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MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE
BRUXELLES & LEIPZIG
LIBRAIRIE C. MUQUARDT
MERZBACH & FALK, SUCCrS
1880
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Le prix des tomes I à VII des Annales a été fixé à cinq francs;
celui des tomes VIII à XIV à dix francs; celui des tomes XV
à XX à quinze francs, celui des tomes suivants à dix-huit francs.
Les membres de la Société désirant obtenir les volumes anté-
rieurs à l’année de leur réception, jouissent d’une réduction d’un
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On peut s'abonner aux comptes-rendus mensuels des séances de
la Société au prix de cinq francs par an. S’adresser, soit au tré-
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M. Preudhomme de Borre, au Musée royal d'histoire naturelle,
à Bruxelles.
Les membres de la Société sont priés de porter ceci
à la connaissance de tous ceux qui pourraient avoir
intérêt à s’y abonner.
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primaire de Belgique peuvent, à tout âge, faire partie de la Société
comme membres associés.
ANNALES
DE LA
SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE
DE BELGIQUE
DÉPOSÉ AUX TERMES DE LA LOI
Les opinions émises dans les Annales de la Société sont
propres à leurs auteurs. La Société n’en assume aucunement
la responsabilité.
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MONOGRAPHIE
DES
S CARITIDES
(SCARITINI)
par le baron M. de CHAUDOIR.
DEUXIÈME PARTIE
— SÉANCE DU 1% MARS 1879 —
XIV. — CREPIDOPTERUS.
Chaudoir, Bull. des Nat. de Mosc., 1855, I, p. 27,
Scarites, Klug, Guérin.
Maxillæ elongatæ, subrectæ, apice haud hamatæ, sed intus
acute dentatæ.
Palpi sat tenues, fere ut in Storthodonto, tamen paulo
breviores.
Mentum plus minusve transversum, modice emarginatum,
media basi subexcavatum, medio subcarinatum, dente medio
trigono, longiore, aculeato, utrinque basi subcarinato, inter-
jJecto inter eumdem et lobos utrinque sinu rotundato, his planis,
subrugatis, extus modice rotundatis, apice plus minusve sub-
oblique rotundato-truncatis; — paragenæ latæ, trigonæ, extus
carinatæ, intus nec dentatæ nec emarginatæ, obsolete cari-
natæ.
Mandibulæ fere ut in Storthodonto, sed paulo breviores,
dentibus paulo latioribus, magis arcuatæ.
Labrum Storthodonti.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXHI:, 1
(e] MONOGRAPHIE
Antennæ longiores, apicem versus subdilatatæ, articulo
primo longissimo, sequentibus tribus simul sumptis longiore ;
his sensim levissime decrescentibus; cæteris secundo æqua-
libus,elongato-quadratis, basi subangustioribus, ultimo ovato,
apice rotundato.
Pedes validiusculi, sat longi; femora vix inflata; #ibiæ
anticæ calcare superiore interno medio angulatim dilatato;
intermediæ unispinosæ, supra spinam acute pluridentatæ,
dentibus sensim elevatioribus; posticæ margine posteriore
longius 4-ciliato, ante apicem acute spinoso.
Caput magnum, quadratum, latitudine brevius, margine
laterali ante oculos parum arcuato obsoleteque carinato ;
fronte biimpressa et in impressionibus sinuato-striolata, intra
oculos unisulcata, his genisque vix prominulis ; — prothorax
cyathiformis, transversus, lateribus rotundatis muticis, media
basi producta; — elytra breviter ovata, basi retusa, humeris
muticis, intra marginem uni- vel bicarinata; supra parum
convexa, obsolete striato-punctata; alis inferioribus nullis.
Epislerna postica brevia, extus rotundata; — abdomen
simplex, ut in S{orthodonto punctatum.
I. Elytra intra marginem unicarinata.
Cr. Goudoti Guérin (Scariles), Mag. de Zool. 1832. CL. IX, pl. 5
avec texte, — Scar cephalotes Klug. Ber. üb. Madag. Ins., 1853,
p.38, t. I, fig. 5. Long. 44-46, larg. 14-15 mill. — Tête grande,
carrée, bien moins longue que large, pas plus étroite devant les
yeux qu'à sa base, peu convexe, avec deux enfoncements longitu-
dinaux sur le milieu du front, séparés par un espace modérément
convexe et presque lisse, couverts au fond et sur leur versant
externe de stries ondulées, qui se prolongent jusque sur les côtés
de l’épistome, dont le milieu est lisse, mais légèrement ondulé; le
milieu du bord antérieur platement échancrè, avec une légère
saillie large et arrondie de chaque côté du labre; la carène qui
longe le bord latéral devant les yeux, est peu saillante et disparaît
antérieurement; les yeux sont fort peu convexes et la saillie des
joues presque nulle. Corselet de deux millimètres plus large que la
tête, cyathiforme, beaucoup plus large que long, transversal, très
échancré en arc de cercle à son bord antérieur, avec les angles bien
avancés, étroitement arrondis au sommet; les côtés décrivent une
courbe régulière, modérément arquée, depuis les angles antérieurs
DES SCARITIDES. 7
jusqu’à la sinuosité courte, mais assez sensible, qui avoisine le
pédoncule, et cause le prolongement du milieu de la base, dont les
angles sont bien arrondis, et qui est coupé presque carrément; le
dessus lisse au milieu, ridé vers la base et sur les côtés, peu
convexe, descendant davantage vers les angles antérieurs, avec
une petite excavation devant les sinuosités de la base; ligne
médiane bien marquée, bordée de courtes rides transversales,
atteignant la base, mais s’arrêtant à la ligne fortement imprimée,
parallèle au bord antérieur; l’espace entre ce bord et la ligne cou-
vert de petites stries bien marquées et serrées; rebord latéral assez
fort, s’élargissant à mesure qu’il se rapproche des angles antérieurs,
devenant de plus en plus fin le long de la base; dans la rigole qui
le longe, on aperçoit une rangée de quelques petits poinis pilifères,
interrompue vers le milieu. Pédoncule assez gros, un peu rétréci
vers les élytres. Celles-ci de la largeur du corselet, d'environ un
quart plus longues que larges, en ovale très court, aplati à sa base ;
celle-ci à peine échancrée derrière le pédoncule, descendant un
peu obliquement vers l'épaule et très peu arrondie sur ses côtés ;
épaules tout à fait arrondies, sans dent; côtés assez arqués vers ces
dernières, plus arrondis après le milieu et jusqu’à l'extrémité que
dans leur moitié antérieure ; extrémité assez obtusément arrondie,
sans angle sutural rentrant; le dessus très modérément convexe,
avec une haute carène occupant l'emplacement du 8° iniervalle,
qui surplombe de beaucoup le fin rebord latéral, comme dans les
Storthodontus, mais qui commence juste au-dessus de l’épaule et
se prolonge jusqu’à la suture; entre le disque et la carène il y a
une large gouttière assez creuse antérieurement, et qui s’aplanit
peu à peu vers l'extrémité; le devant du disque est séparé de la
base, qui descend verticalement sur le bord antérieur et qui est
granuleuse vers le milieu, par une côte un peu irrégulière, portant
un tubercule au milieu; toute la surface de l’élytre est assez cha-
grinée ; l’intervalle sutural et le 3° sont plus larges que les autres
et presque plans; le 2° est séparé du 3° par une double ligne de
points distribués en stries; après ce dernier intervalle viennent
cinq stries formées par des points peu profonds et peu serrés, et
dont les intervalles sont tout à fait plans; entre la dernière de ces
stries et la carène s'étend un large espace couvert de points sem-
blables à ceux des stries, mais moins régulièrement distribués; ils
deviennent de plus en plus petits et indistincts près de la carène
et de l’extrémité; près du côté externe du 3° intervalle on voit une
rangée de six points pilifères assez petits; à côté du rebord latéral
règne une rangée continue de petits points ombiliqués; le côté
externe de la carène forme un point lisse rentrant très incliné
Dessous du corps lisse, côtés du métasternum et de l'abdomen fine-
8 MONOGRAPHIE
ment ridés ; aux tibias antérieurs trois à quatre petites dentelures
assez obtuses au-dessus de la troisième dent. Madagascar.
II. Elytra intra marginem bicarinata.
Cr. venator Chaudoir, Bull. des Nat. de Mosc., 1855, I, p. 29.
Long. 38-44, larg. 12-14 1/2 mill. — Presque aussi grand quelque-
fois que le Goudoti, dont il difière par la double carène des élytres.
Mandibules moins avancées, leur côté externe non sinué, comme
c’est le cas dans le Goudoti ; bord latéral de la tête avant les yeux
presque pas rebordé; corselel offrant les mêmes proportions, mais
diflérant par la rondeur moindre du milieu des côtés, tandis que
la courbe que décrit leur partie postérieure avec les côtés de la
base, est beaucoup plus forte et plus convexe, d’où il résulte que
ceux-ci remontent moins obliquement vers les angles, qui sont tout
à fait effacés, comme dans le Goudoti, tandis que les angles anté-
rieurs sont plus aigus; le rebord latéral est plus étroit partout et
ne diminue pas le long de la base, la rigole qui le longe est aussi
un peu moins large et rugueuse, les côtés du disque sont plus
lisses, et il n’y a pas de rides le long de la ligne médiane; les stries
le long du bord antérieur sont moins fortes; é/ytres un peu plus
étroites, avec les épaules plus largement arrondies; les côtés le
sont moins dans leur première moitié; l'angle de l'extrémité de la
suture de chaque élytre un peu arrondi, de manière à former un
petit angle rentrant entre les deux; la carène latérale commence
aussi au-dessus de l’épaule, à quelque distance de sa base, mais un
peu plus loin que dans les S{or(hodontus, et elle se bifurque sans
former d’angle ni de sinuosité ; la carène interne est d’abord plus
épaisse et plus élevée que l’externe, mais, comme dans les S/ortho-
dontus, elle se termine bien avant l'extrémité; l’externe, qui se
prolonge jusqu’à la suture, est moins élevée et moins tranchante
que chez le Goudoli; la rigole qui les sépare est assez profonde et
très rugueuse, tandis que le haut des carènes et le côté externe de
l’extérieure sont très lisses et très luisants, ainsi que la première
moitié des trois premiers intervalles, dont le reste, de même que
tout le restant de la superficie, est opaque et fortement chagriné;
tous les intervalles sont plans, les trois premiers plus larges que
les autres; il y a quelquefois une ligne de points enfoncés sem-
blables à ceux des stries, sur la base du 2e, qui le partage en deux;
les stries sont, comme dans le Goudotli, formées de rangées de
points enfoncé, un peu plus gros d'ordinaire; ces rangées deviennent
irrégulières et produisent une espèce de rugosité peu profonde; à
mesure qu'on se rapproche des côtés, et vers l'extrémité, elles
s’efflacent de plus en plus; sur le côté interne du 4° intervalle on
voit de même une rangée de six points, mais plus grands. Le des-
te ‘Lie
DES SCARITIDES. 9
sous du corps plus lisse sur les côtés. Les jambes dentées comme
chez le Goudoti. Deux individus venant également de Madagascar.
Cr. cribripennis Chaudoir (Scariles), Bull. des Nat. de Mosc.,
1843, p. 723; cum var: amputalor Dupont Mss. Long. 53-41,
larg. 11-12 1/2 mill. — 7éle à peu près comme dans le venaior,
plus ou moins striée dans les enfoncements du front et sur les côtés
de l’épistome, le côté avant les yeux plus rebordé près de ceux-ci;
le labre plus échancré au milieu de son bord antérieur, et le lobe
du milieu presque oblitéré. Corselel encore un peu plus court,
plus arrondi sur les côtés; la sinuosité près du prédoncule plus
courte, et le prolorgement du milieu de la base moins sensible;
les angles antérieurs plus aigus; le.disque couvert de petites rides
irrégulières, qui deviennent plus transversales, très serrées et très
fines vers la base, tandis que les côtés sont assez fortement cha-
grinés; le rebord latéral est plus large sur les côtés, ainsi que la
rigole qui le longe, et dans laquelle on ne distingue pas de points
pilifères; tous deux deviennent de plus en plus étroits vers le
pédoncule, surtout au-dessus de ce dernier, qui est plus rétréci
et plus étranglé à sa base. Z/ytres plus courtes, avec les épaules
encore plus largement arrondies ; les côtés antérieurement le sont
davantage etla partie postérieure se rétrécit plus vers l'extrémité, ce
qui la fait paraître plus acuminée ; il n’y à pas d'angle rentrant au
bout de la suture; le dessus un peu plus bombé, la carène interne
plus arquée, la rigole qui la sépare de l’externe, plus étroite ; toute
la superficie fortement chagrinée et opaque, les rangées de points
qui forment les stries, visibles seulement sur les quatre ou cinq pre-
mières, les latérales et l'extrémité de toutes, se confondent dans la
rugosité du fond; elles ne sont quelqueïois pas même visibles à la
base; dans la quatrième rangée on voit trois fossettes placées plus
ou moins comme dans le venator ; la première manque quelquefois,
etdans quelques individus on en voit une quatrième; le 4° intervalle
est un peu plus large que ses deux voisins et semble légèrement
relevé dans sa première moitié. Plusieurs individus venant aussi de
Madagascar.
XV. — PACHYODONTUS.
Scarites, Wiedemann, Dejean.
Maxillæ subaduncæ, acutæ, arcuatæ.
Palpi tenues; maæillares articulo ultimo præcedente paulo
longiore, angusto, longissime ovato, apice subacute rotun-
dato; labiales articulo ultimo ut in maxillaribus, præcedente
breviore, hoc intus pluriciliato.
10 MONOGRAPHIE
Mentum transversum, planum, læve, medio longitudinaliter
biexcavatum, dente medio carinato, lobis sat longiore, crasso
et apice latius obtuso, utrinque basi carinato, totum sinum
implente ; lobis subquadratis, extus modice rotundatis, antice
suboblique late truncatis, angulo externo modice rotundato,
intra marginem obsolete carinulato; — paragenæ latæ, sub-
trigonæ, extus carinatæ, intus rotundatæ, haud vero deutatæ
nec emarginatæ, apice obtuse rotundato.
Mandibulæ capite breviores, medio arcuatæ, supra læves,
carina unica valde obtusa, summa basi angusta, singula dente
magno medio obtuse bicuspi instructa ; apice sat obtusæ.
Labrum insigne, anterius deplanatum, margine antico sub-
arcuatim rotundato, obsoletissime bisinuato, basi transverse
carinatum et ante carinam serlepunctatum.
Antennæ graciles, modice longæ, prothoracis angulos pos-
ticos haud attingentes, extus vix incrassatæ; articulo primo
subclavato, sequentes tres simul sumtos æquante, his tenuibus,
sensim decrescentibus, tertio basi abruptius attenuato, cæteris
secundo æqualibus, elongato-quadratis, ultimo breviter ovato,
præcedente vix longiore.
Pedes fere ut in Crepidoptero ; tibiæ anticæ supra dentem
superiorem haud denticulatæ ; calcare superiore interno medio
haud dilatato; intermediæ extus unispinosæ ; posticæ margine
posteriore medio biciliato.
Caput magnum, latitudine brevius, quadratum, ante oculos
angustius; his parvis, convexiusculis, postice in genam lon-
gius altiusque elevatam receptis, fronte longitudinaliter pro-
fundius biimpressa; — prothorax valde transversus, brevis ;
angulis posticis acute dentatis, basi utrinque obliquata, medio
brevissime producta ; — elytra connata, brevia, latitudine vix
quinta parte longiora, basi latissime subrecte truncata et sub-
emarginata, humeris evidenter dentatis, lateribus leviter,
apice subacute rotundata, margine ipso acute carinato ; alis
inferioribus nullis; epipleuris basi latissimis.
Episterna postica subquadrata, posterius subangustata, lati-
tudine perparum longiore; abdomen segmentis tribus penulti-
mis medio postice punctis binis; ano punctis quatuor impressis.
DES SCARITIDES. 11
Cet intéressant Scaritide a quelque ressemblance de forme avec
les Crepidopterus et les Storthodontus, mais ses caractères sont
très différents ; la forme de la dent du menton, celle du labre et
l'absence de carènes intramarginales l’en distinguent bien sufti-
samment.
P. languidus Wiedemann (Scarites), Zool. Mag. IT, 1, p. 35;
Dejean, Spéc. gén. des Coléopt., V, p. 497. Long. 31, larg. 10 mill.
— D'un noir modérément luisant, tant en dessus qu’en dessous ;
élytres plus ternes. Tête presque lisse, col notablement plus large
que la partie antérieure, dont les côtés en avant des yeux sont
largement arrondis; la saillie de la joue est‘un peu plus élevée que
l'œil, dont la partie postérieure y est emboîtée; elle se prolonge
assez en arrière sur les côtés, avec lesquels elle se fond peu à peu;
les enfoncements du front sont assez allongés, assez profonds; ils
convergent un peu en arrière et s’élargissent en dehors le long de
l’épistome, celui-ci est lisse comme le reste de la tête, très légère-
ment échancré en arc de cercle, avec une très petite saillie denti-
forme de chaque côté du labre; derrière la saillie il y a une petite
ligne élevée un peu oblique. Corselet pas beaucoup plus large que
la tête, très court, très transversal, aussi large entre les angles
postérieurs qu’à son extrémité; le bord antérieur assez échancré,
les angles assez avancés, étroits, très aigus et fort peu distants ou
plutôt adhérents aux côtés du col; les côtés assez légèrement
arrondis; ceux de la base remontent peu obliquement et en ligne
droite vers les angles, où le bourrelet qui les longe forme une dent
assez aiguë, le milieu très brièvement prolongé, ce prolongement
notablement plus large que le pédoncule et ses angles droits; le
dessus peu convexe, chagriné vers les côtés et assez lisse sur le
disque ; la ligne médiane, qui va de la rigole basale jusqu’à la ligne
qui est parallèle au bord antérieur, bien marquée, ainsi que celle-ci;
l’espace qui la sépare du bord, finement strié; de chaque côté de
la base on aperçoit une impression arrondie; le rebord latéral,
quoique peu large, assez relevé. Pédoncule assez étroit. Elytres
en ovale très tronqué à sa base; environ d’un cinquième plus
longues que larges; la base coupée carrément, légèrement échan-
crée au milieu en arc de cercle; ses côtés ne descendant guère
vers les épaules et décrivant une légère courbe qui se termine à
l'épaule par une dent assez saïllante; côtés régulièrement arrondis
depuis l’épaule jusqu’à l’extrémité, qui est peu obtuse; le dessus
assez régulièrement voüté; les stries très fines, peu imprimées,
très légèrement ponctuées, s’oblitérant un peu le long de la base
et de l'extrémité; les intervalles plans, finement chagrinés, avec
deux petits points placés vers l'extrémité du 3; le 8° un peu plus
large que les autres ; la base assez rebordée, le rebord latéral assez
12 MONOGRAPHIE
relevé et séparé du disque par une large gouttière plus lisse et plus
luisante que le reste de l’élytre, et dans laquelle on voit une rangée
continue de points ombiliqués, entre chacun desquels il y en a deux
à trois plus petits; ces points se continuent le long de la base,
devant le commencement des stries, jusqu'à la suture; la partie de
la base inclinée sur le pédoncule entièrement lisse, ainsi que les
épipleures, dont la partie antérieure jusqu’à l’angle postérieur des
épisternes métasterniques est très large, après quoi ils commencent
à se rétrécir jusqu'à l’extrémité; en dessous le prosternum est un
peu plissé longitudinalement entre les hanches; l'abdomen est un
peu ridé transversalement, le reste est lisse, la dentelure en scie
du côté externe des jambes intermédiaires est aiguë et augmente
un peu de profondeur vers l'extrémité; la dernière dent est un peu
plus distante, l’épine antéapicale est longue, mince et très aiguë.
Je ne possède de cette espèce que l'individu de la collection Dejean,
qui avait été envoyé à celui-ci par Westermann comme venant du
Cap de Bonne-Espérance, où l’espèce paraît rare, car elle est peu
répandue dans les collections. Il y en a un autre dans la collection
du Musée Civique de Gênes.
NoTE. — Je crois que les deux individus que j'ai eus sous les
yeux ne sont que des femelles, et que celui que possède le Muséum
du Jardin des Plantes sous le nom de {erribilis est le mâle de cette
espèce. Il est plus grand; la {é{e est plus volumineuse; les mandi-
bules, beaucoup plus avancées et plus longues, se terminent par
un long crochet formant presque un angle droit avec le corps de
la mandibule, à peu près comme dans les G' des Wantichora; les
élytres sont plus échancrées à leur base et l’échancrure s'étend
d’une dent humérale à l’autre. L'aspect de cet insecte justifie assez
le nom que lui ont donné les Directeurs du Muséum.
XVI. — MENIGIUS.
Maxillæ subarcuatæ, apice haud hamatæ, sed intus acute
dentatæ.
Palpi validiusculi; maæillares articulo ultimo præcedente
dimidio longiore, subcompresso, anguste ovato, apice acute
rotundato; labiales articulis duobus ultimis æqualibus, penul-
timo intus quadriciliato.
Mentum excavatum, medio acute carinatum, utrinque ad
carinam profunde foveatum; dente medio late trigono, lobis
breviore, apice haud producto, utrinque carinato; lobis
rugatis, latitudine longioribus, apice magis, extus minus
DES SCARITIDES. 13
rotundatis, intra marginem arcuatim subcarinatis; — para-
genæ latæ, intus subacute dentatæ et emarginatæ, basi exte-
riore subcarinata.
Labrum parvum, trilobum, tripunctatum.
Mandibulæ vix caput æquantes, subarcuatæ, parum acutæ,
bicarinatæ, inter carinas læves, intus a basi usque ultra
medium dilatatæ, margine interno undulato, supraque ibidem
striatæ,
Antennæ capite cum mandibulis breviores, crassiusculæ,
apicem versus sensim crassiores, moniliatæ; articulo primo
clavato, sequentibus tribus simul sumtis æquali, secundo
brevi, tertio sequente longiore, hoc ovato, sequentibus 6 qua-
dratis, latitudine haud longioribus, ultimo ovato, basi trun-
cato.
Pedes mediocres; femora ovata, subinflata; tibiæ inter-
mediæ extus acute denticulatæ et unispinosæ ; posticæ mar-
gine posteriore biciliato; éarsi crassiusculi.
Caput subtransverse quadratum, læve, leviter antice bili-
neatum, epistomi antice bidentati sutura medio obsoleta,
oculis prominulis, gena postice eos æquante subacuta, — pro-
thorax modice transversus, lateribus muticus, basi haud pro-
ducta, rotundata, — elytra connata, ovata, basi truncata et
subemarginata, humeris subdentatis, sat convexa, striata,
intra marginem haud carinata, alis inferioribus nullis.
Episterna postica quadrata, latitudine paulo longiora, sub-
tilssime punctulata; abdomen segmentis tribus ultimis basi
tenue transversim unistriatis, penultimis tribus medio bipunc-
tatis, ano ad marginem posticum quadripunctato.
Cet insecte ressemble aux T'æniolobus voisins du corvinus, mais
l'absence de crochet à l’extrémité des mâchoires et quelques autres
caractères permettent d'en faire un genre distinct, d'autant plus
que tous ces Tæniolobus sont américains, tandis que celui-ci
habite la Guinée.
M. Schaumi. Long. 19, larg. 5 1/2 mill. — Tête notablement
moins longue que large, d’égale largeur devant les yeux et à sa
base, côtés en avant des yeux doucement arrondis, finement
rebordés, le rebord se prolonge le long du bord interne de ceux-ci,
qui sont gros, assez saillants et emboîtés postérieurement dans la
saillie des joues, qui est courte, mais un peu aiguë au bout et au
14 MONOGRAPHIE
moins aussi haute que les yeux; sur le front on voit deux lignes
parallèles peu imprimées, entre lesquelles la suture de l'épistome
est à peine distincte; le bord antérieur est à peu près droit avec
deux assez fortes saillies dentiformes aux côtés du labre; il n’y a
aucune strie, ni sur le front, ni sur l'épistome. Corselet à peine plus
large que la tête avec les yeux, de moitié environ plus large que
long, bord antérieur faiblement échancré avec les angles nullement
avancés et largement arrondis; côtés presque rectilignes vers le
milieu et parallèles, mais assez arrondis vers les angles: ceux pos-
térieurs sans vestige de dent, et disparaissant dans la courbe uni-
forme que décrivent les côtés du corselet avec ceux de sa base, qui
est entièrement arrondie, sans trace de prolongement ou de sinuo-
sités; le dessus moins convexe sur le disque que vers les côtés,
lisse; ligne médiane très fine, celle parallèle au bord antérieur
effacée ; rebord latéral très-fin, tant sur les côtés que le long de la
base. Pédoncule étroit, étranglé à sa base. Z/ytres de la largeur
du corselet, en ovale de deux tiers plus long que large, tronqué et
légèrement échancré au milieu de sa base, dont les côtés sont
arqués entre le pédoncule et l'épaule, vers laquelle ils ne descendent
guère; le rebord basal se termine à l’épaule par une petite dent;
les côtés régulièrement arrondis, la rondeur de l'extrémité peu
obtuse; le dessus assez convexe, sillonné de stries très lisses,
modérément profondes, presque effacées à l'extrémité même; les
intervalles lisses, peu convexes; les huit premiers d’égale largeur,
avec trois points placés sur le 3° contre la 3° strie, le premier au
premier quart, le deuxième après le milieu, le troisième assez en
arrière et un quatrième placé à la jonction de la 2e et de la 4‘stries;
il n’y a aucune carène près du bord latéral; le 9° intervalle est
comme toujours très étroit, granuleux, avec sa rangée habituelle
de points ombiliqués très serrés; le rebord latéral assez étroit,
formant une carène assez tranchante; le bord antérieur incliné,
granuleux; les épipleures lisses, assez dilatés à leur base. Dessous
du corps lisse, légèrement chagriné vers les côtés. Les dents des
tibias antérieurs assez épaisses, peu aiguës, avec deux petites den-
telures obtuses au-dessus de la 3°. D'un noir assez luisant; parties
de la bouche, antennes, jambes et tarses bruns, cils des jambes et
des tarses ferrugineux. Donné par feu Schaum comme venant de
la Guinée.
XVII. — MACROTELUS.
Maxillæ sat elongatæ, subarcuatæ, apicem versus subdila-
tatæ, extus et apice rotundatæ, intus dente apicali porrecto
acuto armatæ,
DES SCARITIDES, 15
Palpi tenues, modice elongati; maæxillares articulo ultimo
præcedente duplo fere longiore, apice obtuse rotundato, basin
versus attenuato; labiales articulis ultimis duobus æqualibus,
ultimo ut in maxillaribus, penultimo intus quinqueciliato.
Mentum amplum, vix transversum, profundius excavatum,
medio acute carinatum et basi ad carinam foveatum; dente
medio trigono, basi latiusculo, et utrinque carinato, apice
subobtuso, lobis paulo breviore; his latitudine longioribus,
extus rotundatis, apice intus oblique truncatis, angulo subro-
tundato, subrugatis, margine acute carinulato ; — paragenæ
basi latæ, trigonæ, margine interno dentato et emarginato,
extus carinatæ, basi carina obliqua, medio magis elevata, a
capitis pagina inferiore distinctæ.
Labrum parvum, antice subtrilobum, tripunctatum.
Mandibulæ longitudine capitis, subarcuatæ, acutæ, læves,
supra bicarinatæ, a basi ultra medium intus dilatatæ, mar-
gine interno sinuato et apice subacute dentato, ibique sub-
striatæ, interjecta medio carinula.
Antennæ capiti cum mandibulis subæquales, apicem versus
incrassatæ, moniliatæ, articulo primo clavato, sequentibus
tribus simul sumtis paulo breviore, horum intermedio paulo
longiore, quarto secundo paulo breviore, cæteris secundum
æquantibus, quadratis, latitudine vix longioribus, ultimo
apice obtuse rotundato.
Pedes mediocres ; femora paulo incrassata; fibiæ interme-
diæ extus unispinosæ; posticæ margine posteriore longe
biciliato.
Caput mediocre, quadratum, latitudine paulo brevius, fronte
profunde angusteque (Carenorum modo) bisulcata ; oculis pro-
minulis, hemisphæricis ; — prothorax transversus, quadratus,
angulis posticis valde dentatis, basi media haud producta,
lateribus subobliquata ; — elytra connata, ovata, basi trun-
cata, humeris fortius dentatis, convexa, subsulcata, intra
marginem carinata ; alis inferioribus nullis.
Episterna postica quadrata, latitudine paulo longiora, intus
emarginata; — abdomen segmentis tribus ultimis basi trans-
versim leviter striatis; penultimis tribus medio fortius biim-
pressis, ano postice quadripunctato.
16 MONOGRAPHIE
Cet insecte a un facies particulier, et la seule espèce de ce groupe
à laquelle il ressemble est le Tœniolobus Reichei, qui a presque la
même forme, mais qui est beaucoup moins luisant.
M. sulciger. Long. 19-21, larg. 5 1/4-6 mill. — Zé/e en carrè
moins long que large, légèrement élargie devant les yeux, où le
coude que forment les côtés est assez saillant; yeux grands, hémi-
sphériques, emboîtés en dessous et en arrière dans la saillie des joues,
qui n’est point prolongée en arrière, et qui forme avec les côtés de
la base un angle rentrant presque droit, dont le front est un peu
arrondi; le dessus tout à fait lisse; le front marqué de deux sillons
profonds et étroits, comme ceux qu’on voit chez les Carenum,
très légèrement sinuës, presque parallèles, convergeant tant soit
peu en avant; bord latéral en avant des yeux rebordé; la rigole
qui longe le rebord se prolonge le long du bord interne des yeux,
devient peu à peu plus profonde et sépare la saillie de la joue des
côtés de la tête; épistome lisse, un peu ondulé, avec deux saillies
convexes et très arrondies à côté du labre, entre lesquelles il est
légèrement et platement échancré; les coins antérieurs de la tête
et l’espace entre les sillons frontaux un peu convexes. Corselet à
peine plus large que la tête avec les yeux, court et transversal, ne
se rétrécissant point jusqu'aux angles postérieurs; bord antérieur
légèrement échancré en arc de cercle derrière le col, mais coupé
carrément près des angles, qui sont assez distants des côtés de la
tête et dont Le sommet est presque droit, à peine arrondi; les côtés
le sont fort peu et régulièrement entre les deux angles; le milieu
de la base nullement prolongé, coupé carrément au-dessus du
pédoncule, ses côtés remontent peu obliquement vers les angles et
sont parfaitement rectilignes ; ils sont plus fortement rebordès que
les côtés du corselet, et le rebord forme à son extrémité externe
une dent assez saillante; le dessus est un peu convexe, lisse, mais
tout le long de la base il est finement chagriné; la ligne médiane
et celle parallèle au bord antérieur sont assez profondes, l’espace
qui sépare ces deux derniers n’est guère strié ; il y a deux petits
points dans la rigole latérale, l’un un peu après les angles anté-
rieurs, le second à côté de la dent postérieure. Pédoncule assez
étranglé à sa base. Æ/ytres à peiné aussi larges que le corselet, un
peu moins du double plus longues que larges, ovalaires, le milieu
de la base légèrement échancré, ses côtés verticaux sur l’axe de
l'insecte, mais un peu arqués; le rebord qui les longe, se relève for-
tement près de l'épaule et y forme une dent saillante, et avec le
rebord latéral un angle peu obtus; les côtés sont régulièrement
arrondis, l'extrémité l’est peu obtusément ; le dessus, qui est assez
convexe, l’est un peu moins près de la suture et du bord antérieur,
qui est assez fortement et largement granuleux; les stries sont
DES SCARITIDES. W7:
très lisses, profondes, formant presque des sillons extérieurement ;
les intervalles très lisses, les deux premiers assez plans, les suivants
de plus en plus convexes sur toute leur longueur, avec de quatre à
six points imprimés assez gros sur le 3° du côté de la 3° strie, la
plupart situés sur la moitié postérieure, le 7e relevé en carène
modérément tranchante, très élevée dans sa moitié antérieure, où
elle surplombe et cache le 8° et le rebord latéral; elle décrit une
courbe assez forte en se rapprochant de l’épaule, derrière laquelle
elle se termine ; elle s’abaisse peu à peu en arrière et rejoint bien
avant l'extrémité le 6° intervalle; le 8°, légèrement convexe,
n'atteint pas la base et ne dépasse pas l’extrémité du 7°; le 9°, très
étroit et finement granuleux, porte une rangée continue de petits
points tuberculés : le rebord latéral est fin et étroit, surtout anté-
rieurement; les épipleures sont lisses et un peu élargis le long des
épisternes. Le dessous du corps est lisse, avec les côtés de l'abdomen
distinctement chagrinés. D’un noir luisant en dessus, un peu plus
terne sur les côtés du dessous; les cils des mâchoires et des pattes
roussâtres; un individu un peu immature est brunâtre.
Il habite le Gabon, d’où j'en possède quatre individus; mais
M. Raffray en a rapporté un en mauvais état du Zanzibar.
XVIII. — SCARIS.
Tœniolobus, Chaudoir, Motschulsky.
Maxillæ tenues, porrectæ, arcuatæ, apice acutæ, nec
hamatæ ; lobo inferiore gracillimo.
Mentum amplum, lobis intra marginem haud carinats,
basin versus angustioribus, media basi profunde biexcavatum.
Labrum antice obsolete undulatum.
Abdomen segmentis penultimis tribus transversim plerum-
que 4 vel 6-punctatis, ano medio impunctato.
Caput supra oculos profunde sulcatum, his parvis vix pro-
minulis.
Prothoraæ angulis posticis dentatis, margine laterali
punctis pluribus setigeris impressis.
Elytra connata, disco deplanata, rugulosa, intra margi-
nem acute carinata, humeris acute dentatis, alis inferioribus
nullis.
Cætera ut in Tæniolobo.
Ce genre est très voisin des Z’æniolobus, mais comme un carac-
tère principal de ces derniers consiste dans la carène qui longe le
18 MONOGRAPHIE
côté externe des lobes du menton, à quelque distance du bord
latéral, et que ce caractère manque absolument dans l'espèce qui
constitue ce nouveau genre, je ne pouvais faire autrement que de
l’exclure. Il y a de plus quelques différences dans la conformation
des mâchoires, du labre et dans la rugosité qui couvre les élytres.
N'en possédant qu'un individu Q à l’époque où je l’ai décrite, je
n'étais pas assez sûr que ces différences fussent constantes, pour
pouvoir me décider à la séparer des T'æniolobus.
Sc. Guerini (7'æniolobus). Chaudoir, Bull. des Nat. de Moscou,
1855, I, p. 31. Long.19-21, larg. 5-5 1/4 mill.—I]l existe une certaine
ressemblance de forme entre cet insecte et le /ævicollis, mais outre
que la partie postérieure du corselet et les élytres sont d’un noir
très terne, beaucoup d’autres caractères les distinguent. La téle,
surtout dans les mâles, est tout aussi grande, mais elle est presque
aussi longue que large, ses coins antérieurs sont plus droits et
régulièrement arrondis, les côtés en avant des yeux ne sont pas
rebordés ; ceux-ci sont plus petits, ronds et peu convexes; la saillie
des joues est plus étendue et plus élevée derrière les yeux; il n’y
en à pas au-dessous de ces derniers; la surface de la saillie est ridée
et intérieurement elle est limitée par une gouttière arquée, que
longe extérieurement une carène également arquée, qui commence
près du bord antérieur de l’œil, s’en écarte et se termine à l'endroit
où finit la saillie latérale; le point juxta-oculaire est plus éloigné de
l'œil et se prolonge en arrière en forme de petit sillon arqué, dont
la convexité est tournée en dehors; le bord antérieur de l’épistome
est conformé de même, les enfoncements longitudinaux sont plus
faibles ; l’espace qui les sépare, ainsi que les coins antérieurs, sont
généralement lisses, le reste de la surface est plus ou moins ridé;
entre les enfoncements, on aperçoit deux petits points quelquefois
peu visibles, et quelques autres, souvent presque effacés, en dehors
des enfoncements parmi les rides; les mandibules sont bien plus
étroites à leur base que le bord antérieur, leur côté externe est
assez sensiblement sinué ; leur longueur et leur courbe sont à peu
près les mêmes, mais celle de droite paraît constamment plus
courte ; les carènes du dessus sont plus rapprochées, l’espace entre
les deux lisse, les dilatations internes striées obliquement et assez
obtusément ondulées à leur côté interne; le labre est très court et
n’est point trilobé, son bord antérieur est à peine bisinué; le men-
ton est grand, presque aussi long que large, sa partie non échancrée
est plus longue; la carène du milieu est assez élevée, et il y a de
chaque côté une forte excavation, qui se prolonge en pointe en
avant; la dent du milieu est en forme de fer de lance court, ses
côtés sont carënés et anguleux et sa base remplit tout le fond de
l'échancrure, les lobes sont en plan peu incliné, un peu ridés, leur
DES SCARITIDES. 19
côté externe passablement arrondi, l'extrémité tronquée assez obli-
quement, avec l’angle externe arrondi; 27 n'y a point de carène
élevée près du bord latéral; les paragènes sont longues, très
pointues, larges à leur base, qui est séparée du dessous de la tête
par une ligne élevée très -obtuse, qui semble en faire Le tour,
carénées extérieurement, fortement dentées à leur côté interne et
très échancrées avant la dent; elles sont un peu ridées; les
antennes ne diffèrent pas sensiblement et celles des femelles sont
aussi plus courtes que celles des mâles. Le corselet a presque la
même forme, mais il se rétrécit un peu plus vers les angles posté-
rieurs, qui sont indiqués par une petite dent assez obtuse; les
angles antérieurs sont presque aussi avancés et aussi pointus que
dans le Tœn. carinatus!} les côtés sont tout aussi peu arrondis,
mais ils ne sont pas parallèles; le milieu de la base n’est point pro-
longé, ses côtés ne sont ni plus ni moins obliques, mais ils sont
légèrement sinuës; le dessus, qui est couvert de petites rugosités
embrouillées, est plus aplani et descend bien moins sur les côtés, la
ligne transversale antérieure est effacée vers le milieu, le bord
antérieur n’est pas strié; les rugosités de la superficie augmentent
vers les côtés et deviennent plus fortes et plus régulières le long
de la base, sur les côtés de laquelle on voit deux impressions peu
profondes, assez larges et un peu granuleuses; le rebord latéral
est très fin et la rigole qui le longe porte sept à huit points pili-
fères assez marqués; celui qui longe la base est aussi tranchant,
mais plus relevé. Les é/ytres ont à peu près la même forme,
elles sont seulement plus étroites; elles ne sont pas seulement
tout aussi peu convexes, mais même la partie du disque comprise
entre les troisièmes intervalles de chaque élytre jusqu'aux deux
tiers de la longueur, présente une légère dépression, ce qui fait
que le 3° intervalle paraît être lëgérement convexe; les stries sont
à peine imprimées et sont formées de points peu rapprochés les uns
des autres, qui, dans les stries externes, semblent se changer en
alvéoles très peu profondes; les intervalles, ternes et finement
chagrinés, sont plans, le deuxième et le troisième se relèvent vers
l'extrémité; ce dernier est un peu plus large que les autres; sur le
milieu du 5: on aperçoit une ligne très fine, légèrement élevée; le
7e est élevé en carène haute et tranchante, qui, dans sa première
moitié, surplombe le rebord latéral, se recourbe en dedans en
s’aplanissant derrière la dent humérale et le rebord antérieur
jusqu’à la base de la quatrième strie, mais qui diminue peu à peu
de hauteur vers l'extrémité qu’elle n’atteint pas, tandis que le
huitième intervalle, qui n’est d’abord qu’une fine ligne élevée,
commençant à quelque distance de l’épaule, devient peu à peu une
petite carène, longeant la rangée submarginale de petits points
20 MONOGRAPHIE
caténulés etse prolongeant jusqu’à l'extrémité de la suture; on ne
distingue qu'avec peine une rangée de quelques points à côté de la
troisième strie, car ils se confondent avec ceux de la strie. Le des-
sous du corps est bien plus luisant que le dessus; il est lisse,
à l'exception des épisternes intermédiaires, qui sont finement gra-
nuleux; il n’y à pas de points sur le milieu de l’anus. Les grandes
dents des tibias antérieurs sont plus effilées et plus aiguës, et les
dentelures au-dessus de la 3* plus pointues et moins serrées, au
nombre de trois ou quatre; les pattes sont en général plus grêles.
Quatre individus, dont trois mâles, venant de Cumana (Funck).
XIX. — TÆNIOLOBUS.
Chaudoir, Bull. des Nat. de Mosc., 1855, I, p. 30.
Scarites, Dejean et auctor.
Pleurogenius, Motschulsky, Étud. entom., 1857, p. 95.
Maæillæ arcuatæ, longius hamatæ, apice acutissimæ.
Palpi maæillares articulo ultimo præcedente longiore, sub-
compresso, basin versus subattenuato, apice subobtusato ;
labiales articulis ultimis duobus æqualibus, ultimo ut in
maxillaribus, penultimo intus pluriciliato®
Mentum lobis intra marginem subrecte carinatis.
Mandibulæ subarcuatæ, acutæ, supra bicarinatæ, subtus
anterius striatæ, intus dentatæ, dente aut emarginato, aut
undulato ; — paragenæ extus carinatæ.
Labrum plus minusve trilobum, antice tripunctatum, puncto
singulo setigero.
Antennæ variæ longitudinis, extus incrassatæ, moniliatæ,
articulo primo subarcuato, clavato, sequentibus 3 simul sumtis
æquali, apice superno indentato, his sensim decrescentibus,
cæteris quadratis, ultimo apice obtuse rotundato.
Pedes mediocres, parum elongati, #ibiæ intermediæ extus
bispinosæ ; posticæ margine posteriore longius quadriciliato.
Capul quadratum majusculum ; fronte longitudinaliter biim-
pressa; — prothorax basi non productus; — pedunculus basi
strangulatus ; — elytra connata, ovata, humeris dentatis, alis
inferioribus nullis.
E'pisterna postica latitudine haud aut vix longiora, lævia;
— abdomen segmentis tribus ultimis basi transversim unisul-
catis, medio foveolatis.
DES SCARITIDES. 21
Dans mon premier mémoire sur ce groupe, j'ai donné une plus
grande extension à ce genre, où Je faisais rentrer des espèces ailées
à élytres non soudées et à épisternes postérieurs longs.Je crois que,
pour lui donner plus d’homogénéité, il est préférable d’en exclure
ces dernières, dont le facies est d’ailleurs assez différent. Tel que
Je le mainüens, il doit être subdivisé en plusieurs sections.
I. Epistoma antice medio bidentatum (species americanæ).
A. Ano medio bipunctato.
4. Prothorex lateribus muticus.
a. Elytra intra marginem carinata.
æ, Elytrorum interstitium 8um valde carinatum.
+. Mentum planiusculum, rugatum.
y. Mentum lobis extus rotundatis, antice obtuse rotundatis.
T. planatus Dejean, Spec. V. p. 483, — circumductus, Chau-
doir, Bull. des Nat. de Mosc., 1855.1, p.35. Long. 29-30, larg. 8 mill.
Tête grande, surtout chez le mâle, carrée, un peu moins longue
que large, aussi large en avant des yeux qu'à sa base; bord
latéral devant ceux-ci d’abord parallôle, puis coupé assez oblique-
ment, mais arrondi; la partie parallèle courte et un peu rebordée;
la rigole qui le longe, se prolonge le long du bord interne des
yeux et sur le haut de la saillie de la joue, qu’elle sépare des côtés
du vertex; celle-ci est allongée, bien plus élevée que les yeux et
finit brusquement assez loin du bord postérieur de l’œil, tombant
plus ou moins à angle droit sur les côtés du col; le dessus est peu
convexe, lisse, à l'exception de quelques petites stries le long de
la suture de l’épistome, en dehors des impressions longitudinales
du front, qui sont assez fortes et forment presque des sillons; le
milieu de l’épistome est aussi un peu strié; son bord antérieur
depuis les angles jusqu’au labre est coupé carrément, mais derrière
celui-ci, il est échancré, le fond de l’échancrure est coupé carré-
ment et légèrement sinué, mais il n ‘y a point de dent à côté du
labre; les antennes sont longues et atteignent la base du corselet.
Celui-ci pas plus large que la tête avec ses saillies latérales, moins
long que large, mais peu transversal, un peu plus élargi en avant
que près de la base dans les individus à tête plus grosse; bord
antérieur assez échancré en arc de cercle; angles avancés, adhé-
rents aux côtés du col,arrondis au sommet même; côtés rectilignes,
s’arrondissant légèrement près des angles antérieurs; milieu de la
base nullement prolongé, assez visiblement échancré en angle
rentrant, ses côtés presque rectilignes, remontant fort obliquement
vers les angles postérieurs, qui sont très arrondis, médiocrement
arqués et sans aucune dent; le dessus presque lisse, peu convexe
sur le disque, mais descendant assez vers les côtés, nullement cha-
griné le long de la base; ligne médiane et celle parallèle au bord an-
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXII, 2
22 MONOGRAPHIE
térieur bien marquées; l’espace qui sépare ces deux derniers légère
ment strié ; le rebord latéral, très fin, se prolonge de même sur les
côtés de la base, mais le bourrelet du milieu de la base, au-dessus du
pédoncule, est assez gros; dans la fine rigole qui longe les côtés, on
aperçoit un petit point après l'angle antérieur et un second après
la courbe de l’angle postérieur. Pédoncule assez étroit, un peu
rétréci vers la base, mais peu étranglé sur les côtès. Élytres pas
plus larges que le corselet, moins du double plus longues que
larges, ovales, échancrées au milieu de la base et coupées assez
obliquement sur ses côtés; côtés des élytres un peu arrondis, ron-
deur de l'extrémité assez forte, mais peu aiguë; au sommet de
l'épaule il y a une dent aiguë, assez saillante; le dessus fort peu
bombé, surtout antérieurement entre les carènes, descendant peu à
peu vers l'extrémité; les stries très fines, peu imprimées, très légè-
rement ponctuées; les intervalles, lisses, mais ternes, presque plans;
cependant le quatrième et la partie antérieure du 6° sont un peu
relevés; sur le 3, contre la 3° strie, il y a une rangée de cinq à
six points pilifères petits, mais bien marqués; le 7° intervalle
s’oblitère près de sa base, le 8° est relevé en carène très élevée,
surtout antérieurement, cependant peu tranchante, qui surplombe
sur toute sa longueur le fin rebord latéral, et qui se joint au rebord
des côtés de la base, dont elle est séparée par la dent humérale, et
se prolonge jusqu’à l’extrémité de la suture: son versant externe,
qui est assez large, est très finement granuleux; le 9° intervalle,
très étroit, porte une rangée continue de petits points ombiliqués ;
le rebord latéral remonte, en décrivant une assez forte courbe,
vers la dent humérale, où il se joint à la base de la carène; le bord
antérieur est presque lisse; les épipleures sont peu dilatés dans
leur partie antérieure. Le dessous du corps presque lisse, lès
quatre épisternes antérieurs très légèrement ondulés; les points
sur le milieu des segments abdominaux assez gros. Il y a trois à
quatre dentelures aux tibias antérieurs au-dessus de la troisième
dent. Le dessous du corps, la tête et le corselet sont d’un noir un
peu luisant, ainsi que le haut de la carène latérale des élytres, qui
sont plus ternes que le reste de l’insecte. Je possède trois individus
de cette espèce, qui habite les environs de Rio-Janeiro.
NoTE. — Le 7. planatus, que j'ai décrit en 1855, I, p. 37 (Long.
14 1/2" = 32 mill.), n’est pas celui de Dejean, mais je n’en possède
plus le type, qui a été détruit lors du transport de ma collection de
kussie à Paris en 1863. D’après ma description, il différerait du
vrai planalus par ses antennes à articles plus étroits que dans le
carinalus, ses mandibules moins dilatées et moins dentées à leur
base, par la longueur moindre de la saillie des joues en arrière des
yeux ; par ses é/ytres plus allongées, les intervalles des stries plus
DES SCARITIDES. 23
convexes, le 7° plus large que dans le carinatus, relevé en crête
obtuse, même près de la base, la carène sublatérale beaucoup
moins élevée, obtuse et arrondie sur le haut; le dessus sensiblement
plus convexe, et sa coloration moins terne. Il m'avait été envoyé
par M. Grey, de Saint-Pétersbourg, comme venant de Bahia. S'il
se confirme que ce soit une espèce distincte, je propose de l’appeler
spectabilis.
yy. Mentum lobis extus vix rotundatis, antice acutius angulatis.
T.subcostatus.Long.21,larg.6 mill.—Il faitle passage du pla-
natus au carinalus, car le menton est rugueux et plan, comme dans
le premier, mais les lobes sont en pointe arrondie, comme dans
le second. Je n’en possède qu’une femelle, qui diffère de celle du
carinatus par les caractères suivants : {6e pareille, un peu plus
étroite, plus plissée longitudinalement entre les yeux et les impres-
sions du front; yeux moins convexes; corselet moins large, à côtés
plus parallèles, avec les angles antérieurs moins avancés, bien
moins aigus, un peu arrondis au sommet, et la courbe des angles
postérieurs plus convexe; le dessus moins lisse, très finement
chagriné le long de la base, qui est plus déprimée sur ses côtés;
élytres un peu plus étroites, moins arrondies sur le devant des
côtés, coupées un peu plus obliquement vers les épaules, dont la
dent est moins saillante, le dessus tout aussi plan, mais descendant
un peu plus vers l'extrémité; toutes les stries très distinctement
ponctuées, presque alvéolées, surtout les latérales, les intervalles
moins lisses, devenant de plus en plus tectiformes extérieurement,
avec six petits points seulement dans la 3° strie ; le 6° intervalle
assez raccourci en arrière, le 7° plus relevé en carène dans sa partie
antérieure que le 8°, mais s’unissant à son extrémité au &°, qui ne
surplombe pas le rebord latéral, mais forme cependant une carène
assez tranchante, qui n’atteint pas l'épaule, mais va jusqu’à l’extré-
mité de la suture, cessant d’être tranchante dès sa jonction avec
le 7° intervalle; if n’y a que le rebord latéral qui, à l’épaule, se
rattache au rebord des côtés de la base, celle-ci fortement granu-
leuse; les quatre épisternes postérieurs et les côtés du mêtasternum
et de l’abdomen visiblement chagrinés,; il n’y a que deux dentelures
aux tibias antérieurs au-dessus de la 3° dent. Tout le dessus est d’un
noir plus terne encore. M. Depuiset m’en a cédé un individu venant
de Para.
xx. Mentum excavatum, lobis acutius angulatis.
y. Menium sublæve; paragenæ intus acute dentatæ ct emarginatæ.
T. carinatus Dejean, Spec. des Col. I, p. 376. Long. 21-27,
larg. 6 1/2-7 1/2 mill. — D'un noir assez terne, surtout en dessus,
PT.
a = RS
MONOGRAPHIE
et encore plus sur les élytres que sur l’avant-corps. Z'êle grande,
surtout dans les mâles, moins longue que large, aussi large en
avant qu’à sa base; bord latéral devant les yeux d’abord parallèle,
puis arrondi; la partie parallèle assez rebordée; la rigole se
prolonge le long du bord interne des yeux, où elle devient plus
profonde, et sur le haut de la saillie des joues, qui n’est pas plus
élevée que les yeux, est moins prolongée en arrière que dans le
planatus, et s’abaïsse peu à peu jusqu’ aux côtés du col; les i impres-
sions frontales sont aussi marquées que dans cette espèce, mais
elles divergent un peu plus en avant; à côté d’elles on aperçoit
quelques petites stries très légères, ainsi que sur les côtés de l’épi-
stome, dont le bord antérieur est échancré de même derrière le
labre, mais qui, en outre, de chaque côté de ce dernier, émet une
dent arrondie assez saillante; mandibules du mâle plus longues
que celles de la femelle; antennes également plus allongées dans
le premier de ces deux sexes; les articles extérieurs de ces
organes, en carré plus long que large dans le mâle, sont aussi
larges que longs chez la femelle. Corselet ordinairement un peu
plus large que la tête, court, très transversal, pas plus étroit aux
angles postérieurs qu’en avant; bord antérieur assez échancré,
avec les angles presque adhérents aux côtés de la tête, fort avancés
et très aigus; côtés rectilignes et parallèles; base nullement pro-
longée au milieu, ses côtés remontant moins obliquement vers les
angles rostérieurs, qui sont très arrondis au sommet, sans dent,
mais assez indiqués ; le dessus peu convexe, mais assez en pente
vers les côtés: ligne médiane un peu crénelée, bien plus imprimée
que la ligne parallèle au bord antérieur; celle-ci assez oblitérée vers
le milieu et précédée de stries'très fines, assez serrées ; le rebord
latéral, très fin, reste tel le long des côtés de la base, mais Le bour-
relet au-dessus du pédoncule est un peu plus gros; ans la rigole
latérale on voit une série de petits points pilifères ; les bords de la
base ne sont point chagrinés. Ÿ/ytres à peine aussi larges que le
corselet, un peu plus de moitié plus longues que larges, ovales,
tronquées à leur base, qui est peu échancrée au milieu et, quoique
légèrement arrondie, descend fort peu vers les épaules, qui sont
terminées par une dent aiguë; côtés assez arrondis sur toute leur
longueur; extrémité sabacuminée; le dessus plus plan, surtout pos-
térieurement; les stries lisses, fines, peu profondes, les intervalles
légèrement convexes, avec de sept à douze points (!) sur le bord
externe du 3°, le 6° n’atteint souvent pas la base, celle du 7° est un
peu relevée en carène etse joint à la carène aiguë et très saillante
(t) 1 yen a 42 dans le type de Dejean, quoiqu'il ne lui en donne que 5 dans
sa descriplion.
DT. Q
Conde LS
<" PNY LENS RILI
DES SCARITIDES. 25
que forme le 8; celle-ci, qui surplombe de beaucoup le rebord
latéral, ne touche pas tout à fait la dent humérale et se prolonge
jusqu’à l'extrémité de la suture; son versant externe est lisse, mais
la partie descendante de Ia base est couverte de. forts granules;
le rebord latéral se rattache seul au bourrelet qui longe les côtés
de la base, dont il est séparé par la dent humérale; Le épipleures
et tout le dessous du corps sont lisses; il y a destrois à cinq petites
dentelures serrées au-dessus de la 3° dent des tibias antérieurs;
l’épine supérieure du côté externe des jambes intermédiaires, est
bien plus petite que l’inférieure. Quelques individus des environs
de Rio-Janeiro, y compris le type de Dejean, qui est une femelle.
T. rugatus. Long. 27, larg, 7 1/2 mill. — Il ressemble beau-
coup au carinalus, mais il s’en distingue par plusieurs caractères
importants. Un mâle. Zéfe pareille, saillie des joues moins élevée
et surtout moins étendue en arrière; corselel notablement moins
court et moins transversal; élytres plus allongées, plus parallèles,
à côtés presque rectilignes sur une assez grande étendue, encore
un peu plus planes; carène du 8° intervalle encore plus élevée et
plus tranchante, plus arquée à sa base; le 7° intervalle n’est non -
seulement nullement relevé à sa base, mais même il n’atteint pas
celle des élytres de beaucoup, et il est moins convexe que les
autres; le fond des stries est irréguliérement ponctué et les bords
des intervalles inégaux et ondulés, ce qui donne à la surface une
apparence rugueuse; je n’ai pu voir que cinq points sur le bord
externe du 3, encore sont-ils peu distincts et se confondent-ils
avec la rugosité du bord; il n’y a que deux dentelures aux tibias
antérieurs après la 3 dent. Antennes aussi longues que dans le
carinatus G. Un individu venant du Brésil.
T. Iævicollis Dejean, Spec. des Col., V, p. 486; Chaudoir,
Bull. des Nat. de Mosc., 1855, [, p.38. — Var. Scar. rugicollis
Dejean, Spec., I, p. 377. Long. 18 1/2-26, larg. 4 3/4-6 mill. —
La tête et le corselet, et même les élytres, sont plus luisants que
dans le carinatus. Têle presque pareille, seulement moins large;
corselet moins court, moins transversal; angles antérieurs aigus,
mais pas prolongés en pointe, les postérieurs plus arrondis,
plus effacés, le dessus plus convexe; élyires plus étroites, plus
allongées, plus convexes; carène du &% intervalle moins élevée et
un peu moins tranchante; la base du 7° relevée comme dans le
carinatus. Antennes des deux sexes comme celles de ce dernier.
L'examen du type du 7wgicollis de la collection Dejean, m'a con-
vaincu que ce n’était qu'une variété individuelle du /ævicollis, et:
2
comme le corselet est toujours d'ailleurs lisse dans cette espèce, j'ai
dû lui conserver ce dernier nom, quoique plus récent. Il paraît
être assez commun aux environs de Rio-Janeiro.
26 MONOGRAPHIE
yy. Mentum granulatum; paragenæ intus nec dentatæ nec emargi-
natæ.
T. holcocranius. Long. 25-30, larg. 7 1/2 mill. — Cette espèce
forme naturellement le passage du /ævicollis au sulciceps, et elle
ressemble même tellement à celui-ci que je les avais confondues.
Elle est beaucoup plus lisse et plus luisante que le /ævicollis et les
espèces voisines, et se rapproche aussi par là du sw/ciceps, mais le
& intervalle est relevé en carène, quoique moins élevée que dans
le Zævicollis. Tôle à peu près de la même forme que dans celui-ci,
yeux moins convexes, plus arrondis postérieurement, saillie des
joues plus élevée en dessous des yeux ; enfoncements frontaux plus
sulciformes, plus prolongés en arrière et divergeant un peu vers
les côtés du col; près du côté extérieur de ces sillons, on en voit
un ou deux autres très courts entre le front et le vertex; la rigole,
qui longe le bord latéral devant les yeux, contourne le bord interne
de l'œil et se prolonge un peu en arrière, en s’arquant vers le point
juxta-oculaire; l’épistome est conformé de même, il est lisse et
légèrement ondulé de chaque côté vers les sillons frontaux ; le
labre a les lobes latéraux plus avancés et plus aigus que celui du
milieu; les mandibules sont pareilles; le menton est plus long; il
est couvert d’une granulation assez marquée ; les fossettes qui se
trouvent de chaque côté de la base de la carène du milieu, sont
moins profondes, les lobes sont plus longs et leur extrémité plus
aiguë; la carène intramarginale est plus saillante; les paragènes
sont plus allongées, moins larges vers leur base, et à leur côté
interne on ne voit aucune dent, tandis que la partie antérieure n’est
que fort légèrement sinuée; les antennes ne sont pas plus longues
que dans le Zævicollis ©, les neuf articles extérieurs sont plus
courts et un peu plus larges, le 2° est brusquement aminei à sa base
et assez fortement sinué en dessous; les 6° à 10° un peu plus larges
que longs, le 11° en ovale tronqué à sa base et de près du double
plus long que les précédents. Le corselel, pas plus large que la tête,
est plus allongé que dans le /ævicollis, sans être toutefois aussi
long que large; il est moins échancré antérieurement et le sommet
des angles est un peu arrondi, le parallélisme des côtés est un peu
plus sensible; le dessus est plus semi-cylindrique, plus lisse; la
ligne parallèle au bord antérieur n’est un peu marquée que vers
les côtés et il n’y a point de stries le long du bord antérieur ; le
rebord latéral est encore plus fin, et dans la rigole on observe les
mêmes petits points pilifères. Les é/ytres sont en ovale bien plus
allongé, aussi longues que le corselet et la tête avec les mandibules,
pas plus larges que le premier; elles se rétrécissent très légèrement
vers les épaules à partir du milieu, leur base est comme dans le
DES SCARITIDES. 27
lævicollis, les côtés sont moins arrondis antérieurement; le rebord
des côtés de la base entre le pédoncule et l’épaule est moins élevé;
le dessus bien plus semi-cylindrique et descendant bien plus sur l’ex-
trémité; les stries sont un peu plus profondes; les intervalles, très-
lisses, deviennent de plus en plus convexes vers les côtés, mais
l’extrémité des quatre premiers est plane et légèrement terne; il y
a sept points imprimés sur la 3 auprès de la %strie, mais un seul
est situé avant le milieu; le 8°, quoique relevé en carène, l’est moins
que dans le /æwicollis et ne surplombe le rebord externe que depuis
l'épaule jusqu’au tiers de l’élytre; la base du 7° est aussi légère-
ment relevée ; la base de l’élytre est assez fortement granuleuse,
et celle du côté externe du 8° intervalle l’est légèrement. En des-
sous, les épisternes antérieurs et postérieurs le sont plus faiblement
que les intermédiaires; les côtés de l'abdomen sont en partie légè-
rement ridés longitudinalement; les pattes sont plus courtes; les
cuisses plus larges et plus rectangulaires, les jambes plus élargies
vers l’extrémité ; il n’y a que deux dentelures bien marquées aux
antérieures au-dessus de la 3° dent et six longs cils au côté posté-
rieur de la dernière paire. Ce joli Tæniolobus habite près de
Bahia et m’a été donné par M. Mocquerys père. Je crois que c’est
un mâle, malgré la brièveté des antennes, mais en considération
de la force des cuisses. Le Musée de Gênes en possède aussi un
dividu un peu plus petit et un peu moins allongé que le mien.
8. Elytrorum interstitium 7 valde carinatum.
T.sulcifrons Chaudoir, Bull. des Nat. de Mosc., 1855, I, p. 39.
— Long. 12, larg. 3 1/4 mill. — De petite taille et d’un noir bru-
nâtre peu luisant, avec les palpes, les antennes, les jambes et les
tarses bruns. La /é/e est proportionnellement moins grande que
le /ævicollis, mais elle a la même forme; les enfoncements frontaux
sont plus linéaires et sont un peu plus écartés l’un de l’autre en
arrière qu’en avant; extérieurement, près de leur extrémité posté-
rieure, se détache un sillon assez profond, un peu oblique, qui se
dirige vers les angles de la base, mais qui ne dépasse guère le tiers
postérieur ; la surface ne parait pas ridée; l’épistome est identique ;
les yeux sont tout ronds; la saillie des joues moins convexe derrière
eux; les lobes latéraux du labre plus anguleux; les dentelures
internes dès mandibules moins aiguës; le menton est conformé de
même, mais il est un peu moins creusé au milieu et un peu
rugueux; les paragènes sont moins élargies vers leur base et
offrent des ondulations obliques; les antennes ne sont pas plus
longues que la tête avec les mandibules, et leurs articles, à partir
du 2°, sont un peu plus courts que dans Le /æwmcollis ©. Le corselet,
quoique un peu plus large que la tête, est plus étroit et moins
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28 MONOGRAPHIE
transversal que dans ce dernier; il se rétrécit un peu vers les
angles postérieurs; le bord antérieur est aussi échancré et les
angles aussi aigus, mais ils le paraissent moins, parce que les côtés
s’arrondissent assez derrière eux; la courbe que décrivent les
angles postérieurs, est plus forte (comme dans le carinatus); sans
que le milieu de la base soit prolongé, ses côtés sont légèrement
sinués ; le dessus, qui est assez ridé, présente à peu près la même
convexité; la ligne transversale antérieure n’est presque point
visible et il n’y a dans la rigole latérale que deux points, l’un tout
près des angles antérieurs, l’autre à côté des angles postérieurs. Les
élytres sont un peu plus courtes et moins arrondies sur les côtés,
surtout après l'épaule, le milieu de la base est un peu plus échan-
cré, la rondeur de l'extrémité un peu plus obtuse ; la convexité du
dessus est la même, les stries sont plus profondes et les intervalles
finement chagrinés, plus convexes, excepté à l'extrémité; le 7° est
relevé en carène lisse, assez haute, mais peu tranchante, depuis
l'épaule, qu'elle ne touche point, jusque près de l’extrémité, où elle
s’oblitère ; le &° n’est indiqué que par une ligne très fine au milieu
de la large gouttière chagrinée et même légèrement granuleuse,
séparant la carène du rebord latéral, qui est assez relevé et près
duquel on aperçoit sur le 9° intervalle, comme toujours fort étroit,
une rangée continue de points ombiliqués peu rapprochés les uns
des autres; sur le côté externe des 3° et 5° intervalles, on voit une
rangée de 4 à 5 points pilifères; la granulation le long de la base
est forte; les épipleures sont lisses et assez élargis vers celle-ci.
Tout le dessous du corps est lisse ; les pattes ne sont pas très fortes ;
il n'y à que deux dentelüres aux jambes antérieures au-dessus de
la 5° dent, qui est moins aiguë, et 3 longs cils derrière les jambes
postérieures. Je mai toujours que l'individu pris au Brésil par
Natterer, que j'ai décrit antérieurement et qui m'avait été envoyé
par Parreyss, mais le Musée Civique de Gênes le possède aussi.
b. Elytra intra marginem haud carinata.
z. Paragenæ intus haud dentatæ, subsinuatæ.
T. sulciceps Chaudoir, Bull. des Nat. de Mose., 1855, I, p. 42.
Long. 26-27; larg. 6 1/2-7 mill. D’un noir luisant et de forme cylin-
drique, allongée. Téle plus ou moins grosse, en carré moins long
que large; le bord latéral, en avant des yeux, un peu anguleux
sans être saillant, assez rebordé; la rigole, qui longe le rebord, se
prolonge le long de ceux-ci et s'arrête bientôt après, en se recour-
bant légèrement vers le point juxta-oculaire ; yeux peu convexes,
ronds, saillie des joues formant une élévation arrondie au-dessous
des yeux et derrière eux, et les dépassant un peu en hauteur, sa
surface ondulée; les enfoncements frontaux assez larges et assez
DES SCARITIDES. 29
profonds; au fond de chacun on voit une ligne imprimée, ces deux
lignes sont parallèles ; sur les côtés de la partie postérieure du
front et vers Les yeux il y a de cinq à six sillons assez longs, légère-
ment sinués, et quelques petites stries courtes sur la suture de
l’épistome; l’épistome platement échancré derrière le labre, avec
une fort légère saillie de chaque côté de celui-ci, qui n’est que fort
légèrement trilobé, les lobes latéraux étant très obtusément arron-
dis; les mandibules au moins aussi longues que la tête, fort peu
arquées, aiguës, leur dilatation interne s'étendant au delà de la
moitié de leur longueur et dentelée en dedans; le menton assez
concave, bien carèné au milieu, avec un sillon de chaque côté de
la carène, la dent du milieu tronquée carrément et carènée sur les
côtés, les lobes latéraux un peu rugueux, assez largement et obli-
quement tronqués à l'extrémité, avec l’angle externe peu arrondi;
les paragènes assez longues et pointues, leur bord externe fortement
caréné, l’interne, qui n’est que légèrement sinué, bordé d’une
carène moins relevée, mais qui s’arrondit autour de leur base et
rejoint la carène externe; les antennes courtes, épaisses, monili-
formes ; leur premier article en forme de massue, les deux suivants
en cônes épais, le 4 presque globuleux, les six suivants en carré
plus ou moins aussi/long que large, le dernier en ovale tronqué à
sa base. Corselel guère plus large que la tête, exactement sem-
blable à celui de l’Ao/cocranius, à la description duquel je renvoie.
Elytres semblables par la forme à celles de ce dernier, mais plus
bombées ; les côtés de la base encore plus obliques ; le dessus strié
à peu près de même, les 7e et 8e intervalles pas plus convexes que
les autres; ce dernier n’atteint pas la base et est assez fortement
granuleux le long de son bord externe, ainsi que le neuvième, sur
lequel la rangée de points ombiliqués est peu distincte ; il y a de
même de 5 à 6 points sur le 3° intervalle ; le dessous du corps est
lisse, excepté les quatre épisternes postérieurs et les côtés des
premiers segments abdominaux, qui sont un peu chagrinés;
les dentelures des tibias antérieurs au-dessus dela 3° dent sont
fortes et au nombre de deux; les pattes sont d’ailleurs comme dans
l’holcocranius. Deux individus venant de la province de Goyaz
dans l’intérieur du Brésil.
8. Paragenæ intus acute dentatæ et anterius emarginatæ.
æ. Mentum valde excavatum ; paragenæ basi latiusculæ.
y. Genæ amplæ, convexæ, elevatæ.
T. convexipennis Fairmaire, Ann. de la Soc. Ent. de France,
1868, p. 755. Long. 26; larg. 7 mill. Voisin du sw/ciceps dont il a
la tête et les mandibules, mais les paragènes sont bien plus angu-
leuses et plus échancrées intérieurement, et, au lieu des sillons
30 MONOGRAPHIE
qu'on voit dans ce dernier entre les sillons du front et les yeux,
il n’y à ici qu'un gros trait oblique partant de l’extrémité posté-
rieure des sillons frontaux et d’abord assez fin, puis se dirigeant en
grossissant peu à peu vers les coins postérieurs du col, mais s’ar-
rêtant brusquement à la hauteur de l'extrémité postérieure de la
saillie des joues. Le corselet est un peu plus long, et la base en est
un peu plus échancrée. Les é/ytres sont plus longues, les côtês de
la base descendent bien plus fortement vers les épaules, l'extrémité
est plus acuminée; elles sont au moins aussi convexes, plus profon-
dément striées, les points du 3° intervalle sont plus marqués, et il
y en a un peu plus près de l'extrémité, les bords sont plus granulés.
Le dessous de la tête, lisse dans le swlciceps, est ici densément
ponctué; les lobes du menton sont plus longs, moins arrondis
extérieurement, plus obliquement tronqués au bout, qui est moins
obtusément arrondi; les épisternes postérieurs sont plus allongés.
Les pattes ne différent pas. Cette description a été faite sur l’indi-
vidu même décrit par M. Fairmaire, qui me l’a obligeamment prété
et qui croyait qu'il venait de Madagascar; mais, de même que pour
son Scariles Dohrni, 11 y a eu erreur dans l'indication de l'habitat
et, ainsi que ce dernier, il habite le Brésil.
T.sylvestris Castelnau (Scariles). Etud. entomolog., I, p. 64.
Long. 24; larg. 6 1/2 mill. Également voisin du sw/ciceps, dont il
diffère par ses mandibules striées et plus arquées, sa /éle plus
élargie en avant des yeux, où ses côtés sont plus coudés, bien que
le coude soit arrondi, ses yeux bien plus saillants et convexes, la
saillie des joues bien plus élevée et dépassant les yeux en hauteur,
les sillons du front plus sulciformes et plus profonds, ceux entre
ces sillons et les yeux plus forts et marqués de gros points, au lieu
d’être lisses ; il y a de plus quelques points sur les côtés du vertex
entre les sillons ; les côtés de l’épistome sont aussi sillonnés. Le
corselet est un peu plus long; les angles antérieurs sont plus
arrondis, tandis que le milieu des côtés l’est moins, ce qui lui
donne une apparence plus carrée. Les é/ylres sont un peu plus
allongées, leur forme est d’ailleurs à peu près la même; elles sont
au moins aussi convexes, striées de même, les points du 5° inter-
valle sont plus petits; le premier n’est qu'un peu avant le milieu.
Les antennes sont plus épaisses. Sur les 3 avant-derniers segments
de l’abdomen, il y a quatre gros points placés transversalement,
deux de chaque côté du milieu; les deux sur le milieu de l’anus
sont gros. Le menton est à peu près comme dans le sw/ciceps, mais
les paragènes sont fortement dentées et échancrées en dedans. J'ai
trouvé sous ce nom, dans la collection du comte Mniszech, un indi-
vidu provenant de celle de Dupont et qui est probablement le même
que celui qui à servi de type à M. de Castelnau; il est originaire
du Brésil, ainsi que deux autres appartenant au Musée de Berlin.
DES SCARITIDES. 1:
T. Lebasi Chaudoir, Bull. des Nat. de Mosc., 1855, I, p. 43.
Long. 15-20, larg. 3 1/3-5 1/2 mill. Les contours du corps rappel-
lent ceux du Zævicollis, mais les élytres sont bombées, et il est
d’un noir luisant. Z'éfe à peu près semblable, mais plus bombée
dans sa partie postérieure; les enfoncements frontaux moins pro-
fonds, les yeux plus plans, plus tronqués postérieurement, ce qui
les fait paraître presque triangulaires; la saillie des joues se
prolonge davantage en arrière, et elle est plus élevée sous et
derrière les yeux qu’elle dépasse un peu en hauteur; postérieure-
ment elle se fond avec les côtés du col; la rigole, qui longe Le bord
interne de l’œil, se prolonge un peu en arrière et y devient plus
profonde ; les côtés sont un peu ridés en long entre les enfonce-
ments et les yeux; le reste du vertex et du front, les coins anté-
rieurs et l’épistome sont lisses; le menton est très concave et il est
coupé en long par une forte carène obtuse ; la dent du milieu est
en forme de large triangle à rebords tranchants, les lobes sont
coupés assez obliquement au bout, avec l’angle externe nullement
arrondi; à quelque distance de leur bord externe s'élève une
haute carène toute droite; les paragènes sont larges à leur base,
qui occupe tout l’espace entre le sillon antennal et les côtés du
menton, leur côté externe est caréné; vers le milieu du bord
interne on voit une dent aiguë, entre laquelle et l'extrémité anté-
rieure il y a une profonde échancrure; la base est séparée du
dessous de la tête par une ligne élevée arquée, qui la contourne
et va rejoindre le rebord externe; les antennes sont notablement
moins longues et plus élargies vers l’extrémité, leurs articles
sont tous plus courts et plus épais, du 6° au 10° ils sont en carré
un peu plus large que long, le dernier n’est qu’un peu plus long
que large, coupé carrément à sa base, très obtusément arrondi à
son extrémité. Le corselel offre les proportions de celui du /ævi-
collis, mais le bord antérieur est moins échancré, les angles ne
sont nullement avancés et leur sommet est bien arrondi; les côtés
le sont très régulièrement depuis les angles antérieurs jusqu’au
pédoncule; le dessus est lisse, notablement plus bombé, le bord
antérieur n’est point strié, le rebord latéral bien plus fin, avec deux
petits points seulement dans la rigole qui le longe; de chaque côté
du dessus de la base on observe une légère impression linéaire
très courte. Les é/ytres ont les mêmes proportions, mais les côtés
sont un peu plus arrondis; le dessus est beaucoup plus bombé ; les
stries s’effacent toutes vers l'extrémité ; les intervalles sont légère-
ment convexes et arrondis ; ils sont lisses et luisants; le commen-
cement du 7° est légèrement élevé; le 8° se rétrécit beaucoup vers
l'épaule, qu'il atteint à peine; il y a de 5 à 7 points sur le bord
externe du 3%, dont un ou deux seulement un peu avant le milieu;
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32 __ MONOGRAPHIE ?
ni le bord antérieur, ni les bords latéraux ne sont granuleux ; le
rebord des côtés de la base, entre le pédoncule et l'épaule, est moins
relevé, celui des côtés de l’élytre, plus fin. Tout le dessous est lisse ;
il y a une ou deux dentelures après la 3° dent des jambes anté-
rieures et 3 longs cils derrière les postérieures. Sept individus
trouvés par Lebas près de Carthagène (Nouvelle-Grenade).
yy. Genæ minus convexæ, minores.
+. Elytra uniseriatim punctata.
T. corvinus Dejean, Spec. des Col., V, p. 490 = Scar. quadri-
collis Chaudoir, Bull. des Nat. de Mosc., 1843. = Scar. molo-
pinus ? Perty, Del. anim., p. 8, t. Il, fig. 5. Long. 14 1/2-18, lar-
geur 4-4 2/3 mill. La féfe a à peu près la même forme que celle du
lævicollis ; les enfoncements frontaux sont plus linéaires; le point
juxta-oculaire est plus gros et plus éloigné des yeux, ceux-ci sont
ronds, beaucoup moins convexes et la saillie des joues est bien
moindre, la rigole, qui longe le bord interne des yeux, forme entre
la saillie et les côtés de la tête une fossette assez profonde; l’épi-
stome ne diffère pas, mais Le lobe du milieu du labre est plus avancé
que les deux latéraux et triangulaire ; les mandibules sont un peu
moins arquées vers l'extrémité, l’espace entre les carènes est un
peu strié longitudinalement, l1 dent postérieure de la dilatation
basale de celle de droite est bien plus saillante que l’antérieure ;
les antennes des mâles sont bien moins longues et plus grêles; le
menton est à peu près pareil, mais les lobes sont un peu rugueux ;
les paragènes sont tout aussi larges à leur base, dentées et échan-
crées de même à leur côté interne. Le corselel est notablement
plus étroit, presque aussi long que large, depuis l’extrémité des
angles antérieurs, qui sont au moins aussi aigus que dans le /œwi-
collis, jusqu’à la base; le bord antérieur est échancré de même:
la largeur ne diminue point jusqu'aux angles postérieurs, les côtés
sont rectilignes et parallèles, ils s’arrondissent légèrement près des
angles ; les angles de la base sont fortement arrondis, sans aucune
dent ; ses côtés sont assez obliques, d’abord rectilignes, puis arron-
dis vers les angles; le milieu n’est point prolongé et il est légère-
ment échancré ; le dessus est assez semi-cylindrique, lisse, la ligne
médiane au moins aussi marquée et légèrement crénelée, celle
parallèle au bord antérieur n’est un peu visible que vers les côtés
et le devant n’est point strié; le rebord latéral est plus fin et l’on
retrouve la série de petits points pilifères dans la rigole. Les é/ytres
sont de la largeur du corselet, un peu moins du double plus longues
que larges, moins arrondies sur les côtés que celles du Zævicollis
et assez semblables à celles du sw/ciceps ; elles se rétrécissent un
peu vers les épaules; le dessus est plus semi-cylindrique, mais il ne
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6 C2 à À ‘ ’ | LP à 127 se ee,
DES SCARITIDES. 33
qu
descend guère davantage vers l'extrémité; les stries sont lisses,
assez fortes et deviennent de plus en plus profondes vers les côtés,
elles s’oblitèrent presque complètement près de l'extrémité; les
intervalles, très lisses, deviennent peu à peu plus convexes depuis
le premier jusqu'au septième, mais ils s’aplanissent tous vers
l'extrémité ; le huitième, qui se rétrécit antérieurement et atteint
l’épaule, est moins convexe que le septième qui, même à la base,
n’est pas relevé en carène ; le nombre des points sur le bord externe
du 3: varie de 7 à 10, ils sont fort gros; tout le neuvième, qui est
fort étroit, est fortement crénelé; le bord antérieur est très granu-
leux, avec des rangées de tubercules mêlés aux granules, mais il
n’y a point de granulation le long des bords latéraux ; les côtés du
dessous du corps sont un peu chagrinés, le milieu est lisse; les
3 dents externes des jambes antérieures sont aiguës ; au-dessus
de la 3°, il y a 2 à 3 dentelures assez fortes, et 3 longs cils derrière
les jambes postérieures. D'un noir luisant, palpes et antennes
bruns, cils des mâchoires et des jambes roux. Il n’est pas rare
aux environs de Rio de Janeiro. Je suis assez porté à croire que le
Sc. molopinus de Perty n’est autre chose qu’un individu imma-
ture de cette espèce; on le dirait pourtant plus large, avec les
élytres plus ovalaires.
3%. Elytra biseriatim punctata.
T. planiusculus Chaudoir, Bull. des Nat. de Mosc., 1855, I,
p. 41. Long. 16 1/2; larg. 4 1/2 mill. Il ressemble beaucoup au
précédent, mais il en est spécifiquement distinct; la {éte ne m’a pas
offert de différence appréciable, mais il n’y a point de stries entre
les carènes des mandibules; le corselet s'élargit un peu antérieure-
ment, le sommet des angles antérieurs est un peu arrondi; sa forme
est moins allongée; le dessus est un peu aplani sur le haut, ridé
transversalement, strié le long du bord antérieur, avec la ligne
transversale qui lui est parallèle, plus marquée, bien que peu
imprimée ; dans la rigole latérale, il n'y à que 3 points imprimés
dans sa moitié antérieure, et un quatrième derrière l'angle posté-
rieur ; les é/ytres ont les mêmes proportions, mais leur plus grande
largeur est un peu avant le milieu, et l'extrémité, quoique arrondie,
est plus acuminée; le disque antérieur est notablement plus aplani
entre la suture et le 7° intervalle, il est strié à peu près de même ;
il n’y a que 6 points sur le côté externe du 3° intervalle, mais il y
en à de 3 à 4 sur la 5° strie. La coloration est la même, mais les
élytres sont un peu moins luisantes. Les côtés du dessous du corps
sont plus lisses et la carène qui sépare les paragènes du dessous de
la tête, est plus haute et plus longue. Je connais de cette espèce
l'individu que j'ai décrit en 1855 et qui m'avait été envoyé par
34 MONOGRAPHIE
M. Sahlberg fils, comme pris près de Rio de Janeiro, et un second
qui fait partie du Musée Civique de Gênes.
zx. Mentum deplanatum; paragenæ basi angustiores.
T. convexiusculus. Long. 15; larg. près de 4 mill. Cette
espèce est facile à confondre avec le corvinus, mais la conformation
du menton et des paragènes, sa convexité, ainsi que le nombre de
points sur le 3° intervalle des élytres, la font aisément reconnaitre
et la rapprochent de la suivante. Elle est colorée comme le cor--
vinus et tout aussi luisante. La /é/e est plus courte, ses coins anté-
rieurs sont plus obtus; les enfoncements du front sont plus
profonds antérieurement, un peu arqués et convergent posté-
rieurement, les rides le long de la suture de l’épistome, en dehors
des enfoncements, sont plus marquées, et il y en a quelques-unes
peu marquées entre eux et les yeux; le point juxta-oculaire est
plus rapproché de ceux-ci, qui sont plus convexes, la saillie des
joues se prolonge un peu derrière les yeux et descend brusque-
ment sur le côté du col, formant avec ce dernier un angle rentrant
obtus, mais bien marqué; elle égale l’œil en hauteur et est séparée
des côtés du vertex par une fossette; les mandibules sont bien
moins longues et moins aiguës, l’espace entre les carènes n’est
guère strié, la dent postérieure de la droite est moins proémi-
nente ; les contours du menton sont à peu près les mêmes, mais il
est beaucoup moins creux, presque plan, la carène du milieu est
assez aiguë, bordée de chaque côté d’une petite gouttière, les lobes
sont plans, lisses et carènès de même près du côté, la base des
paragènes, beaucoup moins élargie, est séparée des côtés du men-
ton par un vide assez large; leur côté interne est d’ailleurs aussi
denté et échancré devant la dent, les antennes sont plus courtes
et plus épaisses dès la base. Le corselel est moins allongé, un peu
plus large ; le bord antérieur moins échancré, les angles ne sont
point avancés et ils sont légèrement arrondis au sommet, au lieu
d’être en pointe comme chez le corvinus; les angles postérieurs
sont encore plus largement arrondis; le dessus est notablement
plus bombé, et on y voit quelques rides transversales ondulées
(qui ne sont peut-être qu’accidentelles). Les é/ytres ont la même
forme, mais elles sont beaucoup plus convexes, tant en travers
que dans le sens de leur longueur; elles sont striées de même,
mais il n’y a que quatre points sur Le 3° intervalle contre la 3° strie,
et la granulation de la base est moins forte. Le dessous du corps
est plus lisse sur les côtés; il n’y a qu’une dentelure aux tibias
antérieurs au-dessus de la 3° dent. Un individu se trouvait dans la
collection Laferté, qui l'avait eu de M. Parzudaki comme venant
de l’intérieur du Brésil.
DES SCARITIDES. 39
T.subsulcatus Dejean, Spec. des Col., V, p. 489. Long. 20-23,
larg. 6-6 1/2 mill.Je ne connais que l’individu,probablement femelle,
décrit par cet auteur. Il est à peine plus large que le Lebasi; mais
plus long et coloré comme lui. La {éfe est comme celle du con-
vearusculus, mais un peu plus large, les yeux et la saillie des
joues sont tout à fait pareils; les enfoncements frontaux peu
allongés, parallèles, modérément profonds, peu linéaires; les côtés
de l’épistome ont quelques siries bien marquées, dont quelques-
unes traversent la suture en s’arrondissant ; le reste de la tête est
lisse; le lobe du milieu’‘du labre est assez obtus; les mandibules
ont ia forme de celles du convexiusculus, elles sont courtes, à
peine arquées, l’espace entre les carènes et le dessus de la dilata-
tion intérieure sont couverts de fortes stries obliques, les dents
intérieures sont moins saillantes ; le menton a la même forme et il
est aussi plan; au lieu des gouttières qui longent la carène du
milieu, il n'y à que deux fosseites à la base, celle des paragènes est
encore plus étroite et leur côté interne, depuis la base jusqu’à la
dent médiane, est relevé en carène comme le côté externe; les
antennes sont plus courtes que dans le Zebasi (comme celles du
convexiusculus), plus épaisses dès leur base; leurs articles sont
plus courts ; les 6° à 10° en carré presque moins long que large,
le 11° en ovale obtus, tronqué à sa base. Le corselel est plus court
et plus large que dans le conveæiusculus, le sommet des angles
antérieurs est un peu plus arrondi; les côtés le sont aussi davan-
tage vers les quatre angles; de chaque côté du dessus de la base
il y a une légère impression ovalaire assez marquée; le dessus
est presque aussi convexe. Les é/ytres sont en ovale régulier un
peu plus large, leur base est conformée de même, mais la granu-
lation y est encore plus fine ; elles sont striées et ponctuées de
même; les points sur le milieu des segments abdominaux et de
l'anus sont plus gros; et il y a trois dentelures au-dessus de la
de dent des tibias antérieurs. I:habite aussi le Brésil.
2. Prothorax angulis posticis dentatis.
a. Elytra intra marginem carinata.
T.Reichei. Long. 18-20, larg. 5-5 3/4 mill. Il ressemble un peu
aux espèces de la section 1, &, «, et surtout au carinalus, mais
outre qu'il y a une dent saillante aux angles postérieurs du cor-
selet, il en diffère par bien des caractères. Sa taille est moindre,
mais sa coloration est tout aussi terne. La tête est en carré moins
long que large, le col est un peu plus étroit que la partie en avant
des yeux, le bord latéral forme ici un coude arrondi, nullement
Saillant; les enfoncements frontaux sont profonds, presque paral-
lèles, subsulciformes, le dessus est lisse, à part quelques légères
36 MONOGRAPHIE
stries sur les côtés de l’épistome et derrière ceux-ci; les yeux
sont à peu près ronds; la saillie des joues dépasse considérable-
ment les yeux en dessous et forme une élévation arrondie, assez
prolongée en arrière, séparée par une rigole du bord externe de
l’œil, et dont Le côté postérieur descend verticalement sur les côtés
du col, avec lequel il forme un angle rentrant presque droit; la
rigole qui longe le bord interne de l'œil, se dilate devant le point
juxta-oculaire et y forme une excavation peu profonde, qui entame
les côtés du front; le bord antérieur du labre est plutôt bisinué
que trilobé; les mandibules sont plus courtes que la tête, peu
arquées ; l’espace entre les carènes n’est point strié, il y a une
couple de stries sur leur dilatation basale, dont les dents internes
sont peu saillantes et assez obtuses; les antennes atteignent presque
la base du corselet et sont un peu plus épaisses que dans le cari-
natus; leurs articles 6-10 sont en carré pas plus long que large.
Le corselet n’est guère plus large que la tête avec sa saillie laté-
rale, il est assez court, transversal, un peu rectangulaire ; le bord
antérieur est peu échancré, mais, à côté des angles antérieurs, on y
remarque une légère indentation, l'angle même est assez distant
des côtés du col, nullement avancé, mais peu arrondi; les côtés le
sont assez régulièrement d’un angle à l’autre; l’espace entre les
angles postérieurs n’est pas plus étroit que l'extrémité antérieure ;
le milieu de la base n’est point prolongé et il est coupé presque
carrément, ses côtés sont légèrement sinués et remontent peu obli-
quement vers les angles, qui sont terminés par une dent assez
marquée, mais peu aiguë ; le dessus, à peu près lisse, n’est pas plus
convexe; la ligne médiane est plus imprimée, celle parallèle au
bord antérieur est effacée sur le milieu et il n’y a point de strie le
long de ce bord; le rebord latéral et basal est comme dans le cari-
natus, mais il n’y a dans la rigole qui le longe que deux petits
points placés près des angles; l’impression des côtés de la base est
plus marquée. Les é/ylres sont moins allongées et leur forme un
peu plus rectangulaire, ce qui tient à ce que les côtés sont plus
arqués près de l'épaule et plus rectilignes vers le milieu ; les côtés
de la base descendent moins vers l'épaule et le milieu est plus
échancré, la rondeur de l'extrémité est un peu plus obtuse; le
dessus est tout aussi plan antérieurement, mais il descend davan-
tage sur l'extrémité, les stries sont lisses, les 3 premières fines,
peu profondes, les 3 suivantes forment presque des sillons; les
3 premiers intervalles sont à peu près plans; le long du bord
externe du 3, on distingue une rangée de 7 petits points; les
3 suivants sont plus étroits, de plus en plus convexes jusqu’à
l’extrémité; le 5° et le 6° se terminent en pointe près de la base,
qu'ils n’atteignent pas; entre le 6° et le 7°, règne une gouttière
DES SCARITIDES. s#
assez profonde, ce dernier est relevé en carène, comme le &e dans
le carinatus, mais sa partie antérieure est encore plus élevée et
plus tranchante et, à sa base, il est arqué en dedans, derrière la
dent humérale, et passe devant la base des 2° et 6°; il surplombe de
beaucoup, surtout antérieurement, le rebord latéral; là 7° strie est
complètement effacée, de manière qu’on ne voit aucune trace d'un
8° intervalle, le côté externe du 7° est lisse, sans aucune granu-
lation ; la rangée de chaînons le long du rebord latéral, ainsi que
ce dernier, sont comme dans le carinatus ; la base est moins gra-
nuleuse et celle des épipleures plus large. Le dessous du corps est
lisse et plus luisant que le dessus, la pointe postérieure du pro-
sternum est légèrement creuse; il n’y a guère que 2 dentelures
obtuses au-dessus de la 3° dent des tibias antérieurs. J’en possède
4 individus, marqués dans la collection Reiche comme venant de
Cayenne.
b. Elytra intra marginem haud carinata.
T. bonariensis. Long. 20, larg. 5 1/2 mill. Par sa forme, il se
rapproche du sulciceps, mais il est bien plus petit et la dent des
angles postérieurs du corselet, quoique peu saillante, est cependant
distincte. Il ressemble aussi un peu au subsulcalus, mais il est plus
étroit et plus allongé. La {éte est plus petite, moins large; les côtés
devant les yeux sont d’abord parallèles, puis coupés assez oblique-
ment vers la base des mandibules et même légèrement échancrés;
les yeux ronds, plus grands et assez convexes ; la saillie des joues
forme au-dessous de l’œil une carène un peu obtuse, qui les dépasse
notablement et en longe le bord externe; elle forme une crête
arrondie, qui tombe obliquement sur les côtés du col, à peu de
distance de l’œil et forme avec eux un angle rentrant obtus,
dont le fond est arrondi; l’épistome est tronqué carrément sur
les côtés de son bord antérieur, dont le milieu est platement
échancré derrière le labre, à côté duquel il émet deux saillies
dentiformes; au-dessus il est un peu strié sur les côtés, ainsi
que le devant du front en dehors des enfoncements, qui sont
plus profonds, plus sulciformes, un peu divergents en arrière
et assez courts; il y a, de plus, 2 à 3 sillons irréguliers entre
les yeux et les enfoncements et quelques gros points sur les
côtés du vertex; tout le milieu est lisse; Le labre est faiblement
trilobé, le lobe du milieu un peu plus avancé que les deux laté-
raux; les mandibules ne sont pas plus longues que dans le subsul-
calus, mais pius arquées ; l’espace entre les carènes n’est point
strié obliquement, mais les dilatations internes sont couvertes de
lignes assez élevées et les dents intérieures sont assez saillantes;
le menton est faiblement creux et granuleux ; la carène du milieu
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXHI. B]
38 MONOGRAPHIE
est peu élevée, et, de chaque côté de sa base, il y a un point profon-
dément imprimé; la dent du milieu est triangulaire, aiguë et
carénée sur ses bords; les lobes sont plus longs que larges, peu
arrondis sur les côtés, tronqués obliquement à l’extrémité, avec
l'angle apical externe assez aigu, légèrement arrondi au sommet ;
la carène intramarginale est haute et rectiligne; les paragènes
sont allongées, presque aussi étroites à leur base que dans le subsul-
catus, mais leur côté interne touche cependant aux lobes du
menton, leur bord externe est relevé en carène, l’interne est
denté et échancré en avant de la dent, il n’y a de carène ni au
côté interne, ni le long de la base ; les antennes sont aussi épaisses
et de la même longueur; le bout des palpes, plus tronqué. Le cor-
selet est à peine plus large que la tête avec ses saillies latérales et
il n’est qu’un peu moins long que large; le bord antérieur est un
peu échancré, mais les angles ne sont point avancés et sont assez
largement arrondis ; les côtés sont parallèles et rectilignes vers le
milieu, ils sont un peu arrondis vers les quatre angles, dont les
deux postérieurs sont très arrondis, la partie postérieure des côtés
décrivant avec les côtés de la base une courbe peu convexe;
ceux-ci sont fort obliques et rectilignes, le milieu n’est nullement
prolongé, faiblement échancré, et forme avec les côtés obliques
des angles très largement arrondis; le dessus est assez bombé,
surtout dans le sens transversal, très lisse, la ligne médiane est
fine et bien marquée, celle parallèle au bord antérieur n'est
distincte que devant la ligne médiane et, non loin des angles
antérieurs, de chaque côté de la base, on distingue une très
légère dépression longitudinale, le rebord latéral et basal est
très fin, avec 2 à 3 petits points pilifères dans la rigole qui le
longe, près des angles antérieurs et un autre à côté des angles
postérieurs; le rebord des côtés de la base ne se joint pas à celui
des côtés du corselet, comme dans le subsulcatus, mais il forme à
son extrémité externe une très petite dent. Les é/ytres sont en
ovale plus allongé et plus étroit, le milieu de leur base n'est guère
que tronqué, et ses côtés descendent plus obliquement vers les
épaules, où le rebord qui les longe et qui est bien plus fin, finit
par une dent plus petite, la rondeur des côtés des élytres est à
peu près la même ; le dessus qui est semicylindrique dans les deux
tiers antérieurs, mais qui descend tout autant vers l'extrémité, est
strié tout aussi fortement; les intervalles internes ne sont guère
moins convexes que les externes; sur le 3, il y a, à côté de
la 3° strie, 5 points assez distincts, dont le 1° est situé à peu
près vers le milieu; le bord antérieur est assez granuleux. En
dessous, les épisternes intermédiaires le sont finement, les côtés
de l’abdomen sont légèrement chagrinés, le reste est lisse; au
DES SCARITIDES. 39
lieu de deux gros points sur le milieu des 4 derniers segments
abdominaux, il y en a 4, mais l’un manque quelquefois d’un
côté; au-dessus de la 3° dent des tibias antérieurs, il y a 3 inden-
tations assez marquées, et 3 cils longs au côté postérieur de celles
de la 3° paire; les tarses sont plus largement triangulaires et assez
ciliés à leur extrémité, tant au-dessus qu’en dessous; les cils en
dessous sont plus nombreux. La coloration est identique et tout
aussi luisante. Il m’a été donné par le Musée de Vienne et vient
de Buenos-Ayres.
B. Ano medio haud bipunetato.
(Prothorax angulis posticis dentatis.)
4. Elytra intra marginem carinata.
(Episterna postica latitudine parum longiora.)
T. Chaudoiri, Steinheil, Coleopt. Hefte, XIV, 1875, p. 141.
Long. 21, larg. 5 2/3 mill. Il est de la taille du Scaris Guerini, et,
comme lui, d’un noir terne en dessus. La {éfe est un peu moindre,
les yeux sont ronds, plus grands et plus convexes, la saillie des
joues est moins étendue, les enfoncements du front sont plus pro-
fonds; tout le front, à l’exception des coins antérieurs, est finement
ridé en long, le point juxta-oculaire est placé plus en arrière, et,
entre ce point et la partie postérieure de l’enfoncement, on voit un
petit sillon un peu oblique; le labre est trilobé, les deux lobes laté-
raux sont obtusément arrondis, celui du milieu est triangulaire,
peu avancé, avec l’angle antérieur aigu ; les mandibules ressem-
blent à celles du /ævicollis, les deux dents internes de la dilatation
de la droite sont plus saillantes et séparées par une échancrure plus
profonde, tandis que la dent antérieure de celle de la gauche est
plus avancée et son bord antérieur tombe plus à angle droit sur
le côté interne de la mandibule, le dessus des dilatations est un
peu strié ; le menton est bien moins long que dans le Guerinr, il
n’est guère plus creux que dans le carinatus, un peu ruguleux,
les angles antérieurs des lobes sont un peu plus arrondis au
sommet, la dent du milieu est plus aiguë; la carène intramar-
ginale pareille; les paragènes sont aussi larges à la base que
dans le Zævicollis, la dent du milieu du côté interne est plus
aiguë, et leur base n’est pas séparée du dessous de la tête par
une carène oblique comme chez celui-ci; les antennes du Go‘ sont
un peu moins longues et chacun de leurs articles est un peu plus
court. Le corselet a presque la même forme, si ce n’est qu’il y à
une dent assez marquée aux angles postérieurs, et les angles
antérieurs ne sont pas avancés et sont un peu arrondis au som-
met ; le milieu de la base n’est pas du tout échancré, il est coupé
carrément, ses côtés sont un peu plus obliques; le dessus est un
AE NC AD PL) TOR VFLNICTNTE Du VD, ST. Le
” RE A D
40 l MONOGRAPHIE
peu plus aplani, la base un peu aplatie et finement granuleuse, le
rebord latéral plus fin ; il n'y a qu'un petit point pilifère dans la
rigole derrière les angles antérieurs et un second à côté des
angles postérieurs; le rebord qui longe le milieu et les côtés de la
base, est plus fin et plus tranchant et se termine aux angles posté-
rieurs par une petite dent aiguë. Les é/ylres ont la même forme
que celles du /ævicollis et les mêmes proportions; le disque anté-
rieur est plutôt plus plan, mais le dessus descend davantage vers
l'extrémité ; les stries sont formées de points peu serrés, assez gros,
mais ils n’ont pas l’apparence d'alvéoles comme sur les stries laté-
rales du Guerini; les intervalles, qui sont finement chagrinés et
très ternes, sont plans, le milieu des 5 et 6° est relevé en ligne
tranchante près de l’extrémité ; le 7° est recourbé à sa base comme
dans le Guerini, 11 forme comme chez celui-ci une carène tran-
chante, mais moins élevée et se terminant de même; le 8° forme
également une ligne élevée, se prolongeant jusqu’à l'extrémité de
la suture ; le bord antérieur est plus finement granuleux. Le des-
sous du corps et les pattes sont comme dans le Zævicollis, mais
les dentelures des tibias antérieurs, au nombre de 3, sont
aiguës et distantes comme dans le Guerini. M. Steinheil à trouvé
cet insecte dans la Nouvelle-Grenade, près de San Carlos, et m'en
a donné un individu.
2. Elytra intra marginem haud carinata.
(Episterna postica latitudine longiore, attamen parum elongata.)
(Mentum planum, fortius rugulosum.)
T. gratus Chaudoir, Bull. des Nat. de Mosc., 1855, I, p. 54.
Long. 11 1/2-14 1/2; larg. 3-4 mill. 11 ne dépasse guère la taille
des petits individus du corvinus. Sa coloration est d'un noir légère-
ment brunâtre et un peu terne, les antennes et les palpes sont plus
roussâtres, les jambes et les tarses bruns. La /éle est presque aussi
longue que large, un peu plus étroite que dans le corvinus, lègère-
ment échancrée sur les côtés pour recevoir l'œil; les coins anté-
rieurs sont plus coudés; les yeux assez petits, passablement sail-
lants, leur côté antérieur forme un angle rentrant droit avec les
côtés, la saillie des joues est peu étendue derrière les yeux et peu
convexe ; le long du rebord latéral, devant eux, on voit une forte
rigole, qui se prolonge d’abord en ligne droite à côté du bord
interne de l’œil, puis s’arrondit un peu en dehors et sépare la saillie
de la joue des côtès du vertex, qui sont couverts de rugosités longi-
tudinales dont les intervalles sont grossièrement chagrinés ; les
enfoncements du front sont plutôt des dépressions, dont le fond est
largement couvert de stries fines, plus ou moins arquées, qui ne
s'étendent ni sur le milieu du front, ni vers les coins antérieurs; les
DES SCARITIDES. 41
coins de l’épistome sont finement striés, les stries traversent la
suture, mais sont ici très courtes, les deux saillies du bord anté-
rieur aux côtés du labre sont plus avancées ; le lobe du milieu de
ce dernier est plus aigu; les mandibules sont plus courtes ; l’espace
entre les carènes est à peu près lisse, les dents internes sont ordi-
nairement plus obtuses ; le menton est à peu près plan, presque en
rectangle transversal ; fortement rugueux, la carène du milieu est
effacée à sa base et l'impression de chaque côté très peu marquée;
dent du milieu, très large dans le fond de l’échancrure antérieure,
se rétrécit brusquement et se prolonge en pointe étroite; les lobes,
fort peu arrondis sur les côtés, se rétrécissent légèrement en avant,
ils sont tronqués un peu obliquement, l’angle antérieur est arrondi,
la carène intramarginale est assez saillante et rectiligne ; les para-
gènes sont assez longues, carénées extérieurement, modérément
larges à leur base, que rien ne sépare du dessous de la tête; la dent
du milieu de leur côté interne est aiguë, l’'échancrure qui la pré-
cède, longue et profonde; les antennes sont plus courtes, plus grêles,
leurs articles externes en carré régulier, le dernier en ovale un
peu tronqué à sa base. Le corselet est antérieurement un peu plus
large que la tête, mais il se rétrécit sensiblement vers les angles
postérieurs ; il n’est qu’un peu moins long que large, le bord anté-
rieur est modérément échancré, mais les angles, qui sont plus éloi-
gnés des côtés du col, sont prolongés en pointe aiguë ; les côtés ne
sont légèrement arrondis que près des quatre angles, le milieu de
la base est coupé carrément, ses côtés remontent assez obliquement
vers les angles et sont visiblement sinués, ils forment avec le
milieu une courbe régulière à l’endroit de leur jonction; le dessus
est moins convexe et descend moins sur les côtés, il est couvert de
très fines rides irrégulières, et, Le long de la base, il est très finement
granuleux ; la ligne parallèle au bord antérieur est un peu plus
distincte et celui-ci est finement strié; les côtés et la base sont
finement rebordés ; le rebord des côtés de celle-ci se termine en
petite dent un peu saillante;: les deux points de la rigole latérale
sont placés, le premier tout près de l’angle antéricur, le second,
plus gros, à côté de la dent postérieure. Le contour des é/ytres
est à peu près le même, seulement la courbe que décrivent les
côtés de la base, entre le pédoncule et l'épaule, est plus forte et la
dent de celle-ci plus aiguë ; la partie antérieure du dessus est moins
convexe; les stries sont plus profondes, les 7 premiers intervalles
plus convexes, lisses et égaux entre eux, le & est moins convexe
et, à l'exception de son bord interne, il est, ainsi que la gouttière
latérale, assez fortement granuleux; dans la gouttière,on voit une
rangée continue de points ombiliqués bien distincts; sur le 3° inter-
valle il y a une rangée de 7 à 9 gros points, qui en occupe la moitié
42 MONOGRAPHIE
extérieure, et quelquefois le font paraître caténulé; dans quelques
individus, il y en a un ou deux sur le milieu du 5°, mais ceux-ci ne
sont point constants; la bande granuleuse le long de la base est plus
large, de même que le rebord latéral. Le dessous de la tête est for-
tement chagriné et parsemé de points peu profonds; tous Les six
épisternes, ainsi que la base des épipleures, sont finement granu-
leux ; l’abdomen est un peu plus chagriné vérs les côtés que vers le
milieu ; les épisternes postérieurs sont de près de moitié plus longs
que larges, en quoi ils diffèrent de ceux de toutes les espèces précé-
dentes, maisils sont loin d'être longs et étroits comme, par exemple,
dans le Distichus planus; il n’y a point d’ailes sous les élytres,
comme dans les autres Tæniolobus ; ï1 n’y a aussi pas de points
imprimés sur le milieu de l’anus; les pattes sont presque comme
dans le corvinus ; les dentelures des tibias antérieurs au-dessus de
la 3° dent, au nombre de 2 à 3, sont plus fortes ; l’épine supérieure
des jambes intermédiaires est peu saillante. Il habite les parties
chaudes de la Colombie; j'en possède 4 individus; dans celui que
j'ai décrit en 1855, les dents des mandibules sont très usées et obli-
térées.
II. Epistoma antice medio quadridentatum (species africanæ).
A. Prothorax lateribus, humerique mutici.
T. lucidus. Long. 15 1/2-16; larg. 4 2/5 mill. Cet insecte et le
suivant offrent, quoique habitant l'Afrique, la plupart des carac-
tères des Tæniolobus, mais ils en différent par l’épistome, qui,
outre les deux saillies à côté du labre, a, dans l’échancrure où
s’emboiîte ce dernier, deux autres saillies moins fortes et assez
obtuses, ce qui ne se voit dans aucun T'niolobus américain.
Ce caractère ne me paraissant pas suffisant pour autoriser l’éta-
blissement d’un genre distinct, je les place provisoirement à la
suite des Tæniolobus, dont ils diffèrent cependant assez par l’ha-
bitus. On le retrouve, il est vrai, dans le Scar. gagalinus Dejean,
mais celui-ci n’a pas les élytres soudées, il a des ailes complètes,
des épisternes postérieurs très allongés. Toutefois, on ne saurait
méconnaitre qu'ils s’en rapprochent par leur facies. Le /ucidus est
d’un noir aussi luisant que le gagatinus. La tête est plus large et
plus transversale; les yeux sont un peu moins plans; les rides
entre les sillons obliques du front et les yeux, plus profondes, et,
entre les rides, on retrouve la même ponctuation; les mandibules
sont plus obtuses, plus arrondies extérieurement, les carènes sont
plus éloignées l’une de l’autre et l’espace qui les sépare, est distinc-
tement strié longitudinalement, le lobe médian du labre plus
avancé ; le menton et les paragènes ne différent presque point; les
antennes sont plus courtes, ainsi que chacun de leurs articles. Le
DES SCARITIDES. 43
corselel est plus large que la tête, il est notablement plus large que
long et cependant peu transversal; le bord antérieur est tronqué
de même assez carrément, mais ses angles s’avancent un peu en
lobe large, obtus et arrondi; les côtés sont un peu moins rectilignes
et moins parallèles, Les angles postérieurs sont tout aussi arrondis,
mais sans trace de la dent qu'on y voit dans le gagatinus; le
dessus est un peu moins convexe et descend moins fortement sur
les côtés, il est très lisse, on y voit les mêmes lignes imprimées,
mais le rebord latéral se prolonge sans interruption sur les côtés
de la base, ce qui fait qu'on n’y voit aucune dent. Les é/ytres
ont presque les mêmes proportions, mais elles sont plus ovales
plus arrondies sur les côtés, qui ne sont point parallèles, les épaules
sont moins carrées, bien plus largement arrondies, sans le moindre
vestige d’une dent humérale, l’extrémité est moins obtusément
arrondie; le dessus est plus convexe, même dans le sens de l’axe;
les stries sont plus fortement ponctuées; Les intervalles moins plans,
tout aussi lisses; on voit 3 gros points sur le dernier quart du
3e intervalle; le 7°, quoique nullement relevé en carène, ni même
plus convexe que les autres, surplombe un peu jusqu’au premier
tiers le rebord latéral, qui est plus fin; le bord antérieur offre la
même granulation, mais, de même que dans le gagatinus, il n'y
en à point le long des côtés. Le dessous de la tête est pointillé, le
reste du corps est presque lisse, les épisternes postérieurs sont à
peine d’un tiers plus longs que larges; les segments abdominaux
sont sillonnés et ponctuës comme dans les autres Tæniolobus,
mais il n’y a pas de points sur le milieu de l’anus; les cuisses sont
plus robustes, les jambes comme dans le gagatinus. Deux indi-
vidus trouvés par M. Anderson, près du lac N’gami.
B. Prothorax lateribus humerique dentati.
T. stygicus. Long. 18; larg. 5 mill. Il ressemble aussi au
gagaltinus par la forme et sa coloration d’un noir très luisant,
mais il est considérablement plus grand. La téle est presque
pareille, mais la ponctuation des côtés du vertex traverse ce
dernier en entier; le corselet a la même forme, la même convexité
et les mêmes lignes imprimées, il est seulement un peu plus large ;
la forme des é/ytres est aussi la même, mais le dessus est plus semi-
cylindrique; les stries sont composées de lignes de points imprimés
bien plus gros que dans le gagatinus ; il y a un gros point non loin
de la base de la 3°, un second avant la jonction de cette strie avec
la 4, et un 3° un peu plus en arrière; la suture est fortement
déprimée, le rebord latéral est plus large, le dessous du corps
est comme dans le /wcidus, les épisternes postérieurs sont environ
de moitié plus longs que larges ; il n’y a qu’une dentelure au-dessus
44 MONOGRAPHIE
de la 3° dent des jambes antérieures, et les pattes sont aussi fortes
que dans le /wcidus. M. S. Stevens m'en a vendu deux individus
venant des bords du Bahr el Abiad (Nil blanc).
DISTICHUS.
Motschulski, Étud. entom. 1857, p. 96.
Tcæniolobus Chaudoir, Scarites Bonelli, Dejean, etc.
E'pisterna postica longa ; abdomen segmentis basi transver-
sim sulcatis aut lineatis.
Elytra haud connata, alis inferioribus integris (in "”odesto
tantum desunt).
Cœtera est in Tœæniolobis.
J'ai adopté le genre proposé par Motschulski pour le Scar.
planus, parce qu'avec tous les caractères des Tæniolobus, auquel
je l'avais réuni, il s’en distingue par le facies, différent de toutes les
espèces qui y rentrent (il n'y a que le gagatinus et deux espèces
voisines qui ressemblent aux 7°. lucidus et stygicus, qui sont des
espèces un peu aberrantes de ce genre), par les élytres libres, non
soudées et sous lesquelles (à l'exception du seul #10destus) il y a
des ailes propres au vol, ainsi que par la longueur des épisternes
du métasternum.
I. Tibiæ intermediæ extus bispinosæ.
A. Mentum abdomenque rugulosa.
4. Elytra striis lævibus.
D. mœstus. Long. 13-13 1/2; larg. 3 1/2-3 3/4 millimètres. Sa
taille égale celle des individus moyens de l’oclopunctatus; il est
d’un noir tout aussi luisant, mais il est notablement plus étroit et
plus cylindrique. La {éle est bien plus petite, les coins antérieurs
sont plus arrondis, les impressions du front triangulaires, peu pro-
longées en arrière, finement striées extérieurement derrière la
suture de l’épistome ; celui-ci est lisse, un peu incliné vers le bord
antérieur, qui a deux fortes saillies à côté du labre; l’espace entre
la partie postérieure des enfoncements et les yeux marqué de quel-
ques rides longitudinales, entre lesquelles on voit de petits points ;
une bande plus ou moins distincte de petits points traverse le milieu
du vertex ; les yeux sont aussi convexes que dans l’oclopunclatus ;
la saillie des joues, comme dans ce dernier, se borne à un rebord
qui remonte un peu sur le bord postérieur de l'œil; le labre ne
diffère pas; les mandibules sont bien moins longues, nullement
sinuées à leur côté externe, les dents internes plus proëéminentes, les
DES SCARITIDES. 45
antennes bien plus courtes et plus grenues ; le menton est plus plan,
moins inégal, mais assez fortement rugueux, à lobes plus étroits,
moins arrondis extérieurement, plus tronqués antérieurement; la ca-
rène intramarginale nette et rectiligne, les paragènes sont assez lon-
gues, pointues, modérément dilatées à leur base, dont le côté interne
n’adhère pas aux côtés du menton, carénées à leur bord externe,
avec une forte dent au milieu du côté interne, suivie d’une profonde
échancrure; leur base n’est pas séparée du dessous de Ia tête par
une carène. Le corselet, bien plus large que la tête, est bien moins
large et plus long que dans l’oc{opunctatus ; il n’est pas beaucoup
plus large que sa longueur, sa forme est un peu sphérique, avec le
devant tronqué, le bord antérieur n’est que peu échancré, les
angles, assez éloignés des côtes du col, ne sont pas avancés, et ils ne
sont que peu arrondis au sommet; les côtés le sont un peu, les
angles postérieurs le sont davantage et décrivent une courbe régu-
lière assez forte avec les côtés de la base, quoique à leur jonction
il y ait une petite dent ; le milieu de la base n’est nullement pro-
longé et il est légèrement échancré; le dessus est presque lisse,
fort convexe dans les deux sens; la ligne médiane fine, bien mar-
quée ; celle parallèle au bord antérieur, le long duquel on ne voit
point de stries, est profonde, surtout vers le milieu; la base, lisse
au-dessus du pédoncule, est finement granuleuse le long de ses
côtés ; le bourrelet latéral, très fin sur les côtés, grossit au-dessus
du pédoncule; dans la rigole on ne voit que deux petits points pili-
féres, l’un un peu après l’angle antérieur, l’autre à côté de la dent
postérieure. Les é/ylres, de la largeur du corselet et de près du
double plus longues que larges, sont plus étroites, et surtout plus
semi-cylindriques que dans l’octopunctatus ; les côtés de la base des-
cendent un peu plus obliquement vers l'épaule, dont la dent est
moins saillante; le dessus est plus convexe, il descend plus forte-
ment sur le bord antérieur, qui est granulé de même, et sur l’extré-
mité ; les stries sont à peu près pareilles ; elles ne sont pas visible-
ment ponctuées, la base de la 3° ne diverge pas vers celle de la 2°;
les intervalles ne sont que peu convexes, ils sont presque lisses, le
côté externe du 8° et la gouttière latérale, plus granuleux, il n’y a
que 3 points sur le bord externe du 3% : le 1* vers le milieu, les
2 autres vers l'extrémité. Le dessous du corps est assez distinc-
tement chagriné, lisse sur le milieu du sternum et le long du bord
antérieur des segments abdominaux, devant le sillon transversal,
qui est très fin et moins imprimé que dans les autres espèces de ce
genre; les pattes sont moyennes, il y a deux fortes dentelures au-
dessus de la 3° dent des jambes antérieures; l’épine supérieure des
jambes intermédiaires, quoique moins longue que l’inférieure, est
assez saillante et aiguë; il y a 3 longs cils au côté postérieur de
46 MONOGRAPHIE
celles de la 3° paire. Les antennes et les palpes sont d’un brun rou-
geâtre, les tarses bruns, les cils des pattes roux. Un individu figu-
rait dans la collection Dejean sous le nom que je lui ai conservé, et
comme il avait été proposé par MM. Audouin et Brullé, c’est pro-
bablement celui que porte cette espèce dans la collection du Jardin
des Plantes; j'en ai deux autres trouvés par M. Germain dans les
Pampas argentins.
2. Elytra striis punctulatis.
D. angustiformis. Long. 14 1/2, larg. 3 1/2 mill. Très voisin,
quoique bien distinct du précédent. Forme plus allongée et plus
parallèle. Zéfe semblable, yeux et saillie des joues identiques, stries
et ponctuation de la tête plus marquées; mandibules pareilles, mais
striées entre les carènes et sur les dilatations internes, dont les
dents sont plus obtuses (dans mon individu). Corselet plus long, ce
qui lui donne l'air plus étroit, angles antérieurs légèrement avancés
au sommet, en forme de toute petite dent; côtés rectilignes sur une
assez grande étendue et parallèles, ceux de la base remontant plus
obliquement vers les angles et légètement sinués près du pédon-
cule, ce qui fait paraître le milieu légèrement prolongé; le dessus
moins convexe dans le sens de la longueur, avec les mêmes impres-
sions, mais avec une granulation plus marquée et plus étendue le
long des côtés de la base. Élytres visiblement plus parallèles, des-
cendant un peu moins vers l'extrémité; striées de même, mais les
stries assez fortement ponctuées; granulation de la base et des
côtés pareille; sur le bord externe du 3° intervalle, 4 points placés,
le 1% vers le 1° tiers, le 2 après le milieu, les 2 autres près
de l'extrémité. Le dessous du corps plus fortement pointillé, les
sillons transversaux de l'abdomen plus marqués. Pattes semblables,
épine supérieure des jambes intermédiaires plus longue. Un individu
trouvé par M. Bates sur les bords de l'Amazone.
B. Mentum abdomenque læviora.
4. Ano medio bipunctato.
(Genæ parum prominulæ.)
(Lophogenius Motschulski.)
D. octopunctatus Dejean, Spec. des Col. I, p. 391. — Sc. orien-
talis, Bonelli, Mém. Acad. Turin, 1813, p. 169. Long. 12-18;
larg. 3 1/2-5 mill. Entièrement d’un noir luisant, antennes et
palpes à peine un peu brunâtres, cils et poils des pattes roussâtres.
Tête carrée, proportionnellement un peu plus petite que celle du
Tœn. lævicollis, les côtés devant les yeux légèrement anguleux et
un peu échancrés pour recevoir l'œil, qui est assez grand, mais peu
convexe; la saillie des joues fort peu étendue et peu élevée, se
DES SCARITIDES. 47
borne à recouvrir d’un rebord le côté postérieur de l'œil; les enfon-
cements du front sont peu profonds et marqués dans le fond de
deux stries sinuées, qui se prolongent en divergeant jusqu’au ver-
tex, et entre lesquelles et l’æil on en voit deux ou trois autres assez
courtes, irrégulières ; le milieu du vertex, l’espace entre les enfon-
cements, les coins antérieurs jusqu'aux yeux et l’épistome lisses ;
le bord antérieur coupé presque droit, avec deux assez fortes saïl-
lies dentiformes aux côtés du labre, qui est assez trilobé; mandi-
bules de la longueur de la tête, modérément arquées, assez aiguës,
légèrement sinuées vers la base extérieurement, les deux carènes
du dessus rapprochées, avec l’espace qui les sépare, presque lisse et
quelques stries sur les dilatations internes, dont les dents sont plus
ou moins obtuses, le menton à surface assez ondulée, un peu creux,
avec une carène longitudinale assez saïllante sur le milieu, ayant
de chaque côté de sa base une fossette allongée, profonde, la dent
du milieu triangulaire, rebordée sur ses côtés, large à sa base, se
terminant en pointe; lobes un peu arrondis extérieurement, tron-
qués assez obliquement à l'extrémité avec l’angle antérieur assez
arrondi, lisses, passablement inclinés en dedans, avec la carène
intramarginale rectiligne et assez haute; paragènes assez longues,
carénées en dehors, triangulaires, touchant les côtés du menton à
leur base, qui n’est séparée du dessous de la tête par aucune carène,
striées obliquement, sans dent ni échancrure à leur côté interne ;
antennes aussi longues que la tête avec les mandibules, assez sem-
blables à celles du /æwicollis. Corselet un peu plus large que la
tête, assez court, en rectangle transversal pas plus étroit aux angles
postérieurs qu’à l'extrémité; bord antérieur un peu échancré en
arc de cercle, angles fort peu avancés, assez distants des côtés du
col, peu arrondis à leur sommet, côtés régulièrement, mais faible-
ment arrondis; dent de l’angle postérieur assez aiguë; côtés de la
base remontant bien moins obliquement vers cet angle que dans le
lævicollis, un peu sinués, ce qui fait paraître le milieu très légère-
ment prolongé; angles du prolongement assez marquës, quoique
arrondis; dessus lisse, descendant assez sur les côtés, mais un peu
aplani sur le disque; ligne médiane fine nettement imprimée; celle
parallèle au bord antérieur plus ou moins bien marquée, pas de
stries le long de ce bord ; rebord latéral fin ainsi que celui qui longe
les côtés de la base, celui du milieu plus gros, point de granulation
le long des côtés obliques de la base, et dans la rigole latérale deux
petits points placés près des angles. Ên ytres de la largeur du cor-
selet, d’un peu plus de la moitié plus longues que larges, tronquées
assez carrément à la base, dont les côtés, fort peu arrondis, descen-
dent très peu vers l'épaule, au sommet de laquelle il y à une dent
aiguë assez saillante, presque parallèles dans leur première moitié,
48 MONOGRAPHIE
puis s’arrondissant et se rétrécissant peu à peu vers l'extrémité,
qui n’est pas très obtusément arrondie; dessus modérément con-
vexe, descendant faiblement vers l’extrémité, davantage sur les
côtés; stries lisses, assez marquées, la 3° déviant un peu près de la
base vers la 2°, intervalles lisses, légèrement convexes; sur le bord
externe du 3°, de 4 à 6 points assez gros, le 9° très étroit, granulé et
ponctué; granulation du bord antérieur assez forte, mais formant
une bande étroite ; rebord latéral étroit, mais un peu renflé en bour-
relet; épipleures lisses, peu élargis vers leur base; dessous du
corps également lisse, excepté la tête, qui est pointillée ; le pédon-
cule et les épisternes intermédiaires chagrinés ; 2 à 3 dentelures
aux tibias antérieurs au-dessus de la 3e dent; épine supérieure
des tibias intermédiaires bien plus courte que l’inférieure; 4 longs
cils au côté postérieur de ceux de la 3° paire. L’habitat de cette
espèce, assez commune, s'étend depuis la Colombie jusqu’à Bahia,
le long des côtes de l’Atlantique; les individus venant de Caracas
sont plus grands que ceux provenant d’autres localités ; 16 indivi-
dus. Les deux types de l’orientalis que j'ai examinés au Muséum
du Jardin des Plantes ne sont que de petits individus de cette
espèce, à laquelle on ne saurait naturellement conserver le nom
proposé par Bonelli, quoique plus ancien.
2. Ano medio haud bipunctato.
(Genæ valde prominulæ.)
D. peruvianus Dejean, Spec. des Col. V, p. 494. — Scar. auri-
culatus Erichson, Wiegm. Arch. 1847, I, p. 70. Long. 14-20, larg.
4-5 1/3 mill. Quoique Dejean place cette espèce parmi celles qui
n’ont qu’une épine aux jambes intermédiaires, je ne puis le suivre
en ceci, car je trouve que l’épine supérieure y est aussi visible que
dans l’oclopunctatus. La coloration et le luisant sont les mêmes.
Tête plus ou moins grosse, carrée, lisse, un peu échancrée sur les
côtés pour recevoir l’œil, celui-ci presque plan, presque tronqué
postérieurement, y étant recouvert par la saillie de la joue, qui
forme un gros tubercule arrondi dépassant du double la hauteur
de l’œil, et plus élevé même que dans le 7æn. Reichei; de chaque
côté du vertex un large sillon partant du point juxta-oculaire ;
enfoncements peu profonds, nullement suleiformes, ni striés; épi-
stome légèrement strié sur les côtés,avec deux saillies dentiformes
près du labre, entre lesquelles il est platement échancré; ce der-
nier légèrement bisinué antérieurement; mandibules aussi longues
que la tête, un peu arquées, assez aiguës, lisses, les dents des dila-
tations assez avancées et saillantes, celles de la droite séparées par
une échancrure assez profonde; menton comme dans l’oclopunc-
talus; paragènes lisses, leur côté interne anguleux, mais non denté
DES SCARITIDES. 49
vers le milieu et échancré entre l’angle et la pointe, la base séparée
du dessous de la tête par un bourrelet élevé, séparé lui-même de la
carène externe par un sillon assez creux; antennes comme celles
de l’espèce précédente. Corselel à peu près de la même forme que
dans celle-ci, angles antérieurs moins avancés, plus arrondis à leur
côte externe; côtés un peu plus droits; quand la tête est plus grosse,
le devant s'élargit davantage; les côtés de la base plus fortement
sinués, ce qui fait paraitre le milieu plus prolongé, angles du pro-
longement obtus, moins arrondis; dessus descendant moins vers
les côtés, ligne transversale plus profondément imprimée etformant
un angle très ouvert sur le milieu devant la ligne médiane. É/ytres
de la largeur du corselet, de moins du double plus longues que
larges, se rétrécissant en avant depuis le milieu jusque derrière
la dent humérale, qui est aiguë et très proéminente; le milieu
de la base assez échancré; ses côtés descendent peu, il est vrai,
vers l’épaule, mais ils sont fortement arqués; le milieu du côté de
l'élytre un peu arrondi, la rondeur de l’extrémité plus obtuse; le
dessus pas plus convexe, la partie antérieure du disque même plus
aplanie, stries un peu moins profondes, plus ou moins ponctuées;
intervalles très lisses, peu convexes, le 7° relevé depuis la base, qui
est un peu arquée, jusqu’au tiers, en forme de carène assez haute
et surplombant dans cette partie Le rebord latéral, après quoi il
devient simplement convexe et s’aplanit de plus en plus vers l’ex-
trémité; le 8° effacé et creux, entièrement, mais très finement
granuleux; pas de point sur le %; la granulation le long du
bord antérieur plus forte ; le rebord latéral, assez relevé, se rétrécit
vers la base; les épipleures, d’ailleurs étroits, s’élargissent notable-
ment au-dessous de l’épaule; dessous du corps lisse; dentelures des
tibias antérieurs au-dessus de la 3° dent, ou nulles, ou à peine mar-
quées; les sillons transversaux des trois derniers segments abdo-
minaux plus légèrement marqués. Il habite le Pérou; 6 individus.
Il. Tibiæ intermediæ extus unispinosæ.
A. Prothorax lateribus muticus.
4. Caput angulis anticis emarginatis.
D. Lacordairei Dejean, Spec. gén. des Col., V. p. 493. Long.
14-15, larg. 4 mill. Par sa forme, il ressemble un peu au mϾstus,
mais on pourrait plutôt le comparer à des CZivina du groupe de
la bipustulaia. I] est d’un noir assez luisant, avec les antennes
brunes, le bout des palpes et les cils des pattes roussâtres. Tête en
rectangle transversal avec les coins antérieurs coupés obliquement,
légèrement échancrés et formant avec le bord latéral, en avant des
yeux, un coude arrondi un peu saillant ; bourrelet latéral devant
les yeux très gros; ceux-ci assez grands, ronds, passablement con-
o0 MONOGRAPHIE
vexes ; la saillie de la joue se borne à remonter un peu derrière le
bord postérieur de l'œil; enfoncements du front un peu sulciformes,
parallèles ; l’espace entre eux et l’œil offre deux légers sillons et
quelques petits points imprimés, qui s'étendent sur les côtés du
vertex; point juxta-oculaire rapproché de l'œil; épistome strié sur
les côtés, ondulé au milieu derrière le labre, de chaque côté duquel
se voit une saillie du bord antérieur en forme de dent obtuse; ce
bord est un peu échancré entre les deux saillies; labre très légè-
rement bisinué, les 3 points sétifères très gros; mandibules sem-
blables à celles du p/anus, mais plus obtuses et moins striées ; men-
ton comme dans ce dernier, cependant plutôt ridè que rugueux ;
paragènes étroites, en triangle très long, carénées des deux côtés,
sans vestige d'angle ou d'échancrure à leur côté interne, qui est
séparé des lobes du menton par un intervalle assez large; antennes
beaucoup plus courtes, plus grenues. Corselel un peu plus large que
la tête, ressemblant à celui du planus, mais sans trace de dent aux
angles postérieurs, moins court, avec les angles antérieurs plus
arrondis; régulièrement et obtusément arrondi à sa base entre les
deux angles, notablement plus convexe, surtout plus cylindrique,
plus lisse, ligne médiane plus fortement imprimée, celle parallèle
au bord antérieur complètement effacée, excepté vers les angles,
non loin desquels on aperçoit quelquefois une légère impression ; il
y en a une autre arrondie, peu profonde, de chaque côté de la base ;
le rebord latéral, très fin, reste tel jusqu’au-dessus du pédoncule, où
il devient un petit bourrelet. Æ/ytres de la largeur du corselet,
s'élargissant légèrement en arrière ; côtés de la base un peu plus
obliques et plus arqués, dent humérale à peine visible ; dessus bien
plus convexe, surtout plus cylindrique; stries beaucoup plus fai-
blement ponctuées, mais plus profondes ; intervalles très lisses et
plus convexes; la moitié externe du 8: et le bord latéral finement
granuleux; 3 à 4 points sur le bord externe du 3°, placés, le
premier au 1° tiers, le 2‘ un peu après le milieu, les 2 autres
près de l’extrémité,; sur le %, une rangée continue de petits
points ombiliqués; la même granulation se voit le long du bord
antérieur ; rebord latéral fin, épipleures lisses, fort peu élargis
vers la base. Dessous de la tête ponctué ; épisternes, côtés du méta-
sternum et bords antérieurs des deux derniers segments de l’abdo-
men couverts de très petits points peu serrés; pattes courtes et
robustes; 2 ou 3 dentelures aux tibias antérieurs au-dessus de la
3° dent. Trois individus, dont 2 de Cayenne et le 3° de la Colombie.
L'un des individus cayennais est le type de Dejean.
2. Caput angulis anticis rotundatis.
D. muticus. Long. 16 1/2, larg. 4 1/2 mill. Extrêémement voisin
DES SCARITIDES. o1
du Zacordairei, mais plus grand. Il en diffère par les coins anté-
rieurs de la tête, qui ne sont ni coudés ni échancrés, mais simple-
ment arrondis, par les fortes rides sur l’espace entre les yeux et les
enfoncements du front, qui sont moins profonds, et par la ponctua-
tion plus forte en ce même endroit et disparaissant sur le milieu
du vertex, par les é/ytres plus parallèles, les 2 points antérieurs
du 3° intervalle placés un peu plus en avant et la granulation des
bords latéraux, qui ne s’étend guère sur le 8° intervalle; dessous
de la tête fortement rugueux. Deux individus, dont l’un vient de la
République Argentine; l’autre m'a été donné par feu le sénateur
Heyden et vient du Paraguay; un troisième m'a été communiqué
par le Musée Civique de Gênes; il est un peu plus grand (1) et plus
terne que les miens, et les stries des élytres sont moins profondes ;
il vient des environs de Montevideo et provient de la collection
qu'y a faite feu Sivori.
B. Prothorax lateribus plus minusve evidenter dentatus.
4. Paragenæ intus obsoletius angulatæ.
D. trivialis. Long. 12 1/2-16 1/2; larg. 3 1/2-4 2/3 millimètres.
À première vue il ressemble au planus, mais il est plus cylin-
drique, et, par ses caractères, il se rapproche davantage du Zacor-
dairei, dont le distingue de suite la présence d’une dent, quoique
très petite et peu marquée, à l'angle postérieur du corselet. Tête
comme celle du planus; yeux plus convexes, rides près des yeux
assez marquées, vertex moins ponctué, surtout sur le milieu; labre,
mandibules et menton presque pareils, le côté interne des para-
gènes relevé en carène obtuse, faiblement anguleux vers le milieu
et à peine échancré entre l’angle et l'extrémité, assez distant des
côtés du menton, sa base plus étroite, creuse, un peu ridée,
antennes de la même longueur, premiers articles plus épais, les
suivants plus larges et plus courts. Corselel plus allongé, presque
aussi long que large, ayant assez, à part la dent de l’angle posté-
rieur, la forme de celui du Zacordairei, mais un peu plus long;
l’échancrure du bord antérieur, le parallélisme des côtés, la ron-
deur de la base comme dans ce dernier; le milieu de la base nulle-
ment prolongé, avec les côtés subsinués près du pédoncule, comme
c'est le cas dans le planus ; le dessus tout aussi lisse, un peu moins
convexe ; les côtés de la base un peu granuleux au-dessus. É/ytres
plus en demi-cylindre un peu déprimé sur le haut, moins convexes
dans le sens de la longueur que dans le Zacordairei, striées de
même, les stries semblant quelquefois légèrement pointillées; sur
le bord externe du 3° intervalle, 6 points bien marqués, distribués
(1) Long. 18 1/2 millimètres.
52 MONOGRAPHIE
sur toute sa longueur; la base et les bords granulés de même ; la
dent humérale tant soit peu plus saillante. Dessous du corps cha-
griné vers les côtés, comme dans le planus; 2 ou 3 dente-
lures assez marquées aux tibias antérieurs au-dessus de la 3° dent;
les pattes d’ailleurs semblables à celles du p/anus. D'un noir lui-
sant, jambes brunâtres; palpes, antennes et tarses d’un brun rou-
geâtre presque ferrugineux, cils des mâchoires et des pattes d’un
roux jaunâtre. Six individus trouvés par M. Bates sur les bords du
haut Amazone.
2. Paragenæ intus acute dentatæ et fortius emarginatæ.
a. Caput epistomo antice medio bidentato.
(Oculi convexiusculi, prominuli.)
«. Episterna postica valde elongata.
æ. Caput dense striolatum.
D. striaticeps. Long. 12 1/2, larg. 3 2/5 mill. Très voisin du
planus, dont il diffère : 1° par la fée qui, à l'exception de la partie
qui avoisine les angles antérieurs, est entièrement couverte de stries
ondulées, très serrées et assez profondes, e ntremêlées sur le vertex
de points enfoncés; par les yeux plus convexes; 2° par le corselel
plus étroit, par là même plus allongé, et dont les angles antérieurs
ne sont point avancés et sont plus arrondis; la dent des angles pos-
térieurs est plus distincte, le dessus un peu plus convexe, couvert
de petites rides transversales et parsemé de très petits points, qui
deviennent très serrés le long des côtés de la, base, dont le milieu
est moins distinctement prolongé ; la ligne médiane plus forte, mais
plus lisse, tout le bord antérieur couvert de petites stries bien mar-
quées et le rebord latéral plus fin; 3° par les é/ytres plus étroites,
plus parallèles, plus cylindriques; les stries moins fortement ponc-
tuées; avec quatre points le long du bord externe du 3° intervalle,
le 2° moins éloigné du milieu. Le menton est couvert d’une forte
granulation, qui ne forme pas de lignes longitudinales comme chez
le planus. Je n’en possède qu’un individu venant des Indes orien-
tales.
xx. Caput medio læve, ad oculos rugatum.
y. Corpus supra deplanatum.
x. Prothorax angulis posticis valide dentatis.
D. dicælus. Long. 10 23, larg. 2 3/4 mill. Il ressemble à un
petit planus, mais il diffère parfaitement de cette espèce, ainsi que
du puncticollis. La lêle a la même forme, mais elle est un peu plus
petite, les coins antérieurs sont plus coudés; tout l’épistome et le
devant du front assez fortement striés; les enfoncements forment
deux sillons assez profonds, divergeant un peu en arrière et qui se
DES SCARITIDES, D3
prolongent assez loin sur le vertex; l’espace entre les sillons et les
yeux est assez fortement et irrégulièrement ride; la ponctuation
beaucoup plus faible sur le vertex ; les mandibules sont plus lon-
gues, moins arquées, lisses entre les carènes, moins striées sur les
dilatations, dont le côté interne est plutôt ondulé que denté, la
gauche a une petite dent entre la dilatation basale et l'extrémité;
le lobe intermédiaire du labre est bien moins aYancé. Le corselet
est plus étroit et plus allongé, ses angles antérieurs sont plus aigus,
ses côtés plus rectilignes, à peine arrondis près des quatre angles,
la dent de ceux de la base est saillante et très aiguë ; le dessus est
un peu moins aplani; la ligne parallèle au bord antérieur très
profonde; les rides transversales qu’on voit dans le striaticeps, ne
sont guère visibles dans celui-ci, mais on retrouve les petits points
épars sur la surface, excepté près de la ligne médiane, qui
deviennent très serrés près des côtés de la base. Les é/ytres ont
presque la même forme, seulement les côtés de la base ne des-
cendent guère vers les épaules, dont la dent est un peu plus sail-
lante et qui paraissent plus carrées; les stries sont profondes et
moins ponctuées ; il n’y a que 2 points enfoncés à l’extrémité de la
3, les intervalles sont lisses et assez convexes. Les côtés du dessous
sont plus chagrinés, les sillons sur les segments de l'abdomen plus
fins ; les dents des tibias antérieurs sont plus aiguës et les 2 dente-
lures au-dessus de la 3° plus marquées. L’individu que je possède a
été pris à Singapore par M. Wallace, et m'a été donné par feu
Schaum, après qu'il eut acquis la collection de Carabiques faite par
ce voyageur.
33. Prothorax angulis posticis leviter dentatis.
D. planus Bonelli (Scarites), Mém. Acad. Torin. 1813, p. 470;
Dejean, Spec. gén. des Col., L, p. 395; Iconogr. des Col. d'Eur., I,
pl. 21, fig. 3; Klug. Symb. phys. Dec. IL, T. XXIIL, fig. 5 — Sc.
punctatostriatus Redtenbacher, Russegger’s Reis. p. 979 — Scar.
sexpunclatus Ménétriés, Cat. rais., p.103. VAR : Sc. nitidus (Dahl)
Dejean, Spec. des Col. V. p. 484. Long. 12 1/2-17; larg. 3 3/5-
4 1/2 mill. Téle moyenne, en carré un peu moins long que large,
avec les coins antérieurs assez largement arrondis, les côtés près
des yeux un peu échancrés pour les recevoir; ceux-ci un peu con-
vexes, emboîtés postérieurement dans une légère saillie des joues
moins élevée qu'eux ; enfoncements du front assez profonds, élargis
antérieurement en triangle, striés au fond et sur le versant externe,
ainsi que l’espace entre la partie postérieure des enfoncements, les
yeux et les côtés de l’épistome; celui-ci sinué, avec une saillie
lobiforme arrondie de chaque côté du labre, et la partie entre ces
saillies platement échancrée, tout le vertex, d’un œil à l’autre,
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXII. 4
D4 MONOGRAPHIE
couvert de points assez gros et assez serrés, excepté le long du
bord antérieur du corselet; labre assez fortement trilobé, le lobe
intermédiaire triangulaire; mandibules un peu plus courtes que la
tête, assez arquées, modérèment aiguës, bicarénées au-dessus, l’es-
pace entre les carènes longitudinalement strié, le dessus des dila-
tations basales strié obliquement, les deux dents de celle .de la
droite assez saillantes et séparées par une assez profonde échan-
crure, la dent antérieure de celle de gauche arrondie, son côté
antérieur formant un angle droit avec le côté interne de la mandi-
bule; menton peu transversal, peu concave, traversé en long sur le
milieu par une carène que longe de chaque ‘côté une gouttière
ridée; dent du milieu large à sa base, triangulaire, rétrécie assez
brusquement à son extrémité, rebordée de chaque côté; lobes plus
longs que larges, très ridés longitudinalement et obliquement
arrondis sur les côtés, tronqués très obliquement à l'extrémité, avec
l’angle subaigu, mais arrondi au sommet; la carène intramargi-
nale assez élevée, parallèle au bord externe; paragènes carénées en
dehors, larges à leur base, avec leur côté interne touchant aux
côtés du menton, puis fortement denté et profondément mais peu
longuement échancré entre la dent et la pointe, qui est très aiguë;
la surface légèrement pointillée ; antennes assez grêles, atteignant
les angles postérieurs du corselet, surtout dans les mâles, ne gros-
sissant guère vers l'extrémité, les articles extérieurs plus longs
que larges. Corselet notablement plus large que la tête, subtrans-
versal, se rétrécissant légèrement vers les angles postérieurs ; bord
antérieur assez échancré, angles assez distants des côtés du col, un
peu avancés, modérément arrondis au sommet; côtés un moment
rectilignes vers le milieu, un peu arrondis vers l’angle postérieur
et davantage vers l’angle antérieur ; dent de l’angle postérieur très
petite, peu saillante et indiquée seulement par l'interruption du
rebord, qui longe les côtés du corselet et ceux de sa base; ces der-
niers obliques, visiblement sinués près du pédoncule, ce qui fait que
le milieu paraît un peu prolongé ; le dessus modérément convexe,
luisant, mais couvert de rides transversales plus ou moins dis-
tinctes; la ligne médiane et celle parallèle au bord antérieur pro-
fondes et finement crénelées sur leurs bords ; côtés du dessus de la
base finement pointillés; rebord latéral fin, restant tel le long des
côtés de la base, mais formant un assez gros bourrelet sur le milieu
au-dessus du pédoncule; dans la rigole latérale, deux petits points
pilifères placés, l’un à quelque distance de l’angle antérieur, l’autre
près de la dent postérieure. Élytres de la largeur du corselet, près
de deux fois aussi longues que larges, presque parallèles; côtés de
la base descendant peu vers l'épaule, légèrement arrondis, dent
humérale un peu plus visible que celle du corselet; côtés à peu près
LE
DES SCARITIDES. 55
rectilignes depuis l'épaule jusque vers le milieu, puis s’'arrondissant
peu à peu vers l'extrémité, dont la rondeur est légèrement obtuse;
dessus descendant un peu vers les côtés et l'extrémité, mais aplani
sur le disque; stries ordinairement peu profondes, toujours très
visiblement ponctuées, quelquefois (dans la var. nilidus) formées
seulement de rangées de points; intervalles lisses, généralement
peu convexes, quelquefois tout à fait plans; le long de la 8° strie,
une rangée de points assez gros, tantôt au nombre de 4 à 5, tantôt
de 3 seulement; dans ce dernier cas, c’est le deuxième point, situé
au milieu de la longueur, qui fait défaut (sexæpunctatus Ménétriés,
punctatostriatus Redtenbacher), et le dernier, situé tout près de
l'extrémité, est très indistinct; la base est assez granulée, ainsi que
le 9° intervalle, qui est étroit, mais la granulation se s’étend guère
sur le 8°; rebord latéral fin; épipleures étroits, finement chagri-
nés. Milieu du dessous du corps lisse, côtés finement ponctués;
épisternes postérieurs étroits, très longs; pattes moyennes, une ou
deux dentelures aux tibias antérieurs au-dessus de la 3° dent;
jambes intermédiaires finement dentelées à leur côté externe, avec
une seule épine près de l'extrémité. L’habitat de cette espèce est
très vaste, il s'étend sur tout le bassin méditerranéen et caspien
jusqu'à la Transcaucasie au nord et la Haute Egypte au midi. J'en
possède même un individu pris par le capitaine Boys dans l’Hin-
doustan.
Note 1. — Klug. (Peters Reise nach Mossamb. Zool. V.p. 158) a
décrit sous le nom de Sc. bisquadripunctatus un insecte que le
Musée de Berlin possède comme venant du Kordofan et des bords
du Zambèze, et dont je crois posséder trois individus originaires de
la Haute Egypte, mais qui ne me semble être qu’une variété du
planus à intervalles des élytres plus convexes.
NOTE 2. — On rencontre, mais rarement à ce qu'il paraît, des
individus du planus d'un noir terne (Carab. du Cauc., p. 68); en
général, le dessus du corps est plus ou moins luisant; les plus
luisants constituent le nitidus Dahl.
D. puncticollis Chaudoir, Bull. des Nat. de Moscou, 1855, I,
p. 47. Long. 11 1/2, larg. 3 1/5 mill. Il n’atteint pas la taille des
plus petits individus du p/anus etil est entièrement d’un noir terne,
mais il ressemble d’ailleurs beaucoup à cette espèce. Le fond des
enfoncements du front forme un sillon bien marqué, qui se prolonge
plus en arrière, les plis latéraux sont plus forts et la ponctuation
du vertex plus fine et plus serrée; le corselel est un peu plus étroit,
ses côtés sont plus rectilignes, la dent de l’angle postérieur est un
peu plus saillante ; l’espace ponctué sur les côtés de la base plus
étendu. La ponctuation des stries des é/ytres est plus fine; il n’y à
sur la 3° qu'un point situé au 1” quart, comme dans le planus,
56 MONOGRAPHIE
et 2 autres tout près de l’extrémité; cependant, dans l’un de mes
deux individus, il y a sur l’élytre gauche un 4° point sur le milieu;
les épisternes antérieurs sont plus densément et plus finement cha-
grinés; l'abdomen est chagriné, non seulement sur les côtés, mais
aussi sur la moitié antérieure de chacun des segments. Les antennes
sont plus courtes, elles s’épaississent davantage vers l'extrémité, et
leurs articles 5-10 ne sont pas plus longs que larges. Deux indi-
vidus venant de la Présidence du Bengale.
D. pachycerus. Long. 12 1/2, larg. 3 1/2 mill. Plus petit que
le planus,dont il se distingue de suite par la brièveté et l'épaisseur
de ses antennes. Zéle pareille, mais bien plus finement pointillée
sur le vertex; antennes notablement plus courtes, leurs articles
devenant de plus en plus larges vers l'extrémité, les 2°-4° bien plus
courts et plus épais, les 6e-10° moins longs que larges, le 11° en
ovale beaucoup plus court. Corselet un peu plus étroit, bord anté-
rieur moins échancré, côtés plus droits et moins arrondis près des
angles, côtés du dessus de la base plus granuleux. É/ytres exacte-
ment semblables, de même que le dessous du corps. Pættes,
antennes et palpes entièrement noirs. Un individu venant de la
Nubie.
yy. Corpus supra convexius.
D. picicornis Dejean, Spec. gén. des Col. V. p. 493=— Sc. fro-
glodytes Erichson, Wiegm. Arch. 1843, I, p. 214 : VAR : Sc. minor
Nietner, Ann. and Magaz. of Nat. Hist. XIX, 1857, p. 244. Long.
9 1/2-10 1/2; larg. 2 2/5-2 9/10 mill. Ce petit Scaritide ressemble
à une Clivina et c’est la plus petite espèce de tout le groupe.
Il est voisin du planus, mais il est plus petit, plus étroit, plus
cylindrique. La léle ressemble beaucoup, mais le fond des enfon-
cements forme un sillon étroit, divergeant en arrière, où il se
ramifie un peu, entre ce sillon et l’œil, il y a aussi un ou deux petits
plis, et entre le front et Le vertex, on voit une bande transversale
étroite de petits points, qui quelquefois s’oblitère sur le milieu
(ininor Nietner); les mandibules ne diffèrent guère, le menton a la
même forme, mais de chaque côté de la carène du milieu, il n’y a
pas de gouttière et seulement une petite excavation près de la base;
la carène intramarginale est plus rectiligne ; les antennes sont plus
courtes, plus épaissies vers l’extrémité, avec les articles extérieurs
pas plus longs que larges, le 2e et le 3° en cône plus court, le
4 presque globuleux. Le corselel est plus étroit, moins court, nota-
blement plus convexe ; les é/ytres sont proportionnellement plus
étroites, presque semi-cylindriques, le dessus descend davantage
vers l’extrémité; les stries sont assez marquées, quoique peu pro-
DES SCARITIDES. O7
fondes, le fond en est distinctement ponctué ; les intervalles sont
légèrement convexes, et sur la % strie, il y a quatre points assez
gros, placés au premier quart, au milieu, au dernier cinquième et
tout près de l'extrémité. Les côtés du dessous sont bien plus légè-
rement chagrinés, les épisternes tout aussi longs. Il est ordinaire-
ment, comme le p{anus, d’un noir luisant; cependant un individu
trouvé par M.Raffray, à Zanzibar, est d’un noir terne, les palpes et
les antennes sont brunâtres, quelquefois les pattes le sont égale-
ment, les cils des mâchoires et des pattes roussâtres. Son habitat
est très étendu, car on le rencontre sur les côtes occidentale et
orientale de l'Afrique tropicale, dans le Deccan et à Ceylan; les
individus que je possède de ces deux derniers pays, dont un type
du minor de Nietner, ne m'ont offert aucune différence notable
de ceux d'Afrique.
D. lucidulus. Long. 11 1/2, larg. 3 1/5 mill. Il est bien plus petit
que le planus, mais notablement plus grand que le picicornis, dont
il est très voisin, il n’est pas moins convexe, mais proportionnel-
lement un peu plus large. Téle plus courte et plus large, d’ailleurs
conformée de même; les sillons frontaux pareils, mais il y a plu-
sieurs plis longitudinaux entre le sillon et l’œil; la ponctuation
près des yeux et à travers le vertex à peu près semblable; les dents
des mandibules plus fortes. Corselet un peu plus transversal: bord
antérieur moins échancré, sommet des angles antérieurs moins
arrondi; côtés de la base un peu moins obliques; dans l’un de mes
trois individus, le disque est finement pointillé, tandis que, dans les
deux autres, il paraît lisse, même avec un très fort grossissement;
dans la rigole latérale on aperçoit de 3 à 5 petits points sétifères,
tandis qu’il n’y en a que 2 dans Le picicornis. Élytres un peu plus
larges, ce qui les fait paraître un peu moins allongées, tronquées
plus carrément à la base, dont les côtés sont moins arqués entre le
pédoncule et l'épaule ; le dessus tout aussi cylindrique, les stries
bien plus légèrement ponctuées; sur la %, on distingue 5 points
dans Les deux individus que j’aide Siam et du Deccan, et4 seulement
dans celui qui vient des environs de Rangoon, en Birmanie. Il est
coloré comme le picicornis, mais dans l’un de mes individus, peut-
être récemment transformé, les épipleures des élytres, les antennes,
les palpes et les pattes sont ferrugineux.
B- Episterna postica minus elongata.
(Corpus apterum.)
D. modestus. Long. 9 1/2; larg. 2 2/3 mill. Il se rapproche du
picicornis et plus encore du Zucidulus; il n’est pas plus long que le
08 MONOGRAPHIE
premier, mais plus large et moins allongé; ses épisternes posté-
rieurs sont visiblement moins allongés, et il n’y a point d’ailes sous
les élytres, ce qui est la seule exception dans ce genre. La féle est
comme dans le /ucidulus et plissée de même, mais le fond des
enfoncements est moins fortement sillonné; on retrouve la même
ponctuation sur le vertex; les yeux sont moins convexes et le
rebord de la saillie de la joue les recouvre un peu plus postérieure-
ment ; le labre ne paraît point trilobé; les dents des mandibules sont
aussi fortes, et l’'échancrure qui sépare celles de la droite plus pro-
fonde; les articles extérieurs des antennes jusqu’au 10°, sont plus
larges que longs. Le corselel a la forme de celui du /ucidulus,
mais les angles antérieurs sont plus arrondis, et il n’y a, comme
dans le picicornis, que ? petits points sétifères dans la rigole laté-
rale. Les él/ytres sont bien moins allongées que dans le picicornis,
les côtés ne sont point parallèles et sont un peu arrondis vers le
milieu ; les stries sont tout à fait lisses, et il y a 3 à 4 points sur la
3°; le dessus n’est pas semicylindrique, mais assez convexe. Il est
d’un noir brunâtre peu luisant, les pattes sont d’un brun plus rous-
sâtre que les antennes et les palpes. IL habite les Indes orientales,
sans que je puisse préciser plus exactement la localité.
b. Caput epistomo medio quadridentato.
(Oculi planiuseuli.)
D. gagatinus Dejean, Spec. gén. des Col. V. p. 492. — Sc. cli-
vinoides Murray, Ann. and Mag. of Nat. Hist. 1857, XIX, p. 459.
Long. 12 1/2-14 1/2; larg. 3 1/3-3 4/5 mill. Comparé au planus,
il s’en distingue de suite par sa forme plus étroite et plus cylin-
drique, mais il est d’un noir tout aussi luisant. La /é/e est moins
large et plus allongée; les yeux sont presque plans et pas plus
élevés que la saillie des joues, qui est elle-même peu marquée;
entre les deux saillies dentiformes de l’épistome,aux côtés du labre,
on en voit deux autres plus petites ; le sillon du fond des enfonce-
ments frontaux est plus profond et se dirige assez obliquement en
arrière vers les côtés du col; les plis entre ce sillon et l'œil sont
moins marqués, et la ponctuation du vertex est à peu près sem-
blable, le bord antérieur du labre n’est que légèrement bisinué et
un peu échancré,; les mandibules sont plus obtuses et les dents de la
droite assez proéminentes, mais obtuses, séparées par une profonde
échancrure; le menton ne diffère que par les angles ‘antérieurs
des lobes plus aigus ; les antennes sont un peu plus courtes, mais
pas plus épaisses. Le corselel est un peu plus large que la tête; il
n’est qu'un peu moins long que large, le bord antérieur est moins
échancré, les angles ne sont point avancés et sont assez arrondis au
sommet, les côtés sont moins arrondis vers les quatre angles, la
DES SCARITIDES. 59
dent de l’angle postérieur est très petite ; le milieu de la base n'est
point prolongé et ses côtés, assez obliques, ne sont point sinués,; le
dessus est très lisse, bien plus convexe dans les deux sens, impres-
sionné de même; le rebord latéral plus fin, les côtés du dessus de la
base sont à peine chagrinés. Les élytres, plus étroites que dans le
planus, ne sont pas plus larges que le corselet; les épaules sont
plus arrondies au sommet et la dent humérale est fort petite ; elles
sont parallèles jusque vers le milieu, puis s’'arrondissent peu à peu
vers l'extrémité; le dessus est bien plus cylindrique et s’abaisse
davantage vers l'extrémité; les stries sont beaucoup plus fines et
très finement pointillées ; les intervalles sont plans, ou du moins à
peine convexes, ils sont très lisses, à l'exception du %, qui est fine-
ment granuleux et qui porte une rangée continue de points peu
distincts, il n’y a sur la 3° strie qu’un seul point placé non loin de
sa jonction en arrière avec la 4°, et un second situé près de l’extré-
mité; la bordure granuleuse du bord antérieur s’élargit près de
l’écusson et près de l'épaule. Le dessous du corps est notablement
plus lisse, sans cependant l’être tout à fait; les pattes ne difièrent
pas d’une manière sensible. Cet insecte paraït être plutôt commun
au Sénégal et se retrouve au Vieux-Calabar.
D. nitidulus Klug (Scariles), Peters Reis. nach. Mozamb.
Zool. p. 158. — Long. 11 1/2; larg. 2 4/9 mill. Notablement plus
petit que le gagatinus, dont il est d’ailleurs fort voisin. Il n’en dif-
fère que par les côtés du front près des yeux plus plissés, les angles
antérieurs du corselet nullement arrondis au sommet, le dessus de
celui-ci encore plus convexe, ainsi que les élytres, dont les stries
sont encore plus fines. J'en possède 3 individus, dont l’un n’a été
donné par M. Chevrolat comme venant du Grand Bassam, les deux
autres viennent d’une localité quelconque de l'Afrique occidentale.
Je ne crois pas qu’ils constituent une espèce différente de celle que
Klug a décrite sous ce nom et qui vient des bords du Zambèze.
Nore. — Ce n’est guère qu’à la suite des Distichus que je puis
placer mon Tæniolobus octocælus Bull. des Natur. de Mosc.
1855, I, p. 50, qui présente les caractères de ce genre, à l’excep-
tion des mâchoires, qui, quoique arquées, ne sont pas terminées par
un crochet, mais dont l'extrémité serait arrondie si l’on n’y voyait
en dedans un angle plus ou moins bien marqué. Long. 16-22 1/2;
larg. 4 1/2-6 mill. Il ressemble un peu au planus, mais il est plus
large et plus aplani. La téfe est presque pareille, quant aux con-
tours, mais le vertex est beaucoup plus finement strié et pointillé,
et même, dans les individus de l Amazone, il est à peu près lisse; les
mandibules sont comme dans le planus, mais elles sont presque
lisses entre les carènes; la rugosité du menton est moins dense, les
antennes sont un peu plus longues, plus fortes, et leurs articles
jt
60 MONOGRAPHIE
extérieurs grossissent un peu plus; la saillie des joues est plus pro-
longée derrière les yeux, qui sont un peu plus gros, quoique peu
saillants. Le corselet est un peu plus large, les angles antérieurs
sont moins avancés et plus arrondis, ainsi que la partie des côtés
qui s’en rapproche, les angles postérieurs sont plus marqués et la
dent est plus saillante ; le milieu de la base se prolonge davantage
sur le pédoncule et la sinuosité de ses côtés obliques est bien plus
forte ; le dessus est plus plan, plus lisse, les côtés de la base ne sont
que très légèrement et très finement chagrinés; la ligne médiane et
celle parallèle au bord antérieur sont plus profondes. Les é/ytres
sont plus larges et ressemblent d’ailleurs par la forme à celles du
planus ; les côtés de la base entre le pédoncule et l’épaule sont plus
arrondis ; le dessus est plus aplani sur le disque antérieur, les stries
sont plus profondes et lisses, les intervalles un peu plus convexes
et à peu près lisses ; il y a une rangée de 6 à 8 points pilifères bien
marqués sur toute la longueur du 3e, le long de son bord externe;
le bord antérieur et la rigole marginale sont granulés de même, le
rebord latéral est un peu plus large. Le dessous du corps est fine-
ment et densément chagriné, surtout sur les côtés; les points sur
le milieu des segments abdominaux sont plus gros; il n’y en a éga-
lement pas sur le milieu de l'anus. Au-dessus de la 3° dent des
jambes antérieures, on aperçoit ? à 3 dentelures assez marquées,
et au-dessus de l’épine des intermédiaires, on voit une petite
dent plus ou moins saillante. J’en possède 7 individus, trouvés par
M. Bates sur les bords de l’Amazone, dont 3 plus petits, de la
taille de celui que j'ai décrit en 1855 comme venant du Yucatan,
d'après une indication erronée d'habitat, et 4 plus grands.
SCARITODES.
Scarites Dejean.
Taœniolobus, Chaudoir.
Mentum leviter rugatum, parum excavatum, lobis extus
subrotundatis ipsoque margine carinatis.
Paragenæ basi parum dilatatæ, utrinque carinatæ, intus
haud angulatæ, nec emarginatæ.
Mandibulæ subtus vix striatæ.
Episterna postica angusta, valde elongata.
Abdomen segmentis tribus ultimis basi transversim sulcatis
vel lineatis, ano medio haud punctato.
Cœtera ut in Scarite.
Les deux espèces qui constituent ce genre, présentent les carac-
DES SCARITIDES. 61
tères des vrais Scarites, mais ne sauraient rentrer dans ce genre,
parce qu’elles offrent un des principaux caractères qui distinguent
les Distichus etles TϾniolobus des Scarites, savoir le sillon trans-
versal qui longe le bord antérieur des trois derniers segments de
l'abdomen, caractère assez important dans le groupe dont nous
nous occupons.
a. Elytra interstitio septimo basi haud carinato.
Sc. morio Dejean, Spec. gén. des Col. V. p.495; Chaud. Bull. des
Nat. de Moscou 1855, I, p. 50;,— Sc. Faldermanni Chaudoir, Bull.
des Nat. de Moscou, 1843, p.732; —Sc. subdepressus Chaudoir, I. c.
p. 731. Long. 17-21; larg. 5 1/5-6 9/10 mill. Beaucoup plus grand
et relativement bien plus large que le planus: d'un noir tout aussi
luisant. Téle presque de la même forme, mais plus grande et plus
large, lisse, sauf quelques petites stries le long de la suture de
l’épistome vers les côtés; enfoncements parallèles, médiocrement
profonds, avec un léger sillon dans le fond et une couple de rides à
peine visibles en dehors; yeux plus convexes; saillie des joues les
égalant presque en hauteur et assez prolongée derrière eux sur les
côtés, mais s’arrondissant peu à peu vers le col; bord antérieur et
labre conformés de même; épistome légèrement bituberculé entre
les deux saillies; mandibules pareilles, plus fortement carénées en
dessus; menton assez grand, faiblement ridé, avec une petite carène
longitudinale sur le milieu entre deux excavations allongées, sépa-
rée des lobes par une élévation oblique, qui se joint antérieurement
à la carène qui borde les côtés de la base de la dent; celle-ci bien
plus courte que.les lobes, à base carrée, puis brusquement rétrécie
en pointe; lobes assez longs, arrondis extérieurement, tronqués
très obliquement, avec l’angle antérieur arrondi au sommet, creux
vers le milieu, bordés extérieurement d’une carène, que longe inté-
rieurement une rigole assez marquée; paragènes en triangle étroit,
même à la base, sans dent ni échancrure à leur côté interne, se
terminant en pointe aiguë, creuses, avec Les deux bords relevés en
carènes; antennes assez courtes, n’atteignant que la moitié du cor-
selet, grossissant un peu vers l’extrémité. Corselet un peu plus
large que la tête, bien plus large que long, subtransversal, comme
dans le planus, dont il a la forme, si ce n’est que les côtés de la
base sont un peu plus sinués près du pédoncule, et un peu arrondis
entre la sinuosité et l’angle postérieur; le dessus également con-
vexe, avec les mêmes lignes imprimées; le rebord des côtés de la
base plus relevé, point de granulation le long de ces derniers.
Elytres de la largeur du corselet, notablement plus larges et moins
allongées; base plus largement échancrée, ses côtés plus arrondis,
mais ne descendant pas davantage vers l'épaule, dont la dent est
L
62 MONOGRAPHIE
bien plus saillante ; côtés de l’élytre à peine plus arrondis, le dessus
plus convexe, descendant davantage, tant sur les côtès que vers
l'extrémité ; stries plus profondes, paraissant lisses, la 7° et La 8° à
peine distinctes ; intervalles très lisses, assez convexes, avec 6 points
le long du bord externe du %æ, dont le 1* est situé au 1° tiers,
le ?* au milieu, les quatre autres sur la moitié postérieure ;
le et le bord externe du 8 intervalle granuleux; sur le 9e,
en outre, une rangée de petits points; bord antérieur assez forte-
ment granuleux, comme dans le planus; partie extérieure du
rebord des côtés de la base de plus en plus gros jusqu’à la dent
humérale, rebord des côtés plus relevé. Dessous du corps lisse,
base du dessous de la tête très légèrement pointillée, côtés de l’ab-
domen très-faiblement chagrinèés. Pattes assez fortes, peu allon-
gées; une ou deux dentelures au-dessus de la 3° dent des jambes
antérieures ; les intermédiaires armées d’une épine unique. Plu-
sieurs individus venant de la province de Rio-Janeiro, qui ne
diffèrent que par la taille et par quelques caractères individuels.
b. Elytra interstitio 7° basi carinato.
Sc. semicarinatus. Long. 16-22, larg. 5 1/2-6 4/5 mill. Il
se rapproche du morio, mais il en diffère par plusieurs caractères
saillants. Téle au moins aussi grande dans le G', mais sensiblement
plus petite dans la ©; stries de l’épistome et du versant externe
des enfoncements frontaux plus marquées, celles-ci se prolongeant
davantage sur l’espace entre l’enfoncement et l’œil; yeux moins
convexes, saillie de la joue moins élevée et se fondant en arrière
avec les côtés du col; mandibules plus striées. Corselet à côtés
moins arrondis vers les angles antérieurs, qui sont plus aigus, coupé
plus obliquement sur les côtés de la base, qui sont presque recti-
lignes entre la sinuosité et la dent de l’angle postérieur, qui est un
peu plus saillante ; ceux-ci moins arrondis, le dessus plus bombé et
les côtés du dessus de la base finement chagrinés. Ælytres confor-
mées à leur base comme dans le #orio, mais plus rétrècies vers les
épaules et s’élargissant vers le milieu des côtés, qui est assez
arrondi ; après le milieu, elles vont en se rétrécissant vers l’extré-
mité; la convexité du dessus pareille, ainsi que les stries, qui sont
cependant un peu moins profondes vers le milieu etvers l'extrémité,
mais la base du 7° intervalle se relève en carène arrondie, sur-
plombant en cet endroit le rebord latéral et s’arquant vers l'épaule ;
dès le premier cinquième de la longueur, il s’abaisse au niveau des
autres; l'extrême base du 6° est aussi un peu plus relevée; il n'y a
que deux points près de l'extrémité du 3°; les bords antérieur et
latéral sont granuleux, la granulation couvre presque tout le
8° intervalle vers sa base, plus loin elle n’en occupe que la partie
DES SCARITIDES. 63
externe. Le dessous du corps est moins lisse et moins luisant. Il y
a deux petites dentelures assez aiguës aux jambes antérieures au-
dessus de la 3° dent. De mes trois individus, deux G'sont, comme le
morio, d'un noir très luisant; le 3°, une ©, est d’un noir terne. Ils
viennent de Bahia.
SCARITES.
Fabricius, Syst. Eleuth., I, p. 123, et cæteri omnes auctores.
Tenebrio, Linné, Forster.
Ligula retracta, pone dentem menti abscondita, ejusdemque
paginæ superiori arcte adhærens, valde concava, postice his-
pida, utrinque in dentem setigerum producta, paraglossæ
barbatæ, angustæ, ligulam longe superantes.
Maxillæ mala superiore intus dense grosseque rufociliata,
subrecta basin versus attenuata, apice incurva in dentem
acutissimum plus minusve producta ; énferiore biarticulata,
tenui, superiorem longe superante, articulis æqualibus.
Palpi graciliores, glabri; mawillares articulis duobus ultimis
aut æqualibus, aut penultimo paulo breviore ; labiales arti-
culis ultimis binis æqualibus, penultimo ïintus pluriciliato,
ultimo omnium obtuse rotundato.
Labrum plus minusve trilobum, lobo medio lateralibus tum
longiore, tum iisdem æquali, singulo puncto grosso impresso,
puncto medio biciliato, lateralibus uniciliatis; supra plerumque
inæquale.
Mentum plus minusve transversum, antice modice emargi-
natum, dente medio plerumque totum sinum implente, trigono,
utrinque medioque carinato, lobis aut æquali, aut paulo lon-
giore ; his tum rugulosis, tum lævibus, extus plus minusve
rotundatis, aut ipso margine, aut intra marginem (in barbaro,
Capitone, cylindronoto, mordace), carinatis,antice aut recte aut
oblique truncatis, interdum rotundatis, media basi bifoveolata,
inter foveolas carinata; sutura elevata; paragenæ basi latius-
culæ, plus minusve elongato-trigonæ, utrinque plerumque
carinatæ, læves, intus plus minusve dentatæ et anterius
emarginatæ.
Mandibulæ porrectæ, capitis plerumque longitudine, rarius
longiores, subarcuatæ, plus minusve acutæ, supra basi
64 MONOGRAPHIE
plerumque bicarinatæ, subtus ex parte striatæ, basi intus in
dentem lobumve magnum quadratum dilatatæ, lobo dextræ
plerumque magis elongato, intus plus minusve profunde emar-
ginato, valide bidentato, sinistræ intus plerumque vix emar-
ginato, in utraque antice recte truncato, mandibulæ sinistræ
latere interno inter lobum et apicem sæpius subdentato.
Antennæ plerumque moniliatæ, rarius fillformes, variæ
longitudinis sed thoracis basin haud superantes, articulis
4 primis glabris, cæteris pubescentibus ; primo longissimo,
subclavato, subarcuato, apice sat truncato, sequentibus tribus
simul sumtis æquali; his longitudine plerumque decrescen-
tibus, plus minusve conicis ; 5° ad 10%" aut elongato-, aut
transversim quadratis, angulis basalibus subrotundatis, api-
calibus rectis, 11° basi recte truncato, apice rotundato, tum
longiore, tum breviore.
Pedes modice elongati, validiusculi; femora parum inflata,
basi attenuata, apice subrecte truncata, parum piligera; tibiæ
compressæ, apicem versus dilatatæ; anticæ extus palmatæ,
dentibus tribus armatæ, apicali longo, subarcuato, apice
acute rotundato, subtus ad fodiendam terram excavato,
sequente breviore subacuto, tertio trigono minore, postice
rugosæ, margine externo acuto; intus profunde emarginatæ,
sinu supra apiceque longius calcarato; 2ntermediæ extus
denticulatæ denseque ciliatæ, ante apicem spina unica aut
duplici armatæ ; posticæ margine posteriore breviter dense
ciliato, interjectis paucis plerumque pilis longissimis vertica-
libus, in nonnullis speciebus (buparius, bucida, Polyphemus et
Epaphius) longius denseque ciliatæ; éarsi læves, conici, con-
vexi, utrinque subcompressi, articulis subtus apice ciliatis,
quinto utrinque haud ciliato, præcedente (præcipue anterio-
rum) plerumque parum longiore, unguiculis modicis approxi-
matis.
Episterna postica tum angusta, longissima, tum evidenter
breviora latioraque, in nonnullis latitudine parum longiora.
Abdomen segmentis ultimis antice nunquam transversim
sulcatis aut lineatis, punctis plerumque binis in penultimis
ad marginem posteriorem medio impressis, ano in utroque
DES SCARITIDES, 6
sexu utrinque juxta marginem posteriorem bipunctato; in
bupario et aflinibus, segmentis penultimis juxta marginem
pluripunctatis, anoque of utrinque punctis 2-3, Q punctis 4-5
impressis; in pluribus segmenta ultima duo juxta angulum
anticum fulvomaculata (!).
Prosternum antice profunde bisinuatum, medio in‘angulum
plus minusve rotundatum productum, postice inter coxas haud
excavaium, nec marginatum, subdeclive recte plerumque
abscissum.
Caput quadratum, plerumque majusculum et latitudine bre-
vius, fronte biimpressa, sæpius striolata, puncto unico intra
oculos impresso; oculi parum prominuli; prothoraxæ basi
plus minusve rotundatus, medio interdum subproductus ;
pedunculus sat elongatus, scutello bipartito, rugoso; elytra
tum parallela, tum posterius ampliata, tum ovata.
Species tum alatæ (episternis posticis elongatis), tum
apteræ (episternis brevibus).
On ne saurait s'étonner que, dans un genre aussi polymorphe, les
caractères génériques soient sujets à d’assez grandes variations,
sans que les différences soient assez sensibles pour autoriser la
création de genres nouveaux.
TABLEAU. SYNOPTIQUE
DES ESPÈCES DU GENRE SCARITES.
I. Episterna postica longissima angusta (species alatæ).
(Parallelomorphus Motschulski.)
A. Tibiæ intermediæ extus bispinosæ.
4. Elytra interstitio tertio apice unipunctato.
a. Prothorax media basi subangulatim sinuato-producta.
æ. Elytra striis in fundo lævibus.
æ. Caput latius majusque.
Scar. procerus.
xx. Caput angustius minusque.
Sc. eurytus.
B. Elytra striis evidenter punctatis.
(Paramecomorphus Motschulski.)
Sc. cylindronotus.
b. Prothorax basi nec sinuatus nec medio productus.
(1) Ces taches jaunes sont probablement phosphorescentes et lumineuses la
nuit, mais On n’a jamais eu l’occasion de vérifier le fait.
A
66 . MONOGRAPHIE
(Parallelomorphus continuatio.)
.æ. Elytra interstitiis ad latera uniseriatim granulatis.
æ. Interstitia posterius subtiliter rugulosa.
Sc. obtusangulus.
ææ. Interstitia haud rugulosa.
Sc, madagascariensis, senegalensis, superciliosus.
B. Elytra interstitiis ad latera haud granulatis.
Sc. perplexus, distinguendus.
2. Elytra interstitio tertio apice bi- vel tripunctato.
a. Prothorax media basi evidentius sinuato-producta.
Sc. impressicollis, salinus, quadripunctatus, sulcatus, dyschromus.
b. Prothorax media basi haud producta.
x. Elytra evidenter striata.
Sc. semirugosus, similis, acutidens (species indicæ).
Sc. melanarius (species americana),
B. Elytra obsoletissime striata.
Sc. politus (Bonelli), ceylonicus, parallelus, longiusculus.
3. Elytra interstitio tertio seriepunetato.
a. Antennæ filiformes, articulis exterioribus elongato-quadratis.
«. Paragenæ intus acute dentatæ, ante dentem valde emargi-
natæ.
(Elytra obsoletissime striata.)
Sc. liopterus. é
B. Paragenæ vix dentatæ nec emarginatæ.
(Elytra evidenter striàta.)
Sc. orthomus.
b. Antennæ plus minusve moniliatæ.
«. Prothorax media basi evidenter producta.
Species indicæ.
Sc. bengalensis, subproductus.
Species americanæ.
Sc. illustris, subcrenatus.
B. Prothorax media basi minime producta.
Species americanæ.
Sc. cayennensis, quadriceps, sublerraneus, lexanus, alternans, anthracinus, sub-
rugalus.
Species asiaticæ et africanæ.
Sc. Capito, barbarus, prædator, inconspicuus, denticulatus, simogonus.
Sc. Boucardi.
B. Tibiæ intermediæ extus unispinosæ.
(Broscomorphus Motschulski.)
4. Elytra apice bipunctata.
Sc. arenarius, pacificus.
2. Elytra interstitio tertio seriepunctato.
Sc. subcylindricus, angustus, mancus, indus, subnilens, opacus.
II. Episterna postica latitudine dimidio longiora, minus angusta.
(Species apteræ.)
A. Prothorax angulis posticis dentatis.
DES SOARITIDES. $ 67
4. Tibiæ intermediæ extus bispinosæ.
a. Abdomen segmentis penultimis ad marginem postieum pluri-
punctatis, ano maris utrinque punctis 2-3, feminæ 4-5 impressis
(tibiæ posticæ margine posteriore longius denseque fulvo-
ciliato).
(Scarites Motschulski.)
Sc. buparius, bucida, Polyphemus.
b. Abdomen segmentis penultimis ad marginem postieum medio
bipunctatis, ano in utroque sexu utrinque ad marginem posti-
cum punctis 2 impressis.
«. Tibiæ posticæ margine posteriore (ut in bupario) longius
denseque fulvociliato.
Sc. epaphius.
8. Tibiæ posticæ margine posteriore pilis paucis erectis in-
structo.
x. Elytra aut impunctata, aut apice 1-2 punctata.
y. Elytra ad humeros angustata.
+. Elytra interstitiis externis basi haud carinatis.
0. Prothorax lateribus anguste marginatus.
p. Elytra fortius (plerumque) striata.
(Scallophorites Motschulski.)
Sc. striatus, Boysi, guineensis, Doguereaui.
pp. Elytra vix evidenter striata.
Sc. rugosus.
00. Prothorax lateribus latius marginatus.
Sc. Richteri.
3%. Elytra interstitio 7° basi carinato.
Sc. angulifrons, cycloderus.
3%. Elytra interstitio 8° basi elevato.
Sc. exaratus.
yy. Elytra ovata.
3. Elytra valde fornicata.
Sc. molossus, tenebricosus.
3%. Elytra deplanata.
Sc. abbreviatus.
yyy. Elytra parallela.
3. Elytra ad marginem haud carinata.
Sc. saxicola.
+3. ‘Elytra intra marginem carinata.
Sc. excavatus, quadricostis.
æx. Elytra interstitio tertio seriepunctato.
Se. Herbsti.
2. Tibiæ intermediæ extus 4-spinosæ.
a. Prothorax media basi utrinque subsinuata.
(Harpalites Motschulski.)
Sc. lœvigatus.
b. Prothorax tota basi omnino rotundata.
68 MONOGRAPHIE
Sc. aterrimus.
B. Prothorax angulis posticis muticis.
1. Tibiæ intermediæ extus bispinosæ.
Sc. inermis, nigrita, rugiceps.
2. Tibiæ intermediæ extus 1-spinosæ.
Sc. mordax.
I. Episterna postica angusta longissima (corpus alatum).
A. Tibiæ intermediæ extus bispinosæ.
4. Elytra interstitio tertio apice unipunctato.
a. Prothorax media basi subangulatim sinuato-producta.
a, Elytra striis in fundo lævibus.
æ. Caput latius, majusque.
Sc. procerus Dejean, Sp. gén. des Col., I, p. 372; Klug, Symb.
phys. Dec. II, Taf. XXII, fig. 3, — Sc. heros. Latreille. Voy. de
Calliaud, IV, p. 274, pl. 58, fig. 5. — Long. 36-43; larg. 10 3/4-
12 1/4 mill. Entièrement d’un noir luisant, cils des mâchoireset des
pattes roux. Tête en carré transversal, fortement échancrée sur le
milieu des côtés, ceux-ci formant en avant des yeux une forte sail-
lie dont le sommet est arrondi et dont le côté antérieur, légèrement
échancré, se dirige obliquement vers la base des mandibules; yeux
assez petits, fort peu convexes, ne s’élevant pas plus que la saillie
antérieure ; saillie des joues pas plus haute que l’œil, limitée posté-
rieurement par un sillon transversal plat, peu éloigné du bord pos-
térieur des yeux ; enfoncements du front assez profonds, parallèles,
quelque peu sinués, le fond et les côtés couverts de nombreuses
stries plus ou moins fortes qui se prolongent sur l'épistome, dispa-
raissent sur le milieu du front et des espaces qui séparent les enfon-
cements des yeux et près des coins antérieurs de la tête, et se
remontrent près du bord interne des yeux; tout le vertex est lisse,
à part quelques très petits points épars; le bord antérieur de l’épi-
stome projette une forte saillie de chaque côté du labre, et entre les
deux, il est platement échancré et descend en plan incliné sur la
base de celui-ci, qui est assez grand, fortement trilobé et strié avec
les trois points pilifères ordinaires ; les mandibules, quelquefois un
peu usées, sont, en général, un peu plus longues que la tête, pas
plus larges à leur base que l’épistome, modérément arquées, assez
aiguës, bicarénées au-dessus, la carène interne arquée et sinuée à
sa base, tout le dessus fortement strié obliquement; la droite a, à son
côté interne, deux fortes dents un peu obtuses, séparées par une
profonde échancrure; la gauche n’en a qu'une vers le milieu, mais
plus large, un peu arrondie, répondant à l'échancrure de la droite ;
une seconde, placée en avant de celle-ci, est très peu saïllante ; le
menton est en carré transversal, presque plan, modérément échan-
DES SCARITIDES. 69
cré antérieurement, sur le milieu, on voit une légère carène longi-
tudinale, avec une fossette allongée de chaque côté de sa base, la
dent du milieu triangulaire, pointue, plus longue que les lobes
latéraux, rebordée sur les côtés; les lobes carrés, peu arrondis
extérieurement, tronqués très carrément à leur bord antérieur,
avec les angles arrondis au sommet, l’externe l’est un peu plus; la
surface un peu granulée ; les paragènes larges à leur base, tronquées
à leur extrémité, leur côté externe assez relevé en carène, l'interne
fortement denté au milieu et échancré antérieurement; les antennes
assez longues, atteignant les angles postérieurs du corselet, grêles,
à peine épaissies vers l'extrémité; les articles 2 à 4 réunis, de la
longueur du 1°, diminuant peu à peu de longueur, les suivants
en ovale allongé, tronqué aux deux extrémités, le 11° à peine
plus long que les précédents, arrondi au bout. Corselet un peu plus
large que la tête, de plus de moitié plus large que long, assez
transversal, un peu plus étroit entre les angles postérieurs qu’à son
extrémité, bord antérieur assez échancré en arc de cercle, angles
antérieurs non avancés, un peu arrondis; côtés faiblement arron-
dis, mais davantage vers les angles antérieurs; milieu de la base
distinctement prolongé sur le pédoncule, ses côtés assez fortement
sinués près du pédoncule, puis presque rectilignes et remontant
assez obliquement vers les angles postérieurs, qui sont munis d’une
petite dent; le dessus assez convexe, lisse, la ligne médiane et celle
parallèle au bord antérieur modérément profondes, mais nettement
marquées, l’espace entre la ligne et le bord, très indistinctement
strié, le dessus des côtés de la base légèrement creusé et couvert
d’une fine granulation, le rebord latéral un peu plus large que celui
des côtés de la base, qui est fin ; le bourrelet du milieu au-dessus du
pédoncule assez gros. Pédoncule modérément gros, rétréci vers les
élytres. Celles-ci, de la largeur du corselet, légèrement rétrécies
vers la base, d’un peu plus de moitié plus longues que larges, lar-
gement et assez fortement échancrées à leur base, dont les côtés
s'avancent de chaque côté du pédoncule en saillie arrondie, puis
descendent obliquement, en décrivant une légère courbe, vers
l'épaule, où le rebord, peu épais, qui les borde, se termine par une
dent assez saillante ; les côtés des élytres presque rectilignes vers
le milieu, très faiblement arrondis derrière l'épaule, commencent à
s’arrondir vers l’extrémité à partir des deux tiers, la rondeur de
celle-ci n’est pas fortobtuse ; le dessus est assez convexe dans le sens
de la largeur ; la suture, quand on regarde l’insecte de côté, forme
une ligne droite depuis la base jusqu’à la moitié desa longueur, puis
elle descend en décrivant une courbe assez légère jusqu’à l’extré-
mité; on ne distingue que 7 stries, toutes assez fortes, lisses ; les
intervalles, lisses antérieurement, très finement chagrinés vers
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXII, 5
70 MONOGRAPHIE
l'extrémité, sont ici moins convexes que dans leur moitié anté-
rieure; ils sont égaux entre eux, excepté le 8°, qui est bien plus
large et dont la plus grande partie externe est finement granu-
leuse, ainsi que la gouttière latérale et le bord antérieur; le rebord
latéral est assez relevé et légèrement dilaté avant le milieu; il n’y
a qu'un seul point imprimé, situé tout à fait près de l’extrémité de
la 2° strie ; épipleures lisses, très étroits après les épisternes posté-
rieurs; dessous du corps chagriné sur les côtés; épisternes anté-
rieurs parsemés de petits granules, les intermédiaires rugueux,
les postérieurs ponctuëés, le milieu de chaque segment de l'abdomen
lisse. Pattes assez fortes, peu allongées; les 3 dents des jambes
antérieures longues et aiguës, suivies de 6 à 7 dentelures bien mar-
quées; les 2 épines des intermédiaires d’égale longueur; de 5 à
Glongs cils au côté postérieur des jambes de la 3° paire. Cette espèce,
dont je possède 7 individus, paraît propre à la Nubie et à la
Haute Egypte.
æx. Caput angustius minusque.
Sc. Eurytus Fischer, Entom. de la Russ., IE, p. 119, t. V,
fig. 3 — Sc. bucerdo Ménétriés, Cat. rais., p. 102, — Sc. exaspe-
ratus Klug, Symb. phys. Dec. IL, t. XXII, fig. 4,— Sc. lœtus Fal-
dermann, Bull. des Nat. de Mosc., 1836 (IX), p. 361, t. VI, fig. 5,
— Sc. oblongus Chaudoir, Bull., 1843, p. 725. — Long. 31-42;
larg. 7 1/2-11 mill. Il se distingue facilement du procerus par sa
forme plus étroite, plus allongée et plus parallèle. Téte plus étroite,
moins transversale, généralement plus striée sur le milieu et même
sur les côtés du vertex ; la saillie antéoculaire précédée d’une sinuo-
sité qui la fait paraître plus aiguë. Corselel notablement moins
large, moins court, moins transversal, côtés de la base plus obli-
ques, dent postérieure plus aiguë. Elytres plus parallèles, plus
allongées, plus étroites, plus semi-cylindriques; intervalles bordés
de chaque côté d’une rangée de granules distincts, qui manquent
dans le procerus. Dessous du corps plus granuleux et plus cha-
griné; une ou deux dentelures de moins aux jambes antérieures.
L’habitatde cette espèce s'étend depuis la Nubie jusqu’au Turkestan.
Sous le nom de Chaudoiri, M. le professeur Ballion a décrit un
insecte trouvé par M. Kuschakéwitsch flans ce pays (M Sarmzak
Tan), qu'il ne différencie de l'Ewrytlus que par le brillant qui le
couvre etpar des jambes presque nues, caractères qui me paraissent
plutôt individuels que spécifiques, de sorte qu’il faudra, je crois, le
laisser parmi les £urylus. M. Solsky me paraît s’être trompé (voy.
au Turkestan, Il, p. 54) en le rapportant au F'ischeri, car celui-ci,
qui ne saurait être autre que le salinus, a les angles antérieurs du
corselet aigus, tandis que M. Ballion dit expressément qu'ils sont
DES SCARITIDES. 71
obtus dans son Chaudoiri. Le type de l’exasperatus que j'ai vu au
Musée de Berlin, n’est qu’un petit Eurytus.
8. Elytra striis evidenter punctatis.
Sc. cylindronotus Faldermann, Bull. des Nat. de Mosc., 1836
(IX), p. 363, t. VI, fig. 4 (mauvaise), — Parallelomorphus cylin-
dronotus Motschulski, Etud. ent., 1857, p. 96. — Long. 28,
larg. 7 mill. Il se distingue des précédents par sa forme encore plus
étroite, plus parallèle et tout à fait cylindrique; la saillie en avant
des yeux est arrondie au sommet, comme chez le procerus, mais
son bord antérieur est profondément échancré; les enfoncements
frontaux sont moins profonds, les abords de l’œil sont plus plissés ;
le lobe médian du labre est échancré; les mandibules (usées dans
mon individu) doivent être semblables à celles des deux espèces
précédentes ; le menton a la dent médiane un peu tronquée, ses
lobes sont plus arrondis en dehors que dans le procerus, tronqués
un peu obliquement et près du bord externe; on remarque, comme
dans la plupart des Tæniolobus, une carène élevée et presque
droite; les antennes sont plus courtes. Le corselet est encore bien
plus étroit que dans l’'Ewrytus, et il n’est qu’un peu plus large que
long ; son bord antérieur est plus échancré, avec les angles assez
avancés, aigus et un peu distants des côtés du col; les côtés sont
parfaitement rectilignes, excepté derrière les angles antérieurs, où
ils décrivent une très légère courbe; la dent postérieure est plus
saillante, le milieu de la base est plus prolongé sur le pédoncule,
ses côtés sont bien plus sinués et moins obliques entre la sinuosité
et l'angle postérieur ; le dessus est plus semi-cylindrique, la ligne
parallèle au bord antérieur bien moins marquée, surtout vers le
milieu ; l’excavation sur les côtés du dessus de la base plus profonde,
toute la gouttière qui longe le bourrelet basal, rugueuse, le rebord
latéral plus étroit. Les élytres, conformées presque de même à leur
base, sont remarquablement parallèles et cylindriques; elles ne
commencent à s’arrondir vers l'extrémité qu'après les quatre cin-
quièmes, celle-ci est bien plus obtusément arrondie; quand on
regarde l’insecte de côté, la suture ne commence à s’abaisser vers
l'extrémité qu après les trois quarts, et elle y décrit une courbe
assez forte ; les stries sont assez fortement ponctuées, mais les points
ne sont pas très serrés; ils entament un peu les bords des inter-
valles, qui ne paraissent pas plus chagrinés vers l'extrémité que
vers la base; une bande qui longe le bord postérieur n’est ni striée,
ni chagrinée, les granules du bord latéral sont plus forts. Tout le
dessous du corps est bien plus lisse ; les dentelures des jambes anté-
rieures sont moins nombreuses et plus obtuses, mais cela peut tenir
à ce que l'insecte les a usées en fouillant le sable. Je ne possède que
72 MONOGRAPHIE
le type de Faldermann, qui vient des steppes de la Turcomanie ; il
a aussi été trouvé par feu Alex. Lehmann, près de Novo-Alexan-
drowskaïa, sur les côtes orientales de la mer Caspienne et sur les
bords du Syr-Daria, par feu Fedtchenko, On n’en connaît encore
que fort peu d'individus.
b. Prothorax basi nec sinuatus, nec productus.
a. Elytra interstiliis lateribus uniseriatim granulatis.
æ. Interstitia posterius subtiliter rugulosa.
Sc. obtusangulus Chaudoir, Rev. et Mag. de Zool., 1876. —
Sc. æsluans? Klug, Peters Reis. n. Mossamb, p. 157, Taf. VIII,
fig. 11. — Long. 26, larg. 7 1/3 mill. Il égale les grands individus
du madagascariensis, dont il a la coloration, mais dont il diffère
par plusieurs caractères. L’individu que je possède, paraît être une
femelle dont la {é/e ne différe de celle du #r2adagascariensis, même
sexe, que par la saillie des joues plus élevée derrière l’œil et limitée
postérieurement par un sillon aplati un peu plus marqué que dans
le procerus; l'œil est un peu moins convexe; le corselel diffère par
les angles antérieurs bien plus largement arrondis, ce qui fait que
la partie antérieure des côtés l’est aussi davantage; les é/ylres sont
un peu plus allongées et plus parallèles, moins convexes dans le
sens de leur largeur; les intervalles sont moins lisses et couverts
d’une chagrination fine qui s’oblitère peu à peu vers la base;
les granules qui bordent chacun de leurs côtés, sont plus dis-
tincts. I1 y à 3 à 4 fortes dentelures au-dessus de la 3° dent des
jambes antérieures. Il a été trouvé par M. Raffray, près du lac
Tsana, en Abyssinie; l'individu nubien que j'y rapportais n’est,
après un examen plus minutieux, qu'une femelle du senegalensis.
Je ne rapporte qu'avec doute à cette espèce Le Sc. æstuans Klug,
décrit comme venant des bords du Zambèze, mais je ne vois rien,
ni dans la description, ni dans la belle figure qu’il en donne, qui
s'oppose à ma supposition, et, dans ce cas, le nom de Klug aurait la
priorité; la comparaison des types pourra seule donner une certi-
tude. Un individu venant de l’intérieur de la Cafirerie me paraît ne
pas différer de l'obtusangulus ; les coins antérieurs de la tête sont
plus coudés, ce qui, comme dans le senegalensis, n'est que
sexuel.
ææ. Interstitia haud rugulosa.
Sc. madagascariensis Dejean, Spec. gén. des Col., V, p. 487.
—çg'$e. laciturnus Chaudoir, Bull. des Nat. de Mosc., 1855, I, p. 94.
— Long. 18-27, larg. 5-7 2/3 mill. Les différences qui m’avaient
fait séparer ces deux insectes ne sont que sexuelles; car, dans ce
groupe, la plupart des mâles diffèrent des femelles par la forte saillie
DES SCARITIDES. 73
anguleuse des côtés de la {te devant les yeux, ainsi que par l’échan-
crure beaucoup plus profonde qui sépare les deux dents de la man-
dibule droite, ce qui n’avait pas été observé jusqu'ici. Ainsi que
nous l’avons déjà fait observer en 1855, l'espèce de Madagascar est
tellement voisine du perpleæus que les femelles ne différent que
par la rangée de fins granules qu’on aperçoit sur chaque bord des
intervalles, qui, d’ailleurs, sont lisses sur toute leur longueur, à
l'exception du &, qui est granulé comme dans le perpleæus; la tête
du mâle est plus grosse que celle de la femelle et offre sur le côté
devant les yeux une forte saillie dont le sommet forme un angle
arrondi et dont le côté antérieur est échancré, comme c’est le cas
dans le senegalensis G'; les deux dents de la mandibule droite sont
complètement séparées l’une de l’autre par une échancrure assez
étroite et remarquablement profonde, et celle de la gauche est plus
grande et plus saillante; ces deux caractères ne se retrouvent point,
à ce qu’il paraît, dans le mâle du perpleæus, qui ne diffère presque
pas de la femélle. Je possède un nombre assez grand d'individus
des deux sexes de cette espèce, qui a été découverte à Madagascar,
par Goudot.
Sc. senegalensis Dejean, Spec. gén. des Col., [, p. 386, —
© Sc. striatidens Chaudoir, Bull. des Nat. de Mosc., 1855, I, p. 97;
O' Sc. senegalensis Chaudoir, ibid., p.99; = Sc. Patroclus Murray,
Ann. and Mag. of Nat. Hist., 1857, p. 457; = Sc. linearis Boheman,
Ins. Caffrar., I, p. 116. — Long. 30-35, larg. 7 3/4-10 mill. Il res-
semble en grand au madagascariensis, mais les élytres sont plus
parallèles ; il est d’un noir luisant, avec les antennes et les tarses
bruns, les palpes rougeâtres, les cils des mâchoires et des pattes
roux. Tête moyenne, en carré subtransversal, échancrée sur les
côtés pour admettre l’œil, qui est un peu plus convexe dans le mâle
que dans la femelle et tronqué postérieurement; le bord latéral en
avant des yeux forme, dans le mâle, une forte saillie aussi élevée
que l'œil, arrondie au sommet, dont Le côté antérieur est assez forte-
ment échancré en forme d'angle rentrant, tandis que, dans la femelle,
il est simplement arrondi et très faiblement coudé; la saillie des
joues est presque aussi élevée que l’œil derrière celui-ci, mais elle
est très courte et séparée des côtés de la base par un large sillon
peu profond ; les enfoncements du front sont peu profonds et s’élar-
gissent en triangle en avant; l’espace qui les sépare est lisse, mais
il y a des stries arquées sur leur versant externe, on en voit aussi
quelques-unes près des yeux et en avant de ceux-ci; l’épistome
porte quelques plis longitudinaux sur presque toute sa largeur ;
son bord antérieur offre une saillie dentiforme de chaque côté du
labre et l’échancrure, peu profonde, qui sépare ces deux saillies, est
légèrement bisinuée; le labre est trilobé et plissé, le lobe médian
74 MONOGRAPHIE
plus étroit et plus avancé que les latéraux; les mandibules sont au
moins aussi longues que la tête, un peu arquées et assez aiguës,
bicarénées et entièrement striées en dessus, la carène interne est
plus sinuée à sa base dans le mâle que dans la femelle; dans le pre-
mier de ces deux sexes, les deux dents dela droite sont séparées par
une très profonde échancrure, qui se rétrécit beaucoup dans le fond,
la dent basale est à peu près comme dans la femelle, mais la dent
antérieure est allongée le long de la mandibule en carré long dont
l'angle basal est arrondi, tandis que l’antérieur se projette un peu
en pointe; à la mandibule gauche, la grande dent basale est sem-
blable dans les deux sexes, mais, en avant de celle-ci, on aperçoit,
dans la femelle seulement, une seconde dent très petite ; le menton
est assez transversal, presque plan, légèrement caréné sur le milieu,
biimpressionné au milieu de la base, et couvert d’une rugosité plus
ou moins distincte; la dent du milieu est en triangle rebordé sur les
côtés, qui ne sont guère sinués,; elle est large à sa base, pointue à
l'extrémité, qui se replie au-dessus et dépasse un peu les lobes laté-
raux, qui sont peu arrondis extérieurement, faiblement rebordés sur
leur bord externe, tronqués assez largement et très peu obliquement
en avant, les paragènes sont larges à leur base, carénées extérieu-
rement, avec une forte dent à leur côté interne, précédée d’une
assez forte échancrure; l’extrémité est obtusément arrondie; les
antennes dépassent un peu le milieu du corselet, elles sont d’égale
longueur dans les deux sexes, assez minces et s’élargissent fort peu
vers l'extrémité; le premier article est aussi long que les 3 sui-
vants réunis, légèrement arqué et un peu aminci vers la base, les
trois suivants diminuent assez notablement de longueur du 2° au 4°,
qui est un peu plus court que les suivants ; leur forme est un peu
conique ; les 6 suivants sont en carré un peu plus long que large,
le 11° en ovale tronqué à sa base. Corselet un peu plus étroit que
la tête, bien moins long que large, quoique peu transversal, légè-
rement rétréci vers les angles postérieurs, bord antérieur un peu
échancré en arc de cercle, angles nullement avancés, arrondis au
sommet, côtés légèrement arrondis, même près des angles anté-
rieurs ; milieu de la base nullement prolongé, légèrement échancré;
ses côtés, rectilignes,nullementsinués, remontent assezobliquement
vers les angles postérieurs, qui sont indiqués par une dent assez sail-
lante ; le dessus lisse, assez convexe, un peu aplani sur le milieu, la
ligne médiane et celle parallèle au bord antérieur lisses, fines, mais
nettement marquées; de chaque côté du dessus de la base, une légère
dépression un peu granuleuse ; rebords latéral et basal assez fins,
s’épaississant fort peu au-dessus du pédoncule. Æ/ytres de la lar-
geur du corselet, près du double plus longues que larges, assez
parallèles ; base assez largement et sensiblement échancrée, puis
10
DES SOARITIDES. 75
décrivant une courbe assez forte et descendant ensuite assez obli-
quement vers l’épaule, qui se termine par une dent petite, mais assez
distincte; côtés pas tout à fait rectilignes, mais ne commençant à
s’'arrondir vers l'extrémité qu’à partir des deux tiers; rondeur de
celle-ci peu obtuse; le dessus en demi-cylindre un peu aplani sur le
haut, descendant assez doucement vers l'extrémité, stries lisses,
bien marquées, sans être bien profondes, s’effaçant tout près de
l'extrémité; intervalles médiocrement convexes, très lisses, avec
une rangée de très petits granules le long de chacun de leurs
bords, ceux des intervalles internes quelquefois à peine visibles;
une étroite bordure basale et toute la gouttière latérale couvertes
d’une assez forte granulation qui envahit le bord externe du
8° intervalle; un seul point imprimé tout près de l’extrémité au
bout du :*° intervalle; épipleures et sternum, ainsi que le milieu de
l'abdomen, lisses, les côtés de ce dernier et le dessous de la tête fine-
ment chagrinés; épisternes antérieurs parsemés de petits gra-
nules; les intermédiaires fortement chagrinés. Pattes médiocre-
ment fortes, dents des tibias antérieurs aiguës; au-dessus de la 3°,
4 à 5 dentelures; les deux épines des intermédiaires égales, 9 longs
cils derrière les jambes postérieures. [1 habite probablement toute
la zone torride de l'Afrique depuis le Sénégal jusqu’en Nubie, la
synonymie du Patroclus est établie sur un type donné par
M. Murray; si, comme je le suppose, le /nearis de Boheman n’en
diffère pas, il étendrait son habitation jusqu’en Caffrerie.
Sc. superciliosus Klug, Peters Reise nach Mossamb., p. 156,
Taf. VIII, fig. 10; = ©? Sc. morosus Klug,ibid., p. 157.— Long. 25,
larg. 10 mill. — La différence entre cette espèce et le senegalensis
est très légère, et je me demande si ce n’est pas, après tout, une
forme de ce dernier, qui serait répandu sur la plus grande partie du
continent africain? Klug le distingue du senegalensis par le coude
saillant que forment les côtés de la tête devant les yeux, mais ce
caractère se retrouve à un degré au moins aussi fort dans le cf du
senegalensis, que Klug ne connaissait pas; les seules différences que
je trouve consistent dans la saillie plus élevée de la joue en dessous
et en arrière des yeux, qui sont moins convexes, dans le développe-
ment un peu plus grand de la tête, dans les angles antérieurs du
corselet, qui sont plus obtus et plus largement arrondis, dans la lar-
geur un peu plus grande du corselet et des élytres, et dans la cou-
leur plus terne du dessus (ce dernier caractère est, comme on sait,
de peu de valeur dans ce groupe et est plutôt individuel). L'un de
mes individus vient, comme ceux de Klug, des bords du Zambèze et
m'a été vendu par M. S. Stevens; l’autre vient, assure-t-on, du
Cap de Bonne-Espérance. Je ne connais que le mâle, mais selon toute
probabilité, le Scar. morosus Klug, que l’auteur ne distingue
76 MONOGRAPHIE
guère du swperciliosus que par l'absence du coude en avant des
yeux, n’est que la © de cette espèce.
8. Elytra interstitiis ad latera haud granulatis.
Sc. perplexus Dejean, Spec. gén. des Coléopt. I, p. 387; Var.?
major, Sc. ælhiops Chaudoir, Bull. des Nat. de Mosc., 1855, I,
p. 96. — Il ressemble en petit au senegalensis, mais ses mandibules
sont moins avancées, et je n’ai pas trouvé dans mes dix individus et
plusieurs autres que j'ai eu l’occasion de voir, la différence sexuelle
que présente cette espèce et le madagascariensis. La léle est de
moyenne grandeur, un peu moins longue que large, carrée, les
coins antérieurs sont assez tronqués obliquement, et le coude qu’ils
forment en avant des yeux avec le côté est assez marqué, mais
nullement saillant; la saillie des joues est peu élevée, et les yeux
sont peu convexes; le front porte deux impressions longitudinales
assez marquées, parallèles, qui sont séparées par un intervalle un
peu convexe et lisse; dans le fond et sur le versant externe de ces
impressions, on voit quelques stries ondulées, de plus en plus courtes
extérieurement et qui se prolongent sur les côtés de l’épistome ; il
y a encore quelques petites rides longitudinales près des yeux, mais
le reste de la tête est lisse. Le corselel est d'un millimètre plus large
que la tête, moins long que large, mais peu transversal, d’égale
largeur entre ses quatre angles; le bord antérieur est assez échancré
en arc de cercle, les angles, quoique peu avancés, sont à peine
arrondis au sommet ; les côtés sont fort peu arrondis un peu plus
près des angles; les angles postérieurs sont indiqués par une petite
dent assez saillante; la base n’est nullement prolongée sur le pédon-
cuie et elle est très légèrement échancrée; ses côtés remontent assez
obliquement vers les angles, ils ne sont nullement sinués; le dessus
est assez convexe dans le sens transversal, passablement lisse, la
ligne médiane et celle parallèle au bord antérieur sont bien mar-
quées,; il y a quelques stries peu distinctes sur l’espace qui sépare le
bord de la ligne imprimée; le rebord latéral est fin et se prolonge,
sans s’épaissir, tout le long de la base; Le long des côtés obliques de
celle-ci, on aperçoit une granulation légère, qui s’en écarte fort peu,
et un très léger vestige de fossette. Les é/ytres n’ont que la largeur
du corselet et ont en longueur près du double de la largeur; elles
sont séparées du corselet par un pédoncule assez long; la base est
tronquée, un peu échancrée au milieu, ses côtés descendent peu
vers l'épaule, mais ils sont un peu arrondis; les côtés sont assez
parallèles, très légèrement arrondis près de l’épaule, et ne com-
mencent à s’arrondir vers l'extrémité que bien après le milieu; la
rondeur de l’extrémité n’est guère obtuse; le dessus est assez semi-
cylindrique et descend en pente peu rapide vers l'extrémité; les
DES SCARITIDES. Ê 71
stries sont fines, assez marquées, toutes égales, et semblent très
indistinctement ponctuées; les intervalles sont lisses, à l'exception
du % et du bord externe du 8&,qui sont densèment granulés, le 9° porte
au milieu de la granulation une rangée continue de petits points; il
yenaun pilifère à l'extrémité même de la 2e strie; le long du bord
antérieur règne une bande granulée étroite et un bourrelet sur le
bord même qui se termine à l'épaule par une petite dent; le rebord
latéral est assez fin. Le dessous du corps est assez lisse, à l’excep-
tion de quelques granules épars et peu visibles sur les épisternes
antérieurs et une rugosité fine sur les côtés du sternum et de l’ab-
domen. Les antennes sont assez fortes et ne dépassent que peu le
milieu du corselet; leurs articles extérieurs, jusqu’au 10°, sont
carrés, courts et à peine aussi longs que larges; le 11° est en ovale
très court, tronqué à sa base; les pattes sont peu allongées; il y à
2 à 3 dentelures aux tibias antérieurs au-dessus de la 3 dent,
et 2 fortes épines presque égales au côté extérieur des jambes
intermédiaires. Cette espèce paraît être peu rare au Sénégal, elle a
été retrouvée par M. Boccandé dans les possessions portugaises sur
ce même fleuve. Dans le Kordofan, on en rencontre une forme con-
sidérablement plus grande (long. 16-18, larg. 7 1/4-7 9/10 mill.) et
plus luisante, que j'ai décrite sous le nom d’ælhiops, et qui fait
effectivement l'effet d’une espèce distincte ; mais en l'étudiant avec
soin, je n’ai pu découvrir aucun caractère véritablement spécifique
pour la distinguer du perplemus du Sénégal, et Schaum aurait dit
que ce sont des individus mieux nourris de cette espèce. Il faut
dire, en général, qu’il existe une grande affinité entre les espèces
africaines qui rentrent dans cette section. Je possède, en outre, un
individu de l'Afrique australe qui ne diffère du perplezus du Sénégal
que par les angles antérieurs du corselet assez arrondis, et que je
ne séparerai pas spécifiquement.
Sc. distirnguendus Chaudoir, Bull. des Nat. de Mosc., 1855, I,
p. 65. — Long. 22-27, larg. 6 1/2-7 3/4 mill. Je ne m'étais pas bien
rendu compte de cette espèce à l’époque où je lai fait connaître, n’en
possédant qu'un seul individu, et maintenant même qu’un second
individu est venu confirmer l’espèce, elle ne laisse pas que de
m'embarrasser. Quoique ailée, ses épisternes sont moins longs que
ceux des espèces précédentes, sans être toutefois aussi courts que
ceux de la section suivante ({enebricosus, etc.), dont les espèces
sont aptères. Elle diffère du perpleæus par ce caractère et par ses
élytres plus ovalaires, plus élargies en arrière. La féfe est plus
grosse; dans l’un de mes individus, le mâle sans doute, la saillie
des côtés en avant des yeux est aussi forte que dans le madagasca-
riensis Œ, elle l’est moins dans l’autre (©); mais les mandibules
sont pareilles dans les deux sexes et ne sont pas plus développées
78 MONOGRAPHIE
que dans le perpleæus ; la saillie de la joue est un peu plus élevée
que dans ce dernier, et le versant externe des impressions du front
est moins strié. Le corselet ne diffère que par les angles antérieurs
plus arrondis au sommet. Les é/ylres sont d’ailleurs sculptées de
même ; le fond des stries et le bord des intervalles sont très lisses.
Comme on le voit par les mesures indiquées, sa taille dépasse celle
des perplexus du Sénégal, qui est aussi sa patrie.
2. Elytra interstitio tertio apice bi- vel tripunctato.
a. Prothorax media basi evidentius sinuato-producta.
Sc. impressicollis Zoubkoff, Bull. des Nat. de Mosc., 1837,
V, p. 60, T. IT, fig. 2; — Sc. parallelogrammus Motschulski, Ins.
de Sibér., p. 84, ne 106; — Sc. Motschulshii Chaudoir, Bull. des
Nat. de Mosc., 1855, I, p. 70. — Long. 30-37, larg. 8-10 mill. Induit
en erreur par un individu qui m'avait été envoyé comme l’émpres-
sicollis de Zoubkoff, j'ai rapporté à tort ce dernier à l’Ewrytus, ce
qui m'avait fait donner un nom nouveau à cette espèce. Elle est
généralement plus grande que le salinus, quoique les grands indi-
vidus de ce dernier atteignent la taille des petits ipressicollis.
Elle lui ressemble aussi beaucoup, mais la /éle est constamment
plus grosse et un peu moins striée, le corselet est plus échancré
antérieurement et ses angles antérieurs sont encore plus pointus;
il s’élargit un peu en avant. Les é/ylres sont un peu plus larges, elles
sont striées, ponctuées et granulées de même; la base du 8° inter-
valle forme une côte encore plus élevée et tout aussi granuleuse.
L’insecte est, en général, plus épais, etles antennes sont un peu plus
longues. Il habite les pays situës à l’orient de la mer Caspienne.
J'en possède 5 individus, dont un type envoyé à Dejean par
Zoubkoff même.
Sc. salinus Dejean, Spec. gén. des Coléopt., I, p. 385; Icon. des
Col. d’'Eur., I, pl. 21, fig. 2. — Sc. sabuleti Fischer, Entom. de la
Russ., II, p. 121, T. V, fig. 2. = Sc. Fischeri Zoubkoff, Bull. des
Natur. de Mosc., 1833, VI, p. 315.—%$Sc. crenulatus Chaudoir, ibid.,
1842, p. 811; 1855, I, p. 73. — Long. 25-31, larg. 7-8 9/10 mill.
Pour bien faire connaitre cette espèce, à laquelle on a donné tant
de noms, faute de s’en être fait une idée juste, le mieux est de la
comparer à l’Euwrytus. Elle est généralementplus petite, quoique les
plus grands individus que je connaisse atteignent la taille des petits
Eurytus, tels que mon oblongus et le lœtus de Faldermann. Les
mandibules ne diffèrent pas et varient de dimension à peu près de
même. La fé/e est, en général, un peu moins grosse, les yeux sont un
peu plus petits, les côtés devant les yeux ne forment de saillie dans
aucun des deux sexes, et l'angle sous lequel ils se réunissent au
coin antérieur tronqué obliquement, est assez arrondi; le front est
D PRPRAEUNR LA :
es
ï DES SCARITIDES. 79
impressionné et strié de même, quoique l’abondance des stries varie
selon les individus; mais jamais on ne voit, sur les côtés du vertex
et du col, de ponctuation, comme dans l’Æwrytus.Les proportions du
corselet diffèrent peu, mais le bord antérieur est plus échancré et Les
angles antérieurs sont avancés et assez aigus, quoiqu'un peu moins
que dans l’mpressicollis; les côtés sont plus parallèles, c’est-à-dire
que le devant du corselet ne s’élargit point, mais ils sont tantôt
presque droits, tantôt un peu arrondis, les côtés obliques de la
base sont toujours plus sinués, ce qui rend le prolongement de la
base sur le pédoncule assez sensible ; le dessus est un peu moins
convexe, mais il offre les mêmes impressions et la même rugosité.
Les dimensions relatives des élytres sont aussi les mêmes; elles
sont tronquées de même à leur base et les côtés sont tout aussi
parallèles, mais le dessus est un peu plus aplani, les stries internes
sont plus lisses, les granules des bords des intervalles externes
sont plus saillants vers la base et le premier quart du 8°, à partir
de la dent humérale, est relevé en carène un peu obtuse et couvert
de granules, ce qui le rapproche de l’impressicollis ; comme dans ce
dernier, 1l y a un point placé près de l'extrémité de la 2 strie et un
autre à quelque distance de l'extrémité du 3° intervalle, contre la
3° strie. Le dessous du corps semble, en général, pluslisse, les pattes
ne diffèrent point, mais les antennes sont un peu moins longues.
Cet insecte, qui, d’après Motschulski, se tient sous les bouses de
vaches dans le pays des Kirguises, étend son habitat sur tout le
Turkestan, la Transcaucasie et jusqu’en Syrie.
NoTE. — Comme je possède des types du salinus et du sabuleti, il
ne saurait naturellement y avoir de doute que ce sont bien ces noms
qui s’appliquent aux individus dont j'ai donné la description, et je
doute fort que Zoubkoff ait eu un autre insecte sous les yeux
quand il a décrit son Fischeri, quoique, dans sa description, fort
insuffisante, il ne parle ni des angles antérieurs du corselet, ni de
la conformation de la 8° côte à sa base. Quantau Sc. Fischeri Solsky
(voy. au Turkestan, IT), je ne sais à quoi le rapporter, car cette
8e côte y est, d’après l’auteur, conformée comme dans le salinus,
tandis que les angles antérieurs du corselet sont obtus comme dans
l'Eurytus;on dirait presque un insecte composé de l’'avant-corps de
ce dernier et des élytres d’un salinus, ce que cependant je ne pré-
tends point affirmer ; mais je dois faire observer que la description
n'est faite que sur un seul individu faisant partie du Musée
d’Orenbourg.
Sc. quadripunctatus Dejean, Spec. gén. des Col., I, p. 392.
— Long. 20-21, larg. 6 1/2-6 3/4 mill. C’est à tort que Dejean l’a
comparé au sublerraneus, quand il est bien plus voisin du salinus,
mais il est bien plus petit. Les mandibules sont comme dans cette
80 MONOGRAPHIE
espèce, elles sont assez fortement striées, tant entre les carènes,
dont l'interne n’est pas sinuée, que sur les dents. La /é/e ne diffère
pas par les dimensions, elle est généralement assez fortement striée
sur toute sa largeur, les côtés du col derrière et près des yeux sont
rugueux, mais la base est lisse le long du bord antérieur du cor-
selel; celui-ci est un peu plus étroit et moins court, le milieu des
côtés plus rectiligne, le prolongement de la base un peu moins fort;
le dessus plus convexe et plus lisse; la ligne enfoncée parallèle au
bord antérieur très profonde. Les é/ytres sont très parallèles, pro-
portionnellement tout aussi allongées, plus cylindriques, striées de
même ; les intervalles lisses offrent de chaque côté une rangée de
granules très fins, la base du 8° n’est nullement relevée en carène,
et même elle se rétrécit peu à peu et s’oblitère avant d'atteindre
l'épaule, la granulation le long du bord latéral est plus fine; les
deux points de l'extrémité sont placés de même; les côtés du
sternum sont plus granuleux et ceux de l’abdomen plus chagrinés;
les dentelures des jambes antérieures au-dessus de la 3° dent sont
plus profondes. Le reste est comme dans le sa/inus. Outre le type
de Dejean, qui vient des possessions françaises sur le Sénégal, j'en
possède un autre provenant des établissements portugais sur ce
même fleuve, un 3° pris en Nubie par M. Felder, et un 4° venant
du Sennaar (Coll. Reiche).
Sc. sulcatus Olivier, Entom., II, 36, p.7, pl. 1, fig. 11; Dejean,
Spec. gén. des Col., [, p. 375, — Sc. chinensis Erichson, Act. Ac.
Cæs. Leop. XVI, suppl., I, p. 220. — Long. 32-37, larg. 9 1/2-
10 1/4 mill. Cette espèce, qui est de la taille de l'Ewrylus, est
facilement. reconnaissable aux alvéoles ou gros points serrés du
fond des stries des élytres; de plus, dans la plupart des individus,
on voit sur le 3° intervalle un 3° point placé après le milieu. Les
mandibules sont assez fortes, au moins aussi longues que la tête,
plus ou moins aiguës, fortement dentées en dedans, très rugueuses
en dessus avec les carènes peu élevées ; le labre est couvert, comme
l’épistome, de petites carènes longitudinales et fortement trilobé.
La léle est de moyenne grosseur, en carré moins long que large,
les coins antérieurs sont coupés obliquement et l'angle des côtés
devant les yeux un peu arrondi, mais assez saillant; les yeux sont
un peu convexes; la saillie des joues forme derrière et sous l'œil
une carène subobtuse, qui d'ordinaire le dépasse un peu en hauteur,
les enfoncements du front sont modérément profonds et ordinaire-
ment toute la tête, à l'exception de sa base, le long du corselet, est
couverte de stries ondulées trèsserrées,qui cependant, dans quelques
individus, s’oblitèrent plus ou moins par places, tandis qu’elles sont
très fortes dans d’autres. Le corselet est un peu plus large que la
tête, peu transversal et ne s’élargit pas en avant, ce qui lui donne
DES SCARITIDES. 81
une forme assez carrée ; Le bord antérieur est modérément échancré,
et près des angles, on y observe une petite indentation; l'angle
même est peu avancé et un peu arrondi au sommet ; les côtés sont
rectilignes, mais ils s’arrondissent un peu vers les angles; les côtés
de la base sont coupés assez obliquement et se terminent à l'angle
par une dent assez saïllante; près du pédoncule, ils sont un peu
sinués, ce qui fait paraître le milieu de la base un peu prolongé,
quoique moins visiblement que dans le sa/inus ; au-dessus du pédon-
cule, le bord postérieur est distinctement échancré en arc de cercle;
le dessus est assez convexe et descend surtout vers les côtés: il est
assez lisse, à l'exception des côtés obliques de la base et de la rigole
le long du bord postérieur, qui sont visiblement granuleux,; la ligne
médiane est bien marquée, celle parallèle au bord antérieur l’est
aussi vers les côtés, mais elle s’oblitère presque vers le milieu, l’es-
pace qui la sépare du bord antérieur, est plus ou moins distinctement
strié, le rebord latéral est assez étroit. Les é/ytres ne sont pas plus
larges que le corselet et pas tout à fait deux fois aussi longues que
larges; elles sont tronquées à leur base comme dans le sa/inus et
ne sont pas tout à fait parallèles, car elles se rétrécissent un peu
vers l'épaule, dont la dent est assez saillante; le dessus est assez
cylindrique et descend en s’arrondissant vers l'extrémité à partir
des deux üers de lalongueur; les sillons sont passablement profonds,
assez larges et portent des points enfoncés, serrés, assez larges, qui
entament les bords des intervalles; ceux-ci sont lisses et un peu
convexes ; le septième, sans former de carène, est cependant un peu
plus relevé dans sa partie antérieure, de même que la base du 6°;
le 8 s’amincit antérieurement et n'atteint pas l'épaule; toute l’ex-
trémité est finement chagrinée; le bord antérieur et la rigole laté-
rale sont finement granuleux, ainsi que le 9 intervalle, qui dispa-
raît dans la rigole et porte une rangée continue de petits points ; le
rebord latéral forme un mince bourrelet. En dessous les côtés du
sternum sont faiblement granuleux et ceux de l’abdomen un peu
chagrinés. Il n’y a que 2 dentelures peu profondes après la 3° dent
des jambes antérieures, et 2 fortes épines aux intermédiaires,
comme dans l’Eurytus et autres espèces voisines. Il est d’un
noir assez luisant au-dessus, plus terne en dessous. Il habite les
Indes orientales, les côtes de la Chine et l’île Formose. L’individu
décrit par Dejean est très usé, les mandibules le sont surtout et les
stries de la tête sont presque effacées.
Norte. — Onrencontre à Java des individus plus petits(25-30 mill.),
dont le front est quelquefois encore plus fortement strié, le corselet
est plus étroit, avec les angles antérieurs un peu plus aigus; mais
je crois qu’on ne saurait les considérer comme une espèce distincte
du sulcatus. J'en possède un individu (le plus petit) en assez mau-
82 MONOGRAPHIE
vais état, mais celui que possède le Musée de Gênes et qui m'a été
communiqué, est très bien conservé; il vient de Buitenzorg.
Sc. dyschromus Chaudoir, Bull. des Natur. de Mosc., 1855, I,
p. 78. — Long. 35-36, larg. 9 1/2-10 mill. Très voisin du sulcatus.
La lête est aussi fortement striée que dansles individus du sulcalus,
où ce caractère est Le plus prononcé; le corselel est plus large et un
peu plus transversal, ses côtès sont un peu moins parallèles et les
angles antérieurs un peu plus avancés, la ligne parallèle au bord
antérieur est aussi imprimée au milieu que sur les côtés, la surface
est assez fortement ridée transversalement, la rigole latérale est
rugueuse ; les é/ytres ne se rétrécissent pas en avant et sont plus
parallèles, les stries sont plus larges et le fond est couvert d'une
rugosité très fine, mais très serrée, dans laquelle disparaissent les
points qu'on y voit dans le sw/catus, les intervalles sont finement
chagrinés et le deviennent bien plus vers l'extrémité. Les articles
extérieurs des antennes sont plus allongés. Je possède deux indi-
vidus de cette espèce venant des Indes orientales (Capit. Boys,
D Bacon). Cependant, il est possible qu’elle ne diffère pas spécifi-
quement du sw/catus et que les différences que j'ai relevées, ne
soient qu'individuelles, quoique je n’en connaisse pas d’autre
exemple parmi les Scaritides.
b. Prothorax media basi haud producta.
«. Elytra evidenter striata.
Speeies indicæ,
Sc. semirugosus Chaudoir, Bull. des Natur. de Mosc., 1855, I,
p. 90, — Sc. rugipennis Chaudoir, ibid., p. 82. — Long. 18 1/2-25,
larg. 5-7 1/3 mill. I] diffère peu par la forme du quadripunctatus;
la tête avec les mandibules est à peu près semblable, mais le coude
des côtés devant les yeux est plus prononcé et les yeux sont un
peu plus convexes; la saillie de la joue est un peu plus élevée, sans
cependant dépasser la hauteur de l'œil ; le front est strié de la même
manière. Le corselet, qui est un peu plus large, diffère par les
angles antérieurs, qui ne sont point avancés et sont plus arrondis,
ainsi que par les côtés obliques de la base, qui ne sont point sinués,
de sorte que le milieu n’est nullement prolongé sur le pédoncule ;
la granulation le long de ces mêmes côtés est bien plus fine. Les
élytres sont un peu moins convexes, mais leurs proportions sont
les mêmes, les stries sont moins profondes, surtout vers l'extrémité;
les intervalles sont plus plans, lisses antérieurement et finement
chagrinés postérieurement, mais il n’y a pas de trace de granulation
le long de leurs bords, la granulation est la même le long des bords
antérieur et latéraux; le dessous du corps est moins ruguleux;
il y a 4 ou 5 dentelures assez aiguës aux jambes antérieures
i DES SCARITIDES. 83
au-dessus de la 3° dent. Les antennes sont un peu plus longues. Le
dessus est très luisant et le devient un peu moins vers l'extrémité
des élytres. Le rugipennis n’est qu’un individu dont les intervalles
sont chagrinés sur toute leur longueur, mais cela me paraît main-
tenant n'être qu’accidentel. L'habitat de cette espèce parait s'étendre
depuis ie Bengale jusqu'aux côtes de la Chine: M. de Castelnau en
a pris nombre d'individus à Bangcock (Siam), ceux-ci sont, en
général, plus grands que les autres et quelquefois leur tête est un
peu plus grosse. Elle se retrouve dans les Philippines.
Sc. similis. — Long. 90, larg. 8 mill. 11 ressemble beaucoup au
semirugosus, mais il est notablement plus grand ; les mandibules
sont plus avancées; la {é/e est plus grande, striée de même; la
saillie de la joue plus élevée, plus étendue derrière l’œil, qu’elle
surpasse un peu en hauteur; le corselet est plus court et plus large
et ses angles antérieurs sont tout à fait obtus et assez arrondis; les
élytres sont un peu plus larges, plus aplanies sur le disque, elles
sont striées et ponctuées de même, mais les intervalles ne sont pas
chagrinés vers l’extrémité. J’ai trouvé cet insecte dans la collection
Reiche, où il était indiqué comme venant du Pérou, mais il est trop
voisin du précédent pour n’être pas également originaire de l’Asie
orientale.
Sc. acutidens Chaudoir, Bull. des Natur. de Mosc., 1855, I,
p.98. — Long. 16-20, larg. 4 1/2-5 1/3 mill. En général plus petit
que le semirugosus auquel il ressemble aussi; mais il en diffère par
les mandibules un peu plus arquées, à dents internes plus aiguës,
moins densément striées, par la fête, qui est lisse, avec quelques
stries dans les enfoncements du front, et quelques rides assez mar-
quées entre les yeux et la partie postérieure de ces mêmes enfonce-
ments, derrière ces rides, les côtés du col sont plus ou moins par-
semés de petits points; le coude des côtés devant les yeux est plus
arrondi; les angles antérieurs du corselet s'avancent en forme de
petite dent plus ou moins aiguë; la forme des élytres est la même,
elles sont striées, ponctuées et granulées de même, mais les inter-
valles sont lisses jusqu’à l'extrémité. Aux tibias antérieurs, on ne
voit que 2 petites dentelures assez faibles au-dessus de la 3° dent.
J'en possède 3 individus venant des côtes orientales de la Chine, au
nord de Tehusan.
Species americana.
Sc. melanarius Dejean, Spec. gén. des Col., V, p. 490 — Sc.
magellanicus Guérin, Rev. zool. Cuv., 1841, p. 297. — Long. 22-
23, larg. 6 mill. Quoique, vu le nombre de points sur les élytres, je
doive placer cette espèce ici, elle a plus d’affinité avec l’anthracinus
et les espèces voisines du subterraneus et elle est américaine comme
84 MONOGRAPHIE
ces dernières. Les mandibules sont comme dans l’anfhracinus ; la
forme de la {éle est la même, les yeux sont aussi convexes, mais la
saillie de la joue est un peu plus élevée que ces derniers et forme
un angle rentrant arrondi assez marqué avec les côtés du col dont
ne la sépare d’ailleurs aucun sillon; le dessus est tout à fait lisse, à
l'exception de quelques légères stries sur le versant externe des
enfoncements du front qui sont tout aussi profonds, siries qui se
prolongent sur l’épistome. Le cor'selet est un peu moins court, ses
angles antérieurs sont plus obtus et comme tronqués. Les é/ytres
sont un peu plus allongées et un peu moinsrectilignes vers le milieu
des côtés, elles sont striées à peu près comme dans les individus
brésiliens de l’anthracinus, c’est-à-dire que les stries sont bien
distinctes, quoique peu profondes; les intervalles 3, 5 et7 sont aussi
un peu plus élevés que les autres près de l'extrémité; il n’y a que
les deux postérieurs des trois points qu’on voit sur le 3*intervalle de
l'anthracinus. Les dentelures des jambes antérieures ne sont qu'au
nombre de 2. Le type de la collection Dejean vient du Brésil (pro-
‘bablement de la partie méridionale), un autre est de Montevideo;
je possède aussi le type du #4gellanicus, qui ne diffère en rien et
qui probablement vient aussi de cette localité, car une espèce de ce
genre ne saurait se trouver dans des latitudes aussi élevées que le
détroit de Magellan.
8. Elytra obsoletissime striata.
Sc. politus Bonelli, Mém. Acad. Turin, 1813, p. 36 (non
Wiedemann), — Sc. lœævis Dejean, Spec. gén. des Col., I, p. 581.
— Long. 17-22, larg. 44/5-6 1/3 mill. Par sa forme, il s'éloigne fort
peu des espèces précédentes, mais il s'en distingue de suite par l’ab-
sence complète de stries sur les élytres. La {éle est de moyenne
grandeur, en carré subtransversal; les côtés devant les yeux ne
forment point de coude et sont arrondis; les yeux sont peu con-
vexes, mais la saillie de la joue, quoique courte, est notablement
plus haute que les yeux et elle forme un tubercule dans lequel le
bord postérieur de l’œil est emboîté et qui est séparé des côtés du
vertex par un fort sillon court, continuation de celui qui longe le
bord interne de l'œil; le dessus est lisse, à l'exception de quelques
stries peu marquées sur les côtés de l’épistome, et de quelques rides
ondulées plus ou moins fortes entre l'œil et la partie postérieure
des enfoncements frontaux, qui sont modérément profonds. Le cor-
selel est un peu plus large que la tête avec sa saillie latérale, moins
long que large, subtransversal, d’égale largeur entre les deux paires
d’angles, avec les angles antérieurs nullement avancés et assez
arrondis, le bord antérieur un peu échancré, les côtés un peu
arrondis seulement vers les angles antérieurs; ceux de la base ter-
DES SCARITIDES. 85
minés par une petite dent assez aiguë, coupés peu obliquement,
sans sinuosité, de sorte que le milieu n’est point prolongé; le dessus
est quelque peu convexe, lisse; la ligne médiane est plus marquée
que celle parallèle au bord antérieur, qui l’est quelquefois fort peu,
excepté vers les angles; point de granulation le long des côtés de
la base, le rebord latéral fin, grossit un peu en forme de bourrelet
au-dessus du pédoncule; dans la fine rigole qui le longe, on voit
deux points pilifères, placés, l’un à quelque distance de l'angle anté-
rieur, l’autre un peu derrière la dent de l’angle postérieur. Les
élytres n’ont que la largeur du corselet et ont les mêmes propor-
tions que celles du semirugosus:; elles sont presque parallèles et con-
formées de même à la base, mais la dent humérale est un peu moins
saillante ; le dessus n’est pas plus convexe que dans cette espèce,
mais les stries sont tellement effacées, que c’est à peine si, dans
quelques individus, on en aperçoit l'emplacement; il y a beaucoup
moins de granulation le long des côtés et encore moins le long du
bord antérieur; dans la plupart des individus, on ne voit que le
point postérieur, situé à l'endroit où devrait finir la 2e strie; mais,
dans quelques-uns, le point antérieur est aussi marqué, ce qui m'a
décidé à placer cette espèce dans cette section, à laquelle elle appar-
tient par ses affinités; la surface est lisse, mais un peu terne. Le
dessous du corps est à peu près lisse, et il n’y a qu’une ou deux
faibles dentelures aux jambes antérieures au-dessus de la 3° dent.
J’ai restitué à cet insecte le nom que lui avait donné Bonelli, car il
ne saurait y avoir de doute que c’est le polilus de cet auteur : sa
description lui convient parfaitement et, quoiqu'il dise qu’il n’y a
pas de points sur les élytres, comme je ne connais aucun Scariles
qui en soit entièrement dépourvu, je présume qu'il ne l'aura pas
remarqué ou qu’il était indistinct dans l'individu qu'il avait sous les
yeux. L'espèce paraît être assez commune dans l’Afrique australe.
Sc. ceylonicus. — Long. 18 1/2-23, larg. 5-6 1/4 mill. A pre-
mière vue, on le prendrait pour le politus, mais il est d’un noir un
peu plus terne. La /éle est comme celle de ce dernier, le coude en
avant des yeux est plus marqué; la saillie de la joue est très faible et
ne s’élève qu’un peu sur le bord postérieur de l'œil; tout le front est
couvertdestries ondulées très fines, qui deviennent plus fortes dans
les enfoncements du front et sur l’épistome; tout le col est lisse. Le
corselet est un peu moins court que dans le politus et plus convexe,
mais d’ailleurs il n’en diffère point. La forme des é/ytres est exac-
tement la même, mais les stries sont très légèrement indiquées, les
intervalles, tout aussi plans, sont finement, mais distinctement cha-
grinés; il y a toujours 2 points bien distincts à l’extrémité de
chaque élytre, on distingue un peu mieux la granulation du bord
antérieur et celle du bord latéral forme une bande un peu plus large.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXII. 6
86 MONOGRAPHIE
Le dessous du corps et les pattes ne différent guère. Il habite
Ceylan, où le marquis Doria en a pris plusieurs individus à la pointe
de Galle.
Sc. parallelus Dejean, Spec. gén. des Col., I, p. 382. — Long.
26-27, larg. 7-7 1/2 mill. Il ressemble au précédent, mais il est
plus grand. La saillie de la joue, quoique moins élevée que dans le
polilus, l'est un peu plus que dans le ceylonicus. Le corselel diffère
en ce que les côtés de la base sont coupés plus obliquement, ce qui
l’allonge un peu, et la granulation le long de ces côtés est un peu
plus forte. Lesé/ytres, un peu plus allongées et un peu plus convexes,
ont des stries un peu plus marquées, quoiqu’elles soient toujours
très fines; les intervalles, à peu près lisses antérieurement, ne sont
que faiblement chagrinés en arrière ; la granulation du bord anté-
rieur est plus forte ; les deux points vers l'extrémité de chaque
élytre sont bien marqués et situés de même; le dessous du corps est
un peu plus fortement chagriné. Il y a 6 ou 7 dentelures assez
fortes aux tibias antérieurs au-dessus de la 3° dent. Mes deux indi-
vidus, dont l’un est le type de Dejean, viennent de Java.
Sc. longiusculus. — Long. 23, larg. 6 mill. Presque aussi
lisse que le politus, mais un peu plus grand, proportionnellement
plus étroit, plus parallèle et plus cylindrique; les mandibules sont
tout aussi rugueuses que dans le parallelus, avec les dents internes
plus aiguës; les lobes latéraux du labre sont tronqués, celui du
milieu est assez avancé; les enfoncements du front sont moins pro-
fonds; et, de même que tout le front avec l’épistome, couverts de
siries ondulées très serrées et entremélées, le vertex est lisse; la
saillie de la joue est aussi élevée que dans le po/itus et creusée der-
rière l'œil. Le corselel est à peine plus large que la tête, aussi long
que large; le bord antérieur et ses angles sont à peu près comme
dans le polilus, les côtés presque rectilignes et parallèles, ceux de
la base au moins aussi obliques que dans le parallelus et, de plus,
assez sensiblement sinués sur leur milieu et pas près du pédoncule,
comme c’est, d'ordinaire, le cas dans les Scariles; les angles du
pédoncule tout à fait arrondis ; le dessus notablement plus convexe,
plus cylindrique, aussi lisse que dans le politus, sans granulation
le long des côtés de la base, au milieu desquels on distingue une
impression plus marquée. Les é/ylres sont plus allongées, très
parallèles, le milieu de la base est plus échancré, la dent humérale
plus saillante, le dessus plus semi-cylindrique; les stries sont tant
soit peu plus distinctes et paraissent ponctuées; il y a 2 points près
de l'extrémité de chaque élytre, comme dans les deux précédents ; la
granulation du bord antérieur et des côtés est comme dans le paral-
telus. Les côtés du dessous sont très finement granuleux antérieu-
rement et légèrement chagrinés en arrière; aux jambes anté-
DES SCARITIDES. 87
rieures, il y a 3 dentelures après la 3° dent, et les 2 épines des
intermédiaires sont égales. D’un noir aussi luisant que le politus.
Il habite les Philippines.
3. Elytra interstitio 3° seriepunctato.
a. Antennæ filiformes, articulis exterioribus elongato-quadratis.
æ. Paragenæ intus acute dentatæ, ante dentem valde emarginatæ.
(Elytra obsoletissime striata.)
Sc. liopterus. — Long. 33, larg. 82/3 mill. Il ressemble un peu
au parallelus, mais il est bien plus grand, plus large et plus aplani.
Les mandibules sont plus fortes, le dent interne de la gauche est
plus dilatée, et il en a une petite entre la basale et l'extrémité ;
celles de la mandibule droite sont plus saillantes et l’échancrure
qui les sépare est plus profonde; la carène interne est fortement
sinuée près de sa base, Le dessus, tant entre les carènes que sur les
dents, est rugueux, comme dans le parallelus. Le bord antérieur
du labre est profondément bisinué. La téle est plus grande, mais
pas plus transversale, le coude des côtés devant les yeux est plus
marqué et légèrement saillant; la saillie de la joue n’est pas plus
élevée que dans le parallelus, les yeux sont un peu plus convexes,
l’épistome est densément strié, avec quelques plis plus gros vers les
côtés, tout Le front est couvert de fines stries très ondulées, un peu
plus marquées dans Les enfoncements, qui sont peu profonds, et obli-
térées dans le voisinage des coins antérieurs; le vertex est couvert
de fines rides peu serrées et embrouillées; les antennes sont assez
grèles, assez allongées; le 2° article est notablement plus long que
le 3°et celui-ci que le suivant, tous trois sont coniques; les suivants
ne sont pas plus larges et en forme de rectangle assez allongé; le
dernier manque dans mon individu. Le corselet n’est qu'un peu plus
large que la tête, plus élargi que dans le parallelus, surtout en
avant, et un peu transversal; le bord antérieur est faiblement
échancré, les angles ne sont point avancés et sont un peu arrondis,
les côtés le sont légèrement et régulièrement d’un angle à l’autre;
les côtés de la base ne sont pas DIE obliques que dans le politus
(Bonelli) et se terminent par une dent plus saillante, ils sont lége-
rement sinuëés, sans que cette sinuosité fasse paraitre le milieu pro-
longé, si l’on ne considère que la ligne formée par le rebord, mais
en dessous elle se prolonge un peu sur le pédoncule; le dessus est
moins convexe que dans le polilus, légèrement ridé transversale-
ment et irrégulièrement comme le vertex, et finement chagriné le
long des côtés obliques de la base; la ligne parallèle au bord anté-
rieur est un peu plus marquée vers le milieu; le rebord latéral
tant soit peu plus relevé. Les élytres sont de la largeur du corselet
et proportionnellement de la même longueur que dans le polilus,
88 MONOGRAPHIE
mais elles sont plus larges, nullement rétrécies vers la base, qui est
tronquée tout aussi carrément; le bord antérieur est moins arqué
entre le pédoncule et l'épaule, dont la dent est plus saillante; le
dessus est bien moins convexe et entièrement, mais très finement
chagriné; les stries, qui paraissent un peu ponctuées, ne sont guère
visibles que sur le disque, elles disparaissent complètement vers
l'extrémité et vers les côtés; il y a sur le 3° intervalle, contre la
3° strie, 2 points bien visibles, placés l’un au 1* quart, l’autre
comme le point antérieur du parallelus, et un 3 est situé près
de l’extrémité, comme dans le polilus; la granulation le long du
bord antérieur et des bords latéraux comme dans la 1" de ces
deux espèces. Le dessous du corps est chagriné de même et aussi
terne. Les pattes sont plus longues; il y a 3 ou 4 dentelures assez
marquées aux jambes antérieures au-dessus de la 5° dent. Je lai
acheté à la vente de la collection Jeakes ; il habite le nord de l’'Hin-
dostan.
8. Paragenæ intus obsoletissime dentatæ nec emarginatæ.
(Elytra’evidenter striata.)
Sc. orthomus Chaudoir, Bull. des Nat. de Mosc., 1855, E, p. 55.
— Long. 38, larg. 11 mill. Cette remarquable espèce est de la taille
d’un Æurytus ordinaire, mais elle est plus large et moins allongée.
Les mandibules sont, comme dans celui-ci, un peu plus longues et
plus arquées, les 2 dents internes de la droite séparées par une
échancrure moins profonde; le dessus est tout aussi rugueux, les
deux carènes sont plus sinuées près de leur base; le lobe intermé-
diaire du labre est plus grand et le dessus est strié sur les côtés. La
lêle est plus large, surtout derrière les yeux, où elle est un peu
gonflée, les côtés devant les yeux ne forment qu’un angle très
arrondi, nullement saillant; la saillie de la joue se borne à un léger
rebord derrière l’œil; tout le devant de la tête est couvert de stries
ondulées très fines et très serrées, devenant un peu plus fortes dans
les enfoncements, qui sont fort peu profonds, elles se prolongent sur
les côtés de l’épistome, dont le milieu a quelques gros plis et s’obli-
tèrent près de l’angle antérieur ; toute la base est lisse. Les antennes
sont longues pour ce genre et atteignent presque la base. du cor-
selet, la forme de leurs articles est comme dans le Zioplerus. Le
corselel est notablement plus large que la tête, court et très trans-
versal, le bord antérieur est profondément échancrèé en arc de
cercle, les angles sont fort avancés en forme de lobes assez larges
dont l’extrémité est plus ou moins obtuse ou arrondie, les côtés
sont un peu arrondis antérieurement, presque droits postérieu-
rement, et vont en se rapprochant légèrement vers les angles posté-
rieurs, où l’on voit une dent aiguë assez saillante; les côtés de la
VAUT rt SU 07
5 Ve
DES SCARITIDES. 89
base sont coupés moins obliquement et forment un angle rentrant
un peu obtus avec le prolongement du milieu sur le pédoncule;
ce prolongement est plus fort que dans l'£wrytus et les angles
postérieurs sont droits; le dessus est bien moins convexe et plus
lisse, la ligne parallèle au bord antérieur plus imprimée, et l’espace
qui l’en sépare, plus faiblement strié ; les côtés de la base sont bien
moins granulés, mais l'impression qu’on y voit est plus marquée ;
le rebord latéral est sensiblement plus large et se dilate près des
angles ; il est plus ou moins dentelé dans sa partie antérieure. Les
élytres sont à peu près aussi larges que le corselet, mais elles se
rétrécissent un peu vers les épaules, elles sont notablement plus
larges que celles de l'Æurytus et moins allongées, la base est tron-
quée très carrément, le milieu est légèrement échancré, les côtés
sont très peu arqués et ne descendent guère vers les épaules, qui
sont carrées et munies d’une dent aiguë, assez saillantes ; les côtés
sont légèrement arrondis, moins parallèles, l'extrémité plus obtu-
sément arrondie: le dessus est bien moins convexe, les stries sont
plus fines, moins profondes; les intervalles bien moins convexes,
leurs bords à peine granuleux, la base des stries externes, la granu-
lation des bords antérieur et latéraux comme dans l'£wrytus ; sur
le 3° intervalle, on remarque 3 gros points placés contre la 3° strie,
le premier à quelque distance de la base, le deuxième un peu après
le milieu, le troisième à quelque distance de l'extrémité, un qua-
trième se voit, comme dans l’£urylus, à l'extrémité de la 2° strie; le
rebord latéral s’élargit un peu plus vers le milieu et postérieu-
rement. Le dessous du corps est plus lisse et, comme le dessus,
moins bombé. Les pattes différent peu, les dents des jambes anté-
rieures sont plus aiguës, et au-dessus de la troisième, on aperçoit
également plusieurs dentelures; les deux épines du côté externe des
jambes intermédiaires sont aussi plus longues et plus aiguës, la
frange de cils qui garnit les jambes postérieures est plus longue, et
le long du côté postérieur de ces mêmes jambes, le nombre des
cils longs est plus considérable. Je possède deux individus de cette
espèce, qui vient du nord de l’'Hindostan.
b. Antennæ plus minusve moniliatæ.
æ, Prothorax basi media evidenter productus.
Species indicæ.
Sc. bengalensis Dejean, Spec. gén. des Col. II, p. 468 ; Chau-
doir, Bull. des Nat. de Mosc., 1855, I. p. 79.— Long. 21-24; larg.
9 4/5-7 mill. Cette espèce dont Dejean à donné une description
détaillée, ressemble assez au salinus, mais elle s’en distingue de
suite par les 4 points du 3° intervalle. Le dessus des mandibules est
plus rugueux, elles sont plus ou moins aiguës. La {êle est plus
90 MONOGRAPTIIE
courte, plus densément striée, et les stries se prolongent assez loin
vers la base, la saillie de la joue est presque nulle; les antennes
sont un peu plus longues dans le mâle que dans la femelle. Le
corselet est plus court, plus transversal, les angles antérieurs sont
plus aigus et plus avancés, Les côtés plus arrondis, surtout près
des angles; la dent des angles postérieurs est plus saillante ; la base
tout aussi prolongée sur le pédoncule; le dessus diffère peu, si ce
n’est que d'ordinaire le bord antérieur est assez distinctement strié,
et le bourrelet au-dessus du pédoncule un peu crénelé; cependant,
dans un individu que je rapporte à cette espèce, ces deux derniers
caractères sont oblitérés. Les é/ytres sont un peu moins allongées ;
l’échancrure de la base forme avec les côtés de celle-ci un angle
plus marqué, et ceux-ci descendent un peu plus et en droite ligne
vers l'épaule, dont la dent est plus saillante; le dessus est moins
convexe, les stries sont plus faibles, surtout vers l'extrémité et vers
les côtés, où les intervalles sont plus plans; ils sont finement cha-
grinés etles bords des intervalles extérieurs sont visiblement granu-
lés ; sur le, on voit3 points assez marqués contre la3strie, placés le
premier vers le premier quart, le deuxième vers le milieu ou un
peu après, le 3° plus en arrière, et un quatrième près de l'extrémité
de la 2 strie. Le dessous du corps et les pattes ne semblent pas
différer. On le rencontre dans le nord de l’'Hindostan.
Sc.subproductus. — Long. 14-16, larg. 3 3/4-4 1/4 mill. Il res-
semble au bengalensis par le prolongement de la base du corselet,
mais il est bien plus petit, plus étroit et plus cylindrique. La carène
interne des mandibules n’est pas sinuée comme dans celui-ci, les
côtés de la tête devant les yeux sont plus faiblement arrondis, les
yeux plus convexes, le milieu du front et les coins antérieurs plutôt
lisses, et entre les-rides, sur les côtés du vertex, on aperçoit de
petits points qui s’étendent en s’afflaiblissant sur le milieu, la base
même est lisse. Le corselel est moins large et moins transversal, les
angles antérieurs ne sont ni avancés, ni aigus, sa forme est plus
carrée, le milieu des côtés est plus rectiligne et parallèle ; le milieu
de la base prolongé de même; le dessus notablement plus convexe,
le bord antérieur n’est guère strié, ni le bourrelet basal crénelé, les
rebords latéraux sont plus étroits et la dent des angles postérieurs
est moins saillante; les côtés de la base sont granulés et impres-
sionnés de même. Les élylres sont plus étroites et plus semi-cylin-
driques; les côtés de la base sont un peu arrondis et ne forment pas
un angle avec l’échancrure du milieu, la dent humérale est plus
petite, les stries sont un peu plus marquées, les intervalles sont moins
chagrinés, le long des côtés, ils ne sont pas aussi granuleux, mais
le long du bord antérieur et des bords latéraux, la granulation est
bien distincte; le point intermédiaire manque sur le 8° et il ne reste
DES SCARITIDES. 91
que l’antérieur, le postérieur et celui de l'extrémité de la 2° strie ;
le dessous du corps et les pattes ne diffèrent guère, mais l’épine
supérieure du côté externe des jambes intermédiaires est plus
courte que l’inférieure. Quatre individus trouvés à Bangcock
(Siam) par M. de Castelnau. L’individu dont Dejean fait mention,
dans le Species, t. I, p. 394, comme donné par Bosc et venant pré-
tendument du Portugal, se rapporte à cette espèce et pas au swbter-
raneus, comme 1l le croyait.
Species americanæ.
Sc. illustris.— Long.22-27, larg, 7 3/4-8 3/4 mill. Il ressemble
au cayennensis, mais on l’en distingue de suite par l’absence de
luisant en dessus et par ses élytres chagrinées. La {éfe a à peu près la
même forme, mais la saillie de la joue est plus élevée et dépasse en
hauteur les yeux, qui sont moins convexes ; Les côtés en avant de
ceux-ci sont plus arqués; tout le front, à l'exception de l’espace
qui avoisine les coins antérieurs, est couvert de stries très fines et
très serrées, et tout le vertex d’une fine rugosité, entremélée de
petits points. Les antennes sont un peu plus allongées, leurs articles
extérieurs moins larges et moins courts. Le corselet est un peu
plus court; les angles antérieurs, sans être aigus, sont un peu moins
tronqués et obtus ; les côtés obliques de la base sont plus sinués, ce
qui fait que le milieu se prolonge un peu sur le pédoncule ; le dessus
est moins convexe et n'est pas lisse comme dans le cayennensis,
mais entièrement couvert d'une fine chagrination qui lui ôte un
peu de son luisant; les lignes imprimées sont comme dans cette
espèce, le rebord latéral est un peu plus large. Les é/ytres sont un
peu moins allongées et ont à peu près la même forme, la base est
tronquée plus carrément, le dessus est moins convexe, Les stries
sont moins profondes, les intervalles, visiblement moins convexes,
sont tous couverts d’une granulation très fine, et leurs bords por-
tent une rangée de granules un peu plus gros que ceux du
milieu ; il n y à sur le 3% que 3 points placés contre la 3e strie, le
premier au premier tiers, les deux suivants l’un après l’autre sur
la moitié postérieure, et un 4° à l'extrémité de la 3e strie. Les côtés
du sternum sont un peu plus granuleux; il y a 5 dentelures
assez marquées aux jambes antérieures au-dessus de la 3° dent,
les épines du côté externe des intermédiaires sont égales comme
dans cette espèce. Je dois deux individus de cette espèce à M. Sallé,
qui les avait reçus du Venezuela.
Sc. subcrenatus. — Long. 33, larg. 9 mill. ILest très voisin du
cayennensis et semble faire le passage entre celui-ci et l’iZlustris.
La téte est exactement formée comme dans ce dernier, mais le
vertex est tout à fait lisse, et les stries sur le front sont un peu moins
92 MONOGRAPHIE
serrées. Le corselet est un peu plus large que celui du cayennensis,
tout aussi lisse et aussi convexe; les angles antérieurs sont plutôt
arrondis que tronqués, et les côtés de la base légèrement sinués, ce
qui fait que je place cet insecte dans cette section, quoique la base
soit moins visiblement prolongée que dans li/lustris. Les élytres
ne diffèrent point par la forme de celles du cayennensis, les inter-
valles s’aplanissent vers l'extrémité, ils sont moins luisants, mais
ne sont point chagrinés; le long des bords de chacun, on voit une
rangée de granules assez marqués ; il y a sur le 3°, contre la
3° strie, 4 points bien marqués, placés comme dans l’i//ustris,
le premier seulement est plus rapproché de la base. Le dessous est
granulé et chagriné comme dans ce dernier; dans l'individu que
je possède, on ne distingue que 4 petites dentelures au-dessus de la
3° dent des jambes antérieures. Trouvé par M. Bates sur les bords
de Amazone supérieur.
NoTe. — C’est peut-être ici que doit être placé le Sc. Zambo
Steinheil, Coleopt. Heft. XIV, 1875, p. 142, que je ne connais pas et
que l’auteur à décrit d’une manière insuffisante. Long. 36, larg.
11 mill. Niger, nitidus, elongatus, parallelus; capile quadrato
fronte bisulcata, ad oculos strigoso ; antennis nigris, articulis 5-11
fusco-pubescentibus; {horace longitudine duplo latiore, postice
rotundato, utrinque fovea non profunda, subtiliter rugôsa instructo,
margine laterali subcrenato, linea media impressa; e/ytris striatis,
interstitiis convexis, striis 3-7 postice subabbreviatis, 6 et7 subtiliter
punctulatis, elytrorum basi et margine laterali granulatis, tibiis
anticis longe 3-dentatis posticeque 3-4-denticulatis, intermediis
extrorsum pluridenticulatis, apicem versus bispinosis. Nov. Gra-
nada ad fl. Magdalenæ.
B. Prothorax media basi minime productus.
Species americanæ.
Sc. cayennensis Dejean, Spec. gén. des Col. I, p. 384 —
Sc. elongatus Brullé, Voy. de d’Orbigny, Entom. p. 88. — Long.
29-32, larg. 8-8 1/2 mill. Il ressemble extrêmement au senegalensis,
dont il a à peu près la taille et le Iuisant, mais il s’en distingue en
premier lieu par la rangée de points du 3° intervalle des élytres.
Les mandibules, armées en dedans de dents presque aussi fortes
que dans le G‘de cette espèce, ont la carène interne droite et non
sinuée près de sa base. La /éle est à peu près de la même forme, les
côtés devant les yeux sont arquêés comme dans le senegalensis ©,
les yeux sont plus convexes, et la saillie de la joue, quoiqu’assez
élevée, n'arrive pas à leur niveau, elle se termine en pointe obtuse
et forme avec les côtés un angle rentrant un peu obtus, mais assez
marqué; tout l’épistome est strié, surtout vers les côtés, les enfon-
GTR
DES SCARITIDES. 93
cements sur le front ne sont pas plus profonds, et le fond, ainsi que
les deux versants, en sont finement striés; le reste est à peu près
lisse et luisant. Les antennes sont plus fortes, surtout vers
l'extrémité, et plus moniliformes. Le corselet est tant soit peu
plus court; les angles antérieurs sont plus arrondis et comme
tronqués ; les côtés moins rectilignes, plus arrondis, la dent des
angles postérieurs et la base ne différent point; le dessus est plus
convexe, tout aussi lisse, avec les mêmes lignes imprimées. Les
élytres, sur une largeur égale, sont un peu moins allongées et moins
parallèles, la base et l’extrémité sont exactement semblables; elles
sont tout aussi convexes, striées de même, les intervalles sont tout
aussi relevés, tout aussi lisses et luisants, sans granules Le long de
leurs bords, mais il y a, sur le 3° intervalle, 4assez gros points placés
sur son côté externe, le premier à peu de distance de la base, le 2°
après le milieu, les deux autres l’un derrière l’autre assez près de
l'extrémité, il y en a quelquefois un 5° entre le 2e et le 3%. Les épi-
sternes du prosternum sont parsemés de petits granules, les autres
sont finement granuleux, ainsi que les côtés du métasternum, le
milieu de tout Le sternum est lisse et luisant, l'abdomen est lisse au
milieu et finement chagriné sur ses côtés. Les dentelures qui sui-
vent la 3° dent des jambes antérieures sont généralement peu mar-
quées. On le rencontre à Cayenne et M. Bates l’a pris sur les bords
de l'Amazone supérieur.
Sc. quadriceps Chaudoir, Bull. des Nat. de Mosc. 1843,
p. 729 — Sc. substriatus Haldeman, Proc. Acad. Phil. If, p. 54. —
Sc. distinctus Haldeman, ibid. — Sc. vicinus Chaudoir, I. c. p.728,
et eod. op. 1855, I, p. 102. — Sc. Ephialtes Leconte, Bost. Journ.
v. p. 205, — affinis Leconte, ibid., p. 207 == 2ntermedius Leconte,
ibid., p. 207. — Long. 22-26, larg. 6 1/4-71/2 mill. Tous ces noms,
comme j'ai pu m'en convaincre, ne désignent que des variétés plus
ou moins individuelles de cette espèce que je maintiens parce
qu'elle est constamment bien plus grande que le sub{erraneus, que
ses antennes sont proportionnellement plus longues; l’espace qui
sépare les carènes des mandibules, est plus strié, les élytres sont
plus allongées, moins convexes et descendent plus insensiblement
vers l'extrémité. Elle habite les États du midi de l’Union américaine
et paraît y être assez abondante.
Var. Sc. lissopterus. J'ai donné ce nom à une intéressante
variété de cette espèce qui a les élytres tantôt tout à fait lisses,
tantôt légèrement striées, avec des intervalles parfaitement plans.
Le dessus est très luisant. M. Sallé, de qui je la tiens, en a reçu plu-
sieurs mdividus du Texas (Dallas).
Sc. subterraneus Fabricius, Mant. Ins. I, p. 206. — Dejean,
94 MONOGRAPHIE
Spec. gén. des Col., I, p. 392. Olivier, Ent. III, 36, p. 8, t I,
fig. 10.— Sc. fossor De Géer, Mém. sur les Ins. IV, p. 350, t. 15,
fig. 1-2. = Sc. inlerruplus Herbst, Arch. p. 133,t. XXIX, fig: 4.
— Sc. Bechiwilhi Stephens, I. brit. I, p. 37, pl. 3, fig. 1.— Sc. sub-
terreus Bonelli, Observ., Mèm. Ac. Tur. 1813, p. 34. — Var :
minor : Sc. denticollis Chaudoir, Bull. des Nat. de Mosc. 1843,
p. 729; 1855, I, p. 104. — Sc. patruelis Leconte, Bost. Journ.
V.p.207.— Cette espèce est trop connue pour qu'il faille en donner
une nouvelle description. Je ferai seulement observer que l’espace
entre les carènes des mandibules est lisse, le labre a ses trois lobes
égaux, les antennes sont plus courtes et plus grenues que dans le
précédent ; les é/ytres sont moins allongées, plus convexes, moins
parallèles. Le swbterreus ne me paraît être qu’un individu mal
développé, immature, et chez lequel manque un des 3 points du
3 intervalle. On connaît trop l’entomologie américaine pour
pouvoir supposer qu’une espèce de ce genre, connue depuis si long-
temps, soit restée inconnue aux entomologistes du Nouveau Monde.
Sc. texanus. — Long. 13-16, larg.3 3/5-4 4/5 mill. Plus petit,
proportionnellement plus étroit et plus paraïlèle que le subter-
raneus; les élytres moins convexes, les stries moins imprimées,
les intervalles moins convexes, moins luisants ; les côtés du corselet
plus droits. Souvent le point antérieur du 3° intervalle manque
complètement. C’est à cette espèce que se rapporte le Sc. picicornis
Sturm, qui vient de Cuba. Le /exanus se rencontre au Texas et
dans le Yucatan (?); c’est peut-être encore ici que doit être placé en
synonymie le Sc. californicus Leconte (Ann. of the Lyc. of
New-York, V.p. 198): cependant la taille indiquée (7/10 de pouce)
est plus grande.
SC. alternans Chaudoir, Bull. des Natur. de Mosc. 1843, p. 727.
— Long. 21 1/2-22 1/2; larg. 6-6 1/4 mill. Comme le quadriceps, il
diffère du subierraneus par sa taille plus grande et ses mandibules
striées, mais les é{ylres sont encore plus ovalaires que dans ce
dernier et plus convexes, la dent humérale est plus saillante, les
stries internes sont lisses, plus profondes, avec leurs intervalles
plus convexes, surtout le 3° qui est un peu plus élevé et plus large
que les autres. Il est d’un noir très luisant; la coloration des
antennes est plus foncée. On ne le rencontre, à ce qu'il paraît, qu'à
Cuba, car c’est de là que proviennent les quatre individus de ma
collection.
Sc. anthracinus Dejean, Spec. gén. des Col. V. p.491. — Long.
17-23, larg. 5-6 1/2 mill. Il esttrès voisin du swblerraneus, mais
ses élytres sont bien plus parallèles et moins convexes. Les mandi-
bules sont bien striées, mais il y a d’ailleurs peu à dire sur la {le
DES SCARITIDES. 95
et le corselet qui ne diffèrent guère ; la longueur des élytres varie
un peu; les individus de la collection Dejean qui viennent du Brésil,
sont plus petits, un peu plus courts et moins luisants que ceux des
Pampas et de l’Uruguay; les stries, qui, dans ceux-ci, sontextrême-
ment fines et presque oblitérées, à l'exception de la suturale, sont
plus distinctes dans les autres, où les intervalles sont légèrement
relevés, ce qui n’est pas le cas dans ceux de l’Uruguay ; dans tous,
mais surtout dans ceux-ci, les 3°, 5°, et 7° intervalles sont plus
luisants que les autres, ce qui les fait paraître légèrement relevés,
surtout vers l’extrémité;les 3 points du 3° intervalle sont bien
marqués.
Sc. subrugatus. — Long. 17, larg. 5 mill. Je n’établis cette
espèce qu'avec doute, n’en possédant qu’un seul individu, il ressemble
tout à fait aux individus brésiliens de l’anthracinus, les stries sont
plus distinctes, les intervalles assez relevés, les impairs ne sont
ni plus convexes, ni plus luisants que les autres; mais ce qui n’a
décidé à la distinguer, c'est que le front est séparé du vertex par
une dépression transversale assez marquée et finement ridée lon-
gitudinalement, ce que je n’ai remarqué dans aucune des autres
espèces de cette section, et qu’il y a de fortes stries ondulées dans
les enfoncements du front, stries qui divergent vers les yeux et
couvrent l’espace entre les yeux et les enfoncements; la partie
postérieure de l’espace entre ceux-ci est aussi finement striée, mais
les coins antérieurs sont lisses. Lépine supérieure du côté externe
des jambes intermédiaires est plus courte. M. Bates l’a trouvé sur
les bords de l’Amazone supérieur.
Species asiaticæ et africanæ.
Sc. capito Chaudoir, Bull. des Nat. de Mosc. 1835, I, p. 92. —
Sc. Selene? Schmidt-Gœbel, Faun. birm. 94 (descript. non achevée).
— Long. 29-32, larg. 8 mill. I] ressemble au semirugosus, mais il
est bien plus grand, même que les individus siamois, et il s’en dis-
tingue de suite par sa grosse tête, et la série de points du 3e inter-
valle. Les mandibules sont bien plus longues et plus aiguës,elles sont
fortement striées longitudinalement entre les carènes qui ne sont
nullement sinuées, et sur les dents internes qui s'étendent bien
plus le long du côté interne des mandibules, et sont fortement
bidentées, surtout celle de droite; le labre est plus fortement
biéchancré, les trois lobes sont égaux. La {éle est bien plus grosse,
mais pas plus convexe; sa forme est à peu près la même; tout le
devant, à l'exception des coins antérieurs, est couvert de stries
fines, ondulées, qui sont plus marquées sur le versant externe des
enfoncements, et qui convergent visiblement en arrière, quelques-
unes se prolongent presque jusqu’au bord antérieur du corselet ;
96 MONOGRAPHIE
près des yeux, on voit une fossette allongée un peu sinuée, qui s’en
écarte antérieurement, et finit en arrière par un petit sillon qui
sépare du vertex la saillie peu élevée de la joue ; l’épistome est aussi
plissé vers les côtés, le bord antérieur en est ondulé, et, de chaque
côté du labre, il projette une dent assez saillante, arrondie. Les
antennes sont plus allongées, leurs articles extérieurs plus longs
que larges. Le corselet est un peu plus large, plus transversal et
s’élargit un peu antérieurement, les angles antérieurs ne s’avan-
cent guère davantage, mais le sommet en est un peu aigu ; la dent
des angles postérieurs est plus saillante ét très aiguë; la ligne
médiane et celle parallèle au bord antérieur sont bien marquées;
la granulation qui longe les côtés de la base, se prolonge dans la
rigole le long du bourrelet basal, qui est un peu plus large. Les
élytres ont exactement la même forme, elles sont seulement d’un
soupçon plus larges, et très parallèles ; la dent humérale est plus
aiguë, les stries sont un peu plus marquées, le rebord latéral est
un peu plus large, et, sur le bord externe du 3° intervalle, on voit
3 points bien distincts, placés le 1°" non loin de la base, le 2° vers
le milieu, le 3° aux quatre cinquièmes; tout à l'extrémité de ce
même intervalle il y a un 4° point. Le dessous du corps ne diffère
pas, les pattes sont plus longues; les 3 dents des jambes antérieures
sont plus aiguës et plus effilées, et au-dessus de la 3%, il y a de 6 à
7 dents étroites et aiguës, comme celles d’un petit peigne; les
deux épines du côté externe des jambes intermédiaires sont longues
et égales, et au-dessus on remarque une dentelure assez marquée;
les tarses sont plus grêles. Deux des individus que je possède, vien-
nent du nord de l’Hindostan, un troisième de Rangoon en Bir-
manie, j'ignore de quelle partie des Indes vient le Se/ene, la descrip-
tion n'étant pas achevée.
Sc. barbarus Dejean,Spec. gén. des Coléopt. 1, p. 388. — Long.
23-27, larg. 6 1/2-7 1/2 mill. [1 ressemble encore plus que le précé-
dent au semirugosus, des individus siamois duquel il à à peu près
la taille, mais il en diffère par la série de points sur le 3% intervalle.
Les mandibules sont striées longitudinalement comme dans le
capilo, tout aussi aiguës, mais à peine un peu plus longues que
celles du semirugosus et dentées intérieurement à peu près de
même, le labre est comme celui du capilo; toute la féle est cou-
verte de stries fines, très serrées, un peu embrouillées, formant
rugosité sur le vertex et s’affaiblissant peu à peu près du bord du
corselet ; la fossette qu’on voit près des yeux dans le capilo, est ici
beaucoup moins marquée et moins allongée. Le corselet est comme
dans le semirugosus, les angles antérieurs et les dents des angles
postérieurs sont plus aigus, celles-ci plus saillantes, les lignes
imprimées du dessus sont plus profondes et la rigole basale gra-
DES SCARITIDES. 97
nulée comme dans le capilo. Les élytres sont un peu plus allongées,
bien parallèles; les stries plus marquées, les intervalles un peu
plus convexes et un peu moins lisses; les 4 points sur le 3° placés
comme dans le capito. Les pattes sont comme dans ce dernier,
mais les épines des jambes intermédiaires, la supérieure surtout,
sont plus courtes. Dejean croyait qu'il habitait la côte septentrio-
nale de l'Afrique, mais c’est un insecte des Indes orientales ; mon
second individu vient du Deccan.
Sc.prædator.— Long. 21-26 1/2, larg. 6-7 1/2 mill. Il est extré-
mement voisin du barbarus, mais il en est spécifiquement distinct.
Les mandibules sont comme celles du barbarus, mais elles sont
plutôt rugueuses que striées et la carène interne est fortement
sinuée près de sa base; les stries qui couvrent tout le front sont
plus fortes, plus régulières et ne forment pas de rugosité aussi fine ;
le vertex, le long du bord antérieur du corselet, est plus lisse, et
il n’y à pas de creux près de l’œil. Les antennes sont moins longues,
plus moniliformes, leurs articles extérieurs plus larges, et pas plus
longs que larges. Le corselet est un peu plus étroit, et les côtés de
la base remontent plus obliquement vers les angles postérieurs. La
forme des é/ytres est à peu près la même; les intervalles sont très
finement chagrinés et, le long des deux bords de chacun d’eux, on
aperçoit une rangée de fins granules; dans deux de mes individus,
il y à 5 points sur le 3: au lieu des quatre qu'on y trouve dans le
barbarus ; dans un troisième que je rapporte à cette espèce, il n’y
a que le premier et les deux derniers de visibles. Au-dessus de la
3° dent des jambes antérieures, on ne distingue que 2 à 3 dentelures.
Rangoon en Birmanie.
Sc. inconspicuus Chaudoir, Bull. des Natur. de Mosc. 1855, I,
p. 82.— Long. 18-20, larg. 5 1/3-5 2/3 mill. Plus petit, plus étroit et
plus cylindrique que le prædator. La tête est plus lisse entre les
enfoncements, surtout postérieurement, les stries entre ceux-ci et
les yeux, moins fines et moins serrées, leur partie postérieure est
légèrement ponctuée, ainsi que les côtés du vertex. Le corselel est
plus étroit et un peu plus long, ses angles antérieurs sont presque
aussi aigus que dans le barbarus, le milieu des côtés est rectiligne
et parallèle; le dessus plus convexe. Les é/ytres sont plus étroites,
plus semi-cylindriques; les stries sont plus profondes, lisses, ainsi
que les intervalles, qui sont plus convexes et ne sont pas granulés
sur leurs bords; il y a 4 points sur le 3: intervalle; il n’y a que 2 ou
3 petites dentelures aux jambes antérieures au-dessus de la 5° dent,
et l’épine supérieure du côté externe des jambes intermédiaires est
plus courte que l’inférieure. Quatre individus venant de diverses
parties de la presqu'ile cis-gangétique.
98 MONOGRAPHIE
Sc. denticulatus. — Long. IS 1/2, larg. 5 mill. Très voisin de
l'inconspicuus, mais encore plus étroit et plus cylindrique. Les
stries dans les enfoncements du front, près des yeux et sur l’épi-
stome sont bien moins serrées et plus profondes, elles ne sont point
ponctuées, de même que les côtés du vertex ; la /éte elle-même est
plus allongée. Le corselet l’est aussi davantage, il est plus étroit
et presque aussi long que large, les angles antérieurs s’avancent
un peu en pointe courte; la dent des angles postérieurs est très
faible, les côtés obliques de la base sont arrondis, au lieu d’être
rectilignes comme dans le prædator, et toute la base paraît être
régulièrement arrondie; il n’y a que fort peu de granulation le long
de ses côtés. Les é/ytres sont, après le milieu, de la largeur du
corselet, mais elles se rétrécissent un peu vers les épaules; elles
sont plus cylindriques et le dessus descend davantage vers l’extré-
mité; elles sont striées de même, mais les intervalles sont plus
plans, d’ailleurs tout aussi lisses; la granulation du bord latéral
atteint à peine la 8° strie. Le dessous du corps et les pattes sont
comme dans l'ënconspicuus. Le seul individu que je possède m'a
été donné par feu Douë, comme originaire de la Cochinchine; il a
perdu ses antennes.
Sc. Simogonus. — Long. 23, larg. 6 mill. Il ressemble au per-
pleæus dont il a la taille et la coloration, mais il en diffère par la
conformation du corselet et par les 3 points du 3° intervalle des
élytres. La fête est un peu plus grosse, le coude des côtés en avant
des yeux est plus marqué et moins arrondi, la saillie des joues un
peu plus élevée, mais ne dépasse pas les yeux; l’espace qui longe le
bord interne de ces derniers, plus creux et plus ridé,; le front est
impressionné et strié de même. Les mandibules sont plus robustes,
sans être plus longues, elles sont moins striées en dessus et la dent
interne de la droite est plus profondément échancrée. Le corselel a
les mêmes proportions, mais il se rétrécit visiblement vers Les
angles postérieurs, le bord antérieur est à peine échancré, les angles
non seulement ne sont point avancés, mais ils sont encore plus
tronqués que dans le cayennensis, coupés carrément sur le devant
et arrondis extérieurement, le reste est comme dans le perpleæus.
Les élytres ont la largeur et la longueur de celles de cette espèce,
mais elles sont encore plus parallèles, et plus cylindriques; elles
sont striées de même, mais le long de chaque bord des intervalles,
on voit une rangée de granules très fins, et, sur le 3,3 points
placés comme le premier et les deux derniers du sublerraneus. Le
dessous du corps et les pattes sont comme dans le perpleæus. M. de
Castelnau l’a eu des bords du Lac Ngami dans l'Afrique australe.
Sc. Boucardi. — Long. 48, larg. 13 1/2 mill. C’est le plus grand
*
DES SCARITIDES. 99
vrai Scariles connu, et, par sa forme, il diffère de toutes les autres
espèces de ce genre. Il est proportionnellement plus large que le
procerus, qu'il dépasse peu en longueur. Les mandibules ont à peu
près les mêmes dimensions, mais elles sont moins arquées et encore
plus rugueuses en dessus; la carène interne n’est pas sinuée près
de sa base ; la dent interne de la droite n’est nullement échancrée
et forme un rectangle assez long, terminé par un lobe arrondi, qui
se dirige vers la mandibule gauche ; près du bord antérieur de cette
première dent, dans l’angle rentrant qu’il forme avec le côté interne
de la mandibule, on en aperçoit une seconde très petite; la dent
interne de la gauche forme un lobe dont l’angle inférieur est un
peu prolongé en forme de dent, et l’angle antérieur arrondi; le
bord antérieur du labre est moins bisinué ; le menton est à peu près
lisse, avec une carène sur le milieu de sa base, et une fossette de
chaque côté de la carène; les lobes, qui sont longitudinalement
convexes, sont séparés de la pièce du milieu par une large rigole
très oblique qui se dirige du fond de l’échancrure vers les angles
postérieurs; leurs côtés et leur bord antérieur sont assez arrondis ;
le premier article des antennes est comme dans le procerus, les
deux suivants sont plus brièvement coniques; les autres manquent
dans l'individu que je décris; les mâchoires sont plus longues et
plus droites, mais crochues à l'extrémité. La fée à à peu près la
même forme, mais elleest moins convexe; le coude des côtès devant
les yeux est un peu moins saillant, moins arrondi et plus anguleux
au sommet; les yeux sont un peu plus convexes; la saillie des
joues forme derrière eux une courte carène transversale qui les
dépasse de beaucoup en hauteur, le dessus et les bouts de cette
carène sont très arrondis, et elle est séparée des côtés du vertex
par une large rigole qui se prolonge en diminuant le long du bord
interne des yeux; l’épistome est fortement strié sur ses côtés, ces
stries se prolongent en ondulant sur le versant externe des enfon-
cements du front, qui sont moins profonds; l’espace qui les sépare, et
le reste de la tête sont lisses. Le corselet est notablement plus large
que la tête avec la saillie des joues, près de deux fois plus large
que long; le bord antérieur est à peine échancré, les angles, nulle-
ment avancés, sont très largement arrondis; la courbe des côtés
près de ces angles est très forte, après quoi le corselet se rétrécit
peu à peu vers les angles postérieurs, qui sont arrondis, avec une
petite dent qui indique leur emplacement; les côtés de la base sont
tout aussi obliques que dans le procerus, mais nullement sinués,
et le milieu n'est point prolongé, le bord postérieur est légèrement
échancré, le dessus un peu plus convexe postérieurement; il est
lisse, avec de fortes stries tout le long du bord antérieur; la ligne
imprimée parallèle à ce bord est effacée sur le milieu, la ligne
100 MONOGRAPHIE
médiane et le rebord latéral sont comme dans le procerus; il n’y a
presque point de granulation le long des côtés de la base. Les é/y-
tres ont la largeur du corselet et sont un peu plus allongées que
dans le procerus, la base est tronquée plus carrément; les côtés de
celle-ci entre le pédoncule et l'épaule sont rectilignes et presque
verticaux sur l’axe de l’insecte; un angle très ouvert et un peu
arrondi au sommet se voit à la jonetion de ces côtés avec le milieu
faiblement échancré; l'angle huméral est un peu obtus et porte une
fort petite dent à son sommet; les côtés de l’élytre sont plus lon-
guement parallèles, mais derrière l’épaule,ils sontun peu arrondis;
le dessus est moins convexe, très lisse; les stries sont tout à fait
effacées, excepté le long de la base, où l’on en aperçoit quelques
vestiges; les intervalles sont tout à fait plans; sur l’emplacement
du 3°, on voit une série de quatre petits points placés au tiers, au
milieu, aux deux tiers et aux trois quarts de la longueur; je n’ai
pu distinguer de point tout près de l’extrémité; la rigole latérale
est large et profonde, entièrement granulée, ainsi qu’une bande
étroite le long du bord antérieur, mais qui ne s'étend pas jusqu’à
l'épaule; le rebord latéral est plus large. Le dessous de la tête seul
est très rugueux, tout le reste du dessous est plus lisse que dans le
procerus; les indentations des jambes antérieures au-dessus de la
3° dent sont plus éloignées l’une de l’autre; il y en a trois ou qua-
tre; les épines du côté externe des intermédiaires sont plus larges à
leur base où elles se joignent. Ce bel insecte faisait partie de la
vieille collection Norwich, achetée par M. Boucard; sa patrie m'est
inconnue.
B. Tibiæ intermediæ extus unispinosæ.
4. Elytra apice bipunctata.
Sc. arenarius Bonelli, Obs. entom., IT, p. 40, n° 15. — Dejean,
Spéc. gén. des Col., I, p.396; Icon. des Col. d’Eur., I, pl. 21, fig. 4
= Sc. lerricola Bonelli, 1. c. p. 475. — Dejean, ibid., p. 398; Icon.
pl. 21, fig. 5 — Sc. lævigatus Fischer, Ent. de la Russ. III, p.122
= Sc. volgensis Fischer, ibid. II, p. 31. T. XX VI, fig. 3. — Sc.
persicus Chaudoir, Bull. des Nat. de Mosc. 1842, p. 813. — Solsky,
Voy. au Turkest. IT, p. 95.— Sc. compressus Coquerel, Ann. de la
Soc. ent. de Franc. 1858, p. 758 (monente de la Brülerie, ibid. 1875,
p. 127, note 2). Je m’abstiendrai de redécrire cette espèce, mainte-
nant bien connue, qui est sujette à quelques variations de longueur,
de convexité, mais qui a toujours les stries des élytres distincte-
ment ponctuées. Tout le midi de l'Europe, la côte septentrionale
d'Afrique et tout le bassin de la mer Noire et de la mer Caspienne
sont la patrie de cette espèce. Je n’en ai pas vu d’individus venant
de Syrie ou d'Egypte.
=
DES SCARITIDES. 101
SC. pacificus Bates (Geod.of Japan) Trans. ent. soc. Lond.1873,
p. 238. — Long. 17-20, larg. 4 2/3-5 4/5 mill. Parmi les indi-
vidus que j'ai vus, je n’en ai pas trouvé qui eussent les stries ponc-
tuées; de plus, les é/ytres m'ont paru moins allongées que celles de
l’arenarius et les côtés de leur base sont plus arqués entre le pédon-
cule et l'épaule. Mais, pas plus que M. Bates, je ne veux afir-
mer qu'il constitue une espèce vraiment distincte; il faudra, pour
décider la question, connaître les modifications que peut subir
l'arenarius à lorient des contrées d’où on le possède jusqu’à pré-
sent. Il habite le Japon et le nord de la Chine.
2. Elytra interstitio tertio seriepunctato.
Sc. subcylindricus Chaudoir, Bull. des Nat. de Mosc. 1843,
p. 730; eod. oper., 1855, I, p. 85 — Sc. longipennis Chaudoir,
ibid. 1859, E, p. 84). — Sc. arenarius var. de la Brâûlerie, Ann. de
la Soc. ent. de Franc. 1875, p.127. — Long. 14-17, larg. 3 3/4-4 1/2
mill. Malgré l’assertion de ce dernier auteur, je puis affirmer qu'il
est parfaitement distinct de l’arenarius. Sa forme est plus étroite
et plus cylindrique; la partie postérieure de la {éle est bien plus
ponctuée; le corselet, plus étroit, est presque aussi long que large,
ses côtés sont plus parallèles et ceux de la base remontent plus
obliquement vers les angles; les é/ytres, plus cylindriques, portent
constamment sur le 3° intervalle 4 à 5 points assez marqués ; les
stries sont presque aussi ponctuées que dans l’arenarius. Il se
trouve en Égypte et peut-être aussi en Nubie. Induit en erreur par
Parreyss, qui m'en avait envoyé un individu comme venant du
Brésil, j'avais décrit ce dernier comme une espèce particulière. Il
est d’une taille plus grande que les égyptiens.
Sc. angustus Chaudoir (T'æniolobus), Bull. des Nat. de Mosc.,
1855, I, p. 48. — Sc. subcylindricus Solsky. Voy. au Turkest. I,
p. 99, not. 1. — Long. 13 1/2, larg. 3 1/4 mill. Je suis cause, ayant
placé à tort cette espèce dans le genre T'æniolobus, que M. Solsky
ne l’a pas reconnue et l’a confondue avec mon subcylindricus, dont
elle est bien distincte. Il y a effectivement sur les côtés des lobes du
menton des carènes, mais elles sont plus rapprochées des bords
latéraux, et il n'y a pas de traces de sillons sur le bord antérieur
des segments abdominaux.Les mandibules, qui sontun peu usées au
bout dans mon individu, sont plutôt rugueuses que striées, tout le
dessus de la /ête est couvert d’une rugosité fine et très serrée, qui
forme de petites stries irrégulières sur tout le front et se change en
une ponctuation très dense sur le col, en s’affaiblissant le long du
bord antérieur du corselet, les enfoncements sont fort peu profonds
et les yeux presque plans. Le corselet, encore plus étroit que dans
le subcylindricus, a les angles antérieurs sensiblement avancés et
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXIII. x
102 MONOGRAPHIE
passablement aigus; les côtés sont très parallèles ; le dessus est plus
convexe, tout le bord antérieur finement et densément strié; le
disque assez distinctement pointillé et un peu ridé vers les côtés; la
granulation des côtés de la base plus forte et plus étendue, et il ya
de chaque côté une ligne imprimée assez marquée parallèle à la
ligne médiane, qui est bien imprimée, de même que celle parallèle
au bord antérieur; la rigole qui, longeant le bourrelet basal, tra-
verse le pédoncule, est aussi granulée. Les é/ytres sont plus étroites,
plus allongées et plus cylindriques; les stries sont plus fortement
ponctuées et les points entament Les bords des intervalles; sur le
bord externe du 3°, on voit une série de quatre points bien distincts,
la granulation le long du bord antérieur est plus saillante. Le des-
sous du corps est plus rugueux et plus chagriné; les côtés du
métasternum et les épisternes postérieurs sont distinctement poin-
tillés. Je n'étais pas sûr, à l’époque où je l'ai décrit, qu'il fût vrai-
ment une espèce caucasienne, mais nous savons avec certitude
maintenant qu’il se rencontre dans le bassin caspien. L'individu
décrit par M. Solsky a été pris par M. Bogdanoff dans le désert de
Kisil-Koum près de l’Amoudéria.
Sc. mancus Bonelli, Observ. ent., If, p.41. — Long 16-18 1/2,
larg. 4 1/2-4 3/4 mill. Ilressemble beaucoup au vrai subterraneus,
dont le distingue, en premier lieu, l’absence de l’épine supérieure
au côté externe des jambes intermédiaires. Les mandibules sont plus
fortes à leur base, fortement striées longitudinalement, les carènes
sont plus distantes l’une de l’autre vers leur base. La /éfe est plus
grosse, plus transversale, les côtés de l’épistome sont assez forte-
ment striés et les stries couvrent en ondulant le fond et le versant
externe des enfoncements du front, ainsi que l’espace qui sépare les
yeux des enfoncements; ici elles sont plus marquées qu’antérieure-
ment, les yeux sont bien moins convexes; le corselel est presque
tout à fait semblable, mais ses côtés sont moins arrondis; les côtés
de la base ne sont guère chagrinés. Il n’y a presque aucune diffé-
rence dans la forme et la sculpture des élytres, dont les stries sont
parfaitement lisses. Les jambes antérieures ont deux ou trois den-
telures assez fortes au-dessus de la 3° dent. Il habite les Indes
orientales. Mac Leay père le cite comme se trouvant aussi à
Java.
Sc. indus Olivier, Entom. 36, p. 9, t. I, fig. 2 à 6. Dejean, Spec.
gén. des Col. I, p.395. — Long. 15-18, larg. 4 2/5-5 mil. Il n'y a
guère d’autre différence entre cette espèce et le mancus que celle
qu'il ya entre l’arenarius et le pacificus ; c’est-à-dire que les stries,
lisses dans le second, sont distinctement ponctuées dans l’éndus qui
provient des mêmes contrées.
DES SCARITIDES. 103
Sc. subnitens Chaudoir, Bull. des Nat. de Mosc., 1855, I —
Long. 14, larg.3 2/3 mill. Bien plus petitet proportionnellement plus
étroit et plus parallèle que le mancus; l'espace entre les deux
carènes des mandibules est tout à fait lisse. La té/e est plus petite,
les yeux plus convexes; l’épistome et le versant externe des enfon-
cements du front moins striés. Le corselel est plus échancré en arc
de cercle antérieurement, avec les angles plus avancés et plus
aigus; le dessus est moins convexe; les é/ytres sont plus allongées,
plus étroites, plus parallèles, bien moins convexes, bien plus fai-
blement striées, ponctuées et granulées de même, les intervalles
très plans. Antennes et pattes plus grêles, mais pas plus longues.
On le trouve dans le nord de l’Hindostan.
Sc. opacus Chaudoir, Bull. des Nat. de Mosc., 1855; I, p.88 —
Sc.parvus? Wiedemann, Zoolog. Mag. II,1, p. 37. — Long. 11 1/2-
12, larg. 3 1/4 mill. C’est le plus petit des vrais Scarites, et il se
distingue par sa coloration constante d’un noir très terne. Les man-
dibules sont comme celles du mancus. La lête est petite comme dans
le subnitens, mais un peu plus courte; les veux sont fort peu con-
vexes et presque tout le dessus plus ou moins ruguleux et légère-
ment strié antérieurement. Le corselel a à peu près la même forme
que celui du swbnitens, les côtés sont plus parallèles et le rebord
latéral plus fin. Les é/ytres, quoique parallèles, sont moins allon-
gées ; les stries, plus fines encore, sont distinctement ponctuées; il
y a les mêmes points sur le3*intervalle. Les antennes sont plus gre-
nues vers l’extrémité; il n’y a qu’une seule indentation aux jambes
antérieures au-dessus de la 3: dent. J’en possède trois individus,
venant du Bengale. La description du parvus Wiedemann (espèce
omise dans le catalogue Harold et Gemminger) parait se rapporter
à cette espèce, à laquelle, dans ce cas, devrait être restitué le nom
proposé par cet entomologiste, mais il n'y est point question des
points sur les élytres et de quelques autres caractères impor-
tants.
II. Episterna postica latitudine dimidio longiora, minus angusta.
(Species apteræ.)
A. Prothorax angulis posticis dentatis.
I. Tibiæ intermediæ ante apicem externum bispinosæ.
4. Tibiæ posticæ margine posteriore dense fulvociliato.
a. Abdomen segmentis penultimis postice pluripunctatis (tibiæ posticæ
dense fulvociliatæ).
L
Sc. buparius Forster (Tenebrio), Nov. ins. spec. Cent., p. 61.
(1771) — Tenebrio giganteus Linné, Syst. nat. Gmelin, [, IV,
p. 1993, n° 15 = Scar. gigas Fabricius, Syst. Eleuth. I, p. 123, n°5.
(Spec. Ins. I, p. 314, n° 1.) ; Olivier, Ent. IT, 36, p.6, T. I, fig. 1. a.
104 MONOGRAPHIE
b. c. — Se. Pyracmon Bonelli, Mém. Acad. Tur. 1813, p. 465;
Dejean, Spec. gén. des Col. I, p. 367 ; Icon. des Col. d’Eur. I, pl. 20,
fig. 4 — Var. Sc. seæpunclatus Chaudoir, Bull. des Nat. de Mosc.
1843, p. 722. — Cette espèce bien connue, à laquelle j'ai cru devoir
restituer le premier nom sous lequel elle a été décrite, varie beau-
coup sous le rapport de la taille; le plus petit individu que je pos-
sède n’a que 24 mill. de long sur 7 1/2 de large, tandis que le plus
grand en à 38 de long sur près de 13 de large. Elle est répandue
sur les côtes de la Méditerranée jusqu’en Crète; mais elle semble
étrangère à la péninsule des Balkans et à toute la côte orientale, y
compris l'Egypte. Il n’y a d'ordinaire sur chaque élytre que deux
points placés non loin de l'extrémité, mais dans les individus venant
de la côte barbaresque, on en voit quelquefois un 3° un peu après le
milieu, ce qui m'avait fait croire que c'était une espèce distincte
que j'avais nommée seæpunclatus; un individu, offrant sur l’élytre
gauche le même nombre de points et que Rambur avait pris à
Malaga, diffère des individus ordinaires par l’absence de luisant
et par des stries plus distinctes; Dejean l'avait nommé énter-
snedrus.
Sc. bucida Pallas (Carabus), Iter. V, p. 493. — Dejean. Spec.
gén. des Col. I, p. 369. — Icon. des Col. d’'Eur. I, pl. 20, fig. 5 —
Sc. interruptus Fischer, Ent. de la Russ. IT, p. 29. Tab. XX VI,
fig. 4 — Sc. grandis Fischer, ibid. IL, p. 123. Tab. V. fig. 1 — Sc.
bulimus Motschulsky, Die Kaef. Russl. p. 20. not. 2. — Long. 31-
99, larg. 9 1/2-11 mill. Il diffère du buparius par sa forme moins
élargie. La carène interne des mandibules est en général plus élevée
que l’externe. La {é/e est moins renflée derrière les yeux; en avant
de ceux-ci, les côtés forment un coude faisant un peu saillie en
dehors et formant un angle droit peu arrondi au sommet, avec la
partie tronquée des coins antérieurs, qui est assez fortement échan-
crée; les yeux sont plus gros et plus convexes ; le devant du front
est strié à peu près de même. Le corselel ressemble beaucoup; il est
moins fortement échancré antérieurement, avec les angles moins
avancés et plus arrondis, ainsi que la partie des côtés qui les suit
immédiatement, le bord antérieur est en général plus strié. Les
élytres sont plus étroites à la base et s’élargissent un peu moins en
arrière; elles sont visiblement plus allongées et le milieu des côtés
n’est point arrondi, la rondeur ne commençant qu’après le milieu ;
la dent humérale est moins saillante et n'est pas suivie sur le côté
d’une sinuosité plus ou moins sensible (comme c’est le cas dans le
buparius); la convexité du dessus est la même ; les stries sont plus
marquées et sont légèrement ponctuées; les intervalles moins
plans, quoique peu convexes, extrèmement lisses; il n'y a d’ordi-
naire à l'extrémité de chaque élytre qu'un seul point plus ou moins
DES SCARITIDES. 105
visible; quelquefois cependant on en aperçoit un second, placé un
peu plus en avant. Le reste est comme dans le brparaus. Il est
répandu dans l’Asie centrale réunie maintenant à l’Empire russe.
Il est évident que tous les noms cités plus haut ne désignent que des
variétés individuelles de la même espèce, dont les mandibules sont
plus ou moins longues, comme cela a lieu dans les différents indi-
vidus du buparius. Je crois même que le Sc. platynotus Fischer,
Ent. de la Russ. IL, p. 124, n’est qu’un individu à stries plus effa-
cées et dont les élytres ont été comprimées accidentellement.
M. Solsky (Voy. au Turkest, II, p. 52, not. 1.) croit le reconnaître
dans un Scariles trouvé près de la mer Caspienne, qui, d’après lui,
se distingue du bucida par sa convexité moindre, par ses mandi-
bules plus longues et plus aiguës, les enfoncements du front plus
profonds, avec les stries du devant de la tête plus fortes, le bord
antérieur du corselet plus échancré avec les angles plus avancés,
le devant plus élargi, le rebord latéral plus large, les é/ytres plus
étroites aux épaules, plus arrondies sur les côtés, avec le rebord
latéral plus large; la partie élargie est plus rapprochée de la base,
les stries plus marquées, avec les intervalles plus convexes et légé-
rement dentelés sur les bords, la granulation du bord latéral plus
forte; outre les deux points postérieurs du 3° intervalle, il y en a
un 3° un peu plus en avant (sans doute comme dans le sexpunc-
latus). I] suffit d’avoir bien étudié ce genre pour voir que ces carac-
tères sont sujets dans la même espèce à des variations assez sen-
sibles, qui n'autorisent pas la création d’une espèce distincte. Il
paraît se rencontrer sur les rives occidentale et orientale de la mer
Caspienne.
Sc. Polyphemus Bonelli (Observ. ent.). Mém. Acad. Tur.
1813, p. 465. Dejean, Spec. gén. des Col. I, p. 370; Icon. des Col.
d'Eur. I, pl 21, fig. 1. — Long. 28-35, larg. 8 1/2-10 1/2 mill. Il n'a
pas le luisant qu’a ordinairement le buparius, auquel il ressemble,
tout en différant de lui par le devant de la {éfe plus strié, même
entre les enfoncements du front, le devant de l’écusson plus rugueux,
les élytres plus convexes, les stries plus marquées et distinctement
ponctuées, avec les intervalles plus relevés; il y a d'ordinaire un
point sur le 3° intervalle plus ou moins vers le milieu, outre les
deux près de l'extrémité, et l’on n’aperçoit point de dentelures au
côté externe des jambes antérieures au-dessus de la 3° dent. Cette
espèce semble remplacer à l’ouest de l'Espagne et dans le Portugal
le buparius mêditerranéen ; on la retrouve dans le Maroc. Le Sc.
grandis Fabricius, Ent. Syst. Suppl., p. 43, 2-3 (oublié dans le
Catal. Harold et Gemm.) pourrait bien n’être autre chose que le
Polyphemus, quoique Fabricius le fasse venir du Brésil; dans sa
description, d’ailleurs bien insuffisante, il y a les mots » tibiæ..….
106 MONOGRAPHIE
posticæ rufociliatæ » qui ne peuvent se rapporter qu’à l’une des
trois espèces, car aucun autre Scariles n’a les jambes postérieures
frangées de jaune, excepté le Sc. Epaphius de l Afrique australe.
b. Abdomen segmentis penultimis medio postice bipunctatis.
2. Tibiæ posticæ margine posteriore longius denseque fulvociliatæ.
Sc. Epaphius. — Long. 29 1/2-36, larg. 10 1/2-13 mill. Il res-
semble au Richleri, mais il présente de bons caractères distinctifs.
Les jambes postérieures sont garnies d’une frange de cils roux aussi
longs et aussi serrés que dans le buparius. Les mandibules ne sont
guère striées entre les carènes, dont l’externe forme à sa base un
coude assez marqué et saillant; les yeux sont comme dans le
rugosus ; le coude des côtés de la féfe devant les yeux est aussi
saillant que dans le Dogquereaui, et, comme dans ce dernier, il est
suivi, en se rapprochant de l’épistome, d’une échancrure assez forte
qui ne se voit pas dans le Æichlert; les saillies dentiformes du bord
antérieur de l’épistome de chaque côté du labre sont plus avan-
cées ; les stries de l’épistome sont remplacées par des plis, et celles
du front sont moins nombreuses, moins fines et on n’en voit que sur
le versant externe des enfoncements et de peu distinctes entre l’en-
foncement et l’œil. Le corselel est plus arrondi sur les côtés, ses
angles antérieurs sont encore plus avancés, la rigole latérale est
au moins aussi large, elle parait moins rugueuse et Les bords laté-
raux du disque ne le sont point. Les é/ylres sont plus larges et
moins allongées, les côtés sont plus arrondis vers le milieu et la
rondeur de l’extrémité est plus obtuse; le dessus moins convexe ;
les intervalles sont plus tectiformes, sans trace de granulation le
long de leurs bords; la base du 7° est plus élevée, le & bien plus
plan sur toute sa longueur ; la rigole et le rebord latéral sont nota-
blement plus larges, ce dernier se rétrécit seulement près de la
base. Il y a 3 à 4 dentelures au-dessus de la 3° dent des jambes anté-
rieures. Les deux individus que je possède m'ont été cédés par
M. Buquet comme venant du Cap des Aiguilles (Afrique australe).
Je l'ai vu aussi sous ce même nom, proposé par M. Buquet, dans la
collection du Jardin des Plantes.
B. Tibiæ posticæ margine posteriore pilis paucis erectis instructo.
æ. Elytra aut impunctata, aut apice 1-2 punctata.
y. Elytra ad humeros angustata.
+. Elytra interstitiis externis basi haud carinatis.
0. Prothorax lateribus anguste marginatus.
p. Elytra fortius (plerumque) striata.
Sc. striatus Dejean, Spec. gén. des Col. I, p. 371 = Sc. ence-
phalus Lucas, Ann. de la Soc. ent. de France, 1858, Bull.
p. cLxxvII. — Long. 31-36, larg. 9-10 1/2 mill. Il ressemble beau-
DES SCARITIDES. 107
coup au bucida, mais on peut l’en distinguer de suite par l'absence
de frange jaune aux jambes postérieures. IL est d’un noir tout aussi
luisant. Les mandibules sont semblables. La féle est conformée à
peu près de même, le coude des côtés devant les yeux est wn peu
moins saillant; ceux-ci sont plus convexes; la saillie de la joue, à
peine sensible dans le bucida, est plus élevéeet atteint la hauteur de
l’œil, mais ellese fond assez insensiblement avec les côtés du col; le
devant du front est strié de la même manière. Le corselet ne diffère
que par le bord antérieur moins échancré, avec les angles moins
avancés et plus arrondis, et par une convexité un peu plus grande.
Les élytres ont les mêmes proportions, elles sont un peu moins
élargies en arrière ; le milieu des côtés est moins rectiligne, le des-
sus un peu plus convexe; les stries sont notablement plus impri-
mées et plus fortement ponctuées, les intervalles plus convexes; il
n’y a d'ordinaire sur chaque élytre qu'un seul point plus ou moins
distinct tout près de l'extrémité, mais, dans mon individu de l’en-
cephalus, il y en a deux assez gros placés sur l'extrémité du 3° inter-
valle et même, sur l’élytre gauche, il y en a un 3 placé sur le bord
externe de cet intervalle un peu après le milieu, ce qui n’est pro-
bablement qu'individuel, car il n’y a absolument pas d’autre diffé-
rence entre ces deux insectes. Les pattes sont pareilles, à part la
frange de poils jaunes serrés au côté postérieur des jambes de la
dernière paire, qui est remplacée par quelques longs cils raides. Il
habite la côte septentrionale de l'Afrique.
Sc. Boysi Chaudoir, Bull. des Natur. de Mosc. I, p. 57. — Long.
29-31, larg. 9 1/3-9 3/4 mill. La ressemblance entre cette espèce et
la précédente est telle que, si ce n’était la différence d'habitat, on
serait tenté de les réunir. Cependant les mandibules sont plus
courtes; le front est plus strié en dehors des enfoncements; les
côtés du corselel sont moins arrondis près des quatre angles, ce qui
fait que les postérieurs sont moins arrondis et plus marqués, tout
en étant dentés de même; les é/ytres sont visiblement plus courtes,
moins rétrécies vers les épaules, la partie postérieure du disque est
plus convexe et descend davantage vers l'extrémité; les stries sont
un peu moins fortement ponctuées et il n’y a sur chaque élytre
qu’un seul point, quelquefois indistinct, tout près de l’extrémité. Il
se trouve dans le nord de l’Hindostan (Capt. Boys, Doct. Bacon.)
Sc. guineensis Dejean, Spec. gén. des Col. V, p. 485 = Sc.
Rocheti Chaudoir, Bull. des Natur. de Mosc. 1855. I, p. 58.—Var. :
Se. asphallinus Klug, Symb. phys. Dec. III. T. XXIV, fig. 1 —
Se. nitidus Chaudoir, Bull. des Natur. de Mosc. 1843, p. 722. —
Long. 25-35, larg. 8-11 mill. Cette espèce, omise, ainsi que le syno-
nyme de Æoch2li, dans le Catalogue de MM. Harold et Gemminger,
108 MONOGRAPHIE
est encore voisine du shriatus. Les mandibules sont en général plus
courtes. Le corselel est moins rétréci en arrière et les côtés sont
plus arrondis ; le bord antérieur est plus échancré, avec les angles
un peu plus avancés et moins arrondis. Les é/ytres, tronquées de
même à leur base, sont plus courtes, plus ovalaires, plus arrondies
sur les côtés, plus convexes, les stries, généralement aussi fortes
que dans le s/riatus et lisses, sont fort peu marquées dans le
nilidus, qui est aussi remarquablement luisant, tandis que dans la
var. Aocheli, elles sont légèrement ponctuées et le dessus du corps
estmoins luisantque dans le guineensis typique. Le reste est comme
dans le sfrialus. Commun au Sénégal; la variété Rocheli se ren-
contre en Nubie et en Abyssinie, l’'asphaltinus habite l Arabie, le
nitidus le Kordofan.
Sc. Doguereaui Gory, Ann. de la Soc. ent. de France, 1833,
p. 207. — Long. 38-40, larg. 12 1/2-13 mill. Bien plus grand et plus
corpulent que le rugosus. Les mandibules diffèrent peu, ainsi que
le labre et le menton, mais les antennes sont plus longues et les
articles extérieurs en rectangle modérément allongé. La féle est
plus grosse, le coude en avant des yeux plus marqué, ceux-ci sont
moins plats, l’espace entre les enfoncements du front est finement
strié ; les stries qui couvrent le versant externe de ces mêmes enfon-
cements sont plus fortes et s'étendent davantage vers les yeux et le
vertex; les angles antérieurs du corselel sont moins avancés et
moins aigus, les côtés encore plus arrondis, très arqués près des
angles antérieurs, les côtés de la base un peu arrondis en se rap-
prochant des angles postérieurs ; le dessus est encore plus con-
vexe, légèrement ridé près de la rigole latérale et un peu plus le
long des côtés obliques de la base, près desquels on aperçoit une
impression plus marquée,où les rides viennent converger ; les stries
le long du bord antérieur sont plus marquées, les lignes imprimées
plus faibles. Les é/ytres sont plus larges, elles sont de même rêétré-
cies antérieurement; les côtés de la base descendent un peu moins
vers les épaules dont la dent est plus sentie, les côtés s’arrondis-
sent déjà vers le milieu ; le dessus est bien plus bombé; les stries,
qui sont lisses, sont toutes plus profondes, et tous les intervalles
assez convexes ; les bords antérieur et latéraux sont granulés de
même, on retrouve les deux points à l'extrémité du 3° intervalle.
Le dessous du corps et les pattes sont pareils, celles-ci sont seule-
ment plus fortes. Il est en dessus d’un noir plus luisant. Il habite
l'Afrique australe.
pr. Elytra vix evidenter striata.
Sc. rugosus Wiedemann,Germar’s Mag. der Ent., IV, p. 118;
Dejean, Spec. gén. des Col., I, p.373 — Sc. Hopei Gory, Ann. de
DES SCARITIDES. 109
la Soc. ent. de Franc., 1833, p. 209 — Sc. Dregei Chaudoir, Bull.
des Nat. de Mosc., 1843, p. 723. — Long. 25-32, larg. 8 1/4-11 mill.
Cette espèce, maintenant bien connue, diffère de toutes les sui-
vantes par ses élytres non striées. La {éfe est beaucoup moins lon-
gue que large, assez grosse, un peu plus élargie derrière les yeux
qu’antérieurement, ce qui fait que les côtés du col sont aussi élevés
que les yeux, qui sont presque plats, sans qu'il y ait de saillie des
joues; le coude des côtés en avant des yeux est très obtus et assez
arrondi, nullement saillant au dehors; le dessus est presque lisse,
il n’y a que de faibles stries peu nombreuses sur le versant externe
des enfoncements du front, qui sont assez forts ; et un sillon assez
profond longe le rebord interne de l’œil, et se recourbe en arrière
vers la joue, l’épistome est plus ou moins strié et offre une forte
saillie dentiforme de chaque côté du labre; celui-ci est fortement
trilobé et un peu plissé; les mandibules sont à peine plus longues
que la tête, plus ou moins arquées et aiguës, légèrement striées
entre les carènes, qui sont assez élevées et dont l’interne est sinuée
près de sa base, plus fortement sur les dents internes, qui sont assez
aiguës et dont celle de droite est profondément échancrée; le
menton est peu concave, la dent médiane est peu aiguë et dépasse
peu les lobes, qui sont un peu plissés et arrondis, tant devant que sur
les côtés; les paragènes sont assez allongés, un peu dentés et
échancrés intérieurement; les antennes atteignent à peu pres le
milieu du corselet; elles ne sont pas fort épaisses, mais vont en
s’épaississant vers l'extrémité ; les 2°, 3° et 4° articles diminuent
successivement de longueur, les suivants sont en carré pas plus
long que large, le 11° en ovale court, très tronqué à sa base, obtus
à l'extrémité. Le corselet est notablement plus large que la tête,
d’un peu moins du double plus large que long (10 X 6), le bord
antérieur est fortement échancré, avec les angles bien avancés,
mais peu aigus au sommet, les côtés sont assez arrondis, surtout
près des angles antérieurs, la dent des angles postérieurs est petite
et peu saillante: les côtès de la base sont à peu près rectilignes,
modérément obliques; le milieu de la base n’est nullement pro-
longé, il est à peine échancré; Le dessus est passablement convexe,
lisse, sans granulation sur les côtés de la base, où c’est à peine Si
l'on aperçoit une légère impression, quelquefois strié le long du
bord antérieur, la ligne médiane et celle parallèle à ce bord sont
modérément imprimées, le rebord latéral est étroit. Le péoncule
est assez épais. Les é/ytres ont la largeur du corselet, elles sont à
peine de moitié plus longues que larges, visiblement rétrécies vers
les épaules, qui sont terminées par une petite dent très peu sail-
lante; le milieu de la base est légérement échancré, ses côtés sont
un peu arqués et descendent un peu vers l'épaule; les côtés, presque
110 MONOGRAPHIE
rectilignes depuis celle-ci jusqu'au premier tiers, vont en s’écar-
tant peu à peu et s’arrondissent ensuite assez fortement jusqu’à
l'extrémité, dont la rondeur est passablement obtuse; le dessus est
fort bombé,dans le sens transversal surtout, et l'extrémité s’abaisse
rapidement sur le bord postérieur; d'ordinaire les stries sont
presque complètement effacées, excepté les deux ou trois externes:
cependant, dans quelques individus, on en aperçoit même sur le
disque de très fines, qui sont finement ponctuées; les intervalles,
très lisses, sont tout à fait plans, à part les deux externes qui sont
légèrement relevés; sur le 3° il y a ordinairement deux points assez
gros, placés l’un derrière l’autre près de l'extrémité; la rigole qui
longe le fin rebord latéral, est assez large, finement granulée et
porte une rangée distincte de petits points, la granulation s'étend
en devenant plus clair-semée, sur le côté externe du 8° intervalle;
il n'y en à presque point le long du bord antérieur, à l'exception de
2 à 3 grains vers la base des premières stries, Le dessous du corps
est lisse et convexe. Il n’y a qu’une dentelure au-dessus de la 3° dent
des jambes antérieures, et quelquefois il n'y en a même point.
L’épine supérieure du côté externe des jambes intermédiaires est
plus courte que l’inférieure. Le dessus est plus ou moins luisant,
quelquefois un peu terne. Un individu, assez petit de taille et que
je crois mal développé, a des élytres à peine élargies en arriére,
presque parallèles et les stries sont assez distinctes. Il habite
l'Afrique australe (colonie du Cap, Natal) et y semble assez com-
mun.
‘ 00. Prothorax lateribus latius marginatis.
Sc. Richteri Chaudoir, Observ. Kieff, 1847, p. 4; Bull. des
Natur. de Mosc., 1855, I, p. 63. — Long. 52, larg. 10 mill. Il est de
la taille du >wgosus, mais il en diffère par beaucoup de caractères.
Les mandibules sont plus striées; la /6/e a la même forme, mais les
yeux sont tout à fait plats; tout l'épistome est finement strié, les
stries sur les côtés des enfoncements du front sont plus marquées,
plus nombreuses et s'étendent davantage en s’affaiblissant vers les
yeux et le vertex, l’espace entre les enfoncements est finement
strié et un peu rugueux. Le corselel est plus large et plus trans-
versal, le bord antérieur plus profondément échancré et les angles
sont notablement plus avancés, mais arrondis au sommet ; les côtés
sont plus arqués vers les quatre angles, surtout vers les anté-
rieurs, la dent postérieure est précédée d’une indentation plus forte,
la base ne diffère pas; le dessus est moins bombé, la ligne impri-
mée parallèle au bord antérieur est oblitérée vers le milieu, le bord
antérieur est finement strié, il y a un peu plus de granulation le
long des côtés obliques de la base, la rigole qui longe le rebord
DES SCARITIDES. 111
| latéral est visiblement plus large et rugueuse, la rugosité s'étend
_ sur les côtés du disque. Les é/ytres sont plus larges et moins rétré-
cies vers la base, dont les côtés descendent un peu moins vers les
épaules, les côtés sont pareïls; toutes les stries, quoique fines, sont
bien marquées et lisses; les intervalles, peu convexes sur le disque,
le sont davantage vers la base et l'extrémité et le deviennent de
plus en plus vers les côtés jusqu’au 7°, le 8° s’aplatit de plus en
plus en avantet finit assez loin de l'épaule ; les bords des intervalles
extérieurs portent une rangée de granules très fins, qui disparais-
sent sur les internes; sur le 3°, on voit près de l'extrémité 2 points
comme dans le Doguereaui, la granulation de la rigole latérale est
pareille, mais il y en a davantage au bord antérieur. Les pattes
sont à peu près semblables, mais le nombre de cils le long du côté
postérieur de la dernière paire de jambes est bien moins considé-
rable que dans le 7wgosus. Il est en dessus d’un noir plus luisant.
+%. Elytra interstitio septimo basi subcarinato.
Sc. angulifrons. — Long. 28-29, larg. 8 4/5 mill. IL peut être
comparé au 7°4gosus, mais ses épisternes postérieurs sont plus allon-
gés, il est d’un noir plus luisant, un peu plus petit et proportion-
nellement plus étroit et plus parallèle. Les mandibules sont plus
obtuses dans mes deux individus; entre les carènes,elles sont striées
obliquement, ainsi que sur les dents internes. La /éle est un peu
moins courte, le coude formé par le côté devant les yeux est plus
saillant et bien moins arrondi; la saillie des joues forme au-dessous
des yeux et derrière eux un tubercule ridé, plus élevé que l'œil et
séparé par une rigole des côtés de la tête, les yeux sont un peu
plus convexes et le dessus est lisse, à part quelques stries assez
marquées sur le versant externe des enfoncements du front, les-
quelles se prolongent sur les côtés de l’épistome. Le corselel est un
peu plus étroit, les côtés sont moins arrondis près des angles, ceux
de la base sont très légèrement sinués près du pédoncule, sans que
le milieu de la base soit pour cela prolongé ; comme dans le rugo-
sus, il n’y a point de granulation le long de ces côtés, et l'on ne voit
point destries le long du bord antérieur, le dessus est tout aussi
convexe, et les lignes imprimées ne diffèrent pas. Les é/ytres sont
un peu plus étroites et plus parallèles, elles ne s’élargissent point
en arrière, la base est conformée de même, mais la dent humérale
est un peu plus marquée ; les côtés, parallèles sur le milieu, s'arron-
dissent vers l’épaule et vers les deux tiers postérieurs, l'extrémité
est un peu moins obtusément arrondie; le dessus est tout aussi
convexe ; les stries externes sont assez fortes, mais elles diminuent
de profondeur vers La suture, et quelquefois sur le disque et vers la
base, elles sont peu distinctes, elles sont à peu près lisses, ainsi que
112 MONOGRAPHIE
les intervalles, qui sont plans sur le disque et de plus en plus con-
vexes vers les bords latéraux ; le 8, qui est assez large et tout à fait
lisse, s'arrête assez loin de l'épaule qu’atteint le 7° en s’élevant peu
à peu vers la basé en forme de carène obtuse, surplombant le
rebord latéral qui est fort étroit; il n'y a de granulation que dans
le fond de la rigole latérale et il n’y en a point le long du bord
antérieur; sur le 3° intervalle, près de la%strie, on voit un seul
point placé aux trois quarts de sa longueur. Le dessous du corps
et les pattes sont comme dans le rvgosus ; dans l’un de mes deux
individus, il n’y a point de dentelure au-dessus de la 3° dent des
Jambes antérieures, tandis qu’il y en a dans l’autre. Il habite
la république de Transvaal et m’a été vendu par M. Boucard.
Sc. cycloderus.—Long.30,larg.8 3/4 mill. Il ressemble un peu
par la forme au {enebricosus, mais ses épisternes postérieurs sont
plus longs, et il est plus allongé. Les mandibules sont comme dans
ce dernier ; la {éle est notablement moins courte, sans être toute-
fois aussi longue que large; le coude des côtès devant les yeux est
presque aussi saillant, mais un peu plus arrondi au sommet, la
saillie des joues est comme dans l’angulifrons; les plis des côtès
de l’épistome sont plus forts et moins nombreux, le devant du front
est strié comme dans le {enebricosus; les enfoncements sont moins
profonds et plus courts. Les antennes sont à peu près pareilles,
sauf le 3° article qui est visiblement plus court que le 2°; le menton
est assez court, granulé vers la base ; la dent médiane, très aiguë, !
dépasse passablement les lobes latéraux qui, sont coupés très carré-
ment antérieurement, un peu convexes le long du bord latéral, qui
est bordé d’une fine carène. Le corselel ressemble à celui du /eve-
bricosus, il est un peu plus large que la tête avec ses saillies laté-
rales; le bord antérieur est plus échancré, les côtés sont plus
arrondis, la dent des angles postérieurs est un peu plus saillante,
le dessus est tout aussi convexe; la ligne médiane et celle paral-
lèle au bord antérieur sont plus imprimées; de chaque côté de la
base, il y à une fossette assez marquée, qui est granulée, ainsi que
les côtés obliques. Les é/ytres sont plus allongées, moins ovalaires,
un peu rétrécies vers la base, dont le milieu est assez échancré, et
les côtés décrivent une forte courbe et descendent ensuite vers
l'épaule, dont la dent est assez saillante; la partie antérieure des
côtés est bien moins arrondie; le dessus est un peu moins convexe;
les stries intérieures sont peu profondes et ponctuées, les extô-
rieures deviennent des sillons assez larges dont le fond est forte-
ment chagriné:; à partir du milieu environ, cette rugosité s'étend
sur les intervalles et les couvre entièrement, tandis qu’antérieure-
ment ils sont à peu près lisses, surtout les 6°,7° et&8° sont rétrécis
et assez convexes dans leur moitié antérieure, tandis qu'ils sapla-
DES SOARITIDES. 16:
nissent tout à fait postérieurement; comme dans le précédent, le 8e
n’atteint pas l'épaule, mais le 7° y arrive et tous deux surplombent
passablement le bord latéral; tout le bord antérieur et la large
rigole latérale sont assez fortement granuleux; on ne voit aucun
point enfoncé sur le 3° intervalle dans l'individu unique que je
possède. Les épisternes du prosternum sont un peu granuleux, les
autres sont plus lisses, le reste du dessous est lisse, et c’est à peine
si les côtés de l’abdomen sont finement chagrinés; au-dessus de la
3 dent des tibias antérieurs, on aperçoit de quatre à cinq dentelures.
M.S. Stevens me l’a vendu comme venant des Indes orientales.
33%. Elytra interstitio 8° basin attingente, ibique clevato.
Sc. exaratus Dejean, Spec. gén. des Col. I, p. 373. — Long. 28,
larg. 9 mill. Ressemble au 7wgosus dont il diffère par ses élytres
bien striées et dont le 8e intervalle est convexe jusqu’à l’épaule.
Les mandibules sont plus striées entre les carènes. La forme de la
tête est la même, mais les yeux sont plats comme dans le Æichterr,
le col ne s’élargit pas derrière les yeux; tout l’épistome, les bords
de sa suture et le versant externe des enfoncements du front sont
couverts de stries très fines et très serrées s'étendant davantage
vers les yeux et le vertex, qui est un peu moins lisse; l’espace entre
les enfoncements est couvert de stries encore bien plus fines. Le
corselel a presque la même forme, et il ne diffère que par le rebord
latéral qui, sans être aussi relevé que dans le ÆRichleri, l’est plus
que dans le rugosus; la rigole, qui le longe, est lisse; la dent de
l'angle postérieur est précédée d’une indentation plus marquée Les
élytres sont un peu plus allongées et tout aussi rétrécies vers la
base, mais cela y paraît moins à cause de la convexité du 8° inter-
valle qui surplombe et cache la partie antérieure du bord latéral;
la partie de la base entre le pédoncule et l'épaule est bien moins
arquée et descend moins vers celle-ci; le milieu des côtés est moins
arrondi ; la convexité du dessus est la même, toutes les stries sont
assez imprimées, mais elles deviennent de plus en plus profondes
de la 4° à la 8e, les intervalles, qui sont lisses, deviennent aussi plus
convexes à mesure qu'ils se rapprochent des côtés; le 8 est con-
vexe sur toute son étendue et atteint ainsi l'épaule, son versant
externe est granulé comme la rigole et son bord interne est légère-
ment rugueux, surtout vers la base; les deux points à l'extrémité
du intervalle sont comme dans le Richter: ; les pattes sont comme
dans ce dernier ; la coloration du dessus est plus terne. Je ne pos-
sède que l'individu qui a servi à Dejean à établir l’espèce et qui
vient du Cap de Bonne-Espérance, mais j'en ai vu un autre parmi
les Scarites du Musée civique de Gênes.
yy. Elytra ovata.
+. Elytra fornicata.
114 MONOGRAPHIE 1
| |
1
à]
à
}
Sc. molossus Klug, Peters Reis. nach Mossamb., 1862, p. 155,
t. VIIL, fig. 9. — Long. 54, larg. 10 1/2 mill. I ressemble par sa
forme au {enebricosus, mais il est bien plus grand, plus terne, et
ses élytres sont encore plus ovalaires et plus bombées. La /é/e a la
même forme, mais le coude, du côté en avant des yeux, est moins
saillant et plus arrondi; l’espace entre les enfoncements du front et
les yeux est plus ridé, ceux-ci sont un peu plus convexes. Le cor-
selet est un peu plus large et plus arrondi sur les côtés ; les angles
antérieurs sont un peu plus avancés et la dent postérieure est un
peu plus saillante. Les é/ylres, comme nous l’avons dit, sont plus
ovalaires ; la distance du pédoncule à l'épaule est un peu moindre,
mais la courbe des côtés après l'épaule est notablement plus forte,
et à partir du milieu, les élytres se rétrécissent visiblement vers
l'extrémité, dont la rondeur est bien moins obtuse; le dessus est
fortement bombé dans les deux sens; toutes les stries sont égale-
ment profondes, et les intervalles plus convexes que dans le {ene- «
bricosus, le 8 l’est surtout et cache sur toute sa longueur le rebord »
latéral, sans toutefois être en forme de carène, et sans atteindre .
tout à fait l'épaule; le rebord est très fin et la rigole assez étroite
qui le longe, est finement granulée, granulation qui s'étend sur
une partie du versant externe du & intervalle; il y a aussi une
bande granulée assez étroite le long de la base, mais elle est sépa- "
rée de l’étranglement du pédoncule par un espace lisse vertical;
près de l'extrémité du 3° intervalle, on voit un point placé à quel-
que distance en avant de celui de l’extrémité même, qui est comme
dans le {enebricosus. Au-dessus de la 3° dent des tibias antérieurs,
il n’y à que deux dentelures; les deux épines des jambes intermé-
diaires sont plus longues et plus fortes. Il habite les bords du Zam-
bèze.
ee _—
Sc. tenebricosus Dejean, Spec. gén. des Col. V. p. 488. —
Longueur 25-28, largeur 7 1/4-8 1/2. Les mandibules n'ont
que la longueur de la tête et sont médiocrement arquées, le.
dessus est obliquement strié entre les carènes et sur les dents |
internes, l'extrémité en est lisse, celles-ci sont peu dilatées, les
dents de la droite sont séparées par une échancrure assez peu pro- …
foude; le labre est trilobé, les lobes sont presque égaux, le dessus
strié ; les antennes, assez fortes et moniliformes, dépassent un peu
la moitié du corselet; le 2° article est à peine aussi long que le &æ,
qui est plus long que le 4°, les suivants sont en carré aussi long.
que large, le 11° en ovale obtus, très carré à sa base, le menton est.
un peu concave, la dent médiane triangulaire ne dépasse pas les.
re
mé ame 2
h Le
DES SCARITIDES. ja
lobes, qui sont rugueux, arrondis extérieurement, coupés oblique-
ment en dedans à l'extrémité, qui forme un angle arrondi; les
paragènes sont dentés et échancrés à leur côté interne. La féte est
assez transversale, carrée ; le coude en avant des yeux est assez
saillant et forme un angle droit un peu arrondi au sommet; entre
le coude et Le coin de l’épistome, il y a une échancrure assez mar-
quée, les yeux sont peu convexes et emboîtés en arrière dans la
saillie de la joue qui est peu élevée, le dessus est lisse, à l’excep-
tion de quelques stries assez marquées sur le versant externe des
enfoncements du front, qui sont passablement profonds; ces stries
se prolongent sur l’épistome, qui est ridé même sur le milieu. Le
corselet est notablement plus large que la tête, modérément trans-
versal, régulièrement échancré en arc de cercle à son bord anté-
rieur, dont les angles sont à peine avancés, mais fort peu arrondis ;
les côtés le sont un peu moins vers le milieu que près des angles et,
comme la dent postérieure est modérément saillante, la rondeur
paraît se continuer sur les côtés de la base, dont le milieu est recti-
ligne au-dessus du pédoncule; le dessus est passablement convexe,
lisse, la ligne médiane et celle parallèle au bord antérieur sont
assez imprimées ; on ne voit guère d’impressions ni de granulation
sur les côtés de la base et le rebord latéral est fin et.étroit. Les
élytres, de la largeur du corselet, sont en ovale peu allongé et
assez obtus à la base, qui est à peine échancrée sur son milieu et
dont les côtés, faiblement arrondis, descendent fort peu vers
l'épaule, la dent de celle-ci est bien distincte; les côtés des élytres
sont régulièrement arrondis jusqu’à l'extrémité, qui l’est aussi,
mais pas très obtusément, le dessus est passablement convexe, mais
le disque l’est un peu moins que les côtés et l'extrémité; toutes les
stries sont lisses et bien marquées; les intervalles, également
lisses, sont modérément convexes, leur convexité n’augmente
guère vers les côtés, le 8°, aussi convexe que les autres, s’oblitère
avant d'arriver à l'épaule ; le rebord latéral est étroit, ainsi que la
rigole, dont la granulation ne s'étend guère sur le 8 intervalle; le
bord antérieur est aussi granulé; il n’y à qu'un seul point situé
tout près de l'extrémité du 3° intervalle. Le dessous du corps est
lisse; il y a deux à trois dentelures aux tibias antérieurs au-dessus
de la 3e dent; deux épines aux jambes intermédiaires, la supérieure
plus courte, et trois à quatre cils longs seulement au côté posté-
rieur des jambes de derrière. On le rencontre dans les possessions
françaises et portugaises sur le Sénégal.
æ3. Elytra deplanata.
Sc. abbreviatus Dejean, Spec. I, p.379. — Sc. dimidiatus
Brullé, Webb et Berthelot. Ent. Canar., p. 57, pl. 2, fig. 6. —
116 MONOGRAPHIE
Var.? Sc. humeralis Wollaston, Ins. Mader., p. 12. — Long. 17-23,
larg. 6-7 1/4 mill. Cette espèce, assez connue par la description
qu'en a donnée Wollaston, dans son bel ouvrage » Insecta Made-
rensia, » se distingue par la longueur des antennes dans le G,
tandis qu’elles sont assez courtes dans la ©, et par ses é/ytres for-
tement striées, aplaties et en ovale assez court, avec les épaules
plus ou moins arrondies et plus ou moins faiblement dentées.
J'avoue que je doute fort de la validité de l'espèce qu’il a nommée
huineralis et à laquelle il n’assigne d'autres caractères distinctifs
qu'une dent humérale un peu plus saillante, des élytres un peu plus
allongées, et la rangée de points le long de la rigole latérale visible
seulement vers l'extrémité. Je crois que, comme les individus qu’il
y rapporte se prennent pêle-mêle avec les abbreviatus ordinaires,
ce ne sont que des aberrations individuelles du type. L’insecte est
très commun dans les diverses îles du groupe de Madère.
yyy. Elytra parallela.
æ. Elytra ad marginem haud carinata.
Sc. saxicola Bonelli, Mém. Acad. Tur., 1813, p. 406. (Observ.
entom., p. 3%4.). Dejean, Spec. gén. des Col., I, p. 383. — Sc. hespe-
ricus Dejean, Spec. gén. des Col., V. p. 486. — Sc. collinus Ram-
bur, Faun. de l’Andal., I, p.43. — Sc. Levaillanti Lucas, Expéd.
scient. en Algér. Ann. des scienc. nat., 2° sér., 1842, p. 62. = Se.
costulalus Fairmaire, Ann. de la Soc. ent. de Franc., 1858, p. 757
(monente de la Brûlerie, eod.op.,1875, p.127).— Long. 24-27, larg.
6 1/2-7 1/2 mill. On peut comparer cet insecte à l’arenarius qu'il
dépasse notablement par sa taille, il est aussi proportionnellement
plus large et moins parallèle. Les mandibules sont de la même
dimension et à peu près de la même forme, le dessus est un peu plus
rugueux, la carène interne plus sinuée près de la base; les dents
internes sont plus larges, La /éle est proportionnellement plus
grande, les côtés en avant des yeux sont conformés de même, la
saillie de la joue couvre toute la moitié postérieure des yeux, qui
sont peu saillants et dont le bord postérieur est rectiligne, ce qui
leur donne une forme triangulaire; tout le dessus est chagriné, et
vers le devant, sur les bords des enfoncements et sur l’espace qui
les sépare, on voit des stries plus ou moins fines, irrégulières, quel-
quefois peu marquées. Le corselet est plus large, quoique modéré-
ment transversal, ses angles antérieurs forment un petit angle
rentrant avec le bord antérieur, et s’'avancent en forme de petite
dent étroite, peu aiguë, les côtés sont plus arrondis, la sinuosité des
côtés de la base, à côté du pédoncule, est plus ou moins forte, ce
qui m'avait fait croire que le saxicolaëtait distinct de l’hespericus,
mais ce caractère varie dans les individus de l’un et de l’autre; le
a
DES SCARITIDES. 117
disque est un peu moins convexe, la ligne médiane un peu moins
profonde, toute la surface opaque est finement chagrinée; le long
des côtés de la base, elle est un peu granuleuse. Les é/ytres, dont la
base est conformée de même, sont un peu plus larges et moins
parallèles, elles ne sont pas rétrécies vers la base, mais les côtés
sont très légèrement arqués; le dessus est bien moins semi-cylin-
drique, surtout sur le haut, les stries sont bien moins imprimées et
plus fines, ainsi que les intervalles, qui sont presque plans (dans
quelques individus ils Le sont tout à fait); ils sont finement chagri-
nés, et de plus, on voit des granules très fins Le long de chacun des
bords de ceux-ci; les bords antérieur et latéraux sont également
granulés, il n’y a qu’un seul point placé près de l’extrémité de
chaque élytre, à la jonction de la 2° et de la 5° strie. Les épipleures
et les côtés de l'abdomen sont chagrinés, les épisternes antérieurs
moins densément granuleux que ceux du métasternum, ainsi que
les côtés de ce dernier, les épisternes postérieurs diffèrent de ceux
de l’arenarius par leur longueur relative bien moindre. Il n’y a
pas d’ailes sous les élytres ; on voit 4 à 5 dentelures assez marquées
au-dessus de la 3° dent des tibias antérieurs et deux fortes épines à
peu près égales entre elles au côté externe des jambes intermé-
diaires. Les antennes sont un peu plus longues. Il habite la Syrie,
l'Égypte, la côte de Barbarie et le midi de la péninsule ibérique. Il
ne paraît pas qu’on l'ait rencontré en Grèce, en Italie, en Sicile, en
Corse et en Sardaigne.
3%. Elytra intra marginem carinata.
Se. excavatus Kirby, Trans. Linn. Soc., 1818, XII, p. 377,
Dejean, Spec. gén. des Col., I, p. 374. — Long. 33-37, larg. 9-10 1/3
mill. Z'éte grande, un peu moins longue que large, légèrement élar-
gle devant les yeux; le coude du côté devant ceux-ci légèrement
saillant, mais bien arrondi, le coin antérieur coupé obliquement en
ligne droite; les yeux assez convexes, la saillie de la joue aussi
élevée qu'eux, se fondant insensiblement avec les côtés du col; tout
le dessus lisse, avec les enfoncements du front passablement pro-
fonds, sans stries; l’épistome, plissé sur toute son étendue, offre
une forte saillie de chaque côté du labre; celui-ci trilobé, lisse,
mandibules fortes, de la longueur de la tête, modérément arquées,
presque lisses entre les carènés, quisont peu aiguës, fortement
striées sur les dilatations dentiformes internes; celle de droite for-
tement échancrée entre les deux dents qui la forment; antennes
assez épaisses, mais allongées, atteignant presque la base du cor-
selet; les articles 2, 3 et 4 diminuant successivement un peu de
longueur, les suivants en carré aussi long que large, le 11° en ovale
obtus, tronqué très carrément à sa base ; paragènes armés d’une
ANNALES DE LA SOC. ENFOM. DE BELGIQUE, T, XXII,
in
nee | ,
#1
118 MONOGRAPHIE
dent très effilée, aiguë, au milieu de leur côté interne. Corselet un
peu plus large que la tête, modérément transversal ; peu profondé-
ment échancré en arc de cercle antérieurement, avec les angles
nullement avancés et passablement arrondis ; les côtés presque
parallèles, s’arrondissant fortement vers les angles antérieurs et
légèrement vers les postérieurs ; les côtés de la base coupés assez
obliquement et légèrement arrondis, se terminant en dent aiguë
un peu saillante; le milieu nullement prolongé et légèrement
échancré : le dessus, lisse, descendant assez fortement vers les
côtés, la ligne médiane fine, un peu plus marquée que celle paral-
lèle au bord antérieur, qui est assez effacée ; de chaque côté de la
base, on aperçoit une petite dépression un peu allongée, mais point
de granulation; le rebord latéral est très fin et ne s’élargit guère le
long de la base. Le pédoncule est assez long, l'écusson rugueux et
relevé sur ses bords. Les é/ytres exactement de la largeur du cor-
selet, de plus de moitié plus longues que larges (17 sur 10 mill.),
un peu ovalaires ; le milieu de la base légèrement échancré en are
de cercle, ses côtés courts, un peu arqués et descendant assez vers
l'épaule, dont la dent, quoique petite, est aiguë ; le milieu des côtés
des élytres est parallèle sur une assez grande longueur, l'extrémité
est arrondie, mais peu obtusément; le dessus est aplani sur le
disque, mais sur les côtés, il descend rapidement sur le bord latéral
et peu à peu vers l'extrémité; sur chaque élytre, on voit sept larges
sillons profonds sur les côtés, diminuant de profondeur vers la
suture; dans chaque sillon il y a une rangée de grandes fossettes
plus ou moins arrondies, qui deviennent de plus en plus profondes
dans les sillons extérieurs; les intervalles entre les sillons sont
lisses, étroits, peu élevés près de la suture, et deviennent de plus
en plus convexes jusqu’auë*, qui est en carène assez tranchante et se
réunit à quelque distance de l'épaule à la base du 7°; celui-ci, ainsi
que le 6°, serelève en s’approchant de l'épaule; la base de ce 7*inter-
valle et tout le 8° surplombent beaucoup le rebord latéral, qui est
extrêmement fin; la rigole qui le longe et le bord antérieur sont
fortement granuleux, avec une rangée continue de fort petits points
au fond de la première. Le dessous du corps est lisse; les jambes
antérieures ne sont pas dentelées au-dessus de la 3° dent; l’épine
supérieure des jambes intermédiaires est bien plus courte que l’infé-
rieure. L’insecte est en dessus d’un noir terne, surtout sur les
élytres. On le trouve au Brésil.
Sc.quadricostis.— Long.33,larg.9 mill. Voisin de l’excavatus
dont il diffère par la sculpture et la longueur moindre des élytres.
La léle avec ses parties ne diffère en rien; le corselet est un peu
plus arrondi sur les côtés; ses angles antérieurs, presque aussi
arrondis, sont plus rapprochés des côtés du col; les côtés obliques
DES SCARITIDES. 119
de la base sont très légèrement sinués et forment avec le milieu un
angle obtus, très ouvert, arrondi au sommet; le disque est plus
aplani, on y retrouve exactement les mêmes impressions. Les
élytres sont moins allongées, plus ovalaires, avec les côtés un peu
arrondis, même vers le milieu ; les côtés de la base descendent un
peu moins vers les épaules; le dessus est notablement moins con-
vexe et descend bien moins vers les côtés, les fovéoles des sillons
sont encore plus grandes, ce qui rend les intervalles encore plus
étroits et Les fait un peu onduler; le 2° et le 4 sont plus élevés que
les impairs, le 6° forme une carène étroite et saillante qui se pro-
longe jusqu’à l'épaule, le 8° est aussi élevé et aussi étroit que le 6°,
le 7° l’est un peu moins et sa base se réunit à celle du 8° à quelque
. distance de l'épaule; il s’oblitère assez Loin de l’extrémité, tandis
que le 8° se prolonge en carène jusqu’à celle de la suture et est
rejoint par le 2, tandis que les 4 et 6: s'arrêtent à quelque distance
de l'extrémité; la base du 7° et Le 8 surplombent tout autant que
dans l’excavatusle rebord latéral, qui est tout aussi fin; la rangée
de points dans la rigole est plus distincte. Le dessous du corps et
les pattes sont identiques ; La coloration du dessus est au moins aussi
terne. Cette espèce a été découverte au Brésil (prov. de Rio-Janeiro)
par feu Squires.
xx. Elytra interstitio 3° seriepunctato.
Sc. Herbsti Dejean, Spec. I, p. 372, — Sc. Polyphemus Herbst,
Col. p. 254, t. 175, fig. 3. — Long. 28-36, larg. 9-11 1/2 mill. Plus
grand que l'angulifrons, proportionnellement plus large, avec des
élytres plus ovalaires. Z'éle un peu plus grosse, le coude des côtés
devant les yeux un peu plus arrondi; la saillie des joues et les
stries sur le front identiques. Corselet plus large, avec les angles
antérieurs plus avancés, Les côtés plus arrondis, toute la base déecri-
vant une courbe régulière. Ælylres plus rétrécies vers la base, qui
est conformée de même, s'élargissant postérieurement et un peu
arrondies sur les côtés, même vers le milieu; mieux striées sur le
disque, où les intervalles sont un peu moins plans, les intervalles
externes relevés presque de même; sur le bord antérieur on aperçoit
2 à 5 points ou granules près de la base des deux premières stries,
et, sur le 3e intervalle, 5 points assez gros, placés plus ou moins
près de la 3 strie et distribués sur toute la longueur à partir du
premier quart, mais le premier manque quelquefois; la granulation
de la rigole latérale s’étend sur le côté externe du 8 intervalle. Le
dessous du corps et Les pattes comme dans l’angulifrons. Les deux
individus que je possède, faisaient tous deux partie de la collection
Dejean et viennent du Cap de Bonne Espérance.
| dy (ns Fe
120 MONOGRAPHIE
II. Tibiæ intermediæ extus 4-spinosæ.
a. Prothorax media basi utrinque subsinuata.
Sc. lævigatus Fabricius, Spec. Ins. I, p.304; Dejean, Spec. gén.
des Col. I, p. 298; Icon, des Col. d’Eur. I, pl. 21, fig. 6 — Sc. litto-
ralis Creutzer, Entom. Vers. I, p. 134 = Sc. sabulosus Olivier,
Entom. 86, p. 11, t. I, fig. 8 — Sc. arenarius Petagna, Ins. Calabr.
p. 25, n° 122, t. I, fig. 7 = Sc. lauricus Chaudoir, Bull. des Natur.
de Mosc. 1837, IIT, p. 13 — Sc. hispanus, Motschulsky, eod. op 1849,
II, p. 67 — var : Sc. {helonensis Bonelli, Mém. Acad. Turin. 1813,
p. 475. — L'habitat de cette espèce bien connue s'étend sur toutes
les côtes de la Méditerranée et de la mer Noire, mais ne paraît pas
pénétrer beaucoup dans l’intérieur des terres, ni arriver au bassin
de la mer Caspienne. Le {awricus n’est qu'un individu de petite
taille mal développé, mais le {helonensis, qu’on ne trouve guère
que dans le midi de la France et au fond du golfe de l’Adriatique,
se distingue par ses élytres distinctement striées, avec les stries
quelquefois visiblement ponctuées, sans qu’on puisse le considérer
autrement que comme une modification locale du type. L’unipunc-
tatus Sturm (non décrit), que le Catalogue Harold et Gemminger
met en synonymie du {elonensis, n’est qu’un individu typique du
lævigalus.
b. Prothorax basi omnino rotundata.
Sc. aterrimus Morawitz, Kæf. v. Jesso, p. 21, t. I, fig. 8;
Bates, Trans. ent. soc. Lond. (Geod. of Japan) 1873, p. 237. — Long.
16-20, larg. 5 1/5-6 1,3 mill. La féfe est en rectangle transversal du
double plus large que long, les angles antérieurs sont droits, un
peu arrondis au sommet, les côtés de l’épistome sont un peu plus
avancés que l'angle antérieur et le milieu en est un peu échancré
carrément pour admettre le labre, qui est peu avancé, à peine trilobé,
mais de chaque côté duquel on ne voit pas de saillie dentiforme au
bord antérieur de l’épistome ; les enfoncements du front sont assez
imprimés, sinués et marqués de quelques petites stries ondulées qui
se prolongent sur les côtés de l’épistome; les yeux sont tout à fait
plats et entièrement enfouis dans l’échancrure des côtés, la saillie
des joues est presque nulle. Les mandibules sont courtes, peu
arquées, peu aiguës, sans stries ni rugosités, avec les carènes du
dessus et les dents internes assez obtuses. Le menton est lisse, peu
concave, assez ondulé vers le milieu, transversal, la dent médiane
triangulaire, aiguë, carénée à la base, Les lobes sont larges, tron-
qués presque carrément, mais les angles externes et les côtés très
arrondis; les paragènes courts, fortement dentés et profondément
échancrés intérieurement. Les antennes sont courtes et atteignent
à peine la moitié du corselet, elles sont minces, mais moniliformes;
DES SCARITIDES, 121
le 2° article est notablement plus long que le 4 et même que le 3,
les articles extérieurs ne sont pas plus longs que larges. Le corselet
est d’un peu moins de moitié plus large que la tête, transversal,
profondément échancré antérieurement, avec les angles s’avançant
en lobes triangulaires assez longs, presque aigus et assez distants
des côtés du col; les côtés sont un peu plus arrondis vers les angles
que sur le milieu, la dent des angles postérieurs est très obtuse et
peu saillante, la base forme un arc de cercle très plat, dont le
milieu, sur le pédoncule, est rectiligne; le dessus est modérément
convexe, lisse, la ligne imprimée parallèle au bord antérieur est
fine, mais bien marquée etne s’étend pas tout à fait jusqu'aux angles;
la ligne médiane est bien impriméeet va dela ligne antérieure jusqu'à
la base, de chaque côté de laquelle on aperçoit une légère impres-
sion sans granulation;le rebord latéral est très fin, le lobe des angles
antérieurs aplani. Le pédoncule est comme dans le /ævigatus. Les
élytres sont plus courtes que dans ce dernier et en ovale bien plus
élargi, elles sont de la largeur du corselet, la base est tronquée
largement et assez carrément, le milieu en est très faiblement
échancré, ses côtés sont peu arqués et descendent assez peu vers
l’épaule, dont la dent est plus saïllante; les côtés des élytres sont
régulièrement et passablement arrondis sur toute leur longueur,
l'extrémité est moins obtusément arrondie; le dessus est plus
bombe; les stries sont fines, modérément profondes et un peu ponc-
tuées, la ponctuation s’affaiblit vers l'extrémité; les intervalles
sont peu convexes, lisses, égaux entre eux; sur le 5°, vers Le dernier
cinquième de sa longueur, il y a dans l’un de mes deux individus
un point qui manque dans l’autre; le rebord latéral s’élargit vers
le milieu, la rigole qui le longe, est granulée et porte une rangée
continue de points bien distincts; le long du bord antérieur, il n'y a
un peu de granulation qu'entre le pédoncule et l'épaule. Le dessous
du corps est presque lisse; les pattes sont peu allongées. Les dents
des tibias antérieurs sont fortes, mais obtuses; au-dessus de la3°, on
aperçoit 2 à 3 dentelures obtuses; quant aux jambes intermé-
diaires, M. Bates, qui en a vu 14 individus, ne leur donne qu'une
épine, c'est aussi le cas dans le plus petit des miens, mais dans
l’autre, il me semble en voir une seconde, quoique moins saillante
que l’inférieure. Il habite le Japon et le Nord de la Chine.
B. Prothorax angulis posticis mutcrs.
4. Tibiæ intermediæ extus bispinosæ.
a. Elytra interstitio tertio seriepunctato.
Sc. inermis. Chaudoir, Bull. des Natur. de Mosc. 1855, I,
p.68=—Sc. quadratus Dejean, Spec. gén. des Col.I, p. 390. — Long.
17-20, larg. 43/4-5 2/3 mill. Zéte assez grosse; en carré moins long
122 MONOGRAPHIE
que large, subtransversal; coude des côtés devant les yeux un peu
saillant, mais bien arrondi, coin antérieur coupé obliquement, sans
échancrure; yeux fort peu convexes, saillie de la joue très légère ;
enfoncements du front peu profonds, sulciformes, leur versant
externe, l’espace entre les enfoncements et les yeux et les côtés de
l’épistome assez fortement striés, les stries ondulées; la partie anté-
rieure de l’espace entre les enfoncements aussi un peu striée; tout
le reste lisse. Mandibules pas plus longues que la tête, peu arquées,
distinctement striées longitudinalement entre les carènes et sur les
dilatations internes; celle de droite avec une forte échancrure
entre les 2 dents qui la forment; labre trilobé et strié; menton peu
concave et rugueux, la dent médiane pas plus longue que les lobes
latéraux, qui sont plus longs que larges, tronqués obliquement à
l'extrémité, dont l’angle externe est un peu arrondi, leurs côtés le
sont aussi; paragènes fortement dentés et échancrés à leur côté
interne; antennes courtes, grenues, moniliformes; leurs articles
extérieurs pas plus longs que larges. Corselet un peu plus large
que la tête, moins long que large, mais pas transversal, de forme
assez carrée; le bord antérieur médiocrement et régulièrement
échancré, les angles un peu avancés et quelque peu aigus; les côtés
subparallèles, à peine arrondis vers le milieu, mais un peu plus vers
les angles antérieurs; les postérieurs n’offrant aucun vestige de
dent et bien arrondis; les côtés de la base peu obliques, un peu
arrondis, le milieu rectiligne; le dessus lisse, très convexe, avec
quelques légères rides transversales le long des côtés de la base,
mais sans trace d'impression; les lignes médiane et transversale
antérieure bien marquées, le rebord latéral très fin. E/ytres de la
largeur du corselet, en ovale tronqué carrément à la base dont les
côtés, à peine arrondis, ne descendent presque pas vers l'épaule,
au sommet de laquelle on distingue une très petite dent; les côtés,
peu arrondis vers le milieu, le sont un peu plus vers l'épaule et
s’arrondissent, à partir du milieu, vers l'extrémité, qui est peu
obtusèment arrondie ; le dessus est assez fortement bombé, surtout
en travers, les stries sont lisses et assez marquées, les intervalles,
également tout à fait lisses, sont peu convexes; le 8° est parfai-
tement plan antérieurement et parsemé de petits granules; la
rigole latérale et le bord antérieur sont granuleux, le rebord
latéral est assez fin; il y a 4 points sur le 3° intervalle. Les côtés du
dessous sont finement chagrinés; les pattes sont assez courtes, les
jambes antérieures ont 3 dentelures au-dessus de la 3° dent; l’épine
supérieure des intermédiaires est bien plus courte que l’inférieure ;
on voit quatre longs cils au côté postérieur des jambes de derrière.
D'un noir assez luisant, surtout en dessus. Il habite, les possessions
françaises et portugaises sur le Sénégal. La description du qua-
5.
NY
DES SCARITIDES. 123
dratus Fabricius, Syst. EL. I, p. 124, n° 7 ne disant presque rien,
cest, comme je l’ai dit en 1855, sur l’autorité de Schaum (Stett.
entom. Zeit. 1847, p. 42) que j'ai donné alors un nouveau nom à
cette espèce. Quant au quadratus de cet auteur, il m’est complè-
tement inconnu et il serait à désirer que quelque entomologiste
danois nous en donnât une bonne description.
b. Elytra interstitio tertio posterius bi- vel tripunelato.
Sc. nigrita Boheman, Ins. Caffr. I, p. 118. — Long. 24-27, larg.
6 3/4-8 mill. Il ressemble par sa forme au rwgiceps, mais il est bien
plus grand et proportionnellement plus corpulent. La té{e est bien
plus grosse; les coins antérieurs sont moins échancrés, les yeux
plus convexes, la saillie des joues ne forme pas d'angle rentrant
avec les côtés du col, mais elle est élevée et, au-dessous des yeux,
elle forme un gros bourrelet qui les dépasse sensiblement en hau-
teur; ce bourrelet est limité en arrière par un sillon arqué; un
second sillon plus faible sépare la saillie des côtés du col; le dessus
est lisse, les enfoncements du front sont parallèles et légérement
sulciformes; à leur côté interne, on aperçoit unestrie assez marquée,
et quelques autres, tout aussi imprimées, sur la partie antérieure
de leur versant externe; ces stries se prolongent sur les côtés de
l’épistome dont le milieu est aussi plissé, elles diminuent de lon-
gueur vers les côtés. Les mandibules sont un peu moins longues
que la tête, très fortes à leur base, peu arquées et peu aiguës; celle
de gauche est dilatée extérieurement à sa base, dilatation produite
par une forte courbe de la carène extérieure; les carènes sont
courtes et se confondent presque avec les stries longitudinales pro-
fondes qui couvrent l’espace qui les sépare, se prolongent jusqu’à
l'extrémité, et s'étendent sur les dilatations internes de la base ;
celle de la mandibule droite est profondément échancrée entre les
deux dents dont elle se compose; le labre est trilobé, le lobe du
milieu n’est pas plus avancé que les latéraux; le menton et les
antennes sont comme dans l’inermis, les paragènes plus obtusément
dentés à leur côté interne. Le corselet est à peine plus large que la
tête, plus court et plus large que celui du rugiceps, maïs peu trans-
versal ; le bord antérieur est assez échancré en arc de cercle, ses
angles sont un peu avancés, médiocrement éloignés des côtés du
col, et peu arrondis; les côtés le sont peu vers le milieu et s’arron-
dissent assez peu vers les angles antérieurs, les postérieurs et la
base sont comme dans le rugiceps ; le dessus est tout aussi convexe,
aussi lisse, avec les mêmes lignes imprimées et le rebord latéral
tout aussi fin. Les é/ytres ont la même forme et sont seulement pro-
portionnellement plus larges, elles ont la même convexité et sont
striées de même, les stries sont toujours bien imprimées et plus ou
124 MONOGRAPHIE
moins ponctuées, le rebord latéral est un peu plus large; le nombre
de points varie sur le 3° intervalle, il y en a ordinairement trois,
placés, le premier au milieu, les deux autres postérieurement; quel-
quefois cependant on en voit un quatrième placé avant le milieu,
mais il paraît accidentel, car il manque souvent sur l’une des
élytres. Les pattes sont plus fortes et plus longues; les dentelures
au-dessus de la 3° dent des jambes antérieures plus obtuses, et il y
en a quelquefois deux à trois. Il est d’un noir généralement pres-
que aussi luisant que le rwgiceps. Les individus que je possède,
viennent les uns de Natal, les autres de la baie Delagoa.
Sc. rugiceps Wiedemann, Zool. Mag. II, 1, p. 37; Dejean,
Spec. gén. des Col. I, p. 389.— Var. opaca. Sc. brevicornis Chau-
doir, Bull. des Natur. de Mosc., 1855, I, p. 68. — Var..elytris
striis obliteratis. Sc. caffer Dejean, Spec. gén. des Col. IE, p. 470.
— Long. 14 1/2-20, larg. 4 1/5-5 3/4 mill. Cet insecte est assez cylin-
drique; les mandibules sont striées en dessus comme dans le
nigrila, maïs celle de gauche n’est point dilatée en dehors à sa
base; le coude des côtés devant les yeux est un peu saillant, et
forme un angle assez marqué, arrondi au sommet, le coin antérieur
est un peu échancré; les yeux sont petits et ne ressortent nulle-
ment des côtés ; il n’y a aussi pasde saillie de la joue, de sorte que
tout le côté de la tête, depuis le coude jusqu’au corselet, forme une
ligne droite; un sillon rectiligne longe le bord interne de l'œil et
se prolonge sur le côté du vertex sans atteindre le bord du corselet,
tout le devant de la tête est couvert de nombreuses petites stries
plus ou moins fines, devenant plus ou moins oblitèrées suivant que
les élytres sont plus ou moins striées, le col est lisse. Le corselel
est plus large que la tête, un peu moins long que large, le bord
antérieur est échancré en arc de cercle, les angles sont comme
dans le rivrila, les côtés presque rectilignes et parallèles, fort peu
arrondis vers les angles antérieurs ; les angles postérieurs dispa-
raissent dans la courbe régulière qui unit le côté avec la base,
dont le milieu est un peu échancré et les côtés sont assez obliques
et arrondis; le dessus, lisse, est très convexe et assez semi-cylin-
drique, la ligne médiane et celle parallèle au bord antérieur sont
bien marquées, il n’y a point de granulation le long des côtés de
la base et l'impression y est à peine sensible; le rebord latéral est
extrémement fin. Les élytres ne sont pas tout à fait deux fois aussi
longues que larges et sont de la largeur du corselet, très légère-
ment ovalaires, et se rétrécissent un peu vers les épaules, au som-
met desquelles on voit une petite dent aiguë, assez saillante; le
milieu de la base n’est guère échancré et ses côtés, faiblement
arrondis, descendent un peu vers l'épaule; le dessus, assez semi-
cylindrique, s’abaisse assez fortement sur l’extrémité; dans le
DES SCARITIDES. 125
rugiceps typique, les stries, lègèrement ponctuées, sont toutes
assez profondes; les intervalles, très lisses, un peu convexes, la
partie antérieure du 7° se relève un peu et surplombe le rebord
latéral, le & n'arrive pas à l’épaule, dans la var. caffer, les stries
sont quelquefois tout à fait oblitérées et les intervalles parfaitement
plans; mais on trouve des individus qui font insensiblement le
passage de l’un à l’autre; dans les deux formes il y a deux gros
points placés près de l'extrémité du 3° intervalle, la 8° strie est pro-
fonde et porte une rangée continue de petits points, la rigole est
étroite et nullement granulée, le rebord latéral très fin; il n’y a
aucune granulation le long du bord antérieur. Le dessous du corps
est lisse; les antennes sont courtes, et grossissent vers l'extrémité;
le 2° et le 3° articles assez longs, ce dernier est plus court que le
précédent, le 4° hémisphérique et plus court que le æ, les suivants,
jusqu’à l’avant dernier, en carré moins long que large et assez
transversal, le 11° grand, tronqué à sa base, subacuminé; les pattes
sont courtes et peu robustes ; il y a une ou deux dentelures assez
aiguës au-dessus de la 3e dent des jambes antérieures ; l’épine supé-
rieure du côté externe des intermédiaires est plus petite que l’infé-
rieure. Tous les individus que je possède, viennent de la colonie du :
Cap, cependant Boheman l’énumère parmi les Carabiques du Natal.
Il est en général d’un noir très luisant; mais, comme cela se voit
aussi dans d’autres espèces de ce genre, on en rencontre des indi-
vidus ternes ; c’est sur un de ces derniers que j'avais établi le bre-
vicornis.
2. Tibiæ intermediæ extus unispinosæ.
Sc. mordax Fairmaire, Ann. de la Soc. ent. de Franc., 1869,
p. 181. — Long. 24, larg. 6 mill. Il ressemble par la forme au rugi-
ceps, maïs il est plus grand. La /éte est beaucoup plus grosse, lisse,
à part quelques rides légères en dehors des enfoncements du front,
derrière la suture de l’épistome, ce dernier tout à fait lisse, ainsi
que le labre, qui n’est que peu trilobé, mais dont le lobe intermé-
diaire est notablement plus avancé que les latéraux qui sont tron-
qués, avec les angles très arrondis, ainsi que la saillie de l’épistome
de chaque côté du labre, qui est peu avancée; le coude des côtés
devant les yeux est peu arqué; les yeux ne sont guère plus con-
vexes que dans le rugiceps, mais la saillie de la joue est presque
aussi élevée que dans rigrila, elle se prolonge davantage en arrière
où elle se termine brusquement et tombe presque à angle droit sur
le côté; en dessus elle est marquée d’un petit sillon longitudinal ;
les enfoncements du front sont très peu profonds, nullement sulei-
formes, parallèles et lisses dans le fond; le vertex est très convexe.
Le corselet n’est pas plus large que la tête avec ses saillies laté-
126 MONOGRAPHIE
rales, aussi long que large, le bord antérieur est moins échancré,
avec les angles moins aigus et peu avancés, les côtéssont tout aussi
parallèles, moins fortement arqués, avec les côtés de la base qui
sont bien plus obliques, ce qui fait que le corselet semble plus
rétréci en arrière; ceux-ci sont légèrement sinués près du pédon-
cule; le dessus est tout aussi cylindrique, parfaitement lisse, la
ligne médiane est fine, celle parallèle au bord antérieur est effacée,
excepté vers les angles ; il y a de petites stries le long du bord
antérieur, le bourrelet latéral est très fin et dans la fine rigole qui
le longe, on aperçoit dans sa moitié antérieure trois gros points
pilifères, plus quatre autres le long de la partie oblique de la base,
etune légère impression de chaque côté de celle-ci. Les é/ytres ont
à peu près la même forme, mais elles s’élargissent plus vers l’extré-
mité; le milieu de la base est plus échancré, ses côtés sont plus
arqués auprès du pédoncule, la dent humérale est plus saillante;
le dessus est tout aussi convexe ; les stries sont imprimées comme
dans le rugiceps typique, mais les intérieures s’effacent près de
l'extrémité; les intervalles sont très lisses et assez convexes anté-
rieurement, mais ils s’aplanissent en arrière; le long du bord
externe du 3°, on voit six gros points pilifères, distribués sur toute
sa longueur; le 7° intervalle, relevé en carène obtuse, atteint
l'épaule et ne s’aplanit que vers l'extrémité; le 6° se rétrécit vers la
base et disparaît à quelque distance de celle-ci, le 8° est plat et
rétréci dans sa partie antérieure, tandisqu’il devient deplusen plus
large et convexe postérieurement; le9°, très étroit, porte une rangée
de points qui se confondent avec la fine granulation de la rigole,
le rebord latéral, fin et tranchant antérieurement, devient en
arrière un bourrelet de plus en plus épais; le bord antérieur est
finement granuleux. Le dessous du corps est très lisse, les épi-
sternes postérieurs sont plus courts, plus larges et plus arrondis
extérieurement. Les mandibules sont notablement plus longues,
aiguës et peu arquées, les dents internes sont à peu près comme
dans le rgiceps, l’espace entre les deux carènes est presque lisse,
et sur les dilatations internes, on aperçoit quelques rides; les lobes
latéraux du menton sont plus tronqués, légèrement échancrés
devant, avec l’angle externe peu arrondi, leur surface est fortement
ondulée, mais ni striée, ni granuleuse ; les paragènes sont longs,
lisses, très creux, plus élargis derrière la dent interne; les antennes
sont notablement plus longues, plus fortes et plus élargies vers
l'extrémité ; le 2e article est assez mince, surtout vers la base, et
bien plus long que tous les suivants; les articles extérieurs sont
carrés, aussi larges que longs, excepté les 5e et 6° qui sont moins
courts, et le 11°, qui est peu obtusément arrondi à l'extrémité. Les
jambes antérieures offrent quelques dentelures après la 3° dent; il
DES SCARITIDES. 127
n’y a qu'une épine au côté externe des intermédiaires, mais leur
côté externe est fortement dentelé; il y a 4 à 5 longs cils au côté
postérieur des jamhes de derrière. Entièrement d’un beau noir très
luisant, M. Fairmaire a décrit l'espèce d’après l'individu de ma
collection, qui vient de Madagascar. Le Musée de Berlin le possède
aussi.
Les espèces qui nous sont restées inconnues sont :
Scarites rotundicollis Murray, du Vieux-Calabar.
Sc. natalensis Boheman, Ins. Caffr., I, p. 117.
Sc. depressus Boheman, tbid., p. 120. Tous deux de la
Caffrerie.
Sc. gagates Bonelli, Mém. Acad. Turin., 1815, p. 475. (Observ.
entom.) Etats-Unis !
Sc. marginatus Montrouzier, Ann. de la Soc. ent. de Franc.,
1860, p. 236. Nouvelle-Calédonie.
Sc. molopinus Perty, Del. anim. itin.Spix et Mart., p. 8, t. II,
fig. 9. Brésil.
Sc. punctum Wiedemann, Zool. Magaz., I, 1, p. 38. Bengale.
Sc. semicircularis Mac Leay, Ann. Javan., p. 24, Java.
Quant au Sc. fortipes Boheman, Oefvers. af K. Vet Akad.
Fôrh., 1860, n° 1, p. 10, n° 39, j'en ai vu au Musée de Berlin un
individu qui se trouve être le Passalidius afer Chaudoir, Rev.
Zool., 1863, p. 116; lequel devra dorénavant s'appeler Pass. for-
tipes.
TABLEAU ALPHABÉTIQUE
DES GENRES, DES ESPÈCES ET DES SYNONYMES.
— 00 00-0—
Pages. Pages.
BROSCOMORPHUS Motsch.66 Goudoti Guér. )
renat 175 RANCE LEA Een 8
CARA BUS L. Re jé
s Motsch.
has Le UN) Age DÉNERTS.MOGE
angustiformis n. sp. . . . 46
CREPIDOPTERUS Chaud. 5 este mi spi 040 LIVES
cribripennis Chd. . . . 9 pagatiqus. Dej.. : ..451/10e8
+
f
128 MONOGRAPHIE
Pages
Lacordairei Dej. . . . . 49
teadulns'n. sp. .. 1 07e
modestus n. sp. . . . »
HABSQUS” 7 SDL: à ue N 1: DURS
Ji lTe LS ANT ES ES es A
pitidulus Klug. . . . . 59
écLoGIus Ch. PAU UTAUE »
octopunctatus Dej. . . . 46
pachycerus n.:sp.: 41... , 56
péruvinns De). A/S, LR NES
piocons De]. 4-2 1214186
plaaus Bon: 4 … .', 1758
puncticollis Chd, 'AAAUEATESS
RÉTANCERSS A ap.) 50) 0 127 7108
LUVIANS LR SDF LISTE PÉOLSES
HARPALITES Motsch. 67
LOPHOGENIUS Motsch. 46
MACROTELUS n. g. 14
sulcigern/sp.: £ LL t0 46
MENIGIUS n. g. 42
SCAN BD EN Dr VE CAURE PE ROAS
PACHYGDONTUS n. g. 9
languidus Wiedem. ,. . . 41
PARALLELOMORPHUS
Motsch.
cylindronotus Falderm. . . 71
PARAMECOMORPHUS
Motsch. 65
PASSALIDIUS Chd. 127
afer Chd. ee) NN ir »
fortipes Boh. SATA UE" »
PLEUROGENIUS
Motsch 20
SCALLOPHORITES
Motsch. 67
SCARIS n, g. 17
Guerini Chd. AL CNET |:
SCARITES Fabr. 63
abbreviatus Dej.. ,. . . 445
acutidens Chd,, .: . . , 83
æsluans Klug;: ,: ,- . ‘, ‘72
æthiops Chd.
affinis Lec.
alternans Chd.
amputator Dup. mss.
angulifrons n. sp.
angustus Chd.
anthracinus Dej.
arenarius Bon.
arenarius Petagna.
asphaltinus Klug.
aterrimus Moraw.
auriculatus Er.
barbarus Dej.
Beckwithi Steph.
bengalensis Dej.
bisquadripunctatus Klug.
Boucardi n. sp.
Boysi Chd.
brevicornis Chd.
bucerdo Ménétr.
bucida Pallas.
bulimus Motsch.
buparius Forst.
caffer Dej.
californicus Lec.
capito Chd.
carinatus Dei].
cayennensis Dej.
cephalotes Klug
ceylonicus n. sp.
chinensis Er.
clivinoides Murray.
collinus Ramb.
compressus Coquerel .
corvinus Dej.
costulatus Fairm.
crenulatus Chd.
cribripennis Chd.
cycloderus n. sp.
cylindronotus Fald
denticollis Chd.
denticulatus n. sp.
depressus Boh.
dimidiatus Brullé.
distinctus Hald.
distinguendus Chd.
Dogueraui Gory.
Dregei Chd.
dyschromus Chd.
elongatus Brullé .
encephalus Luc.
Epaphius n. sp.
Æphialtes Lec.
Eurytus Fisch.
exaratus Dej.
exasperatus Klug.
excavatus Kirby .
Faldermanni Chd.
Fischeri Zoubk.
fortipes Boh.
fossor De Geer.
gagates Bon.
gagatinus Dej.
gigas Fabr
Goudoti Guér.
grandis Fabr.
grandis Fischer.
guincensis Dej.
Herbsti Dej.
heros Latr.
hespericus Dej.
hispanus Motsch.
Hopei Gory
humeralis Woil.
lilustris n. sp.
impressicollis Zoubk.
inconspicuus Chd.
indus O1.
incrmis Chd.
intermedius Lec.
interruptus Fisch.
interruptus Herbst.
Lacordairei Dej.
lætus Fald.
lœvicollis Dej.
lævigatus Fabr.
lœvigatus Fischer.
lævis Dei.
languidus Wied.
Levaillanti Luc.
linearis Boh.
liopterus n. sp.
lissopterus (var.) Chd.
littoralis Creutz.
DES SCARITIDES.
Pages.
108
82
92
106
longipennis Chd.
longiusculus n. sp.
madagascariensis Dej.
magellanicus Guér.
mancus Bon
marginatus Montrouzier .
melanarius Dej,
minor Nietner.
molopinus Perty .
molossus Klug.
mordax Fairm.
morio Dej.
morosus Klug.
Motschulskii Chd.
natalensis Bob.
nigrita Boh.
nitidulus Klug.
nitidus Chd.
niidus Dej.
oblongus Chd.
obtusangulus Chd.
octopunctatus De).
opacus Chd
orientalis Bon.
orthomus Chd.
pacificus Bates
parallelogrammus Motsch
parallelus Dej.
parvus Wied.
Patroclus Murray.
patruelis Lec.
perplexus Dei.
persicus Chd.
peruvianus Dej.
picicornis Dej.
picicornis Slurm.
planatus Lej.
planus Bon.
politus Bon.
Polyphemus Bon.
Pelyphemus Herbst.
prædator n. sp.
procerus Dej.
punctatostriatus Redt.
punctum Wied.
Pyracmon Bon.
quadratus Dej. , ,
129
Pages.
401
86
19
83
102
197
83
56
32
114
195
61
15
78
197
193
59
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53
70
12
40
103
46
88
401
178
80
103
73
93
76
100
48
56
94
21
D3
5%
105
119
97
68
53
427
103
121
|
130 MONOGRAPHIE DES SCARITIDES.
Pages. Pages
quadriceps Chd. 93 fERAQUS n. BD: ).5 1 OS NTRUNNE
quadricollis Chd. 32 thelonensis Bon. CT EE
quadricostis n. sp. 4118 Hroglodutes Er: :. 20 NN
quadripunctatus Dej. 79 vicinus Chd. UN 4 CERN
Richteri Chd. 440 volgensis Fischer. . . . 100
Rocheti Chd. 107 Zambo Steinheil.: . . . 9%
rotundicollis Murray. 127
rugiceps Wiedem. 194 SCARITODES n. g. 60
rugicollis Dej. 25 MOr0:. De]: 0 LME TRIO
rugipennis Chd. 82 semicarinatus n. sp. . . 62
rugosus Wied. 108
ES butele Miact. 78 TÆNI0LOBUS Chd. 20
sabulosus Oliv. 120 angustus (Chd:1.7. TOC
salinus Dej. 18 bonariensis n. sp. ." .., "97
saxicola Bon. 4146 carimatus Dei: 20e CINE
Selene Schm.-Goeb. 95 Chaudoiri Steinh. . . . 39
semicireularis Mac L. 198 circumductus Chd. . . … 2
semirugosus Chd. 82 convexipennis Fairm, . . 29
senegalensis Dej. 13 convexiusculus n. sp. . . 34
sexpunctatus Chd. 103 corvinus De); | NUMERO
sexpunctatus Mén. 03 gratus CRE). SIENNE
similis n. sp. 83 Guerun Ghde! | Vs O NES
simogonus n. Sp. 98 holcocranius n. sp. . . . 26
striatidens Chd,. 73 Iævicollis Deij. A)
striatus Dej. 106 Lebasi Chd.n 6e 2 ANTOINE
subcrenatus n. sp. 91 luvidus-nisp." 1,4 SUCNRNES
subeylindricus Chd. 1014 mario \Ghdi 1. 21 MOTTE
subcylindricus Solsky. » octocælus' Chd.. .:) 1.100089
subdepressus Chd. 61 planatus De], (000 21
subnitens Chd. 103 planatus Chd;1 +0 SIQNRSS
subproductus n. sp. 90 planiuseulus Chd. . . . 33
subrugatus n. sp. 95 | Reighéi\n.:8ps /, 40/4 ENS
substriatus Hald. 93 rugatus n. Sp. . . . . 2ù
subsulcatus Dej. 35 spectabilis Chd. tu: TEE
subterraneus Fab. 93 stygicus n. sp. . . . . 43
subterreus Bon. » subeostatus n. sp. . :,. |. 925
sulcatus O1. S0 subsulcatus Dej. + US 35
superciliosus Klug. 75 sulciceps Chd, : =, 10 #40
sylvestris Cast. 30 sulcifrons Chd. ser le 97
taciturnus Chd. 72 sylvestris Cast." 1, 2 ENTER
tauricus Chd. 120
tenebricosus Dej. 114 TENEBRIO L.
terribilis Mus. Par. mss. 12 buparius Forst. . , . , 403
lerricola Bon. 100 giganteus L. - »
ÉPUDE
SUR LES
ESPÈCES DE LA TRIBU DES FÉRONIDES
QUI SE RENCONTRENT EN BELGIQUE
par Al PreudhonmmEe de Borre,
PREMIÈRE PARTIE (1).
— SÉANCE DU 5 AVRIL 1879 —
IT. — SPHODRIENS.
Ici nous n’avons pas, comme pour les Anchoméniens, à nous
occuper d’un groupe bien représenté dans la faune de l’Europe
moyenne, dont nous faisons partie. Deux espèces de Sphodriens
seulement se rencontrent en Belgique, et tout le groupe a, dans son
ensemble, une distribution géographique bien définie, qui com-
prend à la fois le bassin méditerranéen en Europe, en Afrique et
en Asie, et l’Asie centrale, avec ses grandes chaînes de montagnes.
Hors de là s'étendent isolément quelques espèces, telles que les
deux dont nous allons parler.
Un autre fait bien caractéristique des Sphodriens, et qui a la plus
haute importance pour l’histoire de leur passé, c’est que le groupe
est bien propre à l’Ancien Continent (), et que l'Amérique du Nord
(1) Première partie, t. XXII, p. 31.
(2) Un fait géographique extraordinaire, depuis longtemps signalé et dont
l'explication est assurément bien difficile à donner, c'est la présence au Chili, au
Pérou et aux iles du Détroit de Magellan, d’une espèce de Sphodrien, le Læmos-
thenes complanatus Dej., de l’Europe méridionale, de la Barbarie et de Madère.
Elle a été décrite en 1833 par Gory, dans les Annales de la Société Entomol. de
132 ÉTUDE SUR LES ESPÈCES
n’en compte pas, comme chez les Anchomenus et les Calathus, de
nombreuses espèces représentatives ou cousines de celles de notre
Europe.
Mais autant la distribution géographique des Sphodriens est spé-
ciale et bien caractéristique, autant presque il est malaisé d'arriver,
par les caractères morphologiques, à les bien séparer des Ancho-
méniens et des Calathiens, et je suis heureux de n’avoir pas, dans
le plan de mon travail, à approfondir cette question, pour laquelle
Je dois dire que je ne suis absolument satisfait de rien de ce que les
auteurs nous en disent, pas même M. le D Schaufuss, auteur d’une
assez bonne Monographie des Sphodrini (1). Du reste, la compa-
raison de nos deux grandes espèces belges avec les espèces belges
d’Anchoméniens et de Calathiens ne souffrira pas de cette absence
de caractérisation précise. Disons seulement qu’elles ont la dent
du menton forte et bifide, comme les Calathiens et comme, parmi
les Anchoméniens, notre seule petite Taphria nivalis, qui n’est
pas à confondre avec elles; ensuite on les distinguerait des Cala-
thiens par le caractère qu'ont ceux-ci d’avoir un double sillon lon-
gitudinal externe aux quatre tarses postérieurs, caractère qui
manque à la presque totalité des Sphodriens (?).
Le groupe des Sphodriens, dans les contrées qu'on peut, ainsi
que je l’ai dit plus haut, regarder comme leur véritable patrie, est
d’une étude bien intéressante, à cause des mœurs cavernicoles d’un
très grand nombre de ses espèces, propres aux pays de hautes mon-
tagnes, où elles ont, comme c’est ordinaire en pareil cas, des aires
géographiques très restreintes. Il s’en est, semblerait-il, conservé
quelque chose dans le genre de vie de nos deux Sphodriens belges,
du Sphodrus leucophthalrus surtout, qui se rencontrent plus
souvent dans les caves des habitations que les autres espèces de nos
Carabiques (5).
Abordons successivement les deux seuls genres et les deux
seules espèces qui se rencontrent non seulement en Belgique, mais
dans toutes les régions environnantes. Aucun autre Sphodrien ne
France, 1, p. 232, sous le nom de Pristonychus chilensis, et sous celui de
rufilarsis, par Curtis (Transact. Linn. Soc., XNIII, 1839, p. 189). Mais on est
aujourd’hui d'accord pour reconnaitre que ces exemplaires, dont j'ai deux sous
les yeux, ne diffèrent pas spécifiquement de ceux d'Espagne et de Mauritanie.
(t) Sitzungsber. der Gesellsch. Isis zu Dresden, 1865.
(?) Il y a exception pour l'Antisphodrus Ghilianiü Schaum, des Alpes piémon-
laises.
(5) On peut citer, comme les stations qui fournissent le plus souvent à nos
collections cette belle grande espèce, les caves des hôpitaux, des universités, des
casernes, des anciens grands monastères existant au milieu même de nos prin-
cipales villes,
DE LA TRIBU DES FÉRONIDES. 133
s'approche assez près de nous pour mériter d’être signalé comme
espèce de capture possible chez nous.
Nous avons d’abord le genre SPHoprus Clairville, représenté en
Europe par le seul Sphodrus leucophthalmus Linné (p/anus
Fabr., Dejean).
Ses dimensions, qui en fontun géant parmi les Féronides d’Eu-
rope, sa longueur un peu variable, comprise entre 20 et 30 milli-
mètres, sont parfois cause que les débutants, ainsi que j'ai eu occa-
sion de le constater, le prennent pour une espèce du genre Carabus.
Pour eux j'indiquerai le caractère général d’une échanerure assez
forte au côté interne des tibias antérieurs, échancrure qui manque
à toute la section des Carabiques dont fait partie le grand genre
Carabus. J’indiquerai aussi, en parlant du Pristonychus terricola
(ènæqualis ou subcyaneus), les caractères qui, outre la taille, dis-
tinguent nos deux espèces du groupe des Sphodriens.
Le S. leucophthalmus n’est pas une espèce des plus communes
chez nous et se prend surtout, comme je le disais il y à un instant,
dans les caves des grands édifices, au milieu même de nos grandes
villes (1).
Son aire géographique est des plus vastes et méritera de nous
arrêter un instant. Schaum nous apprend (? qu’il habite presque
toute l’Europe et a été signalé jusqu’en Egypte. À quoi on peut
ajouter qu'il est connu en Syrie, en Asie Mineure et semble exister
‘ également en Perse. Le Sphodrus indus de Chaudoir (), de l'Hi-
malaya, en est une espèce tellement voisine que M. Schaufuss ne
semble vouloir la considérer que comme une variété de très grande
taille (‘). D’après lui, l’espèce s’étend en Europe, dans le nord de
l'Afrique et dans l’Asie occidentale. M. Schaufuss en a eu sous les
yeux des exemplaires de Lombardie, d'Algérie, de Turquie, de
Grèce, de Chypre, de Sicile, de Suisse, du nord de l'Espagne, de
Saint-Pétersbourg et de Géorgie.
MM. Reiche et Lallemand, dans le Catalogue des Coléoptère
de l’ Algérie (p. 18), dont ils ont publié le commencement dans les
Mémoires de la Societé Linnéenne de Normandie, tome X V, citent:
“ Tout le littoral, en mai, sous les pierres, et dans les ruines
d'Hippone, suivant M. Lucas. »
(1) Les localités de Belgique d’où le Musée Royal d'Histoire naturelle le fos-
sède, sont Liége, le Camp de Beverloo et Foy-Notre-Dame, près Dinant. Localités
étrangères : Sos (Lot-et-Garonne), Genève et Peney, Bavière, Cassovie (Hongrie
septentr.), Algérie. M. A. Mertens m'en a montré deux exemplaires pris par lui à
Izel, dans le midi de la province de Luxembourg.
(2) Naturg. Ins. Deutschl. 1, p. 381.
(5) Bull. Soc. Natur. Moscou, 1852.
(:) Monographische Beurbeitung der Sphodrini, p. 49.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXII, 9
134 ÉTUDE SUR LES ESPÈCES
Quant au nord de l’Europe, il ne faudrait pas cependant le con-
sidérer comme y étant répandu partout. Il manque en Norvège (1)
et dans les Pays-Bas (?), mais il existe dans les Iles Britanniques (*).
M. Thomson (‘) ne le cite pour la Scandinavie que près de Lund.
M. John Sahlberg (°) l'indique pour diverses localités de la Fin-
lande. Enfin Motschulsky (‘) nous l’indique comme habitant la
Pologne, la Russie méridionale et la Géorgie.
Notre second genre de Sphodriens est le genre PRISTONYCHUS
Dejean, dont nous ne possédons non plus qu’une seule espèce, le
Pristonychus terricola Herbst (inæqualis Panzer, subcyaneus
Iliger, Schaum).
Comme deux importants Catalogues récents (*) donnent à cette
espèce le nom d’inæequalis, et que Les deux autres noms sont em-
ployés également par les ouvrages descriptifs les meilleurs ou les
plus répandus (*), ce qui prouve que nous ne sommes pas ici en
présence d’une dénomination spécifique bien solidement fixée, je
me décide, à mon grand regret, à entrer un instant dans la dis-
cussion synonymique, triste et écœurante partie de la science. Mon
avis, qui devrait être celui de tous les gens pratiques, je pense, est
de ne pas laisser changer un nom, lorsqu'il est admis consensu
omnium (tel n’est pas le cas pour l'espèce dont nous nous occupons),
et de donner au seul monographe {ici le D' Schaufuss) la permission
de fixer le nom lorsqu'on n’est pas d’accord. M. Schaufuss ayant
adopté le nom de {erricola, cela seul me suffirait pour me décider.
Mais, en examinant la question, toute jugée qu’elle soit pour moi
jusqu’à publication d'une nouvelle monographie, je suis d’avis qu’il
a eu raison. Le premier qui à écarté le nom de {erricola Herbst,que
Dejean avait employé pour cette espèce (?), c’est Erichson (1), qui,
imite par Küster("!),par Redtenbacher ("”),et enfin par Schaum (1?)
(1) Siebke, ÆEnumer. Insector. Norweg. Fasc. I, Coleopt.
(2) Everts, List der in Nederl. voorkom. Schildvleug. Znsekten.
(5) Sharp, Catal. of Brit, Coleopt., p. 2.
(4) Skandinav. Coleopt., I, p. 257.
(5) Enumeratio Coleopterorum Carnivorum Fenniæ, in Notiser ur Süällska-
pets pro F'auna et Flora Fennica Fürhandlingar, 1875, p. 116.
(5) Die Küfer Russlands, p. 45.
(7) Le Catalogus Coleopterorum de MM. Gemminger et de Harold, et la 2 édition
du Catalogue des Coléoptères d'Europe par MM. Stein et Weise, Berlin, 4877.
(5) Schaum l'appelle subcyaneus; Dejean, Osw. Heer, Fairmaire et Laboulbène,
Lerricola.
(°) Species des Coléoptères, I, p. 45.
(19) Die Küfer d. Mark Brandeb., p.105.
(1) Die Küfer Europas, V, 17.
(2?) Fauna austriaca. Die Küfer, 2 éd., p. 31,
(5) MNaturg. d. Ins. Deutschl., 1, p. 386.
DE LA TRIBU DES FÉRONIDES. 135
a préféré le nom de subcyaneus, créé par Iliger, postérieurement
au nom de Herbst, qui a été publié en 1784 ou 85 dans les Archiv
der Inseklenkunde, de Fuessly.Schaum s’est chargé de dire pour-
quoi : c’est que Herbst, et Olivier après lui, décrivant très bien l’in-
secte sous le nom de Carabus lerricola, ont cru que c'était la même
espèce que le Carabus terricola de Fabricius, une espèce très com-
mune de Féronien du genre Molops. Ce qui n’empêchait pas leurs
descriptions et figures d’être très reconnaissables. Si ces deux
espèces de l’antique genre Corabus avaient dû continuer à faire
partie du même genre, il est certain que l'inconvénient de leur
voir porter le même nom spécifique eût été trop grand, mais, avant
qu’on s’en fût rendu compte, les Carabus du temps de Fabricius
s'étaient divisés et plusieurs fois subdivisés, et le nom de ferricola
pourrait aujourd'hui être employé sans difiiculté dans plusieurs
douzaines de ces genres démembrés. J’ai sousles yeux un travail
de M. Bedel (!), où cet auteur, qui conserve le nom de Pristonychus
terricola, veut d'autre part appeler le Molops lerricola : M. piceus
Panzer. » Fabricius, dit-il, dans sa description du Carabus lerricola
qui s'applique à un Molops, se réfère au C. terricola de Herbst, qui
est un Læmostenus » (c’est l'orthographe que M. Bedel substitue
à celle de Læmosthenes) ().
(:) Notes pour servir à la nomenclature générale des Coléoptères. (Ann. Soc.
Ent. France, 1878.)
(2) C’est tout justement le contraire de ce qui avait été dit jusqu’à présent. J'ai
eu la curiosité de chercher à vérifier cette assertion de M. Bedel, et j'ai trouvé
que, dans l’Æntomologia systematica, 1, p. 135, Fabricius cite seulement Paykull,
et, dans le Systema Eleutheratorum, 1, p. 178, il cite Illiger et Paykull, nulle
part Herbst. Jusqu'ici la spécialité des fouilles archéologiques en entomologie et
des résurrections d'anciens noms avait été le partage des Allemands, à l’érudition
pesanie, mais serupuleuse; si maintenant les Français, avec la légèreté naturelle
de leur esprit, s’en mélent, nous allons voir de jolies choses.
Si M. Bedel a bien voulu respecter le nom du Pristonychus terricola, il a, par
contre, été retrouver d'anciens noms pour des espèces très vulgaires et dont la
dénomination usuelle n’était contestée par personne. Il faudrait, par exemple, que
Nebria brevicollis devint N. rufipes Goeze ; Panagæus quadripustulatus, P. bipus-
tulatus Fabr.; Zabrus gibbus, Z. tenebrioides Goeze, etc., ete. « Nous avons
réuni dans ce mémoire, nous dit M. Bedel en commençant, quelques observa-
tions critiques qui pourront contribuer, pour leur part, à assurer, dans l’ordre des
Coléoptères, la stabilité de la nomenclature. » En d’autres termes, vous allez chez
le dentiste parce qu’une dent vous fait souffrir, et ce dentiste, avec cette intona-
tion affable et persuasive qui n'appartient qu'à cette institution, s’empresse de
vous dire: Monsieur, si vous voulez bien le permettre, je vais vous extraire
toutes vos dents les plus solides, pour mieux assurer la stabilité de votre
denture.
P.5.— Ces lignes étaient à peine écrites que M. Bedel, comme pour me fournir
L'Es L PE cr Dar tre ON ETTS ” Fr 44 Te NT NES Rs d
A rUR MER 3 + A ; *E
Lu
156 ETUDE SUR LES ESPÈCES
Schaum ajoute que la priorité aurait appartenu au nom d’iræ-
qualis Panzer, mais que ce nom doit être rejeté, Panzer ayant
rendu sa description complètement fautive, en donnant les
stries des élytres comme tout à fait lisses (‘). Est-ce un motif
suflisant pour rejeter un nom? Cela me paraît douteux, et, à ce
point de vue, les Catalogues ont pu légitimement donner la préfé-
rence à 2næqualis sur subcyaneus, du moment qu’ils repoussaient
lerricola.
Après avoir ainsi pesé les raisons pour et contre les trois noms
proposés par divers auteurs, je pense donc que M. Schaufuss a pu,
sans commettre d’injustice et sans inconvénient pour la science,
de meilleurs arguments, changeait lui-même de nouveau le nom de la Mebria
précitée. Dans son utile travail intitulé : Faune des Coléoptères du bassin de la
Seine et de ses bassins secondaires (p.17), travail où tant d'anciens noms d'ailleurs
sont impitoyablement sacrifiés au principe, le nom de MWebria rufipes Goeze est
déjà remplacé par celui de N. cursor Muller. Quelle instable stabilité! Notons
aussi que M. Bedel ne cite pas même comme synonyme : A. brevicollis Fabr.,
nom à jamais maudit; c’est-à-dire que, pour ses lecteurs, pour toute la génération
des jeunes entomologisies de Paris à qui son ouvrage, excellent d’ailleurs,
s'adresse, il fait table rase de tout ce qui a été éerit sur cette espèce depuis le
commencement de ce siècle, il tient pour non avenus les travaux descriptifs des
Dejean, des Schaum, etc., il ramène l’entomologie au point où elle était lors de
ces obscurs précurseurs, tels que Goeze et Muller, qui n'avaient pas eu en leur
temps même l'autorité suffisante pour faire adopter leur nomenclature, sans parler
des doutes qui règneront le plus souvent sur l'identification de leurs descriptions.
Examinons le résultat au point de vue des faits, au point de vue pratique. Voici
une espèce qui n'avait qu’un nom, universellement accepté en tous pays par les
entomologistes;, les synonymes avortés au temps des Goeze et des Muller repo-
saient sous une si épaisse et respectable couche de poussière qu’ils ne pouvaient
plus gêner personne. On les remet au jour, on veut les imposer et l’on va se trou-
ver devant cette confusion synonymique que ceux qui posèrent le principe vou-
laient faire cesser là où elle existait. Nous aurons d’abord ceux qui, comme moi,
persisteront à employer le nom consacré par toutes les descriptions classiques.
Ensuite viendront ceux qui auront accepté le premier changement enseigné par
M. Bedel et n'auront pas eu connaissance du second, ou refuseront de l’accepter,
crainte d’en voir surgir un troisième, puis un quatrième. Enfin, il v aura les parti-
sans du troisième nom, sans préjudice d’autres innovations possibles.
Ne tirons aucune conclusion. Que chacun apprécie ces résultats et juge !
(:) Dans la synonymie donnée par Schaum (p. 386) est cité le Carabus terricola
Panzer, Faun. Germ. 30. 3. Il y a là une erreur qui a été copiée sans vérification
par M. Schaufuss ; le n° 3 du 30° cahier de Panzer est le Carabus (Ophonus)
sabulicola. Ce 30° cahier renferme deux fois le Pristonychus terricola: n° 19,
figuré avec des pattes noires et une nuance très bleue des élytres, sous le nom de
Carabus subeyaneus Hlig.; et n° 20, plutôt noir, avec des pattes jaunes, c’est le
Carabus inæqualis.
L
11
:
}
DE LA TRIBU DES FÉRONIDES. 137
conserver le nom de éerricola, qui est également celui qui avait été
le plus employé par les auteurs.
Sortons avec bonheur de cette onomatomachie, pour aborder des
points plus scientifiques.
Le Pr. terricola, avec une taille d'environ un tiers de moins,
reproduit si bien les formes et les contours du Sphodrus leucoph-
thalmus qu'il en est en quelque sorte une réduction pour le facies
général. Sa teinte est le plus souvent d’un bleuâtre très foncé, pres-
que noir, mais on trouve aussi des exemplaires plus clairs, d’autres,
les immatures, d’un brun violacé, d’autres enfin presque aussi
noirs que le Sp. leucophthalmus. Deux caractères, outre la taille,
le feront bien distinguer du Sph. leucophthalmus; ce sont : la den-
telure que présentent à leur base les ongles des tarses, et la forme
incurvée du tibia intermédiaire. La dent bifide du menton le fera
séparer encore des grands Anchomenus noirs à corselet cordiforme
comme lui, mais qui sont du reste de taille moindre et sans nuance
bleuâtre. Mais il s’en distinguera encore mieux, comme de tous nos
Féroniens de taille se rapprochant de la sienne et de la Nebria bre-
vicollis, si tant est qu’on soit tenté de le confondre avec celle-ci,
par cette dentelure des ongles des tarses que la loupe de nos jeunes
collègues devra interroger tout d’abord.
De même que le Sp. leucophthalmus, cette seconde espèce de
Sphodrien, par réminiscence ou par affinité avec les mœurs caver-
nicoles de beaucoup de ses congénères du midi de l’Europe, affec-
tionne les caves, les granges, les réduits obscurs, mais, plus que
le Sph. leucophthalmus, elle se rencontre également à l’air libre,
sous les pierres. Elle semble également répandue dans toutes nos
provinces (!), et n’y est pas rare.
Au point de vue de l'aire géographique, elle est répandue dans
toute l’Europe centrale, y compris les Iles Britanniques (2). Vers
le Nord, elle est moins répandue ; elle manque à la Norvège (5), est
rare en Suède (:), et en Finlande, où on la trouve jusqu’auprès de
Wasa, sous le 63 lat. (°). Vers l'Orient, sa présence est constatée
en Pologne (°) et en Transylvanie (7), mais elle semble ne pas
(1) Le Musée Royal la possède de : Bruxelles, Liége, les environs de Visé, la
Baraque-Michel, Genck et la Montagne-Saint-Pierre. — Localités (nets Kent-
shire, Grande-Bretagne, Troyes, UE
(2) Les divers ouvrages fauniques précités.
(5) Siebke, op. cit.
() Thomson, Sk. Col., I, 253.
{) John Sahlberg, Ænumeratio Coleopterorum carnivorum Fenniæ. Notiser
ur Sällskapets pro Fauna et Flora F'ennica, N. sér., XI, Helsingfors, 1875, p. 113.
(5) Motschulsky, Die Küf. Russl., p. 43.
(*) 0. Kirchsberg, Cac. Col. Transsilvan., p. 6.
138 ÉTUDE SUR LES ESPÈCES
dépasser de beaucoup cette longitude (!). Dans ces contrées de l’est
et du sud-est de l’Europe, elle est remplacée par d’autres espèces
du genre et par les genres Taphorenus, Pseudopristonychus et
Pseudotaphozxenus. D'autres espèces ou genres de Sphodriens
existent, comme nous l’avons dit plus haut, dans l’Europe méri-
dionale et finissent par l’y remplacer complètement. C’est parmi
ceux-ci que se rencontrent d’intéressantes espèces cavernicoles,
surtout des genres Anlisnhodrus et Pristonychus lui-même.
Toutefois le P. {eyricola existe encore à Trente, dans la Lom-
bardie, dans la Vénétie et le Piémont (2), et sa présence dans la pé-
ninsule hispanique est confirmée par les chasses de notre regretté
collègue C. Van Volxem. Elle n'arrive pas jusqu’en Barbarie, où,
de même qu'en Syrie et Asie Mineure, d’autres espèces du groupe
sont nombreuses et abondantes.
III. — CALATHIENS.
Quoique les Calathiens soient bien représentés chez nous et que
plusieurs de leurs espèces soient du nombre de nos plus vulgaires
espèces de Carabiques, pas plus que les Sphodriens, ils ne me sem-
blent pouvoir être regardés comme un groupe ayant essentiellement
sa patrie dans la zone tempérée de l’Europe à laquelle nous appar-
tenons. La région où ils sont le plus abondants, le plus diversifiés
en espèces, c’est la région eircumméditerranéenne. Dans les trois
péninsules hispanique, italique et thraco-hellénique, les Calathus
se présentent en nombreuses espèces, bien difficiles souvent à dé-
brouiller; les contrées du Levant, l’Anatolie et la Syrie, le littoral
du nord de l’Afrique n’en renferment pas moins; les archipels atlan-
tiques des Canaries, de Madère, des Açores les comptent au nombre
de leurs formes les plus caractéristiques. Le groupe est encare repré-
senté largement dans toute l'Asie septentrionale et dans l'Amérique
du Nord, où l’on remarque avec intérêt des formes représentatives,
en quelque sorte parallèles à nos espèces vulgaires d'Europe. Le
tome XVI de nos Annales a eu l'avantage de publier une excel-
lente monographie des Calathides, de notre éminent confrère
M. Putzeys, monographie qui nous donne le dernier mot sur ces
coléoptères et qui pourra être consultée avec fruit par tous ceux
qui voudront approfondir l'étude de ce groupe intéressant, mais
difficile. Difficile, bien entendu, si l’on sort des espèces belges, car,
() M. de Chaudoir ne le mentionne pas dans son Ænumération des Carabiques
et Hydrocanthares recueillis pendant un voyage au Caucase et dans les provinces
transcaucasiennes .
(?) St. de Bertolini, Cat. sin, e topogr. dei Coleotteri d'Italia, p. 17.
DE LA TRIBU DES FÉRONIDES. 139
ainsi qu'on va le voir, les sept espèces de Calathiens que nous trou-
vons dans notre pays, sont très aisées à déterminer et leur syno-
nymie n’est nullement embrouillée.
Mon but n’est pas ici de faire de la morphologie ou de l’organo-
graphie approfondie, et je puis d'autant mieux m’en dispenser que
les généralités placées par M. Putzeys en tête de sa monographie,
étude très claire et très complète, sont à la portée de tous nos col-
lègues. Je me bornerai donc à dire que nos Calathiens ont tous des
crochets dentelés aux tarses, et qu’ils se distinguent aussi par l’exis-
tence d’une double rigole longitudinale sillonnant l'extérieur du
tarse aux pattes intermédiaires et postérieures (1). Pour les débu-
tants, et en laissant de côté l’Amphigynus piceus, dont la forme
du corselet fait exception, comme nous le verrons, je ferai remar-
quer la configuration générale de nos Calathus. Les contours du
corselet et des élytres se font suite, presque sans rétrécissement ni
sinuosité intermédiaire, de manière à former un ovale plus ou moins
allongé bien complet (?),en même temps que l’insecte, vu de profil,
a son contour supérieur en forme d’une courbe bien infléchie en
avant vers le sommet de la tête, en arrière vers l’extrémité des
élytres. Si les Amariens ont aussi un contour général ovalaire, ils
n’ont pas, vus de profil, cette forte cambrure longitudinale, et d’ail-
leurs on les distinguerait toujours immédiatement des Calathiens
en ce qu'ils n’ont pas les crochets des tarses dentelés.
Le grand genre CALATHUS, de Bonelli, constitue presque à lui seul
le groupe des Calathiens. À côté de lui se trouvent seulement trois
petits genres, dont l’un (Amphigynus Haliday) est également
indigène. Les deux autres sont le genre Calathidius Putzeys, établi
sur deux espèces de Ténériffe, et 7’ermoscelis Putzeys, fondé sur
une espèce du Caucase (5).
Six espèces de ce genre ont été rencontrées en Belgique et je les
passerai successivement en revue. L'examen des meilleurs ouvrages
fauniques concernant toutes les contrées qui nous avoisinent immé-
diatement, me semble exclure toute probabilité de trouver chez
nous d’autres espèces que ces six, et tout au plus une septième, le
C. gallicus, qui a été pris dans les Vosges, par notre collègue
(1) J'ai dit plus haut qu'un Sphodrien de l’Europe méridionale, l’Antisphodrus
Ghilianii, présente par exception ce même caractère.
(2) Cet aspect général se modifie aussi un peu chez un assez grand nombre
d'espèces étrangères à la Belgique.
(3) Dans la partie de ce travail concernant les Anchoméniens, j'ai eu occasion
de signaler quelques affinités qui rapprochent des Calathiens le genre Taphria.
Un autre genre, Zargus Wollaston, propre aux îles de Madère et Gomera, en a été
aussi parfois rapproché, mais me semble plus voisin des Anchoméniens.
EE
140 | ÉTUDE SUR LES ESPÈCES
M. Puton, et qui pourrait peut-être arriver jusque dans le sud du
Luxembourg.
Afin de les présenter dans le même ordre que la Monographie de
M. Putzeys, je parlerai d’abord de cette espèce, encore à trouver
chez nous, le Calathus gallicus Fairmaire et Laboulbène. C'est
effectivement en 1856, dans la Faune Entomologique Française, T,
p. 71, que cette espèce, déjà connue dans les collections, a été pour
la première fois décrite. Comme M. Putzeys le fait remarquer (1),
c’est à tort que Schaum (?) l’a confondue avec le C. glabricollis
Dejean, de Trieste, qu’il a compris dans les espèces allemandes du
genre, un peu arbitrairement, à vrai dire, car, entomologiquement .
parlant, Trieste n’est guère allemand. Le véritable C. gallicus ne
semble jamais avoir été pris plus à l’est que les Vosges; il appar-
tient surtout à la faune de la France centrale et méridionale et a
été rencontré au nord jusqu'à Fontainebleau (?). Il existe aussi en
Espagne, dans les provinces septentrionales (‘). Il n’est pas cité en
Suisse (°). Je ne saurais dire s’il se trouve en Lombardie (5), ou si
c’est Le C. glabricollis, M. de Bertolini, comme Schaum, ayant cru
les deux espèces identiques; il est plus probable que c’est cette der-
nière espèce.
Le C. gallicus à la taille de notre très commune espèce, le C. cus-
teloides, c’est-à-dire environ 12 millimètres, mais il s’en distingue
de suite par l’absence d’une série de points sur le 5° intervalle des
élytres, tout en ayant l’un comme l’autre une série de points sur
le 3° interstrie. Sa couleur est d’un noir plus intense que chez C. cis-
leloides. Ses pattes sont toutes noires, les antennes également, sauf
le premier article ferrugineux et Le bout de l'antenne un peu plus
clair que le reste, Notre C. fulvipes, qui n’a aussi de points en série
que sur le 3° interstrie, a les antennes et les pattes entièrement
rougeâtres et est un peu plus petit.
Je suis loin de vouloir affirmer que cette espèce, dont la présence
dans les Vosges est déjà une rareté, se trouvera jusqu’en Belgique,
toujours à titre de rareté; la chose seulement ne me semble pas im-
possible (°). |
1. Calathus cisteloides Panzer. Ici nous avons à parler d’une
des espèces les plas vulgaires et les plus abondantes de nos Cara-
(1) Monogr. des Calath. Ann. Soc. Ent. Belg., XNI, p. 43.
(2) Op: cit., p. 392.
(5) Fairm. et Lab., p. 71.
(4) Putzeys, op. cit., p. 42.
(5) 0. Hcer; Stierlin et de Gautard.
#®) De Bertolini, Cat. sinon. e topogr., p. 18.
() Le Musée Royal n'en possède qu’un exemplaire, pris par moi-même à Vichy,
en juillet 4866.
des © Eye,
DE LA TRIBU DES FÉRONIDES. 141
biques indigènes. Quelles que soient les différences physiques pré-
sentées par les diverses régions du pays, il semble qu’elle soit égale-
ment commune partout, sauf peut-être dans les régions sablonneuses
de la Campine, où la prépondérance lui est disputée par le Cal.
f'ulvipes (1). à
Elle n’est pas moins abondante et vulgaire dans toute l’Eu-
rope moyenne ou tempérée. Au midi, nous la voyons moins com-
mune et résistant pourtant à la concurrence que lui font de nom-
breuses espèces du même genre. C’est à tort que MM. Fairmaire
et Laboulbène (?) la disent étrangère à la France méditerra-
néenne; je l’ai reçue de Carcassonne et du département des Pyré-
nées orientales. On la trouve d’ailleurs aussi dans toute l'Italie, la
Sicile, la Grèce, l'Espagne, le Portugal, et jusqu'en Algérie; mais là
elle n’est plus que rare et isolée (5). Vers le sud-est et l’est, elle
s’efface plus rapidement devant trois espèces affines, les C. distin-
guendus Chaud., syriacus Chaud., et punctipennis Germ., cette
dernière répandue dans toutle bassin de la Méditerranée. Elle est
toutefois citée en Crimée par M. de Chaudoir (*. Dans le nord de
(!) Donnons ici la longue énumération des localités d’où il est représenté dans
la collection du Musée Royal : Lierre, Calmpthout, Postel, Bruxelles, Schaerbeek,
Saint-Gilles, Ixelles, Molenbeek-Saint-Jean, Jette, Wemmel, Dieghem, Auder-
ghem, Rouge-Cloître, Stockel, Boitsfort, Groenendael, Forest, Uccle, Calevoet,
Melsbroek, Ittre, Nivelles, Cortenberg, Louvain, Héverlé, Diest, Jodoigne, Heyst,
Ostende, Nieuport, Oostduynkerke, Grammont, Onkerzeele, Hennuyères, Braine-
le-Comte, Lessines, Ghlin, Baudour, Mons, Ciply, Harmignies, Trivières, Liége,
Jemeppe-sur-Meuse, Grâce-Berleur, Hollogne-aux-Pierres, Flémalle-Haute, Her-
malle-sous-Huy, Hockay, Baraque-Michel, Camp de Beverloo, Vliermael-Roodt,
Ridderborn, Montagne-Saint-Pierre, Viclsalm, Barvaux, Marche, Saint-Hubert,
Roumont, Carlsbourg, Samson, Ciney, Houx, Dinant, Bouvignes, Furfooz,
Louette-Saint-Pierre. — Localités étrangères : Rodenhof (grand-duché de Luxem-
bourg), Bunde (Limb. néerl.), Oirschot (Brab. néerl.), Eupen, Grande-Bretagne,
Écosse, Fort-William, Ile de Skye, Iles Shetland, Mont-Cassel (Départ. du Nord),
Paris, Troyes, Chennegy (Aube), Gyi-sur-Seine, Divonne (Ain), Vichy, Les Touches
(Poitou), Sos (Lot-et-Garonne), Carcassonne, Perpignan, Grans-d’Olette (Pyrén.
orient.), Mont-Louis-sur-Tét (id.), Genève, Schuls (Grisons), Suisse, Dresde,
Graz, Seebenstein, Trente, Val di Sole (près Trente), Bude, Tatra, Lombardie,
Province de Como, Calabre, Palerme, Castelbuono (Sicile), Madrid, Monchique
(Portugal), Athènes, Grèce, Minsk (Lithuanie), Kuba (Russie méridionale).
() Faune Ent. Franç., 1, p.70. Ils la nomment Calathus latus.
(8) L. Reiche. Cutal. des Coléopt. de l'Algérie et contrées voisines, p. 19, dans
» le tome XV des Aém. de la Soc. Linnéenne de Normandie.
(‘) Énumérat. des Cicind. et Carab. recueillis dans la Russie méridionale, etc.,
par MM. de Nordmann. Moscou, 1863, p. 24. — S'il n'y a pas eu confusion
avec le C. distinguendus, elle est citée pour la Transcaucasie par Faldermann
(Catal. system. omn. Coleopt., ete., dans Nouv. Mém. Soc. Natur. Moscou,
t. VI (4839) p. 62.)
142 ÉTUDE SUR LES ESPÈCES
l'Europe, elle existe en Norvège |1), en Suède (?), en Finlande (2), en
Pologne (‘); mais à l’orient, son aire ne se prolonge pas beaucoup
plus loin, et elle n’est guère aussi vaste qu’on pourrait le supposer
en voyant combien cetteespèce pullule dans les contrées de l'Europe
occidentale.
J'ai exposé plus haut les caractères essentiels et la physionomie
spéciale des Calathus. J'aurai ici à donner à nos jeunes collègues le
moyen de ne pas confondre le C. cisteloides avec leurs autres Cala-
thus, principalement avec notre C. fulwipes, espèce un peu plus
petite, aussi d’un brun très foncé et qui s’en rapproche beaucoup à
première vue. En parlant tantôt du C. gallicus, j'ai déjà indiqué ce
caractère commode en pratique du C. césteloides, et par lequel il se
distingue de toutes nos autres espèces indigènes, à savoir l’exis-
tence sur les élytres de deux séries de points, l’une entre la 2° et la
3: stries, l’autre sur la 5*strie. Ainsi que le fait observer M. Put-
zeys (°), il peut se rencontrer aussi exceptionnellement des points
sur les 2°, 4° et 7e interstries.
Comme chez toute espèce très commune, on a pu y étudier de
nombreuses variations ou variétés. Je ne crois devoir parler ici que
de celle qui se rapporte à la couleur des pattes. On regarde comme
la forme typique les exemplaires à pattes rouge-ferrugineux, et on
a donné le nom de C. frigidus Fabr. à une variété fort répandue
ayant les pattes noires. Un collectionneur peut bien se donner, en
choisissant, le plaisir de représenter dans sa collection les deux
formes; mais je dois dire que, dans la nature, la transition d’une
couleur des pattes à l’autre s’établit par un tellement grand nombre
de degrés et un tellement grand nombre d'exemplaires de chaque
degré, qu’il est impossible de formuler une limite tranchée pour
faire la division entre ces deux formes, de tous les exemplaires
qu’on aurait récoltés en une seule chasse. Comme tout effet a
une cause, petite ou grande, il ne serait peut-être pas sans intérêt
de rechercher les relations statistiques de ces deux formes avec les
conditions locales. Je remarque que, si elles se trouvent l’une et
l’autre ensemble, il est des localités où les pattes noires semblent
proportionnellement plus fréquentes.
2. Calathus fulvipes Gyllenhal. Ce Calathus, qui a la même
coloration brun-noir foncé que le C. cisteloides (5), n’a pas de série
(t) Siebke, Op. cit., p. 99.
(2?) Thoms. Sk. Col., I, p. 255.
() John Sahlb. Op. cit., p. 116.
(‘) De Motschulsky, Die Küf. Russl., p. 45.
(5) Op. cit, p. 51.
(5) Les mâles, chez le C. fulvipes, sont beaucoup plus luisants que les femelles.
L4
DE LA TRIBU DES FÉRONIDES. 143
de points sur le 5° interstrie, et sa ponctuation du 3 interstrie se
réduit à deux, et quelquefois trois points. C’est là, avec sa taille
inférieure et ses antennes et pattes toujours rouges, son meilleur
caractère distinctif de l'espèce précédente. Mais il importe d’ap-
prendre à le distinguer aussi des autres espèces qui vont suivre. Le
C. f'useus a la même ponctuation du 3° interstrie, mais il a une forme
plus large, plus trapue, les bords latéraux et postérieur de son
corselet sont rougeâtres, plus complètement que chez C. fulvipes,
où l’on ne voit une faible bordure rouge que sur les côtés en arrière.
Il y a de chaque côté de la base du corselet une impression, peu
profonde chez C. fuscus, plus marquée chez C. fulvipes.Ce dernier
a les angles postérieurs du corselet bien droits, le corselet ayant
une très légère disposition à se rétrécir en arrière, tandis que, chez
C. fuscus, les côtés du corselet divergeant absolument d’avant en
arrière, l’angle est plus petit qu’un angle droit, et même pointu. La
couleur brune du C. fuscus est enfin plus claire ou moins noirâtre
que celle du C. fulvipes. On pourrait encore confondre peut-être le
C. f'ulvipes avec le C. microplerus, une espèce de plus petite taille,
très rare chez nous; mais, chez cette dernière, il y a un rétrécisse-
ment plus marqué des côtés du corselet en arrière, d’où il suit que
l'angle postérieur devient même un peu obtus, sans cesser pourtant
d’être à niveau de l'épaule de l’élytre. Une plus grande finesse des
stries de l’élytre est aussi un caractère essentiel de ce C. micro-
pterus,qui a la même coloration que le C. fulwipes. Cette coloration
pourrait encore faire confondre l’un et l’autre avec l'Amphigynus
piceus, qui est de la taille du C. fulvipes ; mais ici le corselet est
très résolument rétréci en arrière, avec des angles postérieurs
arrondis, et le nombre de points enfoncés du 3° interstrie s'y élève
jusqu'à quatre ou cinq. Quant à nos deux autres Calathus (mollis et
melanocephalus), leur coloration est trop différente pour qu'il y ait
lieu de craindre une confusion avec les quatre espèces que nous
venons de comparer sommairement.
Le C. fulvipes est aussi une espèce fort répandue en Belgique (!);
(") La collection du Musée Royal le possède de: Calmpthout, Hérenthals,
Bouwel, Westmeerbeeck, Quartier-Louise, Saint-Gilles, Schaerbeek, Forest, Uccle,
Calevoet, Linkebeek, Hal, Clabecq, Boitsfort, Stockel, La Hulpe, Rixensart, Cor-
tenberg, Héverlé, Diest, Ostende, Knocke, Lombartzyde, Oostduynkerke, Stekene,
Selzaete, Hennuyères, Baraque-Michel, Ridderborn, Marche, Roumont, Saint-
Hubert, Carlsbourg. — Localités étrangères : Luxembourg, Rodenhof, Kjelvick
(Laponie), Vichy, les Sables d'Olonne, Sos, Aude, Grans d'Olette (Pyrén. orient.),
Mont-Louis-sur-Tét (id.), Haute-Cerdagne, Genève, Suisse, Trente, Val di Sole,
Cassovie (Hongrie), Parno (id.), Tatra, Minsk, terrains salés de Ciechocinsk
(Lithuanie), Sierra Gerez (Portugal).
144 ÉTUDE SUR LES ESPÈCES
mais, sauf certaines régions où il abonde, la Campine par exemple,
il est loin d’être aussi commun que le C. cisteloides. On le trouvera
notamment en grande abondance dans toutes les sapinières de la
Campine, et il n’est pas rare non plus dans celles de la région
argilo-sableuse du Brabant. Comme tous les Calathus d’ailleurs,
on le prend sous les pierres, les morceaux de bois, autour des troncs
d'arbres, sous la mousse et les touffes d’herbes, etc.
L’aire géographique de cette espèce diffère notablement de celle
de l'espèce précédente et semble d’une étendue beaucoup plus con-
sidérable. Elle englobe la plus grande partie de l’Europe; je
n'oserais pas dire, avec la plupart des auteurs : toute l’Europe, car,
d’après les ouvrages fauniques locaux, aussi bien que d’après les
matériaux reçus abondamment par moi de divers points de l’Europe
méridionale, elle y doit être extrêmement rare et probablement
absente de plus d’une contrée. Ainsi, d’après MM. Cuni et Mar-
torell (”), elle manqueraït à la Catalogne, bien que j'en aie reçu de
feu M. Pellet beaucoup d'exemplaires des Pyrénées orientales; elle
ne se trouve pas non plus dans les chasses de Cam. Van Volxem
en Portugal et midi de l'Espagne, ni dans aucun des envois que
j'ai obtenus d’autres points de la péninsule hispanique, sauf du
nord du Portugal (Sierra de Gerez) par M. le professeur M. Paulino
de Oliveira. Je ne l’ai pas reçue davantage de Grèce, de Sicile, ni
d'Italie (2). Elle est indiquée pour la Transylvanie par M. Kirchs-
berg (:).
Mais, si elle est si peu répandue vers le midi, l’espèce est au con-
traire bien plus septentrionale que le Calathrus cisteloides. Siebke (1
la cite pour beaucoup de localités norvégiennes, et M. Thomson (5)
la donne comme commune dans toute la Scandinavie. J’en ai d’ail-
leurs sous les yeux des exemplaires rapportès par notre regretté
collègue Van Volxem de l'extrémité la plus septentrionale de la
Laponie. M. J. Sahlberg (°) nous apprend qu’elle n’est pas moins
commune dans la Finlande.
C’est surtout vers l’orient que son aire déborde fortement celle
du C. cis'eloides. Tous les auteurs qui ont contribué à nous faire
connaître les coléoptères de la Russie, tant de ses provinces euro-
(*) Calalogo metodico y raxonado de los Coleopteros observados en Cataluna,
por;D. Miguel Cuni y Martorell y D. Manuel Martorell y Pena. Barcelone, 1876.
(2) Elle est cependant renseignée pour l'Italie par M. de Bertolini (Cat. sin.,
p. 18).
(Y Op. ok; D.6.
() Op. cit., p. 99.
(5) Skand. Col., I, p. 255.
(6) Op. cit, p. 116.
DE LA TRIBU DES FERONIDES. 145
péennes que de ses provinces transcaucasiennes (‘)et sibériennes,
indiquent le C. fulvipes comme une espèce commune. Gebler {?) dit
qu’il n'est pas rare jusqu’auprès de Barnaul, au pied de l’Altai, et,
d'après M. Putzeys (), ilse trouve jusque dans la Sibérie orien-
tale (*). Mais il ne s’est pas trouvé au Japon (5).
MM. Gemminger et de Harold (°) ont voulu rendre à cette espèce
_le nom de flavipes qui lui aurait été donné en 1785 par Fourceroy
et qu'ont accepté plusieurs auteurs. Schaum avait pourtant objecté
fort justement (‘) que la description du Bupresiis flavipes de
Fourcroy (niger, elytris striis octo læœvibus, pedibus lividis) était
tout ce qu'on pouvait désirer de plus insuffisant pour reconnaître
quelle espèce elle a la prétention de diagnoser.
9. Calathus fuscus Fabricius (5). J’ai déjà eu occasion de faire
connaître les différences les plus saillantes entre cette espèce et le
C. fulripes, et je crois inutile d’y revenir. Quant au C. cisteloides,
il suffit, pour l’en distinguer, de se rappeler que celui-ci a deux
séries de points enfoncés sur chaque élytre, indépendamment de .
nombre d’autres caractères distinctifs, que notre savant confrère,
M. Putzeys, a exposés d’une manière très détaillée, en comparant
les deux espèces (°).
C’est encore une espèce très commune en Belgique, sans l’être
cependant autant que les deux précédentes. Elle est un peu plus
commune dans nos provinces orientales que C. f'ulvipes, mais, par
(1) IL n’est, à la vérité, pas mentionné dans l'Énumération des Carabiques et
Hydrocanthares du Voyage au Caucase et provinces transcaucasiennes de MM. de
Chaudoir et de Gotsch; mais il est cité par Faldermann (Catal. system. omn.
Coleopt. quum recent. tum antea vulgator. quæ in utraque naturam scrutant. exped.
in prov. Imp. Russ. Transcaucas. suscepta repert. sunt. (Nouv. Mém. Soc. Nat.
Mosc.,t. VI, p. 63.) È
() Verxeichn. der im Kolywano- Woskresenskischem Hüttenbez. Süd-west
Sibiriens beob. Küfer. Bull. Soc. Natur. Moscou, 1847, t. Ier, p. 329,
(5) Ann. Soc. Ent. Belg., XVI, p. 63.
(*) Cependant il ne figure pas dans l’ouvrage de Faldermann : Coleopteror. ab
ill. Bungio in China boreali, Mongolia et Montibus À ltaicis collectorum, necnon
ab illustr. Turczaninoffio et Stchukino e Prov. Zrkutzk missorum illustrationes.
Mém. prés. à l’Acad. Imp. des Sc. de Saint-Pétersb. par divers savants, t. II,
1835.
() H. W. Bates. Onthe Geodephagous Coleoptera of Japan, Tr. Ent. Soc.
London, 1873, p. 219. Aucun Calathus ne figure dans cette faune.
(5) Catal. Coleopt., T, p. 362.
(7) Op. cit., p. 393.
(5) MM. Gemminger et de Harold (Cat. Col., 1, p. 361) lui rendent le nom de
Cal. ambiguus Payk, nom sous lequel cette espèce et le C. fulvipes paraissent
avoir été assez souvent confondus autrefois,
MON CL. pr61,
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146 ÉTUDE SUR LES ESPÈCES
compensation, elle l’est beaucoup moins dans la Campine, et même
dans toute la Belgique des plaines (1).
Comme le C. j'ulvipes, le C. fuscus a une aire plus étendue que le
C. cisteloides. Elle embrasse également la presque totalité de.
l’Europe. Ce Calathus, sans être aussi abondant que le C. f'ulripes
dans les contrées septentrionales, y estcependant bien représenté (?).
En Russie, de Motschulsky (°) l'indique pour la Pologne, la Russie
méridionale et l'Arménie. Quoiqu'il ne soit pas cité parmi les Cara-
biques du voyage de MM. de Chaudoir et de Gotsch, il est cepen-
dant constaté pour la Transcaucasie par Faldermann (5, et notre
concitoyen, M. Jean Van Volxem, l’a rapporté de son voyage dans
ces régions. Son aire s'étend du reste assez largement dans l'Asie
russe, sans pourtant probablement atteindre aux régions tout à fait
orientales (*). Au sud de la Sibérie centrale, nous le trouvons près
de Barnaul, mais moins abondant que C. f'ulvipes (°). Du reste, dans
la direction du sud-est, M. Putzeys en a reçu du Turkestan et du
Kurdistan (°), et il a été trouvé en Syrie par Piochard de la Brü-
lerie (°).
Pour l’Europe méridionale, M. le D' de Bertolini l'indique en
Italie, mais seulément pour les parties septentrionales (?). En Suisse,
il ne parait se trouver que dans les parties chaudes, suivant
() Localités belges des exemplaires du Musée Royal: Calmpthout, Postel,
Bruxelles, Ixelles, Saint-Gilles, Saint-Josse-ten-Noode, Schaerbeek, La Cambre,
Forest, Jette, Melsbroeck, Nivelles, Cortenberg, Héverlé, Jodoigne, Ostende,
Grammont, Ciply, Trivières, Hollogne-aux-Pierres, Flémalle-Haute, Chokier, Huy,
Baraque-Michel, Hasselt, Camp de Beverloo, Vielsalm, Marche, Roumont, Saint-
Hubert, Arlon, Dinant.— Localités étrangères : Kent, Troyes, Chennegy (Aube), Gyi-
sur-Seine (id.), Divonne (Ain), Mont-Louis-sur-Têt (Pyrén. orient.), Haute-Cerdagne,
environs de Genève, Suisse, Val di Sole (Trentin), Madrid, Portugal, Minsk
(Lithuanie), Akhaltzieh (voyage de M. Jean Van Volxem au Caucase et dans l’Asie-
Mineure).
(?) Thomson, p. 254 ; Siebke, p. 99; J. Sahlberg, p. 145.
() Æäf. Russl., p. 44.
(4) Catal. system. omn. Coleopt., etc. Nouv. Mém. Soc. Nat. Moscou, VI,
p. 63.
(5) I n’est pas indiqué dans l'excellent ouvrage de Faldermann : Coleopt. ab
illust. Bungio in China boreali, Mongolia, ete.
(5) Gebler, Verxeichn. der in Kolyw.- Woskres. Hüttenbezirke Süd-west Sibi-
riens beobacht. Küfer. Bull. Soc. Nat. Moscou, 1847, I, 329.
(7) Op. cit., p. 66.
(5) D'après Gautier des Cottes (Mütth. Schweiz. Ent. Ges., 1, n° 7 (1867),
p. 264), l'espèce se trouverait au Japon; mais ce point ne se trouve pas confirmé
par les travaux postérieurs de MM. H.-W. Bates et Putzeys sur les Carabiques
japonais.
{*) De Bertolini, Cat. sinon. e top., p. 18.
DE LA TRIBU DES FÉRONIDES. 147
MM. Stierlin et de Gautard (1). MM. Cuni et Martorell (?) ne le con-
naissent pas en Catalogne, bien qu'il existe dans les Pyrénées orien-
tales, ainsi que dans toute la France. Cependant, l'espèce est
répandue dans le nord de l'Espagne et en Portugal, mais avec de
grandes tendances à varier, ainsi que le constate M. Putzeys (°). Il
ne semble pas exister en Algérie (4); mais nous le retrouvons dans
l’île de Madère, sur les montagnes, à plus de 4,000 pieds au-dessus
du niveau de la mer (°).
4. Calathus mollis Marsham (ochropterus Dejean). Cette espèce
méritera de nous arrêter quelques instants, à cause de sa distri-
bution géographique fort remarquable, et par suite de laquelle on
peut dire que c’est surtout une espèce littorale, des bords de l'Océan
Atlantique, de la Mer du Nord et de la Méditerranée. Nous la
rencontrons d’abord dans toutes les Iles Britanniques, y compris
les archipels au nord de l’Ecosse, principalement au voisinage de
la mer; puis, sur le continent, depuis le Danemark vers le nord (5),
suivant les rivages du Hanovre, de la Néerlande, de la Belgique,
de la France (7), de l'Espagne (*,, du Portugal, abondante partout
où il y a dunes et sables. Elle se rencontre encore en Sicile, en Grèce,
dans l’Asie-Mineure et enfin sur tout le littoral de la Barbarie (°).
Mais, après avoir ainsi esquissé une aire à peu près continue et en
relation évidente avec l'influence du climat maritime, nous devons
ajouter qu’elle se rencontre localement et sans cause appréciable
dans nombre de points de l’intérieur du continent,.Tels sont Utrecht
et la Gueldre(!‘); tels sont encore les environs de Bruxelles(t)
et de Ruremonde (!); tels sont enfin Dijon, l’Anjou, Nancy (1),
(!) Fauna Col. Helv., p. 39.
(2) Op. cit.
(8) Loco citato.
(*) Reiche et Lallemant, Catal, des Col. de l'Algérie.
() Wollaston, Catal. of the Col. Insects of Madeira, 4857, p. 12.
(6) Schiôdte, Danm. Eleuth., p. 234. Elle manque à la Suède (Thomson), à la
Norvège (Siebke), à la Finlande (Sahlberg).
(7) De Norguet, Cat. des Col. du Dép.du Nord, p.28. Cat. des Col. du Dép.
de la Somme, p. 425; Fairmaire et Laboulbène, op. cit., p. 72.
(8) Commune en Catalogne. Cuni et Martorell, Catal., p. 35.
(°) Reiche et Lallemant, Catal. des Col. de l’ Algérie, p.19.
(10) Everis, List, p. 9.
(M) Mathieu, Ann. Soc. Ent. Belq., 1, p. 136.
(2) Zbid. Pour feu Mathieu, il est bon d’en être averti d'avance, Ruremonde, sa
patrie bien-aimée, était un Eldorado entomologique où s’étaient donné rendez-vous
toutes les espèces les plus rares, et même les plus impossibles à trouver ailleurs.
Mais rien ne s'oppose cependant à ce que le Calathus mollis ail pu effective-
ment y être rencontré.
() Fairmaire et Laboulb., loc. cit,
L4 L: as. LT) D'ÉCRAN LT ang 2, + -) 0 Ja LI dé
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148 ÉTUDE SUR LES ESPÈCES
Trente, la Lombardie, le Piémont (1), un petit nombre de localités
de la Suisse (?), certaines localités également alpestres de l'Au-
triche-Hongrie (*), entre autres le Tatra, d’où je l’ai reçu par M. de
Horvath, le Brandebourg et la Silésie (‘), la Pologne (), qui semble
être le point extrême de son habitat au nord-est. Mais toutes ces
localités sont des stations tout à fait sporadiques, et bien plus grand
est le nombre de celles où l'espèce manque (°).
Une petite taille, ne dépassant pas de beaucoup la moitié de celle
du C. cisteloides, et une coloration brun-rougeûtre, le plus souvent
très clair (d’où le nom d’ochropterus), ne permettront pas de con-
fondre cette espèce avec les précédentes. La couleur est uniforme,
c’est ce qui la fera assez aisément séparer de notre petit C. melano-
cephalus, de même taille, extrêmement commun partout, et où un
corselet plus clair tranche sur la couleur brun-foncé des élytres,
en même temps que la tête est noire ou parfois seulement d’un brun
extrêmement foncé. Quant au C. microplerus, qui a la même taille
inférieure, il se range tout à fait, par son système de coloration
noir-brunâtre, auprès desgrandes espèces : cisteloides et fulvipes.
On se procurera en grande quantité le C. mollis en allantexplorer
nos dunes (°).
». Calathus melanocephalus Linné. Il est certaines espèces
d’une vulgarité et d’une abondance telles, que le chasseur d’in-
s2ctes finit par les prendre en haine. Pas d'époque de l’année, pas
de localité où elles ne viennent s'offrir à nos yeux et chercher à
nous disputer, semble-t-on dire, l'attention que nous voudrions
réserver à des espèces plus rares. Tels sont, parmi les Calathus, le
C. cisteloides et plus encore peut-être le C. melanocephalus. C'est
cependant une jolie petite espèce, élégamment colorée, avec une
tête noirâtre et un corselet d’un brun ferrugineux assez clair,
(*) De Bertolini, op. cit., p. 18.
(2) Scaletta, Splügen, Alpes du Valais. Heer, Faun. helv., p. 56. Reproduit
textuellement par MM. Stierlin et de Gautard, op. cit., p. 39.
(3) Redtenbacher, Fauna Austr., p. 32.
(:) Schaum, op. cit., p. 395.
(5) Motschulsky, Aäf. Russl., p. 44.
(5) C’est ainsi qu'il n’est pas cité dans les Catalogues de l'Alsace et des Vosges,
de Wencker et Silbermann ; des environs de Munich, par Gemminger ; du Nassau,
par von Heyden; des environs de Cassel, par Riehl; de la Transylvanie, par
Kirchsberg; ni dans les travaux de M. de Chaudoir sur les coléoptères de Trans-
caucasie. Toutefois, il est cité par Faldermann, op. cit., p. 64.
() Le Musée Royal l’a reçue de : Ostende et Dunes, Heyst, Knocke, Oostduyn-
kerke. — Localités étrangères : Grande-Bretagne, côtes d'Angleterre, Écosse, Iles
Shetland, Sos (Lot-et-Garonne), Aude, Tatra, Val di Sole, près Trente, Lombardie,
Pavie, Monts-Madonie (Sicile), Portugal, Portimao, Athènes, Tanger.
DE LA TRIBU DES FÉRONIDES. 149
ressortant sur la nuance marron des élytres. Cette coloration suffit
amplement à la faire distinguer de l’espèce qui précède et de celle
qui suit. C’est une espèce abondante dans toutes nos provinces, et
l’étude statistique approfondie n’est pas encore assez avancée pour
nous dire d’une manière satisfaisante quelles sont les localités où
elle se développe particulièrement et celles où elle est moins abon-
dante (!).
Le C. melanocephalus est très répandu dans toute l’Europe, du
nord au sud et de l’ouest à l’est, et, de plus, dans une grande partie
de la Sibérie. Pour cette dernière région, de Motschulsky constate
son abondance et en même temps une grande tendance à la varia-
bilité (?). Cette même tendance est reconnue dans l’espèce pour les
parties méridionales de l'Europe, par M. Putzeys (°). Le C. mela-
nocephalus a été signalé en Algérie, près de Bône (f). Il est commun
dans le Caucase et les provinces transcaucasiennes (°).
(t) Localités belges des exemplaires du Musée Royal : Lierre, Herenthals,
Calmpthout, Postel, Bruxelles, Schaerbeek, Ixelles, Saint-Gilles, Forest, Laeken,
Calevoet, Linkebeek, Groenendael, Overyssche, Woluwe, Stockel, Dieghem,
Saventhem, Melsbroeck, Cortenberg, Clabecq, Iittre, Héverlé, Diest, Jodoigne,
Ostende, Heyst, Knocke, Cortemarck, Oostduynkerke, Grammont, Lessines,
Ghlin, Baudour, Trivières, Awans, Jemeppe-sur-Meuse, Flémalle-Haute, Ramet,
Hockay, Baraque-Michel, Hasselt, Camp de Beverloo, Viclsalm, Roumont, Saint-
Hubert, Carlsbourg, Arlon, Samson. — Localités étrangères : Rodenhof, Oirschot
(Brabant néerl.), Sluyskill (Flandre zéland.), Grande-Bretagne, côtes d'Angleterre,
Écosse, Iles Shetland, Comté de Kerry (Irlande), Kjelvick (Laponie), Troyes,
Reculet (Ain), Divonne (id.), Salève (Savoie), Vichy, Sos (Lot-et-Garonne), Aude,
Perpignan, Grans d’Olette, Mont-Louis-sur-Têt, Ilaute-Cerdagne, Suisse, environs
de Genève, Schuls (Grisons), Trente, Val di Sole, Cassovie (Hongrie), Parno (id.),
Tatra, Mont-Schôckl (Styrie, par M. Th. Le Comte), Saxe, Pavie, Lombardie,
Esina près Côme, Sicile, environs de Palerme, Monts Madonie, Castelbuono,
Portugal, Athènes.
Le Musée possède aussi la variété alpinus Dej. (du Reculet, des environs de
Genève, du Val di Sole et de la Lombardie). Dans cette variété, le corselet se
rembrunit et arrive à étre aussi foncé que les élytres et la tête, les élytres étant
elles-mêmes d’une teinte plus sombre que dans la forme typique. Cette variété,
propre aux régions montagneuses, ne s’est pas encore trouvée jusqu'ici dans les
quelques points de la Belgique où la faune revêt peu à peu un caractère subalpin.
(2) Znsectes de la Sibérie rapportés d’un voyage fait en 1839 et 1840 (Mém. prés.
à l’Acad. Imp. des Sc. de Saint-Pétersbourg par divers savants, t. V (1846),
p. 145). Il ne paraît pas s’étendre aux extrémités orientales de la Sibérie, et n’est
pas mentionné par Faldermann (Col. ab. ill. Bungio, etc.).
(3) Op. cit., pp. 74-75.
(*) Reiche et Lallemant, Cat., p. 19.
(5) Faldermann, Cat. syst. omn. Col., ete., p. 64, et de Chaudoir, Én. des
Carab. et Hydroc., p. 126.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XX!IL, 10
ES
| PNR es
150 ÉTUDE SUR LES ESPÈCES
6. Calathus micropterus Duftschmidt(microcephalus Dejean).
La dernière et la seule rare des espèces belges du genre qui nous
occupe, est un élégant petit carabique, de la taille des deux espèces
précédentes et qui semble une réduction du C. f'ulvipes, par la forme
générale, la couleur et jusque par la bordure rougeâtre transparente
des bords du corselet. Je renvoie le lecteur à l’article de ce dernier,
où il trouvera les différences par lesquelles on apprendra à les
séparer. Il se rapproche aussi fort de la variété a/pinus du C. mela-
nocephalus, mais il a, comme je l’ai dit, les angles postérieurs du
corselet un peu obtus, ce qui le met en chemin de ressembler sous
ee rapport à l’'Amphigynus piceus, tandis que ces angles sont droits
chez le C. melanocephalus (1).
Le C. microplerus n’a encore été rencontré en Belgique qu’iso-
lément et dans bien peu de localités. Mathieu (? indiquait la Car-
pine, Louvain et Blankenberghe, où feu Tennstedt l'avait pris, ainsi
que les environs de Mons, où notre collègue M. Demoulin l'avait
rencontré. Depuis lors, il n’y à eu, à ma connaissance, d'autre
capture renseignée que celle de Genck, par M. Roffiaen (). Feu
C. Van Volxem l’a aussi pris à Rodenhof, dans le grand-duché de
Luxembourg. De ces divers points, on ne peut rien conclure, si ce
n’est qu’il pourra encore se trouver dans d’autres localités, et que
la Campine nous le fournira encore certainement (‘).
Bien que signalé dans les Iles Britanniques (”, ce Calathus n’est
du reste rien moins que propre à la faune de l'Europe sud-ouest,
qui vient se heurter et en partie se fusionner sur notre territoire à
celle de l'Europe centrale et septentrionale. Ainsi MM. Fairmaire
et Laboulbène (‘) ne peuvent indiquer pour la France d’autres
localités que Metz, Strasbourg (l’une et l’autre aujourd’hui hors de
France) et la Savoie (qui hier était dans le même cas). Cependant,
l’auteur anonyme du Catalogue des Coléoptères du département de
la Somme (°) signale sa capture dans ce département, mais M. de
(:) Suivant Schaum (op. cit., p. 398), Redtenbacher a fait cette confusion et n’a
pas connu le véritable C. melanocephalus var. alpinus Dej.
(2) Ann. Soc. Ent. Belg., 1, p. 136.
(@) Zd., X, p. vit (Compte-rendu de la séance du 3 novembre 1866).
(4) Le Musée Royal n’en possède de Belgique qu'un G, provenant de la collec-
tion Weyers, sans localité précise, mais qui est probablement un de ceux que
M. Roffiaen avait pris à Gepck. La collection Wesmael ne renfermait pas cette
espèce. — Localités étrangères : Rodenhof, Reculet, environs de Genève, Val di
Sole, Tatra, Lombardie, Province de Como, Minsk (Lithuanie).
() Sharp, Cat., p. 2.
(6) Faune Ent. Franç., I, p. 72.
() Mém. dela Soc. Linn. du Nord de la France, IV, p. 125.
DE LA TRIBU DES FÉRONIDES. 151
Norguet (1) ne l’admet pas dans le département du Nord. Quant à sa
présence auprès de Barcelone (2), elle m’est fort suspecte et je
croirais plus volontiers à une confusion avec le C. alpinus.
Si nous nous avançons dans la direction de l’est et du nord-est,
nous le trouvons de plus en plus commun. Dans les Pays-Bas (5),
dans le Nassau (‘), il ne semble pas plus abondant que chez nous,
mais plus loin il le devient assez pour que Schaum le eite comme
une espèce commune dans toute l’Europe centrale, surtout dans
les forêts et les montagnes (5). Je le vois aussi figurer dans les cata-
logues des environs de Munich, par Gemminger (page 3) et de
l'Alsace et des Vosges, par Wencker et Silbermann (page 10),
comme une espèce commune dans les Vosges. Dans cette région
méridionale de l’Europe centrale, il devient, en effet, surtout une
spèce des pays de montagnes. Pour la Suisse, le professeur Heer (f)
f, dit très rare et du Jura seulement; mais, plus récemment,
MM. Stierlin et de Gautard (7) l’indiquent, quoique toujours rare,
dans toutes les Alpes suisses. C’est aussi sur les hautes montagnes
de l'Autriche que Redtenbacher l’a connu et cité, ainsi que je l’ai
dit plus haut, sous les deux noms d’alpinus et de micropterus (5).
Je l’ai reçu du Tatra, et il est indiqué en Transylvanie par
M. Kirchsberg (?), ainsi que dans le Tyrol italien et le Piémont, par
M. de Bertolini (1°).
Si nous allons le rechercher à l'extrémité nord de l’Europe, il
est très abondant en Suède (11) et en Norvège {1?), signalé également
dans la Finlande (), la Karélie septentrionale (!‘\, la Pologne (#).
Il prolonge aussi notablement son aire en Asie, aussi bien dans
les provinces transcaucasiennes(!°)qu’en Sibérie, où il arrive jusque
(1) Op. cit.
(2) Cuni y Martorell et Martorell y Pena, op. cil., p. 35.
(8) Everts, ÆEtst der in Nederl. voork. schildvl. ins., p. 9.
() L. von Heyden, op. cit., p. 74.
(5) Nat. Ins. D., 1, p. 397.
(5) Fauna Col. Helv., X, p. 55.
(7) Fauna Col. Helv., p. 39.
(5) Fauna Austriaca, 2 édition, p. 32.
(?) Op. cit., p. 6.
(10) Cat. sinon. e top., p. 18.
(1) Thomson, Skand. Col., I, p. 254.
(2) Siebke, En. Ins. Norw. Col., p. 98.
(5) Sahlberg, op. cit., p. 114.
(#) De Chaudoir, Énum. des Cicind. et des Carab. recueillis dans la Russie
mérid., dans la Finlande septentr. et dans la Sibérie orientale var MM. de Nord-
mann, p. 26.
(15) De Motschulsky, Die Küfer Russl., p. 44.
(15) Faldermann, Cat, syst. Col., etc., p. 65.
152 ÉTUDE SUR LES ESPÈCES
dans l’Altaï, car de Motschulsky l’a rencontré à Tourkinsk, près
du lac Baiïcal (!).
Ainsi que je me le suis prescrit dans ces études, je vais maintenant
donner, pour l'utilité de nos jeunes collègues, un tableau synop-
tique des caractères distinctifs les plus saillants de toutes ces
espèces de Calathus :
Dale de" 9/8" 48 "mile PAL 0 rer RE METRE RER
0 d'environ 7 MU RUE D
1. Chaque élytre porte deux séries de points énfoncés, l’une
sur le 3° interstrie, l’autre sur le 5 .: . . . PA
Une seule série de points enfoncés, sur le 3° interstrie. 3
2. Pattes rouge-ferrugineux ou brunâtre. cisteloides.
— d’un brun noirâtre foncé, presque noires (?).
var. frigidus.
3. Pattes noires. Sa re
— rougeâtres . . . Î
4. Plus svelte; angles postérieurs dû corselet drbits: le COr-
selet rouge seulement sur les côtès en arrière.
fulvipes.
Plus large; angles postérieurs du corselet aigus; le cor-
selet bordé de rouge sur les côtés et toute la base.
fuscus.
9. Couleur uniformément d’un brun rougeûtre assez clair.
mollis.
— noir de poix,avec les bords latéraux du corselet
rougeàtres. micropterus.
Tête noire ou brun-noir foncé, corselet brun clair, élytres
brun foncé. melanocephalus.
Pour terminer, il nenousreste à parler que du genre AMPHIGYNUS
Haliday, et de son unique espèce, fort intéressante et peu répandue,
l'Amphigynus piceus Marsham (Calathus rotundicollis Dejean).
Le genre Amphigynus a été établi en 1840 par Haliday, mais il
avait été absolument oublié des entomologistes, et c’est à notre
savant collègue M. Putzeys (:) qu’il doit d’avoir été remis en lumière
et définitivement accepté dans la science.
(!) Znsectes de la Sibérie rapportés d'un voyage fait en 1839 et 4840, p. 145.
(?) Entre le C. cisteloides et sa variété frigidus, il y a de nombreux individus
ayant les pattes de toutes les nuances intermédiaires entre les deux que j'indique.
(5) Aonogr. des Calath., p. 88.
D
DE LA TRIBU DES FÉRONIDES. 153
J'ai déjà parlé de cette espèce qu’il m'a fallu, à cause de son
facies, comparer avec Le Cal. fulvipes, mais il convient ici d'appeler
l’attention sur le caractère générique tout à fait remarquable
d’avoir les articles des tarses des mâles aussi dépourvus de squam-
mules en dessous et en même temps presque aussi peu dilatés que
ceux des femelles (1). Je ne peux mieux faire que de renvoyer à la
Monographie de M. Putzeys pour les autres caractères de ce genre,
fondé sur un Calathus aberrant, peut-on dire. Pour la différencia-
tion pratique de cette espèce d’avec nos seuls autres Calathiens
indigènes, il sera toujours beaucoup plus simple d’avoir recours à
la forme à peu près cordiforme du corselet, dont les côtés arqués
et Les angles postérieurs arrondis diffèrent de ce qui se voit chez
tous nos Calathus. C’est comme je l'ai déjà dit, du Calathus fulvipes
qu’il se rapprocherait le plus par la taille et la couleur.
M. Putzeys est entré, quant à sa patrie, dans un assez grand
détail (?) pour nous permettre de nous représenter aisément le con-
tour approximatif de son aire sur la carte de l'Europe. Schaum (5),
qui ne connaissait qu'imparfaitement cette aire, savait que cette
espèce avait été prise dans le Jutland et en Hollande et en concluait.
qu’elle devait incontestablement se trouver dans le nord-ouest de
l'Allemagne. J'ignore si quelques captures sont venues confirmer
cette prévision. M. von Heyden n’en cite aucune dans son excellent
Catalogue des Coléoptères du Nassau. Dans les Pays-Bas, quatre
stations sont citées par M. Everts (‘) : La Haye, Bréda, Wassenaare
et Groningue. MM. Fairmaire et Laboulbène (°) la signalent dans
plusieurs localités des environs de Paris, à Abbeville, à Metz, dans
lAnjou, les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées orientales. À Abbe-
ville, il faut encore ajouter Ham, pour le département de la Somme().
M. de Norguet l'indique, mais comme une espèce très rare, à
Lille (7.
Si rare qu’elle soit également en Belgique (5), feu Mathieu l’avait
(*) M. Putzeys nous donne un moyen plus efficace de distinguer les sexes dans
cette espèce : Le dernier segment abdominal du © est étroit, terminé en angle
obtus et ridé transversalement; celui de la © est large, arrondi et lisse. C’est
une différence sexuelle qui existe d’ailleurs chez bien d’autres Carabiques.
(2) « Toute l'Europe occidentale : Danemark, Écosse, Irlande, Angleterre,
Belgique, France, Espagne (Asturie, Aragon, Sierra-Nevada), Portugal (Sierra
d’Estrella, Cintra, Monchique). »
(5) Op. cit., p. 398.
(4) List, ete., p. 9.
() Faune Ent. Fr., p.172.
(5) Cat. des Col. du Dép. de la Somme, p. 125.
(7) Cat. des Col. du Dép. du Nord, p. 29.
(8) Localités belges des exemplaires du Musée Royal : Dicst, Lessines. — Loca-
lités étrangères : Iles Britanniques, Cintra (Portugal).
154 ÉTUDE SUR LES ESPÈCES DE LA TRIBU DES FÉRONIDES.
déjà indiquée des environs de Bruxelles et de Mons (1). À notre
séance du 5 juin 1869 (?)}, M. Putzeys en a signalé la capture
aux environs de Louvain, par M. Colbeau. Dans celle du 4 no-
vembre 1871 (3), notre savant confrère en a encore fait l’objet d’une
petite note, où il nous apprend l'avoir prise à Rixensart, et indique
aussi, comme sa station la plus authentique jusque-là, une petite
sapinière humide du bois de Berthem, près Louvain. Depuis, l'A.
piceus a été pris par M. Th. Le Comte auprès de Lessines, et, le
1er janvier 1879, au bois de la Cambre par M. Mertens. En résumé,
on doit le considérer comme ce que les chasseurs d'insectes appel-
lent une bonne espèce, et le nombre de ses stations connues s’aug-
mentera en proportion de l’ardeur qu’on apportera à sa recherche.
Quelque témérité, qu’il y ait, dans l’état actuel de nos connais-
sances, à tenter la publication de représentations graphiques de
l'aire plus ou moins bien définie de chaque espèce, j'ai osé joindre
à cette partie de mon travail dix petits planisphères pour indiquer
la distribution géographique comparée des dix espèces qui y ontété
étudiées. Le format de ces planisphères est des plus exigus, ce qui
a l'avantage de rendre moins évidente l'incertitude de nos connais-
sances. Il faut, du reste, se dire qu'avec quelque précision que
l’avenir nous réserve de connaître l’habitat des espèces, cet habitat,
sauf aux points où une côte maritime ou une haute chaîne de mon-
tagnes lui sert de frontière, sera toujours vaguement limité dans
son contour; les stations temporaires et les captures accidentelles
en dehors de la région où l’espèce est positivement à demeure d’une
manière constante, ôteront toujours à cette délimitation une rigueur
mathématique. Espérons cependant que, peu à peu, nous pourrons
arriver à mieux la connaître et à pouvoir colorier Les cartes à une
plus grande échelle,
(:) Ann. Soc. Ent. Belg., 1, 136.
() Zd., XI, p. Lx.
(3) Zd., XV, p. xiv.
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Le Tome XXI, vole ordinaire de l'année, paraîtra au commencement
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BRUXELLES
PA TRISTE CRE DE di SOGCGTETE
MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE
BRUXELLES & LEIPZIG
LIBRAIRIE C. MUQUARDT
MERZBACH & FALK, SUCO'S
1880 7
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celui des tomes VIII à XIV à dix francs; celui des tomes XV
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rieurs à l’année de leur réception, jouissent d’une réduction d’un
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sorier, M. E. Fologne, rue de Namur, 122, soit au secrétaire,
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à la connaissance de tous ceux qui pourraient avoir
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primaire de Belgique peuvent, à tout âge, faire partie de la Société
comme membres associés,
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Ju.
CIÉTÉ ENTOMOLOGI
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DE BELGIQUE... “
DÉPOSÉ AUX TERMES DE LA LOI
Les opinions émises dans les Annales de la Société sont
propres à leurs auleurs. La Sociélé n'en assume aucunement
nr" la responsabilité.
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(Le Tome XXIII, volume ordinaire de l'année, paraîtra au commencement de 1881.)
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DE
BELGIQUE
TOME VINGT-QUATRIÈME
PUBLIÉ A L'OCCASION DU XXV® ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION DE LA SOCIÉTÉ
BRUXELLES
AT SIÉGE DE LA SOCIÉTÉ
MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE
BRUXELLES & LEIPZIG
LIBRAIRIE C. MUQUARDT
MERZBACH & FALK, SUCETS
1880
ADDITIONS
FAUNE DU JAPON
NOUVELLES ESPÈCES DE CURCULIONIDES
ET FAMILLES VOISINES
OBSERVATIONS SUR LES ESPÈCES DÉJA PUBLIÉES.
Par W. ROELOFS.
— SÉANCE DU 5 AVRIL 1879 —
Je donne aujourd’hui la description d’un certain nombre de nou-
velles espèces, recueillies par M. Hiller, qui a bien voulu me com-
muniquer sa jolie collection de Curculionides du Japon (!); j'y ajoute
quelques autres de la collection Lewis qui étaient restées en souf-
france, enfin un petit nombre provenant du professeur Rein, de
Marbourg, dont je dois la connaissance à M. L. von Heyden.
La collection de M. Hiller contient, avec beaucoup d’objets déjà
récoltés par M. Lewis, un assez grand nombre d’espèces nou-
velles. Plusieurs genres sont beaucoup augmentés par ses récoltes ;
on peut citer comme tels : Cryptorhynchus, Rhynchites, Bari-
dius, etc. Il n’y a qu’un seul genre nouveau, composé d’une espèce
unique et voisine de Xerodermus, Lacord. : c’est un des insectes
les plus intéressants de la collection. Quelques Anthribides sont
également nouveaux, mais l'acquisition la plus remarquable est
celle d’un Brenthide, famille dont on ne connaissait jusqu’à pré-
sent aucun représentant du Japon. |
J’ajoute au présent travail quelques observations sur les espèces
déjà décrites antérieurement et la description de deux espèces
(1) Je saisis l’occasion pour témoigner toute ma reconnaissance à M. de Harold,
à l’obligeante intervention duquel je dois la communication des insectes de
M. Hiller.
ANNALES DE LA S0C. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXIY.
6 ADDITIONS
étrangères au pays, mais appartenant à des genres qui possèdent
d’autres espèces japonaises : l’une est de Mantchourie, l’autre de
l'Inde boréale.
J'espère présenter bientôt une suite au travail actuel.
LISTE DES ESPÈCES.
(Les espèces nouvelles sont marquées d'un )
* Piazomias Lewisi, R. * Jxalma Hilleri, R.
Copanopachys tigrinus, R. (Piazo- #* — indica, R.
mias. Ann. Belg. 1873.) * Lychnuchus fasciculatus, R.
* Copanopachys griseus, R. (Piaxo- * Nanophyes japonicus, R.
mias. Ann. Belg. 1873.) * Cryptlorhynchus annulipes, R.
* Amystax fasciatus, R. * - obscurus, R.
* Pseudocneorhinus obesus, R. * Baris Reini, R.
& re bifasciatus, R. * Dryophthoroïides sulcatus, R.
: — selosus, R. * Baryrhynchus Poweri, R.
* — Adamsi, R. Bruchus dorsalis, Schh.
HEART minimus, R. — scutellaris, Fab.
* Scaphosternus rugosus, R. * — fulvipes, R.
* — scrobiculatus, R. * Phlæobius gibbosus, R.
* Phæopholus major, R. * Litocerus japonicus, R.
Hylobius elongatus, R. X — rufescens, R.
* Rhynchites Haroldi, R. * Brachytarsus niveovariegatus, R.
Scythropus scutellaris, R. .
DESCRIPTIONS.
CURCUIIONIDES.
mes —
Piazomias Lewisi, R.
Ann. Soc. Ent. Belg., XXII. Comptes-rendus, séance du 5 avril 4879.
10 mill. rostr excl. : Appartenant au même groupe d'espèces que
P. velatus, Chevr., et voisine de celle-ci; de la même couleur,
mais d’une forme plus large et plus robuste. Rostre rugueux :
avec une fine ligne médiane, remontant sur le front et plusieurs
stries latérales séparées par des côtes élevées. Tête finement
rugueuse; yeux moins saillants que chez velatus. Prothorax
moins grossièrement rugueusement tuberculé que chez ce der-
nier, sa ligne médiane moins large et profonde; le disque presque
dénudé, les côtés avec. deux lignes écailleuses, souvent peu
marquées. Écusson à peine visible. Élytres finement ponctuées-
striées; les lignes claires des côtés du prothorax se continuant
sur elles et se recourbant en tache transversale vers le milieu
A LA FAUNE DU JAPON. ÿ
de l’élytre. Les intervalles des stries avec des rangées de petites
écailles piliformes comme velatus.
Jambes antérieures denticulées sur la tranche intérieure. Pattes
plus ou moins annelées d’écailles plus elaires et plus sombres.
Plusieurs individus, pris au Japon par M. Lewis.
J'ai décrit sous les noms de Piazomias tigrinus et griseus ()
deux espèces récoltées au Japon par M. Lewis, y ajoutant l’obser-
vation que des caractères génériques différents de lrazomias
justifieraient probablement pour elles la création d’un nouveau
genre. Un examen ultérieur m'a prouvé qu’il en est certainement
ainsi; j'établis donc ce genre aujourd’hui, en donnant ses carac-
tères, et je décris les deux espèces d’une manière plus détaillée.
CoPANOPACHYS, R.
Rostre à peine de la longueur de la tête, carré, plan et impres-
sionné par-dessus, étroitement échancré au bout; ses scrobes
arquées, entières en avant, restant à une petite distance de l’angle
inférieur des yeux et se perdant au bout dans une dépression trans-
versale sous la tête. Antennes subterminales, assez robustes; scape
atteignant presque la moitié des yeux; le premier article du funi-
cule un peu pluslonget plus gros que lesecond, les quatre suivants
beaucoup plus courts que ce dernier, le septième plus gros et aussi
long que le premier et faisant partie de la massue; celle-ci bien
articulée, assez grande, acuminée au bout. Yeux grands, peu
saillants, courtement ovales, longitudinaux. Prothorax environ
aussi long que large, tronqué aux extrémités, muni de vibrisses.
Écusson très petit, triangulaire. Élytres à base aussi large que
celle du prothorax, arrondies sur les côtés, subacuminées au
bout. Pattes assez robustes, les antérieures un peu plus longues
que les autres; cuisses mutiques; jambes faiblement sinueuses
en dedans; leur extrémité élargie et munie d’une rangée de cils
spiniformes sur leur bord antérieur. Les jambes antérieures
courtement mucronées, non denticulées sur la tranche intérieure,
les corbeilles des postérieures caverneuses; les crochets des tarses
robustes et libres.
Métasternum court. Deuxième segment de l’abdomen plus long
que les deux suivants réunis, séparé du premier par une suture
courbée. Corps déprimé, un peu naviculaire, aptère.
C. tigrinus.
Piazomias tigrinus, Roel., Ann. Belg., 1873, p. 161.
7 à 7 1/2 mill. (2). Noir, garni en dessus d’écailles noir de
(t) Ann. Belg., 4873, p. 161 et 162.
(2) C’est par erreur que la taille a été indiquée comme de 4 à 4 1/2 mill.
8 ADDITIONS
fumée; d’autres d’un blanc roussâtre un peu métallique couvrant
les côtés de la tête, formant une bande latérale interrompue sur le
prothorax qui se continue sur les épaules et dessinant des taches
allongées sur les élytres, plus denses sur leurs épipleures.
Rostre un peu déclive et déprimé au bout, avec une petite plaque
lisse faiblement échancrée; dessus muni de trois impressions, dont
celle du milieu, plus profonde, se continue sur le front. Tête
rugueusement ponctuée et longitudinalement ridée. Antennes
garnies de poils grisâtres; massue brune. Prothorax presque aussi
long que large, tronqué aux extrémités, couvert de petits points
peu apparents, irréguliers et muni d’une ligne médiane très faible;
sa base finement rebordée. Écusson à peine visible. Élytres régu-
lièrement ovales, arrondies au bout, avec des stries superficielles,
peu profondément ponctuées, les intervalles, plans et larges alter-
nativement à commencer du troisième (comptant celui de la suture
pour premier intervalle) plus larges que les autres. Tous les inter-
valles sont garnis d’une ou de deux rangées de cils courts, plus
abondants vers l'extrémité des élytres. Dessous densément garni
d’écailles et d'une pubescence jaune-terreuse. Pattes avec des
anneaux blanc-roussâtre au bout des cuisses et garnis de poils
pâles assez longs, surtout sur la tranche intérieure des jambes de
devant.
Japon, Lewis.
L’espèce de Formosa, que je croyais dans Le temps (Ann. Belg.,
loc. cit.) identique avec celle-ci, me paraît aujourd’hui différente,
mais elle appartient au même genre, comme une autre de la
Mantchourie dans ma collection. Un insecte de La collection Hiller
me paraît y entrer également.
C. griseus.
Piazomias griseus, Ann. Belg., 1873, p. 162.
7 à 71/2mill. (!). Noir, garni d’écailles d’un grisâtre jaune ou vert,
varié d’autres plus sombres, formant vaguement trois lignes sur le
prothorax ; des écailles blanchâtres garnissent ses côtés et se con-
tinuentsur les élytres, surtout sur leurs épaules; les cuisses portent
des anneaux sombres peu marqués. Rostre avec une échancrure
triangulaire peu profonde ; son dessus triangulairement déprimé
et un peu dénudé, avec une ligne médiane étroite remontant
sur la tête. Celle-ci ponctuée et longitudinalement ridée.
Antennes faiblement écailleuses, garnies, comme la bouche, de
poils pâles; massue brunâtre. Prothorax aussi long que large, peu
(1) C’est également par erreur que la taille a été indiquée comme de 4 à
4 1/2 mill.
A LA FAUNE DU JAPON. 9
rétréci en avant, faiblement arrondi sur les côtés, un peu déprimé
sur les côtés près du bordantérieur, sa base très légèrement arquée,
garni de petits points peu apparents. Écusson à peine visible.
Élytres avec une faible dépression en dedans des épaules, arrondies
sur les côtés, subacuminées au bout, avec des stries fines, superfi-
cielles, dont la ponctuation à la base s’efface graduellement plus
loin. Les intervalles des stries comme celles de {igrinus. Dessous
garni de poils grisâtres.
Japon, Lewis.
AMYSTAX, KR.
Ann. Belg., 1873, pp. 159 et 160.
J’avais établi ce nouveau genre sur une espèce japonaise, offrant,
comme je le faisais observer, beaucoup d’analogie avec les Piazo-
mias, mais qui me paraissait ne pouvoir entrer dans les Zanymé-
cides, par l’absence des vibrisses.Je l’avais placée dans les Brachy-
dérides, mais elle a tant de rapports avec les Piazomias et surtout
avec le P. (Geotragus) himalayanus, que je crois, aujourd’hui, la
devoir rapprocher de ce dernier. Elle en diffère, d’un autre côte,
par des caractères assez importants pour conserver un genre
séparé.
Je donne ici une nouvelle description, plus détaillée que l’an-
cienne, du genre et de l'espèce.
Rostre aussi long que la tête, séparé d’elle en dessus par une
ligne arquée peu profonde ; en dessous, par une impression trans-
versale bien marquée, sans ligne imprimée médiane, un peu con-
vexe en dessus, élargi en avant; la partie latérale sous les scrobes
assez élargie pour rendre celles-ci en partie visibles en regardant
le rostre d’en haut. Son extrémité déclive bien limitée, rebordée,
ayant en outre une échancrure également rebordée. Scrobes pro-
fondes, restant éloignées de l’angle inférieur des yeux, confondues
au bout avec l'impression sous la tête. Antennes grêles, le scape
n'atteignant pas les yeux, funicule aux deux premiers articles
allongés, les suivants graduellement plus courts et plus larges.
Tête allongée; yeux médiocres, arrondis. Prothorax environ aussi
long que large, tronqué aux extrémités, sans vibrisses. Écusson
très petit, triangulaire. Ély tres légèrement arquées et aussi larges
que le prothorax à la base, allongées, un peu rétrécies avant les
épaules, subacuminées au bout. Pattes assez longues et grêles, les
antérieures à peine plus fortes que les autres; cuisses mutiques ;
Jambes un peu sinueuses en dedans, les D PRoRee élargies, cour-
bées et mucronées au bout, faiblement denticulées sur la tranche
intérieure, les corbeilles des postérieures caverneuses; tarses plus
courts que chez Geotragus ; crochets séparés, divergents. Abdomen
comme chez Geotragus.
10 ADDITIONS
Il résulte de ces caractères, que le genre diffère surtout des
autres Piazomias, par la forme du rostre épaissi et élargi vers le
bout. Les yeux sont plus petits et plus ronds que ceux du G. hima-
layanus, les tarses plus courts et les crochets libres. Je ne lui
découvre enfin aucun vestige de vibrisses.
Ayant à ma disposition un plus grand nombre d'individus que
lorsque je publiai le genre, je donne ici une nouvelle description
de l'espèce.
Amystax fasciatus.
Ann. Belg., 4873, p. 60.
7à9 mill. Allongé un peu déprimé; noir-brunâtre, pattes et
antennes brun-rouge; densément garni d’écailles jaune-terreux,
à faible reflet métallique. Partie déclive du rostre denudée, son
échancrure, la bouche et les antennes avec quelques poils pâles.
Prothorax un peu plus long que large, tronqué aux extrémités,
légèrement rebordé à la base, couvert d’une granulation irrégu-
lière, presque confluente, muni d’une ligne médiane peu marquée.
Écusson à peine visible. Élytres allongées, légèrement arquées et
exactement de la largeur du prothorax à la base, un peu rétrècies
avant les épaules, celles-ci effacées ; les côtés presque parallèles,
un peu déhiscentes à la suture et subacuminées à l'extrémité, avec
des stries superficielles, garnies de points ronds portant chacun
une écaille pâle, lesintervalles des stries un peu plus élevés vers
la déclivité postérieure; ces intervalles sont garnis de cils courts,
un peu plus longs vers la partie postérieure des élytres. Les écailles
qui couvrent ces dernières sont d’un jaune terreux ou cendré,
varié de couleur plus sombre; une bande transversale blanche,
bordée en avant et en arrière d’une autre bande brunâtre, se voit
vers la partie déclive du dos. Dessous peu densément garni d’écailles
grisâtres et de poils de la même couleur. Pattes avec des poils assez
longs.
Un assez grand nombre d'exemplaires recueillis par M. Lewis.
PSEUDOCNEORHINUS R.
Ann. Belg., 1873, p. 177.
J'avais établi le genre Pseudocneorhinus, sur une espèce nou-
velle que je croyais devoir placer dans les A délognathes-Cycloph-
thalmes ; ayant reçu depuis un plus grand nombre d'exemplaires
du même insecte et d’autres appartenant à des espèces différentes
du genre, j'ai pu mieux juger de la place qu’il doit occuper. Il rentre
dans le groupe des 7rachyphlæides; je vais donner de nouveau les
caractères génériques et indiquer la différence avec les genres
VOISIns.
Rostre un peu plus long que la tête, séparé d’elle par un sillon
ss
+
D
A LA FAUNE DU JAPON, 11
bien prononcé en dessous, peu profond et courbé en dessus; qua-
drangulaire, légèrement concave, profondément, triangulairement
échancré; l’échancrure rebordée, limitant un espace lisse, dénudé.
Scrobes latérales, courbées, dirigées vers les yeux. Antennes insé-
rées avant le milieu, leur scape couvrant les yeux; les deux pre-
miers articles du funicule plus longs que les suivants; le premier
le plus gros; 3 à 7 égaux, massue ovale. Yeux grands, ovales,
subacuminés en bas, assez fortement granulés, obliques. Prothorax
transversal, lobé, son bord antéro-inférieur échancré. Écusson
nul. Elytres courtes, exactement de la largeur du prothorax à la
base ; convexes sur le disque. Cuisses mutiques, jambes antérieures
élargies à l’intérieur au bout et mucronées, les autres hispides à
l'extrémité, les corbeilles des postérieures ouvertes; crochets des
tarses très petits, rapprochés, mais libres. Second segment de l’ab-
domen moins long que les deux suivants réunis, séparé du premier
par une suture droite. Saillie intercoxale parfaitement droite.
Pièces latérales du métasternum visibles. Corps aptère.
D’après les divisions du groupe, établies par MM. Leconte et
Horn, sur les pièces latérales du métasternum, le genre doit être
placé à côté de 7rachyphlœus. I en diffère par le rostre et la tête
situés sur le même plan, par les yeux plus grands et où je ne
découvre point de rainure orbitale comme chez 7rachyphlœus ;
par la forme du prothorax, la construction des pattes et la sépara
tion parfaitement droite des premiers segments de l’abdomen.
La plupart des individus des différentes espèces du genre sont
couverts d’une couche d'argile ou de terre, de la même couleur que
les écailles; elle est difficile à ôter sans entamer la vestiture et
cache parfois la sculpture de l’insecte.
P. obesus KR.
Ann. Belg., 4873, p. 477.
Pour qu’il y ait plus d'unité dans les descriptions des différentes
espèces, je décrirai de nouveau celle-ci.
6 à 6 1/2 mill. Densément garni de petites écailles d’un jaune
terreux ou cendré à faible reflet d’un vert métallique; por-
tant sur les élytres des écailles piliformes dressées plus pâles;
antennes et tarses testacé rougeâtre. Antennes grêles, écailleuses
et garnies de cils; rostre concave, sa partie échancrée et la bouche
garnies de cils; tête avec un petit point enfoncé entre les yeux ;
scrobes n’atteignant pas tout à fait les yeux ; ceux-ci grands; pro-
thorax transversal, faiblement saillant au milieu de la base, peu
rétréci en avant, faiblement arrondi sur les côtés, un peu resserré
latéralement derrière le bord antérieur, son disque avec trois lignes
peu marquées, noirâtres ; élytres convexes, arrondies sur les côtés ;
jux
Ra
12 ADDITIONS
leur plus grande largeur se trouvant derrière le milieu : subacu-
minées au bout; avec des stries imponctuées, les intervalles, sauf
celui de la suture, larges, et portant une rangée d’écailles allon-
gées, dressées, pâles et brunâtres; une bande noirâtre en demi-
cercle, plus large au milieu, se voit avant le milieu du disque, une
autre de la même couleur, sur la partie postérieure du dos; l’inter-
valle des deux bandes est un peu plus clair que le reste du fond.
Dessous et pattes garnis des mêmes écailles que le dessus et por-
tant des poils pâles.
Plusieurs individus ; par M. Lewis ; Japon.
P. bifasciatus R.
Ann. Belg., XXII. Compte-rendu du 5 avril 4879.
5 à 51/2 mill. Plus petit et d’une forme proportionnellement plus
large que le précédent, lui ressemblant beaucoup pour la couleur
et la forme des taches; antennes plus épaisses, les articles du funi-
cule plus serrés, écailleuses et garnies de poils. Rostre concave,
son échancrure et la bouche garnies de poils pâles. Tête avec un
point imprimé entre les yeux, portant, comme le rostre et le protho-
rax, quelques écailles piliformes, dressées, pâles. Scrobes rostrales
se prolongeant plus en arrière que chez obesus, s’élargissant gra-
duellement et touchant les yeux. Prothorax fortement transversal,
arrondi sur les côtés, anguleusement saillant au milieu de la base,
un peu resserre latéralement et déprimé en dessus, derrière le bord
antérieur; élytres convexes à peine plus longues que larges au
milieu, un peu anguleusement élargies vers leur tiers antérieur,
arrondies sur les côtés, se rétrécissant vers le bout, celui-ci coupé
droit à la suture ; les deuxième et dernier intervalles des stries
réunis et un peu saillants à leur extrémité. Les stries des élytres
sont finement ponctuées, les intervalles pareils à ceux de l’espèce
précédente et garnis d’écailles piliformes, redressées, un peu incli-
nées en arrière, pâles. Dessous et pattes garnis des mêmes écailles
que le dessus et de cils de même couleur.
L'espèce se distingue de la précédente surtout par sa forme plus
large, plus convexe et par l’extrémité des élytres autrement faite.
Plusieurs individus, par M. Lewis, du Japon. D’autres au Musée
de Berlin, originaires de Hakodate.
P. setosus KR.
Ann. Belg., XXII. Compte-rendu du 5 avril 4879.
6 mill. D'une forme plus allongée que les précédents, paraissant
d’un noir brunâtre, couvert d'écailles d’un brun terreux, à reflet
métallique, antennes et tarses testacé roux; les premières écail-
leuses et garnies de cils jaunâtres. Rostre assez court, concave,
D: rs
À Ÿ à j +: W
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An
A
A LA FAUNE DU JAPON. 15
le bord de son échancrure et la bouche garnis de poils jaunâtres; la
ligne transversale à la base du rostre assez marquée. Antennes
médiocres. Scrobes atteignant les yeux. Prothorax presque aussi
long que large, faiblement déprimé derrière le bord antérieur, la
base assez saïllante et anguleuse au milieu. Élytres faiblement
arrondies sur les côtés, leur plus grande largeur derrière le milieu,
subacuminées au bout, médiocrement convexes, assez subitement
déclives vers leur tiers postérieur ; avec deux bandes transversales,
analogues à celles des autres espèces, mais très faiblement indi-
quées. Les élytres ont des stries ponctuées peu profondes, les inter-
valles sont garnis d’écailles allongées, assez robustes, redressées,
un peu inclinées en arrière et de la couleur du fond. Le dessous et
les pattes ont la même vestiture de petites écailles du dessus; les
pattes sont, en outre, garnies de poils jaunâtres.
Un petit nombre d'individus recueillis au Japon par M. Lewis.
P. Adamsi R.
Ann. Belg., XXII. Compte-rendu du 5 avril 4879.
mill. Se rapprochant de la forme du sefosus, mais plus courte-
ment ovale, noirâtre, tarses et massue des antennes roux testacé :
garni d’écailles jaune-grisâtre et portant sur les intervalles des
stries une rangée d’écailles redressées, comme celles des autres
espèces, mais plus longues et inclinées en arrière. Rostre concave,
son échancrure et la bouche garnis des poils ordinaires, ses scrobes
atteignant les yeux. Antennes médiocres, écailleuses et garnies de
cils. Front déprimé. Prothorax transversal, peu arrondi sur les
côtés, médiocrement saillant au milieu de la base, assez fortemert
déprimé sur sa partie antérieure, surtout sur les côtés du disque.
Elytres courtement ovales, convexes, arrondies sur les côtés, ayant
leur plus grande largeur derrière le milieu, brusquement déclives
en arrière, leur extrémité tronquée à la suture, portant des stries
peu profondes, imponctuées, assez rapprochées; la suture un peu
élevée à la base. Dessous et pattes couverts d’écailles; les der-
nières, en outre, garnies de poils
Adams; Mantchourie.
Les deux individus que je possède de cette espèce et qui ont été
recueillis par M. Adams, sont couverts d’un enduit cachant la
sculpture du rostre, de la tête et du prothorax.
P. minimus R.
Ann. Belg., XXII. Compte-rendu du 5 avril 4879.
31/2 à 4 mill. Plus petit queles précédents, d’une forme plus régu-
lièrement ovale, couvert d'écailles terreuses; antennes et tarses
testacé roux; les premières écailleuses et garnies de cils. Rostre
14 | ADDITIONS
concave vers l'extrémité, ses scrobes atteignant à peine les yeux,
son échancrure et la bouche garnis de poils pâles ; tête et prothorax
portantquelques écailles étroites, redressées, pâles; prothorax trans-
versal, peu arrondi sur les côtés, sa base médiocrement saillante
au milieu, déprimé antérieurement jusqu’avant son milieu. Élytres
ovales, convexes, tronquées à l’extrémité de la suture; munies de
stries superficielles, imponctuées, à intervalles larges et garnis
d’une rangée d’écailles peu robustes, piliformes, pàles, redressées,
un peu inclinées en arrière, et peu serrées.
Dessous et pattes écailleux ; les dernières, en outre, garnies de
poils pâles.
Deux individus du Japon, récoltés par M. Hiller.
SCAPHOSTERNUS, R.
(Byrsopsides ?)
Menton large, à peine pédonculé; rostre penché très court et
large; scrobes entières, profondes, courbées sous l’angle inférieur
des yeux ; antennes courtes, insérées vers le milieu du rostre, leur
scape atteignant à peine les yeux, funicule à six articles, les deux
premiers égaux, plus longs que les suivants; celui-là, le plus gros;
les autres graduellement plus courts et un peu plus larges; la
massue paraissant solide à la base, villeux au bout. Tête transver-
sale. Yeux grands, transversaux, arrondis en haut, acuminés en
bas, fortement granulés.
Prothorax pourvu de lobes oculaires. Prosternum profondément
échancré jusqu'aux hanches antérieures, la partie centrale de
l’échancrure déprimée et latéralement marginée. Écusson mé-
diocre, transversal, ovale. Élytres allongées, plus larges que la
base du prothorax. Saillie mésosternale entre les hanches intermé-
diaires, étroite, perpendiculaire en avant. Métasternum de longueur
médiocre. La saillie postcoxale de l'abdomen est étroite, arrondie.
Les deux premiers segments abdominaux de longueur égale, sépa-
rés par une suture légèrement arquée. Le 2° segment au moins
aussi long que les deux suivants réunis. Hanches intermédiaires
séparées. Pattes grosses; cuisses avec une petite dent conique;
jambes mucronées et onguiculées au bout, les antérieures denticu-
lées sur la tranche intérieure. Corbeilles des postérieures ouvertes ;
toutes portant un bouquet de cils rigides à l'extrémité. Tarses à
3e article profondément bilobé, spongieux en dessous; crochets
du 4° rapprochés, petits. Téguments épais; corps aptère.
Genre dont l'assemblage de caractères rend la place difficile à
déterminer. Il me paraît devoir rentrer dans la tribu des Byrso-
psides et la séparation des hanches intermédiaires le rapprocherait
des derniers genres de cette division. C’est peut-être le genre
A LA FAUNE DU JAPON. 15
de Curculionides le plus remarquable de la faune japonaise,
et sans la capture des différents individus par des personnes
différentes, il paraîtrait douteux qu'il se trouve réellement dans
ce pays, son facies étant entièrement celui d’un insecte de
l'Australie. Il tient au Japon une place analogue à celle du genre
Thecesternus, aux États centraux de l'Amérique du Nord et se
rapproche, sous plusieurs rapports, de ce genre également remar-
quable.
S. rugosus, KR.
Ann. Belg., XXII. Compte-rendu du 5 avril 1879.
11 mill. Facies général d'un Amyctéride. Noir terne, dessus avec
quelques vestiges de poils brun cendré dans les intervalles. des
tubercules du prothorax, à la base des élytres et dans les points
des stries; dessous et pattes un peu plus densément garnis de
poils cendrés; crochets des tarses bruns. Rostre transversalement
un peu déprimé à la base, très rugueux ; avec des impressions lon-
gitudinalement confluentes, formant entre elles plusieurs carènes
peu régulières, dont cinq un peu plus marquées, celle du milieu
enfermant un petit espace ovale. Partie latérale du rostre, sous les
scrobes, longitudinalement ridée. Scape et funicule antennaires
rugueux, légèrement pubescents ; massue noir-grisâtre avec quel-
ques poils au bout. Tête avec une ponctuation serrée, plus grosse
sur le front, graduellement plus petite en arrière et paraissant
circulairement confluente. Prothorax plus long que large, à peu
près droit, étroitement rebordé à la base, faiblement arrondi sur les
côtés, presque aussi large en avant qu’en arrière; avec une ligne
médiane obsolète et courte au milieu de la base ; couvert de tuber-
cules porifères serrés; le bord antérieur avec des tubercules plus
petits. Écusson arrondi, transversal, saillant, pubescent. Élytres
allongées, faiblement échancrées en arc à A base, plus larges
que le prothorax ; leurs épaules saillantes, arrondies, surmontées
d’une crête tuberculée; les côtés des élytres parallèles, leur bout
finissant en tubercule large et aplati. Le bord des élytres, vues en
dessous, postérieurement large et ponctué. Elles portent une
grande crête tuberculée àla base, près de l’écusson une callosité
postérieure aiguë et des lignes de fossettes peu profondes, effacées
vers l'extrémité, à intervalles transversalement ridés sur leur
partie antérieure et munis de petits tubercules luisants peu régu-
liers. Le dessous de la tête est transversalement, finement ridé. Le
métasternum densèment garni de points confluents. Les premiers
segments de l’abdomen sont couverts de rugosités et de points
transversalement confiuents; le dernier segment densément et
moins grossièrement ponctué. Les cuisses et les jambes portent une
16 ADDITIONS
ponctuation excessivement grosse et souvent confluente. Articles
des tarses ponctués.
Un seul individu pris par M. Lewis à Nagosaki.
S. scrobiculatus R.
Ann. Belg., XXII. Compte-rendu du 5 avril 1879.
9 mill. Très voisin du précédent, ayant la même forme générale ;
noir, garni de pubescence brune assez abondante sur le rostre,
serrée sur la tête, garnissant les antennes et les interstices des
tubercules du prothorax, dont chaque tubercule porifère est muni
d’un poil. L’écusson en est densément garni; les élytres en portent
à la base et dans les fossettes. Le dessous est également pubescent,
surtout l'abdomen. Les poils qui garnissent les pattes, sont plus
longs et très abondants. Rostre de la forme de celui du rwgosus;
sculpté de même. Ponctuation de la tête voilée par sa vestiture de
poils. Massue des antennes à derniers articles garnis de pubescence.
Prothorax comme chez l'espèce précédente, mais proportionnel-
lement plus étroit. Écusson ovale, densément pubescent. Élytres de
la forme de celles de wugosus; leur tubercule postérieur moins
isolément saillant, et paraissant par conséquent plutôt acuminées
au bout; les fossettes des élytres en proportion plus grosses; les
intervalles fortement transversalement ridés sur la partie anté-
rieure du disque; les petits tubercules sur les intervalles, plus sou-
vent réunis par groupes de deux ou trois que chez l’autre espèce ;
présentant la forme d’aspérités sur la partie postérieure latérale,
et formant une ligne continue de tubercules à la base du 4° inter-
valle. Dessous et pattes paraissant avoir la sculpture du rwgosus,
mais plus cachée par la vestiture. Les jambes ont une rangée de
longs poils sur leur tranche intérieure.Crochets des tarses et ongles
terminaux des jambes brun luisant.
Tokio (Hiller) ; Japon (Lewis)
Phæœopholus major R.
Ann. Belg., XXIT. Compte-rendu de la séance du 5 avril 1879.
4 1/2 mill. Ressemblant, pour la forme, la couleur et la distri-
bution des taches à P. ornatus KR. (Ann. Belg. 1873, p. 181), mais
d’une taille beaucoup plus grande. Brun, garni d’écailles brunes,
fauves et noirâtres. Rostre delalongueur de la moitié du corps (
ou plus court (SG), fortement ponctué. Tête densément ponctuée.
Prothorax transversal, arrondi sur les côtés, fortement et brus-
quement rétréci en avant, convexe sur le disque, subitement déclive
antérieurement, avec une ligne médiane obsolète, garni d’écailles
brunes et d’autres plus claires, les premières plus abondantes sur
les côtés, les secondes au milieu de la base et formant une tache
ANRT RE REA FEU
! ‘ 14 A "2
A LA FAUNE DU JAPON. 17
peu définie. Écusson garni d’écailles fauves. Élytres courtement
ovales, leurs épaules saïllantes, arrondies; un peu déprimées à la
base de la suture et en dedans des épaules, régulièrement ponctuées-
striées, les intervalles alternants, 2, 4 et 6, un peu plus élevés vers
la base et à l'endroit des bandes noires transversales. Les élytres
sont garnies d’écailles brunes, un peu plus claires entre les deux
bandes noires transversales, dont la première, et la plus large, se
voit un peu avant le milieu de l’élytre et l’autre, plus étroite, au
delà du milieu. Pattes peu densément garnies de petits poils gri-
sâtres: un anneau sombre entourant les cuisses vers l'extrémité.
Dessous légèrement garni d’écailles grisâtres à faible refiet métal-
lique.
Japon, Hiller. Deux individus; ‘et ©.
Hylobius elongatus KR.
Ann. Belg., 4873, p. 490.
M. Hiller a recueilli plusieurs individus de cette espèce, déjà prise
par M. Lewis; un des exemplaires a une grande tache blanche
latérale sur les élytres et une autre sur leur extrémité; plusieurs
autres individus ont seulement une apparence de ces mêmes taches,
elles ont un aspect floconneux, comme les filaments de Paipalo-
SOmus.
Rhynchites Haroldi R.
Ann. Belg., XXII. Compte-rendu du 5 avril 1879.
6à61/2 mill. Appartenant au même groupe que R. betuleti,
d'une forme analogue, mais de taille plus grande. Toute la tête et
le dessus du prothorax, comme les élytres, d’un rouge cuivreux
lavé de vert, parfois d’un vert cuivreux, le dessus de la tête très
brillant. Extrémité et côtés du rostre, pattes, pygidium et dessous
d’un bleu violet. Antennes bleu noirâtre, leur massue noire. Tête
et rostre couverts de gros points, une impression allongée, bien
marquée entre les yeux; rostre robuste, carré, assez brusquement
courbé vers l'insertion des antennes, ses scrobes larges et pro-
fondes. Prothorax de la forme de celui de betuleti, bisinué à sa
base, la ligne médiane peu marquée, moins grossièrement ponctué
que la tête, avec deux courtes impressions obliques, dirigées vers
les angles antérieurs, sur le disque. Écusson bleu, transversal,
densément ponctué. Élytres de la forme de celles de betuleti,
densément garnies de gros points entre lesquels se trouve une
ponctuation plus fine; les trois côtes, communes à plusieurs autres
espèces, peu sensibles. La ponctuation des côtés du métasternum,
du pygidium et des pattes, grosse, celle de l’abdomen, fine et
serrée. Dessous, pattes et pygidium garnis d’une pubescence
grise.
4
"4
%
18 ADDITIONS
Les hanches du G' sont recourbées en avant, au bout, en forme
de petite dent.
g'et © Japon, Hiller.
La dent des hanches, chez le G', que je n’ai observée chez aucun
autre Rhynchiles, constitue le caractère le plus remarquable de
cette espèce. Elle paraît remplacer, dans une certaine mesure,
les épines si communes chez les G' d’autres espèces du genre.
Scythropus scutellaris R.
Ann. Belg., 1873, p. 179.
Un examen plus rigoureux de cette espèce m'a fait trouver des
différences plus grandes avec S. #mustela, que celles indiquées dans
mon ancienne description. L’écusson de scutellaris n’est pas seule-
ment autrement fait que chez mustela, mais la petite carène trans-
versale du rostre de cette dernière espèce est absente chez celle
du Japon; chez celle-ci, la partie antérieure du rostre est ponctuée,
la ligne imprimée au-dessus est absente et il n’existe qu’une petite
impression allongée entre les yeux. Le scape des antennes n’atteint
tout au plus que le bord postérieur de l'œil et se trouve par con-
séquent beaucoup plus court que chez les Scythropus européens.
Le prothorax est plus petit en proportion des élytres dans l’espèce
japonaise et ces organes sont plus larges aux épaules.
La collection Hiller contient un seul individu, qui, de taille plus
petite, ne me paraît pas différer spécifiquement des exemplaires de
M. Lewis.
Du Japon. Lewis et Hiller.
J'avais établi le genre Xenopus (Celia, olim) sur une espèce du
Japon, prise par M. Lewis. Ce genre est identique avec IxALMA,
Pascoe(!);le nom donné par cet auteur étant plus ancien, doit avoir
la priorité. M. Hiller a recueilli au Japon deux exemplaires d’une
nouvelle espèce; je la décris avec une autre de ma collection,
provenant des chasses du D' Bacon, dans l'Inde boréale.
I. Hilleri K.
Ann. Belg., XXII. Compte-rendu du 5 avril 4879.
4 mill. Plus petit que dentipes R. (Ann. Belg., 1874, 127), brun
rougeâtre pâle, légèrement garni d’une pubescence plus claire,
disposée en ligne sur les intervalles des stries des élytres. Rostre
plus court que la tête, comme elle vaguement ponctué, un peu
déprimé et relevé sur les bords, à la place de l'insertion des
(1) Lin. Soc. Journ. Zoolog., vol. XI, 214.
Be.
A LA FAUNE DU JAPON. 19
antennes. Yeux noirs. Prothorax moins long que large à sa base,
obconique, rebordé en avant, vaguement, mais densément ponctué,
un peu déprimé sur les côtés. É'eusson en triangle arrondi. Élytres
plus larges que la base du prothorax, de la forme de celles du den-
tipes, mais moins relevées aux épaules, ponctuées-striées, les stries
larges et leurs points allongés, confluents, les intervalles des stries
pas plus larges qu'elles. Dessous et pattes vaguement ponctués.
Les cuisses postérieures armées d’une grosse lame triangulaire,
analogue à celle du dentipes, mais un peu différente de forme,
chez l’espèce actuelle, les échancrures qui séparent les dents étant
plus profondes.Jambes des deux paires antérieures presquedroites,
les postérieures courbées.
Japon, Hiller.
I. indica, KR.
Ann. Belg., XXII, séance du 5 avril 14879.
4 1/2 mill., rostre excl. Un peu plus grande que dentipes, brun
foncé, avec une ligne noirâtre sur les côtés du prothorax,se perdant
peu à peu sur les élytres. Antennes et pattes d’un brun clair, à l’ex-
ception des cuisses postérieures; tout le corps légèrement garni
d’une pubescence jaunâtre. Rostre sensiblement plus long que la
tête, courbé, ponctué-strié à la base, lisse et luisant vers le bout,
avec une petite ligne imprimée entre l'insertion des antennes. Tête
transversalement ridée-ponctuée sur le front, un peu déprimée
entre les yeux, lisse en arrière. Prothorax obconique, à peu près
aussi long que large, faiblement rebordé en avant, transversale-
ment ridé. Écusson en triangle arrondi. Élytres un peu plus larges
à la base que le prothorax, leurs épaules arrondies, presque paral-
lèles sur les côtés, calleuses en arrière et arrondies à l'extrémité,
garnies de côtes rugueuses, couvertes de pubescence; les 2°, 3: et
6° côtes plus élevées que les autres ; la 2°un peu courbée au milieu;
les stries, entre les côtes, étroites, vaguement ponctuées. Dessous
du corps et pattes rugueux; les dernières longues et grêles;
les cuisses postérieures dépassant de beaucoup l’abdomen. Les
quatre cuisses antérieures armées, vers l'extrémité, d’une petite
dent, les postérieures munies d’une lame dentée comme celle de
dentipes.
Les quatre jambes antérieures presque droites, les postérieures
courbées.
D' Bacon, Inde boréale.
Lychnuchus fascicularis, R.
Ann. Belg., XXII, 5 avril 1879.
31/2mill. Noir, luisant, garni de poils noirs etblancs, tarses, extré-
mité des jambes et antennes testacés. Base du rostre munie au milieu
20 ADDITIONS
d’une carène bien marquée et de deux carènes latérales moinslarges.
Tête avec un gros point imprimé entre les yeux, couverte d’une
ponctuation confluente, garnie, comme le rostre, de poils blancs.
Prothorax fortement convexe avant le milieu, couvert de gros
points et garni de poils noirs inclinés vers la partie la plus élevée
du disque. Sa base et l'écusson garnis de poils blancs. Élytres avec
des lignes de petits points, les intervalles très larges; garnies de
longs poils blancs et noirs; les premiers plus serrès à la base, aux
épaules, à l'extrémité des élytres et à la suture, surtout vers son
milieu, les seconds formant trois touffes situées sur une ligne trans-
versale sur chaque élytre, derrière la vestiture blanche de la base.
Une grande touffe de poils noirs se trouve au milieu de la suture,
dont elle interrompt la vestiture blanche. Des écailles blanches
garnissent le dessous et forment un anneau au bout des cuisses.
Japon, plusieurs exemplaires, Hiller.
Les pattes ont une rainure extérieure profonde le long des
jambes ; je la vois également chez L. circulus. Un des individus de
l'espèce actuelle a les jambes et la partie supérieure des cuisses
testacées, comme les tarses et les antennes.
Nanophyes japonicus R.
Ann. Belg., XXII, 5 avril 1879.
8 mill. Appartenant au même groupe que les autres espèces du
Japon déjà décrites; elle a, par conséquent, le funicule composé de
cinq articles, ceux de la massue bien séparés et les crochets des
tarses soudés à la base. Ovale; élytres un peu plus larges à la base
que le prothorax; noir, garni de pubescence blanche; dessous de
la tête et du rostre, scape des antennes, cuisses, à l'exception de
leur extrémité, jambes et les trois derniers anneaux de l’abdomen
testacés. Rostre ponctué, strié à la base, prothorax paraissant
ponctué à travers la pubescence. Écusson invisible. Elytres régu-
lièrement ponctuées-striées, oblongo-ovales, garnies de poils
blancs. Dessous et pattes garnis comme le dessus de pubescence
blanchâtre.
Plusieurs individus, recueillis par M. Hiller.
CRYPTORHYNCHUS, 11]?
L'espèce suivante s'éloigne des espèces typiques du genre par la
forme cylindrique de la massue des antennes, qui la rapproche des
Cœlosternus. Le 2° segment abdominal est séparé du 1* par une
suture droite, ilest moins long que les deux suivants réunis. Le
facies général est celui des C. rufescens R. et C. insidiosus R.
#
LP
D
1 4 jh
p #1
gs ju
A LA FAUNE DU JAPON. 21
C. annulipes, KR.
Ann. Belg., XXII, 5 avril 1879.
Varie de taille de 4 1/2 à 6 mill. D'une forme plus étroite que
.C. Lapathi L.; noir-brunâtre terne, d’un brun clair rougeâtre sur
les tarses et les antennes, extrémité du rostre d’un brun-marron
luisant; garni d’écailles brunes et noires. Base du rostre écailleux,
avec cinq carènes, dont les intervalles sont ponctués. Tête garnie
d’écailles brunes à la naissance du rostre avec une impression pro-
fonde, allongée, entre les yeux ; rugueusement ponctuée de gros
points superficiels, presque confluents sur le vertex. Yeux grands,
ovales. Scape des antennes en massue, 1‘ article du funicule obco-
nique, plus gros et plus long que les articles suivants, ceux-ci gra-
duellement plus courts; massue cylindrique, articulée, peu velou-
tée. Prothorax aussi long que large, bisinué à la base, droit sur les
côtés, assez subitement rétréci et subtubuleux en avant, les lobes
bien développés, rugueux, finement carénés, garni d’écailles pili-
formes, redressées, noires et portant sur son bord antérieur des
touffes d’écailles brunes. Écusson petit, noir, luisant. Élytres allon-
gées, un peu plus larges que le prothorax, leurs épaules rectangu-
laires, arrondies, leurs côtés parallèles; arrondies au bout, avec des
stries de points allongés, peu profonds, déprimés autour de l’écus-
son; garnies d’écailles brunes couchées et d’autres piliformes,
brunes et noires, redressées, inclinées en arrière, disposées en
ligne sur les intervalles des stries. Métasternum et l‘" segment de
l’abdomen couverts de gros points, lesautres segments abdominaux
vaguement ponctuës. Tous ces points portent des écailles brunes.
Pattes assez longues, cuisses échancrées au bout et paraissant, par
cela, dentées, jambes latéralement comprimées. Des écailles brunes
forment des anneaux sur les cuisses et les jambes.
Plusieurs individus, recueillis par M. Hiller.
L'espèce suivante s’éloigne moins des Cryplorhynchus typiques,
la massue étant ovale, allongée, et les trois segments intermédiaires
de l'abdomen de longueur égale.
C. obscurus KR.
Ann. Belg., XXIL, 5 avril 4879.
4 à 5 mill. Ovale, brun-noirâtre terne, antennes et crochets des
tarses d’un brun-rougeâtre; garni d’écailles d’un brun fuligineux.
Rostre écailleux et muni de cinq petites carènes, dont les inter-
valles sont ponctués à la base, dénudé et finement ponctué sur sa
moitié antérieure. Scape des antennes légèrement courbé et grossi
au bout, atteignant les yeux; les deux premiers articles du funi-
cule plus longs que les suivants, celui-là le plus gros; les autres
graduellement plus courts, tous pubescents; la massue ovale, acu-
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXIV. 2
JAI DEC NI
ONE TPE T TTL
22 ADDITIONS
minée, fuligineuse. Tête transversalement déprimée entre les yeux
avec une petite carène sur le front; ponctuée et écailleuse jusque
derrière les yeux, où commence la partie seulement visible au
repos, nettement limitée, plus élevée, densément ponctuée et dénu-
dée. Yeux grands. Prothorax moins long que large, base bisinuée,
côtés droits en arrière, se rétrécissant peu à peu vers le devant, avec
des ‘lobes médiocres, criblé d’une ponctuation peu profonde, muni
d’une carène peu marquée, garni d’écailles fuligineuses couchées
et de quelques toufles d’écailles redressées, noires, sur le disque.
Écusson arrondi, rugueusement ponctué. Élytres allongées, plus
larges que le prothorax, arrondies aux épaules et à l’extrémité,
avec des stries assez larges, composées de points presque con-
fluents,; un peu aplaties le long de la suture, l'intervalle entre elle
et la première strie portant une rangée de petits tubercules. Les
élytres sont garnies d’écailles fuligineuses, variées d’autres blan-
ches, qui forment des taches peu nettes, vers le 3° intervalle, avant
le milieu et sur le côté des élytres un peu au delà du milieu; elles
dessinent encore une bande transversale vers le bout. Métasternum
et 1* segment fortement ponctués, les autres segments plus vague-
ment. Cette ponctuation et les pattes garnies d’écailles fuligineuses.
Cuisses un peu échancrées vers le bout; jambes longitudinalement
striées.
Plusieurs individus, pris par M. Hiller.
Baris, Germar.
Je dois à M. Lucas von Heyden la connaissance de la nouvelle
espèce suivante de Baris, trouvée à plusieurs reprises à Mino et à
Echisen au Japon par le professeur Rein, de Marbourg, à qui je me
fais un plaisir de la dédier. M. von Heyden a bien voulu me donner
trois individus de cet insecte; ils différent beaucoup de taille, le
plus grand dépasse sous ce rapport tous les autres Baris du Japon,
que je connais.
B. Reiïnii, R
Ann. Belg., XXII, 5 avril 4879.
5 à7 1/2 mill. (rostre excl.). Ovale, allongé, noir luisant, garni
d’écailles peu apparentes, d’un noir terne, et d’autres jaunes, qui
forment des taches au-dessus et garnissent le dessous; tarses bruns,
leurs crochets et les antennes plus clairs. Rostre aussi long que le
prothorax, arqué, surtout à la base, comprimé latéralement en
arrière, graduellement élargi et aplati vers le bout, subcaréné,
couvert de gros points aÏongés, devenant peu à peu plus fins vers
l'extrémité, Funicule des antennes garni de pubescence jaune; son
À LA FAUNE DU JAPON. 23
premier article plus long et plus gros que les suivants. Tête densé-
ment et assez finement ponctuée, plus lisse en arrière, séparée du.
rostre par une ligne transversale. Prothorax un peu moins long
que large à la base, qui est bisinuée; droit sur les côtés, jusque
avant le milieu, se rétrécissant, de là, en avant, criblé d’une ponc-
tuation grosse et fort serrée; des écailles jaunes couvrent le
prosternum et remontent en avant de façon à former une tache sur
les angles antérieurs du disque; une autre tache plus grande se
voit sur les angles postérieurs. Kcusson arrondi, garni des mêmes
écailles. Elytres environ de la moitié plus longues que larges à la
base, celle-ci un peu plus large que le prothorax; épaules peu
saillantes, arrondies, côtés graduellement rétrécis vers le bout,
l'extrémité arrondie. Les élytres ont des stries larges et profondes,
imponctuées, dont les intervalles sont couverts d'assez gros points
serrés, peu réguliers, voilés par des écailles d’un noir de fumée.
Des écailles jaunes apparentes forment une petite ligne à la base
du 4: intervalle et une tache transversale, composée de petites
lignes, sur les 3°, 4, 5° et 6° intervalles, au delà du milieu de
l’élytre; elles garnissent l'extrémité de la suture et sont disposées
en ligne, assez caduque, sur chaque intervalle.
Prosternum couvert de gros points; métasternum densément
ponctué et garni d’écailles jaunes, très serrées sur ses côtés et ceux
du mésosternum. Les deux premiers segments de l’abdomen cou-
verts d’une ponctuation grosse et serrée, les autres segments avec
des points plus fins; tous ces points portant des écailles jaunes plus
longues et piliformes aux angles des segments, à commencer du
2° et au bout de l'abdomen. Pygidium couvert de gros points
écailleux au bout.
Cuisses et jambes ponctuées, peu densément garnies de poils
jaunes.
Récolté par le professeur Rein, Mino, Echisen (Japon).
M. Hiller a récolté au Japon un grand nombre d'exemplaires
d’un petit insecte, voisin de Xerodermus Lacordaire (1), genre qui
compose avec Slromboscerus, Schh. son groupe des Sfrom-
boscérides. M. Jekel m'avait fait remarquer que le genre Ortho-
sinus de Motschulski (?) était probablement identique avec le genre
de Lacordaire, mais que l’auteur du Genera ne l'avait pas connu et
que Motschulski, l’atoujours placé, à tort, tantôt dansles Ærirhinides
(1) Lac. Genera, VII, 307. ,
(?) Bull. Moscou, 1863, II, 525. /
24 ADDITIONS
(Bullet. de Moscou}, tantôt entre Gymnetron et Phænomerus
(Bullet. de Moscou, 1866, et Catal. général, 1869).
L'examen du type d’une des deux espèces de Motschulski, son
O. velatus, que M. Jekel a bien voulu me confier, m’a cependant
démontré que les genres Orthosinus et Xerodermus, quoique
voisins, sont réellement distincts, surtout par la forme des yeux,
contigus en dessous chez 0. velatus, bien séparés et d’une forme
différente chez Xerodermus.
Dans l’énumération des caractères de son genre, Motschulski ne
dit rien des yeux, ni dans la description de son ve/alus, mais, dans
celle de l’autre espèce, 0. sculpticollis, il dit : » oculis paulo por-
minulis. » Je ne connais point de type de cette dernière espèce,
mais, à en juger d’après la description, il ne serait pas impossible
que ce fût le même insecte que Xerodermus porcellus de Lacor-
daire; chez celui-ci, les yeux sont, en effet, plus proéminents que
chez O. velatus, et les descriptions des deux auteurs s'appliquent
bien au même insecte.
Il faut ajouter que les espèces sont du même pays, l'île de Ceylan,
et provenaient de la même personne, feu Nietner.
Je possède également ces insectes par la même source, j'ai su
comparer l’un au type du velalus, tandis que les descriptions
d’O. sculpticollis et de X. porcellus s'appliquent bien à l’autre.
La nouvelle espèce du Japon doit former un troisième genre,
voisin des deux autres, il en diffère surtout par la composition des
antennes. Chez les genres précédents, le funicule est composé de
six articles, chez la nouvelle espèce, il n’en a que quatre; les yeux
sont comme chez 0. velatus.
Il y aurait donc, pour résumer, trois genres qu'on peut carac-
tériser comme suit :
Antennes à funicule de 6 articles; yeux grands, contigus en dessous.
Orthosinus velatus Mots.
Antennes comme dans le genre précédent; veux petits, séparés, un peu saillants.
Xerodermus porcellus Lac. (peut-être — Orth. sculpticollis Mots.
Antennes à funicule de 4 articles; yeux comme dans le 4°" genre, c’est-à-dire
grands, contigus en dessous. Nov. gen., n. sp.
Quant à la place que ces genres doivent occuper, je crois que,
malgré une très grande analogie de facies avec les Dryophthorides,
la construction de la massue des antennes prouve qu'ils doivent
rester dans les Rhynchophorides. J'observerai en passant que le
genre Stromboscerus. Schh.,queLacordaire fait entrer dans la même
tribu que Xerodermus, en diflère beaucoup, comme également
d’Orthosinus et de monmouveau genre. Le facies de cet insecte (°)
() S. Schuppeli, Ghl. in Schh., de Madagascar.
y AGREE !
[h-VrA
( LATE
À LA FAUNE DU JAPON. 25
est, comme Lacordaire le remarque, tout à fait celui d’un Spheno-
phorus. Je connais cet insecte en nature, dans la collection Dejean
(où il se trouve parmi les Sphenophorus). Gyllenhal le décrit
avec exactitude comme ayant cinq articles au funicule, tandis que
Lacordaire s’est trompé en lui attribuant six articles. La massue
est beaucoup plus obliquement tronquée que chez les autres genres
en question.
Voici les caractères du nouveau genre :
Rostre séparé de la tête par une ligne transversale entre les
angles supérieurs des yeux, déprimé près de sa base; ses scrobes
obliques, presque conniventes en dessous. Scape assez robuste, un
peu grossi au bout; funicule de quatre articles, le 1® plus long et
plus gros que les suivants, turbiné ; le 2e aussi long que large; le
3 moins long et plus large que le 2°; le 4e encore moins long et
plus transversal. Yeux étroits, allongés, contigus en dessous. Ecus-
son à peine visible. Suture des deux premiers segments de l’abdo-
men courbée, peu profonde ; celle entre le 2° et 5°, très marquée;
2e segment plus large que 3% et 4° réunis. Saillie intercoxale large,
légèrement courbée.
L’espèce unique du genre est :
Dryphthoroïdes sulcatus, R.
Ann. Belg., XXIL, 5 avril 4879.
4 mill., rostr. excl. Facies de Dryphihorus, plus large que
D. limexylon; d’un noir terreux passant au brun sur le rostre,
les antennes et Les tarses; couvert d’un enduit gris-jaunâtre. Rostre
plus long que la tête, cylindrique, garni d’une ponctuation longi-
tudinalement confluente ; un peu déprimé par-dessus près de la base
| avec une impression peu profonde entre les antennes. Tête den-
sément, finement et superficiellement ponctuée. Prothorax pluslong
que large, presque droit à la base et sur les côtés, assez longuement
tubuleux en avant, couvert d’une ponctuation grande, peu pro-
fonde, très serrée, remplie comme celle de la tête et du rostre d’un
enduit jaune-terreux. Ecusson petit, allongé, déprime. Élytres
presque du double plus longues que le prothorax, un peu plus
larges qué sa base, assez brusquement rétrécies en arrière, cou-
vertes de côtes étroites, finement ponctuées ; les intervalles de ces
côtes garnis de gros points carrés, rapprochés.
Dessous avec des points remplis du même enduit que le dessus.
Cuisses comme tigrées avec la même vestiture, elle paraît plutôt
piliforme sur les jambes.
Le rostre du mâle plus gros et plus rugueux que celui de la
femelle.
Japon, Hiller.
26 ADDITIONS
BRENTHIDES.
BARYRHYNCHUS Lac. (Arrhenodes, pars Schh.)
La collection de M. Hiller contient une espèce de Brenthide, la
seule qui soit, jusqu’à présent, connue du Japon; elle rentre, sauf
la construction différente des antennes, dansle genre Baryrhynchus
créé par Lacordaire (Grenera. t. VII, p. 426), aux dépens de quelques
espèces d’'Arrhenodes de Schünherr, toutes originaires de l’Inde (1).
La structure des antennes de l'espèce japonaise justifierait peut-
être la création d’un sous-genre; je la réunis cependant provisoi-
rement au Baryrhynchus, indiquant dans la description suivante
en quoi elle diffère des espèces typiques.
B. Poweri KR.
Ann. Belg., XXII, 5 avril 1879.
G'2centim. © 11/2centim. S’approchant, quant à la forme, beau-
coup du B. miles Schh.; d’une couleur plus noire, plus luisant
surtout sur le prothorax ; les taches jaunes sur les élytres éxacte-
ment disposées de la même manière, mais se détachant mieux sur
la couleur plus sombre du fond. Antennes plus grêles, plus longues,
dépassant un peu la base du prothorax, leurs articles gardant entre
eux la même proportion que chez l’espèce indienne, mais ayant
une forme plus allongée, sauf l’article basilaire, qui est pyriforme ;
le dernier de la massue aussi plus acuminé chez B. Poweri.
Tête lisse, un peu élevée en forme de bourrelet transversal, entre
les yeux. Prothorax plus étroit que chez mes, lisse, avec des
points distants, seulement visibles par un fort grossissement; vers
la partie postérieure, il est garni d’une pubescence très fine; la
base est entourée de deux stries étroites et rapprochées. Élytres
à épaules un peu plus rectangulaires et à callosité plus marquée
que chez l'espèce voisine. Pattes plus grêles; les antérieures
en proportion plus longues (©) ; jambes faiblement élargies sur la
tranche intérieure.
Deux individus (Get Q) recueillis au Japon par M. Hiller.
ANTHRIBIDES.
Phlæobius gibbosus, KR.
G' 10 mill. © 8à 10 mill. Voisin des ?. alternans Wied. et /on-
gicornis Fab. Noir, cuisses etjambes testacées, garni de poils gris-
(t) M. Power, qui a fait une étude spéciale de la famille des Brenthides, m'a fait
connaître une espèce nouvelle du nord de la Chine : elle est entièrement diffé-
rente de celle du Japon et ne se distingue pas, par les antennes, des espèces
typiques.
À LA FAUNE DU JAPON. AT
jaunâtre, variés de blancs et de noirs; antennes noires et garnies
de pubescence blanche, formantdes anneaux au sommet des articles
(sauf de la massue) chez le mâle; brunes (la massue exceptée) avec
des poils analogues, plus serrés au sommet du dernier article du fu-
nicule, chez la ©. Têteet rostre rugueux, rostre déprimé ; tête avec
une ligne longitudinale, peu marquée entre les yeux. Prothorax
plus court, mais de même forme que chez les deux espèces voisines ;
garni de poils gris-jaunâtre ; confusément tacheté de noir et, chez
certains individus, avec cinq petits points blancs dont un central,
entouré des autres disposés en carré régulier. Ecusson blanc.
Élytres de la forme de celles des P. longicornis et alternans;
ponctuées-striées; munies d’une gibbosité bien marquée, à la base,
près de la suture; garnies de poils gris-jaunâtre, plus clairs sur
leur déclivité postérieure, les intervalles alternants, à commencer
de la suture, un peu plus élevés et garnis de poils blancs et noirs
alternants et formant des taches, la gibbosité de la suture parfois
plus noire que la couleur du fond. Dessous et pattes avec des poils
jaunâtres pâles ; les pattes avec des anneaux plus foncés. Pilosité
du dernier article des tarses d’un jaune-gris pâle.
L'espèce, quoique très voisine des deux autres, se distingue faci-
lement par la gibbosité à la base des élytres, qui existe à peine chez
P. alternans et longicornis. La couleur générale de espèce japo-
naise est plus grise et moins jaunâtre que chez ces dernières.
Japon; trois C‘etsix © ; Lewis. Une ©; Hiller.
Les deux espèces suivantes d’Anthribides rentrent dans le genre
- Litocerus ; la seconde a le rostre très aplati, parallèle dans toute
son étendue, mais assez large et sans les carènes de l'espèce plus
grande. Les yeux de cette dernière sont très grands et fort rap-
prochés, surtout vers l'angle antéro-inférieur. Ceux de la petite
espèce sont en proportion plus petits, plus régulièrement arrondis
et restent largement séparés. Les deux insectes rentrent, par consé-
quent, respectivement dans les deux sections du genre indiquées
par Lacordaire. (Genera, tome VII, p. 514, note 4.)
Litocérus japonicus, R.
Ann. Belg., XXII, 5 avril 1879.
6 mill., rostr. exel. Noirâtre, antennes, sauf la massue, et crochets
des tarses, brun-testacé ; dessous garni de poils d’un jaune livide,
dessus, de poils gris de fumée et d’autres noirs et blancs formant
des taches. Rostre élargi au bout, rugueux, sa partie antérieure un
peu aplatie etassez nettement séparée du reste; sa partie postérieure
obsolètement tricarénée; garni de poils clairs. Tête fortement
28 ADDITIONS
imprimée sur l’espace étroit qui sépare les yeux ; garnie de poils
noirâtres, avec le bord des yeux et une grosse tache en dessous de
ceux-ci, clairs. Prothorax iransversal, ponctué, avec une carène
sinuée et une forte impression transversale sur le disque; couvert
de poils clairs et noirâtres formant un dessin compliqué ; les poils
noirs dessinant plus ou moins deux lignes irrégulières renfermant
une tache claire au milieu, qui devient plus apparente et blanche
devant l’écusson. Celui-ci petit, arrondi, blanchâtre. Élytres à
épaules un peu relevées et une gibbosité à la base vers le 2e inter-
valle des stries, transversalement déprimées en arrière de cette
élévation; ponctuées-striées, les 2° et 4° intervalles plus élevés.
Les élytres sont garnies de poils gris de fumée; des poils noirs
forment une tache sur la gibbosité de l’épaule; elles dessinent
une bande transversale vers le milieu et une autre peu apparente
vers l'extrémité; sur les intervalles élevés se voient des lignes
alternantes blanches et noires.
Les pattes sont annelées de jaune-grisâtre et de noir. Sur le
pygidium deux lignes noires rapprochées sur un fond de la même
couleur claire que celui des pattes.
Recueilli par M. Lewis à Hiogo, temple de la Lune, 1871 ; depuis
par M. Hiller à Kioto.
Je distingue diflicilement deux sexes; chez quelques individus
les 3° et 4° articles des antennes me paraissent plus longs relati-
vement aux suivants, Ce sont probablement les mâles.
Litocerus rufescens, R.
Ann. Belg., XXII, 5 avril 1879.
3 1/2 à 4 mill., rostre excel. Noir, pattes et antennes, sauf la
massue, d’un testacé rougeûtre ; le bord antérieur du prothorax et
la suture des élytres, surtout vers la base, rougeûtres ; garni de
poils d’un noir velouté varié de gris au-dessus, gris-jaunâtre en
dessous et sur les pattes. Rostre aplati, plan, parallèle sur les
côtés, rugueusement ponctué, garni de poils gris-jaunâtre. Ces
mêmes poils plus serrès autour des yeux et formant une tache très
apparente sous ces derniers. Prothorax transversal, peu rétréci
sur les côtés, à partir de la carène antébasilaire ordinaire jusqu’à
la base; muni d’une forte impression transversale au milieu du
disque; garni de poils noirâtres enfermant une tache grise cruci-
forme centrale, qui devient plus claire vers la base. Ecusson
arrondi, grisâtre pâle. Elytres à épaules un peu élevées et présen-
tant une faible gibbosité vers le commencement du 2e intervalle,
peu profondément ponctuées-striées ; les intervalles alternants, à
commencer du 2°, plus élevés, ce même intervalle plus large et
plus élevé que les autres. Les élytres sont couvertes de poils noi-
À LA FAUNE DU JAPON. 29
râtres et d’autres, d’un gris-jaunâtre, lavé de rouge. Ces derniers
forment une tache derrière l’écusson et garnissent la suture sur
sa moitié postérieure, où elles s’étendent d’abord en tache trans-
versale assez grande et puis en deux autres taches de même forme,
mais moins larges.
Les pattes sont annelées de rouge pâle et de noir et garnies de
pubescence grisâtre.
Japon ; quelques individus pris par M. Lewis.
Brachytarsus nigrovariegatus, KR.
Ann. Belg., XXII, 5 avril 4879.
4 à 4 1/2 mill. Yeux saillants, angles postérieurs du prothorax
aigus (:). Noir, antennes, sauf la massue, et tarses bruns, crochets
brun-clair ; garni d’une pubescence gris-blanchâtre, formant des
taches sur les élytres. Tête et rostre chagrinés, pubescents ; le
second avec une impression transversale, peu profonde à la base.
Massue des antennes garnie de poils gris. Prothorax moins long
que large à sa base ; celle-ci faiblement anguleuse au milieu et fine-
ment rebordée, remontant très peu sur les côtés ; le prothorax est
criblé d’une ponctuation fine et serrée; garni de poils gris, for-
mant des marbrures peu apparentes. Écusson grisâtre. Élytres
avec des stries profondes, larges et nettes, munies de points con-
fluents dans leur fond; les 2°, 4 et 6° intervalles plus larges et
plus élevés à la base; une courte strie se voit à côté de l’écusson,
les autres stries sont un peu courbées en dehors à leur partie anté-
rieure. Les élytres sont garnies de poils gris, alternant avec des
taches noires sur les intervalles élevés. Sans grossissement, le noir
fait l'effet d’une tache vers la base, et une autre plus grande vers
le milieu des élytres.
{x Dessous et pygidium rugueusement ponctués, garnis, comme les
pattes, de poils gris. Pilosité de dessous du dernier article des
tarses d’un jaune-grisâtre.
Un petit nombre d'individus pris par M. Lewis.
Aræocerus fasciculatus De Geer.
Cofjeæ Fabr.
Déjà mentionné par Thunberg, sous le nom d’A. japonicus,
comme se trouvant au Japon.
Lewis, plusieurs exemplaires.
4
x (1) Les deux caractères sur lesquels Schônherr établit une section du genre.
30 ADDITIONS
BRUCHIDES.
BRUCHUS.
B. dorsalis Schh.
J'ai reçu dans le temps de M. Lewis, des exemplaires vivants de
cette espèce, éclos à Londres; le même insecte m’est envoyé par
M. L.von Heyden, comme étant sorti à Francfort-sur-le-Mein, des
fruits du Gledilschia japonica, rapportés par le professeur Rein,
d'Echingo, près Nignata, au Japon. Tous ces individus s'accordent
avec la description de Schônherr (Gen. et Spec. Curc., t. V, p. 98),
où l’espèce est indiquée comme de Bengale. J’observerai seulement
que la tête en arrière n’est pas couverte de pubescence rougeûtre,
comme il est dit dans cette description; mais que le tégument lui-
même est de cette couleur; les poils étant grisâtres comme sur
d’autres parties. Les deux taches noires sur le pygidium ne parais-
sent pas constantes, les exemplaires de M. Lewis en étant privés.
Chez un individu de ces derniers, le pygidium n’est pas acuminé
au bout, mais arrondi, et n’a point de trace des deux enfoncements
qui se remarquent chez les autres; c’est probablement la femelle.
B. scutellaris, Fab., Schh.
M. Lewis a récolté cette jolie espèce au Japon; elle se trouve,
d’après Schôünherr, dans des graines dans l’Inde, au Cap de Bonne-
Espérance et au Brésil. Dans la collection de Dejean, il y a des in-
dividus sortis, à Paris, de graines de cedernier pays et des exem-
plaires de l'Amérique du Nord, de Cayenne, du Sénégal et de Mada-
gascar. Elle vit donc probablement aux dépens d’un végétal fort
répandu.
Schônherr indique une quantité de variétés; les G' des indi-
vidus du Japon, que j'ai sous les yeux, sont plus petits que les © ;
leurs antennes, longuement ponctuées, sont noires, à l'exception des
quatre premiers articles, qui sont testacés. Les © ont les derniers
articles bruns, les autres comme le mâle. Les mâles ont les taches
foncées du prothorax et des élytres d’un brun noirâtre; chez les
femelles toutes ces parties sont rougeâtres. L’abdomen des G' est
couvert de pubescence blanche, celui des © présente deux taches
brunes.
L’espèce suivante, que je crois nouvelle, a été prise assez abon-
damment par M. Lewis.
B. fulvipes, KR.
Ann. Belg., XXII, 5 avril 4879.
2 1/2 mill. Ovale, noir, garni de pubescence blanc-jaunâtre ;
bouche, antennes et pattes testacé-pâle. Tête faiblement carénée
<'dt MERS
04008
A LA FAUNE DU JAPON. 31
sur le front, séparée du rostre par une faible impression transver-
sale, entre l’angle antérieur des yeux, pubescente comme le rostre.
Yeux saillants. Prothorax triangulaire, très faiblement courbé vers
le milieu des côtés, ses angles postérieurs peu aigus, son lobe
antéscutellaire peu saïllant, paraissant ponctué à travers la pubes-
cence qui est plus serrée sur les bords; décoré d’une tache blanche
élevée, partagée en deux, au milieu de la base. Écusson carré,
blanc. Elytres un peu plus longues que larges ensemble; aussi
larges que le prothorax à la base, leurs épaules un peu saillantes
et d’un noir luisant; faiblement élargies sur les côtés, isolément
arrondies au bout, striées, les intervalles des stries finement
rugueux. Les élytres sont d’un noir-brunâtre; des poils blanc-
jaunâtre forment un dessin régulier et laissent dénudés : une
grande tache humérale s’approchant beaucoup de la suture, une
plus petite, latérale, au delà du milieu, et le bout des élytres.
Dessous, pygidium et pattes garnis de poils, plus denses sur les
côtés du métasternum. Cuisses mutiques.
Japon, Lewis.
DESCRIPTION
DE
quatre nouvelles espèces du groupe des Cyphides
PAR W. ROELOFS.
— SÉANCE DU 5 AVRIL 1879 —
Cyphus Oliveiræ, KR. (!).
D'une forme fort analogue à celle de C. augustus I1]., et, quoique
très voisine, possédant des caractères indiquant une espèce dis-
tincte. Facilement reconnaissable par la différence de couleur des
écailles, d’un gris cendré pâle, varié de vert-bleuâtre. Tête et rostre
comme chez C. augustus, la vestiture verte plus dominante sur le
rostre, les écailles grisâtres, plus serrées sur le cou. Prothorax
moins transversal que chez l’espèce voisine, plus anguleux sur
les côtés à l'endroit où il se rétrécit en avant; couvert de rugosités
plus saillantes; son lobe antéscutellaire plus aigu. Le prothorax
est garni d'écailles grisâtres, variées d’ écailles vert-bleuâtre ;
celles-ci plus abondantes sur ses côtés. Écusson grisâtre. Ély-
tres ayant la forme générale de celles de l'espèce citée; un
peu plus échancrées au milieu de la base, leurs épaules plus angu-
leuses, plus graduellement déclives en arrière, leur extrémité plus
arrondie; garnies de stries régulières dont les petits points s’effa-
cent en arrière. Les élytres sont couvertes d’écailles gris-cendré,
présentant sous un certain jour des reflets verdâtres ; des écailles
d’un vert-bleu sont plus abondantes sur la partie postérieure et
garnissent les points des stries; les deux rangs obliques d’éléva-
tions formant des espèces de V sur les élytres de C. augustus sont
remplacés, dans l'espèce actuelle, par des élévations assez étroites,
dénudées d’écailles ; la pointe des épaules et la callosité postérieure
sont également privées de vestiture. Dessous peu densément écail-
leux, vert-bleuâtre et portant des poils pâles. Écailles des pattes
__ (f) Les diagnoses ont paru dans le Compte-rendu de la séance du 5 avril 4879.
DESCRIPTION DE QUATRE NOUVELLES, ETC. 53:
d’un bleu moins éclatant que chez C. augustus, les jambes et tarses
avec des poils bruns. Antennes noires, leur massue brune.
Je crois que cet insecte, quoique très voisin, pour la forme et la
sculpture, de l’espèce d’Illiger, est cependant spécifiquement
distinct. Sa couleur rappelle celle de certains bronzes gris-
verdâtre. Je dois la connaissance de ce beau Cyphus au professeur
Paulino d’Oliveira, de Coïmbre. Il provient du Brésil.
Cyphus elegans,R.
18 mill. (Œ), 23 mill. (Q). De la forme générale de C. Germari
et espèces analogues, mais plus svelte, surtout pour le prothorax,
avec des antennes et des pattes plus grêles, les antérieures en pro-
portion plus longues, et ayant les jambes de cette paire denticulées
sur la tranche intérieure, grossies, fortement recourbées vers
l'extrémité et mucronées chez la Q. Noir ou noir-brunâtre, plus
ou moins violacé, avec des taches d’un jaune pâle à reflets métal-
liques et nacrés sur les élytres. Rostre grêle pour le genre, parallèle
sur les côtés, finement rugueux, parcouru par une ligne étroite
médiane, n’atteignant pas l’extrémité, profonde entre les yeux,
remontant sur le vertex; comme la tête, peu densément garni
d’écailles piliformes blanchâtres. Tête vaguement ponctuée, trans-
yersalement déprimée derrière les yeux; ces derniers arrondis et
très saillants. Antennes grêles et longues : leur scape dépassant le
bord postérieur des yeux; 1‘ article du funicule moins long que le
tiers du 2e, celui-ci plus long que dans aucune autre espèce connue
du genre, 3 article plus long que le 1‘, les suivants graduel-
lement un peu plus courts et plus larges. Tous les articles
garnis de poils courts, grisâtres et portant au bout de longs poils
fauves. Massue longue, acuminée, brune, veloutée. Prothorax aussi
long que large, très peu élargi et arrondi sur les côtés, couvert
d’impressions rugueuses transversales à intervalles finement ponc-
tués chez le mâle; beaucoup plus lisse chez la femelle; portant
une impression latérale et une autre transversale médiane à la
base; muni d’une fine ligne au milieu du disque et peu densément
garni d’écailles piliformes grisâtres. Écusson allongé, pubescent,
concolore. Elytres à épaules fortement saillantes, surtout chez
la ©, graduellement rétrécies sur les côtés, vers le bout; leur
extrémité acuminée; elles sont garnies de stries portant des
points fins, graduellement effacés en arrière; la première strie est
fortement imprimée à la base par des points confluents ; Les 2°, 3°
et 4 Stries ont de grandes fossettes, à la place de la l"° fascie
des élytres, dénudée d’écailles; ces dernières garnissent tous les
points des stries et forment un dessin compliqué, analogue à celui
de margaritaceus, mais laissant la suture dénudée; les élytres
0
OU EN
ls
34 DESCRIPTION DE QUATRE NOUVELLES
portent en outre des poils inclinés pâles, plus longs et plus abon-
dants sur l'extrémité. Dessous avec des écailles d’un gris nacré et
des poils pâles.
Paites avec les mêmes écailles et de longs poils bruns, très serrés,
sur la tranche intérieure des jambes antérieures. Corbeilles des
jambes postérieures triangulaires. Tarses grêles, leur 2 article
aussi long que large au bout; le 3° allongé, les crochets peu diva-
riqués. |
Bahia. Coll. Castelnau.
Je possède trois exemplaires de cette espèce, remarquable par la
structure des antennes, leur gracilité, la forme des pattes anté-
rieures et par sa couleur fort différente de celle des autres Cyphus.
Ces caractères suffiront sans doute pour la faire entrer dans un
groupe séparé lorsqu'on remaniera un jour les espèces trop hété-
rogènes du genre. La © est très différente du G' par son prothorax
plus lisse et par le mucro au bout des jambes antérieures, absent
chez le G, dont les jambes sont seulement élargies au bout. Un
des deux individus G' que j'ai sous les yeux, est couvert, sur les
taches écailleuses des élytres, d’une matière jaune, probablement
due à une exsudation de l’insecte.
Les deux espèces suivantes s’éloignent assez des Cyphus typiques
pour justifier la création d’un genre nouveau, si l’on ne veut
augmenter le nombre de formes déjà trop hétérogènes, qui sont
réunies sous une même dénomination générique. J’indique ici en
quoi ces insectes diffèrent surtout du genre Cyphus, tel qu’il est
caractérisé dans le Genera de Lacordaire.
CYPHOPSIS, R.
Scrobes rostrales à peine visibles par-dessus ; rostre parallèle sur
les côtés. Yeux courtement ovales, ayant leur grand axe dans le
sens de celui de la tête, 2° article du funicule seulement un
peu plus long que le 1*. Prothorax environ aussi long que
large à la base, latéralement muni d’un tubercule. Pattes anté-
rieures sensiblement plus robustes et plus longues que les autres.
Toutes les jambes avec une rangée de dents aiguës sur la tranche
intérieure (!).
Le reste des caractères se trouve également chez certains Cyphus;
c’est ainsi que les jambes des deux paires antérieures sont mu-
(*) Ges dents, un peu irrégulières, vont du bout de la jambe jusque vers le
tiers supéricur; celles du milieu de la rangée sont en général les plus longues.
Les dents des jambes antérieures sont plus développées que les autres et un peu
recourbées en forme de crochets.
ESPÈCES DU GROUPE DES CYPHIDES. : 39
cronées au bout, les antérieures étant grossies à l'extrémité et
courbées en dedans ; les corbeïlles des postérieures sont limitées
au bout de la jambe. Le rostre est parallèle sur les côtés, un peu
plus étroit que la tête, échancré au bout et muni d’une dépression
triangulaire à l'extrémité, ilest parcouru, comme chez les Cyphus,
d’une fine ligne médiane; le scape dépasse un peu le bord posté-
rieur des yeux; le 1* article du funicule n’est pas beaucoup plus
court que le 2°; Les suivants sont graduellement plus courts et plus
larges; la massue est longuement ovale acuminée. La forme géné-
rale rappelle celle des Cyphus Germari, ete., avec une taille
beaucoup plus petite.
C. Jekelii, R.
13 mill. (rostr incl.). D’un noir brunâtre luisant, garni d’écailles
d'un jaune un peu verdâtre. Rostre, en outre de l'impression
triangulaire au bout, déprimé en arrière; la fine ligne médiane
remonte sur le front et, de chaque côté de sa surface antérieure, se
trouve une petite impression longitudinale, tout près de la vive
arête qui sépare :le dessus des côtés du rostre. Tête paraissant
ponctuée, à travers la vestiture d’écailles jaunes peu serrées qui .
la couvrent comme le rostre. Antennes garnies d’une pubescence
grisâtre; leur massue gris-brunâtre. Bouche entourée de poils
jaunes.
Prothorax en cône tronqué, biéchancré en arc de cercle à la
base, ses angles postérieurs fort aigus; son bord antérieur légère-
ment arrondi au milieu; un gros tubercule transversal, suivi d’une
dépression sur ses côtés ; son disque parcouru par une large ligne
médiane. Des écailles jaunâtres garnissent cette ligne, forment
deux lignes plus larges sur les côtés du disque et couvrent les
côtés au prothorax ; les parties noires, entre les lignes écailleuses,
sont un peu en relief, comme saupoudrées de jaune et l’espace de
cette couleur sur les côtés du disque porte une impression trans-
versale vers le milieu. Écusson petit, garni comme le prothorax.
| Élytres longuement triangulaires, leurs épaules saïllantes, un peu
dirigées en arrière, les côtés un peu rétrécis one elles,
puis légèrement arrondis et graduellement rétrécis en arrière;
l'extrémité acuminée. Les élytres portent une impression assez
profonde à côté de l’écusson; elles sont munies de stries portant
des points qui sont plus gros vers la base et sur les stries du milieu
de chaque élytre ; des taches jaunes, souvent confluentes, longent
la suture et forment des lignes latérales; la suture elle-même et
quelques lignes vaguement indiquées sur l'extrémité et le bord de
l’élytre sont brunes ; les intervalles de tous ces dessins sont voilés
d'écailles grisâtres. Le dessous est densément garni d’écailles jaune
+ Ÿ SENS 2
X D. |
1
36 DESCRIPTION DE QUATRE NOUVELLES, ETC.
d'ocre et porte des poils de la même couleur. Les pattes ont la
même vestiture ; la tranche intérieure des jambes avec de longs
poils gris-jaunâtre.
Un exemplaire provenant de M. Jekel. Brésil intérieur.
C. clathratum, KR.
13 à 14 mill. Assez voisine, quant à la forme, de l’autre espèce ;
le prothorax un peu plus transversal, les élytres proportionnelle-
ment plus larges aux épaules. Noir peu luisant, garni d’écailles
d’un jaune plus franc que celui du C. Jekelii; rostre ayant l’im-
pression triangulaire terminale confondue avec l’évasement
général de la surface ; décoré comme la tête d’une ligne médiane
jaune, les côtés et le dessous de tous les deux également de cette
couleur. Prothorax muni d’un tuberculelatéral, moins marqué que
chez l'espèce voisine, impressionné de la même manière et portant
comme elle trois lignes jaunes sur le disque. Écusson de la même
couleur. Élytres plus courtement triangulaires, plus en pointe au
bout, à épaules plus rectangulaires; la ponctuation plus grosse ;
transversalement ridées sur leur partie antérieure; couvertes de
grosses taches, souvent confluentes, dont la surface est un peu
déprimée et qui sont garnies d’écailles jaunes. Dessous rugueux,
couvert d'écailles jaune-pâle variées de grisätres et comme tigré
de gouttelettes noires; abdomen avec des poils pâles. Pattes garnies
de poils grisàtres peu serrés; la tranche intérieure des jambes,
surtout des antérieures, portant des poils plus longs de la même
couleur.
Plusieurs individus, provenant de la coll. Castelnau, portant
l'étiquette : Jacobina (Prov. de Bahia) Brésil.
SE 2
MÉTAMORPHOSES
DU
BRUCHUS BARCENÆ EUG. DUGÈS
par le Dr EUGÈNE DUGÈS,'de Guanajuato.
— SÉANCE DU 5 JUILLET 1879 —
Notre frère, le D' Alfred Dugès, ayant découvert un nouveau
genre de plante de la famille des Rhamnacées, plante qu’il a
nommée Barcena guanajuatensis, le premier nom en l'honneur
du savant naturaliste mexicain Don Mariano Barcena, le second
pour rappeler le lieu de l'habitat, recueillit des fruits de cette
plante. Quelque temps après, il trouva un petit coléoptère dans la
boîte où il conservait ces fruits et s’assura en les examinant que
cet insecte était sorti de l’un d'eux. Immédiatement il ouvrit plu-
sieurs fruits et trouva le coléoptère à l’état de larve, de nymphe et
d’insecte parfait. Des éclosions postérieures nombreuses prouvèrent
qu'il n’y avait pas de doute possible à avoir sur la parenté de ces
trois états. C’est au moyen des échantillons ainsi recueillis que
nous avons fait le petit travail qui suit.
Le coléoptère dont nous allons étudier les métamorphoses nous
a paru être un PBruchus, bien entendu en donnant au genre l’ex-
tension que lui donnait Lacordaire. Quoi qu’il en soit, nous l’avons
nommé Bruchus Barcenæ pour rappeler qu'il vit sur le Bar
cena QUanaquatensis.
La larve (pl. I, fig. 1) a environ 0,005 de long sur 0,003 de large,
elle est un peu courbée en arc, molle et blanche, sauf les organes
buccaux et une petite partie de la tête, qui sont bruns. La peau est
comme finement chagrinée. La tête (fig. 2) est assez volumineuse,
mais il faut en quelque sorte l’extraire du 1° segment thoracique
où elle est comme enterrée jusqu’au front. Elle est ovale et assez
consistante. Les organes buccaux se composent d’un labre (fig. 2 a)
transversal, arrondi en avant et sur les côtés et cilié au bord
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXIV. 3
38 MÉTAMORPHOSES
libre. 11 est porté par une pièce (b) presque de même forme que
lui et qui est placée dans l’échancrure d’une 3 pièce (front), le
front (c) est, comme nous venons de le dire, largement échancré en
avant, droit en arrière et a ses angles latéraux avancés et arrondis.
À chaque extrémité de cette pièce on voit une petite antenne (d)
composée de deux articles et d’un appendice sétiforme. Derrière le
front s’étend une partie brune, cornée, qui enveloppe en avant les
antennes, couvre les parties latérales de la tête et atteint, en
formant un triangle, le tiers antérieur dela tête. Les organes buc-
caux se composent encore d’une paire de fortes mandibules (fig. 3)
trigones, non dentées, de mâchoires (fig. 4 a) composées de deux
lobes : l'interne petit et cilié, l’externe également cilié, mais beau-
coup plus développé, large et un peu incurvé, leurs palpes sont
formés de trois articles, le 3° est conique ; d’un menton (fig. 4 b)
assez développé, formé par une pièce subcarrée, allongée, sinueuse
sur les bords latéraux qui portent une languette (fig. 4 c) lanci-
forme et membraneuse,; à la base de celle-ci, on remarque de chaque
côté un petit palpe (£g. 4 d) composé de deux articles. Le menton
est supporté par un sous-menton (fig. 4e) à bords droits en arrière,
arrondis sur les côtés et fortemgntéchancrés en avant. Enfin, nous
n'avons pu trouver de trace de stemmates. On voit bien de chaque
côté de la tête vers sa partie moyenne deux taches noires (fig. 2 e)
irrégulières, mais nous ne pouvons croire que ce soit un organe
quelconque de vision, car elles paraissent formées de simples gra-
nulations pigmentaires.
Le corps (fig. 1) se compose de douze anneaux, plus un petit,
anal. Les trois premiers qui forment le thorax sont bien distincts.
Le 1* présente de chaque côté sur la partie dorsale, une sorte de
plaque, ou mieux d'impression gaufrée et un stigmate sur le côté,
les 2° et 3e ont leur partie dorsale simple, mais offrent un gros
tubercule de chaque côté. Tous ces anneaux ne sont nullement
cornés. Chacun d'eux porte une paire de pattes (fig. 5) très petites,
presque rudimentaires et composées par une espèce de tubercule
en cône allongé et vaguement biarticulé. Les anneaux 4 à 11 ont
le demi-anneau dorsal comme divisé en deux gros replis transver-
saux et, de chaque côté, deux gros tubercules dont le plus supé-
rieur, qui est aussi le plus volumineux, paraît porter le stigmate.
Le demi-anneau ventral est simple et bien plus étroit que le dorsal ;
le 12° anneau est simple, ainsi que l’anal, qui présente une fente
transversale, probablement l’anus.
Cette larve vit dans l’intérieur du fruit de la Barcena, dont elle
devoreune graine. Quand elle a atteint tout son développement, elle
se transforme en nymphe dans la loge qu’elle a vidée et qu’elle
remplit,
.
LP
DU BRUCHUS BARCENÆ EUG. DUGÉS. 39
Cette nymphe (fig. 6 et 7)ne présente rien de bien notable. Sa
forme générale est celle des nymphes de coléoptères. Cependant on
remarque qu’elle porte sur le milieu de l’extrémité antérieure
(sorte de capuchon formé par le prothorax) un petit appendice ou
corne, charnu, en forme de fourche, un peu courbé en avant et avec
les extrémités des branches arrondies. De plus, en regardant cette
nymphe par devant, on voit d’abord le tubercule déjà indiqué, et la
partie convexe du prothorax qui le porte; puis la tête avec des
yeux grands et bien visibles, les appendices buccaux et les antennes
courbées en demi-cercle sur Les côtés ; ensuite les membres anté-
rieurs et, beaucoup plus bas sur le bord interne du fourreau des
élytres, une sorte d'épine (fig. 6 et 7 a), qui n’est autre chose que
l'angle supérieur de la cuisse postérieure, enfin les membres
postérieurs et les derniers anneaux abdominaux.
Cette nymphe se transforme bientôt en insecte parfait qui perce
l'enveloppe (fig. 8)de la graine, le vrai fruit, en détachant une petite
pièce parfaitement circulaire (fig. 8 a) et sort.
Le Bruchus Barcenæ est long de 0,0035 et large de 0,0045
(fig. 9 et 10). La tête (fig. 11) est assez allongée, de forme normale.
On y trouve un labre grand, carré, droit en avant avec ses angles
à peine arrondis, un épistome aussi en carré allongé, coupé droit
en avant et séparé du front par un sillon courbé en avant: des
mandibules (fig. 12) grandes et fortes, aiguës à l'extrémité, ayant
une très petite dent interne et, près de celle-ci, une touffe de poils;
des mâchoires (fig. 13) à deux lobes bien distincts, l’externe
allongé, aigu à l'extrémité et cilié, l’interne également allongé,
mais arrondi au bout et cilié. Elles portent des palpes de 4 articles :
1 petit, 2 le plus long, conique, 3 la moitié de 2, de même forme,
4 plus long que 3, ovoïde; un menton (fig. 14 a) transversal,
sinueux sur le bord postérieur, fortement arrondi sur les côtés et
largement échancré en avant. IL est supporté par un sous-menton
(b), également transversal, sinueux en avant, droit sur les côtés et
en arrière et lui-même porte une languette (c) membraneuse et
bilobée, dontles palpes ont trois articles : 1 petit, 2 long, cylindrico-
conique, 3 ovoide, la moitié de 2. Les antennes sont insérées à la
base des mandibules, en avant de l’échancrure de l’œil, qui est très
petite (fig. 15); elles sont formées de onze articles : 1 assez long et
gros, 2 petit subglobuleux, 3 du double de 2, cylindrique, 4 de la
longueur de 3, également cylindrique, mais grossissant un peu à
l'extrémité, 5 un peu plus court que 4, transversal et triangulaire,
6 à 10 transversaux et triangulaires et s’élargissant peu à peu,
11 oval et subaigu. La tête et toutes les parties qu’elle supporte,
sont ferrugineuses et couvertes de poils fauves; seuls Les articles 4
à 11 des antennes sont noirs. Les yeux sont noirs et fortement
granulés.
40 MÉTAMORPHOSES DU BRUCHUS BARCENÆ EUG. DUGÈS.
Le prothorax est incliné en avant dès sa base (fig. 10), fortement
convexe, trapézoiïde, très rétréci dans sa partie antérieure, qui n'est
que la moitié aussi large que la postérieure. Le bord antérieur est
presque droit, avec les angles fortement rabattus et subaigus ; les
bords latéraux sont droits et tranchants, le postérieur est sinué et
présente au milieu un large lobe arrondi en arrière. Le prothorax
est couvert tout entier d’un mélange de poils fauves et brun-
rouge.
Écusson (fig. 16) en triangle très allongé; presque linéaire,
offrant la couleur et la vestiture du prothorax.
Elytres très fortement convexes, plus de trois fois aussi longues
que le prothorax, couvrant une grande partie du pygidium, rétré-
cies peu à peu jusqu’à l’extrémité, qui estisolément arrondie. Elles
offrent dix sillons et sont couvertes de poils fauve doré, méêlés
d’autres brun-foncé, qui forment des taches irrégulières dans la
moitié postérieure et parmi lesquels on peut distinguer quatre
lignes transversales : 1°° vers la moitié, complète, 2e un peu plus en
arrière occupant à peine le tiers interne, 3° vers le quart posté-
rieur, complète, 4 enfin un peu avant l'extrémité apicale. Pygi-
dium ayant la couleur et la vestiture des élytres.
Corps noirâtre. Prosternum (fig. 17) presque nul entre les
hanches antérieures, qui sont coniques, aigu à l’extrémité; méso-
sternum avec la partie visible très petite; hanches postérieures
(fig. 18) grandes, mais ne recouvrant pas le 1°* anneau abdominal
(sur la fig. 19, une petite partie de la hanche droite a été enlevée{a]
pour montrer cette disposition); cuisses de la même paire (a) assez
développées, mais avec le bord inférieur sans aucune trace d’épine
ou dentelure ; jambes armées à leur extrémité de deux longues et
fortes épines : l’une, la plus longue, située dans l’axe, l’autre, plus
courte, divergente; 1* article des tarses arqué, presque aussi long
que la jambe, le 3° échancré; crochets fortement appendiculés.
Les membres sont ferrugineux, sauf les cuisses postérieures qui
sont noirâtres.
LA
LES LUCANIENS DE BELGIQUE
LOUIS MÉLISE.
— SÉANCE DU 6 SRPTEMBRE 1879 —
— te ——
LOUCANII, BRULLÉ.
CARACTÈRES GÉNÉRAUX.
Antennes géniculées, composées de dix articles dont les derniers
sont élargis et dentés à l’intérieur, en forme de scie ou de peigne;
abdomen à cinq segments ; tarses de cinq articles.
Les insectes de cette famille ont beaucoup d’analogie avec
les Scarabéins ou Lamellicornes, dont ils diffèrent principalement
par la disposition de la massue des antennes.
Ainsi qu'on peut le voir très distinctement chez le mâle du
hanneton (Melolontha vulgaris) et mieux encore chez le hanneton
foulon (Polyphylla fullo), la massue des antennes des Scarabéins
est composée de feuilles ou lamelles mobiles qui, réunies à la base,
peuvent se disjoindre au sommet et s'épanouir en forme d’éven-
tail.
Chez les Lucaniens, au contraire, la massue est composée de .
plusieurs articles fixes qui, disposés sur une tige en forme de dents
plus ou moins saillantes, rappellent l’aspect d’un peigne, d’où le
nom de Pectinicornes, que plusieurs auteurs ont donné à cette
famille.
Les Lucaniens ne comptent guère en Europe plus d’une douzaine
d'espèces bien caractérisées, réparties en six genres. |
Nous possédons en Belgique :
Lucanus Cervus ;
Dorcus parallelipipedues ;
Plalycerus caraboides ;
Sinodendron cylindricum.
L’Æsalus caraboïdes, Panz. existe en Allemagne, non loin de
nos frontières, mais sa présence chez nous n’a pas encore été
signalée,
42 LES LUCANIENS
I. GENRE LUCANUS, LinXé.
CARACTÈRES.
Outre les caractères généraux que nous venons d'indiquer, ce
genre présente les particularités suivantes, qui le distinguent des
autres insectes de la même famille :
Massue des antennes composée de quatre à six dents; yeux
divisés en deux par le bord latéral de la tête; chaperon prolongé
en pointe recouvrant le labre.
Lucanus Cervus, Linné.
DESCRIPTION.
Longueur du mâle . . . . . . 40 à70 millimètres.
Id. de la femelle. .:_.:. , 30440 ‘id.
Largeur, à la base des élytres . . 12à16 id.
Noir, sauf les élytres qui sont d’un brun marron variant du plus
au moins foncé. Les mandibules du mâle extraordinairement déve-
loppées atteignent parfois une longueur égale à celle des élytres
(25 mill.); elles sont arquées en forme de pince ou tenailles et
armées de trois dents saillantes, dont deux à l'extrémité bifurquent,
l’autre, placée au côté interne, est accompagnée de petites dente-
lures.
La femelle diffère essentiellement du mâle par la forme de la tête
qui est beaucoup plus étroite.et plus aplatie; les mandibules sont
relativement courtes (3 à 4 mill.); les jambes de devant, au lieu
d’être longues et étroites, comme chez le mâle, sont plus massives,
élargies d’arrière en avant et munies du côté externe de dente-
lures plus fortes et plus régulières.
Les mandibules de la femelle sont noires; celles du mâle ont la
même couleur que les élytres.
Le volume de la tête chez le mâle est en rapport direct avec la
longueur des mandibules; moins ces dernières ont de développe-
ment et moins aussi la tête est large; les côtés et la partie posté-
rieure deviennent déclives, le rebord dont elle est munie est moins
saillant; il disparaît presque entièrement chez certains Lucanes
de petite taille dont quelques auteurs ont fait des espèces ou
variétés (L. Capra, Oliv., L. Capreola, Sultzer). Il est reconnu
aujourd’hui que ces différences dans la taille et dans la forme pro-
viennent des dégradations de l’espèce. On trouve toutes les transi-
tions entre le ZL. Cervus à l'état normal et le ZL. Capreola, plus
petit de moitié que l’espèce typique.
MŒURS.
Différents auteurs se sont occupés déjà de quelques particularitès
É ;: NS
| DE BELGIQUE. 43
relatives aux mœurs du Z. Cervus, mais il faut bien reconnaître
que beaucoup de ces données proviennent bien plus d’inductions et
de probabilités que de faits réellement observés.
L'insecte apparaît du 15 juin au 15 août et prend son vol immé-
diatement après le coucher du soleil, pendant environ un quart
d'heure. Le mouvement des ailes produit un bourdonnement sem-
blable à celui du hanneton ; toutefois le vol du Lucane est moins
rapide.
De même que les bousiers, que les hannetons et, en général, tous
les coléoptères qui ont des ailes longues repliées sous des élytres
convexes, les Lucanes ne s’envolent qu’après un certain temps de
préparation, pendant lequel ils soulèvent légèrement leurs élytres,
et paraissent gonfler leur abdomen. Ils font quelquefois, pour s’éle-
ver, plusieurs efforts infructueux (1).
Lorsqu'il a fait très chaud dans la journée, que la température
est lourde, le temps orageux, comme il arrive fréquemment en
juillet, le Lucane, après s’être élevé à cinq ou six mètres, descend
à un ou deux mêtres du sol et vole sur place devant Le feuillage du
hêtre ou du frêne, particulièrement le long des chemins creux et
humides, bordès d’arbres dont les racines sortent de terre. On
le prend alors très aisément. L’insecte ne cherche pas à fuir; il
arrive, au contraire, qu'il s’avance et tournoie, les mandibules
ouvertes, l’air menaçant, vers l’objet qu’on lui présente.
Sous Watermael, à une demi-lieue de Bruxelles, j'en ai capturé
jusque trente-cinq en un quart d'heure.
La femelle vole moins que le mâle et rarement après qu’elle a été
fécondée ; elle se repose sur les arbres et c’est là que le mâle vient
(!) On croit généralement que ces préparatifs consistent à faire entrer par les
stigmates ane grande quantité. d’air qui doit rendre l’animal plus léger. Cela n’est
admissible que pour le cas où l'air aspiré soit immédiatement converti en un gaz
moins lourd que l’atmosphère. Sans cette transformation instantanée, la provision
d’air est plus embarrassante qu’utile. Il est permis de croire que l’insecte soulève
légèrement ses élytres pour préparer le déploiement de ses longues ailes et qu’au
lieu de gonfler son abdomen, il cherche tout simplement à se hausser sur sa base,
de façon à pouvoir donner énergiquement, et sans entrave, le premier coup d’aile
qui doit l’enlever du sol.
Cette théorie de l’air introduit dans le corps des animaux pour les alléger a été
appliquée aussi aux oiseaux. On a invoqué la conformation spéciale de leurs os
et particulièrement la structure de la tige des plumes, dont les canons sont creux.
Cette supposition ne semble pas répondre à la réalité des faits. C’est ainsi qu’on
observe que plusieurs oiseaux bien emplumés ne volent pas, ou s'élèvent à peine
de quelques pieds, tandis que d’autres animaux, tout à fait dépourvus de plumes
— des mammifères — volent parfaitement; tels sont les chauves-souris dont
quelques-unes croisent l'air en tout sens avec une rapidité qui égale celle de nos
passereaux.
44 LES LUCANIENS
la trouver pour l’accouplement, lequel se prolonge pendant deux
ou trois heures.
Huit jours après cette première rencontre, la femelle contient
quinze œufs blancs de la grosseur d’une tête d’épingle et réunis en
grappe. Au bout de quinze jours, ces œufs ont atteint les dimen-
sions d’un grain d'orge perlé; ils sont formés d’une membrane
transparente, mince et fragile qui contient un lait épais et jaunâtre.
À côté de ces œufs on en trouve fréquemment une nouvelle grappe
bien distincte composée d’œufs plus petits, semblables aux premiers
et résultant sans doute d’une nouvelle fécondation produite avant
la première ponte.
Il se prépare ainsi de nouveaux germes avant que les premiers
aient acquis leur entier développement.
À l’aide de ses mandibules courtes mais acérèes et en se servant
surtout de ses pattes antérieures dont le rebord externe est dentelé
en forme de scie, la femelle creuse dans le sol une galerie pro-
fonde, dans laquelle elle entre et sort fréquemment. Parfois le
mâle, qui est très ardent, la poursuit jusqu’au fond de cette galerie.
Pour s'assurer de sa présence, il touche de ses antennes et de ses
palpes les petites parcelles de terre rejetées au dehors par la
femelle, puis, ayant reconnu la voie, il se dirige rapidement
jusqu’au fond du trou. J'en ai élevé qui restaient ainsi ensemble
pendant quatre ou cinq jours sans sortir.
Quinze ou seize jours après le premier accouplement, la femelle
pond une première série de quinze œufs qu’elle dépose isolément,
sur le sol de la galerie qu’elle a creusée, puis, au moyen des
petites parcelles de terre amoncelées à l'entrée, elle bouche cette
galerie et en construit une seconde dans une autre direction; elle
fait une nouvelle ponte quelque temps après. Chaque série est de
quinze œufs. Dans les dix jours qui suivent, la femelle se dessèche
et meurt, le plus souvent sur le sol, où elle devient la proie des
corbeaux, des musaraignes ou des oiseaux de nuit.
Sa vie, sous forme d’insecte parfait, a donc une durée moyenne
de cinq à six semaines.
Le mâle vit pendant le même espace de temps (1); toutefois, après
les accouplements qui ont lieu dans la première période de quinze
jours, il dépérit, se dessèche peu à peu, perd de sa vigueur, cesse
de voler et, enfin, devient la proie de l’un ou de l’autre de ses
ennemis; jen ai conservés dont le poids avait diminué de plus d’un
tiers en un mois. Bien que l’insecte füt resté vivant, le corps était
(t) Les individus, mâles et femelles, pris à leur sortie de terre et convenable-
ment soignés en captivité, peuvent vivre deux ou trois mois si l'on a soin d’em-
pêcher l’accouplement.
F8
ll
er —
DE BELGIQUE. 45
devenu presque entièrement sec et creux; une espèce d’armature
musculaire très solide en reliait les différentes parties à l’inté-
rieur.
- Quarante à quarante-cinq jours après la ponte, les œufs donnent
naissance à une larve qui, dans les premiers temps, se nourrit des
radicelles de végétaux qui sont à sa portée. Peu à peu elle attaque
la racine des arbres et, en dernier lieu, elle finit, paraît-il, par
vivre aux dépens du bois lui-même. D’après M. Mulsant, on la
trouve dans le tronc caverneux des chênes. M. de la Ferté-Sénec-
tère l’a rencontrée aussi dans le tronc d’un cerisier. Les observa-
tions que j'ai faites me portent à croire qu’elle passe son existence
au pied des arbres, particulièrement dans les racines du frêne; ce
n’est qu'exceptionnellement, je pense, qu’elle s'élève au-dessus du
collet pour attaquer les couches ligneuses.
: Quoi qu’il en soit, bien que cette larve soit très grande et sans
doute très vorace, ses dégâts sont peu apparents chez nous, car à
Watermael, dans les endroits où depuis plus de vingt ans je
constate que l’insecte est très abondant, on ne rencontre guère
d'arbres malades, au tronc percé et vermoulu et encore, lorsqu'on
constate des dégâts, proviennent-ils le plus souvent de chenilles de
Cossus et non de larves de Lucanes.
Cette larve a été décrite par plusieurs auteurs (V. Chapuis et
Candèze, Catal. des larves de coléoptères, 1853, p. 129). Bien
qu'arrivée à l’âge adulte, elle soit beaucoup plusgrande que le ver
du hanneton, qui est très connu, au premier aspect elle a avec lui
beaucoup de ressemblance. Elle en diffère toutefois par quelques
caractères importants qui séparent les larves des Lucaniens de
celles des Scarabéins. Nous ne donnerons que les deux prineci-
paux :
1° Les segments ou anneaux qui forment le corps sont lisses ; ils
ne présentent pas les plis transversaux que l’on voit chez les
Scarabéins;
2 Chez ces derniers, l’ouverture anale est transversale, tandis
qu'au contraire elle est longitudinale chez tous les Lucaniens.
Après avoir grandi pendant environ quatre années dans ce
premier état, la larve s’enfonce dans la terre et s’y construit, au
moyen de terre et de débris de végétaux, une coque, lisse à
l’intérieur, dans laquelle elle opère sa transformation.
L’insecte parfait est déjà entièrement formé six ou sept mois
avant qu’il ne sorte du sol. Ce fait à été constaté notamment par
M. Bellier de la Chavignerie qui a trouvé au cœur de l’hiver, sous
les racines d’un frêne, à un mètre de profondeur, plusieurs coques
de la grosseur d’un œuf de pigeon, contenant chacune un Lucanus
Cervus. M. de Borre nous a montré également, dans le courant du
46 LES LUCANIENS
mois de décembre, un Lucanus Cervus vivant que des bûcherons
venaient de trouver dans la forêt de Soignes, près de Bruxelles,
sous les racines d’un hêtre.
Quelle est, à partir de son apparition, la nourriture de l’insecte
parfait ?
Les auteurs présument qu’il vit des sucs qui découlent des plaies
des arbres, de la sève des végétaux et peut-être même de feuilles.
Lorsqu'on examine avec soin la bouche du Z. Cervus on reste
convaincu que cet insecte ne peut absorber aucune nourriture
solide. Indépendamment des grandes mandibules qui ne peuvent
évidemment servir à la mastication, l’organe est une sorte de
suçoir composé de deux pinceaux qui s’imprègnent du liquide dans
lequel le Lucane les plonge en les écartant à leur extrémité. Le
liquide monte par un effet d'aspiration ou, si l’on veut, de
capillarité. Lorsque le liquide est épais, l’animal retire et avance
constamment ses pinceaux — que l’on a nommés mâchoires — et la
nourriture est ainsi absorbée par un mouvement de va-et-vient
continuel.
Il paraît ne flairer qu’à courte distance la matière dont il se
nourrit. Swammerdam assure qu'il avait un de ces insectes très
avide de miel et qui, lorsqu'on lui en présentait au bout d’un cou-
teau, suivait comme un petit chien. Je ne suis malheureusement
jamais parvenu à un résultat aussi parfait, bien qu'il soit établi à
toute évidence que le Lucane reconnaisse parfaitement au flair la
nourriture qui lui plaît particulièrement.
J'en ai élevé pendant fort longtemps avec du miel, de l’eau
sucrée, de l’eau claire, du sirop de framboises pur ou étendu de
deux tiers d’eau; c’est de ce dernier mélange qu’ils se montrent le
plus avides. On peut se promener ayant le mâle le plus fougueux
sur la main, pendant plus d’une demi-heure, sans qu’il fasse le
moindre mouvement, si l’on a soin de lui placer sous la bouche
quelques gouttes d’eau sucrée.
J'ai rarement rencontré, dans les lieux où les Lucanes abondent,
des arbres couverts de plaies saignantes et, lorqu’il m'est arrivé
d’en voir, je n’en ai jamais trouvé où ces insectes prissent leur
nourriture, tandis que j'ai capturé quelquefois ces coléoptères en
imbibant de sirop de sucre l'écorce des arbres situës aux environs
de leur habitat. J’incline à croire que cet animal, si solidement
bâti et de si formidable apparence, n’existant, en définitive, sous
sa dernière forme que pour servir à la reproduction de l'espèce, n’a
d'autre nourriture que la rosée du matin ou les sucs qui couvrent
les limaçons visqueux auprès desquels on le rencontre fréquem-
ment.
Une des premières questions que l’on se pose à la vue d’un
DE BELGIQUE. 47
Lucane mâle, c’est celle de savoir quel usage il fait de ses immenses
mandibules.
Poussé par la force du raisonnement à rechercher le but de toute
choses, il est prudent, en histoire naturelle, de se pénétrer de l’idée
qu'il existe chez la plupart des êtres certaines parties du corps dont
il est impossible de justifier la nécessité si ce n’est en la rapportant
à l’utilité de la distinction des sexes ou à celle de l’ornementation
des individus. Parfois il semble que ces motifs de distinction sont
plus embarrassants qu'utiles. Les exemples abondent; on en trou-
verait jusque dans l'espèce humaine. Sans qu’elles rentrent absolu-
ment dans ces catégories d'objets, les mandibules des Lucanes
paraissent en tenir beaucoup. Très belliqueux, le mâle s’en sert
comme arme offensive et défensive; à l’occasion il les utilise pour
arrêter la femelle et la tenir sous lui, immobile, pendant l’accou-
plement; mais il faut bien convenir que pour ces différents usages
d’aussi longues mandibules ne sont pas indispensables. |
On pourrait croire qu’il les emploie aussi à pincer l'écorce des
arbres afin de provoquer une sécrétion de la sève qui doit le nourrir,
mais je ne sache pas que rien de semblable ait jamais été observé.
Et d’ailleurs la femelle qui vit presque toujours plus longtemps que
le mâle, afin d’assurer la propagation de l'espèce, a des mandi-
bules beaucoup plus courtes.
La force musculaire de cet insecte est très grande; il pincerait
jusqu’au sang le doigt qu’on aurait l’imprudence de lui laisser
prendre. i
On a dit que les mâles se livraient à des combats acharnés pour
la possession d’une femelle. Je n’ai jamais eu la chance d'assister à
l’un de ces duels, mais j'ai pu voir que, pendant l’acte de l’accouple-
ment, le mâle supporte difficilement le voisinage d'individus du
même sexe que lui. Il se dresse alors sur ses pattes antérieures,
ouvre grandement ses pinces et, prenant son adversaire au milieu
du corps, il letient élevé pendant deux ou trois minutes pour le
rejeter ensuite à quelques centimètres plus loin. Lorsque des mâles
se rencontrent dans un coin et se gênent au passage, ils se livrent
de sérieux combats; se saisissant par le corselet, ils se soulèvent, se
rejettent, avancent, reculent et se reprennent encore; parfois l’un
des deux combattants transperce son adversaire en glissant l’une
de ses mandibules sous l'abdomen et en plaçant l’autre au milieu de
l’élytre. On peut observer de ces combats livrés par des Lucanes en
liberté. La dure carapace du coléoptère ne résiste pas à la pression
des mandibules.
Le Lucanus Cervus est commun aux environs de Bruxelles, mais
dans un rayon assez circonscrit. On le trouve à Auderghem,
à Watermael-Boitsfort, au hameau de Boendael (sous Ixelles) et
48 LES LUCANIENS
dans la partie est de la commune d’Uccle. Les individus sont de
différentes tailles, depuis le type le plus grand jusqu’au plus petit ;
néanmoins les insectes de grandeur moyenne (55 mill.) sont les plus
fréquents. On rencontre plus de mâles que de femelles, ces dernières
passant une partie de leur existence dans les galeries qu’elles ont
creusées.
Il habite toute la partie est de la Belgique, mais on le rencontre
plusabondammentdans les localités boisées de la province de Namur
etsurtout dans le Luxembourg. On l'a trouvé à Overyssche, Namur,
Marche-les-Dames, Foy-Notre-Dame (Dinant), Postel (dépendance
de Moll, en Campine), Ougrée, Jemeppe lez-Liège, Liège, Harmi-
gnies (Mons), Saint-Hubert, etc.
OBSERVATIONS.
Le Lucanus Cervus est le géant de nos coléoptères et même
l’un des plus grands coléoptères d'Europe. Sa forme massive,
ses téguments solides, la longueur de ses pattes et celle de ses
antennes, mais surtout la forme et les dimensions énormes des
mandibules du mâle lui ont toujours valu une attention spé-
ciale et ceux-là mêmes qui ne s'occupent point d’entomologie ne
manquent pas de remarquer que cet animal offre un aspect peu
ordinaire. ,
On le nomme vulgairement le Cerf-volant, sans doute à cause
de la ressemblance de ses pinces avec les cornes du cerf. Dans les
environs de Bruxelles, les campagnards flamands lui donnent le
nom de Æoornbeest (bête à cornes) et koei zuyger (qui tette les
vaches). Ils prétendent que cet animal s’attache au pis des vaches
et leur suce le lait.
Il n’est pas impossible qu’un Lucane, attiré par la vue ou par
l'odeur du lait s'écoulant du trayon d’une vache en prairie ou
même à l’étable, se soit cramponné au pis de l’animal et lui ait
pris quelques gouttes de lait. De là sans doute le préjugé.
Pendant le jour on trouve des Lucanes courant par terre le
long des chemins et il n’est pas rare non plus de les voir entrer
dans les maisons. Les habitants de certaines parties de l’Allemagne
croient, paraît-il, que cet insecte va prendre dans les habitations
avec ses mandibules des charbons ardents qui peuvent ensuite
donner lieu à des incendies. La vérité est que le feu les attire. On
en a trouvé à l’Avenue Louise, sur le territoire de Bruxelles, où ils
avaient été attirés par la lumière des réverbères que l’on voit
de Watermael et d’Auderghem. Ils sont extrêmement abondants le
long d’un chemin de Boendael encaissé dans de hauts talus boisés
qu'on éclaire la nuit au moyen d’une lanterne. La circonstance
DE BELGIQUE. 49
que des Lucanes auraient été vus, le soir, volant autour d’une
maison incendiée suffirait pour expliquer le préjugé des Alle-
mands.
M. Mulsant rapporte que, suivant Pline, les Romains suspen-
daient au cou de leurs enfants en guise d’amulettes ou de remèdes
contre certaines maladies les mandibules corniformes du Lucane
mâle et qu’autrefois on utilisait cet insecte dans la médecine (!).
Ce qui semble réellement de nature à nous étonner, c’est le degré
de force vitale et l’apparente insensibilité de cet insecte. Non
seulement on a conservé vivants, sans nourriture et pendant
plusieurs mois, des Lucanes transpercés d’une grosse épingle,
mais, lors de dissections que j'ai faites pour les étudier, j'ai vu des
Lucanes coupés en deux à la jonction des élytres et du corselet,
continuer à vivre dans leur partie antérieure pendant trois et
quatre jours.
Durant les premières vingt-quatre heures qui suivent cette
cruelle opération, l’insecte cherche encore à se défendre; il ouvre
et ferme ses mandibules, pince très fort et dresse les antennes
aussitôt qu’on l’inquiète.
Si l’on touche très légèrement l’extrémité des palpes maxillaires
avec un pinceau imbibé d’un liquide sucré, ce demi-corps s’agite;
les deux pattes qu’on lui a laissées se cramponnent pour avancer;
l'insecte allonge les pinceaux de sa bouche et boit sans discon-
tinuer pendant plus d’un quart d'heure. L'eau s'échappe, par
suintement, à la coupure du corselet. Nous pouvons ainsi assister au
spectacle, en petit, de l’animal-fontaine du baron de Munchausen,
dont les contes fantastiques ont égayé notre enfance.
II. GENRE DORCUS, Mac-Leay.
CARACTÈRES.
Massue des antennes composée de trois ou quatre articles. Yeux
divisés en deux parties par le bord latéral de la tête. Labre visible-
ment découvert.
Dorcus parallelipipedus, Linné.
DESCRIPTION.
Longueur . . SNS . . 15 à 25 millimètres.
Largeur à la base des élytres . . . 6à10 —
Corps aplati, allongé, d’un noir presque mat au-dessus, luisant
(*) Coléoptères de France, Lamellicornes, 1842, p. 589.
50 LES LUCANIENS
en dessous; mandibules arquées, terminées en pointe, armées de
deux dents au milieu de leur bord interne.
Le mâle a la tête presque lisse et les mandibules un peu plus
longues que la femelle. Cette dernière se distingue facilement aux
deux points tuberculeux qu’elle porte sur le front.
MŒURS.
Les mœurs des Dorcus présentent beaucoup d’analogie avec celles
des Lucanes, mais elles sont moins connues dans leurs détails.
L'insecte apparaît depuis le mois de mai jusque dans le courant de
juillet; il ne vole pas au crépuscule, mais seulement la nuit,
ce qui est cause qu’on le capture plus difficilement. En outre,
comme son époque d'apparition coïncide avec celle des hannetons,
on le confond, au vol, avec ces derniers.
L’insecte se trouve pendant toute l’année à l’état parfait dans le
bois vermoulu du chêne, mais plus fréquemment dans celui des
saules. C’est en fouillant les troncs caverneux des gros saules
têtards qui bordent nos ruisseaux et nos prés qu'on a le plus de
chance de le rencontrer. La larve vit au même endroit. Elle a été
souvent décrite (V. Chapuis et Candèze, Catal. des larves de
coléoptères, p. 129). Outre les caractères spéciaux aux larves des
Lucaniens, que nous avons indiqués pour le Lucanus Cervus, celle-
ci présente les particularités suivantes qui la distinguent des larves
de la même famille, indépendamment d’ailleurs de la différence de
taille qu’elle doit offrir à l’état adulte : Mandibules armées de cinq
dents à leur bord incisif; pieds jaunes; derniers segments du corps
de couleur rouge-cendré, hérissés de quelques poils jaunes. Chez
les Sinodendron et les Platycerus, avec lesquels cette larve pour-
rait seulement être confondue, le dernier segment du corps est
ardoisé.
L’insecte ne creuse pas le sol pour opérer sa transformation ; la
larve reste dans la galerie verticale qu’elle a ouverte en se nour-
rissant dans le corps du bois, et qui est bouchée, au moyen de ses
déjections, au fur et à mesure qu’elle avance. C’est là que l’insecte
parfait se forme et, souvent depuis le mois d'octobre, qu’il attend
les beaux jours du printemps pour opérer sa sortie.
Aux environs de Bruxelles il n’est pas commun. Je ne l'ai trouvé
que dans le rayon habité par le Lucanus Cervus, c’est-à-dire
à Auderghem, Watermael-Boitsfort, Boendael et Uccle. On le
rencontre un peu partout, mais il est plus rare dans les Flandres
et la province d'Anvers que dans le reste du pays.
On l’a capturé à Liège, Hastière (Dinant), Hermalle-sous-Argen-
teau, Grâce-Berleur, aux environs de Mons, etc.
DE BELGIQUE. ol
III. GENRE PLATYCERUS, GEOFFROY.
CARACTÈRES.
Massue des antennes composée de quatre dents. Yeux entiers,
c’est-à-dire qu’ils ne sont point divisés en deux par le rebord de la
tête, comme chez les insectes des deux genres précédents.
Platycerus caraboides, Linné.
DESCRIPTION.
Faneueur Et, tite) 10 à 15 millimètres.
CR RQ Sr AA
Corps aplati, allongé, glabre, brillant, métallique, ordinairement
bleu, quelquefois violet, vert ou vert bronzé. La massue des
antennes est de couleur noir-grisâtre, mais certains individus l'ont
d’un rouge brun.
La distinction entre le mâle et la femelle est peu marquante.
Cette dernière a les mandibules moins développées, la tête plus
étroite, enfin le prothorax est plus large aux angles postérieurs
qu'à ceux de devant. Les antennes sont sensiblement plus petites.
MŒURS.
Dans les beaux jours de juin et de juillet on peut voir cet insecte
voler au soleil et se reposer sur les feuilles et les fleurs dont il fait
sa nourriture. On le trouve particulièrement à la lisière des forêts,
sur les buissons de hêtre, sur le chèvrefeuille et les fleurs de
l’églantier. Il est probable que son existence est de courte durée,
car, en dehors de ces deux mois, on ne le rencontre guère en
liberté. On le trouve alors, et ce pendant presque toute l’année,
dans l’aubier des arbres morts, où il attend que le moment soit venu
de faire son apparition.
La larve a été décrite par MM. Mulsant et Rey avec toute la
scrupuleuse exactitude que ces savants entomologistes apportent
dans leurs nombreux travaux (Co/éoptères de France, Lamelli-
cornes, 1871, p. 27). Nous ne donnerons ici que les caractères les
plus distinctifs :
Tête d’un blond pâle; labre blond hérissé de poils; mandibule
droite armée de deux dents, la gauche tridentée; derniers segments
du corps de couleur ardoise ; palpes labiaux de deux articles dont
le dernier est sensiblement Ze plus long. C’est principalement par
ce dernier caractère qu’elle se distingue de la larve du Sinoden-
dron, celle-ci ayant le deuxième article des palpes labiaux beau-
coup plus grêle que le précédent. Les premiers anneaux du corps
52 LES LUCANIENS
sont aussi d’un blanc plus clair chez les Platycerus que chez les
Sinodendron.
Cette larve vit dans le bois mort du hêtre, du sapin, etc. Elle
recherche les lieux humides. Partie du pied de l'arbre, elle s'élève
peu à peu en se nourrissant de l’aubier qui se trouve devant elle;
la galerie qu’elle creuse à cinq ou six millimètres de l'écorce, est
comblée par les déjections qu’elle laisse à sa suite. C’est dans cette
galerie qu’elle opère ses différentes métamorphoses; elle vit à l’état
denymphe pendant environ un mois avant de prendre la forme sous
laquelle l’insecte est appelé à assurer la conservation de l'es-
pèce.
OBSERVATIONS.
Le Platycerus caraboïides n’est pas commun aux environs de
Bruxelles. A l’état libre on en voit par-ci par-là un exemplaire au
vol ou reposè sur les feuilles. Je ne l'ai jamais rencontré en abon-
dance qu’à Tervueren, au mois d'octobre, dans des arbres morts
entièrement fouillés par les larves et peuplés d'insectes parfaits.
On l'a pris à Ixelles, Boitsfort, Groenendael, Laeken, Jette-Saint-
Pierre, Louvain, Lanaeken, Aubel, Verviers, Dinant, Liège, etc.
Il existe une variété (?. rufipes, Lat.) qui a les pieds d’un rouge
ferrugineux ou d’un rouge testacé, la poitrine et le ventre souvent
de même couleur. Le Musée de Bruxelles en possède plusieurs
exemplaires capturés à Namur et à Walcourt et qui proviennent
des collections de M. Weyers.
IV. GENRE SINODENDRON, FaBricius.
CARACTÈRES.
Yeux entiers. Massue des antennes de trois articles seulement.
Tête armée d’une corne ou d’un tubereule, Mandibules peu sail-
lantes.
Sinodendron cylindricum, Linné.
DESCRIPTION,
Longüeur . + 4. Mu. |» 12à 15 /mihmétres
DANONE NE SRE ONTS DUR M r AA —
Corps noir luisant au- Fo très remarquable par sa forme
demi- cylindrique. Élytres rugueuses marquées de stries. Le mâle a
la tête armée d’une corne garnie en arrière de poils roux, le pro-
thorax profondément échancré en avant. La femelle a la tête munie
d’un tubercule; le prothorax, beaucoup moins élevé, est creusé de
deux petites fossettes dans sa partie médiane antérieure.
DE BELGIQUE. 03
MŒURS.
Les mœurs de cet insecte ressemblent beaucoup à celles de
l'espèce qui précède. Toutefois Les Sinodendron vivent la nuit;
c'est très exceptionnellement qu’on les voit voler dans le jour. On
les rencontre pendant les mois de juin et de juillet.
La larve habite le tronc de plusieurs espèces d'arbres : le hêtre,
le frêne, le pommier, le prunier, le marronnier, etc. Elle recherche
les arbres dont l'écorce est exposée au soleil et ne se nourrit que
des parties ligneuses qui sont sèches et solides.
Elle a été décrite par MM. Westwood et Mulsant. Cette larve
offre les caractères distinctifs suivants : Tête d’un jaune fauve.
Labre rouge, corné, ponctué. Mandibules : la droite bidentée,
la gauche armée de trois dents. Derniers segments du corps
ardoisés, les deux tiers antérieurs d’un blanc cendré. Deuxième
article des palpes labiaux sensiblement /e plus grêle. Ces derniers
caractères permettent de ne point la confondre avec la larve du
Platycerus qui a des mœurs analogues et à peu près le même
facies, bien qu'arrivée à l’âge adulte, celle-ci soit notablement plus
petite.
La transformation s’opère dans le lieu même où la larve se
nourrit. On y trouve l’insecte parfait dès les premiers beaux jours
de l’année; il est complètement inerte et engourdi. Les Sinoden-
dron ne se meuvent jamais, d’ailleurs, qu'avec une extrême
lenteur. Les particularités de leur existence en plein air sont peu
connues. Il est probable que la femelle dépose ses œufs dans les
crevasses sillonnant l’arbre qui devra servir de nourriture à la pro-
chaine famille et que la jeune larve, en naissant, commence à
creuser le trou dont elle ne sortira que deux ou trois ans après,
sous une tout autre forme.
OBSERVATIONS.
Le Sinodendron cylindricum était excessivement abondant, il y
a quelques années, à l’état de larve et d’insecte parfait dans le tronc
de la plupart des hêtres qui formaient la lisière ouest du Bois de
la Cambre. Comme ils ne se tenaient que dans les parties très dures,
on ne pouvait leur faire la chasse qu'au moyen d'outils solides et
tranchants. Tous ces arbres ont disparu; ils étaient entièrement
minés et rongés par l’insecte. Ce fait permet d'apprécier l’impor-
tance des dégâts que ces petits animaux peuvent causer dans les
localités où ils abondent.
Je l’ai trouvé dans les mêmes conditions à Ittre, au mois de
septembre. On l’a capturé aussi dans les environs de Chimay,
à Dinant, Carlsbourg (Paliseul), Liège, Theux, dans la forêt
d'Hertogenwald, etc.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, ?, XXIV, À
54 LES LUCANIENS DE BELGIQUE.
On ne peut dire qu'il soit très fréquent en Belgique, mais cela
tient, sans doute, à ce qu'on le rencontre rarement en liberté; il se
cache le jour et c’est par hasard qu'on le capture. À en juger par
les arbres dont il vient d’être parlé, cet insecte se propagerait dans
de fortes proportions.
Il a les téguments et surtout les élytres d’une dureté telle, qu’il
faut des épingles très solides et très acérées pour le transpercer.
J'en ai vus qui vivaient encore après une immersion de plus de
douze heures dans de l'alcool à 70°. Le naphte les tue en fort peu
de temps.
SUPPLÉMENT
AU
CATALOGUE DES COLÉOPTÈRES
DE LA FAUNE BELGE.
(Relevé des addenda publiés dans les volumes I à XX inclusivement({)
par EH. Donckier de Donceel.
— SÉANCE DU 1‘ MARS 1879 —
CAPE ARS
CARABIQUES.
Vol. Pages.
Marabus icreoularig Et 4.144) ue XI XCI
— auronitens F. var. Putzeysi Mors. VII 129
— monilis F.var.regularis Wissm. . XI XX
— arvensis F. var. Seileri Heer. . . XI XIE:
* — violaceus S. var. exasperatus Duff. XI XXX
ICalasoma reticulatum Lat. ©... 1, V 39
"Nebria livida L. (N. sabulosa F.) . . . . IV 99
“Dyschirius impunctipennis Daws. . . . X VIII
— cyindricus Me): 2 Ar ALU OUR ML 177
: — leviusculus Putz:5 1. RROXEV XLI
“Drypta dentata Rossi (D. emarginata F. je | XII XXII
"Aetophorus imperialis Germ. . . . . . XI XXII
echrus maurus Sturm, 2. . 1,4 XI LXX
(t) Un travail semblable, publié par M. J. Sauveur, a paru dans le tome XIV de
nos Annales. Tout ce travail est reproduit ici sur l'autorisation que m’en a donnée
M. Sauveur, et les insectes, cités par ce dernier, sont précédés d’un astérisque,
Qu'il me soit permis de remercier ici M. J. Sauveur de l'obligeance qu’il a mise
à m'accorder l'autorisation que je sollicitais de lui.
6 SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES COLÉOPTÈRES
‘Panagæus quadripustulatus Sturm. var. tri-
maculatus Putz.,
‘Chlænius velutinus Duft. LRU
"Badister unipustulatus Bon. (B. cephalotes
Dei.) .
— peltatus Panz.
‘ABonum ericeti Panz.
_— gracilipes Duft.
— scitulus Dej.
— puellus Dej.
— Thoreyi Dej.
“Arœutor interstinctus St. os
"Orites negligens St. (Sturmii De;.)
‘Steropus æthiops Panz. 1
"Leiocnemis crenata Dej.
"Celia fusca Dej.
* — cursitans Zimm.
* _— Quenselii Schh.
‘Amara famelica Zimm.
* — indivisa Putz.
“Zabrus curtus Dej.
‘Anisodactylus pseudo-æneus De
Ophonus punctulatus Dej.
— brevicollis Dej.
— parallelus Dej.
“Harpalus lævicollis Duft. (var. nitens Ron
— ignavus Duft. (var. nitidus St.)
— fuliginosus Duft.
— tenebrosus Dej.
— fuscipalpis Sturm.
‘Bradycellus cognatus Gyll.
— placidus Gylil.
*Thalassophilus longicornis Sturm.
*
*
*
h — rubens T. (paludosus Gyl)
: — obtusus Er. : À
*Tachys Focki Hümm.
* __ sexstriatus Duft.
“Philochthus Mannerheïmii Sahlb .
*Lopha humerale Sturm.
‘Leja Sturmii Panz, , , , , , ,
XVI
XVII
XI
XX
VII
XI
X
XIII
XI
XI
XI
VIT
Pages.
LIX
137
176
177
XXXI
X<E
177
177
LXIT
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D9
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177
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XL
XXXI
VIII
137
LXV
LIIT
XXXI
XXX
XXXI
XXI
XXXI
CXIII
XCII
XXSI
II
137
XXXI
vit
XXE
XXXII
XEXIT
XXXII
138
DE LA FAUNE BELGE.
"Leja nigricorne Gyll. (seænis Dej.)
eryphus Httorale OI.
— brunnipes De;.
— elongatum De;. ROUE
_ a Sturm . (venustulum
Dej.)
“Notaphus adustum dire
Dej.)
-— prasinum Duft.
‘Bembidium impressum Panz.
— argenteolum Abr.
F3
*
(fumigatum
*
bler
— — Var. nigTrum.
DYTisCIDESs.
"Haliplus ruficollis De Geer var. striatus
Sharp .
“Hydroporus quinquelineatus Zett.
— decoratus Gyil.
— novemlineatus Steph. (Schün-
herri Aubé) .
— Sanmarkii Sahlb.
Gy11.).
nn assimilis Payk.
— incertus Aubé
= erythrocephalus Lin. var. de
planatus Gyll.
= melanarius Sturm .
— neglectus Schaum .
Colymbetes notaticollis Aubé
“Agabus biguttatus OI. (nitidus Fabr.)
— striolatus Gyll.
*
(assimilis
*
HYDROPHILIDES.
Philhydrus ovalis Thoms.
“Ochthebius granulatus Muls
— œibbosus Germ .
— fossulatus Muls.
*
var. azureum (Gre-
XIX
III
Pages.
VIIL
XXXII
137
99
177
XXXII
137
137
VIII
XXVII
XX VII
XXX VIII
XXV
LV
LXXX VIII
177
XVIII
L24
pl
LV
178
LXXIII
90
LV
LV
178
LV
178
58 SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES COLÉOPTÈRES
STAPHYLINIDES.
Aleochara cuniculorum Kr.
Calodera æthiops Grav.
Ocyusa maura Er. à
Homalota luridipennis Man.
— Aubei Bris.
— hepatica Er.
— fungicola Thoms.
— pulchra Kraatz.
“Trichophya pilicornis GyIl.
*Tachinus rufipennis Gyll.
Conurus lividus Er.
Quedius nigriceps Kraatz.
Staphylinus lutarius Grav.
"Leptacinus parumpunctatus Gyll.
Baptolinus alternans Grav.
Stenus aceris. Lac.
Platystethus nitens Sahlb.
“Oxytelus oceanus Fauvel
“Compsochilus palpalis Er.
“Acrulia inflata Gyll.
“Anthobium signatum Maerk.
PSÉLAPHIDES.
“Trichonyx Maerkelii Aubé .
Euplectus bicolor Denny.
CLAVIGÉRIDES,
‘Claviger longicornis Müll.
SCYDMÉNIDES.
“Scydmænus Sparshalli Denny.
_ helvolus Schaum
SILPHIDES.
"Leptinus testaceus Müll.
“Choleva intermedia Kraatz .
Vol.
XV
XV
XV
XV
XV
XV
XII
XV
XII
XII
XV
XV
XVII
XII
XV
XV
XV
XII
XIV
XIV
XII
WI
XV
XII
XII
XII
XII
VIII
Pages.
LV
LV
LV
LV
LV
LV
XLVII
LV
LII
XLVI
LV
LV
XCIII
XLVII
LV
LV
LV
XLVII
LIX
LIX
XLVII
178
LVI
LVI
LX
Lx
LVI
277
'1
=
DE LA FAUNE BELGE. 59
Vol. Pages.
‘Catops Kirbyi Spence (rotundicollis Kellner) VI 178
Necrophorus germanicus L. var. . . . . XX jp
— INterrupEus Steph. 1.0. 00 XVII TXOCUTE
Pémisotoma cilaris Schmidt: 1," 0.0, VI 178
Mwathidinm seminulum, S: 1: VI 178
D — TU OULTT SH 2. M NP, VI 178
TRICHOPTÉRYGIDES.
‘Btenidium punctatum Gyll. . . . 1. VI 178
HiSTÉRIDES.
Biibrnéclecius Germf 52500 0 er XV 226
M iventralis) Mars. 140%. VI 178
iCarcinops munimus Aubé . ., 1. . ME 178
Phone ranulamiBr. 7010. EU AE VI 178
PHALACRIDES.
iUbrus pycmæœus (Sturm 2 | 11.0, VI 179
NITIDULIDES.
Hrachypterus afimis Héer 4700 2 70, VI 179
Bpurealoblonsa :Herbsti 2) #7 ut XX XVII
“Meligethes decoloratus Fôrst. PANIER VI 179
— chruleovirens HOESt 40 CRE XX XVII
—- AUSFAUSI RUE SU MENU 0 XX XVII
= SDS OSNE ICI NES LS EUR XX XVII
D isubstrisosus Er. 27000 VI 179
names Br ani VI 179
— palmatus Er. (obscurus Er.). . XV LVI
== DICIDES ES CUED 1 ie ee XX XVII
— planmsculus Heer 7e XX XVII
= CNE na D ce EME à AE XX XVII
M l'esenus Br: 0 un Run VI 179
— solide Rumeurs A ae nn XX XVII
Cvebramus fungicola Heer ...1.:,,.40. XX XVI"
"Rhizophagus ferrugineus Payk. . . . . VI 179
— Herforatue Br 0/14) etes XX XVI
*
— HAVE veu Ver EEE XI XCV
60 SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES COLÉOPTÈRES
CoLYDIIDES.
Vol. Pages.
"Cerylon äimpressum. Er:.1% 0008 faite VI 179
CucurIDESs.
"Læmophlæus denticulatus Preyssler (moni-
Hé ES APE Eee NCPAME VI 179
ÿ — teBtACELS RS) D MEME AR. VI 179
& —+ clenmahdis Hire 7e ME VI 179
“Pediacus depressus Herbst . . . . . . VIT 138
Nausibius dentatus Marsh. . . . . . XX XVII
"Monotoma spinicollis Aubé . . . . . . VI 179
Ur 'idicollis Anbé 420 ut pe VI 179
= 7 Taies EUR NS NENEEEN ANIONNE VI 179
CRYPTOPHAGIDES.
"Telmatophilus typhæ Fall. . . . . . VI 182
Cryptophagus labilis Er. .. . . . . . XV LVI
"Paramecosoma serratum Gyll. . . . . VI 179
"Atomaria elongatula Er., . . . . . . VI 180
" — gibbula Er. NO MUNEAUr ETS Qu VI 180
* — atricapilla Steph. (nigriceps Er..). VI 179
Ephistemus globosus Waltl. . . . . . VI 180
LATHRIDIDES.
‘Myrmecoxenus subterraneus Chevr. . . VI 180
"Lathridius planatus Mann. . . . . . VI 180
— assimilis Mann. RAR AE Hu VI 180
; — filiformis Gyll. AR DEPALERES à VI 180
É — nodifer Westw. das ipite, Pavi ie PENSE LVII
“Corticaria laticollis Mann. . . . . . VI 180
TUE cyandrica Mann: 05 us "er VI 180
— glongata Gil 4e PAL OCRE VI 180
EE TE ME Lie M RO VI 180
MYCÉTOPHAGIDES.
“Mycetophagus quadriguttatus Müll. . . VI 180
DE LA FAUNE BELGE.
BYRRHIDES.
Byrrhus arietinus Stef. .
PARNIDES.
Parnus luridus Er. ù
"Stenelmis canaliculatus Gyll.
SCARABÆIDES.
‘Ontophagus Hübneri F. (Tages OIL.) . .
‘Aphodius constans Duft. (vernus Müll.).
— plagiatus L. ,
— atramentarius Er.
Geotrupes foveatus Marsh.
“Melolontha albida De;.
BUPRESTIDES.
“Agrilus betuleti Ratz.
— cinctus O|.
— aurichalceus Redt.
*
ELATÉRIDES.
“Adelocera fasciata L.
‘Corymbites aulicus Panz.
— cupreus F. var. æruginosus F.
*
_ angustulus Kiesw.
“Campylus rubens Pill. et Mitt.
“Athous niger L. (hirtus Herbst) var. Du
Germ
“Limonius Bructeri K.
“Agriotes sobrinus Kiesw. (pallidulus Redt.).
“Betarmon bisbimaculatus Schônh.
"Cryptohypnus riparius F.
Cardiophorus ruficollis L.
— nigerrimus Er.
ï — cinereus Herbst.
— agnatus Cand.
— picipennis Bach (styriacus Redt.).
61
Pages.
CXX VII
LVI
90
138
180
230
XXR
CLS
XX VII
278
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181
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181
181
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XI
181
138 .
XXVI
SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES COLÉOPTÈRES
DASsCILLIDES.
Vol.
‘Cyphon coarctatus Payk. var. unicolor Illig. VI
A 2:16 LA PHONE VE OA LE ee VI
“Hydrocyphon deflexicollis Mill. Li CN ESA VI
“Eucinetus hæmorrhoïdalis Germ, . . . VI
MALACODERMES.
Eros Cosnardi Chevr. . . PT ose UNE
Phosphænus hemipterus Bon PERTE IV
"Telephorus sudeticus Letzn. . . . . . XI
h RICO OUR IMEAU OL A VI
" — translucidus Krynk. RNA XI
" — denticollis Schümm. (Redtenba-
cher Mark) STE, CPAS VI
f RHONE LEUR aNE VI
“Malthinus labels IPS LUS TOR VI
— bicuttalns/ Pay our near en VI
“Malthodes marginatus Latr. (biguttatus
Pan) ne een er se VI
; misellus Kiesw. . . 2 40. VI
"Malachius scutellaris Er. . . , . . . XI
Pr marne OL RE TENTE VI
Dasytes plumbeus. is. SUR XV
— coxalis Muls. : Cette espèce ei un
simple synonyme de la pré-
DÉMO Te 7 AIMANT PAUL ES ETES RES XV
CLÉRIDES.
His On tNAEns NL AN Or RÈQNe VII
‘Opilus domesticus Sturm . . . ; VI
Corynetes chalybæus Sturm (Necrobia. : vio-
PE PEN EN PS Ms AAA FA PRALE ON EPS XV
“Laricobius Erichsonïi Rosh. . . . . . XIV
PTINIDES.
“Pünus biciaehis Stubm .!/400,1 1077 LaNLrate VI
FU VRPMABNS DRE. 120 PR REA VI
*
testaceus OI, AN ME RUES ' On
Pages.
181
181
181
181
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181
181
181
181
182
182
XIX
182
LVI
LVI
138
182
231
LIX
182
182
182
AS
( r
JE,
DE LA FAUNE BELGE.
*Niptus hololeucus Fald.
“Gibbium scotias Fabr.
ANOBIIDES.
‘Anobium emarginatum Duft.
“Ernobius pini Sturm.
Ÿ — nigrinus Sturm
‘Episernus angulicollis Thoms.
“Dorcatoma chrysomelina Sturm
‘Cœnocara affinis Sturm.
"Rhizopertha pusilla F.
"Cis laricinus Mellié
Octotemnus glabriculus GyIl.
TÉNÉBRIONIDES.
*Asida grisea OI.
*Alphitobius diaperinus Panz. .
CISTÉLIDES.
‘Omophlus amerinæ Curt. (pinicola Redt.),
(pubescens Muls.)
LAGRIIDES.
Lagria atripes Muls.
MÉLANDRYIDES.
“Tetratoma Desmarestni Latr.
"Abdera quadrifasciata Curt.
PÉDILIDES.
“Xylophilus pygmæus De Geer, var. oculatus
Payk.
MORDELLIDES.
“Mordella villosa Schrank ;
“Mordellistena coarctata Schrank .
Vol.
XIV
XII
XIV
XIV
XIV
XV
VI
VIT
VU
VI
VIII
63
Pages.
XV
TITI
182
LXII
LXIT
LXII
182
182
18
182
LVI
LXXXVIT
182
XC
LVI
183
139
139
183
2178
64 SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES COLÉOPTÈRES
Vol.
"Anaspis arctiéa Zett..…. 0... AN VI
* — quadripustulata Müll. . . . . VI
CANTHARIDIDES.
Sitaris humeralis Fabr, . , , . ,. . XVIII
PYTHIDES.
"Lissodema denticolle Gyll. (quadriguttatum
ÉD EP SUN, RL VII
CURCULIONIDES.
Otiorrhynchus substriatus Gyll? . . . . XV
on velutinus Germ. DAT NE
(Cœnopsis fssirostris: Waltonue "NC MEXTY
CRAN 20 0) à RO 516) : POSER CANNES SSP XV
Peritelus hirticornis Herbst.. 40 11 VI
PHyUbDiIs bete VIE NME Se CP NERNERUT
—— artemisiæ Desb. A CPAS PEN ENT
Pseudomyllocerus sinuatus F. . . . . . XVI
Barypithes pellucidus Boh. (l) . . . OU dE
— brunnipes OI. (piceus Marsh., ara-
HEMDENIS DCE.) 7 D A RS ERA
Strophosomus erinaceus Chevr. . . RENE
"Sitones humeralis Steph. (promptus Seb: ). VI
“Barynotus alternans\Sche 400) n2m III
— sHnalidie "SCRIPT EAU UE 0 VI
“Liophlœus aquisoranensis Fôrst. . . . XIV
— IR STE 0 SOL, NES LA RS V1
“Cleonus guttulatus Schh. A TN NE RE A EURE
Menb, bicolor OL SAUT MR LE ire VE
ronaauspiliumus Sc 0P) 00m VI
Dorytomus costirostris Gy1l. var. j. . . . XVI
— nafitatus Marsh, 240800, VO Nat
ne tuberculatus Zett CENT
A mimitus-SChhi ser ne An VI
Pages.
183
183
CXVI
139
219
183
LVIIT
LVI
183
CXLV
CXLV
CXLVI
CXLV
(!) Ces deux Barypithes figurent dans le catalogue Mathieu, vol. II, pp. 202 et
203, respectivement sous les noms d'Omias brunnipes O1. et 0. pellucidus Sch.
DE LA FAUNE BELGE.
’Acalles abstersus Schh. (roboris Curt.) .
? — misellus Schh.
“Magdalinus duplicatus Germ.
‘Balaninus elephas Schh.
‘Anthonomus cinctus Redt.
Bradybatus subfasciatus Gerst.
Tychius genistæ Boh.
— pygmæus Bris.
—- posticinus Schh.
Sibynes potentille Germ.
‘Mecinus pyraster Herbst, var. A te
dalis Herbst .
Cionus olens F.
Nanophyes tamaricis Gy1l.
Orchestes melanocephalus OI.
Cæliodes bimaculatus Desb.
“Rhinoncus guttalis Grav. à
D horridus Panz.
— abbreviatulus Fabr.
— arcuatus Herbst .
— ferrugatus Perris.
M dius quadraticollis Boh.
— cœrulescens Scop.
*
— morio Bob. .
Apion opelicum Bach.
* — ochropus Germ. .
*
— confluens Kirby
— lævigatum Kirby.
— Hookeri Kirby.
— fuscirostre Fabr.
— semivittatum Gyll.
— dispar Germ.
— tenue Kirby
— sulcifrons Herbst.
— validirostre Gylh.
— angustatum Gylh.
— livescerum Gylh.
_— cruentatum Walton.
* — Chevrolati Schh.
"Rhynchites betuleti F. var. viridi- auratus
Math, CA ANR HAN A NE
*
66 SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES COLÉOPTÈRES
Vol.
“Rhynchides alliariæ Payk. (interpunctatus
ÉD) 22 De et au0 Met VE Ch N'OSE
— plantrostis Tire AU des EN NE
ANTHRIBIDES.
"Tropideres sepicola Herbst. var. FpHppnre
HORS EU ET AR PAS LAN EUTE HI
“Anthribus tessellatus Boh. . . IV
‘Choragus Sheppardi Kirby (pyzmæus Rob. v) IV
“Urodon pygmæus Schh. . . IV
BRUCHIDES.
Bruchus |ater Marne OURS SENTE XV
SCOLYTIDES.
Elyiaetes \0paeus Er 000 RU ta XV
*Scolytus armatus Comolli . . . . . . VI
— rulOsus Rae NL 0e VI
“Pityophthorus Lichtensteini Ratz. . . . VI
— ramulorum Perris. . . . XV
“Xyleborus dryographus Ratz. . . . . VI
LONGICORNES.
“Purpuricenus Kœhleri Lin. . . . . . VII
Criocephalus'-rusticus: Li 245 GUN ai RTK
“CIytus arcuatus L. var. interruptus Mors. . VII
— — connatus Mors . . VII
j — — Colbeaui Mors . . VII
Oran brunnenn F2 20 Ce A EN CORTE
Leptidea brevipennis Muls. ap a AR NE
Dorcahon fulieinator Lire alt VII
Exocentrus adspersus Muls. . . . . . XX
Pogonochærus ovatus Fourer. . . . . XVIII
“Stenostola nigripes F, + 2: 1.101 VII
Rhagium indagator F. . . ed ver OUR RON
* — RON Et F. var. Ecoffeti Muls. XI
Pages,
XXXVI
CXLVI
Or ©
OX O1 OT ©
Or Qt
LVI
LVI
184
184
184
LVI
184
138
LIX et LXV
132
132
132
XXXLE
LXXXVI
135
xXX£
LXXXVI
138
CVII
XXVII
DE LA FAUNE BELGE.
*Leptura testacea L. (rubrotestacea Illig.).
* — hastata F. re
* — lvidar.
CHRYSOMÉLIDES.
“Donacia reticulata Schh. (appendiculata Ahr.)
— brevicornis Abhr. EH
* — sericea L. var. comari Suffr.
* — aflinis Kunze, var. pallipes Kunze.
“Lema puncticollis Curt. (rugicollis Suffr.)
Clytra humeralis Schneïd. :
“Gynandrophthalma flavicollis Ga
NniorEpualus aureolus Suffr.
— bipunctatus Lin. var. bipus-
tulatus F.
À — macellus Suff. Has
k _ Hübneri F.
: — frontalis Marsh.
— cæruleus Goeze.
Timarcha montana Fairm.
T — metallica Laich.
“Chrysomela hemisphærica Germ.
—- molluginis Suff. (genuensis Dej.)
— lamina Fabr.
— duplicata Zenk. . . . . .
“Oreina luctuosa OI. : s A
— tristis F. (cacaliæ eds ;
Lina alpina Zett.
— Jlongicollis Suff.
“Gonioctena flavicornis Suff.
— triandræ Suff. RAS en
Biedon: cochleariæ F. (). . . +. +. .).
A betuker he MU LL eee
“Phratora vulgatissima L. . .
— tibialis St.
‘Adimonia littoralis F.
*
*
Vol.
LX
LXXXIV
LVI
LIX
XCVI
vil
VII
184
VII
XIX
(2) M. Sauveur fait observer que ces deux espèces sont indiquées dans notre
cätalogue comme n’en formant qu'une seule, alors qu’elles sont très différentes,
68 SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES COLÉOPTÈRES
Vol.
Luperus pinicole Durée VER Te mean XV
RE UE El te PARA Mr) BUT L AR ENUE XV
Graptodere pusilla Daft) US NES 0 OUTRE
PROCESS EE 3 LE EN FN R PLUIREEESAN RSEURE E €
— versicolor Kutsch. (aurata Foudr.) XIIT
‘Podagrice, Tuscipas Fabre Au 20 VI
Phyllotreta pæciloceras Comoll . . . . XV
— punctulata Marsh.-. :. :. 1, XIX
— melene Lien HU PURQUUR SE MERE
— lepidii Hofen: Koch UE SNORTX
— diemipes Para hit EE) BIEL Un TERRE
“Nohthona Iutescens Gyil/200%710 0 MONTE MR
"te hiléris Kirby} SES DIN L, REEIOUE LAN TRES
1, afrocærules Steph: 2 08 SIA ER
Longitarsus obliteratus Rosh. . . . . . XIX
Phyamis)brunnea: Duft.s 0: 141,00, XV
"1 lterahe, Ulg.: 117 (ue XIX
* — piciceps Foudr. Steph. once es
het} R108 Pa QUNIENP er VI
2 MiballateMarsht it. 059 eNOTIEUMEETE
11 femorabs Mars." 0 AIME DERNIER
= 'ochroleucar Marshe 0 Le 0:000/e VI
2 | ‘pellueida Foudr., ., AR MOUSE
— lævis Duft. ANSE LANATS IR USER CRE
— vidua All. A RE ME OR ENIE A MNERER
“Pletroscelis subcœærulea Kutsch. | . . . XIV
Psylliodes chalcomera IL : : : : : .: XV
— cupréa Koch, ‘Hoffm:! 17,140) XX
— attenuata Koch, Hoffm . . +. . XV
— marcida "TE 050 ns MeRNSERUER
— loteoia Mill. +5 2128007 CAUSE OST
"Dibolia cynoglossi Kock : :: : . VI
*Cassida sanguinosa Suffr. . . . + . . VI
EROTYLIDES,
“Tritoma bipustulata EF. ,. : . : . : XIV
LIX
CIIT
LXI
LXI
LXI
LXI
184
184
LX
(1) Cette espèce doit étre biffée de notre catalogue, l'espèce que nous possédons
est le L. betulinus Fourcr, (Note de M. Sauveur.)
ENDOMYCHIDES.
les Pan US a
CoCcCINELLIDES.
REVISION
DU
CATALOGUE DES STAPHYLINIDES
DE LA
FAUNE BEIGE
H. DONCKIER DE DONCEEL
— SÉANCE DU 6 SEPTEMBRE 1879 —
Dans letome VI de nos Annales, feu Tennstedt publia un Catalogue
de nos Staphylinides indigènes, mais lorsque parut la Faune gallo-
rhénane de M. Fauvel, celui-ci, qui avait eu entre les mains la col-
lection de notre compatriote, y releva un certain nombre d'erreurs
qu'il signala dans le cours de son travail.
La Revision que je présente aujourd’hui à la Société tient compte
de toutes les rectifications faites par M. Fauvel et mentionne toutes
les espèces découvertes sur notre territoire, postérieurement au
Catalogue Tennstedt.J’ai cru bien faire en citant toutes les localités
où chaque espèce a été observée ; enfin, lorsqu'un insecte avait été
capturé non loin de nos frontières, j'ai aussi consigne ce fait,
pensant qu’il était toujours intéressant de savoir quelles sont les
espèces que nous pouvonsrencontrer en multipliant nos recherches.
Cette famille est une de celles que les entomologistes négligent le
plus. Sa chasse n’est cependant pas diflicile, on en trouve partout
et, grâce à l’excellent ouvrage de M. Fauvel, les Staphylinides ne
sont plus aussi difliciles à déterminer qu'ils l’étaient auparavant.
Je ne terminerai pas sans adresser mes plus vifs remerciments à
M. Dietz, d'Anvers, qui a bien voulu m'envoyer ses notes sur les
rm.
REVISION DU CATALOGUE DES STAPHYLINIDES, ETC. 71
Staphylinides belges qu’il a spécialement étudiés, ainsi qu'à
M. Mertens, qui, après avoir prié M. Fauvel de lui déterminer ses
Staphylinides, a bien voulu dresser pour moi le catalogue des loca-
lités où tous ses insectes avaient été pris.
MICROPEPLINI.
Micropeplus Latr.
1. M. porcatus Payk (sulcatus Herbst)(Q Mathani Fauv.) (cælatus
Fauv.)
Cité sans indication de localités dans le cat. Tennstedt. —
Forest (H. Donckier). Loen (L. Quaedvlieg).
2. M. fulvus. Er. (ferrugineus Mots) (Margarilæ Jacq. Duv.)
Lille (Lethierry). — Tervueren.
M. longipennis Kr.
Bonn. — Département du Nord. — Cette espèce pourra être
trouvée en Belgique.
3. M.staphylinoides Marsh.(Maillei Guer.)(obtusus Newm.\(Duvali
Fauv.)
Env. de Bruxelles (Mors). — Lille (Lethierry.)
M. lesserula Curt. (costipennis Maekl.) (s{aphylinoides Heer)
(baicalicus Mots).
Forêt de Mormal, près Lille (Lethierry).
PIESTINI.
Siagonium. Kirby et Spence.
1. S. quadricorne. Kirby et Spence.
Brabant, Bruxelles. Verviers. — Lille. — Coll. Wesmael.
PHLŒOCHARINI.
Phlæœocharis. Mannerh.
1. P. subtilissima Mann.
Bruxelles, Verviers, Hoeylaert, Groenendael.
PROTININI.
Phlæobium. Erichs. ‘
1. P. clypeatum Müll.
Laeken. — Coll. Wesmael.
72 REVISION DU CATALOGUE DES STAPHYLINIDES
Megarthrus. Steph.
1. M. depressus Payk.
Coll. Wesmael, prov. de Brabant et de Liège. — Env. de Ver-
viers, Ridderborn et Vliermael-Roodt.
M. affinis Mill. (Bellevoyei Saulcy) (sinualocollis Kr.).
Indiqué comme se trouvant dans toute la région gallo-rhénane.
À rechercher. — N'est pas encore indiqué en Hollande.
2. M. denticollis Beck.
Coll. Wesmael. — Env. de Verviers (Chapuis). Brabant (Parys).
3. M. sinuatocollis Lac. (angulicollis Maekl.).
Env. de Verviers (Chapuis).
4. M. hemipterus Nlig. (melanocephalus O1.)
Brabant, prov. de Liége. — Coll. Wesmael.
Protinus Latr.
1. P. limbatus Maekl. (crenulatus Pand.)
Verviers. (Chapuis).
2. P. ovalis Steph. (brevicollis Er.).
Coll. Wesmael, Brabant. — Jette Saint-Pierre, Forest, Canne.
Ridderborn, Bierset, Awans et Jemeppe.
3. P. brachypterus Fabr.
Coll. Wesmael, Brabant. — Laeken, Ridderborn, Izel.
4. P. macropterus Gylh.
Groenendael, Liège, Verviers. — Aix-la-Chapelle. — Lille.
5. P. clavicornis Steph (atomarius Er.) (Olivieri Saule.) (parvulus
Lec.).
Lille. — Aix-la-Chapelle. — Env. de Verviers (Chapuis). Bra-
bant (Parys).
HOMALINI.
Anthobium. Steph.
1. À. atrum. Heer. (nigrum. Er.).
Coll. Wesmael.— Verviers. — Aix-la-Chapelle.— Lille.
2. A. florale Panz. (triviale Heer).
Coll. Wesmael, prov. de Liège. — Env. de Verviers. Env. de
Bruxelles. — Lille.
3. À. abdominale Gray.
Coll. Wesmael, prov. de Liège et de Brabant. — Watermael
(Delecolle). Hastière (Van Volxem). — Lille.
4. A. signalum Maerk.
Coll. Wesmael, Brabant. — Angleur, Quincampoix, Engis,
Verviers, Mons. — Lille, forêts de Trélon et de Mormal.
CL ae.
v?
| “ pÈ Le
L RME
0 4 fl
CT
43
+
|
DE LA FAUNE BELGE. 73
5. À. limbatum Er.
Hautes-Fagnes, Verviers, Roumont. — Aïix-la-Chapelle.
6. À. primulæ. Steph. ({riviale Er.) (cribrosum Heer) (!).
Coll. Wesmael, prov. de Liège. — Env. de Verviers. Hastière.
— Aix-la-Chapelle.
7. A. torquatum Marsh (mucronatum Steph.) (Q monltivagum
Heer) (sculellare Er.).
Coll. Wesmael, Charleroi. — Roumont, Hastière, Arlon, Coo,
Vielsalm, Verviers, Embourg, Ridderborn, Grammont, Lou-
vain, Diest, Mont-Saint-Guibert, Watermael.
8. À. ophthalmicum. Payk.
Brabant. Env. de Verviers, Chaudfontaine, Esneux.
9. À. minutum Fabr.(brevicolle Heer) ().
Coll. Wesmael, Brabænt. — Env. de Verviers, Roumont, Poix,
Vliermael-Roodt, Groenendael.
10. À. sordidulum. Kraatz.
Hautes-Fagnes (Chapuis), Louvain, Tervueren.
11. 4. longipenne Er. (Imhoffi. Heer.)
Hautes-Fagnes. — Lille. — Aix-la-Chapelle.
A. macropterum. Kraatz.
Indiqué comme se trouvant dans toutela région gallo-rhénane,
à rechercher; pas encore indiqué en Hollande.
*12. À. rectangulum. Fauv. ().
Coll. Wesmael. — Poix, Carlsbourg, Angleur. — Lille.
13- 4. Marshami Fauv.
Coll. Wesmael, prov. de Liége.
14. À. sorbi Gylh. (silesiacum Letzn.)
Coll. Wesmael, Charleroi. — Louvain, Diest, Anvers, Ver-
viers. — Lille.
Nora. — Le Cat. Tennstedt cite un A. adustum Heer dont il
n’est pas fait mention dans l'ouvrage de M. Fauvel.
Acrulia. Thoms.
1. À. inflala Gylh. (corticalis Heer).
Coll. Wesmael, Anvers. — Baraque Michel (Chapuis).
Homalium. Gravenh.
1. ZT. striatum Gray. (baicalicum Mots.).
Coll. Wesmael. — Brabant, Ridderborn, Verviers. — Aix-la-
Chapelle. — Lille.
(1) Le À. oblitum Fairm, indiqué en Belgique, doit l'avoir été erronément selon
M. Fauvel.
(?) Le À. minutum du Cat. Tennstedt (n° 524) est un sordidulum Kr.
(°) Les espèces précédées de l’astérisque (*#) sont nouvelles pour notre faune,
CE
74 REVISION DU CATALOGUE DES STAPHYLINIDES
*2. I. sulculwm Steph. (striatum Bdv. et Lac.).
Melsbroeck (H. Donckier). — Lille.
3. H. pygmaæum Payk. (ulmi Mots).
Coll. Wesmael. — Brabant. Ternath. — Aix-la-Chapelle. —
Lille.
4, H. salicis. Gylh. (crassicorne (Matth.).
Louette-Saint-Pierre (Gravet).— Lille.
D. H. rufipes Fourc. (Fahrei Zett.) (florale Er.) (nigrum Grav.)
(ruficorne Steph.) (maculicorne Heer).
Coll. Wesmael, prov.de Liège et Brabant. — Bruxelles, Rouge-
Cloître, Grammont, Visé, Canne, Izel, Arlon.
6. IH. ioplerum Steph. (Zucidum Kr.).
Coll. Wesmael, prov. de Liège et Brabant. — Mont-Saint-
Guibert, Calmpthout, Jemeppe.
7. H. vile Er. (Heeri Heer).
Verviers. — Lille.
H. lineare Zeit.
Aix-la-Chapelle.
8. H. lestaceum. Er. (deplanatum var. b. Heer.).
Verviers. Brabant. — Aix-la-Chapelle.
9. H. deplanatum. Gylh.
Verviers. Tervueren.
10. H. concinnum, Marsh. (var. f'uliginosum Heer).
Coll. Wesmael, Brabant. — Louvain, Forest, Rouge-Cloître,
Bruxelles, Verviers, Mons.
11. A. planum. Payk.
Coll. Wesmael, prov. Liège et Brabant. — Louvain, Roumont.
12. H. monilicorne. Gylh.
Brabant, Verviers.
13. II. pusillum Grav. (læsicolle Maek.) (punclipenne Thoms.),
(abielinum Thoms.).
Louvain, Tervueren, Verviers.
14. H. minimum Er.
Mons. Brabant.
H. oxyacanthcæ. Grav.
Se trouve dans toute la région gallo-rhénane. A rechercher en
Belgique.
15. H. cœsum Grav. (impressum Heer).
Coll. Wesmael. — Jette-Saint-Pierre, Ath, Roumont, Visé,
Verviers.
16. I. excavalum Steph. (fossulalum. Er.) (conformatum. Hardy)
Brabant.
*]17. H. Allardi. Fairm et Bris (genistarum. Coq.) (Salzmanni.
Saulcy).
Coll. Wesmael, Brabant. — Vliermael-Roodt (Maurissen).
DE LA FAUNE BELGE. 79
H. riparium Thoms. (2mpar Muls. et Rey).
Département du Nord (de Norguet).—Hollande mérid.(Everts).
18. H. rivulare Payk (oxyacantheæ Lac.).
Coll. Wesmael, prov. de Liége et Brabant.—Ridderborn, Canne,
Montagne-Saint-Pierre, Liège, Jupille, Vielsalm, Carlsbourg,
Hennuyères, Renaix, Groenendael, Grammont, Laeken, Schaer-
beek, Eppeghem, Forest, Mont-Saint-Guibert, Izel, Arlon.
Coryphium. Steph.
1. C. angusticolle Steph. (melanocephalum Mots.) (bifoveolatum
Thoms.) (Robynsii Wesm.).
Coll. Wesmael. — Bruxelles, Calmpthout. — Liile.
Micralymma. Westw. ,
M. marinum Stroem. (brevipenne. Gylh).
Trouvé à Dunkerque. À rechercher le long de nos côtes.
Philorhinum. Kraatz.
P. sordidum Steph. (swbpubescens Steph.) (kwmile Er.) (nati-
dulum Kr.) (cadomense Fauv.).
Indiqué comme se rencontrant dans toute la région gallo-
rhénane. A rechercher. N'est pas encore signalé en Hollande.
Arpedium. Er.
A. quadrum. Kraatz.
Indiqué à Aix-la-Chapelle. À rechercher.
Acidota. Steph.
1. À. crenala F. (rufa. Grav.) (pulchra. Mots.) (seriata. Lec.).
Brabant. Le Sart. — Lille, bois de Phalempin.
2. A. cruentala. Mann. (ferruginea Lac.).
Coll. Wesmael, Charleroi. Prov. de Liége et Brabant. — Gram-
mont, Verviers, Heusy. — Aix-la-Chapelle.
Lathrimæum. Erichs.
1. L. melanocephalum. T1.
Verviers, Liège, Louvain.Env.de Bruxelles.—Aïx-la-Chapelle.
e. L. unicolor Marsh. (uteum Er.).
Coll. Wesmael, prov. de Liège et Brabant. — Roumont, Ver-
viers, Calmpthout. — Lille.
76 REVISION DU CATALOGUE DES STAPHYLINIDES
3. L. alrocephalum Gylh. (melanocephalum Jaceq. Duv.) (var.?
Baudii Kr.) (fuseulum ? Baudi).
Coll. Wesmael, Brabant. — Groenendael, Boitsfort, Vliermael-
Roodt, Verviers.
Deliphrum. Erichs.
1. D. crenatum — Grax.
Coll. Wesmael. — Anvers.
Olophrum. Erichs.
1. O. picewm. Gylh.
Coll. Wesmael, Brabant. — Tervueren, Braine-le-Comte,
Saintes, Ixelles, Morhet, Etterbeek, Boiïtsfort, Louvain, Calmpt-
hout, Liège, Jehanster, Verviers, Baraque-Michel, Arlon, [zel.
— Lille.
2? O. fuscum. Grax.
No 495 du cat. Tennstedt » cité par M. Parys ». Env. de
Bruxelles, d’après M. L. Mors.
Dans sa Faune gallo-rhénane, M. Fauvel n'indique cette espèce
qu'à La Haye et à Dusseldorf. Aussi je ne la signale ici qu'avec
doute.
3. 0. assimile Payk.
Louvain. Belgique (Demoulin). — Aix-la-Chapelle.
Orochares. Kraatz.
*]. O. angustala Er.
Coll. Wesmael.
Lesteva. Latr.
1. L. pubescens Mann.
Coll. Wesmael, Hastière.
2. L. fontinalis Kiesw. (major. Muls. et Rey).
Verviers (Chapuis).
3. L. longælytrata. Goeze. (macroelytron. Fourcr.) (bicolor. K.)
(oblonga. Mots.) (nivicola. Kr. in litt.).
Coll. Wesmael. Duffel, Charleroi. Prov. de Liège et Brabant —
Bruxelles, Etterbeek, Uccle, Mont-Saint-Guibert, Louvain, Vlier-
mael-Roodt, Ridderborn, Jupille, Jemeppe, Hastière, Arlon.
4. L. punctata. Er. (riparia. Heer), (muscorum. Jacq. Duv.).
Coll. Wesmael, Duffel, Brabant. — Verviers. — Lille.
LE
DE LA FAUNE BELGE. 77
L. Heeri.Fauv. (punctata. Kr.).
Indiquée à Lille. À rechercher en Belgique.
Geodromicus. Redtenb.
1. G. plagiatus. Er. var. B. (nigrita Müll.).
Hautes-Fagnes, Vielsalm, Hastière. — Coll. Wesmael, Ar-
dennes.
Anthophagus. Grav.
1. A. prœustus. Müll.
Coll. Wesmael, Brabant. — Louvain. Bois d’Angre, sur les
fleurs; 2 exempl. (Lethierry).— Aix-la-Chapelle.
2. A. caraboides. L. (abbreviatus F.) (Hockeri Steph) (gracilis
Heer) (obscuriceps Mots.) ({estaceus Lac.)
Coll. Wesmael.— Verviers, Hockaiï, Lessines, Mons, Bruxelles.
— Lille. — Aiïx-la-Chapelle.
3. À. bicornis. Block. (armiger Grav.)..
Coll. Wesmael, Charleroi, Prov.de Liège et Brabant. — Ver-
viers, Hockaiï, Vielsalm, Hastière, Samson, Silenrieux.
OXYTELINI.
Deleaster. Er.
1. D. dichrous. Grav. (adustus. Bielz) (Erichsonis. Hochh.).
Coll. Wesmael, Bruxelles et prov. de Liége. — Vielsalm, val-
lées de la Vesdre et de la Meuse, Rhisnes.
Acrognathus. Erichs.
A. mandibularis Gylh.
À rechercher en Belgique. Est indiqué à Lille.
Planeustomus. Jacq. Duv.
P. palpalis Er.
Cette espèce se prend à Lille et à Aix-la-Chapelle, mais n’a pas
encore été trouvée en Belgique, où elle doit cependant se trouver.
1. P. flavicollis. Fauv.
Rameroix, près Verviers (Chapuis). — M. Fauvel pense que le
C. palpalis Er., cité des environs de Jehanster, dans nos Annales
(1871, XIV, Bull., p. L1x), doit appartenir à cette espèce.
78 REVISION DU CATALOGUE DES STAPHYLINIDES
Coprophilus. Lair.
1. C. striatulus.K.
Coll. Wesmael, Charleroi, prov. de Liège et Brabant. —
Bruxelles, Leuze, Ath, Ridderborn, Guygoven, Arlon.— Lille. —
Provinces rhénanes.
Syntomium. Curt.
1. S. æneum. Müll.
Coll. Wesmael. — Louvain vers Vlierbeek, Ixelles, Roumont.
— Lille. — Aix-la-Chapelle.
Ancyrophorus. Kraatz.
1. À. longipennis. Fairm. (prepositus. Pand. in litt.).
Verviers (Chapuis). Polleur (Parys).
2. A. homalinus. Er. (venustulus. Rosh.).
Coll. Wesmael. — Verviers, Bois d’Angre au bord de l’'Honeau,
2 exemplaires sur le sable fin (Lethierry).
3. A. flexuosus. Muls. et Rey.
Verviers.
Trogophlœus. Mannerh.
*1. T. dilalatus. Er.
Coll. Wesmael.
2. T”. arcuatus. Steph. (scrobiculalus. Er.).
Verviers (Chapuis).
3. T. bilineatus. Steph. (riparius. Lac.).
Coll. Wesmael, Brabant. — Rouge-Cloître, Hastière, Canne.
— Maestricht.
4. T. Erichsonis. Sharp (bilinealus. Er.) (rivularis. Mots.).
Coll. Wesmael. — Hastière, Rodenhof, — Le n° 470 (T'. obesus
Kiesw.) du Cat. Tennstedt se rapporte à cette espèce.
*5, T. memnonius Er. (obesus. Kiesw.) (fossulatus Mots.) (ocu-
latus. Woll.). (aridus. Jacq. Duv.) (rubripennis. Fauv.).
Bords de la rivière du bois d’Angre (Lethierry. — Trélon,
près Avesnes.
6. T. fuliginosus. Gray.
Env. de Verviers et de Tirlemont. Bords de la rivière du bois
d’Angre (Lethierry).
T. impressus. Lac. (inquilinus. Er.) (afjinis. Heer) (obsolelus.
Rey). Indiqué à Lille.
sh
DE LA FAUNE BELGE. 79
7. T. corhicinus. Grav.(fulvipennis. Fauv.).
Coll. Wesmael, prov.de Liège. — Calmpthout, Louvain, Diest,
Tervueren, La Cambre, Tirlemont, env. de Verviers, Hastière.
8. T. elongatulus. Er.
Coll. Wesmael, prov. de Liège. — Louvain, Tervueren.
*9. TT. punctatellus. Er.
Coll. Wesmael.
T. foveolatus.Sahlb.
Se prend à Lille; à rechercher en Belgique.
T. despectus. Baudi.
Egalement à rechercher en Belgique. On le trouve à Dun-
kerque.
T. exiguus. Er. (bledioides. Woll.) {(discolor. Baudi) (glabri-
collis. Mots.)
Cette espèce est indiquée à Aix-la-Chapelle et pourra se trouver
en Belgique.
T'. halophilus. Kiesw.
À rechercher. Se trouve à Dunkerque.
10. T. pusillus. Grav. (exilis Woll.).
Coll. Wesmael, prov. de Liège et Brabant. — Louvain.
11. T. tenellus. Er.
Louvain. Bords de la rivière du bois d’Angre (Lethierry).
Haploderus. Steph.
1. H. cælatus. Grav.
Coll. Wesmael. — Oostduynkerke, Ridderborn, Guygoven,
Oirschot, Montagne-Saint-Pierre, Lixhe, env. de Verviers,
Arlon, Marbehan, Forêt de Meerdael, Louvain, env. de Bruxelles,
Groenendael.
Le A. cœsus.Er.du Cat. Tennstedt (n° 468) est une © de cælalus.
Grav, d’après M. Fauvel.
Oxytelus. Grav.
1. O. rugosus.Fabr. (pulcher. Grav.) (lerrestris. Lac.) (picipennis.
Steph.).
Coll. Wesmael. — Luxembourg belge méridional, Arlon, Rou-
mont, Hastière, Ghlin, Vliermael-Roodt, Canne, Woluwe-Saint-
Lambert, env. de Bruxelles, Saint-Gilles, Uccle, Denderleeuw,
Hulst, Duffel, Grammont, Boitsfort, Groenendael.
2e. O. insecatus. Grav.
Coll. Wesmael, prov. de Liège. — Env. de Verviers, Visé,
Loen, Lixhe, Vezin, Grammont. — Lille.
ES
7
80 REVISION DU CATALOGUE DES STAPHYLINIDES
Le O. fulvipes. Er. du cat. Tennstedt(ne 457)se rapporte à cette
espèce.
3. 0. laqueatus. Marsh. (luteipennis. Er.).
Brabant, Louvain, Canne, Ridderborn, Hoesselt.
4. O. piceus. L. (SG! humilis. Heer.)
Coll. Wesmael, prov. de Liège, — Engis, Rochefort, Hoesselt.
9. 0. sculptus. Grav.
Coll. Wesmael.— Hastière, Loen, Canne, Ridderborn, Bruxelles,
Arlon, Ciney, Maestricht.
6. 0. Perrisi. Fauv.(maritimus. Thoms.)(Oceanus.Fauv. (fulvipes.
Hardy et Bold et Murray). Ostende(de Borre), Dunkerque.
7. O. inustus. Grav.
Coll. Wesmael, prov. de Liège. — Kerkrade, Bunde, Ridder-
born, Montagne-Saint-Pierre, Loen, Milmort, Ougrée, Jemeppe,
Flémalle-Haute, Embourg, Baudour, Hastière, Vezin, Foy-Notre-
Dame, Samson, Luxembourg belge méridional, Arlon, Izel, Ca-
levoet, Ixelles, Groenendael, Molenbeek-Saint-Jean, Bruxelles,
Waterloo, Melsbroeck, Eppeghem, Mont-Saint-Guibert, Etter-
beek, Forest, Watermael, Schaerbeek, Braine-le-Comte, Mons,
Grammont, Austruweel, Heverlé, Oostduynkerke.
8. 0. sculpturatus. Grav. (montivagus. Heer.).
Coll. Wesmael. — Amby, Oirschot, Ridderborn, Hoesselt,
Canne, Diepenbeek, Lanaeken, Lixhe, Loen, Engis, Hollogne-aux-
Pierres, Flémalle-Haute, Flémalle-Grande, Liège, Angleur, Com-
blain-au-Pont, Embourg, Vielsalm, Coo, Roumont, Louette-St-
Pierre, Carlsbourg, Luxembourg belge méridional, Arlon, Izel,
Baudour, Hastière, Vireux, Samson, Marche-les-Dames, Vezin,
Silenrieux, Dave, Bernissart, Mons, Braine-le-Comte, Lessines,
Papignies, Ostende, Okegem, Nivelles, Jodoigne, Calmpthout,
Héverlé, Bergh, Herenthals, Tête de Flandre, Bouwel, Ixelles,
Etterbeek, Notre-Dame-au-Bois, Jette-Saint-Pierre, Forest, Wa-
terloo, Schaerbeek, Kessel-Loo, Woluwe-Saint-Pierre, Woluwe-
Saint-Lambert, Groenendael, Leeuw-Saint-Pierre, Anderlecht,
Grammont, Saint-Gilles, Cortenberg, Bruxelles, La Cambre,
Idegem, Saintes, Denderleeuw, La Hulpe, Laeken, Molenbeek-
Saint-Jean, Rixensart, Watermael, Auderghem, Mont-Saint-Gui-
bert, Melsbroeck, Saventhem.
9. 0. nitidulus. Grav.
Coll. Wesmael, prov. de Liége et Brabant. -- Ridderborn,
Guygoven, Montagne-Saint-Pierre, Env. de Verviers, Silenrieux,
Mont-Saint-Guibert, Bruxelles, Ixelles, Saint-Gilles, Calevoet.
10. O. complanatus. Er.
Coll. Wesmael, province de Liège et Brabant. — Env. de Ver-
viers, Dave, Bunde, Ridderborn, Louvain, Schaerbeek, Forest.
Bruxelles, La Cambre.
DE LA FAUNE BELGE. 81
0. pumilus. Er.
Prusse Rhénane (Bach et von Heyden). Quant à celui du cata-
logue Tennstedt (n° 466), c’est un tetracarinatus.
0. speculifrons. Kr.
Département du Nord (de Norguet).
*11. O. clypeonitens Pand.(depressus. var. Baudi).
Coll. Wesmael. — Riddérborn. (de Heusch). — Dunes de
Dunkerque.
12. O0. Fairmairei. Pand. ({ransversalis. Czwal.).
Mont Noir, près Bailleul. (Lethierry), Melsbroeck (H. Donc-
kier). — Lille.
13. O. tetracarinatus. Block. (depressus. Gray.)
Coll. Wesmael. — Ridderborn, Loen, Env. de Verviers, Mar-
behan, Mons, Marche-les-Dames, Boitsfort, Bruxelles, Groenen-
dael, Saventhem, Mont-Saint-Guibert, Denderleeuw, Lierre.
*14. O. hamatus.Fairm.
Riddérborn (de Heusch).
Platystethus. Mann.
1. P. arenarius. Fourcr. (trilobus. OI.) (morsitans. Payk).
Coll. Wesmael. — Ridderborn, Hoesselt, Zonhoven, Loen,
Jemeppe, Louette-Saint-Pierre, Mons, Melsbroeck, Bruxelles,
Schaerbeek, Etterbeek, Woluwe-Saint-Lambert, Molenbeek-
Saint-Jean, Groenendael, Boitsfort, Louvain, Grobbendonck.
R. P. cornutus. Grav. (scybalarius. Rund.) (Xiesenwetteri. Kr.).
Coll. Wesmael. — Vliermael-Roodt, Lixhe, Hastière, Com-
blain-la-Tour, Louvain, Ghislenghien, Cureghem, Anderlecht,
Izel. — Maestricht,
Var alutaceus. Thoms. (cornutus. Gylh.) (éristis. Rey.)
Coll. Wesmael. — Vliermael-Roôodt, Grammont, La Cambre.
*3. P. spinosus. Er.
Grammont (de Borre).
4. P.capito. Heer. (pitosellus. Wank..)
Coll. Wesmael. — Brabant (Parys). — Lille.
*9. P. nilens. Sahlb. (longicornis. Luc.) (ægyptiacus. Mots.) (an-
gustipennis. Scrib.)
Env. de Verviers (Chapuis).
Le P. nodifrons. Sahlb. du catalogue Tennstedt (n° 453) se .
rapporte à cette espèce.
Bledius. Mannerh.
B. taurus.Germ.
Département du Nord (de Norguet).
82 REVISION DU CATALOGUE DES STAPHYLINIDES
*]. B. bicornis. Germ. (Ruddi. Steph.) (dama. Mots.)
Terneuzen.
2. B. unicornis. Germ. (monoceros. Rosh.). :
Louvain (Tennstedt). Cette espèce doit être recherchée sur nos
côtes.
3. B. tricornis. Herbst. (nuchicornis. Rey).
Coll. Wesmael. — Schaerbeek, Ostende. — Lille.
*4, B. spectabilis. Kr. (tricornis. Fauv.).
Selzaete (Van Volxem). — Dunkerque.
9. B. arenarius. Payk.
Louvain, Ostende, Oostduynkerke.
6. B. lalpa. Gylh.
Belgique (Fairmaire). M. Fairmaire croit se rappeler que cet
échantillon provient des environs de Mons.
7. B. sublerraneus. Er. (pallipes. Thoms.) (pallipes. var? Gredl.).
Louvain, Tirlemont. — Provinces Rhénanes.
8. B. pallipes. Grav. (fuscipes. Rye.) (rastellus. Schiædte).
Coll. Wesmael. — Bruxelles, Etterbeek. — Lille. — Aix-la-
Chapelle.
B. erraticus. Er.
Cité par M. Parys sans indication de localités. À rechercher.
9. B. atricapillus. Germ. (nanus. Er.).
Coll. Wesmael. — Saint-Josse-ten-Noode, Ixelles, Bruxelles,
Woluwe-Saint-Lambert.
10. B. opacus. Block. (extensus. Mots.).
Coll. Wesmael. — Auderghem (Delecolle), La Cambre et Izel
(Mertens).
11. B. longulus .Er.
Coll. Wesmael. — Cité en Belgique par Parys. — La Cambre
(Mertens). Bords de la rivière du bois d’Angre (Lethierry). —
Département du Nord.
B. crassicollis. Lac. (filum. Heer.).
Lille. — Provinces Rhénanes. — Espèce à rechercher en Bel-
gique.
12. B. cribricollis. Heer. (rufipennis. Er.).
Coll. Wesmael. — Bois d’Angre au bord de l’'Honeau. — Aix-
la-Chapelle.
13. B. dissimilis. Er.
Brabant, Bruxelles, Louvain, Anvers. — Lille.
14. B. fracticornis. Payk.(lricornis, var.minor. Grav.) (alpestros.
Heer.).
Coll. Wesmael. — Vliermael-Roodt, env. de Visé, Bruxelles,
La Cambre, Molenbeek-Saint-Jean, Groenendael, Herenthals,
Arlon.
DE LA FAUNE BELGE. 83
B. femoralis. Gylh. (sus. Aub.).
Cette espèce est citée par M. Parys sans indication de localités,
elle peut se rencontrer en Belgique.
*15. B. defensus. Fauvel.
Bords de la rivière du bois d’Angre (Lethierry).
Oxyporus. Fabr.
1. O. rufus. L.
Coll. Wesmael. — Luxembourg belge méridional, Arlon,
Izel, Louette-Saint-Pierre, Diepenbeek, Loen, Hollogne-aux-
Pierres, Ougrée, Harmignies, Grammont, Laeken, Tervueren,
Forest.
*2. O0. maxillosus. Fabr. (angularis. Gebler.) (Schoenherri. Man-
nerh.).
Arlon Mertens). — Province Rhénane.
STENINI.
Evæsthetus. Grav.
1. £. bipunclatus. Ljung. (scaber. Grav.) (Maric. Bethe.) (rufi-
collis. Mots.) (miser. Rey.).
Coll. Wesmael, prov. de Liége et Brabant. — Verviers (Cha-
puis). Loen. (L. Quaedvlieg). — Bréda. — Lille.
*2 E. ruficapillus. Lac. (fulvus. Mots.).
Groenendael (Mertens). — Lille. — Provinces Rhénanes.
9. E, læviusculus. Mannerh.
Coll. Wesmael, Liège. — Verviers. — Lille.
Le ÆE. ruficapillus du cat. Tennstedt (n° 437) se rapporte pro-
bablement à cette espèce.
Dianous. Samouelle.
1. D. cœrulescens. Gylh.
Coll. Wesmael. — Env. de Verviers, Liège, La Hulpe, Schaer-
beek, Halder-Bosch, près Hal,
Stenus. Latr.
1. S. bigultatus. L.
Coll. Wesmael. — Maestricht. — Nuth, Ridderborn, Guygoven,
Vliermael-Roodt, Canne, Env. de Visé, Loen, Embourg, Carls-
bourg, Luxembourg belge méridional, Hastière, Vielsalm,
84 REVISION DU CATALOGUE DES STAPHYLINIDES
Vezin, Lessines, Ghlin, Ghislenghien, Nivelles, Ath, Dender-
leeuw, Laeken, Auderghem, Boitsfort, Groenendael, Etterbeek,
Rouge-Cloïitre, Saventhem, Melsbroeck, Eppeghem, Ixelles.
2.8. bipunclatus. Er.
Vliermael-Roodt, Carlsbourg, Jemeppe, Grammont, Jodoigne,
Auderghem, La Cambre, Oostduynkerke, Calmpthout, Anvers.
3.5. guitula. Müll (geminus. Jacq.-Duv.).
Coll. Wesmael. — Embourg (H. Donckier).
4, S. aterrimus Er.
Brabant, Louvain, Mont Noir, près Bailleul, Env. de Verviers.
— Breda.
*5. 5. asphaltinus. Er.
Argenteau (Maurissen). L’asphallinus du cat. Tennstedt(n° 381)
est un alter.
6. 8. fossulatus. Er.
Coll. Wesmael. — Bruxelles, Polleur. — Forêt de Mormal.
S. incanus. Er. (pygmϾus. Perris).
Cette espèce se prend à Aix-la-Chapelle et doit également se
trouver en Belgique.
7.8. nanus. Steph. (declaratus. Er.). (pumilio. Baudi).
Les S.exiquus. Er., vafellus. Er. et purnilio. Er. (n° 395, 402
et 406 du cat. Tennstedt) se rapportent à cette espèce.
*8. S. stigmula. Er. (maculipes. Heer).
Coll. Wesmaél.
9. S. bimaculatus. Gylh.
Coll. Wesmael. — Arlon, Ridderborn, Lixhe, Trivières, Groe-
nendael, Bruxelles, Bouwel.
10, S. clavicornis.Scop. (speculator. Lac.) (providus. Heer.) (Juno.
var. 6. Heer).
Coll. Wesmael. — Haeren (Limbourg néerlandais). — Ridder-
born, Hoesselt, Trivières, Namèche, Cambre, Bruxelles, Groe-
nendael, Forest, Uccle, Calmpthout, Rodenhof, Arlon, Ciney.
11.8. providus. Er. (boops. Heer.) (obscurus. Luc.) (Rogeri. Kr.)
(novalor. Jacq.-Duv.).
Coll. Wesmael. — Ridderborn, env. de Verviers, Roumont,
Trivières, Grammont, Saventhem, Eppeghem, Bruxelles, Water-
mael, Groenendael. — Maestricht. — Hautmont.
*12. S. lustrator. Er.
Coll. Wesmael. — Ostricourt, près Lille.
S. sylvester. Er.
Lille, bois de Phalempin et forêt de Raismes près Valenciennes.
Cette espèce devra être recherchée en Belgique.
DE LA FAUNE BELGE. 85
S. calcaratus. Scriba.
Cette espèce rare a été prise à Rotterdam. Elle devra être atten-
tivement recherchée chez nous.
13. S. Juno. Fabr. (buphthalmus. Latr.).
Coll. Wesmael. — Vliermael-Roodt, Baudour, Saventhem,
Groenendael, Duffel, Assenede, Selzaete. — Maestricht.
14. S. ater. Mann.
Coll. Wesmael. — Arlon, Izel, Furfooz, Vezin, Verviers, Vlier-
mael-Roodt, Laeken, Molenbeek-Saint-Jean, La Cambre, Saint-
Gilles, Forest, Uccle, Bruxelles, Melsbroeck, Calmpthout,
Ostende. — Maestricht, Rodenhof.
*]15. S. longitarsis. Thoms. (Barnevillei. Bedel).
Calmpthout.
S. intricatus. Er.
Cette espèce, qui est indiquée à Bréda, doit être recherchée en
Belgique.
16. S. circularis. Grav.
Coll. Wesmael. — Groenendael (Mertens).
17. S. pusillus. Steph. (coniciventris. Faïrm.).
Carlsbourg.
S. palposus. Zett. (carbonarius Er.) (argentellus Thoms.).
Département du Nord (de Norguet). — Bonn (Foerster).
*18. S. incrassatus. Er.
Coll. Wesmael. — Calmpthout (de Borre et Dietz).
L'incrassatus du cat. Tennstedt (n° 389) est un buphthalmus.
Grav.
19. S. buphthalmus. Grav. (sulcatulus. Muls.).
Coll. Wesmael. — Vliermael-Roodt, Groenendael, env. de
Bruxelles, Louvain, Trois-Ponts, env. de Verviers.
Le ruralis. Er. du cat. Tennstedt (no 384) est un buphthalmus.
20. S. melanarius. Steph. (cinerascens. Er.) (gracilentus. Fairm.)
(nigripalpis. Thoms.) (inæqualis. Rey).
Calmpthout, Mons, Bruxelles.
21. S. canaliculatus. Gylh. (congener.Maekl.).
Coll. Wesmael. — Assenede, Louvain,
Le S. nitens Steph.(æmulus. Er.) du cat. Tennstedt (n° 391) se
rapporte à cette espèce.
82. S. melanopus. Marsh. (nitidus. Lac.) (!).
Grammont (de Borre).
83. S. atratulus. Er.
Coll. Wesmael, env. de Bruxelles. — Uccle, Louvain.
(t) Le S. foraminosus Er. du cat. Tennstedt (n° 390) doit avoir été cité par
erreur. Cette espèce est très rare et paraît propre à l'Allemagne et à l'Autriche.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXIY. 6
86 REVISION DU CATALOGUE DES STAPHILINIDES :
RA4. S. morio. Grav. ({rivialis. Kr.) (æqualis. Rey).
Louvain, Gelrode.
S. vafellus. Er.
Cette espèce, qui est indiquée à Aix-la-Chapelle, doit être
recherchée en Belgique.
29.8. fuscipes. Grav.
Coll. Wesmael. — Ridderborn,env . de Verviers.
LeS. Argus du cat. Tennstedt (n° 401)se rapporte à cette espèce.
S. crassus. Steph. (nigritulus. Er.) (atratulus. var. 6. Heer)
(crassiventris. Thoms.) (/i{oralis. Thoms.).
Cette espèce, répandue dans toute la région gallo-rhénane, n’a
cependant pas encore été observée en Belgique. A rechercher.
26.5. opticus. Gray.
Bruxelles. — Bréda.
*27. S. Argus. Grav.
Coll. Wesmael, Louvain. — Bréda, Lille, Maubeuge.
Le S. proditor. Er. du cat. Tennstedt (n° 400) est un Argus.
S. humilis. Er. (picipes. Mots.) (synonymus. Harold).
Cette espèce se prend dans les provinces rhénanes; elle devra
être recherchée chez nous.
28. S. carbonarius.Gylh.(niger. Mann.)(opacus. Er.)(debilis. Rey)
(sublobalus Rey).
Mons, Groenendael, Bois de la Douve (entre Warneton et Ploeg-
steert au bord d’une mare, en avril. (Lethierry). —Brèda, Lille.
29. S. nigritulus. Gylh. (campestris. Er.).
Bruxelles, Louvain, env. de Verviers. — Bréda, Lille.
30. S. brunnipes Steph. (unicolor. Er..).
Coll. Wesmael. — Rodenhof, env. de Verviers, Ghlin, Vlier-
mael-Roodt, Boitsfort, Tervueren, Laeken, env. de Bruxelles,
Groenendael.
Le S. paganus. Er. du cat. Tennstedt (n° 434) est un brunnipes.
#31 S. latifrons. Er.
Auderghem (Delecolle).
Le S. latifrons du cat. Tennstedt (n° 432) est un brunnipes.
S. paganus. Er.
Cette espèce est mentionnée comme vivant dans toute la région
gallo-rhénane; elle n’a cependant pas encore été signalée en Bel-
gique.
32.8. tarsalis. Ljungh (roscidus. Snell. v. V.).
Coll. Wesmael. — Vliermael-Roodt, Ridderborn, Hoesselt,
Loen, Louette-Saint-Pierre, Boitsfort, Auderghem, Groenen-
dael. — Nuth.
33. S. similis. Herbst (oculatus. Grav.) (modestus. Luc.) (siculus.
Stier].).
DE LA FAUNE BELGE. 87
Coll. Wesmael. — Vliermael-Roodt, Hoesselt, Haeren, Canne,
Ridderborn, env. de Visé, Lanaeken, Argenteau, Embourg,
Jemeppe, Angleur, Vielsalm, Coo, Poix, Carlsbourg, Louette-
Saint-Pierre, Roumont, Hastière, Arlon, Izel, Dave, Trivières,
Grammont, Laeken, Groenendael. — Nuth Bunde, Haeren,
(Limb. néerl.), Oirschot.
34. S. solutus.Er.
Boom (Mors). — Lille.
35. S. cicindeloides. Schall. (biguttatus. var. OL.).
Coll. Wesmael, Brabant. — Schaerbeek, Auderghem (Dele-
colle), La Cambre, La Hulpe (Mertens).
36. S. fornicatus. Steph. (contractus. Er.).
Campine, env. de Bruxelles, Gelrode, Louvain.
37. S. canescens. Rosh. (major. Rey).
Belgique (Chapuis). d
38. S. pubescens. Steph. (subimpressus. Er.).
Env. de Bruxelles, prov. de Liège. — Esquermes, Lille, Dun-
kerque.
S. salinus. Bris.
Hollande méridionale (Everts).
39. S. binotatus. Ljungh.
Calmpthout, Hérenthals, Brabant, Hoesselt, Auderghem, prov.
de Liège.
Les. Leprieuri.Cussac,du catalogue Tennstedt (n°413) se rap-
porte à cette espèce.
40. S. pallitarsis. Steph. (plantaris. Er.) (cavifrons. Rey).
Coll. Wesmael. — Env. de Bruxelles, La Hulpe, Louvain,
Vielsalm, Montagne-Saint-Pierre. — Maestricht.
#41. S. niveus. Fauvel.
Hoesselt (Maurissen).
S. Leprieuri. Cussac.
Cette espèce se prend à Bonn et à Lille ; elle devra être recher-
chée en Belgique. Quant au Leprieuri du catalogue Tennstedt
(n° 413), c’est un hinotatus.
42. S. picipes. Steph. (spretus. Fairm.) (rusticus. Er.).
Boitsfort, Auderghem, Tervueren, Bruxelles, env. de Ver-
viers, Jette-Saint-Pierre, Ruysbroeck-lez-Boom.
43. S. foveicollis. Kr. (bifoveolatus. Er.) (brevicollis. Thoms.).
Baraque Michel (Chapuis). Calmpthout (Dietz). — Lille.
44. S. bifoveolatus. Gy1h. (plancus. Er.).
Bruxelles, Louvain, Verviers, Baraque Michel, Mons en
Barœul, Bois de la Douve, Hollebeke, Warneton, Forêt de
Mormal.
L.
:
88 REVISION DU CATALOGUE DES STAPHYLINIDES
45. S. picipennis. Er.
Coll. Wesmael, Env. de Bruxelles. — Lille.
* 46. S. nitidiusculus. Steph. (tempestivus. Er.).
Bois d’Hollebeke (Lethierry).
Le S. lempestivus du catalogue Tennstedt (n° 417) est un
picipes.
47. S. flavipes. Steph. (jilum. Er.).
Env. de Bruxelles, Rouge-Cloître, Tervueren, Hal, Turnhout,
prov. de Liège.
48. S. glacialis. Heer.
Coll. Wesmael, prov. de Liège.
49. S. subæneus. Er. (gonymelas. Steph.).
Coll. Wesmael, Brabant. — Laeken, Watermael, Grammont,
Luxembourg belge méridional, Izel.
S. ærosus. Er. (aceris. Steph.) (e/egans. Fairm.) (annulatus.
Crotch).
Cette espèce, qui se rencontre dans toute la région gallo-rhé-
nane, n’a encore été trouvée ni en Belgique ni en Hollande.
50. S.impressus.Germ.(aceris. Lac.) (angustulus. Heer) (gilvipes.
Mots.)(carinifrons. Mots.) (pyreneus. Fauv. in litt.).
Coll. Wesmael. — Rodenhof, Ridderborn.
51.8. ossium. Steph. (impressipennis. Jacq. Duv.) (carinifrons.
Fairm.).
Env. de Verviers (Chapuis), Melsbroeck (H. Donckier), Bois
d’'Hollebeke (Lethierry).
52. S. geniculatus. Gray.
Hechtel, Hérenthals, Bouwel, Environs de Bruxelles, Verviers,
Baraque Michel, La Reid, Mont-Noir.
Le S. palustris du catalogue Tennstedt (n° 423) est un genicu-
latus).
53. S. pallipes. Gray.
Coll. Wesmael. — Brabant, Groenendael, prov. de Liége, Rid-
derborn.
S. palustris. Er.
Cette espèce à été prise à Lille, elle est à rechercher en Bel-
gique.
Le $. palustris du catalogue Tennstedt (n° 423) est un genicu-
latus. Gray.
54. S. fuscicornis. Er.
Env. de Verviers (Chapuis).
55. $. Erichsonis. Rey (flavipes. Er.).
Coll. Wesmael. — Calmpthout. — Rodenhof.
DE LA FAUNE BELGE. 89
PAEDERINI.
Sunius. Leach.
1.S. filiformis. Latr. (serpentinus. Mots.) (var. huwmeralis.
GredL.) (var. abbreviatus. Baudi) (sericatus. Mots.).
Coll. Wesmael. — Izel, Env. de Huy, Calmpthout.— Rodenhof.
*2. S. pulchellus. Heer. (diversus. Aubé) (fasciatus. Mots.).
Coll. Wesmael, Mons.
3. S. intermedius. Er. (immaculatus. Steph.).
Coll. Wesmael, Mons. — Ridderborn.
4.8. gracilis. Payk.(angustatus. Payk.) (neglectus. MK
Coll. Wesmael. — Canne, Loen, Jemeppe, Vezin, Dave, Les-
sines, Boitsfort, Groenendael, La Cambre, Calevoet, Laeken,
Auderghem, Hérenthals. — Aïx-la-Chapelle, Bunde, Rodenhof.
Stilicus. Latr.
1.S. subtilis. Er.
Coll. Wesmael. — Trivières, Jodoigne, Bruxelles, La Cambre,
Grammont, Groenendael, Bouchout, Loen.
2. S. rufipes. Germ. (immunis. Steph.).
Coll. Wesmael. — Auderghem, Groenendael, Laeken, Bru-
xelles. — Provinces rhénanes, Lille.
3. S. Erichsonis. Fauv.(orbiculatus. Er.) (affinis. Er.).
Coll. Wesmael. — Verviers, Tervueren, Anvers, Izel. — Lille,
Verlinghem.
4. S. simailis. Er. (orbiculatus. Steph.).
Coll. Wesmael. — Redu, Arlon, Hollogne-aux-Pierres, Loen,
Canne, Ridderborn, Laeken, Auderghem, Bruxelles, Jodoigne.
— Rodenhof.
5.8. geniculatus. Er. (punctipennis. Steph.).
Bruxelles, Diest.
6.8. orbiculatus. Payk. (affinis. Er.) (fuscipes. Er.) (ruficornis.
Luc.).
Roumont, Loen, Ridderborn, Ath, Bruxelles, La Cambre,
Groenendael.
7.8. fragilis. Grav. (scutellatus. Mots.).
Lanaeken, Charleroi.
Scopæus. Erichs.
1.S. lœvigatus. Gylh. (exiguus. Heer).
Coll. Wesmael.
"
90 REVISION DU CATALOGUE DES STAPHYLINIDES
2.8. minimus. Er.
Bruxelles (Mors). — Provinces rhénanes.
3. S. cognatus. Rey.
Coll. Wesmael.
4. 8. sulcicollis. Steph. (minutus. Er.) (pusillus. Kiesw.) (abbre-
viatus. Rey) (debilis. Rey) (intermedius. Rey) (anæius.
Rey) (Ryei. Woll.).
Coll. Wesmael. — Hastière, Izel. — Aix-la-Chapelle.
Lithocharis. Lacord.
1. L. castanea. Grav. (Ruddii. Steph.) (brevicornis. Latr..).
Louvain, bords de l’'Ourthe et de la Vesdre.
2. L. fuscula. Mann. (testacea. Lac.) (rufa. Rey).
Coll. Wesmael. — Arlon, Verviers, Bruxelles, Tervueren,
La Cambre. — Provinces rhénanes.
Les L. brunnea, rufiventris et ferruginea du cat. Tennstedt
(n°* 353, 354 et 355) se rapportent à cette espèce.
L. picea. Kr.
Verlinghem et Lille. Cette espèce qui se rencontre aussi à
Elberfeld, est à rechercher en Belgique. N’existe pas en Hollande.
#3. L. ripicola. Kr. (fuscula. Rey).
Coll. Wesmael. — Bords de la rivière du bois d’Angre
(Lethierry).
4. L.ochracea. Gray.
Coll. Wesmael. — Env. de Verviers, Bruxelles, Boitsfort.
9. L. obsoleta. Nordm. (obscurella. Er.) (opaca. Ferr.) (alerrima.
Saulcy).
Env. de Verviers.
*6. L. brunnea. Er. (monticola. Hampe) (/erruginea. Er.\.
Coll. Wesmael.
La brunnea du cat. Tennstedt (n° 353) est une j'uscula.
L. propinqua. Ch. Bris. (vicina. Ch. Bris.) (Zæta. Thoms.)
(melanocephala. Jacq.-Duv.) (ruficollis. Woll.).
Cette espèce, qui est répandue dans toute la région gallo-rhé-
nane, doit être recherchée en Belgique. N’existe pas en Hollande.
L. ruficollis. Kr. (melanocephala. Er.) (rubricollis. Steph.).
Même observation que pour l’espèce précédente.
7. L. melanocephala. Fabr.
Coll. Wesmael. — Loen (Quaedvlieg).
Pæderus. Fabr.
1. P. brevipennis. Lac.
Coll. Wesmael. — Env. de Bruxelles, Dinant, Redu, Rou-
mont, Izel. — Bords de la rivière du bois d'Angre.
DE LA FAUNE BELGE. 91
2. P. gregarius. Scop. (littoralis. Grav.) (riparius. OL.) (cepha-
lotes. Mots.) (geniculatus. Peyr.) (strictus. Baudi).
Coll. Wesmael. — Ridderborn, Guygoven, Canne, Hoesselt,
Lanaeken, Diepenbeek, Montagne-Saint-Pierre, Visé, Loen,
Lixhe, Embourg, Flémalle-Haute, Jemeppe, Roumont, Arlon,
Izel, Vezin, Furfooz, Silenrieux, Feluy, Braine-le-Comte, Les-
sines, Trivières, Eppeghem, Laeken, Bruxelles, Rixensart,
Terneuzen, Calmpthout, Sluyskill. — Rodenhof, Hautmont.
Bunde, Haeren (Limb. néerl.).
3. P. riparius. L. (longicollis. Gautier).
Coll. Wesmael. — Vliermael-Roodt, Bruxelles, Calmpthout,
Baudour, Namèche, Samson, Furfooz, Ciply, Bornhem. — Maes-
tricht.
4. P. caligatus. Er.
Coll. Wesmael. — Bruxelles, Leeuw-Saint-Pierre, Roumont.
9. P. f'uscipes. Curt. (longipennis. Er.) (æstuans. Er.) (corsicus.
Gautier).
Coll. Wesmael. — Hérenthals, Ruysbroeck-lez-Boom, Tête de
Flandre, Assenede, Selzaete, Westmeerbeeck, Canne, Hulst,
Izel.
6. P. ruficollis. Er.
Var. «. (sanguinicollis. Steph.) (longicornis. Aubé) (ruficollis.
var. b. c. Baudi) (carbonarius. Gautier) (kæmatoderus.
Harold) (corallifer. Mill. in litt.) (nègrithoraæx. Desb. in
litt.).
Dolhain, Trois-Ponts, Hastière, Genck, Westmeerbeeck,
Calmpthout. — Aix-la-Chapelle.
Var. £. (ruficollis. F.) (thoracicus. Fourcer.) (gemellus. Kr.)
(ruficollis. var. «. Baudi) (atbipilis. Solsky).
Coll. Wesmael.
Lathrobium. Grav.
1. L. punctatum. Fourcer. (brunnipes. F.) (luteipes. © Fauvel).
Coll. Wesmael. — Louvain, Diest, Tervueren, Gelrode, Ver-
viers, Bréda. — Lille, Esquermes.
2. L. elongatum. L. (!).
Coll. Wesmael. -— Lessines, Arlon.
*3. L. geminum. Kr. (bicolor. Heer) (elongatum. var. Er.)
(boreale. Redt.) (pallidipenne. Hochh.).
Coll. Wesmael. —— Diest, Bruxelles, Louvain, Ridderborn,
Sleydinge, Trivières, Arlon, Izel.
(!) D’après M. Fauvel, le tableau joint au n° 334 du Cat. Tennstedt est inexact.
92 REVISION DU CATALOGUE DES STAPHYLINIDES
Le L. spadiceum du cat. Tennstedt (n° 339) se rapporte à cette
espèce.
4. L. fulvipenne. Grav. (alpestre. Heer) (Letzneri. Gerh.).
Coll. Wesmael. — Arlon, Ciney, Izel, Roumont, env. de Ver-
viers, Lessines, Jodoigne, Ath, Grammont, Termonde, Laeken,
Saint-Gilles, Jette-Saint-Pierre, Etterbeek, Héverlé, Calmpthout,
Anvers, Ridderborn.
Le L. rufipenne du cat. Tennstedt (n° 336) se rapporte à cette
espèce.
+5, L. rufipenne. Gylh.
Louvain. — Aix-la-Chapelle.
Le L. rufipenne du cat. Tennstedt (n° 336) est un f’u/vipenne
et le dentatum du même cat. (n° 337) est un r'u/fipenne.
*6. L. lævipenne. Heer.
Coll. Wesmael. — Bords de la rivière du bois d’Angre (Le-
thierry).
7. L. filiforme. Grav. (impressum. Heer).
Coll. Wesmael, Brabant. — Bruxelles, Louvain, Gelrode,
Ridderborn, se trouve aussi dansles provinces rhénanes, à Bréda
et à Lille.
8. L. longulum. Gray. (longipenne. Fairm.).
Coll. Wesmael. — Lambersart, Belgique. — Lille, provinces
rhénanes.
9. L. multipunctum. Grav. (testaceum. O1.) (strialopunctatum.
Kiesw.) (differens. Harold) (Q pyrenaïicum. Fairm.).
Coll. Wesmael. — Vliermael-Roodt, Louvain, env. de Verviers
et de Bruxelles, Laeken, Duffel, Mons, Ath, Baudour, Hastière.
— Rodenhof.
10. L. quadratum. Payk. (terminatum. Grav.) (punctulatum.
Lec.) (nigrum. Lec.) (posticum. Rey).
Coll. Wesmael. — Louvain, Bruxelles, Groenendael, Gelrode,
Diest, Aerschot, Sichel, Hérenthals, Hastière.
11. Z. fovulum. Steph. (punctatum. Zett.) (Zetterstedti. Rey).
Coll. Wesmael. — Groenendael, Louvain, Ridderborn, Bau-
dour. — Loos, près Lille, provinces rhénanes.
12. L. pallidum. Nordm. (Jansoni. Crotch).
Coll. Wesmael. — Verviers, Hollogne-aux-Pierres. — Bréda,
Bois de Phalempin. Provinces rhénanes.
Les L. spadiceum. Er., angusticolle. Lac. et picipes. Er.
(n° 339, 340 et 341) du cat. Tennstedt, n’ont jamais été trouvés
en Belgique. Il est même peu probable qu'ils s’y rencontre-
ront.
DE LA FAUNE BELGE. 93
Achenium. Curtis.
1. À. depressum. Gray.
Coll. Wesmael. — Bruxelles, Liège.
2. À. humule. Nicol. (depressum. Curt.).
Bruxelles. — Bois de Phalempin. Province rhénane.
Le À. jejunum. Er. du cat. Tennstedt (n° 331) se rapporte à
cette espèce.
&
Cryptobium. Mannerh.
1. C. glaberrimum. Herbst. (fracticorne. Payk.) (Jacquelini.
Boïeld.) (brevipenne. Rey).
Coll. Wesmael. — Laeken, Louvain, Louette-Saint-Pierre.
STAPHYLINI.
Othius. Steph.
1. O0. fulvipennis. Fabr.
Coll. Wesmael. — Arlon, Izel, Forges près Chimay, Lessines,
Auderghem, Boitsfort, Groenendael, La Cambre. — Hautmont,
Rodenhof.
2. O. myrmecophilus. Kiesw. (dilutus. Mots.).
Coll. Wesmael. — Campine, Louvain, Tervueren, La Cambre,
Groenendael. — Rodenhof. |
#5, 0. læviusculus. Steph. (punctipennis. Lac.) (bovinus. Coq.).
Izel, Chiny (Mertens).
4. 0. melanocephalus. Grav.
Brabant, Verviers. Aussi dans les provinces rhénanes.
Baptolinus. Kraatz.
B. pilicornis. Payk.
Provinces rhénanes. À rechercher chez nous. N’existe pas en
Hollande.
1.B. affinis. Payk. (alternans. Grav.) (frigidus. Dufour) (pili-
cornis. Jacq.-Duv.) (dimidiatus. Mots.).
Coll. Wesmael. — Vielsalm, environs de Verviers, Bois d’An-
gre sous les écorces vermoulues (Lethierry).— Aix-la-Chapelle.
Le B. pilicornis. Payk. du cat. Tennstedt (n° 208) se rapporte
à cette espèce.
94 REVISION DU CATALOGUE DES STAPHYLINIDES
Leptacinus. Er.
*]. L. parumpunctatus. Gylh. (radiosus. Peyr.) (amissus. Coq.)
Ostende.
2. L. batychrus. (linearis. Grav.) (apicalis. Kol.).
Coll. Wesmael, Brabant.
3. L. formicetorum. Maerk.
Env. de Verviers et de Bruxelles, Schilde, Postel. — Aix-la-
Chapelle.
Xantholinus. Serv.
1. X. lentus. Gray.
Mons. — Aix-la-Chapelle.
2. X. fulgidus. F. (intermedius. Kust.).
Coll. Wesmael, Dunes. — Anvers, Héverlé, env. de Bruxelles,
env. de Visé, Flône, Arlon, Izel.
3. X. punctulatus. Payk. (ochraceus. Gylh.) (atratus Heer) pi-
cipes. Thoms.) (Thomsonis. Schw.) (melanarius. Fauvel)
(morio. Reitt.) (Haroldi. Reiïtt.).
Coll. Wesmael. — Hertogenwald, Vielsalm, Flémalle-Haute,
Jemeppe, Beyne-Heusay, Angleur, Visé, Loen, Louette-Saint-
Pierre, Carlsbourg, Izel, Arlon, Ridderborn, Ghlin, Baudour,
Vezin, Bruxelles, Dieghem, Jette-Saint-Pierre, Woluwe-Saint-
Lambert, Schaerbeek, Saint-Josse-ten-Noode, Ixelles, Rouge-
Cloître, La Cambre, Boitsfort, Molenbeek-Saint-Jean, Kessel-
Loo, Laeken, Rixensart, Saint-Gilles, Forest, Denderleeuw,
Eppeghem, Melsbroeck, Auderghem, Grammont, Héverlé, Ter-
neuzen, Calmpthout, Lierre, Malines, Bergh, Postel. — Roden-
hof, Eupen.
4, X. glabratus. Grav. (fulgidus. O1.).
Knocke, Schilde, Saint-Gilles, Ixelles, Bruxelles, Louvain,
Diest, Namur, Rochefort, Carlsbourg, Roumont, Arlon, Izel,
Chiny.
D. X. glaber. Nordm. (flavipennis. Ferrari).
Lambersart, Mons, Brabant, Louvain, Verviers. — Lille.
6. X. tricolor. F. (meridionalis. Lac.).
Coll. Wesmael, Dunes. — Calmpthout, Anvers, Grammont,
Ramillies, Izel. — Rodenhof.
ZX. distans. Rey.
Provinces rhénanes, forêts de Mormal et de Phalempin, près
Lille. Cette espèce est à rechercher en Belgique.
7. X. linearis. OL. (longiventris. Heer) mullipunctatus. Thoms.).
Coll. Wesmael. — Izel, Arlon, Louette-Saint-Pierre, Ciney,
DE LA FAUNE BELGE. 95
Hastière, Bernissart, Visé, Loen, Angleur, Jemeppe, Pepinster,
Ridderborn, Guygoven, Diepenbeek, Vliermael-Roodt, Nivelles,
Ath, Grammont, Ghislenghien, Ghlin, Denderleeuw, Ixelles,
Laeken, Bruxelles, La Cambre, Saint-Gilles, Boitsfort, Groe-
nendael, Leeuw-Saint-Pierre, Forest, Melsbroeck, Saventhem,
Uccle, Auderghem, Anvers, Calmpthout, Hérenthals, Héverlé,
Heyst, Oostduynkerke, Sluyskill. — Rodenhof.
Emus. Curtis.
1. E. maxillosus. L.
Coll. Wesmael. — Camp de Beverloo, env. de Visé, Loen,
Liège, Hastière, Izel, Arlon, Bernissart, Maurenne, Papignies,
Lessines, Grammont, Ixelles, Etterbeek, Bruxelles, Molenbeek-
Saint-Jean, Auderghem, Laeken, Nieuport. — Oirschot.
2. E. hirtus. L.
Coll. Wesmael, Arlon. — Laroche, Stavelot, Polleur, Engis,
Hennuyères, Grammont, env. de Bruxelles, Deurne, Eeckeren,
Knocke, Ostende.
Leistotrophus. Perty.
1. L. nebulosus. Fabr. (villosus, var. Degeer..
Coll. Wesmael. — Camp de Beverloo, Loen, Embourg, Liége,
Izel, Arlon, Vezin, Grammont, Bruxelles, Auderghem, Laeken,
Boitsfort. — Maestricht. Oirschot.
2. L. murinus. L.
Coll. Wesmael. — Arlon, Izel, Roumont, Loen, Montagne-
Saint-Pierre, Engis, Embourg, camp de Beverloo, Ridderborn,
Bruxelles, La Cambre, Boitsfort, Woluwe, Ixelles, La Hulpe,
Grammont, Renaix, Herent, Calmpthout, Onkerzeele, Selzaete,
Terneuzen, Oostduynkerke.
Staphylinus. Lin.
1. S. pubescens. Degeer.
Coll. Wesmael. — Arlon, Izel, Roumont, Carlsbourg, Louette-
Saint-Pierre, Vielsalm, Loen, Furfooz, Ridderborn, Zonhoven,
Lierre, Deurne, Groenendael, Boitsfort, Jette-Saint-Pierre, Hoey-
laert, Rixensart, Ghlin, Hennuyères. — Aïix-la-Chapelle. Ro-
denhof.
2. S. fulvipes. Scop. (bicinctus. Block.) (aureofasciatus. Mots.).
Coll. Wesmael. — Env. de Saint-Hubert, Hemixem.
96 REVISION DU CATALOGUE DES STAPHYLINIDES
3. S. stercorarius. Oliv. (crebrepunctatus. Mots.).
Coll. Wesmael, Dunes. — Calmpthout, Louvain, Flémalle-
Haute, Huy, Dinant, Rochefort, Luxembourg belge méridional.
— Aïx-la-Chapelle.
4. $. lularius. Gray.
Lille. — Baudour (Mélise).
9. S. chalcocephalus.F.
Coll. Wesmael. — Ridderborn, Auderghem, Groenendael,
Forêt de Moerdael, Rochefort. — Luxembourg.
6. S. latebricola. Gray.
Coll. Wesmael, Linthout. — Env. de Bruxelles, Louvain,
Verviers, Ridderborn, Izel. — Bois de Phalempin, près Lille.
7.8 fossor. Scop.
Coll. Wesmael. — Roumont. Prov. de Liège, Vielsalm, Coie
blain-au-Pont, Seraing, Louvain. — Aix-la-Chapelle.
8. S. erythropterus. L.
Coll. Wesmael. — Roumont, Mons, Angleur, env. d'Anvers.
— Stolberg.
9. S. cæsareus. Cederh.
Coll. Wesmael. — Hockai, Coo, Montagne-Saint-Pierre, Rou-
mont, Carlsbourg, Louette-Saint-Pierre, Izel, Arlon, Beaufort,
Foy-Notre-Dame, Rochefort, Hastière, Forges près Chimay,
Braine-le-Comte, Leuze, Nivelles, Vilvorde, Laeken, Bruxelles,
La Cambre, Boitsfort, Groenendael, Cortenbergh, Dieghem, Jette-
Saint-Pierre, Schaerbeek, Uccle, Ridderborn, Sluyskill, Stockel,
Grammont, Calmpthout. — Aïix-la-Chapelle, Stolberg.
10. S. olens Müll. (curtipennis. Mots.) (brachypterus. Kr.).
Coll. Wesmael. — Vliermael-Roodt, Ridderborn, Montagne-
Saint-Pierre, Lixhe, Loen, Flémalle-Grande, Hollogne-aux-
Pierres, Hastière, Ciney, Samson, Marche-les-Dames, Bouvignes,
Maurenne, Bernissart, Izel, Arlon, Florenville, Halanzy, Beau-
fort, Saintes, Braine-le-Comte, Jodoigne, Harmignies, Lessines,
Grammont, Cortenaeken, Groenendael, Calevoet, Bruxelles,
La Cambre, Auderghem, Laeken, Bergh, Forest, Boitsfort,
Saint-Gilles, Uccle, Melsbroeck, Postel, Knocke.
11.8. brunnipes. F. (abbreviatus. Mots.).
Coll. Wesmael. — Bernissart, Rochefort, Marche, Diest,
Boitsfort.
12. S.ophthalmicus.Scop.(cyaneus.Payk.)(cyanochloris. Hochh..).
Coll. Wesmael. — Ridderborn, Waterloo, Loen, Huy, Hol-
logne-aux-Pierres, Flémalle-Haute, Comblain-la-Tour, Beaufort,
Arlon, Izel, Ciney, Marche, Rochefort, Vezin, Trivières, Tour-
neppe, Vieux-Genappe, Jodoigne, Grammont, Dieghem, Schaer-
beek, Ixelles, Bruxelles, La Cambre, Saint-Gilles, Woluwe-
DE LA FAUNE BELGE. 97
Saint-Lambert, Boitsfort, Uccle, Rouge-Cloître, Forest, Mels-
broeck, Bergh, Onkerzeele. — Maestricht.
13. S. nitens. Schrank (simailis. F.) (abbreviatipennis. Aubé).
Coll. Wesmael.— Laeken, Wemmel, Auderghem, Watermael,
Boiïtsfort, Vliermael-Roodt, Ridderborn, Diepenbeek, Loen,
Westmeerbeeck, Beaufort, Arlon. — Rodenhof, Lille.
*]4, S. picipes. Nordm. (mus. Brullé).
Coll. Wesmael.
15. S. picipennis. F.
Coll. Wesmael. — Louvain. — Rodenhof.
16. S. f'uscatus. Gray.
Coll. Wesmael. — Louette-Saint-Pierre, Roumont, Izel, Beau-
fort, Dinant, Hastière, Coo, Verviers, Loen, Waterloo, Braine-
le-Comte, Louvain, Wemmel, Hechtel.
17. S. fulvipennis. Er. (confusus. Baudi).
Rochefort, Verviers. Bruxelles. — Rodenhof.
18. S. æneocephalus. Degeer (cupreus. Rossi) (sericeus Mots.).
Coll. Wesmael. — Carlsbourg, env. de Verviers, Hasselt,
Braine-le-Comte, Lessines, Berchem-Sainte-Agathe, Bruxelles,
La Cambre, [xelles, Boitsfort, Auderghem, Hérenthals, Anvers,
Calmpthout, Knocke.— Rodenhof.
19. S. pedator. Grav.
Coll. Wesmael. — Dunes, Mons, Hertogenwald.
20. S. ater. Gray.
Coll. Wesmael.— Ostende, Bruxelles, Forest, env. de Verviers.
21. S. edentulus. Block (morio. Grav.) (erosicollis. Reiche) (Saul-
eyt. Reiche).
Coll. Wesmael, Dunes. — Ridderborn, env. de Visé, Loen,
env. de Verviers, Izel, Ciney, Namur, Ypres, Uccle, La Cambre,
Bruxelles, Louvain, Diest, Hasselt, Termonde. — Maestricht.
kr. S. compressus. Marsh. (cerdo. Er.) (luganensis. Heer) (fulvi-
pes. Mots.) (mutatus. Harold) (morsitans. Rossi).
Coll. Wesmael. — Grammont, Flémalle-Haute, Roumont,
Yzel.
Cafius. Steph.
1. E. æœantholoma. Grav. (variegatus. Er.) (variolosus. Sharp).
Coll. Wesmael, Dunes.— Lombartzyde, Knocke.
Erichsonius. Fauvel.
1. E. cinerascens. Gray.
Coll. Wesmael. — Louvain, Gelrode, Tervueren,
98 REVISION DU CATALOGUE DES STAPHYLINIDES
*2. E. signaticornis. Rey.
Coll. Wesmael. — Denderleeuw (de Borre). — Lille.
3. Æ. villosulus. Steph. (e/ongatulus. Er.).
Coll. Wesmael. — Verviers, Liège, Jemeppe, Louvain, Bru-
xelles. — Lille, Aix-la-Chapelle.
4. E. procerulus. Gray.
Coll. Wesmael. — Env. de Verviers et de Bruxelles, Louvain.
9. E. semipunctatus. Fairm.
Verviers (Chapuis), bords de la rivière du bois d’Angre
(Lethierry).
6. E. prolivus. Er. (dissimilis. Baudi) (æantholinoides. Woll.).
Coll. Wesmael. — Verviers, Coo. — Aïix-la-Chapelle, Lille.
Philonthus. Curtis.
1. P. splendens. F.
Coll. Wesmael. — Oostduynkerke, Tête de Flandre, Ridder-
born, Camp de Beverloo, Loen, Vielsalm, La Cambre, Saint-
Gilles.
r. P. intermedius. Lac.
Coll. Wesmael. — Ostende, Hérenthals, env. de Bruxelles,
La Cambre, Braine-le-Comte, env. de Verviers, Namur, Louette-
Saint-Pierre, Carlsbourg, Roumont, Furfooz, Arlon. — Aix-la-
Chapelle.
8. P. niidus. F.
Calmpthout (de Borre), Bruxelles (Mors).
M. Fauvel émet des doutes sur l’authenticité de l’insecte
recueilli à Bruxelles, mais la capture faite à Calmpthout semble
cependant indiquer que la citation du cat. Tennstedt est exacte.
4, P. cyaneipennis F. (cæruleipennis. Mann.).
Rhisnes, près Namur.— Département du Nord.
*5, P. proximus. Kraatz (carbonarius. Er.) (succicola. Thoms.).
Coll. Wesmael. — Izel, Ridderborn, Angleur, Furfooz, Rou-
mont, Renaix, Groenendael, Saintes, Cureghem. — Rodenhof.
D’après M. Fauvel, le P. asphallinus du cat. Tennstedt (n° 249)
est un proximus où un Ccarbonarvus.
6. P. æneus. Rossi (Harrisi. Muls.) (angulicollis. Mots.}.
Coll. Wesmael. — Camp de Beverloo, Ridderborn, Vliermael-
Roodt, Loen, Hertogenwald, Furfooz, Hastière, Dinant, Arlon,
Izel, Roumont, Trivières, Renaix, Grammont, Dieghem, Saintes,
Laeken, Bruxelles, La Cambre, Etterbeek, Groenendael, Mont-
Saint-Guibert, Forest, Rouge-Cloître, Postel.
P. addendus. Sharp ({emporalis. Rey).
Hollande méridionale (Everts).
RE
Be
» È
DE LA FAUNE BELGE. 99
7. P. carbonarius. Gylh. (tenuicornis. Rey) (punctiventris,
Jans.).
Coll. Wesmael. — Héverlé, Louvain, Ridderborn, Bruxelles,
La Cambre, Laeken, Auderghem, Heyst, Izel, Baudour.
P. temporalis. Muls. et Rey (punctiventris. Kr.) (rhæticus.
Stierl. in litt.).
Cette espèce ayant été trouvée dans les provinces rhénanes, se
rencontrera peut-être aussi en Belgique.
8. P. punctatus. Grav. (multipunctatus. Mann.).
Selzaete, Hulst, Ostende, Blankenberghe, Ixelles.
9. P. cephalotes. Grav. (megacephalus. Heer).
Coll. Wesmael, Brabant. — Tervueren, Bruxelles, Ypres, env.
de Verviers, Roumont, Izel, Halanzy.
10. P. wmbratilis. Grav. (subfuscus. Gylh.).
Coll. Wesmael. — Boitsfort, Grammont, Ridderborn.
11. P. sordidus Grav. (sparsus. Luc.).
Coll. Wesmael. — Bruxelles, Saint-Gilles, Molenbeek-Saint-
Jean, La Cambre, Louvain, Leuze, env. de Verviers.
P. rufimanus. Er.
Espèce à rechercher; elle a été prise à Aix-la-Chapelle.
12. P. fuscus. Grav.
Bruxelles.
13. P. sanguinolentus. Grav. (contaminatus. Grav.).
Coll. Wesmael. — Ridderborn, Engis, Samson, Silenrieux,
Izel, Luxembourg belge méridional, Baudour, Louette-Saint-
Pierre, Grammont, La Cambre, Calmpthout, Tête de Flandre,
Ostende. — Aïix-la-Chapelle.
14. P.immundus.Gylh. (fuinigatus. Er.) (capitalis. Fauv.in litt.).
Coll. Wesmael. — Carlsbourg, Beaufort, Arlon, Izel, Baudour,
Loen, env. de Verviers, Huy, Trivières, Ghlin, Grammont,
Groenendael, Boitsfort, Molenbeek-Saint-Jean , Cortenberg,
Ixelles, Etterbeek, Laeken, Dieghem, Bruxelles, La Cambre,
Tervueren, Anderlecht, Melsbroeck, Duffel, Tête de Flandre,
Bornhem, Ridderborn. — Rodenhof.
15. P. ventralis. Grav. (celer. Grav.).
Coll. Wesmael. — Env. d'Anvers, Woluwe-Saint-Lambert,
, Crainhem, Bruxelles, Wemmel, Laeken, Rouge-Cloitre.
16. P. debilis. Grav. (melanocephalus. Heer) (celer. Heer).
Coll. Wesmael. — Deurne, Vliermael-Roodt, Wemmel, Ixelles,
Cortenberg, Baudour.
17. P. discoideus. Grax.
Coll. Wesmael. — Env. d'Anvers et de Bruxelles, Laeken, La
Cambre, Bruxelles, Etterbeek, Liège, Izel, Arlon.
100 REVISION DU CATALOGUE DES STAPHYLINIDES
18. P. laminatus. Creutz.
Coll. Wesmael. — Calmpthout, Campine, Diest, Boitsfort, La
Cambre, Lessines, Loen, Izel, Luxembourg belge méridional. —
Aix-la-Chapelle,
P. rotundicollis. Men. (scutatus. Er.). (sinuatocollis. Mots.)
(duplopunctatus. Mots.).
Département du Nord (de Norguet), Hollande mérid. (Everts),
Province rhénane (Bach et von Heyden).
19. P. atratus. Gray.
Coll. Wesmael. — Arlon, Izel, Carlsbourg, Roumont, Louette-
Saint-Pierre, Hastière, Comblain-la-Tour, Angleur, Jemeppe,
env. de Verviers, Anderlecht, Auderghem, Boitsfort, Bruxelles,
La Cambre, Uccle, Mons, Baudour, Uytbergen, Hulst. — Maes-
tricht, Aix-la-Chapelle.
Le lucens. Mann. du cat. Tennstedt (n° 254) se rapporte à cette
espèce. |
R0. P. ebeninus. Kr. (concinnus. Grav.).
Coll. Wesmael, Dunes. — Sluyskill, Schilde, Ostende, Calmp-
thout, Terneuzen, Ridderborn, Angleur, Huy, Comblain-la-Tour,
Samson, Carlsbourg, Louette-Saint-Pierre, 1zel, Arlon, Beaufort,
Hennuyères, Grammont, Denderleeuw, Héverlé, Groenendael,
Saint-Gilles, Anderlecht, Tervueren, Watermael, Calevoet, La
Cambre, Bruxelles, Jette-Saint-Pierre, Molenbeek-Saint-Jean,
Etterbeek, Melsbroeck, Ixelles, Uccle, Laeken, Auderghem.
— Aiïx-la-Chapelle, Rodenhof.
P. ebeninus. Kr. var. 6. corruseus. Gray.
Coll. Wesmael, Dunes. — Schilde, env. de Bruxelles, Hal,
La Cambre, Louvain, env. de Verviers, Izel.
21. P. quisquiliarius. Kr. var. «. quisquiliarius. Gylh. (linearis.
Hochh.).
Oostduynkerke, Calmpthout, Anderlecht, Denderleeuw, Has-
tière.
Var. 8. inquinalus. Steph. (phæopus. Steph.) (rubidus. Er.)
(var. rubidus. Kr.).
Coll. Wesmael. — Calmpthout, Mons.
P. dimidiatipennis. Er.
Cette espèce citée au n° 292 du cat. Tennstedt comme capturée
par M. Parys, doit être biffée d’après M. Fauvel, qui dit qu'elle ne
paraît pas s'éloigner des rivages de la Méditerranée.
Quant au P. corvinus. Er. mentionné au n° 269 du catalogue
Tennstedt, M. Fauvel pense qu’il y a également erreur et qu'il
s’agit probablement d’un ebeninus ou d’un varians.
22. P. splendidulus. Grav. (analis. Heer).
Liège et Bruxelles. — Provinces rhénanes, Forêt de Mormal,
près Lille,
| 51 PTT A
DE LA FAUNE BELGE. 101
23. P. fimetarius. Grav. (stenoderus. Reiche) (interpunctatus.
Mots.).
Coll. Wesmael. — Bruxelles, Boitsfort, Eppeghem, Hoee
La Cambre, Ridderborn, Hennuyères.
24. P. astutus. Er. (erythrostomus. Hochh.).
Bruxelles, Verviers.
25. P. nigritulus. Grav. (alerrimus. Er.) (pumilus. Mann.) (/ros-
sulus. Nordm.) (pusillus. Heer) (pygmϾus. Snell.) (pici-
pennis. Maekl.).
Coll. Wesmael. — Bunde, Hoesselt, Ridderborn, Grobben-
donck, Loen, Jemeppe, Hastière, Arlon, Ghlin, Grammont,
Saint-Josse-ten-Noode, Auderghem, Ixelles, La Cambre, Bru-
xelles, Ternath, Schaerbeek, Forest, Uccle, Saventhem, Mels-
broeck, Ostende. — Aix-la-Chapelle.
Le P. pullus du cat. Tennstedt (n° 287) est rapporté à cette
espèce.
26. P. decorus. Gray.
Coll. Wesmael. — Bruxelles, La Cambre, Boiïtsfort, Groenen-
dael, Louvain, env. de Verviers, Coo, Izel, Beaufort.
R1. P. politus. Fabr.
Coll. Wesmael. — Ostende, Calmpthout, Herenthals, Ber-
chem-Sainte-Agathe, Vliermael-Roodt, Ridderborn, Grobben-
donck, Montagne-Saint-Pierre, Loen, env. de Visé, Jemeppe,
Flémalle-Haute, Ans, Baudour, Arlon, Izel, Beaufort, Vezin,
Trivières, Braine-le-Comte, Ghlin, Grammont, Laeken, Molen-
beek-Saint-Jean, Bruxelles, Forest, Groenendael, Boitsfort,
Saint-Gilles, Etterbeek, La Cambre, Auderghem, Hoeylaert,
Jette-Saint-Pierre, Saventhem, Rouge-Cloître, Uccle, Water-
mael, Bergh. — Aix-la-Chapelle, Rodenhof, Luxembourg,
Eupen, Bunde, Nuth, Kerkrade, Oirschot.
28. P. Mannerheimi. Fauv. ( lucens. Er.).
Coll. Wesmael. — Bruxelles, La Cambre, Hoeylaert, Groe-
nendael, Calmpthout, Ridderborn, Mons.
29. P. lepidus. Grav. (gilvipes. Er.).
Bruxelles, Bernissart.
90. P. varius, Kr. « varius. Gylh. (picimanus. Menetr.).
Coll. Wesmael. — Knocke, Oostduynkerke, Selzaete, Ostende,
Ridderborn, Onkerzeele, Loen, Comblain-la-Tour, Sclessin,
Jemeppe, Samson, Rochefort, Hastière, Izel, Arlon, Bernissart,
Ghislenghien, Grammont, Bruxelles, Auderghem, Etterbeek,
Schaerbeek, Molenbeek-Saint-Jean, Laeken, Ixelles, Saint-Gilles,
La Carbre, Groenendael, Anderlecht, Uccle, La Hulpe, Mont-
Saint-Guibert, Bergh, Lierre. — Aix-la-Chapelle.
Li
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T. XXIV,
102 REVISION DU CATALOGUE DES STAPHYLINIDES
B bimaculatus. Grav.
Coll. Wesmael. — Izel, Arlon, Loen, Grammont, Schaerbeek,
Groenendael, Auderghem, La Cambre, Bruxelles, Molenbeek-
Saint-Jean, Diest.
31. P. pullus. Nordm.
Coll. Wesmael. — Louvain. — Rodenhof, Dunkerque.
Quant au P. pullus du cat. Tennstedt (n° 287), c’est un nigri-
tulus.
32. P. lenuis. Fabr.
Liége. — Aiïx-la-Chapelle.
33. P. marginatus. Müll.
Coll. Wesmael. — Luxembourg belge méridional, Diest,
Bruxelles, La Cambre.
34. P. cruentatus Gmel. (bipustulatus. Panz.).
Coll. Wesmael. — Oostduynkerke, Calmpthout, Saint-Gilles,
Rouge-Cloître, La Cambre, Bruxelles, Grammont, Engis, Loen,
Rochefort, Arlon. — Terneuzen.
39. P. longicornis. Steph. (scybalarius. Nordm. or omptus. Er.)
(varians. Fairm.) (perpleæus.Fairm.) (peregrinus. Fauv.)
Coll. Wesmael. — Loen, Saintes, Grammont, Tervueren,
Ixelles, Anderlecht, Laeken, Saint-Gilles, Boitsfort, Schaerbeek,
Watermael, Forest, Eppeghem, Herent, Bruxelles, Arlon,
Marche. — Maestricht, Aix-la-Chapelle.
36. P. varians. Payk. « punctiventris. Steph. (opacus. Thoms.)
(proteus. Fauv.).
Coll. Wesmael. — Ridderborn, Hastière, Izel, Arlon, Gram-
mont, Boitsfort, La Cambre, Auderghem, Rixensart, Tête de
Flandre. — Nuth.
P. varians. Payk. 6 agilis. Grav.
Coll. Wesmael. — Ridderborn, Camp de Beverloo, Loen,
Izel, Baudour, Hennuyères, Grammont, Bruxelles.
37. P. albipes. Grav. (microcephalus. Grav.).
Coll. Wesmael. — Ridderborn, env. de Vervi iers et de Dour,
Izel.
98. D. fumarius. Gray.
Coll. Wesmael. — Bornhem, Tête de Flandre, Bruxelles, La
Cambre, Groenendael, Boitsfort, Louvain, Gelrode, Loen, Tri-
vières, Baudour.
39. P. nigrita. Grav.
Env. de Bruxelles, Louette-Saint-Pierre.
40. P. micans. Grav. (Truquii. Peyr.).
Coll. Wesmael, Dunes. — Louvain, LaCambre, Gelrode, Diest,
Ridderborn, Wavre, Loen, env. de Verviers, Baudour, Hastière,
Izel, — Rodenhof.
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DE LA FAUNE BELGE. 103
41. P. fulvipes. Fabr. (varipes. Rey) (obscuripes Ch. Bris.).
Coll. Wesmael. — Jemeppe, Angleur, Sclessin, Engis, Coo, :
Trois-Ponts, Comblain-la-Tour, Hastière, Baudour, Arlon, Izel,
Ghislenghien, Grammont, Forest, Schaerbeek, Anderlecht,
Saint-Gilles, Hulst, Vleurgat, Bruxelles, bords de la rivière du
bois d’Angre. — Aix-la-Chapelle.
42, P. vernalis. Grav. (femoralis. Hochh.). (flavipes. Mots.)
(ftavimanus. Harold).
Coll. Wesmael.
43. P. exiguus. Nordm.
Zonhoven (de Borre).
Le P.exiguus du cat. Tennstedt (n° 288) est un nigritulus.
Grav.
Velleius. Mann.
1. V. dilatatus. Fabr.
Cet insecte est indiqué au cat. Tennstedt comme ayant été pris
par M. Parys, et d’après M. Fauvel, il se trouverait dans toute la
rêgion gallo-rhénane, à l'exception de la zone méditerranéenne.
N’a pas encore été trouvé en Hollande.
Il a été récemment trouvé aux environs de Maeseyck par
M. Fromont fils.
Quedius. Steph.
1. Q. brevis. Er.
Coll. Wesmael. Env. de Verviers.
2. Q. lateralis. Grav.
Coll. Wesmael. — Ardennes, env. de Bruxelles, Tervueren,
Groenendael, Louvain, Carlsbourg, Arlon, Izel. — Rodenhof.
Q. brevicornis. Thoms.
Nord, forêt de Mormal. Cette espèce doit être recherchée en
Belgique.
3. Q. fageti. Thoms. (maurus. Sahlb.).
Coll. Wesmael. — Baraque-Michel (Chapuis).
4. Q. ochripennis. Men. (nitidus Grav. var. 12) (variabilis. Gylh.
var. f.) (floralis Lac.) (lætus. Fald.) (fulgidus. Hochh.)
(4-punctatus. Thoms.).
Coll. Wesmael. — Bruxelles, Auderghem, Laeken, La Cambre,
Uccle, Saint-Gilles.
an — var. nigrocæruleus. Fauv.
Coll. Wesmael. — Beaufort (Roffiaen).
104 REVISION DU CATALOGUE DES STAPHYLINIDES
9. Q. fulgidus. Fabr.'(variabilis. Gylh. var. e.) (rufitarsis Marsh.)
G@racundus. Say) (hæmopterus. Steph.) (bicolor. Redt.).
Coll. Wesmael. — Hermalle-sous-Huy, Seraing, Angleur.
Q. fulgidus. Fabr. var. oculatus. Lac.
Vliermael-Roodt, Auderghem, Roumont.
6. Q. mesomelinus. Marsh. (nitidus. Grav. var. 1. 2. 3.7. 10.)
(carrabilis. Gylh. var. 4. db. d.) (groentandicus. Zett.)
(nigricornis. Holme) (skrimshiranus.Steph.) (atripennis.
Steph.) (occullus. Lac.) (nilidus. Lac. var. c.) (f'ulgidus.
Er. var. 2) (Fuchsi Scrib.) ({emporalis Thoms.).
Coll. Wesmael. — Montagne-Saint-Pierre, Loen, Arlon,
Bastogne, Luxembourg belge méridional, Feluy, Grammont,
Bruxelles, Groenendael, Saint-Gilles, Boitsfort, Jette-Saint-
Pierre, Etterbeek, Schaerbeek. — Rodenhof.
7. Q. ventralis. Arag. (nilidus. Lac. var. à) (fulgidus. var. 3. Er.)
(truncicola. Fairm.).
Brabant. — Nord. Renescure.
8. Q. cruentus. Oliv. (nivicola. Kiesw.) (ætolicus Kr.).
Coll. Wesmael. — La Cambre, Louvain, Ridderborn, Visé,
Ougrée, Jemeppe.
9. Q. æanthopus. Er.
Mons, Tervueren, Verviers. — Lille.
10. Q. scitus. Grav.
Verviers, Brabant, Lambersart, Saint-André. — Lille. —
Aix-la-Chapelle.
11. Q. cinctus. Payk. (tmpressus. Panz.) (rufocinctus. Mann...
Coll. Wesmael. — Carlsbourg, Poix, Arlon, Izel, Halanzy,
Roumont, Louette-Saint-Pierre, Hastière, Rochefort, Baudour,
Samson, Dave, Vezin, Loen, Lixhe, Vielsalm, Esneux, Ridder-
born, Diepenbeek, Lanaeken, Austruweel, Tête de Flandre,
Calmpthout, Duffel, Ostende, Jodoigne, Molenbeek-Saint-Jean,
La Cambre, Leuze, Grammont.
12. Q. tristis. Grav. (frontalis. Er.).
Coll. Wesmael.— Arlon, Izel, Lanaeken, Calmpthout, Anvers,
Postel, La Cambre, Bruxelles, Molenbeek-Saint-Jean, Saint-
Gilles, La Cambre, Schaerbeek. — Rodenhof.
13. Q. fuliginosus. Gray. (granulipennis. Mots.).
Coll. Wesmael. — Ridderborn, Vliermael-Roodt, Loen, Je-
meppe, Carlsbourg, Roumont, Arlon, Izel, Groenendael, La
Cambre, Bruxelles, La Hulpe, Anvers.
14. Q. molochinus. Grav. (tristis. var. Hochh..).
Coll. Wesmael. Dunes. — Sluyskill, Bergh, Laeken, Water-
mael, Louvain, Liège, Hastière, Arlon, Izel, Beaufort.
Le Q. infuscatus. Er. du cat. Tennstedt (n° 320) est un #0/0-
chinus,
=
N. ‘VHS MERS
ADMET CT
DE LA FAUNE BELGE. 105
15. Q. picipes. Mann. (gracilicornis. Heer).
Coll. Wesmael. — Halanzy, Verviers, Louvain, Tervueren,
Saint-Gilles, Boitsfort. — Rodenhof.
16. Q. umbrinus. Er. (anceps. Fairm.).
Coll. Wesmael. — Louvain, Verviers.
Quant à l’umbrinus du cat. Tennstedt (no 318), c'est un #nau-
rorufus. Grav. Il en est de même des fimbriatus et suturalis
(n° 314 et 315).
17. Q. præcox. Grav. (ruficollis. Steph.) (nigriceps. Kr.) (mauro-
rufus. Fairm.) (pineti. Ch. Bris.).
Louvain, Tervueren.
18. Q. fumatus. Steph. (peltatus. Er.) (præcox. Heer).
Coll. Wesmael. — Env. de Bruxelles.
Q. obliteratus, Er. (nemoralis. Baudi) (suturalis. Thoms.).
Département du Nord (de Norguet).
19. Q. maurorufus. Grav. (præcoæ. Lac.) (modestus. Kr.) (acu-
minatus. Fairm.).
Coll. Wesmael. — Louvain, Tervueren.
Ainsi que je l’ai dit à propos du Q. wmbranus, les n°314,
315 et 318 se rapportent à cette espèce.
Q. scintillans. Grav. (vicinus. Lac.) (monspelliensis. Fairm.)
Cette espèce, qui se prend dans toute la région gallo-rhé-
nane, doit être recherchée en Belgique.
20. Q. auricomus. Kiesw.
Verviers (Chapuis).
1. Q. rufipes. Grav. (semiobscurus. Marsh.).
Coll. Wesmael. — Calmpthout, Grobbendonck, Ridderborn,
env. de Verviers, Melsbroeck, La Cambre, Izel.
8e. Q. semiæneus. Steph. (nitipennis. Steph.) (rufipennis. Steph.)
(semiobscurus. Er.) (attenuatus. Heer) (proximus. Kr.)
(myagrus. Rott.) (velutinus. Mots.).
Coll. Wesmael, Dunes. — Env. de Bruxelles, bords de la
Senne, La Cambre, env. de Verviers, Carlsbourg.
M. Fauvel rapporte à cette espèce l’attenuatus du cat. Tenn-
stedt (n° 323), ainsi que le semiobscurus (n° 321).
*23. Q. attenuatus. Gylh. (picipennis. Heer) (/allaciosus. Kr.)
(kyperboreus. Er.).
Coll. Wesmael. — Luxembourg belge méridional, Bruxelles
(Mertens). — Rodenhof.
Q. paradisianus. Heer. (monticola. Er.) (rufipes. Maerkel).
Département du Nord (de Norguet).
24. Q. boops. Grav. (picipennis. var. 6. Heer).
Coll. Wesmael. — Grobbendonck, Bruxelles, La Cambre,
Laeken, Melshroeck, Ridderborn, Izel.
106 REVISION DU CATALOGUE DES STAPHYLINIDES
Heterothops. Steph.
1. H. binotata. Grav.
Env. de Verviers. — Dunkerque, Calais.
M. Fauvel dit que le binotatus du cat. Tennstedt (n° 299) se
rapporte à cette espèce qui est essentiellement maritime. Or, le
binotatus, citè par M. Tennstedt, a été pris dans les environs de
Verviers par M. Chapuis.
2. H. prævia. Er. (limosa. Mots.) (fulvipennis. Mots.) (nigra. Kr.)
(nidicola. Thoms.) (melanocera. Solsky) (distinguenda.
Hochh.).
Coll. Wesmael.
Indiqué par MM. Parys et Mors, sans désignation de localités.
3. H. quadripunctulu. Gray.
Brabant, Bruxelles. — Bréda, Lille.
4. H. dissimilis. Grav. (prævia. Thoms.) (binotata. Jacq. Duv.)
(brunneipennis. Kiesw.) (minuta. Woll.) ({avolimbata.
Mots.) (pygmæa. Harold).
Cette espèce est indiquée par M. Parys, sans désignation de
localité. Env. de Verviers.
Astrapæus. Grav.
1. A.ulmi. Rossi.
Rhisnes.
Euryporus. Er.
1. E. picipes. Payk.
Liége. — Lille.
Contrairement à l’assertion de M. Mors (cat. Tennstedt, n°327),
cette espèce ne figure pas dans la coll. de feu Wesmael.
Acylophorus. Nordm.
A. glabricollis. Lac. [pralensis. Lec.) (luctuosus. Solsky)
(pulcher. Scrib.).
Cette espèce, indiquée comme se prenant dans toute la région
gallo-rhénane, doit être recherchée en Belgique. Elle manque
également en Hollande.
A. Wagenschicberi. Kiesw.
Cette espèce a été rencontrée à Bréda ; elle devra être attentive-
ment recherchée chez nous.
DE LA FAUNE BELGE. | 107
TACHYPORINI.
Bolitobius. Steph.
1. B. lunulatus. L. (atricapillus. Fabr.).
Coll. Wesmael. — Luxembourg belge méridional, Arlon, Ver-
viers, Louvain, Groenendael, Grammont.
2. B. puilchellus. Mann. (/unulatus. Er.).
Belgique (Aubé), Verviers (Chapuis).
3. D. trinotatus. Er. ({rimaculatus. Steph...
Coll. Wesmael. — Louvain, Tervueren, Arlon.
Le trimaculatus. Fabr. du cat. Tennstedt (n° 194) est un fri-
notalus.
4. B. exoletus. Er. (angularis. Steph.).
Coll. Wesmael. — Arlon, Spa, Sart-Tilman (Colonster), Saintes,
La Cambre, Grobbendonck. — Aix-la-Chapelle, Eupen.
9. B. pygmϾus. Fabr. (apicalis, ochraceus, marginalis, brun-
nipennis, discoideus, melanocephalus. Steph.) (distigma.
Fairm.).
Coll. Wesmael. — Arlon, Izel, Hastière, Ridderborn, Grob-
bendonck. — Aïix-la-Chapelle.
B. — B bigultatus. Steph. (intrusus. Hampe)
(pygmϾus. var. Kr.).
Aix-la-Chapelle. — A rechercher en Belgique.
Le B. rufus du cat. Tennstedt (n° 190) se rapporte au
pPygmœus.
Megacronus. Steph.
1. M. striatus. Oliv.
Louvain. — Lille.
8. M. cingulatus. Mann.
Coll. Wesmael. — Verviers. — Aix-la-Chapelle, Bréda,
Esquermes, près Lille.
3. M. analis. Fabr. (merdarius. Gylh.) (castaneus. Steph).
Coll. Wesmael, Brabant. — La Cambre, La Hulpe, Calmpthout,
Ridderborn.
4. M. inclinans. Grav. (Barnevillei. Pand.) (Aubei. Pand.).
Entre Verviers et Jehanster. — Forêt de Mormal (Nord).
9. M. cernuus. Grav. (carus. Sperk.) (piceus. Thoms.).
Verviers (Chapuis).
108 REVISION DU CATALOGUE DES STAPHYLINIDES
Mycetoporus. Mann.
1. M. splendidus. Grav. (longicornis. Maekl.) (biplagiatus.
Fairm.).
Coll. Wesmael. — Alluvions de la Senne dans les env. de
Bruxelles (Collin).
M. rufescens. Steph. (lucidus. Er...
Lille, Mont des Cattes, Forêt de Mormal.
2. M. Maerkeli. Kr.
Quareux (Chapuis).
3. M. nanus. Er. ({enuis. Rey).
Louvain. — Lille. — Aix-la-Chapelle.
4, M. punctatus. Gylh. (punctus. Er.). (bicolor. Maekl.) (semi-
rufus. Heer).
Verviers. — Lille, Aiïx-la-Chapelle.
- C’est Le /ucidus du cat. Tennstedt (n° 204).
9. M. brunneus. Marsh. (/epidus. Grav.) (ongulus. Mann.)
(rumidus. Say) (bimaculatus. Lac.) (piceus. Maekl.)
(ruficornis. Kr.) (hwmeralis. Mots.) (Heydeni. Scrib.)
(nanus. Grav.) (alternans. Wankow. Hochh. in litt.).
Coll. Wesmael. — Arlon, Loen, Ridderborn, Louvain, Bru-
xelles, Ghlin, Calmpthout, Heyst. — Aix-la-Chapelle.
*6. M. angularis. Muls. et Rey (niger. Baudi) (Reyi. Pand.).
Coll. Wesmael.
7. M. Reichei. Pand. (pronus. var. 1 et 2. Er.). (pronus. var. b.
Kr.) (pronus. var. Kr.) (borealis. Sahlb. in litt.).
Coll. Wesmael. — Roumont (Purves). — Bonn.
8. M. splendens. Marsh. (splendidus. Jacq. Duv.).
Coll. Wesmael. — Bruxelles, Saint-Gilles, Baudour.
9. M. clavicornis. Steph. (pronus. Er.). (brevicornis. Matth...
Coll. Wesmael. — Tervueren. (Tennstedt.)
Tachinus. Grav.
1. T. elongatus. Gylh. (intricatus. Sahlb.).
Coll. Wesmael, Brabant. — Baraque Michel (Chapuis).
2. T. fimelarnis. Gray.
Coll. Wesmael, Brabant. — Bernissart, Roumont, Carlsbourg,
Louette-Saint-Pierre, Vielsalm, Oirschot, Mont-Saint-Guibert.
— Bréda, provinces rhénanes, Stolberg, Forêt de Raismes, près
Lille.
3. T!. subterraneus. Lin.
Coll. Wesmael, prov. de Liège et Brabant, — Jzel, Loen. Env.
de Visé, Ridderborn, Boitsfort, Ixelles, Schaerbeek, Bruxelles,
DE LA FAUNE BELGE. 109
La Cambre, Saint-Gilles, Mont-Saint-Guibert, Grammont, Les-
sines.
‘4, T. rufipennis. Gylh.
Saint-Gilles, près Liège (de Borre).
5. T. collaris. Grax.
Coll. Wesmael, prov.de Liège et Brabant. — Alluvions de
la Senne dans les env. de Bruxelles. — Bréda, Calais, Lille,
- Esquermes.
6. T. marginellus. Fabr.
Coll. Wesmael. — Env. de Verviers, Ridderborn, Calmpthout,
alluvions de la Senne aux env. de Bruxelles, Grammont. —
Bréda, Lille, provinces rhénanes.
T. laticollis. Gray.
Cette espèce se trouve à Lille et dans les provinces rhénanes ;
elle devra être recherchée en Belgique.
7. T. flavipes. Fabr.
Coll. Wesmael, prov. de Liège et Brabant. — Arlon, Izel,
Carlsbourg, Roumont, Hastière, Namêche, Baudour, Vielsalm,
Mons, Rixensart, Bruxelles, Auderghem, Héverlé, Herenthals,
Vliermael-Roodt.
: T. proæimus. Kr.(humeralis. Rey).
Nord. Phalempin (Lethierry).
Cette espèce doit être recherchée en Belgique. Quant au pro-
æimus du cat. Tennstedt (n° 186), c’est un ruw/fipes.
8. T. humeralis. Grav. (rufescens. Rey).
Coll. Wesmael, Charleroi. — Calmpthout (de Borre), La Cam-
bre (Mertens).
*9. T. pallipes. Grav. (frigidus. Er.) (propinquus. Mann.).
Baudour, Roumont.
Quant au pallipes du cat. Tennstedt (n° 183), c’est un r'ufipes.
10. T. scapularis. Steph. (pallipes var. Er.) (palliolatus. Kr.)
(pallipes. Lac.).
Coll. Wesmael, Charleroi, Brabant. — Hollogne-aux-Pierres.
— Forêt de Mormal, près Lille.
11. T. bipustulatus. Fabr.
Coll. Wesmael, Brabant. — Bruxelles, Kessel-Loo, Hastière.
— Lambersart, Lille, Esquermes (départ. du Nord), Aïx-la-Cha-
pelle.
12. T. rufipes. Degeer.
Coll. Wesmael, prov. de Liège et Brabant. — Lierre, Notre-
Dame-au-Bois, Vivier-d’'Oye, Groenendael, Bruxelles, La Cam-
bre, Ixelles, Linkebeek, Saventhem, Grammont, Lessines, Vlier-
mael-Roodt, Ridderborn, Loen, Engis, Jemeppe, Verviers,
Ciney, Arlon, Izel.
110 REVISION DU CATALOGUE DES STAPHYLINIDES
Habrocerus. Erichson.
1. . capillaricornis. Gray. (nodicornis. Steph.).
Tervueren (Tennstedt).
Cilea. Jacq. Duv.
1. C. silphoides. Lin.
Coll. Wesmael, prov. de Liége et Brabant. — Ixelles, Rouge-
Cloître, env. de Bruxelles.
Tachyporus. Grav.
1. T. oblusus. Lin.
Coll. Wesmael.— Canne, Vliermael-Roodt, Hoesselt, Oirschot,
Ridderborn, Hollogne-aux-Pierres, Carlsbourg, Louette-Saint-
Pierre, Trivières, Grammont, La Hulpe, Rouge-Cloître, Water-
mael, Groenendael, La Cambre, Boitsfort. — Bunde, Amby,
Nuth, Maestricht.
Re. T. formosus. Matth. (rufus. Er.).
Coll. Wesmael. — Hoesselt, env. de Verviers. — Rodenhof.
L’abdominalis d'Erichson est une forme complexe, par consé-
quent, le n° 160 du cat. Tennstedt doit être biffé.
3. T: solutus. Er. (caucasicus. Kol.) (discus. Reiche) (scutellaris.
Rye) (pallidus. Sharp) (atriceps. Sahlb. in litt.).
Coll. Wesmael. — Oirschot, Montagne-Saint-Pierre, Canne,
Vliermael-Roodt, Lanaeken, Loen, Jemeppe, Baudour, Dave,
Luxembourg belge méridional, Arlon, Grammont, Saint-Gilles,
Bruxelles, La Cambre, Groenendael, Mont-Saint-Guibert, Auder-
ghem, Boitsfort, Rouge-Cloître, Watermael, Ostende. — Nuth,
Amby, Bunde, Maestricht.
4. T. chrysomelinus. Lin. (maculicollis. Lec.).
Coll. Wesmael. — Hoesselt, Canne, Ridderborn, Guygoven,
Loen, Poix, Roumont, Arlon, Louette-Saint-Pierre, Dave, Gram-
mont, Bruxelles, La Cambre, Watermael, Groenendael, Corten-
berg, Boitsfort, Auderghem, Austruweel, Tête de Flandre,
Overboulaere, Oostduynkerke. — Bunde, Nuth, Rodenhof.
9. T. hypnorum. Fabr. (marginatus. Guer.) (rufomarginatus.
Kol.) (meridionalis. Fairm.).
Coll. Wesmael, prov. de Liège et Brabant. — Ostende, Heyst;
Oostduynkerke, Knocke, Austruweel, Lierre, Tête de Flandre,
Calmpthout, Oirschot, Hoesselt, Ridderborn, Genck, Canne,
Loen, Hollogne-aux-Pierres, Flémalle-Haute, Ehein, Ramet,
Jemeppe, Embourg, Dave, Hastière, Ciney, Carlsbourg, Luxem-
t DRM
L. QUE ÿ
FA fr Ÿ
À
DE LA FAUNE BELGE. ; A1
bourg belge méridional, Arlon, Roumont, Ghlin, Lessines, Har-
mignies, Ypres, Woluwe-Saint-Lambert, Forest, Haeren, Lae-
ken, Bruxelles, Groenendael, Saint-Gilles, La Hulpe, Anderlecht,
Etterbeek, La Cambre, Calevoet, Schaerbeek, Ixelles, Auder-
ghem, Jette-Saint-Pierre, Saventhem, Melsbroeck, Mont-Saint-
Guibert, Watermael, Boitsfort, Denderleeuw, Saintes, Gram-
mont. — Bunde, Rodenhof.
6. T. tersus. Er.
Louvain. — Bréda, Dunkerque.
7. T, atriceps. Steph. (hwmerosus. Er.). (d-scopulatus. Pand.)
(signifer. Pand.).
Coll. Wesmael. — Env. de Bruxelles et de Verviers, La Cam-
bre, Groenendael, Ridderborn.
Le saginatus du cat. Tennstedt (n° 162) est un africeps.
8. T. ruficollis. Gray.
Coll. Wesmael. — Belgique. — Lille, provinces rhénanes.
9. T. macropterus. Steph. (dimidiatus. Steph.) (scitulus. Er.)
(lituratus. Baudi in litt.).
Cette espèce, qui se trouve dans toute la région gallo-rhénane,
est indiquée en Belgique, sans désignation de localités.
10. 7’. pusillus. Grav. (piceus. Maekl.).
Coll. Wesmael. — Bruxelles, Auderghem, Silenrieux.
11. T. niidulus. Fabr. (brunneus. Fabr.) (anticus Er.) (e/egan-
tulus. Reiche).
Coll. Wesmael. — Ostende, Calmpthout, Bruxelles, Molen-
beek-Saint-Jean, Forest, alluvions de la Senne aux environs de
Bruxelles, Vliermael-Roodt, Embourg, Jemeppe, env. de Ver-
viers, Rochefort, Roumont, Arlon, Izel, Ghlin, Mont-Saint-Gui-
bert, Louvain.
12. T. transversalis. Grav.
Verviers. — Lille.
T. saginatus. Gray.
Aïx-la-Chapelle.
Quant à celui du cat. Tennstedt (n° 162), c'est un aériceps.
Cette espèce, qui se rencontre dans toute la région gallo-rhénane,
doit être recherchée en Belgique. Elle n’existe pas en Hollande.
13. T. erythropterus. Panz.
Cette espèce est citée par M. Parys sans désignation de loca-
lités.
Conurus. Steph.
1. C. bipunclatus. Grav. (fasciatus. Grimm).
Brabant. — Fives (départ. du Nord).
112 REVISION DU CATALOGUE DES STAPHYLINIDES
C. bipustulatus. Gray.
Cette espèce, qui se prend à Aix- la-Chapelle, doit être recher-
chée en Belgique.
2. C. littoreus. L.
Coll. Wesmael. — Indiqué par M. Parys, sans désignation de
localités.
3. C. pubescens. Payk. (cavicola. Scrib.) (rufulus. Hochh.).
Coll. Wesmael, Charleroi, Brabant. — Groenendael (Mertens).
C. B immaculatus. Steph. (fusculus. Er.) (rufus.
Grimm).
Env. de Verviers.
4, C. pedicularius. Grav. (lividus. Er.) (fauricus. Mots.) (pusil-
lus. Steph.).
Coll. Wesmael, prov. de Liège. — Calmpthout.
Hypocyptus. Mann.
1. A. longicornis. Payk. (rufipes. Kr.).
Coll. Wesmael, prov. de Liége et Brabant. — Aïx-la-Chapelle.
2. H. seminulum. Er. (pulicarius. Er.) (punctum. Mots.) (aniso-
tomoides. Steph.).
Coll. Wesmael. — Tervueren, Wavre, Louvain, Verviers.
Le 4. discoideus du cat. Tennstedt (n° 151) se rapporte à cette
espèce.
H. ovulum. Heer (nigripes. Heer) (læviusculus. Redt.) (pyg-
m@œus. Kr.) (/ancifer. Pand.).
Cette espèce, assez commune dans toute la région gallo-rhénane,
doit être recherchée en Belgique.
H. discoideus. Er.
Lille.
Cette espèce doit être recherchée en Belgique, car, ainsi que je
l'ai dit plus haut, le discoideus du cat. Tennstedt (n° 151) est un
seminulum.
H. lœviusculus. Mann.
Coll. Wesmael. — Env. de Verviers.
Trichophya. Mann.
1. 7. pilicornis. Gylh.
Louvain. — Forêt de Mormal, près de Lille, Aix-la-Chapelle.
DE LA FAUNE BELGE. 113
M. Fauvel n'ayant pas encore publié la partie de son ouvrage
relative aux ALÉOCHARIENS et désirant me conformer en tous points
aux travaux de ce savant, je ne donnerai ce groupe que plus tard.
M. Fauvela, au reste, revisé la collection Tennstedt; son travail
m'est donc absolument nécessaire.
Craignant que la partie de ma Revision, traitant des ALÉOCHA-
RIENS, ne tarde encore à paraître, je crois faire chose utile en don-
nant la liste des espèces de cette tribu, nouvelles pour notre faune :
Ocalea decumana. Er.
Tschnoglossa rufopicea. Kr.
ÆEuryusa laticollis. Heer.
Aleochara lata. Grav.
— brunneipennis. Kr.
— inconspicua. Aubé.
— bilineata. Gylh.
— obscurella. Grav.
Atemeles pubicollis. Bris.
Myrmedonia cognata. Maerk.
= laticollis. Maerk.
Ilyobates nigricollis. Payk.
Chilopora longitarsis. Er.
Tachyusa cyanea. Kr.
Oxypoda sericea. Heer.
— exoleta. Er.
Homalota marcida. Er.
— amicula. Steph.
Homalota ægra. Heer.
— testaceipes. Heer.
— nigrilula. Grav.
— trinotata. Kr.
— gagatina. Baudi.
— divisa. Macrk.
— palustris. Kiesw.
— nigricornis. Thoms.
— aquatica. Thoms.
— castanoptera. Mann.
— nüidula. Kr.
— hygrobia. Thoms.
— confusa. Maerk.
_ scapularis. Sahlb.
— xanthopus. Thoms.
— insecta. Thoms.
Gyrophæna lævicollis. Kr.
— minima. Er.
STAPHYLINIDES
TROUVÉS PAR M. HEYLAERTS A BREDA ET DANS LES ENVIRONS (!).
—— 095 00 —
Micropeplus porcatus. Fabr. T.R. | Trogophlœus tenellus. Er. A. R. dans
Phlæocharis subtilissima. Mann. T.R. les détritus d’inonda-
Phlæobium clypeatum. Müll. Peu rare tions.
dans le sphagnum. ae bilineatus. Er. A. C. id.
Megarthrus depressus. Payk.
Protinus brachypterus. Fabr.
— brevicollis. Er.
— macropterus. Gylh.
Anthobium torquatum. Kr.
— minutum Fabr.
— scutellare. Er.
Omalium rivulare. Payk.
— oxyacanthæ. Grav .Peu com-
mun sur les fleurs de l’au-
bépine et des saules.
— cœsum. Gray. T. R: id.
— pusillum. Grav. sous l'écorce
d’un Pinus sylvestris en
grande quantité en mars,
— striatum. Gray. P,0
— lucidum. Er. FOR
— rufipes. Fourer. (florale. Er.)
Lathrimæum atrocephalum. Gylh. Peu
commun sous les feuil-
les sèches.
— luteum. Er. Peu rare dans
le sphagnum.
Olophrum piceum. Gylh. A. R. sous
les feuilles sèches.
Acidota crenata. Fabr. TRIAL
Coprophilus striatulus. Fabr. près des
fumiers.
Syntomium æneum. Müll. T. R. dans
les détritus d’inonda-
tions.
a Sr
eme Re)
— eiongatulus. Er. T.C.id.
= ÆErichsoni. Sharp. T.R.
id.
— corticinus. Er. T. C. id.
— despectus. Baudi. T.R.id.
Haploderus cœlatus. Grav. id.
Oxytelus rugosus. Fabr. T. C. par-
tout.
— laqueatus. Mann. — luteipen-
nis. Fabr. Th
— sculpluratus. Gray. P.R.
— inustus. Grav. A.R.
— depressus. Grav. — tetracari-
natus. Bloch. T.C. dans
les détritus d’inondations.
Platystethus cornutus. Grav. A. R.
— morsitans. Payk. = are-
narius. Fourer. T.C.
— nitens. Sahlb. TE
Bledius tricornis. Herbst. Bergen op
Zoom, bords de l'Escaut.
spectabilis. Var. id.
Oxyporus rufus. L. A. C. dans les
bolets.
Stenus biguttatus. L. peu rare dans les
détritus d’inondations.
— bipunctatus. Er. A. R; 10e
— bimaculatus. Gylh. T. C. id.
— Juno. Fabr. T. C0
— intricatus. Er. A. R. id.
— ater. Mann. T. Rd}
() Tous les exemplaires ont été vus par M. Fauvel.
STAPHYLINIDES DE*BRÉDA. 115
Stenus lustrator. Er. A. R. dans les | Sunius angustatus. Fabr. A. R. sous
détritus d’inondations. les feuilles sèches.
— palustris. Er. T.R. id. — filiformis. Latr. A. R. id.
— geniculatus. Grav. AMRAId: — gracilis. Payk. AR Id,
— crassus. Steph. — crassiventris | Stilicus rufipes Germ. id.
Thoms. g 8 15 — Erichsoni. Fauv. T.R. id.
— atratulus. Er. T. R. id. — simüilis. Er. A. R. id.
— buphthalmus. Grav. A.R.id. — geniculaius. Er. A. C. id.
— iger. Mann. — carbonarius. — orbiculatus.Payk. — affinis. Er.
Gylh. TAC AR TIAN
— melanopus. Marsh. = nitidus. | Lithocharis brunnea. Er. A. R. sous
Lac. A.R. id. les feuilles sèches.
— morio. Grav. ACT. — ruficollis. Kr. A. C. dans
— clavicornis. Scop.— speculator. les détritus d’inonda-
WU Lac. T:Cid. tions.
— providus. Er. T.R.id. | Pæderus riparius, L. T.C. prairies
— vafellus. Er. TR 14: humides.
— circularis. Grav. TR SA. — longipennis. Er. T.C.id.
— Nigritulus. Gylh. —campestris. — ruficollis. Fabr. T. C. id.
Er. Cid mais local.
— brunnipes. Steph. = unicolor. | Lathrobium brunnipes. Fabr. ALICE
Er. Cid — elongatum. Fabr. AC:
— binotatus. Ljung. Teri. — geminum. Kr. — boreale.
— plantaris. Er. TS 1: Redt. AIG:
— bifoveolatus. Gylh. — plancus. — fulvipenne. Gylh. A.R
Er. FT: R-oid: — quadratum. Payk. A.R.
— nitidiusculus. Steph. — tempes- — ‘filiforme. Grav. A. R.
tivus. Er. RUN: — longulum. Grav. A: R:
— impressus. Germ. IGN I0 Res luteipes. Fauv. — puncta-
— filum. Er. MR NE tum. © Fourer.
— tarsalis. Ljung. Pt 10: — pallidum. Nordm. A.R.
— similis. Herbst. — oculatus. — fovulum. Steph. A. R.
Grav. _ T.C. id. | Cryptobium fracticorne. Payk. A. C.
— cicindeloides. Grav. A.R. id. dans les détritus d’inon-
— paganus. Er. IS ee 6 dations.
— latifrons. Er. T. R. id. | Ofhius fulvipennis. F. A. R.
— pallipes. Grav. PR ud — Mmyrmecophilus. Kiesw. dans les
— contractus. Er. T. R. id. nids de Formica rufa. À. R.
— oplicus. Gray. A.R. id. | ZLeptacinus formicetorum. Maerk. id.
— canaliculatus. Gylh. A. C. id. | Xantholinus longiventris. Hcer. T. C.
— pusillus. Steph. A. R. id. — maultipunctatus. Thoms.
— Argus. Grav. var. c. T.C. T: C-
— fuscipes. Grav. T. C. id. = punctatulus. Payk, T. C.
— aterrimus. Er. Mid. D linearis. Fabr. JEUN à 4
Eveæsthetus scaber. Gray. A.R.id. | Emus maxillosus. Fabr. T. C.
— ruficapillus. Lac. A.R.id. — hirtus. L. espèce très locale;
116
j'enai pris 40 exempl. par-ci, Philonthus ebeninus. Grav.
par-là .
Leistotrophus murinus. L. dr
2, nebulosus. Fabr, A. R.
et local.
Staphylinus stercorarius. O1. A.R.
— pubescens. Fabr. T2G:
— chalcocephalus.Fabr.A.R.
— erythropterus. L. A.R.
— cæsareus. Cederh. A. C.
— olens. Fabr. TC:
— cyaneus. Payk. A. C.
— pedator. Grav. A.R.
— brunnipes. Fabr. A.R.
picipennis. Fabr. A.R.
— similis. Fabr. A. R.
— cupreus. Rossi. TC
— ater. Gray. T6
— morio. Gray. | AL
— compressus. Marsh. A. R.
Philonthus splendens. Fabr. 4 De
— intermedius. Lac. A. C.
— laminatus. Creutz. T.C.
— addendus. Sharp. LR
un seul exemplaire.
— proximus. Kr. —succicola.
Thoms. AC
— æneus. Rossi. ASC
-- politus. Lin. TC
—— atratus. Gray. AAC
— marginatus. Fabr. A. C.
— varius. Gylh. AC
— fimetarius. Grav. A. R.
— sordidus. Grav. = sparsus.
Luc. AR:
— longicornis. Steph. = scy-
balarius. Steph. A. R.
— immundus. Gylh.=— fumi-
gatus. Er. A.R.
— bipustulatus. Panz. T.C.
— sanguinolentus. Grav. T.C.
— varians. Payk. AC
— varians. Payk. var, agilis.
Grav. A:1C:
—_ debilis. Grav. A. R.
— quisquiliarius. Kr. A. R,
STAPHYLINIDES
À, GC:
— ebeninus. Grav. var. cor-
ruscus. Grav. A.
— nigrita. Grav. A.
— micans. Grav. A:
— fulvipes. Fabr. A.
—— nigrilulus. Gray. T.
— vernalis. Grav A.
— cinerascens.Grav. T.
Quedius mesomelinus. Marsh. Un peu
partout.
— cinctus. Payk. — impressus.
Panz. A. R. dans les
détritus d’inondations.
CFOFFER
— molochinus. Grav. Bréda et
Bergen-op-Zoom. A.R.
— fuliginosus. Grav. A. R.
dans les détritus d’inonda-
tions.
— attenuatus. Gvih. A.1R3
— semiæneus. Steph. = niti-
dipennis. Steph. T. C. dans
les détritus d'inondations. ,
AR IE
A. R. sous les
— boops. Grav.
— brevis. Er.
feuilles.
Heterothops quadripunctulus. Gray.
A. R. dans les détritus
d'inondations.
Acylophorus Wagenschieberi. Kiesw.
(pris à Bréda par M.
Leesberg).
Bolitobius atricapillus. Fabr. A. R.
dans les bolets.
— exoletus. Er. T Ca
— trinotatus. Er. A. R. id.
— pygmæus. Fabr. A. C. id.
— cingulatus. Mann. T.R.
sous les mousses des ar-
bres.
Mycetoporus longulus. Mann. A. R.
dans les détritus d’inon-
dations.
— ruficornis. Kr. A. R. id.
—- lepidus. Grav. T. C. id.
— splendidus. Gray. A.R.id,
DE BRÉDA.
Tachinus humeralis. Grav. À
— flavipes. Fabr. A. C
— rufipes. Fabr. ANIC:
— subterraneus. L. AMC:
— fimetarius. Grav. A. C. dans
les détritus d’inondations.
Tachinus marginellus. Fabr. A. C.
dans les détritus d’inon-
dations.
— collaris. Grav. ACT I:
Tachyporus obtusus. L. 1 YU
ee tarsus. Er. dans les détri-
tus et sous les feuilles
sèches.
— chrysomelinus. L. T.C.
117
Tachyporus hypnorum. Fabr. T.C.
— humerosus. Er. dans les
détritus et sous les feuil-
les sèches.
— scitulus. Er. id.
— solutus. Er. id.
— pusillus. Gray. id.
— brunneus. Fabr. id.
Conurus pubescens. Grav. id. C.
— pedicularius. Grav. id.
= cHUiAUs.LEr. id.
Hypocyptus longicornis. Payk.
A. C. dans les détritus
d'inondations.
très rare.
assez rare.
commun.
assez commun,
très commun.
peu commun.
ANNALES DE LA SOC, ENTOM, DE BELGIQUE, T, XXIV
LISTE
DES
STAPHYLINIDES
RENCONTRÉS JUSQU'A CE JOUR DANS LE DÉPARTEMENT DU NORD
CLASSÉS D'APRÈS LA FAUNE GALLO-RHÉNANE DE M. FAUVEL (!)
PAR
M:yL'LETAIEREY
Micropeplus porcatus. Partout, sous les feuilles mortes et les fleurs,
commun.
—— fulvus.Fortifications de Lille, sous les feuilles mortes,
rare,
— slaphylinoides. Environs de Lille (Lambersart), sous
les mousses en avril, rare.
— tesserula. Forêt de Mormal, près Landrecies; un seul
exemplaire pris en juillet dans une souche de chêne
vermoulue. ,
Siagonium quadricorne. Environs de Lille, sous les écorces, sur-
tout des ormes.
Phlæobiwm clypeatum. Partout, sous les feuilles et les débris végé-
taux, commun.
Megarthrus depressus. Environs de Lille, dans les bouses, Les
détritus.
_ afjfinis. Environs de Lille, dans les végétaux en
décomposition, commun.
(1) Tous les insectes ont été pris par moi, à l’exception de ceux pour lesquels
j'indique le nom de la personne qui les à trouvés; tous ont été vus par moi.
J'entends par « environs de Lille » un rayon de 20 kilomètres autour de Lille;
par le mot « partout », je veux dire que l'espèce a été prise sur un grand nombre
de points en dedans et en dehors des environs de Lille.
Me
LISTE DES STAPHYLINIDES 119
Megarthrus sinuatocollis. Environs de Lille, bouses et champi-
gnons.
— denticollis. Environs de Lille, rare.
— hemipterus. Bois des environs de Lille, dans les cham-
pignons, commun.
Protinus ovalis. Partout, sous les petits cadavres, champignons et
autres végétaux en décomposition, très commun.
— brachypterus. Avec le précédent, commun.
— Mmacroplerus. Bois des environs de Lille, champignons,
rare.
— clavicornis. Avec le précédent, rare.
Anthobium atrum. Lille, dans les fleurs du Ribes nigrum; forèt
de Mormal, dans les fleurs des mérisiers.
— florale. Forüfications de Lille; bois de Sains (arrondis-
sement d’Avesnes), rare; sur les fleurs.
— abdominale. Forêts de Mormal et de Trélon (arrondis-
sement d'Avesnes), commun au printemps sur les
fleurs et les buissons.
— signatum. Forêts de Mormal et de Trélon, avec le pré-
cédent, rare.
— torquatum. Partout, sur les fleurs des genêts, et dans
les prairies humides, sur celles de Ranunculus acris,
commun.
— minutum. Partout, sur les fleurs des marais et prai-
ries, surtout sur celles de Ranunculus acris, très
commun.
— longipenne. Environs de Lille (E. Cussac).
— rectangulum. Forêt de Saint-Michel, près d’Anor
(arrondissement d’Avesnes), rare.
_ sorbi. Forêts de Trélon, de Mormal et de Saint-Michel,
sur les buissons, assez commun.
Homalium striatum. Environs de Lille, sur les excréments, rare.
— pygmæum. Environs de Lille, sous les écorces, dans
les plaies d'arbres, le terreau des arbres creux, assez
commun.
— salicis. Environs de Lille, bois de Marchiennes (arron-
dissement de Douai), dans des fagots de pins, très
rare.
_ rufipes. Partout, dans le fumier et les fleurs d’aubé-
pine, commun.
— sulculum. Fauvel.Fortifications de Lille, sur les fleurs
des saules, rare.
— iopterum. Partout, sous les écorces et sur les fleurs
d’aupébine, commun.
pr: *
|
20 LISTE DES STAPHYLINIDES
Homalium vile. Bois de Verlinghem; près Lille, sous les écorces
de chêne, très rare.
— deplanatum. Environs de Lille, sous les écorces et dans
les vieux fagots.
— concinnum. Environs de Lille, comme le précédent.
_ planuin. Environs de Lille, rare ; forêt de Raïismes
(arrondissement de Valenciennes),assez commun cer-
taines années sous les écorces de chêne.
_ pusilluin. Partout, sous les écorces, surtout celles des
pins, commun. F
— oxyacanthæ. Gravelines (arrondissement de Dun-
kerque), un seul.
— cœæsum. Partout, fumiers et fagots, commun.
— excavatum. Fortifications de Lille, peu commun.
— riparium. Plages de Dunkerque et Gravelines, sous les
débris rejetés par la mer, peu commun.
— rivulare. Partout, fleurs, fumiers, champignons, très
commun.
Coryphium angusticolle. Sous les écorces : environs de Lille, rare.
Micralymma marinum. Plage de Dunkerque, sous une pierre au
bord de la mer, un seul.
Philorinum sordidum. Mont des Cats (arrondissement d'Haze-
brouck) assez commun sur les fleurs de Saro-
thamnus scoparius et Uleæ Europæus.
Acidota crenata. Bois de Phalempin (arrondissement de Lille), un
seul.
Lathrimaœuwm unicolor. Partout, sous les feuilles mortes dans les
bois et sur les écorces, assez commun.
— atrocephalum. Comme le précédent, plus commun.
Olophrum picewm. Sous les feuilles mortes, et au bord des fossés,
surtout dans les bois, commun partout.
Lesteva longælytrata. Partout, au bord des eaux courantes et sta-
gnantes, assez commune.
— : punclala. Environs de Lille, dans la mousse au bord des
fossés, dans les marais, rare.
— Heeri. Environs de Lille, au bord des fossés dans les
marais, Un peu moins rare que la punctata.
Anthophagus caraboides. Environs de Lille, assez rare, commun
au printemps sur les buissons des bois de Mar-
chiennes (arrondissement de Douai) et de Mormal
et de Trélon (arrondissement d’Avesnes).
Acrognathus mandibularis. Au fond des mares desséchées, envi-
rons de Lille, rare.
Planeustomus palpalis. Environs de Lille, sur la vase des mares
DU DÉPARTEMENT DU NORD. 121
desséchées, étang de la Folie, près de Trélon
(arrondissement d’Avesnes), rare.
Coprophilus striatulus. Environs de Lille, sur les bouses et les
débris végétaux, assez commun.
Syntomium æneum. Environs de Lille, rare; forêt de Mormal, dans
les vieilles souches de hêtre.
Trogophlœus bilineatus. Partout, commun au bord des eaux cou-
rantes et stagnantes.
— Erichsoni. Partout, au bord des eaux, commun.
_ memnonius. Forêt de Trélon (arrondissement
d’Avesnes), au bord des eaux courantes, rare.
ee impressus. Environs de Lille, au bord des eaux,
assez commun.
— corticinus. Partout, au bord des eaux et sous les
écorces humides, commun.
— elongatulus. Partout, au bord des eaux dans les
marais, commun.
— foveolatus.Fortifications de Lille, au bord des eaux,
rare.
— despectus. Plage de Dunkerque, sous les algues
rejetées par la mer, rare.
— halophilus. Dunkerque, au bord des mares des
dunes, en avril, rare.
— pusillus. Environs de Lille, au bord des mares,
peu commun.
— tenellus. Environs de Lille, au bord des rivières,
peu commun,
Haploderus cœlatus. Partout, dans les bouses, commun.
Oxytelus rugosus. Partout, dans les matières stercoraires et sous
les débris végétaux, très commun.
— insecatus. Environs de Lille, sous les feuilles, les débris
végétaux, peu commun.
— piceus. Dunkerque, forêt de Mormal, dans les bouses.
— sculptus.Environs de Lille, dans les matières stercoraires
et les débris végétaux, peu commun.
— Perrisi, Dunkerque, sous les débris rejetés par la mer,
commun.
— inustus. Partout, dans les bouses et les débris végétaux,
commun.
— sculpturatus. Partout, dans les matières stercoraires, très
commun.
— nitidulus. Partout, dans les matières stercoraires et les
débris végétaux, commun.
— complanatus. Environs de Lille, dans les bouses et sous
les feuilles, peu commun.
122 LISTE DES STAPHYLINIDES.
Oxytlelus clypeonitens. Dunkerque, dans les bouses, rare.
— tetracarinatus. Très commun partout, dans les matières
stercoraires, les débris végétaux et sous les écorces.
— Fairmairei. Environs de Lille, Mont-Noir (arrondisse-
ment d’'Hazebrouck), rare.
Platystethus arenarius. Partout, dans les bouses, le fumier et les
débris végétaux, commun.
— cornulus. Partout, au bord des eaux, commun.
= var. alutaceus. Mont des Cats (arrondissement d’Ha-
zebrouck), un seul.
— spinosus. Fortifications de Lille, rare.
— capito. Fortifications de Lille, au bord des eaux,
rare.
— nitens. Partout, au bord des eaux, commun.
Bledius tricornis. Fortifications de Lille; Dunkerque, au bord des
eaux douces ou salées.
— Speclabilis. Plage de Dunkerque, dans le sable au bord de
la mer.
— ärenarius. Dunkerque, dans le sable humide des Dunes,
très commun.
— pallipes. Fortifications de Lille, terrains argileux, com-
mun certaines années.
— 0pacus. Environs de Lille, dans les terrains argileux ou
sablonneux humides.
— longulus. Environs de Lille, rare.
— Crassicollis. Environs de Lille; Dunkerque, rare.
— dissimilis. Environs de Lille, terrains humides et argi-
leux des briqueteries, commun certaines années.
— fraclicornis. Avec le précédent, commun certaines
années.
— femoralis. Dunkerque, au fond d’une mare desséchée des
Dunes, un seul.
Oxyporus rufus. Commun dans les agarics : partout.
Eveæstethus bipunctaltus. Environs de Lille; commun au bord de
la Lys à Armentières, sous les débris de roseaux.
— ruficapillus. Partout, commun dans les marais au bord
des mares et fossés.
— lœæviusculus. Fortifications de Lille, au bord des eaux,
rare.
Slenus biqutlatus. Partout, commun au bord des eaux.
— bipunctatus. Partout, commun au bord des eaux.
— qutlula. Environs de Lille, bords de la Deule, peu commun.
— alerrimus. Mont-Noir {arrondissement d’'Hazebrouck),
dans les nids de Formica rufa, rare.
T2 s
DU DÉPARTEMENT DU NORD. 123
Stenus fossulatus. Forêt de Raismes (arrondissement de Valen-
ciennes), forêt de Mormal, rare.
— nanus. Environs de Lille, sous les débris végétaux,
commun à Dunkerque.
— bimaculatus. Partout, sous les pierres etau pied desarbres,
commun.
— clavicornis. Partout, sous les débris végétaux, très com-
mun.
— providus. Partout, avec le clamicornis, mais plus rare.
— lustrator. Bois des environs de Lille, sous les mousses :
forêt de Raismes, rare.
— Sylvester. Bois de Phalempin, près Lille : forêt de Raismes,
au bord d’une mare, rare.
— Juno. Partout, endroits humides et marais, très commun.
— aler. Partout, dans les champs et les bois, au pied des
arbres.
— Circularis. Environs de Lille, au bord des mares, rare.
— pusillus. Partout, au bord des eaux, assez commun.
— incrassatus. Fortifications de Lille, sous les débris végé-
taux au bord des eaux, peu commun.
— buphihalmus. Partout, sur les herbes et débris végétaux
* au bord des eaux, commun.
— melanarius. Environs de Lille, sous les débris de roseaux
au bord des eaux, peu commun.
— canaliculatus. Environs de Lille, Dunkerque, sous les
débris végétaux, au bord des mares d’eau douce ou salée,
peu commun.
— Mmelanopus. Environs de Lille, sous les débris végétaux au
bord des eaux : quelquefois commun.
— atratulus. Environs de Lille, rare.
— morio. Environs de Lille: forêt de Mormal, rare,
— vafellus. Environs de Lille; forêt de Raismes, sous les
feuilles mortes, rare.
— fuscipes. Environs de Lille, au bord des eaux, dans tous les
endroits marécageux, commun.
— Crassus. Environs de Lille, rare.
— Argus. Environs de Lille; bords de la Marque, rare.
— carbonarius. Environs de Lille, rare.
— nigritulus. Fortifications de Lille, détritus marécageux,
rare.
— brunnipes. Partout, sous les débris végétaux, très commun.
— latifrons. Partout, sur les plantes aquatiques dans les
marais, commun.
— paganus. Partout, sous les débris végétaux, surtout dans
les marais, assez commun.
LISTE DES STAPHYLINIDES
Stenus tarsalis. Partout, dans les marais sous les détritus végé-
taux, assez commun.
simalis. Partout, sous les débris végétaux et au pied des
arbres, très commun.
solutus. Fortifications de Lille, grimpe sur les plantes aqua-
tiques des marais, assez commun.
cicindeloides. Partout, sur les plantes aquatiques des ma-
rais, commun.
fornicatus. Fortifications de Lille; bois de Marchiennes,
au bord des mares, peu commun.
pubescens. Fortifications de Lille ; Dunkerque, au pied des
roseaux, dans les marais, rare.
binotatus. Partout, grimpe sur les roseaux des marais, très
commun.
pallitarsis. Environs de Lille, sur les roseaux et autres
plantes aquatiques, avec le binotatus, mais beaucoup
moins commun.
Leprieuri. Lille (E. Cussac).
foveicollis. Lille (E. Cussac).
bifoveolatus. Environs de Lille, sur les Carex des fossès et
des mares dans les bois.
picipennis. Environs de Lille, sous les débris des roseaux
au bord des marais, rare.
niidiusculus. Forêts de Raismes etde Mormal, au bord des
fossés, rare.
flavipes. Environs de Lille, sur les Carex et autres plantes
aquatiques, dans les marais, assez commun au prin-
temps.
subæneus. Environs de Lille, au bord des mares, commun.
ærosus. Dunes de Gravelines, dans des fagots d’AHippo-
phaë rhamnoides, rare.
impressus. Partout, dans tous les bois, sous les mousses,
commun,
ossium. Fortifications de Lille ; Dunkerque, sous les débris
végétaux, peu commun.
geniculatus. Mont-Noir (arrondissement d'Hazebrouck), au
pied des bruyères, peu commun.
pallipes. Environs de Lille, au bord des fossés et des
rivières ; rives de la Lys, peu commun.
palustris. Environs de Lille, rare.
fuscicornis. Environs de Lille, sous les feuilles mortes,
assez commun.
Eyichsoni. Environs de Lille, sous les mousses et les
feuilles mortes, dans les bois, assez commun.
Vo
#3
D ut
k
DU DÉPARTEMENT DU NORD. 125
Stenus rusticus Erichson. Partout, sous les plantes basses et sous
les débris végétaux, surtout dans les bois, commun.
Sunius filiformis. Fives, près Lille (M. Jules Barrois), très rare.
— intermedius. Environs de Lille, sous les détritus dans les
bois marécageux, commun.
— gracilis. Partout, dans les champs, sous les pierres, au pied
des arbres, etc., commun.
Stilicus subtilis. Partout, sous les débris végétaux, les fagots,
commun.
— rufipes. Partout, avec le précédent, commun.
— Erichsoni. Environs de Lille, sous les mousses humides
dans les marais, peu commun.
— similis. Environs de Lille, sous les feuilles mortes dans
les bois, assez rare.
— orbiculatus. Partout, sous les débris végétaux, commun.
— fragilis. Bois de Phalempin, près Lille, dans les vieux
fagots, rare.
Scopæœus lævigatus. Partout, dans les endroits humides ou au
bord des eaux, commun.
— sulcicollis. Environs de Lille, au bord des eaux, peu
commun.
Lithocharis fuscula. Environs de Lille, au bord des eaux, peu
commune ; bords de la Lys.
— picea. Environs de Lille, sous la mousse, au pied des
arbres; Mont des Cats, sous les feuilles mortes, peu
commune.
— ripicola. Environs de Lille, sous les pierres et les
débris végétaux dans les prairies humides, peu
commune.
— ochracea. Environs de Lille, sous les débris végétaux
et les fumiers, commune.
— obsoleta. Environs de Lille, sous les débris végétaux
au bord des eaux dans les marais, assez commune.
— brunnea. Forêt de Mormal, sous les feuilles mortes,
au printemps et à l'automne, assez commune.
— ruficollis. Dunes de Dunkerque, sous Les mousses,
commune.
— melanocephala. Partout, sous les pierres, dans les
champs, commune.
PϾderus brevipennis. Lille (E. Cussac).
— gregarius. Partout, sous les pierres, les débris végé-
taux, au bord des fossés, commun.
— ripartus. Partout, au bord des fossés et des mares, très
commun.
126 LISTE DES STAPHYLINIDES
Pæœderus fuscipes. Environs de Lille, au bord des eaux, rare.
Lathrobium punctatum. Environs de Lille, dans les bois humides,
sous les feuilles mortes, commun.
— elongatum. Environs de Lille, sous les débris végé-
taux et les pierres, assez commun.
— geminum. Environs de Lille, au bord des eaux, rare.
— castaneipenne. Environs de Lille, sous les feuilles
mortes humides, dans les bois, peu commun.
— fulvipenne. Environs de Lille, au bord des eaux et
sous les feuilles mortes dans les bois, commun.
— filforme. Environs de Lille, sous les débris végé-
taux au bord des eaux, commun.
— longulum. Environs de Lille, avec le filiforme, assez
commun.
— multipunctatum. Partout, sous les débris végétaux,
commun.
— quadratum. Environs de Lille, sous les débris de
roseaux au bord des eaux, rare.
— var. lerminatum. Avec le quadratum type, mais
beaucoup plus commun.
— fovulum. Environs de Lille, dans les bois humides,
sous les feuilles mortes, peu commun.
— pallidum. Environs de Lille; Mont-Noir, sous la
mousse, rare.
Acheniwm depressum. Environs de Lille, sous des débris végétaux ;
Dunkerque, rare.
— lrumile. Bois de Phalempin, près Lille, sous l'écorce
d’un chêne, un seul.
Cryptobiwm glaberrimum. Environs de Lille, sous la mousse
humide au bord des mares, commun.
Othius fulvipennis. Environs de Lille, sous les feuilles mortes dans
les bois, commun.
— myrmecophilus. Environs de Lille, sous les feuilles mortes
dans les bois, commun.
— lœviusculus. Dunes de Dunkerque, sous les mousses, peu
commun.
Baptolinus afjinis. Forêt de Mormal, sous les écorces vermoulues,
assez commun.
Leptacinus batychrus. Environs de Lille, sous les pierres et les
débris végétaux, peu commun.
— var. linearis. Environs de Lille, fumiers et débris
végétaux, rare.
— formicetorum. Environs de Lille, dans les bois, dans
les nids de Formica rufa, pas rare.
DU DÉPARTEMENT DU NORD. 127
Xantholinus fulgidus. Environs de Lille, rare.
— punctulatus. Partout, bouses, fumiers et débris végé-
taux, commun.
—_ glabratus. Partout, sous les débris végétaux dans les
champs, assez commun.
— glaber. Environs de Lille, dans le terreau des saules
creux, peu commun.
_ tricolor. Environs de Lille, sous les débris végétaux,
peu commun.
— distans. Bois de Phalempin ; forêt de Mormal, sous les
feuilles mortes, assez commun.
— linearis. Partout, sous les débris végétaux, commun.
Emus maxillosus. Partout, dans les cadavres et débris végétaux
putréfiés, commun.
— hirtus. Dunes de Dunkerque, dans les bouses, peu commun.
Leistotrophus murinus. Partout : bouses, fumiers et débris vêgé-
taux, commun.
— nebulosus. Environs de Lille, dans les champignons
putréfiés, surtout dans les bois, commun.
Staphylinus pubescens. Environs de Lille, dans les bouses, les
fumiers, peu commun.
— fulvipes. Bois de Phalempin, sous les mousses, au
printemps, rare.
— stercorarius. Environs de Lille, dans les bouses et
fumiers, rare.
— lutarius. Lille (E. Cussac).
— chalcocephalus. Environs de Lille, dans les bois sous
la mousse et au pied des agarics en décomposition ;
forêts de Raismes et de Mormal, peu commun.
— latebricola. Bois de Phalempin, sous les mousses, au
printemps, rare.
— fossor. Bois d’Ostricourt, près Lille, sous les mousses,
rare.
— erythropterus. Environs de Lille, sous la mousse
humide au pied des arbres dans les prairies, rare.
ee. cæsareus. Environs de Lille; Mont-Noir, sous les
mousses, commun certaines années.
— olens. Partout, sous les pierres etles débris végétaux,
dans les champs, commun.
— ophthalmicus. Environs de Lille, courant sur les che-
mins, rare.
— nitens. Environs de Lille, sous Les pierres ou sur les
chemins, rare.
_ picipennis. Lille (E. Cussae).
128 LISTE DES STAPHYLINIDES
Staphylinus æncocephalus. Environs de Lille, sous la mousse ou
au pied des arbres, assez commun.
— ater. Fives, près Lille, sur les chemins, rare.
— edentulus. Partout, sous les pierres, les débris végé-
taux, les tas de bois, commun.
— compressus. Bois de Phalempin, sous les feuilles
mortes dans les fossés à sec, rare.
Cafius æantholoma. Plage de Dunkerque, sous les débris rejetés
par la mer, très commun.
Erichsonius cinerascens. Partout, sous les débris végétaux, dans
les marais, commun.
— Signaticornis. Fortifications de Lille, dans les mares
à moitié desséchées, assez commun.
— villosulus. Dunes de Dunkerque, bord des mares
d’eau saumâtre, rare.
— procerulus. Environs de Lille, au bord des fossès ou
dans les mares desséchées, peu commun.
— semipunctatus. Environs de Lille, bords des eaux,
rare.
Philonthus splendens. Partout, dans les bouses et les cadavres,
© assez commun.
— intermedius. Environs de Lille, sous les mousses, dans
les bouses et fumiers, peu commun.
— cyaneipennis. Environs de Lille, dans les bois, dans
les agarics en décomposition, en automne, peu com-
mun.
— proximus. Environs de Lille, dans les cadavres et les
champignons décomposés, assez commun.
— æneus. Partout, sous les débris végétaux, surtout les
fumiers, commun.
— carbonarius. Environs de Lille, sous les mousses,
dans les bois, rare.
— punclalus. Environs de Lille, au fond des mares à
demi desséchées, peu commun.
— cephalotes. Environsde Lille, sous les fumiers et débris
végétaux, peu commun.
— umbratilis. Environs de Lille, sous les débris végé-
taux, rare.
— sordidus. Environs de Lille, dans les fumiers, peu
commun.
— sanguinolentus. Environs de Lille, commun sous la
mousse et les débris végétaux, très commun au
Mont-Noir et au Mont des Cats,
— immundus. Partout, sous les débris végétaux, dans
les champs, commun.
r
AE ‘ x
DS TA CA
DU DÉPARTEMENT DU NORD. 129
Philonthus ventralis. Environs de Lille, sous les débris végétaux,
+
peu commun.
debilis. Environs de Lille, sous les mousses et débris
végétaux, assez commun.
dhscoideus. Environs de Lille, sous les foins, les
fumiers, peu commun.
lamainatus. Environs de Lille, sous les mousses dans
les bois, peu commun.
atratus. Environs de Lille, au bord des eaux, assez
commun.
ebeninus. Partout : fumiers et débris végétaux, bouses,
commun.
var. CorrusCcus. Grav. Partout, dans les cadavres,
bouses et excréments, assez commun,
quisquiliarius. Partout, au bord des eaux et dans les
mares desséchées, commun.
var. rubidus. Erichs. Avec le type, moins commun.
splendidulus. Forêt de Mormal, dans les souches de
hêtre couvertes de bolets et sous les écorces de
chêne, quelquefois commun en été.
fimetarius. Partout : fumiers, bouses et débris végé-
taux, commun.
nigritulus. Partout, sous tous les débris végétaux,
très commun.
decorus. Bois de Phalempin, sous les feuilles mortes,
commun par places.
politus. Partout, surtout dans les bois, excessivement
commun sous les mousses.
varius. Partout, commun sous les mousses.
var. bimaculatus. Grav. Avec le type, mais moins
commun.
pullus. Dunes de Dunkerque, dans les mares à demi
desséchées, rare.
marginatus. Environs de Lille, dans les bouses ; Mont-
Noir et Mont des Cats, sous les mousses, commun.
cruentatus. Partout, dans les bouses, assez commun.
longicornis. Partout, sous les débris végétaux humides,
commun.
varians. Partout, sous les débris végétaux, commun.
albipes. Fortifications de Lille, sous les débris vêgé-
taux, rare.
fumarius. Environs de Lille, marais, au bord des
mares et fossés, commun.
micans. Partout, au fond des mares à demi dessé-
130 LISTE DES STAPHYLINIDES
chées, quelquefois sous la mousse humide dans les
bois, commun.
Philonthus fulvipes. Environs de Lille, au bord des eaux, peu
commun.
— vernalis. Environs de Lille, au pied des arbres;
dunes de Dunkerque, peu commun
Velleius dilatatus. Environs de Lille (Jules Barrois).
Quedius brevis. Bois d’Ostricourt, près Lille, dans les nids de
Formica rufa, rare.
_ lateralis. Forêt de Mormal, dans les agarics, rare.
— brevicornis. Forêt de Mormal, dans le terreau d’un hêtre
carié, un seul.
— fulgidus. Partout, sous les débris végétaux, dans le
terreau des arbres creux, peu commun.
— mesomelinus. Partout, sous les débris végétaux, le
fumier, dans les caves, commun.
— ventralis. Renescure (arrondissement d’Hazebrouck), dans
la plaie d’un orme : 2 exemplaires (de Norguet).
— cruentus. Environs de Lille, au pied des arbres, peu
commun.
-- æanthopus. Lille (£. Cussac).
— scitus. Environs de Lille, dans le terreau des saules creux,
peu commun.
— cinclus. Partout, sous les débris végétaux, dans les
champs, commun.
— trislis. Partout, sous les débris végétaux, peu commun.
— fuliginosus. Partout, sous les débris végétaux, commun.
— molochinus. Partout, sous les débris végétaux, peu com-
mun.
— picipes. Bois de Phalempin, sous les feuilles mortes, assez
commun.
— præcox. Fortifications de Lille, dans la mousse humide au
bord des mares, peu commun.
_— fumatus. Bois d’Ostricourt, près Lille; Mont-Noir, sous
les mousses et au pied des arbres, rare.
— rufipes. Bois de Phalempin, sous les mousses, peu com-
mun. Dunes de Dunkerque.
— _ semiæneus. Dunes de Dunkerque, sous les pierres et Les
mousses, assez commun.
— attenuatus. Environs de Lille; forêt de Mormal, rare.
— boops. Bois de Phalempin ; Dunes de Dunkerque, sous les
mousses, assez COMMUN.
— scintillans. Bois de Phalempin, sous les tas de fagots,
rare,
FR
DU DÉPARTEMENT DU NORD. UNE
Heterothôps binotata. Dunkerque, Gravelines, sous les débris
rejetés par la mer et dans les Dunes sous les pierres
et les mousses, peu commun.
2e prævia. Environs de Lille, sous les débris végétaux,
rare.
— quadripunctula. Fortifications de Lille, au bord des
eaux, rare.
— dissimilis. Environs de Lille, sous les écorces
humides, peu commun.
Astrapœus ulimi. Quesnoy-sur-Deule (arrondissement de Lille), au
pied d’un orme, un seul (de Norguet).
Euryporus picipes. Bois d’Ostricourt, près Lille, sous les mousses,
très rare.
Acylophorus glabricollis. Fortifications de Lille, bords des fossés,
rare.
Bolitobius lunulatus. Partout, surtout dans les bois, dans les cham-
pignons, commun.
— trinotatus. Partout, dans les champignons, commun.
_ exoletus. Partout, dans les champignons, commun.
— pygmœæus. Partout, dans les champignons, commun.
— var. tntrusus. Hampe. Environs de Lille, dans les
champignons, rare.
— striatus. Bois de Phalempin, dans les champignons
décomposés, très rare.
_— cingulatus. Environs de Lille, dans le terreau des saules
creux, rare.
— analis. Environs de Lille, sous les pierres, sous les
mousses, peu commun.
— inclinans. Bois de Phalempin ; forêt de Mormal, sous
les feuilles mortes et sur les vieilles souches, rare.
Mycetoporus splendidus. Partout, sous les mousses, commun.
— var. longicornis. Mäkl. Avec le type, mais plus
rare.
— rufescens. Mont des Cats, forêt de Mormal, sous
les mousses, rare.
— nanus. Bois de Phalempin, sous la mousse au pied
des bruyères ; dunes de Dunkerque, rare. '
— punctatus. Bois de Phalempin, forêt de Mormal,
sous les mousses, rare.
_ brunneus. Environs de Lille, sous les pierres, rare;
commun certaines années dans les Dunes de
Dunkerque.
— var. bimaculatus. Lacord. Bois de Phalempin,
rare,
132 LISTE DES STAPHYLINIDES
Mycetoporus angularis. Mont-Noir, Watten, dunes de Dun-
kerque, sous les mousses, rare.
— splendens.Marais d'Emmerin, près Lille, rare.
— clavicornis. Environs de Lille, forêt de Raismes,
sous les mousses, rare.
Tachinus fimetlarius. Forêt de Raismes, sur les pins couverts de
pucerons, rare.
— sublerraneus. Environs de Lille, dans les plaies d’ar-
bres et les excréments, commun.
— . collaris. Environs de Lille, au pied des arbres et sous
les mousses, assez commun.
— marginellus. Environs de Lille, dans les matières
stercoraires, peu commun.
_— laticollis. Fortifications de Lille, un seul.
_— flavipes. Environs de Lille, dans les bouses, dans les
bois, rare.
— proximus. Bois de Phalempin, très rare.
— lywmeralis. Environs de Lille, dans les champignons
décomposés, dans les bois, commun.
— scapularis. Forêt de Mormal, dans les agarics décom-
posés, un seul.
— bipustulatus. Environs de Lille, dans les plaies des
ormes, rare.
— rufipes. Partout, sous les feuilles mortes et débris végé-
taux, commun.
Habrocerus capillaricornis. Forêt de Mormal, sous les feuilles
mortes, commun.
Cilea silphoides. Lille, dans les fumiers et les écuries, commun.
Tachyporus obtusus. Partout, sous la mousse ou au pied des
arbres, commun.
— formosus. Partout, sous les mousses, commun.
— solutus. Partout, sous les mousses, commun.
— chrysomelinus. Partout, sous les mousses, commun.
— hypnorum. Partout, à terre et sous les mousses, très
commun.
— tersus. Dunes de Dunkerque, rare.
_— atriceps. Environs de Lille, sous les mousses, assez
commun.
— ruficollis. Dans tous les bois, sous les mousses,
commun.
— macropterus. Fortifications de Lille, sous les débris
végétaux, rare.
— pusillus. Mont des Cats; commun dans les dunes de
Dunkerque, sous les mousses.
LISTE DES STAPHYLINIDES. 16%
Tachyporus nitidulus. Partout, dans les fruits gâtés et sous les
débris végétaux, très commun.
ES transversalis. Fortifications de Lille, sous les amas
de roseaux au bôrd de l’eau, quelquefois assez
commun.
Conurus bipunctatus. Environs de Lille, dans le terreau des
saules creux, rare.
— dhitoreus. Bois de Phalempin, dans les champignons et
sur les vieux fagots, quelquefois commun.
— pubescens. Environs de Lille, sous les écorces, assez
commun.
— var. fusculus. Grav. Fortifications de Lille ; Mont-Noir,
sous les pierres, peu commun.
— pedicularius. Environs de Lille, sous les pierres et les
débris végétaux, rare; moins rare dans les dunes de
Dunkerque.
Hypocyptus longicornis. Partout, sous les pierres, au pied des ’
arbres et sous les débris végétaux, commun.
— seminulum. Environs de Lille, dansles vieux fagots,
peu commun.
— discoideus. Marais d'Emmerin, près Lille, sous des
amas de roseaux, rare.
— læviusculus. Environsde Lille, dans les vieux fagots,
rare.
Trichophya pilicornis. Forêt de Marchiennes (arrondissement
de Douai), dans les fagots, en juin; forêt de Mor-
mal, sous les feuilles mortes, très rare.
ANNALES DE LA $0C, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXIV 9
ÉTUDES SUR LES SCORPIONS
(PREMIER ARTICLE)
PAR
LÉON BECKER
— SÉANCE DU 3 JUILLET 1880 —
Le groupe des Scorpiones, jusque dans ces derniers temps, a été
beaucoup moins étudié que les autres Arachnides; aussi je pense
qu'il faut se borner, avant d’en commencer une monographie
définitive, à décrire les formes nouvelles que l’on découvre chaque
jour. On ne connaît jusqu’à présent que trois cents espèces à peu
près de Scorpions ; ce nombre sera sans nul doute considérablement
augmenté par la suite; d’un autre côté, bien des espèces imparfai-
tement décrites devront disparaître, et deviendront, lorsqu'on les
connaîtra mieux, de simples variétés, synonymes de formes déjà
figurées. Non seulement les espèces européennes, mais encore et
surtout bien des espèces exotiques sont tout à fait méconnaissables
dans les descriptions des auteurs anciens, lesquels, n’ayant à leur
disposition qu'un très petit nombre de types, se contentaient de dia-
gnoses trop courtes et par cela même applicables à une foule de
formes voisines. Bien que, depuis Linné, de grands progrès aient
été accomplis, surtout dans l’étude de leurs caractères génériques
et spécifiques, il reste beaucoup à faire encore.
Longtemps on s’est servi, pour le partage des groupes, de carac-
tères tirés du nombre des yeux latéraux, mais ces caractères
furent réduits par Gervais à leur juste valeur; ce savant professeur
comprit l'utilité des caractères plus sérieux tirés surtout de la
structure de la queue et des pattes-mâchoires, du nombre de
lamelles des peignes, ces organes singuliers dont la véritable desti-
nation est encore à peu près inconnue, et surtout de la proportion
des diverses parties du corps; il en recommanda l'étude.
M. le professeur Gervais établit les huit groupes suivants : A%+
(
pre |
ÉTUDESESUR LES SCORPIONS. 135
droctones, Centrures, Atrèes, Télégones, Buthus, Chactas, Scor-
pions, Ischnures.
M. Peters publia en 1861 un système des scorpions; il les divise
en quatre groupes : T'elegoni, Scorpionini, Centrurini, Androcto-
nini; ce savant naturaliste a trouvé des caractères constants
dans les denticulations des doigts des Chélicères et dans la forme du
sternum ; le nombre des yeux latéraux ne lui a servi que pour les
caractères génériques.
M. le docteur Thorell a publié un essai de classification en modi-
fiant quelque peu le système de Peters; il s’est servi des denticula-
tions des doigts de la patte-mâchoire et a trouvé dans l'étude des
peignes surtout, des caractères que je considère comme des plus
importants.
M. le docteur Karsch, de Berlin, a publié récemment un travail
sur les scorpions en suivant de près le système du docteur Thorell;
ses synonymies d'anciennes espèces offrent le plus haut intérêt ; le
musée de Berlin possède les types de la plupart de ces espèces,
décrites par Ehremberg et Ch. Koch.
M. E. Simon, dans son 7° volume des Ayachnides de France,
nous donne la monographie des espèces françaises; selon lui,
l’ordre des Scorpiones doit être divisé en six familles : Buthi-
dæ, Telegonidæ, Vejovidæ, Helerometridæ, Ischnuridæ, Bro-
teidcæ.
Presque tous les scorpions sont exotiques; le nombre restreint
d'espèces européennes habite exclusivement les régions méri-
dionales.
Certains scorpions, particulièrement ceux dont nous nous occu-
pons dans cette étude, atteignent une très grande taille; des obser-
vations suivies sur des individus d'Afrique que je possède vivants
depuis plus d’une année, m'ont prouve que leur allure est très
vive; ils sont au moins aussi agiles que nos petites espèces d'Europe
que je viens d'observer par moi-meme dans le midi de la France ;
sans rien perdre de la vitesse de leur course, au moindre danger,
ils replient leur énorme queue en avant sur le dos.
Tandis que nos scorpions d'Europe se blottissent simplement sous
les pierres, ces grandes espèces exotiques se creusent des terriers
assez vastes; J'ai déjà parlé de ce travail, que j'ai vu exécuter dans
mon cabinet par mes Buthrus africains.
Notre collègue, M. le docteur Heylaerts, a bien voulu m'ofirir,
il y à quelque temps, des Arachnides provenant de Liberia; en
étudiant ces curieux spécimens, jy ai découvert un magnifique
Scorpion nouveau, que je décris aujourd'hui; toutes ces grandes
espèces faisaient auparavant partie du groupe nommé Heterometrus
par Hemprich et Ehremberg.
La: cé Ari
ris
#
à :
LU Le
136 ÉTUDES
A l’exemple de M. E. Simon, nous restituons à ce groupe le nom
de Scorpio Lin.
Le genre Scorpio L. fait partie de la famille des Heterometridæ
avec les Heterometrus, les Opistophthalmus et les Palamneus ; dans
cette famille, les griffes sont enchâssées entre deux lobes latéraux
de l’extrémité du tarse; le dernier article du tarse présente en-
dessous deux rangées de fortes épines qui divergent un peu en
avant, pour suivre les lobes; le front présente toujours une échan-
crure médiane; la main, convertie en organe fouisseur, est dilatée
au bord interne. Le sternum, les lobes et les chélicères sont les
mêmes que chez les Zschnuridæ (E. Simon, Les Arachnides de
France, vol. VII).
Mon savant ami, M. E. Simon, a bien voulu me communiquer le
type de son Scorpio Roëseli E.S., espèce que M. le docteur Thorell
donne comme synonyme du Scorpio africanus de Linné; j'ai pu
depuis me procurer un exemplaire du Scorpio imperator ©. K.;
J'ai donc étudié et dessiné soigneusement ces belles espèces, et j'ai
pu me convaincre que mon S%#0n1 pas plus que le ÆRoëseli E.S.
n'ont d'analogie avec l’africanus L. — Ce scorpion nouveau forme
le passage entre l’imperator et le Roëseli; le célèbre Linné dit, en
effet, en parlant de l’a/ricanus : Pectinibus tredecim dentatis,
nanibus subcordatis pilosis. J’admets difficilement que Linné,
avec son exactitude d'observation habituelle, ait pu commettre une
semblable erreur; aurait-il écrit manibus pulosis s'il avait eu sous
les yeux le véritable Roëseli dont les poils sont très courts, comme
chez mon espèce nouvelle; de plus, le Roëseli a 17 dents aux
peignes, mon Simon en a 16, l’émperator en a 18. C'est donc à
tort, me semble-t-il, que le savant docteur Thorell cite le S. Roëseli
comme synonyme de l’a/ricanus.
En somme, la question d’identité de l’a/ricanus est compliquée,
Ja phrase descriptive de Linné étant tout à fait insuffisante; son
habitat même reste douteux; en effet, dans une dissertation datée
de 1754, la description est suivie de ces mots: Habilat in Africa,
et dans les éditions postérieures du Systema, la même phrase
descriptive est suivie des mots: Æabilat in India; dans une
édition plus moderne, Linné décrit un S.indicus avec la mention:
Habitat in India qui parait avoir été transposée dans les édi-
tions postérieures.
M. le docteur Thorell prend pour type de l’indicus L. le Sc. cya-
neus de Ch. Koch dont le reticulatus C. K. est une variété; le
Buthrus Cæsar de Ch. Koch n’est aussi, me semble-t-il, qu’une
synonymie du cyaneus C. K.; j'ai pu étudier cette dernière
espèce sur un nombre considérable d'exemplaires frais,
-
SUR LES SCORPIONS. 15ÿl
Je serais plutôt porté à croire que le Pandinus asper de
Thorell pourrait bien être le véritable africanus L.
J'ai figuré avec le plus grand soin les détails de structure de ces
trois belles espèces ; je les place en regard les unes des autres, ainsi
que les descriptions, de manière à faire apprécier plus facilement
les caractères qui différencient ces remarquables arachnides.
1° Scorpio Simoni Sp. nov. — PI. 2, fig. 1.
Je dédie cette espèce à mon excellent ami M. E. Simon. (Voir,
plus loin, les diagnoses ainsi que celles des deux espèces suivantes.)
2 Scorpio Roëseli E.S.(— sub. Heterometrus 1872).—PL. 2,
fig. 2.
Syn. : Buthus afer C. K. Arachn., tome FT.
— Pandinus africanus Thor., 1877.
Roësel de Rosenhof à figuré ce scorpion assez exactement en
citant en note le S. afer de Linné; Gmelin, dans une édition posté-
rieure, la 13° du Systema, ajoute cette citation à la synonymie de
lafer, mais il ne devait pas avoir vu cette espèce; C. Koch peut
avoir connu l'espèce de Roësel, mais sa figure ne vaut pas même
celle-ci, qui est loin d’être très satisfaisante.
3° Scorpio imperator C. K. — PI. 2, fig. 3.
Syn. : Buthus imperator C.K. Arachn., tome IX.
— Heterometrus imperator E.S., 1872.
On ne connaît, je crois, que trois exemplaires de cette espèce :
lletype de C. Koch appartenant au Musée de Berlin; 2° un
exemplaire faisant partie de la collection de M. Simon ; 3° un indi-
vidu que j'ai pu acquérir, appartenant actuellement au Musée de
Bruxelles.
138
DIAGNOSES ET CARACTÈRES DIFFÉRENTIELS
Scorpio Roeseli. E.S.
(Planche 2, fig. 2.
17 dents aux peignes.
46 petites pièces basilaires
des lamelles. (Fig. A.)
Main par-dessous, robuste,
presque lisse, bossuée surtout
vers la partie qui soutient le
doigt mobile, laquelle est
épaisse, arrondie; le lobe du
côté interne descend très bas
en s’arrondissant. (Fig. B.)
Doigt mobile allongé muni
d'assez fortes granulations.
Main par-dessus, granu-
leuse par places, surtout vers
le lobe du côté interne. Très
bombée. (Fig. C.)
Chélicères une fois et demie
plus longues que larges à
partir du bord du céphalotho-
rax jusqu’à la naissance des
dents. (Fig. D.)
Doigt fixe s’arrondissant in-
térieurement .
Échancrure du céphalotho-
rax assez aiguë. (Fig. E.)
Yeux dorsaux placés en ar-
rière du milieu du céphalo-
thorax (mesuré du fond de
l’échancrure).
ÉTUDES
DE CES TROIS ESPÈCES.
Scorpio Simoni. L. B.
(Planche 2, fig. 1.)
16 ou 17 dents aux peignes.
45 ou 16 pièces basilaires
des lamelles. (Fig. A’.)
Main par-dessous, granu-
leuse surtout au milieu, aussi
épaisse, mais moins bossuée,
plus mince vers la partie qui
soutient le doigt mobile; le
lobe interne descendant moins
bas en s’arrondissant plus lar-
gement. (Fig. B’.)
Doigt mobile plus court,
plus trapu à sa base; très
fortes granulations.
Main par-dessus, bien gra-
nuleuse; ces granulations
rondes, nettes, séparées du
côté externe. Moins bombée.
(Fig. C’.)
Chélicères aussi ‘longues
que larges, mesurées des
mêmes points, visiblement
plus grandes. (Fig. D’.)
Doigt fixe formant intérieu-
rement une ligne presque
droite.
Échancrure du céphalotho-
rax bien arrondie. (Fig. E’.)
Yeux dorsaux placés pres-
que au milieu du céphalotho-
rax (mesuré du fond de l’é-
chancrure).
Scorpio imperator. C, K.
(Planche 2, fig. 3.)
18 dents aux peignes.
17 pièces basilaires des la-
melles. (Fig. A°.)
Main par-dessous, plus »
creusée, se rapprochant pour
la forme du ÆRoëseli, mais
granuleuse. (Fig. B”.)
Doigt mobile assez fin,
allongé, faiblement granulé.
Main par-dessus, à granula-
tions bien nettes, arrondies
vers le milieu, aiguës sur le
bord interne. Assez aplatie.
(Fig. C”.)
Chélicères assez allongées,
plus grêles que chez les deux
autres espèces. (Fig. D”.)
Doigt fixe formant intérieu-
rement une ligne droite.
Échancrure du céphalotho-
rax un peu moins aiguë que
le Roëseli. (Fig. E”.)
Yeux dorsaux bien au milieu
du céphalothorax (mesuré des
mêmes points).
: | A: 04 |
Scorpio Roeseli. E.S.
(Planche 2, fig. 2.)
Yeux latéraux antérieurs
plus gros et plus rapprochés
entre eux que le troisième.
(Fig. F.)
En arrière des yeux dor-
saux, la fossette médiane très
profonde, ovale, allongée.
Au milieu de chaque anneau
de l'abdomen des tubercules
saillants, surtout au 4°; l’en-
semble des anneaux rugueux.
(Fig. K.)
Premier anneau de la queue
plus long que large.
Dernier anneau allongé.
Ensemble de la queue al-
longé. (Fig. G.)
Vésicule terminée à sa par-
tie supérieure en deux gros
tubercules latéraux.
La pièce transverse faisant
suite à l’opercule génital et
dans les angles latéraux de
laquelle s’insèrent les peignes
au moins deux fois plus large
que haute. (Fig. H.)
Par-dessous, carènes ordi-
naires aux anneaux de la
queue. (Fig. I.)
SUR LES SCORPIONS.
Scorpio Simoni. L. B.
(Planche 2, fig. 4.)
Yeux latéraux à égales dis-
tances les uns des autres: le
troisième un peu plus petit.
(Fig. F°.)
En arrière des yeux dor-
Saux,
presque nulle,
Pas de tubercules saillants
distincts aux anneaux de l’ab-
domen; ceux-ci presque lis-
ses. (Fig. K’.)
Premier anneau de la queue
plus large que long ; carène
supérieure plus creusée.
Dernier anneau plus court.
Ensemble de la queue plus
court, plus robuste ; les bords
dentelés mieux indiqués que
chez le Roëseli, et le milieu
plus creusé. (Fig. G’.)
Vésicule sans tubercules
latéraux, un peu chagrinée
par dessus.
La pièce transverse presque
carrée, quelquefois très légè-
rement plus large que haute.
(Fig. H°.)
Par-dessous, les carènes
des anneaux de la queue mieux
indiquées et plus finement
dentelées que chez le Roëseli.
(Fig. I.)
la fossette médiane:
139
Scorpio imperator.
(Planche 2, fig. 3.
C.K,.
Yeux latéraux postérieurs
plus rapprochés entre eux que
le premier. (Fig. F”.)
En arrière des yeux dor-
saux, une strie droite, nette,
se terminant en dessous entre
deux lobes en relief bien mar-
qués. Ces lobes sont rempla-
cés chez Les deux autres es-
pèces par des reliefs moins
forts, en forme de simples
arêtes.
Pas de tubercules sail-
lants aux anneaux de l’abdo-
men ; l’ensemble des anneaux
finement chagriné, surtout à
leur moitié inférieure. (Fig.
KE)
Premier anneau de la queue
aussi long que large.
Dernier anneau fin, allongé.
Ensemble de la queue plus
grêle que les deux autres es-
pèces ; les bords des carènes
également plus nettement den-
ticulés sur toute leur lon-
gueur. (Fig. G”.)
Vésicule sans tubercules
latéraux, très lisse par dessus
avec de simples rangées de
granulations .
La pièce transverse inter-
médiaire entre les deux autres
espèces. (Fig. H”.)
Par-dessous, les carènes
des anneaux de la queue
moins creuses que chez Roë-
seli, et plus chagrinées par-
tout que dans les deux autres
espèces, (Fig. I.)
140
Scorpio Roeseli. E. S.
(Planche 2, fig. 2.)
Longueur totale. 470 mill.
Longueur du céphalothorax
prise du fond de l’échancrure
pourles 3 espèces. 22 mill.
Corps jusqu’à la base du
dernier anneau ventral 50 mill.
Queue jusqu’à la naissance
de la vésicule. 82 mill.
Largeur du céphalothorax
à la hauteur des veux dor-
saux 929 mill.
Grande largeur de la
main , 26 mill.
Long’ de la main jusqu’au
bout du doigt fixe. 39 mill.
4e paire de pattes, long’ 63 mil].
FRS se
“LOMME CE AE
LR ne, RD
Longr du doigtmobile 26 —
Céphalothorax presque uni,
avec de fines granulations sur
les bords et dans les parties
creuses.
ÉTUDES
Scorpio Simoni. L. B.
(Planche 2, fig. 1.)
Longueur totale. 180 mill.
Long' céphalothorax. 21 —
En 22 Dh
== D dates
23 —
Céphalothorax plus bossué
avec de fines granulations sur
toute sa surface.
Scorpio imperator. C. K.
(Planche 2, fig. 3.)
Longueur totale. 460 mill.
Longr céphalothorax 20 mil].
ue med : 'ÉTETSEE
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ce LS IV Art ES
Le LE Gr EE
ES 20 DCS
Le LA RES
Le sur 99 —
Céphalothorax finement gra-
nulé, moins pourtant dans les
parties creuses.
4 Scorpio crassimanus Sp. Nov. — PI. 5, fig. 1.
Ce remarquable scorpion fait partie du groupe dont le type est
le S. cyaneus C. K. (Arach., vol. III.)
Longueur totale, 90 mill.; queue, 45 mill. — L'aspect général est
fort et trapu. Céphalothorax assez aplati, lisse avec quelques petites
granulations sur les côtés et au bord antérieur ; sillon bien marqué;
les yeux dorsaux un peu en arrière du milieu, près du fond de la
fossette; bord antérieur avec une échancrure arrondie; mains
robustes, arrondies, à doigts forts et courts, assez planes au-dessus,
finementetrégulièrement granulées sur les deux faces; 13 dents aux
peignes; les anneaux abdominaux lisses dans leur moitié supérieure,
granuleux dans la partie inférieure; deux dépressions centrales
sur les anneaux 4et 5, moins marquées sur le sixième ; une saillie
sur le haut du septième; anneaux de la queue creusés au milieu
par-dessus, formant quatre carènes avec granulations sur les arêtes
et sur les côtés; par-dessous, ces anneaux sont plus lisses, sauf.le
dernier; vésicule lisse au-dessus, en forme de cœur, marquée d’une
SUR LES SCORPIONS. 141
petite fossette ; dessous, cinq arêtes longitudinales munies de gra-
nulations aiguës.
Fig. 12. Chélicère grossie.
Fig. 12. Yeux latéraux.
Indes néerlandaises. (Musée de Bruxelles.)
GENRE TEUTHRAUSTES E. S. (1878).
Céphalothorax convexe à marge antérieure non échancrée, mais
legèrement déprimée. Yeux médians situés beaucoup en avant du
milieu du céphalothorax. Mamelon portant les yeux médians non
divisé par une strie. Yeux latéraux deux, égaux, séparés de la marge
du céphalothorax par un espace presque égal à leur diamètre. Abdo-
men à partie caudiforme assez longue, épaisse, non atténuée ; seg-
ments 1°, 2°,3°et4° pourvusen dessous de quatre carènes fortement
granuleuses, mais peu distinctes; 5° segment légèrement fusiforme,
plane en dessus et marqué d’une petite fossette. Vésicule grosse,
large, oblongue sans dent sous l’aiguillon. Chélicères avec le doigt
mobile inerme à la marge inférieure. Patte-mâchoire robuste, à
main épaisse, cordiforme, non anguleuse. Sternum deux fois plus
large que long, un peu plus large à la base que leslobes maxillaires
de la 2° paire réunis. Peignes petits à lamelles grandes et épaisses.
(Ann. de la Soc.ent. de France, 1878.)
Ce genre, créé par mon savant ami M. E. Simon, est assez voisin
du genre Broteas de C. Koch, dont il présente le facies; il en diffère
par son sternum un peu plus large que les lobes de la seconde
paire; il semble se rapprocher ainsi des genres Chactas Gerv.,
Joctonus et Euscorpius Th., mais il se distingue du second par ses
yeux médians beaucoup plus rapprochés du bord frontal, du troi-
sième par ses mains convexes, nullement anguleuses, et du 1* par
le front non échancré.
Teuthraustes atramentarius E. S., 1878. — PI. 5. fig. 6.
Longueur, 51 mill., queue, 25 mill. — Convexe, régulièrement
et assez fortement granuleux, très noir, avec les tarses des pattes
et les peignes rougeâtres. Sept dents aux peignes (fig. 6?).
Céphalothorax granulé partout, avec la strie médiane assez
profonde jusqu'à la hauteur du mamelon oculaire, les deux
lobes de la base assez saillants; yeux médians peu en relief;
anneaux abdominaux finement pointillés; main épaisse à doigts
assez courts, granulée surtout vers le bord interne; yeux latéraux
assez séparés (fig. 61); vésicule rougeûtre, plate, luisante au-des-
142 ÉTUDES
sus avec une strie médiane peu apparente, côtés pointillés fine-
ment, ainsi qu'une large bande au milieu, par-dessous.
Fig. 6c. Chélicère grossie.
Fig. 62 et 6e. Anneaux de la queue.
Équateur, environs de Quito; rapporté par M. De Ville. (Musée de
Bruxelles.)
T. Ecuadorensis Sp. Nov., 1880. — PI. 3, fig. 5, grandeur
naturelle.
Eongueur, 40 mill., queue, 22 mill. — Céphalothorax convexe,
très fortement granulé vers le milieu seulement et autour du bord
frontal, légèrement échancré au milieu ; fortes granulations égale-
ment autour des sillons médians et latéraux, profondément creusés ;
anneaux abdominaux pointillés ; main assez épaisse, un peu allon-
gée, granuleuse; très noir. Pattes entièrement rougeâtres avec les
tarses un peu pluspâles. Sept dentsaux peignes qui sont rougeûtres
et assez foncés. Yeux latéraux grands, rapprochés (fig. 57). Vésicule
rougeâtre, luisante avec une strie médiane bien indiquée par-
dessus, côtés granuleux ainsi qu’une large bande en relief au
milieu, par-dessous.
Il diffère de l’'atramentarius par sa taille plus petite, par sa
coloration plus foncée, par les forts reliefs du céphalothorax, par
la position des yeux latéraux et par les granulations générales
beaucoup plus fortes; les mains sont également plus fines, plus
allongées, tandis que les doigts des chélicères sont relativement
plus courts.
Fig. 5%. Chélicère grossie.
Fig. 5. Anneaux de la queue.
Equateur : Pensaqui-Imbabura, à 8,000 pieds d’altitude. Capturé
par M. De Ville. (Musée de Bruxelles.)
GENRE DIPLOCENTRUS. Peters, 1861.
D. Purvesii Sp. Nov. — PI. 3, fig. 2, grandeur naturelle.
Céphalothorax allongé avec les côtés de la strie médiane gra-
nulés ainsi que les lobes inférieurs (fig. 22); les yeux dorsaux plus
hauts que la moitié; placés à peu près au tiers de la longueur totale
du céphalothorax; bord frontal légèrement échancré au milieu;
segments abdominaux avec deux rangées de denticulations trans-
versales et une troisième au bord inférieur (fig. 2h); les bords des
carènes des anneaux de la queue finement granulés (fig. 2°);
mains courtes, robustes, arrondies et granuleuses en dessus (fig. 24) ;
sept dents aux peignes (fig. 2°); vésicule allongée avec une petite
SUR LES SCORPIONS. 143
denticulation sous le crochet, qui est assez court et bien re-
courbé (fig. 2); chélicère grossie (fig. 2/).
Poncueur‘totale "2%. 0 eUNIE PUS 00 EME.
. du céphalôthorax. LL LL AT
— de l’abdomen entier. . . . . 8 —
— du dernier anneau de l'abdomen. 2
— totale de la queue. 6
— du dernier anneau caudal . 3
— dela main jusqu'au boutdudoigt
Largeur — — 3 —
2
3
3
4
8
—t
Longueur du doigt mobile
Largeur du céphalothorax
Longueur de la vésicule .
— dela Ir paire de pattes.
— de la 2e = HSE" EA
— ‘dela 3 — ONCE SR 0 Per
— de la 4° — SR A ARR
Patrie : Ile d'Antigua.
Rapporté par M. Purves, à qui je le dédie. (Musée de Bruxelles.)
GENRE Iscanurus C. L. Koch.
I. De Changei Sp. Nov. — PI. 3, fig. 3.
Céphalothorax granulé, aussi long que large; les yeux dorsaux
bien au milieu; bord frontal échancré en demi-cercle; des gra-
nulations au bord des segments abdominaux ; mains trés fortes,
granuleuses avec les doigts peu denticulés (fig. 3°); vésicule
allongée, assez grêle (fig. 3°); 10 dents aux peignes (fig. 3°).
Fig. 34. Chélicère grossie.
Il se distingue du 1. complanatus C. L. Koch surtout par les
fortes granulations du céphalothorax.
Ponsueuritotale. 2%... . 7.41 40 mil.
— du cphalbthorase EIRE
— delabdomen entiers. 0.0.0 AIO
RS iqueus er ahonler
— du dernier anneau delaqueue . 4 —
= _ del’abdomen . 3 —
— de la main jusqu’au bout du doigt 15 —
144 ÉTUDES
Largeur de la main jusqu’au bout du doigt. 6 mill.
— du céphalothorax . . . . . . 8 —
Longueur de la vésicule . . . . . . . D —
— de la 4‘ paire depattes . . . . 20 —
— dela: — MONS NE NOM Le ge
— de la2:° — sn ON
— delalre _ MUR TON EE
Noir rougeâtre, avec les pattes fauves et les tarses plus pâles, le
dessous des mains rougeâtre, et le ventre fauve pâle, comme les
pattes.
Patrie : Manille.
Rapporté par le Dr De Change, à qui je le dédie. (Musée de
Bruxelles.)
GENRE ISoMETRUS. Hempr. et Ehr.
I. De Villei. Sp. Nov. — PI. 3, fig. 4, grandeur naturelle.
Les Zsometrus se distinguent des Centrurus surtout par les den-
ticulations des doigts de la patte-mâchoire. Chez les premiers, les
dents médianes sont presque en lignes droites, les latérales sont
isolées; chez les Centrurus, les dents médianes sont disposées en
petites lignes obliques, et les latérales disposées par petits groupes
de trois dents chacun.
Céphalothorax un peu allongé, s’élargissant du bas, légèrement
échancré au bord frontal, les bords presque droits, granuleux.
Yeux dorsaux beaucoup plus haut que le milieu, portés sur un
mamelon noirâtre en relief; anneaux de l’abdomen bordés infé-
rieurement de granulations; anneaux de la queue assez épais,
finement granulés sur les carènes,; une petite dent sous le cro-
chet de la vésicule (fig. 42); mains grêles, avec les doigts allon-
gés; 21 dents aux lamelles (fig. 4). Couleur fauve verdâtre,
les pattes plus pâles, et la queue d’un fauve plus rougeâtre sur-
tout au trois derniers anneaux; ventre verdâtre clair; crochets
des chélicères rougeâtres. Yeux noirs, très luisants, très rap-
prochés et presque de même grandeur. Chélicères assez courtes,
robustes, les doigts très courts, fortement denticulés.
Longueur totale... PNA RCA
— du céphalothorax, . . . , , 6 —
— del’abdomenentier . . . . . 15 —
dela queues! DE AITVMQUS PP ODRES
a
SUR LES SCORPIONS. 145
Longueur du dernier anneau de la queue. 7 mill.
= — de l'abdomen 4 —
— de la main jusqu’au bout du doigt 10 —
Largeur — — 2 —
AU CÉDRAlOINOFAX 0 20 NNGNES
Lonaneur dela vésiceule 1. ENG
— delad: paire de pattes . . . . 25 —
— delag — DÉTENTE
— de la 2e — A ER MA ce
— de la 1r° — AN ADN AMAR CRiSee
Patrie : Guayaquil. — Coquimbo.
Capturé par M. De Ville, à qui je le dédie. (Musée de Bruxelles.)
NOTE
SUR LE
Genre XERODERMUS Motsch.
PAR
W. ROELOPFS.
— SÉANCE DU 3 JUILLET I880 —
Mon savant collègue, M. J. Faust, de Helsingfors, me fait remar-
quer, dans sa correspondance du 18 juin passé, qu’il avait publié
dans l’'Enlom. Zeilung, de Stettin, de 1875 (p.94 et suiv.), une
notice sur le genre Orthosinus Motsch. Cette notice m'était restée
inconnue lorsque je parlai de ce genre (séance du 5 avril 1879,
Ann.Belges, 1880, t. XXIV, p. 20), à propos d’une nouvelle espèce
d’un genre voisin, du Japon.
Ayant pris connaissance de l’excellent article de M. Faust, je
vois qu’il était arrivé, comme moi, à la conclusion que Xerodermus
porcellus Lac. est le même insecte qu'Orthosinus sculptlicollis
Motsch., et qu’il avait parfaitement discerné, par l'examen de l’in-
secte de Motschulsky, la place que l'espèce devait occuper dans
le système de Lacordaire. M. Faust avait également distingué les
deux espèces de Motschulsky : sculpticollis et velatus ; mais la
croûte d'argile qui couvre tous ces insectes l’avait empêché de
remarquer la différence des yeux chez les deux insectes, qu’il
mettait dans le même genre.
Mon savant collègue m’écrit maintenant qu'après un nouvel
examen, il reconnait l’exactitude de mon observation quant à la
différence d’yeux que j'ai signalée et la valeur de ce caractère pour
la séparation des deux espèces en deux genres.
M. Faust connaît deux autres espèces nouvelles de Xerodermus,
de Ceylan : l’une, X. énlerruptus Redtenb. in litt.; l’autre,
X, Motschulskyi Faust in litt. Je viens de l’engager à les publier.
"VOD FT
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE EXTRAORDINAIRE
CONVOQUÉE POUR LA COMMÉMORATION
© FONDATION DE LA SOCIÉTÉ
——
16 OCTOBRE 1880
AA
XXV® ANNIVERSAIRE DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
——
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE EXTRAORDINAIRE
CONVOQUÉE POUR LA COMMÉMORATION
DE LA
FONDATION DE LA SOCIÉTÉ
16 OCTOBRE 1880
PRÉSIDENCE DE M. WEINMANN.
Présents : MM. Becker, Bergé, Capronnier, Demoulin, Ch. Donc-
kier de Donceel, H. Donckier de Donceel, Du Pré, Fologne, Fondu,
Jacobs, Lallemand, Lameere, Mac Leod, Mélise, Mors, Pierret,
Roelofs, E. Royer, de Selys-Longchamps, de Thibault, Weyers
et Preudhomme de Borre, secrétaire.
M. H. Bergë, membre de la Chambre des Représentants, assiste
à la séance.
MM. Colbeau, Heylaerts, de Looz-Corswarem et Van den Broeck
ont fait excuser leur absence.
Le Président ouvre la séance à 4 1/4 heures en rappelant en
quelques mots le but qui nous réunit aujourd’hui en séance extraor-
dinaire, puis s'exprime comme suit :
Messieurs,
ya vingt-cinq ans à peine, l'étude de l'entomologie n'était
représentée dans notre pays que par quelques savants spécialistes
qui publiaient isolément leurs travaux. Ce sont ces hommes de
science qui, sentant la nécessité de l’union dans leurs études, se
réunirent entre eux et fondèrent la Société Entomologique de
Belgique.
Je ne vous retracerai pas ici les différentes phases par lesquelles
ù g ., An Q = - ] ce
la jeune Société a dû passer pour arriver au point où elle se
0
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXIV, 1
IV
trouve placée aujourd’hui, notre honorable Secrétaire vous donnera
tout à l'heure un aperçu de ses travaux; je me permettrai seule-
ment d'examiner l'influence que notre Société a pu exercer sur
l’ensemble des études entomologiques dans notre pays, et sur les
résultats pratiques qui en sont résultés.
On peut dire que de tout temps l’entomologie en général était
regardée comme une science inutile, une manie de collectionner,
en un mot une futilité. Personne ne voulait se rendre compte de
l'influence que ces infiniment petits pouvaient avoir dans la nature
telle que l’homme l’avait transformée pour son usage. On recon-
naissait bien que, parmi les insectes, il y en avait quelques-uns
d’utiles, mais ils étaient en si petit nombre et cela datait de si loin
que l’on ne songeait guère à en chercher d’autres. En fait d’in-
sectes nuisibles, on connaissait les charançons et les hannetons, et
il y a dix ans encore, c’étaient à peu près les seuls dont on son-
geait à s'inquiéter. La nature devait se charger de donner une
cruelle leçon aux incrédules.
Le bruit se répand tout à coup qu'une de nos plantes alimen-
taires les plus utiles se trouve menacée de destruction : un animal va
dévorer nos pommes de terre. Ce devait être un animal bien puis-
sant que celui qui allait menacer l’homme jusque dans ses moyens
d'existence. Point du tout, cette bête terrible est un joli petit insecte,
en apparence bien inoffensif et dont personne n'aurait songé à se
méfier. Pendant six mois, ce petit insecte n’en a pas moins mis en
émoi tous les gouvernements d'Europe. Heureusement que cette
fois ce n'était qu'une fausse alerte; la Doryphora a été oubliée,
comme aussi les services que pouvait rendre l'étude de l’ento-
mologie. Mais, récemment, un nouvel exemple de ce que peut le
monde des insectes est venu nous donner une leçon plus sévère. Le
Phylloxera a fait son apparition, ravage et détruit nos vignobles et
jette une panique motivée dans tous les pays vinicoles. Voilà donc
encore un de ces infiniment petits qui met des pays entiers en
émoi, et les gouvernements offrent aujourd’hui des centaines de
mille francs à celui qui trouvera le moyen de le détruire. Détruire
lorsque le mal existe; c’est toujours le même système; ne serait-il
pas temps de chercher à le prévenir? Détruire l'effet sans détruire
la cause, n'est-ce pas tourner dans un cercle vicieux ? Eh bien!
Messieurs, c’est la recherche de ces causes qui doit être le but
constant de nos efforts; en matière de science, aucune observation
n’est inutile, car c’est le groupement de tous ces faits isolés qui
nous permettra de constituer les systèmes et de surprendre à la
nature ses secrets qu'elle tient si bien cachés.
Espérons, Messieurs, que dans les vingt-cinq ans qui vont suivre,
on finira par comprendre que dans la nature rien n’est inutile, que
Y
c'est souvent aux plus petites causes que sont dus les plus grands
effets. Espérons enfin qu'on accordera à notre science la place
qu'elle mérite et qu’alors qu’on prodigue les millions pour recher-
cher, à l’aide de télescopes, ce qui se passe dans le ciel, on donnera
aussi une obole à ceux qui recherchent avec patience les infiniment
petits de la terre, dont l'influence sur l'humanité est si puissamment
démontrée.
Je ne terminerai pas ce court exposé sans rendre hommage aux
hommes savants et dévouëés à la science, auxquels nous devons
l'existence de notre Société. Plusieurs d’entre eux se trouvent
parmi nous; Je crois être l'expression de tous en leur présentant, au
nom de la Société, l'expression de notre sincère estime et de notre
reconnaissance. (Applaudissements.)
Le Président donne ensuite la parole à M. Preudhomme de Borre,
secrétaire, pour retracer l’histoire ee des vingt-cinq premières
années de la Société :
Messieurs,
Lorsqu’après vingt-cinq ans d’un progrès presque constamment
soutenu, une société scientifique arrive à pouvoir, comme nous,
célébrer la XX V° année de son existence, on peut affirmer avec
joie et confiance qu’elle a conquis sa place dans le monde de la
- science et lui prédire encore bien des années de prospérité. IL n’est
pas inutile, en pareille occasion, que celui qui a l'honneur d’être
appelé par ses fonctions à prendre la parole, ne se borne pas au
témoignage d’une allégresse banale, mais vous invite à jeter avec
lui un coup d’œil sur l’espace que nous avons parcouru tous
ensemble, sur nos commencements, sur les vicissitudes de nos pre-
miers pas, les progrès accomplis, les défaillances momentanées ;
c'est l’étude et l'expérience du passé qui doivent servir à nous
guider dans l'avenir, à nous faire éviter les écueils auxquels notre
barque s’est plus d’une fois heurtée.
Ces deux ou trois dernières années, la Société a vu arriver à elle,
très à propos, avouons-le, car les vieux s’en vont, la Société a vu
arriver un renfort assez considérable de jeunes gens qui ont trouvé
pour s’instruire les ressources que ce quart de siècle à mis la
Société à même de leur offrir. Ils se plaignent parfois des difficultés
de l’étude des insectes. Que diraient-ils si les choses étaient res-
tées ce qu’elles étaient au moment de notre fondation?
Des professeurs commençant, comme l’illustre Wesmael, à vieillir
ét à se décourager devant l'abandon où leur science favorite était
tombée aux yeux du public et dans l’enseignement officiel; point
de centre d’études; point d’organe de publicité pour les entomolo-
-
VI
gistestrop modestes pour arriver aux Académies; point de collections
publiques : un musée dont les insectes, soustraits aux yeux de tous,
étaient devenus quelque chose de tellement mystérieux qu’on pou-
vait presque douter de leur existence. Un petit nombre d'amateurs
dispersés et se connaissant à peine, ayant appris ce qu'ils savaient
par leurs propres forces et comme ils avaient pu, partant d'un savoir
fort inégal et quelquefois bien inférieur à leurs prétentions. Pour
combien de nos entomologistes d’alors toute la science n’était-elle
pas renfermée dans un petit volume de l’'Encyclopédie-Roret? C’est
en ce temps-là, Messieurs nos jeunes collègues, que vous eussiez été
fondès à vous plaindre des difficultés d'apprendre l’entomologie.
Cette étude nous a été bien plus difficile qu’à vous.
En voyant ce qui vous environne, ce qui est à votre portée, livres,
conseils et collections, joignez-vous plutôt à nous pour rendre un
éclatant hommage à nos vaillants fondateurs (1). Onze d’entre eux
sont encore des nôtres : MM. Colbeau, J. de Lafontaine, Demoulin,
Fologne, Fondu, Jacobs, Mors, Peteau, Roelofs, Sauveur et de Se-
lys-Longchamps. Associons-leur, dans notre reconnaissance, ceux,
bien plus nombreux, dont la carrière terrestre est, hélas! terminée.
Lorsqu’au commencement de l’année 1855, ils jetaient ensemble les
fondements de notre Société, ils étaient pleins d'espoir et d'enthou-!
siasme, et, bien que nos premières années aient été parfois fort diffi-
ciles, l'œuvre est restée debout; elle a grandi, et aujourd’hui qu’elle
se place au même rang que les sociétés semblables des grands pays,
ils peuvent à bon droit en être fiers. Soyons certains, Messieurs,
que ceux d’entre nous qui pourront encore fêter le cinquantenaire
de la Société, en 1905, leur rendront le même témoignage de recon-
naissance. Leur hardiesse et leur persévérance l’ont bien mérité!
Ce n’est pas chose aisée que de diriger les premiers pas d’une
société, d’en régler l’essor souvent impétueux et incohérent, car,
s’il y a des timides à encourager, il y a en pareil cas encore plus de
présomptueux à contenir avec douceur, pour ne pas laisser étouffer
la société naissante sous une production de travaux bruyants, mais
sans valeur réelle.
Une association scientifique, comme toute autre association, pour
être un élément de progrès et rester viable, doit faire la part de
l'inégalité nécessaire entre les éléments qui la composent, tout en
assurant le libre développement de chacun contre toute restriction
(*) La circulaire annonçant le projet de fonder une Société entomologique
belge et convoquant les entomologistes du pays à se réunir à Bruxelles, le
9 avril 1855, était signée par MM. Andries, Bouillon, Charlier, Colbeau, de Fré,
J. de Lafontaine, Fologne, Fondu, Roelofs et Tennstedt.
er
VIT
abusive, contre toute coterie autoritaire. Si nous avons tous les
mêmes droits, nous sommes fatalement inégaux en aptitudes, en
connaissances et en moyens d’en acquérir. Tout aussi bien qu’il y
aura toujours des vieux et des jeunes, il y aura toujours aussi des
professeurs et des élèves, des forts et des faibles, des naturalistes
de profession, des hommes de loisir et d’autres qui n’ont que peu
de temps à donner à la science. Tous doivent s’entr’aider fraternel-
lement et sans contrainte, c’est le but de toute association ; mais il
n’est pas donné à tous d’y pouvoir jouer le même rôle, et il est hors
du pouvoir de personne d'y créer une égalité absolue. Pour qu’une
société ouverte à tous obtienne et conserve le concours de tous, il
faut que chacun fasse preuve de tact; les maîtres doivent y obtenir
de bon gré l'autorité morale à laquelle leur donne droit leur science
et, en même temps, ils doivent savoir s’abstenir de l’exiger, de faire
sentir cette autorité, et se rappeler qu’ils ne sont pas en chaire.
Or, une société qui vient de naître, en appelant tout le monde à
elle, n’est que trop disposée à des allures absolument égalitaires et
démagogiques, à se croire obligée à affirmer sa liberté en abaissant
un peu brutalement tous sous un même niveau. Ceux qui l’honore-
raient de leur réputation acquise, ceux qui y auraient plus à donner
qu’à recevoir, hésitent à entrer et veulent voir ce qui adviendra.
C’est ce que nous avons vu pendant nos premières années, alors
que, nos élections orageuses, d’une part, nos faibles publications,
d'autre part, le font trop bien voir, nous n’avions pas encore les
allures d’une véritable société savante. Aussi Wesmael, que nous
avions appelé à la présidence d'honneur, n’a jamais paru au milieu
de nous, et Lacordaire n’y vint qu’une fois. Nul doute que, si nos
séances d’alors avaient pu ressembler à celles de notre temps, ils y
eussent été des plus assidus. Nous avons, d’ailleurs, encore plu-
sieurs de nos collègues, éminents dans la science, qui ont aussi
laissé la Société prendre son assiette avant de s’y hasarder.
Honneur donc à ceux qui ont eu la fermeté de tenir la main à ce
que la Société ne fit pas naufrage contre ces écueils où tant d’autres
se sont brisées et se brisent encore tous les jours! Honneur au pre-
mier de nos présidents, encore des nôtres aujourd’hui, M. de Selys-
Longchamps, le véritable père. de la Société; c’est lui qui, avec un
_tact exquis et sans froisser personne, a su conserver l'autorité à la
science parmi tous nos amateurs. Honneur aussi à M. Sauveur, dont
la présidence,en 1866-67, a été une période de rénovation et d’affer-
missement pour nous! Honneur enfin à un de ceux qui nous man-
quent le plus en ce jour de fête, honneur au bon D" Breyer! L'étude
de nos commencements laissera à tous la conviction que, sans ces
trois hommes, sans l’ascendant qu’ils prirent sur leurs collègues, la
Société n’eût pas vécu ou tout au moins fût restée un obscur petit
YIII
cercle d'amateurs, sans notoriété à l'étranger, dédaignée même par
les entomologistes marquants de notre pays, qui auraient continué
à se faire imprimer ailleurs.
Pour assurer pratiquement le développement de la prospérité
scientifique qui allait se manifester en son sein, la Société avait
encore besoin de rencontrer un secrétaire ayant toutes les apti-
tudes requises. Après avoir essayé à peu près chaque année un
nouveau secrétaire, elle eut le bonheur, en 1864, d'appeler à ces
fonctions notre excellent confrère Weyers. Tous ceux d’entre nous
qui l’ont vu à l’œuvre se rappelleront son dévouement, son désin-
téressement, qui lui a fait supporter pendant plusieurs années la
dette sociale contractée pour faire sortir de l’ornière de la médio-
crité notre char embourbé. D'ailleurs, le témoignage le plus frap-
pant du rôle important que notre ancien secrétaire a joué dans
notre existence sociale, c’est la comparaison des volumes publiés
par ses soins avec les minces brochures des années antérieures.
Avec son arrivée au gouvernail, et par suite surtout de son arrivée,
notre Société prit la vraie physionomie d’une société savante, et ce
n’est qu’alors qu’elle fut vraiment connue et appréciée dans le
monde de l’entomologie.
Après lui, je suis bien forcé de le reconnaître, il y a eu encore
des progrès très considérables; mais je me croirais coupable d’une
révoltante injustice si je ne vous déclarais pas hautement que si,
dans ma tâche de secrétaire, j'ai pu encore porter plus haut notre
prospérité scientifique, c’est en m’inspirant des leçons de mon
honorable prédécesseur, en suivant fidèlement la route ouverte
par lui,et aussi parce que mes fonctions personnelles me mettaient
dans des conditions bien plus favorables pour vous servir.
En constatant la part de chacun dans notre naissance à la véri-
table vie scientifique à cette époque, nous ne devons pas oublier ici
de témoigner notre reconnaissance à plusieurs de nos collègues
étrangers, à MM. de Chaudoir, H., Deyrolle et tant d’autres qui
sont venus remplir d'excellents travaux nos Annales et nous aider
dans une très large mesure à en faire une des publications capi-
tales de l’entomologie européenne. Avouons-le, même à présent,
sans les étrangers, et quelque fécondité qu’accuse aujourd’hui l’en-
tomologie belge, notre pays serait encore difficilement à même de
fournir seul la matière d’une publication aussi importante (1). L’exi-
(1) J'ai eu la curiosité de calculer, volume par volume, la part de chacun de
nos collègues dans notre publication. Pour les vingt-deux volumes d’Annales
actuellement publiés, quinze d'entre nous ont fourni à l'impression plus de
100 pages :
49/8: dé Uhandair 4. 197 0 2 EM PT NORD pages.
2 Mi Pateys 1/4 “5 5 1 lo Noam
IX
guité de la Belgique nous obligera, sans doute, toujours, et nous
aurions tort de nous en plaindre, à être une Société internationale
d’entomologie.
Je laissais tantôt entendre qu'avec notre tome VIII, publié en
1864, commença pour notre Société l’ère de prospérité qu’elle a
continué à suivre. Jusque-là qu'avions-nous eu à publier ? Les cata-
logues partiels de la faune indigène, ce premier désir de tous les
commençants et qu’il est si difficile de satisfaire convenablement
même à présent ; ces catalogues, d’une valeur très inégale suivant
les ordres et les auteurs, ne tardèrent pas à être la plupart démodés
par les progrès mêmes de nos membres dans la recherche des
insectes. Puis, on achevait de remplir nos minces volumes d’alors
en amplifiant le plus qu’on pouvait quelques observations, dont la
place aujourd’hui serait dans nos comptes-rendus. Ce n’était pas de
nature, convenons-en, à faire à l’étranger une haute réputation à
notre Société. En 1864, M. H. Deyrolle fut décidé par M. Weyers à
nous confier un travail de plus longue haleine etd’intérêt plus géné-
ral, ses Buprestides de la Malaisie, et, à partir de ce moment, nos
Annales s’ouvrirent sans interruption à une foule de mémoires
d'ordre supérieur, dont quelques-uns sont comptés parmi les meil-
leurs travaux descriptifs de notre époque. Je citerai :
La Révision des Clivinides et la Monographie des Calathides,
de M. Putzeys.
Les travaux monographiques que nous a successivement donnés
M. le baron de Chaudoir, sur les Ozénides, les Trigonotomides, les
Pogonides, les Patrobides, les Orthogonides, les Thyréoptérides,
les Coptodérides, les Callidides, les Brachynides, les Panagéides
et les Scaritides.
Celui de M. Allard sur les Bruchides d'Europe.
Un long mémoire de M. de Marseul sur des Histérides.
MAMA Re nr RS NS To pages.
AA Hi MDevroles ne en 59098 —
So M. de Selys-Longchamps . . . . 290192 —
6° M. Preudhomme de Borre . . . . 269 —
EME EE Ua Lu ele eue) LU 2408 —
SOA AR Ole ee UN GIE AS CS AOL?
SUMPABECRET Aie Pal ee ee ae Vies DUO —
400 M. van Lansberge . . . . + . 11212 —
Monnet LS Te ES AGO «—
ME TSduvale U to te pee SN MAGAN —
PAM Roloane MANN E T2. LE e SAS nn
RME Caps dent LE tre 2257/1428 492 —
An deiErene e 1 de ae 449 —
La suite de travaux que MM. Roelofs, Chapuis et Eichhoff ont
publiés sur les Curculionides et les Scolytides du Japon.
Les travaux de M. Tournier sur les Erirrhinus et les Cneor-
rhinus.
La belle monographie des Onitides, une œuvre magistrale de
M. van Lansberge.
Les travaux du regretté Chapuis sur les Hispides et les Paropsis-
Ceux de feu Lederer sur les lépidoptères de l’Anatolie et de la
Transcaucasie.
Un des grands maîtres de la lépidoptérologie, aussi défunt au-
jourd’hui, le Dr Boisduval, a publié chez nous deux belles mono-
graphies : les Jo et les Adélocéphalides, ainsi qu'un travail sur les
lépidoptères de la Californie.
M.Capronnier nous a donné un mémoire sur les lépidoptères
diurnes brésiliens, nous décrivant les récoltes de Camille Van
Volxem, un espoir de notre Société, prématurément brisé avant
d’avoir pu prendre part à notre œuvre.
M. Mabille a publié le Catalogue des Hespérides du Musée de
Belgique.
MM. de Selys et Mac Lachlan nous ont confié leurs travaux en
commun sur les Névroptères de la Mingrélie et sur ceux de l'Asie
septentrionale.
Enfin, tout récemment, deux arachnologistes, MM. Simon et
Becker, ont commencé à nous enrichir de leurs études, le premier
sur les Opiliones, le second sur les Arachnides et les Scorpions.
Que d’autres travaux moins longs, mais pourtant du plus grand
intérêt, je dois passer sous silence!
Depuis la fin de 1866, nous avons publié les comptes-rendus de
nos séances, publication qui à vivifié et rendu plus sérieuse l’exis-
tence quotidienne de notre Société, mis en lumière les petites obser-
vations de chacun, puis ouvert un champ à des discussions des plus
fécondes, qui ont été suivies et goûtées bien en dehors de nos
frontières.
Pendant la première période de son existence, la Société s’est
évertuée, mais sans succès, à former et à entretenir des collections
d'insectes de la faune du pays. Cette préoccupation s'explique
quand on connaît combien les collections publiques d’entomologie
avaient été jusqu’à ces derniers temps peu publiques. Nous avons
heureusement renoncé à ces vaines tentatives, où s’épuisaient des
ressources que nous trouvons à mieux employer. Dans le monde de
la science, comme partout, chacun a son rôle à remplir et fait sage-
ment de s’y renfermer. Aux administrations de musées à former et
à conserver les collections, aux naturalistes à les étudier, aux
associations de naturalistes à publier les résultats de ces études.
si
LA
XT
Pour en revenir à nos travaux, si nous avons ainsi appelé à y
jouer un rôle prépondérant les hommes les plus savants de l’ento-
mologie belge et étrangère, nous avons su, d’autre part, éviter, et
j'espère que nous continuerons à éviter un autre écueil des sociétés
scientifiques, l’exclusivisme, l’autorité oligarchique d’un petit
comité, officiel ou non, quelquefois même d’une seule personnalité.
Sans verser dans l'utopie de supposer à tous nos membres l'égalité
de connaissances scientifiques, nous avons eu le soin de laisser à la
seule majorité de nos assemblées mensuelles le droit de décider de
la publication des travaux présentés, après s'être éclairée par l’au-
dition des rapports de deux spécialistes, Combien d’autres sociétés
nous envient cette double garantie d’impartialité dans nos déci-
sions! Que d'étrangers sont venus frapper à notre porte, préci-
sément parce qu'ils y trouvaient un verdict équitable et sans pré- |
vention, sans avoir eu à faire, au préalable, leur cour à personne!
Plus d’une fois, dans les dix dernières années que nous venons
de traverser, l’exubérance de notre production scientifique a paru
menaçante pour l'équilibre de nos finances, rigidement adminis-
trées, depuis dix-septans, par notre trésorier actuel, M. Fologne.
C’est à tort que nous nous en sommes parfois alarmés; c’est La con-
séquence inévitable d’un progrès qui procède un peu par secousses.
Tout en modérant sagement notre allure autant que possible, nous
avons peut-être eu le tort de cèder un peu trop à la crainte, dans
ces occasions, et de prendre, même temporairement, des mesures à
tendances restrictives. En avant! c’est la devise des peuples qui
marchent; ce doit aussi être celle des sociétés scientifiques qui veu-
lent marcher.
Trop réservés sommes-nous encore quand il s’agit de demander à
notre gouvernement son concours financier. N'oublions pas où nous
sommes ; Si, AUX États-Unis, tout, dans le domaine de la science, se
fait par l'initiative privée, ce mode de procéder n'est pas encore,
loin s’en faut, dans nos mœurs européennes. Notre Etat a un budget
pour le progrès de la science et non seulement nous avons droit à
y prendre notre part, mais ce nous est un devoir de ne pas la laisser
céder à d’autres. Chaque fois que la publication d’un travail
d'intérêt entomologique réel, ce dont nous sommes naturellement
les juges les plus compétents, exige plus que nos ressources ne
peuvent lui donner, nous ne devons pas hésiter à les demander au
pays. Nous devrions regarder comme un échec la publication d’un
travail entomologique belge ailleurs que chez nous, comme un
passe-droit, si les fonds de l'État sont appelés à le subsidier, car,
nous devons Le proclamer hautement, seuls nous offrons au pays Les
garanties de savoir spécialisé et d’impartialité pour juger de la
valeur des travaux éntomologiques.
XII
Si, au point de vue de la science pure, nous pouvons, d’après
l'hommage qu'ont rendu plus d’une fois à nos Annales les som-
mités de la science, nous vanter d’avoir droit à la reconnaissance du
pays etaux faveurs gouvernementales, en est-il de même au pointde
vue de la science appliquée? Nous devonsregretter de constater que,
sous ce rapport, nous avons bien du chemin à faire avant de pou-
voir, comme il en a été exprimé le désir, être une autorité consul-
tative pour les questions de cette nature. Espérons qu’à notre
cinquantième anniversaire cette lacune aura été comblée et qu’à
cette époque bon nombre de nos membres se seront fait un devoir
de se spécialiser pour cette sorte d’études, trop oubliées parmi nous.
L'étude des mœurs des insectes, qui est une des bases de la
science appliquée et qui, par elle-même, offre tant de charme, tant
de moyens de concilier à l’entomologie la bienveillance générale,
a été aussi trop négligée parmi nous, au profit de l’entomologie
descriptive. Nos principaux travailleurs ont été des monographes,
des hommes de cabinet, et nos excursions à travers les champs et
les bois ont eu trop pour but d'enrichir nos collections, beaucoup
trop peu de voir autour de nous et d'observer patiemment. Le
Dr Breyer, un zélé chercheur, aurait pu beaucoup produire; mais
nous savons avec quelle peine on le décidait à publier quelqu’une
de ces observations dont il a tant emporté avec lui dans la tombe.
Dans ces dernières années, un autre observateur des mœurs des
araignées s’est de suite fait un nom dans la science par quelques
pages publiées dans nos comptes-rendus; ses charmants détails
auraient dû faire école et déjà plus d’un de nos jeunes collègues
aurait dû se décider à chercher à nous faire des révélations sem-
blables sur la vie des autres Articulès que chacun de nous collec-
tionne. Encore un vœu pour notre deuxième cycle de vingt-cinq
ans.
Ici, Messieurs, je dois enfin m’arrêter. De ce coup d’œil raisonné
que je viens de vous faire jeter sur notre histoire, des perspectives
qu’elle à pu nous ouvrir sur notre avenir, je crois que nous devons
conclure que nous pouvons être fiers de la marche accomplie,
confiants dans celle que nous allons continuer. En avant donc, en
avant, pour une nouvelle course de vingt-cinq ans! (Applaudis-
sements.)
Le Président rappelle que la Société, en se fondant, avait nommé
président d'honneur M. le professeur Wesmael, le vénérable doyen
des entomologistes belges. IL y a quelques années, la mort nous l’a
enlevé. Le Conseil d'administration croit devancer les vœux de
tous nos membres en vous proposant de conférer aujourd’hui par
acclamation le titre de président d'honneur à M. le baron de Selys-
MAR
XIII
Longchamps, qui présida à nos travaux pendant nos trois premières
années. Notre Secrétaire nous a tantôt fait remarquer la part consi-
dérable qui revient à M. de Selys dans la constitution et le déve-
loppement de notre Société. J’ajouterai que non seulement M. de
Selys est un des entomologistes les plus illustres de notre époque,
mais que son affabilité et sa bienveillance sont à la hauteur de sa
science ; ila été pour chacun de nous un conseiller, un guide, un
maitre, et nous sommes tous fiers de nous dire de ses élèves. Qu'il
soit donc dorénavant notre Président d'honneur!
Des acclamations prolongées accueillent cette proposition.
M. de Selys-Longchamps, tout en remerciant ses collègues de
cette marque de sympathie, croit devoir protester contre ce témoi-
gnage exagéré d’une reconnaissance qu’il ne croit pas avoir méritée
à ce point. Pour bien établir la réalité des faits, il fait remarquer
qu’il n’était pas au nombre des signataires de la première circulaire
préalable à la fondation, et qu'il n’assistait pas davantage à la
première réunion, le 9 avril 1855.
Le registre aux procès-verbaux des assemblées est apporté sur
le bureau. Il constate qu'effectivement M. de Selys-Longchamps
n’était pas présent à cette première séance, mais il s’y trouve la
mention suivante :
» Il est donné communication d’une lettre de M. de Selys-Long-
champs, par laquelle il exprime ses regrets d’être empêché d'assister
à la réunion. »
Ce qui met à néant l’excuse que l’excessive modestie de notre
savant confrère croyait avoir trouvée pour se dérober à l'hommage
que nous voulons lui rendre. Il est d’ailleurs tellement établi que
M. de Selys a été considéré dès le principe comme l’homme indis-
pensable à notre tête, qu'après deux années de présidence, par un
exemple unique de dérogation formelle à nos statuts, et malgré
les protestations qu’il voulait opposer comme aujourd’hui, la prési-
dence lui a êté continuée un an encore, au grand avantage de notre
Société.
Plusieurs membres insistent pour que M. de Selys cesse de se
défendre d'accepter la présidence d'honneur.
M. de Borre demande la parole : Ce n’est pas seulement pour
M. de Selys lui-même que nous devons maintenir la décision que
nous venons de prendre en faisant violence à sa modestie. Toutes
les sociétés étrangères se font un devoir d'inscrire un entomologisie
aussi éminent parmi leurs membres d'honneur. Il est depuis plu-
sieurs années l’un des dix membres honoraires de la Société Ento-
mologique de Londres; demain sans doute il le sera à Paris. Irons-
nous le laisser confondre ici dans ia foule? Voulons-nous qu'on dise
qu’en Belgique, par application du proverbe : Nul n’est prophète
XIV
en son pays, nous ne Savons pas, ou nous ne voulons pas discerner
les hommes de mérite hors ligne quand nous avons le bonheur d’en
avoir au milieu de nous”?
Des acclamations unanimes obligent M. de Selys-Longchamps à
accepter la distinction que ses collègues ont voulu lui conférer.
M. Mélise, ayant demandé la parole, s'exprime en ces termes :
M. de Borre vient de faire l'éloge des hommes qui ont le plus
contribué à la prospérité de la Société entomologique.
Un sentiment de modestie que nous apprécions l’a empêché de
comprendre parmi ceux qui ont acquis des titres à notre reconnais-
sance un collègue qui, depuis dix ans qu’il remplit les difficiles et
délicates fonctions de secrétaire de la Société, n’a cessé de faire
preuve de zèle, de dévouement et d’une rare abnégation. Par son
talent, son activité et sa persévérance, il a puissamment aidé à
augmenter notre réputation scientifique et à nous créer des rela-
tions avec la plupart des sociétés savantes du globe.
Ce collègue est, Messieurs, comme je l’entends dire ici autour de
moi, la véritable cheville ouvrière de la Société; vous le connaissez
et l’estimez tous, c’est notre ami M. de Borre.
Je propose de lui voter des remerciments,
Cette proposition est accueillie par de longs applaudissements.
M. de Selys-Longchamps propose à son tour de voter des remer-
ciments à M. Fologne, trésorier de la Société depuis bien des années.
Fort occupé d’ailleurs, comme le prouve sa rare présence à nos
séances, M. Fologne trouve dans son dévouement le temps de
maintenir l’ordre dans notre comptabilité et d'exercer une précieuse
vigilance sur les intérêts financiers de la Société. (Applaudis-
sements.)
La séance est levée à 5 1/2 heures.
À six heures, un banquet, honoré de la présence de M. Bergé
père, représentant, a réuni les membres prèsents à cette assem-
blée. À cette cordiale et fraternelle réunion, M. le président
Weinmann a porté le Toast AU Ror, l’intelligent protecteur des
sciences en Belgique, qui, visitant hier encore le Musèe d’His-
toire naturelle, a pris, ainsi que S. M. la Reine, le plus vif intérêt
aux belles collections entomologiques de l'établissement.
M. de Selys-Longchamps a bu au président, à l'administration
actuelle, aux anciens administrateurs de la Socièté et à la prospérité
toujours croissante de celle-ci, rappelant très spirituellement
d'anciens souvenirs de nos premiers temps.
M. de Borre a porté un toast à M. de Selys-Longchamps, à partir
de ce jour notre président d'honneur.
EE <> D
TABLE DES MATIÈRES.
Additions à la Faune du Japon, nouvelles espèces de Curculionides et
familles voisines; observations sur les espèces déjà publiées, par
M. W. ROELOFrS. D ee NEA TRE PRES M UE OR PET a
Description de quatre Me espèces du groupe des Cyphides, par
M. W. ROELOFS . CE D PRO RE ARR AE ne RONRTe
Métamorphoses du Bruchus Barcenæ E. Dug., par M. le Dr ue. Ducs
(avec une planche) . à D RARE
Les Lucaniens de Belgique, par M, L. MÉLISE. . . AR NNC
Supplément au Catalogue des Coléoptères de la Faune belée (Relevé des
Addenda publiés dans les volumes I à XX un, par M. H. Donc-
KIER DE DONCEEL.
Révision du Catalogue des Staphylinides . la Fe Fi par M. H. nie
KIER DE DONCEEL ER TT AO sel DEe aie Ne ne
Staphylinides trouvés à Bréda et dans les environs, par M. le D° HEYLAERTS.
Liste des Staphylinides rencontrés jusqu’à ce jour dans le Département du
Nord, classés d’après la Faune Ra de M. Fauvel, par
M. LETHIERRY. D ENG : AT AE ERA EME UE MAR
Études sur les Scorpions. Premier AE nn. L. BECKER (avec deux
planches) ER €
Note sur le genre Xerodermus Motsch., par M. W. ROELoOrS. RE
Compte-rendu de FAssemblée générale du 16 octobre 1880, convoquée pour
la célébration du XXVe anniversaire de la fondation de la Société.
Pages.
114
118
Annales de la
2)
Sacuéte Értomologique de Belgique
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Annales de la Socèté Entomoloquque de Belgique
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2-Diplocentrus Purvesi 2 Becker 5_Teuthraustes ecuad
3-Ischnurus De Changer ZFecker (2 idem ätramentarius
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DE LA
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BELGIQUE
TOME VINGT-CINQUIÈME
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BRUXELLES
AT SIÈGE DE LA SOCIÈTÉ.
MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE
BRUXELLES & LEIPZIG
LIBRAIRIE C. MUQUARDT
MERZBACH & FALK, SUCC'S
1881 1
AVIS.
Le prix des tomes I à VII des Annales a été fixé à cinq francs;
celui des tomes VIII à XIV à dix francs; celui des tomes XV
à XX à quinze francs, celui des tomes suivants à dix-huit francs
(sauf le tome XXIV, dont le prix est de qualorze francs).
Les membres de la Société désirant obtenir les volumes anté-
rieurs à l’année de leur réception, jouissent d’une réduction d’un
tiers de la valeur.
On peut s’abonner aux comptes-rendus mensuels des séances de
la Société au prix de cnq francs par an. S’adresser, soit au tré-
sorier, M. E. Fologne, rue de Namur, 123, soit au secrétaire,
M. Preudhomme de Borre, au Musée royal d'histoire naturelle,
à Bruxelles.
Les membres de la Société sont priés de porter ceci
à la connaissance de tous ceux qui pourraient avoir
intérêt à s’y abonner.
La cotisation des membres de la Société est fixée à sezze francs.
Les membres étrangers peuvent se libérer en une fois de toute
cotisation, moyennant un versement de deux cents francs.
Les membres associés, résidant en Belgique, payent cèng francs
par an,etreçoivent seulement les comptes-rendus des séances. Ils ne
peuvent être membres associés que depuis l’âge de 15 jusqu’à celui
de 25 ans. Les membres du personnel enseignant moyen, normal et
primaire de Belgique peuvent, à tout âge, faire partie de la Société
comme membres associés. Les fils ou frères d’un membre effectif
habitant avec lui, peuvent aussi être membres associés à tout âge.
ANNALES
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE
DE BELGIQUE
DÉPOSÉ AUX TERMES DE LA LOI
Les opinions émises dans les Annales de la Société sont
propres à leurs auteurs. La Sociélé n’en assume aucunement
la responsabilité.
M. Weissenbruch, imprimeur du Roi, rue du Poinçon, 45, Bruxelles. — 14.
ANNALES
DE LA
OULTE ENTOMOLOGIQUE
DE
BELGIQUE
TOME VINGT-CINQUIÈME
BRUXELLES
AU SIÉGE DE LA SOCIÉTE
MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE
BRUXELLES & LEIPZIG
LIBRAIRIE C. MUQUARDT
MERZBACH & FALK, SUCC'S
1881
Es.
MÉTAMORPHOSES
DE
ÉEPXREMA, DISPAR
par le Dr EUGÈNE DUGÈS, de Guanajuato.
— SÉANCE DU 4 SEPTEMBRE 1880 —
— 20 0 -0—
Nous nous sommes décidé à publier cette note sur les métamor-
phoses de cette larve tubulifère à cause des détails nouveaux qu'il
nous a été donné d’observer.
La larve et l’insecte parfait vivent sur une plante de la famille
des Composées, couverte d’une sorte d’enduit visqueux.
Cette larve (pl. I, fig. 1) ressemble beaucoup à celle de la Min-
turnia dimidiata: elle est molle et blanche, sauf le 1° anneau
thoracique, qui est un peu obscur et peut-être subcorné. Elle est aussi
fortement recourbée à la hauteur des9° et 10° anneaux abdominaux,
ce qui rapproche l’anus de la bouche; mesurée avec soin, on lui
trouve 3 mill. de longueur du sommet de la tête à l’extrémité
courbe, tandis que, étendue, elle mesure 5 mill.
La tête (fig. 2) est cornée, un peu aplatie, mais non tranchante
sur les côtés; elle nous offre un labre légèrement échancré en avant
et soutenu par un épistome bien développé; une paire de fortes
mandibules (fig. 3) échancrées à leur extrémité et armées d’une
forte molaire et d’une dent aiguë; des mâchoires (fig. 42) formées
de deux lobes, l’interne petit et simple, externe beaucoup plus
grand et armé de trois ou quatre poils spiniformes. Ces mâchoires
supportent des palpes (fig. 4?) de quatre articles bien distincts. Enfin
nous trouvons un grand sous-menton (fig. 4°) trapézoïdal qui sup-
porte un menton (4) charnu et comme trimamelonné, puis une
petite languette (e) aussi échancrée et bimamelonnée, qui porte de
petits palpes (s) auxquels nous n’avons vu que deux articles, mais
qui très probablement doivent en avoir trois. Enfin, de chaque côté
du front, on voit une antenne (fig. 27), composée de trois articles
parfaitement distincts et, à sa base, on découvre quatre petits ocelles
dont les deux postérieurs sont les plus gros.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXVe 1
6 MÉTAMORPHOSES
Les autres parties de la larve ne présentent rien de bien notable.
Comme nous l’avons déjà dit, le 1° anneau thoracique est seul un peu
corné, les deux suivants ne différent des autres que par la forme.
Chacun d’eux porte une paire de pattes (fig. 5) bien développées et
armées d’un crochet appendiculé et très aigu, ce qui permet à la
larve de s’accrocher vigoureusement aux branches et d'appliquer
fortement son fourreau contre elles pour en fermer l’entrée à ses
ennemis. Les anneaux 4, 5, 6,7 et 8 sont plus ou moins plissés sur
la partie dorsale, les Jet 10 paraissent transversalement plus larges,
parce que c’est le point où la larve s’incurve.
Cette larve vit dans un fourreau qu’elle transporte avec elle. Ce
fourreau est composé des excréments de la larve; en effet, en exa-
minant au microscope un fragment d’un de ces fourreaux et un peu
d’excrément, délayé, bien entendu, dans un peu d’eau, on y voit
les mêmes débris végétaux, qui sont caractérisés par de grands
stomates que l’on retrouve dans l’épiderme de la plante dont
l'insecte se nourrit.
Nous avons représente (fig. 6) le fourreau d’une jeune larve et
(fig. 7 et 8) celui d’une larve adulte. Le premier ne présente pas
encore de stries d’accroissement, si l’on peut s'exprimer ainsi, qui,
au contraire, sont nombreuses et bien marquées sur le second ; tous
deux sont terminés en haut par un crochet plein.
Quand nous étudiâèmes les métamorphoses de la Minturnia
dimidiala, nous fimes remarquer que ses fourreaux présentaient
des lignes semblables à celles que l’on voit sur celui de l'Exema
dispar et nous attribuâmes ces dessins aux traces laissées par les
agrandissements successifs que la larve avait fait subir à sa
demeure. Cette fois, nous avons eu le bonheur de nous assurer que
notre supposition était la vérité. Nous avons vu une larve procéder
à cette opération. Elle commence par coller le bord de l'ouverture
de sa maison sur une petite branche, puis, avec ses fortes mandi-
bules, elle fend son fourreau longitudinalement dans la partie
postérieure, puis elle sépare les bords de la fente de la quantité
jugée nécessaire et enfin bouche cette ouverture avec ses excré-
ments en travaillant alternativement sur chaque bord de manière
que le travail fini laisse une ligne courbe de chaque côté et une
longitudinale médiane.Sa maison ainsi agrandie, la larve la détache
de la plante et l’emporte avec elle.
En étudiant nos larves, nous avons été témoin d’un fait qui nous
paraît assez curieux pour devoir être rapporté. Une d’elles aban-
donna son fourreau sans cause appréciable. Elle erra d’abord çà
et là, et nous espérions la voir essayer de construire un nouveau
fourreau quand elle rencontra une brindille sèche. Aussitôt elle se
mi au travail et la perfora promptement dans le sens de l'axe.
M.
Te.
DE L'EXEMA DISPAR. A
Quand elle supposa sa nouvelle maison assez grande, elle s’efforça
de se retourner. Ne pouvant y parvenir, parce que le fond n’était pas
suffisamment large pour son gros abdomen, elle troua le fond sur
le côté et, cette fois, après mille peines, elle parvint à se retourner
et aussitôt commença à marcher, traînant avec elle cette demeure
artificielle. Malheureusement, deux ou trois jours après, elle l’aban-
donna comme la première et mourut.
Quand le moment de la transformation est arrivé, la larve fixe
son fourreau sur une petite branche; mais, cette fois, elle en ferme
l'ouverture avec ses excréments, de manière que, si on la détache
avec précaution, on voitqu’elleest fermée par une sorte d’opercule.
Cela fait, elle se relourne et bientôt se transforme en nymphe.
Cette nymphe (fig. 9, 10 et 11) ressemble beaucoup à celle de la
Minturnia dimidiata, comme le montrent les figures, seulement,
dans celle-ci, les 2°, 3°, 4°, 5°et6° anneaux abdominaux présentent un
très petit tubercule cilié de chaque côté du demi-anneau abdominal
et le 7e, un tubercule beaucoup plus développé et qui semble biar-
ticulé. Quand nous écrivimes notre note sur les métamorphoses de
la Minturnia dimidiata, nous émîmes la supposition que les
tubercules qui arment l'abdomen de ces nymphes, beaucoup plus
développés du reste dans celle de la Minturnia, pouvaient servir
à l’insecte pour se retourner dans son fourreau; mais il nous est
démontré maintenant par l'étude de l'Exera que la nymphe ne se
retourne pas, ce qui était probable, mais que c’est la larve qui, après
s’être enfermée dans son fourreau, prend cette position dans laquelle
elle passe à l’état de nymphe.
Bientôt cette nymphe se transforme en insecte parfaït et celui-ci,
rongeant circulairement le fond du fourreau (fig. 74), en détache
ainsi une sorte de calotte et sort.
Il nous a paru inutile de faire la description de l’insecte parfait;
nous n’aurions rien eu à ajouter à l’exacte et parfaite description
qu'en a donnée Lacordaire (Monographie des Coléoptères Phylo-
phages, t. IX, p.850). Nous nous sommes seulement permis de repré-
senter quelques parties de cet insecte (fig. 12, 13, 14, 15 et 16).
Nous ajouterons aussi que nous avons vu ce petit insecte se servir
avec beaucoup de facilité de ses ailes inférieures. Placé sur l’extré-
mité du doigt, il s'envole avec la facilité d’une mouche.
Enfin, nous avons trouvé dans quelques fourreaux des larves
apodes, la nymphe et un insecte parfait d’un insecte qui nous a
paru être un Ichneumonide ; n’ayant pu suivre convenablement les
métamorphoses de ce parasite, nous nous contentons de citer sa
présence dans les fourreaux.
Tupataro, 22 octobre 1879.
LISTE DES HÉMIPTÈRES
RECUEILLIS PAR M. DELAUNEY
À LA GUADELOUPE, LA MARTINIQUE ET SAINT-PARTHÉLEMY
PAR
L. LETHIERRY.
— SÉANCE DU 6 NOVEMBRE 1880 —
— 029 82 0-0—
Tetyra pinguis Germar. — Guadeloupe, 2 exemplaires.
Cydnus insularis Hope. — Guadeloupe, 1 ex.
Podisus distinctus Stàl. — Guadeloupe, 1 ex.
Macropygium reticulare Fabr. — Guadeloupe, 1 ex.
Mormidea ypsilon Linné. — Guadeloupe, 4 ex.
Berecynthus delirator Fabr, — Martinique, 1 ex.
Loxa flavicollis Drury. — Guadeloupe, 1 ex.
Nezara marginata P. Beauvois. — Guadeloupe, 1 ex.
— Prasina Linné. — Guadeloupe, 6 ex.
Piezodorus Guildini Westwood. — Guadeloupe, 1 ex.
Aceratodes meditabunda Fabr. — Guadeloupe, 5 ex. Martinique,
2 6X.
— bifida Say. — Guadeloupe, 7 ex Martinique, 3 ex.
Piezosternum subulatum Thunberg. — Guadeloupe, 1 ex.
Spartocera batatas Fabr. — Guadeloupe, 2 ex. Martinique, 1 ex.
— allernata Dallas. — Guadeloupe, 6 ex., Martinique,
8 ex.
Anasa bellator Fabr. — Guadeloupe, 1 ex.
— Scorbutica Fabr. — Guadeloupe, 1 ex.
Leptoglossus stigma Herbst. — Guadeloupe, 2 ex.
Serinetha sangquinolenta Fabr. — Guadeloupe, 1 ex.
Leptoscelis lunata Fabr. — Guadeloupe, 1 ex.
— Picta Drury. — Guadeloupe, 17 ex.
RU
HÉMIPTÈRES RECUEILLIS PAR M. DELAUNEY, ETC. 9
Megalotomus pallescens Stàl. — Guadeloupe, 1 ex.
Leplocorisa tipuloides de Geer. — Guadeloupe, 1 ex.
Margus obscurator Fabr. — Guadeloupe, 6 ex.
Oncopeltus semilimbatus Stàl. — Martinique, 5 ex.
_ fasciatus Dallas. — Guadeloupe, 5 ex.
Lygœus lineola Dallas. — Guadeloupe, 10 ex.
Kleidocerus piclipes Stàl. — Guadeloupe, 14 ex.
Geocoris deficiens, nov. sp. Flavicans. Caput læve. Thorax
antrorsum distincte angustatus, distinctissimè et sparsè punctatus
lineà callosà transversale ad apicem lævigatâ. Scutellum fortiter
punctatum, callo sub-basali lævigato, lineâque longitudinali sub-
Jævigatà apicali, instructum. Clavus ad apicem unicâ serie medià
quatuor aut quinque punctorum majuseulorum instructus : corium
ad suturam clavi unicà serie minimorum punctorum instructum,
dein ferè totum lævigatum, apice ad suturam membranæ angustè
fuscum : membrana hyalina. Long. 4 mill. — Guadeloupe, 1 ex.
Entièrement d’un flave testacé, sauf une étroite bordure brune
à l'extrémité des Cories. Tête lisse (les antennes manquent chez
l'unique exemplaire que j'ai eu sous les yeux). Prothorax rétréci en
avant, ce qui le rend trapéziforme; couvert de gros points épars,
avec une ride élevée calleuse transversale lisse, assez prononcée
près de l’extrémité antérieure, et un fort bourrelet terminal, lisse :
ces deux callosités transversales sont séparées par une série trans-
versale unique de points fins. L’écusson est couvert de points assez
forts et épars, avec une forte callosité subtriangulaire lisse près de
la base : cette callosité est continuée jusqu’à la pointe de l’écusson
par une ligne longitudinale lisse beaucoup moins élevée et moins
saillante. Le Clavus est lisse, ne présentant, au milieu, de chaque
côté de l'extrémité de l’écusson, qu’une série de quatre ou cinq
points bien distincte. Les Cories, tout contre leur point de jonction
avec le Clavus, offrent une série unique de points fins; le reste de
leur surface paraît à peu près lisse. Membrane transparente, dépas-
sant notablement l'abdomen.
Bien distinct par l'unique série de points de la base des Cories.
Plociomerus mullispinus Siàl. — Martinique, 1 ex.
Salacia sericea, nov. sp. Ovalis, opaca, fusco-ferruginea,
pilosa : articulis secundo apicem versus necnon tertio (imâ basi
exceptà) flavis, quarto fusco. Corpore opaco : Pronoto distinct
punctulato, maculis duabus magnis transversis lobi antici lævi-
gatis : hemelytris distinctè, in clavo fortius, punctatis, obscurè
ferrugineis, flavo et albo maculatis : membrana fusca, venis albis.
Long. 2 1/2 mill. — Guadeloupe, 1 ex.
Ovalaire, opaque, d’un ferrugineux foncé, couverte de petits
10 HÉMIPTÈRES RECUEILLIS PAR M. DELAUNEY
poils courts épars de couleur dorée. Deuxième et troisième articles
des antennes d’égale longueur, le deuxième flave dans sa deuxième
moitié, le troisième flave presque en entier, excepté un mince
anneau noir à sa base, le quatrième brun.Corps opaque en dessus et
en dessous. Pronotum pointillé, avec deux grandes taches lisses occu-
pant presque entièrement le tiers antérieur de sa surface. Clavus dis-
tinctement, Cories un peu plus faiblement ponctuées en séries régu-
lières : elles sont d’un ferrugineux foncé tachées de macules car-
rées ou ovales jaunes et blanches : deux de ces taches sur les Cories
sont situées le long de la suture du Clavus, deux autres sur le bord
marginal, l’une un peu en avant du milieu, l’autre à l'extrémité;
une autre à l’angle interne de la Corie, près de l’extrémité de la
suture; quelques autres plus indéterminées ou moins visibles sur le
reste de la surface. La membrane est brune avec les nervures
blanches ; l’'écusson est noirâtre, avec une petite ligne longitudinale
jaune à son extrémité.
Ozophora Burmeisteri Guérin. — Guadeloupe, 8 ex.
Dysdercus Delauneyi, nov. sp. Sanguineus, antennis nigris,
exceptis annulo basali albo quarti articuli, primique parte basali
sanguine : articulo apicali rostri, Pronoti parte -posticà, hemely-
tristotis cum membranâ extüûs albo-cinctà, pedibusque (exceptà
parte basali femorum) parteque basali segmentorum omnium ven-
tris, nigris. Long. 10 à 12 mill.
Variat : Pronoti parte posticà et hemelytris fusco-rubris aut
obscurè rubro-maculatis. Affinis D. ruficolli Linné. Guadeloupe,
1 ex., Martinique, 12 ex.
D'un rouge sanguin, avec les antennes noires, moins un anneau
blanc à la base du quatrième article, et la base du premier article
qui est rouge; le dernier article du bec, la base du Pronotum, les
Hémiélytres, ainsi que la membrane, moins une fine bordure
blanche de celle-ci, les pattes, moins la base des cuisses, sont noirs,
ainsi qu’une bande transversale à la base de chacun des segments
du ventre.
VARIÉTÉ : Base du pronotum et hémiélytres plus ou moins
obscurément rougeâtres ou tachées de rouge obscur; mais mem-
brane toujours noire bordée de blanc.
Voisin du D. ruficollis Linné, mais paraît bien distinct par les
bandes noires des segments ventraux, et la couleur générale qui
varie peu.
Dysdercus A ndrecæ Linné. — Guadeloupe, 1 ex.
Aneurus polilus Say. — Guadeloupe, 1 ex.
Lyqus contaminatus Fallen. — Guadeloupe, 9 ex.
PϾciloscytus (s. g. Charagochilus) irroratus, nov. sp.
Ferrugineo-fuscus, pilis sub-argenteis suprà et subtus guttatus :
Ë
À LA GUADELOUPE, LA MARTINIQUE ET SAINT-BARTHÉLEMY. 11
antennis nigris, secundo articulo longo, modicè incrassato, flavo,
basi et apice nigro. Pronoto et scutello rugosè et validè punctatis :
hemelytris impunctatis, opacis, ferrugineo-fuscis, cuneo albo-
cincto, membranà infumatà : pedibus testaceis. Long. 4 mill. —
Guadeloupe, 1 ex.
D'un brun ferrugineux, parsemé en dessus et en dessous, surtout
sur les hémiélytres, de petites gouttelettes formées par des poils
gris argentés. Antennes noires : leur second article, le plus long
de tous, un peu épaissi, flave avec sa base et son extrémité noire.
Pronotum etécussonrugueux, fortement ponctués. Les Hémiélytres,
au contraire, paraissent imponctuées : elles sont opaques, d’un
brun ferrugineux, avec le Cuneus finement bordé de blanc, et la
membrane enfumée.
HemiceRocoris, Nov. genus.
Corpus oblongum, suprà, præsertim in Pronoto, densè sed bre-
viter pilosum, densè et distinctè punctatum, tantum capite glabro.
Caput suprà trapeziforme, longitudine duplo latius, basi leviter
angustatum, oculis prominentibus, Pronoto distantibus. Antennæ
pilosæ, quadriarticulatæ, articulo primo longitudinem capitis non
superante, crasso ; articulo secundo longo, æqualiter crasso, primo
quintuplo longiore ; tertio et quarto gracillimis, præcedente simul
sumptis dimidio brevioribus. Pronotum basi quam apice saltem
triplo latius, stricturà anteapicali validà, impressâ, instructum ;
lateribus obliquis, stricturà lateribus rectà. Pedes longi, modice
graciles.
Hoc genus generi Capso affine est; stricturà Pronoti distinctis-
simum.
Corps oblong, très densément couvert d’une courte pubescence,
surtout sur le Pronotum, densément et distinctement ponctué : la
tête seule paraît lisse et brillante. Tête en forme de trapèze en
dessus, coupée droit en avant, une fois plus large que longue, un
peu rétrécie à la base : les yeux sont proéminents et placés à la
partie antérieure de la tête, et, par conséquent, non contigus au
Pronotum. Les antennes, de quatre articles, sont poilues; le pre-
mier article, de même longueur que la tête, dépasse notablement
son niveau antérieur, et est assez épaissi : le deuxième article, de
même épaisseur que le premier dans toute son étendue, est cinq
fois plus long; les deux derniers, d’égale longueur, sont, surtout le
dernier, très grêles et, ensemble, ils ne dépassent pas la moitié de
la longueur du second. Les antennes semblent done composées de
deux parties, la première, épaisse, la plus longue, formée des
deux premiers articles, la seconde très grèle, courte, formée des
\
12 HÉMIPTÈRES RECUEILLIS PAR M. DELAUNEY
deux derniers. Le Pronotum est au moins trois fois plus large à sa
base qu’à sa partie antérieure : en avant, il est, sur un espace égal
au tiers de sa longueur, muni d’un fort étranglement profondé-
ment impressionné au milieu : les bords latéraux de cet étrangle-
ment sont droits, tandis que les bords latéraux du reste du Pronotum
vont en ligne oblique depuis la base jusqu’à cet étranglement. Les
pattes sont assez grêles.
Voisin du genre Capsus, tel que le comprennent Fieber et Reuter,
mais bien distinct par l’étranglement remarquable du Pronotum et
la forme de la tête,
Hemicerocoris nigritarsis, nov. sp. Ruber : capite et
duobus antennarum articulis ultimis pallidis : tarsis nigris
membrana hyalina. Long. 5 mill. — Guadeloupe, 2 ex.
D'un beau rouge vermillon : tête pâle ainsi que les deux derniers
articles des antennes : tous les tarses noirs.
Eroticoris albiceps, nov. sp. Elongatus, pallidè flavus, niti-
dus : capite et parte strictà anteriore Pronoti (excepto callo apicali
flavo) albis : antennis nigris, primo articulo pallido : scutellum,
parte basali membranæ et tarsis fuscis. Caput lævigatum, parte
anteriore Pronoti latius, oculis prominulis : Antennis gracilibus,
primo articulo crassiore, et capite longiore; secundo primo duplô
longiore, gracili, non sensim incrassato, tertio et quarto gracilli-
mis. Pronoto densè punctato, anticè constricto et marginato, late-
ribus sinuato. Scutello et hemelytris lævibus, membranà hyalinà,
parte anteriore internà fuscà. Long. 5 mill. — Guadeloupe, 4 ex.
Assez allongé, luisant, d’un flave pâle, sauf la tête et la partie
antérieure du Pronotum, à l'exception de son rebord, qui sont d’un
blanc plus ou moins sale, et les antennes, moins leur premier arti-
cle, l’écusson, la base de la membrane et Les tarses qui sont bruns.
Tête lisse, plus large, y compris les yeux, que la partie antérieure
du Pronotum : yeux assez saillants. Antennes grêles et noires,
moins leur premier article plus épais et pâle : ce premier article
est un peu plus long que la tête et la dépasse beaucoup; le deuxième
article est une fois plus long que le premier, grêle, non sensible-
ment renflé à l’extrémité; les deux derniers sont encore plus
gréles. Pronotum densément ponctué, étranglé et rebordé en
avant, à bords latéraux bien visiblement sinuës. L’écusson et les
hémiélytres paraissent lisses, moins luisants que le Pronotum; la
membrane est transparente, avec la partie antérieure avoisinant la
suture brune.
Lasiochilus pallidulus Reuter (Acanthiidæ Americanæ, 1871,
p. 962).
L'exemplaire unique rapporté par M. Delauney a le premier
article des antennes non pas noir, ainsi que l'indique la description
15
A LA GUADELOUPE, LA MARTINIQUE ET SAINT-BARTHÉLEMY. À)
de M. Reuter, mais d’un fauve seulement un peu plus foncé que
le reste de l'antenne.
Salda Signoreti? Guérin. — Saint-Barthélemy, 1 ex.
Zelus rubidus Lepelletier et Serville. — Guadeloupe, 12 ex.
Cerascopus Fairmairei Dohrn. — Martinique, un seul exem-
plaire non encore arrivé à l’état parfait.
Zaitha margineguttata Dufour. — Guadeloupe, 3 ex.
Notonecta pallipes Fabr. — Saint-Barthélemy, 3 ex.
Pelocoris Poeyi Guérin. — Saint-Barthélemy, 2 ex.
Corisa Kollari Fieber. — Saint-Barthélemy, 4 ex.
Tympanoterpes grisea Germar. — Guadeloupe, 6 ex.
Diacira substigmatica nov. sp. Ferruginea, subtus in pectore
et pedibus pallidior, abdomine nigro : homelytris pellucidis, venis
simplicibus (non granulatis), antè venas apicales arcuatim positas
furcatis, nigris : maculà oblongà costali nigrà pone medium mox
posità, costam ipsam non tangente, nigrâ. Long. 5 mill. — Guade-
loupe, 1 ex.
Ferrugineuse sur la tête, le Pronotum et l’écusson : poitrine et
pattes plus pâles :abdomen noirâtre. Homélytres translucides, avec
une légère teinte ferrugineuse; leurs nervures simples, non gra-
nulées, fourchues en avant des nervures apicales qui sont disposées
d’une manière irrégulière et forment ensemble de chaque côté un
arc irrégulier : un peu après le milieu des côtés, une tache opaque
noire, en ovale allongé, qui n’atteint pas le bord marginal.
Pintalia pictipennis Stàl. — Guadeloupe, 1 ex.
Alcestis longiceps nov. sp. Pallidissima, ferè alba ; homelytris
translucidis; vertice longitudine non latiore, anticè rotundato,
elevato-marginato, lateribus rectis, elevato-marginatis; in medio
carinulâ posticè furcatà, marginem anticum non attingente,
instructo. Scutellum tricarinatum, carinis lateralibus arcuatis.
Tegmina ampla, abdomine duplo longiora et latiora. Long. 10 mill.
— Guadeloupe, 1 ex.
A. pallescenti Stâl vicina : vertice longiore, colore pallidiore,
staturà majore distincta.
Très pâle, blanchâtre : homélytres transparentes. Vertex aussi
long que large, arrondi et muni d’un rebord élevé en avant, droit
et rebordé sur les côtés : au milieu on voit une petite carène longi-
tudinale bifurquée en arrière et n’atteignant pas le bord antérieur.
Écusson chargé de trois carènes, les deux latérales arquées. Les
homélytres sont très amples, du double plus longues et plus larges
que l'abdomen : leurs nervures apicales sont reliées entre elles çà
et là par de petites nervures transversales.
Elle ressemble un peu à l'A. pallescens Stàl; mais le vertex est
14 HÉMIPTÈRES RECUEILLIS PAR M. DELAUNEY
aussi long que large; la couleur est plus blanche, et la taille plus
grande.
Alcestis triangulator nov. sp. Pallidissima : homelytris
translucidis, fascià irregulari transversà sub-basali nigrà, macu-
lisque nigris ante medium positis, unà sub-suturali, cæteris minus
distinctis, discoidalibus, ornatis : amplis, tertià parte abdomine
longioribus. Vertice longitudine non latiore, antice et lateribus
elevato-marginato, anterius rotundato; in parte basali carinæ duæ
obliquæ in angulum ante apicem conjunguntur. Scutellum trica-
rinatum, carinis lateralibus arcuatis. Long. 6 mill. — Guadeloupe,
1 ex.
Très pâle, avec les homélytres transparentes, ornées près de leur
base d’une fascie étroite, noirâtre, irrégulière, un peu arquée d’avant
en arrière, venant toucher la pointe de l’écusson, et de plusieurs
taches brunes situées avant leur milieu, l’une prés de la suture, et
quelques autres sur le disque, moins visibles. Ces homélytres sont
assez amples, d’un tiers plus longues que l'abdomen; leurs nervures
apicales sont reliées entre elles çà et là par de petites nervures
transversales.
Le vertex est aussi long que large, arrondi en avant, muni en
avant et sur les côtés d’un rebord élevé; de sa base naissent deux
carènes dirigées obliquement pour se réunir en angle un peu avant
le rebord antérieur, de manière à former avec la base un triangle
un peu plus long que large. L’écusson a trois carènes, les deux
latérales un peu arquées.
Carthæa viriditerminata nov. sp. Sordidè flavescens : vertice
producto, longiore quam latiore, anticè obtusè angulato, in medio
nec sulcato nec carinato. Tegminibus irregulariter reticulatis, in
disco ante medium callo nitido instructis; amplis, extùs valdè
rotundatis, ferè semicircularibus, apice intüs rotundato-angulatis,
et margine viride tenuissimà elevatà terminatis. Long. 10 mill. —
Guadeloupe, 3 ex.
D'un jaune sale : vertex prolongé en avant, en angle peu aigu,
plus long que large, sans sillon ni carène en son milieu. Les homé-
lytres sont couvertes de nervures formant un réseau irrégulier :
elles sont amples, munies sur le disque avant le milieu d’un point
calleux lisse, luisant; fortement arrondies, presque semi-circulaires
en dehors : leur angle apical interne est un peu projeté en haut,
mais tout à fait arrondi au lieu d’être en pointe : le rebord apical,
ainsi qu'une petite partie terminale de la suture est d’un beau vert
foncé qui tranche avec la couleur des autres parties du corps.
Cette espèce, ainsi que la suivante, semblerait devoir faire le
passage des T'hiscia de Stàl à ses Carthæa : les homélytres sont
arrondies en dehors et réticulées comme celles des Zhiscia.
J 19
D |
_
A LA GUADELOUPE, LA MARTINIQUE ET SAINT-BARTHÉLEMY. 19
Carthæa simillima nov.sp. Præcedenti similis : verticeleviter
longitudinaliter canaliculato, thorace leviter carinato; tegminibus
extüs minus rotundatis, imâ parte apicali lineolis transversis ferru-
gineis interruptis ornatà, differt. Long. 10 mill. — Guadeloupe,
1 ex.
Semblable à la C. viriditerminata, mais vertex muni d’un très
lèger sillon longitudinal; Pronotum très légèrement caréné. Les
homélytres sont moins arrondies en dehors; leur rebord apical est
ferrugineux au lieu d’être vert, et toutcontre ce rebord, on distingue
une série de petites linéoles transversales, séparées l’une de l’autre
par de petits intervalles pâles, où viennent aboutir les nervures.
. Ormenis nivea nov. sp. Sordidé albida : tegminibus apice sub-
truncatis, angulis apicalibus externo et interno rotundatis. Caput
ante thoracem parum prominens, truncatum; carina frontis longi-
tudinalis media acutiuscula. Tegmina ampla, apicem versus sensim
latiora, apice subtruncata, apicem versus seriebus duabus areola-
rum elongatarum instructa. Long.7 mill. — Guadeloupe, 1 ex.
D'un blanc sale : homélytres un peu tronquées à leur extrémité,
mais avec leurs angles apicaux externe et interne arrondis. Tête
peu prolongée en avant du Pronotum, tronquée : sur le front on
voit une carène médiane longitudinale aiguë, bien marquée. Les
homélytres sont assez amples, dilatées peu à peu de leur base au
sommet, et vers leur extrémité sont garnies d’une double série de
cellules allongées.
Ormenis nigra nov. sp. Suprà nigra, subtus ferrugineo-
brunnea, tegminibus apice obliquè truncatis, angulis apicalibus
externo et interno rotundatis. Caput ante thoracem vix prominens,
truncatum; carina frontis longitudinalis media obsoleta, ante
apicem evanescit. Tegmina apicem versuslatiora, apicesubtruncata,
nigra, apicem versus seriebus duabus areolarum elongatarum, in
disco areolis minus regularibus subquadratis minoribus instructa.
Long. 8 mill. — Guadeloupe, 1 ex.
Noire en dessus, d’un brun ferrugineux en dessous : les homé-
lytres obliquement tronquées à l'extrémité, avec leurs angles
externe et interne arrondis. Tête à peine prolongée en devant du
Pronotum, tronquée, avec une faible carène peu marquée sur le
front, et qui n’atteint pas son extrémité inférieure. Homélytres
s'élargissant graduellement de la base à l'extrémité, noires, munies
à l'extrémité d’une double série de cellules allongées, et sur leur
disque, d’autres cellules presque carrées plus petites et moins régu-
lières.
Philænus spumarius Linné. — Guadeloupe, 1 ex.
Darnoides ? carinata nov. sp. Oblongus, fusco-ferrugineus,
punctatus, griséo et auro-sericeus : parte anticâ et discoidali
16 HÉMIPTÈRES RECUEILLIS PAR M. DELAUNEY
Pronoti, tibiis et tarsis pallidioribus. Caput Pronoto longitudine
æquale. Pronotum anticè declive, humeris angulosis, non productis,
pone humeros valdè sinuatum; in medio longitudinaliter acutè
unicarinatum, carinisque duabus incompletis pone medium, nec ad
apicem ductis, instructum : processu postico longo, acuminato,
apicem abdominis, nec tegminum, attingente. Tegmina detecta,
subhyalina, parte basali opacà, obscuriore, venis auro-pilosis;
areolis apicalibus quinque, instructa. Long. 8 à 9 mill. — Guade-
loupe, 6 ex.
Pronoto carinato insignis : an hujus generis?
Variat: l'ere tota nigra, areolis discoidalibus et apicalibus
tegminum hyalinis, pedibus rubris.
Oblong, d’un brun un peu ferrugineux, couvert sur tout le corps
d’une pubescence soyeuse grise, dorée par places. Le devant du
Pronotum est d’un gris pâle avec une tache noire en forme d’accent
circonflexe dont le sommet aigu vient aboutir près de la tête : après
les épaules, entre les épaules et la pointe, une autre partie de même
couleur gris-pâle. Les cuisses sont noires, les tibias et les tarses
pâles. Tête de la largeur du Pronotum. Pronotum déclive en avant,
ses épaules saillantes en angle bien marqué, mais nullement
prolongé au delà du niveau latéral des homélytres : après les
épaules, une échancrure très marquée de chaque côté le rétrécit
brusquement, puis ce rétrécissement continue graduellement, et se
termine par une pointe droite très aiguë, de même longueur que
l'abdomen, mais n’atteignant pas tout à fait l'extrémité des homé-
lytres. Sur la partie antérieure du Pronotum, au-dessus des yeux,
on voit deux impressions arrondies très larges, de même diamètre
que les yeux; au milieu, depuis la tête jusqu’à la pointe du prolon-
gement, il est parcouru en son entier par une carène très marquée,
aiguë ; et sur sa partie discoïdale, entre les épaules'et la pointe, on
voit deux petites carènes de chaque côté de la carène médiane,
n’atteignant pas l’épaule et cessant un peu au delà du niveau du
milieu des homélytres. Homélytres très découvertes, à cause de
l’étroitesse du prolongement prothoracique : elles sont légèrement
transparentes ; la base est opaque, de couleur foncée; leurs nervures
sont couvertes de poils dorés épars : les cellules apicales sont au
nombre de cinq.
VARIÉTÉ : Presque entièrement d’un brun noir, avec les cellules
discoïdales et apicales des Homélytres transparentes, et les pattes
d’un rouge vif. Par son Pronotum caréné sur toute sa longueur,
cette espèce s'éloigne considérablement des autres espèces du
genre, Peut-être doit-elle en être séparée ?
A LA GUADELOUPE, LA MARTINIQUE ET SAINT-BARTHÉLEMY. 17
DELAUNEYA, Nov. genus,
Caput perpendiculare, latum : oculi longitudine latiores. Thorax
nitidus, versus angulos laterales non cornutus; declivis, pone
angulos emarginatus : processu postico longo, ad apicem angus-
tissimo, acutissimo, marginem internum tegminum tangente, ad
apicem tantüm levissimè unicarinato. Scutellum lateribus detec-
tum, punctatum, parte basali pilosà. Tegmina areis apicalibus
quinque oblongis obtecta. Tibiæ simplices.
Tête perpendiculaire, aussi large que le Pronotum ; les yeux plus
larges que longs. Pronotum très luisant, progressivement déclive
en avant, inerme aux angles latéraux qui sont marqués, mais ne
dépassent pas le niveau des Homélytres; au-dessus de ces angles,
une échancrure de chaque côté rétrécit assez brusquement le Pro-
notum, qui se prolonge en une pointe longue, très étroite, très
aiguë, qui laisse à découvert une grande partie de l’écusson, puis
recouvre le bord interne des Homélytres : vers son extrémité seu-
lement, on voit une petite carène longitudinale peu marquée.
Écusson ponctué, avec des poils cendrés bien visibles sur sa partie
antérieure. Cinq cellules apicales aux Homélytres; tibias non
dilatés. :
Par l’ensemble de son facies, l’insecte qui fait le type de ce genre
ressemble beaucoup à certaines espèces des genres Darnoides et
Acutalis Fairmaire, dela tribu des Membracides; mais le peu de
largeur de la partie terminale du prothorax, qui laisse à découvert
une grande partie de l’écusson, doit le faire ranger dans la tribu
des Centrotides.
Delauneya fasciata, nov. sp. Nigra aut castanea, nitida :
parte anticà tegminum nigrâà, nitidà, fascià flavâ latà instructà;
parte posticà hyalinà. Oblonga, ad apicem attenuata. Pronotum
nitidissimum, obsoletè punctatum, ferè læve. Caput subtus et
pectus, necnon pedes, pilosi. Long. 7 mill. — Guadeloupe, 4 ex.
Oblongue, atténuée vers l'extrémité, de couleur noire ou châ-
tain, luisante : partie antérieure des Homélytres noire, brillante,
avec une large bande transversale jaune au-dessous de l’épaule;
moitié postérieure transparente, mais un peu enfumée. Pronotum
très luisant, avec des points épars très peu marqués, par consé-
quent presque lisse. Tête en dessous et poitrine couvertes de poils
cendrés très serrés par places : pattes avec des poils épars et des
soies raides sur les tibias.
Tettigonia Guadulpensis, nov. sp. Elongata, vertice anticè
rotundato, dimidià longitudine Pronoti longiore; subtus cum
pedibus flava; suprà vertice flavo, fascià anteoculari transversä
18 HÉMIPTÈRES RECUEILLIS PAR M. DELAUNEYŸ
nigrâ. Pronotum nigrum, nitidum, sericeum, fascià latà medià
aurantiacà. Scutellum flavum, basi nigrum. Tegmina nigra, opaca,
impunctata; fasciis tribus longitudinalibus, puncto sub-discoidale,
fasciâque transversà pone medium, flavis, maculâque hyalinà
ovatà, obliquè sità versus apicem, instructa. Long. 8 mill. —
Guadeloupe, 3 ex.
T. ignicolori et nigriventri Signoret, affinis.
Allongée, avec le vertex arrondi en avant, dépassant en son
milieu la moitié de la longueur du Pronotum. Dessous flave, ainsi
que les pattes. En dessus, le vertex est flave, avec les ocelles noirs
et une bande transversale noire arquée en devant des yeux. Pro-
notum luisant, avec un reflet soyeux, noir, avec une bande trans-
versale médiane de couleur orangée un peu plus large au milieu
que sur les côtés. Ecusson jaune, noir à sa base. Homélytres noires,
opaques, paraissant imponctuées, avec trois bandes longitudinales,
une partant de l’épaule, dirigée obliquement vers la suture et
suivant cette suture jusqu’à la moitié de la longueur du Clavus :
une autre bande suit la suture du Clavus avec les Cories jusqu’à
son extrémité : une troisième bande est sub-marginale et se ter-
mine un peu après le milieu; en cet endroit, entre l'extrémité de
cette bande et la suture, on voit une petite tache ovale jaune : plus
loin, vers le troisième quart de la longueur de l’Homélytre, une
petite bande étroite transversale jaune, qui n’atteint pas la suture :
plus loin encore, près de l’extrémité, une tache oblique plus large
d'un blanc ou jaune transparent, touchant le bord marginal, mais
n’atteignant pas la suture.
Voisine des T. ignicolor et nigriventris Signoret.
Tettigonia prolixa, nov. sp. Parva, elongata, flavo-viridis :
dorsum abdominis nigrum : vertice rotundato, lineato, vittis nigris
concentricis; fronte nigrà, lineolis flavidis transversis ornatà. Pro-
noti disco posteriore viridi : Homelytris virescentibus, apice
hyalinis : pedibus pallidis. Long. 5 mill. — Guadeloupe, 5 ex.
T. noveboracensis Fitch, staturà et colore affinis, venis trans-
versis homelytrorum deficientibus distincta.
Assez petite, allongée, d’un jaune vert, avec la partie dorsale de
l'abdomen noire : vertex arrondi, présentant de chaque côté de
petites lignes noires concentriques : front noirâtre, avec de petites
linéoles transversales flaves. Partie postérieure du Pronotum d'un
vert foncé. Homélytres d’un jaune verdâtre, transparentes à l'extré-
mité : pattes pâles.
Très voisine de la 7. noveboracensis Fitch; s'en distingue par
l'absence de petites nervures transversales sur les Homélytres.
Cœlidia semiflava, nov. sp. Elongata, flava : vertice rotun-
dato, longitudini Pronoti æquali, flavo : Pronoto aurantiaco, late-
be.
À LA GUADELOUPE, LA MARTINIQUE ET SAINT-BARTHÉLEMY 19
ribus nigro : Clavo flavo-viridi; coriis nigris, areolis anticis longi-
tudinalibus flavis, maculisque marginalibus duabus pone medium,
pallidis, posteriore distinctissimà, hyalinà, ovatà. Long. 6 1/2 mill.
— Guadeloupe, 1 ex.
Allongée, d’un jaune pâle : vertex arrondi en avant, de même
longueur que le Pronotum, pâle, avec deux impressions très peu
marquées. Pronotum de couleur orangée, noir de chaque côté.
Clavus d’un jaune vert, un peu taché de noir sur les côtés à sa
base; les Cories sont noirâtres, avec les cellules longitudinales
antérieures jaunâtres : sur leur bord marginal, après le milieu, on
voit deux taches pâles, dont la postérieure est ovale, transparente
et très distincte. Toutes les nervures sont simples, dépourvues de
gouttelettes jaunes.
LISTE DES ORTHOPTARES
RÉCOLTÉS DANS L'AFRIQUE AUSTRALE (‘) PAR M. DE SELYS-FANSON
ET FAISANT PARTIE
DU MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE DE BRUXELLES
PAR
AUGUSTE DE BORMANS
— SÉANCE DU 4 DÉCEMBRE 1880 —
ORDO : ORTHOPTERA.
FAM. BLATTIDÆ.
GENUS PERIPLANETA Burmeister.
P. americana Linné.— Blalta americana Lin. Syst. Nat. Il,
687, n° 4 (1766).
Les exemplaires sont remarquables par leur grande taille et la
vivacité des couleurs. — Cette espèce est cosmopolite.
GENUS PANCHLORA Burmeister.
P. surinamensis Linné. — Blalta surinamensis Lin. Syst.
Nat. II, 687, n° 3 (1766).
Cette espèce est cosmopolite.
(*) Ces insectes ont été recueillis, les uns pendant un voyage au Transvaal, les
autres sur le territoire du Cap de Bonne-Espérance. Malheureusement, M. de Selys-
Fanson n’élant pas suffisamment averti de l'importance que la science attache à
la constatation de la diversité des faunes voisines, avait tout confondu dans un même
bocal.
x “
LISTE DES ORTHOPTÈRES RÉCOLTÉS DANS L’AFRIQUE AUSTRALE. 2]
GENUS GyNA Brünner.
G. fervida?? de Saussure, — Panchlora fervida Sauss. Revue
et Magasin de Zoologie, 2° série, t. XVI (1864), p. 341. — N° 50.
Nous rapportons avec doute à la ?. fervida (Sauss.) l’espèce dont
voici la description :
Testaceo-rufa. — Füacie flava, rufo-maculata ; vertice albido, nigro 4-lineato ;
oCulis mediocribus, remotis; antennis tenuibus, nigris, basi testaceis. — Pronoto
cordiformi, flavescente-albido, macula media fusca, lyrata, flavido-punctata ornato;
margine posteriori fusco Sparsim maculato. — Elytrorum area mediastina flaves-
cente-albida; vena marginali medio puncto fusco instructa ; area scapulari basi
flavida, fusco irrorata, apice fusco-testacea : elytrorum cætera parte fusco-testacea,
flavo medio maculata, margine externo pellucido, maculis duabus ferrugineis
Magnis picta. — AJarum margine humerali fusco; vena SCapulari apiceque
maculis albidis ornato: Campo anali fusco-pallidiore, pellucido. — A bdomine
Supra subtusque rufo-testaceo. — Pedibus testaceis : tarsorum quatuor articulis
ultimis nigris (Q@). (Planche I, B.)
Longit. corporis. . . 924 Mill. Expansio maxima elytror. 60 mill
HMNDEORS LPC RENE Q dre 7 7 — — | akrum. 594,9 =
mai P'On-transv.e. 1419 4/9 —
La tache brune située sur le disque du pronotum présente la
forme de certains Lépidoptères exotiques étalés mieux que celle
d’une lyre.
L’oothéque est cylindrique, terminée par deux calottes sphé-
riques d’un testacé un peu rougeñtre avec quelques anneaux
blanchâtres. Elle est luisante, glabre, assez rugueuse: elle
a 13 mill. de longueur sur 3 mill. de largeur.
Le G nous est inconnu ; nous avons eu sous les yeux trois
femelles, provenant de l'Afrique australe.
La Gyna fervida Sauss. à été rencontrée au Sénégal.
: GENUS BLaTrA Linné.
B. germanica Linné. — Blalta germanica Lin. Syst. Nat. II,
688, 9 (1766).
Cette espèce est cosmopolite ; les cinq exemplaires qui provien-
nent de l’Afrique australe sont absolument identiques aux indi-
vidus européens.
GENUS ISCHNOPTERA Burmeister.
I. Strigosa Schaum. — Blalla strigosa Schaum. Orth. Mos-
Samb., Verh. der Acad. der Wissensch. zu Berlin, p. 776 (1853).
Peters Reise nach Mossamb., p. 108.
Rencontrée pour la première fois en Mozambique.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XX. 2
ER PPT PTIT
L ’ < K
22 LISTE DES ORTHOPTÈRES
Genus NaupHATA Burmeister.
N. bivittata Burmeister. Handbuch der Entom. II, p. 508
(1839).
Cette espèce a sans doute été amenée accidentellement dans
l'Afrique australe; elle n’était signalée jusqu'ici que du Brésil.
GENUS PERISPHÆRIA Serville.
P. discoïdalis Brünner. Nouveau Système des Blattaires,
p. 510, n° 7 (1865).
Les deux individus sous nos yeux sont à l’état de larve. — Déjà
signalée du Cap de Bonne-Espérance,.
Genus DEROCALYMNA Burmeister.
D. virescens Brünner. Nouveau Syst. des Blait., p. 320, n° 6
(1865).
Espèce signalée du Cap de Bonne-Espérance et du Brésil (?).
Genus DEROPELTIS Burmeister.
D. antennata de Saussure. Mélanges Orthoptérologiques, fas-
cicule IV, p. 116-117, n° 2, pl. 10, fig. 39 (1872).
Déjà indiquée de l'Afrique méridionale.
FAM. MANTIDÆ.
GENUS PoLysPiLorA Burmeister.
P. pustulata. — Mantis pustulala. Stoll. Mant., pl. 20, fig. 75,
G' (1787); Serville, Orthopt., 186,13, S'@.
»
Signalée des îles de la Réunion et Maurice et de Sierra-Leone.
Genus HoPpcocoryPHA Stàl.
H. galeata Gerstäcker. — Danuria? galeata Gerst., Archiv.
für Naturgesch., t. XXXV, 210, 26, 'Q (1869).
Indiquée de l'Afrique méridionale et occidentale.
Genus DANURIA Stâl.
D. Bolanana de Saussure. Mélanges Orthoptérologiques, ”
fasc. III, 310-311.
Signalée de Zanzibar.
Re
CEA
RÉCOLTÉS DANS L'AFRIQUE AUSTRALE. 23
D. Thunbergi Stal. Oefvers. Vetensk. Akad. Fôrhandl.
1856-57, 169, S. — de Saussure. Mél. Orthopt., fase, III, p. 444-
445, pl. 7, fig. 66, 67, o'Q.
Signalée de l'Afrique méridionale.
GENUS PHYLLOCRANIA Westwood.
P.insignis Westwood. Arcana entomol., II, 51, pl. 62, fig. 1, (OR
— de Saussure. Mél. Orthopt., fasc. ITT, p. 322 et P- 451 (supplém.).
Indiquée de l'Afrique méridionale et occidentale.
GENUS PYRGOMANTIS Gerstäcker.
P. nasuta de Saussure. Mélanges Orthoptérologiques, supplé-
ment au fasc. III, p. 396, pl. 7, fig. 57
_ Déjà indiquée de l'Afrique méridionale.
FAM. ACRIDIDÆ.
GENUS ZoNocERus Stal.
Z. elegans Thunberg. — Gryllus elegans Thunb. Mém. Ac.
Pet., 9, p. 226 (LS To Pœkilocerus roseipennis Serville, Orth.,
P- 599, 4 (1839).
Signalée du Brésil et de l'Afrique méridionale.
GENUS AULARCHES Stä].
À. miliaris Linné. — Gr'yllus (Locusta) Miliaris Lin. Syst.
Nat., édit. X, 1, p. 432, 43 (1758). — Phymateus Scabiosus Serville,
Orth., p. 626 (1839).
Indiquée de Java et du Cap de Bonne-Espérance,
GENUS Porragris Stâl.
P. griseus Serville. _ Akicera grisea Servy. Orthopt., p. 606,
n°2, pl. 12, fig. 2, ©.
Déjà rencontrée au Cap de Bonne-Espérance.
GENUS ACRIDIUM Serville.
A. ruficorne Fabricius, var. cürinum Sery. — Gryllus rufi-
cornis Fabr. Entomol. System. t, II, P: 54, n°28. — Acridium
Cülrinum Serville. Orthopt., p. 644, n° 2.
Mmdiquée de Sierra-Leone, Sénégal, Cafrerie, Cap de Bonne-Espé-
rance,
24 LISTE DES ORTHOPTÈRES
GENus AcripA Linné.
A. sulphuripennis Gerstäcker. — Tryxalis sulphuripennis
Gerst. in Decken’s Reise, 3 : 2, p. 33, 90, taf. 5, f. 1 (1873).
Citée de Sierra-Leone et d'Afrique méridionale.
GENUS PaRraAcINEMA Fischer de Fribourg.
P. tricolor Thunberg. — Gryllus lricolor Thunb.Mëm. Ac.
Pet., 5, p. 245 (1815). —Paracinema bisignatum Fisch. Fr. Orth.
Eur., p. 313, 1 (1853).
Signalée de toute l'Europe méridionale, de la Chine, de toute
l'Afrique et d’une portion de l'Asie.
GENuUS OcHRiLiDIA Stàl.
O. tryxalicera Fischer Frib. Orthopt. Europ.,p. 305, 1 ; t. 19,
fig. 8 (1855).
Signalée de Sicile et d'une grande partie de l'Afrique,
FAM. LOCUSTIDÆ.
Genus TyLopsis Fieber.
T. vittata Brünner de Wattenwyl. Monogr. der Phaneropte-
riden, p. 229, n° 5 (1878).
Indiquée de Port-Natal et du Cap de Bonne-Espérance.
. Genus ConocEpHALUS Thunberg.
C. acuminatus? Burmeister, Handbuch Entom., ? : 2, P. 75,
3 (1838).
C’est avec beaucoup de doute que je place ici l'individu femelle
que j'ai seul sous les yeux et dont voici les caractères saillants :
Vert-pré ? (vivant) ; jaune sale (desséché).
Prolongement conique horizontal du vertex très long, très aigu
à l’apex ; aplati en dessus, avec un léger sillon longitudinal médian.
Elytres vert-pré ? (vivant), jaune sale (desséché).
Ailes incolores et transparentes.
Jambes de la couleur du corps. — Cuisse postérieure égale en
longueur au reste de la même jambe.
RÉCOLTÉS DANS L’AFRIQUE AUSTRALE. 25
Oviscapte extrêmement court, très aplati, large, presque droit, la
pointe formée brusquement près du bout et peu aiguë.
Longit. corporis . . . 30 Mill. Expansio maxima elytrorum. 86 mill.
— fastigii verticis . 40 — — VAE TON
— femoris postici . 9
SV OMINOSILOris Le AAA" +2
GENUS THYREONOTUS Serville.
T. semi-æneus Serville. Orthoptères, p. 496, n° 1 (1839).
Déjà citée du Cap de Bonne-Espérance.
GENUS CLoNrA Stäl.
C. melanoptera Linné. — Gryllus (Tettigonia) Melanopterus
Lin. Syst. Nat., éd. X, I. p. 430, 34 (1758).
Signalée de l’Inde et de l'Afrique australe,
FAM. GRYLLIDÆ.
GENUS GRYLLUS Linné.
G. Brunneri de Selys-Longchamps. Ann. Soc. Ent. Belge,
1867, XI, 27 ("). — de Sauss. Mél. Orthopt., fase. V, p.338, n° 29.
Indiquée du Maroc; de l'Afrique méridionale ; de l'Afrique orien-
tale, Zanzibar; de Ténérifle; des Indes, du Bengale, du Cashmir ;
de la Nouvelle-Hollande.
GENUS GRYLLODES de Saussure.
G. Hofmanni de Saussure. Mélanges Orthoptér., fase. V,
p.979, n° 11. #0
Indiquée de l'Afrique tropicale (fleuve des Gazelles).
G. teres Schaum. — Schaum, Peters Reise nach Mossamb.,
V, 1862, 118, tab. VIII, fig. 6, Q.
Indiquée de l'Afrique méridionale et orientale, Mozambique.
(!) Notre savant confrère M. de Selys-Longchamps a décrit d’abord cette espèce
d'après des exemplaires pris vivants par M. Puls, dans les serres de Gand, où ils
élaient certainement arrivés avec des plantes exotiques.
+ DATE US PT ADD ES
REVISION DES TYPES
CONTENUS DANS
LA COLLECTION D'ORTHOPTÈRES
DE M. BRISOUT DE BARNEVILLE
PAR
AUGUSTE DE BORMANS
PREMIÈRE PARTIE.
— SÉANCE DU 4 DÉCEMBRE 1880 —
Grâce à l’excessive bienveillance de l’illustre auteur de la Mono-
graphie des Odonates, etc., M. le baron de Selys-Longchamps,
actuellement possesseur de la collection Brisout de Barneville, j'ai
pu étudier divers Orthoptères regardès comme espèces douteuses,
et puis aujourd’hui certifier leur validité ou en fixer la synonymie
ainsi qu’il suit :
Forficula Yersini (Brisout ên litt.). Yersin, Lettre à M. Brisout
de Barneville sur les Orthoptères et quelques Hémiptères des envi-
rons d'Hyères, en Provence, Annales de la Soc. Ent.de France,
3° série, tome IV, p. 737-748 (1855).
D’après la lettre ci-dessus de Yersin, la Forficula Yersini serait
celle qu’a décrite Fischer de Fribourg (Orthoptera Europæa) sous
le nom de pubescens, tandis que la véritable F. pubescens serait
l'espèce décrite sous ce nom par Serville (Géné 2n litt.), Histoire
naturelle des Orthoptères.
Après le plus minutieux examen de ces deux descriptions, je :
REVISION DES TYPES D'ORTHOPTEÈRES. Paré
n'ai pu trouver entre elles aucune différence, si ce n’est que l’une
est en latin et l’autre en français.
La figure de Fischer, il est vrai, représente très exactement la
Forficule dont parle Yersin sous le nom de Yersini et qui, selon
moi, ne serait qu'une variété de pinces de F. pubescens ©. Voici
la description de ces organes dans les deux variétés :
l° Forficula pubescens Géné, type ©. Partie basale de la
pince très sensiblement plus large que dans la variété Yersini ; la
dilatation s'étend également de la base au milieu de la
pince. Jusqu'à ce point, les deux branches sont parfaitement É)
contiguës, les crénelures internes de l’une s’emboiîtant exac-
tement dans les intervalles des crénelures de l’autre. Au milieu,
point où commence la courbure, on remarque une dernière crêne-
lure plus forte que les précédentes, mais très émoussée, et à
partir de là, les branches se courbent presque en demi-cercle ou,
du moins, en ellipse peu allongée.
2° Var. Yersini G‘ Partie plane de la pince beaucoup moins
large que chez la précédente et s'étendant jusqu'aux deux tiers de
la longueur totale. Les branches sont intérieurement conti-
guës de la base jusqu’au tiers de la longueur, puis laissent
entre elles un espace vide jusqu'aux deux tiers, point où Æ
commence la courbe. À ce point, on remarque une forte & y
dent interne aiguë, courbée en crochet, la pointe tournée en
arrière. La partie arquée forme une ellipse beaucoup plus allongée
que chez la précédente.
La longueur totale de la pince est la même chez les deux
variétés.
Nous considérons ces deux types comme variétés de la même
espèce :
l° Parce que les femelles sont absolument identiques ;
2° Parce que nous avons observé toutes les transitions entre
ces deux formes extrèmes ;
3° Parce que les types de Géné, que j'ai examinés au Musée de
Turin, renferment, sous le nom de pubescens, l’une et l’autre
variété.
J'ai trouvé en abondance la var. Yersini à Gênes et à Naples;
elle a été trouvée aussi à Hyères, à Toulon et à Mahon (ile
Minorque), je l'ai reçue de l’île de Sardaigne.
La For/ficula pubescens type a été rencontrée à Tarbes (Hautes-
Pyrénées), dans l’île de Sardaigne, à Naples, en Sicile, en Galice
(Espagne) et, d’après M. Brisout de Barneville, aux environs de
Paris.
28 REVISION DES TYPES D'ORTHOPTÈRES.
Ectobia nicæensis Brisout.
Blatta nicæensis Brisout de Barneville, Annales de la Société
Entomologique de France, 1852, Bulletin LX VIII.
Cette espèce est bien distincte de l’Æ. a/bicincla Brünner, mais
elle en est très voisine.
On l'en distinguera par les caractères suivants :
le Dans les deux sexes, la bordure gris-blanchâtre du pronotum
est beaucoup plus large chez l’£clobia nicæensis, de plus, elle est
parsemée de pelits points noirs bien visibles qui n'existent pas
chez l'E. albicincta. Les élytres sont aussi de couleur un peu plus
claire chez l'E. nicæensis;
2 La femelle de l’Æ. nicæensis a les élytres et les ailes parfaite-
ment développées et un peu plus longues que l'abdomen, tandis
que ces organes sont raccourcis chez la femelle de lÆ. alhicincta
à peu près comme chez celle de l'E. lapponica L.
Ameles decolor Charpentier.
Perlamantis Alliberti Guérin-Méneville, Revue de Zoologie,
1842, 42.
Nous avons été très heureux de retrouver dans la collection
Brisout les types du Perlamantis Alliberti Guérin-M. que l’on
croyait perdus, et dont nous avons pu constater la parfaite identité
avec l'A. decolor Charp.
CR ——
des
ES S A I
D'UNE
MONOGRAPHIE DES PSYCHIDES
DE LA FAUNE EUROPÉENNE
PRÉCÉDÉ
DE CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LA FAMILLE DES PSYCHIDES
par F.-J.-M. HEYLAERTS fils
PREMIÈRE PARTIE
— SÉANCE DU 5 FÉVRIER 188l —
— 20 95 0 0 —
AVANT-PROPOS
La famille, ou plutôt la sous-famille des Psychides est,
sans contredit, une des plus remarquables parmi celles des
Hétérocères.
En effet, la manière de vivre des chenilles, le fourreau
qu'elles se fabriquent assez artistement et qui est la demeure
qu'elles traînent constamment après elles; la grande diffé-
rence des mâles et des femelles, dont les uns sont des
papillons vifs et agiles, qui ne vivent que pour l'amour ; les
autres, au contraire, des insectes vermiformes, pour ainsi dire
apodes, qui ne quittent leur fourreau, après la ponte, que
pour mourir, les distinguent à première vue.
Remarquées déjà avant la dernière moitié du siècle passé
par des hommes comme Linné, Réaumur, etc., les Psychides
30 AVANT-PROPOS.
ont été l’objet des observations des entomologistes depuis ces
temps jusqu'à nos jours. Mais il y a tant de mystère dans leur
vie évolutive, que l'on peut dire qu'il a fallu plus d’un siècle,
passé en tâtonnements de toute sorte, pour mettre au clair leur
histoire. Tantôt rangées dans la phalange des Tenthrédinides,
tantôt dans celle des Phryganides, elles furent classées fina-
lement parmi les Lépidoptères. Malheureusement, elles n’eurent
pas encore une place fixe : les uns les crurent des Bombyces,
par d’autres elles furent rejetées parmi les Tinéides, ou bien,
en les scindant, les auteurs les mirent partiellement parmi les
premières, partiellement parmi les dernières. |
Aujourd’hui encore, il y a confusion. Les idées sont encore
divergentes. La cause n'est pas loin à trouver. Les uns,
admirateurs quand même du grand maître Herrich-Schäffer,
n’ont en vue que son système ; les autres, agissent en sens con-
traire. On peut le nier, mais au fond c’est la vérité.
Pour moi, en étudiant les Psychides, je me suis demandé
pourquoi je ne pourrais pas suivre le système d'Herrich-
Schäffer qui, je le confesse, est ingénieux et indubitablement
le meilleur qui existe (mais qui, comme tout travail humain,
n’est pas infaillible), et pourtant ne pas négliger les caractères
anatomiques des femelles, les figures et les dessins des che-
nilles, la forme des fourreaux, etc. Je me suis mis à l’œuvre
et je pense avoir réussi; puisse mon opinion être partagée
par mes collègues en entomologie !
Ma tâche a été lourde. Non seulement il a fallu étudier
toutes les espèces des Psychides connues, mais, ce qui à été
beaucoup plus difficile, en même temps, autant que possible,
leurs femelles et leurs chenilles vivantes. J'ai dû puiser dans
la littérature sur les Psychides depuis Linné jusqu’à celle
de nos jours. La bibliothèque si riche de la Société entomo-
logique néerlandaise, celles de plusieurs de mes collègues et
la mienne m'ont fourni presque tout ce dont j'ai eu besoin.
Je saisis l'occasion de témoigner ma profonde reconnais-
sance à plusieurs de mes collègues qui ont bien voulu mettre
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AVANT-PROPOS. 31
à ma disposition les raretés et les unica de leurs collections,
soit pour les étudier, soit pour les décrire.
M. le D' Staudinger, qui m'a mis à même de voir les unica
des collections de Lederer, d'Herrich-Schäffer et de son cabi-
net si riche, si complet, véritable musée.
M. Millière, qui m'a fourni l’occasion d'étudier tout ce que
sa grande et précieuse collection a de rare et d’unique en fait
de Psychides, et qui, pendant plus de quatre années, n’a pas
cessé de m'envoyer, en spécimens vivants, tout ce que les
Alpes-Maritimes et les environs de Cannes, si riches en
insectes, produisent en espèces de Psyche, d'Epichnopteryæ et
de Fumea.
M. le D° Ottmar Hofman, de Wurzbourg, qui m'a fait par-
venir plusieurs raretés de sa collection, MM. les comtes
E. et F. Turati, de Milan.
M. Georges Rouast, de Lyon, auquel je dois plusieurs
envois très remarquables; M. W.-M. Schüyen, de Chris-
tiania; M. le D' Aurivillius, de Stockholm.
MM. les D" M. Wocke et Max Standfuss, auxquels je dois
tout ce qui à rapport aux Ps. Viadrina Sigr. et Stand-
fussii H.-$.
MM. Rudolf Anker, de Budapest, Mann, de Vienne, et
Failla Tedaldi, de Castelbuono en Sicile ; M. À. Preudhomme
de Borre, de Bruxelles; M. K. Jambory, de Budapest, etc.,
à tous ces collègues si généreux, mes remercîments très
sincères.
Je dois les superbes portraits des novæ species à mon col-
lègue de la Société entomologique néerlandaise, M. l'avocat
A. Brandts, d’Arnhem, entomologiste distingué et bien connu
déjà par ses descriptions dans l'ouvrage de Sepp, et les
dessins admirables, qui les accompagnent. M. Wendel, de
Leyde, a dessiné les autres Psychides, tandis que les four-
reaux des Oiceticides, etc., ont été peints par mon ami,
M. A. Kerstens, de Bréda. À ceux-ci aussi mes remercîments.
Enfin, je dédie humblement mon travail au chef des
32 AVANT-PROPOS.
Lépidoptérologistes, le vénérable professeur P.-C. Zeller, qui
m'a témoigné en tout temps sa bienveillance en m’aidant de
ses lumières, qui a été pour ainsi dire mon précepteur en ento-
mologie, et qui, lui aussi, n’a cessé, pendant mon travail sur
les Psychides, de m'envoyer tout ce qui m'a été nécessaire de
sa riche bibliothèque et de ses grandes et précieuses collec-
tions.
a
|
GÉNÉRALITÉS
ESQUISSE HISTORIQUE DE LA FAMILLE DES PSYCHIDES.
Quelques Psychides ont été connues depuis assez longtemps. Le
célèbre Réaumur a fait déjà des observations sur la vie évolutive
d’une Psychide (probablement Apterona Helix v. Sieb. ou Cre-
nulella Brd.) dans ses Mémoires pour servir à l'histoire des
Insectes, Paris, 1734-1742.
Linné (Syst. Nat. Ins., 2° éd., 1740) donne la diagnose, malheu-
reusement trop courte et trop vague, d’une espèce suédoise qu’il
compte parmi ses Phalænæ Bombyces. Or, que faire de : B. atra,
elinguis tota atra, magniludo vix muscam carnariam superat
Peut-être est-ce Ps. plumifera O. la petite variété, que l’on
trouve aussi en Hollande, mais certainement pas Ps. wnicolor Hfn.,
comme le pense, avec doute, Ochsenheimer.
Geoffroy, Histoire abrégée des Insectes, 1762-1764, etc., décrit
la Tinea involucro palearum longitudinalium ordine multiplici
composito (la teigne à fourreau composé de pailles longitudi-
nales) et la Tinea involucro ex paleis transversis composito (la
teigne à fourreau de pailles transverses). Ochsenheimer croit la
première l’Unicolor Hfn. et la seconde la Viciella.
En 1761, le jésuite Poda von Neuhaus décrit une Psychide
(Insecia Musæi Græcensis) qu'il croit être un Tenthredo, T. lur-
suta et, en 1764, Scopoli (Entomologia Carniolica), dans un cas
analogue, les croit des Phryganides (Phryganea pectinicornis et
dubia).
En 1766, Hufnagel décrit la Psyche Unicolor sous le nom de
Bombyx unicolor, dans le Berlin. Magaz., t. IT. C’est la première
description qui est assez précise pour avoir le droit de priorité. La
citation de dé Geer par Ochsenheimer (Ps. Viciella Schiff.) n’est
pas sûre, et celle de Frisch (F. mitidella O.) ne l’est pas non
plus.
En 1767, Pallas décrit dans les Nova Acta Phys.-Med. Academ.
Cœsar. Leop. Carolincæ., p. 430, deux femelles aptères : Plalæna-
rum biga, quarum alterius fœmina artubus prorsus deslituta,
nuda atque vermiformis, allerius, glabra quidem et impennis,
altamen pedata est, ulriusque vero, sine habilo cum masculis
commercio, fœcunda ova pari. Voici déjà la question de la par-
thénogénèse,
34 ESSAI D'UNE MONOGRAPHIE DES PSYCHIDES
Dans les Nova Acla Curios. Nat., WT, 1767, il donne la figure du
fourreau de Ps. Unicolor Hfn. (tab. 7, fig. 10). II. loc. cit. Syst.
Verz. der Schmett. d. Wiener Geg. Neue Ausg., 1801.
Après 1767, excepté le Naturforscher, 1775-1778, nous ne trou-
vons plus rien de sérieux jusqu’à l'apparition, en 1776, du Wiener
Verzeichniss, dans lequel Denis, mais surtout Schiffermiller, énu-
mèrent déjà : 1. Zinea Graininella (Unicolor Hfn.); 2. Tinea
Viciella (Ps. id.); 3. Tin. Hirsulella (Ps. Schifjermilleri O.);
4, Tinea Muscella (Ps. Atra Esp. et non Æp. pulla Esp.
voyez la description du fourreau, Ill. w{ supra, fig. 78); 5. Tinea
Bombycella (Bijugis bombycella); 6. Tinea Pectinella (Bijugis
pectinella Schiff. et non F. comme le dit le D' Staud. Cat. loco
cit.); et 7. 7nea Plumella (citée à tort par plusieurs auteurs.
Illiger, qui paraît avoir vu la collection de Schiffermiller, la
dit synonyme de l’Epichn. Pulla Esp., ce qui est très vraisem-
blable).
Plus tard, nous trouvons des descriptions et des figures de
Psychides dans Fuessly, Archiv der Inseklengeschichte (1781-
1786), entre autres de N.-J. Brahm et de Johann Gottfried Huebner,
et le Verzeichniss de Lang.
Enfin, Fabricius donne des diagnoses, également très courtes,
de quelques espèces de notre famille dans 1° Mantissa Insecto-
rum, etc. (1787), et 2° dans l’Entomologia syslematica (1790).
E.-J.-C. Esper publie Die Eur. Schmett. en 1777-1794. En 1785,
il y décrit et figure B. Atra (Ps. Atra) et B. Pulla (Epichn id.)
En 1787, B. Albida (Ps. id.). Sa Vestila est Unicolor Hfn. et son
A lburnea est peut-être Ps. Viciella d’après Staudinger.
En 1789, C.-J. de Villers décrit (Caroli Linnaei Entom., À. T,
p. 159, n° 81), B. Semiluctifera — A lbida Esp.
En 1789, nous avons encore W. Vieweg, Tabellarisches Ver-
zeichniss der in der Churmark Brandenburg einheim. Schmett.
Celui-ci donne : 1. Bomb. Viciella; 2. Bomb. Vestlila (Unicolor
Hfn.);, 3. Bomb. Graminella (Plumifera O.); et 4. Bomb. Mus-
cella (Epichn. Pulla Esp.) Il décrit les chenilles des deux pre-
mières. La seconde édition (editia aucta) de Lang est publiée.
En 1790, Rossi, Fauna Elrusca, décrit parfaitement Ps. À pi-
formis.
En 1790 aussi, M. B. Borkhausen publie le tome II de sa Natwr-
geschichte der Europ.Schmett. Y] y décrit, p.271 et suiv. : 1. Phal.
bomb. vestita (Unicolor Hfn.?);, 2. Phal. bomb. detrila (quid?);
3. Phal. bomb. vicie (Viciella Schiff.), Phal. bomb. graminella
(Unicolor Hfn.); 4. Phal. bomb. furva (Opacella H. S.?); 5. Phal.
bomb. nana (espèce fantastique, à cause du » alis anticis apice
acuminalis ». Citée à tort, entre autres, par von Heinemann);
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DE LA FAUNE EUROPÉENNE. 215)
6. Phal. bomb. atra (Angustella H.-<S.); 7. Phal. bomb. pulla ;
8. Phal. bomb. albida ; 9. Phal. bomb. bombycella.
En 1791, Schwarz publie son Raupenkalender.
En 1792, Jacob Hübner, Samml. Auserles. Vügel u. Schmett.,
figure, tab. 27 : Bombyx pectinella (v. Vestalis Stgr.); tab. 42 :
Ph. bombyx nitidella (assez mauvais, est-ce Fumea Sepium ?)
et, tab. 47 : Bombyx plumella (très mauvais et pas reconnais-
sable). |
Plus tard (1793-1827), il figure encore dans son ouvrage bien
connu, Samml. Eur. Schmett. (ouvrage continué par Geyer, 1827-
1841) les espèces suivantes : T'inea viciella (mauvaise, villosella O.
d’après Staudinger); T°. gramanella (bon); T°. siciella (peu recon-
naissable, Staudinger la croit vwiciella), T. vitrella (assez mauvaise,
mais bien A/bida); T. muscella (reconnaissable, mais la nervulation
n'est pas bonne); 7. plumaistrella (assez bonne, la frange trop
serrée); 7. hirsutella (passable) ; T. bombycella (assez mauvaise);
T. plumella (mauvaise, pulla?); T. pectinella, T. nilidella (cras-
siorella Brd.?); T. fucella (apiformis d’après Staudinger, très
mauvaise alors).
En 1792 aussi, C.-P. Thunberg publie : Dissertatio entomolo-
gica sistens insecta Suecica, n° 4. Il s'y trouve la description de
B. hieracii = unicolor d’après Staudinger.
F. Schranck fut le premier à distinguer les Psychides. (Jus-
qu’alors, elles étaient, pour ainsi dire, perdues soit parmi les
Phalænæ-Bombyces de Linné, soit parmi les Tineides.) Dans sa
Fauna Boica, 1798-1804, il donne la diagnose du genre Psyche
en ces mots :
» Federmotte. 211. Psyche.
n Männchen : Fühlhôrner : doppelkammfôrmig, Flügel : flach
dachfürmig, ansehnlich.
» Kôürper : schmal.
n Füsse : fast nackt.
” Weibchen : ein bloszer Eyersack.
“ Lebensart : Die Raupen wohnen in Säcke aus zusammen-
gesponnenen Blattstücke oder Blattribben, die bey einigen Arten
sehr künstlich sind, und die sie allenthalben herumtragen. Aus
den Eyern kommen, auch ohne Begattung, lebendige Jungen
aus, die aber nicht fortwachsen. »
La définition est claire et précise, et, à part la parthénogénése,
qui n’est indubitablement constatée que dans le genre Apterona
(Helix v. Sieb.), (Solenobia triquetrella F. etS. lichenella Z. étant
des T'ineides), on n’a plus qu'à y ajouter quelques détails de
moindre importance pour la rendre parfaite en tout point. Il
=
Li = =
per
er
e
36 ESSAI D'UNE MONOGRAPHIE DES PSYCHIDES
décrit quelques espèces en changeant les noms de quelques-unes :
1. T. graminella, d’après Schranck : Psyche graminum ;
2. T. viciella est changée en Psyche viciæ, B. atra en Psyche
agrostidis. Il énumère encore Psyche carpini (nitidella d’après
Ochsenheimer), Ps. lichenum (quid?), Psyche quercus (peut-être
hirsutella Hb. d’après Ochs.) et Psyche pruni (?).
En 1801, Illiger publie une nouvelle édition du Verzeichniss
der Schmetlt. der Wiener Gegend, dans laquelle il décrit parmi
les Tineidcæ (Tineæ bombyciformes) : 1. T. graminella ; 2. T'. vi-
ciella, dont il dit, p. 77, que cette espèce n’a pas de femelle (Das
Weibchen existirl bei dieser Art nicht. Die Räupchen kriechen
aus der Hülse, ja unmiltelbar aus der Puppe aus, und zwar
ohne dass ein Männchen dazu khommt!!); T. hirsulella; T. mus-
cella ; T. bombycella ; T. pectinella et T. plumella qu'il dit être la
même que Pulla Esp.
F. Ochsenheimer, dans ses Schmetl. von Europa (t. III, 1810,
p. 165), donne la diagnose du genre Psyche d’après Schrank (il
n’écrit pas Schranck) et Latreille. Il énumère : 1. Ps. pulla;
2. Ps. plumella; 3. Ps. nitidella; 4. Ps. pectinella; 5. Ps. bom-
bycella; 6. Ps. calvella; 7. Ps. nudella; 8. Ps. hirsulella ; 9. Ps.
muscella; 10. Ps. plumifera; 11. Ps. apiformis ; 12. Ps. viciella;
13. Ps. villosella, et 14. Ps. graminella. Parmi ces espèces, il
décrit comme espèces nouvelles n° 2 peut-être — Sieboldii Reutti;
n° 6 (mais déjà décrite par Hübner sous le nom de hirsulella, en
1793); n° 7, n° 10 et n° 13. De chaque espèce il donne une syno-
nymie très complète.
Son successeur, Fr. Treitschke (X° Band, erste Ablh. der Suppk,
1834, p. 168 et suiv.) compte parmi les Psychides de F. Ochsen-
heimer (T'alaeporia) Pseudobombycella et Politella, et (Soleno-
bia) Triquetrella (bien Clathrella F. vx. R.). Page 174, il nie l’exis-
tence de la parthénogénèse des Psychides.
En 1810, A.-H. Haworth, Lepidoptera Briltanica, t. II, p. 157,
décrit Ps. f'usca — hirsutella Hb. et autres.
De 1813-1821, E.-F. Germar publie son Magazin der Entomo-
logie, dans lequel J.-L.-T.-F. Zincken, né Sommer, publie ses con-
sidérations contre la parthénogénèse des Psychides ; Germar lui-
même la défend. (Bd I, p. 19-33, p. 41 c. c. et p. 186.)
Ensuite, à part quelques articles, disséminés dans les écrits
périodiques, peu intéressants, il faut faire mention des travaux
de J.-B. Godart et de P.-A.-J. Duponchel (1821-1835). Dans l'Hes-
loire nalurelle des Lépidopières de France, t. IV et suppl.,
pl. LVI, sont énumérés et figurés Ps. cinerella — villosella,
febretta, muscella, albida, hirsutella — atra Esp., plumige-
rella = plumistrella, calvella, pulla, murinella = peclinella,
Do -
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DE LA FAUNE EUROPÉENNE. 37
nudella (quid?) et nitidella (). Les descriptions laissent beaucoup
à désirer.
En 1826, Lansdown Guilding donne la diagnose du genre
Oiketicus, avec la description de deux espèces : O. Kirby et
O. Macleayi.(Transact. Linn. Soc. Lond., 1827.)
De 1825-1840, Curtis figure et décrit dans son British Ento-
mology, travail superbe et à jamais célèbre, Epichn. radiella
(var. de l’Ep. pulla Esp.). I compte nigricans (villosella 0.)
parmi les espèces du genre Pentophora (vol. V, pl. 213).
En 1835, Boyer de Fonscolombe décrit la Ps. febretta dans les
Annal. dela Soc. ent. de France, p. 101, pl. I, 8-10.
Dans l’Isis de L. Oken (1817-1848), Hering (non le professeur
E. Hering), 1835, p. 84, écrit un article sur les organes reproduc-
teurs des Psychides femelles. Il cherche ces organes dans la tête,
parce que la femelle, croit-il, n'offre que la têle seule aux attouche-
ments du mâle. Cette thèse absurde est attaquée plus tard par le
professeur Zeller.
Le professeur P.-C. Zeller donne (1838), dans l’Isis, sa Æritische
Bestimmung der in Réaumurs Memoiren vorkommenden Lepi-
dopteren (p. 625-736).
En 1839, il y décrit la F. betulina Z.
En 1847, il y donne ses Bemerkungen über die auf eine Reise
nach Tlalien und Sicilien gesammelten Schmetterlingsarten. Ses
observations concernant les Psychides, pendant ce voyage, sont
très intéressantes.
Dans la Stelt. ent. Zeit., 1871, p. 49 et 80, il décrit Ps. gigantea
(Oiketicus Kirbyi Guilding) et dans Zd., 1877, il donne un aperçu
des Psychides trouvées par lui dans l’Ober-Albula, très remar-
quable, entre autres, par la trouvaille de la variété senex Stgr.
de Ps. opacella H.-S. (Beiträge zur Lepidoptern-Fauna der
Ober-Albula in Graubünden. Stett. Zeit., 1877, p. 266 et suiv.)
Dans l’Isis, 1846, Speyer décrit la Fumea sepium.
C.-F. Freyer décrit et dessine dans ses Beiträge (1828-1830) et
dans ses Neuere Beilräge (1833-1858), Ps. graminella, Uralensis
Frr., muscella, atra (Graslinella) et Sletinensis.
Dans l’ouvrage bien connu de Fischer von Roeslerstamm (1838)
sont donnés les dessins et le texte des Ps. graminella et Epichn.
undulella F. v.RK.
Le D' Boisduval donne, dans ses Genera, ete., 1840 (add. 632 Des)
Ps. plumigerella (Ps. plumistrella Hb.), etc.
, Dans les Ann. Soc. Ent. franc., 2 série, 1844, il publie : Note
sur les mœurs des Psyches, et dans les mêmes (1852), il décrit
Ps. Graslinella, Millierella, stomoæella.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXV, 3
38 ESSAI D'UNE MONOGRAPHIE DES PSYCHIDES
En 1843, le professeur Eversmann (Bull. de la Soc. imp. des
‘at. de Moscou) décrit Ps. hü:lella (villosella O.\.
Le professeur E. Hering décrit, dans la Sfettiner ent. Zeit., 1846,
la vie évolutive de Ps. Sletinensis Her.
Newman (Edw.) donne (Zoologisl, 1847) la description de
Ps. fenella (opacella O.) et y annonce une espèce nouvelle qui
n’est décrite qu'en 1850. C’est l’£p. relicella.
En 1847, R. Templeton publie, dans les 7ransactions Ent. Soc.
London, p. 38-40, t. V, 1847 : Descriptions of some species of the
Lepidoplerous Genus Oikelicus from Ceylon. W.-W. Saunders y
donne (p. 40-43, t. V) : Remarks on the habits and œconomy of a
species of Oikelicus (0. elongatus) found on shrubs in the vicinity
of Sydney.
Le Dr Herrich-Schäffer publie, en 1845, son Zweiter Band der
System. Bearbeitung der Schmetterl. von Europa. 1 place dans
son système le genre Psyche entre les Cocliopodes et les Hetero-
gynis (p. 17). Les genres Epichnopleryx et Fumea, au contraire,
sont réunis et il en fait la famille des Canephoridæ (sous-famille
des TZineidæ. Vide p. 17,t. V, 1853-1855). Mais, dans l'avant-
propos du tome V, page 3, il dit, en parlant des travaux du profes-
seur Zeller : » Indem ich die Zellersche Arbeit mit meinem längst
entworfenen und durchgearbeiteten Systeme verglich, ergab sich,
dass meine Gattungen 1 und 2 (Fwmea et Epichnopteryx) von
H. Zeller zu den Psychiden gezählt werden, wogegen ich nichts
einzuwenden habe, indem ch selbst sie nun dorthin stellen
würde, da ein Unterschied in der Bildung der Weiber der waren
Psychen und jener der Gattung Fumea (rectius Epichnopteryx)
nicht besteht. »
I] décrit (et figure) t. II, p. 18 et suiv. Ps. apiformis, febrelta,
viciella, atra, calvella, villosella, graminella, fasciculella
(Stelinensis), opacella, helicinella, plumistrella, hirsutella (O.),
angustella, muscella, plumifera et albida, qu'il divise en deux
groupes, en se servant de la cellule discoïdale des ailes posté-
rieures. (1. Cellula media alæ posteriores tripartita et 2. id. id.
bipartila (*).)
(*) 1 est remarquable que le Dr Herrich-Schäffer se sert des petites nervules
transverses, qui lient quelquefois le bord supérieur de la cellule discoïdale à la
sous-costale, et forment aloïs une cellule supplémentaire ou accessoire à la pre-
mière. Ce caractère est si variable pour les Psychides, que j'ai dû le négliger tout
à fait, parce qu'il n’est rien moins que constant. En effet, en examinant entre
autres plusieurs exemplaires de Ps. apiformis, on le trouve quelquefois, mais il
manque le plus souvent. D'ailleurs, cette cellula appendiculata (de pendeo) ne fait
pas partie de la cellule discoïdale, mais elle y adhère (anhangxelle).
DE LA FAUNE EUROPÉENNE. 39
De 1850-1858, il édite sa Sammlung aussereuropäisch. Schmet-
terlinge, dans laquelle il donne des tableaux analytiques et publie
le genre Anzmula. J'aurai l’occasion d’en dire quelque chose en
parlant du système.
En 1856, 1860 et 1861 paraissent ses Neue Schmelterlinge aus
Europa; il y figure, entre autres, quelques fourreaux de Psy-
chides.
Il décrit (1853-1855), t. V, p. 61 et suiv. Fumea undulella,
reticella, bombycella, pulla, Sieboldii, et Epichnopteryx nudella,
pectinella, plumella, nitidella, sepium et betulina.
Dans le tome VI, il donne le dessin des caractères anatomiques
et de la nervulation des ailes. (PI. XVI, Macrolépidoptères et
X, Microlépidoptères.)
Sont décrits pour la première ie d
Ps. opacella, Slandfussii et helicinella.
Sont encore à citer :
P.-F. Wahlberg (professeur), Bidrag till kännedomen om
Psyche larverna. Œfvers. K. Vet. Acad. Fôrhänd, 1851, t. VII,
p- 229-226.
H.-T. Stainton, Remarks onthe Psychidæ by prof. von Siebold.
Transactions Ent. Soc. Lond., 1852.
Et J. Scott., Are {he Psychidæ to be considered Bombyces or
Tineina. Zoologist, 1855.
En 1852, T. Bruand d’Uzelle publie sa Monograplue des Psy-
chides dans les Mémoires de la Société d’émulation du Doubs,
année 1852. Trois planches, dont une de nervures, accompagnent
ce travail. Bruand promet de débrouiller une des tribus les plus
embrouillées (sic), mais malheureusement il n’a pas tenu sa pro-
messe. Son système ne vaut absolument rien. Je veux citer l’opi-
nion de son compatriote Rambur, qui dit (Cat. syst. des lépid.
de l’Andalousie, 2 liv. (1866), p. 313) :
" À ce sujet, Bruand, qui ne s’est jamais fait une idée nette des
Psychides, émettait cette opinion ridicule. » Le groupe désigné
(Mon. des Psych., p. 9) sous le nom de Z'alæporia ressemble bien
plus à celui qui à pour type la graminella qu’à celui que consti-
tuent albida, plumifera. On voit, d’après cela, combien cet
auteur était peu capable d’élucider la famille des Psychides. "
Bruand à commis d’autres fautes encore. Il a méconnu le droit
de priorité et change à sa guise les noms des auteurs. En voulant
prouver que les Psychides sont des Tineides, il ajoute à chaque
nom, quelquefois en le changeant, la terminaison e//a. IL compte
parmi les Psychides, non seulement le genre Heterogynis Rbr.,
mais aussi une Adela (sa linguliformella), pour ne pas parler des
Talæporidæ, etc.
RQ CN du ee ee |
%
40 ESSAI D’UNE MONOGRAPHIE DES PSYCHIDES
Toutefois, Bruand a eu le grand mérite d’avoir réuni dans sa
monographie toutes les espèces connues en 1852 et d'y avoir ajouté
plusieurs nouvelles.
Son zèle à rechercher tout ce qui a rapport aux premiers états
de la famille en question est digne d’éloges. Plusieurs espèces sont
assez bien figurées, plusieurs autres figures, au contraire, sont assez
mauvaises. En tout, 82 espèces sont décrites et figurées par lui.
Outre quelques autres petits travaux sur les Psychides, il
publia dans les Annales de la Soc. Ent. française, année 1858,
Ps. marilimella, Sicheliella, surientella, Pontbriantella et Gru-
neriella. |
Parmi les espèces publiées par Bruand, il y a des douteuses.
Malheureusement, après sa mort, sa collection a été vendue à un
brocanteur (d’après ce que m’écrit M. le chevalier Millière) et
entièrement détruite. Des types de ses descriptions n’existent plus
que par quelques spécimens répandus dans les collections de ses
contemporains, entre autres, dans celle de M. Millière. J’ai eu le
bonheur de les étudier.
J. Lederer décrit dans les Verhandlungen des zoologisch-bota-
nischen Vereins in Wien, 1852, Ps. medilerranea: Id., 1853,
Ps. detrila et Epichn. proxima; Id., 1855, Ps. Bruandi et
Ps. Ecksteini. Plus tard, dans le Wiener entomologische Monat-
schrift, 1857, Ps. Kahri; Id., 1858, Ps. inquinata, et Id., 1863,
Ps. demissa.
En 1854, W. Nylander publie une Note sur le mäle du Psyche
helix, dans les Annales de la Soc. Ent. de France.
En 1853, C. Reutti décrit, dans son Uebersicht der Lepidopteren-
Fauna des Groszherzogthums Baden, Epichn. Sieboldii.
En 1854 aussi, le professeur J.-0. Westwood publie un travail
intéressant dans les Proceedings Zool. Soc. London : Descriptions
of some species of Lepidopterous Insects, belonging lo the genus
Oiketicus. Quatre planches l’accompagnent.
J. Mann publie, en 1855, dans les Verhandl. des Zoo!l.-Bot.
Vereins in Wien : Ps. Zelleri; dans Id., 1866, Epichn. ardua, et
. dans le Wiener ent. Monalschr., 1864, Epichn. flavociliella.
En 1856, le professeur C.-T.-E. von Siebold écrit des articles
très intéressants sur la parthénogénèse des Psychides et décrit la
vie évolutive de Ps. helix v. Sieb. (Die wahre Parthenogenesis
bei Schmetlerlingen und Bienen.) Déjà, en 1848, il avait écrit
dans le Zeëlschrift für Wissenschafiliche Zoologie, t. I : Ueber
die Fortpflanzung von Psyche.
Le professeur R. Leuckart écrit, dans Frorieps Notiz, 1858, un
travail bien intéressant : Zur Kenntniss des Generalionswechsels
und der Parthenogenesis bei den Insecten.
DE LA FAUNE EUROPÉENNE. 4]
C’est seulement en 1867 que le professeur C. Claus décrit (Stett.
ent. Zeit.) le mâle de l'A. helix v. Sieb.
Je cite ici pour mémoire : 1. Recherches sur la parthénogénèse
(1868), thèse imaugurale de M. le professeur F. Plateau, qui se pro-
nonce contre la lucina sine concubitu, et 2. l'articlé de M. le
D’ Breyer (assemblée mensuelle de la Soc. Ent. belge du 5 dé-
cembre 1868) réfutant la thèse précitée, et aussi la théorie de
M. Balbiant.
En 1858, le D: Adolf Speyer et son frère, Auguste Speyer,
publient leur Geographische Verbreitung der Schmetterlinge
Deuischlands und der Schveiz, ouvrage bien connu et justement
renommé. Les considérations sur les Psychides y prennent une
place notable, de même que dans le t. II (1862). Les Aabilat des
espèces sont donnés minutieusement pour celles de l'Allemagne et
de la Suisse. Pour les autres pays, les auteurs ont dû puiser dans
les catalogues de ce temps; par conséquent, les données ne suffisent
plus. Pour la Hollande, par exemple, ils énumèrent une seule
espèce, tandis qu’il est prouvé maintenant qu’il y en a onze.
Dans la Slett. Ent. Zeit., 1862, p. 212, le D' Speyer publie Ps. te-
nella, et dans Id., 1865, il établit le genre Oreopsyche.
En 1859, von Heinemann (H.) publie : Die Schmetterlinge
Deutschlands und der Schweiz (Gross-Schmetterlinge). X réunit
dans une seule famille (Psychina) Psyche, Epichnopteryx et
Fumea. Son Epichn. Heringii, qui n’est qu'une petite pulla
obscure, et sa Fuimea nana Bhh. sont de mauvaises espèces.
La seconde serait bien une petite F. betulina Z. I] ne cite pas
l'A. helix, vx. Sieb.
Le D* O0. Staudinger écrit un article sur Ps. malvinella dans la
Slelt. Ent. Zeit., 1859. En 1860, il publie Ps. Leschenaulli dans les
Ann. de la Soc. Ent. de France, dans les Horæ Societatis entomo-
logicæ Rossicæ, 1870, Ps. lutea, PS. crassicornis et Epichn.
pulla var. Grcæcella ; dans son Calalogue, 1871, Ps. viadrina et
la var. senex de Ps. opacella. Dans la Sletliner ent. Zeil., 1874, il
décrit Ps. quadrangularis Christ. in litt. et dans Zd., 1877, p. 178,
Ps. Turatii. Dans la Slett. Zeit., 1861, p. 361, les D' Staudinger et
Wocke énumèrent quelques espèces de Psychides trouvées par eux
en Laponie, etc. Ps. viadrina fut décrite plus tard, dans la Slett.
ent. Zeit. (1871), par le Dr M.-F. Wocke.
En 1859 aussi, parait Die Nalurgeschichte der Psychiden, dis-
sertation inaugurale du D' Ottmar Hofman. L'auteur y traite les
Psychides, et parmi celles-ci les Talæporides, qui habitent, pour
la plupart, la Bavière. Il décrit parfaitement les femelles et les che-
nilles. Deux planches, représentant l'anatomie de quelques femelles,
accompagnent son intéressant travail.
42 ESSAI D'UNE MONOGRAPHIE DES PSYCHIDES
Le chevalier P. Millière, qui, déjà en 1857, publia le genre
Apterona (Annales de la Soc. Linnéenne de Lyon, t. IV, p. 180),
a commencé l'édition de sa magnifique Zconographie et description
de chenilles et lépidoptères inédits (t. 1, 1859, t. II, 1864, et t. III,
1869), dans laquelle les espèces suivantes sont décrites et figurées,
de plusieurs non seulement les mâles et les fourreaux, mais aussi
les chenilles, les chrysalides et les femelles : 1. Abencerragella ;
2. febretta var. albipunclella; 3. apiformis; 4. fulminella;
9. (rondebautella; 6. Kahri; 7. Leschenaulli var. nigricans ;
8. malvinella ; 9. Millierella; 10. plumistrella; 11. præcellens;
12. quadrangularis ; 13. Sapho; 14. silphella; 15. Standfussti ;
16. suriens; 17. lenella; 18. Valesiella; 19. Vesubiella; 20. via-
drina; 21. Zelleri; et 22. Græcella. Dans les Annales de la Soc.
ent.de Belgique, t. XX, p.63et suiv., il décritetfigure Æ. vestalis,
E. Mentonella et F. subflavella. Dans les Mémoires de la Soc.
des Sciences naturelles, etc., de Cannes, il décrit et figure Ps. api-
formis var. melasoma, Ps. Lorquiniella et la chenille avec son
fourreau et l'insecte parfait de l’Zp. T'arnierella.
Dans son Catalogue raisonné des lépidoptères des Alpes-Mari-
times, il donne un aperçu complet des Psychides qui s’y trouvent.
Dans les Annales de la Soc. Ent. belge (1861), le D' Breyer
décrit la vie évolutive de F. sepium Speyer; une planche superbe
accompagne son travail.
En 1866, le D' P. Rambur édite son Catalogue systématique des
Lépidoptères de l' Andalousie. Dans la 2: livraison, p. 289, il énu-
mère les espèces de notre famille trouvées par lui et en figure
malvinella avec son fourreau, velulella (febretla) avec id. et la
chenille, plumosella et albidella (Lorquiniella) avec le four-
reau.
En outre, il propose un système pour la classification des Psy-
chides. 2 h
En 1867, P.-C.-T. Snellen décrit dans ses V/inders van Neder-
land : Ps. unicolor, fusca, hirsutella Hb. et plumifera.
Je cite pour mémoire l’ouvrage de Sepp, dans lequel quelques
espèces trouvées en Néerlande sont décrites, entre autres, vUlo-
sella par le D' Snellen van Vollenhoven; plumifera par l'avocat
À. Brants; hirsulella Hb. et Graslinella par moi.
Dans la Feuille des Jeunes Naturualistes, 1875, Georges Rouast
écrit quelques articles assez intéressants sur l'éducation des Psy-
chides, des particularités de leur vie évolutive; le tout accom-
pagné d’une planche où sont figurés les fourreaux de la plupart
des espèces connues.
En 1875 aussi, j'ai publié le fourreau inconnu et la femelle iné-
dite de l’'Ep. Tarnierella Brd. (Slelt. Zeil., p. 35).
L1
DE LA FAUNE EUROPÉENNE. 43
Pour la Scandinavie sont à citer les énumérations de J.-Sp. Schnei-
der (4. Siebke’s Enumeratio Ins. Norvegicorum) et les descrip-
tions du professeur Wallengren (Scandinaviens Helerocer-Fj (fe
rilar, t. IE, p. 437 et suiv.), 1863-1871.
En 1876, Alpheraki (de Taganrog) publie dans le Trudy (de la
Soc. Ent. russe, t. VIIL, p. 175) l'Epichn. nocturnella.
En 1878, le professeur Burmeister publie dans la Description
physique de la République À rgentine,t. V,Lépidoptères, 1'partie,
un intéressant article sur le genre Oiketicus, et décrit deux espèces
argentines, 0. Kirbyi Guilding et O0. Geyeri Berg. (Le professeur
Berg est l’auteur de l’article sur le Bicho de Canasto dans la
Stett. ent. Zeit., 1874, p. 230, tandis que le professeur H. Weyen-
bergh décrit la même espèce dans l'A/bum der Natuuwr, 1875,
afl. 11.)
En janvier 1880, M. A.-R. Grote décrit, dans le North. Ameri-
can Entomologist, VOiketicus À bbotii.
Enfin, en 1879, le D' Max Standfuss publie : Beobachtungen an
den Schles. Arten des Genus Psyche und Versuch einer systema-
Lk sämmilicher, der Eur. Fauna angehôrende, Vertreler dieses
genus. (Dissertation inauqurale.)
L'auteur croit avoir remarqué que la parthénogénèse existe aussi
dans le genre Psyche. I] décrit très bien les espèces silésiennes.
Son père, le pasteur G. Standfuss, à publié la var. Silesiaca de
l'Ep. pulla. (Ver. für Schles. Insektenkunde, Zeitsch., 1850.)
Dans le Bullelino della Soc. ent. Italiana, trim. IT, 1879, le
comte E. Turati énumère quelques Psychides de Lombardie et
décrit le Ps. Turatu Stgr.
Comme je n’ai pas eu le dessein de publier une bibliographie
complète des Psychides, jai omis plusieurs articles, écrits sur
cette famille, répandus dans les écrits périodiques. Je n’ai énuméré
que le plus intéressant, et ce que j'ai pu consulter moi-même.
J’espère que mes collègues en entomologie le trouveront suffisant.
DIAGNOSE DE LA FAMILLE.
PSYCHIDÆ.
Antennes des mâles bipectinées, rarement bicrénelées (1). Leurs
tibias postérieurs portent une ou deux paires d’éperons. Les mâles
(1) I s’agit du seul genre Apterona Mill. Encore, en examinant, au moyen d’un
grossissement assez fort, ces antennes, on s’aperçoit aisément que la crénelure
résulte de ce que quelques barbes sont soudées ensemble et forment alors une
espèce de dent.
44 ESSAI D'UNE MONOGRAPHIE DES PSYCHIDES
ne possèdent ni palpes, ni ocelles, ni spiritrompe. Leurs ailes anté-
rieures ont deux nervures internes, dont la supérieure, qui est plus
ou moins forte, s’anastomose quelquefois avec l’inférieure. Celle-ci
est bifurquée vers le bord extérieur, ou elle ne l’est pas; quelque-
fois, elle donne des rameaux vers le bord interne. La cellule dis-
coïdale, toujours fermée, est divisée par une nervure, qui est tantôt
simple, tantôt double, ou, en se bifurquant (vers le bord externe),
forme une cellule interposée.
Les ailes inférieures sont pourvues d’un crin (frein) assez fort et
ont trois nervures internes.
La femelle est aptère; elle posséde ou elle ne possède pas un
oviducte et une touffe anale; elle a des antennes ou des pattes rudi-
mentaires ou articulées. Elle quitte ou non son fourreau et sa chry-
salide; cette dernière reste toujours en dedans du premier.
Les chenilles vivent et se changent en chrysalides dans des
fourreaux construits par elles-mêmes.
Cette définition de la famille rend possible la réunion des Oike-
hicina, des Animulina, des Psychina, des Canephoridæ du
Dr Herrich-Schäffer et des À plerona Millière. En effet, ces familles
n’en font qu’une seule : tant de liens les unissent qu’on ne saurait
les séparer. Herrich-Schäffer lui-même a prévu cette réunion,
car il dit dans son travail sur les Papillons exotiques (Sammil.
aussereurop. Schmett. Anmerk., p. 99 : » Es werden wohl meine
Heterogenina, Oecelicina (1), Animulina und Psychina in Zu-
kunft in eine einzige Familie verbunden werden » etc. Le genre
Heterogynis Rbr., toutefois, s'éloigne trop des Psychides par sa
chenille, qui vit à l’air libre sur ses plantes nourricières et ne se
fait pas de fourreau, etc. Je ne vois pas le moyen de le faire entrer
dans la combinaison. Les genres Melasina et Psilothrix s'écartent
encore plus par leurs femelles ailées, etc., et les Tulæporidæ éga-
lement, car le genre So/enobia Z. a les antennes du mâle tout
autrement conformées, et dans le genre T'alcæporia Hb., les espèces
g'et Q ont des palpes et des ocelles. La femelle, dans les deux
derniers genres, en voulant sortir de son fourreau, le fait comme
le mâle, c’est-à-dire qu’elle se pousse, encore dans sa chrysalide, à
moitié ou presque entièrement dehors, puis s'échappe en soulevant
les étuis de la tête et des pattes.
En étudiant les diagnoses des familles précitées du D' Herrich-
Schäffer, et en comparant des espèces d’Oiketicus, d'Animula et
(*) Herrich-Schäfler dit Oeceticina, je crois que c'est à tort. Lansdown Guil-
ding a publié le genre Oiketicus; donc Herrich-Schäffer n'avait pas le droit de le
changer en Oeceticus et d’en faire Oeceticina.
DE LA FAUNE EUROPÉENNE. 45
des Psychides européennes, j'ai fait les remarques suivantes, qui
sont en même temps une critique fondée sur des faits.
Dans son Samml!. aussereurop.Schmett. Herrich-Schäffer (p.41)
donne les diagnoses (tab. analyt. des familles) :
9. Oeceticina : Alæ anteriores costis dorsalibus duabus, junctis;
anteriore recurva, ramos plures emittente; alæ omnes cellula
intrusa. £
En effet, en examinant la nervu- Fig. L.
lation de Paile antérieure de l’Ozke-
ticus Mac Leayi Lansd. Guild., on 4
voit que l’interne 1°, en se courbant, Re
s’anastomose avec 14 et que celle-ci
se courbe en arrière et en bas. Cette espèce a l’interne 12 simple,
Fig. 2.
c’est-à-dire ne donnant pas des rameaux vers
le bord interne (1). Dans la fig. 2 (0. Kirbyi
Lansd. Guild.) d ete les indiquent, dans la
fig. 3(Cramerii Westw.0.variegatus Snellen) ÿ AE :
il y en a trois : d.e. f. Dans les deux dernières figures, ? indique
le bord interne de l'aile antérieure. Fig. 3.
Done, les Oiketici ont, à part la cellule inter- = da
internes, dont 12 s’anastomose avec 12. SINENE ù
10. Animulina. Alæ anteriores costa dorsali uNIcA, ramo e
medio antrorsum reflexum emittente; cellula intrusa nulla.
J'ai devant moi l'Animula dichroa H.-$. (?), Fig.4..
son espèce {ypique. En étudiant sa nervulation, "
fig. 4, nous voyons que 14 est assez forte et SA
un peu plus courbée, qu’elle possède en dessus
un petit rameau très court recourbé, en arrière, mais nous
voyons 1°, plus mince que 12, s'anastomoser avec le rameau
précité. Il n’y a pas de cellule interposée, mais la nervule, qui
divise la cellule discoïdale, est double pour cinq sixièmes de sa
longueur. Donc, il y a deux internes, et le point cardinal sur
lequel repose la diagnose différentielle n'existe pas. Herrich-
Schäffer se trompe quand il dit que les Animulina n’ont qu’une
seule interne. Et encore ls est bifurquée!
(*) Je crois que c’est une omission du dessinateur. La figure est une copie de
la fig. 3, planche XXXIV. Proceed of the Zool. Soc. of London for 4854, West-
wood. Oiketicus. La cellule interposée indique un Oiketicus vrai. Cette figure et
les suivantes sont un peu grossies et la circonférence des ailes n’est pas très exacte,
mais pourtant assez pour donner une idée précise de la nervulation.
(?) L’exemplaire fut trouvé dans la Colombie par le général baron von Nolcken.
J'en possède aussi le fourreau inédit.
46 ESSAI D'UNE MONOGRAPHIE DES PSYCHIDES
11. Psychina. Alæ anteriores costa dorsali UNICA versus margi-
nem interiorem furcata. AT A
J’ai pris au hasard Ps. Sicheliella Brd., j'aurais pu prendre tout
autre Psyche, car, pour loutes les espèces, j'ai trouvé la même
chose.
Fig, 5. Nous voyons encore, fig. 5, 14 formée, comme le
dit Herrich-Schäffer, 1» toutefois, plus mince que
=, la première et tout à fait libre maintenant, se trouve
‘# dans le pli de l'aile, mais l’œil armé le reconnaît
immédiatement sur le dessus; pour quelques espèces très velues
plus difficilement sur le dessous des ailes antérieures.
Donc, aussi pour les Psychina, Herrich-Schäffer fait fausse
route, il y a deux internes ici.
Il dit, System. Bearbeit. der Schmett. von Europa, À. 1, p. 17 :
Noch andere bisher unter den Psychiden stehende Arten müssen
wegen der einfachen (1). Innenrandsripe der Vorderflügel, der
zwei Spornenpaare der Hinterschienen und der mit Fühlern und
Füssen versehenen Weiber getrennt werden. » Ce sont les genres
Epichnopteryx et Fuwmea, dont il fait les Canephoridæ et qu'il
place parmi ses Tineridæ. Mais je renvoie à ce qu'il ditdans l’avant-
propos du tome V, p. 3, et à ce que j'ai mentionné p. 6 de mon
travail.
Voici ce que j'ai trouvé en étudiant les Canephoridæ et le genre
Apterona :
1° L'interne est double comme dans Psyche, etc.
La fig. 6 donne une idée de la nervulation de lÆpichnopleryx
pulla Esp.
Fig. 7, celle de la nervulation de Fwmnea crassiorella Bruand.
Fig. 6.
Fig. 8, À et B, celle de la nervulation de Aplerona crenulella
Bruand, et, dans les trois espèces, il y a dewx internes, dont 1? est
bien mince, mais, il est vrai, parfaitement visible au moyen d’une
loupe Stanhope, ou, ce qui vaut encore mieux, d’un microscope,
grossissement moyen (?). Et 14 est aussi bifurquée ici;
(1) C'est-à-dire pas bifurquee.
(2) Pour bien voir l’interne 4b, et pour se convaincre qu’elle est une nervure,
il faut placer l'aile (de Psyche, de Bijugis, ete.) sur le porte-objet (verre) et mettre
la lamelle dessu s en comprimant un peu, de sorte que le pli de l'aile disparaisse
DE LA FAUNE EUROPÉENNE. 47
2° Les genres Zpichnopteryæ Hb., Bijugis mihi ont toujours,
et Fumea Hb. quelquefois, c’est-à-dire pour quelques espèces, une
cellule interposée comme dans la famille des Oiketicina;
3 Les mâles des Canephoridæ ont tous les antennes bipec-
tinées ;
4 Les femelles du genre E£'pichnopleryæ ressemblent presque
en tout point à celles des Psychina, Oikelicina et Animulina,
c’est-à-dire qu’elles ont des pattes et des antennes rudimentaires
et pas d’oviducte proprement dit. Les genres Bijugis m.et Fu-
mea Hb. ont des femelles pourvues de pattes et d'antennes arti-
culées; mais, par contre, quelques Psyche vrais et quelques Otke-
ticina femelles ont des pattes parfaitement articulées aussi. D’ail-
leurs, toutes les femelles de Psyche, Oikelicus et Animula ont des
antennes plus ou moins rudimentaires;
7° Les femelles de Furnea quittent leur fourreau et la copulation
a lieu sur et non dans le fourreau; mais une foule de Psyche
(vraies) femelles quittent à moitié leur fourreau avant la copulation,
et n’y rentrent entièrement qu'immédiatement avant l’acte copu-
latif, précisément comme dans le genre Pijugis m.;
8° Les Canephoridæ ont deux paires d’éperons aux tibias posté-
rieurs. Mais le genre Diabasis m. a une seule paire d’assez grands
éperons aux tibias postérieurs et forme ainsi le passage entre
Psyche, qui en a une paire d'assez petits, et les autres Canepho-
ridæ, qui en ont deux paires. Aplerona en à aussi une seule paire,
mais de très petits ;
9° Quelques espèces des Canephoridæ possèdent une épiphyse
(épine) tibiale aux tibias antérieurs, quelques autres l’ont si peu
développée, qu’elle est presque nulle. Les Oiketicina l'ont très
développée, les Animulina ne la possèdent pas, tandis que quel-
ques groupes des Psychina l'ont assez grande, d’autres ne l’ont
pas du tout,
Et 10° les qualités physiologiques des Canephoridæ sont parfai-
tement semblables à celles des Oiketicina, A nimulina et Psychina.
(J'aurais pu dire aussi des Talæporidæ, mais, ici, il y a des dif-
férences anatomiques trop grandes.)
Ma conclusion est donc que les Oikehcina, Animulina, Psy-
china, Canephoridæ et Aplerona doivent être réunis dans une
seule famille, celle des Psychidcæ.
entièrement. Il faut prendre le grossissement de 80 lin. (4 — 4 Nachet) et alors
4% se montre parfaitement et est jaunûâtre comme Ics autres nervures. Les gros-
sissements trop forts valeni moins.
48 ESSAI D'UNE MONOGRAPHIE DES PSYCHIDES
PLACE QUE DOIVENT OCCUPER LES PSYCHIDES DANS LE SYSTÈME.
De tout ce qui précède l’on aura compris que la place que Les
Psychides prendront dans le système n’est pas douteuse. Pour
moi, elles doivent être rangées parmi la famille des Bombyces. Je
crois même pouvoir leur assigner une place qui leur convient
parmi celles-ci. Soit qu’ils suivent Le système du D° Herrich-Schäf-
fer, soit qu’ils soient des adeptes der naturlichen Reihenfolge, j'es-
père que mes collègues seront de mon avis.
J'ai déjà démontré (Compte-rendu de la séance de novembre 1879
de la Soc. Ent. belge) que le D' Herrich-Schäffer s’est trompé en
disant du genre Heterogynis, que les cellules discoïdales des ailes
a. et p. ne sont pas divisées, mais que je suis de son avis quand il
prétend que le manque d’ocelles (stemmates), de palpes et de spiri-
trompe, ainsi que la femelle aptère, lui assignent une place près des
Psychina et non entre le genre Thyris I., qui a une spiritrompe
très prononcée et des palpes assez grands, et les Zygænina, qui
possèdent ocelles, palpes et spiritrompe, et dont les femelles (aussi
de T'hyris) sont ailées.
En plaçant les Heterogynidæ immédiatement avant les Psy-
china, on a deux familles, qui, soit en caractères physiologiques,
soit en caractères anatomiques, ont une grande affinité entre elles.
ou: En effet, quand on examine la fig. 9, qui donne la
—,4 nervulation de l'Heterogynis afjinis Rbr., et, quand
on la compare avec la fig. 5 (nervulation de Ps.
Sicheliella Brd.), on comprend très aisément cette
grande affinité. Or, il n’existe une différence que pour ce qui
regarde les internes 14 et 1. Ici, ces nervures touchent toutes les
deux le bord de l'aile et 12 n’est pas bifurquée. En même temps,
lon voit que les cellules discoïdales sont divisées toutes les
deux, et qu’ainsi Herrich-Schäffer a tort. J’ai pris pour exemple
l'A. afjinis Rbr.; j'aurais pu citer aussi l'A. penella Hb., car tous
les exemples de cette dernière espèce de ma collection sont dans le
même cas. Dans les ailes postérieures l’on remarque {rois internes.
J’ajouterai que les antennes des espèces du genre ÆHelerogy-
nis Hb. sont bipectinées, quoiqu’elles soient d’une forme différente
de celles des Psychides.
Immédiatement après les Psychidæ, je mettrai les Ziparidæ, en
commençant par le genre Orgyia O. On pourrait aussi prendre le
genre Pentophora Stph., mais, quoique le mâle ait une grande
ressemblance avec les Psychides(P. Morio L.), la femelle, au con-
traire, a des ailes courtes, mais passablement bien formées, tandis
que les femelles du genre Orgyia n’ont que des tronçons. La Q de
0. ericæ Germ. les a presque tout à fait invisibles et reste, après
> =
Stmtdt te edan -
DE LA FAUNE EUROPÉENNE. 49
l'éclosion, dans son cocon. (Voir ma description, appendix du tra-
vail de M. Snellen van Vollenhoven, dans Sepp,2 série, t. II, p. 204. )
Fig. 10.
Dans la fig. 10 &-b, j'ai donné la nervulation
de lOrgyia antiqua L. On remarquera encore
ici une grande conformité avec la fig. 5. Il y a
deux internes dans les ailes antérieures et {rois
dans les ailes postérieures (non deux, comme
le dit M. Snellen dans ses Vainders van Neder-
land, 1. c., p. 167). D'ailleurs, il compte parmi NS b
les espèces de son genre Orgyia O., aussi N
celles du genre Dasychira Stph. et fait des deux genres un amal-
game. Herrich-Schäffer ne le fait pas, car (t. II, p. 131) celui-ci
sépare Orgyia de Dasychira et place entre les deux le genre
Pentophora, ce qui vaut mieux, à cause des femelles ailées du
genre Dasychira. Je suis donc ici l'exemple de Herrich-Schäffer.
Puis les cellules discoïdales des ailes antérieures et postérieures
sont divisées par une nervule à l'instar de celles des Psychides.
Il y a, en outre, une analogie assez remarquable entre Psyche
Schrk. et Orgyia O., c'est que les tibias postérieurs des espèces
de ces deux genres n’ont qu’une seule paire d’éperons. Les antennes
d'Orgyia sont bipectinées et aussi dans les caractères physiolo-
giques il y a beaucoup de conformité, comme je l’ai dit plus haut.
PTÉROLOGIE.
Il me semble qu'il n’est pas inutile, pour que l’on me comprenne
mieux quand je donnerai plus tard les descriptions des espèces, de
donner ici un aperçu de la méthode ptérologique assez simple dont
je me sers, et que suivent, à une petite exception près, les lépido-
ptérologistes allemands, hollandais, etc. Elle diffère de la méthode
Lefèbvre, Boisduval et Guénée. Je nomme les rameaux qui partent
de la base de l’aile nervures, les ramifi- El
cations de celles-ci des nervules. J'ap-
pelle aussi nervule le rameau assez
mince s, qui divise la cellule discoïdale
et celle qui la ferme la désco-cellu-
laire, V (1). J'ai donné, dans la fig. 11,
le dessin d’un Psyche vrai, d’une certaine f
espècequelconque possédantlemaximum
de nervules dans le genre Psyche. Les
nervures, que j'ai dessinées assez fortes,
sont : &, la costale; à, la sous-costale;
(1) Il ya, comme je l’ai dit, des petites nervules accidentelles : », transverses,
t, qui lient les nervures ou les nervules entre elles et forment ainsi des cellules
appendiculaires, #, à l’entour de la cellule discoïdale (fig. 41).
{a
Mele 2
50 ESSAI D'UNE MONOGRAPHIE DES PSYCHIDES.
c, la médiane et 4, l’interne, qui peut être double ou triple dans les
ailes postérieures.
La costale n’est pas ramifiée. (Les petites nervules transverses
qui lient quelquefois la coslale avec le bord ou avec la sous-costale
ne sont pas des ramifications, d’après moi. Elles n’y sont qu'acci-
dentellement dans le genre Psyche. F. Betulina Z. fait une excep-
tion.
La sous-costale donne plusieurs branches, une ou deux vers le bord
supérieur et trois ou quatre vers le bord externe ou vers l'apeæ.
La médiane donne un rameau vers le bord inlerne et deux vers
le bord externe.
L'interne, dont la première pourrait s’appeler la dorsale, et qui
a quelquefois une, deux ou trois ramifications vers le bord interne,
et la seconde, qui est tantôt libre, et tantôt s’anostomose avec la
première. La dorsale des Psychina est toujours bifurquée vers la
base sur les ailes antérieures. Toutes les nervures et les nervules
qui touchent les bords de l’aile sont numérotées, et je commence à
compter de bas en haut. L’interne est toujours nommée ] ; s'il y en
a deux, la première s'appelle 14, la seconde 1?; s’il y en a trois, la
troisième s'appelle 16. Je ne compte pas les nervules qui résullent
de la bifurcatlion de la dorsale.
2 est le premier rameau de la médiane,3 le second, 4 Le troisième.
5 est un rameau qui part directement de la disco-cellulaire et
dont la situation est bien variable; il manque quelquefois, mais,
nonobstant cela, il est toujours compté.
6,7, 8, 9, 10, 11 sont les rameaux de la sous-costale.
12 est la costale elle-même.
Outre la cellule discoïdale, les cellules appendiculaires et Les
celluies entre les nervures el les nervules, qui sont comptées
comme les rameaux (donc, par exemple, cellule 14, cellule 1?, cel-
lule 2, etc.), il y en a encore une, la cellule interposée (cellula in-
trusa) s, formée par la bifurcation de la nervule, qui divise la cel-
lule discoïdale.
fest le frein des ailes postérieures, qui ont, au maximum (pour
les Psychides), huit rameaux qui touchent les bords de l'aile. Elles
ont {oujours trois inlernes.
DESCRIPTIONS GÉNÉRALES.
1. L'œuf.
Les œufs de toutes les Psychides que je connais (Oiketicina, Psy-
china, Canephoridæ et Aplerona) ont à peu près la même forme
DE LA FAUNE EUROPÉENNE. Gi
elliptique (la forme d’un œuf de pigeon), sont jaunâtres, ne portent
aucun dessin et sont relativement assez gros.
Pondus par la Psychide mère dans l’intérieur de la chrysalide
vide et dans le fourreau même, ce n’est que bien rarement que les
Hyménoptères parasites les attaquent.
Le nombre des œufs pondus par une Psychide mère n’est connu
que pour quelques espèces. J’ai trouvé un minimum de 200 et un
maximum de 500 œufs.
Les jeunes chenilles naissent après trois ou quatre semaines.
2. La chenille.
Après avoir quitté la coque, les jeunes chenilles de presque
toutes les espèces se ressemblent assez. Elles ont la tête noire et
relativement assez grande; les écussons cornés couvrent déjà les
trois premiers segments et sont noirs pour la plupart, sans aucun
dessin ou portent quelques stries indéterminées. Les segments sui-
vants sont d’un gris jaunâtre, quelquefois rougeûtre, et des poils
assez longs, mais assez espacés, couvrent tout le corps. Les pattes
écailleuses sont déjà assez fortes, et les membraneuses, déjà for-
mées, portent leur cercle de crochets.
Dès sa naissance; la jeune chenille commence à tisser son four-
reau sur lequel elle fixe des débris du fourreau maternel ; quelques
espèces, comme hirsutella Hb., par exemple, ne se servent pas de
ces débris et ne couvrent leur sac que quand elles commencent à
manger des feuilles vertes ou des lichens.
Elles quittent, leur besogne faite, Le fourreau en question et se
dispersent sur les plantes.
Après quelques mues, pendant lesquelles elles fixent leur four-
reau, soit sur des troncs, soit sur des tiges, et après lesquelles elles
agrandissent leur demeure, elles se changent en chrysalides. Le
cycle vital des chenilles des Psychides est, et c’est la règle, de
deux années. Quelques espèces de Psyche et quelques espèces de
Fumea (pour les Oiketici et les Animulina, je ne le sais pas, les
observations des auteurs laissent à désirer), mais peu subissent
leurs métamorphoses dans une seule année. Après chaque mue, la
figure du fourreau et les dessins de la chenille sont plus prononcés,
car et les dessins et la figure du sac d’une jeune chenille, de plu-
sieurs espèces du moins, différent beaucoup de ceux de la chenille
parfaite. Je ne sais pas au juste le nombre des mues. En faisant
l'éducation de Ps. hirsutella Hb. (vide Sepp., 2° série, t. IT, p. 74),
jen ai pu compter cing. La chenille mange toujours pendant le
jour ; presque toutes les espèces sont polyphages; plusieurs pour-
tant ne mangent que des graminées, d’autres, surtout quelques
52 ESSAI D'UNE MONOGRAPHIE DES PSYCHIDES
Fumex, des lichens. Quelques-unes, surtout celles du genre
Fumea, ne dédaignent pas la nourriture animale : en captivité,
elles dévorent quelquefois Leurs semblables, et surtout les femelles,
qui viennent de naître. J'ai fait l'éducation tout entière de
quelques Betulina Z. en ne leur donnant que des papillons morts.
Elles se meuvent très volontiers dans les rayons du soleil, et se
cachent dans leur fourreau, quand il fait nuit. Par leur manière
de vivre, elles sont très exposées aux Hyménoptères parasites, et
les guêpes et les araignées en tuent beaucoup, nonobstant leur
demeure, qui est très solide.
La chenille parfaite ou adulte des Psychides est relativement
courte, mais assez forte. Sa tête assez grande (la femelle l’a un peu
plus grande que le mâle) porte des mandibules assez fortes, des
antennes assez courtes et des palpes ordinaires. Une fourche fron-
tale et quelques dessins assez variés l’ornent. Quelques ocelles en
demi-cercle se trouvent aux deux côtés de la face, tandis que des
poils assez longs, mais assez distancés, sont implantés sur la partie
supérieure.
Les trois premiers segments portent des écussons dorsaux lui-
sants, qui sont ornés de stries longitudinales, dont celle du milieu,
la dorsale, ne manque presque jamais. Les autres segments ne sont
parés que des points ordinaires et quelquefois de points élevés d’une
teinte plus claire que celle du corps. Le dernier segment porte un
clapet anal, le plus souvent foncé et luisant.
Les pattes écailleuses sont très fortes ; les membraneuses, quoique
très courtes, sont fortes aussi. Quoi qu’on en dise, on les distingue
très facilement à l’œil nu. En dessous, elles portent un cercle de
crochets. Ces derniers servent à la chenille à s’accrocher à l’inté-
rieur du fourreau.
Les fourreaux sont de formes bien différentes et, pour ainsi dire,
chaque espèce en a un qui lui est propre. Tissu par la chenille de
soie grise ou blanche, ilest couvert extérieurement de pailles, de
tiges (même de petits rameaux, comme ceux de quelques Oiketici) qui
sont placées quelquefois longitudinalement, quelquefois transver-
salement, ou bien placées dans un certain désordre, ou bien imbri-
quées. Souvent des débris de lichens le couvrent ou ils sontrevêtus
de feuilles sèches ou de débris ligneux. Quelquefois la chenille ne
se sert que de sable, de paillettes de mica, etc.
Le fourreau du mâle, plus petit ordinairement que celui de la
femelle, se termine quelquefois en un tuyau de soie plus ou moins
long, non couvert de pailles, etc.
A la partie antérieure il se trouve aussi un petit appendice, l’en-
irée, qui n’est pas revêtu.
En marchant, la chenille ne sort de son fourreau que la tête et
DE LA FAUNE EUROPÉENNE. 55
les trois premiers anneaux. Au moindre danger elle se retire et
ferme sa demeure. Cette clôture se fait de la manière suivante :
La chenille attache quelques filaments très forts aux bords de
l'entrée, non couverte, de son fourreau. L'autre bout de ces fila-
ments est attaché aux parois internes, mais de sorte qu’ils ne sont
pas tendus. En descendant, la chenille tire après elle les filaments,
et la partie antérieure, d’une texture molle, descend dans le four-
reau et le bouche parfaitement.
Quelques espèces ont le tuyau postérieur, dont j'ai parlé plus
haut, assez long; mais c’est seulement un peu avant la métamor-
phose que les chenilles l’allongent énormément. Ce travail se fait
en quelques heures, et, pour celui qui fait l'éducation de Psychides,
c’est un signe que la chenille va se fixer bientôt, et n’a plus besoin
de nourriture.
Pour subir sa métamorphose en chrysalide, elle commence à
fixer la partie antérieure de son fourreau et se retourne vers la
partie postérieure.
Avant de faire ce mouvement, la chenille change encore une
fois de peau; elle quitte celle-ci de la manière ordinaire, de sorte
que les débris se trouvent poussés vers l'extrémité restée libre ou
à moitié dehors. Après cette mue, elle est tout à fait changée. Sa
peau nouvelle est très mince, les dessins sont disparus, les pattes
écailleuses sont plus faibles et Le corps est devenu plus gros, mais
plus court. Donc, elle n’est plus reconnaissable. Maintenant, elle
se retourne et reste environ quinze jours à trois semaines avant de
se métamorphoser. Après la métamorphose, la dernière peau, si
mince, se trouve vers l'extrémité fixée.
Déjà le professeur Zeller (Zsis, 1847, p. 425-429) demande si les
mâles changent de peau une fois de plus que les femelles, parce
qu'il trouva des fourreaux mâles de Ps. apiformis Rossi ayant la
peau poussée dehors et la chenille pas encore métamorphosée.
Après l’éclosion, il ne trouva qu'une peau {ès mince dans le four-
reau. Par contre, dans le fourreau femelle, il rencontra une peau
ordinaire. Ce ne fut qu’en 1879 que, presque en même temps,
MM. le comte E. Turati, de Milan, et le D' Max Standfuss, de
Parchwitz, donnèrent la réponse affirmative etconcluante. (Bulle-
tino Soc. ent. Ital., 1879, p. 17, Ps. Turali Sigr. et Inaugural
Dissertation, 1879, p. 11-13, Ps. Graslinella Bav1.
J’ai trouvé la même chose non seulement pour les espèces
dont les fourreaux mâles ont un tuyau de soie très long, mais
aussi pour plusieurs autres. J’ai fait des recherches multiples sur
Ps. Graslinella Bdwvl., Ps. villosella O., Ps. hirsutella Hb.,
Ps. Ecksteini Ld. J'ai trouvé des chenilles, quittant leur avant-
dernière peau dans la position précitée, qui m'ont donné le papil-
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXV. 4
04 ESSAI D’'UNE MONOGRAPHIE DES PSYCHIDES
lon plus tard. Le doute n’est donc plus permis. Seulement, /a femelle
aussi change de peau avant de se retourner (!).
Les chenilles de plusieurs espèces couvrent leur fourreau, avant
de se chrysalider, d’un tissu de soie, et Le plus souvent les mâles se
séparent des femelles. Les premiers fixent leur fourreau, quelques
espèces exceptées, bien près de la terre, les femelles bien plus
haut. |
Pour nettoyer sa demeure, la chenille en ouvre la partie posté-
rieure et, avec ses mandibules, elle éloigne par là ses excréments.
Plusieurs fois j'en ai fait l'observation.
La chrysalide.
La chrysalide du mâle a la forme générale de celles des Bomby-
cides, mais elle s’en distingue :
1° Par une rangée de crochets recourbés qui se trouve sur la
face dorsale des anneaux de l’abdomen. Surtout sur les {rois der-
niers, ces crochets sont forts et nombreux. Les chrysalides de
Fuinea et d'Aplerona les ont très peu développés, surtout le der-
nier genre, où les crochets ont fait place à des rugosités. La forme
du sac en hélice les rend aussi moins nécessaires.
Les Cossina et les Hepialidæ possèdent aussi des crochets comme
les Psychides ;
2° Par la figure du dernier segment, qui se termine en deux cro-
chets très forts et assez larges, courbés en avant. Dans le genre
Fumea, F. sepium Speyer fait exception; ici ils sont courbès en
arrière et très espacés. Le devant du segment porte une double
excroissance en forme de deux tubercules juxtaposés. Dans le
genre Aplerona ils n’existent pas du tout. Une impression longi-
tudinale se trouve aux deux côtés de l'abdomen.
Au moyen de ces crochets, la chrysalide, très remuante, peut se
mouvoir de haut en bas et de bas en haut dans le fourreau. On
remarque aisément cette promenade quand les rayons du soleil
l’échauftent. |
La couleur de la chrysalide est un jaune brunâtre qui, quelques
jours avant l’éclosion du papillon, devient noirâtre, quelquefois
avec un reflet métallique.
La chrysalide de la femelle, qui repose sans faire beaucoup de
mouvement dans son fourreau, est assez molle. Les étuis de la
tête et des deux premiers segments sont courbés en bas, les autres
(t) J'ai dans ma collection une chrysalide femelle, que j'ai tuée, et à laquelle
adhère encore la peau mince dont j'ai parlé. La peau ordinaire se trouvait également
dans le fourreau.
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7
DE LA FAUNE EUROPÉENNE. 5
segments sont plus larges et quelques impressions et excroissances
indiquent encore les pattes de la chenille; le dernier segment
porte des crochets recourbés et quelques excroissances indiquant
les organes reproducteurs externes du papillon. Les stigmata sont
très visibles, et une impression longitudinale existe, comme sur la
chrysalide mâle. Les chrysalides femelles des Oiketicina, Animu-
lina, Psychina, Apterona et Epichnopteryx n'ont pas d’étuis
pour les ailes, et de très rudimentaires pour les antennes et les
pattes (excepté pour les espèces qui ont des pattes articulées).
Les genres Bijugis m. et Fumea en possèdent, quoique les Q
de ces derniers n’aient pas des ailes ; les étuis existent sur la chry-
salide, dont la forme répond toujours à la figure de la femelle elle-
même. Ainsi la Q de l'A. helix von Sieb. est courbée, sa chry-
salide aussi, etc. |
La couleur est, pour quelques espèces, un jaune brunâtre : par
exemple, plusieurs Psyche, toutes les Epichnopteryæ, les Bijugis,
Fumea et Apterona. Pour quelques autres, elle est noire et la
partie antérieure et postérieure rouge ou brune-rougeâtre. Quel-
quefois, les bords des segments sont plus foncés, comme, par exem-
ple, pour Ps. apiformis.
Le papillon. — Le mâle.
Après trois à quatre semaines, un peu plus tôt ou un peu plus
tard, parce que, pour plusieurs espèces, il faut les rayons du soleil
pour que le mâle quitte sa chrysalide, le papillon éclot. En quelques
minutes, en un rien de temps, il est prêt à prendre son vol, qu'il
commence aussi immédiatement après que ses ailes sont assez
fortes.
La bestiole, qui ne vitque pour l’amour, s’empresse de trouver
une femelle. Il paraît que son odorat est si subtil, qu’elle vient
d'assez grandes distances trouver les femelles écloses. Après une,
deux ou trois copulations, il meurt. Sa vie ne dure done qu'un à
deux jours, mais en captivité, il ne vit quelquefois que quelques
heures. Dans son ardeur à chercher une femelle, il vole et se lacère
les ailes contre les parois de sa cage jusqu’à ce qu’il tombe d’épui-
sement. En cet état, il est méconnaissable.
Toutes les espèces ont un temps fixe pour leur éclosion. Quel-
ques-unes éclosent le matin, quelques autres le soir. Pour les pre-
mières, il faut que le soleil darde ses rayons sur les fourreaux ;
pour les autres, et pour cause, ce n’est pas nécessaire; quoiqu’en
général, si l’on veut faire l'éducation des Psychides, il faut exposer
leur cage, couverte de toile mécanique, au soleil, et les laisser
toujours, été et hiver, dehors. Dans mes Descriptions spéciales,
06 ESSAI D'UNE MONOGRAPHIE DES PSYCHIDES
j'indiquerai, autant que possible, l'heure, ou mieux le temps, de
l’éclosion de chaque espèce. C’est très nécessaire pour obtenir de
bons exemplaires.
Les Psychides mâles sont des papillons de moyenne grandeur ou
assez petits, non parés de riches couleurs. Noirs, gris ou blan-
châtres, quelquefois semi ou tout à fait transparents, il n’y a que
quelques familles exotiques, Oiketicina et Antmulina, mais bien
peu encore, qui comptent quelques espèces dont la couleur est
moins sombre.
La tête; plus ou moins forte, est très velue. Elle porte des an-
tennes qui sont bipectinées, plumeuses ou bidentées, mieux cré-
nelées (1). Il n’y a pas de stemmates (ocelles), et point de palpes.
Au lieu de ceux-ci, il y a deux tubercules fixes sur lesquels sont
implantés des poils noirs ou bruns plus ou moins longs et nom-
breux, et placés en faisceau. Je nomme ces organes pseudopalpes,
que je dis longs ou courts par rapport aux poils longs ou courts
qui y sont implantés. Le spiritrompe manque absolument.
Le thorax est plus ou moins fort et très velu, les ptérygodes
sont courtes, mais assez larges. Quand on ôte les poils au moyen
d’un pinceau, on voit que la couleur de la partie chitineuse est
d’un noir d'ivoire ou d’un brun luisant.
Le prothorax, face dorsale, n’a rien de particulier; le méso-
thorax, au contraire, est très large et son scutellum très grand et
rond; le métathorax, très étroit au milieu, s’élargit des deux côtés
et son scutellum est très petit.
Les épimères sont également assez larges, tandis que la pièce
pectorale est assez étroite (côté inférieur).
J'ai pris pour modèle un exemplaire de Ps. Graslinella Bdl.; il
va sans dire qu'il y a de petites différences génériques et même spé-
cifiques, quoiqu’en général l'anatomie externe du thorax des Psy-
chides se présente à l'œil scrutateur comme je viens de le décrire.
La couleur va du noir précité jusqu’au brun jaunâtre.
L'’abdomen qui dépasse, pour la plupart des espèces, à peine
l'angle anal des ailes postérieures, peut s'allonger énormément
(les Frumecæ exceptées, mais, l’accouplement ayant lieu en dehors
du fourreau, l'allongement est tout à fait inutile). Pour quelques
espèces, l'abdomen s'allonge (en perspective) de manière que la
longueur, en cet état, est trois à quatre fois (non huit fois, comme
le dit le D' Schaufuss) la longueur ordinaire. Les anneaux, qui
sont très velus (des poils très longs y sont implantés), n’ont qu’un
cercle assez étroit de matière chitineuse très dure, luisante et
très noire ou brune, tandis que tout le reste est d'une structure
(*) Les yeux sont plus ou moins grands et nus.
Smet
DE LA FAUNE EUROPÉENNE. 57
très molle. Le dernier anneau porte les organes de la génération,
qui sont cornés, et qui ne portent pas les pinces ordi-,, ,
naires: celles-ci sont, au contraire, très rudimentaires et
très dures (fig. 12, organe de la génération de Ps. Graslinella A
un peu grossie).
Les pattes ne sont pas très longues, pour la plupart les anté-
rieures dépassent en longueur les postérieures.
Les genres Diabasis, Epichnopteryx, Bijugis et Fumea fon
exception. :
Les hanches, les fémurs et les tibias sont assez velus; les tarses
sont couverts d'un duvet très court. Les Oiketicina, quel- Fie. 13.
ques Psyche, les Bijugis, quelques Æpichnopteryæ et les
Fumea ont aux tibias antérieurs une épine ou épiphyse
(spina tibialis) quelquefois très longue (fig. 13, tibia anté-
rieur de Ps. demissa Led.).
À la deuxième paire de pattes, quelques genres, Epich-
noptleryæ, Fumea, etc., ont une paire d’éperons.
Aux tibias postérieurs, les ?syche, etc., n’ont qu’une paire
d’éperons très petits; les Diabasis en ont une paire qui est très
développée, tandis que les Fumea et les Æpichnopteryx en ont
deux paires. Aplerona en possède de très petits. (Voyez plus
haut.)
Les stigmata sont placés comme dans tous les genres des Bom-
byces, etc.
Les ailes, qui sont de forme assez différente, sont couvertes de
poils et d’écailles; ces dernières, le plus souvent piliformes, ne
sont larges que dans le genre Fumea. J'ai parlé déjà ailleurs de la
nervulation.
La frange est assez longue et piliforme, car ce n’est que pour
quelques espèces de Psyche, Fumea, ete., qu’elle ressemble un peu
à celle que possèdent les autres Hétérocères.
Les organes intérieurs des Psychides mâles sont conformes à
ceux des autres Hétérocères aussi.
(Je me permets ici une remarque. J'ai vu et examiné des Psy-
chides d’une grande quantité de collections, et malheureusement, il
faut le dire, Les spécimens de plusieurs cabinets sont, pour la plu-
part, dans un bien triste état : ils sont infestés d'acarides. Je ne
connais pas de lépidoptères qui en souffrent autant. Les espèces les
plus rares sont condamnées sans appel. Et à qui la faute? Certai-
nement aux lépidoptérologistes eux-mêmes, qui, au lieu de purifier
les fourreaux, infestés déjà pendant la vie de la chenille, les pla-
cent immédiatement en collection. J'ai l'habitude de jeter les four-
reaux dans un flacon de benzine ou de les garder, pendant au moins
huit jours;-dans un flacon à cyanure de potassium, et, des centaines
08 ESSAI D'UNE MONOGRAPHIE DES PSYCHIDES
de Psychides de ma collection, aucun exemplaire n’est infesté, —
Ceci « governo.)
La femelle.
La femelle ne ressemble pas du tout à son mâle. Elle est vermi-
forme, et la définition de Schranck, qu’elle est » ein bloszer Eyer-
sack », semble être vraie. Je dis semble, car, en l’examinant un
peu de plus près, on pourra se convaincre qu’elle est un peu plus
qu’un sac à œufs.
Après l’éclosion, la femelle des Oiketicina, des Animulina,
des Epichnopteryæ, des Aplerona, des Bijugis, etc., reste dans le
fourreau. La femelle des Fumer le quitte et la copulation a lieu swr
au lieu de dans le fourreau, comme pour les autres. Il y a bien plu-
sieurs femelles des espèces, que le D' Standfuss a nommées Pwpi-
fugæ, qui sortent la tête, et même quelques anneaux, hors du
fourreau, mais elles y rentrent à l’approche du mâle. C’est aussi le
cas des Bijugis.
La tête de la femelle est assez petite; elle porte des antennes
rudimentaires ou articulées (Bijugis, Fumea). Apterona femelle
n’en à pas, ou, du moins, si petites, qu'elle semble ne pas en avoir.
Les yeux sont simples et rudimentaires, ou facettés. [1 n’y a pas de
palpes et la bouche est close par une membrane transparente, qui
se tend etse détend par les mouvements de la respiration. -
. Les trois premiers segments portent des écussons dorsaux, durs
et luisants, coloriés. Le reste du corps est mou, porte, à l’entour
des segments, un duvet qui se perd bientôt et des s/igmatla parfai-
tement visibles. Sur le premier segment, il y a des deux côtés un
petit tubercule, au sommet duquel se trouve le premier s{igma.
Les autres se trouvent à leur place ordinaire. Le dernier segment
porte les organes reproducteurs externes (1) et se rétrécit pour for-
mer une espèce d’oviducte ou porte un oviducte réel, simple ou com-
posé, c’est-à-dire formé ou non d’anneaux qui peuvent se retirer
l’un dans l’autre et se mouvoir ou être plié dans toutes les direc-
tions. Elle possède ou ne possède pas une toufle anale, composée
de poils ondulés, nombreux et collés les uns contre les autres,
comme dans les genres Bijugis et Fumea. Les femelles de ces der-
niers genres portent aussi des poils duveteux sur la tête et les pre-
miers anneaux. L’abdomen contient une grande quantité d'œufs.
(*) Les Oiketecina, Animulina, Psyche et Epichnopteryx portent une petite
excroissance molle, courbée en bas, qui couvre l’entrée du vagin. Cette excrois-
sance se trouve à la partie inférieure du dernier segment, à côté du rétrécissement
formant l’oviducte.
DE LA FAUNE EUROPÉENNE. 59
Les pattes, qui existent toujours, sont rudimentaires ou articulées.
Les organes internes ressemblent à ceux desautres Hétérocères. Les
organes reproducteurs internes également. La femelle ne se re-
tourne pas dans son fourreau, mais reste toujours la tête tournée
vers l'ouverture qu'elle y a faite.
La copulation.
La copulation des Psychides (pas celle des Fumea dont j'ai dit
- déjà un mot plus haut) a été découverte par M.J. Mann et racontée
par lui dans la Sfett. Ent. Zeit., 1844. Avant et même après lui,
plusieurs hypothèses, les unes plus fantastiques que les autres,
ont été faites. Le D' Ottmar Hofman, et plusieurs auteurs après lui,
le D' Standfuss, M. À. Brants et moi-même, nous avons pu con-
stater ses observations.
Dès que le mâle à trouvé un fourreau, dont l'extrémité libre est
ouverte, preuve que la femelle est éclose, il se fixe, au moyen de ses
pattes, sur la partie supérieure de cette extrémité. En allongeant
son abdomen, il l’introduit dans l’ouverture précitée, le pousse
sous le ventre de la femelle, qui lui présente la tête, et introduit le
pénis dans l’entrée du vagin. Après quelques minutes, la copula-
tion est finie. Le mâle s'envole pour la recherche d’une autre
femelle, tandis que sa première épouse commence, immédiatement
après, la ponte.
Elle pond ses œufs dans la coque vide de sa chrysalide et même
dans le fourreau, si la première est remplie.
Une preuve de l’ardeur avec laquelle le mâle cherche la femelle
pour la copulation se trouve relatée dans Trans. ofthe Ent. Soc.,
sér. IIL, vol. IT, Proceed. p. 103-104, 1865. Dans la séance de juillet
1865, le D' Armitage montra un fourreau d’une femelle de l’Ocke-
ticus Kirbyi. Dans l'ouverture faite par la femelle éclose, {rois
mäles à la fois avaient introduit leur abdomen.
Moi-même, j'ai remarqué plusieurs fois que, quand un mâle fraî-
chement éclos remarquait une femelle éclose dans son voisinage,
il s'accouplait immédiatement, sans attendre le moment où il pour-
rait étendre les ailes.
La parthénogénèse.
Même dans les derniers temps (entre autres le D' Standfuss
et le comte E. Turati) on a voulu prouver la parthénogénèse des
Psychides. Celle-ci n'existe qu? dans le genre Aplerona, et
seulement pour la var. helix v. Sieb. Et encore de cette der-
nière il y a, en plusieurs endroits, des mâles. J’ai élevé, j'ose
60 ESSAI D'UNE MONOGRAPHIE DES PSYCHIDES
le dire, plusieurs centaines de Psychides, et jamais je ne l’ai ob-
servée. Les auteurs les plus consciencieux condamnent l'hypothèse
en question, et je n'hésite donc pas à déclarer que ceux qui la pro-
clament, ont été induits en erreur par des observations trop peu
minutieuses.
Les parasites des Psychides.
Les parasites des Psychides, si bien gardées et défendues par
leurs fourreaux, sont très nombreux. Mais, comme les chenilles
marchent et se nourrissent au grand jour (il n’y en a que fürt peu
qui prennent leur nourriture pendant la nuit), et que la plupart se
reposent à terre, il semble bien moins étonnant que leurs ennemis
les surprennent. Ce sont surtout des Jyménoptères, les genres
Pezomachus, Pimpla, Hemiteles, Cremastus, etc., etles Diptères
parasites (T'achinæ), qui les attaquent.
Moi-même, en faisant l'éducation d’une grande quantité d’es-
pèces de Psychides, j'ai obtenu plusieurs parasites (Jyménoptères
et Diptlères). En décrivant chaque espèce en particulier, j'indi-
querai, autant que possible, le nom de ses ennemis.
Un fait pourtant très remarquable doit être relaté ici.
En 1879, M. le chevalier P. Millière m’envoya, de Saint-Martin-
Lantosque, quelques fourreaux femelles de Ps. Vesubiella Mill.
Comme les insectes parfaits se montraient à l'extrémité libre des
fourreaux, j'ouvris ceux-ci pour soufler ceux-là. Je ne fus pas peu
surpris, en vidant une femelle, de voir qu’une larve sortait de son
abdomen par la pression. Examinée au moyen d’une loupe, cette
larve fut reconnue par moi comme étant celle d’un Hyménoptère.
Je coupai immédiatement tous les fourreaux, et trois femelles bien
vivantes furent mises par moi à part dans un petit flacon. J'en ai
eu deux cocons d'Jyménoptère, qui ne m'ont donné qu'un seul
insecte parfait. Mon ami, M. le conservateur Ritsema, de Leyden,
en donnera probablement la description.
Habitat des Psychides.
Les Psychides se trouvent un peu partout. En effet, j’en possède
dans ma collection de plusieurs parties du monde. IL y en a en La-
ponie et en Sicile; il y en a en Sibérie et aux Indes orientales, en
Australie, en Afrique et en Amérique. On en trouve aux bords de
la mer et sur les montagnes; dans les bois, mais aussi dans les
plaines. Elles se trouvent là, où l’été ne dure que quelques semaines,
et là, où le soleil des tropiques darde ses rayons brülants.
Bien peu d’espèces habitent les arbres. Pour la plupart, elles se
DE LA FAUNE EUROPÉENNE. 61
trouvent sur des plantes basses. Elles préfèrent les terrains incultes
et cherchent de préférence les endroits où elles sont abritées du
vent, mais surtout où l’astre du jour peut les atteindre librement.
Dans la description spéciale j'indiquerai, pour chaque espèce, la
région où elle a été trouvée.
Nourriture des chenilles des Psychides.
On peut dire, en général, que les chenilles des Psychides sont
polyphages. Il y en a bien quelques-unes qui ne se nourrissent que
de lichens, comme Fumea Sepium Speyer, mais elles sont rares.
J’indiquerai aussi plus tard les plantes sur lesquelles les espèces ont
été trouvées.
Mais, en captivité, leurs larves mangent parfaitement les feuilles
de Ranunculus bulbosus et repens, les feuilles d’un saule quel-
conque, surtout Salix alba, de Calluna vulgaris et de l’Erica
tetralix, de Thymus vulgaris et Serpillum, etc. Toutes les es-
pèces du genre Oreospyche Speyer préfèrent les graminées, que
quelques autres mangent aussi.
Chasse et éducation des Psychides.
Quoique l’on puisse se procurer les mâles de plusieurs espèces en
les chassant au moyen du filet, ce n’est pas là la méthode d’avoir
de bons exemplaires. En effet, leur vol est si rapide et les tenta-
tives qu'ils font pour s'approcher des femelles sont si rudes, que,
pour la plupart, ce que l’on prend ne vaut pas la peine d’être mis en
collection. Done il faut chercher les chenilles, ce qui n’est pas tou-
jours très facile. Il faut les chasser le plus tôt possible au printemps,
quoique quelques espèces méridionales puissent être recueillies
plus tard. Il faut chercher de préférence de dix heures du matin
à une heure de relevée, parce que c’est alors que les chenilles se
meuvent le plus. Dès que le soleil a disparu, elles se cachent et on
ne les trouve alors qu’accidentellement. Les espèces qui habitent
les arbres peuvent être cherchées à toute heure voulue.
Le meilleur moyen pour bien connaître une espèce, et avoir en
même temps un nombre assez grand d'exemplaires, est de se pro-
curer une femelle fécondée. L'éducation n’est pas si difficile, mais
il faut avoir de la patience, car le cycle vital de la plus grande
partie des Psychides est de deux années.
De quelque manière que l’on procède pour avoir les chenilles en
question, voici la méthode pour mener à bien leurs transformations.
On prend un récipient quelconque, vase de terre, boîte, etc., rem-
pli de terre. On y met les plantes qui seront la nourriture des es-
62 ESSAI D'UNE MONOGRAPHIE DES PSYCHIDES
pèces à élever; on y place les fourreaux et puis on ferme, soit le
vase, soit la boîte, au moyen d’un couvercle en toile métallique,
dont les trous sont plus ou moins grands par rapport à la grosseur
des fourreaux.
Moi, j'ai toujours plusieurs plantes de Ranunculus, etc., en pots,
et je me sers de cylindres en toile métallique, ouverts des deux
côtés, dont je couvre les plantes en question. L’extrémité inférieure
est enfoncée dans la terre du pot à fleurs, tandis que l'extrémité
supérieure est fermée par un morceau de gaze fixé par une ficelle.
Les récipients doivent être exposés au soleil, à l’air età tous les
temps, même en hiver. Les plantes nourricières doivent être
arrosées matin et soir pendant l'été et une grande partie de
l'automne.
Dès que les fourreaux sont définitivement fixés, et que la mêéta-
morphose en chrysalide a eu lieu, ce que l’on reconnaît soit aux
débris de la peau poussés hors du fourreau, soit à quelques autres
signes, les mouvements de la chrysalide dans le tuyau; etc., je les
détache et je les pique au moyen d’une épingle sur un morceau de
bois, touten ayant soin de leur donner la position qu’ils avaient
auparavant.
Le morceau de bois est mis par moi dans un pot rempli de terre
et couvert d’un cylindre, également en toile métallique, et le tout
exposé au grand soleil et dehors. J’arrose encore, matin et soir, la
terre du pot.
Dès que le temps d’éclosion arrive, il faut surveiller les Psy-
chides, car, en ne le faisant pas, on court le risque de n’avoir que
des sujets très détériorés. Comme je l’ai dit plus haut, le papillon
n'a besoin que de quelques minutes, après être éclos, pour prendre
son vol. Il faut donc le piquer immédiatement après son entier
développement.
Ceci paraît bien difficile et prendre beaucoup de temps, mais,
réellement, il n’en est pas ainsi, car, non seulement le mois, mais
même les heures de l’éclosion de la plupart des Psychides sont
connus. D'ailleurs, il y a des signes qui prédisent d’une manière
assez positive que le mâle se développera bientôt, par exemple quand
la chrysalide quitte presque entièrement le fourreau, pour y ren-
trer quelques moments après; quand elle est noirâtre en se mon-
trant, etc.
Pendant quelques jours, l’on peut retarder l’éclosion, ce que je
dois faire quelquefois. Pour cela, on n’a besoin que de rentrer le
récipient, pendant le temps que l’on sera absent, et le mettre dans
un lieu obscur. Il va de soi que les espèces qui éclosent le soir font
exception, | ;
DE LA FAUNE EUROPÉENNE. 63
Préparation el mise en collection des Psychides.
La préparation des mâles n'offre aucune difficulté. Les femelles,
au contraire, doivent être souflées ou gardées dans l'alcool (je n’ai
pas encore fait usage du liquide conservateur de Wickersheimer,
je le ferai pourtant et je le recommande à mes collègues). Dessé-
chées, ellesne valent plus rien pour l'étude. Mais le soufflage d’une
femelle de Psychide demande une grande habileté, du moins quand
on ne veut pas fabriquer des vessies informes, comme on en voit
tant dans les collections.
Il est de toute nécessité de posséder aussi, avec leurs fourreaux,
les chenilles préparées de chaque espèce, et même de jeunes che-
nilles; car celles-ci diffèrent quelquefois assez, ainsi que leurs four-
reaux, de celles parvenues à toute leur taille. Toutefois, de plu-
sieurs espèces la chenille est encore inconnue, soit que les auteurs,
comme, entre autres, Lederer, aient négligé de la décrire, soit que
l’on ait décrit les mâles pris au filet, dont niles femelles, ni les che-
nilles ne furent recherchées par ceux qui trouvèrent les premiers.
Il ne faut pas oublier non plus les parasites; ceux-ci doivent être
piqués ou collés et leur épingle porter une étiquette mentionnant le
temps de l’éclosion, soit du corps de la chenille, soit de celui de
linsecte parfait, le nom de leur hôte et leur nom propre.
CLASSIFICATION DES PSYCHIDES.
Parmi les auteurs qui ont essayé de classifier les ?sychides, il
faut compter seulement :
1. Le D" Herrich-Schäffer; 2. T. Bruand d’'Uzelle; 3. le D
À. Speyer; 4. le Dr P. Rambur; 5. le D° Max Standfuss, et 6. le pro-
fesseur H.-D.-J. Wallengren.
J'ai déjà dit plus haut pourquoi je ne saurais suivre la division
du premier. Le système du second aussi ne peut être accepté,
n'étant pour ainsi dire qu'une suite d'espèces l’une après l’autre.
Son compatriote, M. le D' Rambur, l’a condamné et avec justice.
Le D" Speyer, au contraire, a séparé une partie des Psychdes.
Il en fait le genre Oreopsyche (Vide Stettin. Ent. Zeit., 1865, p.250).
La diagnose de ce genre ne laisse rien à désirer, sauf quand il dit
que les espèces de ce genre n’ont les ailes couvertes que de poils.
Elles portent aussi des écailles, ce que je prouverai en donnant les
64 ESSAI D'UNE MONOGRAPHIE DES PSYCHIDES.
dessins des écailles de l'O. {enella Speyer, O0. plumifera O., etc.
J'adopte son genre Oreopsyche.
Le D' Rambur a tâché aussi de faire une division des Psychides
dans son Catalogue systématique des Lépidoptères de l’'Anda-
lousie (p. 289 et suiv.), 1866. Lui aussi sépare du genre Psyche
Schrk. les espèces rangées par M. le D' Speyer dans son genre
Oreopsyche. Ilen faitle genre Pfilocephala. Tout porte à croire qu'il
n’a rien su du travail de M. Speyer, et il ne doit qu’à la publication
antérieure de la Séeltin. Zeit. que son genre ne pourra être accepté.
Il divise les Psychides dans les genres : 1. Psyche Schrk.;
2. Cochliotheca Rbr., pour Ps. helicinella H.-S.; 3. Plhilocephala
Rmb. (dont il sépare deux sous-genres : Scioplera Rbr., pour
Ps. plumistrella Hb.; Hyalina Rbr. pour Ps. albida Esp.
Ps. plumosella Rbr. et Ps. malvinella Mill), et 4. Gymna Rbr.
pour Ps. hirsutella Hb. Pour les Canephorideæ, il crée la famille
des Psychidéides avec les genres : 1. Æpichnopteryæx H.-S., duquel
i] sépare Æ. Pectinella Schïff. pour laquelle le genre Psychidea
Rbr. est créè, et 2. Fumea Hb. En croyant décrire la pectinella
Schiff., il décrit la nudella O. (Vide, p.313 et 314, loc. cil.), et
d’ailleurs, sa description, surtout des palpes, laisse à désirer;
aussi, je n'ai pu adopter son genre Psychidea pour pectinella
Schiff. et bombycella Schiff., pour lesquelles j'ai fait le genre
Bijugis. Je n’adopte que son genre Gymna, dont je fais un sous-
genre de Psyche Schrk.
Le D' Max Standfuss, !naugural-Disserialion, 1879, fait la divi-
sion des espèces du genre ?syche Schrk. en deux grands groupes :
1. Pupicolæ et 2. Pupifugeæe.
La première est formée d’un seul genre Empedopsyche Standf.
La seconde est formée des genres Psyche Schrk. et Oreopsyche
Speyer.
Cette division est très ingénieuse, mais, comme elle repose sur
des caractères physiologiques des femelles (si elles quiltent à
demi ou non leurs chrysalides), et non analomiques, des espèces,
cette division ne peut pas être adoptée.
(Mon genre Bijugis a pour base un caractère physiologique de
la femelle, mais corroboré par des caractères analomiques essen-
liels du mâle et de la femelle.)
Pour faire une bonne classification des Psychides, il m'a paru
nécessaire d'étudier aussi les espèces exotiques. En faisant cela, il
m'a été possible de grouper assez régulièrement toute la famille.
Des espèces, qui n’appartiennent pas à la Faune européenne, je ne
donnerai que quelques noms, parce que j'ai le dessein, quand j'en
aurai réuni un nombre suflisant, de les décrire plus tard dans une
monographie faisant suite à celle-ci.
DE LA FAUNE EUROPÉENNE. 65
Voici d’ailleurs ma classification :
Famille PSYCHIDÆ.
SOUS-FAMILLES.
1. Les ailes antérieures ont deux internes, dont la
supérieure S'anasltomose avec la dorsale, qui
émet quelques rameaux vers le bord interne. La
cellule discoidale des ailes antérieures el posté-
rieures a une cellule interposée. Les tibias
antérieurs porlent une épine tibiale très lon-
GUERRE Nil Rat ee AO Reeina is:
2. Les ailes antérieures ont deux internes, qui s’anas-
tomosent ou restent séparées. La dorsale émet
toujours un seul rameau vers le bord interne.
Il ne se trouve pas une cellule interposée sur les
ailes antérieures et postérieures. Les tibias posté-
rieurs portent une seule paire d'éperons très
courts, et les paltes postérieures sont plus courtes
que les antérieures, dont les tibias ont ou non
une éninentlblales. 0. 1 26e ER A CPsychine LS:
8. Les ailes antérieures ont deux internes séparées,
dont la supérieure est très mince. La dorsale ne
se bifurque pas. Point de cellule inlerposée ou il
y en a une. Les tibias postérieurs ne portent
qu'une seule paire d’'éperons plus ou moins pro-
HOMCCS de Me LS sie Le M Byron
4. Les ailes antérieures ont deux internes séparées ; la
dorsale n’est pas bifurquée. La cellule discoïdale
des ailes antérieures a ou n’a pas une cellule
interposée. Les palles postérieures sont plus
longues que les antérieures el portent aux tibias
deux paires de grands éperons . . Canephoridæ H.s.
GENRES ET SOUS-GENRES.
1. OrKkETICINA H.-S.
1. Antennes bipectinées jusqu au milieu de la hampe.
Les ailes assez allongées et étroiles. Les anté-
rieures ont douze nervules marginales (la costale
REP pr D TE CRE AN NN oe P TE RE Ne Se 2 VO CORAN RTS
- : L z . CR AE ARTE
66 ESSAI D’'UNE MONOGRAPHIE DES PSYCHIDES
est la 12°) L'abdomen dépasse de beaucoup
l'angle anal. Les fourreaux sont démesurément
longs et forts. . . . . Orkericus Lansdown Guilding.
2. Antennes bipeclinées jusqu'au sommet. Les ailes
sont très larges et relativement courtes. L'abdo--
men ne dépasse pas l'angle anal. Les fourreaux
sont plus courts :.. . . . . ., . . LANSDOWNIA m.
2. PSYCHINA.
1. Antennes bipectinées jusqu’au sommet; les bar-
bules assez courtes. Les ailes antérieures sont très
allongées et étroites ; les postérieures sont beau-
coup plus courtes que les antérieures, qui ont
deux internes : {a supérieure s'anastomose avec
un petit rameau recourbé de la dorsale. Les
libias antérieurs n'ont pas une épine tibiale.
Les ailes antérieures ont onze nervures et les
ailes postérieures six nervures marginales. ANIMULA H.-S.
2. Antennes bipectinées jusqu'au sommet; les bar-
bules diminuent en longueur du milieu vers le
sommet. Les tibias antérieurs portent. une épine
tibiale très longue . . . . . . . ACANTHOPSYCHE m.
Sous-genres :
«. Les ailes antérieures ont onze nervures
marginales. L’interne supérieure s’a-
nastomose avec la dorsale comme dans
le genre Oiketicus. Les ailes posté-
rieures ont sept nervures marginales.
Oiketicoides m.
B. Les ailes antérieures ont onze à douze
nervures marginales. L’interne supé-
rieure s'anastomose avec un petil ra-
meau recourbé de la dorsale. Pachytelia Westw.
y. Les deux internes ne s’anastomosent
DAS 5,151 ALL ANR Let UNS RARES
8. Antennes bipectinées jusqu’au sommet, à barbules
très longues formant panache. Les ailes anté-
rieures n'ont que neuf à dix nervures margi-
nales et les postérieures n'en ont que cinq. Les
tibias antérieurs n'ont pas une épine tibiale.
OREOPSYCHE Speyer.
|
DE LA FAUNE EUROPÉENNE. 67
Sous-genres :
+ Les ailes sont plus ou moins {ranspa-
RORCESNE "0 RU PE SR RER A DE
++ Les ailes sont opaques. . . . .. Scioptera Rbr.
Æ. Antennes bipectinées jusqu’au sommet, à barbules
plus ou moins longues. Lestibias antérieurs n’ont
Dasiune épine tibidlein, +. 4 32 Psyche Schrk.
Sous-genres :
* Les ailes antérieures très larges et à
angles très arrondis. Les barbules des
antennes assez longues . . Megalophanes m.
#* Les ailes antérieures larges, mais pour-
tant plus allongées. Les barbules des
antennes érès courtes . . . . . Gymna Rbr.
*f# Les ailes antérieures allongées, mais
assez étroites. Les barbules desantennes
plus ou moins épaissies à leur sommet.
Stenophanes m.
5. Antennes crénelées ou à dentelures etvelues. Corps
très grêle. Aïles proportionnellement assez larges.
Apterona Millière.
L 3. PSYCHEOIDINA m.
1. Antennes bipectinées, Les barbules, très distanceées,
épaissies au sommet. Aïles allongées : Les anté-
rieures n’ont pas une cellule inlerposée. Les
paites postérieures, plus longues que les anté-
rieures, portent aux tibias une seule paire
DÉDERONS RES AONLS ee à le, MNT MDrABASIS:mMe
2. Antennes bipectinées. Ailes allongées : les anté-
rieures ont une cellule interposée. Les paltes
postérieures, plus courtes que les antérieures,
n’ont qu’une seule paire d’éperons érès courts.
Les tibias antérieurs ont une épine tibiale très
longue et recourbée. Les tibias et les tarses sont
couverts de poils très longs et les crochets sont
ÉTÉ es EAU, 1e RO AT M EECKMEYERIA'M.
4, CANEPHORIDÆ H.-S.
1. Antennes bipectinées à barbules plus ou moins
longues et disiancées. Ailes couvertes de pouls
_et d'écailles piliformes. Les antérieures ont onze
68 ESSAI D'UNE MONOGRAPHIE DES PSYCHIDES
nervules marginales au plus et huil au moins;
il y a une cellule interposée. Les pattes anté-
rieures ont ou n'ont pas une épine libiale très
courle. La femelle ressemble à celle des Psy-
Chin& ss see MER ET VT ÉPICRNOPTE RS HD
2. Antennes bipectinées. Ailes couvertes de poils ct
d'écailles piliformes. Les antérieures ont onze
nervules marginales et une cellule interposée. Les
pattes antérieures ont une épine libiale trés lon-
gue. La femelle a des antennes et des patles
articulées : elle ne quille jamais son fourreau
pour laccouplement, LT REMENE DBRE Se
38. Antennes bipectinées. Ailes couvertes d’écailles
assez larges; les antérieures ont onze nervules
marginales et ont ou n’ont pas une cellule inter-
posée. La femelle a des antennes et des pattes
articulées. Elle quilte toujours son fourreau
DOUT S'ACCOUDIER. ln ST ENLIES OSEDMER EENNN
REMARQUES.
(1) La classification du professeur Wallengren a été faite par lui
seulement pour les espèces trouvées en Scandinavie. Elle est très
ingénieuse, mais ne saurait servir pour toute la famille. Il divise
les quelques espèces en : 1° Zepidopsyche (alæ squamis tectæ);
2’ Psyche (alæ diaphanæ, pilosulæ); 3 Trichopsyche (costa sub-
costalis tota libera, nec cum costa mediana per costam transversam
connexa); 4° Carchesiopsyche (costa subcostalis alarum posticarum
omnino nulla) (!).
(2) C’est bien à tort que le D' Herrich-Schäffer a fait la sous-
famille des Animulina. En effet, c'est aux Psychina que les
Animulæ doivent être portées. L’interne 14 est certainement
bifurquée vers le bord externe.
() Wallengren donne la liste suivante (Scandin. Heterocer-Fjärilar, Spin-
narne, p. #3 et suivantes) : 4° Grässpinnareslägtet (Lepidopsuche Necom.) : L. uni-
color Hufn.; 2° Säckdragare-slägtet (Psyche Schrk.) : Ps. viciella W. V.; Ps.
Stetenensis Hering.; Ps. Graslinella Boisd.; Ps. villosella Ochs.; Ps. opacella
H.-S. (2, 5 et 4 pas de Scandinavie, d’après lui); 3° Harvingeslägtet (Zrichopsyche
n. gen.), Fr. fusca Haw. et 4° Slidbärare-slägtet (Carchesiopsyche n. gen.) : C.
plumifera Liegl.; C. muscella W. N.; C. angustella H.S.; C. plumistrella Hübn.;
C. hirsutella W, V. (tous les cinq pas de Scandinavie, selon lui). Sur la valeur de
Lepido-psyche, voyez plus haut, ainsi que de 7richo-psyche. Oreopsyche Speyer
a la priorité sur Carchesiopsyche Wallengr.
A ET La
PT (Re
DE LA FAUNE EUROPÉENNE. 69
(3) Le genre À pterona est ici bien à sa place. L’interne la est
assurément bifurquée comme pour les Psyche vrais.
(4) On peut très bien négliger le nom des groupes ou sous-
genres. Je ne Les ai nommés que pour ceux qui désirent une divi-
sion minutieuse. J'aurais pu dire, par exemple, le groupe 4, b, etc.
Pour moi, j'oublie bien moins un nom qu’une simple lettre ou un
chiffre. En les négligeant, les Psychina seraient donc divisés en :
1° Animula; 2 Acanthopsyche; 3 Oreopsyche; 4 Psyche; et
D° Apleron«.
D’après ma classification, je donne ici une liste des Psychides.
Des Oiketicina, je ne donne que quelques espèces, tandis que pour
les Psychina, toules les espèces connues de la Faune européenne
sont citées :
PSYCHIDÆ.
A. OIKETICINA.
Gen. 1. Oiketicus Lansdown-Guilding.
1. Xirbyi L.-Guild. (Amérique mérid.).
2. elongatus Saund. = Saundersii Westw. (Aus-
tralie).
3. terlius Templeton — Templetonii Westw. (Cey-
lon).
4. Geyeri Berg. (Argentina).
Etc.
Gen. 2. Lansdownia nm.
. Macleayi L.-Guild. (Amérique mérid.).
. consortus Templeton (Ceylon).
. Lewinii Westw. (Australie).
. Boisduvalii Westw. (Australie).
. fuscescens Snellen (Célèbes).
. Cramerii Westw.— variegatus Snellen (Ceylon
et Célébes).
Etc.
OS © & © D +
B. PsycxiNA H.$.
Gen. 1. Animula H.-S.
1. Hübnerii Westw. (Australie). |
2. Herrichi Westw. (Australie).
3. dichroa H.-$S. (Colombie).
Etc. a
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXV.
70 ESSAI D’'UNE MONOGRAPHIE DES PSYCHIDES
Gen. 2. Acanthopsyche m.
Æ © 0
© Ot
Groupe a. Oikelicoides m.
. Doubledayi Westw. (Ceylon).
. inquinata Led.
. opacella H.-S.
. Zelleri Mann.
Groupe bd. Pachylelia Westw.
. villosella O.
. unicolor Hfn.
Croupe c. Amicla m.
. quadrangularis Christ.
. Heylaertsii Mill. = sera Wiskott.
. Tedaldii m.
. lutea Sigr.
. febrella Boyer de Fonse.
. Ecksteini Led.
. Riütsemæ m. (Java).
14. Uralensis Frr. et sa var. demissa Led.
Gen. 3. Oreopsyche Speyer.
Groupe a. Hyalina Rambur.
. Vesubiella Mill. j
. albida et ses var. Lorquiniella Brd.; Millierella
Bdw1. et plumosella Rbr.
Mill.
. malvinella Mill. et sa var. Abencerragella Mill.
Leschenaulli Stgr. et sa var. nigricans Sigr.
. Pyrenælla H.-$.
. sülphella Mill.
. muscella Hbn.
. Sicheliella Brd.
. Kahri Led.
. fulminella Mill.
. angustella H.-$. et sa var. (?) siculella Brd.
. medilerranea Led.
. Gondebautella Mill.
. atra L. = plumifera O. et sa var. Valesiella
F
DE LA FAUNE EUROPÉENNE. 11
Groupe b. Scioptera Rbr.
15. Schiffermilleri Stgr. — hirsutella O.
16. plumistrella Hübn.
17. tenella Speyer.
Gen. 4. Psyche Schranck.
Groupe a. Megalophanes m.
. detrila Led.
. viciella Schiff.
. Stetinensis Hering.
. viadrina Sigr.
. Constancella Brd.
. Turali Sigr.
OO Ot R CO D
Groupe à. Gymna Rbr.
. hirsutella Hübn.
. Slandfussii H.-S.
O0 =]
Groupe c. Stenophanes m.
9. apiformis Rossi et sa var. melasoma Stgr.
10. Bruandi Led.
11. crassicornis Stgr.
12. Graslinella Bdvl.
13. præcellens Stgr.
14. helicinella H.-S.
Gen. 5. Aplerona Mill.
1. crenulella Brd. (1852) et sa var. helix von Sieb.
(1856).
C. PSYCHEOIDINA m.
Gen. 1. Diabasis m.
1. helicinoides m.
Gen. 2. Heckmeyeria m.
1. pronubella Snellen.
78 ESSAI D'UNE MONOGRAPHIE DES PSYCHIDES
D. CANEPHORIDEÆ H.-S.
Gen. 1. Epichnopteryx Hübn.
Groupe a. Les tibias antérieurs sans épine
tibiale.
1. Mentonélla Mill.
2. pulla Esp. etses var.
— Heringii Hein.
— radiella Curt.
— innilidella Brd.
— Græcella Mill.
— _Sieboldii Reutti.
. Hofmanni m.
. ardua Mann.
. flavociliella Mann.
. Tarnierella Brd. et sa var, myrmidonella Brd.
(Guénée in litt.).
7. undulella K.R.
8. retlicella Newman.
O Qt À co
Groupe b. Les tibias antérieurs avec une épine
tibiale ne dépassant pas la moitié de la lon-
gueur du tibia antérieur.
9. Sapho Mill.
10. nocturnella Alpheraki.
11. nudella O. et sa var. suriens Reutti.
12. vestalis Sigr.
15. Slaudingeri m.
14. Millierei m.
15. flavescens m.
Gen. 2. Brjugis m.
1. bombycella Schiff. et ses var. rotundella Brd.
et elongatella Brd.
2. proæima Led.
3. pectinella Schiff. (F.) et sa var. perlucidella Brd,
Gen. 3. Fumea Hübn.
1. crassiorella Brd. — affinis Reutti et sa var.
intermediella Brd. (Guénée in litt.).
R. subflavella Mill.
DE LA FAUNE EUROPÉENNE, 73
3. niütidella O.
4, betulina Z. — roboricolella Brd.
5. salicicolella Brd.
6. Rouasti m.
7. Norvegica m.
8. Raiblensis Mann.
9. reticulatella Brd.
10. comaitella Brd.
11. saxicolella Brd.
12. sepium Speyer.
Plusieurs circonstances ont retardé l'impression de cette pre-
mière partie de la Monographie des Psychides. J'ai joint mainte-
nant aux » généralités » une » classification », suivie d’une liste des
espèces. Ce retard m’a donné l’occasion d’insérer deux nouvelles
espèces de Psyche de Sicile, À. Heylaertsi, décrit et figuré par
M. Millière (dans les Æntomologische Miltheilungen la même
espèce est décrite sous le nom de sera par M. Wiskott, en octo-
bre 1880), et À. Tedaldii. En même temps, la vraie Phalæna-
bombyx atra 1. a été trouvée (Vide » Zwei Bemerkungen von
F.-J.-M. Heylaerts », Slettin. Entom. Zeilung, 1880, p. 186). Par
cette découverte, mon assertion concernant P.-B. atra L. (Vide
Généralités), est prouvée.
a
NOTE RECTIFICATIVE. — À la figure 10, le graveur a omis de
tracer pour l'aile supérieure la nervule qui doit diviser longitudi-
nalement la cellule discoïdale, tout comme à l’aile inférieure.
LISTE DES CRIOCÉRIDES
RECUEILLIES AU BRÉSIL PAR FEU CAMILLE VAN VOLXEM
SUIVIE DE LA
DESCRIPTION DE DOUZE NOUVELLES ESPÈCES AMÉRICAINES DE CETTE. TRIBU
PAR
A. PREUDHOMME DE BORRE
— SÉANCE DU 5 MARS 1881 —
Les récoltes d’insectes faites au Brésil par notre regretté col-
lègue C. Van Volxem ont déjà fourni la matière d’un grand nom-
bre de petits travaux qui ne peuvent qu'inspirer le regret que ce
voyage n’ait pas fait plutôt l’objet d’un travail d'ensemble. Beau-
coup de matériaux sont encore toutefois à étudier. Ayant eu
récemment à fusionner ensemble les Criocérides de la collection
Chapuis avec celles du Musée Royal de Belgique, j'ai trouvé dans
ce travail l’occasion de faire l’étude des coléoptères de cette tribu
qu'avait recueillis C. Van Volxem. Deux formes seulement m'ont
semblé nouvelles; mais, comme j'avais entre les mains un certain
nombre d’espèces du Nouveau Continent également inédites, j'ai
jugé à propos de faire suivre la liste ci-après d’une douzaine de
descriptions.
CRIOCÉRIDES RAPPORTÉES DU BRÉSIL PAR C. VAN VOLXEM.
lo Plectronycha variegata Lacord. Un exemplaire, sans localité
précise.
2° Lema Germari Lac. Entre-Rios, 3 ex.
3° L. obscura Lac. Entre-Rios et Rio-Janeiro, en très grande
quantité.
4 L. semaisepta Lac. Therezopolis, 4 ex.
9 L. Volxemi n. sp. 1 ex., sans localité précise.
LISTE DES CRIOCÉRIDES RECUEILLIES AU BRÉSIL 14
6° L. festiva Guérin-Ménev. Therezopolis, 1 ex.
7° L. fasciata Germar. Nombreux exemplaires de Rio-Janeiro,
un de Copa Cabana.
& L. sinualonotala Clark. Therezopolis, 1 ex. Petropolis, 1 ex.
9° L. dorsalis OL. var. C. 1 ex. sans localité précise.
100 Z. lalemaculata n. sp. 1 ex. sans localité précise.
11° Z. saphyrea Lacord. Entre-Rios, 2 ex.
12° L. nigriceps Lacord. Therezopolis, 1 ex.
13° L.-pudens Lac. Entre-Rios, 11 ex.
14 Z. concinna Lac. 1 ex. sans localité précise.
‘ DESCRIPTIONS D’ESPÈCES NOUVELLES.
Lema Chapuisi.
Oblongo-parallela, læte ferruginea, capite (occipite preæter-
maisso), antennis, melasterno, tibiis tarsisque anticis et inlerme-
dus nigris; prothorace in medio coarctalo supraque leviter
transversim sulcato, disco impunctatlo; scutello nigro; elytris
lœæte cœrulers, infra basin leviler impressis, sat profunde
punclato-striatrs, interstitiis antice planis, postice tantum sub-
CONDERIS.
Long. 9 mill., larg. 4 1/4 mill.
Robuste, oblongue, parallèle. Tête noire, sauf l’occiput qui est
ferrugineux comme celui de la Z. chalybeipennis. Front un peu
saillant, également marqué d’un point enfoncé. l* article des
antennes noir (les autres manquent). Corselet semblable de couleur
et de forme à celui de chalybeipennis, mais avec un sillon transver-
sal encore beaucoup moins marqué; la base formant un étroit bour-
relet; sans rangées de points sur le disque, qui est fort lisse.
Écusson noir, court, tronqué au sommet, Elytres d’un bleu vif,
nullement violacé; élévation commune de la base peu marquée et
très faiblement limitée en arrière; impression intrahumérale forte
et plus longue que chez chalybeipennis ; dix rangées de points très
forts à la base, s’affaiblissant sur le disque et se continuant jusqu’au
sommet de l’élytre; intervalles plans, mais devenant très légère-
ment subconvexes vers le sommet; avec une forte loupe, on dis-
tingue sur les trois premiers une rangée de tout petits points. Le
prosternum, le mésosternum (sauf son bord postérieur noir) et
l'abdomen sont rouges, ainsi que les cuisses entières et les tibias
postérieurs (le sommet excepté). Le métasternum est d’un noir
brillant, ainsi que les tibias antérieurs et intermédiaires. IL est
présumable que les tarses, absents dans mon type, sont noirs,
76 LISTE DES CRIOCÉRIDES RECUEILLIES AU BRÉSIL
Mexique. Un exemplaire, de l’ancienne collection Chapuis
(M. R. Belg., 1843).
Cette espèce appartient au XIV* groupe de Lacordaire, et devra
se placer avant la L. chalybeipennis Chevrolat, dont elle est voi-
sine par quelques points, très distincte par beaucoup d’autres,
comme il ressort de la description ci-dessus.
Lema Villei.
Parallela, modice elongala ; plus minusre virescente-lutea, ore
(palpis excepltis) nigra, melasterno, abdomine, pedibus interme-
diis atque posticis, necnon anticorum tarsis et libiarum latere
exlerno, brunneis vel infuscatis. Antennarum articulis4-8 ni gris,
celeris luteis, omnibus valde pubescentibus, l° pyriformi, 2 mi-
nimo, 3° gracili, 4-7 magnis, depressis, 8 el sequentibus filifor-
mibus. Prothorace cylindrico, medio transverse, lale ac pro-
funde sulcato. Sculello semicireulari. Elytris viridi-cyaneis,
infra basin leviler transcersim impressis, lenuiler sed sal pro-
funde punclato-striatis.
Long. 6 2/3 mill., larg. 2 3/4 mill.
Tant soit peu allongée et parallèle. Tête et corselet d’un jaune un
peu verdâtre, brillant. Tête busquée, assez large en avant, avec
l’épistome bisinué; labre et autres organes buccaux noirs, sauf les
palpes qui sont jaunes; front marqué en arrière d’un sillon longi-
tudinal profond, avec quelques points des deux côtés vers les yeux,
qui sont très gros. Antennes longues, jaunâtres, à l'exception des
articles 4 à 8 qui sont noirs, fort pubescentes, le 1® article très
mince à la base et renflé en poire, 2° petit, 3° gréle et allongé, les
suivants grands, déprimés, s’élargissant de la base au sommet jus-
qu’au 7°, à partir duquel ils redeviennent filiformes. Corselet assez
cylindrique, lisse sur le disque, rebordé faiblement à la base,
marqué au centre d'un sillon transverse large et assez profond de
chaque côté. Écusson demi-circulaire d’ un jaune plus verdâtre que
le corselet. Élytres d’un bleuvirescent, avec une faible dépression
transversale au bout du premier tiers ; dix rangées de points fins,
bien marqués et assez serrés. Pro- et mésosternum jaune clair;
métasternum et dernier segment abdominal jaune brun; les pre-
miers segments bruns. Pattes antérieures d’un jaune clair, sauf les
tarses et l’arête externe des tibias, qui sont brun clair, de même
que les pattes intermédiaires et postérieures; toutes les hanches
sont jaune clair; les cuisses postérieures, un peu plus grosses que
les autres, sont aussi d’une teinte plus foncée.
Ecuador. Un exemplaire, reçu de feu M. Émile de Ville, à qui
je la dédie (M. R. Belg., 1850). M. de Ville, pendant plusieurs
années consul de Belgique à Quito, a fait à notre Musée d'Histoire
naturelle d'importants envois. En 1880, après un séjour prolongé
"OUR
re
PAR FEU CAMILLE VAN VOLXEM. pr
en Belgique, il obtint le consulat à la côte orientale d’Afrique et
partit immédiatement pour Zanzibar, d’où il recommençait déjà à
nous envoyer des objets d'histoire naturelle lorsque, dans les pre-
miers jours de janvier 1881, une dépêche nous apprit qu'il venait de
succomber au climat meurtrier de sa nouvelle résidence. Un fonc-
tionnaire martyr de son devoir et que la science peut aussi inscrire
à son martyrologe.
La Zema Villei est une espèce remarquable qui ne se rapproche
d'aucune de celles que je connais de vue ou de description. Provi-
soirement, je la placerai dans le XIV: groupe de Lacordaire, qui
est celui où elle est le moins étrangère.
Lema cubana.
Breviter oblonga ac postice latior, ferruginea. Capite protho-
raceque cruentatis, hoc sat profunde in medio coarctato ; elytris
convexiusculis, infra basin nullo modo depressis, mediocriter
punctalo-striatis, obscure nigro-chalybæis, margine tenu,
postice abbreviala, antice aulem in sulco intrahumeralr re-
curva, fasciisque duabus communibus, prima transversa, altera
_obliqua, ferrugineis.
Long. 5 mill., larg. 2 1/2 mill.
Courte, oblongue et tant soit peu élargie postérieurement.
Tête et corselèt d’un rouge un peu sanguin. Vertex marqué d'un
fort sillon en V s’évasant derrière les yeux. Antennes avec les deux
premiers articles ferrugineux; les autres manquent. Corselet
étranglé dans son milieu comme chez les espèces voisines (/æ1{a,
Troberti, etce.). Elytres convexes et sans dépression transverse au
premier tiers, d’un bleu d’acier foncé un peu terne; une bordure
ferrugineuse comprenant tout l’épipleure, contournant l'épaule en
avant et se prolongeant en rebroussant dans l'impression intrahu-
mérale, qui est médiocre ; cette bordure, qui n’atteint pas le sommet
de l’élytre, est connexe avec deux bandes communes de la même
couleur, la première transversale, assez large, vers le milieu des
élytres, la deuxième oblique au bout et laissant le sommet de
l’élytre de la couleur générale ; l’une et l’autre atteignent lasuture.
Ponctuation médiocre, en lignes comme chez les espèces voisines.
Dessous du corps et pattes ferrugineux.
Un exemplaire, de Cuba, dans l’ancienne collection Chapuis, où
il était étiqueté à tort Lema quadricolor, nom d’une espèce à tête
et pattes noires et à bandes élytrales rejointes le long de la suture.
(M. R. Belg., 1859.)
Cette espèce se placera dans le XVIIe groupe, près les Z. {«æla,
bitæniala et Troberti. Elle est bien différente de toutes celles que
Lacordaire, Clark et Bates ont décrites dans ce groupe.
78 LISTE DES CRIOCÉRIDES RECUEILLIES AU BRÉSIL
Lema dimidiaticornis.
Breviter ovalis ; infra nigra, capite, prothorace et scutello rufo-
cruentalis; pedibus lestaceis. Antennis longissimis, ferrugineis
articulis ultimis quatuor infuscatis. Prothorace sat profunde in
medio coarclalo. Elytris punctalo-striatis, striis punctorum
postice profundioribus, nigro-violaceis, macula basali, ali-
quando deficiente, fascia angusta transversa media, suluram
non altingente, in marginem aulem dilatala, macula denique
orbiculari prope apicem, pallide testaceis.
Long. 5 mill., larg. 2 1/4 mill.
Ovale, assez courte, moins large en arrière que l’espèce précé-
dente, Tête, corselet et écusson d’un rouge un peu sanguin. Ver-
tex marqué d’un faible et court sillon central; sillons obliques
bordant les yeux moins profonds. Antennes fort longues, attei-
gnant presque au milieu de l’élytre, ferrugineuses, sauf les quatre
derniers articles, qui sont bruns. Corseletétranglé au milieu comme
chez les espèces voisines. Elytres à ponctuation plus faible que
dans l'espèce précédente, mais dont les lignes se creusent en stries
vers le sommet. Leur couleur est d’un violet foncé, avec une
tache ronde d’un testacé clair (elle manque chez l'un des exem-
plaires, identique à l’autre pour tout le reste) au milieu de la base
en dedans de l'impression intrahumérale et à quelque distance de
l’écusson ; une étroite bande transverse de même couleur au milieu
de l’élytre, n’atteignant pas la suture, mais se dilatant sur le bord
externe et l’épipleure; enfin, une macule ronde isolée assez grande
sur le sommet de l’élytre ; dessous du corps noir; pattes entière-
ment d'un testacé clair.
Mexique. Collection Chapuis ; deux exemplaires avec le nom que
je lui ai conservé. (M. R. Belg., 1860.)
Cette espèce se placera aussi dans le groupe XVII, près Zema
equestris.
Lema paraguayensis.
Breviler ovalis, elytris parallelis. Testacea, macula confusa in
verlice medio, aliisque duabus in disco prothoracis, nigres,
sutura elytrorum ad apicem nonnihil dilalata viltaque submar-
ginali, ante humerum atque ante ajicem abbreviata, macula
parva in medio femorum, genubus, libiarum apice larsisque
sanguineis. Antennis sat brevibus, pubescentibus, nigris, arti-
culo primo ochraceo. Prothorace leviter inter basin et medium
transverse sulcato. Elytris convexis, nullo modo infra basin
depressis, punctato-strialis.
Long. 5 mill., larg. 2 1/4 mill.
Brièvement ovalaire, avec les élytres à bord parallèle, s’arron-
dissant seulement au 3° quart. Tête, corselet et élytres testacés,
a 7 À
PAR FEU CAMILLE VAN VOLXEM. 79
avec les dessins suivants : une petite tache noire, mal délimitée,
sur le milieu du vertex en arrière du front qui est déprimé entre
ses sillons latéraux médiocrement profonds; deux taches noires
sur le prothorax; aux élytres, la suture un peu dilatée au bout et
une large bande longitudinale n’atteignant pas l'épaule, n’envahis-
sant pas l’épipleure et cessant un peu avant le sommet, de couleur
chocolat. Antennes assez courtes, à articles gros, courts et pubes-
cents, noirs, à l'exception du premier article qui est ferrugineux.
Le prothorax a le sillon transverse en avant de la base médiocre-
ment marqué. Les élytres, convexes et sans aucune dépression
transverse à leur base, sont marquées de dix séries de points très
forts, les séries du disque un peu plus espacées que les externes.
Le dessous du corps est aussi testacé, ainsi que les pattes, sauf que
celles-ci ont une petite tache ronde au milieu de la cuisse, le
genou, le bout des tibias et les tarses de cette même nuance cho-
colat.
Paraguay. Deux exemplaires de l’ancienne collection Chapuis.
(M. R. Belg., 1875.)
Dans le XVIII: groupe, après Lema bilineata.
Lema ferrum-equinum.
Oblonga, supra testacea, capite, antennis, excepta articuli
primi basi fusca, maculis tribus in prothoracis disco, effigiem
ferri equint fingentibus, sutura elytrorum fasciaque submargi-
nali singuli elytri utrinque abbreviata, nigris; infra autem
nigra, exceplis proslernt maxima parte, maculis duabus seg-
menti analis, marginaque posteriori angusta aliorum abdominis
segmentorum, testaceis. Pedes nigri, femorum basi tantum tes-
tacea. Prothorace in medio valde coarctato, sed sulco in disco
minus profundo. Scutello parvo, nigro. Elytris sat convexis,
nullo modo infra basin impressis; striis 7-9 ad callum hume-
ralem lævem nitidumque abbreviatis.
Long. 7 1/2 mill., larg. 3 3/4 mill.
Ovale assez allongé, avec les élytres s’élargissant légèrement à
partir du premier cinquième, puis s’incurvant régulièrement à
partir du dernier quart. Tête noire, assez courte; front marqué en
arrière d’une courte impression sulciforme longitudinale; vertex
très lisse et brillant. Antennes moins longues que la moitié du
corps, noires avec la base du 1‘ article tant soit peu brunàtre.
Corselet court, fortement rétréci au milieu sur les côtés, ce rétré-
cissement moins marqué sur le disque; celui-ci tout couvert d’une
ponctuation assez forte, mais éparse; testacé, avec deux taches
noires en carrés parfaits, à droite et à gauche, un peu obliquées
d’arrière en avant, réunies à leur partie postérieure par une petite
macule noire transversale, l’ensemble formant une sorte de fer à
&0 LISTE DES CRIOCÉRIDES RECUEILLIES AU BRÉSIL
cheval; en dessous, la couleur noire des hanches antérieures se
prolonge de chaque côté dans le sillon médian en formant un demi-
collier noir qu'une teinte enfumée continue jusqu’à la rencontre
des taches carrées formant les côtés du fer à cheval. Écusson petit,
noir. Élytres assez convexes, nullement impressionnées après la
base, à dix rangées de points bien marqués, dont la 1"° (suturale) et
la 10e sont enfoncées en stries, plus profondes à la base qu’au som-
met, et dont les 6e, 7°, & et 9° sont raccourcies en avant et ne cou-
vrent pas le calus huméral, qui est assez étendu, lisse et brillant;
leur couleur testacée, avec la suture noire de la base au sommet
et, sur chaque élytre, assez près du bord, une bande longitudinale
noir brillant, de largeur assez uniforme, n'atteignant ni l’épaule,
ni le sommet de l’élytre, limitée extérieurement par la 10° strie,
intérieurement d’abord par la 7° strie, puis par le milieu du 8° in-
terstrie. Méso-, métasternum et abdomen noirs, à l'exception de
deux taches testacées à droite et à gauche du segment anal et d'une
étroite bordure de la même couleur au sommet de chacun des
autres segments. À l’exception de la base des cuisses testacée, toutes
les pattes sont aussi noires.
D’Amérique, sans indication plus précise. Un exemplaire dans
l’ancienne collection Chapuis. (M. R. Belg., 1876.)
Dans le XVIIT groupe, après L. {rilineata.
Lema Volxemi.
Ovata, sat lala ; ochracea, in prothoracis disco infuscata, capite,
antennis longis el pubescentibus, scutello, elytrorum sutura,
maculaque humerali bifida, mesosterno ac metasterno, nigris.
Prothorace pone medium valde coarctato. Elytris conveæiuseulis,
leviler infra basin transverse depressis, punctalo-striatis, stris
7-9 ad callum lrumeralem abbrevialis.
Long. 5 1/2 mill., larg. 2 1/2 mill.
En ovale assez large. Tête noire, avec un point enfoncé entre le
front et le vertex. Yeux fort gros, de couleur rougeâtre. Antennes
longues, noires, pubescentes, avec leurs articles médians propor-
tionnellement fort longs. Corselet notablement étranglé un peu en
arrière du milieu, lisse, brillant, d’un brun un peu foncé, surtout
sur le disque. Écusson noir. Élytres assez convexes, avec une
dépression transverse à peine marquée au tiers antérieur et des
impressions intrahumérales plus marquées, limitant en dedans le
calus huméral. Dix lignes de points plus forts à la base de l'élytre,
la 6° continuée par deux ou trois points sur le calus huméral, en
arrière duquel prennent seulement naissance les stries 7 à 9. Cou-
leur de l'élytre d’un jaune brunâtre, avec la suture noire sur les
trois quarts antérieurs de sa longueur seulement; bord latéral de
l’élytre d’un noir brillant sur le premier quart, et, tout près de lui,
Es
PAR FEU CAMILLE VAN VOLXEM. 81
entre les 6e et 9° stries, une grande tache noire couvrant non seu-
lement tout le calus huméral, mais s'étendant à toute l'épaule de
lélytre. En dessous, le mésosternum et le métasternum sont noi-
râtres, tandis que le prosternum, l’abdomen et les pattes sont
d'une couleur d'ocre à peu près identique à celle des élytres.
Un seul exemplaire, pris au Brésil en septembre 1872 par C. Van
Volxem. (M. R. Belg., 1883.)
Cette espèce prend place dans le groupe XIX de Lacordaire.
Lema atripes.
Elongata, ovalis. Lœte ferruginea, capile, antennis, apice
hibiarum tarsisque nigris. Prothorace lateribus mediis valde
coarclato, disco lævi niidissimo. Elytris basi nullo modo de-
pressis, punclato-linealis, stria decima valde impressa; striarum
punctiis minulis, colore sanguineo. ;
Long. 6 3/4 mill., larg. 3 mill.
En ovale un peu allongé. Entièrement d’un testacé jaunâtre
assez clair, à l'exception de la tête, des antennes, des tarses et de
l'extrême bout des jambes, qui sont noirs. Tête à sillons latéraux
très marqués, sans sillon au milieu du front. Corselet assez forte-
ment rétréciau milieu sur les côtés, son disque lisse et très brillant.
Elytres convexes, sans dépression transverse à la base et à impres-
sions intrahumérales extrêmement faibles, marquées de dix ran-
gées de points très faibles, mais cependant très apparents à cause
de leur couleur rougeâtre qui tranche sur le fond ferrugineux
clair de l’élytre, comme chez beaucoup de Crioceris testacés;
la 10e rangée en strie assez enfoncée et infléchie au milieu.
Bahia. Un exemplaire de l’ancienne collection Chapuis. (M. R.
Belg., 1887.)
Cette espèce prendra place dans le XXIII° groupe, à la suite de
L. rufa.
Lema latemaculata.
Elongatula, nigro-brunnea, capite rufescente, ore maculaque
in sulco lato frontis nigris. Antennis longissimis, subfiliformi-
bus, nigris. Prothorace rufescente, in disco late infuscato, antice
punctato, pone medium mediocriter coarclato. Scutello obscure
rufo. Elytris convexiusculis, infra basin mediocriter depressis,
ochraceis, plaga magna commun atro-chalybæa, disci mazxi-
mam partem occupante, medio angustata, maculisque humera-
libus ejusdem coloris; sat profunde striato-punctalis; stria nona
in medio late interrupta.
Long. 4 1/2 mill., larg. ? mill.
Petite et assez parallèle. Tête rougeâtre, avec la bouche noire et
une tache de même couleur dans le sillon frontal qui est large et
bien marqué, et suivi d’un point enfoncé. Antennes noires, subfili-
82 LISTE DES CRIOCÉRIDES RECUEILLIES AU BRÉSIL
formes, atteignant les trois quarts de la longueur du corps. Cor-
selet court, médiocrement rétréci en arrière du milieu, très visi-
blement ponctué sur le devant du disque, rougeâtre avec une
grande tache discoïdale rembrunie, à contours indécis. Ecusson
rouge brun foncé. Élytres faiblement convexes, l'impression trans-
verse au premier quart pas trop marquée; dix rangées de points
enfoncés très groset très marqués au milieu; la neuvième rangée
largement interrompue au milieu, où elle est remplacée par une
fine série de tout petits points. Couleur rouge foncière de l’élytre
presque entièrement exclue par une vaste tache d’un noir un peu
bleuâtre, partant de la base, où elle occupe d’abord deux interstries
et demie sur chaque élytre, allant en s’élargissant jusqu’à toucher
la 8° strie, puis se rétrécissant environ à la moitié de l’élytre jus-
qu’à la 6: strie, de là s’étalant de nouveau en arrière, où ellearrive
à la 10° strie, qui laisse en dehors d’elle jusqu’à l’angle sutural une
étroite bordure rouge; une tache noire occupe aussi chaque
épaule. Dessous du corps et pattes noir brunâtre et pubescents.
Brésil. Un exemplaire rapporté par C. Van Volxem.(M. R. Belg.,
1908.)
Cette espèce se place dans le XX VIII groupe, près des ZL. Orbi-
gnyi, prætexlala, gracilis, dorsalis, etc.
Lema Dugesi.
Elongatula, parallela, dilute flavo-testacea, nitida, tibiarum
dimidia inferiori parle larsisque nigris, ut eliam oculi et anten-
næ, exceptis articulis primo el ultimis tribus ferrugineo-macu-
latis. Prothorace antice depressiusculo, pone mediwm vix coarc-
talo. Elytrisinfrabasin vix depressis, profundepunctalo-striatis,
interstris postice costiformibus; stria nona in medio breviter
interrupla.
Long. 5 mill., larg. 2 mill.
Un peu allongée, parallèle, d’un testacé clair ét brillant, sauf les
yeux, les antennes (à l'exception de la base et du sommet du 1‘ ar-
ticle et des côtés des trois derniers articles), la moitié inférieure
du tibias et les tarses, qui sont noirâtres. Sillon frontal court, mais
. bien marqué. Corselet un peu déprimé en avant, très faibigrnent
rétréci au milieu de sa moitié postérieure. Élytres à dépression
transversale à peine visible, marquées de dix fortes rangées de gros
points, dont la 9° n’est interrompue que sur une assez faible éten-
due; interstries costiformes en arrière.
Guanaxuato. Un exemplaire reçu de notre collègue M. le D' Eug.
Dugès. (M. R. Belg., 1920.)
Près de ZL. helvola, au XXXIe groupe de Lacordaire.
Lema surinamensis.
Oblongiuscula, lœte ferruginea, vix nilida, ore, antennis,
es ee
m7
PAR FEU CAMILLE VAN VOLXEM. 83
tibais, excepto latere interno luteo, tarsisque nigrescentibus. Pro-
thorace late, sed parum profunde coarctato-sulcato, puncto
unico ante scutellum impresso. Elytrorum striis 4 el 5 ante me-
dium abbrevialis, 6-8 pone callum humeralem incipientibus,
9 quarta posteriori parle tantum conspicua; omnium punctis
tenuibus irregulariterque remotis.
Long. 3 1/2 mill., larg. 1 1/3 mill.
Très petite et un peu ovale. D'un testacé clair assez brillant, avec
la bouche, les antennes, les tibias et les tarses noirâtres; aux tibias
antérieurs, la tranche interne est jaune. Sillons latéraux de der-
rière les yeux bien marqués, quoique fins; le sillon frontal réduit
à un point enfoncé. Corselet avec un sillon transversal large, mais
peu profond, marqué d’un point enfoncé devant l’écusson. Élytres
à dix rangées de points, dont la 4° et la 5° s’effacent un peu
avant le milieu, les 6°, 7° et 8, au contraire, n'existent pas à la
base où elles trouvent leur origine au pied d’un calus huméral
lisse, la 9°, sauf deux ou trois points en avant, n’existe absolument
qu’au quart postérieur de l’élytre; la 10° est très forte, mais n’ar-
rive pas tout à fait à l'épaule. Les points de toutes ces stries sont
faibles et assez irrégulièrement espacés.
Surinam. Un exemplaire, venant de la collection de feu Ogier
de Baulny. (M. R. Belg.. 1922.)
Au XXXIIe groupe, à côté de L. calcealta.
Crioceris rugicollis.
Elongata, viridi-metallica, propter sculpluram rugosam ar-
genteo-, violaceo- cupreoque vicissim micans. Capite elongala,
antice r'ugosa, postice tantum punctata. Antennis subfihformi-
bus, cyaneo-viridibus. Prothorace conico, nullo modo coarctato,
basi marginato, saturate et fortiler transverse rugoso. Elytris
punctato-striatis, striis tantum parte poshica disci valde cons-
picuis, antice et lateribus confusis, punctis grosse undique con-
fluentibus atque rugis intermixtis; pubescentia lalerali elylro-
rum, pectoris et abdominis aurea. Pedes graciles.
Long. 10 mill., larg. 3 2/3 mill.
Assez allongé, d’un beau vert métallique que l'abondance des
vides et rugosités des téguments empêche d’être bien clair; cette
même sculpture des téguments lui donne, sous certains aspects, des
reflets argentés et violacés. Tête allongée, avec trois sillons fron-
taux dessinant par leur ensemble la forme d’une lyre, assez ru-
. gueuse en avant, simplement ponctuée en arrière, où elle se rétrécit
derrière les yeux. Antennes subfiliformes, d'un vert un peu
bleuâtre, les quatre premiers articles assez courts, les suivants
beaucoup plus longs. Corselet cylindrico-conique et sans rétrécisse-
ment médian, abondamment marqué de longues rides transversales,
84 CRIOCÉRIDES RECUEILLIES PAR C. VAN VOLXEM.
rebordé à sa base. Écusson un peu rugueux, en triangle arrondi
au sommet. Élytres à dix rangées striales, mais dont les points
rugueux se confondent et confluent tellement que les rangées en
sont tout à fait embrouillées, sauf sur la partie postérieure du
disque, où le relèvement costiforme des intervalles les accuse
mieux. Des points interstriaux, des rides transverses, une courte
pubescence dorée assez abondante, rendent les lignes encore plus
confuses vers les bords de l’élytre. Dessous du corps revêtu de la
même courte pubescence dorée; abdomen à reflets cuivreux.
Cuisses, jambes et tarses assez grêles; les cuisses postérieures n’at-
teignent pas le sommet de l’abdomen.
Guatemala. Un exemplaire de la collection Chapuis. (M. R. Belg.,
1931.)
Cette espèce se placera près de C. Sallei, dans le I* groupe du
genre Crioceris (espèces mexicaines).
DESCRIPTION DE CURCULIONIDES
DE ZANGUEBAR
PAR
AUGUSTE CHEVROLAT
— SÉANCE DU 2 AVRIL 1881 —
En 1879, le Père A. Hacquard, missionnaire établi à Mhunda-
Hourigoua, dans le Zanguebar, a envoyé à M. René Oberthur une
collection de Coléoptères tout à fait intéressante, de ce pays,
encore nouveau pour l’entomologie. J’apprends qu’un second envoi
vient de lui parvenir, mais il ne renfermait aucun Curculionide.
Je dois à ce zélé collègue les espèces ci-après que je vais décrire.
Avant, jai dû consulter quelques ouvrages concernant des
espèces de pays avoisinants : 1° Coleoptera Caffrariæ du voyage de
Wahlberg, 1871, Curculionides, par Fâhraeus; 2 Beitrag zur
Insekten-Fauna von Zanzibar, von D' A. Gerstaeker; 3 Voyage
en Abyssinie de MM. Ferretet Galinier, par L. Reiche, 1847.
Les Polyclæis longicornis Fhs. et Mellyi nob., le premier
habite la Caffrerie et le second m’a été envoyé de la côte d'Afrique
par feu Melly. Un Sligmatotrachelus nouveau, qui rappelle par ses
écailles diamantées les Hadromerus gemmans Bhm. et Eustales
adamantinus Germ., représente pour la première fois un genre
qui n’était connu que de Madagascar.
Il en est de même pour le genre Rhytidophlœus.
La tribu des Oliorhynchides est assez nombreuse en cette contrée
et le genre E’pipedosoma est des plus intéressants par sa grande
taille et sa forme plane.
Les trois Lixus représentent chacun une forme distincte et le
premier a déjà été signalé comme habitant l’Abyssinie.
Le genre Metatyges offre une troisième espèce et est des plus
curieux par son long bec droit.
Le genre A/cides est représenté par sept espèces; l’une d’elles se
retrouve dans diverses parties de l'Afrique; quant à l’ortentalis,
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXV. 6
86 DESCRIPTION DE CURCULIONIDES
cette espèce est voisine des converus et excavalus d’OI., que je
crois distinctes l’une de l’autre, et mon genre Liocalandra est des
plus intéressants.
l. Polyclæis auriventris. — Long. 18, lat. 7 1/2 mill. Elon-
gatus oblongus, supra squamulis viridibus, infra aureis tectus;
rostro crasso, supra plano, aureo, apice truncato, modice emargi-
nato, fovea elongata impresso, antennis pilosulis oculisque nigris,
capite convexo, supra oculos transverse sulcato; prothorace elon-
gato antice recto, attenuato, postice arcuato, reflexo,angulis acutis,
lateribus rotundato, supra convexo aureo-subpunctato, longitu-
dine canaliculato; seutello lato, postice rotundato, aureo. Elytris
prothorace latioribus, longe oblongis; in sutura apertis, bidentatis,
a basi ad medium punctato-striatis; corpore infra pedibusque
aureis, unguiculis nigris. Œ.
2. P. albicans. — Long. 19, lat. 6 mill. Elongatus oblongus,
squamulis albis undique tectus; rostro supra plano; antice sub-
angulose emarginato, longitudine sulcato, atomis nigris signato;
antennis oculisque nigris; prothorace paululum longiori latitu-
dine, antice attenuato, recto, postice paululum arcuato, reflexo,
angulis acutis, vage subpunctato, longitudine postica obsolete
sulcato; scutello trigono; elytris prothorace latioribus, in sutura
spinis ? recurvis minutis, punctato-striatis; unguiculis nigris. Q.
3. P. longicornis Fhs. Coll. Caffrariæ, 1871, p. 25. Se retrouve
en Caffrerie.
4. L. Mellyi Chev. Ann. de la Soc. Ent. de Belg., 1878, p. XLI.
Afrique australe, Zanguebar.
». Stigmatotrachelus? Nabab. — Lang. 10, lat. 4 mill.
Elongatus, latiusculus, viridi-squamosus, aureo-scintillans; rostro
apice declivi, angulose emarginato, longitudine bisulcato et inter
oculos profunde sulcato; clava antennali acuta, fusca, albo-tomen-
tosa, oculis exsertis nigris; prothorace subtriangulari, anticerecto,
postice profunde bisinuato, longitudine sed postice profunde sul-
cato ; scutello parvo rotundato. Elytris in humeros angulatis, con-
junctim rotundatiset parce nigro-pilosis, punctato-striatis ; corpore
pedibusque concoloribus; unguiculis nigris.
C’est certainement la plus brillante du genre.
OTIORHYNCHIDÆ.
EpiPEDOsOMA (eriredoc, plan; owux corps). Nouveau genre d’Otio-
rhynchide.— Caractères : Allongé; élytres planes, coupées oblique-
ment en avant des épaules, dilatées en s’arrondissant peu après,
légérement échancrées, puis arrondies sur l'extrémité de la marge
et obtusément prolongées en dessous sur la suture, granuleuses,
DE ZANGUEBAR. 87
avec séries de petits tubercules noirs; /rompe droite, inclinée, plus
longue que la tête, inégale. Scrobe apical, supérieur, droit. An-
tennes longues. Scape droit, en massue, limité au tiers antérieur
du prothorax, funicule de sept articles, poilu, les deux premiers
longs (2° double du 1%) massue allongée, oblongue, pointue;
prothorax subconique, droit aux extrémités, couvert de gra-
nulations. Æcusson non apparent. Corps plan. Abdomen de
cinq segments, 1 très grand, 4° et 5 égaux. Pattes assez rap-
prochées. Cuisses inermes, en massues. Jambes, les quatre anté-
rieures arquées, poilues sur la tranche interne, anguleuses au
sommet.
6. Epipedosoma Zanguebaricum. — Long. (rostr. excl.)
12 1/2, rostri 3, lat. 9 mill. Ælytrogono griseo Guér. affine, sed
multo major, elongatum, planum, nigrum, minute granulosum et
tuberculatum; rostro inæquali subplano, ante oculos oblique
scisso, et inter illos fovea impresso, antennis longis; prothorace
subconico, antice posticeque recto, lateribus rotundato, supra
minute tuberculato. Elytris extus basi dilatatis, planis, tubercu-
lato-striatis, minutissime granulosis; corpore infra plano; femo-
ribus clavatis, inermibus; tibiis 4 anticis curvatis, apice angulatis,
intus villosis; unguiculis basi coalitis.
7. Systates? funicularis. — Long. (rostr. excl 9, 14),
lat. 4 1/2, 8 mill. Elongatus, mdumento griseo dense tectus; rostro
subquadrato, antice angulose emarginato dein angulose costato,
longitudine sulcato, ante oculos arcuatim sulcato, scapo griseo
dense piloso, apice cœruleo, ante medium prothoracis limitato,
funiculo 7- articulato, cϾruleo, 2 primis articulis longis, clava an-
gusta, acuta, nigra, apice fusca, capite transverso plano, oculis
lateralibus nigris; prothorace vix latiore quam longiore, antice
posticeque recto, lateribus rotundato, granulis minutis nigris tecto ;
scutello inconspicuo. Elytris oblongis, conjunctim obtuse produc-
tis, basi reflexis et in sutura nigris et usque ad medium serie
nigro-granosis, singulatim seriebus quinque nodulis albis exte-
rius et in apice signatis; femoribus albo-biannulatis, lateribus
abdominis nigro-maculatis.
Cette espèce varie pour la taille.
8. Sphingodes niger. — Elongatus, ovalis, niger nitidus;
rostro plano, tricarinato, ante oculos transversim sulcato, antennis
tenuibus, scapo longo, versus medium prothoracem limitato, arti-
eulo 1 funiculi elongato, clava angusta acuta; capite inter oculos
sulcato-punctato, oculis rotundatis ; prothorace antice recto, postice
areuato, longitudine sulcato, dense granoso ; scutello inCOnSpiCu0 ;
Elytris ovalibus, ad basin compressis, latitudine prothoracis basi,
postice obtuse angulatis, striato-granulosis et albo-variis, tuber-
88 DESCRIPTION DE CURCULIONIDES
culis apicalibus subaculeatis; pedibus inermibus femoribus versus
apicem Crassis.
9. Peribrotus bilineellus. — Long. 9 1/4, lat. 4 1,2-5 mill.
Elongatus, ovalis, fuscus, albo-varius et lineatus; rostro plano,
longitudine tenue sulcato, lineis 2 albis, lateribus carinato ; ante
oculos sulco postice anguloso ad fasciam annexo, oculis nigris,
scapo crasso, recto, prothoracem attingente, funiculo piloso, arti-
culis moniliformibus, primo longiore, clava oblonga, basi fusca,
apice alba; prothorace transverso, antice posticeque (transversim
sulcato) recto, in disco minute nigro-tuberculato; seutello incons-
picuo; elytris globosis, sat fortiter punctato-striatis, vitta basali
ultra medium ducta, vitta humerali fasciaque postica exterius
ampliata albis; pedibus griseo-canis, tibiis hirsutis, unguiculis
basi coalitis.
10. Rhytidophlœus Oberthuri. Long. (rostro excel.) 19, lat.
8 mill. — Elongatus, ovatus, validus, colore terreo indutus luteoque
signatus, rostro crasso inæquali, apice declivi, lateribus breviter
sulcato, mandibulis latis nigris, articulis funiculi brevibus trans-
versis, usque ad apicem clavæ cylindricæ planis, scapo clavato,
infra oculos limitato, oculis oblongis nigris, prothorace contiguis;
prothorace antice posticeque (reflexo et sulcato) recto, versus
medium ampliato, supra gibbo, nodoso, lateribus mediis obliquo,
truncato; infra oculos late et modice lobato, lineola lutea supra
humerum continuata; scutello minutissimo vix conspicuo. Ely-
tris globosis, apice oblique truncatis, luteis, et obtuse biden-
tatis, lateribus substriatis et spinosis; pedibus crassis, validis,
inermibus, terreis, femoribus in apice et tibiis infra albo-annulatis
et limbatis.
Zanguebar.
C’est la troisième espèce du genre.
11. Zixus nycterophorus Reiche. Voyage en Abyssinie de
MM. Ferret et Galinier, 1847, p. 388.
A cette espèce, on peut joindre les Zixus sericatus, canalicu-
latus, callosus Bhn. in lit. et /ividus Fab.
12. L. biplicatus. — Long. (rostr. excel.) 9 1/2, lat. 2 1/2 mill.
Elongato-oblongus, niger, griseo-pruinosus. Elytris punetato-stria-
tis, apice angulose emarginatis, bidentatis; rostro brevi arcuato,
nigro nitido, dense strigoso, longitudine costato; antennis brevibus,
clava crassa,ovali, acuta, fusca, oculis lateralibus, rotundatis,nigris,
capite convexo, minute et dense punctulato, fovea frontali puncti-
formi; prothorace elongato, subconico, lateribus anticis paululum
compresso, post oculos lobato et tenue albo-limbato, supra in mar-
gine laterali pruinoso, in longitudine subnitido, vage punctato,
plicis duobus anticis obliquis, plagis 2 nitidis ad basin extensis ;
À |
DE ZANGUEBAR. 89
. scutello concavo; segmentis abdominalibus 5, duobus primis
magnis, griseis, lineis 4 punctorum nigrorum; pedibus brevibus,
inermibus.
Cette espèce est voisine du Z. auricillatus Bhn. du Cap de Bonne-
Espérance.
13. L. bifoveatus. — Long. (rostr. excel.) 10, lat. 3 mill. Elon-
gatus, anguste oblongus, fuscus nitidus; rostro arcuato, cylin-
drico, punctulato, basi tricarinato et bisulcato, nigro, in dimi-
dio apiculi nitido, clava sat crassa oblonga acuta; prothorace
elongato, nigro, dense punctato-ruguloso opaco, lateribus infra
nitido fovea laterali rotundata et impressione transversa ex adverso
trochanteribus anticis, post oculos lobatoet anguste albo-limbato;
scutello minimo, vix conspicuo; elytris punctato-striatis, basi pro-
thoracis latitudine, versus medium modice ampliatis dein in apice
singulatim rotundatis; segmentis abdominalibus quinque coriaceis,
duobus primis magnis, pedibus dense punctatis, inermibus.
Cette espèce, voisine de la précédente, s’en distingue par ses
élytres arrondies sur chaque extrémité. Elle se placera à côté du
L. aciculatirostris Bhn. et autres espèces africaines du groupe.
14 Metatyges Hocquardi. — Long. (rostr. excl.) 10,
lat. 7 1/2 mill. M. cupreo Pasc. affinis, æreo-rufus, cassidiformis ;
rostro longo, recto, punctato, basi nitido, longitudine bisulcato,
dimidio anteriori subvelutino, apice emarginato. Oculis anten-
nisque nigris, clava oblonga grisea; capite convexo, nigro-nitido,
crebre punctato; longitudine sulcato; prothorace subconico, longi-
tudine nitido, lateribus griseo-sericeo, foveis 4 dorsalibus posticis,
carina in longitudine media et sulco in parte postica et foveis late-
ralibus 2 signato; scutello magno, cordiformi, punctato; elytris
basi recte dilatatis, convexis, conjunctim rotundatis, fortiter punc-
tato-striatis et reticulatis, ante apicem callosis et depressis; cor-
pore infra et pedibus cano dense setosis. ‘©.
Le mâle a la trompe plus courte que celle de la femelle.
Ce genre, au premier abord, ressemble aux Sforeus.
15. Alcides latefasciatus. — Long. 8 1/2, 9 1/2, lat. 6 mill.
Elongatus, oblongus, rubidus; prothorace cano (lateribus maculis
quinque rubris) fascia media angulata ad angulum anteriorem dein
ad basin longitudine ducta alba. Elytris prothorace latioribus, in
humero rotundatis usque ad apicem sensim attenuatis et rotunda-
tis, punctato-striatis {punctis ex basi ad medium quadratis) fasciis
duabus albis ultra medium, in margine conjunctis, rostro brevi,
recto, valido, dense ruguloso, punctulato, oculis nigris, foveola inter
illis ; prothorace minute granuloso, in lobo sæpe albo; corpore infra
pedibusque canis, femoribus et tantum tibiis anticis calcaratis; in
abdomine lineis 3 punctorum nigro.
90 DESCRIPTION DE CURCULIONIDES
La poudre blanche qui recouvre une partie du corps, s’efface et
manque souvent aux côtés du prothorax.
16. A. orientalis. — Long. 11-14, lat. 5-7 mill. Elongatus,
oblongus, niger (elytris aliquoties castaneis), lateribus prothoracis
cum linea longitudinali angusta, scutello in elytris macula hume-
rali et in singulo maculis tribus vel quatuor inter se contiguis,
oblique ultra medium sitis albis; rostro longitudine prothoracis,
recto, cylindrico, minute ruguloso, fovea inter oculos, oculis nigris;
prothorace nigro tuberculato. Elytris usque ultra medium foveato-
reticulatis; corpore infra pedibusque canis; femoribus et tibiis
quatuor anticis calcaratis.
A. conveæus Gerst.,Ins. v. Zanzib., p. 74, 318. Plusieurs espèces
africaines ont été rapportées à tort à cet insecte et au gibbus.
17. A. erythropterus. — Long. 8 3/4-10, lat. 4 1/2-5 mill.
Elongatus, niger, elytrisrubris, prothorace tuberculato, in margine
anteriori et postice externo, in lobo, elytrorum fasciis 2 posticis,
et corpore infra albis; rostro longo cylindrico crebre punctulato,
antennis, oculis et capite nigris, foveola obsoleta inter oculos ; pro-
thorace nigro rotunde tuberculato; scutello transverso. Elytris
prothorace paululum latioribus, in humeris rotundatis, usque ad
apicem sensim attenuatis et rotundatis, sat fortiter punctato-
striatis ; abdomine lineis 3 macularum nigrarum; pedibus nigris,
femoribus et tantum tibiis anticis calcaratis.
18. Alcides dentipes. O1. Encycl. Méth. V, 504. — Ent. V,
83, p. 202, tab. 8, f. 390. — Fab. Ent. 1-2, p. 428. — Bh. in Schh, 5,
616.
Caput atrum, rostro cylindrico. Thorace albido, postice trilobo.
Elytris striatis nigris, striis duabus albis approximatis postice
coeuntibus. Pedes nigri, femoribus tibiisque dentatis.
Cette espèce, désignée par ces auteurs comme habitant le Sénégal,
se retrouve à la fois en Guinée, au Vieux-Calabar, au Cap et aussi
à Zanguebar.
19. A. Wahlbergi (Bhn.). — Long. 1] 1/2-13, rostr. 6 1/2-
7 mill. Elongatus, subconicus, humeris valde angulatis, cinereus,
elytrorum striis punctatis, curvatis, macula laterali et linea obliqua
postica albo-holosericeis, albo-limbatis; rostro recto, longo, cylin-
drico, punctulato, oculis nigris rotundatis, albo-limbatis, inter
oculos sulcato; prothorace subconico, minute nigro-tuberculato,
linea longitudinali angusta, lateribusque albis, antice cylindrice
marginato, fusco post oculos lobato, scutello triangulari nigro;
lateribus pectoris, abdominis anoque albis; pedibus griseis, nigro-
irroratis, femoribus et tibiis 4 anticis calcaratis. |
Cette espèce avait déjà été trouvée en Caffrerie.
20. À. tetragrammus. — Long. 7, lat. 4 mill. Ovalis, niger,
DE ZANGUEBAR. 91
in prothorace angulis quatuor, lineaque longitudinali angusta in
elytris lineis quatuor, intra humerali antice et externa postice
abbreviatis et lateribus pectoris, albis; rostro longo, arcuato
nitido, ex basi ad antennas dense et minute punctulato et granoso,
capite punctato, fronte plana, inter oculos rotunde fosso; protho-
race rotunde lobato, tuberculis minutis nigris nitidis tecto, maculis
2 lateralibus albis angulatis. Scutello rotundato. Elytris punctato-
striatis, interstitiis elevatis punctulatis ; abdomine albo-squamoso,
lateribus nigro-maculato, pedibus punctatis, minutissime albo-se-
tosis, femoribus et tibiis quatuor anticis spinosis.
Cette espèce a de grands rapports avec les A. Fabricii Fab.,
Chaudoiri nob. (Karelini Bhn).
21. Alcides simus. Long. 91/2, lat. 5 mill.
A. latefasciati proximus, niger. Elytris rubris, foveato-striatis;
rostro brevi, valido, cylindrico, fere recto, rugulose punctato,
fronte plana, capite transverso, oculis planis nitidis; prothorace
lateribus rotundato, dense et minute granuloso, supra scutel-
lum depresso, fascia biarcuata flava signato, antice transversim
constricto flavoque pulvinato; scutello parvo, nigro. Elytris
usque ad apicem attenuatis, apice conjunctim rotundatis, fasciis
duabus obliquis apiceque flavis, corpore infra albido; pedibus
crebre punctata, femoribus et tantum tibiis anticis intus cal-
caratis.
Zanguebar.
22. Camptorhinus sanguinolentus. — Long. 12-14 1/2,
lat. 2 3/4-4 1/2 mill. Elongatus, rubidus, albido-maculatus, in
elytris, maculis duabus posticis nigris, rostro arcuato, nigro dense
punctato, scapo et primo articulo funiculi rubidis, clava ovali,
crassa, capite convexo, rubro, rugeet dense punctato, oculis nigris,
prothorace elongato, antice lateribus oblique, dein et postice recto,
supra ruge punctato, carina longitudinali postice abbreviata
punctis albis, in disco antico, tubulato post oculos lobato; scutello
rotundato, plano. Elytris angustis punctato-striatis, parallelis,
conjunctim rotundatis, interstitiis tertio et quinto elevatis, corpore
infra dense punctato, ante pedibus anticis albido ; femoribus acute
dentatis.
23. Desmidophorus? (Tetracyphus) (‘) odontomus. —
(:) Les Desmidophorus, types propresaux Indesorientales, ont les épaules arron-
dies ; Schocnherr et Boheman y ont placé le senex, type de ma collection, et le
penicillatus O1. (erreur Cat. Gem. Har., tom. 8, p. 2544), lisez fascicularis O1.,
que je possède également; ces insectes ont les épaules anguleuses et le corps en
dessus est couvert d’une épaisse et longue chevelure noire et droite; désignés
par moi sous le nom de TRICHOSOMUS,
L'odontomus devra probablement former un genre voisin que je nomme
Tetracyphus .
92 DESCRIPTION DE CURCULIONIDES
Long. 11-12 1/2, lat. 6-7 mill. Subovalis, crassus, latus, brevis,
fusco-obscurus, albo-squamosus ; rostro recto, infra in canaliculo
inter pedibus anticis limitato, nigro-punctato; antennis nigris,
scapo oculos attingente, funiculo 7 articulis, primo longiori et
secundo elongatis, clava ovata acuta 4-articulata; capite rufo,
granuloso, oculis lateralibus modice convexis, pallide fuscis, nigro-
reflexis; prothorace subconico, antice constricto, flavido, gibbis
4 anticis, duabus emarginatis supra tubulum et nigro-setosis,
duabus infra densius nigro-setosis, postice lurido, lateribus rotun-
dato; scutello elongato, postice rotundato, albo. Elytris triangu-
laribus punctato-striatis (punetis in fundo nigris, albo- pupillatis)
in humero angulose aeutis, in sutura dehiscentibus et singulatim
rotundatis, fasciculis septem nigris signatis : 2, 3, 2, fuscis, supra
humerum macula transversa maculaque laterali postica albis;
corpore infra (in pectore squamis planis rotundatis) pedibusque
pilosis albis, segmentis abdominalibus 3 ultimis ocraceis; femo-
ribus anticis infra submarginatis.
24. Sympiezopus albolineatus. — Long. 8 1/4, lat. 5 mill.
Subovatus, niger, infra albus, oculis nigris, in prothorace quatuor
lineis, in elytris sex posticis et quatuor basalibus abbreviatis albis;
rostro arcuato nigro, basi carinato, usque ad abdominem canali-
culato, oculis in vertice contiguis, magnis; prothorace trigono
coriaceo, longitudine carinato; scutello oblongo. Elytris trian-
gularibus, anguste striatis, distincte punctatis, interstitiis rotunde
elevatis, dense punctulatis; pedibus elongatis, femoribus antice sat
fortiter duplice et tibiis antieis minute spinosis.
CALANDRIDÆ.
LIOCALANDRA (Aëtos, lisse; Calandra, genre de Curculionide), nouveau genre,
tribu des Calandrides.
Corps ailé, allongé, étroit, parallèle, lisse; {rompe arquée,
cylindrique, gibbeuse et renflée à la base. Scrobe brève, arrondie,
placée au-devant des yeux. Antennes allongées, non poilues.
Scape long, atteignant le quart antérieur du prothorax ; funicule
de six articles presque égaux, submoniliformes; massue brève,
renflée en bouton, tronquée; abdomen de cinq segments, deuxième
un peu plus grand, pygidium très développé, oblique, arrondi en
dessous; patles modérément allongées, les quatre antérieures rap-
prochées ; cuisses renflées.
25, Liocalandra nuda. — Long. 10-12 (rostr. excel.) lat. 3 1/2,
4 1/2 mill. Elongata, parallela, nigra, nitida, minute punctulata,
pedibus sanguineis, rostro longo, arcuato, punctulato, ante oculos
DE ZANGUEBAR. 93
scisso et longitudine striolato, supra breviter sulcato, capite con-
vexo, punctulato; prothorace elongato, parallelo, convexo, sub-
punctato, tenue albo-tomentoso, antice cireulo constricto; scu-
tello angusto, postice rotundato, nigro. Elytris prothorace duplo
longioribus, ad basin paululum latioribus, parallelis, singulatim
rotundatis, anguste striatis, interstriis subpunctatis, femoribus cla-
vatis, punctatis, breviter albo-setosis, genubus nigris, tibiis longi-
tudine unisulcatis, intermediis unguiculo conico nigro munitis.
NOTE SUR LES EPOQUES D'APPARITION
DES
LÉPIDOPTÈRES DIURNES
DE L'AMÉRIQUE DU SUD
RECUEILLIS DANS LA PROVINCE DE RIO-JANEIRO, PAR M. THOBIE, EN 1877
PAR
J.-B. CAPRONNIER
— SÉANCE DU 6 AOUT 1881 —
—— 00 0-0 —
Il y a environ trois ans, un Belge, M. Thobie, quitta sa patrie
pour fonder un établissement d'horticulture au Brésil; il s'établit
à Campos (Saô-Salvador dos Campos), petite ville dans la province
de Rio-Janeiro.
M. Thobie s’entendit avec l'administration du Musée royal
d'histoire naturelle de Bruxelles pour fournir lesdiverses produc-
tions de la faune de ces parages. Il partit plein de bonne volonté.
Au bout de peu de temps, en 1877, il réalisa ses promesses en
envoyant au Musée une certaine quantité d'insectes.
Malheureusement, dès le début, il fut frappé mortellement d'in-
solation.
On peut déplorer cette perte, car tout faisait présager que le
Musée aurait trouvé en lui un correspondant intelligent.
L'administration du Musée nous a confié les Lépidoptères, parmi
les insectes envoyés, avec mission de les déterminer. L'envoi est
plus important par lenombre d'individus que par celui des espèces :
777 individus pour 105 espèces. |
Néanmoins, comme chaque insecte porte la date et l'indication
du lieu de la capture, il y a là des renseignements qui ont une
certaine valeur, qu’il est bon de consigner.
À
NOTE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION, ETC. 95
Dans les Annales de la Société Entomologique de Belgique,
tome XVII, 1874, nous avons publié une notice sur les époques
d'apparition des Lépidoptères du Brésil recueillis par feu Camille
Van Volxem, d'août à novembre 1872.
Ce sont les mois d'août, septembre et octobre qui ont donné le
résultat le plus important comme nombre.
Les chasses de Thobie ont embrassé les mois de juin à novembre,
et ce sont les mois de septembre, octobre et novembre qui ont èté
les plus favorables.
Il est à regretter que ce soit précisément dans le deuxième
semestre que Van Volxem et Thobie aient fait leurs chasses.
Cette coïncidence est fâcheuse, car il s'ensuit un certain rapport
dans les résultats.
Néanmoins, sur 105 espèces recueillies par Thobie, 39 n’ont pas
été observées par son prédécesseur. Il n’en faut pas conclure que
ces Lépidoptères soient propres aux environs de Campos; ils se
retrouveraient probablement dans les régions explorées par Van
Volxem.
La nomenclature des espèces que nous publions n’est donc abso-
lument qu'une suite de la notice de 1874; nous nous conformons
aux mêmes errements.
Nous avons eu la satisfaction de retrouver trois espèces nou-
velles que nous avions décrites dans la note précitée : sept exem-
plaires de T. Lenis, deux de T. de Borrer et cinq de A. Janthu-
nus. — Nous y ajoutons deux espèces que nous croyons nou-
velles.
Toutes les espèces envoyées par Thobie ont été capturées aux
environs de Campos, sauf quelques-unes, indiquées comme prove-
nant de Macahé, localité voisine.
Les espèces marquées d’un astérisque (*) n’ont pas été observées
dans la notice de 1874.
TRIBUS PAPILIONIDES.
GENUS Papizro Linn.
1. P. Pompeius var. Pandion Bdv. 2 exemplaires.
Observé en sept. et oct. — Campos.
2. *P. Polymetus Bdv. 8 ex.
Juill., sept., oct., nov. — Campos.
3. P. Ascanius Cr. l ex.
Nov. — Campos.
96
1
10.
1:
12.
13.
14,
15.
NOTE SUR LES ÉPOQUES D’'APPARITION
P. Polydamas Linn. ] ex.
Nov. — Campos.
. P. Thoas Linn. 14 ex.
Août, sept., oct., nov. — Campos.
Sept., oct. — Macahé.
TRIBUS PIERIDES.
GENUS PrERIs Schrk.
. P. Margarita Hüb. 4 ex.
Nov. — Campos.
. *P. Limnoria God. 12 ex.
Juill., sept., oct. — Campos.
Oct. — Macahé.
. *P. Flippantha Fabr. 2 ex.
Sept. — Campos.
. P. Monuste Linn.8 ex.
Juin, juill., sept., oct. — Campos.
Oct. — Macahé.
GENUS CALLIDRYAS Bdv.
C. Eubule Linn. 29 ex.
Juin, juill., août, sept., oct., nov. — Campos.
Avril, mai, sept. — Macahé.
C. Argante Fabr. 5 ex.
Août, sept., oct., nov. — Campos.
GENUS TERIAS Swains.
T. Tenella Bdv. 22 ex.
Juill., août, sept., nov. — Campos.
Oct. — Macahé.
T. Elathea Cr. 5 ex.
Nov. — Campos.
T. Sinoë God. 41 ex.
Juill., août, sept., oct., nov. — Campos.
TRIBUS LYCÆNIDES.
GENUS THECLA Fabr.
T. Marsyas Linn. 3 ex.
Sept., nov. — Campos,
16
17.
18.
19.
20.
22 &
28.
23.
24.
25.
26.
21.
28.
29.
90,
31.
DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DE L'AMÉRIQUE DU SUD.
T. Phaleros Linn. 1 ex.
Nov. — Campos.
*T, Meton Cr. 1 ex.
Campos.
T. Palegon Cr. 4 ex.
Sept. — Campos et Macahé.
*T, Spurius Feld. I ex.
Sept. — Campos.
T. Bœonides Bdv. 37 ex.
Août, sept., oct., nov. — Campos.
Oct. — Macahé.
T. Simaethis Drury. 1 ex.
Nov. — Campos.
T. Lenis Capr. 7 ex.
Août, oct., nov. — Campos.
T. Crolus Cr. 1 ex.
Nov. — Campos.
*T. Talayra Hew.3 ex.
Nov. — Campos.
T. Delus Bdv. 1 ex.
Campos.
T. Deborrei Capr. 2 ex.
Août, nov. — Campos.
GENUS LycæÆNA Fabr.
L. Cassius Cr. 11 ex.
Sept., nov. — Campos.
L. Filenus Poey. 8 ex.
TRIBUS ERYCINIDES,
GENUS DESMoOzoNA Bdv.
D. Calyce Feld. 2 ex.
Août, oct. — Campos.
Genus NYMPHIDIUM Fabr.
N. Azora God. 1 ex.
Août. — Campos.
*N. Esma Bdv. 4 ex.
Nov.— Campos.
98
93.
94.
936.
37.
38.
99.
40.
NOTE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION
GENUS MESENE Westw.
2, *M. Hisbon Cr. l ex.
Nov. — Campos.
GENUS NERIAS Pdv.
N. Susanna Fabr. 1 ex.
Oct. — Campos.
TRIBUS PERIDROMIDES.
GENUS AGERONIA Hübn.
*A. Ferentina God. 19 ex.
Août, sept., oct., nov. — Campos.
Sept., oct. — Macahé.
. À. Feronia Linn. ? ex.
Août, sept. — Campos.
TRIBUS DANAIDES.
GENUS DANAïs Latr.
D. Gilippus Cr, 3 ex.
Août, sept. — Campos.
D. Archippus Fabr. 19 ex.
Juill., août, sept., nov. — Campos.
Sept. — Macahé.
TRIBUS HELICONIDES.
GENUS ERNiIcoRnis Bdv.
E. Thyris Bdv.3 ex.
Oct., nov. — Campos.
GENUS ITHomiA Hübn.
*I. Phono Hübn. 6 ex.
Août, sept., nov. — Campos.
GENUS MECHANITIS Fabr.
M. Lysimnia Fab. 12ex.
Juill, août, oct., nov. — Campos.
Sept., oct. — Macahé.
41.
42.
43.
44.
46.
47.
48.
DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DE L'AMÉRIQUE DU SUD.
GENUS HELICONIA.
H. Phyllis Fabr. 51 ex.
Juin, juill., août, sept., oct., nov. — Campos.
Sept., oct. — Macahé.
GENUS SEMELIA Bdv.
S. Vibilia God. 3 ex.
Juin, juill., août. — Campos.
*S. var. Mereaui Hübn. 2 ex.
Août. — Campos.
Oct. — Macahé.
TRIBUS ACRÆIDES.
GENUS ACRÆA Fabr.
A. Thalia Linn. 51 ex.
Juin, juill., août, sept., oct., nov. — Campos.
Oct. — Macahé.
* TRIBUS NYMPHALIDES.
GENUS ERESIA Bdv.
. *E. Pella Hew. 2 ex.
Oct. — Campos.
Sept. — Macahé.
Genus MELITÆA Fabr.
M. Janthe Fabr. 13 ex.
Juin, août, sept., oct., nov. — Campos.
Sept. — Macahé.
M. Flavula Bdv. 26 ex.
Juill., août, sept., oct., nov. — Campos.
Sept. — Macahé.
GENUS AGRAULIS Bdv.
A. Vanillæ Linn. 9 ex.
Juill., sept., oct,, nov. — Campos.
Oct. — Macahé.
99
100
93.
04.
09.
06.
97.
99.
60.
NOTE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION
. *A. Juno Cr. 13 ex.
Sept., oct., nov. — Campos.
. À. Julia Fabr. 11 ex.
Juill., août, sept., oct., nov. — Campos.
Oct. — Macahé.
. *A. Phærusa Linn. 3 ex.
Sept. — Campos.
. À. Dido Linn. 7 ex.
Août, sept., nov. — Campos.
Sept. — Macahé.
GENUS CELÆNA Bdv.
C. Antigone Bdv. 11 ex.
Août, sept., oct., nov. — Campos.
C. Jatrophæ Linn. 37 ex.
Juin, juill., août, sept., nov. — Campos.
GENuUS EuREMA Doubl.
E. Zabulina God. 7 ex.
Sept., oct. — Campos.
Sept. — Macahé.
GENUS VANESSsA Fabr.
V. Huntera Fabr. 4 ex.
Sept., oct. — Campos. d
Oct. — Macahé. |
V. Larinia Fabr. lex.
Nov. — Campos.
GENUS CATAGRAMMA Bdv.
. *C. Clymena Cr. 7 ex.
Août, sept. — Campos.
Sept., oct. — Macahé.
GENUS EuBAGIs Bdw.
E. Agacles Dalm. 2 ex.
Nov. — Campos.
E. Postverta Cr. 12 ex.
Sept., oct., nov. — Campos.
Sept. — Macahé.
dE nladute tbe VE né ir rte dora A |
QE AA de
DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DE L'AMÉRIQUE DU SUD.
GENUS APHNÆA Bdv.
61. *A. Steneles Linn. 1 ex.
Oct. — Campos.
GENUS TIMETES Bdw.
62. *T. Chiron Fabr. 2 ex.
Sept. — Campos.
GENUS PAPHIA Fabr.
63. *P. Laertes Cr. 1 ex.
Oct. — Macahé.
TRIBUS BIBLIDES.
GENuUSs BrBuis Fabr.
64. *B. Hyperia Cr. 22 ex.
Août, sept., oct., nov. — Campos,
Sept., oct. — Macahé.
TRIBUS BRASSOLIDES.
GENUS BRASSOLIS Fabr.
>. B. Astyra God. 6 ex.
Août, sept. — Campos,
Sept., oct. — Macahé.
©
®
TRIBUS PAVONIDES.
GENUS PAVONIA Latr.
66. P. Eurylochus Cr. 4 ex.
Sept., nov. — Campos.
TRIBUS MORPHIDES.
Gexus MorPo Fabr.
67. M. Leonte Hübn. 2 ex.
Oct., nov. — Campos.
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXV,
101
102 NOTE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION
TRIBUS SATYRIDES,
GENUS TayGETiIsS Hübn.
68. *T. Laches Fabr. 4 ex.
Oct., nov. — Campos.
GENUS NEONYMPHA Bdv.
69. N. Myncea Cr. 1 ex.
Oct. — Campos.
70. *N. Thobiei Capr. 1 ex.
Envergure, 38 mill.
Ce lépidoptère peut se placer à côté de N. Myncea Cr., dont il
a absolument le facies brun uniforme, y compris l’ocelle placé
vers le bord postérieur des secondes ailes.
Le dessous diffère de l’espèce précitée, le ton des ailes est plus
clair, légèrement olivatre. Deux lignes transverses, sinueuses,
brun foncé partent de la côte et aboutissent en s’effaçant vers le
bord abdominal; ces lignes, en laissant un intervalle entre elles,
forment une bande un peu plus foncée que le fond. Ensuite vers
la marge se trouve la bande d’ocelles caractéristique du groupe.
Sur les ailes supérieures vers l’apex se distingue à peine un ocelle
suivi de deux autres plus petits et presque effacés. Aux infé-
rieures se trouvent cinq ocelles sur un fond foncé estompé; les
deux premiers et le cinquième (le plus grand) sont très visibles
et les deux du centre moins apparents. Viennent ensuite contre la
frange les deux lignes et le petit dessin en lunules qu’on remarque
dans les espèces analogues. Le dessus et le dessous du corps parti-
cipent de la couleur des ailes. Les antennes sont très fines, brunes
au-dessus, rougeâtres en dessous.
Nous avons dédié cette espèce à la mémoire de M. Thobie, à qui
nous devons ces captures de Campos et de Macahé.
Nov. — Campos.
71. *N. Nerita Capr. 2 ex.
Envergure, 37 mill.
Cette espèce fait partie du groupe précédent et sa place est
marquée à côté de N. T'hobier Capr., faisant suite à N. Myncea Cr.
Les ailes au-dessus sont semblables à cette dernière espèce; seule-
ment le brun estun peu plus noirâtre. On y retrouve dans la partie
médiane l’apparence des filets transverses et, aux ailes inférieures,
l’ocelle près du bord postérieur.
Le dessous est sensiblement différent de N. T'hobiei, le ton brun
est beaucoup plus clair et uniforme, les deux filets partant de la
Î
\
|
DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DE L'AMÉRIQUE DU SUD. 103
côte finissent brusquement au bord abdominal; ces filets sont brun
jaune vif, lisérés de filets brun foncé. Contre la frange, le dessin
des lunules est également brun jaune, avec bord brun. Comme la
bande médiane est large, l’espace pour les ocelles est plus restreint.
Vers l’apex, il y à trois ocelles presque invisibles. Aux ailes infé-
rieures, ils sont très marquës au nombre de six. En commençant
par le bord antérieur, les deux premiers etle 5sont grands et bien
marqués, le 3° et le 4° le sont moins, ainsi que le 6°, qui n’a pas
de pupille. Le corps et les antennes sont semblables à l'espèce pré-
cédente.
Oct., nov. — Campos.
72. N. Subina Bdv. 7 ex.
Juin, août, oct., nov. — Campos.
73. N. Sosybius. 7 ex.
Juin, oct., nov. — Campos.
74. N. Ocyrrhoë Fabr.2 ex.
Oct. — Campos.
TRIBUS HESPERIDES,.
GENUS THYMELE Fabr. (Goniurus Hübn.).
=1
O1
*T. Simplicius Stoll. 14 ex.
Août, sept., oct., nov. — Campos.
Août, sept., oct. — Macahé.
76. T. var. Eurycles Latr. 13 ex.
Juin, août, oct., nov. — Campos.
Oct. — Macahé.
77. T. Protillus H.S. 10 ex.
Août, nov. — Campos.
78. *T. Proteus Linn. 5 ex.
Sept., oct., nov. — Campos.
Sept. — Macahé.
79. *T. Exadeus Cr. Il ex.
Sept. — Campos.
GENUS ÆTHILLA Hew.
80. *Æ. Calchas HS. I ex.
Août. — Campos.
GENUS PYRRHOPYGE Hübn.
81. P. Zeleucus Fabr. 1 ex.
Nov. — Campos.
82
83.
84.
95.
96.
NOTE SUR LES ÉPOQUES D'APPARITION
P. Versicolor Latr.2 ex.
Août. — Campos.
Nov. — Macahé.
GENUS ERYcIDES Hübn.
*E. Palemon Cr. ] ex.
Sept. — Campos.
GENUS CARYSTUS Hübn.
*C. Corydon Fabr. 1 ex.
Nov. — Campos.
GENUS PAMPHILA Fabr.
. P. Pudorina H.S.2ex.
Nov. — Campos.
. *P. Pyrgina Plôtz. 2 ex.
Nov. — Campos.
. P. Athenion Hübn. 14 ex.
Sept., oct., nov. — Campos.
. *P. Augias Linn. 4ex.
Nov. — Campos.
. *P. Coscinia H.S. 2ex.
Nov. — Campos.
. *P. Pertinax Cr. l ex.
Nov. — Campos.
. *P. Bigutta Prittw. 5 ex.
Juill., Sept., oct., nov. — Campos.
. *P. Begga Prittw. 1 ex.
Nov. — Campos.
. *P. Remus Fabr. 1 ex.
Sept. — Campos.
. *P. Sporus Mab. 1 ex.
Nov. — Campos.
GENUS HESPERIA Fabr.
*H. Syrichtus Fabr. (Orcus Cr.). 21 ex.
Juill., août, sept., oct., nov. — Campos.
*H. Omrina Butl. 2 ex.
Août, sept. — Campos.
97.
98.
99.
100.
101.
DES LÉPIDOPTÈRES DIURNES DE L'AMÉRIQUE DU SUD.
GENUS LEUCOCHITONEA Wallengr.
L. Arsalte Linn. 17 ex.
Juill., août, sept., oct., nov. — Campos.
GENUS PYTHONIDES Hübn.
P. Cerialis Cr. 3 ex.
Oct., nov. — Campos.
GENUS ACHLYODES Hübn.
*A. Thraso Hübn.8 ex.
Juill, août, sept., oct., nov. — Campos.
Oct. — Macahé.
A. Corbinianus Poey. 1 ex.
Nov. — Campos.
A. Busirus Cr. 4 ex.
Sept. — Campos.
Sept. — Macahé.
GENUS ANTIGONUS Huübn.
102. *A, Brennus H.S. 1 ex.
103
104
105
Nov. — Campos.
. À. Janthinus Capr. 5 ex.
Juill., sept., nov,
GENUS HELIAS Fabr.
. H. Phalænoïdes Hübn. 1 ex.
Août. — Campos.
GENUS CECROPTERUS H. Sch.
. C. Zarex Hübn. 1 ex.
Sept. — Macahé.
—— CFD —
105
TABLE DES MATIÈRES.
Métamorphoses de l’'Exema dispar, par M. le Dr Euc. Ducs
(avec une demi-planche) .
Liste des Hémiptères recueillis par M. Due à La Gus
deloupe, La Martinique et Saint-Barthélemy, Lan
M. L. LETHIERRY . .
Liste des Orthoptères récoltés ne Nr niet du
M. de Selys-Fanson et faisant partie du Musée Royal
d'Histoire naturelle de Bruxelles, par AUG. DE Bor-
MANS (avec une demi-planche) ;
Révision des types contenus dans la collection d’ Orthoptères
de M. Brisout de Barneville. 1"° partie, par LE MÊME.
Essai d’une monographie des Psychides de la Faune euro-
péenne, précédé de considérations générales sur la
famille des Psychides, par M. F.-J.-M. HEYLAERTS
fils :
Liste des Criocérides recue:llies au ci par feu Camille
Van Volxem, suivie de la description de douze
nouvelles espèces américaines de cette tribu, par
M. À. PREUDHOMME DE BORRE
Description de Curculionides de Zanguebar, Rs M. fe CHe-
VROLAT :
Note sur les époques apparition des Lépidoptères diurnes
de l'Amérique du Sud recueillis dans la province de
Rio-Janeiro par M. Thobie,en 1877, par M. J.-B. Ca-
PRONNIER. :
Pages.
5)
20
26
29
74
94
CATALOGUE
DE LA
BIBLIOTHEQUE
DE LA
SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
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‘4 e Éd
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din:
CATALOGUE
DE LA BIBLIOTHEQUE
DE LA
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BELGIQUE
DIVISION II
Coléoptères.
FASCICULE VI.
N°:
de l'Invent.
général.
ABEILLE DE PERRIN (E.). — Diagnoses de nouvelles espèces de
Coléoptères cavernicoles. (Ann. Soc. Ent. France,
1872.) 48
— Diagnoses de dix Coléoptères nouveaux propres au
midi de la France. (Ib. ib.) »
ALLIN (J.-S.). — Pediacus near London. (Ent. Monthl. Mag. X.) 458
Bay (J.-S.). — Catalogue of the Phytophagous Coleoptera of
| Japan with descriptions of the species new to
science. (Trans. Ent. Soc. London, 1873.) 51
BarrerT (Cu.). — Note on the earlier stages of Hypera
polygoni. (Ent. M. Mag. VIII.) 438
Bares (FR.). — Notes on Heteromera and descriptions of new
genera and species. (N° 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7.)
(Ib. IX.)
Bares (Fr.). Idem. (N° 8.) (Ib. X..)
— Descriptions of new genera and species of Tene-
brionidæ from Australia, New-Caledonia and
Norfolk Island. (Trans. Ent. Soc. London, 1873.)
Bares (H.-W.).— On the Geodephagous Coleoptera of Japan.
(Ib. ib.)
— Descriptions of new genera and species of Geode-
phagous Coleoptera, from China. (Ib. ib.)
— On a new genus and species of Carabidæ allied to
Carabus proper. (Ent. M. Mag. VI.)
— Notes on Carabidæ and descriptions of new species
(Nes 1, 2, 3.) (Ib. ib.)
— Idem. (N° 4, 5, 6, 7,8, 9, 10, 11, 12.) (Ib. VIIL.)
— Notes on Cicindelidæ and Carabidæ, and descriptions
of new species. (N° 13, being a Monograph of the
genus Oxygonia.) (Ib. ib.)
— Idem. (N° 14, 15.) (Ib. ib.)
— Idem. (N° 16.) (Ib. IX.)
Baupt (chevalier F1.). — Rassegæna entomologica. (Bull. Soc.
patiital V)
— Catalogo dei Dascillidi, Malacodermi e Teredili della
Fauna europea e cireummediterranea appartenenti
alle collezioni del Museo Civico di Genova. (Ann.
Mus. Civ. Stor. Nat. Genova. IV.)
Bauduer (P.).— Chasses d'hiver aux Coléoptères dans le
Lot-et-Garonne. (Ann. Soc. Ent. Belg. XVI.)
BepeL (L.). — Notes pour servir à l'étude des Carabiques. (Ann.
Soc. Ent. France, 1872.)
— Supplément à la Révision du genre Aulacocheilus
Lacordaire et description de quatre espèces nou-
velles. (Ib. ib.)
— Mœurs du Brachycerus algirus Fabr. (Ib. ib.)
— Notes synonymiques. (Ib. ib.)
. Sur les mœurs du Trichonyx sulcicollis et du Ptinus
sexpunctatus. (Ib. 1b.)
BErcE et BrisourT DE BARNEvILLE (Cx.). — Sur l'Agyrtes
bicolor. (Ib. ib.)
de Bertolini (St.). — Cenni sui Coleotteri della Valle di Sole
nel Trentino. — 1 broch. in-8°.
Beuruin (H.). — Sammelbericht. (Stett. Ent. Zeit., 1873.)
Bissizz (W.-K.). — Geodephaga taken in January and
February. (Ent. W. Intell. V.)
o]
pe
;
CRM EE |
+ AE * Te
DIET RES
Bzessi@ (C.) et Solsky (S.). — Zur Kenntniss der Käferfauna
Süd-Ost-Sibiriens, insbesondere de Amur-Landes.
Longicornia. (Hor. Soc. Ent. Ross. IX.)
Born (Tu.-J.). — Capture in Northumberland of Cryptophagus
fumatus Gyll. (Ent. M. Mag. VIL.)
— Note on the Hyÿdrochus parumoculatus of Hardy.
(Ib. ib.)
— Note on Homalota algæ Hardy. (Ib. ib.)
— Capture in Northumberland of a species of Aleochara
new to the British list. (Ib. ib.)
— Capture of Hydnobius Perrisii near Gateshead-on-
Hyne. (Ib: 1b.)
—- Capture of Pissodes piniphilus at Sunderland.
(Ib. ib.)
— Note on Ilybius ænescens Thoms. (Ib. IX.)
—— Note on Ocypus morio auct. (Ib. ib.)
BrisouT DE BARNEVILLE (CH.). — Essai monographique du
genre Agathidium. (Ann. Soc. Ent. France.
1872.)
— Sur les caractères distinctifs du dessous du corps
de divers Coléoptères. (Ib. ib.)
BroapHursT (W.). — Occurrence of Pissodes notatus near
Manchester. (Ent. M. Mag. VII.)
— Captures of Coleoptera in the Manchester district
during the past winter. (Ib. VHL.)
BRUGGEMANN (FR.). — Systematisches Verzeichniss der bisher in
der Gegend von Bremen gefundenen Käferarten.
(Abh. nat. Ver. Bremen. IF.)
BurMeisTER (H.). — Lamellicornia Argentina. (Stett. Ent. Z.,
1873.)
Bury (R.). — Capture of Carabus auratus in London. (Eut. M.
Mag. IX.)
BurLer (A.-G.). — Note on a habit of certain Indian Coleoptera.
(Ib. VII.)
BurLer (E.-D.). — Hister sinuatus at Herne-Bay. (Ent. Weekl.
Intel NE)
Candèze (E.). — La place systématique du genre Panto-
dinus doit être dans les Cétonides, en tête des
Trichides. (Ann. Soc. Ent. Belg. XVI.)
au Sur la Hoplia (Diphydactylus) singularis Thoms.,
et sur la Camenta (Brachymys) pubens Thoms.
(Lb. ib.)
CHaupion (G.-C.). — Captures of Cole optera near Lewisham.
(Ent. M. Mag. VEL.)
438
438
30
50
438
ges
CHampioN (G.-C.) — Re-occurrence of Triplax Lacordairii at
Darenth Wood. (Ib. ib.)
— Occurrence on the south coast of Baridius scolopa-
ceus Germ., a species new to Britain. (Ib. ib.)
— Capture in Britain of Tomicus bicolor Hbst. (Ib. ib.)
— Note on British locality for Baridius scolopaceus
(Ib. ib.)
— Captures of Coleoptera during the past season.
(Ib. ib.)
— Note on Trogophlœus foveolatus Sahlb. (Ib. ib.)
— Notes on captures of Coleoptera. (Ib. VIII.)
— Note on the occurrence near London of Homalota
atrata, a species new to the British list. (Ib. ib.)
— Notes on recent captures of Coleoptera. (Ib. ib.)
— Note on capture of Agriotes sordidus. (Ib. IX.)
— Notes on captures of Coleoptera in the New Forest.
(Ib. ib.)
— Note on further British examples of Baridius scolopa-
ceus Germ. (Ib. ib.)
_ Notes on Coleoptera at Caterham, Surrey. (Ib. ib.)
CHAPMAN (T.-A.). — On the habits of Platypus cylindrus Fab.
ANUS)
CHapreLL (J.). — Note on a recent capture of Lymexylon
navale in Cheshire (Ib. IX.)
— Notes on rare British Coleoptera from the Manchester
district. (Ib. ib.)
— Trechus discus near Manchester. (Ent. W. Int. VI.)
on: Captures of Coleoptera. (Ib. VII.)
— Captures near Manchester. (Ib. IX.)
CaarpeLL (J.) et WorrainGron (W.). — Captures of Coleoptera
near Manchester. (Ib. X.)
— — Coleoptera on Chat Moss. (Ib. ib.)
Chapuis (F.). — Synopsis des Scolytides. (Mém. Soc. R.
Sciences Liége. Sér. H, III.)
Chevrolat (Aug). — Description de plusieurs Coléoptères
d'Espagne et de deux Curculionites du nord de
l'Afrique. (Ann. Soc. Ent. France, 1872.)
— Mémoire sur les Cléonides. — Liége, 1873, 1 vol.
in-8°,
— Description de quelques espèces nouvelles de Coléo-
ptères de Syrie. — Paris, 1873, 1 br. in-8°.
— Description de Rhysodides nouveaux et énumération
des espèces décrites. — Paris, 1873, in-8°.
COMTE
sc
SA Re
CoRNaLiA (E.). — Straordinaria comparsa della Carruge della
vite (Melolontha vitis) in Lombardia. (Atti. Soc.
Ital. Sc. nat. XI.)
Crotch (G.-R.). — Note on food-plant of Cryptocephalus
Wasastjernii. (Ent. M. Magaz. VIH.)
— À descriptive List of Erotylidæ collected by Geo.
Lewis, Esq. in Japan, with addenda to the genus
Languria by E-W. Janson and C.-0. Warer-
HOUSE. (Ib. IX.)
— Coleoptera in Fir Trees. (Ent. W. Intell. V.)
Crorcx (W.-D.). — Recent captures. (Ib. VIII.)
Desbrochers des Loges (J.). — Monographie des Balani-
nidæ et Anthonomidæ. [*" supplément. (Ann. Soc.
Ent. France, 1872.)
— Observations sur le genre Sitones. (Ib. ib.)
— Diagnoses de quelques Brachydérides nouveaux.
(Ib. ib.)
—— Description de deux genres nouveaux de Curculio-
nides. (Ib. ib.)
— Remarques synonymiques sur divers Curculionides.
(Ib. ib.)
_ Description de deux Longicornes nouveaux. (Ib. ib.)
— Notes sur les Galérucides. (Ib. ib.)
— Coléoptères rares du centre de la France. (Ib.ib.)
— Note pour servir à l’histoire des Brachycères. (Ib. ib.)
— Remarques au sujet des Dorcadions. (Ib. ib.)
— Description de quelques Tychiides nouveaux. (Ann.
Soc. Ent. Belg. XVI.)
— Diagnoses de vingt-cinq Tychiides nouveaux. ([b.ib.)
Desguin (L.).— Note sur une monstruosité observée chez un
Hydrophilus piceus. (Ib. ib.)
Deyrolle (Em.). — Sur les mœurs de l’Aphænops Lesche-
naulti. (Ann. Soc. Ent. France. 1872.)
Deyrolle (H.). — Remarks on the affinities of the genus
Nicagus Leconte. (Trans. Ent. Soc. London.
1873.)
Dizzwyn LLeweLyn (J.-T.). — Trichius fasciatus or zonatus.
(Ent. W. Int. VII.)
Dohrn (C.-A.). — Exotisches. (Eletica; Mylabris, Cerambyx
elegans m.; Larinus crassus m.; Chalcophora
Doriana m.; Campsosternus Candezei m.; Carabus
Fausti m.). (Stett. Ent. Z. 1873.)
— Eine feine Käfernase. (Ib. ib.)
593
D VS ss 6
48
51
14
90
fr
Dohrn (C.-A.).— Randglossen zu einigen Arten der Gattung
Julodis Eschsch. (Ib. ib.)
_ Exotisches : Spathomeles. (Ib. ib.)
— Trichopterygia illustrata et descripta. À monograph
of the Trichopterygia by the Rev. A. Matthews.
(Ib. ib.)
—- Diagnosi di Coleotteri nuovi italiani. (Bull. Soc. Ent.
Ital. V.)
DousLepay (H.). — Clytus erythrocephalus in England. (Ent.
M. Mag. IX.)
Douazas (J.-W.).— The sound produced by Pelobius Hermanni.
(1b. ib.)
—— Rubbish-heaps. (Ent. W. Intell. V.)
— Under Bark. (Ib. ib.)
— Beetles in Ants’ Nests. (Ib. VI.)
— À Visit to Dinarda Maerkelii. (Ib. ib.)
— Parasitic Beetles. (Ib. ib.)
— Trichius fasciatus. (Ib. ib.)
— The New Forest. (Ib. X.)
— Near Southampton. (Ib. ib.)
EPPELSHEIM (E.). — Vier neue deutsche Staphylinen. (Stett.
Ent. Zeit., 1873.)
Fairmaire (L.).— Description de quelques Coléoptères hété-
romères de la partie australe de l'Amérique. (Ann.
Mus. Civ. St. Nat. Genova. IV.)
— Description d’une nouvelle espèce de Coléoptère de
la famille des Carabiques. (Sphodrus parum-
striatus.) (Ann. Soc. Ent. France, 1872.)
— Notes sur la synonymie de quelques Coléoptères du
Chili. (Ib. ib.)
— Note sur la synonymie de quelques Curculionites.
(Ib. ib.)
Fazou (J.). — Sur le Dorcadion fuliginator var. mendax.
(Ib. ib.)
FARREN (W.). — Captures in the New Forest, (Ent. W.
Intell. X.)
Fausr (J.). — Synonymische Bemerkungen. (1. Onthophagus
cruciatus Mén.; 2. Heteroderes tessellatus F. Mo-
raw.; 3. Cionus trinotatus Fisch.; 4. Clytus
comptus Manh.). (Hor. Soc. Ent. Ross. IX.)
von Frauenfeld (cheval. G.). — Anobium Paniceum L. in
Paprika. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1873.)
GALLIERS (T.). — (Coleoptera near Liverpool. (Ent. W.
int. V1)
14
32
41
14
fa
GERHARDT (J.). — Ueber die grüsseren deutschen Arten des
Genus Limnebius. (Berl. Ent. Z. X.)
— Sammelberichte. (Ib. ib.)
GesrRO (R.). — Note sopra alcuni Coleotteri appartenenti alle
collezioni del Museo Civico di Genova. (Ann. Mus.
Civ. St. Nat. Genova. IV.)
GLOYNE (C.). — Captures near Deal. (Ent. W. Int. VI.)
— Captures of Coleoptera. (Ib. VIIL.)
Gore (H.). — Lixus angustatus. (Tb. VI.)
GorHAM (H.-$.). — Beetles at Westerham. (Ib. VI et VII.)
— Capture in Britain of Bembidium quadripustulatum
Dej. (Ent. M. Mag. VIL.)
— Occurrence in Britain of Aleochara maculata C. Bri-
sout. (Ib. ib.)
— Notes on Meligethes. (Ib. ib.)
— Further list of Coleoptera from the neighbourhood of
Maidstone. (Ib. ib.)
— Captures of Coleoptera near Maidstone. (Ib. ib.
et IX.)
— Note on blind beetles in bees’ nests. (Ib. IX.)
— Captures of Coleoptera in Kent, etc. (Ib. ib.)
— On the superficial sexual characters of the British
species of Bruchus. (Ib. ib.)
— A List of Endomychidæ collected in Japon by Geo.
Lewis, Esq., with descriptions of new genera and
species. (Ib. ib.)
— Descriptions of a new genus and two new species
of Coleoptera from Japan. ([b. ib.)
Gray (Jonn). — À new locality for Acrognathus. (Ib. ib.)
GreDLER (V.). — Dritte Nachlese zu den Käfern von Tirol.
(Harold Col. Hefte, XI.)
— Proteinus longicollis, n. sp. (Ib. XIE.)
GREGsON (C.-S.). — Bembidium pallipes; B. paludosum;
B. velox. (Ib. VI.)
— Amara orichalcea. (Ib. ib.)
— The Genus Trechus. (Ib. ib.)
— Ants’ Nests Beetles. (Ib. ib.)
Guise (W.-V.). — Under the Willow-bark. (Ib. V.)
— /Beetles near Gloucester. (Ib. VI.)
— Coleoptera in North Wales. ({b. X.)
Guxon (G ). — Pæderus littoralis. (Ib. VII.)
HaAG-RurengerG (G.). — Beiträge zur Familie der Tenebrio-
niden. IV Stück (Trachynotus, etc.) (Har. Col.
Hefte, XI.)
*
I
37
y es
Harpe (C1.). — Beschreibung einiger neuen Küäfer. (Berl. Ent.
Zeit. X..)
— Zwei neue (Anthicinen. Verh. Zool. Bot. Ges. Wien,
1873.)
HaRoixG (H.-J.). — Captures at Darenth. (Ent. W. Int. VI.)
HarDY (J.-R.). — Duration of the larval state in Eros. (Ent.
M. Mag. VII.)
— Tachyporus nitidicollis in a midland County.
(IDE VREL)
von Harold (baron Edg.). — Ueber Geotrupes stercora-
rius und die nächstverwandten Arten. (Harold
Coleopt. Hefte, XI.)
— Diagnosen neuer Coprophagen. (Ib. ib.)
— Zur Synonymie des Onitis Belial F. (Ib. XII.)
— Ueber die Atænius-Arten mit gezahntem Kopf-
schilde. (Ib. ib.)
— ZurKenntniss der kugelfürmigen Trogiden. (Ib. ib.)
— Beiträge zur Kenntniss der amerikanischen Eumol-
piden. I‘ Stück. (Ib. ib.)
— Ueber eine neue Gattung der Babiidæ. (Ib. 1b.)
HawaRD (ALFR.), — Captures at Croydon. (Ent. W. Intell. V.)
Hiszop (R.). — Coleoptera in Morayshire. (Ent. M. Mag. VII.)
— Notes on Wiltshire Coleoptera. (Ib. ib.)
— Note on the larva-case, etc., of Clythra 4-punctata.
(Ib. VIII.)
— Note on the food-plant of Magdalinus carbonarius.
(Ib. IX.)
HopGxinsON (J.-B.). — Captures of Coleoptera. (Ent. W.
Int. VI.)
Hozyoak (H.). — Captures of Coleoptera in Buddon Wood,
Leicestershire. (Ent. M. Mag. VIII.)
von Horvath (G.). — Beitrag zur Naturgeschichte von
Eumolpus vitis F. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien,
1873.)
Hupp (A.-E.). — Dryops femorata near Bristol. (Ent. M.
Mag. VII.)
Hurcuinson (H.).— Capture of Trichonyx sulcicollis Reichenb.
at York. (Ib. VIIL.)
— Capture of Atomaria fimetarii at York. (Ib. ib.)
— Note on the habitat of Atomaria fimetarii. (Ib. ib.)
— Hydradephaga near York. (Ib. IX.)
IncHBaLD (P.). — The Glow-worm (Lampyris noctiluca). (Ent.
W. Intell. VIII.)
— .Hypera Polygoni. (Ib. X.)
438
es
1
STE
Janson (E.-W.). — M Waterhouse's Catalogue of Coleo-
ptera. (Ib. V.)
— Philonthus scutatus Eric., Hardy, Kraatz. (Ib. X.)
Jekel (H.). — Note sur les genres Peribleptus Schh.., Paipale-
somus Schh., et Paipalephorus Jekel. (Ann.
Soc. Ent. France, 1872.)
— Même ouvrage. — Paris, 1872, 1 br. in-8°.
— Note sur le genre Pterygomus, nouvelle coupe de
Cureulionides-Cryptorhynchides du groupe des
Sophrorhinides Lac. — Paris, 1873, 1 br. in-&.
KkELEY (R.-G.). — Note on Chrysomela distinguenda. (Ent.
M. Mag. VIIL.)
Kinp (H.-W.).— Weevils-galls on Linaria vulgaris. (Ib. ib.)
VON KIESENWETTER (H.). — Bemerkungen zur Nomenclatur der
Dytiscidæ. (Har. Col. Hefte, XI.)
Kiker (J.). — Lijst van Coleoptera nieuw voor de Fauna van
Nederland. (Tijdschr. v. Ent. S. Ii, VIIL.)
KLoTzE (W.). — Sammelberichte. (Berl. Ent. Z. X.)
Kraatz (G.). — Ueber die Bockkäfer-Gattungen Dolocerus
Muls. und Brachypteroma Heyden. (Ib. ib.)
— Synonymische Bemerkungen. (Ib. ib.)
— Ueber « Systema Cerambycidarum, ou exposé de
tous les genres compris dans la famille des Céram-
byeides et familles limitrophes ». (Ib. ib..)
— Ueber « Catalogus Coleopterorum Europæ et confi-
nium. Auctore S. A. de Marseul ». (Ib. ib.)
LARTIGUE. — Deux cas de monstruosité par duplication
d’organe. (Carabus splendens et C. monilis.)
(Ann. Soc. Ent. France, 1872.)
Lawsox (R.). — Note on the capture of Nitidula flexuosa. (Ent.
M. Mag. VIII.)
— Note on a deformed antenna in Hydroporus obsoletus
Aubé. (Ib. ib.)
— Note on swarms of Bruchus. (Ib. IX.)
Le Brun (M.). — Chasses d'hiver aux Coléoptères, aux envi-
rons de Troyes. (Ann. Soc. Ent Belg XVI.)
= Procédé pour recueillir le Metæcus paradoxus dans
les nids de guèêpes. ([b. ib.)
Lefèvre (Ed.). — Monographie des Clytrides d'Europe et du
bassin de la Méditerranée. (Ann. Soc. Ent. France,
1872 )
Leprieur. — Sur le Cryptocephalus frontalis. (Ib. ib.)
= Sur les particularités remarquables dans la disposi-
tion de certaines parties des pattes chez les Coléo-
ptères. (Ib. ib.)
438
— 19 —
Leprieur. — Rectification d'erreurs publiées dans le Tour du
Monde relativement aux Cocuyos. (Ib. ib.)
LÉvEILLÉ (A.). — Sur le Sympiezocera Laurasi. (Ib. ib.)
LÉVgiLLÉ (Pr.). — Sur le Sympiezocera Laurasi. (Ib. ib.)
Lewis (G.). — Strange habitat of Licinus silphoides. (Ent. M.
Mag. IX.)
— Note on Xylotrupes dichotomus L. (Ib. ib.)
Lichtenstein (J.). — Sur le Vesperus Xatarti. (Ann, Soc
Ent. France, 1872.)
LiNNELL (TH.). — Beetles in Sand-pits. (Ent. W. Intell. VI.)
— Bark and Wood-boring Beetles. (Ib. ib.)
— Lucanus Cervus hybernating. (Ib. VIL.)
Lucas (H.). — Études sur quelques Coléoptères nouveaux du
Thibet oriental. (Ann. Soc. Ent. France, 1872.)
— Sur le Vesperus Xatarti. (Ib. ib.)
— Sur les transformations de la Sagra splendida Fabr.
(Ib. ib.)
Mac N48 (W.-R.). — Occurrence near Cirencester of a species of
Meloe new to Britain. (Ent. M. Mag. VIL.)
de Marseul (S.-A.). — Monographie des Mylabrides. (Mém.
Soc. R. Sc. Liége, S. II, IIL.)
Marsx (J.-G.). — Note of recent capture of Platydema violacea
Fabr. (Ent. M. Mag. VIII.)
MarsHALL (T.-A.). — Notes on some Corsican insects (Coleo-
ptera.) (Ib. VII.)
MarsHALL (W.-C.) — Capture of Tachinus rufipennis in
Yorkshire. (1b. IX.)
Maruews (G.-F.). — Coleoptera in North Devon. (Ent. W.
Int. VI.)
— Geodephaga at Barnstaple. (Ib. ib.)
— Doings of a Coleopterist. (Ib. VII.)
— Doings in Devonshire. (Ib. VIIL.)
—- Captures of Coleoptera. (Ib. ib.)
MarTHEws (A.). — Note on a species of Ptenidium new to the
British list. (Ent. M. Mag. VII.)
— New British Trichopterygia (with diagnoses of new
species.) (Ib. VIII.)
—— Notes on Trichopterygia, with descriptions of two
new species. (Ib. IX.)
Micuez. — Sur les ravages causés par le Gribouri (Eumolpus
vitis.) (Ann. Sc. Phys. Nat. Agr. Ind. Lyon,
Sér. 1H, VI.)
Micuow (H.). — Ueber Necrophorus microcephalus Thoms.
(Berlin. Ent. Zeit. X.)
676
oO EE
Mizcer (CH.). — Habit of the Larva of Orchestes Fagi. (Ent.
W:/Ent. X:)
MoxCREAF (H.). — Note on œconomy of Mecinus and Baridius.
(Ent. M. Mag. VII.)
— Note on Portsea Coleoptera. (Ib. ib.)
— Note on possible double-broads of Thyamis. (Ib. ib.)
Morzey (T.). — Coleoptera near Manchester. (Ib. ib.)
— Note on the question of hybrids in Coleoptera.
(Ib. VIIL.)
— Curious locality for Homalium Allardi. (Ib. 1X.)
Muzzer (AL8.). — Something like reflection in Ceuthorhynchus
suleicollis Gyll. (Ib. VIL.)
_ On the spinning of the larva of Balaninus brassicæ
Fab. (Ib. IX.)
_ Occurrence of Cleonus nebulosus near London
(1b. X.)
— Apion apricans, Herbst; a Weevil injurious in the
Kitchen Garden. — Londres, 1873, 1 feuille in-8.
— Aræocerus coffeæ at Basle. (Trans. Ent. Soc. Lon-
don, 1873.)
— Tribolium ferrugineum in Ground-nuts. (Ib. ib.)
Mulsant (E ). — Histoire naturelle des Coléoptères de France.
Tribu des Longicornes. (Ann. Sc. Phys. et Nat.,
Agric., Ind. Lyon, S. II, VI.)
— Idem. Tribu des Lamellicornes. (Ib. S. IV, IfetIIL.)
—- Idem. Tribu des Pectinicornes. (Ib. $. IV, IIL.)
— Idem. Tribus des Improsternés, des Uncifères, des
Diversicornes et des Spinipèdes. (Ib S. IV, IV.)
Muilsant (E.) et Rey (Ci.). — Histoire naturelle des Coléo-
ptères de France. Brévipennes. Aléochariens. Boli-
tocharaires. — Paris, 1871, 1 vol. in-8°.
— — Même ouvrage.
— -- Idem. Brévipennes. Aléochariens. Dinardaires, Gym-
nusaires, Diglossaires, Hygronomaires, Oligo-
taires. — Paris, 1873, 1 vol. in-8°.
— — Idem. Improsternés, Uncifères, Diversicornes, Spini-
pèdes. — Paris, 1872, 1 vol. in-8°.
— — Idem. Lamellicornes. Pectinicornes. — Paris, 1871,
1 vol. in-8°
— — Idem Tribu des Brévipennes. Famille des Aléocha-
riens. Branche des Bolitocharaires. (Ann. Soc.
Linn. Lyon, N. Sér. XIX.)
— — Description de la larve de lAnobium denticolle
Panzer. (Ib. ib.)
804
ER 2
Muisant (E.)et Rey (C1.). — Description d'un Lamellicorne nou-
veau : Oniticellus Revelierii. (Ib. ib.)
— — Description d'une nouvelle espèce de Coléoptères :
Heterocerus pictus. (Ib. ib.)
NasH (AL.). — Unusual abundance of Niptus hololeucus. (Ent.
M. Mag. IX.)
Parry (F.-J.-$S.). — Characters of seven nondescript Lucanoid
Coleoptera, and remarks upon the genera Lissotes,
Nigidius and Figulus. (Trans. Ent. Soc. London,
1873.)
ParRy (T.). — Trichius fasciatus. (Ent. W. Int. VI.)
— Disappointments. ([b. X.)
PELERIN (W.-G.) — Capture of Strophosomus hirtus Schünh.
(Ent. M. Mag. VII)
Perkins (V.-R.). — Coleoptera recently taken in Northumber-
land. (Ent. W. Intell. X.)
— Captures in the Vicinity of Newcastle. (Ib. ib.)
Picorozt (F.). — Microcoleotteri dei dintorni di Firenze. (Bull.
Soc. Ent. Ital. V.)
PrckarD (H.-A.). — Trichius fasciatus. (Ent. W. Int. VII.)
Pint (Napoz.). — Descrizione di un nuovo Carabico apparte-
nente al genere Cychrus Fabr. — Milan, 1871,
1 br. in-8.
— Même ouvrage. (Atti Soc. Ital. Sc. nat. XIV.)
Piochard de la Brûlerie (Ch. — Description d'un
Anophthalmus et de sept Adelops nouveaux des
Pyrénées. (Ann. Soc. Ent. France, 1872.)
— Rectifications synonymiques : À. Sur le genre
Pristonychus; 2. sur le genre Anophthalmus.
(Ib. ib.)
— Étude des variations de l'Anophthalmus Cerberus,
suivie de remarques sur l'influence que peut avoir
l'habitation des cavernes sur la variabilité des
espèces. (Ib: ib))
Preudhomme de Borre (A.). — Note sur deux monstruo-
sités observées chez des Coléoptères. (Ann. Soc.
Ent. Belg. XVI.)
Putzeys (J.). — Deuxième supplément à la Révision géné-
rale des Clivinides. (Ib. ib.)
— Carabiques recueillis en Écosse par M. Roelofs.
(Ib. ib.)
— Monographie des Calathides. (Ib. ib.)
— Même ouvrage. — Bruxelles, 1 br. in-8°.
— Essai sur les Antarctia (Dejean).— Liége, 1 br.in-80.
48
CES
MURRSTCE
. Putzeys (J.). — Notes sur les genres Morio et Perigona.
— Gênes, 1873, 1 br. in-8.
—— Révision des Broscides de l'Australie, d'après la col-
lection de M. le comte de Castelnau. — Gênes,
1873, 1 br. in-8".
— Même ouvrage. (Ann. Mus. Civ. St. Nat. Genova, IV.)
— Notes sur les genres Morio et Perigona. (Ib. ib.)
Ragusa (£.) — Escursioni fatte sul Monte Pellegrino
presso Palermo. — Florence, 1 br. in-8°.
— Même ouvrage. (Bull. Soc. Ent. Ital. V.)
— Di un nuovo Georyssus e Colomicrus trovati in
Sicilia. (Ib. ib.)
— Note sinonimiche. (Ib. ib.)
— Sul Trimium siculum, nov. sp. di de Saulcy. (Ib. ib.)
Reep (Epw.-C.). — Notes on some Chilian Cicindelæ, with des-
cription of a new species. (Ent. M. Mag. VIII.)
— Descriptions of new species of Coleoptera from
Chili. (Ib. IX.)
Roelofs (W.). — Curculionides recueillis au Japon par
M. G. Lewis. 1" partie. (Ann. Soc. Ent. Belg.
XVI.)
Romano (B.). — Coleotteri della Sicilia raccolti e posseduti da
B. Romano. — Palerme, 1849, 1 br. in-12.
RoTHErRAM- WEBSDALE (CH.-G.). — Note on Meloë cyaneus
Muls. (Ent. M. Mag. VIII.)
RowE (J.-Br.). — Calosoma sycophanta at Plymouth. (Ib. IX.)
Ruspint (F.-0.). — Oncomera femorata at Silverdale, near
Lancaster. (Ib. VII.)
Rye (E.-G.). — Descriptions of new species, etc., of Coleoptera
from Britain. (Ib. ib.)
— On the Synonymy of certain Coptoderides from the
Amazons. (Ib. ib.)
— Description of a new species of Bythinus from Great
Britain. (Ib. ib.)
— Note on varieties of British Coleoptera. (Ib. ib.)
— Ceuthorhynchus vicinus Brisout. (Ib. ib.)
— Note on some ambiguously British species of Coleo-
ptera. (Ib. ib.)
— Note on Drilus flavescens ©. (Ib. ib.)
— Note on Donacia comari (aquatica Wat. Cat.)(Ib. ib.)
— Note on the occurrence in Britain of Trachyphlœus
myrmecophilus Seidlitz, with observations on a
second British species of Cathormiocerus, and of
the value of that genus. (Ib. ib.)
806
2, RE
Observations on Homalium Heerii. (Ib. ib.)
Observations on Homalium brevicorne Er. and
H. gracilicorne Fairm. (Ib. ib.)
Note on Trogophlœus foveolatus Sahlb. (Ib. ib.)
Note on two species of Anisotoma new to the British
Lists. (Ib ib.)
Additions, etc., to the list of British Coleoptera.
(Ib. ib.)
Observations on Feronia (Pterostichus) puncticeps
and pauciseta Thoms. (Ib. ib.)
Note on further British examples of Cryptophagus
Schmidtii. (Ib. ib.)
Note on a new species of Amara (Celia) from Bel-
gium. (Ib. ib.)
Note on Scydmænus (Eumicrus) rufus Müll. and
Kunze, a species new to the British Lists. (Ib. ib.)
Note on a species of Corticaria new to the British
lists. (Ib. ib.)
Note on Cryptophagus Waterhousei Rye. (Ib. ib.)
Note on a variety of Deleaster dichrous. (Ib. VIII.)
Notes on some recently described species of Oxy-
telus allied to O. depressus. (Ib. ib.)
Description of a new species of Meligethes from
Britain. (Ib. ib.)
Addition of a genus and species to the list of British
Xylophagous Coleoptera. (Ib. ib.)
Occurrence in Britain of Hylastes hederæ Schmidt.
(Ib. ib.)
Note on Geotrupes stercorarius. (Ib. ib.)
Occurrence in Britain of Atomaria atra Hbst.
(Ib. ib.)
Occurrence in Britain of Throscus carinifrons Bonv.
(Ib. ib.)
Note on the occurrence of Anisotoma scita Er. in
Great Britain. (Ib. ib.)
Note on a species of Apion new to the British Lists.
(Ib. ib.)
Note on an unrecorded British species of Ceutho-
rhynchus. (Ib. ib.)
Note on Monotoma 4-dentata Thoms. (Ib. ib.)
Addition to the description of Thyamis agilis Rye.
(Ib. ib.)
Note on Cryptophagus grandis. (Ib. ib.)
Note on Cryptophagus Waterhousei Rye. (Ib. ib.)
RYE(E
ENT
.-G.). — Description of a new species of Anisotoma from
Great Britain. (Ib. ib.)
Note on the occurrence in England of Hydnobius
spinipes Gy1L. (Ib. ib.)
Note on the occurrence of Homalium rugulipenne
Rye, on the Welsh coast. (Ib. ib.)
Note on the occurrence in Great Britain of Meloë
cyaneus Muls. (Ib. ib.)
Notes on British species of Meligethes, and addition
of one species to our list. (Ib. ib.)
Note on Pogonus littoralis. (Ib. ib.)
Note on Meloë cyaneus Muls. (Ib. ib..)
Note on Meligethes pictus Rye. (Ib. ib.)
Additions, ete., to the List of British Coleoptera,
with descriptions of three new species. (Ib. IX.)
Notes on British Coleoptera, including three species
new to our list. (Ib. ib.)
Ravages of Anobium. (Ib. ib.)
Note on Lamprias (Lebia) chrysocephalus Motsch.
(Ib. ib.)
Description of a new species of Damaster from
Japan. (Ib. ib.)
Note on the occurrence in England of Anisotoma
brunnea (Sturm) Er., a distinct species from
A. obesa Schmidt. (Ib. 1b.)
Note on Auisotoma lunicollis Rye. (Ib. ib.)
Note on « carding » beetles. (Ib. ib.)
Additions to the list of British Coleoptera, etc.,
including description of a new species of Thya-
mis. (Ib. ib.)
Note on Acidota cruentata Mann. var. ferruginea
Er. (Ib. ib.)
Note on Agapanthia micans Payk. (Ib. ib.)
Note on the occurrence in England of Clytus ery-
throcephalus Fab. (Ib. ib.)
Note on a second British species of Liosomus.
([b. ib.)
Note on a species of Bagous new to Britain. (Ib. ib.)
Note on possible effects of isolation. (Ib. ib.)
Note on Elater Pomonæ. (Ib. ib.)
Note on Otiorhynchus tenebricosus. (Ib. ib.)
Note on certain British Curculionidæ. (Ib. X.)
New British species, Corrections of Nomencla-
ture, etc., noticed since the publication of the
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXV
Entomologists Annual, 1873. (Entom. Annual,
1874.).
RYE (E.-G.). — Hammersmith Marshes. (Entom. Weekly
Intell. V et VI.)
— Captures at Darenth. (Ib. VI.)
— Gravesend. (Ib. ib.)
— Herne Bay. (Ib. ib.)
— Deal. (Ib. VIL.)
— Erirhinus scirrhosus. (Ib. ib.)
— Phytonomus. (Ib. ib.)
— Lucanus Cervus hybernating. (Ib. ib.)
— Winter Quarters. (Ib. ib.)
— Bay-collecting. (Ib. VIII.)
— Captures at Holme Bush, near Brighton. (Ib. ib.)
— Captures near Farnborough. (Ib. ib.)
— Ptinus germanus. (Ib. ib.)
-— Badister peltatus. (Ib. ib.)
— Wimbledon. (Ib. ib.)
— Cetonia aurata. (Ib. ib.)
— Darenth. (Ib. ib.)
— Rhynchites betuleti. (Ib. ib.)
— Guorimus nobilis. (Ib. ib.)
SAHLBERG (J.). — Coleopterologisches. (Stett. Ent. Z. 1873.)
ScoTr (J.). — Capture of Lycoperdina Bovistæ in Puff-balls.
(Ent. W. Int. VIE.)
— Lycoperdina Bovistæ. ([b. IX.)
_ Capture of Leptinus testaceus. (Ib. ib.)
— The Larva of Gnorimus variabilis. (Ib. ib.)
—— Quedius scitus. (Ib. ib.)
— Occurrence of the Mycetophagus quadriguttatus.
(Ib. ib.)
SCOTT (J.-FarRB.). — Capture of Opilus mollis and Callidium
variabile at Sugar. (Ent. M. Mag. VI.)
SCRIBA (W.). — Beitrag zur Kenntniss der Staphylinen Unter-
italiens. (Berl. Ent. Z. X..)
— Ueber Homalota languida Er. and H. longicollis
Muls. (Ib. ib.)
SELLA (EUG.). — Sopra alcuni Coleotteri che s’ incontrano nel
Biellese. (Att. Soc. Ital. Sc. Nat. VIII.)
Sharp (D.). — The Water Beetles of Japan. (Trans. Ent. Soc.
London, 1873.)
_ On a variety of Philonthus xantholoma. (Ent. M.
Mag. VIL.)
— Note on Trogophlœus bilineatus Steph. (Ib. ib.)
— 149 —
Sharp (D.). Alterations in nomenclature of H'ydroporus, etc.
(Ib. ib.)
— Description of a new genus and species of Staphyli-
nidæ (from South Australia). (Ib. ib.)
— On Geotrupes vernalis L. and its allies. (Ib. VIIL.)
—— Addition of six species (including two new to
science) and two genera to the British list of
Coleoptera. (Ib. ib.)
— Notes on L'Sharp's Catalogue of British Coleoptera.
(Ib. ib..)
-- Description of a new species of Syncalypta, from
Great Britain. (Ib. ib.)
— Addition of two species of Cryptophagus to the
British list of Coleoptera. (Ib. ib.)
_ Note on three new British species of Homalota.
(Ib. ib.)
— Description of a new genus and species of Hydro-
philidæ from New Zealand, and of a new species
of Philhydrus from Great Britain. (Ib. IX.)
— Observations on some British species of Dascillidæ,
with description of a new species of Cyphon.
(Ib. ib.)
— Note on the synonymy of Cryptophagus crenatus
Gyll. (Ib. ib.)
— Note on Tribolium confusum Duv., and Ptinus
testaceus OI. (Ib. ib.)
— Note on Otiorhynchus monticola Germ. ([b. ib.)
_ Description of a new genus and species of blind
Coleoptera from Italy. (Ib. X.)
— Description of two new genera and three new species
of Anthribidæ from New Zealand. (Ib. ib.)
SIDEBOTHAM (J.). — Note on the habits of Dorcatoma bovistæ
Ent. H. (Ib. VIII.)
— Note on Nemosoma elongata. (Ib. ib.)
Smirx (FR.). — Captures of Coleoptera in North Devon.
(Ib-2VEL:)
— Is Diachromus germanus an indigenous Insect?
(Ent. W. Intell. IX.)
_ Capture of Dinarda dentata at Weybridge. (Ib. ib.)
— The Birch Miner. (1b. X..)
SOLOMON (A.) et Socomon (M). — Hammersmith; Wimbledon.
CÉb-SVILÈE”)
— — Captures during the past Season. (Ib. IX.)
LUE TDR
Solsky !{S.). — Miscellanea : Coléoptères de Russie (Cicin-
dela Sturmi Mén.; Notiophilus breviusculus n. sp.;
N. sublævis n. sp.; Pœcilus cupreus L., P. versi-
color Sturm et leurs voisins; Agabus desertorum
F. Mrw.; Berosus sculptus n. sp.). (Hor. Soc.
Ent. Ross. (IX.)
— Description d'une espèce nouvelle du genre Apho-
dius. (Harold Col. Hefte, XII.)
SomerviLLe (J.-E.). — Notes on earlier stages of Scotch Phyto-
phaga. (Ent. M. Mag. VIL.)
SouTawELL (T.). — Note on the recent abundance of Coccinellæ.
(Ib. ib.)
Stainton (H.-T.). — The Birch Miner : Orchestes Rusci.
(Ent. W. Intell. X.)
Steinheil (E.). — Symbolæ ad historiam Coleopterorum
Argentiniæ meridionalis, ossia elenco dei Coleotteri
raccolti dal professore Pellegrino Strobel, durante
il suo soggiorno in Buenos-Aires e nei viaggi di
la intrapresi a Mendoza e nel Chili, indi a Bahia
blanca ed al Carmen de los Patagones; e descri-
zione delle specie nuove. Traduzione dal manos-
critto tedesco inedito per P. Srrogez, coll'aggiunta
delle notizie sulla dimora delle specie I? Centuria.
(Atti Soc. Ital. Se. Nat. XII.)
— Idem. Il Centuria. (Ib. XV.)
SrockLEeY (G.). — Coleoptera at West Wickham. (Ent. W.
Intell. V.)
STONE (S.). — Sitaris humeralis. (Ib. VI.)
— À Family Party. (Ib. VII.)
. Capture of a Nest of Hornets, with a Specimen of
Velleius dilatatus. (Ib. id.)
—_ Means employed in the capture of a nest of Hornets.
([b. IX.)
— Cassida obsoleta. (Ib. X.)
SUFFRIAN. — Fauna Baltica. Die Käfer (Coleoptera) der Ostsee-
provinzen Russlands, bearbeitet von Dr G. Seidlitz.
(Stett. Ent. Z. 1873.)
— Synonymische Miscellaneen XL. Pachybrachys bi-
vittatus Say. ([b. ib.)
TayLor (J.-K.).— Note on Bledius fuscipes Rye. (Ent. M.
Mag. VII.)
— Captures of Coleoptera. (Ib. ib.)
Tournier (H.). — Diagnoses de cinq nouvelles espèces du
genre Mecinus Germ. (Ann. Soc. Ent. Belg. XVI.)
438
_—.
EN) pe
Tournier (H.). — Caractères du genre nouveau Sharpia, de
la tribu des Erirrhinides. (Ib. ib.)
TscHAPeCr (H.). — Acalles Sophiæ, n. sp. (Stett. Ent. Z. 1873.)
Tyzoen (W). — Note on Ceuthorhynchidius Chevrolatii, (Ent.
M. Mag. VIII.)
—— Note on Trachyphlœus alternans. (Ib. IX.)
Tyrer (R.).— Captures at Eye. (Ent. W. Int. VI.)
— Winter Captures. (Ib. VIII.)
— © Phædon fastuosa. (Ib. ib.)
— Cis fuscatus. (Ib. ib.)
Sweeping, etc. (Ib. ib. et IX.)
Van Lansberge (G.). — Description de quelques Lamelli-
cornes Coprophages. (Harold, Col. Heft. XII.)
— Notice sur la Paranonca prasina Castelnau. (Ann.
Soc. Ent. Belg. XVI.)
Van Segvelt (E.) — Note sur quelques Curculionides nou-
veaux ou rares pour la faune belge. ([b. ib.)
ViLLa (ANT.). — Sui Curculioniti dell Agro Pavese, enumerati
dal Dott. Prada. (Att. Soc. Ital. Sc. Nat. Il.)
— Straordinaria apparizione di insetti carnivori in Lom-
bardia. (ib. ib.)
— Apparizione periodica della Carruga comune o Melo-
| lonta. — Milan, 1863, 1 br. in-]2.
VizaA (ANT.)et Vizza (J.-B.). — Sui Coleotteri del Biellese indi-
cati do Eugenio Sella, osservazioni. (Att. Soc. [tal.
Sc. Nat. IX.)
— — Riproduzione delle diagnosi di Coleotteri e delle
osservazioni pubblicate nel catalogo dei duplicati
e supplementi, coll aggiunta di nuoveannotazioni.
(Ib KT)
Walker (F.). — Leistus montanus. (Ent. W.Int. VI.)
Wazxer (J.-J.). — (Captures of Coleoptera in the fsle of
Sheppy, etc. (Ent. M. Mag. IX.)
— Notes on winter captures of Coleoptera. (Ib. ib.)
WATERHOUSE (Cn.-0.). — Description of a new species of Rute-
lidæ. (Ib. VIII.)
ne Description of a new species of Coleoptera belonging
to the genus Prionocalus, with notes on the other
species of the genus. (Ib. ib.)
== A new genus and species of Coleoptera allied to
Meloë. (Ib. IX.)
— On a new species of Neolucanus from Northern
India. (Ib. ib.)
993
438
mr bee
W ATERHOUSE (CH.-0.). — On the Pectinicorn Coleoptera of
Japan, with descriptions of three new species.
(Ib. ib.)
— Note on the Carabideous genus Maraga Walker.
(Ib. X.)
WATERHOUSE (E.-A.). — Coleoptera at Rannoch in 1870.
(b° VE)
— Coleoptera on the shores of Loch Leven. (Ib. ib.)
— Note on Quedius brevicornis Thoms., a species new
to the British Fauna. (Ib. VIII.)
— Note on Coleoptera found in, and about a bird's nest.
(Ib. ib.)
— Captures of Coleoptera at Studley, near Ripon.
(Ib. ib.)
— A note affecting the question of Hybridism. (Ib. id.)
— Note on the red Quedius « fulgidus ». (IE. ib.)
_ Instances of the sudden and unaccountable disappea-
rance of particular species of insects. (Ib. id.)
_ Saltatory power of Rhinoncus subfasciatus. (Ib. [X.\
WATERHOUSE (G.-R.). — M' Waterhouse's Catalogue of Coleo-
ptera. (Ent. W Intell. V.)
- Notice of an unrecorded British Species of Philou-
thus : P. scutatus of Erichson, Kraatz, etc
(Ib. IX.)
Wire (F. BucHAN.). — Contributions towards a knowledge of
the life-histories of certain Coleoptera. I. Dendro.
phagus crenatus, Payk. (Ent. M. Mag. VIT)
WizxinsOn (TH.). — Note on Ptenidium intermedium Wauko-
wicz. (Ib. VII.)
WoLLasron (T.-V.). — Occurrence in Britain of Compsochilus
palpalis Er. ; a genus and species of Oxytelides new
to our list. (Ib. VIII.
Capture of Carabus intricatus in South Devon.
(Ib. IX.)
= Notes on the Coleoptera of Slapton, with description
of a new species of Scopæus. (Ib. ib.)
— Capture of a Scymnus new to the British List.
(Ib. ib.)
— Note on the Cossonus linearis of British collections.
(Ib. ib.)
— On a new Coleopterous genus from Japan.Fam. Cory-
lophidæ ? Genus Aphanocephalus. (Ib. ib.)
— On two new genera of Colydiidæ from New Zealand.
(Ib. X.)
438
ee. … En
me
ENGNEs
WoLLaASTON {T.-V.). — On a genus of the Byrrhidæ from
Japan. (Ib. ib.)
= On a new genus of Colydiidæ, from Japan. (Trans.
Ent. Soc. London, 1873.)
— On the Cossonidæ of Japan. ({b. ib.)
— On the genera of the Cossonidæ. ([b. ib.)
ANONYME. — War and Entomology. (Ent. M. Mas. VII.)
438
DIVISION III.
Lépidoptères.
FASCICULE VI.
N°:
de l’Invent.
général.
ALLIN (J.-S.). — Pachnobia alpina bred. (Ent. Monthl. Ma-
gaz. X.)
ANSTAY (H.). — Deilephila galii at Helston. (Ib. VIT.)
Bar (C.). — Sur un genre nouveau de Lépidoptères de la tribu
des Bombycides et dont la chenille est aquatique.
Note pour servir à l’histoire des Lépidoptères de
la Guyane française. (Ann. Soc. Ent. France,
1873.)
BarRerTT (Ca.-G.). — Under the sand on Yarmouth Denes. (Ent.
M. Mag. VII)
— Lemiodes pulveralis and other Lepidoptera at Ran-
worth. ([b. ib.)
— Eupithecia consignata and other Lepidoptera at
Norwich. (Ib. ib.)
— Notes on the habits and food-plant of Eupæeilia De-
greyana. (Ib.ib)
IT
438
438
DE
BaRReTT (Cx.-G.). — Note on Depressaria granulosella. (Ib. ib.)
— Notes on Nothris verbascella. (Ib. ib.)
— Notes on the Lepidoptera of Brandon. (Ib. ib.)
-— Captures of Lepidoptera near Norwich (Ib. ib.)
= Teichobia Verhuellella feeding on Asplenium tricho-
manes. (Ib. ib.)
— Difficulty of rearing Opadia funebrana and Homæo-
soma nebulella. ([b. ib.)
— Stray notes on the Fen Lepidoptera. (Ib. ib.)
— Success of the American Moth Trap. (Ib. VII.)
— Description of a new species of Phoxopteryx from
Great Britain. (Ib. ib.)
— Notes on species of Tineina feeding upon Fungi.
(Ib. ib.)
—— Notes on Lepidoptera from the neighbourhood of
Norwich. (Ib. ib.)
— Notes on British Tortricida. (Ib. ib.)
— Onthe Lepidoptera ofthe « Breck » -sand, Norfolk.
(Ib. IX.)
—— On the British Tortrices of the genera Dicrorampha
and Endopisa, as restricted by Wilkinson. (Ib. ib.)
_ Notes on collecting in the fen-district. (Ib. ib.)
— Occurrence in Britain of Halonota grandævana
Zeller. ([b. 1b.)
— Notes on British Tortrices, with descriptions of two
new species. (Ib. ib. et X.)
— Occurrence in Britain of Thalpochares paula Hübn.
(Ib. X.)
BarrerT (Cu.-G.) et BucxLer (W.). — Notes on the œconomy
of some British Species of Pterophoridæ ([sodac-
tylus, Teucrii, Plagiodactylus and Lienigianus).
(Ib. VII.)
BarrerT (J.-P.). — Zygæna meliloti. (Ib. IX.)
BARTLETT (H.). — Occurrence of an extraordinary variety of Eu-
peria fulvago near London. (Ib. VIII.)
BarTes (FR.). — Vanessa Antiopa in Leicester. (Ib. IX.)
—- Vanessa Antiopa in Leicestershire. (Ib. 1b.)
Barry. (J.). — Note on the larva of Miana arcuosa (Ib. VII.)
—— Tapinostola elymi and Miana arcuosa bred. (Ib.
VIT.)
BAxENDALE (D.). — Cloantha solidaginis at Halifax. (Ib. VI.)
BEA (TH. E.). — Occurrence of Diurnal Lepidoptera at Galena,
Illinois, 1871-73. (Ib. X.)
438
sai
Nr ee
Beur (HERM.). — Description of a new genus of Pieridæ, and
certain new species of butterflies from California.
(Trans. Amer. Ent. Soc. II.)
BENTLEY (J.-E.). — Vanessa Antiopa in Hyde Park. (Ent. M.
Mag. IX.
BercE. — Sur la chenille de l’Acronycta myricæ. (Ann. Soc.
Ent. France, 1873.)
BircHALL (Enw.). — Additions to the Lepidoptera of Ireland.
(Ent. M. Mag. VIII.)
— Note on the occurrence of rare Lepidoptera in the
Isle of Man. (Ib. IX.)
— The Lepidoptera of Ireland. (Ib. X.)
— Notodonta bicolora in Ireland. (Ib. ib.)
BircHALL (How.) — Captures of Lepidoptera in Sherwood
Forest. (Ib. IX.)
Brrxs (J.). — Vanessa Antiopa. (Ib. ib.)
BLACKBURN (J.-B.). — Collecting at Forres. ([b. ib.)
BLACKMORE (T.).— List of Macro-Lepidoptera observed in North-
West Morocco in 1870-71. (Ib. VIII.)
BLOoMFIELD (E.-N.). — Dianthæcia irregularis (cæsa) bred in
England. (Ib. VII.)
— Capture of Vanessa Antiopa in Suffolk. (Ib. id.)
— Captures of Lepidoptera near Bury S'. Edmunds.
(Ib. ib..)
— Lepidoptera at Guestling in 1870 (Ib. ib.)
— Captures of Lepidoptera at Guestling in 1871.
(1b. VIII.)
— Vanessa Antiopa at Guestling, near Hastings, and
at Suffolk. (Ib. IX.)
— Lepidoptera at Guestling in 1872. (Ib. ib.)
— Tortricidæ at Guestling. (1b. ib.)
Boo (Tx.-J.). — Vanessa Antiopa in Northumberland and Dur-
ham. (Ib. ib.)
Bonp (F.). — Deilephila galii in Herefordshire (Ib. VII.)
BrauND (G.). — Deilephila galii near Stroud. (Ib. ib.)
BriGGs (C.-A.). — Vanessa Antiopa hybernated at Folkestone.
(Ib. IX.)
BriGGs (T.-H.).— Pieris Daplidice at Folkestone. (Ib. VIII.)
— Early appearance of Colias Edusa. (1b. IX.)
— Note on the larva of Zygæna meliloti. (Ib. X..)
Bristrow (ERN.). — Deilephila livornica near Kilkenny. (Ib.
NIL.)
Brown (N.-E.). — Occurrence near Dover of Syntomis Phegea
L., a genus and species new to Britain. (Ib. IX.)
> L 2 - -
ESA Hu
BucxLer (W.). — Description of the larva of Hypsipetes im-
pluviata. (Ib. VII.)
Description of the transformations of Erebia Medea
(Blandina). (Ib. ib.)
Description of the larva of Acronycta myricæ.
(Ib. ib.)
Descriptions of the transformations of Hepialus vel-
leda. (Ib. ib.)
Description of the transformations of Argynnis
Selene. (Ib. ib.)
Description of the larva of Deilephila galii, with
notes on its variations. (Ib. ib.)
Description ofthe larva and habits of Crambus fusce-
linellus (Pedriolellus). (Ib. ib.)
A life-history of Ptilophora plumigera. (Ib. ib.)
Note on breeding Deilephila galii. (Ib. ib.)
Description of the larva of Miana arcuosa. (Ib. ib.)
Comparative descriptions of the larvæ of Chesias
spartiata and obliquaria. (Ib. ib.)
Description of the larva of Eremobia ochroleuca.
(Ib: WIIT:)
Description of the larva of Acidalia trigeminata.
(Ib. ib.)
Description of the larva of Tapinostola elymi.
(Ib. ib.)
Natural history of Agrotis corticea. (Ib. ib.)
Natural history of Xylina furcifera (conformis).
(Ib. ib.)
Natural history of Noctua umbrosa. (Ib. ib.)
Natural history of Gymnancycla canella. (Ib. ib.)
Natural history of Apamea unanimis. (Ib. ib.)
Natural history of Leucania straminea. (Ib. ib.)
Natural history of Melitæa Athalia. (Ib. ib.)
Natural history of Agrotis cursoria. (Ib. IX.)
Description of the larva of Nola strigula. (Ib. ib.)
Natural history of Anchocelis litura. (Ib. ib.)
Description of the larva of Brephos notha. (Ib. ib.)
Natural history of Triphæna subsequa. (Ib. ib.)
Description of the larva of Dianthœcia cæsia.
(Ib. ib.)
Natural history of Acidalia degeneraria. (Ib. ib.)
Description of the larva, etc., of Ephestia artemi-
siella. (Ib. ib.)
Natural history of Celæna Haworthii. (Ib. ib.)
438
LE NBDSÉ
BucxLer (W.).— Natural history of Acidalia incanaria. ({b. ib.)
On the larva of Sphinx Convolvuli and its habits.
(Ib. ib.)
Natural history of Polia chi. (Ib. ib.)
On the Natural History and position of Aventia fle-
xula. (1b. X.)
Description of the larva of Limacodes asellus.
(10e)
Description of the larva and pupa of Hesperia Ac-
tæon. (Ib. ib.)
Description of the larva of Phycis (?) Davisellus.
(Ib. ib.)
Natural history of Crambus pinetellus. (Ib. ib.)
Natural history of Mimæseoptilus aridus. (Ib. ib.)
Description of the larva, etc., of Ephestia elutella.
(Ib. ib.)
Description of the larva, ete., of Rhodophæa mar-
morea. (Ib. ib.)
Natural history of Lithosia quadra. (Ib. ib.)
Description of the larva, etc., of Nonagria gemini-
puncta. (Ib. ib.)
Description of the larva of Caradrina Morpheus.
(Ib. ib.)
Description of the larva of Apamea gemina. (Ib. ib.)
Description of the larva of Nonagria neurica.
(bep)
BucxLer (W.)et Hezzins (J.). — Notes on the earlier stages of
some species of Lithosiidæ. (Ib. VIE.)
Natural history of British species of Deltoid Lepido-
ptera of the genus Herminia. (Ib. X.)
Burney (H.).— Vanessa Antiopa at Tunbridge Wells. (Ib. IX.)
BurLer (A.-G.). — The Genera of Hesperidæ in the collection
of the British Museum. (Ib. VII.)
Remarks on the classification of the Hesperidæ.
(Ib. ib.)
Note on the identity of Argynnis Adippe and A.
Niobe. (Ib. VIII.)
The nomenclature of Rhopalocera, as affected by the
names given in Perry’s « Arcana ». (Ib. ib.)
Note on Argynnis Adippe and A. Niobe. (Ib. ib.)
Vanessa Antiopa at Great Yarmouth. (Ib. IX.)
Vanessa Antiopa near Herne. (Ib ib.)
Note on Crinodes Sommeri and Tarsolepis remicauda.
(Ib. ib.)
438
pe RS
BurLer(A.-G.).— Answer to Mr Ritsema's « Note on Crinodes
Sommeri, etc.» (Ib. ib.)
— Occurrence of Apatura [lia in England. (Ib. ib)
— Note on Apatura [ris and A. Ilia. (Ib. ib.)
— Description of a new species of Brahmæa in the col-
lection of the British Museum. (Ib. X.)
— Description of a new genus and species of Satyri-
dian Butterflies. (Ib. ib.)
CamPBELL (C.). — Cirrhædia xerampelina at Manchester.
(IbOVIE)
— Tapinostola elymi at Cleethorpes. (Ib. ib.)
CARRINGTON (J.-T.). — Notes on the genus Eupithecia. (Ib. ib.)
— Tæniocampa leucographa, etc., near York. (Ib.
VIH.)
— Stherra sacraria at Manchester. (Ib. IX.)
CHaApmax (T.-A.). — Note on Platysamia Cecropia Linn. (Ib.
VAL)
— Description of a new african Butterfly (Crenis Ben-
guelæ). (Ib. VII.)
— Vanessa Antiopa. (Ib. IX.)
— Description of a new Butterfly from Java. (Ib. ib.)
CHappELL (J.). — Note on the larva of Acronycta alni. (Ib. ib.)
CLARKE (A.-H.) — Hepialus velleda near Maidenhaid. (Ib.
VII.)
Cozes (S.-H.). — Deilephila livornica at Dartmouth. (Ib. ib.)
— Anticlea sinuata in South Devon. (Ib. ib.)
Cozquaoux (H.). — Habit of Laverna atra. (Ib. IX.)
CookE (BENJ.). — Note on Peronea potentillana Cooke {coma-
riana Zeller?) (Ib. VII.)
Cooxe (N.). — Capture of a Tortrix new to Britain. (Ib. ib.)
— Capture of Hadena assimilis. (Ib. ib )
CookE (T.). — Capture of Lemiodes pulveralis. (Ib. ib.)
CorraM (ArrH.). — Occurrence of Pieris Daplidice in Epping
forest. (Ib. ib.)
Cowper (Ricx.). — Capture of Heliothis armigera and other.
Lepidoptera at Sidmouth. (Ib. VIIL.)
Cox (H.-R.). — Crambus Verellus. (Ib. IX.)
DaLe (C.-W.). — Capture of Lepidoptera at Glanvilles Woot-
ton. (Ib. VIII.)
— Plusia orichalcea at Glanvilles Wootton, and other
captures of Lepidoptera. (Ib. IX.)
— List of the species of Lepidoptera first discovered in
Britain by the late M° J.-C. Dale. (Ib. ib.)
.
Ke
EIRE EEE
Daze (J.-C.). — Deilephila livornica at Glanvilles Wootton.
(bAVIT:.)
Davis (W.-E.). — Capture of a Pempelia new to Britain. (Ib.
VIIL.)
Delamain (H.) — Sur l'Yponomeuta Mahalebella. (Ann. Soc.
Ent. France, 1873.)
Drerze (C.). — On the habits of Eupithecia subciliata. (Ent.
M. Mag. VIIL.)
Douscepay (H.). — Note on Argynnis Niobe and A. Adippe.
(Ib. ib..)
Note on Pempelia albariella. (Ib. ib.)
— Note on the relations between colour and edibility
in larvæ. (Ib. IX.)
Le Vanessa Antiopa. (Ib. ib.)
— Rare Lepidoptera in the Isle of Man. (Ib. ib.)
— Syntomis Phegea. (Ib. ib.)
— On the reported occurrence of Apatura Ilia in
England. (Ib. ib.)
— Note on Argynnis Niobe. (Ib. X.)
Douczas (J.-W.). — Deiopeia pulchella at Bournemouth.
(Ib. VIIL.)
Druce (Hers.). — Description of a new species of Charaxes
from Africa. (Ib. X.)
Dubois (Alph.). — Les Lépidoptères de l'Europe, leurs che-
nilles et leurs chrysalides. (Swife, voir jfasci-
cule IV.) Livr. 87 à 120.
Durreu DE Maisonneuve. — Destruction du Bombyx pityo-
campa Fabr. par le Sphæria militaris Ehrh. (Act.
Soc. Linn. Bordeaux, XX VIII.)
Eazes (C.). — Occurrence of Nonagria elymi at South Shields.
(Ent. M. Mag. VII.)
— Sphinx convolvuli at South Shields. (Ib. VITE.)
— Tinea pallescentella bred from a dead cat at South
shields. (Ib. ib.)
Epwarps (W.). — Larvæ of Deilephila galii, ete., at Brighton.
(Ib. ib.)
FazLou (J.), Girard (M.) et Cornu (M.). — Sur des chenilles
de Chelonia Hebe attaquées par des cryptogames.
(Ann. Soc. Ent. France, 1873.)
Farx (A.-B.). — Lithosia griseola and stramineola. (Ent. M.
Mag. X.)
FARREN (W.). — Vanessa Antiopa at Chatteris. (Ib. IX.)
FENN (C.). — À few words on Vanessa Antiopa. (Ib. X..)
438
438
395
546
438
FLercHeRr(J.-E.). — Capture of Vanessa Antiopa near Rochester.
(Ib. VIL.) |
— Larvæ of Exapate gelatella on Rhamanus catharticus.
(Ib. ib.)
— Note on Endopisa nigricana. (Ib. IX.)
— Notes on some Tineina observed in 1873. (Ib. X.)
Foorp (Ep.-C.). — Argynnis Lathonia at Dover. (Ib. IX.)
GARDNER (J.), — Capture of Halonota grandævana near Hartle-
pool in 1864. (Ib. X.).
Grzz (BarrT.). — Notodonta bicolora in Ireland. (Ib. ib.)
Girard (M.). — Le Ver à soie brésilien. Notice entomologique
sur l’Attacus aurota Cramer. — Paris, 1874,
1 broch. in-8°.
Goossexs (Tx.). — De la corne chez les Sphingidæ. (Ann. Soc.
Ent. France, 1873.)
Goss (H.). — Pieris Daplidice and Deiopeia pulche]lla near Brigh-
ton. (Ent. M. Mag. VIIL.)
— Vanessa Antiopa near Brighton. (Ib. X.)
Gosser (C.-H.). — Captures of Heliothis armigera, Sphinx
convolvuli, Acherontia Atropos, etc., at Westward
“Ho. (Ib. VIII.)
GraAAF (H.-W. px) et SNELLEN (P.-C.-T.). — Microlepidoptera
nieuw voor de Fauna van Nederland. (Tijdschr.
v. Ent. S. IL, vu.)
Gray (G.). — Vanessa Antiopa, Argynnis Lathonia and Pieris
Daplidice at Dover. (Ent. M. Mag. IX.)
GREGsoN (C.-S.). — À day at Windermere. (Ib. VIL.)
— Note on Mimæseoptilus aridus. (Ib. ib.)
_ Remarks on M. Barretts « Notes on British Tor-
trices ». (Ib. IX.)
GReviLLe (E.) et GREVILLE (H.). — Agrophila sulphuralis at
Wandsworth, (Ib. VIL.)
— — Deilephila livornica near Maidstone. (Ib. ib.}
GroTE (A.-R.). — List of the Noctuidæ of North America. —
Buffalo, 1874, 1 br. in-8°.
— On the Noctuidæ of North America. — Salem,
1 br. in-8.
-- On the structural characters of Polyommatus Tar-
quinius. (Trans. Am. Ent. Soc. Il.)
GuÉNÉE (A.). — Sur la Palustra Laboulbeni. (Ann. Soc. Ent.
France, 1873.)
Hazzerr (E.). — Triphæna subsequa in Gloucestershire. (Ent.
M. Mag. VIH.)
438
RES
Lt
Ai
JE NCES
HamiLToN (J.). — Deilephila galii at Newcastle-on-Tyne,
(Ib. ib.)
Harpy (J.-R.). — Notodonta bicolora in Ireland. (Ib. X.)
Harpur-CREWE (H.). — Food-plants of Eupithecia campanulata.
(bi)
— Description of the larva of Eupithecia subciliata.
(TD: ML)
- Description of the larva of Eupithecia pygmæata.
(Ib. IX.)
—— Description of the larva of Eupithecia togata.
(Ib. ib.) Ù
Harwoop (W.-H.). — On the hybernation of tree-feeding
Lepidopterous-larvæ. (Ib. VIT.)
— Vanessa Antiopa near Colchester. (Ib. IX.)
— Chærocampa Celerio at Cromer. (Ib. ib.)
Hay (A.-J.). — Vanessa Antiopa. (Ib. ib.)
HEaALY (Cx.). — Batrachedra præangusta. (Ib. X.)
Hezuis (J.). — Deilephila galii at Exeter. (Ib. VIH.)
—- Description {with notes on variation) of the larva of
Deilephila livornica. (Ib. ib.)
— Additional occurrences of Deilephila galii and
D. livornica near Exeter. (Ib. ib.)
— Suspected occurrence of Notodonta trilophus near
Exeter. (Ib. ib.)
— Notes on Sphinx convolvuli. ([b. ib.)
— Deïlephila galii and livornica near Plymouth.
(Ib. ib.)
— Transformation of Lycæna Alsus. (Ib. ib.)
— Leucania vitellina at Torquay. (Ib. ib.)
— Notes on the egg and young larva of Thecla rubi.
(Ib. ib.)
— Natural history of Camptogramma fluviata. (Ib. ib.)
— Natural history of Phibalapteryxligniata. (Ib. VIII.)
=: Natural history of Dasydia obfuscata. (Ib. ib.)
—- Observations on the eggs of Vanessa Urticæ and
Polychloros, with regard to Sepp's figures.
(Ib. ib.)
— Larva of Eupithecia irriguata at Exeter. (Ib. ib.)
- Natural history of Hybernia aurantiaria. (Ib. ib.)
= Natural history of Aspilates gilvaria. (Ib. ib.)
— Natural history of Phibalapterix lapidata. (Ib. ib.)
=: Note on Phibalapterix ligniata. (Ib. ib.)
= Larvæ of Eupithecia pygmæata. (Ib. IX.)
— Natural history of Carsia imbutata. (Ib. ib.)
ANNALES DE LA SOC. ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXV. ul
438
> ÿ > ” ” -
nd F2 >” -
Hezxzins (J.). — On the habits of the larva of Eupithecia
togata. (Ib. ib.)
_— Supplementary notes on the Natural History of
Lycæna Alsus. (Ib. X.)
—— Lithosia stramineola and griseola proved to be only
varieties of one species. (Ib. ib.)
— Additional notes on the egg, etc., of Phytometra
ænea. (Ib. ib.)
— Notes on the larva of Eubolia lineolata. (Ib. ib.)
Hewirson (W.-C.). — Descriptions of seven new exotic Rhopa-
locera. (Ib. IX.)
— Vanessa Antiopa in November. (Ib. ib.)
— Descriptions of two new Butterflies from the West
Coast of Africa. (Ib. ib.)
— Descriptions of three new species of Rhopalocera
from Angola. (Ib. X.)
— Descriptions of nine new species of Lycænidæ from
the West Coast of Africa. (Ib. ib.)
— Descriptions of six new species of Epitola from the
West Coast of Africa. (Ib. 1b.)
— Descriptions of four new African Butterflies. (Ib. ib.)
— Description of a new species of Heliconia from
Central America. (Ib. ib.)
— Description of a new species of Charaxes from the
West Coast of Africa. (Ib. ib.)
-— Description of two new West African Butterflies
from the collection of Henley G. Smith. (Ib. ib.)
Heylaerts (F.-J.-M.). — Les Macrolépidoptères de Bréda et
de ses environs. Liste supplémentaire n° 3.
Captures de 1872. (Tijdschr. v. Entomol. S. I,
WT)
— Idem. Liste supplémentaire n° 4, Captures de 1873.
— La Haye, 1874, 1 feuille in-8°.
— Même ouvrage.
Heylaerts (F.-J.-M.) et SxeLLen (F.-C.-T.). — Een lepi-
dopterologisch uitstapje naar de Peel. (Tijdschr.
v. Ent. S. I, VIII.)
HiG@ins (E..J.). — Vanessa Antiopa at Southend, Essex. (Ent.
M. Mag. IX.)
HopGxinson (J.-B.). — Captures of Lepidoptera, etc., at
Witherslack. (Ib. VIT.)
— Note on the Lepidoptera of Humphrey Head and
other localities in Lancashire. (ib. ib.)
— Further specimens of Xylina conformis. (Ib. ib.)
438
Has Æ
HopGriNsox (J.-B.).— Capture of Elachista serricornis. (Ib. ib.)
— Eïdophasia Messingiella bred. (Ib. VII.)
— Rhodophæa marmorella bred. (Ib. ib.)
— Depressaria Douglasella bred. (Ib. ib.)
— Depressaria Weirella bred in plenty. (Ib. ib.)
— Anarsia genistæ bred. (Ib. ib.)
— Rare Lepidoptera taken in the Isle of Man. (Ib. IX.)
_— Note on Eidophosia Messingiella and Catoptria
aspidiscana. (Ib. ib.)
— Captures at Witherslack. (Ib. ib.)
_ Dicrorampha consortana and Relinia Buoliana at
Preston. (Ib. ib.)
— Rare insects from the Isle of Man. (Ib. ib.)
— Depressaria Douglasella near Blackpool. (Ib. ib.)
— Captures at Witherslack : Argyrolepia luridana and
other species. (Ib. ib.)
— New locality for Cucullia asteris, etc. (Ib. ib.)
— Captures of Lepidoptera near Fleetwood. (Ib. ib.)
— Captures of Lepidoptera at Grange-over-Sands,
North-Lancashire. (Ib. X.)
— Asychna profugella bred. (Ib. ib.)
— Eupithecia expallidata and succenturiata bred.
(Ib. ib.)
— Notodonta bicolora in Ireland. (Ib. ib.)
=— Sericoris irriguana and Daleana. (Ib. 1b.)
Hop&son (A.). — A few additions to the recorded captures of
Lepidoptera in the Isle of Sheppy. (Ib. ib.)
Hupp (A.-E.). — Argynnis Euphrosyne deceived. (Ib. VIT.)
— Abnormal appearance of Smerinthus populi. (Ib. ib.)
— Notes on the Lepidoptera of South Wales. (Ib. VIII.)
= Cucullia absynthii in Somersetshire. (Ib. IX.)
Huegxer (J.). — Tentamen determinationis digestionis atque
denominationis singularum stirpium Lepidopte-
rorum, peritis ad inspiciendum et dijudican-
dum communicatum. Reprinted in fac-simile by
S. H. Scudder. — Cambridge, 1873, 1 feuille
in-8°.
Hurcxinson (E.-$.). — Eupithecia dodoneata two years in the
pupa-state. (Ent. M. Mag. X.)
Hurcæinson (Tu.). — Deilephila galii at Leominster. (Ib. VII.)
== Spring Lepidoptera at Leominster. (Ib. ib.)
== Capture of Noctua sobrina. (Ib. ib.)
= Capture of Noctua sobrina and other Lepidoptera at
Rannoch. (Ib. VIIL.)
438
= > = = L2 =
Jarvis (J.-B.). — Deiopeia pulchella near Bristol. (Ib. ib.)
JErFREY (W.-R.). — Occurrence of Plusia ni at Penzance.
(Ib. VE.)
JENNER (J.-H.-A.). — Captures of Lepidoptera near Lewes
during 1870, arranged chronologically. (Ib. ib.)
— Captures of Lepidoptera near Battle during 1870,
arranged chronologically. (Ib. ib.)
— Captures of Lepidoptera near Battle, Sussex.
(Ib. VIII.)
—- Captures of Lepidoptera near Lewes. (Ib. ib.)
— Lepidoptera observed in Sussex during 1872.
(Ib: TX")
— Capture of Ophiodes lunaris near Lewes. (Ib. X.)
JENNER-FusT (H.). — Lepidoptera in North Wales. (Ib. ib.)
JOLLIFFE (D.). — Deilephila galii at Stalybridge. (Ib. VII.)
JoxEs (A.-H.). — Eupithecia togata in Perthshire. (Ib. ib.)
-- Luperina cespitis at Eltham. (Ib. ib.)
—- Vanessa Antiopa near Eltham. (Ib. IX.)
= Occurrence of Vanessa Antiopa again near Eltham.
(Ib. ib.)
— Notes on forcing Acidalia larvæ. (Ib. ib.)
— Leucania albipuncta at Folkestone. (Ib. X.)
JorDan (R.-C.-R.). — Variety in the egg of Cerura vinula,
(Ib. VIL.)
-- Larvæ of Gonoptera libatrix. (Ib. ib.)
— On the origin of British Lepidoptera. (Ib. VIEIL.)
—— Note on a probably new species of Platyptilus.
(Ib. ib.)
_ Note on Thalpochares parva. (Ib. X.)
Joy (A.-L.). — Vanessa Antiopa near Leeds. (Ib. IX.)
Kaye (E). — Captures of Lepidoptera in Carmarthenshire.
(Ib. VEL.)
KNnaGGs (H.-G.). — Male Org'yia antiqua attracted by female
O. gonostigma. (Ib. ib.)
— A new British Geometer. (Ib. ib.)
— Note on Crambus alpinellus Hübner, a species new
to Britain. (Ib. VIIL.)
— Occurrence of a Pempelia new to Britain (P.albariella
Zeller.). ([b. ib.)
— Occurrence near Derby of a Noctua new to Britain :
Agrotis helvetina Bdv. (Ib. ib.)
— Notes on new or rare British Lepidoptera (excep-
ting Tineiua) for 1873. (Entomol. Annual, 1874.)
438
D4
SL Gt
LABOULBÈNE (Al.). — Observations sur le genre Palustra. (Ann.
Soc. Ent. France, 1873.)
— Observations sur le bruit particulier ou cri du Sphinx
Atropos, et sur un organe situé à l'articulation de
la jambe et de la cuisse chez cet insecte Lépido-
ptère. (Ib. ib.)
LarCHMORE (Fr.). — Vanessa Antiopa at Hitchin. (Ent. M.
Mag. IX.)
LEeNNON (W.). — Sudden and unaccountable disappearance of
particular species of insects. {{b. VIII.)
Lewis (G.). — Vanessa Antiopa near Folkestone. (Ib. IX.)
Lichtenstein (J.). — Observations sur le Tortrix pilleriana.
(Ann Soc. Ent. France, 1873.)
LLEWELYN (J.-T.-D.). — Results of experiments on variety
breeaing (Tephrosia crepuscularia). (Ent. M.
Mag. VIIL.)
— Notes on Lepidopterx from South Wales. (Ib. X.)
Locxyer (B.). — Captures of Lepidoptera in the New Forest.
(Th-VITT")
LoNGsTAFr (G.-B.).— Eulepia cribrum at Wimbledon Common.
(Eb. IX.) ; 4
Mac Lachlan (R.). — Butalis cicadella at Weybridge.
(Ib. VIII.)
— Note concerning the metamorphoses of Batrachedra
præangusta. ([b. X.)
Maopex (G.-C.-B.). — À short accountofa four days’ trip to
Sherwood Forest. (1b. IX.)
Marsa (Th.-H.). Vanessa Antiopa near Norwich. (Ib. ib.)
MarsHazz (W.-C.). — Note on Sesia apiformis. (Ib. X.)
Maraew (G.-K.). — Abundance of larvæ at Sheerness.
(Eb. VIIT.)
— Early appearance of Acronycta aceris. (Ib. 1b.)
_ Notes on the habits of Liparis salicis. (Ib. ib.)
Mer (E.-G.).—Occurrence of Pempelia obductella F. R., a spe-
cies new to Britain. (Ib. VII.)
— Captures of Lepidoptera in 1870. (Ib. ib.)
— Hints as to the habits, etc., of the British species of
Sesia. (Ib. X.)
MeLvoza (R.). — The relationship between colour and edibility
in larvæ. (Ib. IX.)
— Vanessa Antiopa at Twickenham and at Hull. (Ib.
ib.)
À case of mimetic analogy among the British Geome-
træ, (Ib. ib.)
48
HAS LE
-MELviLL (J.-C.). — Description of Lycæna Arthurus, a new
european Butterfly. (Ib. ib.)
MizLer (J.-C.). — Late larvæ of Pieris brassicæ. (Ib. ib.)
Millière (P.). — Iconographie et description de Chenilles et
Lépidoptères inédits. (Suite, voir fascicule III.)
Tome III. Livr. 34.
MisxiN (W.-H.).— On the economy of Mynes Guerini Wal-
lace, from the Malayan islands. (Trans. Ent. Soc.
London, 1873.)
— Occurrence of Danais Archippus in Queensland. (Ent.
M. Mag. VIII.)
Moore (H.). — Capture in Britain of Plusia acuta Walker.
(Ib. VI.)
Morris (F.-0.). — Note on the sound produced by Chlæophora
prasinana. (Ib. VIII.)
Moore (J.). — Capture of Xylina Zinckenii at Darenth.
(Ib. ib)
ni Vanessa Antiopa near York. (Ib. IX.)
— Vanessa Antiopa at Ramsey, Hunts. (Ib. ib.)
MuzLer (Albert). — Lycæna Alexis deceived. (Ib. VEL.)
— On the oviposition of Pterophorus pentadactylus L.,
in confinement. ([b. IX.)
— Perception of Gonepteryx rhamni at fault. (Ib. X.)
Murray (R.-P.). — Notes on Butterfly-collecting in Switzer-
land. ({b. VI.)
— M° Murray’s List of Swiss Butterflies. Corrections.
(Ib. VIII.)
— Additions to the list of Manx Lepidoptera. ([b. ib.)
. Descriptions of new species of exotic Rhopalocera.
(Ib. X.)
— Descriptions of a new Japanese species of Lycæna,
and change of name of L. cassioides Murray.
(Ib. ib.)
NoLCkEN (baron J.-H.-W.). — Notes on Peronea comariana,
proteana and. potentillana, translated from the
german. (Ib. VIT.)
Norman (G.). — Noctua baja paired with Leucania pallens.
(Ib. ib.)
— Notes on captures of Noctuidæ in Morayshire in 1870.
(Ib. ib.)
— Tæniocampa gothicina, Herrich-Schäffer, in Moray-
shire. (Ib. VIH.)
— Note on the economy of Cossus ligniperda. (Ib. ib.)
e Captures of Lepidoptera in Morayshire. (Ib. ib.)
259
438
CARE 1 DES
Normax (G.). — Note on the variation of Triphæna orbona, ete.
(Ib. ib.)
_ Early appearance of Triphæna subsequa. (Ib. IX.)
— Vanessa Antiopa in Morayshire. (Ib. ib.)
— Morayshire Noctuæ in 1872. (Ib. ib.)
— New sugaring lamp. (Ib. ib.)
— Black variety of Dianthæcia conspersa in Morayshire.
(b°2)
D OrviLLE (H.). — Deilephila galii at Alphington. (1b. VII.)
_ Capture of Callimorpha Hera near Exeter. (Ib. VHIL.)
_ Leucania albipuncta near Exeter. (Ib. ib.)
— Sphinx convolvuli near Exeter. (Ib. ib.)
_ Heliothis armigera near Exeter. (Ib. ib.)
Packard (A.-S.). — How many times does the larva of Arctia
caja change its skin? (Ib. ib.)
— Descriptions of New North American Phalænidæ.—
Salem, 1874, 1 br. in-8°.
— Catalogue of the Phalænidæ of California, Ne El.
(Voir fascicule II.) — Boston, 1874, 1 br. in-8°.
= Catalogue of the Pyralidæ of California, with des-
criptions of new Californian Pterophoridæ. —
New-York, 1873, 1 br. in-8°.
— Notes on some Pyralidæ from New England, with
Remarks on the Labrador species of this Family.
— New-York, 1873, in-8.
= Descriptions of New American Phalænidæ. (Ann.
Rep. Peab. Acad. Sc. V.)
— Notes on North American Moths of the Families
Phalænidæ and Pyralidæ in the British Museum.
(Ib. ib.)
PASLEY (L.-M.-S.), — Vanessa Antiopa at Southsea. (Ent. M.
Mag. IX.)
PEARSON (J.-H.). — Notes on the larva, etc., of Charaxes Jasius.
(Ib. X.)
PorriTT (G.-T.). — Captures of Lepidoptera at Witherslack.
(Ib:NH:)
— Variety of Polyommatus phlæas. (Ib. ib.)
— On the treatment of the hybernating larva of Bom-
byx rubi. (Ib. ib.)
— Variety of Chelonia caja. (Ib. ib.)
—- Captures of Lepidoptera near Huddersfield, ete. (Ib.
ib.)
— Variety of Cidaria suffumata. (Ib. VIIL.)
— Captures of Lepidoptera in Sherwood Forest. (Ib.ib.)
456
433
et RO
Porrirr (G.-T.). — Description of the larva of Acidalia strigi-
lata (prataria Bdv.). (Ib. ib.)
— Description ofthe larva of Ephyria punctaria.(Ib.ib.)
— Description of the larva of Tephrosié crepuscularia.
(Ib. ib..)
— Description of the larva of Tephrosia consonaria.
(Ib. IX.)
- Notes on the Lepidoptera of the Lancashire and
Cheshire sandhills. (Ib. ib.)
—- Does Orthosia ypsilon hibernate as egg or larva ?
(Ib. ib.)
_ Description of the larva of Cloantha solidaginis.
(Ib. ib.)
— Vanessa Antiopa in the West Riding. (Ib. ib.)
— Description ofthe larva of Eubolia lineolata. (Ib. ib.)
— Captures of Lepidoptera in 1872. (Ib. ib.)
— Description of the larva of Anisopteryx æscularia.
(Ib. ib.)
— Description of the larva of Ephyra pendularia.
(Ib. X..)
— Description of the larva of Miana literosa. ([b. ib.)
— Note on the larva of Polia nigrocincta. ([b. ib.)
— Heliothis dipsacea at Sherwood Forest. (Ib. 1b.)
— Variety 6f Noctua glareosa. (Ib. ib.)
— Tæniocampa gothica, var. gothicina in Yorkshire.
(Ib. ib.)
Porter (J.). — Occurrence of Catocala fraxini in the Regents
park. ({b. VII.)
Presr (W.). — Occurrence of Scoparia basistrigalis near York.
(Ib. ib.)
— Captures, etc., of Lepidoptera near York, in 1870.
(ROME)
— Vanessa Antiopa in Yorkshire. (Ib. IX.)
Pryer (H.). — Melissoblaptes cephalonica in London.([b. VII.)
Purpey (W.). — Reoccurrence of Aplasta ononaria at Folke-
stone. (Ib. VIII.)
Raconor (E.). — Note sur l'Œcophora luctuosella. (Ann. Soc.
Ent. France, 1873.)
— Sur diverses espèces du genre Coleophora. (Ib. ib.)
— Sur diverses espèces du genre Yponomeuta. (Ib. ib.)
— Sur la vie évolutive de la Coriscium cuculipennel-
lum. (Ib. ib.)
Riley (C.-V.). — Vanessa Antiopa. (Ent. M. Mag. IX.)
438
438
EN
LERRR A EE
RirseMA (C.). — New names for a long known Lepidoptera.
(Ib. ib..) ‘
— Note on Crinodes Sommeri and Tarsolepis remi-
cauda. (Ib. ib.)
_ Aanvulsel tot het geschiedkundig overzigt van het
Geslacht Acentropus Curtis. (Tijdschr. v. Ent.
S. I, vrrr.)
Roginson (Col. T.). — Notes on American Tortricidæ. (Trans.
Amer. Ent. Soc. II.)
Roginson (W.-D.). — Deilephila galii near Kilmarnock. (Ent.
M. Mag. VII.)
—— Some notes on the young larva of Deilephila galii.
(Ib. ib..)
RYE (E.-C.). — Vanessa Antiopa in Middlesex. (Ib. IX.)
SANG (J.). — Vanessa Antiopa at Darlington, ete. (Ib, ib.)
- Vanessa Antiopa. (4b. ib.)
— Batrachedra præangusta. (Ib X.)
SCOTT (J.-F.) et REEvEs (G.-\1.). — Vanessa Antiopa at Cam-
ebridse, (Ib IX)
Scudder (S.-H.). — On the embryonic larvæ of Butterflies.
(be VETT:)
— The two Principal Groups of Urbicolæ (Hesperidæ
auct.). — 1873, 1 br. in-&e.
— Note on the species of Glaucopsyche from Eastern
North America. — 1873, 1 br. in-8°.
— Sur la présence de stemmates dans des papillons
diurnes. (Ann. Soc. Ent. France, 1873.)
—— Sur la variété Novangliæ du Pieris rapæ. (Ib. ib.)
SGANZIN. — Note sur les métamorphoses de l’Urania Ripheus,
de Madagascar. (Ib. ib..)
Sharp (D.). — The recent invasion by Vanessa Antiopa. (Ent.
M. Mag. IX.)
— Vanessa Antiopa in Dumfriesshire. (Ib. ib.)
SHaw (C.-A.). — À new Moth-trap, without the aid of light.
(Ib. VI.)
SIDEBOTHAM (J.). — Notodonta bicolora in England. (Ib. X.)
SIMPKINSON (J.-N.). — Vanessa Antiopa in January. (Ib. IX.)
SMITH (B.). — Note on traveilled pupæ. (Ib. X.)
SNELLEN (P.-C.-T.). — Eenige aanteekeningen op Catalog der
Lepidopteren des europäischen Faunengebieter,
bearbeitet von D" O. Staudinger en D' M. Wocke.
(Tijdschr. v. Ent. S. II, vin )
— Over Calinaga Buddha Moore. (Ib. ib.)
== Over de Lepidoptera van Neder-Guinea. (Ib. ib.)
ILIX
438
433
CN EN, IR D |
921
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? ee PPS
reS LE
SNELLEN (P.-C.-T.). — Opgave van voor de Fauna van Neder-
land nieuw ontdekte Macrolepidoptera. (Ib. ib.)
Snellen van Vollenhoven ({S.-C.). — Description de trois
espèces nouvelles de Lépidoptères des Indes orien-
tales (Euplœa mesocala; Gnophria? Ceramensis ;
Crambomorpha? Aurora). (Ib. ib.)
SxowDEN (A.-H.).— Argynnis Lathonia near Ramsgate. (Ent.
M. Mag. IX.)
Stainton (H.-T.). — Larva of Vanessa Antiopa. (1b. VI.)
— Remarks on the genus Gelechia as subdivided by
von Heinemann, in his « Schmetterlinge Deutsch-
lands und der Schweiz », zweite Abtheilung,
Band I, Heft I. (Ib.ib.)
— Remarks on the re-discovery of the larva of Anti-
spila Rivillei. (Ib. VIIL.)
— Note on Incurvaria canariella. (Ib. ib.)
— List of Tortricina and Tineina collected in North
West Morocco by M. Trovey Blackmore, in 1870-
21-2(0b be
— Note on the food-plant of Anerastia Farrella. (Ib. ib.)
— Aspidisca bred from poplar leaves. (Ib. ib.)
_ Notes on the breeding of Antispila Rivillei. (Ib. IX.)
— The recent invasion of Great Britain by Vanessa
Antiopa. (Ib. ib.) :
— Vanessa Antiopa at Lewisham. (Ib. ib.)
— Larva of Depressaria Yeatiana. (Ib. ib.)
—— Erroneous food-plant assigned to a larva. (Ib. X..)
— Observations on Tineina. Epitomized Summary of
the Observations occurring in the nineteen pre-
vious volumes of the Entomologist's Annual.
(Ent. Annual, 1874.)
—- Our Utter Ignorance. (Ib. ib }
— New British Tineina in 1873. (Ib. ib.)
Staudinger (O.).— On the supposed new species of European
Butterfly. (Lycœna Arthurus.) (Ent. M. Mag. IX.)
STEVENS (Sam.). — Butalis cicadella at Southend. (Ib. VIT.)
— Lepidoptera of Ireland. (Notodonta bicolora. (Ib. X.)
SToWwELL (H.-A.). — Capture of Argynnis Lathonia and Chæro-
campa Celerio near Faversham, in 1869. (Ib. VIL.)
— Deilephila galii near Derby. (Ib. ib.)
SrurrT (W.-T.). — Deilephila livornica near Plymouth. (Ib. ib.)
SwINTON (A-.H.). — On the sound produced by Halias prasinana.
(Ib. ib.)
— Sound produced by Halias quercana. (Ib. VIII.)
26
re
AGE
SyME (J. Bosw.), — Deilephila galii in Fifeshire. (Ib. VII.)
THompsox (W.). — Scoparia Zelleri and Sesia ichneumoniformis
at Wolverton. (Ib. ib.)
— Eidophasia Messingiella near Wolverton, (Ib. IX.)
THorpe (J.). — Deïopeia pulchella near Manchester. (Ib. VIIL.)
Topp (E.-H.).—Deilephila livornica in Gloucestershire. (Ib.VIL.)
— Smerinthus ocellatus in pupa two years. (Ib. ib.)
TRAizz (J.-W.-H.). — Note on the food-plants of Acronycta
menyanthidis. (Ib. ib.)
— Notes on the Lepidoptera of Braemar. (Ib. ib.)
— Captures of Lepidoptera near Aberdeen in 1871.
(Ib! IX)
TRIMEN (R.). — On some new species of Butterflies discovered in
Extra-Tropical Southern Africa. (Trans. Ent. Soc.
London, 1873.)
— On variations of neuration in some Papilionidæ.
(Ib. ib.)
Uzzyerr (H.). — Leucania albipuncta, etc., at Folkestone. (Ent.
M. Mag. VIL.)
— Notes on Sesia chrysidiformis. (Ib. VIII.)
— Vanessa Antiopa, Pieris Daplidice and Argynnis
Lathonia near Folkestone. (Ib. IX.)
VaRLey (J.). — Sphinx convolvuli at Huddersfield. (Ib. X.)
VauGHaN (How.).—Leucania albipuncta at Folkestone. (Ib. VIE.)
— Descriptions of three species of Phycidæ (from Britain)
new to science. (Ib. ib.)
— Occurrence in Britain of Acidalia ochrata Scop., a
species new to our list. (Ib. ib.)
— Captures of several examples of Leucania albipuncta.
(Ib. ib.)
— Note on the food-plant of Homæosoma saxicola Vau-
ghan. (Ib. ib.)
— A new British Crambus. (Ib. IX.)
Wazker (J.-J.). — Captures of Lepidoptera near Sheerness,
during the past season. (Ib. VIT.)
— Captures of Lepidoptera in the Isle of Sheppy in
1872. (Ib. IX.)
Wanrp (A.-0.).— Note on Pamphila Sylvanus. (Eb. X.)
Warp (Cæ.). — Descriptions of new species of African Diurnal
Lepidoptera. (Ib. VIII, IX et X.)
— Descriptions of new species of Diurnal Lepidoptera
from Madagascar. ([b. IX.)
WARRINGTON (J.). — Captures of Lepidoptera at Rannoch.
(Ib. VIIT.)
438
438
— 44 —
WEB (SYDN.). — Vanessa Antiopa in Surrey. (Ib. IX.)
-— On the larva of Depressaria depressella. (Ib. ib.)
WELLMANN (J.-R.). — Vanessa Antiopa near London. (Ib. X.)
Wesrton (W.-P.). — Occurrence of Deïlephila euphorbiæ near
Southampton. (Ib. VIII.)
WEyENBERGH. — Note on the Lepidopterous Fauna of St-Vin-
cente, with description of a new species of Gele-
chia. (Ib. X.)
WHEELER (F.-D.). — Vanessa Antiopa near Norwich. (Ib. VII.)
— Singular variety of Argynnis Aglaia. (Ib. ib.)
WaxitE (F. BucHANAN).— Deilephila galii near Perth, (Ib. VIL.)
—- Captures of Lepidoptera near Perth in 1870. (Ib. ib.)
— What aid dees the form of the Lepidopterous egg
afford towards determining the position of certain
species ? (Ib. ib.)
— On the food-plant of Homæosoma saxicola. (Ib. ib.)
— Notes upon the Lepidoptera of the South-West of
Scotland. (Ib. VIII.)
- Capture of a Zygæna new to the British lists.(1b.ib.)
— Crambus myellus at Braemar. (Ib. ib.)
— Description of a British species of Scoparia new to
science. (Ib. ib.)
— Capture in Scotland of Zelleria saxifraga, Staint., a
species new to the British list. (Ib. ib.)
_ Query as to the effect of temperature upon the deve-
lopment of butterflies. (Ib. ib.)
— Note on our recent invasion by Vanessa Antiopa.
(Ib. IX.)
— Zelleria saxifragæ. (Ib. ib.)
— Extraordinary migration of Pyrameis cardui.
(Ib. ib.)
WH1TE (W. FarRen). — Pieris Daplidice at Dover. (Ib. VIII.)
Wizey (J.-E.). — Acronycta alni, ete., at Lyndhurst. (Ib.IX.)
WizLiaMs (H.). — Note on the habits of Eupithecia subeiliata.
(Ib. ib.)
Wizson (Tx.). — Captures, etc., of Lepidoptera near York.
(Ib. VIT.)
Wonror (T.-W.).— Deïopeia pulchella at Hove and Brighton.
(Ib. VIII.)
Woop (J.-G.). — Deïopeia pulchella near Erith. (Ib. ib.)
— Vanessa Antiopa near Erith. (Ib. IX.)
ANONYME. — Nyssia lapponaria Boisduval. (Ib. VIII.)
— On the forms of Zysæna trifolii. (Ib. IX.)
— Butterflies at sea. (Ib. ib.)
— Notes on Vanessa Antiopa in Holland. (Ib. X..)
438
2 >= = 2 >
D sg S v y»
DIVISION XII.
Histoire naturelle générale; Zoologie générale;
Botanique; Géologie; Minéralogie.
FASCICULE V.
de l’Invent.
AGass1z (AL.). — Systematic Zoology and Nomenclature. (Ent.
M. Mag. VIII.)
AmBrosi (F.). — Della caratteristica e definizione del Vegeta-
bile. (Atti Soc. Ital. Sc. natur. V.)
ANTISELL (Ta.). —Cultivation of the Cinchona in the United
States. (Un. St. Dep. of Agric. Rep. of the Comm.,
1866.)
ANZI (M.). — Neosymbola Lichenum rariorum vel novorum
Italiæ superioris. (Atti Soc. Ital. Sc. nat. IX.)
— Analecta Lichenum rariorum vel novorum Italiæ
superioris. (Ib. XI.)
ARADAS (A.). — Un abbozzo del Panorama Etneo, discorso
pronunziato nell’apertura solenne della 4*riunione
straordinaria della Societa Italiana di Scienze na-
turali in Catania, il 23 agosto 1869. (Ib. XII.)
général.
438
093
15
093
—_ 10
ARNOLD (F.). — Lichenologische Ausflüge in Tirol. X. Der
kleine Bettenstein. Nachträge zu VH, VIII und
IX. XI. Die Serloschgruppe, XII. Das Sonnwend-
.joch. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1873.)
ARRIGONI (Comte 0.).— Discorso relativo alla legge sulla caccia.
(Atti Soc. Ital. Sc. nat. XI.)
ARTIGUE. — Note sur la présence d'un lit coquillier marin sous
la ville de Bordeaux. (Actes Soc. Linn. Bordeaux.
XXVII.)
ASCHERSON (P.). — Sopra una specie di Crocifere, nueva per la
flora italiana. (Atti Soc. Ital. Sc. nat. VI.)
— Una nuova Orchis ibrida della flora italiana.
b-VHT:)
— Riflessioni intorno ad alcune piante della flora ita-
liana. (Ib. X.)
Arwoop (G.-W.) — The Fruits of Florida. (Un. St. Dep. Agr.
Rep. of the Comm. 1867.)
Bares (G.-H.). — Marine plants. Their uses, with a brief
account of the curing of irish moss. (Ib. 1866.)
Beccant (0.). — Descrizione di tre nuove specie di piante Bor-
nensi. (Atti Soc. Ital.‘Sc. nat., XI.)
BEGGtATO (F.). — Nuova specie di Viola. (V. olimpia.) (Ib. VIIL.)
BEGGrATo (S.). — Sulle frutta fossili del Monte Bolca possedute
dal Museo Civico di Vicenza. (Ib. ib.)
— Descrizione di una Palma fossile trovata ai Negroni
di Bolca. (Ib. XI.)
BEzzr (G.) — Sulle maree delle rocce liquite sotto la crosta
solida terrestre. (Ib. VI.)
Bezzucct (G.). — Avanzi dell epoca preistorica dell uomo nel
territorio di Terni. (Ib. XIII.)
— A vanzi dell epoca preistorica nell” Umbria. 24 Nota
e 3a Nota. (Ib. XIV.)
— Sulla pretesa emissione dell” ozono dalle piante.
(Ib. XV.)
BENECKkE. — Ueber giftige Thiere und ihre zum Theil erst man-
gelhaft untersuchten Gifte. (Schr. Phys. Œkon.
Ges. Künigsberg. XIII.)
Benoïsr. — Note sur la formation oolithique et le terrain cré-
| tacé inférieur des Portes de Westphalie (Prusse).
(Act. Soc. Linn. Bordeaux. XX VIII.)
B£ERENDT (G.). — Ueber die von dem Herrn Handelsminister
neuerdings in der Provinz Preussen angeordnete
fiskalische Tiefbohrung. (Schr. Phys. Œk. Ges.
Kôünigsberg, XIII.)
41
093
946
11
— AT —
BERENDT (G.). — Unreifer Bernstein. (Ib. ib.)
— Vorarbeiten zum Bernsteinbergbau im Samlande
(Ib. ib.)
BERGGREN (S.). — Ueber die schwedische Nordpol-Expedition
im Jahre 1872. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1873.)
BERROYER (E.). — Bericht über zwei im Winter 1872-73 in die
Umgebungen Wiens unternommene Ausflüge.
(Ib. ib.)
= Draba nemorosa in N. Oesterreich. (Ib. ib.)
BerTeLL1 (T.). — Esperienze elettriche sulle sorgenti sulfuree
di Fornovo nella provincia di Parma. (Atti Soc.
Ital.'Sc. nat. IX.)
BIANCONI (G.-G.). — Intorno al giacimento delle Fuciti nel
Calcare eocenico e sulla origine del Calcare stesso.
(Eh: 2%) :
BirxBauM. — Kurze Geschichte des Naturwissenchaftlichen
Vereins in Carlsruhe. (Verh. Naturw. Ver. Carls-
BUHE VI)
BoLLe (C.). -— Sopra una nuova specie italiana di Tazzetta
(Narcissus Aschersonii). (Atti Soc. Ital. Sc. nat.
VIH.)
Bomgrcot (L.). — Notizie intorno alcuni minerali italiani.
(be XI:)
Bontrzzi (P.). — La scoperta della circolazione del sangue è in-
tieramente dovuta a scienziati italiani, come viene
dimostrato in una recente memoria del Prof.
Comm. G.-B. Ercolani. (Ann. Soc. Natur. Mo-
dena. VII.)
. BRUNNER vON WaïTENwWyYL (C.). — Ueber die Hypertelie in der
Natur. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1873.)
— Georg Ritter von Frauenfeld. Ein Nachruf. (Ib. ib.)
— Ueber die Hypertelie in der Natur. (Berl. Ent.
Zeitschr. XVHI.)
BucHEeNaAU (Fr.). — Arngast und die Oberahnschen Felder.
Eine geographisch-botanische Skizze. (Abh.
Naturw. Ver. Bremen, LIL.)
— Weitere Beobachtungen an monstrôsen Birnen.
(Ib. ib.)
— Ungewôühnliche Erregtheit der See in der Nähe der
Küste gleichzeitig mit einem heftigen Ausbruche
des Vesuv. (Ib. ib.)
CaLperini (P.). — La geognosia e la geologia del Monte Fenera
allo sboco di Valsesia. (Atti Soc. Ital. Sc. nat. XI.)
AL
41
993
492
49
30
093
REY TES
Cazpesr. — Catalogo delle Alghe raccolte nel golfo della Spezia
da Doria, Capellini e Caldesi. (Ib. VIIT )
Campani (G10v.). — Sulla storia naturale del Territorio di
Siena. (Ib. XV.)
DE CANDOLLE (ALPH.). — Rapport sur les travaux de la Société
de Physique et d'Histoire naturelle de Genève,
de juillet 1861 à juin 1862. (Mém. Soc. Phys. et
Hist. nat. Genève, XVI.)
— Idem. du 1° juillet 1873 au 30 juin 1874. (Ib. XXIII.)
DE CANDOLLE (C4s.). — De la production naturelle et artificielle
du liége dans le chène-liége. (Ib. XVI.)
— Mémoire sur la famille des Pipéracées. (Ib. XVIII.)
Canron1 (G.). — Saggio di Meteorologia applicata alla Bota-
nica ed all Agricoltura. (Atti Soc. It. Sc. nat. IX.)
— La fecondazione nei fiori ermafroditi. (1b. XI.)
CAPELLINI (G.). — La storia naturale dei dintorni del Golfo
della Spezia, cenno storico. Discurso d'apertura
della seconda riunione dei Naturalisti, tenuta alla
Spezia nel settembre 1865. (Ib. VIIL.)
CARUEL (T.). — Sopra due Crocifere italiane. (Ib. V.)
— Florula di Montecristo. (Ib. VI.)
-— Nota per servire alla storia dei Collema. (Ib. VH.)
— Dei lavori botanici presentati alla Societa Elvetica di
Scienze naturali radunata a Ginevra nell’ agosto
1865. (Ib. VII.)
— Supplemento al Prodromo della Flora toscana. (Ib.
ib.)
— Programma d'una Flora d'Italia. (Ib. ib.)
-— Di alcuni cambiamenti avvenuti nella Flora della
Toscana in questi ultimi tre secoli. (Ib. IX.)
— Ricerche sulla cagione per cui i fiori di alcune piante
si aprono di sera. (Ib. X.)
— Sugli organi riproduttori dei Licheni. (Ib. XI.)
— Sulle foglie della Parkinsonia aculeata. (Ib. ib.)
— Sulla morfologia degli organi vegetativi delle Lem-
nacee. (Ib. ib.)
— Sulla presenza di piante americane spontanee in
Egitto. (Ib. ib.)
Caspary. — Ueber das hüchst interessante Buch : Die Cultur-
pflanzen Norwegens, beobachtet von D'F.-C.Schü-
beler. (Schr. Phys. Œk. Ges. Kônigsb. V.)
— Ueber die Algen der Ostsee. (Ib. ib.)
— Ueber Lecanora esculenta Sprngl. (Ib. ib.)
— Ueber Peziza æruginosa Pers. (Ib. ib.)
593
> ” L 2 LS
ban
— 49 —
Caspary. — Ueber Zwillings- und Drillingsfrüchte. (Ib. XIII.)
Es Ein für Preussen neuer Pilz, Sparassis brevipes Fr.
(LD. ib.)
— Pflanzliche Reste aus der Bernsteinbildung. (Ib. ib.)
— Ueber die Flechten als Schmarotzer auf Algen.
(Ib. ib.)
— Hohler nach innen gewachsene Sellerie. (Ib. ib.)
— Runkelrübe mit Auswuchs. (Ib. ib.)
— Verzweigte Weisskohlstande. (Ib. ib.)
CesarTi (baron). — Secotium Malinvernianum, n. sp. della tribu
delle Podaxinee. (Atti Soc. Ital. Sc. nat. XL.)
Cuorsy (J.-D.). — Du genre Discostigma (Hassk.) appartenant
à la famille des Clusiacées. (Mém. Soc. Phys. H.
nat. Genève. XV.)
Cuossar (C.-E.-J.). — Rapport sur les travaux de la Société de
Physique et d'Histoire naturelle de Genève, depuis
juillet 1863 à juin 1864. (Ib. XVII.)
Cozzapon (D.). — Effets de la foudre sur les arbres et les plan-
tes ligneuses. Emploi des arbres comme paraton-
nerres, (Ib. XXI.)
CorNaLraA (Em.). — Sull origine e sullo sviluppo della Società
Italiana di Scienze naturali. (Atti Soc. Ital. Sc.
nat. VII.)
= Di una Terramare recentemente trovata a Salso mag-
j giore e di alcuna ossa de ’sepolcri etruschi. (Ib. ib.).
Corner (F.-L.) et Brrarr (A.). — Compte-rendu de l'excursion
faite aux environs de Ciply, par la Société Malaco-
logique de Belgique, le 20 avril 1873. (Ann. Soc.
Mal. Belg. VIII.)
— et —, — Notice sur les gisements de phosphate de chaux
dans le terrain crétacé de la province de Hainaut.
(Bull. Ac. Belg. $. II, XXX VII.)
CRAvERI (Fr.). — [drografia sotterranea della citta di Bra. (Atti
Soc. Ital. Sc. nat. V.)
— Di un nuovo Minerale di Mercurio (Deuto ioduro di
mercurio) scoperto al Messico e delle relative mi-
niere. (Ib. VIII.)
Crépin (Fr.) — Manuel de la Flore de Belgique. 3e édition.
— Bruxelles, 1874, 1 vol. in-18.
— Note sur un Caulinites récemment découvert dans
l'assise laekenienne. — Bruxelles, 1873, 1 br. in-8°.
— Même ouvrage. (Bull. Acad. Belg. Sér. II, XXX VI.)
— Description de quelques plantes fossiles de l'étage
ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XXV.
IV
11
5 ÿ S Y
993
42
593
des Psammites du Condroz (Dévonien supérieur).
— Bruxelles, 1874, 1 broch. in-8°.
Crépin (Fr.), Bacuer (Cu.) et Gizserr (Cx.). — Compte-
rendu de la session extraordinaire de la Société
royale de Botanique de Belgique et de la Société
Botanique de France en 1873. — Gand, 1874,
1 br. in-8°.
DELANOUE (J.). — Sur les minerais en gîtes irréguliers. (Atti
Soc. Ital. Sc. nat. VIII.)
De LA RIVE (A.). — Rapport sur les travaux de la Société de
Physique et d'Histoire naturelle de Genève, de
juillet 1858 à juin 1859. (Mém. Soc. Phys. Hist.
nat. Genève. XV.)
— Idem, de juin 1872 à juin 1873. (Ib. XXIII.)
DELFORTRIE (E.). — L'avenir du port de Bordeaux ; les passes
de la Gironde; l'envasement de la Basse-Garonne.
(Act. Soc. Linn. Bordeaux. XX VII.)
—— Coupe du remplissage d’une cavité du Calcaire à
Astéries, à Cenon. (Ib. ib.)
— Les gîtes de chaux phosphatée dans le département
du Lot ; leur faune, le mode et l’époque probable
de leur formation. (Ib. XX VIII.)
Dezpixo (F.). — Sull Opera : La Distribuzione dei sessi nelle
piante e la legge che osta alla perennita della
fecondazione consanguinea, del prof. Federico
Hildebrand; Note critiche. (Atti. Soc. Ital. Sc.
nat. X.)
— Ulteriori osservazioni e considerazioni sulla Dicoga-
mia nel regno vegetale. (Ib. XI, XIL et XIII.)
— Sulla impollinazione dei nuclei ovulari presso le Co-
nifere. (Ib. XV.)
Denis (H.). — Henri Lambotte. Notice biographique. (Ann.
Soc. Malac. Belg. VIII.)
Dergy (E.-H.). — The Jute plant. (Monthl. Rep. Agric. Wa-
shington, 1871.)
DÉRiGNy. — Sur la phléole des prés. (Ann. Sc. Phys. Nat. Agr.
Ind. Lyon, S. III, V.)
Dewazque (G.). — Corrélation des formations cambriennes de
la Belgique et du pays de Galles. (Bull. Acad.
Belg. S. II, XXXVII.)
DewaLQuEe (G.), d'Omaztius (J.-J.) et Brrarr (Al.). — Rapports
sur le mémoire de concours concernant la descrip-
tion du système houiller du bassin de Liége. (Ib.
SUITE XX NT.)
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885
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Drran. — Note sur le terrain houiller de Ternay et Commu-
nay. (Ann. Sc. Phys. Nat. Agr. Ind. Lyon. Sér.
EMI)
— Note sur les positions relatives du terrain à lignites
et de la mollasse marine à Varambon (Ain). (Ib. S.
HT,3Vs)
— Note sur les terrains de l’Arbresle. (Ib. ib.)
Dusy (J.-E.). — Note sur une espèce de Dosithea (Hypoxylées)
et sur quelques questions de Taxonomie qui se
rattachent à son développement. (Mém. Soc. Phys.
Hist. nat. Genève. XV.)
— Mémoire sur la tribu des Hystérinées de la famille
des Hypoxylées (Pyrénomycètes). (Ib. XVI.)
— Rapport sur les travaux de la Société de Physique et
d'Histoire naturelle de Genève, de juillet 1860 à
juin 1861. (Ib. ib.)
— Choix de Cryptogames exotiques nouveaux ou mal
connus. ([b. XIX, XX et XXI.)
Dumorrier (E.). — Note sur la coupe du Jardin des Plantes de
Lyon. (Ann.Se. Phys. Nat. Agric. Industr. Lyon.
Sér.. HT, IV.)
— Notice sur le terrain jurassique du Mont d'Or Lyon-
nais. (Ib. ib.)
— Rapport sur un mémoire de M. J. Martin : Paléon-
tologie stratigraphique de l'infralias de la Côte
d'Orretc. (b. 1b.)
— Note sur les tufs calcaires de Meximieux. (Ib. $.
HT: Y.)
Dupont (Ed.). — Communication sur le terrain dévonien.
(Bull. Ac. Belg. $. IE, XXX VII.)
Duprez (Fr.-J.), Querezet (E.) et Mary (E.). — Rapports
sur la note de M. A. Perrey concernant les trem-
blements de terre en 1870. (Ib. S. II, XXX VI.)
Dupurrs DE MACONEx. — Le parasite de la vigne (Oïdium Tuc-
keri). (Ann. Sc. Phys. Nat. Agr. Ind. Lyon.
MAR VE)
DuranD. — Sur un ouvrage de M. Ach. Barbier, intitulé : Du
moyen de grossir les graines et les fruits par la
fécondation artificielle. (Ib. S. TI, VI.)
Durreu DE Maisonneuve. — Sur la variété méridionale de
l'Equisetum variegatum. (Act. Soc. Linn. Bor-
deaux. XXVII.)
— Sur le spadice du Munstera deliciosa. (Ib. ib.)
— Sur le Dolichus bicontortus D. R. (Ib. ib.)
676
698
676
676
046
st heu
Durieu DE MaAISoNNEUVE. — Sur le Cephalotaxus Fortunii.
(Ib. ib.)
— Sur les champignons vénéneux et les champignons
comestibles. (Ib. XX VIII.)
— Sur une monstruosité du Zea maïs. (Ib. ib.)
— Sur la germination de Pteris aquilina. (Ib. ib.)
EBray (Th.). — Note sur la production de cristaux dans les
roches à l’état solide. (Ann. Se. Phys. Nat. Agr.
Ind. Lyon. S. IH, IV.) L
— Note sur la constitution géologique du Mont d'Or et
de ses dépendances. (Ib. ib.)
ENGESLTHALER (H.). — Crocus vernus in N. Œsterreich (Verh.
Zool. Bot. Ges. Wien, 1873.)
ETALLON (A.). — Paléontostatique du Jura. Jura Graylois.
Faune du terrain jurassique moyen. (Ann. Sc.
Phys., Nat., Agric., Ind. Lyon. $. HI, IV.)
Farvre (Ern.). Note sur la floraison et le développement de la
hampe de l’Agave densiflora. (Ib. ib.)
—— Sur les incrustations observées chez les végétaux et
quelques animaux inférieurs. (Ib. $. IIE, V.)
Favre (Alph.). — Mémoire sur les terrains liasique et keupé-
rien de la Savoie. (Mém. Soc. Phys. H. nat.
Genève. XV.)
_ Rapport sur les travaux de la Société de Physique
et d'Histoire naturelle de Genève, de juin 1866 à
mai 1867. (Ib. XIX.)
FeisTMANTEL (Ot.). — Ueber Baumfarrenreste der bühmischen
Steinkohlen-, Perm- und Kreideformation. —
Prague, 1872, 1 br. in-4*.
— Steinkohlen- und Perm-Ablagerung im Nord-Westen
von Prag. — Prague, 1873, 1 br. in-4°.
Ferrero (Cheval. O.). — Sulle torbe lombarde e sulla loro lavo-
razione. (Atti Soc. Ital. Sc. nat. XI.)
— Sagoi di combustibili, calcari, cementi e minerali
lombardi. (Ib. ib.)
DE Fizippi (F.).— Riassunto di aleune osservazioni sulla Persia
occidentale. (Ib. VII.)
Focxe (W.-0.). Braunkohlen bei Bremen. (Abh. nat. Ver.
Bremen. III.)
— Cerastium tetrandrum Curt. (Ib. ib.)
— Die Blüthezeiten von Vaccinium vitis Idæa L.(Ib.ib.)
Fort (L.-M.). — Succinta descrizione della geolog'ia di Barcellona
e territorj circostanti. (Atti Soc. Ital. Sc. nat.
XII.)
— 83 —
Fourner (J.). — Observations au sujet de la note de M. Ebray
relative à la production des cristaux dans les
roches à l’état solide. (Ann. Se., Phys., Nat. Agric.,
Ind. Lyon. $, HI, IV.)
— Observations relatives à la notice de M. Gras sur le
Diluvium alpin. (Ib. ib.)
— Note sur les phénomènes chimiques du lehm.
(Ib. ib.)
— Note sur le Diluvium de la partie orientale du Lyon-
nais. (1b. ib.)
— Note sur la formation des aétites et des oolithes.
(Ib. ib.)
— Note sur le Mont d'Or et sur son système triasique.
(1b. ib.)
— Note au sujet du procédé à employer pour dégager
les fossiles siliceux. (Ib. ib.)
— Note sur les particularités géologiques et hydro-
graphiques de la région de Saint-Quentin. (Ib.
ib.)
_ Note sur les minerais de fer jurassiques. (Ib. ib.)
— Note sur le gîte des Buccins de la vallée de la Fuly.
(Ib. ib.)
— Note sur les cailloux impressionnés. (Ib. ib.)
— Note sur les phénomènes des filons quartzeux et mé-
tallifères. (Ib. ib.)
—— Note au sujet des zones houillères de Saint-Étienne
et des autres parties de la France. (Ib. ib.)
— Observations sur les pierres colorées. (Ib. ib.)
— Considérations sur la consolidation de la chaux car-
bonatée contenue dans les eaux de source et dans
les eaux de la mer. (Ib. ib.)
— Sur les soulèvements dont les traces se constatent
dans les Alpes. (Ib. 1b.)
— Note sur les Losnes. (Ib. $. FI, V.)
— Note sur les roches du système des schistes chlo-
riteux, dites cornes vertes et cornes rouges.
(Ib. ib..)
— Note sur les gîtes cuprifères du Lyonnais, suivie de
considérations théoriques sur certaines formations
minérales. (Ib. ib.)
— Note sur le Diluvium des montagnes occidentales du
Lyonnais. (Ib. ib.)
— Note sur l’emboîtement des montagnes Lyonnaises
et Beaujolaises. (Ib. ib.)
676
me 4 re
Fourner (J.). — Note sur la Syénite du Lyonnais et du Beau-
jolais, suivie d’aperçus généraux sur les roches
éruptives et sur leurs filons métallifères. (Ib. ib.)
-- Note en réponse à la citation de M. de Rouville au
sujet de l'endomorphisme desporphyres de Tarare.
(ib. ib.)
—- Note sur les phénomènes chimico-æéologiques des
environs de Tarare, suivie de considérations géné-
rales sur le métamorphisme. (Ib, ib.)
— Note sur les terrains primordiaux des environs de
Lyon. (Ib. ib.)
— Sur les roches plutoniques récentes des alentours du
Pilat. (Ib. ib.)
— Du rôle de la per-solidification en géologie. (Ib. ib..)
— Sur les découvertes récentes de l'archéologie concer-
nant les instruments en silex, en bronze et en fer.
(Ib. ib.)
— Sur un arséniate de cuivre à Diou (Saône-et-Loire).
(Ib. Sér. HI,-VI°)
FREyx (J.). — Uecber eine Excursion auf den Ofner Blocksberg
am 7 Jänner. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1873.)
— Beiträge zur Kenntniss der Vegetations-Verhält-
nisse des Brdy-Gebirges in Bühmen. (Ib. ib.)
Fucas (C.-J.). — Ueber die Einfluss des Leuchtgases auf die
Vegetation. (Verh. Naturw. Ver. Carlsruhe, VI.)
GALANTI. — Sul caglio vitellino. (Atti Soc. Ital. Sc. nat. XIV.)
GARBIGLIETTI (A.) et MoriGGra (A.). — Cenni istologici sul
seme del Solanum Lycopersicum L. (Ib. IX.)
Gassies. — Note sur le Salvinia natans Hoffm. (Act. Soc. Linn.
Bordeaux, XX VII.)
GASTALDI (B.). — Sulla escavazione (affouillement) dei bacini la-
custri compresi negli amfiteatri morenici. (Atti
Soc. Ital. Sc. natur. V.)
GaAUTIER (ERN.). — Rapport sur les travaux de la Société de
Physique et d'Histoire naturelle de Genève, de
juin 1871 à juin 1872. (Mém. Soc. Phys. Hist.
nat. Genève, XXI.)
GENTILLI (A.). — Sopra un fenomeno del terreno glaciale di
Vergiato (Atti Soc. Ital. Sc. nat. IV.)
GiGziout (E.). — Intorno alla fauna pelagica. Brevi annota-
zioni fatte durante il viaggio di circumnavigazione
della Magenta. (Ib. XI.)
676
41
12
993
|
|
STE
GILKINET (ALFR.). — Recherches morphologiques sur les Pyré-
nomycètes. T. Sordariées. (Bull. Acad. Belg. Sér.
I, XXXVII.)
G10RDANO (F.). — Ascensione del Monbianco partendo dal ver-
sante italiano ed escursione nelle Alpi Pennine.
(Atti Soc. Ital. Sc. nat. VIL.)
— Ascensione del Monte Cervino, nel settembre 1868.
CB)
GLEISBERG (P.). — Kritische Darlegung der Urgeschichte der
Menschen nach Carl Vogt. — Dresde, 1868,
1 broch. in-8°.
GLuGE (T.). — L'enseignement de la biologie dans les écoles.
(Bull. Acad. Belg. Sér. IT, XXX VL.)
GoBin. — Sur une pirogue antique, trouvée dans le lit du
Rhône, à Cordon (Ain) le 8 janvier 1862. (Ann.
Sc. Phys. Nat. Agr. Ind. Lyon, Sér. IIL, VI:)
Goxxanrp (F.). — Notes sur les Dolérites de la Chaux-de-Ber-
gonne (Puy-de-Dôme) et les minéraux qu'elles
renferment. (Ib. Sér. IV, VI.)
—- De la Martite dans le département du Puy-de-Dôme.
Ses divers gisements. (Ib. ib.)
— Note sur diverses formes cristallines de la Cuprite
de Chessy. (Ib. ib.)
Gosse (A-L.). — Rapport sur les travaux de la Société de Phy-
sique et d'Histoirenaturelle de Genève, de juillet
1865 à juin 1866.(Mém. Soc. Ph. Hist. Nat. Genève,
XVIII.)
GosseLer (J.). — Carte géologique de la bande méridionale des
calcaires dévoniens de l’Entre-Sambre-et-Meuse.
(Bull. Acad. Belg. Sér. If, XXX VII.)
GRANGE (W.). — The Manila hemp plantain. (Monthl. Rep.
Agric. Washingt. 1872.)
Gras (Sc.). — Sur les caractères du terrain de transport connu
aux environs de Lyon sous le nom de Diluvium
alpin ou de Conglomérat bressan. (Ann. Sc. Phys.
et Nat. Agr. Ind. Lyon. Sér. II, IV.)
Grisarp. — Note sur les Buccins des rives du Rhône et de
l'Ain. (Ib. S. IT, V.)
GRÜNHAGEN. — Ueber die muthmasslichen Beziehungen, wel-
che Pilzentwickelung und Krankheitserscheinun-
gen nicht selten auf das Engste mit einander zu
verknüpfen scheinen. (Schr. Phys. Œk. Ges.
Künigsberg XIII.)
093
955
676
698
11
DRE
GuaLTErIO (marquis C.-R.). — Delle armi di pietra trovate
attorno al lago di Bolsena, e delle piu antiche
popolazione umani di quei paesi. (Atti. Soc. Ital.
Sc. nat. XI.)
Hackez (E.). — Beitrag zur Flora Nieder-Œsterreichs. (Verh.
Zool. Bot. Ges. Wien, 1873.)
Hagen (H.). — Ueber Hühlen- und Grottenthiere. (Scbr.
Phys. Œk. Ges. Künigsb. V.)
VON HAIDINGER (chev. G.). — Sui recenti lavori dell’ Istituto
geologico di Vienna. (Atti. Soc. It. Sc. nat. VII.)
— Lavori dell’ I. R. Istituto geologico di Vienna, nelV
anno 1865. (Ib. VIII.)
HAxEL (A.). — Neues Conservirungsmittel für Weingeistge-
genstände. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1873.)
HarTING (P.). — Description d'un diamant remarquable, conte-
nant des cristaux. (Verh. Kon. Akad. Wet.
Amsterdam, VI.)
—— Bijdrage tot de kennis der mikroskopische Fauna en
Flora van de Banda-Zee, naar aauleiding van
eenige door diepzeeloodingen van 990 tot 4000
vademen uit die zee opgebragte gronden. (Ib. X.)
— Recherches de morphologie synthétique sur la pro-
duction artificielle de quelques formations cal-
caires organiques. ([b. XIII.)
Hazsuinsky (FR.). — Einige neue oder wenig bekannte Arten
der Pilzflora des südüstlichen Ungarns. (Verh.
Zocl. Bot. Ges. Wien, 1873.)
Hvuwserr (A.) et de Saussure (H.). — Biographie dE. Cla-
parède. (Mém. Soc. Phys. Hist. nat. Genève,
XXIL.)
ILSE (H.). — Mittheilungen über die Flora des Wilhelmswalder
Forstes. (Schr. Ph. Œk. Ges Künigsb., V.)
Issez (A.). — Di alcuneossa umane provenienti del terreno
pliocenico di Savona. (Atti Soc. Ital. Sc. nat, XI.)
JoANNON (ANT.). — Action du froid sur les végétaux ligneux
pendant l'hiver 1870-71. (Ann. Soc. Agric., Sc.
Nat., Arts ut. Lyon. Sér. IV, IV.)
Jourpan. — Découvertes ethnographiques et paléontologiques
dans le bassin du Rhône. (Ib. $. II, VI.)
—— Végétaux fossiles recueillis près de Narbonne.
(Ib. ib.)
JuraTzkA (J.). — Botrychium virginianum in der Ramsau
gefunden. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien, 1873.)
093
41
713
41
code
'
— 01 —
KASCHEIKE (0.). — Brief über eine Begräbnissstätte der alten
Heiden. (Schr. Ph. Œk. Ges. Künigsberg, V.)
Kawall (J.-H.). — Naturhistorische Andeutungen für die
Revision des lettischen Bibeltextes. — 1 br. in-12.
VON KLINGGRAFF (C.-J.). — Bericht über die Versammlung des
preussischen botanischen Vereins in Dantzig am
18 mai 1864. (Schr. Ph. Œk. Ges. Künigsb. V.)
vON KLINGGRAFF (H.). — Beschreibung der in Preussen gefun-
” denen Arten und Varietäten der Gattung Sphag-
num. (Ib. XIII.)
— Aufzählung der bis jetzt in der Provinz Preussen
aufgefundenen sporentragenden Cormophyten.
(Ib. ib.)
KNOB8E. — Ueber ein Kalkgebilde aus der Provinz. (Ib. V.)
Knop. — Ueber das Vorkommen von Petroleum in Reicharts-
hausen im Odenwald. (Verh. Naturw. Ver.
Carlsruhe, VI.)
— Ueber die Constitution der Feldspathe. (Ib. ib.)
— Mikroskopisches Feinschliff von Hypersthen.(Ib.ib.)
KÔRN1CKE (FR.). — Zweiter Beitrag zur Flora der Provinz Preus-
sen. (Schr. Phys. Œk. Ges. Künigsberg, V.)
Lacroix. — Sur les calcaires lacustres du Lot-et-Garonne.
(Act. Soc. Linn. Bordeaux, XX VII.)
LaronrT (A.). — Note pour servir à la faune de la Gironde, con-
tenant la liste des animaux marins dont la pré-
sence a été constatée à Arcachon pendant les
années 1869-1870. (Ib. XXVIIL.)
Lancaster (AzB.). — Note additionnelle au mémoire de
M. W.-T. Brigham, intitulé : Volcanic Manifesta-
tions in New-England, 1638-1870. (Mém. Boston
Soc. Nat. Hist. Il.)
— Note sur le tremblement de terre ressenti le 22 octo-
bre 1873 dans la Prusse rhénane et en Belgique.
(Bull. Acad. Belg. Sér. I, XXXVI.)
LespirNasse. — Sur la Scilla verna et l'Uredo antherorum.
(Act. Soc. Linn. Bordeaux, XX VII.)
LEssona (M.). — Sopra due nuove specie di Animali [nvertebrati
raccolte nel golfo di Genova. (Atti Soc. Ital. Sc.
Nat. VIIL.)
= Sulla riproduzione delle parti in molti animali.
Gb XP)
— Calendario zoologico in Piemonte. — Turin, 1873,
1 vol. in-8°.
1V*
Il
861
11
546
815
Tres
Leupe (P.-A.). — Georgius Everardus Rumphius, Ambonsch
natuurkundige der zeventiende eeuw. (Verh.
Kon. Ak. Wet. Amsterdam, XII.) -
Linper (J.). — Des dépôts lacustres du vallon de Saucats.
(Act. Soc. Linn. Bordeaux, XX VII.)
— Coupe du terrain quaternaire recouvrant le terrain
miocène près Léognan. (Ib. ib.)
= Sur un sondage à Monrose, dans le Médoc. (Ib. ib.)
— Description géologique des couches des environs de
Casteljaloux. (Ib. ib.)
— Sur une couche sableuse fossilifère rencontrée près
d'Arcachon. (Ib. ib.)
— Résumé d’un travail de M. L. Agassiz sur le fond de
l'Atlantique. (Ib. ib.)
— Sur deux sondages près l'embouchure de la Gironde.
(Ib. ib.)
— Sur des filons d’Apatite observés en Estramadure.
(BV ETS);
— Sur des sables provenant de dragages en mer et sur
la fayalite. (Ib. ib.)
— Sur l’hydrologie souterraine du département de la
Gironde. (Ib. ib.)
— Sur les terrains de transport de la Gironde. (Ib. ib.)
Lioy (P.). — Di una Stazione lacustre scoperta nel Lago di
Fimon. (Atti Soc. Ital. Sc. nat. VII.)
— Cenni sulle marne fossilifere di Chiavon nel Vicen-
tino. (Ib. VIT.)
— La stazione lacustre di Fimon. (Ib. ib.)
— Discorso sulle condizioni fisiche ed economiche del
Vicentino. (Ib. XI.)
LomBarD (H.-C.). — Rapport sur les travaux de la Société de
Physique et d'Histoire naturelle de Genève, de
juin 1868 à juin 1869. (Mém. Soc. Phys. et Hist.
Nat. Genève, XX.)
DE LorioL (P.)et JacCARD (A.). — Étude géologique et paléon-
tologique de la formation d'eau douce infracrétacée
du. Jura et, en particulier, de Villers-le-Lac.
(Ib. XVIII.)
DE LorioL (P.) et Pezrar (E.). — Monographie paléontolo-
gique de l'étage portlandien des environs de
Boulogne-sur-Mer. (Ib. XIX.)
— et — Monographie paléontologique et géologique
des étages supérieurs de la formation jurassique
des environs de Boulogne-sur-Mer. ([b. XXIII.)
698
> ji itliiséait)
PRE
LürorH. — Ueber den Zusammenhang der periodischen
Erscheinungen des Pflanzenlebens mit der Tem-
peratur. (Verh. Naturw. Ver. Carlsruhe, VI.)
Mac Lachlan (R.). — Obituary : Alexis Fedtschenko. (Ent.
M. Mag. X.)
MaGGr (L.). — Intorno al terreno erratico della Valcuvia.
(Ati Soc. Ital. Sc. Nat. IX.)
— Intorno ad una cuspide di freccia in selce, trovatta
nel Sabione di Carbonara (dintorni di Pavia).
; (Ib. XV.)
MAaLaIsE (C.). — Note sur la description du terrain silurien du
centre de la Belgique. (Ann. Soc. Malac. Belg.
VIH.) ?
_Marcer (Fr.). — Rapport sur les travaux de la Société de
Physique et d'Histoire naturelle de Genève, de
juillet 1862 à juin 1863. (Mém. Soc. Phys. Hist.
Nat. Genève, XVII.)
MariNONt (C.). — Di alcuni oggetti preistorici trovati nei
dintorni di Crema. (Atti Soc. Ital. Se. Nat. XI.)
— Nuova localita preistorica dell’ epoca del bronzo in
Lombardia. (Ib. XII.)
— Nuovi avanzi preistorici raccolti in Lombardia.
(be XEV.)
— Sul quinto congreso internazionale di Antropologia
e di Archeologia preistorica, tenuto a Bologna
nell ottobre 1871. (Ib. ib.)
— Nuovi materiali di Paleoetnologia lombarda. (Ib. XV.)
— Sullo stato morale e materiale della Societa Italiana
di Scienze Naturali nel| anno 1872. (Ib. ib.)
von MarscHazz (comte AuG.). — Nomenclator zoologicus,
continens nomina systematica generum anima-
lium tam viventium quam fossilium, secundum
ordinem alphabeticum disposita. — Vienne, 1873,
1 vol. in-8°.
von MARSCHALL (baron Ch.). — Ueber die allmählige Verbrei-
tune und Entfaltung der Organismen auf der
Erde. (Verh. naturw. Ver. Carlsruhe, VL.)
Masë (FR.). — Ricerche botaniche nelle valli ostigliesi nel 1866-
67-68. (Atti Soc. Ital. Sc. nat. XI.)
Micer (H.-J.). — Instrument pour faciliter le maniement,
sous le microscope, des Foraminifères et autres
objets de même taille. (Ann. Soc. Malac. Belg.
VIII.)
12
438
42
856
Miquez (F.-A.-G.). — De Palmis Archipelagi Indici observa-
tiones novæ. (Verh. Kon. Ak. Wet, Amster-
dam, XI.) 713
MonrTerioRI. — Di una miniera di Pirrotina nichelifera di
Locarno (Val Sesia). (Atti Soc. Ital. Se. nat. IX.) 593
Morren (E».). — Les relations entre la chaleur et la végéta-
tion,spécialement au point de vue de l'intervention
dynamique de la chaleur dans la physiologie des
plantes. (Bull. Acad. Belg. S. IT, XXX VI.) 3
— Deuxième note sur l'application de la théorie méca-
nique de la chaleur à la physiologie des plantes.
(Ib. S. H, XXXVII.) »
Morren (E:), DEwALQUE (G.) et Montigny (Ch.): — Rapports
sur le mémoire de concours concernant les rela-
tions de la chaleur avec le développement des
végétaux phanérogames. (Ib. $. IH, XXXVI.) »
Morren (E.) et Van Beneden (E.). — Rapports sur le
mémoire de M. Gilkinet relatif à des recherches
sur les Pyrénomycètes. (Ib. S. I, XXXVIL.) »
DE MorrTiLLer (G.). — Sur l'affouillement des anciens glaciers.
(Atti Soc. Ital. Sc. nat. V.) 593
—— Coupe géologique de la vallée de Sienne. (Ib. ib.) »
—- Tableau comparatif des terrains paléozoïques et
secondaires du versant français et du versant ita-
lien des Alpes. (Ib. ib.) »
— Géologie des environs de Rome. (Ib. VI.) »
— Il primo Congresso paleoetnologico tenuto a Neu-
chatel nel 1866. (Ib. IX.) »
Mourlon (M.). Observations sur le classement des couches
tertiaires moyennes dans le Limbourg belge. —
Bruxelles, 1873, 1 broch. in-&. 887
— Même ouvrage. (Ann. Soc. Malac. Belg. VIIL.) 42
Muzzer (J.). — Principes de classification des Lichens et énu-
mération des Lichens des environs de Genève.
(Mém. Soc. Phys. et Hist. nat. Genève, XVI.) 698
— Notice sur la nature des anthères, d’après une
monstruosité du Jatropha Pohliana (Adenoropium
luxurians Pohl). (1b. XVII.) »
— Notice sur l'existence d'anthères triloculaires. (Ib. ib.) »
— Notice sur deux sortes d'étamines infléchies dans
les Euphorbiacées. (Ib. ib.) »
NeGri (G.). — Osservazioni geologiche nei dintorni di de
(Atti Soc. Ital. Sc. nat. X.) 993
AT TE
NeGri (G.). — Dell opera di Alfonso Favre : Recherches géolo-
giques dans les parties de la Savoie, du Piémont
et de la Suisse voisines du Mont-Blanc. Nota
bibliografica. (Ib. XI.)
DE NERVILLE (G.). — Sur un lambeau de Calcaire permien
observé près de Dax. (Actes Soc. Linn. Bor-
deaux, XX VII.)
NoGuës (A.-F.). — Dépôts jurassiques du Languedoc pyrénéo-
méditerranéen, comparés à ceux des bassins du
Rhône et de Paris. (Ann. Sc. Phys., Nat., Agric.,
Ind. Lyon. $. III, VI.)
— De la géologie stratigraphique et minéralogique des
sédiments inférieurs et des terrains cristallins des
Pyrénées orientales. ([b. ib.)
— Note sur les calcaires hydrauliques du département
deAïn. (Ib.S.°IV, IV.)
NuEL (J.-P.). — Note sur les phénomènes électriques du cœur.
k (Bull. Ac. Belg. S. IT, XXX VI.)
D'Omazius-D HALLOY (J.-J.). — Sur le transformisme. (Ib. ib.)
— Note sur le terrain dévonien. (Ib. $. II, XXXVII.)
OmBoxt (G.).—Sull' azione riescavatrice esercitata dagli antichi
ghiacciaj sul fondo delle valli Alpine. (Atti Soc.
Ital. Sc. nat. V,)
— Bibliografia. Capellini. Studj stratigrafici e paleon-
tologici sull Infralias nelle montagne del golfo
della Spezia. Bologna, 1862. — Capellini. Carta
geologica dei dintorni del golfo della Spezia e Val
di Magra inferiore Torino, 1863. (Ib. ib.)
— Delle principali opere finora pubblicate sulla Geolo-
gia del Veneto. (Ib. ib.)
_— Bibliografia. Lyell. Antichita dell Uomo. — Gas-
taldi, Strobel e Pigorini. Avanzi dell antica indus-
tria umanà in Italia. — Broca. Lavori della Societa
d'antropologia di Parigi. (Ib. VI.)
— Relazione sulle condizioni geologiche delle Ferrovie
progettate per arrivare a Coira passando per lo
Spluga, il Settino e il Lucomagno. (Ib. VIII.)
— Bibliografia. Miniere della Sardegna. Sunto dell
opera del! ingegnere Gouin intitolada: Notice sur
les mines de l’île de Sardaigne pour l'explication
de la collection des minerais envoyés à l'Exposi-
tion universelle de Paris pour 1867. Cagliari.
1867. (Ib. X.)
993
546
676
593
0 —
Omsoxi (G.). — Bibliografia. Zirkel. Composizione e struttura
microscopica delle lave recentissime di Nea-
Kameni presso Santorino. (Ib. ib.)
— Come si debbano ricostituire gli antichi continenti.
(Ib. XI.)
OrTL1E8 (J.) et Dozzruss (G.). — Compte-rendu de géologie
stratigraphique de l’excursion de la Société Mala-
cologique de Belgique dans le Limbourg belge,
les 18 et 19 mai 1873. (Ann. Soc. Mal. Bel. VIII.)
OupEmaxs (C.-A.-J.-A.). — Ueber den $Sitz der Oberhaut bei
den Luftwurzeln der Orchideen. (Verh. Kon.
Akad. Wet. Amsterdam, IX.)
— Annotationes criticæ in Cupuliferas nonnullas Java-
nicas. (Ib. XI.)
PAGLIA (ERN.).— Sulla morena laterale destra dell antico ghiac-
ciajo dell! Adige lungo la sponda occidentale del
Lago di Garda. (Atti Soc. Ital. Sc. nat. VI.)
— Frammenti di mattone in un ceppo alluvionale lungo
la sponda naturale sinistra del Po, presso Codo-
gno. (Ib. VIII.)
ParaDin (G.). — Description du Lyonnais et du Beaujolais,
contenant des détails sur la situation du pays, les
montagnes, les fleuves, les rivières, les mines et
autres choses remarquables. (Ann. Sc. Phys. Nat.
Agric.. Ind. Lyon. Sér. IT, IV.)
Parry (C.-C.). — Report of the Botanist for the year 1869.
(Un. St. Dep. Agric. Rep. of the Comm. 1869.)
— Idem for the year 1870. (Ib. 1870.)
— Botanical explorations in East Tennessee. (Monthl.
Rep. Agric. Washingt. 1870.)
Payor (VEN.). — Végétation de la région des neiges, ou Flore
des Grands-Mulets (Mont-Blanc). (Ann. Sc. Phys.
Nat. Agr. Ind. Lyon, $. HI, VI.)
Picrer (F.-J.). — Rapport sur les travaux de la Société de
Physique et d'Histoire naturelle de Genève, de
juillet 1859 à juin 1860. (Mém. Soc. Phys. Hist.
nat. de Genève, XV.)
PiGEon. — Classement des terrains de la Gironde. (Act. Soc.
Linn. Bordeaux, XX VIII.)
Piper (Hor.). — Hybridizing, cross-breeding and degeneration
of plants. (Un. St. Dep. Agr. Rep. Comm. 1867.)
PLanramour (E.).— Rapport sur les travaux de la Société de
Physique et d'Histoire naturelle de Genève, de
juillet 1864 à juin 1865. (Mém. Soc. Phys. Hist.
nat. Genève, XVIIL:)
093
698
+ nds Aer pe RO he Bo AD M oups Are
due.
PE ST NE EE ES ON RE
Er Èqres
Plateau (Félix). — Note sur un procédé pour donner ou pour
rendre leur couleur rouge aux muscles conservés
dans l’alcool. — Bruxelles, 1874, 1 br. in-8&e,
PLarTz (PH.). — Das Steinsalzlager von Wyhlen. (Verh. Nat.
Ver. Carlsruhe, VI.)
— Geologie des Rheïinthals. (Ib. ib.)
Por (J.-E.). — Notiz über Assa fœtida. (Verh. Zool. Bot. Ges.
Wien, 1873.)
PonTREMoOLI. — Osservazioni filologiche sul testo ebraïco della
cosmogonia mOsaica nei rapporti colla geologia.
(Atti Soc. Ital. Sc. nat. VIII.)
Poxzr (G.). — Sopra un nuovo ordinamento geologico dei
terreni subappennini. (Ib. XI.)
Poyer — Note sur les terrains houillers. (Ann. Sc. Phys. Nat.
Agr. Ind. Lyon, Sér. HI, V.)
RAUWENHOFF (N.-W.-P.). — Bijdrage tot de kennis van Dra-
cœna Draco L. (Verh. Kon. Ak. Wet. Amster-
dam, X.)
REICHARDT (H.-W.). — Bericht über am 4 Jänner 1873 im
Botanischen Garten und am 6 Jänner in der
Brühl blühende Pflanzen. (Verh. Zool. Bot. Ges.
Wien, 1873.)
— Dianthus Leitgebii (D. barbato- -superbus), ein neuer
Nelkenblendling. (Ib. ib.)
— Ueber die Unterschiede von Alnus glutinosa Gürtn.
und A. incana D. C. zur Blüthezeit. (Ib. ib.)
von Reuss (chevalier À. fils). — Beiträge zur Flora von Nieder-
Oesterreich. (Ib..ib.)
Ricca (L.). — Catalogo delle piante vascolari spontanee della
zona olearia nelle due Valli di Diano Marina e di
Cervo. (Atti Soc. It. Sc. nat. XIII.)
-- Alcune osservazioni relative alla Dicogamia nei
vegetali fatte sulle Alpi di Val Camonica nell
anno 1870. (Ib. ib.)
— Contribuzioni alla teoria dicogamica. Osservazioni
sulla fecondazione incrociata de’ vegetali alpini e
subalpini fatte nelle Alpi della somma Val Camo-
nica l’anno 1871. (Ib. XIV.)
2 Ricco (ANN.). — La Stampa naturale perfezionata da Felix
Ricco. (Ann. Soc. Nat. Modena, VII.)
Ropgr. — Sur le développement et l'organisation des cônes de
Pins. (Ann. Sc. Phys. Nat. Agr. Ind. Lyon,
Sér. II, V.)
979
713
593
676
rs UE
Rozpx (W.-H.). — Ueber die genealogischen Systeme Haeckels,
besonders die sogenannte Gastræatheorie. (Berl.
Ent. Zeitschr. XVIII.)
Ross (Al.-M.). — Canadian Ferns and wild Flowers, collec-
ted in the Province of Ontario, Canada, — Toronto,
1873, 1 br. in-12.
RosrTan (E.). — Proposta e norme per una Flora italiana. (Atti
Soc. Ital. Sc. nat. VIIL.)
SADEBECK (R.). — Ueber Asplenium adulterinum Milde. (Verh.
Zool. Bot. Ges. Wien, 1873.)
de Saussure (H.). — Rapport sur les travaux de la Société de
Physique et d'Histoire naturelle de Genève, de
juin 1870 à juin 1871. (Mém. Soc. Phys. Hist. nat.
Genève, XXI.
SAUTER (A.). — Ueber Neuseeland. (Schr. Phys. Œk. Ges.
Künigsberg, V.)
— Die Flechten des Herzogthums Salzburg. (Verh.
Zool. Bot. Ges. Wien, 1873.)
SCARABELLI (G.). — Sulle cause dinamiche delle dislocazione
degli strati negli Apennini. (Atti Soc. Ital. Sc.
nat. VIIL.)
— Notizie sulla Caverna del Re Tiberio. (Ib. XV.)
SCHULZER VON MUGGENBURG ($r.). — Ueber im December
gereifte Himbeeren. (Verh. Zool. Bot. Ges. Wien,
1873.)
SCHUMACHER (H.-A.). — Jose Jeronimo Triana. (Abh. Naturw.
Ver. Bremen, III.)
SCHUMANN (J.). — Preussische Diatomeen. Nachtrag. (Schr.
Phys. Œk. Ges. Künigsberg, V.)
ScHwANN (Tx.). — Notice sur Fr.-Ant. Spring. (Ann. Acad.
Belg. 1874.)
ScHwANx (TH.) et GLUGE (TH). — Rapports sur deux mémoires
de physiologie de M. Nuel. (Bull. Ac. Belg. S. H,
XXX VI.)
SRGUENZA (G.). — Intorno alla Fluorina siciliana. (Atti Soc.
It. Sc. nat. V.)
— Sul crétaceo medio dell Italia meridionale. (Ib. X.)
— Scoperta di un lembo di terreno cretaceo assai fossi-
lifero nella provincia di Messina. (Ib. XII.)
SELLA (Q.). — Discorso d’apertura del Congreso dei Naturalisti,
pronunziato dal presidente straordinario nella
tornata del 3 settembre 1864 in Biella. (Ib. VII.)
SeyDLER (Fr.). — Beitrag zur Flora der Provinz Preussen.
(Schr. Phys. Œk. Ges. Künigsb. V.)
49
832
093
41
698
Tone
Sharp (D.). — The object and method of Zoological Nomen-
clature. — Londres, 1873, 1 br. in-&.
_ Zoological Nomenclature. (Ent. M. Magaz. X.)
SiLVESTRI (Or.). — Sulla eruzione dell’ Etna nel 1865. Studj
geologici e chimici. (Atti Soc. Ital. Sc. nat. IX.)
_ Ambrogio Soldani e le sue opere. (Ib. XV.)
SOHNCKE.— Ueber Molekularconstitution der Krystalle. (Verh.
Nat. Ver. Carlsruhe, VI.)
SORDELLI (F.). — Sulla vita scientifica del socio abate Giuseppe
Stabile. (Atti Soc. [tal. Sc. nat. XIL.)
SORET (J.-L.).— Rapport sur les travaux de la Société de Physique
et d'Histoire naturelle de Genève, de juin 1869 à
juin 1870. (Mém. Soc. Phys. H. nat. Genève, XX.)
SPERE (J.-H.). — Letter on specimens of Natural History, col-
- lected in East Africa. (Proc. Zool. Soc. London,
1861.)
SPIRGATIS (H.). — Ueber die Identität des sogenannten unreifen
Bernsteins mit dem Krantzit. (Schr. Phys. Œk.
Ges. Künigsberg, XIII.)
STOPPANI (A.). — Prima ricerca di Abitazioni lacustri nei Laghi
di Lombardia. (Atti Soc. Ital. Sc. natur. V.)
— Il Congresso dei Naturalisti Svizzeri a Samaden.
Relazione. (1b.-ib.)
— Rapporto sulla ricerche fatte a spese della Societa
nelle Palafitte del Lago di Varese e negli Schisti
bituminosi di Besano. (Ib. ib.)
— Sulle antiche abitazioni lacustri del Lago di Garda.
(Ib. VL.)
—- Risultati geologici dedotti dallo studio dalla grandi
Bivalve Cardiformi ai limiti superiori e inferiori
della zona ad Avicula contorta. (Ib. VII.)
— Sulle lave. (Ib. XI.)
— Nota sull esistenza di un antico ghiacciajo nelle Alpi
Apuane. (Ib. XV.)
STROBEL (P.). — Gita dal Passo del Planchon, nelle Ande meri-
dionali, a San Rafaele, nella Pampa del Sud,
eseguita nel febbrajo 1866. (Ib. IX et X.)
— Paraderces preistorici in Patagonia. (Ib. X.)
SrROBEL (P.) et Picorinr (L.).— Le Terremare e le Palafitte del
Parmense. Seconda relazione. (Ib. VII.)
Suess (E.).— Sur la structure des dépôts tertiaires du Vicentin.
(Ib. XI.)
TaRAMELLI (T.). — Sugli antichi ghiacciaj della Drava, della
Sava e del! Isonzo. (Ib. XIII.)
11
993
EG
TARAMELLI (T.). — Cenni sulla formazione della terra rossa
nelle Alpi Giulie meridionali. (Ib. XV.)
TarGion1-Tozzerri (AQ.). — Vertebrati e Molluschi, osservationi
raccolti in una escursione pel Casentino. (Ib. ib.)
TAYLOR (Th.). — Report on fungoid diseases of plants. (Un. St.
Dep. Agric. Rep. Comm. 1871.)
— Microscopie investigation : Pear-tree blight. (Monthl.
Rep. Agric. Washingt. 1872.)
— Idem : Fiji Island cotton. (Ib. ib.)
— Idem : Yellows of the peach. (Ib. ib.)
—— Idem ; Onion blight and smut. (Ib. ib.)
— Idem : Potato blight and root. (Ib. ib.)
Thielens (A.).— Acquisitions de la Flore belge. IL® fascicule,
comprenant les années 1869, 1870, 1871 et 1872.
(Suite, voir fascicule I.) Gand, 1874, 1 broch.
in-8°.
THomPsoN (R.-0.). — Botany and Agriculture of the Rocky
Mountain Basins. (U. S. Dep. Agr. Rep. Comm.
1866.)
TissERANDOT. — Note sur le terrain houiller de Ternay et Com-
munay. (Ann. Sc. Ph. Nat. Agric. Ind. Lyon,
S-ALLe1)
TissERANT. — Sur les Lycoperdon. (H. $. HI, vi.)
TRevisan (Comte V.). — Sul genere Dimelæna di Norman.
(Atti Soc. Ital. Sc. nat. XI.)
TromPEo (B.).— Saggio di osservazioni sul circondario Biellese.
(Ib. XII.)
Turra (A.). — Su tre piante inedite del Vicentino. (Ib. XI.)
Van Beneden (Ed.), — De la distinction originelle du testi-
cule et de l'ovaire. (Bull, Ac. Belg. Sér. II,
XXXVII.)
VAN BENEDEN (P.-J.). — Un mot sur la vie sociale des animaux
inférieurs. (Ib. Sér. II, xxxvi.)
Van DEN Bosc (R.-B.). — Hymenophyllaceæ Javanicæ; sive
descriptio Hymenophyllacearum archipelagi In-
dici, iconibus illustrata. (Verh. Kon. Ak. Wet.
Amsterdam, IX.)
VAN DER SANDE-LACcosTE (C.-M.). — Synopsis Hepaticarum
Javanicarum, adjectis quibusdam speciebus
Hepaticarum novis extra-javanicis. (Ib. V.)
— Species novæ vel ineditæ Muscorum Archipelagi
Indici. (Ib. XIII.)
314
15
713
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VANSITTART-NEALE (E.). — On typical selection, as a means of
removing the difficulties attending the Doctrine
of the Origin of Species by Natural Selection.
(Proc. Zool. Soc. London, 1861.)
- Vasey (G.). — Botanical notes : Liatris odoratissima Willd. ;
| vegetation in Western Kansas; grasses for fixing
a shifting soil. (Month]l. Rep. Dep. Agr. Washing-
ton, 1872.)
— The cotton-wood tree; our native oaks, ete. (Ib. ib.)
—— Forest-tree culture. (Ib. ib.)
— Curious phenomenon in vegetable physiology : ame-
rican plants in Great-Britain. (Ib. ib.)
— À poisonous Rudbeckia; Potentilla fruticosa or
shrubby cinque-foil ; trees for cultivation ; experi-
ments with forest-trees in Kansas. (Ib. ib.)
VizLa (A.). — Sopra alcuni Marmi di Valtellina. (Atti Soc. Ital.
Sc. nat. IX.)
ViLLA (G.-B.). — Sulle Torbe della Brianza. (Ib. VI.)
— Le Roccie dei dintorni di Morbegno. (Ib. IX.)
— Altre osservazioni sulle roccie dei dintorni di Mor-
begno. (Ib. ib.) -
= Osservazioni sul terreno cretaceo di Toscana, para-
gonato a quello della Brianza. (Ib. XI.)
VINCENT (G.). — Matériaux pour servir à la faune laekenienne
des environs de Bruxelles. (Ann. Soc. Mal. Belg.
NF.)
— Fossiles recueillis dans les sables heersiens près de
Orp-le-Grand. (Ib. ib.)
DE VisianI. — Descrizione di una nuova specie di Palma fossile.
(Atti Soc. Ital. Se. nat. XI.)
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— Discorso delle Isole Ebridi. (Ib. ib.)
WaRTMANN (El.). — Rapport sur les travaux de la Société de
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juin 1867 à juin 1868. (Mém. Soc. Phys. H. nat.
Genève, XIX.)
Wiepren (C.-F.).— Notizen über Blitzrühren und deren Ent-
stehung. (Abh. Nat. Ver. Bremen III.)
WzesBauER (J.). — Zur Flora von Nieder-Oesterreich. (Verh.
Zool. Bot. Ges. Wien, 1873.)
WoLoszozax (E.). — Nachtrag zur Flora des sudôstlichen
Schiefergebietes Nieder-Oesterreichs. (Ib. ib.)
883
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WycxHorr (N.). — Alfalfa in California. (Monthl. Rep. Aer.
Washington, 1872.) 16
Zappaca. — Vortrag über die geologischen Verhältnisse der
russischen Ostseeprovinzen. (Schr. Phys. Œk.
Ges. Künigsberg, V.) 11
ZeccHini (P.).— Programma di un libro di Geologia. (Atti. Soc.
Ital. Sc. nat. X.) 093
ZoLLIKOFER. — Esposizione dei differenti sisteme geologici.
(Ib. VI.)
ANONYME. — Indicazioni relative alla Commissione di Geologia
nel Portogallo. (Ib. VIII.) »
_- Regolamento della Societa [taliana di Scienze natu-
rali. ([b. X.) »
— Hints in Horticulture. (U. $S. Dep. Agr. Rep.
Comm. 1868.) 15
— The Cranberry interest. (Ib. 1869.) »
— The Jenequen or Sisal-Hemp. (Ib. ib.) »
— Minor vegetable Products and their sources. (Ib.
1870.) 0
— Grasses of the plains and eastern slope of the Rocky
Mountains. (Ib. ib.) ù
— Food products ofthe North-American Indians. (Ib.ib.) Ù
— The Ramie (Boehmeria tenacissima). (Monthl. Rep.
Agric. Washington, 1867.) 16
_ Hungarian grass (Panicum germanicum). (Ib. ib.)
— What is Ramie? (Ib. 1870.) »
— Rheea fiber. (Ib. ib.) »
— The North American Desert Flora between 32 and
42 North Latitude. (Ib. 1871.) »
— Condurang'o. (Ib. ib.)
— Statuts de la Société Belge de Microscopie, fondée le
12 juillet 1874. — Bruxelles, 1 broch. in-8c. 974
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CATALOGUE
DE LA BIBLIOTHÈQUE DE LA SOCIÉTÉ.
Ce catalogue, dont les fascicules sont publiés successivement
dans les Annales, et peuvent être acquis séparément, est divisé
systématiquement comme suit; il comprend, indépendamment des
titres des ouvrages publiés isolément, ceux de tous les mémoires
et notices insérés dans les recueils que possède la bibliothèque :
I. Entomologie générale; Entomologie appliquée ; Ouvrages
XI.
XIL.
XIII.
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traitant d’Insectes de plusieurs ordres ou d’Articulés
de plusieurs classes.
. Coléoptères.
. Lépidoptères.
. Névroptères et Orthoptères.
. Hyménoptères.
. Diptères.
. Hémiptères.
. Aptères, Thysanoures, Aphaniptères, Arachnides et
Myriapodes. -
. Crustacés et Cirrhipèdes.
. Vertébrés.
Mollusques et Animaux inférieurs.
Histoire naturelle générale ; Zoologie générale; Botanique;
Géologie; Minéralogie.
Ouvrages divers.
Revues périodiques; Publications des Sociétés savantes,
En vente au prix de cinquante centimes le fascicule : Div. 1, fasc. 1 et 2: Div. I,
fase: 4, 2, 3, 4, 3 et 6; Div. IL, fase. 4, 2, 3, 4, Set 6; Div. IV, fase. 1; Div. V,
fasc. 4: Div. VI, fasc. 1: Div. X, fase. 1; Div. XI, fase. 1; Div. XIT, fasc. 1,5
3, 4 et à.
La Société peut encore disposer de quelques exemptuires
des ouvrages suivants :
PUTZEYS. — Monographie des Clivina et des genres voi-
sins.
— Prémices ‘entomologiques (Monographie du
genre PASIMACHUS ; 62 esp. nouv. Cicio-
del: et Carab.) (1 pl.), in-8.
— Post-scriptum ad CLIVINIDARUM monogrä-
D
phiam (2 pl.), in-8.
(Extraits des Mémoires de la Société royale d:
sciences de Liége.)
— TRECHORUM europæorum conspectus, in-8".
(Extrait de Stettiner entomologische Zeitung.)
— Révision générale des CLIVINIDES in-8.
— Supplément à la révision générale dc:
CLIVINIDES (1 pl.), in-8.
(Extraits des Annales de la Société entomologique €
Belgique.)
LEDERER. — Contributions à la faune des Lépidoptères d
la Transcaucasie (2 pl. color.), in-8°.
(Extrait des Annales de la Société entomologique d
Belgique.)
PREUDHOMME DE BORRE. — Note sur le Byrsax (Bole-
tophagus) gibbifer Wesm., in-8”,
(Extrait des Bulletins de l’Académie royale de Bel-
gique.)
DE CHAUDOIR. — Essai monographique sur le groupe de
Pogonides, in-8.
— Essai monographique sur les Orthogoniens,
in-8°.
— Essai sur les Drimostomides et les Cratocé-
rides, etc.
sh Monographie des Callidides.
| Comptes-rendus des séances de la Société entomologique de
Bélgique. Années 1868-69, 1869- 70.
Chacune.
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