu'un seul petit point
pilifère près de chaque angle antérieur.
Mandibules fortes, avancées, convexes, assez arquées exté-
rieurement, #10ins aiguës que dans la plupart des Panagéides;
celle de gauche terminée par un crochet plus long, formant
avec le côté interne un angle droit, au fond duquel on aperçoit
une légère indentation.
Menton très-légèrement échancré à son bord antérieur, avec
une dent médiane étroite et aiguë ; la pièce basilaire est plane
avec deux excavations peu profondes; les lobes latéraux.
s'élargissent beaucoup extérieurement vers la base, les côtés
ne sont point arrondis, tandis que l'angle antérieur l’est; 1l
y à une assez grande distance entre la suture et le fond de
l'échancrure.
Antennes dépassant un peu l'épaule, très-grêles; 1% article
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE T, XXI. 12
A:
182 ESSAI MONOGRAPHIQUE
assez court, gros, ovalaire, avec un point pilifère sur le haut
près de l'extrémité, le 2°, le plus court de tous, portant à peine
quelques petits poils, très-légèrement conique, ainsi que
le 3, qui est parsemé d’un plus grand nombre de poils, et qui
a la même longueur que tous les suivants, qui sont finement
pubescents, en rectangles très-longs et très-étroits, avec
l'extrémité du 11° un peu en pointe.
Pattes moyennes, parsemées de poils, plus longs et plus
forts aux quatre jambes postérieures; côté externe des jambes
sillonné; tarses assez grêles, glabres en dessus, ciliés en
dessous, articles 1-4 diminuant peu à peu de longueur, le
4° tronqué carrément, le 5° long, égal au 1°, les crochets
forts et longs; les tarses semblables dans les deux sexes.
Sternum presque lisse, à peine ponctué; épisternes posté-
rieurs assez allongés, sillonnés le long des bords ; pointe du
prosternum entre les hanches creuse, avec les bords un peu
relevés.
Abdomen parsemé de petits points pilifères, les trois derniers
segments très-finement striés le long du bord antérieur; deux
points assez gros, mais peu profonds, de chaque côté près du
bord postérieur de l’anus, qui est très-obtusément arrondi.
Téte petite, plus longue que large, distinctement, mais peu
profondément étranglée à la hauteur du bord postérieur des
yeux, qui sont saillants et presque hémisphériques, le front
est lisse et a, de chaque côté, un long sillon un peu sinué,
épistome presque aussi long que large, s’avançant entre la
base des mandibules, coupé carrément en avant, avec un angle
aigu de chaque côté et une suture très-fine et arrondie qui le
sépare du front, les angles antérieurs de la tête un peu
arrondis; col gros, un peu renflé en arrière. Corselet bien plus
large que la téte, presque aussi long que large, en carré légè-
rement rétréci en avant, tronqué carrément aux deux bouts,
assez arrondi sur les côtés, angles postérieurs presque droits,
nullement arrondis ; convexe, parsemé de points pilifères peu
profonds et peu serrés, avec une petite fossette ovalaire pro-
fonde de chaque côté de la base, et un rebord qui reste fin sur
toute la longueur des côtés. Pédoncule très-court. Élytres non
soudées, recouvrant des ailes, plus larges que le corselet et de
SUR LES PANAGÉIDES. 183
près du double plus longues que larges, tronquées à la base,
avec les épaules bien arrondies, parallèles, semi-cylindriques,
descendant fortement sur l'extrémité; striées, stries fortement
ponctuées, intervalles peu convexes, parsemés de points bien
marqués, pilifères, rudiment de strie préscutellaire long;
ourlet basal large, très-marqué, allant de l’écusson à l’épaule ;
pubescence assez sensible.
Le Geob. pubescens Dejean, qui habite la République Argen-
tine, est la seule espèce connue de ce genre, qui diffère des Pana-
géides par le labre qui n’a que deux points près du bord antérieur,
par la forme des mâchoires, des mandibules, de la languette,
l'absence de poils sur le dernier article des palpes maxillaires, qui
n'est point dilaté, et sur le dessus des tarses, par l'absence de
ponctuation sur le dessous du corps, etc. Quoique se rapprochant
des Pelecium, il constitue à lui seul une section distincte. Il a peut-
être aussi quelque affinité avec les Lachnophorides.
TABLEAU ALPHABÉTIQUE
DES GENRES, DES ESPÈCES ET DES SYNONYMES.
pes
Pages. Pages
BRACHYONYCHUS n. £. 86 brunnea Putz. (Var.) . : ., . 467
humeratus Cid. . . .. 99 marginicollis n. sp. . . . 168
Éevipennis-n: "Sp; /170 FLN ST CRASPEDOPHORUS Hope. 90
sublævis Chd. . . . . 89 æqualitas Thoms. :. : :. 1) 99
BUPRESTIS. angularis Schaum. . . . 154
à arcualicollis Murray . . . 147
equestris Geoffr, . . . 173 brevicollis Dei. . /:: %1402
CARABUS. conidus Murray 111061 DR AO0f
bousialatis OÙ, 4 SR Erichsoni Murray. : . : 417
cruz major L. | . . . À eustalactus Gerst. |, UE PINCE
Te TL | 1 eximius Laferté: LL RME ER
er 4 É gabonicus Thoms. : ! : 1295
nos RAD. 00 OU 1.20 AAÂS grossns Hope. «ti MAS MNISS
CopriA Brullé. 166 impictus Bohem. . . . 99
CRUE LE ACC MS ARS POTENEZANE ( r | Laferter Murray ! 4.01%) 1U010295
184
laticeps n. sp.
Leprieuri Cast.
longicornis Schaum. .
regalis Gory.
ruficrus Laferté
strangulatus Murray .
Symei Murray.
tetrastigma Chd.
unicolor n. sp.
vicinus Murray.
Westermanni Laferté.
Drscissus H. W. Bates.
angularis Schaum.
cereus Mac Leay.
guttiferus Schaum.
-longicornis Schaum .
mirandus Bates.
obscuricornis Laferté.
Pradieri n. sp.
quadrinotatus Motsch.
Ericosmus Chaud.
alternans Cast.
Australasiæ Chd.
australis Dej,
azureus Chd.
basifasciatus Chd.
Bonvouloiri Chd.
Castelnaui Chd,
comptus Laferté .
corpulentus n. sp,
difficilis n. sp.
Erichsoni Hope.
festivus Klug.
gratiosus n. sp.
gratus Chd.
hexagonus Chd. .
hilaris Laferté.
humeratus Chd.
insignis Schaum.
lævifrons Schaum.
laticollis Chd.
longicollis ? Chd. .
mandarinus Schaum,
microcephalus Dej. .
Mniszechi n. sp.
Mouhoti Chd.
Pages,
103
97
153
100
94
107
144
91
101
140
93
149
154
450
151
153
152
154
153
152
104
132
199
131
166
197
193
412
130
131
1148
: EL
105
122
108
114
110
89
127
106
495
132
113
108
109
124
ESSAI MONOGRAPHIQUE
nobilis Deij.
notulatus Fabr.
ornatus Boh.
oxygonus Chd.
pretiosus Chd.
pubiger Chd.
rockhamptoniensis ? Cast.
Saundersi Chd.
selenoderus Laferté
stenocephalus Reiche.
strangulatus Murray .
subiævis Chd.
tetrastigma Chd. .
tropicus Hope.
EPIGRAPHUS n. g.
arcuaticollis Murray .
amplicollis Schaum
EupEmA Cast.
alternans Cast.
australe Cast.
azureum (Cast.
bifasciatum Fabr.
convexzum W. Mac Leay jun.
elongatum Cast.
rockhamptoniense Cast.
EUGNATHAUS.
EUSCHIZOMERUS Chaud.
æneipennis Chd.
æneus Chd.
Buqueti Chd.
denticollis Kollar.
elongatus Chd.
GEOBIUS Dej.
pubescens Dej.
ISOTARSUS Laferté.
amphoollis Schaum. .
comptus Laferté
cyaneus Schaum .
eustalactus Gerst,
exaratus Schaum.
eæimius Laferté
eximius Sommer .
flavopilosus Laferté
ACER s
SUR LES PANAGÉIDES.
guttiferus Schaum.
hilaris Laferté.
insignis Schaum.
lϾvifrons Schaum.
mandarinus Schaum.
marginicollis Schaum.
morio Laferté.
obscuricornis Laferté.
ruficrus Laferté
rufipalpis Laferté.
selenoderus Laferté
sinualicollis Laferté .
Sommeri Chd.
tenuipunctatus Laferté
Westermanni Laferté.
Micrixys Leconte.
distinctus Haldeman .
MICROCOSMUS n. gen.
amabilis Dej.
angolensis n. sp.
aurantiacus n. Sp.
cruciatus Dej.
flavopilosus Laferté
lætiusculus n. sp.
lætus Dej.
planicollis n. sp.
Symei Murr. (Var.?).
tenuipunctatus Laferté
vicinus Murray SN
villosulus nob. (var. ou esp. ?)
PANAGÆUS Latr.
amabilis Dej.
armatus Cast.
australis Dej.
bifasciatus Cast. .
brevicollis Dej.
cereus Mac Leay.
cruciatus Dej.
crucigerus Say.
crux Gyll.
crux-major L.
denticollis Kollar.
distinctus Haldem.
elegans Dej.
elongatus Mann. .
Pages.
451
410
497
106
4143
142
165
154
94
1140
109
91
435
149
93
169
170
139
145
141
143
145
142
145
144
146
144
142
140
144
172
145
167
431
112
102
149
145
177
173
»
161
170
15
173
Erichsoni Hope.
fasciatus Say.
festivus Klug.
geniculatus Wiedem .
grandis Imhof.
grossus Hope.
impictus Boh.
japonicus Chd.
Klugi Hope
lœtus Dej. s
lapidarius Laferté.
Leprieuri Cast.
mexicanus Putz. .
microcephalus Dej.
nobilis Dej.
notulatus Dej.
ornatus Boh.
panamensis Chd.
pretiosus Chd.
quadridentatus Kollar.
quadripustulatus Sturm.
quadrisignatus Chevr.
Raddoni Hope
regalis Gory.
robustus Moraw.
rubripes Moraw.
Sallei Chd.
Savagei Hope.
Sayersi Hope.
singularis Bates .
stenocephalus Reiche.
Strachani Hope.
Thomæ Schaum.
tomentosus Vig. .
trimaculatus Dej. (Var.) .
tropicus Hope.
versulus Cast.
vicinus Gory.
PERONOMERUS Schaum.
æratus Chd. .
fumatus Schaum .
nigrinus Bates.
quadrinotatus Motsch.
PHILOGEUS.
PIMELIA.
bifasciata Fabr. .
186 ESSAI MONOGRAPHIQUE SUR LES PANAGÉIDES.
Pages.
TINODERUS n. g. 155 TRicHisiA Motsch.
singularis Bates . . . . 156 azurea Chd.
cyanea Schaum
TINOGNATHUS n. g. 437 cyanescens Motsch.
parvicéps ni sp. 01 TEA morio Laferté.
> —
ARANEIDES NOUVEAUX
POUR LA FAUNE BEIGE
PAR LÉON BECKER.
— SÉANCE DU 2 NOVEMBRE 14578 —
M. Dietz, notre collègue anversois, a bien voulu, dans ses
chasses, recueillir à mon intention des Aranéides,; il m'a fait un
premier envoi très-intéressant dont je le remercie beaucoup.
Les localités qu’il explore, sont peu connues, au moins au point
de vue arachnologique; aussi ses premières recherches enri-
chissent-elles déjà notre faune de deux espèces nouvelles.
Pardosa lugubris. Walckenaer (1802).
A Deurne, près d'Anvers. — M. Donckier, presque en même
temps, me l’apportait de Dave, près de Namur, et moi-même, je la
capturais dans les ruines de l’abbaye de Villers, et à Redu, dans le
Luxembourg.
Oxyptila sanctuaria. Cambridge (1871).
A Lillo, dans les Polders; en France, outre les environs de Paris,
on la trouve au bord dela mer ; à Dieppe, à Villers-sur-Mer, etc., etc.
M. Pierret a découvert également deux espèces nouvelles pour
nous, dans une excursion faite à Heyst, du côté de Knocke.
Hyctia Nivoyi. H. Lucas (1842).
Ce genre, qui n’avait pas encore de représentant en Belgique,
prend place dans les Attidæ, après le genre Salticus.
Heyst. — Elle habite ordinairement les endroits ombragés et
humides, et se tient sur les jones et les roseaux.
Xysticus sabulosus. Hahn (1831).
À Heyst. — Elle habite les plages; on la rencontre parfois sous
les pierres, dans les endroits sablonneux.
188 ARANÉIDES NOUVEAUX.
Enfin, moi-même, dans des chasses récentes, je suis parvenu à
découvrir quelques Aranéides nouvelles pour nous.
Tegenaria domestica. Clerck (1757).
Villers-la-Ville. — On la rencontre le plus souvent dans l’inté-
rieur des habitations.
M. Dietz l’a capturée depuis, aux environs d'Anvers.
Singa albovittata. Westring (1851).
J'ai découvert cette espèce d’Eperidæ à Redu, dans la province de
Luxembourg; elle est peu commune et vit dans les hautes herbes;
elle se tient le plus souvent à la base de ces touffes d’herbes ou de
bruyères ; elle construit une très-petite toile régulière.
Pirata Knorri. Scopoli (1763).
Elle prend place dans notre catalogue, avant la P. latilans.
Je l’ai observée à Redu, dans la province de Luxembourg, cou-
rant au bord de la Lesse. M. E. Simon la cite des environs de Spa
Cæœlotes inermis. L. Koch (1855).
C’est encore à Redu, dans la province de Luxembourg, que j'ai
découvert ce Cælotes, qui prend place après l’Atropos; 1l est rare.
On le prend sous les pierres, dans les bois.
Oxyptila horticola. C. Koch (1837).
Je viens de la découvrir à Boistfort, dans les mousses des bois.
- 25
2
COMPTES-RENDUS DES SÉANCES
DE LA
SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE
DE BELGIQUE.
ANNÉE 1878.
Assemblée mensuelle du ÿ janvier 1878.
PRÉSIDENCE DE M. ROELOrS.
La séance est ouverte à 7 1/2 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 1° décembre 1877
est approuvé.
Le Président annonce que MM. Weinmann, Fologne et Preud-
homme de Borre ont été continués dans leurs fonctions de vice-
président, trésorier et secrétaire pour l’année 1878. M. H. Donckier
de Donceel a été chargé par le Conseil de faire les fonctions de sous-
bibliothécaire.
Depuis la dernière séance mensuelle, nous avons appris le décès
de l’un de nos membres effectifs, M. P. Pellet, de Perpignan.
Trois autres membres eflectifs ont adressé leurs démissions:
MM. de Bertolini, Vanden Broeck et Willain.
Depuis la dernière séance, le Conseil a admis trois nouveaux
membres effectifs : MM. Victor Frédéric, de Bruxelles, présenté par
MM. Dufour et Preudhomme de Borre; Ch. Brongniart, de Paris,
présenté par MM. de Selys-Longchamps et Preudhomme de Borre,
et Léon Becker, peintre, à Ixelles, présenté par MM. Roelofs et
Capronnier.
Le Secrétaire donne lecture de la correspondance.
M. H. Donckier donne lecture d’une note de M. Heylaerts sur
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXI. a
IT
la chenille etles métamorphoses del A cidalin herbariata. Cette note
sera insérée, accompagnée de gravures sur bois, dans les Annales.
MM. Ch. et H. Donckier pensent que l’Acidalia herbariala doit
avoir deux éclosions par an. Ils l’ont observée au commencement
de juin et en septembre-octobre, avec une interruption entre les
deux apparitions. M. H. Donckier en a obtenu d'éducation au mois
d'avril.
M. H. Donckier fait voir, réunies dans un cadre :
La variété de Vanessa cardui L., prise à Uccle par M. Stevens
et dont il a été question dans la séance du 1° décembre 1877; une
deuxième variété de la même espèce, prise à Tillesse, province de
Liège, par M. Ch. Minette: la variété Zchnusoides de Selys de
V. wrticæ. Cette dernière appartient à M. Ch. Donckier; elle a été
prise à Huy, vers 1817 ou 1818. M. de Selys l’a décrite dans son
Enumération des Lépidoptères de Belgique, p. 31; une aberration
de V. C.-album appartenant aux collections du Musée. :
L'assemblée décide que les descriptions de ces variétés, que
M. H. Donckier lit ensuite, seront imprimées dans les Annales avec
la description lue par M. Lambrichs à la séance du 1° décembre
1877, et qu'une planche en chromolithographie y sera jointe.
M. Dufour annonce qu’on lui a envoyé cette année trois exem-
plaires de la variété du Satyrus Semele qu'avait autrefois signalée
M. Lambrichs. Ils proviennent de Heyst, comme celui de M. Lam-
brichs.
M. de Selys-Longchamps demande la parole et donne lecture
d’une notice envoyée par son auteur, M. Brongniart :
SUR LA DÉCOUVERTE D'UN ORTHOPTÈRE COUREUR DE LA FAMILLE
DES PHASMIENS, DANS LES TERRAINS SUPRA-HOUILLERS DE
COMMENTRY (ALLIER) (Protophasma Dumasii),
par M. Charles Brongniart,
membre des Sociétés entomologique de France et géologique de France et de Manchester
et de l'Académie des Sciences naturelles de Philadelphie.
Les Articulés des terrains houillers sont peu nombreux, et leur
étude est difficile.
MM. Goldenberg, Scudder, Woodward ont fait connaître déjà
un grand nombre d’Articulés; ce sont principalement des Blattina,
des Mantiens, des Hémérobes, ete...
Les Phasmes n'étaient pas encore représentés à l’état fossile et
c'est de la découverte d’un de ces insectes que je désire entretenir
la Société. M. Fayol, ingénieur des mines, l’a rencontré à Com-
mentry dans les terrains houillers, à 5"50 du toit de la grande
couche, sur une argile compacte, grise, micacée.
III
On remarque sur l'empreinte une matière brunâtre qui ressemble
à un tégument (!).
Ce magnifique Orthoptère se montre de profil, couché sur le côté
droit, et toutes les parties de son corps, sauf l’abdomen, sont con-
servées. On peut observer même à l’œil nu les pattes complètes,
qui sont toutes finement dentelées en scie; on en peut étudier la
tête, un des yeux, les antennes et les palpes; enfin les élytres, dont
l’une est encore très-nette, et les grandes ailes (ou de la seconde
paire), toutes deux à peu près intactes.
Lès Phasmiens ont été l’objet de travaux approfondis de
MM. Audinet-Serville, Westwood et Gray. Ce dernier auteur
divise les Spectres en deux grands groupes : les Aplerophasmaina,
ou Phasmiens privés d'ailes, et les P{erophasmina, où Phasmiens
ailés.
Les Orthoptères renfermés dans la famille des Phasmiens ont
des formes très-différentes. Les uns ont les antennes très-longues
et très-fines (Phasma), d’autres les ont, au contraire, courtes et plus
robustes(Cyphocrana), Les uns ont le prothorax très-court(PAasma),
chez d’autres ilest un peu plus long (Prisopus). Enfin, certains
genres ont les pattes glabres et dépourvues d’épines (Phasma);
d’autres, au contraire, les ont très-anguleuses et dentelées en scie
(Diura (Gray)= Cyphocrana).
Je n’ai pas à parler des autres genres, puisqu'ils n’ont aucun
point de ressemblance avec notre fossile; je comparerai celui-ci
aux groupes que j'ai cités et avec lesquels il a quelques rap-
ports.
Je dédie ce bel Orthoptère à mon oncle M. Dumas, membre de
l'Acadèmie française, secrétaire-perpétuel de l’Académie des
sciences (2).
Protophasma (nov. gen.) Dumasii.
(rpüroy, premier; o4&oux, spectre.)
La longueur totale devait être de 14 centimètres.
La tête est ovalaire. On remarque un œil qui présente une forme
allongée.
Les antennes sont courtes (22 millim.), ce qui rapproche le fossile
des Cyphocrana, en l’éloignant des Phasma.
(!) Un fait analogue a été constaté chez des végétaux. On a, en effet, rencontré
dans le terrain houiller des empreintes de feuilles de fougères, sur lesquelles
l'épiderme sübsistait encore, pouvait être détaché et étudié séparément.
(?) Un Mémoire plus complet devant paraître dans les Annales des Sciences
naturelles, je me contenterai de donner les caractères les plus saillants de ce
fossile.
IV
Les deux palpes sont conservés et sont composés de 4 articles.
On voit le labre supérieur et la mâchoire gauche.
Le prothorax, qui généralement est court chez les vivants, est
plus long que le mésothorax ; le Protophasma se rapproche par là
des Prisopus.
L'abdomen a été détruit, mais il devait avoir environ 95 mill.
J'ai obtenu ce chiffre en mesurant un grand nombre de ces
insectes et principalement ceux dont la longueur du thorax était
égale à celle du fossile.
Les six pattes sont conservées, elles sont anguleuses et dentelées
en scie; les deux premières paires sont plus longues que la troi-
sième paire.
Dans les trois paires, les hanches sont robustes et courtes; les
tarses sont composés de 5 articles, dont le dernier supporte les
crochets.
Les élytres sont triangulaires et partagées par une nervure
médiane très-forte.
Les véritables ailes ou de la seconde paire sont bien distinctes,
mais aucune des deux n’est complète; heureusement, ce qui
manque à l’une se retrouve chez l’autre; j'ai donc pu les recon-
stituer. Elles ne sont pas divisées, comme celles des Phasmes
actuels, en deux parties. Chez les vivants, en effet, on remarque
une partie supérieure peu large, parcourue par des nervures
droites; l’autre, inférieure, divisée par des nervures grêles rayon-
nant autour du point d'attache de l'aile.
Cette division n’est pas aussi nette chez le fossile et, en tout cas,
la partie supérieure occupe un espace égal à l’inférieure.
La longueur totale est de 85 mill. et la largeur est de 32 mill.
vers le milieu (!).
Les Phasmiens de l’époque actuelle ont le plus souvent les ailes
couvertes de bandes colorées soit en brun, soit en bleu, sur un fond
plus clair.
Il en était ainsi chez le Protophasme. On remarque, en effet, à
l'œil nu, des bandes plus foncées qui parcourent les ailes perpen-
diculairement aux nervures.
Sous le rapport de la nervation et de la coloration, l'espèce fossile
se rapproche du Phasma variegatum (Stoll).
Les mœurs des Phasmes sont peu connues; mais nous savons
cependant qu'ils sont herbivores, tandis que les Mantiens sont
très-carnassiers. Ces insectes se trainent lentement et comme avec
(:) Dans cette note, je ne détaillerai pas les nervures et la réticulation de
l’aile, puisqu'une description très-complète en sera faite dans le Mémoire publié
en France.
V
peine sur les plantes, dans les arbrisseaux et les taillis, où ils se
nourrissent des jeunes pousses des arbres résineux, et on les ren-
contre presque toujours isolés.
On trouve dans les terrains carbonifères de nombreux arbres de
la famille des Conifères (Sigillaires, Calamodendrons, Arthropitys,
Cordaïtes, etc.), arbres résineux qui devaient convenir comme
nourriture aux Protophasmes. l
Il est à remarquer que les insectes qui vivaient à l’époque houil-
lère diffèrent peu, en général, de ceux qui existent actuellement à
la surface du globe. Mais ce n’est ni en France, ni en Europe qu'il
faudrait rechercher des insectes voisins de ceux qui habitaient la
terre à l’époque du dépôt de la houille; c'est dans les régions
chaudes de l'Amérique, de l'Asie, de l'Afrique et de l'Australie.
Et l’orthoptère, dont nous venons de faire l'étude, vient encore
ajouter un nouvel exemple à l’appui de cette assertion.
Tout ce que nous connaissons de la flore et de la faune houillères
nous prouve que la terre, à cette époque, était couverte d’une nappe
d’eau, sans doute de peu de profondeur, d’où émergeaient de nom-
breuses îles, dans lesquelles s’étalait une végétation luxuriante.
Là, dans l’eau, vivaient les Palæoniscus et les Palæocypris; au
bord des eaux, sur les plantes, se tenaient les Spectres et les Mantes,
dont M. Woodward a décrit plusieurs espèces; à l’intérieur de ces
îles, dans le terreau formé par les feuilles, les fruits et les tiges des
végétaux, vivaient un grand nombre de Blattes.
Tout ce que nous savons sur la période carbonifère, c’est-à-dire
sur les végétaux et les animaux, concourt à nous prouver qu’il y
avait à cette époque une température élevée, une grande humidité
et une lumière intense.
La présence de ces insectes vient aussi à l’appui de cette opinion,
puisque tous les représentants actuels de ces différents groupes
vivent en plein soleil, dans les régions chaudes et humides du
globe.
M. de Selys lit ensuite une lettre de M. Samuel Scudder.
LETTRE DE M. SAMUEL H. SCUDDER ET OBSERVATIONS PAR M. DE
SELYS-LONGCHAMPS SUR L'ACRIDIUM PEREGRINUM.
« Cambridge (Massachusetts), 15 décembre 1877.
»” Mon cher Monsieur,
Peu de jours avant de recevoir le compte-rendu de la séance de
novembre de la Société entomologique belge, contenant votre inté-
ressante note sur l’Acridiwm (Schislocerca) peregrinum, le Doc-
VI
teur Hagen remettait en mes mains pour détermination un bocal
d'Acridium conservés dans lalcool, que le Muséum de Zoologie
comparée avait reçus du Révérend N.-H.Chamberlain,accompagnés
de la note suivante : » Ces sauterelles d'Afrique sont venues à bord
. du navire Harrisburg, de Boston, pendant sa traversée de Bor-
“ deaux à la Nouvelle-Orléans, le 2 novembre 1865, par la latitude
r de 25° 28’ N., longitude 41° 33” O., la côte la plus rapprochée
» étant ainsi distante de douze cents milles. Elles abordèérent pen-
dant une forte tempête de pluie, l’air et la voilure du navire en
furent remplis pendant deux jours. Signé : E.-G. WiSWELL
» (Master). »
“ Je constatai que ces sauterelles étaient l’Acridium peregri-
num, mais se trouvaient entièrement décolorées par ce lomg séjour
dans l'alcool, de sorte que la couleur de la variété à laquelle elles
appartenaient est impossible à déterminer.
: Le lieu où elles ont été rencontrées (longitude ouest de Green-
wich) est presque au centre de l’espace le plus large possible, occupé
par l'océan Atlantique septentrional. Je ne trouve, en vérité, aucune
indication de nuées d’insectes observés à une aussi grande distance
de terre, et la multitude qui en a été vue en cette circonstance vient
à l'appui de votre supposition, que cet insecte a {raversé ancienne-
ment l'Océan pour peupler l’ancien continent.
» Je n’ai jamais vu moi-même des exemplaires américains de cette
espèce, et je ne puis dire si les deux variétés, la jaune et la rose,
se rencontrent dans notre continent américain; mais s’il n’y en a
qu'une, la variété absente doit s'être formée dans l’ancien monde
depuis l’émigration à travers l'Océan. — Que cela n’ait pas dû néces-
siter un long espace de temps, est rendu évident par cet autre fait
que dans la nouvelle Angleterre une variété jaune de la Pieris
rapæ s’est constituée en ce pays depuis l'introduction de l'espèce
européenne en Amérique, qui date de moins de vingt-cinq années.
“ Votre, etc.
v SAMUEL H. SCUDDER. »
J’ajouterai quelques remarques à propos de l'hypothèse que j'ai
emise :
Il me paraît possible que ce que dit l’'Exode (ch. X, vers. 4, 12,
13, 14, 15 et 19) de la plaie des sauterellés en Égypte se rapporte à
la première apparition de l’Acridium peregrinum dans cette con-
trée. L'arrivée subite de ces sauterelles dont on n'avait jamais
vu de semblables auparavant, est décrite en quelques phrases
concises et exactes : Elles couvrirent un matin toute la surface
du pays, elles broutèrent toute l'herbe de la terre, et mangèrent
les fruils des arbres, dont aucune feuille n'échappa à leur vora-
VII
cité. Elles étaient arrivées par un vent d’est(!). Æ7/es disparurent
complétement par un vent d'ouest, qui les enleva et les précipita
dans la mer Rouge.
Malgré le style poëtique et figuré dont le texte biblique est
empreint, on est frappé du fond d’exactitude de ce tableau qui
est conforme à ce que nous décrivent les naturalistes qui ont
observé l’arrivée, les ravages et la disparition des sauterelles en
Algérie (2). M. Lallemant, entre autres, mentionne que le vent de
. mer (Est) les fait abattre sur le pays ou les empêche de s'éloigner,
tandis que le vent du désert (Syrocco) les emmène et les précipite
dans la Méditerranée.
Si l’Europe était aujourd’hui envahie par la Doryphora, ce serait
une catastrophe marquante dans l’histoire économique de ses habi-
tants. La première invasion des sauterelles dans un pays est mar-
quée par des ravages bien plus instantanés et bien plus généraux
que ceux de la Doryphora. Il me semble donc possible que la plaie
des sauterelles rappelle la première. invasion du peregrinum en
Égypte. Cela aurait eu lieu avant la sortie d'Egypte des Hébreux,
vers le règne du Pharaon Seti, seize à dix-sept siècles environ avant
notre ère.
Nos Annales (tome IX, page 37) contiennent un très-bon Mémoire
de M. Ch. Lallemant, d'Alger, sur l'invasion des sauterelles en
Algérie, en 1864 et 1866. Ce que j'ai publié depuis à cet égard étant
dispersé dans plusieurs de nos volumes, je crois utile d’en réunir
ici le sommaire pour faciliter, au besoin, les recherches :
ToME IX, page 44 (1866). — Mes remarques à propos du Mémoire
de M. Lallemant; l’A. peregrinum étant poussé dans ses
migrations jusqu'aux îles Baléares et aux côtes d’Espagne,
doit être admis dans la faune européenne, à titre de visiteur
accidentel.
ToME XI. Comptes-rendus, séance du 5 janvier 1867. — Mes prévi-
sions confirmées par une lettre de M. Brunner de Wattenwyl,
annonçant en 1866 l'observation à Corfou de la variété jaune
de l’Acridium peregrinum qui habite le nord de l'Afrique,
alors que la variété rouge ou rose se trouve au Sénégal, au
Sennaar et dans l’Inde ; rectification de la brochure de M. le
D' Amédée Maurin, qui avait déterminé, sous le nom de
migraloriwm, Yespèce observée en Algérie et qui est le pere-
grinum.
(!) Qui, s'opposant à leur passage, les avait sans doute fait descendre sur
l'Égypte, selon mon hypothèse.
(2) Nos poëtes et nos artistes modernes se sont montrés souvent moins exacts
et moins instruits en confondant dans leurs œuvres la cigale et la sauterelle.
VIII
Tome XX. Comptes-rendus, séance du 3 février 1877. — Dans mon
examen des Acridides envoyés par MM. Lichtenstein et Boli-
var, je mentionne que M. le D’ Bolivar a constaté l’arrivée
en grandes nuées du peregrinum dans la partie la plus méri-
dionale de l'Espagne, en décembre 1876, et qu’on l’a aussi ren-
contré en Angleterre.
Ip., séance du 3 novembre. — Renseignements fournis : la variété
jaune, signalée à Corfou par M. Brunner; la rose, en Espagne,
par M. Bolivar, et en Angleterre par M. Mac Lachlan. Le
peregrinum se trouvant aussi en Amérique (Brunner) et
appartenant à un sous-genre américain, j'émets l'opinion que
c'est du nouveau continent qu’il a été transporté originaire-
ment dans l’ancien monde.
TomE XXI. Séance du 5 janvier 1878. — Lettre de M. Scudder à
l'appui de mon opinion sur la provenance américaine; ma
supposition que ce que la Bible dit de la plaie des sauterelles
d'Egypte pourrait s'appliquer à la première apparition du pere-
grinum dans la vallée du Nil.
M. de Borre prend ensuite la parole pour lire deux notices qui
lui ont été envoyées par M. C. Emery :
LISTE DES FOURMIS DE LA COLLECTION DE FEU CAMILLE VAN VOLXEM,
AVEC LA DESCRIPTION D'UNE ESPÈCE NOUVELLE.
En me confiant, pour les déterminer, les Fourmis du Musée Royal
de Belgique, M. de Borre me demandait une liste des espèces pro-
venant de la collection de feu van Volxem, pour être publiée dans
les Annales de la Société Entomologique de Belgique. Cette col-
lection, quoique relativement peu nombreuse, renferme plusieurs
espèces intéressantes, dont deux sont nouvelles; malheureusement
les provenances ne sont pas indiquées partout avec précision et
manquent parfois absolument. S'il est néanmoins facile de distin-
guer les espèces du Brésil de celles d'Europe, il m’a été impossible
de reconnaître si certaines espèces avaient été récoltées en Belgique
ou bien en Portugal ou ailleurs.
C. EMERY.
Naples, octobre 1877.
1. CAMPONOTUS sy/vaticus O1. Portugal.
2 _ œtluops Latr. Portugal.
3. — maicans Nyl. Portugal.
4. — cruentatus OI. Portugal, Tanger.
ù. — ligniperdus Latr. Belgique, Allemagne.
6. — lateralis OL. Portugal.
IX
. CAMPONOTUS cingulalus Mayr. Brésil.
— socius Rog. Brésil.
— esuriens Sm. Brésil.
_ rufipes Fab. Brésil.
— crassus Mayr. Brésil.
— sericeiventris Guër. Brésil.
. PLAGIOLEPIS pygmæa Latr.
. DECAMERA nigella Rog. Valença (Brésil). Un seul exem-
plaire © qui paraît différer de celui décrit par Roger par
sa taille un peu plus forte. Le genre Decamera, par son
anus rond terminal, se rattache au groupe des Formicides
vrais.
. LAsIuS f'uliginosus Latr. Belgique.
— niger L. Belgique, Portugal.
— uinbratus Nyl. Belgique, Portugal.
— fiavus L. Belgique, Portugal.
. Formica f'usca L. Belgique.
— cinerea Mayr.
— rufibarbis Fab.
— subrufa Rog. Portugal.
— truncicola Nyl. Allemagne.
— rufa L.
. CATAGLYPHIS viatica Fab. Portugal, Tanger.
— albicans Rog. Portugal.
. TAPINOMA erraticum Latr. De nombreux exemplaires provenant
de Vielsalm sont remarquables par leur grande taille et res-
semblent au type méridional décrit par Nylander sous le nom
de T'. nigerrimum.
. DoicHoDERUS attelaboides Fab. Brésil.
. OpoNToMAcHUus hæmatodes Kab. Brésil.
— affinis Guër. Bresil.
—_ hastatus Fab. Brésil.
. PacxyYcoNDyLA vèllosa Fab. Bresil.
— Slriala Sm. Brésil.
. ECTATOMMA fuberculatum Fab. Brésil.
. PsEuUDOMYRMA gracilis Fab. Brésil.
— maculala Sm. Brésil. Deux exemplaires parfai-
tement identiques se rapportant exactement à la description
de Smith.
. CRYPTOCERUS atratus Fab. Brésil.
— causticus Poh. et Koll. Valença.
— Volxemi, n. sp.
Alter, opacus, laminis frontalibus testaceis, abdominis margine
antico, anltennis, genubus libiisque rufo-lestacers, larsis anoque
obscure rufescentibus, capile antice angustatlo et profunde emar-
ginato, postice utrinque biangulato, occipite lale truncato, obsolete
bisinuato, thorace brevi, pronolo magno, antice utrinque dente vel
spina crassa, inde denticulis 3, sensim minoribus ; mesonoto vix
conspicuo, metanoto utrinque bispinoso, spina postrema cæteris
omnibus longiore, peliolo spinoso.
Long. (capite prolenso) 3 mm.
Cette fourmi ressemble beaucoup au C. causticus, dont elle dif-
fère surtout par sa taille plus faible et par la couleur de ses pattes;
celles-ci sont d’un rouge testacé, à partir du genou, avec les tarses
plus foncés. La forme de la tête et du thorax est presque identi-
quement la même.
La collection Van Volxem renferme deux exemplaires de cette
espèce sans indication de patrie; ils proviennent sans doute du
Brésil.
40. MoxomoriuM, sp.? Une Q sans indication de patrie.
41. LEPTOTHORAX unifasciatus Latr.
42. TETRAMORIUM cæspitum L. Belgique.
43. Myrmica lœvinodis Nyl. Belgique.
44. — ruginodis Nyl. Belgique.
45. PocoxoMyrMEx Nægelii Forel 1. litt. Valença, un seul exem-
plaire. Cette espèce, qui diffère de toutes ses congénères par le
défaut de barbe, sera décrite prochainement par mon ami
M. À. Forel, qui l’a reçue de Rio-Janeiro.
46. APHÆNOGASTER sublerranea Latr.
47. — testaceo-pilosa Luc. Portugal, Tanger.
48. — barbara Fab. Portugal, Tanger.
49. PHgtpoLe pallidula Nyl. Portugal.
00. — punclatissima Mayr. Brésil.
ol. SOLENOPSIS geminala Fab. Brésil.
D2. CREMASTOGASTER sculellaris OI. Portugal.
93. — sordidula Nyl. Portugal.
54. — acuta Fab. Brésil.
D5. ATTA sexdens Fab. Brésil.
MORDELLIDES DU VOYAGE DE FEU C. VAN VOLXEM AU PORTUGAL
ET AU MAROC.
ANasris maculala Geof. Cintra.
— frontalis L. Portugal
ANaspris ruficollis K. Cintra.
— pulicaria Costa. Cintra, Castro-verde.
— flava, var. lhoracica L. Portugal.
—— Chevrolati Muls. Portugal, Loule, Lagos, Portimao,
Tanger.
— varians Muls. Castro-verde, Cintra, Mafra.
— trèfasciala Chevr. Castro-verde.
MoRDELLA sulcicauda Muls. Puerto-S-M.
— bipunclala Germ. Portimao, Tanger.
STENALIA brunneipennis Muls. Lagos, Portimao. Tous les exem-
plaires que j'ai vus jusqu'ici provenaient du nord de
l'Afrique ou de la Syrie.
MORDELLISTENA episternalis Muls. Portugal, Lagos, Carregado,
Casa branca, Tanger.
— brevicauda Boh. Portugal, Casa branca, Santa-Olalla,
Tavira.
— micans Germ. Portugal, Mertola.
— pumila Gyll. Portugal, Casa branca, Coimbra.
— slenidea Muls. Tolède.
— confinis Costa. Mafra.
Ensuite, M. de Borre présente la liste des
CISTÉLIDES, LAGRIIDES ET PÉDILIDES RECUEILLIS AU PORTUGAL
ET AU MAROC PAR C. VAN VOLXEM.
Voici, d’après les déterminations de M. FI. Baudi, de Turin, les
espèces de ces trois familles que notre regretté collègue a rappor-
tées de son voyage dans la péninsule hispanique et à Tanger.
CISTÉLIDES :
Cistela hispanica, Kies. Leiria, Monchique.
C. crassicollis, Fairm. Portugal, Tanger.
Omophlus ruficollis, Fab. Leiria, Pombal, Santa-Clara, Castro-
verde, Portimao, Villa-Real, Cap Saint-Vincent, Sagres, Car-
regado, Santa-Olalla, Puerto Santa-Maria, Ajuda, Casa branca,
Monchique et Tanger. Un très-grand nombre d'exemplaires.
Un exemplaire pris à Gibraltar constitue une variété de cette
espèce.
0. cϾruleus, Fab. Tanger.
0. abdominalis, Cast. Portugal, Tanger.
O. rufiventris, Waltl. Tanger.
0. Rolphi, Fairm. Mazagan.
XII
LAGRIIDES :
Lagria hirla, L. Coimbra, Monchique.
L. glabrala, OL. Santa-Olalla.
L. lata, Fabr. Beja, Monchique, Tanger.
L. Grenieri, Brisout. Monchique.
PÉDILIDES :
Scraptia dubia, OI. (fusca Latr.) Leiria.
S. thoracica, Baudi. Tanger.
Elongata, planiuscula, subtlillime rugoso-punctala, griseo-
pubescens, fusco-picea, capile nigro, thorace rufescente anterius
parum atlenualo, transversim subquadratlo, angulis posticis
reclis ; libiis tarsisque rufo-lestaceis. Long. 2 lin.
Cette dernière espèce était nouvelle. Elle vient d’être décrite par
M. Baudi, sur l’unique exemplaire pris par Van Volxem, dans le
XII° volume des Ati della Reale Accademia delle Scienze di
Torino, au milieu d’un travail sur les petites familles hétéromères
de la faune européenne et circeumméditerranéenne.
La collection de C. Van Volxem contient aussi les Cistélides
suivantes, rapportées par M. Jean Van Volxem, son oncle, de son
voyage au Caucase :
Cistela rufipes, Fab. Lagodechi.
C. murina, L. var. pedibus infuscatis. Lagodechi.
Omophlus volgensis, Kirsch. Lagodechi.
O. infirmus, Kirsch. Astrakhan.
O. caucasicus, Kirsch. Kunsach, Kuba.
M. de Borre lit encore des extraits d’une lettre de M. Nilis, don-
nant le résultat de ses chasses aux îles Shetland, du 12 au
13 juillet 1877 :
» Ce groupe, formé desoixante-dix îles etilots, appartient aux ter-
rains primaire et volcanique; les rochers sont couverts de tourbe
sur laquelle croissent le gazon et quelques Composées et Graminées.
Aussi les insectes n’y sont-ils pas communs.
COLÉOPTÈRES :
Blethisa mullipunctata, Carabus cancellatus, Nebria brevi-
collis, Dromius fenestratus, Licinus depressus, Anchomenus
G-punctatus et angusticollis, Omaseus niger et vulgaris, Cur-
tonotus aulicus, Zabrus gibbus, Harpalus ruficornis et æneus,
Bembidiwm lalerale et varium, Silpha obscura et 4-punctala,
Homalota merdaria, Creophilus maxillosus, Staphylinus ery-
thropterus, Quedius fulgidus, Lesteva crenata, Cetonia morio,
XIII
Onthophagus taurus, Geotrupes vernalis et stercorarius, Apho-
dèus scybalarius, hkæmorrhoïdalis et fimetarius, Corymbites bi-
pustulatus, Spondylis buprestoides, Chrysomela sanguinolenta,
Coccinella quinque- et seplem-punctata et 14-pustulata.
Pour les névroptères et les diptères, je n’ai recueilli que les
espèces qui sont très-communes dans notre pays.
Quant aux autres ordres d'insectes (dont je ne m'occupe point),
leurs représentants sont peu nombreux; ainsi je n’ai pas rencontré
un seul lépidoptère et seulement quatre espèces différentes de
microlépidoptères. »
M. Jacobs fait remarquer que la capture de Spondylis bupres-
loides implique nécessairement la présence d’un Conifère quel-
conque. À ce sujet, plusieurs membres font remarquer que la vègé-
tation des îles Shetland doit être plus variée que ne l’indique
M. Nilis.
M. Stevens fait passer sous les yeux de l’assemblée un beau spé-
cimen de Deiopeia pulchella qu'il a pris à Louvain, en septembre
1875.
Cet exemplaire est le troisième pris en Belgique. Son indigénat
dans notre pays n’est donc plus douteux.
Enfin, M. H. Donckier présente une liste d’additions à notre faune
de coléoptères :
En classant les collections de coléoptèrés du Musée Royal d’His-
toire Naturelle, j'ai trouvé un certain nombre d'espèces prises en
Belgique et qui n’y ont cependant pas encore été indiquées; ce
sont :
SALPINGUS foveolatus, Ljungh. Bruxelles.
RHINosIMUS viridipennis, Steph. Paliseul.
MORDELLISTENA laleralis, Oliv. Jemeppe.
= -_ humeralis, L. Laeken.
ANaspis /orcipata, Muls. var. pulicaria Costa. Argenteau.
— varians, Muls. Argenteau.
ANTHICUS quisquilius, Thoms. ({oralis var. B. Gyll.) Bruxelles,
Ostende, Liège et Laeken.
LaGria atripes, Muls. Oirschot, Louette-Saint-Pierre, Hastière,
Namèche.
Observations. Le Lagria atripes Muls. diffère du Z. hirta L. en
ce que le prothorax et l’écusson sont à peine pointillés au lieu d’être
ponctués, que le repli des élytres est graduellement et très-faible-
ment rétréci au lieu d’être un peu anguleux vers l’extrémité des
postépisternums, que le dessous du corps et les pieds sont ordinai-
XIV
rement très-noirs, luisants au lieu d’être d’un brun testacé, et
qu’enfin il a la taille plus grande, l’écusson plus allongé et plus
triangulaire; les pieds à peine pointillés au lieu d’être ponctués, et
que le ventre est rarement d’un brun de poix sur les côtés.
Outre les espèces citées plus haut, un certain nombre d’autres
ont été découvertes à des localités où jusqu’à présent on ne les
connaissait pas. |
CisTELA ceramboides, L. Chaudfontaine et Hastière.
— atra, Fabr. Env. de Liège, Grammont, Angleur.
MyceropxiLA lénearis, Ilig, Jemeppe, Hollogne-aux-Pierres,
Grâàce-Berleur, Lichtervelde, Laeken et Oirschot.
Creniopus /lavus, Scopoli. Postel, Comblain-au-Pont.
Axnaspis flava, L. var. {horacica, L. Jemeppe et Stockel.
PyrocaRoa peclinicornis, L. Louette-Saint-Pierre.
LaGria hirla, L. var. {horace obsolete punctato. Laeken.
Ce sont MM. de Borre, Gravet, Maurissen, Simon, Van Volxem
et Weyers qui ont eu le bonheur de capturer ces insectes, qui tous
ont été déterminés par M. F1. Baudi, de Turin.
La séance est levée à 9 heures.
Assemblée mensuelle du ® février 18758.
PRÉSIDENCE DE M. ROELOrFs.
La séance est ouverte à 7 1/2 heures.
Le Président annonce l'admission d’un nouveau membre effectif :
M. Victor Moerenhout, d'Anvers, présenté par MM. de Troostem-
bergh et Preudhomme de Borre.
Le Conseil a recu la démission de M. Zuber-Hofer.
Le Secrétaire donne lecture de la correspondance.
M. Becker dépose la première partie du Catalogue des Arachnides
de Belgique. MM. F. Plateau et Ed. Van Beneden sont nommés
rapporteurs pour l'examen de ce travail.
M. H. Donckier de Donceel dépose, de la part de M. P. Mabille,
le Catalogue des Hespérides du Musée Royal d'Histoire Naturelle,
avec description de plusieurs espèces nouvelles. MM. Capronnier et
Lamarche sont nommés rapporteurs.
M. Becker, qui s’est voué depuis une quinzaine d’années à l’étude
des Arachnides de Belgique et de leurs mœurs, exhibe à l’assem-
XV
blée de nombreux dessins à l’aquarelle, faits d’après nature, des
Arachnides dont il a pu suivre l'évolution depuis l'œuf; ces dessins
comprennent non-seulement les Arachnides elles-mêmes et leurs
variétés nombreuses, mais encore leurs nids. Ils sont accompagnés
de notes originales qui forment un ensemble complet pour chaque
espèce. M. Becker se propose de faire, de cette manière, l’histoire
naturelle complète des Arachnides de Belgique; ce travail est
encore loin d’être terminé. M. Becker donne lecture de quelques-
unes de ces études.
M. H. Donckier lit la note suivante de M. Fologne :
» M. Donckier a lu, dans notre dernière séance mensuelle, la
description de la chenille d’Acidalia HerbariataK.(Microsaria B.)
par M. Heylaerts, et, si J'ai bon souvenir, cette description très-com-
plète a été présentée comme si la chenille était {out à fail inconnue.
Elle a été décrite par Fischer von Roeslerstamm, et mentionnée
par Stainton dans son Manual of British Butlerflies and Moths,
1859, t. II, p. 46. Je traduis ce qu'il en dit : » Chenille grise, plus
” foncée sur le dos, blanchâtre en dessous. Tête et devant du
» 2° segment noirs. Vit de plantes sèches, attaque parfois les her-
“ biers. (Fischer.) «
» Le travail lu par M. Donckier comble une lacune et il m'a
semblé très-bien fait; aussi mon observation n’a-t-elle d'autre. but
que de le compléter, en renseignant sur ce qui a déjà été écrit au
sujet de la chenille en question. »
M. H. Tournier adresse les deux travaux suivants :
NOTES POUR SERVIR
A L’'HISTOIRE DU CRABRO (ECTEMNIUS RUGIFER DAHLB.).
L'hiver passé, je récoltais des tiges sèches de la ronce, lorsque
j'avisai quelques tiges de sureau qui me parurent percées d’un trou
assez grand pour donner passage à un insecte d’une taille moyenne;
jen coupai plusieurs et, rentré chez moi, je les visitai; j'eus le
plaisir de constater qu’elles étaient habitées et y trouvai une suite
de petites coques brunâtres; mais ce qui m'intéressa le plus, ce
furent les débris de nombreux diptères qui étaient accumulés au-
dessous de chacune des coques, ce qui dénotait évidemment chez
ma nouvelle connaissance des instincts carnassiers.
L’inspection de ces débris me démontra assez promptement que
j'avais affaire à un Diptère que je n’avais pas encore rencontré pen-
dant mes chasses; malheureusement, ils étaient en trop mauvais
état pour qu’il fût possible d'arriver à une dénomination certaine;
je dus donc attendre une nouvelle saison chaude pour chercher à me
rendre compte plus exactement de ce que pouvait être cette mouche,
XVI
En attendant l'été, je mis soigneusement dans des bocaux les
tiges de sureau et les coques qu’elles renfermaient, afin d'obtenir
par éclosion l'habitant de ces petites demeures.
Ce ne fut qu'au mois de juin que la transformation complète eut
lieu, et j’obtins ainsi :
1e Un Crabro, que je considère comme l’Ectemnius Une
Dahlb.; c’est là É vrai maître du logis;
2° Un Æyménoptère, de la famille des Pteromalidæ Walker,
et voisin du genre Brachirision Costa, qui m’est spécifiquement
inconnu et qui est évidemment un parasite du Crabro.
Je fus satisfait de ce premier résultat, mais il n’était pas encore
pour moi assez complet; je me mis donc de suite à observer les
sureaux des environs de Peney; mais, hélas! sans grand résultat,
et ce, durant six semaines environ; cependant mes efforts et ma
patience ne devaient pas rester sans résultat; le 10 juillet, j’ob-
servai plusieurs femelles del Ectemnius ; elles volaient autour d’un
buisson de sureau, se posant sur les feuilles, inspectant les bran-
ches, etc.; enfin l’une d'elles, trouvant une branche d’environ
2 centimètres de diamètre tronquée au bout, se mit à en attaquer
la moelle avec vigueur et en peu de temps y eut pratiqué un
trou perpendiculaire qui, comme je pus m'en assurer plus tard,
n'avait pas moins de 30 centimètres de profondeur, la nuit venant,
je dus suspendre mes observations ; mais le lendemain à 9 heures
j'étais de nouveau à mon poste et je ne tardai pas, comme la veille,
à voir arriver ma bestiole; cette fois elle ne venait pas seule, mais
apportait au logis des provisions; Je reconnus qu’elle avait entre
les pattes un diptère, sans pouvoir toutefois en préciser le genre,
ni l’espece.
Süûr désormais que je pourrais éclaircir quelques points de l’his-
toire de mon Crabro, je l’abandonnai quelques jours, afin de le
laisser travailler et approvisionner sa demeure, que je pourrais
ensuite consulter à loisir.
Le 24 juillet, j'allai quérir la branche de sureau; j’attendis que
le Crabro y fût entré comme précédemment avec sa proie; puis, à
l’aide d’un peu de cire, je bouchai promptement l’entrée de son
logis, ensuite je coupai la branche à 50 centimètres environ au-
dessous de l’entrée et l’emportai chez moi pour la visiter.
Rentré dans mon cabinet, j'enlevai soigneusement la cire
apposée à l'entrée du trou, puis laissai sortir le Crabro, que je
capturai, afin d'être sûr que j'avais bien affaire à la même espèce
que celle éclose chez moi; ensuite je fendis la branche par le milieu
et la trouvai percée sur 30 centimètres de longueur d’un trou
d'environ » millimètres de diamètre; de distance en distance, ce
vide contenait des provisions de sept ou huit Diptères parfaitement
XVII
frais et conservés et dont plusieurs donnaient encore des signes de
vie; je fus surpris d'y rencontrer Æenops gibbosus Linné, insecte
que, malgré des recherches assidues, je n'avais pas encore ren-
contré; j'eus donc lieu d’admirer l'instinct et l’habileté déployés
par mon Crabro pour trouver ainsi en nombre un insecte réputé
rare, au moins dans nos contrées.
Je viens de dire que, de distance en distance, le vide fait dans la
tige par le Crabro est occupé par des Henops gibbosus Linn.: ces
petits magasins sont séparés par un peu de moelle de sureau, coupée
et tassée de manière à former une paroi d'environ 2 millimètres
d'épaisseur; les Diptères de chaque magasin sont au nombre de sept
ou huit, placés sans ordre; l’un d’eux, le premier déposé dans chaque
cellule, porte l'œuf du Crabro; cet œuf est allongé, cylindrique,
courbé, d’un blanc de lait, semi-opaque; il est invariablement fixé
par l’un de ses bouts à la partie inférieuré du cou de la mouche,
entre la tête et les pattes antérieures; cette extrémité de l’œuf
est celle qui plus tard doit être la tête de la jeune larve, l’extré-
mité opposée est arrondie; deux ou trois jours après que l’œuf a
été ainsi placé, les deux extrémités deviennent d’une transparence
parfaite et le centre seul reste opaque; peu à peu le développement
de cet œuf s’opère et montre ensuite une jeune larve d’environ 2 ou
3 millimètres, selon le degré de développement; cette larve est sans
pattes, la tête et l'extrémité de l’abdomen sont diaphanes : à la pre-
mière on aperçoit la bouche sans cesse en mouvement et déjà munie
de petites mandibules roussâtres à leur extrémité; le milieu du
corps laisse voir par transparence les intestins en une place d’un
brun grisâtre; la jeune larve se nourrit du Diptère auquel la mère
l’a confiée, jusqu’à ce que l’intérieur de cette première provision
soit épuisé, car elle n’attaque jamais les téguments, qui sans doute
sont trop résistants pour elle; lorsque cette première provision est
absorbée, elle l’abandonne et attaque l’une des proies que la mère
a su mettre à sa portée; lorsque toutes les mouches ont été ainsi
visitées, la larve a atteint son développement, et je suppose qu’elle
reste inactive pendant quelque temps, puis se construit la coque
dans laquelle je l’ai trouvée renfermée durant l'hiver.
Cette coque est mince, un peu parcheminée, d’un brun clair; elle
a environ 11 à 12 millimètres de longueur sur 3 1/2 à 4 millimètres
de largeur, subcylindrique, arrondie à chaque extrémité ; la larve
qu’elle renferme a 9 à 10 millimètres de longueur et environ 3 milli-
mètres de largeur, dépourvue de pattes, jaunâtre, parée sur tous les
segments de petits poils rigides, roussâtres, renflée au milieu, atté-
nuée aux deux bouts, mais plus fortement en arrière qu’en avant.
Voici, jusqu’à présent, tout ce qu’il m’a été possible de voir; je
continuerai mes observations et essayerai de décrire le tout dans
ANNALES DE LA SOC. ENTOM,. DE BELGIQUE; T. XXI. «
X VIIT
un mémoire plus étendu; je désire aussi savoir où mon Crabro va
chercher les nombreux Æenops qu’il lui faut pour l’approvisionne-
ment de son nid; je dis nombreux, car je calcule qu’à une seule Q
de Crabro il faut au moins une centaine de Diptères.
SUR DEUX GENRES NOUVEAUX DE CURCULIONIDES.
GENRE EUSOMOSTROPHUS, NOV. GEN.
Tête comme chez les Eusomus, avec les scrobes des Foucartia.
Corps allongé, subparallèle; prothorax très-faiblement rétréci
postérieurement, de même largeur à ce point que la racine des
élytres; celles-ci continuent la courbe du prothorax et sont exacte-
ment adaptées à sa base. Pattes robustes, tibias postérieurs munis
de corbeilles remontant.le long du bord extérieur, comme chez
certains Meliocarus Thoms.
E. viridis, nov. spec.
Long. 5 mill., larg. 1 1/4 mill.
Allongé, étroit; pattes et antennes testacées; massue de ces der-
nières d'un brun noirâtre. Corps densément revêtu, en dessus, de
petites écailles subarrondies, d’un vert doré; au-dessus de cette
vestiture, l’on voit quelques poils noirâtres un peu longs, à demi
dressés.
L'Eusomostrophus viridis participe à la fois des caractères
appartenant aux Foucartia, Strophosomus (Neliocarus) et Euso-
mus ; il doit prendre place dans le voisinage immédiat de ce der-
nier genre.
Turquie.
GENRE ÎTA, NOV. GEN.
Rostre allongé, robuste, aplati et élargi en forme de spatule à son
extrémité, courbé; scrobes linéaires, n’atteignant pas le milieu du
rostre, dirigées vers le bord inférieur des yeux. Antennes insérées
au milieu, ou un peu avantle milieu du rostre, coudées, grêles, scape
court, atteignant les yeux, funicule de 7 articles, le premier seul
notablement plus long que les autres, obconique, grêle, 2-7 gra-
duellement plus courts, massue ovalaire. Yeux assez grands, trans-
verses, faiblement ovales, placés un peu en dessus et ne laissant
entre eux sur le front qu'un espace égal à la largeur d’un œil.
Prothorax aussi long que large, faiblement convexe, un peu arrondi
sur les bords latéraux, coupé droit antérieurement, faiblement
échancré postérieurement. Scutellum médiocre, subtriangulaire.
Élytres en ovale allongé, un peu élargies postérieurement, faible-
ment, mais régulièrement convexes. Pattes médiocres, cuisses
inermes; tarses assez longs, non spongieux en dessous, villeux ;
XIX
articles 1-2 assez longs, 3 plus large, bilobé; 4 aussi long que les
deux précédents réunis, à crochets libres. Deuxième segment
abdominal subégal en longueur aux deux suivants réunis,
séparé du premier par une suture droite. Corps oblong, revêtu
d’écaillettes piliformes. Ce genre appartient aux Tanyrhyn-
chides.
I. crassirostris, nov. spec.
Long. 1 3/4 mill., larg. 3/4 mill.
Noir, pattes et antennes testacées, massue de ces dernières et
tarses noirâtres. Corps assez densément recouvert d'écaillettes
allongées, subpiliformes, d’un gris jaunâtre. Rostre aussi long que
la tête et le prothorax, fortement aplati et élargi vers l'extrémité;
antennes insérées au milieu de sa longueur, partie antérieure à
cette insertion finement ponctuée, extrémité du rostre lisse, bril-
lante. Prothorax un peu plus large que long, droit devant et der-
rière, faiblement convexe, densément et finement ponctué-coriacé.
Élytres d’un tiers plus larges aux épaules que le prothorax à sa
base, à épaules bien constituées, subparallèles aux bords latéraux;
faiblement convexes, couvertes d’une ponctuation assez fine, serrée,
sans traces de stries longitudinales. Cet insecte rappelle par sa
forme générale certains Awletes, mais la structure du rostre, des
antennes, etc., est tout autre.
Sicile.
I. gracilis, nov. spec.
Long. 2 1/4 mill., larg. 3/4 mill.
Cette espèce est si voisine de la précédente, qu'il me suffira d’in-
diquer les principaux caractères différentiels. La taille est plus
grande; le rostre est plus long, moins élargi au bout; les antennes
sont insérées un peu avant le milieu de sa longueur et la massue
est d’un noir profond. La ponctuation de la base du rostre et celle
de la tête sont un peu plus fortes, le prothorax est plus long; les
élytres sont moins larges aux épaules, et par suite plus arrondies
sur les bords latéraux. La vestiture des élytres est composée d’écail-
lettes piliformes, plus longues les unes que les autres; les plus lon-
gues sont un peu mieux soulevées que les autres et forment des
lignes longitudinales appréciables, figurant des interstries recou-
verts d’écaillettes.
Blidah.
M. Ch. Donckier demande la parole et fait les communications
suivantes :
Pendant la visite que j'ai faite des collections lépidoptérologiques
du Musée Royal d'Histoire naturelle, j'ai remarqué que, dans
XX
presque toutes ces collections, les ÆHarpyia étaient mal déter-
minées.
Les ayant obtenues de chenilles, je puis garantir mes détermi-
nations. °
La chenille de fuscinula Dup. a le losange du dos bordé de blanc
comme vinula et erminea.
Cette espèce est bien distincte de furcula L., dont M. Staudinger,
dans son Catalogue, en fait un synonyme. Duponchel et M. Bois-
duval sont d'accord pour en faire deux espèces.
Les chenilles de bifida, bicuspis et furcula ont ce même losange
bordé de jaune.
Chez bifida, le losange n’atteint pas la pointe du dos de la che-
nille, tandis que, chez toutes les autres, il l’atteint.
Quant à bicuspis et à f'urcula, leurs chenilles sont difficiles à
différencier; mais les insectes parfaits sont bien différents. Le
bicuspis a la bande transverse des ailes supérieures creusée en
dedans et en dehors, et le ifida a cette bande transverse droite
en dedans. 4
Chez fuscinula, la bande transverse n’est pas bordée de jaune en
dedans, et la tête et Le prothorax sont d’un beau blanc comme chez
bifida.
Furcula est l'espèce la plus foncée; elle a la bande transverse
droite en dedans et bordée de jaune, de même que bifida.
Tels sont les meilleurs caractères distinctifs de ces espèces.
J'ai pris toutes ces espèces aux environs de Liège.
En examinant la collection de Lépidoptères de feu Wesmael, j'ai
èté amené à faire les remarques suivantes :
Lycæna Balon Berg. (Hylas$S. V.) se trouve dans la collection.
Cette espèce n’avait jusqu’à présent été rencontrée qu'à Annevoie,
par feu MM. Polet et Fallon, de Namur. J’ai tout lieu de supposer
que cet exemplaire vient de M. Polet.
J'ai également vu une Ærebia Medusa sous le nom de Ceto, nom
sous lequel cette espèce à été primitivement signalée en Belgique,
par M. Polet.
La Notodonta Torva de cette collection est une N. trito-
phus, S. V. Cette espèce, ayant été signalée en Belgique, sur
le seul témoignage de Wesmael, devra être rayée de nos cata-
logues.
J'ai vu aussi un exemplaire de Chariclea Delphini L., espèce qui
n'avait pas encore été signalée en Belgique.
M. de Selys-Longchamps demande la parole, et lit la note sui-
vante :
XXI
DIAGNOSES DE DEUX ESPÈCES NOUVELLES DE CALOPTÉRYGINES
DE PANAMA.
HETÆRINA FUSCOGUTTATA, Selys.
Abdomen G‘42-43 mill.; @ 34. Aile inférieure G' 29-30; Q 28.
Müle semi-adulle: Pas de ptérostigma. Une gouttelette terminale
brun noirâtre aux quatre ailes, un peu plus forte aux inférieures,
La tache basale rouge, petite, ne dépassant pas le bout du quadri-
latère. Pieds entièrement noirs. Appendices anals supérieurs avec
un élargissement médian interne fort; les inférieurs un peu plus
courts, subconiques.
Femelle : ailes hyalines, la réticulation basale rougeitre.
Patrie : Panama. Collect. Selys.
Par la présence d’une gouttelette noire au bout des quatre ailes,
elle forme une nouvelle subdivision parmi les espèces sans ptéro-
stigma, analogue à la subdivision de l’occisa parmi les espèces
avec ptérostigma.
CORA SEMIOPACA, Selys.
G' Abdomen 32-33 mill. Aïle inférieure 26-27.
Le nodus placé entre la base de l’aile et le bout du ptérostigma
qui surmonte 4 à5 cellules; 30 antécubitales, 25 postcubitales aux
supérieures.
A dulle : Aïles hyalines, mais le dernier tiers subitement brun
noirâtre châtoyant, excepté le bout extrême après le ptérostigma.
Jeune äge : Aïles entièrement hyalines, mais la partie destinée à
devenir opaque indiquée par une nuance enfumée.
Q© inconnue. ;
Patrie : Panama. Collect. Selys.
Distincte de toutes les autres espèces par la large bande opaque
qui occupe presque le dernier tiers des ailes du mâle, ce qui le fait
ressembler à celui de l'Æuthore fasciala Hagen., dont la taille est
plus forte et les ailes plus larges. Le mâle jeune imite la Cora
modesla Selys, mais, chez cette espèce, il n’y a aucune indication
d'espace obseur, et le bout extrême des ailes est sali.
M. H. Donckier annonce, de la part de M. de Borre, que le Musée
Royal d'Histoire naturelle vient de faire l’acquisition de la riche
collection d’Hétéromères de M. J. Thomson, et qu’elle est déjà
déposée dans les locaux du Musée.
La séance est levée à 9 heures.
XXII
Assemblée mensuelle du ® mars 1878.
PRÉSIDENCE DE M. ROELOFs.
La séance est ouverte à 7 1/2 heures.
Les procès-verbaux des assemblées mensuelles du 5 janvier et
du 2 février sont approuvés.
Le Secrétaire donne lecture de la correspondance.
M. de Selys-Longchamps donne lecture des rapports de MM. Pla-
teau et Van Beneden sur le Catalogue des Arachnides de Belgique.
Première partie, par M. L. Becker. L'impression de ce Catalogue
dans les Annales est votée par l’assemblée.
Après avoir entendu la lecture du rapport de MM. Capronnier et
Lamarche, elle vote également l'impression aux Annales du tra-
vail de M. Mabille : Catalogue des Hespérides du Musée Royal
d'Histoire naturelle de Bruxelles.
M. de Borre présente, de la part de M. Bolivar, un travail sur les
Orthoptères recueillis en Portugal et en Afrique, par feu
Cam. Van Volxem. MM. de Selys-Longchamps et de Borre sont
désignés comme rapporteurs.
Le Secrétaire lit ensuite l'extrait suivant d’une lettre envoyée à
la Société par M. le professeur C. Berg, de Buenos-Aires :
« J'ai pu prendre connaissance, dans le n° 42 de la série IT des
Comptes-rendus, de la notice publiée par M. Capronnier au sujet de
la Pieris Van Volxemii Capr. — Pieris Achamantis Berg.
M. Capronnier se montre contrarié des observations que j'ai faites
sur la description de sa Pieris Van Volxemi, en la comparant
avec la mienne et les deux exemplaires qui sont au Musée Public
de Buenos-Aires.
…“ J'ai dit, dans les Acta de la Academia Nacional de Ciencias
exactas de Cordoba, . T, p. 156, que nos exemplaires n'étaient pas
en tout conformes à la description de M. Capronnier, et j'ai indiqué
les différences, comme par exemple le bord postérieur des yeux
de couleur orange, la conformité de la couleur principale des ailes
postérieures, la ligne terminale jaune, la raie étroite au bord
costal et celle de la cellule 1°, également de couleur orange.
* Revenu de nouveau à comparer la description et le dessin de
M. Capronnier, avec les deux exemplaires que j'ai à ma disposition,
je maintiens mes observations antérieures, mais sans pouvoir
former deux espèces différentes, d'autant plus que tous les exem-
plaires sont de Carmen de Patagones; une partie des petites diffé-
rences seront très-bien des variations des deux sexes, comme le dit
XXITII
M. Capronnier ; mais les autres auront leur cause dans sa descrip-
tion.
»” Quant à la patrie de l'espèce en question, je maintiens mon
opinion antérieure, malgré l’assertion de M. Capronnier : » Ma
Pieris Van Volxemii es{ certainement de Buenos-Ayres. » M. Mo-
reno, de retour de son voyage en Patagonie, me confirme avoir
donné un de ses exemplaires patagoniens de cette espèce à M. Van
Volxem, et celui-ci peut avoir fait alors la confusion en l’indi-
quant à M. Capronnier, comme recueillie le 21 décembre à Buenos-
Aires (Conf. Anales de la Sociedad Cientifica Argentina. T. IV,
p. 87, 1877).
» Pour le démontrer, je vous envoie la lettre de M. Moreno, où
vous lisez ce qui suit :
« En contestacion à su pedido, diré a V4 que la Pieris que V® des-
cribio con el nombre de Achamantis, proviene de Patagonia, de
donde la he traido en casi todos mis viajes.
” La que dial S* Van Volxem, la recibi à fines de 1873, antes de
mi primer viaje al Carmen, junto con otro ejemplar que di al
D° Burmeister, lo mismo que otros lepidopteros.
» Este lepidoptero no fué el solo que di al S” Van Volxem; iba
entre otros de Patagonia y Buenos-Aires, lo que quizas confundio
él y les marco como de Buenos-Aires, aunque yo le selialé la pro-
cedencia de cada uno ('). »
» M. Van Volxem ayant reçu d’autres insectes de la même per-
sonne, d’autres erreurs analogues peuvent s'être produites, comme
l'indique, par exemple, M. le D' Burmeister dans la Sfeftiner Ento-
mologische Zeitung, 1877, p. 408.
« I] me paraît qu’il ne peut plus y avoir de doute sur la patrie de
cette espèce de Péeris, et que les observations antérieures doivent
être convaincantes et suffisantes. »
M. Capronnier demande la parole et dit qu'il est extrêmement
surpris que M. Berg persiste à accuser d’inexactlitude la descrip-
(:) En réponse à votre demande, je vous dirai que la Pieris que vous avez
décrite sous le nom d’Achamantis, provient de Patagonie d'où je l'ai rapportée
à presque tous mes voyages.
Celle que j'ai donnée à M. Van Volxem, je l'avais reçue à la fin de 1873, avant
mon premier voyage à Carmen, avec un autre exemplaire que j'ai donné au
Dr Burmeister, en même temps que d’autres lépidoptères.
Ce lépidoptère ne fut pas le seul que je donnai à M. Van Volxem; il était parmi
d’autres de Patagonie et de Buenos-Aires, qu'il a pu confondre en les marquant
comme de Buenos-Aires, quoique je lui eusse indiqué la provenance de
chacun.
XXIV
tion d'un exemplaire qui se trouve à Bruæelles et que M. Berg na
jamais vu. Que les exemplaires que M. Berg a entre les mains, à
Buenos-Aires, soient différents et ne s'adaptent pas à la descrip-
tion publiée ici de la Pieris Van Volxemii, c’est très-probable, et
il se gardera bien de porter un jugement sur ce point, ne les ayant
pas vus. Il présente et fait de nouveau examiner son exemplaire-
type, et l’assemblée consultée déclare que la description de la
PrEris VAN VoLxEMu, qui est imprimée dans le tome XVII
de nos Annales, p. 11, est fidèlement et minutieusement
faite d’après le spécimen rapporté par C. Van Volxem,
aujourd’hui dans la collection de M. Capronnier et pré-
senté par lui à la séance de ce jour. Il en est de même de
la figure publiée de la même espèce, pl. I, fig. 1. L’assem-
blée se joint donc à M. Capronnier pour repousser toute accusa-
tion d'inexactitude dans cette figure et cette description.
M. Capronnier fait aussi voir, en exhibant les exemplaires
d’autres espèces de Pieris, que cette comparaison autorise pleine-
ment le rapprochement qu’il a établi entre P. Van Volxemi et
P. Autodice.
I fait enfin voir à l’assemblée le registre où, à mesure de l’ouver-
ture des cornets de papier renfermant chaque exemplaire rapporté
par C. Van Volxem, le numéro et l’indication écrite sur le cornet
ont été transcrits. Le numéro correspondant à l’exemplaire de la
Pieris en question porte bien l’annotation PBuwenos-Ayres 21 dé-
cembre de l'écriture de Van Volxem. Cependant, en présence de
l'affirmation de M. Moreno, il doit dire que sa confiance dans
l’exactitude de cette indication est ébranlée et qu’il n’est pas impos-
sible qu’une erreur où il n’est pour rien, ait été commise.
M. de Borre pense aussi qu'une erreur peut très-bien avoir été
commise. Ayant actuellement entre les mains les collections de
notre regretté collègue, il a pu parfois constater que celui-ci, qui
était doué d’une mémoire remarquable, se fiait beaucoup trop à sa
mémoire, d'où il peut résulter des erreurs dans l'étiquetage de ses
collections, surtout depuis qu’il n’est plus là pour donner des ren-
seignements. MM. Mac Lachlan et Stàl lui ont aussi signalé dans
les récoltes de Van Volxem des confusions manifestes de loca-
lités.
M. Weyers soutient, au contraire, que C. Van Volxem apportait
le plus grand soin à l'étiquetage de toutes ses chasses.
La discussion étant close, le Secrétaire reprend la parole pour
lire une seconde communication de M. le D’ Berg :
Vous me permettrez de profiter de cette occasion pour faire
quelques remarques sur l’Aperçu monographique du genre Io,
XXV
par M. le D' Boisduval, lequel a paru dans le tome XVIII des
Annales de la Société Entomologique de Belgique. J'avais anté-
rieurement l'intention de faire un travail sur les espèces argen-
tines de ce genre, mais étant occupé d’autres travaux, je me bor-
nerai pour le moment à faire observer que certaines espèces décrites
comme nouvelles par M. le Dr Boisduval, sont déjà publiées depuis
longtemps.
L’Io Gayi Bdy. et Luc., p. 222, pl. IV, f. 2, est identique à l’Zo
griseo-flava Phil., décrite dans la Linnæa Entomologica, t. XIV,
p. 276, en 1860.
L’Lo Lucasii Bdv. est l’Zo erythrops Blanch., dans Gay, Historia
de Chile, t. VII, 59, Atlas, Lep., Lam. IV, fig. 2.
10 amæna Bay. est assurément identique à Zo illustris Walker
(List of Lepidopterous Insects, p. 1285). Le Musée Public de Buenos-
Aires possède un exemplaire qui est conforme aux deux descrip-
tions.
10 brasiliensis Bdv. est aussi décrite sous ce nom par Walker,
1. c., p. 1292, ouvrage que M. le D" Boisduval paraît avoir ignoré,
comme aussi le travail du D' Burmeister : « Systematische Ueber-
sicht der Sphingidæ Brasiliens » (Halle, 1856), pour son « Histoire
naturelle des Insectes. Sphingides, etc. Paris, 1874. »
D’après les exemplaires qui se trouvent au Musée Public de
Buenos-Aires, lo scapularis de M. Boisduval (1. c., p. 236) me
paraît être une variété de l’Zo Irene Cram., ayant des formes inter-
médiaires qui unissent l’une avec l’autre.
Enfin il me semble que l’Zo Coræsus Bdv. n’est aussi qu'une
variété locale de l’Zo Liberia Cram.; mais je ne puis, pour le
moment, l’affirmer avec certitude, n'ayant pas d'exemplaires origi-
naux de cette dernière espèce.
M. L. Lethierry adresse à la Société le travail suivant:
HOMOPTÈRES NOUVEAUX
D'EUROPE ET DES CONTRÉES VOISINES
DEUXIÈME PARTIE (l).
Almana Ussuriensis. Alata, oblonga. Caput angustum, ponè
oculos levissimè callosum, parte callosà à latere visà marginem
angustum ponè oculos formante ; processu sursüm parum recurvo,
oculis duplô longiore, instructum. Fronte clypeoque longis, in
medio unicarinatis, flavis. Vertex, pronotum etmesonotum brunnea,
(1) Première partie. Ann. Soc. Entomol. Belg., t. XIX, p. LxxvI (séance du
4 novembre 1876).
XXVI
flavo-guttulata, carinis flavis : rostro apicem coxarum posticarum
multo superante. Pronoto medio carinato, mesonoto tricarinato.
Homelytra vitrea, longa, apicem abdominis superantes, venis
brunneis, parte tertià apicale reticulatà; venis duabus mediis clavi
pone medium in unam conjunctis : stigmate opaco, nigro, duabus
venis flavis instructo. Abdomen nigrum, segmentis leviter flavo-
marginatis. Pedibus longis, femoribus anticis intermediis longio-
ribus, planatis, subtüs longitudinaliter carinatis, prope apicem intüs
levissimè emarginatis : tibiis posticis extüs quinque-spinosis, apice
subtüs sex-spinulosis, spinis exterioribus majoribus.
Long. (avec les ailes) 13 mill. — Bords de la rivière Ussuri
(Sibérie orientale). Collection Jakowlef.
Ailée, oblongue. Tête beaucoup plus étroite que le corselet, pro-
longée en avant de plus du double de la longueur des yeux ; ceux-ci
gros, arrondis. Vertex chargé en dessus des yeux de deux petites
carènes s’infléchissant à l’intérieur, redevenant droites au delà des
yeux et continuant jusqu’au sommet ; il est creusé en gouttière au
milieu et traversé en ce milieu par une carène longitudinale pâle.
Le prolongement du vertex est d’égale largeur à partir des yeux,
peu recourbé en haut, presque droit et arrondi au sommet. Front et
clypeus jaunes, unicarénés au milieu, la naissance du rostre brune.
Vertex, pronotum et mésonotum bruns, parsemés de gouttelettes
jaunâtres, avec les carènes jaunes. Carène médiane du pronotum
très-marquée ; mésonotum tricaréné sur son disque, les carènes
latérales rejoignant la médiane en avant, eten arrière se confondant
avec le bord postérieur qui se prolonge en une pointe arrondie.
Homélytres transparentes, longues, dépassant d’un tiers l’ab-
domen, à nervures brunes, assez densément réticulées à leur tiers
postérieur, s’élargissant graduellement jusqu’au stigma et, à partir
de ce point, arrondies chacune régulièrement ; les deux nervures
médianes du clavus se réunissent en une seule après le milieu ;
stigma opaque, d’un noir qui tranche sur la transparence des
homélytres, traversé de deux nervures jaunâtres. Ailes inférieures
beaucoup moins densément réticulées que les homélytres, presque
aussi longues qu'elles.
Abdomen noir en dessus et en dessous, avec les segments fine-
ment marginés de jaune ; sternum brun mélangé de testacé.
Pattes longues, les cuisses antérieures plus longues que les
intermédiaires, aplaties, longitudinalement carénées en dessous, et
très-lécérement échancrées à leur extrémité interne ; les tibias
postérieurs ont cinq grosses épines en dehors, et, à leur extrémité
interne, six épines beaucoup plus petites.
Les cuisses et tibias antérieurs sont bruns, annelés de jaune; les
tibias postérieurs sont pâles avec les épines noirâtres. Premier
XXVII
article des tarses postérieurs plus long que les deux suivants
réunis.
Cette espèce, dont je n'ai vu qu’un seul exemplaire, est remar-
quable par la présence des ailes ; les deux autres espèces, décrites
dans l'ouvrage de Fieber (/ongipes et hemiptera) sont aptères; et
cet auteur fait même de l'absence des ailes un des caractères prin-
cipaux du genre A/mana. N’est-il pas cependant probable qu’on
découvrira un jour, conformément aux lois de dimorphisme des
Hémiptères si nettement exposées par M. Reuter, des AÀ/mana lon-
gipes où hemiplera macroptères, de même peut-être aussi que des
Almana Ussuriensis brachyptères? En suivant aveuglément la
classification de Fieber, il eût fallu créer pour l'A. Ussuriensis un
genre spécial, basé uniquement sur la présence des ailes; par tous
ses autres caractères, rien ne peut séparer notre insecte des À /mana.
Hysteropterum Reiberi. Flavum, angustatum, lateribus
depressum. Vertex duplo latior quam longior, anticè rotundatus.
Frons trapeziformis, longior quam latior, apud clypeum latior,
ibique reflexà carinà medià nullà. Pronotum in medio carinatum,
bifoveolatum. Homelytris abdomine longioribus lateribus com-
pressis, limbo parum angulato, apicè oblique rotundatis, irregu-
lariter reticulatis, venis validis. Abdomine suprà obseuro Œ.
Long. 4 mill. — Geryville (Algérie). Collection Reiber. Affine
H. suturali, Fieber : vertice anticè rotundato differt.
Flave, étroit, comprimé sur les côtés. Vertex deux fois aussi
large que long, arrondi en avant. Front en trapèze, plus long que
large, plus large vers le clypeus, et, en cet endroit, dépourvu de
carène médiane. Pronotum caréné au milieu, bifovéolé. Homélytres
plus longues que l’abdomen, comprimées sur les côtés, avec leur
bord externe peu anguleux, obliquement arrondies à l’extrémité,
couvertes d’une réticulation irrégulière, dont les nervures sont
assez fortes. Abdomen obscur en dessus.
Par son front en trapèze, plus large au niveau du clypeus que
près des yeux, cette espèce doit venir se placer près de l'A. sutu-
rale Fieber ; mais le vertex régulièrement arrondi en avant, et
non droit ou échancré anguleusement, la feront reconnaître faci-
lement.
Hysteropterum Asiaticum. Oblongum, totum pallidum.
Vertex latior quam longior, duobus oculis latitudine æqualis,
anticé rectè truncatus, nec carinatus : pronoto et mesonoto carinà
destitutis. Frons in medio obsoletisssimè carinata. Homelytris
lateribus in medio paulo angulatis,venis concoloribus, transversè
irregulariter reticulatis. Ρ.
Long. 5 mill. — Taschkent (Asie centrale). Coïlection Jakowlef.
Oblong, entièrement d’un pâle flavescent. Vertex plus large que
XX VII
long, égalant en largeur celle des deux yeux réunis, tronqué droit
en avant, sans carène. Pronotum et mésonotum sans carène. Front
avec une fine carène obsolète au milieu. Homélytres peu anguleuses
vers le milieu de leur bord externe, transversalement et irrégu-
lièrement réticulées, leurs nervures de même couleur que le reste
de leur surface.
Ressemble à l'A. montanum Fieber : en diffère par la couleur
entièrement pâle et l’absence de carènes sur le pronotum et le
mésonotum.
Penthimia nitida. Depuis la description de cette espèce, j'ai
vu une certaine quantité d'exemplaires appartenant à M. Jakowlef,
et provenant des environs de la rivière Ussuri (Sibérie) qui offraient
toutes les variations signalées chez notre P. atr« Fabr., d'Eu-
rope ; voici les principales de ces variètés :
Var. A. Comme le type, mais homélytres avec une pubescence
jaune peu serrée, couchée.
Var. B. Deux taches rouges sur le disque du pronotum, et
trois taches rouges sur chaque homélytre, deux sur le clavus, l’une
humérale, l’autre discoïdale, et une troisième au milieu de l’homé-
lytre, près du bord latéral.
Var. C. Partie postérieure du pronotum rouge. Homélytres
noires, avec l’intérieur des cellules jaunâtre; les cellules apicales
blanchâtres, ornées d’un point noir dans leur centre : elles sont
couvertes d’une pubescence jaune peu serrée, couchée.
Malgré ces variations, on pourra reconnaitre l’espèce Sibérienne
à son pronotum plus lisse, beaucoup moins garni de rides transver-
sales, et à la partie postérieure du disque des homélytres, imponc-
tuée, lisse.
Thamnotettix paryphanta (Fieber, inédit). Vertex cum
oculis triangularis, latior quam longior, anticè, præsertim in
feminà, acutiusculus, ad basin arcuatus, citrinus, aurantiaco-
guttatus. Pronotum et scutellum citrina. Homelytra citrina ad
apicem nigra aut fusca, tota coriacea, venis concoloribus, posticé
obliquê utrinque truncata, abdomine multo breviora. Tibiæ anticæ
et intermediæ margini exteriori uniseriatim setosæ, posticæ
longiores, margini exteriori biseriatim et validè setosæ.
G' Citrinus fronte in medio nigrà, lateribus nigrà, transversè
citrino-multilineatà, genis citrinis. Homelytra citrina, apice nigro
latè marginata. Abdomen subtüs nigrum, suprà nigrum, segmentis
dorsalibus citrino apice marginatis. Femoribus nigris, tiblis nigris
extüs flavis, necnon tarsis anticis et intermediis : tarsis posticis
nigris, duobus articulis primis ad basin flavis. Segmentis genita-
libus nigris, validè nigro et griseo setosis, ano citrino. Long.
4 mill.
XXIX
Q Pallida, fronte fuscà, transversé citrino-multilineatà : home-
lytris ad apicem angustè fuscis. Abdomen ad basin suprà et subtüs
nigrum, ultimis segmentis testaceis, ad basin angustè nigro-
limbatis. Pedibus flavis, tarsis posticis intüs nigris. Coleostro flavo,
setis erectis flavis instructo : vaginâ fuscà, subtüs et apice flavà,
coleostro parum longiore. Long. 5 mill. — J’ai pris cette espèce
dans les environs d'Alger et d'Oran, en avril. Malaga (Fieber).
Tavira (Portugal) (Van Volxem). Grèce (collection du Musée de
Bruxelles).
Vertex formant avec les yeux un triangle plus large que long,
assez aigu en avant, surtout chez la femelle. Il est arqué en arrière,
d’un jaune citron, parsemé de gouttelettes orangèes. Pronotum et
écusson d’un jaune citron. Homélytres d’un jaune citron, avec leur
extrémité plus ou moins largement noire ou brune, suivant le sexe ;
elles sont entièrement coriacées, avec les nervures de même cou-
leur que le fond, tronquées obliquement de chaque côté en arrière,
et beaucoup plus courtes que l'abdomen. Tibias antérieurs et inter-
médiaires garnis d’une seule série de soies sur leur face externe ;
les postérieurs plus longs, avec leur face externe garnie de deux
séries de fortes soies.
O' Jaune citron, avec le front noir au milieu, orné de chaque
côté de nombreux traits transverses jaunes, les joues jaunes. Homé-
lytres d’un jaune citron, avec leur extrémité largement bordée de
noir. Abdomen noir en dessous, noir aussi en dessus, mais avec
l'extrémité des segments dorsaux marginée de jaune. Cuisses
noires, tibias noirs, jaunes sur leur face externe, ainsi que les
tarses antérieurs et intermédiaires. Tarses postérieurs noirs, la
base de leurs deux premiers articles flave. Segments génitaux
noirs, garnis de fortes soies noires et grises ; anus jaune. Long.
4 mill.
Q Pâle : front obscur, orné de nombreux traits transverses
jaunes. Homélytres à leur extrémité beaucoup plus étroitement
bordées de noir ou de brun que chez le G'; quelquefois même cette
bordure manque complétement. Abdomen noir à la base en dessus
et en dessous, ses derniers segments jaunes, étroitement bordés de
noir à leur base. Pattes flaves, les tarses postérieurs noirs à leur
face interne. Coleostrum flave, orné de soies dressées flaves ; tarière
obscure, flave en dessous et à l'extrémité, un peu plus longue que
le coleostrum. Long. 5 mill.
Thamnotettix apicata. Vertex inter oculos duplô latior quäm
longior, anticè semicircularis, citrinus, anticè tenuissimè nigro-
marginatus. Pronotum et scutellum citrina. Homelytra tota coria-
cea, nitida, citrina, abdomine paulo breviora, posticé obliquè
utrinque rotundata, tertià parte posteriore nigrà. Abdomen suprà
XXX
et subtùs nigrum : fronte et clypeo nigris, genis extùs pallido
marginatis. Pedibus nigris, exceptis genubus intermediis flavis :
pedibus anticis et intermediis longioribus.
c Segmento genitale setis longis erectis vestito. Long. 41/2 mill.
— Un seul G' provenant de Kabylie, obligeamment communiqué
par M. Signoret.
Vertex ayant sa partie comprise entre les yeux deux fois aussi
large que longue, en demi-cercle en avant, jaune, très-finement
bordée de noir en avant. Pronotum et scutellum jaunes. Homé-
lytres entièrement coriacées, jaunes, brillantes, un peu plus courtes
que l'abdomen, obliquement arrondies chacune en arrière, avec
leur tiers postérieur noir. Abdomen noir en dessus et en dessous.
Front et clypeus noirs, les joues bordées de jaune en dehors.
Pattes noires avec les genoux intermédiaires flaves, les antérieures
etintermédiaires plus longues que les postérieures.
cg Segment génital garni de longues soies dressées.
Ressemble à la T. paryphanla ; en diffère au premier coup d'œil
par sa taille plus grande, sa couleur plus uniformément noire en
dessous, ses homélytres plus longues, plus largement bordées de
noir à leur extrémité, ses pattes antérieures et intermédiaires rela-
tivement plus longues, et surtout par la forme de son vertex, semi-
circulaire en avant, au lieu d’être triangulaire.
Typhlocyba debilis Douglas.
Cette espèce, tout récemment décrite par M. Douglas, me paraît
intermédiaire entre la 7. uwlmi Linné et la T. lenerrima
H.-Sch. : elle est plus petite que l’w/mi et a, comme elle, un petit
point noir au milieu de la partie antérieure du pronotum, et deux
petits points noirs au sommet du vertex disposés de même; mais
elle s’en distingue par la pointe de l’écusson noire.
Découverte en Angleterre par M. Douglas, elle a été retrouvée
en France, dans les Landes par M. Perris, et dans les Hautes-
Pyrénées par M. Pandellé. Les exemplaires pris en Angleterre et
dans les Pyrénées ont les homélytres d’un jaune paille transparent,
avec l'extrémité plus ou moins enfumée; ceux des Landes, rencon-
trés sur les feuilles d’un pommier, me semblent former une race ou
variété constante : leurs homélytres sont d’un blanc pur, transpa-
rent, avec l'extrémité translucide, peu ou point enfumée ; en outre,
les parties pâles du corps sont blanches au lieu d’être jaunâtres ; Je
l'avais d’abord nommée T°. Perrisi, avant d’avoir vu le type obli-
geamment envoyé par M. Douglas.
Typhlocyba Pandellei. Elongata, flava, immaculata : abdo-
mine nigro, ultimis segmentis flavis. Homelytris flavis, nitidis,
parte apicali plus minusve leviter infuscatà : suturà clavi latè
aurantiacà aut rubrà.
XXXI
Variat : clavo toto concolore.
Affinis 7. tenerrimæ H.-Sch.; clavo aurantiaco, necnon parte
apicali homelytrorum minus distinctè maculatà, differt. Long.
3 1/2 mill. — Hautes-Pyrénées (Pandellé). Landes (Perris).
Allongée, flave, sans tache aucune sur le front, le vertex, Le pro-
notum et l’'écusson ; abdomen ordinairement noir en dessus et en
dessous, avec les derniers segments pâles, quelquefois entiérement
pâle en dessous. Homélytres flaves, luisantes, transparentes, leur
extrémité légèrement et souvent peu distinctementenfumée ; elavus
présentant dans sa partie médiane, sur la suture, une tache allongée
plus large en avant, couvrant cette suture en entier, rouge ou de
nuance orangée ; souvent cette tache s’étend et couvre toute la sur-
face du clavus; souvent aussi elle est peu distincte ou manque même
complétement : l'espèce alors ressemble beaucoup à la T7. {ener-
rima, H.-Sch. ; mais celle-ci a le sommet des homélytres beaucoup
plus distinctement maculé.
Zygina Signoreti. Z. parculæ, Bohem. simillima : homely-
tris unicoloribus, et vertice anticè unipunctato, differt. Mesoster-
num nigrum. Long. 3 1/2 mill. — France (collection Signoret).
Ressemble beaucoup à la Zygina parvula, Boheman, mais bien
distincte par ses homélytres pâles, sans taches, et surtout par son
vertex marqué au sommet d’un gros point noir au lieu de deux.
Mésosternum noir, comme chez la Z. parvula.
Le Secrétaire présente les descriptions suivantes :
CURCULIONIDES NOUVEAUX DE CHINE ET DU JAPON,
par A. Chevrolat. {
1. Attelabus rubripennis. Long. 6 mill., rostri G' 2 mill., Q
1 mill. Lat. 3 1/2-4 1/2 mill. c' niger, nitidus, rostro cylindrico, ar-
cuato, apice ampliato, suleis 3 angustis, fovea elongata inter oculos;
antennis longis, ad apicem rostri insertis; oculis pallidis; capite
elongato, sulco longitudinali angusto; prothorace transverso,
glabro, antice posticeque marginato ; scutello magno, triangulari,
postice binodoso, lateribus reflexo ; elytris punctato-rimosis costu-
latis; pedibus nitidis.
Q rostro, antennisque brevioribus, capite transversim rugato,
elytris amplioribus, seriatim punctato-striatis, interstitiis distincte
costulatis. Japonia.
2. Balaninus chinensis. Long. 8 mill., rostri 5 mill., lat.
33/4 mill. Q niger, subnitidus, rostro punctulato, arcuato, filiformi,
antennis cinereis, clava fusca, elongata, acuta; prothorace oblique
strigoso, in angulis posticis albido; scutello albo; elytris triangu-
XXXII
laribus, pilosulis, sulcatis, intus minute tuberculatis, ultra medium
fascia cinerea signatis; pedibus nigris, cinereo-indutis, femoribus
acute spinosis. China bor. Shang-Hay.
3. Balaninus leucaspis. Q Long. 6 mill., rostri 8 mill.,
lat. 3 mill. Niger, griseo-pilosus, rostro filiformi arcuato ; prothorace
granuloso, longitudine sulcato; scutello albo ; elytris triangularibus
planis, sulcatis, intusque minute tuberculatis, albido pilosulis,
interstitiis granulosis; pedibus nigris, femoribus acute spinosis,
China bor. Hong-Kung. 2 ex. a D. Milly dati.
4. Balaninus interruptus. Long. 4 mill., rostri 3 mill., lat.
2 mill. Niger, prothorace granuloso, macula angulari postica
(macula magna media subtus) in singulo elytro, macula scutellari,
humerali, apicali in sutura, fasciaque postica notulis sex albis
(3, 1, 2) formatis; pedes nigri, cinereo induti, femoribus breviter
spinosis. China, Hong-Kung. — Cette espèce se placera avant le
B. C.-album.
9. Balaninus scutellaris. Long. 4 1/2 mill., rostri 2 1/2, lat.
2 mill. Cinereus, rostro arcuato, antennis, oculis atque capite nigris;
prothorace pilosulo, longitudine elevato; scutello albo; elytris
elongatis, triangularibus, anguste striatis, inter strias distincte
punctatis, notula fusca infra scutellum; pedes valde calcarati,
femoribus crassis. Shang-Hay a D. Bowring datus.
M. de Borre lit la lettre suivante, que lui a adressée, il y a quelques
jours, notre collègue M. Jules Demont, de Namur :
Dans le Compte-rendu de l’assemblée du 2 février 1878, je viens
de lireles communications que M. Ch. Donckier de Donceel a faites
sur la Nolodonta Torva. Cette espèce, dit-il, devra être rayée des
catalogues des lépidoptères de Belgique, n'ayant été signalée que
par M. Wesmael et à tort. Je viens vous déclarer que j'ai trouvé,
il y à plusieurs années, en juin, au château de Géronsart, près de
Namur, sur un buisson de saule-marceau, une chenille que j'ai
élevée et qui m'a procuré la Notodonta Torva,que j'ai encore seule
et unique dans ma collection. Si ce lépidoptère pouvait être utile
à la Société, je l'offre bien volontiers pour sa collection.
L'assemblée déclare que l’exemplaire offert par M. Demont sera
accepté avec reconnaissance, pour figurer dans la collection belge
de la Société.
M. Lallemand demande la parole et lit la note suivante, relative à
divers lépidoptères et chenilles observés par lui aux environs de
Bruxelles :
Gnophria Rubricollis L. D’après les auteurs, la chenille
de cette Lithosie se nourrirait exclusivement de lichens des chênes
XXXIII
et des hêtres. Cependant je l'ai trouvée assez fréquemment à l’ar-
rière-saison sur les marronniers d'Inde. Aucun lichen ne croissait
sur l'écorce de ces arbres, qui était parfaitement lisse. J'avais donc
là la preuve que les chenilles de cette espèce ne se nourrissaient pas
exclusivement de lichens ; je pus m'en assurer encore davantage chez
moi, en élevant les chenilles que j'avais recueillies. Toutefois, il m’a
paru qu’elles préféraient les feuilles desséchées aux feuilles vertes.
Jusqu'ici nous ne connaissons comme se nourrissant aux dépens
des feuilles du marronnier d'Inde que l'Acronycla Aceris et
l'Amnphadasis Belularius ; 1 y aura donc lieu d'y ajouter le Gno-
phria Rubricollis.
Pygaera O. Pigra Hufn. (Reclusa F.). J'en ai trouvé un
exemplaire à Uccle, le 16 mai 1877.
Mamestra Tr. Advena F. J'ai capturé cette Noctuelle à
Groenendael, le 23 juin 1877. Jusqu'ici elle n’avait pas encore été
signalée aux environs de Bruxelles.
J'ai pris également à Groenendael, le 17 août dernier, un exem-
plaire de Luperina B. Matura Hufn. (Cytherea Fab.) et, le
15 octobre suivant, Orrhodia Hb. Rubiginea F.et Xylina O. Socia
Rott. (Petrificala F.), de chacune de ces espèces un exemplaire.
J'ai constaté également la présence à Groenendael de l’aberration
Fucala Esp. de Xanthia Aurago.
Selenia Tretralunaria Hufn.(Z//ustraria Hb.). Notre regretté
collègue le docteur Breyer m'a dit n'avoir jamais rencontré la
chenille de ce Géomètre; je crois donc devoir vous signaler que
Jen ai trouvé deux exemplaires à Uccle sur le peuplier au mois
d'octobre.
Odontopera Bidentata Bkh. (Dentaria Hb.). J'ai observé
assez fréquemment la chenille de cet insecte sur les charmilles à
Groenendael, fin de septembre et au commencement d’octobre.
Quelques auteurs la décrivent comme ayant 14 pattes; ce qui est
une erreur évidente. Elle ne possède que 10 pattes comme la plu-
part des Géomètres. On ne peut considérer comme pattes des caron-
cules placés sous le ventre, comme le seraient de véritables pattes,
mais qui ne sont susceptibles ni de s’allonger, ni de se raccourcir,
qui ne sont pas couronnés de crochets et qui, conséquemment, ne
peuvent servir à marcher ou à se cramponner.
Cidaria Sordidata F. (Æ/wlata Hb.). J'ai capturé ce Géo-
mètre, dans le courant du mois de juillet, à Groenendael. Il a été
signalé comme ayant été pris dans différentes localités de la Bel-
gique, mais il est très-rare partout.
M. Becker donne ensuite lecture de quelques extraits de ses inté-
ressantes observations sur les mœurs des araignées indigènes,
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXI, ç
XXXIV
observations qu'il réserve pour le grand ouvrage qu’il prépare, et
il exhibe en même temps des araignées, leurs toiles et des dessins
à l’aquarelle relatifs à sa lecture.
La séance est levée à 9 heures.
Assemblée mensuelle du 6 avril 18758.
PRÉSIDENCE DE M. WEINMANN, VICE-PRÉSIDENT.
La séance est ouverte à 7 1/2 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 2 mars est
approuvé.
Le Président annonce que le Conseil d'administration, depuis la
dernière séance, a admis trois membres effectifs : M. le D" Louis
Delmas et M. le D' Gabriel Pichardo, à La Havane, et M. Emile
Vanden Berghe, directeur de la Société coopérative, à Roulers
(Flandre occidentale), tous trois présentés par MM. Preudhomme
de Borre et Mélise.
Egalement trois nouveaux membres associés : MM. Emile
Morette, employé au Gouvernement provincial du Brabant, à
Ixelles, présenté par MMK Mélise et Preudhomme de Borre, et
MM. Henri et Georges de Fuisseaux, étudiants, à S‘-Gilles, présentés
par MM. Jacobs et H. Donckier de Donceel.
M. le D' Eug. Dugès, de Silao (Mexique), membre effectif, ayant
effectué le versement de deux cents francs, est devenu membre à
vie.
Le Président présente, pour la bibliothèque de la Société, un
exemplaire du tome XX (1877) des Annales, qui a paru dans le
courant de ce mois.
Après avoir entendu les rapporteurs : MM. de Selys-Longchamps
et de Borre, l’Assemblée ordonne l'impression aux Annales du tra-
vail de M. Bolivar : Othoplères recueillis en Portugal et en
Afrique, par M. C. Van Volxem.
M. de Selys-Longchamps fait voir deux exemplaires de l’Otio-
rhynchus cantabricus Seoane, qu’il vient de recevoir de Galice.
M. V. L. Seoane, notre collègue, viendra probablement cette année
à Bruxelles; il désire vivement échanger des insectes de Galice
contre des insectes de Belgique et autres provenances européennes.
XXXV
M. Weinmann prend la parole et développe, tant au nom de
M. Weyers qu'au sien, la proposition suivante :
Le Musée royal d'histoire naturelle de Bruxelles a acquis
actuellement une grande importance parmi les établissements simi-
laires d'Europe, grâce à la sollicitude du gouvernement et à une
direction active et intelligente.
Les collections scientifiques du Musée ont reçu successivement
des installations dignes de leur importance. Les collections préhis-
toriques, les fossiles des terrains d'Anvers, les mammifères, les
oiseaux, les reptiles, les poissons, le crustacés, les animaux infé-
rieurs, les collections malacologiques et paléontologiques sont
toutes convenablement installées dans des locaux spacieux ou suffi-
sants, et le public peut les visiter et les étudier sans peine.
Seules, les collections entomologiques du Musée n’ont pas eu en
partage les mêmes avantages, et cependant chacun de nous connaît
l'importance de ces collections, qui se sont accrues depuis quelques
années d’une façon inespérée, soit par des dons volontaires, soit
par des acquisitions coûteuses.
Les collections du professeur Wesmael, de M. de Thysebaert,
du D' Breyer, de M. Weinmann, de M. C. Van Volxem, de
M. Weyers, de M. De Fré, d'importantes portions des collections
Lacordaire, Chevrolat, Guérin-Méneville, Raffray, Thévenet,
Thomson, Ogier de Baulny, etc., forment un ensemble tel que peu
de musées peuvent s’enorgueillir d’en posséder de semblables, et
cependant elles sont pour ainsi dire inaccessibles à l'étude,
enterrées et placées dans des locaux obscurs et insuffisants, je
dirai même dangereux pour leur conservation. Chacun de nous
a pu se convaincre de l'exactitude des faits que j'avance.
Je propose à la Société entomologique d'autoriser son conseil
d'administration à faire une démarche auprès du gouvernement,
afin d'obtenir de sa bienveillance qu’il veuille fournir aux collec-
tions entomologiques et dans leur propre intérêt de conservation,
des locaux convenables et spacieux qui les rendent dignes de leur
destination et de l’établissement auquel elles appartiennent. Je suis
persuadé que je recevrai l'approbation unanime de tous mes
collègues.
Après discussion, l’Assemblée décide que le Conseil d’adminis-
tration écrira, au nom de la Société, à M. le Ministre de l'Intérieur,
pour appeler son attention sur l’urgente nécessité de donner aux
collections entomologiques du Musée des locaux et une installa-
tion en rapport avec leur importance scientifique et leur
étendue.
XXXVI
Le Secrétaire donne lecture du travail suivant, envoyé par son
auteur :
NOTE SUR LES HOMOPTÈRES DE LA FAUNE BELGE
par L. Lethierry.
L'Administration du Musée royal d'histoire naturelle de
Bruxelles ayant bien voulu me charger de déterminer ses Hémi-
ptères, et ayant en ce moment sous les yeux les Homoptères de cette
collection, je profite de l’occasion pour dresser une petite liste des
espèces belges. Cette liste ne pourra pas être considérée comme un
catalogue complet de toutes les espèces qui se trouvent en Bel-
gique ; quoique beaucoup de très-intéressantes, surtout au point de
vue géographique, y figurent, un certain nombre d’autres, même
communes dans les pays voisins, n’y sont pas citées. M. Camille
Van Volxem, dont la collection est la plus importante de toutes
celles possédées par le Musée, s'était consacré surtout à la
recherche des Hétéroptères, et ses récoltes en Homoptères ont été
moins complètes. Nous ferons la même observation pour les autres
collections moins considérables que possède aussi le Musée, celles
de Robyns et Wesmael, ainsi que pour les insectes donnés par
MM. de Borre, O. de Heusch, Le Comte, Quaedvlieg, etc. I] serait
donc indispensable, 'pour pouvoir se faire une idée exacte des
richesses de la faune belge au point de vue des Homoptères, qu'un
entomologiste de loisir voulût bien employer son temps à recher-
cher exclusivement ces insectes. En attendant, nous croyons bien
faire en publiant la présente liste, comme première fondation du
futur catalogue (°).
Cius pulosus Oliv. Partout.
— nervosus Linn. Partout.
— cunicularius Linn. Partout.
OMMATIDIOTUS dissimilis Fallen. Calmpthout (Van Volxem).
Issus coleoptratus Fabr. Partout.
AstRACA clavicornis Fabr. Environs de Tournai, sur les herbes
dans les carrières abandonnées (Lethierry).
MEGAMELUS nolula Germar. Bruxelles (Van Volxem).
(1) Rodenhof, localité visitée par M. Van Volxem, se trouve dans le grand-
duché de Luxembourg ; le Mont Noir, près de Bailleul (France), où j'ai à diverses
reprises récolté quelques espèces, est situé sur la frontière même; toutes les
autres localités citées sont en Belgique.
Afin d'éviter des répétitions qui auraient peu d'intérêt quand il s’agit des espèces
les plus communes, j'ai indiqué ces dernières comme se trouvant partout en
Belgique.
XXXVII
STENOCRANUS lineola Germar. Partout.
— fuscovillatus Stàl. Rodenhof (Van Volxem).
KezisrA gultula Germ. Laeken (Van Volxem).
CoNoMELUS limbalus Fabr. Partout.
DELPHAX discolor Boheman. Laeken, Groenendael (Van Volxem).
— pellucida Fabr. Partout.
— lugubrina Boheman. Boitsfort (Van Volxem).
DicRANOTROPIS hamala Boheman. Laeken (Van Volxem).
STIROMA pleridis Gené. Laeken (Van Volxem).
— bicarinata H.-Sch. Rodenhof (Van Volxem).
Merroris Mayri Fieber. Boitsfort (Van Volxem).
TETTIGOMETRA virescens. Panzer.
— impressifrons Mulsant et Rey. Hastière (Van
Volxem).
TRIECPHORA vulnerala Germar. Partout.
APHROPHORA salicis de Geer. Groenendael (Van Volxem).
— alni Fallen. Partout.
PxiLÆNus lénealus Linné. Ostende, Blankenberghe, Knocke,
Calmpthout (Van Volxem).
— minor Kirschb. Calmpthout, Boitsfort (Van Volxem).
_ campestris Fallen. Hastière (Van Volxem).
—— spumarius Linné. Partout.
CENTROTUS cornutus Linné. Partout.
GARGARA genistce Fabr. Louette-Saint-Pierre, Rodenhof, Luxem-
bourg (Van Volxem).
ULopa reliculala Fabr. Partout.
MEGOPHTHALMUS scanicus Fallen. Ostende, Calmpthout, Boïits-
fort, Rodenhof (Van Volxem).
LEDRA aurila Linné. Belgique (Wesmael), Lessines (Th. Le
Comte).
IDIoOcERUS scwrra Germar. Belgique, sur Populus ilalica (Van
Volxem).
— adustus H.-Sch. Groenendael (Van Volxem).
— lituratus Fallen. Calmpthout (Van Volxem).
— cognalus Fieber. Belgique, sur Populus ilalica (Van
Volxem).
— confusus Flor. Belgique, sur Populus alba (Van
Volxem).
— populi Linné. Bruxelles, Hastière (Van Volxem).
— fulgidus Fabr. Knocke, Ostende, sur Populus ilalica
(Van Volxem).
Macropsis /anio Linné. Partout.
ByrHoscopus a/ni Schrank. Partout.
— flaricollis Linné. Partout.
XXX VII
Peniopsis {éliæ Germar. Groenendael. Boitsfort (Van Nosen),
— _ glandacea Fieber. Boitsfort (Van Volxem).
— cerea Germar. Boitsfort (Van Volxem).
— virescens Fabr. Boiïtsfort (Van Volxem).
— nassala Germar. Belgique. Rodenhof (Van Volxem).
— scutellata. Boheman. Groenendael, Rodenhof (Van
Volxem).
AGALLIA puncliceps Germar. Groenendael, Hastière (Van
Volxem).
— venosa Fallen. Partout.
TerriGonIA viridis Linné. Partout.
EuacanTHUS 2rnlerruplus Linné. Partout.
== acuminatus Fabr. Boitsfort (Van Volxem). Lore-
beke (Bosch).
PENTHIMIA atra Fabr. Lanaeken (Van Volxem).
Eureux cuspidala Fabr. Belgique (Robyns).
— producla Germar. Visé (Quaedvlieg).
STRONGYLOCEPHALUS agreshs Fallen. Ostende (Van Volxem).
AcOcEPHALUS shrialus Fabr. Partout.
_— bifasciatus Linné. Hal, Groenendael (Van Volxem).
— interruptus Scott. Bruxelles (Van Volxem).
— albifrons Linné. Ostende, Saint-Josse-ten-Noode
(Van Volxem).
— polystolus Scott. Auderghem, Groenendael, Boits-
fort, Rodenhof (Van Volxem).
= histrionicus Fabr. Ostende, Heyst (Van Volxem).
— rivularis Germar. Ostende, Lessines (Van Vol-
xem).
CicapuLaA cyane Boheman. Rodenhof (Van Volxem).
— _ frontalis Scott. Bruxelles (Van Volxem).
— seænotala Fallen. Partout.
— punclifrons Fallen. Calmpthout (Van Volxem).
DorATURA stylata Boheman. Arlon (Van Volxem). Mont Noir.
THAMNOTETTIX crocea H.-Sch. Partout.
_— allenuala Germar. Groenendael (Van Volxem).
— splendidula Fabr. Bruxelles (Van Volxem).
— quadrinotala Fabr. Groenendael, Rodenhof (Van
Volxem).
— sulphurella Zetterstedt. Ostende (Van Volxem).
ATHYSANUS obscurellus Kirschb. Partout.
— subfusculus Fallen. Partout.
— plebejus Zetterst. Partout.
—_ grisescens Zetterstedt. Boitsfort, Bruxelles (Van
Volxem).
XXXIX
ATHYSANUS erylhroslictus Fieber. Partout.
— lutescens Fieber. Ostende (Van Volxem).
— æmulans Kirschb. Laeken, Ostende (Van Volxem).
_ russeolus Fallen. Mont Noir, sur les bruyères.
— sordidus Zetterstedt. Laeken, Hal (Van Volxem).
—- variegatus Kirschb. Partout.
— obsoletus Kirschb. Groenendael, Knocke, Ostende,
Calmpthout(Van Volxem).
— brevipennis. Kirschb. Mont Noir.
— prasinus Fallen. Bruxelles, Vielsalm (Van Volxem).
— peilucidus Fieber. Mont Noir.
GONIAGNATHUS brevis H.-Sch. Heyst(Van Volxem).
ALLYGUS #Aixlus Fabr. Partout.
— _ alomarius Germar. Mont Noir.
DELTOCEPHALUS repletus Fieber. Boitsfort (Van Volxem).
— distingquendus Flor. Belgique (Robyns).
— pulicarius Fallen. Belgique (Fallen).
— striatus Linné. Ostende, Hastière, Hal, Calmpt-
hout (Van Volxem).
— breviceps Kirschb. Hastière (Van Volxem).
_ cephalotes H.-Sch. Belgique (Robyns).
- Minki Fieber. Mont Noir.
ALEBRA @lbostriella Fallen. Laeken (Van Volxem).
Norus agnatus Lethierry. Groenendael (Van Volxem).
— cephaloles Fieber. Tournai (Lethierry).
— molliculus Boheman. Hastière (Van Volxem).
— facialis Flor. Tournai (Lethierry).
CuLoriTA so/anti Kollar. Laeken (Van Volxem).
KyBos smaragdulus Fallen. Calmpthout, KRodenhof (Van
Volxem).
EuprTEerYx véltala Linné. Partout.
— diminutla Kirschb. Belgique (Robyns).
— concinna. Germar. Laeken (Van Volxem).
— pulchella Fallen. Laeken (Van Volxem).
— ornala Frey. Bois d'Angre (près de Mons) (Le-
thierry).
— carpini Fourcroy. Partout.
— auwrala Linné. Partout.
-— Curtisi Flor. Bruxelles (Van Volxem).
— collina Elor. Bois d’Angre (Lethierry).
TyPHLOCYBA sexpunclata Fallen. Vilvorde (Van Volxem),
| Tournai (Lethierry).
= rosæ Linné. Belgique (Robyns).
— ulimi Linné. Laeken (Van Volxem).
XL
TyPHLocyBA quercus Fabr. Laeken (Van Volxem), Mont Noir.
ZxG1NA alneli Dahlbom. Bruxelles (Van Volxem).
— parrvula Boheman. Bruxelles (Van Volxem).
— sculellaris H.-Sch. Calmpthout (Van Volxem).
— blandula Rossi. Partout.
— rubroviltala Leth. Mont Noir, sur les bruyères.
PSYLLIDES.
LiviaA juncorum. Latreille. Partout.
PsyLLa spartit Hartig. Partout.
— Fœrsleri Flor. Partout.
— sparliophila Fœrster. Lanaeken (Van Volxem), Mont
Noir.
— pyri Linné. Ostende (Van Volxem).
— cralægicola Fœærster. Belgique (Van Volxem).
— mali Fœrster. Laeken (Van Volxem).
— salicicola Fæœrster. Hastière (Van Volxem).
— fraxini de Geer. Bruxelles (Van Volxem).
Trioza wrlicæ Linné. Partout.
— velutina Fœrster. Ostende (Van Volxem).
— femoralis Fœrster. Hollebeke, près d’Ypres, sur les
pins (Lethierry).
— hæmatodes Fœrster. Hollebeke, près d’Ypres, sur les
pins (Lethierry).
APHALARA subpunclala Fœrster. (pallida, Lethierry.) Hastière
(Van Volxem).
— picla Zetterstedt. Rodenhof (Van. Volxem).
— exilis Weber et Mohr.Mont Noir,surle Ruwmex pilosella
RainocoLa ericeæ Curtis. Mont Noir, sur les bruyères.
Les espèces suivantes, de la présente liste, n’ont pas encore été
rencontrées dans les limites du département du Nord.
Ommatidiotus dissimilis.
Metropis Mayri.
Tettigometra impressifrons.
Philænus minor.
Penthimia atra.
Cicadula cyane.
Athysanus æmulans.
Deltocephalus breviceps.
— abdominalis.
tupteryx ornata.
— collina.
Psylla pyri.
XLI
M. Pierret annonce que le Catalogue des Hétéroptères, pour
lequel M. Lethierry à bien voulu le prendre pour collaborateur,
pourra probablement être sous peu présenté également à la
Société, beaucoup plus complet que ce prodrome d’un Catalogue des
Homoptères.
Le Secrétaire présente ensuite la note suivante :
DESCRIPTIONS
DE CURCULIONIDES NOUVEAUX DU GENRE POLYCLÆIS DE BOHEMAN,
par Auguste Chevrolat.
1. Polyclæis curvispinis. Long. 19; rostri 4; lat. 5 3/4 mill.
Elongatus,convexus,squamulis fusco-ochraceis vage tectus; rostro
plano, usque ad frontem profunde canaliculato; antennis nigris,
pilosis, vix basin prothoracis attingentibus; oculis nigris, ochraceo-
marginatis ; prothorace subconico, antice posticeque (reflexo) recte
truncato, vitta laterali cinereo-ochracea, supra basin medio, late
depresso,angulis posticis recte transversimque prominulis; scutello
semi-rotundato albido; elytris elongato-oblongis, usque ultra
medium fortiter postice obsolete punctato-striatis, apice spinis
duabus recurvis singulo; litura marginali infra humerum ante me-
dium introrsum emittente, macula fere rotundata dorsi maculaque
transversa ante apicem marginis albidis; corpore infra pedibusque
ochraceo-squamosis et pilosis; in abdomine vitta basali nigra.
Lac N'Gami; ex Mus. Lacordaire.
2. Polyclæis Mellyi. Long. 13 1,2, rostri 2 1/2, lat. 51,2 mill.
Elongatus, versus apicem modice ampliatus, squamulis griseis
tectus; rostro supra plano, dense squamoso, antice villoso, angu-
lose emarginato, longitudine profunde canaliculato, lateribus cari-
nato, antennis ad basin prothoracis limitatis, albis, breviter pilosis,
clava acuta, ovali, fusca, 4 art.; prothorace subconico, antice posti-
ceque recto et reflexo, angulis posticis recte et transversim Spinosis,
vitta laterali leucophæa, fovea dorsali antica ovata; scutello trian-
gulari leucophæo; elytris minute confertimque punctato-striatis,
in apice suturæ breviter mucronatis et albis; singulo in margine
infra humerum ante medium, maculis 2 contiguis ultra, maculaque
dorsali secundum suturam albis; corpore infra pedibusque squa-
mulis piliformibus griseis dense vestitis.
Africa, a D. Melly missus.
3. Polyclæis africanus. Long. 15, 16; lat. 5, 8 mill.
Oliv. Ent., V, n° 83, p. 324, 264, pl. 20, fig. 269.
P. Bohemani (Sch') Bhn in Sch', VE, 1, p. 219, 3? Mauritia.
XLIT
Magnitudo et statura Curc. squamosi. Antennæ fuscæ; rostrum .
planum, canaliculatum, breve, nigrum, griseo-pulverulentum, late-
ribus griseis. Scutellum album, triangulare. Elytra vix striato-
punctata, apice paululum (Q) acuminata, fusca, maculis quatuor
cinereis. Pedes fusci, griseo-pulverulenti, femoribus muticis.
L'auteur donne pour patrie, à cet insecte, le Sénégal; c’est une
erreur ; ilest originaire de Madagascar; ma collection offre trois
exemplaires de cette provenance. ;
A cette description j'ajouterai les détails ci-après: Elytres
étroites chez le mâle, terminées par deux épines rapprochées,
droites et longues, épaisses, longitudinalement convexes, à épines
terminales courtes et émoussées, marquées de quatre grandes
taches cendrées disposées en lignes, formant au centre, avec
la suture, une croix dénudée; je possède un exemplaire plus
cendré qui ne présente qu'une étroite bande raccourcie; la
base est largement noire ets’avance anguleusement vers le bas sur
la suture.
Les espèces jusqu'à ce jour connues et décrites sont les sui-
vantes : 4. Polyclæis plumbeus, Guër. Rev. Zool. vol. 2, 1845, 286,
Natal; 5. P. parcus, Bhn in Schr, VI, 1, p.220, Bengale; 6. P.eques-
tris, Bhn. VI, 1. 217, Caffrerie; 7. P. maculatus, Bhn VI, 1, 218,
Nubie; 8 P. cinereus, Fahr.; 9. P. longicornis, Fahr., et 10.
P. vestilus, Fahræus, Col. Caf., 1871, p. 24 et 25. Les trois espèces
n° 4,5 et 9 me sont inconnues.
M. de Marseul adresse le travail suivant :
ANTHICIDES RECUEILLIS PAR CAMILLE VAN VOLXEM
DANS SON VOYAGE EN PORTUGAL, ANDALOUSIE
ET PARTIE BORÉALE DU MAROC, EN 1871.
par S. A. de Marseul.
NorToxus Geoffr.
hispanicus Motsch. Faro, Villa-Real. Nombreux exemplaires.
monoceros L. Portugal.
cornulus Fabr. Villa-Real, Portugal.
Formicomus Motsch.
pedestris Rossi. Portugal, Tanger.
LEPTALEUS Laferté.
RodriqueiLatr. Carregado, Tanger.
ANTHICUS Payk.
hunilis Germ. Portugal, Portimao, Lagos, Tanger.
floralis L. Portugal.
quasquilius Thoms. Portugal.
XLITI
bifasciatus Rossi. Portimao.
instabilis Schmidt. Carregado, Tanger, Madrid.
tenellus Laferté. Villa-Real.
fenestratus Schmidt. Tanger.
dichrous Laferté. Santa-Clara, Castro-Verde.
sanguinicollis Laferté. Tavira.
versicolor Kiesenw. Aranjuez.
Volxemi, n sp. Long. 3, 2; larg. 1, 2 mill. — Mafra, Carregado.
Oblong, assez convexe, noir luisant, vêtu d’un très-court duvet
gris, couché, serré, fugace, très-rare sur la tête, également et den-
sément pointillé sur tout le dessus. Tête grosse, convexe, tronquée
par derrière avec les angles arrondis; épistome séparé par une fine
strie bien marquée ; yeux médiocres, ronds, peu saillants. Antennes
allongées, allant presque jusqu’au milieu des élytres, articles
obconiques, ou en tranches de cône, l* gros, 2° un peu plus épais et
plus court que le 3°, tous oblongs, 7-10 à peine raccourcis et plus
épais, dernier fusiforme, deux fois plus long que le précédent.
Prothorax oblong, dilaté-arrondi au tiers et aussi large que la tête,
rétréci brusquement en avant et muni d’un goulot large et mal
accusé, atténué par derrière, à peine sinué, droit et finement
rebordé à la base. Elytres beaucoup plus larges à la base et trois
fois plus longues que le prothorax, coupées carrément en devant,
avec les angles huméraux arrondis et les bossettes marquées,
atténuées par derrière, en pointe arrondie avec une incision au
bout ©, largement arrondies, simples et dépassées par le pygi-
dium ©. Pattes médiocres, cuisses assez épaisses, noires ainsi que
le dessous ; jambes droites, brunes ainsi que les tarses, plus claires
à la base, les unes et les autres.
C'est l’une des espèces noires les plus grandes; elle se distingue
de la plupart par ses antennes noires, même à la base; de celles
(ochreatus, olivaceus, caspius, funerarius, velox, caliginosus) qui
ont les antennes noires à la base comme elle, par sa ponctuation
fine, égale et serrée, et par son prothorax plus long, à peine sinué
et non fossulé sur les côtés avant la base.
olivaceus Laferté. Faro. Nombreux exemplaires.
scrobicollis Laferté. Leiria, Carregado, Santa-Clara.
Le Secrétaire présente enfin le travail suivant, adressé à la
Société par M. Ed. Lefèvre :
Sur la proposition qu'a bien voulu me faire M. Preudhomme de
Borre, au nom du Musée Royal d'Histoire naturelle de Bruxelles,
J'ai consenti à déterminer les Clyfrides, Chlamydes, Lamproso-
mides et Eumolpides,récoltés par feu C. Van Volxem,en Espagne,
XLIV
en Portugal, au Maroc et au Brésil, et par M. J. Van Volxem, son
oncle, dans le Caucase.
Ce travail étant terminé, je m'empresse de venir vous en sou-
mettre le résultat,
CLYTRIDES.
LABIDOSTOMIS {axicornis. Fabr. Constantine. 1
— Lacordairei. Reiche. of et ©. Coimbra; Casa-
branca; Castro-Verde; Caldas de Monchique
(7 exempl.).
— hybrida Lucas. Get ©. Tanger (3 exempl.).
= propinqua Fald. G'et © .Lagodechi (2 exempl.).
_ hordei Fabr. c'et Q.Carregado; Tanger (5 exempl.).
LacaNxa punclicollis Chevr. Carregado; Villa-Real; Constantine
(12 exempl.).
— variolosa Linn. Tanger (4 exempl.).
— tristigma Lacd. Foya; Castro-Verde; Carregado; Santa-
Clara; Casa-branca (6 exempl.).
— hirla Fabr. Tanger (4 exempl.).
— tripunclala Petagn. Portimao; Loule; Cintra; Bussaco ;
Carregado,; Monchique ; Santa-Clara ; Zalomea; Alte;
Sagres; Leiria; Santo-Domingo; Foya (39 exempl.).
— vicina Lacd. S'et ©. Portugal; Sagres; Lagos; Villa-
teal; Loule; Mazagran: l'aro; Portimao; San-Bar-
tholomeo de Messine ; Tanger; Constantine (en grand
nombre).
TirugæŒa G-maculala Fabr. Tanger (2 exempl.).
— G-punclala Ov.Tavira; Portimao; Caldas de Monchique ;
Sagres; Loule; Santa-Clara (7 exempl.).
— Var. dispar. Tanger; Constantine (2 exempl.).
CLyrrA lϾviuscula Ratzeb. Santa-Clara; Carregado (5 exempl.).
— valeriancæ Ménétr. Lagodechi; Astrakan,; Derbent (5 ex.).
— noveñpunclala Oliv. Derbent (1 exempl.).
— alraphazridis Pallas. Lagodechi; Kunsach (3 exempl.).
GYNANDROPHTHALMA gratiosa Lucas. Tanger (1 exempl.).
— nigrilarsis Lacd.
Var. Capile inter oculos lransverstin im-
pr'esso, minus Trugoso; elylhris violaceis,
pedibus quatuor posticis viridi-cyaners,
libiis tarsisque piceis — an species distincta?
Tanger (1 G.
CopTOcEPHALA mnelanocephalu Oliv. Constantine (1 ©).
— floralis Oliv. Caldas de Monchique; Faro; Villa-
Real; Santa-Olalla; Zalomea; Tanger (19exempl.).
XLV
CoprocePHALA (rebleri Lacd. Lagodechi (2 exempl.).
THEMESIA auricapulla Germ. Barbacena (9 exempl.).
MEGALOSTOMIS grandis Fürsb. Rio-Janeiro; San-Joao d'el Rey
, (4 exempl.).
BaBra wnimaculata Lacd. Baependy (1 exempl.).
— 4-pustulala Lacd. Barbacena (3 exempl.).
STEREOMA robusla Lacd. Therezopolis (2 exempl.).
ARATEA costala Lacd. San-Joao d’el Rey (2 exempl.).
CHLAMYDES.
CuLamys personala Lacd. Brésil (1 exempl.).
— _ larsala Klug. Barbacena (1 exempl.).
— _ arcula Germ. Rio-Janeiro (1 exempl.).
— cistella Germ. Brésil (1 exempl.).
CuLamys dromedarius Koll. Brésil (2 exempl.).
— _ rubicunda Koll. Barbacena (1 exempl.).
— luteola Germ. Brésil (4 exempl.).
— _ elongata Koll. Brésil (2 exempl.).
— cyanea. Koll. Rio-Janeiro (8 exempl.).
ExEMA morio Koll. Brésil (1 exempl.).
— coslicollis Lacd. San-Joao d’el Rey (1 exempl.).
— seæcoslala Lacd. Brésil (1 exempl.).
PoRoPLEURA #20nslr0$a Oliv. Rio-Janeiro (6 exempl.).
— bacca Kirby. Santa-Cruz (1 exempl.).
LAMPROSOMIDES.
LaAMPRosOMA chameæleon Lacd. Brésil (1 exempl.).
— triste Lacd. Brésil (2 exempl.).
— nitidum Lacd. Rio-Janeiro (6 exempl.).
— sphæroideum Lacd. Brésil (2 exempl.).
— consimile Lacd. Barbacena; Rio-Janeiro (3 exempl.).
EUMOLPIDES.
CHRyYsoDINA f'ulgurans Harold. Brésil (1 exempl.).
— semi-aurala, var. y. E. Lef. Entre-Rios (1 exempl.).
— viridula. Subrotundato-ovata, convexa, subtus viridi-
ænea, supra viridi-metallica, aurato-micans; an-
tennis nigris, articulis quinque basalibus fulvis;
capite subtilissime granoso, disperse punctato, labro
viridi-æneo ; prothorace in medio disei parum dense,
ad latera utrinque crebrius, fortiter punctato; scu-
XLVI
tello parvo, lævi; elytris regulariter seriatim punc-
tatis, punctis ad latera paulo majoribus et versus
apicem subtilioribus, impressione basali obsoletà ;
pedibus viridi-æneis, tibiis apice tarsisque rufescen-
tibus. Long. 3 mill.; lat. 2 mill. Brasilia (1 exempl.).
Ipximeis dives Germ. Therezopolis (4 exempl.).
— rugicollis Ed. Lef. Brésil (1 exempl.).
Nopa venustula. Obovata, convexiuscula, subtus cum pedibus
saturate viridi-ænea vel nigra, supra cœrulea aut cyanea,
nitidula; labro, palpis antennisque rufo-fulvis, harum
articulis quinque ultimis nigris; capite antice sparsim
remote punctato, postice sublævi; prothorace dense
undique subtiliter punctulato, iateribus rotundatis, inte-
gris; scutello Iævi, apice subacuto ; elytris dorso subtilis-
sime punctulatis, ad latera autem et versus apicem magis
fortiter punctato-substriatis, impressione basali fere null.
Long. 2 12-3 mill.; lat. 1 3/4-2 mill.
d'. Primo tarsorum anticorum articulo valde dilatato.
Barbacena (1 exempl.).
— variabilis. Obovata, convexa, subtus nigro-picea, supra
versicolor; antennis piceis, articulis 3 basalibus læte
fulvis, labro palpisque testaceis; capite sparsim sat fortiter
punctato, inter oculos obsolete impresso; prothorace
transverso, antice quam basi angustiori, superne modice
convexo, sat crebre undique subtiliter punctulato, late-
ribus rotundatis, anguste marginatis; scutello lævi, apice
subrotundato; elytris infra humeros late transversim
impressis, regulariter striato-punetatis, punctis ad latera et
intrà impressionem basalem majoribus, versus apicem
autem sensim minoribus; pedibus nigro-piceis, tarsis
dilutioribus. Long. 4 mill.; lat. 2-2 1/2 mill.
Var. «. Capite, prothorace, scutelloque rufis, elytris
nigro-subæneis.
Var. $. Paulo latior, capite prothoraceque nigro-æneis,
scutello sicut et elytris rufo-testaceis, horum singulo ma-
culà magnà medià, lateribus totis male definità, nigro-æneû
instructo.
Therezopolis (2 exempl.).
LEPRONoTA pubescens E. Lef. Therezopolis (1 exempl.).
— morbillosa Chapuis. Therezopolis; Chapeo d’Uvas
(31 exempl.).
—- Marshalli Harold. Barbacena; Therezopolis (3 ex.).
— festiva Harold, sub Noda. Therezopolis (1 exempl.).
XLVIT
LEpRoNorTA vicina Harold, sub Noda. Therezopolis (3 exemplL.).
_— obseura Harold; sub 1phimeis. Rio-Janeiro; Santa-
Cruz (4exempl.).
AGBALus lateralis. Subrotundato-ovalis, convexa, subtus viridi-
ænea vel cœrulea, supra cuprea, purpureo-micans ;
labro brunneo; antennis nigris, articulis quatuor basa-
libus testaceis;, capite punctulato; prothorace trans-
verso, valde convexo, in medio disci disperse, ad latera
utrinque crebrius minute punctulato, lateribus subro-
tundatis, late reflexo-marginatis, angulis posticis
acutis; scutello lato, apice subrotundato, lævi; elytris
infra humeros late transversim impressis, sat regula-
riter seriatim subgeminato-punctatis, punctis ad latera
majoribus; et versus apicem seriebus simplicibus.
Long. 4-4 1/4 mill.; lat. 2 1/2-2 3/4 mill.
Q. Elytris ad latera costulis tribus satis elevatis
instructis.
Brésil (2 exempl.).
METAxYOoNYCHA granulala Germ. Rio-Janeiro, Therezopolis
(32 exempl).
= testacea Fabr. Rio-Janeiro (1 exempl.).
— angusta Perty (M. Bonvouloiri, E. Lef. olim).
Barbacena (2 exempl.).
-— hybrida. Oblonga, modice convexa, fulva, aut
læte flava, nitida; antennis nigris, articulis qua-
tuor basalibus fulvis; capite fere lævi, inter-
oculos sat fortiter impresso; prothorace trans-
verso, dorso sparsius, ad latera utrinque
crebrius, punctato ibique obsolete impresso,
lateribus medio bidenticulatis; scutello lævi,
apice rotundato; elytris infra humeros trans-
versim evidenter impressis, ad suturam irre-
gulariter subgeminato-punctatis, pone medium
usque ad apicem profunde punctato-striatis,
interstitis convexis, lævibus; lateraliter cos-
tatis, inter costas ruguloso- et confluenter gemi-
nato-punctatis; singulo maculis duabus viri-
dibus vel viridi-cœruleis (alterà basali, altera
pone medium posità) nec latera nec suturam
attingentibus, ornatis; pedibus fulvis vel lIæte
flavis, tarsis nigris. Long. 6 1/2-7 mill.; lat. 3-
3 1/4 mill. Barbacena (1 exempl.).
PRIONODERA chloroptera Germ. Rio-Janeiro; Therezopolis (5 ex.).
XLVIII
CoLaspis ftavipes Oliv.Therezopolis, Rio-Janeiro (en grand nomb.).
— diversa. Oblongo-ovalis, modice convexa, viridi-metal-
lica vel viridi-cærulea, nitidissima, labro palpisque
fulvis, harum articulo ultimo infuscato, antennis
cyaneo-nigris, articulis 3 basalibus fulvis; capite for-
titer substrigose punctato, inter oculos transversius
impresso, fronte longitudinaliter sulcatà; prothorace
disperse punctato, punctis hic illic inordinatim aggre-
gatis, spatiis lævibus vel minutissime remote punctu-
latis, lateribus utrinque anguste reflexo-marginato,
ibique dente medio subacuto instructo, scutello Iævi;
elytris infra humeros late obsolete impressis, sat regula-
riter serlatim punctatis, punetis aciculatis et sensim
versus apicem minoribus; pedihus fulvis vel albidis.
Long. 6-7 mill.; lat. 3 1/2-4 mill. Rio-Janeiro; There-
zopolis (23 exempl.).
Espèce jusqu'alors confondue dans les collections
avec le C. flavipes Oliv., dont elle est voisine; je la
crois cependant bien distincte par la couleur des
antennes, la ponctuation plus éparse du prothorax et
celle plus fine des élytres.
— Lacordaire E. Lef. Therezopolis (1 exempl.).
— chalybea. Suboblongo-ovata, modice convexa, cha-
lybea, labro, palpis antennisque nigris, harum articulis
quatuor basalibus piceis; capite punctulato, inter oculos
obsolete impresso; prothorace transverso, convexo,
sparsim remote punctulato, antice posticeque lævi, late-
ribus reflexo-marginatis, in medio bidenticulatis; scutello
lævi, apice rotundato; elytris infra humeros transver-
sim evidenter impressis, regulariter seriatim sat fortiter
punctatis; pedibus nigro-chalybeis, tarsis nigris.
Long. 5 1/2 mill.; lat. 2 3/4 mill. Therezopolis (1 ex..).
— viridissima E. Lef. Therezopolis (2 exempl.).
— œruginosa Germ. Therezopolis; Rio-Janeiro (en grand
nombre).
— pruinosa. Suboblongo-ovalis, convexa, subtus viridi- vel
cœruleo-ænea, supra ænea; cœruleo-reflexo-micans,
pruinosa, labro, palpis, pedibus antennisque magis
minusve pallide fulvis, his apice nigro-infuscatis; capite
dense undique punctato, inter oculos late longitudina-
liter impresso; prothorace transverso, grosse con-
fluenter, ad latera profundius, punctato, lateribus
subrotundatis, in medio unidentatis; scutello parvo,
apice rotundato, lævi; elytris profunde regulariter
XLIX
lineatim punctatis, punctis subconfluentibus, interstitiis
hic illic, præsertim versus apicem, subobsolete costu-
latis, interstitio penultimo magis elevato, lucido; callo
humerali subcalloso. Long. 4 1/2-6 1/2 mill.; lat. 2 1/2-
3 mill. Santa-Cruz (4 exempl.).
nigrimana Ed. Lef. Therezopolis (4 exempl.).
violacea KE. Lef. Rio-Janeiro; Barbacena (2 exempl.).
trivialis (Bohem.). Therezopolis; Rio-Janeiro; Santa-
Cruz (9 exempl.).
strigosa. Suboblonga, convexa, subtus viridi-aurato-
micans, supra viridi-ænea, obscure cuprea, antennis
testaceis; capite dense punctato, in medià fronte longi-
tudinaliter sulcato; prothorace grosse profunde inæ-
qualiter, ad latera crebrius, punetato, interstitiis ele-
vatis, subcallosis, lateribus subrotundato, in medio
bidenticulato; scutello parvo, lævi; elytris grosse et
profunde punctato-sulcatis, ad latera utrinque con-
fluenter et transversim elevato-strigatis ; pedibus rufo-
brunneis, femoribus totis viridi-metallico-tinctis. Long.
41/2-5 mill.; lat. 2-2 1/4 mill. Rio-Janeiro (2 exempl.).
CoLaspis inquinata. Breviter ovata, convexa, subtus rufo-brun-
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XKI.
nea, viridi-æneo-tincta, supra viridi-ænea, nitida,
antennis fulvis, apice nigro-infuscatis; capite disperse
punctato, inter oculos impresso; prothorace transverso,
grosse inæqualiter disperse punetato, lateribus medio
acute unidentato; elytris infra humeros sat fortiter
transversim impressis, dorso seriatim subgeminato-
punctatis, ad latera fortiter ruguloso-strigatis, versus
apicem profunde punctato-striatis, interstitiis convexis
elevatisque; pedibus fulvis, genubus postieis interdum
nigro-infuscatis. Long. 4 mill.; lat. 2 mill. Santa-Cruz
(1 exempl.).
anceps. Breviter ovata, convexa, subtus brunnea, magis
minusve ænea, supra viridi-ænea, nitida; labro, palpis
antennisque fulvis, his apice nigricantibus; capite
punctato, inter oculos obsolete impresso; prothorace
transverso, in medio disci sparsius, ad latera utrinque
crebrius, punctato, lateribus medio subacute denticu-
lato; scutello parvo, lævi; elytris infra humeros late
transversim evidenter impressis, regulariter seriatim
sat fortiter punctatis, versus apicem punctato-striatis,
interstitiis vix elevatis; pedibus rufo-brunneis vel
brunneo-piceis. Long. 4-4 1/4 mull.; lat. 2 1/4 mill.
Therezopolis; Santa-Cruz (2 exempl.).
— nigritarsis. Suboblonga, parum convexa, læte flava,
nitida, oculis albidis, antennis (articulis 3 basalibus
exceptis), tarsisque nigris; capite leviter punctulato,
inter oculos obsolete impresso, vertice lævi; prothorace
transverso, medio lævi, ad latera utrinque punctis non-
nullis disperse instructo, lateribus rotundato, margi-
nato, integro; elytris sat profunde punctatis, prope
suturam et. versus apicem obsolete punctato-suleatis.
Long. mill.; lat. 2 1/4 mill. Barbacena (1 exempl.).
CamryLocHiRA pecloralis E. Lef. Therezopolis; Chapeo-d’Uvas
(3 exempl.).
CHALCOPHANA 7uficrus Germ. Therezopolis (20 exempl.).
— lineata Germ. Rio-Janeiro; Buënos-Ayres(6exempl.).
= æneipennis Germ.Montevideo; Buënos-Ayres(3 ex.).
— parvicollis Harold. Therezopolis (1 G.
— fraterna Harold. Therezopolis (4 exempl.).
SPHÆROPIS æruginosa. E. Lef. Rio-Janeiro (1 exempl.).
Eumorpus ignilus Fabr. Therezopolis; Barbacena; Rio-Janeiro;
Santa-Cruz (8 exempl.).
PACHNEPHORUS cylindricus Luc. Carregado; Tanger (6 exempl.).
—— impressus Rosenh. Tanger (1 exempl.).
CoLASPIDEA grossa Fairm. Tanger (1 exempl.).
— metallica Rossi. Mafra; Tanger (5 exempl.).
Tyropnorus atripennis. Ovatus, convexus, capite prothorace,
scutelloque pallide fulvis, lævibus, abdomine,
antennis (basi fulvà exceptà) elytrisque atris, his
infra basin transversim impressis, a basi ad apicem
sat fortiter substriato-punctatis, punctis versus
apicem paulo minoribus; pedibus nigris, femoribus
quatuor anticis basi late pallide fulvis, duobus pos-
ticis subtus dente minimo armatis. Long. 4 1/2 mill.;
lat. hum. 2 3/4 mill. Therezopolis (1 exempl.).
— geniculatus. Ovatus, convexus, fulvus, femoribus
apice tibiisque basi late nigris, antennis fuscis,
articulis quatuor basalibus obscure fulvis, capite
prothoraceque Iævibus, elytris infra basin trans-
versim sat fortiter impressis, substriato-punetatis,
punctis sensim versus apicem evanescentibus;
femoribus totis subtus dente minimo armatis.
Long. 4 mill.; lat. hum. 2 mill. Barbacena (1 ex.).
ExpocEePHALUS bigalus Germ. Rio-Janeiro; Santa-Cruz; Therezo-
polis (18 exempl.).
Biorus geniculatus Guér. Therezopolis (1 exempl.).
LAS QE AE RER € die ie
LI
MELINA fibialis. Germ. Rio-Janeiro (1 exempl.).
CoLASPolDpEs libialis E. Lef, Brésil (2 exempl.).
— rufilarsis E. Lef. Rio-Janeiro (6 exempl.).
— fulqurans E. Lef. Therezopolis (6 exempl.).
M. le prince de Looz-Corswarem demande la parole. Il possède,
dit-il, à quelques lieues de Wiesbaden, au pied du Taunus, un petit
domaine, dont la situation est des plus agrestes et des plus propices
aux chasses entomologiques. L’habitation est meublée et sous la
garde d’un concierge. Il serait heureux d'y offrir l'hospitalité à
quatre ou cinq membres de notre Société, qui pourraient s’y installer
en chasseurs et explorer le pays. Il suffit de s'adresser à lui et il
donnera à ceux qui voudront bien accepter cette offre, une lettre
d'introduction pour son concierge.
Le Président sempresse de témoigner à M. le prince de Looz
toute la gratitude de la Société pour une invitation aussi obligeante
et aussi courtoise.
La séance est levée à 8 3/4 heures.
Assemblée mensuelle du Z mai 187s.
PRÉSIDENCE DE M. ROELOFS.
La séance est ouverte à 7 1/2 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 6 avril est
approuvé.
Le Président annonce qu’un nouveau membre effectif a été admis
depuis la dernière séance : M. Ant.-Aug. de Carvalho-Monteiro, de
Lisbonne, présenté par MM. E. Deyrolle et Fologne.
Le Secrétaire donne lecture de la correspondance.
M. Putzeys présente, de la part de son auteur, Le travail suivant :
ÉLATÉRIDES NOUVEAUX
par M. le Dr E. Candèze.
En attendant la continuation de la Révision de la Monograplue
des Élatérides, dont j'ai fait paraître, il y a quatre ans, un premier
fascicule qui s’arrête à la tribu des 7etralobiles, je crois utile de
faire connaître sommairement une série d’espèces nouvelles, dont
se sont enrichies les collections, dans ces dernières années.
LIT
L'ancienne collection Castelnau m'en a fourni les principaux
éléments. On sait que celle-ci, l’une des plus nombreuses séries de
coléoptères qui ait jamais été réunie par un collectionneur parti-
culier, était riche principalement en espèces de Bahia, de Siam, de
Malacca et du continent australien, points divers où M. de Castelnau
a résidé plus ou moins longtemps. D’autres musées, publics ou
privés, m'ont en outre communiqué un certain nombre de nou-
veautés dont les noms inédits réclament la consécration obligée,
au moyen d'une diagnose.
J'ai indiqué, pour ces dernières, les musées où l’on pourra
retrouver les types. Quant à celles qui ne sont accompagnées
d'aucune mention particulière, elles font partie de ma collection.
AGRYPNITES.
Adelocera mixta. Nigra, subnitida, convexa, pilis squamifor-
mibus brunneis argenteisque intermixtis, vestita; prothorace lati-
tudine longiore, convexo, punctato, angulis posticis acutis, diva-
ricatis, carinatis; elytris dorso haud deplanatis, punctatis, leviter
sulcatis, striis punctis destitutis ; sulcis tarsalibus nullis. —
Long. 16 mill., lat. 4 1/3 mil].
Mexique.
Cette espèce se place à côté de l'A. cœca. Ce qui la distingue
particulièrement, c’est la présence d’une carène aux angles posté-
rieurs du prothorax, caractère très-exceptionnel dans le genre.
A. cincta. Nigra, subnitida, sparsim flavo-pilosula ; prothorace
latitudine paulo longiore, convexo, medio parum profunde canali-
culato, parce punctato; elytris convexis, punctatis, punctis seriatis
paulo majoribus, basi linea transversa pilis brunneis; antennis
pedibusque brunneis. — Long. 14 mill., lat. 4 mill.
Sumatra.
Cette espèce se rapproche beaucoup de la #0desta, dont elle ne
diffère guère que par la disposition uniforme de sa vestiture et un
peu moins de largeur relative.
Dilobitarsus minutus. Depressiusculus, brunneus, subopacus,
brunneo-pilosulus, pilis fulvis sparsis; prothorace latitudini longi-
tudine æquali, apice parum attenuato, parum dense punctato,
angulis posticis rectis, haud carinatis; seutello fulvo-piloso; elytris
depressis, dense punctatis; subtus, antennis pedibusque dilutio-
ribus. — Long. 5 mill., lat. 1 1/2 mill.
Brésil, Bahia.
Il se place après le {essellatus. C'est la plus petite espèce connue
du genre.
D. Raffrayi. Linearis, cylindricus, ater, nigro-pubescens ;
LIIT
fronte bicornuta, cornubus apice ferrugineis; antennis brevibus,
nigris; prothorace longo, antice ampliato, angulis posticis intus
emarginatis; elytris parallelis, thorace et capite conjunctis vix
sesqui longioribus, angulo apicali ferrugineis, granulatim punc-
tatis; pedibus brunneis. — Long. 8 mill., lat. 1 1/3 mill.
Zanzibar.
Cette petite et curieuse espèce est la seconde connue qui appar-
tienne au continent africain. Ses caractères sont des plus tranchés.
Deux exemplaires, provenant des chasses de M. Raffray, se trou-
vent dans la collection du Musée de Gênes et dans la mienne.
Lacon pictus. Fuscus, pilis fulvis albicantibusque marmo-
ratus; prothorace latitudini longitudine fere æquali, lateribus
bisubsinuato, disco inæquali, punctato, angulis posticis divaricatis,
marginibus vix serratis; elytris medio paulo dilatatis, convexis,
striis fortiter punctatis, tribus primis basi profunde sulcatis. —
Long. 11 mill., lat. 3 1/2 mill.
Madagascar.
La vestiture consiste en taches jaunes sur le prothorax et des
plaques étendues d’un blanc argenté sur les élytres. Il se place à
côté du crenalus.
L. Badeni. Latior, fuscus, pilis brunneo-rufis sparsim vestitus,
maculis minutis fulvis ornatus; prothorace longitudine latiore,
dorso inæquali, punetato, lateribus haud crenatis, trisubsinuato,
angulis posticis brevibus, truncatis; scutello dense aureo-piloso ;
elytris brevibus, punctato-striatis: sulcis tarsorum quatuor male
definitis. — Long. 11 mill., lat. 4 mill.
Madagascar.
Les élytres présentent une tache dorée contre le bord externe,
au tiers de leur longueur, et une autre derrière l’écusson, qui est
lui-même de cette couleur; les angles antérieurs du prothorax
sont également recouverts d’une pubescence serrée d’un Jaune clair.
Cette disposition des couleurs, jointe à la sinuosité triple des bords
latéraux du prothorax, feront facilement reconnaître cette espèce.
L. fictus. Fusco-niger, opacus, pilis squamiformibus ferru-
gineis vestitus ; prothorace convexo, fortiter punetato, subcanali-
culato, lateribus arcuato, crenulato; elytris brevibus, medio paulo
ampliatis, convexis, striato-punctatis; sulcis tarsorum anticorum
bene definitis. — Long. 6 mill., lat. 2 mill.
Madagascar.
Aspect des espèces australiennes. Il se place dans le voisinage
de lasper.
L. latiusculus. Depressus, brunneus, opacus, parce rufo-pilo-
sulus; prothorace lato, æqualiter convexo, punctato, lateribus
LIV
areuato, angulis anticis prominulis, posticis fere rectis; elytris
brevibus, striato-punctatis, lateribus explanatis, apice atte-
nuatis; sulcis tarsorum anticorum male definitis. — Long. 7 mill.,
lat. 2 2/3 mill.
Madagascar.
La disposition des poils qui revêtent les téguments de cette
espèce peut être considérée comme uniforme, bien qu’en y regar-
dant de près, on puisse apercevoir, sur le disque du prothorax, deux
ou quatre points de couleur claire, formés par des poils condensés
et placés dans de petites impressions correspondantes.
L. tumidipennis. Brunneus, opacus, sparsim squamulatus;
prothorace longitudine latiore, sat grosse minus dense punctato,
angulis posticis rectis, acutis, foliaceis; elytris medio ampliats,
tumidis, haud striatis, versus humeros rufescentibus; tarsorum
anticorum sulcis prothoracis distinctis. — Long. 3 1/2 mill.,,
as maille
Zanzibar.
Du voyage de M. Raffray. Musée de Gênes.
L. reductus. Elongatus, fuscus, maculatim cervino-vestitus ;
prothorace latitudine paulo longiore, æqualiter convexo, cribrato,
angulis prominulis, posticis truncatis ; elytris ante medium leviter
dilatatis, apice attenuatis, striato-punctatis; subtus sulcis tarsorum
quatuor. — Long. 10 mill., lat. 3 mill.
Sumatra.
Très-voisin du fibrinus, mais plus petit et dépourvu de la tache
en forme de V qui se remarque sur le prothorax de ce dernier. La
vestiture est dense et composée de poils squamiformes jaunâtres de
deux teintes, les uns clairs, les autres, moins nombreux, tournant
au brun.
L. plagiatus. Latus, convexus, fuscus, subopacus, brunneo-
squamulosus, squamulis pallidis plagiatus; prothorace transverso,
dorso transverse gibboso, crebre punctato, lateribus haud crenu-
lato; elytris æqualiter convexis, parce striato-punctatis; sulcis tar-
sorum anticorum profundis. — Long. 9 mill., lat. 3 1/2 mill.
Australie ; Pt-Denison.
Les plaques blanchâtres qui caractérisent cette espèce se remar-
quent vers le bord externe et dans la moitié postérieure des élytres.
Cette particularité est rare chez les espèces australiennes; on ne la
confondra pas avec le Z. armoratus, chez lequel ces taches sont
petites et éparses, qui est moins bombé et dont le prothorax est
moins transversal.
Tilotarsus marmoratus. Brunneus, opacus, squamulis brun-
neis pallidisque marmoratim obductus; prothorace latitudini lon-
QU.
LV
gitudine æquali, apice tantum angustato, crebre fortiterque punc-
tato, lateribus crenatis; angulis posticis haud carinatis; elytris
striato-punctatis, interstitiis planis. — Long. 9 mill., lat. 23/4 mill.
Zanzibar.
Du voyage de M. Raffray. Jen ai vu un exemplaire appartenant
au Musée civique de Gênes.
ALAITES.
Alaus macer. Angustus, fuscus, brunneo-maculatus, cervino
variegatim vestitus; prothorace elongato, parallelo, medio longi-
trorsum acute carinato; elytris punctato-striatis, apice attenuatis,
integris. — Long. 18 mill., lat. 4 1/4 mill.
Gabon.
Bien distinct de tous les autres A /aus africains par divers carac-
tères, et notamment par la forte carène du prothorax. L’écusson
est saillant dans une profonde fossette, exactement pentagonal. Les
angles postérieurs du prothorax sont longs, aigus, divergents et
carénés.
CHALCOLÉPIDIITES.
Chalcolepidius Haroldi. Brunneus, albo-vestitus; prothorace
latitudine longiore, nigro-bimaculato, lateribus deplanatis, rectis,
parallelis ; scutello brevi; elytris à basi attenuatis, costatis, costis
imparibus majoribus. — Long. 35 mill., lat. 10 mill.
Pérou.
Espècedes plus remarquables par la forme parallèle du prothorax,
la vestiture, les côtes des élytres. Elle se place à côté du C. Des-
marestr.
Je n’en ai vu qu’un exemplaire appartenant au Musée de Berlin.
C. Villei. Niger, squamulis minimis olivaceis dense vestitus,
squamulis densioribus majoribusque bajulis cireumeinctus, vittis
prothoracis abbreviatis. — Long. 30-40 mill., lat. 10-13 mill.
Ecuador.
A ne voir que les élytres, cette espèce ressemble tout à fait au
Fabricii, mais son prothorax est différent; il est plus atténué en
avant, plus fortement ridè longitudinalement, ses angles posté-
rieurs sont plus dégagés et, ce qui le fait reconnaitre au premier
examen, c’est qu'il présente, de chaque côté, une bande rousse
n’atteignant ni les angles antérieurs, ni surtout les postérieurs,
rappelant, sous ce rapport, la disposition des mêmes bandes chez
les C. erythroloma et Fryi.
C. Albertisi. Niger, albido-squamulosus ; antennis nigris,
articulo tertio quarto æquali; prothorace latitudine longiore, sub-
tilissime punctulato, vitta abbreviata utrinque ferruginea, seutello
LVT'
triangulari; elytris convexis, sulcatis, interstitiis imparibus paulo
elevatioribus, validioribus, vitta marginali ferruginea; subtus
albido-squamulosus. — Long. 20 mill., lat. 6 mill.
Honolulu.
Cette petite espèce rappelle, par la disposition des couleurs, le
C. erylhroloma Cand. du Chili. Elle à tout à fait la forme cambrée
caractéristique des espèces du continent américain. Le Musée de
Gênes possède l’unique spécimen que j'aie vu, lequel a été trouvé,
par M. d’Albertis dans l’île nommée ci-dessus, à une altitude de
deux mille pieds.
Semiotus Borrei. Luteus, nitidus, glaber; antennis nigris;
fronte quadrata, inermi; prothorace latitudine longiore, à basi
leviter angustato, parum convexo, sparsim grosse inæqualiter
punctato, linea media nigra, angulis anticis prominulis, apice
rotundis ; seutello angusto; elytris punetato-striatis, punctis fusco-
areolatis, interstitiis paribus dilutioribus, apice mucronatis. —
Long. 18 mill., lat. 4 mil.
Ecuador.
Cette espèce, dont je n'ai vu qu'un seul exemplaire dans la col-
lection du Musée de Bruxelles, se place à côté des S. f'usiformis
Kirsch et scilulus Cdz.
Campsosternus Mammon. Latiusculus, viridis, nitidus,
glaber; prothorace trapezoideo, antice gradatim parum angus-
tato, æqualiter convexo, lateribus tantum subimpresso, disperse
irregulariter punctulato, disco utrinque cupreo-micante; elytris
apice attenuatis, striato-punctatis, extus cuprascentibus; subtus
viridis, prosterni lobo violaceo, abdomine cupreo ; antennis tar-
sisque nigris. — Long. 25 mill., lat. 9 mil.
Birmanie,
Cette espèce, de taille moyenne pour le genre, a des rapports avec
les C. igneus et laliusculus, mais elle diffère de toutes les espèces
décrites. Son prothorax est peu rétréci en avant, ce qui rend les
angles antérieurs brusquement arrondis en dehors; ses élytres,
tres-distinctement striées-ponctuées, même à l'œil nu, la rappro-
chent du Plutus. Je l’ai vue dans la collection de M. Dohrn.
OXYNOPTÉRITES.
Pectocera brevicollis. Brunnea, griseo-pilosa, haud mar-
morata ; prothorace brevi, medio anguste sulcato, utrinque im-
presso, angulis posticis tenuibus, divaricatis ; elytris prothorace
latioribus, marginatis, punctato-striatis, interstitiis convexis, punc-
tatis. — Long. 15 mill., lat. 4 mill.
Chine; Canton.
4 LE
L', Pa NL PF EN s Ki]
Me MP er. 4 re
LVIT
Les antennes du mâle sont moins longuement pectinées que chez
ses congénères ; en outre, son prothorax court et l’absence de
taches lui donnent un facies un peu différent de celui des autres
espèces du genre.
TÉTRALOBITES.
Tetralobus corrosus (@). Fuscus, ferrugineo-pubescens ;
antennis longe lamellatis, læte ferrugineis ; prothorace angusto,
rugose punctato, medio canaliculato, utrinque profunde bifoveolato
et juxta marginem longitrorsum impresso, angulis posticis longis,
divaricatis, carinatis; elytris latis, sulcatis, interstitiis convexis;
creberrime punctatis; pectore longe aureo-piloso; pedibus ferru-
gineis. — Long. 40 mill., lat. 11 mill.
Australie; Cap Curtis.
Il diffère des autres espèces du continent australien par les
fortes impressions du prothorax, qui en rendent la surface très-
inégale.
DICRÉPIDIITES .
Psephus cyaneus. Cyaneus, nitidus, parce nigro-pilosus;
antennis nigris, serratis, articulis 2 et 3 minutis, æqualibus; pro-
thorace æqualiter convexo, antice arcuatim angustato, sparsim,
basi subtilius punctato; elytris seriatim punctatis, interstitiis planis
punctulatis; pedibus nigro-brunneis, femoribus cyanescentibus.
— Long. 12 mill., lat. 3 1/2 mill.
Himalaya.
Cette espèce fait partie de la collection de M. Dohrn. À propos de
sa coloration, je ferai remarquer que les espèces indiennes, qui ont
pour analogues des individus de teinte brunâtre ou noire en Europe
et en Afrique, sont généralement parées de couleurs brillantes.
C’est ainsi que les Agonischius, qui représentent dans ces régions
nos modestes À griotes, se font remarquer par leur belle livrée.
P. geminatus. Brunneus, nitidus, fulvo-pilosulus; fronte
excavata ; antennis brevibus, articulo tertio quarto breviore; pro-
thorace longitudine paulo latiore, apice arcuatim angustato, con-
vexo, postice sulcato, punctis umbilicatis notato, angulis posticis
acute carinatis; elytris prothoracis baseos latitudine, parallelis,
striis tenuibus fortiter punctatis, interstitiis planis punctatis, im-
paribus latioribus. — Long. 18 mill., lat. 4 2/3 mill.
Abyssinie.
P. granulatus. Brunneus, opacus, incondite griseo-pilosulus ;
antennis concoloribus, hispidis, articulis 2 et 3 minutis æqualibus ;
prothorace latitudine haud longiore, crebre punctis umbilicatis
adsperso, angulis posticis longis, divaricatis, obtuse carinatis;
LVIIT
elytris punctato-substriatis, interstitiis planis, granulatis ; pedibus
subtusque paulo dilutioribus. — Long. 10 mill., lat. 2 1/2 mill.
Zanzibar.
Il provient du voyage de M. Raffray. Je le décris d’après un
exemplaire appartenant au Musée civique de Gênes.
Elius alveolarius. Latior, parallelus, brunneus, breviter
pilosulus; prothorace subquadrato, medio canaliculato, crebre for-
titerque punctato, punctis lateralibus umbilicatis; elytris punctato-
striatis, interstitiis convexis, punctatis. — Long. 16 mill., lat.
4 1/2 mill.
Malacca.
Moins uniformément couvert de point ombiliqués que l’Æ. wmbi-
licatus. Le front porte une carène courte, mais très-élevée; les
canaux prosternaux sont larges et profonds dans la moitié anté-
rieure de la suture.
E. dilatatus. Fusco-brunneus, sordide griseo-pilosus; protho-
race latitudini longitudine æquali, convexo, crebre fortiterque
punctato, basi medio anguste canaliculato; elytris ultra medium
ampliatis, punctato-striatis, interstitiis planis, punctatis. — Long.
15 mill., lat. 4 mill.
Malacca.
Le front chez cette espèce est grand, convexe, présentant une
carène courte sur le vertex; les antennes sont hérissées de petits
poils raides; le prothorax est atténué en avant à partir de la base,
les points qui le recouvrent ne sont ombiliqués que dans le voisi-
nage des angles antérieurs; les angles postérieurs sont médiocre-
ment carénés. Le dessous est d’une teinte un peu plus claire que le
dessus, et les pattes sont rougeûtres.
Ischiodontus collaris. Niger, nitidus, longe nigro-pilosulus;
prothorace sanguineo, plaga antica nigra, parce punctato; elytris
fortius striato-punctatis; pedibus rufis, tarsis brunneis. — Long.
8 mill., lat. 2 mill.
Bahia.
Cette espèce, bien distincte de toutes celles décrites jusqu'à ce
jour, rappelle, par sa coloration, le Cardiophorus collaris. Ses
antennes sont noires, longues, fortement dentées en scie; le front
est assez densément ponctué, mais le prothorax ne présente qu'une
ponctuation rare, disséminée irrégulièrement,; ses angles posté-
rieurs sont fortement carénés, nullement divergents.
I. erythroderus. Niger, nitidus, griseo-fulvo-pilosus ; protho-
race sanguineo, parce punctato, angulis posticis fortiter carinatis ;
elytris profunde punctato-striatis, interstitiis convexis punetatis ;
LIX ,
antennis nigris, pedibus brunneis seu rufis. — Long. 13-15 mill.,
lat. 3-3 1/2 mill.
Guatemala.
Celle-ci est sujette à varier. On rencontre des individus où le
rouge du corselet passe au brun rouge, et le noir des élytres au
noir brun. Il a le facies des chloropterus et smaragdinus, mais les
élytres sont plus fortement striées et ne présentent jamais le reflet
métallique qu’elles ont chez ces derniers.
I. quadraticollis. Brunneus, parum nitidus, fulvo-pubescens;
prothorace subquadrato, convexo, crebre punctis umbilicatis no-
tato, medio linea longitudinali elevata; elytris prothorace paulo
latioribus, profunde punctato-striatis, interstitiis convexis, punc-
tatis. — Long. 14 mill., lat. 33/4 mill.
Guatemala.
Les antennes sont assez fortement dentées en scie de chaque côté
et de la longueur de la moitié du corps, chez le mâle. Cet Zschiodontus
présente des caractères qui le rendent aisément reconnaissable; il
ne pourrait être confondu qu'avec VI. striatus, de Cuba, dont le
prothorax d'autre part est sillonné au milieu, tandis qu'ici il pré-
sente une ligne élevée.
I. niliacus. Brunneo-niger, parum nitidus, brevissime fulvo-
pilosulus; prothorace longitudine paulo latiore; convexo, basi cana-
liculato, creberrime punctis umbilicatis notato, lateribus arcuato,
angulis posticis retrorsum productis, acute carinatis; elytris con-
vexis, striis angustis punctatis, interstitiis planis, dense punctatis;
femoribus rufescentibus. — Long. 17 mill., lat. 5 mill.
Kordofan.
Par ses hanches postérieures peu fortement dentées et le troi-
sième article des antennes visiblement plus court que le quatrième,
il établit un passage des Zschiodontus aux Psephus. Jele place dans
le premier de ces genres, parce que son /acies général est celui des
Ischiodontus africains et notamment de lZ. wrsus de Sierra Leone.
I. ineptus. Brunneus, parum nitidus, pilosulus; antennis con-
coloribus, articulo tertio quarto æquali, prothorace latitudine haud
longiore, a basi sensim angustato, crebre punctis umbilicatis
adsperso, angulis posticis divaricatis carinatis ; elytris ultra medium
parallelis, convexis, profunde punctato-striatis, interstitiis con-
vexis, granulatis, apice subacuminatis; pedibus concoloribus. —
Long. 14 mill., lat. 3 mill.
Zanzibar.
Recueilli par M. Raffray. Il se distingue du pedestris Gerst., du
même pays, par sa taille plus grande, sa couleur, son prothorax
plus densément ponctué, etc.
LX
Atractodes flavipes. Niger, nitidus, helvo-pilosulus; pro-
thorace parum punctato, parum convexo, angulis posticis vix apice
carinatis; elytris nigro-virescentibus, punctatis, striis parum
distinctis; pedibus flavis. — Long. 15 mill., lat. 4 mill.
Brésil; Espiritu S°.
D'un noir brillant, avec un reflet verdâtre submétallique sur les
élytres, les pattes d’un jaune clair. Le troisième article des antennes
est un peu plus court que le quatrième, ce qui le rapproche des
A. flavescens et carinatus, dont il a, du reste, la forme générale.
A. luteipennis. Niger, nitidus, flavo-pubescens ; prothorace
latitudine haud longiore, a basi fortiter angustato, parum convexo,
parce punctato, angulis posticis carinatis; elytris luteis, punctato-
striatis, punctis brunneo-areolatis; antennis pedibusque testaceis ;
abdomine rufescente. — Long. 10 mill., lat. 3 mill.
3ahia.
Le troisième article des antennes est absolument semblable au
suivant, la forme du corps est rhomboïdale, en sorte qu’il se place
tout naturellement à côté de l'A. rhomboidalis.
EUDACTYLITES.
Eudactylus dimidiatus. Aurantiacus, tenuiter pubescens ;
fronte nigra; prothorace longitudine vix latiore, a basi angustato,
crebre fortiterque punctato, plaga oblonga discoidali nigra,
angulis posticis retrorsum productis, acutis, carinatis; scutello
transverso, nigro; elytris punctato-striatis, interstitiis convexis,
rugose punctatis, apice nigris; antennis pedibusque nigris. —
Long. 13 mill., lat. 4 mill.
Nouvelle-Grenade; Choco.
Cette jolie espèce a été trouvée par M. Wallis. La bande noire du
prothorax en atteint la base et le sommet, et la tache apicale des
élytres en couvre les deux cinquièmes postérieurs.
E. discoidalis. Depressus, aurantiacus, leviter pubescens;
fronte nigra; prothorace latitudini longitudine æquali, fortiter et
crebre, lateribus confluenter punctato, plaga rhomboidali media
nigra, angulis posticis retrorsum productis, acutis, carinatis; scu-
tello pentagonali, nigro; elytris brevibus, punctato-striatis, inter-
stitiis fere planis, rugose punctatis: antennis pedibusque nigris. —
Long. 12 mill., lat. fere 4 mill.
Amérique équinoxiale.
J'ignore de quelle partie de l'Amérique provient l’unique exem-
plaire qui se trouvait dans l’ancienne collection Castelnau et
portait l'indication, évidemment erronée, de » Caffraria » comme
LXI
lieu de provenance. Je la crois, comme la précédente, originaire de
la Nouvelle-Grenade.
Pachyderes niger. Angustior, fusco-niger, pilosulus; fronte
quadrata, impressa, punctata; prothorace quadrato, parallelo,
crebre punctato, angulis posticis retrorsum productis, acute
carinatis; elytris prothorace vix angustioribus, punctato-striatis,
interstitiis convexis, punctatis. Long. 12 mill., lat. 3 mill.
Il se rapproche du #macrothorax par l’uniformité de sa cou-
leur, mais il s’en distingue par son prothorax moins large, sa lon-
gueur étant égale à sa largeur, abstraction faite des angles
postérieurs.
Un exemplaire, provenant de Juthia, fait partie de ma collection ;
un autre, de Birmanie, se trouve dans la collection de M. Dohrn.
Melanthoides Gestroi. Flavo-ferrugineus, depressus, brevis-
sime albido-pilosulus; fronte plana, margine antica transversal ;
prothorace latitudine paulo longiore, basi apiceque angustato,
creberrime et æqualiter punctulato, angulis posticis extrorsum
flexis, carinatis; elytris thoracis latitudine, deplanatis, lateribus
regulariter arcuatis, anguste punctato-striatis, interstitiis planis,
dense punctulatis; pedibus flavis. — Long. 10 mill., lat. 2 mill.
Zanzibar.
Cette espèce a été découverte par M. Raffray. Elle diffère du
latimanus, indépendamment de sa couleur, par les proportions
du prothorax, lequel est moins long relativement aux élytres.
M. ligneus. Testaceo-ferrugineus, opacus, pube densa, brevi,
flava, vestitus ; fronte porrecta, margine semicirculari; antennis
articulo tertio quarto breviore; prothorace latitudine longiore,
ante medium paulo dilatato, lateribus regulariter curvi-linearibus,
depresso, canaliculato, confertissime punctato, angulis posticis
divaricatis, acute carinatis; elytris depressis, anguste et abrupte
striatis, striis parum distincte punctatis, interstitiis planis, punctu-
latis. — Long. 16 mill., lat. 4 mill.
Malacca.
Le genre Melanthoides peut se caractériser en peu de mots :
Monocrepidius. à articles des tarses très-courts et très-dilatés,
N'’était cette particularité remarquable, l'espèce actuelle rentrerait
très-bien dans ce dernier genre dont elle à, outre les caractères
généraux, le /acies bien connu. L’exemplaire unique que je possède,
le seul que j'aie vu, a été capturé par M. de Castelnau dans le
pays indiqué ci-dessus.
M. Becker annonce qu’il est parvenu à découvrir en Belgique
une Aranéide qu’il y recherchait sans succès depuis bien des années
LXIT
et qui devra être ajoutée à son Catalogue sous presse. Il fait voir
vivant un exemplaire mâle de cette espèce (il en a capturé trois).
C’est le Salticus formicarius De Geer, de la taille et de la physio-
nomie de nos grandes espèces de fourmis indigènes. Le mâle est
remarquable par des chélicères énormes. C’est à Yvoir, près de
Dinant, qu’il vient de découvrir cette espèce, dans un endroit très-
sec et caillouteux, contrairement à l’assertion des auteurs, qu’elle
habiterait les lieux humides.
M. Becker fait ensuite voir les figures à l’aquarelle de plusieurs
espèces nouvelles ou rares d’Aranéides, comprises dans un envoi
que le Musée royal d'histoire naturelle a reçu récemment de notre
collègue, M. le D' Dugès, du Guanajuato (Mexique). Il se propose
d’en faire l’objet d’une étude qu’il présentera à la Société.
M. de Selys-Longchamps demande la parole, et, au nom de
M. Jules Lichtenstein, donne lecture du travail suivant :
Dans son adresse à la Société Entomologique de Londres pour
l’année 1877, M. le professeur Westwood me fait l’insigne honneur
de consacrer quelques lignes au travail que j'ai publié dans les
Annales de la Société Belge : » Notes pour servir à l’histoire du
Phylloxera. »
L'honorable professeur d'Oxford m'adresse une courtoise, mais
très-juste critique relativement au nom de Rhizaphis Planchon
que je donne au sous-genre Phylloxérien qui vit sur la vigne.
J'aurais dû conserver pour le sous-genre en question, en démem-
brant le genre Phylloxera, le nom le plus ancien donné en Europe,
c’est Perylimbia Westwood. Je rectifierai dans mon prochain
travail.
Plus j'observe les Aphidiens et plus je demeure convaincu que
l’histoire de leurs métamorphoses rentre beaucoup plus que lon
ne croit dans le cycle ordinaire et que les fameuses théories, qui
datent des observations de Bonnet en 1745, de reproduction par-
thénogénésique, hermaphroditisme, etc.,pèchent par leur base. Les
observations sont exactes, les conclusions qu’on a cherché à en
tirer sont, je crois, erronées.
Le cycle biologique de tout insecte à partir de l’œuf jusqu’à
l'apparition de la femelle se compose de quatre phases, séparées
chacune par une transformation qui s'opère par gemmation ou
bourgeonnement.
La gemmation se distingue de l’œuf parce qu'elle germe spon-
tanément sans aucune influence extérieure. L’œuf, au contraire, ne
germe que par suite d’une impulsion étrangère externe, qui est la
fécondation. L’œuf affecte toujours une forme sphéroïdale plus ou
moins ellipsoide. La gemmation peut, au contraire, se présenter sous
LXTIT
les formes les plus variées; depuis la larve apode du diptère jusqu a
la nymphe si semblable à l’insecte parfait de l’orthoptere, tout ce
qu'on appelle larve, chenille, chrysalide, pupe, nymphe, insecte
parfait, tout cela ne sont que des gemmations. L'influence mâle,
le spermatozoïde, n’a aucune action sur le développement des gem-
mations.
La forme la plus simple de gemmation est celle des orthoptères,
névroptères (Odonates), hémiptères hétéroptères. Au sortir de
l'œuf, la gemmation a déjà la forme d’irnrago qu’elle conservera
dans les quatre phases de la vie.
La gemmation la plus compliquée est celle des Aphidiens, en ce
sens que chaque phase est subdivisée à son tour en quatre mues.
Et ici, ce qui bouleverse toutes les idées reçues et a causé les
erreurs, les formes larvaires de deuxième et quatrième phases
affectent la forme de femelles parfaitement conformées; je dirais
même qu’elles sont plus complétement organisées que les femelles
véritables. Elles ont des ailes et un rostre qui manquent très-
souvent (pour les ailes {oujours pour ceux que j'ai élevés) chez les
femelles. Elles ont une chambre de gemmation qui joue à s’y
tromper l'ovaire. Mais leurs produits les font reconnaître, car ce
sont des gemmations et non pas des œufs, quoique ces gemmations
aient souvent, et en particulier chez les Phylloxera, absolument la
forme d’un œuf.
La gemmation est simple ou multiple. Elle est simple chez la
plupart des insectes, chaque individu ne fournit qu’un individu et
le changement s'opère par la partie antérieure de la forme précè-
dente qui se fend sur le dos et laisse passer la nouvelle gemmation.
Mais il y a des exceptions à la règle : chez les diptères,la gemmation
de troisième phase s'opère par contraction et à l’intérieur de la
pupe; chez les Coccides, c’est par la partie postérieure et à reculons
que sort la dernière gemmation (l’insecte sexué mâle).
La gemmation est multiple chez les Aphidiens et probablement
chez quelques Cynipides; un seul individu produit de nombreuses
gemmations et elles sont pondues absolument comme des œufs.
Quand elles sont pondues vivantes, il n’y à pas de doute possible,
ce sont des larves; quand elles ont la forme d’un œuf, leur pro-
priété de germer sans qu’un mâle ait contribué à leur fécondation
établit leur nature.
Chez les insectes à gemmation simple, les œufs sont très-nom-
breux, tandis que chez les insectes à gemmation multiple, les œufs
sont le plus souvent (mais pas toujours) uniques. Quand la femelle
est sans rostre, j'ai toujours vu l'œuf unique.
Je continue mes recherches et je ferai connaïtre franchement
tout ce qui pourrait infirmer, comme tout ce qui pourrait corro-
borer ma théorie.
LXIV
M. de Selys donne ensuite lecture de la note suivante :
NOTE SUR DEUX LIBELLULINES DU GENRE UROTHEMIS.
Le docteur Brauer a fondé ce genre sur la Libellula sanguinea,
Burm. (signala Ramb.) de Madras.
La stature générale se rapproche de celle des CROCOTHEMIS (L2b.
servilia, Drury, etc.), mais l'abdomen est plus court proportion-
nellement aux ailes, qui sont plus larges, à cellules plus grandes;
n'ayant que cinq à sept nervures antécubitales; aux ailes supérieures
les deux secteurs de l’arculus naissent rapprochés, mais séparés; le
ptérostigma est petit, le triangle discoïdal des supérieures libre,
suivi de deux rangs de cellules ou tout au plus de trois cellules,
puis immédiatement après de deux rangs postrigonaux. Le lobe
postérieur du prothorax est divisé en HièE festons dont le médian
plus avancé, étroit, arrondi.
Les UROTHEMIS connues jusqu'ici étaient des contrées tropicales
de l’ancien monde, l’U. Edivardsii s'étendant toutefois, parait-il,
jusqu'en Algérie.
Aujourd’hui je crois pouvoir annoncer qu'ilen existe deux espèces
dans les parties de l’Europe méditerranéenne qui font face à
l'Afrique; l’une d'elles est la Zibellula nigra de Vander Linden,
dont les affinités n'avaient pas été bien établies jusqu'ici; l’autre,
une espèce nouvelle que je signale sous le nom de :
UROTHEMIS ADVENA, Selys.
œ. Abdomen 18 mill., aile inférieure 23.
Œ jeune. Ailes incolores; ptérostigma jaune pâle très-petit (long
de 1 1/3 mill.) entre deux nervures noires. Membranule blanchâtre.
Cinq antécubitales et cinq posteubitales aux supérieures, les trois
dernières seulement prolongées jusqu’au secteur principal. Triangle
discoïdal libre, large, son côté externe légèrement brisé, suivi de
deux rangs de cellules, le triangle interne libre. Aux ailes infé-
rieures : quatre antécubitales et six postcubitales.
Stature de la Diplax vulgala, mais plus petite et plus épaisse.
D'un jaune olivâtre clair, marqué de noirâtre ou de brun foncé
ainsi qu’il suit : le derrière des yeux, une raie à l’arête médiane
du thorax, une autre antéhumérale ne touchant pas le haut ; une
raie humérale, un vestige à la première suture latérale, une bande
à la seconde, courbée vers la poitrine après les pieds. Abdomen
subcylindrique assez épais, le dessus du premier segment, les
sutures et arêtes, une raie dorsale maculaire sinuée sur les
2°-4° segments ; une raie dorsale moins marquée aux 5°-9° noirâtres ;
le 10° est jaune pâle, ainsi qu’un cercle fin aux articulations.
LXV
Appendices anals bruns; les supérieurs, vus de profil, sont
arqués, coupés en biseau au bout, aussi longs que les deux der-
niers segments ; l’inférieur à peine plus court, subtriangulaire.
Pieds très-grêles, jaunâtres; les cils et l’intérieur des tibias
obscurs.
PATRIE : La Catalogne, d’après un mâle qui m’a été généreu-
sement donné par Don Miguel Cuni y Martorell, de Barcelone.
N. B. Cette espèce est extraordinairement voisine du type
jusqu'ici unique de la Libellula nigra, de Van der Linden, prise par
cet auteur à Terracine (Italie méridionale).
En supposant que la coloration plus obscure de l Urothemis
nigra tienne à un âge plus adulte, ladrena s’en distinguerait
encore par la taille beaucoup plus petite, les ailes plus arrondies
avec une nervure antécubitale de moins à chacune, les pieds plus
courts (la nigra mesure : abdomen environ 24 mill., aile infé-
rieure 29, ptérostigma 1 3/4).
Il est heureux d’avoir pu constater enfin la place véritable à
assigner à la nigra, dont le type est fort mutilè. L’advena qui en
est si voisine, nous a permis de le faire. Ce sont de vraies Urothemis
par l’ensemble de la réticulation, formant dans ce groupe une
section à ailes sans taches basales opaques et à abdomen moins
déprimé.
La Zib. lycoris (Selys, Mag. de Zool., mai 1872) décrite dans ma
Note sur plusieurs Odonates de Madagascar et des Iles Masca-
reignes, d'après une femelle, est de la même section, mais de taille
beaucoup plus grande (abdomen 26 mill., aile inférieure 32). Le
triangle interne des ailes supérieures est divisé en trois cellules.
UrRoTHEMIS EpwaRpsn, Selys.
Expédition sc. de l'Algérie, IT, p. 124, Névropt. pl. IL, fig. 5.
Revue des Odonates, page 315 (la femelle).
oO‘ adulle. Réticulation comme celle de la femelle décrite dans
les deux ouvrages cités, mais la membranule noirâtre et la base
des ailes inférieures marquée d’une grande tache noire subar-
rondie adossée à la membranule et au bord anal, et arrivant à mi-
chemin environ de la base au triangle (chez le G* jeune, cette
tache est réticulée de brun et presque divisée en deux par un
espace ocracé foncé).
Face obscure, front et vertex noir luisant. Thorax et abdomen
noirâtres, saupoudrés de bleuâtre foncé, mais l’arête dorsale et les
articulations de ce dernier restent noires. Pieds noirâtres.
PATRIE : Algérie, au Lac de Bouheira, la femelle prise par
M. Lucas et que j'ai décrite avant 1848. — Le pays des Niam-Niams,
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXI. e
LXVI
voyage du docteur Schweinfurth. Dakar au Sénégal ; plusieurs
mâles et femelles, coll. Selys.
N. B. Le mâle dont la connaissance permet de classer défi-
nitivement cette espèce, diffère de ceux de la sanguinea et espèces
voisines par la couleur noire de la tache basale des ailes infé-
rieures, de la tête et du corps, et par la pulvérulence bleu foncé
dont ce dernier est couvert à l’état adulte.
Le Secrétaire donne lecture de la note analytique ci-après,
envoyée par M. Plateau :
Maurice Girard. Les Abeilles. 1 vol. in-18 de 280 pages, avec
une planche coloriée et figures dans le texte.
L’entomologie pure ne doit pas nous faire oublier l’entomologie
appliquée. Les questions que nous posent les gens du monde, les
renseignements qu'ils viennent nous demander, ont presque tou-
jours trait à la destruction des insectes nuisibles ou à l’élevage des
espèces utiles. Or, à force de nous occuper de classification, de
description d’espèces exotiques nouvelles, de détails anatomiques,
nous nous éloignons tellement de l’un des buts de lentomologie,
son but pratique, que certaines des demandes auxquelles je fais
allusion nous embarrassent souvent beaucoup. Qui de nous ne se
rappelle l’étonnement du questionneur et la petite humiliation
intérieure que nous en avons ressentie?
C’est dans ces conditions qu’on sent tout le prix d’un ouvrage
bien fait résumant clairement l’ensemble des faits concernant une
espèce domestique déterminée. J’estime que le travail de notre
savant confrère, M. Maurice Girard, es À beilles, mérite à cet égard
toute notre attention.
On a énormément écrit, depuis l'antiquité, sur ces hyménoptères
intéressants; des revues périodiques spéciales leur sont consacrées;
des savants de grand mérite en ont fait l’objet d’une étude atten-
tive. La masse des matériaux accumulés est donc très-grande et
c’est rendre un véritable service que de condenser ces derniers
dans un livre qui, malgré ses dimensions modestes, est conçu dans
un sens scientifique et ne descend jamais au rang infime des Manuels.
L'ouvrage, qui est accompagné d’une jolie planche coloriée et de
bonnes figures dans le texte, est divisé en quinze chapitres. À côté
de ceux où il est naturellement traité des mœurs, de la construc-
tion des gâteaux, de la structure des ruches, etc., je citerai, comme
particulièrement intéressants : le chapitre IT: Anatomie et phy-
siologie des trois formes de l’Abeïlle domestique d'Europe; le
chapitre IV : Organes génitaux des deux sexes de l’abeille, fécon-
LX VIT
dation, parthénogenèse; le chapitre X : Études physiques et chimi-
ques des substances récoltées par les abeilles et des substances
produites, chapitre qui rectifie bien des idées fausses acceptées
par le vulgaire; les chapitres XI et XIT: Maladies des abeilles,
ennemis des abeilles, parasites; le chapitre XV : Bibliographie de
l’Abeille ordinaire.
L'auteur, qui a divorcé depuis longtemps avec l’ancienne manière
de faire française qui consiste à écrire des livres entiers sans citer
personne, a multiplié les indications bibliographiques autant que
possible ; aussi, dès l'apparition de son petit traité, avons-nous pu
y puiser desrenseignements utiles pour des recherches personnelles.
M. L. Lethierry envoie la liste suivante des espèces d’'Homoptères
qu'il vient de trouver dans les chasses faites à Louette-Saint-Pierre
(province de Namur) par M. Gravet, bryologiste qui habite cette
localité ; les espèces marquées d’un * seront à ajouter à la liste des
Homoptères belges qui à paru dans le Compte-rendu précédent :
Kelisia gutlula Germ.; Conomelus limbatus Fabr.; *Delphazx
sordidula Siàl; *D. leptosoma Flor; *2. flaveola Flor; Acoce-
phalus polystolus Scott; *Cicadula diminuta Lethierry; Doratura
stylata Boheman; Athysanus brevipennis Kirschbaum; *Delloce-
phalus ocellaris Fallen; D. distinguendus Flor; *D. Falleni
Fieber; 2. pulicarius Fallen; 2. cephaloles H.-Sch. ;
M. de Borre lit l'extrait suivant d’une lettre qu’il a reçue de
M. R. Vallette :
» Permettez-moi d'entretenir encore quelques minutes la Société
Entomologique des Macroglossa stellatarum et de leurs erreurs.
” Depuis les expériences de notre savant confrère, M. Plateau,
Jépiais avec soin l’heure de renouveler moi-même mes observa-
tions. Me trouvant, au mois d'octobre dernier, à La Roche-sur-Yon
(Vendée), cette heure, cette occasion s’est présentée. Un Macro-
glossa stellatarum a pénétré dans ma chambre, et apercevant deux
corbeilles de fleurs artificielles (roses, œillets et autres) qui ornaient
le dessus de ma cheminée, s’est précipité de ce côté, avec une
intention assez évidente. Mais je dois reconnaître qu’à peine avait-il
eu le temps de déployer sa trompe devant ces corbeilles, que déjà
il était loin. Il avait compris son erreur ou, du moins, voici selon
moi, l'explication que je croirais devoir donner à ce fait :
» Induit en erreur par les organes du sens de la vue, le Hacro-
glossa a vu sa faute rectifiée par l'organe de l'odorat.
» Libre à d’autres d’avoir une opinion contraire à celle que je
viens d’esquisser. »
M. de Borre ajoute, comme réflexion sur cette communication,
qu’il est d'avis que M. Vallette est sur la bonne voie en admettant
LX VIII
chez les insectes la rectification possible d'erreurs dues au sens de
la vue par lintervention des perceptions d’un autre sens. Si les
insectes ont des yeux, c’est apparemment pour s’en servir, pour voir,
et leur vue ne peut être considérée comme naturellement douée
d’infaillibilité. À moins d’une rectification, soit par la mémoire
d'expériences antérieures, soit par l'intervention des perceptions d’un
autre sens, qui sera très-probablement l’odorat, les perceptions de
l'organe visuel pourront être décevantes et diriger mal les actes
de l’insecte, si le sens de la vue intervient, ce qu’il me semble
impossible de nier constamment, dans l'excitation à ces actes.
Pourquoi, ceci posé, les expériences tentées par M. Plateau et
d’autres, sont-elles restées si peu concluantes, car, si ma mémoire
est fidèle, M. Plateau a constaté une fois un acheminement à la
déception de l’insecte par la fleur artificielle? Je pense que cela doit
s'attribuer à la promptitude de la rectification par l'intervention
d’une perception olfactive, rectification qui sera presque instan-
tanée; aussi je remarque que c’est surtout chez les Macroglossa,
c’est-à-dire chez des lépidoptères à allures d’une rapidité et d’une
vivacité peu communes, que M. Vallette et d’autres observateurs
ont constaté des faits à l’appui d’une erreur causée par le témoi-
gnage de la vue seule. Sans doute la vivacité de ces espèces les
emporte à suivre assez promptement l'impression visuelle pour que
chez eux nous puissions parfois constater un intervalle entre
l'impression trompeuse et sa rectification ou plutôt entre les actes
résultant de cette impression et de cette rectification. *
MM. Capronnier, Becker, de Selys-Longchamps et Mélise
prennent part à la discussion. Ils sont disposés aussi à admettre la
possibilité d’une illusion produite momentanément chez l’insecte
par la vue et corrigée par l’odorat. MM. Capronnier et Becker
doutent cependant que cette illusion puisse être produite par des
surfaces colorées seulement, sans aucun relief, et qui ne sont que
des taches de couleur.
M. Tournier adresse le travail suivant :
LONGICORNES RÉCOLTÉS PAR FEU CAM. VAN VOLXEM
PENDANT SON VOYAGE AU PORTUGAL, EN ESPAGNE, AU MAROC.
CYRTOGNATHUS /orficalus Fabr. Tanger.
CEramByx acuminatus Motsch. Portugal.
— cerdo Linn. Portugal. Tanger.
— dux Fald. Portugal, Tanger.
— Scopolii Laïicht. Coïmbra.
PuRPURICENUS Desfontainei Oliv. Portugal.
— Budensis G. Avila.
à L'APRÉ ER OUT DER « RAR
1) Ru me \ ‘
LXIX
— Budensis G. variété. Kuba. Portugal.
— ferrugineus Fairm. Santa Clara, Caldas de Monchique.
AROMIA rosarum Luc. Madrid.
— ambrosiaca var. {horacica Fisch. Cet exemplaire n’est
évidemment pas des voyages de Van Volxem; il pro-
vient assurément du Caucase (!).
CazLiiom variabile Linn. var. lestaceum L. Bussaco, Beja.
HYLOTRUPES bajulus L. Casa branca, Portimao, Santa Clara.
HESPEROPHANES sericeus F. Tanger.
- CLyrus sexgutlatus Luc. =
— _ trifasciatus K. Portimao.
— _ glaucus F. Tanger.
— nigrosignalus Fairm. Tanger.
— Pelielieri Gory minor —
CARTALLUM ebulinuwm Linn. Portimao, Pombal, Evora, Carre-
gado, Castro-verde.
STENOPTERUS #M4urilanicus Luc. Tanger.
—— prœustus F. var. ater F. Tanger.
Dorcanion Uhagoni Perez G' Q, Cuenca.
— Perezi Graëlls, Guadarrama.
— GraëllsiGraëlls, _—
hispanicum Muls, —
_ allernatum Chevrol. Avila.
— fuliginator Linn. Lagos.
— castillianum Chevr. Avila.
AGAPANTHIA &orala F. Evora, Sagres, Villa-real.
— cardui Linn. Evora, Casa branca, Faro.
—— asphodeli Latr. Sagres.
Compsipra populnea Linn. Santa Clara.
OBEREA oculala L. Monchique.
Payræcia /emoralis Muls. Portimao, Caldas de Monchique.
— flavipes F. Portimao, Santa Clara.
— Gougeleti Fairm. Sagres.
— rufimana Schrk. Madrid.
— virescens K. Leiria.
—- grisescens Chevr. Pombal, Casa branca.
— molybdæna Dalman, Casa branca.
STRANGALIA distigma Charp. Caldas de Monchique, Evora.
— approximans Rosenh. Santa Clara, Tanger.
— melanura Linn. Santa Clara.
LEPTURA lestacea Linn. Santa Clara, Tanger.
(:) Effectivement cet exemplaire doit avoir été rapporté du Caucase par
M. Jean Van Volxem. A DE B.
LXX
— fulva De Geer. —
— sanguinolenta L. Tanger.
— sculellala F. Santa Clara.
Le Secrétaire communique ensuite, en la traduisant de l’espagnol,
la notice suivante :
EPHIPPIGER DU NORD DE L’ESPAGNE,
par Victor Lopez Seoane.
Bien que l’on n’ait encore exploré jusqu’à présent qu’une petite
partie de la péninsule ibérique, le nombre des espèces d’Ephippiger
que l’on y a découvertes s'élève déjà à vingt, dont quinze sont
nouvelles pour la science.
Ceci ne doit pas nous surprendre, si on considère l’indifférence
apportée à l’étude de cette branche de l’entomologie, cultivée seu-
lement par un nombre restreint d’entomologistes, qui, nonobstant
les grandes difficultés avec lesquelles ils ont eu à lutter, ont enrichi
sa littérature de travaux aussi profonds que ceux de Brunner de
Wattenwyl, de Stàl, de Saussure, de Dohrn et de Fischer, dont
les Orthoplera europæa sont sans conteste un des meilleurs
ouvrages généraux de la bibliographie entomologique.
Trois espèces seulement ont été observées jusqu’à présent dans
le nord de l'Espagne : l’Ephippiger vilium Serv., anciennement
connu, et deux autres que nous y avons découvertes: l’une cédée à
notre ami M. Bolivar, et décrite dans l’excellent Sinopsis qu'il
achève actuellement de publier; et une autre que nous avons le
plaisir de dédier à ce confrère. Nous en donnerons ci-après les
descriptions, faites à la suite d’un examen approfondi d’une multi-
tude d'individus, pour que l’on puisse ainsi mieux apprécier leurs
caractères communs et diflérentiels, leur affinité étant telle que
nous ne nous serions pas décidé à fonder la nouvelle espèce, si
l'opinion autorisée de M. Brunner, à qui nous avions remis un
nombre suffisant d'exemplaires de l’une et de l’autre, n’avait pas
corroboré notre propre opinion.
Ephippiger Seoanei Bolivar.
Sinopsis de los Ort. de Espana y Port.; An. de la Soc. Esp. de
Histor. nat. T. VI, cuad. 2°, pag. 279, lam. II, fig. 7, 7a, 70.
Long 28"", pron. 8°”, fem. post. 16°”, ovise. 20/7 (1).
Flavescens vel viridis; vertex tuberculo compresso, brevi, exca-
() Ces dimensions sont données par une moyenne prise sur un grand nombre
d'exemplaires.
LXXI
vato; antennis corpore duplo longioribus; pronoto antice rugoso,
postice elevato et subfossulato; carina media vix, lateralibus for-
üter conspicuis ; marginibus lateralibus subsinuatis; elytris flavis,
punctato-impressis, costà elevatà margini externæ subparellelà:
übiis anticis et pronoto fere longis; femoribus posticis carinis
inferioribus spinosis ; abdomine leviter carinato.
O Laminâ supra-anali subintegrà, truncatà, processu medio
brevissimo, trigono ; cereis acutiusculis, intus oblique truncatis et
prope basin mucronatis ; laminà infra-anali magnà, bicarinatä,
apiei in arcu profunde excissà, stylis brevibus.
@ Laminâ suprâ-anali ad processum cognatà, longitudinaliter
sulcatà, processu trigono, cercis longiori; oviscapto tibiarum pos-
ticarum longitudinis.
Vert, rougeâtre ou pourpré plus ou moins obscur. Tête médiocre,
étroite et convexe; tubercule du vertex un peu saillant, comprimé,
avec un sillon creusé sur sa partie supérieure, qui est comme
divisée par le milieu; antennes ayant le double de la longueur du
corps. Pronotum presque rectangulaire, rugueux et élevé en
arrière; carène médiane bien marquée, les arêtes latérales un peu
sinueuses, arquées, bien distinctes, ainsi que le sillon transversal,
bord postérieur un peu courbe, l’inférieur échancré au centre.
Élytres peu saillantes, jaunes, réticulées, à bord translucide,
carène parallèle au bord postérieur. Pattes robustes, de longueur
moyenne; tibias antérieurs de la longueur du pronotum; cuisses
postérieures deux fois aussi longues que le pronotum, épineuses
sur leurs arêtes inférieures.
Abdomen légèrement caréné; lame supra-anale tronquée, un peu
sinueuse au milieu, processus triangulaire, plus court que les
appendices; ceux-ci larges, un peu échancrés en dehors, recourbés
en dedans avec un tubercule à la base, à demi caché par la lame
supra-anale, sommet affilé et un peu crochu; lame infra-anale
grande, bicarénée, assez échancrée en arc à son sommet; stylets
plus de deux fois aussi longs que larges, cylindriques. La lame
supra-anale de la femelle manifestement soudée au processus;
celui-ci plus grand que les appendices abdominaux, qui sont
coniques et fort aigus; oviscapte de la longueur des tibias posté-
rieurs, légèrement courbe sur toute sa longueur.
PATRIE : Galice, Asturies, Guipuzcoa. Habite les buissons de
Rubus fruticosus, Ulex nanus, etc. De septembre jusqu’en
novembre.
Ephippiger Bolivarii Seoane.
Long. 35°", pron. 9°”, fem. post. 48°", ovise. 22”.
Olivaceus, purpureo-nigroque maculatus, nitidus; vertex tuber-
LXXII
culo compresso, supra excavato; antennis corpore paulo longio-
ribus; pronoto rugoso, subfossulato, antice magis angustato,
postice fortiter elevato, carina media vix, lateralibus fortiter
conspieuis, marginibus lateralibus purpureis, sulco transverso
profunde impresso, nigro vel purpureo; elytris flavis, reticulatis;
abdomine magno, supra carinato, nitidissimo, longitudinaliter fusco-
vel purpureo-trivittato, segmentorum marginibus posticis flavis.
G'Laminâ supra-anali dimidio excavatà, processu medio trigono;
cercis acutiusculis, intus oblique truncatis et prope basin mucro-
natis; laminà infra-anali magnâ, bicarinatà, apice angulariter
excissâ; stylis brevissimis.
© Laminà supra-anali ad processum cognatà, hoc trigono, cercis
longioribus ; oviscapto tibiarum posticarum longitudinem non
attingente.
Olivâtre, avéc des taches obscures, noirâtres ou pourprées,
brillant; tubercule du vertex un peu saillant, comprimé, excavé
au sommet, au lieu de paraître partagé par le milieu; antennes
de peu plus longues que le corps. Pronotum rugueux, fortement
caréné et élevé en arrière, un peu plus étroit en avant, sillon
transversal profond, noirâtre ou violet; de cette couleur est aussi
le bord des arêtes latérales qui sont fort prononcées, dirigées en
arc d’arrière en avant, bord postérieur un peu recourbé, et l’infé-
rieur fortement échaneré au centre; angles postérieurs arrondis.
Élytres jaunes, avec le bord translucide, réticulées, avec une
carène parallèle au bord postérieur, faisant peu saillie hors du
pronotum. Abdomen volumineux, élargi au centre chez la femelle,
très-brillant, caréné en dessus, avec trois taches violettes et obscures
sur chaque segment, les centrales plus étroites et affectant la forme
triangulaire, les latérales plus grandes et en quadrilatères ou irré-
gulières, qui, réunies, présentent l’aspect de trois bandes longitudi-
nales, parfois confondues et peu marquées, surtout chez les femelles;
bord postérieur des segments jaunâtre, un peu réfléchi et renfilé.
MÂLE. Lame supra-anale fortement sinuée au centre et adhé-
rente au processus, celui-ci arrondi sur ses bords et à son sommet;
appendices peu recourbés, terminés en pointes aiguës, avec une
dent à la partie interne de la base, plus longs que le processus.
Lame infra-anale très-grande, de la largeur de la supra-anale à la
base, dépassant beaucoup l'extrémité des appendices, bicarènée,
sinuée en un angle pas très-rentrant,; stylets très-courts, parfois
presque globulaires. Pattes de dimension moyenne, robustes;
tibias antérieurs plus courts que le pronotum; cuisses postérieures
du double de la longueur du pronotum, épineuses sur leurs arêtes
inférieures.
FEMELLE. Lame supra-anale anguleusement échancrée au centre,
LXXIR
soudée au processus; celui-ci triangulaire, de la longueur des appen-
dices, ou plus long que ceux-ci, qui sont coniques et aigus. Ovis-
capte plus court que les tibias postérieurs, peu courbé sur toute sa
longueur, plus ou moins obscur, olivâtre avec des reflets pourprés.
PATRIE : Environs du Ferrol. Habiteles sommités del U/ex ewro-
pœus, pendant les mois de juillet et août.
Comme on peut le voir, l’'Ephippiger Bolivarii diffère de l'E.
Seoanei, par la coloration, uniforme dans celui-
ci et tachetée dans le premier; en ce que le
premier a le pronotum plus bombé et large en
arrière, les carènes centrales et latérales plus
prononcées, le sillon transversal plus creusé et
coloré de pourpre ou de noirâtre, le bord anté-
rieur un peu plus étroit en avant et plus élevé ;
par l’échancrure de la lame infra-anale plus
1 En. Seoanei, Bolivar. | courte et triangulaire ; des stylets très-courts;
les tibias antérieurs plus courts et les cuisses
postérieures plus longues ; les appendices abdominaux du mâle
moins recourbés et plus courts, le processus arrondi au sommet; les
stylets et le processus de la femelle plus grands, et enfin l’oviscapte
plus court et recourbé.
Tous ces points, auxquels il faut ajouter l’époque d’apparition
distincte, les lieux distincts qu’elles fréquentent, le fait que ces
caractères distinctifs se manifestent dès l’état de larves, nous
. paraissent des motifs suffisants pour séparer ces deux espèces,
nonobstant leurs grandes affinités.
M. de Borre fait voir deux exemplaires du Brachinus crepilans
L., qu'il a pris il y a une huitaine de jours, dans des décombres, au
milieu d’un petit bois près du château de Steen, à Eppeghem près
Vilvorde, autrefois habité par Rubens. Il est extrêmement rare de
rencontrer cette espèce ailleurs que sur les terrains anciens et à
roches calcaires de nos provinces orientales. Elle a cependant été
prise une fois à Austruweel près d’Anvers par M. Mors, et une autre
fois à Lillo, dans la même contrée du bas Escaut, par M. Putzeys.
M. le Dr Jacobs dit qu’il a pris derniérement dans cette même
localité d'Eppeghem le Badister unipustulatus, VAnchomenus
livens et l'Elaler sanguineus.
M. Thirot fait voir un exemplaire du Ludius ferrugineus qu'il a
pris à Jette.
“ M. de Borre montre à la Société de jeunes Phasmides vivants,
à l’état de larves récemment écloses. C’est M. le D' Ledeganck,
membre de la Société de Microscopie, qui, en ayant reçu de Batavia
une grande quantité d'œufs, les a offerts au Musée d'Histoire natu-
LXXIV
relle, où on essaie d'élever cet insecte exotique, mais sans succès
jusqu’à présent, les larves mourant l’une après l’autre au bout de
peu de jours sans vouloir manger aucune des feuilles qu’on leur
présente.
M. de Borre annonce aussi que le Musée Royal qui avait acquis
dernièrement les Hétéromères de M. J. Thomson, vient encore de
s'enrichir notablement par l’acquisition des collections de Lamel-
licornes Coprophages et de Mélolonthides du même entomologiste.
La séance est levée à 8 3/4 heures
Assemblée mensuelle du 1” juin 18758.
PRÉSIDENCE DE M. ROELoOrs.
La séance est ouverte à 7 3/4 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 4 mai est approuvé.
Le Président annonce que, depuis la dernière séance, le Conseil
a admis comme membre effectif : M. le capitaine Thomas Broune,
à Auckland (Nouvelle-Zélande), présenté par MM. Simson et
Preudhomme de Borre; et, comme membre associé : M. Maurice
Fettweiss, de Verviers, présenté par MM. Preudhomme de Borre et
H. Donckier de Donceel.
Le Président fait ensuite connaître que l’excursion annuelle de
la Société se fera, ainsi qu’une circulaire l’a annoncé aux membres
et associés régnicoles, le dimanche 16 juin et jours suivants, au
barrage de la Gileppe, près Dolhain (province de Liège).
Le Secrétaire dépose pour la bibliothèque de la Société un exem-
plaire de l'ouvrage intitulé : Tables dicholomiques pour servir à la
détermination des familles et des genres des Coléoptères d Europe,
d'après L. Redtenbacher. Cet ouvrage, traduit librement de lalle-
mand et mis en rapport avec la faune belge, par un membre qui à
désiré garder l’anonyme, a été imprimé à 200 exemplaires aux frais
du généreux donateur. Ces exemplaires ne doivent pas être mis
dans le commerce. Tout membre effectif ou associé, habitant la
Belgique, pourra en recevoir gratuitement un exemplaire en
s'adressant au Secrétaire de la Société. Il est entendu que nos
membres habitant les provinces ou départements contigus à notre
frontière jouiront de la même faveur que les Belges. Pour recevoir
ce volume par la poste, on est prié de joindre à la demande le
LXXV
montant du port en timbres-postes (soit 12 centimes pour la Bel-
gique et le Grand-Duché de Luxembourg, 30 centimes pour les
départements du Nord et des Ardennes, les provinces d’Aïix-la-
Chapelle, du Limbourg et du Brabant néerlandais et de la Zélande).
L'assemblée vote des remerciments au généreux donateur, ainsi
qu'au Secrétaire, qui à dirigé l’impression et enrichi le travail
d’annotations bibliographiques.
Le Secrétaire donne lecture de la correspondance.
M. Becker présente la liste de dix espèces d’Aranéides, qu’une
heureuse exploration de la partie de la province de Namur, entre
Dinant et Namur, vient de lui procurer, et qui devront être inter-
calées dans le Catalogue actuellement sous presse.
Il lit ensuite la Liste des Aranéides recueillies pendant l'au-
tomne de 1877, dans un voyage en Suisse et dans le nord de
l'Italie. L'assemblée décide que cette liste sera imprimée à la suite
du Catalogue des Arachnides de Belgique, 1" partie.
M. le D' Candèze présente la 2° partie de ses Ælatérides nou-
vEAUT :
MONOCRÉPIDIITES.
Glyphochilus bicolor. Parallelus, ater, nitidus, pubescens ;
prothorace longitudine latiore, convexo, minus dense punctato,
læte sanguineo, angulis posticis haud divaricatis, haud carinatis;
elytris punctato-striatis, interstitiis rugosis; antennis pedibusque
longiusculis nigris. — Long. 7 mill., lat. 1 1/2 mill.
Sydney.
De la tournure du {asmanicus, mais beaucoup plus petit. Il se
distingue par son prothorax d’un rouge clair et vif. À ce propos, je
ferai remarquer que le G. Zeptus, de l'Australie occidentale, a une
variété à prothorax rouge; mais, chez ce dernier, la pièce en ques-
tion est plus allongée.
Le genre Glyphochilus a été placé autrefois parmi les Monocré-
pidiites, à cause de la conformation de ses tarses, dont le quatrième
article est lamellé; mais ses affinités naturelles l’appellent auprès
des Ælater. C’est la place qu’il conviendrait de lui assigner dans
la Révision générale de la famille.
Monocrepidius fulvus. Elongatus, totus fulvus, fulvo-pubes-
cens, parum nitidus; antennis filiformibus, articulo tertio quarto
breviori; prothorace longo, a basi sensim angustato, creberrime
punctato, linea media dorsali leviter elevata, angulis posticis re-
trorsum productis, acute carinatis, marginibus lateralibus anguste
foliaceis ; elytris a basi attenuatis, punctato-striatis, angulo apicali
emarginato. — Long. 17 mill., lat. 4 mill.
Brésil.
LXXVI
Cette espèce se place à côté des M. bigatus et fusco-fasciatus. T1
est un peu moins allongé et moins atténué aux extrémités que ces
deux espèces, et l’échancrure du bout des élytres est petite et ne se
voit qu’à la loupe. Outre la carène principale des angles postérieurs
du prothorax, on en aperçoit une seconde très-courte, en dedans de
la première.
M. pertusus. Fuscus, opacus, sat dense et incondite griseo-
pilosulus ; antennis articulis 2 et 3 minutis, æqualibus ; prothorace
conico, latitudine paulo longiore, creberrime fortiter et inæqualiter
punctato, angulis posticis divaricatis, acute carinatis; elytris
versus medium leviter ampliatis, prothorace paulo latioribus,
striatis, striis punctis approximatis pertusis. — Long. 16 mill.,
lat. 4 mill.
Rép. Argentine ; Mendoza.
De la tournure du M. geminatus, à côté duquel il doit se placer.
Il est tout entier d’une couleur gris-sale qu’il doit à sa pubes-
cence. Les trous perforants qui existent, très-rapprochés, au fond
des stries des élytres, donnent à celles-ci l’apparence d’un crible,
lorsqu'on les regarde au jour après avoir détaché l’abdomen, par-
ticularité que l’on observe aussi chez le M. geminatus.
M. ferrugosus. Elongatus, nitidus, depressus, dilute ferru-
gineus, fulvo-pubescens; antennis articulo tertio secundo paulo
longiore, conjunctis quarto longioribus ; prothorace oblongo, basi
apiceque angustato, crebre punctato, medio canaliculato, angulis
posticis longe et acute carinatis, divaricatis; elytris dorso de-
pressis, subtiliter punctato-striatis, interstitiis planis, crebre punc-
tulatis, apice paulo divaricatis ; subtus pedibusque concoloribus. —
Long. 12-13 mill., lat. 2 1/2-8 mill.
Malacca.
Même tournure que le M. Candezei Kirsch, du même pays. On
ne peut toutefois le considérer comme une variété ferrugineuse,
car il y a quelques différences de détail, telles que la profondeur
moindre des stries, la non-convexité des intervalles, etc.
Observation. — Je ferai remarquer que le nom de M. Candezer,
appliqué par M. Kirsch (1875) à l'espèce indienne en question, doit
être changé, comme faisant double emploi avec celui d’une espèce
d'Australie décrite antérieurement (1872), par M. Mac Leay. On
pourrait nommer la première M. longus.
M. longicollis. Elongatus, subnitidus, fuseus, griseo-pubes-
cens, antennis testaceis, articulo tertio quarto fere æquali ; protho-
race longo, basi apiceque angustato, creberrime punctato, medio
vix sulcato, angulis posticis divaricatis, carinatis; elytris dorso
LXXVII
deplanatis, fortiter punctato-striatis, interstitiis convexis, crebre
punctatis; pedibus flavis. — Long. 10 mill., lat. 2 mill.
Calcutta.
Semblable au précédent pour la forme, mais plus petit et entière-
ment brunâtre, avec le prothorax plus long proportionnellement
aux élytres. Parfois les angles postérieurs du prothorax sont d’une
teinte rougeâtre. N’était que ses élytres sont déprimées, il ressem-
blerait tout à fait à un petit spécimen du M. flavangulus, du Mexique.
M. elegans. Angustus, niger, parum nitidus, griseo-pubescens ;
antennis basi ferrugineis; prothorace latitudine longiore, basi
apiceque angustato, crebre punctato, angulis posticis acutis, ferru-
gineis ; elytris variegatis, rugose punctatis, punctato-striatis, apice
divaricatis, acuminatis; metathorace, abdomine pedibusque ferru-
gineis. — Long. 8 mill., lat. 2 mill.
Inde boréale.
Cette jolie espèce, qui se distingue entre toutes par la variété de
ses teintes, a la tournure de ses congénères des mêmes régions,
notamment du M. longicollis. Ses élytres sont ferrugineuses dans
leur moitié antérieure, sauf une petite tache diffuse, noirâtre, sur
la suture; une large fascie et une tache apicale noire, séparées par
un espace d’un jaunâtre clair, couvrent leur seconde moitié.
M. Dohrni. Angustus, niger, parum nitidus, griseo-pubescens ;
prothorace elongato, convexo, æquali, crebrius subtiliter punetato,
angulis posticis longe carinatis, apice acuminatis, ferrugineis;
elytris punctato-striatis, interstitiis rugulose punctatis, apice haud
divaricatis, maculis sex flavis ornatis; pedibus brunneis. — Long.
6 mill., lat. 1 1/2 mill.
Les taches des élytres, au nombre de trois sur chacune, sont dis-
posées ainsi qu'il suit : une première formant un trait allongé,
atteignant la seconde, qui figure une lunule transversale située dans
la portion moyenne de l’éiytre; la troisième, arrondie, est sub-
apicale.
Cette petite et jolie espèce, originaire des régions himalayennes,
m'a été communiquée, en deux exemplaires, par M. Dohrn.
M. discoidalis. Niger, subopacus, griseo-pubescens; antennis
obseuris, articulis 2 et 3 æqualibus, minutis; prothorace basi
apiceque angustato, éonvexo, æquali, creberrime punctato, angulis
posticis divaricatis, acutis, carinatis, ferrugineis ; elytris brevibus,
convexis, punctato-striatis, interstitiis convexis crebre punctulatis,
plaga discoidali rufa; pedibus dilute flavis. — Long. 7-8 mill.,
lat. 1 1/2-1 3/4 mill.
Malaisie.
Voisin du fasciatus et de même forme, mais distinct par la tache
LXX VIII
des élytres qui n’affecte pas la disposition d’une fascie, mais est
inégalement triangulaire, à bords vagues et fondus.
M. sulcatus. Brunneus, tenuiter sat dense fulvo-pubescens,
parum nitidus; prothorace latitudine longiore, postice parallelo,
confertissime et inæqualiter punctato, medio longitrorsum a basi
usque ad apicem sulcato, angulis posticis bicarinatis ; elytris punc-
tato-striatis, apice emarginatis; pedibus flavis. — Long. 17-18 mill.,
lat. 4 3/4 mill.
Australie orientale; Brisbane.
Il a sa place à coté du Leluli, dont il reproduit la taille et la
tournure.
M. aurulentus. Fusco-niger, fere opacus, dense breviterque
pube fulva, sericea vestitus; prothorace latitudine longiore, con-
vexo, æquali, postice parallelo, inæqualiter confertissime punctato,
angulis posticis retrorsum productis, bicarinatis; elytris subtilius
punctato-striatis, apice integris, interstitiis planis; pedibus rufis.
— Long. 20 mill., lat. 5 1/4 mill.
Australie occidentale ; Swan River.
A rapprocher du Cordieri.
M. ventralis. Fuscus, opacus, dense fulvo-pubescens; protho-
race latitudine haud longiore, convexo, creberrime fere æqualiter
punctato, postice vage et late subsulcato, angulis posticis bicari-
natis, basi rufo-tincto ; elytris rufescentibus, apice integris, anguste
punctato-striatis, interstitiis planis; pedibus testaceis, abdomine
plus minusve rufescente. — Long. 15-17 mill., lat. 4 1/2-5 mill.
Australie tropicale; Rockhampton.
Cette espèce est voisine de l’acuwminatus M. L.
M. socius. Niger, nitidus, minus dense pubescens; antennis
nigris; prothorace latitudine paulo longiore, a basi sensim angus-
tato, crebre punctato, postice late sulcato, angulis posticis bicari-
nas; elytris apice fere integris, striis fortiter punctatis; pedibus
obseuris. — Long. 11-13 mill., lat. 2 3/4-3 mill.
Australie méridionale; Victoria.
Non loin des Cordieri et rutilicornis.
M. rufifrons. Fuscus, parum nitidus, griseo-pubescens; fronte
dimidia parte antica rufa; antennis brunneis; prothorace latitu-
dini longitudine æquali, convexo, crebre punctato, angulis pos-
ticis retrorsum productis, acutis, bicarinatis, basi rufo; elytris
prothorace angustioribus, sæpe rufescentibus, punctato-striatis,
apice integris, abdomine rufescente; pedibus flavis. — Long.
10-12 mill., lat. 2 1/2-3 mill.
Australie tropicale; Pt Denison.
BX.
\
rs
LXXIX
M. seniculus. Parallelus, brunneus, opacus, pube densiuscula,
semierecta, brunneo-grisea vestitus; prothorace latitudine haud
longiore, a basi sensim angustato, crebre punctato, angulis posticis
parum carinatis; elytris depressis, punctato-striatis, apice integris ;
subtus rufescens, pedibus flavis. — Long. 10 mill., lat. 2 1/2 mill.
Australie tropicale ; Queensland.
M. striatus. Parallelus, fusco-brunneus, subopacus, fulvo-
pubescens; prothorace latitudine longiore, convexo, creberrime
punctato, angulis posticis retrorsum productis, acute carinatis;
elytris punctato-striatis, interstitiis convexis, dense punctulatis;
pedibus testaceis. — Long. 12 mill., lat. 3 mill.
Australie tropicale ; Rockhampton.
Cette espèce, de même que la précédente, se distingue par sa
forme plus étroite et plus parallèle que chez la généralité de ses
congénères du même pays.
M. planiusculus. Brunneus, opacus, pube concolore vestitus;
prothorace longitudine paulo latiore, apice arcuatim angustato,
crebre punctato, angulis posticis retrorsum productis, acute cari-
natis; scutello tumido; elytris planiusculis, punctato-striatis,
interstitiis planis punctulatis, extus rufescentibus ; abdomine rufo-
ferrugineo, pedibus testaceis. — Long. 10 mill., lat. 2 1/2 mil.
Australie septentrionale ; Champion Bay.
Facies du scutellatus, auprès duquel il se place.
M. compactus. Latior, fusco-brunneus, parum nitidus, griseo-
pubescens ; prothorace longitudine latiore, convexo, late, parum
profunde sulcato, lateribus arcuato, angulis posticis retrorsum
productis et apice paulo divaricatis, bicarinatis; elytris brevibus,
fortiter punctato-striatis, interstitiis planis, punctulatis; pedibus
flavis. — Long. 12-13 mill., lat. 4 mill.
Australie tropicale; Rockhampton.
Très-large, relativement à sa longueur. Il vient à la suite du
reclangulus des mêmes rêgions, mais il est beaucoup plus
petit.
M. planus. Depressus, rufus, parum nitidus, pubescens; an-
tennis longis ; prothorace longitudine paulo latiore, medio leviter
dilatato, parum convexo, angulis posticis apice extrorsum flexis.
longe carinatis ; elytris planis, fortiter punctato-striatis, interstitiis
basi planis, postice subconvexis, punctulatis; subtus pedibusque
concoloribus. — Long. 8 mill.. lat. 2 mil.
Australie orientale; N. Galles du Sud.
M. nigripennis. Rufus, nitidus, fulvo-pubescens; fronte nigra;
antennis articulo 2 et 3 similibus, quarto conjunctis æqualibus;
LXXX
prothorace medio nigro-plagiato, punctato, angulis posticis bicari-
natis; elytris nigris, punctato-striatis, depressiusculis; corpore
subtus pedibusque rufis. — Long. 9 mill., lat. 2 1/2 mill.
Australie méridionale; Melbourne.
Cette espèce, par son remarquable système de coloration, qui la
rend facilement reconnaissable, se distingue de la presque totalité
des innombrables espèces australiennes, dont la livrée ne varie
guère que du brun plus ou moins rougeûtre au noir uniforme.
M. nitidulus. Niger, nitidus, fusco-pubescens; prothorace lati-
tudini longitudine æquali, convexo, crebre punctato, angulis pos-
ticis acutis, retrorsum productis, carinatis; elytris brevibus, for-
titer punctato-striatis, interstitiis basi subgranulatis; antennis
pedibusque flavis. Long. 8 mill., lat. 2 1/2 mill.
Australie orientale ; N. Galles du Sud.
Se place à la suite du M. fictus.
M. macer. Angustus, parallelus, niger, opacus, griseo-pubes-
cens; prothorace latitudine paulo longiore, antice parum angus-
tato, lateribus recto, crebre punctato, angulis posticis apice paulo
divaricatis, carinatis; elytris punctato-striatis, interstitiis crebre
punctatis; antennis pedibusque rufo-testaceis. Long. 8 mill.,
lat. 2 mill.
Australie méridionale ; Adelaïde.
M. squalidus. Angustus, brunneus, cinereo-pubescens; an-
tennis longis, testaceis; prothorace latitudine longiore, parallelo,
punctato, angulis posticis divaricatis breviter carinatis; elytris
squalide testaceis, prothorace paulo latioribus, parallelis, depla-
natis, fortiter punctato-striatis, interstitiis subconvexis, crebre
punctatis; pedibus squalide testaceis. Long. 7 mill., lat. 1 1/2 mill.
Australie méridionale ; Adelaide.
M. flavidus. Minutus, rufo-testaceus, sat nitidus, pallide
pubescens; prothorace longitudine paulo latiore, medio leviter
ampliato, parum convexo, minus dense punctato, angulis posticis
paulo divaricatis, tenuiter carinatis; elytris flavis, punctato-
striatis; subtus pedibusque flavo-rufis. — Long. 4 mill., lat.
1 mill.
Australie orientale ; N, Galles du Sud.
La plus petite espèce du genre. Sa couleur varie du flave pâle au
brun rougeâtre plus ou moins foncé.
Observation. — Le genre Monocrepidius est largement repré-
senté en Australie et ses espèces y paraissent de forme très-instable,
ce qui en rend l’étude difficile. Chaque localité a les siennes. Je ne
puis mieux le comparer, sous ce rapport, qu'à notre genre euro-
LXXXI
péen A{hous, dont on peut indéfiniment multiplier les types spéci-
fiques, suivant le plus ou moins d'importance que l’on donne aux
caractères généralement admis pour distinguer ceux-ci. C’est ainsi
que M. Mac Leay n'en a pas distingué et décrit moins de dix-sept,
dans un lot de coléoptères fournis par la seule localité de Gayndah
(district de Burnett, Queensland).
M. truncatus. Testaceus, haud nitidus, dense albido-pilosulus;
prothorace latitudini longitudine æquali, convexo, creberrime
punctato, basi coarctato, angulis posticis obsoletis; elytris depres-
siusculis, profunde punctato-striatis. Long. 9 mill., lat. 2 1/2 mill.
Montevideo.
L’étranglement qui s’observe à l’union du prothorax avec les
élytres, dû à l’atrophie des angles postérieurs de la première de ces
pièces, donne à cette espèce un /acies de Cardiophorile très-carac-
téristique.
M. Castelnaui. Fusco-brunneus, subopacus, griseo-pilosulus;
prothorace latitudini longitudine æquali, creberrime fortiter
punctato, angulis posticis apice extrorsum flexis, acute carinatis,
cum margine postico, flavis; elytris brevibus, attenuatis, profunde
striatis, striis parum visibiliter punctatis, interstitiis planis, granu-
latis; antennis pedibusque testaceis. — Long. 9 mill., lat. 2 3/4 mill.
Bahia.
Il a de grands rapports de /acies avec le M. partilus, qui se ren-
contre aussi à Bahia, mais il est plus petit et s’en distingue par
quelques caractères importants.
M. serotinus. Depressus, rufo-testaceus, parum nitidus,
pubescens; prothorace latitudine vix longiore, antice leviter
angustato, creberrime punctato, angulis posticis acutis, juxta mar-
ginem çcarmatis; elytris profunde punctato-striatis, interstitiis con-
vexis, transversim rugulosis, dense punctatis; subtus rufo-fer-
rugineus, pedibus pallide flavis. — Long. 9 mill., lat. 2 1/3 mill.
Bahia.
Facies du vespertinus, mais tout à fait sans tache.
M. reductus. Fusco-testaceus, parum nitidus, pube concolore
obductus ; prothorace latitudini longitudine æquali, apice a medio
angustato, leviter convexo, crebre punctato, angulis posticis apice
extrorsum flexis, tenuiter carinatis; elytris profunde punctato-
striatis, interstitiis subconvexis; fusco vage maculatis; subtus
pedibusque flayis. — Long. 6 mill., lat. 1 2/3 mill.
Bahia.
Forme intermédiaire entre les Monocrepidius et les Æolus,
genres qui n’ont pas entre eux de limite précise. Elle à sa place,
de même que l’espèce précédente, à la suite du M. vespertinus.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T,. XXI, fl
LXXXII
Aeolus suillus. Fusco-niger, pallide pubescens, opacus ; fronte
convexa; prothorace latitudini longitudine æquali, creberrime
punctato, angulis posticis divaricatis, unicarinatis ; elytris tenuiter
punctato-striatis, interstitiis rugose punctulatis, apice integris. —
Long. 8-10 mill., lat. 2-3 mill.
Melbourne.
Semblable à l'australis pour la forme, mais bien distinct par ses
élytres non échancrées au bout et l’absence de taches.
J'ai décrit autrefois l’'auwstralis d’après un exemplaire mâle. J'en
ai vu depuis de nombreuses femelles. Celles-ci sont de taille plus
forte, plus bombées et plus massives.
A. tæniatus. Niger, parum nitidus, pubescens; antennis
nigris; prothorace latitudine longiore, apice subito angustato,
fortiter sat dense punctato, angulis anticis rufo-maculatis, pos-
ticis haud divaricatis, carinatis, carina postice abbreviata; elytris
brevibus, profunde punctato-striatis, interstitiis convexis, granu-
losis, vitta laterali rufa ornatis; pedibus obseuris. — Long. 8 mill.
lat. 2 mill.
Guatemala.
La carène raccourcie en arrière des angles postérieurs du pro-
thorax range cette espèce dans la seconde section du genre, à
côté de l'A. dorsiger.
A. nobilis. Fusco-niger, nitidus, parce pubescens; antennis
brunneis, longis; fronte vertice carinata; prothorace latitudine
longiore, fortiter punctato, angulis posticis longis, divaricatis,
carinatis, carina apicem versus abbreviata; elytris testaceis, macula
communi, postscutellari, triangulari fasciaque ante apicem ni-
gris; corpore subtus rufescente, pedibus flavis. — Long. 16 mill.,
lat. 3 mill.
Brésil; Therezopolis.
Cette belle espèce se place à côté de l'A. Mannerheïmii.
A. variolatus. Brunneus, parce pilosus; fronte grosse punc-
tata, basi medio carina brevi; prothorace elongato, a basi angus-
tato, punctis latis cribrato, angulis posticis retrorsum productis,
bicarinatis; elytris brevibus, profunde punctato-striatis, interstitiis
convexis, punctatis; antennis pedibusque brunneo-testaceis; abdo-
minis segmento ultimo apice granulato. — Long. 15 mill., lat.
4 mill.
Cayenne.
Peu différent du #rachypygus. Il se distingue toutefois de
l'espèce brésilienne par sa ponctuation plus grosse et moins
serrée.
LXXXIIT
Heteroderes minusculus. Flavus, dense flavo-pubescens;
prothorace longitudine paulo latiore, apice tantum angustato,
simpliciter sat fortiter punctato, margine antico vittisque tribus
abbreviatis brunneis; elytris fortiter punctato-striatis, nigro-varie-
gatis. — Long. 2 1/2-3 mill., lat. 2/3-1 mill.
Iles Philippines.
Semblable, pour la disposition des taches, à l'A. crucifer Ross.,
mais beaucoup plus petit. Son prothorax est simplement ponctué,
ce qui l’amène à côté des 21. brachmana, chrysites, sinensis, etc.;
espèces que j'avais autrefois comprises dans les Æolus, à cause de
ce caractère, mais qui ont plus d’affinité avec les Æeleroderes des
mêmes régions.
Il se rapproche du sinensis, mais sa taille est notablement plus
petite.
H. albicans. Depressus, brunneus, opacus, pube pallida dense
obductus; prothorace latitudine longiore, apice attenuato, crebre
dupliciter punctato, angulis posticis acutis, acute et longe cari-
natis, Carina minuseula secunda apicali; elytris prothorace haud
duplo longioribus, punctato-striatis, depressis; tarsorum articuli
quarti lamina angusta. — Long. 10-11 mill., lat. 3 mill.
Siam ; Juthia.
Facies du spinicollis, mais plus grand, unicolore et sans épine à
la base du prothorax.
Observation. — Le Monocrepidius albidus Mac Leay, de Port-
Denison en Australie, est un véritable Æeleroderes qui a sa place à
côté de celui-ci. Il est blanchâtre également, avec deux petites
taches pileuses tout à fait blanches sur le disque du prothorax.
PHYSORHINITES.
Anchastus balteatus. Niger, pube obscura vestitus; antennis
longis, nigris, articulis 2-5 gradatim longioribus; prothorace lati-
tudine longiore, convexo, sat dense punctato, angulis posticis haud
divaricatis; elytris punctatis, substriatis, dimidia parte antica
rufa; pedibus rufis. — Long. 9 mill., lat. 2 2/3 mill.
Brésil; Bahia.
Espèce bien reconnaissable à la coloration des élytres, mi-parties
de noir et de rouge. Elle rentre dans la première section du genre.
A. æoloides. Niger, parum nitidus, sat dense fulvo-pilosulus ;
prothorace latitudine haud longiore, confertissime punctis umbili-
catis adsperso, angulis posticis haud divaricatis, valide et longe
unicarinatis; elytris fortiter punctato-striatis, interstitiis convexis,
LXXXIV
punctatis, antice granulatis, maculis magnis quatuor rufis ornatis;
antennis, pedibus abdominèque rufis. — Long. 10 mill., lat. 3 mill.
Amazones.
Les taches des élytres donnent à cette espèce un faux air d’Æolus.
Les taches antérieures sont allongées et latérales, les postérieures
sont apicales.
A. Davidi. Parallelus, ater, sub-opacus, nigro-pilosulus; an-
tennis maris dimidio corporis longioribus, linearibus, articulo
tertio quarto æquali; prothorace latitudine longiore, apice parum
angustato, crebre punctato, angulis posticis brevibus, breviter
carinatis; elytris prothoracis latitudine et duplo longioribus, punc-
tato-striatis; pedibus longiusculis, nigris. — Long. 9 mill., lat.
2 mill.
Chine; Kiansi.
Découvert par le P. À. David. Il se distingue par la longueur du
prothorax et les antennes longues et grêles du mâle. (Musée de
Gênes.)
À. Castelnaui. Rufo-brunneus, subnitidus, fulvo-pubescens ;
antennis concoloribus, articulo tertio quarto æquali; prothorace
longitudine latiore, apice arcuatim angustato, convexo, crebre
punctato, angulis posticis bicarinatis; elytris thoracis latitudine,
striato-punctatis, interstitiis planis, punctatis; subtus pedibusque
concoloribus. — Long. 8-9 mill., lat. 2 3/4 mill.
Bangkok.
Très-voisin du /ateralis, mais distinct par les stries des élytres
très-visiblement ponctuées.
A. vulneratus. Niger, nitidus, griseo-pubescens; antennis
brunneis, articulo tertio quarto æquali; prothorace longitudine
latiore, apice arcuatim angustato, æqualiter convexo, sparsim
subtiliter punctato, angulis posticis bicarinatis; elytris punctato-
striatis, interstitiis punctatis, basi sanguineo-maculatis; pedibus
brunneis, prosterno abdomineque sanguineis. — Long. 8 mill., lat.
& 1/2 mill.
Siam.
A. flavus. Flavus, flavo-pubescens; antennis concoloribus,
articulo tertio quarto æquali; prothorace longitudini latitudine
æquali, à basi angustato, subtiliter dense dupliciterque punctato,
angulis posticis breviter apice carinatis; elytris longiusculis,
punctato-striatis; pedibus dilute flavis. — Long. 4 1/2 mill., lat.
1 1/4 mill.
Ceylan.
e
LXXXV
Caractérisé principalement par l'extrême brièveté de la carène
des angles postérieurs du prothorax, qui n’est visible qu’à leur
extrémité.
A. nitidus. Brunneus, nitidus, pubescens; prothorace trans-
verso, apice arcuatim angustato, æquali, sparsim subtiliter punc-
tato, angulis posticis brevibus, bicarinatis, carina interiore intus
valde divaricata; elytris dilute brunneis, rufescentibus, punctato-
striatis, interstitiis sparsim punctatis, pedibus flavis. — Long.
6 mill., lat. 2 mill.
Borneo; Sarawak.
A. australis. Rufo-ferrugineus, pube longiuscula, grisea,
vestitus; prothorace brevi, sparsim punctato, angulis posticis bica-
rinatis; elytris prothorace triplo longioribus, punctato-striatis,
interstitiis sparsim punctatis; subtus pedibusque concoloribus. —
Long. 5 mill., lat. 1 1/2 mill.
Australie; Victoria.
A. tongaensis. Brunneus, nitidus, pubescens; antennis rufis,
articulo tertio quarto æquali; prothorace transverso, sparsim sat
fortiter punctato, marginibus rufescentibus, angulis posticis uni-
carinatis; elytris thoracis latitudine, versus suturam depressius-
culis, striato-punctatis, apicem versus punctato-striatis, interstitiis
planis, disperse punctatis; pedibus rufis. — Long. 10-11 mill.,
lat. 3 mill.
Ile Tonga-tabou.
Cette espèce, d'assez grande taille pour le genre, existe dans le
musée Godefroy, à Hambourg, et dans ma collection.
A. nigriceps. Brunneus, subnitidus, fulvo-pubescens; protho-
race latitudine paulo longiore, a basi angustato, angulis posticis
acutis, bicarinatis, elytris punctato-substriatis, marginibus nigri-
cantibus; corpore subtus antennis pedibusque obscuris. — Long.
10 mill., lat. 2 3/4 mill.
Java.
Cette espèce fait partie du musée entomologique de Leyde.
A. major. Niger, nitidus, griseo-pilosus ; prothorace latitudine
breviore, sparsim punctato, postice medio breviter sulcato, mar-
gine rufescente, angulis posticis unicarinatis; elytris punctatis,
apice distinctius striatis, marginibus rufescentibus ; antennis pedi-
busque rufescentibus. — Long. 18 mill., lat. 5 mill.
Iles Viti. |
La taille de cette espèce est tout à fait exceptionnelle et la carac-
térise suffisamment. Elle fait, comme le /ongaensis, partie du
musée Godeffroy, à Hambourg.
LXXXVI
M. de Selys-Longchamps demande ensuite la parole :
Il est une rectification que je tiens à faire immédiatement aux
Secondes Addilions au Synopsis des Cordulines, publié en
mars de cette année dans les Bulletins de l'Académie de Bel-
gique : il s’agit de l'EPITHECA JAMASCARENSIS, Hagen, n° 25 bis.
Mon ami le D' Hagen m'’éerit que cette espèce a été nommée et
décrite dans le Naturaliste Canadien par M. l'abbé Provancher qui
l’a découverte et que, dans le nom que j'ai publié, il y a une faute
typographique : il faut donc lire Æpitheca? Yamaskanensis,
Provancher. !
La même rectification doit être faite dans la liste générale qui
termine ma notice, et où la Yamaskanensis figure dans le nouveau
sous-genre Nevrocordulia.
M. Hagen, en me priant de rétablir ici les droits de M. l’abbé
Provancher, m’informe que ce naturaliste a également découvert
la femelle, dont l’exemplaire unique a trois nervules transversales
dans le triangle des aïles supérieures. Il ajoute, quant aux deux
sexes, que cette nouvelle espèce, comparée à l’obsoleta Say, est plus
grande, a la tête plus globuleuse, l’occiput plus étroit, les aïles
plus longues, mais de même largeur, le ptérostigma plus court,
les gouttelettes sous-costales obscures, à peu près nulles, les ner-
vules antécubitales plus nombreuses, la base des quatre aïles
orangée, les pieds plus longs. — D’un autre côté, les appendices
supérieurs du mâle sont noirs, plus longs, visiblement dilatés au
bout, avec une petite échancrure médiane en dessous.
M. le D" Candèze fait voir un bel exemplaire mâle vivant de
l’'Hammaticherus cerdo L. (heros Scopoli), pris à Liège, près des
magasins d’un marchand de bois. Il ajoute qu’il est assez probable
que d’autres captures de ce magnifique longicorne étranger à notre
faune pourront encore avoir lieu et l'espèce se montrer pendant
quelque temps à Liège. On y reçoit actuellement beaucoup
de bois venant de l'Autriche et renfermant souvent, dit-on, des
larves.
M. Roelofs montre un morceau de bois de chêne perforé par les
larves de V7. cerdo, venant de la forêt de Fontainebleau. I] fait
voir combien ce coléoptère est nuisible aux arbres forestiers qu’il
attaque en plein bois sain.
M. Weyers dit avoir possédé dans sa collection, aujourd’hui au
Musée de l’État, un exemplaire de cette espèce qu’on lui assurait
avoir été pris dans la forêt de Chiny, au sud de notre province
de Luxembourg. Si l’assertion était vraie, cette espèce arriverait
jusqu’en Belgique.
M. Weinmann demande la parole pour présenter le travail
LXXX VII
suivant, qu'il croit de nature à rendre aisée à nos collègues la
détermination de leurs Lycénides indigènes.
TABLES ANAL YTIQUES
DES ESPÈCES LES PLUS RÉPANDUES EN EUROPE
DES GENRES THECLA, POLYOMMATUS ET LYCÆNA (1.
I. — THECLA.
Lépidoptères de taille moyenne et variable, le plus souvent
bruns, les femelles quelquefois avec des taches fauves. Quelques
espèces sont d’un bleu noirâtre, qui devient brillant vers la racine
des ailes supérieures. La plupart ont des queues, plus longues chez
les femelles que chez les mâles, et, chez quelques espèces, on
remarque une petite fossette à la côte médiane des ailes supérieures
des mâles. Les yeux sont velus.
1 Le dessous des ailes est traversé par une ou plusieurs
raies blanches, plus prononcées sur les inférieures . 3
— — est de couleur uniforme, sans
rayures blanches et présentant tout au plus quelques
taches. La queue manque ou se présente sous forme de
denticourte et'ODEUSCNEUULE | LOL SO. MENT SNS
2 Le dessous des ailes est d’un gris brunâtre avec une
bande orange à la marge; cette bande est bordée du
côté intérieur par une rangée de points noirs avec des
lunules blanches. Le dessus des ailes est d’un noir
violacé. Roboris. Esp.
— — est vert, quelquefois bronzé, avec
deux ou trois taches blanches; le dessus des ailes est
d’un brun brillant chez les deux sexes. La queue est
remplacée par trois dents obtuses dont l’extérieure est
la plus grosse. Rubi. Lin.
3 Le dessus des supérieures est d’un noir violacé, avec un
reflet bleu brillant chez le mâle. La racine des supé-
rieures est d’un beau bleu chez la femelle. Le dessous
des aïles est d’un gris brillant, traversé par une bande
blanche. À la marge existe une série de points d’un
ton un peu plus foncé que le fond et cerclés de blanc.
(!) Un excellent petit tableau, publié par M. Ed. Jenner, dans les Mittheilungen
der Schweixer. Entomol. Gesellschaft, V, 293 (1878), pour la détermination des
espèces suisses du genre Zycæna, a servi de point de départ à ce travail.
LXXXVIIT
4 Le
A l’angle interne des postérieures se trouvent deux
taches rousses pupillées de noir. Quercus. Lin.
nie — est d’un brun foncé avec ou
sans taches fauves . . . DU
dessous des inférieures avec une seule ligne blanche
et les supérieures sans point discoïdal noir. :
— —— — avec deux lignes blanches;
celle du côté intérieur s'arrête au milieu de l’aile. Le
dessous des supérieures avec une tache discoïdale
noire. Dessus des ailes brun avec le disque fauve
chez la femelle. Le dessous d’un jaune d’ocre, plus
foncé entre les lignes blanches. Queue courte et
arrondie à son extrémité. Betulæ. Lin.
5 Dessous des inférieures : la rangée de points fauves à la
6 Des
marge est bordée du côté intérieur seulement de
lunules noires ee SA NT PPS MEN
— — cette rangée forme une bande
continue bordée des deux côtés de points noirs lunulés
de blanc. Dessus des ailes d’un brun foncé, avec des
points fauves à la marge des inférieures. Dessous d’un
brun jaunâtre avec des raies blanc-bleuâtre; queue
courte. Pruni. Lin.
sous des inférieures : la rangée des points fauves à la
marge s'étend jusqu’à l'angle anal . QE
_ nr cette rangée s'arrête à une certaine
distance de l’angle anal, dont elle est séparée par une
large tache bleue. Dessus des ailes brun avec un peu
de fauve à l’angle anal. Queue effilée et plus longue
chez la femelle. Spini. V.
7 Dessus des inférieures : il y a deux taches fauves bien
distinctes à l’angle anal. Chez les deux sexes, le dessus
des supérieures est toujours de même couleur;
abdomen de la femelle terminé par une tache d’un
noir intense. Acaciæ. F.
— — sans tache, ou avec une seule
petite tache fauve placée à la racine de la queue
8 Dessous des supérieures : la ligne blanche est peu mar-
quée; elle forme une ligne brisée courbe. Celle des
inférieures est parallèle à la marge de l’aile. Dessus
des ailes brun avec une large tache fauve chez la
femelle. Ilicis. BKk.
_ — — la ligne blanche est bien mar-
quée et est à peu près droite. Celle des inférieures
forme à sa base une déviation en forme de W. Dessus
LXXXIX
des ailes brun chez les deux sexes. Queue courte chez
le mâle, longue et eftilée chez la femelle.
VW. album. Kn.
IT. — PoLyomMmaTus. Bd.
Lépidoptères de petite taille, toujours dépourvus de
queue et ordinairement de couleur fauve orangé vif.
Rarement bruns. Yeux non velus.
1 Le dessous des inférieures est parsemé de taches blanches
HUE MEGA, cn TRE EN AUURE
— — seulement avec deux
ou trois grandes taches blanches et un point noir à
leur côté. Dessus des ailes d’un fauve doré brillant,
uni chez le mâle, avec des rangées de taches noires
chez la femelle. Virgaureæ c'Q. Lin.
— — est marqué de taches noires,
accompagnées de petites taches blanches sur leur
côté intérieur. Dessus des supérieures d’un fauve
doré avec une large marge noire, et parsemé de
taches noires anguleuses. Les inférieures sont noires
avec une bande fauve dorée à la marge.
Phlæas G'©. Lin.
2 Dessus des supérieures avec tout au plus une ou deux
ACROSS TOITS RP MR LEE DA Ses ea
— — avec un plus grand nombre de
RACE TROT O NE MAL MINIER Lits Mer TT
3 Dessous des inférieures bordé d’une large bande orange.
Dessus des ailes d’un fauve doré. Dessous des supé-
rieures avec une ligne non interrompue de points
noirs. Dessous des inférieures d’un gris cendré,
bleuâtre à la racine,
Dispar var. Rutilus &. Lin.
— dépourvu de cette bande orange.
Dessus des supérieures d’un fauve doré, à reflets
bleuâtres à la marge. Hippothoë G. Lin.
4 Dessus des supérieures : les deux taches noires de la base
au moins sont cerclées de bleu, le fond est fauve avec
des rangées de taches noires. Dessus des postérieures
brun avec une bande orange à la marge. Les deux
ailes ont un reflet bleu. Amphidamas G'Q Esp.
_ _ sans aucune tache cerelée de bleu. 5
5 Dessus des ailes complétement brun ou noirâtre avec une
simple bande fauve à la marge
XC
— — de couleur variable, plus ou moins fauve
avec ou sans réfletibleu1"Ue0OMOMAREE RER
Les deux ailes en dessous sont d’une seule et même
couleur jaune pâle. Le dessus est noirâtre avec des
taches plus ou moins foncées. Dorilis G'. Hufn.
— — — sont de nuance différente : les
supérieures plus ou moins fauves, les inférieures
grises. Alciphron ©. Rott.
Dessus des supérieures de couleur ardoise avec un reflet
bleu. Une bande fauve à côté des inférieures.
Alciphron G' Rott.
— — de couleur fauve ou orangée
Dessus des supérieures d’un fauve doré avec une simple
bande noire à la marge.
Dispar var. Rutilus © Wernb.
—— — avec une bande fauve à la marge,
bordée de chaque côté d’une rangée de taches noires.
Dessous des inférieures d’un jaune pâle. Dorilis ©. Huf.
— — d’un gris brunâtre.
Hippothoë ©. Lin.
III. — LycÆNA.
9
Le dessus des ailes ordinairement bleu chez le mâle, rarement
brun. La femelle est rarement bleue et le plus souvent brune,
quelquefois saupoudrée de bleu. Le dessous des ailes est d’un gris
plus ou moins foncé et quelquefois brun. Les yeux sont nus; chez
quelques espèces eependant ils sont velus.
1 Les ailes inférieures sont be de queue ou de dent
à l'angle;anal 1 tre “Abe
er + sont munies d' une queue ou a une
dentà l'angle anal 22e AN EN ARSS e Ans
2 Cette queue est longue et eflilée .
mu — est courte et ne se présente no comme une
dent, qui est plus accentuée chez la femelle que chez
le mâle. Le dessus des ailes est bleu dans les deux
sexes. Le dessous des ailes présente deux rangées de
taches à la marge, les extérieures sont rondes, les
intérieures sont en demi-lune; chez la femelle, ces
taches apparaissent à travers les ailes et s’'aperçoivent
sur la marge des postérieures. Franges blanches,
grises à leur base. Meleager. Esp.
g Le dessous des ailes est rayé en travers par des lignes
flexueuses blanches 204 LORS
ON ENS AR
— — n’est pas rayé par ces lignes. . .
4 Les lignes flexueuses sont blanches, étroites; elles for-
ment aux inférieures une large bande blanche qui
s'étend du milieu jusqu'au bord de laile. Dessus des
ailes d’un bleu rougeâtre, garni d’un duvet blanc chez
le mâle. D'un brun saupoudré de bleu chez la femelle.
Franges gris-blanc à leurs pointes. Queue longue,
linéaire, avec la pointe blanche. Bœætica. L.
de _ — sont larges, plus fortement ondu-
lées que dans l'espèce précédente; la large bande
blanche des inférieures n’existe pas. Dessus des ailes
du mâle d’un bleu rougeâtre avec la marge noire, et
dépourvu de duvet blanc. Celles de la femelle sont
d'un gris foncé avec des taches noires; elles sont
bleues à leur base. Queue linéaire avec deux taches
noires à sa racine. Telicanus. Lang.
5 Envergure des ailes de 30 millimètres au moins; ailes
d’un bleu rougeâtre chez le mâle, brunes et plus ou
moins saupoudrées de bleu chez la femelle. Le des-
sous des ailes est d’un blanc bleuâtre et dépourvu
de taches à la base des supérieures.
Argiades. Pall.
—— — de 24 millimètres au plus; les points
qui se trouvent à la marge sont presque toujours
effacés. Polysperchon. Berg.
6 Le dessous des inférieures avec des taches jaunes . .
— — — est dépourvu de taches jaunes
7 Le dessous des inférieures est traversé par une raie ou
bande blanche oblique dans le sens de la racine au
bordmareinalide Paile;t 214 4 lu,
—— — — est dépourvu de cette ligne
8 Cette bande blanche commence à la racine et s'étend jus-
qu'à la marge de l'aile. Chez le mâle, le dessus des
ailes est d’un bleu clair et brillant avec une marge
grise, foncée, et un peu lavée du côté intérieur. La
femelle est d’un brun foncé. Le dessous des aïles est
d'un gris brunâtre, avec une rangée de points de
même grosseur sur les deux ailes. Il existe quel-
quefois avant la marge une faible trace de points.
Franges blanches et plus foncées aux endroits où
aboutissent les côtes. Damon. Schiff.
Cette bande blanche commence à la racine de l'aile, mais
s'arrête avant la rangée de points de la marge où elle
s'élargit. Les points du dessous des ailes inférieures
XCI
XCIT
sont un peu plus grands que ceux des supérieures.
Ailes en dessus d’un brun foncé chez les deux sexes ;
le dessous est d’un gris brunâtre. Franges brunes chez
le mâle, blanches chez la femelle. Admetus. Esp.
9 Le dessous des inférieures gris pâle marqué de grandes
taches blanches ovales; dessus des ailes d’un bleu
clair chez le mâle et brun chez la femelle.
Pheretes. Hp.
— — — plus ou moins Me de
taches noires ou d’ocelles. . . . ;
10 Les taches du dessous des inférieures sont noires, simples,
et ne sont pas entourées d’un cercle blanc; ailes en
dessus d’un bleu rougeûtre, et d’un gris bleuâtre en
dessous, sans autres taches que des points noirs.
Argiolus. L.
— — — sont cerclées de blanc
bu de Couleur MU. ! A UR
11 Le dessous des inférieures est saupoudré de Hétu ou de
vert à la base, depuis la racine jusqu'au delà du
milieu de l'aile. Le dessus des ailes est d’un bleu
d'azur chez le mâle, brun saupoudré de bleu à la base
chez la femelle. Le dessous des ailes est d’un gris
clair; aux supérieures, une rangée de gros points
noirs se dirigent du bord supérieur vers la racine.
Cyllarus. Rott.
— _ n’est pas saupoudré de bleu
ou de vert, ou l’est simplement à la racine .
12 Dessous des inférieures avec une rangée de taches anté-
marginales, et sans autres taches que tout au plus un
point discoïdal. Dessus des ailes chez le mâle d’un
bleu foncé, marge brune et, sur le disque, une rangée
de points allongés; chez la femelle, d’un brun foncé.
Dessous d’un gris brunâtre avec une seule rangée
de points, fortement courbée.
Arcas. Rott.
— — avec encore d’autres taches,
soit sur la marge, soit à la racine. . . .
13 Dessous des inférieures avec une seule nee de ere
marginales een RSR ONE METRE
— — — avec au moins deux rangées de
ta£hes +. … $
14 Cette rangée de taches est dispose en ligne dr oite
Rene — forme une ligne fortement courbe.
Dessus des aïles d’un bleu violacé chez le mâle, brun
11
13
14
XCTIT
chez la femelle. Le dessous d’un gris cendré, avec une
ligne de petits points de même grandeur dans les deux
ailes ; cette ligne de points est courbe sur les supé-
rieures et ondulée sur les inférieures.
Semi-Argus. Rott.
15 L’abdomen en dessous est blanc ou au moins de nuance
plus claire que le dessous des ailes, qui est d’un gris
cendré. Dessus des ailes d’un bleu violacé chez le mâle,
brun saupoudré de bleu argenté chez la femelle; la
rangée de points du dessous des supérieures est paral-
lèle à la marge; envergure au moins de 25 milli-
mètres. Sebrus. B.
— — est de même couleur que le des-
sous des ailes; envergure au plus de 20 millimètres.
Dessus des ailes brunâtre dans les deux sexes, et fai-
blement saupoudré de bleu pâle chez le mâle. Dessous
des ailes d’un gris pâle; les franges sont plus foncées
que dans l’espèce précédente. Minima. Fuess.
16 Dessous des inférieures fortement saupoudré de bleu
ou de vert à la racine. Dessus des ailes bleu avec
une marge noirâtre et une rangée de taches brunes
sur le disque. Dessous des ailes avec une rangée de
points et une double rangée de petits points à la
marge; il y a de plus des points à la racine des ailes
supérieures. Arion. L.
— — peu ou pas saupoudré de bleu
CURE TETE UT TM UE SES LME IE EE LEE
17 Le dessus des ailes est marqué de plusieurs taches
ROIS EN LÈR AS
_ — est dépourvu de taches. Dessus des
ailes d’un bleu violacé clair chez les deux sexes; chez
la femelle, la marge est brune. Le dessous des ailes est
d’un gris cendré, avec des taches plus ou moins effa-
cées et une rangée de taches à la marge; ces taches
dans les supérieures sont plus grandes et disposées
presque en ligne droite. Iolas. O.
18 Les ailes supérieures en dessus sont dépourvues de tache
discoïdale; celles du mâle sont d’un bleu rougeûtre,
avec une marge étroite noire, celles de la femelle sont
brunes avec une rangée de macules indistinctes. Le
dessous est d’un gris brun avec une rangée d’ocelles
fortement courbe, et une autre rangée de taches à la
marge. Diomedes.
Le dessus des supérieures est d’un bleu clair avec une
XCIV
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tache discoïdale et une rangée de taches noires allon-
gées ; la marge est large et noire. Le dessous est d’un
gris cendré et d’une nuance plus claire que chez
l'espèce précédente. Euphemus O.
Les taches marginales sont accompagnées de points mé-
talliquest il MEN | EUR a SR Ce ER CRAN EE RNAEEES
— — — nesont pas accompagnées de pr
métalliques .
La côte des ailes pe cures Roi Sue) ce dé nuance
plus pâle que le fond . . . . :
La côte est plus foncée que le fond. DCS des ailes d'un
bleu foncé chez le mâle, brun et saupoudré de bleu à
leur racine chez la femelle; le dessous est d’un gris
cendré, les trois ou quatres taches du bord des infé-
rieures sont fauves et accompagnées de points métal-
liques d’un bleu argenté. Optilete. Knoch.
Dessus des aïles bleu
— brun . ;
Ailes en dessus bordées d’une large. marge noire, avec le
fond d’un bleu rougeâtre; le dessous des inférieures
contient une rangée de taches marginales orangées,
disposées en faucilles et accompagnées du côté inté-
rieur de lunules d’un vert argenté. Les tibias des
pattes antérieures sont terminés par une épine.
Argyrotoxus OC‘. Bergstr.
La marge des ailes est étroite; les tibias des pattes anté-
rieures sont dépourvus d’épines. Argus GC. L.
Le dessus des ailes est saupoudré de bleu. Argus ©. L.
— — est d’un brun uni.
Argyrotoxus ©. L.
Le dessous des inférieures est traversé par une raie
blanche plus ou moins large qui se dirige de la marge
vers ilapacine:t (Hana IEn M Are AE Lan) Se
— — est dépourvu de cette bande.
Dessous des inférieures avec une grande tache discoïdale
blanche. Aïles en dessus d’un bleu terne, avec une
forte tache discoïdale noire; chez le mâle, les ailes sont
saupoudrées d’un bleu argenté. Ailes supérieures en
dessous avec un œil à la racine. Orbitulus. Prun.
— — sans tache discoïdale blanche.
Les franges des ailes sont marquées de noir. . . .
— — sont blanches unies, et Sn nec
noires à leur racine. Dessus des ailes chez le mâle
d’un bieu azuré, brun avec des taches fauves chez la
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pd
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ei
XCV
femelle; les supérieures en dessous n’ont point d'œil
à leur racine, les inférieures ont des taches orange à
la marge. Amanda. Schn.
27 Le dessous des supérieures est marqué de quatre rangées
régulières de taches noires. Le dessus des ailes est
brun et saupoudré de bleu chez le mâle. Les taches
marginales sont cerclées de bleu. Le dessous des ailes
est d’un gris clair, avec une bande orange devant la
marge des inférieures. Orion. Pallas.
— — est marqué de trois rangées
seulement de taches. Dessus des ailes chez le mâle
d’un bleu rougeàâtre et des points noirs à la marge;
brun et saupoudré de bleu à la racine chez la femelle ;
le dessus des aïles est gris clair avec des points cer-
clés de blanc. Baton. Bergst.
28 La bande blanche du dessous des postérieures touche
le point discoïdal et s'étend jusqu’à la rangée de
taches fauves de la marge. Aïles brunes.
Eumedon. Esp.
— — — ne s'étend pas re
point discoidal x 34 04 SALE 2
29 La frange des supérieures est ne de Stries noires . 30
— — est de couleur uniforme . . 32
30 Dessous des supérieures : il n'existe que très-rarement des
petites taches entre le point discoïdal et la racine, et,
dans ce cas, les franges ne sont que très-indistincte-
ment striées. Dessus des ailes brun, avec des taches
fauves, qui manquent quelquefois aux supérieures du
mâle. Dessous variant du gris clair au brun avec
beaucoup de points noirs cerclés de blanc.
Astrarche. Berg.
— -- il existe toujours des taches entre
le point discoïdal et la racine; les franges sont tou-
jours fortement striées. . .. . . er ARE
31 Les franges sont formées de parties égales alternative-
mentnoires et blanches. Aïles d’un bleu d’acier; marge
noire chez le mâle, brune chez la femelle.
Corydon. Poda.
Franges comme dans l'espèce précédente, mais les parties
blanches sont beaucoup plus larges que les parties
noires. Dessus des ailes chez le mâle d’un bleu d’azur
brillant avec une marge noire étroite, brunes, plus ou
moins saupoudrées de bleu avec des taches fauves à la
marge chez la femelle. Bellargus. Ritb,
XCVI
32 Chacune des taches fauves du dessous des inférieures est
bordée d’une lunule noire du côté intérieur #
Ces taches ne sont pas accompagnées de ces lunules . .
33 La raie oblique blanche du dessous des inférieures atteint
presque à la racine de l'aile. Aïles brunes avec la
frange blanche. Chez le mâle, elles sont saupoudrées
de bleu à leur racine. Dessous des ailes avec une
rangée d’ocelles toutes de même grandeur; le fond
des supérieures est d’un gris bleuâtre, celui des infé-
rieures brunâtre, avec une bande blanche qui s’étend
de la racine jusqu’à la marge. Donzelii. Bd.
— — commence à peine au point discoïdal et ne
dépasse guère la rangée d’ocelles à la marge. Dessus
des aïles d’un bleu clair brillant chez le mâle, brun
avec des taches fauves chez la femelle. Dessous gris
brunâtre avec le bord lavé de blanc. Le point
discoïdal est cordiforme; envergure 32 mill.
Hylas. Esp.
34 Dessus des ailes d’un bleu clair argenté chez le mâle,
brun chez la femelle. Dessous des ailes avec des
ocelles à la racine des supérieures; les inférieures
avec une rangée de taches fauves à la marge, précédée
d’une virgule blanche. Eros. 0.
— — d’un bleu rougeàtre chez le mâle, brun
quelquefois saupoudré de bleu, avec des taches fauves
à la marge chez la femelle. En dessous, les supérieures
ont des ocelles à la racine et quelquefois le point
discoïdal manque. Les postérieures sont bordées à la
marge d’une rangée de taches orange vif, précédées
d’une virgule blanche et assez large. Cette espèce se
distingue de la suivante, par la couleur du fond en
dessous qui est plus foncé, les taches qui sont plus
grandes et plus vives, et la taille qui ne dépasse que
rarement 31 mill. Icarus. Rott.
— — d'un bleu rougeâtre chez le mâle, brun
avec des taches fauves à la marge chez la femelle. En
dessous, il n’y a point d’ocelles à la racine des supé-
rieures; la base des franges plus foncée là où elle joint
les nervures. Taille de 33 mill. au moins.
Escheri. Hb.
XCVIT
M. Chevrolat adresse le travail suivant :
DIAGNOSES D’ESPÈCES NOUVELLES DE DIAPÉRIDES
par Auguste Chevrolat.
J'ai publié dans les Petiles Nouvelles (août 1877 à 15 mai 1878),
74 descriptions de Diapérides de ma collection.
Le présent mémoire en mentionne 13, dont 10 font partie d’un
envoi qui m'a été fait récemment par M. John Sahlberg et qui
provient de ses chasses dans la partie méridionale du Brésil; les
trois autres, j'en suis redevable à M. Henri Jekel : 2 proviennent
du même pays (Parahyba), et la dernière est propre à la Nouvelle-
Grenade.
. Dans le but d’abréger mes descriptions, aux articles Prothorax et
Ecusson, je ne parle pas de la forme qui, pour le premier, est
transverse, avec échancrure en demi-cintre en avant et plus ou
moins bisinuée en arrière, et, pour le second, est constamment
triangulaire.
1. Hoplocephala oblonga. Long. 4, lat. 3 1/2 mill. Oblonga,
convexa, nigro-picea nitida, punctulata; capite magno, vage punc-
tulato, in mare cornubus 2 brevibus et conicis intus, et supra
oculos signato, in femina sulcis 2 elevatis et arcuatis, clypeo semi
circuiter emarginato, labrum subquadratum efliciente, antennis
(art. 4 penultimis triangularibus latis, ultimo rotundo, obtuse
acuto) pedibusque testaceis; prothorace punctulato, lateribus
rotundato atque reflexo; elytris parallelis, conjunctim rotundatis,
reflexis, longitudine convexis, punctato-striatis punctis striarum
minutis, æqualiter digestis, interstitiis latis, planis, punctu-
latis G'Q. Brasilia. Parahyba, a D. Jekel accepta.
2. H. lutea. Long 7 1/2, lat. 3 1/3 mill. /1. castaneæ Baies aïli-
nis, oblonga, convexa, lutea, polita, capite cornubus 2, brevibus,
conicis, intra oculos armato, transversim tenueque sulcato, antice
semi-arcuato; antennis pallidis (art. 6 penultimis latis, 3 rotun-
datis, 3 triangularibus);, prothorace lateribus rotundato, minute
reflexo; elytris parallelis, conjunctim rotundatis, punctato-
striatis, punctis striarum minutis, vix impressis, æqualibus, in
margine subcarinatis. Venezuela, a D. Jekel data.
3. Cosmonota corallipes. Long. 7 1/2, lat. 3 mill. Elongata,
convexa, supra nigra nitida, infra sanguinea, palpis et labio
pailidis; capite minute granuloso, antice rubido et rotundato,
inter antennas sulcato ; antennis moniliformibus rufis; prothorace
minutissime et confertim punctulato, lateribus et in angulo antico
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXI. g
XCVIII
tenue marginato; elytris seeundum suturam profunde sulcatis,
extus punctato-striatis, marginatis; epipleuris rubris, intus margi-
natis. Brasilia mer., Petropolis, in mense decembris a D.J. Sahlberg
capta.
4. Cosmonota? melanocera. Long. 5 1/2, lat. 31/3 mill. Ova-
lis, medio ampliora, convexa, flava nitida, antennis longis, monili-
formibus (art. tribus primis rufis), macula in medio marginis
anticæ, pectore (fascia media rubra) pedibusque (femoribus rufis,
basi apiceque nigris) nigris; elytris punctato-striatis. Brasilia mer.,
Petropolis, in mense decembris a D. J. Sahlberg detecta.
Cette espèce, par sa forme et ses couleurs, ressemble assez à une
Érotyle du genre Priotelus.
5. Platydema pugionatum. Long. 8, lat. 5 1/2 mill. P. macu-
loso Cast. et Br. proximum, ovale, elongatum, convexum, nigro-
opacum, tomentosum; elytrorum fascia sanguinea media, recta,
in sutura ampliata, versus medium ante marginem abbreviata;
capite convexo, antice rufescente, ante oculos arcuatim sulcato,
ore, palpis, tribus primis art. antennarum nitidis rufis, sequen-
tibus opaco-fuscis; prothorace subcoriaceo, tomentoso, obscuro,
castaneo, foveis 2 basalibus obliquis supra scutellum positis, late-
ribus marginato; elytris punctato-striatis; epipleuris pedibusque
rubris; femoribus planis; corpore infra fusco. Brasilia, a D. Pom-
pon olim missum.
6. P. fiavipalpe. Long. 9 1/2, lat. 42/3 mill. Elongatum, ovale,
oblongum, convexum, fusco-opacum; capite granulato, declivi,
antice rotundato, rufo, sulco tenui arcuato; ore, palpis ferrugineis,
antennis moniliformibus, fuscis nitidis, art. 3 primis rufis; protho-
race castaneo-opaco, lateribus tenue marginato; elytris castanels,
anguste striatis, intus nigris, interstitiis planis; epipleuris corpo-
reque infra pedibusque rubidis. Brasilia mer., Santa Rita, a D. J.
Sahlberg detectum.
Cette espèce a même forme que le P. erythropum; elle est plus
grande, et sa surface est tomenteuse et d’un châtain rougeûtre.
7. P. erythropum. Long. 8 3/4, lat. 4 2/3 mill. Ovale, oblon-
gum, convexum, nigro-tomentosum; capite declivi, coriaceo, antice
rubido, rotundato, ante oculos foveato; labio et palpis rubricantibus,
pedibus rubris; antennis obscure fuscis, art. sex primis rufis nitidis,
prothorace tenue reflexo et sulcato; elytris subnitidis, fusco-
castaneis, punctato-striatis, punctis striarum sat impressis,
æqualiter distributis, anguste marginatis; epipleuris et corpore
infra rubidis. Brasilia mer., Petropolis, in mense decembris a
D. J. Sahlberg detectum.
XCIX
Cette espèce se distingue de la précédente par sa couleur foncée,
la régularité des points des stries assez forts et réguliers.
8. P. rufipes. Long. 7 1/2, lat. 3 1/2 mill. Elongato-oblongum,
convexum, nigro-0pacum, ore, palpis, antennis, epipleuris, corpore
infra pedibusque rubris; capite rubido, coriaceo, ante oculos pro-
funde foveato, prothorace lateribus declivi, tenuiter rubro-margi-
nato; elytris longe oblongis, tenue striatis, distincte punctulatis,
interstitiis planis, in sutura et in margine rubris, extus reflexis;
pedibus punctulatis, tibiis (anticis ad basin sulcatis) 4 primis
brevibus, arcuatis, ad basin ferrugineux.
Var. antennis fuscis, sutura atque margine elytrorum nigris,
corpore infra pedibusque obseurioribus.
Brasilia mer., Petropolis a D. J. Sahlberg captum.
9. P. obliquemacula. Long. 6 1/3, lat. 3 3/4 mill. Ovale, con-
vexum, nigrum, ore, palpis, antennarum art. 3 primis (tertio lon-
giori) et ultimo, prothorace, dorso excepto, elytrorum margine
tenui et reflexa, macula media obliqua ad suturam adnexa, epi-
pleuris, corpore infra pedibusque rubris; capite rubricante, con-
vexo, confertim granuloso, ante oculos triangulariter impresso;
prothorace rubricante, macula magna dorsi nigra; elytris anguste
sat profunde striatis, vix distincte punctatis; pedibus nitidis, punc-
tulatis, femoribus crassiuseulis. Brasilia mer., Petropolis a D. J.
Sahlberg inventum.
Espèce très-distincte et d’un tiers plus grande que le ?. fascia-
tum Fab.
10. P. pallidicorne. Long. 6 1/2, lat. 3 1/2 mill. Ovale,
oblongo-elongatum, convexum, tomentosum, nigro opacum; ore,
antennis, epipleuris, Corpore infra pedibusque rubris; capite ru-
bido, minute granuloso, foveis 2 anticis transversalibus profundis ;
prothorace lateribus declivi, anguste rubro et marginato; elytris
tenuiter striatis, vix perpicue atque remote punctulatis, ad mar-
ginem sulcatis et paululum reflexis. Brasilia mer. Petropolis a
D. J. Sahlberg inventum et captum.
11. P. submaculatum. Long. 4 1/2, lat. 2 1/3 mill. Ovale,
elongatum, convexum, atro-tomentosum, ore, antennarum art. 3
primis, in elytris macula parva centrali obsoleta ante medium,
epipleuris, pedibusque rubris; corpore infra rufo obscuro, labro,
palpisque nigris; capite coriaceo, inter antennas sulcato, ante
oculos transversim foveato; prothorace lateribus tenue sulcato
et reflexo, elytris obsolete et anguste striatis. Brasilia mer., a
D. J. Sahlberg detectum.
Cette espèce a même taille et même forme que le P. fasciatum
C
et n’en est peut-être qu’une variété; néanmoins, la tache rouge
obsolète des élytres est placée plus en avant que n’est située la
bande rouge de sa congénère; quelquefois elle apparait tantôt à
droite, tantôt un peu à gauche ou disparaît totalement; une variété
plus prononcée offre une bande dont le rouge s’avance anguleu-
sement vers le bas de la suture aux trois quarts de la longueur, je
la désignerai sous le nom de P. anguliferum. |
Espèces non cotonneuses, d’un noir luisant, à dessins en fascioles
jaunes et rouges :
12. P. hamatiferum. Long. 3 3/4 à 4, lat. 2 à 2 1/2 mill.
Hemisphæricum, nigrum nitidum, antennis ad apicem crassioribus,
connatis, fuscis; capite convexo, granuloso, rubido, secundum
oculos antice anguste sulcato; prothorace granuloso, nigro, in
margine antico et laterali pallide rubro; scutello rubro; elytris
striatis, convexis, nigris, maculis 2 infra humerum, prima laterali
parva, secunda media, antice bifida, litura secundum scutellum,
hamulo ad basin adnexo rubris, tertia parte apicali flava,
antice trifida, macula nigra punctiformi emittente; pedibus, anten-
nis et prothorace infra, epipleuris abdomineque rubris. Brasilia
mer., Boa sorta et Petropolis, in mensis novembris et martis a
D. J. Sahlberg captum.
Var. corpore infra pedibusque pallide flavis. Petropolis in mense
decembris detectum.
Espèce de couleur jaune à élytres offrant trois bandes noires
flexueuses et dentées :
13. P. ramulosum. Long. ? 2/3, lat. 2 mill. Ovale, flavum
nitidum; capite, fascia verticali, prothorace fascia lata in medio,
lateribus abbreviata, elytris fasciis tribus (prima basali quadri-
dentata, secunda media, antice et postice bidentata; antice et
postice prolongata et ampliata, tertia obliqua tridentata ante api-
cem) nigris. Brasilia mer., Petropolis a D. J. Sahlberg detec-
tum.
M. de Borre demande la parole et lit le travail suivant :
INFOFICE
SUR LES
ESPÈCES DES TRIBUS
DES PANAGÉIDES, DES LORICÉRIDES, DES LICINIDES, DES CHLÆNIIDES
ET DES BROSCIDES, QUI SE RENCONTRENT EN BELGIQUE.
Après la publication de mon travail synoptique sur les Géotru-
- M
N7
Û
CT
pides de Belgique (‘), plusieurs de mes collègues voulurent bien
émettre l’idée que l'étude d’autres groupes, ainsi faite succincte-
ment et au point de vue tout pratique de la connaissance de nos
insectes indigènes, serait de nature à donner de bons résultats ;
car elle faciliterait à nos jeunes confrères la détermination de leurs
collections, écueil où viennent échouer tant d'aspirations scienti-
fiques qui, un peu soutenues, auraient pu porter des fruits. Placés
vis-à-vis de leurs chasses qui ne renferment que les espèces indi-
gènes, ils n’ont que deux voies à suivre pour arriver à leur
assigner leurs noms : Avoir recours d’abord à la complaisance de
ceux qui les connaissent et les ont déjà nommées dans leurs collec-
tions; mais ce n’est pas ce système trop commode qui les initiera
à l’art si diflicile d'étudier soi-même les caractères distinctifs de
l’insecte. C’est un mode de procéder qu’on ne devrait employer
qu'une fois ou deux, tout au début, et plutôt comme un contrôle
de ses premiers essais et un point de repère pour les suivants.
L'autre voie, c’est l'étude dans les ouvrages descriptifs, étude
pleine de difficultés au commencement, et que rendent d'autant
plus rebutante les circonstances, que ces ouvrages n’ont pas été
écrits pour la Belgique, mais pour d’autres contrées (en général
on n’a fait ici que des catalogues de noms), qu’un très-grand
nombre d’entre eux, les meilleurs souvent, sont écrits dans des
langues que tout le monde ne connaît pas, et enfin que l’amateur,
avant d’être bien vieux et bien expert dans la science, reste dans
une grande ignorance des ressources bibliographiques, des livres
dont il pourrait s’aider, et qui sont parfois, à son insu, très à sa
portée. ;
Jespère donc pouvoir donner encore quelque chose de directe-
ment utile en mettant à profit l’occasion de l'étude que je viens de
faire de quelques parties de la collection de Carabiques du Musée
Royal d'Histoire naturelle, pour publier sur les espèces belges de
ces groupes une note analogue à celle que j'ai publiée en 1874 sur
nos Géotrupides.
Mon travail comprendra les tribus des Panagéides, des Lori-
cérides, des Laicinides et des Chlæniides, formant ce qu’on appelait
au temps de Dejean les PATELLIMANES; et jy ajouteraï les Broscides,
groupe assez isolé par ses caractères et qui n’est représenté chez
nous que par une seule espèce.
Le caractère commun des anciens PATELLIMANES est d’avoir
chez les mâles les premiers articles (2 ou 3) des tarses antérieurs
dilatés, non en une palette plus ou moins triangulaire, ou allant
en s’élargissant de la base au sommet, comme c’est le cas chez les
(1) Annales Soc. Entom. de Belg. T. XVII, p. CXXXIV.
CII
autres Carabiques à articles dilatés, mais en une espèce de petit
carré, plus ou moins arrondi à ses angles; des brosses de poils
garnissent en dessous les articles.
En parlant de chacune des quatre tribus, j'aurai soin d'indiquer
pour nos espèces indigènes les ressemblances de physionomie pou-
vant porter à les égarer parmi les espèces d’autres groupes, et les
caractères propres à les faire ramener à leur véritable place
systématique.
PANAGÉIDES.
Cette tribu, composée d’espèces fort intéressantes à tous égards,
peut être regardée comme propre aux régions équatoriale et
antarctique du globe; elle n’est représentée en Europe que par le
genre PANAGÆUS.
La Belgique ne possède de ce genre que deux espèces, que leur
système de coloration et leur taille feront facilement confondre à
première vue :le P. crux-major L., et le P. quadripustulatus
Sturm.
1. Panagæus crux-major Linné. — Cette espèce, moins rare
que la suivante, sans être cependant une espèce commune, existe
dans la plus grande partie de l’Europe. Avec un petit nombre
d'espèces de l'Amérique boréale et du Japon, elles sont les seuls
représentants de la tribu dans les contrées tempérées de l’hémi-
sphère septentrional; cependant leur aire géographique en Europe
n’est pas exclusivement méridionale, et on les rencontre l’une et
l’autre en Suëde (!)}, mais pas en Norwège (?). Le P. quadripus-
tulatus semble relativement moins rare dans les régions orientales
que dans les régions occidentales de l’Europe.
En Belgique, les Panagæus existent aussi bien dans les provinces
occidentales et jusque sur le littoral de la mer du Nord, que dans
les provinces orientales. D’après quelques auteurs, le P.crux-major
se prendrait en petites familles. Quant à moi, je n’ai jamais ren-
contré les deux espèces qu’en individus isolés (°).
Le Panagæœus crux-major a la tête et le corselet noirs, les
(1) C.-G. Thomson, Skandinaviens Coleoptera. T. 1, p. 270.
() H. Sichke. Ænumeratio Insectorum Norvegicorum, Fasciculus IT, Catalogum
Coleopterorum continens. Christiania, 1875.
(8) Voici les localités belges dont le Musée Royal de Belgique possède le P. crux-
major : Calmpthout, Laeken, Saint-Gilles, Linkebcek, Woluwe, Nieuport, Papi-
gnies, Loen, environs de Liége, Roumont.— Localités étrangères : Coulommiers.
Troyes, Sos (Lot-et-Garonne), Bavière, Trente, Val di Sole (Tyrol), Pesth, Parno
(Hongrie), Rosenavie (id.).
CTIT
élytres d’un rouge un peu orangé, avec la base et la suture noires,
ainsi qu'une bande médiane transverse, formant par conséquent
avec la suture une croix noire au milieu de quatre taches rouges,
lesquelles ne sont pas séparées du bord extérieur par du noir, pas
plus les postérieures que les antérieures. L’extrême bordure
externe de l’élytre, surtout sa partie inférieure retroussée, est
rouge d'un bout à l’autre, et par elle les taches antérieures et posté-
rieures sont étroitement rejointes.
Il existe une variété de cette espèce, le P. trimaculatus Dejean,
où les bras de la croix sont interrompus, les deux taches de chaque
élytre se touchant par conséquent sans interposition d’aucun filet
noir (1).
La taille de P. crux-major est généralement un peu plus forte
que celle de P. quadripustulatus ; maïs la différence n’est pas tou-
jours sensible entre les petits exemplaires du premier et les grands
du second.
2. Panagæus quadripustulatus Sturm.— Cette espèce plus
rare que la précédente (?), comme nous venons de le dire, se recon-
naîtra à ce caractère essentiel : la tache postérieure rouge de
chaque élytre est bien arrondie et circonscrite de toutes parts par
du noir; elle ne va donc pas jusqu’au bord externe (°).
Dans notre séance du 5 juin 1869, notre savant confrère
M. Putzeys, nous a fait connaître une variété trimaculatus de
cette espèce, d’après un individu pris par M. Colbeau aux environs
de Louvain. Elle est remarquable par une fusion des taches rouge-
(t) La collection Wesmael contient deux exemplaires de cette variété, pris à
Charleroi.
(2) Le Musée possède de cette espèce un exemplaire pris par moi à Ciney et
plusieurs exemplaires belges, sans localité plus précise, de la collection Wesmael.
— Localités étrangères : Luxembourg, Paris, Coulommiers, Saint-Imier (près
Genève).
(5) Un autre caractère, moins saillant à première vue, réside dans la forme du
corselet. Chez Panagæus crux-major, il est plus transversal et ses côtés ne sont
pas absolument arrondis, mais un peu plus rétrécis et légèrement sinués vers la
base, qui a ainsi un angle de chaque côté. Chez P. quadripustulatus, le corselet
est d’une forme orbiculaire, simplement tronquée à la base et au sommet. Mais
ce caractère n'est pas absolument constant, car M. Putzeys nous a fait connaître,
dans la séance du 4 novembre 1871, une variété du P. crux-major où le cor-
selet est aussi arrondi que dans le P. quadripustulatus. Cinq exemplaires de
cette forme anormale avaient été pris à cette époque dans le pare du château de
Longchamps, près Waremme, par MM. Weyers et Van Volxem. Notre savant col-
lègue ayant négligé de donner un nom à cette variété ou aberration, je proposerai
de la lui dédier (var. Putzeysi).
CIV
orangé analogue à celle qui se voit chez la variété de même nom
de ?. crux-major. f
Chez les Panagæus, les mâles se distinguent des femelles à la
dilatation des deux premiers articles des tarses antérieurs, mais le
deuxième seulement est dilaté en palette quadrangulaire, le pre-
mier forme un triangle.
LORICÉRIDES.
Parmi les Panagéides, Lacordaire comprenait le genre Loni-
CERA, genre à aflinités multiples (), et qui a des caractères spéciaux
et assez tranchés pour constituer une tribu presque à lui seul (?.
On ne connaît de ce genre qu’un très-petit nombre d’espèces
dans l'Amérique du Nord et une répandue dans le nord de l’An-
cien Continent sur une aire très-étendue.
Loricera pilicornis Fabr. — Cette espèce qui, selon Lacor-
daire (Gen. des Col. TX, p. 215, note 1), se trouverait aussi dans
l'Amérique du Nord, est fort commune dans toute l’Europe tem-
pérée, et notamment chez nous (5).
Sa physionomie l’éloigne extrêmement des Panagœæus. Par ses
formes, sa taille et sa coloration, c’est au milieu des Anchomenus,
(1) D'importants caractères le rapprochent peut-être avant tout des Carabides
(Nebria, Leistus), tandis que la forte échancrure des jambes antérieures ne per-
mettrait pas de le comprendre dans la Légion 1 des Carabiques de Lacordaire, à
laquelle les Carabides appartiennent. Du reste, entre les Carabides et les Pana-
géides, il y a plus d’un passage. La tribu des Pamborides, proposée par Lacor-
daire, pour servir en quelque sorte de trait d'union entre ses Légions I et I, était
formée par deux genres, dont l’un, les Zefflus, est décidément replacé parmi les
Panagéides, tandis que le genre australien des Pamborus à été au contraire rap-
proché des Cychrus. Pour plus de détails, voir Schaum, Maturg. der Ins.
Deuischl., 1, pp. 310-312, où la position des Loricérides est longuement discutée.
(2) Wollaston a établi un second genre sur une espèce de Madère, Ælliptosoma
Wollastonii Javet. Le Catalogus Coleopterorum de Gemminger et Harold, I, 219,
place à côté de ces deux genres le Zorostemma alutaceum, espèce de l'Inde,
décrite par Motschulsky.
(5) Les localités de Belgique d’où le Musée Royal l’areçue, sont : Calmpthout, Bru-
xelles, Saint-Josse-ten-Noode, Laeken, Jette, Woluwe-Saint-Lambert, Boitsfort,
Groenendael, La Hulpe, Linkebeck, Stockel, Saintes, Braine-le-Château, Diest,
Bruges, Grammont, Lessines, Papignies,Ghislenghien, Hennuyères, Baudour, Liége,
Angleur, Ougrée, Jemeppe, Engis, Hermalle-sous-Huy, Baraque-Michel, Vliermael-
Roodt, Ridderborn, Guygoven, Montagne Saint-Pierre, Saint-Hubert, Roumont,
Samson, Hastière. — Localités étrangères : Iles Britanniques, Monts Grampians,
Paris, Compiègne, Saint-Florentin (Yonne), Forêt d’Othe (Aube), Aude, Colmar,
Creuznach,
Ÿ
'
CV
Agonum et Olisthopus qu'il faut s'attendre à la voir égarée dans
les collections des débutants inexpérimentés. Elle se reconnaîtra
immédiatement à ses antennes poilues et dont le premier article,
remarquablement grand et gros, forme une petite massue, aussi
longue que les trois articles suivants réunis.
Chez les mâles, trois articles sont dilatés aux tarses antérieurs,
et les palettes des 2% et 3% sont absolument des palettes de
Patellimanes.
LICINIDES.
Deux genres de taille et de facies bien différents, les Licinus et
les Badisler, représentent seuls en Belgique, et même en Europe,
cette petite tribu, dont les genres sont épars dans l’Ancien et le
Nouveau Monde, et jusqu’en Australie.
Le genre LIcINUS comprend des espèces de taille moyenne, tou-
jours noires, à corselet déprimé, souvent orbiculaire ou se rappro-
chant de cette forme. On les distinguera des CAlænius de couleur
foncée, à ce que, chez ceux-ci, le 3"° article des antennes est plus
long que le 4%, tandis que c’est le contraire chez les Licinus. De
plus, les mâles des Zicinus n’ont aux tarses des pattes antérieures
que deux articles dilatés, tandis qu’il y en trois chez les mâles des
Chlænius. Nous avons en Belgique un CAlænius noir, le Ch. holo-
sericeus Fabr., que l’on distinguera aisément des Zicinus à ces
caractères, et aussi à ses téguments velus; ceux de nos Zicinus
sont glabres.
Je puis indiquer avec certitude comme habitant la Belgique, trois
espèces de Zicinus ; L. silphoïides Fabr., Z. depressus Payk. et
L. Hoffmannseggi Panzer, dont j'ai sous les yeux des exemplaires
pris dans le pays.
Le Catalogue des Coléoptères, inséré dans le tome I de nos An-
nales, y ajoute (p. 123) le Z. cassideus Fabr.; et cette indication
n’a du reste rien d’invraisemblable, eu égard à l’habitat connu de
cette espèce en Europe. Les autres espèces européennes du genre
sont propres aux contrées méridionales et ne se trouvent pas chez
nous (!).
(*) Jene pense pas qu'il faille examiner au même titre que ces quatre espèces
le £. agricola Olivier, espèce très-voisine du Z. silphoides, avee lequel elle est
extrémerment facile à confondre, mais dont elle se distingue par la ponctuation
des élytres. Tandis que les interstries des élytres, chez L. silphoides, présentent
une rangée assez régulière de forts points au milieu d’autres irréguliers et plus
petits, il n'y à chez L. agricola qu'une seule espèce de points, les petits.
E. agricola est un insecte italien, de l'Italie septentrionale surtout, mais qui se
CVI
1. Licinus silphoides Fabr. — Cette espèce est répandue dans
une grande partie de l’Europe, surtout dans les contrées centrales,
et aussi (avec des variétés) dans les contrées méridionales (1). C'est
le moins rare de nos Zicinus, ce qui ne veut pas cependant dire
que sa capture soit fréquente. On le prendra dans certaines car-
rières de pierre calcaire, et je ne crois pas qu’il ait été rencontré
ailleurs encore que dans les provinces de Liége, Namur et Luxem-
bourg (?). Il est de taille moyenne, un peu large, avec un corselet
très-large, orbiculaire, peu rétréei en arrière et fort déprime sur
son pourtour. La forte ponctuation des élytres leur donne une appa-
rence très-rugueuse (°).
2. Licinus cassideus Fabr. — Si cette espèce s’est trouvée
effectivement en Ardenne, le fait n’est pas extraordinaire; elle est
indiquée avec certitude (‘) dans les parties de l'Allemagne immé-
diatement à l’est du Luxembourg; mais son aire de dispersion
retrouve encore aux environs de Lyon. Schaum (Mat. der Zns. Deutschl., 1) ne le
compte pas parmi les espèces d'Allemagne. MM. Stierlin et de Gautard (Fauna
Coleopterorum helvetica) ne le citent pas davantage en Suisse. Il est vrai que
MM. Wencker et Silbermann (Catal. des Coléopt. de l'Alsace et des Vosges, Stras-
bourg, 1866, p. 5) l’indiquent dans cette région, comme une espèce rare des ter-
rains calcaires et jurassiques, et alors il s’approcherait assez d’Arlon; mais n°y
a-t-il pas eu confusion avec Z. silphoides ? Notre collègue, M. Reiber, dans l’inté-
ressant travail qu'il vient de publier (Des régions entomologiques de l'Alsace et de
la chaîne des Vosges, Colmar, 1878), n’en parle pas pour cette même contrée. J’en
crois devoir conclure qu'il n’y a guère lieu de penser que sa capture, même acci-
dentelle, puisse avoir lieu chez nous.
(1) U se trouve dans les Iles Britanniques, d’où je l’ai reçu et où l'indique Sharp
(Catal. of Brit. Coleopt. A8T1, p. 2); mais il n’est cité, ni en Suède (Thomson,
op. cil.), ni en Norvége (Siebke, op. cit.), ni dans les Pays-Bas (Everts, List der
in Nederland voorkomende Schildvleugelige Insecten, La Haye, 1875), contrée où
le genre Licinus n’esl pas encore connu.
(2) M. de Norguet (Catal. des Coléopt. du Départ. du Nord, Lille, 1863, p. 27)
en signale la présence dans les dunes de Calais, tout comme le Z. depressus a été
rencontré chez nous dans les dunes, par Wesmael. -
(3) Les collections du Musée Royal en possèdent de Flémalle-Haute et Rochefort.
Wesmael (Rapport du 22 mai 1842 au Ministre del Intérieur. Ann. Soc. Ent. Belg.
XV, 225) le signale à Chokier, près de la première de ces localités, mais l'espèce
manquait à sa collection. — Localités étrangères : Iles Britanniques, Tonnerre,
Saint-Florentin (Yonne), Gyi sur Seine (Côte-d'Or), Perpignan, Sicile, Constantine.
(4) Schaum, Nat. ns. Deutschl., 1, 345. M. de Norguet (Suppl. au Catal.des Col.
du Dép. du Nord, Lille, 4867, p. 6) en cite aussi une capture à Valenciennes,
par M. Marmottan. Il figure encore, comme très-rare, dans le Catalogue des Coléo-
ptères du Département de la Somme. Mémoires de la Soc. Linn. du Nord de la
France, IV, 117.
CVII
s’étend plutôt sur le midi de l’Europe centrale, depuis la Suisse et
les parties voisines de la France jusqu'en Hongrie et au delà, vers
les régions du Caucase (1).
C’est une espèce à peu près de même taille que Z. si/phoides,
mais qui, loin d’avoir un aspect rugueux, est plutôt lisse, ses stries
étant presque imperceptibles et la ponctuation de ses interstries
plans très-fine. Le corselet est orbiculaire comme celui du sé/-
phoides, mais plus plan. La physionomie entière rappelle un peu
le Pæœcilus punctulatus.
8. Licinus depressus Payk. — D’après Schaum (Wat. Ins.
Deutschl., 1, p. 345), cette espèce aurait en Europe une aire géo-
graphique assez vaste, mais serait plus répandue dans les contrées
orientales de l'Allemagne que dans les contrées occidentales. Ce-
pendant il semblerait qu’elle s’étend d’une manière très-marquée à
travers la région maritime de l’Europe nord-ouest, et qu'à cette
extension, attestée dans notre pays par l’exemplaire pris par Wes-
mael en 1841, dans les dunes (?), se rattache son habitat dans les
Iles Britanniques (?), en Suède, où elle est le seul Zicinus (f), ainsi
qu'en Norwége, près de Christiania (5). Quoiqu’on l'ait signalée aux
deux extrémités de la Belgique, et qu’elle ait été encore prise par
M. Lelièvre, à Valenciennes (6), c’est toujours une espèce rare pour
notre faune (°).
Elle a une très-grande ressemblance avec le Z. cassideus par
l’aspect des élytres, à interstries plans, très-finement ponctués et
entre lesquels les stries se marquent à peine. Mais la tête est rela-
tivement plus petite, et le corselet se rétrécit un peu vers la base.
(1) D’après les ouvrages cités plus haut de MM. Thomson, Siehke et Sharp, cette
espèce manque à la Scandinavie et aux Iles Britanniques. Ses captures dans le
nord et l’est de la France et celles qui pourraient se faire chez nous se rapportent
évidemment aux limites occidentales extrêmes de son aire.
Le Musée Royal en possède de Paris, des environs de Genève, de Kissingen et de
Bude.
(2) Rapport du 22 mai 1849 à M. le Ministre de l'Intérieur. Ann. Soc. Ent.
Belg., XV, 295.
(5) Sharp, op. cit., p. 2.
(4) Thomson, op. cit., I, p. 268.
(5) Siebke, op. cit., p. 102.
(5) A. de Norguet, Deuxième Supplément au Catalogue des Coléoptères du Dépar-
tement du Nord, Lille, 1873, p. 8.
{7) Comme exemplaire belge, le Musée Royal ne possède que l'individu pris
dans les dunes par Wesmael. — Localités étrangères : Rodenhof, dans le grand-
duché de Luxembourg (Cam. Van Volxem), le mont Schoeckl, en Styrie (pris par
M. Th. Le Comte) et Parno, en Hongrie (reçu de M. de Horvath).
CVIIT
La taille est notablement plus petite: tandis que Z. cassideus a
environ 15 millimètres, Z. depressus n’en a que 10 à 11.
4. Licinus Hoffmannseggi Panzer. — Cette espèce, caracté-
ristique de la région montagneuse qui s'étend à travers l’Europe
centrale, depuis les Carpathes jusqu'aux Alpes (1), n’est connue en
Belgique que par quelques captures (?).
Elle est fort aisée à distinguer des espèces précédentes. Son
aspect brillant, ses stries bien marquées et séparées par des in-
terstries bien convexes, sa configuration générale lui donnent de
la ressemblance avec les Féronides du genre Steropus. Son cor-
selet est subcordiforme, par conséquent fortement rétréci en
arrière et rappelle de son côté les Pterostichus.
Après avoir ainsi passé en revue nos quatre Zicinus, je crois
bien faire d’en donner un petit tableau synoptique :
Gorselet orbiculairez #7 SUR MN NES ME a RENE
— rétréci en arrière LR LS ONE MIO ENS TOR SRE
L Elytres à stries bien marquées; interstrics avec une fine ponctuation
et des séries de points plus gros. silphoides.
— — présque effacées; ponctuation des interstries très-fine.
cassideus.
2 Élytres à stries bien marquées; interstries convexes. Hoffmannsegei.
— — presque effacées; interstries plans. depressus.
Le genre BADISTER, représenté en Europe et en Belgique -par
quatre espèces, comprend des Carabiques de petite taille et qui
pourraient être confondus par les débutants : nos deux premières
espèces avec le Slenolophus leulonus, qui a à peu près la même
taille et un système de coloration assez analogue, la troisième avec
(1) Je la trouve indiquée comme caractéristique de la région vosgienne (altitudes
de 250 à 1,000 mètres), maisnon de larégion subalpine (1,000 mètres et plus), dans
lerécent ouvragedeM. Reiber, citéplus haut. Le Catalogue des Coléoptères de l’Al-
sace et des Vosges, par Wencker et Silbermann, p. 5, n’en cite qu’une capture par
M. Puton près de Remiremont. Ces captures dans la région lorraine et celles qui
ont été faites dans nos Ardennes, à des altitudes analogues, sont les derniers ves-
tiges occidentaux de son aire.
D'après le Catalogue des Coléoptères du Département de la Somme, qui vient
de paraître sans nom d'auteur dans les Mém. de la Soc. Linnéenne du Nord de
la France, IN, L. Hofimannseggi aurait été pris dans ce département, au bois de
Boves, par M. Le Correur. Le fait, s’il est bien avéré, serait intéressant à noter.
(?) A deux reprises, Wesmael l’a trouvé au Bois Saint-Michel,près Saint-Hubert.
(Rapports, etc. Ann. Soc. Ent., XV, 225 et 229.) Le Musée ne possède d’autres
exemplaires belges que ceux-là. — Local. étrang. : Alpes.
rat”
CIX
l'Acupalpus meridianus ; enfin, la dernière n’est pas sans avoir
quelques rapports d'aspect avec lès Anchomenus, et en même
temps un peu avec certains Troncatipennes.
Chez les Badisler mâles, deux articles seulement sont dilatés
aux tarses en palettes quadrangulaires.
1. Badister unipustulatus Bonelli. — Cette espèce, très-
facile à confondre avec la suivante, est répandue dans toute l'Eu-
rope tempérée, mais nulle part elle n’est indiquée comme com-
mune. Sa forte tête, qui est un des caractères qui la distinguent de
B. bipustulatus, Ya fait nommer aussi B. cephalotes. J'indiquerai
tantôt les caractères les plus propres à séparer les deux espèces.
Elle n’était pas indiquée d’abord au Catalogue publié dans le
tome I de nos Annales. Elle y a été ensuite ajoutée (Addenda,
Tome I, p. 176), d’après une capture faite à Heyst par feu M. A.
Bouillon (1).
2. Badister bipustulatus Fabr. — Cette espèce est beaucoup
_ plus commune que la précédente, et répandue dans toute l’Eu-
rope, sauf les contrées les plus septentrionales (?).
Elle a le même système de coloration que l'espèce précédente,
c’est-à-dire qu’elle a la tête noire, les antennes rougeâtres, mais
rembrunies dans leur milieu, le corselet jaune-rougeâtre en dessus
et en dessous, mais le mésosternum et le métasternum sont noirs,
ainsi que l’abdomen. Quant aux élytres, elles sont d’un noir bril-
lant, à léger reflet bleu d'acier, avec la base jaune-rougeûtre, et
cette dernière couleur se prolonge à la fois étroitement sur le bord
extérieur de l’élytre, et très-largement sur la suture, vers le bout
de laquelle elle se dilate en une tache ronde commune. Ce système
de coloration de ces deux espèces de Badister rappelle assez bien
celui du Sfenolophus leutonus, comme je le disais tantôt; mais tout
d’abord, chez ce dernier, il n’y a pas prolongement de la couleur
(!) La collection du Musée Royal en possède les débris d'un exemplaire belge
de la collection Wesmael et un exemplaire pris par moi à Lixhe, près de Visé. —
Localité étrangère : Genève.
() Elle se trouve (ainsi que B. unipustulatus) dans la Suède méridionale et
moyenne, suivant Thomson (op. cit., p. 268) et, près de Christiania (Siebke,op.cit.,
p. 103). M. Everts la signale dans les Pays-Bas, où B. unipustulatus manquerait.
(Everts. Lajst der in Nederl. voork. Schidlol. Ins., p. 5).
Les localités belges d’où le Musée Royal la possède, sont : Bruxelles, Saint-
Gilles, Lacken, Auderghem, Groenendael, Héverlé, Knocke, Selzaete, Lessines,
Jemeppe, Milmort, Ridderborn, Roumont, Carlsbourg, Dinant. — Localités étran-
gères : Rodenhof, Maestricht, Sluyskill, Paris, Coulommiers, Troyes, Chennegy
(Aube), Divonne (Aïn), Salève, Sos (Lot-et-Garonne), Genève, Peney près Genève,
Pavie, Rosenavie (Hongrie), Cassovie (id.), Minsk (Lithuanie), Tanger.
Cx
rougeàtre sur la suture et encore moins dilatation de cette bande
suturale en une macule ronde. D'ailleurs, les Sfenolophus sont des
Harpalides, et, chez leurs mâles, trois articles des tarses antérieurs
sont fortement dilatés en triangles. Il y a encore bien d’autres diffé-
rences sur lesquelles il n’y a pas à insister, car l’analogie est toute
superficielle et ne résiste pas au premier examen.
Mais c'est le moment de faire connaître les différences spécifiques
entre B. unipustulatus et B. bipustulatus.
La tête plus grosse du premier est un caractère qui n’est bien
appréciable que si on a quelques individus de part et d’autre à
mettre en comparaison. On a également observé que B. unipustu-
latus a l’écusson toujours jaune-rougeâtre, tandis qu’il serait brun
ou presque noir chez B. bipustulatus ; mais ce caractère a peu de
valeur, car on trouve des B. bipustulalus à écusson parfaitement
jaune-rougeàtre, et précisément le plus souvent chez des exem-
plaires de taille un peu forte, à tête assez forte aussi, variété qui
constitue le B. lacertosus de Sturm et de Dejean, et qu’il devien-
drait bien diflicile de séparer du B. unipustulatus. Heureusement,
nous avons un caractère bien meilleur, tout à fait constant, et le
seul par conséquent dont on fera bien d’user en pratique, dans la
couleur des parties latérales, ou épisternums du mésothorax, qui
sont jaune-rougeâtre chez wnipustulalus, noires, comme tout le
reste de la poitrine, chez bipustulatus.
3. Badister humeralis Bonelli. — Cette espèce, à laquelle il
serait peut-être convenable de restituer, comme le font Gemminger
et Harold (!), le nom plus ancien et presque oublié de sodalis
Duftschmidt, est beaucoup plus petite que les deux précédentes et
ne saurait être confondue avec elles. Sa couleur est d’un brun
de poix presque noirâtre, avec le tour des élytres finement rou-
geàtre, ainsi qu'une forte tache humérale. Cette tache peut
s'étendre parfois à toute la base de l’élytre, ainsi que je le vois
dans un exemplaire de la collection Wesmael. C’est un système de
coloration qui rappelle assez les espèces du genre Acupalpus, qui
s’en distingueront aisément par les caractères importants déjà indi-
qués, qui séparent les Harpalides des Licinides (?).
Cette espèce, assez commune dans tout le centre de l’Europe,
présente une variété, le B. dorsiger de Duftschmidt, qui joint à
une taille double une tête très-grosse. Cette variété est surtout
méridionale et ne se trouve pas, je pense, en Belgique (°).
(1) Catalogus Coleopterorum, X, p. 239.
(2) Localités belges des exemplaires du Musée : Bruxelles, Givry (Hainaut). —
Localités étrangères : Paris, Troyes, Chennegy, environs de Genève.
(8) Le Musée Royal ne la possède pas.
| LAS
CXI
4. Badister peltatus Panzer. — Cette espèce, un peu plus
grande que la précédente, est aussi répandue dans tout le centre de
l'Europe, mais plus rare en Belgique. Elle ne figurait pas d’abord
dans le Catalogue du tome I de nos Annales, et n’a été ajoutée que
plusieurs années après (T. VI, p. 177), comme prise à Bruxelles et à
Schilde (province d'Anvers), par feu M. Parys (1).
Sa physionomie générale, la forme de son corselet surtout,
rappelle les petites espèces du genre Anchomenus, dont on la
distinguera par la forme patellimane des articles dilatés des tarses
et par le premier article des antennes, moins épais que les suivants,
le contraire de ce qu'on voit chez les Anchomenus. Elle est d’un
noir assez brillant, avec les pattes d’un brun testacé, ainsi
qu'un filet extrêmement étroit, bordant le corselet et les
élytres.
De nos quatre espèces de Badister, le B. bipustulatus est la seule
qui soit un insecte commun chez nous. Les trois autres ne me sont
connues de Belgique que par quelques captures sporadiques et qui
ne me permettent pas jusqu’à présent de former aucune conjecture
sur les particularités de leur distribution géographique chez nous,
même en les rapprochant des indications résultant de la faune des
pays voisins. Elles n’y sont pas communes non plus. Si elles sont
indiquées toutes quatre dans le Catalogue of British Coleoplera,
de M. D. Sharp, M. Everts n'indique pour les Pays-Bas que
B. bipustulatus commun, et B. humeralis, quelques captures (?).
En Scandinavie, M. Thomson (*) n'indique que trois espèces, et
rares toutes trois; c’est le B. huimeralis qui manque là. En
Norwège, Siebke n'indique que quelques captures du B. bipustu-
lalus.
Pour terminer, je donnerai un tableau synoptique des différences
marquées de ces quatre espèces.
CUSCIPRTAURE-FOUDEALTE ee 0 A AIN ASS TL Na eee Que Le ES 74
mer où brun; taille plus/pelites "1, ARRET EMINUTSS 072
A Episternums du mésothorax jaune-rougeâtre. unipustulatus.
Mésosternum tout noir. bipustulatus.
2 Élytres noires, finement bordées extérieurement de rougeätre.
peltatus.
— avec une tache humérale rougeâtre, envahissant parfois toute
la base. humeralis.
(:) Le Musée Royal en possède un exemplaire pris par moi à Bornhem, dans la
province d'Anvers. — [Localités étrangères : Iles Britanniques, Paris, Le Perche,
Troyes, Sos.
@) List der in Nederland voorkomende Schildvleugelige Insecten, p. 9-6.
(5) Shandinaviens Coleoptera synoptiskt bearbetade, 1, p. 263-269,
CXII
CHLÆNIIDES.
Je réunirai sous ce nom, comme le fait Schaum (Naturg. Ins.
Deutschl., 1, 322), trois genres belges qui, dans l’état actuel de la
science, devraient plutôt être considérés comme appartenant cha-
cun à une tribu différente (Callistus, Chlænius et Oodes); mais,
quand on n’examine que les matériaux restreints fournis par une
contrée aussi peu étendue que la Belgique, il est inutile, si pas
même nuisible, de multiplier les coupes systématiques.
En tête de chaque genre, je dirai cependant quelques mots des
caractères de ces trois tribus, ou sous-tribus, de Patellimanes, car
il n’est pas bien certain que, séparées, elles aient dans le système
une valeur absolument égale à celle des Panagéides ou des Lici-
nides. L'ensemble des Carabiques, ou même, si lon veut, des
coléoptères, des insectes, des articulés, des animaux, est comme un
tronc ramifié, dont les branches, rameaux et ramuscules sont loin
d'être de même grosseur ou subdivisés tous symétriquement un
même nombre de fois, avant d'arriver aux jeunes pousses, les
espèces.
Dans leur ensemble, ces trois groupes différent des Panagéides
par l’absence d’un col ou rétrécissement entre la tête et le corselet.
Comme Lacordaire (1)le faitremarquer, les Loricérides, s'ils n'avaient
ce col, se rapprocheraient plus des Chlæniides que des Panagéides,
où il les a placés; nous avons vu qu'il était indispensable d’en
former une tribu propre.
La limite entre les Chlæniides et les Licinides, quoique bien
tranchée en fait, repose plutôt sur divers petits détails que sur un
caractère aussi nettement établi. Les derniers n’ont pas de dent
dans l’échancrure du menton, tandis que les Chlæniides, sauf
quelques exceptions présentées par des genres exotiques, ont une
dent assez bien marquée, très-souvent bifide au bout. La troncature
terminale des mandibules est un caractère constant chez les
Licinides, tandis que les mandibules sont aiguës au bout chez les
Chlæniides. Chez ceux-ci, il y a toujours au moins trois articles
dilatés aux tarses antérieurs des mâles, tandis que, si les Badister
en présentent le même nombre, les Licinus n’en ont que deux.
Enfin on remarque que la tête des Licinides n’est pas rétrécie en
avant comme celle des Chlæniides.
Les Chlæniides se trouvent dans toutes les contrées du globe.
Certaines régions ont des genres qui leur sont tout à fait propres;
mais le grand genre CAlænius, l'un des plus nombreux en espèces
(1) Genera des Coléoptères, 1, 209.
CXIIT
parmi les Carabiques (1), est largement représenté dans les cinq
parties du monde.
Le genre CALLISTUS, pour lequel il me semble qu’on devra finir
par adopter l'avis de notre éminent collègue M. de Chaudoir (),
d'en former, avec les deux genres exotiques Callistomimus Chd.
et Callistochrous Chd., une petite tribu des Callistides, a été
l'objet des discussions les plus fréquentes et des opinions les plus
variées quant à sa place dans le système. Les anciens auteurs le
plaçaient sans hésiter à côté des CAlænius, dont bien des affinités le
rapprochent. La forme presque aciculée du dernier article de ses
palpes n'avait pas engagé Dejean (#), ni de La Ferté-Sénectère (f), à
l’en écarter. M. de Chaudoir () a le premier fait remarquer qu’à
côté des tarses de Patellimanes ou de CAlænius, le Callistus
lunatus, type et aujourd’hui seule espèce du genre (car les autres
sont placées dans le genre Callislomimus), avait une bouche toute
différente, et que l’ensemble de la languette et des paraglosses et la
forme des palpes devaient le faire rapprocher du genre exotique
des Anchonoderus. Lacordaire, par une innovation beaucoup plus
hardie, trop hardie même et que l’usage a condamnée, reprenant
les Callistus et les Anchonoderus et empruntant à diverses tribus
quelques autres genres ayant des caractères buceaux analogues
(tels que les Zachnophorus etles Ega) en fit une tribu des Ancho-
nodérides, et, pour être conséquent avec lui-même dans l’impor-
tance qu'il donnait ainsi à la forme des palpes, plaça cette tribu
avant celle des Bembidiides, les véritables Subulipalpes, ainsi
presque à la fin des Carabiques. Mais cette place dans le système et
la valeur des affinités entre les genres ainsi réunis furent contestées,
surtout par Schaum et par M. H.-W. Bates, et la plupart des
auteurs de catalogues et de travaux fauniques ont continué à
placer les Callistus tout à côté des Chlænius. Dans son travail de
1872 (p. 384), M. de Chaudoir, continuant à défendre l’opinion con-
traire, se décide à proposer comme transaction la création d’un
groupe des Callistides pouvant demeurer à proximité des Chlæniides,
tandis que d’autres petits groupes, ayant pour types les Anchono-
derus et les Lachnophorus, iront prendre place au voisinage des
(1) M. de Chaudoir en énumère et décrit 404 dans sa récente Monographie.
(Annal. Museo Civico di Stor. nat. di Genova, VIT, 1876.)
(2) Observations sur quelques genres de Carabiques, etc., Bull. de Moscou,
4879, I, 382.
(3) Species des Coléoptères, I, 295.
(4) Annales de la Société Entomologique de France, 1851, 229.
(5) Mémoire sur les Carabiques, Me partie, p. 130 (Bull. de Moscou, XXII,
1850).
ANNALES DE LA SOC. EXNTOM. DE BELGIQUE, T. XXI. k
CXIV
tribus d’où ces autres genres ont été arrachés. C’est ce qu’on
devra finir par faire pour tous les genres aberrants et à connexions
multiples.
Callistus lunatus Fabr. — C’est la seule espèce belge et
européenne du genre Callistus, et même, d’après M. de Chaudoir,
la seule des dix espèces énumérées par le Calaloqus Coleoplerorum
de Gemminger et Harold (1, 213) qui doive rester dans le genre.
Elle habite les terrains calcareux, aux endroits secs et très-
exposés au soleil. C’est ainsi qu’il faudra la rechercher surtout dans
certaines de nos carrières ayant une exposition méridionale, telles
que la carrière du Prince près de Colonster sur l’Ourthe.
Son aire géographique dans l'Europe moyenne et méridionale
est assez étendue, tout en restant surtout déterminée par la pré-
sence du calcaire. Le Callistus lunatus habite la péninsule hispa-
nique, la France, l'Angleterre, l'Allemagne, l'Autriche, la Hon-
grie, la Russie méridionale, et s'étend en Asie jusqu’en Perse. En
Italie, il existe seulement dans les provinces septentrionales (1). Dans
le nord de la France, il commence à devenir rare; ainsi M. de
Norguet (?) ue l'indique pas dans le département du Nord et cite
seulement, d’après Fairmaire et Laboulbène, sa présence à Calais.
Suivant M. Everts, il n'existe pas dans les Pays-Bas (%). Les
ouvrages fauniques de MM. Thomson et Siebke constatent son
absence de la péninsule scandinave. Schaum () nous donne, comme
sa limite dans le nord de l'Allemagne, Goettingue et Elberfeld à
l’ouest, Tharand et Naumburg à l’est; au nord de ces points, il faut
remarquer que le calcaire fait défaut.
En Belgique, à cause de cette relaHon avec les roches calcaires,
on peut le regarder comme une espèce propre à nos provinces
orientales, et il faut sans doute regarder ses captures dans la
Belgique des plaines comme tout à fait accidentelles. Telle est une
capture faite par C. Van Volxem dans le macadam du boulevard
du Régent, à Bruxelles (Comptes-rendus, séance du 4 mai 1872) (5),
et probablement une autre plus récemment faite à Louvain par
M. de Troostembergh (6).
(:) De Bertolini, Catalogo topogr. e sinon. dei Coleott. d'Italia, p. 14.
(2) Catalogue des Col. du Départ. du Nord et ses Suppléments.
(8) M. le D' Candèze, présent à la séance, dit qu'il a trouvé cette espèce, il y a
quelques jours, fort abondante à Fauquemont (Limbourg néerlandais).
(t) Naturg. Insect. Deutschl., 1, 3926.
6) M. Weyers l’a une fois prise à Molenbeek-Saint-Jean.
(5) De Belgique, le Musée Royal le possède de : Bruxelles (l’exemplaire pris par
Van Volxem), Angleur, Loen et Lixhe près Visé, Dinant, Bouvignes, Houx, Samson,
Rochefort, — Localités étrangères : Troyes, Forêt d'Othe (Aube), Coulommiers,
Paris, Auxerre, Sos, Colmar, Genève, Rosenavie (Hongrie).
CXV
C’est une charmante petite espèce de Carabique qu’il est, je pense,
absolument impossible de confondre avec aucune autre (1). Son
corselet est d’un beau rouge, ainsi que ses élytres, marquées chacune
de trois taches noires, une humérale, une terminale occupant tout
le bout de l’élytre et une latérale vers le milieu de lélytre, assez
large, mais n’arrivant pas à la suture. Malheureusement cette
coloration vive et brillante n’est pas durable; elle se ternit rapide-
ment et jaunit après la mort.
Le genre CHLÆNIUS, à cause de son importance générale et du
nombre des espèces qui le représentent en Belgique, méritera de
nous occuper davantage.
J'ai dit tantôt qu’il était répandu sur tout le globe. Sauf quelques
espèces exotiques de très-grande taille et un aussi petit nombre
d'espèces de taille assez petite, il se compose de Carabiques de taille
moyenne, c’est-à-dire comprise entre 10 et 15 millimètres. La
coloration qui domine dans le genre et dans la plupart des espèces
de notre pays est un vert clair assez brillant, souvent relevé de
teintes métalliques, mais adouci par la pubescence caractéristique
de ce genre; il existe aussi souvent des taches ou un pourtour
des élytres d’un jaune pâle assez livide. En passant en revue nos
espèces, nous pourrons mieux voir les modifications qu’elles pré-
sentent dans cet aspect général.
Plusieurs genres et sous-genres ont été créés aux dépens du genre
Chlcænius, tel qu’il était compris par Dejean, mais aucun n’intéresse
la faune belge.
Quant à leurs habitudes, ce sont des coléoptères qui recherchent
beaucoup les lieux humides. Je recommanderai surtout à ceux qui
veulent s’en procurer, les rivages caillouteux des rivières de la
Belgique orientale, où on les découvrira, en compagnie de divers
autres genres de Carabiques, sous les pierres et les galets roulés.
Les expériences de plusieurs de nos collègues ont aussi appris
qu’ils sont au nombre des espèces que lon attire le mieux dans les
trappes ou pièges amorcés par des crevettes, de la viande, du fromage.
Si les Carabiques, lorsqu'on les prend, émettent généralement un
liquide d’une odeur désagréable, les CAlænius peuvent être
regardés comme étant des plus infects sous ce rapport.
Je passe à l’énumération de nos espèces indigènes :
Au préalable, je crois devoir parler d’une espèce de l'Europe
méridionale, mais qui a une colonie, séparée de son aire géogra-
(*) Un de mes anciens aides-préparateurs, chargé du triage préliminaire des
chasses, a eu quelque difficulté à apprendre à le considérer comme un earabique,
tant sa couleur lui semblait inadmissible pour cette famille.
CXVI
phique, assez près de nous pour qu'il n’y ait pas d’invraisemblance
absolue dans l’idée que quelque exemplaire s’en rencontrerait dans
les parties les plus orientales de la Belgique (!).
Je veux parler du Chlænius velutinus Duftschmidt, que
Schaum (Nat. Ins. Deutschl. X, 327) comprend parmi les CAlænius
de l'Allemagne, à cause de sa présence dans la vallée de la
Moselle, à quelques lieues de nos frontières par conséquent. Mais
c'est une station isolée de cette espèce, qui ne se trouve pas dans
le reste de l'Allemagne, ni dans tout le nord de la France (*), pas
plus que nulle part ailleurs à une telle latitude.
C’est une espèce d’une taille supérieure à celle de nos espèces
communes, ayant 15 à 16 millimètres. Elle a le corselet métal-
lique, les élytres d’un vert un peu foncé et pourtant assez brillant,
quoique la pubescence soit épaisse et courte; enfin une bordure
d’un jaune testacé entoure les élytres, prenant naissance un peu
plus bas que l'épaule et s’élargissant très-légèrement et insensible-
ment vers le sommet des élytres; les pattes sont aussi d’un jaune
clair, ainsi que les antennes. L’abdomen est noir, sans bordure
jaune.
La bordure jaunâtre des élytres, sans dilatation au bout, lui est
commune avec une de nos espèces belges, le C7. variegatus
Fourcroy, mais celle-ci est de plus petite taille, a des antennes
jaunes à la base seulement et brunes à l’extrémité, et le ventre
bordé de jaune.
1. Chlænius variegatus Fourcroy (agrorum Oliv., Dejean,
marginatus Fairm. et Laboulb.).
Cette espèce, la seule des espèces actuellement connues comme
belges qui ait une bordure uniforme jaunâtre autour des élytres,
n'a que 12 millimètres de longueur environ. Ses antennes sont
rembrunies à partir du 4 article. Son corselet n’est pas métallique,
mais de la même nuance vert-gai que les élytres; la pubescence de
celles-ci est plus faible que chez le CAl. velutinus.
Une autre de nos espèces indigènes, le CA. vestitus, à aussi les
(1) D’après feu Mathieu (Ann. de la Soc. Ent. Belge, X, 195, note), le Chl.
festivus F'abr. aurait été trouvé près de Hollerich (grand-duché de Luxembourg)
par M. le D' Layen, qui a fait autrefois partie de notre Société. Mais je suis porté
à croire, si le fait de la capture d’une grande espèce de Chlænius si près de nous
est authentique, qu’il s’agit, non du Chl. festivus, qui, pas plus que le Ch.
spoliatus, n’a jamais été trouvé si au nord de sa zone véritable, mais du Chl.velu-
linus, ce qui serait moins invraisemblable, puisqu'il habite bien près de là. Ces
trois espèces sont du reste assez voisines l’une de l’autre pour qu’une telle confu-
sion ait pu avoir lieu.
(2) Le Musée Royal en possède des exemplaires des environs de Genève, et,
en 1866, je l'ai pris à Vichy en assez grande quantité.
CXVIT
élytres ceintes de jaunâtre; mais cette bordure, près du sommet
de l’élytre, double subitement de largeur et forme ainsi une sorte
de tache postérieure. L’abdomen du Cl. vestilus, comme celui du
velulinus, est tout noir, tandis que celui du Cl. variegatus est
largement bordé de jaune.
Le Cl. variegatus est une espèce spéciale à nos provinces orien-
tales, plus particulièrement à la vallée de la Meuse et à celles de
ses affluents de droite. Elle n’est pas très-abondante (1).
Quant aux contrées qui nous avoisinent, ce Chlænius a été cité
aux environs de Lille (?),.et d’Abbeville (#). Il manque dans les
Pays-Bas (‘), en Angleterre (°); mais il est indiqué comme commun
en Alsace (°)et, d’après Schaum (”), c'est aussi une espèce des pro-
vinces rhénanes supérieures. En somme, son aire embrasse le
sud-ouest du continent européen, et fait une pointe vers le nord
dans les contrées où coulent le Rhin et la Meuse. Il est commun
surtout en Espagne, franchit le détroit de Gibraltar et s’étend dans
le Maroc et l'Algérie.
2. Chlænius holosericeus Fabr.— Cette espècese distingue de
nos autres Clcænius par sa couleur noire, qui la rapproche au
premier coup d'œil des Zicinus; mais elle s’en distinguera bien
par la forme de la tête et du corselet, un léger reflet bronzé que
conservent les élytres, leur pubescence, trois articles dilatés au
lieu de deux aux tarses antérieurs des mâles, etc. Plus loin, j'aurai
à parler d’une autre espèce noirâtre, le C7. sulcicollis, extrême-
ment rare en Belgique, et j'indiquerai les caractères qui les
distinguent.
Cette espèce n’est pas non plus commune chez nous; mais c’est
dans la Campine ou à proximité qu’on l’a le plus souvent ren-
contrée (5).
M. Everts ne la mentionne pas dans son Catalogue des Coléo-
ptères des Pays-Bas; cependant il serait singulier que de la Campine
belge elle ne s’étendit pas dans le Brabant néerlandais. Elle est
(1) Jemeppe-sur-Meuse et Hastière sont les deux seules localités de Belgique
d’où le Musée la possède. — Localités étrangères : Paris, Leucate (Aude), envi-
rons de Genève, Madrid, Espagne, Coïmbre, Portugal, Alger, Bône, Tanger.
(2) De Norguet, Catalogue des Coléopt. du Départ. du Nord, p. 27.
(3) Catal. des Coléopt. du Départ. de la Somme (Mém. Soc. Linn. du Nord de
la France, IV, 116).
(+) Everts, List der in Nederl. voork. Schildvl. Insecten.
(5) Sharp, Catal. of. British Coleoptera.
(6) Wencker et Silbermann, Catal. des Coléopt. de l'Alsace et des Vosges, p. 4.
(7) Naturg. Insect. Deutschl., 1, 330.
(8) Les localités belges des exemplaires du Musée sont Hérenthals et Louvain.
— Localités étrangères : Paris, Saint-Florentin (Yonne).
CX VIII
indiquée en Angleterre par M. Sharp (‘), en Suêde, où elle est
rare (?). M. de Norguet (5) la dit rare dans le département du Nord ;
elle se rencontre cependant dans toute la France jusqu'aux
Pyrénées, qu’elle paraït ne pas dépasser. C’est une espèce du centre
et du nord de l'Europe, et même asiatique, s'étendant fort loin en
Sibérie et en Perse jusqu'’auprès de Téhéran ().
3. Chlænius nigricornis Fabricius. — Cette espèce, ainsi que
la suivante, avec laquelle il importe d'apprendre à nos jeunes
collègues à ne pas la confondre, est assez répandue en Belgique,
aussi bien dans les provinces occidentales et centrales que dans les
provinces wallonnes ou orientales.
Le caractère distinctif fondamental réside dans la forme du
corselet qui, chez nigricornis et sa variété melanocornis, est aussi
large en arriére qu’en avant, donc presque quadrangulaire, avec
des angles postérieurs obtus, arrondis, tandis que, chez le
Chl. Schranki et chez sa variété libialis, il est un peu rétréci en
arrière et a les angles droits et pointus. La coloration de l’un et de
l'autre est vert-clair, avec un corselet généralement métallique;
cependant elle est en général plus brillante chez Schranki que
chez nigricornis. Ï n'existe aucune bordure jaunâtre aux élytres
dans ces deux espèces. Le premier article des antennes seul est
rougeâtre chez nigricornis, les trois premiers chez Schranki. Les
stries des élytres sont beaucoup plus fortement marquées chez
nigricornis que chez Schranki.
Quant à la couleur des pattes, elle varie dans les deux espèces.
La forme typique du Cl. nigricornis a les pattes d’un brun de
poix plus ou moins foncé; mais une variété fort répandue de cette
espèce, Gh1. melanocornis Dej.,ales pattes rouges. Cl. Schranki
typique a les pattes rouges, mais sa variété /ibialis, que beaucoup
d'auteurs considèrent même comme une espèce, a les cuisses
noires, les tibias d’un testacé assez pâle, les tarses bruns.
La collection de feu Wesmael renfermait quatre mâles et une
femelle d’une variété d’une teinte bronzée très-sombre, que
Wesmael n'avait osè rapporter absolument au Cl. nigricorns;
du moins son étiquette exprimait ainsi son opinion sur leur compte :
porn Ce sont bien de véritables nigricornis, ainsi que la
décidé l’autorité de notre savant collègue M. Putzeys. J'ai retrouvé
à Anderlecht et Forest cette variété foncée à laquelle nous pour-
rions donner le nom de Wesmaeli. Un exemplaire pris à Forest
1) Catal. of British Coleopt., p. 2.
?) Thomson, Skandinaviens Coleoptera, X, 272.
5) Catal. des Coléopt. du Départ. du Nord, p. 27.
) Ann. del Mus. Civico di Genova, VII, 953.
{
(
(
C
(
CXIX
par M. Ern. Vanden Broeck peut-être regardé comme une transi-
tion entre cette variété et le type (1).
La collection Wesmael renfermait aussi un exemplaire mâle de
couleur bleuâtre. Schaum (*) a indiqué cette variété.
Relativement à la distribution géographique des deux formes du
Chlcænius nigricornis, je ne saurais m’incliner devant l'autorité
de notre éminent collègue, M. le baron de Chaudoir, lorsqu'il dit :
" Jamais, à ma connaissance, la variété à pattes noires n’a été
rencontrée ailleurs que dans le Danemark, la Suède et le nord de
la Prusse; elle manque tout à fait dans les parties de l'empire
russe, même les plus voisines de ce dernie pays; la var. #elano-
cornis habite le reste de l’Europe, à l'exception des! deux pénine
sules occidentales (on la rencontre encore dans le nord de l'Italie),
l’Asie occidentale, la Sibérie, où je crois qu’elle ne dépasse pas le
lac Baïkal (). »
Il résulte des exemplaires que notre musée renferme, que l'aire
de la forme typique à pattes noires est bien plus étendue que ne le
dit M. de Chaudoir. Non-seulement nous pouvons affirmer qu’elle
est commune chez nous, au moins autant que la variété à pattes
rouges, mais j'ai sous les yeux la preuve de son existence en
France, dans les parties les plus méridionales, feu M. Pellet me
l'ayant envoyée de Mont-Louis sur Têt (Pyrénées orientales). En
Néerlande, elle n’est pas rare, nous dit M. Everts (1), et c’est au
contraire la variété à pattes rouges qui est signalée comme rareté.
M. de Norguet (°) signale les deux variétés comme également com-
munes dans le département du Nord. Il en est de même dans celui
de la Somme (‘). D’après MM. Wencker et Silbermann (), la variété
melanocornis serait en Alsace plus rare que le type. MM. Stierlin
et de Gautard (®) citent la forme à pattes noires comme très-rare,
(:) Le Musée Royal d'Histoire naturelle possède le Chl. nigricornis typique des
localités belges suivantes : Forest, Saint-Gilles, Anderlecht, Molenbeek Saint-Jean,
Rouge-Cloître, Diest, Uythergen (entre Gand et Termonde), Baraque-Michel,
Diepenbeek, Hastière, Rochefort. — Localités étrangères : Oirschot (Brabant néer-
land.), Coulommiers et Mont-Louis sur Têt (Pyrénées orientales).
Pour la variété melanocornis, les localités sont : Belgique : Duffel, Anderlecht,
Saint-Gilles, Braine-le-Comte, Roumont, Hastière. — Étranger : Coulommiers,
Chennegy (Aube), Suisse, Russie.
() Naturg. Insect. Deutschl., X, 333.
(5) Monographie des Chléniens (Ann. del Mus.Civico di Genova,VII, p. 255),
(#) List der in Nederland voorkomende Schildvleugelige Insecten, p. 5.
(5) Catal. des Coléopt. du Dép. du Nord, p. 21.
(5) Mémoires de la Société Linnéenne du Nord de la France, IV, p. 116.
(7) Catal. des Coléopt. de l'Alsace et des Vosges, p. 4.
(8) Die Küfer-Fauna der Schweiz, p. 21.
CXX
près de Genève, de Berne et dans le Valais, la variété #e/ano-
cornis étant du reste beaucoup plus commune en Suisse. Quant à
la Scandinavie, cette espèce est indiquée par Siebke (!) pour la
Norwèége, dont elle est le seul CA/cænius, par Thomson (?) pour la
Suède, ainsi que la variété à pattes rouges qui, là, est l'exception.
4. Chlænius Schranki Duftschmidt. — Après la comparaison
que j'établissais tout à l'heure entre cette espèce et le CA. nigri-
corris, Je ne pense pas avoir besoin de revenir sur les caractères
principaux de cette espèce, très-commune chez nous et dans une
grande partie de l'Europe ().
J’ai déjà aussi eu occasion de caractériser suffisamment sa variété,
le Ch. tibialis Dejean. C’est M. Letzner qui, en 1852, a essayé le
premier de faire rapporter cette forme au CÆ{. Schranki à titre de
simple variété. Schaum (+1) la maintient comme espèce, opposant à
l'opinion de Letzner qu’outre la couleur constante des pattes, elle a
le corselet moins rétréci en arrière, ses angles postérieurs plus
saillants et plus aigus, une pubescence plus courte et plus brunâtre,
enfin les stries des élytres beaucoup plus faibles. D’après M. de
Chaudoir (), tous ces caractères n’ont rien de bien stable et toutes
les transitions s’y rencontrent. La variété Æindermanni, de la
Russie méridionale, fait-il aussi remarquer, a généralement les
pattes colorées comme le /ibialis, et les a cependant parfois totale-
ment rouges. Aussi M. de Chaudoir ne regarde-t-il le {2bialis que
comme une variété du Cl. Schranki. Du reste, espèce ou variété,
et abstraction faite des individus exceptionnels qui établissent la
transition, ce n’en est pas moins une forme très-caractérisée et
aussi digne de porter un nom distinctif que bien des espèces
indiscutées. Qui aujourd’hui est en état de donner de l’espèce,
comme distincte de la variété, une définition devant laquelle
chacun s'incline? Du moment qu’une forme, c’est-à-dire un
ensemble de caractères, cesse d’être individuelle, est commune à
un nombre plus ou moins grand d'individus, se reproduit enfin,
(!) Enumeratio Insectorum Norwegicorum, Fascie. If, p. 103.
(2) Skandinaviens Coleoptera, 1, 272.
(ë) La collection du Musée Royal l’a reçu (la forme typique) des localités belges
suivantes : Anvers, Bruxelles, Laeken, Jette, Wemmel, Anderlecht, Forest,
Schaerbeek, Ixelles, Dieghem, Woluwe-Saint-Lambert, Grammont, Ciply, Feluy,
Hennuyères, Jemeppe-sur-Meuse, Angleur, Villers-le-Temple, Baraque-Michel,
Ridderborn, Montagne-Saint-Pierre, Hastière. — Localités étrangères : Rodenhof,
Maestricht, Kissingen, Coulommiers, Le Perche, Grans d’Olette, Mont-Louis sur
Têt, environs de Genève, Suisse, Seebenstein, Trente, Pavie, Milan, Astrakan.
(*) Naturgesch. der Insect. Deutschl., X, 332.
() Annali del Museo di Genova, VI, 256.
M0 4 23 r
vw L
CXXI
soit par hérédité non interrompue, soit avec des interruptions, par
atavisme si l’on veut, ne faut-il pas que l’on s’entende entre natu-
ralistes pour la désigner par un nom, qui vaudra toujours mieux
qu’une périphrase ou qu’une lettre de l'alphabet grec?
Géographiquement, le CA/. Schranki est une espèce de l'Europe
centrale, manquant à la Scandinavie (1), existant en Angleterre, en
Néerlande aussi bien que chez nous, s’étendant à l’est jusque dans
la Sibérie et le Turkestan (°), où elle forme des variétés spéciales
(nitens Falderm., Kindermanni Chd.) (), manquant de nouveau
aux extrémités méridionales de l'Europe; M. de Chaudoir ne l’a
jamais vue d’Espagne, et les exemplaires les plus méridionaux
parmi ceux que j'ai sous les yeux viennent du département des
Pyrénées-Orientales; M. de Bertolini (‘) ne l’indique pour l'Italie
que dans les parties septentrionales.
Quant au CA. libialis, c’est une forme localisée; c’est surtout en
Suisse qu'il remplace le type (°); de nombreux exemplaires m'ont
été envoyés des environs de Genève par notre collègue M. Tour-
nier. [1 manque aux Iles Britanniques (°). Il est cité par M. Everts ()
comme se trouvant dans les Pays-Bas, mais fort peu commun. Le
Catalogue des Coléoptères du Département du Nord (Deuxième
supplément, p. 8) en signale une capture sur notre frontière au
Bois d’Angre, par M. A. Lelièvre. Schaum, qui, contrairement à
l'opinion de M. de Chaudoir, l'indique en Espagne, cite diverses
localités d'Allemagne où on le rencontre (5); il se trouve de la
même manière dans un grand nombre de provinces françaises ;
enfin chez nous, il est très-rare, et propre surtout à la vallée de la
Meuse (°).
5. Chlænius sulcicollis Paykull. — Cette espèce est une de
nos grandes raretés. Elle n’a été prise que dans les bruyères
(*) Thomson, Skandinav. Coleopt.; Siebke, Enumer. Inseet. Norweg. Coleopt.
(?) De Chaudoir, Monogr. (Ann. Mus. Civ. di Genova, VII, 256).
(3) D'après M. de Chaudoir, Chl. chrysothorax Krynicki est une espèce bien dis-
tincte.
(#) Catal. sinon. e topogr. dei Coleotteri d'Italia, p. 15.
(°) Stierlin et de Gautard, Die Käfer-F'auna der Schweiz, p. 21.
(6) Sharp, Catal. of Brit. Coleoptera.
(7) Lijst der in Nederl. voork. Schildul. Insecten, p. 5.
(5) Naturgesch. der Znsect. Deutschl., 1, 332.
(°) Un exemplaire pris par moi en 1872 à Hastière, à l’excursion de notre
Société, un autre que j'ai pris en 4854 sur un ilot de la Meuse, entre Selessin et
Angleur, sont, avec 4 exemplaires sans localité indiquée de la collection Wesmael,
tous les individus belges de la collection du Musée. — Localités étrangères :
Troyes, Saint-Florentin (Yonne), Limoges, Vichy, Leucate (Aude), Grans d'Olette
(Pyr.-Or.), Altorf, Mciringen, Genève et environs, Peney, Cassovie (Hongrie).
CXXII
d'Erbisœul et à Casteau, par notre collègue M. Demoulin, de
Mons ('). Le seul exemplaire que le Musée possède de cette espèce
faisait partie de la collection Wesmael; il est étiqueté : Mons, et
provient sans doute des captures de M. Demoulin, qui était un des
correspondants de Wesmael.
Le Ch. sulcicollis appartient à un groupe géographique d’es-
pèces que l’on pourrait nommer la faune baltique. Sa patrie
s'étend, d’une part, dans la Suède (?), d'autre part, dans la Pomé-
ranie, et sans doute plus à l’est vers les provinces allemandes de la
Russie. Mais, en dehors de cette aire, on en a signalé dans diverses
directions des captures sporadiques, telles que, chez nous, celles des
environs de Mons. Ainsi M. de Chaudoir (:) le cite près de Kiew
et en Savoie. M. Everts (t) le signale à Venlo. D’après MM. Fair-
maire et Laboulbène (5), il a été pris à Paris (Dejean), à Lyon, à
Vannes en Bretagne (Pradier). M. de Norguet (°) l'indique près de
Lille, MM. Wencker et Silbermann (7), près de Colmar ; MM. Stierlin
et de Gautard (f), près de Genève; Schaum (°), en Silésie, près de
Halle, Erlangen, Munich, Heidelberg et Fribourg en Brisgau.
C'est une espèce large et robuste, de taille supérieure à nos
espèces communes du genre (14 à 15 millimètres). Sa couleur noir-
bronzé mat se rapproche beaucoup de celle du C7. holosericeus.
se distingue tout d’abord à son corselet, dont la ligne médiane
forme un sillon assez profond, tandis que les impressions latérales
sont aussi développées en larges sillons rugueux ; le disque du cor-
selet, très-rugueux en arrière, est marqué de très-forts points
espacés sur sa partie antérieure. Les intervalles des stries des
élytres sont chagrinés. Les pattes sont noires, ainsi que les
antennes.
Le corselet qui, chez C#£. holosericeus, est beaucoup plus étroit
que les élytres et même un peu rétréci en arrière, sans l’être nulle-
ment en avant, est, chez Chl. sulcicollis, très-large à sa base et
très-notablement rétréci antérieurement. Cette forme du corselet,
ainsi que la sculpture toute spéciale du suwlcicollis, suilisent
amplement pour ne pas permettre de confondre les deux espèces.
A côté du Cl. sulcicollis, je crois ne pouvoir m’abstenir de men-
() Annal. Soc. Entom. Belge, 1, 195.
(?) Thomson, Skandin. Coleopt., Y, 2753.
(3) Ann. Museo di Genova, VI, 257.
(4) List der in Nederland voorkomende Schilvleugel. Ins., p. à.
(5) Faune entomologique française. Coléoptères, 1, p. 59.
(6) Catalogue des Coléopt. du Départ. du Nord, p. 26.
(7) Catalogue des Coléopt. de l’ Alsace et des Vosges, p. 5.
(S) Die Küfer-fauna der Schweix., p. 22.
(°) Naturg. der Insect. Deutschl., 1, p. 335.
e
CXXTTI
tionner une autre espèce, très-voisine et appartenant à la même
faune de la Baltique, le Chlænius cælatus Weber. Ce n’est pas
que cette espèce se soit trouvée encore en Belgique, mais, comme elle
semble présenter les mêmes apparitions en dehors de son aire que
le Chl. sulcicollis, sa capture chez nous ne pourrait, je crois, être
rangée parmi les invraisemblances. Elle habite, d’après Schaum (1)
et Thomson (?), la Poméranie et la Suëde, mais elle à été prise en Alle-
magne dans plusieurslocalités en dehors de cette région, et elle a été
une fois prise près de Strashourg par M. Wencker(:), apportée, sup-
pose cet auteur, » avec du bois de flottage venant du nord. » Je ne
comprends pas bien cette conjecture; à Strasbourg, le bois de flot-
tage venant du nord ne pourrait provenir que des provinces infé-
rieures du cours de ce fleuve, où l’espèce est tout aussi acciden-
telle (*); de plus, les bois de flottage descendent plutôt les fleuves
que de les remonter ; c’est assurément le cas pour le Rhin, et si ce
fleuve est pour quelque chose dans la présence d’un CA/. cælatus en
Alsace, je serais plus disposé à croire que l'espèce existerait encore
inconnue dans quelque haute vallée de la Suisse ou de la Forêt-
Noire.
Si un très-grand hasard la faisait aussi rencontrer chez nous, on
la distinguera du swlcicollis, dont elle à la taille, la forme, la cou-
leur et, à peu de choses près, le corselet, à ses élytres, dont les
interstries sont alternativement élevés et alternativement enfoncés:;
ces derniers couverts d’une épaisse pubescence brun-doré ().
6. Chlænius vestitus Paykull. — J'ai déjà suffisamment
caractérisé cette espèce, au point de vue de la distinction des
espèces indigènes, lorsque je l’ai comparée avec le CA7. variegatus.
C’est une espèce commune dans toute la Belgique, comme dans
toute l’Europe, sauf l’extrême nord, et dans une grande partie de
l'Asie occidentale. C. Van Volxem l’a aussi rapportée du Maroc (°).
() Naturg. der Znsect. Deutschl., 1, 336.
(2) Skandinaviens Coleoptera, 1, 273.
(5) Catalogue des Coléoptères de l'Alsace et des Vosges, p. ÿ.
(t) M. L.von Heyden, dans son Catalogue des Coléoptères de Nassau et Francfort
(Jahrb. d. Nass. Ver. f. Naturkunde, XXIX-XXX, p. 72), en cite une capture
près de Francfort et une autre à Seckbach.
(5) Je regrette de devoir constater que cette espèce manque encore à la collec-
tion du Musée Royal d'Histoire naturelle.
(ÿ) Localités belges des exemplaires du Musée Royal : Boom, Ixelles, Saint-
Gilles, Anderlecht, Selzaete, Chokier, Baraque-Michel, Hastière. — Localités
étrangères : Sluyskill, Fontainebleau, Coulommiers, Dijon, Époisses près Semur,
Vichy, Lyon, Leucate (Aude), Perpignan, Genève et environs, Suisse, Cassovie,
(Hongrie), Castelbuono (Sicile), Santa-0lalla, Monchique, Portugal, Grèce, Cau-
case-Sud, Tanger,
CXXIV
Ayant ainsi terminé l’énumération de nos CA/ænius indigènes,
je résumerai leurs caractères en un tableau, en y comprenant le
Chl. velutinus et le Cl. cϾlalus :
Couleur verte plus où moins métallique. "CM EN M NET
à PTIQIPATE : 1e eu SO NEA ee ner NE NE EUR QE 7
Le Une bordure jaunätre’autourdes élyires Ve 0er ER
Point de bordure jaunâtre autour des élytres . . . . . .
2 Bordure jaunâtre de l’élytre, de largeur assez uniforme . . . . 3
— _ — doublant brusquement de largeur vers
l'extrémité; abdomen noir; taille d'environ 42 millimètres.
vestitus.
3 Abdomen noir, sans bordure jaune; taille d’au moins 45 millimètres.
velutinus.
— — largement bordé de jaune; taille d'environ 12 milli-
mètres. variegatus.
Æ Corselet non rétréei en arrière; angles postérieurs arrondis. 5
— rétréci en arrière, subcordiforme ; angles postérieurs pointus. 6
3% Pattes d’un brun foncé. nigricornis.
— rouges. var. melanocornis.
& Pattes rouges. Schranki.
Cuisses noires. var. tibialis.
7 Corselet fortement trisillonné, large en arrière, rétréei en avant . . 8
— à sillon médian faible; un peu rétréci en arrière.
holosericeus.
S JInterstries des élytres de même hauteur et également pubescents.
sulcicollis.
— — alternativement élevés ou abaissés et plus pubes-
cents. cælatus.
Il me reste à parler du genre Oops. Les entomologistes débu-
tants ne seront sans doute pas étonnés que beaucoup d’auteurs le
placent dans un groupe différent des Chlæniides, alors qu’eux-
mêmes, trompés par une ressemblance superficielle, égareront bien
souvent parmi les Amara leurs OUodes helopioides. Mais, dans le
fait, la distinction à faire entre les Uodes et les divers genres qu’on
leur associe d’une part, Les CAlænius et les autres Chlæniides vrais
d'autre part, n’est pas aussi tranchée qu’on le croirait, et la place
de plusieurs genres exotiques reste encore assez indécise, lorsqu'on
fait cette division. Les Oodides ont été séparés des Chlæniides par
M. de La Ferté-Sénectère (1), et quoique cette coupe ait été
rejetée par Lacordaire (?), comme fondée sur des caractères sans
valeur ni constance suffisantes, elle a continué d’être adoptée par
MM. Le Conte et de Chaudoir. Seulement, ces deux auteurs, en
(:) Annales de la Soc. Entomol. de France, 1851, p. 266.
(2) Genera des Coléoptères, I, p. 245.
CXXV
modifiant la compréhension des Oodides, leur ont aussi assigné des
caractères plus acceptables, plus constants, mais qui sont encore
d’une importance très-précaire. Le caractère le plus stable, et qui
devient fondamental, c’est que, chez les Oodides, la strie marginale
des élytres et la 8 strie sont rapprochées au point d’être en quelque
sorte confondues en un même sillon. À ce caractère, on ajoute
ceux d’avoir la base du corselet aussi large au moins que celle
des élytres qu'elle embrasse exactement, d’avoir les élytres presque
toujours glabres, tandis qu’elles sont presque toujours pubescentes
chez les Chlæniides ; mais ces caractères, ainsi que celui de la sim-
plicité de la dent du menton, n’ont pas la même constance (1).
Le genre Oodes, moins nombreux de beaucoup en espèces que le
genre CAlcænius, est répandu comme ce dernier sur tout le globe,
et on lui associe un assez grand nombre de genres exotiques, qui
sont ceux où commencent les difficultés et les perplexités dans la
classification.
La seule espèce du genre Üodes qui se rencontre en Belgique,
l’Oodes helopioides Fabricius, avec sa taille, sa forme et sa
couleur d’une Amara d’un noir mat, est loin de présenter cette
difficulté à être distinguée de nos CAlænius. Voici comment nos
Jeunes collègues devront faire, je pense, pour apprendre à ne pas
la mettre avec leurs Amara. Les mâles se distingueront aisément
aux 2° et 3 articles de leurs tarses antérieurs dilatés en larges
palettes quadrangulaires, tandis que les Amara mâles ont trois
articles dilatés en triangles; pour les femelles, on aura recours à
l'examen du menton dont la dent médiane est simple, tandis qu’elle
est bifide chez toutes les Amara de notre pays qui pourraient, à
première vue, être confondues avec l’Oodes helopioides ; on pourra
encore porter son attention sur les deux stries Les plus externes de
l’élytre, dont j'ai indiqué plus haut la réunion dans un même
sillon (°).
L'Oodes helopioides est une espèce dont l’aire géographique est
extrêmement vaste et s'étend sur la plus grande partie de l’Europe
(les régions les plus méridionales exceptées) et du nord de l'Asie.
Sans être une rareté, elle n’est pas précisément une espèce abon-
(*) Voir Schaum, Maturg. d. Ins. Deutschl., 1, p. 337-338, et de Chaudoïr,
Mémoire sur les Carabiques, 6° partie. Continuation, p. 43 (Bull. de la Soc. des
Natur. de Moscou, 1857).
(2) Une autre espèce, sujette à être également confondue par les débutants avec
les Amara noires et l'Oodes, est le Crypticus quisquilius Linné, commun dans
beaucoup de localités de la Campine et qui appartient à une famille bien difié-
rente. Il suflit de regarder les tarses de ses pattes de derrière qui n’ont que quatre
articles au lieu de cinq.
CXXVI
dante et commune en Belgique (1). Son genre de vie se rapproche
beaucoup de celui des Amara, et, comme beaucoup d’ Amara, elle a
l'habitude de grimper aux épis des graminées des prés.
BROSCIDES.
La tribu des Broscides (?), qui n’est représentée chez nous que
par le genre Broscus, et par une espèce des plus communes, le
Br. cephalotes L., a fait l’objet d’un travail monographique de
notre savant collègue M. Putzeys (#), auquel feront bien d’avoir
recours tous ceux qui veulent acquérir des notions approfondies sur
cette tribu.
La distribution géographique des Broscides est des plus remar-
quables et mériterait d’être l’objet d’un travail spécial. Disons
seulement que c’est une tribu essentiellement australienne, en
comprenant dans l'Australie la Tasmanie et la Nouvelle-Zélande.
Un petit groupe de genres propres à l’extrémité méridionale du
continent américain sy ajoutent, et elle n’est représentée dans
l'hémisphère septentrional que par notre genre Broscus, formé
d’une douzaine d’espèces de l’ancien continent, le genre japonais
Craspedonotus, et enfin les deux petits genres bien intéressants
Broscosoma Putz., fondé sur une seule espèce, habitant quelques
localités du Tyrol et de la Suisse, et #Wiscodera Eschsch., composé
de quelques petites espèces des régions boréales des deux conti-
nents.
Le Broscus cephalotes Linné est une espèce très-commune
dans presque toute l’Europe, et très-commune aussi en Belgique,
dans toutes les provinces, plus ou moins abondante en raison de la
nature du sol (. Car ce Carabique affectionne les endroits où le
sol est sablonneux ou mélangé de sable. C’est là qu’on le rencon-
(1) Les localités belges d'où le Musée l’a reçu, sont : Bruxelles, La Cambre,
Laeken et Assenede. — Localités étrangères : Hulst (dans la Flandre zélandaise),
Coulommiers, Chennegy près Troyes, Suisse, Pavie, Trente.
(?) Ou Cnémacanthides Lacordaire (Gen. des Col., 1, 237).
(5) Stettiner Entom. Zeitung, XXIX (1868). Depuis ce travail, M. Putzeys a
encore publié d’autres mémoires sur les espèces australiennes de cette tribu.
(*) Voici la bien longue liste des localités d’où le Musée en possède des exem-
plares : Calmpthout, Postel, Bruxelles, La Cambre, Ixelles, Etterbeek, Saint-Gilles,
Forest, Laeken, Dieghem, Jette, Auderghem, Rouge-Cloître, Boitsfort, Nivelles,
Jodoigne, Folx-les-Caves, Ostende, Knocke, Grammont, Goefferdinge, Lessines,
Henripont, Trivières, Hollogne-aux-Pierres, Baraque-Michel, Samson, Ciney,
environs de Dinant. — Localités étrangères : Rodenhof, Grande-Bretagne, Senlis,
Néris, Stolberg, Forét-Noire, Alpes bavaroïises, environs de Genève, Val di Sole,
Apennin de Bologne, Sicile, Cassovie (Hongrie), Russie,
CXX VII
trera, non pas courant à la surface, mais, soit sous les pierres, soit
dans le sol à l'entrée des galeries qu’il se creuse et qu’il habite
isolément pendant le jour, car c’est un insecte nocturne. J’ai cru
remarquer qu'on le trouve le plus souvent par couples, mais chaque
sexe ayant son terrier. Il a des mouvements assez lents, et, quand
on le saisit, 1l prend une attitude bizarre et un peu menaçante, ses
fortes mandibules écartées, son corselet et ses pattes singulière-
ment déjetés, puis il reste ainsi entre les doigts, comme dans un
état de catalepsie. Ces allures seules sufliraient à le faire recon-
naitre. I] ny a guère à craindre que nos jeunes collègues le
confondent avec aucune autre espèce indigène. Par sa taille et sa
couleur noire, il se rapproche des grandes espèces de Féronides,
mais aucune chez nous n’a comme lui le corselet séparé des élytres
par un pédoncule. Cette forme le rapproche beaucoup des grands
Scaritides, mais ceux-ci, totalement étrangers du reste à la
Belgique, ont les pattes antérieures bien autrement courtes,
palmées et disposées pour fouir.
Les mâles ont les trois premiers articles des tarses dilatès
triangulairement, comme chez les Féronides. Les Broscides n’ont
d’ailleurs rien de commun avec les Patellimanes, et, si je les ai
mis ici à la suite des Chlæntides, c’est uniquement parce qu’on leur
assigne généralement cette place entre les tribus formées par les
anciens Patellimanes et les Féronides.
M. Donckier fait voir, de la part de M. Quaedvlieg, une boîte
de beaux exemplaires de coléoptères exotiques, achetés à M. Bleuse,
de Rennes.
M. Becker demande la parole et donne lecture de la note sui-
vante :
QUELQUES MOTS SUR LES TRAVAUX DES ARAIGNÉES.
Quelle chose singulière que cette prévention, cette horreur
même, qui poursuivent l’araignée depuis tant de siècles! Nous en
trouvons des traces dans les auteurs les plus anciens. On sait
depuis longtemps que sa morsure est inoffensive, en Europe du
moins; les individus piqués par la Tarentule en Italie n’ont plus
besoin du secours de la musique pour guérir leur prétendue folie.
J'ai fait des essais sur moi-même; pas une araignée de Belgique
n’a réussi à provoquer une simple inflammation à la peau.
Serait-ce leur laideur qui effraye? — Mais la plupart de nos
espèces de jardins ou de bois, celles que nous rencontrons le plus
souvent sont revêtues des plus brillantes couleurs; leur forme me
parait plus gracieuse que celle de certaines larves, de certaines
CXX VIIT
chenilles et même de beaucoup d’insectes parfaits qui n’inspirent
pourtant aucune répulsion.
Il y a là une cause qui serait intéressante à découvrir.
J'ai fait souvent de petites expériences qui m'ont paru assez
curieuses.
Prenant un hanneton, par exemple, je l'ai placé dans les mains,
ou sur les bras nus, d’un jeune enfant de quatre à six ans, qui
s’est facilement familiarisé, et s’est mis à jouer avec l’innocent
insecte.
Ayant remplacé le hanneton par une Epeire diadème, l'enfant
se mit à pousser des cris; rien ne pouvait le calmer, que la mort
bien constatée de la pauvre Épeire. Il obéissait donc à un sentiment
instinctif.
Cette prévention fut longtemps partagée par les naturalistes
eux-mêmes.
Après en avoir fait un classement très-sommaire, ils ne surent
dans quel ordre les placer.
Etait-ce un insecte? — Etait-ce un crustacé? — Enfin, Walcke-
naer, en 1805, établit définitivement le grand genre Aranéide,
découpé dans le genre Aranea de Linné.
Depuis lors, les observations se succédérent; l’on reconnut
enfin que les mœurs de ces êtres dédaignés offraient un réel
intérêt. Cet insecte repoussé de tous était l’un des plus intelligents.
Son organisation anatomique en fait un insecte supérieur, ses
travaux si remarquables attirèrent l'attention.
Les grandes toiles que les araignées tendent dans les bois, dans
nos jardins, excitent l’admiration des personnes les plus étrangères
à l’étude des sciences naturelles.
Comment ce pauvre insecte s'y prend-il pour construire ce piège
gracieux d’une régularité, d’un fini si parfaits?
Le commencement surtout; le premier fil, parfois long de plu-
sieurs mêtres, qui, souvent, est tendu d’une rive à l’autre d'un
ruisseau, comment parvient-il à l’attacher?
Les opinions les plus étranges ont été émises à ce sujet.
Quelques naturalistes ont cru que les araignées, à l’aide de
certains mouvements de pattes, pouvaient naviguer dans l'air;
d’autres ont écrit que le fil était lancé comme une flèche!
Il était réservé aux observations modernes de percer ce mystère.
Voici le résultat de mes propres expériences, qui confirment les
beaux travaux de MM. E. Simon et Terby (1).
J'ai établi dans mon jardin un assez vaste bassin peu profond,
rempli d’eau. Dans le milieu, à l’aide de quelques petites pierres,
(1) Bulletin de l'Académie Royale de Belgique, 1867.
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CXXIX
j'ai construit un îlot en miniature, à fleur d’eau. Du centre de mon
ilot s'élevait une petite branche droite, d’une soixantaine de centi-
mètres, terminée en crochet à sa partie supérieure.
Sur ce rameau je posai une Épeire diadème, après avoir coupé le
fil contre ses filières; surprise sans doute, elle resta quelque temps
immobile; sortant enfin de sa torpeur, je la vis descendre le long de
la tige pour reconnaître le milieu nouveau dans lequel elle se
trouvait; elle se mouilla même les pattes à plusieurs reprises,
comme pour bien s'assurer que le passage par eau lui était interdit;
elle remonta et tendit un petit fil le long du petit rameau hori-
zontal supérieur ; là, se tenant suspendue le ventre en l’air à ce
léger pont de soie, j’aperçus distinctement un petit nuage de fils, au
nombre d’une douzaine au moins, qui sortirent de ses filières; ils
flottèrent quelques instants, se rejoignirent pour n’en former plus
qu'un, lequel, tournant sur lui-même, revint s'attacher à la
branche.
Evidemment l’entreprise avait été mal calculée.
Je coupai de nouveau les fils qu’elle avait tendus, tout contre ses
filières. Après quelques instants, mon araignée alla se percher à
l'extrémité du petit rameau horizontal. Fortement cramponnée
par ses pattes antérieures, je la vis soulever tant qu’elle put son
abdomen et produire un fil unique cette fois, qui s’allongea très-
vite en tournoyant, porté mollement par les ondulations de l'air.
Le vent était nul et je retenais mon haleine; par moments, le fil
se dressait presque perpendiculairement en s’allongeant toujours.
Plusieurs fois l’Epeire s’assura à l’aide d’une de ses pattes posté-
rieures que son petit câble n’avait pas encore trouvé de point
d'attache; impatientée, désespérant du succès, elle ramena vers
elle le fil tout entier et se recueillit pendant quelques minutes.
Elle changea de système; suspendue à l'extrémité du rameau, le
fil apparut, s’allongea dans ma direction; j'en saisis délicatement
l’extrémité, aussitôt l’araignée, sentant le fil fixé, en colla le bout
contre la branche et s’avança vers moi; elle se croyait sauvée.
Je retirai ma main, le fil se rompit et l’insecte retomba le long de
la tige en produisant, comme avec colère, une profusion de soie
qui formait une large traînée blanchâtre. Après quelques secondes
de repos, elle ramena vers elle tous ces fils épars et remonta sur sa
petite branche, d’où elle se laissa suspendre la tête en bas;
elle avait trouvé un moyen plus sûr; le fil se produisit et s’allongea
vite de plus d’un mètre; l’araignée le surveillait, suivant par les
mouvements du ventre la direction que les ondes de Fair lui
imprimaient.
À 250 au-dessus d’elle, obliquement, le fil se colla contre une
feuille de vigne vierge; je m'en aperçus aux mouvements rapides
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXI. i
CXXX
de l’Épeire qui le tendait fortement; enfin je la vis s’élever dans les
airs et se perdre dans les feuilles. Ma patience était épuisée pour ce
jour-là.
Quelques jours après, à la fin du mois d’août, je me remis à mon
observatoire. Voici ce que je vis : Ayant placé sur la tige une
Diadème énorme qui me parut manquer de patience, après plu-
sieurs essais infructueux, elle se laissa suspendre jusque contre
l’eau (la baguette avait 0"60 de hauteur), puis remonta vivement
le long de son fil sans ramasser celui-ci en boule comme les Epeires
le font ordinairement, ce fil, abandonné à lui-même, se souleva,
s’étendit, s’arrondit en demi-cercle; les nombreux fils qui le com-
posaient, en se désagrégeant, formèrent une véritable écharpe
soyeuse; l’araignée attendit, mais voyant qu’elle n'obtenait ainsi
aucun résultat, furieuse, je la vis descendre en faisant feu de ses
six filières; elle remonta plus vite encore que la première fois;
l’écharpe se produisit plus longue. Elle tenta plusieurs fois le
même moyen;enfin, de guerre lasse, elle ramassa tous les fils
épars, arpenta plusieurs fois l’île en tous les sens, remonta sur la
branche et resta pendant plus d’une heure dans une immobilité
complète.
Enfin, elle se suspendit comme la première, et son fil alla s’ac-
crocher encore une fois de bas en haut; elle s’élança et parut se
perdre dans Pair.
Je continuai les jours suivants; les jeunes Épeires réussissent
généralement plus vite que les vieilles. Je dois dire que lorsque le
vent soufflait un peu, en moins d’une minute, certaines d’entre
elles étaient libres, et presque toujours le fil s’accrochait de bas en
haut.
Je fis quelques autres essais ; ainsi, je supprimai la petite branche
horizontale du haut, puis, la tige tout entière, me contentant de
placer l’insecte sur l’ilot à fleur d’eau.
Le travail était ainsi rendu plus difficile. Plusieurs fois,
l'araignée glissa et fut prête à se noyer; devenue plus prudente,
elle attacha son fil au centre de l’île et, soutenue par cette corde de
sauvetage, elle en fit plusieurs fois doucement le tour. Après une
longue immobilité, elle dressa fortement son ventre en l'air en se
soulevant sur ses pattes raidies; un fil se produisit qui s’accrocha
au bord du bassin ; elle le tendit, elle était sauvée!
J'étais curieux d'opérer sur d’autres espèces, surtout sur celles
dont les toiles, n'étant pas construites de la même façon, n’ont
pas besoin de ces grands fils qui distinguentle travail des Eperidæ.
Les Lyniphies réussirent de la même manière; seulement le fil
s’attachait plus souvent de haut en bas.
J'essayai avec des Thomisidæ, lesquelles, comme on le sait, ne
CXXXI
construisent pas de toiles, mais se contentent de tendre quelques
fils sur leur passage. C'était donc un métier tout à fait nouveau
pour elles; le raisonnement devait en quelque sorte suppléer à
l'instinct: aussi le résultat fut-il beaucoup plus long à obtenir;
elles restaient immobiles plus longtemps, elles réussirent pourtant
toutes à s'échapper et cela sans jamais se suspendre comme les
Eperidæ, en soulevant seulement leur abdomen.
Enfin, plus tard, je réunis sur la même branche une dizaine
d'araignées de ces différentes familles : Épeires, Thomisidæ, The-
ridion, Lyniphies, ete., ete., qui, se poussant, tombant, se fuyant
surtout, commencèrent par s’agiter, tombèrent à l’eau plusieurs
fois, mais pourtant finirent, au bout de quatre heures, par sortir
toutes de leur prison.
Ces jolies expériences sont des plus intéressantes à faire, mais
exigent une assez forte dose de patience.
Je les répétai dans mon cabinet, et j'obtins les mêmes résultats ;
seulement ils furent plus longs à se produire ; je vis les fils
s’allonger dans toutes les directions, et toujours finir par s’accro-
cher. Aussi je pense que le vent, tout en aidant puissamment l'in-
secte, n’est pas une condition nécessaire de réussite.
La ténuité du fil le rend plus lèger pour ainsi dire que l'air qui
le soutient; ainsi j'ai observé souvent que ce fil presque invisible,
lorsque je parvenais à le couper net, d’un seul coup, s'élevait dans
l'air où je le perdais de vue.
Quant aux autres fils qui doivent servir à l'achèvement de la
toile, le travail est parfaitement connu, et a été admirablement
décrit déjà.
Les pattes antérieures sont d’un puissant secours à l’araignée.
Elle aide la sortie du fil des filières avec les griffes pectinées de
l’une; puis, au moment de le coller en place, elle le passe dans
l’autre. Ce sont de véritables mains qui fonctionnent avec une pro-
digieuse habileté.
I n’y a rien de fixe quant aux nombres de fils qui composent une
toile, l’araignée appropriant la forme du cadre de son travail à
l'emplacement choisi.
Rarement une toile d'Eperidæ dure plus de cinq jours.
Je crois la fabrication infinie, et la matière première presque
inépuisable.
Pendant huit jours, j'ai détruit la toile d’une Diademata, en cou-
pant les grands fils qui la soutenaient; chaque fois le lendemain, ou
souvent le jour même, elle recommençait courageusement son
travail.
Lorsque la toile est usée, déchirée, hors d’usage enfin, l’araignée
en retire sous elle les débris, en forme un petit peloton qu'elle
CXXXII
serre contre sa bouche, à l’aide de ses pattes-mâchoires, le suce, et
rejette les parties salies, sous forme d’une petite boule noire.
Chez ces êtres faibles, au corps mou, aux moyens de défense
restreints, le calcul supplée à cette insuffisance. Aussi quels
outils merveilleux que ces filières, dont elles se servent de cent
manières différentes, selon le milieu où le hasard les place, et sur-
tout selon le genre de gibier qu'il s’agit de prendre! Quelle acti-
vité, quelle fiévreuse existence! Faïbles, elles sont destinées à com-
battre toujours; craintives à l'excès, la nature les oblige à déployer
un courage de tous les instants pour braver les innombrables
dangers qui les menacent sans cesse. Quelle nature de sensitive!
Aussi peut-on dire qu’elles vivent jusqu’à l'extrémité du fil le plus
éloigné de leur toile.
M. Weinmann appelle l'attention de ses collègues, de ceux sur-
tout qui s'occupent d'éducation de lépidoptères, sur un article
publié par les Petites Nouvelles Entomologiques (numéro du
15 mai 1878), sur des procédés pour hâter, pendant deux ou trois
générations, l’éclosion des œufs, qui écloraient dix ou douze jours
après la ponte, lorsqu'on les a stimulés par l'emploi de l'électricité,
ou par une friction à la brosse de chiendent, ou en les plongeant
quelques secondes dans certains acides, même des plus énergi-
ques. On aurait ainsi des races, que l’on a appelées bivoltines et
trivoltines. Un phénomène aussi étrange mériterait d’être l’objet
de nombreuses vérifications expérimentales.
M. de Borre montre un exemplaire d'Endomychus coccineus
qu'il a pris dans le courant du mois de mai, sous la mousse d’un
tronc d'arbre, dans la forêt de Mormal, près de Hautmont (dépar-
tement du Nord). D’après le Catalogue de M. de Norguet, cette
forêt est le seul point de ce département où cette espèce rare ait
encore été prise.
M. de Borre rappelle qu'il y a environ vingt ans, il a déjà ren-
contrée cette espèce à Grâce-Berleur, près de Liêge.
M. le D' Jacobs dit qu'il l’a prise aussi autrefois à Enghien.
La séance est levée à 9 1/2 heures.
Assemblée mensuelle du 6 juillet 1878.
PrésIDENCE DE M. WEINMANN, VICE-PRÉSIDENT.
La séance est ouverte à 7 3/4 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 1‘ juin estapprouvé.
CXXXIIT
Le Président annonce que, depuis la dernière séance, trois de nos
membres associés, MM. À. Lemonnier, H. de Fuisseaux et G. de
Fuisseaux, ont été admis, sur leur demande, au nombre des
membres effectifs.
Deux nouveaux membres associés ont été admis par le Conseil :
MM. Victor de Furuhjelm, étudiant, à Saint-Josse-ten-Noode, et
Prosper Van Nerom, étudiant, à Anderlecht, tous deux présentés
par MM. Preudhomme de Borre et H. Donckier de Donceel.
Le Secrétaire donne lecture de la correspondance.
M. le Rév.T. Blackburne nous adresse de Honolulu,îles Hawaii,
un mémoire intitulé : Some Observations on the genus Ooder.as of
the family Cossonidæ, with descriptions of new species. MM. Roe-
lofs et Preudhomme de Borre sont désignés pour examiner cetravail.
M. Becker présente un mémoire intitulé : Diagnoses de quelques
Arachnides nouvelles du Mecxique, accompagné de figures.
MM. Eug. Simon et Capronnier sont nommés commissaires.
M. le D' Candèze fait voir, vivant, un Zopherus Jourdani Sallé.
Cette belle espèce de Ténébrionide américain vit sous les écorces.
M.J. Rodriguez vient d’en apporter de Guatémala six exemplaires,
demeurés sans nourriture dans une boîte depuis le mois d'avril.
Trois sont arrivés encore vivants en Europe.
M. de Selys-Longchamps demande la parole et lit la note sui-
vante :
LA LIBELLULA ERYTHRÆA EN BELGIQUE.
Dans le Catalogue des Insectes Odonates de la Belgique, que j'ai
publié en 1859 (1) dansles Annales de notre Société, j’aisignalé, n° 7,
la Libellula erythræa de Brullé (/erruginea Vander Linden),
d’après un exemplaire mâle adulte, que j'avais vu sur l'étang de
Longchamps-sur-Geer, le 21 et le 26 juillet de cette même année,
mais sans pouvoir le capturer. J’ajoutais cependant que je ne con-
servais aucun doute sur la détermination de l’espèce.
Le 26 juin dernier, jour de température très-élevée, j’aperçus un
nouvel exemplaire, mâle adulte également, sur le même étang, et
mon fils Raphaël, qui se trouvait là, put le prendre.
J’attache beaucoup d'importance à cette capture, parce que j'avais
un certain remords d’avoir enregistré en 1859, parmi nos espèces
indigènes, un insecte que je n’avais pas eu en mains.
Il faut répéter d’ailleurs que l’erylhræa est une espèce méri-
dionale et même tropicale, car je ne puis trouver de différence spé-
cifique entre les exemplaires qui habitent depuis la Malaisie jusqu’en
(‘) Le travail porte la date de 1849; résultat d’une faute typographique.
CXXXIV
Portugal, en comprenant toute l’Asie chaude, l'Afrique, le tour de
la Méditerranée et le midi de l'Europe.
Paris est considéré comme la limite boréale, etje pense qu’elle
l'est en effet; car je suis persuadé que les deux seuls exemplaires
que j'ai vus en Belgique pendant quarante-huit ans d'observations,
n’y ont paru qu’à titre de migrateurs et que l'espèce ne se reproduit
pasrégulièrement chez nous. On ne peuts’imaginer l'éclat de la cou-
leur transparente rouge-carmin dont tout le corps est revêtu quand
l’insecte est vivant et vole à l’ardeur du soleil, de sorte que si
l'erythræa se trouvait normalement en Belgique, elle eût été remar-
quée par d’autres entomologistes (1).
Il yaquelques années, une autre espèce d’Odonates, la Cyrlosoma
ephippigerum (Æschna eplippigera, Burm. — medilerranea,
Selys), qui habite les parties chaudes de l'Asie et le nord de
Afrique, a opéré de grandes migrations en Europe, notamment
dans le nord de l'Italie. Un exemplaire femelle, pris dans les rues
de Bruxelles par M. Stéphenne, le 4 juin 1874, fait partie des col-
lections du Musée. C’est un second fait à ajouter à ce que j'ai dit
plus haut, et aussi une espèce à mettre à notre Catalogue.
Depuis la publication du Catalogue (1859), trois autres espèces qui
n’y étaient pas mentionnées ont dû prendre place dans la faune
indigène, savoir : Libellula depressiuscula Selys, — A grion tenel-
lum Devillers (rubellum Vander Linden) — et Agrion scitulum
Ramb., portant à soixante-trois le nombre des Odonates observés
en Belgique, ce qui forme plus des trois cinquièmes des espèces
européennes.
Jene vois guère d'espoir de découvrir chez nous d’autres espèces,
si ce n’est le Gomphus flavipes Charp., l'Ophiogomphus serpen-
tinus Charp., l'Æschna viridis Eversmann, que M. Herman
Albarda a prises dans le royaume des Pays-Bas.
Un détail curieux pour finir : Le 26 juin dernier, en même temps
que j'apercevais à Longchamps l’erylhræa, je voyais sur le même
étang un exemplaire de la Zibellula dubia Vander Linden, que
j'y ai déjà trouvée, quoique fortrarement; or la dernièreestarctique,
alpine et subalpine (commune à la Baraque-Michel), tandis que la
première est essentiellement tropicale et méridionale. Je crois qu’il
était impossible d'imaginer une rencontre plus improbable.
(1) Le 48 juillet, j’ai pu examiner à loisir, sur le même étang, un second exem-
plaire mâle adulte. J'ignore si cette apparition a rapport à celle du 26 juin. Toutes
deux ont eu lieu après deux jours de très-fortes chaleurs. Serait-ce la température
extrême qui a régné alors en France, qui aurait déterminé ces mâles à émigrer au
nord? Les deux observations de juillet 1859 s'étaient produites dans des circon-
stances identiques. Les femelles volent peu. (Vote ajoutée pendant l'impression.)
VAR
CXXXV
M. Candèze présente la troisième partie de ses Ælatérides nou-
veaux.
ÉLATÉRIDES.
Drasterius prosternalis. Fuseus, subopacus, griseo-pubes-
cens; antennis brunneo-testaceis; prothorace longitudine latiore,
convexo, crebre punctato, margine antico rufescente, angulis pos-
ticis brevibus, apice extrorsum leviter flexis, carinatis; elytris
brevibus, à basi attenuatis, punctato-striatis, interstitiis convexis
punectulatis; pedibus testaceis, prosterno dilute rufo. — Long.
4 mill., lat. 1/2 mill.
Himalaya.
Plus petit que lapicalis, auquel il ressemble.
Elater pusillus. Parallelus, fuscus, pubescens; prothorace
quadrato, parum convexo, crebre punctis umbilicatis adsperso,
angulis posticis brevibus, divaricatis, haud carinatis; elytris subti-
liter striatis, striis tenuiter punctatis; pedibus brunneis. — Long.
o mill., lat. 1 1/5 mill.
Australie; Adelaïde.
La pubescence est rude, assez dense, à demi redressée et d’une
teinte gris-obseur. Il se place à côté du perpleæus.
Megapenthes Volxemi. Elongatus, angustus, niger, nitidus,
breviter pubescens; fronte medio longitrorsum carinata; prothorace
latitudine longiore, antice arcuatim angustato, punctato, angulis
posticis retrorsum productis, acute carinatis, brunneis; elytris
brunneo-testaceis, ultra medium parallelis, profunde punctato-
striatis, interstitiis convexis, punctatis; ore, antennis pedibusque
testaceis. — Long. 6 mill., lat. 1 1/4 mill.
Caucase.
Cette petite espèce m’a été donnée par C. Van Volxem, à qui je
la dédie.
M. pauper. Brunneo-niger, opacus, fulvo-pubescens; protho-
race latitudine paulo longiore, à basi angustato, creberrime punc-
tato, punctis lateralibus umbilicatis angulis posticis brevibus,acutis,
unicarinatis ; elytris a basi attenuatis, apice integris, brunneis, basi
dilutioribus, punctato-striatis, interstitiis crebre punctatis; antennis
obseuris, pedibus flavis. Long. 10-12 mill., lat. 2 1/2-2 3/4 mill.
Inde transgangétique.
Cette espèce, qui paraît répandue depuis le nord de la Péninsule
jusqu’à Malacca, a la forme générale du 47. epitrotus qui, soit dit
en passant, serait, ainsi que les vittatus et ligatus, mieux placée dans
le genre actuel. Il est plus allongé, plus opaque et son prothorax est
CXXXVI
à peine sillonné. Quelques individus ont les élytres teintées de rou-
geâtre testacé vers les cinquième et sixième intervalles.
M. hirtus. Niger, minus nitidus, pube erecta hirtus; prothorace
latitudine longiore,apice arcuatim angustato, convexo, creberrime
punctis umbilicatis notato, angulis posticis brevibus, acutis, cari-
natis; elytris punetato-striatis, interstitiis convexis, punctatis,
apice integris, vitta lata lutea ornatis; antennis pedibusque
brunneo-rufis. — Long. 10 mill., lat. ? 1/2 mill.
Siam; Juthia.
Voisin du ligatus Cdz.
M. curtus. Brunneo-niger, nitidus, fulvo-pubescens; fronte
antice acuminata, medio longitrorsum carinata; prothorace latitu-
dine paulo longiore, crebre punctato, punctislateralibus umbilicatis,
angulis posticis haud divaricatis, acute bicarinatis, carina externa
longissima, basi rufestente; elytris basi rufescentibus, prothorace
angustioribus, brevibus, punctato-substriatis, interstitiis planis,
punctatis; antennis obseuris, pedibus flavis. — Long. 8 mill., lat.
2 mill.
Siam.
M. flavescens. Flavo-testaceus, parum nitidus, flavo-pubes-
cens; fronte convexa, fortiter punctata; prothorace latitudine paulo
longiore, æqualiter convexo, crebre fortiterque punctato, angulis
posticis brevibus, retrorsum productis, unicarinatis; elytris basi
parallelis, punctato-striatis, interstitiis planis, punctatis, apice
integris; subtus pedibusque concoloribus. — Long. 8 mill., lat.
1 3/4 mill.
Madagascar.
M. biplagiatus. Flavo-testaceus, parum nitidus, flavo-pubes-
cens; prothorace latitudine longiore, æqualiter convexo, punctis
latis, vix impressis sat dense adsperso, angulis posticis unicari-
naüs, plagis duabus nigris latis notato; elytris parallelis, punctato-
striatis, interstitiis planis, subgranulatis; subtus pedibusque
concoloribus. — Long. 8 mill., lat. 1 2/3 mill.
Madagascar.
Tournure du précédent. I se distingue par la ponctuation toute
particulière du prothorax. Les taches noires, qui se remarquent sur
ce dernier, en recouvrent parfois la surface au point de ne laisser
paraitre, de la couleur générale, qu’une ligne médiane et une bande
basilaire.
Melanoxanthus melanurus. Luteus, nitidus, flavo-pubes-
cens; fronte antennisque nigris; prothorace subquadrato, apice
arcuatim angustato, parce punctato, æqualiter convexo, angulis
posticis retrorsum productis, unicarinatis; scutello nigro, fere
CXXX VII
perpendiculari; elytris parallelis, punctato-striatis, apice nigris;
metathorace, abdomine pedibusque nigris. — Long. 10 mill., lat.
8 1/2 mill.
Siam ; Juthia.
Voisin du melanocephalus. H en diffère par l'absence de la tache
noire sur le prothorax et sa ponctuation beaucoup moins forte.
M. variolosus. Elongatus, ferrugineus, subopacus, pubescens ;
fronte porrecta ; antennis obscuris; prothorace latitudine longiore,
a basi attenuato, punctis umbilicatis parum impressis confertim
adsperso, angulis posticis acute carinatis; elytris parallelis, apice
integris, punctato-striatis, interstitiis convexis, rugose punctatis ;
subtus pedibusque concoloribus. — Long. 15 mill., lat. 3 mill.
Birmanie.
1] a le /acies d’un Aphanobius, mais son front fortement caréné
en avant, ses hanches postérieures étroites, ses antennes assez
courtes et fortement dentées en scie ne laissent aucun doute sur la
place qu’il doit occuper.
M. rufotactus. Niger, opacus, sat dense griseo-pubescens ;
fronte convexa; prothorace latitudine longiore, lateribus arcuato,
convexo, confertim punctato, angulis posticis retrorsum productis,
unicarinatis, rufescentibus; elytris punctato-substriatis, rufo-va-
riegatis; pedibus brunneis. — Long. 5 1/2 mill., lat. 1 1/3 mill.
Siam ; Juthia.
Les taches rouges des élytres sont au nombre de trois sur cha-
cune : une oblongue basilaire, une autre médiane transversale, la
troisième ponctiforme vers l'extrémité.
M. fractus. Niger, opacus, griseo-pubescens ; antennis nigris,
basi rufis; prothorace latitudini longitudine æquali, convexo,
punctulato, rufo, plaga media lateribusque nigris, angulis posticis
acutis, retrorsum productis, acute carinatis; elytris brevibus,
punctato-substriatis, vitta suturali versus medium extrorsum angu-
latim flexa, flava; pedibus flavis. — Long. 3 1/2 mill., lat. 1 mill.
Penang.
Voisin de l’inflexus pour la disposition du dessin des élytres,
sur lesquelles la bande jaune, parvenue au milieu de leur longueur,
se jette brusquement en dehors en formant un angle droit.
M. decimus. Niger, opacus, breviter fulvo-pubescens; fronte
convexa, medio longitrorsum leviter carinata ; prothorace latitu-
dine haud longiore, crebre et subgranulatim punctato, angulis
posticis validis, carinatis, testaceis; elytris brevibus, a basi atte-
nuatis, punctato-substriatis, vitta arcuata flava notatis; pedibus
flavis. — Long. 3 1/2-4 mill., lat. 1 mill.
Penang.
CXXXVIIT
La bande jaune des élytres forme avec sa correspondante
une sorte d’æ, comme chez le M. cobrella, mais beaucoup plus
grand, le dessin en question s'étendant jusqu’au quart postérieur
des élytres, tandis que, chez le cobrella, il est tout entier contenu
dans la première moitié.
M. flavidus. Fusiformis, flavus, flavo-pubescens, opacus; fronte
nigra ; prothorace latitudine vix longiore, a basi angustato, crebre
sat fortiter punctato, angulis posticis retrorsum productis, acutis,
validis, carinatis, vitta media fusca; elytris a basi attenuatis, punc-
tato-striatis, apice integris, sutura infuscatis. — Long. 3 1/2 mill.,
lat. 5/4 mil].
Ile Bintang.
M. rubiginosus. Niger, opacus, breviter pubescens; antennis
basi rufis ; prothorace latitudine haud longiore, æqualiter convexo,
punctulato, antice arcuatim angustato, basi medio sulcato, angulis
posticis carinatis, rufo, vitta angusta, abbreviata, antica nigra;
elytris æqualibus, brevibus, punctato-substriatis, interstitiis planis
granulatis, fossula scutellari flavo-rufa; pedibus rufis. — Long.
4 mill., lat. 1 1/95 mill.
Darjeeling.
M. dimidiatus. Niger, nitidus, nigro-pubescens; fronte con-
vexa, margine antica arcuata ; antennis nigris; prothorace latitu-
dine paulo longiore, a basi angustato, æqualiter convexo, confertim
punctato, angulis posticis unicarinatis; elytris punctato-striaüs,
apice integris, parte antica croceis; pedibus flavis. — Long.8 mill.,
lat. 1 2/3 mill.
Australie; Adelaide.
M. brunneus. Elongatus, subnitidus, ferrugineo-brunneus,
pube fulvo-grisea sat dense obductus ; prothorace latitudine paulo
longiore, à basi angustato, confertim punctis umbilicatis adsperso,
angulis posticis valde carinatis ; elytris parallelis, punctato-striatis,
interstitiuis flavis, punctatis, apice integris ; subtus pedibusque dilu-
tioribus. — Long. 13 mill., lat. 2 3/4 mill.
Australie; Swan River.
POMACHILIITES.
Deromecus inops. Brunneus, nitidus, pube fulvo-grisea lon-
giuscula vestitus; fronte æqualiter convexa; prothorace longitu-
dine paulo latiore, sparsim punctato, angulis posticis acutis, cari-
natis; elytris thorace vix latioribus, punctato-striatis, apice
integris, abdomine rufescente, pedibus flavis. — Long. 7 mill., lat.
1 3/4 mill.
CXXXIX
Chili.
Il appartient à la deuxième section du genre.
D. brevicollis. Brunneus, nitidus, griseo-pubescens; fronte
æqualiter convexa; prothorace longitudine latiore, sparsim
punctato, angulis posticis carinatis, carina intus obliqua; elytris
vix striatis, interstitiis planis punctulatis; subtus obscuro, pedibus
flavis. — Long. 7 mill., lat. 1 3/4 mill.
Chili.
Même section.
D. sanguinicollis. Niger, parum nitidus, dense griseo-
pubescens ; fronte opaca, crebre fortiterque punctata: protho-
race sanguineo, latitudine haud longiore, similiter punctato,
postice canaliculato; elytris a basi attenuatis, punctato-striatis,
apice vix visibiliter emarginatis. — Long. 10 mill., lat. 21/2 mill.
Chili.
Très-voisin du rwbricollis, mais plus petit, plus mat, plus pubes-
cent. Son prothorax est en outre plus court et beaucoup plus
fortement ponctué. Il appartient comme lui à la deuxième section.
D. scapularis. Niger, nitidus, pubescens; antennis obseuris,
articulo secundo tertio longiore; prothorace latitudine longiore,
crebre punctato, postice profunde sulcato, sulco antice subito
abbreviato, angulis posticis divaricatis, carimatis; elytris punctato-
striatis, interstitiis planis, punctatis, apice integris, plaga humerali
postice evanescente rufa. — Long. 9 mill., lat. 2 mill.
Chili.
La tache des élytres n’étant pas nettement limitée en arrière, il
doit se trouver des variétés où elle envahit plus ou moins la surface
de celles-ci.
Même section que la précédente.
‘D. debilis. Nigro-brunneus, nitidus, griseo-pubescens; fronte
æqualiter convexa; prothorace latitudini longitudine æquali,
sparsim tenuiter punctato, angulis posticis paulo divaricatis, cari-
natis; elytris punctato-striatis, interstitiis planis punctatis; anten-
nis pedibusque testaceis. — Long. 5 mill., lat. 1 1/4 mill.
Chili.
Semblable au précédent, mais plus petit, plus noir et les propor-
tions du prothorax différentes. Il ressemble à l’un de nos A drastus.
Même section.
D. agriotes. Brunneus, opacus, griseo-pubescens; fronte con-
vexa, creberrime punctata; prothorace latitudine paulo longiore,
apice tantum angustato, convexo, confertissime punctato, angulis
posticis acutis, carinatüs; elytris paulo dilutioribus, punctato-
CXL
striatis, interstitiis planis, confertissime punctatis; subtus niger,
pedibus flavis. — Long. 8 mill,, lat. fere 2 mill.
Chili.
Il se range parmi les espèces de la troisième section.
D. curtus. Brevis, latus, niger, subopacus, subtiliter obscure
pubescens; antennis brunneis, articulo secundo tertio longiore ;
prothorace subquadrato, apice tantum angustato, erebre sat for-
üiter punctato, angulis posticis retrorsum productis, carinatis ;
elytris punctato-striatis, interstitiis fortiter punctatis, stria suturali
impressa, apice integris; pedibus brunneis. — Long. 6 1/2 mill,,
lat. 2 mill.
Chili.
Même section.
D. grisescens. Niger, opacus, dense griseo-pubescens; pro-
thorace quadrato, convexo, rufo, confertissime punctato, angulis
posticis validis, carinatis; elytris prothorace paulo latioribus,
punctato-striatis, interstitiis planis, punctatis; subtus, thoracis
lateribus exceptis, niger, pedibus brunneis. — Long. 9 1/2 mill.,
lat. 2 1,4 mill.
Chili.
Même section que le précédent.
D. adrastus. Brevis, latiusculus, nitidus, niger, griseo-pubes-
cens; antennis nigro-brunneis; prothorace longitudine vix latiore,
punctato, angulis posticis brevibus, carinatis; elytris punctato-
striatis, interstitiis planis, punctatis, basin versus subgranulatis,
lateribus sensim pallescentibus, apice integris; pedibus flavis. —
Long. 5 mill., lat. 1 1/3 mill.
Chili.
Même section. Ces neuf espèces m'ont été données ou communi-
quées par M. Reed, conservateur au Musée de Santiago.
Medonia Fairmairei. Fusco-brunneus, opacus, pube longius-
cula, brunnea, suberecta sat dense obductus; antennis filiformibus,
birsutis, articulis 2 et 3 minutis, conjunctis quarto brevioribus,
prothorace latitudine sesqui longiore, punctis umbilicatis confer-
tm adsperso, angulis posticis valde divaricatis, medio longitrorsum
canaliculato; elytris prothorace latioribus, parallelis, punctato-
striatis. — Long. 16-18 mill., lat. 3-4 mill.
Chili.
Cette espèce diffère de celle qui sert de type au genre, par sa
taille beaucoup plus grande et surtout par les proportions des arti-
cles 2 et 3 des antennes, plus courts ensemble que le quatrième,
tandis qu’ils sont plus longs chez le M. punctatosulcata.
Ah iNeNs |
2:
CXLI
Pomachilius ocellatus. Niger, pube aurea dense obductus;
prothorace latitudine multo longiore, parallelo, punctato, angulis
posticis divaricatis, carinatis ; elytris prothorace latioribus, plaga
ultra medium flava, nigro-cincta, apice bispinosis. — Long.
10 mill., lat. 2 mill.
Brésil; Therezopolis.
Les poils jaunes qui revêtent le corps de cet insecte lui commu-
niquent une teinte générale verdâtre, en se combinant avec la cou-
leur du fond. Toutefois, la tache jaune des élytres est entourée
d’une étroite bordure de poils noirs, ce qui la rend ocellée. Les
épines de l'extrémité des élytres sont comme chez le centrurus,
bien que moins fortes.
HEMIRRHAPHES (nov. gen.)
Frons plana, antice marginata ; labrum productum, hori-
zontale; palporum arliculus tertius ovalis.
Antennæ sublineares, hirlæ, articulo secundo minimo, lertio
quarto æquali.
Prosternum latum, suturis lateralibus convexis, subobso-
letis, antice longe lobatum.
Coæarum laminæ angustæ.
Pedes breves, tarsorum articulis tertio et quarto lobatis.
Corpus flezum.
La position fortement fléchie du prothorax indique, à première
vue, que ce type a les plus grands rapports avec le genre
Arrhaphes. En effet, un examen détaillé démontre qu’il en est
voisin. Toutefois, il doit en être distrait et former un genre à part à
cause de ses tarses, dont les troisième et quatrième articles sont
lamellés; celui-ci même est dilaté et ‘cordiforme. En outre, les
sutures latérales du prosternum restent visibles, bien que réduites
à une ligne saillante très-menue. Comme chez les Cryptohypnus,
elles sont convexes en dehors, ce ‘qui donne de l’ampleur, au pro-
sternum; la mentonnière de celui-ci est très-développée. En résultat,
la place de ce genre est bien dans les Cryplohypnites. I] ne ren-
ferme que l'espèce suivante :
H. notabilis. Niger, subopacus, tenuiter pubescens; protho-
race obscure sanguineo, creberrime punctato, angulis posticis bre-
vibus, longe carinatis, carina introrsum flexa; elytris latiusculis,
punctato-striatis, interstitiis planis, granulatis, punctatis, basi
fossula scutellari profunda; pedibus rufis. — Long. 6 mill., lat.
2 mill.
Ce remarquable Élatéride provient de Birmanie ou du Silhet,
CXLII
sans que je puisse préciser plus exactement sa patrie. Je l'ai reçu
de M. Dohrn.
Arrhaphes minusculus. Fusco-niger, griseo-pubescens ;
antennis longiusculis, testaceis, hirtis; prothorace latitudine
paulo longiore, æqualiter convexo, crebre fortiterque punctato,
angulis posticis pallidis, carinatis, carina introrsum obliqua; ely-
tris punctato-striatis, interstitiis subgranulatis, fossula scutellari
profunda, maculis humeralibus apiceque testaceis; pedibus graci-
libus, flavis. — Long. 2 1/4 mill., lat. 3/4 mill.
Himalaya.
J’ai fait connaître récemment une espèce d’Arrhaphes originaire
de Java (A. Gestroi); celle-ci, qui provient de Darjeeling, porte, avec
la suivante, le nombre des espèces du genre à quatre. Elle est de
taille très-petite et se distingue par les taches humérales et l’ex-
trémité des élytres d’un testacé rougeàtre. J'en ai reçu un exem-
plaire en communication, de M. Dohrn.
A. opacus. Ater, opacus, griseo-pubescens, prothorace latitu-
dine paulo longiore, apice arcuatim attenuato, creberrime punc-
tato, angulis posticis retrorsum productis, carinatis, carina intus
obliqua et sinuata; elytris brevibus, fortiter punctato-striatis,
interstitiis granulatis; antennis pedibusque brunneis. — Long.
3 1/2 mill., lat. 1 mill.
Himalaya.
Cette espèce est remarquable par la forme bisinueuse de la carène
des angles postérieurs du prothorax, ainsi que par sa direction
oblique qui la rapproche de la ligne médiane. Elle fait partie,
comme la précédente, de la collection de M. Dohrn.
Cryptohypnus perpusillus. Minimus, ovalis, brunneus,
pubescens ; fronte ampla, convexa, rugulose punctulata; antennis
testaceis ; prothorace longitudine latiore, convexo, lateribus paral-
lelo, angulis posticis tenuissime carinatis, testaceo, maculis parum
distinctis fuscis; scutello testaceo, elytris striatis, striis parum
distincte punctatis, signo testaceo litteram x figurante notatis;
subtus pedibusque testaceis, abdomine obscuro. — Long. 1 1/2 mill.,
lat. 3/5 mill.
Himalaya.
Je n'ai vu qu’un seul exemplaire de cette très-petite et jolie
espèce, dans la collection de M. Dohrn. Son système de coloration
la rend aisément reconnaissable.
C. fulvus. Dilute fulvus, nitidus, parce breviterque flavo-
pubescens; oculis nigris; prothorace longitudine latiore, apice
leviter basi magis angustato, medio sulcato, punctulato : angulis
posticis tenuibus, divaricatis, longe carinatis; elytris depressis,
CXLIIT
haud striatis, basi impressis; pedibus concoloribus. — Long.
re mill., lat. 2/3 mill.
Abyssinie ; Bogos.
Entièrement d’un jaune clair, avec les yeux seuls très-noirs.
C. atomus. Niger, subnitidus, pube duplici vestitus; antennis
longiusculis, brunneis; prothorace latitudine haud longiore, basi
apiceque æqualiter angustato, parum convexo, tenuissime punctu-
lato, angulis posticis brevibus, haud longe carinatis; elytris ova-
libus, punctulatis, striis destitutis; pedibus testaceo-brunneis.
Long. 2 mill., lat. 3/5 mill.
Chili.
Plus petit, plus étroit, moins fortement ponctué que le
C. nivalis Frm., du même pays, qui, en outre, est maculé de jaune.
Le Secrétaire demande la parole pour lire le travail suivant qui
vient de lui être envoyé par l’auteur :
Le D F. Chapuis a l’honneur de présenter à la Société Entomo-
logique de Belgique la description de deux genres nouveaux de la
famille des Phytophages. Ces deux types appartiennent à la faune de
l’île de Madagascar et réclament, par les affinités qu’ils révèlent, la
recherche des relations qui ont pu exister dans les âges primitifs
entre l'Australie et la grande île dans laquelle ils ont été décou-
verts.
FAMILLE DES PHYTOPHAGES.
TRIBU I. — SAGRIDES.
GROUPE I. — MÉGAMÉRITES.
GENRE RHAGIoSsOMA. Von Heyden, mss.
Tête oblongue, prolongée en avant en un museau obtus, légère-
ment rétrécie en arrière des yeux; épistome inégal, séparé du front
par un sillon anguleux en arrière; labre transversal, à bord anté-
rieur longuement cilié; mandibules à corps prolongé, saillantes
au delà du labre, à extrémité simple, un peu courbe; mâchoires à
lobe interne court, atténué vers l'extrémité, cilié, à lobe externe
dépassant le précédent, un peu plus large et muni à sa partie libre
de longs cils arqués en dedans; à palpes subfiliformes, 1 article
très-court, nodiforme, 2 très-long, 3 à peu près la moitié du
précédent, obconique, 4 oblong-ovalaire, un peu plus long et large-
ment tronqué à l’extrémité, lèvre inférieure à menton transversal,
arrondi et rétréci en avant de chaque côté, à bord antérieur légé-
CXLIV
rement échancré; à languette courte, translucide, divisée jusqu’à la
base en deux lobes concaves, arrondis et ciliés, à palpes médiocres,
article 1 court, 2 grêle, le plus long, 3 ovalaire, largement tronqué.
— Antennes grêles, filiformes, mesurant les deux tiers de la lon-
gueur du corps, article 1 brièvement claviforme, 2 très-court, aussi
large que long, 3 allongé, 4-10 croissant insensiblement en lon-
gueur, 11 le plus long, à extrémité acuminée. — Yeux très-con-
vexes, transversalement ovalaires, fortement granulés, faiblement
sinués vis-à-vis de l’insertion des antennes. — Prothorax oblong,
rétréci vers la base, qui est de moitié moins large que les élytres,
sans bords latéraux distincts, les angles effacés; écusson peu
développé, ovalaire-oblong. — Élytres à base un peu échancrée,
épaules assez saillantes et arrondies, de forme oblongue et un peu
atténuée en arrière. — Prosternum convexe et très-étroit entre les
hanches antérieures, un peu élargi vers la base qui est tronquée,
arrondie; mésosternum à peine plus large que le prosternum;
abdomen à premier arceau aussi long que les trois suivants réunis.
— Pattes médiocrement robustes et longues; hanches antérieures
ovalaires, coniques et saillantes ; cuisses des deux premières paires
un peu renflées dans leur milieu, les postérieures robustes, à peu
près de moitié aussi larges que longues, à bord inférieur tranchant,
très-obtusément anguleux vers le milieu; tibias légèrement
flexueux, dilatés vers l'extrémité; tarses médiocres, les trois pre-
miers articles de même longueur, le dernier du double plus long,
terminé par des crochets simples, robustes, divariqués.
Il suffit de comparer cette description à celle du genre Polyop-
tilus de Germar, pour se convaincre des étroites affinités des deux
types; mot pour mot, ce sont à peu près les mêmes termes; en outre,
la forme générale, les contours, la coloration même, ne diffèrent
que peu. Le genre nouveau se distingue de celui de Germar par
deux notes distinctives de médiocre importance : la longueur
relative des articles du tarse et l’absence d’épine au bord inférieur
de la dernière paire de cuisses.
Ces deux caractères, joints à la différence de patrie, sont sufli-
sants, à notre avis, pour justifier la création de cette coupe géné-
rique. Il n’en reste pas moins bien digne d’attention de retrouver à
Madagascar une forme qui rappelle par des affinités si évidentes
les Mégamérites de la Nouvelle-Hollande. Les liens de cette
parenté qui nous échappent aujourd’hui se révéleront un jour par
de nouvelles recherches.
Rhagiosoma madagascariense. Von Heyden, mss.
Oblongum, nigro-piceum, subtus pube grisea appressa vestitum;
antennis brunneis; pronoto oblongo, basi constricto,denseet fortiter
be
CXLV
punctato-rugoso, medio obsolete canaliculato; scutello fulvo-piloso;
elytris obscure castaneis, irregulariter punctato-striatis, maculis
parvis, oblongis, fulvis, fasciculatim dispositis ornatis. Long. 18-23
mill.
Ce bel insecte m’a été donné par mon ami, le D' Candèze. Il
faisait partie d’un envoi de coléoptères de Madagascar adressé à
M. F. Baden, à Altona. Avec l’autorisation de ce dernier,
M. Candèze, qui lui rendait visite, a pu y faire un choix et, comme
d'habitude, il a eu la main très-heureuse et a su distinguer la
forme, sans aucun doute, la plus remarquable de tout l'envoi. J'en
ai profité, de plus, M. Baden, avec sa bienveillance habituelle,
a mis à ma disposition trois autres Rhagiosomes pour faire la
description ci-dessus; je n’ai pas observé de différence sexuelle.
TRIBU XIV. — HISPIDES.
GENRE XIPHISPA.
Tête forte, dégagée du prothorax, à vertex deux fois plus long
que large et prolongé entre les antennes en une saillie subaiguë ;
yeux presque tout à fait inférieurs, grands, subarrondis; antennes
assez longues, d'aspect rigide, cylindriques, légèrement atténuées
vers le sommet, de onze articles, 1 aussi long que les trois suivants
réunis, ? le plus court, 3 un peu plus long que 2 et que chacun
des suivants. — Prothorax plus long que large, conique, régulière-
ment rétréci de la base au sommet, bords latéraux droits, tran-
chants, bord antérieur tronqué avec les angles aigus et saillants en
dehors, bord postérieur sinué de chaque côté, tronqué au milieu;
surface très-régulièrement convexe en travers; écusson cordiforme,
à sommet aigu. Élytres très-allongées, rétrécies de la base au
sommet, prolongées au delà de l'abdomen en une saillie large,
tronquée, sinueuse; déprimées en dessus, comprimées latéralement,
ces deux parties séparées par une arête saillante formée par le
septième intervalle relevé en côte; surface égale, très-régulière-
ment ponctuée-striée. Prosternum étroit entre les hanches, dilaté
triangulairement en arrière et tronqué carrément; parapleures
métasternales très-étroites, linéaires. Abdomen peu convexe, de
5 arceaux. Pattes courtes et robustes; cuisses des deux premières
paires fortement courbées, à concavité interne; les postérieures
ovalaires, dilatées-anguleuses au bord interne; tibias très-courts,
anguléux en dehors; tarses courts à articles subégaux, le 4 non
saillant au delà des lobes du précédent, à crochets divariqués.
Ce type remarquable appartient, sans contredit, au groupe des
Cryptonychites, ainsi que l’a bien reconnu M. L. Fairmaire, qui
en à donné la description dans les Annales de la Société Entomo-
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXI. i
CXLVI
logique de France. Mais il s'éloigne beaucoup des espèces normales
du genre Oxycephala, et tout autant de celles du genre Cryptony-
chus; c’est une forme spéciale qui semble établir une liaison
étroite entre les Eurispites de la Nouvelle-Hollande, les Cryplony-
chus de l'Afrique et les Oxycephala de la Malaisie, quoique
cependant ses affinités paraissent plus étroites avec les formes
australiennes qu'avec les deux autres types. Cette parenté, comme
celle du Rhagiosoma avec les Mégamérites, est de nature à éveiller
l'attention des Géologues, aussi bien que des Entomologistes.
Xiphispa Coquerelii. L. Fairmaire.
Annales de la Soc. Entom. de France, 1869, p. 254.
Longiuscula, cylindrico-depressa, opaca, flavo-ferruginea;
capite elongato, antrorsum producto, processu apice truncato,
vertice medio longitudinaliter sulcato; antennis filiformibus,
rigidiusculis, versus apicem attenuatis, articulo 1° sequentibus
tribus simul sumptis æquali, nigris, articulis duobus primis rufulis;
pronoto conico, elongato, parce et fortiter punctato, vittis tribus
ornato, duabus lateraliter marginalibus, tertia discoïdali media;
scutello cordiformi, parvo; elytris longissimis, dorso depressis,
lateraliter compressis, punctato-striatis, interstitio 7° costato;
versus apicem productis, truncato-sinuatis, flavo-ferrugineis, vittis
quatuor fuscis, duabus sublateralibus, duabus discoïdalibus ornatis.
Long. 16 1/2 mill.
Forêt de Kalalou, Sainte-Marie de Madagascar (Ch. Coquerel).
M. de Selys-Longchamps annonce qu'il a pris il y a quelques
jours à Longchamps-sur-Geer un exemplaire du Sirex gigas.
I y avait déjà pris une fois ce bel hyménoptère il y a plus de vingt
ans.
M. Jacobs dit qu’il l’a déjà pris aux environs de Bruxelles et que
la collection Wesmael en contient une demi-douzaine d’exem-
plaires, pris dans le pays. Le Sirex juvencus est beaucoup plus
rare; cependant M. Donckier assure qu’il se prend aux environs de
Visé.
M. Jacobs signale une capture qu’il vient de faire à La Hulpe
de trois exemplaires de S/rangalia cruciata sur Y Hypericum. Xl a
pris dans la même localité deux bonnes espèces de diptères :
Chrysotoxum fasciolatum Q et Doros ornatus Œ.
M. Weyers annonce qu'il a repris cette année au centre de
Bruxelles le Leptidia brevipennis.
M. de Borre a également repris, au bord des massifs d’arbustes
de la place du Trône, le Phosphænus hemipterus. MM. Donckier
CXLVII
et Jacobs y sont allés après lui et ont recueilli beaucoup d’exem-
plaires de cette espèce.
M. Lallemand a pris le 23 juin, dans la rue du Parnasse, à Ixelles,
un bel exemplaire de Calosoma sericeum qu'il fait voir à
l'assemblée.
Le 25 juin, il a été chasser à Ghlin (Hainaut) et y a pris les
Lépidoptères suivants : Melilæa Athalia, Sphinx Pinastri,
Zygæna Trifolii, Selina Irrorella, Psyche Gramainella, Laria
L-Nigrum, Hadena Basilinea, Bomolocha Fontis, Phorodesma
© Pustulata (Bajularia), Nemoria Strigala (Æstivala), Iodis
Lactearia, Acidalia Lulearia, Timandra Amala, Abraxas
Sylvata, A. Marginata, Macaria Notata, M. Lilurata, Eupis-
teria Hepararia, Boarmia Consortlaria, Cidaria Corylatla.
M. Putzeys adresse l’indication de quelques localités de captures
à ajouter à celles que M. de Borre a indiquées à la dernière
séance, dans sa Notice sur les Panagéides, elc., de la faune
belge :
Panagœus quadripustulatus. Bruxelles, Louvain, Liège, Arlon.
Licinus depressus. Rochefort, Arlon (en septembre).
Badister unipustulatus. Uccle (au bout de la drève), Liège.
Badister humeralis. Bois de la Cambre, Groenendael (talus au
nord de la station), Comblain-au-Pont, Verviers.
La variété dorsiger a étè rencontrée à Dixmude.
Badister peltatus. Nieuport, Anvers, Calmpthout, Genck,
Groenendael.
Chlænius holosericeus. Groenendael, le long de l'étang, le
7 juillet.
M. H. Donckier annonce qu'il a pris, le 19 juin, le Callistus
lunatus à Walcourt, et le même jour, à Silenrieux, la Lebia
hæmorrhoidalis et l'Omalisus suturalis. Le 23 juin, il a pris à
Marbehan, dans la province de Luxembourg : Amphotis margi-
nala, Œdemera marginala et Hispa atra.
M. Chevrolat adresse à la Société le travail suivant :
DIAGNOSES DE DIAPÉRIDES NOUVEAUX,
par Aug. Chevrolat.
(Suile.)
14. Platydema Minarum. Long. 7, lat. 4 1/2 mill. Ovale,
convexum, aterrimum, opacum, tomentosum; palpis, ore, labio,
capite antice, antennis, epipleuris, corpore infra pedibusque pal-
lidis vel rubris, capite punctulato, piceo, antice rotundato, inter
CXLVIIT
antennas areuatim sulcato; prothorace transverso, supra scutellum
late et tenue lobato; elytris, singulo profunde 9-sulcatis, anguste
marginatis. Minas Geraes. À. D. F. Bates datum.
15. P. zona. Long. 8 1/2, lat. 4 1/2 mill. Ovale, latum, convexum,
nigrum, tomentosum; palpis, labio, capite antice antennis basi
(3 primis art.), in elytris fascia ante medium nec marginem, nec
suturam attingente; epipleuris, pedibusque rubris, vel rubidis,
corpore infra rufescente, nitido, confertim punctulato; prothorace
lateribus rufescente, rotundato, supra scutellum vix lobato.
Amazona. À D. F. Bates datum.
16. P. tibiale. Long. 8, lat. 42/3 mill. Ovale, latum, convexum;
nigro-tomentosum, labio, clypeo, capite antice, in elytris fascia
arcuata, ex humero ad basin secundum scutellum ducta, et in
singulo maculis 2, rotundatis, ante apicem, transverse dispositis,
epipleuris, corpore infra, femoribus tarsisque rubris, vel rubidis,
tibiis fuscescentibus; capite sulco tenui inter antennas; elytris in
sutura acute terminatis. Ega. À D. F. Bates datum.
17. P. octopunctatum. Long. 6, lat. 2 253 mill. Ovale, rubrum,
tomentosum, in prothorace punctis duobus, et in elytris sex nigris,
transversim dispositis infra basin; prothorace magna macula
dorsali, nigra, extus arcuata, in medio antice lineam et postice
ad basin maculis duabus connexis rufis efficiente; elytris breviter
aculeatis, singulo macula quadrata basi, sutura fasciisque duabus
dentatis atque flexuosis, prima lata ultra medium, secunda ante
apicem; palpis, ore, labio, clypeo, limbo anteriori capitis, antennis
(nigris) tribus primisart.,epipleuris, maculis lateralibus abdominis,
rubris. Ega. À D. F. Bates datum.
18. P. nigrifrons. Long. 5 1/2, lat. 2 mill. Ovale, convexum,
flavum, infra nigrum; capite nigro, antice flavo, foveolis 3 brevibus
transversis, palpis, ore antennisque (art. 5 penultimis nigris)
flavis; in medio prothoracis signum anchoralem nigrum efficiente ;
scutello flavo; elytris tenue sulcatis fasciis tribus nigris, prima
transversa ad maculam quadratam humeralem juncta, secunda
ultra medium, lineolis duabus ad scutellum angulose projectis,
tertia e quatuor notulis formata, limbo marginali reflexo;
lateribus prothoracis infra, pedibusque flavis. Ega. À D. F. Bates
datum.
Espèce des plus gracieuses.
19. P. multimaculatum. Long. 7, lat. 4 1/4 mill. Ovale, con-
vexum, rubro-tomentosum, ore, palpis, capite antice antennis
(nigris) basi (art. 3 primis), epipleuris pedibusque rubris vel rubri-
cantibus; capite rotundato, sulco tenui inter antennas; prothorace
rubro, lateribus late fusco, maculam rotundatam rubram, ex
SV
CXLIX
adverso oculos includente lineolaque longitudinal nigra, antice
triangulosa, postice maculam rotundatam supra scutellum posita ;
scutello semi-rotundato; elytris rubris, vix distincte striatis, sin-
gulo : fascia basali, vitta suturali, ante medium ampliata et limi-
tata, vitta marginali maculis magnis ad illas adnexis lineolisque
junetis, ante apicem macula oblonga, nigris, corpore infra rubri-
cante, punctulato. Para. À D. F. Bates datum.
20. P.16-maculatum. Long. 41/2, lat. 3mill. Ovale, convexum,
atro-fuscum, opacum; ore, capite antice, antennis, margine laterali
prothoracis et elytrorum singulo : maculis 2 basalibus, elongatis,
2 prope suturam transverse dispositis, versus medium, una centrali
infra, 2 ante apicem externa margini junctis, ultima apicali,
epipleuris angustis, pedibusque rubris vel rubidis, elytris obsolete
striatis, in sutura breviter acutis. Para, Santarem. A D. F. Bates
datum.
21. P.15-maculatum. Long.S8, lat. 5 mill. Ovale, tomentosum,
nigrum, elytris rubris, anguste striatis, fascia basali maculisque
quindecim nigris; sex ante, sex post medium, duabus citra unaque
communi infra scutellum, nigris; labio, clypeo, epipleuris, corpore
infra, tarsisque rubris; antennis nigris, crassiusculis, art. 4-7
nodosis, 6-10 apicibus truncatis, ultimo rotundato. Nicaragua,
Chontales. À D. F. Bates oblatum.
22. Histeropsis quadrispilotus. Long. 4 1/2, lat. 3 mill.
Ovatus, ovalis, niger nitidus, elytrorum maculis 4 rotundatis flavis;
capite antice (in vertice cornu acuto, conico, antice producto)
antennis, marginibus prothoracis et elytrorum, rufis; prothorace
confertim punctulato, rugoso, supra scutellum lobato, foveis
2 basalibus; scutello punctulato, rotundato; elytris convexis,
latis, punctato-striatis, extus profundis et costatis; epipleuris
pedibusque rubris. Singapoore. A D. Wallace captus et a D.F. Bates
datus.
Espèce voisine de l'A. rubro-marginatus © et peut-être l’autre
sexe.
23. H. hydroporoïdes. Long.4 1/3, lat. 3 1/2mill. Ovalis, latus,
niger, subnitidus, antennis longis tenuibus pedibusque piceis; capite
minute granoso, rotundato, ante oculos tuberculato; prothorace
transversim convexo, confertim aciculato, lateribus obliquis, tenue
reflexis, et sulcatis, supra scutellum breviter lobato; scutello
punctulato, subrotundato; elytris ovalibus, convexis, singulo: striis
9 tenuibus, stria scutellari decima vix indicata, interstitiis latis,
punctulatis; epipleuris, corpore infra femoribusque rubidis. Ega.
À D. F. Bates datus.
OT TAIUEES
CL
24. H. Calliope. Long. 5, lat. 2 1/2 mill. Oblongus, modice con-
vexus, aterrimus, nitidus, antennis basi tarsisque piceis; capite
rotundato, antice emarginato, antennarum articulis quinque ad
apicem latis, planis, triangularibus, ultimo lenticulari: prothorace
munutissime et confertim punctulato, supra scutellum minute
lobato, lateribus reflexo et sulcato; foveis 2 basalibus obsoletis,
angulis posticis acuts; scutello semi-rotundato; elytris singulo :
striis internis quinque conjunctim punctatis, in margine sulcatis;
femoribus, præsertim posticis, planis, tibiis basi gracilibus,arcuatis,
ultra planiuseulis. Gilolo. À D. F. Bates datus.
Cet insecte, par la suite, devra rentrer dans un genre spécial; rien
que la conformation de ses pattes et les 5 stries dorsales de chaque
élytre le distinguent de prime abord.
20. Ceropria bifasciata. Long. 12 1/2, lat. 5 1/2 mill.
Oblonga, convexa, nigra nitida, lateribus reflexa; elytris punctato-
striatis, fasciis duabus, pectore abdomineque, sanguineis; capite
antice posticeque sulcato,; prothorace foveis 2 elongatis. Bombay.
26. C. axillaris. Long. 10, lat. 5 mill. Oblonga, convexa, indi-
gacea, nitida, vix conspicue punctulata; capite ante oculos pro-
funde sulcato; prothorace marginibus sulcatulo, foveis duabus
impressis; scutello lævi, triangulari, nigro; elytris anguste punc-
tato-striatis, macula lata humerali flava ; corpore infra pedibusque
nigris. Ins Molucarum. À D. Lethierry amice missa.
27. CG. metallica. Long. 121/2, lat. 5 1/2 mill. Oblonga, convexa,
ænea, nitida; antennis nigris opacis, art. duobus primis nitidis;
capite coriaceo, ante oculos transversim impresso; prothorace
punctulato, transverso, antice lateribusque tenue marginato et
postice reflexo, supra scutellum late sed paululum lobato, fovea
punctiformi pone angulum anticum, foveis duabus basalibus;
scutello subtriangulari; elytris, singulo : striis decem minute
punctatis, 4-5 ante apicem junctis; epipleuris, corpore infra æneo-
piceis,*femoribus posticis crassis, nitidis, punctulatis, segmentis 2
abdominalibus penultimis transversim excavatis, rutilis. Nova
Guinea. A D. F. Bates data.
28. C. insignis. Long. 10, lat. 4mill. Elongato-oblonga, viridis;
prothorace granuloso, foveis 2 angustis, oblique impressis ; elytris :
confertim punctulato-striatis, macula humerali lata quartaque
parte apicali læte viridibus, infra maculam et limbo parte apicali
violaceo-igneis, medio et lineola secundum scutellum aureo-splen-
didis; capite ante oculos profunde excavato et costato; antennis
nigris; epipleuris aureo-flavidis; corpore infra pedibusque (punc-
tatis) æneo-pallidis. Ins. Molucarum (Batchian). A D. Lethierry
missa.
CLI
29. CG? Iris. Long. 7, lat.3 1/2 mill. Elongata, postice ampliata,
minute et obsolete punctulata, viridi-ænea; elytris striatis, singulo
lineis quatuor læte-viridi (suturali), marginali 2 humeralibus,
lineis quinque rubro-igneis, interstitiis punctulatis; capite punc-
tato, inter oculos sulcato, antennis nigris, ad apicem crassiusculis
(sex penultimis) oculis lateralibus rotundatis, magnis, reticulatis ;
prothorace confertim punctulato, marginato et sulcato, supra
scutellum recte truncato, scutello declivi, cordiformi; corpore infra
pedibusque confertim punctulatis, aureo-cupreis; femoribus annulo
apicali aureo. Ins. Molucarum. A D. Lethierry data.
Cet insecte, par les articles de ses antennes épaissis et arrondis
vers l'extrémité, et sa forme élargie en arrière, devra rentrer dans
un nouveau genre propre à cette famille.
BASANUS.
Caractères : Corps aïlé, allongé, étroit. Palpes labiaux au dernier
art. ovoideobtus au sommet. Lèvre épaisse, arrondie en avant. Labre
étroit, transverse. Antennes de onze art. : 1,2 courts, un peu plus
larges que longs, 3 conique, arrondi, le plus grand, 4-10 épais, aussi
larges que longs, poilus, dernier ovalaire. Yeux latéraux transverses,
échancrés en avant, offrant en arrière une impression ponctiforme.
Prothorax un peu pluslong que large, sillonné sur le côté jusqu’au-
dessous de l’œil et relevé, faiblement lobé au-dessus de l’écusson,
couvert d’une ponctuation rugueuse, deux larges et peu pro-
fondes impressions sur la base. Æcusson arrondi. Ælytres étroites,
longues, presque ovalaires, échancrées sinueusement au sommet de
la marge, étroitement prolongées et arrondies sur la suture, pro-
fondément sillonnées en marge et ensuite sur le rebord marginal,
ponctuation chagrinée. À bdomen grand, de 5 segments : 2 grands,
2 plus petits, dernier cintré, déprimé de chaque côté. Palles lon-
gues, simples, cuisses légèrement aplanies, jambes d’égalelongueur,
tarses étroits, poilus. Hanches antérieures arrondies.
Ce genre a été établi par Dejean dans son Catalogue, édit.3, p.218;
mais ses caractères n’ont pas été publiés; le Catalogue de MM. Gem-
minger et de Harold le mentionne, tome VII, p. 1953, et cite le
B. forticornis Dejean, comme propre à Java.
La collection de M. F. Bates renferme deux autres espèces.
30. Basanusjavanus. Long. 8 1/2, lat. 3 1/2 mill. Elongatus,
angustus, modice convexus, minute crebre punctatus, coriaceus,
niger, nitidus, lateribus sulcatus et reflexus; elytris longis, apice
flexuose emarginatis, callo humerali nitido, fascia infra basin
antice angulata, postice tridentata, ante suturam limitata, macu-
laque apicali sanguineis. Ins. Java.
CLIT
TETRAGONOMENES (1).
Nouveau genre près des Ceropria.
CARACTÈRES GÉNÉRAUX : Corps étroit, long, ailé, orné de cou-
leurs vives. Palpes maæxillaires à pénultième art. coudé, renflé,
court, dernier plus épais, subovoïde, terminé par une pointe obtuse.
Lèvre transverse, arrondie en devant, chaperon étroit. Téle
oblique, assez large, légèrement cintrée en devant, marquée en
avant des yeux, un faible sillon transverse réuni à deux fossettes
longitudinales relevées chacune extérieurement. Antennes de onze
articles, 1, 2 courts, noduleux, 3 le plus long, 4 un peu moins long,
5-10 allant en grossissant, arrondis, resserrés, tronqués au sommet,
poilus, dernier orbiculaire. Yeux latéraux, ronds, appuyés au pro-
thorax. Prothorax carré, cintre perpendiculairement en avant,
faiblement et largement lobé sur l'écusson, sillonné et marginé à
la base et sur le côté. Ecusson demi-arrondi. E/ytres longues, à
peine plus larges que le prothorax, parallèles, longitudinalement
convexes, offrant chacune sept stries ponctuées, tête, prothorax et
interstries ponctués, ces derniers plus finement. Pattes simples.
31. Tetragonomenes semiviridis. Long. 8, lat. 3 mill.
Capite et prothorace punctatis, viridibus, scutello elytrisque aureis,
punetato-striatis, in humero reflexis, rectangulis, stria humerali
basi impressa, interstitiis punctulatis. Insulæ Molucarum. A D.
Lethierry datus.
M. le D' Jacobs, montrant à l'assemblée des nymphes d’un diptère
recueillies à Lanaeken par M. Van Segvelt, donne lecture des petites
notes suivantes :
Le diptère dont la nymphe se trouve attachée sur une graminée
est le Simulium (Lat.), reptans (Lat.) ou Culex replans de Linné.
D’après Macquart, on nesaitrien de son mode de développement;
il y a donc quelque intérêt à constater la plante sur laquelle on l’a
trouvée.
Une autre espèce du même genre, le Simulium vernum, Macq.,
se rencontre quelquefois réunie par troupes; au commencement de
mai, pendant les premiers beaux jours, on la trouvait dans le
bois de la Cambre et dans la partie déboisée de l'avenue de Lor-
raine; ces insectes sont de véritables fléaux pour les chevaux ;
quoique petits, leurs langues acérées les rendent incommodes pour
les animaux et même pour l’homme.
On sait qu’un des premiers diptères du printemps est le Bibio
(1) Terpæyow; quadrangulaire, relativement au prothorax; uwnxos long, aux
élytres.
14
CLITII
Marci; l’année dernière les bois en étaient tapissés, et on aurait dit
que, transportés par les vents, ils venaient s’abattre dans l’intérieur
de nos habitations; or, très-commun à la saison dernière, il a été
rare à trouver cette année; par contre, le Bibio Johannis a été
d’une certaine abondance, il y a une quinzaine de jours. Le déve-
loppement de ces diptères durerait-il plus d’une année, ou serait-ce
d’une influence saisonnière que dépendrait la fréquence de l’un et
la rareté de l’autre ?
En examinant des individus de l’Erebia tremula Q, captivés
dernièrement à Auderghem, je trouvai attachés sur les soies qui
garnissent l'abdomen de ces diptères, de petites larves animées
d’un mouvement rotatoire autour de l'extrémité de ces soies, comme
axe; elles y paraissaient attachées par une de leurs extrémités.
Elles ont 0.8 millim. de long, sur 0.3 de large, offrent 9 segments;
7 de ces segments sont rugueux et garnis de petites élévations ou
pointes, à l'exception de leur bord qui est lisse; le segment cépha-
lique et le segment anal, légèrement coniques, en sont dépourvus.
Le segment céphalique est muni de deux soies, qui atteignent le
milieu du deuxième segment et avec lesquelles ces larves s’atta-
chent aux soies du diptère qui les porte ; c’est à l’aide de ces appen-
dices qu’elles exécutent leur mouvement rotatoire. Le segment
anal porte en son milieu une toufle de 3 à 5 soies courtes. Elles
sont munies de 7 paires de pattes, représentées par des soies courtes
et coniques.
Macquart, Robineau-Desvoidy, Rondani, ont établi qu'un cer-
tain nombre de Tachinaires déposent leurs œufs ou leurs larves
dans les galeries creusées par les hyménoptères fouisseurs ; et, ce
qui est plus particulier, ces larves y sont tolérées, dévorent même
la larve de l’hyménoptère, ou vivent aux dépens des provisions
accumulées pour la progéniture de ce dernier. [1 me parait pro-
bable que les larves portées par l’Erebia tremula, écloses depuis
quelque temps, étaient destinées à être transportées par leur mère
dans quelque trou de fouisseurs, afin d’y achever leurs métamor-
phoses. Cette observation faite pour les Ærebra est commune aux
Metopia; un Melopia argyrocephula Q, capturé l’année dernière,
porte encore sur une des deux soies du troisième anneau de son
abdomen des restes d’une larve que la dessiccation ne m'a pas
permis de détacher.
M. Becker demande la parole et lit le travail suivant :
DE L'AMOUR MATERNEL CHEZ L'ARAIGNÉE.
Par suite de l'horreur instinctive qu'inspirent les araignées,
aussi bien à l’homme du monde qu’au campagnard, la première
CLIV
chose qu’ils s’empressent de faire, c’est de les écraser sans pitié
lorsqu'ils lesrencontrent, et pourtant leurextrême utilité est incon-
testable. Mais faites donc croire cela aux fermiers!
Je me souviens qu’un jour, aux portes de Bruxelles, donnant aux
paysans une conférence sur les animaux utiles ou nuisibles à
l’agriculture, ils me rirent franchement au nez lorsque je leur
dis que la taupe n'attaquait jamais les racines et que le crapaud
avait certains droits à leur respect.
Il en eût été certes de même à propos des araignées!
Pourtant, elles rendent d'importants services; toutes, même les
grands faucheurs (Phalangiens), qui surprennent la nuit les mou-
ches endormies.
Les araignées proprement dites ont laréputation d’être cruelles ;
encore un de ces préjugés incroyables.
Ne faut-il pas qu’elles vivent, et comme tous les êtres créés, ne
doivent-elles pas se procurer leur nourriture par le travail et la
lutte?
En y réfléchissant un peu, elles ne me semblent pas en somme
plus cruelles que nous, alors que nous savourons la finesse d’une
volaille engraissée, ou même de simples huîtres vivant encore sous
nos dents.
Les noires araignées des caves préservent les provisions du con-
tact des mouches; celles qui tendent leurs fils dans nos greniers,
dans les appartements peu fréquentés, empêchent la trop grande
propagation de certaines Tinéides nuisibles.
Dans les campagnes, elles détruisent un nombre prodigieux de
petits insectes malfaisants.
Examinez au printemps, par un beau soleil, un champ labouré ;
en vous baissant jusqu’à terre, vous le verrez littéralement couvert
de fils tendus dans tous les sens.
Cet immense réseau est le travail des Lycoses; ces êtres inquiets
et attentifs, ces chasseurs infatigables, ces rôdeurs vagabonds,
que Walckenaer avait si bien nommés araignées-loups. Ils se
livrent selon leur force au travail d'élimination; travail nécessaire,
si minime qu’il paraisse être, et conforme aux lois immuables de
l'harmonie naturelle.
Voyez, dans nos jardins, quelles peines se donnent certaines
Epeiridæ pour garder nos fruits et pour nous préserver de la
piqûre des cousins.
Une petite Dictyne, presque invisible, très-commune, si juste-
ment nommée bienfaisante, préserve les fleurs, les raisins surtout.
Aussi les jardiniers, comme les amateurs de‘jardinage, la tuent-ils
avec conviction.
Pourtant, grâce à elle, bien des boutons de roses arrivent à
it aie
CLV
s'épanouir, et beaucoup de fleurs d’arbres fruitiers sont préservées
de tout accident.
Derrière les espaliers, dans les trous des murailles, s’établissent
encore de grandes araignées aux mouvements brusques, saccadés,
aux couleurs ternes ou noires ; du fond de leurs sombres demeures,
une patte étendue sur leurs toiles salies, elles surveillent l'arbre
et écartent de ses fruits les mouches nuisibles.
Enfin ce pauvre être, utile par excellence, ne recueille pour
remerciment que le mépris et la mort. Il suflit que ce soit une
araignée ! !
Elles n’ont déjà que trop d’ennemis naturels, nécessaires
ceux-là, pour les maintenir dans de justes limites; — chez l’arai-
gnée, la grande lutte de la vie est incessante et terrible. — IL y a
peu d’insectes qui ne soient plus forts, ou du moins plus solidement
armés qu’elle. Les oiseaux surtout en sont avides.
Pour l'observateur, d’autres qualités encore attirent sur elles
l'intérêt, j'allais dire l’amitié. C’est surtout l’amour touchant
qu'elles portent à leur famille; l'extrême sensibilité des araignées
éclate lorsqu'elles deviennent mères, mères tendres et dévouées,
alors qu’elles se livrent à l’éducation de leurs nombreux enfants,
dont bien peu atteignent sans accidents leur majorité.
Parmi les grandes Epeiridæ, que l’on accuse de s’entre-dévorer,
et ce grave reproche s’adresse surtout à certaines femelles qui
mangent leurs époux lorsqu'elles n’en ont plus besoin pour la
reproduction de l’espèce, parmi les Epeiridæ, dis-je, la plupart,
celles qui vivent plusieurs années, n’ont le plus souvent qu'un
seul mâle, qui les aide dans leurs travaux et partage avec elles
les soins de la famille.
L'hiver, ils s’enferment ensemble, avec un art merveilleux, dans
une coque solidement tissée, souvent sans issue; ils attendent ainsi,
avec le retour du printemps, le retour du travail, de l’amour et de
la ponte, car pour ces araignées, il n’y à pas d’époques déterminées,
elles ne s’aiment pas à jour fixe. Non, elles s’aiment toujours ; bien
souvent les petits entourent encore la mère pendant que celle-ci
construit de nouveaux cocons qui exigent le partage de ses
Soins.
J'ai compté jusqu'à six cocons contenant chacun de vingt à
trente œufs et pondus à d’assez longs intervalles dans les petites
logettes des Dictynidæ.
C’est peut-être chez les Epeiridæ que se rencontrent les plus tou-
chants exemples de fidélité conjugale; je citerai l’Épeire cornuta,
qui habite le bord des ruisseaux, dont j'ai pu observer souvent les
amours.
Le mâle s'approche sans trop de crainte de sa femelle; mais les
CLVI
préliminaires sont longs, ils durent quelquefois plus d’un jour;
une fois l’époux agréé, s’il n’y a pas trop incompatibilité d'humeur
ils ne se quittent plus; j'ai vu bien des fois une belle Marguerite
leur servir de lit nuptial d’abord, puis de retraite de chasse; ils se
contentaient de rapprocher, en les cousant pour ainsi dire, les bords
des pétales de la fleur.
Plus tard, au grand moment de la ponte, ils se construisent
ensemble l’habitation définitive, entre les joncs, les roseaux, le
plus souvent sur des fleurs ou tiges flétries de graminées, etc. ;
ils se tissent une coque spacieuse, et la femelle ne quitte presque.
plus ses œufs.
Les Therididæ, habitants des bois et souvent de nos jardins, sont
aussi intéressants; une fois les œufs pondus, et le joli cocon sphé-
rique terminé, la mère, blottie au fond d’un nid soyeux, aussi fini
comme travail que celui de l’hirondelle, le tient contre elle en
l’entourant de ses pattes; aussi certains naturalistes anciens
croyaient-ils que les araignées couvaient comme les poules.
On les voit changer souvent de place leur précieux cocon, afin
de le préserver de tout danger, de humidité surtout. Au moindre
signe de pluie, elles gagnent le fond du nid; c’est pour cela sans
doute que l’ouverture en est toujours ménagée par dessous.
Elles paraissent nous craindre peu, nous autres hommes qui ne
les aimons guère.
J'en ai chez moi depuis deux ans, qui travaillent sous mes yeux
et qui se précipitent sur les mouches que je leur donne.
Elles paraissent tout prévoir; elles suivent attentivement ce qui
se passe dans le cocon, solide pourtant, recouvert d’une étoffe par-
cheminée, et souvent d'une jolie couleur bleuâtre ; lorsque les petits
sont éclos, ce qu’elles reconnaissent facilement, la mère s’empresse
de les aider en déchirant l'enveloppe; et presque toujours le mari
reste à côté d’elle, ou chasse dans le voisinage sur la toile, qui,
chez les Theridion, est irrégulière, à plusieurs étages, et sans
forme bien déterminée.
Les petits, sortis de leur enveloppe, reçoivent des parents, avec
la nourriture, les premières leçons de chasse et de défense; ils ne
quittent l'habitation commune que lorsqu'ils sont d'âge et de force
à travailler pour eux-mêmes. Les parents se consolent en se
livrant à de nouvelles amours, précurseurs de nouveaux travaux.
Ces amours ne sont pas les amours vulgaires des insectes,
accouplements distinctifs et presque inconscients. Ici la passion, si
j'ose le dire, paraît jouer un grand rôle.
L'araignée, cet être électrique, véritable sensitive, s’y livre avec
ardeur : tout tressaille en elle. Ce n’est pas l’immobilité du Coléo-
ptère ; nous assistons à un drame étrange qui a quelque chose d’hu-
CLVIT
main ; ce sont les caresses préliminaires, les longs repos, les mou-
vements nerveux, qui rendent le spectateur émerveillé.
Les Lycoses, dont je parlais tout à l'heure, se décident difficile-
ment; le choix de l’amoureux est long ; rien de plus singulier que
leurs rencontres. J'ai passé de longues heures à les observer, au
bord de nos routes ardennaises, sur les tas de cailloux destinés à
l'entretien des chemins. Elles affectionnent ces endroits, où la
chasse est productive; on les voit courir par bonds saccadés, en
quantité innombrable.
Dans les chaudes et orageuses journées, les mâles errent à
l'aventure; ces jours-là les femelles restent plus volontiers immo-
biles.
Lorsque, au détour de quelques petits tas de pierre, elles se ren-
contrent brusquement, se heurtant presque le front, elles reculent
toutes deux et restent immobiles pendant quelques secondes; puis,
le mâle se dresse haut, sur ses pattes de devant, avance par petits
bonds, en élevant et tendant très-haut ses pattes-mâchoires, qui
remuent, agitées d’un tremblement fébrile; il fait ainsi souvent le
tour de celle qu'il veut séduire, en se donnant des airs conqué-
rants, très-amusants à observer; il tourne, tourne, en se rappro-
chant avec prudence ; la femelle le suit des yeux et, s’il lui déplait,
elle lui lance, lorsqu'il est à portée, un coup de griffe qui le plus
souvent le met en fuite.
On ne le voit pas se consumer en soupirs inutiles; la vie est
courte, il part, et cherche une Lycose moins inhumaine.
Une fois fécondée, et Dieu sait avec quel bonheur, le mâle qui
ne pourrait être d'aucune utilité à sa compagne, l’abandonne!
celle-ci trouve une anfractuosité quelconque, un trou en terre, et
se met à pondre; puis elle construit son cocon qui va devenir
l’unique souci de ses jours et de ses nuits. Partout elle le porte
avec elle, car il faut vivre et pour vivre, il faut chasser; malgré
cet énorme fardeau, elle saisit à la course, souvent au bond, les
petits coléoptères, comme les mouches les plus agiles.
D’autres fatigues attendent encore la pauvre mère! — Voici le
moment de l’éclosion. — Que fera-t-elle? Elle ne sait construire ni
toile ni retraite, et ses petits, souvent au nombre d’une centaine,
sont-là, demandant à être nourris, protégés, défendus.
Elle les porte tous, sur sa tête, sur son dos; et en route, en
chasse, à la grâce de Dieu!
En cet état, grossie, déformée par ce singulier fardeau, elle
paraît horrible; mais cette horreur disparaît vite, pour ne laisser
place qu'à l'admiration pour tant d'intelligence, de dévouement;
qu'à la pitié pour un travail si écrasant!
Et quelle bravoure! Ainsi chargée, elle se défend jusqu’à la
CLVIIT
mort; je lai vue mutilée, ayant perdu plusieurs de ses pattes,
ramasser sur elle ce qui lui restait d'enfants, et fuir en se traînant
mourante et menaçante encore.
La férocité instinctive de l’araignée doit donc être rangée parmi
les fables qu’on débite sur son compte. Le nombre de femelles qui
tàchent de dévorer leur mâle est bien restreint et forme exception.
I y a même chez certaines familles une tendance à vivre en
société.
Non pas la société comme l’entendent les fourmis ou les abeilles,
unies pour le travail et la lutte, mais la société pour le plaisir d’être
ensemble pendant la saison hivernale.
Les Attidæ se réunissent sous une écorce d’arbre soulevée, sous
une pierre, dans un creux de rocher, souvent au nombre d’une
dizaine d'individus des deux sexes; presque toujours par couples,
on les trouve blotties dans leurs grandes cases de soie blanches qui
communiquent entre elles par des couloirs soyeux également.
Dans cette famille, les exemples d’amour conjugal sont fréquents
et l'amour de la mère est aussi remarquable que chez les autres.
Elles choisissent pour pondre et pour refuge à leurs amours les
endroits les plus charmants; j'en ai trouvé d'installées dans les
coquilles mortes de l’Helix nemoralis, et dans des enveloppes vides
des graines de frêne.
Les Thomisidæ, dont la marche singulière est si caractéristique,
sont peut-être celles qui ont fait croire à l'existence d’araignées
couveuses. On les voit immobiles, étendues sur leurs cocons, avec
leurs longues pattes ouvertes latéralement.
Elles affectionnent les prairies et les fleurs; j'ai pu assister sou-
vent sur ces alcôves splendides à leur curieux accouplement.
Enfin, que de variétés dans les formes de tous ces nids! variétés
inspirées par l'amour maternel, et destinées par un pouvoir supé-
rieur à la conservation de l’espèce.
Ces longs tubes si bien calfeutrés à l’intérieur, si chauds, si
habilement dissimulés en terre ou dans les buissons; ces trous dans
les murailles, doublés de soie et couverts de débris de plâtre qui
les rendent invisibles; jusqu’à notre Atypus, dont l'aspect, je l'avoue,
n'est rien moins qu'agréable, qui ne soit intéressant dans son
travail souterrain, longue galerie de mineur, se terminant en
caverne arrondie, servant de chambre nuptiale et de berceau de
la famille; ici encore, j'ai pu observer plusieurs fois le mâle auprès
de sa compagne.
L’araignée est certainement un des êtres le mieux spécialisés pour
sa vie et son industrie surtout, qu’elle sait toujours adapter facile-
ment et partout au milieu qui l'entoure. Aucune difficulté ne
semble lembarrasser. Je lui trouve de plus que la fourmi et que
CLIX
l’abeille, l'amour et surtout l'amour maternel ; ses enfants ne sont
pas comme chez ces insectes, si supérieurs pourtant, abandonnés à
des soins mercenaires, dont l’unique but paraît être la conser-
vation de l'espèce ; tandis que, chez l'abeille, la reine n’est qu’une
machine à pondre, nos araignées sont toutes mères et reines chez
elles; la peine que les fourmis neutres prennent pour élever les
petites larves, les mettre au soleil, les enlever aux premières
gouttes de pluie, ces peines, l’araignée les supporte seule; jalouse
de ses droits, elle attaquerait et tuerait sans pitié celle de ses sem-
blables qui ferait mine de s’approcher d'elle.
M. de Borre demande la parole pour annoncer à l’assemblée que
M. Becker a bien voulu donner au Musée Royal d'Histoire naturelle
sa belle collection d’Arachnides de Belgique et de leurs nids. A
défaut d'espace disponible dans le local entomologique, elle est
placée pour le moment dans la galerie des mammifères, où nos
collègues pourront aller voir cette collection si intéressante.
M. H. Donckier fait voir au microscope la préparation d’un
mâle et d’une femelle du Pou du Sanglier, et lit la note suivante :
PEDICULUS SUIS Lin., URIUS Nitzsch.
Il y a environ deux mois, M. De Pauw, contrôleur des ateliers du
Musée, me montra un jeune sanglier qui venait d’être pris vivant
en Belgique et dont la peau était couverte par places (aux flancs
et derrière les oreilles surtout) d’un pou d’assez grande dimension.
J’ai préparé cet insecte, qui est le Pediculus suis de Linné, repré-
senté par Burmeister dans son Genera, fig. 4, 9, 10, 13 et 14 de
la planche des Phtharius. Des milliers d'œufs de ce parasite étaient
collés sur les soies du ventre du sanglier que la présence de cet
hôte devait singulièrement incommoder.
Pour sa description je renverrai à l'Histoire des Insectes Aptères
de Walckenaer, vol. IT, p. 306, et à Burmeister, Tabulæ XL ad
Genera quædam Insectorum pertinentes. Genus Pediculus, n° 19.
Quant à la façon de le préparer pour pouvoir l’étudier au micro-
scope, je crois qu’il ne sera pas sans intérêt d’en dire quelques
mots ici.
Je place les insectes à étudier dans une dissolution de 2 p. ce. de
potasse caustique dans de l’eau, puis je les retire et je les mets dans
un flacon contenant de l'alcool absolu pour les déshydrater. Ils
peuvent y rester 10 à 12 jours sans inconvénient. Enfin, comme
dernière opération, je les mets dans de l'essence de clou de girofle
pour les rendre bien transparents. Un bain de 15 jours est nécessaire
pour donner aux objets la transparence voulue. Enfin il ne reste
plus qu’à les monter. Ce travail est souvent assez difficile, Il exige
CLX
de la patience et de la pratique. On place l'animal sur la plaque de
verre, puis on lui étale les pattes et les antennes et, après s’être
assuré par un examen au microscope que tout est dans Les condi-
tions voulues, on laisse tomber une goutte de baume de Canada
liquide, on chauffe légèrement la plaque et l’on met le petit verre
convexe qui est maintenu au moyen d’une préparation spéciale
appelée » asphalt. »
Ces procédés m’ont été montrés par M. Cornet, le secrétaire de la
Société de Microscopie; je l’en remercie bien sincèrement.
Je profiterai de cette occasion, Messieurs, pour vous prier de me
réserver les parasites que vous seriez amenés à rencontrer dans vos
chasses. Je m'’eflorcerai de les déterminer et d’en préparer pour
ceux d’entre vous qui en désireraient.
M. Pierret rend sommairement compte de l’excursion annuelle
de la Société, faite les 16 et 17 juin, au barrage de la Gileppe. Le
temps a été peu favorable. M. de Borre et lui ont été les seuls
membres de la Société qui sy soient trouvés. Ils ont recueilli des
Hémiptères, Coléoptères et Arachnides, en quantité peu considé-
rable et dont l’examen n’est pas encore terminé. Il ne semble pas
que cette excursion doive donner des résultats intéressants.
® M. H. Donckier fait voir des œufs de Cyphocrania gigas L.,
extraits par lui du corps d’une femelle de cette grande espèce java-
naise de Phasmides. Ils offrent une assez grande ressemblance avec
les œufs donnés par M. le D' Ledeganck et exhibés par M. de Borre à
notre séance du 4 mai, pour qu il les suppose appartenir tous à la
même espèce, dont on n’est parvenu à élever ici aucune des
larves.
La séance est levée à 8 3/4 heures.
Assemblée mensuelle du 3 août 187.
PRÉSIDENCE DE M. WEINMANN, VICE-PRÉSIDENT.
La séance est ouverte à 8 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 6 juillet n’ayant pas
encore paru, son approbation est ajournée à la séance du 7 sep-
tembre.
Le Président annonce la perte regrettable que la Société a faite
CLXI
de l’un de ses membres honoraires, M. le D' C. Stal, Directeur du
Département entomologique du Musée de Stockholm, décédé le
13 juin dernier, à l’âge de 45 ans. Une lettre de condoléance a été
adressée à la famille de cet éminent entomologiste qui a, plus d’une
fois, adressé ses travaux à notre Société.
Depuis notre dernière séance, il a été admis deux nouveaux
membres effectifs : M. A. Mélot, étudiant, à Saint-Gilles lez-
Bruxelles, présenté par MM. H. de Fuisseaux et H. Donckier de
Donceel; et M. ne Mertens, contrôleur à l'administration des Che-
mins de fer de l'Etat, à Bruxelles, présenté par MM. H. Donckier
de Donceel et Preudhomme de Borre.
Un nouveau membre associé a aussi été admis : M. Paul Van-
dresse, de Verviers, présenté par MM. Preudhomme de Borre et
Weinmann.
Le Secrétaire donne lecture de la correspondance.
M. de Borre lit le rapport de M. Roelofs et le sien sur le travail
présenté par M. Blackburn, ayant pour titre : Some observalions
on the genus Oodemas, of the family Cossonideæ, with descriplions
of new species. L'assemblée vote l'impression de ce mémoire dans
ses Annales.
Elle vote également, après avoir entendu les rapports de
MM. Simon et Capronnier, l'impression du travail de M. Becker :
Diagnoses de quelques Arachnides nouvelles du Mexique. Ce tra-
vail étant accompagné de figures pouvant former deux planches,
le Conseil examinera si ces planches peuvent être exécutées cette
année, sans préjudicier à l'équilibre financier du budget.
M. le D' Candèze présente la 4° partie de ses Ælalérides nou-
VEUT :
CARDIOPHORITES.
Coptostethus sexpunctatus. Niger, nitidus, griseo-pubes-
cens; prothorace longitudine latiore, basi apiceque æqualiter
angustato, æqualiter convexo, subtilissime punctulato; elytris
convexis, striis destitutis, guttulis albido-flavis ornatis; pedibus
nigris. — Long. 3 mill., lat. 1 mill.
Cap.
Voisin du gullatus, mais plus petit; les points Jaunes autrement
disposés : sur chaque élytre il y en a un au bord antérieur, deux
autres au bord latéral, l’antérieur linéaire, le second un peu
transversal. Les pattes sont noires.
Cardiophorus scapulatus. Niger, nitidus, griseo-pilosulus:
prothorace amplo, basi apiceque æqualiter angustato, convexo,
confertim inæqualiter punctulato, sulcis basahibus brevissimis,
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXI. k
CLXIT
angulis posticis retrorsum productis; elytris ovalibus, striis basi
fortiter, apice subtilius punctatis, plaga oblonga humerali lutea ;
unguibus simplicibus. — Long. 7 mill., lat. 2 1/4 mill.
Tunis.
C. octonotatus. Niger, subopacus, fusco tenuiter pubescens:
prothorace longitudini latitudine subæquali, convexo, punctis
umbilicatis parum impressis notato, angulis posticis flavis; elytris
striis fortiter punctatis, puncto basali fasciisque duabus, antica
suturam non attingente, dilute luteis; antennis nigris basi rufis;
pedibus rufis. — Long. 6 mill., lat. 1 3/4 mill.
Zanzibar.
Un de mes exemplaires porte » Guinée » comme indication de
provenance. Cette espèce a été trouvée dans le premier des deux
pays indiqués, par M. Rafiray.
C. submaculatus. Elongatus, brunneus, nitidus, pubescens;
prothorace latitudini longitudine æquali, basi apiceque arcuatim
et æqualiter angustato, dorso æqualiter convexo, creberrime punc-
tulato; elytris prothorace vix latioribus, punctato-striatis, inter-
stitiis planis, macula basali alteraque ultra medium rufis, plus
minusve confusis ; unguiculis simplicibus. — Long. 5 mill.
lat. 1 1/3 mill.
Zanzibar.
Du voyage de M. Raffray. Il ressemble au quadriplagratus du
Sénégal, mais il est un peu plus large et les intervalles des stries
des élytres ne sont nullement convexes.
C. depressus. Castaneus, opacus, dense griseo-pubescens;
antennis longis; prothorace quadrato, creberrime subæqualiter
punctato, angulis posticis brevibus, retrorsum productis, basi
tuberculo destituto ; elytris prothorace latioribus, dorso depressis,
lateribus perpendicularibus, fortiter striatis, striis grosse punctatis,
interstitiis convexis, punctatis, vitta confusa dilutiore; subtus
sericeus, pedibus rufescentibus, unguiculis simplicibus. —
Long. 7 mill., lat. 1 4/5 mill.
Zanzibar.
Du voyage de M. Raffray. Il se trouve au Musée de Gênes.
C. velatus. Niger, parum nitidus, pube grisea sat dense vesti-
tus; prothorace latitudini longitudine æquali, convexo, inæqualiter
punctato, basi apiceque æqualiter angustato; elytris fortiter punc-
tato-striatis, bajulis, sutura late nigra; antennis pedibusque rufis,
unguiculis simplicibus. — Long. 10 mill., lat. 2 1/3 mill.
Zanzibar.
Il a quelque ressemblance avec l’hoploderus du Sénégal, mais son
CLXITIT
prothorax est de forme moins allongée et dépourvu de saillie au
milieu de la base. Communiqué par le Musée de Berlin.
C. castaneus. Brunneo-castaneus, nitidus, fulvo breviter
pubescens; prothorace latitudini longitudine æquali, basi apiceque
angustato, parum convexo, confertissime punctulato; elytris
fortiter punctato-striatis, interstitiis convexis, crebre punctulatis ;
pedibus paulo dilutioribus, unguiculis simplicibus. — Long. 9 mill.,
lat. 2 1/3 mill.
Zanzibar.
C. insignis. Rufus, parum nitidus, griseo-pubescens; fronte
nigra; prothorace longitudine paulo latiore, convexo, lateribus
æqualiter arcuato, inæqualiter punctato, margine antica posticeque
anguste nigris; scutello nigro; elytris latis, parum convexis, pro-
funde punctato-striatis, interstitiis convexis, dimidia parte postica
nigris; subtus thorace excepto pedibusque nigris, unguiculis
simplicibus. — Long. 11 mill., lat. 3 1/4 mill.
Abyssinie.
Tournure du /astidiosus. La couleur noire des élytres, limitée
en dehors à la moitié postérieure, se prolonge en avant vers la
suture et suit même celle-ci jusqu’à l’écusson.
C. æthiopicus. Brunneus, sat nitidus, pube fulva, longiuscula
vestitus; prothorace latitudine vix longiore, basi apiceque æqua-
liter angustato, parum convexo, confertissime et subtilissime punc-
tulato, punctis majoribus sparsis, sulcis basalibus longis; elytris
prothorace latioribus, parallelis, dorso depressis, striis fortiter
punctatis ; unguiculis simplicibus. — Long. 12 mill., lat. 3 mill.
Abyssinie, Keren.
Couleur et aspect général du holosericeus, mais moins large
en proportion.
C. Stali. Rufo-ferrugineus, opacus, breviter fulvo-pubescens;
fronte obscura, granulata; prothorace longitudine latiore, basi
apiceque angustato, tumido, creberrime punctato, angulis posticis
longe carinatis, suturis lateralibus integris, sulcis basalibus longis;
elytris striatis, interstitiis convexis, punctatis et granulatis; subtus
obscurior, pedibus rufo-testaceis, unguiculis simplicibus. —
Long. 7 mill., lat. 2 1/2 mill.
Damara.
Cette espèce, d’un /acies tout particulier, m’a été donnée par
M. Stal. Elle se place dans le voisinage du castanopterus.
C. fulvosignatus. Fusco-brunneus, nitidus, sat dense griseo-
pubescens; prothorace latitudini longitudine æquali, basi apiceque
angustato, convexo, confertim subinæqualiter punctulato, sulcis
CLXIV
basalibus longis; elytris punctato-striatis, interstitiis convexis,
macula basali oblonga, altera rotundata ultra medium, et sæpe
puncto apicali fulvis; antennis brunneis, pedibus dilute flavis,
unguiculis dentatis. — Long. 5 mill., lat. 1 1/3 mill.
Australie, Nouvelle-Galles du Sud.
C. bicolor. Niger, pubescens,; prothorace sanguineo, longitu-
dine vix latiore, parum convexo, subtilissime subæqualiter punc-
tulato; elytris profunde punctato-striatis, prothorace paulo latio-
ribus, interstitiis convexis : pedibus flavis, unguiculis dentatis. —
Long. 5 mill., lat. 1 1/3 mill.
Australie.
Cette espèce a les côtés du prothorax tranchants et devrait, à la
rigueur, rentrer dansle genre Æoristonolus,maisje crois qu’il vaut
mieux ne comprendre dans ce dernier genre que des Cardiopho-
rites exclusivement américains, et rapporter aux Cardiophorus
toutes les espèces d'Australie, qui paraissent assez nombreuses.
C. hamatus. Niger, nitidus, pube longiuscula erecta vestitus ;
prothorace longitudine paulo latiore, basi apiceque angustato, con-
vexo, punctato, angulorum apicibus flavescentibus; elytris punc-
tato-striatis, Havo-signatis, antennis pedibusque obscuris, ungui-
culis simplicibus. — Long. 4 mill., lat. 1 1/4 mill.
Australie.
Les lignes jaunes des élytres consistent en un trait en forme d’S,
placé longitudinalement dans la première moitié, et en une fascie
postérieure.
C. pallidipennis. Niger, subnitidus, pubescens; prothorace lati-
tudine paulo longiore, basi apiceque æqualiter angustato, punc-
tato, elytris prothorace paulo latioribus, punctato-striatis, pallide
flavis, margine basali suturaque nigris; antennis pedibusque
brunneis, unguiculis simplicibus. — Long. 4 mill., lat. 1 1/5 mill.
Australie.
C. consputus. Brunneus, nitidus, pubescens; prothorace longi-
tudine paulo latiore, basi apiceque æqualiter angustato, subtiliter
punctulato, sulcis basalibus sat longis; elytris striis profundis for-
titer punctatis, interstitiis convexis; subtus pedibusque concolo-
ribus, unguiculis dentatis. — Long. 41/2 mill., lat. 1 1/3 mill.
Australie; Victoria.
C.octavus. Brevis, fuscus, pubescens et sparsim longe his-
pidus, prothorace longitudine paulo latiore, basi apiceque æqua-
liter angustato, dupliciter punctato, sulcis basalibus brevibus:
elytris thorace haud duplo longioribus, convexis, striis fortiter
NT S
(
CLXV
punctatis, puncto basali rufo ornatis; antennis pedibusque testaceis,
unguiculis dentatis. — Long. 4 mill., lat. 1 1/4 mill.
Australie; Swan River.
C. flavipennis. Minimus, fusco-niger, nitidus, flavo-pubescens;
prothorace latitudini longitudine æquali, tumido, basi apiceque
æqualiter et fortiter angustato, sparsim punctato, sulcis basalibus
longis ; elytris ovalibus, convexis, punctato-striatis, flavis, apice
plaga obliqua fusca; antennis femoribusque nigris, tibiis tarsisque
flavis, unguiculis dentatis. — Long. 3 mill., lat. 1 mill.
Australie; Swan River.
C. minimus. Minimus, niger, nitidus, griseo-pubescens; pro-
thorace longitudine paulo latiore, basi apiceque angustato, con-
vexo, tumidulo, apice fortius punctato, sulcis basalibus longis,
angulis posticis flavis ; elytris brevibus, ovalibus, convexis, fortiter
punctato-striatis,lituris flavis ornatis; antennis femoribusque nigris,
tibiis et tarsis flavis, unguiculis dentatis. — Long. 2 2/3 mill., lat.
3/4 mill.
Australie.
Le dessin jaune des élytres consiste en une lunule aux épaules, un
point près de la suture avant le milieu et une fascie arquée dont la
convexite est dirigée en avant, au tiers postérieur.
C. nitidus. Niger, nitidus, cinereo-pubescens; prothorace lon-
gitudine latiore, basi apiceque æqualiter angustato, convexo,
inæqualiter sparsim punctulato, sanguineo, sulcis basalibus obso-
letis, angulis posticis longissime tenuiter carinatis; elytris brevibus,
depressis, striato-punctatis, interstitiis planis, punctulatis; tibiis
tarsisque rufo-brunneis, unguiculis dentatis. — Long. 7 mill., lat.
2 mill.
Var. a. Totus niger. à
Inde septentrionale.
Il a une forme trapue, courte, peu atténuée aux extrémités, qui,
avec ses téguments assez luisants, le distingue des espèces voisines.
Sa place est à côté du javanus. (Collection Dohrn.)
C. melanopterus. Niger, nitidus, cinereo-pubescens; protho-
race longitudine latiore, basi apiceque æqualiter angustato, con-
vexo, creberrime punctulato, obscure sanguineo, sulcis basalibus
obsoletis; elytris latiusculis, striis fortiter punetatis; subtus peli-
busque brunneis, unguiculis dentatis. — Long. 9 mill., lat. 5 mill.
Camboge.
De la forme du précédent, mais plus grand et distinct par plusieurs
caractères. Je n’en ai vu qu'un spécimen, faisant partie de ma col-
lection.
CLXVI
C. bengalensis. Omnino flavus, parum nitidus, dense cinereo-
pubescens ; prothorace longitudine vix latiore, basi apiceque æqua-
liter angustato, convexo, crebre punctato; elytris prothorace
paulo latioribus, fortiter punctato-striatis, interstitiis convexis,
punctatis, unguiculis dentatis. — Long. 9 mill., lat. 2 1/2 mill.
Calcutta.
Cette espèce se trouve dans ma collection, ainsi que dans celles
de MM. Dohrn et Mess.
C. ligneus. Brunneus, parum nitidus, pube tenui flava vestitus ;
prothorace latitudine paulo longiore, basi apiceque leviter et æqua-
liter angustato, convexo, dupliciter punctato, sulcis basalibus bre-
vibus; elytris profunde punctato-striatis, interstitiis convexis ;
subtus obscurior, pedibus concoloribus, unguiculis dentatis. —
Long. 11 mill., lat. 3 mill.
Madagascar.
Tournure d’un Cardiotarsus, mais à quatrième article des tarses
non cordiforme, bien qu’un peu plus large que chez la généralité
des Cardiophorus.
Horistonotus bitactus. Niger, minus nitidus, brunneo-pubes-
cens; antennis obscuris ; prothorace longitudine paulo latiore, basi
apiceque æqualiter angustato, subtiliter punctulato; elytris ova-
libus, sat profunde punctato-striatis, gutta humerali flava ornatis;
pedibus brunneis, tibiis tarsisque sæpe testaceis. — Long.33/4 mill.,
lat. 1 mill.
Chili.
Il a les crochets des tarses sans dent et, conséquemment, se range
dans la première section.
H. distigma. Brunneo-niger, nitidus, griseo-pubescens ; pro-
thorace latitudini longitudine æquali, parum convexo, dense
inæqualiter punctato, margine antica rufescente ; elytris punctato-
striatis, rufis, macula postica flava, nigro-areolata; abdomine rufo,
pedibus flavis, unguiculis dentatis.— Long. 9 mill., lat. 21/2 mill.
Cayenne.
Il appartient à la deuxième section et se place à côté des electus,
zonalus, etc.
Esthesopus morio. Depressus, niger, nitidus, griseo-pubes-
cens; prothorace longitudine paulo latiore, basi apiceque leviter
angustato, sparsim inæqualiter punctato; elytris longiusculis, pro-
thorace paulo latioribus, punctato-striatis, interstitiis convexis, sat
dense punctatis; pedibus obscuris. — Long. 7 mill., lat. 1 3/4 mill.
Ecuador.
CLX VII
MÉLANOTITES.
Diploconus dorsalis. Rufo-ferrugineus, parum nitidus, longe
fulvo-pubescens; antennis nigris; fronte obscura, grosse punctata,
medio impressa; prothorace latitudine longiore, a basi angustato,
late brunneo-vittato, canaliculato, fortiter ac dense punctato,
punctis laterum umbilicatis, angulis posticis bicarinatis ; elytris
profunde punetato-striatis, interstitiis rugose punctatis, apice inte-
gris; corpus subtus brunneum, pedibus rufis. — Long. 9 mill.,
lat. 2 mill.
Borneo; Sarawak.
D. pilosus. Brunneus, nitidus, longe et dense fulvo-pilosus;
fronte convexa, margine reflexa ; prothorace subquadrato, sparsim
basi vix punctato, angulis posticis divaricatis, unicarinatis ; elytris
striis subtilibus subtiliter punctatis, interstitiis flavis; subtus rufes-
cens, pedibus flavis. — Long. 8 mill., lat. 1 2/3 mill.
Célèbes.
D. ineptus. Brunneo-rufescens, subopacus, flavo-pubescens ;
fronte fortiter punctata, antice depressa; prothorace angusto, a
basi leviter angustato, lateribus rectis, subtilius canaliculato,
crebre punctato, punctis umbilicatis, angulis posticis apice divari-
catis, bicarinatis; elytris punctato-striatis, interstitiis convexis,
grosse punctatis; subtus rufescens, pedibus dilute rufis. — Long.
6 mill., lat. 1 1/2 mill.
Célèbes ; Makassar.
Melanotus Fortnumi. Niger, opacus, griseo-pilosus; antennis
articulis 2-3 parvis, æqualibus, quarto conjunetis vix longioribus:
prothorace latitudini longitudine æquali, apice arcuatim angus-
tato, convexo, crebre punctato, angulis posticis brevibus haud
divaricatis, breviter carinatis; elytris punctaio-striatis, striis pos-
tice fortius impressis, interstitiis convexis, rugose punctatis; tibiis
tarsisque brunneïis. — Long. 8 mill., lat. 2 1/4 mill.
Japon.
Facies du niger, mais beaucoup plus petit.
M. Rodriguezi. Niger, nitidus, longe et sparsim cinereo-pilosu-
lus ; antennis brunneis, articulo tertio quarto paulo breviore, a basi
arcuatim angustato, convexo, medio disperse, lateribus grossius et
densius punctato, angulis posticis vix carinatis; elytris longis,
punctato-striatis, striis basi profunde impressis; pedibus rufis. —
Long. 22 mill., lat. 5 1/2 mill.
Guatemala.
Cette espèce se distingue par sa grande taille.
CLX VIII
ATHOITES.
Athous Brucki. Ater, nitidus, nigro-pilosulus ; fronte impressa
margine antice arcuata ; antennis brunneis; articulo tertio quarto
fere æquali; prothorace longitudine vix latiore, apice arcuatim
angustato, convexo, fortiter punctato, linea media impressa,
angulis posticis carinatis; elytris paraïlelis, dorso depressis, pro-
funde crenato-sulcatis, interstitiis costiformibus ; pedibus brunneis.
— Long. 14 mill., lat. 4 mill.
Grèce ; Mont Taygète.
Cette remarquable espèce, bien caractérisée par les sillons et Les
intervalles costiformes des élytres, m'a été donnée par mon ami
M. E. Vom Bruck à qui je la dédie. La conformation de ses tarses, où
les articles vont graduellement en décroissant, la place dans la
sous-section Il de la deuxième section du genre.
A. campyloides. Fuscus, parum nitidus, fusco-pubescens;
fronte excavata; antennis linearibus, hispidis, articulis 2 et 3
minutis, æqualibus; prothorace subquadrato, parum convexo,
parce punctato, angulis posticis tenuibus; elytris prothorace latio-
ribus, parallelis, punctato-striatis, interstitiis rugose punctatis;
pedibus gracilibus, tarsis articulis 1-4 regulariter decrescentibus.
— Long. 8 mill., lat. 2 mill.
Chili.
En examinant soigneusement les différentes pièces du corps de
cet Élatéride, je n’ai rien trouvé qui me permit d’en faire un genre
distinct des A/hous, bien que les insectes de ce genre fussent
étrangers jusqu'ici à l'hémisphère austral. La faune chilienne se
distingue, au reste, par l’assemblage des types les plus disparates et
les plus écartès géographiquement, ce qu’on ne doit point perdre
de vue lorsqu'on a à classer un spécimen zoologique de cette région
curieuse.
PYROPHORITES.
Pyrophorus Sirius. Obscure brunneus, parum nitidus, pube
instabili flavescente ; fronte quadrata, impressa ; antennis articulis
2 et3 minutis æqualibus; prothorace latitudine longiore, à basi
sensim angustato, dorso obsolete biimpresso, confertim grosse
punctato, medio basi tuberculato, angulis posticis brevibus, haud
divaricatis, breviter carinatis, vesiculis marginalibus parvis; elytris
a basi attenuatis striis subtilibus crenato-punctatis, interstitiis
planis, punctatis; pedibus rufis. — Long. 28 mill., lat. 7 mill.
Costa-Rica.
Espèce bien caractérisée, dont la place est à côté des ignilus et
fulgidus.
+424"
CLXIX
P. sanguinicollis. Ater, opacus, breviter pilosulus; fronte
rugose punctata; antennis serratis, articulis 2 et 3 parvis, tertio
paulo longiore; prothorace latitudine vix longiore, subquadrato,
medio sulcato, creberrime et fortiter punctato, obscure sanguineo
seu nigro-sanguinescente, angulis posticis carinatis, vesiculis
obsoletis; elytris striis profundis punctatis, interstitiis crebre
fortiterque punctatis; pedibus rufñs. — Long. 11 mill., lat. 3 mill.
Para et Guyane.
Cette espèce a sa place à côté du Mmarginicollis Germ.
P. ruber. Rubro-ferrugineus, subnitidus, fulvo-pilosulus,
antennis nigris, serratis, articulis 2 et 3 minutis, æqualibus; pro-
thorace latitudine paulo longiore, crebre et fortiter punctato,
angulis posticis longis, divaricatis, subcarinatis, vesiculis nullis ;
elytris punctato-striatis, interstitiis convexis, punctatis; subtus
pedibusque nigris. — Long. 22 mill., lat. 6 mill.
Bahia.
Au premier abord, la couleur rouge et l’absence de vésicules
phosphoriques sur le prothorax éloignent l'idée que cette espèce est
un Pyrophorus. Étant admis, cependant, qu’il y a des Pyrophorus
sans vésicules apparentes, on est bien obligé de comprendre celui-ci
dans ce genre, dont il présente tous les autres caractères.
Observations.— C’est aussi aux Pyrophorus qu'il faut rapporter
le Monocrepidius ophthalmicus Germ., dans lequel j'avais vu
autrefois un Calais. Il est même voisin de l'espèce que je viens de
décrire. Toutefois certains individus de lophthalmicus présentent,
à la base des angles postérieurs du prothorax, un espace lisse et
d’une teinte plus claire qui tient lieu de véritables vésicules. Je
suis disposé à croire que cet insecte émet une faible lueur par ces
points, pendant la vie.
Il rentre, ainsi que le ruwber, dans la deuxième section du genre.
Le genre Zschius, de l’ancienne tribu des Mélanactites, doit égale-
ment se placer ici.
CORYMBITITES.
CHROSTUS (nov. gen.).
Frons plana, antice haud carinata ; antennæ serralæ, arti-
culis secundo et tertio minulis, æqualibus.
Prosternum breviter lobatum et mucronatum, suluris lalera-
hbus rectis, apice canaliculatis.
Coxæ posticæ intus subilo dilatatæ.
Pedes tarsis tibiis æqualibus, articulis 1-4 sensim brevio-
ribus, simplicibus, spinulosis, unguibus haud dentatis.
CLXX
Ce genre diffère peu des Corymbiles, si ce n’est par les sutures du
prosternum légèrement canaliculées au sommet. Le /acies surtout
l'en distingue.
C. quadrifoveolatus. Fusco-niger, opacus, griseo-pubescens ;
fronte dense et rugose punctata; prothorace latitudini longitudine
subæquali, convexo, medio parum profunde sulcato, rugose punc-
tato, quadrifoveolato, angulis posticis divaricatis, carinatis ;
elytris sulcatis, interstitiis costiformibus, apice attenuatis. — Long.
(©) 16 mill., lat. 5 mill., (0 )28 mill., lat. 7 mill.
Australie ; Paroo River.
La femelle est beaucoup plus grande que le mâle. Les proportions
des deux sexes et une vague ressemblance rappellent le Dictenio-
phorus ramifer, bien distinct du reste d'autre part.
Observation. — C'est à la suite de celui-ci qu’il faut placer les
genres Aphileus et Melanacles, que leurs affinités naturelles appel-
lent dans la tribu des Corymbitites.
CRÉPIDOMÉNITES.
Crepidomenus æneus. Æneus, nitidus, albo-pilosulus; fronte
rugosa, antice acuminata; antennis nigris; prothorace latitudine
longiore, sulcato, parcius inæqualiter punctato, angulis posticis
validis, acute carinatis; elytris punctato-sulcatis; pedibus rufis.
Long. 12-14 mill., lat. 3 mill.
Australie.
Jl reproduit tout à fait la forme du julgidus, mais il est constam-
ment plus petit, sa couleur est bronzée et non violacée comme chez
ce dernier, et son prothorax, proportionnellement un peu plus
long, est moins densément ponctué.
C. Georgei. Obscure rufus, parum nitidus, albo-pilosulus;
fronte impressa, grosse punctata; antennis nigris; prothorace lati-
tudine multo longiore, fortiter sulcato, punctato, vitta lata media
lateribusque nigris; elytris sulcatis, interstitiis anguste costifor-
mibus, sulcis punctalis; femoribus nigricantibus. Long. 12 mill.,
lat. 3 mill.
Australie ; King Georges Sound.
C. Pulsi. Niger, nitidus, albo-pilosulus; fronte marginata; pro-
thorace latitudine longiore, medio paulo ampliato, sulcato, fortiter
punctato, basi coarctato, plus minusve rufescente; elytris punc-
tato-striatis, interstitiis planis, grosse punctatis. Long. 11 mill.,
lat. 2 1/3 mill.
Australie ; N. S. Wales.
Son front rebordé est une exception dans le genre.
CLXXI
C. sulcatus. Brunneus, subopacus, dense cinereo-pilosulus;
antennis brevibus, nigris; prothorace latitudine longiore, subpa-
rallelo, medio profunde sulcato, lateribus anguste explanatis,
rugose et inæqualiter punctato et exsculpto, angulis posticis haud
carinatis; elytris prothorace latioribus, convexis, punctato-suleatis,
interstitiis costiformibus; tarsis valde dilatatis. Long. 18 mill.,
lat. 5 mill.
Australie.
Remarquable par sa largeur relative et ses tarses très-élargis,
exagérant, en ceci, le caractère principal du genre.
C. cordifer. Niger, opacus, flavo-pilosulus; prothorace lati-
tudine longiore, basi apiceque leviter angustato, punctato, parum
convexo, medio sulcato, angulis posticis acute carinatis; elytris
brunneis, profunde punctato-striats, interstitiis convexis, rugosis.
Long. 9 mill., lat. 2 mill.
Australie; Victoria.
Par son front rebordé en avant, cette espèce s’écarte du type
du genre; elle doit toutefois y rentrer, grâce à l’ensemble de ses
caractères, notamment la dilatation des tarses dont les premiers
articles sont triangulaires et le quatrième bilobé-cordiforme.
Elle se place à côté du C. Victoricæ.
C. subopacus. Fusco-brunneus, opacus, griseo-pilosulus;
antennis nigris; fronte rugose punctata; prothorace tumido, latitu-
dini longitudine æquali, medio nigricante, sulcato, crebre fortiter
et inæqualiter punctato; elytris prothorace paulo angustioribus,
striis subtilibus punctatis, interstitiis granulatis et rugose punc-
tatis; prosterno abdomineque rufescentibus. Long. 11 mill,
lat. 3 mill.
Autralie.
C.rotundicollis.Niger,subnitidus, brunneo-pilosulus; antennis
brunneis; fronte rugose punctata; prothorace latitudini longi-
tudine æquali, lateribus areuato, medio sulcato, convexo, crebre
sat fortiter punctato, angulis posticis tenuibus, carinatis, divaricatis;
elytris convexis, punctato-striatis, interstitiis punctatis; pedibus
rufis. Long. 9 mill., lat. 2 1/3 mill.
Australie.
C. minimus. Æneo-niger, nitidus, griseo-pubescens; protho-
race latitudine paulo longiore, minus dense punctato, vix canalicu-
lato, angulis posticis divaricatis, rufis; elytris punctato-striatis,
basi rufis. Long. 4-5 mill., lat. 1 1/4-1 1/5 mill.
Australie; Adélaïde.
Ophidius serricornis. Aurantiacus, rufo dense pubescens,
CLXXIT
sericeus; antennis nigris acute dentatis; prothorace latitudine
haud longiore, a basi sensim attenuato, convexo, confertim inæ-
qualiter punctato, angulis posticis fortiter carinatis; plaga lata
media nigra; elytris depressis, attenuatis, striatis, interstitiis con-
fertim punctulatis ; subtus pedibusque nigris.
Australie; Nouvelle-Galles du Sud.
Cette belle espèce se distingue par son prothorax plus rétréci en
avant et ses antennes beaucoup plus fortement dentées en scie que
chez les autres.
Observation. — Il faut ranger dans le même groupe les
Melantho, Tibionema et Anaissus, primitivement classés dans
une tribu que j'ai supprimée comme étant composée d'éléments
disparates, celle des Mélanactites.
M. Putzeys adresse le travail suivant :
DESCRIPTION DE QUELQUES CLIVINIDES DE L'INDE (1).
1. Dyschirius fusus. Long. 3 1/2, el. 2, lat. 3/4 mill.
Æneo-piceus, palpis, antennis pedibusque dilute brunneis. Caput
læve; clypeus marginatus, undulatus, angulis acutis. Elevatio
antica transversa, sulco profundo a vertice separata. Prothorax
oblongus, antice posticeque vix angustatus, lateribus subparallelis,
margine antico truncato, angulis rotundatis, sulco medio tenui,
antice tantum profundo ibique tamen marginem haud attingente;
impressione transversa antica profunda, punctulis efformata,
utrinque abbreviata.
Elytra prothorace parum latiora, elongata, e basi ad apicem
usque leviter angustata, humeris rotundatis; striæ integræ, grosse
punctatæ, suturali puncto præscutellari adnexa, marginali ultra
humerum haud porrecta; interstitio 3° tripunctato. Tibiæ ante-
riores extus bidentatæ; digitatio externa leviter curvata, internæ
longitudine æquali.
Très-voisin du D. cylindricus, mais plus rougeâtre, beaucoup
plus petit; le corselet est moins rétréci en avant; la strie marginale
des élytres ne dépasse pas l'épaule et le point préscutellaire n’est
pas isolé.
Calcutta. 1 ind. (Coll. Dohrn.)
2. D. verticalis. Long. 3 1/4, el. 2, lat. 3/4 mill.
Nigro-æneus, nitidus, palpis, antennarum basi tibiisque brunneo-
testaceis. Clypeus anguste marginatus, in medio truncatus, alis por-
rectis rotundatis. Elevatio antica postice arcuatim carinata ; vertex
(1) Voy. Ann. Soc. Ent. Belg., 4877. Bull., p. xL et suiv.
CLXXIIT
inæqualis sulculis rugisque intermixtis. Prothorax subglobosus,
antice angustatus, lateribus marginatus, sulco medio profundo.
Elytra oblonga, postice angustata, basi deflexa, infra humeros
sinuata, striis validis, punctatis, integris, 1* atque 2* puncto præ-
scutellari adnexis; interstitio 3° tripunctato, sutura elevata. Tibiæ
anticæ bidentatæ, dente superiore parvo, obtuso, digitatione termi-
nali externa longiore, spina interiore.
Plus grand et plus allongé que le D. æneus. Impressions de la
tête différentes; corselet plus long et plus rétréci en avant, élytres
plus longues, plus rétrécies en arrière ; stries ne diminuant pas de
profondeur à l'extrémité, leur surface moins convexe, etc.
Cette nouvelle espèce peut être placée près du 2. intermedius.
Calcutta. 2 ind. (Coll. Dohrn.)
8. D. nitens. Long. 2, el. 1 1/4, lat. 3/4 mill.
Nigro-æneus, nitidissimus, elytrorum apice, palpis, antennarum
basi pedibusque testaceis. Mandibulæ longiores, falcatæ, apice acu-
tissimæ. Clypeus arcuatus, elevatione postica subcordata, postice
truncata; vertex lævis. Prothorax transversim globosus, sulco
longitudinali basi apiceque profundiore. Elytra breviter subovata,
basi rotundata, apice angustiora, convexa, profunde striata, striis
integris, grosse punctatis, interstitio æ tri-punctulato. Tibiæ
anticæ extus dentatæ denticuloque superiore instructæ, digita-
tione terminali longiore, spina interiore.
À placer après le D. 2ndicus.
Calcutta. 3 ind. (Coll. Dohrn.)
4. D. binodosus. Long. 2, el. 1 1/4, lat. 3/4 mill.
Piceo-æneus, palpis pedibusque testaceis. (Antennæ desunt.)
Clypeus marginatus, truncatus, angulis divergentibus; elevatio
antica postice cordatim nodulosa; vertex nodulo simili instructus.
Prothorax breviter globosus, sulco longitudinali distincto. Elytra
subcylindrica, basi rotundata ibique lævia, humeris retrorsum den-
talis, striis profundis, grosse punctatis, ante apicem lævigata, striis
2 primis perspicuis,; stria marginali ultra humerum prolongata,
suturali puncto præscutellari connexa. Tibiæ anticæ extus den-
tatæ, denticuloque superiore armatæ.
Calcutta. 1 ind. (Coll. Dohrn.)
5. D. rugifer. Long. 2, el. 1, lat. 3/4 mill.
Nigro-æneus, palpis, antennarum basi pedibusque testaceis.
Clypeus anguste marginatus, truncatus, angulis prominulis. Ele-
vatio antica cordata, anguste prolongata, rugulosa. Vertex in
medio impressus, rugis grossis intermixtis. Prothorax globosus,
sulco medio ægre perspicuo. Elytra prothorace sesqui latiora,
ovata, basi lævia, punctato-striata, striis apice levioribus, inter-
CLXXIV
stitio æ tripunctato; stria l°e puncto præscutellari oriente. Tibiæ
anticæ extus bidenticulatæ.
Calcutta. 1 ind. (Coll. Dohrn.)
6. D. interpunctatus. Puiz. Révision générale, p. 97, n° 95.
— Phreorycles debilis Schm.-Goeb. Faun. Birm. pl. I, fig. 6.
M. Becker demande la parole et lit la note suivante :
EXCURSION ANNUELLE AU BARRAGE DE LA GILEPPE.
ARANÉIDES RECUEILLIES PAR M. PIERRET, LES 16 ET 17 JUIN 1878.
DÉTERMINÉES PAR M. LÉON BECKER.
ATTIDÆ. Hasarius falcatus CI.
— Ballus depressus WIK.
Lycosinæ. Ocyale mirabilis CI.
— Pardosa amentata CI.
= — hortensis Th.
SPARASSIDÆ. Micrommata virescens C1.
Taomisibæ. Xysticus lanio C. K.
— Misumena vatia C1.
— Philodromus aureolus CI.
Eperrinx. Eperra quadrata CI.
— — cucurbilana CI.
— — acalypha WIk.
— Meta segmentata CI.
— Tetragnatha extensa L.
THERipip&. Linyphia montana CI.
— — pusilla Wider.
— — hortensis Sund.
— Theridium lineatuim C1.
— — saxatile C. K,
Dicryninx. Dictyna arundinacea L.
Drassipæ. Clubiona pallidula CI.
Plusieurs de ces espèces sont intéressantes au point de vue de
l’habitat. Je citerai l’Zpeira quadrata, toujours rare aux environs
de Bruxelles, qui n’avait été observée par moi, jusqu’à présent, que
dans les dunes d’Ostende et sur les hauts plateaux des Ardennes ;
le Theridiwm saxatile, que je n'ai eu occasion de capturer qu’une
fois encore dans un jardin de nos environs. Enfin, la jolie Zinyphia
pusilla, espèce nouvelle pour la faune belge.
J'ai l'honneur, continue M. Becker, de présenter à la Société
Entomologique la liste de nombreuses espèces d’aranéides
recueillies depuis le mois de juin 1877 par notre collègue
2
CLXXV
M. H. Donckier dans des excursions effectuées dans différentes
- parties de notre pays.
Au point de vue arachnologique, leur résultat est des plus satis-
faisants; elles étendent chez nous habitat de quelques espèces rares
et, de plus, elles ont enrichi notre faune de six espèces nouvelles.
DAVE (vallée de la Meuse). Juin 1877.
Lycosipx. Pardosa prativaga L. K.
THomisipz. Xysticus lanio C. K.
— — crislatus CL.
— Synema globosa F.
— Misumena vatlia CI.
EPEIRID#. Epeira cucurbilana CI.
re — acalypha WIk.
ee — cornula CI.
— — Redii Scopol.
— Tetragnalha extensa L.
Drassinæ. Clubiona lerrestris Westr,
La Pardosa prativaga L. K. est une espèce rare en Belgique et,
de plus, la Synema globosa F. et la Clubiona tlerrestris Westr. sont
nouvelles pour notre faune.
GROBBENDONCK (province d'Anvers). Septembre 1877.
THomisipz. Xysticus lanio C. K.
—— — acerbus Th.
_ Misumena vatia CI.
EPErriDz. Mela segmentata C1.
— Tetragnatha extensa L.
Le Xysticus acerbus Th. est nouveau pour notre faune.
VEZIN (province de Namur). Avril 1878.
Lycosibx. Pirata piraticus CI.
Espèce nouvelle pour la faune belge.
EMBOURG (province de Liège). Mai 1878.
ATrTibæ. Heliophanus œæneus H.
LycosipÆ. Pardosa amentata C1.
THomisipæ. Xysticus lanio C. K.
— — cristatus CI.
— — bifasciatus C. K.
— — _ acerbus Th.
CLXX VI
— Misumena vatia CI.
EpPEiriDÆ. Epeira cucurbitana CI.
— — acalypha WIk.
— — cornula CI.
— — Redii Scopol.
THerinipÆ. T'heridium bimaculatum L.
— Pachygnatha de Geeri Scopol.
DrassiDÆ. Drassus lapidosus Lir.
— Clubiona lutescens Wst.
Le Xysticus bifasciatus C.K. est fort rare ; M. Donckier a trouvé
dans cette localité un second exemplaire du Xysticus acerbus Th.
HERENTHALS (province d'Anvers). Mai 1878.
Lycosinæ. Pirata piraticus CI.
THomisinæ. Xysticus lanio C. K.
— — UulmiH.
— Philodromus aureolus CL.
ErEirIbx. Epeira cucurbilana CI.
— — Redii Scopol.
— — acalypha WIKk.
— Meta Merianæ Scopol.
— Tetragnatha exlensa L.
AGELENIDÆ. Argyronela aquatica CI.
Drassipæ. Clubiona pallidula CI.
Le Xysticus ulmi H. est nouveau pour la faune de Belgique.
La Meta Merianæ est une espèce intéressante que je n'avais
encore observée qu'à Laeken (environs de Bruxelles).
La Pirata piraticus trouvée pour la seconde fois.
MONT-SAINT-GUIBERT (près d’Ottignies). Mai 1878.
ATTIDÆ. Marpissa muscosa CI.
— Pellenes tripunctalus WIk.
Lycosip#. Pardosa monticola CI.
= Ocyale mirabilis CI.
THomisinÆ, Xyslicus lanio C. K.
— — cristalus CI.
—— — KochiTh.
= Philodromus aureolus C1.
EPERIpx. Epeira cucurbitana CI.
— — acalypha WIKk.
— — cornula CI.
Dicrynipx. Dictyna uncinata Th.
CLXXVIIL
Drassipx. Clubiona pallidula CI.
— —— cœrulescens L. K.
Le Xyslicus KochiTh., ainsi que la Clubiona cœrulescens L. K.,
sont des espèces nouvelles pour la faune belge.
MARBEHAN (province de Luxembourg). Juin 1878.
ATTIDÆ. Heliophanus cupreus WIk.
Lycosibx. Zycosa pulverulenta CI.
SPARASSIDÆ. Micrommala virescens C1.
THomMisDÆ. Xysticus lanio C. K.
— — bifasciatus C. K.
— — crislalus CI.
— — dentiger E.S.
— Misumena valia CI.
— Philodromus aureolus CI.
EPEIRIDÆ. Epeira cucurbitana CI.
— — cornula CI.
— Meta segmentata CI.
— Tetragnatha extlensa L.
THERIDIDÆ. Slealoda thoracica Hahn.
— Theridium lineatum C1.
Dysperinx. Chiracanthina carnifex Fabr.
— Clubiona pallidula CI.
Le Xysticus dentiger, que j'ai découvert en Belgique, est une
espèce très-rare jusqu'aujourd’'hui; elle a été décrite récemment
par M. E. Simon; son habitat est encore assez restreint; cette prise
est donc très-intéressante.
M. Becker donne ensuite lecture du travail suivant :
LA LUTTE POUR LA VIE CHEZ L’ARAIGNÉE.
Nous ne parlerons dans cette étude, à part quelques légères con-
sidérations générales, que de la lutte matérielle de chaque jour, et
des moyens employés par l’araignée pour la soutenir.
La grande lutte inconsciente pour le progrès de la race et sa
conservation, ainsi que l’histoire de ses transformations et de son
origine, feront l’objet d’un travail spécial et plus étendu.
L’araignée se nourrit d'insectes vivants; c’est peut-être cet
instinct destructeur que nous avons sous les yeux sans cesse, qui,
par conséquent, nous frappe davantage que chez les autres arti-
culés, qui nous la rend si antipathique.
Nous ne songeons pas au nombre effroyable de leurs ennemis,
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXI. pi
CLX X VIII
combien les mères, leurs œufs, leurs petits sont sujets à destruc-
tion rapide.
Si parfois la nourriture quotidienne est abondante, il n’en est pas
ainsi tous les jours; beaucoup de jeunes araignées périssent de
besoin ; aussi les pontes sont-elles fréquentes et nombreuses.
La pauvre mère qui entasse des centaines d’œufs dans son cocon,
ne se doute pas qu'à peine la vingtième partie de ces œufs
atteindra l’âge de la reproduction; la lutte commence à la disper-
sion des petits.
Il doit en être ainsi, cette lutte entre les espèces est nécessaire,
fatale! S'il en était autrement, si l’araignée, ou tout autre animal
fécond, se reproduisait librement, sans cause extérieure de des-
truction, le monde deviendrait bientôt trop petit pour les contenir,
et cela dans un temps très-limité.
Prenons pour exemple entre mille, un Theridion, le plus
commun dans nos bois, le T'heridiwm formosum,qui pond dès les
premiers beaux jours d'été, et ne cesse plus jusqu’en automne. Un
seul couple, en supposant que la femelle ne construisit que deux
cocons par saison, contenant chacun une cinquantaine d'œufs, —et
remarquons bien que cette espèce vit plusieurs années — un seul
couple, dis-je, produirait au bout de cinq ans, dans un seul petit
coin de forêt, plus de cent millions d'individus.
Aussi, indépendamment des êtres nombreux qui s’en nourrissent,
y a-t-1l lutte directe contre la nature.
Les changements de saison, les froids tardifs, les chaleurs exces-
sives, les pluies, les orages en détruisent des myriades, et cela,
malgré l'instinct qui dirige leurs travaux et les met autant que
possible en garde contre les mauvaises conditions physiques de la
vie.
C’est la grande loi naturelle; d’un côté, tendance à l’accroisse-
ment exagéré, tendance qui présente elle-même forcément une des
plus grandes causes de destruction. De l’autre côté, une horde ter-
rible d’ennemis affamés, tous mieux armés que l’araignée, et, de
plus encore, les influences naturelles contraires.
Aussi voyons-nous se produire d’admirables instincts; les outils
donnés, ou plutôt conquis sur la nature dans la suite des temps,
se prêtent à mille combinaisons acquises dans un but d'utilité pour
l'espèce; nous voyons les formes mêmes adaptées au milieu dans
lequel elles doivent vivre et combattre.
Si quelques-unes des causes de destruction se ralentissent, nous
voyons tout à coup une ou plusieurs espèces mêmes se présenter en
quantité innombrable.
Ce fait est fréquent en entomologie, parmi les Lepidoptères sur-
tout; beaucoup de chasseurs se souviendront de l’apparition en 1859
CLXXIX
et 1860, si je ne me trompe, d’une jolie phalène, la Zerene
ulmaria H., rare jusqu'alors, aux environs de Bruxelles; elle était
tellement commune, qu'on en capturait pour ainsi dire sur chaque
buisson.
Cette fréquence inusitée, que j'ai observée souvent chez nos ara-
néides, pourrait être prise pour un signe de victoire, si elle n’était
toujours suivie d’une prompte destruction. Mais, comme elle est
contraire aux lois naturelles que la nature n’applique que lente-
ment, nous voyons au plus vite s’'accumuler les résistances, au point
de chasser complétement des espèces de certaines contrées, comme
on à pu le constater encore dans nos environs pour la Vanessa
prorsa L., que je me souviens avoir vue communêment dans ma
Jeunesse.
Ces faits si fréquents chez les insectes, les araignées, ete., doi-
vent concorder avec la rareté de certains ennemis naturels, qui
reviennent ensuite plus nombreux pour rétablir l’équilibre.
En raison de la pauvreté de ses moyens de défense, il est néces-
saire pour l’araignée d’être féconde; sans cela, vaincue dans la
grande lutte, elle disparaïtrait promptement.
Il faut remarquer encore, et ce détail ne manque pas d’impor-
tance, que les espèces qui soignent,élèvent etdéfendent leurs petits,
en produisent un nombre moins grand que celles qui les aban-
donnent au hasard et qui meurent souvent elles-mêmes après la
ponte.
Et cela doit être ainsi, car la race ne doit pas s’éteindre.
Voyons maintenant comment se comporte l’araignée dans la
lutte personnelle, journalière, le travail enfin; et jetons un rapide
coup d'œil sur les moyens qu'elle emploie pour utiliser les armes
qu’elle a su conquérir.
En observant le résultat vital, c’est-à-dire le plus ou moins grand
nombre de genres qui composent les grands ordres, nous trouvons
ceux qui, par des transformations nombreuses, successives, ont
acquis les moyens les plus perfectionnés.
Pour cette étude, il n’est pas nécessaire de franchir le petit cercle
des aranëides de Belgique.
Elles sont divisées en quatre ordres, dont les deux premiers, les
Oculatæ et les Veræ, sont les plus riches en genres et en espèces
et, par conséquent, les plus perfectionnés; le second ordre, surtout,
en compte à lui seul plus du double que les deux réunis, les
Gnaphosæ et les Theraphosæ.
Cet ordre si nombreux comprend les araignées fileuses par excel-
lence ; les Æpetres, le groupe si nombreux, si variable, si difficile à
étudier des Theridideæ, les Thomaisidæ, les Sparassideæ, les À ge-
lenideæ, les Diclynidæ et les Drassidæ.
CLXXX
Les Therididæ varient leur travail à l'infini, leurs toiles irrégu-
lières, petites ou grandes, paraissent composées de fils minces for-
mant un lacis inextricable.
Pourtant, en les étudiant un peu, on s'aperçoit vite que rien dans
leur travail n’est laissé au hasard ; ces étages de trames superposées
ont leur cause. Le caractère craintif, timide des Theridions leur
imposait en quelque sorte ce genre de travail. IL faut remarquer,
en outre, qu’elles ne construisent aucune retraite.
Lorsqu’elles sont immobiles au centre de leur piège, entourées de
toutes parts de ces fils croisés, un oiseau ne pourrait pas les enlever
au vol, comme il le ferait d’une Æpeiridæ, sans briser les lacets
presque invisibles qui les environnent; à la plus légère secousse,
elle aurait le temps de se laisser tomber et de fuir dans l'herbe ou
sous les buissons. — Nous voyons, dans certaines espèces de nos
bois, la toile proprement dite affecter la forme d’un petit dôme
transparent, soutenu par de nombreux cordages verticaux et per-
pendiculaires; l’araignée se tient toujours sous ce dôme, sur le dos;
ces T'herididcæ appartenant au groupe des Linyphies, sont généra-
lement vives et se précipitent d’un bond sur leurs proies, qu’elles
dévorent sur place. Au moment de la ponte, les mœurs de beaucoup
d’entre elles changent complètement; elles deviennent plus calmes,
se cachent plus volontiers; d’autres fois, les toiles acquièrent des
dimensions exagérées; c’est qu’il s’agit alors du suprême intérêt de
la conservation. Quelques espèces se réfugient dansles crevasses des
écorces, ou simplement étendues contre les petites branches, avec
leurs cocons suspendus auprès d’elles dans la toile. Presque tou-
jours ces cocons sont dissimulés par des détritus végétaux, des
graines, des brindilles, qu’elles amoncellent devant.
Au moindre danger, elles changent leurs cocons de place.
D'autres espèces se logent sous les pierres, dans des crevasses de
rochers, et vont même s'établir jusqu'au fond des cavernes, des
grottes ou des houillères, où l’on en a rencontré, dans des
galeries bien aërées, à quatre cents mètres de profondeur; j'en ai
observé dans les salles les plus profondes de la grotte de Han.
Quelques-unes s’établissent dans une feuille roulée, simplement
protégée par quelques fils; elles changent de domicile presque
chaque jour.
Ainsi ces brins de soie si minces et presque invisibles sont leur
unique arme d'attaque, leur seul moyen de se procurer la nourri-
ture journalière; moyen puissant, car j'ai constaté chez une espèce
peu répandue dans nos environs, et qui affectionne les endroits
arides et sablonneux, un goût particulier pour la cicindèle qui
habite les mêmes localités.
Peut-être celle-ci, trop confiante dans la force de ses puissantes
ut Fi
! del
CLXXXI
mandibules, ne se méfie-t-elle pas ou aperçoit-elle difficilement
ces piéges soyeux tendus contre terre, jetés comme au hasard et
qui aboutissent à la caverne du Théridion, qui reste immobile des
heures entières, la patte étendue sur un de ses fils, que le moindre
attouchement fait vibrer.Une foislacicindèle ou toutautre coléoptère
arrêté dans ses lacets gluants, l’araignée avance lentement, allon-
geant ses longues pattes minces, et tourne alentour en collant de
nombreux fils contre toutes les parties du corps de la malheureuse
victime, dont elle finit par paralyser ainsi tous les mouvements.
J'ai compté jusqu'à cinq cadavres de cicindèles dans une seule
toile; au fond de sa retraite sont suspendus les cocons, au nombre
de deux ou trois.
Enfin la mère et les petits sont habilement cachés, ils peuvent
braver presque tous les dangers, à moins qu’un mulot ou quelques
oiseaux ne les découvrent; dans ce cas, ils sont perdus, car les
armes de la mère sont impuissantes contre de tels ennemis.
En général, le venin que les araignées distillent par la pointe de
leurs fortes mandibules (chélicères) ne sert qu’à engourdir et, par
conséquent, à paralyser promptement les moyens de défense des
insectes qu’elles prennent à leur tenderie.
C'est encore parmi les Araneæ veræ que nous rencontrons les
Agelenideæe.
Nous examinerons l’Agelene labyrinthica, type du genre, qui
attire l’attention par sa grande taille, ce qui lui vaut d’innom-
brables ennemis; les oiseaux surtout en paraissent très-friands.
Elles sont jalouses de leur territoire de chasse; aussi ne souffrent-
elles pas de trop proches voisines; on les voit souvent se livrer
entre elles à de cruels combats. Elles varient leurs moyens
d'attaque et de défense suivant leur âge, et surtout suivant le
milieu dans lequel les placent quelquefois les hasards de la vie.
L’A gelene labyrinthica est une des meilleures fileuses; aussi ses
filières ont-elles acquis un grand développement; on dirait à pre-
mière vue des petites pattes supplémentaires.
Dans leur jeunesse, on les trouve dans les prairies surtout; elles
construisent à terre, entre les herbes, un entonnoir de soie mince,
soutenu de toutes parts par des fils invisibles, la pointe se prolonge
légèrement en terre; c’est là que se tient l’araignée.
Cet entonnoir atteint quelquefois d’assez grandes proportions et
suffit amplement à nourrir la propriétaire.
Plus tard, à l’époque des amours, elle cache mieux sa demeure,
on la trouve sous les toits de chaume, dans les hangars, derrière
les volets des fermes, etc., ete.; la toile, plus grande, varie beaucoup
selon l’endroit qu’elle a choisi.
Pour pondre, elle recherche les petits buissons au bord des
CLXXXIT
chemins, les haies, les pentes des fossés, etc., ete. C'est à cette
époque qu'elles déploient toute leur puissance de fileuses; dans le
milieu du buisson, elles se construisent un tube de soie serrée,
vaste et très-long, allant en diminuant et presque fermé par
dessous ; elles y laissent pourtant une ouverture, pour fuir si le
danger devenait trop pressant. Par-dessus, cet entonnoir s’évase
et se termine en vaste nappe blanche argentée qui scintlle Je
matin, lorsqu'elle est couverte de gouttes de rosée; elle construit
ce splendide tissu en tendant d’abord de longs fils qu’elle fixe de
distance en distance, modelant ainsi son travail sur la forme de la
haie ou du buisson; elle croise et lisse sans cesse ces fils en tous Les
sens. J’ai vu souvent de ces toiles qui avaient près d’un mètre
d’étendue.
C’est dans le tube que l’araignée construit son cocon qui contient
de soixante à quatre-vingts œufs qu’elle rapproche «en boule, puis
qu’elle entoure de bourre soyeuse; elle le dissimule en l’entourant
de débris de toute nature, brindilles, élytres de coléoptères, petites
coquilles terrestres, etc.
Nous voyons encore là éclater tout le génie du travail pour la
conservation de l’espèce.
Elle a un ennemi terrible qui doit braver mille dangers lui-même
pour parvenir jusqu’au cocon; c’est l’ichneumon, qui dépose sou-
vent ses œufs à côté des siens, à l’aide de sa longue tarière; dans
ce cas, la couvée est perdue. Aussi la mère fait-elle plusieurs pontes
par an.
Ce grand travail de la toile est exécuté avec une étonnante
rapidité; au bout de quelques heures, tout le canevas est exécuté,
elle le raccommode et le perfectionne, l’agrandit même chaque
jour.
Les Thomisidæ,qui marchent de côté à la façon des crabes, sont
plus chasseuses que les espèces précédentes, bien qu’elles tendent
souvent de longs fils d’un arbre à l’autre à la facon des Æperrideæ;
ce fil lancé par elles est porté à son point d’attache par les ondes de
l'air et ne leur sert généralement que de pont suspendu pour se
transporter plus rapidement d’un endroit à l’autre.
Le plus souvent, elles chassent à terre, sur les buissons, dans
les prairies, elles attrapent à la course les petits coléoptères et
surprennent d’un bond les mouches imprudentes; leur venin parait
plus puissant que celui des Æpeiridæ. Comme la chasse n’est pas
toujours productive, les Thomisidæ peuvent supporter de longs
jours de jeûne; elles se cachent très-habilement dans les mousses
ou entre les bifurcations des petites branches.
Une fois la ponte commencée, nous remarquons encore une fois
de grands changements de mœurs; les précautions redoublent ;
CLXXXIII
elles se cachent mieux; tantôt elles se dissimulent entre les nou-
velles feuilles des chênes, tantôt sous des pierres, jusque dans les
fentes de murailles; elles luttent avec un courage de lion pour
défendre leurs petits, leurs moyens d'attaque sont plus puissants
que chez les Theridideæ; leurs chälicères sont plus solides, et leurs
longues pattes plus vigoureuses; pour celles qui vivent sur les
fleurs, le travail de chasse paraît moins pénible, leurs couleurs
variées les cachent assez bien; elles n’ont qu’à étendre leurs pattes
pour s'emparer de leur proie; leur démarche, lente le plus souvent,
témoigne de leur caractère rusé; au moindre danger, elles dispa-
raissent, rapides comme l'éclair.
Dans les Araneæ oculatæ, nous trouvons les A/fidæ et Îles
Lycosidæ; ces dernières n’ont pour arme que leur extrême agilité
et leurs chélicères assez robustes; la faculté de filer est des plus
bornées chez les Lycoses, elles ne l'utilisent que pour la construc-
tion des cocons. Ce sont les véritables parias de l’ordre.
Pour subvenir à leur aventureuse existence, elles doivent courir
sans relâche; aussi les rencontre-t-on partout, sur les sommets des
montagnes de la Suisse, dans les neiges éternelles, comme au fond
des vallées les plus profondes; dans les endroits arides, comme sur
le bord des eaux; elles poursuivent fièvreusement les insectes les
plus agiles ; un long jeûne les tuerait. Aussi sont-elles admirable-
ment organisées pour la course, tandis que leurs sœurs, les A {ide,
sont plutôt taillées pour le saut.
Les Attes sont plus fileuses que les Lycoses, comme le prouvent
leurs cocons qu’elles déposent souvent sous de jolis abris formés
d’une nappe de soie blanche qu’elles tendent comme un velum
et sous lequel elles se tiennent pour veiller sur l'avenir de l'espèce.
Sans être aussi pénible que chez les Lycoses, la lutte n'est
pas sans fatigue ni surtout sans dangers.
On voit dans les beaux jours, et en plein soleil, les Attes rôder
lentement sur les rochers, les murailles, quelquefois sur les troncs
d'arbres; leur immense céphalothorax est littéralement entouré
d’yeux, ce qui fait qu'en l’élevant un peu, elles voient de loin,
en avant comme en arrière.
D'un bond elles saisissent leur proie, mouche ou larve, et la
dévorent à l’écart, cachées dans une feuille morte ou dans un
creux de muraille; elles supportent très-bien un long jeûne,
quelquefois de plusieurs mois, et sont par conséquent moins
enfiévrées que les Lycoses; elles ont pour ennemis un grand
nombre de Carabes, ainsi que les oiseaux, sans compter les
araignées fileuses dans les toiles desquelles elles se prennent
souvent.
Leurs pontes sont peu nombreuses, et comme elles ne sont pas
CLXXXIV
fort rares, on doit supposer que les moyens dont elles disposent,
la puissance de leur vue, et leur faculté de faire des sauts prodi-
gieux, suffisent à leurs moyens de défense personnelle.
Remarquez encore que souvent elles s’enferment hermétique-
ment avec leur cocon jusqu’au moment de l’éclosion, sans prendre
aucune nourriture; cachées ainsi, elles échappent complétement
aux attaques et parviennent à perpétuer la race.
Les araignées qui composent le troisième sous-ordre, les
Gnaphosæ, me paraissent inférieures comme organisation et comme
intelligence; les travaux se ressemblent davantage, mais la lutte
n'en est pas moins active.
Elles vivent dans des troncs d'arbres ou dans les crevasses des
vieux murs. Elles se tissent un tube assez grossier d’un tissu
serré; l’orifice en est rond; une petite toile circulaire l’entoure,
en forme de rosace; cette toile est salie, les fils en sont grisàtres,
afin qu’elle échappe aux regards de ses ennemis; l’araignée
parvient à saisir ainsi des moucherons qu’elle emporte dans son
trou pour les sucer à l'aise.
Certaines espèces, vivant dans les fentes de rochers, ont leur
corps tellement mince et allongé, qu’elles savent se blottir dans
les interstices les plus imperceptibles.
Elles sont craintives et quittent diflicilement leurs retraites,
mais une fois que l’on est parvenu à les en déloger, elles échappent
aux recherches avec une extrême vivacité; les oiseaux leur font
une guerre acharnée, ainsi que les lézards.
Poussées par la faim, c’est la nuit surtout qu’elles chassent
dans les environs de leurs demeures.
Une espèce de Dysderidæ attaque les fourmis, qu’elle détruit en
assez grande quantité.
Enfin notre Atype, qui se creuse un terrier en terre dont elle
sort rarement, doit avoir des ennemis nombreux, car elle reste
rare dans nos campagnes, et pourtant les pontes sont assez nom-
breuses, et sa vie se prolonge pendant plusieurs années; ce terrier
se compose d’une galerie, horizontale d'abord, puis s’inclinant
assez brusquement; longue souvent de plus de vingt-cinq centi-
mètres; cette galerie est doublée d’un tube de soie construit avec
un art parfait; j'ai eu l’heureuse chance d’assister à cette construc-
tion, j'en ferai l’histoire complète dans mon histoire des araignées
de Belgique; ce travail est aussi curieux que celui des toiles
d’'Epeiridæ.
L’Atype ne supporte pas la captivité.
Elle est sobre, ses moyens de chasse sont fort restreints, ses
mouvements sont assez lents; comme elle sort surtout la nuit, elle
ne peut compter que sur la rencontre de quelques petits coléo-
ET
CLXXXV
ptères endormis; ses armes pourtant paraissent terribles et lui
donnent un aspect peu rassurant; les poignards surtout, articulés
au bout de ses chélicères, sont formidables; elle les projette en
avant avec vivacité.
Si elle soutient la lutte avec un certain avantage, elle le doit
surtout à ses habitudes souterraines, sédentaires, et à la manière
remarquable dont elle sait dissimuler l'entrée de son habitation.
Cela était nécessaire, car cette habitation n'ayant qu'une issue
extérieure, une fois cette issue découverte, il ne lui reste plus de
moyen de fuite, et malgré ses poignards si terribles, je ne la crois
pas construite pour le combat.
Combien sont admirables ces variétés de moyens, ces combinai-
sons ingénieuses, cette sensibilité exquise des araignées; cette
prescience des variations de la température, l’orientation de leurs
toiles, ou le choix de leurs sombres retraites, tous moyens de
lutte puissants, obtenus par la volonté et le travail!
Un fait remarquable domine dans ces observations, c’est
l'insouciance de l’araignée pour elle-même. Elle chasse, elle lutte
en prodiguant sa vie pour ainsi dire; rien ne la force à se garantir;
aucun intérêt puissant ne domine son existence; mais, dès qu'elle
devient mère, dès qu'il s’agit de perpétuer l’espèce, elle accumule
les résistances; on la voit, craintive pour ses enfants, brave à
l'excès pour les défendre; les travaux les plus excessifs, elle les
entreprend sans hésiter; elle n’a plus qu'un sentiment, l'amour
de la famille.
La lutte devient terrible, incessante; elle brave la faim, la
fatigue pour ces petits êtres qu’elle ne verra pourtant pas grandir.
Cet amour si puissant dérive de la grande loi naturelle de la
conservation des êtres.
Plusieurs membres prennent successivement la parole pour faire
des remarques que leur suggère la lecture du travail qui précède.
M. Candèze parle des Mantispes, qui, dans le midi de l'Europe,
paraissent être les ennemis ou les parasites des araignées, dans les
cocons desquelles, en dépit de la vigilance des mères, elles
déposent leurs œufs, leurs larves vivant ainsi aux dépens de la
progéniture de l’araignée.
M. Becker répond qu’il a observé chez nous des faits semblables
de la part de certains Ichneumons. Il pense qu’il doit exister aussi
des espèces de Diptères qui sont dans le même cas.
M. Candèze fait ensuite la communication suivante :
On sait que beaucoup d'animaux sont doués d’une finesse de sens
qui leur permet de reconnaître de très-loin les endroits où ils
trouveront l’objet de leurs recherches, que cet objet soit leur
CLXXXVI
demeure préférée ou leur nourriture habituelle, ou bien qu'ils
soient sollicités par le désir de s’accoupler. Dans ce dernier cas,
les mâles des insectes franchissent des espaces immenses eu égard
à leur taille, plusieurs kilomètres parfois. Sans rechercher si c’est
le sens de l’odorat ou quelque sens spécial que nous ignorons qui
est ici en jeu, il serait intéressant de connaître le maximum de
distance où il porte son action.
On pourrait faire, dans ce but, des expériences au moyen de
diverses espèces d'insectes. Ceux qui s'y prêteraient le mieux, me
paraît-il, seraient les papillons, et parmi ceux-ci, plus particulière-
ment, les Sphingides.
Les lépidoptéristes ont coutume d'élever des chenilles et de les
faire procéder chez eux à leur métamorphose, afin de se procurer
des sujets de collection aussi frais que possible. Ils obtiennent
de la sorte des femelles non fécondées et dans les meilleures con-
ditions possibles pour l'exécution des expériences dont je viens
de parler.
Ces expériences seraient très-aisées à à pratiquer. Aussitôt après
leur métamorphose, les femelles seraient mises à part, afin de
les soustraire aux approches des mâles. On les enfermerait
dans une sorte de cage appropriée à leur taille, que l’on déposerait
dans une chambre dont les fenêtres seraient laissées ouvertes.
Les choses étant ainsi disposées, on transporterait les mâles à des
distances diverses en ayant soin, au préalable, de leur tracer sur
l'aile un chiffre différent au moyen duquel on reconnaïtrait pour
chacun d'eux, à son retour, le point précis où il a été lâché.
Pour faire ces expériences d’une manière rationnelle, 1l con-
viendrait de n’opérer que sur des espèces tout à fait étrangères au
pays où l’on se trouve, ce qui ne présenterait aucune difficulté,
grâce à la facilité d'obtenir d’un correspondant des œufs d’une
espèce déterminée.
On comprend en effet que, pour que les mâles reviennent sûre.
ment auprès des femelles tenues en captivité, il importe que la
contrée ne leur en offre pas d'autres.
Quant aux expériences, elles pourraient être variées de mille
manières. Elles présenteraient autant d'intérêt que les concours de
pigeons voyageurs et offriraient non moins d’amusement aux
expérimentateurs. Il serait possible de procéder d’une façon ana-
logue à celle des colombophiles, dans des conditions, toutefois, plus
faciles comme exécution.
Si des expériences de ce genre ont déjà été tentées, elles ne l'ont
pas été, me semble-t-il, assez en grand. Klles seraient cependant
de nature à jeter quelque jour sur un phénomène que l’on n’a pas
encore expliqué d’une manière satisfaisante, c’est-à-dire sur ce que
l’on appelle l'instinct d'orientation chez les animaux.
CLXXX VII
M. de Selys-Longchamps pense que les diverses espèces de Satur-
nides exotiques, objets de beaucoup d'essais d'éducation, pourraient
être avantageusement employées aux expérimentations indiquées
par M. Candèze.
M. Weinmann pense que l'instinct d'orientation est bien plus
développé chez les vrais Bombycides que chez les Saturnides.
M. de Borre demande la parole et fait la motion suivante :
Il est incontestable que l’excursion annnelle de la Société est une
institution qui ne répond pas au but qu’elle voulait atteindre.
Depuis plusieurs années, quel que soit l'intérêt que présente la
localité choisie, c’est à peine si deux ou trois membres répondent à
l'appel, et, pour peu que le temps ait été inclément, ces deux ou
trois membres reviennent bredouille :
Jurant, mais un peu tard, qu'on ne les y prendra plus.
Pourtant je crois qu'il serait regrettable au plus haut point qu'on
abandonnât ainsi le principe des excursions faites en commun pour
explorer le pays au point de vue de la faune entomologique.
Je me propose donc, et plusieurs de mes collègues m'ont déclaré
être disposés à n’appuyer, je me propose de demander à l'assemblée
générale de cette année de modifier comme suit l’article de nos
statuts relatif à l’excursion annuelle :
» Le second dimanche de chaque mois, à partir du mois de mars
jusqu'au mois d'octobre, il s’organisera une excursion entomolo-
gique dont la localité sera fixée dans la séance du mois précédent,
et annoncée, ainsi que l'heure et Le lieu de réunion, par le compte-
rendu. »
Nous pensons qu'une partie au moins de ces huit excursions,
moins officielles que notre unique excursion annuelle si délaissée,
pourra réussir. Il n’y aura plus ces tiraillements entre lépidopté-
ristes et coléoptéristes quant aux époques favorables; chacun ira à
l’excursion ou aux excursions qui lui conviendront le mieux; si
quelques-unes ratent complétement à cause du mauvais temps, il
est impossible que, dans les huit, il ne s’en trouve pas de plus
favorisées et qui nous réconcilieront peu à peu avec ces parties de
plaisir entomologiques.
Auparavant, comme le choix à faire ultérieurement des localités
ne devra pas sans doute être tout à fait livré au hasard ou au
caprice, je serais désireux de voir la Société mettre à son ordre du
jour la question suivante :
r Pour bien arriver à connaître la faune d’un pays, on peut, ou
multiplier les lieux d'observation, ou visiter assidûment et explorer
à fond certaines localités. Les deux méthodes ont leurs avantages
CLXXX VIIT
et leurs désavantages. Les discuter, de manière à établir s’il est
préférable de s'attacher à l’une ou à l’autre, ou si on doit les
employer simultanément et dans quelles conditions? »
L'assemblée décide que cette question figurera à l’ordre du
jour de la prochaine séance.
M. de Thibault fait voir un exemplaire de RAodocera Cleo-
patra L., qu'il a pris à Cimiez, près de Nice, et qui lui paraît con-
stituer une aberration remarquable, où deux taches brunes, conte-
nant chacune un petit ocelle nacré, se montrent vers le sommet des
ailes supérieures.
MM. de Selys et Capronnier, après avoir examiné à la loupe
l’exemplaire, pensent que ces taches, qui se correspondent exacte-
ment, mais ne pénètrent pas l'aile de manière à apparaître sur
la face inférieure, pourraient bien avoir été produites par un
liquide épanché au moment de l’éclosion.
M. de Borre ne croit pas que cette conjecture rendrait compte
de l’existence de la tache ou ocelle nacré qui se voit au centre.
M. de Selys-Longchamps fait voir des larves qui vivent dans les
bouchons de liége, saturés de vin, fermant des bouteilles de vieux
bourgogne.
M. Candèze pense y reconnaître les larves d’une espèce de
Cryplophagus, qu'il a autrefois observée dans des circonstances
semblables, ayant été consulté par un marchand de vin qui avait
subi de fortes pertes par le fait de larves vivant dans ses bouchons.
M. Candèzeessayera d'élever les larves présentées par M. de Selys.
La séance est levée à 8 3/4 heures.
Assemblée mensuelle du 7 septembre 18758.
PRÉSIDENCE DE M. ROELoOrs.
La séance est ouverte à 7 1/2 heures.
Les procès-verbaux des assemblées mensuelles du 6 juillet et
du 3 août sont approuvés.
Le Président annonce que M. V. de Furuhjelm, membre associé,
a été admis, sur sa demande, au nombre des membres effectifs de la
Société.
CLXXXIX
L'assemblée examine s'il ne conviendrait pas de reporter la
séance du mois prochain du 5 au 12 octobre, afin de la faire coïn-
cider avec la séance de rentrée des vacances de la Classe des
sciences de l’Académie royale de Belgique. Après une longue dis-
cussion, considérant l'impossibilité de faire paraître le Compte-
rendu d’une séance d'octobre aussi tardive avant la séance de
novembre, elle décide que la date du 5 octobre sera maintenue.
Le Secrétaire donne lecture de la correspondance.
M. le baron de Chaudoir adresse le manuscrit d’un Essai mono-
graphique sur les Panageides. MM. Putzeys et de Borre sont
désignés comme rapporteurs pour ce travail.
M. Becker donne lecture d’une petite note intitulée : Sur le nou-
veau sous-genre Sericopelma (Ausserer), servant de complément à
son travail sur trois Aranéides nouvelles du Mexique. L'assemblée
en ordonne l'impression à la suite du susdit travail.
. M. le D' Candèze adresse la cinquième et dernière partie de ses
Elatérides nouveaux :
ASAPHITES.
Asaphes elegans. Niger, opacus, pubescens; fronte quadrata,
biimpressa, plus minusve rufo-variegata; prothorace latitudine
multo longiore,confertissime punctato, lateribus læte luteo; elytris
punctato-striatis, interstitiis rugose punctatis, convexis, basi
lineaque laterali læte luteis. — Long. 12-13 mill., lat. 2 1/4 mill.
Var. à. Prothorace angulis posticis tantum luteis.
Var. b. Elytris, basi excepta, nigris.
Chili.
Plusieurs exemplaires de ce bel Asaphes m'ont été donnés par
M. Edm. Reed.
ALLOTRIITES.
PARALLOTRIUS (NOV. gen.).
Frons plana, immarginata; labrum productum, horizontale ;
palporum articulus tertius semi-circularis.
Antennæ lineares, articulo secundo oblongo, tertio quarto
æquali.
Prosterni suturæ laterales rectæ, haud canaliculatæ ; mucro
reclus.
Mesosterni fossula triangularis, marginibus subhorizonta-
libus.
CXC
Coxarum posticarum laminæ parum dilatatæ, extus sensim
allenualæ.
Pedes longiusculi; tarsorum articuli 2-4 lobati.
Corpus elongalum.
Jusqu'ici le groupe des Allotriites n’était représenté que par des
espèces de l'Inde. L'espèce suivante, qui est américaine, vient ainsi
combler une lacune.
P. pallipes. Elongatus, castaneus, nitidus, pube cinerea, sub-
sericea obductus; prothorace latitudine longiore, plano, parallelo,
crebre punctato, medio late et profunde canaliculato; elytris longis,
ultra medium paulo dilatatis, versus suturam depressis, punctato-
striatis, interstitiis planis, crebre punctatis, apice emarginatis et
mucronatis ; pedibus flavis. — Long. 22 mill., lat. 4 1/2 mill.
Chili.
Facies de Crepidomenus avec les caractères des Allotriites. Je
l'ai reçu de M. Dohrn sous le nom d’Æypodesis pallipes Philippi ;
toutefois Je la crois inédite.
LUDIITES .
Probotrium crinitum. Nigrum, parum nitidum, rufo-pilosum ;
antennis brunneis, articulis 2et3 æqualibus, quarto conjunctis lon-
gioribus ; prothorace longitudine paulo latiore, a basi angustato,
sparsim parum profunde punctato, medio late canaliculato, angulis
posticis validis, retrorsum productis, acute carinatis; elytris a
basi attenuatis, vix striatis, sparsim et subgranulatim punctatis ;
pedibus obscure rufis. — Long. 12 mill., lat. 3 1/2 mill.
Quito.
Il se place à côté du rufivellum. Je le signale d’après un exem-
plaire appartenant au Musée de Bruxelles.
P. pilosum. Brunneum, subnitidum, longe fulvo-pilosum;
antennis brunneis; prothorace latitudine breviore, a basi angus-
tato, convexo, medio parce, lateribus fortius et densius punctato,
angulis posticis retrorsum productis, breviter carinatis; elytris
punctato-siriatis, striis basi evanescentibus, interstitiis versus
medium convexis et punctatis. — Long. 12 mill., lat. 3 1/4 mill.
Bahia.
Les bords de la fossette mésosternale sont ici aplatis et horizon-
taux en avant, redressés presque perpendiculairement en arrière.
Ludius variegatus. Fusco-niger, subnitidus, parce griseo-
pubescens; prothorace latitudine vix longiore, a basi leviter
arcuatim angustato, convexo, crebre punctato, basi testaceo;
elytris punctato-striatis, interstitiis planis, subgranulatis, vitta
CXCI
abbreviata antica margineque testaceis. — Long. 7 mill., lat. fere
e mill.
Iles Arou.
Cette espèce, découverte par M. de Rosenberg, est remarquable
par sa couleur variée, particularité exceptionnelle dans le genre.
L. erubescens. Brunneus, erubescens, parce fulvo-pilosus ;
prothorace latitudini longitudine æquali, tumido, punctato, angulis
posticis retrorsum productis, valde carinatis; elytris punctato-
striatis, interstitiis planis; pedibus rufis. — Long. 10 mill., lat.
& k/3 mill.
Nouvelle-Guinée.
Voisin des Z. plebejus et hirlellus, Au dernier principalement,
mais moins pubescent.
L. brevis. Latus, niger, nitidus, dense griseo-pubescens ; fronte
rugosa; antennis nigris; prothorace latitudine breviore, conico,
sat dense punctato, angulis posticis divaricatis, obsolete carinatis;
elytris punctato striatis, interstitiis fere planis, punctatis; pedibus
nigris, tarsis brunneis. — Long. 12 mill., lat. 4 mill.
J’ignore de quelle partie de l'Amérique intertropicale provient
cette espèce; je la crois brésilienne. Sa largeur relative la rend
très-reconnaissable. Elle prend place à la suite du Z. havaniensis.
Aphanobius æqualis. Elongatus, fusco-brunneus, cervino-
pubescens; prothorace latitudine sesqui longiore, lateribus late
ferrugineo-plagiato, crebre et fortiter punctato, angulis posticis
brevibus, haud divaricatis, carinatis; elytris striis obsoletis, apice
emarginatis; pedibus concoloribus. — Long. 25 mill., lat. 5 mill.
Siam.
Voisin de l’alaomorphus. On l'en distinguera aux angles du
prothorax non divergents, aux bandes ferrugineuses des côtés, à
l’échancrure terminale des élytres.
PARANILICUS (nov. gen.).
Frons convexa, apice acuminala ; fossulæ antennales trian-
gulares ; palporum articulus tertius truncatus.
Antennæ breves, hirsutæ, pectinatæ.
Prosterni mucro rectus, suturæ laterales curvæ, antice haud
excavalæ.
Mesosternum horizontale.
Cozarum laminæ latæ, intus parum dilatatæ.
Pedes breves ; tarsi filiformes.
Voisin du genre Anilicus. Il mérite cependant d’en être distrait,
d’abord à cause de quelquesdifférences dans la forme du front et des
CXCII
hanches postérieures, ensuite et surtout parce que le facies des
deux espèces qui le composent est tout autre.
P. Mac Leayi. Ater, opacus, pubescens; antennis prothorace
brevioribus ; prothorace conico, creberrime punctato, longitrorsum
trisulcato,; elytris croceis, sutura margineque postice nigris,
punctato-striatis, interstitiis imparibus costiformibus. — Long.
12-13 mill., lat. 3 1/2 mill.
Australie, Victoria.
Cette espèce est très-reconnaissable aux caractères bien tranchés
qui la distinguent.
Observation. — C'est au même genre qu'il faut rapporter l’Ophi-
dius brevicornis de M. Mac Leay, bel Elatéride brun fascié de jaune
clair, à antennes extrêmement courtes et lamellées, à écusson per-
pendiculaire logé dans une fossette profonde, à élytres divariquées
au bout, originaire du district de Burnett (Queensland).
Anilicus flavipennis. Niger, opacus, flavo-pubescens; labro
ferrugineo; prothorace latitudini longitudine æquali, apice tantum
angustato, convexo, punctis umbilicatis parum impressis dense
obductus, margine antica angulisque posticis ferrugineis; elytris
luteo-crocatis, punctato-striatis; pedibus flavis. — Long. 5 mill.,
lat. 1 1/3 mill.
Australie tropicale, Rockhampton.
COMPSHELUS (NOV. gen.).
Frons leviler et æœqualiler conveæa, angulis oblique truncatis;
labrum horizontale ; palporum articulus tertius oblongus, sub-
ovalis ; mandibuicæ robustlcæ.
Antennæ serralæ.
Prosterni mucro curvus, suturæ laterales breves, flexæ,
haud canaliculatc.
Mesosternum triangulare, declive.
Coxarum laminæ angustæ,intus dilatatæ.
Pedes tarsis dilatatis, sublus hirtis.
Le caractère essentiel de ce genre réside dans les tarses qui sont
élargis et munis de brosses en dessous.
C. flavus. Flavus, nitidus, flavo-pubescens; prothorace longi-
tudine latiore, a basi angustato, æqualiter convexo, subtiliter sat
dense punctato, angulis posticis brevibus, haud carinatis; elytris
punctato-substriatis, interstitiis planis punctatis; subtus pedibusque
concoloribus. — Long. 8 mill., lat. 2 1/4 mill.
Iles Viti.
CXCITI
Il a quelque ressemblance avec le Simodactylus cinnamomeus,
qui se rencontre dans les mêmes régions, mais la forme du front
l'en distingue suffisamment.
Agriotes ligatus. Niger, parum nitidus, pubescens; protho-
race latitudine vix longiore, tumido, crebre punctato, dense
griseo-virescenti-pubescente, plagis duabus nigris notato; elytris
punctato-substriatis, lineis tribus griseo-virescentibus; subtus
griseo-virescens, sericeus. — Long. 11-12 mill., lat. 3 mill.
Guatemala.
Les lignes des élytres, dont la médiane est suturale, sont consti-
tuées par des poils d’un gris clair légèrement verdâtre, très-serrés,
comme ceux du prothorax et du dessous du corps. Aïlleurs cette
pubescence est courte, plus rare et noirâtre.
Sa place est à côté de l’hilaris.
A. lateralis. Testaceus, nitidus, pubescens; fronte nigra; pro-
thorace latitudine haud longiore, antice angustato, convexo, pune-
tato, sæpe rufescente et medio nigro-plagiato, angulis posticis
divaricatis, carinatis; elytris prothorace paulo latioribus, punc-
tato-striatis, dorso plus minusve nigricantibus; subtus fuscus,
laminis coxalibus latis, extus parum attenuatis. — Long. 7 mill.,
lat. 2 mill.
Costa-Rica.
Cet Agriotes varie beaucoup en couleur. Il est parfois entière-
ment testacé, parfois cette coloration est réduite à de simples bandes
latérales.
A. curtus. Niger, latus, parum nitidus, cinereo-pilosulus ;
antennis brunneis; prothorace latitudini longitudine æquali, late-
ribus leviter arcuato, convexo, dense et æqualiter sat fortiter
punctato; elytris thorace haud duplolongioribus, punctato-striatis,
interstitis planis, punetatis, basi granulatis ;laminis coxalibusintus
valde dilatatis; pedibus brunneis.— Long. 71/2mill., lat. 2 3/4 mill.
Maroc.
Plus court et plus large que le brevis et à plus forte raison que
le sordidus, à côté duquel il doit être placé. Il a les hanches posté-
rieures très-dilatées dans leur moitié interne.
A. sericeus. Niger, parum nitidus, pube fulva, sericea parum
dense vestitus; antennis brunneis; prothorace latitudine paulo lon-
giore, medio leviter coarctato, creberrime sat fortiter punctato,
angulis posticis divaricatis, acute carinatis, elytris prothorace
latioribus, testaceis, punctato-striatis, interstitiis planis, punctatis;
pedibus brunneis. — Long. 10 mill., lat. 2 2/5 mill.
Japon septentrional, Awomori.
Il ressemble au furcicus et se range à sa suite.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXI m
CXCIV
A. fusiformis. Ellipticus, brunneo-rufescens, parum nitidus,
pubescens ; fronte nigricante ; prothorace longitudine latiore, a basi
angustato, crebre et æqualiter punctato, angulis posticis tenuiter
carinatis; elytris convexis, regulariter et sat fortiter punctato-
striatis ; pedibus dilutioribus. — Long. 5 mill., lat. 1 1/2 mill.
Chine boréale.
Cette petite espèce se distingue par sa forme très-régulièrement
elliptique. Elle établit le passage du genre actuel aux A gonischius,
qui tiennent en Chine et aux Indes la place des Agriotes. Elle doit
toutefois se ranger parmi ceux-ci, à cause de ses sutures proster-
nales canaliculées au sommet, de ses antennes plus grêles et sur-
tout de ses hanches postérieures à peu près de même largeur dans
toute leur étendue.
Agonischius cinctus. Æneo-niger, subopacus, pubescens;
prothorace latitudine longiore, creberrime fortiterque punctato,
sub-canaliculato; elytris profunde punctato-striatis, interstitiis
convexis, rugose punctatis, anguste ferrugineo-cinctis; antennis
pedibusque obscuris. — Long. 10 mill., lat. 2 12 (9) +(Q) mill.
Bengale septentrional.
La femelle est plus large et plus parallèle que le mâle, son pro-
thorax est moins rétréci en avant et plus bombé. Il y a une variété
rougeâtre avec le milieu seul du prothorax de la couleur bronzée
normale.
À. chalcopterus. Rufus, subnitidus, flavo-pubescens; antennis
obsceuris, basi rufis ; prothorace latitudine paulo longiore, convexo,
creberrime et fere confluenter punctato,angulis posticis divaricatis,
acute carinatis; elytris nigris, ænescentibus, punctato-striatis,
interstitiis subconvexis, punctatis; subtus pedibusque rufis. —
Long. 8 mill., lat. 2 mill.
Madras.
A. cyanopterus. Rufus, nitidus, flavo-pubescens; antennis
obscuris, basi rufis ; prothorace latitudini longitudine æquali, con-
vexo,sat dense punctato, angulis posticis divaricatis, obsolete cari-
natis; elytris cyaneis, punctato-striatis, interstitiis convexis, punc-
tatis; subtus pedibusque rufis. — Long. 10 mill., lat. 2 3/4 mill.
Madras.
Cette espèce, qui ressemble au premier abord à la précédente, en
diffère cependant par quelques caractères bien tranchés. Toutes
deux se placent, de même que l’æneipennis Kirsch, à côté du
cyanipennis Cand.
A. gemmula. Viridis, metallicus, nitidus, parum pubescens;
antennis articulis latis, nigris, basi rufis; prothorace latitudine lon-
giore, a basi coarctato, sparsim punctato, angulis posticis divari-
CXCV
catis, acute carinatis; elytris prothorace latioribus, striis fortiter
punctatis ; pedibus rufis. — Long. 5 1/2 mill., lat. 1 1/4 mil].
Chine, Hong-Kong.
A. dorsalis. Niger, nitidus, nigro-pubescens ; antennis nigris ;
prothorace longitudine paulo latiore, a basi angustato, convexo,
fortiter punctato, postice lateribusque rufo, angulis posticis divari-
catis, unicarinatis; elytris punctato-striatis, interstitiis subcon-
vexis, crebre punctatis, sutura griseo-pubescente ; subtus, protho-
racis lateribus femoribusque rufis. — Long. 13 mill., lat. 3 1/2 mill.
Canton.
Voisin de l'A. cyaneus Cand., de Chusang.
A. Lansbergei. Niger seu rufescens, unicolor, parum nitidus,
griseo-pubescens ; antennis nigris; prothorace latitudine longiore,
apice a medio arcuatim angustato, convexo, crebre et fortiter punc-
tato, postice medio sulcato, angulis posticis divaricatis, obsolete
carinatis, elytris prothorace paulo latioribus, punctato-striatis,
interstitiis planis, rugose punctatis. — Long. 12 mill., lat.
2 3/4 mill.
Malaisie, Billiton.
Cette espèce varie de couleur et dans les mêmes teintes que
l’obscuripes, à côté duquel elle se place.
A. sulcicollis. Brunneus, subænescens, pube fulva longius-
cula vestitus; antennis nigris, valde serratis; prothorace latitu-
dine longiore, fortiter ac dense punctato, medio late et profunde
sulcato, angulis posticis longis, divaricatis, obsolete carinatis;
elytris prothorace latioribus, testaceis, striis fortiter punctatis,
interstitiis convexis, punctatis ; subtus pedibusque concoloribus. —
Long. 12 mill., lat. 3 mill.
Siam, Bangkok.
A. frenatus. Flavo-testaceus, nitidus, parce pubescens; antennis
serratis, nigris; prothorace latitudine longiore, vitta nigra, medio
sulcato, creberrime et fortiter punctato, angulis posticis divari-
catis, carinatis; scutello nigro; elytris prothorace latioribus,
ultra medium parallelis, lateribus et postice cyaneo-nigris, fortiter
punctato-striatis, interstitiis convexis et punctatis; subtus pedi-
busque flavis. — Long. 16-17 mill., lat. 4 1/3 mill.
Hindoustan méridional, Ceylan.
La femelle ne diffère du mâle que par ses antennes un peu
plus courtes, quoiqu’elles dépassent encore les angles postérieurs
du prothorax; en quoi il se distingue surtout du prymneus, dont
il reproduit le système de coloration.
A. unicolor. Badius, nitidus, parce pubescens; antennis
nigris; prothorace latitudine longiore, äpice tantum angustato,
CXCVI
æqualiter minus dense punctato; angulis posticis parum divari-
catis, acutis, bicarinatis; elytris prothorace latioribus, punctato-
striatis, interstitiis subconvexis, punctatis. — Long. Il mill.,
lat. 2 2/3 mill.
Cambodge.
A. monachus. Brunneo-testaceus, parum nitidus, incondite
griseo-pubescens; antennis nigris, articulo tertio quarto paulo
minore ; prothorace latitudine longiore, convexo, crebre sat fortiter
punctato, angulis posticis divaricatis, obsolete bicarinatis ; elytris
prothorace paulo latioribus, apice attenuatis, punctato-striatis,
interstitiis planis, punctatis ; subtus concolor, pedibus dilutioribus.
Long. 10-11 mill., lat. 23/4 mill.
Chine, Canton.
A. lineatus. Niger, parum nitidus, dense griseo-pilosus;
antennis serratis; prothorace basi angustato, latitudine haud lon-
giore, creberrime punctato; elytris punctato-striatis, interstitiis
fortiter punctatis, testaceo-lineatis, epipleuris punctoque basali
luteis. — Long. 9-13 mill., lat. 2-3 mill.
Australie occidentale, Swan River.
A. australis. Rufo-ferrugineus, nitidus, flavo-pubescens; fronte
antennisque nigris; prothorace latitudine vix longiore, à basi
attenuato, convexo, sulcato, confertim punctato, angulis posticis
divaricatis, carinatis; elytris prothorace paulo latioribus, fulvis,
sutura nigricante, punctato-striatis, interstitiis punctatis; meta-
thorace abdomineque nigris. — Long. 12 mill., lat. 3 mill.
Australie tropicale, Queensland.
Observation. — Y faut aussi rapporter à ce genre les Dictenio-
phorus apicalis et villatus Mac Leay, de Gaindah et Port-Denison.
ADRASTITES.
Glyphonyx nigritus. Niger, nitidus, griseo-pubescens; fronte
lata, æqualiter convexa; prothorace longitudine paulo latiore,
tumido, parce punctulato, angulis posticis retrorsum productis,
acutis, haud carinatis; elytris brevibus, à basi attenuatis, punc-
tato-striatis;, antennis pedibusque rufis. — Long. 3 mill., lat.
2/8 mill.
Mexique, Tabasco, Teapa.
G. brunneus. Elongatus, brunneus, nitidus, griseo-pubescens ;
antennis crassiusculis, hirtis; fronte antice acuminata ; prothorace
quadrato, apice tantum angustato, convexiusculo, punctulato; ely-
tris prothorace paulo latioribus, striis fortiter punctatis; corpore
CXCVII
subtus pedibusque concoloribus. — Long. 5 mill., lat. 1 1/3 mill.
Birmanie.
Communiqué par M. Dohrn.
Silesis sericeus. Fusco-brunneus, nitidus, pube sericea ves-
titus; fronte nigra; prothorace rufo, subquadrato, convexo, crebre
punctato, angulis posticis divaricatis, extrorsum carinatis, suturis
lateralibus inferioribus; elytris prothorace paulo latioribus, pos-
tice attenuatis, apice subacuminatis, regulariter striato-punctatis;
pedibus obscuris. — Long. 8 mill., lat. 2 1/4 mill.
Sikkim, Darjeeling.
On ne le confondra pas avec le sanguinicollis, qui a les élytres
ponctuées-striées avec les intervalles convexes, tandis qu'ici il n’y
a que des lignes de points rapprochés, sans stries proprement dites,
et conséquemment des intervalles tout à fait plats.
S. modestus. Brunneus, parum nitidus, sat dense pubescens;
prothorace longitudine paulo latiore, lateribus parallelis, apice
tantum angustato, dense inæqualiter punctato, angulis posticis
haud divaricatis, carinatis; elytris punctato-striatis, interstitiis
convexis, pedibus rufo-testaceis. — Long. 5 mill., lat. 1 1/2 mill.
Chine, Hong-Kong.
Il ressemble à l’absimilis du même pays, mais il est notablement
plus petit et son prothorax est marqué de points de grosseur très-
inégale, entremêlés et denses.
CAMPYLITES.
Octinodes plumosus. Fulvus, parumnitidus, fulvo-pubescens;
antennis nigris, Ciliatis, articulis 6-11 longissime, quinto brevius,
quarto fere obsolete appendiculatis; prothorace subquadrato,
convexo, fortiter punctato; elytris prothorace vix latioribus,
profunde punctato-striatis, interstitiis convexis, punctatis ; subtus
pedibusque concoloribus. — Long. 15 mill., lat. 3 1/2 mill.
Haut-Amazone.
Il se distingue du capillatus, type du genre, par sa couleur
entièrement jaune et le quatrième article des antennes à peine
appendiculé.
Hemiops Semperi. Luteus, plus minusve brunnescens, sparsim
setosus; antennis obscuris; prothorace minore, medio linea
impresso, fortiter et dense punetato; elytris brunneiïs, prothorace
latioribus, profunde striatis, striis fortiter punctatis, interstitiis
costiformibus ; subtus luteus, tarsis obseuris. — Long. 12-15 mill.,
lat. 3-4 1/2 mill.
Luçon.
CXCVIIT
Indépendamment de sa couleur, cette espèce diffère des autres
par la sculpture des élytres qui sont beaucoup plus profondément
striées.
PARHEMIOPS (nov. gen.).
Caput in prothorace profunde insertum; frons valde
convexæa,tmmarginala, palporum maæillarium articulus tertius
cylindricus.
Antennæ valde serralæ, subpectinateæ.
Prosternum breviter lobatum, mucro perpendiculariter in-
fleæus.
Coxæ mediæ approximatæ, fere contiguæ.
Laminæ coxales posticæ intus triangulariter dilalatæ, extus
fere obsoletæ.
Tarsi simplices.
Voisin des genres Aplastus, Hemiops et Pleonomus sous cer-
tains rapports, mais distinct de tous par quelque particularité
importante. Comme actes, c’est du dernier qu’il se rapproche le
plus, tandis que ses caractères le rangent à côté des Zemiops, dont
il se distingue, d’autre part, par ses palpes.
P. palliatus. Parallelus, rufus, fulvo-pilosus; capite protho-
raceque crebre punctatis, hoc latitudine haud longiore, convexo,
angulis posticis brevibus, extus carinatis; elytris, tertia parte
basali excepta, nigris, punctato-striatis; subtus pedibusque rufis.
— Long. 10-11 mill., lat. 2 1/2-3 mill.
Siam.
Pleonomus Wahlbergi. Niger, subopacus, griseo-pubescens ;
antennis serratis, articulis 2 et 3 minutis, æqualibus; prothorace
quadrato, convexo, crebre fortiterque punctato, angulis posticis
brevibus, haud carinatis; elytris thoracis latitudine, punctato-
striatis, interstitiis rugosis, convexis; abdominis segmento ultimo
tumido, rugoso; pedibus rufis. — Long. 6-9 mill., lat. 1 1/2-2 mill.
Cafrerie.
Cet insecte est difficile à classer. Ses caractères et sa tournure
le relèguent, dans les derniers genres de la famille, aux confins des
Cébrionides, et parmi ceux-là, c'est dans les P/eonomus qu'il est
le moins déplacé; il en diffère toutefois par les antennes dentées,
la forme du corps plus ramassée, les pattes moins grêles que chez la
généralité de ses congénères.
P. niger. Niger, subnitidus, griseo-pubescens; antennis ab
articulo quarto serratis; prothorace latitudine longiore, parallelo,
CXCIX
convexo, fortiter punctato, angulis posticis haud carinatis; elytris
striato-punctatis, interstitiis planis; pedibus brunneis. — Long.
7 mill., lat. 1 1/2 mill.
Cafrerie.
Espèce voisine de la précédente, mais plus allongée, moins
opaque.
Cylindroderus chilensis. Niger, subopacus, nigro-pubescens;
antennis nigris, acute serratis; prothorace corallino, latitudine
haud longiore, subcylindrico, dense fortiterque punctato, angulis
posticis tenuibus, valde divaricatis; elytris prothorace latioribus,
parallelis, punctato-striatis; subtus pedibusque nigris. — Long.
10 mill., lat. 2 1/2 mill.
Chili.
Il a la forme caractéristique de l’espèce commune du Brésil,
C. femoratus, et les caractères essentiels du genre où je le place.
M. Fondu demande la parole : En 1875, il avait recueilli, près de
Dinant, huit chenilles du Bombyx lanestris L.,qui se chrysalidèrent
au mois de septembre. En 1876, il obtint une éclosion de deux
femelles ; une éclosion d’un mâle eut lieu en 1877, et cette année,
en février, il est encore éclos un mâle. Quatre chrysalides restent
encore, mais il a cru devoir signaler dès à présent ce cas intéres-
sant de prolongation de la période de chrysalide pendant plusieurs
années.
M. H. Donckier dit que son père, M. Ch. Donckier, a constaté la
prolongation de cet état pendant deux ans chez la Cucullia
Lychnitis Ramb. |
M. Capronnier demande la parole et donne lecture de la note
suivante :
J’ai l'honneur, Messieurs, de mettre sous vos yeux deux lépido-
ptères qu’un amateur m'a remis à l'inspection; ce sont deux mâles
de Zeucoma (Liparis) Salicis, Lin., qui représentent une variété
bien caractérisée : le blanc du type est remplacé par des écailles
et un duvet gris-perle chatoyant. Aux ailes supérieures, la teinte
grise est très-marquée vers la côte et vers la marge. Les ailes infé-
rieures sont aussi plus teintées vers le bord marginal. En dessous,
les ailes sont également grises, mais plus ternes.
Les antennes, les pattes, l'abdomen présentent le même phéno-
mène, c'est-à-dire que tout ce qui est blanc dans le type, est gris
dans notre variété.
Ces insectes ont été pris dans un enclos, à Saventhem, près de
Bruxelles, vers la fin de juillet dernier, à l’époque de l’éclosion des
L. Salicis, éclosion qui était très-abondante dans cette localité; on
CC
a trouvé ces Bombycides séparément le même jour, sur deux arbres
différents. 11 est à regretter qu'on n’ait pas constaté les noms des
arbres.
Ce fait de trouver deux exemplaires semblables me paraît très-
intéressant et prouve que ce n’est pas d’une aberration qu'il s’agit
mais bien d’une variété bien marquée.
Nos savants collègues, MM. Boisduval et Staudinger, dans leurs
catalogues, n’ont pas indiqué de variétés à l’espèce Z. Salicis; je
pense pouvoir la nommer et je la dédie à l’amateur qui en a fait la
découverte; elle s’appellerait Leucoma Salicis, Var. Sohesti,
Capr.
M. de Borre, prenant la parole, s'exprime comme suit :
M. le professeur C. Berg, de Buenos-Aires, qui a entamé l’an
dernier une polémique avec notre savant et aimé collègue M. Ca-
pronnier, vient de nous adresser un nouvel opuscule relatif à la
faune entomologique de Patagonie.
Tout en tête des espèces qu’il y énumère, figure sa Preris Acha-
mantis, avec la synonymie P. Van Volxemii Capr.
Il y explique ensuite comme quoi c’est par erreur que feu
Van Volxem et, après lui, M. Capronnier ont assigné Buenos-Aires
pour patrie à cette espèce, rapportée de Patagonie par M. Moreno,
et il termine par l’étonnante phrase suivante :
» À cause de ces indications erronées, cette espèce ne peut porter
le nom donné par M. Capronnier, et je persiste à lui donner ma
dénomination de Pieris Achamantis. »
La théorie est certainement nouvelle et digne d’être signalée à
l'admiration des entomologistes du monde entier.
Voilà une espèce qui a été décrite avant M. Berg, il ne peut le
nier, par M. Capronnier, et non-seulement très-bien décrite, mais
encore figurée, et, parce qu’il y aurait eu erreur dans la patrie
indiquée, M. Capronnier se trouverait dépouillé purement et sim-
plement de son droit de priorité, au profit de M. Berg.
Où M. Berg a-t-il découvert cette nouvelle loi de nomenclature?
Il est certainement bien regrettable que notre excellent vieux
D' Breyer ne soit plus de ce monde. C’est à son esprit à la fois si
équitable, si fin et si caustique qu'il aurait appartenu de signaler
aux entomologistes et de qualifier comme elle le mérite l’inouie
prétention de M. Berg.
M. Capronnier, tout en remerciant M. de Borre de la bienveil-
lance avec laquelle il a pris fait et cause pour lui contre M. Berg,
croit que, pour éviter la reprise d’une polémique irritante, il con-
viendrait de ne pas relever avec autant de vivacité les prétentions
insoutenables de M. Berg. Mais d’autres membres déclarent qu’il
CCI
faut, au contraire, maintenir hautement le droit de priorité; il
y à là une question de justice, qui intéresse tous les entomolo-
gistes.
M. Lallemand demande la parole, pour faire les communications
suivantes :
CipARIA ViTTATA Bkh. (LIGNATA Hb.)
J'ai trouvé, le 20 août dernier, sur un arbre des boulevards de
Bruxelles, un exemplaire © du Cidaria Viltata Bkh.{(Zignata Hb.).
Cette espèce, d’après M. Staudinger, habite spécialement l’Europe
septentrionale. On la trouve dans la Laponie méridionale, l’Angle-
terre et la Hollande, mais non dans les régions polaires. La collec-
tion du baron de Thysebaert en possède deux exemplaires qui pro-
viendraient de France, d’après leur étiquette.
Elle n’a été signalée que deux fois comme prise en Belgique : une
fois à Bruxelles, par M. Charlier, et une fois à Groenendael, par
M. Fologne.
J'obtins de la femelle, que j'avais prise, une vingtaine d'œufs
que je comptais élever. Malheureusement, les chenilles firent leur
éclosion plus tôt que je ne m’y attendais; au bout de douze jours,
toutes étaient écloses et je les trouvai mortes de faim. Je regrette
d'autant plus cette perte, que la chenille de ce Géomèêtre est,
paraît-il, inconnue; du moins c’est ce que renseigne le tome I* de
nos Annales.
VANESSA CARDUI.
Je ne sais si vous avez remarqué, comme moi, l’abondance des
Vanessa Cardui cette année. J'ai pu constater la présence de plus
de cent exemplaires de ce papillon, qui n’apparaït pas tous les ans
en Belgique, sur un champ de trèfle, à Ixelles, lequel n'avait certes
pas la grandeur d’un demi-hectare. Cette particularité me donna
l’idée d'examiner les plantes de chardons qui croissaient dans le
voisinage, à l'effet d’en rechercher la chenille. Ma tentative fut cou-
ronnée de succès; je parvins sans trop de peine à en recueilhr
huit au bout de peu de temps. Cette chenille, qui vit solitaire sur
les chardons, prend un soin tout particulier pour se défendre
contre ses ennemis. Elle se fait une retraite entre les branches et les
feuilles de la plante et ferme les issues de toutes parts au moyen
d’un tissu de soie tout à fait semblable à une toile d’araignée. Elle
doit nécessairement quitter ce gîte la nuit pour chercher sa nour-
riture, car il n’est pas possible qu’elle puisse vivre uniquement du
feuillage se trouvant dans l'abri qu’elle s'est ménagé, celui-ci
étant trop restreint.
Malgré toutes les précautions que cette chenille prend pour se
CCII
cacher, elle n’échapperait que difficilement à un ennemi redou-
table, un certain icheumon (Amblyteles subsericans Gravenhorst).
Sur les huit chenilles que j'avais recueillies et qui s'étaient chry-
salidées, sept m'ont donné l’hyménoptère en question et une seule
le papillon.
M. de Borre annonce que le 15 août, il a encore constaté la pré-
sence de deux exemplaires du Phosphænus hemipterus sur la
place du Trône. La saison de cette espèce est, par conséquent,
d'assez longue durée.
M. De Lafontaine se rappelle avoir autrefois pris beaucoup de
ces Lampyrides aux environs de Bruxelles, avec M. Fologne, par
un temps orageux.
MM. Jacobs et Donckier, qui en ont pris un grand nombre cet
été à l'endroit de Bruxelles signalé par M. de Borre, n’ont pas
constaté que la circonstance d’un temps orageux fût indispensable
à leur apparition.
M. Jacobs annonce qu’il a pris dernièrement au vol, à Buysin-
ghen, une demi-douzaine d'individus de la Lebia hæmorrhorïdalis.
M. Donckier fait voir quelques coléoptères intéressants recueillis
par M. Quaedvlieg au printemps de cette année, à Lixhe, dans des
champignons et des plaies d'arbres. Ce sont : Ips 4-guttatus, K.,
Engis sanguinicollis, F., Lycoperdina bouistæ, F., Endomychus
coccineus L., Triloma bipustulata Fab.
Personne ne demandant plus la parole, le Président ouvre la dis-
cussion sur la question mise à l’ordre du jour :
» Pour bien arriver à connaître la faune d’un pays, on peut, ou
multiplier les lieux d'observation, ou visiter assidûment et explorer
à fond certaines localités. Les deux méthodes ont leurs avantages et
leurs désavantages. Les discuter, de manière à établir s’il est pré-
férable de s'attacher à l’une ou à l’autre, ou si on doit les employer
simultanément et dans quelles conditions? »
M. de Borre demande la parole pour donner lecture de la lettre
suivante, qu'il a reçue de M. Quaedvlieg, concernant cette ques-
tion :
… 11 me paraît incontestable que, pour que la faune d’un pays
comme le nôtre soit bien connue, il faut que chaque point du pays
ait été l’objet d’investigations prolongées. Il est évident que, si je
dirige mes excursions un été dans le Condroz, l'été suivant en
Hesbaye, l’année suivante dans les Fanges, j'aurai une idée
approximative de la faune de la province de Liège, mais je ne
pourrai pas dire que je la connais. Mais si, à part quelques excur-
sions, je confine mes recherches à un point particulier, comme le
CCIIT
terrain crétacé entre Visé, Tongres et la frontière, si je m'y
attache plusieurs années durant, je posséderai au bout de quelques
années une connaissance assez détaillée de la faune de cette portion
restreinte du territoire belge. Si, à côté de moi, un autre cher-
cheur, tel que l'était mon ami regretté M. de Borchgrave, étudie
la faune de la vallée de la Berwinne de la même manière; si un
troisième explore les bords de la Meuse entre Visé et Liège, et
ainsi de suite, de l’ensemble de nos recherches on pourra espérer
composer une faune assez complète de la province de Liége. IL est
donc à souhaiter que la composition de faunes locales devienne
l’objet des recherches des entomologistes belges, comme elle l’est
pour les botanistes. S'ensuit-il que la Société doive diriger constam-
ment ses recherches vers les mêmes localités? Il me semble qu’elle
marcherait à l'encontre de son but. En effet, les excursions de la
Société, fussent-elles poursuivies pendant une longue suite d'années,
ne pourront jamais donner sur la faune belge autant de renseigne-
ments qu’en fournirait un corps d’entomologistes disséminés sur
les diverses parties du territoire belge. À mon avis, les excursions
de la Société répondront mieux à leur but, profiteront davantage à
la connaissance de la faune belge, si elles sont organisées de façon
à développer sur les points les plus divers du pays le goût de l’ento-
mologie chez une ou plusieurs personnes. Les fils de cultivateurs
aisés, les instituteurs, les habitants des maisons de campagne sont
beaucoup mieux à même de fournir des renseignements sur la
faune de la contrée qu’ils habitent, qu'un corps de savants qui, sept
ou huit fois par an, fera dans cette même contrée une apparition
d’un jour ou deux.— C’est dans ce but de vulgariser le goût de
l’entomologie qu'a été écrit le petit travail dont je donnai une tra-
duction sur votre conseil dans les Bulletins de la Société Lin-
néenne, sous le titre : » Entomologie pratique à l’usage des fils de
cultivateurs, » et dont je mets les tirés à part qui me restent, à
la disposition des commençants ; dans le même but ont été publiées,
par la Société, les Tables dichotomiques de Redtenbacher, de même
que les diverses notices sur des genres ou tribus de coléoptères
belges que vous avez fait paraître dans nos Comptes-rendus. — La
création des membres associès concourt au même objet, et j'estime
qu’il serait éminemment profitable à l’entomologie d'organiser les
excursions de la Société de façon à découvrir des entomologistes
autant qu'à découvrir des insectes. Beaucoup de diversité dans les
localités que l’on explorera, l’établissement de relations entre les
excursionnistes et les étudiants, les instituteurs, etc., une certaine
publicité donnée aux excursions, tels sont les moyens qu'emploie
la Société de Botanique. Pourquoi notre Société n’en ferait-elle pas
autant?
CCIV
MM. Fondu et De Lafontaine prennent successivement la parole
et déclarent partager La plupart des idées émises par M. Quaed-
vlieg.
M. Becker demande la parole et expose les vues suivantes sur la
question :
Le meilleur moyen de connaître la faune de Belgique eût été,
sans contredit, la confection de petites faunes locales dressées par
nos collègues habitant la province; je me suis assuré que nous
avons des membres de notre Société établis partout,
Ces travaux eussent fait gagner énormément de temps; il est
bien regrettable que leur importance n'ait pas été comprise; le
travail ainsi divisé eût été fait mieux et plus vite.
Chacun de nous sait qu’une journée de chasse dans une localité
nouvelle présente rarement des résultats sérieux ; il y a une trop
grande part laissée à l’inconnu, et souvent, à notre insu, nous reve-
nons sans avoir exploré les parties les plus riches.
De plus, une espèce ramassée en courant, sans observation
aucune, espèce isolée, capturée une fois, par hasard, reconnue à
notre retour seulement, peut-elle être sérieusement considérée
comme véritable habitant de l'endroit exploré ainsi, dans des con-
ditions presque toujours défavorables?
Je le répète donc, sans l’assistance de nos collègues de province,
un résultat complet sera toujours difficile et surtout long à obtenir.
Ne voyons-nous pas des découvertes surgir encore souvent dans
nos environs si connus? — Ne fais-je pas moi-même des trouvailles
précieuses dans des localités que j’explore depuis vingt-cinq ans?
J'ajouterai, si je puis me citer comme exemple, que les bords de
la Meuse, où je chasse et je travaille depuis une dizaine d’années,
ne me donnent de brillants résultats que depuis deux ans seule-
ment, c’est que les connaissant à fond, comme je connais la forêt
de Soignes, en ayant un peu étudié la flore, la nature du sol, etc.,
mes recherches sont presque toujours faites à coup sûr.
Beaucoup de nos collègues témoigneront, sans doute, de l’exac-
üitude de ces faits.
On peut donc poser ce principe, qu’on ne chasse sérieusement
que dans des endroits bien connus.
D'un autre côté, s’il fallait explorer à fond une localité avant de
passer à une autre, le grand travail si pressant pour l'étude de la
Connaissance complète de notre faune, durerait de longues années
encore et userait en recherches un temps qui pourrait être, ce me
semble, plus utilement employé, maintenant surtout que l'étude
des sciences naturelles prend un développement sérieux et que l’on
en comprend la haute utilité.
CCV
Je crois donc qu’il faudrait, combinant les deux méthodes, les-
quelles, isolées, me paraissent peu propres à amener des résultats
pratiques, commencer par étudier l’endroit nouveau que l’on veut
parcourir, s’entourer de tous les renseignements possibles, puis, y
faire une course en quelque sorte préparatoire pour visiter et faire
la connaissance des lieux, en parcourir le plus possible, s'informer
surtout s'il n'existe pas d’entomologiste dans les environs,
examiner la flore, la nature du terrain, etc., noter soigneusement
ces observations; puis, un peu plus tard, retourner pour la chasse
deux fois, trois fois, au moins, dans chaque localité, en y passant
une nuit à chaque visite, afin de pouvoir chasser au crépuscule et la
nuit; vous savez tous combien la chasse à la lumière est riche en
résultats.
Il est bon de se faire accompagner d’un jeune garçon de la loca-
lité, que l’on dresserait à la chasse en lui donnant quelques notions
très-élémentaires et en lui promettant une petite rémunération à
chaque envoi qu’il ferait par la suite.
Le maître d'école, dans ces villages ignorés, pourrait être d’un
puissant secours, surtout pour les insectes faciles à conserver,
comme les coléoptères, etc., qu’il suffit de plonger dans un flacon
d'alcool.
La promesse de livres, l'envoi de nos bulletins, avec l'insertion
des noms de ces collaborateurs improvisés, pourraient être un sti-
mulant assez vif, pour les exciter à faire ces recherches avec leurs
élèves.
Usant de ce moyen, jadis mon ami regretté le D' Breyer et moi,
avons reçu d'excellentes espèces de chenilles de Lépidoptères qui
nous parvenaient vivantes.
La grande question est d’aller vite et bien.
Quant aux excursions en corps, je les considère comme de char-
mantes parties de campagne, destinées surtout à resserrer les liens
de bonne confraternité scientifique, mais dont les résultats seront
toujours aléatoires; il faut donc en tenir peu compte.
Pour bien chasser, pour bien observer surtout, il faut conserver
toute sa liberté d'action et d'esprit, il faut donc être seul. |
Ne pourrait-on encore, à titre d'essai, demander officiellement à
tous nos membres de province la liste des espèces recueillies par
eux dans leurs environs, en les priant de nous indiquer les localités
les plus riches et, par conséquent, les plus fréquemment explorées
par eux?
Il y aurait à approfondir ces idées que je ne fais qu’effleurer;
pour en revenir à la question portée à notre ordre du jour par
notre honorable secrétaire, je me résume en quelques mots.
I faut, me paraît-il, multiplier, étendre les lieux d'observation
CCVI
autant que possible, en s’entourant de tous les renseignements
utiles, puis chasser ensuite au moins trois jours à chaque endroit
à des époques différentes.
Les résultats de ces chasses devraient être publiés au plus tôt,
dans chaque Bulletin, sous forme de liste.
Il faudrait, dans ces listes, tenir compte encore du nombre d’in-
dividus de chaque espèce recueillie, et à ce propos, j'ajouterai que
ces travaux bien entendus nous amèneraient, ou du moins prépare-
raient les voies à ce que j'appellerais la statistique entomologique
de notre pays.
Pour cela il faudrait arriver à mener de front les deux systèmes
en présence, et je crois que notre Société renferme tous les éléments
nécessaires.
Les amateurs de découvertes se chargeraient des excursions
dans les lieux d'observation nouveaux, tandis que d’autres, choi-
sissant de concert chaque année un centre d’observation, avec une
zone de chasse déterminée (!), approfondiraient cet endroit à fond;
je crois que dix ans de ces études amèneraient déjà de bien féconds
résultats; la portée de ces travaux n’échappera à aucun naturaliste
sérieux. — [l ne faut, pour les mener à bien, que du zèle, du dévoue-
ment.
M. de Borre croit devoir faire une objection à un des points indi-
qués par M. Becker. Demander à tous les membres de la Société,
épars dans les provinces, des listes de leurs captures, c’est leur
attribuer des connaissances scientifiques bien supérieures à celles
qu'un grand nombre d’entre eux possèdent. Beaucoup échouent
continuellement devant la détermination de leurs insectes, et quant
à ceux qui s’y appliquent et croient y réussir, il serait très-hasar-
deux d'accueillir aveuglément toutes les listes de noms qu’ils nous
enverraient. D’autre part, consentiraient-ils toujours à envoyer
leurs insectes?
M. Weinmann communique la lettre suivante qu’il vient de
recevoir de notre collègue, M. le D' Gobert, de Mont-de-Marsan :
Après avoir pris connaissance de l’ordre du jour publié dans
le dernier Compte-rendu, je viens répondre à votre appel et
apporter à la Société le faible contingent de mon expérience. Le
Département des Landes a été sérieusement exploré par deux
hommes dont la science entomologique s’honore, Léon Dufour et
Edouard Perris. Je l'ai également exploré dans certaines de ses
parties.
Tout d’abord, pour bien connaître une région, il faut la bien
() Une lieue de pourtour, par exemple.
CCVII
limiter et étudier à fond chacune de ses parties. Multiplier les lieux
d'observation n’est pas suffisant, il faut tout explorer et tout
analyser avec soin.
Personne d’entre vous n’ignore les affinités qui existent entre la
flore et la faune d’un pays. Ces deux éléments sont si intimement
liés, qu’un entomologiste, qui ignore la flore de son pays, me fait
l'effet d’un navire sans boussole. La flore, étant connue, vous fait
déjà présumer les genres d’insectes que vous devez trouver.
Il est impossible dans une année de pouvoir explorer à fond une
contrée et de prétendre en connaître la faune.
Chaque année a une température moyenne variable; tantôt l’hu-
midité, tantôt la sécheresse dominent; de là découlent des change-
ments dans la date d'apparition des insectes et leur plus ou moins
de rareté. Ce sont des éléments importants dont il faut tenir compte
et ne pas supposer à priori qu'un insecte n'appartient pas à une
région, parce que dans l’espace d’une année, on ne l'aura pas capturé.
J’estime que, pour prétendre connaître une région, il faut l’ex-
plorer pendant plusieurs années consécutives et l’explorer d’une
manière continue, car chaque mois apporte pour ainsi dire son con-
tingent de découvertes. Ce que vous proposez, me direz-vous, n’est
guère possible quand il s’agit d’une région quelque peu étendue.
Je n’ignore pas ces difficultés. Il n’est pas possible à un naturaliste
d'explorer chaque mois, pendant plusieurs années, une région,
quelque pauvre qu’elle soit. — Voici, à mon avis, le meilleur pro-
cédé à suivre et celui dont on se trouvera bien si on peut l’appli-
quer. — Dans chaque commune, vous avez trois individualités qui,
par leur intelligence, peuvent vous être d’un grand secours, le
médecin, l’instituteur, le prêtre ou pasteur. Si ces hommes vou-
laient se donner la peine, à leurs moments perdus, de collectionner
tout ce qu’ils trouvent autour d’eux, il est certain que le natura-
liste explorant ensuite la contrée, trouverait dans chaque commune
des éléments précieux. Vous seriez souvent étonnés de trouver
dans ces collections locales des insectes que vous ne soupçonniez
pas, parce que vous n’aviez jamais chassé dans des conditions favo-
rables à leur capture. C’est ainsi que, dans les Landes, j'ai pu
recueillir bien des insectes qui étaient inconnus à la région.
Pour ne citer qu'un fait :mon Aci/ius Duvergeri ne se trouve
que dans une mare aux environs de Dax et encore dans un point
limité de cette mare. Si un homme du pays n'avait sans cesse
exploré cette mare, je n'aurais jamais connu cet Acilèus, qu'on
vient de retrouver en Portugal.
Il ne faut pas que le hasard préside à nos découvertes ou du
moins, avec le hasard, il faut mettre le plus de chances possibles de
notre côté,
CCVIIT
L'étude de la nature offre un champ d'observation si vaste, que
pour une région un peu étendue, la vie d’un homme ne suflirait
peut-être pas pour étudier à fond tout ce monde des infiniment
petits, toute cette parure de fleurs qui recouvrent la terre.
En résumé, à mon avis, on peut, on doit même multiplier les
lieux d'observation pour avoir une idée générale de la faune d’un
pays; mais, si on veut la connaître dans tous ses éléments si variés,
il faut l’exploration sérieuse et constante de plusieurs années. En
négligeant une parcelle de terrain, vous vous privez parfois de
découvertes que vous étiez loin de soupçonner.
Il faut du temps, de la patience et surtout ce feu sacré qu’inspire
toujours la science à ceux qui savent en apprécier les jouissances.
M. de Borre s’exprime ensuite comme suit :
C’est à tort que l’on se figurerait que la connaissance de la faune
d’une contrée consiste uniquement dans celle de l’énumération des
espèces animales qui habitent la contrée. Cette énumération
aride ne nous donnera que l’a b c de cette science, qu’une liste
d'étiquettes pour les collections. S’il est vrai que nos connaissances
soient encore trop peu avancées pour que cette énumération soit
possible pour certaines familles et même pour certains ordres, il
faut, au contraire, reconnaître que bien peu reste à découvrir pour
les ordres et familles d'insectes qui ont été l’objet d’études multi-
pliées et suivies chez nous. Aucune année ne se passe sans l’addi-
tion de quelques espèces, mais toutes les nouvelles captures sont,
on peut le dire, prévues d'avance, indiquées & priori par la con-
naissance des faunes des contrées adjacentes à la Belgique.
Si nous prenions donc pour la connaissance de la faune entomo-
logique belge celle d’une simple liste faunique, notre tâche serait à
peu près terminée dans bien des familles. Mais telle ne doit pas être
la manière d'entendre l’étude de la faune d’un pays. Si le premier
point et le plus élémentaire est de connaître les espèces qui sy
trouvent, il est bien autrement important de connaître de quelle
manière elles s’y distribuent, comment on pourrait tracer leurs
limites, par conséquent, sur la carte topographique du pays; puis,
ultérieurement, quelles relations de concomitance ou d’exclusion
peuvent exister entre les aires des espèces; enfin, si cela est pos-
sible, la pénétration des causes de ces dispersions inégales des
espèces sur la contrée. Une fois arrivés dans ces considérations,
nous touchons immédiatement à tous les détails qui constituent
l'histoire naturelle de chaque espèce.
Ce n’est qu’après avoir posé ces prémisses que nous nous deman-
derons, d’après la question que la Société a mise à l’ordre du jour,
s’il est préférable de concentrer nos explorations sur quelques
CCIX
points, ou s’il vaut mieux multiplier les lieux de chasses, et cher-
cher, comme les botanistes, non-seulement de nouvelles espèces
(chose de jour en jour plus rare), mais de nouvelles stations
d'espèces.
Je commencerai par examiner le système d’explorations fré-
quentes et approfondies d’une même localité. Comme la faune d’une
rêgion est évidemment, d’une évidence mathématique, la réunion
des faunes de toutes les parties que composent la région, il est tout
aussi évident que, si la faune de toutes ces parties était étudiée iso-
lément, la faune de la région le serait également, et que, plus il
y aurait de ces faunes partielles bien étudiées, plus on se trouverait
rapproché du but poursuivi. Le fait, qu'on ne peut guère contester,
de l'existence de physionomies fauniques spéciales, en relation
avec toute sorte de conditions extérieures, simplifierait beaucoup
la question, qui serait autrement longue à résoudre, si l’uniformité
de beaucoup de parties était moins grande.
Mais il faut aussi bien voir qui est à même d'exécuter de telles
études à fond de la faune de chaque localité? Dans ma conviction,
elles doivent être un travail tout individuel et ne peuvent être
faites bien complétement que par des entomologistes résidant
d’une manière permanente dans la localité explorée; nous, ento-
mologistes habitant les grandes villes, nous ne pouvons que leur
prêter le concours de nos études de cabinet, de nos bibliothèques,
de nos collections, de la somme de lumières enfin qui se concentre
dans les lieux où convergent, comme à notre société, les efforts
scientifiques de beaucoup d'individus. Nous pourrons aller chasser
avec eux, leur enseigner des procédés qu'ils ignorent, découvrir
souvent sous leurs yeux des espèces restées invisibles pour
eux; mais, quoi que nous fassions, nous ne serons Jamais placés
dans les mêmes conditions qu'eux pour bien arracher à la nature
locale tous ses secrets. Sans nous écarter de Bruxelles, je soutien-
drai qu'un entomologiste qui habitera toute l’année Rouge-Cloitre,
Boitsfort ou Groenendael, qui y aura son jardin, ses chasses com-
modes hiver et été, la nuit et le jour, aura, au bout de quelques
années, une connaissance, Je ne dis pas complète, mais bien plus
profonde de la faune de ces points, que cinquante entomologistes
de la capitale qui, pendant un demi-siècle, y seront fréquemment
venus, mais qui n’y seront venus généralement, cela est clair, .
qu'aux saisons, jours et heures qui auront été dans leurs conve-
nances personnelles. Si cela est vrai de la banlieue, que dire des
localités éloignées ?
Gardons-nous donc d’espérer arriver à une connaissance bien
profonde de toute localité que nous n’aurons pas habitée d’une
manière permanente nous-mêmes, et pendant longtemps. Un séjour
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXI. ñn
CCX
prolongé et temporaire est certainement très-fécond en résultats au
point de vue de la connaissance faunique; je citerai l'exploration
de Laeken et celle de Rodenhof, près Luxembourg, par feu C. Van
Volxem; mais il y a encore de la marge de là à une faune com-
plète. Ce qui n'empêche pas, du reste, que la science entomologique
aura à profiter de la plus petite villégiature que chacun de nous
pourra lui consacrer.
C’est pourquoi je pense que, de la part denotre Société, ce serait se
faire illusion que de se croire en état d'obtenir par ses explorations
sociales, si concentrées et si répétées qu’elles fussent sur un même
point, l'élaboration d'une faunule du point choisi. Un entomologiste
indigène, en luisupposant le loisir et la bonne volonté, et en lui accor-
dant tout l’appui nécessaire, peut seul mener à bien un tel travail.
Je dirai plus : En agissant ainsi, nous reculerions, nous ajourne-
rions indéfiniment la connaissance plus superficielle qu’il est essen-
tiel d’ailleurs que nous possédions, des physionomies multiples de
la faune indigène dans nos provinces et des limites plus ou moins
appréciables, plus ou moins confuses de ces physionomies. Cette con-
naissance serait d’ailleurs indispensable pour choisir ou désigner à
l’attention les points méritant une exploration plus approfondie ;
elle amènerait, sans doute, la capture des quelques espèces non
encore signalées, mais qui doivent ou peuvent encore exister en
Belgique, et elle étendrait l'habitat connu de nos espèces rares.
Bien plus que nous, les botanistes se sont livrés à des perquisi-
tions dans tous les coins et recoins du pays; aussi la flore est-elle
incomparativement plus avancée que la faune .entomologique.
Mon avis, je ne saurais trop y insister, c’est que les explorations
locales lentes et approfondies pour connaître toute la faune doivent
être des spécialités personnelles, à réserver à certains entomolo-
gistes placés dans des conditions à pouvoir en réaliser compléte-
ment le but, et que la Société, et généralement parlant tous les
entomologistes des grandes villes ne peuvent y apporter qu’un con-
cours aussi empressé que bienveillant.
Mais, en engageant la Société à ne pas se lancer dans une voie
qui me semble un peu chimérique, ou qui ne donnerait du moins
que de fort médiocres résultats, je ne voudrais pas que l’on crût que
je professe une préférence paradoxale pour les excursions vers des
. localités continuellement variées. Je sais parfaitement que ce n’est
pas à une première excursion qu'on peut meme juger une localité,
bien loin s’en faut, et qu'il sera toujours bon d'y retourner plus
d’une fois, d'y faire des excursions plus prolongées qu’un bout de
promenade, d'y loger, si faire se peut, d’y découvrir tous les bons
endroits, d'y venir en diverses saisons. Calmpthout, où tant de nos
meilleurs et plus passionnés chasseurs d'insectes ont fait des excur-
CCXI
sions si multipliées, nous garde encore plus de secrets qu’il ne
nous en a révélés.
J'ai voulu seulement dire que je ne crois pas qu’il soit au pou-
voir de la Société d'utiliser les excursions qu’elle organise, mieux
que comme des reconnaissances de terrains de chasse, que chacun
de nous peut se donner la tâche d'explorer plus profondément,
mais que ceux-là seuls pourront véritablement connaître, qui les
habiteront constamment.
Parlant à son tour, M. Weinmann déclare qu’il a fort mal
réussi dans les essais qu’il a voulu tenter, de faire chasser pour lui
des personnes étrangères à l’entomologie, essais que M. Becker
nous dit avoir donné de bons résultats à lui et à feu le D' Breyer.
On reçoit ainsi, quand on reçoit même quelque chose, des masses
considérables d'insectes d’espêces les plus vulgaires et qui ne com-
pensent nullement, ni la peine qu’on s’est donnée, ni l'argent qu’on
y consacre.
I1 demande si M. de Borre, en faisant mettre la question à l’ordre
du jour, a eu en vue la question spéciale des excursions de la
Société ou la question plus générale de la connaissance de la faune
entomologique de Belgique et des moyens d’y arriver?
M. de Borre répond qu'il a espéré provoquer des discussions des
plus instructives, utiles à la fois à cette question générale de la
faune et en même temps aux questions pratiques d’excursions, et
plus particulièrement de celles que la Société organise.
M. Weinmann, reprenant la parole, dit que, quant à celles-ci,
il lui paraît tout à fait inadmissible qu'on puisse songer à leur
donner le caractère d’explorations suffisamment sérieuses pour
faire connaître, même en les répétant nombre de fois dans une
même localité, la faune de cette localité. Il est d'avis qu’il faut, au
contraire, les faire porter sur des points très-variés, pour qu’elles
servent de reconnaissances générales des lieux encore inexplorés
ou mal explorés, sur lesquels les spécialistes pourront ensuite se
livrer, d’après les indications recueillies, à des travaux plus pro-
longés et plus approfondis. Il insiste, à cet égard, sur l'avantage
d'envoyer sur un point douze entomologistes ou davantage, qui
s’y éparpillant et battant tout le pays, chacun chassant d’après ses
procédés particuliers et à ses insectes de prédilection, recueilleront
bien plus d'indications utiles en peu de temps qu’un seul chasseur
et auront ensemble vu plus de terrain. Mais il est essentiel aussi
que les résultats soient immédiatement publiés dans nos Comptes-
rendus, pour être utilisés par ceux qui voudront aller au delà.
M. Weinmann rappelle les excellents résultats donnés par nos
excursions d'il y a quelques années à Lanaeken, à Vielsalm, à
CCXIT
Arlon, a Hastière, à la Baraque-Michel surtout. Il voudrait voir
recommencer des excursions aussi fructueuses et aussi suivies,
mais en les dirigeant sur bien d’autres points, que personne sans
doute n’a encore visités. Mais quant à approfondir davantage, en
société, la connaissance de la faune, il ne croit pas plus que
MM. Quaedvlieg et de Borre que cela puisse réussir. C’est un but à
poursuivre séparément par chaque spécialiste, et il pense que
M. Becker se fait illusion en comptant sur l’empressement qu ap-
porteraient les membres de la Société à seconder un semblable tra-
vail que la Société voudrait faire exécuter sous ses auspices. Il y
a quelques années, dit-il, j'avais voulu entreprendre de former une
série de cartes de Belgique indiquant, pour chaque espèce de
Diurnes, les localités où l'espèce avait été prise. J’avais fait appel
au concours de tous mes collègues s’occupant de Lépidoptères, et
la Société donnait à mon appel l’appui de ses Comptes-rendus. Il
resta absolument sans résultat. J’ai envoyé toutes mes cartes à
M. Quaedvlieg, qui paraissait désireux de reprendre lui-même ce
travail. Comme je n’en ai plus entendu parler, il est probable qu’il
y à réussi autant que mol.
M. de Borre dit qu'au Musée, pour toutes les familles dont le
classement définitif est achevé, il fait également emploi de cartes
de Belgique pour pointer les localités; mais 1l s’est imposé de ne
pointer que les localités pour lesquelles il a les pièces à l'appui,
c’est-à-dire des exemplaires authentiquement capturés dans la loca-
lité et soigneusement déterminés. Quant à faire un appel aux
entomologistes, comme M. Weinmann, pour avoir des renseigne-
ments à ajouter à ces cartes, il s’en gardera bien. Il est très-pro-
bable qu’il resterait aussi infructueux que celui de notre collègue ;
et s'il y était répondu, l'embarras ne serait pas moindre pour lui.
Comment, sans offenser personne, n’admettre que les observations,
offrant au double point de vue de l'exactitude de la détermination
et de celle de la localité de capture, toutes les garanties désirables ?
Beaucoup d’entomologistes-chasseurs ne sont pas de force à faire
accepter sur parole leurs déterminations; un plus grand nombre
encore, soit qu'ils ne comprennent absolument pas la haute impor-
tance des indications locales en histoire naturelle, soit qu’ils man-
quent d'ordre ou de méthode dans le classement de l'étiquetage
des chasses, ne peuvent lui inspirer une confiance suflisante, s’ils
apportent des indications de localités. Dans le doute, il a cru
qu’actuellement, il lui était nécessaire de borner les indications de
ses cartes à celles qui résultent des collections et chasses du Musée,
les seules dont il puisse accepter la responsabilité. S'il voyait tous
ses collègues attacher la même importance que lui à l'étude très-
précise des localités, apporter un ordre irréprochable dans l’étique-
CCXIITI
tage de leurs insectes par localités, se servir de cartes pour les
pointer, et d'autre part les déterminer ou les faire déterminer avec
exactitude, il pourrait alors profiter aussi de toutes les indications
qui se produisent à nos séances.
Une discussion à laquelle prennent part un grand nombre des
membres présents continue encore quelque temps, et l'assemblée
décide que la question continuera à figurer à l’ordre du jour des
séances suivantes.
La séance est levée à 9 heures.
Assemblée mensuelle du »% octobre 18758.
PRÉSIDENCE DE M. RoELors.
La séance est ouverte à 7 1/2 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 7 septembre est
approuvé.
Le Président annonce que M. Van Nerom, membre associé,
a été, sur sa demande, reçu au nombre des membres effectifs de la
Société.
Un nouveau membre effectif a été admis par le Conseil
M. E. Thomas, de Saint-Josse-ten-Noode, présenté par MM. Weyers
et Preudhomme de Borre.
Le Secrétaire donne lecture de la correspondance.
MM. Putzeys et de Borre adressent leur rapport sur l’Essai
monographique sur les Panagéides, de M. deChaudoir. Suivant les
conclusions de ce rapport, l’assemblée ordonne l'impression de ce
travail dans nos Annales.
Il est ensuite présenté un Catalogue des Lépidoptères recueillis
à Namur et dans les environs, par M. Jules Demont.
L'Assemblée charge MM. Weinmann et Fologne d'examiner ce
catalogue.
M. H. Donckier demande la parole et fait la communication
suivante :
Le mois dernier, M. Lallemand nous annonçait la capture qu’il
avait faite, à Bruxelles, d’un exemplaire © du Cidaria vittata
Bkh (/ignala Hubn.). Je puis annoncer, au nom de mon père, que
deux autres exemplaires de cette Phalène ont été pris aux environs
de Visé par M. L. Quaedvlieg.
CCXIV
À propos de la communication faite à notre dernière séance
par M. Fondu, M. H. Donckier dit encore que son père a égale-
ment obtenu des éclosions du Bombyx lanestris L. qui était
resté trois ans en chrysalide.
M. de Selys dit que cette particularité doit être assez fréquente
chez cette espèce, car lui aussi possède des B. Zlanestris qui ont
vécu plusieurs années avant de sortir de leurs chrysalides. |
M. Donckier, toujours au nom de son père, qui seul est parvenu
à élever cette année les Samia Cecropia, indique les époques
d’éclosion, ponte et mues des chenilles de ce Saturnide :
Éclosion 27 mai; ponte le 1° juin; éclosion des petites chenilles
le 19 juin; première mue le 26 juin; deuxième le 5 juillet; troisième
le 18 juillet; quatrième le 30 juillet; et le 9 août, ces chenilles ont
commencé à filer leurs cocons.
L'Assemblée décide que la discussion sur la question des faunes
sera remise à la prochaine séance.
La séance est levée à 8 1/2 heures.
Assemblée mensuelle du ® novembre 1875.
PRÉSIDENCE DE M. RoELors.
La séance est ouverte à 7 1/2 heures.
Le procès-verbal de l’assemblée mensuelle du 5 octobre est
approuvé.
Le Président annonce la perte regrettable que la Société à faite
récemment d’un de ses membres effectifs, M. le D' Delmas, aceci-
dentellement noyé près de la ville de La Havane. Le Secrétaire a
fait témoigner à la famille la part que la Société prend à cette
perte.
Le Secrétaire donne lecture de la correspondance.
Après avoir entendu la lecture des rapports de MM. Weinmann
et Fologne sur le Catalogue des Lépidoptères recueillis à Namrwr
et dans les environs, par M. Jules Demont, rapports concluant,
sous certaines réserves, à l'impression du travail dans les Comptes-
rendus des séances, plusieurs membres prennent la parole et
l'assemblée, après discussion, décide qu'il y a lieu d'inviter au préa-
lable l’auteur à prendre connaissance des objections faites par les
rapporteurs et plusieurs de ses collègues, objections dont la plus
importante est relative à l'absence de délimitation quelconque par
CCXV
M. Demont, du territoire pour lequel il a élaboré cette liste. Elle
ajourne, par conséquent, le vote sur l'impression de ce Cata-
logue.
M. Becker dépose le manuscrit de la deuxième partie du Cata-
logue des Arachnides de Belgique, composée par la famille des
Drassidæ. Sont nommés rapporteurs : MM. Eug. Simon et Capron-
nier.
M. Becker dépose également un supplément à la première partie
du même Catalogue, intitulé : Aranéides nouveaux pour la Faune
Belge. Ce manuscrit sera aussi examiné par MM. Simon et Capron-
nier.
M. Pierret dépose, au nom de M. L. Lethierry et au sien, le
Catalogue des Hémiptères-Héléroplères de Belgique. MM. de
Borre et H. Donckier sont nommés rapporteurs pour ce travail.
M. de Borre demande la parole et donne lecture partiellement
d’un travail intitulé : Ælude sur les espèces de la Tribu des
Féronides qui se rencontrent en Belgique. Première partie :
Anchoméniens. 11 hésite à demander l'impression de ce travail
assez long dans le Compte-rendu de la séance. L’Assemblée, con-
sultée, pense qu’effectivement il convient mieux qu'il soit présenté
pour les Annales et désigne MM. Putzeys et Weyers pour en être
rapporteurs.
M. Becker demande ia parole et s'exprime comme suit :
J'ai l'honneur et le plaisir de vous présenter, au nom de notre
collègue de France, M. E. Simon, un intéressant travail swr des
Opiliones nouveaux.
C’est un nouveau témoignage de l'intérêt qui s'attache à nos
publications à l'étranger, ainsi qu'un acte de bonne confraternité
scientifique.
Je dépose en même temps, pour notre bibliothèque, au nom de
M. E. Simon, le quatrième volume de son bel ouvrage : Les
Arachnides de France.
L'Assemblée décide que le travail de M. Simon sera imprimé
dans le Compte-rendu de la séance, ainsi qu'il le désire.
DESCRIPTIONS D'’OPILIONES (FAUCHEURS) NOUVEAUX
DE LA FAUNE CIRCA-MÉDITERRANÉENNE,
par M. E. Simon.
1. Liobunum coccineum sp. nov. O'. Long. 2, 6 mill.—/Jaune
orangé avec de larges macules jaunâtre mat sur les côtés, surtout
en avant; céphalothorax présentant une bordure latérale brune
nette et, en avant, deux taches angulaires et deux petites lignes
CCXVI
médianes longitudinales n’atteignant pas le mamelon ; mamelon
testacé obscur avec le tour des yeux noirs; patte-mâchoire entière-
ment blanc testacé ; hanches blanc testacé; trochanters noirs ;
pattes brunâtre testacé clair avec un très-large anneau blanc ter-
minal aux tibias. Mamelon grand, élevé, presque vertical, présen-
tant quelques petites granulations. Espace membraneux de la base
des chélicères pourvu de deux petits tubercules géminés, tronqués.
Patte-mâchoire : tibia de même longueur que la patella, parallèle :
patella garnie latéralement et en dessus de petits spicules.
Hanches des quatre paires assez fortement rugueuses et pourvues
de séries granuleuses au bord antérieur; fémurs garnis de spi-
cules noirs assez forts, nombreux, irréguliers; patellas et tibias,
jusqu’à la partie blanche, garnis de spicules plus petits, plus
espacés; tibias comprimés assez fortement élargis à l'extrémité. —
Algérie : Bordj-Ménaïl (Ch. Leprieur).
2. Liobunum cupreum sp. nov. Œ. Long. 5 mill. — Céphalo-
thorax blanc mat, finement bordé de brun, avec une large bande
longitudinale noir verdâtre n’atteignant pas tout à fait le bord
frontal, large et découpée en ayant du mamelon ; mamelon noir,
testacé à la base en avant et en arrière; abdomen présentant une
très-large bande longitudinale noir-vert cuivré, un peu festonnée,
rétrécie sur les deux derniers segments,marquée de deux séries de
très-petits points blancs; parties latérales présentant, sur chaque
segment, une grande tache blanc nacré formant bordure; pièce
anale blanche; hanches blanches; trochanters noirâtres; pattes
brun testacé avec un anneau terminal blanc aux fémurs et
aux tibias; patte-mâchoire testacée concolore. Mamelon inerme
canaliculé, de profil élevé et oblique. Espace membraneux des
chélicères sans spicules, pourvu de deux tubercules géminés.
Patte-mächoire : patella garnie latéralement de petits spicules
noirs espacés; tibia à peine plus long, de même largeur à la
base, très-faiblement atténué. Tranches I et IT présentant sur
leur bord antérieur une série granuleuse; fémurs, patellas
ettibias garnis de spicules. — © : long. 6 — blanc testacé; cépha-
lothorax teinté de brun fauve en dessus, finement bordé de brun,
présentant, en avant du mamelon, deux lignes brunes rapprochées,
convergeant en avant; mamelon testacé avec des cercles noirs
autour des yeux; abdomen présentant sur les cinq premiers seg-
ments une bande brune, élargie transversalement sur le cinquième,
marquée sur chaque segment d’une série transverse de points
blancs; sixième segment testacé; les deux derniers bruns avec.des
taches testacées latérales ; côtés rembrunis laissant, près la bande
dorsale, une bordure claire assez étroite ; hanches blanches, con-
colores ; trochanters tachés de brun. Hanches inermes, sans series
CCX VII
granuleuses. Fémurs I et IT inermes, IIL et IV présentant en
dessus de très-petits spicules espacés; tibias inermes. — Maroc : sur
la route de Tanger à Fez!
3. Liobunum seriatum sp. nov. © long. 6 à 7.— Céphalo-
thorax blanc vif, bordé de brun seulement en arrière au niveau
des hanches IIT, présentant, en avant du mamelon, une large
bande noire découpée, coupée d’une ligne médiane testacée;
mamelon noirâtre en dessus, testacé à la base ; abdomen présen-
tant, sur les cinq premiers segments, une bande brune relativement
étroite, marquée, sur chaque segment, de deux points jaunes;
les trois derniers segments bruns, avec des séries transverses
de points jaunes; parties latérales rembrunies et ponctuées ;
patte-mâchoire testacée avec une grande tache noire en dessus
à la patella; hanches testacées, concolores; trochanters tachés
de brun latéralement; pattes fauve-rougeâtre, rembrunies aux
patellas, aux métatarses et aux tarses, présentant un anneau
très-blanc à l'extrémité des fémurs et des tibias. Mamelon petit, :
assez élevé, très-incliné, non canaliculé, présentant en dessus,
de chaque côté, une série de trois denticulations aiguës, égales,
assez fortes. Espace membraneux des chélicères pourvu dans le
milieu de deux tubercules aigus géminés et, de chaque côté,
d’un petit spicule. Patte-mâchoire : patella et tibia garnis latérale-
ment de petits spicules fauves nombreux ; tibia de même longueur
que la patella et parallèle. Dessous du corps et hanches entière-
ment et régulièrement granulés ; hanches des quatre paires présen-
tant, sur leur bord antérieur, une forte série granuleuse ; fémurs
garnis de spicules assez petits, nombreux, irréguliers; tibias
garnis de spicules encore plus petits, très-espacés. — Asie Mineure :
Latakieh.
4. Prosalpia Martini sp. nov. Long. 6 mill. — Gris testacé
obscur, largement rembruni en dessus et en arrière, irrégulière-
ment ponctué de blanc testacé; bord frontal blanc avec deux
petits points noirs, et les angles antérieurs tachés de noir; sur
l'abdomen une grandetache médiane noirâtre, s’étendant du second
au quatrième segment, un peu atténuée en avant, élargie trans-
versalement sur le troisième segment. Corps lisse; céphalothorax
garni de petits crins noirs espacés, légèrement soulevés; abdomen
presque glabre. Mamelon bas, noirâtre, taché de blanc en dessus, à
peine plus large quelong, presque arrondi et légèrement canaliculé;
lisse, présentant en dessus deux séries de petits crins raides.
Chélicères testacées, avec le premier article en dessus, le second
à la base et sur les côtés, ponctués de brun, parsemés de crins
noirs. Patte-mâchoire testacée, avec le fémur très-fortemént et
irrégulièrement rayé de brun, la patella et le tibia tachés longitu-
CCX VIII
dinalement; fémur très-légèrement élargi de la base à l'extrémité,
peu convexe, présentant en dessus des séries de petits crins régu-
liers, du côté interne et en dessous à la base des crins un peu plus
longs, serrés, non sériaux, apophyse basilaire, beaucoup plus courte
que le diamètre de l’article, large et arrondie; patella plus longue
que large, atténuée à la base, (©) apophyse un peu plus courte que
le fémur, droite, cylindrique, obtuse, légèrement atténuée à la
base, entièrement garnie de crins serrés, semblables aux bords
interne et externe, un peu plus courts en dessus; tibia de même
longueur ou à peine plus long que l’apophyse patellaire, un peu
plus épais à la base, légèrement élargi de la base à l'extrémité et
un peu courbe, son angle supéro-interne prolongé en une apophyse
presque aussi longue que le diamètre de l’article, conique, dirigée
obliquement en avant, en dessus presque glabre et ne présentant
qu’une ligne de petits crins serrés, presque glabre, aussi du côté
externe, avec une ligne de crins moins réguliers, garni en dessous
et du côté interne de crins serrés semblables à ceux de la patella,
pas de crins spiniformes; tarse à peu près de même longueur que le
tibia, plus grêle, rembruni près de la griffe, garni: de crins très-
courts et d’autres plus longs, disposés en séries peu régulières.
Hanches testacées avec une tache brune transverse au sommet ;
pattes fauve testacé, fortement annelées de brun : un large anneau
sub-terminal et une grande tache dorsale basilaire aux fémurs,
patellas tachées de brun, des anneaux sub-basilaires et sub-termi-
naux aux tibias; fémurs légèrement anguleux, pentagonaux, garnis
sur les arêtes de séries de forts crins raides; patellas et tibias plus
nettement anguleux avec des séries de crins semblables. — Por-
tugal : Sierra de Portalegre (P. Léveillé et Ch. Martin).
>. Dasylobus (1) serrifer sp. nov. © long. 7 mill. — Céphalo-
thorax fauve brunâtre, varié de brun foncé en dessus et présentant
une large bordure testacée ; partie antérieure au mamelon garnie
de tubercules aigus, irréguliers, assez petits et nombreux. Mamelon
médiocre, en dessus presque aussi long que large et canaliculé, pré-
sentant, de chaque côté, une série de six tubercules fauves, aigus,
forts et assez longs. Abdomen inerme, fauve, présentant, sur les
cinq premiers segments, une large bande brune longitudinale, plus
foncée sur les bords et finement bordée de blanc, festonnée,
(1) Les Dasylobus, démembrés du genre Phalangium, en diffèrent par la propor-
tion des articles de la patte-mächoire et par leur structure ; tandis que chez les
Phalangium, la patella, plus courte que le tibia, est presque parallèle, sans saillie
ni brosse interne, dans les Dasylobus, elle est aussi longue que le tibia, et son
angle interne, qui fait saillie en forme d’apophyse, est garni d’une brosse de
erins dressés ; le type de ce genre est le P. argentatum Canestrini.
CCXIX
resserrée sur le second segment, très-élargie transversalement et
anguleuse sur le troisième, resserrée de nouveau sur le quatrième ;
ventre blanc testacé. Chélicères inermes, fauves avec le premier
article taché de brun en dessus. Patte-mâchoire testacée avec le
tibia et la patella rayés de brun en dessus; fémur inerme, sans
saillie à la base, garni en dessus de crins assez forts, son angle
supéro-interne un peu prolongé et garni de crins; patella forte-
ment élargie de la base à l'extrémité, son angle prolongé er très-
forte apophyse obtuse, droite, un peu plus longue que le diamètre
de l’article. Pattes fauve-rouge avec l'extrémité des fémurs et des
tibias, et les patellas ponctuées de brun; hanches inermes, blanc
testacé, fortement ponctuées de fauve sur les côtés et au sommet ;
fémurs anguleux, pentagonaux, armés sur les arêtes de très-forts
denticules blancs, aigus, serrés, réguliers; tibias fortement angu-
leux, concaves entre les arêtes, garnis de séries de crins sur les
angles. — Algérie; Bordj-Ménail (Ch. Leprieur).
6. Dasylobus nigricoxis sp. nov. © long. 6 mill. — Cépha-
lothorax brun noir avec des espaces marginaux testacé obscur
peu distincts, presque complétement inerme, présentant cependant,
en avant du mamelon, un groupe de très-petits spicules noirs.
Mamelon noirâtre, assez petit, en dessus aussi long que large,
canaliculé, présentant, de chaque côté, une série de quatre ou cinq
petits tubercules fauve obscur, presque égaux. Abdomen inerme
sans tubercules ni spicules, presque entièrement brun noirâtre,
irrégulièrement maculé de fauve obscur, présentant cependant en
avant une large bande médiane plus foncée, finement bordée de
fauve ; ventre blanc testacé avec des séries transverses de points
noirs et une bande médiane brunâtre plus distincte en arrière.
Chélicères brunes avec l'extrémité du second article fauve,
inermes, sans saillie près des doigts. Patte-mâchoire testacée, forte-
ment tachée et rayée de brun foncé; fémur inerme, garni en dessous
de crins assez forts et serrés, sans saillie basilaire, son angle supéro-
interne convexe et arrondi ; patella élargie de la base à l'extrémité,
son bord interne presque droit, son angle prolongé en une longue
et très-robuste apophyse droite et obtuse, environ de la longueur
du diamètre de l’article. Pattes assez longues, inermes, ne présen-
tant que des crins; hanches brun foncé presque noir; les autres
articles fauve brunâtre obscur avec l'extrémité des fémurs forte-
ment rembrunie, les tibias marqués de deux larges anneaux et
rayés en dessus de brun foncé; fémurs cylindriques; tibias I et IT,
légèrement anguleux,; IIT et IV, simplement comprimés.— Algérie :
Bordj-Ménail (Ch. Leprieur).
7. Dasylobus eremita sp. nov. © long.6 mill.—Céphalothorax
brun foncé avec une bordure antérieure testacée, étroite et une
CCXX
bordure latérale plus large, dilatée en arrière, côtés marqués de
traits noirs sub-marginaux, en avant du mamelon deux petites
lignes noires rapprochées; partie antérieure au mamelon garnie de
nombreux tuberculesaigus, testacés, assez petits, égaux ; en arrière,
deux séries transverses de tubercules semblables. Mamelon bru-
nâtre avec une fine ligne médiane testacée et le tour des yeux
noir, grand, plus large que long, canaliculé, présentant de chaque
côtè une série de sept ou huit tubercules serrés, assez petits,
presque égaux. Abdomen présentant, sur les cinq premiers seg-
ments, une très-large bande brun-noir, occupant presque toute sa
largeur, cependant un peu atténuée et bordée d'espaces testacés
en avant; côtés brunâtres, irrégulièrement ponctuës de testacé ;
derniers segments blanc testacé avec des séries de points noirs;
en dessus, des séries transverses de petits spicules noirs et sur les
côtés de points enfoncés; ventre blanc testacé. Chélicères fauves,
ponctuées de brun rouge, second article inerme sans saillie près des
doigts: Patte-mâchoire testacée, variée de brun; fémur présentant,
en dessous à la base, une forte saillie conique dirigée en bas, son
bord externe pourvu d’un groupe de petits tubercules obtus,
irréguliers, en dessus de nombreux spicules noirs, son angle
supéro-interne légèrement saillant; patella élargie de la base à
l'extrémité, son bord interne droit, son angle prolongé en une
robuste apophyse, bien détachée, obtuse, oblique, environ de la
longueur du diamètre de l’article. Pattes relativement courtes et
robustes, surtout celles de la paire I, brun rougeûtre clair, mar-
quéesaux fémurs et aux tibias d’un large anneau testacé-ponctué un
peu au delà du milieu et d’un anneau terminal plus étroit et plus
blanc ; hanches blanc testacé, ponctuées de fauve et marquées
d’une grande tache brune terminale; hanches inermes; fémurs
cylindriques garnis de séries peu régulières de denticules assez
forts; tibias comprimés, non anguleux, ceux des paires I, IT et IT,
ne présentant que des crins courts, ceux dé la paire IV garnis en
outre de séries de très-petits spicules. — Liban (Ch. de la Brülerie.)
8. Platybunus placidus sp. nov. © Long. 6 mill. — Fauve
rougeâtre obscur; céphalothorax ponctué sur les côtés et marqué,
en avant du mamelon, de deux lignes brunes très-rapprochées; sur
l'abdomen, une très-large bande dorsale brune, découpée et
ponctuée. Mamelon brun rougeâtre, seulement un peu plus large
que long, fortement canaliculé, chacune de ses carènes formée de
cinq tubercules coniques, forts, égaux, presque équidistants. Chéli-
cères fauve mat, avec la base du 1°r article et les côtés du 2° forte-
ment ponctués de noir, garnies de crins très-courts, sans spicules ni
granulations. Patte-mâchoire testacée, irrégulièrement rayée de
brun, angle supèro-interne du fèmur saillant, arrondi, garni de
CCXXTI
crins non épineux, en dessous un rang de quatre tubercules blancs
obtus, médiocres et d’autres petits tubercules irréguliers dans les
intervalles; patella inerme en dessous, presque glabre en dessus,
garnie de crins assez serrés du côté interne et sur l’apophyse ;
apophyse très-épaisse, peu atténuée, obtuse et divergente, environ
d'un tiers plus courte que l’article; tibia au moins aussi long,
sensiblement élargi de la base à l’extrémité, son angle interne à
peine saillant et garni de crins, en dessous, au bord externe, deux
trés-petits tubercules blancs, l’un médian, l’autre basilaire, plus
petit; tarse inerme. Pattes fauve rougeâtre obscur, avec les fémurs,
les patellas et les tibias irrégulièrement maculés de brun; fémurs
armés de séries de petits spicules noirs espacés; hanches testacées,
maculées de noir, celles de la 1" paire garnies de crins courts un
peu soulevés. — Provenance douteuse, probablement Espagne.
9. Acantholophus duriusculus sp. nov. © Long. 4, 5 mill.—
Brun rougeâtre terne, réticulé de brun foncé avec les tubercules et
épines fauves ;une bande foncée longitudinale peu indiquée, tron-
quée au niveau du 6° segment, élargie sur les 3e et 4°; dessous fauve
testacé obscur. Corps ovale, large et convexe ; bord frontal prèsen-
tant au milieu trois longues épines conniventes, placées sur la même
ligne, dont la médiane un peu plus grêle et plus longue; en arrière
des latérales, deux petits tubercules; sur l'angle antérieur, une
épine courte, obtuse et deux plus longues sur les côtès. Mamelon
assez petit, presque arrondi, chacune de ses carènes formée de
quatre tubercules très-obtus, arrondis, dont le second plus élevé.
Abdomen présentant, sur chaque segment, une série transverse de
tubercules obtus, petits et espacés sur les premiers, coniques, plus
longs et serrés sur les derniers. Chélicères fauves, inermes. Patte-
mâchoire testacée avec le fémur, la patella et le tibia fortement
tachés de brun; fémur présentant en dessous, dans la moitié basi-
laire, une ligne de trois tubercules blancs, élevés, dont le médian plus
petit; patella élargie dès la base, presque aussi large à l'extrémité
que longue, son angle supéro-interne prolongé en apophyse obtuse,
dirigée en avant, droite, plus courte que la moitié du diamètre de
l'article, un très-petit denticule à l’angle supéro-externe; tibia
environ de même longueur que la patella, atténué à la base, son
bord interne légèrement convexe dans la seconde moitié, non
prolongé à l’angle, crins internes peu serrès ne formant pas brosse.
Pattes courtes, robustes, fauve testacé avec les fémurs, les patellas,
tibias et métatarses très-fortement annelés de brun presque noir;
fémurs, patellas et tibias très-fortement anguleux, concaves entre
les arêtes, inermes sur les arêtes, mais armés de très-fortes épines
aiguës, articulaires : trois à l'extrémité des fémurs et des patellas,
deux à l'extrémité des tibias; métatarses cylindriques, inermes. —
Gibraltar!
CCXXIT
10. Acantholophus angulifer sp. nov. Long. 6 à 8 mill. —
Gris-fauve terne, varié de brun foncé; abdomen présentant des
séries peu régulières de points bruns enfoncés et une bande longi-
tudinale obscure, plus marquée en arrière, presque parallèle,
tronquée au niveau du 6° segment; en dessous, blanchâtre testacé,
varié de brun en arrière. Corps ovale, large ; bord frontal présentant
au milieu trois épines droites, aiguës, placées sur la même ligne,
dont la médiane plus longue, suivies de deux petits tubercules ;
une épine divergente sur l'angle antérieur et plusieurs inègales
sur les bords latéraux; en dessus quelques petits tubercules épars.
Mamelon à peine plus long que large, presque arrondi; chacune
de ses carènes formée de quatre tubercules très-bas, égaux.
Abdomen présentant, sur chaque segment, une ligne transverse de
petits tubercules obtus, plus serrés et plus forts sur les derniers.
Chélicères inermes, fauves, ponctuées de rougeâtre. Patte-
mâchoire testacée, tachée de brun; fémur présentant en dessous,
au bord externe, dans toute sa longueur, une ligne de quatre
tubercules blancs, assez petits, égaux; patella un peu plus longue
que large, légèrement élargie dès la base, son angle interne non
saillant; tibia de même longueur ou à peine plus long, parallèle;
crins internes peu serrés ne formant pas brosse; tarse (SG) pré-
sentant en dessous au bord interne, une forte ligne granuleuse.
Pattes courtes et robustes, fauve obscur, irrégulièrement ponctuées
de brun; fémurs, patellas et tibias fortement anguleux; fémurs
présentant en dessus des séries de petits spicules noirs, en dessous
des crins; tibias inermes avec des séries de crins sur les arêtes;
épines articulaires faibles; métatarses I et IT presque cylindriques,
II et IV anguleux. — Province d'Oran : Tlemcen, Daya, Geryville
(Munier, L. Bedel). |
11. Acantholophus Seoanei sp. nov. Long. 6 mill. — Ovale,
allongé, un peu atténué en avant, plus fortement en arrière;
fauve testacé, partie antérieure du céphalothorax irrégulièrement,
fortement maculée de brun rougeâtre; au delà du mamelon, une
large bande longitudinale brun foncé, prolongée jusqu’à l’extré-
mité de l'abdomen, légèrement resserrée sur les premiers segments,
ensuite un peu élargie, brusquement rétrécie et parallèle sur les
trois derniers, finement bordée de fauve clair et renfermant une
bande médiane longitudinale fauve rougeâtre, partant du mamelon
et s'étendant jusqu'au 5° segment. Épines du trident comnie chez
A. spinosus, accompagnées de deux petits tubercules latéraux et
suivies en dessus de deux petits tubercules semblables ; épines
angulaires et latérales beaucoup plus fortes. Mamelon plus gros,
arrondi, sensiblement canaliculé, chacune de ses carènes formée
de cinq très-petits tubercules obtus. Tubercules de l'abdomen
CCXXIIT
«
beaucoup plus forts que chez spinosus, coniques, aigus, principale-
ment sur les segments 3, 4, 5 et 6. Chélicères (Q) comme chez
spinosus. Patte-màächoire testacée avec l'extrémité du fémur,
le dessus et le côté interne de la patella et du tibia tachés de
brun; fémur pourvu en dessous d’une série externe de six tuber-
cules blancs assez forts et surmontés de crins, diminuant graduel-
lement de l'extrémité à la base et d’une série interne de six
tubercules plus petits, plus serrés, ne dépassant pas la moitié
inférieure de l’article, en dessus, l'angle supéro-interne légère-
ment saillant, arrondi; patella et tibia inermes, garnis de crins
assez longs, peu serrés, néanmoins un peu plus nombreux du côté
interne, mais ne formant point brosse; angle supéro-interne de la
patella presque droit, à peine saillant. Pattes testacées, avec l’extré-
mité des fémurs sur les côtés, les faces latérales des patellas et des
tibias, surtout à l'extrémité, fortement maculées et ponctuées de
brun foncé; proportions et crins comme dans A. spinosus. Pattes
de la 2° et de la 4° paires égales. — Pyrénées Cantabriques : Le
Ferrol (Seoane).
Cette espèce, voisine d'A. spinosus Bosc — obtuse-dentatus
Auct., fait partie du groupe pour lequel M. T. Thorell a créé le
genre Üdius.
12. Egænus gulosus sp. nov. G'. Long. 8 mill. — Corps épais,
ovale, brun-rouge obscur, entièrement ponctué de fauve; céphalo-
thorax présentant en avant du mamelon une fine ligne brune longi-
tudinale et latéralement plusieurs traits bruns et obliques enfoncés;
abdomen présentant une large bande foncée, longitudinale, presque
noire sur les bords et en arrière, coupée d’une ligne médiane jaune,
étroite, partant du mamelon. En dessus, inerme et chagriné ; angles
antérieurs du céphalothorax seuls armés de courts denticules ;
bord antérieur droit, ni élevé ni échancré. Mamelon Jjaunâtre
mat, avec le tour des yeux noir, assez élevé, en dessus à peine
plus long que large, inerme. Chélicères brun-rouge avec le
1* article et la base du second variés de jaune en dessus;
1* article épais, long, convexe, garni en dessus de courts denti-
cules irréguliers; 2° article plus long que le céphalothorax, ovale
très-large et convexe, atténué, saillant et conique à la base au
dessus de l'articulation, inerme, lisse ; doigts très-longs, surtout le
mobile. Patte-mâchoire brun-rouge foncé, inerme. Hanches brun-
rouge foncé, inermes, celles de la 1" paire plus larges; pattes
fauves, fortement variées et ponctuées de brun, surtout en dessous,
celles de la °° paire plus foncées, presque noires, aussi beaucoup
plus épaisses; fémur I cylindrique, très-robuste, inerme; fémurs II
et IT légèrement anguleux, inermes; fémur IV anguleux avec
des séries de petits denticules en dessous et sur les côtés; les
CCXXIV
autres articles inermes; tibias anguleux, surtout les postérieurs ;
métatarse I grêle, cylindrique, garni en dessous de petits spicules
noirs irréguliers. Ukraine : Stawicz (Prof. Waga).
M. Becker continue par les communications suivantes :
M. Dietz a découvert aux environs d'Anvers, trois espèces
nouvelles pour nous de Therididæ, une Zinyphia et deux
Erigone, qui prendront place dans la seconde partie du Catalogue
des Arachnides de Belgique.
M. de Borre a rapporté d’une chasse à Wenduyne près de Blan-
kenberghe l’Argyyronela aquatica Clerck. Cette prise intéressante
étend chez nous l’habitat de cette curieuse aranéide jusqu'au bord
de la mer du Nord.
M. Quaedvlieg a recueilli également, dans les environs de Liège,
de nombreuses aranéides, qu’il m'a fait remettre; ces espèces sont
surtout intéressantes au point de vue si important de l'habitat.
Enfin je dois encore au zèle et à l’obligeance de M. Dietz, un
exemplaire femelle du Sparassus antiquensis Keyserling, qu'il
m'avait envoyé vivant.
Cette grande Sparassidæ, comme son nom lindique, a été
découverte pour la première fois dans l’île d’Antigua.
M. Dietz l’a recueillie à Anvers, à bord d’un navire chargé de
bois de Campêche, et venant de Saint-Domingue.
M. Becker donne encore lecture du travail suivant :
SUR L’HABITATION DE LA CTENIZA SAUVAGEI. Rossi,
par Léon Becker.
Je dois ce nid intéressant, que je fais passer sous les yeux de nos
collègues, à mon excellent ami M. E. Simon, qui, ayant rapporté
de Corse plusieurs échantillons de ce curieux travail, a bien voulu
m'en offrir un.
Cette araignée, comme notre Atype, creuse une longue galerie
souterraine, qu’elle tapisse d’une belle soie blanche.
Pour dissimuler l’entrée de sa demeure, elle construit une VE
table porte à charnière mobile, combinée de facon àse fermer d’elle-
même, le terrier étant toujours creusé dans les terrains en pente
ou contre les talus des routes, et la charnière étant placée en
haut.
L'esprit reste confondu devant ce merveilleux travail, qui dénote
ce que j'oserai appeler une intelligence supérieure. Aïnsi une
pauvre aranéide connaissait déjà la porte et la charnière, alors que
l’homme primitif se contentait de pierres pour fermer sa caverne.
Cette porte, comme on le voit, est parfaitement ronde; elle est
de UE
CCXXV
formée de nombreuses couches de terre et de soie superposées ; la
charnière est également faite de soie épaisse et solide.
Ce petit disque, plus large au dessus qu’en dessous, s'applique
dans un évasement du tube soyeux, de manière à clore herméti-
quement l’ouverture.
Afin de mieux dissimuler l'entrée extérieure, l’araignèe recouvre
la terre de son disque de petites mousses, de lichens, etc., ete.; mais,
comme ses connaissances en botanique sont bornées, elle se trompe
quelquefois, et rapporte des mousses qui, n’étant pas les mêmes
que celles d’à côté, trahissent sa présence aux yeux de l’homme.
Ce terrier est difficile à découvrir pour la première fois.
On remarque encore, à la face interne de la porte, les traces cir-
culaires des ongles de la Sauvagei.
Elle rentre dans son tube à reculons, et serre bien la porte sur
elle; au moindre danger, elle s’y cramponne, formant ainsi de son
corps un verrou vivant.
Je vous montre en même temps un bel exemplaire de cette
aranéide, que je dois également à la générosité de M. E. Simon, qui
le premier en a publié une bonne description dans les Mémoires de
la Société Royale des Sciences de Liège, 1873, 2° série, t. V.
Enfin M. Becker s'exprime comme suit :
Je fais passer sous les yeux de nos collègues le dessin fortement
grossi de l’E£resus moniliger; destiné à mon ami M. E. Simon.
Cet admirable Æresus, qui ne le cède en rien aux plus belles
araignées exotiques, pourrait peut-être se trouver en Belgique.
Il vit dans les friches sablonneuses, et marche lentement au
soleil; on le trouve en septembre; la femelle se cache sous les
mousses plates et les lichens qui croissent dans ces endroits.
C’est à la Varenne, près de Paris, que M. E. Simon m'a fait
capturer cette espèce toujours peu commune; je l'ai prise avec la
Lycosa lutetiana, découverte au même endroit, et que j’ai capturée
récemment en Belgique; je tenais à comparer nos exemplaires de
Belgique avec l'espèce typique des environs de Paris.
Le Secrétaire fait voir, de la part de notre collègue
M. V.-L. Seoane, qui a traversé récemment Bruxelles, des mor-
ceaux de bois complétement exfolié et rongé par une espèce de la
famille des Termitides, dont plusieurs exemplaires sont placés
dans un flacon. Ces bois proviennent d’un magnifique navire de
guerre de la marine espagnole qui, revenu des Philippines, a été
complétement détruit par ces insectes dans le port du Ferrol.
Il extrait d’une note en langue espagnole, remise en même temps
par notre confrère, les détails suivants :
» Les insectes pris dans ce vaisseau (la frégate Berenguela) et
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXI 0
CCXXVI
dont les effets destructeurs sur les bois de charpente ont à juste
titre appelé l'attention de ceux qui l'ont vu, sont, à n’en pas douter,
de la famille de ceux qui sont connus en Amérique sous le nom
vulgaire de comejen ; ils y sont aussi abondants dans les Antilles
qu'au Rio de la Plata. Aux Iles Philippines, on les nomme
anat.
» En Amérique, ils se tiennent de préférence dans les bois et les
terrains plats, où la végétation n’est pas très-luxuriante. Dans le
premier cas, ils construisent généralement des nids en forme de
ruches, dans les troncs des arbres, nids qu'ils couvrent entièrement
d’une enveloppe de terre noirâtre, et où s’abritent des milliers d’in-
dividus. Quelquefois leurs nids sont dans le sol,etalors les cellules
en sont plus grandes.
r Pourvus d’ailes, ces insectes se déplacent à volonté, leur vol
est rapide et suivi. Je ne connais pas leur nourriture, mais ils atta-
quent ordinairement les fruits. Les particularités de mœurs de
l'espèce des Philippines me sont inconnues.
» 1 n’est pas facile de les trouver dans les vaisseaux, et je ne
crois pas qu'on ait cité un autre exemple de ce cas, car on ne les a
pas encore vus sur les plages, et je crois en outre que l’eau de mer
ne leur est pas favorable. Mais il est très-facile de les importer par
les vaisseaux, s'ils contiennent des chargements de bois, dans quel-
ques-uns desquels on trouve presque toujours cet insecte ou ses
œufs. Aux Antilles, on le trouve dans les bois appelés seibo, yaya
sabina, ete. (1), et au Rio de la Plata, dans ceux appelés espinillo et
coronilla. Ces derniers semblent être complétement à sa conve-
nance; étant très-abondants, à fibres molles et d’une valeur
modique, ils ne s'emploient que comme combustible.
» On a constaté à bord qu’ilaimeles boishumides etmous pours y
nicher, sans doute à cause de la facilité à les travailler, mais il n’en
est pas de même des bois durs, tels que le sabicu, le quayacau, le
haya et autres, tant des Iles Philippines que de l'Amérique. Il
attaque avec voracité ceux d'Europe employés pour la construc-
tion des navires, tels que le peuplier, le chêne et toute sorte. de
pins, dans lesquels il se multiplie prodigieusement, formant des
croûtes, pulvérisant le pin et criblant le chêne de trous menus et
nombreux, toujours dans les endroits intérieurs du vaisseau, jamais
en contact avec l’eau.
» On remarque comme une chose curieuse que ce sont les navires
construits en bois d'Europe qui sont seuls attaqués, surtout aux
Philippines. La frégate de guerre Berenguela dut en partir pour ce
(*)II est regrettable que M. Seoane se soit borné à nous donner les noms vulgaires
espagnols de tous ces arbres. æ À. DE B.
ane ANR ES RES SEE ile
ICE) FR va 3 f
PRIE
CCXX VII
motif,et l’on fut forcé de couler la goëlette Narvaez,pour en sauver
les bois. Tandis que la frégate Esperanza,construite il y acinquante
ans aux Philippines avec des bois du pays, n’a par contre jamais
été attaquée, malgré ses longs séjours à Cavite et autres ports de
l'archipel.
M. de Borre lit la note suivante :
Dans notre séance du 4 mai dernier, je vous avais exhibé des
œufs et de jeunes larves récemment écloses d’une grande espèce de
Phasmide des Indes Orientales. Ces œufs venaient de m'être remis
par M. le D" Ledeganck, qui les avait reçus de Java.
Malheureusement ces petites larves ne purent trouver, dans les
différentes feuilles qui leur furent présentées, rien quileur convint,
et, sur une éclosion d’une quarantaine d'individus, tous périrent
au bout de quelques jours de jeûne absolu. Cette tentative d’éduca-
tion en captivité d’une remarquable forme équatoriale échoua donc
complétement. |
M. Maurice Girard (Trailé élémentaire d'Entomologie, NH,
p. 95-96) parle de diverses éclosions de Phasmides, du genre PAyl-
lium, obtenues en Europe : à Paris, par M. Lucas; à Leyde, par
M. Van Hasselt; à Edimbourg, par M. Murray. Ce dernier réussit
à élever, en les nourrissant de feuilles de myrte, les larves du
Phyllium Scythe, de l Assam. Les œufs, de la grosseur d’un pois,
avaient la forme d’un barillet à six pans, ressemblant à une graine
de Belle-de-nuit. J’ai également reçu cet été de notre collègue
M. Crépin, un certain nombre d'œufs ayant cette forme de barillet,
mais à cinq pans séparés par des arêtes saillantes et marqués de
points enfoncés; ils provenaient aussi des Indes Orientales. Mais il
n’en est rien sorti, non plus que de ceux
que M. Crépin avait conservés dans une
serre du Jardin Botanique.
Dans l'espoir où j'étais d’abord de pou-
voir nourrir et élever mes jeunes larves,
j'avais fait dessiner l’une d'elles ainsi
qu'un des œufs reçus de M. Ledeganck.
Je pense qu’il ne sera pas sans intérêt de
publier ces figures de l’œuf et de la pre-
mière larve, nonobstant le contretemps
fâcheux qui n’a pas permis de poursuivre
plus loin cette étude à travers les diver-
ses mues.
L’œuf a la forme d’un petit globule
brun-noisette, de 5 mill. de diamètre; à l’un des bouts se roue
l'ouverture entourée d’un cercle brun clair et fermée par un
CCXXVIII 2
opereule en forme d’un petit bouton arrondi, de couleur noisette.
La larve, à sa sortie de l’œuf, avait la taille, énorme par rapport
à celui-ci, d'environ 31 mill. Elle est aussi de cette même teinte
noisette, qui doit dans la nature la faire confondre avec toute sorte
de brindilles dessèchées. La figure ci-jointe en est une représentation
assez fidèle, sauf les antennes, où le dessinateur a donné carrière à
sa fantaisie quant au nombre et à la forme des articles. En réalité,
ceux-ci sont au nombre de neuf, dont le dernier assez allongé, en
forme de petite palette obovale; les autres sont de dimension un
peu inégale, et à peu près moniliformes. M. Murray avait aussi
constaté, pour les larves du PAyllium Scythe, que le nombre des
articles des antennes est de neuf avant la première mue, et
augmente par segmentation dans les mues subséquentes, pour
atteindre le chiffre normal de vingt-quatre articles.
J'ai constaté que ces larves, de même que les jeunes Phyllium
observés par MM. Lucas, Murray et Van Hasselt, avaient l'habitude
de courber et de rejeter leur abdomen au-dessus de leur corps et de
prendre toute sorte d’attitudes bizarres.
M. Donckier, dans la séance du 6 juillet, vous a annoncé qu'ayant
eu à ouvrir une femelle du Cyphocrania gigas L., i y avait trouvé
des œufs exactement de la forme et de la taille de ceux qui ont
servi à cette expérience. Postérieurement, nous avons appris de
M. Ledeganck que les œufs qu’il avait reçus de Batavia, prove-
naient d'une grande espèce de Phasmide de l’île de Java. Or le
C. gigas, d'après M. Westwood (Catalogue of Orthopterous Insects
in the Collection of the Brilish Museum, Phasmidæ, p.106), serait
une espèce d'Amboine et des Moluques, et la grande espèce java-
naise du même genre serait le C. Goliath G.-R. Gray. C’est donc
plus probablement à cette dernière espèce, si les renseignements
d’origine sont exacts, que se rapportent les œufs et jeunes larves
dont il est question ici.
M. H. Donckier annonce, de la part de M. Dietz, que celui-ci a
pris, à Deurne, près d'Anvers, le Badister unipustulaius.
M. de Furuhjelm montre un exemplaire du Panagæus quadri-
pustulatus qu’il a récemment pris à Dieghem.
M. Mélot dit qu’il a pris à La Hulpe cette année, dans une sablon-
nière, cinq exemplaires de la Cicindela germanica.
M. le D' Jacobs dit qu'il a pris aussi cette espèce à La Hulpe
en 1877 et qu'il l’avait prise autrefois à Laeken, où elle n’était pas
tres-rare.
M. Weyers ajoute qu’autrefois feu M. Bouillon père et M. Deby
prenaient cette espèce sur le plateau de Laeken, à l'époque de la
récolte du colza.
AR
CCXXIX
M. Roelofs l’a prise à la station de Groenendael.
M. de Borre ne l’a jamais rencontrée qu’une fois, au Val Saint-
Lambert, près de Seraing.
Personne n’ayant plus de communication à faire, le Président
rouvre la discussion sur la question mise à l’ordre du jour depuis
deux séances.
M. de Borre demande la parole et s'exprime comme suit :
Notre Société ayant avec raison jugé que la discussion sur la
question à son ordre du jour n’en avait pas encore suffisamment
éclairé toutes les faces, a décidé qu’elle serait continuée aujour-
d’hui. Si j'avais été présent à notre dernière séance, je me proposais
d’y aborder un point laissé assez de côté par tous ceux qui, comme
moi, ont déjà pris la parole, point cependant capital.
De l’ensemble de la discussion résulte, telle est du moins mon
impression, que nous sommes à peu près maintenant d'accord sur
l'impossibilité pratique d'explorer, soit unis en sociêté, soit chacun
isolément, un territoire déjà aussi étendu que notre petite Belgique,
et que des explorations suffisamment approfondies pour révéler la
véritable richesse de notre faune entomologique ne peuvent être
correctement exécutées que dans un rayon limité et par des per-
sonnes résidant constamment au centre de l’espace choisi. Tout ce
qui a été dit, même l’appel de M. Becker au concours de nos col-
lègues des provinces, appel sur lequel j'aurai à revenir tantôt, a
abouti plus ou moins à cette conclusion, peu encourageante, il faut
bien le dire.
Je veux à présent vous faire envisager la question à un autre
point de vue, qui ne le sera guère davantage peut-être. Supposons
qu'Anvers, Louvain, Gand, Bruges, Hasselt, Arlon, etc., soient
devenus de petits centres possédant chacun un entomologiste plein
de zèle et disposant de loisirs suffisants. Pouvons-nous espérer que
la faune entomologiste fout entière de ces portions de notre terri-
toire va être débrouillée en quelques années? Ce serait se figurer
que l’entomologie se trouve reportée aux beaux jours de Linné, de
Fabricius, de Réaumur, où cette science pouvait être embrassée
par un seul homme. Vous savez tous que nous n’en sommes plus
là, qu'il faut se spécialiser et que ceux qui, parmi nous, ont acquis
des connaissances sérieuses et parfois une haute réputation à
l'étranger, ne le doivent qu’à la spécialité vers laquelle ils ont eu
l'intelligence de concentrer leurs études. Par conséquent, nos
explorateurs locaux ne pourront être que des spécialistes, et d’au-
tant plus restreints qu’ils seront loin de la capitale, de ses collec-
tions et de ses bibliothèques, et que ce sera sur leurs propres
ressources qu'ils auront dû créer leur outillage, leurs moyens
CCXXX
d'étude sur place. Disons mieux, ils ne réussiront qu’en se mettant
en relation avec leurs collègues, et en obtenant la faveur de puiser
dans les bibliothèques de tout le pays et de confronter leurs
insectes avec ceux de toutes les collections publiques ou privées.
S'ils savent mettre tout à profit, ils pourront, après un travail
persévérant, arriver à nous donner, chacun dans sa spécialilé seu-
lement, la faune de la petite région à l'exploration de laquelle il
aura eu le bon sens de borner ses efforts.
Mais pourquoi, me direz-vous, en ayant recours à tous les spécia-
listes pour la détermination et étude de ce qu’on aura pris en
dehors de sa propre branche favorite, n’arriverait-on pas à donner
toute la faune entomologique ?
Parce que chacun ne sait bien chasser qu'aux insectes dont il fait
son étude spéciale, et qu'en dehors de ces insectes, tout ce qu'il
peut faire, c’est un peu glaner pour ses amis s'occupant d’autres
groupes. Voilà ce que je tiens à développer.
Je le ferai avec d'autant plus d'autorité, je me permets de le faire
remarquer, qu'ayant l'administration d'une collection publique,
embrassant tout l’ensemble des animaux articulés, j'ai eu recours
entre autres moyens de l’accroître, aux chasses dans le pays. Cette
expérience me permet de déclarer de la manière la plus formelle
qu’il est radicalement impossible de chasser fructueusement à tous
les Articulés à la fois, qu'à peine peut-on associer quelquefois
l’un à l’autre dans la chasse certains groupes différents, et que
positivement le spécialiste qui cultive un groupe, est seul apte à
réunir convenablement les espèces de ce groupe.
Prenons-en note et n’allons pas fonder des espérances trop fra-
giles sur le concours que chacun de nous, dans sa spécialité, pour-
rait trouver dans la complaisance de collègues qui ne s’y adonnent
pas également, et à plus forte raison, chez des non-entomolo-
gistes, tels que nos instituteurs primaires, etc. Les résultats d’une
telle collaboration, je n’en nierai certes pas l'utilité, mais il ne faut
pas se les exagérer.
I y a plus d’une cause à cette incapacité des individus à se
rendre vraiment utiles en dehors de ce qui les intéresserait person-
nellement.
La première, la plus subtile, mais qui n’est peut-être pas la
moins grande, c’est que l’on ne cherche et trouve bien que ce que
l’on dresse tout spécialement son œil à chercher, surtout en élimi-
nant de notre attention tout le reste. Cette élimination se fait d’ail-
leurs à notre insu, et chacun de nous ne voit guère ce qui n’est pas
le but de son attention volontaire particulière. Je citerai un
exemple. Il y a quelques années, je fis une excursion en compagnie
de notre collègue, M. Sauveur, qui, s’occupant alors de collec-
CCXXXI
tionner nos Haltises indigènes, ne capturait absolument rien
d'autre. A la fin de la chasse, il en avait recueilli une cinquan-
taine, et moi, qui capturais indistinctement tous les coléoptères, je
n'avais pas même vu une Haltise ce jour-là.
Mais une cause qui se comprend bien mieux, et sur laquelle il
est presque puéril d'insister, c’est l'outillage varié, les procédés
variés, qu'il faudrait être constamment prêt à employer instanta-
nément pour tout capturer convenablement.
Ainsi celui qui, armé du classique filet de gaze, chassera aux
Lépidoptères, ne peut guère s'occuper d'autre chose. Tout au
plus peut-il y ajouter comme gibier accessoire les Odonates.
Encore suis-je convaincu que notre savant collègue M. de Selys
va nous déclarer que, pour chasser avec beaucoup de succès
aux Odonates, il vaut mieux ne se laisser distraire que le moins
possible par les Lépidoptères. On n’a pas du moins à changer
d'outil.
La recherche des chenilles et des chrysalides, pour laquelle
le filet devient inutile, pourra mieux s’allier avec la recherche
d’autres insectes, mais elle sera bien autrement fructueuse, tous
nos lépidoptéristes le savent, si l’on accorde aux chenilles toute son
attention.
Un chasseur pourra, sans trop de difficultés, recueillir ensemble
beaucoup de Coléoptères et d’Hémiptères, et même y associer dans
une certaine mesure la récolte des Orthoptères, des Névroptères
non-Odonates, des Arachnides, des Myriapodes et des Crustacés
terrestres et d’eau douce. Mais, à côté des chasses spéciales faites
par d’autres qui n'auront pris respectivement que les Carabiques,
que les Coléoptères et Hémiptères aquatiques, que les Staphyliniens,
que les Cureulionides, que les Hétéroptères ou les Homoptères, que
les Orthoptères, que les Arachnides, etc., à côté de ces chasses,
dis-je, combien misérable paraîtra la récolte de celui qui aura
voulu embrasser tout cet ensemble, auquel s’appliquent pourtant
passablement un même outillage et des procédés presque homo-
gènes!
Que dire de certains groupes d’articulés d’une délicatesse
extrême, comme les Tinéides, lé Psocides, les Aphides, les
Coccides, les Acariens, les Parasites de toutes sortes, les Ento-
mostracés ? Il faut assurément s’y adonner d’une manière exclusive
pour pouvoir les chasser et les préparer correctement.
Il y a quelques années, jai pu quelquefois assister aux chasses
d'un excellent hyménoptériste, M. le général Radoszkowsky. J'ai
pu me convaincre, en le voyant, que cette chasse, basée surtout
sur la connaissance des mœurs, exige des procédés spéciaux, une
méthode spéciale, une sagacité absorbante, et que, faite secundum
CCXXXIT
arlem , elle exclut absolument toute recherche d’autres insectes’
J'ai entendu parfois soutenir que la chasse des Diptères (non moins
spéciale, non moins difficile) et celle des Hyménoptères pouvaient
être associées. Je doute qu’il en soit ainsi, sans qu'il y ait préjudice
pour l’une et l’autre.
Les entomologistes qui cultivent quelque section peu étudiée,
telle que les Arachnides, les Myriapodes, les Névroptères, vous
déclareront, j'en suis sûr, que ce ne serait qu'au détriment de leur
chasse principale qu'ils pourraient recueillir autre chose, et que
cette récolte accessoire ne sera jamais bien considérable.
Le fait seul de la capture n’est pas d'ailleurs un profit bien grand
pour la science. Bien plus profitables sont les observations qui
l’accompagnent. Demandez donc à un entomologiste qui ramasse
tous les articulés quelconques, d'observer en même temps leurs
mœurs, d'analyser et de rapporter ses observations! J’invoque le
témoignage de tous nos bons observateurs; qu'ils disent si leurs
meilleures journées comme observations sont ordinairement
signalées par l’abondance et la variété des objets recueillis, et si
surtout ils croient qu’ils pourraient observer dans leurs mœurs
tous les insectes en même temps?
Par conséquent, si, pour arriver à donner de bons travaux
fauniques, il faut se résigner à ne pas embrasser un champ
d'observations plus vaste que celui que l’on peut explorer conti-
nuellement, il faut également, pour les travaux fauniques, aussi
bien que généralement pour tous travaux entomologiques descrip-
tifs, demeurer bien pénétré de l’idée qu’on doit aussi savoir se
borner dans le genre d'insectes que l’on veut étudier. A ce point
de vue, au lieu de rester absolument fixé à la faune indigène et
d'y prendre une spécialité trop vaste, il est bien préférable, si l'on
aspire à devenir un entomologiste de quelque valeur, de joindre
à l'étude des indigènes les exotiques correspondants, ainsi que
nous le conseillait notre ancien président, M. le D' Candèze, dans
l’assemblée générale du 26 décembre 1873. Par ces exotiques, tous
ceux qui en ont étudié le diront, on arrive rapidement à une
connaissance bien plus claire de la classification de nos espèces
d'Europe. Mais au préalable, il faut se tenir pour averti que ce ne
sera pas sans quelques sacrifices pécuniaires qu’on abordera
l'étude des exotiques et qu'on pourra s'en donner une col-
lection.
Une autre conséquence que je déduis pour mon propre compte
de l'examen de cette question, c’est que les collections publiques
que j'administre ne tireront jamais grand avantage des récoltes
d'insectes que je ferai faire dans le pays, à moins d'y pouvoir
employer autant de chasseurs différents qu’il y a de catégories
CCXXXIII
d'insectes à chasser séparément les unes des autres. Elles s’enri-
chiront éventuellement bien mieux par l'acquisition successive des
collections particulières des spécialistes.
On voit que mon appréciation quant à la solution de la question
qui nous occupe, est loin d’être encourageante pour ceux qui se
montrent trop pressés de voir une bonne faune entomologique de
notre pays. » La grande question est d'aller vite et bien », nous
disait l’autre jour notre honorable collègue M. Becker. Quant
À aller bien, il va sans dire que je suis entièrement de son avis;
mais quant à aller vie, je me sépare complétement de lui,
précisément parce que je tiens à ce que l’on aille bien, et qu’aller
vite ne me semble pas la condition voulue pour aller bien, au
contraire, sans doute.
Pour moi, l'essentiel est que les fondations de notre édifice
scientifique solide et durable soient bien construites, et, à cet effet,
j'engage chacun à aller en besogne prudemment et méthodique-
ment surloul; jengage tous mes collègues à mesurer d'avance
ce qu'ils peuvent entreprendre et à ne pas s'engager, ou dans
des travaux au-dessus de leurs forces, ou dans des voies parfaite-
ment stériles.
Une voie stérile, c’est de recommencer pour la centième fois
peut-être la collection si connue de nos cent espèces de Lépidoptères
diurnes indigènes.
Un travail au-dessus de nos forces, c'est de vouloir étudier et
collectionner simultanément : Coléoptères, Hémiptères, Lépido-
ptères, Hyménoptères, etc.
Un travail au-dessus de nos forces, c’est de s’attaquer seul à
l’exploration de tout le pays, alors qu’il n’est pas démontré qu'un
homme maître de tout son temps soit en état de porter en vingt
ans l’investigation entomologique approfondie sur tous les points
d’une seule de nos provinces.
Nous avons aujourd'hui parmi nous beaucoup de jeunes gens
qui commencent leur carrière entomologique. C’est à eux surtout
que je m'adresse, et, en les conjurant de savoir borner leurs
entreprises à ce qu’ils peuvent raisonnablement espérer mener
à bonne fin, j'ajouterai quelques conseils généraux relatifs à leur
travail.
D'abord je leur redirai que ramasser des insectes, c’est scienti-
fiquement bien peu de chose, si en même temps on ne ramasse des
observations sur leurs mœurs.
Ensuite je leur recommanderai d’apporter l’ordre le plus
minutieux, la méthode la plus rigoureuse dans le classement de
leurs récoltes.
Que chaque chasse soit rapportée au logis séparément.
CCXXXIV
Qu'un carnet de chasse tienne note des observations faites à
chaque excursion.
Que jamais les insectes d’une chasse ne viennent fraterniser avec
ceux d’une autre chasse, sans être au préalable pourvus tous
d'étiquettes ne permettant aucune confusion.
Vous avez, par exemple, fait le 15 juin une chasse à Calmpthout;
vous aurez d’abord soin que tout ce que vous avez pris reste bien
sous l'indication de la localité et de la date. Vous piquerez vos
insectes et vous étiqueterez chacun d’eux de la manière suivante :
Calmpthout 15 juin 78, ou 15. 6. 78. Dès que vous attachez
quelque importance à l'étude de l’histoire naturelle, dès que vous
êtes un entomologiste et non un. collectionneur, vous comprendrez
l'utilité d’avoir des insectes qui puissent ultérieurement servir à
vous ou aux autres, pour l’étude des localités habitées par l'espèce,
de ses époques d'apparition, etc.; tel est le but des indications de
l'étiquette. Si vous ne prenez pas l'habitude que je vous indique,
d’étiqueter immédiatement et soigneusement vos chasses, vous
aurez beau dire que vous avez pris tel insecte dans tel lieu et à tel
jour, vous croira qui voudra, et il restera toujours du doute,
et sur l'identité de l’objet capturé, et sur les circonstances de
la capture, si elles sont restées un certain temps confiées à votre
seule mémoire.
Pourquoi, me demandera-t-on, aller jusqu'à indiquer l’année
1877, 1878 ou 1879 sur nos étiquettes? Parce que, si vous étudiez à
fond les mœurs de l’insecte et la question de ses époques d’appari-
tion annuelle, il n’est pas inutile de savoir dans quelles conditions
météorologiques les captures de l’espèce ont eu lieu, et chacun
sait qu’au point de vue de la température, de l'humidité, etc., les
années se suivent et ne se ressemblent pas.
Pourquoi dans ce cas, ne pas consigner aussi la température du
jour de la chasse? C’est ce qu'il faudrait effectivement faire, si nous
n'avions pas l'Observatoire qui, mieux que nous ne le pourrions,
enregistre jour par jour et conserve dans ses Annales tout ce qui
intéresse la météorologie du pays. Quand nous aurons à étudier la
question des causes de variations dans les époques d'apparition des
insectes, nous y trouverons tous les renseignements précis dans eet
ordre de faits; mais il faut nécessairement que, de notre côté, nous
ayons apporté la même exactitude dans les indications conservées
pour et par les insectes pour lesquels le travail s'effectuera.
L'histoire naturelle des insectes a aussi des rapports avec les
altitudes des localités. Ce renseignement nous est donné par les
cartes dressées par nos officiers du Dépôt de la Guerre.
Quand nous aurons, d’un autre côté, besoin de renseignements
concernant la nature du sol, la végétation, etc., c’est également
#
PE
7
CCXXXV
dans les travaux graphiques ou autres publiés par les géologues,
les botanistes, etc., que nous les puiserons à source suffisamment
compétente.
Notre tâche à nous, entomologistes, dans la préparation de
matériaux pour nos travaux ultérieurs, c’est de recueillir beau-
coup et bien, d'apporter de la méthode et une stricte exactitude
dans la conservation des renseignements adhérents aux captures,
et enfin d’en faire, ou d’en obtenir, une détermination systéma-
tique tout aussi rigoureusement exacte.
Avec des collections ainsi formées, chacun peut ensuite travailler
et produire des travaux ayant une valeur scientifique. Sinon nous
ne serons que de bien petits collectionneurs et rien de durable ne
sortira de nos mains.
Pour me résumer par un aphorisme : Dans une collection, tout
insecle qui aura ses papiers en règle, mérilera d'être entouré des
plus grands égards. Celui qui n'en aura pas, est un vagabond
qu'on fera bien d’expuiser.
M. Becker prend à son tour la parole :
Messieurs, je n’ai rien à changer aux conclusions que j'ai données
dans une précédente séance; mais je voudrais ajouter encore
quelques mots sur certains détails qui me paraissent se rattacher
étroitement à cette question.
L’utilité de la connaissance approfondie des faunes générales
et partielles, surtout des faunes locales, est incontestable, et mal-
heureusement ne me paraît pas suffisamment comprise.
A quoi bon, nous chjecte-t-on, à chaque bulletin, publier des
listes d'espèces communes? Que nous importe de savoir que tel
lépidoptère, tel coléoptère, soit commun à Anvers et rare à Namur?
Du moment que nous avons signalé sa présence en Belgique, cela
suffit? Cette objection me paraît rapetisser singulièrement la ques-
tion.
En effet, si un simple catalogue satisfait le collectionneur, il n’en
peut être ainsi pour le naturaliste.
Au point où en est la science, il est encore impossible de suivre
avec certitude sur la carte du monde la zone géographique
d'aucune espèce, et par conséquent, les causes de son apparition
plus ou moins fréquente dans certains pays, son rôle dans la
grande lutte, son avenir, son passé, ses migrations probables nous
échappent; les causes, en un mot, dont la découverte doit être le
but de nos travaux.
Ces causes, l'avenir les dévoilera peut-être. Mais n’est-ce pas à
nous, dans nos modestes études, de préparer les matériaux nèces-
saires à ce gigantesque travail?
CCXXXVI
La portée de cesrecherches a été comprise à l'étranger; et j'ai pu
juger par moi-même de l'importance qu’on attachait à la question
portée à notre ordre du jour par notre honorable Secrétaire.
Déjà, au point de vue arachnologique, j'ai recueilli de précieux
renseignements en France ; mon savant ami M. Simon a noté soi-
gneusement les habitats divers de ses nombreuses espèces ( ), ce qui
m'a permis déjà de suivre la trace de plusieurs de nos espèces jus-
qu’en Portugal, et grâce aux travaux d’autres auteurs, ainsi qu'à
des envois récents, j'ai suivi ces mêmes espèces jusqu’au nord de
la Russie.
J'ai même étendu l'habitat de quelques-unes de nos Épeires et
Therididæ depuis le Canada jusqu’à la Caroline du Sud.
Il reste maintenant à connaître leur rareté relative dans ces
diverses stations. Ces recherches me paraissent être la véritable
connaissance des faunes. Commençons par notre pays, le moins
connu sous ce rapport, je regrette de le dire, au point de vue ento-
mologique surtout.
Posons les bases d’une bonne statistique entomologique. Plus
tard ces mots faune de Belgique, faune française, etc., n'auront plus
de sens, je l'espère, lorsque l’horizon scientifique se sera élargi,
lorsque la question de l’habitat et des causes qui s’y rattachent sera
résolue.
Il n’y à pas, me semble-t-il, de petites observations; la plus
simple liste, provenant d’un village perdu, offre un puissant Imtérêt.
On ne pourrait assez, selon moi, encourager ces genres de recher-
ches, surtout chez nos jeunes collègues.
Notre faune, dans le sens ordinaire du mot, est déjà pour ainsi
dire connue, grâce aux recherches actives de nos spécialistes. Les
espèces nouvelles deviennent rares; je dirai même que quelques
étiquettes à ajouter aux collections me laissent assez insensible.
Mais ce que l’on ne connaît pas assez, je le répète, ce sont les
habitats et la fréquence de nos espèces dans ces habitats.
C’est pourquoi je disais dans une de nos dernières séances, qu'il
fallait combiner les deux moyens éroncés dans notre ordre du
jour en insistant surtout sur la publication de listes locales.
Pour répondre à une objection faite par notre honorable Secré-
taire, je reconnais que ces publications, à moins d’émaner de noto-
riétés scientifiques, devraient être soigneusement vérifiées, et que
la communication des types devrait être exigée.
Je répondrai encore à l’un de nos honorables collègues, qui
s’est plaint, en faisant chasser pour lui des personnes étrangères
() M. H. Lucas a publié les résultats de diverses chasses dans des provinces peu
explorées.
FA CCXXXVII
à l’entomologie, de n'avoir reçu que des masses considérables
d'espèces vulgaires, que ces espèces vulgaires sont précisément, à
mon point de vue du moins, celles dont il importe le plus de con-
naître exactement la distribution géographique; ne sont-ce pas
peut-être les futurs vainqueurs dans la grande lutte vitale, et n’est-
il pas essentiel de connaître leur aire géographique, leurs variétés,
les races diverses, etc. Je persiste à compter pour ce travail nou-
veau sur le dévouement de nos collègues, et j'en apporte pour
preuve (si je puis parler encore araignées) les nombreux envois
que j'ai déjà reçus.
Pourtant, vous le savez, les araignées étaient tout à fait
inconnues chez nous, et n'étaient guère aimées. Eh bien, il ne se
passe guère de semaine sans qu'il m'arrive quelques flacons de
localités nouvelles, et je ne me plains certes pas de leur con-
tenu.
J’ai pu étendre ainsi l'habitat de bien des espèces, reconnaître
que certains individus, rares dans nos environs, étaient, au con-
traire, communs dans d’autres provinces (!).
Je fais emploi, pour l'histoire des habitats, des cartes du Musée
de Bruxelles, en suivant ainsi l’admirable plan d'ensemble qui pré-
side au classement de toutes ses collections.
C’est en considérant la question sous ce point de vue, que j'ai
exposé dans la séance du 7 septembre quelques idées qui m’ont
paru être celles des autres membres qui ont écrit sur le même
sujet, notamment de M. le D' Gobert, qui cite les individualités
intelligentes des communes, le médecin, l’instituteur et le prêtre,
comme pouvant rendre des services incontestables.
Il n’est pas diflicile de se mettre en relation avec ces messieurs,
l'instituteur surtout, et peut-être arriverait-on à former ainsi des
entomologistes nouveaux, qui, en quelques mois, connaîtront
mieux la faune de leurs environs que nous ne pourrions le faire
en dix années d’excursions passagères.
Quelques membres prennent la parole pour communiquer leurs
réflexions sur les points touchés par MM. de Borre et Becker.
M. Dubois demande si la question restera à l’ordre du jour.
MM. Weinmann, Becker et de Borre pensent qu'il ne faut pas
fermer une semblable discussion, mais la laisser s’épuiser d’elle-
même. À notre prochaine séance, ce qui a été dit aujourd’hui peut
amener des contradictions ou des adhésions, notamment de la part
des membres absents. Il peut aussi se produire des communications
venant de l'étranger, où l’on paraît trop souvent ignorer que les
(1) Ce sont là des chaînons qu'il importe de rattacher étroitement pour arriver
à connaître la chaîne entière,
CCXXXVIIT
Comptes-rendus de notre Société sont un organe de publicité ouvert
à toutes les opinions et à tous les entomologistes.
M. Dubois se propose, quand la discussion actuelle sera terminée,
d'en provoquer une sur la question de la variabilité dans les
espèces.
La séance est levée à 9 1/2 heures.
Assemblée mensuellë du 7 décembre 18758.
PRÉSIDENCE DE M. ROELOFS.
La séance est ouverte à 7 1/2heures.
Le procès-verbal de la séance du 2 novembre est approuvé.
Le Président annonce que la Société a eu encore à enregistrer
la perte de deux de ses membres effectifs : M. Morton Allport, l’un
des naturalistes les plus distingués de la Tasmanie, décédé à
Hobart-Town, le 10 septembre dernier, à l’âge de 48 ans; et
M. Édouard Steinheil, enlevé au même âge par une foudroyante
maladie, le 11 octobre, à bord du steamer Sz/esia, en rade de Saint-
Thomas (Antilles); M. Steinheil avait quitté Munich pour un second
voyage d'exploration dans les régions de la Colombie, où il avait
autrefois recueilli tant d'insectes nouveaux. Des lettres de condo-
léance ont été adressées aux familles de nos deux regrettés
confrères.
Le Conseil a reçu la démission de M. Van der Meulen, membre
effectif.
Dans la séance qu’il a tenue aujourd’hui, il a admis comme
membre effectif, M. Ag. Stevens, artiste-peintre, à Uccle, présenté
par MM. H. Donckier de Donceel et Preudhomme de Borre.
Le Président rappelle à ses collègues que l’Assemblée générale
doit avoir lieu le 26 de ce mois.
Le Secrétaire donne lecture de la correspondance.
M. Capronnier donne lecture d’un rapport de M. Eug. Simon,
auquel il adhère, et ensuite duquel l’assemblée vote l'impression
dans les Annales de deux mémoires de M. Becker : 1° Catalogue
des Aranéides de Belgique, deuxième partie; 2 Aranéides nou-
veaux pour la faune belge, constituant une addition à la première
partie du même Catalogue.
M. de Borre lit son rapport sur le travail intitulé : Premier
Essai d'un Catalogue des Hétéroptères de Belgique, par MM. Le-
CCXXXIX
thierry et Pierret, rapport concluant également à l'impression aux
Annales. M. H. Donckier, second commissaire, appuie ces conclu-
sions, qui sont adoptées par l'assemblée.
M. de Selys-Longchamps annonce qu’il possède un catalogue des
espèces d'Hémiptères recueillies à Waremme et dont la détermina-
tion est due à M. Signoret. Il s’empresse d'offrir à M. Pierret la
communication de ce document, de nature à rendre plus complet le
travail dont l’impression vient d’être ordonnée.
M. Weyers donne ensuite lecture, en l’appuyant, d’un rapport
de M. Putzeys proposant l'impression dans les Annales du travail
de M. de Borre : Étude sur les espèces de la Tribu des Féronides
qui se rencontrenten Belgique. Première partie : Anchoméniens.
L'assemblée vote cette impression.
Il est présenté, de la part de M. H. Tournier, un mémoire intitulé:
Descriptions d’Hyménoptères nouveaux appartenant à la famille
des Chrysides. MM. Puls et Jacobs sont désignés comme rappor-
teurs.
M. Becker demande la parole et s'exprime comme suit :
J'ai l'honneur de présenter les Diagnoses de onze espèces
d'Aranéides nouvelles : deux Eperidæ, trois Theridionidæ, une
Agelenidæ, quatre Drassidæ et une Avicularidæ; de plus, je décris
et je figure une Eperidæ des plus curieuses, dont les mœurs étaient
inconnues.
La plupart de ces araignées proviennent des États du Mississipi
ou des environs de la Nouvelle-Orléans, et m’ont été envoyées par
notre consul général, M. E. Van Bruyssel, à qui j'adresse ici mes
remerciments. Les autres, appartenant au Musée Royal d'Histoire
naturelle de Bruxelles, lui ont été adressées du Mexique, par
M. le D" Dugès, et des Antilles, par M. Purves.
L'assemblée désigne, pour l'examen de ce mémoire, MM. Eug.
Simon et Capronnier.
Ils sont aussi chargés du rapport sur la Troisième partie du
Catalogue des Arachnides de Belgique, que M. Becker dépose
également sur le bureau.
M. H. Donckier, ayant disposé un microscope sur la table,
demande la parole :
Comme suite à une première communication sur les Hémiptères
épizoïques, j'ai le plaisir de vous montrer aujourd’hui un autre
insecte du même ordre. Celui-ci est un parasite des cygnes et ceux
que j'ai préparés ont été pris surle cygne domestique (Cygnus olor).
Cet insecte est l'Ornithobius cygni Denny.
Je vous montre deux sujets, dont l'un a été plongé dans le
picro-carminate d’ammoniaque. L'autre a conservé sa couleur
naturelle.
CCXL
M. le D' Jacobs demande ensuite la parole pour donner lecture
du travail suivant :
NOTICE
SUR LE GENRE \ TRIGONATLYS West.
SUR LE TRIGONALYS NIGRA 7j, WESTW.
ET SUR UNE VARIÉTÉ NOUVELLE DE CETTE ESPÈCE
LE TRIGONALYS SOLITARIA O'(MIHI)
par M. le docteur JACOBS.
Le genre Trigonalys a été établi par Westwood (Transactions
of the Entomological Society of London, vol. III. London, 1841-
1843, et Proceedings Zool. Soc., April 14, 1835, N° 28, p. 53),
sur cinq espèces exotiques et une espèce européenne, le Trigonalys
nigra; cette dernière est peu répandue; outre leur rareté, ces
insectes sont remarquables par leurs caractères génériques; on ne
peut leur assigner une place fixe dans la série des Hyménoptères.
Dours (Catalogue synonymique des Hyménoptères de France,
Amiens, 1874) est le seul entomologiste qui signale l’espèce euro-
péenne commune à Amiens; il la considère, sans l’affirmer, comme
parasite d’une espèce du genre Vespa.
Saint-Fargeau rapporte qu’elle a été trouvée à Lille par
Macquart.
Taschenberg (Die Hymenopteren Deutschlands, ete.; Leipzig,
1866) a tenu un exemplaire venant de Weimar; le Musée de
Halle l'indique comme indigène. On le trouve donc à Halle et à
Weimar.
Cet insecte, au dire de Kirchner (Catalogus Hymenopterorum
Europæ, Vindobonæ, 1867), existe en Allemagne et à Vienne.
Westwood reconnaît l’Allemagne, la France et l’Angleterre
comme sa patrie.
A-t-il été pris également dans le Midi, ou son habitat est-il
restreint à une certaine zone du nord de l’Europe? Je n'ai pu
éclaircir ce point.
La collection de Wesmael, déposée au Musée de l'État, ne le
possède pas; il m’a été impossible de le découvrir dans les restes
de la collection de feu le D' Vanderlinden, au petit séminaire de
Malines.
M. le D' J. Tosquinet, hyménoptériste distingué, n’a jamais
rencontré cet insecte dans les nombreuses explorations d’un
grand nombre de localités du pays, qu'il a faites depuis nombre
d'années; mais il me fait observer qu’il n’est pas impossible de le
trouver en Belgique, notre pays étant situé sur des parallèles moins
CCXLI
élevés que Weimar et Halle, localités où l’insecte existe, d’après .
Taschenberg.
Enfin, M. Puls de Gand, qui s'occupe spécialement d’'Hyméno-
ptères, ne l’a pas dans sa collection.
J'ai capturé un exemplaire de cette rare espèce, Le 8 août 1878,
dans les taillis du bois de Soignes connus sous le nom de Grande
Espinette.
Le genre TRIGONALYS présentant un ensemble d'anomalies, il ne
sera pas inutile de transcrire les descriptions de Westwood, de les
comparer à l’exemplaire belge, de constater la différence et de
noter ses particularités.
Syn. : Genre : Trigonalys, Westw. (Proc. Zool. Societ. April
14, 1835, N° 28, p. 53).
_— Trigonalys, Klug (1837).
Trigonalys Sphex, De Geer (Mém., vol. 3, pl. 30, fig. 7, teste
Dom. Erichson).
— Seminota, Spinola (Guëér.-Mén. Mag. Zool., 1840,
pl. 41).
— Abastus, Lepel.-Saint-Fargeau (inédit).
— Lycogaster, Schuckard (in Entomologist, p. 124).
Genus anomalum. Caput et antennæ Lydæ, abdomen Mutillæ,
alarum venæ ut in Myrmosa dispositæ.
Caput magnum, subquadratum, planum, antice paullo latius.
Clypeus margine antico emarginato., Labrum minimum, apice
attenuatum, linguiforme, longe ciliatum, à membrana lata pro-
diens. Mandibulæ magnæ, crassæ, apice acutissimæ, una dentibus
duobus, altera vero tribus magnis acutis internis. Maxillæ parvæ,
lobo apicali membranaceo, rotundato, lobo interno minuto. Palpi
maxillares 6-articulati, articulis longitudine inæqualibus; primo
minuto, tertio brevi, crassiori. Mentum corneum, semi-tubulosum.
Labium parvum, membranaceum, lobis duobus obtusis lateralibus
membranaceis. Palpi labiales 3-articulati; articulo primo longiori,
secundo brevi obconico, tertio multo majori, securiformi, setoso.
Antennæ inter oculos in medio faciei insertæ, capite cum thorace
longitudine fere æquales, 25-articulatæ; articulo primo crasso,
secundo parvo, tertio primi longitudine, reliquis longitudine sen-
sim decrescentibus, apicalibus minutissimis et gracilibus. Collum
breve. Thorax ovato-obconicus; mesothoracis tergo latiori,
parapsidibus distinctis. Abdomen in parte infera apicali meta-
thoracis insertum, convexum, ovatum, antice et postice paullo
attenuatum, apice deflexo, petiolo nullo, tergo 5-annulato, ventre
etiam 5-annulato, ano etiam apparente. Alæ anticæ formæ et
magnitudinis ordinariæ; antice longitudine thoracis et abdominis,
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXI. ?
CCXLIT
_vena postcostali e costa remota; stigma mediocre, cellula una
marginali, 4 submarginalibus; prima magna, apice acuminata,
(vena prima recurrenti cum venà primà transversa cubitali con-
tinuâ), secunda parva, elongato-triangulari, tertia parva, quadrata,
venam secundam excipienti, quarta apicem alæ attingente. Alæ
posticæ venis distinctis. Pedes graciles, longitudine mediocres; tro-
chanteres bi-articulati, in pedibus anticis longi. Tibiæ 4 posticæ
apice bicalcaratæ. Tarsi graciles, unguibus apice bifidis.
Syn : Trigonalys Hahnii, Spinola, (Guér., Magasin Zool., pl. 50, et Isis, 1840).
— nigra, Westw. (in hoc op. olim).
— anglicana, Schuckard (in Entomologist., p. 122).
Abastus Macquartii, Lep. S'-Fargeau (inédit).
Omnino nigra, alis anticis fascià obscurà.
Long. corp. lin 7, exp. alar. lin 43, sed gracilior et pedibus longioribus.
Habitat in Germania, Gallia, Anglia.
L’exemplaire belge peut être décrit comme suit :
Long. 12 millimètres.
Long. (ailes étendues), 19 millimètres.
Noir, luisant, couvert d’un léger duvet brun-jaunâtre, plus
long sur certaines parties. Ponctuation généralisée, bien marquée.
Tête plus large que longue, vertex grand, égalant la moitié de la
tête, convexe, avec trois ocelles, en triangle presque droit; yeux
latéraux, occupant à peu près les deux tiers de la tête. Front
incliné, excavé à côté des yeux, Anais avec trois proëminences, une
supérieure et deux sur un plan plus inférieur; la supérieure
petite, conique, terminée par un sommet obtus et lisse, les deux
inférieures de forme triangulaire, mais à côtés curvilignes, le
côté supérieur le plus long, aminci, se terminant par un angle
pointu dirigé en avant, le côté antérieur concave en avant pour
donner dans son milieu insertion au premier article de l'antenne,
le côté inférieur tenant au front dans sa plus grande partie, les
deux proéminences inférieures un peu plus longues que le
deuxième article des antennes.
Antennes plus longues que la tête et le thorax, de vingt-cinq
articles, le premier petit, globuleux, le second gros, oviforme, le
troisième aussi long que large, les suivants minces, diminuant
successivement d'épaisseur et de longueur.
Devant de la tête peu incliné; celle-ci supportée par un col
médiocre, bord postérieur rebordé; excavée en arrière, de manière
à emboîter le prothorax.
Thorax gibbeux, légèrement convexe en avant, déclive dans sa
partie postérieure, se rétrécissant jusqu’à l'insertion de l’abdomen.
Bord antérieur du prothorax mince, caché par la tête, se reliant
sur les côtés au mésothorax par deux plaques concaves en avant et
CCXLIIT
se terminant à l’écaille des ailes. Mésothorax paraissant formé
d’une pièce médiane et de deux latérales, chagrinées et calleuses,
particulièrement la partie qui joint l’écusson. Écusson assez grand,
post-écusson trapézoïdal; de chaque côté deux sillons, larges et
profonds, avec de fortes rides. Métathorax se terminant par un
rebord enclavant une partie membraneuse et ayant de chaque
côté une ouverture stigmatique.
Abdomen subpétiolé, de cinq segments, le premier en trapèze
allongé, déprimé à sa face supérieure sous forme de cupule, lisse
près de son insertion à l'abdomen, le second segment plus grand
que les autres, le dernier acuminé. Ventre de cinq segments sans
sillons.
Le bord des 2°, 3° et 4 segments avec un léger liséré brun foncé
sur la partie médiane, tous les segments ponctuës uniformément,
avec duvet jaune-brun sur les côtés des segments, mais plus long
sur la partie externe.
Jambes, cuisses et tarses couverts d’un duvet jaunûâtre serré, tous
les tarses fauves du côlé intérieur, celle nuance plus marquée aux
larses antérieurs.
Des quatre cellules cubitales, la première est presque aussi
grande que la dernière; la seconde, moins grande, est #iangulaire,
mais irrégulièrement, la troisième est rhomboïdale. La première
nervure récurrente s’abouche dans l’angle interne de la deuxième
cellule cubitale, la deuxième dans l’angle externe de la troisième.
Les ailes sont claires, avec une tache noire, qui s'étend sur la
moitié de la cellule radiale et sur la deuxième et la troisième
cubitale.
REMARQUES. — La partie antérieure de la tête, avec le triangle
frontal des proéminences, dont les deux inférieures servent de base
aux antennes, est passée sous silence par Westwood, elle est incom-
plétement décrite par Taschenberg; Spinola, dans le Sesinota
Leprieuri, parle du bord antérieur de la tête faiblement bidenté et
peu profondément triéchancré; dans le Trigonalys Hahnii, il
signale deux crêtes longitudinales, comprimées et tranchantes,
derrière les trous antennaires. La figure (Guérin. Mag. 1839-1845,
pl. 53) qu'il donne de la tête, fortement grossie, rend très-imparfai-
tement compte des proéminences.
Le nombre des articles des antennes, pour le genre, est noté à
25 par Westwood ; Spinola n’en compte que 21 pour le genre Serni-
nota ; il ne dit rien pour le nombre de celles du Trigonalys Hahnii.
Taschenberg, dans sa description, les met à 24. J'en compte 24,
mais le nombre est de 25, avec le petit article globuleux. Taschen-
berg, comme Westwood, commence la supputation par un premier
article gros et volumineux; la figure donnée par le dernier auteur
CCXLTV
(pl. XV, fig. 4, f. loc. cit.) désigne cependant le petit article
globuleux qui, d’après moi, doit être le premier. La figure (pl. 53,
loc. cit.) de la tête grossie du 7. Zahni de Spinola le laisse parfai-
tement voir.
Avec Spinola, je dois encore signaler la singulière terminaison
du métathorax, par une partie membraneuse munie d’un rebord et
deux ouvertures stigmatiques dont il ne parle pas; la figure donnée
par Westwood (pl. XV, loc. cit.) la laisse supposer, mais elle est
mal figurée.
Dans mon exemplaire, la 2° cellule cubitale est irrégulièrement
triangulaire, la 8° est rhomboïdale, et non pas carrée; la l'° nervure
récurrente s’abouche dans l’angle antérieur de la ?*° cellule
cubitale et la 2° nervure récurrente, dans l’angle externe de la 8°,
de manière à se continuer avec les nervures cubitales. Les trois
figures données par Westwood et par Spinola font aboucher la
2e nervure récurrente au milieu de la 3° cellule cubitale. Taschen-
berg les fait terminer dans les angles respectifs des cellules
cubitales.
Avec Taschenberg, je reconnais l'existence d’un duvet jaune-
brunâtre, plus épais et plus long sur certaines parties du corps de
l’insecte, telles que sur les côtés du métathorax, et sur les côtés
extérieurs des segments abdominaux; mais l’exemplaire unique que
je possède présente en outre tous les membres couverts d’un duvet
épais brunâtre, plus marqué au côté interne des tarses, particu-
lièrement sur ceux de la première paire.
Le liséré brunâtre des 2, 3e et 4e segments de l’abdomen, avec le
duvet brun des membres et des tarses, mais particulièrement des
tarses antérieurs, me font poser la question, si l’exemplaire que je
possède ne constitue pas une variété du Trigonalys nigra Westw.
et peut-être une nouvelle espèce ? Plusieurs exemplaires à étudier
décideraient la question. Momentanément, je pense, on peut consi-
dérer cet insecte comme une variété O' du Trigonalys nigra et
l'appeler Trigonalys nigra Westw. varielas T. solita-
ria Cf‘.
La figure donnée par Spinola (Gu.M. Z., 1839-1845, pl. 53) assigne
9 millimètres et 16 millimètres pour les ailes étendues.
L’exemplaire belge est plus grand; celui figuré par Westwood
mesure à peine 9 millimètres.
La femelle est inconnue.
(Vide : E.T. Cresson. Two new Species of Trigonalys : in Proceedings of Entomo-
logieal Society of Philadelphia. Vol. 6, n° 2, 1866-1867.)
M. de Selys-Longchamps lit le travail suivant, envoyé par
M. J. Lichtenstein :
#:
ss
er
CCXLV
Je dois à la Société Entomologique Belge, qui a été la première à
publier mes nouvelles idées sur la biologie des Aphidiens, commu-
nication de toutes les découvertes qui viennent corroborer ma
théorie.
Voici l’histoire d’un des pucerons des galles, l’Aploneura
Lentisei de Passerini. C’est, je crois, la premiere fois que le cycle
complet des métamorphoses d’un insecte du groupe des » PEMPHI-
GIENS » a été décrit. Les Pemphigiens sont des pucerons à courtes
antennes de six articles et à ailes à nervures simples ou tout au
plus à une fourche (Schizoneura).
Un œuf fixé sur l’écorce du Lentisque donne naissance, au mois de
mai, à un puceron aptère qui se rend sur les feuilles, y provoque,
par sa piqüre, une galle réniforme, aplatie, dans laquelle il grossit,
change quatre fois de peau et dépose, par gemmation vivante, une
nombreuse progéniture.
C’est le premier état larvaire auquel je donne le nom de Fonda-
teur (Fundatora), et l'insecte, lorsqu'il arrive à être apte à la gem-
mation, est la première Pseudogyne aptère vivigemme.
Les dérivants de ce premier habitant de la galle vivent aussi
dans la même retraite, y grossissent et y éprouvent quatre mues,
mais déjà, au troisième changement de peau, ils apparaissent comme
nymphes, avec des fourreaux d'ailes, et à la quatrième, ils acquié-
rent des ailes.
Malgré cette apparence d’insecte parfait, ces nouveaux venus ne
sont qu’une seconde forme larvaire dénuée de sexe et ne devant se
reproduire que par bourgeonnement. J'ai appelé cette phase les
Emigrants » (Migrantia); ce sont des Pseudogynes ailées vivi-
gemmes.
Elles quittent leurs galles et volent sur.des touffes de gazon, soit
de graminées des genres Bromus et Hordeum, et là elles dépo-
sent leur progéniture. Quelque étrange que puisse paraître cette
migration à ceux qui mont appelé Romancier du Phylloxera,
quand jai signalé les migrations du Phylloxera du chêne d’un
chêne vert au chène blanc, elle est bien réelle et j'ai sous les yeux,
en écrivant cet article, les jeunes pucerons, descendants de l’ailé
des galles, fixés aux racines des graminées.
Cette troisième forme larvaire— car nous ne sommes encore qu'à
la moitié du cycle biologique — est celle que je nomme les Bowi--
geonnants (Gemmantia); après quatre mues, elle devient apte à
reproduire comme Pseudogyne aptère vivigemme. Cette phase,
qui correspond à celle du Phylloxera vastatrix souterrain, pen-
dant laquelle il cause le plus de ravages, jouit du singulier privi-
lège de se reproduire très-longtemps, peut-être indéfiniment,
sans variations; les fameuses expériences des Bonnet, des
Kyber, etc., ont porté sur cette phase.
CCXLVI
Mais, vers le printemps, il se dégage du sein de la colonie
quelques insectes à fourreaux d'ailes qui bientôt sortent de terre et
deviennent ailés.
Nous sommes en présence de la quatrième forme larvaire les
Pupifères (Pupifera).
Extérieurement ces insectes aïlés ne diffèrent en rien de la forme
émigrante, mais leurs produits sont tout autres, car, au lieu
d'insectes agames, tous égaux de taille, et munis d’un rostre,
ceux-ci me donnent des pupes de deux dimensions d'où émergent
promptement de petits pucerons complétement privés de rostre,
mais munis des organes génitaux.
Abandonnant la touffe de gazon aux racines de laquelle il a pris
son développement, le Pupifère est chargé de rapporter sur le
Lentisque les petits sexués dont je viens de parler. C’est sur les
feuilles de cet arbre qu’a lieu l’accouplement, après lequel la femelle
produit son œuf wnique (mov6v wov, d’où mon mot de Mmonoïque)
contre le tronc du lentisque, et cet œuf est celui qui nous a servi
de point de départ.
Qu’on admette ou non une théorie qui se trouve confirmée par
l'expérience, on m’accordera, je l'espère, que le cycle de la vie
d'un Aphidien présenté comme je viens de le faire est plus con-
forme aux notions générales sur les métamorphoses des insectes
que ne le sont les explications actuelles, toutes basées sur des
hypothèses de Parthènogenèse ou d’'Hermaphrodisme. Je ne nie ni
l'un ni l’autre de ces phénomènes, mais ce sont des exceptions,
des dérogations aux lois ordinaires de la nature; tandis que chez
lAphidien, la Parthénogenèse où l'Hermaphrodisme serait la
règle, puisqu'il se présenterait d’une manière constante, quatre
fois sur cinq. J’aime mieux admettre des états larvaires ressemblant
à des insectes parfaits, cela ne me choque pas, puisque nous avons
en entomologie une foule d'insectes parfaits qui ressemblent à des
formes larvaires.
À Paris mes idées ne sont pas comprises, à en juger par l'attitude
des entomologistes de cette capitale qui présidaient la réunion des
sociétés savantes à la Sorbonne au mois d'avril passé. Je n’ai pu
développer ma théorie à la tribune et le rapport a cru devoir
garder le plus dédaigneux silence sur les travaux que j'ai pré-
sentés à ce sujet.
Nul n’est prophète dans son pays; j'en appelle aux savants étran-
gers et je cite des faits; qu’on répète mes expériences, qui sont
très-faciles, et puis, qu'on en tire les conséquences.
Je puis encore citer comme émigrant des galles du Térébinthe
aux racines des graminées les Pemphigus folicularius et P. semi-
lunarius de Passerini, d’après les observations de M. Courchet de
CCXLVII
Montpellier. (Thèse sur les Aphidiens, soutenue à l’École de Phar-
macie le 15 novembre 1878.)
Plusieurs membres font remarquer que l'expression monoïque
employée par M. Lichtenstein leur semble assez mal choisie, car
elle est depuis longtemps employée en botanique avec un tout autre
sens et sortant d’une autre étymologie, également grecque (uovos
dix0s).
D’autres font porter la discussion sur le point de savoir si les
plaintes assez vives de M. Lichtenstein au sujet de l’attitude hostile
qui paraïîtrait avoir été opposée en France à ses théories, ne sont
pas de nature à engager la Société dans une polémique désagréable
pour elle.
M. de Borre prend la parole pour engager la Société à ne pas
céder à une telle préoccupation. Sans compétence dans une ques-
tion qu’il n’a pas étudiée, il ne saurait dire si M. Lichtenstein est
dans le vrai ou si sa théorie est partiellement ou même entièrement
fausse; mais nous devons, pense-t-il, ne jamais perdre de vue que
notre Société est une tribune librement ouverte à toutes les opi-
nions et discussions scientifiques. Si notre honorable collègue
M. Lichtenstein trouve dans le monde savant des contradicteurs
disposés à lui prouver qu’il se trompe, ces contradicteurs n’ont
qu'à prendre la plume également, ici ou ailleurs. Les sociétés
savantes sont faites pour la discussion, ne vivent et ne prospèrent
que par la discussion, et nous ne voyons aucun mal à ce que l’on
discute ici sur les générations des Aphidiens, pour autant, du
moins, que la controverse reste courtoisement scientifique, exempte
d’invectives et de personnalités blessantes. Si elle dégénérait mal-
heureusement dans ce sens, l’assemblée pourrait intervenir et la
faire cesser.
Le Secrétaire présente le travail suivant :
DIAGNOSES DE PHALERIA NOUVELLES
par A. Chevrolat,
Phaleria fimbriata Dejean. Ovata, globosa, fulva nitida,
macula magna dorsali in prothorace, sed in elytris macula
ampliora ad apicem sutura in linea angusta producta, nigris; striis
elytrorum profundis et angustis, 4-5 ante apicem conjunctis ; cor-
pore infra toto flavo nitido. — Caput Bonæ Spei à D. Sommer data.
2 exempl.
Long. 7,5, lat. 4,5-5 mill.
P. fimbriala Dej. Cat., 3e édit., p. 216.
CCXLVIIT
P. capensis Casteln. Oblonga, convexa, lævigata, testacea
nitida, prothorace foveis 2 basalibus punctiformibus. Elytris
anguste striatis. Striis 4-5, 6-7 et 8 marginali ultra medium limi-
tatis. — Caput Bonæ Spei. 2 exempl.
Long. 7-7,5, lat. 3, 5-4,5 mill.
P. capensis Castelnau. Hist. nat., tome IT, p. 219; Lacord.
Genera, V, p. 287.
P. lævigata Schüppel. Cat. Dejean, 3° édit, p. 216.
P. pallida Westerm. Id. id.
M. de Castelnau mentionne une variété : » Prothorax ayant sou-
» vent le bord postérieur ainsi que la suture, noirs. »
P. senegalensis. Angusta, elongata, oblonga, flava nitida;
prothorace sat minute et vix conspicue punctulato, lateribus
basique marginato, foveis 2 minutis, rotundatis; elytrorum striis
7 recte impressis, ad apicem elevatis, 3-5 ante apicem terminatis,
femoribus latis planis, tibiis posticis elongatis, conicis, distincte
punctatis. — Senegalia.
Long. 5,25, lat. 1,66 mill.
P. phalerata. Angusta, oblonga, convexa, flava nitida ; capite
rubido punctulato, antice transversim sulcato, antennis flavis;
prothorace rubido, vix conspicue punctulato, lateribus posticeque
tenue marginato, lineola longitudinali postica subimpressa, foveis
2 basalibus punctiformibus; scutello obtuse triangulari; elytris
flavis, tenue striatis, striis 4externis ante apicem terminatis; macula
magna dorsali nigra, infra scutellum et postice ante apicem pro-
funde emarginata ; epipleuris, corpore infra pedibusque flavis. —
Mozambica, in fungis.
Long. 5, lat. 1 3/4 mill.
P. subparallela. Angusta, elongata, oblonga, convexa, om-
nino flava nitida; capite convexo, grosse punctato, antice trans-
versim canaliculato, fovea punctiformi inter oculos; prothorace
antice semicireuiter marginato, lateribus declivi, rotundato
basique tenue marginato, vix distincte bifoveato, fovea laterali sub-
impressa ; scutello plano, triangulari; elytris convexis, lævigatis,
in sutura subrectangulis, striis sex rectis, 5-6, 7 ante apicem limi-
tatis, interstitiis punctatis ; femoribus posticis crassis. — Peru.
Long. 5,25, lat. 2,5.
P. angustata. Elongata, angustata, oblonga, capite rubido
panctato, antice transversim canaliculato; antennis rufescentibus;
prothorace rufo nitido, foveis 2 basalibus parvis; scutello rubido;
elytris flavis, macula dorsali nigra nitida, antice post scutellum
recte truncata, postice ante apicem emarginata; striis angustis,
tenuibus, ad apicem costatis 4-5, 6-7 ante apicem limitatis; epi-
CCXLIX
pleuris flavis, corpore infra rubido ; femoribus, præsertim posticis,
crassis, flavo-nitidis, tibiis punctatis, flavis, unguiculis 2 rectis ter-
minatis, tarsis rubidis. — Santo-Domingo a D. Sallé, sat abunde
capta et data.
Long. 5,5, lat. 1,5 mill.
J'ai eu récemment de La Basse-Terre (Guadeloupe) cette même
espèce qui, dans ce pays, offre plusieurs variétés.
Une seule identique aux exemplaires de Saint-Domingue, mais
un peu plus grande.
le Var. Élytres jaunes offrant au delà du milieu une large
bande noire.
2 Var. Élytres jaunes, ne présentant plus que deux points
allongés avant le sommet près la suture.
P. Pilatei. Elongata, attenuata, modice convexa, flava nitida,
oculis quadratis, nigris; capite confertim punctulato, plano, inter
oculos dense sulcato, dein arcuatim costato, art. sex ultimis anten-
narum latioribus, perfoliatis, ultimo lenticulari; prothorace punc-
tulato, antice paululum attenuato, lateribus posticeque exigue
marginato; foveis 2 basalibus punctiformibus; scutello subtriangu-
lari; elytris elongatis, oblongis, anguste striatis, striis 4-6 ante
apicem terminatis; corpore infra pedibusque testaceis, punctulatis,
femoribus planis, tibiis posticis amplius punctatis; abdomine
subinfuscato. — Yucatan à D. Pilate capta et data.
Long. 5, lat. 2,5 mill.
Le Catalogue des Coléoptères de MM. Gemminger et de Harold,
t. VII, p. 1943, mentionne pour ce genre 30 espèces : 5 d'Europe,
5 d’Asie, 7 d'Afrique et 13 d'Amérique. Ma collection en ren-
ferme 17, y compris celles ci-dessus, ce qui porte à 86 le nombre
aujourd'hui connu.
M. de Borre demande la parole et lit Le travail suivant :
NOTE SUR DES DIFFORMITÉS OBSERVÉES
CHEZ L’ABAX OVALIS ET LB GEOTRUPES SYLVATICUS.
La tératologie des Articulés est loin d’avoir encore reçu, comme
celle des Vertébrés, son organisation systématique, et la disserta-
tion du D° Asmuss (1) est probablement encore le plus complet essai
de classement bien élémentaire qui ait été tenté.
Il n’est cependant pas sans intérêt de faire connaître les ano-
malies que nous rencontrons, car elles serviront, sans doute, de
matériaux plus tard pour les travaux généraux sur cette partie de
la science.
() Monstrositates Coleopterorum. Riga et Dorpat, 1835.
CCL
Notre nouveau confrère, M. A. Mertens, ayant capturé à Boits-
fort pendant le mois d'octobre dernier une grande quantité d’exem-
plaires de l’Abax ovalis Duft., coléoptère d’ailleurs commun dans
la forêt de Soignes et ses alentours, il s’en est trouvé dans le
nombre un, dont le corselet est tellement difforme
qu'il donne à l’insecte une physionomie étrange.
Une forte gibbosité, ou plutôt une ampoule bour-
souflée, y occupant le centre de la base du prono-
tum, a à la fois soulevé celle-ci à un niveau supé-
rieur au plan de l’écusson et des élytres, et en
même temps déterminé une contraction latérale,
par suite de laquelle la base s’est rétrécie presque
à la moitié de sa largeur normale. Par suite, les
impressions latérales se trouvent réduites à de simples strioles à
droite et à gauche de la gibbosité, la ligne médiane a compléte-
ment disparu, les angles de la base sont devenus extrêmement obtus.
Comme la difformité a soulevé le pronotum en arrière, on peut voir
sur le dessous une boursouflure tout aussi forte, venant presque
s'appuyer à la base de l’écusson. Pour mieux faire comprendre cette
anomalie, je l'ai fait représenter vue d’en haut et vue de profil.
Quant à son explication, elle me paraît on ne peut plus évidem-
ment résulter de l’interposition au milieu des tissus, pendant l’état
de nymphe, d’une bulle liquide ou gazeuse qui, se dilatant, a
amené, à cette époque où tous les téguments étaient mous et bien
flexibles, toutes les perturbations dont nous avons sous les yeux le
résultat.
Il y avait peut-être cette année dans cette espèce une certaine
disposition à la production de cette difformité, car M. Mertens a
pris en même temps un autre Abax ovalis, où deux ampoules plus
petites se sont manifestées vers les angles postérieurs du corselet,
la plus forte à droite; mais elles étaient trop faibles, sans doute,
pour entrainer une déformation aussi grande du pronotum.
Cette anomalie rentre dans la première classe d’Asmuss
Monstra per fabricam alienam — in quibus aliquæ partes
abnormem formationem vel magnitudinem ostendunt.
M. Mertens me communique encore un autre exemplaire présen-
tant une anomalie de la même classe. C’est un Geotrupes sylvaticus,
pris en 1845, et qui montre sur chaque élytre, contre la suture et
presque au milieu une forte ampoule lisse. Sur tout le reste de
l'élytre, les stries sont devenues irrégulières, sans doute par suite
aussi de cet accident de développement.
Quelques recherches bibliographiques m'ont mis à même de rap-
peler un certain nombre de cas où des anomalies semblables affec-
tant le corselet ou les élytres de coléoptères ont été observées. Il en
CCLT
a été constaté par le D' Asmuss (0p. cit., p. 26, tab. III, fig. 1, 2)
pour l'A dalia bipunctata ; par M. Kraatz (Bert. Entom. Zeilschr.,
1873, p. 431), pour le Carabus cancellatus, et enfin par M. Moc-
querys, de Rouen, qui fait une étude spéciale des anomalies des
coléoptères (1), pour le Lucanus cervus (fascic. 1), pour le Geotrupes
sylvaticus (?) (Gbid.), pour la Timarcha rugosa (?) (fascic. 2), pour
la Timarcha tenebricosa (fascic.3), pour l'Oryctes nasicornis(ibid.),
pour la Mesomphalia gibba Fabr., Cassidide exotique (fascic. 4),
pour l’'Euchroma gigantea (ibid.), et pour le Bostrichus capucinus
(fascic. 6).
M. le D' Jacobs demande s’il est bien nécessaire que de l’air
aspiré par les stigmates ait joué un rôle pour produire les déforma-
tions observées et si une pression produite pendant l’état de nymphe
ne suffit pas pour les expliquer.
M. de Borre lui répond que cette pression suffira souvent pour
produire des déformations, mais que, dans le cas de ces soufflures
gibbeuses du corselet, et plus encore pour celles des élytres, il doit,
pense-t-il, y avoir eu présence et dilatation d’une bulle gazeuse ou
d’une goutte liquide, se trahissant par cette forme sphéroïdale de la
gibbosité.
M. Becker demande la parole et s'exprime comme suit :
J'ai l’honneur de vous présenter la description d’une nouvelle
espèce de Tarentule, provenant de l’île d’Antigua, dansles Antilles.
(1) Recueil de Coléoptères anormaux, publié par Mocquerys, fascic. 4 à 9.
(2) Deux Geotrupes sylvaticus, décrits et figurés par M. Mocquerys, représentent
presque exactement la difformité des deux élytres qui existe chez l’exemplaire de
M. Mertens dont je viens de parler.
(5) J'y trouve déjà indiquée la même explication de la cause de ces protubérances
à laquelle je m'étais arrété. Après avoir dit que les protubérances des élytres sont
aussi prononcées en dessus qu’en dessous, tout comme l’ampoule du corselet
de notre Abax ovalis, il ajoute : « Cela m'a remis en mémoire ce qu'a dit
Swammerdam relativement au Monoceros (Oryctes nasicornis) : Que toutes les
parties qui doivent former l’insecte parfait existent déjà à l’état rudimentaire dans
la larve, et que le passage de l’état de larve à celui de nymphe n’a pour but que de
produire leur extension ou le déploiement de ces parties, etc. Dans ce travail
d'extension ou de déploiement, l'air doit jouer un très-grand rôle; si done
l'insecte, à un moment donné, l'introduit en trop grande quantité ou avec trop
de force entre les deux lames d’une élytre, il en résultera leur désunion; puis,
l'effort ou la dilatation aidant, l’écartement des deux lames de l’élytre produira
une gibbosité en rapport avec leurs résistances relatives. Sauf plus mûr examen,
je crois que les gibbosités n’ont pas d’autres causes. »
Je me rallie à cette explication, qui me paraît absolument confirmée par cette
déformation consécutive du corselet de notre Abax ovalis, où l’on voit si bien
l'action d’une bulle d'air se dilatant au milieu des tissus encore flexibles.
CCLII
Cette espèce a été nommée et décrite par M. le comte Keyserling,
à qui je l'avais communiquée et qui à bien voulu me la dédier.
Comme ce type unique et intéressant doit figurer dans les col-
lections du Musée de Bruxelles, il y a, je pense, un intérêt réel à
en publier la diagnose en français.
Tarentula Beckeri, Keyserling. 1878.
Céphalothorax brun éclairci sur les bords; une bande de petits
poils blancs tout alentour au-dessus de chaque bord latéral, se
rejoignant en arrière au milieu, et remontant, à partr de là, en
ligne médiane entourant la strie thoracique.
La partie antérieure de la tête obscure; le contour des yeux et
les chélicères noirs, également recouverts de poils blancs. Les
mâchoires et la lèvre brun-rouge; le sternum jaune-brun revêtu
de poils noirs. Les hanches des pattes noirâtres en dessous; cuisses
jaunes, presque blanches en dessous; le restant des pattes brun-
rouge, clair.
Abdomen blanc sale, garni de pubescence rougeûtre; une bande
ou tache longitudinale claire allongée au milieu, dentelée sur les
bords; sur les côtés, quelques taches de même couleur. Le ventre
présente un large champ noir, commençant en avant de l’épigyne,
et n'atteignant pas tout à fait les filières.
Comme couleur et dessin, cette espèce est voisine de la T. Bal-
limoriensis, Keys.
Céphalothorax un peu plus long que patella et tibia IV ; allongé ;
la partie antérieure un peu plus large que la moitié du milieu;
très-convexe ; stries rayonnantes et strie médiane bien marquées.
La première ligne des yeux, un peu courbée, équidistants; ceux
du milieu, plus gros que les latéraux.
Les yeux de la seconde ligne plus rapprochés l’un de l’autre que
ceux de la troisième ligne; ceux-ci écartés de plus de trois fois la
grandeur de leur diamètre.
Chélicéres solides, un peu recourbées en avant; elles divergent
un peu du côte interne, dans leur moitié inférieure.
Pattes robustes de longueur médiocre; la quatrième paire à peu
près trois fois plus longue que le céphalothorax et dépassant
la première paire de toute la longueur du métatarse; une épaisse
scopula s'étend aux deux paires antérieures jusque sur la plus
grande partie des tibias; elle n’atteint, aux deux paires posté-
rieures, qu'à peine le côté inférieur des métatarses.
Des épines sont disposées de la manière suivante :
Première et deuxième paire de pattes. — Fémur, en dessus, 5;
en avant du sommet, 2; en arrière, 2-3.— Patella, côté interne, 1.
— Tibia, en dessus, 2-2-2. — Métatarse, en dessous, 2, 2, 3.
CCLIIT
Troisième paire de pattes. — Tibia, en dessous, 2-2-2 de chaque
côté et 2 au-dessous. — Métatarse de même, mais sans épines au-
dessus.
Quatrième paire de pattes. — Comme les troisièmes, sauf qu’au
_côté interne du fémur il n’y a qu’une épine.
L’abdomen ovale est plus large en avant et obtusément tronqué
en arrière.
Longueur totale de l’araignée . . . . 15.6 mill.
— du céphalothorax . . 83 —
— de l'abdomen . . . : 73 —
Barsæeur de l'abdomen #19 00H 4m =
Longueur des pattes : 1° paire . . . . 20.5 —
—— RAILS MEL RE NIUE
— DIDALRO RENAN M TSLANEEE
AS AE) EN RAA EE
Patrie : Antigua, Indes occidentales. (M. Purves.)
M. Becker continue comme suit :
Il nous est arrivé récemment un envoi d’Aranéides de Hongrie
et de Moldavie. La faune de ces provinces est peu connue; je pense
qu'il est utile de publier la liste de ces espèces, d'autant plus que
sur 99 araignées connues, 40 habitent la Belgique. Les localités où
MM. de Horvath et Montandon les ont recueillies, sont bien préci-
sées, ce qui ajoute encore à l’intérêt de cette publication.
ARANEIDES
RECUEILLIES EN HONGRIE Pat M. DE HORVATH
ET EN MOLDAVIE PAR M. A. MONTANDON.
Attidæ.
Dendryphantes nidicolens, WIk. Hongrie, Cassovie.
— encarpatus, WIKk. Hongrie, Cassovie.
Philœus bicolor, Wik. Hongrie, Cassovie.
Hasarius falcatus, Clerck. Hongrie, Cassovie. Se trouve également
en Belgique.
Heliophanus cupreus, Wik. Hongrie, Cassovie. Se trouve égale-
ment en Belgique.
Ballus depressus, WIk. Hongrie, Cassovie. Se trouve également en
Belgique.
Lycosdiæ.
Lycosa cuneata, Clerck. Hongrie, Cassovie. Se trouve en Bel-
gique.
CCLIV
— cinerea,F.Moldavie.
— ruricola, De Geer. Moldavie. Se trouve en Belgique.
— singoriensis, B. Bucharest.
Pirala prraticus, C1. Hongrie, Cassovie. Se trouve en Belgique.
Pardosa monticola, CL. Moldavie. Se trouve en Belgique.
— lugubris, WIk. Hongrie, Forro. Se trouve en Belgique.
— amentala, CI. Moldavie. Se trouve en Belgique.
Thomisidæ.
Xysticus Kochi, Th. Hongrie, Forro. Se trouve en Belgique.
— cristatus, CI. Hongrie, Cassovie. Se trouve en Belgique.
Oxyptila horticola, C. K. Hongrie, Forro. Se trouve en Belgique.
— praticola, C. K. Hongrie, Forro. Se trouve en Belgique.
— Blackwalli, E. $. Hongrie, Cassovie.
Misumena tricuspidata, F. Hongrie, Forro.
Pistius truncatus, Pal. Hongrie, Forro.
Philodromus aureolus, CI. Hongrie, Forro. Se trouve en Bel-
gique.
Epeiridæ.
Cyclosa conica, Pal. Hongrie, Cassovie. Se trouve aussi en
! Belgique.
Epeira dromedaria, W]k. Hongrie, Cassovie. Se trouve aussi en
Belgique.
— diademata,CI. Hongrie, Forro.Se trouve aussi en Belgique.
— cucurbiina, CI. Moldavie; Hongrie, Forro, Cassovie. Se
trouve aussi en Belgique.
— patagiata, CI. Moldavie. Se trouve aussi en Belgique.
— acalypha. WIk. Hongrie, Forro. Se trouve aussi en
Belgique.
Tetragnatha chrysochlora, Savigny. Hongrie, Forro.
Therididæ.
Linyphia montana, CI. Moldavie. Belgique.
— thoracica, W. Moldavie. Belgique.
— nebulosa, Sund. Moldavie. Belgique.
— concolor, W. Moldavie. Belgique.
Pachygnatha De Geeri, Sund. Hongrie, Cassovie. paene
Erigone viaria, BI. Hongrie, Cassovie.
Steatoda bipunctata, L. Moldavie. Belgique.
— castanea, CI. Moldavie.
Asagena phalerata. Panz. Hongrie, Forro.
Episinus truncatus, WIk. Hongrie, Forro, Se trouve en Belgique.
RES
CCLV
Agelenidæ.
Cœlotes solitarius. L. K. Moldavie.
— atropos, WIk. Hongrie, Forro. Se trouve aussi en Belgique.
Tegenaria ferruginea, Panz. Moldavie.Se trouve aussi en Belgique.
_— domestica, CI. Moldavie. Se trouve aussi en Belgique.
— pusilla, E.S. Moldavie. Très-rare en Belgique.
Agelena labyrinthaca, CI. Moldavie. Se trouve en Belgique.
Dictynidæ.
Dictyna flavescens, W]k. Hongrie, Cassovie.$Se trouve en Belgique.
— uncinala, Thor. Hongrie, Cassovie. Se trouve en Bel-
gique.
Titanæca Schineri, L. K. Hongrie, Cassovie.
— quadriguttata, H. Hongrie, Cassovie. Se trouve en
Belgique.
|
Drassidæ.
Micaria fulgens, WIk. Hongrie, Cassovie.
Prosthesima subterranea, C. K. Hongrie, Cassovie. Se trouve en
Belgique.
Drassus lapidosus, WIk. Hongrie, Cassovie. Se trouve en Bel-
gique.
— troglodytes, C. K. Hongrie, Cassovie. Se trouve en Bel-
gique.
— minusculus, L. K. Hongrie, Cassovie.
— wator, L. K. Hongrie, Forro.
Chiracanthium Seidlitzi, L. K. Hongrie, Cassovie.
Micariosoma festivum, C. K. Hongrie, Cassovie, Forro. Se trouve
en Belgique.
Zora spinimana, Sund. Hongrie, Cassovie. Se trouve en Belgique.
Dysderidæ.
Dysdera rubicunda, ©. K. Hongrie, Cassovie.
Parmi ces Araignées, j'en ai observé une qui offre des particu-
larités curieuses.
C’est la Micaria fulgens WIk., espèce que l’on pourrait peut-
être rencontrer en Belgique. M. E. Simon la cite de Fontainebleau
et des environs de Paris.
Chez le type normal, les huit yeux sont disposés sur deux
lignes; les quatre yeux formant la ligne supérieure sont petits,
égaux et presque en ligne droite, ceux du milieu un peu plus
rapprochés l’un de l’autre que des latéraux; les yeux de devant
forment une ligne assez fortement courbée; les yeux latéraux,
CCLVI
presque connivents, sont comme portés sur une légère plaque
uoirâtre. Chez notre f'ulgens de Moldavie, les deux yeux latéraux
du côté droit manquent complétement. Le plus fort grossissement
ne laisse apercevoir aucune trace d’éminence à l’endroit qu’ils
devraient occuper. Cette place est luisante et recouverte comme le
front de poils cuivreux à reflets pourprés.
Cette monstruosité s'est déjà rencontrée; M. Blackwall en cite
quelques cas, et M. E. Simon en a vu quelques exemples en
France.
Enfin M. Becker donne encore lecture de la note suivante :
SUR UN NOUVEAU GENRE D’AVICULARIDÆ.
Après un récent voyage à Paris, et une étude plus approfondie
de la Sericopelma Breyerii, j'ai reconnu que cette araignée
n'appartient pas au genre Sericopelma (Ausserer), dont elle n’a
ni la brosse aux fémurs de la quatrième paire de pattes, ni surtout
l'intervalle des yeux médians plus étroit que leur rayon, comme on
peut le voir dans la planche où j'ai figuré cette espèce.
Je suis donc d'accord avec M. E. Simon pour proposer un nou-
veau genre dont voici la caractéristique.
GENRE METRIOPELMA N. G.
Hanches de la patte-mâchoire sans lobes maxillaires; deux griffes
tarsales ; chélicères sans denticulations au-dessus du crochet.
Yeux en un seul groupe; les médians antérieurs de même gros-
seur que les latéfaux, situés assez haut pour qu’une ligne tangente
à leur bord passe au niveau de la base des latéraux; leur intervalle
beaucoup plus large que leur diamètre; pattes de la quatrième paire
plus longues que celles de la première, garnies d'épines, principa-
lement aux tibias et aux métatarses postérieurs, à scopulas serrées,
entières, nullement divisées par une bande de crins et ne présen-
tant pas de rhombes de crins à l’extrèmité; fémur de la quatrième
paire garni de poils simples au côté interne, sans brosses de poils
plumeux; chez le mâle, tibia de la première paire dépourvu
d'épines, présentant en dessous, à l'extrémité, deux épines mobiles.
Ce nouveau genre, en suivant le système de M. Ausserer, doit
prendre place tout près de Zasiodora, de Sericopelma et de
Eurypelma; il diffère des deux premiers par l’absence de brosse
épaisse au côté interne du fémur de la quatrième paire, et du
troisième par les yeux médians antérieurs aussi gros que les
latéraux et placés moins haut.
Par l'absence d’éperon au tibia du mâle, il se rapproche beaucoup
du genre Sericopelma Auss.; mais il s’en distingue, indépendam-
4
_: ol
CCLVII
ment de l'absence de brosse au fémur, par le plus grand écartement
des yeux médians antérieurs, dont l'intervalle est beaucoup plus
large que leur diamètre, tandis que chez Sericopelma, il est seule-
ment égal à leur rayon.
' La Sericopelma Breyerii L. B. devient donc la Metriopelma F ue.
_ Breyerii L. B. |
M. H. Donckier donne lecture de la note suivante, envoyée par ‘A
son père :
OBSERVATIONS
FAITES PAR M. CH. DONCKIER DE DONCEEL SUR LA COLLECTION
DE M. J. DEMONT, DE NAMUR.
CES
ot mn
1° Le Notodonta lorva signalé au commencement de cette année
par M. Demont comme ayant été trouvé par lui aux environs de
Namur est un N. Dromedarius, var.
2 Voici la liste de quelques espèces rares que j'ai remar-
quées dans cette collection :
- Un Lycæna bætica, L., qui est le troisième pris en Belgique: un
à Louvain, un à Visé et celui-ci pris sur un baguenaudier à z
Namur;
Un Zycæna que j'avais pris pour un A/con, H. Malheureuse-
ment je n’ai vu que le dessous qui est assez brun, ce qui le rap-
proche de L. Erebus, Fr. Si c’est ce dernier, ce serait une espèce
nouvelle pour le pays. M. Demont m’a dit que le dessus était d’un
bleu trés-foncé, ce qui le rapprocherait encore davantage de
E.Brebus, Fr; h
Des Argynnis Paphia, var. Valesina, prises dans la forét de
Marlagne ;
Un Deilephila Lineala, F., élevé d’une chenille trouvée sur la
vigne. Cette espèce est très-rare ici; c’est le second ou le troisième
pris en Belgique ;
Un Nolodonta|(Lophopte: Yx, Steph.) carmelila, Esp. cequi porte
à deux le nombre de ceux pris en Belgique : le premier à Liége par
moi et celui-ci pris à Namur;
Et enfin deux Hydræcia micacea, Esp., prises le soir butinant
sur des fleurs, ce qui, à ma connaissance, en font quatre prises en
Belgique, une à Liege par M. Deltour, une à Visé par M. Quaed-
vlieg et celles-ci à Namur.
Abe or
DNS once
M. H. Donckier fait voir un exemplaire de l'Omophlus amerin®,
Curtis, pris à Postel, en Campine, en juillet 1877, par M. l'abbé
Florent Simon, exemplaire faisant partie des collections du Musée
Royal d'Histoire naturelle. C’est la seconde capture de cette
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE T, XXI. q
CCLVIIE
espèce en Belgique, où elle à été signalée d’abord il y a quelques
années par M. de Borre, d’après un exemplaire pris près d’Arlon
par Cam. Van Volxem.
M. Dietz montre un exemplaire du Bembidiuin pygmæum,
Fabr., espèce nouvelle pour la faune belge, qu'il a pris à
Calmpthout, le 14 juillet dernier. Il montre aussi un exemplaire
d'Anchomenus livens, Gy1l., qu'il a pris à Deurne, le 8 septembre.
M. Mertens fait présenter trois exemplaires de l’Anchomenus
austriacus var. modestus, qu'il a trouvés en novembre près de la
Cambre.
M. le D' Jacobs ne croit pas qu'on puisse regarder cette espèce
comme rare; il l’a observée en quantité aux bords de l'étang de
Groenendael.
M. Jacobs dit qu’il désirerait qu’il füt publié chaque année, à
la fin du volume, une table résumant toutes les captures d'insectes
présentés pendant les séances de l’année comme nouveaux ou
rares, avec indication des lieux, des dates et des chasseurs.
Cette proposition, appuyée par M. H. Donckier, est unanime-
ment adoptée, et ce tableau sera publié dès cette année.
Aucune autre communication n'étant faite, la discussion est
rouverte sur la question inscrite à l’ordre du jour.
M: de Borre prend la parole :
À l'issue de notre dernière séance, plusieurs de nos collègues
m'ont adressé le reproche de m'être montré trop décourageant
pour les commençants, dans certaines de mes appréciations et pro-
positions.
C’est ainsi qu'ils m'ont fait remarquer que la collection des
Diurnes indigènes est en quelque sorte le début obligé de tout
jeune homme qui étudie les Lépidoptères. Effectivement, et si mes
paroles ont pu être interprétées dans le sens d’un anathème contre
toute chasse aux Diurnes, je m’empresse de les rétracter, à condi-
tion pourtant qu'après avoir été un exercice préliminaire, élémen-
taire, cette chasse ne devienne pas le nec plus ultra, le terme défi-
nitif d'une existence d’entomologiste.
Rien de mieux que de s'adonner d’abord à ces captures, en
somme assez faciles (les jeunes enfants s’en amusent), et de s'initier
par elles à l’art moins facile de piquer et étaler les papillons. Mais,
sérieusement, peut-on voir là autre chose qu’un commencement,
un apprentissage ?
Si j'ai parlé avec tant d’âpreté contre la collection bornée et sans
résultats scientifiques de notre centaine de Diurnes indigènes,
c’est que je n’ai que trop rencontré d'amateurs qui se refusaient à
rien voir au delà. On se renferme à plaisir dans ce domaine étroit
et si complétement exploré. Tout au plus quelques audacieux y
CCLIX
ajoutent-ils les Sphingides et les Bombycides. Les Noctuides, les
Phalénides, tous les Micros (une vraie carrière d’entomologiste,
ceux-là !), on n’en veut pas entendre parler; c’est bien trop difficile
pour des amateurs aussi indolents. Quand, après plusieurs longues
années ainsi employées, on est parvenu à réunir, qui la moitié, qui
les deux tiers, qui les trois quarts de nos Diurnes indigènes,
on s'adresse aux marchands de l'étranger, qui fournissent des sub-
stituants de n'importe quelle origine pour remplacer les belges qui
n’ont pas répondu à l’appel. On a alors sa collection belge et on
goûte l’ineffable jouissance de l’admirer et de la faire admirer à
ses amis. On chasse encore, par habitude, pour sa santé, pour s’en-
tretenir la main; on remplace à l’occasion les exemplaires vieillis
par de plus frais. Voit-on là rien de plus complétement inutile à la
science, dont le plus modeste amateur devrait avoir à cœur de
devenir un auxiliaire, s’il n’a pas d’ambition plus élevée? Que
serait donc, Messieurs, une société entomologique composée
d'amateurs de ce genre, qui peuvent tout au plus se bercer de
l'espoir de signaler de loin en loin quelque insignifiante variété
nouvelle? On m'a assuré qu'il existe en Angleterre quelques
sociétés entomologiques ayant cette portée. Naturellement, elles
ne peuvent rien publier; ce sont des clubs d'amateurs peu sérieux.
Je ne puis m'empêcher de penser à ces pêcheurs endurcis qui,
chaque dimanche, persistent religieusement à aller s'installer des
heures entières avec leurs lignes au bord de ces petites rivières où
les eaux industrielles corrosives n’ont plus laissé d’autre poisson
que les vieux souliers.
Pourtant il y aurait, même dans nos Diurnes, bien des choses
intéressantes encore à étudier. Leurs mœurs, leurs premiers états,
leurs métamorphoses sont encore parfois bien loin d'être complé-
tement élucidés, et la biologie, d’ailleurs, a tout intérêt à voir ses
observations multipliées et répétées en des lieux différents et par
des observateurs différents, qui se contrôlent ou se corrigent l'un
l’autre. L’anatomie, l'étude microscopique des écailles réclament
aussi des travaux. Enfin, la distribution géographique des Diurnes
chez nous est à peine ébauchée, malgré le nombre de personnes qui
se sont occupées de ces lépidoptères. Nulle part on n'a autant
abusé du mot partout à propos des espèces vulgaires, et il serait
temps de commencer à en esquisser les limites sur nos cartes et à
suivre ces limites dans le reste de l’Europe. Je ne parle pas d'une
foule d’autres problèmes intéressants qui se poseraient successive-
ment quand on serait entré (ans cette voie.
Mais nos amateurs de Diurnes se gardent bien, semble-t-il, d'y
entrer. Jusqu'à présent on les voit se contenter de suivre cette
ornière détestable et contre laquelle je ne cesserai de protester,
CCLUX
aussi bien du reste que quand je la vois suivre pour d’autres ordres
d'insectes, ornière qui consiste à collectionner les espèces, bien
classées suivant le catalogue, en 2 ou 4 exemplaires bien frais, bien
étalés, un ou deux de chaque sexe, et devant lesquels on reste en
contemplation, sans autre but que cette satisfaction stérile de les
contempler. En un mot, l'application aux collections entomolo-
giques des rites et usages de la collection de timbres-poste !
Passons à un autre point. Il entrait tout aussi peu dans mon
intention de blâmer un jeune homme qui, abordant l’entomologie,
recueillerait à la fois dans le principe les insectes de tous les
ordres,avant de se décider à faire choix d’une spécialité parmi eux.
Si je me reporte à environ trente ans en arrière, je me souviens
très-bien d'en avoir fait autant, sans parler d’un herbier, de
quelques minéraux, roches et coquilles, même de quelques oiseaux,
chauves-souris et rongeurs empaillés, de quelques batraciens et
poissons dans l'alcool, qui aspiraient tous à devenir le point de
départ d'autant de collections. Mais on ne doit pas tarder, après
s'être ainsi essayé et avoir cherché sa vocation, à se renfermer
dans les limites du réalisable; c’est à quoi j'ai voulu convier ceux
de nos jeunes collègues qui, après s'être peut-être familiarisés avec
les insectes en général, veulent continuer à en étudier, ce qu’ils ne
peuvent faire qu’en ayant la sagesse de se spécialiser ; d'autant plus
que, pour la plupart d’entre nous, l'entomologie n'obtient dans
notre vie que les quelques heures que nous laissent d’autres occu-
pations. Je n’ai voulu décourager que partiellement, et seulement
ceux qui, trop ambitieux, finiraient assurément par se décourager
d'eux-mêmes devant l'impossibilité de tout embrasser, et abandon-
neraient alors l’entomologie qui, prise à dose modérée, leur aurait
procuré de si heureux moments.
M. Weinmann demande la parole pour répondre qu’il n’a été dans
son intention d’improuver les critiques de M. de Borre que pour
autant qu’elles se porteraient sur les travaux des entomologistes-
débutants, à qui il faut laisser la latitude d'aborder la science par
les côtés les plus commodes et ceux où ils iront se porter en quelque
sorte d'eux-mêmes; telle est la chasse et la collection des Diurnes
notamment; mais après ce début, ils doivent aller évidemment à des
parties plus vastes et plus fécondes de l’entomologie.
M. de Borre donne lecture de la lettre suivante que lui a adressée
M. H. Tournier :
L'ordre du jour de vos dernières séances m'intéresse vivement
et je ne puis pas résister au désir de vous donner quelques rensei-
gnements en vous citant le résultat de mes observations à ce
sujet.
Depuis que je m'occupe d’entomologie, c'est-à-dire depuis l’âge
CCLAT
de 16 ans, j'ai visité chaque année, au moins une fois la semaine,
les localités où je chasse encore aujourd’hui, c’est-à-dire Peney et
ses environs.
Comme vous pouvez le penser, j'ai obtenu ainsi des résultats
très-satisfaisants, car, quoique venant à Peney depuis Genève
pour chasser durant un jour, J'avais une connaissance très-précise
des lieux et je pouvais obtenir de mes chasses, il me semble au
moins, tous les résultats qu'un entomologiste zélé pouvait
attendre.
Je croyais qu’en suivant cette manière de faire, j'arriverais à
connaître la faune à peu près entière de ce petit coin de terre,
car je limitais mes chasses à un rayon de 6 à 8 kilomètres au
plus.
Aussi, lorsqu'il y a trois ans, je vins pour des raisons de santé
m'établir définitivement ici, je ne m'attendais pas à faire de nou-
velles découvertes et je pensais qu'en chassant tous les jours, je
n’obtiendrais comme résultat qu'une plus ample moisson de sujets,
sans voir augmenter sensiblement le nombre des espèces. Sous ce
rapport, j'ai été entièrement trompé; chassant tous les jours et par
tous les temps, je n’ai pas tardé à reconnaitre que la faune que je
croyais posséder pour les environs de Peney était bien loin de
m'être connue.
En effet, chaque semaine m’apportait des découvertes nouvelles
et le chiffre des espèces de Coléoptères et d'Hyménoptères que je
considérais il y a trois ans comme le maximum de ce que je pouvais
découvrir ici, se trouve dépassé au moins d’un quart du total que
je connaissais alors.
Aujourd’hui encore, je suis convaincu que je n’ai pas le dernier
mot de cette petite contrée que j'ai cependant déjà fouillée maintes
fois en tous sens.
En voulez-vous une preuve, prenez les Chrysides; mon maître en
Hyménoptérologie, M. Chevrier, a chassé durant plus de vingt ans
ces charmantes bestioles, il croyait avoir obtenu un résultat à peu
près définitif pour le bassin du Léman et cependant depuis trois
ans seulement que je suis fixé ici, j'ai découvert bon nombre
d'espèces qu'il n'avait jamais capturées; je croyais aussi, l'an der-
nier, que cette petite famille m'avait donné tout ce que je pouvais en
attendre ; cependant cette année encore, quoiqu'il m’ait été impos-
sible de chasser assidûment, j'ai trouvé deux espèces qui n'étaient
pas connues dans nos contrées, à savoir le rare Cleples ærosus
Fôrster, cité de Hongrie, et Crysis mixla Dahlb., espèce méri-
dionale.
Il me serait facile de citer un grand nombre d'exemples sem-
blables, mais ceci, je crois, prouve suffisamment qu’un entomolo-
CCLXIT
\
giste ne peut dire connaitre la faune d’un pays qu'autant qu'il
l'habite, qu'il y chasse fréquemment en toutes saisons et par tous
les temps et ce durant un certain nombre d'années, car il se
peut fort bien, ainsi que cela m'est arrivé, qu’il explore pendant
dix ou douze ans une contrée sans y rencontrer telle espèce,
qu'il trouvera la treizième ou la quatorzième année de ses
chasses.
J'ai rédigé depuis plusieurs années une petite faune des environs
de Peney que maintes fois déjà j'ai été tenté de publier; j'ai retardé
sa publication parce que je sens bien qu’il me faut encore quelques
années avant d'arriver à un résultat aussi complet que je le désire,
et ce résultat, je ne l’aurais jamais atteint si je n’étais pas venu
m'établir ici.
Les observations que je vous transmets n’ontsans doute pas grande
valeur, mais si chacun apporte sa pierre à l'édifice, il sera bientôt
monté.
M. À. Fauvel, de Caen, adresse aussi au Secrétaire la lettre
suivante :
Je ne veux vous parler aujourd’hui que de la discussion pendante
devant votre Société Entomologique, sur la manière la plus pro-
fitable d’étudier la faune d’un pays, discussion dont je viens delire
et relire le compte-rendu avec un vif intérêt.
C’est une question qui ne saurait être en effet trop élucidée et
peut-être ne trouverez-vous pas hors de propos quelques remarques
additionnelles d’un spécialiste qui a récolté, manipulé ou étudié,
oculo fortissime armalo,au moins quatre cent mille Staphylinides,
sans parler du reste.
Notre entomologie correspond à trois périodes différentes : la
première que j'appellerai ercyclopédique, est celle de Linné et de
Fabricius ; le naturaliste pouvait embrasser et décrire tous les
ordres d'insectes et de crustacés; la seconde, qui commence vers le
temps de Latreille et finit déjà avant la mort de Lacordaire, est
limitée à l'étude d’un ordre quelconque d’articulés; nous en
sommes à la troisième depuis vingt-cinq ans au moins et celle-ci
est par excellence la période de division du travail. Le nombre
des insectes s’est tellement accru dans les collections (celui des
coléoptères seuls étant au moins de 100,000) qu’il devient très-
difficile de produire de bons travaux sur l’ensemble des familles
de cet ordre; et avant vingt ans peut-être, cette difficuité sera
insurmontable, si l’on n'a pas sous la main une collection excep-
tionnellement riche.
D'autre part, le petit monde de l’entomologie est constitué par
deux grandes classes d’adeptes : les auteurs et les collectionneurs :
les premiers n’ayant guère le souci ou le temps de chasser, les
CCLXIII
seconds ne se préoccupant que de remplir leurs cartons et de faire
nommer leurs récoltes par les spécialistes.
Aux auteurs il faut dire sans hésitation : si vous voulez écrire
sur la faune d’un pays un ouvrage autre qu'un catalogue local, il
vous faut pour chaque famille étudier en même temps les espèces
indigènes et les exotiques; sans cela il est impossible de vous rendre
compte de la valeur des divisions génériques ou supra-génériques,
et quant aux espèces et à leurs variations, vous serez incapable de
les apprécier si vous ne connaissez pas au moins la faune nord-
africaine, caucasique, sibérienne et nord-américaine. C’est dans
cette vue que j'ai donné l'extension géographique de chaque espèce
dans ma Faune Gallo-Rhénane et un Catalogue additionnel des
espèces européennes et circa dans les limites indiquées ci-dessus, et
que je publie actuellement, ce que j'en regarde comme le corollaire,
la Faune des Staphylinides de l'Amérique du Nord, qui offre un
contingent notable de types pareils à ceux de l’Europe ou de la
Sibérie boréales. C’est pour cela encore que les Faunes nationales,
même celles traitées avec le talent le plus supérieur, comme les
Coléoptères de la Scandinavie de M. Thomson, sont forcément
incomplètes et défectueuses parce que l’auteur, ne connaissant pas
la chaîne immense et si variée des formes exotiques, est inca-
pable d’apprécier les limites et la valeur du genre et souvent de
l'espèce.
» La moindre taupinée était mont à ses yeux » dit La Fontaine;
la taupinée, c’est toujours le nouveau genre et parfois la nouvelle
espèce.
Ces premières observations, je les ai faites déjà dans! /Zntroduction
de ma Faune, mais il me semble qu’il faut les rappeler sans cesse;
car l’entomologie est aujourd’hui adolescente et 1l lui faut choisir
sa vraie route, cette route dont les anciens enseignaient déjà les
aspérités au début de la vie. Maintenons donc obstinément les
principes, surtout en présence des écarts trop fréquents de quel-
ques-uns que l’impatience de publier écarte de la voie droite ;
il n’est pas un travailleur sérieux qui ne reconnaisse chaque jour,
sans que j'aie besoin de citer des noms, l'exactitude de ces
remarques.
Voilà ce que je voulais redire aux auteurs de faunes nationales;
ilenest d’autres, les auteurs de Catalogues locaux, soit d'un dépar-
tement, soit d’une ou plusieurs provinces, dont il n’est pas moins
urgent de se préoccuper; car c'est à eux surtout que le prencipris
obsta mérite de s'appliquer dans toute sa vigueur. En thèse géné-
rale, les catalogues locaux sont l’änpedimentum majus des mono-
graphes ou des auteurs de faunes générales et, s’il y a d’honorables
exceptions, elles ne font rien que confirmer la règle. Nous avons
CCLXIV
en France, par exemple, une trentaine de catalogues départemen-
taux de coléoptères; presque sans exception, ils fourmillent
d'erreurs, parce que leurs auteurs, éloignés des grands centres de
collections et de bibliothèques, n’ont qu'une connaissance sommaire
de la littérature entomologique et manquent de types de comparai-
son bien nommés; ils ont hâte de publier le résultat de leurs explo-
rations ; ils ne prennent pas la peine ou redoutent même de com-
muniquer leurs prétendues raretés régionales aux spécialistes, et
quand, le catalogue publié, le spécialiste obtient communication de
ces 7'arelés, 1l est tout surpris, ou plutôt il ne l’est guère, de n'y voir
que des espèces vulgaires ou de retrouver sous un nom méridional
un insecte normand ou champenois. Presque à chaque page de ma
Faune vous trouverez des rectifications de ce genre, et elles repré-
sentent pour tous les auteurs dans le même cas une somme consi-
dérable de temps perdu et d’inquisitions décourageantes. Il est
donc urgent que les sociétés entomologiques ou zoologiques
quelconques n’admettent plus de catalogues locaux qu'après vériti-
cation attentive, comme elles paraissent disposées à le faire pour
les descriptions isolées d'espèces nouvelles qui n’émanent pas de
spécialistes.
. Quant aux simples collectionneurs, que la discussion soulevée
dans votre Société me paraît viser davantage, il me semble que si
l'on admet le bien fondé des remarques qui précèdent et si l’on
tient compte de la nécessité de division dans le travail qui s'impose
de plus en plus, il faut les engager à restreindre leurs collections
et leurs recherches à un ordre d'insectes et, ce qui vaudrait mieux
encore, à une famille déterminée. Le champ ordinaire d’exeursions
d'un naturaliste est forcément limité, et, ne le fût-il pas, que ce
naturaliste à intérêt à en borner l’étendue, sous peine de le mal
connaitre; or, combien n'est-il pas préférable d’être très au courant :
de la faune locale qui nous entoure, pour en embrasser l’ensemble
et les détails et y guider avec fruit ceux qui viennent l’étudier avec
nous où nous demandent de la leur faire connaître pour des tra-
vaux d'une étendue plus générale? En se limitant même à un petit
nombre de familles d’insectes, le collectionneur y trouvera plus
d'intérêt parce qu’il en saisira plus parfaitement les éléments, et
cette étude plus approfondie, en développant ses connaissances et
son esprit d'observation, le conduira peu à peu à sortir fructueuse-
ment pour la science de son rôle de collectionneur et à entre-
prendre de bons travaux fauniques ou monographiques: la collec-
tion locale et limitée deviendra ainsi l’école de formation des natu-
ralistes descripteurs. En province surtout, cette division du travail
est désirable; car, à moins d’une perte énorme de temps, de trés-
grandes dépenses pour l’achat delivres et de collections, ou de visites
.
1 =
ts
CCLXV
fréquentes dans quelque grand centre (et il n’y en a que trois ou
quatre en Europe), le collectionneur n’arrivera jamais à posséder
une collection un peu complète et bien nommée de tous les
ordres d'insectes ou seulement de toutes les familles de coléo-
ptères.
Sans être darwiniste, on peut donc, il me semble, conseiller au
collectionneur, à la jeune génération surtout, de se borner dans
ses recherches, en procédant à la sélection la plus conforme à ses
aptitudes personnelles et aux productions de la contrée qu’il
habite. Si c'est un septentrional, qu’il étudie les Hydrocanthares,
les Staphylinides,les Curculionides; s’ilest méridional, qu’il s'occupe
des Mélasomes, des Longicornes; s'il habite une règion favorable
aux insectes hypogés, qu’il explore les grottes ou les zones favo-
rables aux insectes aveugles; s’il peut acquérir une collection déjà
très-complète et suffisamment typique de telle ou telle famille, qu'il
l’augmente et y donne ses soins particuliers. Enfin, qu’il écoute le
moins possible la voix du {rahil sua quemque voluptas, ou ne s'y
livre que sous bénéfice de cette autre maxime, que pour faire bien,
il né faut pas trop faire.
Vous trouverez peut-être, mon cher Secrétaire, que cette lettre
devient bien longue et que je m’écarte peu à peu des principes de
concision et des celà fines que je recommande aux autres; cepen-
dant je voudrais vous dire encore un mot (celui-ci vous touche de
plus près) concernant les collections publiques. Cette fois encore je
suis mille fois de votre avis : faire chasser et collectionner pour des
Musées est du temps et de l'argent perdus, si le chasseur ne se
limite pas dans ses recherches, comme nous demandons au col-
lectionneur privé de le faire. Dans le Calvados, et sous l'impulsion
très-active cependant de l’Inspecteur d’Académie, en vue même
d'expositions organisées périodiquement par ce fonctionnaire et
suivies d’une distribution de récompenses, J'ai cherché à obtenir
que les instituteurs réunissent des collections d'insectes; le résultat
scientifique à été nul. Il nous est arrivé des boîtes pleines, mais
sans aucune valeur, et parfois dangereuses pour nos études, cer-
tains chasseurs ayant adressé des insectes de provenance autre que
leur commune ou même des collections entières d’exotiques qu'ils
donnaient avec assurance pour indigènes en vue d'obtenir une
récompense. Le rôle des Musées de l'Etat ou des villes me parait
done tout tracé : acheter surtout des collections toutes faites,
typiques le plus possible et ayant servi de base à des travaux mono-
graphiques ; puis, quand l’occasion se présente, enrichir ces collec-
tions fondamentales (de tous les ordres bien entendu) par des achats
intelligents dans les ventes ou chez les marchands-naturalistes.
Accepter les collections offertes en don, mais vérifier l'exactitude
GCLXVI
des provenances et répudier les insectes qui n’ont pas leurs papiers,
comme vous le dites très-judicieusement; enfin,entretenir des voya-
geurs à l'étranger, si les finances le permettent. Mais c’est là trop
souvent le non licel omnibus.
M. Becker dit qu'il est loin d'accepter toutes les idées émises par
M. Fauvel dans cette lettre, à laquelle il se propose de répondre
dans une prochaine séance.
La séance est levée à 9 1/2 heures.
Assemblée générale du 26 décembre 1878.
PRÉSIDENCE DE M. RoELors.
Présents : MM. Becker, Capronnier, H. Donckier de Donceel,
Fologne, de Furuhjelm, Jacoks, Mélise, Pierret, de Thibault,
‘Thyes, de Troostembergh, Weinmann, Weyers et Preudhomme
de Borre, secrétaire.
M. le prince de Looz-Corswarem a fait excuser son absence.
La séance est ouverte à 12 1/2 heures.
Le procès-verbal de l'assemblée générale du 26 décembre 1877
est définitivement approuvé.
Le Président prend la parole et s'exprime comme suit :
MESSIEURS,
Il n’est rien chez les insectes qui attire autant l’attention de la
généralité, que la coloration souvent éclatante et variée de leurs
téguments. L’entomologiste n’y est pas lui-même insensible, et elle
est peut-être pour quelque chose dans l’attrait de sa science favo-
rite; mais elle n’a guère été jusqu'ici l’objet d’une étude sérieuse
et d’un examen scientifique.
On trouve bien dans les ouvrages entomologiques qui s'occupent
de la classification, quelques observations sur la coloration carac-
téristique de certains genres ou groupes, et celle-ci acquiert une
importance supérieure dans la définition de l'espèce; mais il existe
un autre ordre de faits qui appelle notre attention.
La nature ne fait rien au hasard et il n‘y a point de doute que la
vestiture et la couleur n’exercent une influence sur l’économie de
l'être vivant. Quand nous voyons les couleurs qui ornent les
animaux, non pas distribuées indifléremment, mais comme sou-
ER =
CCLX VIT
mises à certaines lois, paraissant corollaires de telle ou telle orga-
nisation, caractéristiques de telle ou telle contrée, variant pour la
même espèce d'après le milieu qu’elle habite, on ne saurait douter
de l'importance d’une étude qui aurait la coloration chez les ani-
maux pour objet.
Le célèbre voyageur et naturaliste anglais A.-R. Wallace dit
avec raison (‘)que l'explication de tous les faits qui la concernentest
une des plus difficiles que présente l’organisation des êtres vivants:
Darwin à vu, dans la répartition des couleurs, surtout le résultat
de la sélection active et sexuelle; Wallace pense que le besoin de
protection est une cause plus déterminante qu’on ne le croit géné-
ralement, mais il admet qu’il y a évidemment d'autres agents et
que, parmi eux, l'influence de la localité est un des plus importants,
* Nous ne pouvons pas comprendre, ajoute-t-il, comment elle agit,
mais nous devons en chercher les effets partout. »
Dans le travail auquel j'emprunte ces lignes, Wallace choisit
surtout des exemples de ce phénomène dans l’ordre des Lépido-
ptères. De tous Les insectes, les Papillons sont certainement les plus
propres à ce genre d'étude, grâce à la merveilleuse richesse et à
l'infinie bigarrure de leur livrée. Ils sont aussi plus généralement
connus que d’autres familles et que certains ordres de Coléoptères.
L'intérêt que ces derniers peuvent présenter n’est cependant pas
moins grand, et J'ai voulu soumettre la famille dont je m’occupe
spécialement (les Curculionides) à une étude analogue.
J'avais l'intention de vous présenter aujourd’hui le résultat de
mes observations, mais le sujet s’est trouvé plus vaste que je ne
l'avais supposé d’abord, et demande des développements que je me
propose de lui donner dans une étude ultérieure destinée à nos
Annales.
Afin de ne pas abuser aujourd’hui de votre attention bienveil-
lante, je me bornerai pour le moment à montrer quelques exemples
choisis parmi les plus frappants, révélant des rapports qui existent
entre la coloration des Curculionides et les contrées qu’ils habitent.
La couleur et le mode de vestiture par des écailles, des poils ou
un enduit couvrant uniformément les téguments, sont trop intime-
ment liés l’un à l’autre chez les Charançons pour pouvoir être
séparés. Souvent ils sont, comme chez les autres insectes et les
animaux supérieurs, caractéristiques des groupes et des genres.
Souvent-aussi, ils sont en connexion avec la manière de vivre et le
milieu où se trouvent les genres et les espèces. C’est ainsi que les
(!) « On some relations of living things to their environment. » Adresse d'ou-
verture de la section D (Biologie) de la Session de l'Association britannique pour
le progrès des sciences, 1876. Glasgow.
CCLX VIII
Curculionides épigés, vivant dans les localités sèches et arides,
sont pour la plupart garnis d’écailles piliformes et très-petites, ou
presque entièrement privés de vestiture.
Leur coloration est en outre d'ordinaire plus terne, plus grise,
plus terreuse que celle des espèces reyèlues d’écailles plus larges
et vivant dans un milieu plus humide. Les Cléonides, les Cneo-
rhinus, les Trachyphlœus et les Perilelus, qui sont, en Europe,
des exemples de Curculionides peu brillants sous le rapport des
couleurs, se trouvent dans des localités sèches. Les Brachycerus
du bassin de la Méditerranée et de l'Afrique australe, contrées
plus ou moins arides, sont aptères, les espèces sont garnies de
petites écailles ou de poils grisàtres, ou presque entièrement dénu-
dées. Les Hipporrhinus, caractéristiques du sud de l'Afrique, ont
également un revêtement terne, ou bien ils sont dénudés et leurs
couleurs métalliques rappellent alors celles des Carabiques. On
pourrait multiplier ces exemples.
Si nous passons à ce qui nous occupe plus spécialement pour le
moment, nous voyons que les insectes d’une contrée n'ont pas
seulement une coloration propre au genre, mais que les différentes
contrées montrent souvent un mode spécial de coloration, qui per-
siste chez des insectes de genres, de familles et même d'ordres
différents. Bien plus, des espèces du même genre habitant diverses
contrées, adoptent pour ainsi dire les couleurs propres à celles-ci
et il leur arrive par conséquent de ressembler par la livrée, si ce
n'est par la forme, à des insectes de genres et de groupes fort diffé-
rents, beaucoup plus qu’à leurs congénères.
Je citerai comme exemples d’un même système de coloration
chez des Curculionides d’un même pays, mais de genres différents,
quelques espèces du Brésil.
Il y à dans cette vaste région un certain nombre d'espèces du
genre /eilipus(), du groupe des Hylobiides, qui se distinguent par
une bordure latérale blanche ou jaune entourant le prothorax et
les élytres : cette même coloration, peu fréquente chez des Curcu-
lionides d’autres pays, se retrouve chez plusieurs espèces de
Cholus (), genre fort différent des Heilipus, mais habitant la
même contrée. Le même système de coloration existe chez un
genre voisin des Cholus, les Callinotus, et chez certains A#nbales,
genre distinct de tous les précédents.
Un autre groupe d'espèces du genre Æeilipus offre de petites
taches ou gouttelettes blanches sur un fond gris ou brunâtre (?); or,
A"
(1) A7. velamen, Schh.; /7. discoideus, Fab.; Æ. crocopelmus, Schh., ete.
() Ch. (Archarias) rhomboidalis, Dej.; Ch. cinctus, Oliv.; Ch. rana, Fab., ete.
®) JT. multiguttatus, Fab.; H. guttatus, Sturm.; etc.
CCLXIX
il arrive que certains Dionychus (1), du groupe des Cholides, offrent
exactement les mêmes couleurs et les mêmes taches. Wallace cite
beaucoup d'exemples de Lépidoptères de la région brésilienne qui
offrent, chez des genres fort différents, cette espèce de parallé-
lisme de coloration et, chose plus remarquable, ces mêmes genres
continuent, avec d’autres couleurs, ce parallélisme dans diverses
contrées. |
Un pays remarquable entre tous pour ses colorations brillantes
et similaires chez des insectes très-éloignés les uns des autres dans
la série, c’est l'archipel des Philippines; ici la coloration propre
aux êtres vivants paraît plus prononcée que partout ailleurs. Elle
a frappé beaucoup de naturalistes; Erichson s'en occupe à propos
d'un exemple sur lequel nous reviendrons tout à l'heure; notre
collègue le D'Candèze en parle () dans son introduction à la
description de nouvelles espèces d’Élatérides de l'archipel, et
remarque que les couleurs particulièrement élégantes se retrou-
vent même dans sa flore. Lacordaire s'en montre aussi frappé
quand il décrit les genres de Curculionides et de Cérambycides de
ces îles. Deux genres de Curculionides, riches en espèces et faisant
partie d’un même groupe, Pachyrhynchus et Apocyrtus, sont
caractéristiques des Philippines et constituent un des traits les
plus saillants de sa faune. Leur couleur est d’un vert ou rouge
métallique, parfois noire; sur ce fond se détachent des ocelles
ou des cercles de couleur plus claire ou nacrée; chez d’autres
espèces, des lignes longitudinales et transversales se croisent
à angles droits; chez d’autres enfin, un dessin réticulé couvre
le prothorax et les élytres.
Or, dans beaucoup d'espèces des Philippines, mais appartenant
à des genres qui ne sont pas exclusivement propres à l’Archipel, se
retrouvent ces mêmes couleurs et ce même système de taches et
de lignes. C’est ainsi que le genre Desmidophorus, disséminé aux
Indes orientales, à Ceylan et à Madagascar, possède une espèce
aux Philippines, présentant le dessin réticulé de lignes claires
dont nous venons de parler à propos de certains Pachyrhynchus.
Il faut remarquer que le genre Desmidophorus appartient au
groupe des Cryptorhynchides, qu'il n’a donc rien de commun
avec les Pachyrhynchides et que ses autres espèces, habitant
ailleurs, n’offrent rien de pareil dans leur coloration. Une espèce
d’un genre différent de tous les deux, A/cides (3), ofire un exemple
bien plus frappant; elle ressemble tellement par sa coloration aussi
1) D. alboguitatus, Germ. et deux espèces inédites.
(1) D
(?) Ann. Belg. 1875.
(5) À, Semperi, Pascoe.
pl
CCLXX
bien que par sa forme aux Pachyrhynchus ocellés, qu'à première
vue on la confondrait avec ces derniers.
Chez certains Cérambycides (1), Lamellicornes (?) et Elatérides (5)
se remarque la même analogie de coloration. Elle est surtout très-
prononcée chez les premiers.
Toujours aux Philippines, Wallace signale plusieurs exemples
de colorations fortement métalliques chez des Lépidoptères, dont
les congénères n’ont point ce caractère ailleurs. Mais l'exemple
le plus frappant se présente dans une famille où les couleurs
métalliques, combinées avec des taches claires, sont partout ailleurs
inconnues. Il s'agit d’un Orthoptère voisin du genre Gryllus (1). Le
Scepastus pach DE ynchoides, Gerst. ne rappelle pas seulement un
Pachyrhynchus par sa couleur, mais il lui réssemble même par
sa forme et, ce qui est encore plus remarquable, il semble copier une
espèce déterminée du genre, le P. venustus, de Waterhouse.
Wallace fait observer que les iles se distinguent tout particuliè-
rement par la coloration des insectes qui composent leur faune.
Cette livrée caractéristique y parait souvent accompagnée d’un
développement inusité de la taille. Le même voyageur cite un
grand nombre d'exemples tirès des Lépidoptères, paraissant indi-
quer la tendance de ces insectes vers les couleurs claires, les
taches blanches, ou bien, au contraire, vers les tons éclatants et
métalliques.
Nous venons de rencontrer aux Philippines un grand nombre
d'espèces qui confirment cette observation relative aux couleurs
citées en dernier lieu. Je trouve à Madagascar des Curculionides
qui, par la distribution plus ou moins insolite de taches blanches
sur leurs téguments, sont des exemples d’une tendance prononcée
vers cette particularité.
Le blanc s'y trouve surtout distribué et borne sur les côtés du
corps; c’est ainsi que chez deux grandes espèces propres au pays,
Rlytidophlœus albipes et Liüthinus superciliosus, la tranche exté-
rieure des jambes seule est blanche. Chez une très-grande espèce
de Balaninus (), bien distincte de toutes les autres du même
genre, on voit, se détachant sur un fond sombre, de grandes taches
(1) Genres Aprophata, Pase., Doliops, Waterh., Acronia, Westw. et Agnia,
Newm.
(2) Cetonia (Protætia) Satrapa Dhrn., Sceptia Dhrn., et Philippinensis, Gory
et Percheron; celles-ci sont vertes avec une multitude de taches blanches, —
P. Bremei, Schaum, noir velouté et rouge, avee taches d’un blanc crétacé.
(3) Alaus superbus, podargus, Semperi et nebulosus de Candèze.
(4) Stettiner Ent. Zeit., 1863, p. 408 et suiv. ; tab. E, fig. 3.
(F) B. melaleucus, Schh.
CCLXXI
blanches orner les côtés du corps, du prothorax et des élytres ;
disposition de couleurs tout à fait inusitée dans ce genre.
Il est digne de remarque que chez un ordre d'animaux supé-
rieurs, nous trouvons aussi, à Madagascar, des exemples de cette
coloration insolite, résultant de la distribution exceptionnelle de
taches blanches. Les Lémuriens ou faux singes, propres à ce pays
et à quelques îles de l’archipel Indien, nous offrent cette par-
ticularité de coloration. Si étrange que puisse paraitre un tel
rapprochement entre des mammifères et des insectes, ce fait ne
démontre-t-il pas que certains pays semblent avoir une prédilec-
tion pour un genre particulier de livrée, et ne prouve-t-il pas que la:
contrée détermine pour ainsi dire la coloration, indépendamment
de la classe d'animaux, quelque différente que soit leur organisa-
tion d'autre part, comme nous l’observons chez la race humaine
elle-même, dont les types blanc, noir, jaune et rouge caractérisent
des régions déterminées ?
Chez les oiseaux, cette particularité est, d’après Wallace, moins
saillante que chez les insectes. Il cite cependant plusieurs espèces
qui sont de couleur plus claire, ont plus de blanc, ou sont plus
brillantes aux îles que des espèces voisines du continent. Je bor-
nerai à ceci, Messieurs, les exemples du phénomène qui nous
occupe. Il fait naturellement naître deux questions : quelle en est
la cause et quelle en est l'utilité pour les animaux qui le présentent ?
Nous n'avons de réponse pour aucune des deux et n’en aurons
probablement jamais pour la première, au moins en ce qui regarde
son mode d'action. Quant à l'utilité pour l’animal, de telle colora-
tion plutôt que de telle autre, la question est, sans doute, obscure,
mais il est possible pourtant d’entrevoir une explication naturelle,
alors que nous savons, par exemple, que les couleurs sombres absor-
bent les rayons de calorique et que le blanc les repousse.
En quoi une livrée quelconque, ofirant de l’analogie chez des
êtres d’un même pays, peut-elle leur être profitable, nous l’igno-
rons; mais il est permis de supposer que, les influences du milieu
paraissant être la cause de la coloration, celle-ci constitue un des
caractères d'adaptation de l'être à ce milieu, caractère qui lui de-
viendrait à son tour utile et nécessaire (!).
(:} Voici les observations avec lesquelles Wallace conclut son travail :
Un certain nombre de faits physiologiques, se rapportant à la présence ou à
l'absence de couleurs blanches chez les animaux supérieurs, ont été communi-
qués dernièrement per le D' Ogle. On a remarqué que la présence d'un pigment
coloré ou noir dans la région olfactive des narines est nécessaire à la perfection
de l'odorat et que ce pigment est rarement absent, sauf lorsque l'animal est entiè-
rement blanc. Dans ce dernier cas, il est presque totalement privé d’odorat et de
goût. Le Dr Ogle pense que ce fait explique la particularité singulière citée par
CCLXXIT
Ce n’est que par des observations multipliées, sur différentes
espèces et dans tous les ordres d'animaux, et en réunissant les
faits observés, qu'on peut espérer arriver à découvrir un jour des
lois générales et à pénétrer les secrets de la nature.
Maintenant, Messieurs, je vous présenterai le rapport sur la situa-
tion de la Société, comme l’exige l’article 14 de nos statuts.
Le nombre des membres effectifs, qui était, lors de l’assemblée
générale du 26 décembre 1877, de 152, dont 74 résidant en Bel-
gique, est actuellement de 157, dont 81 habitant le pays.
Nous avons perdu, par décès, 3 membres effectifs (MM. Morton
Allport, Delmas et Steinheil), et par démission, 6 membres. Il en
à été rayé, sur l'avis de la Commission de vérification des comptes,
4 autres, pour plusieurs années de retard dans le paiement de leur
cotisation.
Darwin chez les cochons en Virginie, où les cochons blancs sont empoisonnés
par une certaine racine vénéneuse qui n'affecte pas les cochons noirs. Darwin
attribuait le fait à une différence constitutionnelle accompagnant la couleur noire,
différence qui rendait le poison, nuisible aux animaux blancs, inoffensif aux ani-
maux noirs. Le D' Ogle observe cependant qu'il n’est pas prouvé que les cochons
noirs mangent la racine en question et croit qu'il est plus probable que la racine
leur déplait, tandis que les cochons blancs, étant dépourvus d'odorat et de goût,
‘la mangent et sont empoisonnés. Des faits analogues existent dans plusieurs
familles différentes. Les moutons blanes, dans le Tarentin, périssent en mangeant
l’'Hypericum Criscum, tandis que les moutons noirs n’en sont pas affectés. On
dit que le rhinocéros bianc s’empoisonne en mangeant l’Æuphorbia Candelabrum,
et que des chevaux blancs souffrent d’une nourriture empoisonnée, inoffensiye
pour les chevaux colorés. Or, il est fort improbable que le privilège de n'être
pas empoisonné par tant de plantes différentes serait le corollaire de la couleur
différente chez tant d'animaux divers ; mais la chose devient explicable, si elle
dépend de la présence du pigment noir nécessaire à l’odorat et au goût, pigment
qui ne se rencontre pas chez les animaux blancs. L'explication a été poussée
plus loin par l'observation que l’absorption par des matières mortes, telles que
des vêtements, dépend beaucoup de la couleur, le noir possédant la plus grande
force d'absorption, après le noir, le bleu, ensuite le rouge, le jaune et le blanc.
Nous trouvons par conséquent une eause physique de l'infériorité de la sensi-
bilité chez les animaux blancs, qui expliquerait leur rareté dans la série zoolo-
gique. En effet, s’il en existe, le nombre d'animaux sauvages entièrement blanes
est excessivement restreint. La tête, le visage, le museau, ou au moins le nez, sont
généralement noirs. Les oreilles et les yeux sont également souvent noirs et il y a
des raisons pour croire que le pigment noir est nécessaire à la perfection de
louie, comme il est certainement indispensable à la perfection de la vue. Nous
pouvons dès lors comprendre pourquoi des chats blancs avec des yeux bleus
sont si souvent sourds, défaut que nous remarquons plus facilement que leur
manque d’odorat ou de goût.
CCLXXIIT
Pendant l’année, il en a été admis 18 nouveaux; l'augmentation
se trouve, par conséquent, être de 5 membres.
Nous avons aussi eu le regret de perdre un de nos 12 membres
honoraires : M. le D' Stäl, de Stockholm, et vous êtes appelés
aujourd'hui à pourvoir à son remplacement.
Le nombre de nos correspondants est resté de 21.
Le nombre des membres associés, qui était l’année dernière de 6,
est actuellement de 7; ce faible accroissement est dü surtout à ce
que la plupart des jeunes gens que nous admettons en cette qualité,
manifestent, peu après, le désir de prendre place parmi les membres
effectifs, afin de recevoir comme tels l’ensemble des publications.
Il y a eu, pendant l’année, 7 admissions de membres associés
et une seule démission, de sorte que, sans la circonstance qui vient
d’être énoncée, nous en compterions 12, au lieu de 7.
Le nombre des Sociétés savantes avec lesquelles nous nm
Si maintenant la prépondérance de la couleur blanche est généralement accom-
pagnée d’une faiblesse des sens les plus importants, cette couleur devient
doublement dangereuse pour l'animal qui la possède, car elle le rend plus visible
à ses ennemis et en même temps moins capable de percevoir la présence d'un
danger. Voilà peut-être la raison pour laquelle le blanc est plus fréquent aux îles où
la concurrence est moins forte et les ennemis moins nombreux et variés. Voilà
peut-être pourquoi l’albinisme, quoique fréquent dans l’état de domestieité, ne se
conserve pas à l’état sauvage, tandis que le mélanisme se conserve. La particu-
larité que quelques îles possèdent des animaux exclusivement de couleurs
sombres, comme les Gallapagos, s'explique peut-être par les mêmes principes,
car des fruits ou des graines vénéneuses y peuvent être abondantes, qui détruisent
. toutes les variétés blanches ou pâles, comme conséquence de leur odorat et de
leur goût défectueux. Nous pouvons cependant à peine croire que tout cela s’appli-
querait aux Lépidoptères de coloration pâle, et voilà peut-être la raison pourquoi
l'effet de l'habitat insulaire est plus marqué chez les insectes que chez les animaux
supérieurs. Quoique larelation curieuse du développement des sens et de la colo-
ration ne trouve point d'application chez les animaux inférieurs, elle peut avoir
eu une certaine influence sur le développement des races humaines. Si les cou-
leurs claires de la peau étaient accompagnées de certaines faiblesses des sens de
l'ouie, de l’odorat, du goût et de la vue, les races blanches ne pouvaient jamais
soutenir la concurrence avec les races de couleur foncée, aussi longtemps que
l’homme se trouvait dans une condition sauvage et entièrement dépendant de la
perfection de ses sens. Mais, lorsque les facultés mentales se développèrent et
devinrent plus importantes pour son bien-être que la perfection des sens, la cou-
leur plus claire de la peau, des cheveux et des yeux ne fut plus à son désavantage,
pourvu qu'elle fût accompagnée d’une intensité plus grande de l'intelligence.
Alors, ces variétés durent être préservées et c'est ainsi que serait née la race
Xanthochroïque d'hommes chez laquelle nous trouvons le haut développement de
l'intelligence, accompagné d’une faiblesse relative des sens, comparés à ceux des
races de couleur plus sombre.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T, XXI. r
CCLXXIV 1
en relation d'échanges, est de 172, soit un accroissement de plus
de 25, cette année.
Le tome XXI de nos Annales pourra, nous l’espérons, paraitre
dans le courant du mois de janvier. Plus volumineux que le
tome XX, il contient de nombreux et intéressants mémoires dus à
MM. Heylaerts, Lambrichs, H. Donckier de Donceel, Mabille,
Becker, Bolivar, Blackburn et de Chaudoir. Les Comptes-rendus
sont, cette année, d’une grande importance, par les communications
qu'y ont apportées un grand nombre de nos collègues, notamment
MM. Becker, Brongniart, Candèze, Chapuis, Chevrolat, Jacobs,
Lefèvre, Lethierry, Lichtenstein, de Marseul, Preudhomme de
Borre, Putzeys, de Selys-Longchamps, Seoane, Simon, Tournier,
Weinmann, etc.
Nous avons repris l’usage d’ouvrir des discussions sur des ordres
du joug intéressant la science. C’est ainsi que la question du meil-
leur mode d’arriver à la connaissance complète et exacte de la
faune du pays, a donné lieu à des observations intéressantes, de
membres indigènes et étrangers.
La situation financière de la Société est excellente; notre tréso-
rier vous er soumettra l'exposé.
Nous continuons à recevoir de toute part des témoignages de
considération et nos publications gagnent toujours en intérêt.
De ce court aperçu il résulte, Messieurs, que l'état de notre
Société est des plus prospères et que nous pouvons avoir la meil-
leure confiance dans son avenir. (Applaudissements.)
La parole est donnée à M. Thyes, membre de la Commission de
vérification des comptes, qui expose sommairement le résultat de
l'examen des comptes et écritures du Trésorier, qui ont reçu l’ap-
probation de ladite Commission.
M. Fologne, trésorier, expose ensuite la situation financière de
la Société. Les comptes, arrêtés le 1“ décembre dernier, portaient
en recettes : 5,114 fr. 29 c.; en dépenses : 4,325 fr. 37 c., laissant
ainsi un reliquat de 788 fr. 92 c.
Ces comptes sont approuvés par l’assemblée.
Le Président met ensuite en discussion le budget de l'exercice
1879.
Le chiffre de la cotisation des membres effectifs demeure fixé à
16 francs, et le prix du volume des Annales, à 18 francs.
Dans le cours de la discussion des articles, pour faire droit à une
demande de M. Weinmann, l’assemblée déclare que la compétence
du Conseil d'administration dans la direction de l’impression des
publications s'entend également du choix du mode d'exécution des
planches, l’auteur préalablement consulté.
CCLXXV
L'ensemble du budget, montant, tant en recettes qu’en dépenses,
à la somme de 8,614 fr. 41 c., est mis aux voix et adopté.
Sur la proposition de M. Becker, l'assemblée témoigne par accla-
mation à M. Fologne, trésorier, sa satisfaction pour la manière
dont il s’est acquitté de ses fonctions et la bonne gestion des finances
sociales.
L'assemblée générale approuve ensuite la décision prise par
l'assemblée mensuelle du 2 février 1878 (voir le Compte-rendu de
cette séance), relativement aux collections d'insectes non classées
appartenant à la Société.
M. de Borre propose ensuite la modification suivante aux Statuts,
modification appuyée par le Conseil d'administration :
L'article additionnel aux Statuts instituant une excursion
annuelle est rapporté.
Le deuxième dimanche de chacun des mois de mars, avril, mai,
juin, juillet, août, septembre et octobre, il y aura une excursion
ou chasse dans une localilé qui aura été déterminée à l'assemblée
mensuelle du mois précédent et indiquée par le Compte-rendu.
M. de Borre rappelle que c’est sur son initiative qu’en 1865 il a
été institué une excursion entomologique annuelle, que si, les pre-
mières années, cette excursion, réunissant un plus ou moins grand
nombre de membres, donnait des résultats satisfaisants et agréables,
cela n’a pas duré, et que, ces dernières années surtout, l’excursion
a été sans cesse déclinant; que ce serait chose fâcheuse et un peu
ridicule si des entomologistes étrangers, croyant arriver à une
solennité scientifique, venaient y trouver seulement deux ou trois
d’entre nous chassant fort tristement. Par conséquent, il croit que
ce que nous pouvons faire de mieux, c’est de renoncer à une excur-
sion statutaire, annoncée officiellement, et répondant si peu à ce
qu'on pourrait en attendre, et multiplier les excursions moins
ambitieuses, qu’il serait regrettable d'abandonner absolument en
principe. Plusieurs de nos collègues lui ayant paru disposés à
adopter les huit excursions proposées, mais sans vouloir encore
désespérer de l’avenir de l’excursion générale annuelle, 1l pense
qu’il y aurait lieu de voter séparément sur les deux membres de
la proposition.
La suppression de l’excursion annuelle, mise aux voix, est décidée
par 10 voix contre 5.
M. le D' Jacobs demande que les excursions mensuelles soient
annoncées dans les journaux, ainsi que le sont les herborisations
de la Société Linnéenne. — Adopté.
M. Donckier demande que l’excursion mensuelle puisse au
besoin être prolongée pendant plusieurs jours, lorsque la localité
et le temps seraient également favorables, ce qui compenserait
CCLXXVI | ®
jusqu'à un certain point la suppression de l'excursion annuelle.
M. Weyers pense que l'assemblée mensuelle qui aura choisi la
localité d’une excursion, a certainement tout pouvoir pour donner
à l’excursion une durée de plus d’un jour s’il est nécessaire, sans
qu'il faille que l'assemblée générale ait statué sur ce point.
M. de Borre ajoute qu'il ne croit pas impossible que les excur-
sions mensuelles, si elles ont du succès, ne finissent par rallumer
suflisamment chez nos collègues le goût des chasses en commun.
Dans ce cas, il déclare qu’il serait le premier à proposer le réta-
blissement de cette excursion annuelle, à laquelle il n'avait aucun
reproche à adresser, si ce n’est qu’elle se supprimait d'elle-même.
L'assemblée adopte à l’unanimité l'établissement d’une série
d’excursions mensuelles, telle qu’elle a été proposée ci-dessus.
Elle décide ensuite que les séances mensuelles commenceront
dorénavant à 8 heures au lieu de 7 1/2 heures du soir.
L'ordre du jour appelle l'élection d’un membre honoraire, en
remplacement de feu M. Stàl. Trois candidats sont proposés par le
Conseil. Le scrutin ayant eu lieu, M. le baron E. von Harold, con-
servateur au Musée de Berlin, réunit l’unanimité des suffrages.
Il est ensuite procédé à l’élection du Président de la Société pour
les années 1879 et 1880. Les quinze membres présents ayant pris
part au vote, M. Weinmann obtient quatorze suffrages et est pro-
clamé président. (Applaudissements.)
M. Weinmann prend la parole pour remercier ses collègues de
l’honneur qu’ils lui ont fait. I] fera tous ses efforts pour se rendre
digne du choix qui vient d’être fait de lui.
M. le D' Jacobs propose de voter des remerciments à M. Roelofs,
président sortant. (Applaudissements.)
M. Roelofs prend la parole pour remercier et prier la Société de
reporter également les témoignages de sa satisfaction sur tous
ses collègues du Conseil d'administration et tout particulièrement
M. de Borre, secrétaire, qui l’ont constamment secondé durant
ses deux années de présidence.
Il est ensuite procédé à l'élection de trois membres du Conseil
d'administration. MM. Fologne et Mélise sont réélus, et M. Ca-
pronnier est nommé en remplacement de M. Weinmann, élu pré-
sident.
MM. A. De Lafontaine, Putzeys et Thyes sont réélus membres
de la Commission de vérification des comptes.
Au moment de procéder à l'élection des membres de la Commis-
sion des collections, M. Weinmann, l’un des membres sortants de
cette commission, fait remarquer qu'elle n’est pas d'institution
statutaire et pourrait être immédiatement supprimée, ce qu’il pense
qu'il y aurait lieu de faire, attendu qu’en conséquence des disposi-
CCLXX VII
tions que la Société à prises à l’égard de ses collections, cette com-
mission est aujourd'hui un rouage parfaitement inutile. Les collec-
tions étant confiées au Musée Royal et exposées par ses soins, le -
contrôle s’en opère d’abord par le public; il peut ensuite l’être plus
naturellement par le Conseil d'administration et les Commissaires
de la vérification des comptes. Enfin, rien n’'empécherait les assem-
blées mensuelles de déléguer, si elles le jugeaient nécessaire, un
ou plusieurs membres pour leur rendre compte, au besoin, de
l’état des insectes appartenant à la Société.
L'assemblée, partageant cette manière de voir, décide qu'il n’y a
pas lieu de renommer une commission des collections.
La séance est levée à 2 1/4 heures,
TABLE ALPHABÉTIQUE
DES
ESPÈCES NOUVELLES OU RARES
POUR LA FAUNE BELGE
QUI ONT ÉTÉ SIGNALÉES AUX SÉANCES DE CETTE ANNÉE (1.
CAPTURÉ | oéterminé | DATE
ESPÈCES. PROVENANCE. de la
PAR PAR ;
| SEANCE.
[. — COLÉOPTÈRES.
‘Agonum modestum. . . .| Étang d'Ixelles. | A. Mertens. |A. de Borre.| Novembre.
‘Amphotis marginata. . . . Marbehan, |H.Donckier.|[H. Donckier.| Juillet.
Anaspis flava L., var. thoracica L. Jemeppe. A. de Borre.| F1. Baudi. | Janvier.
— — — Stockel. — —
— forcipata Mul$., var. puli-
caria Costa . NS US PT /HArEeNntEAU: Maurissen. — —
Anaspis varians Muls. . . . — — — —
Anchomenus livens . . . .| Eppeghem. Jacobs. Jacobs. Mai.
HE on APP NES Deurne. Dietz. |A. de Borre. Décembre.
Anthicus quisquilius Thoms. (flo-
His va D: GYI) 0. il Bruxelles. FI. Baudi. | Janvier.
—- — SALAIRES Ostende. = —
— — Fe ARS Liége. _ _
— —_ RER LATE VE Laeken. =
() Les espèces précédées d’un astérisque sont celles qui ont été présentées aux séances
et celles en caractères italiques sont nouvelles pour la faune.
CCLXXX -
CAPTURÉ | DÉTERMINÉ | DATE
ESPÈCES. PROVENANCE. dela
PAR PAR f
SEANCE.
Badister humeralis . . . .] LaCambre. Putzeys. Putzeys. Juillet.
= — D. 14. aGroenendael. — — —
us —_ . . . .]Combl.-au-Pont. = Eee
_ _— D EN SA LP Verviers. — ==
— — var. dorsiger. Dixmude. Mors. — —
2 Cpelaus CU EME Nieuport. | — — _—
_ CD PRES FPE TL Anvers. —_ — Le
— =) mu ere To Calmpthout: _ — _
_ AU Ne ER Mr Genck. — — es
— NT NOT IGroenendael. — ci —
— unipustulatus . . .| Eppeghem. Jacobs. Jacobs. Mai.
— — LOT AE Deurne. Dietz. |A. de Borre. Novembre.
— — “HAN Uecle. Putzeys. Putzeys. Juillet.
ŒIL RU AL ONE dore ONE Liége. 22 = a
*Bembidium pygmæum . . .| Calmpthout. Dietz. — Décembre.
‘Brachinus crepitans L. . . .| Eppeghem. |A. de Borre.|A. de Borre. Mai.
Callistus lunatus: 02047200 00e Walcourt. |H.Donckier.|H.Donckier.| Juillet.
*Calosoma sericeum . . . . Ixelles. Lallemand. | Lallemand. —
Chlænius holosericeus . . .| Groenendael. Putzeys. Putzeys. LA
“Cicindela germanica. . . . La Hulpe. Melot. Melot. Novembre
— — — Jacobs. Jacobs. —
— _ DARDS Abe re Laeken. — — _— |
—- — SAONE AN LE — Weyers. Weyers. — |
_ — RL IGroenEndaEl: Roelofs. Roelofs. — |
Te — . . . | Val-St-Lambert. |A. de Borre.|A. de Borre. —
CCLXXXI
CAPTURÉ | DÉTERMINÉ | DATE
ESPÈCES . PROVENANCE. | deia
Chr +0 SÉANCE.
2 D CR A RSS
Cistela atra F. . . . . .| Env. de Liége. |A. de Borre.| Baudi. Janvier. |
— — te Nr tee AU UGTATRIRONT: — — — |
— — TR AUS LS En Angleur. Miedel. — RIRE
— ceramboides L. . . . Chaudfontaine. | — _
sh sr .. LT Hastièré Mit sn
Cteniopus flavus Scop. . . . Postel. F. Simon. | — VE
_ _— . … | Combl.-au-Pont. — — |
Elater sanguineus . . . .| Eppeghem. Jacobs. Jacobs. Mai. |
*‘Endomychus coceineus. . .|Forét de Mormal |A. de Borre.|A. de Borre.| Juin.
— UN ARE Enghien. Jacobs. Jacobs. —
jt — — . . | Saint-Remy. |Quaedvlieg. [H. Donckier. Septembre.
‘Engis sanguinicollis F. . . Lixhe. — — —
‘Hammaticherus cerdo L. (heros |
260119 MP APTE CAREATIEe Liége. Candèze. | Candèze. Juin.
TON ENET Ce PR ORNE RCE Marbehan. |H.Donckier.|H.Donckier.| Juillet.
‘Ips quadriguttatus F. . . . Lixhe. Quaedvlieg. — Seplembre|
| Lagria atripes Muls. a Mäurissen. ! Baudi. Janvier. |
li — — . . |. .f{Louette-St-Pierre| Gravet. _— — |
— — A ER Hastière. — rl
— — MAT ot. à Namèche. — —
— hirta L., var. thorace, |
obsolete punetato . . . . Laeken. —_ _ |
| ‘Lebia hæmorrhoidalis . . .| Silenrieux. |H.Donckier.|H. Donckier.| Juillet.
1e — . . .| Buysinghen. Jacobs. Jacobs. Septembre.
| ‘Leptidea brevipennis . . . Bruxelles. Weyers. Weyers. Juillet. |
|
(1) Près de Hautmont (France).
CCLXXXII
CAPTURÉ | oéTERmiNÉ | DATE
ESPÈCES. PROVENANCE. dela
PAR PAR
SÉANCE.
Licinus depressus . . . . Rochefort. Putzeys. Puizeys. Juillet.
a — DS EEE Arlon.
_n — =
"Ludius ferrugineus . . . .| Jette-St-Pierre. | Thirot. Thirot. Ma.
‘Lycoperdina bovisiæ . . . Lixhe. Quaedvlieg.|H. Donckier.|Septembre.
Mordellistena humeralis L.. . Laeken. Baudi. Janvier.
— lateralis Oliv. . Jemeppe. A. de Borre. MT Se
Mycetophila linearis Illig. . . — _ — _
Hollogne-aux-
CRE Pierres.
— ——
— — . .| Grâce-Berleur.
== — TIR Oirschot. Maurissen. — —_
Er AL . ….| Lichtervelde.
a — AAA Laeken.
LE. —— _
‘Oedemera marginata . . . Marbehan. |H.Donckier.|H.Donckier.| Juillet.
*Omalisus suturalis . . . : Silenrieux.
— <= _
‘Omophlus amerinæ Curtis . . Postel. F. Simon. == Décembre.
a — NE Arlon. Yan Volxem.|A. de Borre. =
Panagæus quadripustulatus. Bruxelles. Putzeys. Putzeys. Juillet.
— — ae Louvain. — — —
ar — Fr Liége. — — æ.
a == AUS Arlon. es _ A
Fo — ee PAU Dieghem. Furubjelm. | Furuhjelm. |[Novembre.
‘Phosphænus hemipterus . . Bruxelles. |A. de Borre.|A. de Borre.| Juillet.
= — St — Donékier. — _—
an D MAUVE — Jacobs. _— _
Pyrochroa pectinicornis L. . .|Louette-St-Pierre! Gravet. Baudi. Janvier.
CCLXXXITT
capturé | oérerminé | PÂTE
ESPÈCES. PROVENANCE. dela
PAR PAR Ë
SEANCE.
Rhinosimus viridipennis Steph. Paliseul. Gravet. Baudi. Janvier.
Salpingus foveolatus Ljungh. . Bruxelles. _ —
Strangalia cruciata . . . . La Hulpe. Jacobs. Jacobs. Juillet.
“Tritoma bipustulata. . . . Lixhe. Quaedvlieg.|H. Donckier.|Septembre,
IL. — LÉPIDOPTÈRES.
Abraxas marginata . . . . Ghlin. Lallemand. | Lallemand.| Juillet.
SR EN EU MSN NEC RER — —_ #2 Le
Acidalia herbariata . . . . Liége. C. Donckier.|C. Donckier.| Janvier.
LU CAT A TE OT Ghlin. Lallemand. | Lallemand.| Juillet.
Argynnis paphia, var. valesina .|Forêt de Marlagne| Demont. |C. Donckier. _
Boarmia consortaria. . . . Ghlin. Lallemand. | Lallemand. —
I
| Bombyx lanesiris.
Dinant. Fondu. Fondu. |Septembre.
_ — . . . . .| Hertogenwald. |C. Donckier.|C. Donckier.| Octobre.
Bomolocha fontis . . . . Ghlin. Lallemand,. | Lallemand.!| Juillet.
*Chariclea delphini L. . . .| Coll. Wesmael. | Wesmael. |C. Donckier.| Janvier.
| Cidaria corylata . Ghlin. Lallemand. | Lallemand.| Juillet.
| — sordidataF. (elutata Hb.).| Groenendael. _ _ —
— vittata Bkh. (lignata Hb.).| Bruxelles. — — Septembre,
| —_ — — Visé Quaedvlieg. [C. Donckier.| Octobre.
|
IDeilephila lineata . . . . Namur. Demont. — Décembre.
Cucullia lychnitis. . . . . Liége. C. Donckier. — Septembre,
|“Deiopeia DUICHE AN ANT AS Louvain. R. Stevens. | R. Stevens. | Janvier.
|
| *Erebia medusa . . . . .! Coll. Wesmael. | Wesmael. |C. Donckier. —
|
| Eupisteria hepararia. : , . Ghlin. Lallemand. | Lallemand.| Juillet.
|
CCLXXIV
| | CAPTURÉ | DÉTERMINÉ | PÂTE
ESPÈCES. | PROVENANCE. dela
| AU ji SÉANCE.
EE
, Gnophria rubricollis L. Le Ghlin. Lallemand. | Lallemand.| Mars.
tHadena'baslinea.: PL nc | _— _ _ Juillet.
Hydrœcia micacea Esp. . | Namur. Demont. |C. Donckier.| Décembre.
HE "4 Liége. Deltour. ! es mou
Fe “. HRES Visé. Quaedvlieg. — —
Nlodis lactearias Je em UE Ghlin. Lallemand. | Lallemand. | Juillet.
Lana Lmerum LE SUN — — - —
Leucoma salicis, v. Sohesti Capr.| Saventhem. | Capronnier.| Capronnier. |Septembre.
Luperina matura Hufn. (cythe-
rea F.). . . . . . .| Groenendael. |Lallemand. | Lallemand.| Mars.
| Lycæna boetica . . . . .[Namur. Louvain.| Demont. |C. Donckier. Décembre.
_ NN LA A TR Visé. Quaedvlieg. — S
|" — baton Berg (HylasS. V.).| Coll. Wesmael, | Wesmael. - Janvier.
A AR LL OS GR APRES Namur. Demont. — Décembre.
Macara liturafas 1 Var iuue Ghlin. Lallemand, | Lallemand.| Juillet.
SO MOTARD AT AA ANR _ _ — —
Mamestra advena F. . . ..|. Groenendael. — | — Mars.
Melitaga Athalia} "4 1000 are Ghlin. — | — Juillet.
Nemoria strigata (æstivata) . . — —— | — —
Notodonta lophopteryx Steph. . Namur. Demont. |C. Donckier.| Décembre.
— — RS — C. Donckier. — —
— tritophus . . . .{ Coll. Wesmael. | Wesmael. — Février.
| AADEN AE) EN RER — — — ==
— A SE Géronsart. | Demont. | Demont. Mars.
(:) C’est un tritophus indiqué abusivement sous le nom de N. torva.
(?) C’est un lophopteryx (voir séance de Décembre).
CCLXXXV
DATE
CAPTURÉ DÉTERMINÉ
ESPÈCES. PROVENANCE.
|
|
de la
PAR PAR
SÉANCE.
Odontopera bidentata Bkh. er
taria Hb.) . Ai} Le L
Groenendael. | Lallemand. | Lallemand.| Février.
Orrhodia rubiginosa F.
— — _—
Phorodesma pustulata (bajularia).
Psyche graminella
Pygæra pigra Hufn. (reclusa F.). Ucele. | —- (AGE Mars.
|
Satyrus semele, var. Heyst. A. Dufour. | A. Dufour. | Janvier.
|| Selenia tetralineata Hufn. Uccle. Lallemand. | Lallemand. Mars.
Setina irrorella Ghlin. — — Juillet.
Sphinx pinastri . _ — — wa
Timandra amata .
Vanessa cardui Env. Bruxelles. — — Septembre.
— — aberration Uccle. R. Stevens. | R. Stevens.| Janvier.
Tillesse. Minette.
Minette. —
— urticæ, var. ichnusoides. Huy. C. Donckier.| de Selys. —
Xanthia aurago, ab. fucata Esp.| Groenendael. |Lallemand. | Lallemand.| Juillet.
—— œ—— —
Xylina socia Rott. (petrificata F.).
Lygaena trifolii . Gblin. —
Ill. — HYMÉNOPTÈRES.
|
|
|
Sirex gigas .[Longehamps-sur-| de Selys. | de Selys. | Juillet.
Geer.
NE A MR SET AU SE Bruxelles. Jacobs. Jacobs. —
VINCENT Visé. Quaedvlieg. |H. Donckier. —
Trigonalys nigra Westw. . .|La Cambre(lieu| Jacobs. Jacobs. Décembre.
dit à l'Espinette).
[V. — DIPTÉRES. |
Amblyteles subsericans Grav. .| Env. Bruxelles. | Lallemand. Jacobs. |Septembre.
CCLXXXVI
| CAPTURÉ | DÉTERMINÉ | DATE
ESPÈCES. PROVENANCE. de la
| PAR PAR À
| | SÉANCE.
PE
Bibio Johannis . . . . .| Env. Bruxelles. Jacobs. Jacobs. Juillet.
IN AT CL OL SU AU DEAR = sen tie sie
Chrysotoxum fasciolatum . . La Hulpe. LE SE Less
DOLOS OLA TUSS ANNE TA = a Lie CES
Erebia tremula . . . . .| Auderghem. — —- —
Metopia argyrocephala . . . — ee Le
‘Simuliam reptans Latr.. . . Lanaeken. |Van Segvelt. — —
— vernum Macq. . .| La Cambre Jacobs. |
Drève de Lorraine |
|
V.— PSEUDO-NÉVROPTÈRES.
Cyrtosoma ephippigerum . . Bruxelles. Stéphenne. | de Selys.
(4 juin 4874.)
Libellula dubia Vanderlinden .|Longehamps-sur-| de Selys. —
Geer.
— erythrina Brullé . . — _— per =
VI. — HÉMIPTÈRES. |
Acocephalus polystolus Scott. .|Louette-St-Pierre.| Gravet, Lethierry. Mai.
Athysanus brevipennis Kirschb. — — —
Cicadula diminuta Leth. . . — — |
Conomelus limbatus F. . . . — = | —
Delphax flaveola Flor. . . . —— == La
— leptosoma Flor. . . — a Eu
— sordidula Stal. . . . _ = is
Deltocephalus cephalotes H.-Sch. — — _
— distinguendus Flor. — — | —
— Falleni Fieb. . — + Le
— ocellaris Fallen . — LES ma
CCLXXX VIT
DATE
CAPTURÉ DÉTERMINÉ
dela
|
ESPÈCES. | PROVENANCE.
| | SÉANCE.
Deltocephalus pulicarius Fallen. |Louette-St-Pierre.| Gravet. Lethierry. Mars.
Doratura stylata Bohem . . — == _ 2£
Kelisia quttula Germ. . . . ee: _ se si
‘Ornithobius cygni Denny . . — H. Donckier.|H. Donckier.| Juillet.
“Pediculus suis L. — — — Décembre.
VIL — ARACHNIDES.
tete tenter
Argyroneta aqualica CI. . . .} Herenthals. —— L. Becker. Août.
— — . . | :Wenduÿne.… |A. de Borre. — Octobre. :
Ballus depressus WIk. . . .{Bar.delaGileppe.| Pierret. — Août.
Chiracanthium carnifex F. . . Marbehan. H. Donckier. — —
Clubiona cœrulescens L. K. .|Mont-St-Guibert. — — =
_- lutescens WSt IN Embourg. — — _
— pallidula CI . . .[Bar.delaGileppe.| Pierret. — —
— — PAS EUR Herenthals. H. Donckier. _— _
— — .. . .|Mont-St-Guibert. — — —
— — ARE AU CE Marbehan. —_ 2e ar
— terrestris West. . . Dave. — —_ —_
Drassus lapidosus Latr. ain + Embourg. — — —
| Dyctina arundinacea L. . .|Bar.delaGileppe.! Pierret. — _—
Ü — uncinataTh. . . .|Mont-St-Guibert.|H.Donckier. — —
| Epeira acalypha Wik. . . .|Bar.delaGileppe. — — —
25 — RES Dave. — T =
rss = LUUPA Embourg. — = NE |
== — Ro oi LA Herenthals. _ | — As
CCLX XX VIII
i | ie capTuRÉ | péterminé | DATE
ESPÈCES. PROVENANCE. dela
ae 4 SÉANCE.
Epeira acalypha WIk. . . .| Mont-St-Guibert.|[H. Donckier.| L. Becker. Août.
IN CONTACTE MN TNT UE Dave. — _ Le
gr AT - AE Embourg. — — —
— — .. + «+ .| Mont-St-Guibert. — — _—
+ T: SA ENT PEN Marbehan. — — | —
— Cucurbitana CL . . .|Bar.delaGileppe.| Pierret. — =
— — EMA LOS Dave. H. Donckier. — PE
qi x RS te Embourg. — — 3
ee Du . . «| Herenthals. — — —
mn — .. + | Mont-St-Guibert. — — —
— — M IE Marbehan. — — —
— quadrata CI. . . . .|Bar.delaGileppe.! Pierret. — —
Red SCOp ANNE Dave. H.Donckier.| — —
gi ps SAN AE AS Embourg. — — 2
Te TT SP RE TETE Herenthals. — — —
| Hasarius falcatus Wik. . . .|Bar.dela Gileppe.| Pierret. ee —
| Heliophanus æneus H. . . . Embourg. |H.Donckier. = re
= cupreus WIk. . . Marbehan. — — —
Linyphia hortensis Sund. . .|Bar.delaGileppe.| Pierret. — En
=) montana C1: _ _— ps Æ
— pusilla Wider. . . _— = — —
Lycosa pulverulenta CI. . . . Marbehan. |H.Donckier. — —
Marpissa muscosa CL. . . .| Mont-St-Guibert. — — —
Meta Merianæ Scop. . . .| Herenthals. — De Se
— segmentata Cl. . . .|Bar.delaGileppe.| Piervet. — —
ESPÈCES.
Meta segmentata CI. .
= 7
Micrommata virescens CI.
Misumena vatia CI. .
Ocyale murabilis CI.
— —
Pachygnatha de Geeri Scop.
Pardosa amentata CI.
— hortensis Th.
— monticola CI.
PROVENANCE.
Grobbendonck.
Marbehan.
.|[Bar.delaGileppe.
Marbehan.
.|[Bar.delaGileppe.
.| Dave. Emboursg.
Grobbendonck.
Marbehan.
. [Bar.de la Gileppe.
Embourg.
.|Bar.dela Gileppe.
Embourg.
.|Bar.dela Gileppe.
CAPTURÉ
PAR
H. Donckier.
Pierret.
H. Donckier.
Pierret.
H. Donckier.
Pierret.
.| Moni-St-Guibert.|H. Donckier.
Pierret.
IH. Donckier.
Pterret.
.|Mont-St-Guibert.|H. Donckier.
DÉTERMINÉ
PAR
L. Becker.
er
CCLXXXIX
DATE
de la
SÉANCE.
Août.
_—
— prativaga L.K. . Dave. — — —
Philodromus aureolus CI. .|[Bar.dela Gileppe.| Pierret. — —
— — Herenthals. |H.Donckier. — —
— — .| Mont-St-Guibert. — — —
— — Marbehan. _ — —
Pillenes bipunctatus WIk. .| Mont-St-Guibert. — — —
Pirata piraticus C1. .[Vezin. Herenthals — — 2
*Salticus formicarius de Geer. . Yvoir. L. Becker. —
Steatoda thoracina Hahn. Marbehan. |H. Donckier. —
Symena globosa F. .|Bar.dela Gileppe.| Pierret. — —
> >
Or
= ef
née a
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T, XXI. S
ESPÈCES.
Tetragnatha extensa L.
Theridium bimaculatum L,.
— lineatum Cl].
— saxatile C. K.
Xysticus acerbus Th.
= mm
— bifasciatus C. K. .
— cernistatus CI.
— —
— dentiger E. Simon.
— KochiTh.
— lJanioC.K.
— ulmi H.
. [Bar., dela Gileppe.
. [Bar.de la Gileppe.
CAPTURÉ
PROVENANCE.
PAR
Pierret.
Dave. H. Donckier.
Grobbendonck. —
Herenthals.
Marbehan.
Embourg. —
.[Bar.dela Gileppe.| Pierret.
Marbehan. H. Donckier.
. Bar. dela Gileppe.| Pierret.
Grobbendonck. |H. Donckier.
Embourg. —
Marbehan. —_
.[Dave. Embourg. —
.[Mont-St-Guibert. |. —
Marbehan. —
.|Mont-St-Guibert. _—
Pierret.
.[Dave. Embourg. !H. Donckier.
Grobbendonck. ——
Herenthals. -
.[Mont-St-Guibert. —
Marbehan. —
Herenthals. —
DÉTERMINÉ | DATE
dela
PAR ;
SEANCE.
L. Becker. Août.
CATALOGUE
DE LA
BIBLIOTHÈQUE
DE LA
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
NY
CATALOGUE
DE LA BIBLIOTHÈQUE
DE LA
SOCIÊTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
DIVISION IIE.
Lépidoptères.
FASCICULE V..
N°:
de l’invent.
général,
ApaMS (T.-A.). — Captures in the Isle of Wight. (Ent. Weekl.
Intell. VIII.) 14
ALLCHIN. — Camptogramma Gemmaria. (Ib. VII.) »
— List of Insects captured and bred in 1859. (Ib. ib.) »
ANDERSON (R.). — Xanthia ocellaris. (Ib. 1b.) ne.
ARIs (H.). — Habits of Miana Larvæ? (Ib. X.) »
BALDING (J.). — Captures near Wisbeach. (Ib. VIT.) »
BarRerT (C.-G.). — Camptogramma Fluviata. (Ib. ib.) )
— Bradypetes Amataria ([b. ib.) Ù
— Captures at West Wickham. (Ib. ib.) »
— Larvæ of Thecla W-album. (Ib. ib.) »
— Dianthæcia Capsophila. (Ib. IX.) Ù
— Irish Captures. (Ib. X.) »
Barxo (Rog.). — Deilephila Galii. (Ib. VIII.) »
Barry (J.). — Probable Hybrids. (Ib. ib.) ,
— Eupithecia Subnotata. (Ib. ib.) »
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXI. 1
PE VE
— Acidalia [nornata. (Ib. ib. et X.)
— Captures of Larvæ. (Ib. X.)
—— Epunda viminalis. (Ib. ib.)
— Captures at Sugar. (Ib. ib.)
BAyxEs (TH.). —- Lasiocampa Rubi forced. (Ib. IX.)
Bisss (W.-H.). — Erebia Cassiope. (Ib. VII.)
— Acronycta Alni. (Ib. X.)
BrRCHALL (E.). Easter in Flintshire. (Ib. VIII.)
— Dianthæcia Capsophila. (Ib. IX.)
— Tinea Ochraceella. (Ib. X.).
Brrp (H.). — Lasiocampa Quercus. (Ib. ib.)
Birks (B.-H.). — Ephestia Pinguedinella. (Ib. VIII.)
— Cheimatobia Boreata. (1b. IX.)
— Sophronia Emortualis. (Ib. ib.)
— Description of the Larva of Corycia Taminata. (Ib. X.)
Brrks (J.). — Epione Vespertaria. (Ib. VIII.)
— Some Captures near York. (Ib. IX.)
-- Larvæ of Epione Vespertaria. (Ib. ib.)
— Dianthæcia Capsincola. (Ib. ib.)
BLACKBURN (J.-B.).— Captures in the South of England. ([b. X.)
—— , Blackburn (Th.) et Gerparr (E.-M.).-— Recent
Captures. (Ib. ib.)
Blackburn (T.) et BLackBurx (J.-B.). — Boarmia Roboraria.
(pb NDS)
— — Captures at Altrincham. (Ib. IX.)
BLAKER (M.-$S.). — Deilephila Livornica. (Ib. ib.)
Bonp (K.). — Gelechia Subdecurtella bred. (Ib. ib.)
— Deilephila Livornica in Dorsetshire. (Entom. Month].
Magaz. VII.)
BorHaAM (J.-C. DE). — Processionary Caterpillars. (Entom. W.
Intell. IX.)
Boxp (T.). — Nepticula Aurella. (Ib. ib.)
Boyp (W.-C.).— Deilephila Livornica at Waltham Abbey. (Ent.
M. Mag. VI.)
BRACKENBURY (E.-B.). — Enquiry as to the Eggs of Nemeobius
Lucina. (Ent. W. Intell. VIIL.)
BRAINE (A.) et Girard (M.). — L'Attacus Atlas, le géant des
Papillons. Son introduction en France, son his-
toire, son habitat. — Paris, 1873, 1 br. in-8°.
BraMELD (R.-E.). — Geographical Distribution of the Sphingina.
(Ent. W. Intell. VII.)
— Captures near Mansfield. (Ib. ib. et VIII.)
14
794
EE
BRoCKHOLES (J.-F.). — Epunda Lichenea. (Ib. IX.)
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(Ent. M. Mag. VII.)
— Description ofthe larva of Pempelia formosa. (Ib. ib.)
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Mag. VII.)
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— Della partenogenesi fra i Lepidotteri. (Ib. XIII.)
— Cenni intorno ad alcuni specimenti istituiti allo scopo
di tentare la verificazione dei casi di partenogenesi
presso il bombice del moro. (Ib. XIV.)
— Elenco dei Lepidotteri raccolti nei dintorni della
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(Ib. ib.)
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— Larvæ of Cossus ligniperda. (Ib. X.)
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(Ent. M. Mag. VII.)
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14
> DRE Dev ni
438
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à
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Palmer, var.). (Ib. ib.)
— Carpocapsa Juliana. (Ib. VIII.)
— Tortrix Viridana. (Ib. ib.)
— Diplodoma Marginepunctella. (Ib. ib.)
— Pyralis Glaucinalis. (Ib. ib.)
_ Lithosia Complana. (Ib. IX.)
Eomunps (ABr.). — Worcestershire Captures. (Ib. VII et X.)
—— Procris tenuicornis. (Ib. VIII.)
— À new Noctua. (Ib. IX.)
= Selenia illustraria treble-brooded. (Ib. ib.)
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— Recent Doings. (Ib. ib.)
— Captures in Epping Forest. (Ib. X..)
Emich (G. von). — Beitrag zur Lepidopteren-Fauna Trans-
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— Saint-Pétersbourg, 1873, 1 br. in-8°.
— Même ouvrage. (Hor. Soc. Ent. Ross. IX.)
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— Anarta Myrtilli in April. (Ib. X.)
Fischer (G.). — Captures at Folkestone. (Ib. VIII.)
Fologne (E.). — Nepticula Ulmivora. (Ib. ib.)
438
she a
Frey (H.). — Lithocolletis Betulæ and Gracilaria Pavoniella
bred. (Ib. ib.)
— Nepticula Sericopeza bred. (Ib. ib.)
— Ornis Fagivora. (Ib. X.)
— Nepticula Ariæ. (Ib. ib.)
— Elachista Nobilella bred. (Ib. ib.)
— Gracilaria Populetorum. (Ib. ib.)
— Gracilaria Rufipennella and Hemidactylella. (Tb.ib.)
— Ornix Pfaffenzelleri bred. (Ib. ib.)
— Ornix Scutulatella bred. (Ib. ib.)
— et Bo (J.). — Nordamerikanische Tineen. (Stett.
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Adrasta Hb. und var. Maja; Gnophos glaucinaria
var. Plumbearia Stgr.). (Ib. 1b.)
— Zur Naturgeschichte einiger Eupithecien. I. E. irri-
guata Hb.; II. E. pusillata Fabr. (Ib. ib.)
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FyLes (Tx.). — Rhopalocera in North Lincolnshire. (Ib. VII.)
— Achroia Grisella. (Ib. IX et X.)
— Capture of Amphidasis Prodromaria. (Ib. X.)
—_ Captures in the North. (Ib. ib.)
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nille de Cossus. (Ann. Soc. Ent. Fr., 1872.)
— Sur quelques faits pour servir à l'étude de la parthé-
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— Éducation de l'Attacus Atlas en plein air à Arras.
(Ib. ib.)
GoossExs. — Sur les appendices des chenilles de Saturnia pyri
et de S. Cynthia. (Ib. ib.)
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48
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Cet Le:
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(Ib. ib.)
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— Curious Food for Eupithecia sobrinata. (Ib. ib.)
— À Day on the Moss in June. (Ib. ib.)
— Lithocolletis quinqueguttella, (Ib. ib.)
—- Doings in Wales. (Ib. ib.)
— On a new Lithosia intermediate between L.Complana
and L. Complanula. (Ib. IX.)
— Poor 1860! (Ib. ib.)
— Respecting Lithosia Complana. (Ib. ib.)
— Oporabia approximaria. (Ib. ib.)
_— Dianthæcia Capsophila. À Reply to M. Birchall's
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— Eupithecia Indigaria bred. (Ib. X.)
— Dianthæcia Larvæ. (Ib. ib.)
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HaywarD (W.-H.). — The Larva of Sphinx Convolvuli, (Ib.
VIP)
LR D | = +”
”- ” L 2 >
ITS PET
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— Coleophora Limosipennella. (Ib. ib.)
— Gelechia Inopella. (Ib. ib.)
— Pterophorina Acanthodactylus. (Ib. ib.)
— Coleophora Saturatella. (Ib. ib.)
— The Larva of Talæporia pseudo-bombycella carni-
vorous. (Ib. VIII.)
— Larvæ of Fumea carnivorous. (Ib. ib.)
— Diplodoma marginepunctella. (Ib. ib.)
— Coleophora Conspicuella, (Ib. ib.)
— Talæporia pseudo-bombycella (Ib. ib. etIX.)
— Larva of Cosmopteryx Eximia. (Ib. IX.)
— Larvæ of Nemotois Cupriacellus? (Ib. ib.)
—_ Hyponomeuta vigintipunctata. (Ib. ib.)
— Adela Cuprella. (Ib. X..)
— Blotch-making Nepticula Larvæ in the Leaves of
Agrimonia Eupatoria. (Ib. ib.)
— Adela Degeerella bred. (Ib. ib.)
— Nemotois Larvæ. (Ib. ib.)
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larvæ. (Ent. M. Mag. VII.)
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HERRICH-SCHÆFFER. — Prodromus Systematis Lepidopterorum.
Versuch einer systematischen Anordnung der
Schmetterlinge. — Ratisbonne, 3 broch. in-12.
— Die Schmetterlinge der insel Cuba nach natürlichen
Exemplaren und Notizen des H. D' Gundlach in
Habana zusammengestellt. — Rene 1864-
65, 3 broch. in-12.
— Systematisches Verzeichniss der Schmetterlinge von
Europa. 4° édition. — Ratisbonne, 1871, 4 feuilles
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— Lepidopterologische Notizen. (Ib. ib.)
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de Bréda.—La Haye, 1870, 1 br. in-8.
438
810
811
812
14
S36
Le l'A
— Même ouvrage. 837
— Idem. Liste supplémentaire N° 1. Captures de 1870.
— La Haye, 1871, 1 feuille in-8°. 836
— Même ouvrage. 837
_ Idem. Liste supplémentaire N° 2. Captures de 1871.
— La Haye, 1872, 1 br. in-8°. 836
— Même ouvrage. 837
— Idem. Liste supplémentaire N°3. Captures de 1872.
— La Haye, 1873, 1 feuille in-8. 836
— Même ouvrage. 837
— Kleine lepidopterologische opmerkingen.— La Haye,
1871, in-8&. 838
— et SNELLEN (P.-C.-T.). — Een lepidopterologisch
Uïtstapje naar de Peel. — La Haye, 1873, 1 br.
in-80. 834
— — Même ouvrage. 835
Hip (J.-R.).— Larva of Cossus Ligniperda. (Ent. W. Int. X.) 14
— Zeuzera Æsculi. (Ib. ib.) »
HopGkinsox (J.-B.). — Observations on the geographical or
geological range of Butterflies. (Ib. VIT.) »
— Hipparchia Tithonus in Cumberland. (Ib. ib.) Ù
— Cerura Bicuspis. (Ib. VIII.) »
— Captures at Penwortham. (Ib. IX.) »
— The new Noctua taken near Manchester. (Ib. ib.) »
— Cidaria Reticularia, the new Geometra. (Ib. ib.) y
— Captures in Westmoreland. (Ib. X.) »
— Eudorea atomalis at Withersiack. (Ent. M. Mag.
MEL) 438
HorFManx (Orrm.). — Depressaria Larvæ. (Ent. W. Intell.
VIIL.) 14
HorManx (ERNSsT.). — Isoporien der europäischen Tagfalter. —
Stuttgart, 1873, 1 br. in-8°. 839
Hormanx (Fr.). — Nepticulæ bred. (Ent. W. Intell. VIII.) 14
— Larva of Nemotois? (Ib. IX.) »
— Larva in Anthemis tinctoria ([b. ib.) »
— Gracilaria Imperialella bred. (Ib. ib.) »
— Observations at Ratisbon. (Ib. X..) »
Horton (E.). — Adonis and Corydon not at Flamborough. (Ib.
VII.) »
— Anybia Langiella. (Ib. ib.)
— On Lepidopterous Larvæ. (Ib. ib.)
Lithosia Aureola. (Ib. VIII.)
— Captures near Worcester. (Ib. [X.)
L1 3 L 2 2
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXI. pu
CT
— Notes on Larvæ. (Ib. ib.)
HuoxerT (Tx.). — British Lepidoptera bred in 1861. (Ib. X.)
— Anarta Myrtilli in April. (Ib. ib.)
— Captures at West Wickham and Darenth Woods in
1861. (Ib. ib.)
HunrTer (J.). — Myelois Pinguis. (Ib. VIIL.)
HurcxinsoN (F.). — Capture of Dicranura bicuspis, etc., at
Leominster. (Ent. M. Mag. VII.)
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JEFFREY (W.-R.). — Tortrices reared. (Ib. VIII.)
JonnsoN (F.-P.). — Jersey Lepidoptera. (Ib. IX.)
KALCHBERG (A.).—Lepidotteri nuovi per la Sicilia e per l'Europa.
(Bull. Soc. Ent. Ital. V.)
KALENDER. — [st die Ueberwinterung gewisser Raupen-Arten
zu deren Entwicklung nothwendig? (Stett. Ent.
Zeit., 1873.)
KAYE (ERN.). — Deilephila livornica in South Wales. (Ent. M.
Mag. VII.)
KEAYS (F.-Lov.) — À Run in the North in August 1860. (Ent.
W. Int. IX.)
Kgays (J.-Lov.). — À Day in Coombe Wood in June 1860.
(Ib. ib..)
K&EN (G.). — Recent doings. (Ib. X.)
— Cossus Ligniperda. (Ib. ib.)
KirBy (W.-F.). — The geographical distribution of Sphingina
in Great Britain and Ireland. (Ib. VII.)
— Cœnonympha Davus. (Ib. X.)
KNAGGs (H.-G.). — Deiïlephila livornica at Folkestone. (Ent.
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Koch (Gabr.). — Die Indo-australische Lepidopteren-Fauna
in ihrem Zusammenhang mit den drei Haupt-
faunen der Erde, nebst Abhandlung über die
Entstehung der Farben in der Puppe. — 2° édit.,
Berlin, 1873, 1 vol. in-8°.
KuExow (G.). — Ueber die Raupe und Puppe der Argynnis
Laodice. (Schr. Phys.-Œk. Ges. Künigsberg,
XIII.)
LABOULBÈNE (Al.). — Sur la chenille de la Pachetra leucophæa
(Ann. Soc. Ent. France, 1872.)
Lasr (T.). — Captures in Suffolk. (Ent. W. Int. X.)
Laycocr (W.). — Captures near Sheffield. (Ib. VII.)
438
438
782
48
14
LS) y) ons
LENNON (W.). — Captures near Dumfries. (Ib. VIII.
Lewcock (G.}. — À gloomy day’s Sport. (Ib. ib.)
Lewis (W.-A.). — Early butterflies. (Ent. M. Mag. VII.)
LLoyp (A.). — Pyralis Costalis. (Ent. W. Int. VIII.)
Lucas (H.).— Note relative à la femelle de l'Eurycus Cressida,
Lépidoptère Achalinoptère de la tribu des Papilio-
nides. (Ann. Soc. Ent. France, 1872.)
Maassex (P.). Antheræa Gueinzii, eine alte Saturnide aus
Natal. (Stett. Ent. Z. 1873.)
Mabille (P.). — Recherches et observations lépidoptérolog:i-
ques. [°° partie. (Ann. Soc. Ent. France, 1872.)
Macuin (W.). — Insects bred during the present year. (Ent.
W. Int. VIIL.)
Mac Lachlan(R.).—Coleophora saturatella. (Ib. VII et VIII.)
_ Coleophora olivaceella. ({b. VIIT.)
— Coleophora alcyonipennella. (Ib. ib.)
— Bucculatrix aurimaculella. (Ib. ib.)
Coleophora ardeæpennella. (Ib. ib.)
— A remarkable Habit in Coleophora palliatella. (Ib. ib.)
HE An effect of the late Cold Season. (Ib. IX.)
— Notes and Queries. (Ib. X.)
— Remarks on the supposed influence of the food of the
larvæ in causing variations in Lepidoptera. (Ib.
ib.)
— Rhodophæa rubrotibiella Mann. (Ib ib.)
Manx (J.). — Verzeichniss der im Jahre 1872 in der Umgebung
von Livorno und Pratovecchio gesammelten
Schmetterlingen nebst Beschreibung von zwei
neuen Schaben aus Sicilien. (Verh. Zool. Bot. Ges.
Wien, 1873.)
Marxew (G.-F.). — Lepidoptera near Barnstaple. (Ent. W.
Intell. VIT.)
— Doings in Devonshire. (Ib. VIIT.)
— Food of the Larva of Sphinx Ligustri. (Ib. IX.)
— Early appearance of Acronycta aceris. (Ent. M. Mag.
VIE)
Mgr (E.-G.). — Depressaria pallorella, ete., in Sussex. (Ib. ib.)
Mezprux. (T.). — Cerura Bicuspis. (Ent. W. Int. VIII.)
Mein (J.). — Unknown Larvæ. (Ib. ib.)
— Epunda Lichenea. (Ib. IX.)
— Captures near Gloucester. (Ib. X.)
Mizer (C.). — Coleophora Fuscocuprella (formerly Asychna
fuscociliella). (Ib. VIT.)
438
nv
— Coleophora saturatella. (Ib. VIII.)
ee Erastria Venustula. (Ib. ib.)
— Adela viridella bred. (Ib. ib.)
Millière (P.). — Iconographie et description de Chenilles et
Lépidoptères inédits. (Cledeobia angustalis; Pyg-
mœna Venetaria; Setina Ramosa ; Scoparia Coarcta-
lis; Eupithecia Oxycedrata; E. Phœniceata; E.
Sextiata; E. Semigrapharia; E. Ericearia; E,.
Expressaria; E. Helveticaria; E. Sobrinata;
59 autres espèces d'Eupithecia; Amphidasys Betu-
laria; Acidalia Eugeniata; Cidaria Immanata; id.
var. Pythonissata; Notodonta Sieversi; Agrotis
Spinifera; A. Puta; A. Fatidica; Coleophora
Helianthemella; Acidalia Helianthemata; Micra
Barcinonensis; Acidalia Belemiata; Anthœcia
Violacea; Nola Chlamydulalis; Eupithecia Con-
strictata; E. Merinata; Emmelesia Unifasciata;
Eupithecia Alliaria; Rhodophæa Romanella; Mye-
lois Legatella ; M. transversella; Pempelia Galli-
cola; Ancylosis Cinnamomella ; Acentropus niveus ;
Hylophila Prasinana, var. A et B; Selenia Illus-
traria, var. A; Callimorpha Dominula, var. G;
Aplecta Speciosa, var. A; Miselia Oxyacantha,
var. Capucina; var. de Deilephila Porcellus. (Ann.
Soc. Linn. Lyon, Nouv. Sér. XIX.)
— Catalogue raisonné des Lépidoptères des Alpes-Mari-
times. 2° partie. Cannes, 1873, 1 vol. in-&8c.
MôüscaLer (H.-B.). Ueber Morphiden. (Stett. Ent. Z. 1873.)
Morison {D.-P.). — Polyommatus Ægon. (Ent. W. Int. VII.)
Murray (A.-M.). — Doingsin North Britain. (Ib. VIII.)
Norcomge (E.-$.). — Doings at the Sallows near Exeter. (Ib. ib.)
OARLEY (A.-C.). — Captures near Southampton. (Ib. ib.)
ORvILLE (H. np’). — Eupithecia Larvæ. (Ib. X.)
PaRriTr (E.). — Captures at Taunton. (Ib. VIII.)
Perkins (V.-R.). — Myelois Ceratoniella. (Ib. X.)
PEYERIMHOFF (H. de). — Description de quelques Lépidoptères
nouveaux ou peu connus. (Ann. Soc. Ent. France,
1872).
PrckARD (H.-A.). — Captures in Dorsetshire. (Ent. W. Intell.
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Pincirore-MaroTT. — Lepidotteri nuovi e rari trovati in Sicilia.
— Palerme, 1872, 1 br. in-12.
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TEA
— Specie nuove per la Lepidottero-Fauna della Sicilia.
— Florence, 1872, 1 feuille in-8°.
PorriTr (G.-T.). — Captures of larvæ of Lepidoptera at South-
port. (Ent. M. Mag. VII.)
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Preudhomme de Borre (A.). — Analyse d'un mémoire de
M. W.-F. Kirby, sur la distribution géographique
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Oiseaux. (Ann. Soc. Ent. Belg. XVI.)
Pucx (Tu.-R.). — Doings at the Sallows. (Ent. W. Int. VIII.)
Quaedvlieg (L.). — Les Papillons Diurnes de Belgique.
Manuel du jeune Lépidoptérologiste. — Bruxelles,
1873, 1 broch. in-18.
— Sur les divers Catalogues publiés des Lépidoptères
diurnes de Belgique. (Ann. Soc. Ent. Belg. XVI.)
RaGonoT. — Sur la chenille etla chrysalide de la Chelonia Hebe.
(Ann. Soc. Entom. France, 1872.)
— Acrobasis Fallonella, esp. nouv. (Ib. ib.)
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Sicilia, tratte da un articolo del Sign. A. Kalch-
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— _ Rhodocera Cleopatra L. ermañfrodita. (Ib. ib.)
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RawLinsON (W.-G.). — Captures near Taunton. (Ib. VII.)
READING (J.-J.). — Diasemia literalis near Plymouth. (Ib. IX.)
— The Larva of Epunda Lichenea. (Ib. ib.)
R£epD (R.-B.). — Captures near Torquay. (Ib. VIIT.)
RicHARDSON (A.-J.). — Colias Edusa. (Ib. X.)
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Vienne, 1858, 1 feuille in-&°.
— Cucullia formosa, n. sp. Ein neuer europüischer
Tagfalter. — Vienne, 1860, 1 feuille in-8°.
— Drei Schmetterlings-Metamorphosen. (Vanessa Egea
Cram., Hydræcia lunata Fr.; Cucullia formosa m.)
Vienne, 1862, 1 broch. in-8°.
— Fünf Schmetterlings-Zwitter. — Vienne, 1865,
1 broch. in-8°.
843
438
850
855
Désert ttes
_ Zur Lepidopteren-Fauna (Esterreichs. — Vienne,
1866, 1 feuille in-8.
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Stände von Earias vernana Hüb.; Zwitter von
Gnophos dilucidaria $S. V.; Lautäusserung des
Männchens von Thecophora fovea Tr.; Beiträge
zur Kenntniss der geographischen Verbreitung
der Lepidoptern in Œsterreich.) — Vienne, 1869,
1 feuille in-8°.
— Ueber Zwitter von Rhodocera. B. — Vienne, 1869,
1 feuille in-8°.
— Ueber die Synonymie und die früheren Stände von
Earias insulana B. (siliquana H.-Sch.) und Be-
schreibung einer neuen Art. — Vienne, 1870,
1 broch. in-8°.
— et Manx (J.). — Neue Lepidopteren gesammelt von
Herrn J. Haberhauer. — Vienne, 1873, 1 broch.
in-8°.
— — Mémeouvrage (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1873.)
Rocers (H.). — Captures in the Isle of Wight. (Ent. W.
Intell. VII.)
— Camptogramma Gemmaria. (Ib. ib.)
Ruspini (F.-0.). — Euplexia Lucipara. (Ib. IX.)
— Acronycta Alni. (Ib. X.)
RussEL (A.). — Larva of Catocala Nupta. (Ib. ib.)
RYE (E.-C.). — Limacodes testudo. (Ib. VIII.)
SANG (J.). — Larva of Arthenia Conifera. (Ib. ib.)
SAYER (J.). — Coleophora Larvæ. (Ib. ib.)
— et Boasr (J.-W.). — Captures in Norfolk. (Ib. X.)
— — Cossus Ligniperda. (Ib. ib.)
SCHILDE (J.-G.). — Lepidopterologische Mittheilungen aus
Nord-Finnland. (Stett. Ent. Z. 1873.)
SCOTT (J.). — Coleophora Melilotella. (Ent. W. Int. VIII.)
— Coleophora ardeapennella. (Ib. ib.)
— Coleophora Artemisiella. (Ib ib.)
— The Asychna in the « Old Man's Beard ». (Ib. IX.)
— Curiosity. (Ib. ib.)
— The Larva of Micropteryx. (Ib. X.)
— Œcophora flavifrontella bred. (Ib. ib.)
Scudder (S.-H.). — Seltsame Geschichte eines Tagfalters;
übersetzt und mit Bemerkungen versehen von
D" An. Speyer. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien,
1873.)
854
852
893
41
— A5 —
_— Note sur l'œuf et le jeune âge de la chenille d'Œneis
Aëllo. (Ann. Soc. Ent. Belg. XVI.)
Selys-Longchamps (baron E. de). — Sur les Syrichtus
de Belgique. (Ib. ib.)
SHIPSTON (W.).— On the Habits of Bombyx Callunæ. (Ent. W.
Intell. IX.)
SIEBOLD (C. von). — Nuove osservazioni sulla Partenogenesi
del Bombyx Mori Lin. (Bull. Soc. Ent. Ital. V.)
SPEYER (A.). — Lepidopterologische Notizen. (Nota confusalis
H.-$.; Eupithecia pusillata, var. laricis und Eup.
lariciata. (Stett. Ent. Z. 1873.)
Stainton (H.-T.). — Depressaria Arenella. (Ent. W. Intell.
VII.)
—- Depressaria Umbellana. (Ib. ib.)
-- Depressaria Nanatella. (Ib. ib.)
— Depressaria Pallorella. (Ib. ib.)
— Depressaria Liturella. (Ib. ib.)
— Depressaria Hypericella. (Ib. ib.)
—- Depressaria Heracliana. (Ib. ib.)
—— Gelechia Intaminatella, a new Species. (Ib. ib.)
— . Depressaria Nervosa. (Ib. ib.)
— Depressaria Chœrophylli. (Ib. ib.)
— Companion Larvæ. (Ib. ib.)
— Depressaria Pimpinellæ. (Ib. ib.)
— Depressaria Depressella. (Ib. ib.)
—- Depressaria Angelicella. (Ib. VIII.)
— Elachista Pullicomella. (Ib. ib.)
— Depressaria Hofmanni. (Ib. ib.)
— Depressaria Libanotidella. (Ib. ib.)
-- À singular hybrid. (Ib. ib.)
— Depressaria Furvella; D. Parilella; D. Cnicella.
(Ib. ib.)
— Coleophora Olivaceella. (Ib. ib.)
— Coleophora Saturatella. (Ib. ib.)
— Depressaria Albipunctella. (Ib. ib.)
— Depressaria Emeritella, D, Olerella, D. Heydenii,
D. Alstræmeriana. (Ib. ib.)
— Larva of Coleophora Badiipennella. (Ib. ib.)
— Cosmopteryx Druryella? (Ib. ib.)
— Depressaria Applana. (Ib. ib.)
— À new Butalis Larva. (Ib. ib.)
= Stathmopoda pedella. (Ib. ib.)
— Exæretia Allisella bred. (Ib. ib.)
DEA
On some peculiar forms amongst the Micro-Lepido-
pterous Larvæ. (Ib. ib.)
A new Coleophora. (Ib. ib.)
Elachista Paludum. (Ib. ib.)
Another Cosmopteryx. (Ib. ib.)
Gelechia Sircomella bred. (Ib. ib.)
Laverna Decolorella bred. (Ib. ib.)
Coleophora Annulatella. (Ib. ib.)
Coleophora Melilotella. (Ib. ib.)
Coleophora Bicolorella. (Ib. ib.)
Nemotois Cupriacellus. (Ib. ib.)
Elachista Magnificella. (Ib. ib.)
Bucculatrix maritima. (Ib. ib.)
The Habits of Nemotois Scabiosellus. (Ib. ib.)
À new Coleophora Larva. (Ib. ib.)
Larva of Phtheochroa rugosana. (Ib. ib.)
On a probable new Cosmopteryx. (Ib. ib.)
Butalis Knochella bred (Ib. ib.)
The new British Cosmopteryx. (Ib. ib.)
Critical observations on some of the species of the
genus Cosmopteryx. (Ib. ib. et IX.)
Larva of Cosmopteryx Eximia. (Ib. IX.)
Nepticula. (Ib. ib.)
Nepticula Ulmivora. (Ib. ib.)
Nepticula Aucupariæ. (Ib. ib.)
A strange Predicament. (Ib. ib.)
A List of the American Tineina described by D" Brac-
kenridge Clemens in the Proceedings ofthe Aca-
demy of Natural Sciences of Philadelphia for the
years 1859 and 1860. (Ib. ib.)
A List of the species of American Tineina received
from D" Brackenridge Clemens, six of which are
identical with Europæan species. (Ib. ib.)
À fruitless Search for the Larvæ of Coleophora Oliva-
ceella. (Ib. ib.)
Coleophora Siccifolia. (Ib. ib.)
Habit of the Larva of Laverna Decorella. (Ib. ib.)
Nepticula Aurella bred from Agrimonia Eupatoria.
(Ib. ib.)
À new Nepticula. (Ib. ib.)
Gracilaria Pavoniella. (Ib. ib.)
À new British Noctua. (Ib. ib.)
Adela Cuprella. (Ib. ib.)
Searching for Adela Larvæ. (Ib. ib.)
re A7
— Micropteryx Sparmannella bred. ([b. ib.)
— Coleophora Olivaceella. (Ib. X.)
— À fruitless Visit to Hackney. (Ib. ib.)
_ Nemotois Larvæ. (Ib. ib.)
— Wood-feeding Larvæ. (Ib. ib.)
— Adela Sulzeriella? Larvæ. (Ib. ib.)
— Coleophora Olivaceella near Sheffield. (Ib. ib.)
— À Notice of Gelechia subdecurtella and its larva.
(Ib. ib.) )
— The genus Gracilaria. (Ib. ib.) »
— Butalis Incongruella. (Ib. ib.) »
— Micropteryx Larvæ. (Ib. ib.) )
— Elachista Larvæ. (Ib. ib.) )
— Dasystoma Salicella bred. ([b. ib.) »
— The Genera Coriscium and Ornix. (Ib. ib.) Ù
— Chrysoclista flavicaput bred. (Ib. ib.) Ù
— À Mining Larvain the Leaves of Anemone nemorosa.
(Ib. ib.) »
— Doings in the neighbourhood of Stettin. (Ib. ib.) Ù
— On the Larva of Gelechia Cauligenella. ([b, ib.) )
— Doings at Dresden. (Ib. ib.) Ù
— Gracilaria imperialella. (Ib. ib.) Ù
— Chauliodus insecurellus. (Ib. ib.) Ù
— On «Essai monographique sur le genre Coleophora,
par M. Bruand d'Uzelle. » (Ib. ib.)
— Butalis incongruella to be henceforth called Amphis-
batis incongruella. (Ent. M. Magaz. VII.) 438
Stainton (H.-T.), Zezrer (P.-C.), Dou@as (J.-W.) et
Frey (H.). — The Natural History of Tineina.
(Suite; Voir Fascic. I). — Tome XIII. — Lon-
> vs On,
dres, 1873, 1 vol. in-8°. 480
STANDISH (F.-0.). — Aleucis Pictaria bred. (Ent. W. Int. VIII.) 14
— Coleophora Saturatella bred. (Ib. ib.) »
STEELE (J0S.). — Patience and Perseverance rewarded. (Ib. ib.) »
SrEUDEL. — Eine neue Plutella. (Stett. Ent. Zeit., 1873.) 50
STEWART (R.-M.). — Eupithecia pumilata double-brooded. (Ent.
W. Int. VIIL.) 14
— Captures in South Wales. (Ib. ib.) ù
— Leucania Putrescens. (Ib. ib.) »
— Captures at Torguay. (Ib. X.) Ù
STONE (S.). — Sugar and the Sallows. ([b. VIII.) ,
— Lithosia Aureola. (Ib. ib.) '
— Acontia Luctuosa. (Ib. ib.) Ù
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXI. IL
ESS Et
— Peridea Trepida. (Ib. X.)
_ Euchelia Jacobeæ. (Ib. ib.)
— Aeronycta Alni. (Ib. ib.)
STONESTREET (SAM.). — Doings at Dover (Ib. ib.)
TazBOT (W.). — Captures in Sherwood Forest. (Ib. VIII.)
TAYLOR (A.). — Lithocolletis Spinicolella. (Ib. IX.)
TEARLE (E.). — Larva of Pyralis Glaucinalis. (Ib. VIIL.)
— Chœrocampa Celerio. (Ib. IX.)
Taomas (W.). — Captures near Sheffield. (Ib. VIII, IX, X.)
— Acidalia inornata. (Ib. X..)
— À Trip to Sherwood Forest. (Ib. ib.)
Tomas (W.) et Pryer (W.-B.). — Captures near Sheffield.
(Ib. X..)
TyREr (J.-S.). — Grapta C-album in Suffolk. (Ib. VII.)
TyrER (R.). — Thecla W-album bred. (Ib. VIII.)
— Lasiocampa Quercus. (Ib. X..)
— Lasiocampa Quercus or Callunæ. (Ib. ib.)
TyTHERLEIGE (H.-L.). — Butterflies in Carmarthenshire. (Ib.
IX.)
Van MEDENBACH DE Roo% (A.-B.). — Beschrijving der Rups
van Lobophora viretata Hübn.— La Haye, 1871,
1 broch. in-8°.
VARLEY (J.). — Cymatophora flavicornis. (Ent. W. Int. IX.)
VizLa (Anr.)et VILLA (G10v. B.).—Catalogo di Lepidotteri della
Lombardia. — Milan, 1865, 1 broch. in-12.
— — Même ouvrage. (Att. Soc. Ital. Sc. natur. VIII.)
WALkER {A.-0.). — Geographical Distribution of Rhopalocera
and Sphingina. (Ent. W. Intell. VII.)
WaALLACE (A.). — On the occurrence of the rarer British Sphin-
gidæ. (Ib. VIII.)
Wanrp (CHr.). — Description of new species of Diurnal Lepi-
doptera from Madagascar. (Ent. M. Mag. VII.)
Wan (Ros.). — Captures near Ruthin. (Ent. W. Int. VIII.)
— Captures in North Wales. (Ib. ib.)
Weinmann (R.). — Sur une éducation de chenilles de Syn-
tomis Phegea. (Ann. Soc. Ent. Belg. XVI.)
Westwood (J.-O.). — The Ordinal Position of Acentropus.
(Ent. W. Int. IX.)
Ware (F. BucHANAN). — Captures at Perth. (Ib. VIT et IX.)
— $Sesia philanthiformis in Scotland. (Ent. M. Mag.
NIt:)
_— 49 —
WizxiNsON (T.).— Glyphipteryx Fischeriella. (Ent. W. Int. X.)
WizLiAM (TH.). — Larvæ near Sheffield. (Ib. ib.)
WinTER (W.). — Pleasures of Fen-collecting. (Ib. VIII.)
— Captures in the Fens. (Ib. ib.)
— Captures at Ranworth. (Ib. IX.)
— Forcing obstinate Larvæ. (Ib. ib.)
WorMaLD (P.-C.). — Captures near Ramsgate. (Ib. VIL.)
— List of Lepidoptera taken in the Neighbourhood of
Kilburn, Hampstead, Wilsden, etc. (Ib. ib.)
Z&LLER (P.-C.). — Micropteryx Larvæ. (Ib. X.)
_ The Larva of Pamphila Actæon. (Ib. ib.)
ee Lepidopterologische Beobachtungen vom Jahre 1872.
(Stett. Ent. Z. 1873.)
— Beiträge zur Kenntniss der nordamericanischen
Nachtfalter, besonders der Microlepidopteren. Ile
Abtheilung. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1873.)
ANONYME (Q.). — Observations on Lepidopterous larvæ. (Ent.
W. Intell. VII.)
— Notice of D' Brackenrideæe Clemens « Contributions
to American Lepidopterology. » (Ib. VIII.)
—- To the Elachistæ. (Ib. ib.)
— (J.-H.-R.). — Larva of Abraxas Pantaria, (Ib. IX.)
= (JNo B.). — A practical Hint. (Ib. ib.)
_ (Q.). — How to obtain egss of Noctuæ. (Ib. ib.)
(Q.).— A few words on cannibalism. (Ib. ib.(
— (J.-S.-D.). — Observations on Bryophila Glandifera.
(Ib. ib.)
— (I&noramus). — On the variation in the humps and
colouring of Larvæ. (Ib. ib.)
_— (Q.). — A Corticivorous Larva. (Ib. ib.)
— (NerTicuLoPæiLUS). — Nascent species. (Ib. ib.)
_ (A.-B.). — On the Pairing of Lepideptera. (Ib. ib.)
— (OmicroN). — On visiting Gas-lamps. (Ib. ib.)
— (W.-T.-R.). — A Grübbery of Cossus Ligniperda.
(Ib. X.).
— Larva of Micropteryx. (Ib. ib.)
— (J.-$S.-D.).— A Nights Larva-hunting in Whitsand
Bay. (Ib. ib.)
—- (A.-B.). — Notes on Lepidoptera Egg-laying. (Ib.
ib.)
— (A.-J.-H.). — Cosus Ligniperda. (Ib. ib.)
— (A.-B.-C.). — Hadena Atriplicis. (Ib. ib.)
14
AU
À mining Larva in Birch Leaves. (Ib. ib.)
A few Words respecting Cemiostoma Coffeella; an
insect injurious to the Coffee Plantations in the
West Indies. (Ib. ib.)
(C.-G.). — Cossus Ligniperda. (Ib. ib.)
Imperial Misfortunes. (Ib. ib.)
(C.-M.-P.). — Captures near Wotton-under-Edge.
(Ib. ib.)
(A.-H.-J.). — Captures near Woolwich. (Ib. ib.)
(A.-T.-T.).— Sopra una nuova specie di Lepidotteri
dannosa alla coltivazione del cotone in Egitto.
(Bull. Soc. Ent. Ital. V.)
39
ne
DIVISION XI.
Mollusques et Animaux inférieurs.
FASCICULE I.
de ere
général.
ADams (C.-B.). — Observations on some species of the marine
shells of Massachusetts, with descriptions of five
new species. (Boston Journ. Nat. Hist. IL.) 5
— Descriptions of thirteen new species of New England
Shells. (Ib. III.) »
— Description of Tellina tenta Say, and of Helix serpu-
loides Montagu, with remarks on other marine
Shells of Massachusetts. (Ib. ib.) »
AGAssIz (A.). — On Alternate Generation in Annelids, and the
Embryology of Autolytus cornutus. (Ib. VII.) »
— On Arachnactis brachiolata, a Species of Floating
Actinia found at Nahant, Massachusetts. (Ib. ib.) )
ANTHONY (J.-G.).— Descriptions of three new species of Shells.
(Ib. IL.) ,
— Descriptions of two new species of Anculotus. (Ib.
ib.) Ù
00 ee
AUBÉ (Cx.). — Sur un entozoaire trouvé dans l'Hylurgus pini-
perda. (Ann. Soc. Ent. France, 1844.)
Bacon (J.). — Polythalamia in sand from the Sahara Desert.
(Boston Journ. N. Hist. V.)
BaiLey (G.-W.). — On the existence of siliceous? spiculæ in the
exterior rays of Actinia ; and memoranda concer-
ning the siliceous animalcules of Boston. (Ib. IV.)
— Notes on New Species of Microscopical Organisms,
chiefiy from the Para River, South America. (Ib.
M'ADE)
BarDin (L.).— Note sur le Limnea variabilis Millet, et le L. gla-
bra, Var. à. variabilis Moquin-Tand. (Act. Soc.
Linn. Bordeaux, XX VI.)
BARTLETT (J.). — Letter on Shells found in the ponds of Haver-
hill, Mass., and in the Merrimack River near that
Town. (Proc. Essex Instit. V.)
Bauwens (L.).— Observation d’une ponte de Cyclas. (Ann. Soc.
Malac. Belg. V.)
BERENDT (G.). — Marine Diluvialfauna in Westpreussen. (Schr.
Phys. Œk. Ges. Künigsberg, VI.)
— Ueber die Marine Conchilien-Fauna in Westpreussen.
(ED VET:)
— Nachtrag zur marinen Diluvial-Fauna in Westpreus-
sen. (Ib. VIII.)
ee Ueber die diluviale Molluskenfauna des Weichsel-
thales. (Ib. ib.)
BERGH (R.). — Anatomische Untersuchung der Pleurophyllidia
formosa. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1869.)
— Anatomische Untersuchung des Triboniophorus
Schüttei Kfst., sowie von Philomycus carolinensis
(Bosc) und australis. Bgh. (Ib. 1870.)
— Nachträgliche Bemerkungen über Philomycus. (Ib.
1871.)
— Beitriäge zur Kenntniss der Mollusken des Sargas-
someeres. (Ib. ib.)
BINNEY (A.). — A Monograph of the Helices inhabiting the
United-States. (Boston Journ. Nat. Hist. I et III.)
— Descriptions of some of the species of naked, air-
breathing Mollusca, inhabiting the United-States.
(Ib. IV.)
— Description of a species of Helix, newly observed in
the United-States. (Ib. ib.)
48
946
_— Jo —
— Descriptions of two undescribed species of North-
american Helices. (Ib. ib.)
BINNEY (W.-G.). — À Supplement to the « Terrestrial Mollusks
of the United-Sates, etc. (Ib. VII.)
Bot (C.). — Le Valve dell Unio nella Terramare del Montale.
(Ann. Soc. Nat. Modena, VI.)
BrauEr (FR.). — Ueber Trichinen. (Verh.Zool. Bot. Ges. Wien,
1866.)
Bruxi (P.-Tx.-A.). — Kleine Beiträge zur Molluskenfauna
Vorarlbergs. (Ib. ib.)
— Nachträge zur Molluskenfauna Vorarlbergs. (Ib.
1867.)
Brusina (Sp.). — Conchiglie Dalmate inedite. (Ib. 1865.)
— Monographie der Gattungen Emmericia and Fossa-
rulus. (Ib. 1870.)
— Contribuzione pella Fauna dei Molluschi Dalmati.
— Vienne, 1866, 1 vol. in-8e.
— Monographie des Campylæa de la Dalmatie et de la
Croatie, traduite de l'italien par Th. Lecomte.
— Bruxelles, 1869, 1 br. in-8°.
— Même ouvrage. (Ann. Soc. Malac. Belo. IV.)
BucaxoLz.— Beiträge zur Anatomie der Gattung Enchytræus,
nebst Angabe der um Künigsberg vorkommenden
Formen derselben. (Schr. Phys. ®Œk. Ges. Künigsb.
III.)
BurMkistTer (H.). — Sobre la Azara labiata. (An. Mus. Publ.
B. Ayres. I.)
BurNneTrT (W.-J.).— The Organic Relations of some of the Infu-
soria, including Investigations concerning the
Structure and Nature of the Genus Bodo (Ehr.).
(Boston Journ. Nat. Hist. VI.)
Colbeau (J:). — Rapport sur l’excursion de la Société mala-
cologique de Belgique à Vielsalm, en juin 1867.
— Bruxelles, 1 broch. in-8°.
— Observations sur les époques d’hibernation et d'ac-
couplement de quelques Mollusques terrestres en
Belgique. — Bruxelles, 1 broch. in-8°.
— Rapport sur les coquilles du dépôt tuffacé de Marche-
les-Dames. — Bruxelles, 1 br. in-8°.
— Matériaux pour la faune malacologique de Belgique.
L. Liste des Mollusques terrestres et fluviatiles de
Belgique. —- Bruxelles, 1859, 1 br. in-8°.
406
11
976
106
107
14 ——
Liste générale des Mollusques vivants de la Belgique.
— Bruxelles, 1868, 1 br. in-8°.
Excursions et découvertes malacologiques faites en
quelques localités de la Belgique. — Bruxelles,
1 vol. in-8°.
Description d'une espèce fossile de la famille des
Vermets : Siphonium ingens. —- Bruxelles, 1 br.
in-80.
Même ouvrage. (Ann. Soc. Malac. Belg. I.)
Excursions et découvertes malacologiques faites en
quelques localités de la Belgique pendant les
années 1860-1865. (Ib. ib.)
Limnæa stagnalis L. var. arenaria, et Planorbis
Roffiaeni. (Ib. ib.)
Helix senestres etscalariformes observés en Belgique.
(Ib. ib.)
Sur l'Helix Sauveuri J. Colb. (Ib. ib.)
Paludina contecta var. Seghersi. (Ib. ib.)
Longévité de quelques Helix. (Ib. ib.)
Limnæa stagnalis, var. aquarii. (Ib. ib.)
Excursion à Tervueren. (Ib. ib.)
Rapport sur les coquilles du dépôt tuffacé de Marche-
les-Dames. (Ib. IL.)
Observations sur les époques d’hibernation et d’'ac-
couplement de quelques Mollusques terrestres en
Belgique. (Ib. ib.)
Excursion à Rouge-Cloître. (Ib. ib.)
Acclimatation d'espèces algériennes, (Ib. ib.)
Description d’un Arion (Arion glaucus). (Ib. ib.)
Intestinaux des Mollusques. (Ib. ib.)
Diverses pièces des Mollusques à réunir en collection.
(Ib. ib.)
Rapport sur l’excursion de la Société à Vielsalm.
(Ib. ib.)
Coquilles subfossiles : Succinea antiqua. (Ib. ib.)
Liste générale des Mollusques vivants de la Belgi-
que, dressée d’après les documents publiés par les
auteurs. (Ib. III.)
Excursion de la Société à Arlon. (Ib. ib.)
Valves de l'Astarte Basterotii inverses. Coquilles du
Fusus fasciolarioides transpercées par un animal.
Helix nemoralis subfossile avec perforation.
Coquilles univalves prolongées par un Crustacé.
(Ib. ib.)
108
ÉD
— Divers Mollusques que l’on peut recueillir en nombre
à Namur et à Rouge-Cloître. (Ib. ib.)
— Excursion de la Société à Lessines. (Ib. ib.)
— Rapport sur l’excursion faite par la Société à Lanae-
ken les 16 et 17 mai 1869. (Ib. IV.)
— Compte-rendu de l’excursion faite par la Société à
Mariembourg et Chimay les 12 et 13 septembre
1869. (Ib. ib.)
Colbeau (J.)et LanszwgerT (E.). — Mollusques marins nou-
veaux pour la faune belge. (Ib. III.)
Copp1 (Fr.). — Nota su di una Helix fossile di Montegibio.
(Ann. Soc. Nat. Modena, IV.)
Courrois (Ricx.). — Mollusques de la Province de Liége. (Ann.
Soc. Malac. Belg. V.)
Couraouy (J.-P.). — Description of a new species of the genus
Marginella (Lam.), with some observations upon
the same. (Boston Journ. Nat. Hist. I.)
— Descriptions of new species of Mollusca and Shells,
and remarks on several Polypi found in Massa-
chusett's Bay. (Ib. IL.)
— Monograph on the Family Osteodesmacea of Des-
hayes, with remarks on two species of Patelloidea,
and descriptions of new species of marine Shells,
a species of Anculotus, and one of Eolis. (Ib. ib.)
— Remarks upon Coral formations in the Pacific; with
suggestions as to the causes of their absence in
the same parallels of latitude on the coast of South-
America. (Ib. IV.)
Craven (A.-E.).— Observations sur l’Helix ligulata Fér., de
Madras, (Ann. Soc. Malac. Belg. IV.)
— Mollusques terrestres et fluviatiles recueillis en Suisse
en 1870. (Ib. V.)
DAUTZENBERG. — Helix de croissance irrégulière. (Ib. IL.)
Davipson (Tx.). — Notice sur quelques Brachiopodes carboni-
fères recueillis dans l'Inde par MM. le D" A. Fle-
ming et W. Purdon. (Mém. Soc. R. Sc. Liége,
XVIII.)
De KoniNCK (L.). — Sur le genre Bembix et sur une nouvelle
espèce d’Orthis des terrains crétacés de Belgique.
(Ib. I.)
— Notice sur une nouvelle espèce de Davidsonia. (Ib.
X.)
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXI. iv
492
42
Qt
D DE
— Notice sur les Fossiles de l’Inde découverts par M. le
D: Fleming, d'Edimbourg. (Ib. XVIII.)
-- Notice sur quelques fossiles dévoniens des environs
de Sandomirz, en Pologne. (Bull. Acad. Belg.
Sér. Il, 'xxvr.)
— Sur quelques Échinodermes remarquables des ter-
rains paléozoïques. (Ib. S. I, xxvrtr.)
— Nouvelles recherches sur les animaux fossiles du
terrain carbonifère de la Belgique. (Ib. S. II,
XXXI.)
DesHayes (G.-P.). — Catalogue de la première série des ani-
maux Méléagricoles. (Act. Soc. Linn. Bordeaux,
XXV.)
— Note au sujet de l'animal du Bulimus cantagal-
lanus. (Ib. ib.)
Des Mouzixs (Cux.). — De la classification de certains opercules
de Gastéropodes. (1b. XX VI.)
-— Liste des principaux fossiles recueillis par les mem-
bres de la Société à Cazeneuve, dans le calcaire
de Bazas, pendant l'excursion de la 50° Fète Lin-
néenne. (Ib. ib.)
— Descriptions etfigures de quelques Coquilles fossiles
du terrain tertiaire et de la craie. (Gironde. Dor-
dogne, Royan.) (Ib. ib.)
— Note sur une forme allongée du Venus aurea Gm.
(Ib. ib.)
— Sur un opercule de Natica crassatina. (Ib. ib.)
Desor (E.). — On the Embryology of Nemertes, with an
Appendix on the embryonic Development of
Polynüe; and Remarks upon the Embryology of
Marine Worms in general. (Boston Journ. Nat.
Hist. VI.)
DewaLQue (G.). — Emploi de l'acide phénique dans la chasse
aux Mollusques. (Ann. Soc. Malac. Belg. IE.)
— Sur quelques fossiles des ardoises coblenciennes de
l'Ardenne. (Bull. Ac. Belg. $S. IT, xxx11.)
DewaLQuE (G.) et »'Omazrus D'HALzLoy (J.). — Rapports sur
une note de M. Malherbe concernant les Cardiuies
du bassin houiller de Liége. (Ib. ib.)
DrourT. — Énumération des Mollusques terrestres et fluviatiles
vivants de la France continentale. (Mém. Soc. R.
Sc. Liége, X.)
546
ox
445
x PME DRE
Dusrueiz (E.). — Note relative à une collection de Coquilles
exposée au palais du Champ-de-Mars par la com-
mission des Colonies françaises. (Ann. Soc. Malac.
Belg. II.)
— Description d'une nouvelle espèce d’'Helix. (Ib. ib.)
— Description et figure d'une Hydrobie nouvelle,
H. Paladilhi. (Ib. IV.)
vox DurseurG (H.). — Beitrag zur Bernstein-Fauna. (Schr.Phys.-
Œk. Ges. Kôünigsb. II.)
Duxxer et ZELEBOR (J.). — Bericht über die von der Novara-
Expedition mitgebrachten Mollusken.(Verh. Zool.
Bot. Ges. Wien, 1866.)
Durreu DE MAISONNEUVE. — Sur une Éludinée marine du
genre Pontobdella. (Act. Soc. Linn. Bordeaux,
XXVI.)
Ezpirr.— Ueber die essbare Austerund die Erfolge der Austern-
zucht. (Schr. Phys.-Œkon. Ges. Künigsb. II.)
Fiscner (P.). — Faune conchyliologique marine du Départe-
ment de la Gironde et des côtes du sud-ouest de
la France. (Act. Soc. Linn. Bordeaux, XXV.)
—- Note sur quelques Spongiaires fossiles de la craie,
appartenant au groupe des Géodies. (Ib. XXVI.)
DE FOLIN (marQuIs Léop.). — Des perforations de la Pintadine
mère-perle. (Meleagrina margaritifera Lamk.) (Ib.
XXV.)
von Frauenfeld (chevâlier G.). — Eine neue Helix aus
Südtirol. (Zoolog. Miscell. XI.)
— Einige neuen Landschnecken aus Griechenland, ge-
sammelt von H. Erber. (Ib. XII).
— Ein neuer Landegel aus Œsterreich. (Ib. XIV.)
— Campylæa styriaca n. sp. (Ib. ib.)
— Beschreibung einer einfachen Seeaquariums für
Aktinien. (Ib. ib.)
_ Une Hirudo nouvelle, traduction de Th. Lecomte.
— Bruxelles, 1868, 1 broch. in-8°.
-— Ueber Drehkrankheit bei Gemsen.— Vienne, 1868,
1 feuille in-8°.
— Hirudo Lecomtei. (Ann. Soc. Malac. Belg. IL.)
— Une Hirudo nouvelle (Xerobdella Lecomtei), traduc-
tion de Th. Lecomte. (Ib. Lil.)
— Ueber fossile Abdrücke im Banzer Sandstein. (Verh.
Zool. Bot. Ges. Wien, 1855.)
— Ueber vermeinte Filarien. (Ib. ib.)
42
11
4l
SES) TRE
Notiz über Conchylien. (Ib. 1856.)
Bemerkung über zwei neue Schnecken von Hauffen.
(Ib. ib..)
Ueber ein neues Hühlen-Carychium (Zooperum
Bre) und zwei neue fossile Paludinen. (Ib. 1862.)
Versuch einer Aufzählung der Arten der Gattung
Bithynia Lch. und Nematura Bns.; nach der
Kaiserlichen und Cuming’s Sammlung. (Ib. ib.)
Zusammenstellung der Arten der Gattung Vivipara
Lmk. (Ib. ib.)
Die Arten der Gattung Lithoglyphus Mhlf, Paludi-
nella Pf,, Assiminea Gray, in der Kaiserl. und
Cuming’s Sammlung. (Ib. 1863.)
Vorläufige Aufzählung der Arten der Gattungen
Hydrobia Htm und Amnicola Gld. Hldm. in der
Kaiserl. und Cuming’s Sammlung. (Ib. ib.)
Verzeichniss der Namen der fossilen und lebenden
Arten der Gattung Paludina Lam., nebst jenen
der nächstehenden und Einreihung derselben
in die verschiedenen neueren Sense (Ib.
1864.)
Limax Schwabi Frfid. (Ib. ib. et 1865.)
Amnicola rustica Say. (Ib. 1865.)
Abbildung der im Verzeichniss der Arten der Gat-
tung Paludina Lmk aufgeführten neubeschrieben
nebst einigen noch neuerlichst Phrases
Arten. (Ib. ib.)
Beschreibung von sieben neuen Arten der Gattung
Vivipara Lmk. (Ib. ib.)
Ueber zwei Meeresschnecken von St-Paul. (Ib. ib.)
Bemerkungen über Assiminea und Chilina und
einige Paludinen. (Ib. 1866.)
Assiminea. (Ib. ib.)
Ueber Vivipara fallax v. Frf. (Ib. ib.) .
Eine neue Helix aus Südtirol. (Ib. 1867.)
Einige neue Landschnecken aus Griechenland.
Gesammelt von H. Erber. (Ib. ib.)
Ein neuer Landegel aus Œsterreich. (Ib. 1868.)
Campylæa styriaca n. sp. (Ib. ib.)
Beschreibung eines einfachen Seeaquariums für
Aktinien. (Ib. ib.)
Ueber Anguillula secalis. (Ib. ib.)
Fucus (Tu.). — Ueber Dreissenomya. Ein neuer Bivalvengenus
aus der Familie der Mytilaceen. (Ib. 1870.)
x let
- AU RES
Funck (N.). — Notice sur l'Euplectella aspergillum R. Owen.
(Ann. Soc. Malac. Belg. II.)
— Aquarium du Jardin zoologique. (Ib. ib.)
Gassres (J.-B.). — Description des Coquilles univalves, terres-
tres et d'eau douce, envoyées à la Société Lin-
néenne de Bordeaux, par M. le capitaine Mayran.
(Act. Soc. Linn. Bordeaux, XXI.)
— Note sur deux Hélices et deux Ancyles du Djurjura.
(Ib. XXII.)
— Description d’une Limace nouvelle. (Ib. ib.)
— Catalogue raisonné des Mollusques terrestres et
d'eau douce de la Gironde. (Ib. ib.)
— Faune conchyliologique terrestre et fluvio-lacustre
de la Nouvelle-Calédonie. (Ib. XXIV.)
— Addition dela Faune conchyliologique de la Nouvelle-
Calédonie. (Ib. XXV.)
— Note sur l’animal du Succinea longiscuta Morelet.
(Ib. ib.)
_ Malacologie terrestre et d'eau douce dela région intra-
littorale de l’Aquitaine. (Ib. XX VI.)
— Remarques sur Melampus sciuri Lesson, Truncatella
conspicua Bronn et T. semicostata Montrouz., de
la Nouvelle-Calédonie. (Ib. ib.)
— Sur le Dreissena polymorpha. (Ib. ib.)
Gassiss (J.-B.) et FiscHer (P.). — Monographie du genre Tes-
tacelle. (Ib. XXI.)
GLuGe (Tu.) et ScæwANN (Tx.). — Rapports sur la notice de
M. Éd. Van Beneden, relative à une nouvelle
espèce de Grégarine. (Bull. Acad. Belg. S. IT,
XXVIII.)
Gouzp (A.-A.). — Monograph of the species of Pupa found in
the United-States, with Figures. (Boston Journ.
Nat. Hist. III et IV.)
— Results of an examination of the Shells of Massachu-
setts and their geographical distribution. (Ib. III.)
— Descriptions of land Shells from the Province of
Tavoy, in British Burmah. (Ib. IV.)
— Descriptions and notices of some of the land Shells of
Cuba. (Ib. ib.)
_ Descriptions of Shells from the coast of Africa (Ib. V.)
a Descriptions of Shells from the Gulf of California
and the Pacific Coasts of Mexico and California.
(EbeVIe)
42
Be Ti qe
GREDLER (V.). — Conchyliologische Notiz. (Verh. Zool. Bot.
Ges. Wien, 1856.)
— Tirol's Land-und Süsswasser-Conchylien. (Ib. 1856
et 1859.)
— Conchyliologisches aus dem Nordosten Tirol's. (Ib.
1860.)
— Nachlese zu Tirol’s Land- und Süsswasser Conchy-
lien. (Ib. 1869.)
Grue (En.). — Beschreibungen neuer von der Novara-Expe-
dition mitgebrachter Anneliden und einer neuen
Landplanarie. (Ib. 1866.)
— Beschreibungen einiger von Georg Ritter von
Frauenfeld gesammelten-Anneliden und Gephy-
reen des rothen Meeres. (Ib. 1868.)
HALDEMAN (S.-S.). — Enumeration of the recent fresh water Mol-
lusca which are common to North-America and
Europe; with observations on species and their
distribution. (Boston Journ. Nat. Hist. IV.)
Hazz (J.). — Descriptions of New Species of Crinoidea from
the Carboniferous Rocks ofthe Mississipi Valley.
(Ib. VII.)
HAUrFEN (H.). — Zwei neue Hühlenschnecken. (Vera. Zool.
Bot. Ges. Wien, 1856.)
= Ueber ein neues Carychium. (Ib. ib.)
— Zwei neue Schnecken. (Ib. ib.)
HeLrer (C.). — Helminthologische Notiz. (Ib. 1858.)
— Die Bryozoën des adriatischen Meeres. (Ib. 1867.)
— Die Zoophyten und Echinodermen des Adriatischen
Meeres. — Vienne, 1868, 1 broch. in-8°.
HExSOKE (A.).— Preussens Molluskenfauna. (Schr. Phys.-Œk.
Ges. Künigsb. IL.)
— Zweiter Nachtrag zur Molluskenfauna Preussens.
(Ib. III.)
— Ueber das Auftreten der Medusen an der Preussis-
chen Küste. (Ib. IV.)
— Dritter Nachtrag zur Molluskenfauna Preussens.
(HD NT)
VON HEYDEN (C.). — Mermis antiqua, ein fossiler Eingeweide-
wurm. (Stett. Ent. Zeit. 1860.)
HôrNEs (M.). — Fossile Mollusken von Wien. (Verh. Zool.
Bot. Ges. Wien, 1855.)
_ Vorlage des X Heftes der fossilen Mollusken von
Wien. (Ib. 1857.)
al
50
41
ol —
— Ueber die Charaktere von Basterotia xema. (Ib.
1859.)
— Ueber einen neuen Fundort von Tertiärversteine-
rungen. (Ib. ib.)
— Ueber « Gredler's Süsswasser Conchylien Tirol's ».
(Ib. ib.)
Hyarr (Azpx.). — Onthe Parallelism between the different
stages of Life in the Individual and those in the
entire Group of the Molluscous order Tetrabran-
chiata. (Mem. Boston Soc. Nat. Hist. I.)
— Observations on Polyzoa. Suborder Phylactolæmata.
(Proc. Essex Instit. IV.)
Jacaxo (J.). Die Fluss- und Lañd-Conchylien Galiziens.(Verh.
Zool. Bot. Ges. Wien, 1870.)
JæGEr (G.). — Ueber Seewasseraquarien. (Ib. 1860.)
JAMES-CLARE (H.).— Prodromus of the History, Structure and
Physiology of the order Lucernariæ. (Boston
Journ. Nat. Hist. VII.)
-- The Anatomy and Physiology of the Vorticellidan
Parasit (Trichodina pediculus Ebhr.) of Hydra.
(Mem. Bost. Soc. Nat. Hist. I.)
— On the Spongiæ Ciliatæ, as Infusoria Flagellata ; or
Observations on the Structure, Animality and
Relationship of Leucosolenia botryoides Bower-
bank. (Ib. ib.)
Jenyxs (L.). — Letter on storms of Vibrio undula. (Trans. Ent.
Soc. London, Proc. 1871.)
Kawall (J.-H.). — Notice sur la faune malacologique de la
Courlande. (Ann. Soc. Malac. Belg. IV.)
KNER (R.). — Ueber Tethys fimbriata und Vertumnus tethydi-
cola. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1858.)
— Ueber Virgularia multiflora, n. sp. aus der Familie
der Seefedern, Pennatulina. (Ib. ib.)
KniGur (R.-T.). — Note on the Earth Worm. (Proc. Essex
Instit. VI.)
KozenatTI. — Epizoa der Nycteribien. (Wien. Entom. Mo-
natschr. I.)
KozLar (V.).— Zur Naturgeschichte der Gattung Gordius und
Mermis, Fadenwürmer der Insecten. (Verh. Zool.
Bot. Ges. Wien, 1857.)
KREGLINGER (C.).— Verzeichniss der lebenden Land- und Süss-
wasser-Conchylien des Grossherzogthums Baden.
(Verb. nat. Ver. Carlsrube, I.)
33
4l
41
12
— 39 —
Künnow. — Eine sehr kleine Landschnecke als Bernstein-
Inklusum. (Schr. Phys.-Œkon. Ges. Kôünigsberg,
VIIT.)
LABOULBÈNE (A.). — Note sur des Helminthes parasites du
genre Mermis, sortis du corps du Gryllus domes-
ticus et du Dytiscus marginalis. (Ann. Soc. Ent.
France, 1862.)
— Sur de petites Sangsues trouvées dans les grandes
forêts de l'Inde. (Ib. 1863.)
— Note sur un Helminthe parasite du genre Mermis,
sorti du corps d’un Orthoptère à la Nouvelle-Calé-
donie. (Ib. 1864.)
LaAronT (A.). — Note sur les organes de la génération de l'Om-
mastrephes sagittatus Lamk. (Act. Soc. Linn.
Bordeaux, XXVI.)
_ Sur la Pennatula grisea. (Ib. ib.)
— Nouvelles observations relatives à divers Céphalo-
podes. (Ib. ib.)
Lallemant (Ch.). — Acclimatation constatée des Helix ver-
miculata etcandidissima dans le nord de la France.
(Ann. Soc. Malac. Belg. Il.)
— Malacolozie des environs d'Alger. (Ib. III.)
Lambotte (H.). — Diminution de poids des Helix pendant
l'hibernation. (Ib. I.)
— Sur les coquilles du tuf de Marche-les-Dames.(Ib. ib.)
— Organisation du centre nerveux des Mollusques.
(Ib. Il.)
LaANszwWEERT (Ep.).— Liste de Zoophytes et de Mollusques infé-
rieurs (Tuniciers et Bryozoaires) du littoral belge.
(Ib. III.)
— Les bancs d'Huîtres devant Ostende. (Ib. ib.)
Lea (H.-C.). — Descriptions of some new species of marine
Shells, inhabiting the coast of the United States.
(Boston Journ. Nat. Hist. V.)
Le Comte (Th.). — Mollusques terrestres et fluviatiles re-
cueillis aux environs de Lessines. — Bruxelles,
1868, 1 br. in-8°.
-- Mollusques terrestres et fluviatiles rencontrés dans
l'île de Wight pendant l'été de 1869.— Bruxelles,
1869, 1 br. in-8.
— Excursion aux environs de Gratz (Styrie). (Ann. Soc.
Malac. Belg. IL.)
— Hirudo nova species. (Ib. ib.)
Ib
48
MN ee
— Liste des mollusques terrestres et fluviatiles recueillis
aux environs de Lessines. (Ib. III.)
— Coquilles subfossiles de Papignies et de Rebaix.
(Ib. ib.)
— Description et figure des dragues triangulaires de
MM. D" O. Schmidt et Brusina. (Ib. IV.)
— Coquilles recueillies à Lessines. (Ib. ib.)
— Mollusques terrestres et fluviatiles rencontrés dans
‘île de Wight pendant l'été de 1869. (Ib. ib.)
— Liste supplémentaire des mollusques terrestres et flu-
viatiles recueillis aux environs de Lessines. (Ib.V.)
Le Comte (Th.)et Fontaine (C.). — Mollusques recueillis
dans les environs de Templeuve. (Ib. ib.)
Le Hon (H.). — Description de deux espèces de Coquilles fos-
siles du système laekenien. (Ib. ib.)
Leïpy (J.). — Anatomical description of the animal of Littorina
angulifera Lam. (Boston Journ. Nat. Hist. V.)
Lewis (J.). — Instructions pour recueillir et collectionner les
Mollusques terrestres et fluviatiles, traduit, accom-
pagné de notes et suivi d’une liste des Mollusques
terrestres et fluviatiles de Belgique indiquant leur
habitat, par J.-L. Weyers.— Bruxelles, 1869,
1 br. in-8°.
— Même ouvrage. (Ann. Soc. Malac. Belg. IV.)
_ Instructions pour la recherche des coquilles ter-
restres et d'eau douce. Traduction et notes de
J.-L. Weyers. (Ib. III.)
Linper. — Sur les fossiles du Calcaire à Astéries de Bassens.
(Act. Soc. Linn. Bordeaux, XX VI.)
= Sur une nouvelle espèce du genre Periaster, du Cal-
caire à Astéries de Cambes. (Ib. ib.)
Lüw (Fr.).—Die Flussperlenfischerei in der Moldau, in Bühmen.
(Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1859.)
— Ueber Paludina (Hydrobia) balthica Nills (1b. 1866.)
— Ueber verschiedene Mermis. (Ib. ib.)
Lucas (H.).— Observation d’entozoaires du genre Mermis chez
des Forficula auricularia. (Ann. Soc. Ent. France,
1866.)
MaLer (Eb.). — Ueber Gordius aquaticus. (Verh. Zool. Bot.
Ges. Wien. 1856.)
DE MaALzinE (F.). — Diagnoses de deux espèces nouvelles de
coquilles du crag d'Anvers. (Ann. Soc. Malac.
Belg. [.)
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXI. v
Qt
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4l
48
4l
DORE ME
_ Description de trois coquilles fossiles nouvelles. (Ib.
IL.)
— Coquilles recueillies à Blankenberghe. (Ib. III.)
DE MaLzine (F.) et Craven (A.). — Coquilles recueillies à
Ostende les 9 et 10 novembre 1869. (Ib. IV.)
MazzeTTi (G.). — Cenno intorno ai Fossili di Montese. (Ann.
Soc. Natur. Modena, VI.)
MiGueLs (J.-W.). — Catalogue of the marine, fluviatile and
terrestrial Shells of the State of Maine and adja-
cent Ocean. (Boston Journ. Nat. Hist. IV.)
— Descriptions of six species of Shells regarded as new.
(Ib. ib.)
Mienezs (J.-W.)et Apams (C.-B.). — Descriptions of twenty-
four species of the Shells of New England. (Ib. ib.)
Mine (F.). — Brief über die Drahtwürmer (Mermis, Gordius).
(Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1868.)
Mircer (H.). — Considérations sur l'établissement des Aqua-
rium. (Ann. Soc. Malac. Belg. IL.)
-- Notice surles Acinetina et en particulier sur l’Acine-
tina mystacina Ehr. (Ib. IV.)
MiNpEN. — Ueber Perlenfischerei im sächsischen Voigdtlande.
(Schr. Phys.-Œk. Ges. Kônigsb. VIII.)
_ Ueber die Flussperlenmuschel in Livland. (Ib. ib.)
Moz:1N (R.). — Spiroptera chrisoptera, un nuovo verme intesti-
nale del Tapiro americano. (Verh. Zool. Bot. Ges.
Wien, 1858.)
Môrou (0.-A.-L.). — Catalogue des Mollusques du Spitzberg,
recueillis par le D'H. Kroyer pendant le voyage
de la corvette la Recherche en juin 1838. (Ann.
Soc. Malac. Belg. IV.)
Morse (E.-S.). — A Classification of Mollusca, based on the
« Principle of Cephalization ». (Proc. Essex Instit.
IV.)
Mourlon (M.). — Relation de l'excursion faite par la Société
à Heyst, le 2 octobre 1870. (Ann. Soc. Malac.
Belg. V.)
MüLzer (AuG.).— Ueber Süsswasser- Schwämme (Spongillen).
(Schr. Phys.-Œk. Ges. Kônigsb. VII.)
Nysr (H.).— Notice sur deux coquilles Colombiennes, du genre
Bulimus. (Mém. Soc. R. Sciences Liége, I.)
— Même ouvrage. — Liége, 1843, I br. in-8°.
— Notice sur quelques Bulimes nouveaux ou peu connus.
— Bruxelles, 1 br. in-8°.
492
[SA
41
42
41
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33
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2
_ À LE
_— 39 —
Notice sur deux coquilles nouvelles du genre Cras-
satelle, suivie d’un tableau des espèces vivantes et
fossiles décrites par les auteurs, avec l'indication
des dépôts dans lesquels ces dernières ont été
recueillies. — Bruxelles, 1 br. in-8°.
Description succincte d'un nouveau Mollusque
marin des rives de l'Escaut. — Bruxelles, 1 br.
in-8°.
Notice sur une Coquille du genre Cyrene, extraite
du puits artésien d'Ostende.— Anvers, 1 br. in-8°.
Rapport sur la découverte d'ossements fossiles, faite
à Saint-Nicolas en 1859. — Bruxelles, 1 br. in-8°.
Notice sur quelques recherches paléontologiques
faites aux environs d'Anvers. — Bruxelles, 1 br.
in-8°.
Notice sur un nouveau gite de fossiles se rapportant
aux espèces faluniennes du midi de l'Europe, dé-
couvert à Edeghem, près d'Anvers. — Bruxelles,
1 br. in-&e.
Descriptions succinctes de dix espèces nouvelles de
coquilles fossiles du crag noir des environs d'An-
vers, suivies d’une note sur un gisement à Échi-
nodermes, Bryozoaires et Foraminifères. —
Bruxelles, 1 br. in-8°.
Rapport sur la description de deux coupes faites à
travers les couches des systèmes scaldisien et
diestien, ainsi que les couches supérieures près de
la ville d'Anvers, par M. Dejardin, capitaine du
génie à Anvers. — Bruxelles, 1 br. in-8e.
Rapport sur un travail de M. leprofesseur A.-E. Reuss,
de Prague, intitulé : Die Foraminiferen des Crag
von Anwerpen. — Bruxelles, 1 br. in-8°.
Notice sur une nouvelle espèce de Pecten, et obser-
vations sur le Pecten Duwelsii.— Bruxelles, 1 br.
in-8°.
Discours sur les animaux inférieurs fossiles de la
province d'Anvers. (Bull. Ac. Belg. Sér. Il,
XXVIII.)
Nysr (H.), DE Konicx (L.) et »'Omarius D'HaLLoy (J.). —
Rapports sur le travail de MM. Briart et Cornet
concernant les fossiles du calcaire grossierde Mons.
(Ib. S. II, xxvii.)
PAQUERÉE (A.). — Une visite aux parcs à moules d Esnandes.
(Act. Soc. Linn. Bordeaux, XXI.)
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425
546
PNR ee
PrEIFFER et ZELEBOR (J.). — Bericht über einige von der No-
vara-Expedition mitgebrachte Landschnecken.
(Verh. Zool. Bot. Ges. Wien. 1867.)
Parrrppr (R.-A.). — Auszug eines Briefes aus Chili, an H. D'
M. Hôürnes. (Ib. 1857.)
Pick (F.-J.). — Einige Mittheilungen über die lebenden Rhizo-
poden Wien's. (Ib. ib.)
PIRÉ (L.). — Recherches malacologiques. Notice sur le Pla-
norbis complanatus (forme scalaire). — Bruxelles,
1871, 1 br. in-8°.
POoELMAN et VAN BENEDEN (P.-J.). — Rapport collectif sur la
notice de M. Ed. Van Beneden concernant le genre
Macrostomum. (Bull. Acad. Belg. Sér. II, xxx.)
PRIME (T.). — À Monograph of the Species of Pisidium found in
the United-States of North America, with Figures.
(Boston Journ. Nat. Hist. VI.)
Purves (J.-C.). — Observations sur la faune malacologique
de Roumont, Ardennes belges. (Ann. Soc. Malac.
Belg. V.)
Réczuz (C.). — Lettre à M. Ch. Des Moulins, sur sa Révision
de quelques espèces de Pleurotomes. (Act. Soc.
Linn. Bordeaux, XXI.)
— Note sur le genre Sphenia Turton. (Ib. XXII.)
— Note sur une jeune Natice, (Ib. ib.)
RorriAEN {F.).— Instruments pour l'extraction des Mollusques
de leur coquille. (Ann. Soc. Malac. Belg. IT.)
— Moltusques terrestres et fluviatiles recueillis en
Suisse. (1b. II.)
— Essais pour obtenir des Helix scalariformes.
(Ib. ib.)
RorFiAENn (F.) et Timmermans. — Rapport sur le travail de
M. J. Sauveur concernant le classement des va-
riétés des Helix nemoralis et hortensis. (Ib. IL.)
Rosart (A.). — Rapport sur les Mollusques alimentaires.
(Ib. ib.)
SamuEL. —Ueber Trichinen. (Schr. Phys.-Œkon. Ges. Künigs-
bere, VI.)
— Ueber das Vorkommen der Trichinen in Schweinen.
(TD: YVIT°)
— Ueber die neuesten Arbeiten zur Beleuchtung der
Trichinenfrage. (Ib. VIII.)
4 UE 7 LES
Sauveur (J.). — Du classement des variétés de l'Helix nemo-
ralis L. et de l'Helix hortensis Mull., d'après l'ob-
servation des bandes de la coquille. — Bruxelles,
1 br. in-8°.
— Même ouvrage. (Ann. Soc. Malac. Belg. Il.)
PCHRÉERRDRNRER — Ueber Trichinen und die durch sie verur-
sachten Krankheiïten. (Schr. Phys.-Œkon. Ges.
Künigsb. III.)
— Zur Trichinen Frage. (Ib. VII.)
SCHLEICHER (W.). — Die Land- und Süsswasser-Conchylien
des Qetschergebietes. (Verh.Zool. Bot. Ges. Wien,
1865.)
ScHMipT (F.). — Helix Hauffeni, n. sp. (Ib. 1855.)
VON SCHRÜCKINGER-NEUDENBERG (CHEVALIER J.).— Oesterreichs
gehäusetragende Bauchfüsser und Muschelthiere.
Eine systematische Aufzählung. (Ib. 1865.)
SCHWANN (Tx.) et SpRING (A.). — Rapports sur un travail de
M. Ed. Van Beneden relatif au genre Dactycotyle.
(Bull. Ac. Bele..S. Il, xxv.)
Seghers (A.). — Sur des fossiles bruxelliens. (Ann. Soc.
Malac. Belg. I.)
— Rapport sur les aquarium. (Ib. II.)
SEenoxEr (A.).— De la Spongiculture et de la pêche aux Éponges
dans la mer Adriatique; traduction de Th. Le-
comte. — Bruxelles, 1868, 1 br. in-8°.
— Notes malacologiques, traduites de l'italien par
A. Thielens. — Bruxelles, 1 br. in-8°.
— Notes conchyliologiques, traduites de l’italien par
A. Thielens. — Bruxelles, 1868, 1 br. in-8°.
—- Notes conchyliologiques, traduites de l'italien par
F. RorriAEN. (Ann. Soc. Malac. Belg. [.)
— Notice sur les Mollusques comestibles et les coquilles
utiles de la mer Adriatique, principalement en ce
qui concerne les espèces des côtes de l'Istrie, de
Trieste, de la Dalmatie et des lagunes de Venise;
traduite de l'italien par A. Thielens. (1b. I.)
— Notes conchyliologiques, traduites de l'italien par
À. Thielens. (Ib. III.)
— De la spongiculture et de la pêche aux éponges dans
la mer Adriatique, traduction de Th. Lecomte.
([b. ib.)
_ Notes malacologiques, traduites par A. Thielens.
(Ib. IV.)
344
L
4
AR." RE
ur Eh
STAES (C.). — Excursion de la Société à Forest. (Ib. III.)
— Mode de fixer les coquilles en collection. (Ib. IV.)
— Rapport sur l'excursion faite par la Société à Nieuport
le 28 mars 1869 et jours suivants. (Ib. ib.)
STOLICZKA (F.). — Ueber heteromorphe Zellenbildungen bei
Bryozoen. Cœlophyma Reuss. (Verh. Zool. Bot.
Ges. Wien, 1862.)
— Beitrag zur Kenntniss der Molluskenfauna der Ce-
rithien- und Inzersdorfer Schichten des unga-
rischen Tertiärbeckens. (Ib. ib.)
STORER (D.-H.). — Description of a new Species of Marginella.
(Boston Journ. Nat. Hist. I.)
— Description of a new species of Nucula from Massa-
chusett's Bay. (Ib. IL.)
STROBEL. — De los conocimientos importantes que el estudio de
la distribucion geografica actual de los moluscos
terrestres puede Ilevar a la geologia y a la paleon-
tologia. (An. Mus. Pub. B. Ayres, I.)
VON STROBEL (J.) et von SrTROBEL (P.).— Beitrag zur Mollusken-
Fauna von Tirol. Uebersicht der in Tirol g'esam-
melten Laad-Schnecken, nebst Angabe ihrer
Fundorte und ihrer Nord-und Süd-Grenze gegen
das Donau- und das Po-Thal: (Verh. Zool. Bot.
Ges. Wien, 1855.)
Süss (Ep.). — Zur Kenntniss der Stringocephalus Burtini De-
france. (Ib. 1853.)
— Ueber Brachiopoden von Davidson. (Ib. 1855.)
— Notiz über Serpulla parallela. (Ib. 1862.)
Torx (A.). — Berichtigungen zu seinen Rotatorien Pest-Ofens.
(Jb. 1861.)
TournouEr (R.). — Note sur quelques fossiles recueillis dans la
craie de Roquefort (Landes). (Act. Soc. Linn.
Bordeaux, XXIV.)
TRINCHESE (S.). — Un nuovo Genere della Famigjlia degli Eoli-
didei. (Ann. Mus. Civ. St. Nat. Genova, I.)
— Un nuovo Genere della Famiglia degli Eolididei.
(Ib. IL.)
d’Udekem (J.) — Notice sur les organes génitaux des
Œolosoma et des Chætogaster. — Bruxelles, 1 br.
in-8°.
— Description des Infusoires de la Belgique. —
Bruxelles, 1862, 1 vol. in-4°.
41
976
393
TRUE
— Notice sur deux nouvelles espèces de Scolex. —
Bruxelles, in-8°.
—_ Note sur le système circulatoire de la Lacinulaire
sociale. — Bruxelles, in-8°.
— Note sur une nouvelle espèce de Flosculaire. —
Bruxelles, in-8°.
— Nouvelle classification des Annélides sétigères abran-
ches. — Bruxelles, in-8°.
= Métamorphoses des Vorticelliens. — Bruxelles, in-8°.
— Recherches sur le développement des Infusoires. —
Bruxelles, 1856, in-4,
— Nouvelle classification des Annélides sétigères
abranches. — Bruxelles, 1858, in-4°.
— Histoire naturelle du Tubifex des ruisseaux. —
Bruxelles, 1853, in-40.
— Développement du Lombric terrestre. — Bruxelles,
1853, in-4°.
Van Beneden (Ed.). — Sur un Scolex de Cestoïde trouvé
chez un Dauphin. — Paris, 1868, 1 br. in-4°.
— Le Genre Dactycotyle, son organisation, et quel-
ques remarques sur la formation de l'œuf des
Trématodes. — Bruxelles, 1868, 1 br. in-8°.
— Étude zoologique et anatomique du genre Macro-
stomum comprenant la description de deux espèces
nouvelles. — Bruxelles, 1870, 1 br. in-8°.
— Recherches sur l'évolution des Grégarines. —
Bruxelles, 1871, 1 br. in-8°.
— Sur une nouvelle espèce de Grégarine désignée sous
le nom de Gregarina gigantea.— Bruxelles, 1869,
1 br. in-8c.
— Le genre Dactycotyle, son organisation, et quel-
ques remarques sur la formation de l'œuf des Tré-
matodes. (Bull. Acad. Belg. S. IT, xxv.)
— Sur une nouvelle espèce de Grégarine désignée sous
le nom de Gregarina gigantea. (Ib. S. I, xxvurr.)
— Étude zoologique et anatomique du genre Macro-
stomum et description de deux espèces nouvelles.
(Ib. S. II, xxx.)
— Recherches sur l'évolution des Grégarines. ([b.$. IT,
xxx.)
— Note sur la conservation des animaux inférieurs. (Ib.
Su ELUREXTE)
Van BEN&DEN (P.-J.). — Le Cordylophora lacustris dans les
environs d'Ostende. (Ib. S. Il, xxt11.)
394
023
920
921
— Sur la cigogne blanche et ses parasites. (Ib. $. IT,
XXV.)
Vanden Broeck (Ern.). — Observations malacologiques.
— Bruxelles, 1869, 1 br. in-8e.
— Même ouvrage. (Ann. Soc. Malac. Belg. IV.)
— Mollusques découverts en quelques localités de la
Belgique pendant l’année 1869. (Ib. ib.)
— Excursions, découvertes et observations malacolog:i-
quesfaitesen Belgique pendantl'année 1870 (Ib. V.)
— Même ouvrage. — Bruxelles, 1871, 1 br. in-8°.
— Considérations sur les déviations scalariformes des
Planorbis complanatus de la mare de Magnée
(près Liége). — Bruxelles, 1872, 1 br. in-8e.
VerRiLL (A.-E.).— Revision of the Polypi of the Eastern Coast
of the United-States.(Mem. Boston Soc. Nat. Hist. I)
— Classification of Polyps. (Extract condensed from a
Synopsis of the Polypi of the North Pacific Explo-
ring Expedition under Captains Ringgold and
Rodgers U.S. N.) (Proc. Essex. Inst. IV.)
— Synopsis of the Polyps and Corals of the North Pa-
cific Exploring Expedition, under Commodore
C. Ringgold and Captain J. Rodgers, U. $. N.,
from 1853 to 1856. Collected by D.-W. Stimpson,
naturalist to the Expedition. With Descriptions of
some additional Species from the West Coast of
North America. Part. II. Alcyonaria (Ib. ib.)
— Idem. Part. III, Madreporaria. (Ib. V.)
_ Idem. Part. IV. Actinaria. (ib. V et VI.)
WALDERDORFF (COMTE R.). — Systematisches Verzeichniss der
im Kreise Cattaro {(Süd-Dalmatien) mit Ausnahme
der Biela-Gora und in einigen angrenzenden
Theilen von Montenegro und türkisch Albanien
vorkommenden Land- und Süsswasser Mollus-
ken. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1864.)
WuitE (CH.-A.). — Observations on the Summit Structure of
Pentremites, the Structure and Arrangement of
certain Parts of Crinoids, and Descriptions of New
Species from the Carboniferous Rocks at Bur-
lington, Iowa. (Boston Journ. Nat. Hist. VIL.)
WiNCHELL (A.) et Maroy (0.). — Enumeration of Fossils col-
lected in the Niagara Limestone at Chicago, Illi-
nois , with Descriptions of several New Species.
(Mem. Boston Soc. Nat. Hist. I.)
910
33
4l
Qt
RAA
Wyman (J.).— On the anatomy of Tebennophorus carolinensis.
(Boston Journ. Nat. Hist. IV.)
— On the anatomical structure of Glandina truncata
of Say. (Ib. ib.)
— Notice of two species of Linguatula. (Ib. V.)
ZaApDACH.— Ueberausländische Kieselschwämme. (Schr. Phys.-
Œkon.Ges. Künigsb XI.)
ANONYME. — First Discovery of Trichina in Pork. (Murray
Journ. Trav. a. N. Hist. I.)
— Statuts de la Société Malacologique de Belgique.
(Ann. Soc. Malac. Belg. I.)
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXI.
VI
[SA
34
42
DIVISION XII.
Histoire naturelle générale; Zoologie générale;
Botanique; Géologie; Minéralogie.
FASCICULE IV.
de l'invent.
général.
ARNOLD(F.).—- Lichenologische Ausflüge in Tirol. VII. Umhau-
sen. VIII. Bozen. IX. Bei Roveredo und Riva.
(Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1872.) 41
Bellynck (A.). — Sur un fragment d'aérolithe recueilli à
Namur, pendant l'orage du 5 au 6 juillet 1868.
(Bull. Acad. Belg. Sér. II, xxvr.) 3
— Sur un aérolithe tombé à Namur dans la nuit du 5
au 6 juillet 1868; note complémentaire. (Ib. ib.) Ê
— Les anomalies chez l’homme et chez les animaux.
(AbISUEL xxx) )
— Les anomalies dans le règne végétal. (Ib. S. IT,
KES) »
BERENDT (G.). — Ueber die Sektion Jura der geologischen
Karte von Preussen. (Schr. Phys.-Œk. Ges.
Kôünigsberg, XII.) 1]
SU ES
— Ueber die interessanten Aufschlüsse einer Tiefboh-
rung, welche im vorigen Jahre an der West-
küste Holsteins bei den Städtchen Heide stattge-
funden hat und nur durch den Ausbruch des
Krieges in einer Tiefe von 989 Fuss unterbrochen
wurde. (Ib. ib.)
— Ueber ein neues Erdharz. (Ib. ib.)
—— et HENSCHE (A.). — Bericht über die geogno-
stischen Untersuchungen der Provinz Preussen.
(Ib. ib.)
BERGGREN (SvEN). — lakttagelser üfver Mossornas künlüsa fort-
plantning genom groddknoppar och med dem
analoga bildningar. (Act. Univ. Lund. 1864.)
— Bidrag till Skandinaviens Bryologi. (Ib. 1865.)
BerrHaup. — Études géologiques et agricoles du Maconnais.
(Ann. Sc. Phys. et Nat. Lyon, Sér. III, x.)
BerroL10 (A.). — Di un grasso fossile di Rio Janeiro. (Att. Soc.
Ital. Sc. nat. II.)
Brancont (G.-G.). — Sugli studj paleontologici e geologici in
Bologna, cenni storici. (Ib. IV.)
von Bippen (W.). — Rückblick auf die ethnographische Aus-
stellung vom 6-14 October 1872. (Abh. nat. Ver.
Bremen, III.)
BirNBAuM. — Das Salzlager zu Stassfurt. (Verh. naturw. Ver.
Carlsruhe, V.)
BLANKENHORN. — Die Krankheïiten des Rebstocks. (Ib. ib.)
BoccarDo (G.).— Sur une pluie de substance jaunâtre à Gênes,
dans la matinée du 14 février 1870. (Bull. Acad.
Belg. Sér. IT, xx1x.)
Bot (C.). — Calce idraulica. (Ann. Soc. Natur. Modena, VI.)
— Deposito di Selci lavorate a Formigine presso Mo-
dena. (Ib. ib.)
Bonizzr (P.). — Nuova scoperta fatta dal Sign. Don Antonio
Ferretti, di una caverna contenente avanzi dell
età preistorica. (Ib. ib.)
— Relazione e Concluzioni sugli Scavi fatti nella Ter-
ramare del Montale, nel settembre 1871. (Ib. ib.)
BORGGREVE (B.). — Ueber die Haïde. Beobachtungen und Fol-
gerungen. (Abh. naturw. Ver. Bremen, III.)
_ Ueber die Einwirkung des Sturmes auf die Baum-
vegetation. (Ib. ib.)
30
12
ed f EU
DE Bosis (FR.). — I Minerali utili delle Marche, proposta di
studii. (Att. Soc. Ital. Sc. nat. III.)
_ La Grotta degli Schiavi. (Ib. 1b.)
Boyp (Tx.). — Mr Dar win’s Theory.(Entom. Weekl. Intell. IX.)
BrrarT (A.).— Note concernant les observations de MM. Horion
et Gosselet au sujet des travaux géologiques de
MM. Cornet et Briart sur la meule de Bracquegnies.
(Bull. Ac. Belg. S. II, xxix.)
Brrarr (A.) et Corner (F.). — Notice sur la position stratigra-
phique des lits coquilliers dans le terrain houiller
du Hainaut. (Ib.S. IT, xxx.)
BucHENAU (Fr.). — Bemerkungen über die Flora von Fürstenau.
(Abh. nat. Ver. Bremen, [IT.)
— Zwei neue Juncus-Arten aus dem Himalaya und eine
merkwürdige Bildungs-Abweichung im Blüthen-
stande der einen Art. (Ib. ib.)
= Empetrum nigrum L. und eine sibirische Ribes-Art
auf Steingräbern. (Ib. 1b.)
= Zum Gattungs-Character von Damasonium Mill.
(Ib. ib.)
== Ueber einige von Liebmann in Mexico gesammelte
Pflanzen. (Ib. ib.)
= Standorte einiger selteneren oder bemerkenswerthen
Pflanzen der Gewend zwischen Bremerhaven und
Bederkesa. (Ib. ib.)
— Vergiftung durch Semina ricini majoris. (Ib. ib.)
—_ Merkwürdige Monstrosität der Blüthe von Hieracium
brachiatum Bert. (Ib. ib.)
Æ. Eine aus Citrone und Apfelsine gemischte Frucht.
(Ib. ib..)
— Ein neuer Bild Alexander von Humboldt's. (Ib. 1b.)
Bucanozz.— Erlebnisse der Mannschaft des Schiffes Hansa bei
derzweiten deutschen Nordpolfahrt, nebst Bemer-
kungen über das Leben der Thiere im hohen Nor-
den. (Schr. Phys.-Œk. Ges. Künigsb. XII.)
Candèze (E.). — Notice sur J. Théodore Lacordaire. (Ann.
Acad. Belg. 1872.)
CANTANI (ARN.). — Sullo sviluppo della cosi detta membrana
secondaria della cellula vegetale e sulle sue varie
modificazioni. (Att. Soc. It. Sc. nat. III.)
CanToni (G.). — Risposta ad alcune objezioni state fatte ai suoi
Nuovi principj di Fisiologia vegetale. (Ib. IV.)
993
30
11
993
CanrTu (IGN.). — Cenni necrologici sul professore Gaetano Bar-
zano. (Ib. II.)
CAPPELLINI (G.). — Relazione sui metodi e norme stabilite
dalla Giunta consultiva per la formazione della
Carta geologica del Regno d'Italia. (Ib. III.)
CARUEL (T.). — Sul flore femmineo degli Arum. (Ib. V.)
Caspary (R.). — Ueber seine Untersuchungen in Betriff der
Befruchtungsweise der einheimischen Arten von
Corydalis. (Schr. Phys.-Œk. Ges. Künigsb. XIL.)
— Mittheilungen über vom Blitz getroffene Bäume und
Telegraphenstangen. (Ib. ib.)
— Orobanche pallidiflora W. et Gr. (Ib. ib.)
— Die Seealgen von Neukuhren an der samländischen
Küste in Preussen nach Hensche’s Sarmmlung.
(Ib. ib.)
CavaLLERI (G.-M.).— Sulla densita delle varie parti costituenti
il globo terrestre, e sulla varia potenza e disposi-
zione della crosta terrestre. (Att. Soc. Ital. Sc.
nat. II.)
CHACORNAG. — Note sur les températures des sources jaillissant
en talus escarpés dans le Jura. (Ann. Sc. phys.
nat. Agr. Ind. Lyon, Sér. III, 1x.)
CroFALo (Sav.). — Notizie sopra alcuni avanzi preistorici rinve-
puti nei dintorni di Termini-Imerese in Sicilia.
(Ann. Soc. Nat. Modena, VI.)
Coemans (E.) et Morren (Æ.). — Rapports sur un travail
de M. Alf. Wesmael relatif aux caractères du genre
Populus. (Bull. Acad. Belg. $S. IT, xx1v.)
Coemans (E.)et SpriNG (A.). — Rapports sur un travail de
M. J. Chalon relatif aux tiges ligneuses. (Ib. ib.)
— — KRapportssurlanotede M.Kickx concernant l'organe
reproducteur du Psilotum triquetrum Sw. (Ib.
SAIT xxx)
CopiNEau (Cx.). — Clef dichotomique des Mousses, d’après
Mérat. (Mém. Soc. Linn. Nord France, 1869-71.)
CoRNALIA (Em.). — Sulla vita e sulle opere di Abramo Massa-
longo, cenni. (Att. Soc. Ital. Sc. nat. IL.)
CoRNET (F.-L.) et BrrarT (A.). — Sur l’âge des silex ouvrés de
Spiennes. (Bull. Ac. Belg. $. II, xxv.)
— — Notice sur les dépôts qui recouvrent le calcaire car-
bonifère à Soignies. (Ib.S. II, xxvrr.)
593
676
492
D AT
Corry (Ern.). — Description du Musée d'Histoire naturelle et
du Jardin botanique et zoologique de Tours.
(Mém. Soc. Linn. Nord France, 1869-71.)
CRAvERI (F.). — Terremoto a Bra. (Atti. Soc. It. Sc. nat. IV.)
— Terremoto sussultorio a Bra. (Ib. ib.)
Crépin (Fr.).— Primitiæ Monographiæ Rosarum. Matériaux
pour servir à l'histoire des Roses. Fascicules I et IT.
— Gand, 1869-72, 2 br. in-8°.
— Florule des environs de Han-sur-Lesse.— Bruxelles,
1873, 1 br. in-8.
Crépin (Fr.), Graver (F.) et DELOGNE (C.). — Catalogue de
la Flore de Belgique, comprenant les Phanéro-
games, les Cryptogames vasculaires, les Mousses
et les Hépatiques.— Bruxelles, 1872, 1 br. in-8°.
Darwin (Ch.). — De l'Origine des espèces par sélection natu-
relle, ou des lois de transformation des êtres orga-
nisés. Traduction de Me CLÉMENCE Royer.
3° édition. — Paris, 1870, 1 vol. in-8°.
DeBar (L.). — Flore analytique des genres et espèces apparte-
nant à l'ordre des Mousses, pour servir à leur
détermination dans les départements du Rhône,
de la Loire, de Saône-et-Loire, de l'Ain, de l'Isère,
de l'Ardèche, de la Drôme et de la Savoie. (Ann.
Soc. Linn. Lyon, N. Sér. X.)
— Essai sur la constitution de la cellule végétale, d'après
les travaux les plus récents. (Ib. N. S. XIV.)
_ Essai sur la constitution de la matière et l'essence
des forces dans l’ordre physique. (Ib. N. S$.
XVIII.)
DE KowiNcx (Laur.). — Notice sur F.-J. Cantraine. (Ann.
Acad. Belg. 1869.)
De Konixok (Laur.) et p'OmazLrus D'HazLoy (J.-J.).— Rapports
sur la notice de M. G. Lambert relative à la dé-
couverte d'un gisement de phosphate de chaux
au-dessous de Louvain. (Bull. Acad. Belg. $. II,
XXEX:)
DE KoniNCK (Lucien). — Notice sur une variété de Pyrophyl-
lite. (Ib. S. II, xxvr.)
— Recherches sur les minéraux belges. (2° notice.) (Ib.
SDL xExRN)
DE Kowinox (Luc.) et Davreux (P.). — Recherches sur les mi-
néraux belges. III° note. (Ib. S. If, xxx1tr.)
752
691
721
047
MAN es
DeLocre. — Note sur l'expédition au Pôle Nord, projetée par
M. Gustave Lambert, hydrographe français.
(Ann. Sc. Phys. et Nat. Agr. Ind. Lyon, Sér.
IV)
DEWALQUE (G.). — Découverte d’un bloc de cuivre natif à Viel-
salm. (Bull. Ac. Belge. S. IT, xxvrr.)
_ Discours sur la marche des sciences minérales en
Belgique "CDS M xxx)
— Discours prononcé aux funérailles de M. A. Spring.
(T0 ST =xxITre)
— Sur la présence du blé dans un caverne à ossements
de la province de Namur. (Ib. $. II, xxxrv.)
DEWALQUE (G.) et Donnyx (F.). — Rapports sur la 3° note de
MM. Luc. L. De Koninck et Davreux concernant
les minéraux belges. (Ib. $S. II, xxxrr.)
Dours (A.).— Compte-rendu des réunions des Sociétés savantes
à la Sorbonne en 1869. Histoire naturelle. (Mém.
Soc. Linn. Nord France, 1869-71.)
— Études minéralogiques. (Ib. ib.)
Dumorrier (B.) et Morren (Ed.). — Rapports sur le mémoire
de M. Crépin, intitulé : Prodrome d’une mono-
graphie générale des Roses. (Bull. Acad. Belg.
S. IT, xxxIv.)
Dumorrier (EuG.). — Sur la couche géologique désignée sous
le nom de bone-bed. (Ann. Sc. Agr. Ind. Lyon.
SAULT TE)
— Note sur un nouveau gisement de couteaux en silex
près d’Apt (Vaucluse). (Ib. ib.)
— La Vigne en Amérique. (Ib. S. IT, xr.)
— Sur les pierres dites Ripe-mark, portant des traces
des mouvements de la mer. (Ib. S. IV, 1xr.)
Dupont (Ed.). — Les Temps préhistoriques en Belgique :
L'Homme pendant les âges de la pierre dans les
environs de Dinant-sur-Meuse. 2° édition. —
Bruxelles, 1872, 1 vol. in-8.
— Étude sur une caverne de la commune de Bouvignes.
(Bull. Acad. Belge. $S. I, xxrr1.)
— Découverte d'objets gravés et sculptés dans le Trou
Magrite à Pont-à-Lesse. (Ib. S. IT, xxrv.)
— Sur l'emploi probable de l'oligiste trouvé dans la
couche de l’âge du renne dans la caverne de Cha-
leux. (Ib. ib.)
676
578
676
684
pus fe
_ Sur la succession des terrains quaternaires, d’après
les modifications observées dans la taille du silex.
Kb 5. IT, xxv.)
— Étude sur les cavernes du bois de Foy, à Montaigle.
(Ib. ib.)
—- Sur deux fragments d'objets appelés « bâtons de
commandement », découverts dans la caverne de
Goyet (province de Namur). (Ib. S. II, xxvir.)
— Observations sur la constitution du calcaire carboni-
fère de la Belgique. (Ib. S. II, xxxr.)
— Sur une nouvelle exploration des cavernes d'Engis.
Ub: SAR ESUITT.)
Duprez (F.).— Rapport sur la note de M.S. Meunier concernant
la pierre météorique tombée à St-Denis-Westrem,
le 7 juin 1855. (Ib. S. II, xx1x.)
Durrez (F.) et Querezer (A.). — Rapports sur les notes de
M. A. Perrey, relatives aux tremblements de terre
ressentis en 1866 et 1867. (Ib. S. IT, xxvr.)
— — Rapports surles notes de M. Perrey concernant les
tremblements de terre en 1868. (Ib. S. II, xx1x.)
EgraY (Tx.). — Sur la stratigraphie de l’arête jurassique de la
Chassagne, et sur la présence de quelques étages
non encore signalés entre Lyon et Villefranche.
(Ann. Sc. Agr. Ind. Lyon. S. III, 1x.)
— Remarques sur l’Argile à jaspes du Département de
la Loire. (Ib. S. III, x.)
Favre. — Recherches sur la marche de la sève, particulièrement
dans le Müûrier. (Ib. S. III, 1x.)
— Sur l'ovule et sa nature morphologique chez le Pri-
mula sinensis. (1b. S. IV, 1x.)
— Sur le latex. (Ib. ib.)
Fazsan (A.).— Notice sur la géologie et la minéralogie du can-
ton d'Hyères (Var.). (Ib. S. III, vur.)
_ Notice sur des découvertes préhistoriques faites aux
environs de Lyon. (Ib. $S. III, x.)
— Appel aux amis des Sciences naturelles pour le tracé
d'une Carte géologique du Terrain et des Blocs
erratiques des environs de Lyon, du nord du
Dauphiné, de la Dombes et du midi du Bugey, et
pour la conservation des Blocs erratiques dans les
mêmes régions. (Ib.S. IV, 1.)
Fazsan (Azs.) et Locarn (Arn.). — Monographie géologique
du Mont-Dor Lyonnais. (1b.S. III, x et xr..)
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXI.
VII
CR IDE
Fayx (J.).— Lettre relative à un tremblement de terre ressenti
à Theux. (Bull. Acad. Belge. S. II, xxtrr.)
FEISTMANTEL (OTTAKAR). —. Ueber Fruchtstadien fossiler
Pflanzen aus der bühmischen Steinkohlenforma-
tion. I Hälfte : Equisetaceæ und Filices. — Prague,
1872, 1 br. in-4.
Steinkohlenflora von Kralup in Bühmen.— Prague,
1871, 1 br. in-4?,
FocKE (W.-0.).— Einige Bemerkungen über Wald und Haide.
(Abh. nat. Ver. Bremen, IIL.)
Ueber das Vorkommen von Lithium im Pflanzen-
reiche. (Ib. ib.)
Viola hirta X odorata. (Ib. ib.)
Moderne Kjükkenmoeddings. (Ib. ib.)
Ueber ebene Schliffläichen an Gerüllen ungeschich-
teter Gesteine. (Ib. ib.)
Schweflige Säure als pilztodtendes Mittel. (Ib. ib.)
Beiträge zur Kenntniss der Flora der ostfriesischen
Inseln. (Ib. ib.)
Ueber die Vermehrung der Weïden. (Ib. ib.)
Fourner (J.). — De l’état de la végétation près de Lyon, le
18 janvier 1863. (Ann. Sc. Phys. Agr. Ind. Lyon,
S. III, vrr.) é
Sur un bloc erratique à St-Genis-Laval. (Ib. ib.)
Sur les dépôts houillers de la France centrale. (Ib.
ib.)
Observations sur la répartition des filons métallifères
dans l'écorce du globe. (Ib. S. III, vrrr.)
Aperçu sur les axes filoniens N.-0. qui traversent la
France et les pays adjacents. (Ib. ib.)
Analyse des travaux de M. Damour sur le zircon et
le jade.(Ib. ib.)
Sur un nouveau gisement de pegmatite dans le Lan-
œuedoc. (Ib. ib.)
Sur la grotte de la Balme. (Ib. ib.)
Sur les marbres statuaires et cristallins anciens.
(Ib. ib.)
Note sur les roches sédimentaires silicifiées. (Ib. S.
LIT 1x)
Sur le rôle des Corallinées dans les eaux de la mer.
SEE)
Quelques détails sur les minerais de fer et de man-
ganèse. (Ib. S. II, x.)
EP AT ED PONS COM CRIE AT RE SPORT ER PRE UT Ce bia 1 NY PERTE"
Rx bar , { + « PRES a ÿ UE
:
PA 4 dat
Aperçus au sujet de la nécessité et de la composition
d'un Traité de Minéralogie élémentaire. (Ib. ib.)
— Sur la distinction entre le lehm jaune et le lehm
rouge. (Ib. S. IV, 1.)
Fourreau (JuLes).— Catalogue des plantes qui croissent spon-
tanément le long du cours du Rhône. (Ann. Soc.
Linn. Lyon, N. S. XVI et XVII.)
FRESENIUS (R.). — Analyse der Victoria-Quelle in Bad-Ems.
(Jahrb. Nass. Ver. f. Nat. XXV-XX VI.)
_ Analyse der Rümer-Quelle in Bad-Ems. (Ib. ib.)
FREYN (J.). — Beitrag zur Flora Ober-Ungarns. (Verh. Zool.
Bot. Ges. Wien, 1872.)
FuoxeL (L.). — Symbolæ mycologicæ. Beiträge zur Kenntniss
der rheinischen Pilze. Nachtrag I. (Jahrb. Nass.
Ver. f. Nat. XXV-XX VI.)
— Ein mycologischer Beobachtungsgarten. (Ib. ib.)
GasrALpI (BarrT.).— Cenni su alcune armi di pietra e di bronzo,
trovate nell’ Imolese, nelle marniere del Modenese
e del Parmigiano e nelle torbiere della Lombardia
e del Piemonte. (Att. Soc. Ital. Sc. nat. IIT.)
— Sugli elementi checompong'ono i conglomerati mioce-
nici del Piemonte. (Ib. IV.)
Gervais (Jus). Notice sur l'abbé Madenis. (Ann. Soc. Linn.
Lyon, N.S. XI.)
GERWIG (R.). — Das Erratische in der badischen Bodenseege-
send. (Verh. nat. Ver. Carlsruhe, V.)
GrrARD (JuLes). — De la Motilité des Conferves. (Mém. Soc.
Linn. Nord France, 1869-71.)
GLUGE (Tu.). — Une remarque sur l'admission d’une force vitale
en physiologie. (Bull. Acad. Belg. S. IT, xxx.)
GLuce (TH.), ScHwANN (Ta.) et PorLmanN (Cx.). — Rapports
sur le mémoire en réponse à la 4° question : com-
position anatomique de l'œuf. (Ib. $. IL, xxvr.)
Gogin. — Note sur la taille des platanes des promenades publi-
ques de Lyon. (Ann. Se. Agr. Ind. Lyon, Sér.
EF 7)
GonxaRD (F.).— Minéralogie du Département du Puy-de-Dôme.
(Das IV 1x)
— Note sur une nouvelle Zéolithe du Puy de Marman
(Puy-de-Dôme), (Ib. ib.)
547
41
46
SRE Le
— Note sur un échantillon de Panabase, trouvé au
centre d'un tubercule globulaire d’Azurite de
Chessy. (Ib. ib.)
— Une excursion dans la Haute-Loire. Notice sur une
concession de minerai de plomb. (Ib. S. IV, xxr.)
GonruiEr (Ebm.). — Note sur deux lambeaux du terrain cré-
tacé dans la province de Namur. (Bull. Ac. Belg.
ST, xnT.)
GosseLer (J.). — Sur le terrain nommé Système Ahrien par
André Dumont. (Ib. S. II, xxvr.)
Gossezer (J.)et Mazaise (C.). — Observations sur le terrain
silurien de l’'Ardenne. (Ib. ib.)
GRAFF.— Aperçu sur les mines d'argent, de plomb et de cuivre
de Holzappel, dans le duché de Nassau. (Ann.
Sc. Phys. et Nat. Agr. Ind. Lyon, Sér. III, 1x.)
GRÜNHAGEN. — Ueber den Bau und die Funktion der Netzhaut.
(Schr. Phys.-Œk. Ges. Künigsb. XII.)
HazLier. — Ueber Pilze und Contagien. (Verh: naturw. Ver.
Carlsruhe, V.)
HÉNoN. — Sur le Pothos pertusa, nouvelle plante comestible
de la famille des Aroïdées. (Ann. Sc. Agr. Ind.
Eyon,)S.LV Tr.)
HorrmanN (H.). — Pflanzen-Missbildungen. (Abh. nat. Ver.
Bremen, III.)
Horiox (Cu.) et Gossezer (J.). — Observations au sujet des tra-
vaux géologiques de MM. Cornet et Briart sur la
meule de Bracquegnies. (Bull. Ac. Belg. S. IT,
XXIX:)
Husson (Émize). — Recherches sur l'action des silicates alca-
lins sur l'économie animale. (Ib. Sér. I], xxrv.)
Trmiscx (TaiLo). — Einige Bemerkungen über Aconitum An-
thora. (Abh. nat. Ver. Bremen, IIL.)
JOANNON. — Sur l'Asclepias fruticosa. (Ann. Sc. Ph. Agr. Ind.
Lyon, Sér. III, vir.)
— Sur un froment d'Algérie à barbe noire. (Ib. $. III,
184)
JORDAN (ALEx1IS). — Nouveau mémoire sur la question relative
aux Æg:ilops triticoides etspeltæformis. (Ann. Soc.
Linn. Lyon, Nouv. $. IV.)
— Descriptions de quelques Tulipes nouvelles. ([b. N.
SAN)
676
047
0 M EL MAT TOR n LA Î / , J
Rp pes
—— Diagnoses d'espèces nouvelles ou méconnues pour
servir de matériaux à une Flore de France réformée.
(Ib N, 8 VIE:)
— Notice sur une nouvelle espèce pyrénéenne du étre
Silene. (Ib. N.S. XII.)
JurATZKA (J.). — Neue Standorte von Saxifraga Burseriana,
Lycopodium complanatum und Equisetum varie-
gatum in Niederüsterreich. (Verh. Zool. Bot. Ges.
Wien, 1872.)
Kicex (J.-J.). — Note sur l'organe reproducteur du Psilotum
triquetrum Sw. (Bull. Acad. Belg. $S. II, xxx.)
Kwop (Ap.). — Constitution der Feldspathe. (Verh. nat. Ver.
Carlsruhe, V.)
— Die beiden Krystallformen der Kieselsäure. (Ib. ib.)
— Ueber die Bildungsweise von Granit und Gneus.
(Ib. ib.)
Krosra.— Ueber die geographischen Resultate der ersten deuts-
chen Nordpolar-Expedition vom Jahre 1868.
(Schr. Phys.-Œk. Ges. Künigsberg, XII.)
Lacordaire (Th.). — Rapport présenté au nom du jury
chargé de décerner le prix quinquennal des
sciences naturelles (4° période). (Bull. Ac. Belg.
SIT XXI.)
LamBERT (G.). — Découverte d’un gisement de AH SARA de
chaux au-dessous de la ville de Louvain. (Ib. S. II,
XXIX.)
LErFEBvRE (ALPH.). — Des Aquariums. Construction. Peuple-
ment. Entretien. (Mém. Soc. Linn. Nord France,
1869-71.)
Locarp. — Qbservations sur la lettre adressée à M. le Président
de l’Académie des Sciences par M. J. Delbruck,
relativement à la respiration pendant la nuit.
(Ann. Sc. Agr. Ind. Lyon, S. II, vtr.)
Loir. — Sur la respiration des végétaux exposés au soleil.
(Ib. ib.)
LorrTeT. — Analyse de l'ouvrage de M. Dollfuss-Ausset : Maté-
riaux pour servir à l'histoire des glaciers. (Ib. S.
He
Marzzy (E.) et QuetELET (A.). — Rapports sur les notes de
M. Perrey concernant les tremblements de terre
ressentis en 1869. (Bull. Ac. Belg. S. II, xxx11.)
4l
12
11
978
MST pue
Marc y (E.), QuereLer (A.) et QuereLer (E.). — Rapports sur
la note de M. Perrey concernant les tremblements
de terre ressentis en 1870. (Ib. S. IT, xxxv.)
MaLaisE (C.). — Sur les rhizômes verticaux du Phragmites
communis Trinius. (Ib. $. II, xxrv.)
— Roches usées avec cannelures de la vallée de la
Grande-Geete. (Ib. $. IT, xxvit.)
— Notice sur H. E. L. G. Coemans. (Ann. Acad. Belg.
1872.)
MALHERBE (R.). — De la présence de chlorures alcalins dans
les eaux et les roches du bassin houiller de Liége.
(Ib. S. IT, xxviri.)
Mazinowsx1 (J.). — Projet de l'établissement de comptoirs
minéralogiques à Alais et dans les autres centres
des exploitations houillères et métallurgiques.
(Ann. Sc. Agr. Ind. Lyon. S. IV, 11.)
Manzr (Mic.-A.). — Cenno commemorativo sul socio Carlo
Minola. (Att. Soc. It. Sc. nat. II.)
DE Marcnesermi (C.). — Ein Ausflug auf die julischen Alpen.
(Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1872.)
VON MarsCHALL (C.). — Zur Erklärung ünd näheren Bestim-
mung der Eiszeit. (Verh. nat. Ver. Carlsruhe, V.)
Mezsens (F.-H.-L.) et Donxy (Fr.). — Rapports sur la
deuxième notice de M. Luc. De Koninck concer-
nant les minéraux belges. (Bull. Ac. Belg. S. IT,
XXXI1I.)
MEUNIER (ST.). — Sur la pierre météorique tombée à St-Denis-
Westrem, près de Gand, le 7 juin 1855. (Ib. S.
IEtxxrxe)
MizsoM. — Sur le china-grass. (Ann. Sc. Phys. Agr. Ind.Lyon,
SIVivir:)
Morren (Ed.). — Contagion de la panachure (variegatio).
(Bull. Ac. Belge. S. IT, xxvri.)
— Introduction à l'étude de la nutrition des plantes.
(Ib. S. IT, xxx1v.)
— Éloge de Jean-Théodore Lacordaire. — Liége,
1873, 1 br. in-8c.
— Idem. ( Mém. Soc. R. Sciences de Liége, Sér. IT,
111.)
DE MorrTiLLer (G.). — Sur les plus anciennes traces de l'homme
dans les lacs et les tourbières de Lombardie. (Att.
Soc. Ital. Sc. nat. IT.)
093
445
993
< 88 ss
— Carte des anciens glaciers du versant italien des
Alpes. (Ib. III.)
— Note sur le Crétacé et le Nummulitique des environs
de Pistoja. (Ib. ib.)
Mourlon (M.). — Esquisse géologique sur le Maroc. (Bull.
Ac. Belge. S. II, xxx.)
Mulsant {E.).— Notice sur Thomas Dugas. (Ann. Soc. Linn.
Lyon, N.S. IV.)
— Notice sur Marc-Antoine Timeroy. (Ib. N.S$. V.)
— Notice sur J.J. N. A. Aunier. (Ib. N. S. VI.)
— Notice sur Louis Hasse. (Ib. N.S. VII.)
= Notice sur Antoine Lacène. (Ib. ib.)
NaUMANN (C.-F.). — Om Missfoster. (Act. Univ. Lund. 1864.)
No&uës (A.-F.).— Sur le terrain à nummulites de la partie
orientale de la chaîne des Pyrénées. (Ann. Sc.
Phys. Agr. Ind. Lyon, S. III, vrrr.)
— Sur l'origine des Ophites. (Ib. ib.)
— Ophites des Pyrénées. (Ib. S. IIT, 1x.)
— Sur les Ophites des Pyrénées, en réponse à une
note de M. Leymerie sur le même sujet. (Ib.S.
rx
— La Minéralogie et la Minéralurgie à l'Exposition
universelle de Paris, en 1867. (Ib. S. IV, r.)
NorpsTeDT (0.). — Nâgra iakttagelser üfver Characeernas gro-
ning. (Act. Univ. Lund. 1865.)
NyLanDeR (C.-W.-G.). — Bidrag till kännedomen om zirkon-
jord. (Ib. 1864.)
D'OmaALiIUS D'HALLOY (J.-J.).— Sur les forces vitales. (Bull. Ac.
Belg. S: I, xx1x, xxx, xxxI et xxxii.)
— Note sur les qualités de nos calcaires anciens
employés comme pierre de construction. ([b.S$.
IE, xxx)
— Note sur la formation des limons. (Ib. ib.)
—— Discours sur les forces naturelles. (Ib. $S. II,
REX)
D'OMaLIUS D'HazLoy (J.-J.), DE KoniINcx (Laur.) et MA-
4 LAISE (C.).— Rapports sur la notice de MM. Cor-
netet Briartrelative aux silex ouvrés de Spiennes.
(10.8; xx.)
D'Omazius D'HALzLoy (J.-J.) et DEWALQUE (G.). — Rapports
sur un travail de M. E. Gonthier relatif au terrain
crétacé de Namur. (Ib. S. IT, xxx.)
LLUBpHu
— — Rapports sur une notice de MM. Gosselet et Malaise
relative au terrain silurien de l’Ardenne. (Ib. S. II,
XXV.) *
— — Rapports sur une note de M. Van Horen relative à
é la géologie des environs de Tirlemont. (Ib. ib.)
— — Rapports sur une lettre de M. Gosselet concernant
le terrain nommé système ahrien par Dumont.
(DST, xx VI.)
— — Rapports sur la notice de MM. Cornet et Briart con-
cernant les puits naturels du terrain houiller. (Ib.
ST xxx.)
— — Rapports sur la note de M. Van Horen concernant
les puits naturels de la craie sénonienne du Bra-
bant. (Ib. S. IT, xxx.)
— — Rapports sur le travail de M. Mourlon concernant la
géologie du Maroc. (Ib. ib.)
— — Rapports sur la note de MM. Briart et Cornet con-
cernant la position stratigraphique des lits coquil-
liers dans le terrain houiller du Hainaut. (Ib.$. IT,
XXXIII.)
— — Rapports sur le travail de MM. de Saporta et
Marion : État de la végétation à l'époque des
marnes heersiennes de Gelinden. (Ib. $. II,
XXXV.)
D'Omazius D'HALLOY (J.-J.), DEwALQUE (G.)et DEKoniNcr (L.).
— Rapports sur la note de M. Malherbe intitulée :
De la présence de chlorures alcalins dans les eaux
‘et les roches du bassin houiller de Liége. (Ib. S.
xx)
— — Rapports sur le mémoire en réponse à la 3° ques-
tion, relative aux terrains primaires du,Brabant.
(Ib. ib.)
— — Rapports sur les observations de MM. Horion et Gos-
selet au sujet des travaux géologiques de MM. Cor-
net et Briart sur la meule de Bracquegnies. (Ib.
SHELL xxx)
— — Rapports sur le mémoire de concours relatif aux
roches plutoniennes de la Belgique et de l’'Ardenne
française. (Ib. S. IT, xxx1v.)
D'OmaALIUS D'HALLOY (J.-J.), DEWALQUE (G.) et Nysr (H.). —
Rapports sur le mémoire de MM. Cornet et Briart
concernant la craie blanche du Hainaut. (Ib.S.
IT, xxvn)
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— 51 —
— — Rapports sur la notice de MM. Cornet et Briart con-
cernant les dépôts qui recouvrent le calcaire car-
bonifère de Soignies. (Ib. S, II, xxvir.)
D'Omazius D'HALLOY (J.-J.) et Van BENEDEN (P.-J.). — Rap-
ports sur un travail de M. Ed. Dupont relatif à
l'exploration d'une caverne des environs de Bou-
vignes. (Ib. $. IT, xxrrr.)
— — Rapports sur une communication de M. Ed. Dupont
relative aux cavernes du bois de Foy à Montaigle.
HD SATT xx)
OmBon1 (G1ov.). — Sul terreno erratico della Lombardia. (Atti
Soc. It. Sc. nat. IT.)
— Gita geologica nei dintorni del Lago d'Iseo, fatta
nei giorui 4 e 5 settembre 1860 dai Signori Mor-
tillet, Cornalia, Stoppani, Villa Antonio e Omboni.
(Ib. ib..)
— Il Congresso dei Naturalisti Svizzeri in Lugano nel
settembre 1860. Rapporto. (Ib. ib.)
— I Ghiacciaj antichi e il terreno erratico di Lom-
bardia. (1b. III.)
— Bibliografia. Gastaldi. Epoca glaciale miocenica, —
Cantoni. Nuovi principj di Fisiologia vegetale.
(Ib. ib.)
PaGzrA (ENR.). — Sulle colline di terreno erratico intorno all
estremita meridionale del Lago di Garda. (Ib. I.)
Pancert (P.). — Del coloramento dell’ albume d’uovo di Gal-
lina e dei Crittogami che crescono nelle uova.
(Ib. ib.)
PassERINI (G.) et GrorGint (G.). — Sull’ acido carbonico emesso
dalle piante. (Ib. V.)
PayoT (VENANCE). — Erpétologie, Malacologie et Paléontologie
des environs du Mont-Blanc. (Ann. Sc. Phys. et
Nat. Agr.Ind. Lyon, Sér. III, vrr.)
PrRREY (AL.).— Documents sur les tremblements de terre etles
phénomènes volcaniques dans l'archipel des Kou-
riles et au Kamtschatka. (Ib. ib.)
— Sur les tremblements de terre et les éruptions
volcaniques dans l'archipel Hawaien, en 1868.
(Ib: S.IV, 1x.)
PrRoNA (G.-A.). — Sulle antiche Morene del Friuli. (Att. Soc.
Ital. Sc. nat. II.)
PLarTz. — Ueber die Geologie des Murgthals.- (Verh. nat. Ver.
Carlsruhe, V.)
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXI.
593
À se 1 PE
— Erklärung der Gletscherbewegung. (Ib. ib.)
Pocon10o (A.-F.). — Osservazioni di Botanica diagnostica tratte
dal} Erbario Gasparrini esistente nell Orto bota-
nico di Pavia. (Att. Soc. It. Sc. nat. III.)
— Le Lenticelle, nei Nuovi principj di Fisiologia vege-
tale del Dottor Cantoni. (Ib. IV.)
Poxcix.— Surune roche phosphatée découverte en Savoie. (Ann.
Sc. Ph. Agr. Ind. Lyon, S. IV, 1.)
RæicHAroT (H.-W.).— Ueberdas Vorkommen von Exobasidium
Vacciniüi Woronin und von Calyptospora Güpper-
tiana Kühn in Oesterreich.(Verh. Zool. Bot. Ges.
Wien, 1872.)
= Eine neue Polystictus-Art von den Fidschi-[nseln.
(Ib. ib.)
—— Ueber den Fundort von Heufleria alpina Awd. (Ib.
ib.)
— Ueber das Vorkommen des Endophyllum Sempervivi
Lév. in Nieder-Oesterreich. (Ib. ib.)
— Beitrag zur Flora des bühmisch-mährischen Mittel-
gebirges. (Ib. ib.)
Rrcco (A.). — Sul modo di calcolare l'azione del calore sui vege-
tali. (Ann. Soc. Natur. Modena, VI.)
Ricuer. — Note sur le Jardin des Plantes d'Amiens. (Mém. Soc.
Linn. Nord France, 1869-71.)
— Note sur l’origine des Rideaux. (Ib. ib.
Rosrarinski (J.). — Kloræ Polonicæ Prodromus. Uebersicht
der bis jetzt im Kôünigreiche Polen beobachteten
Phanerogamen. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien,
1872.)
RousseLor. — Note sur le reboisement dans Saône-et-Loire.
(Ann. Sc. Phys. Agr. Ind. Lyon, $. IIL, x.)
Saxpéen (P.-FR.). — Morphologiska iakttagelser ôfver Blad-
knopparne hos nâgra Polygoneæ. (Act. Univ.
Lund. 1864.)
Sava (R.). — Sulla originaria formazione delle acque oceaniche
e sulla loro salsedine. {Atti Soc. It. Sc. nat. V.)
SCHIEFFERDECKER (PAUL). — Der Begräbnissplatz bei Stang'en-
walde. (Schr. Phys.-Œk. Ges. Künigsberg, XII.)
_ Ueber die auf dem Begräbnissplatz in der Nähe von
Stangenwalde auf der kurischen Nebrung ge-
machten Funde. (Ib. ib.)
VAT ALES ES
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ET
SCHULZER VON MüÜGGENBURG (Sr.). — Stärke im Kürbissfleische.
(Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1872.)
— Mykologische Beobachtungen. (Ib. ib.)
ScHwanx (TH.). — Réponse à l'interpellation de M. d'Omalius
relative à la force vitale. (Bull. Ac. Belg. S. IT,
XXIX.)
SCHWANN (Ta.) et GLUGE (TH.). — Rapports sur « Recherches
chimiques et physiologiques concernant l'action
des silicates alcalins sur l'économie animale, par
M. Husson. » (Ib. S. IT, xxrv.)
Scudder (S.-H.). — Canons of Systematie Nomenclature
for the higher groups. — New-Haven, 1872, 1 br.
in-8°.
SELLA ((Q.). — Sul modo di fare la Carta geologica del regno
d'Italia. (Att. Soc. Ital. Sc. nat. IV.)
SENONER (AD.). — Catalogo delle Meteoriti esistenti nell I. R.
Gabinetto mineralogico di Vienna. (Ib. III.)
SERGENT (ERN.). — Sulla densita della materia nel!’ interno del
globo e sulla potenza della crosta terrestre, osser-
vazioni. (Ib. II.)
SEYDLER (F.). — Bericht über die botanische Untersuchung des
Kreises Heilsberg und eines Theils der Umgegend
von Wormditt in der Zeit vom 29 Juli bis 25 Au-
œust 1871. (Schr. Phys.-Œk. Ges. Kôünigsb.
XIL.)
Sichel (J.). — Considérations zoologiques sur la détermina-
tion de l'espèce et sur la fixation des limites entre
elle et la variété, tirées principalement de l'étude
de l'ordre des Insectes hyménoptères. (Mém. Soc.
R. Sc. Liége, $S. IT, 111.)
SpRING (A.). — Notice sur Ch.-F.-Ph. von Martius. (Ann. Acad.
Belg. 1871.)
— Discours sur la périodicité physiologique. (Bull.
Acad. Belg. S. IL, xxvi.)
Sras (J.-S.) et D'Omazrus D'HALLOY (J.-J.). — Rapports sur la
notice de M. Lucien De Koninck concernant une
variété de pyrophyllite. (Ib. ib.)
STENGEL (A.). — Darwin’s Schüpfungstheorie und die land-
wirthschaftliche Thierzucht. {Verh. naturw. Ver.
Carlsruhe, V.)
11
AR A ;
SroppANI (ANT.). — Sulle condizioni generali degli Strati ad
Avicula contorta, sulla loro speciale costituzione
in Lombardia e sulla costituzione definitiva del
piano infraliasico. (Att. Soc. It. Se. nat. III.)
— Nuove osservazioni sull' Infralias. (Ib. IV.)
— Sulla Carta geologica dei dintorni del Monte Bianco,
pubblicata dal Prof. A. Favre. (Ib. V.)
— Sulla concordanza geologica tra i due versanti delle
Alpi, dedotta degli studj dell infralias sul versante
N. O. (Ib. ib.)
SrroBz (G.). — Aus der Früblings-Flora und Fauna Illyriens.
(Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1872.)
SUNDERMANN (F.). — Verirrte Meerstrandskiefern. (Abh. nat.
Ver. Bremen, III.)
Thielens (Arm.). — Voyage botanique et paléontologique
en Eifel, ou rapport sur les excursions scientifi-
ques de la Société Royale de Botanique de Belgique,
suivi de quelques notes malacologiques. —
Bruxelles, 1873, 1 br. in-8°.
— Les Orchidées de la Belgique et du grand-duché de
Luxembourg. — Gand, 1873, 1 br. in-8°.
TisseRANT (E.). — Sur l'utilité de plusieurs plantes de la famille
des Asclépiadées. (Ann. Sc. Phys. et Nat. Agr.
Ind. Lyon, S. III, vrr.)
— Sur une découverte de M. Thury relative à la loi de
production des sexes chez les plantes, les animaux
et l’homme. (Ib. ib.)
ToreLzL (0.). — Om de Geologiska forskningarne i Norge.
(Acta Univ. Lundensis, 1865.)
Van Beneden (Edouard.). — Rapport sommaire sur les
résultats d'un voyage au Brésil et à la Plata.
(Bull. Acad. Belg. S. IT, xxxv.)
VAN BENEDEN (P.-J.). — Le commensalisme dans le règne
animal. (Ib. S. I, xxvur1.)
— Sur le commensalisme dans le règne animal; note
supplémentaire. (Ib. S. IT, xxix.)
— Les Cétacés, leurs commensaux et leurs parasites.
(Hb. ib.)
— Communication sur les Chauves-souris de Belgique
et leurs parasites. (Ib. $. IT, xxxur.)
Van BENEDEN (P.-J.) et Coemans (E.). — Un insecte et un
œastéropode pulmoné du terrain houiller. (Ib. S$.
II, zxr1.)
593
4l
30
676
13
_— 61 —
Van Horex (F.). — Note sur quelques points relatifs à la géo-
logie des environs de Tirlemont. (Ib. S. Il, xxv.)
—— Sur l'existence de puits naturels dans la craie séno-
nienne du Brabant. (Ib. S. II, xxx.)
VerriEr. — État des blés d'automne de l'École de la Saulsaie,
semés le 29 septembre 1863 et examinés fin
mars 1864. (Ann. Sc. Phys. Agr. Ind. Lyon,
SU IET vtt.)
Vion (R.). — Discours sur l’organisation des travaux de la
section de Géologie pour 1869. (Mém. Soc. Linn.
Nord France, 1869-71.)
WAHLGREN (FR.). — Om den Zoologiska Institutionen vid
Lunds Universitet. (Act. Univ. Lund. 1865.)
Wesmael (C.). — Rapport du 24 août 1840 sur une excur-
sion aux dunes du littoral. (Ann. Soc. Ent. Belg.
AVE)
WiLLerMOZ. — Sur le Sida mollis ou China-grass. (Ann. Sc.
Agr. Ind. Lyon, Sér. IV, 11.)
— Sur le Galega officinalis. (Ib. ib.)
WoLoszczaK (Eusr.). — Zur Flora Nieder-Oesterreichs, insbe-
sondere des sudôstlichen Schiefergebietes. (Verh.
Zool. Bot. Ges. Wien, 1872.)
Zappac. — Ueber die neueren Untersuchungen grosser
Meerestiefen. (Schr. Phys.-Œk. Ges. Künigsberg.
XIE)
ANONYME. — Bericht über die neunte Versammlung des preus-
sischen botanischen Vereins zu Künigsberg am
30 mai 1871. (Ib. ib.)
— Idem über die zehnte Versammlung zu Insterburg
am 1 Oktober 1871. (Ib. ib.)
— Reglamento del Ateneo propagador de las Ciencias
naturales. — Madrid, 1872, 1 br. in-&e.
= Statuten des Naturwissenschaftlichen Vereines für
Sachsen und Thüringen in Haile. — Halle, 1873,
1 br. in-8".
— Mitglieder des Naturwissenschaftlichen Vereines
für Sachsen und Thüringen in Halle. 1848-1873.
— 1 br. in-8°.
_ (T. C.). — Bibliografia botanica. Alph. de Candolle.
Étude sur l'espèce, à l'occasion d'une Révision de
la famille des Cupulifères. (Atti Soc. Ital. Se.
nat. V.)
676
978
676
4
11
993
LISTE DES MEMBRES
DE LA
SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
26 DÉCEMBRE 1878.
Me
Les noms précédés d'un astérisque (*) sont ceux des membres fondateurs.
Les noms en caractères gras sont ceux des membres à vie
Membres efFectifs.
MM.
Abeille de Perrin (Elzéar), membre de la Société entomologique de France, rue
Grignan, 7, à Marseille. — Coléoptères d'Europe.
Bar (Constant), propriétaire à Cayenne (Guyane française). — Entomologie géné-
rale, Lépidoptères.
BECKER (Léon), artiste-peintre, rue Godecharles, 28, à Ixelles.— Arachnides.
BELLIER de la CHAVIGNERIE, membre de la Société archéologique d’Eure-et-Loir,
des Sociétés entomologiques de Berlin, de Stettin, de France, d'Italie, etc.,
rue St-Louis, 35, à Évreux (Eure). — Lépidoptères et Coléoptères d'Europe.
BLACKBURN (Révér. Th.), chapelain de l’évêque, à Honolulu (Iles Hawaïi).— Coléo-
ptères.
Bolivar y Urrutia (Ignacio), membre de diverses Sociétés savantes, Calle de
Atocha, 24, à Madrid. — Coléoptères et Orthoptères d'Europe.
BOMMER (J.-E.), professeur à l'Université de Bruxelles, conservateur au Jardin
botanique de l'État, membre de diverses Sociétés savantes, rue de la Chancel-
lerie, 18, à Bruxelles. — Entomologie générale, Lépidoptères.
BoxAERT (Baron Raoul), rue Marie-Thérèse, 85, à Bruxelles. — Coléoptères.
BoxvouLorr (Vte Henri de), membre des Sociétés entomologiques de France, Lon-
dres, Berlin, Stettin, Vienne, Lyon et Suisse, rue de l’Université, 15, à Paris.
— Coléoptères.
BOUILLON (Auguste), maître de gymnastique à l’Athénée Royal, rue Bréderode, 43,
à Bruxelles. — Coléoptères.
BourpoON (Jules), docteur en sciences naturelles, place Saint-Pierre, 15, à Liége.
— Coléoptères.
BourGEO!S (Jules), rue Saint-Maur, ?, à Rouen. — Coléoptères d'Europe, Malaco-
dermes exotiques.
BRONGNIART (Ch.), membre de diverses Sociétés savantes, au Muséum d'Histoire
naturelle, rue Cuvier, 57, à Paris. — Insectes fossiles.
Broux (Thomas), capitaine, à Auckland (Nouvelle-Zélande). — Entomologie
générale.
CanpëzE (E.), docteur en médecine, membre de la Société entomologique de
France, membre de l’Académie royale de Belgique, etc., à Glain lez-Liége.
— Entomologie générale, Coléoptères (Élatérides, Lamellicornes et Longi-
cornes).
CAPRONNIER (J.-B.), artiste-peintre, membre de la Société entomologique de
France, rue Rogier, 251, à Schaerbeek. — Entomologie générale, Lépido-
ptères de Belgique et exotiques.
CARVALHO-MONTEIRO (Antonio-Augusto de), docteur en droit et en sciences natu-
relles, rua do Alecrim, 72 (Largo do Barao de Quintella) à Lisbonne. — Lépi-
doptères.
Cuapuis (F.), docteur en médecine, membre de l'Académie royale de Belgi-
que, ete., rue du Palais, 24, à Verviers. — Coléoptères.
CHARLIER (Eugène), docteur en médecine, membre de plusieurs Sociétés savantes,
faubourg Saint-Gilles, 19, à Liége. — Entomologie générale, Lépidoptères,
Coléoptères.
CHauDoir (Baron Maximilien de), gentilhomme de la chambre de S. M. l'Empe-
reur de toutes les Russies, membre de plusieurs Sociétés savantes nationales
et étrangères, en Volhynie (Russie), ou chez M. Sallé, rue Guy de la Brosse,
43, à Paris. — Coléoptères (Carabiques).
CHEVROLAT (Auguste), membre de la Société entomologique de pet rue Fon-
taine-Saint-Georges, 25, à Paris. — Coléoptères.
CLAVAREAU (Camille), notaire, à Waret-la-Chaussée, province de Namur. — Lépi-
doptères de Belgique.
CLEMM (Frédéric), libraire, rue de l’Université, 24, à Gand. — Entomologie géné-
rale.
‘CozBEAU (Jules), naturaliste, membre de la Société entomologique de France,
de la Société malacologique de Belgique et de plusieurs-autres Sociétés
savantes, rue d'Orléans, 41, à Ixelles lez-Bruxelles.— Coléoptères en général,
Orthoptères, Hémiptères, Névroptères et Lépidoptères de Belgique.
CosrTA (Achille), directeur du Musée royal d'Histoire naturelle, membre de diverses
Sociétés savantes, à Naples. — Entomologie générale.
CRAVEN (Alfred), membre de diverses Sociétés scientifiques belges et anglaises,
Brookfield House, à Folkestone, comté de Kent (Angleterre). — Entomologie
générale, Crustacés.
CRÉPIN (François), directeur du Jardin botanique de l’État, secrétaire général de
la Société royale de Botanique, membre de l’Académie royale de Belgique,
rue de l'Esplanade, 8, à Bruxelles. — Entomologie générale.
Crick (Ch.), docteur en médecine, à Thuillies (Hainaut). —Entomologie générale,
Coléoptères.
DE LAFONTAINE (Alfred), rue Joseph II, 37, à Bruxelles. — Aptères.
“DE LAFONTAINE (Jules), conservateur des collections de l’Université, à Gand. —
Coléoptères, Lépidoptères, Hyménoptères et Diptères.
D&LAMAIN (Henri), membre de la Société entomologique de France, à Jarnac (dé-
partement de la Charente). — Lépidoptères d'Europe.
Demonr (Jules), rue Neuve, 25, à Namur. — Entomologie générale, Lépidoptères
et Coléoptères.
*DEMOULIN (Gaspard), membre de la commission administrative du Musée de Mons,
membre de la Société entomologique de France, rue de Nimy, 46, à Mons.
— Hyménoptères et Diptères.
DEPUISET, naturaliste, membre de la Société entomologique de France, rue des
Saints-Pères, 17, à Paris. — Entomologie générale, Lépidoptères.
DESBROCHERS DES LOGES (J.), membre de la Société entomologique de France, à
Vitry-aux-Loges (Loiret). — Coléoptères européens, Curculionides européens
et exotiques.
DEspreT (Félix-Léon), rue du Bouchain, à Ath. — Entomologie générale.
DEYROLLE (Emile), naturaliste, membre de la Société entomologique de France,
rue de la Monnaie, 23, à Paris. — Entomologie générale.
DEYROLLE (Henri), naturaliste, membre de la Société entomologique de France,
faubourg Saint-Honoré, 4191, à Paris. — Coléoptères, Lépidoptères exotiques.
DiETz (François), rue Van Bloer, 8, à Anvers. — Coléoptères.
DONCKIER DE DONCEEL (Ch.), rentier, rue Mandeville, 434, à Liége. — Lépido-
ptères.
DONCKIER DE DoNCEEL (Henri), aide-préparateur au Musée royal d'Histoire natu-
relle, membre de la Société royale de Botanique et de la Société belge de
Microscopie. — Entomologie générale, Hémiptères épizoïques.
Dugors (Alphonse), docteur en sciences naturelles, conservateur au Musée royal
d'Histoire naturelle, à Bruxelles. — Entomologie générale, Lépidoptères.
Durour (Arthur), joaillier, rue Royale, 72, à Bruxelles. — Lépidoptères.
Dugès (Eugène), docteur en médecine, à Guanajuato, Mexique. — Coléoptères.
Dupont (E.), directeur du Musée royal d'Histoire naturelle, membre de l’Académie
royale de Belgique et de plusieurs autres Sociétés savantes, au Musée d’His-
toire naturelle à Bruxelles. — Entomologie générale.
Du PRÉ (Gaston), docteur en médecine, rue Duquesnoy, 13, à Bruxelles. — Coléo-
ptères.
Euicx (Gustave d’), secrétaire-adjoint au Ministère royal hongrois du commerce,
chevalier de plusieurs ordres et membre de plusieurs Sociétés savantes, à
Pest (Hongrie). — Coléoptères.
Everrs (Écuyer E.-J.-G.), docteur en philosophie, professeur à l'École moyenne,
Huigensstraat, 11, à La Haye. — Coléoptères.
*FOLOGNE (Égide), architecte, membre de la Société malacologique de Belgique,
rue de Namur, 12, à Bruxelles. — Lépidoptères d'Europe.
‘Fonpu (Nicolas), contrôleur des contributions directes et accises, hôtel de la
Toison d'or, à Leuze (Hainaut). — Lépidoptères.
FONTAINE (César), membre de la Société royale de Botanique de Belgique, à Papi-
gnies, canton de Lessines (Hainaut). — Lépidoptères et Coléoptères.
FRÉDÉRIC (Victor), rue Royale, 27a, à Bruxelles. — Lépidoptères.
FuISSEAUX (Georges de), étudiant, rue Blanche, 20, à Saint-Gilles lez-Bruxelles.—
Coléoptères.
FuissEaux (Henri de), étudiant, rue Blanche, 20, à Saint-Gilles lez-Bruxelles.—
Coléoptères.
FURURJELM (Victor de), étudiant, rue du Cadran, 25 à Saint-Josse-ten-Noode, —
Coléoptères
— pi"
GiLNiCKI (Henri), naturaliste, ruc de la Monnaie, 25, à Paris. — Coléoptères.
GIRARD (Maurice), docteur en sciences naturelles, professeur de sciences physiques
et naturelles au Collége Rollin, membre de la Société entomologique de
France, du Conseil de la Société zoologique d’Acclimatation, etc., rue Thé-
nard, 9, à Paris. — Entomologie générale, anatomie, physiologie, insectes
nuisibles et utiles, sériciculture.
GrRON (Alfred), conseiller à la Cour d'appel de Bruxelles, rue Goffart, 16, à
Ixelles. — Lépidoptères.
GOBERT (Émile), docteur, à Mont-de-Marsan, département des Landes (France). —
Diptères, Coléoptères.
GONZALO Y Goya (Angel), professeur d'histoire naturelle, Correria, 27, Vitoria
(Espagne). — Entomologie générale.
GOUTTIER (H.), notaire, à Braine-l’Alleud (Brabant). — Lépidoptères.
Grenier (A.-D.), membre de la Société entomologique de France, rue de Vaugi-
rard, 55, à Paris. — Coléoptères de France.
HENNUY (Léon), à Dinant. — Coléoptères.
HEUSCH DE LA ZANGRYE (Baron Oscar de), à Fauquemont (Limbourg néerlan-
dais). — Coléoptères.
HEYLAERTS (F.-J.-M. fils), docteur en médecine, membre de la Société entomolo-
gique néerlandaise, Sint-Jans’ straat, A-503, à Bréda (Brabant néerlandais).—
Lépidoptères, Coléoptères.
HORVATH (Geyza de), docteur en médecine, membre de diverses Sociétés savantes,
à Varanno (Zemplin) Hongrie. — Coléoptères et Hémiptères.
“JAcoBs (J.-Ch.), docteur en médecine, rue des Ursulines, 28, à Bruxelles. —
Hyménoptères, Diptères, Coléoptères.
JEKEL (Henri), naturaliste, membre de la Société no eine de France:
cabinet entomologique, rue Letort, 2, (18° arrond.) à Paris. — Coléoptères
européens et exotiques (Cureulionides).
KATTER (F.), professeur au lycée, membre correspondant de la Soc. des Sciences
naturelles de Wetteravie, membre des Sociétés entomologiques de Berlin,
Stettin, Silésie et Suisse, à Putbus (Ile de Rugen, Prusse). — Coléoptères,
Lépidoptères.
Koc (Carl-Ludwig), docteur en médecine, Strasse nach Wohrd, 3, à Nuremberg
(Bavière). — Arachnides.
KokOUYEW (N.), libraire, à Jaroslavl (Russie). — Coléoptères.
LACERDA (Antonio de), consul de Belgique à Bahia, Brésil. — Coléoptères.
LALLEMAND (Amédée), candidat notaire, rue Berckmans, 12, à Saint-Gilles lez-
Bruxelles. — Lépidoptères.
LAMARCHE (Oscar), industriel, membre de la Société royale de Botanique, rue
Louvrex, 70, à Liége. — Lépidoptères (spécialement les Papilionides).
LAMBRICHS (Edmond), artiste-peintre, rue Kessels, 66, à Schaerbeek. — Entomo-
logie générale, Lépidoptères.
LANGE (Charles-Jules), chevalier de l’ordre de François-Joseph, secrétaire de
chancellerie de la Légation Imp. et Roy. d’Autriche-Hongrie, à Athènes. —
Coléoptères.
LANSBERGE (G. van), gouverneur général des Indes Néerlandaises, membre de
diverses Sociétés savantes, à Batavia. — Coléoptères, spécialement Lamelli-
cornes.
OT ITELY" (7 % M». NAS Dei Aer TT à
Ré L''DOSEN TE A 1 Lie” dd" V4, + Vas.
À l : FAN
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LARRINUA y AZCONA (Angel de), licencié en droit, à Vergara (Guipuzcoa, Espagne).
— Coléoptères.
Le BRUN (Marcel), membre de la Société entomologique de France, rue Grand-
Cloitre St-Pierre, 28, à Troyes (Dép. de l'Aube). — Coléoptères.
LEcATTE (Louis), rue Névraumont, 57, à Saint-Josse-ten-Noode. — Lépidoptères.
Le Courte (Théophile), membre de la Société malacologique de Belgique et de
plusieurs autres Sociétés savantes, à Ghislenghien (Hainaut). — Entomologie
générale, Lépidoptères.
Leg (Leslie-Alexander), professeur au Bowdoin College, à Brunswick (Maine,
États-Unis). — Entomologie générale.
LerÈvRE (Edouard), membre de la Société entomologique de France, rue du
Bac, 419, à Paris. — Coléoptères, spécialement Clytrides.
LEMONNIER (Alfred), rue des Quatre Fils Aymond, à Mons.— Lépidoptères.
LETHIERRY (Lucien), membre de la Société entomologique de France, rue Blan-
che, 16, à Saint-Maurice lez-Lille. — Coléoptères et Hémiptères.
LIAGRE (Charles), médecin de bataillon au régiment des carabiniers, rue d’Eg-
mont, 46, à Malines. — Entomoilogie générale, Lépidoptères.
LICHTENSTEIN (Jules), membre de La Société entomologique de France, membre
correspondant de l’Académie des sciences de Madrid, à La Lironde, près
Montpellier (Hérault). — Entomologie générale et appliquée, Hyméno-
ptères.
LiLLEY (Ch.-E.), Court House, à Gravesend, comté de Kent (Angleterre). —
Coléoptères.
LiNTNER (J. A.), conservateur au Museum d'histoire naturelle de l'État de New-
York, à Albany (États-Unis). — Lépidoptères.
Looz-CoRSWAREM (Prince Guillaume de), au château d’Ahin, près Huy. — Lépi-
doptères.
MABILLE (Paul), professeur au Lycée de Vanves, membre de la Société entomolo-
gique de France, rue Cochin, 5, à Paris. — Lépidoptères.
Mac LacaLaN (Robert), F. R. et L. S., Limes Grove, 39, Lewisham, S. E. London.
— Névroptères.
MAURISSEN (A+H.), membre de la Société entomologique néerlandaise, rue de
Tongres, à Maestricht. — Lépidoptères et Coléoptères d'Europe.
MAVROCORDATO (Alexandre), rue de l’Académie, à Athènes. — Coléoptères.
MAZARREDO (Carlos de), ingénieur forestier, à Bilbao (Espagne). — Entomologie
générale.
MÉLISE (Louis), employé au Ministère de l'instruction publique, rue du Président,
24, à Ixelles. — Coléoptères.
MéLor (Albert), étudiant, chaussée de Charleroi, 12, à StrGilles lez-Bruxelles. —
Coléoptères.
MERTENS (Albert), contrôleur à l'Administration des chemins de fer de l'État,
rue Marie de Bourgogne, 32, à Bruxelles.— Coléoptères.
MIcHELET (Gustave), ingénieur, membre de la Société belge de Microscopie, rue
Pascale, 6, à Bruxelles. — Entomologie générale.
MIEL (Joseph), membre de la Société entomologique de France, rue des Pré-
bendiers, 6, à Liége. — Coléoptères.
Mior (Henri), substitut du procureur de la République, à Semur (Côte-d'Or). —
Entomologie appliquée, insectes utiles et nuisibles.
LPO a
MniszECH (Comte de), membre de la Société entomologique de France, rue
Balzac, 22, à Paris. — Coléoptères.
MOERENHOUT (Victor), rue des Images, à Anvers. — Lépidoptères.
Mori (Alfred), rue Belliard, 83, à Bruxelles. — Lépidoptères.
MORREN (Edouard), professeur de botanique à l’Université de Liége, membre de
l'Académie royale de Belgique et de plusieurs Sociétés savantes, quai de la
Boverie, 1, à Liége. — Entomologie générale.
‘Mors (Louis), ingénieur civil, membre de la Société entomologique de France,
rue Solferino, 4, à Paris. — Coléoptères et Lépidoptères.
MourLon (Michel), docteur agrégé à la faculté des sciences de l'Université de
Bruxelles, conservateur au Musée royal d'Histoire naturelle, membre corres-
pondant de l’Académie royale de Belgique, rue de Trèves, 24, à Ixelles. —
Entomologie générale.
NiLis, docteur en médecine, médecin-adjoint à l'Hôpital militaire, à Bruges. —
Entomologie générale.
OBERTHUR (Ch.), imprimeur, faubourg de Paris, 20, à Rennes (département d'Ile-
et-Vilaine, France). — Lépidoptères.
ODtER (James), banquier, rue de la Cité, 24, à Genève. — Coléoptères.
OLIVEIRA (Manuel Francisco d’), docteur en médecine, rua do Rosario, 23, à Rio
de Janeiro. — Entomologie générale.
OLIVIER (Ernest), membre de la Société entomologique de France, rue du Clos,
25, à Besançon (Doubs). — Coléoptères.
PAULINO DE OLIVEIRA (Manoël), membre de la Société entomol. de France, etc.,
professeur à l’Université de Coïmbre (Portugal). — Coléoptères et Lépidoptères.
PESCATORE (Gustave), docteur en droit, référendaire de justice et privat-docent à
l'Université de Marburg (Allemagne). — Lépidoptères.
PETEAU (Antoine), rue Royale, 173, à Saint-Josse-ten-Noode. — Lépidoptères.
PICHARDO (Gabriel), médecin-chirugien, membre de la Société espagnole d’histoire
naturelle, de l’Académie médico-chirurgicale de Madrid et de la Société
Anthropologique de l'Ile de Cuba, Calle Oreilly, 34, à la Havane.— Entomo-
logie générale.
PIERRET (Émile), rue du Progrès, 130, à Schaerbeek. — Hémiptères.
PLATEAU (Félix), docteur en sciences naturelles et en sciences zoologiques, pro-
fesseur de zoologie à l'Université de Gand, membre de l’Académie royale de
Belgique, rue du Casino, 15, à Gand. — Entomologie générale, anatomie et
physiologie ; Crustacés ; Myriapodes.
PREUDHOMME DE BORRE (Alfred), membre de plusieurs Sociétés savantes, conser-
vateur-secrétaire du Musée royal d'histoire naturelle, boulevard du Régent, 21,
à Bruxelles. — Entomologie générale; géographie entomologique; Coléo-
ptères, spécialement les Hétéromères et les Hydrocanthares.
Puzs (Jacques), membre des Sociétés entomologiques de France, de Berlin, ete.,
pharmacien, place de la Calandre, 6, à Gand. — Diptères, Hyménoptères.
PURVES (J.-C.), membre de plusieurs Sociétés savantes, Panmure Place, 16, à
Édimbourg. — Entomologie générale.
PUTZEYS (J.), secrétaire général du Ministère de la Justice, membre de plusieurs
Sociétés savantes, rue du Trône, 82, à Ixelles.— Coléoptères (Carabiques).
QUAEDVLIEG (Louis), propriétaire à Visé (Liége). — Lépidoptères européens et
exotiques.
pores
RaGusA (Enrico), membre de la Société entomologique italienne, ete., Albergo
Trinacria, à Palerme. — Coléoptères.
REIBER (Ferdinand), faubourg de Saverne, 8, à Strasbourg. — Hémiptères.
RiLEY (C.-V.), président de la Commission Entomologique des États-Unis, au Dépar-
tement de l'Agriculture, à Washington.— Entomologie générale et appliquée.
"RoELors (W.), artiste-peintre, chaussée de Haecht, 218, à Schaerbeek. — Coléo-
ptères (Curculionides).
ROYER (Ch.), membre de la Société entomologique de France, à Langres (Haute-
Marne). — Coléoptères et Lépidoptères d'Europe.
SAUNDERS (Sir Sidney Smith), membre de la Société entomologique de Lon-
dres, ete., Gatestone, Central Hill, Upper Norwood, SE. Londres. — Ento-
mologie générale. :
"SAUVEUR (Jules), secrétaire général du Ministère de l’Instruction publique, rue
de la Loi, 206, à Bruxelles. — Faune entomologique de Belgique.
SCHUSTER (Ad.), Herrngasse, à Cobourg (Saxe-Cobourg). — Lépidoptères.
SÉDILLOT (Maurice), avocat, membre de la Société entomologique de France, rue
de l'Odéon, 20, à Paris. — Coléoptères.
‘SÉLYS-LONGCHAMPS (Baron Edmond de), sénateur, membre de l’Académie royale
de Belgique et de plusieurs autres Académies et Sociétés savantes, boulevard
de la Sauvenière, 34, à Liége. — Névroptères (principalement Odonates)
et Lépidoptères d'Europe.
SEOANE (Victor-Lopez), membre des Sociétés entomologiques de France, Berlin,
et Stettin, zoologique-botanique de Vienne, géologique de France, ete.,
ancien professeur d'histoire naturelle, avocat, médecin et naturaliste, à La
Coruna (Espagne). — Coléoptères.
SHARP (David), membre de plusieurs Sociétés savantes, à Thornhill (Dumfrieshire,
Écosse). — Coléoptères.
SIMON (Eugène), docteur en médecine, membre de la Société entomologique de
France, avenue des Gobelins, 7, à Paris. — Entom. générale, Arachnides.
SImsox (Auguste), à Brighton (Tasmanie). — Coléoptères.
STAUDINGER (D' Otto), Diana-Bad, à Dresde (Saxe). — Lépidoptères d'Europe.
STEVENS (Agap.), artiste-peintre, rue de Forest, 28, à Uccle, près de Bruxelles. —
Lépidoptères.
TEIRLINCK (J.), professeur à l'École normale, rue des Quatre-Vents, 74, à Molen-
beck-St-Jean. — Entomologie générale.
TaiBAuULT (chevalier Edouard de), place Dailly, 13, à Schaerbeek. — Lépidoptères
d'Europe.
THiRoT (Édouard), chef de bureau à l'administration communale de Schaerbeek,
rue de la Station, 1514, à Jette-Saint-Pierre (Brabant).— Lépidoptères et Coléo-
ptères.
TuiRoux (Eugène), membre de la Société royale Linnéenne, boulevard de la
Senne, 71, à Bruxelles, — Insectes nuisibles ou utiles à la culture.
THomaAs (Ej), ingénieur civil, rue du Progrès, 12, à Saint-Josse-ten-Noode.— Ento-
mologie générale.
Taxes (Eugène), contrôleur des contributions directes et accises, rue Goflart, 24,
à Ixelles. — Lépidoptères.
TOURNIER (Henri), membre de la Société entomologique de France, Villa Tour
nier, à Peney, près Genève. — Coléoptères.
ANR
TROOSTEMBERGH (Max de), place Saint-Jacques, 22, à Louvain. — Coléoptères.
VALLETTE (René), avocat, membre de la Société entomologique de France, rue des
Carmes, 1, à Poitiers (Vienne). — Coléoptères et Lépidoptères.
VAN BEMMEL (Charles), étudiant, rue Saint-Lazare, 25, à Saint-Josse-ten-Noode. —
Entomologie générale.
Van BENEDEN (Édouard), docteur en sciences naturelles, membre de l’Académie
royale de Belgique, professeur de zoologie et d'anatomie comparée à l’Uni-
versité de Liége, rue Louvrex, 90, à Liége. — Entomologie générale, biologie,
embryogénie, Crustacés et Annélides.
VANDEN BERGHE (Emile), directeur de la Société coopérative, à Roulers.— Lépido-
ptères; Entomologie appliquée à l’agriculture.
Van NEROM (Prosper), étudiant, rue Saint-Guidon, à Anderlecht.— Coléoptères.
Van SEGVELT (Edmond), pharmacien, membre de la Société royale de Botanique,
rue du Serment, 41, à Malines. — Entomologie générale; mœurs des insectes.
Van TRicxT (Rév. P. Victor), professeur de sciences naturelles au Collége de la
Paix, à Namur. — Entomologie générale.
VERDIANI-BANDI (Luigi), membre des Sociétés entomologiques d'Italie et de France,
Via Ricasoli, 59, à Sienne (Italie). — Coléoptères.
WErNmMANN (Rodolphe), industriel, chaussée de Mons, 294, à Cureghem lez-
Bruxelles. — Lépidoptères d'Europe, Lycénides européens et exotiques.
WEyErs (Joseph-Léopold), membre des Sociétés entomologiques de France, de
Suisse, de Stettin, de la Société malacologique de Belgique, ete., boulevard
Central, 26, à Bruxelles. — Coléoptères (Buprestides).
Membres honoraires.
MM.
BorspuvaL,, docteur en médecine, membre des Sociétés botanique de France, ento-
mologique de France, et centrale d’horticulture de Paris, ete., à Ticheville,
par Vimoutiers (Orne).
Dosrx (C.-A.), président de la Société entomologique de Stettin, ete., à Stettin
(Prusse).
FAIRMAIRE (Léon), membre des Sociétés entomologiques de France, de Stettin et
de Berlin, d'histoire naturelle de Maine-et-Loire et de Savoie, zoologique et
botanique de Vienne, et royale d'Édimbourg, licencié en droit, directeur de
l'Hôpital Saint-Louis, rue Bichat, 40, à Paris.
HAGEN (Herman-Auguste), docteur, à l’Université de Cambridge, État de Massa-
chussets (États-Unis de l'Amérique du Nord).
HAROLD (baron Edgar von), conservateur des collections de coléoptères du Musée
royal de Berlin, membre de diverses Sociétés savantes, Wilhelmstrasse,
434-9, à Berlin.
KRAATZ (G.), président de la Société entomologique de Berlin, docteur en philoso-
phie, etc., Linkstrasse, 28, W, à Berlin.
LE CONTE (John-L.), docteur en médecine, Spruce street, 1625, à Philadelphie
(Pensylvanie, États-Unis).
MILLIÈRE (Pierre), membre de la Société entomologique de France, Villa des Pha-
lènes, à Cannes (Alpes-Maritimes).
Muzsanr (Etienne), président de la Société linnéenne de et à Lyon.
_— A —
SNELLEN VAN VOLLENHOVEN (Samuel-Constant), docteur en droit et ès sciences,
membre de l’Académie royale des sciences, Laan van Meerdervoort, 48, à
La Haye.
STAINTON (H.-T.), membre de la Société entomologique de Londres, ete., Mounts-
field Lewisham, SE. London.
WesTwoop (John-Obadiah), membre de diverses Sociétés savantes, professeur de
zoologie à l'Université, Walton Manor, à Oxford.
Membres correspondants.
MM.
BERTOLONI (Gius.), professeur à l'Université, à Bologne.
CHARLIER (Alexandre), lieutenant de la marine marchande.
GeBanz, docteur, professeur à Klagenfurt (Carinthie).
HuYvENAAR, docteur en médecine, rue Duquesnoy, 5, à Bruxelles.
KAWALL, pasteur, à Poussen (Courlande, Russie).
KocH (Gabriel), docteur, membre de plusieurs Académies et Sociétés savantes
Friedberger Landstrasse, 83, à Francfort-sur-le-Mein.
KüPPEN (Fr.Th.), employé au ministère, Grande Morskaya, 21, à Saint-Pétersbourg.
LANCIA DE BROLO (duc Frédéric), secrétaire de l’Académie royale Palermitaine, à
Palerme. P
LucrAni, Ile Maurice.
MarioT (Jean-Romain-Pierre), docteur en médecine, à Cantagallo (Brésil).
MARsSEUL (Abbé S.-A. de), membre de diverses Sociétés savantes, boulevard
Pereire, 271 (porte Maillot), Ternes, à Paris.
OSTEN-SACKEN (baron Charles), membre du corps diplomatique de Russie, ete.,
Maison Mai, Wredeplatz, à Heidelberg.
PAckARD (D' A.-S.), professeur de Zoologie et de Géologie, Bronn University, Pro-
vidence, Rhode-Island (États-Unis)
PALLANDT (baron Henri de), Oranje straat, 4, à La Haye.
PEREZ ARCAS (Laureano), professeur de zoologie à l’Université, membre de l'Aca-
démie royale des sciences, Calle de las Huertas, 44, à Madrid.
Parpson (Thomas-Lambe), docteur en sciences naturelles, à Paris.
ROGENHOFER (Aloïs), conservateur au Musée impérial d'Histoire naturelle de
Vienne, secrétaire de la Soc. Imp.. et R. Zoolog. Botan., Josefstädterstrasse, 19,
à Vienne.
SAUSSURE (Henri de), membre de diverses Sociétés savantes, Cité, 24, à Genève.
ScuppER (Samuel), à Boston, Massachussets (États-Unis de l'Amérique du Nord).
SoLskY (Simon de), secrétaire de la Société entomologique de Russie, à Saint-
Pétersbourg.
VioLA (Miguel-Navarro), avocat, à Buenos-Ayres.
Membres associés.
MM.
BRaNQuART (Jules), étudiant, rue du Grand-Hospice, 1a, à Bruxelles. — Coléo-
ptères.
CARION (François), étudiant, rue Névraumont, 55, à Saint-Josse-ten-Noode. —
Entomologie générale.
TOUL
F&TTrWweIss (Maurice), rue de Limbourg, 19, à Verviers.— Entomologie générale,
Coléoptères.
MorETTE (Emile), employé au Gouvernement provincial, rue Keyenveld, 23, à
Ixelles.— Névroptères.
RugL (Fritz), rue Rogier, 12, à Verviers. — Entomologie générale, Diptères.
STEVENS (René), artiste-peintre, rue Malibran, 127, à Ixelles. — Coléoptères et
Lépidoptères.
VANDRESSE (Paul), rue Fyon, à Verviers.— Coléoptères.
Membres décédés.
MM.
ALLPORT (Morton), à Hobart-Town. (Membre effectif.)
DELMAS (Louis H.), à la Havane. (Membre effectif.)
STAL (Carl), à Stockholm. (Membre honoraire.)
STEINHEIL (Édouard), à Munich. (Membre effecuif.)
END —
“ORGANISATION ADMINISTRATIVE
POUR L'ANNÉE SOCIALE 4878.
va Conseil d’administration.
"l F
| M X LE
| 4 MM. RoELors, président.
FX
L: WEINMANN, #ice-président. QUE:
PREUDHOMME DE BORRE, secrélaire el bibliothécaire.
|) FOLOGKNE, frésorier.
} :
| 0 ;
| JACOBs.
1 MÉLISE.
1} WEYERS.
| 10708
L | vus
l ‘ Commission de vérification des comptes.
# MM. A. DE LAFONTAINE.
| PUuTzEYs.
1: ù
118 THYES.
LE
| 4 g:
1 \
LUE
A
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXI, Ix
TABLE DES MATIÈRES.
Note sur les métamorphoses de l’Acidalia herbariata Fab.,
par M. le Dr F.-J.-M. HEYLAERTS.
Description dequelques aberrations de ÉÉndon ae 2 Est
Vanesse, par MM. E. LamBricas et H. DONCKIER DE
DoncgEL (avec une planche) . .
Catalogue des Hespérides du Musée royal d° HiMoe natu-
relle de Bruxelles, par M. P. MABILLE .
Espèces nouvelles : | Leucochitonea Scintillans
Pyrrphopyga Menecrates . 15 Ectomis Adoxa .
P. Semidentaita. . . 14 Plesioneura ruficornis
PobLierans (NET? AS Erionota Lrava .
P. Pseudognetus . . 921 Pamphila Phormio .
SE dt 1 NRC ANR FAIRE » P. Sulfurina
PNR NN AN IAE 22 P. Pythias .
Telegonus Albociliatus . 25 P. Taxilus .
Eudamus virescens . . 26 Ancyloxipha Radiola
Telemiades Inops . . 27 Cyclopides Frater
Antigonus Excisus .… . 4 EP Pythonides Leucaspis
Catalogue des Arachnides de Peur par M. LÉON BECKER.
Première partie . Pr
MATRA LES Rap 56 Fee. ;
LHC E LU D MRSEEEEEr RES 49 Agelenidæ
SALE EC € ONE 52 Dyctinidæ.
TROMISIE AL EU » Addenda : Lycosidæ .
Aranéides recueillies en Suisse et dans le nord de l'Italie, par
M. LEON BECKER. ;
Orthoptères recueillis en Deal en A iqué par M. C. Yan
Volxem, par M. I. BoLIVAR ORNE QE
Espèces nouvelles :
Aphlebia virgulata : :
Pamphagus (Nocarodes) Mol tenss ,
Pages
59
ÿl
TE
P. (Nocar.) longicornis.
Odontura Borrei. L
Some observations on the os Goionies of be Poule ci
sonidæ, with descriptions of New Species, by the Rev.
T. BLACKBURN
O. nivicola, n. sp. . 14 O. obscurum, n. sp.
O. œænescens, Boh. . . » O. angustum, n. sp. .
O. sculpturatum, n. sp. » O. Mauiense, n. sp. .
Orimsulare nnispe une » ©.\ Borra,\n."sp:}:
O. robustum, n. Sp. . . 75 O. halticoides Blackb.
Diagnoses de quelques Aranéides nouvelles du Mexique, par
M. LÉON BECKER (avec une planche) .
Sericopelma Breyertü.
Anyphæna Simoni .
Chiracanthium Keyserlingü.
Sur le nouveau sous-genre Ana CU EE par
M. LÉON BECKER.
Essai monographique sur les Re par M. le A
M. DE CHAUDOIR . AE ANR
Tableau alphabétique des genres, des espèces et des synonymes.
Aranéides nouveaux pour la Faune belge, par M. LÉoN
BECKER NU
Comptes-rendus des séances de la Société :
Séance du 5 janvier 1878 .
(Sur la découverte d'un Orthoptère coureur de la famille des DRE
miens dans les terrains supra-houillers de Commentry (Allier)
(Protophasma Dumasti). — M. Ch. Brongniart.)
(Lettre de M. Samuel H. Scudder et observations sur l'A cridium
peregrinum. — M. de Selys-Longchamps.)
(Liste des Fourmis de la collection de feu Camille Van Volxem,
avec la description d’une espèce nouvelle. — M. C. Emery.)
(Mordellides du voyage de feu C. Van Volxem au Portugal et au
Maroc. — M. C. Emery.)
(Cistélides, Lagriides et Pédilides recueillis au Portugal et au Maroc
par C. Van Volxem. — M. Preudhomme de Borre.)
(Cistélides du voyage de M. Jean Van Volxem au Caucase. —
M. Preudhomme de Borre.)
(Coléoptères recueillis aux Iles Shetland. — M. Nilis.)
(Additions à la faune des Coléoptères de Belgique. — M. H. Donckier
de Donceel.)
Séance du 2 février 1878
(Sur la chenille d'A cidalia Herbariata F. — Y. Folio )
(Notes pour servir à l'histoire du Crabro (Ectemnius rugifer
Dahlb.). — M. H. Tournier.)
XIV
(Sur deux genres nouveaux de Curculionides : Æusomostrophus
et Zta. — M. H. Tournier.)
(Sur les caractères distinctifs des espèces belges du genre Harpyia.
— M. Ch. Donckier de Donceel.)
(Sur quelques Lépidoptères de la collection de feu Wesmael. —
M. Ch. Donckier de Donceel.)
(Diagnoses de deux espèces nouvelles de Caloptérygines de
Panama. — M. de Selys-Longchamps.)
Séance du 2 mars 1878 :
(Réponse à des observations de M. Capo iQ ART à la
Pieris Van Volxemii Capr. — M. C. Berg.)
(Observations synonymiques sur l’Aperçu monographique du
genre Zo, par M. le D' Boisduval. — M. C. Berg.)
(Homoptères nouveaux d'Europectdes contrées voisines. Deuxième
partie. — M. Lethierrv.)
(Cureulionides nouveaux de Chine et du Japon. — M. Che-
vrolat.)
(Note relative à divers lépidoptères et chenilles observés aux
environs de Bruxelles. — M. A. Lallemand.)
Soance du 6'avril 1978214211. 0120
(Note sur les Homoptères de la Faune Fa — M. Éebiertn )
(Descriptions de Curculionides nouveaux du genre Polyclæis de
Boheman. — M. Chevrolat.)
(Anthieides recueillis par Cam. Van Volxem dans son voyage en
Portugal, Andalousie et partie boréale du Maroc, en 1871. —
M. S.-A. de Marseul.)
‘Clytrides, Chlamydes, Lamprosomides et Eumolpides récoltés
par feu C. Van Volxem, en Espagne, Portugal, Maroc et
Brésil, et par M. J. Van Volxem, dans le Caucase. — M. Ed.
Lefèvre.)
Séance du 4 mai 1878.
(Élatérides nouveaux. — M. E. Candèse, )
(Découverte, en Belgique, du Salticus formicarius De Geer. —
M. Becker.)
(Sur la gemmation chez les insectes. — M. Lichtenstein.)
(Note sur deux Libellulines du genre Urothemis. — M. de Selys-
Longchamps.)
(Note analytique sur : Les Abeilles, par Maurice Girard. —
M. Plateau.)
(Homoptères recueillis à Louette-Saint-Pierre par M. Gravet. —
M. Lethierry.)
(Nouvelle lettre sur la déception du Macroglossa stellatarum par
des fleurs artificielles. — M. Vallette.)
(Longicornes récoltés par feu Cam. Van Volxem pendant son
voyage au Portugal, en Espagne, au Maroc. — M. Tour-
nier.)
(Ephippiger du nord de l'Espagne. — M. Seoane.)
Pages.
XXII
XXXIV
EG LA
Pages.
Séance du 1° juin 1878 ; EAU LXXIV
(Élatérides nouveaux. Deuxième partie. — M. Candèze.)
(Rectification concernant l’Æpitheca Yamaskanensis Provancher .
— M. de Selys-Longchamps.)
(Tables analytiques des espèces les plus répandues en Europe des
genres 7 hecla, Polyommatus et Lycæna. — M. Weinmann.)
(Diagnoses d'espèces nouvelles de Diapérides. — M. Chevrolat.)
(Notice sur les espèces des tribus des Panagéides, des Loricé-
rides, des Licinides, des Chlæniides et des Broscides, qui se
rencontrent en Belgique. — M. Preudhomme de Borre.)
(Quelques mots sur les travaux des Araignées. — M. Becker.)
Séance du 6 juillet 1878. . . . ACER
(La Libellula erythræa en Belgique. — M. : dr ne )
(Élatérides nouveaux. Troisième partie. — M. Candèze.)
(Description de deux genres nouveaux de la famille des Phyto-
phages. — M. Chapuis.)
(Diagnoses de Diapérides nouveaux (suite). — M. Chevrolat.)
(Notes sur les mœurs de plusieurs Diptères. — M. Jacobs.)
(De l'amour maternel chez l’Araignée. — M. Becker.)
(Sur le Pediculus Suis Linn. wrius Nitzsch.— M. H. Donckier
de Donceel.)}
Séance du 5 août 1878 CLX
(Élatérides nouveaux. Quatrième De — M. Conde )
(Description de quelques Clivinides de l'Inde. — M. Putzeys.)
(Exeursion annuelle au Barrage de la Gileppe.Aranéides recueil-
lies par M. Pierret, les 16 et 17 juin 1878. — M. Becker.)
(Aranéides recueillies par M. H. Donckier, en 1877 et 4878, dans
diverses localités de Belgique. — M. Becker.)
(La lutte pour la vie chez l’Araignée. — M. Becker.)
(Projet d'expériences pour l'étude de l’instinet d'orientation chez
les Lépidoptères. — M. Candèze.)
Séance du 7 septembre 1878. . . . DE NC IR III
(Élatérides nouveaux. Cinquième et Abe aie — M. Can-
dèze.)
(Leucoma Salicis, nouvelle variété Sohesti. — M. Capronnier.)
Sur la Cidaria Vittata Bkh. (Lignata Hb.).— M. Lallemand.) :
(Sur les mœurs de la chenille de Vanessa Cardui. — M. Lalle-
mand.)
(Sur les méthodes à suivre pour arriver à connaître la faune
entomologique d’un pays. — M. Quaedvlieg.)
(Idem. — M. Becker.)
(Idem. — M. Gobert.)
({dem. — M. Preudhomme de Borre.)
(/dem. — M. Weinmann.)
Séance du © octobre 1878 CCXIIT
(Époques d'éclosion, ponte et mues de ni Corbin — M. Ch.
Donckier de Donceel.)
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} Pages
_ Séance du 2 novembre 1878. dore
(Descriptions d'Opiliones (Faucheurs) nouveaux pour la faune
circa-méditerranéenne. — M. E. Simon.)
(Sur l'habitation de la Ctenixa Sauvagei Rossi. — M. Becker.)
| (Sur la destruction, par les Termites, d’un navire de guerre
s espagnol au Ferrol. — M. Seoane.)
(Sur l’œuf et la jeune larve d’une espèce de Cyphocrania de Java,
| probablement le C. Goliath G. R. Gray. — M. Preudhomme
de Borre.) !
(Conseils relatifs à l'étude des insectes de la faune indigène, —
M. Preudhomme de Borre.)
(Idem. — M. Becker.)
Séance du 7 décembre 1878. . . . . . CCXXX VIN
(Notice sur le genre Trigonalys Westw., sur le Trigonalys nigra
o! Westw.,et sur une variété nouvelle de cette espèce, le Tri-
gonalys solitaria (mihi). — M. Jacobs.)
(Observations sur les métamorphoses de l’Aploneura Lentisci
Passerini. — M. Lichtenstein.)
(Diagnoses de Phaleria nouvelles. — M. Chevrolat.)
(Note sur des difformités observées chez l'A bax ovalis et le Geo-
trupes sylvaticus. — M. Preudhomme de Borre.)
(Description de la Tarentula Beckeri, espèce nouvelle d'Antigua.
— M. le comte Keyserling.)
(Aranéides recueillies en Hongrie, par M. de Horvath, et en Mol-
davie, par M. A. Montandon. — M. Becker.)
(Sur un nouveau genre d’Avicularidæ. — M. Becker.)
(Observations faites sur la collection de M. J. Demont, de
Namur. — M. Ch. Donckier de Donceel.)
(Contre les collections peu scientifiques de Lépidoptères
diurnes indigènes. — M. Preudhomme de Borre.)
(Lettre sur la nécessité de résider dans une localité pour en bien
connaître la faune entomologique. — M. Tournier.)
(Lettre sur les méthodes à suivre pour arriver à connaître la faune
entomologique d’un pays. — M. Fauvel.) ’
Assemblée générale du 26 décembre 1878 . CCLXVI
Table alphabétique des espèces nouvelles ou rares pour la
Faune belge, qui ont été signalées aux séances de
cette année . CCLXXIX
Catalogue de la Pneu de É Société Enimuleique
de Belgique (suite).
— Div. III. Lépidoptères. Fascicule V . . . ]
l
— Div. XI. Mollusques et animaux inférieurs. Fasc. È 2
— Div. XII. Histoire naturelle générale, ete. Fasc. IV. 4
Liste des membres de la Société 63
Organisation administrative en 1877 73
Table des matières 75
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CATALOGUE
DE LA BIBLIOTHÈQUE DE LA SOCIETÉ.
Ce catalogue, dont les fascicules sont publiés successivement
dans les Annales, et peuvent être acquis séparément, est divisé
systématiquement comme suit; il comprend, indépendamment des
titres des ouvrages publiés isolément, ceux de tous les mémoires
et notices insérés dans les recueils que possède la bibliothèque :
I.
XII.
XIV:
Entomologie générale ; Entomologie appliquée ; Ouvrages
traitant d’'Insectes de plusieurs ordres ou d’Articulés
de plusieurs classes.
. Coléoptères.
. Lépidoptères.
. Névroptères et Orthoptères.
. Hyménoptères.
. Diptères.
. Hémiptères.
. Aptères, Thysanoures, Aphaniptères, Arachnides et
Myriapodes.
. Crustacés et Cirrhipèdes.
. Vertébrés.
. Mollusques et Animaux inférieurs.
. Histoire naturelle générale ; Zoologie générale; Botanique;
Géologie; Minéralogie.
Ouvrages divers.
Revues périodiques; Publications des Sociétés savantes.
En vente au prix de cinquante centimes le fascicule : Div. F, fase. 4 et 2; Div. I;
fase. 1, 2, 3, 4 et 5; Div. II, fase. 1, 2, 3, 4et 5; Div. IV, fase. 1; Div. V, fase. 1,
Div. VI, fase. 4 ; Div. X, fase. 1 ; Div. XI, fase. 1 ; Div. XIT, fase. 1, 2 3 et 4.
La Société peut encore disposer de quelques exemplaires
des ouvrages suivants :
PUTZEYS. — Prémices entomologiques (Monographie du
genre PAsIMACHUS ; 62 esp. nouv. Cicin-
del. et Carab.) (1 pL.), in-8°. Fr.
— Post-scriptum ad CLIVINIDARUM monogra-
phiam (2 pl), in-&.
(Extraits des Mémoires de la Société royale des
sciences de Liège.)
— TRECHORUM europæorum conspectus, in-8°.
(Extrait de Stettiner entomologische Zeitung.)
— Révision générale des CLIVINIDES in-8°.
- Supplément à la révision générale des
CLIVINIDES (1 pl.), in-8°.
(Extraits des Annales de la Société entomologique
de Belgique).
LEDERER. — Contributions à la faune des Lépidoptères de
À la Transcaucasie (2 pl. color.), in-8.
(Extrait des Annales de la Société entomologique de
Belgique.)
DE SELYS-LONGCHAMEPS. — Sur la Faune de Belgique,
in-&e.
(Extr. des Bull. de l’Acad. royale de Belgique.)
PREUDHOMME DE BORRE. — Note sur le Byrsax (Bole-
tophagus) gibbifer Wesm., in-8”.
(Extr. des Bull. de l’Acad. royale de Belgique.)
DE CHAUDOIR. — Essai monographique sur le groupe des
Pogonides, in-8°
— Essai monographique sur les Orthogoniens,
in-8°.
— Essai sur les Drimostomides et les Cratocé-
rides, etc.
-- Monographie des Callidides.
Comptes-rendus des séances de la Société entomologique de
Belgique. Années 1868-69, 1869-70,
1870-71. Chacune.
Idem. Années 1871-72 et 1873.
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